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Rapport sur l'organisation du Deutsches Museum de Munich : présenté au nom de la délégation du Conservatoire des arts et métiers
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- MINISTÈRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE
- CONSERVATOIRE NATIONAL DES ARTS ET MÉTIERS
- RAPPORT
- SUR
- L’ORGANISATION DU DEUTSCHES MUSEUM
- DE MUNICH
- PRÉSENTÉ AU NOM DE LA DÉLÉGATION DU CONSERVATOIRE DES ARTS ET MÉTIERS
- PAR M. SAUVAGE
- PROFESSEUR
- PARIS
- IMPRIMERIE NATIONALE
- MDCCCCX
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- RAPPORT
- SUR
- L’ORGANISATION DU DEUTSCHES MUSEUM
- À MUNICH.
- Le Deutsches Muséum, grand musée technologique et scientifique, fondé récemment à Munich, a pris en peu d’années une grande importance et réuni de riches collections, qui offrent beaucoup d’analogies avec celles du Conservatoire. Le Conseil d’administration du Conservatoire, frappé du développement rapide de ce nouvel établissement, a pensé qu’il était intéressant d’en étudier sur place l’organisation et le fonctionnement. A cet effet, il a nommé, au mois de mai iqoq, une délégation composée de MM. Millerand, président; Bouquet, directeur du Conservatoire; Gabelle, directeur de l’Enseignement technique; Sauvage, professeur, et Eloy, conservateur des collections. D’après l’avis de la Direction du Deutsches Muséum, la date du voyage à Munich avait été fixée à la fin de septembre, afin de coïncider avec l’assemblée générale annuelle du Comité de cette institution.
- Dans l’intervalle, M. Millerand est devenu ministre des Travaux publics; son successeur à la présidence du Conseil d’administration du Conservatoire, M. Léon Bourgeois, a été empêché de le remplacer à la tête de la délégation; enfin M. Gabelle, retenu par des occupations professionnelles, a dû, au dernier moment, renoncer à prendre part au voyage de Munich.
- La délégation du Conservatoire s’est ainsi trouvée réduite à MM. Bouquet, Eloy et Sauvage. A la date fixée, vers la fin
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- de septembre, elle s’est rendue à Munich, oii elle a séjourné près d’une semaine. Elle y a été invitée à la séance du Comité du Deutscbes Muséum, ainsi qu’aux réunions et fêtes qui l’ont accompagnée. Elle a reçu un accueil empressé de la part des membres du Conseil de direction, en particulier de M. 0. von Miller, un des directeurs, et de M. Schrôter, recteur de la Hochschule, à Munich.
- Les fêtes ont compris un banquet offert par la Ville de Munich, à l’hôtel de ville, et une réception du Prince Louis de Bavière.
- La séance du Comité et les diverses réunions et fêtes étaient une preuve frappante de l’intérêt qui s’attache, tant en Bavière que dans l’Allemagne entière, au développement du Deutsches Muséum.
- Le Prince Louis de Bavière, fils du régent, présidait la séance et a pris part à toutes les réunions et fêtes. Tous les Ministres de Bavière y ont paru; de grands industriels et des personnages en vue sont venus à cette occasion de toute l’Allemagne; nous citerons notamment le Professeur Roentgen, le Directeur des Etablissements Krupp, le constructeur de grands moteurs à gaz von Oechelhaüser, le Directeur du Patentamt de Berlin, les auteurs des dirigeables allemands : Zeppelin, Parseval et Gross.
- Sans prolonger cette énumération, nous ferons remarquer qu’une réunion de ce genre est intéressante à voir, comme contribuant à faire comprendre le rapide développement du Musée et les résultats remarquables obtenus en peu d’années.
- C’est n 1908 seulement que M. le Conseiller 0. von Miller mit en avant, dans une assemblée restreinte de savants et d’industriels, l’idée de créer un musée allemand réunissant les appareils, machines et modèles nécessaires pour l’étude des sciences et de l’industrie. Cette proposition trouva bon
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- accueil; elle fut mise à exécution avec une énergie et une rapidité véritablement surprenantes. Des collections riches et étendues sont déjà recueillies et installées avec beaucoup d’ordre et de méthode; jugeant que les locaux qui les contiennent devaient rapidement devenir insuffisants, on a commencé la construction d’un vaste palais qui sera affecté au nouveau Musée.
- Le Deutsches Muséum s’adresse aux ingénieurs, aux industriels, aux savants, aux étudiants, aussi bien qu’aux artisans et au public en général; tous peuvent y trouver intérêt et profit. Dans l’idée des fondateurs, il est consacré au développement de la science et de la technique; il doit contenir une histoire vivante de l’esprit de recherche et des découvertes, à toutes les époques et dans tous les pays ; il doit montrer l’influence des progrès scientifiques sur le développement industriel. Pour le savant, il doit être une mine de documents historiques; pour les techniciens, une source d’idées fécondes; pour le peuple entier, une école des plus instructives.
- L’analyse du*rapport sur le sixième exercice annuel, présenté à la séance du Comité le 29 septembre 1909, renseignera sur le fonctionnement de l’institution.
- Cette analyse suivra la division du rapport en chapitres.
- I. PERSONNEL ET ORGANISATION.
- L’Administration du Musée comporte une direction, composée de trois directeurs, un Conseil de direction et un Comité nombreux.
- Le Conseil de direction comprend des membres délégués par les administrations publiques et les sociétés scientifiques et industrielles, et d’autres nommés par le Comité. Le nombre des membres en est actuellement de 80 à 90.
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- Parmi les présidents d’honneur du Conseil de direction figurait le Chancelier de Bülow, en raison de ses hautes fonctions gouvernementales; la présidence est exercée par le Professeur Slaby, de Charlottenbourg, le Conseiller du commerce H. Lueg, de Dusseldorf, et par le Comte Zeppelin. Ce Conseil comprend des représentants de l’Union des chemins de fer allemands et de l’Union des ingénieurs allemands.
- Le nombre des membres du Comité est illimité; en font partie :
- Les membres d’honneur du Musée;
- Les directeurs et les membres du Conseil de direction ;
- Les membres du Comité provisoire qui s’était constitué pour la fondation du Musée;
- Les donateurs de 5.ooo marks au moins;
- D’autres membres nommés par le Conseil de direction.
- Ce Comité comprenait, lors de sa dernière réunion, 443 membres.
- En fait, jusqu’à présent, il semble que le Conseil de direction et le Comité aient laissé aux trois directeurs une grande latitude.
- Le Musée, en tant que Société, comprend des membres qui payent une cotisation annuelle de 6 marks, au minimum. Cette cotisation était précédemment de 9 marks, sauf pour les membres des Associations représentées dans le Comité, et pour les étudiants des Ecoles supérieures. Elle a été depuis peu ramenée uniformément à 6 marks.
- Afin d’augmenter le nombre des membres du Musée, la Direction a envoyé récemment une circulaire aux membres existants, en leur demandant de désigner les personnes et sociétés qui pourraient utilement être sollicitées. 300 membres ont, en réponse, donné 4.000 adresses; sur les 4.ooo personnes ou sociétés ainsi désignées, 200 membres nouveaux ont
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- été recrutés, payant des cotisations souvent bien supérieures au minimum statutaire de 6 marks, puisque le total des cotisations annuelles de ces 200 membres nouveaux atteint 8.000 marks. En outre, des dons une fois faits, également dus à ces 200 membres nouveaux, se sont élevés à 12.000 marks.
- II. VISITEURS DU MUSÉE.
- L’entrée coûte 20 pfennigs, soit 26 centimes; on la paye séparément pour chacun des deux bâtiments du Musée, éloignés l’un de l’autre. Les membres inscrits pour une cotisation de 6 marks sont admis gratuitement. On délivre aussi des cartes d’entrée annuelles moyennant 3 marks. Enfin, des carnets de quinze entrées sont vendus 1 mark pour les groupes d’écoliers et d’étudiants conduits par un maître. _
- Le Musée est ouvert de g heures du matin à 7 heures du soir en semaine; les dimanches il ferme à 6 heures. Chacune des deux parties est fermée un jour par semaine (jours différents pour les deux parties).
- Précédemment, il y avait des jours réservés, où l’entrée coûtait 1 mark, mais on a renoncé à cette disposition, bien qu’elle donnât une recette assez importante.
- Du ier octobre 1908 à la fin de septembre 1909, le nombre des entrées a dépassé 280.000.
- Dans les huit premiers mois de 1908 , la recette des entrées a été de h 1.613 marks ; elle s’est abaissée à 34.989 marks dans les huit premiers mois de 1909. Cette diminution s’explique par la suppression des entrées à 1 mark, qui avaient rapporté 10.819 marks dans la période considérée de 1908. En outre, la direction a largement usé, en 1909, de la faculté d’accorder l’entrée gratuite aux associations, aux écoliers, aux
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- membres des congrès, etc. Cette faveur s’est étendue à plus
- de 5o sociétés, comprenant plusieurs milliers de personnes.
- III. COLLECTIONS.
- Le nombre des objets nouveaux entrés en 1908 a dépassé 2.000 ; ces objets proviennent, en partie, de dons. Au nombre
- des donateurs, on remarque le Professeur W. Ramsay, de Londres, pour des échantillons d’argon, de crypton, de néon et de xénon.
- Parmi les additions les plus notables des collections figurent des groupes consacrés à l’étude des ondes, à la formation de la parole et à l’ouïe ; la collection d’instruments de musique a été fort agrandie ; une salle a été consacrée à l’industrie frigorifique.
- La bibliothèque a eu /t.ooo entrées, livres, dessins, documents divers.
- IV. RAPPORT FINANCIER.
- Le tableau qui suit donne les recettes et les dépenses pour l’année 1908 :
- MUSÉE ACTUEL.
- RECETTES ORDINAIRES.
- Contribution de l’Empire allemand , de la Bavière, de la Ville de Munich et de dises sociétés................
- 139.393Moo
- Entrées du Musée, ventes d’imprimés , etc................
- Contribution des membres...
- 74.(178 99
- A reporter
- 241.678 4i
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- Report....................... 2 41.678^11
- RECETTES EXTRAORDINAIRES.
- Report de l’année 1907...... 1 i5.2g6M54
- Dons pour achats d’objets, etc. 7.575 i5
- Intérêts sur les dons....... 75.852 34 ) 258.724 o3
- Allocations prises sur les dons
- pour installations....... 60.000 00 J
- Total général................ 5oo.4o2 44
- DÉPENSES ORDINAIRES.
- Personnel................... 104.478 "99
- Matériel.................... 77-962 60 . M
- Accroissement courant des col- ‘ 79 7
- lections..................... 29.237 58
- DÉPENSES EXTRAORDINAIRES.
- Personnel................... 20.258*79
- Secours..................... 3.000 00
- Matériel........................ 60.597 *7 [ ^9
- Mobilier, collections........... 63.687 7 3
- Total général................ 359.222 86
- Excédent des recettes sur les dépenses :
- 5oo.4o2m44 — 359.222m86 = 141.179'' 58.
- CONSTRUCTION DU MUSÉE NEUF.
- RECETTES.
- Subvention de l’Empire allemand pour 1908.. 4oo.ooomarks. Subvention du royaume de Bavière pour 1908. 4oo.ooo Subvention de la Ville de Munich pour x 908.. 100.000
- Total,
- 900.000
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- ~-M«( lü )*c IN-
- DEPENSES.
- Frais de bureau......................... 5a.687''92
- Dépenses de construction................... 18.081 09
- Total........................ 65.56g 3i
- Cet état montre que les travaux de construction, qui, d’après les prévisions du budget pour 1908, étaient estimés à 2/1/1.000 marks, ont à peine été commencés cette année.
- L’inventaire au 3i décembre 1908 donne les valeurs qui suivent :
- Espèces, comptes de banque, etc........ 2.555.86imo4
- Dons à recevoir............................. 224.285 00
- Modèles, livres, plans en toute propriété
- au Musée............................... 2.246.782 12
- Modèles, etc., prêtés....................... 963.000 00
- Mobilier et installation............... 289.858 89
- Construction neuve du Musée................. io4.o8o 48
- Total.................... 6.333.867 53
- A déduire débiteurs.................. 54.715 44
- Reste................... 6.279.162 09
- On remarquera que les intérêts des sommes considérables que possède le Musée, notamment pour la construction du nouveau bâtiment, sont portés comme recettes extraordinaires du compte d’exploitation du Musée actuel.
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- V. CONSTRUCTION DU NOUVEAU MUSÉE-
- Le rapport rend compte de quelques modifications apportées au projet primitif. Il donne les devis pour la construction du Musée proprement dit, divisé en trois lots, non compris la bibliothèque et les annexes. Ces prix s’élèvent, pour ces trois lots, au total de 2.û5o.ooo marks.
- D’après les marchés avec les entrepreneurs, ces devis peuvent être dépassés de 10 p. 100 au maximum; en cas d’économie sur le devis, les deux tiers en seront attribués au Musée.
- Ces devis comprennent les matériaux à leur valeur normale, tandis que de nombreux industriels font don de leurs fournitures, ou accordent au Musée des bonifications importantes.
- C’est ainsi que l’Empereur d’Allemagne fait don d’un plafond en majolique; le prince Louis de Bavière, de pierres pour les voûtes; les Etats confédérés d’Allemagne, du transport gratuit de tous les matériaux de construction; la Ville de Munich fournit gratuitement l’électricité, l’eau, le sable et exempte de droits tous les matériaux.
- Les entrepreneurs d’un des lots construisent gratuitement une partie du bâtiment estimée ûo.ooo marks.
- Les fabricants de ciment allemands donnent 7.2 15 tonnes de ciment Portland; diverses usines métallurgiques offrent y 5 0 tonnes de fer. Enfin d’autres matériaux sont fournis au tiers ou à la moitié de leur valeur normale.
- Un appel est adressé aux membres pour allonger la liste de ces dons et de ces rabais exceptionnels.
- Le rapport se termine par des états détaillés des recettes et des dépenses prévues pour 1909 et 1910. Nous extrayons de cette partie quelques détails sur l’exploitation du Musée.
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- Les subventions pour le fonctionnement du Musée se décomposent comme il suit :
- Empire d’Allemagne.............................. 5o.ooo marks.
- Royaume de Bavière.............................. 00.000
- Yille de Munich............................. 15. o o o
- Province de Haute-Bavière........................ 6.000
- Autres villes et provinces....................... 8.000
- Union des ingénieurs allemands.............. 5.000
- Jubilé de l’industrie allemande.................. 2.000
- Union centrale des industriels allemands.... 1.000
- Union de l’industrie d’Augsbourg................. 1.000
- Diverses......................................... 6.000
- Total........................ \kk.000
- Les prévisions de dépenses ordinaires pour 1909 et 1910 sont les suivantes :
- PERSONNEL.
- Traitements des agents supérieurs, ingénieurs,
- physiciens, mathématiciens................ 2/1.000marks.
- Bibliothécaire et aides...............•...... 10.000
- Employés....................................... 10.000
- Dessinateurs, peintres............................ 7.000
- Ouvriers mécaniciens, chauffeurs, électriciens. 7.000
- Garçons de bureau, gardiens, concierges, veilleurs de nuit.................................... 60.000
- Frais de nettoyage................................ 6.000
- Total........................... 12/1.000
- MATÉRIEL.
- Entretien des bâtiments..........y........ 5.000marks.
- Entretien et réparation des modèles et installations ................................ 7.000
- A reporter
- 12.000
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- Report............................ îa.ooomarks.
- Éclairage et chauffage.........,............. 3o.ooo
- Publications, imprimés......................... 10.000
- Fournitures diverses............................ 6.000
- Poste, téléphone............................. 3.000
- Frais de voyage........................... . . 3.000
- Frais de réunion du Conseil et Comité et autres
- assemblées................................. 5.000
- Impôts, assurance.............................. 10.000
- Divers et imprévu............................... 8.000
- Total......................... 87.000
- ACCROISSEMENT DES COLLECTIONS.
- Achat de modèles.............................. ih.000marks.
- Installation.................................. 3.000
- Livres, dessins, reliure...................... 6.000
- Armoires et vitrines.......................... 6.000
- Total......................... 29.000
- Comme dépenses extraordinaires, le budget des années 1909 et 1910 prévoit, en outre, 21.000 marks pour ingénieurs et employés divers, 20.000 marks (en 1909) et 5.000 (en 1910) pour vitrines; 3o.ooo marks (en 1 909) et 10.000 (en 1910) pour achat de modèles et de livres; 10.000 et 5.ooo marks pour installation de modèles.
- Ces prévisions de dépenses montrent l’importance du bureau chargé de l’installation des modèles, de la confection des tableaux qui les accompagnent, en général de toute l’organisation du Musée. Les sommes prévues pour achat et installation de modèles prouvent aussi que, malgré la générosité de nombreux donateurs, le Musée doit faire exécuter à ses frais
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- de nombreux objets. Enfin la surveillance des collections entraîne la nécessité d’un corps nombreux de gardiens.
- En principe, les gardiens sont attachés à un groupe d’objets, et on les choisit parmi des ouvriers de profession correspondante, un mineur pour les mines, un ouvrier métallurgiste pour les usines à fer, etc. Ces gardiens doi vent faire fonctionner les modèles sous les yeux des visiteurs, et leur fournir les explications désirables.
- En outre, l’Administration procure des guides compétents aux visiteurs qui le désirent. Ces guides sont choisis parmi le personnel supérieur des bureaux. La visite dans des parties quelconques du Musée dure environ deux heures et coûte 6 marks pour deux ou trois personnes; chaque personne en plus paye en outre 1 mark.
- Enfin des conférences sont faites sur les divers groupes du Musée. L’admission à une conférence coûte 1 mark.
- Des membres du Conseil de direction nous ont accompagnés dans les visites très détaillées que nous avons faites au Musée. Nous donnerons une description sommaire des principales collections qu’il contient.
- La salle 1 est consacrée à la géologie, dont la connaissance générale est utile pour de nombreuses industries et pour l’agriculture. Nous y signalons spécialement les sismographes ( modèles des appareils de Cacciatore [ 18-2 5 ], de Hengler 11 83 0] et du type le plus récent de Wichert).
- L’exploitation des mines est largement représentée dans la salle 2 , notamment par des constructions souterraines étendues figurant une mine avec de nombreux appareils. Un magnifique modèle en fonctionnement représente le système ligner d’extraction électrique. Des modèles simples, installés contre un mur, sont consacrés à l’évolution des machines d’épuisement : on voit successivement la machine de Newcowen et celle de
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- Watt, avec pompes en reprise dans le puits; deux installations de moteurs souterrains à vapeur, avec chaudières au jour; enfin une pompe centrifuge à haute pression avec moteur électrique. Avec l’augmentation de vitesse de ces appareils diminue l’encombrement.
- La métallurgie du fer occupe les salles 3,4, 5 et G ; les moteurs hydrauliques, la salle 7. A signaler une roue Pelton enfermée dans une cage vitrée et qu’on peut actionner par l’eau; la marche des filets liquides se voit clairement.
- Dans les salies 8 et 9 se trouvent les machines à vapeur et les générateurs de vapeur. La partie historique y occupe une place importante, et beaucoup d’appareils originaux de grande dimension y figurent. Les distributions à soupapes et les turbines à vapeur y sont représentées par quelques types habilement coupés.
- La salle 1 o, hall de grande dimension, est consacrée aux transports sur terre. Les chemins de fer sont assez bien représentés, notamment par une locomotive réelle, construite en 187/1, avec coupes nombreuses permettant de bien voir les diverses parties; un moteur électrique la met en marche. La salle contient aussi quelques anciennes voitures automobiles et une collection de vélocipèdes.
- Les routes et les chemins de fer de montagne occupent la salle 11, avec de beaux modèles de lignes à crémaillère ; les tramways et chemins de fer électriques, la salle 1 2, avec la première locomotive électrique de Siemens, construite en 1879.
- Les salles 13 et 14 contiennent les moteurs à air chàud, à gaz et à pétrole et les moulins à vent. Les modèles de ces derniers appareils peuvent être mis en marche par le courant d’siir produit à l’aide d’un ventilateur actionné électriquement.
- Ces quatorze premières salles occupent le rez-de-chaussée
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- du bâtiment. Les salles i5 à 45, au premier étage, sont consacrées aux sciences ( astronomie, physique, chimie ), aux arts graphiques, à diverses industries et à l’agaiculture.
- La salle astronomique (n° i5) contient de nombreux instruments : le progrès est montré par une série de lunettes dans lesquelles on voit l’image de la planète Saturne, de plus en plus grossie; au plafond de la salle, un grand stellurium» figure le mouvement de la Terre et de la Lune autour du Soleil, représenté par le globe d’une lampe à arc, qui projette des rayons sur ses satellites.
- Dans la salle 16 (géodésie et topographie) on a mis en évidence les progrès de la cartographie en reportant sur une feuille de la plus ancienne carte de Bavière, levée en 1563, les tracés de l’atlas de 1812. Un tableau représente la mesure de la base de Munich par le Colonel français Bonne, en 1 801.
- La salle 1 7 est consacrée aux mathématiques et à la cinématique; ou y voit aussi les balances; la salle 18 (mécanique) renferme, comme les autres salles de physique, plusieurs appareils disposés pour l’exécution d’expériences par les visiteurs eux-mêmes ou par les gardiens ; c’est ainsi que le public peut répéter l’expérience d’Archimède sur la couronne de Héron, voir la différence du poids d’un même corps dans l’air et dans le vide, se rendre compte de la non-transmission du son dans le vide; la distribution des pressions aux divers points d’une veine liquide à section variable est mise en évidence.
- L’optique, ancienne et moderne, est représentée dans les salles 19 et 20.
- Dans la salle 21 (chaleur) un modèle représente l’expérience de Bumford sur la transformation du travail en chaleur. Le pouvoir calorifique des divers combustibles est figuré clairement par le poids de chacun de ces combustibles
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- nécessaires pour chauffer 5oo kilogrammes d’eau de o à 100 degrés. Des récipients remplis d’air liquide permettent diverses expériences telles que la congélation du mercure.
- Viennent ensuite l’acoustique (salle 22) et l’acoustique technique (salle 23), c’est-à-dire les instruments de musique. L’expérience des figures de Lissajoux est exécutée à volonté sous les yeux du public.
- La salle ik est consacrée à l’électricité statique, les salles 2 5 et 26 au magnétisme et à l’électricité dynamique; de nombreuses expériences sont préparées pour les visiteurs.
- La télégraphie et la téléphonie occupent les salles 27 et 28, avec un poste récent de téléphone entièrement automatique.
- Viennent eusuite les salles du dessin, de l’écriture, de l’impression, de la photographie (nos 29, 3o et 3i). Parmi les objets les plus simples qu’il est utile de mettre sous les yeux du public figure le matériel ordinaire de composition typographique.
- Salle 32 se trouve l’horlogerie, avec des dons nombreux de divers constructeurs suisses.
- Les arts textiles occupent les salles 33, 34 et 35. Les salles 36, 37 et 38 (agriculture) contiennent d’importantes séries de petits modèles montrant l’évolution de la charrue, du semoir, de la moissonneuse.
- La brasserie et la distillerie sont représentées dans la salle 39.
- La salle 4o (industries chimiques) renferme un grand tableau fort remarquable des produits dérivés du goudron de houille, arrangés sous forme d’arbre généalogique. Ce tableau contient les principales matières colorantes, parmi les deux mille extraites de la houille.
- Les salles suivantes, 4i à 45, sont des reproductions pit-
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- toresques de laboratoires chimiques, depuis le temps des alchimistes jusqu’à nos jours.
- Les collections se continuent au second étage par les salles 46 à 55, consacrées aux travaux hydrauliques et à la navigation.
- Dans le même bâtiment est logée la bibliothèque, qui contient actuellement environ 20.000 volumes, la collection des brevets allemands , et qui reçoit 200 périodiques. Elle possède aussi une collection de dessins collés sur toile et pliés, collection imitée du Portefeuille du Conservatoire.
- Enfin une salle d’honneur a été ménagée dans le Musée, pour recevoir les portraits ou statues d’hommes illustres; elle contient les images de J. von Frauenhofer, Gauss, Leibniz, Otto von Guericke, V. von Siemens, A. Krapp, R. Mayer, von Helmholtz, Bunsen, von Liebig, Gutenberg.
- Le Musée a été récemment agrandi et de nouvelles salles ont été installées dans un bâtiment séparé, ancienne caserne de l’Isar.
- La salle 1 de cette annexe est consacrée à la métallurgie des métaux autres que le fer. Parmi les installations parlant aux yeux, on peut signaler des parallélipipèdes figurant le même poids de divers métaux, une statistique très frappante de la production de for et de l’argent à diverses époques.
- Les procédés de fonderie sont mis en évidence par des moules, en partie coupés, d’une cloche, d’une statue.
- Dans la salle 2 (travail des métaux), un tour automatique est en fonctionnement.
- La salle 3 est consacrée à l’industrie du gaz; elle renferme un très beau modèle d’usine et un tableau avec lettres, indiquant clairement les opérations successives. Un autre tableau montre les divers produits d’une tonne de houille à gaz, avec leur valeur.
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- La fabrication du. gaz Dowson est figurée par un tableau en relief, intermédiaire entre le dessin et le modèle. A signaler aussi un compteur à gaz en marche, avec paroi de verre.
- La salle k (électro-technique) renferme une machine de l’Alliance qui provient du Conservatoire. Un beau modèle de station centrale représente trois groupes séparés avec moteurs différents.
- La collection des appareils d’éclairage (salle 5) est très étendue. Les divers modes d’éclairage par le gaz, avec becs allumés, y sont faciles à comparer. Une glace dépolie montre l’image très nette d’une lampe à arc en fonctionnement. Un commutateur permet d’allumer successivement diverses lampes à incandescence de 25 bougies, dont un wattmètre indique la consommation.
- Les salles 6 , y et 8 sont consacrées à la construction, à l’essai des matériaux, aux ponts.
- La salle q est le complément de la salle 2 3 de la première division du Musée, consacrée aux instruments de musique.
- L’habitation humaine est l’objet de la salle 10; la salle 11 donne les adductions d’eau ; elle renferme un bélier hydraulique en marche. Dans la salle 12 on trouve l’évacuation des eaux usées; dans la salle i3, les bains. Les salles 1A et 1 5 sont consacrées au chauffage et à la ventilation, et la salle 16 à l’industrie frigorifique. Cette dernière salle, qui correspond à une industrie dont l’extension est de plus en plus grande, renferme notamment une ancienne machine Carré à vide et à acide sulfurique en marche. Les principales substances formant des mélanges réfrigérants sont exposées dans un tableau méthodique, avec les proportions voulues dans de petites éprouvettes.
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- Une dernière série de salles, consacrées à l’aéronautique et à l’aviation, était en préparation lors de notre visite.
- Dans l’organisation du Musée, les points suivants nous paraissent à remarquer spécialement :
- En premier lieu, les différents groupes tels que machines à vapeur, autres moteurs thermiques, mécanique, chaleur,etc., sont nettement séparés et installés dans des salles distinctes.
- A la tête de chaque groupe se trouve placé un « référent 5?, homme compétent dans la matière, souvent professeur, qui accepte de veiller à l’organisation du groupe; il signale notamment les additions nécessaires pour le tenir au courant.
- Les fonctions de référent sont gratuites; parfois il est doublé d’un assistant. Ce sont surtout les référents qui font, dans les salles du Musée, les conférences dont il a été question plus haut.
- Dans chaque groupe on a cherché à mettre en évidence l’évolution des appareils principaux, depuis le début jusqu a nos jours.
- Les appareils sont représentés par des modèles, ou bien figurent effectivement en grandeur; c’est ainsi qu’on a recherché beaucoup d’anciennes machines originales. On ne paraît pas craindre l’encombrement qui pourrait résulter de l’accumulation de ces pièces, souvent fort grandes.
- En général, les appareils sont habilement coupés de manière à ce qu’on voie bien le mécanisme et les parties cachées.
- On fait en outre un grand usage de dessins, de tableaux, de photographies, de documents de tout genre.
- Des étiquettes claires désignent les objets et en indiquent sommairement les particularités remarquables.
- Beaucoup d’appareils et de modèles sont en fonctionnement, ou peuvent être mis en marche par les gardiens ou par le public.
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- Dans la section de physique, beaucoup d’expériences sont préparées et peuvent être répétées à chaque instant. On ne paraît pas craindre de laisser beaucoup d’objets, même assez délicats, à la disposition du public.
- Nous avons indiqué plus haut les prix d’entrée et les heures d’ouverture du Musée. La bibliothèque est ouverte aux mêmes heures. Ces heures d’ouverture exigent l’emploi de l’éclairage artificiel pendant une partie de l’année. D’ailleurs, le rez-de-chaussée de l’ancienne caserne de l’Isar, occupé par le Musée, servait autrefois d’écuries et n’a que des ouvertures insuffisantes; la lumière électrique y est employée tout le jour.
- On vend dans le Musée un guide général, avec plans et illustrations, cartonné avec pages blanches intermédiaires. Il n’a pas encore été publié de catalogue des collections; il en existe un, imprimé, pour la bibliothèque.
- Des formules sont déposées dans la salle d’honneur du Musée, pour l’inscription des membres, avec indication des dons uniques ou annuels qu’ils seraient disposés à faire, soit pour le Musée actuel, soit pour la construction du nouveau bâtiment. Un grand livre contient la liste des donateurs. Il existe aussi des feuilles pour l’inscription des desiderata des visiteurs.
- En résumé, on peut caractériser comme il suit le Deutsches Muséum :
- Création extrêmement rapide de collections nombreuses et importantes, puisque c’est en 1908 que M. 0. von Miller a mis en avant l’idée d’installer un musée à l’imitation du Conservatoire des Arts et Métiers et du South Kensington Muséum de Londres.
- Bien que l’installation actuelle soit déjà vaste, on a commencé la construction, dans une île de l’Isar, à Munich, d’un
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- véritable palais pour les collections et la bibliothèque, avec grande salle de conférence.
- Tant pour les dépenses annuelles du Musée que pour la construction nouvelle, la Direction du Deutsches Muséum a pu obtenir non seulement l’appui moral, mais le concours financier de toute l’Allemagne; les Etats, les villes, les sociétés techniques, les industriels ont contribué par des dons, souvent annuels, à l’œuvre nouvelle. Beaucoup de machines intéressantes et de nombreux modèles ont été donnés au Musée.
- Toutefois il résulte de l’inventaire, dont on a donné plus haut un extrait, qu’un grand nombre d’objets sont seulement prêtés.
- L’organisation des collections est méthodique et faite en vue de l’instruction du technicien aussi bien que de l’ignorant. Des salles spéciales sont affectées aux groupes d’objets, très subdivisés. On a mis en lumière l’évolution des appareils en rapprochant des objets anciens les types les plus modernes. Des étiquettes bien rédigées, des tableaux complètent les appareils et permettent de bien en suivre l’évolution.
- Beaucoup d’appareils sont en marche ou peuvent être mis en marche; dans la section de physique, de nombreuses expériences sont préparées pour le public.
- L’attribution de chaque groupe à un référent, choisi parmi les hommes les mieux qualifiés, et chargé d’en surveiller l’organisation, de signaler les modifications et additions utiles pour que la collection soit toujours tenue à jour, est une excellente mesure.
- Pour terminer notre rapport, il ne sera peut-être pas inutile de chercher si quelques perfectionnements ne pourraient être apportés aujourd’hui à l’organisation du Conservatoire, afin qu’il ne risque pas de se trouver un jour dépassé par la jeune et brillante organisation de Munich.
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- En premier lieu, les collections du Conservatoire sont aujourd’hui à l’étroit; bien souvent il est obligé de refuser des dons, faute de place pour les loger. Plusieurs fois on a été conduit à éliminer des objets anciens et d’intérêt médiocre. On peut dire qu’on n’a pas eu à regretter ces éliminations; mais, malgré toute la prudence apportée à ces opérations, qui peut assurer qu’on ne se laissera pas un jour entraîner à faire disparaître des objets qu’il eût été sage de conserver ?
- A Munich aussi, presque dès le début, le Musée s’est trouvé à l’étroit dans le local pourtant spacieux dont il disposait. Mais les organisateurs ne se sont pas arrêtés à cette difïb culté. Bien que la construction d’un bâtiment nouveau et très vaste fût décidée, ils ont obtenu la disposition d’un nouveau local (caserne de l’Isar), et ils l’ont immédiatement aménagé, composant ainsi le Musée de deux parties entièrement séparées et même à une certaine distance l’une de l’autre.
- La classification des objets en groupe existe au Conservatoire comme à Munich; mais la disposition des galeries et le manque de place ne permettent pas de consacrer à chaque groupe une salie distincte.
- Avec des étiquettes spéciales et des tableaux récapitulatifs, on pourrait mettre les divers groupes mieux en évidence. Il serait intéressant aussi de former des séries montrant l’évolution de certains types d’appareils. Prenant, par exemple, les machines marines, on pourrait donner aux types successifs des numéros spéciaux bien apparents, en mettant en évidence l’année de la construction,
- Les collections renferment naturellement beaucoup d’objets anciens; parmi ceux-ci il importe de signaler spécialement les premiers types des appareils qui ont pris une grande importance et ceux qui représentent quelque perfectionnement no-
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- table. II est clair que certains objets anciens, qui ne satisfont pas à ces conditions, n’ont qu’un intérêt restreint.
- Il serait fort intéressant d'imiter l’institution des r référents », en confiant le contrôle de chaque groupe à une personne faisant autorité dans la matière. Les professeurs du Conservatoire sont bien consultés périodiquement sur l’enrichissement des collections; mais, d’une part, ils ne sont pas incités à suivre d’assez près la branche des collections qui les intéresse, d’autre part ces branches sont souvent beaucoup trop étendues. Par exemple, les machines forment dans les collections du Conservatoire bien des groupes variés; il y aurait intérêt à n’attribuer qu’un ou deux de ces groupes au professeur du Cours de machines, en appelant au contrôle des autres groupes des notabilités étrangères au Conservatoire, professeurs, ingénieurs ou industriels. D'une part, le groupe, peu étendu, serait plus facile à bien contrôler, et, d’autre part, on procurerait ainsi au Conservatoire des concours utiles à divers points de vue.
- Le Conseil d’administration et le Conseil de perfectionnement réunissent des personnalités éminentes, prises dans l’administration, la science, l’industrie, et capables de donner à l’Etablissement de précieux concours. Mais le nombre des membres de ces Conseils est forcément limité; d’autre part, leurs attributions sont multiples, et les collections ne peuvent être l’objet exclusif de leurs préoccupations. Aussi serait-il désirable d’étudier la création d’une Société d’amis du Conservatoire (à l’imitation de ce qui a été fait pour le Musée du Louvre), ouverte a tous ceux qui pourraient et voudraient s’intéresser efficacement à l’accroissement des collections.
- A en juger par les dons reçus à Munich, même de la part d’étrangers, à en juger aussi par les résultats qui ont été obtenus au Conservatoire même, dès qu’on s’est occupé avec
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- quelque suite cle solliciter l’industrie pour telle ou telle branche des collections, il semble qu’on pourrait obtenir beaucoup d’appareils et modèles intéressants, qui nous échappent, étant donné, bien entendu, qu’on trouvera quelque solution permettant de loger facilement les objets reçus. C’est ainsi que Parsons a donné au Deutsches Muséum un beau modèle de sa turbine à vapeur; le Conservatoire ne pourrait-il aussi faire appel à cet inventeur ?
- Les cours du Conservatoire donnent occasion de faire passer sous les yeux du public un certain nombre de modèles et d’appareils pris dans les collections; mais il est difficile aux auditeurs placés dans le haut des amphithéâtres de bien les voir, et surtout le temps manque pour les examiner suffisamment pendant les leçons. Il serait très utile de créer la petite salle d’exposition demandée déjà par plusieurs professeurs, où resteraient pendant une semaine les modèles présentés au cours, cette salle étant ouverte le soir.
- En dernier lieu, entrant dans le détail, nous signalerons quelques objets qui existent à Munich et qui manquent à nos collections; il serait sans doute facile de combler ces lacunes.
- La présente liste est d’ailleurs loin d’être complète; elle est donnée à titre de première indication.
- L’installation d’un sismographe paraît désirable.
- Une roue Pelton devrait être arrangée de manière à fonctionner par l’eau d’une manière visible. De même, un bélier hydraulique.
- Un compteur à gaz, avec paroi transparente, serait utilement montré en marche.
- L’exposition du matériel ordinaire de la typographie (en attendant les machines à composer, à fondre les caractères,'etc.) serait instructive pour de nombreuses personnes.
- Des installations analogues à celles de Munich pour le
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- pouvoir calorifique des combustibles, pour les mélanges réfrigérants, seraient faciles à réaliser.
- On devrait aussi tâcher d’obtenir un tableau analogue à ceux des produits dérivés de la houille, des produits d’une tonne de houille à gaz.
- En résumé, sans nier les grands services que rend, dans son état actuel, le Musée du Conservatoire, il faudrait lui donner un peu plus de vie. L’institution d’une Société d’amis ou protecteurs, la division du Musée en groupes restreints, placés chacun sous le contrôle moral d’une personne faisant autorité dans la matière, le développement des conférences commencées avec succès en 1909, des réunions de savants, d’ingénieurs, d’industriels, à l’occasion d’une installation nouvelle ou d’une autre circonstance intéressante, rajeuniraient l’institution et appelleraient dans ses galeries un public toujours plus varié et plus compétent.
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