Conférence [20 novembre 1941]
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- Je vous demande la permission de m expliquer sur le titre de cette Conf rence. J’ai vu avec peu de surprise 1* annonce d’une conférence sur les transports de remplace-ment et mite compris qu’i ait d’une
- in tervention autoritaire du Directeur du Conse e,
- mon ami monsieur Louis X......qui a pris l’habitude depuis quelques 15 ans d’exercer sur : on ancien Patron cette influence par laquelle les discipl s E jual t.
- isi un au tre, je crois bien que j’avais parlé des carburants de ci
- mais peu importe, je vais tout de uite indique r l’e prit de cette conférence, ou plus exactement de cette causerie, ans la
- qu‘ il s ‘ agit d’une improvisat ion scientifi que d’un profane , et que j'ai l'ambition d'ajouter une neuvième conférence à ste admirable série qui s'est déro ilée ndant plusieurs semaines au cours de laquelle vous avez écouté Berthelot, Lefranc, Pignon, Juin, X...X... et notre cher Max Serruys. Non,ce n'est po nt dans la suite scientifique de ces bell s
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- conférences que je vais parler et que je désirai r.
- Eméréelité, je veux d’abord justifier l’idée qui a présidé au Cor 11 nistration, à l’organisation de ces con-
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- d’Adm nistration du Con ervatoire des Arts et Métiers, je dirai volontiers, sent faire tort à la Maison de Gaston dent dans la suite de Paul Painle , à la v r
- sa succession, et depuis 7 ans je m’efforce mplacex son génie par mon assiduité.
- Ce Conseil d’Administration, 1 : l’expression
- de lus en 1 fidèle a été l’idéal rva-totre des Axts et Métiezs. Je ne crois pas pour mon compte eux cox oxat one impzovi es, je ne ex...... as davantage aux grande ; maisons qui. Sortent d’une fantaisie de 1‘esprit • ervatoire des Arts et Métiers a été dans
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- l’avons répété souvent d’une Université populaire, la grande université technique, ça a été quelque chose de plus ga a été un institut de liaison entre la science et 1‘in-dustrie, cela devait être ça, et 11 est admirable que dans la suite nous ayons envié l’imagination de Guillaume d’Humbolat et que nous ayons en quelque e orte souhaité de
- luire, dans nos institutions s, cet ide
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- initiative allemande. Mai le principe c’ét la
- qui devait être le Co irede s, et c’est
- parc ae le principe ne s’est pas traduit dans la réalité assisté - non anciens ont assisté- à cette ten-tative Liard-Painlevé qui avait pour but et qui n’a/eu pour d’allier la science et la pratique, la technique
- rsités.
- les déconvenues que cette belle idé la durée de ce demi iècle.
- Il y a eu une Maison qui a été fondée tout à la fois poux „ Le ian ce cerveaux neufdu peuple, et ir établi la liai - eux qui cherchent
- ont besoin de ces recherches et de ce Couv 8, f t le Conservatoire des Arts et Métiers. Et c’est dans cet e prit qu’il y a quelques mois j’ai proposé au Ce Administra-
- tion du Conservatoire d'organise r cette série de conférences rbu............ant de remplacement, et puis Bogex s'est dit: carburant de rempl ent... sre oublie qu'il ne connait rien à la science des car burents, mais comme 11 a occupé pendant 21 mois le Ministère des Transports, c'est aux transports qu'il pense, et je m'en vais corriger son titre, et au fond peut-être a-t-il bien fait pui qu'il 1 lus
- de liberté de per peut-être men auquel je veux
- procèder, car m n Dieu quand on a occupé pendant un certain
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- Loi j’ i té an une condition bi n particulière et très favorable puisque la Révolution Nationale avait eu pour o. ne équence de me donner comme successeur un colla borateur de la v 1 e, je n’ai donc eu aucne peine à envi-sager le ement des choses dans un esprit, je ne pas i ce, C ‘ . a d a , d’absolue justice.
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- Or il se trouve que dans ma pensée personnelle, et dans ce que je < l’évidence, il n‘y°a pas de pro-
- blème plus grave à l’heure présente que le problème des transports. S’i t. une hiérax les soucis de ce
- pays, il t que le problème des tram ts figun au premier plan des préoceux . ions. : t nos e nversa-
- tions - je ne arle as des conversations générales et d’é-lite- sont c nsacrées pour une art au problème du
- ravit aille ment; je ne crois pas me tromper xu’en affirmant qu’une évaluation sincère, sérieuse et précise des possibi lités des ressour ces françaises démontrer ait que no us avons
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- entendu que privés des échanges avec ‘extérieur, nou ; ne
- voyions pas privés du bénéfice de . échanges intérieurs.
- Vous entendez, j’ s problèmes du
- questions dé ction nat le,de ... on des importa tions, là-dessus nous avons tous la même idée, 1* ortation e’e t toujours la formule procédée d’une économie pares euse, mais la quest ion ne se po e pas, pa d‘ importation, il s’agit simplement de l’organisation de nos transports intérieurs.
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- est permis de considérer que le danger le plus grave qui pourrait se produire dans 1 s mois d’hiver ou même dans le • mois prochains en débordant l’hiver, ce seraient certaines difficult s de ravitaillement allant jusqu’à des
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- encore 1 we, et e’e t la deuxi observation que je
- ire, par le seul fait que l’on détaille les services dont la collaborat ion e: t indispensable au bien public, et que l’on disperse, n n pa ême autorités
- différentes mai dans des immeubles diff rents, on orée un accroissement formidable de la paperasserie française.
- Mal lai sons de côté cette critique, si vous le voulez bien, et lions plus av ant. Notre défaut, dans cette période qui a conduit à notre désastre, a été l’abus de l'esprit d'analyse et s'i L m'arrive encore quelquefois de marquer en ci ntrariant cer tain amis une véritable haine de Marcel Proust, c'e t parce que la figuration, l'idée force de cet auteur a été l'excès de c it d'analyse.
- Esprit d‘ analyse surexcité, multiplié dans un moment où in-contestablement la défense de not ys (je fense de notre pays) exige un dévelo pement de la ynthèse. Et voici ma deuxième critique, qui se confond d'ailleur avec la première, et j'en viens à une ob servation beaucoup plus grave qui va dominer la suite de cet entretien: n d gens extraor dinain e ment peu pr éssés. Cet espèce de cal-cal qui fait que nous préférons une vaine perfecti n à une utile promptitude aboutit à de • résultats de plus en plus lamentable pour l'économie etla 7 .e le ce pays, mais enfin je prends un domaine où e reproche n'e t pas valable, je
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- joué et ne je uent pas; l’électricité coute nt deux fo is plus cher en Allemagne et malgré cela le problème ne se pose pas pour le s Allemands de savoir comment ils placeront au sortir de la guerre cette surproduction de force hydrau-• Ils ne „ oblème que nous nous sommes inces arment pot é, et ici il me ce vient une phra e mais m’a bi nté, adi disait:
- ils craignent l’abondance, et c’e t la disette qui les tte. Nous : toujours inquiets de savoir ce que
- nous ferons de nos approvisionnements. Le français indivi-duellement es prévo nt, ollectivement en tant que citoyen il : t imprévoyant, il est systématiquement imprévoyant et se refuse à apercevoir les grands plans de l’avenir.
- Je dois tou même faire une petite exception, sans que dans le rappel de ce sou enir vous puissiez aperce-voir une manière d‘ orgueil ès qual ité, puisque je vais par-ler de nos approvi sionnemente en essence au mois de Septem-bre 1939 Oui, c’est entendu, avec cette rapidité de jugement qu'a 1€ Français, tout était bien en Juillet 1939, t puis la te, et alors rétrospectivement tout était mal, on n'avait pensé à rien...Si,si, dans beaucoup de compar-timents les approvisionnements étaient faits , ax ment on avait prévu bien des choses, on av it pen é au détail de b auc de choses. C'est dans l'e ble peut-
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- être, dans la pe générale sans doute qu’il n’y avait
- pas de préparation suffisante, mais enfin je ve ux rendre ici à un homme n’a pas le goût de la pop ularité une louange qu ne lu a pas été adressée; j’ai trouvé inskal-enliaison lé Boulevard Montparnasse, av ec le Boule vard St-G in, un homme qui de[ uis 20 ans assumait la charge de donner à. la ance qui h'en avait pas très envie, une politique des carburants. Louis Pineau, Intendant-Militaire, a été au or tir de la récèdente guerre dans ce poste, puis les ministres différen it: -vouS...
- ar se débrouiller il a fait des textes de loi, il les a fait contresigner, il les a fait débrouiller, il les a défendus et a même créé à la faveur de cette législation dont il ue l'inspirateur, tout un système français du raffinage des pétroles. Il a vraiment été dan t utei cette période le mainteneur d'une idée, d'une idée économique, d'une idée d’économie. On pouvait penser qu'il n'y avait pas lieu d'organiser les raffinages en France, qu'il valait - importer pétrole raffiné, 1 pouvait avoir une doctrine contraire, enfin on a adopté la doctrine de Louis Pineau € fait la loi de 1928.
- Et à la faveur de œtte loi de 1928 il y a eu une industrie du pétrole, du. raf image de pétrole et de l'importa ion des pétroles dont le détail serait un peu long à exposer et un peu éti anger ou jet que je me propose dans cette
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- en qualité, puisqu’un de nos soucis avait été de fournir à l'aviation française du 100 octanes qui a été recherché en vain par l‘ aviation allemande. C'e t une tri . te sat isfac-tion à se ner, mais enfin c'était une des rares supério-cités que nous avions; à ce sujet le décret du Iex Avril 1939 qui n‘ tait pas un ordre donné aux raffineurs fran-gais, avait tout de même négocié petit à petit et s'adaptait aux possibilités de strie française, et je puis
- 1 sses in criter an t nues.
- Cependant hesi ieur , jamai nous ne nous omres fait illusion, jamais nous n'avons pensé qu'il fallait damne cet optimisme de 1» importation; entre nous nous avions besoin des fournitures américaines 4 dans le moment pilent nous aurion pu ajouter aux fourniture améric unes des fournitures mexicaines. Le Mexique se mon-trait très pressant pour faire accepter ses offres par la ze. Nous ‘ Lt: , axole
- avec no: fournisseurs américains, et quel que so it notre en-que
- nt or la politique/Mes t: s américains pratiquent l'égard du Gouvernement expropriateur du Mexique, nous tien-ns. Nous avons tenu bon, publiquement même devant le Tribunal du. Havre et la Cour de Rouen; la po ex-nement français a été celle du Gouvernement de Wa n.
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- Nou tcna. enf in, x out, notre pensée du
- temps de paix qui était la même pour l’éventualité de guerre, était que nous ne pouvions pas laisser no tre pays à la merci des approvisionne ments en pétroles étrangers, n fournitures étrangères, et m n Dieu en dépit des espé-rances que nou pouvions trouver à Saint—Marcel ou les confins algéro-marocains nous ne ouvions pa faire état de quantités suffisantes, nou . longtemps
- envi agé la nécessité de pratiquer vraiment effectivement et n n pas verbale ment une politique de r mplace ment de C rburants de remplace ent, et c‘ t cet hi ton ique rapide que je veux faire, en confrontant 1 s efforts d’hier avec les réalités d’aujourd’hui . Autrement dit mon souci e‘ st de faire 1 point, et vous voyez je rej oins mair te-nant mon préambule. Nou avons : arlé des plus autorisés, j’ai énuméré ceux qui se sont faits entendre de nos savants et je peux parler de celui qui est absent, je peux parler de Lefranc puisque c’est un homme qui chaque semaine est plébiscité par 18 ou 19étudiants . Ce plébiscite vaut pour les promotions scientifiques.
- 8, je prends parmi les 8 qui ont apporté des résultats à un effort collectif qu se conti-nue depuis des années dans cette Maison. Et en regan d de cet effort collectif, je vois où en ont 1 . réalie t ns administrative ou in lus trie lles.
- Depuis longtemps, c’est un thème que je dirai
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- volontiers acadé ique que la politique des carburants nationaux. de Congrès, combien d’assemblées agrico-
- les, combien de banquets ont entendu retentir l’hymne aux carburants nationaux. C’était une forme du patriotisme oratoire , mai i 1 y av ait en même temps d‘ intéress ante s recherches qui étaient ries, nt un effort
- fait pour utiliser le procédé qui avait donné lieu, je puis le dire, à une intéressante initiative du Ministère de la Guerre, ou plus exactement du Service de S. On
- avait commencé à installer une usine à Sisteron; c'est à tort que l'on a reproché à Charles Baron d‘ avoir choisi pour installer cett u le département qui a ses pré-férences naturelles. En réalité le Service des Poudres avait choisi Sisteron pour un ensemble de raisons d'ordre technique, d'ordre industrielle et on avait commencé cette construction, avec ce soin, avec cette tranquilité, cette lenteur qui paraît-il est le supr ème de la sagesse qui caractérise ou qui caractérisait les oeuvre;, du Ministère de la Guerre et du Service des Poudres à cette u •
- Enfin en 1938-1939 dans l'atmosphère de la Rue : • Saint-Dominique, car pour être clair nous daterons tout de Munich, ce n'est pas parce que je parle ra le gazogène 8 quej même axtir de ce moment-
- là les questions se posent en ce qui concerne l'utilisa-
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- tion accélérée des carburants de remplacement, elles se pO ent ou le charbon de bois, i ment en
- gazogènes de ce s. Je n la situation de 1938, les ch f1 sont faciles. les chiffres grosso modo, il y a touj urs an moyen mnémotechnique, e‘ t de se souvenir que nous avions autant de camions que wagons, environ 500.000. Eh • camions nous
- en avions 5.000 équipés au gazogène, tous le discours et le hymne au gazogène, 5;000!....
- à l’
- du gazogène, à cette toute petite industrie du gazogène qui tait tâtonnante, que faire pour lui don x ’ lan nécese aire : Je doi : à la vérité de dire que mon pre mier soin a été de rechercher ce qui existait, et de rechercher s'il existait une corporation des constructeurs de gazogène J'ai regu la visite de gens parfaits, une délégation d‘ industriels vraime nt bien élevés, aus i bien élevés que les membres de l'Institut, mais aux neag : auss prudents et j'ai dit: j'ai peur que ça n'aille pas très vite. Qu'est-ce qu'on peut bien faire et quel est le plus ancien, quel st le doyen, l'homme jui a risqué dans cette entreprise?...On me dit: e'e t Goiboulin...Je le fais venir et je trouve vraiment l'ouvri r devenu atr on, ave c on timi de qui car actérise i - créateurs d' indus-
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- d’élan, un peu d’enthousia sme ; 1. propre réussite.
- Je doi /la vérité de dire qu’ immédiatement ce fut une 1 v
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- ntérets particuliers qui sont arrivés à établir un préju gé favorable en faveur de nons ieur Coiboulin ou d’ autres?
- Grâce un collaborateur dont je ne salue pas la pr : ence, mai d nt j alu 1 ouvenir, Gallienne,
- j’ai pu me faire pardonner mon initiative et j’ai obtenu d’avoir dan mon cabinet cet homme extraordinaire qui repr sente un trè beau passé français, Louis Renault, et j’ai dit à M. Louis Renault: ns...expliquons-nous...
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- avons be so in de c rburants de remplacement, je me trouve en prése nce de divers objections dont la , lus forte me vient de vous et des constructeur auto obiles. Cela vous dérange de changer vo méthodes de con traction, si dans vos rangs il y en a un ou deux, X...et Berliet qui ace ep t e nt de courir le risque de or tte novation inds-trielle la grosse majorité d’entre vous sont xe belle s.
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- pour cette simple rai on que je traduis en b rmes vulgaires, parce que cela les dérange •... Alor s nous causons et on fait
- un espèce de pacte et on fixe üne quantité qu’acceptera la corpor tion de constructeurs d’automobiles: 000, . ‘est après quoi il faudr voir... te
- conversat ion, ce t accord sing ne e’e . gé l’effort
- qu je v ais es sayer de décrire.
- Voilà la prem ère objection. Lai il y a la second 10 t plus forte, elle appartient à la même origine logique, pour quoi changer ? h bien oui...nous allons trav .< -
- ser une période pendant la guerre où on n’aura pas d’essence
- mais on l’essence après...Pourquoi interrompre
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- on ne peut pas faire autre ment, mais pourquoi in: taller des
- fabrications toutes nouvelles qui donneront des déconvenue s et alors que la guerre finisse, nous rentrerons dans nos pantoufles t dans notre essence et nos carburants, objection de la routine...
- Et puis, troisième objection, celle-là n’est plus empruntée à la routine mais elle t empruntée à la ense forestière. Je ne plu curieux que
- défense de la forêt par les gen des Eaux-et-Forêts... Alors là je rends hommage bien entendu aux sentim nts qui animent la conservation de Eaux et Forêts. Le titre même
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- les y oblige...ils sont conservateurs sinon de Kx, du moins des Forêts, et rendre du bois pour l’ut i ex, soit dans les forêts domaniales soit . ans les forêts privées c’est presque un attentat administratif. Et j’ai eu beau
- • côtés des hommes compétents, je me suis outillé en hommes compétents du mieux que j’ai pu, j’ai , y ce qu’il y avait de mieux. Fanon que voici, professeur à l’Ecole trale à irai jamais assez me con-nai u courage dont il a fait preuve à ma côt
- car il y a un courage civique de tous 1 . jours...Mor i ur Colomb qui est le plus brave homme de la terre, qui est excellent français qui était Directeur général des Eaux et rêts a tait monsieur Chagnon et dét tait monsieur Demond président d‘ une grande corporation des bois qui m’assi tait, parce qu’il m’assistait et parce qu'il menaçait la forêt française. Et vraiment je suis convaincu qu'il y avait de la sainteté dans la résistance de monsie ur Colomb
- et
- des Conservateurs des Eaux et Forêts, et j'ajoute
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- tement à leur décharge un argument historique auquel ils
- n'ont pas pensé, o'e t que bien longtemps avant monsieur Colomb il y avait un grand ho e, un des plus grands h
- la France et qui avait sur la forêt fran-
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- gaise la même vue tremblante. C'était Colbert. Colbert di ait
- risse faute de bois...
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- Alors vous voyez, je fais large la part de l’indulgence qui e t due à c tte résistance, mais tout de même elle va no nous couter assez cher cette résistance, comme le voir, car dans le temps où nous allons faire effort pour primer le gazogène, l’équipement au gazogène, pour ntéresser les Français à l’utilisati mn du bois t du char-bon de bois, eh bien nous allons voir l’opérat ion défensive admirable, c’ t l’Adn nistration française quand elle ne u’elle E avoir l’air de vouloir...Là vraiment elle est prodigieuse .. .vraiment admirable.
- Comment faire pour donner une prime à l’utilisa-tion des gazogènes? Les procédés, je vais les énumérer. Je ce
- ne parle pas de/qu’on disait quand on disait: de Monzie a été bon our 1 • gazogènes, il avait une voiture au gazo-gène...Oui, mais enfin c’était la moindre partie de mon activité, j‘ vais hérité d’un iture au bo parfois
- t-à-fait honneur parce qu’elle n‘ était pas tout-à-fait au point, et qui datait d’une période où André Lyautey sous-secrétaire d’Etat à l’Agriculture, puis Cueille ont voulu conquérir l’o inion française en co men-gant par 1* autorité ministérielle.
- Enfinie problème se posait en d’autres termes à ce moment-là, en 1938-1939, le problème du chemin de fer, problème de l’équilibre du budget, l’équilibre budgétaire
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- de la Société Nationale de: Chemins de Fer. Il fautque l’on donne au français moyen qui aime bien ‘équilibre budgétaire la satisfaction d’avoir un budget en équ re. ne dis
- pa que our moi ga a une grande importance, mai pour le Françai en général, il y tient et le déficit des Chem ins de Fer fais dit beaucoup de tort aux députés s
- et quand on arrivait au Sénat/-summum de la réflexion fran-gaise ou de la prudence française, on dis it: il y a ce
- icit qui . ave ...cl ficit de la S.N.C.F. et alors . olitique nécessaire de coordinati on pour que ne s’établisse pas une e ncurr nce sans profit pour 1 : transporteurs et dommageable pour les contribuables.
- J’ai été, comme je 1 ut- -1’1 tre,
- puissamment aidé dans cette entreprise par Jean Berthelot, aujourd’hui Secrétaire d'Etat Communications et parfois dans certaines ri Être les décrets sur
- la coordinati 1 a cru que d 3 Mxqyokéen Bor te
- perçait Napoléon....
- Ce n'était pa tout-à-fait exact en ce sens que nous ons par faite ment A' accord ur toute chose t et ma pensée était qu'en effet il y avait lieu d'établir un plan de répartition des transports et qu‘ il fallait qu'autant que possible pour la grande di tance la camion ne eocurrengât pas le rail, le camion n'étant pa fait pour trans orter de Toulouse à Paris ou de Bre t à Paris de 3 marchandises pour lesquelles il y a tout naturellement la voie ferrée. Mais (55)) NAW
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- avait au premier jour de la guerre réquisitionnés, fin, ttez- e vou ire, pa anticipations nvogper il y a des
- pro ositione qui avaient été faites; elles n’ont [ . même valeur quand elles paraissent en 1941 et elle ont l’air d’être de commande, mais enfin nous avions 1& bonne fortune de donner à notre public des extrait d’un article du Maréchal Pétain, à ce woment-là il était dans la : n’ avait pa cette espèce de publicité offi-cielle; c’était simplement notre sentiment qui était exprimé ‘ ole de la
- Revue Hebdomadaire où j ist n e: en dehors
- de la distillation de oléagineux et de l’utilisation de l’alcool dont la production serait absorbée par le service udr s en cas de. guerre, xe te le procédé ju
- à produire la carburation du bois dans les appareils à gazogène. Cette carburation fournit un z analogue gaz d’essence du point de • n utilisation dant les modè-les à explosion. On sais it immédiatement l’intérêt d’un procédé qui utilise une matière de production aussi cou-rante que - représente pot mps de paix une source réelle de carburants et pour le temps de guerre une réserve précieuse de forc ice."
- ici le thème ( nous sen-
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- blait et qui aurait dû être inattaquable. Elle ne le fut pas. Vous ne sauriez croire l’ingéniosité qui a été dépensée | pour ralentir dans cette période 38-39-40 l’équipement en gazogène. On est émerveillé par 1‘ intelligence de la routine, si je puis ainsi m’ex pourrait consti-tuer une enthologie avec tous les articles que la routine a inspirés, j’ai d choses charmantes...:" Les Pouvo Publics, disait cet écrivain ( si je vis dire...) ont par-fois d’étranges toquades. Pour l’heure, et parce qu’il in oxte, dit-on, d’conomiser les carburants, on s’est pris de xamaden I izogène. Pou àne?
- On n’en sait rien...C‘aurait pu être au si bien le gaz a’é-clairage, l’électricité ou le métal, enfin c’est az
- des forêts qui l’a emporté"...Etj‘ai te : a’arti- | clé : enre qui constituent une opinion de tous les Clément Vautel de la technicité.
- Il y a un fa it pourtant messieurs, qui a apparu dans cette littérature, car il n’y a pas eu simplement que ces articles de propagande, i y a eu une immense littérature du gazogène, vous ne sauriez croire combien de s, combi de revues, de plaquettes ont été inspirées par le souci de trouver le meilleur gazogène (toujours le souci français de la n...). 11 une cho est apparue bien nette dès ce moment-là, c’est qu’il fallait avoir une politiqu
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- en vue d’une de mas e, lait pas
- laisser la forê rançaise dépouiller par des combinaisons
- locales,chaotiques, désordonnées, accaparantes. Je prends cette démonstration sous la signature d’un homme sympa-thigue puisqu’il est du lot - c nclut: lu poin : de
- vue technique la carbonisation telle qu’on peut 1 a-
- voir est une erreur. Pour s’en rendre compte il suffit d’envi ager un centre for stier constitué de morcellement ux propriétaires, t dont les e
- de bois sont différentes. Chaque propriétaire carbonise à lanière et concasse de même. Dans ces conditions un utilisate ux trouvera dans un même lot des paquets de charbon différents. Par contre si c’est le même organi sue qui carbonise les bois disponibles en ayant soin alors de mélanger les charbons provenant d’essences différentes, il . € sur 100 pour que la product ton soit omogène dans toutes ses caractéristiques".
- C’est Messieurs ce souci d’une "production homo-gène" qui va nous dicter nos efforts.
- Ici Me sieurs, je dois à la vérité de dire que ce programme dont j’ai parlé rapidement, qui : emble bien avoir survécu à cette période et entre en cours de réalisa-tion, je l'ai élaboré et nous l’avons élaboré avec la coll boration de tous les instants de . X,... Ce pro e.
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- Mes ieurs, te t à la construction de dix usines
- dan: de • régions de t rmi n 6 s par avance : Indre-e t—Lo ire, Cher, Allier, Deux- , Haute- », * Lot-et-
- G ronne, 1 ge , Hérault, Haute-Garonne, Vaucluse, Haute-Loire, Lozère, C d’Or. Les centres ctaient à déterminer mais ces départements étaient considérés en r ison de leur production forestière, mai il était entendu que les centres devaient être choisis en tenant compte des distances et de la disti ibut ion économique du car burant dans une région qui . t Être » à 150 kilomè-
- s, les 10 usines projetée 3, y compris une usine dans le département de la Sarthe pouvaient atteindre une product on minima de 120 à 130.000 tonnes d’agglomérés par an, et la construct ion nécessitait une simple ouverture de crédits
- tat d’ ron 150 1 francs. C’est dans
- cet esprit que le ité interministériel des carburants fut saisi d’un rapport au mois de Décembre 1939, le Comité suggéra de procéder immédi nt à toutes mesures capables d’obtenir une producti en annuelle de 60.000 tonnes considérant déja que les prévisions de 120.000 à 130.000
- tonne 8
- étaient exagérées.
- Une nouvelle séance eut lieu en Février 1940
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- et on transmet au Ministère de l’Agriculture le résultat d’une délibération du Comité où le Ministère de 1‘Agricul-
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- ture était cependant représenté. Il est alors entendu qu’il era créé dans le régions au choix citées, un centre industriel pouvant produire de 9 à 10.000 tonnes de ch de bois par mois suivant la den sit é foresti ère, chaque ense mble comprenant une u sine de di stillati on à laquelle serait annexé l’atelier d‘ agglomérat ion capable d'englober la production d’usines et celle de
- netallés dans un ray on de 40 kilomètres du Contre produc-teur . La r partition entre la production de l'usine de distillation et celle des fours fixes devait être autant que possible dans le rapport de 1 k, Suivant
- aume 1 ux av a ient été coumenc és au même
- moment, on aurait pu dans les 3 à 5 mois de son adoption
- 2/3 ou Le s 3/4 en charbon concassé et Condition né de la qu it été isagée. Dans les
- 2 ou 3 mois suivants ce charbon concassé aurait été fourni sous la forme améliorée d‘ agglomérés, et 6 à 8 mois plus tard on aurait obtenu le rendement total.
- En ce qui concerne Messieurs l’ut 1 de la Sarthe, il s'agissait purement et simplement de lui adjoindre 5 à 6 fours fixes et la production était atteinte.
- Ai-je besoin de vous dire que ces notes et C s papiers de l'époque je 1 : traite avec le re pect dû aux archives, mais avec un peu de tristesse étant donné ce qui
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- D ce rogramme, rien n’a été immédiatement réalisé. D’autre s soucis ont rete nu l’attention des d par-tements ministériels, il t bien évident que ce n‘ était pas possible dans l’organisation nouvelle a France, d’ordonner le: : mnmis: ons à Vichy comme à
- Paris et corm : a do né libre cours aux entre-
- . idi iduelle a, à 1 ‘i nitiat ive a . part : • entale c u régionale. Je parle de cette initiative à d’autres po de vue, puisque je me suis trouvé dans une période où il n’y avait pas d’élections, élu Président du Croupe me nt for € stier de mo n dép arterent . Ca a ét 6 ma dernier e éle o-lernière. i as dit: Groupez vous, afin que les producteurs fore stic rs lifi r nts départements soient appelés à fournir leur tribut à la production nat Le.
- nou: ormes donc groupés et ui
- sommes allés trouver le Conservateur des Eaux et Forêts. Mo j’en ai même connu deux depuis que je suis à la tête Groupement, j’a 9 ‘ ord de Toulouse et
- d’Agen et je te suis fait rappeler à l’ordre I arce que je n’ avais pas la bonne carte, il faut avoir des ..Enfin je vends mon bois directement à un marchand de bois ou à un transformateur de mon département, qui
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- Voyant que les DE ix sont plus favorables à Toulouse qu’à Cahorà vendent le bois à Toulouse à des prix qui sont peut-être as ez avantageux qu nd la sortie du département est ose ible •
- Quant à la product ion forestière en charbon de bois je suis ne pable d’évaluer dans une région que je contrôle comme Président du Groupement Forestier, quelle est la pro-duct on uti le pour les transporte urs de ma région, et plus opéci 1 limites, car en réalité le inconvénients
- de cet effort en ordre dispersé tel qu’il e t apparu en 1939 it révélés i 1 atique et . force des choses
- l’idée première, l’idée constructive qui avait oté d’abord écartée a été reprise, et alors Messieurs, je pr rense ignement i ls qu‘ ils me parviennent aujourd’hui, la charbonde production for tière pour la fabrication de/bois a été on tée par la force des choses de 12.000 tomes à 50.000 tonnes par mois; on envi age l’a « a dæ 1 . .C
- camions opérant chacun sur 2.500 kilomètre s par mois, et pour cela la quest ion se ose à nouveau dans les termes où se posait il / a quelques deux ans: faut-il opérer comme on l’a fait en ordre dispen : t 1 etit . ica-
- tions locales, soit ux le charbon de bois, soit impler pour l’approvisionnement du gazogène au bois? Les autorités occupantes qu - ont pris en charge le procédé Humbert con i-aère nt que ce procédé est supérieur à tous le procédés de
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- carbonisation du bois. Elles préconisent le ga ne Humbert, le ogène bis, elle: adraient qu’il y ait
- une entente là-dessus, je ne sais pas où en sont 1 s conversations sur ce sujet, mais ce que je n, e’ in le même moment on a équipé avec des fours fixes ou à demi fixes, on a équipé une partie de la France pour faire du charbon de bois, somme ice de
- fabricat ion de char’b n de bois d’exploitation et d‘ installa tion 4 e d’approvis ionn it de gazogène au bois et d’un nouvel examen par le Ministère de l’Agriculture, si mes informations sont exactes, en vue de la création de ces usines à charbon de bois dont nous parlions vainement en 1939.
- Et je retrouve ici la même préoccupation du. Ministère de l’Agriculture, oui du Ministèr • ' -
- ture: ce serait peut-être intéressant d’avoir ces 10 usines ... mais plus les 10 usines projetées en 1939, 100
- u ines destinées à carboniser 300 millions de stères de des régions variant de 25 à 150 kilo tr s. is prenez garde aux dépenses de main d’oeuvre... prenez garde l’émmol isation des camions pour transporter du lieu de I à l‘usine...prenez garde à la chèreté
- de manutentions et de: charrois...Et en définitive après avoir ouvert ces large perspectices, le Ministère de l’Agriculture qui est encore maÎtre en la matière n‘ a pas (MAD)
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- pris parti.
- Et si je viens de traiter cette ion,c‘ st pour que l’on prenne parti, et tout ce que je dix ai ce soir ta nd à e tte même conclusion, qu‘ n prenne arti qu’on prenne parti pour le charbon de bois, pour le gazo-gène au bois, pour la liberté de la production, bien que cette liberté aboutisse à ce qu’on appelle en langage commun le margoulinage, avec tous le s risques, tous les inconvénients du margoulinage, mais € nfin qu’on prenne p arti , à mo 1 n 3 qu‘ il ne : soit décidé tout trangui llement que l’on admettra la concurrence du | ne approvisionné en charbon de br is avec le gazogène au bois, avec les fabrications en suines, parce qu’i 1 ne sera pas trop de toute cette production pour répondre aux beso ins français lorsqu’à un mome nt prochain et avec une dénominati on qui sera tout autre bien entendu on aura la défense de la route, c’est-à-dire la pe rmission de transporter, et ici je veux dire un simple mot : la veute est nécessaire, la corraborat ion de l’automobile est indispensable et tous le moyens que l’on emploiera pour chas ser cette vérité d‘ évide noe et d‘ urgence sont contrair es à 1* iut érêt na-tional; surtout il ne faut pas tomber dans certaines erreurs qui consistent à nier le camion du côté de la Société Nationale des Chemins de Fer et à interdire aux camions les tran orts grande distance, même s’ils ont / Bie . () CNAN
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- équipés au gazogène, pour le faire soi-même Soci té Nationale des Chem ns de Fer parce qu’on manque de wagons, et pour faire soi-même le camionnage que l’on interdit aux s de faire. ce oint je conclus, et excusez
- moi de fixer du regard mon ami mon ieur Grimprel Qui pour moi • t la haute et spirituelle représ ntat 0 la Société Nétionale des Chemins de Fer...Il faut que la ‘ .N.C.F. pense moins à coordon les moyens de transport qu’à ase uren les tr ans ports et l’approvisionnement par le - transports dans cette période.
- Cà c’est la question la plus essentielle. Mais il y en a d’autres, et en face desquelle mon embarras r te le même. Tout-à-l’heure un petit mot m’a appris que notre excellent ami monsie ur Giron membre du Con eil d’Administra-tion du Conserv toire, mais : urt ut Délégué Général à l’Equi-pement N al ne serait nce.
- Dans la mesure où j’ai préparé ce que je dirais j’avais introduit une supplique et à lui adresser une supplication d’utilisation des cétones que je pourrais peut-être raconter sur le mode des conférences de Francisque Sarcey...Ecoutez cette charmante histoire; il y avait une fois en Italie un journaliste spirituel, érudit, artiste et charmant qui avait ét l’ami de Mussolini, mais qui n’avait pas pr nsé qu’il ferait le Facisme et qui s’était séparé de lui. Quand Mussolini est devenu dictateur de son pays il est parti et vous allez voir, il y a des gens qui savent partir, même de ( Pib
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- leur pays, san ’ prendre une position hostile à ceuxdont ils réprouvent la politique. Il est parti, ce journali te, cet écrivain, ce poète . ux la pointe des pieds, et, chose extraordinaire, il s’est improvisé chimiste. Oui...et c’est une improvisatic a difficile, mais enfin il a connu un in-venteur, un grand chimiste dont le nom n’est pas spéciale-mi nt arye n,vec lequel il tr vaillait, avec leque 1 il a mis au point certains procédés, en particulier le procédé Meunier. Voyez-vous, vous me permettrez de vous le dire, je ne suis pas absolument sûr que pour faire aller les choses il soit besoin de spécialistes; le scialiste connait
- n métier...Evidemment il ne fait pas trop d’ignorants dans le gouvernement des homme • et 1* administrat ion des choses, m ie enfin il ne faut par trop de scrupules pour la connaissance détaillée des choses.
- Eh bien il n’ avait pat à avo ir ce scrupule puisqu’il était un chimiste improvisé, et il s’est appliqué à mettre au point sous le contrôle de tout le monde, en particulier du Service des Poudres et de l’Aéronautique, un procédé d’hydrolyse du b bis qu’il a soumis, dès 1959 à Bonnier et à l’Office National des Carburants. Ce procédé a été soumis à l’a probation de l’Aéronautique et on a passé une coma ande. Au moment où l‘ on passait cette commande, un homme a surgi à l’Aéronautique, un homme admirable, vraiment admirable, je ne voudrai pas que 1* on put pe user que mon
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- admiration a quelque chose de péjoratif, mais les grand esprit en France sont quelquefois portés à triompher dans l‘ objection. Je vou rais bien que l’on sache tout le respect, toute l’admir tion que j’ si po I la valeur scientifique « t mor ale de l‘ Inspecteur-0 néral Dumanois; j’ai bas 1 ec lui...j’ai des échanges de correspondance dans mon dossier qui ne figureront dans aucun mémoire ultérieur, mais enfin, qu’est-c que voue voulez, j’ bi n vodlu voir about ir le. pr océdé Meunier, la mise au point du proc mier, d’autant plu rensei-
- gnais comme je pouvais et que je ne voyai vraiment pas ce qui manquait pour cette fabrication des cétones de bois?...Bref monsieur ne maintenant
- a offert de procèder à ses fabr ications avec un homme provenant d’Allemagne, mais à ce moment-là c’était la période des pudeurs..... Alors il a fait une petite usine à Sorgues en Vaucluse, vous savez...ce qu’on appelle une ine "témoin"; ce ont d‘ ailleurs des usines qui ne témoignent de rien, on a horreur de ces "témoins" car les témo vont vérifier. On a fait du jus de bois sous le contrôle des Poudres, et nous sommes arrivés en Février 1940 à une séance où tout le monde a déclaré que tout était parfait, que ces fabr ications étaient parfait ment au po int. Je me suis tourné vers monsieur Dumanois et lui ai écrit une lettre assez désagréable (je l’aime b aucoup
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- et le désagr éme nt était dans la forme et n n dans la pensée, et je lui ai dit: mais enfin qu’est-ce qu’il y a?...Vous ne pouvez donc pas conclure?...Et alors monsieur Dumanois m’a montré d’une manière absolue que ses scrupule 3 étaient légi-times, qu’il manquait des essais au vol et au banc et ceci nous a conduite jusqu’à une date à partir de laquelle il n’es p us possible de arler des recherch rdi...± puis e t tombé d’accord sur tout et avec cette magnifique bonne foi qui le caractéri e l’Inspecteur-Généx al Dumanois e t devenu le protecteur de la firme Nardi et on a donné à cette fabrication de avantage 3 considérables; on lui a même donné un abri à la poudrerie de Toulouse, les grandes lettres de noblesse, la grande introduction aux poudreries. Et puis il ne reste plus rien à faire que de ras sembler des marcs de raisin, des sarm mts de vigne, des pailles, et uis de fabr L quer. . Et quand on fabrique on se trouve en pré sence d’une essence admirable, d’une essence de 100 octanes, d’une essence dont j’ai fait moi, malgré mon ncompétence, une expérience qui m’a paru parfaitement concluante, mais j’ai
- enhardi dan ar la position tardive de
- monsieur Dumanois....Tout va très bien, mais qu’est-ce qu’il manque, il manque l‘homologation...Car il y a un mot que nous ne connaiss on pas, avant on pouvait trav ailler, inventer, oui : ans howolo n. J’ai voulu voir Giraud pour lui demander une petite homologation pour cette petite entreprise et qu’on dise à Nardi: allez-vous en, fermez votre usine, ne continue z
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- pas, n’insistez pas...nous vous chassons d e u-drerie où nou vous avons introduit, ou alors : c’est tre bien...m ême qu’il n’y ait pas encore un autre
- Comité, un trois ième 1 uis un quatrième qui examinent cet te affaire à nouveau; tous les dossiers sont prêts, il n’y a que l’essence qui n’e livrée. Ca il faut prendre
- parti, il faut rendre parti pour tout, pour tout!!!
- Je vai . rendre un nouve 1 exemple •
- J’ai été condamné, dan le souci de ma fonction.
- à fair e un tour d’horizon sur tout ce qu’on pouvait faire
- et je vous ass ure qu les id ses ne manquaient pas
- S
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- IhC
- disaient ceux qui ne voulaient pas
- ( g t0 8 63 00
- pourgU j
- ne pensez-vous pas : l’écètylène, pourquoi ne pas utiliser
- l‘acètylène?..Parce que, répondaient les techniciens.
- une surproduction d‘ acétylène offre des dangers terribles dangers routiers t surtout dangers au garage lorsqu’ 11 peut y avoir accumulation. Je me suis donc adressé à ce moment là à notre ami Boutty car si nous manquons de beau-
- cour de chos es la France a quand même un outillage d’homme: prodigieux. Nous avons un che f de laboratoire d’essais, car je le dis pour ceux qui feignent de l’igmorer, de uis quelque: années nous avons un laboratoire d’essai , et petit à petit il faudra que l’on sache que c t organe peut faire les travaux qui ont été confiés be aucoup d’entreprises co currentes. Il en st en France les labo-• ratoircs d’essai comme des bibliothèques, moins on lit
- CD plus on organise de bibliothèques, moins on vérifie plus
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- an construit de laboratoires d’essai, nous en avons un, je le di d’aut ant D que
- qui a le sen de la Lle cientifique et qu’il fait
- magnifiquement on devoir, ou le contrôle 1‘un homme
- on 1 ur Cuillet qui s'est battu toute sa vie c on école, pour as élève • et aussi pour ses idées.
- lors J’ai consulté monsieur Bourty et il m'a 1t qu'il n'y avait pas de règlement, et puis an beau il m'a cou unique un d cam nt a Je garde rai parc 2
- Tique. J n crois.: . p aux ossi d'utiliser massivement l’acétylène; c'est par 1é 1x de envi ager que je vou parle de l'acétylène et pour orti - ocument aur i. Ce document c'e st un règlement du 17 Mars 1941. Alors qu'est-e zu‘ n I dire?...Est-c qu'on va di € que l'acétylène . t dangereuse et qu'on va déclarer que 1' va utili or l'acétylène parce qu'il qui peut en traîne r de grave : ace
- ent • ils q. uppri arpro et par conséquent le danger?. .Pas du tout... L vérifica-naires porteront 12 sur la conformité des ins-eseins et notices accompagnant la
- slementaires, no nt sur les articles 3 et 4 des règlements d’administration fonctionnament du -nterministérie Lle, 39 dans le/dispositif de sécurité assurant éventuellement le réjet de l’acétylène hors du générateur en cas de surproduction et celui du manomètre ignalé. (5)) CNA
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- Il est intéressant de signaler qu’il exi te des a I are ils d n 3 lequels il n’y a j amnais de rejet d‘ acétylène à 1* xtérieur, ce qui est avantageux du point de vue de la sécurité...J‘ai presque envie de vous relire le texte tellement il me parait formi àble. "Il est intéressant de qu'il existe des apE 1s?..C on ne les nomme pas l'Administration ne doit pas les recommander à Nation française, on ne nomme pas 1’ ndu triel ou l‘ inventeur, on aurait l'air de le protèger au détriment des autres qui n'ont pas inventé. D'ailleurs on le le...on signale plus exactement qu'il exi te des appareils dans le squels il n'y a jamais de rej t d'acétyl ne à l'extérieur, c'est-à-dire qui résolvent la quest on, ce qui est tout de même avan-tageux puisqu'il s'agit de sécurité. On dit bien: voilà... nous ne voulons pas nous prononcer...nous ne vous le dirons pas parce que ce ne serait pas correct, il fait jouer le jeu de l'anonymat, pas de préférences...pas"d‘amitiés particulière s, comme disaient le s grands Jésuites de naguère dans leurs Collèges, on ne recommandera pas, et la que stion n'est pas réglée. La question de l'acétylène n'est pas r églée .
- La quest ion d s trolleybus sera réglée je sais par le soins de qui, ma is enfin tout de même il faut dire que le programme de Décembre 1940 pour l'installat ion des trolleybus qui répond aux préoccupations d'un hothme que je salue de ma pensée reconnaissante - je ne saluerai pas tous ceux à qui je dois quelque chose, je suis débiteur par la
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- - 28 • pensée de beaucoup d’ho mes, je leur sais gré de leur caractère affe ctueux, de leur collaboration, mais je serais ingrat si je ne saluais pas monsieur Claudon. Il a fait ce qu’il pouvait. Il avait fait un programme vt ( e sions de dépenses de 200 millions de francs pour orga-prolon it de la s.r.c. .P. l'utilisation de trolleybus. Moi -même j'ai signalé différentes cho es dans les utilis ations françaises, j'en ai signalé diver ses, même sur la côte faroise(?) et il n'y a pas lieu de géné-r'ali ex le problè e.
- Et il en est ainsi pour toute chose Messieurs!... Combien de tempe avons-nous mis pour cosmencer à récupèx r les huiles de vidange ! C'est en 1939 que le problème a été osé pour la première fois ct si vous trouve 2 que lques hésitations dan 3 ma parole, c'est pour une raison qui n'a rien de technique ni de politique. Nous avions à ce moment là attaché, je puis dire, à notre projet l'intérêt de la Comu is si on des Trava ux-Publics, cette Commis si on parlewe n-taire était souvent ennuyeuse, quelquefois très utile; d'abord que ce soit parlementaire ou pas on a dans les Commissions l'occasion d ‘ int éresser de a gens à des que s-tions auxquelles ils ne pensaient pas, à des questions auxquelles on doit penser. Mons ie ur Gérente avait fait le 11 Janvier 1940 une étude de laquelle il ressortait qu'on pouvait utiliser une huile usagée et qu‘ il était assez facile de la débarras ex des impuretés d'usage. Et il
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- - 39 -concluait par une formule, par une phr ase que j‘ ai gar dé dans mes note s parce qu’elle est charmante de candeur:"l‘idé de la régénération est en marche...."
- J’ vais confié le soin de cette idée à un cher garçon dont il m’est permis de parler, bien qu’il soit passé de l’autre côté de la barricade, de l’autre côté de 1‘eau (aucune considération ne doit empêcher la tendresse entre Français) ce cher gargon s’appelle André Labarthe, il parle paraît-il de temps en temps à la radio de Londres ( je dis de temps en temps parce que je n’écoute jamais la radio de Londres, non pas parce que c’est défendu, mais parce que j’estime que ceux qui sont là-bas sont dans l’erreur) j’aurais de la peine à entendre ndré Labarthe que j’aimais tant, qui avait tant de qualités et de dons, et qui, ‘il s’est trompé l’a fait dan : la générosité de son coeur. J'ai prononcé son nom parce que j'en ai prononcé d‘ autres aux-quels s'attache un souvenir affectueux et reconnaissant.
- Et qu‘ a-t-on fait depuis ? On créé un Gro upement corporatif, 1’ idée est en marche, elle est en marche x ans 1 s fils de fer barbelés de notre pays.
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- Et maintenant je voudrais e nolure. J'ai parlé plus longtemps que je ne l'avais prévu. Nous avons organisé des conférences sur les carburant de remplacement, nous
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- avons fait connaître ou tenté de faire connaître au public industriel toutes le possibilités qu’offrait une Mai on comme C. lle-ci, avec ses savants, avec son laboratoire d’essai. dossiers sont prêts, toutes les décisions sont prêtes, il n’y a plus de Parlement... le Parlement, suprème obstacle...il n'y a même plus ces petits journaux dont je vous parlais tout-à-l'heure... qu'es t-ce qui empêche de réaliser? qu'est-ce qui manque? Une seule cho se, toujours la même, la volonté. Notre Renan avait exalté l'idée du Gouvernement scientifique d‘ une aristocratie des experts sur laquelle Caliban n'aurait pas de prise . Mais 1* aristocrat ie des experts elle est là, elle est en Maison, elle existe en France, tout est prêt...Alors qu'est-ce qu'il faut? Il faut vouloir. Depuis que je suis dans la vie publique je n'ai pas appris autre chose. Quand j'ai débuté comme jeune sous-secrétaire à la Marine Marchande, j'avais en face de moi un très grand monsieur, Charles—Houx, du Comité des Armateurs et il avait enrubanné cette formule du malthusianisme économi que d‘ une manière académique et magnifique, et je di sais obstinément: la France elle a besoin d'une Marine, elle l'aura quand elle le voudra. Eh bien longtemps après, mai pas découragé je répète que nous avons besoin de transports? Bous avons toutes les possibilités d'en avoir dans la diversité de notre pays, de nos routes, de nos be oins. Tous les / CNA
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- besoins sont nécessaires à notre production qui est suffisante, à la condi tion que l’on veuille., mais qu'on veuille vite. Nous avons cherché la pæffection, nou ons eu la défaite, il n'y a pas de perfection...Il y a le labeur modes te, continue des gens qui mettent leur ambi-tion dans la réalisation profonde et non pas dans les réa-1 isations parfaites.
- Si j'ai fait mon Dieu cette revision à laquelle m'attachaient quelques souvenirs, je ne la ferais pas complète si je n'ajoutais pas mon mes culpa. Je me reproche essentiellement de n'avoir pas été assez brute, as ez brutal, de n'avoir pas voulu assez fort, car notre péché c’est toujours un péché de vouloir insuffisamment, et si j'ai donné quelques motifs d'encouragement aux volontés qui viendront, j'aurai rempli très exactement l'objet précis que je m' étais fixé en ouvrant cette c férence. (vifs applaudis se ments)
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