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Groupe XII B, classe 70-71. Tapis, tapisseries et autres tissus d'ameublement, décoration mobile et ouvrage du tapissier
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- GROUPE XII B
- CLASSE 70-71
- TAPIS, TAPISSERIES ET AUTRES TISSUS D’AMEUBLEMENT
- DÉCORATION MOBILE ET OUVRAGE DU TAPISSIER
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- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE
- EXPOSITION UNIVERSELLE ET INTERNATIONALE DE GAND 1913
- GROUPE XII B
- CLASSE 70-71
- TAPIS, TAPISSERIES ET AUTRES TISSUS D’AMEUBLEMENT
- DÉCORATION MOBILE ET OUVRAGE DU TAPISSIER
- M. Albert CHANÉE, Rapporteur,
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- Entrer.
- Comité Français des Expositions à l’Etranger
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- PRÉFACE
- Au lendemain de l'Exposition de Turin, la France était conviée par le gouvernement belge à prêter son concours à une Exposition universelle qui devait ouvrir ses portes à Gand en mai 1913.
- Les relations si cordiales que nous entretenons avec la Belgique, notre voisine et amie, nous incitaient à accepter son invitation.
- D'autre part, le choix de la ville de Gand, ancienne capitale de ces Flandres où l'influence germanique s'efforce par tous les moyens d'augmenter son autorité, nous dictait un devoir.
- Ce devoir, la France l'a rempli de la manière la plus large, avec désintéressement, avec générosité, avec tout son cœur et toutes ses nobles qualités d'esprit, comme elle le fait chaque fois que l'on vient solliciter l'honneur de faire flotter au vent, sur un sol étranger, les belles couleurs de son drapeau.
- Mais si le résultat a été des plus brillants, si la supériorité écrasante de la Section française n'a été contestée par personne, il convient de dire que tout le mérite de l'éclatant succès qu'elle a remporté revient au Commissariat général, au Comité français des Expositions à l'étranger et aux Comités d'organisation de la Section française.
- Qu'il me soit permis d'exprimer ici à M. le Commissaire général Pierre Marraud mes sentiments de profonde reconnaissance pour l'aide si efficace et si bienveillante qu'il n'a cessé de me prêter, avec son ardeur infatigable, lorsqu'au milieu de mille difficultés je m'efforçais de préparer, pour être présentée à Sa Majesté le Roi des Belges, une partie de la Section française afin qu'elle parût digne de nos grandes industries de Vameublement.
- Je prie également M. le Président Charles Legrand d'agréer mes bien vifs remerciements pour les conseils éclairés et les encouragements affectueux qu'il n'a cessé de me prodiguer, lors de l'installation de ces Classes qui doivent lui être particulièrement chères.
- Personne n'oublie, en effet, que c'est notre Groupe que M. Charles Legrand a présidé avec tant de compétence, d'autorité et de dévouement pendant de nombreuses années.
- Au moment de rendre un hommage si mérité à notre président de Groupe, je me sens envahi d'un sentiment de profonde tristesse et ma pensée se porte vers le souvenir de M. Sylvain Jémont, président du Groupe 12-B à l'Exposition de Gand, officier de la Légion d'honneur, qui fut enlevé brusquement à l'affection des siens et de ses nombreux amis dès le début de nos travaux.
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- GROUPE XII B.
- CLASSE 70-71
- Sa bonté, sa courtoisie, sa droiture, n'avaient d'égal que son désir d'aplanir les difficultés, de concilier toutes les bonnes volontés qui s'empressaient à son appel.
- Que sa famille veuille bien trouver ici l'hommage ému de notre fidélité à sa mémoire.
- Pour remplacer le regretté président Jémont à la tête de notre Groupe, la désignation était toute faite en la personne de celui qui lui avait si galamment cédé la place.
- M. Ferdinand Pérol, Président d'honneur de la Chambre syndicale de l'Ameublement, présida à l'Exposition de Gand ainsi qu'il le fit dans toutes les Expositions universelles et aux différents Salons du Mobilier, dont le succès est encore présent à toutes les mémoires.
- D'une activité inlassable, d'une compétence de tout premier ordre, il fut à l’Exposition de Gand la cheville ouvrière de notre Groupe.
- Comme toujours, il était à sa place de combat pour défendre les intérêts de ses exposants et leur apporter des paroles d'encouragement.
- Je suis heureux de saisir l'occasion qui m'est offerte aujourd'hui pour lui exprimer mes sentiments de vive gratitude et le remercier d'avoir su créer autour de lui une atmosphère de sympathie qui ne s'est jamais démentie pendant le cours de nos travaux.
- M. Henri Mercier, l'actif et aimable président de la Classe 69 qui fut si liée à la nôtre,
- M. Henri Nelson, le distingué président du Jury,
- M. Louis Braquenie, le si autorisé président de la Classe 70, ont bien voulu coordonner leurs efforts dans le but de faciliter ma tâche. Je les en remercie bien sincèrement.
- C'est un devoir bien agréable que de travailler sous la direction de tels chefs, et c'est grâce à leur autorité, leur complaisance et leur dévouement, que le Groupe de l'Ameublement a été l'un des plus réussis et des plus brillants de la Section française.
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- HISTORIQUE DE L’EXPOSITION
- AU POINT DE VUE ADMINISTRATIF
- Par décret du Président de la République en date du 3 avril 1912,
- M. Pierre MARRAUD Conseiller d'État,
- Directeur général honoraire au ministère des Tinances, était nommé Commissaire général du Gouvernement français.
- COMMISSAIRES ADJOINTS AU COMMISSAIRE GÉNÉRAL
- MM. AUFAURE (Félix).
- CROZIER (François).
- MOMMEJA (Fernand).
- SERVICES ADMINISTRATIFS du COMMISSARIAT GÉNÉRAL
- Secrétaire général..............MM. REGARD (Eugène).
- Chefs du Secrétariat particulier .... SASIAS.
- DUBOULOZ.
- Attachés ....................... HIGNETTE.
- MARRAUD (Georges). SORNAY.
- RAPPORTEURS GÉNÉRAUX
- MM. AUFAURE (Félix).
- VI NA NT (Georges).
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- GROUPE XII-B. — CLASSE 70 71
- Par décret du Président de la République en date du 16 mai 1912, le Comité français des Expositions à l’étranger fut chargé de recruter, admettre et installer les exposants.
- [ s; Le Comité d’organisation de la Section française fut organisé de la façon suivante :
- Président............ mm. LEGRAND (Charles), ancien
- Président de la Chambre de Commerce de Paris.
- Vice-Présidents.......... ARBEL (Pierre), BONNAT (L.), LOUR-
- TIES (V.), sénateur; MÉRILLON (Daniel), SAINT-GERMAIN (Marcel), sénateur; VIGER (Albert), sénateur.
- Secrétaire général.............
- Secrétaires généraux adjoints .
- Trésorier ......................
- Trésorier adjoint..............
- ROUX (Gaston).
- MERMILLIOD, VINANT (Georges). FAURE (Jean).
- GUYOT (Auguste).
- Membres............... GABELLE, HETZEL (Jules), NI-
- CLAUSSE (Jules), SARTIAUX (E.), NOËL, sénateur; DE DION, député; SARTIAUX (A.), POUPINEL, CAHEN (Jules), DREUX, BONNIER (Louis), PÉROL, DAVID-MENNET, DONCKÈLE (Géo), CHABRIÉ (C.), TEMPLIER (P.), BEURNIER, docteur; PALLAIN (Georges).
- Délégué du Comité..... CÈRE (Émile).
- Architecte en Chef.............. DE MONTARNAL (E.-Joseph).
- Services administratifs......... RÉVILLE (Max), DELILLE (Léon) et
- DRUJON (Léon), secrétaires.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Par arrêté de M. le Commissaire général, le bureau du Groupe fut ainsi
- constitué :
- Président MM. PÉROL (Ferdinand).
- Vice-Présidents. .. HAMOT(René). VINET (Alfred).
- Secrétaire , CHANÉE (Albert).
- Les exposants réunis à la Chambre de Commerce par M. le Président Charles Legrand, constituèrent le bureau de la Classe 70 de la façon suivante :
- Président MM. BRAQUENIÉ (Louis).
- Vice-Président .. PIQUÉE (Nicolas).
- Secrétaires CHANÉE (Henri). PARMENTIER (Émile). PANSU (Jules).
- Trésorier BOUIX (Lucien).
- Le bureau de la Classe 69-71 a été composé comme suit
- Président MM. MERCIER (Henri).
- Vice-Présidents. . SCHMIT (Frédéric). SOUBRIER.
- Secrétaires DARRAS (Albert). CODONI (Gaston).
- Trésorier RE Y (Georges).
- La Classe 71 (décoration mobile et ouvrage du tapissier) qui, dans la classification française, était liée à la Classe 69, a été réunie à la Classe 70 pour les opérations du Jury.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70 71
- La liste des exposants qui va suivre se décompose donc en deux parties :
- i° Les exposants de la Classe 70 ;
- 20 Les exposants de la Classe 71.
- Ces derniers, pour certains des produits exposés, ont été jugés par les jurés de la Classe 69.
- LISTE DES EXPOSANTS DE LA CLASSE 70
- MM. BOUIX (Lucien), 7, rue du Mail.
- BRAQUENIÉ et Cie, 16, rue Vivienne.
- CHANÉE (Albert), 24, rue Vivienne.
- CHANÉE (Henri) et Cie, 25, rue de Cléry.
- DANTON (Frédéric), 61, rue de Richelieu. DESUMEUR (Jules), 1, rue de Mulhouse.
- HAMOT (R. et L.), 75, rue de Richelieu.
- PANSU (Jules), 42, rue du Faubourg-Poissonnière. PARMENTIER (Émile), Tourcoing (Nord).
- PIQUÉE (Nicolas) et fils, 39, boulevard Bourdon.
- SC HE N K (Jean-Marc), 11 bis, rue du Beaujolais. TRONC, 23, rue du Mail.
- LISTE DES EXPOSANTS DE LA CLASSE 71
- MM. ARNAVIELHE, Ameublements, Montpellier.
- BAUVE, 6, rue du Sentier.
- CODONI, 62, avenue Parmentier.
- COLIN et COURCIER, 74, rue du Faubourg Saint-Antoine. ÉPEAUX, 81, avenue Ledru-Rollin.
- FOREST, 31, rue Cambacérès.
- GOUFFÉ FILS et MAILLARD, 46, rue du Faubourg Saint-Antoine.
- KOHL, 55, rue Traversière.
- LE PRINTEMPS, 64, boulevard Haussmann.
- MAJORELLE, 6, rue du Vieil-Aitre, Nancy.
- NELSON, 20, rue de Chazelles.
- POTEAU, 59, rue de Turenne.
- SOUBRIER, 14, rue de Reuilly.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- NOMINATION DES JURÉS
- Comme je l’ai dit plus haut, dans la composition du Jury international des récompenses, les Classes 70-71 étaient réunies.
- Les Jurés français, nommés par arrêté de M. le Commissaire général approuvé par M. le Ministre du Commerce en date du 21 juin 1913, étaient:
- MM. BRAQUENIÉ (Louis).
- PANSU (Jules).
- PIQUÉE (Nicolas).
- NELSON (Henri).
- GOUFFÉ Jeune.
- CHANÉE (Albert).
- BOUIX (Lucien).
- ÉPEAUX (V.).
- CODONI (Gaston).
- MOCQUERIS (Paul).
- Les Jurés étrangers étaient, pour la Belgique :
- M. DEBECKER (Julien).
- Mlle BOSCHÉ (Henriette).
- Pour la Perse :
- MM. CARAKEHIAN.
- ROSEL (Charles).
- PENN (Jules).
- La présidence du Jury était dévolue à la France. Furent élus :
- Président ............ MM. NELSON (Henri) (France).
- Vice-P résident....... ROSEL (Perse).
- Secrétaire-Rapporteur ... DEBECKER (Belgique).
- Après avoir procédé à la formation de son bureau le 30 juin après-midi, le Jury commença ses opérations le Ier juillet et les termina le 2.
- Tout en rendant hommage à l’effort fait par un certain nombre d’exposants des différentes nations, il importe de faire ressortir que la supériorité de la Classe 70-71 dans la Section française a été reconnue par tous.
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- GROUPE XIPB.
- CLASSE 70-71
- RÉCOMPENSES OBTENUES PAR LES EXPOSANTS DE LA CLASSE 70-71
- GRAND PRIX
- MM. CHANÉE (Henri) et C°.
- HAMOT (R. et L.).
- PARMENTIER (Emile).
- TRONC.
- BAUVE.
- COLIN et COURCIER.
- FOREST.
- KOHL.
- “ LE PRINTEMPS ”.
- MAJORELLE.
- POTEAU.
- SOUBRIER.
- DIPLOME D’HONNEUR
- SCHENK.
- ARNAVIELHE.
- MÉDAILLE D’OR DANTON.
- HORS CONCOURS
- DESUMEUR.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- RÉCOMPENSES DÉCERNÉES
- Grand Prix................
- Diplôme d’Honneur.........
- Médaille d’Or.............
- Médaille d’Argent.........
- Médaille de Bronze........
- Mention honorable.........
- Non classés ..............
- Mis Hors Concours ........
- Grand Prix en collectivité
- France Sections étrangères
- 12 5
- 2 2
- i 6
- o 18
- o 2
- 0 2
- o 7
- I 0
- O 3
- La distribution solennelle des récompenses a eu lieu le 27 octobre 1913 dans la grande salle des Fêtes de l’Exposition en présence de Sa Majesté le Roi des Belges.
- Il est intéressant de signaler que les exposants de la Section française, au nombre de 6 518 (à titre nominatif et en comptant les collectivités pour une seule unité, ont obtenu:
- Grand Prix.............................. 1805
- Diplôme d’Honneur.......................... 717
- Médaille d’Or ............................. 978
- Médaille d’Argent ......................... 614
- Médaille de Bronze ........................ 434
- Mention honorable........................... 89
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- CLASSE 70
- Lucien BOUIX
- 7 et 9, rue du Mail (ancien Hôtel Colbert), Paris
- FABRIQUE A LYON
- Hors Concours — Membre du Jury
- Par une heureuse disposition de panneaux de tentures, M. BOUIX avait exposé à Gand un très joli choix de lampas coloriés, de velours et de toiles imprimées.
- Un pan coupé habilement transformé en décor de fenêtre nous faisait voir sous des rideaux de velours un store du plus gracieux effet.
- Le sol était recouvert d’un très beau tapis de point noué sur lequel se posait un fauteuil Louis XIII recouvert d’une tapisserie en tous points remarquable.
- Reproduisant d’une façon irréprochable une ancienne tapisserie, M. BOUIX nous présentait un spécimen de ses « Tapisseries du Dauphiné » qu’il fabrique dans ses ateliers de Saint-Sorlin de Morestel.
- Le fini de la fabrication et le goût très sûr avec lequel ce travail était exécuté ont été unanimement appréciés par les membres du Jury qui ont vivement félicité le chef de cette importante Maison.
- Fondée en 1854, la Maison JUNQUET et BOUIX est une des plus anciennes de ce qu’on est accoutumé d’appeler les Maisons du Sentier.
- M. Lucien BOUIX a su en succédant à son vénéré père, qui fut une des figures les plus marquantes de notre industrie, donner une impulsion nouvelle à sa maison qui englobe aujourd’hui toutes les branches de notre commerce et étend son négoce dans le monde entier.
- Récompenses obtenues :
- 1906 MILAN ......................... Diplôme d’Honneur
- 1908 LONDRES .......................... — —
- 1908 SARAGOSSE......................... — —
- 1910 BRUXELLES .................. Médaille d’Or.
- 1911 TURIN ...................... Diplôme d’Honneur.
- 1911 ROUBAIX ..................... Grand Prix.
- M. BOUIX fut très justement nommé membre du Jury à l’Exposition de Gand et, de ce fait, mis hors concours.
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- Vitrine de la Maison Lucien Bouix,
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70 71
- BRAQUENIÉ & Cic
- j 6, rue Vivienne, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- Être à même de supporter la comparaison avec les plus belles tapisseries des Gobelins de l’époque Louis XIV, être admis à exposer dans le grand salon à côté de ces merveilles, c’est, pour un exposant, un brevet d’art indiscutable.
- Tel était le cas de la Maison BRAQUENIÉ et Cie qui, dans un stand parfaitement ordonné, présentait ses plus beaux spécimens de Savonnerie, de banquettes, de Tapisseries et de tapis de Savonnerie.
- Pour analyser ces différentes productions, il faudrait des pages entières. Je me résumerai en peu de mots : C’est l’art français dans ce qu’il a de plus subtil, de plus pur et de plus beau.
- Afin de ne pas faire de rétrospective, je ne citerai les récompenses obtenues par cette Maison que depuis 1878.
- 1878,1889,1900 PARIS Prix.
- 1888,1897,1910 BRUXELLES
- Jury.
- 1894 ANVERS . . . . Grand Prix
- 1904 SAINT-LOUIS . . . . — —
- 1905 LIÈGE . . . . — —
- 1906 MILAN . . . . — —
- 1907 DUBLIN . . . . — —
- 1908 LONDRES . . . . — —
- 1908 SARAGOSSE . . . . — —
- 1909 COPENHAGUE .... — —
- 1911 TURIN . . . . — —
- Autant de grands prix que d’Expositions, à moins que M. Louis BRAQUENIÉ ne soit nommé membre du Jury, comme ce fut le cas à l’Exposition de Gand.
- Sa notoriété et le passé glorieux de sa Maison le désignaient au suffrage de tous pour la présidence du Jury de notre Classe ; mais, par un sentiment de haute courtoisie et de déférence vis-à-vis de l’un de nos plus respectés collègues, il s’effaça devant M. Henri NELSON.
- Ce fut un beau geste ajouté à une très belle manifestation.
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- Vitrine de la Maison Braquenié et Cie.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- Henri CHANÉE & Cie
- 25, rue de Cléry, Paris
- Grand Prix
- C’est pour moi une tâche bien agréable que de rendre hommage à cette importante Maison dont l’effort a été particulièrement apprécié à l’Exposition de Gand.
- Ses beaux velours d’Utrecht, si connus et si goûtés depuis toujours, étaient présentés d’une très agréable façon, faisant ressortir la recherche et le fini de la fabrication de ce vieil article si français que MM. Henri CHANÉE et Cie tendent à perfectionner tous les jours.
- Très gracieusement encadré de jolies soieries et d’imitations de tapisseries très justement traitées, le tout formait un ensemble d’une tenue impeccable et d’un goût parfait.
- Par son organisation spéciale qui comprend, outre sa fabrique à Amiens, trois grandes succursales admirablement dirigées avec un nombreux personnel et un stock considérable à Lyon, à Marseille et à Bordeaux ; par ses innombrables agences dans tous les pays du monde, cette Maison à qui s’est réunie la Maison Parison constitue une force qui répand dans tout l’univers les produits si réputés de la fabrication française dans tous les genres de tissus d’ameublement, tapisseries et tapis.
- Son passé dans les Expositions est aussi lointain que glorieux. Je ne remonterai pas à 1855 qui fut sa première exposition, mais, depuis l’Exposition universelle de 1900 où elle fut mise hors concours, cette Maison participa à toutes les Expositions.
- Aussi est-ce par acclamations que le Jury lui a décerné le Grand Prix, seuie récompense digne de son importance et de son organisation.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Frédéric DANTON
- 61, rue de Richelieu, Paris
- Médaille d'Or
- La Maison Frédéric DANTON s’est spécialisée dans la fabrication des tapisseries d’Aubusson. Elle a exposé à Gand un très grand nombre de ses productions qui ont été très goûtées.
- Sa Vénus au bain, copie exacte du tableau de Boucher, est une œuvre très remarquable, d’une très grande finesse et d’une reproduction irréprochable.
- Ses meubles Louis XVI, paysages et personnages, et ses portraits de l’école anglaise donnent une idée exacte de la conscience avec laquelle sont traitées les productions de cette Maison.
- Encore jeune dans les Expositions, la Maison Frédéric DANTON a exposé à Bruxelles en 1910 où elle obtint la Médaille d’Argent.
- Le Jury n’hésita pas à Gand à lui accorder la Médaille d’Or.
- Jules DESUMEUR
- 1, rue de Mulhouse, Paris
- Hors Concours
- Cette Maison, qui s’est fait une spécialité de tapis en tous genres, avait exposé à Gand de remarquables reproductions de tapis de Perse d’un effet très heureux.
- Les récompenses obtenues dans les Expositions par la Maison Jules DESUMEUR lui ont valu d’être mise hors concours à Gand.
- 1908 LONDRES............... Membre du Jury.
- 1910 BRUXELLES
- 1911 ROUBAIX . .
- 1911 TURIN
- Hors Concours.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
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- R. & L. HAMOT
- 75, rue de Richelieu, Paris
- Grand Prix
- En face de la grande entrée de la Section française, au milieu de la galerie d’honneur, encadré par les merveilleuses tapisseries du Garde-Meuble, se trouvait le stand de la Maison R. et L. HAMOT, et c’était sa place.
- C’était sa place parce que les produits exposés par cette Maison sont de ceux dont peuvent s’enorgueillir à juste titre nos industries nationales.
- Aucune œuvre ne sort de cette Maison qui ne Soit marquée au coin de l’art le plus raffiné, de la coloration la plus parfaite, de l’exécution la plus impeccable.
- Son importance de production est énorme ; elle occupe à elle seule à Aubusson le quart de la population ouvrière de cette ville.
- Elle a participé à toutes les Expositions depuis 1889.
- CHICAGO
- PARIS 1900
- SAINT-LOUIS
- MILAN
- LONDRES
- BRUXELLES
- BUENOS-AIRES
- COPENHAGUE
- TURIN, etc., etc.,
- où elle n’a obtenu que des Grands Prix.
- Si l’on ajoute à tout cela la haute compétence et la grande urbanité de ses aimables dirigeants, on ne s’étonnera pas que le Jury de Gand, regrettant de ne pouvoir mieux faire, ait ajouté au Grand Prix qu’il décernait à l’unanimité à la Maison R. et L. HAMOT, ses bien vives félicitations aussi sincères que méritées.
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- Vitrine de la Maison R. et L. Hamot.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- Jules PANSU
- 42, Faubourg-Poissonnière, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- La Maison Jules PANSU s’est fait depuis plusieurs années une spécialité de panneaux décoratifs en tissu de coton, ainsi que de reproduction d’articles d’Orient en velours Jacquard.
- Son Exposition de Gand était un véritable cinématographe des reproductions des maîtres du XVIIIe siècle, des paysages, des villes vues à vol d’oiseau, etc., etc. Tout cela constituait un ensemble gai, pimpant et du plus heureux effet.
- Ayant obtenu diverses récompenses :
- 1910 BRUXELLES
- 1911 TURIN...
- 1911 ROUBAIX ..
- Médaille d’Or Diplôme d’Honneur Grand Prix
- M. Jules PANSU fut nommé, à l’Exposition de Gand, Membre du Jury, et de ce fait, sa Maison fut mise hors concours.
- Émile PARMENTIER
- 38, rue de Paris, Tourcoing
- Grand Prix.
- La Maison Émile PARMENTIER, fondée en 1878, représentait la grande industrie de la fabrication de la moquette dans le nord de la France.
- Cette très importante manufacture qui occupe 500 ouvriers et ouvrières reçoit la laine brute, la bat, la carde, la file, la dégraisse, la teint et la tisse. A la réception, la laine brute ; à la sortie, le tapis.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Par une heureuse disposition de ses métiers, la Maison Émile PARMENTIER a rompu avec le vieux système qui consistait à faire couper le poil du tapis par l’extrémité de la verge.
- Ce procédé, généralement employé, a l’inconvénient de faire souvent barrer la surface du tapis de telle façon que la tonte même ne peut la mettre à bien.
- L’innovation consiste à faire couper la laine par un procédé qui rappelle, mécaniquement, l’antique méthode employée à la main par nos ouvriers picards dans la fabrication des velours.
- Malgré son passé très récent dans les Expositions, la Maison Émile PARMENTIER, qui avait obtenu à Bruxelles 1897 une Médaille d’Or et un Diplôme d’Honneur à l’Exposition de Londres 1912, s’est vu justement décerner le Grand Prix à l’Exposition de Gand.
- Nicolas PIQUÉE et ses Fils
- 39, boulevard Bourdon, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- Successeur de la Maison PAYEN, fondée à Amiens en 1830, la Maison Nicolas PIQUÉE et ses Fils est la plus ancienne de nos fabriques de velours d’Utrecht.
- Le nom de son chef restera indissolublement lié à cette industrie. Il est le doyen de notre corporation.
- Son expérience et son autorité ne se manifestent que par sa modestie et le désir qu’il a d’être agréable à tous.
- Je saisis avec empressement l’occasion que je trouve ici pour lui exprimer mes sentiments de déférence et de respectueuse considération.
- Occupant 300 ouvriers, la Maison Nicolas PIQUÉE et ses fils produit le velours d’Utrecht sous toutes ses formes.
- Elle n’a cessé de perfectionner sa fabrication et de la moderniser en rendant plus aimable l’aspect un peu austère des velours anciens.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- Le long palmarès que je reproduis ci-dessous montrera que la Maison Nicolas PIQUÉE et ses Fils n’a jamais hésité à faire un sacrifice nécessaire pour aller porter au loin le bon renom de la fabrication française.
- 1897 BRUXELLES ............... Médaille d’Argent.
- 1900 PARIS ...................... — —
- 1904 SAINT-LOUIS.............. Médaille d’Or.
- 1905 LIÈGE....................... — —
- 1906 MILAN .................. Diplôme d’Honneur.
- 1910 BRUXELLES .............. Médaille d’Or.
- 1911 TURIN .................. Grand Prix.
- 1912 LONDRES ................ Membre du Jury.
- La nomination de M. Nicolas PIQUÉE comme membre du Jury à l’Exposition de Gand fut un juste hommage rendu à son passé.
- Elle a été particulièrement bien accueillie par tous ses confrères.
- Albert TRONC
- 23, 25, 27 et 29, rue du Mail, Paris
- Grand Prix
- Fondée en 1876, la Maison Lucien TRONC fut pendant de longues années une des premières Maisons de la place de Paris pour les articles unis, doublures, taffetas, etc., dont elle avait fait sa spécialité.
- Lorsque M. Albert TRONC prit la direction de cet important commerce, il vit plus grand et voulut faire de la Maison de son père une entreprise englobant toutes les industries de tissu d’ameublement.
- Les Maisons Chaffanel, Berchoud et Davene vinrent tour à tour se réunir sous la direction de M. Albert TRONC.
- Dans le fond de ce stand, nous voyons une grande tapisserie, imitation des anciennes verdures, en tous points réussie.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Puis, mélangées à de très jolies soieries, des tapisseries et des savonneries de Belleville, fabriquées dans les ateliers de la Cité Lemière où règne une activité nouvelle depuis qu’ils ont été réunis à la Maison Albert TRONC.
- Il convient de féliciter le chef de cette Maison d’avoir su conserver ces ateliers d’où il est sorti de si jolies choses pendant si longtemps et je ne doute pas que, sous son habile direction, cette industrie garde la place d’honneur à laquelle elle a droit.
- Ayant obtenu un Grand Prix à Saint-Louis 1904, nommé membre du Jury à Roubaix 1911, M. Albert TRONC reçut un Grand Prix à Gand 1913.
- SCHENK
- 1 1 bis, rue du Beaujolais, Paris
- FABRIQUES A MOUY, AUBUSSON ET BOURGANEUF
- Diplôme d’Honneur
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- La Maison SCHENK s’est spécialisée dans la fabrication des tapis moquette qu’elle tisse dans ses usines de Mouy et dans la fabrication de tapis de point noué et de tapis de savonnerie ainsi que de tapisserie qu’elle exécute dans ses usines d’Aubusson et Bourganeuf.
- Son stand, contenant les produits de ses trois usines, était conçu de très jolie façon, où les nuances les plus vives voisinaient sans heurt avec les coloris les plus doux et les plus délicats.
- Le Jury décerna à la Maison SCHENK un Diplôme d’Honneur.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- CLASSE 71
- Paul ARNAVIELHE
- 8, Grande-Rue, Montpellier
- Diplôme d'Honneur
- La Maison Paul ARNAVIELHE, une des plus anciennes Maisons de province s’occupant d’ameublements, de père en fils, a envoyé à l’Exposition de Gand un coin de cabinet de travail.
- Dans l’angle, une cheminée à hotte très élevée est accompagnée de chaque côté d’un grand divan, surmonté d’étagères à livres et de vitrines à bibelots. Ces divans sont terminés par un petit meuble formant bibliothèque.
- Ces meubles et ces sièges sont en acajou ciré, avec des panneaux sculptés en poirier verni, légèrement patinés.
- Traité en style du meilleur goût, l’ensemble donne une note décorative très harmonieuse et très douce.
- Une table à écrire très élégante et un fauteuil de bureau complètent cette exposition des plus intéressantes car on y sent le souci des effets nouveaux et inédits par des procédés très simples.
- La Maison ARNAVIELHE, qui compte plus de quatre-vingts années d’existence, occupe un personnel d’élite qui a conservé les bonnes et vieilles traditions de fabrication ancienne.
- C’est une des rares Maisons de province qui expose à l’étranger.
- La Maison Paul ARNAVIELHE a obtenu les récompenses suivantes aux Expositions universelles :
- 1904 SAINT-LOUIS.................... Médaille d’Argent.
- 1905 LIÈGE............................. — —
- 1908 FRANCO-BRITANNIQUE ... . — —
- 1911 TURIN .......................... Médaille d’Or.
- Le Jury lui a décerné un Diplôme d’Honneur à l’Exposition de Gand.
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- Vitrine de la Maison Paul Arnavielhe.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70 71
- Léon BAUVE
- 6, rue du Sentier, Paris
- Grand Prix
- Cette Maison avait exposé des édredons piqués tout unis ou très joliment ornés de broderie.
- Des couvre-lits de damas de soie mesurant jusqu’à 2 m. 40 de largeur d’une seule laize.
- Des dessus de coussins imprimés à la planche, représentant un paysage ou une scène de vie de province, formaient une frise, en haut de la vitrine, d’un effet des plus heureux.
- Fondée en 1894, la Maison BAUVE possède, outre ses ateliers du Sentier, deux usines à Ivry-sur-Seine occupant 300 ouvriers et ouvrières.
- Dans l’une de ces usines, les matières premières, coton, laine, duvet, kapok, sont nettoyées, épurées, cardées et nappées par les procédés les plus perfectionnés.
- L’autre, réservée à la confection des couvre-pieds, édredons, etc., produit, dans des dessins variés et des prix différents, jusqu’à 800 pièces par jour.
- Récompenses obtenues :
- 1900 PARIS ........................ Médaille d’Argent.
- 1908 LONDRES ..................... — d’Or.
- 1909 NANCY........................ Grand Prix.
- 1910 BRUXELLES ................... Diplôme d’Honneur.
- 1911 ROUBAIX ..................... Grand Prix.
- 1911 TURIN ....................... Grand Prix.
- Le Jury lui décerna un Grand Prix à l’Exposition de Gand.
- û. CODONI
- 62, avenue Parmentier, Paris
- Hors Concours —Membre du Jury
- La Maison G. CODONI présentait des cadres de glaces, une console Renaissance et un paravent art nouveau sortant de ses ateliers et exécutés avec un très grand souci de finesse et de perfection.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- Une maquette de décoration murale reconstituant un lambris XVIIIe siècle et un dessus de porte grandeur nature exécuté en bois contreplaqué et orné (système breveté) formaient un ensemble très judicieusement construit et d’une harmonie parfaite.
- Cette Maison, fondée en 1839, fut reprise de père en fils et en 1882 par son chef actuel, M. G. CODONI.
- Elle est classée aujourd’hui dans les premières de son industrie par son importance et son chiffre d’affaires.
- Après avoir obtenu en :
- 1902 HANOÏ .....
- 1904 SAINT-LOUIS
- 1905 LIÈGE......
- 1906 MILAN .....
- 1910 BRUXELLES
- 1912 LONDRES . . .
- M. CODONI fut nommé membre du Jury à Gand et, de ce fait, mis hors concours.
- Médaille d’Or
- Diplôme d’Honneur
- L. P.-A. COLIN & COURCIER
- 74, Faubourg-Saint-Antoine, Paris
- Grand Prix
- Mon distingué collègue, le rapporteur de la Classe 69, dira avec beaucoup plus d’autorité que moi tout le bien qu’il y a à dire de la fabrication des meubles de cette importante Maison, mon rôle se bornant à n’apprécier que l’ensemble décoratif présenté à Gand par la Maison L.-P.-A. COLIN et COURCIER.
- Dans un stand de 5m. x 6m. était installé de toutes pièces un grand salon du plus pur style Louis XIV, fermé sur le devant par une superbe rampe ancienne en fer forgé et doré.
- Les murs tendus en damas rouge s’ornaient, de place en place, d’une broderie vieil argent.
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- Vitrine de la Maison L.-P.-A. Colin et Courcier.
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- GROUPE XI1-B.
- CLASSE 70-71
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- Une somptueuse tapisserie du XVIIIe siècle, la Main chaude, venait rehausser de ses coloris généreux cet intérieur qui, digne en tous points d’un palais royal, faisait grand honneur aux aimables chefs de cette Maison si justement réputée pour le fini de ses productions.
- Possédant toute une série de Grands Prix et de hautes récompenses :
- 1855,1867,1878,1889 PARIS.... Grand Prix.
- 1893 CHICAGO....... — —
- 1897, 1910 BRUXELLES. . . — —
- 1904 SAINT-LOUIS . . — —
- 1900 PARIS......... Hors Concours, Membre du Jury.
- 1906 MILAN ........ Grand Prix.
- 1910 BUENOS-AIRES. Hors Concours, Membre du Jury.
- 1911 TURIN ........ Hors Concours, Membre du Jury.
- 1912 LONDRES....... Grand Prix.
- la Maison L.-P.-A. COLIN et COURCIER a vu un nouveau Grand Prix s’ajouter à sa glorieuse collection.
- ÉPEAUX
- 81 et 83, avenue Ledru-Rollin, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- C’est par un très joli cabinet de travail, d’un style inspiré de l’Empire, que M. ÉPEAUX avait meublé son stand qui se trouvait en face du Salon d’honneur.
- La tenture murale, avec frise décorative du même style, venait mettre en valeur le luxueux mobilier taillé dans un beau bois d’amboine et contribuait à en faire un ensemble très recherché et d’un goût parfait.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Les récompenses obtenues par M. ÉPEAUX dans les précédentes expositions :
- 1900 PARIS ......................... Médaille d’Argent.
- 1906 MILAN ............................ — d’Or.
- 1910 BRUXELLES...................... Diplôme d’Honneur.
- 1911 TURIN....................... Grand Prix.
- 1912 LONDRES .................... Hors Concours.
- lui ont valu la faveur d’être nommé membre du Jury et par suite d’être mis hors concours.
- FOREST
- 3 j, rue Cambacérès, Paris
- Grand, Prix
- Des treillages, de la verdure, des fleurs, une vasque en marbre surmontée d’un sujet en plomb martelé et doré, posé sur une glace, de jolis sièges en merisier ; tout cela était harmonieux, clair et radieux comme un joli lever de soleil.
- C’était une salle à manger avec un jardin d’hiver y attenant.
- Le jardin d’hiver s’ouvrait sur la salle à manger entre deux colonnes, il était décoré de treillages et de sculptures peintes genre Saxe. Ces deux ensembles formaient un tout gracieux au possible et d’une exécution digne d’être signée des ateliers de M. FOREST et dessiné par M. Bézier.
- C’est le meilleur éloge que l’on puisse faire.
- Un Grand Prix est venu très justement couronner les efforts de cette importante Maison qui avait précédemment obtenu les récompenses suivantes :
- 1893 CHICAGO . . 1895 BORDEAUX 1912 LONDRES .
- Hors Concours. Médaille d’Or. Grand Prix.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- GOUFFÉ Fils & MAILLARD
- 46, Faubourg-Saint-Antoine, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- En M. GOUFFÉ Jeune je retrouve un nom qui, avec ceux de Pérol, Mercier, Schmit, Colin et tant d’autres, forment une grande famille groupée dans ce vaste coin de Paris, si vivant, si travailleur, si fécond en créations artistiques comme en généreuses initiatives, que l’on nomme le Faubourg Saint-Antoine.
- Le Faubourg Saint-Antoine! Au fond le plus reculé du globe, il est connu, sa réputation est acquise.
- Nos grands paquebots, cinglant à travers l’Océan, non contents de porter dans leurs soutes d’innombrables caisses renfermant les productions géniales des artisans de cette laborieuse cité, étalent avec coquetterie des salons, des salles à manger, des cabines de luxe, etc., dont les lambris, les meubles et les sièges portent avec fierté la marque de notre vieux Faubourg.
- Je m’excuse auprès de mon honorable collègue, le rapporteur de la Classe 69, d’empiéter sur son domaine, mais il m’a plu, en passant, de rendre hommage à cette grande corporation en relations quotidiennes avec la nôtre et au sein de laquelle nous ne trouvons que des encouragements, des sympathies et des amitiés.
- La Maison GOUFFÉ Jeune présentait, dans un stand très bien construit, un cabinet de travail inspiré de l’antique.
- Un très fin velours de soie, gracieusement habillé de galon brodé, recouvrait les sièges qui, judicieusement placés, entre les meubles en acajou moucheté et les lambris aux teintes claires, formaient un tout d’une harmonie parfaite et délicate.
- Ayant obtenu en :
- 1908 LONDRES . .
- 1910 BRUXELLES
- 1911 TURIN .......
- 1911 ROUBAIX . .
- Médaille d’Or Grand Prix
- Hors Concours
- M. GOUFFÉ fut nommé Membre du Jury à Gand et sa Maison fut de ce fait mise hors concours.
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- Vitrine de la Maison Gouffê Fils et Maillard.
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
- Fernand KOHL
- 55, rue Traversière, Paris
- Grand Prix
- M. Fernand KOHL dirige depuis 1904 une Maison qui, fondée par son grand-père en 1845, fut reprise par son père en 1876.
- Trois générations à la tête de la même affaire, c’est un bel exemple dont nous avons pu, à l’Exposition de Gand, constater le résultat.
- S’inspirant des nobles traditions de Louis, le génial architecte à qui nous devons, outre le Grand-Théâtre de Bordeaux (ce chef-d’œuvre), de nombreux intérieurs, qui, dans cette même ville, constituent une des plus belles collections de l’art décoratif du XVIIIe siècle, M. Fernand KOHL présentait un tour de boiseries sculptées d’une très belle allure.
- Le lampas bleu et argent tendu dans les panneaux de ces lambris venait réchauffer la tonalité de la pièce et faire ressortir la finesse de ligne des meubles et des sièges qui, placés avec goût, complétaient parfaitement cet ensemble.
- Récompenses obtenues :
- 1889 PARIS ........................... Médaille de Bronze.
- 1911 TURIN ............................. — d’Or.
- 1912 LONDRES ........................ Diplôme d’Honneur.
- Le Jury décerna, à l’Exposition de Gand, un Grand Prix à M. Fernand KOHL.
- “ LE PRINTEMPS ”
- Boulevard Haussmann, Paris
- Grand Prix
- Fondé en 1865, réédifié en 1881, le PRINTEMPS a subi depuis 1905 plusieurs transformations et agrandissements qui le placent dans les tous premiers rangs de nos grands magasins.
- Il serait aussi oiseux qu’inutile de tenter d’en faire la description : le
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- Vitrine des Grands Magasins du “Printemps
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- GROUPE XII-B. — CLASSE 70-71
- PRINTEMPS, c’est le PRINTEMPS, que tous connaissent et apprécient à sa juste valeur.
- Mais je considère comme un devoir de dire ici que c’est du jour où M. Gustave LAGUIONIE en a repris la direction que ce grand magasin est devenu ce qu’il est aujourd’hui. Je ne puis, d’autre part, oublier le rôle prépondérant que M. G. LAGUIONIE a joué à l’Association générale des Tissus et Matières textiles, la grande part qu’il prit à la fondation de sa Caisse de Retraites, et c’est en souvenir de tous les services rendus à nos œuvres que je le prie d’accepter mes hommages reconnaissants.
- Le PRINTEMPS avait exposé à Gand un intérieur de bureau moderne dessiné par Rapin.
- Cet intérieur de bureau était strictement de composition moderne et il était ravissant.
- De combien d’autres je voudrais pouvoir faire cet éloge!
- Si cette création charmait nos yeux de Français, c’est qu’elle était sobre de composition, délicate de coloris et aussi pure de lignes que le permettent les tendances de nos artistes modernes. — Tendances nouvelles ?
- Dans notre beau pays, elles sont toujours accueillies avec joie, car nous sommes par excellence le peuple de toutes les audaces et de tous les courages.
- Mais, en matière d’art décoratif, il faut nous souvenir que la France n’a pas le droit de s’abaisser à lutter sur un terrain où sa dignité lui interdit de paraître.
- Flattons par quelques fantaisies hardies les caprices de nos contemporains, ravivons les couleurs de nos décorations intérieures pour leur donner plus de gaieté, mais restons dans la note française, la note juste.
- Ne nous laissons pas toucher par des influences extérieures et malheureusement quelquefois intérieures qui, sous prétexte de nouveautés, voudraient renouveler notre façon de voir et transformer nos traditions.
- Non, — ne faisons pas cela... pour deux raisons : la première est qu’il serait vain de tenter d’avilir notre sens artistique; la seconde, à mon point de vue la plus grave, est que des quatre coins du monde c’est chez nous que l’on vient chercher les leçons de goût, de tact et de bon ton.
- Noblesse oblige. — Restons à notre rang: le premier; faisons du nouveau, mais faisons-le à la Française.
- La fantaisie d’un goût douteux ne doit pas être en France un article d’exportation.
- Seul celui qui ne fait rien ne se trompe...
- Il y a quelque quinze ans, nous nous sommes trompés. Ne recommençons
- pas.
- Errare humanum est. Perseverare autem diabolicum.
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- TAPIS ET TISSUS D'AMEUBLEMENT
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- Tout ceci pour en arriver à dire que l’Exposition du PRINTEMPS fut l’œuvre sincère d’un bon Français inspiré de nos grandes traditions.
- Et un Grand Prix de plus est venu s’ajouter à la liste des récompenses que le PRINTEMPS obtint dans les Expositions:
- 1906 MILAN ......... 2 Grands Prix.
- 1908 LONDRES ....... 2 Grands Prix.
- 1910 BRUXELLES .... Hors Concours. Membre du Jury.
- 1910 BUENOS-AIRES.. Grand Prix.
- 1911 TURIN.......... Hors Concours. Rapporteur du Jury.
- 1911 ROUBAIX........ Hors Concours. Membre du Jury.
- 1913 GAND .......... Hors Concours. Membre du Jury pour la Classe 85.
- Grand Prix (Classes 70-71).
- MAJORELLE
- 6, rue du Vieil-Aitre, Nancy
- Grand Prix
- L’ensemble exposé par M. MAJORELLE formait un cabinet de travail.
- Il était exécuté en noyer et en loupe de même bois.
- La décoration de l’ensemble était une interprétation du Junko dans la sculpture ; on la retrouvait dans les ferronneries formant motifs d’ornements, aux portes des meubles et également dans la cornière de la cheminée, dans les appareils d’éclairage (placés aux quatre angles du plafond), traités en fer forgé.
- Pour cette pièce on avait adopté le principe du lambris haut, régnant avec la corniche des meubles.
- Ceux-ci, judicieusement distribués et formant corps avec ce lambris, constituaient en quelque sorte le lambris et donnaient à la pièce son caractère.
- La face gauche recevait une bibliothèque à quatre portes tenant presque tout le panneau. Plus basse que les autres, elle était surmontée d’un panneau décoratif encastré dans la boiserie, peint par M. MAJORELLE fils.
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- GROUPE XIl-B.
- CLASSE 70-71
- La face principale comprenait une grande bibliothèque à trois corps; y attenant un divan couvert de panne rayée vert bleu la reliait à la troisième face. Ce divan était compris avec étagères à bibelots et avec une vitrine plate destinée à recevoir des gravures ou dessins. Un panneau décoratif, rappel de celui de la bibliothèque basse, dû à M. MAJORELLE fils, achevait l’ensemble de ce meuble.
- La troisième face comportait la cheminée flanquée de chaque côté d’une bibliothèque.
- Cette cheminée était traitée en granit bleu des Vosges, un encadrement en ferronnerie formait sa cornière. Un bureau de forme ministre avec son fauteuil, un confortable, complétaient le mobilier de la pièce.
- Fondée en 1860 par M. Auguste MAJORELLE, cette Maison ne s’occupa à son origine que de meubles décorés, soit en laque de Chine ou en vernis Martin.
- En 1879, succédant à son père, M. Louis MAJORELLE concentra ses efforts vers le mobilier et la décoration.
- Il fut un des premiers à s’émouvoir des idées nouvelles et un promoteur de l’École de Nancy.
- Entouré de maîtres verriers célèbres, il sut donner à l’art lorrain une orientation qui, après quelques tentatives assez osées, est revenue à des conceptions plus sages et mieux adaptées à nos aspirations.
- C’est avec joie que, dans les manifestations modernistes, où M. MAJORELLE ne manque jamais de se montrer, nous rencontrons son exposition.
- Sa vue permet à nos cerveaux, un peu fatigués par l’effort qu’ils viennent de faire pour tenter de s’assimiler des productions souvent incompréhensibles, de se reposer et de contempler — enfin! —une œuvre qui, bien que hardie dans ses formes neuves, peut se réclamer de nos immortelles traditions françaises.
- Le contraire ne serait pas possible de la part d’un Lorrain, mais nous lui devons — quand même — un témoignage de reconnaissance.
- Récompenses obtenues :
- 1900 PARIS ..................... Membre du Jury.
- 1911 ROUBAIX.................... — —
- 1910 BRUXELLES ................. Grand Prix.
- M. MAJORELLE reçut un nouveau Grand Prix à Gand, et ce fut justice.
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- Vitrine de la Maison Majorelle,
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- GROUPE XII-B.
- CLASSE 70-71
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- Henri NELSON
- 20, rue de Chazelles, Paris
- Hors Concours — Président du Jury
- M. NELSON avait entrepris de compléter la décoration du Salon d’honneur de la Section française, reconstitution partielle de l’Hôtel du Comte de Toulouse, ancien Hôtel de La Vrillière, qui est aujourd’hui à Paris le siège de la Banque de France.
- L’idée était hardie et la difficulté grande ; il ne fallait pas se tromper, car, pour être à la hauteur de sa tâche et affronter la dangereuse critique, l’exposant devait rester digne de Robert de Cotte dont les projets de palais et de résidences destinés à plusieurs princes souverains, soit en Allemagne, en Autriche, en Espagne, en Savoie et même en Turquie, furent si appréciés et contribuèrent ainsi beaucoup à cette influence de l’art français qui se remarqua et ne cessa de se faire sentir pendant et depuis le XVIIIe siècle.
- Je suis le fidèle interprète de tous en déclarant que M. NELSON y a pleinement réussi.
- Certes, son talent s’était affirmé déjà au Grand-Palais de l’Exposition de Paris en 1900 et ses victoires se sont succédé à Londres, à Copenhague, à Bruxelles, à Buenos-Aires et à Turin; mais on peut dire que M. NELSON s’est surpassé lui-même au grand tournoi de Gand.
- Il a campé là, et dans le style Louis XIV le plus pur, deux salons de 10 mètres de long sur 5 mètres de haut dans lesquels il a présenté de façon très heureuse les multiples productions de la Maison qu’il a fondée en 1876.
- J’ai eu plusieurs fois la bonne fortune de me rencontrer à Gand avec cet artiste consciencieux; ce fut surtout pendant les opérations du Jury dont M. NELSON était président et je ne puis me défendre du désir d’exprimer ici tout le plaisir que j’ai éprouvé de conversations dont j’ai conservé le souvenir.
- Je l’entends encore me faire valoir avec chaleur et souligner par d’irrésistibles arguments toutes les ressources et les réels avantages que l’on doit retirer d’une organisation des plus complètes et des mieux comprises.
- C’est M. NELSON qui, le premier, il y a quelque trente ans, eut l’idée ingénieuse de réunir autour de lui tous les artisans dont les professions collaborent à la décoration et à l’ameublement et qui, grâce à cette unité de conception et de direction dont il a le secret, a toujours obtenu ces beaux ensembles et
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- Vitrine de la Maison Henri Nelson.
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- CLASSE 70-71
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- qui pourraient bien souvent, n’était le scrupule de l’auteur, passer pour anciennes.
- Bon an mal an, M. NELSON emploie un minimum de 150 ouvriers, tant sculpteurs sur bois, sur marbre, sur pierre et plâtre, que dessinateurs, modeleurs, ornemanistes, tapissiers, doreurs, laqueurs, peintres décorateurs et de bâtiments, menuisiers, ébénistes, monteurs en bronze et ciseleurs.
- On peut affirmer sans crainte d’être contredit qu’il a concouru pour une très large part au développement de l’art décoratif français par les nombreux et importants travaux qu’il a exécutés en France et à l’étranger.
- Le peu de place dont je dispose dans ce rapport ne me permettra de le faire que sommairement, mais peut-être le lecteur me saura-t-il gré de lui donner une nomenclature plutôt qu’une description de chacune des jolies choses qui, entièrement confectionnées sous les yeux et dans les ateliers de M. NELSON, sans le secours d’aucun procédé mécanique, constituaient la riche parure de ses deux stands.
- Dans le premier, sorte de salon intime, figure une merveilleuse tapisserie des Gobelins à fond rose de la suite de l’histoire de Don Quichotte, de Charles Coypel.
- Cette magnifique pièce, avec ses médaillons engagés dans des alentours de fleurs, est bien ce qui convient à cette société dont les goûts raffinés ont donné lieu aux plus charmantes œuvres de l’art décoratif.
- Elle est encadrée de deux hautes portes à feuilles de chêne et rosaces soleil en bronze ciselé et doré au mercure dans l’esprit de celles de la galerie de Versailles et d’une belle boiserie chêne naturel rehaussé d’or, aux angles arrondis ornés de grands motifs de 1 m. 50 de haut sculptés dans la masse du bois et dorés à l’eau suivant les procédés anciens.
- Quelques carpettes d’Orient sont jetées sur un tapis uni tête de nègre.
- Une console Louis XIV ajourée et dorée, faite en vieux bois de pressoir sculpté, à guirlandes de fleurs avec dessus de marbre vieux rance, forme fond avec les deux superbes fauteuils en Aubusson à pavots et vase sur ton havane foncé.
- Cette grande table, de l’importance et aussi riche que celle du château de Bercy, supporte un buste de grande dame que l’on attribuerait volontiers à Caffieri s’il n’était signé « Nelson » et deux coupes oblongues en vert antique ornées de bronzes ciselés et dorés.
- A droite, sur une jolie commode en bois d’ébénisterie aux portes de marqueterie claire à croisillons avec moulures et têtes de bélier en bronze, on a placé deux girandoles également en bronze ciselé et garnies de cristaux de roche.
- A gauche, sur une reproduction d’un des plus beaux meubles de la Régence avec sa marqueterie à damier bois de violette, dont les guirlandes de
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- fleurs ciselées et dorées viennent enlacer des médailles à l’effigie de Louis XIV et dont le bas est orné d’un motif à coquille et palmes en bronze, nous voyons, sans savoir où arrêter plus complaisamment les yeux, un grand vase de Chine (famille verte) flanqué de deux candélabres Louis XV aux branches gracieusement tournées en rinceaux qui sont encore une adaptation de M. NELSON, inspiré du célèbre Meissonier.
- Au-dessus de la commode, on a suspendu un grand portrait du maréchal de Chaulnes (copie) et, en face, un sujet japonais peint par Jean-Baptiste Leprince, entourés l’un et l’autre d’un cadre en bois sculpté et doré.
- Deux lustres en bronze ciselé et doré avec cristaux et réflecteurs répandent une douce clarté sur toutes ces œuvres qui attestent une connaissance si savante de l’art de l’ameublement ; une jolie petite table à mouches avec son fauteuil peint vieux vert et or du temps de Louis XV, à coussin de velours cramoisi, vient apporter un caractère d’intimité ; un bureau de dame Louis XV, à tiroirs dans les bouts, en bois de violette avec dessus maroquin encadré de cuivre doré, deux chaises légères cannées dorées et un mortier Louis XIII, vase de fleurs, en bronze médaille, complètent cet ensemble aussi délicat qu’original.
- Le second stand, dont l’entrée est en partie défendue par deux tronçons de rampe à main courante de cuivre, bel ouvrage de ferronnerie aux ornements relevés au marteau et dorés, a été interprété par M. NELSON en cabinet de travail.
- Nous y retrouvons une admirable tapisserie, la Canne brisée, autre scène tirée du chef-d’œuvre de Cervantes, illustrée par Coypel et tissée aux Gobelins.
- Là encore, ainsi que l’exige la symétrie officielle, des tapis d’Orient couvrent le sol et deux grands lustres, à peu près semblables à ceux du salon intime, descendent du plafond.
- D’une simplicité apparente mais qui, à l’œil du connaisseur, marque un grand souci personnel d’obtenir un tout d’un goût parfait, la boiserie en chêne sculpté et doré se corse de deux grandes portes à deux vantaux ornées de motifs haut et bas, rosace ovale au centre, dessus cintrés en anse de panier, avec palmette et guirlandes de fleurs dont la belle ordonnance le dispute à la pureté des lignes.
- Au-devant de chaque parclose qui borde la tapisserie, des colonnes de marbre brèche dorée sont coiffées d’une paire de girandoles à LL entrelacés.
- Cette charmante conception de M. NELSON, suggérée par le chiffre du roi, est exécutée en bronze ciselé et doré avec garniture de cristaux dans la manière du XVIIIe siècle.
- A l’une des extrémités du stand se trouve une grande bibliothèque en bois de satiné et de violette à trois portes grillagées avec moulures haut et bas
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- à faisceaux de baguettes, feuilles tournantes et chutes très finement ciselées. Sur son marbre vert de mer sont disposés deux vases de Chine, rouge sang de bœuf, montée à trois bras de lumière.
- Elle a pour pendant une ravissante copie d’un secrétaire Louis XV à abattant dans le haut et, dans le bas, des portes avec tiroirs secrets à l’intérieur.
- Ce meuble d’une belle patine et qui joue l’ancien à s’y méprendre est en bois des îles avec marqueterie et son dessus de marbre levanto est surmonté d’une terre cuite, le Printemps, qui fait partie d’une série dites les Quatre Saisons, modelée par M. NELSON pour la décoration d’un grand jardin d’hiver. Ce buste est accompagné de deux vases cornets de la famille verte.
- Trois grands sièges me tendent leurs bras et je me trouve bien embarrassé pour dire celui que je préfère.
- Ce canapé lit de repos Louis XV en bois sculpté avec sa peinture vieillotte et son velours de soie bleu à reflets, sa passementerie ajourée et filigranée d’argent me séduit.
- J’aime aussi cette bergère, dont j’ai vu l’original aux Arts décoratifs, avec son velours de Gênes jardinière aux chatoyantes couleurs.
- Je crois cependant que, dans cette jolie bergère Louis XV, si gentiment sculptée et dorée et dont le velours de Gênes vert me paraît plus robuste, je serai plus confortablement installé pour admirer ce beau bureau Régence, en bois de satiné et de violette, dont les tiroirs sont encadrés de bronzes et le dessus en maroquin vieux vert à vignette gaufrée est ceinturé d’une moulure de bronze.
- La ciselure, qui peut être comparée à celle de nos plus beaux bijoux et la facture irréprochable de ce meuble en font une pièce de musée.
- Il faudrait citer les moindres objets qui le garnissent.
- L’encrier en bronze ciselé avec son coq gaulois formant motif de milieu monté sur une plaque de porphyre rouge d’Égypte, le plateau en argent repoussé et gravé, le buvard fait d’une reliure ancienne, la potiche flammée montée en lampe avec abat-jour et le petit vase porte-bouquet bleu ont tous leur valeur propre, leur cachet spécial et leur originalité savoureuse.
- Sans m’arrêter au cadre Louis XIV à glace biseautée accroché au-dessus de la bibliothèque, je ne peux me dispenser de mentionner cette délicieuse petite table de salon à dessus maroquin vert, en bois de violette d’une très grande richesse de ciselure.
- Et, pour terminer cette énumération, il me faut rendre hommage à l’effort considérable fait par M. NELSON.
- Sa nomination de membre du Jury fut un acte de justice et son élévation à la présidence un hommage rendu à l’artiste vibrant, éclairé et sincère,
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- toujours prêt à manifester son enthousiasme et son talent pour le plus beau de tous les arts : l’Art décoratif français.
- Les récompenses antérieures obtenues dans les Expositions par M. NELSON sont :
- 1900 PARIS ................... 2 Médailles d’Or.
- 1908 LONDRES ................. Grand Prix.
- 1910 BUENOS-AIRES............. Hors Concours.
- 1911 TURIN ................... Grand Prix.
- 1913 GAND .................... Hors Concours. Président du
- Jury.
- POTEAU
- 59, rue de Turenne, Paris
- Grand, Prix
- La Maison POTEAU présentait un coin de boudoir Louis XVI d’une composition très délicate et soignée dans ses moindres détails.
- Un grand bahut-commode orné de panneaux de laque de Chine anciens, rehaussé de bronze, d’une exécution si parfaite que l’ensemble formait une pièce digne d’un grand amateur d’art.
- Un petit fauteuil en broderie vieillotte s’accordait à la décoration en camaïeu bleu des pilastres.
- Puis, pour compléter ce délicieux petit coin, l’écran du Dauphin et un bijou de petite table dont l’original figure dans la collection Wallace.
- Depuis 1900, M. POTEAU n’a jamais hésité à participer aux grandes Expositions.
- Récompenses obtenues :
- 1905 LIÈGE.....
- 1906 MILAN ....
- 1907 BORDEAUX . . .
- 1908 SARAGOSSE . . .
- 1908 LONDRES ..
- 1910 BUENOS-AIRES
- Grand Prix.
- Rapporteur du Jury.
- Hors Concours.
- Grand Prix.
- Hors Concours.
- Hors Concours. Vice-Prési dent du Jury.
- La Maison POTEAU se vit décerner un Grand Prix à l’Exposition de Gand.
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- François et Paul SOUBRIER
- 14, rue de Reuilly, Paris
- Grand Prix
- C’est par une très jolie salle à manger que MM. SOUBRIER faisaient leur vingtième manifestation dans les Expositions depuis 1883 et je ne compte pas tous les Salons du Mobilier à Paris où cette importante Maison figura en bonne place sans jamais manquer.
- Cette salle à manger de style Empire était formée d’une boiserie peinte en gris vert à tons vieillis.
- Les panneaux de ces lambris se garnissaient d’une soierie d’un coloris doux qui venait compléter très heureusement l’ensemble.
- Deux niches dans les angles contenaient deux fûts de colonnes supportant des statuettes.
- Tout cela était bien à sa place, parfaitement étudié et d’une exécution irréprochable.
- Aussi un Grand Prix vint-il s’ajouter au long et glorieux palmarès que voici :
- 1883 AMSTERDAM 1885 ANVERS 1897 LE HAVRE .
- 1887 HANOÏ ..
- 1888 BRUXELLES 1888 BARCELONE
- 1888 MELBOURNE
- 1889 PARIS...
- 1895 AMSTERDAM 1897 BRUXELLES 1900 PARIS...
- 1904 SAINT-LOUIS
- 1905 LIÈGE...
- 1906 MILAN ..
- 1908 LONDRES . . .
- 1909 QUITO...
- 1910 BRUXELLES
- 1911 TURIN ..
- 1912 LONDRES . . .
- Membre du Jury.
- Médaille d’Or.
- Membre du Jury. Médaille d’Or. Membre du Jury. Membre du Jury. Médaille d’Or.
- — d’Argent. Membre du Jury. Grand Prix.
- Membre du Jury. Grand Prix. Membre du Jury. Grand Prix.
- Hors Concours.
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- Albert CHANÉE
- 24, rue Vivienne, Paris
- Hors Concours — Membre du Jury
- Reproductions de soieries et de toiles de Jouy anciennes Tapis moquette Tapis de la Savonnerie.
- 1910 BRUXELLES ................ Médaille d’Or.
- 1911 TURIN .................... Hors Concours, Membre du
- Jury Classe 128.
- Grand Prix, Classe 72. Grand Prix, Classe 130.
- 1912 LONDRES ................ Grand Prix.
- 1913 GAND ................. Hors Concours, Rapporteur
- du Jury.
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- Vitrine de la Maison Albert Chanée.
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- TABLE DES MATIÈRES
- Lucien Bouix............................................................... 14
- Braquenié et Cie........................................................... 10
- Henri Chanée et Ciü........................................................ 18
- Frédéric Danton............................................................ 19
- Jules Desurneur......................................................... . 19
- R. et L. Hamot............................................................. 20
- Jules Pansu................................................................ 22
- Emile Parmentier........................................................... 22
- Nicolas Piquée et ses Fils................................................. 23
- Albert Tronc............................................................... 24
- Schenk..................................................................... 25
- Paul Arnaviellie......................................................... 26
- Léon Bauve................................................................. 28
- G. Codoni.................................................................. 28
- L.-P.-A. Colin et Courcier................................................. 30
- Épeaux..................................................................... 32
- Forest..................................................................... 33
- Gouffé Fils et Maillard.................................................... 34
- Fernand Kohl............................................................... 36
- “ Le Printemps ”........................................................... 36
- Majorelle.................................................................. 39
- Henri Nelson............................................................... 42
- Poteau..................................................................... 48
- François et Paul Soubrier............................................... . 49
- Albert Chanée............................................................ 50
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