La photocollographie pour tous
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- BIBLIOTHÈQUE
- de la
- Série orange
- La
- Photocollographie
- pour tous
- Par ^
- L. TRANCHANT
- PARIS
- CHARLES-MENDEL, Éditeur
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- BIBLIOTHEQUE DE LA PIIOTO-REVUE
- LA
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- POUR TOUS
- L. TRANCHANT
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- PARIS
- CHARLES-MENDEL, Éditeur
- 118 et 118 bis, rue d’Assas
- Tous droits réservés
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- Le travail qui suit est extrait de
- PHOTO-REVUE
- Journal hebdomadaire de
- PHOTOGRAPHIE PRATIQUE:
- 8 francs par an.
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- LA
- PHOTOCOLLOGRAPHIE
- pour Tous
- I. — Qu’est-ce que la Photocollographie ?
- La Photocollographie est le moyen d’obtenir des imag-es photographiques en demi-teintes et au trait par impression aux encres grasses.
- Les planches sur lesquelles on tire ces imag-es sont à base de colle ou de g-élatine : c’est l'emploi de ces matières colloïdes qui fait préférer, pour désig-ner le procédé, le mot« photocollographie » à celui de « pho-totypie», qui était employé primitivement et qui n’avait pas de sig-nification définie.
- La gélatine et toutes les matières colloïdes, sous l’action de certains produits, seuls ou avec la lumière, se trouvent modifiées en une substance peu ou point du tout soluble.
- La g-élatine, à l’abri de toute lumière, se convertit en une substance insoluble sous l’action d’un certain nombre de corps ; tels sont les sels très oxydants et notamment : l’azotate d’urane, les persels de fer (per-sulfate, perchlorure, etc.). Cette action est détruite par l’effet de la lumière lorsque la solution de perchlorure de fer a été additionnée d’un acide org-anique (acides
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- citrique, tartrique, etc.). On pourrait, en partant d’un positif, obtenir ainsi une planche phototypique. Mais ce procédé n’est pas d'usage courant.
- D’autres corps n’oxydent pas spontanément et instantanément la gélatine qui ne devient insoluble que par l’action du temps ou de la lumière: tels sont les sels de l’acide chromique à l’état de sels acides ; les bichromates de potasse, de soude, d’ammoniaque, sont les plus utilisés.
- La phototypie est fondée sur cette action, découverte par Poitevin, de la lumière sur la gélatine préalablement imbibée d’une solution à titre déterminé de bichromate alca lin. En voici le mécanisme exposé d’une façon aussi simple que possible : Si, par exemple, un papier gélatiné trempé dans une solution de bichromate de potasse à 3 0/0 et séché à l’abri de toute lumière, est exposé derrière un cliché photographique pendant quelques minutes en plein soleil, il subira un changement visible à l’œil. Là où la lumière frappe de toute sa force, la couleur jaune deviendra gris violaçé foncé ; où elle frappe moins, elle est d’un gris clair ou d’un brun jaunâtre, et partout où la lumière n’agit pas, on a la couleur jaune primitive sur laquelle se détache une image positive peu vigoureuse, mais complète avec toutes ses teintes et demi-teintes. Cette épreuve, plongée dans l’eau, abandonne tout le bichromate inaltéré au bout de quelques lavages.
- L’excès d’eau enlevé, nous voyons le fond blanc et l’image faible qui se détache sur ce fond. Nous remarquons, en plaçant le papier perpendiculairement à la figure, que le blanc est en relief et que ce relief se dégrade jusque dans les grands noirs qui forment comme la base de ce relief.
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- La raison en est bien simple : la gélatine dans les noirs est insoluble et passée à l’état graisseux : l’eau ne peut donc la pénétrer. Dans les demi-teintes, l’insolubilisation existe sur la moitié, le tiers, le quart de la couche. Dans les blancs, l’insolubilisation est nulle ou à peu près. L’eau gonfle la gélatine non transformée et non l’autre.
- Cette gélatine, convertie en graisse, est imprégnée d’oxyde de chrome, qui lui donne sa teinte verdâtre.
- Sur une substance grasse, l’encre d’imprimerie prend, tandis qu’elle ne prend pas sur une partie mouillée ; ce principe, qui est celui delà lithographie, est aussi celui de la phototypie. Mais tandis que le lithographe met sur la pierre le crayon gras où il veut que l’encre prenne, le phototypeur fera transformer sa gélatine par la lumière en substance de nature graisseuse partout où l’encre devra prendre.
- En résumant cette explication, nous pouvons dire d’une façon toute simple :
- 1° La gélatine humide n’accepte pas l’encre d’imprimerie ;
- 2° La gélatine insolubilisée par la lumière et certains produits chimiques l’accepte ;
- 3° La gélatine prend d’autant plus d’encre qu’elle est plus insolubilisée.
- Ce sont les trois principes fondamentaux de la phototypie qui doivent nous guider pour le choix de la qualité des clichés. Si nos clichés sont tout blancs et tout noirs, nos épreuves seront de même d’une dureté inacceptable. S’ils sont gris ou ternes, nos épreuves seront faibles, sans brillant, sans relief. Nous réserverons donc à la phototypie de bons clichés fins, nets et détaillés, plutôt fermes que mous. Qu’ils n’aient pas de
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- grandes parties blanches et d’autres noires, car nos épreuves seraient défectueuses.
- Sens des clichés. — Ce qui est très important en phototypie, c’est la nature des clichés au point de vue du sens de l’image négative. Avons-nous un cliché négatif ordinaire? L’image, au tirage définitif de l’épreuve imprimée sur papier ordinaire, sera retournée. Tout ce qui dans le cliché négatif est à droite sera également à droite sur l’épreuve, tout ce qui est à gauche sera à gauche aussi, alors que l’épreuve finale sur papier sensible serait en sens contraire, comme dans la nature. Nous pouvons donner un exemple caractéristique de ce renversement des choses. Un mot se lira à l’envers. Exemple: le mot VIN sur le cliché négatif sera écrit ainsi : NIV.
- Sur l’épreuve positive ainsi que sur la planche phototypique, on pourra lire à l’endroit : VIN, et sur l’épreuve finale aux encres grasses, nous lirons exactement la même chose que sur le cliché négatif : NIV-
- Pour obtenir un positif dans le sens exact, reproduisant ce qui dans la nature est à droite, à droite sur l’épreuve, il est nécessaire de se servir de clichés retournés, ou « retournables » ; mais ceci n’est point nécessaire pour quelques sujets. La plupart des portraits, des scènes de genre, des clichés de fleurs, de fruits, d’animaux, pourront, sans dommage pour l’intérêt et la véracité du sujet, être tirés en sens inverse de ce qu’ils étaient dans la nature. Il n’en serait pas de même pour des reproductions de tableaux, de monuments, de scènes historiques.
- Là, le cliché retourné est indispensable ; il est nécessaire toutes les fois qu’on voudra reproduire sur l’épreuve phototypique l’image dans son vrai sens,
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- toutes les fois qu’il s’agit d’une image documentaire.
- Comment obtenir ce cliché retourné ?
- 1° En utilisant une pellicule mince qui peut se tirer •dans les deux sens sans trace de flou ;
- 2° En faisant un cliché sur verre, retourné par l’impression du côté du verre;
- 3° En pelliculant un cliché ordinaire;
- 4° En faisant un contre-type par l’une des nombreuses méthodes que nous exposerons plus tard (procédé aux poudres colorantes, surexposition, procédés •Biny, Balagny, etc...).
- II. — Des clichés retournés
- | Ier. — Des pellicules ou clichés pelliculaires. — Tous les amateurs savent ce qu’on appelle une pellicule : c’est une feuille, mince comme du papier fin, d’une substance transparente sur laquelle est couchée l’émulsion. Au lieu d’une plaque de verre rigide, •cassante, coupante quelquefois, mais idéalement plane et transparente, on utilise un feuillet de mica ou plutôt de celluloïd, de collodion ou de gélatine insolubilisée (et bientôt peut-être de cellulose pure et transparente). Certes, cette pellicule libre a bien des défauts ; elle se tortille, se recroqueville dans les bains; elle empêche le développement de se faire facilement, malgré les perfectionnements apportés pour prévenir cet enroulement. N’étant pas absolument plane, elle fait des concavités, et des convexités, qui, au développement, donnent des parties floues ; mais elle présente l’avantage de pouvoir se tirer dans les deux sens.
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- Un autre défaut des pellicules, spécial à celles sur celluloïd, c’est l’altération de l’émulsion qui ne donne pas de bons clichés pour peu que l’émulsion soit ancienne, altération causée par la présence d’un résidu d’acide azotique dans le celluloïd, résidu qui me semble bien difficile à éliminer.
- Les pellicules libres rigides ne peuvent convenir à cause du flou qu’elles donnent par suite de l’épaisseur du support. Ce qui me semble préférable encore aux pellicules libres à support mince, ce sont les pellicules couchées sur supports rigides et pelliculables par une simple incision. Plusieurs de nos bonnes maisons qui fabriquent les plaques et papiers sensibles ont mis en vente ces sortes de laques.
- La rapidité est identique à l'émulsion courante, tout en permettant l’instantané ; elle donne un grain plus fin que les plaques plus rapides. Tous les développe-m ents leur conviennent et l’on peut utiliser sans crainte d’insuccès l’hydroquinone seule ou combinée à l’ico-nogène, l’édinol et même le métol. Le cliché est développé avec soin de façon à être excellent si possible, fixé et bien lavé comme s’il devait être conservé sur le verre. Il suffit alors de prendre le cliché terminé et sec, de le poser sur une surface plane et flexible (comme par exemple une brochure), gélatine en dessus. Avec un canif et au moyen d’une règle, on incise tout autour à 1 millimètre des bords et on enlève la petite bordure ainsi coupée ; on soulève un des angles; il suffit de tirer doucement cet angle pour détacher le cliché pel-liculaire.
- 12e. — Clichés retournés sur verre. — On peut sans difficulté obtenir des clichés retournés sur les plaques ordinaires, en les plaçant dans les châssis, le côté géla-
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- tine posé sur le fond du châssis. On évitera de rayer l’émulsion en interposant entre elle et le fond (quand il y a un ou des ressorts dans ce fond) un feuillet de carton mince noir. La mise au point se fera en changeant le verre dépoli de position : le côté dépoli, au lieu de regarder l’objectif, devra être du côté de l’opérateur. Enfin les plaques serontsoigneusement choisies ; le verre ne devra pas avoir de grosses bulles ; les taches d’émulsion ou autres qui souillent le dos devront être soigneusement enlevées: un mouchoir imbibé d’un peu de salive suffît pour ce travail qui, naturellement, se fera dans le cabinet noir à la lumière rouge faible. Au développement, l’image vient un peu différemment que dans le mode de tirage ordinaire. L’impression s’étant faite du verre à la surface du gélatino, il semblerait que l’image paraîtra d’abord du côté du verre. Mais il n’en est pas ainsi, le révélateur est absorbé d’abord par la surface gélatinée qui se développe avant que l’impression intense soit touchée par le liquide : il en résulte des clichés heurtés. Il est nécessaire, pour obtenir de bons résultats : 1° de laisser les plaques reposer 24 heures avant de les développer, ce qui permet à l’impression de pénétrer, si je puis ainsi parler, jusqu’à la surface ; 2° d’user de révélateurs aussi actifs que l’on voudra, mais à action lente: le révélateur idéal dans ce cas est l’hydroquinorte-carbonate de soude. Mais ici l’image sera surveillée du côté du verre et du dos et par transparence. Dans un cliché ordinaire, l’image occupe à peine les 2/ 10e de l’épaisseur de gélatine ; ici, elle est dans toute cette épaisseur, d’où il résulte une image plus brillante et bien plus intense, ce qui rend le procédé absolument recommandable.
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- | 3e. — Pelliculage des clichés ordinaires, sur verre, papier au gélatino-bromure.
- A. — Méthode au Formol. — Cette méthode consiste à insolubiliser le cliché terminé, au sortir de la dernière eau de lavage, en le passant dans une solution à 5 0/0 de formol, où il séjourne une dizaine de minutes. On relave bien, et on plonge dans l’eau chauffée à 60°, qui décolle la gélatine du cliché : il suffit de la recueillir sur un verre collodionné pour obtenir le cliché pelliculaire.
- B. — Méthode Reeb. — Cette méthode fournit des pellicules renforcées par une couche de collodion élastique. Sitôt le cliché terminé, on procède au formolage. Après dessiccation du cliché insolubilisé, on le recouvre d’une couche de collodion élastique aussi égale que possible. Après cinq minutes de prise, on plonge le cliché dans l’eau glycérinée, où la pellicule ne tarde pas à se détacher pour peu qu’on l’y aide avec le doigt.
- Au lieu de se servir d’eau chaude, on peut plonger le cliché formolé dans une solution de 5 grammes d’acide chlorhydrique pour 100 grammes d’eau, le cliché se décolle alors sans peine, il suffit de rouler sur eux-mêmes, avecle plat de l’index, les bords de la pellicule qui commencent à friser après quelques minutes de séjour dans le bain acidulé.
- Le cliché pelliculaire ainsi obtenu est porté sur un verre préalablement collodionné ou encore sur un verre recouvei't d’une couche infiniment mince de cire (par frottement avec un tampon de toile imbibé de solution de cire dans l’essence de pétrole, et après séchage, frottement énergique avec une flanelle) ; grâce
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- à cette précaution, la pellicule une fois sèche se détache du verre sans difficulté.
- C. — Une méthode assez souvent indiquée consiste à plonger le cliché formolé dans une solution à 20 °/0 de carbonate de soude, on égoutte et on lave dans un bain d’acide chlorhydrique à 5 °/0. Je préfère les deux méthodes suivantes :
- D. — Méthode Duchêne. — Le cliché aluné ou formolé est plongé dans la solution à 5 °/0 d’acide chlorhydrique. Il suffit de faire friser les bords comme je l’ai dit et d’attendre un quart d’heure pour obtenir le décollement complet de la pellicule, qu’il suffit de reporter sur verre ciré ou collodionné.
- E. — Méthode de l’Auteur. — Quand un cliché est séché après passage dans une solution saline même faible, la gélatine atendanceà quitter le verre quand on la passe à nouveau dans l’eau claire. Ce principe s’applique de la façon suivante : le cliché est plongé dans une solution :
- Eau..............................100
- Formol............................ 3
- Carbonate de soude................ 5
- On égoutte et on laisse sécher. Au bout de 24 heures, il suffit de plonger dans l’eau claire pour voir le cliché se détacher du verre.
- On peut aussi opérer auti'ement avec une certitude absolue : le cliché est plongé dans une simple solution de carbonate de soude à5 °/0et séché ; le lendemain ou le surlendemain, le cliché est plongé dans l’eau claire et froide : il se décolle presque instantanément. Mais alors il s’étend d’un tiers de ses dimensions primitives; un 9 X 12 donne un cliché 11 X Par exemple.
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- Il est facile de le ramener à ses proportions premières; il suffit pour cela de le rincer à 2 ou 3 eaux pour chasser l’excès de carbonate de soude qui n’a pas été enlevé ; on plonge alors la pellicule dans un bain de formol à 5 % où elle séjournera pendant dix minutes ; on rince à plusieurs eaux et on porte sur un verre col-lodionné ou ciré.
- D’autres procédés de pelliculages indiqués ont le tort d’employer des acides dangereux pour l’opérateur ou pour le cliché, ou encore difficiles à trouver dans le commerce, par exemple l’acide fluorhydrique.
- Dans les derniers procédés indiqués, qui, tous, sont d’une merveilleuse simplicité ainsi qu’à la portée de tous, on peut obtenir des clichés pelliculés plus épais sans nuire à la finesse des images en les reportant tout mouillés sur un support mince et transparent.
- Méthode au Collodion. — 1° On cire une glace, on la polit bien, de façon à éviter les stries (si désagréables pour le poli du support) en se servant d’une flanelle ;
- 2° On prépare du collodion à 3 °/0defulmicoton qu’on couche sur la glace polie et cirée, de façon à avoir une couche mince et régulière ;
- 3° Sur cette couche on étend avec* soin une solution de gélatine à 5 °/0 qui devra être également mince et
- régulière. La meilleure formule sera :
- Eau.................................100 cm3
- Glycérine............................ 0 — 5
- Gélatine............................. 3 gr.
- Solution d’alun de chrome à 100/0 1 cms
- 4° Sur le support ainsi préparé, on pose le cliché pelliculaire mince. Mais on attendra que la couche de
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- gélatine soit bien séchée. On posera cette pellicule avec soin, car elle ne tardera pas à adhérer fortement.
- Quand le tout sera bien sec, il sera facile de retirer la pellicule et son support mince de dessus la glace : il suffit, pour cela, de détacher les bords de la pellicule en glissant un coupe-papier mince entre le verre et la pellicule.
- Avant cette opération, on a pu collodionner la surface du cliché pour obtenir une protection absolue du négatif.
- Méthode au Celluloïd. — Dans cette méthode, on fait les mêmes opérations que dans la précédente en utilisant, au lieu de collodion, un vernis à base de celluloïd, composé de :
- Celluloïd . ............. 5 gr.
- Acétate d’amyle................ 100 cm3
- | 4. — Contre-types. — Parmi les méthodes connues, nous n’en citerons que deux :
- 1° Surexposition. — Toutes les fois qu’on pose un cliché longuement, on obtient un cliché qui reproduit l’original dans son vrai sens au point de vue de la position des blancs et des noirs : sous les blancs viennent des blancs, sous les noirs des noirs. D’un positif, on obtiendra un positif ; d’un négatif, un négatif.
- Mais ainsi qu’on le peut deviner, ce négatif sera retourné, ce qui est à droite dans l’original sera à gauche dans la reproduction. Prenez un livre et sur la feuille A (fig. 1) posez un buvard ; sur la feuille B un papier portant la lettre a fraîchement écrite à l’encre, vous aurez la vision exacte de ce qui se passe dans le tirage du contre-type par surexposition.
- Pour obtenir le négatif par surexposition d’un autre
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- négatif, on charge le châssis négatif en y mettant d’abord l’original à copier, gélatine en dessus, par dessus
- la plaque sensible, gélatine contre gélatine, puis un morceau de drap noir et le volet. — On expose le tout pendant un temps qui devra être 10.000 à 12.000 fois celui nécessaire pour l’impression normale. En utilisant, des plaques très rapides (Lumière étiquette bleue, Jougla rose,
- Fig. 1.
- Guilleminot, etc.), il suffit d’exposer, au mois de juillet, en plein soleil, pendant vingt minutes, de 10 heures du matin à 2 heures du soir ; en mars et septembre, une demi-heure aux mêmes heures en plein soleil ; en hiver, toujours en plein soleil, il faudra une heure ; avec des clichés gris ou jaunes, la pose devra être doublée, triplée ou même décuplée. Du reste, il sera nécessaire de connaître le temps de pose du cliché à reproduire avec du papier au citrate et le comparer avec le tirage d’un bon cliché. La proportion sera la même.
- On peut utiliser également la lumière du ruban de magnésium qu’on brûlera à quelques centimètres du châssis et parallèlement à celui-ci et non perpendiculairement ; car, dans ce dernier cas, les parcelles de magnésie incandescentes tombant sur le cliché le brûleraient ou le casseraient. Il est bon de promener régulièrement le ruban enflammé devant toute la surface du cliché pour éviter des irrégularités d’intensité du contre-type.
- Les plaques voilées dans les châssis par l’ouverture ntempestive des volets de ceux-ci ; celles qui ont pu
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- voir le jour pour un motif quelconque peuvent servir aussi bien que d’autres. Le développement est très long1
- avec le révélateur suivant :
- Eau....................100 cm. 3
- Hydroquinone............ 1 gr.
- Carbonate de soude ... 15 »
- Sulfite de soude .... 7 » 5
- Eosine.................. 0 » 01
- il faut de la à 30 minutes.
- Le fixage peut demander une demi-heure, le lavage sera également plus long.
- On pourrait développer à la lumière du jour, pourtant je préfère m’éclairer à la lumière jaune ou verte.
- Les clichés seront plus mous, plus gris si la pose est trop courte, ils seront très intenses, ils seront même durs par une surexposition.
- Tout ce qui, dans l’obtention d’un positif, produit un effet, produira par le contre-type l’effet inverse. Par exemple, d’habitude la surexposition donne des clichés gris et très détaillés; pour le contre-type, elle donnera des clichés durs et sans détails. Ce procédé étant très commode, on le recommande vivement.
- 2° Procédé Biny et Balagny. — Ce procédé, qui est employé par un grand nombre de phototvpeurs, offre l’inconvénient d’être très long et surtout d’amener souvent le décollement de la gélatine du verre.
- Le cliché est pris comme d’habitude, développé comme d’ordinaire, lavé à deux ou trois eaux pourchasser le révélateur qui peut rester dans la couche de gélatine, mais on s’abstient de le fixer. On le pose dans cet état encore humide et bien égoutté sur un morceau de drap noir, verre contre drap ; on l’expose en pleine
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- lumière, pendant dix ou quinze minutes, et on procède à la destruction de l'image révélée.
- Dans cette opération, il faut faire disparaître complètement l’image noire formée dans la gélatine, et la convertir en une image blanche peu ou point sensible; bien des bains peuvent servir à cet usage : le bain de chlorure de cuivre :
- Eau................................100
- Sulfate de cuivre................... 3
- Chlorure de sodium.................. 3
- peut servir à condition d’opérer à l’abri de la lumière; MM. Biny et Balagny préfèrent un mélange qui convertit l’image en azotate d’argent soluble :
- Balagny : Biny :
- Eau 100 gr. 100 gr.
- Acide azotique. Bichromate de po- 1 « 2 10 »
- tasse .... » 30 »
- Eau de Brome. 0 » 0 10 »
- Plongée dans l’un de ces bains, l’image noire blanchit et disparaît un peu en prenant une teinte blanche rougeâtre : quand elle est bien blanche et que l’image positive apparaît d’une blancheur jaune, on procède à un lavage soigné, on expose à la lumière pendant quelques minutes et on développe dans un bain faible d’hydroquinone. On obtient ainsi une épreuve négative retournée. On peut aussi, en partant du négatif soit au châssis-presse, soit à la chambre noire, obtenir sur plaque positive un nouveau cliché négatif renversé. C’est même de cette façon qu’on utilise le plus souvent le procédé.
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- Pour obtenir des clichés négatifs retournés, les méthodes, comme on peut s’en convaincre par ce procédé, ne manquent pas. Il faut dans toutes ces méthodes une certaine expérience que quelques essais peuvent donner mieux que de longues explications.
- Les clichés ainsi faits devront, dans tous les cas, reproduire parfaitement le cliché primitif, soit avec son intensité primitive, soit avec une densité plus forte ou plus faible selon que l’on aura jugé nécessaire. Nous allons, après cet exposé des méthodes permettant l’obtention des négatifs retournés, expliquer la confection •et l’emploi des planches phototypiques.
- III. — La Planche phototypique
- 11. Les divers supports. — Le support qui, recouvert •de gélatine bichromatée et insolée, constituera la planche phototypique, peut être ou rigide ou non rigide. Le support non rigide peut être du parchemin ou du papier parcheminé (procédé Raymond), du papier ordinaire (phototypie simplifiée de l’auteur du présent travail). Il pourrait être de toile, de celluloïd ou de feuille de mica (procédé Balagny).
- Quelques auteurs ont préconisé l’emploi de feuilles de gélatine simple ou de gélatine barytée, pour obtenir des images phototypiques faciles à insoler et à surveiller ; cette pellicule était reportée sur un support rigide solide pour en effectuer le dépouillement et le tirage. Or, si nous avons l’avantage (comme dans tous les supports non rigides) de pouvoir surveiller la venue de l’ir nients : 1° La g’é'
- îage
- ati
- ns bien des inconve-la sensibilisation et 2
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- sèche difficilement ; 2° Il faut coller cette pellicule sur son support ; 3° Elle y adhère plutôt imparfaitement et pendant le lavage nécessaire pour éliminer le bichromate non altéré, se décolle plus ou moins ; 4° Au tirage il ne faut pas longtemps pour l’arracher et l’emporter avec le rouleau.
- Ces procédés sont donc inférieurs aux méthodes à supports non rigides.
- Les supports rigides sont nombreux : les plus usités sont les plaques fortes de zinc, de cuivre et de verre.
- Les glaces et les planches de cuivre sont généralement employées ; néanmoins, on peut se servir du zinc sans crainte d’insuccès. Sur ces divers supports, le mélange est à peu près le même ; la préparation du support seule diffère. Nous allons indiquer cette préparation.
- $ 2. Préparation du zinc. — On utilise des plaques-spéciales bien planées par un planeur, bien polies, ayant de 2 à 3 et même 4 millimètres d’épaisseur, et ainsi d’une rigidité suffisante pour résister aux coups de rouleau, à la pression, etc.
- II est nécessaire, pour que ces plaques polies retiennent solidement la gélatine, de leur faire subir un traitement spécial qu’on peut appeler grainage : la plaque est recouverte d’une couche fine de potée d’émeri humectée d’eau. On frotte alors régulièrement en tournant légèrement avec une autre plaque de zinc planée et en tout semblable à la première. Il suffit de quelques minutes pour transformer le poli en un dépoli très fin et très régulier. Ces deux plaques sont lavées à l’eau claire pour enlever toutes traces de la potée d’émeri,. Puis on essuie fortement et on achève de sécher en chauffant vivement à une température de 100°. On pro-
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- cède à ce séchage soit au-dessus d’un fourneau de charbon de bois, soit en chauffant avec une lampe à alcool et, dans les deux cas, on opère en chauffant le côté non préparé. D’autre part, on a mis gonfler, dans la quantité d’eau ci-après indiquée, un peu de colle de poisson.
- Eau distillée....................100 gr.
- Colle de poisson.............." . 2 »
- Après quelques heures (une nuit par exemple) de séjour dans l’eau, la colle a absorbé une partie de l’eau et il est facile de la fondre à une douce chaleur qu’on continue jusqu’à dissolution complète de l’ichthyocolle. On étend alors sur la plaque de zinc, et on égoutte un instant de façon à avoir une couche extrêmement mince et régulière qu’il faut faire sécher soit à l’étuve, soit au-dessus de la lampe à alcool (avec laquelle on fait tiédir seulement la plaque de zinc).
- Celle-ci étant complètement sèche recevra sans aucun risque d’oxydation et de décollement la couche de gélatine bichromatée.
- | 3. Préparation du cuivre. — Si l’on préfère le cuivre au zinc, on opérera comme pour ce dernier sur des plaques ayant au moins 2 millimètres d’épaisseur, un grainage naturel de deux plaques frottées l’une contre l’autre avec de la potée d’émeri extra-fine. La plaque est alors bien lavée, bien essuyée et séchée vivement comme pour le zinc. Quelques opérateurs coulent la gélatine directement sur la plaque grainée. Je trouve préférable de la préparer comme celle du zinc avec une sous-couche de colle de poisson séchée vivement qui empêche l’oxydation du cuivre sous l’action du bichromate de potasse.
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- | 4. Préparation des glaces. — La glace (ou, si l’on opère sur de petits formats, le verre double) doit être dépolie finement et régulièrement au moyen de la potée d’émeri fine détrempée dans l’eau et étendue à l’état de bouillie claire.
- Au moyen d’une seconde glace, on frotte énergiquement et régulièrement d’abord dans le sens de la longueur, puis dans celui de la largeur. On est du reste obligé de renouveler un certain nombre de fois la bouillie d’émeri, car il faut de dix à vingt minutes pour doucir complètement les 2 glaces.
- La glace, bien lavée et bien essuyée, est recouverte de l’un des mélanges suivants qui fixeront d’une façon absolument certaine la gélatine à la glace.
- A. — Eau......................100 gr.
- Albumine.................100 »
- Bichromate de potasse . . 5 »
- Ammoniaque............... 20 cm3
- On pèse la quantité de blancs d’œufs, qui doit ne point contenir la moindre trace de jaune ; on y ajoute l’eau et on bat le tout en neige. Après quelques minutes de repos, on filtre sur du papier et on ajoute, dans le flacon où tombe l’eau albuminée, le bichromate de potasse pulvérisé. Quand celui-ci paraît complètement fondu, on ajoute l’ammoniaque et on laisse reposer vingt-quatre heures en hiver, douze heures en été. On refiltre alors et on peut s’en servir en coulant sur la glace doucie ; ce mélange s’opère à l’abri de la lumière, prfr exemple le soir à la lumière artificielle. La couche devra être régulière et on aura soin qu’il n’y ait d’avance aucune poussière sur la glace.
- On pose celle-ci bien d’aplomb et si l’on a du mal
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- à avoir ce niveau, on se fait un pied à vis calantes avec une planchette plus grande que la glace à sensibiliser et 4 pitons. La fig. 2 indique suffisamment comment se construit ce support : aux quatre coins de la planche bien plane, on perce avec une vrille un petit trou et on y introduit le piton qui ne doit dépasser que peu de l’autre côté. On• met d’aplomb au jugé, puis avec un niveau d’eau, au moyen des pitons qu’on revisse un peu plus ou un peu moins, on la met d’aplomb
- Fig. 2.
- complètement. On pose le niveau, d’abord dans le sens de la largeur, puis dans celui de la longueur. Cette planchette calante servira pour le couchage des [deux couches (albumine et gélatine) ; elle pourra servir'éga-lement au mouillage à la glycérine que nous indiquerons plus loin.
- Cette couche est séchée sur le pied à l’abri de la lumière et de la poussière. Quand elle est sèche, on l’insolubilise du côté du verre, ce qui demande un quart d’heure en pleine lumière d’été. On opère en posant la glace sur un drap noir, l’albumine contre le drap. L’insolation doit être suffisante pour insolubiliser la couche d’albumine en partie seulement. On rince la glace à l’eau tiède à 45° environ, de façon à enlever le
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- bichromate non insolé et l’albumine soluble et on sèche à 50"; on couche aussitôt après la solution de gélatine qui formera la pellicule sensible.
- Avec une autre méthode dite au silicate de potasse, on verse à la surface de la glace une solution B, qui
- remplace celle d’albumine bichromatée :
- B. — Eau.............................. 50 gr.
- Albumine (blanc d’œufs) .... 28 »
- Silicate de soude................ 10 »
- ou mieux :
- C. — Bière blonde légère..............100 cm3
- Silicate de potasse du commerce . 10 »
- La glace recouverte de ces solutions est rincée sommairement après dessiccation complète de la couche silicatée. Cette dernière méthode est préférée à cause de sa rapidité, mais donne moins de résistance que l’albumine bichromatée.
- Ainsi préparée, la glace est prête à recevoir la couche imprimante de gélatine.
- IV. — La couche phototypique sur métal
- Le mode opératoire est différent selon que l’on opère sur métal ou sur verre. Dans le premier cas, le séchage à l’étuve est nécessaire. Avec les glaces, par la méthode que nous indiquerons dans le chapitre suivant, cette étuve peut être évitée. Or, comme c’est l’ennui de l’étuvage qui fait le plus reculer les amateurs à essayer la phototypie, nous préconiserons l’emploi de la photo-typie sur glace telle que nous la décrirons dans le cha-
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- pitre suivant, tout en faisant observer que l’on peut, sur glace comme sur cuivre, utiliser les mêmes formules que sur zinc ou cuivre en séchant les glaces à l’étuve.
- | 1. — Préparation de la solution de gélatine sensible.
- lre formule :
- Eau..................... 100 gr.
- Colle de poisson ..... 2 —
- Bichromate.de soude ... 1 —
- Gélatine Coignet.......... 4 —
- Bichromate de potasse. . de 2 à 3 —
- :2e formule :
- Eau......................... 100 cm3
- Gélatine Coignet ..... 5 gr.
- Bichromate de potasse. . 3 —
- Ammoniaque................ 2 gouttes.
- 3e formule :
- Eau......................... 100 cm3
- Gélatine dure................. 3 gr.
- Gélatine tendre............... 2 —
- Bichromate de potasse ... 3 —
- Ammoniaque..............2 à 3 gouttes.
- On met gonfler pendant 12 à 24 heures la gélatine et la colle de poisson dans la quantité d’eau sus-indiquée. On fait dissoudre à chaud, dans l’eau qui n’est pas absorbée par les solutions colloïdes, les bichromates. On mélange le tout et on fait fondre dans un pot de porcelaine mis dans une casserole contenant de l’eau chaude ; on remue avec une lame de verre pour faciliter le mélange intime des diverses substances.
- v
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- Quand le tout est bien fondu et mélangé, on procède à une filtration nécessaire et assez difficultueuse à cause de sa lenteur.
- Quand on a l’outillage voulu, on possède un entonnoir à filtrations à chaud qui est tout simplement un double entonnoir, celui intérieur est généralement en verre et l’extérieur en cuivre; l’entonnoir en verre est,, dans sa partie inférieure, luté par un ciment impénétrable à l’eau, avec le récipient en cuivre. Dans l’entonnoir d’intérieur on met un petit tampon de ouate; dans celui extérieur, on met de l’eau chaude. On verse la solution de gélatine qui, maintenue tiède par l’eau chaude du réservoir extérieur, coule complètement. Il ne reste sur la ouate que les impuretés ou les parties de gélatine non fondues.
- Comme cet appareil est coûteux, on peut le remplacer par un entonnoir facile à faire soi-même avec deux entonnoirs : l’extérieur en fer-blanc, l’intérieur en verre, ces deux entonnoirs seront choisis avec soin ; l’intérieur ne devant avoir que 125 cm3 de contenance et l’intérieur un diamètre de 10 à 12 centimètres. Comme ce dernier a une embouchure un peu trop longue, on la coupe à moitié de sa hauteur à l’aide d’une lime tiers-point. On taille un bouchon de 1 à 2 centimètres de hauteur et on le perce en son centre d’un trou, de façon à ce qu’il occupe le centre du tube de l’entonnoir en fer-blanc. L’entonnoir en verre est enfoncé dans le bouchon et on coule sur le bouchon un peu de plâtre gâché-clair qui fixera l’entonnoir en verre au bouchon. Pardessus, pour éviter les fuites de liquide, on coule soit du mastic de plombier, soit un mélange de résine vierge et brique pilée, soit un peu de gélatine bichromatée. Cette dernière, qui constitue le meilleur mastic, est,
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- aussitôt sèche, exposée à la lumière du soleil qui la rend insoluble dans l’eau même bouillante.
- Cet appareil à filtration chaude remplace pour quelques sous un appareil très coûteux et rend les mêmes services. Si l’eau extérieure se refroidissait trop, on pourrait la réchauffer soit en chauffant l’extérieur de l’entonnoir de fer-blanc avec une lampe à alcool, soit en siphonnant l’eau et en la remplaçant par de l’eau chaude. La gélatine est mise dans l’entonnoir de verre et recueillie dans un petit bocal de verre ou un vase de porcelaine qu’on aura fait tiédir et, pour éviter la production des bulles, on s’arrange de façon à ce que l’entonnoir en verre touche presque le fond du récipient.
- Lorsque toute la gélatine est filtrée, on lave bien l’entonnoir pour qu’il ne soit pas sale pour une autre opération et l’on procède au couchage sur la plaque de métal préalablement tiédie et mise d’aplomb sur le pied à vis calantes. La couche devra être régulière et ne pas excéder un millimètre d’épaisseur ; quand elle a fait prise, on la met dans l’étuve où on la laisse sécher à une température de 35° centigrades environ. Il faut de 2 à 3 heures pour que la glace ou la plaque de métal et sa gélatine soient parfaitement sèches. Les étuves du commerce sont très bien faites et conviennent à toute installation de phototypie commerciale. Il n’en est pas de même pour les amateurs, qui reculeront avec raison devant la dépense d’une somme assez ronde pour l’achat de cet ustensile ; aussi allons-nous indiquer un mode de construction d’étuve peu compliquée et ne coûtant rien ou presque rien.
- On se procure quatre planches de bois blanc et on en fait les parois latérales d’une boîte sans fond. La hauteur en sera de 30 centimètres environ. Sur deux
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- des parois opposées, on cloue avec des petites pointes des lames de bois formant tasseaux, les deux premières en bas, deux autres 10 centimètres plus haut et ensuite tous les 5 centimètres. Sur les tasseaux du bas, on pose une plaque de tôle qu’on peut fixer avec quelques pointes. Sur le second, une planchette qui ne remplit pas toute la largeur de la boîte, mais seulement les deux tiers. On pose en dessous 4 pieds et on coiffe le tout d’un couvercle de bois percé d’un trou et obturé par une
- Fig. 3. — Etuve d’amateur.
- plaque de fei'-blanc posée à 3 centimètres au-dessus du couvercle et plus large que le trou (fig. 3). Dans la figure 3, nous enlevons fictivement une des planches latérales, ce qui permet de voir la disposition de l’étuve. Pour s’en servir, on l’installe dans un cabinet noir éclairé seulement à la lumière jaune ou verte, on pose l’étuve sur une table; la planche étant bien d’aplomb, on y dépose les plaques bichromatées h faire sécher, on referme le couvercle dans lequel par un petit trou spécialement fait on introduit un thermomètre. Avec
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- «ne lampe à alcool de laboratoire, on chauffe la plaque inférieure en promenant cette lampe sous cette plaque. Le thermomètre monte bientôt à 30°, on cesse alors de chauffer et le thermomètre arrive à 34° ou 35°-On surveille cette température : dès qu’elle redescend à 30°, on réchauffe un peu. C’est donc une surveillance continue pendant toute la dessiccation des plaques.
- Les plaques sèches ne se conservent que quelques jours ; on les utilisera donc le plus vite possible et on les traitera comme nous dirons plus loin.
- V. — Les planches phototypiques sur glaces
- Ces planches se préparent exactement comme sur un métal, avec les mêmes mélanges et en les étuvant.
- Or, l’étuve effrayant les amateurs, nous allons dans ce chapitre étudier un procédé qui ne demande pas l’emploi de l’étuve. La glace dépolie est couverte de l’un des mélanges gélatineux que nous indiquerons, séchée, puis sensibilisée et séchée de nouveau, à une température qui ne doit pas être inférieure à 25°.
- | I. — Préparation de la gélatine :
- Formule 1 :
- Gélatine Coignet....................... 4 gr.
- Colle de poisson....................... 0 — 5
- Sulfate de baryte...................... 1 —
- Kaolin................................. 1 —
- Eau...................................100 ce.
- Formule 2 :
- Gélatine............................... 4 gr.
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- Colle de poisson....................... 0 — 5
- Kaolin.............................. 1 —
- Eau...................................100 cc.
- Formule 3 :
- Ivoirine du commerce [(1). ..... 15 parties
- Eau.................................. 100 —
- Dans toutes ces formules, la gélatine et la colle de poisson sont gonflées dans l’eau pendant 24 heures, fondues ensuite à la chaleur et filtrées à chaud ; on ajoute alors seulement le sulfate de baryte et le kaolin en poudre impalpable qu’on mélange bien avec le doigt. On fait chauffer un peu et on étend sur les glaces en couches n’ayant pas plus d’un millimètre d’épaisseur.
- Avec la formule n° 3, on évite la filtration chaude, l’ivoirine gonflée dans l’eau se dissout complètement dans cette eau par une légère chaleur sans faire de grumeaux. Mais la résistance à l’arrachement sous l’action du rouleau ou du tirage n’est pas très grande et ne permet que des tirages assez restreints. Néanmoins, c’est le mélange à prendre pour débuter et s’essayer à la phototypie. La glace, recouverte de l’une ou l’autre de ces solutions colloïdes, est mise sur le pied calant et lorsque la gélatine a fait prise, on met sécher à une température qui ne soit pas assez grande pour amener la fusion de la couche. On évitera aussi avec soin la poussière, qui, s’incrustant dans la gélatine, produirait au tirage des défauts. Ces plaques ainsi préparées sont d’un blanc laiteux et se conservent indéfiniment au sec et à l’abri de la poussière. Elles ne sont point sensibles.
- (1) Gélatine barytée.
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- | 2. —Sensibilisation. —Aussi, pour s’en servir, est-il nécessaire de les bichromater peu de temps avant d’en faire usage.
- La solution sensibilisatrice sera composée d’eau et de bichromates alcalins : une simple solution de bichromate de potasse à 3 0/0 fraîchement préparée avec du bichromate commercial (et non du bichromate chimiquement pur) pourrait servir à la rig'ueur. Je trouve néanmoins avantage à employer une solution plus compliquée : Solution d’été :
- Eau..................
- Bichromate de potasse .
- Bichromate de soude Ammoniaque ....
- Solution d’hiver :
- Eau...............................100 cm3
- Bichromate de potasse ..... 2 gr.
- Bichromate de soude................ 1 —
- Ammoniaque......................... 5 ou 6 gouttes
- On sensibilise dans ces bains fraîchement préparés les deux ou trois plaques dont on peut avoir besoin, et le bain est mis dans l’obscurité pour resservir à l’occasion, s’il n est pas altéré, car très souvent, au bout de quelques jours, il brunit et dans cet état voile les blancs.
- Pour sensibiliser les plaques, on les plonge dans la cuvette pleine de bichromate en solution, de façon que la gélatine qui est au-dessus soit bien recouverte de liquide. Un séjour de 4 à 5 minutes dans ce bain suffit amplement. On retire alors et on égoutte de façon que sur la gélatine il n’y ait pas de gouttelettes de solu-
- 100 cm3 2 gr. 5 0 — 5
- 5 ou 6 gouttes
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- tion, mais que celle-ci soit unie. On fait alors sécher entre 25 et 30° dans l’obscurité complète, obtenue soit en la mettant dans une boîte, soit dans le cabinet noir, s’il a une température suffisante. Après 4 ou 5 heure» de séjour dans le local ayant cette température, la plaque est sèche et il n’y a plus qu’à Finsoler. En passant, j’attirerai l’attention du lecteur sur la sensibilité de la gélatine bichromatée, tant à la lumière qu’aux odeurs, qu’à la fumée du pétrole, aux vapeurs acides,, qui l’insolubilisent superficiellement, ce qui cause du voile.
- | 3. — Tirage. — Le cliché, quel qu’il soit, pourrait coller après la planche et être détérioré par celle-ci ; il est bon de le collodionner avec du collodion normal du côté qui sera appliqué sur la gélatine bichromatée, et l’on ajoute même, comme précaution supplémentaire, le saupoudrage du collodion bien sec avec du talc, qu’on enlèvera complètement par un époussetage avec un linge fin et essuyage. Il restera du talc invisible à l’œil, mais suffisant pour empêcher l’adhérence. On pose dans un châssis-presse ordinaire, à défaut d’un autre plus pratique que nous décrirons tout à l’heure, le cliché et la gélatine bichromatée en contact avec lui, par dessus les volets et on referme les ressorts. Le cliché et la glace sensible étant parfaitement en contact, on expose à la lumière diffuse. Celle-ci sera très intense, même le plein soleil pour les clichés durs, et très adoucie, au contraire, pour les clichés faibles ou gris. Le temps de pose ne peut être vérifié par l’aspect de l’image; aussi, pour savoir quand l’image est suffisamment imprimée, on utilise un moyen détourné que nous indiquerons plus loin. Quand ce temps sera suffisant, on se mettra dans le cabinet noir et, retirant la glace du châssis, on la
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- placera le côté gélatiné sur un drap noir pour l’exposer du côté du dos pendant quelques minutes en pleine lumière. Rentrant dans le cabinet noir, on l’y laissera refroidir un peu avant de la laver si elle était chaude.
- |4. —Évaluation des temps de pose. — Gomme pour le procédé au charbon, on peut utiliser, pour déterminer le temps nécessaire pour impressionner à point la gélatine sensible, un instrument appelé photomètre.
- Cet instrument est un petit, châssis positif dont la glace est couverte d’un certain nombre de feuillets superposés de papier de soie. Chaque division porte un numéro. On divisera, par exemple, la hauteur en dix parties et la largeur en deux, ce qui nous donnera vingt divisions. Nous collerons sur le tout un feuillet de papier de soie ; le numéro un sera huilé pour le rendre un peu plus transparent, le numéro deux sera du papier de soie sans préparation, sur les 18 autres numérosnous collerons un second feuillet de papier de soie ; sur les 17 suivants un troisième; de sorte que nous aurons sur le numéro 20, dix-neuf épaisseurs de papier. Cette glace préparée, mise dans un châssis et tirée avec un papier déterminé (en même temps que le cliché à exécuter en phototypie, sera tirée sur le même papier), nous servira à déterminer la force du cliché. Nous arrêterons ensemble les deux tirages effectués en même temps, dans la même lumière) alors que l’image sera parfaite sur l’épreuve et le numéro qui sera le plus net nous donnera l’indication de la force du cliché. 11 suffira au tirage de la glace phototypique de tirer toujours dans la même lumière que cette dernière un papier gélatiné en même temps que la glace et sensibilisé de même. Quand l’épreuve photométrique donnera nettement le numéro
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- d’intensité du cliché, la glace sera exactement et convenablement impressionnée.
- Simplification. — La détermination d’un numéro de force photométrique, la construction du photomètre sont-elles bien nécessaires pour un amateur? N’y a-t-il pas dans cette préparation quelque chose qui puisse faire reculer cet amateur? Nousle pensons, aussi proposerons-nous encore un moyen pratique de se passer de ce photomètre.
- Dans notre collection de clichés, nous en choisirons un de même force, de même limpidité, de même caractère que celui à « photocollographier » et il nous servira de photomètre.
- En même temps que la glace, nous aurons gélatiné et sensibilisé un papier blanc de bonne qualité. Ce papier séché dans les mêmes conditions que la glace est exposé sous le deuxième cliché (photomètre). Quand l’image tirée sous ce second cliché sera complète, que toutes les demi-teintes seront venues, nous pourrons cesser l’insolation de la glace, qui sera prête pour les opérations ultérieures. Mais avant de les indiquer, nous décrivons le châssis qui convient le mieux pour la phototypie et le moyen de le construire.
- | 5. — Châssis photographique. —Les châssis ordinaires n’ont pas toujours une feuillure assez épaisse pour y mettre : 1° une glace, 2° un cliché sur glace ; soit de 15 à 30 millimètres d’épaisseur. D’autre part, la pression des ressorts n’est pas toujours suffisante. Aussi est-il préférable de construire ou de faire construire, pour la phototypie, un châssis assez haut de feuillure et dont la pression est obtenue non par des ressorts, mais par des vis. Nous nous procurerons quatre réglettes de chêne de 3 cm. de côté et de la longueur voulue, c’est-à-dix*e
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- pour le 13 X18 nous aurons 2 morceauxde bois de 20centimètres de longueur et deux de 23 centimètres. Dans les deux plus longues et à chacune des extrémités, nous •enlevons sur une longueur de 3 centimètres et une épaisseur de 1 centimètre 1/2 environ une partie de bois. Nous faisons de même aux deux autres lames de bois et nous assemblons le tout à l’aide d’une râpe à bois, nous rectifions les différences d’épaisseur ; bref, nous ^constituons un cadre que nous fixons avec des vis.
- Nous coupons ou faisons couper quatre lames de tôle •d’acier percées de 4 ou o trous que nous vissons d’un côté du cadre; ce sera le support de nos clichés et glaces. Dette tôle d’acier n’a besoin d’avoir que de un à deux millimètres d’épaisseur et ne doit dépasser que de quelques millimètres. On a ainsi constitué le corps du châssis.
- Pour former les barres de pression, nous faisons couper par un serrurier deux lames assez fortes de tôle d’acier percées de trois trous ; deux sont filetées et munies de vis et d’une entaille.
- Pour monter ces barres, il suffit de poser les deux barres avec une vis et de faire buter l’entaille sous une vis à tête ronde de grosseur convenable. Le volet se fait comme d’habitude avec deux planchettes unies par une ou par deux charnières. Mais comme les vis de serrage finiraient par ronger le bois à l’endroit où elles portent, -on garnit cet endroit d’une lame mince de tôle d’acier vissée aux deux extrémités. On se sert de ce châssis comme de tous autres, mais une fois chargé, on est obligé de poser le volet et de visser grosso modo les quatre vis de serrage ; on termine en donnant la même pression aux quatre vis.
- 16. — Développement. — Sous ce mot, je désigne
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- l’opération qui suit le tirage et qui consiste à faire disparaître de la gélatine la portion de bichromate que la lumière n’a pas altérée. Cette opération ne devra pas être tardive et devra surtout ne pas être reculée plus de dix heures : l’impression se continuant, on serait sûr d’obtenir des couches entièrement insolubles, prenant l’encre uniformément. Une heure après le tirage, au plus tard, on plongera donc à la lumière jaune seulement la plaque dans une cuvette pleine d’eau fraîche. On renouvellera cette eau toutes les cinq minutes pendant une heure. Il suffit alors d’égoutter la plaque pour voir l’image en creux si l’on a soin d’incliner un peu la glace, de façon à ce qu’elle soit en angle droit avec l’axe de la figure. On procède au mouillage qui fera disparaître ce relief et permettra à la gélatine soluble de refuser complètement l’encre grasse, à celle qui est insoluble de-prendre cette encre, mais de la rendre avec plus de facilité.
- | 7. — Mouillage. —Le mouillage pourrait être fait de suite, avant dessiccation de la planche. Malheureusement. la gélatine ne tient pas fortement dans ce cas ; il se produit facilement des soulèvements et des décollements de cette couche. Aussi conseillerons-nous plutôt de faire sécher la glace avant de la mouiller pour la tirer. Cette plaque sèche peut du reste se conserver plusieurs jours et même plusieurs mois avant l’emploi.
- Quand on veut l’utiliser, on ia pose, gélatine en dessusr bien d’aplomb sur une table ou sur le pied calant. On a préparé d’avance le bain suivant :
- Bain mouilleur :
- N° 1. Eau............................100 cm3
- Salpêtre..................*. 5 gr.
- Glycérine....................100 cm3
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- Aussitôt le salpêtre fondu, on ajoute la glycérine et on secoue vivement, de façon à avoir une solution bien mélangée.
- On verse à la surface de la gélatine une petite quantité de cette solution qu’on y étale avec le doigt. Quand toute la gélatine est couverte, on reverse du bain mouilleur, de façon à obtenir une couche de 1 à 2 millimètres d’épaisseur. Au boutd’une heure, on passe ledoigtsur la gélatine : si l’on ne sent pas de relief appréciable, le mouillage est suffisant. Si ce relief est dur, on revei'se du bain mouilleur et on laisse encore une heure. Au bout de ce temps, la gélatine est suffisamment mouillée et l’on peut procéder à l’essuyage et au tirage.
- Si la plaque était vieille, il serait bon de remplacer le bain mouilleur ci-dessus par le bain suivant :
- Bain mouilleur :
- N° 2. Eau............................ 400 cma
- Glycérine........................100 —
- Sel de cuisine ou salpêtre ... 5 gr.
- Ammoniaque....................... 5 —
- Après une demi-heure de mouillage, on enlève ce bain, on rince un instant, on égoutte et on remouille avec le bain mouilleur n° 1.
- La gélatine mouillée convenablement est essuyée avec un tampon de coton ne peluchant pas et assez mou pour ne pas rayer la gélatine. On enlève ainsi toute la glycérine qui ne serait pas fortement entrée dans la gélatine et on peut ensuite procéder au tirage.
- VI. — Du matériel nécessaire au tirage
- Jusqu’ici, nous n’avons indiqué aucun matériel strie-
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- tement obligatoire pour la phototypie : l’étuve, le châssis-presse spécial peuvent être utiles, ils ne sont point indispensables.
- Pour le tirage, il n’en est pas de même. Nou s aurons besoin strictement des objets et instruments suivants :
- 1° Du papier pour les épreuves, les maculatures et le tirage;
- 2° De l’encre phototypique et du vernis spécial ;
- 3° Un couteau et une plaque à encrer ;
- 4° Un rouleau en gélatine pour encrer;
- 5° Un rouleau en molleton ou en cuir pour le tirage sans presse ;
- 6° Un flacon d’essence de térébenthine ;
- 7° Une éponge très douce, une éponge usée pour le mouillage.
- | 1. — Du papier. — Tous les papiers blancs peuvent servir aux tirages phototypiques. Les meilleurs, à mon avis, sont les papiers Japon ou simili-Japon et les papiers couchés spéciaux pour la phototypie. Mais, tous les papiers blancs bien satinés, sans grain, peuvent servir avec succès pour le tirage phototypique sans presse.
- Si l’on voulait tirer sur des papiers vergés, grenus, sur Wathman, sur le Canson, une presse serait nécessaire. Ces papiers ne tardent pas, du reste, à altérer la plaque de gélatine, qui commence par se couvrir d’ampoules et s’arrache assez rapidement. L’amateur fera donc bien de préparer ses planches avec de la colle de poisson s’il veut faire ses tirages sur ces papiers grenus. S’il n’en veut avoir que quelques épreuves, il les fera, après tous ceux dont il a besoin, sur papier lisse. Les papiers colorés peuvent quelquefois donner des déboires. Il m’est arrivé, avec un papier vert clair fort beau,
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- de qualité supérieure, de rendre ma planche complètement insoluble après trois épreuves, alors que le même papier non coloré m’avait fourni une centaine d’épreuves.
- On veillera donc à n’essayer une sorte nouvelle qu’à la fin du tirage d’une planche pour s’assurer qu’elle n’a pas de propriété insolubilisante. On commencera, du reste, les tirages d’une planche avec un papier ordinaire 8 ou 10 kil., jusqu’à ce que le tirage marche parfaitement.
- Caches et maculatures. Dans une planche, il y a toujours des parties qu’il est bon de masquer ou de faire disparaître. Le mieux est d’utiliser des bandes de papier Joseph ou paraffiné (ce dernier est le meilleur), découpées proprement et qu’on place sur les bords de la planche aussitôt l’encrage fait ; on les retire après le tirage pour les remettre au tirage suivant. Une série de quatre bandes peut facilement servir pour le tirage de 40 à 50 épreuves.
- | 2. — L’encre phototypique.— Je conseille d’acheter, pour l’usage qui nous occupe, de l’encre spéciale noire qui se vend en boîtes de 250 grammes et au-dessus. On peut également s’ert procurer de la bistre, de la sanguine, de la verte noirâtre, de la bleue, etc..., en un mot, de toutes les couleurs. L’amateur, débutant surtout, fera bien de s’en tenir à une couleur unique, soit noir franc, soit d’un noir plus chaud, tirant sur le bleu ou sur le brun photographique. Cet encre est à consistance de poix et même un peu plus ferme, et, pour l’usage,.il faudra la délayer avec le vernis moyen. Quelquefois, l’addition d’une ou deux gouttes d’essence de térébenthine bien maigre rend le mélange plus facile et son emploi plus commode.
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- | 3. — La plaque à encrer etle couteau. — Il est nécessaire d’acheter un couteau pour mêler l’encre avec le vernis moyen. Le couteau pourrait être le couteau à palette des peintres. Mais, comme il est peut-être un peu faible, on lui préfère généralement le couteau à mastic des vitriers ou un couteau analogue. Enfin, on peut le remplacer par un couteau de table dont on rend le dos à peu près arrondi ainsi que le tranchant et qu’on coupe d’une largeur de 10 à 12 centimètres. Le principal est qu’il ne coupe pas et qu’il soit élastique sans excès.
- La plaque à encrer peut être une lame de zinc fixée sur une planche. On préfère, avec raison, un morceau de marbre de dimensions plus ou moins grandes, et généralement un morceau de 12 centimètres sur 10 de large est suffisant.
- | 4. — Le rouleau en gélatine. —C’est l'ustensile le plus coûteux (une dizaine de francs), mais il est abso-
- Fig. 4. — Rouleau à encrer.
- lu ment nécessaire. C’est lui qui sert à étaler l’encre régulièrement sur la planche. On devra, aussitôt son
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- ^sage inutile, le nettoyer à l’essence de térébenthine et 4e mettre à l’abri de l’humidité, de la poussière et de la grande chaleur. On peut compléter son matériel par l’acquisition d’un rouleau en cuir, qui servirait à donner les grands noirs, mais je ne crois pas que ce soit utile, le rouleau en gélatine distribuant parfaitement l’encre.
- | 5. — Le rouleau presse. — J’appellerai ainsi un rouleau soit en molleton, soit en cuir, soit en caout--chouc, qui remplacera la presse et évitera l’acquisition de cet instrument coûteux. Nous pourrons le construire nous-même en collant, sur un morceau de manche à balai bien rond de 30 centimètres de long, un certain nombre de feuillets de papier, et enfin de la toile molleton que nous attacherons en la cousant avec du fil fin. Nous pourrons monter ce rouleau sur un manche dans lequel nous visserons une fourche de tôle d’acier entre les bras de laquelle, au moyen de deux vis, nous fixerons le rouleau molletonné. Pour ceux qui auront les moyens suffisants, ils pourront acquérir une presse à bras, dont il existe un certain nombre de modèles.
- Tout ce matériel constitué et réuni, et la plaque ayant suivi le mouillage et l’essuyage décrit dans le chapitre précédent, nous allons pouvoir passer à l’opération finale : le tirage.
- VII. — Le Tirage ou Impression
- La planche est posée bien à plat sur deux ou trois journaux qui formeront tampon. D’un côté, sur un coin de la table, nous posons les papiers nécessaires au tirage et aux maculatures et le rouleau-presse. Dans un
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- vase de porcelaine, du bain mouilleur n°l avec l’éponge-fine, aussi douce que possible. En face de nous, le marbre sur lequel nous mettons deux parties de vernie pour une de noir, nous broyons bien. Si le mélange est trop liquide, on le ramènera par l’addition de noir à la consistance du goudron.
- | 1. —Encrage. — Nous commençons par encrer le-rouleau en le roulant pendant plusieurs minutes en tous sens sur le marbre. Il doit alors présenter un aspect qui n’est ni brillant ni mat, car il lient des deux ayant un léger grain comme une lithographie.
- Nous donnons un coup d’éponge légèrement imbibée du bain mouilleur, puis nous essorons l’éponge dans le vase qui contient le bain et nous redonnons un coup d’éponge pour enlever l’excès du bain mouilleur-
- Un léger coup de rouleau va nous indiquer si notre planche est bonne. Si oui, les grands noirs se montrent, un second coup de rouleau en appuyant fortement va faire un tableau presque noir. Enfin, par un coup de rouleau léger et rapide, nous enlevons tout l’excès d’encre et l’image va se montrer parfaite. Il n’y a plus qu’à continuer le tirage. Voilà ce qui se produit si la planche est à point. Mais cela n’arrive pas toujours-II faut alors travailler notre planche suivant l’indication donnée par l’encrage. Tout d’abord, n’oublions pas ce fait que l’encre peut être cause de certains ennuis. Par exemple, là, quoique la planche soit parfaite, nous aurons tableau noir si la consistance de l’encre est trop fluide et, comme ce défaut est le plus difficile à réparer, nous tiendrons toujours notre encre plutôt ferme ; 4 partie de vernis pour 1 partie de noir. L’encre trop ferme donnant une image dure, il faudra, si les grands noirs viennent seuls, la rendre un peu plus liquide-
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- Supposons que l’encre ne soit pas en cause, nous pourrons avoir deux accidents :
- a ) U encre prend partout ; causes : soit excès de pose, soit mouillage insuffisant, soit négligence ayant permis un voile de la plaque, soit trop grande chaleur au séchage, soit enfin séchage trop lent. Comme en suivant scrupuleusement nos indications il ne peut y avoir de faute possible que le défaut de mouillage, nous nettoierons la planche, d’abord en enlevant l’encre en passant vivement le rouleau, puis en passant un papier à trois ou quatre reprises et enfin en lavant d’abord avec une éponge douce à l’eau, puis avec un tampon de ouate imbibée d’essence. On recouvre de glycérine pendant une bonne demi-heure avant de recommencer le tirage qui, avec une encre dure, donnera de bons résultats.
- b) U encre ne prend nulle part. — S’il y a manque de pose, il n’y a rien à faire ; si le mouillage a été trop long, nous passons un papier et, d’un coup de rouleau de molleton, nous enlevons une partie de l’humidité de la couche, qui prendra l’encre, sinon tout de suite, du moins après quelques instants.
- Enfin, la plaque refuse de prendre l’encre quand elle est trop froide; on veillera donc à être toujours à une température d’au moins 12° centigrades. J’ai remarqué d’ailleurs que vers 20 ou 25° les tirages étaient toujours meilleurs et plus faciles. La plaque étant bien encrée, nous pourrons la tirer.
- | 2. — Pose des cadres. — Auparavant nous mettrons les bandes de papier végétal de façon qu’elles soient bien parallèles. Pour qu’elles tiennent mieux, nous appuyons fortement sur leurs bords, en prenant garde de ne pas donner de coups d’ongles à la gélatine.
- | 3. — Tirage. — Sur la planche ainsi préparée nous
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- posons notre papier et nous le faisons adhérer à lagéla-tine en frottant le dos du papier avec un tampon de molleton. L’image est à peu près venue par ce frottement dont on pourrait se contenter en'le continuant pendant une bonne demi-minute. Mais on peut, par le coup de rouleau de molleton que nous passerons sur le papier en appuyant très fortement, obtenir l’enlèvement de toute l’encre et la reproduction parfaite de l’image.
- Nous pouvons passer à une seconde épreuve :
- 4° Nous enlevons les cadres;
- 2° Nous mouillons largement avec du bain mouilleur étendu de 4 fois son volume d’eau ;
- 3° Nous essorons l’excès du bain mouilleur ;
- 4° Nous encrons en deux temps : 4er temps en appuyant et allant lentement pour faire partir l’encre ; 2e temps, en allant vite et légèrement pour enlever l’excès ;
- 5° Nous mettons les marges ;
- 6° Nous posons le papier et tamponnons et continuons ainsi jusqu’au bout du tirage.
- Nous pouvons ainsi tirer une centaine d’épreuves à l’heure.
- Il suffira de bien peu de chose à l’amateur qui aura suivi notre méthode, pour pouvoir tirer sur presse : en quelques heures, il pourra apprendre du commerçant qui lui vendra cette machine, à habiller sa presse et à l’utiliser au tirage.
- VIII. — Insuccès. Entretien du matériel
- Insuccès. — 1. Il arrive, neuf fois sur dix, que les 4 ou 5 premièresépreuveg sont défectueuses, grises ou voi-
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- lées, ou dures et sans demi-teintes. Nous avons vu que, par la plus ou moins grande fluidité de l’enci'e, nous pouvions vaincre ce défaut. Quand il y a dureté, absence de détails, il suffit de tirer quelques épreuves sans mouiller à nouveau pour obtenir des résultats parfaits.
- 2. Il peut se présenter des rugosités de gélatine, des points qui font un point noir ou un point blanc ou des stries. On enlèvera ces rugosités, ces points de poussière par le frottement doux et répété d’une éponge imbibée d’eau chaude.
- 3. La planche prend l’encre parfaitemen t mais ne la rend pas au papier. Les épreuves sont grises et voilées.
- Cause : Excès d’insolation ou défaut de mouillage. Remède: remettre sous la couche de glycérine après avoir rincé la gélatine à l’eau chaude à 50°. — Si le voile persiste comme étant dû à un excès d’exposition au soleil, on passera à la surface de la gélatine un peu de bain vert (alun de chrome 10 gr., eau 100 cm3) qui permettra aux grands blancs de ne pas prendre l’encre.
- Le mouillage trop prolongé peut aussi rendre les épreuves plates.
- 4. La gélatine se couvre d’ampoules ou s’arrache de la glace.
- Causes: Glace mal nettoyée ; la couche préliminaire était trop vieille; la gélatine aura été trop longtemps fondue ou aura été bouillie. La couche préliminaire (si c’est de l’albumine bichromatée) ne contenait pas assez de bichromate ou a été trop peu insolée. L’ammoniaque ajoutée au bichromate était grasse, le lavagepr éalable à la pose de la gélatine a été insuffisant.
- 5. Grain trop fort, aspect moiré, zones plus intenses, moutonnages.
- Les causes sont les mêmes pour ces divers défauts.
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- a) Différence trop grande de température entre la glace et la gélatine au moment de l’étendag'e de celle-ci.
- b) Différence de température trop considérable pendant le séchage.
- c) Trépidations violentes pendant ce séchage.
- 6. La couche se décolle par les bords. Il faut toujours prévoir cet accident et l’empêcher préventivement en passant sur les bords de la plaque sèche, avant le mouillage, un pinceau imbibé d’alcool à 90°, puis, quand cet alcool est évaporé, d u vernis à l’alcool séchant vite.
- 7. La gélatine ayant trop de relief, la planche ne veut pas rendre son encre. La^cause en est une couche trop épaisse de gélatine, laquelle doit être mince sans excès (1 millimètre, par exemple, est bien).
- 8. On ne peut mouiller la couche : elle est trop mince, a trop de pose ou a été trop séchée.
- 9. Points blancs, points noirs, piqûres. La solution de bichromate contenait des poussières en suspension faute de filtrage. Bulles d’air dans la gélatine. Mauvais couchage de celle-ci. Les points blancs et les piqûres se retouchent au pinceau fin contenant un peu d’encre grasse en solution dans l’essence.
- Utilisation des résidus. — En phototypie, nous n’avons de résidus que les bains de bichromates altérés qui ne peuvent servir. On les fait évaporer et on s’en sert pour les liquides excitateurs des piles Grenet. On peut aussi, par broyage et calcination avec du soufre, obtenir de l’oxyde de chrome.
- Quant à la gélatine arrachée des planches hors d’usage, elle ne peut servir à rien.
- Entretien du matériel. — a) Planches. — Aussitôt
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- un tirage terminé, la planche est dégorgée de son résidu d’encre au moyen de papier blanc; à l’essence, dont on imbibe un chiffon, on enlève le reste de cette encre. Avec une éponge mouillée, on enlève le reste d’encre et on recommence cette opération deux fois de suite pour enlever complètement toute matière grasse. La planche est mise sécher à l’abri de la poussière et conservée à l’abri de celle-ci et de l’humidité.
- b) Glaces. — Si l’on ne voulait pas conserver cette planche, il faudrait la nettoyer comme nous venons de le dire et la plonger dans un bain de carbonate de soude, bien égoutter, laisser sécher et plonger dans l’eau froide, où la gélatine se décolle. On continue par un nettoyage à l’acide sulfurique ou chlorhydrique étendu d’eau (à 10 °/o) en laissant la glace dans cette eau acidulée pendant une heure. Un lavage final à l’eau claire et redou-oissage à la potée d’émeri de ladite glace mettra celle-ci en état de servir à nouveau.
- c) Marbre à encrer et couteau. — Aussitôt le travail interrompu, on essuie le rouleau, le marbre et le couteau avec un chiffon et du pétrole ; on enlève le plus gros de ce qui reste et on termine par l’essuyage avec un chiffon doux de toile élingée, imbibée d’essence de térébenthine.
- d) Le Rouleau. — Ce soin est surtout nécessaire pour le rouleau, qui, sans cet entretien constant, se remplirait de trous et deviendrait inutilisable. S’il le devenait, îl faudrait faire un mélange par parties égales de pétrole et de benzine et en frotter ce rouleau ; après une demi-heure de repos, on recommencerait jusqu’à l’enlève-nient complet de l’encre et on terminerait par un nettoyage à la benzine.
- Le rouleau hors d’usage peut être refondu dans un
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- moule spécial ou encore on le refond dans une casserole avec un peu de pâte neuve et un peu, très peu, de glycérine, le tout bien fondu et coulé dans un verre de lampe du diamètre et de la longueur voulue.
- Dans le fond, on met un bouchon sur lequel on fixe Taxe et à l’autre extrémité on fixe cet axe avec un fil de fer et le tube de verre est graissé. On verse doucement le mélange fondu de gélatine et de glycérine qui se fige. Lorsqu’il est complètement refroidi, on le fait sortir sans difficulté si le verre a été bien graissé, sinon il faudra le chauffer légèrement.
- IX. — Vernissage des épreuves
- Les épreuves tirées sont coupées à la dimension voulue et corrigées au pinceau et à l’encre grasse délayée comme nous l’avons dit plus haut. On peut alors procéder à une opération supplémentaire si on veut les faire ressembler à des photographies brillantes. On les vernit.
- Le vernissage peut s’effectuer avec un vernis liquide ou par gélatinage. Les vernis liquides sont l’un des suivants :
- 4. — On fait fondre sur le feu :
- Eau............................... 240 gr.
- Borax.............................. 42 »
- Quand le tout est en ébullition, on y ajoute en remuant constamment :
- Gomme laque blanche................ 50 gr.
- laquelle sera réduite en poudre fine.
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- On obtiendra ainsi un vernis liquide transparent qui s’étend au pinceau sur les épreuves.
- 2. — On fait un mélange de :
- Alcool....................... 60 cm3.
- Ammoniaque................... 60 —
- Gomme laque blanche ... 20 gr.
- Après dissolution on ajoute :
- Eau bouillante............... 420 gr.
- On filtre et on utilise au pinceau.
- Glaçage à la gélalù sur une solution toute chaudes s u^Mîhi collodionné. On lant.
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- n fait flotter les épreuves latine et on les pose verre pfkgiWblement talqué et aximum de bril-
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- TABLE DES MATIÈRES
- Pages
- I. — Qu’est-ce que la Photocollographie ? ... 3
- II. — Des Clichés retournés................... 7
- III. — La Planche phototypique.................17
- IV. — La couche phototypique sur métal .... 22
- V. — Les Planches phototypiques sur glaces . . 27
- VI. — Du matériel nécessaire au tirage .... 35
- VII. — Le tirage ou impression................39
- VIII. — Insuccès; entretien du matériel ..... 42
- IX. — Vernissage des épreuves...................46
- DIJON
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