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Groupe X, classe 61. Sirops et liqueurs
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- GROUPE X
- CLASSE 61
- SIROPS ET LIQUEURS
- I
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE
- EXPOSITION UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE DE GAND 1913
- GROUPE X
- CLASSE 61
- SIROPS ET LIQUEURS
- M. PITTIÉ, Rapporteur.
- Comité Français des Expositions à l’Étranger
- 42, Rue du Louvre, 42
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- EXPOSiïlON-VNIVERSELLE
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- avril-novembre
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- Une affiche belge.
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- SOMMAIRE
- Pages
- CHAPITRE PREMIER. — Considérations générales. — Genèse de l'Exposition de Gand. — L’adhésion de la France est décisive. — Les expositions sont, pour les deux pays, une source de progrès et de richesse............................................. 7
- CHAPITRE IL — Description sommaire de la ville de Gand. — Son industrie, son commerce. — Souvenir aux Floralies et à quelques vieux monuments. — Coup d’œil d’ensemble sur l’Exposition. — Juste hommage aux organisateurs belges. . 11
- CHAPITRE III. — La participation de la France. — Comparaison avec celle des autres pays. — La tâche qui incombait aux organisateurs français, et de quelle éclatante façon ils surent la mener à bien....................................................... 19
- CHAPITRE IV. — Le Palais de l’Alimentation française. — Les organisateurs du Groupe X. —Le banquet d’inauguration..................... 37
- CHAPITRE V. — La Classe 6r. — Une aimable et utile coutume. —
- Les membres français du Jury offrent à leur président
- et à leurs collègues étrangers un déjeuner d’honneur .... 43
- CHAPITRE VI. — L’organisation de la Classe 61. — Comités d’admission et d’installation. — Nomination des bureaux. —
- La recherche des exposants................................. 51
- CHAPITRE VIL — Aspect général de la Classe 61. — Description des principaux stands. — L’alcool et les spiritueux ; court plaidoyer en leur faveur......................................:...... 59
- CHAPITRE VIII. — Toujours la Classe 61. — Les participations belge et étrangères. — Aperçu du commerce des spiritueux dans les principaux pays d’Europe........................................... 73
- CHAPITRE IX. — Des relations commerciales entre la France et la Belgique au point de vue de l’industrie de la distillation. — Quelques moyens de les améliorer............................................ 79
- CHAPITRE X. —Installation et opérations du Jury international. —
- Clôture de l’Exposition. —Liste des récompenses décernées à la Classe 61................................................... 83
- CHAPITRE XI. — La Convention de Berlin. — Ce que seront les futures Expositions........................................................... 101
- CHAPITRE XII. — Conclusions. — Résultats commerciaux et moraux de l’Exposition de Gand. — Enseignements pour l’avenir.................................................................... 107
- Table alphabétique des matières.............................. m
- Table des gravures.......................................... 113
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- CHAPITRE PREMIER
- CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES. — GENÈSE DE L’EXPOSITION DE GAND. — L’ADHÉSION DE LA FRANCE EST DÉCISIVE. — LES EXPOSITIONS SONT, POUR LES DEUX PAYS, UNE SOURCE DE PROGRÈS ET DE RICHESSE
- Le Gouvernement français, pour la troisième fois en moins de dix années, vient de participer à une Exposition universelle et internationale en Belgique.
- Après Liège, après Bruxelles, c’est à Gand, l’antique capitale des Flandres, que nous sommes allés mesurer les progrès et les efforts réalisés dans tous les domaines de notre industrie.
- Il faut, comme l’a dit une voix autorisée, louer la Belgique de ses initiatives en matière d’exposition, car elles témoignent de l’effort persévérant de son peuple pour développer, par ces grandes manifestations internationales, sa puissance économique.
- La France, comme toujours, fut la première à se rendre à l’invite belge. Mais comment fut fait le choix de la ville de Gand, quelle a été la genèse de la belle Exposition qui vient de clore ses portes, c’est ce que M. le commissaire général Marraud nous a appris lui-même, dans l’éloquent et substantiel discours que, le 5 mai 1913, jour de l’inauguration de la Section française, il prononça en présence de M. le ministre du Commerce et de l’Industrie.
- « La glorieuse cité gantoise, a dit M. Marraud, avait depuis quelques années le sentiment obscur qu’elle pourrait, elle aussi, inviter les diverses nations du monde à venir se rencontrer dans le pacifique tournoi d’une Exposition universelle et internationale. Un grand industriel dont la mémoire est entourée de la reconnaissance générale, M. Gustave Carels, fut, dès le premier jour, l’apôtre autorisé et confiant de la grande idée qui commençait à surgir. Avec lui affirmaient leur foi et leur volonté d’action le président de la Chambre des représentants, M. Gérard Cooreman, M. le bourgmestre Émile Braun, M. le comte de Smet de Naeyer, ministre d’État; les trois hommes éminents qui devaient être les directeurs généraux de la future Exposition : MM. Joseph Casier, Émile Coppierters, Maurice de Smet de Naeyer. A cette vaillante phalange ne tardèrent pas à se joindre M. le gouverneur et MM. les
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- représentants de la province du Sénat, de la Chambre des représentants, du Conseil provincial, les citoyens les plus actifs, les plus hautes personnalités de la cité.
- « On fit appel à la France, et nos excellents amis de Belgique eurent en nos deux compatriotes M. le sénateur Émile Dupont, président du Comité français des Expositions à l’étranger, et M. le sénateur Viger, ancien ministre de l’Agriculture, qui depuis vingt-cinq ans appartient aux Floralies gantoises, les garants autorisés de la vitalité et de l’excellence de l’entreprise à laquelle la France était invitée à s’associer. Comment le sénateur Émile Dupont poursuit ce qu’il veut, avec quel art et quelle diplomatie, quelle souplesse, quelle ténacité patiente il sait agir et il sait faire agir, dois-je le préciser devant vous, messieurs, qui tous le connaissez, tous l’appréciez et tous avez pour lui l’attachement le plus affectueux ?
- « Il trouva dans les pouvoirs publics une bonne volonté immédiate. Vous étiez aux affaires, monsieur le Ministre du Commerce, quand il vint solliciter l’appui de notre gouvernement. Votre successeur, M. Fernand David, fut comme vous l’appui sincère de l’entreprise naissante. M. Gabriel Guist’hau, qui remplaça M. Fernand David, nous réserva à son tour sa bienveillance. Tout récemment, quand vous êtes revenu vous-même à la tête du département du Commerce, en vous nous avons retrouvé la même ardeur chaleureuse pour l’œuvre qui dès 1911 vous avait conquis tout entier.
- « Je ne voudrais pas, messieurs, que ma très courte allocution rappelât, même de loin, ces solennités où les félicitations alternent avec les couronnes. D’abord, en appelant devant moi les hautes personnalités dont j’énonçais les noms, j’opérais un véritable renversement des rôles qui nous sont, à elles et à moi, dévolus. Je poursuis simplement le dessein de fixer historiquement, dans un intérêt documentaire, et très brièvement, les actions successives génératrices de notre participation à l’Exposition de Gand.
- « Le décret du 3 avril 1912, les lois des 12 juillet et 28 décembre 1912 apportèrent enfin les consécrations définitives à l’entente élaborée en 1910 et 1911 par le Comité exécutif belge et par notre Comité français des Expositions à l’étranger. »
- Donc, l’Exposition de Gand en 1913 était décidée, puisque la Belgique pouvait compter sur nous. N’est-ce point, en effet, un fait bien connu et couramment admis à l’étranger, que la participation officielle de la France est le plus sûr garant du succès de toute exposition ?
- Toutefois on pouvait se demander, après la participation des industriels et des commerçants français aux Expositions de Liège, en 1905, de Bruxelles, en 1910, de Charleroi aussi, en 1911, si l’adhésion de la France à l’Exposition de Gand n’était pas contraire aux intérêts généraux de notre commerce et de notre exportation. Cette objection, toute spécieuse, tombait d’elle-même
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- M. MARRAUD,
- Commissaire général du Gouvernement français, reçoit, au seuil de la Section française,
- S. M. le roi des Belges.
- augmentation progressive de l’importation du commerce français en Belgique s’est encore accentuée au cours des années 1911 et 1912.
- N’est-il pas admirable de noter que chaque année les exportations de France en Belgique dépassent de 25 millions de francs celles de l’année précédente ?
- Evidemment, on pourra dire que ce progrès n’est pas dû au seul fait de notre participation aux Expositions internationales. Mais elle apparaît bien cependant comme la cause la plus certaine du développement des transactions entre les deux pays, puisque le chiffre de ces transactions était stationnaire, ou presque, avant les expositions.
- C’est d’ailleurs l’opinion de M. de Hemptinne, le distingué commissaire
- CONSIDERATIONS GENERALES
- devant les statistiques commerciales qui révèlent, chaque année, le montant des échanges entre la France et la Belgique.
- En effet, alors qu’antérieurement à l’Exposition d’Anvers, c’est-à-dire en 1893, les exportations de la France en Belgique ne dépassaient pas 505 millions de francs, elles atteignaient 763 rmillions après l’Exposition de Liège, en 1906, et plus d’un milliard après l’Exposition de Bruxelles, en 1910. Cette
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- général du Gouvernement belge, qui, dans une allocution, a apporté cette assurance :
- « Chaque fois que la France et la Belgique ont pris part à une exposition, dans l’un de ces deux pays on a constaté des progrès importants dans les échanges. L’influence favorable de ces manifestations économiques, ajoute M. de Hemptinne, s’est ainsi nettement affirmée. N’est-ce pas à elle qu’on peut attribuer pour une large part cette situation si favorable pour la France, d’avoir placé la Belgique au second rang de toutes les nations du monde qui importent des produits français ? La valeur de ces produits dépasse actuellement le chiffre énorme de plus d’un milliard de francs. »
- Au surplus, ces considérations d’ordre économique, si elles doivent être prises en grande considération, ne sont pas les seules qui puissent être envisagées. Nous devions aller à Gand, parce que Gand est la capitale d’une région où il est certainement nécessaire de ne ménager aucun effort pour maintenir l’influence de nos idées et de notre langue, et il était du devoir du Gouvernement français de répondre, avant toutes les nations, à l’invitation des organisateurs de cette nouvelle exposition.
- Et aujourd’hui, maintenant que ce grand tournoi a pris fin, il est réconfortant de constater que si, sur les dix-neuf nations qui se sont rendues à l’appel des Belges, trois seulement, la France, l’Angleterre et les Pays-Bas furent particulièrement bien représentées à Gand, c’est le génie de la France qui s’y manifesta, et de beaucoup, avec le plus d’éclat.
- C’est ce que nous démontrerons plus loin en étudiant l’importance de la participation étrangère et, notamment, de la participation française à l’Exposition de Gand.
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- CHAPITRE II
- DESCRIPTION SOMMAIRE DE LA VILLE DE GAND SON INDUSTRIE —SON COMMERCE —SOUVENIR AUX FLORALIES ET A QUELQUES VIEUX MONUMENTS — COUP D’ŒIL D’ENSEMBLE SUR L’EXPOSITION — JUSTE HOMMAGE AUX ORGANISATEURS BELGES
- Gand, on le sait, est aujourd’hui le chef-lieu de la Flandre orientale. Située dans une plaine au confluent de la Lys et de l’Escaut, la vieille cité compte à l’heure actuelle plus de 200 000 habitants, dont 50 000 environ représentent la population ouvrière.
- Ses installations maritimes sont très importantes. Le principal canal constamment agrandi, et qui aboutit à Terneuzen, sur l’Escaut occidental, donne accès à des navires d’un très fort tonnage. Et lorsque les travaux en cours d’exécution seront terminés, le port de Gand, géographiquement très bien placé, apportera à la cité un développement de trafic et un accroissement de prospérité considérables.
- Gand comporte des industries nombreuses et puissantes : la filature, le tissage, la construction des machines à vapeur, l’imprimerie, etc... Celle qui relève de la Classe 61, la distillation, n’y a pas pris un essor particulier. Certaines maisons, dont on trouvera le nom au chapitre des récompenses, y jouissent cependant d’une juste et vieille renommée.
- Le commerce s’étend surtout au charbon, au bois, au lin, et aux différents engrais, le phosphate notamment.
- Mais ce qui fait aussi la richesse du pays, et lui donne en même temps son charme le plus grand et son plus poétique attrait, ce sont, nul ne l’ignore, son industrie et son commerce horticoles, le culte traditionnel des fleurs.
- Les Floralies de Gand ! Qui de nous ne les a longuement parcourues, et n’en a conservé un souvenir émerveillé ?
- Certes, je sortirais du cadre qui m’est fixé en m’arrêtant ici longtemps 5 je ne puis cependant me défendre d’évoquer, en passant, la magique splendeur du spectacle qui nous fut offert par cet amoncellement, si bien ordonné d’ailleurs, de tant de corolles rares, azalées, hortensias, rhododendrons, et de remercier nos amis belges pour l’exquise bienvenue qu’ils souhaitèrent à
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- Une vue de Gand, à vol d’oiseau.
- Oui, ce sont là, pour des exposants affairés, de zélés membres du Jury, des sensations reposantes et douces. Et l’on m’excusera de n’avoir pu tout à fait imposer silence à de tels souvenirs, quelque peu étrangers à nos affaires professionnelles, mais qui, à tout prendre, ne peuvent que rendre plus profonde la trace qu’aura laissée en nous, industriels et commerçants, l’Exposition internationale de Gand.
- Ce qu’a été celle-ci, chacun le sait : un puissant effort, une imposante démonstration de force, et presque d’audace, laissant loin derrière elle les manifestations analogues qui s’étaient produites, même en Belgique. Le fait apparaîtra clairement quand nous rappellerons que la superficie de l’Exposition de Liège en 1905 était de 80 hectares, celle de Bruxelles en 1910, de
- leurs visiteurs en faisant ainsi, et tout exprès, coïncider l’ouverture officielle de l’Exposition de Gand avec l’éclosion de ce rêve fleuri.
- Et de même, qui pourrait me reprocher de revivre, un court Instant, par la pensée, les fortes impressions que donnèrent à chacun de nous les vieux monuments de Gand, les nobles vestiges de son passé, et le Quai aux Herbes avec sa Maison des Mesureurs de Blé et sa Maison des Bateliers, et la Halle au Drap et le Beffroy, et la Cathédrale de Saint-Bavon, où la vue de ce fameux tableau, VAdoration de l'agneau mystique, perpétue le nom de ses auteurs, les frères Van Eyck, inventeurs du procédé de la peinture à l’huile ?
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- Photo Henri Manuel.
- M. Émile BRAUN Bourgmestre de la Ville de Gand
- Membre de la Chambre des Représentants — Président du Comité exécutif de la Société de l’Exposition de Gand.
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- DESCRIPTION DE LA VILLE DE GAND
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- 93 hectares ; et que l’Exposition de Gand se développait sur une superficie totale de 136 hectares !
- D’aucuns ont dit, à cet égard, que de telles proportions étaient trop vastes et qu’elles donnaient cette impression que les efforts particuliers y semblaient parfois un peu dispersés. Mais ce sentiment ne fut jamais que passager chez les visiteurs, qui ne tardaient pas, au fur et à mesure de leurs promenades dans l’Exposition, à travers la richesse des palais officiels et des pavillons isolés, d’en éprouver la séduction et de rendre hommage à la grandeur d’une telle entreprise.
- Décrirai-je ici quelques-uns des aspects qu’il nous fut donné d’admirer? Je ne puis que me borner à rappeler, entre autres, la grande Cour d'honneur avec ses longs parterres fleuris, ses bassins et ses statues ; le Palais de l'Horticulture et des Fêtes, aménagé dans le parc de la ville, et où furent organisées les Floralies ; l'avenue des Nations, l'avenue du Belvédère, appelée parfois le boulevard des Italiens de l’Exposition, parce que les cafés, les bars, y succédaient aux magasins et aux boutiques ; le Vieux Gand, si pittoresque ; et ce pavillon où les amateurs purent apprécier les richesses de cette belle Exposition rétrospective : VArt ancien dans les Flandres.
- Il n’est que juste, après avoir jeté ce coup d’œil d’ensemble sur l’Exposition de Gand, et mesuré l’ampleur d’une si vaste entreprise, de rendre hommage à la phalange d’hommes éminents que le Gouvernement belge avait choisis pour la mener à bien et qui en assurèrent le succès.
- Outre le nom de M. Vercruysse, sénateur, président du Comité central permanent, nous citerons avec d’autant plus de plaisir celui de M. Cooreman, ministre d’État et président de la Chambre des représentants, que ce dernier voulut bien, en sa qualité de président du Comité exécutif de l’Exposition, témoigner en diverses circonstances, et notamment lors de l’inauguration du Palais du Groupe X, où il prononça un chaleureux discours, ses sentiments d’estime envers le commerce de l’alimentation française.
- Nous saluerons aussi respectueusement le commissaire général du Gouvernement belge, M. de Hemptinne, le grand chef administratif de la World’s Fair gantoise, auprès de qui la Section française trouva toujours les marques de la plus parfaite courtoisie ; et, avec lui, les trois distingués directeurs généraux de l’Exposition : MM. Joseph Casier, Émile Coppierters, et Maurice de Smet de Naeyer.
- Un autre nom, et pour cause, ne sera pas non plus oublié ici : celui de M. Émile Braun, membre de la Chambre des représentants et bourgmestre de la Ville de Gand, vers qui, dès la première heure, alla notre déférente sympathie.
- C’est que nous avions cru comprendre que M. Braun était à son aise parmi nous, ce qu’il prouva bien lorsque sa savoureuse éloquence vanta successivement, au banquet du GroupeX, la qualité de nos spécialités gastronomiques, et, au banquet de la Classe 61, la gloire de nos vieilles liqueurs françaises.
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- GROUPE X. — CLASSE 61
- L’affiche de la Vieille Flandre.
- Mais la vie a de tristes retours. Lorsque, quelques semaines après, le jour de la distribution des récompenses, nous revîmes M. Braun, son cordial sourire s’était voilé, car un deuil cruel l’avait atteint.
- Avec nos sentiments de gratitude pour l’amitié dont il honora la Classe 61, nous prions M. le bourgmestre de Gand de trouver ici l’expression renouvelée de notre plus vive et respectueuse sympathie.
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- l’iioto Henri Manuel.
- M. Pierre MARRAUD Commandeur de la Légion d’honneur Commissaire général du Gouvernement français à l’Exposition universelle de Gand.
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- CHAPITRE III
- LA PARTICIPATION DE LA FRANCE — COMPARAISON AVEC CELLE DES AUTRES PAYS — LA TACHE QUI INCOMBAIT AUX ORGANISATEURS FRANÇAIS, ET DE QUELLE ÉCLATANTE FAÇON ILS SURENT LA MENER A BIEN
- L’ouverture officielle de l’Exposition universelle et internationale de Gand, nous le rappelons ici, eut lieu le 26 avril 1913, en présence de LL. MM. le roi et la reine des Belges ; et c’est le 5 mai suivant que l’inauguration de la Section française se produisit, et avec quel éclat, on s’en souvient, sous la présidence de M. Alfred Massé, ministre du Commerce et de l’Industrie, des Postes et des Télégraphes de France.
- Pour mettre en lumière l’exceptionnelle importance de la participation française à l’Exposition de Gand, nul moyen ne nous Semble encore meilleur que de citer ici les paroles mêmes, qui, dans cette journée du 5 mai, furent prononcées, avec un élan de sincérité impressionnante, par M. Hubert, ministre de l’Industrie et du Travail de Belgique :
- « Messieurs, j’eus l’occasion de visiter les World’s Fair qui, au cours des vingt dernières années, furent organisées en Belgique. Eh bien ! je n’hésite pas à l’affirmer, jamais participation de la France ne m’apparut aussi étendue, aussi vaste — j’oserais presque dire colossale — que celle-ci ; jamais une méthode plus impeccable, un goût plus raffiné ne présidèrent à la répartition, à l’aménagement, à l’ornementation des divers compartiments; jamais ne fut plus clairement mis en relief ce qui fait la force et la gloire de la France : l’infinie variété de son industrie, les richesses incalculables de sa production agricole, la place éminente qu’elle occupe dans le domaine de l’Art et de la Science.
- « En un mot, messieurs les Français, vous n’avez eu garde de vous endormir sur vos lauriers. Grâce à l’élan de vos exposants, à la coordination de vos efforts par des organisateurs d’élite, vous remportez ici un nouveau triomphe. On dira, en toute vérité, qu’à l’Exposition de Gand vous avez réussi à vous surpasser vous-mêrnes. »
- M. Hubert ne faisait que traduire ainsi, avec la haute autorité qui s’attache à sa parole, une évidente vérité. Pour tous les visiteurs impartiaux la France a accompli à Gand un acte prodigieux. Elle y a fait plus et mieux
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- GROUPE X. ~ CLASSE 61
- qu’à Bruxelles, et, à deux ans d’intervalle, et sans se répéter, plus et mieux qu’à Turin.
- Mais ce qui n’est point davantage contestable, ce fut, nous l’avons dit plus haut, l’extrême supériorité de la participation française sur celle des autres nations, la Belgique, bien entendu, mise à part.
- Telle a d’ailleurs été l’importance de notre Section qu’elle n’a point permis le groupement, en un même palais, de tous nos produits. Et peut-être, ainsi qu’on l’a remarqué, l’impression réelle de la grandeur de notre effort a-t-elle perdu à cette dispersion, impossible à éviter. Mais le fait même que plusieurs palais, une série d’ensembles très importants, furent nécessaires pour abriter les diverses richesses de la contribution française, alors qu’une seule et même construction suffisait à celle de l’Angleterre, de l’Allemagne, de l’Italie, dit assez clairement que nous n’avons rien à regretter.
- Et, pour ajouter à cette constatation l’éloquence des chiffres, notons ici que si la Section anglaise, par exemple, se développait à Gand sur 17 200 mètres carrés, la France y couvrait une superficie trois fois plus considérable : exactement, 52 375 mètres carrés.
- Au surplus, l’étendue n’est pas tout dans une Exposition, et l’élégance, le bon goût, l’art raffiné de la présentation n’y ont pas moins de prix.
- Qui pourrait contester, à cet égard, que la Section française à Gand, soit que l’on se souvienne de notre Palais principal, de son harmonieuse enfilade de colonnes le long de la rue des Nations et de son hall immense tendu de blancs vélums ; soit que l’on retourne en pensée dans ce Pavillon de la Ville de Paris, plein d’exquises reconstitutions, et dont le succès fut si grand, ou dans ces beaux jardins à la française qui, en pleines Floralies gantoises, furent tant admirés ; qui pourrait, dis-je, contester que notre supériorité, à ce point de vue encore, a été éclatante à Gand ?
- Évidemment, un succès aussi magnifique est le fruit d’une œuvre commune dans laquelle le Gouvernement français, par la haute protection dont il n’a cessé de l’entourer, et les exposants de toute catégorie, par leur empressement à répondre à l’appel des Comités, ont naturellement leur part. Mais si l’on mesure, d’un côté, le labeur formidable que nécessitait la coordination de tant d’efforts particuliers, la sauvegarde de tant d’intérêts en jeu, et, de l’autre, la grandeur des résultats obtenus au triple point de vue moral, commercial et politique, c’est vers les organisateurs de cette triple victoire qu’ira surtout notre admiration reconnaissante.
- Désireux de n’en oublier aucun, je crois bon de rappeler ici, en plaçant sous les yeux du lecteur le tableau ci-dessous, les noms de tous ceux qui, soit au titre du Commissariat général, soit au titre du Comité d’organisation, contribuèrent à assurer le succès, désormais historique, de l’Exposition universelle et internationale de Gand.
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- M. Emile DUPONT, Sénateur,
- Président du Comité français des Expositions à l’Étranger.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE et INTERNATIONALE de GAND 1913
- Commissariat Général du Gouvernement Français
- COMMISSAIRE GÉNÉRAL DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS M. Pierre MARRAUD
- SERVICES ADMINISTRATIFS DU COMMISSARIAT GÉNÉRAL : Secrétaire général: M. REGARD (Eugène).
- Chef du Secrétariat particulier : M. SASIAS.
- Attachés : MM. DUBOULOZ, HIGNETTE, MARRAUD (Georges) et SORNAY.
- COMMISSAIRES ADJOINTS AU COMMISSAIRE GÉNÉRAL:
- MM. AUFAURE (Félix), CROZIER (François), MOMMEJA (Fernand)
- Comité d’Organisation de la Section Française
- Président ........... MM. LEGRAND (Charles).
- Vice-Présidents...... ARBEL (Pierre), BON N AT (L.), LOURTIES
- (V.), sénateur ; MÉRILLON (D.), SAINT-GERMAIN, sénateur; VIGER (A.), sénateur.
- Secrétaire général... ROUX (Gaston).
- Secrétaires généraux
- adjoints...... MERMILLIOD (E.), VINANT (Georges).
- Trésorier............ FAURE (Jean). T
- Trésorier adjoint.... GUYOT (Auguste).
- Rapporteurs généraux . AUFAURE et VINANT (Georges).
- Membres.............. HETZEL, NICLAUSSE (J.), SARTIAUX
- (E.), NOËL, sénateur; DE DION, député; SARTIAUX (A.), POUPINEL, CAHEN (J.), DREUX, BONNIER (Louis), PÉROL, DAVID-MENNET, DONCKÈLE, CHA-BRIÉ (C.), TEMPLIER (P.), BEURNIER (Docteur), P ALLAI N (Georges).
- Délégué du Comité ... CÈRE (Émile).
- Services dyarchitecture . DE MONTARNAL (Joseph), architecte en
- chef.
- Services administratifs RÉVILLE (Max) , DELILLE (Léon) et
- DRUJON (Léon), secrétaires.
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- GROUPE X. — CLASSE 61
- Un nom manque à cette énumération, auquel nous ferons une place d’honneur : celui de M. Émile Dupont, sénateur, qui depuis tant d’années, et avec une autorité si grande, préside aux destinées du Comité français des Expositions à l’étranger, et que sa compétence, sa sagesse clairvoyante, ont récemment fait choisir, entre tous, comme président de la Fédération internationale des Comités permanents des Expositions du monde entier.
- A Gand, comme dans toutes les expositions, il nous a été donné de saluer en M. Émile Dupont un des meilleurs artisans de notre prospérité commerciale et industrielle à l’étranger, et avec lui, le très distingué secrétaire général du Comité, M. Roger Sandoz.
- Le succès triomphal de notre Section française à Gand n’a pu que leur démontrer, mieux que partout, l’efficacité croissante et continue de leur action.
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- C’est dans la haute situation de directeur général de l’enregistrement, des domaines et du timbre, que le Gouvernement français vint, il y a plusieurs mois, chercher M. Pierre Marraud pour lui confier la mission de le représenter à Gand en qualité de commissaire général de l’Exposition.
- Antérieurement, M. Marraud, qui est né le 8 janvier 1861, avait, pendant près de trente années, appartenu à l’administration préfectorale. Je n’énumérerai pas les différentes étapes de sa très brillante carrière, rappelant seulement qu’à trente-cinq ans à peine il était secrétaire général de première classe, dans la Loire ; qu’avant la quarantaine il devenait préfet, dans l’Aude ; et qu’à quarante-six-ans, une importante préfecture de première classe, celle de la Loire-Inférieure, lui était confiée.
- Cn trouvera peut-être, sur ce point, que le rapporteur de la Classe 6i paraît bien au courant des choses. Mais quelques-uns de mes collègues savent que — tout comme notre camarade, M. Lejeune, directeur de la Maison Saint-Raphaël Quinquina — j’ai moi-même ceint, pendant pas mal de temps, l’épée inoffensive du sous-préfet. C’est à ce titre que je me permets, en passant, d’offrir à M. Pierre Marraud, ancien préfet, les saluts respectueux de son ancien petit collègue de la carrière.
- Ainsi qu’il l’a dit lui-même, d’avoir abordé des fonctions très diverses l’avantage a été, pour notre commissaire général, de prendre contact avec beaucoup d’hommes, et de voir beaucoup de choses. M. Marraud se trouvait donc, en réalité, admirablement préparé pour la tâche nouvelle que le choix avisé du Gouvernement lui imposait. Comment il l’a accomplie, avec quelle patriotique et clairvoyante activité, chacun de nous le sait. Parmi les exposants français, comme dans les milieux officiels belges ou étrangers, il laissera un grand souvenir. Et, dans l’ovation particulièrement chaleureuse, enthousiaste même, qui lui fut faite, on s’en souvient, le jour de la distribution solennelle des récompenses, M. Pierre Marraud a pu entendre, allant vers lui de tous
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- Photo Henri Manuel
- M. Charles LEGRAND
- Commandeur de la Légion d’honneur, Président de la Section française à l’Exposition universelle de Gand.
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- M. G. Roger SANDOZ
- Secrétaire général du Comité français des Expositions à l’Etranger.
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- LA PARTICIPATION DE LA FRANCE
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- les coins de l’assistance, l’écho direct et vrai des sentiments que, rapporteur fidèle, je ne fais que rappeler ici.
- C’est un témoignage non moins vif d’admiration et de reconnaissance que je rendrai à l’homme éminent qui présidait le Comité d’organisation de la Section française, M. Charles Legrand.
- Ancien président de la Chambre de Commerce de Paris, rompu aux plus grandes affaires, et par suite investi d’une haute autorité morale, M. Legrand était en outre désigné pour jouer à Gand un rôle considérable, par la connaissance qu’il possédait des expositions en général, et des expositions de Belgique en particulier.
- C’est ce que M. Cooreman a rappelé publiquement, le jour de l’inauguration, en disant que M. Legrand, dès 1897, à Bruxelles, s’était fait chez les Belges, pour la cordialité et la courtoisie, un renom que son séjour à Liège n’avait fait que confirmer. Et le ministre d’État ajoutait:
- « A Gand, nous le retrouvons avec ses qualités de finesse, de rondeur et d’aménité, le cœur sur la main, le geste accueillant, type achevé de la bonne grâce et de l’esprit français. »
- Venu d’une telle bouche, en pareille circonstance, un tel éloge est magnifique, et nous ne saurions rien y ajouter.
- Ou plutôt, si. Dans cet aperçu général de la Section française à Gand, le signataire du présent rapport ne perd jamais de vue qu’il parle au nom de la Classe 61, et que tout ce qui est propre à cette classe doit trouver place dans son travail.
- C’est pourquoi il m’est très agréable de rappeler en ce moment que c’est sous la présidence de M. Legrand, M. le commissaire général s’étant, à regret, trouvé empêché, qu’eut lieu le banquet amical offert par nous à notre excellent président et ami, M. Grasset.
- Nous parlerons plus loin de cette fête, et nous reproduirons les aimables paroles qu’y prononça le président de la Section française. Il le fit pour notre plaisir à tous, et nos applaudissements répétés lui témoignèrent avec éclat combien notre groupement avait été sensible à l’honneur qui lui avait été fait.
- Je ne puis que remercier encore tous ceux qui nous prouvèrent leur sympathie : M. Pierre Arbel, le très aimable et distingué vice-président du Comité d’organisation ; MM. Eugène Regard et Gaston Roux, secrétaires généraux du Commissariat général et du Comité d’organisation ; M. Sasias, en qui M. Pierre Marraud eut un secrétaire particulier plein de tact et d’affabilité ; MM. Félix Aufaure et Georges Vinant, rapporteurs généraux, et qui, en cette qualité, vont avoir une si lourde tâche à accomplir; M. Jean Faure, l’aimable
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- trésorier du Comité, qui est, pour beaucoup de membres de la Classe 61, un ami de vieille date et un très obligeant intermédiaire ; M. Émile Cère, délégué du Comité, dont l’amabilité est proverbiale rue du Louvre et qui met au service de la cause des Expositions tant de dévouement et d’utile activité; et M. Joseph de Montarnal, architecte en chef, à qui nous devons la distribution admirable des plans de la Section française, et, notamment, celui du Palais de l’Alimentation, dans lequel nous allons entrer.
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- M. Eugène REGARD
- Secrétaire général du Commissariat général du Gouvernement français à l’Exposition universelle de Gand.
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- M. Gaston ROUX
- Secrétaire général du Comité d’Organisation de la Section française.
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- M. Jean FAURE
- Trésorier du Comité d’Organisation de la Section française.
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- CHAPITRE IV
- LE PALAIS DE L’ALIMENTATION FRANÇAISE LES ORGANISATEURS DU GROUPE X — LE BANQUET D’INAUGURATION
- Le Groupe X, qui réunissait sept classes où furent englobées — à l’exception des produits de la laiterie, rattachés au Groupe de l’Agriculture — toutes les industries de l’Alimentation française, présentait à Gand une telle
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- Le Palais de l’Alimentation française.
- importance qu’il fallut édifier à son intention un pavillon spécial : plus exactement, un palais.
- Ce palais, couvrant une superficie de 1500 mètres carrés, et d’une construction fort élégante, s’élevait dans la rue des Nations, en face des galeries
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- GROUPE X. — CLASSE 61
- de la Section française. A l’intérieur, la décoration en était particulièrement heureuse et de bon goût. Aux murs, des tentures avec frises, ornées de devises ingénieusement appropriées à la nature des différentes denrées exposées.
- Disons tout de suite que le succès de cette Section, où les différentes classes rivalisèrent de soin, et très souvent de luxe, dans l’agencement de leurs installations, fut complet, et ne se démentit pas pendant toute la durée de l’Exposition. Les visiteurs y furent toujours nombreux ; et, dans l’après-midi, un excellent orchestre les y retenait plus longtemps.
- Tout l’honneur de cette exceptionnelle réussite revient au bureau du Groupe, composé de M. Jules Cahen, président, de M. A. Lignon, vice-président, et de MM. Bertrand-Taquet et G. Menier, secrétaires.
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- Mais, avant que de poursuivre, je ne puis résister au plaisir de rendre ici un particulier hommage au chef éminent dont le nom reviendra fréquemment sous ma plume au cours de ce rapport, notre ami M. Jules Cahen.
- Depuis plus de vingt-cinq ans, M. Cahen n’a cessé d’apporter à ceux dont la tâche fut d’organiser des expositions, une collaboration fidèle et précieuse entre toutes.
- Dès 1888, nous le trouvons à Bruxelles, où il est secrétaire de la Section française et membre du Jury, situation qu’il occupe encore aux Expositions universelles de Paris, en 1889 et en 1900.
- A Liège en 1905, à Londres en 1908, à Bruxelles en 1910, il est, ainsi que nous le rappelle l’excellente Chronique des Expositions, élu vice-président du Groupe de l’Alimentation; à Turin, en 1911, c’est la présidence qui lui échoit, et l’on n’a point oublié avec quelle distinction il s’acquitta de cette haute fonction. Mais c’est à Gand qu’il devait se surpasser, dans cette même fonction de président du Groupe, qu’il cumulait avec celle de président des Classes 56, 57, 58, 59 réunies.
- Intelligence vive, esprit prompt à résoudre, M. Jules Cahen est, on l’a dit souvent, un entraîneur d’hommes. Doué d’une parole habile, il sait, tout à la fois, séduire et convaincre ; et je serai à coup sûr l’interprète fidèle de tous les exposants du Groupe X en lui adressant ici le vif et sincère témoignage de notre estime reconnaissante.
- La lourde tâche qui incombait à M. Jules Cahen devait d’ailleurs lui être facilitée par les dévoués auxiliaires qui composaient avec lui le bureau du Groupe X, et que nous avons déjà nommés : M. Lignon, si populaire dans nos milieux, et qui nous fit plus d’une fois goûter le régal de sa fine et charmante éloquence ; M. G. Menier, dont le nom seul, un des plus grands de l’alimentation française, était le sûr garant d’une compétence éclairée ; enfin notre excellent et infatigable collègue, M. Bertrand-Taquet, un artiste en matière d’exposition, et dont nous pouvons bien dire que l’éloge n’est plus à faire, constituaient pour leur président un état-major de choix.
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- Photo E. Pirou.
- M. Jules CAHEN Président du Groupe X.
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- LE PALAIS DE L'ALIMENTATION FRANÇAISE
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- L’inauguration officielle du Palais de l’Alimentation donna lieu, le 4 juin 1913, à une véritable fête dont l’éclat fut rehaussé par la présence d’un grand nombre d’exposants, de parlementaires, et même d’anciens ministres, qui avaient bien voulu répondre avec empressement à l’appel de M. Cahen.
- Il ne pouvait être question d’inaugurer ce palais « de toutes les gourmandises » sans faire un banquet. Le déjeuner, dont le menu, on le pense bien, était particulièrement soigné, eut pour cadre la salle d’honneur du restaurant Azaléa.
- M. Jules Cahen présidait, ayant à ses côtés MM. Cooreman, ministre d’État; Braun, bourgmestre ; Marraud, commissaire général ; Émile Dupont, président du Comité français des Expositions à l’étranger ; Chaumet, Couyba, Maurice Faure, Lafferre, Steeg, anciens ministres ; Codet, Courrègelongue, Decker-David, Gaston Menier, Murat, Perchot, sénateurs ; Ajam, Cloarec, Dufrèche, HaudoS, Lenoir, Morin, Pelisse, députés ; J. de Hemptinne, commissaire général du Gouvernement belge ; Crozier, consul général de France ; Chapsal, commissaire général du Gouvernement français aux Expositions de Liège et de Bruxelles ; Charles Legrand, président ; Arbel, vice-président ; Roger Sandoz, Roux, Vinant, Faure, secrétaires, rapporteurs et trésoriers généraux de la Section française ; Émile Cère, délégué du Comité d’organisation de ladite Section ; Sasias et Georges Marraud fils ; J. Casier ; de Smet de Naeyer et Coppierters, directeurs généraux de l’Exposition, etc., etc.
- Parmi les exposants français de la Classe 61 : MM. Grasset, Cusenier, Cointreau, Pittié, de Ricqlès, Fournier, Demars, Mauprivez-Leroy, Crucifix, Viel, Debrise, Lelasseur, Lalou, Cremont-Mouquet, Bourcier, Mourre, Prats, Mandeix, etc., etc.
- Au dessert, M. Jules Cahen se leva pour prononcer son allocution. Il remercia tout d’abord au nom du Groupe les hautes personnalités qui nous avaient fait l’honneur de se rendre à notre invitation, et il dit, en termes excellents, sa gratitude et celle des exposants pour les organisateurs belges et pour ceux de la Section française. Parlant des industries représentées dans le Groupe, il s’éleva avec une énergie éloquente contre l’abus que l’on a fait de la divulgation des fraudes alimentaires qui ne constituent qu’une minorité infime dans ce champ considérable de l’alimentation française. Il prouva que nos industries ont réalisé des progrès considérables ; il constata que, si nous ne cessons de revendiquer dans tous les pays la protection de nos marques contre les fraudeurs et les imitateurs, nous sommes aussi les premiers à réclamer les condamnations les plus sévères contre les fabricants qui se livrent à des falsifications susceptibles de mettre en danger la santé publique.
- S’adressant aux dames, il fit remarquer fort spirituellement que la vie chère n’est pas un fléau imputable seulement à la hausse des produits alimentaires ; cette vie chère le devient réellement quand il s’agit de la toilette et de mille objets de luxe dont ne peut se passer notre civilisation raffinée.
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- Aux parlementaires présents, M. Jules Cahen dit :
- Je sais un gré infini aux membres du Sénat et de la Chambre des députés qui ont pu répondre à notre invitation. Comme ils sont appelés a voter les projets relatifs aux crédits pour la participation française, ainsi que ceux concernant les distinctions honorifiques à attribuer aux exposants, je suis heureux qu’ils puissent se rendre compte sur place des efforts considérables accomplis par nos compatriotes pour rehausser l’éclat et le prestige de notre représentation nationale.
- Après un fort intéressant exposé historique sur les Expositions, dont il démontra les heureux effets, M. Jules Cahen conclut :
- En répondant à l’appel de la Belgique, en venant en si grand nombre exposer à Gand, après Liège et Bruxelles, nous avons obéi a un sentiment de bonne confraternité et de profonde amitié à l’égard de nos amis.
- Comme nous, ils considèrent que, seuls, les peuples font les alliances, seuls ils empêchent de les dénouer.
- Avec nous, ils estiment que l’amour de la paix n’est pas incompatible avec l’amour de la patrie.
- Mesdames, messieurs, je vous invite à boire avec moi : A l’union cordiale de la Belgique et de la France. A la prospérité de la Belgique. A la Ville de Gand. Au succès de l’Exposition. A M. Marraud, commissaire général de la République française!
- Le discours de notre dévoue président de Groupe fut fréquemment interrompu par les acclamations et recueillit le plus vif succès. M. Cooreman, ministre d’État, répondit par un hommage à l’Alimentation française et se félicita d’avoir pu constater l’entente absolue qui existe entre la France et la Belgique sur le terrain économique. M. Marraud, commissaire général, se fit applaudir longuement dans un discours d’une cordialité parfaite. M. Braun, bourgmestre de Gand, après avoir trouvé les phrases les plus flatteuses pour dire combien la ville de Gand devait de gratitude à la France pour sa magnifique participation à l’Exposition, fit une spirituelle incursion sur le terrain gastronomique ; et enfin l’excellent président de la Classe 61, M. Grasset, clôtura aimablement cette joute oratoire en portant la santé de Mme Pierre Marraud : son toast fut accueilli avec enthousiasme.
- Puis, nos invités, guidés par le bureau du Groupe, allèrent visiter, dans tous ses détails, le pavillon de l’Alimentation française, et admirer cet ensemble parfait dont nous avons donné un aperçu plus haut.
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- CHAPITRE V
- LA CLASSE 61. — UNE AIMABLE ET UTILE COUTUME LES MEMBRES FRANÇAIS DU JURY OFFRENT A LEUR PRÉSIDENT ET A LEURS COLLÈGUES ÉTRANGERS UN DÉJEUNER D’HONNEUR
- Une très heureuse tradition, à laquelle, moins que jamais, nous n’aurions voulu nous dérober, veut qu’au seuil de leurs travaux les membres du Jury de la Classe 61 offrent à leur président et à leurs collègues des nations étrangères un déjeuner d’honneur.
- Utile et charmante coutume, puisqu’elle a le précieux avantage de rapprocher les esprits par des échanges de vues sur les questions délicates qu’il faudra bientôt solutionner.
- La fête, organisée avec un soin parfait par M. Bertrand-Taquet, eut lieu encore à Azalea-Palace. Ainsi que nous l’avons dit plus haut, son aimable président fut M. Charles Legrand, autour duquel s’étaient groupés M. Jules Cahen, président de Groupe, M. le bourgmestre Braun, M. Van der Kelen, sénateur, MM. Pierre Arbel, Roux, Jean Faure,
- Sasias, Émile Cère, bien d’autres encore, ainsi que MM. Lignon, Forsans et Schmidt, présidents de Classe.
- Nous reproduisons ci-dessous le texte des discours qui furent prononcés en l’honneur du héros de la fête, M. Grasset. Mais on me permettra d’anticiper sur eux, en précisant tout de suite ici les traits de cette très sympathique personnalité.
- On peut le dire, le choix de M. Henri Grasset comme président français de la Classe 61 à l’Exposition de Gand, et sa nomination consécutive à la présidence du Jury M.'.Henri GRASSET
- international de la même Classe, constituent Président de la Classe 61.
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- un bel exemple du mérite justement récompensé. Car, nul ne l’ignore, si notre excellent ami, qui continue de si brillante façon les traditions de l’ancienne maison Doisteau et Gendre, une des premières distilleries de la région parisienne, est parvenu à la situation importante qu’il occupe aujourd’hui, c’est après avoir passé par tous les postes, tous les emplois, depuis le plus modeste.
- Son activité éclairée, sa grande expérience professionnelle ne manquèrent pas d’être remarquées par ses collègues de la Chambre syndicale des Distillateurs en gros de Paris, dont il ne tardait pas à devenir le secrétaire, pour en occuper ensuite successivement la vice-présidence et la présidence.
- Mais la province, à son tour, fit appel au dévouement de M. Grasset, et c’est ainsi qu’il dut quitter récemment le fauteuil présidentiel de ladite Chambre pour prendre en mains les destinées du Syndicat central des Distillateurs de France et des colonies.
- Avec un tel chef, la Classe 61 ne pouvait participer à l’Exposition de Gand que dans les conditions les plus favorables. Il m’a été donné de suivre, pendant les nombreux mois de préparation et d’organisation, les efforts constamment renouvelés de notre dévoué président, d’apprécier son tact, son esprit de méthode et sa sagacité, toutes qualités qui ne se démentirent point au cours même de l’Exposition.
- Aussi, ai-je l’assurance de me faire l’interprète de tous mes honorables collègues du Jury en adressant à M. Henri Grasset l’hommage de notre affectueuse gratitude.
- Et, ceci dit, je céderai la parole aux orateurs, dont le premier, M. Bertrand-Taquet, fut vivement applaudi.
- Il s’exprima en ces termes :
- Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
- Nos instants étant comptés, vous m’excuserez si je ne vous remercie pas aussi chaleureusement qu’il conviendrait pour l’empressement mis à répondre à notre invitation.
- Je ne peux me dérober, toutefois, au devoir d’exprimer nos remerciements les plus sincères à M. Charles Legrand, qui a bien voulu présider ce déjeuner.
- J’associe à ces remerciements M. Pierre Arbel, vice-président, ainsi que tous les membres de la Section française.
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- M. BERTRAND-TAQUET Secrétaire du Groupe X.
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- LA CLASSE 61
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- Merci aussi à M. Braun, bourgmestre de la ville de Gand, qui a bien voulu nous consacrer un temps précieux. Nous en sommes profondément touchés et le remercions de tout cœur.
- A tous nos collègues du Comité international, à ceux des Classes 60 et 62, merci aussi d’avoir répondu aussi nombreux à notre appel.
- Dirai-je au sénateur Van der Kelen notre joie de le voir ici ? Non, car je craindrais de ne pas être assez éloquent pour célébrer ses mérites.
- Nous devrons regretter bientôt que les exigences de la vie nous obligent à quitter, plus^tôt que nous le voudrions, cet excellent ami de la France.
- Merci à MM. Steinnon et Carmant qui ont, par leur bonne volonté, aplani^toutes les difficultés pouvant résulter des opérations si complexes qu’ils dirigent.
- Déjeuner du 4 juillet 1913, offert par l'Alimentation française au Jury international du Groupe X.
- Quant à nos collègues, jurés belges et étrangers, nous sommes heureux de les retrouver ici et de continuer à collaborer à la défense des intérêts de chaque nation.
- | Ce déjeuner a un but que tous vous avez approuvé.
- Celui de dire à nos présidents combien nous leur devons de reconnaissance pour la façon magistrale avec laquelle ils ont conduit les travaux leur incombant.
- Trop intimement lié à la tâche de notre président Grasset, à qui vous avez apporté le concours le plus dévoué, je n’aurai pas à dire ses qualités, puisque vous les connaissez tous comme moi.
- Mais je ne peux passer sous silence le dévouement, le labeur, l’abnégation dont a fait preuve M. Cahen, notre président de Groupe. (Bravo ! Bravo !)
- Vous dirai-je qu’il est un charmeur ? Vous le savez.
- Moi qui ai travaillé sous sa direction, et qui l’ai vu à l’œuvre, j’ai constaté — et je ne suis pas le seul — qu’il déployait une bienveillance et une sollicitude admirables pour tous les exposants qu’il a su grouper en stimulant et encourageant les efforts de chacun.
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- Il en est récompensé aujourd’hui, car nous ne pourrons pas assez lui témoigner notre gratitude pour l’œuvre qu’il a accomplie et le succès qu’il a remporté en défendant avec ténacité et volonté nos nominations de membres du Jury. (Bravo ! Bravo !)
- M. le commissaire général pourrait en témoigner.
- J’allais manquer à tous mes devoirs en ne remerciant pas les dames qui ont bien voulu être des nôtres.
- Qu’elles croient à notre reconnaissance, car leur grâce et leur joli sourire nous font oublier que le soleil est bien avare de ses rayons en ce moment.
- Je termine en vous proposant, Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, de boire à la santé de nos collègues belges et étrangers.
- Je bois à la Belgique et à ses représentants qui nous accueillent toujours de façon tellement aimable et si cordiale, qu’il nous est très pénible de les quitter.
- A la Belgique I
- Après que le signataire de ces pages, en sa qualité de rapporteur pour la France, et conformément à l’usage, eut à son tour levé son verre en l’honneur de M. Jules Cahen, président du Groupe, et de M. Grasset, président de la Classe, ce qui lui fut doublement agréable, la parole fut donnée à ce dernier, qui répondit ainsi :
- Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs,
- Avant de répondre aux aimables et élogieux discours que nous venons d’entendre, qu’il me soit permis de remercier, en votre nom et au mien, très sincèrement, M. Charles Legrand qui a honoré de sa présence notre banquet amical et qui a bien voulu le présider.
- Je salue tout particulièrement M. J. Cahen, président de notre Groupe X de l’Alimentation française, qui, par son intelligence, son activité, son dévouement et sa haute compétence, a organisé d’une façon si magistrale le magnifique Palais qui nous a été consacré et a su en faire une des grandes attractions de la Section française.
- Sa tâche a été rude, mais il a heureusement l’habitude de cette lutte où il a su triompher pour nous conduire au succès. Sous son habile et persuasive inspiration, nous avons pu, avec mes collègues MM. Forsans et Schmidt, présidents des Classes 60 et 62, que je remercie aussi de leur bon concours, procéder à l’élaboration, à l’installation et à la décoration de nos stands, qui, par leur disposition, s’harmonisent si complètement qu’ils retiennent agréablement l’attention en même temps qu’ils savent flatter la vue et exciter la convoitise des palais les plus délicats, par la dégustation de nos fines et excellentes liqueurs françaises.
- Quant à vous, messieurs mes collègues de la Classe 61, mes remerciements ne suffiront certainement pas à vous témoigner toute la reconnaissance que je vous dois pour l’honneur que vous m’avez conféré en me nommant président du Jury international des liqueurs. Cette marque de sympathie m’est très sensible et m’a vivement impressionné, et les éloges que m’ont valus votre amitié et votre confiance m’ont été d’autant plus agréables qu’ils me permettent d’en reporter le mérite à mes collaborateurs du bureau et, en particulier, à notre vice-président et ami, M. Bertrand-Taquet, dont l’activité, l’intelligence et la profonde connaissance spéciale de nos expositions que son expérience lui a acquise, m’ont été d’un précieux concours.
- Son tact, sa persévérance et son inlassable ardeur nous ont été d’un puissant auxiliaire dans la réalisation et l’accomplissement de notre belle œuvre.
- A vous aussi, je dois de chaleureux remerciements, messieurs mes vice-présidents, secrétaires et trésorier, qui, par votre personnalité, avez su vaincre des hésitations et nous attirer de nombreuses adhésions qui sont venues grossir le nombre de nos exposants et former cette phalange qui nous assure la victoire.
- C’est à vous tous, messieurs, que je suis heureux de reporter, à chacun en ce qui le concerne, ces éloges qui ont été adressés au président de la Classe 61 et dont je suis fier d’avoir recueilli le témoignage, attestant et confirmant le succès de notre belle industrie des liqueurs, spiritueux et sirops.
- Mais, messieurs, après ces agapes, qui sont le prélude d’une entente cordiale entre tous les jurés internationaux, il nous faut continuer nos travaux d’expertises avec l’impartialité et la probité qui nous animent, travaux qui seront le couronnement de l’œuvre que nous souhaitons de voir consacrer par le succès de l’Exposition universelle et internationale de Gand, due à l’initiative de nos voisins et amis, les Belges.
- Je termine, messieurs, en adressant à toutes nos dames françaises qui ont, par leur présence, si agréablement embelli et égayé notre réunion, nos plus aimables et meilleurs
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- Les Membres du Jury du Groupe international de l’Alimentation.
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- remerciements ; car, c’est empreints de leurs charmes et de leurs grâces, que nous allons, accompagnés de leurs sourires, continuer à procéder à nos fonctions de jurés.
- Je lève mon verre à vous, mesdames, à nos collègues belges et étrangers, à monsieur le commissaire général.
- Une chaude ovation accueillit cet excellent discours, et ce fut ensuite le tour de M. Van der Kelen, dont l’allocution fut très goûtée, puis de M. Émile Braun.
- J’ai dit plus haut toute la bienveillante sympathie que M. le bourgmestre de Gand avait, à diverses reprises, témoignée à notre Classe. Aussi bien, son toast, plein d’une verve et d’une fantaisie charmantes, fut particulièrement applaudi quand il déclara qu’en acceptant notre invitation il n’avait fait que céder aux sollicitations des liqueurs françaises. Puis, avec cet accent de sincérité cordiale qui est le sien, il termina par ces chaudes paroles, bien faites pour toucher nos coeurs :
- Vous emporterez, je l’espère, bon et durable souvenir de notre ville. Nous garderons joyeuse et longue mémoire de vos excellents produits. Ainsi seront satisfaits, en même temps, l’amitié et l’intérêt inséparable de toutes les activités commerciales qui enrichissent les nations et finalement profitent à tous. Nos sympathies répondent aux vôtres ; nos cœurs battent à l’unisson; ce n’est pas seulement le désir de vivre en bonne intelligence avec tous les peuples voisins qui nous anime et inspire notre accueil, c’est la volonté a’obtenir des amitiés sincères et profondes, de prouver que les Flamands savent comprendre et apprécier ce qui vient du dehors et que la Flandre, le pays de la tradition, d’un glorieux passé dont elle s’honore, est ouverte à l’admiration de tous les progrès. Je bois à la France !
- M. Jules Cahen se lève alors, et son allocution, où notre président de Groupe témoigne une fois de plus à notre industrie, en s’élevant contre les charges fiscales dont elle ne cesse de souffrir, son agissante sympathie, fut accueillie, ainsi qu’il était juste, par les plus vifs applaudissements. Voici comment il s’exprima :
- Mesdames, Messieurs,
- Si je n’étais à proximité du Palais des Floralies, je m’écrierais volontiers : « Trop de fleurs, trop de fleurs ! »
- D’abord l’aimable et dévoué secrétaire du Groupe, M. Bertrand-Taquet, m’a comblé d’éloges; ensuite l’actif président de la Classe 6r, M. Grasset, m’a attribué des mérites vraiment excessifs, et enfin, le sympathique rapporteur, M. Pittié, s’est associé à cette manifestation dans des termes trop flatteurs. Qu’ils me permettent de leur dire qu’ils ont dépassé la mesure et, chez nous, de tels excédents attirent l’attention non seulement de ceux auxquels ils sont destinés, mais aussi des contributions indirectes, qui tiennent à en profiter. (Approbation.)
- En effet, le commerce des liquides constitue d’amples ressources pour les finances de l’État, elles sont au moins aussi exagérées que les compliments qui m’ont été adressés, mais elles vont aussi en s’accentuant toujours davantage, ce qui cause une véritable entrave à la prospérité de votre industrie si française, que je suis heureux de détendre en toutes circonstances. (Applaudissements.)
- Comme président du Groupe de l’Alimentation à l’Exposition de Gand, je dois des remerciements bien sincères à M. le bourgmestre Braun, dont l’accueil a toujours été si franchement cordial, et aussi à mon ami M. Charles Legrand, président de la Section française, qui n’a cessé d’appuyer toutes nos légitimes revendications. (Applaudissements.)
- C’est d’abord l’installation du Groupe X dans un palais spécial, fort bien situé, où nous avons montré le bel ensemble de nos industries alimentaires.
- C’est ensuite la représentation dans le Jury en raison du nombre important des exposants qui sont venus, avec un désintéressement admirable, répondre à l’appel cordial de la Belgique. (Applaudissements. )
- Si nous pouvons aujourd’hui fêter ces brillants résultats'de la participation française,
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- si j’ai pu grouper les premières marques dont le renom est universel, je le dois à mes dévoués collègues, je le dois à vous tous, messieurs, que j’ai à cœur de remercier bien vivement, et en formant des vœux pour la prospérité de votre industrie, je bois à l’union toujours plus étroite de cette grande famille de l’Alimentation, je bois à vos succès.
- A votre santé à tous ! A la Classe 61 ! ( Vifs applaudissements.)
- M. Lignon lui succède, et l’on connaît l’agrément et l’humour habituels de ses discours. Celui-ci fut particulièrement bien venu. A defaut du texte entier, qui nous manque, nous nous plaisons à en donner ici la fin, qui est bien dans la manière de ce charmeur :
- Que ceux, dit l’orateur, dont l’activité physique est réduite au minimum, soignent comme ils l’entendent leurs organes délicats et laissent les hommes vigoureux recourir à l’usage modéré des boissons alcooliques. Que si même, le régime n’en est pas excellent, ce qui n’est point du tout notre avis, qu’ils ne nous disputent pas nos bons petits verres qui dissipent nos tristesses, bercent nos misères et nous font aimer la vie. Et le beau sexe, ici présent, ne nous démentira pas.
- Comme toujours, M. Lignon obtient le plus franc succès.
- Enfin le président, M. Charles Legrand, prend la parole et termine par ces mots charmants :
- J’ai accepté avec empressement l’invitation de la Classe 61 en qualité de président de la Section française et je suis honoré d’avoir l’agréable mission de présider cette belle manifestation.
- Mes premières paroles seront pour exprimer les excuses et les regrets de M. Marraud, commissaire général, qui au dernier moment s’est trouvé empêché de se rendre parmi vous.
- Je m’associe volontiers aux éloges mérités qui ont été adressés, tant au président du Groupe X, mon ami M. Jules Cahen, qu’à M. Grasset, président de la Classe 61, et M. Bertrand-Taquet, secrétaire du Groupe.
- J’ai suivi avec le plus vif intérêt vos efforts et j’ai été particulièrement heureux que l’on ait pu réserver à l’industrie de l’Alimentation un palais spécial où se trouve réuni tout l’état-major de la distillation française.
- Vous avez contribué pour une large part au succès de la participation de notre pays.
- Je vous en exprime toute ma gratitude et, en buvant au succès de vos exposants, je lève mon verre en l’honneur de la Classe 61 et du Groupe de l’Alimentation française.
- Des bravos unanimes saluent et remercient l’éminent président de la Section française, pendant que bien des mains amies vont encore serrer celles de M. Henri Grasset, et le féliciter une dernière fois.
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- CHAPITRE VI
- L’ORGANISATION DE LA CLASSE 61 — COMITÉS D’ADMISSION ET D’INSTALLATION — NOMINATION DES BUREAUX —
- LA RECHERCHE DES EXPOSANTS
- Après avoir, dans leurs grandes lignes, parcouru Gand et son Exposition, pénétré dans le Palais de l’Alimentation française et banqueté avec la Classe 61, il paraîtrait naturel d’aller tout de suite rendre visite à ce compartiment — c’était le mot employé là-bas — et examiner, avec quelque détail, ses élégantes installations.
- Tel est bien mon désir. Mais je voudrais, au préalable, donner ici un rapide historique des phases par lesquelles, avant d’aboutir au succès, dut passer notre organisation.
- C’est dès le début du mois d’octobre 1912 que, sur l’initiative de M. Jules Cahen, le Groupe de l’Alimentation, en général, et la Classe 61, d’une façon particulière, étudièrent ensemble, au cours de fréquentes réunions, les moyens propres à rallier, et le plus promptement possible, le plus grand nombre d’adhérents.
- Tâche difficile, nous l’avons déjà dit, puisque l’Exposition de Turin venait à peine de fermer ses portes, et que nous allions demander aux exposants de la veille de nouveaux efforts et de nouveaux sacrifices.
- La Classe 61 —et cela allait de soi — eut pour premiers adhérents les 51 membres des Comités d’admission et d’installation, lesquels, antérieurement, au cours d’une séance tenue sous la présidence de M. Charles Legrand, avaient été constitués, et dont le bureau se trouvait composé ainsi qu’il suit :
- Président ............. MM. GRASSET (Henri), Paris.
- Vice-Présidents........ BERTRAND-TAQUET (Alfred), Paris ; BAR-
- DINET (Édouard), Bordeaux; BOURCIER (Eugène), Paris; BRUNIER (Michel), Lyon; COULON (Charles), Le Havre ; CUSENIER (Narcisse), Paris; CREMONT-MOUQUET, Lille ; DECHAVANNE (Henri), Paris; FOU-RE Y (Paul), Nangis (Seine-et-Marne) ; FOURNIER-DEMARS, St-Amand (Cher);
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- Vice-Présidents [suite)... FRÉMY (Lucien), Chalonnes-sur-Loire
- (Maine-et-Loire); JACMART (Maurice), Bordeaux; LALOU (René), Paris; LAMBERT (Ernest), Place du Marché, Neuilly-sur-Seine; LEFEBVRE, Paris; LEJEUNE (Henri), Paris; MAUPRIVEZ-LEROY, Compiègne (Oise) ; PEUREUX (Auguste), Fougerolles (Haute-Saône) ; PIT-TIÉ, Paris ; P RATS (Jean), Cette (Hérault); RICQLÈS (Armand de), Saint-Ouen (Seine); VIOLET (Lambert), Thuir (Pyrénées-Orientales) .
- Secrétaires .......... COINTREAU Fils, Angers (Maine-et-Loire);
- PÉRARD, Paris; RATEAU (Frédéric), Nogent-sur-Marne ; TALABARD, Saint-Denis (Seine).
- Trésorier............. DEBRISE (Louis), Paris.
- Pour importante qu’elle fût déjà, cette première cohorte de participants n’était point suffisante, et il fallait nous adjoindre encore un très grand nombre de nos collègues de la Distillation.
- Pour ce faire, il s’agissait de convaincre les futurs exposants de ces deux vérités que, non seulement l’intérêt de la France était en jeu, mais qu’encore leurs intérêts propres seraient utilement servis à Gand par une manifestation grandiose.
- En une réunion qui eut lieu au siège du Syndicat des grandes marques, 19, boulevard Montmartre, et où la plupart des premiers adhérents ne manquèrent pas d’assister, M. Henri Grasset sut bien mettre en lumière cette situation. Puis il nous donna connaissance des conditions générales, élaborées par M. Jules Cahen et approuvées par les présidents des différentes Classes du Groupe X, et qui devaient être applicables aux exposants.
- Elles étaient relatées dans une circulaire datée du 6 novembre 1912, et dont nous reproduisons ci-après la partie ayant trait plus spécialement à notre Classe :
- Monsieur et cher Collègue,
- Le marché belge constitue l’un des principaux débouchés pour nos liqueurs, apéritifs, spiritueux et sirops qui sont en grand honneur chez nos voisins.
- Il importe donc que nous affirmions une fois de plus l’incontestable supériorité de notre production ; aussi comptons-nous sur votre bon concours pour mener à bien l'organisation de cette Classe spéciale.
- Les avantages considérables qui ressortiront pour la France d'une participation importante lui assurant le premier rang à cette exposition, font un devoir
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- patriotique à tous nos collègues de répondre en grand nombre à l'invitation cordiale qui nous est faite par nos voisins de Belgique ; ils le doivent d'autant plus que nos concurrents étrangers se préparent à un effort très important.
- Le Comité d'organisation de la Classe s'est immédiatement préoccupé d'établir le montant des redevances qu'auront à acquitter les exposants et dont voici les prix :
- Vitrines adossées, style Empire, acajou, ornements bronze.
- Le mètre ou 48 bouteilles......... 53° francs
- Le 1 /2 mètre — 24 — 300 —
- Le 1/4 de mètre — 12 — 165 —
- Le 1 /8 de mètre — 6 — 9° —
- Ces prix constituent un forfait qui comprend :
- i° Le gardiennage général par les soins de la Section française ;
- 20 Le transport aller de Paris-Domicile, ou de la gare pour la province, jusqu'à 300 kilogs par mètre ;
- 30 L’assurance, jusqu’à concurrence de 500 francs par mètre de vitrine ou de gradin occupé, la garantie d’assurance se trouvant réduite au prorata de l’emplacement retenu. Ceux des exposants qui désireraient des garanties supplémentaires devront contracter pour leur compte et à leurs frais les assurances complémentaires nécessaires ;
- 40 Le nettoyage et l'entretien pendant toute la durée de l'Exposition ;
- 50 L'ornementation et la distribution des cartes et prix courants si vous le désirez ;
- 6° La présentation des produits au Jury lors de la dégustation.
- Les exposants demandant des vitrines isolées du modèle de la Classe, auront à payer la somme de 395 francs par mètre linéaire de façade développée et 105 francs par mètre carré pour frais de représentation, installation, l assurance jusqu'à concurrence de 5°° francs.
- Les exposants possédant des vitrines ou des installations spéciales devront payer une somme de 280 francs par mètre linéaire de façade développée, tous frais d'installation, de transport, d'assurance, de représentation, etc., etc., restant à leur charge.
- Le Comité a décidé que les expositions individuelles ne pourraient être moindres de 1/8 de mètre.
- Les demandes de dégustation dans la Classe feront l'objet d'un forfait spécial, qui sera fixé ultérieurement.
- Inclus une demande d'admission que nous vous prions de bien vouloir retourner à M. le président de la Section française, 42, rue du Louvre, à Paris, après l'avoir revêtue des indications utiles pour votre exposition.
- Toutes les demandes de renseignements devront être adressées au président de la Classe 61, 19, boulevard Montmartre, à Paris, qui se tient à votre disposi-
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- tion pour vous fournir toutes les indications complémentaires que vous pourriez désirer recevoir.
- En vous remerciant à l'avance pour le bon concours que vous voudrez bien nous accorder, nous vous prions d'agréer, monsieur et cher collègue, Vexpression de nos sentiments les plus distingués.
- Le Président de la Classe 61 :
- H. GRASSET.
- En dépit de ses termes, précis pourtant à tous égards, cette circulaire dut, quelque temps après, être corroborée par la lettre suivante, toujours envoyée par les soins et sous la signature de notre dévoué Président :
- Mon cher Collègue,
- Avant que de clore définitivement la liste des exposants de la Classe des Liqueurs à VExposition universelle de Gand en 1913, je viens vous adresser un dernier et pressant appel.
- Je me garderai bien de vous rappeler ici tous les avantages que le commerce de nos excellentes liqueurs françaises a retirés des Expositions à l'étranger. Vous les connaissez aussi bien que moi.
- Mais d’autres raisons sollicitent votre participation. En effet, je relève votre nom dans presque toutes les Expositions antérieures. Aussi bien, est-ce avec le ferme espoir d'être entendu que je viens vous demander instamment d’être encore une fois des nôtres, en invoquant cette belle solidarité corporative, inspirée par le dévouement que nous portons tous à la cause du prestige et de Vexpansion de la France dans les pays étrangers.
- Je vous prie, en raison de l'époque tardive, de vouloir bien me retourner par courrier la demande d’admission ci-jointe, après l’avoir remplie et signée : elle fera l’objet de mes meilleurs soins.
- Veuillez agréer, mon cher collègue, avec mes remerciements anticipés, les assurances de tous mes cordiaux et dévoués sentiments.
- Le Président de la Classe 61 :
- H. GRASSET.
- Et, en même temps qu’il adressait cette lettre, M. Grasset nous priait tous, instamment, de joindre nos efforts aux siens pour recruter des adhérents : tâche à laquelle, comme on pense, chacun s’employa de son mieux.
- Tant de peine, finalement, devait avoir sa récompense, puisque le nombre de nos exposants dépassa bientôt celui obtenu à Bruxelles, où il était de 242, et à Turin, où il était de 223. A Gand, —toujours l’éloquence des chiffres, — nous étions 260.
- Un aussi beau résultat a presque dépassé nos espérances. Reportons-en
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- l’honneur sur nos Comités d’admission et d’installation, sur notre président, M. Grasset, et sur celui qui fut son très actif et très compétent auxiliaire, cheville ouvrière de la Classe 61, M. Bertrand-Taquet.
- Nous ne pouvons que les remercier l’un et l’autre, et le lecteur verra plus loin, par le simple examen du tableau des récompenses, combien aura été fécond l’effort réalisé par les exposants français de la Classe 61.
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- L’affiche du Congrès international pour combattre l’Altération et la Falsification.
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- CHAPITRE VII
- ASPECT GÉNÉRAL DE LA CLASSE 61 — DESCRIPTION DES PRINCIPAUX STANDS — L’ALCOOL ET LES SPIRITUEUX COURT PLAIDOYER EN LEUR FAVEUR
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- C’est naturellement dans le Palais de l’Alimentation française que les produits de la Classe 61 se trouvaient exposés. Ils y occupaient un espace rectangulaire de 14 mètres de large sur 30 mètres de profondeur.
- A droite de ce rectangle s’alignait la Collectivité française, tandis qu’à
- Entrée de la Classe 61.
- gauche se succédaient les installations particulières. Au milieu, les vitrines isolées se dressaient, disposées de telle sorte que les visiteurs pouvaient circuler aisément autour d’elles.
- Toutes présentaient un aspect fort élégant, et le plus grand nombre étaient en acajou et cuivre, style Empire. On y reconnaissait le savoir-faire du constructeur, notre ami M. Chevalié fils, qui, depuis des années, et toujours avec
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- succès, assume la tâche d’installer nos stands dans les différentes Expositions.
- Peut-être serait-il intéressant de rechercher, dans l’avenir, les moyens de rajeunir quelque peu l’aspect de ces installations. Car, malgré tout l’art dépensé, une exposition composée uniquement de rangées de bouteilles, quelque coquettement habillées que puissent être celles-ci, se défend mal d’un certain prosaïsme.
- Il semble qu’il serait possible, sans trop verser dans la fantaisie, de trouver un autre genre de présentation. Et les dioramas, par exemple, dont nous avons pu admirer, dans la Classe 60, quelques heureux spécimens, fourniraient sans doute à nos futurs exposants une source de dispositions ingénieuses et neuves.
- Simple indication, mais que je crois devoir noter en passant, quelques-uns de nos collègues ayant exprimé devant moi à Gand une idée analogue. Et faisons maintenant, suivant l’usage, une courte promenade à travers les stands, en commençant par les vitrines isolées.
- La première sera celle du BYRRH, ce qui me donnera l’occasion de saluer, avec cet incomparable vin-apéritif, notre excellent collègue, M. Lambert VIOLET. Comme toujours, cette grande maison avait bien fait les choses, et son exposition fut parmi les plus admirées.
- Un pavillon plus important, dont nous donnons ici la reproduction photographique, permettait aux fervents du Byrrh de le déguster à leur aise dans un autre endroit de l’Exposition.
- La Maison COINTREAU venait ensuite. La vitrine en était fort pitto-
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- Un autre aspect de la Classe 61.
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- resque, et elle fut la première installée. On connaît trop les produits de cette célèbre firme, qui possède, en Belgique même, une importante succursale, pour qu’un nouvel éloge n’en soit pas superflu.
- Puis c’était, évocateur des lointaines Antilles, le RHUM DES PLANTA-
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- La vitrine en fer forgé de la Grande Distillerie Cusenier.
- TIONS DE SAINT-JAMES. Mon cher et excellent ami, M. Ernest LAMBERT, m’excusera si je ne dis pas ici, faute de place, tout le bien que je pense d une marque mondialement connue, et à laquelle il a su donner un si vaste essor.
- Dans l’ordre que nous suivons, voici maintenant la MENTHE MITCHAM, exposée par M. P. LELASSEUR, qui avait fait là, comme à Turin, une très belle exposition des produits de ses différentes cultures, lesquelles, outre la menthe, s’étendent à là lavande et à la camomille.
- " Mais voici un stand particulièrement élégant et coquet, où chacun pou-
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- vait déguster une liqueur dont le nom, pour être récent, n’en est pas moins justement populaire : la VIEILLE CURE de Cenon, en qui plus d’un connaisseur sut retrouver sa première incarnation : la CHALEUREUSE, déjà récompensée d’une médaille d’or à l’Exposition de 1900.
- Passant à gauche, nous allons trouver une marque estimée entre toutes, et que la personnalité de l’aimable collègue qui la présentait, M. Armand DE RICQLÈS, ne pouvait que nous rendre plus sympathique encore. Le célèbre alcool s’offrait d’ailleurs aux yeux d’une façon fort agréable, en un stand d’une élégante sobriété et qui fut très entouré.
- Les produits de la Maison les Fils de BARDINET, de Bordeaux, sont trop connus pour que j’en loue ici la variété et l’excellence. Mais M. Édouard Bardinet me permettra de rappeler qu’il remplit, à Turin, les passagères fonctions qui me furent dévolues à Gand, et que nous n’avons point oublié le remarquable rapport où il consigna ses travaux.
- Une vitrine en fer forgé, d’une construction simple et artistique tout ensemble, et due au talent du maître ferronnier Szabo, présentait ensuite au public les liqueurs de luxe de la GRANDE DISTILLERIE CUSENIER. C’était, à coup sûr, une des installations les plus réussies de notre Classe, et aucun de nous ne manqua d’en féliciter le directeur de cette Maison, notre ami M. Narcisse CUSENIER.
- La SOCIÉTÉ DUBONNET avait installé une fort jolie vitrine, de couleur blanche et d’aspect très séduisant. Encore une firme dont, en vérité, il paraît vain de chanter les louanges ; une innombrable clientèle le fait cependant chaque jour, en dégustant le quinquina célèbre.
- La rangée se terminait par le stand de la Maison PICON, où celle-ci exposait son Amer ; et voilà pour les vitrines isolées.
- Mais, en dehors de celles-ci, et encore que l’espace me soit très limité, je n’aurais garde d’oublier certaines expositions méritantes au premier chef, telles que celle de notre président, M. Grasset.
- On sait que la Maison L. GUY-GRASSET et Cie, fondée en 1839 par MM. Doisteau et Gendre, est une des plus avantageusement connues sur la place de Paris. Elle distille des liqueurs surfines, comme son Anisette, et exporte un apéritif fort apprécié en Amérique, le PARIS-BITTER.
- Nul de nous n’a perdu le souvenir de ce que fut, à Londres et à Bruxelles, notre président de Classe pour ces deux Expositions, l’aimable M. BARDIN, et je suis très heureux d’évoquer ce souvenir. Mais je ne le suis pas moins de rendre également hommage aux produits de la Maison BARDIN ET PÉRARD, que nous connaissons tous et qui sont très remarquables.
- On comprendra bien que je ne puisse m’étendre ici démesurément, mais comment cependant ne point présenter au lecteur une maison célèbre entre toutes, la Maison MARIE-BRIZARD et ROGER, et son anisette fameuse, justement appelée la doyenne des liqueurs ; puis une autre, déjà nommée, la Maison du SAINT-RAPHAEL QUINQUINA; et ne point men-
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- A Blidah. — La cueillette des oranges destinées à la préparation de l’Amer Picon.
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- Maison Picon.
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- tionner également la vitrine de la Maison BOURCIER Frères, qui fusionna, en 1911, avec l’importante distillerie DULAC ; celle de la Maison CAZALIS et PRATS, et ce dernier nom nous rappellera, en passant, notre sympathique rapporteur de Bruxelles ; celle où mes amis DECHAVANNE Frères exposaient leurs alcools neutres ; celle contenant les rhums présentés par notre populaireetéloquentami, M.MAN-DEIX; celle de la Maison PEUREUX, dont les kirschs sont justement réputés; celle de la Maison Simon MOURRE et Laurent BERLIOUX, de Marseille, dont les produits jouissent d’une grande faveur à l’étranger, notamment dans les deux Amériques; celle, enfin, où le très dévoué trésorier de notre Classe, Louis DEBRISE, propriétaire de la DISTILLERIE DE LA CHAPELLE, nous fit apprécier ses excellentes liqueurs, et notamment sa CORRÉZIENNE.
- Il paraîtra aussi bien naturel, puisque nous avons tout à l’heure salué l’apparition d’une jeune liqueur, — ou du moins rajeunie, — de souhaiter la bienvenue à une autre plus jeune encore, véritable Benjamine de la Classe 61, le BASILIC-LIQUOR de notre ami BERTRAND-TAQUET.
- Et nous finirons par elle, non sans que je m’excuse auprès de tous ceux que je n’aurai pas cités, mais dont, pour la plupart, nous retrouverons le nom au palmarès.
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- Après cette visite, trop hâtive à mon gré, aux liqueurs, apéritifs et spiritueux français, je ne puis me défendre de faire ici, à leur propos, à propos de cet alcool qui constitue
- Stand de la Maison L. Guy-Grasset et Cie
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- Stand de la Maison de Ricqlès et Cie.
- y était dieu ; ni même au moyen âge, sinon pour rappeler que l’usage des boissons fermentées ne fit que s’y développer, ARNAUD DE VILLENEUVE et Raymond LULLE ayant, comme nous le savons tous, découvert les procédés d’où naquit l’art de la distillation; sans suivre, en son lyrique enthousiasme, ce médecin du XVIe siècle proclamant que «l’alcool illumine l’entendement, ressuscite les vieillards, prévient la cécité et dissipe les défaillances du cœur », très simplement, je dirai que si l’alcool, en tous temps, a eu sa place dans la vie humaine, c’est qu’apparemment la nature l’a voulu, et qu’il doit l’y conserver.
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- leur base, et que, trop souvent, on charge de tant de péchés, quelques brèves réflexions.
- Qu’est-ce donc que l’alcool ? Sans remonter, n’ayez crainte, à l’antiquité, sinon pour rappeler que l’on y buvait tout comme maintenant, puisque Bacchus
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- Il le doit, car comment ne pas reconnaître, de bonne foi, que l’alcool est un stimulant, et que, grâce à lui, la digestion s’active, la sécrétion des glandes salivaires, gastriques et autres, s’opérant mieux; que son action diurétique est certaine; que, pris sagement, il constitue un tonique que la
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- Le stand de la Vieille Cure.
- médecine elle-même emploie souvent, et que, pour tous les individus ayant un travail pénible à accomplir, ou un climat rude à supporter, il est le réconfortant qui vient, à propos, soutenir leurs forces ?
- Et n’est-il point souvent aussi, par voie de conséquence, et puisqu’il est susceptible d’augmenter nos forces physiques, un excellent agent moral, l’adjuvant qui sait, aux heures tristes, rendre de son courage à l’homme et lui donner, comme on dit, du cœur au ventre ? Ce qu’on appelle, familièrement, la vieille gaieté française, n’est-ce point, tout de même, quelque chose de sain et de vivant, et qu’il faut maintenir ?
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- Or, croyez bien que le petit coup de fouet de l’alcool, l’aimable et légère excitation de nos liqueurs, feront toujours plus dans cette voie que l’insipidité de cette eau claire à qui, au récent dire de plusieurs savants, nous serions
- surtout redevables de l’appendicite !
- Mais, dira-t-on, il y a l’abus. Assurément, et c’est lui qui gâte tout. Uti, nec abruti, comme a dit un spirituel pubHciste. En matière d’alcool comme en toute autre, l’excès est un défaut ; mais, qu’y pouvons-nous ! Et, aussi bien, pour combattre ce qu’on appelle couramment les méfaits de l’alcoolisme, ne se trouve-t-il pas mille moyens, dont on use peu ou pas du tout ?
- Il y a une loi sur l’ivresse : que ne l’applique-t-on pas plus résolument ? Il existe une législation sur les fraudes: que les tribunaux, lorsque nous, les négociants honnêtes, leur demandons de sévir contre les marchands de boissons frelatées, l’utilisent avec moins d’indulgence ! Si même notre Chambre des députés veut suivre le Sénat dans son vote du projet relatif à la limitation du nombre des débits, beaucoup d’entre nous n’y sont point si hostiles. Qu’on ose enfin toucher à cet intangible privilège des bouilleurs de cru, dont l’étrange maintien ne nuit pas moins au Trésor qu’à la santé publique, et, certes, ce sera mieux encore !
- Nous demandons, en attendant, que ce métier de la distillation, qui est le nôtre, — cet art même, car c’en est un, — source de richesses pour l’État et d’agrément pour le public, et qu’on est très heureux de retrouver aux Expositions, ne se voie plus à chaque législature, et même à chaque budget, en proie à un régime indéfini de surtaxes sous lequel finirait par ployer, qu’on me passe le mot, la pauvre vache à lait.
- J’ajoute que, sur ce point, et une telle constatation vaut la peine d’être notée, il advient que nous nous trouvons d’accord avec nos adversaires eux-mêmes. C’est ainsi que, dans le livre intitulé l'Alcool (i), de M. Louis Jacquet^
- Le stand de la Menthe Mitcham.
- (i) L'Alcool, par Louis Jacquet,Paris 1912, Masson et Cie, éditeurs.
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- un ouvrage de caractère encyclopédique,utile à posséder dansnos bibliothèques, et dont la préface, où il ne nous épargne guère, est de M. Clemenceau, ce dernier reconnaît que l’élévation de l’impôt sur l’alcool est une mesure dont l’efficacité, contestable, n’est point sans contre-partie. Car, dit-il, si elle pouvait
- L’entrée de la Grande Distillerie delà “ Basilic-Liquor ”, à Lourdes.
- réussir à restreindre la consommation, ce serait au détriment du budget. On rencontre donc assez promptement une limite de taxation qu’il est impossible d’éviter.
- Cette limite, nous estimons qu’elle est atteinte à l’heure actuelle, et il m’a semblé qu’il n’était point inutile de le redire ici, au nom de la Classe 61.
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- Le pavillon du Byrrh, dans les jardins de l’Exposition.
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- CHAPITRE VIII
- TOUJOURS LA CLASSE 61 — LES PARTICIPATIONS BELGE ET ÉTRANGÈRES. — APERÇU DU COMMERCE DES SPIRITUEUX DANS LES PRINCIPAUX PAYS D’EUROPE
- Nous venons de voir quel remarquable effort avait fait l’industrie de la distillation française à l’Exposition de Gand, le nombre et l’importance des maisons qui avaient tenu à y figurer.
- La Belgique ne manqua pas, elle aussi, d’apporter à la Classe 61 une brillante participation, que nous allons examiner. Mais il n’en fut malheureusement pas de même des nations étrangères, qui ne nous offrirent qu’un concours vraiment insuffisant à tous égards.
- Pareille chose s’était déjà produite à Turin, et notre collègue, M. Bardinet, en fit la remarque dans son rapport. Nous ne pouvons que renouveler pour Gand les regrets qu’il exprima alors, et qui seraient encore plus justifiés cette fois. Regrets à coup sûr désintéressés, puisqu’en définitive, dans ce marché belge si ouvert et si fécond, c’est encore aux distillateurs français qu’une telle abstention profitera.
- La participation belge, et cela se conçoit, fut, en revanche, digne de ce pays et digne de notre Classe. Elle comptait 56 exposants, dont les produits furent très appréciés, et obtint 21 grands prix, 10 diplômes d’honneur, 5 médailles d’or, etc. ; en tout 45 récompenses, chiffre respectable, et qui fait grand honneur à la Collectivité des Distillateurs-Liquoristes de Belgique.
- Cette Collectivité avait fait une luxueuse installation. Ainsi que l’a constaté la Revue vinicole belge, de notre excellent ami, M. Carie, elle avait fort grand air, avec ses étagères en chêne sculpté, ses appareils distillatoires et rectificateurs, et son comptoir de vente d’échantillons, qui attirait et séduisait par ses innombrables flacons, coquettement habillés. On en trouvera dans ces pages une reproduction photographique.
- A citer, parmi les exposants, la Maison SCHALTIN et son ÉLIXIR DE SPA, dont la réputation n’est plus à faire ; la Maison MARCETTE, également de Spa, et dont le sympathique chef fut rapporteur de la Classe 61 à l’Exposition de Bruxelles; la Maison ROSSAERT Frères, de Willebrock, ce qui me permet de saluer également ici mon collègue Henri Rossaert, rapporteur de la même Classe à Gand ; les Maisons DE BEUCKELAER, J. NEEFS, et
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- MASQUELIER, d’Anvers; NANDRIN, de Liège; FOVEL, DELHAIZE Frères et Adolphe DELHAIZE, de Bruxelles; NOTERMANS, de Hasselt, et bien d’autres encore, dont nous retrouverons les noms à la liste des récompenses.
- C’est le moment d’examiner ici, au moins sommairement, l’état des relations commerciales existant entre la France, la Belgique et les principaux pays, tout au moins ceux d’Europe, au point de vue de l’industrie qui nous est propre. Nos renseignements sont puisés aux meilleures sources, notamment le très complet ouvrage de M. L. Jacquet, déjà cité plus haut, et le rapport présenté par M. Chapsal, notre ancien et éminent commissaire général à Bruxelles, au nom de la Commission permanente des valeurs de douane.
- ALLEMAGNE. — L’Allemagne est surtout grande productrice d’alcool d’industrie, qu’elle emploie pour la majeure partie dans la fabrication de son eau-de-vie commune, le fameux SCHNAPS, et de ses KIRSCHS.
- Elle distille aussi, mais en moindre quantité, de l’alcool de vin, grâce auquel nos bons voisins font une autre eau-de-vie que la loi germanique, malgré les protestations du commerce français, les a autorisés à dénommer officiellement KOGNACK.
- Les droits d’entrée frappant les spiritueux en Allemagne ont été augmentés à diverses reprises, notamment en 1900 et en 1909. On peut dire qu’ils sont à l’heure actuelle presque prohibitifs.
- ANGLETERRE. — Tout le monde sait que les principaux spiritueux produits par ce pays sont le célèbre WHISKY, qui provient du malt d’orge, et le GIN, issu du seigle ou de l’avoine, et additionné, plus ou moins, de baies de genièvre. La consommation de l’un et de l’autre est formidable.
- Toutefois, sous la poussée des tempérants, qui forment dans le Royaume-Uni une armée très remuante, cette consommation a accusé une baisse sensible depuis quelques années, surtout depuis 1910, où une loi, qui fit grand bruit, éleva la surtaxe sur les spiritueux. Elle présentait ceci de particulier que l’alcool indigène y était presque aussi durement frappé que l’alcool étranger.
- Il en résulte que, si les tarifs anglais sont fort élevés, ils n’ont point à l’égard de nos produits à nous un caractère prohibitif.
- ITALIE. — La fabrication des liqueurs et apéritifs tend à se développer dans ce pays.
- On connaît notamment ses vermouths et aussi ses amers, parmi lesquels le FERNET-BRANCA, d’un goût spécial, a cependant une renommée universelle.
- Il s’y produit également, comme en Allemagne, du pseudo-cognac, qui se vend et s’exporte de même, naturellement, sous le nom de « cognac » !
- Nous ne pouvons analyser ici la législation italienne relative au régime de l’alcool, encore qu’elle soit très intéressante. Disons seulement qu’elle
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- tend surtout à encourager la culture de la vigne, — car l’Italie vient au deuxième rang, c’est-à-dire immédiatement après la France, dans l’industrie vinicole, — et que ce régime comporte, en outre, une mesure qu’en France nous ne cessons d’appeler de tous nos vœux : la suppression complète du privilège des bouilleurs de cru.
- Le Jury international des Classes 56, 57, 58, 59, 60, 61 et 62.
- RUSSIE. —C’est encore l’alcool industriel, extrait des grains, des mélasses ou de la pomme de terre, qui forme pour la plus grande part la production de cet État.
- La fabrication en est réglementée. Il sert à produire des spiritueux spéciaux, comme le VODKA, ou des liqueurs dont une, le KUMMEL, est bien connue.
- Les tarifs douaniers russes sont des plus rigoureux, et, par surcroît, la généralité des acheteurs paye mal. C’est dire que, malgré l’alliance, les affaires ne sont pas commodes dans ce pays, pourtant grand consommateur d’alcool.
- PAYS-BAS. — Voici, à coup sûr, le seul pays où les liqueurs françaises puissent rencontrer de véritables et sérieuses rivales. Les fameux curaçaos
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- hollandais, de BOLS ou de WYNAND-FOCKING, ont une réputation universelle.
- D’autres boissons, comme le CACAO, l’ADVOCAAT, et aussi certains BITTERS, sont également bien connues.
- Les droits de douane, qui ont été révisés en 1907, et les droits d’accise eux-mêmes, sont fort élevés, et on ne peut en conséquence compter les Pays-Bas au nombre des pays où l’écoulement des produits de la distillation française se fait relativement bien.
- SUISSE. —On sait que le monopole de l’alcool fonctionne dans la Confédération helvétique, mais avec des restrictions assez singulières, puisqu’une bonne part de l’alcool indigène lui échappe, et n’est d’ailleurs soumis à aucun impôt. C’est, comme le dit M. Jacquet, le privilège des bouilleurs de cru dans toute sa splendeur.
- On n’ignore pas non plus que l’absinthe a été supprimée dans ce pays, comme elle l’a été en Belgique. Pour boucher le trou creusé dans le budget par cette suppression, et par les indemnités auxquelles elle donna lieu, un relèvement des droits de douane fut édicté, qui pèse encore sur notre exportation.
- J’arrête ici, forcé que je suis de l’écourter, cette trop rapide revue, et vais m’étendre, ainsi qu’il convient, plus longuement sur la Belgique, en lui consacrant, dans son entier, le chapitre qui va suivre.
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- CHAPITRE IX
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- DES RELATIONS COMMERCIALES ENTRE LA FRANCE ET LA BELGIQUE AU POINT DE VUE DE L’INDUSTRIE DE LA DISTILLATION QUELQUES MOYENS DE LES AMÉLIORER
- On sait que, malgré sa petitesse numérique, c’est la Belgique qui vient au second rang de nos acheteurs, après l’Angleterre et avant l’Allemagne. L’importation dans ce pays de nos spiritueux de toute sorte figure pour une bonne part dans ce résultat.
- «wj Cela tient à ce que les produits de la distillation française sont en grand honneur chez nos amis, et que nos méthodes de fabrication y prédominent. Plusieurs de nos maisons, et de grande importance, Cusenier, Cointreau,
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- L’Exposition de la Collectivité des distillateurs belges.
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- Picon, etc., etc., ont d’ailleurs installé en Belgique des succursales puisr santés, et par lesquelles s’est encore étendue notre influence.
- Celle-ci n’a d’ailleurs pas eu pour unique résultat de produire une augmentation considérable dans la vente, en Belgique, de nos liqueurs et spiritueux français. On peut dire qu’elle a, pour beaucoup, contribué à créer la liquoristerie belge, qui, en fait, n’existait guère il y a une quarantaine d’années.
- Certes, de vieilles maisons distillaient déjà chez nos voisins, notamment à Hasselt, mais elles s’occupaient exclusivement de la production du genièvre par les procédés anciens, dits « vieux système ». De même, dans les vieilles artères de Bruxelles, des liquoristes vendaient sur le comptoir des composés non sans mérite, comme cet établissement qui portait l’enseigne macabre : A la mort subite, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir bonne renommée et clientèle nombreuse. Et à Anvers, à Gand même, des distilleries existaient, qui n’ont fait depuis que se développer.
- Mais c’est seulement depuis 1870 que cette industrie a pris dans le pays un réel essor. Car, après les désastres de la guerre, de nombreux Français vinrent se fixer en Belgique, les premiers momentanément, puis d’autres définitivement, et y apportèrent leurs goûts, leurs habitudes, en un mot les mœurs de chez nous.
- C’est ainsi que, peu à peu, les cafés, les restaurants, prirent une allure française, encore que certains établissements de bière affichent encore un décor allemand. Tout naturellement, les boissons elles-mêmes suivirent, les liqueurs de toute sorte, les apéritifs étendus d’eau, forçant ainsi la liquoristerie belge à se transformer, à créer des usines, qui, sous le rapport de l’outillage et de la fabrication, ne laissent maintenant plus rien à désirer.
- Mais, malgré tout cela, il semblerait que les boissons alcooliques doivent, comme dans d’autres pays, l’Allemagne par exemple, rencontrer en Belgique un adversaire naturel, la bière. Il n’en est rien, ainsi que me l’expliquait un jour un homme très renseigné. Écoutons-le :
- « La Belgique produisant peu de vin, la consommation (nous parlons de la consommation populaire) des liquides alcooliques a dû se concentrer sur la bière et les alcools d’industrie. Ainsi, alors qu’en 1831, date de la fondation du royaume, et avec une population de 3500000 habitants, le commerce de la bière, indigène et étrangère, rapportait au Trésor environ 6500000 francs, elle lui rapportait en 1912, avec 7 500 000 habitants, une somme de 22 millions de francs, c’est-à-dire que la consommation avait plus que quadruplé.
- cc Or, si nous prenons l’alcool aux mêmes dates, nous apprendrons qu’en 1831 il enrichit l’État belge d’un peu plus de 3 millions seulement, mais qu’en 1912 il lui donna une recette de plus de 70 millions.
- « C’est-à-dire que la consommation de l’alcool a suivi en Belgique la même trajectoire que celle de la bière, malgré les efforts faits par tous les gouvernements successifs pour favoriser celle-ci au détriment de celui-là.
- « C’est dire aussi que, puisque la consommation de l’alcool suit celle delà
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- RELATIONS COMMERCIALES
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- bière, il sera difficile, sinon impossible, de séparer la législation de ces deux produits, car la balance de l’un, en baissant, fera remonter l’autre. »
- En d’autres termes, ajoutait notre homme, la bière appelle l’alcool pour réchauffer l’estomac et faire diversion aux liquides aqueux. Et il en concluait que l’avenir de la liquoristerie ne pourrait que bénéficier de cette dualité : nous souscrivons, et de tout cœur, à sa prédiction. ^
- Malheureusement, en Belgique comme en France, les relèvements successifs des droits sur l’alcool viennent lourdement peser sur une industrie qui, à coup sûr, ne demande qu’à prospérer.
- Presque coup sur coup, en 1905, en 1906, en 1911, puis, tout récemment, en 1912 (et, cette fois, avec quelle précipitation, on s’en souvient), des aggravations se sont produites, qui n’ont pas été sans causer dans le commerce des spiritueux en Belgique un trouble qui dure encore. Et si, malgré tout, les affaires de la distillation française sont en bonne voie dans ce pays, les circonstances nous font un devoir de ne négliger aucun moyen propre à améliorer encore cette situation.
- La création, par nos grandes maisons françaises, de succursales analogues à celles que nous avons citées plus haut, est, à cet égard, tout à fait à souhaiter.
- Il serait également très utile, à un point de vue plus général, de faire connaître en France les très grands avantages offerts aux voyageurs par les Compagnies de chemins de fer belges, avec leurs abonnements de cinq jours,
- Quelques-uns de nos amis du Jury belge.
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- dix jours, etc. Par contre, je signale en passant l’insuffisance de la ligne entre Dunkerque et Gand, et le vœu, que j’ai entendu souvent émettre dans cette dernière ville, et tendant au rétablissement du train direct qui, pendant l’Exposition, quittait Gand-Saint-Pierre à 5 heures 30 du soir et arrivait à Paris à 10 heures 26.
- Il y aurait encore bien d’autres moyens à envisager pour une plus grande diffusion de nos produits en Belgique. J’indiquerai seulement, pour terminer, le devoir qui s’impose à nous tous de ne livrer, en ce pays ami et sur ce marché exceptionnellement favorable, que des marchandises toujours de premier choix; les avantages d’une publicité large et bien faite, car nulle part celle-ci n’est plus efficace qu’en Belgique ; l’utilité, enfin, de voyages fréquents dans ce vivant et laborieux pays, où nous sommes, au surplus, toujours sûrs de rencontrer chez tous une si cordiale sympathie.
- On trouvera, à la fin de ce rapport, un extrait du tarif des douanes belges concernant les spiritueux, et qui fait ressortir les aggravations résultant de la dernière loi.
- Votée provisoirement le 13 juin 1913, et appliquée le même jour, elle a été définitivement approuvée le 5 septembre suivant.
- Il est d’ailleurs intéressant à noter que, sur le montant total des droits afférents aux articles énumérés au tableau, il est en outre perçu une surtaxe de 4 % sur les alcools étrangers.
- Nous avons cru également intéressant, à la suite de ce tableau, d’en donner un autre relatif à l’exportation de France en Belgique, de 1905 à 1913, de nos divers spiritueux et liqueurs.
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- CHAPITRE X
- INSTALLATION ET OPÉRATIONS DU JURY INTERNATIONAL — CLOTURE DE L’EXPOSITION — LISTE DES RÉCOMPENSES DÉCERNÉES A LA CLASSE 61
- L’installation officielle du Jury international de l’Exposition de Gand, convoqué à cet effet dans la grande salle du palais des fêtes, eut lieu le 30 juin 1913. M. Hubert, ministre de l’Industrie et du Travail de Belgique, présidait l’assemblée. Il ouvrit la séance par un long et très intéressant discours.
- Après quoi M. de Hemptinne, commissaire général du gouvernement belge, précisa excellemment la tâche des jurés, et les invita à commencer leurs travaux ; et, la séance levée, chacune des différentes sections du Jury procéda ensuite à la constitution de son bureau.
- En ce qui concerne la Classe 61, tous les suffrages allèrent, pour la présidence, à notre ami M. Henri Grasset, désigné dès la première heure au choix de ses collègues. Voici d’ailleurs la liste complète du bureau, que nous faisons suivre de celle des jurés, titulaires, suppléants ou experts.
- i° BUREAU DU JURY INTERNATIONAL DE LA CLASSE 61
- Président
- FRANCE .... M. GRASSET (Henri), distillateur à Paris.
- Vice-Présidents
- PAYS-BAS... M. HOOGENWEGEN, de Rotterdam.
- ESPAGNE .. M. MARCELLINO (Arthur), de Haro.
- Rapporteurs
- BELGIQUE .. M. ROSSAERT (Henri), distillateur à Bruxelles.
- FRANCE .... M. PITTIÉ (Victor), de la Maison Picon, à Paris.
- Secrétaire
- FRANCE .... M. COI NTREAU Fils, distillateur à Angers (Maine-et-Loire)
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- BELGIQUE. .
- DANEMARK.
- FRANCE
- ITALIE
- JAPON
- BELGIQUE . . FRANCE
- ITALIE....
- JAPON ....
- PAYS-BAS. . .
- BELGIQUE . .
- 2° JURÉS TITULAIRES
- MM. DANSE (François), à Bruxelles; DELHAIZE (Jules), à Bruxelles ; MARCETTE (Henri), à Spa ; SPRINGUEL (François), à Huy.
- M. SMITH (Julien).
- MM. BERTRAND-TAQUET (Alfred), à Paris; VIOLET (Lambert), à Thuir (Pyrénées-Orientales) ; LAMBERT (Ernest), à Neuilly-sur-Seine; DEBRISE (Louis), à Paris; CUSENIER (Narcisse), à Paris; BARDINET (Édouard), à Caudéran-Bordeaux (Gironde); RICQLÈS (Armand de), à Saint-Ouen (Seine) ; LALOU (René), à Paris; JACMART (Maurice), à Bordeaux (Gironde); BOURCIER (Eugène), à Paris; BARDIN (L.-B.), à Paris ; MANDEIX (André), au Havre (Seine-Inférieure) ; LEJEUNE (Henri), à Paris; PRATS (Jean), à Cette ( Hérault).
- M. SIMON, Pavillon italien, à Gand (Belgique).
- M. COLLIN, Mont-Saint-Amand, à Gand (Belgique).
- 3° JURÉS SUPPLÉANTS
- MM. BLEUNART (Constant), à Mons ; CLAEYS (Alfred), à Gand.
- MM. MOURRE (Simon), à Marseille (Bouches-du-Rhône); CROZATIER, à Bordeaux (Gironde) ; BRUNIER (Alphonse), à Lyon (Rhône) ; VIVARÈS (Honoré-François), à Frontignan (Hérault); RICHARD (Philibert), à Chambéry (Savoie) ; MAUPRIVEZ-LEROY, à Compiègne (Oise); LEFEBVRE (Jacques), à Paris; FREMY Fils, à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire) ; LELASSEUR (Philippe), à Paris; FOURNIER-DEMARS, à Saint-Amand-Montrond (Cher) ; DECHAVANNE (Henri), à Paris.
- M. NAVA (Carlo), à Bruxelles (Belgique).
- M. VAN DEN BERGHE, à Bruxelles (Belgique).
- M. WOUDENBERG (J.), à Zutphen.
- 4° EXPERTS DU JURY
- MM. FOVEL, de Bruxelles ; VAN DEN BERGHE, de Bruxelles.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
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- FRANCE .... MM. CRÉMONT-MOUQUET, à Lille (Nord); RATEAU, (Frédéric), à Nogent-sur-Marne (Seine) ; TROGNEUX (Joseph), à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) ; DIONE (Georges), à Coubert (Seine-et-Marne) ; ROSSIGNOL (Auguste), à Lille (Nord) ; EUZET (Joseph), à Cette (Hérault).
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- Le bureau ainsi constitué, il n’y avait plus qu’à se mettre au travail, et dès le lendemain, Ier juillet, l’on se rendit en groupe à la Classe 61, où tout
- Le Jury international de la Classe 61.
- avait été disposé au mieux pour procéder à la dégustation des nombreux produits exposés.
- Nous pouvons en convenir, une pareille tâche est particulièrement délicate. Même pour un homme du métier, il y a, en matière de dégustation, mille difficultés d’appréciation. Mais elles ne sont jamais insolubles, si d abord, comme ce fut naturellement le cas ici, l’on déploie le zèle et 1 on s inspire de l’impartialité voulus, et si, ensuite, l’on divise opportunément le travail en répartissant les jurés en un nombre suffisant de sections.
- C’est ce qui se pratique habituellement dans notre Classe, et ce qui fut
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- fait aussi à Gand. Voici, à titre documentaire, la composition des différentes sections qui eurent à se partager les travaux de dégustation, et qui étaient composées de neuf à dix membres chacune.
- PREMIÈRE COMMISSION
- Président .............. MM. BARDIN (France).
- Secrétaire ............. VAN DE N BERGHE (Japon).
- Membres................. SIMON (Italie) ; LAMBERT (France) ;
- CROZATIER (France); LALOU (France); EUZET (France); BRUNIER (France); DELHAIZE (Belgique).
- DEUXIÈME COMMISSION
- Président ........ MM. DANSE (Belgique).
- Secrétaire ....... P RATS (France).
- Membres........... MARCELLINO (Espagne) ; FOVEL (Bel-
- gique) ; DE RICQLÈS (France) ; DECHA-VANNE (France) ; DEBRISE (France) ; FOURNIER-DEMARS (France) ; MAU-PRIVEZ-LEROY (France) ; WOUDEN-BERG (Pays-Bas).
- TROISIÈME COMMISSION
- Président .......... MM. HOOGENWEGEN (Pays-Bas).
- Secrétaire ......... RATEAU (France).
- Membres............. SPRINGUEL (Belgique); CLAEYS (Belgi-
- que) ; MANDEIX (France) ; ROSSIGNOL (France); LEFEBVRE (France); RICHARD (France); CUSENIER (Narcisse) (France); FREMY (France).
- QUATRIÈME COMMISSION
- Président ........... MM. BLEU NARD (Belgique).
- Secrétaire .......... LEFEBVRE (France).
- Membres.............. NAVA (Italie) ; COLLIN (Japon) ;
- MOURRE (France); CRÉMONT-MOU-QUET (France); BARDINET (France); LEJEUNE (France); TROGNEUX (France).
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- CINQUIÈME COMMISSION
- Président ............ MM. MARCETTE (Belgique).
- Secrétaire ........... DIONE (Georges) (France).
- Membres............... SMITH (J.) (Danemark) ; WOUDENBERG
- (Hollande); LELASSEUR (France); VIOLET (Lambert) (France) ; VIVARÈS (France) ; JACMART (France) ; BOUR-CIER (France).
- On peut voir, d’après cette liste, que ni le président, ni les membres du bureau, ne figuraient dans les sections. Leur tâche consistait a pointer minutieusement les votes, à centraliser et à totaliser les résultats fournis par chaque section, et à en contrôler la légitimité au point de vue des principes generaux posés par les règlements. Il faut croire, et nous le notons ici avec satisfaction que le travail fut consciencieusement fait, puisque toutes les decisions du Jury furent ratifiées — à part quatre, qui, d’ailleurs, avaient été laissées en suspens - par le Jury de Groupe d’abord, et, en dernier ressort, par le Jury
- supérieur. . ,
- On trouvera, à la fin de ce chapitre, la liste des récompenses ainsi décernées à la Classe 61, liste dans laquelle, nous l’avons dit plus haut, la distilla-tion française figure magnifiquement.
- *
- * *
- Mais tout a une fin, même les plus belles expositions, et c est le 28 octobre suivant que devait se clôturer, au moins officiellement, la grande manifestation industrielle et commerciale de Gand, en cette admirable fête de la distribution des récompenses, à laquelle beaucoup d'entre nous eurent la joie
- patriotique d’assister. _
- La cérémonie était fixée à 2 heures, au Grand Palais des Fetes, mais,
- dès midi, un grand mouvement s’était produit à l’Exposition, et, peu a peu, à l’intérieur de l’énorme hall où 17000 chaises avaient été placées, ce fu une foule enthousiaste qui se pressa, plus dense encore qu’au jour de înau-
- ^^Lrcérémonie, présidée par S. M. le roi des Belges, dont l’arrivée fut saluée par d’unanimes et respectueuses acclamations, et à aque e prenai part M. le ministre du Commerce et de l’Industrie de France, entoure de tous les organisateurs de la Section française, fut une glorieuse apothéose de la grande World’s Fair qui venait, six mois durant, de jeter un us re nouveau
- sur les Flandres et sur leur capitale.
- Mais elle fut aussi, nous l’avons dit, une chaleureuse manifestation en faveur de la France, qui s’affirma avec un éclat particulier lorsque M. Pierre
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- Marraud, au milieu de la salle tout entière levée, vint recevoir, des mains du roi, le diplôme spécial attribué à chacun des commissaires généraux.
- Voici maintenant la liste des récompenses attribuées à notre Classe. Nous la faisons précéder du rapport adressé par M. Marraud à M. le ministre du Commerce, de l’Industrie, des Postes et Télégraphes de France, et inséré au Journal officiel du 4 décembre 1913.
- JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- Annexe. — 4 Décembre 1913.
- Ministère du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes.
- EXPOSITION UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE DE GAND (1913)
- RAPPORT
- Au ministre du Commerce, de VIndustrie, des
- Télégraphes
- La distribution solennelle des récompenses de l’Exposition universelle et internationale de Gand a eu lieu le 27 octobre courant.
- Vous avez bien voulu honorer cette cérémonie de votre présence et visiter pour la troisième fois notre exposition, donnant ainsi aux organisateurs et aux exposants de la Section française un nouveau et précieux témoignage de l’intérêt si grand et si personnel que vous n’avez cessé de marquer à l’œuvre que nous avons accomplie.
- Permettez-moi tout d’abord de vous adresser en mon nom et au nom de tous ceux qui ont coopéré à la participation française les plus sincères remerciements.
- Vous avez pu vous rendre compte de la place particulièrement importante, je puis dire prépondérante, que cette participation a tenue dans l’ensemble de l’Exposition, de la variété des produits exposés se rapportant à toutes les branches de l’activité industrielle et commerciale, de la supériorité presque toujours incontestée de ces produits. Je ne m’étendrai donc pas ici sur ces sujets.
- Mais j’ai le grand honneur de porter à votre connaissance la liste officielle des récompenses décernées aux exposants de la Section française.
- Notre participation a compris 6 518 exposants à titre individuel en comptant les collectivités pour une seule unité, et 10562, si l’on fait état des diverses expositions particulières composant les collectivités. Parmi ces exposants, 1 168 ont été hors concours, comme membres du jury, comme experts appelés par le jury, etc... Les autres ont obtenu 1 805 diplômes de grand prix, 717 diplômes d’honneur, 978 médailles d’or, 614 médailles d’argent, 434 médailles de bronze, 89 mentions honorables, soit en tout 4 637 récompenses.
- Je dois ajouter que tous nos artistes dont les expositions, tant au palais des Beaux-Arts que dans celui du Château-d’Eau, ont été très admirées, se trouvaient hors concours en vertu d’une décision du gouvernement, et, par conséquent, ne participaient pas aux récompenses. Il en était de même pour les merveilles accumulées par la Ville de Paris dans son magnifique pavillon.
- Les résultats obtenus démontrent donc à eux seuls et la grandeur de l’effort accompli par nos exposants dans leur superbe et harmonieux élan et le succès si brillant dont cet effort a été justement récompensé.
- Veuillez agréer, monsieur le ministre, l’assurance de mon respectueux dévouement.
- Le Commissaire général du Gouvernement français,
- Pierre MARRAUD.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
- 89
- TABLEAU RÉCAPITULATIF INDIQUANT LE NOMBRE D’EXPOSANTS DES DIFFÉRENTES NATIONS REPRÉSENTÉES DANS LA CLASSE 61 ET LES RÉCOMPENSES OBTENUES
- NATIONS TOTAUX DES EXPOSANTS HORS CONCOURS RÉCOMPENSES EXPOSANTS EN COLLECTIVITÉ
- o> O * S5 a C PS O DIPLOMES d’honneur | MÉDAILLES d’or MÉDAILLES ' d’argent | MÉDAILLES DE BRONZE MENTIONS HONORABLES TOTAUX DES RÉCOMPENSES
- Allemagne .... 1 I 1
- Belgique 97 II 21 10 5 3 4 2 45 4T
- Danemark .... 2 I I 1
- Espagne 3 I I I 2
- États-Unis .... 5 3 2 5
- France 264 34 37 20 12 I 2 3 3 87 143
- Italie 7 4 i I I 3
- Pays-Bas 3 a I 1
- Roumanie .... 1 i
- Tunisie 10 i i I 2 y 2 9
- Japon 3 2 i 1
- Totaux. 396 57 é3 34 23 21 9 5 155 184
- Liste générale des Récompenses aux Exposants français
- de la Classe 61
- 37 DIPLOMES DE GRAND PRIX
- AYMARD Fils (J.), à Lyon-Saint-Clair. BESSIÈRE (Georges), à Paris.
- BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay. BONNYAUD Frères, à Montrouge (Seine). BOVERAT (Maurice), à Paris.
- BRUGEROLLE (Léopold), à Matha.
- CARLES (Édouard), à Narbonne.
- CHASTE NET Frères, à Périgueux.
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- GROUPE X. — CLASSE 61
- CHATEL (Edmond) et Cie, Le Havre. CLACQUESIN (Vve Paul), à Paris.
- COLIN et Cie, à Bordeaux.
- COLLECTIVITÉ DES ALCOOLS ET LIQUEURS,
- en participation :
- ALBRECHT et Cie, Paris.
- AYMARD (J.) fils, Lyon-Saint-Clair (Rhône).
- BACOT (Pierre-Émile), Toulouse.
- BAGÈS (Léonce), Brioude (Haute-Loire).
- BARDINET (les Fils de P.), Bordeaux.
- BARDIN et PÉRARD, Paris.
- BERNARD (A.) fils, Les Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme).
- BERTRAND-TAQUET (Alfred), Paris.
- BESSIÈRE (Georges), Paris.
- BLANC (Raymond), Bordeaux.
- BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay (Haute-Loire).
- BONNYAUD frères, Montrouge (Seine).
- BOUFFET (Gustave), Verberie (Oise).
- BOULANGER et fils, Pantin (Seine).
- BOVERAT (Maurice), Paris.
- BOURCIER frères et Cie, Paris.
- -BRESSON (Abel), Fougerolles (Haute-Saône).
- BREST (Henri), La Bouilladise (Bouches-du-Rhône).
- BRUGEROLLE (Léopold), Matha, près Cognac.
- BRUNIER (Michel) et frères, Lyon.
- BRUNON-CHAUVET (J.-B.), Saint-Etienne.
- BURGEAT (Léonce) fils, Saint-Dizier ( Haute-Marne).
- BUTEAU (Alexandre), Les Bourdelins (Cher).
- CARLES (Édouard), Narbonne.
- CAZALIS et PRATS, Cette.
- CHAPPAZ et Cie, Béziers.
- CHASTENET frères, Périgueux.
- CHATEL (Edmond) et Cie, Paris et Le
- t Havre.
- CHATELAINE frères, Aubervilliers ( Seine).
- CHERBLANC (J.-P.), Sainte-Foy-l’Ar-gentière (Rhône).
- CLACQUESIN (Mme Vve Paul), Paris.
- COINTREAU père et fils, Angers.
- COLIN et Cie, Bordeaux.
- COULON (Anatole) et COMÈRE-CAILLE, Bordeaux.
- COULON (Ch.) et frères, Le Havre.
- CRÈMONT-MOUQUET (F.), Lille.
- CROZET frères, Thizy (Rhône).
- CROZET (les fils de Pierre), Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire).
- CRUCIFIX (Georges), Paris.
- CUSENIER (Société anonyme de la Grande Distillerie), Paris.
- DEBRISE (Louis), Paris.
- DECHAVANNE (J.) frères, La Plaine-Saint-Denis (Seine).
- DELVAUX (Alphonse), Neuilly-sur-Seine.
- DENERY (Joseph), Cannes.
- DESGROUX-CHARNA Y, Montrouge (Seine).
- DI O NE (Georges), Coubert (Seine-et-Marne).
- DONIZEAU (Louis), Charenton (Seine).
- DORSEMAINE (E.), Montfort-l’Amaury (Seine-et-Oise).
- DORVAL-FOUCHIER (Maison Frédéric Fouchier et Cie), Jarnac (Charente).
- DRUET (Louis), Houilles (Seine-et-Oise).
- DUBONNET et Cie, Paris.
- ENTREPOTS DUBUFFET (Société anonyme), Le Havre.
- EUZET (Joseph), Cette.
- FAUCHER (B.) et fils, Limoges.
- FOUREY (Paul), Nangis (Seine-et-Marne).
- FOURNIER-DEMARS, Saint-Amand (Cher).
- FRANC (P.), Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).
- FREMY fils, Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire).
- FRI TSC H-DU VAL et Cie, Le Bouscat ( Gironde).
- GALLEUX (R.), Cires-les-Mello (Oise).
- GIRARD (Arthur), Savigny-lès-Beaune (Côte-d’Or).
- GRIZARD (Hubert), Paris.
- GUY-GRASSET et Cie, Paris.
- HUBIDOS (J.), Cette.
- HURARD (Société du Rhum), Paris et Le Havre.
- JALLON (J.-B.), Saint-Étienne.
- JINOT (Joannès), Saint-Étienne.
- JOANNE (Edmond), Paris.
- JOUGOUNOUX (Jules), Charenton (Seine).
- LABBE-DEWAILLY, Canteleu-Lam-bersart (Nord).
- LABOUNOUX (Jean-Alfred), Montai-gnac (Corrèze).
- LAGNIER (René), Cannes.
- LAMBERT (Ernest) et Cie, Neuilly-sur-Seine.
- LAPOUGE (Émile-Pierre) fils, Sarlat (Dordogne).
- LE BIGOT-RUAULT et fils, Mantilly (Orne).
- LECURU (Henri), Clichy-la-Garenne (Seine).
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
- LEGOUEY, DELBERGUE et Cie, Paris.
- LEGRAS (Lucien) et Cie, Versailles.
- LEHARLE (Georges) et LAURENT (Emile), Boulogne-sur-Seine.
- LEJEUNE (Louis-Henri), Malakoff (Seine).
- LEJEUNE (Louis-Ulysse), Montrouge (Seine).
- LELASSEUR (Philippe), Paris.
- LIGNIER (Edmond), Paris.
- LOISEAU et AUBOURG (H.), Le Havre.
- LOISON (René), Valenciennes (Nord).
- MAHIEU (Aristide), Béthune (Pas-de-Calais).
- MANDEIX (André), Le Havre.
- MARCELLIN-GUILLON, Romilly-sur-Seine (Aube).
- MARIE-AUGUSTIN, Avignon.
- MARIE-BRIZARD et ROGER, Bordeaux.
- MAUPRIVEZ-LEROY (Octave), Com-piègne.
- MAURY (O.) et Cie, Bordeaux.
- MENARD (Alfred), Crèvecœur-le-Grand ( Oise).
- MERCIER (Pierre-Henri-Georges), Fé-camp.
- MERCIER (Veuve), Boulogne-sur-Seine.
- MITANCHET (Établissements H.), Lyon.
- MONTRÉ et Cie, Bordeaux.
- MOUCHOTTE frères, Saint-Mandé (Seine).
- MOUDOUX (Camille) et fils, Cholet (Maine-et-Loire).
- MOUREAUX et DRAMARD, Pantin (Seine).
- MOUREAUX (F.), PORTE (H.) et Cie, Alfort (Seine).
- MOURRE (Simon) et BERLIOUX (L.), Marseille.
- NO VIO N (Henri), Asnières (Seine).
- NUGUE-RICHARD et Cie, Béziers.
- OMNÈS (Laurent), Le Havre.
- PAGÈS-RIBEYRE (Victor), Le Puy.
- PÉNAVAIRE (Germain), Dijon.
- PÉRAIRE et Cie, Libourne (Gironde).
- PERREIN frères (Georges et Raoul), La Réole (Gironde).
- PEUREUX (les fils d’Auguste), Fougerolles (Haute-Saône).
- PEYRET frères, Lyon.
- PHILIPPE-THIRION, Paris.
- PICAURON (Rodolphe), Burie (Charente-Inférieure).
- PICON et Cie, Levallois-Perret (Seine).
- PILLET, BRETON et BOUTROY, Paris.
- PINCHON-DEAUCOUSIN (Veuve), à Rouen.
- QUENOT (Henri), Dijon.
- QUERHOENT (Joseph de), Le Havre.
- RATEAU (Frédéric), Nogent-sur-Marne.
- RAYMOND (Cyprien), Limoges.
- RÉGURON (Arthur) fils, Brest.
- REMY et Cie, Créteil (Seine).
- REQUIER (E.), Périgueux.
- RICHARD (Ph.) fils, Chambéry.
- RICQLÈS (de) et Cie, Saint-Ouen (Seine).
- ROSSIGNOL-LEFEBVRE fils, Lille.
- ROUBAUD (Louis), Marseille.
- ROUSSEAU (Henry), Saint-Quentin.
- SAINT-RAPHAEL (Société), Paris.
- SAUVAGE (Édouard), Lille.
- SECRESTAT aîné (les héritiers de J.-Hre), Bordeaux.
- SOCIÉTÉ ANONYME de la Distillerie de la Liqueur de Mandarine de Bougie, Alger.
- SOCIETE ANONYME de la Genièvrerie de Sainte-Hélène, Saint-André-lez-Lille.
- SOLÈRES, Paris.
- TAILLAN et Cie, Cette.
- TALABARD (Eugène), Saint-Denis (Seine).
- THIBAULT frères, Palaiseau (Seine-et-Oise).
- TROGNEUX (Joseph), Boulogne-sur-Mer.
- VALENTIN (Émile), Le Havre.
- VAN HOUTTE (R.), Somain (Nord).
- VIEILLE CURE DE CENON (Société anonyme de la), Cenon-Bordeaux (Gironde) .
- VIOLET (Lambert), Thuir (Pyrénées-Orientales).
- VIVARÈS JEUNE, Frontignan.
- COULON (Anatole) et COMÈRE-CAILLE, Bordeaux. COULON (Charles) et FRÈRES, Le Havre.
- CROZET Frères, Thizy (Rhône).
- DELVAUX (Alphonse), Neuilly-sur-Seine. DESGROUX-CHARNAY, Montrouge (Seine). ENTREPOTS DUBUFFET (Société anonyme), Le Havre. FOUREY (Paul), Nangis (Seine-et-Marne).
- GIRARD (Arthur), Savigny-lès-Beaune (Côte-d’Or). JOANNE (Edmond), Paris.
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- 92
- GROUPE X. — CLASSE 61
- L AG NIER (René), Cannes.
- LEHARLE (Georges) et LAURENT (Émile), Boulogne-sur-Seine. LEJEUNE (Louis-Ulysse), Montrouge (Seine).
- MERCIER (Pierre), Fécamp.
- MOUCHOTTE Frères, Saint-Mandé (Seine).
- MOUREAUX et DRAMARD, Pantin (Seine).
- MOURREAUX (F.), PORTE (H.) et Cie, Alfort (Seine). PAGÈS-RIBEYRE (Victor), Le Puy (Haute-Loire).
- PEUREUX (Auguste), Fougerolles (Haute-Saône).
- PEYRET Frères, Lyon.
- QUENOT (Henri), Dijon.
- QUERHOENT (Joseph de), Le Havre.
- REQUIER, Périgueux.
- ROUBAUD (Louis-Émile-Henri), Marseille.
- SOL ÈRES, Paris.
- TALABARD (Eugène), Saint-Denis (Seine).
- 20 DIPLOMES D’HONNEUR
- BACOT (Pierre-Émile), Toulouse.
- BLANC (Raymond), Bordeaux.
- BOULANGER et Fils, Pantin (Seine).
- BRUNON-CHAUVET, Saint-Étienne.
- BURGEAT (Léonce), Saint-Dizier (Haute-Marne).
- CHAPPAS et Cie, Béziers.
- CHATELAINE Frères, Aubervilliers (Seine).
- CHERBLANC (J.-P.), Saint-Foy-l’Argentière (Rhône). DORSEMAINE (Frédéric-Eugène), Montfort-l’Amaury (Seine-et-Oise).
- DRUET (Louis), Houilles (Seine-et-Oise).
- FRANC (Pierre), Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).
- GRIZARD (Hubert), Paris.
- HUBIDOS (J.), Cette.
- JALLON (J.-B.-J.), Saint-Étienne.
- JOUGOUNOUX (Jules), Charenton (Seine).
- LE BIGOT-RUAULT (H.) et Fils, Mantilly (Orne).
- MONTRÉ et Cie, Bordeaux.
- NUGUE-RICHARD et Cie, Béziers.
- TAILLAN et Cie, Cette.
- VIEILLE CURE DE CENON (Société anonyme), Cenon, près Bordeaux.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
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- 12 DIPLOMES DE MÉDAILLE D’OR
- ALBRECHT et Cie, Paris.
- BRESSON (Abel), Fougerolles (Haute-Saône).
- BUTEAU (Alexandre), Les Bourdelins (Cher).
- JINOT (Joannès), Saint-Étienne.
- MITANCHET (ÉTABLISSEMENTS H.), Lyon.
- CRUCIFIX (Georges), Paris.
- DÉNERY (Joseph), Cannes.
- HURARD (SOCIÉTÉ DU RHUM), Paris-Le Havre. PÉNAVAIRE (Germain), Dijon.
- PERREIN Frères (Georges et Raoul), La Réole (Gironde). VALENTIN (Émile), Le Havre.
- LEJEUNE (Louis-Henri), Malakoff (Seine).
- 12 DIPLOMES DE MÉDAILLE D’ARGENT
- BAGÈS (Léonce), Brioude (Haute-Loire).
- BERNARD (A.) Fils, Les Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme). BOUFFET (Gustave), Verberie (Oise).
- CHAUVET et Cie, Paris.
- FAUCHER (B.) et Fils, Limoges.
- LECURU (Henri), Clichy-la-Garenne (Seine).
- LOISEAU (A.) et AUBOURG (H.), Le Havre.
- LOISON (René), Valenciennes (Nord).
- MARIE-AUGUSTIN, Avignon.
- MAURY (O.) et Cie, Bordeaux.
- MOUDOUX (Camille) et Fils, Cholet (Maine-et-Loire).
- PÉRAIRE et Cie, Libourne (Gironde).
- 3 DIPLOMES DE MÉDAILLE DE BRONZE
- BREST (Henri), La Bouilladisse (Bouches-du-Rhône).
- CROZET (les Fils de Pierre), Romanèche-Thorins (Saône-et-Loire). DORVAL-FOUCHIER, Jarnac (Charente).
- 3 DIPLOMES DE MENTION HONORABLE
- MAHIEU (Aristide-Henri), Béthune (Pas-de-Calais).
- MÉNARD (Alfred), Crèvecceur-le-Grand (Oise).
- NOVION (Henri-Eugène), Asnières (Seine).
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- 94
- GROUPE X. — CLASSE 61
- BELGIQUE
- HORS CONCOURS, SUR DEMANDE
- DE BEUKELAER............................. Anvers.
- SIMON et Fils............................ Bruxelles.
- GRANDS PRIX
- BAL et Cie............................... Anvers.
- BRIAS et Cie............................ Bruxelles.
- COUM A NS-DANIELS........................ Liège.
- DELHAIZE (Adolphe et Cie) ............... Bruxelles.
- MASQUELIER (E.) (Boonekamp) ............. Borgherhout.
- GILLAIN (Lucien) ........................ Joncret.
- GOYENS DE HEUSCH......................... Ixelles.
- NANDRIN (F.) ............................ Liège.
- NEEFS (Jacques) ......................... Anvers.
- NOTERMANS (Joseph) ...................... Hasselt.
- RICHARD (P.) ............................ Bruxelles.
- RUTTEN (Charles) ........................ Liège.
- SCHALTIN et Cie ......................... Spa.
- SOCIÉTÉ ANONYME L’USINE “ LE LION
- D’OR”................................ Alost.
- SOCIÉTÉ EN COMMANDITE SIMPLE DUMONT
- Frères............................... Chassart.
- WITTOUCK (Félix)......................... Leeuw-Saint-Pierre.
- VAN DER SCHRICK Frères................... Bruxelles.
- VAN HOORBECK Frères...................... Ecloo.
- VAN HOORBECK (G.)........................ Gand.
- COLLECTIVITÉ DE LA DISTILLERIE INDUSTRIELLE.
- COLLECTIVITÉ DES LIQUEURS, SIROPS ET SPIRITUEUX DIVERS
- DIPLOMES D’HONNEUR
- COMPAGNIE COLONIALE et VINICOLE “LE
- LYNX”................................ Molenbeek-Saint-Jean.
- COMPAGNIE COMMERCIALE “L’ABEILLE”.. Charleroi.
- PAQUET et Cie ........................... Liège.
- HERBOS (A.) ......................... Saint-Gilles.
- LAURETTE-JEANMART........................ Fleurus.
- LECRINIER (Oscar) ....................... Bruxelles.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES 95
- NOBLESSE (Michel) ..................... Hasselt.
- DISTILLERIE JACQUE..................... Jumet.
- L’ESPÉRANCE COMMERCIALE ............... Mottégnée.
- WATHLET (Hector) ....................• • L’Église-La vaux.
- MÉDAILLES D’OR
- CAMMAERTS (Philippe) .................. Bruxelles.
- GOFFINET (Charles) .................... Grivegnée.
- LA RENOMMÉE ........................... Forest.
- OUSTRIC et Cie......................... Laeken.
- DEYMANN-DRUART......................... Bruxelles.
- MÉDAILLES D’ARGENT
- DISTILLERIE LE PLUMET.................. Gand.
- ALEXANDRE (S.) ..................... Molenbeek-Saint-Jean.
- SOCIÉTÉ L’APICOLE ..................... Saint-Gilles.
- MÉDAILLES DE BRONZE
- BAKER (J.).........*................... Anvers.
- BRECKPOT (Camille) .................... Malines.
- ROMDENNE Frères........................ Saint-Gilles.
- VAN PÉ (Jean) ......................... Bruxelles.
- MENTIONS HONORABLES
- THEUNIS-DERYCKE (Élie)................. Enghien.
- VARLET-DUPUYS (E.)..................... Charleroi.
- ALLEMAGNE
- DIPLOME D’HONNEUR
- SCHLICHTE ........................ Steinhagen.
- DANEMARK
- DIPLOME D’HONNEUR
- AKTIESELSKABET
- Copenhague.
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- 96
- GROUPE X. — CLASSE 61
- ESPAGNE
- MÉDAILLE D’OR
- AMIGUET (E.) ..................... Barcelone.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- DOMINGO-DOUET .................... Gerone.
- ÉTATS-UNIS
- GRANDS PRIX
- ITALIAN SWIS COLONY ................... San Francisco.
- HECTOR (P.) et Cie .................... Louisville.
- THE LARGE DISTILLING C° ............... Pittsburg.
- MÉDAILLES D’OR
- LÉONIDAS KETEKIDES .................... New-York
- THE YACK DANIEL OLD TIME DISTILLING C°. Lynchberg.
- ITALIE
- HORS CONCOURS SUR DEMANDE
- ALBERTI (Ditta Giuseppe)............... Benevento.
- MARTINI et ROSSI....................... Turin.
- PRIX
- MELETTI (Silvio) ...................... Ascoli Piceno.
- MÉDAILLE D’OR
- SOCIÉTÉ LA ZAGARRA .................... Reggio Calabria.
- MÉDAILLE D’ARGENT
- MASI (Antonio) ........................ Bari.
- JAPON
- MÉDAILLE D’ARGENT
- BELGO ASIATIC TRADING C°
- Bruxelles.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
- 97
- PAYS-BAS
- DIPLOME D’HONNEUR RYNBENDE (Simon) et ZONEN.....
- LICARI (G.)
- TUNISIE
- GRAND PRIX
- DIPLOME D’HONNEUR BOKOBZA père et fils.............
- MÉDAILLES D’OR
- FISCHEL (Maurice).........................
- GE NE VA Y (Zacharie) ....................
- MÉDAILLES D’ARGENT
- DIDI (René).........................
- KTORZA (Joseph) ....................
- PERSON et MAUGERY ..................
- MÉDAILLES DE BRONZE
- BELLAKSEN MOUSHI....................
- DE FITOUSSI.........................
- Schiedam.
- Tunis.
- La Soukra.
- Tunis.
- Tunis.
- Djerba
- Tunis.
- Gabès.
- Tunis.
- Tunis.
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- 98
- GROUPE X. — CLASSE 61
- Liste des Récompenses accordées aux Collaborateurs et Coopérateurs des Exposants français
- i° COLLABORATEURS
- DIPLOMES D’HONNEUR
- AUTHIER (Edmond).......... CUSENIER et Cie, Paris.
- CAMBON (Joseph) .......... CAZALIS et PRATS, Cette.
- DUNAND (Raymond) ......... CUSENIER et Cie, Paris.
- FAYNEL (Jacques) ......... BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay.
- LARAUD (Frédéric) ........ DUBONNET et Cie, Paris.
- LEDUC (Charles) .......... DUBONNET et Cie, Paris.
- LIABEUF (Pierre) ......... PAGÈS-RIBEYRE (Victor), Le Puy.
- MARY (Gaston) ............ DUBONNET et Cie, Paris.
- MAUPAIX (F.).............. MANDEIX (André), Le Havre.
- PLATIET (Jacques) ........ BONNET (Francisque), Le Puy-en-Velay.
- PREVOST (Paul) ........... DEBRISE (Louis), Paris.
- RIEUNIER (Antoine) ....... CAZALIS et PRATS, Cette.
- SAUVAGE (Édouard) ........ CRÉMONT-MOUQUET (F.), Lille.
- TOUTAIN (Edmond) ......... MANDEIX (André), Le Havre.
- WEILL (Georges) .......... MOURRE (Simon) et BERLIOUX (L.), Mar-
- seille.
- DIPLOMES DE MÉDAILLE D’OR
- AMIOT (Paul)
- ARTUS (Louis)
- CHAUVARD (Joseph).....
- CIOTTA (Joseph) ......
- COULOMBU (René) ......
- DUNARD (Raymond) .....
- FERRUS ...............
- GIOVESI (Louis) ......
- LECLERC (Eugène) .....
- SCHLECHT (Joseph) ....
- SOUVERAIN (Armand) . . . VAILLARD (François)
- CUSENIER et Cie, Paris. AYMARD (J.) fils, Lyon. DEBRISE (Louis), Paris.
- LAVAU (René), Tunis.
- DEBRISE (Louis), Paris. CUSENIER et Cie, Paris. VIVARÈS jeune, Frontignan. CAZALIS et PRATS, Cette. FREMY fils, Chalonnes-sur-Loire. DEBRISE (Louis), Paris.
- PICON et Cie, Levallois. DUBONNET et Cie, Paris.
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- JURYS ET RÉCOMPENSES
- 99
- DIPLOMES DE MÉDAILLE D’ARGENT
- FOURAIGNAN............... LAVAU, Tunis.
- JOURÈS (Joseph) ......... LAVAU (René), Tunis.
- MALIGE (André) .......... VIVARÈS jeune, Frontignan.
- TEXIER (Corentin) ....... CUSENIER et Cie, Paris.
- 2° COOPÉRATEURS
- DIPLOMES DE MÉDAILLE DE BRONZE
- AUBRY (Léon)............. BRESSON (Abel), Fougerolles (Haute-Saône).
- BASTARD (Daniel) ........ BRUGEROLLE (Léopold), Matha.
- BRIANÇON (Constant) .... DUBONNET et Cie, Paris.
- BLADBOURG (de) .......... COULON (A.) et COMÈRE-CAILLE, Bor-
- deaux.
- BONCHE (Jean-Fr.)........ FRANC (P.), Monistrol-sur-Loire.
- BONFILS ................. CAZALIS et PRATS, Cette.
- BONTÉ (Mlle Jeanne) ..... COINTREAU père et fils, Angers.
- CAVET (Alexandre) ....... DUBONNET et Cie, Paris.
- CHARMAT (Pierre) ........ CHERBLANC(J.-P.),Sainte-Foy-l’Argentière.
- DOUTHAUD (Gustave) .... CUSENIER et Cie, Paris.
- DUCHEMIN (Charles)....... MERCIER (G.), Fécamp.
- DUCHET (Aimé)............ BRESSON (Abel), Fougerolles (Haute-Saône).
- COHET (Eugène) .......... DEBRISE (Louis), Paris.
- GRIMON (Michel) ......... DUBONNET et Cie, Paris.
- GUSTIN (Frédéric) ....... BRUGEROLLE (Léopold), Matha.
- JOLY (Louis) ............ BURGEAT (Léonce), Saint-Dizier.
- LAMY (Georges) .......... DEBRISE (Louis), Paris.
- L’ARVON (Jean) .......... MANDEIX (André), Le Havre.
- LOISEAU (Victor) ........ ROSSIGNOL-LEFEBVRE fils, Lille.
- MARCONNET (Jean)......... JOANNE (Edmond), Paris.
- MESLET (Firmin).......... FREMY fils, Chalonnes-sur-Loire.
- MONNIER (Henri) ......... ROSSIGNOL-LEFEBVRE fils, Lille.
- OUDOT (Georges) ......... JOANNE (Edmond), Paris.
- RAYMAL (Henri) .......... BRUGEAT (Léonce), Saint-Dizier.
- PÉCHALAT (Gustave)....... BARDINET (Les fils de P.), Bordeaux.
- PERRUCHE (Édouard) ... CUSENIER et Cie, Paris.
- SERVAIS (Eugène) ........ CAZALIS et PRATS, Cette.
- SOUQUET (Charles) ....... COULON (A.) et COMÈRE-CAILLE, Bor-
- deaux.
- UTEAU (Frédéric) ........ BARDINET (Les fils de P.), Bordeaux.
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- 100 GROUPE X. — CLASSE 61
- VAN DE WAEL (Mlk Yvonne) COINTREAU père et fils, Angers.
- VOUTE (J.-M.)........... DUBONNET et Cie, Paris.
- DIPLOMES DE MENTION
- DISCOP (Théoph.) ....... RICHARD (Ph.), successeur d’Émile Schmidt,
- Chambéry.
- BOSCH (Alfred).......... SOLÈRES, Paris.
- CHAUVIN (Georges) ...... SOLÈRES, Paris.
- FÉVRIER (Auguste) ...... SOLÈRES, Paris.
- PARRON.................. COULON (A.) et COMÈRE-CAILLE, Bor-
- deaux.
- à
- I
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- CHAPITRE XI
- LA CONVENTION DE BERLIN CE QUE SERONT LES FUTURES EXPOSITIONS
- Tous les industriels et négociants français qui ont coutume de suivre les Expositions savent ce qu’a été la récente conférence diplomatique qui a donné naissance à la convention dite de Berlin.
- Mais le compte rendu détaillé n’en ayant guère été fait que par les publications spéciales, et non par la grande presse, il m’a semblé d’un réel intérêt d’introduire dans le présent rapport ce chapitre non prévu, et où nos collègues exposants trouveront, je l’espère, d’utiles renseignements.
- C’est dans la capitale de l’Empire allemand que la conférence tint ses assises, du 6 au 24 octobre 1912. Seize États y participaient, et les débats se poursuivirent sans interruption pendant trois semaines.
- Ils aboutirent à la signature, par l’unanimité des plénipotentiaires présents, d’une Convention et d’un Protocole additionnels, qui constituent en quelque sorte le premier Statut des Expositions internationales.
- Ce sont ces deux actes, actuellement soumis à la ratification des divers Parlements intéressés, que nous allons étudier, tout au moins dans leurs grandes lignes.
- Toutefois, avant de procéder à cette analyse, il n’est que juste de faire dès maintenant ici une flatteuse constatation : c’est que les excellents résultats de la conférence diplomatique de Berlin ne sont, ainsi qu’on l’a écrit, que la conclusion logique des efforts multipliés, depuis de longues années, par le Comité français des Expositions à VÉtranger.
- C’est de ce groupement, et de son incessante action, que naquirent les associations analogues créées depuis lors dans les autres grands pays ; et c’est M. Émile Dupont, ayant à ses côtés comme rapporteur M. G. Roger-Sandoz, qui dirigea, en novembre 1907, les travaux de la Fédération internationale des Comités permanents d'Exposition, où ces associations se trouvaient réunies pour la première fois.
- Il y a là, pour la France, un beau succès moral qui ne fit que s’affirmer encore à la conférence, où la plupart des solutions intervenues furent suggérées ou élaborées par nos représentants. Voici quelle était la composition de cette mission, dont la présidence avait été attribuée à M. Jules Cambon, ambassadeur de la République française à Berlin :
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- GROUPE X. — CLASSE 61
- M. Chapsal, conseiller d’État, directeur des affaires commerciales et industrielles au ministère du Commerce et de l’Industrie ; Émile Dupont, sénateur, président du Comité français des Expositions à l’étranger; Manaut, député, vice-président, et G. Roger-Sandoz, secrétaire général de ce même comité.
- Secrétaires : MM. Fighiera, chef de bureau au ministère du Commerce et de l’Industrie; Robert Delaunay-Belleville.
- Passons maintenant en revue les articles de la Convention, en nous limitant à ceux qui présentent une importance particulière.
- ARTICLE PREMIER. — Des diverses catégories d’Expositions.
- i° Une Exposition est universelle ou spéciale; universelle, quand elle englobe le plus grand nombre de produits de l'activité humaine ; spéciale, quand elle est limitée à une ou quelques productions de cette activité.
- 2° Une Exposition est officielle, officiellement reconnue, ou privée, selon qu'elle est constituée, dirigée et administrée par l'État, ou que son organisme a obtenu la reconnaissance, le patronage ou Vautorisation de ce dernier, ou bien qu'elle ne rentre dans aucune de ces catégories. Cette classification, pas plus que la première, ne peut prêter à confusion.
- 3° Une Exposition est nationale ou internationale, le mot « international » étant applicable ici dès qu'il s'agit de plus d'un pays. Par suite, l'Exposition franco-britannique qui eut lieu à Londres, en 1908, a été une exposition internationale.
- ART. 3. — Mesures de garantie, droit de contrôle du Gouvernement.
- Cet article édicte que toute exposition devra, pour être reconnue, patronnée ou autorisée, fournir au préalable des garanties sérieuses, et qu'un droit de contrôle sera ensuite conféré au Gouvernement sur la gestion de l'entreprise ; droit qui peut aller, le cas échéant, jusqu'au retrait d’un des trois avantages concédés.
- ART. 6. — Exceptions diverses.
- Elles visent certains cas où la convention n'est pas applicable : expositions spéciales de beaux-arts ou de sciences ; expositions rattachées à un congrès, etc.
- ART. 7. — Sections nationales ; commissaires et délégués.
- Il résulte de cet article qu'aucune participation ne pourra se qualifier Section nationale que si elle a reçu l'investiture gouvernementale.
- D'autre part, et afin d'éviter l'abus si fréquent de pareilles appellations, nul ne pourra s'intituler « commissaire » ou « délégué » sans une investiture officielle.
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- LA CONVENTION DE BERLIN
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- ART. 9. — Les Expositions seront limitées.
- Nous arrivons ici à une des questions dominantes examinées par la Conférence : la limitation du nombre des expositions, mesure qui avait été, dès 1907, demandée par le Comité français. L'article qui en fait Vobjet est une des dispositions essentielles de la Convention. En voici les deux principaux paragraphes :
- Dans un même pays, il ne peut, au cours d’une période de dix années, être organisé plus d’une exposition universelle officielle, officiellement reconnue ou privée, avec subvention du Gouvernement.
- Aucun pays contractant ne peut organiser de participation officielle ou officiellement reconnue, ni subventionner de participation privée à une exposition universelle, alors même qu’elle aurait lieu dans un pays non adhérent à la présente Convention, que dans le cas où cette exposition suivrait d’au moins trois années l’exposition universelle précédente.
- Les expositions officielles, officiellement reconnues ou privées, avec subvention du Gouvernement, qui n’ont pas de programme précis et nettement limité à une ou plusieurs productions de l’activité humaine, sont assimilées aux expositions universelles pour l’application des délais ci-dessus fixés.
- Je n'ai pas besoin de souligner davantage l'importance de cette double limitation. Comme l'a dit le président de la Conférence, le docteur Richter, il a semblé que la trop fréquente répétition des expositions ne pouvait qu'en déprécier la valeur, et qu'il convenait de les espacer, comme le sont les étapes memes de la vie d'un peuple.
- ART. 12. — Invitation des Gouvernements. Règlement général.
- Cet article spécifie à quelles dates devront parvenir aux Gouvernements les invitations à participer aux différentes expositions. Elles devront être accompagnées d'un règlement général et de tous documents indiquant les mesures prises pour assurer la protection des personnes et des constructions, celle des marques de fabrique ou de commerce, faciliter le transport des objets, etc.
- ART. 13. — Durée des Expositions.
- Elle est limitée à six mois au maximum, conformément à l'usage suivi par la plupart des pays.
- ART. 15. —Facilités douanières.
- Dans cet article sont indiquées les facilités douanières dont bénéficieront les articles envoyés à une exposition. Il stipule que dans toute exposition universelle officielle, les objets étrangers passibles de droits de douane seront traités comme s'ils étaient en entrepôt réel ou en port franc. Bénéficieront de cette exonération tous les objets destinés à la construction, à la décoration, et, en un mot, tous les accessoires que comporte l'organisation d'une exposition.
- ART. 20. —Constitution des Jurys.
- En vertu des règles générales posées par cet article, chaque pays est repré-
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- GROUPE X.
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- sente dans le Jury en proportion de sa participation, en tenant compte surtout du nombre des exposants et de la superficie occupée.
- D'autre part, aucun pays ne pourra avoir plus de sept jurés dans une classe ; toutefois, cette classification n'est pas applicable aux classes de l’Alimentation liquide et solide.
- J’ai souligné à dessein cette exception faite en notre faveur, et qui s'imposait d'ailleurs par le très grand nombre d’exposants que comprennent en beaucoup de pays, et notamment en France, les différentes classes de Valimentation.
- Après quelques dispositions accessoires, l'article spécifie que les jurés ne pourront être investis qu'avec l'agrément de leur Gouvernement, et que le Jury comporte trois degrés : Jury de Classe, Jury de Groupe, Jury supérieur.
- C'est, on le voit, la consécration sur ce point des usages établis.
- ART. 21. —Récompenses.
- Voici celles que la Convention a fixées, et, si on nous permet le terme, officialisées :
- i° Grands prix ;
- 2° Diplômes d'honneur ;
- 3° Médailles d’or ;
- 4° Médailles d'argent ;
- 5° Médailles de bronze ;
- 6° Mentions.
- C'est intentionnellement que le mot honorable ne suivra plus les mentions ; à travers la traduction, ces mots se confondaient souvent, dans certains pays, avec ceux de diplômes d’honneur.
- Notons que l'article spécifie aussi que tout exposant, même s'il concourt pour la première fois, pourra obtenir la plus haute récompense, et que les récompenses antérieures ne constituent pas, à elles seules, un titre à l'obtention des récompenses équivalentes.
- ART. 22. — Mise hors concours.
- A quelque titre qu'elle ait lieu, cette mise hors concours ne doit comporter ni jugement, ni appréciation : elle ne peut, en conséquence, être considérée comme une récompense, ni être invoquée qu'en reproduisant intégralement le libellé du diplôme.
- ART. 26. — Contre les Expositions fictives.
- On sait que le Parlement français, par une loi du 8 août, a déjà remédié aux abus de cette nature.
- Par le présent article, la Convention engage les pays contractants à agir contre les promoteurs d'expositions fictives, accompagnées de réclames mensongères, et contre les individus se livrant au trafic des récompenses.
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- LA' CON VENTION DE BERLIN
- Une telle prescription, qui tend à faire disparaître des pratiques condamnables, avait assurément sa place marquée ici.
- ART. 32. — Point de départ de la Convention.
- Elle sera applicable pour les expositions dont les invitations seront adressées postérieurement au Ier novembre 1912.
- Celle de San-Francisco 1915, dont l'invitation officielle avait été envoyée antérieurement à cette date, restera donc en dehors du régime nouveau.
- PROTOCOLE ADDITIONNEL
- Il contient l'énoncé de certains vœux relatifs : au droit de vote des colonies, possessions et protectorats ; à diverses questions douanières et aux mesures à prendre contre l'incendie ; aux garanties dont doit être entouré, dans toutes les expositions, le titre de commissaire ou délégué ; enfin, aux facilités de transport.
- Ces vœux seront Vobjet, dans chaque Etat, d'une étude approfondie d'ici la prochaine conférence, et ce n'est qu'ultérieurement qu'elles pourront être incorporées au texte de la Convention.
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- Si, comme je l’espère, cette analyse n’a pas été trop sèche, on peut se rendre compte que la Conférence diplomatique concernant les Expositions qui s’est tenue l’an dernier à Berlin a produit des résultats excellents, et qui sont d’une importance capitale. Grâce à elle, notre Parlement pourra fixer définitivement des règles considérées depuis longtemps comme nécessaires et procurer ainsi à l’ensemble de nos exposants, avec des avantages améliorés, un régime enfin stable et uniforme.
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- CHAPITRE XII
- CONCLUSIONS — RÉSULTATS COMMERCIAUX ET MORAUX DE L’EXPOSITION DE GAND — ENSEIGNEMENTS POUR L’AVENIR
- Et me voici arrivé au bout de ma tâche de rapporteur: tâche modeste, et pourtant laborieuse, quand il s’agit d’une Classe ayant l’importance de la Classe 61.
- Je me suis efforcé de remplir en conscience la mission que je tenais de la confiante amabilité de mes collègues, et de ne laisser dans l’ombre aucun des aspects qu’a présentés notre participation à l’Exposition universelle et internationale de Gand.
- Si, cependant, des lacunes ont pu apparaître dans ce travail, elles sont involontaires, et on voudra bien m’en excuser. Mais il est, dans tous les cas, une omission que je ne commettrai pas.
- C’est celle qui consisterait à ne point remercier ici les personnes dont l’obligeance m’a fourni tant d’utiles renseignements, et, parmi elles, notre vieil et charmant ami, M. Carie, de Bruxelles, dont la bonne grâce empressée se double du meilleur savoir, et M. Jacquin, agent consulaire de France à Gand, auprès de qui nos compatriotes sont toujours sûrs de trouver, en même temps qu’un très aimable accueil, le concours d’une expérience éclairée.
- Dans le plan général tracé aux différents rapporteurs par les soins de M. le président de la Section française à Gand, et que j’ai tenu à suivre dans ses lignes essentielles, l’énoncé d’un chapitre est réservé aux résultats commerciaux et moraux qui constitueront, en quelque sorte, le bilan de l’Exposition.
- Pour ce qui est des premiers, il serait évidemment prématuré d’aboutir, dès maintenant, à des conclusions certaines. Mais il est d’une très grande probabilité qu’ils se solderont tous en notre faveur.
- Si même un exemple particulier peut avoir ici quelque valeur, et fournir un commencement de preuve, je citerai celui de la maison même que j’avais l’honneur de représenter à Gand.
- De même qu’après l’Exposition de Bruxelles, les affaires de cette maison n’ont pas manqué, depuis six mois, d’accuser en Belgique une progression aussi rapide qu’intéressante ; et je ne me tromperais sans doute pas en ajoutant qu’il en est certainement de même pour toutes les firmes françaises placées dans des conditions analogues.
- Quant aux résultats moraux, ils sont plus évidents encore, et, au cours de ce rapport, nous avons déjà eu l’occasion de les faire triplement ressortir :
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- EXTRAIT DU TARIF DES DOUANES BELGES
- DÉSIGNATION DES MARCHANDISES BASES ANCIEN TARIF NOUVEAU TARIF
- LIQUIDES ALCOOLIQUES : eaux-de-vie de toute espèce en cercles, à 50 degrés ou moins de l’alcoomètre de Gay-Lussac, à la température de I5°C. Hectolitres fr. 175 » fr. 225 »
- — pour chaque degré au dessus de 50° — 3 50 4 50
- — en bouteilles — 350 » 450 »
- LIQUIDES : liqueurs, sans distinction de degré, y compris les boissons fabriquées au moyen de fruits secs dont la richesse alcoolique excède celles ci-dessous 350 » 450 »
- — boissons fabriquées au moyen de fruits secs (raisins, dattes, figues, etc.) avec ou sans addition de jus de raisins frais, ainsi que celles fabriquées à l’aide d’alcool, d’eau, de sucre, de matières colorantes, etc..., avec ou sans addition de jus de fruits, dont la richesse alcoolique n’est pas supérieure à 15 degrés de l’alcoomètre de Gay-Lussac à la température de 15 degrés centigrades 50 » 60 »
- — autres liquides alcooliques, contenant en alcool : 20 0/0 ou moins 70 » 90 »
- plus de 20 0/0 et pas plus de 50 0/0 — 175 » 225 »
- plus de 50 0/0 350 » 450 »
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- TABLEAU INDIQUANT LE MOUVEMENT DES EXPORTATIONS DE FRANCE EN BELGIQUE
- de 1905 à 1913 (Statistique belge) (O.
- DÉSIGNATION
- par hectolitre à 50° (2)
- Eaux-de-vie de toute espèce (3) :
- En bouteilles............
- En autres récipients.....
- TOTAUX en hectolitres.. . Liqueurs :
- En bouteilles............
- En autres récipients.....
- TOTAUX en hectolitres. .
- SPIRITUEUX ET LIQUEURS (Consommation-Commerce spécial)
- 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913
- 10 mois
- 139 142 169 164 184 310 130 113 n3
- 6.768 6.729 7.990 8.118 8-937 14.091 8.307 9.705 9.617
- 6.907 6.871 8.159 8.282 9.121 14.401 8.437 9.818 9-730
- 303 208 206 248 288 474 322 617 329
- 13 29 46 35 40 68 62 61 53
- 316 237 252 283 328 542 384 678 382
- (1) La statistique française renseigne sur les quantités sortant de France vers la Belgique. Ces quantités sont sujettes à des différences notables avec la consommation réelle belge, une partie des arrivages entrant dans les entrepôts belges pour les transits éventuels ou transitant directement à leur arrivée.
- La progression dans les entrées des eaux-de-vie et des liqueurs est le résultat des efforts faits ces dernières années par les maisons des Charentes et les grandes firmes de liqueurs; les rhums et les kirschs venant de France sont restés stationnaires.
- (2) Il y a lieu de remarquer que la statistique belge exprime les quantités en alcool, sous la dénomination d’eau-de-vie à 50°, tandis que la statistique française donne les quantités produites en France à ioo°, alcools et eaux-de-vie.
- (3) D’autre part, les eaux-de-vie en fûts entrant en Belgique à un degré inférieur à 500 paient et sont comptées comme pesant 500.
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- GROUPE X.— CLASSE 61
- succès à Gand et dans ce pays de Flandre où l’influence française avait particulièrement besoin de s’affirmer ; succès en Belgique, où l’excellence de nos produits, déjà très en faveur, a été de nouveau mise en lumière, avec un éclat particulier ; succès international, puisque de tous les pays ayant participé à l’Exposition de Gand, la France a été celui dont l’effort y a été le plus remarqué, et qui, dans ce pacifique et universel tournoi, s’est vu attribuer le plus grand nombre de récompenses.
- De tout cela, les enseignèments pour l’avenir se dégagent d’eux-mêmes, et le seul que je soulignerai est l’intérêt que nous avons tous, industriels et commerçants français, — et surtout les maisons de marques, — à continuer de participer aux expositions, à la condition de ne le faire qu’avec le patriotique souci d’y tenir encore, s’il est possible, la première place, et d’y recueillir le plus de lauriers.
- Mais ce que je dis pour l’ensemble de nos exposants, je ne pourrais que le répéter plus volontiers encore, s’il en était besoin, pour ceux de la Classe 61, pour les représentants de cette industrie des liqueurs où la prédominance française ne fait pas de doute, et n’est jamais mieux apparue qu’à Gand.
- Constatation qu’il m’est, en terminant, bien agréable de renouveler ici, surtout si j’y ajoute le plaisir d’en reporter encore une fois le principal honneur sur les hommes qui dirigèrent nos travaux: notre éminent président de Groupe, M. Jules Cahen, notre excellent président de Classe, M. Henri Grasset, si activement et efficacement secondé par M. Bertrand-Taquet et tous mes zélés collègues du Bureau.
- Paris, le 15 décembre 1913.
- Le rapporteur :
- Victor PITTIÉ.
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- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- TEXTES
- Pages
- Alimentation française (L’)......................................... 37, 4i
- Allemagne............................................................. 76, 95
- Angleterre.................................................................. 76
- Banquet du Jury de la Classe 61............................................. 43
- Belgique.............................................................. 75, g4
- Bertrand-Taquet........................................................... 38
- Cahen (Jules)............................................................... 38
- Classe 61 française (La)............................................. 5i, 89
- Commissariat du Gouvernement français....................................... 23
- Conclusions.................................................................107
- Considérations générales.................................................. 7
- Convention de Berlin (La)............'....................................101
- Danemark................................................................... g5
- Espagne..................................................................... 96
- États-Unis.................................................................. 96
- Exportations de France en Belgique..........................................109
- F rance..................................................................... 19
- Gand (La Ville).............................................................. n
- Grasset (Henri)............................................................. 43
- Inauguration du Palais de l’Alimentation française.......................... 4i
- Italie................................................................ 76, 96
- Japon....................................................................... 96
- Jury international de la Classe 61.......................................... 83
- Legrand (Charles)........................................................... 29
- Marraud (Pierre)..................................................... . . . 24
- Organisateurs (Les) : Belges................................................ i5
- — Français.............................................. 23
- Pays-Bas.............................................................. 77, 97
- Récompenses aux Exposants français.......................................... 89
- — Collaborateurs des Exposants français .................. 98
- Exposants étrangers....................................... 9^
- Sommaire..................................................................... 6
- Suisse................................................................. • 78
- Tableau récapitulatif des Exposants......................................... 89
- Tarif des Douanes belges.................................................. J 08
- Tunisie..................................................................... 97
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- TABLE DES GRAVURES
- ILLUSTRATIONS
- Pages
- Affiche belge................................................................ 5
- — de la Vieille Flandre............................................... iG
- — du Congrès contre la Fraude......................................... 58
- Réception du roi des Belges à la Section française........................... 9
- PORTRAITS
- Bertrand-Taquet (Alfred)..................................................... 44
- Braun (Émile)............................................................... i3
- Cahen (Jules)............................................................... 3q
- Dupont (Emile).............................................................. 21
- Faure (Jean)................................................................. 35
- Grasset (Henri).............................................................. 43
- Legrand (Charles)........................................................... a5
- Marraud (Pierre)............................................................ 17
- Regard (Eugène).............................................................. 3i
- Roux (Gaston)................................................................ 33
- Sandoz (G.-Roger)............................................................ 27
- VITRINES, STANDS ET PAVILLONS
- Byrrh....................................................................... 73
- Cusenier..................................................................... Gi
- L. Guy-Grasset et Cie ....................................................... 67
- Mitcham (Menthe)............................................................ 70
- Ricqlès (De)................................................................. 68
- Vieille Cure................................................................. 69
- VUES ET ENSEMBLES
- Basilic-Liquor (La Distillerie de la)....................................... 7r
- Banquet du Jury international de l’Alimentation.............................. 45
- Classe 61 française (La)..................................... 55, 59, 60
- 8
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- TABLE DES GRAVURES
- Collectivité belge (La)............................................................. 7<j
- Gand (à vol d’oiseau)................................................................ 12
- Jury belge (Le)...................................................................... 81
- Jury international du Groupe X....................................................... 47
- — des Classes 56 à 62 inclus.................................... 77
- — de la Classe 61............................................... 85
- Palais de l’Alimentation française................................................... 37
- Picon (La Cueillette des Oranges, à Blidah)....................................... 63
- — (L’Usine de Levallois-Perret).................................................... 65
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