Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- Bibliothèque
- BULLETIN
- DE LA
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- L’INDUSTRIE NATIONALE
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- sous LA DIRECTION DU SECRÉTAIRES DE LA SO&ïêÇ’É^ "
- M. ED. COLLIGNON
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- 1901 (1er Semestre)
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- Pour faire partie de la Société, il faut être présenté et être nommé par le Conseil d’administration.
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- 1901
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- SECRÉTARIAT DE LA SOCIÉTÉ
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- i RÉDACTION DU RULLETIN
- ~f Communications, dépôts, renseignements, abonnements au Bulletin * tous les jours, de 2 à 4 heures.
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- 100e ANNÉE.
- JANVIER 1901.
- BULLETIN
- DE
- LA SOCIÉTÉ D'ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- CONSEIL D’ADMINISTRATION •/
- ♦
- LISTE DES MEMBRES TITULAIRES, DES MEMBRES HONORAIRES DU CONSEIL ET DES MEMBRES CORRESPONDANTS, ARRÊTÉE DANS LA SÉANCE DES ÉLECTIONS DU 28 DÉCEMBRE 1900 POUR L’ANNÉE 1901
- BUREAU
- Année de l’entrée au Conseil.
- Président.
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- 1894. — Linder (C. #), inspecteur général des mines, en retraite, 38, rue du Luxembourg (VIe arr1).
- Vice-présidents.
- 1885. — Le Ciiatelier (Henri) (#), ingénieur en chef des mines, professeur au Collège de France, rue Notre-Dame-des-Champs, 73 (VIe arr1).
- 1896.—Lindet {#), professeur à l’Institut agronomique, 108, boulevard Saint-Germain (VIe arr1).
- 1893. — Violle (O. #), professeur au Conservatoire des arts et métiers, 89, boulevard Saint-Michel (Ve arr1).
- 1879. — Voisin-Bey (O. &), inspecteur général des ponts et chaussées, en retraite, rue Scribe, 3 (IXe arr1).
- Secrétaire.
- 1876. — Collignon (Ed.) (O. #),inspecteur général des ponts et chaussées en retraite, 6, rue de Seine (VIe arr1).
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION. ---- JANVIER 1901.
- Année de l’entrée au Conseil.
- Trésorier.
- 1868. — Goupil de Préfeln (#), boulevard Haussmann, 77 (VIIIe arr1).
- Censeurs.
- 1881. — Simon (E.) (#), ingénieur, boulevard du Montparnasse, 89 (VIe arr1).
- 1884. — Bordet (#), ancien inspecteur des finances, administrateur de la Compagnie de Châtillon et Commentry, boulevard Saint-Germain, 181 (VIIe arr1).
- Commission des Fonds.
- 1884. — Bordet (#), ancien inspecteur des finances, administrateur de la Compagnie de Châtillon et Commentry, boulevard Saint-Germain, 181, Président „ ( VIIe arr1).
- 1868. — Goupil de Préfeln (#), boulevard Haussmann, 77 (VIIIe arr1).
- 1876.—Pereire (Henry), ingénieur des arts et manufactures, boulevard de Cour-celles, 33 (VIIIe arr1).
- 1887. — Fouret (*), examinateur d’admission à l’École polytechnique, rue Washing-
- ton, 16 (VIIIe arr1).
- 1888. —D’Eichthal (Eug.), administrateur de la Compagnie du chemin de fer du
- Midi, boulevard Malesherbes, 144 (XVIIe arr1).
- 1891. — Heurteau (O. #), ingénieur en chef des mines, directeur de la Compagnie du chemin de fer d’Orléans, rue de Clichy, 17 (IXe arr1).
- 1893. — Daubrée (Lucien) (C. &), directeur général des forêts, 78, rue de Varenne (VIIe arr1).
- 1899. — Dumont (O. *fc), administrateur de la Compagnie des glaces et produits
- chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey, 44, rue des Mathurins (VIIIe arr1).
- 1900. — Lavollée (J.), avocat à la Cour d’appel, 3, avenue du Coq (IXe arr1).
- Comité des Arts mécaniques.
- 1869. — Haton de la Goupillière (G. 0. #), membre de l’Institut, vice-président du Conseil supérieure des mines, boulevard Saint-Michel, 60, Président (VIe arr1).
- 1876. — Collignon (Ed.) (O. #), inspecteur général des ponts et chaussées, en retraite, rue de Seine, 6 (VIe arr1).
- 1881. — Simon (E. #), ingénieur, boulevard du Montparnasse, 89 (VIe arr1).
- 1884. — Brüll (#), ingénieur, ancien élève de l’École polytechnique, boulevard Malesherbes, 117 (VIIIe arr1).
- 1886. — Hirsch (O. #), inspecteur général honoraire des ponts et chaussées, professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue Castiglione, 1 (Ier arr1).
- 1890. — Bienaymé (C. #), directeur des constructions navales, en retraite, 14, rue Revel, à Toulon (Var).
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- Année de rentrée au Conseil.
- 1891. — 1891. —
- 1893. —
- 1894. —
- 1895. -1895. —
- 1897. —
- 1897. —
- 1898. —
- 1900.
- Imbs (#), professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue Greuze, 50 (XVIearP).
- Sauvage (O. #), ingénieur en chef des mines, professeur à l’École des mines, rue Eugène-Flachat, 14 (XVIIe arP).
- Flamant (O. #), inspecteur général des ponts et chaussées, 1, rue Littré, à Alger.
- Linder (C. #), inspecteur général des mines, en retraite, 38, rue du Luxembourg (VIe arP).
- Bourdon (Édouard) (O. #), constructeur-mécanicien, rue du Faubourg-du-Temple, 74 (XIe arP).
- Rozé (#), répétiteur d’astronomie à l’École polytechnique, 62, rue du Cardinal-Lemoine (Ve arP).
- Barbet, ingénieur, 53, avenue de Paris, à Versailles (Seine-et-Oise).
- Diligeon, constructeur-mécanicien, 23 bis, avenue Niel (XVIIe arP).
- Masson (#), ingénieur civil, sous-directeur du Conservatoire des arts et métiers, 292, rue Saint-Martin (IIIe arP).
- Walckenaer (O. #), ingénieur en chef des mines, 218, boulevard Saint-Germain (VIIe arP).
- Comité des Arts chimiques.
- 1872. —Troost (0. #), membre de l’Institut, professeur à la Faculté des sciences, rue Bonaparte, 84, Président (VIe arP).
- 1862. — De Luynes (Victor) (O. #), professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue de Bagneux, 16 (VIe arP).
- 1877. — Bérard (P.) (O. #), secrétaire du Comité consultatif des arts et manufactures, rue Casimir-Delavigne, 2 (VIe arP).
- 1880. — Vincent (C.) (#), ingénieur, professeur à l’École centrale des arts et manufactures, boulevard Saint-Germain, 28(Vearrt).
- 1880. — Jungfleisch (#), professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’École de pharmacie, membre de l’Académie de médecine, rue du Cherche-Midi, 74 (VIe arP).
- 1883. — Carnot (.Adolphe) (O. #), membre de l’Institut, inspecteur général des mines,
- directeur de l’École nationale supérieure des mines, boulevard Saint-Michel, 60 (VIe arP).
- 1884. — Cailletet (O. #), membre de l’Institut, boulevard Saint-Michel, 75 (Ve arP).
- 1885. — Le Chatelier (Henri) (#), ingénieur en chef des mines, professeur au Col-
- lège de France, rue Notre-Dame-des-Champs, 73 (VIe arP).
- 1885. —Biver (Hector) (*&), administrateur de la Compagnie de Saint-Gobain, rue Meissonier, 8 (XVIIe arP).
- 1885. — Appert (Léon) (O. #), ingénieur manufacturier, 50, rue de Londres (VIIIe arP). 1889. — Vieille (O. #), ingénieur en chef des poudres et salpêtres, 12, quai Henri IV (IVe arP).
- 1895. — Duclaux (O. #), membre de l’Institut, 35 bis, rue de Fleurus (VIe arP).
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- Année de l’entrée au Conseil.
- 1895. _ Buquet (ft), directeur de l’École centrale des arts et manufactures, 1, rue Montgolfier (IIIe arr4).
- 1898. — Livache, ingénieur civil des mines, 24, rue de Grenelle (VIIe arr4).
- 1898. — Moissan (O. #), membre de l’Institut, professeur à l’École de pharmacie, 7, rue Vauquelin (Ve arr4).
- 1900. — Bâclé (#), ingénieur civil des mines, 57, rue de Châteaudun (IXe arr4).
- Comité des Arts économiques.
- 1876. — Sebert(H.) (général) (G. #), membre de l’Institut, rue Brémontier, 14, Président (XVIIe arr4).
- 1861. — Le Roux (F.-P.) (O. #), professeur à l’École de pharmacie, boulevard du Montparnasse, 120 (XIVe arr4).
- 1866. — Bouilhet (Henri) (O. ifc), ingénieur-manufacturier, rue de Bondy, 56 (Xe arr4).
- 1876. — Fernet(E.)(0. #),inspecteur général de l’Instruction publique, 23, avenue de l’dbservatoire (VIe arr4).
- 1883.—Bardy (O. &), directeur honoraire du service scientifique des contributions indirectes, rue du Général-Foy, 32 (VIIIe arr4).
- 1883. — Mascart (G. 0. &), membre de l’Institut, professeur au Collège de France, directeur du Bureau central météorologique, rue de l’Université, 176 (VIIe arr4).
- 1883. — Laussedat (G. O. #), colonel du génie, membre de l'Institut, directeur honoraire du Conservatoire des arts et métiers, 3, av. de Messine (VIIIe arr4).
- 1885. — Prunier(L.),professeur à l’École supérieure de pharmacie, membre de l’Aca-
- démie de médecine, 47, quai de la Tournelle (Ve arr4).
- 1886. — Becquerel (Henri) (#), membre de l’Institut, 6, rue Dumont-d’Urville
- (XVIe arr4).
- 1887. — Carpentier (O. #), ingénieur, ancien élève de l’École polytechnique, rue du
- Luxembourg, 34 (VIe arr4).
- 1888. — Raymond (C. #), administrateur honoraire des Postes et des Télégraphes, 36,
- rue Washington (VIIIe arr4).
- 1891. — Rouart (Henri) (O. &), ingénieur-constructeur, 34, rue de Lisbonne (VIIIe arr4). 1893. — Fontaine (O. •#), ingénieur civil, rue Saint-Georges, 52 (IXe arr4).
- 1893. — Violle (O. *&), membre de l’Institut, professeur au Conservatoire des arts et métiers, boulevard Saint-Michel, 89 (Ve arr4).
- 1897. — Lyon (^), directeur de la fabrique de pianos Pleyel et Wolf, 22, rue Roche-chouart (IXe arr4).
- 1900. —Toulon (Paul) (&), ingénieur principal du matériel fixe à la Compagnie de l’Ouest, 75, rue Madame (VIe arr4).
- Comité d’Agriculture.
- 1866. —Tisserand (Eug.) (G. O. &), conseiller à la Cour des Comptes, rue du Cirque, 17 (VIIIe arr4).
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- Année de l’entrée au Conseil.
- 1866.___Heuzé (G.) (O. #), inspecteur général honoraire de l’agriculture, rue Ber-
- thier, 41, à Versailles (Seine-et-Oise).
- 1879.___Risler (G. #), directeur honoraire de l’Institut national agronomique, rue de
- Rennes, 106 bis (VIe arr1).
- 1879. — Schlqesing (O. #), membre de l’Institut, directeur de l’École d’application des
- manufactures de l'État, quai d’Orsay, 67 (VIIe arr1).
- 1880. —Ronna(C. #), ingénieur civil, membre du Conseil supérieur de l’agriculture,
- 48, boulevard Émile-Augier (XVIe arr1).
- 1881. — Lavalard (Ed.) (O. #), membre du Conseil supérieur de l’agriculture, maître
- de conférences à l’Institut national agronomique, 54 bis, rue Cardinet (XVIIe arr1).
- 1882. — Müntz (Achille) (O. #), membre de l’Institut, professeur à l’Institut national
- agronomique, rue de Gondé, 14 (VIe arr1).
- 1882. — Prillieux (E.) (O. •&), inspecteur général de l’enseignement agricole, professeur à l’Institut national agronomique, rue Cambacérès, 14 (VIIIe arr1).
- 1884. — Muret (&), membre de la Société nationale d’agriculture de France, place du
- Théâtre-Français, 4 (Ier arr1).
- 1885. — Le baron Thénard (Arnould) (O. #), chimiste-agriculteur, place Saint-Sul-
- pice, 6 (VIe arr1).
- 1888. — Liébaut (O. #), président honoraire de la Chambre syndicale des ingénieurs-constructeurs-mécaniciens, avenue Marceau, 72 (VIIIe arr1).
- 1893. — Cornu (Maxime) (O. #), professeur de culture au Muséum d’histoire naturelle, rue Cuvier, 27 (Ve arr1).
- 1896. — Lindet (#), professeur à l’Institut agronomique, 108, boulevard Saint-Ger-
- main VIe arr1).
- 1897. — Grandeau (C. $$), inspecteur général des Stations agronomiques, 4, avenue La
- Bourdonnais (VIIe arr1).
- 1899. — Bénard (O. &), président de la Société d’agriculture de Meaux, à Coupvray, par Esbly (Seine-et-Marne).
- Comité des Constructions et des Beaux-Arts.
- 1876. — Rossigneux (Ch.) (#), architecte, quai d’Anjou, 23, Président (IVe arr1).
- 1876. — Bunel (H.) (#), ingénieur, architecte en chef de la Préfecture de police, rue du Rocher, 67 (VIIIe arr1).
- 1876. — Davanne (O. #), président du comité d’administration de la Société française de photographie, rue des Petits-Champs, 82 (IIe arr1).
- 1876. — Le comte Dufresne de Saint-Léon (O. *fc), inspecteur général de l’Université, rue Pierre-Charron, 61 (VIIIe arr1).
- 1876. — Guillaume (Eug.) (C. #), membre de l’Institut, directeur de l’Académie de France, à Rome.
- 1879. — Huet (E.) (O. &), inspecteur général des ponts et chaussées, boulevard Ras-pail, 12 (VIIe arr1).
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- JANVIER 1901.
- Année de l’entrée au Conseil.
- 1879. — Voisin Bby (O. #), inspecteur général des ponts et chaussées, en retraite, rue Scribe, 3 (IXe arr1).
- 1885. — Romilly (Félix de), ancien président de la Société française de physique, avenue Montaigne, 25 (VIIIe arr1).
- 1892. — Froment-Meurice (#), fabricant d’orfèvrerie, 46, rue d’Anjou (VIIIe arr1).
- 1894. — Pector (Sosthènes), membre du conseil d’administration de la Société fran-
- çaise de photographie, 9, rue Lincoln (VIIIe arr1).
- 1895. — Bouguereau (C. #), artiste peintre, membre de l’Institut, rue Notre-Dame-
- des-Champs, 75 (VIe arr1).
- 1895. — Belin(H.) (#), éditeur, 52, rue de Vaugirard (VIe arr1).
- 1898. — Bonaparte (prince Roland), 10, avenue d’Iéna (XVIe arr1).
- 1899. —Larivière (Pierre) (#), ingénieur civil des mines, 164, quai Jemmapes
- (Xe arr1).
- 1899. — Pillet (J. #), professeur au Conservatoire des Arts et Métiers, 18, rue Saint-Sulpice (VIe arr1).
- Comité du Commerce.
- 1864. — Lavollée (Ch:) (#), ancien préfet, vice-président honoraire de la Société, 79, rue de la Tour (XVIe arr1). Président.
- 1869. — Roy (Gustave) (C. #), ancien présidentde la Chambre de commerce de Paris, membre du Comité consultatif des arts et manufactures, rue de Tilsitt, 12 (VIIIe arr1).
- 1887. —Cheysson (O. #), inspecteur général des ponts et chaussées, 4, rue Adolphe-Yvon (XVIe arr1).
- 1892. — Gruner (E.) (O. &), ingénieur civil des mines, secrétaire du Comité central des houillères de France, rue Férou, 6 (VIe arr1).
- 1896. — Levasseur (O. #), membre de l’Institut, 26, rue Monsieur-le-Prince (VIe arr1).
- 1897. — Paulet (O. $£), directeur au Ministère du Commerce, 49, rue Vineuse
- (XVIe arr1).
- 1897. — Dupuis (#), ingénieur civil des mines, 18, avenue Jules-Janin (XVIe arr1).
- 1899. — Lalance (Auguste) (#), 195, boulevard Malesherbes (XVIIe arr1).
- 1899. — Lévy (Raphaël-Georges) (#), 80, boulevard de Courcelles (XVIIe arr1).
- Agent général de la Société.
- M. Richard (Gustave) (#), rue de Rennes, 44 (VIe arr1), Téléph. 270.28.
- Commission du Bulletin.
- MM. Collignon, secrétaire; Daubrée,Fouret, Haton de la Goupillière,Imbs, Bérard, Le Chatelier, Sebert, Bardy, Ronna, Lindet, Belin, Huet, Gruner, Ch. Lavollée.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION. ---- JANVIER 1901.
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- Année de l'entrée ,-iu Conseil-
- MEMBRES HONORAIRES DU CONSEIL Vice-Présidents.
- 1364. — Lavollée (Ch.) (#), membre du Comité du commerce, rue de la Tour, 79.
- Comité des Arts mécaniques.
- 1884. — lévy (Maurice) (O. #), membre de l’Institut, professeur au Collège de France et à l’École centrale, avenue du Trocadéro, 15.
- 1891. — Richard (Gustave) (#), ingénieur civil des mines, agent général de la Société. 1898. — Boutillier (#), inspecteur général des ponts et chaussées, 24, rue de Madrid.
- Comité des Arts économiques.
- 1856. —Trélat (Émile) (0. #), architecte, professeur au Conservatoire des arts et métiers, boulevard Montparnasse, 136.
- Comité du Commerce.
- 1869. — Christofle (Paul) (O. #), manufacturier, rue deBondy, 56.
- 1873. — Magnier (E.) (#), négociant, rue de l’Arcade, 16.
- MEMBRES CORRESPONDANTS Comité des Arts mécaniques.
- Correspondants français.
- Bietrix, directeur de l’usine de la Chaléassière, à Saint-Étienne (Loire).
- Buxtorf, mécanicien, à Troyes (Aube).
- Curières de Castelnau (de), ingénieur en chef des mines, 15, avenue Bosquet.
- Correspondants étrangers.
- Chapman (Henry), ingénieur-conseil, à Londres.
- Dwelshauvers-Dery, ingénieur, professeur à l’Université de Liège.
- Sellers (W.), constructeur-mécanicien, à Philadelphie (États-Unis).
- Habich, directeur de l’École des mines, à Lima.
- Thurston, professeur à la Cornell University d’Ithaca (État de New-York). Walther-Meunier, ingénieur en chef de l’Association des propriétaires de machines à vapeur, à Mulhouse.
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- JANVIER 1901.
- Comité des Arts chimiques.
- Correspondants français.
- Guimet fils, manufacturier, à Lyon.
- Pechiney, directeur de la Société des produits chimiques d’Alais.
- Manïïès, directeur de la Société métallurgique du cuivre, à Lyon.
- Kessler, fabricant de produits chimiques, à Clermont-Ferrand.
- Darblay, manufacturier, à Essonnes (Seine-et-Oise).
- Boire (Émile), administrateur des sucreries de Bourdon (Puy-de-Dôme).
- Petitpont (Gustave), manufacturier, à Choisy-le-Roi.
- Brustlein, directeur des usines Jacob Holtzer et Gfe, à Unieux (Loire),
- Haller, membre de l’Institut, professeur à la Sorbonne.
- Correspondants étrangers.
- Abel (Frédéric-Auguste), président de la commission gouvernementale des explosifs, 2, Whitehall Court S. W., à Londres.
- Lowthian Bell,chimiste-manufacturier, à Rounton-Grange, Northallerton(Angleterre). Canizzaro, professeur à l’Université de Rome.
- Mendeleef, professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg.
- Roscoe (Henry), Enfield 10, Brambam garden’s, South-Kensington (S.-W.). Londres. Solvay, fabricant de produits chimiques, à Bruxelles.
- Comité des Arts économiques.
- Correspondants français.
- Loreau, manufacturier, àBriare.
- Chardonnet (comte de), ancien élève de l’École polytechnique.
- Correspondants étrangers.
- Cole (Henry), directeur du Kensington Muséum, Thurloe square, S. W., à Londres. Frankland, professeur de chimie à l’École royale des mines, correspondant de l’Académie des sciences, 14, Lancastergate, Hyde Park, à Londres.
- Crookes (William), directeur du journal The Chemical News, à Londres.
- Preece, ingénieur consultant des télégraphes de l’État, à Londres.
- Elihu-Thomson, électricien en chef de la Société77bms(m-//ousftm,àLynn-Mass.(E.U. A.). Steinlen, ingénieur-constructeur, à Gand (Belgique).
- Comité d’Agriculture.
- Correspondants français.
- Le Gler, ingénieur des polders de la Vendée.
- Marks (Henri), correspondant de l’Académie des sciences, à Montpellier.
- Philippar, directeur de l’École d’agriculture de Grignon.
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- JANVIER 1901.
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- Cochard, président de la Société d’agriculture de Montmédy.
- Milliau (Ernest), chimiste, à Marseille.
- Briot, inspecteur des forêts, à Chambéry (Savoie).
- Correspondants étrangers.
- Juhlin-Dannfelt, 127, Great Winchester Street, à Londres, E. G.
- Gilbert (Dr), membre de la Société royale de Londres, à Rothamstead (Angleterre). Lawes (sir Bennett), membre de la Société royale de Londres, à Rothamstead (Angleterre).
- Miraglia, directeur de l’Agriculture, à Rome.
- Comité du Commerce.
- Correspondants français.
- Bergasse, négociant, à Marseille.
- Sévène, président de la Chambre de commerce de Lyon.
- Walbaum, président de la Chambre de commerce de Reims.
- Bessonneau, manufacturier, consul de Belgique, à Angers.
- Correspondants étrangers.
- Hemptine (comte Paul de), à Gand (Belgique).
- Mevissen, conseiller intime du commerce, ancien président de la Chambre de commerce de Cologne.
- Reader Lack (Esq.), ancien directeur du Patent-Offîce, à Londres.
- Rada y Delgado (Juan de Dios), sénateur, à Madrid.
- Bodio (le commandeur), directeur général de la statistique du royaume d’Italie, à Rome.
- Gifein, directeur de la statistique du Board of Trade, à Londres.
- Carroll (D. Wright), commissaire du département du travail, à Washington (États-Unis).
- Comité des Constructions et des Beaux-Arts.
- Correspondant étranger.
- Carlos Relvas, à Collega (Portugal).
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE
- sur Natalis M. Rondot, membre du Comité du Commerce,
- par M. C. Lavollée.
- Notre regretté collègue, Natalis Rondot, élu membre du Comité du commerce, en 1858, membre honoraire du Conseil en 1897, est décédé à Lyon, le 26 août 1900, âgé de 79 ans.
- Né à Saint-Quentin en 1821, Rondot, après de fortes études classiques, choisit la carrière industrielle et commerciale. En peu de temps, il se rendit maître des procédés et des pratiques de l’industrie lainière, très prospère dans sa région natale, si bien qu’à peine âgé de 23 ans, il fut désigné par la Chambre de commerce de Saint-Quentin pour faire partie de la mission que le Gouvernement envoya en Chine (1843-1846), sous la direction de M. de Lagrené, qui conclut le premier traité d’amitié et de commerce entre la France et le Céleste Empire.
- Cette mission n’avait pas seulement pour objet de négocier un acte diplomatique et d’obtenir pour la France les conditions et les avantages que l’Angleterre, après les campagnes de 1840 et 1842, et, à sa suite, les États-Unis, avaient stipulés pour leurs nationaux, aux termes des traités de Nankin et de Wangnia. Elle devait également explorer le vaste marché de la Chine, qui venait de s’entr’ouvrir à la pénétration des nations occidentales, et rechercher les éléments spéciaux des échanges qui pouvaient avantageusement s’établir entre la Frauce et les contrées de Fextrême Orient. A cet effet, le Gouvernement avait décidé d’adjoindre à la mission quatre délégués, présentés par les Chambres de commerce, pour étudier les questions qui se rattachaient aux industries de la soie, du coton, de la laine et aux articles de Paris. C’est ainsi que Rondot, comme nous venons de le dire, fut délégué pour l’industrie lainière. Il remplit cette mission avec autant de talent que de zèle. Ses nombreux rapports, de même que ceux de ses collègues, furent autographiés et communiqués aux Chambres de commerce, qui en apprécièrent hautement le mérite et qui purent y puiser d’utiles indications sur les conditions de qualités, de formes, de métrage qui étaient exigées parles habitudes de la consommation chinoise. Il ne dépendit pas des délégués
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE.
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- que l’industrie française, abondamment renseignée par eux, ne prît dès lors, sur ce marché lointain, la place que pouvait lui assigner la supériorité de ses produits. Si leurs efforts n’obtinrent pas le succès que l’on était en droit d’espérer, cela tint au malaise qui, à cette époque et bientôt après, par suite de la Révolution de 1848, s’étendit aux principales branches de l’industrie textile, à la rareté et à la difficulté de nos communications directes avec les contrées de l’Asie, sans doute aussi à l’indifférence trop souvent constatée des fabricants et des commerçants français pour les marchés lointains, où n’hésite pas à se risquer l’esprit d’entreprise qui distingue leurs rivaux anglais et américains.
- Les délégués de la mission de Chine n’avaient point borné leurs études aux produits que la France pouvait exporter avec profit; ils eurent à rechercher et à décrire les produits de l’extrême Orient, dont il serait possible de développer l’importation en France. Tel fut l’objet d’une publication sous ce titre : Etude pratique du commerce d’exportation de la Chine, entreprise en commun par les quatre délégués. Une seconde édition, revue et complétée par Natalis Rondot, en 1848, ne contient pas moins de soixante-dix-sept articles ou monographies, du plus haut intérêt pour le commerce. L’abondance et l’exactitude des renseignements furent très appréciées, non seulement en France, mais encore dans les pays étrangers, et aujourd’hui encore cette publication, à laquelle Rondot prit la plus grande part, est utilement consultée.
- En 1848, la Chambre de commerce de Paris institua une enquête pour établir une statistique de l’industrie à Paris. Rondot fut chargé, comme secrétaire, avec la collaboration de Léon Say, deprocédera ce grand travail, qui fournit les éléments d’un volume de plus de mille pages, publié en 1851 et récompensé par le prix de statistique à l’Académie des sciences. En même temps, le Gouvernement préparait la révision de la statistique commerciale et la création de la Commission des valeurs de douane. Rondot fut, dès l’origine, attaché à l’étude de cette réforme importante, et lorsque la Commission des valeurs fut instituée à titre permanent, il fut désigné comme secrétaire de la Section des industries textiles II en devint président quelques années après, et il conserva cette présidence jusqu’à sa mort. Ses rapports annuels sur l’industrie des fils et des tissus étaient justement remarqués. Ils ne contenaient pas seulement l’énoncé et la justification des chiffres que la Section avait mission d’établir en vue d’assurer autant que possible l’exactitude des statistiques. Le rapporteur saisissait l’occasion d’y exposer la
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- situation générale de nos produits textiles, d’étudier les résultats, tant en France qu’à l’étranger, des tarifs qui les concernent, d’exprimer sa confiance dans la vitalité de notre industrie et de combattre, quand il le jugeait utile, les propositions qui tendaient à exagérer la prétention douanière. Au milieu des luttes si ardentes qui s’agitent dans le monde industriel et commercial, Rondot inclinait plutôt vers les solutions libérales, non sans tenir compte des tempéraments que comportent les circonstances et les intérêts. Il eut plus d’une fois l’occasion de faire preuve de ce libéralisme équitable dans les Commissions où il était appelé à siéger, dans les avis qu’il avait à donner sur les tarifs de douane, notamment en 1860, lorsqu’il fut appelé, en qualité de commissaire du Gouvernement, à prendre part à la rédaction des tarifs qui devaient, à la suite du traité de commerce avec l’Angleterre, remplacer les prohibitions ou les droits excessifs de notre ancien code douanier.
- Pendant son séjour en Chine, Rondot avait reconnu l’intérêt que pouvait présenter l’emploi en France des soies de ce pays. Dès son retour, il fit connaître le résultat de l’étude approfondie à laquelle il s’était livré sur les soies chinoises qui, déjà, trouvaient un important débouché sur le marché de Londres. Il se mit en relations avec la fabrique lyonnaise, s’associa successivement à deux des maisons les plus considérables de Lyon et réussit à établir un courant d’affaires entre cette ville et Shanghaï. De85 balles en 1852, l’importation des soies de Chine monta, en 1860, à 30000 balles. C’était une véritable révolution industrielle, à laquelle cependant un élément essentiel faisait défaut, à savoir la facilité, la rapidité et l’économie des transports. Malgré les efforts tentés pour relever notre navigation, les communications directes entre la France et la Chine devenaient de plus en plus rares. La presque-totalité des transports entre la France et l’extrême Orient appartenait au pavillon anglais, et les affaires en soies de Chine se traitaient presque exclusivement sur le marché de Londres. Ce fut le développement inespéré de l’emploi des soies chinoises par l’industrie lyonnaise qui déter mina le Gouvernement à s’occuper de la question des transports et à favoriser, sur les instances delà Chambre de commerce de Lyon, la constitution de la Compagnie des Messageries maritimes. Chargé du rapport présenté à l’appui de cette proposition, Rondot compléta ainsi l’œuvre à laquelle il s’était voué, et il eut la satisfaction de voir s’établir à Lyon le principal marché des soies.
- Lyon était devenu son pays d’adoption. Dès 1850 et pendant de longues années, il remplit la mission officieuse de délégué de la Chambre de com-
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- merce de Lyon, chargé de suivre à Paris, auprès des ministères et des administrations centrales, les affaires de la Chambre, de renseigner celle-ci sur toutes les questions qui pouvaient l’intéresser, de provoquer ou de hâter les décisions favorables à l’industrie lyonnaise. En même temps, il était appelé à siéger dans de nombreuses commissions : il a fait partie des jurys de toutes les Expositions universelles; il a été chargé de missions dans presque tous les pays d’Europe ; de là une succession continue de rapports et de mémoires sur tous les sujets se rattachant à l’industrie et au commerce. La plupart de ces travaux ont été imprimés; ils formeraient un catalogue aussi étendu que varié, où seraient inscrits plusieurs rapports insérés dans notre Bulletin. Parmi ces publications qu’il serait trop long d’énumérer ici, nous devons une mention spéciale à deux ouvrages considérables, l'Industrie de la soie, l'Art de la soie, publiés de 4 874 à 1885, et à un livre plus récent l'Industrie de la soie en France (1894). Ces ouvrages font autorité ; les deux premiers ont été traduits en allemand.
- Dans le cours de sa longue vie, Rondot n’a exercé aucune fonction publique. Sous tous les gouvernements qu’il a vus passer devant lui depuis 1843 (et ils sont nombreux), il a rendu des services, d’éminents services. Il était de ces hommes d’allure indépendante qui, constamment au travail et à la peine, échappent à la hiérarchie et volontairement se tiennent, pour ainsi dire, en marge de l'officiel. Ce sont de précieux auxiliaires. Rondot vit, d’ailleurs, ses services hautement appréciés et récompensés par les divers gouvernements : chevalier de la Légion d’honneur sous le roi Louis-Philippe, officier sous l’Empire, il fut nommé commandeur en 1889.
- Il fut de même élu correspondant de l’Académie des Reaux-Arts. A ses titres d’industriel, d’économiste, de statisticien, d’historien de la soie, Rondot joignait un goût très prononcé pour les études artistiques. Ce fut lui qui, en 1858, sous les auspices de la Chambre de commerce, organisa le Musée d’art et d’industrie à Lyon, Musée qui fait grand honneur à cette belle ville et que tous les voyageurs s’empressent de visiter. Cette création, à laquelle il concourut très activement, était si bien conçue et obtint un tel succès qu’elle fut immédiatement imitée à l’étranger. En 1862, Rondot était mandé à Saint-Pétersbourg et à Moscou pour organiser des institutions similaires, destinées à contenir des collections de l’art russe et à reconstituer l’ancien art décoratif russe d’après les monuments et les manuscrits. En toute occasion, même dans ses travaux les plus techniques, il se préoccupait de la question d’art, et, grâce à ses patientes recherches dans les
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- bibliothèques et dans les archives, il fut amené à publier de nombreuses et intéressantes monographies sur les peintres, les graveurs, les émailleurs, particulièrement sur ceux de la région lyonnaise, peu connus avant lui, même des Lyonnais, et dont il révélait les noms et les œuvres avec une érudition fortement documentée. Dans ce genre d’études comme dans ses rapports relatifs à l’industrie et au commerce, il était très scrupuleux, méticuleux même pour le choix des textes comme il l’était pour l’énoncé des chiffres. Il ne se contentait jamais de l’à peu près. Il lui fallait l’abondance et la précision des preuves, avec un luxe d’extraits, de citations et de notes, poussé presque à l’excès.
- Tel fut le regretté collègue qui nous a appartenu pendant près d’un demi-siècle. Dans ces dernières années, éloigné de Paris, il avait cessé d’assister à nos séances et, parmi les membres actuels de notre Conseil, un petit nombre l’ont personnellement connu. A l’un de vos doyens revient l’honneur de lui rendre l’hommage que mérite sa mémoire. Oserai-je ajouter qu’en accomplissant devant vous ce devoir, j’éprouve un sentiment intime, une sorte de consolation que vous comprendrez. Dans deux circonstances que je ne saurais oublier, les hasards de la vie m’ont associé à la destinée de Rondot. De 1843 à 1846, j’étais avec lui membre de la Mission de France en Chine; en 1860, j’ai été son collègue pour la révision des tarifs de douane. C’est vous dire que je l’ai bien connu. A l’énumération de ses travaux je puis joindre un témoignage personnel sur la droiture de son caractère, sur les qualités de cœur qui s’accordaient en lui avec les dons de l’esprit et avec la supériorité du talent.
- Signé : C. Lavollée.
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- ARTS CHIMIQUES
- Rapport présenté par M. Ach. Livache au nom du Comité des Arts
- chimiques, sur l’appareil Dormoy pour l’émaillage mécanique sans
- DÉGAGEMENT DE POUSSIÈRES.
- La fabrication de la fonte émaillée, lorsqu’elle s’exécute par le saupoudrage d’émaux à base de plomb sur la fonte chauffée au rouge, présente les plus grands dangers pour les ouvriers qui y sont employés; il se produit rapidement une intoxication saturnine, et l’on n’a pas encore pu trouver des moyens efficaces pour y remédier. Pour cette raison, dans certains pays, en Allemagne, en Angleterre, en Relgique, les peines qui frappent les industriels, lorsqu’on rencontre des ouvriers malades dans leurs ateliers d’émaillage, aussi bien que la sévérité des prescriptions administratives, sont telles qu’elles équivalent à l’interdiction de l’émaillage par saupoudrage. L’émaillage se fait alors en revêtant, à froid et au pinceau, les pièces avec de l’émail additionné d’essence de térébenthine et en les passant ensuite au four.
- Mais si le procédé au pinceau peut donner satisfaction au point de vue de l’hygiène, il n’en est pas de même au point de vue du résultat industriel, car la couche d’émail est forcément réduite, quant à son épaisseur, et l’on se trouve dans la nécessité d’appliquer plusieurs couches successives, exigeant autant de passages au four. De plus, pendant la fusion de l’émail, il se dégage toujours de petites bulles qui donnent à l’émail refroidi une rugosité très sensible et un aspect mat.
- On a bien proposé d’employer des émaux sans plomb, mais, quand il s’agit d’émailler la fonte, ces émaux sans plomb ont une tendance à se craqueler, et on a dû les abandonner.
- En France, pour ces raisons, on n’a pas voulu renoncer à l’emploi des émaux à base de plomb, et l’on continue à pratiquer l’émaillage à sec parce qu’il est le seul avec lequel les objets émaillés présentent une surface parfaitement lisse et restant continue, même pour des objets de grandes dimensions.
- Tome 101. — Ier semestre. — Janvier 1901. â
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- Pour effectuer ce travail d’émaillage à sec de la fonte, la pièce est d’abord décapée dans de l’eau renfermant un centième d’acide sulfurique, puis rincée à grande eau et passée à l’eau bouillante, ce qui permet de la porter au four sans avoir besoin de la sécher à la sciure chaude. Lorsqu’elle est au rouge, un ouvrier la retire au moyen d’une fourche, la place sur une table métallique, et l’ouvrier émailleur promène, au-dessus des diverses parties à émailler, un petit tamis renfermant l’émail en poudre.
- On comprend facilement que ce travail, déjà rendu très pénible par la chaleur qui rayonne de l’objet porté à une température de 800 degrés, présente un danger inévitable pour les hommes qui l’effectuent. L’émail, en effet, sortant d’un tamis à mailles fines, donne des poussières qui se répandent dans l’atelier et qui sont particulièrement dangereuses pour les ouvriers placés au voisinage immédiat de la table d’émaillage.
- On a tenté de protéger les ouvriers contre ces poussières en les astreignant à travailler avec un masque, à alterner leur travail d’émaillage avec d’autres travaux inoffensifs, à prendre des bains sulfureux ou à absorber de l’iodure de potassium, du lait, etc.
- Or, l’emploi des masques n’a produit aucun effet utile; on ne peut, du reste, imposer à un ouvrier qu’une protection partielle au moyen d’un dispositif maintenant une couche d’ouate hydrophile devant le nez, car un masque complet serait impossible à garder à cause de la chaleur, et toute restriction à l’entrée de l’air par la bouche devient rapidement intolérable; il y a donc une quantité notable de poussières plombeuses pénétrant dans les poumons. Mais le danger provient surtout des poussières qui se déposent à la surface de la peau de l’ouvrier et qui s’y trouvent en contact avec la sueur; quoique les émaux employés se composent de silicates regardés comme insolubles, les analyses de Rasch [Arbeiten aus dem Kaiserlichen Gesundheitcimte, 1898, X1Y, p. 81) ont montré qu’il y a au moins un centième du plomb total sous forme d’oxyde soluble, et cette quantité est relativement énorme lorsqu’on songe que les émaux employés peuvent renfermer jusqu’à 40 p. 100 d’oxyde de plomb. Contre cette intoxication par la peau, il est impossible de trouver une protection efficace, et, lorsqu’on parcourt les ateliers où des ouvriers, dans la force de l’âge, présentent déjà les caractères de cet empoisonnement, on est tristement impressionné en songeant au sort qui les attend fatalement dans un temps relativement court.
- M. Dormoy, directeur des forges et fonderies de Sougland (Aisne), d’où
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- l’émaillage mécanique sans dégagement de poussières. 19
- sort une grande partie des poêles de fonte émaillée qui se sont tant répandus dans ces derniers temps, ému des ravages produits par l’intoxication saturnine, fut naturellement conduit à chercher le moyen de diminuer les dangers de l’émaillage à sec. Reconnaissant qu’il est impossible de soustraire l’ouvrier au danger des poussières qui se répandent dans l’atelier, il s’est attaché à supprimer d’une manière absolue la production de poussière dans l’atelier, en localisant l’opération de l’émaillage dans un appareil non seulement clos, mais encore muni d’un appareil d’aspiration capable d’arrêter tout dégagement extérieur de poussières.
- Certes, on avait déjà fait des tentatives dans cette voie, mais on se heurtait toujours à des difficultés pratiques qui rendaient le travail très difficile, et qui ne donnaient que des améliorations illusoires ; tel était, en particulier, l’emploi de hottes à fort tirage, qui n’enlevaient qu’une partie de ces poussières lourdes, et qui plaçaient l’ouvrier en sueur dans un courant d’air des plus dangereux.
- L’appareil de M. Dormoy est complètement clos; il se compose d’une cage vitrée, dont deux faces opposées peuvent s’ouvrir au moyen de contrepoids, et à l’intérieur de laquelle se trouve un plateau à rainures sur lequel se place l’objet à émailler. Au-dessus de ce plateau, un tamis, du diamètre du plateau et renfermant l’émail en poudre, peut recevoir des secousses au moyen d’un frappeur électrique, ce qui permet de faire tomber la poudre sur toute la surface du plateau et, par suite, sur les objets qu’il supporte ; la poudre d’émail inutilisée tombe au fond de la cage, qui est disposée en trémie, et, par un tuyau latéral, elle est remontée, grâce à une aspiration produite à la partie supérieure d’un cylindre de gros diamètre formant détente, dans lequel la poudre vient se réunir, pour retourner ensuite au tamis au moyen d’un tuyau muni d’une soupape automatique. Ainsi donc, aucune communication avec l’atelier, sauf au moment où l’on ouvre les portes pour déposer l’objet à émailler sur le plateau ou l’en retirer; mais à ce moment le tamis ne reçoit pas de chocs ; du reste, l’aspiration, qui se produit d’une manière continue, est telle que si l’on ouvre la porte au moment du saupoudrage, il ne sort pas de poussière de la cage, et qu’un objet léger placé à 10 centimètres en avant de cette porte est aspiré immédiatement à l’intérieur.
- L’appareil est donc parfait au point de vue du captage des poussières, mais il était indispensable de permettre à l’ouvrier de présenter l’objet à émailler sous les inclinaisons les plus variées, comme il le fait dans le tra-
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- APPAREIL DORMOY POUR L’ÉMAILLAGE MÉCANIQUE SANS DÉGAGEMENT DE POUSSIÈRE
- Fig. 1 et 2. — Élévation et profil de l’appareil.
- a b, cage àémailler; c, plate-forme entourant le plateau tournant; d, plateau tournant, ajouré, en fonte; ee, portes à coulisses réunies par deux chaînes de Galle, roulant sur quatre galets et s équilibrant ; cheminée d’appel; j, réservoir distributeur d'émail de grande section; /, tamis distributeur d’émail; m, trémie recueillant l’émail inutilisé; f, tube d’aspiration remontant la poudre d’émail dans le réservoir j ; t', tuyau pour alimenter de poudre d’émail.
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- l’émaillage mécanique sans dégagement de poussières.
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- vail à la main, de manière à en émailler toute la surface, même quand elle est très fouillée. A cet effet, le plateau repose, par un pivot central, dans
- Fig. 3 à 6. — Détails des fiches en fer placées dans les rainures du plateau tournant.
- Plan et coupe du plateau tournant.
- d, plateau tournant ajouré en fonte; p, pivot central sur lequel le plateau d repose dans une crapaudine faisant partie d’un balancier o; s, levier pour donner l’inclinaison voulue au plateau d; 1, pignon engrenant avec le plateau d pour lui donner le mouvement de rotation; 4, tige en fer; 5, levier; G, contrepoids.
- une crapaudine faisant partie d’un balancier et, au moyen d’un levier, l’ouvrier peut d’une main l’incliner sous un angle pouvant atteindre 45° dans les deux sens ; en même temps, une manivelle manœuvrée de l’autre main
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- fait tourner le plateau autour de son centre, et cela, quelle que soit l’inclinaison donnée. Pendant cette double manœuvre, l’ouvrier, au moyen d’une pédale, fait agir le frappeur électrique, et la poudre d’émail tombe uniformément, et avec l’intensité jugée nécessaire.
- Mais il fallait retenir sur le plateau incliné l’objet à émailler sortant du four à la température du rouge. M. Dormoy a eu recours à une disposition très ingénieuse : dans les nombreuses rainures dont est creusé le plateau, se trouvent des fiches tournant autour d’un axe, et munies, à l’autre extrémité, d’un petit contrepoids qui les maintient en saillie de 12 à 15 millimètres au-dessus de la surface du plateau. Lorsque le plateau n’est pas chargé, il se trouve donc hérissé de toutes ces fiches ; vient-il, au contraire, à être chargé, l’objet que l’on y porte fait, par son propre poids, basculer toutes les fiches garnissant la partie sur laquelle il repose, tandis que tout autour de lui les autres fiches, restant saillantes, le maintiendront en place, quelle que soit l’inclinaison donnée au plateau. On comprend donc qu’on puisse mettre sur le plateau les objets de forme ou de dimensions les plus variées, et ceux-ci se trouveront toujours entourés de fiches qui les retiendront lorsqu’on les présentera à la pluie de poudre d’émail, même sous des angles atteignant 45°.
- Le grand avantage de cette disposition est que l’ouvrier n’a qu’à poser l’objet sur le plateau et à refermer aussitôt la porte, sans s’occuper de le fixer; il est donc exposé aussi peu que possible à la chaleur; de plus, tandis que, dans le saupoudrage à la main, la poudre d’émail tombe en quantité très irrégulière à chaque secousse que la main imprime au tamis, ici, au contraire, l’émaillage se fait très uniformément, grâce à une disposition particulière du tamis. Celui-ci, en effet, se compose de plusieurs toiles métalliques superposées, d’un numéro relativement bas (numéros 15 à 20) qui ne s’encrassent pas comme les toiles fines des tamis à main (numéro 70); de plus, elles laissent passer tous les petits cristaux d’émail que la toile serrée retenait et qui, cependant, contribuent largement à la beauté de l’émail fondu. Ajoutons que les frappeurs électriques agissent sur deux couronnes de l’armature inférieure fixant les toiles métalliques et en quatre points inégalements distants de la périphérie., de manière à produire une répartition plus uniforme de la poudre d’émail.
- Lorsque l’on juge l’émail fondu, l’objet, repris avec une fourche, est sorti parla porte opposée et abandonné au refroidissement.
- L’appareil est en outre disposé de manière qu’on puisse recharger le tamis d’une manière automatique.
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- Fig. 7 à 10. — Élévation, plan et coupe du tamis distributeur.
- (/, toiles métalliques superposées, pincées entre des armatures u; u, armatures formées de couronnes concentriques, réunies par des rayons ; v, frappeurs électriques; les marteaux frappent sur des tiges aboutissant à deux couronnes de l'armature inférieure, dont l’une est proche du centre.
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- ARTS CHIMIQUES.
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- Tel est cet intéressant appareil, qui figurait à l’Exposition universelle de 1900 et qui a été jugé digne d’un grand prix; mais nous avons tenu à le voir fonctionner à Sougland et nous avons pu en constater les excellents résultats : pas de poussière à l’extérieur de l’appareil, d’où innocuité parfaite pour le personnel ; pas d’incommodité due à la chaleur rayonnante de l’ob" jet à émailler, puisque les ouvriers en sont séparés par des vitres qui résistent très bien, grâce au courant d’air que produit l’aspiration intérieure; rapidité plus grande dans le travail, car nous avons pu constater que la même pièce était émaillée en un temps moitié de celui qui était nécessaire pour l’émailler par saupoudrage à la main ; économie d’émail, puisque l’excédent rentre toujours en circulation au lieu de se répandre sur la table fixe du procédé ordinaire ou sur le sol, ce qui donnait un produit chargé d’impuretés, lorsqu’on voulait le recueillir et le faire rentrer en circulation ; économie de manipulations, car, pour les objets de petites dimensions, on peut en placer plusieurs sur le plateau et les émailler ensemble dans une même opération; économie de main-d’œuvre, puisque le travail, se faisant mécaniquement, n’exige qu’un apprentissage insignifiant. Si nous ajoutons que le personnel actuel obligé de travailler encore, pour l’émail blanc, par l’ancien procédé, jusqu’à l’installation d’un second appareil, se montre très désireux d’employer exclusivement l’appareil Dormoy, nous croyons donner la meilleure preuve de son bon fonctionnement et des avantages que lui reconnaissent les premiers intéressés.
- L’appareil que nous avons examiné et qui dessert deux fours, de manière à avoir un travail continu, suffit pour l’émaillage de 60 à 70 appareils de chauffage par journée de huit heures. Il est très robuste, de construction et d’entretien faciles, et M. Dormoy a déjà fabriqué plusieurs appareils semblables qui lui ont été demandés par des industriels étrangers ; ceux-ci, en effet, étudiant son fonctionnement, ont pu constater que l’absence de tout dégagement extérieur dépoussiéré d’émail leur donnerait complète satisfaction vis-à-vis des règlements administratifs, et qu’en même temps l’émaillage obtenu était bien supérieur à l’émaillage au pinceau qu’ils pratiquent actuellement.
- Si nous avons tenu à exposer un peu longuement les avantages de l’appareil Dormoy, c’est qu’il ne constitue pas seulement un appareil intéressant au point de vue de la régularité du travail, du fini de l’émaillage et du prix de revient des objets fabriqués, mais qu’il est destiné à supprimer les
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- dangers d’une industrie des plus meurtrières. Aussi, votre Comité des Arls chimiques, mettant en première ligne les conséquences que peut avoir son emploi au point de vue de l’hygiène professionnelle, a l’honneur de vous proposer de remercier M. Dormoy d’avoir présenté cet appareil à la Société et de voter l’insertion au Bulletin du présent rapport, avec les figures et légendes explicatives.
- Signé : A. Livache, rapporteur. Lu et approuvé en séance, le 14 décembre 1900.
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- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport fait par M. Barbet, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur une modification apportée à la construction des compresseurs d’air à action directe, imaginée par M. Samain.
- Dans un cylindre à vapeur ordinaire, la pression de la vapeur agissant sur le piston commence par égaler pendant la période d’admission celle qui existe dans la chaudière; puis, dès que l’admission a cessé, la période de détente commence et la pression de la vapeur va diminuant jusqu’à la fin de la course du piston. Autrement dit, la pression de la vapeur motrice va décroissant depuis le début de la course jusqu’à la fin. Au contraire, la résistance à vaincre par le piston qui comprime l’air contenu dans le cylindre du compresseur est presque nulle au début et augmente quand, le piston descendant, le volume d’air se réduit de plus en plus.
- Si donc on place en tandem le cylindre à vapeur moteur et le cylindre compresseur, c’est-à-dire si les pistons des deux cylindres sont montés sur la même tige, l’effort moteur va décroissant alors que l’effort résistant va en augmentant.
- Dans la pratique, on corrige généralement cet inconvénient en prolongeant la tige des pistons de façon à lui faire actionner, par l’intermédiaire d’une manivelle et d’une bielle, un arbre portant un volant d’un poids suffisant. En dehors du volant, certains inventeurs ont créé des dispositifs pour arriver au même but.
- M. Samain résout le problème à l’aide d’un troisième cylindre qu’il nomme compensateur et qu’il fait communiquer avec les réservoirs d’air comprimé. Le piston de ce troisième cylindre est attelé par l’intermédiaire d’une bielle et d’une équerre au piston commun du moteur et du compresseur, de façon à augmenter la résistance pendant la moitié de la course et la puissance pendant la seconde moitié.
- Le croquis ci-joint (fig. 1, 2 et 3) montre le principe de cette disposition : A est le cylindre moteur à vapeur, R est le cylindre compresseur et C est la
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- CONSTRUCTION DES COMPRESSEURS d’AIR A ACTION DIRECTE.
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- tige commune des pistons de ces deux cylindres. Au-dessus du compresseur est placé le cylindre D, compensateur inventé par M. Samain. Le piston de ce compensateur glisse sur la tige commune C et porte en deux points tels
- Pistons
- en bas
- en haut
- Pistons à
- Pistons
- de leur
- de leur
- course
- a Vapeur
- Cylindre
- à Vapeur
- Cylindre
- w < Point fixe > b
- b * Point fixe > b +
- sateur D
- Comper
- Compressa
- Compresseur
- Fig. 1. 2 et 3.
- qpe d, une bielle de reliée à une équerre cba, oscillant autour du point b, fixé au bâti de la machine. L’extrémité a de l’équerre est reliée à la tige commune C par un axe a, qui peut se déplacer dans une rainure terminant l’équerre. L’inspection des trois figures ci-cont.re montre, qu’au début de la descente du piston moteur, le piston compensateur agit comme résistance à la descente; qu’au milieu de la course, son action s’annule et que, dans la
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- + 2.^30
- J
- Fig. 4.
- Fig. 5.
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- CONSTRUCTION DES COMPRESSEURS D AIR A ACTION DIRECTE.
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- seconde partie de la course, l’action du compensateur agit pour aider à la descente.
- Afin de montrer Futilité du dispositif qu’il a imaginé, M. Samain a pris comme exemple deux cylindres moteurs compound montés en tandem. Le petit cylindre reçoit pendant toute la course de la vapeur à 10 kilogrammes et la détente s’effectue dans le grand cylindre. La courbe ABC (fig. 4), représente la somme des efforts moteurs transmis par les deux pistons.
- Le cylindre compresseur prend l’air atmosphérique et le comprime jusqu’à
- 10 atmosphères et M. Samain obtient une courbe de résistance telle queDEFG.
- M. Samain détermine le diamètre de son compensateur de façon que les efforts résistants et moteurs soient à peu près égaux aux extrémités de la course des pistons, et la courbe HIJK est la courbe de résistance telle que la corrige l’action du compensateur.
- L’invention de M. Samain a donc pour résultat de remplacer la courbe DEF G par la courbe HIJK.
- Les avantages de l’invention résultent de la comparaison de ces deux courbes.
- La figure 5 est un projet d’exécution, dressé par M. Samain, du compresseur dont nous venons d’analyser la marche.
- Votre Comité pense que cette ingénieuse invention aura des applications.
- 11 vous propose, en conséquence, de remercier M. Samain de sa communication et, pour la faire connaître, d’insérer dans le Bulletin le présent rapport avec les figures qui y sont jointes.
- Signé : Barbet, rapporteur. Lu et approuvé en séance, le 14 décembre 1900.
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- AGRICULTURE
- l’agriculture de l’avenir, par M. A. Ronna, membre du Conseil.
- 1. — De la culture hydraulique sans engrais azotés du commerce,
- ni fumier.
- Depuis près d’un demi-siècle, les agronomes se préoccupent, non sans raison, de la situation qui serait faite à l’agriculture en général le jour où les engrais azotés du commerce viendraient à manquer. Ils étudient les moyens de parer à ce déficit en recourant les uns aux labours profonds, les autres aux jachères nues ou vertes, d’autres enfin à des cultures dérobées qui permettent,par l’enfouissement des récoltes en vert, de conserver dans le sol les nitrates perdus ou de compenser leur déperdition.
- De tous les systèmes proposés, y compris ceux de Smith à Lois Weedon, de Schultz à Lupitz, de Georges "Ville, sous le nom de sidération, etc., aucun ne paraît avoir été jugé digne d’une pratique étendue ; aucun ne s’est guère propagé en dehors des localités où il fut d’abord appliqué.
- Les beaux travaux de Boussingault, de Sainte-Claire Deville et de Schlœsing sur l’acide nitrique et la nitrification ; la découverte de Hellriegel et Willfarth sur l’action des microbes du sol; les recherches de Lawes et Gilbert sur les divers engrais employés pour les légumineuses, de Wagner sur les végétaux qui accumulent l’azote, de Berthelot sur la fixation de l’azote avec le concours des légumineuses, de Dehérain sur le rôle de l’enfouissement des récoltes estivales, etc., ne sont pas parvenus à déterminer les praticiens à adopter des procédés de culture ou des rotations nouvelles, susceptibles de conserver ou de régénérer dans le sol l’azote dont la perte continue est causée par l’enlèvement des récoltes. Toutes ces investigations sont restées jusqu’ici dans le domaine scientifique, purement expérimental, sans que leurs données se soient vulgarisées par la pratique.
- Il n’en est pas moins constant que, de même que les gisements de guano ont été promptement épuisés, ceux du nitrate de soude, quelque abondants qu’ils soient encore, verront aussi leur fin. Les sels ammoniacaux dérivés, pour la plus
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- grande partie, de la distillation de la houille, deviendront, en raison des progrès croissants de l’éclairage électrique (1), plus rares et plus chers.
- Quant aux engrais minéraux, on ne pourra compter sur les scories basiques qu’autant que l’industrie du fer trouvera profit à traiter les minerais pauvres. Les carrières de phosphates, riches etpouvant supporter des frais de transport à distance, s’éloignent de plus en plus des côtes ou des cours d’eau. Les phosphates à faible teneur reviennent trop cher pour être convertis par les acides. Enfin les sels potassiques, d’une consommation bien plus limitée, sont peu abondants ailleurs qu’à Stassfurth et dispendieux.
- La pénurie des engrais du commerce, coïncidant avec leur emploi de jour en jour plus répandu, s’annonce comme prochaine. Elle menace déjà directement les exploitations sans prairies permanentes, sans bétail, et par conséquent sans fumier, aussi bien que celles reposant sur des cultures industrielles qui exténuent le sol.
- D’autre part, l’approfondissement des labours dans les terres fortes ou dont le sous-sol est approprié, recommandé avec tant d’insistance en vue d’améliorer la couche arable, n’est abordable qu’à l’aide d’instruments aratoires perfectionnés et coûteux qui réclament une force animale considérable. Les labours à 30 et 40 centimètres de profondeur sont malheureusement encore une rareté dans la culture courante, et la plus grande quantité des terres sont condamnées pour cette raison à des rendements inférieurs, au détriment de la production.
- Le labourage à vapeur, sur lequel on avait fondé les meilleures espérances, n’a trouvé à s’appliquer, malgré l’engouement dont il fut l’objet au début, que sur les propriétés d’un seul tenant, assez vastes, en Angleterre, en Allemagne et en Hongrie, mais pour des labours peu profonds, qu’il s’agit avant tout d’exécuter rapidement dans la saison voulue. Ce mode de labourage, par voie d’association entre cultivateurs, n’a pas fait de grands progrès. D’ailleurs, le matériel représente, comme prix d’acquisition et de mise en œuvre, une immobilisation de capitaux trop importante pour la moyenne culture.
- Enfin, il a été beaucoup parlé, comme d’une nouveauté (2) dans ces dernières
- (1) En Italie, pour ne citer qu’nn exemple, sur 561 communes installées, fin 1898, pour l’éclairage public et privé, 402, soit 72 p. 100, recourent à l’électricité, et 159 seulement, ou 28 p. 100 au gaz de houille (Annuario statist. italiano, 1900).
- (2) L’enfouissement en vert du lupin, à défaut du fumier, était pratiqué couramment par les Romains. Columelle en recommande l’usage comme offrant vim optimæ stercorationis. « Si « deficiatur omnibus rebus agricola, lupini certc expertissimum præsidium non deesse ». (De Re Rustica, lib. Il, cap. XVI). De même Palladius (tit. II) vante l’efficacité du lupin semé au mois d’août, puis enfoui à l’automne. Pline (Hist., nat., lib. XVII, cap. ix) constate que « inter omnes « nihil esse utilius lupini segete, priusquam siliquetur, aratro vel bidentibus amer»....
- Dans son Traité cl’ Agriculture, publié à Bologne, en 1534 (lib. II, cap. xm), Pierre Cres-cence mentionne la coutume suivie en Toscane par les meilleurs cultivateurs, qui consiste à
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- ennées, des ressources qu’offrent les cultures estivales pour l’enrichissement des terres, par l’enfouissement des récoltes vertes ayant utilisé les nitrates du sol et de l’air, que les eaux pluviales auraient entraînés et qui les restituent en excédent au sol. Elles représenteraient, pour un temps très court de végétation, l’équivalent de 13 à 15000 kilogrammes de foin de prairie, correspondant à une quantité de 36 à 41 tonnes de fumier par hectare. Les expériences de Grignon démontrent, qu’à plusieurs reprises, et cela en trois mois, plus de 200 kilogrammes d’azote ont été fixés, soit le double de ce qu’enlèvent au sol des récoltes à longue végétation, telles que le blé, la pomme de terre, la betterave, etc. Cette pratique, fût-elle réduite à ces termes, n’a été suivie toutefois qu’à titre temporaire, dans certaines régions. Elle n’a pris place dans aucun assolement régulier et demeure à l’état de desideratum. Les Etats-Unis, où elle est en usage depuis plus de cinquante années, font seuls exception.
- Considéré sous ses divers aspects, le problème n’avance ainsi qu’avec une extrême lenteur vers une solution qui dispenserait de recourir aux engrais azotés à haut titre.,
- Et pourtant l’agriculture hydraulique, qui passe inaperçue aux yeux des savants agronomes, au milieu de recherches d’un autre ordre, satisfait pleinement aux conditions du problème tel qu’il se pose d’urgence pour l’avenir de la production agricole.
- Par agriculture hydraulique, il faut entendre, non seulement l’emploi de l’eau comme force motrice, qui, en se vulgarisant, constituerait à lui seul un acquis des plus précieux-en vue de l’abaissement des prix de revient de la culture, mais encore son usage comme fertilisant pour effectuer périodiquement les submersions ou limonages qui restituent au sol avec usure les substances organiques et minérales dont le privent les récoltes, et enfin l’introduction, rendue possible dans l’assolement normal, de cultures annuelles dérobées qui rapportent au sol, par l’enfouissement de la matière végétale, l’azote convertissable en nitrates, autrement perdus pour la végétation.
- L’emploi de l’eau comme force motrice pour actionner le matériel de préparation des terres équivaut, d’une part, à une réduction des quatre cinquièmes dans le coût usuel du travail des animaux, et, d’autre part, comme l’eau est toujours disponible à l’automne ainsi qu’au printemps, l’agriculteur est rendu indépendant des attelages. Dès lors, il peut en temps propice, dans les conditions les plus favorables, exécuter avec la rapidité désirable et la plus stricte économie les opérations qu’exigent le déchaumage et les récoltes intercalaires.
- semer le lupin fin juillet ou au commencement d’aoùt, et à l’enterrer par le labour en octobre, avant, de semer le blé. « E quici ricogliosco molto bono ed abondante grano la State seguente ». Dans le Milanais, on semait dru les raves grosses ou petites, au lieu de lupin, comme fumure en vert, pour s’assurer une grosse récolte de blé.
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- Un bon labour, de toutes manières, est la première condition d’une bonne culture quelle qu’elle soit. La force hydraulique qui permet de le réaliser à peu de frais constitue ainsi un point essentiel pour les améliorations de la culture générale.
- Indépendamment des eaux que portent les canaux d’arrosage et de navigation, et des eaux torrentielles aménagées par l’industrie en vue des forces motrices, combien n’y a-t-il pas de rivières au cours paisible, de ruisseaux, de sources, etc., dont on ne puisse créer et saisir la chute au moyen de barrages, pour transmettre la force économiquement à de grandes distances! Combien de rigoles et de biefs de moulins dont l’existence devient chaque jour plus précaire, pourraient servir à emmagasiner pendant les journées de chômage, la force modique que requiert l’agriculture (1)?
- Or, les eaux ne représentent pas seulement le travail à prix réduit, mais, enrichies par les pluies et les colatures, elles transportent gratuitement tous les éléments indispensables pour restaurer le sol. Le calcul a été souvent fait des énormes richesses gaspillées en laissant s’écouler à la mer les limons des fleuves et des canaux.
- Pour faire comprendre l’importance des ressources que les eaux troubles mettent au service de la culture, écrit Hervé Mangon (2), il suffira de rappeler qu’une seule rivière, la Durance, charrie chaque année 11 millions de mètres cubes de limons contenant autant d’azote assimilable que 100 000 tonnes d’excellent guano, autant de carbone que pourrait en fournir par an une forêt de 49 000 hectares d’étendue.
- De semblables chiffres dispensent de tous commentaires; ils disent assez la grandenr des ressources que l’agriculture peut attendre de l’utilisation des limons pour le colmatage des terrains submersibles, pour l’amélioration des terres pauvres et surtout l’entretien de la fertilité du sol arable...
- C’est avec une grande raison et une rare perspicacité que de Gasparin attachait un si haut intérêt à l’étude des matières solides entraînées par les cours d’eau. Les limons sont en effet un des plus puissants moyens de créer ou d'améliorer la terre végétale, cette précieuse matière, source première de toute richesse, cette chair du globe terrestre, comme l’appelait si justement un ingénieur illustre.
- L’étude de Hervé Mangon, restée unique dans son genre, sur la quantité et la nature des limons subordonnées au chiffre du débit, d’après le poids, le volume et la composition chimique des matières solubles et insolubles entraînées par les cours d’eau et les canaux, n’a pas dessillé les yeux, ni décidé aucun agriculteur, depuis 1864, à appliquer couramment les submersions. Malgré cet
- (1) Suivant l’ingénieur Chrétien, la France dispose d’une force hydraulique qui équivaut à 17 millions de chevaux (G. Kapp. Electric transmission of energy, 1894, p. 14).
- A ne considérer que l’Italie, la statistique indique, pour fin 1898, une force hydraulique, concédée à l’industrie, équivalente à 600000 chevaux, dont moitié seulement serait utilisée. Dans les trois années 1896-98, 239 concessions ont été attribuées, représentant un débit tolal de 2925 modules, ou une force motrice de 74663 chevaux (Annuar. stat. italiano, 1900).
- (2) Hervé Mangon.Expériences sur l’emploi des eaux dans les irrigations etc.; 1864-69,p. 166
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- appel énergique, l’agriculture, restant sourde à l’évidence des faits, continue à s’obérer, depuis plus de trente ans, pour acheter l’azote jusque dans le nouveau monde (1 ).
- Les analyses de ce savant ingénieur, étendues à la multitude des eaux qui sillonnent le territoire, auraient fourni des chiffres tels que l’incrédulité, sinon l’indifférence, n’auraient pas cessé pour cela de se manifester (2).
- Il y a bien peu d’eaux, en effet, qui dans leur parcours superficiel ou souterrain ne recueillent, surtout lors de la saison pluviale, les matières organiques ou minérales en dissolution et en suspension, dont le sol n’ait un besoin absolu pour réparer ses pertes. Les eaux de drainage, sur les sols en culture, ne sont pas des moins riches (3). Aux éléments azotés susceptibles de nitrification, s’unissent l’alumine, la chaux, la potasse, les phosphates, etc., pour la formation d’une croûte limoneuse que le labour est chargé d’incorporer.
- Aussi ne s’agit-il pas, dans le cas actuel, de colmatages proprement dits, ni du warping des Anglais, qui servent à fabriquer le sol de toutes pièces, mais bien
- (1) L’importation du guano qui eût correspondu aux 14 000 tonnes d’azote emporté annuellement, à l’état de combinaison la plus convenable au développement des plantes cultivées, par la seule Durance, aurait coûté une trentaine de millions de francs.
- (2) Hœrlacher et Breitenlohuer ont établi, d’après leurs analyses, que les 5 billions de mètres cubes d’eau de l’Elbe, qui s’écoulent annuellement à Lobositz, renferment 519 millions de kilogrammes de matières en suspension, soit 975 millions de kilogrammes au total. Les principaux éléments y sont représentés en millions de kilogrammes comme il suit :
- Matières.
- en suspension. en dissolution. Total.
- Chaux .... 2,48 114,50 116,98
- Maguésie . . . . 1,44 22,00 23,44
- Potasse . . . . 20,28 25,15 45,43
- Soude. . . . . 4,55 28,45 33,00
- Chlorure de sodium . . . . » 21,10 21,10
- Acide sulfurique JD 00 37,85 38,13
- Acide phosphorique . . . . 1,25 traces 1,25
- Totaux. . . . . . . . 30,28 249,05 279,33
- soit 89 p. 100 en dissolution et 11 p. 100 en suspension (Storer, Agriculture, II, 294).
- D’après des investigations récentes, Westermann a constaté dans l’eau de la Susaa (Danemark), qui débite 200 pieds cubes à la seconde, la présence de 15 400 quintaux d’azote, 103 000 quintaux de potasse et 436 000 quintaux de chaux et de magnésie (Jahresb. der agrik. Chemie, 1900, p. 426).
- (3) Les analyses des eaux de drainage de la pièce Broadbalk, à Uothamsted, cultivée en blé depuis 28 années, ont montré que, les parcelles laissées sans aucun engrais pendant ce laps de temps, renfermaient 0,428 d’azote, à l’état de nitrates et de nitrites, pour 100,000 parties ; que, sur les parcelles fumées à l’aide de 35000 kilogrammes de fumier, elles titraient 1,264, et qu’en moyenne, sur les parcelles traitées par de l’engrais minéral associé aux sels ammoniacaux ou au nitrate de soude, elles dosaient de 0,823 à 1,815; la quantité
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- de submersions destinées à diminuer les dépenses en engrais azotés, telles que les ont préconisées de Gasparin, Hervé Mangon et Nadault de Buffon.
- Le colmatage n’est qu’un remblai successivement effectué par voie d’atterrissements artificiels... Le limonage, au contraire, observait N. de Buffon, opéré dans un but de simple amendement, est un agent très puissant, en ce sens que si l’on traduit en mètres cubes la plus légère couche de limon déposée par une eau ordinaire qui a séjourné sur l’étendue d’un hectare, on trouve toujours un résultat considérable, qui explique bien les effets de ce
- précieux amendement (1).
- Il s’agit encore moins d’irrigations, en vue simplement d’abreuver les terres, pour obvier à l’arrivée inopportune des pluies et répartir régulièrement l’humidité, ou favoriser l’évolution des végétaux, comme aussi le travail des ferments du sol (2). La pratique de tels arrosages date de temps immémorial ; elle supplée aux récoltes des pays du Midi et de quelques régions du Nord et de l’Est; mais ce serait s’illusionner étrangement que d’attribuer à cette seule fonction de l’arrosage la vertu « de réduire prodigieusement les dépenses d’engrais azotés, le sol fournissant lui-même l’engrais le plus efficace », car non seulement les pluies entraînent les nitrates avec les eaux de drainage, mais aussi les eaux d’irrigation, et les fameuses prairies du Milanais, arrosées d’une manière continue, ne doivent leurs 5 ou 6 coupes de fourrage qu’aux copieuses fumures annuelles, en plus des matières fertilisantes qu’apportent les eaux.
- d’azote entraîné augmentant proportionnellement à la dose d’ammoniaque ou de nitrate de l’engrais (A. Ronna. Rothamsted, 488).
- Dans ses essais au lysimètre sur les eaux de drainage de divers sols alluviens, en jachère et en culture, Hanamann a trouvé pour 50 kilogrammes de sol :
- Matières
- Sols. organiques. minérales.
- Jachère nue............................... 0,49 6,68
- Maïs...................................... 0,62 2,90
- Fèves de marais.......................... 0,51 3,80
- Betterave................................ 0,62 2,30
- Orge. . ..................................0,61 2,70
- Trèfle rouge. ............................0,58 1,67
- L’acide phosphorique n’est révélé que par des traces, La potasse n’est pas en proportion notable dans l’eau de drainage que sur les terrains où les plantes ont de fortes racines. La chaux accuse des teneurs qui varient de 5 à 600 kilogrammes par hectare, dans les sols peu calcaires, jusqu’à 3 et 4 000 kilogrammes dans les sols très calcaires. L’acide sulfurique et le chlore sont entraînés en abondance.
- Tandis que dans les sols nus, la perte d’azote est considérable, elle est d’autant moindre dans les sols en culture, que les végétaux ont plus de durée et de luxuriance. La jachère appauvrit la terre, et plus un sol se nitrifie, plus est grande la déperdition d’azote (Jahresb., loc. cit., p. 30).
- (1) Nadault de Buffon, Cours d’agric. et d’hydraul. agric., 1853, t. Il, p. 262.
- (2) Dehérain, Les plantes de grande culture, 1898, t. XVI.
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- Grâce, au contraire, aux limonages fréquemment répétés, qui déposent gratuitement l'équivalent des plus grosses fumures, grâce aux labours profonds, exécutés rapidement et à bas prix, en utilisant la force hydraulique, il devient facile de semer, soit à l’automne, en même temps que le blé, soit au printemps, ou après moisson faite, des légumineuses : trèfle, luzerne, féverolle, vesce, sulla, etc., ou d’autres plantes fourragères : sarrasin, maïs, millet, moutarde, etc., que l’on enterre à l’état vert, lors du labour d’automne qui précède l’emblavure.
- Le système de culture résultant de l’emploi combiné de ces ressources naturelles est celui que notre ami, l’honorable sénateur Devincenzi, applique avec un succès qui ne se dément pas depuis nombre d’années sur sa propriété du Yomano, située dans l’Abruzze du nord, le long de la côte de l’Adriatique, à la même latitude que Rome.
- Nous nous proposons de le faire connaître plus en détail, en passant successivement en revue le labourage hydraulique, la pratique des limonages et de la culture des récoltes intercalaires, qui ont improvisé la fertilité des terres du Yomano.
- 2. — De la force motrice et du labourage hydrauliques.
- L’installation de la force hydraulique au Vomano comprend :
- Un canal d’amenée ;
- Un château d’eau ;
- Un moteur ;
- Les appareils de transmission.
- Le canal d’amenée, d’une longueur de 100 mètres environ, construit en bois, sur chevalets (fig. 1) se branche sur le canal d’irrigation, qui dérive ses eaux du torrent Yomano.
- La prise d’eau du canal d’irrigation, située à 60 mètres environ d’altitude au-dessus du niveau de la mer, dans la commune de Canzano, fut concédée dès 1819 par le Domaine, pour alimenter le moulin de Torrio. D’une longueur totale de 15 kilomètres, après qu’on l’eut prolongé à partir du moulin, avec une pente moyenne de 2,03 p. 1000, le canal débite 3 mètres cubes par seconde.
- Le canal d’amenée débouche au-dessus d’un château d’eau tronconique, de 1 mètre de diamètre au sommet et de lm,40 à la base du cône, dont la hauteur est de 13 mètres. Construit en bois et cerclé en fer, ce château d’eau (fig. 5) est muni d’un fond percé d’un orifice par lequel s’échappe la colonne d’eau dont la puissance de chute a été calculée de 70 chevaux environ.
- Le moteur (fig. 3) consiste en une roue de 1 mètre de largeur et de 1 mètre
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- de diamètre, avec dix palettes planes en bois que réunissent des disques extérieurs, également en bois.
- L’axe de rotation du moteur actionne une poulie à gorge de 2 mètres de diamètre, qui transmet la force par un câble à une poulie motrice de lm,50, montée sur un bâti à chevalet, avec socle en traverses reposant sur maçonnerie (fig. 4).
- Cette disposition, indiquée par les coupes verticales du schéma (fig. 2), est si simple qu’elle peut être établie dans toutes les localités sans le secours d’un ingénieur; elle correspond à une dépense de 2 à 3 milliers de francs, suivant la
- Fig. 1. — Labourage hydraulique. Canal d’amenée.
- longueur du canal d’amenée. Aussi, rien, du chef de la dépense comme du mécanisme, ne met obstacle à l’installation d’autant de moteurs semblables pour le travail de tout un district, quand on possède une chute d’eau assez puissante.
- Un câble télédynamique tel que celui dont Hirn fut le premier à proposer l’application transmet la force à la poulie motrice, raccordée par une courroie à un double tambour (fig. 6) sur lequel sont enroulés les câbles de travail servant à changer la direction, à reprendre ou à suspendre la marche.
- La figure 7 représente le double treuil attelé à la poulie motrice.
- La transmission télédynamique, dont les preuves sont faites depuis si longtemps déjà dans l’industrie pour le transport de la force à de grandes distances, se trouve ici réduite à sa plus simple expression. Il a fallu toutefois recher-
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- cher expérimentalement le diamètre du câble répondant, pour un poids minimum, à une vitesse de 20 à 30 mètres par seconde, qui atteint parfois 50 mètres, sans rien sacrifier de l’effet utile. Des essais ont été répétés depuis 1884, avec différents câbles en fer puis en acier, jusqu’à ce que le choix ait été fixé définitivement sur les câbles de 0m,007 de diamètre, en acier, que'fabrique la maison Felten et Guillaume, de Mulheim sur le Rhin.D’une grande légèreté, tout en pré-
- Fig. 2. — Labourage hydraulique. Schéma de l’installation du moteur; coupes verticales.
- sentant le maximum de résistance, ces câbles travaillent avec le moindre coefficient de perte.
- Dans l’appareil qui fonctionne actuellement, la longueur des câbles de travail, de 0m,021 de diamètre, est de 1 400 mètres pour le travail de 18 hectares, réparti sur deux sections de 9 hectares chacune : 700 mètres depuis le tambour jusqu’à l’instrument, et 700 mètres pour le retour jusqu’au tambour (fig. 18).
- Le matériel de labourage proprement dit appartient au type connu sous le nom de Round-about, que construit la maison Howard de Bedford. Il consiste en
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- Fig. 4. — Labourage hydraulique. Poulie motrice.
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- Fig. 6. — Labourage hydraulique. Double tambour.
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- poulies de soutien (fig. 8); en poulies-guides (fig. 9); en poulies à ancre
- Eig. 7. — Labourage hydraulique. Tambour attelé à la poulie motrice.
- Fig. 8. — Labourage hydraulique. Poulies de soutien.
- (fig. 10); en porte-câbles sur roues (fig. 11); et la série d’instruments de labour,
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- Fig. 9. — Labourage hydraulique. Poulie-guide.
- Fig. 10. — Labourage hydraulique. Poulie à ancre.
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- la plupart perfectionnés ou remplacés par d’autres modèles, à savoir : la charrue (fig. 12); le cultivateur (fig. 13); la petite herse (fig. 14); la grande
- Fig. H. —Labourage hydraulique. Chariot porte-câble.
- Fig. 12. — Labourage hydraulique. Charrue bi-soc à bascule.
- herse (fig. 15); les rouleaux Croskill et Eckert (fig. 16); le niveleur (fig. 17), etc. L’ensemble du matériel initial, y compris le double treuil et le câble, représente une dépense totale d’environ 14 000 francs.
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- La propriété du Vomano soumise à la culture hydraulique, dont la figure 18 montre le plan, est divisée, sur 100 hectares, en 11 sections rectangulaires,
- bordées de chemins, et d'une contenance de 9 hectares chacune; dont 8 dans la
- Fig. 14. — Labourage hydraulique. Petite herse attelée au cultivateur.
- partie plane et 3 dans la partie déclive. A deux sections voisines, correspond une station avec poulies fixes de soutien et de renvoi.
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- Les poulies motrices et le treuil mobile sont transportés d’une station à l’autre, avant de commencer le travail. L’installation d’une section de manœuvre est indiquée figure 19 et celle de l’ensemble des appareils de transmission angulaire parla figure 20.
- La manœuvre en elle-même ressemble en tous points, d’ailleurs, à celle de la culture à vapeur. En réponse au signal des drapeaux hissés à l’extrémité du sillon qui va s’ouvrir ou qui vient de s’achever, l’ouvrier préposé au tambour hisse à son tour un drapeau qui annonce que la marche est reprise ou qu’elle
- Fig. 15. — Labourage hydraulique. Grande lierse.
- est suspendue. C’est ce même ouvrier qui donne le signal, par une sonnerie de trompette, au garde-écluse, pour l’admisssion ou le retrait del’eau dans le château d’eau.
- Avec l’aide d’une dizaine d’ouvriers: le premier pour le service de l’écluse et du moteur; le second pour la surveillance des poulies de renvoi et le graissage; 2 pour le tambour; 4 pour le déplacement des poulies à ancre, et 2 garçons pour celui des chariots porte-câbles, la manœuvre est assurée. La figure 21 montre un chariot porte-câble en fonction.
- Les croquis (fig. 22 et 23) rendront plus intelligibles les installations de section et angulaires, représentées par les vues photographiques des figures 19 et 20.
- La charrue à bascule, avec deux socs de chaque côté, a été modifiée en vue des labours à 40 centimètres, par la substitution, aux socs en fer Howard, de socs en acier, livrés par la maison Rud.Sack de Leipzig. Dirigée par un homme
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- sur le siège, avec FassisLance de 2 ouvriers qui dégorgent les mottes et les touffes d’herbe, elle emploie de quatre à cinq minutes pour parfaire un sillon de 300 mètres
- Fig. 47. — Labourage hydraulique. Niveieur.
- de longueur par section. Elle opère de la sorte un défoncement à 40 centimètres dans une terre argileuse des plus fortes et tenaces, sur 2 à 3 hectares par journée de travail, de huit à dix heures.
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- drôle de travail
- Chemin, de seeviee
- Fig. 18. — Plan au 1 : 10 000e de la propriété du Vomano.
- A, A, A, sections de labour, partie plane; B, B, B, sections de labour, partie déclive et irrigable; a,' a, a, bâtiments d’exploitation ou d’habitation; è, moulins; c, château d’eau et moteur: e, e, e, e, poulies stationnaires de renvoi.
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- La manœuvre du labour représentée lîg. 24 est complétée par une vue de la charrue après basculage, à l’extrémité d’un sillon, au moment où elle doit être remise en marche (fig. 25) et par celle d’une pièce labourée après cessation
- Eig. 19. — Labourage hydraulique. Vue de l’installation d’une section de manœuvre.
- Eig. 20. — Labourage hydraulique. Vue d'une installation angulaire.
- du travail (fig. 26). Enfin, les ouvriers employés tant au service de la transmission et du câble que des instruments aratoires, avec leur contremaître, sont groupés dans la figure 27.
- Pour opérer le défoncement à 40 centimètres dans la même terre, sur 2 à
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- 3 hectares, pendant la même journée de travail, au moyen d’une charrue défonceuse Sack de grand modèle, attelée à 3 paires de bœufs vigoureux, et servie par 3 hommes, la dépense se chiffrerait à 320 francs (1), et l’opération durerait vingt
- Fig. 21. — Labourage hydraulique. Vue d'un chariot porte-câble en fonction.
- jours. Si l’on voulait l’exécuter en un seul jour, il faudrait employer 10 charrues Sack avec 30 paires de bœufs.
- En regard de cette dépense, celle de la journée de labour hydraulique exécuté au Vomano, peut s’évaluer comme il suit :
- Main-d'œuvre :
- francs.
- 1 contremaître..................................... 3,00
- 2 ouvriers à 2 francs.......................... 4,00
- 6 — à 1 franc...................................... 6,00
- 3 aides à 0 fr. 30.................................. . 1,50
- Total...................................... 14,50
- Huile, graisse, etc. . . .... . . . . ................ 3,00
- Usure, réparations, etc................................ 4,00
- Intérêts et amortissement par jour pour 1()0 journées de travail............................................... 7,00
- Total général
- 28,50
- (1) Le prix de 320 francs, calculé sur une dépense réduite de o francs pour la journée de travail d’une paire de bœufs, payée dans l’Italie centrale, est un minimum.
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- Ce prix de revient équivaut à un douzième de celui que fournit la force animale, et à un tiers environ de celui, tant de fois calculé, du labourage à vapeur, avec le système Round-about le moins compliqué, pour un prix moyen de la tonne de houille.
- D’après une toute récente évaluation du coût du défoncement, à l’aide de
- Fig. 22. — Labourage hydraulique.
- Plan de l’installation d’une section de manœuvre.
- a. câble télédynamique^ PP', poulies k gorge; x, poulie de commande du treuil par la courroie c et la poulte x'; tt', tambours du treuil; nn'n", poulies de renvoi du treuil. Pour le travail du champ A, les câbles 1 et 2 passent sur les poulies defg; pour le travail du champ B, les câbles 3 et 4 passent sur les poulies d'e' f"g’ indiquées en pointillé ; CC', charrue; ii', chemin séparant les sections A et B.
- Fig. 23. — Labourage hydraulique. Plan d’une installation angulaire.
- a, câble télédynamique; PP', poulies à gorge; x, poulie de commande du treuil par la courroie c et la poulie x': tt', tambours du treuil; nn'n", poulies de renvoi du treuil; 1 et 2, câbles de traction de la charrue passant sur les poulies de; s, support do câble; ii, chemie ; B B, champ.
- deux locomotives-treuils de 14 chevaux, à la profondeur de O111,50, les frais de travail par hectare, non compris l’amortissement et l’entretien, s’élèveraient à 80 francs (1); le service de l’eau et du combustible comptant pour 18 francs, et le combustible pour 34 francs; soit ensemble 52 francs, dont le labour hydraulique, toutes choses égales d’ailleurs, n’a pas à connaître.
- Or, à cette dépense de 80 francs, calculée sans amortissement ni entretien,
- (1) Ringelmamn. Défoncements par locomotives-treuils. Joum. Agric. pmt., 15 nov. 1900.
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- qu’exige le défoncement d’nn hectare avec deux locomobiles-treuils, correspond
- Fig. 22. — Labourage hydraulique. Manœuvre du labour dans une section.
- Fig. 23. —^Labourage hydraulique. Charrue bi-soc en retour après basculage,
- celle de 28 fr. 50 pour défoncer 3 hectares, en recourant à la, force motrice de
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- l’eau; c’est-à-dire 9 fr. 50 par hectare, intérêts et amortissement compris, la profondeur du défoncemenl étant de 40 centimètres.
- Eig. 25. — Labourage hydraulique. Groupe des ouvriers employés à la transmission et au labour.
- En Algérie, sur la ferme du Bey (70 hectares en 1898), le défoncement par voie d’entreprise, opéré à l’aide de locomotives-treuils, à la profondeur de 40 à
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- 50 centimètres, aurait coûté de 300 à 325 francs par hectare; c’est30 fois le prix auquel revient le défoncement, ou mieux le labour hydraulique.
- On ne comprend pas dès lors l’intérêt qu’il peut y avoir à classer les divers systèmes; treuils à manège avec 4 chevaux, treuils à vapeur à simple effet (8 chevaux), ou à double effet (10 chevaux) et à 2 locomotives (14 chevaux), suivant l’étendue qu’il s’agit de labourer quand, par l’emploi de l’eau comme force mécanique, on obtient une aussi énorme économie de temps et d’argent.
- Pour les opérations secondaires, autres que le labour : hersage, roulage, nivellement, etc., cette économie est encore bien plus considérable. Il en résulte qu’elles peuvent être renouvelées autant de fois qu’il est jugé nécessaire, en associant le plus souvent divers instruments : cultivateur et herse, rouleaux Croskill et Eckert, etc., de manière que, les mottes une fois brisées, la terre reste parfaitement ameublie, nette et unie.
- En résumé, comparé au travail de la force animale, comme à celui de la vapeur, le cheval hydraulique, toujours disponible, ressort à moins de 0 fr. 40 par jour, au lieu de 5 francs pour le cheval ou la paire de bœufs, et de 2 fr. 70 pour le cheval-vapeur (1). « Ainsi, le grand objectif de notre agriculture contemporaine, d’abaisser le prix de revient des forces motrices qui actionnent son matériel de labourage, de semailles, de récolte, de transport, etc., est réalisé et réalisable, indépendamment des attelages, des stocks et du prix des combustibles, et en toutes saisons.
- 3. — Système d’agriculture hydraulique Devincenzi.
- La propriété du Yomano compte, sur 150 hectares de contenance totale, une centaine d’hectares en plaine, qui bordent le torrent même (fig. 28) et (fig. 29) dont la source est au Mont-Corno, le grand Sasso d'Italia, comme on le désigne, à cause de son altitude, la plus élevée de toute la chaîne Apennine. La partie déclive (50 hectares) est limitée par la route provinciale qui mène de Rosburgo à Notaresco (fig. 18).
- Le sol formé à l’origine par les détritus sableux et calcaires que les eaux diluviennes ont charriés, lors du soulèvement de la chaîne, était recouvert, il y a quelques années encore, dans la partie basse, par des marais insalubres. Le premier soin, avant de songer à le rendre à la culture, fut de colmater la partie marécageuse. Dans ce but, on eut recours, d’une part, à des épis et autres ouvrages de défense pour détourner dans le lit les galets d’érosion (fig. 30) et circonscrire le périmètre à colmater, et, d’autre part, à l’établissement d’une
- (1) Lecouteux, L’agriculture par les forces hydrauliques. Journ. Agnc.prat., 1884, t.I, p. 869.
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- digue-déversoir en amont, qui permît de dériver les eaux troubles pour combler les dépressions et niveler la surface.
- Le colmatage une fois opéré, et le terrain aplani, on fit arriver tour à tour
- Fig. 28. — Vue du torrent Vomano.
- Fig. 29. — Vue du lit du torrent Vomano.
- sur les lits de dépôt et sur les terres en dehors des colmates, au moyen d’épan-choirs, les eaux limoneuses de deux fossés qui amènent : l’un, des sédiments argileux, et l’autre, les matières provenant des colatures de terres arables. En
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- outre, les eaux mêmes du canal d’irrigation, qui recueille sur son parcours de 15 kilomètres, l’égouttement des champs cultivés, ont été utilisées pour des submersions périodiques, dune durée plus ou moins longue.
- Le limon du torrent qui servit au premier colmatage est formé principalement de sable, tandis que les limons du canal d’arrosage et des deux fossés pour submersions, renfermant de l’argile et du calcaire avec des éléments phosphatés et organiques, constituent une masse plastique et adhésive, qui présente une grande dureté quand elle est à l’état sec, et n’est attaquable, par la charrue
- Fig. 30. — Torrent Vomano. Vue des épis de défense.
- et le cultivateur, que lorsqu’elle a été détrempée par les pluies. Le soleil l'effrite, et l’ameublissement par la herse et le rouleau devient dès lors facile.
- Le limonage s’effectue le plus souvent durant l’hiver. Les pièces à limoner, entourées de bourrelets de terre, reçoivent une couche d’eau trouble dont l’épaisseur varie de 30 à 50 centimètres, selon la pente du terrain. La submersion dure aussi longtemps qu’une couche de 2 à 3 centimètres de limon se soit déposée. A d’autres époques de l’année, elle ne se pratique qu’autant que l’état des cultures sur pied, blé, maïs, etc., le permet.
- C’est en aménageant habilement le dépôt des divers limons, pour améliorer les colmates, qu’il est devenu possible, au bout d’un certain nombre d’années, de préparer une terre franche, entretenue à l’état de fertilité par des submersions. On sait, en effet, qu’un sol formé à l’aide de mélanges de composition si différente, exige un certain temps avant que la désagrégation et la
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- cohésion homogène des molécules s’effectuent. Aussi, une partie de la plaine est-elle toujours à l’état de préparation pour la culture.
- Le sulla et le maïs dont les racines profondes, pivotantes, émiettent les terres imperméables les plus rebelles, ont été les premiers à en avoir raison. Ce sont eux qui ont amélioré l’état physique du sol, en le rendant plus perméable et plus léger, tout en lui donnant, par l’enfouissement en vert, l’aération et la matière végétale azotée indispensable.
- Quand le sol végétal est suffisamment préparé, le mode de culture employé est le suivant :
- Chaque année, on sème le froment à l’automne. Parmi les variétés essayées jusqu’à présent, les blés de Rieti, de Noë et de Desprez ont fourni les meilleurs rendements. Au printemps, le trèfle des prés ou la luzerne sont semés, puis arrosés aussitôt après la moisson au mois de juin. Ces légumineuses suppléent une abondante végétation qui fait retour au sol en août ou en septembre, avant que l’on procède à la nouvelle emblavure.
- Sur les terres dont la préparation est encore en cours, il est fait usage, avant les semailles, de scories Thomas, à raison de 5 quintaux par hectare, ou bien de cendres potassiques, suivant la composition actuelle du sol.
- Il résulte des expériences suivies au Vomano que le trèfle des prés, semé au printemps dans le blé, après une faible coupe obtenue aussitôt après la moisson en juin, a fourni pendant deux mois et demi de végétation, jusqu’à mi-septembre, un rendement de 18 à 20 tonnes de fourrage vert à l’hectare; ce qui correspond, pour l’enfouissement de la seule partie aérienne, à 10 et 11 quintaux de nitrate de soude.
- De même, la luzerne du Poitou qui a produit 27,5 tonnes de fourrage vert pendant quatre-vingt-huit jours de végétation (du 14 juin au 12 septembre), représente, pour la partie aérienne à enfouir, l’équivalent de 13 quintaux de nitrate de soude.
- Sur 29 variétés de plantes fourragères, soumises à des essais de sélection, dans des parcelles de plusieurs ares de contenance, et semées fin juin pour être fauchées et pesées à la moitié de septembre :
- La vesce de printemps a fourni 12,5 tonnes de fourrage vert; la féverolle de Picardie, 77 tonnes; la féverolle de Lorraine, 105tonnes à l'hectare.
- Or, les parties souterraines de ces légumineuses, comme l'a démontré Berthelot, par ses expériences de Meudon, représentent en général l’équivalent du gain d’azote réalisé par les parties aériennes, et l’emportent même dans plusieurs circonstances (1). On ensevelit donc, par le fait, le double au moins de l’azote calculé pour le fourrage vert, c’est-à-dire, avec certaines plantes,
- (1) Berthelot. Chimie végétale et agricole, t. I, p. 373.
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- 4 à 5 fois plus d’azote, ou de son équivalent en nitrate de soude, que ne comportent les plus copieuses fumures d’automne, fournies par le nitrate du Chili, les sels ammoniacaux ou le fumier.
- Pour d’autres plantes fourragères, le gain d’azote, dû à l’enfouissement de la partie aérienne, n’est pas moins remarquable, comme il ressort du tableau suivant, où figurent seulement quelques résultats obtenus avec le moha, le millet, le sarrasin et le rhea, cultivés pendant deux mois et demi. Ces résultats ont devancé de beaucoup ceux constatés dans la culture en pots, tant à Meudon qu’à Grignon, et ailleurs.
- Rendement. Par hectare. Azote. Nitrate de soude,
- Tonnes. Quintaux. Quintaux.
- Moha de Hongrie . . . 50,0 » )>
- Millet rond . . . 21,0 155 10,5
- Id. à grappes . . . 77,5 » )>
- Sarrasin gris .... 22,0 85,8 5,8
- Id. de Tartarie. . . . . . 35,0 136 9,2
- Rhea luxurians . . . 80,0 » »
- Quel que soit le rôle assigné à ces diverses plantes dans l’enfouissement, c’est aux légumineuses, trèfle et luzerne, succédant au sulla et au maïs, qui avaient servi à la préparation du sol végétal, que le froment cultivé chaque année au Vomano,est redevable d’un rendement moyen de 22 à 30 hectolitres par hectare, ayant atteint, pour le blé Desprez, jusqu’à 40 hectolitres cette année.
- Sur des terres argileuses similaires de la basse vallée, qui sont traitées suivant la routine habituelle des Abruzzes, le produit moyen du froment ne surpasse guère 10 hectolitres à l’hectare.
- Il est donc avéré, d’après ces faits absolument concluants, que moyennant les labours profonds, les submersions fertilisantes et l’apport de récoltes dérobées, on peut, d’une manière continue, enrichir le sol et maintenir son enrichissement, en obtenant les rendements de froment les plus élevés, sans recourir aux engrais azotés à haut titre du commerce, qui représentent la plus forte dépense de la culture, ni entretenir un bétail chargé de procurer le fumier à des doses équivalentes aux plus grosses fumures azotées. Le nitrate de soude, source principale de l’azote, venant à faire défaut, l’agriculture se trouve armée et maîtresse de la situation que causerait un pareil déficit.
- On ne manquera pas d’objecter que les labours hydrauliques, les limonages et les cultures estivales ne sont praticables que dans certains cas particuliers, comme au Vomano, et que les résultats sont attribuables à des circonstances exceptionnelles, quant aux terres vierges en colmates, au climat, à l’abondance et à la nature des eauxdisponibles, etc. D’ailleurs, les terres sèches, qui
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- sont de beaucoup en majorité, ne sauraient se prêter à des cultures intercalaires dont l’irrigation est seule apte à assurer la réussite.
- Il est facile de réfuter des objections aussi spécieuses, en présence d’un système passé dans la pratique, et d’une valeur si peu contestable, qui aboutit à des rendements de 22, 30 et 40 hectolitres de blé à l’hectare, en cultivant blé sur blé.
- Les eaux courantes, d’après Nadault de Buffon, sont une richesse naturelle, mise à la disposition de l’agriculteur. Elles représentent un capital déjà existant; il ne s’agit plus que de les utiliser, et si leur emploi est fait avec intelligence, les frais sont toujours infiniment au-dessous des bénéfices. Il y a, dans ce cas, création immédiate de force et de richesse, et les plus-values qu’il est si facile d’obtenir, réagissent aussitôt sur toutes les branches de l’industrie rurale (I).
- L’emploi de l’eau comme force motrice est partout à l’ordre du jour. Les canaux d’arrosage sont inutilisés une grande partie de l’année; ceux de navigation offrent à certaines époques des excédents disponibles. Il n’y a pas de cours d’eau, même navigables, où l’on ne puisse, pour des périodes limitées, dériver de l’eau, à la condition de la rendre après avoir employé sa puissance de chute. Les eaux de pluie, de sources, de gravitation, de drainage ou des fossés à pente plus ou moins rapide, qui alimentent des moulins et s’écoulent sans emploi, même les eaux des nappes souterraines, peuvent être mises au service de la culture hydraulique, selon les procédés dont les fermiers des Etats-Unis ont fourni de si intéressants exemples pour l’irrigation des terres arides (1). Les chutes capables de fournir une force de 12 à 15 chevaux, nécessaire aux travaux d’une ou de plusieurs exploitations rurales se rencontrent dans la plupart des localités. L’eau ne manque pas; il suffit de la rechercher et de l’aménager méthodiquement.
- Quant à la transmission de la force par des câbles télédynamiques, elle est désormais d’une simplicité telle et d’un agencement mécanique si élémentaire qu’aucun agriculteur ne saurait être arrêté par son installation. C’est à des syndicats que chaque district devra recourir pour réaliser l’utilisation en commun des dérivations et des forces motrices hydrauliques, à défaut de l’initiative des propriétaires agriculteurs isolés.
- Les plantes intercalaires, fourragères ou autres, sont partout cultivables, avec plus ou moins de succès, dans les terres sèches, bien que l’on ne doive pas espérer en tirer les mêmes rendements que dans les terres irriguées. On a beaucoup insisté sur ce que la réussite des cultures dérobées est en relation intime avec les conditions climatologiques du moment, et que, plus que beaucoup d’autres, elles craignent la sécheresse au début.
- (1) Nadault de Butfon, loc. cit., t. I, p. 94.
- (2) A. Ronna, Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’industrie nationale, 1890 ;
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- Aussi, le point le plus important pour remettre leur pratique en faveur, serait-il de rechercher quelles sont les plantes, suivant les régions, en état de mieux résister à l’aléa du climat. Est-ce la vesGe, la moutarde, la fève, le trèfle, la luzerne, le millet, etc.
- L’insuccès complet est en tout cas très insolite. M. Dehérain a établi par ses statistiques, que dans le laps de dix années, les récoltes dérobées des terres sèches n’ont failli qu’une seule année.
- Sur les terres sèches des Abruzzes, sous un climat d’une grande siccité en été, il n’est pas rare que de la féverolle, semée au mois d’aout, aussitôt après les premières pluies, donne une récolte prête à être fauchée au commencement de novembre pour la nourriture du bétail. Cette récolte eût été enterrée, au lieu d’être consommée, qu’elle aurait excédé la plus abondante fumure de nitrate, ou de sels ammoniacaux.
- D’ailleurs, c’est sur les terres sèches qui constituent les autres propriétés Devincenzi, dans les districts de Cologna et de Notaresco, que le sulla a accompli ses merveilles (1), en prenant place dans l’assolement sexennal, comportant : 1/2 froment, 2/6 sulla et 1/6 maïs. Le froment ne revenant que tous les deux ans, moitié du sulla est enfouie pour engrais, et moitié est fauchée pour fourrage et pour graine.
- Une récolte de sulla semé au printemps, dans ce double but, équivaut à plus de 100 tonnes de fourrage à l’hectare, c’est-à-dire à 700 kilogrammes d’azote; de telle sorte qu’un sixième de la surface en sulla restitue 116 kilogrammes d’azote, ou plus de 7 quintaux de nitrate à l’hectare pour la surface totale.
- Même dans les terres sèches en colline, où le sulla atteint cette énorme production, les submersions sont praticables d’après la méthode des colmates (di monte), usitée en Toscane (2). Mais le sulla, dira-t-on, ne végète que dans les pays du midi, et même dans certaines zones définies du midi. Peut-on en dire autant du trèfle, de la luzerne, du sarrasin, du lupin, etc., cultivables dans toutes les régions et fournissant des rendements en tous points comparables à ceux du sulla, quant à l’apport de la matière azotée, à l’ameublissement et à l’enrichissement du sol en substances végétales?
- Il semble, pour conclure, qu’un système d’agriculture, tel que celui inauguré par l’honorable sénateur Devincenzi, applicable à toutes les terres, sous les latitudes tempérées, qui permet de se passer de fumier à hautes doses ou d’engrais azotés du commerce, en tirant du sol toutes les ressources qu’il renferme, qui affranchit le cultivateur des forces animales pour le travailler, et
- (1) A. Ronna, Journal d’Agriculture pratique, 29 septembre, 1898.
- (2) C. Ridolfi, Delle colmate di monte. Giorn. Agr. Tosc., 1828-30.
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- qui recourt uniquement, pour sa fertilisation, aux limonages et aux récoltes dérobées, avec une continuité que la pratique.a consacrée, mérite bien la considération la plus sérieuse des agriculteurs et des économistes. 11 résout, en effet, la question de l’aménagement des eaux avec toutes ses conséquences; mais, plus encore, le problème vital pour l’humanité, qui consiste à assurer désormais la production du grain, quel que soit le sort réservé aux engrais azotés et concentrés, livrés aujourd’hui par le commerce.
- A. Ronna.
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- CÉRAMIQUE
- LA CÉRAMIQUE EN ALLEMAGNE par M. A. G-ranger.
- Ce serait une erreur de croire que l’essor industriel de l’Allemagne date de 1871. Il y avait avant cette date une organisation en vue du progrès des industries chimiques. Seulement depuis trente ans la manifestation a pris une importance capitale, l’œuvre d’unification s’étant accomplie. Débarrassé des idées particularistes, délivré des barrières et des douanes intérieures par l’établissement du Zollverein, qui était déjà comme une soudure économique, le pays allemand devait trouver, après la création de l’empire, de grandes facilités pour son organisation commerciale.
- L’Allemagne a toujours tenu en Europe un des premiers rangs au point de vue de la céramique. Il suffit de parcourir les musées pour se rendre compte de la perfection qu’avaient su atteindre les potiers; les pièces qui sont sorties de leurs mains sont remarquables tant par la forme et le décor que par l’habileté technique déployée pour leur confection. Maintenant la production s’est accrue dans des proportions notables, frappant dans leurs intérêts un certain nombre de fabricants étrangers. Il est indéniable que le commerce allemand a su se faire une situation avantageuse, et qu’au point de vue de la céramique particulièrement, il a pris la place de concurrents moins heureux.
- La concurrence allemande a provoqué en France deux mouvements d’opinion totalement différents. Pour les uns, la fabrication d’outre-Rhin doit son succès à une fabrication à bas prix; les articles sont mal exécutés et l’on est en droit d’espérer que le bon goût de l’acheteur saura faire justice de ces produits et que l’on reviendra aux productions des intéressés. D’autres industriels voient la chose avec moins d’optimisme, ils constatent que, sur certains marchés, leur place a été prise et tel d’entre eux vous dira : «Je vendais dans telle région mes services de table par cent à la fois où maintenant je n’en expédie pas même un. » J’ai pensé qu’un coup d’œil jeté sur l’organisation allemande présenterait quelque intérêt; il permettrait de voir que le hasard n’a pas seul contribué au développement du commerce, mais que le succès est dû à des efforts méthodiques et persévérants.
- Il ne faut pas oublier que les richesses minières de l’Allemagne sont importantes, il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’une industrie comme la céra-
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- CÉRAMIQUE.
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- mique ait pu s’y développer, puisqu’elle trouvait les matières nécessaires à sa fabrication et les commodités indispensables à son fonctionnement.
- L’industrie céramique consomme comme matières premières principales :
- Des argiles, qui constituent l’élément façonnable des pâtes céramiques ;
- Des matériaux dégraissants, que l’on ajoute aux argiles pour diminuer leur plasticité, les amaigrir, faciliter leur dessiccation et quelquefois aussi leur donner de la porosité ;
- Des matières fusibles, dont la présence est utile pour déterminer certaines réactions chimiques dans le mélange et communiquer à la pâte certaines propriétés ;
- De la houille qui sert à la fois à la production de la force motrice nécessitée par les diverses opérations de la fabrication et à la cuisson des poteries.
- Si les argiles destinées à la poterie commune ont une modeste valeur, les terres employées pour les productions soignées sont moins répandues et pour cette raison sont d’un prix plus élevé que les précédentes. Il y a donc intérêt pour la prospérité céramique du pays à pouvoir trouver dans son propre sol les matériaux argileux nécessaires à la fabrication de bons produils. L’Allemagne a pu, grâce à sa constitution géologique, donner à son industrie céramique une extension importante, car les argiles de belle qualité sont fréquentes. Le terrain dévonien,assez étendu à l’ouest de l’Empire, renferme de bonnes argiles réfractaires, il occupe toute la région comprise entre Bonn, Düren, Liège, Coblentz et le Rhin, puis il se continue sur l’autre rive du fleuve sur une grande partie de la Westphalie. Le Palatinat bavarois, la Silésie, contiennent aussi d’importants gisements dont on tire parti. D’autres argiles plastiques, moins réfractaires ou cuisant moins blanc, sont suffisamment répandues pour alimenter de nombreuses fabriques de terres cuites pour le bâtiment (briques, tuiles, pièces décoratives).
- Les terres à grès se rencontrent aussi en quantités appréciables ; elles possèdent les qualités requises pour une bonne fabrication.
- Les porcelainiers sembleraient peut-être moins favorisés, car les meilleurs des kaolins qu’ils emploient viennent principalement de la Bohême, mais les gisements sont à courte distance de la frontière allemande à Zettlitz et Carlsbad, par exemple. On en trouve dans l’Empire de moins purs et de moins plastiques dont on peut tirer grand parti néanmoins; je citerai les gisements de Halle dans le Harz, de Aue dans l’Erzgebirge, de Passau en Bavière.
- Sous Je rapport de la houille le pays est bien partagé. Possédant des mines mportantes, il doit forcément voir se développer au voisinage de ces anines des établissements industriels. Rappelons en passant l’importance de la région de Saarbrücken dans la Prusse Rhénane et de la portion de la Westphalie avoisinant Düsseldorf, Krefeld, Elberfeld, Bochum par exemple. Le pays vivant alors, pour la fabrication de certains produits, sur ses propres ressources, peut
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- LA CÉRAMIQUE EN ALLEMAGNE.
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- réglementer plus facilement les moyens de transport et se trouve moins exposé à être tributaire des autres nations. Nons verrons plus loin, en examinant les conditions économiques de la fabrication, quels sont les avantages que cette situation fait aux fabricants allemands.
- Les gisements houillers allemands forment quatre bassins :
- 1° Bassin de la Moselle avec une superficie considérable. Les couches sont abondantes et atteignent 20 mètres d’épaisseur en certains points. Au seul plateau d’Aumetz, on estime que le dépôt peut renfermer 2 milliards de tonnes ;
- 2° Bassin de la Ruhr, en Westphalie. Il avoisine Dortmund, Bochum, Duis-bourg et produit 50 000 000 tonnes annuellement ;
- 3° Bassin de l’Erzgebirge, en Saxe. Il est proche de Ghemnitz et de Zwickau. Sa production est à peine le dixième du précédent ;
- 4° Bassin de Silésie.
- La production de la houille s’est élevée en 1898 à 96 309 652 tonnes, c’est dire son importance.
- Les matériaux dégraissants et fusibles se trouvent aisément dans le pays même et ceux qui proviennent de l’étranger peuvent être introduits sans trop de frais. Le feldspath, pour n’en citer qu’un, existe dans les massifs rocheux du pays, également en Bohême et peut arriver de Norvège dans de bonnes conditions, car il voyage comme lest. On voit donc que l'approvisionnement industriel est facile.
- Ce rapide aperçu nous permet de nous rendre compte des commodités que trouve l’industrie céramique, aussi s’est-elle développée dans ses diverses branches. Examinons maintenant successivement : l’organisation des usines, les diverses fabrications, les conditions économiques, la situation commerciale, l’enseignement technique.
- I. — Disposition et organisation des usines.
- Il y a encore dans certaines localités un nombre assez grand de petites fabriques suffisant aux besoins des environs. Nous ne nous arrêterons pas sur ces entreprises qui n’ont à satisfaire qu’une clientèle restreinte consommant peu d’articles, toujours les mêmes et par suite n’exigeant pas de grands efforts pour la réussite et l’écoulement des produits.
- La lutte industrielle a pris un caractère sérieux depuis la création des grandes fabriques. On a cherché dans de vastes entreprises, soutenues par des capitaux importants et possédant un outillage perfectionné, à produire beaucoup et à bon marché tout en restant dans les limites d’une confection sûre.
- Cette installation plus récente a eu surtout pour but de fabriquer pour 1 exportation, et c’est l’examen de ces nouvelles usines qui nous intéresse tout
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- particulièrement, car l’industrie céramique fait une concurrence aux industries similaires étrangères, surtout dans l’exportation.
- Pour fabriquer dans de bonnes conditions il fallait avoir des points de repère certains pour établir l’exploitation. L’emploi des méthodes scientifiques ne pouvait que faciliter la tâche. L’étude des matières premières s’imposait et appelait le concours de la chimie. Ensuite il fallait se munir du matériel de façonnage convenable, pouvoir l’employer utilement et le modifier si besoin était; la mécanique devait à son tour entrer en scène. Enfin, pour diriger une usine importante où l’on devait savoir tirer parti des données de la science, un homme ayant une éducation scientifique s’imposait. Ce programme a été suivi de point en point par divers établissements, aussi rencontre-t-on dans l’usine moderne allemande des docteurs et des ingénieurs, sortis des laboratoires et des écoles, à la tète d’une grande partie des nouvelles installations.
- Naturellement il y a encore des industriels en dehors de ce mouvement et il ne faut pas voir dans ces lignes une description commune à toutes les usines allemandes. J’ai limité mon étude aux fabriques bien montées comme personnel et comme matériel, laissant de côté les établissements de moindre importance travaillant encore avec les données de l’ancienne expérience. Il faut remarquer, toutefois, qu’il n’y a pas chez les petits fabricants l’indifférence que l’on pourrait croire pour les idées modernes. Beaucoup d entre eux sont groupés en associations et dans leurs réunions on traite avec tout le soin que l’on peut y apporter les questions qui intéressent la généralité. La lecture des journaux céramiques est très instructive à cet égard, on y trouve la relation des séances de ces congrès d’industriels et c’est là que l’on voit que les préoccupations pour l’amélioration de leur industrie sont réelles. Je citerai comme exemple un rapport fait au dernier congrès de l’Association des fabricants de produits argileux et calcaires.
- Dans les assemblées un rapporteur traite une question convenue d’avance, intéressant l’industrie dont on s’occupe. Une des questions posée était la suivante : « Quelles sont les exploitations de briqueterie employant actuellement l’électricité comme force motrice? »
- Nous pouvons résumer en quelques mots la réponse de M. Scholze.
- Voici la situation réciproque des moteurs à vapeur et des moteurs électriques.
- 1° Moteurs à vapeur.
- Indépendance du service puisque l’industriel produit lui-même la force dont il a besoin. Obligation, pour la régularité du service, de posséder un surplus de force disponible.
- 2° Moteurs électriques.
- Le moteur est toujours prêt à être mis en fonction. Il n'est nécessaire d’avoir aucun personnel pour la garde du moteur ,
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- Mobilité du moteur.
- Économie de place pour l’installation.
- A la connaissance de l’auteur, trois installations fonctionnent, sans emploi de moteur à vapeur, avec seul concours du courant électrique.
- A Weiswasser, l’usine comprend une presse à briques et deux machines à cvlindres à écraser l’argile. Le moteur électrique est un moteur de 20 chevaux construit pour une alimentation de 220 volts et 77 ampères. On compte en moyenne une consommation de 60 ampères, ce qui donne, à 0 fr. 25 le kilowatt, une dépense de 3 fr. 20 à l’heure.
- Le prix de revient pour le travail de 1 000 briques est de 2 fr. 20.
- En 1899 une autre usine a été installée à Oberlausitz, en Saxe.
- La troisième installation est dans le sud du Tyrol. Le moteur est ici de 40 chevaux et actionne : un moulin à meules, un écraseur à cylindres, un coupeur d’argile, une presse à briques, un élévateur et une petite presse. La dépense journalière est estimée à 28 fr. 15.
- Voici la teneur du questionnaire adressé aux fabricants pour obtenir les renseignements nécessaires pour traiter la question :
- 1° Employez-vous l’électricité soit comme force motrice soit pour la manœuvre des machines ? depuis quand?
- 2° Quelles machines faites-vous manœuvrer par l’électricité?
- 3° Quelle est la force du courant?
- 4° Quel est le prix de l’énergie électrique, comparé au prix de revient de l’énergie donnée par les machines à vapeur?
- 5° Trouvez-vous des avantages ou des inconvénients à l’emploi de l’électricité?
- Il est évident que si les industriels tiennent à s’informer de ce qui se passe autour d’eux, c’est dans l’intention d’en profiter. Il faut reconnaître aussi qu’ils savent comprendre que leur intérêt est l’intérêt général du pays. Je n’ose pas affirmer qu’il serait possible en France d’arriver facilement au même résultat.
- Les journaux spéciaux allemands sont plus nombreux que les nôtres et ils ont un avantage que nous pouvons leur envier, ils sont lus. Les industriels consentent à s’y abonner, aussi ces publications peuvent-elles vivre sans trop de difficultés. Les emprunts que leur font les journaux étrangers sont là pour témoigner de l’abondance des matières traitées. Certains de ces journaux sont les organes d’associations industrielles, ils possèdent un laboratoire auquel les associations ont recours, aussi peut-on dire que si la direction scientifique manque dans l’usine elle-même, elle se trouve à la portée du fabricant puisque les rédacteurs de ces feuilles sont là pour leur servir des conseils.
- Naturellement il y a des exceptions, et les boîtes aux lettres de ces journaux sont là pour nous montrer que certains fabricants doivent avoir une instruction Tome 101. — 1er sein. — Janvier 1901. 0
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- bien ordinaire et une connaissance bien rudimentaire de leur métier, à en juger par les questions qu’ils posent. Mais l’impression générale est que la masse ale souci de son métier, qu’elle s’y intéresse et qu’elle cherche à faire mieux et à progresser.
- L’usine moderne a été construite au voisinage des moyens de transport, de manière à éviter des dispositions peu commodes pour l’arrivage des matériaux. J’ai rencontré dans quelques usines une situation naturelle avantageuse. Dans d’autres fabriques on a dû recourir à des dispositifs spéciaux pour faciliter le travail; à Mettlach sur la Saar, dans l’usine la plus importante des établissements Villeroy et Boch, la voie ferrée est peu éloignée de la fabrique, mais les fours se trouvant à une certaine hauteur, on a établi pour le service du combustible une voie élevée au niveau de laquelle on amène les wagons. .Cette combinaison permet de relier ensemble au moyen de ponts les parties de l’usine séparées par des rues.
- Beaucoup d’usines de création plus ancienne se trouvent moins favorisées pour leurs transports. Dans les villes notamment, les problèmes, sont plus difficiles à résoudre; aussi n’y rencontre-t-on généralement que des usines plus vieilles, montées d’abord pour satisfaire des exigences locales et n’ayant pris leur importance que plus tard. Le développement des chemins de fer a facilité beaucoup les moyens de transport de ces dernières ; dans certaines villes on a posé des voies assez fortes pour supporter le matériel du chemin de fer. A Nuremberg, par exemple, le transport des marchandises se fait dans la ville même au moyen de wagons traînés par des locomotives. Ces trains locaux empruntent la voie des tramways électriques depuis la gare, placée au sud de la ville, jusque vers l’est, où se trouvent les usines.
- Quoiqu’on lise à la porte que la visite de l’établissement est interdite aux étrangers, le directeur donne facilement l’autorisation de parcourir son domaine, dans un but scientifique, si vous la lui demandez à l’avance.
- Presque toujours accompagné du directeur dans mes visites, j’ai reçu partout le meilleur accueil et je n’ai jamais constaté chez les industriels le désir de garder secret tout ce qui se fait dans les usines. Que des procédés en cours d’étude soient cachés aux yeux des visiteurs c’est évidemment tout naturel, mais que des modes de travail déjà anciens, et n'ayant de nouveau que leur introduction récente dans la maison vous soient célés, c’est ce que l’on a peine à comprendre. J’en puis parler par expérience, car je n’ai pu voir dans quelques-unes de nos fabriques qu’un matériel déjà ancien, alors que je savais que des appareils nouveaux avaient été installés; j’étais heureusement fixé sur leur emploi, ayant eu l’occasion de les voir manœuvrer dans d’autres usines moins habituées aux cachotteries. En Allemagne l’autorisation de visiter une usine comporte le droit d’examiner ce que l’on a sous les yeux et de se rendre compte de ce qui
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- vous entoure; aussi répond-on sans détour à vos questions concernant le métier. Du moment que Ton a accepté votre visite, on se fait un honneur de vous montrer l’installation de la maison avec les détails convenables. Bien des fois on m’a demandé avant de quitter l’établissement si je n’avais pas d’incertitude sur un point et l’on m’a donné un supplément de renseignements, en retournant dans l’usine, sur un appareil que je trouvais trop incomplètement expliqué. Il est plus simple, en effet, de refuser l’accès d’une usine, quand on redoute les indiscrétions d’un visiteur, que de faire perdre le temps d’un voyageur en lui montrant rapidement des choses connues de tout le monde. Toutes mes demandes de visite ont été favorablement accueillies, sauf une où le directeur de l’usine me faisait une série de restrictions. Quand j’ai vu la manière dont procédaient ses collègues des autres fabriques, je me suis excusé et j’ai décliné l’honneur de cette visite restrictive.
- Les usines modernes allemandes ont souvent à leur tête des techniciens (ingénieurs qui se sont spécialisés, anciens élèves de_s laboratoires qui, après avoir pris leur titre de docteur, ont dirigé leurs vues vers l’industrie). Il est certain que cette direction technique s’impose et qu’un homme de science, décidé à se consacrer à l’industrie, peut rendre de grands services dans une usine s’il veut se plier aux exigences commerciales et chercher à tirer de ses connaissances théoriques des points d’appui théorique. Il est difficile au contraire à un homme exclusivement commerçant de refaire son éducation scientifique; il peut se trouver en présence de grosses difficultés s’il manque de certaines bases, car comment étudier un procédé nouveau et faire les essais nécessaires s’il n’est pas rompu aux méthodes expérimentales.
- Au point où en est l’industrie de la céramique, certaines questions demandent l’habitude des méthodes scientifiques pour en obtenir la solution et on comprend que les élèves des laboratoires qui, après leur doctorat, ont cherché à se spécialiser ont pu devenir de bons directeurs d’usines au bout de quelques temps de séjour dans les fabriques. Les problèmes de la fabrication courante sont quelquefois assez compliqués et c’est surtout des spécialistes qu’il faut espérer des solutions, car dans bien des cas, les savants consultés pour remédier à certains accidents ont proposé des procédés excellents, mais complètement impraticables hors du laboratoire.
- • Le laboratoire n’est pas la clé de tout, mais il peut préparer des hommes ayant l’habitude des recherches et capables de mener à bien une entreprise.
- Le directeur d’une usine est maître chez lui; s’il a une grande responsabilité il est intéressé aux bénéfices de l’exploitation et généralement il est bien rémunéré. En revanche le travail qu’on lui demande est assez grand, mais, pour celui qui connaît la ténacité des Allemands, il n’y a rien d’extraordinaire, la race germanique étant habituée à donner une grande somme de travail. Le personnel
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- qu’il a sous ses ordres est plus habitué que le personnel français à la discipline, aussi rencontre-t-il une déférence et un respect de la consigne auxquels nous ne sommes pas toujours habitués.
- On s’efforce maintenant de tirer de la mécanique tout le parti possible et, partout où le travail de l’homme peut être remplacé par la machine, on a cherché une solution mécanique. Presque tous les transports à courte distance, soit d’étage à étage, soit dans la longueur de l’atelier, sont faits au monte-charges ou avec une toile sans lin; on supprime ainsi le porteur et le manœuvre conducteur de brouettes, qui d’abord coûtent cher et qui, tout en faisant beaucoup de chemin, produisent peu eu égard à la fatigue qu’ils se donnent.
- La simplification des transmissions du mouvement a amené à tenter l’emploi de l’électricité et l’on a transformé l’ancien mode de transmission avec paliers, engrenages et courroies. La machine produit directement l’énergie électrique que l’on envoie dans une série de réceptrices disposées dans chaque bâtiment. Peu répandu encore, ce mode d’agencement fonctionne d’une manière très satisfaisante. L’électricité employée comme force motrice est utilisée aussi dans de petites fabriques, comme à Hohr dans le Westerwald, qui ne consomment l’énergie que d’une façon intermittente par suite de leur faible production. Dans ce dernier cas la ville est desservie par une station centrale. En donnant un exemple de ce qui occupe les industriels dans les congrès, nous avons déjà donné des renseignements sur la question de l’électricité.
- Dans l’outillage lui-même, l’Allemand est arrivé aune différence de prix de revient toute en sa faveur. Certaines machines-outils peuvent paraître quelquefois plus grêles que les nôtres; néanmoins elles font un bon usage. Le tour ovale se fait à un prix moins élevé que chez nous, aussi son emploi s’est-il généralisé, du moins dans les faïenceries. Il faut faire ici une restriction en ce qui concerne le façonnage de la porcelaine, le matériel construit à Limoges par M. Faure est très apprécié par les étrangers et à ce point de vue nous sommes en France en bonne posture vis-à-vis des constructeurs allemands. Notre matériel est plus robuste et par conséquent plus lourd, mais il est susceptible d’un bon service quand il s’agit d’un façonnage délicat comme celui de la porcelaine.
- Le façonnage ayant été très bien étudié, on a créé pour certaines pièces un matériel d’un fonctionnement précis et d’un rendement avantageux. Je rappellerai les machines destinées à la confection du matériel isolant pour l’électricité, machines encore presque inconnues chez nous, et pourtant d’un usage courant chez nos voisins.
- La lecture des catalogues allemands est des plus instructives; elle montre à la fois la facilité créatrice des constructeurs et le bas prix des constructions.
- Très entreprenants, nos voisins n’hésitent pas à faire des essais et je dois avouer que cette manière de voir leur a permis de réaliser de sérieux avantages,
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- avantages pouvant provenir d’une moindre dépense dans les opérations ou de l’obtention de meilleurs produits avec les mêmes frais. J’ai trouvé chez eux un matériel plus moderne que le nôtre. Leur broyage de matières a été très amélioré et l’on a cherché à tirer des appareils le meilleur parti possible. Très souvent le tamisage et la séparation des grains de diverses grosseurs se font mécaniquement; le fin est envoyé dans les appareils de consommation et la partie trop grosse est renvoyée dans le broyeur. La pulvérisation à l'eau dans le moulin Alsing est presque universelle et ce modèle de moulin est employé pour produire toutes les pulvérisations depuis celle des matières premières jusqu’à celle des émaux et des couleurs.
- On cherche maintenant dans les nouvelles fabriques à cuire le plus possible aux fours continus, et si tous les produits céramiques ne sont pas encore cuits ainsi, on a essayé d’en tirer un grand parti. La cuisson en fours intermittents est menée avec beaucoup de succès dans beaucoup d’usines et les fours à flamme renversée sont d’un emploi constant chez les faïenciers et les porcelainiers.
- Pour la cuisson des poteries décorées en couleurs de moufles, l’usage du moufle continu est très répandu.
- Plus soucieux, peut-être, de la réussite que les industriels français, les industriels allemands contrôlent scientifiquement leurs cuissons et ils apportent, là comme ailleurs, la méthode scientifique poussée un peu loin dans le détail. On ne se contente pas de la simple montre qui, chez nous, doit guider le chauffeur d’après son aspect et que l’on retire du four au moment où l’on juge que la température est suffisamment élevée. On se sert beaucoup des montres fusibles de Seger qui, si le four est bien mené, suffisent pour assurer un bon contrôle de la température. Dans quelques usines on a ajouté aussi un pyromètre électrique et un manomètre destiné à contrôler le tirage du four. On est en droit de se demander s’il n’y a pas abus peut-être d’appareils de contrôle, car les données des montres, du pyromètre, du manomètre correspondent à des observations de grandeurs différentes. Est-il facile d’établir une marche dans un four en tenant compte des effets calorifiques indiqués par les montres fusibles, de la température de la flamme en un certain point donné par le pyromètre, du tirage mesuré par le manomètre et quelquefois aussi de la composition des gaz du four? Cette multiple surveillance peut paraître excessive ; elle est préférable pourtant à l’absence absolue de moyens de contrôle rationnels, basés sur la marche des phénomènes scientifiquement étudiés.
- Le nombre des brevets pris par les Allemands est très grand et dans beaucoup d’usines on a recours à des appareils dont les dispositifs sont la propriété de la société. Le désir de mieux faire a amené des modifications nombreuses à des instruments déjà connus, modifications souvent sans grande importance, mais qui témoignent de l’intérêt que l’on prend aux choses du métier. Le maté-
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- riel employé dans les usines fabriquant un même produit se ressemble dans les grandes lignes; on y trouve pourtant des différences de détail et des solutions variées données aux problèmes de l'installation. Il est indéniable que certaines entreprises ont bénéficié de l'expérience d’autrui, et comme beaucoup d’usines sont de création plus récente que les nôtres, elles ont pu, profitant des progrès accomplis, mieux disposer leurs services. Elles ont installé leurs locaux suivant les exigences de l’outillage moderne et n’ont pas eu à effectuer des remaniements coûteux pour introduire dans une exploitation déjà ancienne un nouveau matériel de travail.
- Les Allemands sont plus amoureux que nous de la nouveauté, aussi se tiennent-ils au courant; ils lisent, et c’est ce qui explique pourquoi les ouvrages techniques se publient facilement chez eux. Il est certain qu’un ouvrage comme les « Seger’s Schriften » réunissant tous les travaux céramiques de ce savant trouverait difficilement un éditeur chez nous et il est très douteux que, si sa traduction existait en langue française, beaucoup d’industriels en France veuillent se donner la peine de se le procurer.
- Le type le plus intéressant à examiner parmi les usines allemandes est représenté par les Thomverke, c’est-à-dire par les fabriques de produits d’argile. Sous ce nom très général on a désigné plus spécialement les fabriques de produits de terre cuite (briques, tuiles, tuyaux, matériaux de construction artificiels, pièces de terre cuite pour la construction). La production des divers articles de ce genre que peut entreprendre une usine est déjà très variée; la fabrication est complétée par l’émaillage des produits, émaillage transparent, opaque ou coloré. Dans certains de ces établissements on ajoute la fabrication du grès industriel (tuyaux, carreaux, récipients), on arrive ainsi à un total de fabrications assez élevé. C’est là certainement que l’on peut se rendre le mieux compte de l’organisation de l’usine allemande.
- Dans beaucoup d’usines allemandes on a établi des colonies ouvrières pour loger facilement et à peu de frais les travailleurs. Certaines grosses entreprises de céramique ont suivi cet exemple et ont fait beaucoup pour rendre le travail moins dur et la vie plus agréable aux travailleurs.
- Les mesures édictées pour protéger la santé des ouvriers ne sont pas observées partout avec la même rigueur. Dans certaines régions, les salles où s’effectue le broyage à la meule sont absolument envahies par des nuages de poussières évidemment fort nuisibles pour l’organisme. Les prescriptions hygiéniques sont difficilement admises par les ouvriers qui quittent les masques qu’on leur enjoint de porter dès que les surveillants les ont perdus de vue. Plus sévères dans d’autres parties du territoire, les comités d’inspection ont obligé les fabricants à ventiler énergiquement. J’ai eu l’occasion de voir, à côté d’un broyeur à sec à meules verticales, fonctionner un ventilateur aspirateur dont les résul-
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- tats étaient excellents. Une trémie de bois venait s’ouvrir entre l’axe de rotation et le chemin parcouru par les meules et, alimentée par une aspiration puissante, elle entraînait les poussières en suspension dans une grande caisse où elles se trouvaient arrêtées par une étoffe.
- Dans les ateliers de pose de couvertes plombeuses, les ouvriers ont presque toujours à leur disposition des salles de lavage bien installées, de manière à leur permettre de quitter l’usine sans emporter avec eux des poussières renfermant du plomb.
- Les précautions à prendre pour éviter les accidents occasionnés par l’emploi des machines, ont motivé aussi la publication d’arrêtés nombreux et sévères. Les arbres, les courroies, sont enfermés dans des conduits de bois ou de treillis, supprimant ainsi la possibilité d’entraînement par suite d’une trop grande proximité. La manoeuvre des appareils est aussi réglementée soigneusement et de nombreux avis en gros caractères, indiquant les passages à ne pas prendre et les manœuvres à ne pas exécuter, sont affichés dans les endroits les plus apparents. On a même combiné des dispositifs empêchant le fonctionnement des appareils; tels que les monte-charges, quand la porte qui en défend l’accès n’est pas fermée. Tous ces dispositifs mécaniques de sûreté ne pourront manquer de se répandre, car la recherche de leur installation est tout à fait dans la tournure de l’esprit allemand.
- II. — Divers genres de fabrication.
- On rencontre en Allemagne pour ainsi dire tous les genres de produits céramiques : terres cuites, faïences, grès et porcelaines.
- § 1er. — TERRE CUITE
- La terre cuite est très employée dans la construction chez nos voisins, elle remplace la pierre, si répandue chez nous, dans la construction des édifices publics et privés et dans la confection des travaux d’art des chemins de fer. A Berlin, par exemple, on trouve toute une série de constructions de briques : le chemin métropolitain roule sur des viaducs de briques et la même matière a servi à la construction de nombreuses gares, le même emploi de la brique se retrouve dans les bâtiments municipaux et les constructions privées.
- Dans les grands centres, l’architecture a cherché à tirer un grand parti de la terre cuite, non seulement sous forme de matériaux de construction tels que les briques et les tuiles, mais aussi comme matière décorative. On a pensé depuis longtemps que du parallélipipède on devait pouvoir passer à d’autres formes et actuellement on fabrique dans divers pays beaucoup de pièces de terre cuite aux
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- contours plus ou moins capricieux. En Allemagne on a jugé qu’à côté d’une production courante et soignée des pièces usuelles il fallait établir une fabrication jumelle destinée à la confection des pièces de terre cuite ornementale, aussi rencontre-t-on des usines qui possèdent un grand assortiment de motifs et qui sont capables de faire, dans de bonnes conditions de façonnage et de prix, les pièces qu’on leur commande. La terre cuite ordinaire n’a jamais besoin, sauf pour sa cuisson, de résister à l’action d’une haute température. 11 suffit donc que l’argile employée pour la fabrication puisse supporter sans déformation le feu nécessaire à sa cuisson. La coloration que prend le produit peut être assez intense, car les terres cuites blanches sont des exceptions. Les conditions que l’argile doit remplir sont donc réduites au minimum et par suite permettent l’emploi d’une grande quantité de terres pour cette fabrication. Les soins apportés au choix des terres, la préparation et le travail de la pâte auront leur influence sur le résultat ; ils déterminent les qualités du produit. Le succès de la fabrication sera donc attaché à la bonne organisation de l’usine, car le produit a peu de valeur et tout perfectionnement améliorant soit le rendement, soit la qualité devra être pris en considération.
- Les grandes fabriques peuvent seules créer et fabriquer, dans les conditions voulues d’économie, tout ce qui concerne le bâtiment. Il faut, en effet, un puissant outillage pour satisfaire tous les caprices de la décoration ; il est nécessaire, en outre, de s’adjoindre des collaborateurs de spécialités diverses pour accepter de livrer à coup sûr les pièces si variées nécessitées par l’architecture moderne. Ceci n’est possible alors que pour les grandes usines et ce sont elles qui peuvent permettre le développement de la construction en terre cuite.
- On rencontre maintenant de grandes installations : les Thonwerke qui ont englobé toute la fabrication des produits de terre cuite. Les Thonwerke sont la propriété de grosses sociétés et occupent plusieurs centaines d’ouvriers. Leur outillage mécanique permet une production considérable et leur direction est très judicieusement menée, ce qui leur assure une fabrication moins accidentée que celle des petites fabriques dont les ressources limitées ne peuvent recourir â des conseils éclairés mais coûteux.
- J’ai eu l’occasion de voir plusieurs de ces superbes établissements, et l’audace de leur conception m’a parfois surpris. Ils sont disséminés dans toute l’Allemagne et sont en bonne voie de prospérité. La Hesse-Nassau, le Rheinland, la Westphalie, la Poméranie et la Silésie renferment les plus fortes installations. Les fabriques de ce dernier pays sont presque toutes desservies par les deux grandes lignes : Berlin à Breslau et Breslau à Gôrlitz ; on les voit se succéder le long du trajet, quelques-unes ayant donné une sérieuse importance à des bourgades de quelques maisons, d’autres ayant ajouté à la prospérité de la petite ville qui les renferme. En suivant les lignes citées plus haut nous rencontrons :
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- Sommerfeld (à la limite de Brandebourg), Siegersdorf, Liegnitz, Waldenburg, Saarau, Lauban. Toutes ces usines sont à proximité du chemin de fer, desservies par un embranchement, et chargent directement leurs produits sur wagons.
- Briques. — La brique destinée à la construction est surtout faite à la filière; le pressage à sec (procédé Gzerny) dont nous dirons quelques mots tout à l’heure est seulement en voie d’installation en Allemagne. L’ensemble des opérations est conduit de manière à mettre à contribution le moins de mains possible. Les terres, additionnées de matières dégraissantes et amenées à l’humidité nécessaire, sont jetées dans un malaxeur. Suivant le dispositif horizontal ou vertical adopté pour la machine à briques, la trémie d’entrée se trouve au même étage ou à l’étage supérieur, elle est desservie par une toile sans fin ou un monte-charges à plateaux constamment en mouvement et sur lesquels un ouvrier j et te les balles de pâte qu’il retire à la sortie du malaxeur. Un deuxième ouvrier prend les morceaux de pâte au terme de leur trajet et les introduit dans la machine. A la sortie, un troisième travailleur manœuvre l’appareil coupeur ; des porteurs, qui sont souvent des femmes et des enfants, enlèvent les pièces au fur et à mesure de leur séparation.
- Pour certaines argiles dont le travail est moins facile on a dû compliquer la manœuvre. J’ai vu procéder comme il suit : la pâle venant du malaxeur arrivait à l’étage supérieur au moyen d’nn monte-charges, puis elle était laminée dans un jeu de cylindres qui l’amenait au rez-de-chaussée ; on la plaçait alors dans un second monte-charges qui l’élevait encore une fois au premier étage d’où l’on introduisait alors la pâte laminée dans la machine à briques.
- Moins favorisés que nous sous le rapport de la température, les Allemands ont eu à soigner davantage l’installation de leurs séchoirs. Ils ont cherché à tirer parti le plus possible de la chaleur perdue des fours. Certains séchoirs sont établis directement au-dessus des fours, d’autres sont installés plus loin mais sont traversés par nn courant d’air chaud puisé dans les chambres en refroidissement. Dans les briqueteries on trouve aussi des tunnels-séchoirs.
- La cuisson en fours continus est générale ; les fours les plus employés sont les fours type Hoffmann.
- M. Otto Bock a proposé de donner au four Hoffmann une disposition qu’il emploie depuis deux ans. L’appareil se compose d’un canal ayant la forme rectangulaire et le dispositif ordinaire du four Hoffmann. Dans le mur intérieur sont ménagées des ouvertures communiquant avec la cheminée et destinées à relier le four à la cheminée. Il n’y a plus ni portes ni voûtes ; tout le service du four se fait par la partie supérieure, comme le montre la figure. L’enfournement doit être disposé de telle sorte qu’il reste entre les briques des conduits longitudinaux pour permettre le passage des flammes ; quant à la voûte, elle est formée de briques crues juxtaposées. Après la cuisson, ces briques sont à demi
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- cuites; on les emploie alors pour constituer la sole dans une autre cuisson.
- Ce four donne (fig. 1), entre autres avantages, une grande facilité pour la cuisson, car il s’adapte à tous les formats sans perdre de place ; les trous de charge peuvent s’établir à la volonté de l’enfourneur.
- Un four de 33 mètres de longueur, ayant 3 mètres de largeur et lm,50 de
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- Fig. 1.
- hauteur, peut être desservi par cinq ouvriers pour l’enfournement et le détournement de 10 000 briques par jour.
- L’idée de faire la brique par pressage à sec n’est pas absolument neuve, mais jusqu’ici elle a été peu appliquée. M. Czerny a combiné un matériel spécial pour ce genre de travail et son procédé est appliqué en Autriche à Unter-Themenau près de Vienne. D’après les renseignements communiqués par l’auteur, la production annuelle serait de plusieurs millions de briques.
- En Allemagne le procédé était en voie d’installation, lors de mon voyage, et
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- ne fonctionnait pas encore. On construisait dans le Mecklembourg près de Neu-Streiitz une usine destinée à travailler d’après le procédé Czerny. Nous nous bornerons donc à reproduire sur le procédé lui-même les renseignements que l’on a bien voulu nous communiquer.
- L’argile est d’abord laminée dans une paire de cylindres garnis de pointes. A la sortie de l’appareil un élévateur emporte la terre dans un séchoir où elle se sèche complètement en huit à dix minutes. Du séchoir l’argile sèche, mais encore chaude, passe dans un réfrigérateur. L’argile refroidie est additionnée de quelques centièmes d’eau et cette quantité de liquide à ajouter est dosée de manière à obtenir un mélange convenable pour le façonnage. L’argile mouillée est transportée mécaniquement au moyen d’une vis limaçon dans un désintégrateur qui détermine un mélange complet de la terre avec l’eau et donne à la masse de l’homogénéité. Il sort du désintégrateur une poudre homogène qu’un élévateur entraîne dans un blutoir rotatif. La poudre que laisse passer ce dernier appareil est introduite alors dans des presses hydrauliques pour le façonnage. La cuisson peut être effectuée immédiatement après le façonnage.
- Le succès de l’opération dépend de quatre données qu’il faut connaître pour chaque sorte d’argile employée : humidité, dimensions des grains, intensité de la pression à exercer et durée pendant laquelle elle doit être maintenue. Si l’on a soin d’étudier les conditions à remplir, on peut avoir une fabrication régulière et très satisfaisante sous le rapport de la forme et de la structure des produits.
- Le procédé de pressage à sec a l’avantage sur le façonnage en pâte plus ou moins molle, de permettre d’employer des terres à briques telles qu’on les trouve sans addition de corps amaigrissants. Cette adjonction de corps antiplastiques dans la pâte diminue les qualités des produits, les briques à base d’argile seules étant préférables.
- Les frais d’exploitation par le pressage à sec sont moins élevés qu’avec le façonnage en pâte molle.
- Il n’y a d’avantage à employer le pressage à sec que pour une production annuelle d’au moins trois millions de briques. Toujours d’après l’auteur on peut évaluer les frais des deux procédés à 8 900 marks (411 125 francs) pour le façonnage en pâte molle et 6 800 marks (8 500 francs) pour le pressage à sec, soit une économie de 2100 marks (2 625 francs).
- Il est difficile de se prononcer encore sur la valeur de ces affirmations ; en tout cas, dans les congrès de fabricants de terre cuite tenus depuis deux ans, le représentant de ce procédé en Allemagne, M. Watern, est venu donner de bons renseignements sur le fonctionnement du pressage à sec.
- Tuiles. — La fabrication de la tuile est trop analogue à celle des briques pour mériter une mention absolument spéciale. La tuile se fait à la machine. Pour les tuiles à emboîtement on emploie les presses à tambours. Certaines machines
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- en moulent trois à chaque pressée, soit quinze par révolution complète du tambour pentagonal. Pour la tuile ordinaire on emploie des machines à filières qui débitent la pâte sous forme de croûtes que l’on débite à la forme voulue. L’appareil coupeur peut d’une seule manœuvre opérer le découpage complet de la tuile. La figure montre un appareil qui sépare, d’un seul coup, de la croûte la tuile, donne à l’extrémité la forme arrondie et au moyen d’un fil horizontal enlève la côte qui doit former le tenon sur la longueur nécessaire.
- Carreaux. — Le carreau de terre pour dallage se fait à la presse ou à la filière. Le carreau rouge en terre ordinaire se fait souvent en pâte molle à la filière. Quand on désire du carrelage résistant, on prépare des pâtes un peu différentes de la simple terre cuite. Par l’introduction d’une petite quantité de matières fusibles (feldspath, laitiers) on obtient des masses qui tiennent le milieu entre la terre cuite et le grès. Ces pâtes sont façonnées à sec. On emploie pour ce travail deux sortes de presses : tantôt le moule est mobile, tantôt, au contraire, le moule est fixe. (J’ai vu les deux systèmes fonctionner dans la même usine.) Quand la poussée se fait par le fond, le démoulage se fait automatiquement; une fois le couvercle enlevé, la poussée soulève le carreau. On donne, en moyenne, une pression de 120 atmosphères.
- Pour obtenir la pâte sèche pour le pressage des carreaux, il n’est plus nécessaire d’avoir une dessiccation absolument régulière; on peut provoquer un rapide départ de l’eau, sauf à obtenir des portions de plasticité différente. J’ai vu sécher ces pâtes sur des boîtes plates, chauffées à la vapeur et disposées en étagères; une fois raffermies suffisamment, ces pâtes sont pulvérisées et sont alors prêtes à l’emploi.
- Terres cuites architecturales. — Les briques et les tuiles, surtout les premières, forment les deux matériaux principaux de la construction en terre cuite. Il a fallu pour compléter la parure des édifices, comme nous l’avons dit, créer une fabrication d’autres pièces moins employées, plus chères, destinées à donner de l’agrément à la construction.
- Dès que l’on sort des formes géométriques simples, la fabrication se complique; le façonnage mécanique ne peut plus s’appliquer, il faut recourir au moulage à la main, plus lent et plus coûteux. Presque toute l’ornementation en terre cuite est faite par ce moyen. Il faut s’attendre à rencontrer dans cette fabrication plus de difficultés que dans les précédentes, car il faudra prévoir les résultats probables des projets et pouvoir assumer la responsabilité de la fabrication d’un produit dont on devra savoir faire le prix à l’avance, car la plupart du temps on ne fait pas de nombreuses séries d’articles rigoureusement identiques.
- Les Thonwerke allemands ont fait des progrès sérieux dans cette voie et leurs produits sont très satisfaisants au point de vue industriel. Nous
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- n’avons pas ici à considérer leur valeur artistique et à l’apprécier; tout ce qui se rapporte à l’esthétique n’ayant pas à être étudié par nous.
- Dès que l’on se trouve en présence de grosses pièces, les précautions sont autres et il y a une conduite du travail toute spéciale pour ce genre de produits.
- Terra cotta. — On fabrique aussi en Allemagne, sous le nom de terra cotta, un produit dont le nom traduit en français par « terre cuite » donnerait une idée tout à fait fausse, éveillant le souvenir des statuettes de terre rouge. La terra cotta est faite avec une argile dégraissée avec du ciment et additionnée de feldspath en quantité suffisante pour agglomérer un peu la masse. Cuite très haut, cette terra cotta est excessivement dure, compacte et fait feu avec l’acier. Ce n’est pas une terre cuite proprement dite. On la décore avec des couleurs, sans glaçure, de manière à lui laisser un aspect peu brillant. On l’emploie dans l’architecture, car on peut lui donner de nombreuses formes. Ce produit doit pouvoir bien résister aux intempéries.
- Joignons à cette fabrication celle des matériaux de construction artificiels. On arrive à imiter la pierre, en terre cuite, avec une perfection suffisante. Ces matériaux artificiels sont fabriqués en assez grande quantité pour constituer un produit spécial intéressant.
- La terre cuite peut se présenter avec des couleurs différentes suivant les impuretés qu’elle renferme. Dans la fabrication des matériaux de construction on utilise cette propriété et l’on trouve un échantillonnage très varié comme couleurs. Les matières vont du blanc pur au gris, au jaune et au rouge brun avec toutes les teintes intermédiaires.
- La terre cuite seule ne présente pas une variété suffisante; dans bien des constructions on la recouvre d’émaux colorés qui, par leur éclat et leur tonalité, viennent ajouter un très heureux effet. En réalité la terre cuite émaillée est une faïence, mais comme elle est faite dans les mêmes établissements que la terre cuite ordinaire nous la citerons ici même.
- Les émaux que l’on applique sur la terre cuite sont généralement transparents, ce sont des silicates plombeux ; les colorants utilisés ne méritent pas de mention spéciale, car la palette est forcément réduite aux tonalités que donnent les colorants de prix peu élevé.
- Les émaux blancs opaques sont souvent stannifères, mais beaucoup d’usines commencent à employer les couvertes fluorées. Le plus souvent on part de la cryolithe.
- ' Briques, tuiles, carreaux peuvent recevoir de semblables préparations et l’on trouve maintenant un assortiment très varié de tons à des prix abordables.
- Les grosses pièces restent encore la propriété de certaines usines; une des plus renommées comme des plus importantes pour ce genre de production est
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- située à Merzig-sur-la-Saar. On y fait beaucoup de terres cuites architecturales émaillées (médaillons, balustrades, carreaux, motifs ornementaux) et quelques objets de grande taille comme des baignoires. Cette usine, qui fait partie de la Société Villeroy et Bocli, est une des plus considérables du Rhein-land et je crois la plus importante d’Allemagne. A Siegersdorf, en Silésie, on se livre au même genre de travaux avec un égal succès. Cette dernière fabrique est la propriété d’une autre société.
- Produits réfractaires. — L’incessante extension de l’industrie allemande et surtout de l’industrie métallurgique a nécessité la création, dans le pays même, d’une fabrication perfectionnée des produits réfractaires. Aujourd’hui les différents appareils où l’on opère à haute température emploient de nombreuses pièces réfractaires qu’il faut fournir toutes prêtes à poser. Je citerai comme exemple les fours à bassin pour la verrerie; leur emploi a contribué à exercer Fhabileté des manufacturiers qui, une fois partis dans la voie des créations, entreprennent actuellement la fabrication de pièces lourdes et compliquées. On fait actuellement des blocs mesurant 100 X JO X 15.
- Les produits réfractaires allemands appartiennent aux deux types : briques de Dina (Dinasteine) et briques réfractaires ordinaires (Feuerfeste steine, Cha-mottesteine). Les premiers sont des briques siliceuses, les seconds les produits réfractaires ordinaires à base de silicate d’alumine.
- Les produits réfractaires sont moulés à la main (1) presque toujours; ce modeste façonnage est plus coûteux que le travail mécanique, mais il donne de beaux produits, de qualité supérieure, qui peuvent supporter cette petite majoration, car le prix de la matière est relativement élevé. On donne un grand soin à la fabrication du ciment (chamotte) destiné à l’amaigrissement des argiles réfractaires et, en général, à la préparation des matières premières destinées à ce genre de produit. La fabrication du ciment pour la vente au dehors se fait aussi dans certaines usines. Les débris de gazetterie de bonne qualité sont aussi employés comme ciment, et des fabriques qui jusqu’ici avaient jeté leur gazetterie hors d’usage dans des terrains leur appartenant, l’enlèvent et l’expédient dans les fabriques de produits réfractaires.
- » Les produits réfractaires siliceux sont faits avec des quartzites lavées et broyées. Le broyage se fait, après concassage, dans des moulins à billes à sec.
- Les produits réfractaires sont à base d’argile et de ciment; ce dernier est naturellement d’une grosseur appropriée au genre de fabrication.
- Quelques détails sur la cuisson me semblent bons à être signalés. On cuit les produits réfractaires à une température assez élevée; à ce sujet je dirai que les renseignements qui m’ont été fournis, m’ont paru quelquefois exagérés.
- (1) On fait pourtant des briques à la filière.
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- Si les chiffres sont justes, c’est que les appareils de mesure ont été placés dans des régions exceptionnellement chaudes du four. En tout cas, la température de cuisson est supérieure à celle de la cuisson de la porcelaine dure et doit atteindre entre 1 400° et 1 500°.
- Fours. —La cuisson par le four Hoffmann a l'inconvénient de placer le combustible en contact avec les matières à cuire ; pour les briques il y a peu d’inconvénients à opérer ainsi ; il n’en est plus de même avec les autres genres de terre cuite.
- Le four Hoffmann a été transformé pour fonctionner avec un combustible
- Fig. 2.
- gazeux. Un des appareils donnant les meilleurs résultats est le four Escherich de Sehwandorf ffig. 2).
- Le four est un four Hoffmann rectangulaire dont les trous de charge livrent passage à des chandelles de terre réfractaire, amenant le gaz dans la galerie du four et servant de brûleurs. Le gazogène provenant des générateurs est amené par une conduite g qui longe le milieu du four et introduit dans les chandelles au moyen d’un raccord mobile.
- La figure ci-contre donne le schéma de l’installation de la fabrication des produits réfractaires de la fosse Victoria près de Hoetensleben.
- Dans ce pays se trouve un gisement de charbon, partie à ciel ouvert, partie « souterrain. Entre les couches on trouve de l’argile réfractaire. On a installé une fabrique pour exploiter cette terre. Nous voyons dans le plan qu’elle comprend un concasseur à mâchoires pour briser le ciment et un moulin à billes pour le
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- pulvériser. L’argile à son tour est réduite en fragments et les deux matières sont mélangées, puis, au moyen d’un élévateur, amenées au premier étage dans une machine à cylindres pour être laminées. De là la masse arrive dans la presse à briques et après sortie de la filière et découpage est emmenée par un second élévateur dans le séchoir placé au-dessus du four. Le four ici représenté a seize chambres de la capacité de 3 500 briques; sa production annuelle est de 2 500000 briques. Deux chambres sont cuites par vingt-quatre heures.
- Le four Mendheim est également employé dans la fabrication des terres cuites. Ici le gaz arrive sous la sole et son introduction est réglée par des registres ouvrant et fermant une canalisation.
- Le four Mendheim est un four à chambres, sa construction est plus compliquée que celle de l’appareil précédent. Ce four peut se construire avec un grand nombre de chambres et être allumé en plus d’un point; on utilise alors deux régions du four simultanément. La contenance des chambres peut atteindre 20 mètres cubes et même plus.
- La cuisson au gazogène permet d’obtenir des produits propres, mais elle est plus coûteuse, comme dépense de combustible, que le chauffage direct. Dans son rapport sur la question : « Pour quelles sortes de produits les fours à gazogène sont-ils avantageux? » M. Matern conclut, qu’en moyenne, le rapport des frais de cuisson au charbon et au gazogène serait de 7 à 10.
- Le gazogène d’eau est très avantageux, au moins en théorie; bien purifié il fournit un bon combustible, moins riche en azote que le gazogène ordinaire. Par contre, il faut, pour le produire, volatiliser l’eau et consommer l’énergie calorifique nécessaire au travail de la décomposition de l’eau. Quelle est l’économie réelle résultant de son emploi? La question n’est pas, je crois, mieux tranchée en Allemagne qu’en France, car le gazogène d’eau n’est pas d’emploi courant.
- On a cherché à produire le gaz d’eau dans le four même et je signalerai un four à dispositif particulier, employé à l’usine de Wirges (Hesse-Nassau) de la Société anonyme des produits réfractaires de Vallendar. Au lieu d’alimenter la combustion avec du gazogène d’eau, on produit le gazogène dans le four lui-même. Le combustible, qui est du coke dans le cas présent, est introduit dans le. four comme dans l’appareil Hoffmann, c’est-à-dire par la partie supérieure, et tombe sur une grille. Un jet de vapeur lancé par dessous vient produire du gaz d’eau au contact du charbon incandescent.
- Ce four ne présente pas une nouveauté absolue et il a été violemment critiqué dans les journaux allemands; je le cite néanmoins à cause de sa construction originale. La consommation de combustible serait de 6,5 p. 100, d’après les renseignements officiels; on cuirait en vingt-deux heures soixante-dix tonnes de produits avec une dépense de 4 550 kilogrammes de charbon.
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- La cuisson des produits émaillés a amené les inventeurs à chercher des dispositifs permettant de cuire les matières sans les mettre en contact avec la flamme.
- Nous terminerons ce court exposé des fours continus en décrivant le four-moufle Augustin.
- Pour bien faire comprendre l’appareil, nous en donnons (fig. 3) une coupe longitudinale, une coupe transversale et une coupe horizontale. La coupe longitudinale est faite dans sa première moitié suivant l’axe du four E, dans sa seconde moitié suivant une direction parallèle II à cet axe.La coupe transversale est effectuée également suivant deux directions, toutes deux perpendiculaires à l’axe; l’une d’elles traverse l’axe d’une chambre; l’autre est faite un peu plus loin parallèlement à la première. La coupe horizontale est faite à quatre hauteurs, I, II, III et IV ; il est facile de s’en rendre compte en jetant un coup d’œil sur la première coupe où l’on a figuré les directions de ces différentes sections.
- L’appareil représenté ici comprend six chambres de moufles; on doit le construire avec plus de développement, mais six chambres suffisent pour la description. On ne doit pas descendre au-dessous de huit pour que le rendement soit avantageux; il est préférable d’en avoir dix au moins.
- Le four se compose de deux séries de chambres accolées; entre les deux rangées se trouve un conduit en relation avec la cheminée; ce canal sert pour l’évacuation des produits de la combustion. La communication avec la cheminée s’établit par le moyen d’un obturateur à cloche h (voir coupes suivant III et suivant GD).
- Chaque chambre de moufle est desservie par deux portes. Le chauffage s’effectue en dessous et par côtés. Dans les soubassements du four ont été établis quatorze conduits b en relation avec un conduit parallèle /; au-dessus du canal / se trouve un second canal d plus étroit qui permet d’établir une communication sous le moufle avec le brûleur suivant : ainsi d, communique avec gr Chaque chambre de moufle est chauffée par des systèmes de tubes parcourus par les flammes et par les flammes passant sous la sole.
- Examinons le fonctionnement de l’appareil. Supposons qu’il y a des moufles cuits (ce seront les derniers numéros par exemple) et examinons ce qui se passe pour la cuisson de 1. Levant chaque conduit b se trouvent deux obturateurs à cloche i et a \ l’obturateur i permet, lorsqu’on le soulève, l’entrée de l’air dans l’appareil, l’obturateur «, quand il est levé, donne accès au gazogène. Ouvrons d’abord zl3, l’air pénètre par bl3 dans les conduits déjà chauds, puis ouvrons en a, la communication avec la canalisation du gazogène; le gazogène pénètre dans bi, passe dans l et s’engage dans les troncs c en face du canal d. La combustion peut s’opérer alors et les flammes montent dans les tubes c, puis redescendent dans le tube/et trouvent au fond de f le canal g qui leur laisse Tome 101. — 1er semestre. — Janvier 1901. 6
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- libre l’entrée sous la sole. Après avoir passé sous la sole, les gaz chauds sortent en dr En somme, ce four ressemble à une sorte de four à chandelles, seulement les chandelles sont enfermées dans une enveloppe réfractaire. La manœuvre du four consiste à ouvrir et fermer trois sortes de registres : les registres a qui
- Coupe suivant E. Coupe suivant II.
- amènent le gazogène, les registres i qui introduisent l’air et les registres h qui ouvrent la communication avec la cheminée.
- Dans cet appareil les canalisations du gazogène et de l’air sont identiques, seulement c’est l’air qui traverse les canalisations chaudes et celles à échauffer.
- §2. — FAÏENCES
- La faïence est représentée en Allemagne par les trois types : faïence commune, faïence émaillée et faïence fine.
- La faïence commune est surtout consacrée aux ustensiles de ménage bon marché comme dans les autres pays; la fabrication doit suffire à la consommation des régions avoisinantes, généralement elle n’a pas d’autre ambition.
- La manière dont est conduite cette industrie ne présente pas de particularités bien intéressantes. Un centre de production abondante se trouve en Silésie;
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- on vend beaucoup de poterie bon marché provenant de Bunzlau, petite ville située sur la ligne de Gorlitz à Breslau.
- La poterie de Bunzlau est recouverte d’une couverte non plombeuse, souvent la poterie est engobée. Cette poterie doit sa réputation à sa solidité, sa fabrication se fait sur de vieilles données.
- La faïence commune à émail stannifère est surtout employée pour faire les carreaux de poêles. Le mode de chauffage adopté dans le pays diffère du nôtre, on a conservé le grand poêle de faïence. Les poêles se font surtout en faïence commune avec émail opaque stannifère ou émail plombeux transparent. On en fabrique de très beaux, véritables objets de luxe dont les musées allemands renferment d’intéressants spécimens.
- Les fabriques de carreaux de poêle sont forcément nombreuses, car un article aussi lourd ne peut guère voyager dans de bonnes conditions.
- Les carreaux de poêles sont moulés et cuits dans des fours ronds à axe vertical, comme les fours employés dans les fabriques de faïences fines. Quelques petites fabriques emploient encore des fours couchés.
- La faïence fine représente la plus grosse partie de la production totale de la faïence. C’est l’article le plus important de ce genre de poterie puisque pour lui on se préoccupe beaucoup de la forme et du décor. Destinée à être employée dans les classes aisées de la société, la faïence fine reçoit depuis les décors les plus simples jusqu’aux plus compliqués. Sa fabrication a pris un développement important et son commerce s’élève à une grosse somme.
- Les établissements qui fabriquent la faïence fine sont nombreux. On ne trouve pas comme en Angleterre, le pays d’origine de cette fabrication, des centres comme le Stafîordshire. Ce sont, au contraire, des usines importantes disséminées dans le pays qui s’occupent de cette poterie. Au premier rang on peut citer les établissements de la société Villeroy et Boch à Mettlach et Wal-lerfangen (Vaudrevanges) dans la Prusse Rhénane, à Schramberg dans le Wurtemberg et à Dresde en Saxe. La faïencerie de M. Mehlem à Bonn sur le Rhin est également renommée.
- La fabrication de la faïence fine, plus encore que celle de la porcelaine, est entrée dans la production de l’article bon marché et il faut une organisation bien comprise dans les opérations pour que le résultat soit rémunérateur. L’article de luxe n’occupe pas une place considérable; il sert quelquefois de réclame à la maison, car l’écart entre la vente de l’article cher et la vente de l’article courant est notable et en faveur de ce dernier. Maintenant la faïence blanche s’emploie de moins en moins dans les services et nous rencontrons dans le commerce des pièces presque toujours ornementées, même celles dont la valeur est minime. Le choix des formes et du décor interviendra dans la réussite de l’entreprise car le goût va intervenir; c’est de lui que dépendra en partie la
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- facilité d’exécution puisqu’il déterminera la création de pièces dont l’allure doit plaire et dont la fabrication doit être possible sans trop grande complication.
- Les argiles du Palatinat bavarois sont très avantageuses pour la fabrication delà faïence fine,on trouve pourtant dans les fabriques du Rheinland des argiles françaises (argiles de Montereau par exemple).
- Pour faciliter le broyage des argiles, on les débite quelquefois en fragments à la tailleuse; on obtient ainsi une désagrégation plus rapide des mottes. Le broyage des matières dures se fait au moulin Alsing à l'eau, le moulin à blocs pouvant être considéré comme abandonné dans les usines bien montées.
- Le calibrage mécanique est employé presque uniquement comme chez nous. Actuellement on cherche à couler le plus de pièces possible, car il y a dans ce mode de façonnage une économie de main-d’œuvre jointe à une facilité de production; le mouleur ou le calibreur sont alors remplacés par une femme ou un apprenti auxquels on donne au plus la moitié du salaire d’un ouvrier. La suppression de certains collages a en outre bien des avantages; on peut, grâce au coulage, obtenir un pot à lait, par exemple, avec son bec et son anse d’une seule venue. Jusqu’ici le coulage se fait avec une barbotine additionnée de carbonate de soude; l’emploi du silicate de soude ne m’a pas paru général.
- La cuisson se fait dans des fours assez grands, le type le plus répandu est le four cylindrique à axe vertical bien connu ; le modèle courant a de 6 à 7 mètres de diamètre et 5 mètres de hauteur avec 10 alandiers. Ces fours sont à flamme renversée et présentent cette disposition compliquée, employée presque partout, qui consiste à présenter à la flamme sortant du foyer deux carnaux d’entrée dont l’un va au centre et l’autre monte le long des parois. En étudiant la marche des gaz chauds dans ces appareils compliqués, certains industriels ont cherché à déterminer les meilleures sections à donner aux carnaux; il semble que jusqu’ici leurs résultats soient entachés d’incertitude et à ce point de vue les faïenciers allemands sont dans le cas de bien des faïenciers français qui déclarent ne pas pouvoir cuire de faïence sans cette disposition de four. Faisons remarquer pourtant que les dimensions adoptées ici sont préférables à celles de certains fours français qui atteignent jusqu’à 7 mètres de hauteur. Il n’y a aucun avantage à faire des piles aussi élevées ; les casetles inférieures supportent une très forte charge et demandent une fabrication très soignée si l’on veut se mettre en garde contre des écroulements possibles.
- Pour la décoration courante on a perfectionné les préparations d’impression. Les papiers de laZieherdrück Anstalt à Glogau ont simplifié beaucoup la manœuvre. La composition est imprimée sur une couche de composition combustible insoluble dans l’eau, posée elle-même sur une couche soluble dans l’eau chaude en contact avec Je papier. Il suffit de placer le sujet dans l’eau tiède pour le séparer de son support. A ce moment on enlève le tout, en se servant du papier comme
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- soutien, on applique ce môme papier sur la pièce et on met en place; il n’y a plus qu’à le tirer par-dessous. La composition vient s’appliquer sur la surface à décorer, il reste à l’étendre en évitant les plis. On passe ensuite en moufles. Ce procédé laisse derrière lui tous les papiers à mixture encore en usage.
- §3. — GRÈS
- Le grès (1) a de nombreux usages comme poterie domestique; l’industrie chimique consomme maintenant de grandes quantités d’objets de grès, sous forme de tuyaux et de vases.
- La poterie de grès, en outre de la vaisselle ménagère, a un débouché national dans la fabrication des pots à bière. En dehors du vase cylindrique à poignée dont quelques spécimens ont paru chez nous et ont remplacé la chope, on fait beaucoup de pots décorés dont le déhit vient augmenter la fabrication courante. Il y a encore de petites fabriques de faible importance, groupées dans une même région, absolument comme notre fabrication du Beauvaisis. Dans le Westerwald (Hesse-Nassau), à IIohr-Grenzhausen, on rencontre ce genre d’industrie pratiquée dans de nombreuses petites fabriques.
- La cruche à bière tient une grande place dans les productions du pays ; on fait depuis les modèles les plus simples en grès salés jaunes ou gris jusqu’aux pièces les plus riches et décorées en couleurs. Le modèle le plus courant est muni d’un couvercle en étain plus ou moins ornementé ; dans la ville on rencontre quelques fondeurs d’étain qui livrent aux fabricants de grès le métal dont ils ont besoin.
- Ce genre est surtout localisé en Allemagne, il a (fîg. 4) son originalité propre. On fait aussi de nombreux vases soit en grès clair sans décors colorés, soit en grès gris avec décors en bleu. Ces vases sont le plus souvent des copies de pièces conservées dans les musées; les sujets des reliefs qui les ornent sont empruntés à l’Histoire ancienne. On voit aussi, surtout dans les pièces en couleurs, des décors rustiques.
- A côté de cette fabrication d’objets ayant un peu le caractère de bibelots se trouve une petite industrie d’ustensiles de grès usuels (pots à beurre, cruches, tuyaux, etc.) pour la consommation régionale.
- La fabrication de Hôhr est alimentée par des gisements de terre de Wester-wald, tout proche du pays. La pâte est faite avec un mélange d’argile maigre et d’argile grasse que l’on humecte et que l’on malaxe mécaniquement. Le travail se fait presque entièrement au tour. Le pot à bière à reliefs se fait par calibrage ; on commence par préparer des housses cylindriques, puis on les introduit dans
- (1) Sous le nom de grès nous considérons seulement la poterie non translucide à pâte compacte et à cassure vitrifiée.
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- un moule placé sur la tête du tour, on les applique à l’éponge et on découpe le profil interne au calibre. Les formes de fantaisie nécessitent le moulage le plus souvent. Les ustensiles usuels sont tournés, sauf le tuyau qui se confectionne à la presse ; ce dernier est tournassé, après raffermissement, sur le tour horizontal.
- Les grès de Hôhr sont des produits bon marché et leur consommation n’est
- Fig. 4.
- pas telle qu’ils permettent de vivre à beaucoup d’ouvriers. Les fabriques sont petites, nombreuses et travaillent encore quelquefois avec des appareils rudimentaires. Beaucoup de fours sont horizontaux, chauffés au bois; ils rappellent les fours couchés du Beauvaisis. Leur contenance moyenne est de 16 à 20 mètres cubes. Leur cuisson dure soixante heures. On rencontre aussi des fours analogues aux fours à faïence à axe vertical; ils servent à la cuisson du grès décoré et brûlent de la houille. L’usage du four horizontal est général pour la cuisson du grès salé.
- L’exemple de Hôhr montre qu’il existe encore de petites industries locales en pleine activité à côté des grandes usines, j’ai pensé qu’il était intéressant de les faire connaître. Des fabriques plus importantes s’occupent également de la fabrication du grès; leur outillage ne présente rien de spécial, il ressemble à celui des faïenceries. Les fours sont semblables aux fours à faïence, leur ma-
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- nœuvre est simplement réglée en conséquence, puisque le grès exige une cuisson lente.
- Le grès, genre anglais, a été essayé aussi en Allemagne et on le fabrique actuellement avec succès; il est réservé exclusivement aux objets ayant une tournure artistique. AMetllach, en même temps que la faïence, on fait du grès qui s’est acquis une certaine renommée. Ce grès est décoré avec des pâtes rapportées.
- La poterie chimique est faite maintenant dans de grandes usines. Certains Thonwerke ne se contentent pas de livrer de la terre cuite; ils se sont adjoint la production des grosses pièces de grès. Les usines d’Euskirchen, de Merzig, par exemple, sont dans ce cas.
- Les articles importants du grès pour l’industrie chimique sont surtout les vases (forme tourie ou forme pot) et la tuyauterie.
- Les terres à grès allemandes sont très bonnes pour ce genre de produits; on les dégraisse avec du ciment de grès de préférence aux éléments siliceux. Le moulage joue le rôle principal dans cette fabrication, car le tuyau presque seul est fait à la mécanique. La tuyauterie se fait à la presse à filière circulaire; on fait ainsi des tuyaux qui ont jusqu’à un mètre de diamètre. Les petits tuyaux sont ensuite tournassés au tour horizontal; pour les gros, on corrige par un tournassage intérieur les aspérités et les tendances aux déformations intérieures. Celte opération délicate à mener à bonne fin s’effectue après que la pièce a pris quarante-huit heures de repos. L’appareil employé pour ce travail se compose d’un équipage mobile autour d’un axe vertical que l’on peut introduire dans le tuyau et auquel on donne un mouvement de rotation.
- La tourie est moulée en deux parties que l’on colle ensuite; les grands vases sont également moulés, on en rencontre couramment qui contiennent plusieurs hectolitres.
- Les tuyaux bifurqués et les vases tubulés sont naturellement munis de leurs garnitures par collage.
- On cuit ces grès, enfournés en charge, avec lenteur; l’opération dure plusieurs jours. On emploie souvent des fours rectangulaires à flamme renversée, contenant 150 mètres cubes. La cuisson s’effectue à la montre 12 de Seger.
- Ces grès se font avec ou sans glaçure salée.
- § 4 — PORCELAINES
- Les Allemands nous avaient devancés dans l’établissement de la fabrication de la porcelaine dure. Les manufactures suivantes produisaient de la porcelaine avant Sèvres : Meissen en 1709, Vienne en 1718, Nymphembourg en 1745, Berlin en 1750. Notre Manufacture nationale montrait ses premières pièces à
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- l’Académie des Sciences seulement en 1769; la porcelaine tendre française était connue en revanche dès 1695. La priorité de l’Allemagne au point de vue de la découverte n’avait pas empêché la porcelaine française de prendre une très bonne place sur le marché et les exportations de cet article ont eu une réelle importance jusqu’à ces dernières années. Actuellement la situation est changée, leur concurrence nous ferme ainsi un certain nombre d’issues, notamment en Amérique. Sans avoir l’élégance de nos formes et la grâce de nos décors, leurs porcelaines se vendent beaucoup. Par suite de l’insuffisance de protection de la propriété industrielle, nos modèles sont copiés et surmoulés avec plus ou moins d’habileté, de sorte que nous ne gardons que très difficilement l’avantage de notre originalité. La position du porcelainier français à ce dernier point de vue mérite attention, car il faudrait pouvoir lui assurer le profit de sa personnalité.
- L’industrie porcelainière ne s’est pas massée dans des régions déterminées comme nous le voyons dans le Berry et le Limousin.
- Les usines se trouvent plus disséminées qu’en France, mais on en rencontre beaucoup, de préférence dans le Sud, pas trop éloignées des gisements de kaolins. Leurs articles sont aussi variés que les nôtres et leur fabrication comprend l’article courant et l’article de luxe. Sur ce dernier point notre supériorité peut encore se maintenir assez bien.
- Nous rappellerons que la préparation des pâtes à porcelaine met à contribution trois sortes de matériaux : un élément plastique,le kaolin; un élément siliceux, le quartz, et un élément fusible, le feldspath. Les kaolins sont souvent lavés à l’usine même. Le broyage des matières dures se fait à la meule, puis à l’alsing. Comme on le voit, l’industriel s’occupe de la confection de ses pâtes et n’est pas tributaire des fabricants de pâte. Je n’ai pas rencontré beaucoup de machines à marcher la pâte.
- Le façonnage mécanique et le coulage occupent la plupart des bras et, comme nous l’avons déjà dit pour la faïence, le tournage est réservé aux pièces de fantaisie qui constituent une bien faible partie de la production. Le coulage a permis aux porcelainiers, comme aux faïenciers, de réaliser une sérieuse économie pour les raisons exposées plus haut. On coule couramment maintenant des pièces da porcelaine à bec ou à anse, supprimant ainsi un collage. Le coulage de la pièce complète, donnant le bec et l’anse d’une seule venue, n’est pas encore au point où on désirerait le voir; il n’est pas encore généralisé.
- Le matériel français pour Je façonnage de la porcelaine est plus cher que le matériel allemand. Nous avons pourtant vendu des filtres-presses et des appareils de calibrage dont on semble faire grand cas.
- Les fours à porcelaine sont de grandes dimensions (le modèle moyen a cinq mètres de diamètre), ils sont à flamme renversée. Leur chauffage se fait complètement à la houille; je laisse de côté la question de la porcelaine d’art
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- qui peut nécessiter une cuisson plus soignée et recourir à l’emploi du bois.
- On semble avoir une tendance à faire de la gazetterie à la presse, mais ce procédé n’est pas employé partout. La gazetterie allemande est inférieure, presque partout, à la gazetterie française; elle fait moins d’usage que la nôtre.
- Le décor est fait par impression; jusqu’ici les reports sont plus nombreux que chez nous, car leurs sujets décoratifs comportent plus de couleurs que les nôtres pour n’arriver qu’au même effet; en revanche le repérage est très bien fait.
- Le nombre toujours croissant des applications électriques a déterminé une concurrence très importante chez les fabricants; aussi le matériel isolant est-il tombé à un prix peu élevé. Certaines fabriques se sont adonnées à la confection de ce seul article et ont cherché à le produire en quantité snffisamment considérable pour en faire la cuisson en fours continus. Ce mode de cuisson est délicat et la porcelaine demande une étude spéciale de cette question; appliquée un peu brutalement, comme je l’ai vu, la cuisson en fours continus cause un sérieux déchet.
- Le matériel isolant se fait au calibrage et à la presse. On a breveté récemment un procédé de coulage des isolateurs; il n’est pas encore prouvé actuellement que ce mode de travail soit avantageux.
- Manufactures royales. — La porcelaine des Manufactures royales a acquis une réputation universelle et nous allons en dire quelques mots avant de quitter ce sujet.
- Ces manufactures, telles que Berlin et Meissen, n’ont rien de commun avec ce que nous appelons une manufacture nationale. Ce sont de véritables fabriques destinées à faire leurs frais pour le moins et, si elles reçoivent une subvention royale, elles vivent de leurs gains.
- Les manufactures de Saxe et de Prusse, tout en faisant concurrence aux porcelainiers allemands, leur rendent des services certainement. Elles entretiennent le goût du beau, font dés recherches et n’hésitent pas à se lancer dans la voie des essais. Leur aménagement et les ressources de leur laboratoire le leur permettent. Elles montrent en outre qu’entre les mains de savants une entreprise industrielle peut prospérer et mener à bien à la fois les choses de l’art et le perfectionnement du métier. Ce sont des exemples permanents pour les industriels. Ces maisons jouissent d’une certaine autonomie, elles mènent leurs intérêts directement; leur chiffre d’affaires très important prouve l’excellence de cette organisation.
- Ces manufactures n’ont pas hésité, quand l’occasion s’en est présentée, à faire des recherches. Elles n’ont pas reculé devant les expériences et c’est cette préoccupation de se rendre compte des nouveautés et de chercher toujours des améliorations qui les a amenées au point de perfectionnement où elles sont.
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- Un exemple intéressant est à citer, lorsque le Dp Seger fit ses travaux sur la céramique à la manufacture de Berlin, à Charlottenbourg, il eut à sa disposition une petite usine d’essais avec four et ouvriers pour lui permettre de faire facilement ses essais.
- La manufacture royale de porcelaine de Saxe (fig. 5) fut fondée à Mcissen en 1710, par Frédéric-Auguste I1'1', électeur de Saxe et roi de Pologne. La fabri-
- cation de la porcelaine y fut établie par Frédéric Bottger. C’est à Meissen que fut donc installée la première fabrique de porcelaine d’Europe.
- Parmi les matières premières, le kaolin vient d’un gisement peu éloigné, de Seilitz, tout près de Meissen. Ce kaolin est lavé dans un tambour tournant, traversé par un courant d’eau ; la matière argileuse est entraînée par l’eau et vient se déposer sur le fond d’une série de bassins (fig. 6). Il est nécessaire d’opérer un lavage soigné de cette substance car la terre à porcelaine se trouve mélangée de quartz très divisé qui ne la quitte que très difficilement.
- La pâte est faite en additionnant le kaolin lavé de feldspath et de quartz, auxquels on ajoute un peu de tesson.
- La fabrication de Meissen est surtout une fabrication d’objets de luxe, de
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- sorte que l’élément artistique joue un grand rôle. Les modeleurs et peintres y sont nombreux, car le style rococo, qui est encore en grande faveur, fait une grande consommation d’ornements. On fait peu de grand feu et la majeure partie du décor est en peinture de couleurs de moufles.
- La couverte de Meissen est une couverte feldspathico-calcaire, comme on sait; la présence de la chaux est nécessaire pour le genre de décoration adopté, car sur une couverte exclusivement feldspathique les couleurs de moufle glaceraient mal.
- Les fours de Meissen sont des fours cylindriques à axe vertical, qui ne diffè-
- Fig. 6.
- rent que par quelques détails des fours ordinaires à porcelaine. Ils sont à flamme renversée et possèdent de six à sept alandiers, pour un diamètre de 4 à 5 mètres. Chaque alandier comprend deux foyers associés ; à la sortie de l’alandier les gaz sortent dans un coffret analogue à ceux des fours à faïence. Les fours ont trois étages, la porcelaine se cuit au rez-de-chaussée, le dégourdi au-dessus et la gazetterie dans la partie supérieure. La cuisson se fait au charbon (fig. 7).
- Les moufles sont disposés par deux en hauteur. Quand le moufle inférieur est en feu, les gaz de la combustion viennent passer autour du moufle supérieur, avant de se rendre dans la cheminée.
- Le moufle supérieur est donc déjà très chaud quand la cuisson du moufle inférieur est terminée. On finit la cuisson du moufle supérieur avec son foyer.
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- Il y a à Meissen trois systèmes de chauffage pour les moufles : au charbon, au bois et au gaz pauvre (tig. 8).
- Le laboratoire est remarquablement bien installé. Le chimiste ne dispose pas de moins de cinquante moulins à couleurs dont trente sont des moulins à billes, de deux alsings et de deux fours.
- Le personnel de la fabrique de Meissen monte à sept cents personnes.
- La manufacture de Berlin a commencé par être une entreprise privée ; elle
- Fig. 7.
- fut fondée en 1750 par Wegely et achetée en 1763 par le roi Frédéric le Grand et exploitée depuis cette époque par l’État prussien.
- La manufacture royale de Berlin est desservie par un canal, relié à la Sprée, qui permet de lui amener par eau son matériel dans son port particulier. En réalité, la fabrique est située à Charlottenbourg, au bout de Thiergarten.
- La pâte de Berlin est faite avec un kaolin peu pur qui nécessite un lavage soigné. Le lavage se fait dans des cuves et le liquide décanté parcourt des canaux longs et nombreux munis de tamis. La pâte est faite en additionnant l’argile de feldspath et de quartz.
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- La fabrication de Berlin est très étendue, elle comprend les objets artistiques et le matériel industriel et scientifique en porcelaine.
- Le façonnage est fait en grande partie mécaniquement.
- Les fours sont des fours à flamme renversée de 3 à 4 mètres de diamètre; on les chauffe au charbon généralement, seules quelques couleurs délicates nécessitent l’emploi de fours chauffés au bois. En outre de ces fours la manu-
- Fig. 8.
- facture possède un four continu Mendheim. 11 sert à la cuisson du blanc et de la vaisselle chimique.
- Le laboratoire est vaste et bien installé, les appareils nécessaires pour les essais ne font pas défaut. L’organisation est plus chimique qu’à Meissen ; du reste, plus de travaux céramiques ont été faits dans la manufacture de Prusse que dans celle de Saxe.
- La manufacture consomme 1$0 chevaux-vapeur. A Berlin, le bibelot tient moins de place qu’à Meissen, la porcelaine d’art y emprunte encore des procédés que nous tendons à abandonner. Les couleurs de moufles et la peinture jouent encore un grand rôle, néanmoins il y a une tendance à rajeunir le style
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- de la maison et à ne pas trop sacrifier au style rococo. A côté des pièces dénotant un goût artistique, il y a une fabrication de porcelaine pour usages scientifiques très soignée. Il faut reconnaître la perfection et admirer l’habileté de cette usine modèle qui a pu mener de front les questions pratiques et les questions artistiques. Son catalogue d’articles de laboratoire, fort bien fait, ne comprend pas moins de cinq cents pièces différentes dont presque toutes se fabriquent dans plusieurs formats. Depuis la simple capsule jusqu’aux serpentins les plus compliqués, tout le matériel du chimiste s’y trouve représenté, et nous devons avouer que les prix de certaines pièces difficiles à réussir n’ont rien d’exagéré.
- En Bavière, la manufacture de Nymphembourg porte encore le nom de manufacture royale; elle fait surtout des bibelots d’étagère et des services de table. Elle a ajouté à sa fabrication un article plus sérieux et fabrique, comme ses voisines, l’isolateur pour le télégraphe. Cet établissement n’a maintenant plus rien d’officiel, il appartient à une entreprise privée et ne vient, comme importance, qu’après les manufactures de Saxe et de Prusse.
- Eu résumé les manufactures royales allemandes sont les usines de l’État porcelainier : en France une pareille conception ne serait pas admise facilement par les industriels et le public donnerait peut-être raison à ces derniers. Nous ne concevons pas, en effet, que l’Etat puisse subventionner une usine particulière si la production n’est pas exclusivement destinée à sortir des sentiers battus de l’industrie. Il faut reconnaître que ces établissements sont anciens, qu’ils ont installé en Saxe, en Bavière, en Prusse, l’industrie de la porcelaine dure et qu’ils ont droit, à ce titre, à la reconnaissance du pays.
- L’Allemagne fabrique aussi un peu de porcelaine tendre phosphatique, mais ce produit est surtout une curiosité, son importance commerciale est insignifiante. Sarreguemines en Alsace-Lorraine, et dans la Prusse Rhénane en font de petites quantités.
- III. — Conditions économiques du travail.
- Trois facteurs importants viennent se joindre aux procédés suivis dans la fabrication pour déterminer le prix de vente des matières fabriquées ; ce sont : le prix de la matière première, la valeur des frais de transports et le coût de la main-d’œuvre. J’avais entendu souvent citer les avantages que trouvaient les industriels allemands, nous allons examiner l’importance de ces divers facteurs et nous rendre compte, d’après les renseignements que l’on a bien voulu me communiquer, de la situation exacte de la question.
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- 1. — MATIÈRES PREMIÈRES ET TRANSPORTS
- Nous avons déjà énuméré les richesses minérales de l’Allemagne et fait ressortir les avantages qu’elles offraient. La houille arrive dans de bonnes conditions aux usines; son prix de vente n’est pas très élevé et les frais de son transport ne chargent pas le prix de revient autant qu’en France (1).
- Au 19 octobre 1899 le charbon gras tout venant valait 12 fr. 18 (9 marks 75} à Dortmund. Voici d’autres exemples du prix de la houille :
- En Silésie dans la région des Riesengebirge (Monts des Géants) le charbon rendu à destination se payait 16 fr. 25 la tonne. Ce charbon provenait des minières de la région et était employé à la cuisson de la porcelaine (2).
- Dans l’Ouest, dans le pays avoisinant Saarbrücken, la tonne valait de 17 fr. 50 à 21 francs (3), transport non compris.
- Nous pouvons ajouter, à ces prix de la houille, les prix de quelques matières premières :
- francs.
- Kaolin de Karlsbad................... 71,87 la tonne
- Kaolin de Meissen.................... 64,37 —
- Feldspath............................ 41,25 —
- Sable quartzeux...................... 10,00 —
- Argile blanche................... 15 à 36 —
- Argile réfractaire pour briques. 3,75 à 6 — Argile réfractaire pour gazetterie. 7,50 à 11 —
- Argile pour faïence fine......... 20 à 25 —
- Kaolin pour faïencerie...........25 à 27,50 —
- rendue à destination (4)
- prise à la carrière.
- La question des transports a été très simplifiée en Allemagne; en outre, les tarifs ne sont pas très élevés et jouissent de réductions progressives, ainsi la houille qui paie pour 100 kilomètres 0 fr. 042 la tonne kilométrique, ne paye plus pour 1 000 kilomètres que 0 fr. 028.
- Nous allons du reste insister sur cette question des transports intéressante au double point de vue des matières premières et des produits fabriqués.
- Pour la mieux faire comprendre nous exposerons d’abord l’ensemble des tarifs et nous donnerons ensuite un tableau des prix de transport, en partant d’un point unique, dans une série de directions de distance croissante.
- Les tarifs en vigueur comprennent :
- Un tarif de grande vitesse (1);
- (1) Nous n’envisageons pas la crise actuelle du charbon et nous nous reportons à ce qui se passait lors de notre voyage dans l’été 1899.
- (2) En Silésie (Riesengebirge).
- (3) Août 1900.
- (4) Mars 1900,
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- Deux tarifs généraux (2 et 2 bis) pour le transport des marchandises;
- Deux tarifs d’envois par wagons complets (3 et 3 bis);
- Une série de tarifs spéciaux pour le même genre d’expéditions (A, B, G, D).
- Les envois en grande vitesse se font d’après le tarif 1.
- Par 4 wagons complets, ces envois sont un peu moins chers et se payent au double des tarifs 3 et 3 bis suivant que les marchandises sont destinées à sortir d’Allemagne par la voie des ports de mer du pays ou à voyager par voie de terre.
- En petite vitesse, deux seuls tarifs sont appliqués pour les envois fractionnés qui ne composent pas une charge de wagon ; ce sont les tarifs 2 et 2 bis. Le tarif 2 et le tarif général, le tarif 2 bis est un tarif spécial s’appliquant à un certain nombre de produits parmi lesquels nous citerons : le bois, les métaux, les sels alcalins, la poterie, les pâtes à porcelaine et a faïence.
- Les chargements en wagons complets suivent les tarifs 3 et 3 bis (nous avons dit plus haut, à propos des envois en grande vitesse, dans quels cas ces tarifs s’appliquaient). A ces deux tarifs généraux viennent s’ajouter quatre tarifs spéciaux A, B, C, D.
- Les marchandises qui peuvent bénéficier de tarifs spéciaux pour chargements par wagons complets sont divisées en trois classes; nous nous contenterons de citer seulement celles qui nous intéressent le plus spécialement.
- Classe I. — Fers et aciers (pièces de machines réunies ou séparées), meules, soudes, potasses, cornues de terre.
- Classe IL — Fers et aciers (serrurerie, tôles, fer-blanc, tubes, pièces de construction, matériel roulant, fils, blocs), charbons de bois, briquettes, cryolithe, pâtes à porcelaine et à faïence encaisses ou tonneaux, poteries emballées.
- Classe III. — Charbons de terre, coke, charbon de bois.
- Fer et acier bruts. Matériel roulant.
- Sables, terre des infusoires.
- Marnes et argiles de toutes sortes.
- Huiles minérales lourdes.
- Pâtes à porcelaine, à faïence, ciment.
- Cornues de terre pour l’exportation.
- Briques, briques de pavement, carreaux, plaques de revêtement, carreaux sans glaçure.
- Poterie commune, tuyaux, boutons.
- L’application de ces tarifs se fait de la manière suivante :
- Un chargement d’au moins 10 000 kilogrammes par wagon est tarifé d’après le tarif général 3 bis)
- Les marchandises comprises dans les classes I, II, III suivent les tarifs B, C, D. Pour des chargements de o 000 kilogrammes, les marchandises payent
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- Tome 101. — 1er semestre. —Janvier 1901
- DE BRESLAü A : 1 2 VALEl 2 bis JR DU TE 3 .ANSPORl 3 bis DE LA A rONNE B c D
- Brockau 4,35 3,10 1,87 1,75 1,50 1,12 1,12 1,00 1,00
- Bettlern 7,50 3,75 3,12 2,75 2,37 1,87 1,75 1,50 1,25
- Canth. 10,25 5,12 4,12 3,62 3,25 2,37 2,25 1,77 : 1,62
- Dyhernfurth. 11,75 5,87 4,75 4, 25 3,75 2,75 2, 50 2,12 1,75
- Bernstadt 17,25 8,62 6,75 6,00 5,25 3,87 3,62 3,00 2, 37
- Bielwiese 22,75 11,37 9,00 7,87 6,75 5,50 ' 5,25 4,25 3,37
- Schildberg 31,00 15,50 12,37 10,75 9,00 7,37 6,75 5,50 4,25
- Rauscha 43,75 21,87 17,50 15,12 12, 75 10, 87 10,00 8,01 5,62
- Rohrfeld 51,25 25,62 20,50 17,62 15,00 12,75 11,62 9,37 6,50
- Neuzelle. 60,75 30, 37 24, 50 20,87 18,00 15,25 13,87 11,12 7,50
- Neu Trebbio 76,25 38,12 31,37 26,25 23,17 19,62 17,75 14,17 9, 50
- Niederfînow . . 82,25 41,12 34,75 29,12 25,37 21,37 19,37 15,37 10,25
- Lautenburg 99,00 49, 50 42, 62 36,12 31,62 26, 62 24, 72 19,00 12,50
- Langensalza 117,25 58,62 53,12 44,87 39, 50 33,12 30,00 23,62 15,37
- Hagen. 132,75 66, 37 63,50 53,63 47,25 39,62 35,87 28, 25 18,25
- Offenbacb . . . . . . ; . . . . 150,25 75,12 75,12 63,25 56,00 46,85 42,37 33,25 21,50
- Bonn 171,50 85,25 85,25 75,25 66,62 55,87 50,37 39,50 : 25,37
- Saarbrücken. ...... 182,00 91,00 91,00 . 81,00 -71,87 60,12 54,25 42, 50 27,25
- Chambrey 193,25 96,62 96,62 87,37 77,50 64,87 58,50 45,87 29,37
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- DE BRESLAU A : DISTANCE. KILOMÈTRES VALEUR DE LA TONNE KILOMÈTRE EN CENTIMES.
- 1 2 2 bis 3 4 5 6 7 8
- Brockau. . . 6 70,8 35,4 31,2 29,1 25,0 18,6 18,6 16,6 16,6
- Bettlern. . 17 44,1 22,0 18,4 16,2 13,4 11,0 10,3 8,8 7,9
- Canth 26 39,4 24,0 19,7 13,9 12,5 9,1 8,0 6,8 6,2
- Pyhernfurtb, , , . 31 37,8 18,9 15,3 13,7 12,0 8,8 8,0 6,8 5,6
- Bernstadt . 50 34,5 17,2 13,5 12,0 10,5 7,8 7,3 6,0 4,7
- Bielwiese : 70 32,5 16,2 12,8 11,2 9,6 7,8 7,3 6,0 4,8
- Schildberg 100 31,0 15,5 12,3 10,7 9,0 7,4 6,7 5,5 4,2
- Rauscha 150 29,1 14,5 11,6 10,0 8,5 7,2 6,6 5,4 3,7
- Rôhrfeld 180 28,5 14,2 11,3 9,7 8,3 7,0 6,4 5,2 3,6
- Neuzelle 220 27,6 13,8 11,1 9,1 8,1 6,9 6,2 5,0 3,4
- Neu-Trebbin 289 26,3 13,1 10,9 9,0 8,0 6,9 6,1 4,8 3,2
- Niederfmow 318 25,8 12,9 10,9 9,0 7,9 6,7 6,0 4,8 3,1
- Lautenburg 401 24,6 12,3 10,6 9,0 7,8 6,6 5,9 4,7 3,1
- Langensalza 506 23,1 11,5 10,5 8,8 7,8 6,5 5,9 4,6 3,0
- Hagen 610 21,7 10,8 10,4 8,7 7,7 6,4 5,8 4,6 2,9
- Offenbach 726 20,6 10,3 10,3 8,7 7,6 6,4 5,8 4,5 2,9
- Bonn 869 19,7 9,8 9,8 8,7 7,6 6,4 5,7 4,5 2,9
- Saarbrücken 938 19,3 9,6 9,6 8,6 7,6 6,4 5,7 4,5 2,9
- Cbambrey 1014 19,0 9,5 9,5 8,6 7,6 6,3 5,7 4,5 2,8
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- un peu plus cher; on applique le tarif général 3 pour les produits ordinaires et les tarifs spéciaux A, B, G pour les produits des classes I, II et III.
- Les envois dont le poids est compris entre 5 000 et 10 000 kilogrammes sont autrement tarifés. Ils payent, soit comme les chargements de 5 000 kilogrammes en appliquant le tarif à leur poids réel, soit comme des envois pesant 10 000 kilogrammes. On applique de ces deux combinaisons celle qui est la plus avantageuse pour l’expéditeur.
- Les frais de séjour des wagons sont fixés à 2 fr. 50 par wagon pour les premières vingt-quatre heures, à 3 fr. 75 pour les secondes et à 5 francs pour celles qui suivent.
- § 2. — main-d’œuvre
- On admet facilement que la main-d’œuvre est beaucoup meilleur marché en Allemagne qu’en France. Dans tous les centres importants de production, elle s’élève lentement et les exigences des ouvriers lui ont donné presque la même valeur que chez nous. Certaines parties de l’Allemagne sont encore favorisées, mais il faut remarquer que si les régions comme la Silésie fournissent des ouvriers qui se contentent d’un salaire moins élevé que dans les autres parties de l’Allemagne, les prix de transport des marchandises viennent diminuer cet avantage apparent. Cette dernière province envoie ses produits d’exportation à Hambourg; quelque modéré que soit le tarif applicable aux marchandises on conçoit que le prix d’un aussi grand trajet entre en ligne de compte.
- En Silésie un ouvrier porcelainier habile touche 5 francs par jour, c’est un salaire élevé pour le pays. Un apprenti qui fait les croûtes pour la fabrication des assiettes est payé 0 fr. 25 le cent. Dans la même province, le salaire d’un briquetier s’élève à 3 fr. 75 en moyenne, exceptionnellement il peut atteindre 6 fr. 25.
- Si nous allons vers l’Ouest maintenant, nous trouvons des salaires plus élevés : dans la Prusse Rhénane les ouvriers faïenciers touchent de 5 à 7 fr. 50 pour une journée de 10 heures. Quelques façonniers arrivent à gagner 8 fr. 75 et même 10 francs; ce sont des salaires inaccoutumés et la moyenne journalière est comprise entre les deux premiers chiffres que nous avons donnés.
- Si l’on veut rapprocher ces chiffres des salaires ordinaires des ouvriers français on voit qu’il n’y a pas d’écarts aussi grands que l’on pourrait croire.
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- CÉRAMIQUE. --- JANVIER 1901.
- IV. — Situation industrielle et commerciale.
- En 1898 on admettait qu’il y avait en Allemagne 13 506 exploitations céramiques employant 352 585 ouvriers; dans le nombre des usines il faut comprendre :
- 12 567 briqueteries occupant.............. 280702 ouvriers.
- 343 fabriques de poêles occupant 10 083 —
- 116 poteries — ..... 1 503 —
- 43 poteries de grès — 15 341 —
- 27 fabriques de grès — 1 746
- 18 fabriques de dallage — 1 021 —
- 187 fabriques de porcelaine — 34 030
- 43 ateliers de peinture — 872 —
- 16 carrières de kaolin — 216 —
- Si nous laissons de côté l’industrie de la brique il reste 936 usines réparties pour la plupart entre la Prusse (499), la Bavière (99) et la Saxe (81). L’importation et l’exportation se sont élevées en l’année 1899 à :
- 8 883 000 marks et 63 776 000 marks, soit :
- 11 103 750 francs et 79 720 000 francs.
- Voici le détail des produits :
- Importation. Exportation.
- francs. trancs.
- Terre cuite 4 648000 11 283 000
- Terre cuite vernissée 425 000 4 958 700
- Produits réfractaires 156 000 746 000
- Terra cotta 971000 387 000
- Poêles 28 000 947 000
- Faïences 1 013 000 2 981 000
- Grès 88 000 108000
- Porcelaine blanche 233 000 4 583 000
- — décorée 971 000 31 335 000
- — de luxe 217 000 9160000
- Poteries incomplètement déclarées. 3 296 000 13 610000
- V. — Enseignement technique.
- L’Allemagne avait compris avant nous la nécessité de la spécialisation; elle recueille aujourd’hui le bénéfice de cette intelligence des choses. L’institution des privat-docent a permis de faciliter beaucoup l’enseignement de sujets spéciaux. Ainsi à l’Ecole technique supérieure de Berlin, il y a un privat-docent chargé de l’enseignement de la céramique, alors que presque toujours dans nos écoles un ou au plus deux professeurs sont chargés de décrire toutes les industries importantes.
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- LA CÉRAMIQUE EN ALLEMAGNE.
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- ‘ Désireux de maintenir leur industrie sur un excellent pied, les Allemands ont pensé à former des contremaîtres en même temps que des ingénieurs. On peut admettre sans peine que si les manœuvres n’ont pas besoin d’entrer à l’usine avec de grandes connaissances du métier, de bons contremaîtres sont d’un grand secours. S’ils sont capables de saisir rapidement la marche des opérations et de comprendre le pourquoi des changements à apporter dans la fabrication, ils épargnent bien des insuccès qui proviendraient de leur insuffisance d’instruction. Il y aura donc intérêt à fournir à l’industrie céramique des contremaîtres connaissant les sciences physiques et mathématiques élémentaires et à faciliter aux jeunes gens fréquentant les écoles du gouvernement l’étude plus complète de certaines branches de l’industrie qui les intéressent spécialement.
- Les écoles de céramique et les écoles techniques supérieures répondent à ces deux desiderata. Les premières donnent l’enseignement pratique de la céramique, les secondes peuvent fournir un enseignement plus raisonné dans lequel les considérations scientifiques tiennent leur place.
- Nous nous bornerons à dire quelques mots des écoles de céramique, la question des écoles techniques supérieures étant trop générale pour être examinée à propos de la céramique seule.
- Je ne parlerai que de trois écoles spéciales absolument consacrées à la céramique. Elles sont situées à :
- Hôhr-Grenzhausen ÇNassau).
- Bunzlau (Silésie).
- Lauban (Silésie).
- Les deux premières étudient les divers genres de poteries, la dernière ne s’occupe que de la terre cuite. Toutes ces écoles comprennent un enseignement pratique et théorique.
- Les élèves ne se contentent pas d’étudier seulement les différentes manières de tirer parti des pâtes, ils décorent et cuisent leurs productions et peuvent se rendre compte des difficultés de réalisation de leurs projets.
- École de Hôhr-Grenzhausen. —: Cette école
- Fig. 9.
- est (fig. 9) située dans une petite ville, centre de
- fabrication de grès décorés, aussi la tournure de l’enseignement est-elle surtout artistique. Les jeunes gens sont spécialement préparés à être décorateurs ou modeleurs.
- L’école est installée dans un bâtiment spécial, suffisamment vaste et contenant de nombreuses salles pour les diverses parties de l’enseignement. Les
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- CÉRAMIQUE.
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- élèves possèdent le matériel voulu pour préparer et façonner leurs pâtes; ils ont à leur disposition un four et des moufles pour cuire eux-mêmes leurs produits.
- L’enseignement de cette école se prête surtout aux exigences locales; il forme des décorateurs. Les questions scientifiques, même élémentaires, n’y tiennent aucune place; la technologie céramique y est cependant traitée.
- Fig. 10.
- Le personnel enseignant comprend : le directeur, qui se charge des cours de modelage, de l’histoire des styles et de la technologie céramique; un professeur de peinture, deux répétiteurs pour le dessin géométrique et la tenue des livres; un tourneur et un chauffeur pour diriger les travaux pratiques.
- Les élèves qui fréquentaient l’école pendant l’année scolaire 1898-1899 étaient au nombre de 24. A cet enseignement se joignent des cours du soir pour les ouvriers.
- Dans cette école, comme dans toutes les écoles allemandes, l’enseignement n’est pas complètement gratuit. Les élèves payent 37 fr. 50 par an pendant les
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- LA CÉRAMIQUE EN ALLEMAGNE.
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- trois années que durent leurs études. Les auditeurs du soir versent 5 francs pour l’année.
- École de Bunzlau. — L’enseignement de cette école est plus relevé qu’à Hühr; il prépare les jeunes gens à entrer dans l’industrie céramique et leur donne les connaissances scientifiques nécessaires. Les études théoriques ne prennent que le quart du temps des études ; les trois quarts sont consacrés au travail du potier, au dessin et au modelage.
- vu an. - i
- Ier étage.
- v.wn ?«•
- Rez-de-chaussée.
- Sous-sol.
- Fig. 11.
- I, fours et mouffles; II, atelier; III, classes; IV, collection; V, bibliothèque; VI, laboratoire; VII, salle de peinture; VIII, salle de modelage.
- La durée des études est de deux ans et voici le programme en quelques mots : Dessin et peinture, modelage, chimie et technologie, physique, minéralogie, fabrication pratique, chimie pratique, mathématiques.
- Les élèves payent une cotisation de 25 francs par an; les élèves de nationalité étrangère admis à suivre les cours de l’école, 125 francs.
- Comme à Hôhr il y a des cours du soir.
- Installé depuis peu, cet établissement occupe (fig. 10 et 11) une construction neuve, bien disposée et contenant tout ce qu’il faut pour mener à bien son enseignement. Elle possède le matériel nécessaire à la fabrication, des fours et un
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- moteur à gaz. Son développement normal au point de vue de l’outillage n’est pas encore atteint.
- L’École de Bunzlau est supérieure à celle de Hôhr et peut être citée comme type de l’école professionnelle de céramique. Le niveau des études est ce qu’il doit être, ni trop élevé, ni trop bas et l’installation est bien comprise.
- Ecole de hauban. — L’école de Lauban ne s’occupe que de la fabrication de la terre cuite; elle forme des piqueurs, chefs de fours et contremaîtres pour cette industrie.
- La durée des études n’est que d’une année, l’enseignement comprend : mathématiques, physique, chimie, minéralogie et géologie, dessin, machines, calcul, correspondance, tenue des livres, droit, hygiène, géographie.
- L’enseignement pratique joue un certain rôle et occupe une importante fraction du temps. Pour réaliser le programme, l’école dispose d’un matériel assez complet. Tout l’enseignement est limité à ce qui concerne la briqueterie et la terre cuite.
- L’école de Lauban n’a pas de subvention donnée par le Gouvernement pour assurer son fonctionnement; son entretien est fourni par le montant des frais d’études et les subventions de quelques groupes industriels. Les frais d’études sont plus élevés que dans les établissements précédents ils sont de 250 francs pour les Allemands et de 375 francs pour les étrangers.
- Pendant l’année 1897-1898, soixante élèves suivaient les cours.
- Pour terminer ce court exposé de l’enseignement de la céramique, je citerai le discours du conseiller March, de Charlottenbourg, à la distribution des prix de l’école de Lauban le 5 septembre 1899 : « Nos écoles professionnelles répondent à un besoin qui devenait de plus en plus pressant au moment de leur création.
- «El les forment, pour le présent et pour l’avenir, une élite de travailleurs dont la collaboration sera évidemment précieuse et de plus en plus recherchée à mesure que ces écoles acquerront de la réputation et perfectionneront leur enseignement. L’État, qui profite pour une large part du développement de l’industrie, doit aussi supporter une partie des dépenses affectées aux écoles professionnelles. L’industrie, de son côté, a également intérêt à les voir prospérer, et son devoir est de les soutenir selon ses moyens; la meilleure manière de les encourager est de leur envoyer des élèves. »
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- ARTS MÉCANIQUES
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS
- Par M. Codron, lauréat de la Société d’Encouragement.
- Dans l’étude générale des arts mécaniques qui comprennent les divers procédés suivis dans les ateliers de constructions métalliques pour la transformation des matériaux bruts en matériaux ouvrés sous forme d’éléments constructifs simples ou d’organes de machines assemblés, ajustés avec plus ou moins de précision, nous avons été conduit à classer ces procédés en deux catégories :
- 1° Ceux dits de forgeage, qui modifient les formes sans enlever de matière ;
- 2° Ceux dits d'ajustage, qui donnent les dimensions définitives par enlèvement de matière.
- Ce sont ces derniers que nous avons à considérer dans ce mémoire, en ce qui concerne simplement les éléments mécaniques des principaux outils employés.
- Dans les procédés d’ajustage, nous pouvons distinguer trois variétés d’opérations principales :
- a) L’enlèvement se fait par usure, par pellicules ténues, au moyen de la meule ;
- P) L’enlèvement comporte un seul morceau et se fait avec des outils appelés : tranches, cisailles, poinçons. *
- y) L’enlèvement de matière a lieu sous forme de copeaux. Les opérations, plus nombreuses que dans les deux séries précédentes, se font avec les outils tranchants, tels que : forets, lames, alésoirs, scies, burins, fraises, filières, tarauds.
- Le travail de ces divers outils présente des phénomènes physiques et mécaniques complexes, qui exigent de nombreuses observations, de multiples essais, pour les analyser au plus près, pour mesurer les efforts développés et estimer les énergies nécessaires de manière à pouvoir en apprécier les avantages ou les inconvénients.
- Les éléments qui caractérisent une opération sont souvent très vaiàables et
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- il n’est guère possible d’en considérer toutes les variétés; il faut se borner aux cas généraux qui permettent, d’ailleurs, d’analyser les applications spéciales.
- Dans de telles recherches, il ne faut pas s’étonner de résultats qui, parfois, ne concordent pas exactement, car il est souvent difficile de réaliser des séries d’essais complètement identiques et rigoureusement comparables. Il faut se contenter de valeurs qui sont des moyennes d’essais répétés.
- Enlèvement du métal sous forme de particules ténues.
- MEULAGE
- L’enlèvement du métal sous forme de particules très petites est caractérisé par le mode d’action de la meule, ou parle frottement réciproque de deux pièces métalliques avec ou sans interposition de matières usant les surfaces.
- L’opération du meulage consiste à soumettre la pièce à l’attaque de la meule
- animée d’un mouvement de rotation en exerçant une pression au contact del’outil et de la pièce (fig. 1).
- La meule est actuellement l’outil d’ajustage le plus universel ; elle peut coopérer à la plupart des façons d’ajustage : pour dégrossir, achever, rectifier exactement; elle est surtout indispensable pour l’affûtage des outils tranchants.
- Rappelons que la structure de la meule doit varier avec sa fonction. Une meule dure à gros grains s’use moins vite qu’une meule douce à grains fins ou moyens. Les gros grains s’arrondissent, perdent leur pouvoir d’attaque, tandis que les petits grains de la meule tendre se détachent, et le mordant se renouvelle ; c’est un point essentiel. La meule tendre s’use plus vite, mais fait plus de besogne. Cependant, les meules douces ne sont pas employées pour dégrossir, elles ne résistent pas assez ; on préfère une dureté moyenne qui correspond ordinairement à un grain moyen. On conçoit encore que la dureté puisse être indépendante de la grosseur du grain.
- Il reste admis que la vitesse de rotation est l’élément principal du débit de la meule, avec poussée moindre de la pièce et usure modérée de la meule pour une même quantité de métal enlevé. Ajoutons que, selon la constitution d’une meule, le travail varie dans de grandes proportions.
- Les éléments mécaniques du meulage sont simples : on admet que l’opération se fait par périodes dont les conditions ne varient guère : la pression et la vitesse restent constantes. Or la pression P de la pièce sur la meule (fig. 1) donne lieu à la pénétration des grains, à l’attaque du métal ; le mouvement de
- Fig. I.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
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- rotation, à la vitesse tangentielle v, détermine l’enlèvement de la matière sous un effort tangentiel P' au contact, dit force de meulage, et une énergie ou
- 2 7Ü
- puissance : t = Vv = P= P' , r étant le rayon de la meule et t nombre
- 60
- de tours par minute).
- P' .
- On déduit le rapport: f=—, qui peut être désigné sous le nom de coeffi-
- cient d'attaque; il permet de comparer le mordant des meules au pouvoir d’attaque."
- L’énergie dépensée par gramme (1) de métal enlevé, est donnée en fonction du chemin parcouru ou du nombre de tours t' nécessaires pour enlever q' grammes de métal et de l’énergie t' dépensée parla formule :
- t' P' 2icrP f P 2tzrt'
- ? _ f ~~ 9'
- Cette valeur, que l’on peut appeler : coefficient d'énergie de meulage, permet de comparer l’effet utile des meules dans les divers cas.
- On peut encore rapporter l’énergie t'4 au millimètre cube de matière enlevée. Si v' est le volume qui correspond t', on a :
- d’où :
- et :
- —- = —/ = 8, densité du métal.
- t'j = TjS,
- S’il faut tenir compte de l’énergie totale dépensée par la meuleuse, on ajoute à l’énergie de meulage celle absorbée par les divers organes qui concourent à la marche. On peut généralement se contenter d’estimer l’énergie dépensée dans la marche sans travail, et pour cela, à défaut de dynamomètre de rotation enregistreur, on enroule une corde sur la poulie de commande du renvoi de la transmission en déplaçant la courroie sur la poulie folle de sorte que la somme des tensions, qui reste la même en travail ou à vide, produise une action sur les organes ; on attache à la corde un dynamomètre ordinaire qui mesure l’effort tangentiel quand on actionne la meule d’un mouvement uniforme. Cet effort diffère peu de celui à la vitesse de marche, il donne une approximation suffisante. En le multipliant par la vitesse tangentielle, on obtient l’énergie cher-»
- (I) Il est préférable de rapporter cette énergie au gramme plutôt qu’au kilogramme parce que les nombres moins élevés s’apprécient mieux.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- chée, Tni, et Ton peut faire ressortir le rapport ou rendement mécanique du travail utile ru au travail total, tm + t„„ c’est-à-dire, poser :
- T
- u
- Tu + Tm
- Gomme application courante de ces formules, considérons une grosse meule de grès taillée et dégrossissant un morceau de fer de 115x30 millimètres de section.
- Les données de l’opération sont (1) : diamètre de la meule 2 r = 2m,200; nombre de tours par minute £ = 105, vitesse circonférentielle w = llm,00 par seconde; durée du meulage2 minutes, chemin total : 1 320 mètres, poids de fer enlevé ^ = 120 grammes.
- Si on admet que, dans un dégrossissage de ce genre, l’enlèvement d’un gramme de fer exige 500 kilogrammètres = t,, l’énergie de meulage serait de t' = t4 q' =500 X 120 = 60000 kgm.
- L’énergie par seconde ou puissance s’élèverait à
- t' 60 000
- '“2X60~ 120 — 500 k£m>
- soit à 5 poncelets.
- L’énergie par millimètre cube serait de :
- , < 8 60 000 X 0,0077 _
- T i = =-------TTUi-------ô >bo‘
- L’effort tangentiel moyen au contact de la pièce serait de :
- v ~ 11
- 45kil,4.
- En admettant un coefficient d’attaque f = 0,80, la pression
- p p' 54>5
- p = 7=ô^ô = kl1'
- soit une pression par millimètre carré de surface d’appui de
- 68
- V
- 115 X 30
- 0kil,02.
- Dans une meule de ce modèle, l’énergie dépensée à vide, par seconde, étant d’environ 1 poncelet, la puissance totale, dépensée pendant l’opération, s’élève-
- • » x 5
- rait à 6 poncelets, et le rendement ou rapport-------------— = - = 0,83.
- + Tm 6
- (1) Opération faite à l’usine de Fives-Lille, avec l’autorisation de M. Parent, directeur, et avec le concours de M. Séné, ingénieur, qui nous a secondé dans de nombreux essais que nous aurons l’occasion de signaler dans ce mémoire.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 109
- • Ce rapport peut être très variable, il se réduit d’autant plus que le meulage a moins d’importance. Si l’opération comporte un simple blanchissage ou polissage sur une petite surface, la quantité de métal enlevée est très faible et le rendement aussi.
- On conçoit qu’une meule qui rectifie absorbe relativement beaucoup plus d’énergie, en divisant le gramme de métal à l’infini, qu’une forte meule qui l’enlève en grosses particules; une meule à rectifier a, par suite, un coefficient de rendement mécanique très faible.
- Dans les ateliers où les meules d’émeri sont employées en grand nombre, on tient grand compte de l’usure des meules, qui affecte le prix de revient des opérations. C’est ainsi que, dans les arsenaux, les valeurs relatives des meules d’émeri sont appréciées par comparaison en considérant les éléments suivants :
- prix du kilogramme de meule F;
- prix de l’heure de main-d’œuvre F';
- poids de métal enlevé pendant l’essai P;
- poids de meule correspondant P';
- durée de l’essai en heures t.
- FP' + F'*
- La dépense par kilogramme de métal enleyé ressort à ---—-----•
- La durée de l’essai est ordinairement de 40 heures de meulage de pièces déterminées de fer ou d’acier doux, pour les meules de dégrossissage.
- Par exemple, on a constaté que le poids de fer enlevé après 40 heures est de P = 40 kilos et que le poids de meule usée correspondant est de P' = 8 kilos.
- Le prix du kilogramme de meule étant de F = 0 fr. 50, celui de l’heure de l’ouvrier de 0 fr. 35, le prix de revient d’un kilogramme de fer enlevé serait de
- 0,50X8 + 0,35 X 40 40
- 0 fr. 45-
- On voit que la dépense afférente à la meule est de 0 fr. 10 par kilogramme de fer et que le coût de la main-d’œuvre est prépondérant. Pour le réduire, il importe donc d’opérer à la vitesse maximum possible. S’il s’agit de meules pour l’affûtage des scies, le prix de revient de l’acier enlevé est beaucoup plus élevé; il peut atteindre de 3 à 4 francs par kilogramme.
- La qualité des meules d’émeri s’apprécie encore par la quantité de métal qu’elles enlèvent dans {le même temps en tournant à la même vitesse. Ainsi, aux ateliers du chemin de fer du Nord, à Hellemmes, on a obtenu, en opérant dans des conditions analogues de présentation de la pièce, sous pression mo-
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- ARTS MÉCANIQUES. —L JANVIER 1901.
- dérée, avec une barre de fer de 40 x 20, sur trois meules, les quantités suivantes :
- DURÉE DE L’ESSAI. QUANTITÉ DE FER ENLEVÉ. POIDS EN GRAMMES. QUALITÉ DE LA MEULE.
- ^ | 15 minutes 40 X 20 X 18 millimètres. 110,9 Bonne meule.
- (15 autres minutes. 40 x 20 x 14 — 86,24
- _ ( 15 minutes 40 x 20 x 9 — 55,4
- 2 ( 15 autres minutes. 40 X 20 x 5 — 30,8 Qualité moyenne.
- g | 15 minutes. .... 40 x 20 x 1 — 6,16 ,, ,
- ( 15 autres minutes. 40 X 20 X 1 millim. 1/2. 9,24 Meule très grasse.
- Au dégrossissage, une meule d’émeri peut enlever par minute, selon la valeur de f, suivant la vitesse et la pression :
- Cuivre................
- Fer...................
- Fonte.................
- Acier à outils non trempé Acier à outils trempé. .
- Ces valeurs sont très relatives.
- Une autre appréciation consiste à comparer le poids de fer enlevé avec le poids de meule usée.
- Dans les mêmes ateliers, on a relevé les chiffres qui suivent (1) :
- 200 à 300 grammes. 80 à 150 —
- 40 à 60 —
- 50 à 100 —
- 10 à 40 —
- POIDS DE LA. MEULE POIDS DE FER ENLEVÉ. POIDS d’émeri en poussière. POIDS DE FER DONNÉ par 1 kilogr. d’émori. OBSERVATIONS.
- A LA MISE en service. AU RETRAIT.
- 33kil,0 7 208kil,0 26kil,0 8kil,0 Très bonne meule.
- 35,0 6 100,0 29,0 3,448 Meule de qualité moyenne.
- 38,750 6 53,25 32,750 1,625 Meule très grasse.
- En moyenne, on peut admettre que 1 kilogramme de meule de bonne qualité enlève de 4 à 5 kilogrammes de fer.
- Le Traité (2), des Machines-outils de M. Gustave Richard indique une méthode de comparaison du pouvoir des meules d’émeri par rapport à celui de la
- (1) Les résultats de ces expériences nous ont été communiqués par M. Bonnin, ingénieur des ateliers d’Hellemmes.
- (2) Baudry et Cie, 2 vol.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. H1
- lime grosse taille ou de dégrossissage et par rapport au pouvoir du burin actionné au marteau.
- Le poids de métal enlevé pendant 30 minutes par chacun de ces outils a été :
- Cuivre. Fonte. Fer. Acier.
- [ Burin . 0,580 1,100 0,300 1,560
- Poids de métal. , ) Lime . 0,225 0,163 0,080 0,028
- [ Meule d’émeri. . 7,72 3,520 1,130 0,042
- fr. fr. fr. fr.
- Prix de revient [ Burin . 1,10 0,60 2,15 15,0
- par 5 Lime . 2,85 3,94 8,25 22,70
- kilogramme. ( Meule...... . 0,20 0,64 2,33 3,0
- La comparaison entre le travail de la meule et celui de la lime ressort encore sur la figure 1 bis.
- Cette figure montre à gauche une entaille faite avec une lime neuve après une minute ; les autres entailles ont été obtenues par les meules indiquées dans
- Fig. 1 bis.
- le même laps de temps. La pièce était en fonte, son épaisseur était de 13 millimètres.
- Dans l’application des formules de meulage, nous avons vu qu’il fallait connaître le coefficient d’attaque f et celui d’énergie t1 dépensé par gramme de métal : il faut les déduire d’essais.
- ESSAIS DE MEULAGE
- P'
- La détermination du coefficient d’attaque, exprimé par la relation f= p, se
- fait aisément, par exemple, en plaçant (figure 2) une petite pièce à la partie supérieure de la meule et en la chargeant d’un poids P, dont on assure la stabilité en engageant la pièce de métal dans une pièce de bois formant plateau.
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- ARTS MÉCANIQUES. --- JANVIER 1901.
- Un dynamomètre étant attaché à cette pièce de bois, on fait tourner la
- meule dans le sens convenable; le dynamomètre indique directement l’effort tangentiel Pr qui s^exerce au contact.
- Pendant les essais, les valeurs de P', pour une même valeur de P, varient dans des limites assez restreintes si la vitesse reste constante; on estime aisément la valeur moyenne de P', et par suite celle de f.
- On constate que, plus la meule est douce et s’use rapidement, plus ce coefficient est élevé et moins la meule s’encrasse.
- Avec une meule d’affûtage tendre à grains fins, pour outils de menuisier, nous avons trouvé, en moyenne, la meule n’étant
- Métaux. Fer.
- Meule tendre f—..............0,85à0,90
- La meule étant quelque peu encrassée. 0,80à0,85
- Avec meule à / nonencrass. 0,75 àO,80
- grains moyens pr | affûtage des ou- < tils d’ajusteur, ou I de tourneur. ' | encrassée. . 0,70
- Meule dure à j ' non encrass. 0,60
- gros grains. j ' encrassée. . 0,50
- Fonte douce. Acier à outils non trempé. Acier à outils trempé sec.
- 0,45 à 0,50 0,75à0,80 0,50 1 Ces coefficients
- sont afférents i à des vitesses ) d’environ 2m,00
- 0,40à0,45 0,65à0,70 0,40 ] par seconde et f à des pressions par mm2 de 30 1 à 40 gr.
- 0,35 0,70 0,40 i Ces coefficients
- 0,30 0,60 0,30 \ varient avec la f press, et aussi \ avec la vitesse
- 0,30 0,60 0,35
- 0,25 0,50 0,30
- Il est assez difficile, si l’essai se prolonge, d’opérer dans des conditions identiques, attendu que la meule s’encrasse plus ou moins ; c’est pourquoi, dans les essais de recherches de ces coefficients, il importe de rafraîchir et ragréer la meule de temps à autre, si les opérations se multiplient, et de ne pas prolonger chacun des essais, ce qui est d’ailleurs inutile pour la recherche des coefficients d’attaque nette.
- (1) Il ne nous paraît pas utile de signaler les divers éléments de ces essais faits sous des charges et à des vitesses sensiblement égales.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 113
- La charge directe sur la pièce ne peut guère s’appliquer que pour de petites pressions; la stabilité laisse à désirer. Cependant, cette disposition présente l’avantage de ne donner lieu à aucune cause perturbatrice pouvant altérer les résultats.
- Arbre de transmission
- Meule
- Fig. 3. — Essais de meules au dynamomètre. ,
- 404 tours de meule donnent 458 tours du dynamomètre et 20 tours du tambour.
- Énergie dépensée à la meule : T =404 X 0,600 X 3,14 X P'.
- Au dynamomètre : T = 458 X 0,360 X 3,14 X P".
- Le travail représenté par le diagramme d’ordonnée y est : T = 20 X 86 X 3,14 XÿXK= 404 X 0,600 X 3,14 X P'. P'
- On tire : K= 0,141 --.
- y
- Mais : ^ 0,400 _ diamètre de la poulie 2
- y 0,600 diamètre de la meule 3
- 2
- d’où K = 0,141 X — —0,094 soit 0,1.
- K est le coefficient ou module du dynamomètre. Pour obtenir l’énergie en kilogrammètres, représentée par une surface de diagramme dont l’abscisse ou développement est exprimée en millimètres et dont l’ordonnée rectifiée y est exprimée en kilogrammes, il suffit de multiplier la surface par K =0.1.
- Pour faciliter les opérations et permettre de développer des efforts assez grands, nous avons combiné la disposition (fig. 3, 4, 5).
- La pièce est encastrée à frottement dans un levier de bois retenu d’un côté par une corde attachée au bâti de la meule ; de l’autre côté du levier, est suspendu un poids. La pression P, sur la pièce, est aisément calculée et vérifiée, s’il y a Tome 101, — 1er semestre. —Janvier 1901. 8
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- 114 '
- ARTS MÉCANIQUES. --- JANVIER 1901.
- lieu, par exemple, pour le tarage du levier, en suspendant celui-ci à un dynamomètre placé à l’aplomb de la pièce U une variante de la méthode consiste à opérer avec charge constante, mais en faisant varier la section d’appui. A l’arrière du levier, et dans son prolongement, est attaché un dynamomètre ordinaire ou
- Encastrement de lapièee
- Fig. 5
- d = 155
- d=86
- Tambour
- Poulie de commande
- Fig. 6.
- peson, qui mesure l’effort tangentiel P', et qui contrôle, par suite, le dynamomètre enregistreur commandant la meule par courroie (fig. 6 et 7).
- Ici, encore, l’ensemble ne donne pas de frottements anormaux. Parfois, il arrive que la pièce vibre pendant la marche ; il suffit, le plus souvent, de ne pas la mettre trop en saillie sur le levier et de retenir celui-ci longitudinalement à la main, lorsque, momentanément, les oscillations horizontales qui se répètent sur le dynamomètre ont une trop forte amplitude. C’est avec ce dispositif que
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 115
- nous avons fait les essais dont les résultats sont consignés dans le tableau ci-contre page 116. Nous n’avons pas à entrer ici dans tous les détails des opé-^ rations qui ont été faites avec des collaborateurs qui relevaient les nombres de tours et faisaient les lectures utiles.
- Signalons qu’il est pour ainsi dire impossible de conserver à la meule, pendant une durée prolongée de l’essai, un état de surface identique. On avait soin de déplacer la pièce et son levier latéralement sur la largeur de la meule, ce qui était aisé avec les liaisons adoptées.
- Dans le courant des opérations, nous avons toujours relevé, avant chaque
- Commande/ i
- Tambour die dynamomètre
- Disposition du dynamomètre enregistreur.
- essai, le diagramme de la marche à vide, afin de constater que rien d’anormal ne s’était produit dans le mécanisme de commande.
- Pour évaluer l’énergie de meulage, on compte le nombre de tours de la meule (diamètre de 0m,595) afin de calculer le chemin Eparcouru pendant l’essai. La pièce est pesée avant puis après l’opération ; nous avons rapporté le poids de métal enlevé à 100 mètres de parcours et le travail tangentiel au gramme de métal.
- L’essai n°l, relatif au fer soudé ordinaire, accuse une valeur maximum de 0,81 pour le coefficient d’attaque f, ce qui se conçoit assez, parce que la meule, au début, était plus nette, plus mordante qu’ultérieurement. Il en résulte aussi que, même à moindre pression unitaire, la valeur de l’énergie dépensée par
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- Essais à la meule de grès,
- NATURE DU MÉTAL, a X G G G k PRESSION SUR LA PIÈCE P PRESSION PAR mm2 de section V EFFORT TANGENTIEL à la meule P NOMBRE DE TOURS de la meule pendant, 10'. H r. | 2 5 ? i § h S O U •J O ? § a « 8 a % r/j Y, a J E-> P- ^ T* > O ü ai POIDS DE MÉTAL enlevé en 10'. POIDS POUR 100 MÈTRES de développem. COEFFICIENT d’attaque t- ÉNERGIE METTE de meulage. ÉO 3 g p & E c a z * c •a te P ORDONN di MOYENNE du diagramme enregistré. ÉNERGIE TOTALE pour 100 mètres. ÉNERGIE TOTALE par gramme o'\. ÉNERGIE NETTE par mm3. ÉNERGIE TOTALE par mm3.
- kilog. kilogr. kilogr. met. met. gr. gr. kgm. kgm. kilogr. kgm. kgm. kgm. kgm.
- 1 16 0,027 13,0 395 738,0 1,23 21,0 2,84 0,81 1 300 436 23 1 502 530 3, 5 4,08
- Fer ordinaire. l 2 22 0,037 18,0 408 763,0 1,27 23,5 3,07 0,77 1 800 586 32 2100 685 4,5 5,27
- Scct.= l4,5x40--580ra,”2.< 1 3 25 0,039 19,0 325 607,0 1,01 22,0 3,62 0,76 1 900 521 35 2 300 635 5,0 4,88
- 4 28 0,047 20,0 334 —à 624,0 1,04 25,0 4,0 0,71 2 000 500 36 2 360 390 3,8 4, 54
- 1 16 0,027 5,0 364 680,0 1,13 3,0 0,44 0,31 500 1 136 16 1050 2 380 8,17 17,13
- Fonte douce. 2 22 0,037 7,5 360 673,0 1,12 3,0 0,445 0,34 750 1 683 21 1 380 3100 12, 13 22,32
- Section = 580mm2. 3 28 0,048 10,5 334 660,0 1,10 2,9 0,44 0,38 1 050 2 380 27 1 780 4 030 17,13 29,01
- 4 40 0,069 16,0 328 618,0 1,03 3,2 0,52 0,40 1 600 3 076 36 2 617 O 20 O 22,15 36,36
- Acier recuit. 1 16 0,0273 10,5 390 729, 3 1,21 11,0 1,5 0, 66 1 030 700 19 1243 830 5,39 6,39
- Section = 580mm2. 2 22 0,037 15,0 404 855,48 1,23 21,3 2,5 0,68 1 500 600 27 1 770 708 4,62 5, 45
- ! 3 34 0,038 24,0 370 691,9 1,15 36,5 5,28 0,70 2 400 474 41 2 690 510 3,63 3,93
- 1 16 0,027 6,25 412 760,0 1,26 0,32 0,042 0,39 625 14 900 16 1050 25 000 114,73 192,5
- Acier trempé. 2 22 0,037 11,0 420 785, 0 1,31 0,35 0,045 0,50 1 100 24 400 21 1 379 30644 187,88 235,96
- Section = 580mm2. 3 34 0,058 18,0 390 729,0 1,21 0,36 0,049 0,53 1 800 36 700 33 2 170 44286 282,59 341,0
- 4 40 0,068 22, 0 362 677,0 1,13 0,35 0,052 oo 2 200 42 200 37 2430 46 730 324,94 359,82
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- 1 17
- gramme de métal enlevé est plus faible que dans les essais qui ont suivi, et qui accusent un coefficient /décroissant. Cependant les essais nos 2, 3, 4, montrent, qu’avec des pressions croissantes, et bien que le coefficient / décroisse, l’énergie dépensée par gramme de métal décroît aussi.
- En tablant sur une moyenne, on trouve que le fer exige, par gramme de nié" tal meulé, environ 500 kilogrammètres, soit 500 000 kilogrammètres par kilogramme, valeur très grande, qui est justifiée par la petitesse des particules
- Fig. 8. — Fer.
- enlevées. Ces nombres donnent une idée de l’importance de l’énergie emmagasinée par la cohésion des molécules du fer.
- Si on tient compte du travail total dépensé et relevé par le dynamomètre de rotation qui commandait la meule, on constate que son excès sur le travail utile n’est pas considérable. La différence moyenne, par gramme, serait de 600-500 = 100 kilogrammètres ; elle correspond aux frottements sur l’arbre de la
- goo
- meulé et sur les organes du dynamomètre. Le rapport = 0,83.
- Les courbes (fig. 8) montrent les variations des éléments principaux en prenant pour abscisses les charges P sur la pièce.
- Les diagrammes (fig. 9) relevés au dynamomètre de commande, accusent de faibles variations dans les périodes de marche normale de l’opération.
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- La figure 9 donne aussi le diagramme de la marche à vide, dont les fluctuations sont assez prononcées.
- Essai à vitesse croissante puis décroissante, sous une charge constante de 16 kilogrammes. — La figure 10 se rapporte à un diagramme relevé en faisant arrêter le moteur de l’atelier puis en le remettant en marche, tout en réglant à volonté l’allure. En réduisant ce diagramme à des droites moyennes entre les vitesses de 0
- N? 3 Char je 25Xj.
- 11°é Char je 28£j. N?2 Char je ZZZj.
- JTtl Char je 16 Hj.
- _ N°1 Char je 16Kj
- «-il e* !
- Marche de la meule à vida
- Fig. 9. — Fer.
- etlm,60 à la meule, on a tracé les droites FG, GH pour les efforts au dynamomètre enregistreur, et les [droites CD et DE pour les efforts au dynamomètre tangentiel à la meule. On constate, qu’entre ces limites des vitesses, les deux séries d’efforts, croissent de 15 kilogrammes à 25 kilogrammes, et de 10 kilogrammes à 15 kilogrammes, valeurs relativement grandes, et qui concordent avec les essais à vitesses variables signalées plus loin avec une meule analogue,
- Vitesse de 1,60
- à h meule
- . Arrêt
- TStesses décroissantes
- Tîtesse nulle
- Fig. 10. — Charge de 16 kilogrammes.
- mais dans lesquels on a relevé les efforts tangentiels, alors que chaque vitesse considérée restait constante pendant la durée de l’essai. Le coefficient d’attaque 10 15
- varierait entre 77 ou 0,62 et . > ou 0,93. lo 16
- On conçoit qu’il n’est guère possible, dans l’essai ci-dessus à vitesses variables, de déterminer exactement la loi des variations des efforts tangentiels sous charge constante. Il faut simplement, dans ce cas, se contenter de constater que les efforts varient en croissant avec la vitesse. A l’arrêt du moteur, et un peu avant cet arrêt, l’effort tangentiel est resté de 10 kilogrammes ; à la vitesse maximum de lm,60, cet effort était de 15 kilogrammes, soit un coefficient d’attaque
- P’ 15 10
- f— -p = = 0,93, alors, qu’à très petite vitesse, on aurait jg ~ 0,62.
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- Meutage de fonte douce. — Le tableau montre que les coefficients d’attaque de la fonte croissent avec les charges bien que la meule s’encrasse, mais les énergies par gramme de métal enlevé croissent plus rapidement et sont de
- 0,52poids p,
- Fig. H. — Fonte douce.
- beaucoup supérieures à celles du fer, ce qui est assez étonnant quand on considère que cette variété de fonte se lime plus aisément que le fer. Gela tient à ce
- Charge 40Kg.
- N9J Charge 28 Kg N°2 Charge 22Kg.
- N°1 Charge 16 Kg
- Fig. 12.
- que la poussière de fonte mouillée bouche les vides entre les aspérités des grains de la meule; l’encrassement nuit à l’attaque. Il a fallu prolonger ces essais de
- Fig. 13. — Meulage de fonte à vitesse variable. Charge 40 kilogrammes.
- fonte pendant vingt minutes chacun pour obtenir des poids de métal appréciables. Les coefficients d’attaque y sont faibles : 0,3J à 0,40. L’énergie utile moyenne, dans ces essais, ressort, par gramme, à 2 000 kilogrammètres, et l’énergie totale dépensée à environ 3 600 kilogrammètres, soit quatre fois plus que pour le fer. Les figures II et 12 montrent les résultats sous forme de diagrammes assez
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- réguliers. Le diagramme (fig. 13), relatif à la vitesse variable, fait ressortir une différence d’effort tangentiel de 18,2 —14,2 — 4 kilogrammes entre la vitesse zéro et la vitesse lm,60.
- Meillage d’acier fondu, non trempé (variété d'acier à outils). — Le morceau d’acier à grain fin a été recuit après forgeage, puis ajusté à la lime pour le mettre aux dimensions voulues.
- La meule a-été ragréée avant les essais pour enlever les crasses de fonte.
- Fig. 14. — Acier recuit.
- Le coefficient d’attaque f a varié de 0,66 à 0,70, en augmentant un peu avec la charge.
- Le poids de métal enlevé, rapporté à 100 mètres de parcours de la meule, est d’environ moitié de celui du fer sous charges égales, et ce poids augmente rapidement avec la charge.
- La meule ne s’encrassait pas plus avec cet acier qu’avec le fer, et l’énergie nette dépensée par gramme de métal décroît rapidement avec la pression.
- La valeur moyenne de cette énergie, dans ces essais, ressort à 600 kilo-grammètres pour le meulage effectif et à 700 kilogrammètres avec les résistances auxiliaires peu importantes d’ailleurs.
- Le rendement mécanique serait donc de = 0,85.
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- m
- Les figures 14, 15, et 16 se rapportent aux divers diagrammes relevés ou réduits à échelle.
- Cette série d’essais a donné des résultats très réguliers ; elle fait nettement ressortir l’influence des fortes pressions pour obtenir un coefficient d’énergie réduit et comportant un minimum de dépense tout en accélérant la besogne
- Meuiage d’acier trempé séc. — Un morceau du meme acier ayant été trempé sec, sa dureté était telle que la lime douce ne pouvait l’entamer. Présenté à la
- N" 3 Charge de 3iKg.
- N?2. Charge de 22 Kg.
- Départ en posant lentement l lapiece sur la meule
- Charge de 16 Kg.
- Marche à vide
- Fig. 15. — Meuiage d’acier à outils trempé et recuit
- meule sous les charges de 16, 22, 34 et 40 kilogrammes, les usures ont été excessivement réduites si on les compare à celles de l’acier non trempé. Ici encore, on a dû prolonger chaque essai pendant vingt minutes pour enlever assez de métal en vue de la précision relative des pesées.
- Les coefficients d’attaque sont tombés entre 0ks,39 et 0ks,55, supérieurs néan-
- moins à ceux de la fonte 0ks,31 à 0k£,40, et indiquant une croissance avec la charge. Cependant, malgré l’accroissement de la charge, les poids de métal enlevés ont peu varié et, par suite, les coefficients d’énergie ont progressé au lieu de décroître (fig. 17).
- Il faut attribuer ces résultats à ce que, la meule attaquant très peu la matière, sa surface se polit, ce que l’on constate aisément, et sans qu’il y ait encrassement comme avec la fonte. L’examen à la loupe dénote bien que les aspérités de la surface sont très émoussées, que, par suite, la pénétration dans le métal, pénétration qui produit l’attaque et détermine le mordant, est très faible, bien que la pression par unité de surface soit plus grande qu’au début, alors que la meule est plus fraîche. On conçoit que, dans le travail de meuiage, il y ait
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- d’abord pénétration des aspérités dans le métal, puis arrachement du métal. Les variations de ces deux actions peuvent se combiner et donner lieu à des efforts très différents, à des énergies dépensées également très variables. Par exemple, avec une meule tendre, qui se désagrège facilement, l’acier use davantage la meule et le mordant de celle-ci se renouvelle ; tandis que, si la meule est très résistante en même temps que très dure, l’acier trempé ne peut l’entamer, pas plus que la meule ne l’entame par particules appréciables ; il n’y a pas pénétration, il n’y a que de l’abrasion proprement dite, qui divise la matière vers son extrême limite. Le gramme de métal enlevé exige, par suite, une dépense d’énergie beaucoup plus considérable à mesure que le poli s’accentue.
- t;
- Pressions P
- Fig. 17. — Acier trempé.
- Et c’est pourquoi la courbe des énergies T' (fig. 17) a des ordonnées croissantes même rapidement avec les charges au lieu d’être décroissantes comme dans le cas de l’acier non trempé. Remarquons la grande valeur moyenne de l’énergie effective par gramme de métal; elle s’élève à 30 000 kilogrammètres. Il importe donc de ne pas laisser la meule se polir. Le mieux, quand on doit travailler des pièces en acier très dur, est d’alterner avec des pièces de fer qui usent la meule et lui redonnent son mordant.
- Le meuleur est conduit à limiter la zone d’attaque, condition toujours favorable au dégrossissage. Il va sans dire que, si la meule conservait son état primitif, l’attaque sous forte pression donnerait lieu à des variations analogues à celles relatives à l’acier non trempé.
- Comme les aciers sont de natures tellement variées qu’on ne saurait attri-
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- buer de règle moyenne à leur travail, il ne nous a pas paru utile de signaler divers autres essais qui se rapportent à des aciers coulés et autres variétés prenant ou non la trempe. Les valeurs des éléments mécaniques, pour ces aciers, se tiennent entre celles du fer et celles de l’acier trempé.
- Dans le meulage, en général, on a intérêt, lorsqu’on dégrossit, à développer
- N°Ù! Charge èe 32 Kg.
- N°3 Charge de 3êKg.
- N- 2 Charge - 22 Kg.
- N°1 Charge = 16 Kg
- Fig. 18. — Meulage d’acier à outils (trempé, sec).
- de fortes pressions par unité de surface et à marcher à de grandes vitesses, qui acccélèrent le travail. Il importe surtout de ne pas laisser la meule encrassée.
- Essais à vitesses variables. — Nous avons opéré sur une meule de 970 millimètres de diamètre, de nature un peu plus dure que celle des essais qui précèdent, et avec un morceau de fer de 40 X 15=600 millimètres carrés de section. Nous avons, à chaque opération, laissé la meule prendre une vitesse uniforme, et l’on comptait les tours pour obtenir la vitesse circonférentielle, qui a varié de 0 à 5m,84 par seconde. La pression constante P était de 25 kilogrammes; on mesu-
- 5M em
- Fig. 19. — Essais de meulage à vitesse variable.
- rait l’effort tangentiel P', qui a varié suivant les valeurs reportées sur la figure 19.
- Notons que, la charge P étant constante, la loi des valeurs de P' est en même
- P'
- temps une loi proportionnelle des coefficients d’attaque /= p.
- Afin d’éviter toute perturbation, la courroie de commande de la meule était passée sur le plateau d’un tour dont les huit variations de vitesses étaient
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- encore multipliées par celles du moteur ralenti ou accéléré à volonté. On a pu ainsi multiplier les vitesses à volonté, et les valeurs de P' obtenues ont donné une courbe très régulière (fig. 19).
- Pour déduire la valeur de P' au point d’origine de la courbe, vers la vitesse zéro, on a opéré en faisant tourner la meule à la main, et on mesurait P' vers l’arrêt. On a ainsi trouvé deux branches de courbe pour les faibles vitesses.
- La partie a, b, c, correspond à la fin des essais, alors que la meule était bien nette. La partie a' b' c correspond à la fin des essais, alors que la meule présentait une surface moins nette, celle de la marche normale. Cette courbe a', b', c, /, g concorde assez avec les courbes générales du frottement de certains métaux lubrifiés. On voit que la partie c, /, g tend vers une valeur constante de l’ordonnée à mesure que la vitesse augmente; mais n’oublions pas la restriction : dans les limites de ces essais, et avec l’arrosage abondant que permet encore la vitesse de 5m,84, qui a été atteinte. Il est à présumer que des vitesses supérieures n’augmentent plus guère le coefficient /, et que l’on peut tabler, dans les calculs, sur les valeurs qui ressortent de ces essais et de ceux qui précèdent, en tenant toujours grand compte de la pression et de la nature de la meule.
- 10 15
- Vers la vitesse zéro, f= — = 0,40 ; vers la vitesse 2 mètres \ f = — = 0,60.
- Dans des essais comparatifs, on voit combien il est important d’opérer à la même vitesse.
- Nous avons, de plus, mesuré les poids de fer enlevés, pour 100 tours de meule, aux vitesses de 0m,40, lm,10, 2m,15 et 5m,84. Ces poids sont restés peu différents de 9«r,2, un peu plus élevés cependant aux faibles vitesses qu’aux grandes. Il s’ensuivrait que l’augmentation d’effort tangentiel P7 avec la vitesse correspondrait à une augmentation de résistance du métal à l’enlèvement, due à la vitesse, ce qui concorde avec les lois générales de la déformation des corps.
- De ces diverses séries d’essais, dont les résultats ne sont guère comparables à cause de la modification de l’état de la meule par le métal attaqué, on pourrait cependant déduire, en se rapportant particulièrement à la série sur l’acier recuit, pour laquelle la meule est restée dans un état invariable, et en considérant les diagrammes (fig. 14), que :
- 1° Pour une vitesse donnée de la meule, les efforts tangentiels P' croissent à peu près proportionnellement avec les pressions P, et donnent lieu à un coefficient d’attaque /sensiblement constant;
- 2° Pour une même pression P, l’effort tangentiel P', et par suite le coefficient d’attaque / croissent avec la vitesse. Do zéro à 2 mètres de vitesse, l’accroisse-
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 125
- ment est assez notable; au-dessus, il se réduit à une petite valeur, tout en restant proportionnel à la vitesse;
- 3° Le poids de métal enlevé croît rapidement avec la pression;
- 4° Le coefficient d’énergie nette Tn de meulag-e décroît avec la pression. Il en est de même du coefficient d’énergie totale t\ Ce dernier tend vers une valeur infinie, lorsque la pression tend vers zéro;
- 5° Le rendement mécanique est d’autant plus réduit que les pressions sont plus faibles.
- Essai avec grosse meule taillée de l'usine de Fives. — La meule, de structure demi-dure, avait son pourtour taillé ainsi que le sont les grosses meules de dégrossissage.
- Son diamètre était de 2m,20; elle tournait à une vitesse circonférentielle de 11 mètres. Une pièce de fer de 115 X 30 millimètres de section était montée sur un levier disposé comme dans la figure 4. La pression sur la pièce s’élevait à P = 86 kilogrammes.
- A la mise en contact, on avait soin de ne faire agir la charge que progressivement, et l’on maintenait le levier contre les vibrations assez vives que déterminait la grande vitesse de rotation.
- En marche normale, l’effort tangentiel Pr a varié de 66 à 75 kilogrammes, soit une moyenne de 70,5 kilogrammes, ce qui fait ressortir un coefficient d’at-, , 7,50
- taque a/=-gg-= 0,82.
- La taille a pour effet d’augmenter le coefficient f, principalement lorsque la surface de contact est peu étendue et que la pièce accroche les arêtes des entailles.
- Le poids de fer enlevé pendant 5 minutes était de 448 grammes.
- L’énergie de meulage étant de :
- Ÿ v X 5 x 60 = 70,5 X 11 X 5 X 60 = 232 650 kgm,
- 232 650
- l’énergie par gramme ressort à ^ —= 519 kgm.
- L’énergie par millimètre cube est égale à 519 X 0,0077 = 4 kgm.
- En portant la pression P à 154 kilogrammes, le coefficient / s’est relevé à 0,86, et l’énergie par gramme s’est abaissée à 492 kgm.
- Ces valeurs concordent assez bien avec celles trouvées dans les essais qui précèdent, relatifs au fer.
- La poulie motrice de cette grosse meule avait un diamètre de 0,70, soit une . „ , llX 0,700
- vitesse tangentielle de —2~2ÔÔ— — 3m>50.
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- La courroie étant placée sur la poulie folle, l’effort tangentiel moyen à la poulie calée, pour entretenir le mouvement uniforme, était de 36 kilogrammes, soit une puissance de 36 X 3,50= 126 kgm. La puissance utile s’élevait, dans l’essai considéré, à 70,5 X 11 =775,5 kgm, de sorte que le rapport de la puissance utile à la puissance totale développée ressort à :
- 775,5 775,5
- 775,5 + 126 — 901,5 ~~
- 0,86.
- Le rendement d’une telle meule, lorsqu’elle dégrossit, est donc élevé, et cela se conçoit, puisqu'il n’y a pas d’organes intermédiaires de transmission de l’énergie. Notons que, par rapport aux machines-outils moyennes, les grosses meules de dégrossissage absorbent une assez grande énergie, mais elles font beaucoup de besogne rapidement; leur travail est relativement économique, malgré l’extrême division de la matière.
- Essais avec une meule d'affûtage. — Cette meule degrés de modèle ordinaire, à grain fin, tendre, était actionnée par une dynamo :
- Nombre de tours par minute......................... 36
- Diamètre de la meule...............................0,84
- Vitesse circonférentielle..........................lm,52
- Volts. Ampères. Watts. Poncelets.
- Dynamo à vide avec transmission 92 4,75 437 0,44
- — avec meule — 93 5,0 465 0,47
- — — et fer de varlope 95 5,5 522 0,53
- — __ ciseau de menuisier 91 6,0 546 0,55
- — — burin d’ajusteur 93 5,5 511 0,51
- Ces essais. , notés à titre de curiosité, montrent que l’affûtage de ces outils
- nécessite peu d’énergie, mais celle absorbée par les organes de commande
- n’est pas négligeable.
- Dans une visite au Creusot, nous avons vu fonctionner une meuleuse lapidaire constituée par des morceaux de grès ; cette meuleuse dressait le can d’une plaque de blindage en acier trempé de 0ra,14 d’épaisseur. La meule était montée directement sur l’arbre d’une dynamo tournant à 600 tours, et absorbait à vide environ 600 watts. En travail, l’énergie s’élevait en moyenne à 5 000 watts. Le meuleur réglait l’attaque en se guidant sur un ampèremètre dont l’aiguille oscillait entre 42 et 46 ampères. La meule avait un diamètre extérieur de 0ra,60, un diamètre intérieur de 0m,40. La puissance nominative de la dynamo était de 10 kilowatts. Au réglage de la passe, le meuleur avait soin de consulter l’ampèremètre pour ne pas dépasser la limite que comportait la dynamo.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
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- Essais avec une meule d’émeri aggloméré. — La meule de la variété demi-dure à grains moyens, mise bien au rond, tournait à raison de 640 tours par minute, avec un diamètre de 0m,640, ce qui donnait une vitesse circonférentielle de 21m,40. La présentation de la pièce était faite, dans des conditions analogues à celles des essais avec la meule de grès, sur des échantillons de 580 millimètres carrés de surface d’appui.
- La vivacité de l’attaque donnait lieu à des vibrations assez sensibles de la pièce ; néanmoins, nous avons pu mesurer assez exactement les valeurs moyennes des efforts tangentiels. D’autre part, nous n’avons pu opérer avec de fortes pressions, réchauffement de la pièce et le glissement de la courroie apportant alors des perturbations dans la marche de l’expérience. L’échauffement de l’éprouvette était très prononcé, et l’on sait d’ailleurs, qu’au contact, il est tel, que les particules métalliques projetées brûlent dans l’air.
- Nous indiquons simplement les éléments principaux de ces essais :
- MÉTAL, PRESSION TOTALE P PRESSION UNITAIRE P par mlmî EFEORT TANGENTIEL P’ COEFFICIENT d’attaque f POIDS POUR 100 MET. de dévcloppem. a COEFFICIENT d’énergie nette Tl
- Fer kilogr. 10 kilogr. 0,017 kilogr. 9,5 0,95 1,96 484
- 16 0,027 15,5 0,97 3,5 442
- 10 0,017 4,0 0,40 0,32 1 220
- Fonte 16 0,027 7,5 0,47 0,58 1 282
- 22 0,037 11,5 0,52 0,79 1 440
- Acier recuit . . . 10 0,017 8,5 0,85 1,25 680
- 16 0,027 14,5 0,90 2,25 644
- Acier trempé. . . 16 0,027 7,5 0,44 0,056 12 500
- 22 0,037 11,5 0,52 1,102 11 270
- Cette meule d’émeri a donné des coefficients d’attaque plus élevés que ceux de la meule de grès, et des coefficients d’énergie plus faibles, ce qui se comprend assez, les grains d’émeri étant plus actifs que ceux de grès.
- D’autre part, la plus grande vitesse a aussi pour effet d’augmenter le coefficient d’attaque qui atteint et dépasse même l’unité avec des meules dont l’attaque est très forte.
- Pour constater la variation de l’effort tangentiel entre la vitesse voisine de zéro et celle de 21m,40, nous laissions la pièce en contact après le débrayage de la courroie, jusqu’à l’arrêt de la meule. C’est ainsi que, pour le fer, avec la pression de 16 kilogrammes, l’effort tangentiel avarié de 15,5 kilogrammes (vitesse
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- 21m,40) à 11 kilogrammes (vitesse vers l’arrêt), ce qui donne des coefficients de 15 o 11
- / = nr=0’97 et / ^ï6 = 0’68-
- Ces essais ont de nouveau montré l’importance des fortes pressions unitaires correspondant à de fortes prises pour réduire le coefficient d’énergie par gramme de métal enlevé. Avec cette meule travaillant à sec, et pour des pressions égales, les valeurs des coefficients d’énergie sont en général un peu inférieures à celles trouvées avec la meule de grès. Ce sont particulièrement les valeurs pour l’acier trempé qui sont les plus favorables; sans aucun doute, parce que les grains d’émeri, plus résistants que les grains de grès, ne s’émoussent guère.
- Les meules d’émeri de qualité convenable sont donc surtout préférables aux meules de grès pour le meulage des métaux très durs.
- Notons encore que la marche à vide nécessitait un effort tangentiel à la meule de 3,5 kilogrammes, soit, à la vitesse de 21m,40, une puissance de
- 21.4 X 3,5 = 75 kgm. Si nous considérons l’effort tangentiel 15,5 kilogrammes qui correspond à l’un des essais du fer, le rendement ressort à
- 15,5 15,5
- 15.5 + 3,5 — HT ~ °^81 ’
- Dans l’essai sur la fonte, avec un effort tangentiel de 4 kilogrammes, le rendement serait de :
- Dans la plupart des meuleuses à rectifier, l’énergie absorbée par le meulage est très faible relativement à celle qu’absorbe la commande des organes. Des essais sur ces machines n’ayant qu’un intérêt très relatif, nous n’avons pas jugé utile d’en faire.
- On peut admettre, pour une évaluation approximative, les dépenses d’énergie suivantes :
- Petites. Moyennes. Grandes.
- Meules à rectifier ou à polir ... 20 à 50 kgm. 60 à 150 kgm. 200 à 300 kgm.
- (/I suivre.)
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- SYSTÈME INTERNATIONAL DES FILETAGES A BASE MÉTRIQUE
- OUYKRTURE DK Cl. K FS
- Circulaire de la Commission international d'unification des filetages.
- Réunion de Zurich (octobre 1900).
- L’emploi général du système métrique en Europe fait désirer de plus en plus vivement l’adoption des mesures métriques pour la construction des vis. Il est clair qu’on ne peut détruire d’un seul coup, par la simple décision de la majorité des intéressés, un système de filetages aussi profondément implanté que le système Whitworth; mais les efforts faits pour établir un système métrique de filetages, efforts de plus en plus grands et répétés, prouvent que cette question exige une solution qui finira par s’imposer lot ou tard.
- Mais il importe que cette solution soit unique, et qu’on ne voie pas surgir une série de systèmes de filetages à base métrique : c’est pourquoi Y Association des Ingénieurs allemands, la Société d'Encouragement pour l'Industrie nationale de Paris, et Y Union suisse des Industriels mécaniciens se sont associées pour poser les règles d’un système uniforme de filetages, dont l’adoption serait recommandée à tous ceux qui désirent, pour une raison quelconque, appliquer une base métrique au tracé des vis.
- Ces règles ont été établies par le Congrès international tenu à Zurich du 2 au 4 octobre 1898, Congrès auquel avaient été conviés les représentants des principales associations techniques des pays industriels.
- Il était impossible d’établir un système de filetages dont les avantages intrinsèques fussent tels qu’il primât les nombreuses propositions bien étudiées faites antérieurement; et le Congrès aurait eu peine à réaliser l’unification, si le système établi par la Société dé Encouragement pour l'Industrie nationale en 1894 n’était pas rapidement devenu d’un usage général en France. Comme ce système répond à tous les besoins de la pratique, comme on ne pouvait supposer que les constructeurs français seraient disposés à l’abandonner si tôt après l’avoir adopté, c’est ce système que le Congrès a choisi à Vunanimité de ses membres, avec quelques légères additions, pour le recommander aux techniciens du monde entier.
- Tome 101. — 1er semestre. — Janvier 1901.
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- Les trois sociétés sus-indiquées avaient reçu du Congrès international mission de fixer la série des ouvertures des clefs; elles les ont définitivement arrêtées dans une conférence de leurs délégués, qui a eu lieu à Zurich le 30 octobre 1900.
- Les règles de ce système, dénommé Système international de Filetages, et désigné par les initiales S. I., sont données ci-dessous en détail.
- Règles du système international de filetages.
- S. I.
- Vis auxquelles s appliquent les règles du système international.
- Les règles adoplées par le Congrès et formulées ci-après ne s’appliquent qu’aux seules vis mécaniques, c’est-à-dire aux vis métalliques de diamètre égal ou supérieur à 6 millimètres, destinées à l’assemblage des pièces de machines et aux constructions mécaniques. Ces règles ne s’appliquent pas aux très petites vis, dites vis horlogères\ aux vis qui servent aux transmissions de mouvement dans les tours et autres machines; aux vis découpées sur les tubes, tels que les tuyaux à gaz et autres; aux vis micrométriques; à toutes les vis qui servent à des usages particuliers, exigeant certaines dispositions qui ne peuvent rentrer dans un système uniforme de filetages; enfin elles ne s’appliquent pas aux vis à bois, qui pratiquent elles-mêmes leur logement dans une matière relativement molle.
- Nature nu filet :
- Le tracé des vis mécaniques est (figure ci-contre) déterminé par l’enroulement en hélice à droite d’un filet simple, obtenu par la troncature d’un triangle primitif équilatéral, dont le côté, placé parallèlement à l’axe de la vis, est égal au pas de le vis.
- Forme du filet.
- Le triangle primitif équilatéral est tronqué par deux parallèles à la base, menées respectivement au huitième de la hauteur à partir du sommet et de la base.
- La hauteur du filet mesurée entre les troncatures est, par suite, égale aux trois quarts de la hauteur du triangle équilatéral primitif; c’est approximativement le pas multiplié par 0,6395.
- Jeux entre les vis pleines et les vis creuses :
- Les vis pleines et les vis creuses ou écrous, qui se correspondent, ont en principe mêmes filets; mais, afin de tenir compte des tolérances d’exécution, indispensables dans la pratique, tolérances qui doivent varier selon les circonstances, le profil fixé est un profil limite, pour la vis pleine comme pour la vis
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- creuse; cette limite est prévue par excès pour la vis pleine et par défaut pour la vis creuse : en d’autres termes, la vis pleine doit toujours rester à Y intérieur du profil limite, et la vis creuse à Y extérieur de ce meme profil.
- Les écarts entre la surface théorique commune et les surfaces réalisées sur la vis pleine et sur son écrou déterminent le jeu que présenteront les deux pièces montées l’une sur l’autre. Aucune valeur n’est fixée pour ce jeu, chaque constructeur restant juge des tolérances admissibles suivant la destination des vis et suivant l’outillage employé pour leur fabrication.
- En ce qui concerne le jeu que présentent la vis pleine et la vis creuse au fond des angles rentrants du profil, l’approfondissement dû à ce jeu ne devra pas dépasser un seizième de la hauteur du triangle primitif. Aucune règle n’est tracée pour la forme de cet approfondissement; il est seulement recommandé d’employer un profil arrondi. Là profondeur du filet peut ainsi atteindre les treize seizièmes de la hauteur du triangle primitif, ou 0,704 p, p étant le pas.
- Diamètre des vis.
- Le diamètre des vis se mesure sur l’extérieur des filets après troncature : le diamètre, exprimé en millimètres, sert à désigner la vis.
- Entre les diamètres normaux indiqués au tableau (donné ci-dessous), on peut intercaler par exception d’autres diamètres; le pas reste alors celui de la vis normale de diamètre immédiatement inférieur. Les diamètres de ces vis intermédiaires doivent toujours être exprimés par un nombre entier de millimètres.
- Ouvertures des clefs.
- L’ouverture de la clef est considérée comme dimension limite que ne doit dépasser ni l’écrou par excès ni la clef par défaut.
- A chaque diamètre (de la série normale) correspond une ouverture de clef spéciale.
- Les mêmes ouvertures doivent être employées pour les diamèlres exceptionnellement intercalés entre les diamètres normaux.
- L’ouverture de la clef est la même pour l’écrou et pour la tête du boulon et de la vis d’un même diamètre.
- La même ouverture s’applique aussi bien aux écrous bruts qu’aux écrous travaillés.
- Hauteur de Vécrou et de la tète du boulon.
- On recommande de donner à l’écrou une hauteur égale au diamètre, et à la tête une hauteur égale aux sept dixièmes du diamètre.
- Les soussignés recommandent l’emploi da système international de filetages â base métrique (S. 1.) à toutes les administrations publiques, compagnies de chemin de fer et aux industriels qui désireraient faire usage d’un système de filetages métrique.
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- Tableau de la série normale des diamètres, des pas et des ouvertures des clefs correspondants.
- DIAMÈTRE PAS. onvmm; dp; ci,ki-’. DIAMÈTRE. PAS. OUVERTURE DE CLEF.
- millimètres. mill mètres. millimètres. millimètres. millimètres. millimètres.
- 6 1,0 12 33 3,5 50
- 7 1,0 13 36 4,0 54
- 8 1,23 15 39 4,0 58
- 9 1,25 16 42 4,5 63
- 10 1,0 18 45 4,5 67
- 11 1 ,0 19 48 5,0 71
- . 12 1,75 21 52 5,0 77
- 14 2,0 23 56 0,0 82
- 16 2,0 26 60 5,o 88
- 18 2,5 29 64 6,0 94
- 20 2,5 32 68 6,0 100
- 22 2,5 35 72 6,5 105
- 24 3,0 38 76 6,5 110
- 27 3,0 42 80 7,0
- 30 3,5 1 46 116 j
- Ils informent en même temps tous les intéressés que l’on peut actuellement se procurer les outils calibres et jauges pour le système international chez divers constructeurs, et notamment chez MM. :
- Barriquant et Marre, à Paris;
- Ladw. Lowe $ Cie., Société anonyme, à Berlin ;
- J. E. Reinecker, à Chemnitz ;
- Société anonyme pour la fabrication des outils « Reishauer », à Zurich.
- BERLIN — ZURICH — PARIS
- Octobre 1900.
- Société des Ingénieurs allemands :
- Remuer, — Braunschweig, président.
- Tu. Peters, — Berlin, directeur.
- Union suisse des Industriels mécaniciens P. E. IIcher, — Zurich, président.
- A. Jec.her, — Zurich, secrétaire.
- Société d’Encouragement pour U Industrie nationale :
- A. Carnot, président.
- Eu. Collignon, — Paris, secrétaire.
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- procès-verbal de la conférence INTERNATIONALE RÉUNIE a ZURICH LE 20 OCTOBRE 1900 POUR LA FIXATION DES OUVERTURES DE CLÉS
- La séance est ouverte à 10 h. 1/2 du matin.
- Étaient présents :
- M. le colonel P.-E. Hubert, président.
- Les délégués de Y Association des Constructeurs-Mécaniciens suisses d’une part et du Comité suisse d'Action d’autre part :
- MM. le professeur Aeppli, de la Société anonyme de Constructions de Machinés-outils Reishauer; H. Dietler, directeur du Chemin de fer du Gothard, de Lucerne;ie professeur R. Escher, de Zurich; A. Jegher, ingénieur à Zurich; le professeur A. Sto-dola, de Zurich; l’ingénieur en chef Weyermenn, du Chemin de fer Jura-Simplon, de Berne.
- Les délégués de Y Association des Ingénieurs allemands :
- MM. le Conseiller du Commerce Lemmer, de Brunswick, président de l’Association ; Th. Petero, de Berlin, directeur de l’Association; Karl Sulzer, ingénieur de la maison Sulzer frères, de Winterthur.
- Le délégué de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale. M. le professeur E. Sauvage, de Paris.
- Se sont excusés de ne pouvoir assister à la réunion :
- MM. R. Alioth; A. Bertschinger, Brown, Huber Stockard, V. Bach et Reineecker, ingénieur.
- Le Président souhaite la bienvenue aux délégués présents et exprime l’espoir que la réunion d’aujourd’hui achèvera, grâce aux travaux préparatoires, la tâche qui lui a été assignée par le Congrès international, que son travail aboutira à un résultat satisfaisant, et que le système métrique normal de filetage, tel qu’il a été adopté par le Congrès, sera détinitivement établi dans toutes ses parties.
- Le Président fait connaître que le Comité suisse d’Action, après avoir pris connaissance des documents relatifs à la détermination des ouvertures de clés pour le système normal de filetage, et après avoir examiné les propositions présentées, qui diffèrent assez sensiblement les unes des autres, a adopté, le 6 octobre 1900, le programme de la Conférence d’aujourd’hui, ainsi que le tableau des propositions présentées pour l’échelle des ouvertures des clés; ce programme et ce tableau ont été transmis aux membres de la Conférence. Le Président a pris la liberté, au nom de l’Association des Constructeurs-Mécaniciens suisses, de convoquer les membres du Comité suisse d’Action, et il croit que les délégués de l’Association des Ingénieurs allemands et de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale ratifieront cette décision.
- La réunion décide de prendre le programme présenté pour base de la discussion. Ce programme est le suivant.
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- Ouvertures de clé pour le système de filetage international S. I.
- DIAMÈTRE. 6 7 8 9 10 11 12 9 14 2 16 9 18 : 9 20 2 22 2 24 3 27 3 30 3 33 3 36 3 39 42 3 45 3 48 4 52 | 4 56 4 60 4 64 4 68 4 72 4 76 4 80
- Proposition de l’Association des Ingé-
- nieurs allemands. il 12,5 14 ll>>5 17 18,5 20 23 26 29 32 35 38 42 46 50 54 58 62 66 70 76 82 88 94 100 106 112 118
- i 1. 3 1 3 1 5 1 5 1. 5 3 : 3 : 3 4 4 4 4 4 4 4 4 G 6 6 0 0 6 6 6
- Amendements Bach. . 12 14 15 17 18 19 21 — — — — — — — — — — — 63 67 71 77 — — — 99 105 110 116
- 3 3 4 5 4 4 ( 5 e f 5 6
- — Peters. — — — — — — — — — — — — — — — — — — — — 71 — 81 86 92 98 104 110 116
- 1 4 4 5 5 y s 3 5 3 e
- Amendements du Co-
- mité suisse d’action. 12 13 15 16 18 19 21 — — — — — — — — — — — — — 71 77 — - 93 99 104 110 115
- Z 2 4 4 4 5 5 3 3 3 5
- Congrès de 1898 (proposition) 12 13 14 15 _ 19 21 75 80 86 92 98 104 110 116
- 1 2 2 2 3 3 î 1 ! 4 4 4 4 4 4 4 5 5 5 0 6 6 3
- 1,4 d. + 4 mm. . . . 12,4 13,8 15,2 16,c 18 19,4 20,8 23,o 26,4 29,2 32 34,8 37,o 41,8 46 50,2 54,4 58,0 62,8 67 71,2 76,8 82,4 88 93,6 99,2 104,8 110,4 116
- Nota. — Les signes (—) indiquent que la valeur en question est identique à celle résultant des propositions de l’Association dos ingénieurs allemands.
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- SYSTÈME INTERNATIONAL DE FILETAGES A BASE MÉTRIQUE. 135
- PROGRAMMA DE LA CONFÉRENCE POUR LA FIXATION DES OUVERTURES DE CLÉS DU SYSTÈME DE FILETAGE INTERNATIONAL S. I.
- 1° Nombre d’ouvertures de clés.
- a) Faut-il établir, pour chaque diamètre de boulon, une ouverture de clé spéciale (série complète) ou bien :
- b) Peut-on faire usage de la même ouverture de clé pour plusieurs diamètres : par exemple pour deux (série réduite) ?
- 2° Ouvertures de clés pour écrous bruts et pour écrous ajustés.
- Des ouvertures spéciales doivent-elles être exigées pour écrous bruts et pour écrous ajustés ? Si oui, l’écrou brut doit-il pouvoir recevoir la clé de l’écrou ajusté d’un diamètre immédiatement supérieur ?
- 3° Établissement du tableau des ouvertures de clés.
- 4° Définition de l’ouverture de clé.
- Faut-il par exemple, suivant la proposition de la Société d’Encouragement, la définir comme la limite à laquelle elle ne doit pas être inférieure, ou que l’écrou ne doit pas dépasser.
- o° Ouverture de clé pour les diamètres intercalés.
- 6° Discussion des voies et moyens pour l’introduction du système de filetages international.
- Le Président donne d’abord la parole à M. le professeur R. Escher qui, par délégation de l’Association des Constructeurs-Mécaniciens suisses, a dirigé les pourparlers préparatoires avec les délégués des deux autres sociétés.
- M. R. Escher présente son rapport dans les termes suivants :
- « Après qu’on eût fixé, au Congrès international de Zurich de 1898, l’échelle des filetages, il ne resta plus qu’à déterminer les ouvertures de clés. Le Congrès commença, il est vrai, la discussion sur ce point, niais l’interrompit aussitôt, sur la proposition de M. le directeur Peters, la proposition y relative n’ayant pas été examinée par un nombre assez étendu d’intéressés. Les trois sociétés qui avaient organisé le Congrès furent chargées d’amener une entente au sujet de la question des ouvertures de clés.
- L’Association des Ingénieurs allemands transmit la question à ses groupes régionaux. Les réponses qui furent reçues après un temps plus ou moins long, et qui, ainsi qu’on pouvait s’y attendre, étaient loin de concorder entre elles, durent être coordonnées et triées, et ce n’est que le 1er juin de cette année que le Comité nommé par l’Association put procéder, dans une séance tenue à Francfort-sur-le-Mein, à la rédaction d’une proposition ferme.
- Les décisions de Francfort furent acceptées par le Conseil directeur de l’Association et nous sont actuellement soumises comme propositions émanant de l’Association des Ingénieurs allemands.
- Dans le tableau que vous avez sous les yeux (p. 134), nous avons ajouté à la proposition allemande quelques amendements proposés, comme complément et pour pouvoir y rattacher nos propres propositions. Au bas du tableau, nous rappelons encore la proposition présentée au Congrès de 1898, et enfin nous donnons les valeurs des ouvertures I), pour des boulons de diamètres d, d’après la formule :
- Dmm. =1,4 dm m • + 4 millimètres.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- JANVIER 1901.
- La Société d’Encouragement a déjà pris position dans la question et s’est décidée, le 24 mars 1900, sur la proposition d’un sous-comité, pour une échelle suivant laquelle l’ouverture de chaque clé doit pouvoir servir pour deux diamètres. Cette Société recommande l’adoption d’une proposition présentée par la Société des Ingénieurs et des Architectes de Turin, sur l’initiative de M. le professeur Galassini, et qui donne les valeurs suivantes :
- 6 D = 12 Pour d = 36 D = 53
- 8 14 42 61
- 10 17 48 70
- 12 20 56 80
- 16 25 64 90
- 20 31 72 100
- 24 30 $7 45 80 112
- On a supposé que la même ouverture de clé pouvait être employée pour le diamètre immédiatement inférieur.
- La Société d’Encouragement a décidé, en outre, au sujet des diamètres intercalés, que ceux-ci doivent recevoir les mêmes ouvertures de clé que le diamètre le plus voisin, et que si l’un de ces diamètres se trouve à distance égale de deux diamètres voisins, l’ouverture de clé sera celle du plus grand diamètre. Enfin, elle propose de définir l’ouverture de clé comme la limite que l'écrou ne doit pas dépasser, et à laquelle la clé ne doit pas être inférieure.
- Pour établir un tableau d’ouvertures de clé, il faut tenir compte du désir souvent exprimé : qu’elles soient aussi peu nombreuses que possible.
- Pour déterminer les dimensions des écrous, il faut tenir compte de plusieurs considérations.
- La résistance exige un certain minimum d’épaisseur, qui peut être plus faible avec une matière de meilleure qualité. Les écrous bruts doivent être plus forts que les écrous ajustés car ils doivent, à cause de leur forme moins régulière, avoir plus de jeu dans la clé, et on prend généralement pour les écrous bruts une matière de moindre qualité, tandis que dans le cas des écrous ajustés, les dimensions peuvent être plus exactes; on les confectionne avec soin en métal de bonne qualité.
- Dans la mécanique de précision, la place réservée aux écrous est souvent très limitée; on cherche à réduire au minimum les brides et organes similaires sur lesquels on les pose. Le diamètre des boulons est, dans bien des cas déterminé par la place disponible pour l’écrou. La construction de précision impose, pour les écrous, des dimensions minima et multiples — pour chaque diamètre de boulon une dimension déterminée de l’écrou. — Le grand nombre de clés qui en résulte doit être accepté comme une conséquence de ces desiderata.
- Dans la construction des grandes machines, la place pour loger les écrous n’est généralement pas restreinte. Cette circonstance permet de diminuer le nombre de clés en faisant usage, par exemple du même écrou, pour deux diamètres voisins de boulons.
- Mais la fabrication de vis exprime également des desiderata spéciaux. Elle proposera toujours, pour les écrous, des dimensions largement suffisantes puisqu’elle y trouve son profit, car elie peut aussi employer dans ce cas un métal moins tenace et
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- réaliser une production plus considérable en poids. Nous serions naturellement peu portés à tenir compte de ces désirs car les nécessités de la construction priment tout et les constructeurs de vis doivent s’ingénier à la suivre.
- Si l’on voulait établir des tableaux spéciaux pour écrous bruts et pour écrous ajustés, dans la mécanique de précision comme dans la grosse industrie mécanique, on s’engagerait certainement dans une mauvaise voie, et les inconvénients actuels résultant d’une absence de système et qui aboutissent à ce que parmi les clés dont on dispose actuellement, aucune ne concorde exactement avec un écrou donné, deviendraient permanents.
- Le seul moyen de faire cesser cet état de choses et de nous permettre de satisfaire à toutes les exigences est le suivant.
- En premier lieu : dresser le tableau pour la mécanique de précision où, à chaque diamètre, correspond une ouverture spéciale de clé de dimensions strictes. Nous appellerons cette série la série normale ou complète. Si l’on désire avoir, dans certains cas spéciaux, des écrous plus forts ou plus faibles que les écrous nouveaux, on leur donnera l’ouverture de clé du diamètre immédiatement supérieur ou inférieur. On pourrait par conséquent faire usage, pour un diamètre de boulon donné, d’écrous à trois ouvertures de clé différentes; mais, dans tous les cas, on ne ferait usage que de clés de la série normale.
- Si l’on veut diminuer le nombre de clés, on peut faire un extrait de la série normale en supprimant, par exemple, chaque deuxième ouverture de clé, et en la remplaçant par une ouverture immédiatement supérieure, qui est alors applicable à deux diamètres différents. 11 faudrait établir cette série restreinte dès le principe; si on laissait à chacun la liberté du choix, il s’ensuivrait l’arbitraire et le désordre.
- De même, on devrait employer des ouvertures de clés de la série normale pour les diamètres de boulons intercalés qui se présentent exceptionnellement. Pour tout le reste, on pourrait laisser le choix à volonté.
- La Société d’Encouragement a proposé d’établir, dès l’origine, une seule ouverture de clé pour deux diamètres. Nous ne pouvons recommander cette mesure; car la mécanique de précision ne pouvant se passer d’une graduation plus précise, les valeurs intermédiaires seraient néanmoins appliquées. Mais si elle ne sont pas fixées d’avance, l’un prendrait une valeur, l’autre une autre et nous retomberions, tout au moins en partie, dans l’ancienne confusion. L’établissement de la série complète normale est le seul moyen de sortir de cet état de choses.
- Dans la série normale des ouvertures de clés, il faudrait, d’une part, que les ouvertures de clé pussent croître d’une façon continue avec les diamètres des boulons et, d’autre part, pouvoir exprimer les ouvertures de clés au moyen de nombres entiers. Malheureusement ces deux conditions ne peuvent pas se concilier, et on doit par conséquent donner à l’une la préférence sur l’autre. Les exigences de la pratique conduisent d’elles-mêmes à imposer en première ligne les nombres entiers ; mais alors l’accroissement continu des ouvertures de clés ne peut être réalisé qu’approximative-ment. Tous ceux qui se sont occupés de ce problème savent combien cette approximation est difficile à obtenir; lorsqu’on l’améliore en un point il se produit sur un autre une inexactitude.
- Si l’on cherche une base rationnelle pour la détermination des ouvertures de clé, on prendra, comme point de départ le plus indiqué, le plus commode, la pression exercée par l’écrou. En supposant cette pression par unité de surface égale à la ten-
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- sion du boulon, et en considérant celui-ci comme plein, on aura pour l’ouverture de clé, la formule simple :
- D == y/2 x d.
- En ajoutant une constante pour renforcer les écrous plus petits, on aura, pour l’ouverture de clé, l’équation :
- D = 1,4 d + c.
- Si l’on trace sur un graphique des valeurs proposées par l’Association des Ingénieurs allemands une droite qui coïncide autant que possible avec ces valeurs, cette droite a pour équation :
- D = 1,4 d + 4 millimètres.
- Ces valeurs concordent très bien avec les séries ordinaires de clés, et nous pouvons considérer leur droite comme représentative d’une règle confirmée par l’expérience et qui peut être prise pour base d’un tableau de clés. Mais cette équation présente ce grand inconvénient qu’elle ne fournit des nombres entiers que pour des multiples de 5. Par conséquent on ne peut suivre exactement la droite; on est obligé de s’en rapprocher le plus possible au moyen d’une ligne brisée. La série de l’Association des Ingénieurs allemands peut être exactement représentée au moyen de trois droites. La première, dont l’inclinaison est de 1,5, va jusqu’au diamètre de 24 millimètres. Elle donne :
- Pour des différences de diamètre de...................lmm,0 et 2mm,0
- Des gradins de........................................lmm,o et 3‘nn,,0
- Au lieu de............................................lmm,3 et 2mm,8
- Elle est donc trop raide et donne, pour les petits diamètres, des ouvertures de clés un peu trop faibles. La deuxième droite d’inclinaison 1,333, va jusqu’à 48 millimètres. Pour des diamètres qui diffèrent entre eux de 3 millimètres, elle donne des différences de 4 millimètres dans les ouvertures de clés successives, au lieu de 4mm,2; elle est donc un peu trop inclinée et passe, dans sa partie supérieure, un peu au-dessous de la droite tracée entre les valeurs réelles. Pour cette raison, la troisième droite, inclinée de 1,5 correspondant aux différences de 6 millimètres entre les ouvertures de clés et de 4 millimètres entre les diamètres, est un peu plus raide vers le haut, de sorte qu’elle donne finalement, pour les diamètres les plus grands, des écrous relativement plus forts.
- Si l’on veut se rapprocher davantage de la droite qui passe entre les valeurs réelles sans avoir des fractions de millimètre, il ne reste plus qu’à essayer d’obtenir l’approximation en laissant subsister quelques irrégularités.
- M. Peters veut améliorer l’échelle dans sa partie supérieure en diminuant un peu l’épaisseur des écrous plus grands. A cet effet il intercale entre les paliers de 4 et 6 millimètres un certain nombre de 5 millimètres. Le diamètre subit à cet endroit des différences entre paliers de 4 millimètres; la partie correspondante de la ligne a par conséquent une inclinaison de lm,25, et est encore plus inclinée que la partie médiane de la proposition allemande.
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- La conséquence en est que cette série accuse, par rapport à la ligne droite, en chaque point, une dépression assez prononcée.
- M. le professeur Yon Bach tient absolument à l’équation
- D — 1,4 cl + 4 millimètres.
- en arrondissant les valeurs qui en résultent pour obtenir des nombres entiers. Mais alors la série de gradins est un peu irrégulière ; en effet, à la partie inférieure et à la partie supérieure de l’échelle, s’intercalent des gradins plus petits et plus grands', avec une alternance irrégulière.
- Cet inconvénient nous a paru sensible, et, pour cette raison, dans notre séance du 6 octobre, en nous rattachant à la série de Bach, nous avons proposé une série dans laquelle l’alternance des grandeurs des gradins a lieu avec une plus grande régularité. C’est ainsi que, dans la partie supérieure, nous faisons alterner des gradins de 5 et 6 millimètres. Nous obtenons de la sorte une hauteur de gradin moyenne de 5mm,5 qui ne diffère que de très peu de la hauteur de 5mm,6 telle qu’elle serait exigée par la ligne droite pour une différence de diamètre de 4 millimètres. En tout cas, l’approximation vers la ligne droite est aussi grande que dans la série de Bach.
- La série de Galassini, recommandée par la Société d’Encouragement, présente un cours un peu irrégulier et sa partie supérieure est située beaucoup au-dessous de la ligne droite. Elle devrait, dans tous les cas, être un peu mieux régularisée, surtout en tenant compte de la nécessité où l’on est de la compléter pour qu’elle constitue une série complète. Les petits chiffres du tableau indiquent les grandeurs des gradins; ils sont destinés à permettre d’apprécier la régularité de cette série en question.
- Dans cet ordre d’idées, la représentation graphique est plus avantageuse. On s’est aperçu qu’il vaut mieux porter l’épaisseur de la paroi de l’écrou.
- W = “ (D — d)
- que l’ouverture de clé. Comme la première de ces grandeurs est beaucoup plus petite que l’ouverture de clé, on peut la porter à une échelle plus grande, et les irrégularités deviennent relativement plus sensibles. Dans la représentation graphique ainsi obtenue que je vous soumets, on a partout tracé la ligne droite dont l’équation est
- W = 0,2 d + 2,
- et que l’on obtient pour l’épaisseur de la paroi au moyen de l’équation adoptée pour les ouvertures de clés.
- Lorsque nous aborderons la discussion de cette question nous pourrons nous guider par différentes considérations. Ou l’on tient davantage à la régularité arithmétique (graduation régulière, nombres entièrement ronds),ou bien on cherche à se rapprocher le plus possible de la ligne droite. Selon le mot de M. Delisle, c’est une simple question de goût. En pratique, toutes ces propositions, qui ne diffèrent que de 1 à 2 millimètres, et qui coïncident absolument dans la partie médiane, entre 14 et 40 millimètres de diamètre; toutes les propositions, disions-nous, ont la même valeur. Si vous voulez présenter de nouvelles propositions je ne saurai trop vous recommander de les examiner à tous les points de vue, en vous aidant d’abord de la représentation graphique.
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- Au sujet des autres points de la proposition allemande, nous pouvons être bref.
- En ce qui concerne le premier point :
- « L’ouverture de clé doit être la même pour les écrous bruts et les écrous ajustés correspondant au même diamètre de boulon. »
- Nous sommes d’accord. Cette mesure simplifie le tableau de clés et elle est entièrement acceptable dans l’état actuel de la fabrication. Il est essentiel que la tête et l’écrou du boulon aient la même ouverture de clé.
- Il n’est pas nécessaire, à notre avis, de prendre une décision au sujet de la hauteur des écrous et des têtes de vis, et nous croyons qu’on pourrait laisser les choses en l’état. Mais, si l’on veut édicter des règles à ce sujet, nous sommes d’accord avec la proposition allemande qui est la suivante :
- « La hauteur de l’écrou doit être égale au diamètre du boulon d, et la hauteur de la tête à 0,7 d. »
- De même, nous adoptons la proposition suivante :
- « A chaque diamètre doit correspondre une ouverture de clé spéciale.
- Toutefois nous voulons élargir cette dernière proposition en ce sens que, pour satisfaire ceux qui désirent restreindre le nombre de clés, on puisse réduire cette série à une autre comportant moins de gradins et notamment de façon que les deuxième, quatrième et sixième grandeurs de clé soient supprimées, et que la troisième grandeur soit applicable aussi bien au troisième qu’au deuxième diamètre, la cinquième ouverture au cinquième et au quatrième diamètre, et ainsi de suite.
- Nous acceptons en outre la proposition de la Société d’Encouragement consistant en ce que l’ouverture de clé soit définie comme la limite à laquelle la clé ne doit pas être inférieure et que l’écrou ne doit pas dépasser. Cette définition correspond à celle que le Congrès de 1898 a adoptée pour le contre-profil.
- Pour les diamètres intercalés, qui n’existent qu’à l’état d’exception, on pourrait, en ce qui concerne les ouvertures de clés, laisser toute latitude, avec la restriction qu’on ne devra faire usage que des ouvertures de clés de la série normale. »
- Après ce rapport de M. le professeur Escher, qui a épuisé le sujet, les membres présents renoncent à donner leur opinion sur la question en général, et la conférence passe à la discussion des différents points du programme.
- I. — NOMBRE D’OUVERTURES DE CLÉS
- « Faut-il établir, pour chaque diamètre de boulon, une ouverture de clé spéciale (série complète) ou bien la même ouverture de clé pourra-t-elle servir pour plusieurs diamètres [par exemple pour deux) (série réduite ?)
- M. Sauvage explique comment la Société d’Encouragement a été amenée à appuyer le projet, présenté par le professeur Galassini, d’une série réduite. Si, ainsi que cela a été proposé, on laissait à volonté extraire une série réduite des séries complètes proposées, les ouvertures de clés, pour les diamètres de boulon sans clé spéciale, deviendraient ou trop faibles ou trop fortes; le projet Galassini est de nature à diminuer cet inconvénient. En outre, par l’adoption de ce projet, on éviterait dès le début de faire entrevoir une réduction de la série à adopter, ce qui paraît désirable à l’orateur dans
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- l’intérêt d’nne rédaction aussi précise que possible de nos décisions. Si la proposition Galassini n’est pas admise, on sera obligé d’adopter la série complète, mais aussi de l’appliquer rigoureusement.
- M. Peters explique comment l’Association des Ingénieurs a été amenée à établir la série complète. Cette Association s’est d’abord bornée à tenir compte des besoins de la construction proprement dite de machines, et comme, dans la mécanique de précision, un demi-millimètre est une grandeur que l’on ne peut pas négliger, on n’a pas hésité, dans l’intérêt de la continuité aussi régulière que possible de la succession des gradins, à introduire cette dimension. L’Association désire voir introduire la série complète, et elle est partie, pour sa proposition, de dimensions d’écrous qui ont fait leurs preuves et qui sont prescrites dans la marine allemande. Si l’on doit laisser aux différents constructeurs la latitude de n’appliquer, de toute la série complète, que les numéros qui correspondent à leurs besoins, l’Association pense que, dans ce cas, l’épaisseur de la paroi des écrous pour lesquels les ouvertures de clés correspondantes sont supprimées devra être celle du numéro immédiatement supérieur de la série-complète.
- Après que plusieurs membres du Comité suisse d’Actionen eurent défendu les proposition, la réunion décide à l’unanimité que les ouvertures de clés doivent constituer une série unique.
- II. — OUVERTURES DE CLÉS POUR ÉCROUS BRUTS ET POUR ÉCROUS AJUSTÉS
- Le Président informe la Conférence que le Comité suisse d'Action a admis, dans la discussion préparatoire, de ne pas faire de distinction entre les écrous bruts et les écrous ajustés pour la détermination des ouvertures de clés.
- M. Sauvage partage cette opinion; en effet, étant donné le degré de perfection atteint par la fabrication des écrous, il n’est plus possible de faire une distinction. M. Sauvage rappelle que, dans le système Sellers, où l’on distingue entre écrous bruts et écrous ajustés, il en est résulté plus d’une fois de la confusion.
- La Conférence décide qu’il y a lieu de déterminer une seule ouverture de clé, qui doit être appliquée aussi bien dans le cas des écrous bruts que dans celui des écrous ajustés.
- III. — ÉTABLISSEMENT d’un TABLEAU D’OUVERTURES DE CLÉS
- M. le Conseiller du commerce Lemmer déclare se ranger à l’opinion du Comité suisse d’Action, qui propose de supprimer les demi-millimètres dans la série, d’autant plus que cette proposition se rapproche beaucoup de celle que M. le professeur von Bach a faite devant l’Association des Ingénieurs allemands, et elle a en vue, de même que cette dernière proposition, l’accroissement aussi continu que possible de l’épaisseur de la paroi de l’écrou.
- Après que presque tous les membres de la Conférence eurent exprimé leur opinion sur la suppression ou le maintien des demi-millimètres, la Conférence décide, sans autre proposition, ne pas admettre de demi-millimètres.
- Ensuite on décide de délibérer séparément sur la partie inférieure delà série, pour les diamètres les plus petits, ainsi que sur la partie supérieure, pour les diamètres
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- les plus grands, puisque, pour la partie moyenne la graduation proposée par l’Association des Ingénieurs allemands n’a pas rencontré d’opposition.
- Pour la partie inférieure de la série, M. Lemmer propose, et à son opinion se rallient MM. Peters et Sauvage, d’adopter la proposition du Comité suisse d’Action, ce qui est décidé à l’unanimité.
- De même, on adopte à l’unanimité, pour la partie supérieure, la proposition présentée par M. von Bach, avec la seule modification que l’ouverture de clé, pour le diamètre de 68 millimètres, est fixée à 100 millimètres, au lieu de 99 millimètres, proposée par M. von Bach.
- Par conséquent, l’échelle est la suivante :
- Diamètre. Ouverture do clé. Diamètre. Ouverture de clé. Diamètre. Ouverture de clé.
- 6 millim. 12 millim. 20 millim. 32 millim. 48 millim. 71 millim.
- 7 — 13 — 22 — 35 — 52 — 77 —
- 8 — 15 — 24 — 38 — 56 — 82 —
- 9 — 16 — 27 — 42 — 60 — 88 —
- 10 18 — 30 — 46 — 64 — 94 —
- 1 i — 19 — 33 — 50 — 68 — 100 —
- 12 — 21 — 36 — 54 — 72 — 105 —
- 14 — 23 — 39 — 58 - 76 — 110 —
- 16 — 26 — 42 — 63 •— 80 — 116 —
- 18 — 29 — 45 — 67 —
- IV. — DÉFINITION DE L’OUVERTURE DE CLÉ
- Sans discussion, on adopte la proposition de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale : de définir l’ouverture de clé comme la limite à laquelle la dé ne doit pas être inférieure, et que l'écrou ne doit pas dépasser.
- V. — OUVERTURES DE CLÉS POUR DES DIAMÈTRES INTERCALÉS
- En conformité de la décision concernant la série unique, on décide, pour ne pas laisser une porte ouverte aux tendances séparatistes, que, dans les règles concernant le système de filetage métrique international, il ne sera pas question d’ouvertures de clés correspondant aux diamètres intercalés.
- La Conférence décide, pour compléter les points du programme, d’ajouter la recommandation que, en règle générale, il convient d’adopter, pour la hauteur de l’écrou, h = d, diamètre du boulon, et, pour celle de la tête, 0,7 d.
- M. le Président, colonel Hubert, constate que, grâce à ces décisions, la tâche dont le Congrès international a chargé les trois associations est achevée, et le système de filetage international S. I. est, dans toutes ses parties, définitivement fixé.
- M. Hubert exprime sa satisfaction de ce que ces décisions ultérieurement prises, de même que celles du Congrès, ont été votées à l’unanimité, grâce à la bonne volonté de tous, et voit, dans ce fait, la preuve que notre travail, qui n’était pas exempt de difficulté, et qui a duré plusieurs années, sera profitable aux groupes et aux intéressés auxquels ses résultats sont destinés.
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- On décide que les règles publiées comme résultat du Congrès national de 1898 pour le système de filetage métrique international, complétées par les décisions prises aujourd’hui, seront éditées à nouveau, et qu’elles seront répandues le plus largement possible.
- VI. _ DISCUSSION au sujet des voies et moyens pour introduire
- LE SYSTÈME DE FILETAGE INTERNATIONAL
- Avant la séparation de la Conférence, le Président désire connaître les avis des membres présents au sujet du point VI du programme, afin que nos efforts soient, autant que possible, couronnés de succès.
- Nous ne disposons pas de moyens pour exercer une pression sur les industriels pour qui l’introduction du système entraînerait certainement des dépenses relativement considérables. Ces industriels ne s’y décideront, en grande majorité, probablement que lorsque leurs clients ou les administrations qui leur feront des commandes leur prescriront ce système.
- Le Conseil fédéral suisse est d’avis que l'on ne saurait faire une communication aux gouvernements étrangers par la voie diplomatique; il faut donc laisser aux associations qui ont pris part aux réunions d’où sont sorties nos décisions le soin de veiller que, dans chaque pays, les autorités compétentes soient informées des décisions du Congrès international.
- De plus, on devrait faire la plus grande publicité possible de ces décisions, notamment dans des sociétés techniques, auprès des administrations de chemins de fer, etc.
- M.le Directeur Dietler parle du Congrès international, qui n’a pas encore été tenu, et qui doit prendre des décisions au sujet des unités techniques dans les chemins de fer; le Conseil fédéral pourrait faire connaître à ce Congrès nos décisions. En outre, on doit y intéresser les associations et administrations de chemins de fer des différents pays.
- M. Sauvage recommande également comme moyen de propagande les rapports faits devant des Sociétés industrielles; de plus, il faudrait donner connaissance de nos décisions au Congrès international des Chemins de fer, dont la prochaine réunion aura lieu à Washington. L’orateur est à même de faire connaître que, en France, les administrations des Chemins de fer de l’Est et des Chemins de fer de l’Ouest ont déjà introduit le système international pour les commandes nouvelles, et que MM. Barri-quant et Marre, à Paris, ont confectionné des outils à dimensions normales et des filières d’après le système international pour les besoins industriels. On devrait surtout agir afin d’obtenir aussitôt que possible des étalons outils avec la précision exigée actuellement.
- M. Lemmer se propose de provoquer une discussion au sein du Comité directeur de l’Association des Ingénieurs allemands sur les voies et moyens qui peuvent être employés pour répandre le système international.
- M. Peters fait connaître que la maison J. E. Reinecker a introduit dans ses ateliers le système métrique sans perturbation notable ni frais considérables et en peu de temps. L Association aura soin que des ateliers de mécanique de précision, en Allemagne, mettent des outils à dimensions normales, d’après le système métrique, à la disposition des industriels. Finalement, M. Peters prie M. Sauvage de lui procurer des renseignements sur les résultats obtenus par les administrations des chemins de fer
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- français, et de faire connaître ces renseignemente à l’Association allemande et à la Société suisse.
- M. Aeppli est à même d’informer la Conférence que la Société anonyme pour la fabrication des Outils Reishauer, à Zurich, a déjà confectionné des outils normaux pour le système international, et qu’elle les met à la disposition des intéressés.
- Après ces déclarations, l’ordre du jour est épuisé, et le Président clôt la Conté-rence en exprimant ses remerciements réitérés aux représentants de l’Association allemande et de la Société française, dont l’amabilité a rendu ce résultat possible.
- De leur côté, MM. Lemmer et Sauvage expriment, au nom des Sociétés qui les ont délégués, leur reconnaissance au Comité suisse d’Action, et notamment a son Président, pour l’heureuse direction des débats, à laquelle il faut attribuer le mérite que toutes les décisions furent prises à l’unanimité.
- La séance a été levée à 1 h. 1/2.
- Le Secrétaire,
- Signé : A. Jegiier.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- installation hydraulique de Snoqualmie Falls (1).
- Cette installation est remarquable, en dehors de ses particularités électriques, sur lesquelles nous n’insisterons pas ici, principalement parce que toute la machinerie hydraulique et électrique s’y trouve, à l’exception des transformateurs, montée dans un tunnel au bas de la chute du Snoqualmie, qui a 81 mètres de haut : c’est en outre l’une des stations électrogènes hydrauliques, ou hydro-électriques, des plus importantes de la côte du Pacifique, près de Tacona, État de Washington.
- Ce tunnel a 200 mètres de long sur 82 et s’ouvre (fig. 1) sur son puits par une chambre de 60ra X 12m x9 mètres de haut (fig. 2) qui renferme la machinerie, puis il
- Fig. 1. — Installation hydraulique de Snoqualmie Falls. Ensemble.
- se prolonge par le tunnel proprement dit, de 3m,60 X 9m,20, avec une pente de 0m,60 sur toute sa longueur. Le puits a 3m X 8m, 10 ; le tout est taillé dans du basalte. Le débit de la chute varie de 30 à 300 mètres par seconde, mais on s’est assuré, au moyen de réservoirs et d’autres travaux de régularisation, une disponibilité permanente qui pourrait aller jusqu’à 100 000 chevaux. En temps ordinaire, la profondeur de l’eau dans le tunnel est d’environ 3m,60; elle le remplit presque tout entier dans les hautes eaux. La chambre des machines, parfaitement sèche et ventilée, éclairée, ainsi que le tunnel par 600 lampes à incandescence, est peinte en blanc; sa température reste à peu près invariable aux environs de 13°. L’eau de la rivière ne gèle jamais.
- Le puits, de 3m X 8m,10, est divisé en trois compartiments : celui du milieu, de 2m,40x3 mètres pour un élévateur hydraulique et les câbles d’électricité, et les deux
- (1) Engineering News, 13 déc. 1900.
- Tome 101. — 1er semestre. — Janvier 1901.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ------
- autres pour deux tubes de 2m,15 de diamètre, en viroles d’acier de 2m,48 de haut sur 25 millimètres d’épaisseur au bas et 15 millimètres en haut. Il n’y a, pour le moment, qu’un seul de ces tuyaux de posé, il se branche, au bas, sur un réservoir cylindrique en viroles d’acier de 2m,44 sur 25 millimètres d’épaisseur, qui s’étend sur presque toute la longueur de la chambre des machines, et qui a 3 mètres de diamètre sur la première moitié de sa longueur et 2m,40 sur la seconde : poids, 225 tonnes : poids de la colonne d’eau, 340 tonnes. Sur ce réservoir, sont branchés quatre raccords de lm,20 de diamètre, avec chacun une vanne de 10 500 kilogrammes, raccordés par un
- Fig. 2. — Chambre des machines de Snoqucilmie Falls.
- coude en fonte de 1111,20 de diamètre et de 50 millimètres d’épaisseur, pesant 3 700 kilogrammes, essayés à 14 kilogrammes, et dont la fonte peut supporter une traction de 29 kilogrammes par millimètre carré ; chacun de ces coudes débouche dans un réservoir en tôle de lm,22 de diamètre sur 6m,30 de long, en tôle de 13 millimètres d’épaisseur, supporté par six tubes aboutissant chacun (fig.3), aux deux ajutages d’une roue Doble (fig. 5). Ces ajutages ont 100 millimètres de diamètre, avec réglage par une aiguille à cône parabolique soumis à un régulateur du type Lombard, qui conserve au jet toute sa solidité, sans remous ni creux jusqu’à une réduction au dixième de sa puissance normale, çtl’on peut à volonté supprimer à chacune des roues l’un des deux jets qui l’alimentent. La principale particularité de ces roues Doble est la forme ellipsoïdale de leurs aubes, à deux cavités séparées par une arête qui leur divise le jet, et avec la lèvre d’avant évidée de manière que le jet vienne frapper l’arête en plein sans se briser en partie sur cette lèvre et l’user inutilement. Ces roues, de lra,13 de diamètre,
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- frange Coupl'm
- •INSTALLATION HYDRAULIQUE DE SNOQUALMIE FALLS.
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- sont à jante massive et à moyeu en deux pièces serrées sur l’arbre de 300 millimètres par quatre boulons de 45 millimètres ; chacune d’elles porte 13 aubes fixées par des boulons. Chacun des arbres sur lequel sont calées six roues divisées en deux groupes de trois a 7m,50 de long, porte sur deux paliers à graissage par anneaux, et est accouplé directement aux dynamos génératrices. Les groupes de roues sont enfermés dans une enveloppe en acier, avec, à sa partie supérieure, des reniflards permettant à l’air d’y rentrer pour remplacer celui qui en est expulsé par l’action de ventilateur que produisent les roues; cet air rentre aussi dans l’enveloppe par les plateaux centrifuges
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- Fig. 3 et 4. — Chambre des machines de Snoqualmie Falls. Élévation et pian.
- disposés à la sortie des arbres, et qui remplacent avantageusement les stuffing boxes ordinaires, qu’il fallait graisser et dont l’entretien était dispendieux.
- Chaque groupe de trois roues pèse environ 45 tonnes, de sorte qu’il a fallu établir les fondations très solidement sur béton.
- Des rails placés sous les roues permettent d’y accéder sans enlever les enveloppes.
- Deux ponts roulants électriques de 10 tonnes desservent la salle des machines pour les manutentions et réparations.
- La partie électrique comprend quatre alternateurs triphasés Westinghouse de 1 500 kilowatts chacun, avec armature tournante de 2m,44 de diamètre : vitesse périphérique, à 300 tours, 40 mètres par seconde, tension du courant 1 000 volts, fréquence 1 200. Ces dynamos sont excitées par deux excitatrices de 125 volts, commandées chacune par une roue Doble réglable à la main (fig. 2).
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- Fig. 1 à 5. — Drague Bâtes pour le port de Rockhampton.
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- INSTALLATION HYDRAULIQUE DE SNOQUALMIE FALLS.
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- La surveillance de cette station de t 000 chevaux n’exige que deux hommes par équipe de huit heures : un électricien au tableau et un graisseur.
- Les courants de 1 000 volts, portés à 30 000 par les transformateurs, sont distribués, sur un circuit de 255 kilomètres, par des câbles en aluminium de 6mm,5 de diamètre.
- Fig. 5. — Roue Doble.
- Cette énergie est utilisée pour les 66 p. 100 dans la ville de Scatle (80 600 habitants) à 42 kilomètres de la station, et par Tacoma, à 70 kilomètres (38 500 habitants) avec les rendements suivants :
- Puissance de la chute........................................100
- — des turbines........................................ 80
- — des dynamos......................................... 75
- — aux transformateurs survolteurs.................... 72
- — aux transformateurs sous-volteurs................... 61
- — au sortir des sous-volteurs........................ 59
- — aux transformateurs moteurs........................ 53
- Soit une perte de 41 à 57 p. 100.
- drague a succion Bâtes pour le port de Rockhampton.
- Cette drague, construite par la compagnie Whitworth-Armstrong, est remarquable par sa grande puissance et par les perfectionnements apportés à son mécanisme fouilleur, composé de deux affouilleuses rotatives (fig. 1 à 6) placées sur l’avant de la drague, à l’extrémité de tuyaux rectangulaires que l’on peut lever ou abaissera volonté jusqu’à 10m,50 sous l’eau, et qui sont raccordés à cet effet à l’aspiration de la pompe centrifuge principale, de 840 millimètres de diamètre, par des joints télescopiques. Chacune de ces affouilleuses consiste (fig. 6) en une sorte de lanterne de lm,85 de diamètre formée par des lames de lm,20 de haut, étampées à la presse hydraulique dans des tôles de 22 millimètres d’épaisseur et rivées sur les deux couronnes identiques
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- de cette lanterne, qui est ainsi réversible, de manière à pouvoir remplacer le bas des lames usées par le haut resté presque intact. Cette lanterne, calée sur un arbre de 165 millimètres de diamètre, tourne dans un palier de 0m,75x450, en trois pièces de fonte graissées par une circulation d’eau sous pression. Les arbres des affouilleuses sont commandés au moyen d’un train de pignons coniques dont l’arbre principal, attaqué par deux moteurs compound, est dans l’axe du pivotement de leurs tubes. Ces tubes
- - — * -3 4} Duv-
- Fig. 6 à 10. — Drague Bâtes. Détail dune fouilleuse.
- sont levés par deux treuils, dont le moteur commande en outre trois treuils : deux pour le virage de la drague et un pour la commande du pieu d’attache de l’avant.
- Ce pieu (spud, fig. 3) et les deux de l’arrière, en sapin de 6107 d’équarrissage et evés par des treuils, procurent un ancrage simple et solide, permettant de draguer radialement en faisant pivoter la drague autour de l’un d’eux.
- La pompe centrifuge principale, à roue en acier fondu de lm,83 de diamètre, est amorcée par un éjecteur à vapeur, a ses paliers graissés par une circulation d’eau sous pression et est commandée directement à 150 tours par une machine verticale à triple expansion de 1 500 chevaux, à régulateur Pickering empêchant tout emballage à vide et à cylindres de 460, 760 et lm,27 x 760. Ce même moteur commande par pignons embrayables les deux hélices propulsives de la coque.
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- GRUE A LINGOTS WELLMANN ET SEAVER.
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- Toutes les machines de la drague: pour la pompe centrifuge, les treuils, les afîouilleuses, l’éclairage électrique, etc, sont gouvernés d’une plate-forme centrale, et la vapeur leur est fournie par 4 chaudières Babcox Wilcox de 1 050 mètres carrés de surface de chauffe et 26 mètres carrés de grille.
- La coque à 71m X 12m X 3m,95 de haut, porte un water ballast de 316 tonnes et 180 tonnes de charbon.
- Le mélange d’eau et de matières draguées refoulé par la pompe centrifuge au travers d’une ligne de tuyaux qui peut comprendre 16 tubes de 16 mètres de long, se termine par un tube de 30 mètres, que l’on peut (fig. 1) lever à la hauteur du rivage,
- grue a lingots Wellmann et Seaver.
- Cette grue, destinée à sortir les lingots des fours à recuire 1 (fig. 1) est remarquable par la facilité et la simplification qui résulte, pour ses manœuvres, de
- Fig. 1. — Grue à lingots Wellmann et Seaver.
- l’emploi des commandes par dynamos, de plus en plus fréquentes dans les forges et les ateliers.
- La translation du pont roulant 6 (fig. 2) sur les rails 3 est commandée par la dynamo 8 et l’arbre 18, qui en est actionné par un train d’engrenages.
- Sur ce pont, roule un chariot 13, à treuil 46, commandé par une dynamo 47, et qui porte trois câbles, dont deux, 48 et 49, renvoyés par les poulies 51, s’attachent aux oreilles 53 53 (fig. 6) du tube 22, tandis que la troisième 50, attaché en 61 à la tige 16, passe sur la poulie 54, à tige filetée 57 (fig. 3), actionnée, de l’écrou 59, par la dynamo 60.
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- Pour saisir un lingot, on abaisse la pince 14 sur le lingot, en laissant, par le treuil 46, descendre le tube 22 de 25 à 26 (fig. 4) puis le tube 23 de 28 à 29, avec un choc amorti par les ressorts 29, puis on ouvre cette pince en relâchant par 60 le câble 50 et la tige 16, à laquelle elle est articulée en 15, de sorte que l’abaissement de 16 et 15, faisant pivoter les leviers 20 20 sur leurs axes 62 62, solidaires de la tête 21
- Fig. 6 à 10. — Grue à lingots Wellmann et Seaver. Détail de la pince. Coupes b, d et f.
- du tube 22, serre les bras 14 14 de la pince comme de fig. 5 à fig. 6, et enfonce leurs griffes 19 dans le lingot. On lève ensuite ce lingot par le treuil 46, en soulevant d’abord le tube 22 puis, par son ressort 27, le tube 23 dans le tube 24.
- Quand le lingot a été ensuite transporté et déposé au point voulu, on retend le câble 50 de manière à soulever 15 dans 21 et à lâcher le lingot comme en fig. 5.
- Les plats 30 et 31 (fig. 7 et 8) empêchent les tubes télescopiques de levage de tour-
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- MACHINES D’ÉPUISEMENT A COLONNE d’eAU.
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- ner les uns dans les autres, tandis que l'on peut faire tourner le tube 24, par 39 et 40,
- Fig. 2 à 5. — Grue à lingots Wellmann et Seaver. Détail du chariot et de la pince.
- sur son roulement de billes 37, et 46 sur son roulement 18, de manière à orienter à volonté le lingot et la pince.
- machines d’épuisement a colonne d’eau Kaselowsky, construites par la Berliner Maschinenbau-Actien-Gesclschaft, d’après M. Frolich (1).
- Dans le bassin Rhénan Westphalien, on est actuellement occupé à étendre l’exploitation des mines de houilles à des zones où les couches sont situées à une profondeur de plus de 500 mètres, il y existe déjà des puits de 800 mètres. A ces profondeurs, l’emploi des machines d’épuisement souterraines à vapeur est pour ainsi dire impraticable, en raison de la perte de vapeur par condensation dans les longues conduites. La température élevée produite dans les puits par les conduites constitue un autre inconvénient et exige de grandes quantités d’air pour l’aération. On obvie en partie à
- (1) Vereines Deutschere Ingenieure, janvier 1900.
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- certains de ces inconvénients par l’emploi de la vapeur surchauffée ; mais la profondeur supplémentaire à laquelle on peut descendre grâce à cet emploi n’est pas considérable.
- On a donc recours soit à des installations électriques, soit à des installations hydrauliques.
- Nous allons décrire les machines construites, d’après les plans de MM. E. Kase-lowsky et Prôtt, par la Berliner Maschinenbau-Actien-Geselschaft, anciennement L. Schwarzkopff (1). Ces ingénieurs ont cherché, avant tout, à combattre l’in-
- Fig. 1 à 4. — Pompe triplex de Bommerbank.
- fluence exercée sur le fonctionnement des machines à colonne d’eau par son incompressibilité. En premier lieu, on a intercalé dans la conduite de l’eau sous pression des accumulateurs à air comprimé système Prôtt-Seclhoff, qui servent de compensateurs de pression. On sait que, dans les installations de ce genre, on ne peut faire usage des réservoirs d’air qui serait très rapidement absorbé par l’eau en mouvement. En second lieu, les machines sont établies de façon que toutes les colonnes d’eau soient animées d’un mouvement uniforme. On a réalisé cette dernière condition au moyen d’une distribution spéciale.
- Un autre inconvénient des machines à colonne d’eau, consistant en ce que l’eau sous pression doit être constamment renouvelée, a été supprimé d’une façon très
- (1) Voir Zeitschrift clés Vereines Deutschere Ingénieur e, 15 décembre 1900.
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- simple : An lieu de laisser l’eau sous pression, après qu’elle a accompli son travail, s’écouler dans le puisard, et de l’aspirer par la pompe d’épuisement en même temps que l’eau du puits, on la fait se déverser, au sortir de la distribution,‘par une conduite
- Fig. 5 à 7. — Distribution de la pompe Kaselowsky.
- de retour placée au-dessus du sol, dans un réservoir d’où elle revient aux pompes. De la sorte, on emploie constamment la même] eau'sous’pression, ce qui entraîne deux avantages : 1° on ne consomme que la quantité d’eau sous pression nécessaire pour combler les pertes par défaut d’étanchéité; 2° on peut ajouter à l’eau sous pression
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- une huile soluble, ce qui supprime la nécessité d’un graissage spécial des pistons et des cuirs emboutis et diminue d’une façon notable l’usure de ces organes.
- En outre, on a, dans les installations récentes qui font l’objet de cette note, fait usage pour la première fois de pressions de 200 à 300 atmosphères, ce qui accroît considérablement le rendement et permet de donner aux pompes, aux conduites et aux distributions des dimensions suffisantes.
- Dans la première installation exécutée en 1891, au puits de Bommerbank, près de Witten, on a fait choix, pour la pompe souterraine, d’une pompe triplex, du système Prott, pour réaliser le mouvement uniforme des colonnes d’eau. Cette pompe marchait à 65 et 70 tours par minute avec un rendement de 68 à 69 p. 100. Mais, malgré ce résultat déjà très encourageant, les pompes triplex furent remplacées par des pompes à pistons plongeurs doubles du système Kaselowsky, dont deux disposées l’une à côté de l’autre et qui se règlent mutuellement d’elles-mêmes. Celte disposition permet de réaliser un mouvement encore plus uniforme de l’eau.
- En outre, dans la disposition qui nous occupe, toute la force disponible est transmise directement au piston de la pompe, sans aucun organe intermédiaire, tandis que, dans les pompes triplex, une partie de la force doit être transmise par le mécanisme de la manivelle. La perte due à l’ancienne disposition peut se chiffrer par 7 à 8 p. 100> environ ; en effet, dans une installation à disposition nouvelle du puits Gottessegen, qui, au point de vue du débit et de la hauteur du refoulement, est identique à l’installation de Brommerbank, on a trouvé, au lieu de 68 à 69 p. 100, un rendement de plus de 75
- p. 100.
- Pompe triplex du puits Bammerbank.—Dans cette pompe (fig. 1 à 3), l’eau sous pression est amenée au moteur par des tubes fixes percés de trous. Les cylindres qui attaquent un arbre à 3 manivelles écartées de 120°, glissent le long de ces tubes, et l’arbre commande au moyen d’excentriques les organes de distribution disposés pour chaque cylindre (fig. 4), de façon que l’eau sous pression soit amenée successivement aux tubes.
- Les dimensions principales de la pompe sont les suivantes :
- Diamètre des tubes.............................................
- — des pistons ..........................................
- Course.........................................................
- Diamètre de la conduite d’amenée de l’eau sous pression........
- — — de retour — — .......
- Pression de l’eau..............................................
- Diamètre de la conduite de refoulement.........................
- Hauteur de refoulement.........................................
- Débit..........................................................
- 100 millimètres. 265 —
- 100 —
- 50 —
- 60 —
- 200 atmosphères. 280 millimètres. 230 mètres.
- 4m3,5 par minute.
- La pompe à vapeur installée au jour est actionnée par une machine compound tandem à condensation accouplée directement avec la pompe aspirante et foulante.
- Les dimensions principales de l’installation au jour sont les suivantes :
- Diamètre du cylindre HP....................................... 470 millimètres.
- — — BP....................................... 190 —
- — — de pompe................................. 84 —
- Course........................................................1100 —
- Tours par minute.............................................. 60 —
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- Les salles des machines ont les dimensions suivantes :
- Au jour..........
- Au fond du puits
- 19,8 X
- 8,0 x 4ra,41, avec une hauteur de 5 mètres.
- On a intercalé dans la conduite un accumulateur d’air sous pression système Prôtt Seelhoffde 160/520 millimètre de diamètre, avec une course de deux mètres, et dont le piston supérieur est sous une pression d’air de 20 atmosphères.
- Ainsi qu’il a été dit plus haut, la pompe souterraine fait normalement 65 à-70 tours par minute; le rendement a été, à cette vitesse, lors des essais de recette, de 68 à 69 p. 100. On peut faire marcher la pompe sans difficulté à 75 et 80 tours par minute.
- Distribution de la pompe Kaselowsky. — Cette pompe à deux pistons est disposée de façon que les colonnes d’eau soient animées d’un mouvement constamment uniforme* Les fig. 5 à 7 donnent le schéma de la distribution. Les pistons de pompe a et a, b et b1 sont reliés entre eux d’une façon rigide au moyen de tiges. Dans la position de la figure 6, la paire de pistons b bl est au repos ; la paire de pistons a (figure 5), se meut dans le sens de la flèche, et est arrivée au point où elle doit mettre en mouvement la distribution des pistons b et bv Cette mise en mouvement est opérée au moyen d’un levier commandé par a1? qui déplace le toc fet par suite le tiroir d dans le sens de la flèche, et met peu à peu le piston bl en communication avec la conduite d’eau
- Fig. 8.
- sous pression et le piston b avec la conduite de retour. Lorsqu’ils ont effectué envi_ ron les 0,3 de leur course, les pistons a et al déplacent, par l’intermédiaire des leviers h leurs pistons de distribution c vers la gauche, et ferment de la sorte lentement la conduite d’eau sous pression et la conduite de retour. Dès que, de cette façon, il se produit un certain étranglement, les pistons b bl se mettent en mouvement. Leur vitesse s’accroît à mesure que celle des pistons a ax décroît, de sorte que, au moment où le levier k a complètement fermé l’admission et l’échappement de l’eau sous pression en a et eq dont la vitesse s’annule, celle de b bx atteint son maximum. A partir de ce moment, le levier l ouvre, pour a et an l’admission et l’échappement de l’eau sous pression, et le levier g les ferme pour b et bt. La somme des deux vitesses des pistons doit être constante puisqu’elle dépend de la quantité d’eau sous pression amenée, et que cette quantité est maintenue constante par l’accumulateur à air. La variation des vitesses des paires de pistons est indiquée par le diagramme figure 8.
- Entre a et 6, la paire de pistons a al reçoit une accélération uniforme, entre b et c, elle conserve sa vitesse maximum, et, entre c et d, elle décroît lentement jusqu’à zéro, Après le temps de repos, d ai le jeu recommence. En c, commence le mouvement delà deuxième paire de pistons b bi; sa courbe de vitesse est indiquée par le tracé pointillé. Les quantités d’eau refoulées donnent un diagramme semblable aux courbes de
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- vitesses ; pendant l’accélération et le ralentissement des vitesses, les volumes refoulés
- Fig. 9 à 11. — Disposition générale d’une installation Kaselowsky.
- par les deux paires de pistons s’ajoutent; on obtient de la sorte, comme diagramme du refoulement total une droite parallèle à la base, en d’autres termes le débit est
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- invariable. Il en est de même de l’aspiration de l’eau dans la conduite d’amenée de l’eau sous pression, et du refoulement dans la conduite de retour.
- Gomme le point où le mouvement de l’une des paires de 'pistons commence ne peut pas être déterminé exactement, puisqu’il dépend du frottement et des masses qui doivent être mises en mouvement, il peut se faire que le levier de renversement, ainsi que celui d’arrêt, agissent pendant un temps très court en sens inverse sur les différentes parties du mécanisme; il est donc nécessaire de faire agir sur ce mécanisme un ressort de rappel. Nous y reviendrons plus loin lorsqu’il sera question des détail,s.
- Disposition générale. — La disposition générale d’une installation de ce genre est indiquée par les figures 9 à 11. La machine à vapeur placée à la surface actionne directement la pompe motrice, d’où la conduite d’eau sous pression arrive par le puits à la pompe du fond. L’eau sous pression utilisée au fond du puits est refoulée par une conduite parallèle à la première dans le réservoir de retour. L’eau d’exhaure refoulée parla pompe arrive au jour par une troisième conduite, disposée dans le puits parallèlement aux deux premières.
- Installation du puits Gottessegen. — Cette installation comprend (fig. 13) deux groupes de pompes distinctes de même puissance, dont le premier a été monté en 1895. La salle des machines de la pompe au jour et la chambre des machines au fond du puits, ont été, dès le début, construites de façon à recevoir plus tard le deuxième groupe de pompes. Les dimensions des chambres des machines sont les suivantes :
- Au jour..........................20,5 X 10 mètres
- Au fond du puits................. 8,5 x 4,5 avec une hauteur de 5 mètres.
- G installation au jour (fig. 12 à 14) comporte, pour chaque groupe de pompes, une machine horizontale compound tandem à distribution par soupapes et à condensation. Les cylindres ont respectivement 575 et 900 millimètres de diamètre et une course de lm,10. Avec la machine on a accouplé directement une pompe à double effet» dont le piston a 84 millimètres de diamètre et dont la course est de lm,10; elle comprime l’eau nécessaire pour l’installation, à 220 mètres environ. Les deux pistons en acier des pompes, reliés au moyen de traverses et de tiges, se déplacent dans des cylindres également en acier, entre lesquels on a disposé une boîte de soupapes en acier (fig. 15 à 18). Dans ce bloc d’acier de 630x670 millimètres sur 745 millimètres de haut, on a logé quatre soupapes d’aspiration et de refoulement.
- Le bloc d’acier est percé de quatre trous verticaux de 220 millimètres de diamètre chacun, dans lesquels sont logées les soupapes et leurs sièges en acier forgé (fig. 15) ; en bas, est branchée la conduite d’aspiration du réservoir de retour d’eau. De la boîte à soupapes, l’eau sous pression arrive dans l’accumulateur à air sous pression (fig. 19 et 20) placé entre les deux groupes de pompes. Cet appareil est un accumulateur différentiel dont la grande surface de piston est sous l’action de l’air à haute pression, et la petite reliée à la conduite d’eau sous pression du puits. Les deux pistons ont respectivement 160 et 250 millimètres de diamètre et leur course commune est de 2 mètres. L’accumulateur et le réservoir de retour, placé également entre les deux groupes de pompes, de 900 millimètres de diamètre sur 3 mètres de haut, ont reçu des dimensions telles qu’ils peuvent suffire pour le deuxième groupe de machines, qui a été installé depuis.
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- Dans un coin de la salle de machines du jour on a disposé la pompe de compression d’air (fig. 21 à 23) nécessaire pour l’accumulateur, les compensateurs de pression et les réservoirs d’air situés au fond du puits. Cette pompe verticale est actionnée directement par un cylindre à vapeur placé en dessous. A 275 tours environ par minute, on comprime 11 litres d’air à 50 atmosphères. L’air est comprimé en deux
- ------ij-ri
- Fig. 12 et 13. — Installation du puits Gottesegen, au jour.
- phases : lors du soulèvement des pistons, il est aspiré dans les deux cylindres BP, placés latéralement,et,lorsde la descente, refoulé dans le cylindre HP, placés entre les deux cylindres BP. De là, lors du soulèvement suivant des pistons, l’air, comprimé à la pression maximum, est refoulé dans la conduite d’air. La soupape double disposée au-dessus du cylindre H P est repre'sentée à part sur la figure 24. Pour se débarrasser de la chaleur, produite par la compression, l’air traverse, entre les deux phases de compression, ainsi qu’avant son passage du cylindre HP dans la conduite d’air, des serpentins en cuivre baignés d’eau froide et placés dans une bâche, de même que les
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- MACHINES D’ÉPUISEMENT A COLONNE d’eAU. 161
- cylindres du compresseur. L’eau de réfrigération est refoulée par une pompe spéciale dans la bâche et où elle est aspirée à sa partie supérieure.
- Vue par bout de la figure 12.
- Fig. 14.
- Lors du démarrage du compresseur, on laisse s’échapper, par une soupape auxi-Tome 101. — Ier semestre* — Janvier 1901. H
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- liaire, l’air sous pression qui se trouve dans les serpentins; une soupape d’arrêt placée dans la conduite de refoulement empêche l’air comprimé de s’écouler, de la conduite vers les serpentins. Lorsque la pompe commence à fonctionner, on ferme la soupape
- i
- Fig. 19 à 24. — Installation de Goltesegen. Accumulateur à air comprimé et compresseur d’air.
- auxiliaire, la pression s’accroît peu à peu dans les serpentins on ouvre alors la soupape d’arrêt et l’air comprimé entre dans la conduite.
- Pour réaliser une marche uniforme, la pompe est munie d’un volant à couronne dentée permettant de mettre en mouvement la pompe à l’aide d’un levier à main. La
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- pompe du compresseur communique avec les cylindres à air de l’accumulateur et ceux des compensateurs de pression, ainsi qu’avec la chambre d’air du réservoir de la conduite de refoulement de la pompe; cette communication est établie à l’aide d’une
- Fig. 25 et 26. — Installation de Gottesegen. Pompes du fond.
- conduite en cuivre de 10 millimètres de diamètre intérieur et de 16 millimètres de diamètre extérieur.
- Les deux groupes de pompes de Vins lallation au fond du puits sont, ainsi que le
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- Fig. 27 à 31. — Installation de Goltesegen. Pompe du fond. Compensateur. Vue par bout
- et ensemble de la salle.
- PV/ndkesse/
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- montrent les figures 26 et 27, placés dans une chambre très longue, et l’un des groupes est situé derrière l’autre. Le type des machines de cette installation au fond du puits permet en effet de donner à leur chambre une largeur relativement petite, condition avantageuse surtout lorsque la roche n’est pas solide. Les données et dimensions principales des pompes, représentées par les figures 22 à 31, sont les suivantes :
- Diamètre des pistons moteurs. . . . — - de refoulement
- Course commune..................
- Tours par minute ...............
- Débit par minute..............
- Hauteur de refoulement..........
- 135 millimètres. 325 —
- 800 —
- 15
- 3“2
- 300 mètres.
- Dans la conduite d’amenée de l’eau sous pression, ainsi que dans celle du retour, on a placé un compensateur de pression (fig. 27), qui, par sa construction, rappelle
- i
- l’accumulateur de l’installation à la surface. Les deux pistons ont 133 et 330 millimètres de diamètre, leur course commune est de 600 millimètres. L’eau sous pression est amenée aux compensateurs après avoir traversé les cylindres de distribution (fig. 33 et
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- 34) placés dans l’axe de la pompe et dans lesquels se meuvent les tiroirs de distribution.
- Comme, à certains moments, les leviers de la distribution principale et de la distribution secondaire tendent à déplacer le tiroir de distribution en sens contraires, on a intercalé, dans le mécanisme du tiroir de distribution, d’un côté, un ressort que l’on voit, sur la figure 33. Lorsque le toc de la distribution principale se trouve au point indiqué sur les figures 25 et 33, il pousse vers la gauche le tube c (fig. 34) qui, par ce ressort f, entraîne la douille b et la tige d du tiroir de distribution. Lorsque, à fin de course, ce tiroir doit, par la distribution secondaire, être ramené dans sa position moyenne, la pression de l’eau agissant dans le sens de la flèche en trait plein sur la tige a du tiroir de distribution, ainsi que sur la douille b, comprime le ressort f, puisque le toc de la distribution principale demeure pendant quelque temps immobile.
- Du cylindre de distribution, l’eau sous pression arrive dans la tige du piston moteur (fig. 35). Dans ce piston de refoulement en laiton se trouve un cylindre en acier de 210 millimètres de diamètre qui glisse sur le piston moteur fixe et reçoit l’eau sous pression. Pour amortir le choc en cas de raté de la distribution secondaire, on a vissé sur le couvercle du cylindre de pompe une bague d’arrêt en laiton de 270 millimètres de diamètre intérieur.
- Les boîtes des soupapes d’aspiration et de refoulement, ainsi que les conduites reliant ces boîtes, sont en acier coulé.
- De chaque côté des machines, on a placé un réservoir d’air d’aspiration dans lesquelles débouchent les conduites des deux boîtes à soupapes d’aspiration réliées au puisard par la conduite d’aspiration commune. L’extrémité de la conduite d’aspiration est fermée par une soupape de fond. Les conduites de refoulement des deux groupes de machines sont réunies près de l’une des extrémités de la pompe de façon à former une conduite d’aspiration commune prolongée jusqu’à un réservoir d’air placé dans une niche latérale, et qui remonte ensuite par le puits à la surface.
- La conduite d’amenée de l’eau sous pression est en tubes sans soudure, étirés à froid, de 60 millimètres de diamètre, et la conduite de retour de l’eau en tubes soudés de 70 millimètres de diamètre. Afin de compenser des variations de longueurs éventuelles, on a posé dans ces conduites des manchons de dilatation.
- La disposition générale de la pompe placée au fond du puits est représentée par les figures 25 à 31. On a eu surtout soin de réduire au minimum les dimensions et les poids des différents organes donnés au tableau ci-dessous.
- POIDS. kilogrammes. LONGUEUR millimètres. LARGEUR. millimètres. HAUTEUR. millimètres.
- Plaque de fondation en trois pièces. . 3 310 »
- Les deux pièces extrêmes, chacune . . 1 200 2 000 1 250 300
- Pièce médiane 910 1500 1250 300
- Cylindres de pompe 1 170 1500 600 820
- Boîtes à soupapes de refoulement. . . 500 950 650 900
- Réservoir d’air 1100 550 550 4 000
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- PUITS Kunigsborn, PRÈS D’üNNA PUITS Hercule, PRÈS D’ESSEN
- Date de l’essai 8 janvier 1899. 2i août 1899.
- Type de machine Machine jumelle à cylindre de Machine jumelle à cylindre de
- 850mm X lm,10 de course. 850™"' X lm, 10 de course.
- Section du cylindre 5 674cm2,5 5 674°“?, 5
- <6 o Diamètre de la tige du piston 120 et 85 millim. 120 et 85 millim.
- c3 Section moyenne de la tige du piston 84cm2,5 84e™2,5
- 3 va Section utile du cylindre 5 590cm2 5 590e"’2
- cô Nombre moyen de tours par minute 73,5 63
- Vitesse du piston 2™,45 par seconde. 2m,l par seconde.
- © Pression moyenne calculée à l’aide des dia- ( Adroite. . . 2atm,33 2atm,35
- "3 grammes d’indicateur (A gauche . . 2“tm,36 2atm,21
- , 5 590 X 2,32 X 2,45 5 590 X 2,35 X 2,1
- -j} l A droite yrr = 425,5 chov.-vap. = 267,8 cliev.-vap
- Puissance indiquée de la machine. < 5 890 X 2,36 X 2,45 5 590 X 9 21 X 2.1
- / A gauche - g..- - 430,9 7 c) —-= 345,9 —
- i Puissance indiquée totale 856,4 - 713,7 -
- Type de machine Pompe jumelle à piston de refoulement Pompe jumelle à piston de refoulement
- rS de 325mm X 800rnm de course. de 325mm X 800mi" de course.
- © Nombre moyen de courses 21 1/2 courses doubles par minute. 18,5 courses doubles par minute.
- S Débit 5 596 litres par minute. 4 750 litres par minute.
- -d Pression manométrique dans le réservoir d’air •49a*'m 9 52 atmosphères.
- «2 j Distance verticale entre le niveau du puisard et le niveau
- =3 ' dans le réservoir d’air 6 mètres. 6m,5
- c Hauteur de levée totale 499 + 6 = 505 mètres. 520 + 6,5 = 526™,5
- ;2 5 596 X 505 , 4 750 X 526,5
- ce Puissance de la pompe 60 X 75 - 638 Chev--™P- 60 X 75 = 555’7 cliev-'vaP-
- CO 638,0 „„ „ 555,7
- e DENUEMENT UTILE TOTAL DE L’INSTALLATION 856,4 ~ 73,3 P' lüü 11377 = 77,8 p. 1°°
- MACHINES D ÉPUISEMENT A COLONNE D’EAU.
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- 168
- NOTES DE MÉCANIQUE.-----JANVIER 1901.
- PUITS Sedwigwunschgrubs PRÈS BORSIOWERK (HAUTE SILÉSIE)
- Date de l’essai 12 juillet 1900.
- Type de machine. Machine jumelle-tandem de 550 ch., à
- cylindres de 350mm X lm de course.
- Section du cylindre H. P 23,75om2,8
- — — R. P 3674cm2,5
- Diamètre de la tige de piston H. P 120 et 115 millim.
- _ _ _ B. P 115 et 85 —
- <D O [ Section moyenne de la tige de piston H. P. . OO O
- | — — — — B. P. . 80cm2,39
- fl if) Section utile du cylindre H. P 2 267°m2,4
- <d / — — — B. P 5 594cm2,2
- fl Nombre moyen de tours par minute 65
- •.g Vitesse des pistons 2m,17 par seconde.
- c5 CQ fl / H. P, à droite. Pression moyenne d après 1 _ àgauche les diagrammes pour le j p à droite cylindre '••[ - ’ àgauche. latm,88 latm,74 0atm,74 0atm,93
- Puissance indiquée de la machine, à droite. . (2267,4X1,88 + 5594,2X0,74)2,17 n n ,
- û lu ^ f Ull • \ iAJJ •
- — — — à gauche. . (2 267,4x1,74+5 594,2x0,93)2,17 = 264,7 —
- — — totale 507,8 -
- Type de machine Pompe jumelle à piston de refoulement
- de 325 millim. de diamètre
- X 800mm de course.
- 'fl fl Nombre moyen de courses 20 courses doubles par minute.
- e2 Débit 5 200 litres par minute.
- fl 'fl Pression manométrique dans le réservoir d’air. 30 atmosphères.
- fl O Distance verticale entre le niveau du puisard
- et le niveau dans le réservoir d’air 5 mètres.
- Hauteur de levée totale 300,5 = 305 mètres.
- ifl Puissance de la pompe 5 200 X 305 „c, , ^ -60“ X 15 - æ4'4 «•‘"-'"P-
- , Rendement utile total'de l’intallation. . gjjp = 69,7 p. 100
- NOTA. — La pompe qui a été construite pour puiser l’eau à une profondeur de 500 mètres est placée actuelle-
- ment au niveau de 300 mètres, et sera, après l’approfondissement des puits, placée à une profondeur plus grande.
- Résultats des essais. — La machine de Gottesegen fonctionne trois cents jours dans l’année, à raison de six heures par jour.
- D’après les essais très minutieux, on a trouvé ;
- Puissance indiquée de la machine à la surface................ 520 chev.-vapeur.
- — de la pompe........................................ 400 —
- Rendement utile total de l’installation.......................... 77 p. 100
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- MACHINE A COULER RAMSEY.
- 169
- Les dépenses sont les suivantes :
- Établissement. Machine et conduite d’aspiration.................. 400 000 francs.
- Chambre de machines........................................ 40810 —
- Total.......................... 408 100 —
- Amortissement et intérêts 10 p. 100 par an......................... 40 810 —
- — — par cheval-heure...........................5 fr. 66
- Dépenses annuelles d’entretien, réparations, huile, salaires..... 10 250 francs.
- Dépenses annuelles de charbon au taux de p. 100 kg. de vapeur par cheval-heure..................................................... 21450 —
- Total.......................... 31 700 —
- Frais d’exploitation par cheval-heure............................ 4 fr. 55
- Dépenses totales par — — .....................10 fr. 21
- Les tableaux p. 167 et 168 renferment les données principales de trois autres installations de ce genre.
- On compte déjà une trentaine de ces installations. Le débit varie de 2 à 7 mètres cubes par minute. La plus grande installation est celle du puits Altendorf, près de Langendreer, qui refoule 14 mètres cubes d’eau par minute à la hauteur de 400 mètres et qui est établie pour pouvoir être descendue à 800 mètres.
- machine A couler Ramsey.
- Nous avons déjà décrit, dans ces notes, quelques-unes des machines à couler employées dans les forges américaines. Ces machines, dérivées pour la plupart des conveyeurs à godets employés pour la manutention des charbons, présentent l’incon-
- Fig. 3. — Machine à couler Ramsey. Détail du déverseur.
- vénient de nombreuses articulations d’un entretien difficile et dont une seule rompue suffît pour immobiliser tout l’appareil; en outre, il n’y a jamais que la moitié de la chaîne qui serve, l’autre moitié retournant à vide en se refroidissant à l’air trop longtemps, ce qui occasionne une perte de temps; enfin, pour éviter les pertes de fonte par l’intervalle qui sépare deux godets, il faut que les bords de ces godets se recouvrent, ce qui ne laisse pas que de présenter quelque complication en pratique.
- Dans l’appareil de Ramsey, les moules E (fig. 1 et 3) sont montés par tourillons eF sur un grand anneau A, porté par des essieux B, avec roues à deux boudins C roulant sur deux voies circulaires DD, et qui reçoit sa rotation du moteur central W, par une transmission YfX, à quatre pignons TJ et deux arbres N et N' qui attaquent l’anneau A en deux points diamétralement opposés par deux pignons L, et sa crémaillère circulaire. L’arbre N fait en outre, par nn'n" (fig. 3) tourner un tambour M sur galets p
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- 170
- NOTES DE MÉCANIQUES.-----JANVIER 1901.
- (fig. 4), à garniture réfractaire et percé de six ouvertures O, séparées par des arêtes vives.
- La fonte, basculée par la poche S dans le bec P, arrive à l’intérieur du tambour M,
- j H
- Fig. 1 et 2. — Machine à couler Ramsey. Élévation et plan.
- qui, tournant à la même vitesse périphérique que l’anneau A, distribue la fonte aux moules qui passent sous lui sans aucune perte par les vides entre ces moules. Ces moules sont ensuite refroidis par un arrosage a (fig. 1). Quand un moule ainsi refroidi arrive à la décharge au-dessus du puits Y (fig. 1), une courte crémaillère l (fig. 5) fixée
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- MACHINE A COULER RAMSEY.
- 171
- aux montants H fait, par le pignon G, basculer ce moule de 180°, puis les marteaux I, commandés, de l’arbre/ (fig. 1 et 5) par la transmission jj et les cames K, frappent ensemble le fond du moule retourné de manière à en détacher la fonte qui tombe dans le wagon v, et le moule, continuant sa rotation, est ramené par l dans sa position
- normale. Après sa décharge, chacun des moules passe (fig. 1) sous un éjecteur f, à trois tubes d, b, c (fig. 6) amenant en proportions réglables de l’eau, une émulsion d’argile et de chaux et un jet de vapeur, qui déposent ainsi dans le moule un garnissage réfractaire séché par la chaleur du moule avant qu’il n’arrive de nouveau sous le distributeur M (l)s
- (1) Engineering and Mining Journal, 5 janvier 1901.
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 26 décembre 1900.
- Présidence de M. Carnot, président.
- Correspondance. — M. CoUignon, secrétaire, signale de nombreux envois de mémoires pour concourir aux prix de la Société d’Encouragement pour 1901. Ces travaux seront renvoyés aux comités compétents.
- M. F. Ory, à Ruaux, par Plombières, présente une machine à tréfiler. (Arts mécaniques.)
- M. Luuyt recommande à l’attention de la Société un ouvrier des industries chimiques atteint d’infirmités dans l’exercice de ses fonctions. (Arts chimiques.)
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 889 du Bulletin de décembre.
- Nomination d’un membre de la Société. — Est nommé membre de la Société :
- M. Clément Gary, ingénieur civil des mines, présenté par MM. A. Carnot et G. Richard.
- M. Lavollée lit sa notice nécrologique sur M. Natalis Rondot, membre honoraire du Comité de Commerce.
- Conférence. — M. Guillet fait une conférence sur XAluminothermie et ses applications.
- M. le Président remercie vivement M. Guillet de sa très intéressante conférence, qui sera insérée au Bulletin.
- Elections pour le bureau de 1901. — M. le Président proclame les résultats suivants des élections pour le Bureau de 1901.
- Président : M. Linder.
- Vice-présidents : MM. Le Chatelier, Lindet, Violle et Voisin Bey. Secrétaire : M. Collignon. Trésorier : M. Goupil dePréfeln. Censeurs : MM. Bordet et Simon.
- Sont ratifiées les nominations comme membres du Conseil de MM. Lavollée, Walckenaer, Bâclé et Toulon.
- Après la nomination du Bureau, M. Carnot félicite les nouveaux élus et remercie vivement ses collègues du concours dévoué qu’ils lui ont constamment apporté pendant sa présidence.
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- PROCÈS-VERBAUX. — JANVIER 1901. 173
- Séance du 11 janvier 1901.
- Présidence de M. Voisin Bey, vice-président.
- M. Linder, président, retenu par une indisposition, s’excuse de ne pouvoir, assister à la séance.
- M. Voisin Bey fait part de la perte particulièrement douloureuse que la Société vient d’éprouver en la personne de M. Maurice Block, président du Comité de Commerce, et membre du Conseil depuis 1856. Pendant quarante-cinq années, M. Block n’a cessé de participer aux travaux de la Société avec un dévouement absolu. En attendant qu’un membre du Comité de Commerce vienne ici même nous retracer la carrière si bien remplie de M. Block, M. Voisin Bey se fait l’interprète du Conseil et des membres de la Société d’Encourage-ment en envoyant à la famille de notre éminent et regretté collègue l’assurance de leur respectueuse et très vive sympathie.
- Correspondance. — M. Léandes, 17, rue de Cîteaux, demande une annuité de brevet pour deux inventions : un compteur à vin et une boîte à essieux. (Arts mécaniques.)
- M. Vrignault, 2, rue Le Notre, à Versailles, présente un tour elliptique. (Arts mécaniques.)
- M. Béhue, 96, rue d’Aguesseau, à Boulogne-sur-Seine, demande une subvention pour la construction d’une automobile. (Arts mécaniques.)
- M. Bara, 20. rue Denfert-Rochereau, présente un tube de niveau pour chaudières. (Arts mécaniques.)
- M. Liard, directeur de l’Enseignement supérieur, invite la Société d’Encou-ragement à désigner des délégués au 29e Congrès des Sociétés savantes, qui s’ouvrira, à Nancy, le mardi 9 avril 1901.
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 175 du présent Bulletin.
- Nominations demembres de la Société. —Sont nommés membres de la Société :
- M. Têtard, ancien président du Syndicat des Fabricants de Sucre, à Gonesse, présenté par MM. Bénard et Lindet ;
- M. Hélol, fabricant de sucre, à Noyelles-sur-Escaut (Nord), présenté par MM. Bénard et Lindet;
- M. Bouchon, cultivateur et fabricant de sucre, à Nassandre, présenté par MM. Bénard et Lindet;
- M. Prangey, ingénieur des arts et manufactures, fabricant de sucre, à Méru, présenté par MM. Vincent et Lindet;
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- 174
- PROCÈS-VERBAUX. --- JANVIER 1901.
- M. Dormoy, directeur des Forges et Fonderies de Sougland, présenté par MM. Simon et Livache;
- M. Agostini, industriel, présenté par MM. Linder et Le Chatelier.
- Rapports des comités. — M. E. Simon lit, au nom du Comité des Arts mécaniques, son rapport sur le convre-scies de M. L. Brulliarcl.
- Communications. — Sont présentées les communications de : M. le commandant Renard sur les Résultats du concours aérostatique de Vincennes. Exposition de 1900 et de M. J. Gare,on, sur la Bibliographie industrielle.
- M. le Président remercie MM. Renard et Garçon de leurs intéressantes communications, qui seront renvoyées aux comités compétents.
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- LIVRES ET OUVRAGES REÇUS A LA RIBLIOTHËQUE
- EN JANVIER 1901
- Les Ports maritimes de l’Amérique du Nord sur l’Atlantique, par MM. Quinette de Rochemont et Vétillart. Vol. I. — Les Ports canadiens. In-8, 240 pages et atlas. Paris, Dunod.
- Notes sur le Pétrole dans le département d’Oran. Résumé du rapport de la mission Neuburger. Brochure in-8, 30 pages.
- L’Industrie du sucre à l’Exposition universelle de 1900, par M. G. Dureau. In-8,
- 124 pages. Paris, Journal des Fabricants de Sucre.
- Bulletin de la Société libre d’Émulation du Commerce et de l’Industrie de la Seine-Inférieure. Exercice 1899-1900. In-8, 250 pages. Rouen, imprimerie Gagniard.
- Notes upon ancient and modem Surveying, and Surveying. Instruments, Books, Tables, etc., par M. H*-D. Hoskold. Extrait des transactions de l'Institution of Mining Engi-neers. London, in-8, 70 pages, 19 figures.
- Modem foundry Practice, par M. J. Sharp. In-8, 760 pages, 272 figures. Londres, Spon.
- Congrès international de Physique de 1900. Rapports publiés par MM. Guillaume et Poincaré. Optique, Électricité, Magnétisme, Métrologie, Physique mathématique et moléculaire, Electro-optique, Applications, Physique cosmique, Physique biologique. 3 vol. in-8, 600 pages. Paris, Gauthier-Villars.
- Analyse des Engrais, par M. D. Sidersky. In-18, 240 pages. Paris, Béranger.
- Moteur à courant triphasé. Lampe à arc et Compteur d’électricité, Accumulateur.
- Albums de modèles démontables. Paris, Bernard.
- Électricité et Optique. La Lumière et les Théories électro-dynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899, par M. H. Poincaré. 2e édition, revue et complétée par MM. Blondin et Néguela. In-8, 641 pages. Paris, Carré et Naud.
- Rail Francq. Brochure, chez l’auteur, avenue Victor-Hugo, 18.
- Les Richesses minérales des Colonies françaises, par M. L. Pélaton. In-8, 112 pages. Extrait de la Revue universelle des Mines.
- Traité de la Chaudronnerie industrielle en Cuivre et Fer, par M. Brehier. In-8, 563 pages, 366 figures. Paris, Bernard.
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- OUVRAGES REÇUS.
- JANVIER 1901.
- Bulletin de l’Institut égyptien. 1899-1900.
- De l’Encyclopédie Léauté. Les Diastases et leurs Applications, par M. Pozzi Escot. In-18, 220 pages. Paris, Gauthier-Villars.
- Bulletin de l'Institut international de Statistique de Christiania. Vol. XH, in-8.
- La Reproduction des Dessins. Photographie industrielle, par M. L. Braun. Brochure, 19 pages. Extrait du Bulletin archéologique des Arts et Métiers.
- L'Analyse des Terres et son Utilisation agricole. Guide pratique, par MM. Lagatu et Sicard. Préface de M. Risler. In-18, 303 pages. Paris, Masson.
- De la Petite Encyclopédie scientifique et industrielle. L’Opticien et les Agglomérés. In-18, 100 pages. Paris, Bernard.
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- LITTÉRATURE
- D.ES
- PÉRIODIQUES REÇUS A LA RIBLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ
- Du 15 Décembre 1900 au 15 Janvier 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag. . . . Journal de l’Agriculture.
- Ac. . . . Annales de la Construction.
- ACP.. . . Annales de Chimie et de Physique. AM. . , . Annales des Mines.
- AMa . . . American Machinist.
- Ap. . . . Journal d’Agriculture pratique. APC.. . . Annales des Ponts et Chaussées. Bam.. . . Bulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- BMA . . . Bull, du ministère de l’Agriculture. CN. . . . Chimical News (London).
- Cs.. . . . Journal of the Society of Chemical Industry (London).
- CR. . . . Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- DoL. . . . Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dp. . . . Dingler’s Polytechnisches Journal.
- E.Engineering.
- E’.The Engineer.
- Eam. . . . Engineering and Mining Journal.
- EE.Eclairage électrique.
- EU. . . . L’Électricien.
- Ef.. . . . Économiste français.
- EM. . . . Engineering Magazine.
- Es.Engineers and Shipbuilders in
- Scotland (Proceedings).
- Fi ... . Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Gc..................Génie civil.
- Gm. . . . Revue du Génie militaire.
- ÎC.Ingénieurs civils de France (Bull.).
- le.........Industrie électrique.
- Im . . . , Industrie minérale de St-Étienne.
- IME. . . . Institution of Mechanical Engi-
- neers (Proceedings).
- IoB. . . . Institution of Brewing (Journal). Bd ... . La Locomotion automobile.
- En . . . .La Nature.
- Ms.. . . . Moniteur scientifique.
- MC. .
- N.. . Pc.. . Pm. .
- Rcp .
- Rgc. .
- Rgds.. Ri . .
- RM. .
- Rmc.. Rs. . . Rso. . RSL. . Rt.. . Ru.. .
- SA.. . SAF .
- ScP. . Sie. . .
- SiM. . SiN. .
- SL.. .
- SNA..
- SuE. . TJSB. .
- VDl. .
- ZOl. .
- Tome 101. — 1er semestre. —Janvier 1901.
- . Revue générale des matières colo rantes. •
- . Nature (anglais).
- . Journal de Pharmacie et de Chimie.
- . Portefeuille économ. des machines.
- . Revue générale de chimie pure et appliquée.
- . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- . Revue générale des sciences.
- . Revue industrielle.
- . Revue de mécanique.
- . Revue maritime et coloniale.
- . Revue scientifique.
- . Réforme sociale.
- . RoyalSocietyLondon(Proceedings).
- . Revue technique.
- . Revue universelle des mines et de la métallurgie.
- . Society of Arts (Journal of the).
- . Société des Agriculteurs de France (Bulletin).
- . SociétéchimiquedeParis(Bull.).
- . Société internationale des Électriciens (Bulletin).
- . Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- . Société industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- . Bull, de statistique et de législation.
- . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- . Stahl und Eisen.
- . Consular Reports to the United States Government.
- . Zeitschrift des Yereines Deutscher lngenieure.
- . Zeitschrift des Oesterreichischen lngenieure und Architekten-Ve-reins.
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- 178
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JANVIER 1901.
- AGRICULTURE
- Agriculture des pays étrangers. Statistique. BMA. Nov., 744, 795.
- — de l’avenir (Ronna). Ap. 3-10 Janv., 21,
- 50.
- Bétail, en 1897-1899. Statistique. BMA. Nov., 630, 690.
- Betterave. Expériences de culture (Gran-deau). Ap. 20 Déc., 896.
- — Nitrate de soude et culture de la (Gran-deau). Ap. 3 Janv., 17.
- — Nouvel arracheur Pruvot. Ap. 27 Déc., 937.
- Blé (Rouille du). Ag. 22-27 Déc., 984, 1018.
- — (Verse des) (Greffroy). Ap. 10 Janv., 48. Bœuf limousin (Le) (Girard). SNA. Nov., 712;
- Ap. 27 Déc., 935.
- — de trait. Ag. 12 Janv., 52.
- Buttoirs et rigoleuses (Ringelmann). Ap. 20 Dèc., 907.
- Cartes agronomiques (Progrès des) (Carnot). SNA. Nov., 697.
- Chêne-liège (Culture du) (Lamey). SNA. Nov., 684.
- Chevaux. Travail Vinsot. Ln. 29 Déc., 77.
- — Exposition internationale hippique en 1900. Résultats. Ag. 12 Janv., 49. Drainage (Le) (Ringelmann). Ap. 10 Janv., 54. Engrais. Culture hydraulique sans engrais azotés (Ronna). Ap. 20 Déc., 297.
- — (Nouveaux essais sur le mode d’emploi
- des). Ag. 5 Janv., 14.
- — Fumure des prairies en sol granitique
- (Grandeau). Ap. 10 Janv., 45.
- Grêle (Tir contre la) en Italie. Ag, 22 Déc., 979 ; 5 Jnna., 21.
- Industries agricoles à l’Exposition (Coupeau).
- Gc. 29 Déc., 140; 5 Janv., 157. Matéiûel agricole à l’Exposition. E. 11 Janv., 37.
- Maïs (Le). Séverin. Ag. 29 Dec., 1021.
- Mélasses de sucrerie. Emploi agricole. Ag. 5 Janv., 31.
- Moutons. Élevage des (Autellet). Ap. 3 Janv., 18.
- Pommes de table (Les). Ag. 12 Janv., 59.
- Poules Phœnix. Ap. 3 Janv., 20.
- Quinquinas. Culture aux Indes anglaises et à Java (Verne). Pc. 1 Janv., 5.
- Recettes diverses en 1899. Statistique. BMA. Nov., 518, 576.
- Statistique. Prix moyens (Id.), 594.
- Truffières du Vaucluse. Concours. Ag. 29 Déc., 1024.
- Vignes. Traitements viticoles insecticides pendant l’hiver (Mazet). Ag. 22 Dèc., 978; Ap. 27 Déc., 937.
- CHEMINS DE FER
- Chemins de fer. Exposition du chemin de fer de l’Est. Rgc. Déc., 833.
- — Exploitation dans ces dernières années. Id., 808.
- — anglais. Statistique en 1898. Rgc. Déc.,
- 865.
- — transsibérien. Gc. 22 Déc., 117.
- — Traversée du lac Baïkal (Jankowsky). IC. Nov., 538.
- — Morbier à Morez. Ln. 29 Déc., 71.
- — Trains anglais et français en 1900. E'. 11 Janv., 33.
- — électriques.
- — Locomotives. E\ 21 Déc., 615.
- — — à essieux multiples (Tyler). E.
- 21 Déc.,r 805.
- — — Métropolitain de Paris. Ac. Déc.,
- 185.
- — — Matériel roulant. Pm. Déc., 185. Frein Laycok. E. 11 Janv., 57.
- Locomotives à l’Exposition. Utilisation de la
- vapeur. Rt. 25 Déc., 557.
- — Krauss avec essieu de démarrage. E'.
- 5 Janv., 5.
- — Consolidation Wootten, Chicago, Eas-tem/ilM. Déc., 749.
- Compound express du chemin de Kansei (Japon). E. 21 Déc., 795.
- —- — 4 cylindres du Midi. Ri. 29 Déc., 498.
- — — articulés Malet (Maffei). Gc. 5 Janv.,
- 149.
- — — Smith. RM. Déc., 746.
- — Usure des foyers (Weatherburn). EL
- 28 Déc., 630.
- Signaux. Avertisseur à crocodile pour voie unique (Compagnie des chemins de fer du Nord). Rgc. Déc., 861.
- — Manœuvre d’enclenchement. Contrôle
- à'distance des appareils de la voie (Sections italienne et autrichienne à l’Exposition). Rgc. Déc., 885.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- JANVIER 1901.
- 179
- TRANSPORTS DIVERS
- Automobiles à l’Exposition. E. 28 Déc., 836.
- — Critérium de l’alcool. Classement. La.
- 3 Janv., Il.
- — Bandages élastiques. Rt. 25 Déc., 561.
- — Direction Bedel. 27 Déc., 834.
- — Unification des types. La. 10 Janv., 17.
- — Changement de vitesse hydraulique
- Létang. La. 3 Janv., 9.
- — Transmission Schwanemayer. RM. Déc.,
- 751.
- — à pétrole Vinel. La. 20 Déc., 818.
- — — Nesseldorfer. E. 28 Déc., 822.
- — — Kécheur. La. 3 Janv., 6.
- — à vapeur. Camion Hirschman. La.
- 10 Janv., 22.
- — électriques. Combinateur à pédale Ryan.
- La. 10 Janv., 25.
- Tramways électriques. Corrosion des conduites d’eau par les courants de retour. Ri. 22 Déc., 491.
- — — de Zurich. EE. 12 Janv., 55.
- — — Appareillage pour trolley (Bisson).
- Elé. 5 Janv., 9.
- — à vapeur. Lyon-Neuville. E. 21 Déc., 790.
- — à air comprimé Hardie. RM. Déc., 751. Vélocipèdes. Changement de vitesse Diederich.
- RM. Déc., 753.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Acétates d’alcool (Delépine). SCP. 20 Déc., 912, 915.
- Acides sulfurique. Tours de Gay-Lussac. Cs. 31 Déc., 1110.
- — (Séparation analytique et identification
- des). Cs. 31 Déc., 1145.
- — cyanhydrique officinal, préparation
- (Prunier). Pc. 15 Janv., 61.
- Air (Gaz combustibles de 1’) (Gautier). ACP. Janv., 5.
- — Spectre des gaz volatils de l’atmosphère non condensés à la température de l’hydrogène liquide (Liveing et De-war). G'IY. 4-11 Janv., 1, 13.
- Argon et ses compagnons (Ramsay et Travers).
- Rgds. 15 Déc., 1259.
- Brasserie. Divers. Cs. 31 Déc., 1127. Butyro-réfractomètre Zeiss. Cs. 31 Déc., 1089. Camphre. Constitution de l’acide camphorique (Blanc). ScP. 5 Janv., 73.
- Carbure de samarium (Moissan). ACP. Janv.,
- 110.
- — de calcium. Fours continus et discon-
- tinus (Strolich). Ri. 5 Janv., 4. Céramique. Divers. Cs. 31 Déc., 1112.
- — à l’Exposition (Granger). RCp. 5 Janv.,2.
- — Fabrication et emploi pour la décora-
- tion des édifices (de Blottefière). IC. Nov., 582.
- — Changements des propriétés des argiles
- par le séchage Jackson et Rich. Cs. 31 Déc., 1084.
- Analyse approximative des argiles. Id., 1087.
- Chaux et Ciments. Divers. Cs. 31 Déc., 1112. — Réactions d’hydratation des ciments (Rohland). Cs. 31 Déc., 1114. Combinaison chimique. Son origine. Argent, oxygène, hydrogène et oxyde de carbone (Berthelot). CR. 24 Déc., 1159, 1169.
- Dégagements gazeux (Vitesse des) (Job). ScP. 5 Janv., 7.
- Dilatation et température de fusion des métaux simples (Lemeray). CR. 31 Déc., 1291. Distillations fractionnées. Expériences sur les (Young). Cs. 31 Déc., 1072.
- Eau potable. Recherche du plomb (Bellocq). Pc. 15 Janv., 56.
- Équilibres chimiques. Influence de la pression (Boudouard). CR. 24 Déc., 1204. Essences et parfums naturels et artificiels. N. 27 Déc., 12.
- — Divers. Cs. 31 Déc., 1131.
- Exposition de 1900 (Produits chimiques à 1’) (Bernard et Glœss). Ms. Janv., 5.
- Gaz raréfiés (Étude des) (Colson). CR. 24 Déc., 1203.
- Gaz d’éclairage. Divers. Cs. 31 Déc., 1092. — Effet de la qualité des charbons sur leur rendement en gaz (Dibbin). Cs. 31 Déc., 1075.
- — Gazomètre de Birmingham. E'. 21-28 Déc., 617, 728.
- — Becs incandescents (Les). Cs. 31 Déc., 1093.
- — à l’eau Delwick-Hirscher. Ri. 29 Déc.,
- 497.
- — Duff, avec récupération de l’ammoniaque. E. 11 Janv., 43.
- Glucoses commerciaux (Dosage du dextrose dans les) (Lindet). ScP. 5 Janv., 91.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JANVIER 1901.
- Graisses et huiles. Divers. 'Cs. 31 Déc., 1120. Indium (Classification de U) (Chabrié et Ren-gade). CR. 31 Déc., 1300. Laboratoire. Divers. Cs. 31 Déc., 1144.
- — Dosage de l’arsenic en présence des sulfites. CN. 4 Janv., 2.
- — — à l’état d’arséniate ammoniaco-
- magnésien (Ducru). ScP. 22 Déc., 904.
- — — de l’oxygène dans le cuivre indus-
- triel (Lucas). ScP. 22 Déc., 900.
- — — volumétrique de l’argent. Méthode
- nouvelle (Lancelot et Andrews). CN. 21 Déc., 295.
- — -- du soufre dans les pyrites, mattes,
- coke, bitume, caoutchouc... (Pellet). Ru.Nov., 121.
- — Analyse des aciers. Bibliographie (Brearley).’ CN. 21-28 Déc., 293, 306. — Recherche de l’arsenic (Allen). CN. 28 Déc., 303.
- — Titrage de l’acide salicylique (Telle). Pc. 15 Janv., 49.
- — Hydrate de soude normal. Moyen de le conserver (Dowrard). CN. 11 Janv., 18.
- Liquéfaction des mélanges gazeux. Isothermes d’un mélange (Caubet). CR. 24 Déc., 1200.
- Peroxydes supérieurs d’hydrogène (Bach). Ms-Janv., 25.
- Pétroles divers. Cs. 31. Déc., 1098.
- Phosphures de fer que l’on peut rencontrer dans les fontes et les aciers (Granger). RCp. 20 Déc., 462.
- Photographie. Affaiblissement des images argentines (Lumière et Seyewetz). RCp-20 Réc., 463.
- Pierres artificielles. Emploi des silicates alcalins dans la fabrication (Fuchten).Rc. 22 Déc., 489.
- Platine. Séparation des métaux de la mine de platine (Leidié). Pc. 1er Janv., 18; ScP. 5 Janv., 9.
- Résines et vernis. Divers. Cs. 31 Déc., 1122. Sélénium. Formes allotropiques (Saunders) CN. 21, 28 Déc., 297, 309.
- — Réduction du bioxyde par le thiosul-
- fate de sodium. (Norris et Fay). CN. 28 Déc., 31.
- — (Péroxyde de) (F. Jaubert). CR. 7 Janv.,
- 35.
- Sélénium. Séléniures de cuivre (Fonzes (Dia-con). CR. 24 Déc., 1206.
- — Glycolyse des différents sucres (Portier). CR. 24 Déc., 1217.
- Soie artificielle (La). Cs. 31 Déc., 1104.
- Sucrerie. Transformation en France depuis la loi de 1884 (Horsin Deon). le. Nov., 570.
- — Genèse du saccharose dans la betterave (Gesevend). Rcp. 22 Déc., 465.
- — Divers. Cs. 31 Déc., 1125.
- Teinture. Divers. Cs. 31 Déc., 1099,1105.
- — Théorie de la teinture de la laine (Brandt). MC. 1er Janv., 2.
- — Indigo artificiel (F). Id., 31.
- — Blanchiment des fibres végétales (Tas-sel). MC. 1er Janv., 7.
- — Couleurs nitrosées produites directement sur la fibre (Lefèvre). 1er Janv., 12.
- Tannerie. La tannase (Felnbach, Pottevin). CR. 24 Déc., 1214, 1215.
- — au chrome. Cs. 31 Déc., 1124.
- — Étude et fabrication du cuir (Benel). Ms. Janv., 29.
- — Teinture du cuir (Procter). Ms. Janv., 34.
- — Absorption de l’acide chromique et des sels de chrome par la peau (Procter et Hamer). Id., 36.
- — Dosage des matières tannantes (Sprecht et Lorenz). Id., 40.
- Thallium. Chlorobromures (Thomas). CR. 24 Déc., 1268.
- Tourbillons cellulaires dans une nappe liquide (Bénard). Rgds. 15 Déc., 1261; 30 Déc., 1309.
- Tungstène. Séparation du trioxyde de celui de . molybdène (Burgeberg et Smith). CN. 4 Janv., 5.
- — Détermination dans les minerais. Cs. 31 Déc., 1147.
- — Nouveau phosphure (Defacqz). CR. 7 Janv., 32.
- Uranium (Nitrate d’) (de Coninck). CR. 24, 31 Déc., 1219, 1303.
- Verrerie à l’Exposition. Rcp. 5 Janv., 24.
- Viandes conservées (Recherche de l’étain dans les) (Wirthle). CN. 28. Déc., 308.
- Vins. Détermination du mouillage (Gautier). Pc., 1er Janv.. 14.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JANVIER 1901.
- 181
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Argent. Baisse et cote de ce métal à la Bourse. Ef. 29 Déc., 884.
- Atelier de famille. Avenir en France. Ef. 22 Déc., 847.
- Accidents du travail (Premières conséquences de la loi sur les). Ef. 12 Janv., 41.
- Aveugles accordeurs de piano (de la Size-ranne). Rso. 1er Janv., 80.
- Colonisation française d’après le rapporl de la Commission du budget. Ef. 22 Déc., 841.
- — Dépenses civiles des colonies. Travaux publics. Ef. 29 Déc., 877.
- — Mise en valeur de notre domaine africain. Ef. 5 Janv. 5.
- Bienfaisance. Réforme en Belgique (Rivière). Rso. 15 Janv., 146.
- Dette hypothécaire et.crédit foncier en Europe. Ef. 22. Dec., 844.
- Établissements libres de bienfaisance. Nouvelle loi. Rso. 1er Janv., 56.
- États-Unis. Expansion politique et économique. Ef. 12 Janv., 37.
- — Production métallique en 1900. Eam. 5 Janv., 2.
- Paris. Approvisionnement. Statistique.RMA. Nov., 696.
- — Densité delà population (Turquan). En. 5 Janv., 91.
- — Modification au régime de l’octroi et la propriété foncière parisienne. Ef. 5 Janv.. 1.
- Russie à la fin du xix° siècle. Ef. 22 Déc., 849.
- Successions et propriétés foncières. Nouveaux droits. Rso. 1er Janv., 46.
- Verrerie ouvrière d'Alby. Musée Social. Novembre.
- Villes dans l’Europe occidentale. Formation à l’origine de la civilisation moderne (Brentano). Rso. 16 Janv., 130.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PURLICS
- Chauffage (Appareils de) à l’Exposition. Gc. 22, 29 Déc., 125, 136; 5 Janv., 153.
- Ciment. Blocs artificiels sous-marins coulés sur place dans des caissons en ciment armé (de Tedesco). Le Ciment. Déc., 177.
- Ciment. Travaux du port de Bilbao (Coi-seau). Le Ciment. Déc., 180.
- — Décomposition des ciments à la mer (Le Chatelier). Le Ciment. Déc., 185.
- — Injections de ciment à l’air comprimé dans les maçonneries, terrains de fondation. Gc. 29 Déc., 145.
- — Planchers en béton et ciment armé. Gm. Déc., 433.
- Ponts. Élargissement du pont de Londres. E'. 21 Déc., 613.
- Rouleau compresseur Sarrasin. Rc. 22 Déc.,486.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs. Phoenix. EE. 22 Déc., 454.
- — Weymersh. Id., 467.
- — Delà Chloride G0. EE. 29 Déc., 485.
- — Batterie tampon de la Pecksill. Traction C°. EE. 22 Déc. 467.
- Aimantation (Force motrice d’) (Paillot). CR. 24 Déc., 1194.
- — Bobines d’induction à l’Exposition (Ar-r magnat). EE. 5 Janv., 5.
- Câbles concentriques. Rupture de l’isolant (Hanape). EE. 29 Déc., 4S2.
- Courants alternatifs. Représentation graphique des variables efficaces des courants alternatifs en fonction des courbes périodiques (Brisse). EE. 29 Déc., 488.
- — Application de la méthode strobosco-pique. le. 10 Janv., 10.
- Distribution. Inductance dans les longues lignes de transmission (Sartori). EE. 29 Déc., 511.
- Dynamos. Répartition des lignes de force à la périphérie des dynamos (Westp-phall). EE. 5 Janv., 18.
- — Alternateurs. Construction Parshall et Hobart. E. 28 Déc., 819.
- — — de 3000 kw. de l’Allgemeine. VDI.
- 5 Janv., 11.
- — — Du Creusot. le. 10 Janv., 5.
- — Moteurs à vitesses variables Ward-Léonard. le. 25 Dec., 548.
- — — asynchrones (Calcul des) (Fisher
- Hinnen). EE. 29 Déc., 502.
- Éclairage. Arc direct (L’) (Duddell).E. 21, 28 Déc., 799, 848.
- — Lampes Thury, Koerting, Mathiesen. EE.
- 5 Janv., 17.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JANVIER 1901.
- Éclairage. Comparaison des divers systèmes d’éclairage à arc (Minshall). EE. 22 Déc., 476.
- —• Incandescence. Étude des lampes (Wil-cox). Elé. 22 Déc., 393. Électro-aimants. Applications industrielles (Guénée). EE. 22 Déc., 484. Électro-chimie. Passivité des métaux (Hittorf) EE. 5 Janv., 27.
- — Utilisation des chutes d’eau dans l’industrie électro-chimique (Miller). EE.
- 5 Janv., 29.
- — Divers. Cs. 31 Déc., 1120.
- Mesures. Phasemètres industriels (Arma-gnat). EE. 21 Déc., 483.
- — Compteur Batault. Elé. 29 Déc., 406.
- — Potentiomètre Carpentier. Elé. 5 Janv.,
- 1.
- Oscillations électriques (Fleming). TA. 28 Déc., 69; 4, 11 Janv., 86. 97.
- Phénomènes thermomagnétiques (Moreau). EE. 22 Déc., 456.
- Pile à gaz Plecher. EF. 22 Déc., 466.
- Résistance électrique des fils métalliques. Modification permanente (Chevallier). CR. 24 Déc., 1192.
- Rhéostats. Ward-Léonard. Elé. 12 Janv., 20. Stations centrales de l’Exposition. Thomson-Houston, Cail. EE. 22 Déc., 445.
- — Oerlikon. Elé. 22 Déc., 385.
- — Boilinckz. Gc. 22 Déc., 122.
- — Storck. Gc. 29 Déc., 133.
- — Ganz. EE. 12 Janv., 41.
- — Prix de revient et de vente de l’énergie
- captée aux chutes d’eau des Alpes dauphinoises (Dusaugey). EE. 22 Déc., 471.
- Télégraphie sous-marine (Crehore). E. 4 Janv., 1.
- — sans fil, application directe d’un récep-
- teur téléphonique (Popoff et Ducre-tet). CR. 31 Déc., 1296.
- Téléphonie. Auto-commutateur. Ln. 22 Déc., 55.
- — Système à batterie centrale, le. 25 Déc.,
- 545.
- Transformateurs triphasés Ganz. E. 5 Janv., 8.
- HYDRAULIQUE
- Force motrices du Rhône français (Carbonel).
- IC. Nov., 604. " ' 1
- Pompes Egestorff. VDI. 5, 12 Janv., 1, 37.
- — Reddler rapides (Rouy). RM. Déc., 710.
- — différentielles. Id., 755.
- — Martin. RM. Déc., 755.
- — à incendie sur bateau Merryweather. E.
- 4 Janv. 45.
- Puits artésien de Gainsborough. E. 5 Janv., 25. Turbines. Installation de Montmorency Falls. Canada. E1. 11 Janv., 36.
- — Singrun à l’Exposition. Rt. 10 Janv., 9. — Ganz, de 1 000 chevaux. E. 11 Janv., 40. Valve hydraulique Kimes. RM. Déc., 756.
- MARINE, NAVIGATION
- Bateau à fond plat. Sayhueque. E. 5 Janv., 13. Canal central américain. E. 21, 28 Déc., 606, 627; Ri. 5 Janv., 7.
- Constructions navales. En Angleterre en 1900. E. 5 Janv., 10.
- — Roulis, effet du water ballast (Laws).És. Déc., 41.
- Lançage d’un croiseur américain. E. 28 Dec., 827, 829.
- Machines marines. Rupture des arbres.Es. Déc., 19.
- — — du Deutshland. E. 28 Déc., 823.
- — — du cuirassé Kléber.E'. 28 Déc., 641.
- — — de 1 ’Inchdune. E. 5 Janv., 9.
- Marines de guerre. Anglaise. E. 21, 24 Déc., 803. En 1900 Id., 806, 838; £
- 28 Déc., 632.
- — Allemagne. Cuirassé Wittelbash. E1. 28 Déc., 646.
- — Emploi de l’électricité sur les cuirassés Kearsage et Kentucky.
- Propulseurs. Turbines sur la Clye.E'. 11 Janv., 44.
- Paquebots. La Lorraine. Bam. Déc., 932.
- Ports et voies navigables au xixe siècle. E'.
- 5 Janv., I.
- — de Tunisie. Rt.
- Sauvetage. Appareils de l’Exposition de 1900. E’. 5 Janv. 2.
- Tamise (Paquebots de la). E'. 28 Déc., 634; 10 Janv. 3.
- Transmetteur d’ordres. Yialet Chabrand. Elé.
- 29 Déc., 401.
- MÉCANIQUE GÉNÉRALE
- Air comprimé. Explosion d’un compresseur. AMa. 13 Déc., 1183.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- JANVIER 1901.
- 183
- Broyeurs Austin. Eam. 22 Déc., 733.
- — Goth. RM. Déc., 773.
- Chaudières. Marine. Scott. RM. Déc., 740.
- — A tubes d’eau. Hamilton, Haythorn, Shultz, Scott. RM. Déc., 737.
- — Distribution des températures dans les chaudières locomobiles. Bach. VDI. 3 Janv. 22.
- — Épuration des eaux pour chaudières (Krauss). Ri. 5 Janv. 9.
- — Circulation Montupet RM. Déc., 740.
- — Foyers à pétrole Vetillard et Scherding. Prp. Déc., 189. Vhithworth et Orde. E. 28 Déc., 823.
- — — Fumivores. E!. 28 Déc., 639.
- -- Grille mécanique Vicars. RM. Déc., 742. — Sécheur Baker. RM. Déc., 744.
- — Soupapes de sûreté Hopkinson et
- Lowes, Heylandt. RM. Déc., 743. Gal-loway et Baylen. Id., 744. Compresseur Richardson. RM. Déc., 775. Embrayage Krause. RM. Déc., 774.
- Froid. Frigorifère des halles de Bruxelles (Ducuroir). Ru. Nov. 202.
- — Production de l’eau distillée pour la
- glace (Williams). E1. 28 Déc., 647. Graisseur Schildknecht. Ru. Déc., 776. Imprimerie. Machines à composer. Emploi en Europe. USR. Déc., 424.
- — Presse rotative Derriey. E. 29 Déc.,
- 832.
- Indicateur Doran et Taggard. RM. Déc., 775. Levage. Conveyeurs Brown au Philadelphia-Reading. E'. 21 Déc., 612.
- — — Cableway au phare de Beachy-
- Head. E. 11 Janv. 33.
- — — Américains pour minerais. SuE.
- 1er Janv. 14.
- — Grues de l’Exposition. VDI. 29 Déc.,
- 1781.
- — Pont roulant électrique de 20 tonnes
- des chemins hongrois. E. 5 Janv. 5; VDI. 5 Janv., 15.
- — Manutention des cokes à la Cie du Gaz.
- Ri. 12 Janv., 13.
- — Élévateurs Tiedmann. RM. Déc., 757.
- — Telphérage électrique. Eté. 12 Janv.
- 17.
- — Transporteur Barry. RM. Déc., 757.
- — Treuil Dawson et Horn. RM.. Déc.,
- 758.
- — Vérin Moore. RM. Déc., 758.
- Machines-outils à l’Exposition (Fischer). VDI. 22 Déc., 1752.
- — américaines à l’Exposition. E. 11 Janv.,
- 34.
- — pour la construction des chaudières
- Belleville. E'. 28 Déc., 943.
- — Alésoir portatif Heller et Jones. AMa, 13 Déc., 1179.
- — — Huiler. AMa. 27 Déc., 1228.
- — Affûteuse Hill. RM. Déc., 760.
- — Écrous. Machine à diviser Detrick Harvey AMa. 20 Déc., 1215.
- — Fraiseuses à l’Exposition de 1900. E. 21 Déc., 787. Turner. RM. Déc., 766. Oppert Id., 768.
- — Frappeur Pickles. RM. Déc., 769.
- — Mandrineur pour tubes Burton. E. 21 Déc. 798.
- — Marteau pneumatique. Rendement (Ludicke). VDI. 20 Déc., 1787.
- — — Béché. RM. Déc., 769.
- — Mortaiseuse de la Société de Karkoff.
- E. 21 Déc., 802.
- — Perceuse pour chaudières Britannia. E'. 21 Déc., 620. Aléseuse Détrick Harvey AMa. 27 Déc., 1229.
- — Scie à métaux. Carter. E. 28 Déc.,
- 831.
- — Tréfilage. Bloc électrique à tréfiler,
- Pieper. le. 25 Déc., 549.
- — Tours revolvers Johnson. RM. Déc.,
- 770.
- — — Brokie Id., 774.
- — — Avanceur Pratt-Whitney. AMa. 20
- Déc., 1205. Porte-outils Gsodrich. RM. Déc., 771.
- — Taraud Hanson. RM. Déc., 770.
- — Tubes (Fabrication des). Diegel. Société
- d’Encouragement de Berlin. Déc., 361.
- — à bois. Raboteuse parqueteuse Ker-
- chner. Ri. 12 Janv., 16.
- Machines à, vapeur (Réglage des). (Delaporte). RM. Déc., 691.
- — (Dépense des) (Barras). RM. Déc., 780.
- — Compound 150 chevaux. Kliment. VDI.
- 29 Déc., 1793.
- — — de 800 chevaux des tramways de
- Glasgow. EJ. 5 Janv., 11.
- — Van-den-Kerchove. Pm. Déc., 178. Distribution Bonjour. RM. Déc., 720.
- — Théorie et le révélateur Donkin(Nadal).
- RM. Déc., 698.
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- 184
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- JANVIER 1901.
- Machines à vapeur à condensation (Rendement des). E. 28 Déc., 840.
- — Condenseur Klein. RM. Déc., 780.
- — Garniture Caumont. RM. Déc., 781.
- — Régulateur de sûreté Hewes et Philips,
- AMa. 20 Déc., 1217.
- — Turbine Parsons. RM. Déc., 779.
- — à gaz à l’Exposition de 1900. VDl.
- 12 Janv., 53.
- — — (Théorie des) (Deschamps), RM,
- Déc., 720.
- — — Crossley. RM. Déc., 781,782.
- — — Deutz. Ici., 782.
- — — Cockerill. Id., 785.
- — — Allumage Lehwes et Breyne, Schiele
- et Bosselot. Ricard et Gary. RM. Déc., 783.
- — — à gaz pauvres pour grandes forces
- (Humphrey). E. 21,28 Déc., 813, 845; 5, 11 Janv., 27, 61.
- — à pétrole Saurer. RM. Déc., 786.
- — — Allumeur Craig. RM. Déc., 786.
- — — Mise en train Cundal. RM. Déc., 786. Presse empaqueteuse Lowvry. RM. Déc., 730.
- — à coton Ressonette. RM. Déc., 777. Résistance des matériaux. Fatigue des
- bronzes avec la température (Bach). VDl. 22 Déc., 1745.
- Transmission Williamson. RM. Déc., 778.
- MÉTALLURGIE
- Cuivre en 1900. Eam. 5 Janv., 8.
- Fer et acier. Établissement Krupp en 1900. Gc. 22 Dec., 127.
- — Convertisseurs Trotabas. Eam. 29 Déc.,
- 761.
- Hauts fourneaux (Les). luE. 1er Janv., 4.
- — — De Marcinelle. Couillet (Smeys-
- ters). Ru. Nov., 196.
- — — Machine à couler Hartman. E'.
- 5 Janv., 11.
- Or. Traitement des résidus cyanurés (Crow-ther. Eam. 22 Déc.. 732.
- Platine (Le). E. 28 Déc. 836.
- Russie (Industrie métallurgique dans le sud de la) (Symanowsky). Ru. XIY, 1385.
- MINES
- Boisages coniques. Eam. 15 Déc., 697.
- Carrières. Emploi du fil hélicoïdal pour la taille du marbre en roche (Pellati).fîu. XIV, 1263.
- Électricité. Emploi dans les mines (Libert, Windelin). Ru. XIV, 953, 1081. États-Unis. Exploitation minière au xixe siècle Rt. 25 Déc., 570.
- Fer. Mines de Géorgie. Eam. 29 Déc., 757. Haveuses mécaniques dans les houillères des États-Unis (Bachellery). Ru. XIV, 1129.
- Houillères du Natal. Eam. 15 Déc., 698.
- — Briquettes. Fabrication en Amérique. Eam. 15 Déc., 703. Machine à agglomérer Couffînhall. Bcim. Déc., 942.
- — Composition de l’air des mines dans le
- bassin du Donetz (Kotsowsky). Ru. XIV,1175.
- — Triage de la Buffalo and Pittsburg Coal C°. Eam. 22 Déc., 729.
- Or. District de Nome (Alaska). Eam. 29 Déc., 755.
- Perforatrice électrique Dulait-Forget. Ri. 5 Janv., 5.
- Préparation mécanique. Bocard à vapeur. Eam. 15 Déc., 701.
- — Séparation magnétique des minerais de
- fer (Wedding). Ru. XIV, 1175.
- — Procédé Wetherill (Smils). Id., 1213.
- — Préparation mécanique des minerais métalliques en Sardaigne (Pellati). Ru. XIV, 1263.
- Sondages (Trous de). Application dans les mines. Eam. 15 Déc., 700.
- Soufre. Traitement du minerai en Sicile. Ru. XIV, 1385.
- Topaze, près d’Ouro Preto. American Journal of Science. Janv., 25.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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- 1000 ANNÉE.
- FÉVRIER 1901.
- BULLETIN
- DE
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport fait par M. Édouard Simon, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur un APPAREIL PROTECTEUR POUR LES SCIES CIRCULAIRES, breveté
- parM. L. Bruliard, contremaître mécanicien à la manufacture de ïEtat, à Saintines (Oise).
- Messieurs,
- En rendant compte du concours ouvert, en 1896, par l'Association des Industriels de France contre les accidents du travail pour la création d’un chapeau de sûreté pour scies circulaires, le rapporteur, M. Mamy, directeur de l’Association, débutait comme suit : « La scie circulaire est l’une des machines les plus dangereuses de l’industrie. C’est aussi l’une des plus difficiles à protéger. Le danger qu’elle présente résulte de la nature même de 1 outil et de la vitesse considérable dont il est animé. Relativement moindre lorsque la scie doit exécuter toujours le même travail, le danger augmente lorsqu’elle doit exécuter des travaux très variés, avec des bois dont la nature, la forme et la dimension varient elles-mêmes beaucoup. En même temps que les risques d’accident croissent, les difficultés de la protection s’augmentent aussi, car on se trouve en présence d’un plus grand nombre de conditions à satisfaire. »
- On ne saurait mieux dire, et ce court énoncé précise les données du problème que s’est proposé de résoudre M. Bruliard.
- Tome 101. — 1er semestre. — Février 1901.
- 13
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- ARTS MÉCANIQUES. ---- FÉVRIER 1901.
- L’appareil construit par ce contremaître a, d’ailleurs, le mérite d’être sanctionné par l’expérience, puisqu’il fonctionne à la manufacture d’allumettes de Saintines depuis le mois de mai 1889. Les bois débités dans cet établissement sont des grumes de 0m,20 à 0m,45. Le travail consiste à équar-rir d’abord ces grumes, puis à les réduire en planches de 12 millimètres d’épaisseur. Les chutes provenant des hilles équarries sont transformées en tasseaux mesurant 5 à 6 centimètres de largeur sur 14 millimètres d’épais-
- Fig. 1. — Couvre-scies Bruliard. Vue en perspective.
- Légendes des figures 1 à 6.
- AA, Colonnes fixées sur la table à l’avant et a l’arrière|de la scie. —a, a, Pièces de réglage formées de deux douilles à angle droit et montées sur les coloünes A, A. — b, b, Tiges horizontales supportées, d’un bout parles pièces a, a ét boulonnées, de l’autre, dans les flasques. B. — B, B, Traverses entretoisées servant de supports et do glisl sières aux volets couvre-scie.' — C, C, C, Volets ou segments équilibrés à l’aide de lames do ressorts visibles dans les figures 1 et 3 et oscillant autour des axes o1, o-, o3. — D, Avertisseur. — E, Couteau diviseur.
- seur. Ces opérations diverses s’exécutent chaque jour avec le même couvre-scie, sans que l’ouvrier intervienne pour en modifier le réglage.
- Comme les autres types reconnus les plus efficaces à la suite du concours rappelé ci-dessus, le chapeau de sûreté Bruliard se compose essentiellement (fig. 1 à 6) de volets antérieurs ou segments oscillants, qui masquent la partie supérieure de la scie et ne découvrent la denture qu’en présence du boisa débiter. A l’avant, c’est-à-dire du côté de l’ouvrier pousseur, une autre pièce articulée, en forme de croissant, se termine par une pointe qui empêche le recul du bois et sert de repère soit au début du sciage, soit pour suivre les traits tracés sur le bois à débiter. En cas d’oubli ou de distraction, l'extrémité inférieure de cette pièce dite avertisseur frappe légèrement sur
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- APPAREIL PROTECTEUR POUR LES SCIES CIRCULAIRES. 187
- les doigts de l’ouvrier, le prévient que sa main,placée à l’extrémité du bois, n’est plus qu’à une faible distance de la scie et qu’il doit se servir, pour achever le travail, du pousseur dit pistolet.
- Une poignée fixée^à la partie supérieure permet de relever aisément
- ----B------
- Coupe suivant AB
- Coupe C/ suivant CIV
- Fig. 2 à 6. — Couvr e-scies Bruliard. Élévation et plan de l’appareil mis en place. Détail d’un volet
- (Même légende qu’en figure 1.)
- ravertisseur, si l’ouvrier est obligé de dégager la pièce en cours de sciage.
- D’ailleurs, comme l’a prévu M. Bruliard, pour opérer ce dégagement sans manœuvrer l’avertisseur, il suffirait d’en arrondir légèrement la pointe.
- Si nous ajoutons qu’à l’arrière du plateau de scie se trouve un couteau diviseur, dont le rôle bien connu est de supposer à ce que le trait se referme
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- au risque de pincer la scie et de déterminer le soulèvement et la projection du bois, on reconnaîtra que M. Bruliard a consciencieusement étudié la question dont il s’est préoccupé et a réalisé un appareil qui peut être classé parmi les meilleurs.
- Peut-être convient-il d’exprimer une légère critique sur le mode de suspension des segments couvre-scie.
- L’inventeur a équilibré ces volets à l’aide de lames de ressort pour en rendre le fonctionnement plus doux et en empêcher la chute brusque sur la table. Sans contester les avantages de la disposition à ce point de vue, on doit conclure à la nécessité d’un entretien quelque peu minutieux et difficilement exigible dans des ateliers moins surveillés que ceux de l’État. M. Bruliard a bien voulu répondre à notre observation que, pour l’appareil monté à Saintines, «'jamais il n’y a eu besoin de nettoyer les ressorts autrement qu’avec une brosse à la fin de chaque journée de travail et sans les démonter. » Mais précisément cette nécessité d’entretien quotidien suffirait parfois à indisposer le personnel. L’inconvénient serait facilement supprimé et, sous bénéfice de cette réserve, nous vous demandons, Messieurs, au nom du Comité des Arts mécaniques, de remercier M. Bruliard de son intéressante communication et de voter l’insertion au Bulletin du présent rapport avec les dessins du chapeau de sûreté et une légende explicative.
- Signé : Édouard Simon, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 11 janvier 1901.
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- Rapport présenté au nom du Comité des Arts mécaniques SUR LE TOUR ELLIPTIQUE DE M. VRIGNAULT, par M. Ed. Collignon, membre du Comité.
- Messieurs,
- Le principe du tour elliptique soumis par M. Édouard Vrignault à l’examen de la Société d’Encouragement, est le principe même des dispositifs connus en cinématique sous les noms d’engrenage de La Hire et de parallélogramme d’Evans. Lorsque les extrémités d’une droite fixe, de longueur constante, glissent sur deux droites fixes se coupant à angle droit, tout point de la droite décrit une ellipse qui a les droites directrices pour axes, et pour centre leur point commun. Les segments dans lesquels le point décrivant partage la droite sont égaux respectivement aux deux axes principaux de la courbe; enfin la normale à cette courbe est la droite qui joint le point décrivant au quatrième sommet du rectangle construit sur les segments que la droite mobile intercepte à chaque instant sur les axes directeurs : c’est le centre instantané de la figure.
- M. Vrignault a donné deux solutions du problème qui consiste à transformer en un tour approprié au travail des bois et des métaux le dispositif bien connu que nous venons de rappeler.
- Dans la première solution il renverse la question, en rendant fixe la droite qui, tout à l’heure, était mobile, et il place au point décrivant le tranchant de l’outil ; il fait mouvoir au contraire les axes directeurs, placés dans un plan distinct auquel est relié le corps à travailler. Le mouvement relatif des deux séries de pièces reste le même, et l’outil fixe trace l’ellipse dans le corps qui lui présente successivement ses diverses régions à refouiller. On reconnaît aisément que la distance du point de concours des axes au milieu de la droite portant l’outil est constante, que par conséquent le point de concours décrit une circonférence autour du milieu pris pour centre, ce qui achève de guider l’angle droit formé par les axes directeurs.
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- La droite de jonction de l’outil au centre instantané est réalisée, non comme longueur, mais comme direction, et elle sert à orienter à chaque instant l’outil tangentiellement à l’arc qu’il doit décrire.
- Dans la seconde solution indiquée par M. Vrignault, le corps et les axes directeurs sont fixes, et la droite reçoit le mouvement. L’outil est mobile et parcourt l’ellipse qu’il est destiné à tracer dans le corps soumis à l’opération.
- Quelle que soit la disposition adoptée, de nombreuses précautions sont à prendre, au point de vue pratique, pour assurer la position invariable du corps, de telle sorte qu’il subisse, sans déplacement appréciable, l’action de l’outil qui doit entamer sa surface et pour garantir la position de l’outil lui-même de telle sorte que l’on puisse y développer l’effort nécessaire sans compromettre la résistance des diverses parties de l’appareil. L’étude de M. Vrignault est complète en ce qui concerne l’agencement général des organes prévus, la manière d’en diriger les mouvements, d’en opérer le réglage, de donner aux assemblages le degré de liberté qui leur convient, de faciliter pendant le travail un certain jeu, indispensable pour assurer le bon service de l’outil, comme on y réussit dans l’emploi du tour circulaire. Mais, jusqu’à présent son tour elliptique n’a été construit qu’en bois, et l’application n’a été faite qu’au tracé d’une ellipse dans un bloc de plâtre offrant peu de résistance à l’outil qui doit l’entamer. De nombreuses recherches restent à faire pour déterminer les matières à employer dans la construction, les formes à donner aux pièces en vue de la résistance aux efforts très énergiques et très variables auxquels elles seraient exposées. En un mot, la question de la résistance des organes reste tout entière à étudier, et, à ce sujet, l’expérience seule fournira les notions pratiques nécessaires.
- M. Vrignault s’est préoccupé de réserver à l’opérateur la faculté de faire varier entre certaines limites les dimensions et la forme de l’ellipse à construire. D’après la description que nous avons donnée, les diverses ellipses que l’on pourrait tracer avec le tour seraient assujetties à la condition d’avoir la somme de leurs axes constante, l’excentricité variant de l’une à l’autre suivant la position assignée à l’outil traceur sur la droite qui le porte. Grâce à la variation de longueur de cette droite, on pourra affranchir les ellipses de cette condition restrictive, du moins entre certaines limites déterminées par la construction de l’appareil. Si, par un dispositif approprié, on commande à volonté cette extension ou cette contraction de la droite, on pourra tracer soit un cône elliptique en conservant la similitude des
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- ellipses décrites, soit même un conoïde elliptique en en faisant varier l’excentricité. On voit à quelles nombreuses applications se prête l’appareil convenablement complété par des organes de commande.
- L’idée fondamentale du tour de M. Édouard Yrignault repose, en résumé, sur une théorie géométrique exacte, et l’essai qu’il en a fait montre qu’elle est susceptible d’application à un problème souvent posé dans la pratique industrielle. Votre Comité des Arts mécaniques, Messieurs, prenant en considération l’importance de l’étude déjà produite par l’auteur, ne peut que l’encourager à poursuivre ses recherches au point de vue de la réalisation complète de son appareil et de l’emploi qu’on en peut faire dans les ateliers; il espère qu’un prochain succès récompensera ses nouveaux efforts. 11 vous propose, en attendant, de remercier M. Vrignault de son intéressante communication, et de voter l’insertion du présent rapport au Bulletin, avec les figures et les notes explicatives nécessaires pour l’intelligence de la disposition de son appareil. ; ;
- Signé: E. Collignon.
- Lu et approuvé en séance, le 8 février 1901.
- I. -- DESCRIPTION d’üN TOUR ELLIPTIQUE A PLATEAU MOBILE
- ET OUTIL GUIDÉ TANGENTIELLEMENT
- Principe. — 1° X et Y (fig. 1 et 2) étant deux droites rectangulaires et AD (fig. 1) ou AB (fig. 2) une droite de longueur constante, si A se place sur X et B sur Y, un point M de AB lié invariablement à A et B décrit une ellipse dont les demi-axes sont : a = MA, b = MB.
- De plus, fait capital, si l’on joint le quatrième somment G du rectangle déformable ADBG, dans lequel D est l’intersection des droites Xet Y, au point mobile M, GM sera constamment normale à l’ellipse décrite par M.
- Enfin observons que, pendant la déformation du rectangle ADBG, on a tou-
- AB
- jours OA - - OB - OD = OG= O étant le milieu de AB.
- â
- 2° Mouvement inverse du précédent. — Supposons d’abord que la droite constante AB ait pris le mouvement complet compatible avec les liaisons (A glisse le long de X, B le long de Y), M aura décrit l’ellipse complète que nous désignons
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- -v-
- Début du mouvement - de J)
- Fig. 1.
- Fig. 2. — Série des positions 1, 2, 3, ... 8 du plateau C. Il faut deux révolutions de D autour de O pour que l’ellipse complète passe^devant M.
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- par {e). Il suffit pour cela, puisque OD reste constant, de fixer D et de faire tourner o autour de D.
- Ceci posé, concevons un plan C sur lequel sont tracées les lignes X, Y et l’ellipse (e) qu’il s’agit de créer.
- Obligeons (en faisant tourner D autour de O que nous maintenons fixe de même que A et B) le plan C à se mouvoir de manière que X glisse le long de A et Y le long de B.
- Plateau directeur
- Fig. 3.
- Ce plan entraîne avec lui l’ellipse (e) et lui fait occuper, relativement aux points A, B, M fixes, les mêmes positions que dans le mouvement direct.
- De la sorte, l’ellipse (e) se présentera point par point devant l’outil M, et G, quatrième sommet du rectangle ADBG, guidera l’outil par la glissière GM.
- a) Direction du plateau. — Dans ce tour (fig. 2) un disque circulaire C est évidé dans son épaisseur en forme de deux rainures Xet Y perpendiculaires l’une à l’autre; ce disque est le plateau directeur. Les deux rainures Xet Y du plateau C glissent le long de deux guides A et B qui pivotent eux-mêmes autour de leurs axes. Ces axes sont portés par le bâti de la machine.
- Le plateau,C se prolonge par un arbre D, de même axe que lui, et sur cet
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- arbre D se trouve calé un second plateau C, parallèle au plateau directeur G et solidaire de son mouvement. Sur la plateau C, seront fixés les corps à tourner.
- b) Mouvement du plateau. — L’arbre D du plateau G tourne à frottement doux à l’extérieur d’un coussinet E. Ce coussinet est entraîné dans le mouvement d’un cylindre H. L’axe du cylindre H est la droite O dont le prolongement va passer par le milieu de la ligne des guides AB. H roule à l’intérieur d’un cylindre creux F fixé au bâti. L’axe du cylindre F est la droite O comme pour le cylindre H. (La rotation de H à l’intérieur de F est indiquée sur la figure au moyen de rouleaux; en réalité, elle se fera par des cônes d’appui.)
- Ainsi l’axe O est rendu fixe et l’axe D tourne autour de O.
- Les indications D et G de la machine correspondant aux mêmes points, de la figure théorique.
- D’après le principe exposé plus haut, le mouvement circulaire de D autour de O, joint au frottement doux de l’arbre D dans son coussinet est compatible avec les mouvements de glissement des rainures X et Y le long des guides fixes A et B.
- Ges mouvements étant donnés au moyen de roues dentées calées sur le cylindre intérieur H, et attaquées par la transmission, l’ellipse (e), solidaire de G, D, G', prendra le déplacement théorique qui oblige ses points à se présenter successivement devant un outil M convenablement placé par rapport à A et B dans le plan horizontal déterminé par ces deux points.
- c) IJ outil et son guide. — D tournant autour de O, l’ellipse (e) se présente devant l’outil M dans le sens opposé.
- L’outil M est supporté par un arbre S tournant à l’intérieur d’une pièce K portée par un chariot. Ce chariot comporte le double mouvement de tout chariot de tour.
- Or, en même temps que l’ellipse glisse le long de M, le plan de cette ellipse s’oriente de toutes les façons autour du point M; il faut donc, pour que l’angle de coupe reste constant, que l’outil lui-même s’oriente en demeurant invariablement lié à la normale à l’ellipse.
- A cet effet, une tige MN, fixée à l’axe S et perpendiculaire à sa direction, glisse pendant le mouvement le long d’un guide G, qui représente le 4e sommet du rectangle théorique ADBG.
- Le guide G est porté par une roue dentée égale aux roues calées sur le cylindre H et attaquée par la même transmission. L’axe de cette roue (support de G) est la ligne O, axe général de la machine.
- G étant placé au début de la mise en marche à l’opposé de D par rapport à O (OD = OG) restera constamment dans la position convenable et l’outil sera guidé suivant la théorie.
- d) Réglages. — 1° On règle A et B de manière que OA = OB et l’on place le coussinet E et, par suite, l’axe D de façon que OD = OA = OB.
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- 2° On règle G sur la roue qui le supporte de façon que OG = oD;
- 3° On place l’outil M suivant l’ellipse que Ton veut travailler.
- Remarque. — Pour que la machine puisse travailler utilement, il faut pouvoir déplacer lentement l’outil, en cours de route, suivant la normale à l’ellipse, de même que dans un tour circulaire on peut à volonté, et pendant la marche, avancer ou reculer l’outil suivant la nature du travail à exécuter.
- Le dispositif convenable consiste à profiter des mouvements relatifs de S et
- Fig. 4.
- de K pour obliger, au moyen de rouages de ralentissement ou par des vis différentielles,la mâchoire de l’outil à marcher lentement le long d’une glissière portée par S et dirigée suivant la normale dont la direction reste assurée par la tige MN.
- Enfin les procédés ordinaires permettent de commander le déplacement général de l’outil, de son guide et de leur support commun, qui est la pièce K, au moyen de la rotation du cylindre H sur lui-même.
- Ces derniers dispositifs ne sont pas représentés sur les dessins (1).
- (1) J’avais, en même temps que mon premier tour àplateaumobile, combiné un tour elliptique a plateau fixe et outil mobile, basé, comme le premier, sur l’emploi de deux glissières rectangulaires et dans lequel, en profitant du mouvement relatif du curseur B et de la droite AB on obligeait, par une roue fixe sur B et une autre folle sur O, reliées par une roue de commande, une tige Ob = OB à maintenir MN normale à l’ellipse (fig. 4).
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- II. - TOUR ELLIPTIQUE A PLATEAU FIXE ËT OUTIL MOBILE GUIDÉ TANGENTIELLEMENT
- Le principe mathématiqne de ce tour est le même que pour le tour déjà décrit, mais ici les droites X et Y et leur intersection D restent fixes et le point O, milieu de AB, tourne autour de D.
- Pour réaliser mécaniquement ces liaisons, voici la variante que j’ai imaginée, de concert avec un de mes amis, M. Brosse :
- a) Mouvement de L'outil. — Considérons (fig. 5 et 6) l’organe mécanique dit engrenage de La Hire. Dans cet organe, D est un point fixe, centre d’une circonférence (C) ; O est le centre d’une seconde circonférence (C7) dont le rayon est la
- Ta
- Y o
- x \
- \i
- Fig. o.
- moitié du rayon de C, et par son engrenage convenable la circonférence (C') roule sans glissement à l’intérieur de la circonférence (C).
- Dans ce mouvement, un point de la circonférence (C') décrit une droite, diamètre de C; si donc l’on considère deux points, A et B, diamétralement opposés de (C7), A et B décriront des droites X et Y perpendiculaires Lune à l’autre; de la sorte, une droite AB de longueur constante se déplace comme dans le principe rappelé plus haut et tout point M de cette droite décrit une ellipse dont les demi-axes sont MB suivant X et MA suivant Y.
- P) Guide normal à ïellipse. — Dans ce mouvement, à chaque position de AB, correspond un rectangle ADBG, dont le quatrième sommet G détermine une droite GM normale à l’ellipse que décrit le point M.
- Ainsi nous pourrions : 1° obliger un point M à décrire une ellipse; 2° obliger son outil de tour, placé en M, à s’orienter au moyen de la normale GM à l’ellipse
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- suivant son angle de coupe constant, ce qui est le principe complet d’un tour elliptique.
- Remarque. — Mais il faut remarquer que, dans l’emploi de l’engrenage de La Hire, sans modification, existe un grave défaut, car la somme ou la différence des demi-axes de toutes les ellipses qu’on pourrait lui demander resteraient égales à AB = 20D, qui est une constante, ce qui rendrait l’appareil moins utile.
- Pour y remédier, considérons dans cet organe, non plus la liaison des dents, mais le mouvement relatif du plan P lié à la circonférence (G') par rapport au plan
- immobile de la circonférence (G). La théorie montre que, pendant que O centre de (G') accomplit une révolution autour de D en sens direct, le plan de la circonférence (C ) fait une révolution autour de O en sens contraire.
- Des rouages décrits plus loin permettent de réaliser ce mouvement du plan de (G') par rapport au plan immobile de (C).
- Ges rouages sont combinés de façon qu’on puisse faire varier à volonté OD et, par suite, AB = 20D. Ainsi disparaît l’inconvénient de réglage signalé plus haut(l).
- a) Mouvement de l’outil. — (1) est (fig. 7 à 10) un support de fonte porté par
- (1) L’idée de remplacer l’engrenage de La Hire par un train de roues dentées produisant les mêmes mouvements relatifs au plan de la circonférence C' par rapport au plan de la circonférence C m’a été indiquée par M. Brosse.
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- le bâti de l’appareil. Ce support (1) est alésé en forme de cylindre de révolution dont l’axe est la droite D qui représente le point théorique D. A l’intérieur du cylindre (1) tourne sur des cônes d’appui un second cylindre (2) dont l’axe est,
- par suite, confondu avec D. Le mouvement est donné à (2) par une roue dentée attaquée par la transmission.
- A l’intérieur du cylindre (2) se trouve un coussinet (4) dans lequel tourne à frottement doux un arbre O parallèle à D. Ce coussinet (4) est réglable par rapport à (2) ; il est prolongé par un tenon (5) qui supporte à droite et à gauche des goujons filetés (6). D’autre part, sur le cylindre (2) sont vissées des plaques de fermeture désignées par (7) à droite et (8) à gauche, et le coussinet avec son tenon seront fixés par rapport à (2), et après réglage, au moyen d’écrous (9).
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- Le cylindre (2) entraîne dans son mouvement l’arbre O qui supporte un plateau (11) ; sur ce plateau sera fixé l’outil.
- Reste à obtenir le mouvement théorique du plateau (11) lié à l’arbre O, au moyen de rouages comme il a été dit dans l’exposé du principe. A cet effet soit : (13) une roue immobile de 24 dents fixée à la pièce (12) liée elle-même au bâti, Faxe de cette roue étant D. Le prolongement de l’arbre o porte un pignon (14) de 18 dents.
- La roue fixe (13) engrène avec une roue (15) de douze dents dont est solidaire une roue (16) de dix-huit dents et enfin (16) engrène avec (14). D’ailleurs l’axe commun des roues (15 et 16) est désigné par 17.
- Par le moyen de ces rouages l’arbre O et le plateau (11) font une révolution autour de O en sens rétrograde pendant que l’axe de l’arbre O en fait une autour de D en sens direct.
- Dès lors, comme l’indique la théorie, la circonférence (G') roule sans glissement à l’intérieur de la circonférence (G), les points A et B décrivent les droites rectangulaires X et Y, et M, qui est un point invariable de AB, décrit 'une ellipse dont les demi-axes sont MB suivant X et MA suivant Y. Ainsi le mouvement de l’outil est réalisé.
- b) Guide de l'outil. — L’outil, désigné par M, est (fig. 11 à 13), porté par un axe (18) qui tourne à l’intérieur d’un coussinet (19) et (19) glisse dans une rainure pratiquée dans le plateau (11).
- D’ailleurs ce plateau (11) a la forme d’un cadre dans la coupe passant par l’axe O et l’outil. Le prolongement de l’axe (11) à l’intérieur du cadre est évidé pour laisser passer une tige MN.
- Cette tige, pour guider l’outil suivant un angle de coupe constant, doit rester normale à la trajectoire elliptique deM.
- Pour cela, on fait passer MN par un point G qui est le quatrième sommet du rectangle DABG de la théorie. Au point G se trouve une goupille réglable suivant l’ellipse à tracer.
- Cette goupille est portée par une manivelle O'G; l’axe O’ de cette manivelle tourne à l’intérieur de l’axe 0 du plateau (11) qui forme ainsi manchon. Pour maintenir le point G diamétralement opposé de D par rapport à O, on relie l’extrémité de l’arbre O' qui se trouve du côté des rouages à l’axe D (21) fixé au bâti (12) par une pièce (20) calée sur O’ et pivotant autour de D. La partie (21) de l’arbre D peut glisser le long d’une rainure pratiquée dans (20). L’outil se trouve ainsi guidé.
- c) Mouvement lent de l’outil suivant la normale. — Pour que la machine puisse travailler utilement, il faut pouvoir déplacer lentement l’outil en cours de route, suivant la normale à l’ellipse, de même que dans un tour ordinaire on approche progressivement du cercle qu’on veut ajuster.
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- Le dispositif convenable consiste à profiter des mouvements relatifs de l’axe (18) du porte-outil et du plateau (11) qui supporte cet axe, pour obliger, au moyen de rouages de ralentissement ou par des vis différentielles, la mâchoire de l’outil à se mouvoir lentement le long d’une glissière portée par (22) et dirigée suivant la normale toujours parallèle à la ligne MN*
- C
- Plaques de fermeture avec la tige support Coupe longitudinale du support, du train de commande.
- Fig. 12.
- Dans les dessins on a représenté des rouages de ralentissement (fig. 13). d) Réglage. — On règle le coussinet (4) de manière que OD et, par suite. O'D
- — en même temps le réglage se fait dans la pièce
- égalent la longueur donnée
- (20).
- En second lieu on règle la goupille G du guide, mobile à l’intérieur de la manivelle portée par l’axe 0;. On fait en sorte que O'G = O’D. Enfin M sera placé suivant l’ellipse à tracer.
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- TOUR ELLIPTIQUE.
- 201
- Remarque. — Lorsque les réglages donnent OD = OG très petit, il y a crainte que les roues dentées (15) (16) ne se maintiennent pas à leur place par rapport à (13) (14), parce que le triangle isocèle O (17) D a une base OD trop courte; pour y remédier, on introduira la tige (38) qui se tronve soutenue par un prolongement (39) des plaques de fermeture de droite (7) et qui sera fixée selon le réglage à l’arbre (17) et maintenue par un écrou (40).
- Chariotage général. — Au moyen d’un chariotage ordinaire on obtiendra le déplacement de l’outil et de tous les organes qui le commandent, dans le sens longitudinal.
- Ce déplacement donnera les formes cylindriques quand l’outil sera fixé sur la normale, et des formes tronconiques (conoïdes) quand l’outil sé déplacera lui-même le long de cette normale.
- Tome 101.
- Ie'' semestre. — Février 1901.
- 14
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- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport présenté au nom du Comité des Arts mécaniques, sur la pompe cen-
- trifüge de M. Marchand-Bey, par M. Ed. Collignon, membre du Conseil.
- Messieurs,
- M. Edmond Marchand-Bey, ingénieur civil, a créé un modèle de pompe centrifuge pour lequel il a pris un brevet d’invention, et qui a été mis en exploitation par la maison Popineau, Vizet fils et Cie, 144, avenue de Paris, Plaine-Saint-Denis, où nous avons pu en examiner plusieurs exemplaires.
- Le perfectionnement apporté par M. Marchand à la pompe centrifuge n’impose aucune modification essentielle à l’organe principal de l’appareil : la couronne mobile portant les aubes élévatoires reste conforme au tracé classique, que la théorie et l’expérience ont conduit généralement à adopter. L’amélioration de la pompe résulte simplement des précautions prises pour recueillir les filets fluides à la sortie des aubes. Dans la plupart des pompes centrifuges, l’eau, chassée dans toutes les directions par l’organe mobile, perd en agitations la vitesse qu’elle possède encore à la sortie; après quoi elle doit reprendre dans le tuyau ascensionnel une vitesse appréciable, qui l’amène au réservoir supérieur. Au lieu de laisser ainsi s’entre-choquer les filets liquides , M. Marchand leur ouvre des canaux directeurs qui les font converger vers l’entrée du tuyau destiné à les recueillir. 11 place à cet effet (fig. 1 et 4), à proximité des orifices extérieurs de la couronne, un cône fixe dont la base a le diamètre même de cette couronne et lui est accolée à faible distance ; le sommet du cône est placé en face de l’ouverture du tuyau ascensionnel. Des cloisons directrices gauches (fig. 5), découpant obliquement à intervalles égaux la surface du cône, constituent les parois latérales le long desquelles l’eau doit glisser. Une seconde surface conique ferme des canaux et les transforme en véritables conduits. Le tracé de ces diverses surfaces est d’ailleurs tellement ménagé que la déviation qu’elles imposent aux filets liquides s’opère sans choc ni brisure, depuis l’entrée jusqu’à la sortie. Les frottements développés au contact des filets et de leurs surfaces directrices ont une
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- Fig. 1. — Pompe centrifuge Marchand-Bey de 260 millimètres. Ensemble. Coupe longitudinale.
- SUR LA POMPE CENTRIFUGE DE M. MARCHAND.
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- ARTS MÉCANIQUES. --- FÉVIER 1901 -
- minime importance, eu égard à la petitesse et à la régularité des vitesses, surtout si on les compare aux collisions des filets abandonnés à eux-mêmes et animés de vitesses dirigées dans tous les sens.
- Quelques améliorations de détail assurent d’ailleurs la bonne tenue de l’appareil. Des matelas d’eau dormante sont ménagés, dans certaines parties de la machine, pour équilibrer la couronne mobile et éviter les poussées
- Fig. 2. — Détail] de la turbine.
- 138 = Duun.de l’ouïe
- Tracé djs aubes de la"turbine.
- longitudinales sur les paliers de l’arbre tournant. Des joints hydrauliques soigneusement profilés préviennent les fuites du liquide à l’extérieur.
- La maison Popineau, Yizet fils et Cie a admis deux séries principales de pompes Marchand. La série basse sert à élever l’eau à une hauteur limitée à 12 ou 15 mètres; la série haute comprend les pompes destinées à franchir des hauteurs de 12 à 100 mètres et au delà. Chaque série se subdivise en plusieurs numéros suivant le diamètre de la turbine et le débit à fournir. La série basse contient 10 numéros distincts, dont les diamètres varient de 140 à 510 millimètres et les débits de 2ut,5 à 185 litres à la seconde.
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- SUR LA POMPE CENTRIFUGE DE M. MARCHAND.
- 205
- La série haute en contient 7, avec des diamètres variables de 240 millimètres à 1m,09, et débitant de 5 litres à 190 litres.
- Le modèle général de la turbine Marchand se prête à toutes les exigences, et peut être adopté, semble-t-il, dans les circonstances les plus variées. La
- r
- Fig. 4. — Détail du cône fixe
- turbine élévatoire peut, comme on sait, fonctionnner à plat ou dans un plan quelconque, vertical ou incliné. Un simple démontage de boulons permet d’orienter dans tel sens qu’on voudra le coude qui réunit le tuyau d’aspiration à l’appareil. Le travail moteur peut être emprunté à une machine à vapeur fixe ou mobile, à une dynamo, à un moteur quelconque, par l’intermédiaire d’une courroie ou d’un engrenage. Le type s’accommode également de
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- l’installation sur un même arbre de plusieurs pompes centrifuges conjuguées, ce qui assure toujours une certaine amélioration du rendement général.
- Nous avons procédé, le 23 janvier dernier, à l’essai de l’une des pompes de la maison Popineau, Vizet fils et Cie ; cette pompe était du type n° 2 de la série basse, type coté au tableau publié par la maison comme devant réaliser un débit normal de 9 litres par seconde. Dans une première expérience, nous avons constaté les variations du débit correspondant à la variation du travail moteur, lequel était fourni par une locomobile réunie par courroie à l’arbre de
- la turbine élévatoire. Nous avons reconnu, par cette première série d’essais, l’élasticité du type adopté. Dans une deuxième expérience, on a prolongé le coude qui doit s’assembler au tuyau ascensionnel par un ajutage conique convergent, dont les diamètres allaient en diminuant de 100 millimètres à 38mil,5, sur une longueur de 270 millimètres. Une telle addition créait pour l’eau à la sortie une résistance supplémentaire, qu’un manomètre, installé à l’entrée de l’ajutage, permettait d’apprécier approximativement. Malgré cette résistance, équivalente à celle qu’exercerait une colonne d’eau de 10 mètres environ de hauteur, la turbine, lancée à la vitesse de 26 tours par seconde, a produit un débit de 16 litres, à peu près double du débit normal pour lequel le type a été formé. Le rendement effectif n’a pu être déterminé avec exactitude. Des essais comparatifs seuls pourraient fournir à ce sujet des résultats précis; il faudrait faire varier les hauteurs d’aspiration, les hauteurs de refoulement, et employer les divers types de pompes.
- L’avantage de la pompe Marchand paraît principalement résulter de la continuité du chemin assigné aux molécules fluides qui traversent l’appareil sans se gêner mutuellement. La série basse convient particulièrement pour les irrigations agricoles; la maison Popineau a reçu de nombreuses commandes pour diverses industries; l’une de ces commandes a pour objet la construction d’une pompe de 600 millimètres de diamètre, destinée aux irrigations de l’Égypte, et qui devra fournir un très grand débit. Dans cet appa-
- Sens de rotation.
- \ \ \
- Fig. 5. — Projection horizontale d’une directrice fixe.
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- SUR LA POMPE CENTRIFUGE DE M. MARCHAND.
- 207
- reil une circulation d’eau froide est ménagée en vue de rafraîchir les paliers de la machine et de prévenir l’altération des huiles de graissage, malgré la haute température dans laquelle elle doit travailler.
- M. Marchand a fait de plus une application de son type de pompe à la propulsion des bateaux sur les canaux et rivières. On sait,qu’en renversant un appareil élévatoire, on obtient soit un récepteur, soit un propulseur. C’est ce dernier emploi que M. Marchand a réalisé. Son hélice, placée à l’intérieur du bateau dans un tuyau isolé, ne communique plus au liquide extérieur le mouvement giratoire qui, dans les applications ordinaires, attaque et corrode les berges, et fait proscrire les bateaux à vapeur sur les canaux.
- Les dispositions générales de la pompe de M. Marchand-Bey paraissent assez satisfaisantes pour que l’on puisse y reconnaître une amélioration des anciens appareils élévatoires. Votre Comité des Arts mécaniques, Messieurs, vous propose en conséquence de remercier l’inventeur de son intéressante communication, et de voter l’insertion au Bulletin du présent rapport, avec les figures, notes et légendes qui pourront faire comprendre la constitution et le jeu de l’appareil.
- Signé :E. Collignon.
- Lu et approuvé en séance Je 8 février 1901.
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- AGRICULTURE
- Rapport présenté, au nom du Comité cl Agriculture, par M. Lindet, sur
- UN PROCÉDÉ PERMETTANT DE RENDRE PLUS STABLE L’ÉMULSION DES GLOBULES BUTYREUX EN VUE DE LA PRÉPARATION DU LAIT STÉRILISÉ, par M. Graulhl, constructeur à Paris.
- Depuis un certain nombre d’années, l’industrie de la laiterie livre à la consommation du lait stérilisé en carafes; la température, toujours supérieure à 100°, à laquelle le lait est soumis, en altère légèrement le goût et lui fait perdre une partie de son arôme ; mais elle lui permet de se conserver et le rend stérile des microbes pathogènes que le lait charrie quelquefois.
- La consommation du lait stérilisé s’est développée assez rapidement, mais elle se serait vulgarisée davantage si ce lait ne présentait pas un inconvénient qui tient à la fois à sa constitution physique et au procédé employé pour le préparer. Le chauffage, en effet, ne modifie en rien les propriétés des globules butyreux, qui tendent toujours à remonter à la surface sous forme de crème, et à s’agglomérer par l’agitation. Or, les carafes doivent être bouchées avant d’être introduites dans l’autoclave, et comme on ne peut éviter que le lait ne se dilate par le chauffage, le fabricant est obligée de remplir incomplètement ses carafes. Il reste donc au-dessus du lait, quand celui-ci est refroidi, une chambre d’air; le lait se trouve, de ce fait, ballotté pendant le transport, et la couche de crème, soumise ainsi au barattage, ne tarde pas à se transformer en beurre.
- M. Gaulin, constructeur à Paris, a cherché à supprimer cet inconvénient, et s’est appliqué à émulsionner d’une façon plus complète, le lait destiné à la stérilisation. Il a imaginé une machine qui permet de pulvériser le lait sous une pression de 250 kilos. Trois pompes de compression, calées à 120°, refoulent le lait dans un réservoir commun, où il pénètre par des ajutages d’injecteurs de 0mm,8 d’ouverture. Le lait, reçu ensuite dans les carafes, est stérilisé par les procédés ordinaires.
- Nous avons pu constater, en examinant le lait au microscope, que les
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- l’émulsion des globules butyreux. 209
- globules butyreux réémulsionnés dans l’appareil de M. Gaulin se trouvent réduits au 1/10 ou au 1/20 de leurs dimensions réelles. On conçoit aisément que la force ascensionnelle de ces globules, qui varie proportionnellement au cube de leurs rayons, soit considérablement diminuée. Les globules ne crèment pas d’une façon sensible, et le barattage n’est plus à craindre.
- Nous avons eu entre les mains du lait réémulsionné et stérilisé le 10 octobre dernier, et qui a conservé l’aspect du lait frais. La composition est d’ailleurs normale.
- Le Comité d’Agriculture vous propose en conséquence de remercier M. Gaulin de son intéressante communication et d’ordonner l’insertion du présent rapport au Bulletin.
- Signé : E. Lindet, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 35 janvier 1901.
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- MARINE
- LES MARINES DE GUERRE MODERNES Par M. L. de Chasseloup-Laubat (1).
- FRANCE
- MONOGRAPHIES
- Cuirassés. — Les premiers cuirassés. — Redoutable. — Amiral-Duperré. — Amiral-Baudin. — Hoche. — Brennus. — Magenta. — Jauréguiberry. — Carnot. —Masséna. — Charlemagne. — léna. — Henri IV. — Nouveaux cuirassés.
- Gardes-côtes. — Les premiers gardes-côtes. — Indomptable. — Furieux. — Jemmapes.
- Croiseurs cuirassés. — Dupuy-de-Lôme. — Amiral-Charner. — Amiral-Pothuau. — Jeanne-d’Arc.
- Desaix. — Sully. — Nouveaux croiseurs cuirassés.
- Croiseurs protégés. — Tage. — Cécille. — Chateaurenault. — Chasseloup-Laubat. —Alger. — Infernet.
- CUIRASSÉS
- Les premiers cuirassés français.
- Gloire (1859). — Frégate cuirassée construite sur les plans de Dupuy de Lôme; mise en chantier en 1858, lancée le 24 novembre 1859, armée en
- août 1860.
- Longueur................................... 77m,90
- Largeur.................................. 16m,77
- Tirant d’eau arrière....................... 8m,50
- Déplacement approximatif. ...... 5 600 tonnes.
- Coque en bois.
- Cuirasse totale en fer de 0ra,12 d’épaisseur, pesant 810 tonnes, de 5m,40 de hauteur, dont 1m,20 environ au-dessous de l’eau.
- Machines d’une puissance de 900 chevaux. Vitesse : 12 nœuds.
- Artillerie comprenant 36 canons de 50.
- En 1865, dix frégates du même type furent lancées.
- Océan (1868). —Coque en bois; batterie centrale cuirassée à 160 millimètres sur les côtés et 120 millimètres aux traverses; tourelles barbettes blindées à 150 millimètres pour la grosse artillerie.
- Longueur............................... 87m,85
- Largeur................................ 17m,44
- Tirant d’eau arrière.................... 8^,44
- Déplacement.......................... 7 730 tonnes.
- (1) Voir le Bulletin de mars, avri septembre, octobre, décembre 1900.
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- LES MARTNES DE GUERRE MODERNES.
- 2H
- Puissance des machines : 3 500 chevaux indiqués; vitesse : I3n,9.
- L’artillerie comportait :
- 3 canons de 34 centimètres ;
- 6 canons de 27 centimètres;
- 10 canons de 12 centimètres.
- Marengo et Suffren (1870). —Similaires à Y Océan, avec 2 canons de 240 milli-
- I
- Fig. 104. — Trident.
- mètres de chaque bord, dans des tourelles barbettes, 2 de 270 de chaque côté dans le réduit et 6 canons de 140 millimètres.
- Tirant d’eau de 8m,80. Coque en bois.
- Friedland (1873).
- Longueur à la flottaison.................. 96m,67
- Largeur.................................. 17m,69
- Tirant d’eau arrière........................ 8m,89
- Déplacement. ............. 9000jton;nes.
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- 212
- MARINE. --- FÉVRIER 1901.
- Coque en fer.
- Puissance des machines: 4428 chevaux au tirage naturel; vitesse : 13",3; une hélice.
- Approvisionnement de charbon : 800 tonnes.
- Fig. 105. — Colbert.
- Ceinture de 200 millimètres ; réduit blindé à 160 millimètres ; cloisons à 160 millimètres.
- L’armement comprend :
- 8 canons de 270 millimètres, dont 6 dans le réduit et 2 dans des demi-tourelles elliptiques sur le pont;
- 8 canons de 140 millimètres, dont 6 sur l’avant du réduit et 2 sur le pont; 24 canons à tir rapide, de petit calibre; 2 tubes lance-torpilles.
- 686 hommes d’équipage.
- Colbert, Trident (1875) — Coque en bois.
- Longueur à la'flottaison............. 96m,02
- Largeur.............................. 18 —
- ............ . 8m,70
- Tirant d’eau arrière. Déplacement . . . .
- 8 500 tonnes.
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- MARINE. --- FÉVRIER 1901.
- Puissance des machines : 4000 chevaux; vitesse : 13u,l à 83 tours.
- 750 hommes d’équipage.
- Bayard, Turenne, Duguesclin, Vau6an^iS16-lS19)— Cuirassés à tourelles;
- Fig. 108. — Vauban.
- les deux premiers en bois et fer avec trois mâts et deux cheminées, les deux derniers en fer avec deux mâts et une seule cheminée.
- Longueur.......................... 81 mètres.
- Largeur .......................... 17m,45
- Tirant d’eau arrière.............. 8 mètres.
- Déplacement....................... 6 000 tonnes.
- Coque doublée en cuivre; ceinture de 250 millimètres au milieu, 160 et 180 aux extrémités arrière et avant; pont blindé à 50 millimètres.
- Tourelles protégées à 200 millimètres, avec carapace.
- Puissance des machines; 4500 chevaux; vitesse : 14 à 14n,5; deux hélices; 500 tonnes de charbon.
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-
- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
- 215
- Armement, —4 canons de 24 centimètres dans les quatre barbettes;
- 2 canons de 19 centimètres (1 sous la teugue et 1 à l’arrière);
- 6 canons de 44 centimètres dans la batterie;
- 8 canons de 47 millimètres à tir rapide;
- 42 canons-revolvers;
- 2 tubes lance-torpilles.
- Sur le Duguesclin et le Vauban, un seul canon de 190 millimètres (sous la teugue), au lieu de deux.
- 450 hommes d’équipage.
- REDOUTABLE
- Cuirassé à réduit central (1876)
- Construit sur les plans de M. de Bussy; mis en chantier en 1872; lancé à Lorient en 1876; remanié en 1895 et 1898 par l’adjonction d’un pont blindé et de machines plus fortes.
- Deux autres navires similaires, la Dévastation et le Courbet, mis en chantier
- Fig. 110. — Redoutable.
- en 1875, et lancés : le premier à Lorient, en 1879, le second à Toulon, en 1881.
- Ces bâtiments ont un franc-bord élevé, deux mâts militaires à double hune et escalier intérieur (1). Cheminée centrale unique.
- Dimensions. — Les principales dimensions sont :
- Redoutable.
- Longueur à la llottaison............. 97 mèt.
- Largeur à la flottaison.............. 19m,76
- Tirant, d’eau arrière................ 8 mèt.
- Déplacement.......................... 9 430 tonnes.
- Dévastation.
- 96m,55
- 21m,*25
- 8m,ll
- 10 700 tonnes.
- Courbet.
- 98m,40
- 20m,45
- 8m,23
- 10 800 tonnes.
- (1) Le Courbet et la Dévastation ont trois mâts avec hunes militaires et deux cheminées dans un même pian transversal, vers le milieu du navire.
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- 216
- MARINE. --- FÉVRIER 1901.
- Coque. — Coque en fer et^acier (1); double fond. Quilles latérales de chaque bord.
- Protection. — Ceinture totale de 360 milimèlres au centre, décroissant jusqu’à 220 millimètres à l’avant et 230 millimètres à l’arrière. (L’épaisseur maximum est de 380 millimètres sur les deux autres bâtiments.) La ceinture s’élève jusqu’à ln,,15 au-dessus de la flottaison.
- Fig. 111. —Dévastation.
- Réduit central octogonal, blindé à 300 millimètres. Blockhaus blindé, ajouté en 1898.
- Pont blindé à 60 millimètres, pour les trois navires.
- Machines. — Les chaudières primitives à basse pression ont été remplacées par des chaudières type Amirauté à haute pression. De même les machines Wolf primitives ont été transformées en machines à triple expansion, à cinq cylindres : un d’admission, deux de moyenne pression, et deux de basse pression. Une seule hélice sur le Redoutable, deux hélices à quatre ailes sur les deux autres.
- (1) Le bordé des œuvres vives est en tôle de 1er.
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-
- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
- 217
- L’approvisionnement de charbon est de 800 tonnes; d’après M. Bertin (1), l’approvisionnement de charbon normal du Courbet ne serait que de 570 tonnes, mais le Naval Annual indique pour ce navire, comme d’ailleurs pour les deux autres, un approvisionnement pouvant être porté à 1 000 tonnes, chiffre également donné par l’aide-mémoire Durassier (1899).
- La vitesse aux essais a été de 15n,2 pour la Dévastation (2), 16n,7 pour le
- jjfj
- Fig. 112. — Courbet.
- Redoutable (3) et 15n,5 pour le Courbet, avec 8112 chevaux au tirage forcé; au tirage naturel: 6030 chevaux et 14n,13.
- Armement. — 4 canons de 274 millimètres dans le réduit central, tirant par des sabords d’angle, avec champ de tir de 100° (4).
- (1) Etat actuel de la marine de guerre.
- (2) Aux expériences de consommation, la Dévastation a donné 6200 chevaux, 75 tours, 14n,55, 0kg,980 de charbon par heure et par cheval.
- (3) La puissance des machines du Redoutable serait de 6 571 chevaux (Durassier, 1899).
- (4) En 1898, les 4 canons de 274 ont été remplacés par des canons de 440 et les 6 canons de 140 par des canons de 100.
- Tome 101. — 1er semestre. — Février 1901.
- 15
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- MARINE.
- FÉVRIER 1901.
- 4 canons de 240 millimètres, disposés en losange : 1 en chasse, 1 en retraite, 4 de chaque bord sur le gaillard ;
- 6 canons de 140 millimètres, à tir rapide, répartis sur le gaillard;
- 14 canons de 47 millimètres, à tir rapide;
- 5 canons de37 millimètres, à tir rapide;
- Pour le Courbet et la Dévastation, l’armement serait :
- 4 canons de 274 millimètres dans le réduit central;
- 4 canons de 240 millimètres, dont 2 dans des demi-tourelles au-dessus du réduit et 2 en avant et en arrière sur le pont des gaillards;
- 6 canons de 140 millimètres, àtirrapide, sur le pont des gaillards;
- 18 canons de 37 millimètres à tir rapide;
- 2 tubes lance-torpilles (4 sur la Dévastation et 5 sur le Courbet).
- 700 hommes d’équipage.
- AMIRAL-DUPERRÉ
- Cuirassé d’escadre à tourelles (1879).
- Mis en chantier en décembre 1876, lancé le 11 septembre 1879, àlaSeyne, construit sur les plans de M. Sabatier.
- Longueur entre perpendiculaires. . . 97m,50
- Largeur................................ 20m,4-0
- Tirant d’eau moyen armé................. 7m,85
- — arrière du plan.............. 8m,43
- Déplacement armé..................... 11200 tonnes.
- Coque enfer et acier; trois mâts pouvant porter 2 400 mètres carrés de voilure (1). Deux cheminées, de part et d’autre de l’axe en avant du mât principal. Franc-bord élevé; carène à flancs cintrés.
- Ceinture cuirassée de 550 et 400 millimètres d’épaisseur, sur une hauteur totale de 2m,46, amincie à 250 millimètres aux extrémités. Quatre tourelles barbettes, blindées à 300 millimètres avec tubes blindés àlOO. Ces tourelles se répartissent ainsi : deux en chasse, bâbord et tribord, en encorbellement ; une au centre et une sur l’arrière, dans l’axe du navire (2).
- Deux machines à pilon à trois cylindres; deux hélices. Chaudières à retour de flamme (3).
- Puissance : 7 120 chevaux au tirage forcé.
- Yitesse aux essais : 14n,3.
- (1) Un mât va être supprimé; il n’y en aura plus que deux d’égale hauteur.
- (2) La tourelle centrale va être supprimée, et le canon de 340 qu’elle renferme, remplacé par 4 de 164, comme sur le Baudin.
- (3) Vont être remplacées par des chaudières aquitubulaires.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
- 219
- Approvisionnement de charbon de 700 tonnes.
- Armement. — L’armement comprend :
- 4 canons de 340 dans les tourelles barbettes, avec commandement de 8m,50 (1);
- I canon de 160 sur la teugue;
- 14 canons de 140 dans la batterie;
- 18 canons-revolvers.
- II y a 4 tubes lance-torpilles.
- Equipage de 660 hommes.
- AMIRAL-BAUDIN Cuirassé à tourelles (1883).
- L' Amiral-Baudin a été mis en chantier le 10 janvier 1879, à Brest et lancé le 5 juin 1883. Le Formidable, du même type, a été mis en chantier à Lorient, au commencement de 1879, et lancé le 16 avril 1885. Les projets sont de M. Godron.
- Dimensions. — Les dimensions sont :
- Longueur totale........................ 104m,63
- — à la flottaison.............. 98 mèt.
- Largeur................................. 21m,34
- Tirant d’eau moyen du plan............. 7m,86
- — arrière du plan.............. 7m,96
- Déplacement du plan................. 11 400 tonnes.
- Coque. — Coque en fer et acier avec double fond et compartiments étanches. Onze grandes cloisons étanches s’élèvent jusqu’au pont cuirassé, c’est-à-dire à 1m, 10 au-dessus de la ligne de flottaison. Franc-bord élevé. Deux mâts militaires; une cheminée centrale vers l’avant.
- Protection. — Ceinture totale en acier de 550 millimètres au milieu, 400 millimètres à l’avant et 350 à l’arrière, sur revêtement de teck de 305 à 356 millimètres d’épaisseur.
- Trois tourelles barbettes dans l’axe du bâtiment : une à l’avant, une au centre, l’autre à l’arrière, blindées à 400 millimètres. Les passages à munitions, de 2m,20 de diamètre sont aussi fortement blindés (2).
- Le poids total du cuirassement est de 3 950 tonnes.
- (1) Le canon de 340 du milieu va être remplacé par 4 de 165 à tir rapide comme il est dit plus haut.
- (2) En 1897-98 la barbette du centre a été enlevée sur le Formidable et sur le Baudin, et le canon de 370 qu’elle contenait remplacé par quatre de 164 en deux casemates cuirassées à 100 millimètres; le mât militaire arrière a été supprimé.
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- Pont blindé plat au niveau du can supérieur de la ceinture, de 80 millimètres d’épaisseur, 100 millimètres au-dessus des machines.
- Machines. — Deux machines compound à trois cylindres; deux hélices.
- Douze chaudières à simple façade, à trois foyers chacune, donnant de la vapeur à 4k£25. La surface de grille est de 70 mètres carrés et la surface de chauffe de 1630 mètres carrés.
- Puissance : 6400 chevaux au tirage naturel, 8 443 chevaux au tirage
- (400)
- Fig. 115. — Amiral-Duperré. État actuel.
- forcé, avec combustion de 109 kilogrammes par mètre carré de grille et consommation de 0kg,916 de charbon par cheval et par heure.
- La vitesse aux essais a été de 15n,2 pour Y Amiral-Baudin et de 16n,2 pour le Formidable, qui a une surface de chauffe plus considérable (1 980 mètres carrés et 78 mètres carrés de surface de grille).
- L’approvisionnement de charbon est de 800 tonnes; il peut être porté à ) 200 tonnes sur le Formidable.
- Armement. — L’armement actuel comprend :
- 2 canons de 305 millimètres et 40 calibres, placés dans les tourelles avant et arrière ;
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- m
- 4 canons de 164 millimètres à tir rapide, dans des casemates, sur le pont supérieur;
- FÜ£. 116. — Formidable.
- 8 canons de 139 millimètres à tir rapide, dont 6 dans la batterie tirant par
- le travers; 1 en pointe et 1 en retraite directe;
- 1 ^ 22 canons de petit calibre.
- Il y a 4 tubes lance-torpilles.
- L’équipage est de 630 hommes.
- HOCHE
- Cuirassé d’escadre, à tourelles (1886).
- Le Hoche a été construit sur les plans de M. Huin, ingénieur de la marine ; il a été lancé le 29 septembre 1886, à Lorient.
- Franc-bord faible; superstructures importantes allégées ultérieurement. Un mât militaire à l’avant et un mât à signaux à l’arrière. Une cheminée dans l’axe, vers l’avant :
- Dimensions. — Les dimensions sont :
- Longueur à la flottaison . ) . . 105m,40
- Largeur....................... 19m,7o
- Creux sur quille.............. 15m,61
- Tirant d’eau moyen ...... 8 mèt.
- arrière....... 8m,30
- Déplacement................. 11 000 tonnes environ.
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- MARINE.
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- Coque. — La coque est en fer et acier, construite suivant le système cellulaire ; la carène est divisée en nombreux compartiments par des cloisons longi-
- Fig. 117. — Hoche modifié.
- Fig. 118. — Hoche.
- tudinales et latérales. Il existe en outre seize cloisons transversales et une cloison longitudinale médiane s’élevant jusqu’au pont cuirassé.
- Protection. — Ceinture totale de 450 millimètres au milieu, 400 millimètres
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- à l’avant où elle s’épanouit pour renforcer l’éperon, et 35') millimètres à l’arrière.
- Pont blindé à 80 millimètres, de bout en bout, au-dessus de la flottaison.
- Quatre tourelles disposées en losange : deux barbettes en abord, au milieu et deux fermées, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière. Ces tourelles sont blindées à 350 millimètres d’épaisseur ainsi que le blockhaus.
- Machines et chaudières construites aux ateliers d’Indret ; deux machines compound indépendantes, à trois cylindres, actionnant chacune une hélice de 5m,40 de diamètre et 6m,50 de pas. Les diamètres des cylindres sont de lm,140 pour le H P et lm, 980 pour les B P ; leur course commune est de 1 mètre.
- La puissance totale est de 10 500 chevaux, avec une combustion de 241 kilogrammes par mètre carré de grille.
- Huit chaudières cylindriques, type Amirauté, à trois foyers chacune, timbrées à 6k=,2 et réparties en quatre groupes. Le diamètre moyen de ces générateurs est de 3m,456 et leur longueur de 5m,75 ; l’épaisseur de l’erveioppe cylindrique en acier est de 22 millimètres. La surface de chauffe totale est de 2130m2,37 et la surface de grilles de 52 mètres carrés. Le poids total des chaudières est de 650l,5, dont 181 tonnes d’eau (1).
- L’approvisionnement de charbon est de 800 tonnes.
- Armement. — L’armement comprend :
- 2 pièces de 340 millimètres, avec champ de tir de 2703; une dans chacune des tourelles d’avant et d’arrière ; commandement de 6 mèlres ;
- 2 pièces de 274 millimètres dans les tourelles barbettes du milieu, avec champ de tir de 180°; commandement de 8 mètres ;
- 12 pièces de 139 millimètres, à tir rapide, dont 43 dans la batterie et 4 dans la superstructure.
- Il y a 5 tubes lance-torpilles ;
- 611 hommes d’équipage.
- BBENNUS
- Cuirassé à tourelles (1889).
- Construit sur les plans de M. Huin.
- Commencé le 2 janvier 1889, lancé le 17 octobre 1891, à Lorient. A fait ses essais à Brest en août 1894. Depuis, ce navire a subi diverses transformations; la description qui suit s’applique à son état actuel.
- (1) Ces chaudières viennent d’être remplacées par des chaudières Belleville, avec économiseurs qui assureront une puissance de 12 000 chevaux.
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- Dimensions :
- Longueur totale...................... Il4m,25
- — entre perpendiculaires. . . . 110 mèt.
- Largeur.............................. 20m,40
- Tirant d’eau arrière................. 8 mèt.
- Déplacement.......................... 11 390 tonnes.
- Coque. — Coque en acier doux ; huit cloisons transversales doubles et cinq cloisons simples, plus un grand nombre de cloisons étanches en abord; water-
- Fig. 119. — Brennus.
- ballast ; avant droit. Un mât militaire à l’avant, en acier chromé de 4 millimètres d’épaisseur et lm,80 de diamètre, avec tube intérieur de 0m,64, et deux escaliers dans l’espace entre les tubes. Deux cheminées dans l’axe.
- Protection. — Ceinture de bout en bout de 400 millimètres à 250 millimètres d’épaisseur, s’élevant à 0m,60 au-dessus de l’eau et descendant à lm,50 au dessous.
- Pont blindé à 120 millimètres, au niveau du can supérieur de la ceinture.
- Deux tourelles principales, tournantes, fermées, de forme elliptique, à l’avant et à l’arrière, blindées à 450 millimètres à la tête des canons et 400 millimètres du côté de la culasse ; manœuvre hydraulique.
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- Réduit central protégé par un blindage de 100 millimètres, renfermant l’artillerie moyenne. Au-dessus de ce réduit, quatre tourelles secondaires fermées (deux de chaque bord), blindées également à 100 millimètres.
- Blockhaus au pied du mât avant, blindé à 120 millimètres.
- Machines. — Deux machines construites à Indret (1892), verticales, à triple expansion et quatre cylindres ; les diamètres des cylindres sont de 1m, 140, lm,650 et !m,920 (deux); la course du piston est de lm,100. Deux hélices de 5m,40 de diamètre.
- Chaudières Belleville, vapeur à 15 kilogrammes. Puissance: 7000 chevaux au tirage naturel, 13950 au tirage forcé, avec vitesse de 17n,l à 92,4 tours.
- Machines et chaudières pèsent 1 360 tonnes.
- Approvisionnement de charbon: 800 tonnes.
- Armement. — 3 canons de 340 millimètres, 2 accouplés dans la tourelle avant, 1 dans la tourelle arrière. Champ de tir : 270°;
- 10 canons de 165 millimètres, à tir rapide: 4 dans des tourelles fermées, protégées à 100 millimètres d’acier, à manœuvre hydraulique, au-dessus et aux angles du réduit sur le gaillard ; 6 à l’étage inférieur, dans le réduit blindé;
- 4 canons de 65 millimètres, à tir rapide ;
- 8 — 47 millimètres —
- 8 — 37 millimètres —
- 4 tubes lance-torpilles.
- 672 hommes d’équipage.
- MAGENTA
- Cuirassé à tourelles (1890).
- Mis en chantier en 1881, lancé en 1890, au Mourillon (Toulon). Construit sur les plans de M. Huin.
- De la même classe : le Marceau, lancé à la Seyne,le 24 mai 1887, et le Neptune, lancé à Brest, le 7 mai 1887.
- Les dimensions principales sont :
- Longueur totale............................. 103 mètres.
- — entre perpendiculaires................. 100m,ô0
- Largeur..................................... 24m,2o
- Tirant d’eau moyen.......................... 8 mètres.
- — arrière.. ....................... . . 8m,30
- Surface du maître-couple (pour le Neptune). . . 142 mètres.
- Déplacement. ................... 10800 tonnes.
- Coque. — Coque en fer et acier, avec compartiments étanches. Franc-bord
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- élevé. Deux mâts militaires. Une cheminée unique vers l’avant. Superstructures importantes au centre du navire (1).
- Protection. — Ceinture totale de 450 millimètres au can supérieur et 250 millimètres au can inférieur, sur 2m,10 de hauteur, dont lm,60 au-dessous de la flottaison.
- Quatre tourelles barbettes blindées à 350 millimètres et couvertes d’une ca-
- Fig. 120. — Magenta.
- rapace en tôle d’acier de 20 millimètres; deux dans J’axe, avant et arrière, et deux en flancs, par le travers, au milieu du navire.
- Pont blindé à 80 millimètres; tubes blindés à 200 millimètres, entre le pont blindé et les tourelles. Blockhaus blindé à 120 millimètres.
- Machines. — Quatre machines compound à deux cylindres, de lm,60 et 2m,40 de diamètre avec 1 mètre de course ; deux hélices à quatre ailes.
- Huit corps de chaudières à trois foyers, timbrées à 6 kilogrammes (2).
- Puissance : 5548 chevaux au tirage naturel, 11 000 chevaux au tirage forcé. Vitesse : 17",5.
- Approvisionnement de charbon : 800 tonnes.
- (1) Ces superstructures vont être réduites.
- (2) Vont être remplacées par des chaudières aquitubulaires.
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- Fig. 121. — Barbette du Marceau.
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- Armement. — L’armement comprend :
- 4 canons de 340 millimètres, à manœuvre hydraulique, placés dans les tourelles barbettes disposées en losange ;
- 17 canons de 140 millimètres, à tir rapide, 16 en batterie sur les flancs et 1 en pointe sous le gaillard ;
- 6 canons de 65 millimètres, à tir rapide ;
- 18 — 47 millimètres —
- 6 — 38 millimètres —
- Il y a 3 tubes lance-torpilles.
- Equipage de 660 hommes.
- JAURÉGUI BERRY
- Le Jauréguiberry a été construit à la Seyne sur les plans et sous la direction de M. Lagane. Commencé le 23 novembre 1891, il a été lancé le 27 octobre 1893. Il présente trois entreponts de logements, deux mâts militaires et deux cheminées dans l'axe vers le mât d’avant.
- Dimensions. — Les dimensions sont:
- Longueur entre perpendiculaires................... 108m,o0
- Largeur hors cuirasse.............................. 22m,15
- Creux, de la quille au poste des gaillards. . . 14m,63
- Tirant d’eau, milieu............................... 8m,10
- — arrière..................................... 8m,4d
- Déplacement................................... 11 820 tonnes.
- Les poids sont approximativement les suivants :
- Tonnes. Tonnes.
- ' Coque métallique . . . 3 317,5 ’
- Coque. Cuirasse et boulons . . 4008 1 | 7919
- i [ Accessoires . . 593,5
- i Machines. . . . . 779,25 -
- Machines. < Chaudières . . 421,13 1 1 320
- , Eau des machines et chaudières. . . . . 119,60
- / Artillerie et torpilles. . ... . . 994,9 \
- Armement. ) Combustible 700 2 316,60
- ( Mâture militaire et agrès 171
- Aménagement et divers Disponible prévu. . . . . . 450,7 J 262,73
- Total 11 818,33
- Coque. — La coque est tout entière en acier.
- Toute la partie située au-dessous du pont cuirassé est à revêtement intérieur, sauf à l’emplacement des machines et chaudières. Une grande cloison longitudinale et treize cloisons transversales divisent le navire en nombreux com-
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- partiments étanches. Il n’y a pas de quille à proprement parler, mais une fausse quille principale et deux fausses quilles latérales de 46 mètres de longueur.
- Protection. — Ceinture totale en acier au nickel et au manganèse de 450 millimètres d’épaisseur, de 2m,05 de hauteur dont lm,50 au-dessous de l’eau; aux extrémités son épaisseur se réduit à 200 millimètres pour l’arrière et 250 millimètres pour l’avant.
- Au-dessus, sur une hauteur de 1ni,20, blindange de 102 millimètres destiné
- Fig. 122. — Jauréguiberry.
- à protéger le pont blindé contre l’action directe des obus explosifs puissants et remontant à l’avant.
- Pont cuirassé de 70 millimètres d’épaisseur, à bouge très considérable, à lm,20 au-dessus de l’eau, dans l’axe et au milieu du bâtiment; aux extrémités, le pont s’abaisse jusqu’à la flottaison.
- Quatre tourelles disposées en losange, une à l’avant, une à l’arrière et deux de chaque côté, blindées, tant dans leur partie mobile que dans leur partie fixe, à une épaisseur de 370 millimètres. Les tubes pour le passage des munitions sont protégés à 320 millimètres. Quatre tourelles secondaires, disposées en rectangle, par paires vers l’avant et l’arrière, et quatre autres établies de part et d’autre des tourelles principales du milieu à un étage au-dessous, sont blindées
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- à 100 millimètres. Le blockhaus, de forme elliptique, avec un grand axe de lm,90, est protégé par des plaques de 220 millimètres.
- Machines et chaudières. — L’appareil moteur se compose de deux machines à pilon, à triple expansion, actionnant chacune une hélice. La puissance totale est de 14 000 chevaux (au tirage naturel) devant permettre une vitesse de
- Fig. 123. — Jciuréguiberry.
- 17 nœuds; la puissance peut être portée à 15 800 chevaux et la vitesse àl 8 nœuds (au tirage forcé).
- Les diamètres des cylindres sont: 1 m,l00, 1m,630 et 2m,465; avec course de
- lm,20.
- Les hélices sont en bronze au manganèse; elles sont à quatre ailes, d’un diamètre de 5m,80 et d’un pas de 6m,ü0 et pèsent ensemble 11 000 kilogrammes.
- La vapeur est fournie à 12 kilogrammes par vingt-quatre chaudières aquitu-bulaires, système Lagrafel et d’Allest, réparties en douze groupes de deux corps chacun dans six chaufferies séparées par des cloisons étanches. Ces chaudières sont en tôle d’acier Siemens, avec tubes en fer de 80 millimètres de diamètre extérieur et 3 millimètres d’épaisseur (1).
- (1) Les tubes sans soudure sont employés exclusivement depuis l’accident causé au cours des essais de vingt-quatre heures parla déchirure d’un tube mal soudé.
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- Voici les principaux éléments de ces générateurs :
- Surface totale de grille..................... 100m2,80
- — de chauffe........................... 3 260m2,40
- Volume totale de l’eau....................... 81m3,60
- La hauteur totale des cheminées au-dessus des grilles est de 23 mètres.
- L’approvisionnement de charbon est de 700 tonnes, il peut être porté à 900 tonnes.
- Les premiers essais officiels, pratiqués le 21 mai 1896, durant dix-huît heures, ont donné les résultats suivants au tirage naturel, avec tous les foyers allumés:
- 13819 chevaux ; vitesse maximum : 17n,78 ; vitesse moyenne: 17n,66, ce qui assure au navire un rayon d’action de 2 400 milles. Au cours de ces essais, le nombre moyen de tours a été de 88,S et la consommation n’a pas dépassé 701 grammes.
- Armement. — L’armement comprend :
- 2 pièces de 305 millimètres, l’une en chasse dans la tourelle d’avant et l’autre en retraite dans la tourelle d’arrière; champ de tir de 270°; commandement de 6m,50 à l’arrière et de 9 mètres à l’avant;
- 2 pièces de 274 millimètres par le travers, dans les tourelles de côté, tirant au-dessus des tourelles secondaires; champ de tir de 180°, commandement de 6m,50;
- 8 pièces de 140 millimètres, à tir rapide, réparties par couples jumelés dans les tourelles secondaires fermées et tournantes. Ces tourelles, blindées à 100 millimètres, sont placées en flanc, entre les tourelles principales. Les pièces d’arrière tirent par-dessus la tourelle principale ; le tir des pièces d’avant est au contraire limité par la tourelle d’avant.
- 4 pièces de 65 millimètres, à tir rapide ;
- 12 pièces de 47 millimètres, à tir rapide ;
- 8 pièces de 37 millimètres, à tir rapide ;
- 8 mitrailleuses.
- L& Jauréguiberry dispose en outre de 6 tubes lance-torpilles, dont 2 sous-marins.
- L’équipage est de 630 hommes.
- CARNOT
- Cuirassé (1894).
- Mis en chantier à Toulon, au commencement de 1891, lancé le 12 juillet 1894; construit sur les plans de M. Saglio.
- Le Charles-Martel, construit sur les plans de M. Huin, et lancé à Brest le 27 avril 1893, est à peu près identique.
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- Dimensions :
- 116 mètres.
- 21m,50 8ra,30
- 12 000 tonnes.
- Çoque. — Coque en acier; compartiments étanches. Rentrée très prononcée des œuvres mortes au-dessus du blindage léger. Un mât militaire à l’avant, un mât à signaux à l’arrière. Deux grosses cheminées dans l’axe.
- Protection. — Ceinture totale en acier nickel, dont l’épaisseur varie de 450 millimètres au milieu à 300 millimètres aux extrémités, descendant à ln,,70
- Longueur. .......
- Largeur............
- Tirant d’eau arrière. Déplacement. . . .
- au-dessous de l’eau, et montant à 0m,5o au-dessus. Les plaques extrêmes de l’avant forment éperon. Au-dessus, sur une hauteur de lm,20, blindage léger de 102 millimètres.
- Pont blindé de 70 millimètres en dos de tortue, s’élevant au centre à lm,20 au-dessus de la flottaison et aboutissant au can supérieur de la ceinture.
- Au-dessous, pont pare-éclats sur toute la longueur du bâtiment.
- Deux tourelles principales fermées, tournantes, dans l’axe, à chacune des extrémités; deux autres tourelles fermées, tournantes, en flancs, au milieu
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- du navire. Ces tourelles sont blindées à 370 millimètres, et les tubes à munition à 320.
- Huit tourelles secondaires, réparties par paires, de part et d’autre des quatre tourelles principales, et blindées à 100 millimètres.
- Blockhaus blindé à 150 millimètres.
- Machines. — Deux machines à triple expansion; deux hélices.
- Douze chaudières d’Allest, timbrées à 15 kilogrammes. Surface de grille : 100 mètres carrés; surface de chauffe : 3456 mètres carrés.
- Approvisionnement de charbon de 500 tonnes.
- Ces machines ont donné 17n,86 avec 16 300 chevaux et 105 tours, au tirage
- Fig i26. — Charles-Martel.
- forcé. La vitesse prévue au tirage naturel est de 17 nœuds avec 12 000 chevaux.
- Le Charles-Martel a donné aux essais, à pleine puissance, 18n,13, avec 14 996 chevaux indiqués, et consommation de 0k»,794 par cheval et par heure. Aux essais de vingt-quatre heures, sa vitesse a été de 17 nœuds, et aux essais de consommation elle a été de 17n,8, avec 12 000 chevaux.
- Armement. — L’armement comprend :
- 2 canons de 305 millimètres dans les tourelles axiales, avec champ de tir de 280°, et commandement de 8m,50 à l’avant et de 6m,50 à l’arrière;
- 2 canons de 274 millimètres dans les tourelles principales de côté, à peu près à la hauteur de la pièce de 305 d’arrière, avec champ de tir de 180° ;
- Tome 101. — ieT semestre. —Février 1901. 16
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- ait °
- Fig. 127. — Charles-Martel. Tourelle.
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- 8 canons de 140 millimètres dans les huit tourelles secondaires. Les deux canons de 140 d’avant se trouvent à peu près à la hauteur de la pièce de 305 d’arrière ; les deux canons de 140 d’arrière sont au-dessous d’un entrepont, ainsi que les quatre canons des flancs, ce qui réduit leur commandement à 4m,50. Sur les flancs, la pièce de 274 tire par-dessus les tourelles contenant les pièces de 140, ce qui ne paraît pas avoir d’inconvénient, en raison de la plus grande longueur de sa volée. Les canons de 140 de l’arrière et de l’avant ont un champ de tir de 150°; ceux du milieu : 180°.
- Il y a 4 tubes lance-torpilles, dont 2 sous-marins.
- L’équipage est de 646 hommes.
- MASSÉNA Cuirassé (1895).
- Construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire, sur les plans deM. de Bussy; lancé en juillet 1895, à Saint-Nazaire.
- Le Bouvet, similaire, a été construit à Lorient, sur les plans de M. Huin ; mis en chantier le 16 janvier 1893, il a été lancé le 27 avril 1895.
- Dimensions :
- Longueur.................................... 117m,65
- Largeur...................................... 20m,30
- Tirant d’eau moyen............................ 7m,90
- — arrière............................ 8m,40
- Déplacement.............................. 11 260 tonnes.
- Coque. — Coque en acier; compartiments étanches. Pas de quille saillante; deux quilles latérales de 0m,45 de large sur une partie du navire. Deux mâts militaires. Deux cheminées dans l’axe, d’une hauteur de 20 mètres au-dessus des grilles.
- Protection. — Ceinture complète de 450 millimètres au can supérieur, et 250 millimètres au can inférieur, dans sa partie centrale; elle s’amincit jusqu’à 350 millimètres aux extrémités, et repose sur un matelas de bois de 100 millimètres.
- Pont blindé à 70 millimètres (1), horizontal, à la hauteur du can supérieur de la ceinture; pont pare-éclats de 40 millimètres à la hauteur du can inférieur. Au-d essus du pont blindé, ligne de cofferdam protégée par une cuirasse légère de 100 millimètres.
- Quatre tourelles fermées, deux dans l’axe aux extrémités, deux en abord vers
- (1) Sur le Bouvet, le pont blindé a 90 millimètres d’épaisseur. En revanche, la ceinture, en acier cémenté, n’a que 400 millimètres, et les tourelles ne sont blindées qu’à 370, comme sur le Carnot.
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- le centre. Ces tourelles sont blindées à 400 millimètres dans la partie mobile et à 350 dans la partie fixe, jusqu’au pont cuirassé;
- Huit tourelles secondaires fermées aussi, blindées à 100 millimètres dans toutes leurs parties verticales mobiles ou fixes. Ces tourelles sont placées de chaque côté des tourelles principales, comme sur le Carnot.
- Toutes les tourelles sont à manœuvre hydraulique.
- Machines. — Trois machines verticales, à triple expansion, avec quatre cylindres ; deux de côté et une centrale. Puissance normale : 9 200 chevaux à 106 tours.
- Les diamètres des cylindres sont : 0m,890, lm,320 et lm,540, avec course de piston de 0m,840. Vingt-quatre chaudières Lagrafel et d’Allest à un seul foyer, réparties en trois groupes de huit, et timbrées à 15 kilogrammes. Leur surface de chauffe est de 3000 mètres carrés, et la surface de grille 100 mètres carrés.
- Aux essais, le Masséna a donné, en course sur base mesurée, à Douarnencz, 17n,09 à 125 tours avec 13 460 chevaux.
- Approvisionnement de charbon, 635 tonnes.
- Armement. — 2 canons de 305 millimètres dans les tourelles axiales ; ces canons peuvent tirer un coup toutes les quatre minutes; ils ont un commandement de 6m,70 à l’avant et de 4m,70 à l’arrière ;
- 2 canons de 274 millimètres, dans les tourelles principales de côté, avec commandement de 4m,85 ;
- 8 canons de 139 millimètres, à tir rapide, dans les tourelles secondaires;
- 8 canons de 100 millimètres, à tir rapide, sur le pont supérieur, au-dessus des pièces de 139, protégés par des masques en acier chromé de 72 millimètres;
- 12 canons de 47 millimètres, à tir rapide;
- 8 canons de 37 millimètres, à tir rapide ;
- 4 tubes lance-torpilles, dont 2 sous-marins.
- Equipage de 666 hommes.
- CHARLEMAGNE Cuirassé d’escadre (1895).
- Mis en chantier le 30 septembre 1893, à Brest; lancé en septembre 1895. Deux autres cuirassés semblables : le Gaulois, mis en chantier à Brest, le 22 janvier 1895, et lancé le 8 octobre 1896, le Saint-Louis, construit à Lorient, et lancé le 9 septembre 1896.
- Dimensions :
- Longueur.............................. 117m,65
- Largeur.............................. . 20m,30
- Tirant d’eau arrière.................. 8m,40
- Déplacement........................... 11 260 tonnes.
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- Coque en acier, à double fond; compartiments étanches, fermés par quatorze cloisons transversales, et deux longitudinales de chaque bord ; la cloison centrale est supprimée sur près des trois quarts de la largeur. Tranche cellulaire jusqu’au pont cuirassé. Éperon ; deux mâts militaires; deux cheminées dans l’axe.
- Protection. — Ceinture totale de 2 mètres de hauteur, dont lm,o0 au-dessus de l’eau. L’épaisseur maximum de cette ceinture est de 400 millimètres, mais cette épaisseur ne se maintient que jusqu’à 0m,20 au-dessous de l’eau; au delà, elle décroît jusqu’à 254 millimètres au can inférieur de la cuirasse. Au-dessus
- Fig. 129. — Charlemagne.
- de la ceinture, sur une hauteur de 0m,90, cofferdam recouvert de 76 millimètres d’acier durci, et se relevant à l’avant.
- Pont cuirassé au niveau du can supérieur de la ceinture, blindé à 70 millimètres et appliqué sur un bordé formé de deux plaques de tôle de Î0. Au-dessous, au niveau du can inférieur de la ceinture, pont pare-éclats de 38 millimètres d’épaisseur.
- L’intervalle entre les deux ponts forme un vaste caisson divisé par des traverses et rempli de charbon.
- Le poids total du cuirassement est de 3473 tonnes, soit un peu plus du tiers du déplacement.
- Deux tourelles tournantes, aux extrémités du navire, avec manœuvre élec-
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- trique ou à bras. Ces tourelles sont blindées à 400 millimètres pour la partie mobile et 270 pour la partie fixe, avec toit blindé à 50 millimètres.
- Machines. —Trois machines à triple expansion et quatre cylindres, actionnant trois hélices. Vingt chaudières Belleville, en quatre compartiments occupant toute la longueur du bâtiment.
- Aux essais de consommation, le Charlemagne a donné 9 270 chevaux à 112 tours, et 16n,41, avec une consommation de 0k°,703 seulement par cheval et par heure. Au tirage naturel, fl 460 chevaux, 119,6 tours, 17n,25 et, à pleine puissance, 15 295 chevaux et 18n,136.
- Pour le Gaulois, essayé en juillet 1898, les essais ont donné :
- Chevaux. Tours. Kilog. Xœuds.
- Essai de consommation .... 5490 96 0,617 14,3
- Tirage naturel :
- L’hélice du milieu seule. . .... 4580 114 0,730 13,03
- Hélices latérales seules. . . .... 4541 100 0,599 13,08
- Essai à puissance maximu . .... 14925 — 0,808 18,2
- La capacité totale des soutes à charbon est de 1 050 tonnes, ce qui assure
- "i
- 33.-
- Fig. 130. — Charlemagne.
- une distance franchissable de 4 500 milles à 10 nœuds; l’approvisionnement normal de charbon est de 680 tonnes.
- Armement. — 4 canons de 305 millimètres, modèle 1898, par paires dans les tourelles tournantes;
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- 10 canons de 139mm, à tir rapide, dont huit en casemates, au centre du navire, dans des décrochements de la muraille de la batterie (quatre tirent en chasse et quatre en retraite) et deux sur le pont des gaillards, au milieu de l'encorbellement de la batterie, pouvant tirer dans Taxe et en chasse ou en retraite, protégés par des masques;
- 8 canons de 100 millimètres, à tir rapide, sur la passerelle supérieure (quatre aux angles et quatre dans la partie centrale) ;
- 16 canons de 47 millimètres, à tir rapide, dans l’entrepont et dans les hunes;
- 14 canons de 37 millimètres, à tir rapide;
- 4 tubes lance-torpilles sous-marins.
- 666 hommes d’équipage.
- iéna
- Cuirassé d’escadre à tourelles (1898).
- Construit à Brest, sur les plans de M. Thibaudier; mis en chantier en avril 1897, lancé en 1898.
- Dimensions :
- Longueur................................ 122m,15
- Largeur ................................. 20m,80
- Tirant d’eau arrière...................... 8m,40
- Déplacement..........................12 052 tonnes.
- Coque. — Coque entièrement en acier; le bois est banni même de l’ameu-blemenL
- Protection. — Ceinture continue, en acier cémenté, de 350 millimètres dans la partie centrale et s’amincissant vers les extrémités; elle repose sur un matelas de chêne de 150 millimètres et un double platelage de 110 millimètres d’acier. Au-dessus de la ceinture, la muraille est protégée par des plaques de 120 et de 80 millimètres se relevant vers l’avant.
- Deux tourelles fermées dans l’axe, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, avec blindage de 300 millimètres; manœuvre électrique.
- Deux ponts blindés, l’un de 65 millimètres, au niveau du can inférieur, l’autre au can supérieur de la ceinture.
- En arrière de la ceinture principale se trouvent les soutes à charbon et de nombreux compartiments de machines auxiliaires ; des cofferdams s’étendent en dedans de la ceinture mince supérieure.
- Machines. — Trois machines à triple expansion et quatre cylindres, conduisant chacune une hélice et devant développer ensemble 15 500 chevaux à 125 tours. Vitesse prévue : 18 nœuds.
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- MO
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- Les hélices sont en bronze, à trois branches de 4m,20 de diamètre pour les hélices latérales et de 4™,50 pour l’hélice centrais.
- Les diamètres des cylindres sont respectivement : lm,040, lm520 et lm,580 ; la course des pistons est de 0m,760.
- Vingt chaudières Belle ville, avec économiseurs, en quatre chaufferies; la vapeur, fournie à 18 kilogrammes, sera détendue à 14 kilogrammes ; le chauffage mixte au pétrole sera également installé.
- Approvisionnement normal de charbon : 820 tonnes, pouvant être porté à 1100 tonnes.
- Arrnement. — L’artillerie comprendra :
- 4 canons de 305 millimètres, installés par paires dans les tourelles fermées, un couple tir un coup par minute ;
- 8 canons de 16imm,7, à tir rapide, en casemates cuirassées entre les deux tourelles; quatre de ces canons tireront en retraite et quatre en chasse; masques de 70 millimètres;
- 8 canons de 100 millimètres à tir rapide, sur les superstructures, avec masques en acier de 54 millimètres ; quatre en retraite, quatre en chasse, correspondant aux canons de 164,7, mais à l’étage supérieur;
- 16 canons de 57 millimètres, à tir rapide;
- 5 canons de 37 millimètres, à tir rapide;
- 4 tubes lance-torpilles dont deux sous-marins.
- 700 hommes d’équipage.
- HEj\’RI-IV Cuirassé (1899).
- Dans sa note au sujet de l’avant-projet du Henri-IV, M. Bertin, l’auteur des plans, définit ce navire : un monitor surmonté d’une superstructure qui défend complètement l’avant contre la mer, mais reste assez étroite pour ne pas influer notablement sur la stabilité.
- Ce navire, lancé le 23 août 1899, à Cherbourg, ne sera sans doute terminé qu’en 1902.
- Dimensions :
- Longueur entre perpendiculaires........... 108 mètres.
- Largeur................................... 22m,20
- Tirant d’eau arrière...................... 7 mètres.
- Déplacement............................... 9 000 tonnes.
- Hauteur métacentrique..................... 3m,30
- Coque. — Coque acier. L’arrière est très bas. Deux mâts, deux cheminées côte à côte dans l’axe au centre du navire.
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- Protection. — Ceinture totale en acier harveyé, de 280 millimètres d’épais-
- (300)
- Fig. 131. — Henri-IV.
- seur au can supérieur, au milieu, et 180 hauteur de 0m,90 au-dessus de l’eau et de lm,30 au-dessous.
- Traverse blindée de 250 millimètres à l’arrière.
- Au-dessus de la ceinture, sur les trois cinquièmes environ de la longueur, à partir de l’avant, règne un blindage de 80 millimètres d’épaisseur et 2m,25 de hauteur, se relevant jusqu’à 4m,10 vers le centre pour abriter les pièces de 138mm,8.
- Tourelles fermées aux extrémités, blindées à 240 millimètres à la base et à 300 millimètres à la partie supérieure.
- Pont blindé au can supérieur de la ceinture, de 90 millimètres en dehors du réduit et de 30 millimètres à l’intérieur.
- Pont pare-éclats de 17 millimètres, au-dessous de la tranche cellulaire, prolongé en abord par un vaigrage de 34 millimètres
- millimètres aux extrémités, avec une
- Fig. 132.
- pour protéger les compartiments de la cale contre les torpilles. Blockhaus blindé à 220 millimètres, avec tube blindé à 160 millimètres.
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- Machines. — Deux machines verticales à triple expansion, d’une puissance de 14 500 chevaux; trois hélices.
- Vitesse prévue : 17 nœuds.
- Douze chaudières Niclausse.
- Approvisionnement de charbon de 725 tonnes, pouvant être porté à 1 200.
- Armement:
- 2 canons de 274 millimètres dans les tourelles d’axe, avec champ de tir 300® à l’arrière et 290° à l’avant;
- 7 canons de 138mni,8, à tir rapide savoir : 1 en tourelle fermée au-dessus du canon de 274 d’arrière; 4 sur le pont de batterie, dans le réduit blindé à 80 millimètres, champ de tir de 120° à partir de l’axe, deux tirant en chasse et deux en retraite et tous quatre ensemble; 2 en encorbellement sur le pont des gaillards, entre les pièces du réduit, mais à un entrepont plus haut, en casemates blindées à 102 millimètres, avec champ de tir de 180° ;
- 12 canons de 47 millimètres à tir rapide;
- 2 canons de 37 millimètres, à tir rapide;
- 2 tubes lance-torpilles sous-marins.
- 460 hommes d’équipage.
- Trois autres cuirassés sont en chantier : le Suffren qui doit être lancé en mai 1901 et deux autres non encore dénommés : A8 et A10.
- Le Suffren mesurera 126 mètres de long sur 22 mètres de large; son déplacement sera de 12 730 tonnes avec 8m,40 d’enfoncement à l’arrière. Les renseiT gnements précis font défaut sur son blindage. Ses machines, d’une puissance de 16200 chevaux, actionneront trois hélices et pourront assurer une vitesse de 18u. L’approvisionnement de charbon sera de 1150 tonnes.
- L’artillerie comportera : 4 canons de 305 millimètres, 10 de 164 millimètres à tir rapide, 8 de 100 millimètres tir rapide et 20 de 47 millimètres, plus 2 lance-torpilles.
- Les deux cuirassés A8 et A10 auront (1) un déplacement de 14 865 tonnes chevaux-vapeur et une vitesse de 18 nœuds. Leur armement comprendra 4 canons de gros calibre, 18 de calibre moyen et 28 de petit calibre; il y aura 5 tubes lance-torpilles.
- GARDES-COTES
- PREMIERS GARDES-COTES
- Taureau (1865). — Navire en bois de 59m,37 de long sur 14m,50 de large; déplacement: 2 500 tonnes avec 5m,36 de tirant d’eau.
- (1) Engineering : the French Navy, 12 octobre 1900.
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- Machine de 1800 chevaux, vitesse : 12n,5.
- Cuirasse totale de 150 millimètres d’épaisseur uniforme, s’élevant jusqu’au pont. Celui-ci cuirassé à 50 millimètres, ne se trouve qu’à 0m,70 au-dessus de l’eau. Au-dessus du pont, une carapace en tôle légère, en forme de dos de tortue.
- 1 canon de 240 à l’avant, en tourelle barbette.
- 135 hommes d’équipage.
- Dans les navires du type suivant : Cerbère, Bélier, Tigre, Bouledogue, (1868 à 1872), la cuirasse a 220 millimètres et il y a 2 canons de 240 dans une même tourelle. Le déplacement est de 3 500 tonnes, l’enfoncement de 5m,80 à 6 mètres.
- Tonnerre et Fulminant (1875, 1877). — 75m,60 de longueur, 17m,60 de largeur, 6ra,60 de tirant d’eau arrière; déplacement de 5 600 tonnes. Commencés en 1873 et 1874. Coque en fer et acier, avec ceinture de 330 millimètres d’épaisseur maxima, réduit blindé à 350 millimètres au centre et tourelle mobile blindée l’avant. Pont blindé à 50 millimètres.
- Puissance des machines: 4 500 chevaux; vitesse 14 nœuds; approvisionnement de charbon : 420 tonnes. 240 hommes d’équipage.
- L’artillerie comprend : 2 canons de 274, accouplés dans la tourelle, avec manœuvre hydraulique ;
- 4 canons de 47 millimètres, à tir rapide;
- 6 canons de 37 millimètres, à tir rapide ;
- 2 tubes lance-torpilles.
- Tempête et Vengeur (1876-1878), de 4 600 tonnes, commencés en 1872 et 1874, également en fer et acier. 75 mètres de longueur, 17 mètres de largeur, 5m,30 de tirant d’eau.
- Cuirasse de 330 millimètres à la flottaison, dans la maîtresse partie, de 240 à
- l’arrière et 240 à l’avant. Tourelle mobile blindée à 300 sur la Tempête 350 sur
- le Vengeur. Pont cuirassé à 50 millimètres ;
- Puissance des machines : 2 000 chevaux; vitesse; 10n,7. Approvisionnement de charbon : 200 tonnes.
- L’artillerie comprend :
- 2 canons de 270 millimètres dans la tourelle.
- 4 canons de 47 millimètres, à tir rapide ;
- 6 canons de 37 millimètres, à tir rapide ;
- 2 tubes lance-torpilles.
- 170 hommes d’équipage.
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- MARINE. --- FÉVRIER 1901.
- FURIEUX
- Mis en chantier, comme garde-côtes du type Fulminant, en juillet 1875; interrompu en 1877 ; repris en mai 1878 en vue d’un armement supérieur et de meilleures qualités nautiques; lancé le 20 juillet 1883, à Cherbourg. Construit sur les plans de M. de Bussy.
- Dimensions :
- Longueur à la flottaison........................ 73m,55
- Largeur — 17m,70
- Tirant d’eau arrière du plan..................... 6m,63
- Déplacement du plan......................... 3 700 tonnes.
- Coque. — Coque en fer et acier ; double fond; dix cloisons transversales, deux cloisons longitudinales.
- Protection. — Ceinture de 500 millimètres d’épaisseur au milieu, 300 à l’avant et 400 à l’arrière, s’élevant à 80 centimètres au-dessus de la flottaison et descendant à lm,50 au-dessous.
- Tourelles-barbettes à l’avant et à l’arrière, blindées à 450 millimètres ; pont blindé à 90 millimètres ; passages à munitions blindés à 300 millimètres.
- Le poids du cuirassement dépasse 3 000 tonnes.
- Machines. — Deux machines ayant donné 4 855 chevaux aux essais au tirage forcé avec une vitesse de 13u,9. Deux hélices.
- Huit chaudières cylindriques, timbrées à 5 kilogrammes.
- Approvisionnement de charbon : 300 tonnes.
- Armement. — 2 canons de 240 millimètres, à manœuvre hydraulique, dans les barbettes, avec commandement de 6 mètres et champ de tir de 270°.
- Pas d’artillerie moyenne;
- 4 canons de 47 millimètres, à tir rapide ;
- 10 canons de 37 millimètres, à tir rapide;
- 2 tubes lance-torpilles.
- 250 hommes d’équipage.
- INDOMPTABLE
- Même type que le Furieux, mais plus allongé ; tourelles-barbettes aux extrémités, séparées du flotteur cuirassé par un entrepont, et, entre les tourelles, superstructure légère.
- Mis en chantier en novembre 1877, à Lorient, sur les plans de M. Sabattier, lancé le 19 septembre 1883, achevé en 1886.
- Le Caïman, lancé à Toulon (21 mai 1885), le Requin, lancé à Bordeaux (13 juin 1885), le Terrible (Brest, 1881), sont de la même classe.
- Deux mâts avec hunes militaires, deux cheminées dans l’axe.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Dimensions :
- Longueur................................ 85 mètres.
- Largeur................................. 18 —
- Tirant d’eau arrière.................... 7m,90
- Déplacement............................. 7 600 tonnes.
- Coque en fer et acier, double fond cloisonné, compartiments étanches, deux quilles latérales.
- Protection. — Ceinture en fer et acier, de 300 millimètres à l’avant et à l’arrière et 500 au milieu, sur matelas de teck de 300 millimètres.
- Fig. 133. — Terrible.
- Deux tourelles à blindage mixte, de 450 millimètres, à l’avant et à l’arrière, reliées par des tubes blindés au pont cuirassé.
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- Pont blindé en acier à 80 millimètres, sur matelas de bois de pin limètres, au niveau du can supérieur de la ceinture.
- Fig. 135. — Indomptable.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Blockhaus cuirassé à 80 millimètres.
- Machines. — Deux machines à pilon compound, à trois cylindres. Deux hélices de 5m,70 de pas. Douze chaudières cylindriques, par groupes de trois (1).
- Puissance de 6000 à 6600 chevaux au tirage forcé (15 nœuds). Au tirage naturel ; 14n,5 ; avec une seule machine ; 10n,5.
- L’approvisionnement de charbon, de 400 tonnes normalement, peut être doublé.
- Armement. — 2 canons de 420 dans les tourelles, avec commandement de 6ra,40 à l’avant et 6m,10 à l’arrière, et champ de tir de 270° (2) ;
- 6 canons de 100 millimètres, à tir rapide ;
- 6 canons de 47 millimètres, à tir rapide;
- 6 canons de 37 millimètres, à tir rapide; *
- 2 tubes lance-torpilles sur le Caïman et X Indomptable, 4 sur les deux autres.
- 360 à 400 hommes d’équipage.
- JEMMAPES
- Type Furieux, modifié sur les plans de M. de Bussy.
- Construit, ainsi que le navire similaire Valmy, à Saint-Nazaire; lancés tous deux en 1893.
- Les deux autres navires du même type,Amiral-Tréhouart et Bouvines, ont été construits, le premier, à Lorient (lancement en 1893), le second, à la Seyne (lancement en 1892). Pour les rendre plus marins, on a relevé ces deux derniers navires d’un entrepont depuis l’étrave jusqu’en avant de la tourelle avant. Les dimensions et la structure de la coque sont les mêmes, l’augmentation de poids ayant été rachetée par une diminution d’épaisseur des blindages et l’emploi de canons plus légers dans les tourelles.
- Dimensions :
- Longueur totale . ........................ 89 mètres.
- — entre perpendiculaires............... 86m,50
- Largeur.................................... 17m,48
- Tirant d’eau arrière................... 7m,30
- Déplacement................................6 610 tonnes.
- Coque. —Coque en acier, avec double fond. Dix cloisons transversales et deux longitudinales montant jusqu’au pont blindé ; fausse quille et quilles latérales. Un mât militaire vers l’avant ; deux cheminées dans l’axe.
- (1) Ont été remplacées en 1898 par des chaudières Niclausse.
- 62) Ces deux canons ont été remplacés par des canons de 274 millimètres.
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- MARINE.
- FÉVRIER 1901.
- Protection. — Ceinture en acier régnant de bout en bout, avec épaisseur
- Fig. 137. — Valmiy.
- variant de 457 millimètres au can supérieur de la région centrale, à 250 millimètres au can inférieur.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Pont blindé horizontal, de 100 millimètres d’épaisseur, au niveau du can supérieur de la ceinture.
- Tourelles fermées dans Taxe, à l’avant et à l’arrière, blindées à 450 millimètres.
- Sur le Tréhoucirt et le Bouvines le blindage des tourelles est de 318 pour la partie fixe qui repose sur le pont blindé et de 370 pour la partie mobile.
- î
- Fig- 138. — Amiral-Tréhouart.
- Machines. — Deux machines à triple expansion, actionnant chacune une hélice à trois branches en bronze au manganèse.
- Chaudières Lagrafel et d’Allest (Belleville sur les trois autres navires).
- Puissance: 7500 chevaux au tirage naturel, avec 810 tours et 16 nœuds; 8 400 chevaux et 17 nœuds au tirage forcé.
- Les chaudières Lagrafel et d’Allest, du Jemmapes, donnent la vapeur à 15 kilogrammes, la surface de chauffe est de 2 011 mètres carrés et la surface de grille de 60 mètres carrés. Aux essais, ce navire a donné 9 201 chevaux au maximum de puissance et 8760 au tirage naturel.
- Aux essais, YAmiral-Tréhouart a donné 9227 chevaux, avec une combustion Tome 101. — 1er semestre. — Février 1901. 17
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- MARINE.----FÉVRIER 1901.
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- de 147 kilogrammes par mètre carré de grille et une consommation de 0,956 kilogramme par cheval et par heure.
- Approvisionnement de charbon de 300 tonnes.
- Armement :
- 2 canons de 340 millimètres dans les tourelles fermées, avant et arrière (1);
- 4 canons de 100 millimètres à tir rapide, aux angles de la superstructure, de part et d’autre, et au-dessus des tourelles, avec masques en acier de 76 millimètres ;
- 4 canons de 47 millimètres, tir rapide;
- 12 canons de 37 millimètres, tir rapide;
- 2 tubes lance-torpilles.
- 300 hommes d’équipage.
- (362 pour FAmiral-Tréhouart, 340 pour le Bouvines.)
- (1) Pour le Jemmapes et le Valmy; sur les deux autres navires, les grosses pièces sont de 30o millimètres et celle avant est remontée d’un entrepont. 11 y a en outre 4 canons dê 100millimètres en plus ; ces canons sont placés au centre du navire et tirent par le travers.
- (.A suivre.)
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- ARTS MÉCANIQUES
- remarques sur les appareils de block-system, par Ed. Sauvage, Membre du Conseil.
- Le block-system .ou cantonnement, réalisé à l’aide de signaux séparant les trains, de manière à prévenir les collisions, est d’un emploi de plus en plus étendu sur les grandes lignes de chemins de fer. La manœuvre de ces signaux se fait habituellement à main d’homme; mais elle est parfois automatique, les signaux étant actionnés par les trains. Bien qu’il existe déjà un grand nombre de dispositions différentes, soit en service, soit à l’état de projets, c’est un sujet qui occupe encore les inventeurs, et la Société d’Encouragement reçoit assez fréquemment des études de ce genre, relatives surtout au cantonnement automatique. Trop souvent ces communications doivent être écartées, sans recevoir aucune suite, parce que leurs auteurs ont négligé certaines conditions essentielles du problème. Il est fâcheux que des travaux soient ainsi exécutés par des hommes ingénieux et chercheurs sans utilité : aussi paraît-il opportun de rappeler ici quelques détails à envisager dans ce genre d’études, détails qui ne semblent pas attirer toujours une attention suffisante (1).
- Une voie étant partagée en section successives, le cantonnement, sous sa forme théorique la plus complète, ne permet jamais que la présence d’un seul train dans une section : telle est la règle du block dit absolu dans toute sa rigueur. Mais si l’on tient compte des conditions de la pratique, on reconnaît qu’il est indispensable dans certains cas, et opportun dans d’autres, d’admettre des exceptions à ce principe rigoureux. En effet, si un train reste en détresse dans une section, il faut bien en laisser approcher un second train qui le poussera, ou une machine de secours. En outre, en cas de dérangement des appareils qui mettent en relation les postes placés aux deux extrémités d’une section, on ne peut pas interrompre la circulation dans cette section : à moins que cette section ne soit excessivement courte, il est alors difficile de savoir, au moment où on y laisse pénétrer un train, si le train précédent l’a quittée.
- Outre ces dérogations inévitables au principe du block absolu, on est parfois
- (1) Cette question a été l’objet d’une note dans la Revue générale des chemins de fer (février ^887, p. 79), de la part de M. R. Picard, alors chef de l’exploitation de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, sous le titre : Note sur les difficultés que présente l’application de tous les systèmes de block automatiques.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- conduit à en admettre d’autres, surtout dans les sections assez longues, qui existent fréquemment sur les lignes à circulation moyenne. Lorsqu’un train se trouve arrêté à l’entrée d’une section, par suite du passage d’un train précédent, au lieu de retarder ce train pendant un délai non limité, qui risque d’être long (notamment en cas de dérangement des appareils non encore connu), il peut être avantageux de le laisser continuer sa route, lorsqu’un temps déterminé s’est écoulé depuis le passage du train précédent, et après avoir avisé de la situation les agents du train. 11 faut remarquer que l’arrêt trop prolongé d’un train n’est pas seulement fâcheux pour ce train même, mais peut entraver la marche de plusieurs trains suivants, qui se trouveront immobilisés chacun dans une section; la perturbation du service peut atteindre en amont des trains qui n’auront jamais à passer au point où se produit l’embarras initial, parce qu’ils doivent se garer auparavant ou prendre une autre direction à une bifurcation. On voit que les conditions spéciales de l’exploitation de chaque ligne peuvent conduire à des règles différentes.
- Le système dit permissif réduit le signal d’entrée dans chaque section à un simple avertisseur qui n’oblige pas à l’arrêt. A ce système on préfère généralement les systèmes conditionnels, qui autorisent également l’entrée des trains dans les sections bloquées, mais avec certaines formalités.
- A cette occasion, il est bon de remarquer que dans les systèmes permissifs et conditionnels, les échanges de signaux entre les postes correspondants sont un peu plus compliqués qu’avec le block absolu. Il importe que ces signaux soient excessivement simples et précis, pour écarter autant que possible toute chance d’erreur dans la transmission et dans l’interprétation. On conçoit que lorsqu’un poste annonce successivement plusieurs trains au poste suivant, sans recevoir, après chaque annonce et avant la suivante,*l’avis de l’arrivée de ce train, une erreur puisse se glisser dans le compte de ces trains : finalement l’agent de poste d’entrée peut croire la section libre, tandis qu’elle est encore occupée. Il semble que dans bien des cas ce danger soit plus à craindre que celui qui résulterait d’inattention ou d’imprudence de la part du mécanicien conduisant le train admis dans la section bloquée. Il est donc très important qu’un système de block conditionne] tienne compte de ces circonstances et élimine convenablement les chances d’erreur qui peuvent en résulter.
- Par suite d’une rupture d’attelages, une portion de train peut rester engagée dans une section : aussi les agents chargés de la manœuvre des appareils doivent-ils avoir le soin de vérifier que les trains portent bien leurs fanaux de queue, avant d’en annoncer en amont la sortie; mais beaucoup d’appareils automatiques sont défectueux à cet égard.
- D’autres circonstances sont à examiner quand il s’agit de systèmes automatiques fonctionnant par pédales ou par contacts électriques locaux.
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- REMARQUES SUR LES APPAREILS DE BLOGK-SYSTEM.
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- Si la mise à l’arrêt d’un signal par l’action d’une pédale est très satisfaisante (1), parce qu’elle assure la prompte couverture des trains, la mise à voie libre du même signal par une autre pédale est scabreuse, si cette pédale peut être mise en action facilement par inadvertance (ou même par malveillance), sous le poids d’un lorry ou simplement d’un homme.
- Si la pédale de déblocage se trouve dans une station, elle risque aussi d’être manœuvrée intempestivement lors des manœuvres de trains ou de machines. Si, pour éviter cet inconvénient, on éloigne les pédales des stations, il faut alors des appareils spéciaux permettant le déblocage d’une section quand un train se gare dans une station.
- En outre, il semble bien difficile d’empêcher l’action de la pédale de déblocage quand un second train est engagé dans la même section que le premier (à tort ou à raison), ou si une partie du premier train est abandonnée dans la section (2).
- En résumé, on voit qu’en faisant l’étude d’un système de block, il est indispensable de prévoir que, soit dans certaines circonstances tout à fait exceptionnelles, soit même dans le service normal, avec des formalités spéciales, deux ou plusieurs trains peuvent se trouver engagés dans une section; il faut non seulement assurer avec sécurité le passage de ces trains, mais aussi se préoccuper particulièrement de la reprise du cantonnement régulier, après les dérangements d’appareils ou les dérogations autorisées au principe du block absolu.
- Au point de vue des appareils mêmes, il faut remarquer que les conditions du bon fonctionnement des pédales et des contacts électriques sont très dures; il existe quelques types satisfaisants de ces appareils, mais si l’on en prévoit de nouveaux il faut les étudier avec grand soin.
- (1) De telles pédales sont largement employées en France.
- (2) Ces difficultés sont telles qu’il semble qu’un bon système de block automatique, par pédales ou contacts locaux, soit irréalisable, sauf dans des cas particuliers très simples. Mais il existe une autre disposition automatique, usitée auxÉtats-Unis, et actuellemeut en cours d’essai sur un chemin de fer français, qui résout toutes les difficultés de manœuvre résultant, dans les autres systèmes, automatiques ou non, de la présence possible dans une section de deux ou plusieurs trains ou portions de trains : c’est la disposition fondée sur l’emploi d’un circuit électrique formé parles rails : chaque rail constitue un conducteur électrique, mais ces conducteurs sont interrompus, grâce à l’emploi d’un joint isolant, aux extrémités de chaque section; et il suffit qu’un corps bon conducteur, tel qu’un train de roues d’un véhicule quelconque, réunisse les deux rails d’une voie pour que la section soit fermée par un signal d’arrêt.
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- MÉTALLURGIE
- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DES CAUSES DE LA FRAGILITÉ DE l’aCIER,
- par Ch. Fremont.
- On sait depuis longtemps que certains fers, certains aciers, classés comme très satisfaisants par les essais de traction, ne supportent pas le pliage sur barrette entaillée.
- Le métal, essayé par traction, avait montré un grand allongement, une striction bien prononcée, et l’aire du diagramme, ce que Poncelet appelle la résistance vive de rupture, représentait un nombre important de kilogram-mètres.
- Ce même métal, pris sous la forme d’une barrette entaillée par un trait de scie, pourra se rompre par pliage suivant un plan, ou à peu près; le volume intéressé par la déformation sera faible et la résistance vive de rupture ne se chiffrera plus que par un nombre de kilogrammètres insignifiant.
- La fragilité peut être assez grande pour être accusée par un essai de pliage statique.
- Je prendrai comme exemples deux aciers respectivement désignés sous les numéros 9 et 16, et provenant d’usines différentes.
- Chacun d’eux a été essayé par traction, dans le sens du laminage, dans trois laboratoires de mécanique. Ci-dessous les résultats :
- Acier n° 9
- Limite élastique. . 3tkg,25 » 29kg,90
- Effort maximum 60kg,30 59kg,35 57kg,20
- Allongement p. 100. 23,50 23,25 28,00
- Contraction 0,70 })
- Acier n° 16
- Limite élastique 33kg,25 )> 40kg,70
- Effort maximum. . . . 60kg,70 59kg,25 57kg,20
- Allongement p. 100. . 22,00 19,75 22,50
- Contraction 0,69 »
- La largeur des barres ne permettait pas de les essayer directement en tra-
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DES CAUSES DE LA FRAGILITÉ DE L’ACIER.
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- vers. J’ai donc déterminé indirectement la résistance en travers par le cisaillement et, par la même occasion, j’ai vérifié la résistance en long-.
- J'ai ainsi trouvé :
- Acier n° 9
- Long.............Rés. au cisaillement : 30,31 d’ou rés. à la traction : 60,62
- Travers.......... — 28,14 — — 56,28
- Acier n° 16
- Long.............Rés. au cisaillement : 29,77 d’où rés. à la traction : 59,54
- Travers.......... — 28,14 — — 56,28
- La figure 1 reproduit en vraie grandeur les diagrammes de traction superposés, tels qu’ils ont été enregistrés par la machine. Les ordonnées donnent les
- Fig. 1. — Diagrammes superposés d’essais à la traction des aciers n03 9 et 16 (en trait plein, acier n° 9 ; en trait pointillé, acier n° 16).
- résistances à raison de 284 kilogrammes par millimètre ; les abscisses sont les allongements en grandeur naturelle. La courbe pleine correspond à l’acier n° 9, la courbe pointillée à l’acier n° 16.
- En somme, on voit que ces deux aciers prennent à la traction de bons allongements pour leur dureté; leurs coefficients sont très analogues, avec un peu plus de ductilité et de résistance vive pour le n° 9.
- Essayons maintenant ces mêmes métaux par pliage statique : les barrettes ont, comme toutes celles que j’emploie, 30 millimètres de longueur sur 10 de largeur et 8 d’épaisseur; elles sont entaillées, à l’opposé de l’impact, d’un trait de scie de 1 millimètre de large sur 1 millimètre de profondeur.
- Les figures 2 à 5 donnent les diagrammes de pliage.
- Fig. 2. ...... . Acier n° 9 Travers
- — 3............ — Long
- — 4. . Acier n° 16 Travers
- . :— 5' . .... ; — Long
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- Pour l’acier n° 9, la rupture a lieu brusquement, avec une très faible quantité de travail, 2 kilogrammètrés en travers et 3^,5 en long. Pour l’acier
- 3,5 Kgm
- Fig. 2 et 3. — Diagrammes des pliages statiques (en travers et en long de l’acier n° 9).
- Fig. 4 et 5. — Diagrammes des pliages statiques (en travers et en long de l’acier n° 16).
- n° 16, dont la ductilité à la traction était un peu moindre, le travail de rupture
- Fig. 6. — Diagramme de pliage statique d’un acier similaire aux aciers nos 9 et 16, mais non fragile.
- par pliage statique est notablement plus grand : 4 kilogrammètrés en travers et 9ksm,5 en long. Mais ce sont là encore de maigres résultats La figure 6 montre,
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- à titre de comparaison, le diagramme de pliage statique d’un acier similaire (60 kilogrammes de résistance à la traction et 20 p. 100 d’allongement), mais non fragile. Toutes choses égales d’ailleurs, la rupture s’est faite progressivement avec une dépense de 21 kilogrammètres. Une autre éprouvette semblable du même acier, essayée au pliage par choc, a exigé 23 kilogrammètres.
- ographie de six éprouvettes d’un même acier, rompues au choc, avec des vitesses croissantes (grossissement, 2 diamètres).
- Les quatre éprouvettes, travers et long, des deux aciers nos 9 et 16, rompues par pliage statique, sont réunies dans la ligure 7 au grossissement de cinq diamètres.
- On voit immédiatement comme corollaire des chiffres cités que la rupture s’est produite suivant un plan passant par le milieu de l’entaille^ que le volume de métal intéressé et les déformations latérales ont été faibles, surtout pour le n° 9.
- Quand la fragilité n’est pas suffisante pour apparaître dans le pliage statique,
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- on peut, souvent encore, la mettre en évidence en ayant recours au pliage par choc. Dans ce cas, il faut que la hauteur de chute du mouton soit assez grande : la fragilité ne se montre d’habitude qu’à partir d’une certaine vitesse d’impact.
- Ainsi, six éprouvettes entaillées d’un même acier et toujours du même type, marquées respectivement des numéros 1,2, 4, S, 6, 3, ont été essayées au pliage par choc et rompues sous des vitesses respectives de 1 mètre, lm,10, lm,20, lra,30, lm,40, lm,50. Les photographies, au grossissement de deux diamètres, sont réunies sur la figure 8. Les cinq premières éprouvettes ont subi des défor-
- Fig. 9. — Photographie d’une éprouvette rompue par pliage ststtique (grossissement 5 diamètres).
- mations peu différentes; la sixième seule s’est rompue brusquement; le métal esldevenu fragile pour une vitesse de chute de lm,50; il ne l’était pas pour des vitesses moindres.
- Pour expliquer ces faits, on supposait jusqu’ici que la transmission des efforts n’est pas instantanée et dépend de la vitesse d’impact. Le volume de métal intéressé dépendrait donc de cette vitesse et diminuerait en sens inverse. Par suite, dans le produit de la résistance par la déformation, le facteur « déformation » décroissant quand la vitesse de l’effort augmente, le produit lui-même diminuerait et la rupture se ferait avec une moindre dépense de travail.
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- Voici d'ailleurs comment s’exprimait à ce sujet M. Cornut, en 1889 (1) : « Si nous supposons qu’une pièce d’acier, de fer, etc., est soumise à un effort continu, lent et progressif, on comprend parfaitement que cet effort persistant se transmette successivement de molécule à molécule, de telle façon que toutes les molécules du corps sont sensiblement soumises à un effort semblable. Dans le cas, au contraire, où l’effort est brusque, instantané, on comprend que toutes les molécules du corps puissent ne pas avoir le temps de se répartir cet effort,
- Fig. 10. — Photographie d’une éprouvette rompue au choc (grossissement, 5 diamètres).
- et que les premières molécules touchées peuvent être désagrégées tout d’abord tandis que d’autres molécules n’auront supporté aucun elfort apparent.
- « Les métaux peuvent donc présenter des qualités très différentes lorsqu’ils sont soumis à des efforts lents ou à des efforts brusques. »
- A l’appui de cette opinion, on peut apporter un fait expérimental bien connu : l’influence de la vitesse sur les résultats des essais par traction. On sait qu’une augmentation de vitesse augmente un peu la résistance et diminue un peu l’allongement.
- Mais ces variations ne vont pas loin et ne sont pas proportionnelles à la vitesse : des essais par traction à l’aide d’explosifs fournissent des chiffres assez voisins de ceux des essais ordinaires.
- (1) Étude sur les essais des fers et des aciers.
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- Même par pliage, avec de bons métaux, on peut trouver des résultats indépendants de la vitesse de l’essai.
- La figure 9 est la photographie d’une éprouvette marquée P (pression) et essayée par pliage statique; la figure 10 est la photographie d’une éprouvette prélevée tout à côté dans le même métal : elle porte la marque C (choc) et a été
- Fig. II. — Photographie d’une éprouvette entaillée api’ès un léger pliage (grossissement 5 diamètres).
- essayée au pliage par choc. (Grossissement de o diamètres.) Dans les deux cas, les déformations, que permettent de suivre les traits primitivement parallèles gravés sur les barrettes avant l’essai, sont à peu près équivalentes et le volume intéressé reste à peu près le même, malgré l’énorme différence de vitesse entre
- Fig. 12. — Schéma des déformations de l’éprouvette pliée (fig. 11).
- les deux opérations. Dans les deux cas aussi, la quantité de travail dépensée a été sensiblement la même : 25 kilogrammètres.
- Il paraît donc bien que l’opinion admise, quoiqu’elle puisse contenir une certaine part de vérité, n’est pas suffisante à elle seule.
- Pour essayer de la compléter, examinons de près les faits d’expéiience. Prenons un acier de qualité convenable, toujours sous la même forme de
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- barrette entaillée, et faisons-lui subir un commencement de pliage, comme le montrent les figures 11 (photographie) et 12 (schéma). Si les surfaces latérales étaient suffisamment polies, les déformations en sont facilement lisibles. Elles sont formées par la superposition de deux déformations élémentaires, l’une par dépression, l’autre par gonflement. La dépression EFGBH (fig. 12) est à peu près une ellipse dont le grand axe coïnciderait avec la ligne AB joignant le point
- Fig. 13. — Photographie d’une éprouvette en acier non fragile, après pliage statique (grossissement, 5 diamètres).
- d’impact à l’entaille; le gonflement est une fraction d’ellipse ayant même grand axe que la précédente; mais les extrémités des grands axes ne coïncident pas. Ce sont, pour l’ellipse en creux, le point d’impact B et un point placé un peu au-dessus de l’entaille ; pour l’ellipse en relief, le fond A de l’entaille et un point placé passablement au delà de l’impact. Les deux ellipses ont une partie commune AGBH qui est elle-même grossièrement elliptique et dans laquelle les déformations par dépression et par gonflement se superposent et se neutralisent en partie. Il résulte de là que les maximums de déformation, soit par dépression, soit par gonflement, se localiseront à la limite de l’ellipse commune et se tra-
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- duiront d’une part par deux lignes anticlinales BG, BI1 partant du point d’inP pàct, d’autre part par deux lignes svnclinales FG, EH partant du voisinage de l’entaille. Quand on poursuit l’essai par pliage, la rupture se poursuit naturellement suivant les lignes faibles, c’est-à-dire suivant les lignes synclinales, avec étirage progressif le long de ces lignes, grandes déformations de striction, grande dépense de travail ; et, finalement, la partie inférieure de la barrette pliera sans
- Fig. 14. — Photographie d'une éprouvette en acier fragile, après pliage statique (grossissement, 5 diamètres).
- rupture; l’effort aura persisté pendant toute la durée de l’opération de pliage. Ainsi se passent les choses dans le cas des aciers non fragiles dont la figure 13 est le type. -
- Dans le cas d’un acier très fragile (fig. 14 ou 8-3), l’ellipse renflée se réduit
- Fig. 15. — Schéma des déformations d’une éprouvette en acier de qualité intermédiaire.
- presque à rien; la rupture se fait du haut en bas par traction, suivant le plan qui rejoint l’entaille à la ligne d’impact; les déformations à droite et à gauche du plan de rupture se réduisent à une faible striction sur presque toute la longueur : la rupture s’est effectuée brusquement avec une très minime dépense de travail. ,
- Pour les aciers de qualité intermédiaire, les phénomènes qui accompagnent
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- l’essai par pliage sont une combinaison de ceux que nous avons trouvés d’associés dans les cas extrêmes. La zone renflée CBDGKH (fig. 15) s’arrête en K, entre l’entaille et l’impact. Dans ces conditions, la rupture commence par traction, à peu près comme pour les aciers fragiles, et se continue jusqu’en K. Mais là, elle rencontre les lignes anticlinales KG, KD et suit l’une d’elles ou toutes deux à la fois, suivant que les conditions sont plus ou moins symétriques de part et d’autre (fig. 8-1, 8-2, 8-4, 8-5, 8-6). Comme, cependant, la formation de la ligne anticlinale dans la partie HG (fig. 15) est combattue par la superposition de la zone déprimée, il peut arriver que la rupture se poursuive suivant le prolongement de AK; mais elle ne sera plus aussi brusque que pour les aciers où la zone de renflement est rudimentaire.
- Jusqu’à présent, nous avons décrit des faits.
- Pour les interpréter, reportons-nous d’abord à un cas simple.
- Si l’on prend une éprouvette à section rectangulaire et entaillée sur une face d’une mortaise demi-circulaire (fig. 16) et qu’on soumette à la traction l’éprouvette Rinsi préparée, il est connu qu’elle se rompra dans la partie la plus faible, au milieu de l’entaille et suivant un plan perpendiculaire à l’axe (fig. 17). Une striction, d’autant plus prononcée que le métal est plus ductile, apparaîtra sur les trois faces non entaillées; mais cette striction sera limitée à la largeur de l’entaille.
- Si, dans l’éprouvette précédente, on renforce, au droit de l’entaille, les deux faces latérales par un renflement demi-elliptique (fig. 18), et qu’on soumette encore à la traction l’éprouvette ainsi renforcée, la rupture ne pourra plus se faire suivant un plan normal à l’axe, en raison de la résistance supplémentaire apportée par la partie renflée; la déformation se fera donc autour du renflement et, cette fois, nous aurons deux strictions de part et d’autre de ce renflement; la rupture se produira suivant l’une ou l’autre de ces strictions (fig. 19).
- Dans l’essai par pliage de barrettes entaillées, le renflement artificiel que nous venons d’imaginer sur une éprouvette de traction est naturellement produit par la déformation en relief de la zone comprimée. Et l’on voit immédiatement, comme conséquence des faits d’observation et d’expérience relatés plus haut, qu’un acier sera plus ou moins fragile, dans des conditions déterminées, selon que, dans ces conditions, la zone renflée du côté comprimé sera plus ou moins petite et plus ou moins basse. En d’autres termes, les résultats de l’essai dépendront de la position du point K, sommet de l’ellipse de compression (fig. 15) et de la saillie du renflement au-dessus du plan primitif. Si le point K va jusqu’en A (entaille) ou au delà, le métal ne sera pas du tout fragile; si le point K reste tout au voisinage de B, le métal sera extrêmement fragile ; il sera de qualité intermédiaire pour les positions intermédiaires de K. 11 est inutile d’ajouter que la saillie du renflement n’apasmoinsd’importance que sa position.
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- Tout cela semble en contradiction flagrante avec les idées reçues sur l’existence et la situation des fibres neutres qui sont considérées comme formant uu
- Fig. 16 Schéma dune éprouvette entaillée Fig. 17. — Schéma de la rupture à la traction
- soumise à la traction, d’une éprouvette entaillée.
- Fig. 18. — Schéma d’une éprouvette entaillée mais Fig. 19. — Schéma de la rupture à la traction d une renflée latéralement et soumise à la traction. éprouvette entaillée et renflée latéralement*
- plan parallèle aux deux faces comprimée et étirée de l’éprouvette soumise au pliage et également distant de ces deux faces. 11 est vrai que ces idées n ont Tome 101. — 1er semestre. — Février 1901.) 18
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- peut-être pas été étendues explicitement au delà de la limite élastique. Mais, ce qu’il y a de certain, ce qui résulte à 1’évidence de l’observation des faits, c’est que, dans la période des déformations permanentes, la surface des fibres neutres n’est ni parallèle aux faces, ni à égale distance de ces faces. L’aire déprimée et l’aire renflée ne se limitent pas; elles se coupent et la surface des fibres neutres est le lieu des points où la dépression est égale à la surélévation. Quant à la position de cette surface, elle peut varier avec les conditions de l’essai et, à conditions égales, elle varie avec la qualité du métal.
- Nous pouvons donc mettre nos conclusions sous une nouvelle forme et dire :
- Fig. 20 et 21. — Diagrammes des essais à la compression des aciers nos 9 et 16.
- plus la surface des fibres neutres sera rapprochée de la face comprimée, plus l’acier sera fragile; et, réciproquement, plus la surface des fibres neutres sera rapprochée de la face étirée, moins l’acier sera fragile.
- Le fait que la surface des fibres neutres n’est pas, — ou peut ne pas être, — à égale distance des deux faces comprimée et étirée de l’éprouvette soumise au pliage heurte une autre idée reçue, celle de l’égalité entre les deux limites élastiques de traction et de compression. Mais les faits sont là. Nous venons de voir que, dans les aciers fragiles, la zone renflée par compression restait confinée tout au voisinage de l’impact et ne présentait qu’une très faible saillie; dans les aciers non fragiles, au contraire, la zone renflée par compression s’étendait jusqu’au voisinage de l’entaille et faisait saillie en conséquence,
- J’ai essayé de vérifier expérimentalement l’existence d’écarts plus ou moins
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- grands entre les limites élastiques de traction et de compression. J’ai déterminé la limite élastique à la compression des deux aciers n° 9 et n° 16 dont j’ai donné plus haut les limites élastiques à la traction d’après deux laboratoires différents. Les appareils dont je dispose dans mon propre laboratoire n’étant pas destinés à ce genre d’essais, je ne pouvais pas compter sur une très grande précision. Cependant les diagrammes des figures 20 et 21, relevés avec soin, m’ont donné des chiffres qui sont certainement exacts à 1 kilogramme près. Je trouve ainsi 4,4kg,60 pour la limite élastique à la compression du n° 9, et 23ks,40 pour celle du n° 16. On se rappelle que les limites élastiques à la traction étaient respectivement 29kg,90 et 31 kg,25 (moyenne = 30ks,55) pour le n° 9 et 33ks,25 et 40ks,70 (moyenne = 37 kil.) pour le n° 16. On voit que la limite élastique à la compression est pour le n° 9 très supérieure à la limite élastique de traction ; le métal est très fragile. Pour le n°16, l’écart est de sens inverse, même si l’on choisit la plus basse valeur entre les deux, assez divergentes, trouvées pour la limite élastique de traction; ce métal est moins fragile que le précédent tout en étant loin encore de l’idéal.
- Dans le même ordre d’idées, j’emprunte àM. Hadfîeld (1) les résultats comparés de ses expériences sur la série des alliages de fer et de nickel. On a rapproché dans deux colonnes voisines les limites élastiques à la traction et à la compression.
- Essais mécaniques de M. Hadfteld sur les alliages fer-nickel (2).
- Limite Essais de traction.
- Composition chimique. élastique ——
- à la Limite Allongement
- C. Mn. Ni compression. élastique. Rupture. p. 100.
- A. . . . . 0,19 0,79 0,27 22 19 31 35 1
- B. . . . . 0,14 0,75 0,51 22 20 30 36 J
- C. . . . . 0,13 0,72 0,95 20 25 33 31 > non fragiles
- D. . . . . 0,14 0,72 1,92 27 26 34 33 \
- E. . . . . 0,19 0,65 3,82 28 28 37 30 J
- F. . . . . 0,18 0,65 5,81 40 28 41 27
- G. . . . . 0,17 0,68 7,65 40 31 49 26 J
- H. . . . . 0,16 0,86 9,51 70 42 85 9 /
- I . 0,18 0,93 11,39 100 65 94 12 [ , , „
- J. . . . . 0,23 0,93 15,48 80 55 94 ^ ) très fragiles
- K. . . . . 0,19 0,93 19,64 80 47 71 7 1
- L. . . . . 0,16 1,00 24,51 50 32 77 13 J
- M. . . . . 0,14 0,86 29,07 20 25 38 33 non fragile.
- Sans avoir de données bien précises sur la fragilité de ces échantillons, on sait, d’une façon générale, que sur barrettes forgées, les alliages à faible teneur
- (1) Proceed. Inst. Civ. Eng.
- (2) Proceedings ofthe Institution of Civil Engineers, vol. CXXXVIIÏ, Londres, 1898-1899.
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- MÉTALLURGIE.
- FÉVRIER 1901.
- en nickel sont plutôt non fragiles, que la fragilité apparaît pour une teneur suffisante, passe par un maximum vers 14 p. 100 et disparaît au-dessus de 27 p. 100 environ. Le sens et l’importance des écarts entre les deux limites élastiques sont bien d’accord avec ces données.
- J’ai donc été conduit à exprimer mes conclusions dans une note récemment présentée à l’Académie des Sciences (1) en disant qu’un acier est fragile (c’est-à-dire se rompt brusquement au pliage en dépensant une faible quantité de travail), ou non fragile (c’est-à-dire se rompt progressivement en exigeant une quantité de travail proportionnelle à celle qu’exige la rupture par traction) suivant que
- Fig. 22. — Photographie d’une éprouvette entaillée d’un acier non fragile naturellement, mais rendu fragile par l’introduction d’un coin en acier dur (grossissement, 5 diamètres).
- le rapport de la limite élastique à la traction à la limite élastique à la compression est plus petit ou plus grand que l’unité.
- Cependant, cette forme simpliste est probablement trop absolue, parce que les limites élastiques déterminées dans les conditions ordinaires des essais statiques peuvent n’être plus exactement applicables dans le cas des essais par choc et des barrettes entaillées. Il suffirait de dire actuellement, pour ne pas dépasser les résultats de l’expérience, qu’un acier est non fragile ou fragile selon que sa capacité de déformation par compression l’emporte ou non sur sa capacité de déformation par traction dans les conditions de l’essai. Les limites élastiques statiques sont certainement un des facteurs en jeu, mais elles ne sont pas forcément le seul.
- Ceci nous amène à chercher quelle est l’influence des conditions expérimentales pour mettre en évidence la plus ou moins grande fragilité.
- D’après ce que nous venons de voir, tous les artifices possibles capables de déceler la fragilité se ramèneront toujours à l’un des deux suivants : gêner la compression ou favoriser la traction.
- (1) T. CXXXII, p. 202, 28 janvier 1901.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE DES CAUSES DE LA FRAGILITÉ DE LICIER. 269
- Par exemple, si on rapporte, dans une barrette d’acier non fragile, à la place de la partie qui serait normalement mise en compression, un coin dur peu déformable (fig. 22), le métal casse par traction avec une faible dépense de travail ; il est devenu fragile.
- Le rôle des entailles s’explique aisément. (Je ne parle pas de leur forme qui fera l’objet d’une autre communication.) L’éprouvette entaillée (fig. 23) peut être considérée comme la somme d’une série de lames élémentaires a, b, c, d, etc., qui seront soumises successivement à la traction; mais la première éprouvette a, la plus tendue, aura un allongement très restreint, limité au maximum à la largeur de l’entaille; si donc la déformation par compression ne s’étend pas jusqu’à l’entaille pour renforcer le métal opposé, cette première
- Fig. 23. — Schéma de la rupture d’une éprouvette entaillée d’un acier fragile.
- éprouvette se rompra, comme nous l’avons vu, suivant un plan passant par le milieu de l’entaille ; l’effort maximum qui a déterminé la rupture se trouvera réparti sur une section diminuée d’autant, et la rupture se propagera instantanément jusqu’à ce qu’elle soit arrêtée par le renflement dû à la compression, si ce renflement a pu se former. En somme, l’entaille a favorisé la rupture par traction.
- En l’absence d’entaille, l’allongement de la première éprouvette élémentaire n est plus localisé; il peut s’étendre sur toute la face tendue. Ici encore, le métal pourra être fragile si, la déformabilité par compression étant relativement faible, la plus grande partie de la déformation totale se fait par traction; mais les conditions sont aussi contraires que possible à la mise en évidence de la fragilité.
- Pour expliquer l’influence de la vitesse du choc, on peut faire intervenir la notion courante, c’est-à-dire la diminution du volume intéressé à mesure que la vitesse d’impact augmente; la zone soulevée par la compression est d’autant moindre; mais pour que cette influence apparaisse, il faut que le métal soit assez voisin d’un certain point de passage pour que de petites variations déplacent la surface des fibres neutres. Si le métal est franchement bon ou fran-
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- MÉTALLURGIE, --- FÉVRIER 190i.
- chement mauvais, ses propriétés sont trop marquées pour que le rôle de la vitesse se manifeste.
- Par induction à partir des faits prouves, j’arrive à prévoir, autant que de pareilles prévisions sont permises, que d’autres influences, facteurs connus de la fragilité, s’expliqueront un jour par le jeu des variations relatives de la déformabilité par traction et de la déformabilité par compression : ainsi le rôle du froid, celui du travail au bleu, celui des vibrations et de la fatigue.
- Ces expériences montrent que les essais de traction seuls, pas plus que les essais de compression seuls, ne définissent un acier. Les deux sont nécessaires, et le pliage qui les réunit est un mode d’essai complet, à condition qu’on lui donne, par des artifices bien choisis, le degré de sensibilité convenable, ni trop (tous les aciers paraîtraient fragiles) ni trop peu (la fragilité n’apparaissant plus). C’est ce que l’on obtient par des entailles de formes et de dimensions appropriées.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- HORLOGE DE L’HOTEL DE VILLE DE PHILADELPHIE (1) i
- Cette horloge construite par M. Warren S. Johnson, située à une hauteur de 110 mètres, est remarquable par ses dimensions exceptionnelles : — diamètre du
- Fig. 1 et 2. — Horloge de l’hôtel de ville de Philadelphie. Vue d’une partie de la salle des pendules astronomiques.
- cadran, 7m,50 — et par la manière dont elle est commandée par des relais à air comprimé, au moyen d’un pendule astronomique d’une précision parfaite et installé à 60 mètres sous les cadrans.
- (1) Journal of the Franklin Inslitute, février 1901.
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- La chambre où se trouve le pendule astronomique, au septième étage de la tour, a des murailles de 4 mètres d’épaisseur, et le pendule se pose sur des poutres de fer scellées dans cette muraille, en une chambre de fer et de cuivre garnie de panneaux en faïence feutrés ainsi que la porte pour la rendre absolument close à l’air et à la poussière. Le pendule est porte' par un socle en fonte de 250 kilogrammes (fig. 1, 2 et 3) pourvu de trois vis calantes. Le poids moteur passe dans un compartiment séparé du pendule, dont il ne peut pas ainsi influencer la marche par le déplacement de l’air
- Fig. 3. — Thermostats, commutateurs, téléphones, etc.
- que provoque son passage. Le mécanisme est renfermé dans une cage en verre étanche avec un petit bouchon que l’on retire une fois par mois pour remonter le pendule avec une longue clef.
- A côté du pendule astronomique a, se trouve (fig. 2) un pendule auxiliaire B, pour parer au cas d’un dérangement du pendule A.
- Sur la muraille de la salle, à l’extérieur, se trouvent (fig. 3) un manomètre qui donne la pression de l’air comprimé, d’environ 0ks,60, un téléphone en relation avec l’observatoire local, et un relais r, en relation avec l’observatoire de Washington, et qui, chaque jour, un peu avant midi, répète les oscillations du pendule à seconde de cet observatoire. Ce relais s’arrête dix secondes avant la méridienne, puis repart juste à midi, avec un déclic assez bruyant pour être entendu de l’extérieur pendant qu’on
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- HORLOGE DE l’hÔTEL DE VILLE DE PHILADELPHIE.
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- regarde le cadran de l’horloge au travers d’une vitre [de^la salle, dans'laquelle on ne peut pénétrer qu’une fois par irçois.
- Fig. 4. — Horloge astronomique. ^ig. ^ et 6. Coupes de la tour et d un cadran.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
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- Fig. 7. — Plan de la salle des cadrans,
- /
- Fig. 8. — Transmission d’un cadran.
- Éig. 9. — 'Aiguilles.
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- HORLOGE DE l’hÔTEL DE VILLE DE PHILADELPHIE.
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- Le robinet 3 est celui de l’air comprimé : dans la position qu’il occupe sur la figure, c’est le pendule astronomique qui commande la distribution de cet air au cadran
- Fig. 10. — Cadran vu de l’intérieur.
- de la tour ; dans la position opposée, cette distribution est commandée par le pen dule b.
- Un thermostat TS contrôle l’admission de l’air comprimé au mécanisme T, qui commande le commutateur H d’un chauffoir électrique, par lequel l’air de la salle est
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- Fig. 11. — Squelette d’un cadran.
- Fig. 12. — Commutateurs de l’éclairage des cadrans et des compresseurs, régulateur de la pression de l’air.
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- HORLOGE DE L’HÔTEL DE VILLE DE PHILADELPHIE.
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- ainsi constamment maintenu à 24°, de manière à éviter les irrégularités dues aux variations de température.
- Le distributeur d’air comprimé est représenté par les figures 14 et 15. Cet air arrive par r, le pointeau x et le canal u en n, sous le levier H commandé par la came g de l’arbre des minutes de l’horloge astronomique, — qui ouvre ainsi n pendant un demi-tour de g. Gomme cette ouverture g est plus grande que celle du pointeau x, elle fait baisser la pression dans la chambre à diaphragme m, qui se déprime, puis se regonfle quand H referme n. Ces battements du diaphragme se transmettent par le levier b, à rappel w, au genou fcdop, qui manœuvre la valve v, à rappel </, la ferme quand m se gonfle et, quand m se dégonfle, l’ouvre au conduit u, qui aboutit au cadran de la
- Fig.’’13. — Compresseur électrique.
- tour, par le tuyau c (fig. 16 et 17) dans la cloche à diaphragme T, dont la tige t commande l’ancre f f, à rappel par ressorts multiples i, pivotée sur billes en b. Cette ancre commande l’arbre des minutes m par le rochet à 30 dents D et contre-cliquets rs, empêchant le recul. Les ressorts i sont multiples, pour que la rupture) d- l’un d’eux ne puisse pas arrêter l’horloge. Chacun des cadrans A,B,C,D (fig. 7) de la tour est actionné par un de ces mécanismes E,F,G,H.
- Ces cadrans sont logés dans l’ossature métallique du clocher qui commence (fig. 5 et 6) à l’horloge. L’arbre m commande celui f de l’aiguille des minutes de chaque cadran par le renvoi A (fig. 8) à joint universel aa et pignon hélicoïdal b, entraîné par la vis de a, qui permet, au montage, d’orienter n et f par rapport à m de manière que les aiguilles soient bien simultanément sur les divisions des minutes.
- L’extérieur des cadrans (fig. 11), qui sont en fer, est plaque de bronze épais de 6 millimètres. On remarquera (fig. 10) que les heures n’y sont pas indiquées par des chiffres romains, mais seulement par des gros traits tous de même valeur, ce qui, à l’usage, ne présente aucun inconvénient. Les aiguilles, en tôle de cuivre armée (fig. 9) et très larges ont celles des minutes 3m,60 et celles des heures 3 mètres; elles sont
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRfER 1901.
- équilibrées et supportées par un fort palier en bronze (fig. 11) : poids de chaque aiguille 130 kilogrammes. Leur arbre en bronze phosphoreux a 65 millimètres de diamètre et lm,50 de long, avec, à l’intérieur, l’arbre des minutes monté sur billes et (fig. -6) la réduction à 750 millimètres derrière le cadran. Derrière chaque cadran, se trouve, à 0m,60 (fig. 6 et 10) un grand réflecteur de 7m,50 de côté, en tôle émaillée blanche, avec 250 lampes à incandescence qui éclairent uniformément et sans ombres.
- Cet éclairage est commandé par un commutateur à quatre contacts BA (fig. 12) de 500 ampères, à bras chargé i, actionné par un diaphragme à air comprimé T, qui ferme
- Fig. 14. — Compresseurs hydrauliques.
- les quatre connexions en le relevant verticalement puis en le laissant retomber à droite sur son toc. L’air comprimé est distribué à T par le mécanisme TN, commandé par les impulsions mêmes de l’air dans les conduites des cadrans, et qui laisse l’air passer dans T tant que sa partie noire, réglable suivant la longueur des nuits, soulève la soupape o.
- La pression de l’air est réglée à 0kg,015 près par le régulateur LD (fig. 12).
- Les deux compresseurs électriques qui marchent ensemble, mais dont un seul suffit en cas d’accident (fig. 13), mis en train par les commutateurs B et C (fig. 12), sont placés à 110 mètres du sol, pour avoir de l’air aussi sec et pur que possible. Enfin, en cas de manque du courant électrique de la ville, on aurait recours à trois compres-
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- Fig. 13 et 16. — Transmetteur.
- Fig. 11 et 18. — Mécanisme des minutes d’un cadran. Élévation et plan.
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- seur hydrauliques (fig. 14) branchés, pour plus de sûreté, sur deux canalisations différentes.
- Cette horloge marche depuis deux ans sans dérangement notable, et l’on voit que tout y est prévu pour parer aux accidents.
- foyer Münker, essais a l’usine de poutiloff (1).
- Le charbon tombe de la trémie A (fig. 1) dans la boîte B, au fond de laquelle se déplace un poussoir C (fig. 6), qui distribue le charbon sur les plaques horizontales, placées en face du foyer. Les pelles G, qui se meuvent autour les axes R et R1? projettent, sous l’action des ressorts L et L4, le charbon des plaques de G dans le foyer.
- Le mouvement des pelles et des poussoirs est commandé de l’arbre K, par un
- Fig. 1 à 4. — Foyer Münker adapté à une chaudière à foyers intérieurs.
- dynamo avec cône à cordes J. Les ressorts de G sont commandés par les saillies ni, nr> n%> n'n n\ n\ (fig. 3), des disques t et tl fixés à l’arbre principal, actionné, de l’arbre f, par les pignons u et v (fig. 4). Comme les bords de ces saillies se trouvent à différentes distances de l’axe de rotation, la projection des morceaux de charbon se produit avec une force variable.
- La roue E commande par bouton de manivelle et coulisse le levier D (fig. 5) qui imprime au poussoir C un mouvement alternatif.
- Les principales données de chaudière (fig. 8) étaient les suivantes : :
- (1) Zapisky de la Société Technique lmp. russe. Nov. 7 et 8, 1900.
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- Tome 101. — 1er semestre. —Février 1901.
- ^ Fig. 5 et 6. — Foyer Münker. Détail du mécanisme.
- Ïs2>
- 00
- FOYER MÜNKER, ESSAIS A L USINE DE POUTILOFF
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- ..il. r. ,,L.
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- Corps supérieur :
- Diamètre lm,84; longueur 3m,95; épaisseur des tôles 19 millim.
- 70
- 88 tubes de — millim. de diamètre.
- 76
- Surface de chauffe des tubes............................. 77m2,44
- — — du corps................................14m2,99
- Total.................92m2,43
- Plan de vaporisation.....................lm,84 x 3m,9o = 6m2,5
- Volume de vapeur........................................... 2m3,7
- — d’eau................................................. Sm3,3
- Fig. 7. — Chaudière d’essai du foyer Münker.
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- FOYER MUNKER, ESSAIS A L’USINE DE POUTILOFF. Chaudière inférieure :
- Diamètre lm,8; longueur 4m.4; épaisseur des tôles 19 millim. Diamètre du foyer 0m,9 ; épaisseur 14 millim.
- Surface de chauffe du foyer.................................10m2
- — — du corps..................................17m2,73
- Total..................27m2,73
- Plan de vaporisation.....................1,5 x 4,6 = 6m2,9
- Volume de vapeur....................................lm3,87
- — d’eau..........................................4m3,69
- Surface de grille......................0,88 X 2,15 = lm3,88
- On mesura l’eau dépensée par un compteur. On plaça en même temps, sur les deux embranchements du conduit d’eau, deux autres compteurs, l’un pour la chaudière supérieure et l’autre pour la chaudière inférieure.
- Le charbon se pesait chaque fois qu’on le livrait directement au chauffeur. On le séchait avant de le peser et on le mélangeait afin d’avoir un chauffage uniforme. On prélevait chaque fois un échantillon du mélange, qu’on envoyait au laboratoire de l’écoie d’artillerie.
- On détermina la température des gaz : dans le foyer par le thermophone Yiborg, au passage dans le deuxième carneau par le pyromètre électrique Le Chatelier, au passage dans le troisième carneau par un thermomètre enregistreur en mercure et acier.
- Le tirage dans la cheminée était mesuré par un anémomètre Durre.
- L'analyse des gaz pris dans la cheminée était faite par un appareil d’Orsat.
- La chaudière destinée aux essais était placée avec sept autres de même dimension, formant ainsi un groupe. Huit autres chaudières formaient un autre groupe. Les deux groupes utilisaient le tirage de la même chaudière. Hauteur de la cheminée 58 mètres, diamètre 2m,90.
- Le tableau suivant donne la vaporisation par heure obtenue avec ce foyer pendant l’essai du 5 mai 1899, avec des dépenses de charbon variant de 67 à 97 kilos par mètre carré de grille et par heure, et un tirage de 15 millimètres d’eau : température de la cheminée 216°; composition moyenne des gaz à la cheminée CO2 10 p. 100, 0,7, Az 83.
- VAPORISATION TOTALE PAR MÈTRE CARRÉ DE CHAUFFE.
- Chaudière inférieure. Chaudière supérieure. En général. Chaudière supérieure. Chaudière inférieure. En général.
- 556 kil. 745,5 1 301,5 8,07 20,1 10,85
- PAR MÈTRE DU PLAN d’évaporation. PAR MÈTRE CUBE DU VOLUME DE VAPEUR.
- Chaudière inférieure. Chaudière supérieure. En général. Chaudière supérieure. Chaudière inférieure. En général.
- 114,6 80,5 97,4 276,0 297,0 286
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- La capacité calorifique du charbon sec était de 7 737 calories et celle du charbon humide de 7 128.
- Le bilan des calories a été le suivant.
- Utilisées pour la vaporisation.................................... 63,83 p. 100
- Perte à la cheminée............................................... 12,60 —
- Perte par l’humidité du charbon................................... 0,70 —
- — par les cendres : presque nulle.
- — par rayonnement.............................................. 2,87 —
- Essai avec chauffage à la main. — On obtient les résultats suivants :
- VAPORISATION TOTALE PAR MÉTRÉ CARRÉ DE CHAUFFE.
- Chaudière inférieure. Chaudière supérieure. Moyenne. Chaudière supérieure. Chaudière inférieure. Moyenne.
- 880 kil. 1240 2120 13,41 31,75 17,6
- PAR MÈTRE CARRÉ DU PLAN D’ÉVAPORATION. PAR MÈTRE CUBE DE VOLUME DE VAPEUR.
- Chaudière supérieure. Chaudière inférieure. Moyenne. Chaudière supérieure. Chaudière inférieure. Moyenne.
- 190,7 127,5 158 459 480 465
- Le tirage fut cette fois-ci plus fort que pendant le premier essai, en moyenne de 18,8 millimètres d’eau.
- Température moyenne : de la cheminée 205°.
- Bilan des calories :
- Utilisées........................................................... 64,88 p. 100
- Perte par les gaz................................................... 11,1 —
- — par l'humidité............................................... 0,6 —
- — par les cendres.............................................. 0,12 —
- — par le rayonnement, etc...................................... 23,3 —
- Le foyer de Mükner est simple, fonctionne bien et sans fumée. Dans certains cas, il peut présenter une réelle économie.
- ESSAIS d’un MARTEAU PNEUMATIQUE, D’APRÈS M. A. LUDICKE (1)
- M. le professeur Lüdicke, de Brunswick, exécuta ces essais sur un marteau pneumatique Arns qui sert dans l’atelier principal de la gare de cette ville, à aplatir les agrafes des bandages.
- Ainsi que le montrent les figures 1 à 4, le piston moteur a son cylindre G, de 193 mm., fixé sur un cylindre c2, de 180 millimètres incliné de 18°, dans lequel se meut le marteau de 34kg,5, empêché de tourner par rainure et languette.
- (1) Vereines Deutscher Ingenieure, 22 déc. 1900, p. 1787.
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- ESSAIS D’UN MARTEAU PNEUMATIQUE. 285
- La levée du marteau a varié de 190 à 200 mm. Sur le cylindre c2, on a disposé, en o, un robinet h destiné à régler la force du choc. Le marteau donne les coups les plus puissants lorsque ce robinet est entièrement fermé, et aucun coup lorsqu’il est entièrement ouvert.
- Lorsque le piston remonte, le robinet étant fermé, J’air se raréfie dans le cylindre.
- Fig. 1 à 4. — Essai d’un marteau à air. Ensemble du marteau. Détail du cylindre. '
- La pression atmosphérique fait remonter le marteau, qui continue son mouvement d’ascension pendant que le piston moteur commence à descendre. L’air contenu dans le cylindre est alors comprimé ; le mouton s’arrête etest ensuite repoussé énergiquement.
- Pour les essais, on avait (fig. 5) intercalé un dynamomètre Rieter entre l’arbre de commande du marteau et la commande du plafond, et en i (figure 4), on avait placé un indicateur, dont le tambour était actionné directement par le piston moteur. Les arbres iv1 et w% du dynamomètre tournent dans des paliers fixes et portent des poulies
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- Sj et s2 de même diamètre. L’arbre w2 est supporté par deux leviers H, parallèles et articulés en p; à ces leviers on a fixé, en f, un ressort, et, en t, un dash-pot à glycérine pour amortir les oscillations. Les engrenages rq i\ r3 ont une circonférence égale à 1 m. La poulie s1 était mue par une courroie ouverte longue de la commande au plafond. Entre s2 et Ie marteau, on n’a pu placer, en raison des dimensions du dynamo-
- ---5W---V*I
- Fig. 5. — Installation de l’essai.
- mètre et des circonstances locales, qu’une courroie très courte, ce qui explique le glissement moyen constaté de 3 p. 100.
- Lorsque, le sens delà rotation étant celui indiqué par les flèches, il se produit entre ?q et r,, ainsi qu’entre r2 et r3 une pression des dents P, elle détermine sur w2 une réaction 2P, qui doit être annulée par la tension du ressort. Mais comme le bras du levier du ressort Z2 est deux fois plus grand que celui lx de la réaction 2P, le ressort est tendu par la pression P qui s’exerce entre les dents. L’allongement du ressort est enregistré sur une bande de papier mise en mouvement par w2. La pointe ix trace la ligne zéro et i2 la courbe des efforts.
- Au début, vers le milieu et à la fin de chaque essai, on déterminait, en détachant
- _____.-------=====----------d~
- Fig. 6 et 7.
- la courroie, le travail absorbé par la résistance du dynamomètre, qui était en moyenne de0,385 ch., pour une vitesse de rotation des arbre wi à w3 de 260 tours par minute. On faisait des essais en plein travail et avec le robinet entièrement ouvert. On relevait simultanément des diagrammes à l’indicateur et au dynamomètre. Grâce à la grande régularité des tracés du dynamomètre, il était facile de déterminer la pression moyenne P exercée entre les dents. Comme les pignons rx et r3 du dynamomètre ont une circonférence primitive de 1 m., le nombre de tours par minute n, que l’on peut lire
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- ESSAIS D UN MARTEAU PNEUMATIQUE.
- 287
- sur un compte-tours porté par l’arbre u\, donne la vitesse par minute et le tra-
- p fi
- vail transmis est exprimé en ch.-vap., par la formule N =--------------
- 60 X 75.
- Les résultats des essais sont consignés dans le tableau suivant :
- NUMÉRO do l’essai. MESURES AU DYNAMOMÈTRE. MESURES A L’INDICATEUR.
- Tours par minute n. Tension du ressort P. Travail transmis. Coups par minute. Surpression moyenne dans le cylindre. Travail du piston moteur.
- 2 258 kilogrammes. 99 chev.-vap. 5,676 303 atmosphères. 1,140 chev.-vap. 3,062
- 3 260 102 5,893 303 1,100 2,985
- 4 254 98 5,531 296 1,080 2,873
- 5 258 100 5,733 300 1,025 2,753
- 6 266 100 5,911 310 1,100 3,054
- 7 270 100 6,0 314 1,250 3,515
- 8 260 97 5,604 303 1,105 2,998
- 9 270 100 6,0 314 1,900 3,221
- 15 262 96,4 5,612 305 1,000 2,731
- 16 262 100 5,822 ,, » »
- 17 258 96 5,504 300 0,965 2,592
- 18 252 92 5,152 294 0,975 2,567
- 19 354 93 5,25 296 0,975 2,570
- En moyenne . 2,3 97,92 5,668 303 1,075 2,926
- Le travail dépensé était donc, en moyenne, de 5,668 — 0,384 (résistance du dynamomètre), c’est-à-dire de 5,12 ch.-vap., environ. De ce travail, on dépense dans le cylindre, pour comprimer et raréfier l’air, 2,926 ch.-vap., ou 55 p. 100 environ.
- La figure 6 donne le diagramme de marche à vide du dynamomètre et la figure 7 le diagramme de l’essai n° 7, pendant lequel de marteau a donné les coups les plus forts (314 par minute). Les pointes qui font le plus saillie dans les diagrammes sont dues à ce que l’agrafe trop large de la courroie du marteau heurtait de temps à autre la fourche de la courroie. Le diagramme d’indicateur de l’essai n° 7 est représenté par la figure 8. C’est le plus grand diagramme de tous les essais, avec une surpression maxima de 1,94 atm., tandis qu’elle n’a été en moyenne que de 1,77 atm.
- On a fait en outre des essais en laissant le robinet h entièrement ouvert. Il se produisait alors, lors du soulèvement du piston moteur, une surpression tellement faible dans le cylindre que le marteau ne pouvait être soulevé (fig. 9, diagramme de l’essai n° 18). Trois essais, avec le robinet entièrement ouvert, à 258, 240 et 239, en moyenne, 244 tours par minute, ont donné 56, 51 et 49, en moyenne 52 kilog. de pression entre
- les dents, d’où pour travail moyen du marteau
- 244 X 52
- = 2,82 ch. ; il faut en
- 60 X 75
- retrancher environ 0,385ch. pour le dynamomètre; le marteau seul a donc dépensé, avec robinet entièrement ouvert, 3,435 ch.
- Les essais nos 13 et 14, faits dans les mêmes conditions, ont donné, en moyenne 310 tours par minute au dynamomètre, avec une pression entre les dents de54ks,25 et
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- une dépense de travail, pour le marteau de 3,574 ch. Les surpressions moyennes dans le cylindre étaient en moyenne de 0,29 atm., avec, en moyenne, 360 coups par minute; le travail effectué par le piston moteur était de 0,935 ch.
- Grâce aux diagrammes de l’indicateur, et connaissant la quantité d’air contenu dans
- 0 ^ 1!vil Unie
- H
- JJ
- P-100
- Fig. 8 et 9.
- le cylindre, on peut se rendre compte du déplacement relatif du piston moteur et du marteau, en faisant abstraction de réchauffement et du refroidissement de
- 1 nha/t
- Fig. 10 et 11.
- l’air, ainsi que des défauts d’étanchéité., Pour déterminer la quantité d’air, on a supposé que le marteau donne les coups les plus forts lorsque cette quantité est minimum. Alors, lors du soulèvement du piston moteur, il se produit dans le cylindre la pression maximum, et le marteau se soulève jusqu’au plus haut point. La figure
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- ESSAIS D’UN MARTEAU PNEUMATIQUE.
- 289
- montre que le piston moteur arrive, dans sa position la plus basse, jusqu’au plan de contact du cylindre vertical et du cylindre incliné. Par conséquent, le volume minimum d’air est composé de :
- 1° Espace cylindrique entre piston moteur et le marteau................... 3 562cm3,57
- 2° Coin près du marteau, en 4............................................. 18cm3,5
- 3° Évidement dans le cylindre supérieur, en 4............................. 436cm3,0
- 4° Conduit allant au robinet de réglage................................... 183cm3,46
- Total....................... 4 200cm3,53
- Nous avons arrondi ce chiffre pour les calculs à 4 200 cm3.
- Pour déterminer le mouvement du marteau, on s’est servi des diagrammes d’indicateur des essais nos 2, 3, 4 et 8; après avoir déterminé les pressions absolues pour les positions du piston de dixième en dixième de la course, d’après l’équation pv. = const., on a calculé la quantité d’air contenu à chaque instant dans le cylindre ainsi que le soulèvement vertical du marteau au-dessus du point où le marteau touche le bandage.
- Les résultats de ces calculs sont donnés dans le tableau suivant :
- DÉPLACEMENT DU PISTON EN CENTIMÈTRES. 0 1,5 3 4,5 6 7.5 9 10,5 12 13,5 15
- Pressions dans le cylindre en atmosph. abs. . . 0,813 1,295 1,585 1,970 2,305 2,580 2,710 2,615 2,247 1,620 0,808
- Volumes d’air en cm3. . 3 133 3 243 2 650 2132 1 822 1628 1 550 1606 1 869 2 593 5 207
- Levées verticales du marteau en centimèt . . 12,1 18,2 18,77 19,22 18,85 r- o CO 16,75 14,93 12,33 8,90 3,93
- On voit, par ce tableau, que le coup se produit au moment où le piston-moteur arrive à son point le plus bas. Le volume de l’air devrait alors être de 4 200 cm3 et la pression de 1 atm. abs. s’il n’y avait pas de pertes d’air. Mais, pendant que la surpression existe dans les cylindres, l’air s’échappe près du piston moteur et du marteau et la pression finale de la période de descente est d’environ 0,8 atm. correspondant à un volume d’air de 3 205 au lieu de 4 200 cm3, de sorte que le marteau devrait se trouver à 3,93 cm. au-dessous du point où il touche le bandage, ce qui évidemment est impossible.
- La figure 10 donne le diagramme de la pression de l’air pendant l’essai n° 3. La pression à la fin de la période de descente (point 1 du diagramme), tombe au-dessous de la ligne atmosphérique, elle s’élève ensuite entre 1 et 2, avant que le piston moteur se soit soulevé des 0,1 de sa course, jusqu’à la pression atmosphérique, ce qui ne peut être que la conséquence d’une admission d’air venant du dehors ou du soulèvement du marteau par suite du choc ; la pression s’abaisse ensuite régulièrement entre 2 et 3, jusqu’à la tin de soulèvement du piston moteur.
- La figure 11 montre la relation entre déplacement du piston-moteur, le volume de l’air et la position du marteau, comptée à partir du point où il touche le bandage. Les déplacements du piston sont portés en abscisses à l’échelle du 1 /4 et les volumes d’air en ordonnées à l’échelle de 1 millimètre pour 200 c3. On voit que les deux pistons sont le plus rapprochés lorsque le piston moteur s’est abaissé de 9 cm,
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- ou des 0,6 de sa course, et que le marteau commence à s’abaisser lorsque le piston moteur est descendu de 4,5 cm, ou des 0,3 de sa course. Par conséquent la surpression maxima a lieu pendant la descente du marteau. Si l’on élève une ordonnée, à 14 cm. de l’axe, cette droite montre pendant combien de temps le marteau reste dans le cylindre supérieur et de combien il y pénètre.
- On a de plus déterminé les pressions qui ont lieu dans le cylindre pendant la montée du piston moteur, cette détermination a été faite au moyen des diagrammes 2, 3, 4 et 8. On a trouvé :
- Déplacement du piston en centimètres.
- Pression en atmosphères...............
- Déplacement du piston en centimètres. Pression en atmosphère................
- 0 1,5 3 4,5
- 0k,808 0,970 0,960 0,938
- 7,5 9 10,5 12 13,5
- 0k, 893 0,848 0,830 0,820 0,815
- 6
- 0,918
- 15
- 0,815
- Si l’on fait abstraction du frottement, le mouvement du marteau doit commencer lorsque la surpression de l’air extérieur devient égale à son poids (34kg,5). La surface du piston du marteau étant de 254,5 cm2, cette pression est de 0,864 atm. Cette valeur est comprise entre les valeurs 0,893 et 0,848 du tableau précédent; en d’autres termes, le marteau commence (théoriquement) à monter lorsque le piston moteur se trouve entre 7,5 et 9 cm. exactement à 8,4 cm. au-dessus de sa position la plus basse; en réalité, ce mouvement de descente ne commence que plus tard. Mais comme lorsque le piston moteur est parvenu dans sa position la plus haute, le marteau s’est déjà soulevé de 12,1 cm., la levée doit avoir lieu à une très grande vitesse, par exemple suivant la courbe a? y du diagramme figure 11.
- On peut encore déterminer le temps minimum pendant lequel le martean repose, après chaque coup, sur la pièce à ouvrer.
- Pendant les essais nos 2, 3, 4 et 8, le nombre moyen de coups était de 300 environ par minute. La manivelle doit, pour un soulèvement du piston moteur de 8,4 cm.,
- tourner d’un angle de 90° environ ; pour cela, il faut 60 X ^6 _ q 0533 sec par con_ 0 F 300 X 360
- séquent, le marteau repose plus de 0,05 sec. sur la pièce à ouvrer.
- Enfin on pourrait encore déterminer approximativement le travail accompli pendant un coup de marteau, en supposant que le marteau tombe avec une accélération uniforme. Pour un nombre moyen de coups de 300 par minute, et en supposant une chute du marteau (suivant la (verticale) de 0m,1922 la manivelle du piston moteur tourne, pendant la descente du marteau, de 115° environ. La durée de la chute est
- par conséquent de
- 60 X 115 300 X 360
- = 0,0639 sec. D’après nos hypothèses, le chemin par-
- couru par le marteau est de s =
- ^ vt, v étant la vitesse finale, t le temps, d’où
- t
- 2
- 0,1922
- 0,0639
- = 6,01 m. par seconde. Le travail accompli pendant le coup
- est alors -— v = 63kgm
- %
- 5, G étant le poids du marteau,tandis que le travail que le
- marteau de 34kg,5 développerait en tombant librement serait de 34,5x0,1922 = 6kgm,63. Il en résulte que le travail développé par le marteau pneumatique est de 9,6 fois environ plus grand que celui d’un marteau à chute libre de même poids. De plus, le nombre de coups du marteau est d’au moins 2 fois 1/2 celui d’un marteau à chute
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- LAMINOIRS FAWELL ET SCHWAB.
- 291
- libre de mêmes dimensions. Le rendement de ce marteau pneumatique est par con-
- sécfuent de 63,5 X 3^Q = 0,8 environ,
- sequem ue 60>< 75 x5 3
- laminoirs Fawell et Schwab, Kuhlewind et Kennedy.
- Le principal objet du perfectionnement apporté récemment aux laminoirs par MM. Fawell et J. Schwab est de faciliter le remplacement des cylindres par une manœuvre rapide, précise et sûre.
- Les cages 1 de ce laminoir sont (fig. 1 ) comme d’habitude pourvues de vis de réglage 2
- Fig. 1. — Laminoir Fawell et Schwab. Ensemble.
- commandées, de la crémaillère à piston hydraulique 3 (fig. 2) par le train 3,7,8, 8, à pignon 8 calés sur des manchons rainurés sur les tiges des vis 2. Quant à l’enlèvement des cylindres, il s’opère par les pistons hydrauliques 11, conjugués par une traverse 25, à laquelle sont suspendus les tirants 14 14a des chaînes 15 15. On enlève d’abord le cylindre supérieur, que les chaînes déposent sur un truck 22 (fig. 1), roulant sur les rails 20 du chariot 19, appuyés sur les taquets 21 des cages, puis on roule 22 sur 20 à l’aplomb de 19, que l’on mène à la grue chargée d’en enlever le cylindre ; après quoi, l’on soulève le cylindre inférieur, que l’on dépose de même sur 28,ramené à sa position, fig. 1.
- Dans le dispositif, fig. 4 à 7, la traverse 25 est en outre pourvue de tirants 26, qui, par leurs clavettes 28, et constamment levés par les pistons 10, appuient le cylindre supérieur sur les têtes de vis 2. On emploie ordinairement ces tirants 26 pour l’enlèvement du cylindre supérieur, et, comme précédemment, les chaînes 16 pour l’enlèvement du cylindre inférieur; mais les tirants 26 peuvent aussi servir à cet enlèvement en les reliant (fig. 6) par des clavettes 30 aux coussinets 29 du cylindre inférieur.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- Fig. 4 et 5. — La-ninoir Fawell et Schwab à double levée.
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- LAMINOIRS FAWELL ET SCHWAB.
- 2
- Fig. 6 et T. — Laminoir Fawell et Schwab. Détail des cages (fig. 4).
- Laminoir Kuhlewind.
- Fig. 8 et 9.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- Le dispositif de il/. Kuhlewind représenté par les figures 8 et 9, construit par la Hy-draulic Valve and Regulator Co,de Pittsburg, a pour objetde permettre aux coussinets du cylindre inférieur du laminoir de céder sans danger de rupture aux pressions trop
- Fig. 10 à 13. — Laminoir Kennedy. Élévation. Coupes II et III. Détail du coin 23.
- élevées. Chacun de ces coussinets repose sur un bloc 4, rectangulaire, guidé par l’embase 5, et dont la base annulaire C appuie sur une vis à pas allongé 3, portée par un coin 7. Cecoinreposesur un deuxième coin en deux pièces 9 et il,reliées, avec uncertain jeu, par la clavette 10, et repoussées à gauche: 10 par le ressort 13, réglable par 16, et 9 par le ressort 14. Quand la pression sur 4 dépasse la limite voulue, ce bloc cède en faisant tourner la vis 3, qui, abaissant 8, fait avancer à gauche le coin 10-12, malgré le
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- LAMINOIR KENNEDY.
- 295
- ressort 15, puis, malgré le ressort 14, le coin 9, dégagé de 8 par la chute de 10 en 11. Après le passage de l’obstacle, tout reprend sa place sous le rappel des ressorts 14 et 15. Des ressorts 25 maintiennent latéralement le bloc 4 par la réaction des coins 23-24, qui en atténuent les vibrations par leur pression élastique.
- Enfin, il suffit de tirer 12 à la main, par le renvoi 20-22-19, pour desserrer le laminoir.
- Le laminoir universel de Kennedy représente' par les figures 10-14 est remarquable
- Fig. 14. — Laminoir Kennedy. Détail des passes.
- par l’ingénieux mécanisme de commande et d’ajustement des cylindres verticaux 2,2, qui tournent devant les cylindres horizontaux 13 et 14.
- Ces cylindres verticaux ont leurs paliers montés dans deux cages (6 7 6), (6 7 6) guidées en 4-5, supportées à leur partie supérieure par 4 et au bas par des chandelles à rotules 8 8, poussées par les pistons hydrauliques 9 9. Leur écartement est réglé par les vis 11, commandées simultanément par 12 12, et qui supportent à elles seules toute la réaction des cylindres 2, sans y intéresser les cages. Ce dispositif permet d’énnarter les cylindres 2 jusque dans les positions indiquées en pointillés fig. 14, au delà des cannelures externes des cylindres 13 et 15, de sorte que le lingot, travaillé d’abord en 6 sur ses quatre faces, par les cylindres 2, 13,14 et 2, peut être ensuite passé aux cannelures externes, cannelures que l’on peut aussi employer indépendamment du mécanisme deruniversel.
- Chacun des cylindres 2est (fig. 12) commandé par un pignon hélicoïdal 15, en prise avec deux vis 16 et 16, butées dans une cage 18, reliée à 10 par des glissières 20, et rainurées sur les arbres 19 et 17, qui tournent en sens opposé. Le graissage des vis est assuré par un bain d’huile et celui des paliers par des godets 23. Il suffit, pour enlever tout le mécanisme, de détacher de 6 les guides 23 (fig. 13) des glissières 20.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- PRESSE A COTON CONTINUE SwenSOH.
- M. Swenson a récemment apporté quelques perfectionnements à la remarquable presse continue que nous avons décrite à la page 1605 de notre Bulletin de Novembre 1899.
- Tout d’abord, en ce qui concerne la nappe de coton livrée à la presse, elle est for-
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- PRESSE A COTON CONTINUE SWENSON.
- 297
- mée non par deux tambours 2 et 3 (fig. 1), mais par quatre tambours en tôle perforée 2,3, 6 et 7 dont l’intérieur communique avec l’aspirateur 5, de sorte que les flocons de
- coton, aspirés de 1 sur ces tambours, s’y collent en nappes qui, détachées par les batteurs 12, viennent s’ajouter à celles formées sur 2 et 3, pour se réunir, sous l’action Tome 101. — 1er semestre. — Février 1901. 20
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- des batteurs 4, 4, en une seule nappe consistante, épaisse, homogène et d’un travail plus facile à la presse.
- On reconnaît facilement sur les figures 2 à 4 les principaux éléments de la presse de 1899 : en 1 et 4 les cylindres compresseurs, poussés par le cylindre hydraulique 11 sur le coton, que la toile sans fin 12 moule autour du bâton 8. Ces cylindres sont commandés, non plus par des chaînes, mais par des trains d’engrenages faciles à suivre sur les figures, etdont le pignon 16 peut se débrayer de manière à arrêter le tambour 1, de sorte que le tambour 4, continuant seul à marcher, tende la toile et rejette la balle de coton formée.
- Le coton est amené au tambour 1 par deux cylindres lamineurs 28 et 29, serrés par des ressorts, et dont le pignon 31 peut se débrayer par 32, de manière à pouvoir, dès que la nappe de coton forme un pli sur le tambour 1, en arrêter l’alimentation par 28-19 et rectifier ce pli. En outre, au commencement de la formation de la balle, le coton est pressé sur sa toile,non par le cylindre 11, mais, beaucoup plus doucement, par les ressorts 33, qui poussent vers le tambour 1 les paliers 9 du bâton 8, de sorte que la balle n’est jamais foulée au point de s’agglutiner au bâton. Enfin, pour éviter que les bords de la balle ne soient pincés et arrachées de la toile par ceux du tambour 4, on a arrondi comme en 28 (fig. 4) les bords de ce tambour.
- La presse représentée par les fig. 3 à 8 n’a pas de toile d’enroulement, mais deux tambours de positions invariables 3 et 4 et un tambour 7, dont l’axe 8 est levé par la poussée du coton qui s’enroule sur le bâton 28. Les paliers 29 de ce bâton sont chargés par les ressorts 32 et les pistons des cylindres hydrauliques 34, conjugués par l’axe 37, dont les pignons38 roulent sur les crémaillères 39,et dont lefrein 41-42 arrête la chute de 7 après l’enlèvement de la balle. Cet enlèvement se fait après la couverture de la balle et le retrait du bâton 28, en arrêtant par débrayage le rouleau 4, au-dessus duquel les rouleaux 3 et 7 rejettent alors la balle.
- REMARQUE SUR LE COMPOUNDAGE DES MACHINES A VAPEUR, D’APRÈS M. (J. Compiïl (1).
- Dans toute machine, la consommation de vapeur par cheval indiqué et par heure est proportionnelle au quotient -Q-,
- Q étant la dépense de vapeur par coup de piston, calculée d’après le jaugeage de l’eau alimentée dans la chaudière d’essai;
- P étant la pression moyenne de la vapeur dans le cylindre, mesurée sur des diagrammes relevés.
- Le terme Q se compose de trois éléments :
- q, poids de vapeur sensible donné par le diagramme à fin admission, et calculé d’après les dimensions du cylindre et la densité correspondante à la pression;
- q1, poids de vapeur dépensé dans l’espace mort;
- q". poids de vapeur condensé dans le cylindre à fin admission insensible au diagramme et donné par la différence Q — (ç+Q1), d’après une expérience de jaugeage direct à la chaudière.
- Dans une machine compound, le terme P se compose de
- p
- -, pression moyenne dans le petite cylindre diminuée dans le rapport du volume des deux cylindres r;
- p', pression moyenne dans le grand cylindre.
- (1) Les chaudières et les machines à l’Exposition de 1900, Société des Ingénieurs civils de France, Janvier 1901, p. 130.
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- remarque sur le compoundage des machines a vapeur.
- 299
- Gela étant, nous rappellerons que la puissance d’une machine compound ne dépend que du volume du grand cylindre, lequel volume doit être théoriquement celui de la machine à un seul cylindre de même force, les volumes de vapeur enfermés à la fin de l’admission dans le petit cylindre de la compound ou dans la machine monocylindrique étant les mêmes; théoriquement, le volume du petit cylindre n’a aucune influence sur le travail à obtenir.
- Si nous comparons alors les deux machines, la première monocylindrique, la seconde compound répondant toutes deux aux conditions suivantes :
- 1° Égalité des volumes du grand cylindre compound et du volume de la machine monocylindrique;;
- gù Égalité des volumes et de la pression et par suite du poids q de la vapeur sensible au diagramme, renfermé à fin admission dans le petit cylindre compound et dans la machine
- mono-cylindrique;
- Les relevés de diagrammes à l’indicateur montrent, qu’à cause de la perte de pression résultant du passage de la vapeur entre les deux cylindres, le travail recueilli dans la machine P
- compound proportionnel à ~ + p' est plus faible que celui proportionnel à P fourni par la
- machine monocylindrique et que, partant, la consommation serait a priori plus forte, si d’autres raisons ne venaient en même temps diminner les facteurs q' et q" (dépense de vapeur dans l’espace mort et'condensations à l’admission), du numérateur de la consommation par cheval et par heure. C’est de la variation de ces (divers facteurs que résulte la consommation par cheval.
- En fait, la pratique et les essais ont montré que le compoundage appliqué judicieusement avec l’augmentation de pression a permis de diminuer la consommation; c’est dans ces conditions qu’ont été présentés les essais de machines exposées en 1900.
- Ainsi, en parcourant un tableau d’essais de communication présenté par la maison Sulzer frères sur des. machines de sa construction de 1875 à 1900, on voit que la consommation des machines monocylindriques sans surchauffe, qui était de 8,3 kilogrammes pour une puissance de 300 chevaux, à une pression de 6 kilogrammes, s’est abaissée en moyenne jusqu’à n’être plus, à force égale, que de (6,2 kilogrammes à double expansion et à une pression de 7 à 8 kilogrammes et 5,6 kilogrammes à triple expansion et à une pression de 9 à 10 kilogrammes.
- Avec surchauffe, ces chiffres tendent à diminuer encore; on a trouvé une consommation en 1893, de 4,61 à 9,6 kilogrammes de pression et 167° de surchauffe pour une machine à triple expansion de 298 chevaux et, en 1900, 4,27 à 12,83 kilogrammes de pression, 111° de surchauffe pour une machine à triple expansion de 2 883 chevaux (Station centrale de Berlin).
- Pour des machines compound à soupapes de la maison Carels frères, de Gand, on a trouvé des consommations comprises entre 6,2 kilogrammes en 1891, à 437 chevaux et 5,42 kilogrammes en 1900 à 1 275 chevaux Ces chiffres sont très bas.
- Par opposition, il est utile de faire ressortir d’autre part les consommations déjà très basses obtenues avec certaines machines monocylindriques françaises, bien conçues, bien chemisées, etc.
- J’ai trouvé personnellement pour certaines machines monocylindriques Corliss du type de celles exposées, de 150 et 200 chevaux, marchant à 6 kilogrammes, des consommations de 6,75 et 6,6 kilogrammes seulement; ces chiffres sont bien inférieurs à ceux des machines à soupapes à un seul cylindre.
- Il faut reconnaître que les tiroirs de Corliss permettent de réduire au minimum les espaces morts, d’offrir à la vapeur des passages courts et de forme simple présentant de faibles surfaces refroidissantes; tel n’est pas le cas des soupapes et le compoundage des machines à soupapes s impose presque pour abaisser l'a consommation.
- Ces remarques justifient pleinement la création des types présentés dans les sections allemande et autrichienne et qui comportent des soupapes aux cylindres à haute pression et des tiroirs Corliss aux cylindres de détente.
- Je terminerai ces remarques générales en souhaitant que les constructeurs des machines
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- 300
- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- FÉVRIER 1901.
- monocylindriques françaises rappelées plus haut compoundent également leurs machines; elles seraient certainement les plus économiques.
- Ce compoundage a d’ailleurs été appliqué en France, comme je l’ai rappelé plus haut, sur plusieurs machines des groupes électrogènes français de l’Exposition ; les applications, à triple expansion, ont démontré que les tiroirs Corliss peuvent encore être employés pour des pressions de 10 à 11 kilogrammes; il faut en conclure que, si les soupapes sont nécessaires pour la surchauffe, elles ne sont pas indispensables pour des pressions de 10 à 11 kilogrammes.
- Comme résultats du compoundage de machines en France, je citerai les chiffres suivants trouvés pour la consommation des machines Dujardin.
- GENRE DU MOTEUR. PUISSANCE NORMALE. PUISSANCE développée AUX ESSAIS. PRESSION au petit CYLINDRE. CONSOMMATION par CHEVAL-HEURE.
- cher. chev. kilogr. kilogr.
- j Double expansion. . . . 900 483,7 6,43 6,30
- — .... 623 242 6,070 6,067
- — .... 1000 683,82 6,14 6,06
- Triple expansion 1 000 758 10,50 5,941
- 815 581,6 10,25 5,44
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 35 janvier 1901.
- Présidence de M. Voisin Bey, vice-président.
- M. le Président fait part du décès, après une longue maladie, de M. A. Chatin, membre du Conseil depuis 1864, et président de notre Comité d’Agriculture. Tant que ses forces le lui ont permis, M. Chatin a participé avec une remarquable assiduité aux travaux de notre Société. Sa perte, que l’on redoutait depuis longtemps, sera très vivement ressentie par tous ses collègues.
- Correspondance. — M. Collignonj secrétaire, dépouille la correspondance.
- Il fait part du décès de M. Zénobe Gramme, l’éminent électricien, lauréat de notre grande médaille des Arts économiques en 1890, et dont l’œuvre, connue de tous, a si largement ouvert la voie aux progrès des applications modernes de l’électricité,
- M. F. Richard, 102, rue de Bagnolet, présente une turbine éolienne. (Arts mécaniques.)
- M. L. Braun présente une brochure sur la Reproduction des Dessins et la Photographié industrielle, brochure qui est distribuée aux membres du Conseil.
- M. Petitpont présente une communication de M. A. Girardin sur XEpuration de ïAir par le Sol. (Arts économiques.)
- M. A. Nouvelle attire l’attention de la Société sur la situation, à son avis précaire, del'Armurerie française, et indique le moyen d’y remédier. (Commerce.)
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à-la page 175 du Bulletin de janvier.
- Nomination de memrre de la Société. — Est nommé membre de la Société, M. Martin Monnier, ingénieur des arts et manufactures, à Nîmes, présenté par M. G. Richard.
- Rapports des comités. — M. IÀndet présente, au nom du Comité d’Agriculture, un Rapport sur le lait stérilisé, de M. Gaulin. (Voir page 208 du présent Bulletin.)
- Communications.— M. Guillaume fait une communication sur les Travaux du Congrès international de Physique de 1900.
- M. le Président remercie vivement M. Guillaume de sa très remarquable communication, qui sera reproduite au Bidletin.
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- PROCÈS-VERBAUX. --- FÉVRIER 1901.
- Séance du 8 février 1901-
- Présidence de M. Lindet, vice-président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, dépouille la correspondance.
- M. Vinsonneaxi, 5, rue Brochant, dépose un pli cacheté relatif à des appareils pour l'examen optique en place des faisceaux tidmlaires des chaudières.
- M. Eélouis, chimiste à Colombes et M. le D1' Françon déposent un pli cacheté relatif à un sérum oxygénant anti-microbique.
- M. Faudon, 81, rue Saint-Dominique, demande une annuité de brevet pour une peinture hydrofuqe. (Constructions et Beaux-Arts.)
- M. de Montais, à Beauvoir, par Saint-Jean-Froidmentel, présente un changement de vitesse universel. (Arts mécaniques.)
- M. Caspari, président du Congrès de chronométrie, demande le concours de la Société pour l’exécution de travaux relatifs à Y unification des mécanismes d'horlogerie : balanciers, spiraux, etc. (Arts économiques.)
- M. V. Jourioux, 47, avenue de Ségur, présente une cafetière filtre. (Arts économiques.)
- M. F. Monligny, 9, impasse Saint-François, présente un générateur d'acétylène. (Arts économiques.)
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 303 du présent Bulletin.
- Nominations de membres de la Société. — Sont nommés membres de la Société : M. de Genncs, ingénieur civil des mines à Paris, présenté par MM. Pillet et G. Richard;
- Bref, ingénieur à la Société deChâtillon etCommentry, présenté par M. Grenet.
- Rapports des comités. — Sont lus et approuvés les rapports suivants :
- Au nom du Comité des Arts mécaniques :
- De M. Collignon, sur le tour elliptique de M. Vrignault et sur la pompe centrifuge de M. Marchant-Bey (pages 189 et 201 du présent Bulletin)-,
- De M. Barbet sur la chaudière à tubes d’eau, de M. Montupet.
- Communications. — Sont présentées les communications suivantes de :
- M. Vasseur sur le centrator;
- M. le Commandant Fspitallier sur les constructions démontables.
- M. le Président remercie MM. Vasseur et Espitallier de leurs intéressantes communications, qui sont renvoyées aux Comités de Mécanique et des Constructions et Beaux-Arts.
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- livres et ouvrages reçus a la birliothèque
- EN FEVRIER 1901
- Journal of the Iron and Steel Institute, 1900, vol. II.
- Recherches sur les équilibres chimiques, par M. 0. Boudouard, thèse de doctorat. In-8, 100 p. Paris, Gauthier-Viilars.
- Bulletin de la Société d’économie politiqu e, année 1900. In-8, 268 p. Paris, Guillaumin.
- Congrès des Sociétés savantes de Paris et des départements, année 1900, section des sciences. In-8, 230 p. Imprimerie nationale.
- La sécurité du travail dans l’Industrie, par M. P. Razous. In-8, 380 p., 222 fig. Paris, Dunod.
- Du ministère de l’Instruction publique. Expéditions scientifiques du « Travailleur » et du « Talisman ». Crustacés décapodes, Ire partie, par MM. A. Milne Edwards et Bouvier. In-4, 396 p., 32 pl. Paris, Masson.
- Emploi du sulfure de carbone en horticulture, par M. Yermorel, brochure in-18, 40 p. Montpellier, Coulet et fils.
- Exposition de 1900. Compte rendu des travaux des comités d’installation des classes 76 et 77, par M. E. Simon, brochure in-8, 10 pages.
- Les tirs contre la grêle, lre, 2e et 3e notes, par MM. Gastine et Yermorel. 2 brochures in-8, Villefranche, Bibliothèque du Progrès agricole.
- Exposition de 1900. Congrès de surveillance et de sécurité des appareils à vapeur.
- Concours des associations de propriétaires d’appareils à vapeur pour les épreuves hydrauliques de ces appareils, par M. Compère. Chaudières à petits éléments. Résultats au point de vue de la sécurité, par M. Compère. Fabrication des chaudières, matériaux employés, leur mise en œuvre, par M. Compère. Étude sur les accidents des récipients de vapeur, par M. Hébert. 4 brochures in-8.
- Société de secours mutuels de la maison Piat. Fête du cinquantenaire. In-18, 138 pages.
- Statistique viticolè de la Côte-d’Or. Résultats généraux de l’enquête faite auprès des municipalités. In-8, 40 p. Dijon, imprimerie Sirodot.
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- OUVRAGES REÇUS. -- FÉVRIER J901.
- Du ministère du Commerce. Tableau général du commerce et de la navigation. Vol. II :
- Navigation internationale, cabotage français et effectif de la marine marchande. In-4, 454 pages. Imprimerie nationale.
- Du ministère de l’Instruction publique. Réunion des sociétés des Beaux-Arts des départements, année 1900. In-8, 800 p., 67 pl. Paris, Plon.
- Chemie der Seltenen Erden, par MM. Herzfeld et Korn. In-8, 210 p. Berlin, J. Springer.
- De l’Encyclopédie industrielle de M. Lechalas, Traité pratique des chemins de fer d’intérêt local et des tramways, par M. Pierre Guedon. In-8, 384 p. Résistance des matériaux et éléments de la théorie mathématique de l’électricité, par M. A. Foppl. Traduction de M. Hahn. In-8°, 490 p. Paris, Gauthier-Villars.
- De M. J. Pector, membre du Conseil. Annuaire de l’Union nationale des Sociétés photographiques de France, année 1900, et Procès-verbaux sommaires des séances du
- Congrès international de photographie de 1900.
- De M. Bertin, Les marines de Guerre à l’Exposition de 1900. (Extrait de la Revue scientifique de l’Exposition de 1900.) In-8, 100 p., 70 fîg. Paris, Bernard. Stabilité d’un paquebot après un abordage en mer. Extrait des comptes rendus des Congrès d’architecture et de constructions navales de 1900. Note sur les cofferdams des bâtiments de guerre, cuirassés et croiseurs. Brochure autographiée.
- L'Électricité à l’Exposition, fascicule 13. Instruments de mesure électrique, par MM. Montpellier et Aliamet. In-8, 160 p., 250 fîg. Paris, Dunod.
- La Mécanique à l’Exposition. Les chaudières à vapeur pour l’industrie et la marine, par par M. Ch. Bellens. In-8, 142 p., 70 fîg. Paris, Dunod.
- Bu ministère de l’Intérieur. Service vicinal. Programme de l’année 1898. In-4°,330 p. Imprimerie nationale.
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- LITTÉRATURE
- D ES
- PÉRIODIQUES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ
- Du 15 Janvier au 15 Février 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag. . . . Journal de l’Agriculture.
- Ac. . . . Annales de la Construction.
- ACP.. . . Annales de Chimie et de Physique. AM. . , . Annales des Mines.
- AMa . . . American Machinist.
- Ap.. . . . Journal d’Agriculture pratique. APC.. . . Annales des Ponts et Chaussées. Bam.. . . Bulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- BMA . . . Bull, du ministère de l’Agriculture. CN. . . . Chimical News (London).
- Cs........Journal of the Society of Chemical
- Industry (London).
- Cli. . . . Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- DoL. . . . Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dp. . . . Dingler’s Polytechnisches Journal.
- E.........Engineering.
- E’........The Engineer.
- Eam. . . . Engineering and Mining Journal.
- EE........Eclairage électrique.
- EU. . . . L’Électricien.
- Ef.. . . . Économiste français.
- EM. . . . Engineering Magazine.
- Es........Engineers and Shipbuilders in
- Scotland (Proceedings).
- Fi ... . Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Gc........Génie civil.
- Gm. . . . Revue du Génie militaire.
- IC........Ingénieurs civils de France (Bull.).
- U.........Industrie électrique.
- Im . . . . Industrie minérale de St-Étienne.
- IME. . . . Institution of Mechanical Engi-
- neers (Proceedings).
- IoB. . . . Institution of Brewing (Journal). Ea . . . .La Locomotion automobile.
- En . . . .La Nature.
- Ms........Moniteur scientifique.
- MC. . . . Revue générale des matières colorantes.
- N.........Nature (anglais).
- Pc........Journal de Pharmacie et de Chimie.
- Pm. . . . Portefeuille économ. des machines.
- Rcp . . . Revue générale de chimie pure et appliquée.
- Rgc. . . . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- Rgds.. . . Revue générale des sciences.
- Ri ... . Revue industrielle.
- RM. . . . Revue de mécanique.
- Rmc.. . . Revue maritime et coloniale.
- Rs........Revue scientifique.
- Rso. . . . Réforme sociale.
- RSL. . . . RoyalSocietvLondon(Proceedings).
- Rt........Revue technique.
- Ru........Revue universelle des mines et de
- la métallurgie.
- SA........Society of Arts (Journal of the).
- SAF . . . Société des Agriculteurs de France (Bulletin).
- ScP. . . . SociétéchimiquedeParis(BulI.).
- Sie.......Société internationale des Électri-
- ciens (Bulletin).
- SiM. . . . Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- SiN. . . . Société industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- SL........Bull, de statistique et de légis-
- lation.
- SNA.. . . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- SuE. . . . Stahl und Eisen.
- USR. . . . Consular Reports to the United States Government.
- VDl. . . . Zeitschrift des Vereines Deutscher lngenieure.
- ZOl. . . . Zeitschrift des Oesterreichischen lngenieure und Architekten-Ve-reins.
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- 306 LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ------ FÉVRIER 1901.
- AGRICULTURE
- Absinthe (Culture de la grande). Ag. 24 Janv.,
- 141.
- Automobilisme en agriculture. Ln. 9 Fév., 167. Betterave. Comparaison du labourage à vapeur et du labour ordinaire. Influence des binages répétés (Grandeau). Ap. 17 Janv., 82.
- Bétail. Album des races bovines en France. Ag. 19 Janv., 99.
- — Étable de race charolaise. Ag. 9 Fév., 215.
- Blé. Prix de revient. Ag. 26 Janv., 2 Fév.> 133, 173.
- Cannes à sucre. Culture dans l’Inde (Gill). SA. 25 Janv., 147.
- Cartes agronomiques en Belgique. Ag. 19 Janv., 89.
- Chien du Saint-Bernard. Ap. 7 Fév., 188. Constructions rurales. Les fermes (Ringel-mann). Ap. 24 Janv., 123.
- Ensilage (L’). Ag. 19 Janv., 93.
- Engrais phosphatés. Consommation dans le monde (Grandeau). Ap. 24 Janv., 117. — Scories de déphosphorisation. Fumure des prairies. Innocuité (Grandeau). Ap. 7 Fév., 177.
- Lait. Laiterie française et ses récents progrès (Leri). Rgcls. 30 Janv., 82.
- Machines agricoles à l’Exposition. AF. Fév., 165.
- — au concours de Posen. VDI, 2 Fév., 152. Navets. Maladie bactérielle (Potter). RsL.
- Janv., 442.
- Olivier. État de la culture en Algérie (Trabert).
- Bgds. 15 Janv., 16.
- Sidération (La). Ap. 31 Janv., 147.
- Orangers. Arrosage en Syrie. Ap. 19 Janv., 91. Trèfle du Japon. Ap. 7 Janv., 93.
- Vigne. Emploi du sulfure de carbone contre le phylloxéra (Audebert). Ap. 17-24 Janv., 96, 119.
- CHEMINS DE FER
- Chemins de fer et tramivays à l’Exposition. Rgc. Janv., 99.
- — Inde anglaise en 1888-89. Statistique.
- Rgc. Janv., 91.
- — Enzili-Téhéran. E'. 1er Fév., 109.
- — Japon. E. 8 Fév., 180.
- Chemins de fer. Tennessee central. E'. 26 Janv., 88.
- — Exposition du chemin de fer du Midi. Rgc. Janv., 3.
- —• d’intérêt local et tramways en France. Ef. 2 Fév., 133.
- — électriques Orléans-Orsay. Ri. 26 Janv.,
- 34.
- Frein Hibbart et Fitzgerald. RM. Janv., 96. Locomotives à l’Exposition (Rous Marten). E'. Ier Fév., 107.
- — allemandes. Rt. 10 Fév., 53.
- — Thuile. Pm. Janv., 1.
- — Compound Nord-Est Suisse. Gc. 2 Fév., 213.
- — allemandes à l’Exposition. Rt. 25 Janv.,
- 25.
- — hongroises à l’Exposition.Rgc. Janv., SA, — express Burlington Northern.RM. Janv.,
- 85.
- — du Lehigh. Ry. Ici., 87.
- — État danois. E. 1er Fév., 143.
- — État saxon. E'. 1er Fév., 112.
- — Distribution Berth. Bctm. Janv., 97.
- — Vauclin. RM. Janv., 88.
- — Essai d’une chaudière à Purdue. RM. Janv., 88.
- Signaux et enclenchements autrichiens à l’Exposition. Rgc. Janv., 104.
- Station Victoria. Nottingham. E'. 19-26 Janv.,
- . 71, 96.
- Tendeur à double articulation (Giotti). Ln. 9 Fév., 173.
- Trains rapides (Coût des) (Raus Marten). EM. Fév., 885.
- Voie (Pose de la). Comparaison des divers modes de travail (Seymat). IC. Déc., 676.
- TRANSPORTS DIVERS Automobiles.
- — Motocycles (Les) Pennell. SA. 8 Fév., 181. — au pétrole Gaillardet. La. 17 Janv., 38.
- — — Boyer. La. 7 Fév., 85.
- — — Lufbéry. La. 24 Janv., 53.
- — à vapeur Huit à moteur rotatif. La. 31
- Janv., 69.
- — — Thornycroft. RM. Janv., 94. Locomotive routière à ressorts Aveling et Porter. E. 26 Janv., 103.
- Tramways. Congrès international de 1900. Rgc. Janv., 112.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- FÉVRIER 1901.
- 307
- Tramways. Exploitation en France. 1er semestre 1900. Ri. 2 Fév., 47.
- — électriques Grenoble-Ghapareillan. EE.
- 26 Janv., 124.
- _ — Ganz. E'. ler-19 Fév., 114, 135.
- — — Genève, New-York. Ryc.Janv., 122,
- 123.
- — — Poids des accumulateurs nécessai-
- res. Rt. 25 Janv., 27.
- — Freins électriques Sarrasin. EE. 26 Janv., 140.
- — — à courants alternatifs Fisher Hin-
- neni EE. 26 Janv., 134. Tramways à voie mobile (Emploi des) (Lip-mann). Société d’Encouragement de Berlin. Janv., 16.
- Transports en commun (Amélioration des) à Paris (Delmas). IC. Déc., 705.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Air atmosphérique. Spectre des gaz non condensés à la température de liquéfaction de l’hydrogène (Liveing et Dewar). RSL. 5 Fév., 467.
- Alcool. Rectification à Tula (Russie) (Sand). VDI. 19 Janv., 85.
- Amidon (Constitution de 1’) (Syniewsky). Ms. Fév., 142.
- Ammoniac, gaz, combinaison avec le chlorure d’aluminium (Band). CR.
- Argent. Combinaisons avec le mercure (Ber-thelot). CR. 4 Fév., 241.
- Arsenic dans les produits commerciaux. CN. S Fév., 61.
- Bismuth. Protosulfure. Action de l’hydrogène (Pelabon). CR. 14 Janv., 78; 26 Janv., 134.
- — (Oxyde de) (Thibault). ScP. 5 Fév., 155. Blanchiment (Note sur le) (Saget). Ms. Fév.,80. Bougies. Machine continue à mouler (Fournier).
- E. 1er Fév., 142.
- Brasserie. Arsenic dans les bières (Jones). CN. 18 Janv., 25.
- — Refroidissement des bières en fermen-
- tation (Van Laer). IoB. Déc., 439.
- — Rières vertes (Resson). IoB. Déc., 480. Céramique. Kaolins de l’Ailier. Lu. 9 Fév., 161. Chaux et ciments. Dosage du ciment brut.
- Le Ciment, Janv., 3.
- — Décomposition à la mer (Le Chatelier).
- Le Ciment, Janv., 13.
- Cire d’abeilles. Composition et analyse. Ms. Fév., 127, 130.
- Combustion chimique (Origine de la). États allotropiques de l’argent (Berthelot). CR.
- 4 Fév., 234.
- Composés organiques sulfurés. Nouvelles recherches (Berthelot). CR. 14 Janv., 55. Cristaux (Structure intime des) (Sollas). RSL.
- 5 Fév., 493.
- Diastases (Mécanisme des) (Hanriot). CR. 28 Janv., 212.
- Eaux. Épuration par l’électricité. Ri. 9 Fév., 55.
- Explosifs. Poudres sans fumée (Aspinvall). CN. 18 Janv., 26.
- Exposition (Produits chimiques à 1’) de 1900 (Bernard et Gloess). Ms. Fév., 65. Fermentations (Evolution des idées scientifiques dans les industries de) (Bone et Car-penter). IoB. Déc., 454.
- Gaz. Liquéfaction des mélanges gazeux (Cau-bet). CR. 21 Janv., 128.
- Gaz d’éclairage. Réduction de dépense de distribution par l’emploi du gaz comprimé (Shelton). Ri. 2 Fév., 48. Graisses. Indice d’iode absolu des substances grasses. Sa détermination (Tortelli et Ruggeri). Ms. Fév., 105.
- — Graisses d’os, préparation et analyse (Menncekef). Ms. Fév., 121. Hydrogénations directes en présence du nickel réduit, préparation de l’hexahydro-benzine (Sabatier et Senderens). CR. 28 Janv., 210.
- Laboratoire. Manganèse et cobalt. Dosage par le phosphate (Dakin). CN. 25 Janv., 37.
- — Aciers (Analyse des). Bibliographie
- (Bricarley). CN. 25 Janv., 38; ler-8 Fév., 53, 63.
- — Acide salicylique, salicylates et phénols
- (Titrage des) (Telle). CN. 1er Fév., 51. Salicylate ferro-sodique, application comme indicateur au dosage des carbonates alcalins et de l’acide borique (Wolff). Rcp. 5 Fév., 71.
- —• Prises d’essais. Machine automatique Grissler. Rt. 25 Janv., 35.
- — Analyse électrolytique (Principes del’)
- (Hollard). Rgds. 30 Janv., 95.
- Lipase etsa réversibilité (Kastle etLoevenhart). CN. 8 Fév., 64.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- FÉVRIER 1901.
- Mercure. Nouveaux composés, organo-métal-liques (Lumière et Chevrotier). CR. 21 Janv., 145.
- Nickel et Cobalt. Arseniates ammoniacaux (Ducru). RCp. Fév., 160.
- Nitrocelluloses (Les) (Vignon). ScP. 20 Janv.,
- 130, 141.
- Produits inorganiques. État de l’industrie en France (Grillet). Ms. Fév., 80.
- Pétrole. Retene, Pétrolène et Asphalte (Pec-kham). Fi. Janv., 50.
- Platine. Sels complexes (Vèzes). ScP. 5 Fév., 137.
- Photographie. Disparition des images sur les plaques. N. 17 Janv., 278. Saponification de quelques copals. (Indice de) (Lippert et Reissiger). Ms. Fév., 125. Sélénium. État allotropique (Jannders). CN. 18, 25 Janv., 28, 41.
- Sels ferreux, action de la vapeur d’eau (Gautier). CR. 28 Janv., 189.
- Silicium (Spectre du) (Norman Lockyer). RSL. Janv., 403.
- Sodium. Hydrates de peroxyde (Jaubert). CR. 14 Janv., 86.
- — (Bioxyde de)(Forerand). CR. 21 Janv.,
- 131.
- Solutions (Recherches sur les) (Wyroubotï).ScP. 20 Janv., 105
- Sucrerie. Bases xantiques de la canne à sucre (Shorey). Ms. Fév., 120. Teinturerie à l’Exposition. RCp. 20 Janv., 37 ; VDI. 9 Fév., 195.
- — Brevets divers. RCp. 20 Janv., 61.
- — Matières colorantes nouvelles (Grimaux).
- MC. 1er Fév., 40.
- — Précipitation des matières colorantes basiques parles colorants acides, application à l’analyse des matières colorantes (Seyuvetz). MC. 1er Fév., 44.
- — Indigo synthétique, fabrication (Brunck).
- RCp. 5 Fév., 63.
- — Orthoanisidine (dérivés nitrés de)
- (Freyss). SiM. Nov., 375.
- Thallium. Chlorobromure (Thomas). CR. 14 Janv., 80.
- Tîmps^ène(Arséniurede)(Defacqz). CR. 26 Janv., 138.
- — et ses composés (Defacqz). ACP. Fév.,
- 238.
- Uranium (Nitrate d’) (de Coninck). CR. H Janv., 90.
- Verrerie à l’Exposition (Appert). Ie1' Déc., 766.
- Ytria, yterbine et erbine (Isolement des) (Urbain). CR. 21 Janv., 90.
- Zmc-éthyl, préparation (Lachman). CN. IerFév., 49.
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Angleterre. Commerce extérieur en 1900. Ef. 2 Fév., 136.
- Colonies françaises. Richesses minérales (Pelatan). Ru. Déc., 270.
- Concurrence américaine. E. 1er Fév., 156. Congrès ouvrier de 1900 à Huddersfîeld, Musée social. Décembre.
- Congrégations (Immeubles des) Rso. 1er Fév., 224.
- Cuba sous le régime américain. Ef. 26 Janv., 102.
- États-Unis. Production minérale et métallurgique en 1900. Ri. 9 Fév. 57.
- France. Commerce extérieur en 1900. Ef.
- 26 Janv., 2 Fév., 99, 155.
- Grève de Calais, industrie des tulles et dentelles. Ef. 2 Fév., 140.
- Missions. Leur rôle social. (M&r Le Roy.) Rso. 1er Fév., 188.
- Paris. Question du gaz. Ef. 26 Janv., 97.
- — Nouvelles charges locatives. Ef. 26 Janv., 99.
- Production intense (La). Er. 9 Fév., 143.
- Question agraire en Australie et Nouvelle-Zélande. Musée Social., Jajivier.
- Russie. Budget de 1901. EF. 26 Janv., 101. Salaire des femmes mariées. Ef. 26 Janv., 105. Travail à la tâche. EM. Janv., 631.
- Trust (Les). E'. 1er Fév., 119.
- — (Force et faiblesse des). Em. Janv., 761 ;
- E'. Janv., 93.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PURLICS
- Ciments armés. Altérations à la mer. Ac. Janv., 15.
- — Pont de Vigneux. Le Ciment. Janv., 1.
- — Emploi pour les fortifications. Inconvé-
- nients. Gc. 9 Fév. 240.
- Dôme du Reichstag. Berlin. ZOI. 25 Janv., 8 Fév., 52, 81.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- FÉVRIER 1901.
- 309
- Égouts. Ventilation Stone. E'. 9 Fév., 140.
- Lave de Volvic. Emploi dans les constructions. Gc. 9 Fév., 238.
- Plancher ignifuge Fawcett. E. 8 Fév., 173.
- Pont suspendu rigide, nouveau type (Gis-clard). APC. 1900, n° 33.
- — Alexandre-III. Ac. Janv., 2.
- — militaire (Calcul des efforts) (Lerosey).
- Gm. Janv., 1.
- Tunnels. Ventilation Saccardo. Ri. 19 Janv., 24.
- — des Écharmaux, ligne de Paray-le-Mo-
- nial à Lozanno (Ponthier). APC. Janv., 151.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs. Réglementation des fabriques en Allemagne. Ele. 19 Janv., 37. Bobines d’induction (Fonctionnement des) (Johnson). EE. 2 Fév., 180. Conductibilité des sels de sodium dissous dans l’ammoniaque liquéfiée. EE. 19 Janv., 88.
- — des phosphures et arséniures de cuivre
- (Rietzsh). EE. 19 Janv., 111.
- Courants alternatifs (Influence des enveloppes de fer sur les câbles à) (Feldman et Herzog). EE. 26 Janv,, 132. Dynamos. Répartition des lignes de force dans les induits dentés (Dittmar). EE. 2 Fév., 166.
- — Régulateur Thury. EE. 2 Fév., 160. Moteurs asynchrones. (Calcul des) (Fischer Hin-nen). EE. 19 Janv., 101.
- — Détermination des courbes d’intensité
- et de tension (Rupp). EE. 19 Janv., 99.
- Éclairage. Tour Eiffel. EE. 19 Janv., 79.
- — Arc. Lampe Hackl. E. 8 Fév., 165.
- — Incandescence. Études de globes diffu-
- seurs (Smith), Technology Quarterly Sept., 176.
- — Lampes Nerst (Essais de). Elé. 9 Fév.,
- 89.
- Électrochimie. Analyse électrolytique. Procédé Ost et Klaproth pour le dosage de l’antimoine. EE. 26 Janv., 129; 2 Fév., 165.
- — Progrès enl900 (Kershaw). EE. 26 Janv.,
- 143.
- — Cyanuration (ParkWhitaker et Hannay). EE. 26 Janv., 148.
- Électrochimie. Silicium et siliciuresalcalino-terreux. Préparations au four électrique (Shud et Mills). EE. 26 Janv.,149.
- — Cuivre, feuilles,tubes et barres, procédés
- Cowper Cowles et Dumoulin. EE. 26 Janv., 150.
- — Extraction électrolytique du zinc (Ste-
- panow). EE. 26 Janv., 151.
- — Progrès en 1901. EE. 9 Fév., 227. Interrupteurs à pendule Helmoltz. EE. 19 Janv.,
- 110.
- — Wenheldt. Id., 111.
- Magnétisme. Propriétés des dépôts électrolytiques de fer obtenus dans un champ magnétique. (iMaurani).EE. 9Fév.,212. Mesures. Galvanomètre Hartmann et Braum. Elé. 19 Janv., 33.
- — Instruments divers à l’Exposition. EE.
- 19 Janv., 77; 9 Fév., 189.
- — Fréquence-mètre Hartmann. le. 25
- Janv.,30.Petits compteurs d’énergie. El. 9 Fév., 84.
- — Mesure de la résistance des galvanomètres (Day). Elé. 9 Fév., 90.
- Oscillations électriques (Les) Fleeming. JA. 18 Janv., 113.
- Pile fontaine Atgier. Elé. 9 Fév., 86.
- Stations centrales.Exposition .Belleville.EE.
- 26 Janv., 113. Ganz. Gc. 26 Janv., 197. Société de Charleroi. Escher Wyss. EE. 2 Fév., 155-157.
- — d’Abazia. VDl. 26 Janv., 125.
- — De Kander. EE. 9 Fév., 222. Télégraphie sans fils Slaby. Elé. 19 Janv..
- 41. E. 8 Fév., 178.
- — Marconi et divers. EE. 2 Fév., 168-180.
- — Propagation des ondes hertziennes (La-
- grange). CR. 28 Janv., 203.
- — Transmetteurs d’ordres Siemens et Hals-ke. Elé. 26 Janv., 49.
- — Tél auto graphe Ritchie. Elé. 19 Janv., 61. Thermo-électricité. Force thermo-électrique au
- contact des oxydes et sulfures métalliques. ACP. Fév., 145.
- Transformateurs du Creusot. le. 25 Janv., 33. Transmission à 25 000 volts Sainte-Croix-Saint-Paul. le. 2’âJanv., 37.
- HYDRAULIQUE
- Barrages à encombrement et en lit évasé (Vau-thier). APC. 1900, n° 31.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- FÉVRIER 1901.
- Borates des métaux alcalins terreux et de magnésie (Ouvrard), CR. 4 Fév., 257. Distributions d’eau de Lyon. Travaux d’extension (Résol). APC., 1900, n° 29. De To-kio. E. 1 Fév., 140.
- — du Cristal Palace. E'. 1er Fév., 108.
- — Adduction des eaux du Loing et du Lu-
- nain à Paris. Gc. 19 Janv., 181.
- — Fuites (importance des) à New-York. Ri.
- 2 Fév., 47.
- Pompes du canal de la Marne au Rhin. VDI. 2 Fév., 145.
- — Klein. RM. Janv., 96.
- — hydro-vapeur Munford. E’. 9 Fév., 150. Roue Cassel. RM. Janv., 96.
- Turbines Victor. Ri. 26 Janv., 33.
- — Usure hydro-électrique du Saut Mor-
- tier. Gc. 9 Fév., 229.
- MARINE, NAVIGATION
- Alimentation de la Neste. Gc. 12 Janv., 165. Canal du Panama.Nouveauxprojets. E. 1er Fév., 133.
- Constructions navales en 1900. E'. 25 Janv., 81 ; 8 Fév., 131.
- — à l’Exposition de 1900 (Flamm), Société
- cl’Encouragement de Berlin, Janv., 112.
- — Détermination de la position du navire
- quand l’horizon n’est pas visible (Decante). Rmc. Déc. 491.
- Écluse (Calcul d’une porte d’). (Cadart). APC. 1900, n° 32.
- Hélices. Causes et conséquences financières des ruptures d’arhres (Hoyaux). Ru. Déc., 258.
- Machines marines du croiseur Inchdune. E. 19 Janv., 71.
- — du Deutschland. RM. Janv., 61.
- Marine de guerre.
- — Allemagne. Rmc. Déc., 629.
- — Angleterre. Rmc. Déc., 511, 596, 630.
- — Autriche. Kaiser Karl VI, croiseur Rmc.
- Déc. 613.
- — Russie. Croiseur Bayan. Rmc. Déc. 611. Divers.Id. 6V2.Bogatyr.E'. 9 Fév., 137.
- — États-Unis. Rmc., 635. Nouveaux croi-
- seurs. E1 18 Janv., 63.
- — Cuirassés Virginia et Rhocle Island. E. 26 Janv., 123.
- — Essais du Kentucky, Rmc. Déc., 623. Leçons à en retirer. E. 8 Fév., 178.
- Marine de guerre. Blindages à l’Exposition (Bâclé). E. 18-25 Jane., 66, 99; 28Fév., 131, 161.
- — Sous-marins français (Les). E'. 18 Janv.,
- 55, 67; E'. 26. Janv., 86.
- — anciens. E'. 1er Fév., 109.
- — Torpilleur Nordenfeldt. E'. 9 Fév., 146. Marée. Étude sur le régime de la marée dans
- les estuaires des fleuves(Bourdelles). APC. 1900, n° 28.
- Navire insubmersible. Manehin et Boudroux. La. 28 Janv., 131.
- Paquebots. Red Star Line Vaderland.E'. 1 evFév., 116.
- Pêches maritimes. Divers. Rmc. Die. 679.
- Phares à l’Exposition (Rudolph). VDI. 26 Janv., 129.
- Plan incliné pour bateaux à Foxton. E. 20 Janv.,
- 111.
- Ports de Londres. E. 1er Fév., 147.
- Propulseur hydraulique Marchand. Gc. 2 Fév.,
- 222.
- Russie (Voies navigables de). RM. Fév., 829. Signaux de côte (Systèmes de). Rmc. Déc., 615. Tamise. Service des bateaux. E'. 9 Fév., 132.
- MÉCANIQUE GÉNÉRALE
- Air comprimé. Compresseur rotatif à commande électrique Reavell. Ri. 19 Janv., 21.
- Balance de précision Walter, E. 8 Fév. 185. Bascule automatiqueReisert. RM. Janv., 116. Billes. Étude des roulements (Stribeck). VDI. 19-26 Janv., 74-118.
- Changement de marche Marx. RM. Janv., 113. Chaudières Lancashire, Fitzner et Gamper. Pm. Janv., 13.
- — à tubes d’eau Hohenstein. RM. Janv., 80. —• Mécanismes auxiliaires (Thwaites). EM.
- Fév., 277.
- — Alimentation. Purification des eaux (Krauss). Ri. 19 Janv., 27. (Bertrand). Gc. 19 Janv., 190. (Sanguin). Bam Janv., 1. Réchauffeurs Moffat. E'. 19 Jane., 75. Hohenstein. RM. Janv., 85. Solubilité du sulfate de chaux (Boyer Guyon). RM. Janv., 1.
- — Clapet d’arrêt Cockburn.E. 26 Janv., 110.
- — Explosion de Sydenham. Er. 18 Janv., 62.
- Denton. Id., 68.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- FÉVRIER 1901.
- 311
- Chaudières. Foyers Scolt. RM. Janv., 81. West-lake. Id. 82.
- — Grille Mehrtens. RM. Janv., 83.
- Prise de vapeur Macker. RM. Janv.. 83. __ Réchauffeurd’airWallace. RM. Janv.,84. Dynamomètre à frein électrique Bodmer. SiM. Nov., 330.
- Embrayage Arnold-Barral. RM. Janv., lia.
- __ Élastique Bethmann. Pm. Janv., 14.
- Horlogerie. Balanciers en acier au nickel.
- Guillaume. Ln. 2 fév., loi.
- Imprimerie. Emploi de l’électricité comme force motrice. EE. 8 Fév., 209. Levage. Ascenseurs à l’Exposition de 1900. Gc. 19-26 Janv., 188. 201. 2 Fév. 221.
- — Derrick Nelson. RM. Janv., 97.
- — Treuil Behr. RM. Janv., 97. Machines-outils, à l'Exposition (fisher). UDI.
- 19 Janv., 80. 2 Fév., 137.
- Anciennes machines de Maudsley. E.
- 18 Janv., 65. 1er Fév., 134.
- — Ateliers de Elswick. Carnegie. Krupp.
- Westinghouse. EM. Janv. 723. Les grands ateliers. Id., 347, 736.
- — commandées par l’électricité.Fi. Janv.,
- 1 ; EE. 9 Fév., 203 ; EM. Janv., 490, 531. — Coupeuse Herbert. AMa. 19 Janv., 15
- — — Bail y. RM. Janv., 98.
- — Dudgeonneuse hydraulique Ber ton. Ri.
- 19 janv., 98.
- — Fraiseuse Bennham. RM. Janv., 101.
- — Frappeur Bekwith. RM. Janv., 104.
- — Mortaiseuse Sculfort. Fockeday. Pm. Janv., 10.
- — Machines portatives électriques. AMa.
- 9 Fév., 81.
- — Poinçonneuse Cousin et Aider. RM. Janv., 105.
- — Perceuse verticale Webster et Bennett.
- Ri. 19 Janv., 23. Radiale Haggas, E. 8 Fév., 168.
- — Presses de la Ferracute C°. AMa.
- 26 Janv., 34. Schuler. RM. Janv., 100. — Poinçonneuse multiple Bliss. AMa. 26 Janv., 41.
- — Tour suédois. AMa. 26 Janv., 31.
- — — à plateau Broadbent E'. 9 Fév., 148.
- — — à dégager les fraises Scharer.
- AMa. 2 Fév., i.
- — Taraudeuse Leidy. RM. Janv., 108.
- — Tubes. Laminoirs Mac Tear Davis. RM. Janv., 108.
- Machines-outils à bois. Scies à bandes. Cunningham, Hanart. RM. Janv., 107. Machines à vapeur à l’Exposition AMa. 26 Janv., 38; VDI. 9 Fév., 181. Dujardin E1, 26 Janv., 82. 100 chevaux Société alsacienne. E. 8 Fév., 172.
- — Compound de 150 chevaux Brand et
- l’Huillier. Gc. 9 Fév., 233.
- — des tramways électriques de Glasgow.
- E. 8 Fév., 173.
- — Rotative Huit. Rt. 25 Janv., 37.
- — Théêrie. Géométrie élémentaire de la
- thermodynamique (Tliurston). Fi. Janv., 62.
- — Compression et espace nuisible (Dub-
- bel). VDI. 9 Fév., 159.
- — Turbine de Laval. AMa. 9 Fév., 85.
- — Distributions Slumpf. Wilson. RM. Janv.,
- 121. Tiroir Kurnstruck. RM. Janv., 121.
- — à gaz à l’Exposition (Leroux). IC.,
- Déc., 746. (Freytag). GDI. 26 Janv., 109. Sergent Korting. RM. Janv., 122. — GazogènesDelwick-FJischer. Gc.26 Janv. 204.
- — à gaz de hauts fourneaux (Hubert), Ru.
- XIV, 1517.
- — — (Deschamps). RM. Janv., 19.
- — au gaz Mond. RM. Janv., 121.
- — à pétrole. Hall. RM. Janv., 126.
- —- — Austin. Id., 128.
- — — Howard. AMa. 9 Fév., 93.
- — Carburateurs Lambert, Panhard-Levas-
- sor. RM. Janv., 127.
- Résistance des matériaux. Phénomènes de déformation (Hartmann). Ru. XIV, 1737.
- — Positions de la fibre neutre dans les
- flexions. Raison de la fragilité. (Fré-mont). CR. 28 Janv., 202.
- — Machines à essayer à l’Exposition de 1900.
- (RudeloS). Société d’Encouragement de Berlin. Janv., 37.
- Transmissions hélicoïdales (Ernst). RM. Janv., 31.
- — Reisert. RM. Janv., 47.
- métallurgie
- Aluminium à bon marché (Héroult). Ru. XIV, 1737.
- Argent. Combinaison avec le mercure (Ber-thelot). CR., 4 Fév., 241.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- FÉVRIER 1901.
- Coke (Innovations dans l’industrie du) Pm. Janv., 6.
- Fer et acier. Aciers spéciaux. Fabrication et travail (Rabu). Ru. XIV, 1533.
- — Métal Thomas. État actuel de la fabri-
- cation (Rocom). Ru. XIV, 1517.
- — Recuil des aciers fatigués (Muir). E.
- 26 Janv., 126.
- — Nouveaux fours (Daclin et Pseczalka).
- SuE. 15 Janv., 50.
- — Chargeur mécanique. Id., 2 Fév., 125. — Sidérurgie au Canada. SuE. 15 Janv., 55.
- — — en Russie, du Sud. Id., 62; 1er Fév.,
- HO.
- — Fonderie moderne (la). EM. Janv., 641.
- — Emploi de l’électricité dans les acié-
- ries (Wolker). Em. Fév., 858.
- Or. Cyanuration par agitation (Hurter). Eam. 19 Janv., 83.
- — Amalgamateur presse Mackay. Eam• 19 Janv., 83.
- — Chloruration à Mont-Morgan, Queens-
- land. Eam. 19 Janv., 85.
- — Métallurgie de 1’ (Grollet). Rt. 25 Janv.,
- 46.
- — dans l’Australie Ouest. EM. Fév., 897. Zinc et plomb (minerais mixtes). Traitement
- Ellershausen (Villejean). Pc. Ier Fév., 97.
- MINES
- Agglomérés. Machine Eddison. RM. Janv., 51. Ardoisières de Newton. Cableways. Eam. 12 Janv., 53.
- — d’Angers (Kersten). Ru. Déc., 24. Exploitation moderne. EM. 665, 685.
- — à l’Exposition de 1900 (Jchmerber) Gc.
- 2-9 Fév., 206, 234.
- — par tunnels. Eam. 2 Fév., 147.
- Fonçage par congélation. Mines de fer d’Au-
- boué (Cavalier et Daubiné)-. AM.Nov., 399.
- Houillères (Emploi de l’électricité dans les) (Jackson). Fi. Janv., 29.
- — de Makum. Assam. Eam. 26 Janv.,
- 116.
- Inde (Mines métalliques de 1’). (Evans). AI.
- 1er Fév., 153.
- Mercure (le) E. 8 Fév., 180. Montagnes-Rocheuses du Canada.Géologie.Eam. 12 Janv., 51.
- Or. En Géorgie. Eam. 26 Janv., 117.
- — Dragage en Californie, id., 219.
- Pétrole au Texas. Eam. 26 Janv., 115.
- — aux Philippines. Eam. 2 Fév., 145. Perforatrices*Àmrose. Herzler. RM. Janv., 118. Préparation mécanique. Concentration
- des minerais d’argent difficiles. (Hed-berg. Eam., 12 Janv., 48.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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- 100e ANNÉE.
- MARS 1901.
- BULLETIN
- DE
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- NOTICE NÉCROLOGIQUE
- sûr M. Ernest Mayer, membre du Comité des Arts économiques,
- par M. Paul Toulon.
- Notre regretté collègue, Ernest Mayer, membre du Comité des Arts économiques, né à Bordeaux le 28 juin 1823, est décédé à Paris le 9 décembre 1899.
- Entré comme boursier à l’École centrale, il en sortit avec le diplôme d’ingénieur mécanicien. Après quelques années passées dans les ateliers du Creusot, il ne tarda pas à se diriger vers l’industrie naissante des chemins de fer et entra, en 1845, à la Compagnie de Saint-Germain, origine et berceau d’où sortit la Compagnie de l’Ouest. Bientôt chef du matériel en 1847, il devient successivement ingénieur du matériel et de la traction le Ie1' mai 1854, puis ingénieur principal en 1856, ingénieur chef du service en 1857, enfin ingénieur en chef du matériel et de la traction le 1er janvier 1870.
- En 1884, il fut nommé ingénieur en chef conseil de la Compagnie de l’Ouest; le 1erjanvier 1895, il prit définitivement sa retraite et reçut le titre d’ingénieur en chef honoraire de la Compagnie. En 1864, il avait été nommé président de la Société de Secours des Ateliers et Dépôts de la Compagnie de l’Ouest; en 1869, il était désigné comme secrétaire de la Caisse des Retraites, fonctions qu’il conserva jusqu’en 1895. Dès l’année 1858, il était chevalier de la Légioïi d’honneur.
- Ernest Mayer était le fils de ses œuvres. Attaché à l’ancienne Compagnie de Saint-Germain, presque au début du nouveau mode de transport qui Tome 101. — 1er semestre. — Mars 1901. ^1
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- 314 NOTICE NÉCROLOGIQUE. --- MARS 1901.
- devait transformer les conditions économiques du pays et les relations internationales, il était appelé à prendre une part active au développement du service de la traction sur le réseau sans cesse accru de la Compagnie de l’Ouest. Il dut s’attacher à résoudre de nombreux problèmes nouveaux, difficiles et délicats, et contribuer aux progrès dont nous voyons aujourd’hui l’épanouissement.
- Ce n’est pas seulement en France que sa compétence était reconnue. Aussi fut-il chargé, en Italie, d’étudier les locomotives destinées au service de la rampe de Giovi sur la ligne Victor-Emmanuel, entre Alexandrie et Gênes. La descente des Apennins se fait par une série de déclivités extrêmement raides, qui s’élèvent au chiffre de 35 millimètres par mètre sur 2 500 mètres de longueur et rachètent une différence de niveau de 270 mètres sur moins de 10 kilomètres. Le problème était difficile et n’avait pas encore été parfaitement résolu : on avait pensé à faire l’exploitation à l’aide d’un système funiculaire. Les solutions proposées au concours pour le Semring paraissaient incomplètes. Ernest Mayer résolut la question de la manière la plus satisfaisante; il attela dos à dos deux locomotives-tender à adhérence totale. Il obtenait ainsi des avantages précieux : utilisation complète du poids moteur pour l’adhérence, souplesse parfaite, unité de direction, simplicité de construction et grande économie d’entretien. Ces machines qui étaient très bien adaptées aux conditions imposées, ont fait, pendant de longues années, un excellent service.
- A la Compagnie de l’Ouest, d’importantes questions techniques attirèrent son attention et durent être étudiées à mesure que le réseau se développait. Les lignes de banlieue sont particulièrement étendues et donnent lieu à une circulation tout à fait exceptionnelle, pour laquelle des locomotives spéciales paraissaient nécessaires. Ernest Mayer créa un type de locomo-tives-tenders qui répondait parfaitement aux données du problème; ces locomotives, qui fournissent une assez grande puissance, ont l’avantage de présenter une longueur réduite, ce qui permet leur évolution sur des plaques tournantes de dimensions moyennes sans exiger, comme les locomotives munies d’un tender séparé, des ponts tournants de grande longueur dont l’installation coûteuse ne serait pas possible dans les gares terminus des lignes de banlieue.
- Toujours soigneux des détails pratiques dont l’intérêt est capital et dont
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE. --- MARS 1901.
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- l’observation attentive permet souvent de réaliser les plus sérieux progrès^ il chercha à perfectionner les différents éléments de la construction du matériel roulant et des machines. Les essieux, les roues, les ressorts de suspension, les soupapes de sûreté et les organes accessoires des chaudières furent l’objet de ses études longues et patientes; pour les bandages des véhicules, il établit des appareils d’essai très utiles. Par l’ensemble de ses expériences suivies et de ses travaux, il peut être compté parmi les ingénieurs français qui ont contribué le plus utilement à l’amélioration du matériel roulant dans les chemins de fer.
- Mais, les questions techniques n’étaient pas les seules auxquelles il se consacrait. Le sort des ouvriers fut toujours l’objet de ses constantes préoccupations. Appelé à diriger un nombreux personnel et en particulier les importants ateliers qu’il avait développés et dont il avait constitué l’organisation administrative, il fut d’abord président de la Caisse de Secours des Ateliers et Dépôts de la Compagnie de l’Ouest; cette caisse, qui ne cesse de s’accroître depuis sa fondation, constitue une œuvre féconde en résultats matériels et moraux et forme un lien d’affection très précieux entre les employés d’une grande adminisiration.
- Ernest Mayer ne s’intéressa pas seulement aux ouvriers de son service, il contribua à la création de la Caisse des Retraites pour tous les agents de la Compagnie de l’Ouest, et resta secrétaire de la commission de cette caisse pendant vingt-six ans, de 1869 à 1895, époque de sa retraite définitive. Ses conseils et sa prudence étaient particulièrement estimés dans ses fonctions si utiles et si importantes.
- Sa réputation d’ingénieur et d’administrateur le fit admettre dans de nombreux comités et commissions. Il fut nommé membre du Comité de l’Exploitation technique des Chemins de fer, où, par sa compétence, il fut très écouté et rendit de grands services. Il était en outre membre du Bureau national des Poids et Mesures; il faisait partie de la Commission centrale des machines à vapeur et du Comité consultatif des Arts et Manufactures. L’Ecole Centrale avait tenu à le compter parmi les membres du Conseil de perfectionnement; il était membre de la Société des Ingénieurs Civils en France et en Angleterre, ainsi que de 1’ « Iron and Steel Institute ».
- A la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale, il était membre du Comité des Arts économiques depuis 1888. Dans les rapports qu’il avait
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE.
- MARS 1901.
- à présenter, il s’entourait des renseignements les plus précis et les plus détaillées et ne formulait son avis qu’avec une extrême prudence. Son jugement était toujours droit et sûr; il soutenait avec une conviction réfléchie les opinions auxquelles l’avait conduit une observation attentive et une longue expérience ; il avait d’ailleurs le respect des opinions opposées, et tous ceux qui l’ont connu rendent justice à l’aménité et à la courtoisie de son caractère.
- Sa vie privée fut un modèle d’ordre et de correction. Éprouvé par des deuils répétés, cruels et profondément ressentis, il supporta ses douleurs avec la plus grande constance sans se laisser détourner un instant des devoirs qui lui incombaient et dont il acceptait l’accomplissement comme une tâche sacrée.
- S’il m’est permis d’ajouter un témoignage personnel aux souvenirs de ceux qui l’ont plus intimement connu, j’ai pu, étant attaché depuis 1883, à la Compaguie de l’Ouest, dans un service voisin de celui que dirigeait avec tant de distinction Ernest Mayer, apprécier les hautes qualités de l’ingénieur; j’ai pu connaître le collègue que nous regrettons et dont la Compagnie de l’Ouest avait su récompenser les longs, fidèles et éminents services.
- Aussi est-ce avec la conviction d’être l’interprète des sentiments de notre Société tout entière que je rends hommage à la mémoire d’Ernest Mayer, au souvenir d’une carrière si bien remplie, dont les traces resteront ineffaçables.
- La et approuvé en séance le 8 mars 1901.
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- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport fait par M. A. Barbet, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur la chaudière Montupet.
- M. Montupet, ingénieur constructeur à Paris, soumet la chaudière, dont il est l’inventeur, à l’appréciation de la Société d’Encouragement.
- M. Montupet, ancien élève des écoles d’arts et métiers, fut, de 1873 à 1878, directeur des ateliers de M. Girard, constructeur à la Villette, dont les ateliers avaient la spécialité de lafabrication des chaudières Field modifiées; après avoir quitté cette maison, M. Montupet monta lui-même un atelier de construction où il continua à étudier et fabriquer les chaudières à tubes Field.
- M. Montupet est l’auteur d’un traité pratique,, très estimé, de chaudronnerie, qui a eu plusieurs éditions et est très répandu dans les ateliers.
- La chaudière de M. Montupet est une des nombreuses transformations de la chaudière Field. Elle diffère des types antérieurs par le mode de fixation des tubes. Pour permettre de discerner et d’apprécier les particularités qui appartiennent à M. Montupet, dans le type de chaudière qu’il soumet à la Société, il est, pensons-nous, nécessaire de rappeler les principales dispositions qui ont été successivement adoptées en France.
- La première invention appartient à Perkins, la figure 1 en donne la disposition : le tube intérieur d’amenée d’eau n’avait aucune saillie sur le tube extérieur où s’opérait la vaporisation; la circulation des fluides, prévue par l’inventeur, s’effectuait mal ou d’une manière tumultueuse.
- En 1863, Field surmonta le tuyau intérieur d’un entonnoir (fig. 2), lequel sépara bien les deux courants de descente d’eau au centre et d’élévation de vapeur sur la circonférence.
- Cette chaudière eut de nombreuses applications en France : M. Girard, constructeur à Paris, cité au début de ce rapport, remplaça l’entonnoir par un simple prolongement du tube intérieur.
- MM. Girardon, Ribourt et Collet brevetèrent, en 1878, une disposition particulière de tubes Field inclinés (fig. 3).
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- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- A l’avant, ces tubes étaient reliés à un collecteur en fonte malléable, formé de deux compartiments : l’un pour l’eau, l’autre pour la vapeur. Le
- Fig. 2. — Tube Field.
- Fig. 1. — Tube Perkins.
- tube extérieur était, à ses deux extrémités, terminé par des cônes qui s’em-
- Fig. 3. — Chaudière Collet. Tube de 80 millimètres. Échelle : 1/4.
- manchaient dans des pièces de fonte; un long boulon, traversant dans toute sa longueur le tube central, assurait le joint.
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- SUR LA CHAUDIÈRE MONTUPET.
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- L’inconvénient de ce mode d’assemblage résultait des inégales dilatations du tube extérieur exposé au feu et du boulon central noyé dans l’eau.
- La ligure 4 donne les détails du tube de la Société Dürr, de Ratingen, breveté en France en 1886. Cette chaudière a eu de nombreuses applications en Allemagne et en Belgique. On doit signaler, dans sa construction, deux
- Vapeur
- Fig. 4. — Chaudière Durr. Tube de 80 millimètres. Échelle : 1/4.
- détails importants : les compartiments où débouchent les tubes à l’avant, au lieu d’être des collecteurs en fonte malléable, sont formés par un caisson
- Vapeur
- Fig. 5. — Chaudière Niclausse. Tube de 82 millimètres. Échelle : 1/4.
- unique, en tôle forgée, partagé en deux compartiments par une cloison médiane en tôle. Ce dispositif permet de donner aux colonnes d’eau et de vapeur entrant et sortant des tubes, toute la section désirable.
- En second lieu, le tube de vapeur est simplement fixé dans la paroi arrière du caisson, à l’aide d’un emmanchement conique.
- En 1890, MM. Niclausse brevetèrent leur générateur multitubulaire,
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- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- inexplosible à tubes indépendants, amovibles et équilibrés. Ce générateur a fait l’objet d’un rapport très complet de M. A. Brull, inséré dans le numéro de février 1899 de notre Société. La figure 5 rappelle le mode d’assemblage des tubes : les collecteurs sont en fonte malléable, les tubes de vapeur font, comme dans la chaudière Dürr, joint dans la face arrière du collecteur et sont prolongés dans ce collecteur par une pièce en acier coulé s’assemblant dans la face avant.
- Enfin, en 1894 et en 1897, M. Montupet breveta le mode d’assemblage indiqué sur la figure 6.
- Nous retrouvons dans ce système le caisson unique en tôle forgée, partagé en deux compartiments par une cloison médiane de la chaudière Dürr. Le tube de vapeur est fortement refoulé à son extrémité avant et par les
- Vapeur
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- Fig. 6. — Chaudière Momupet. Tube de 80 millimètres. Échelle : 1/4.
- parties coniques tournées à cette extrémité, fait joint dans la cloison médiane et dans la plaque arrière du caisson.
- Ainsi donc, la nouveauté qui caractérise le système que M. Montupet soumet à la Société, est le mode d’assemblage du tube de vapeur dans la cloison médiane et la plaque arrière du caisson. Le tube se trouve ainsi constamment appuyé et serré sur son joint par la pression même de la vapeur; il n’y a pas de joint dans la plaque avant, ce qui évite, de ce côté, toute fuite; le joint est fait dans la cloison médiane, c’est-à-dire dans un milieu enveloppé d’eau, où les fuites sont sans importance; enfin, aucune projection des tubes à l’avant n’est à redouter.
- DESCRIPTION DE LA CHAUDIÈRE.
- Les chaudières sur lesquelles M. Montupet a spécialement attiré l’attention de la Société comme exemples de son système, sont celles qui figuraient à l’Exposition de 1900 et fournissaient aux services mécaniques 10000 kilogrammes de vapeur par heure.
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- SUR LA CHAUDIÈRE MONTUPET.-
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- La figure 7 donne l’ensemble de l’une de ces chaudières. Le générateur est formé d’un réservoir supérieur d’eau et de vapeur à l’avant duquel est rivé le caisson en tôle forgée, divisé en deux compartiments par une cloison. Les tubes vaporisateurs inclinés à 15° sont fixés, ainsi qu’il a été dit précédemment, dans la cloison et la face arrière de ce caisson. La figure 8 donne à très grande échelle le détail de l’un des tubes. On
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- Fig. 7. — Chaudière Montupet de 126 mètres cubes de chauffe. Production : 2 000 kilogr.
- de vapeur par heure.
- voit à l’intérieur du tube de vapeur le petit tube de circulation d’eau maintenu au droit de la cloison par un entonnoir de fonte malléable reposant sur le tube de vapeur. Ce tube d’eau reste bien concentrique avec le tube de vapeur, grâce à de légers colliers en tôle de 1 millimètre d’épaisseur.
- La marche de cette chaudière et la circulation de l’eau et de la vapeur sont les mêmes que dans tous les générateurs dérivés du type Field, et nous ne pouvons que renvoyer au rapport déjà cité de M. Brüll relatif aux générateurs de MM. Niclausse.
- Nous devons attirer l’attention sur les caissons dans lesquels les tubes sont assemblés. Ils donnent au dégagement de vapeur toute la section désirable et empêchent
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- ainsi les cantonnements de vapeur dans les tubes inférieurs. Si, dans une chaudière du type actuel, et ayant dix-huit rangs superposés de tubes, oh cherche à partager la quantité totale de chaleur produite sur la grille, chaleur par rayonnement et par convection, entre les étages superposés de tubes, on trouve fig. 9 et 10 que le rang inférieur reçoit 27 p. 100 de la chaleur totale, alors que l’étage supérieur n’en reçoit que 1,3 p. 100. Il est généralement admis que la proportion d’eau et de vapeur dans les tubes ne doit jamais descendre, en marche forcée, au-dessous de 2 volumes d’eau pour 1 de vapeur, et le calcul nous a montré que cette proportion ne peut être conservée que si les tubes inférieurs trouvent à leur arrivée dans le collecteur une section très considérable qui, dépendant de l’allure du foyer et de la pression de marche de la chaudière, peut être déterminée dans chaque cas particulier pour la production
- Fig. 8. — Chaudière Montupet. Montage d’un tube de 100 millimètres bagué. Échelle : 1/3.
- maximum. Il suffit en effet, connaissant la production de vapeur dans les tubes, de chercher les densités des colonnes eau d’une part, eau et vapeur d’autre part, dans la proportion ci-dessus, d’en déduire les vitesses approchées de ces colonnes et par suite les sections. Les caissons en tôle forgée adoptés par M. Montupet semblent permettre, en écartant les parois, d’obtenir aisément les sections voulues, et cet avantage compense le prix très élevé de leur construction.
- D’après ce qui nous a été dit à l’Exposition, la chaudière de M. Montupet a pu, à de certains moments où la vapeur manquait, supporter des variations de chauffes excessives. On put pousser la chauffe d’une production normale de 2 300 kilogrammes de vapeur par heure jusqu’à 3 600 kilogrammes sans avoir de fuites dans les joints des tubes. Cette élasticité tient certainement à la grande rigidité que donne aux tubes leur fixation en deux points et leur libre dilatation.
- Nous avons été également témoins de la facilité de démontage des tubes, ce qui tient à la simplicité qui résulte de leur construction en une seule pièce. Les figures 11 et 12 donnent le dispositif de mise en place et d’enlèvement des tubes. Ceux-ci sont mis en place par des trous percés dans la plaque avant du coffre et fermés, suivant les cas, par des tampons autoclaves ou des bouchons vissés. Il est facile de visiter les tubes en place et de les nettoyer en démontant les tampons avant placés en face des tubes.
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- Chaleur rayonnée R = p (a*— at')
- N08 DES RANGS. 1 2 3 4 5
- Parties de circonférences des tubes exposées au rayonnement S 0,21944 0,1713 0,1415 0,1113 0,09
- Distance du centre des tubes à la couche de charbon r 0,85 0,63 0, 71 0,79 0,87
- 1 Coefficients de partage des calories Sx^ rapportés à l’unité 0,4229 0,2476 0,1603 0,1016 0,0676
- Calories réparties 75 694 44 391 21 737 18 223 12150
- ouououououououououououou
- O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O
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- Fig. 9. — Diagramme des chaleurs rayonnées.
- Cette figure montre qu’au delà du 5e rang, aucun tube ne reçoit de chaleur rayonnée.
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- Proportion des vaporisations dans les différents rangs des tubes. OJ
- Rayonnées. Convection.
- Calories totales absorbées R + r = p (a* — a1) + q (t — t')1#33 obtenues par approximations successives.
- N0’ DES RANGS. . 1 2 3 4 o 6 7 8 9 10 ii 12 13 14 15 16 17 18
- Calories absorbées par heure 90110 57659 41008 29 551 22 634 9816 9014 8 359 7 813 7242 6722 6 269 5 865 5475 5 224 4 785 4547 4 257
- Kgs de vapeur à 10kr produits par heure. 134,55 87,05 63,26 44,66 34,17 14,82 13,61 12,61 11,80 10,93 10,15 9,47 8,86 8,11 7,89 7,22 6,87 6,43
- Volume par seconde. m3 0,00675 m3 0,00436 m3 0,00312 m3 0,00251 m3 0,00171 m3 0,000827 m3 0,000755 m3 0,000700 m.3 0,000653 m3 0,000606 m3 0,000562 m3 0,000526 m3 0,000490 mS 0,000448 m3 0,000437 m3 0,000404 i»3 0,000379 m8 0,000357
- numéros
- des
- Rangs
- Fig. 10.
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- SUR LA CHAUDIÈRE MONTUPET.
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- Pour sortir les tubes, on enlève les tampons avant et les tubes de circulation et on n’a plus qu’à les tirer en avant, conformément à la figure 12. M. Montupet insiste
- Fig. 11.
- particulièrement sur les précautions qu’il prend pour calibrer l’extrémité avant refoulée de ses tubes.
- La figure 13 montre la disposition de son procédé. L’appareil qu’il emploie se compose d’une pièce en acier trempé et rectifiée A qui porte un trou ayant les cônes rigoureux de ceux de la cloison et de la~plaque arrière. Ce bloc est fixé sur un support
- Fig. 12.
- en fer. Chaque tube à calibrer est placé dans la pièce A en appliquant le bourrelet saillant contre cette pièce, et on agrandit ensuite légèrement les deux bagues avec un outil à mandriner ou à expandre jusqu’à ce qu’elles viennent s’appliquer contre les parois intérieures du trou. Toutes les bagues ont ainsi rigoureusement les mêmes bônes. De
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- même quand les tubes ont été démontés et remontés plusieurs fois on n’a, pour les remettre à l’état neuf, qu’à les faire repasser par cet appareil.
- Fig. 13.
- En résumé, le mode d’assemblage des tubes inventé par M. Montupet semble simple; la construction de ces tubes en un seul morceau rend le démontage facile et rapide ; le nettoyage s’opère sans difficulté, et d’après les certificats qui ont été fournis par plusieurs usiniers qui emploient ces chaudières depuis plusieurs années, les assemblages des tubes avec les caissons restent bien étanches, même en marche forcée.
- Nous avons donc l’honneur de vous proposer de remercier M. Montupet de son intéressante communication et de décider la publication du présent rapport dans le Bulletin avec les dessins qui y sont annexés.
- Signé : Barbet, 7'apporteur.
- Lu et approuvé en séance, le S février 1901.
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- PHYSIQUE
- Communication faite par M. le commandant P. Renard sur l’Aéronautique
- a l’Exposition de 1900.
- Messieurs,
- Il y a quelques mois, j’ai eu l’honneur de vous annoncer de quelle manière l’aéronautique devait figurer à l’Exposition de 1900, je viens aujourd’hui vous rendre compte des faits accomplis et des résultats obtenus.
- Ainsi que vous vous le rappelez sans doute, l’aérostation constituait pour la première fois en 1900 une classe distincte, portant le n° 34; outre cette exposition proprement dite, elle avait sa place marquée dans les concours internationaux d’exercices physiques et de sports dont elle formait la Section X. Enfin l’administration de l’Exposition avait pris sous son patronage un congrès d’Aéronautique.
- L’exposition de la Classe 34, installée au Champ-de-Mars dans le palais du Génie civil, entre les automobiles et les chemins de fer, semblait peu importante en comparaison de ces puissants voisins. Malgré ses dimensions restreintes elle était digne néanmoins d’attirer l’attention des spécialistes et témoignait des efforts sérieux et généralement désintéressés faits par un grand nombre de personnes en vue de développer la science créée par le génie des Montgolfier. Je ne puis citer tous les exposants qui mériteraient une mention spéciale; ceux qui s’intéresseraient particulièrement à la question pourront consulter les rapports officiels qui seront publiés par l’administration de l’Exposition. Vous ne me pardonneriez pas néanmoins de passer sous silence les noms des deux exposants qui depuis des années consacrent leur temps, leur fortune et leur intelligence, l’un à faire progresser la science aéronautique, l’autre à faire de l’aérostation un puissant auxiliaire pour la météorologie et la physique du globe, j’ai nommé MM. Henri Hervé et Teisserenc de Bort.
- Beaucoup plus que l’exposition du Champ-de-Mars, les concours d’aérostation qui ont eu lieu à l’annexe de Vincennes ont occupé l’attention publique. Il était légitime qu’il en fût ainsi, car ces concours ont dépassé les plus audacieuses espérances qu’avaient pu concevoir leurs organisateurs.
- Ils ont consisté principalement, presque exclusivement même, en concours
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- PHYSIQUE.
- MARS 1901.
- de ballons libres montés. On avait, il est vrai, prévu la possibilité de faire des concours d’appareils dirigeables soit plus légers, soit plus lourds que l’air; mais, ainsi qu’on pouvait le deviner, l’état de la science aéronautique n’était pas encore suffisamment avancé pour permettre les concours de cette nature.
- Je vous demanderai donc la permission de m’étendre avec quelques détails sur les résultats de ces concours de ballons libres montés.
- Ces concours étaient de quatre espèces différentes : concours d’altitude, concours de durée, concours de distance maximum par rapport au point de départ, concours de distance minimum par rapport à un point fixé à l’avance.
- Pour le concours d’altitude, comme les ballons étaient gonflés au gaz d’éclairage, on ne pouvait espérer obtenir des hauteurs extrêmement élevées, néanmoins, dans une des ascensions, MM. Balsan et Louis Godard atteignirent l’altitude de 8 417 mètres, qui n’a été dépassée antérieurement que trois ou quatre fois en tout et qui est très voisine des limites que l’homme peut atteindre impunément sans employer de moyens particuliers autres que les inhalations d’oxygène.
- Dans les concours de durée, le maximum obtenu fut de 35h,45 (ascension du 9 au 11 octobre par MM. le comte de la Vaux et le comte de Castillon de Saint-Victor). Ce résultat est supérieur de 10 heures environ à ceux qu’on avait obtenus antérieurement.
- C’est dans la même ascension que l’on obtint également la plus grande distance parcourue par un ballon monté sans escale; cette distance, de 1 925 kilomètres, dépasse de près de 600 kilomètres le record précédemment détenu.
- Enfin dans les concours de distance minima par rapport à un point fixé à l’avance, on est arrivé à des résultats vraiment extraordinaires. Un ballon (M. Gutfroy^ 15 juillet) est descendu à 400 mètres du point fixé qui se trouvait à 32 kilomètres du point de départ. Dans un autre concours, sept ballons ont atterri sur le territoire de la commune dont le clocher constituait le but à atteindre.
- On voit par ce qui précède que dans les quatre genres de concours les résultats obtenus par les concurrents les plus habiles ont été remarquables, mais ce qui mérite le plus de retenir l’attention, c’est l’ensemble des concours qui constitue certainement la manifestation aérostatique la plus considérable qui ait jamais existé. Nous allons en donner une idée en quelques mots.
- Les concours ont été au nombre de 14 et ont donné lieu à 156 départs, -Pour trouver un groupement d’ascensions aérostatiques comparable il faut remonter au siège de Paris, pendant lequel il y eut 64 voyages aériens. Le volume des ballons a varié entre un minimum de 320 mètres cubes et un maximum de 3 300 mètres cubes, la moyenne étant de 1 215 mètres cubes. Les altitudes superposées des 156 ascensions donnent un total de 406 kilomètres. La somme des
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- SUR l’aÉRONAUTIQUE A l’exposition DE 1900.
- 329
- distances couvertes (distances comptées dans chaque ascension par le plus court chemin entre le point de départ et le point d’atterrissage) atteint un total de 27 552 kilomètres. La durée totale de toutes les ascensions est de 1028 heures, soit environ 43 jours.
- 137 ascensions se sont terminées en France, 10 en Allemagne, 3 en Belgique, 3 en Hollande et 3 en Russie. Ce dernier résultat n’avait jamais été obtenu auparavant.
- La vitesse du vent a varié entre un minimum de 4 kilomètres à l’heure et un maximum de 120 kilomètres (lm,33 et 33m,33 par seconde).
- Enfin il est un résultat peut-ctre moins scientifique que les précédents mais non moins digne de remarque, c’est que ces nombreuses ascensions n’ont donné lieu à aucun accident de personne, ni parmi les aéronautes ni parmi le public très nombreux qui assistait aux départs, ni enfin parmi les témoins des atterrissages.
- Tels furent les résultats des concours de ballons libres montés de Yincennes. Il y eut également quelques concours moins importants tels que ceux de cerfs-volants, de procédés de gonflement, de photographie en ballon, etc. Je ne veux pas abuser de votre attention en m’étendant sur ces concours secondaires, je me bornerai à mettre sous vos yeux quelques photographies obtenues au cours de l’ascension du 30 septembre, photographies qui ont valu le premier prix à leur auteur M. Bayard.
- Il y a cependant un regret à exprimer, c’est que ces concours qui devaient être internationaux ont été en réalité exclusivement français, car aucun aéronaute étranger n’est venu y prendre part. Mais ils eurent pour témoins des personnages appartenant à toutes les nationalités, et notamment les membres du Congrès international de l’Aéronautique qui assistèrent au concours du 16 septembre, dans lequel, fait inouï jusque-là, on vit jusqu’à 25 ballons prendre leur essor le même jour. L’un des membres du Congrès, M. le professeur Her-gesell, de l’Université de Strasbourg, voulut bien déclarer à cette occasion que la France, berceau de l’aérostation, était restée dans cet art à la tête de toutes les nations.
- Les résultats de ces concours furent certainement dus à leur bonne organisation et à l’excellente installation qui leur avait été préparée au bois de Yincennes; aussi est-il à désirer que la ville de Paris conserve le hangar et les canalisations de gaz existants qui pourront dans la suite rendre d’excellents services aux aéronautes.
- Enfin je dois, en terminant, vous dire quelques mots du Congrès international d’Aéronautique qui s’est réuni au mois de septembre dernier. Déjà en 1889 un congrès de ce genre avait eu lieu, mais venant à une époque où les esprits n’étaient pas suffisamment préparés, il fut peu nombreux et à peu près Tome 101. — 1er semestre. — Mars 1901. 22
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- PHYSIQUE. —- MARS 1901.
- sans résultat. Il en fut tout autrement en 1900, et les organisateurs du nouveau congrès furent agréablement surpris de voir le grand nombre des adhérents et surtout de constater la valeur considérable de la plupart d’entre eux, il me suffira de citer les noms de MM. Langley, Rotch, Kykatcheff, Drzewiski, Assmann, HergeselJ, Emden, Alexander, Canovetti, pour ne parler que des étrangers, pour faire voir que dans toutes les nations civilisées, les esprits élevés s’intéressent à l’aéronautique et contribuent à ses progrès.
- M O N T R E UIL - S O U S - B 01S
- Vue prise le 30 septembre 1900 à 4 h. 15 du soir et à 650 mètres d’altitude.
- D’ailleurs le Congrès d’Aéronautique ne fut pas le seul dans lequel on s’occupât d’aérostation. Le Congrès de Météorologie, qui tenait ses séances ici même, renfermait une section d’aérostation qui, au dire de l’éminent président de ce Congrès, M. Mascart, dépassa toutes les espérances. C’est à ce Congrès que fut décidée la périodicité des observations météorologiques à grande hauteur au moyen de ballons.
- Je ne puis abuser de la bienveillance de la Société en l’entretenant longuement des travaux du Congrès d’Aéronautique, je me contenterai de dire que si l’on n’y a présenté aucune découverte de nature à révolutionner l’art de la navi-
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- S A f X T - Aï. Al B! C K
- Vue prise le 2\ juin HHiO h 2 b. 20 du soif cl à 100 mètres (S ;>ilitu11<*.
- Il- f \ N III I.I.N
- Vue prise 0 ,'î00 mètres d'altitude.
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- SUR l’aÉRONAUTIQUE A l'exposition DE 1900.
- gation aérienne, ses membres en ont néanmoins emporté l’impression que de toute part, et en France plus particulièrement, de nombreux chercheurs sont attelés à la solution du grand problème que l’on peut annoncer comme prochaine sans être taxé d’optimisme.
- Comme tous les congres, le Congrès d’Aéronautique a émis des vœux. Je ne veux pas en faire l’énumération, je dois pourtant en citer un qui intéresse tous ceux qui pourraient être tentés d’exécuter un voyage aérien. Il a semblé au Congrès que si Ton avait dû devoir réglementer les professions de conducteur d’automobile ou de capitaine au long cours, il devait en être de même de la profession d’aéronaute, et à l’heure actuelle, une commission émanant du Congrès s’occupe activement des moyens pratiques d’arriver à instituer un brevet d’aéro-naute dont les titulaires présenteront toute garantie au point de vue de la sécurité des passagers qui prendront place à bord de leur nacelle.
- Grâce à l’Exposition, l’année 1900 fut donc pour l’aérostation en général et pour l’aérostation française en particulier l’occasion d’une imposante manifestation. Une circonstance particulière a mis en lumière d’une façon toute différente le& services qu’on pouvait en attendre. Seule parmi les nations prenant part à l’expédition de Chine, la France a affecté une section d’aérostatiers à son corps expéditionnaire. Cette petite troupe, avec de modestes ballons captifs, a, dès aujourd’hui, rendu des services appréciés, non pas dans les opérations de guerre proprement dites qui n’ont pas eu lieu depuis son arrivée sur le territoire du Céleste-Empire, mais dans les reconnaissances de terrain et de nombreuses opérations photographiques qui ont donné des résultats du plus haut intérêt; c’est ainsi notamment que dans la semaine du 7 au 15 novembre, on a pu prendre au-dessus de la capitale de la Chine un grand nombre de photographies aérostatiques qui ont permis de constituer un plan complet de la ville, plan dont il n’existait auparavant que des rudiments informes et inexacts. Aussi ne faut-il pas s’étonner si les aérostiers français sont populaires dans tout le corps expéditionnaire, non seulement parmi leurs nationaux, mais encore parmi les étrangers.
- Je vous demande pardon, Messieurs, d’avoir abusé de votre bienveillante attention, mais l’année qui vient de s’écouler, sans avoir été marquée en aéronautique par des découvertes de premier ordre, a permis néanmoins de constater, sous diverses formes et en différents points du globe, les développements qu’avait pris dans ces derniers temps cette science d’origine française ; et il m’a semblé que ce mouvement méritait d’être signalé à la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale.
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- ARTS MÉCANIQUES
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS
- Par M. Codron, lauréat de la Société fîEncouragement. Suite (1).
- TRANCHAGE
- Lorsque l’excès de matière d’une pièce s’enlève d’un seul morceau, l’opération se fait à la tranche ou à la cisaille; par exemple, pour affranchir à la forge une pièce de trop grande longueur, pour débiter les barres ou les lingots en plusieurs tronçons, découper les tôles, etc.
- L’opération n’est possible qu’avec les métaux qui possèdent une certaine ductilité ou une certaine malléabilité : le fer et non la fonte.
- Considérons d’abord une simple tranche ordinaire dite à main, figure 20, dont la partie tranchante (figure 21) est un coin à faces également inclinées sur l’axe de l’outil et sur la direction de l’effort P qui le sollicite pendant l’opération. L’outil est actionné au marteau à devant, au pilon ou à la presse.
- Dans le déplacement de la tranche, quand elle pénètre dans la pièce supposée attaquée sur toute sa largeur l, l’effort P équilibre : 1° les réactions sur les faces du coin, dont la somme, pour chaque face, est égale à P’, et dont la répartition n’est pas uniforme, l’outil étant plus pincé vers le tranchant que vers l’entrée, où le métal latéral est plus libre de se déplacer;
- 2° Les frottememts Vf sur ces mêmes faces ;
- 3° La résistance de coupe ou de pénétration Px de l’arête tranchante dans le métal.
- Si 6 est l’angle des faces de l’outil, que nous appellerons angle d’acuité, la somme des projections sur l’axe de l’outil, donne la relation :
- sin 6 0
- P — 2 P' —y— — 2 P' f cos ^ — Pj = 0.
- L’essai de tranchage permet bien d’estimer la force P pour les divers enfoncements de l’outil, mais les valeurs de P/ et de PA restent indéterminées.
- Pour évaluer la force P1? nous admettons que l’arête tranchante n’est pas une ligne mathématique, qu’elle est émoussée ou présente une très petite face
- (1) Bulletin de janvier, p. iOo.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 333
- d’about plane normale à l’axe de l’outil. On pourrait néanmoins supposer que
- Fig. 20.
- {-<- - -
- Fig. 23.
- ~ ~'T ~
- L_______
- F
- i
- Fig. 22.
- cette force n’existe pas, ce qui permettrait de déduire les forces P' en connais-
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- 334
- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- sant le coefficient de frottement / qui affecte l’un des termes de la relation d’équilibre. On aurait alors :
- 0 , 6
- 2 sin ^ h- 2 f cos £
- et, pour f — 0,15, moyenne que l’on peut adopter pour les divers métaux à froid ou à chaud, il viendrait :
- On a aussi
- P'
- . o „ cos sin ^ +- 0,15 —
- P = 2 P' (sin | + /cos r).
- Le refoulement latéral de la matière constitue l’action prépondérante dans
- Fig. 24.
- les limites pratiques des valeurs de 0, et l’on conçoit a priori que la valeur de
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 335
- P se réduit avec l’angle d’acuité 0, qu’il faut tenir aussi petit que le permet la résistance de l’acier avec lequel l’outil est confectionné.
- Pratiquement, l’angle 0 peut avoir une valeur assez petite : 20° pour un métal mou, peu résistant, tel que le plomb; mais, pour le fer à froid, l’arête se briserait; la dureté de même que la résistance imposent un angle d’acuité no s’écartant guère de 70°. Entre ces limites, l’outil présente des valeurs de 0 intermédiaires selon la nature et l’état du métal qui se tranche à froid ou à chaud.
- mm
- Fig. 25 à 27. — Essais de coupe de plomb à la tranche, pénétration de 10 millimètres.
- On voit aussi que, plus l’angle 0 est petit, plus les réactions P' augmentent pour une même valeur de P; au contraire, PA diminue.
- D’autre part, l’augmentation des réactions P', lorsque 0 décroît, a pour effet
- cos 0
- d’augmenter les composantes horizontales : P' - , qui tendent (figure 22) à
- 4M
- séparer les parties de la pièce; elles facilitent l’action de la coupe. Mais, l’augmentation des frottements P'/produit un accroissement de la force P.
- Il semble que la valeur approximative de Pa pourrait correspondre à une pénétration très petite,au début de l’opération; l’état d’affilage ou d’émoussement de l’arête tranchante doit avoir une influence marquée sur cette valeur, ce que l’on constate fort bien lorsque le travail se prolonge : on est amené à affûter 1 outil pour lui redonner son premier pouvoir de coupe, Des essais seuls permettent de se rendre compte de l’influence de ces divers éléments. Ils montrent,
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- 336
- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- que, pour une coupe déterminée, l’effort P augmente à mesure de la pénétration; cet effort passe par une valeur maximum à considérer plus particulièrement pour le calcul en la rapportant à l’unité de section tranchée d’épaisseur a
- P
- et de largeur l, de manière à faire ressortir un coefficient de tranchage : R. =
- Ce coefficient permet de comparer les opérations sur un même métal, ou d’estimer approximativement P pour une section donnée.
- r/Lcnîcérn&rvt' -d&léL ySirzciio/
- Fig. 28 à 30. — Essai de coupe de plomb à la tranche : pénétration de 20 millimètres.
- L’énergie dépensée pour la coupe d’une section al pourra s’évaluer d’après un diagramme des valeurs de P en ordonnées et des valeurs de la pénétration portées en abscisses (figure 23).
- Gettte énergie : t — m P x na — mna%l R, étant rapportée à l’unité de section, on obtient un coefficient afférent :
- t". = = mna R,
- qu’il convient de faire ressortir. Le coefficient n, plus petit que 1, affecte parce que, le plus souvent, l’opération ne nécessite pas une pénétration égale à a.
- On peut encore rapporter l’énergie t à l’unité de volume de métal déplacé par la tranche.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 337
- Or ce volume est égal à :
- d’où
- na X n atg ÿ X l = n? a2 Itg-
- T
- n2 a2 / 1g ^
- m n a21R m R
- , 6 = T
- n2aHtg - n tg -.
- de tranchage. — Un essai de tranchage est chose simple, quand on opère avec une machine à essayer (1). La tranche figure 24 était constituée par
- Fig. 31 à 33. — Fin de la coupe du plomb à la tranche.
- un morceau d’acier trempé, prenant appui sur le plateau supérieur de la machine; la pièce était placée sur le plateau inférieur. La distance entre les plateaux, mesurée avec une jauge à coulisseau gradué, permet de suivre les valeurs des pénétrations.
- Nous avons opéré sur du plomb, du cuivre, du fer, avec des tranches dont les angles 9 étaient différents, et sur des pièces d’épaisseur variable.
- Tranchage du plomb. — Considérons (figures 25 à 33) la pénétration d’une tranche dont l’angle 9 = 23°, aux profondeurs 10, 20 et 30 millimètres, dans une pièce de plomb de section carrée de 30 X 30. On constate, avec ce métal, très ductile en même temps que très malléable, que le tranchant et les parties des
- (I) Nous avons utilisé les deux machines à essayer des modèles de M. Delaloé, que possède l’Institut industriel du Nord; l’une du type vertical à vis, l’autre du type horizontal à compresseurs.
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- 338
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- faces qui l’avoisinent refoulent la matière à mesure de la pénétration, en la poussant dans la direction du plan axial et en l’écartant latéralement, ainsi que l’indiquent les déviations prises par les lignes tracées sur les faces de la pièce.
- Fig. 34.
- Les parties se séparent au contact de l’arête tranchante, où le métal est déchiré plutôt que coupé, bien qu’il ne se produise pas de déchirure apparente pro-
- 9oo------
- Fig. 35. — Essai de tranchage de plomb. Pièce de section carrée de 30 x 30 mm. Variation des efforts et des énergies avec la pénétration.
- prement dite, c est-à-dire, une déchirure laissant un vide entre l’arête tranchante et le fond de la solution de continuité que l’on constate (figure 34) quand on opère, avec du bois ou du fer fibreux dans le sens des fibres.
- Le refoulement de début devrait relever le métal du côté de l’entrée de la tranche, mais le frottement sur les faces de l’outil l’entraîne, et les premières
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- EFFORTS
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 339
- lignes horizontales s’infléchissent de plus en plus à mesure que l’opération se poursuit, jusqu’au moment où les réactions P' atteignent leur valeur maximum.
- La déformation générale est assez localisée; les coupes transversales figures 26, 29, 24 montrent les renflements latéraux produits par le plomb refoulé qui s’est déplacé dans les directions de moindre résistance. L’outil n’est guère pincé, un faible effort suffit pour le dégager de l’empreinte, et cela, parce que le plomb n’a pour ainsi dire aucune élasticité. Notons que, dans la période
- cl ' ~ f- -
- Épaisseurs et pénétrations.
- Fig. 36. — Tranchage de plomb pour 0 = 30° avec variation de l’épaisseur e.
- finale, la pénétration détermine l’allongement du petit prisme qui avoisine le tranchant, ce qui produit la constriction qu’indiquent les figures 31, 32, 33; rallongement total est d’environ 50 p. 100 sur un prisme de 10 millimètres de longueur primitive. A partir du moment où la pièce se strictionne, la face inférieure n’est plus en contact avec le plateau de la machine à l’endroit de la constriction.
- Nous ne nous attarderons pas davantage à l’examen de cette pièce, pour laquelle la coupe se poursuit d’une façon continue de part en part, de sorte que le coefficient de pénétration n, qui affecte a dans les formules d’équilibre, est égal à l’unité.
- Efforts de pénétration (0 = 30°).—Les efforts de pénétration P croissent, comme le montre la figure 36, jusqu’à une certaine profondeur (19 millim.), puis ils
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- 340
- ARTS MÉCANIQUES. --- MARS 1901.
- décroissent (1). On conçoit, qu’à une épaisseur qui se réduit dans le plan axial, correspond, à un moment donné, une moindre résistance pour s’opposer à l’écartement des parties déjà séparées.
- Les composantes horizontales P' cos - déterminent un allongement du
- A
- prisme inférieur qui avoisine le tranchant, cet allongement est favorable à la descente de l’outil sous le moindre effort.
- o 1 X S> Jt 6
- os / 0 = 750......... 2,6 9,1 17,8 • 27,7 36,6 40ksm,5
- •| 6 = 450.......... 1,5 5,7 11,2 17,2 22,1 24
- | j 6 = 23“.......... 0,65 3,1 6,5 10,5 14 15,4
- « \ 0 = 50 ........... 0,4 1,5 3,3 5,3 7,3 8,1
- Fig. 37. — Essais de tranchage de plomb. Section de la pièce 30 mm. x 30 mm. Variations
- des efforts de pénétration P pour diverses valeurs de l’angle d’acuité 0.
- A la fin de la coupe, l’effort se réduit à une valeur très petite, théoriquement nulle.
- L’allure générale de la courbe des efforts P est très régulière, si l’on a soin de conduire l’opération à vitesse uniforme; cette courbe affecte la forme parabolique dans la partie qui correspond aux valeurs croissantes de P. Dans l’autre partie, elle s’éloigne plus ou moins de cette forme.
- (1) Nous ne jugeons pas utile de reproduire dans un tableau les valeurs numériques de cet essai, le diagramme suffit. Il en sera de même pour la plupart de ceux que nous signalerons, attendu qu’il serait fastidieux de dresser tous les tableaux qu’ils comportent.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 341
- On observe que le début de l’allongement de la pièce dans le prisme voisin du plan de coupe se produit lorsque l’effort P passe par son maximum. Ce serait précisément cet allongement qui aurait pour effet de réduire la valeur de P. Dans cette période de l’opération, si S est la section minimum du prisme
- Mi
- giero O
- Fig. 38. — Tranchage de plomb. Variation des efforts de pénétration selon l’angle 0 pour diverses valeurs de la pénétration. Section de la pièce 30 mm. x 30 mm.
- Q p f
- tractionné par les forces P' cos -, R' la résistance de traction du plomb et -L le
- frottement sur la face d’appui de la pièce à gauche et à droite, on peut poser :
- 6 P f
- P' cos - == R/S -t- —
- 2 2
- R'S
- P'
- P£
- 9
- cos 2
- d’où
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- 342 ARTS MÉCANIQUES. -— MARS 1901.
- Dans l’essai considéré, l’effort maximum P s’est élevé à 800 kilogrammes, de sorte que le coefficient de résistance qui y correspond ressort à :
- R = r; = mhô = °lB’888 par mmï-
- Une première valeur approximative de P' serait, au moment où P est maximum
- P' — __________E______________________^-----------— 1160 kg
- / 0 cos 0\ ~ 2 (0,199 + 0,15 X 0,98) ë
- 2 ( sin ^ 0,15 — J
- La surface d’appui qui correspond à P' étant de 22 x 30 = 660 millimètres carrés, la pression moyenne par millimètre carré s’élèverait à
- valeur convenable.
- Une autre valeur toujours approximative de P’ serait, en considérant la résistance à la traction du prisme dont la hauteur est : 30 — 19 = 11 millimètres, en admettant pour la résistance 6 du plomb en prisme très court : R' = 3 kilogrammes, et pour / = 0,15 :
- R7 S
- P'
- LL
- 9
- 3X30X11 + 100 X 0,15
- cos v
- 9
- 0,98
- — 1 070 kg.
- La courbe des énergies figure 35 a été déduite de la surface limitée par la courbe des efforts P et par les axes des coordonnées. L’ordonnée relative à la coupe entière accuse une valeur t = 15ksm,4, peu différente des 2/3 du rectangle ayant pour hauteur la valeur maximum de P et pour longueur l’épaisseur
- 2
- a = 30 millimètres de la pièce, soit : ^ X 100 X 0,030 = 16 kilogrammètres.
- L’énergie par millimètre carré de section ressort à :
- 15,4
- 30 X 30
- 0kgm,017.
- Si on considère l’expression générale :
- -r = m P X n a = m n a1 l R,
- on voit que le coefficient m, dans cet exemple, serait égal à 2/3, tandis quen = 1, soit, pour le plomb
- t = 2/3 a2 3 / R
- 2 X a- l R 2 a li
- 3 al 3
- et
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-
- expériences sur le travail des machines-outils.
- 343
- L’énergie
- rapportée à l’unité de volume déplacé par la tranche serait de :
- ---^-9=iX3o'x30X(ÜO = 0‘S"’ °°28par m/m CUbe'
- n2 a2 Itg ÿ
- Cette valeur assez faible se justifie, attendu que, dans le tranchage, si les efforts sont grands, les chemins parcourus sont petits.
- Influence de l’épaisseur de la pièce. — Pour rechercher l’influence de l’épaisseur de la pièce sur le coefficient R, nous avons encore opéré sur du
- Fig. 39 à 41. — Tranchage de plomb pour 6 = 73°.
- plomb et avec des barres de section carrée de 6, 10, 20, 30 et 40 millimètres de côté. Nous avons adopté la section carrée afin d’opérer sur des éprouvettes semblables; on aurait pu conserver une même largeur de 40 millimètres, et faire varier l’épaisseur; mais cela n’a pas d’influence marquée sur les valeurs de R qui servent de points de comparaison. La tranche avait un angle d’acuité 6 = 30°.
- Les courbes A, B, C, D, E, figure 36 donnent les variations de P en ordonnées, les abscisses étant toujours les pénétrations.
- En prenant pour abscisses les épaisseurs et pour ordonnées les efforts maxima P, on obtient la courbe F, dont l’allure est à peu près celle d’une para-
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- 344
- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- bole. Les efforts maxima sont sensiblement proportionnels aux sections des éprouvettes pour des épaisseurs au-dessus de 15 millimètres. Au-dessous de cette épaisseur, les valeurs de R se relèvent.
- Pour les épaisseurs,
- a= 6 10 20 30 40 mm.
- Feffort maximum p, par millimètre de longueur du tranchant, est de :
- P —
- 56
- 6
- :9\3
- 140
- 10
- 510 „ 1010
- — ^ W — 30 —
- 1820
- 40
- : 45,5.
- La résistance par millimètre carré est de
- 14
- n- 9’3 R- “6"
- lk,55
- 10
- , , 25,5 , 33,6 , _ 45,5
- — 1,4 20 — 1,27 30 — 40 — 1,13#
- Ces valeurs de R donnent lieu à la courbe G, qui se relève aux petites épaisseurs.
- Il semblerait donc que le coefficient de résistance R diminue tant soit peu
- avec les épaisseurs a ; mais on peut admettre en moyenne, pour le plomb, et pour un angle 0 = 30°, une valeur R = lkM par millimètre carré de section. Par exemple, pour une section d’épaisseur a — 50 millimètres et de largeur /= 100 millimètres, l’effort maximum serait de
- P = 100 X 50 X 1,1 = 5500 kg.
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- expériences sur le travail des machines-outils.
- 345
- Les courbes A, B, C, D, E, montrent que l’effort maximum se produit lorsque la pénétration est supérieure à la moitié de l’épaisseur; cette position est plus voisine du milieu de l’épaisseur pour les fortes épaisseurs que pour les faibles. Ainsi : pour 40 millimètres d’épaisseur, le maximum se produit à 22 mil-40
- limètres, soit aux — =1,86 de l’épaisseur totale; pour 10 millimètres d’épais-
- .10
- seur, le maximum se produit à 7 millimètres soit à y = 1,43.
- La courbe H, figure 36, se rapporte aux énergies dure coupe de 40 milli-
- Fig. 45 à 47. — Plomb 0 = 30°.
- mètres d’épaisseur. La courbe I donne les variations des énergies pour les différentes épaisseurs considérées. Son équation ne s’éloigne guère de la relation : t = 2/3 a3 R pour une section carrée, ou t = 2/3 a2 / R pour une section rectangulaire al.
- Le coefficient d’énergie ressort, pour l’épaisseur de 30 millimètres, à
- 18,8
- 1— s — 30 X 30 Celui relatif à l’unité de volume a pour valeur :
- , _ t 18,8
- =0kgm,021.
- 1 * * H 9“ 1 X 302 x 30 x 0,268
- n2 a? Itg-
- = 0k8m,0026.
- Tome 101. — 1er semestre. — Mars 1901.
- 23
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- 346
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- Pour la tranche de 23°, nous avons trouvé = 0k8,n,0028.
- Les valeurs de t!\ sont peu différentes.
- Influence de l'angle d'acuité 0. — Opérant sur une barre de plomb de 30 X 30 de section, et avec des tranches de 5°, 15°, 23°, 30°, 43°, 60°, 75°, nous avons obtenu les diagrammes figure 37 des efforts P. Nous avons indiqué les courbes des énergies pour les angles 5°, 23°, 45°, 75°.
- Pour faire mieux ressortir l’influence de l’angle 0 sur les efforts maxima,
- Fig. 48 à 50.
- Plomb courbe 0 =
- nous les avons rapportés (figure 38) en ordonnées, les abscisses étant les angles 0 considérés. La courbe diffère assez peu d’une droite AB, dans les limites de ces essais, de sorte que l’on pourrait poser :
- P = a -t- b 0.
- La droite AB coupe l’axe des P en un point C d’ordonnée « — 330 kilogrammes, qui serait l’effort maximum fictif à développer sur une tranche dont l’angle 0 tendrait vers une valeur nulle. On conçoit, d’ailleurs, qu’une telle tranche ou couteau devrait nécessiter un certain effort pour passer à travers une matière quelle qu’elle soit.
- On peut donc retenir que, pour la coupe du plomb ou d’un métal analogue très ductile, très malléable, les efforts maxima croissent avec les angles d’acuité, et que l’accroissement est proportionnel aux valeurs pratiques des angles 0.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- Dans le cas considéré d’une section de 30 X 30 millimètres, les valeurs maxima de P en fonction de 6 seraient de :
- 2 000-330 A
- P = a + b 6 = 330 +------ijg-- 6 = 330 + 22,2 0.
- L’effort maximum P, rapporté à la section, accuserait, pour l’angle de 5°,
- une valeur de : 430
- R — okg 48 • 30 X 30 ’ ’
- pour l’angle de 75° : 2 030
- R ~ 900 ~ 2 ë,°26'
- Nous avons aussi rapporté en figure 38 les variations des efforts de pénétration
- 1000_______
- Fig. SI et 52. — Influence du biseau.
- selon les angles 6 pour diverses valeurs de la pénétration. On voit que l’influence de l’angle sur l’accroissement des efforts P persiste, ce qui est rationnel.
- Notons que, pour une valeur 0 = 180°, les courbes de la figure 38 auraient pour asymptote commune l’ordonnée dont l’abscisse serait 180°, attendu que 1 opération se rapporterait à une surface de contact plane infinie qui serait pressée sur toute son étendue.
- Si l’on rapporte les énergies dépensées au volume de métal déplacé, on
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- ARTS MÉCANIQUES. --- MARS 1901.
- obtient la courbe E (figure 38) dont Taxe des ordonnées serait une asymptote, en admettant que, lorsque 6 tend vers zéro, le volume déplacé tend aussi vers zéro.
- Les figures 39 à 50 permettent de comparer les déformations de la pièce et les volumes déplacés à la fin de la coupe. L’angle de 75° détermine un renflement latéral localisé, très prononcé par rapport à celui de la tranche de 5°.
- Coupe avec tranche à biseaux réduits. — Ordinairement les tranches à froid ont les biseaux du tranchant peu étendus (figure 51), ce qui facilite l’affûtage, déforme moins la pièce si la coupe est prononcée, et nécessite de moindres efforts de pénétration, ainsi que le montrent les courbes comparatives A et B
- Fig. 33 à 35. — Plomb, 6 = 75°.
- (figure 52), de deux coupes dans une barre de 30 x 30 millimètres, l’une faite avec une tranche à longs biseaux, l’autre faite avec une tranche à biseaux courts, l’angle 0 étant de 75°.
- La déformation de la pièce est représentée figures 53, 54, 55. Si on les compare avec les figures 39, 40, 41, on voit que le volume de métal déplacé est réduit, de même que le refoulement latéral, dès que les biseaux ne sont plus en contact avec les parties tranchées.
- Tranchage de cuivre. — En vue de contrôler les essais sur le plomb, nous avons cru utile de répéter les principaux d’entre eux sur le cuivre : 1° en faisant varier l’épaisseur; 2° en faisant varier l’angle 6.
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- expériences sur le travail des machines-outils. 349
- Les pièces de cuivre, à section carrée, provenaient de la même barre laminée* on a pris soin de les recuire après ajustage aux dimensions adoptées.
- Influence de l'épaisseur. — Sur la figure 56, sont indiquées les courbes des efforts pour les épaisseurs 8, 12, 15, 25, 35 millimètres, l’angle 6 étant de 45°.
- Les courbes sont très régulières, les déformations (fig. 57 à 81) sont analogues à celles des pièces de plomb, mais la coupe ne s’étend pas sur toute
- A Z 3 * 5
- otd&pAyeeô je r -2-~S 22
- Fig 56. — Tranchage de cuivre recuit. Angle d’acuité, 6 = 45°. Épaisseurs variables.
- l’épaisseur. Le cuivre étant moins ductile que le plomb, une rupture brusque par déchirement se détermine vers la fin de l’opération, ce qui donne lieu à des cassures telles que celles fig. 66 à 69 et 73 à 75.
- Le coefficient n, ou rapport de la pénétration de rupture à l’épaisseur totale, a pour valeur moyenne n = 0,75.
- Les efforts maxima donnent encore une courbe 4, d’allure parabolique (fig. 56).
- La courbe B des résistances R par unité de section se relève aussi vers l’axe des ordonnées ; elle montre qu’on peut adopter une moyenne R — 22 kg.
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- ARTS MÉCANIQUES. — MARS 1901.
- Pour l’angle 6 = 45°, la résistance moyenne du plomb était de lks,35, de sorte que le rapport des résistances de ces deux métaux serait de :
- Cuivre 22
- Plomb — 1,35
- 16,3.
- Fig. 57 à 59. — Tranchage de cuivre. Éprouvettes diverses.
- jj S
- p !
- J ta iü * ! i ....i
- Fig. 60 à 62. — Cuivre 0 =45°,
- Ce cuivre serait environ seize fois plus résistant à la coupe que le plomb auquel il est comparé.
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-
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 351
- En ce qui concerne les énergies, nous les avons estimées; pour les épaisseurs 35 et 25 millimètres, elles s’élèvent à 559 et 208 kilogrammètres. Elles per-
- Fig. 66 à 69, — Cuivre, 6 =60°.
- mettent de déduire les efforts moyens et le coefficient m, qui affecte l’effort maximum P. L’effort moyen m P accuse pour a = 35 mm. :
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-
-
- 352
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- Comme l’effort P — 25800 kg., il vient
- 7
- pour a = 25 mm. :
- 18633
- m — A'rcx = 0,72
- 771 P =
- 25 800 208
- 21
- 25
- 9 900 kg.
- X 0,025
- et puisque P = 13 800 kg. :
- 9900
- rn ~~ 13 800 °’71'
- Avec l’épaisseur de 35 millimètres, le coefficient :
- 559
- et celui :
- t"--------------— 0kgm 45
- 1 ~ 35 X 35 ’40
- 559
- et
- 1 4H° /30\
- n2 a* ltg?j ¥ X 352 X 35 X 0,414
- On trouve, pour l’épaisseur de 25 millimètres :
- V'j = 0kgm,33
- t'j = 0kgm,045
- = 0kgm,043.
- Si on adopte pour la pratique courante et pour 6 = 45°, une valeur moyenne R = 22 kg., et des coefficients
- Tri = 0,72 n = 0,82,
- on aurait, en killogrammillimètres :
- = 77i 7i a R = 0,72 X 0,82 X«R = 0,59 a R — 0,59 X 22 X a= 13 a kgm/m
- ou en kilogrammètres et
- = 0kgm,013 a,
- m R 0,72 R
- »«4“M2xM14
- 2,13 R =r 2,13x22 = 46kgm/ra,86 = 0kgm,04686.
- Ce dernier nombre serait donc un nombre constant, qui dépend de celui adopté pour R.
- Influence de l'angle d'acuité 6. — Les figures 82 et 83 sont relatives à la série des essais sur une pièce de section 12 x 12, avec des angles de 15, 30, 45, 60 et 75°. Ici encore, les variations sont des plus régulières. Les efforts maxima croissent assez rapidement avec les angles 9.
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-
-
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- Si on admet la droite AB comme variation moyenne, on aurait :
- 4 440 — 1 225
- 353
- P = 1 220 +
- 75
- 9 = 1 220 + 43 6;
- Fîg. 70 à72. — Cuivre. État de la pièce à 7 millimètres d’enfoncement. Charge, 4 300 kilogrammes, 0 = 75».
- Fig. 73 à 75. — Cuivre, 0 = 60°.
- et si on rapporte l’effort maximum à l’unité de section, il viendrait
- „ 1 220 43 6
- R = -^+ 7-7 = 8,47 + 0,29 9.
- 144 144
- Par exemple pour 0 = 60°, on aurait :
- R = 8,47 + 0,29 x 60= 8,47 + 17,4 = 25k*,87.
- La limite inférieure de 15°, que nous avons pu utiliser pour la valeur de 9
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- 354
- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- sans que la rupture de l’outil se produise (il faut que l’acier soit ponvenable-ment trempé sinon le tranchant refoule ou se brise), donne une valeur :
- R =
- 1 800 _ 144 —
- 12ks,5,
- tandis que, pour 0 = 75° :
- 4 400 _ R— 144 —
- 30 kg.
- Ces chiffres montrent bien l’influence de l’angle d’acuité, et nous constate-
- Fig. 76 à 78. — Cuivre, 6 = 30°.
- rons une influence analogue dans les essais ultérieurs de la coupe sous forme de copeaux.
- Les rapports n varient entre 0,66 pour 75° et 0,83 pour 15°.
- Les efforts moyens m P accusent, pour 6 == 75° :
- t 26,3
- n~â~ 0,66 X 0,012 — 3300kg-5
- comme P maximum s’élève à 4400 kg., il vient :
- pour 0 = 15° :
- m
- 3 300
- 4 400
- — 0,75,
- T
- n a
- 13 1
- = iô----!----= 1310 kg.,
- X 0,012
- et, puisque P = 1 800, on a :
- m =
- 1310
- 1800
- == 0,72,
- soit, en moyenne, m — 0,74.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHrNES-OUTILS.
- 355
- Fig. 82. — Essais dé tranchage de cuivre. Variation des efforts de pénétration P pour diverses valeurs de l’angle d’acuité 0, Section de la pièce, 12 x 12 mm.
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- 356
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1904.
- Si on exprime les valeurs de t et de t/ en tenant compte de la variation de 6, les formules à appliquer seraient :
- Tt = 0,59 a R = 0,59 a (8,47 + 0,29 6) kgmm. et
- , m R 0,72 R 0,88 R 0,88 (8,47 + 0,29 6) 7,45 + 0,25 9 kg1"/111.
- Ti “ 0 — 6 9 9 ~ 9
- ntg^ 0,82 tg ^ tg ^ tg ÿ tg -
- Gomme application, soit a — 20 mm,, 0 = 50°, il viendrait :
- t" = 0,59 X 20 (8,47 + 0,29 X 50) = 270 kgm./m. = 0k8m,27,
- = Lf5-— 0,25 x 50 = 43 kgm/m. = 0k8'm,043.
- O AO 15" 9^',
- Fig. 83. — Essais de tranchage de cuivre. Variations des efforts de pénétration avec l’angle 0 pour diverses valeurs de la pénétration. Section de la pièce : 12 = 12 mm.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 357
- Frottement sur les faces de la tranche. — Recherchons d’abord les valeurs des efforts P7 pour une même pénétration de 4 mm., et pour les angles 0 extrêmes, de 75° et 15°, les efforts P étant 4000 et 1 600 kg.
- A 2 3 Jf & 6 / S 9 H <2 ^ 4*5
- Fig 84. — Tranchage de cuivre. Variations des efforts de pénétration pour diverses valeurs de l’angle d’acuité 9. Section de la pièce : 15 x 15 mm.
- On aurait pour 0= 75° :
- pr ___________P______________________4 000____________
- * (sin | + 0,15 <°-609 + °’15 X °*™>' S'
- pour 15° :
- 1600
- P “ 2 (0,131 + 0,15 X 0,991) ~ 2 867 kg*
- Les frottements sur chaque face, en admettant toujours /=0,15, seraient de:
- 2 749 X 0,15 = 412 kg. et
- 2 867X 0,15 = 430 kg.
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- 358 ARTS MÉCANIQUES. -— MARS 1901.
- On voit que les frottements varient assez peu alors que les angles d’acuité sont très différents.
- C’est un point important à retenir lorsqu’on considérera les outils de coupe proprement dite, pour lesquels il est plus difficile de calculer les frottements qui s’exercent sur leurs faces.
- Les figures 84-85 sont les résultats d’essais faits avec une section de 15 X 15, en vue de contrôler ceux qui précèdent. Ces résultats sont concordants.
- Fig. 85. — Tranchage de cuivre. Variations des efforts de pénétration avec l’angle 0 pour diverses valeurs de la pénétration. Section de la pièce : 15 x 15 mm.
- Tranchage de fer (6 = 75°). Dans une barre de fer ordinaire, nous avons débité trois éprouvettes de section carrée de 30, 20 et 10 millimètres de côté, lesquelles ont été tranchées après avoir été recuites. Elles ont accusé les résultats fig. 86, courbes ABC.
- Les coupes ne se sont prolongées que sur une fraction assez petite de l’épaisseur (fig. 87 à 95).
- Les parties se séparent par un déchirement qui se propage et détermine une
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- > 5
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 339
- rupture brusque, analogue à celle d’une éprouvette tractionnée directement. Quant à la cassure, elle a aussi une certaine analogie avec celle d’une éprouvette de traction très courte.
- On y constate la séparation par glissement suivant un certain angle qui caractérise, en général, toutes les ruptures des matériaux quelles qu’elles soient.
- Il faut tâtonner pour obtenir une coupe au plus près de la période de rupture
- -£f------
- --------------------------------1
- 5 6 7
- Fig. 86. — Tranchage de fer. 8 = 75°. Épaisseurs, 10, 20, 30 mm.
- (fig. 91 à 93), qui montre le commencement de la déchirure. Celle-ci réduit la résistance de la partie qui reste à trancher; cette partie est soumise, à la fois, à la coupe de l’outil et aux tractions qui s’exercent de part et d’autre; elle cède sans que l’on puisse poursuivre l’opération comme avec le plomb.
- Les efforts maxima varient suivant la courbe D (fig. 86), et les résistances R par millimètre carré de section sont respectivement de 54,9, 56, 58 kilogrammes, courbe E.
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- 360
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- 21
- Pourla barre de 30 x 30mm, le coefficient n est égal à — = 0,70.
- oU
- L’efïort moven
- m P
- 641
- n a 0,7
- Ô x 07030 = 30524 ks-
- Fig. 87 à 90. — Tranchage de fer
- '?////'//'///////////////////Z/1
- Fig. 91 à 93. — Tranchage du fer. 0 = 75 .
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-
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 361
- Comme l’effort maximum s’élève à 49400 kilogrammes, le coefficient
- 30 5-24
- m
- 49 400
- = 0,698.
- L’énergie par millimètre carré de section de la barre de 30x30 ressort à
- 641
- 900
- 0kgm, 71
- et celle par millimètre cube de métal déplacé, à , t m R 0,66 X 50
- 75- 75° 0,70 X 0,767
- n2 a* Itg-j n tg —
- : 61 kgm/m. = 0k*m,061.
- La résistance de ce fer à la traction accusait un coefficient R de 35ks,5 avec un allongement pour cent A = 12. Le rapport des deux coefficients
- Pour le cuivre recuit, et pour l’angle 6 = 75°, nous avons trouvé R = 30 kg., de sorte que le rapport des résistances de ce fer et de ce cuivre serait de
- 54,9
- -à =1-82-
- D’autre part, ce cuivre a donné à la traction une résistance R de 20k»,4; le rapport des résistances de traction du fer et du cuivre serait :
- Fig. 94 à 96. — Tranchage du fer, 6 = 75°.
- Influence de l'angle d'acuité 8, —Nous avons (fig. 97-106) opéré sur une barre de fer ordinaire recuit de 22 millimètres de côté, avec des angles 8 de 30°, 45°, 60°, 75°.
- Tome 10t. — 1er semestre. — Mars 1901.
- 24
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- 362 ARTS MÉCANIQUES. — MARS 1901.
- Position deh tronche 311 màmert de h rupture
- Fig 97 à 105. — Tranchage du fer
- 60°, 45“ et 30'
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- Pressions.
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 363
- La tranche de 30° résiste plus ou moins dans la coupe du fer à froid; elle s’ébrèche ou refoule. Cet angle n’est pratique que pour du fer à haute température.
- Pénétration.
- Fig. 106. — Tranchage de fer. Section : 22 x 22 mm. Valeurs de 9 : 30, 45, 60, 75°.
- Les autres tranches résistent bien avec une pression lente. Il faut au moins 60° pour résister à l’action du choc.
- Nous avons ainsi obtenu les coupes (fig. 97 à 105) et les courbes des efforts (fig. 106).
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- 364
- ARTS MÉCANIQUES. ---- MARS 1901.
- Le rapport n ressort, pour
- 6 = 30°,
- 11
- a G)â) — 0,50,
- valeur très faible, tandis que, pour 0 — 75°, ce rapport est égal à
- 13
- n = ^ = 0,59.
- Fig. 107. — Tranchage de fer. Section : 22 x 22 mm.
- Pour le cuivre, métal moins résistant, l’accroissement de n concordait avec la réduction de G.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 365
- Les efforts maxima (fig. 107) croissent encore très rapidement avec les angles 6. En admettant comme variation moyenne, la droite AB, on aurait, pour la section de 22 X 22mm = 484mm2 :
- P kil = 5 000 +
- 31 000 — 5 000 75
- = 5 000 + 346,6 6,
- et, si on rapporte l’effort maximum à l’unité de section, il vient :
- R kil =
- 5 000 484
- 346,6 6 484
- = 10,3 + 0,77 6.
- Entre les angles de 6 = 30° et 75°, le coefficient R varie de
- 14 000 484
- = 26kg,8
- 30 100 484
- 62kM-
- Fig. 108 à 110. — Fer rond (27 millimètres de diamètre).
- La résistance de ce fer à la traction était de 36kg,6 par millimètre carré, avec un allongement de 14 p. 100.
- Le coefficient de résistance au tranchage correspondrait au coefficient de résistance à la traction pour un angle 0 = 38°.
- Si, pour les angles de 30° et de 75°, on calcule les valeurs des réactions P' et des frottements P'f sur les faces de la tranche, on trouve, pour une même pénétration de 5 millimètres :
- 6 = 30° P'
- 10 800
- 2 ( sin ^ 4-0,15 P'
- 10 800
- cos 6\ 2 (0,259 4-0,15 X 0,966) ~~ 0,8078
- 13500 kg.
- 19 300
- 19300
- 2 (0,609 4- 0,15 X 0,793) 1,45
- = 13 310 kg.
- et avec 6 = 75'
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- 366
- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- Les frottements seraient de
- 13 500 X 0,15= 2.025-kg. et
- 13310 X 0,15 = 1996 kg.
- On constate, de nouveau, que les frottements sont peu différents pour les valeurs extrêmes de 6 considérées.
- Notons que la tranche de 30° n’était que modérément pincée par la pièce vers la fin de l’opération ; un faible choc suffisait pour la dégager.
- Z620Ûk3 _____\250*
- 25000
- 20000
- 10000
- — pénétrations
- Oi 2 3 4 5 6 / $ 9 10
- Fig. 111. — Tranchage de fer rond de 27 millimètres de diamètre. 6 = 45*.
- Les valeurs des énergies etv'^en tenant compte de la variation de 8, seraient données par les relations :
- et
- = m n a R = m n a (10,3 -+- 0,77 8) kgmm.
- m R ____ m (10,3 + 0,77 6)
- _ ___ _
- ni9\ n tg g
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 367
- On peut adopter : m — 0,70 ; n = 0,60, lorsque les tranches sont fraîchement affûtées, condition que nous avons observée dans ces divers essais.
- Coupe de sections circulaires. — Si les sections rectangulaires, toujours tranchées dans le sens de la dimension minimum, et les sections carrées de même épaisseur, donnent des déformations analogues et des efforts dans le rapport des sections, il n’en est pas tout à fait de même des sections circulaires, ce qui se conçoit a priori, particulièrement en ce qui concerne la déformation.
- Notons simplement l’essai d’un rond de fer de 27 millimètres de diamètre, avec une tranche de 45° (fig. 108 à 111).
- Le début de la coupe accuse des efforts sensiblement proportionnels aux pénétrations. A l’approche de la période de rupture, la courbe A s’arrondit.
- 1S
- Le rapport de la pénétration de rupture au diamètre d est de n = = 0,55,
- valeur peu différente ou égale à celle d’une section carrée. L’effort moyen :
- mF== nd = 0,55X0,027 = 16 830 kg'
- d’où
- m
- 16 830 16 830
- P ~ 262ÔÔ
- = 0,64.
- L’énergie par millimètre carré de section ressort à :
- T ______1____ «go
- T"1 = 7rd2=3,14x272=^= 0,42.
- — 4 583
- r • m,- n • • 26200
- La résistance par millimètre carré de section serait ^ = 44 kg., valeur
- peu différente également de celle de 41,5 qui correspond à la coupe d’une section carrée de 22 millimètres de côté avec la même tranche de 45°.
- Tranchage du fer à chaud. — Le tronçonnage des barres de fer à froid es fait ordinairement en entaillant quelque peu les faces, puis un choc sépare les parties. A chaud, les entailles sont plus profondes, et l’on opère entre le rouge clair et le rouge orange. Ne possédant pas de moyens appropriés pour essayer le fer à chaud d’une façon rapide, condition essentielle, nous nous sommes contenté de la méthode comparative suivante :
- Supposons qu’une masse tombant d’une hauteur constante actionne une même tranche qui coupe successivement une barre de fer à froid, au rouge clair et au jaune orange. Les entailles auront des profondeurs e, e', e", de quelques millimètres seulement, de manière à pouvoir admettre que la loi des efforts est, dans chaque cas, représentée par une droite telle que OA, OA’, OA” (fig. 112), dont les ordonnées maxima sont : BA = P, B'A' = P', B^A” = P”.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- MARS 1901.
- L’énergie dépensée étant à très peu près la même, on peut encore admettre que les triangles AOB, AOB', A'^B" ont même surface, soit :
- T
- = |xP =
- Or l’effort AB = P de la coupe à froid étant connu par un essai à la machine à essayer, on peut en déduire
- P-=îf.
- e
- Connaissant ainsi P', on peut calculer l’effort = BC, qui correspond à l’entaille de profondeur e, soit en posant :
- P' — e'
- p, _ ^
- 1 e' e'2 '
- ou
- re
- p— — — , rapport des résistances du fer à froid et au rouge clair.
- -T p 6
- P e"2
- On aurait par analogie = —.
- L 1 ^
- Or, en opérant sur une barre carrée de 22 x 22 millimètres, avec une tranche
- Fig. 112.
- de 60°, nous avons obtenu des valeurs e — 2, 6' = 3,8, en = 6. La valeur de P qui correspond h e — 2 millimètres étant de 8800 kilogrammes, il vient :
- p' — 4 —. ’D’
- et le fer au rouge cerise étant environ 3,6 fois moins résistant qu’à froid ;
- P1
- P 8 800 ~ 3,6 3,6
- = 2 444 kg.
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-
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS. 369
- Pour le fer au jaune orange, on aurait :
- P 62 36
- -----------— Q •
- P"t — 4 — 4 ’
- la résistance serait 9 fois moindre,
- 8 800
- et l’on aurait P"4 = —= 977 kg.
- Les énergies relatives à la pénétration e seraient de
- soit :
- On a de même
- e P , e P',
- T 2 T 2
- * _ L _ £! _ _ o
- t' ~ P\ — e2 ~~ 4 — ’ ’
- t__ ______ 6_2
- t" — P'\ — !» ~ 22 ~ 9‘
- Pour les températures intermédiaires entre celles que nous venons <ie considérer, le rapport des résistances varierait entre 3,6 et 9. La faible résistance du fer à haute température permet l’emploi courant de couteaux dont l’angle 6 n’est que de 30° sans crainte de rupture, même avec des entailles profondes.
- (A suivre.)
- *
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-
-
- COMMERCE
- LES ETATS DANUBIENS
- Par Joseph Mallat, Professeur d’Économie commerciale.
- Au sud-est de l’Europe, au sud du royaume de Hongrie, entre la mer Adriatique et la mer Noire, entre la mer Ionienne et l’Archipel, se trouve une immense étendue de terre que, jusqu’au troisième quart de notre xixe siècle, l’on comprenait géographiquement sous la désignation générale de Turquie d’Europe et qu’aujourd’hui, aussi improprement, du reste, on appelle la Péninsule des Balkans.
- Péninsule, elle l’est, mais si l’on y comprend aussi la Roumélie et la Morée, le royaume de Grèce.
- Coup d'œil géographique. — Les monts Dalmates, la Montagne Noire ou Monténégro, si bien dénommée, les Balkans, les Karpathes et la chaîne du Pinde la sillonnent de leurs successions de plateaux et de sommets, de leurs ramifications et de leurs contreforts et font, de ce coin de terre, la partie de l’Europe dont le relevé topographique est le plus difficile à tracer.
- Profondes vallées au fond desquelles coulent, parfois torrentueuses et écu-mantes, paifois limpides et calmes, en des méandres tourmentés, les eaux de rivières et de fleuves qui répandent, avec la fraîcheur, les bienfaits d’une végétation luxuriante; coteaux ensoleillés, couverts de riches vignobles ou de fruitiers vigoureux; collines sauvages et pittoresques sur lesquelles croissent, nourries par une sève qu’on ne soupçonnerait pas sur ces flancs abrupts, des forêts souvent impénétrables dans lesquelles toutes les essences ligneuses d’Europe poussent avec une vigueur extraordinaire, ou escarpements* et plateaux stériles, tel est le spectacle varié, sévère ou réjouissant, mais toujours pittoresque qu offrent au voyageur la Bosnie, la Serbie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie, lTIerzégovine et le Monténégro, c’est-à-dire toute la contrée de l’Europe située au sud de la Save et du bas Danube.
- On sent, en traversant ces contrées, que de gigantesques convulsions ont dû plusieurs fois transformer la surface d’un sol tantôt sous-miné par les infiltrations des eaux de l’Océan et tantôt déchiré par l’action déflagrante des gaz accumulés dans ses cavernes souterraines.
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- 312
- COMMERCE.
- MARS 1901.
- Les progrès dévastateurs des flots semblent depuis longtemps arrêtés; les cratères se sont refroidis ; la nature a repris ses droits et paraît désireuse de rattraper, par une végétation plus vigoureuse, le temps qui lui avait fait perdre la lutte des éléments.
- Ethnographie, Races. — Quelque varié que soit le paysage de ces contrées, bien plus variées encore sont les populations qui les habitent.
- Ces peuples, situés entre le monde latin et l’oriental, présentent des types très marqués de plusieurs races adventices, parmi lesquelles les Slaves et les Roumains forment, en même temps que le nombre, le noyau d’une quantité de familles diverses dans lesquelles les autres sont fondues ou noyées.
- Il est, en effet, assez difficile de démêler l’ethnographie des premiers peuples qui habitèrent successivement ces contrées où la légende se confond généralement avec l’histoire. Les noms des lieux ont eux-mêmes si souvent changé dans l’antiquité qu’on est aujourd’hui bien embarrassé pour établir l’assiette des premiers occupants.
- Hérodote parle vaguement du pays qu’habitaient les premiers Illyriens et le place près des sources de l’Angr^s, « rivière qui, dit-il, sort de l’Illyrie, se joint au Brongos pour se jeter avec lui dans l’Ister ».
- Pline et Ptolémée ne sont guère plus explicites; Strabon est un peu plus affirmatif; quant à Appien d’Alexandrie, il étend le territoire illyrien au delà des limites de la Macédoine et de la Thrace, de sorte que toute la rive droite du bas Danube formait sa limite du côté de la Germanie et les monts Karpathes la séparaient de la Sarmatie : à l’orient, elle était baignée par le Pont-Euxin (mer Noire), la Propontide et l’Hellespont, au midi, par la mer Egée.
- C’était donc à peu près la presqu’île balkanique tout entière.
- Quels étaient les habitants de l’Illyrie?
- Les descendants d’Illyrius, fils de Polyphème et de Galatée qui avaient quitté la Sicile pour venir s’établir sur le bord oriental de la mer Supérieure ou Golfe Adriatique?
- N’étaient-ce pas plutôt des Liburnes ou des Pélasges ou bien les Paphlago-niens de Polybe et de Tite-Live?
- Ulllyrie des anciens. — Il est, on le voit, difficile d’établir une opinion sur des données aussi incertaines. Nous savons, qu’au second siècle de notre ère, on entendait par Illyrie, dix-sept provinces qui étaient : 1° et 2° la première et la seconde Norique, 3° et 4° la première et la seconde Pannonie ; 5° la Valérie, 6° la Savie ; 7° la Dalmatie; 8° la Mœsie; 9° et 10° les deux Dacie ; 11° la Macé-donie; 12° la Thessalonie; 13e l’Achaïe; 14° et 45° les deux Epire; 16° la Pre-valitaine; 17° la Crète. Dans le siècle suivant, la Thrace fut annexée à cette vaste contrée qui s’étendait depuis le Golfe Adriatique jusqu’à la mer Noire.
- Que sont devenues les races autochtones qui peuplèrent l’Illyrie?
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- LES ÉTATS DANUBIENS.
- 373
- Les Albanais. — Absorbées par les peuples plus civilisés ou chassées par les incursionnistes barbares, elles ont laissé peu de traces, si ce n’est en Albanie où l’on rencontre plusieurs types bien caractérisés, les Toxides, les Guègues, les Ghimariotes et les Argyriocastrites, divers rameaux d’une même famille dont le principal caractère physique est la beauté du visage et des formes du corps. Les hommes sont grands et agiles, leur taille est svelte et dégagée; leur cou délié, leur teint coloré, un regard fin et pénétrant, souvent doux et bienveillant, les rendent sympathiques dès le premier abord. Les femmes albanaises sont belles, leur regard fier, leur démarche imposante. A la beauté du visage se joint chez elles la délicatesse des formes, l’attache de leur cou est irréprochable, la finesse de leurs extrémités est remarquable.
- Les Roumains. —Ce n’est point ici le lieu de rechercher si les Roumains sont ou non d’origine latine, si, comme l’affirme M. Gustave Beksics, ancien député à la Chambre hongroise (1), « ils sont séparés des Latins occidentaux par plus de dix siècles et par une distance bien plus considérable encore au point de vue intellectuel qu’au point de vue géographique », ou si, au contraire, suivant les affirmations de Georges Sinkay et de Pierre Major, les Roumains doivent être compris dans la communauté des peuples latins. Qu’ils n’aient jamais, et dans aucun pays, été habitants primitifs; qu’ils n’aient jamais été non plus conquérants par le droit de la force, cela se peut, mais, et c’est ce que la Ligue de Bukarest s’efforça de démontrer, les Roumains sont aujourd’hui une quantité imposante et sont répandus sur une surface énorme de territoire en Europe.
- Les Roumains subirent-ils immédiatement la civilisation romaine par le voisinage, comme l’affirment les savants Tornassek, Capitai, Miklovieh et autres qui placent le berceau de la race roumaine dans la péninsule balkanique même, ou bien leur fut-elle imposée par les commandants des milices de Trajan dans la Dacie? Nous ne nous attarderons point à ces discussions, qui sont d’un ordre étranger à ce travail, et nous nous contenterons de constater que c’est de ces conquérants du monde qu’ils ont hérité la langue qu’ils parlent, comme aussi ils ont hérité d’eux les principes de civilisation occidentale qu’on retrouve encore dans leurs mœurs.
- Les Daces. — La domination roumaine. — Le pont de Trajan. — Les portes de fer. — Lorsque Trajan traversa la Mœsie supérieure, dirigeant en personne son expédition contre les Daces (2) révoltés unis aux Sarmates et aux Parthes, il y trouva des tribus Avares qui, en présence de ses soixante mille soldats, se retirèrent prudemment dans les forêts profondes de leurs montagnes sauvages.
- (1) La Question roumaine et la lutte des races en Orient, par Gustave Beksics, Paris, Chailley, 1895.
- (2) Daces ou Gèles, peuplade scythique.
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- L’empereur romain ne s’attarda pas à leur imposer le joug de l’Empire ; il était pressé d’aller réduire le fier Décebale, et c'est sur un pont de bois qu’il passa cette fois (l’an 101) le Danube aux Portes de fer, prenant ainsi le chemin le plus court pour arriver devant Sarmizegethuse (1), la capitale de la Dacie, dont il s’empara. Mais les Daces se soulevèrent de nouveau en l’an 106, et Trajan revint par le même chemin et de nouveau traversa le Danube. Il ne lui suffît pas, cette fois, de la soumission des Daces et de leurs alliés, il voulut que la Dacie (2) et la Mœsie (3) devinssent provinces romaines et y envoya de nombreux colons, tandis que les gouverneurs qu’il y plaçait faisaient construire des routes militaires et des forteresses et que lui-même, Trajan, sentant la nécessité d’établir une communication permanente entre les deux rives du Danube, jetait sur le fleuve un pont de pierre dont on voit encore des restes. Le voyageur qui suit le cours du Danube aperçoit sur la rive droite, au pied des hautes montagnes qui le dominent, dans la partie la plus sauvage du défilé de Drenkova,— à 12 kilomètres environ en amont d’Orsova, — une entaille pratiquée dans le rocher sur quelques décimètres de largeur, formant une banquette qui se dégage parfois du milieu des broussailles et des ronces et se maintient à un même niveau, supérieur à celui des crues ordinaires ; puis, tout à coup, une grande pierre incrustée dans la paroi verticale apparaît entre des figures sculptées au-dessus de ces restes de l’ancien chemin, qui aboutissent à la tête du pont du côté de la Mœsie, et, sur cette pierre, on entrevoit une longueinscription constatant que « Trajan, fils (d’adoption) du divin empereur Nerva, a ouvert cette route à travers le fleuve et la montagne domptés ».
- Le souvenir de cette campagne et de ces constructions est conservé par les bas-reliefs de la colonne Trajane, et les musées possèdent plusieurs médailles de bronze reproduisant le dessin de ce pont de 1134 mètres dont des forteresses gardaient chacune des deux têtes.
- Le lieu du passage avait été choisi avec une rare sagacité, en dehors des cataractes, là où le courant est tranquille, et où l’étendue de la plaine permet au fleuve de s’étendre en largeur sans trop creuser son lit. La plus grande profondeur n’y est, à l’étiage, que d’environ 6 mètres. Le fond est d’un sable graveleux assez solide pour porter le poids des maçonneries.
- Ainsi s’accomplit la prise de possession du Danube par les Romains.
- Les Slaves. — Quelques siècles plus tard, des tribus composées d’un mélange de Scythes et d’Indo-Ariens d’où est sortie la grande famille slave, descen-
- (1) Tsarmizegéthusa, nom qui signifie capitale des Mœsins et des Gètes. La syllabe sar ou tzar indiquait toujours une idée de souveraineté.
- (2) La Dacie forma depuis la Transylvanie et la Yalachie.
- (3) Il y avait deux Mœsie : la supérieure devenue la Serbie et l’inférieure devenue la Bulgarie.
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- dirent des terrasses inférieures des Karpathes, et tandis que les unes restant Slaves du Nord, formaient les nations russe, polonaise et lithuanienne, les autres, désignées sous le nom de Slaves du Midi, formaient les nations hongroise, bosniaque, esclavonne, croate, dalmate, et enfin, la nation serbienne ou serbe qui peuple l’Illyrie, là Mœsie, la Macédoine supérieure et la Thrace, c’est-à-dire les pays aujourd’hui appelés l’Herzégovine et le Monténégro, une partie de l’Albanie et de la Macédoine et la Serbie actuelle.
- Cette race adventice possède des qualités particulières de sobriété, de sociabilité et autres, mais ses principales vertus sont le sentiment de la nationalité, l’amour de la patrie, la fierté qui ne supporte pas l’asservissement.
- On est particulièrement frappé, lorsqu’on étudie l’histoire, à travers les siècles, de chacun de ces petits peuples, de constater ce que peut enfanter de héros, ce que peut inspirer et soutenir d’actions surhumaines le culte de la terre natale, le vrai patriotisme.
- L’Empire de Serbie.— Oui, il est curieux de constater, par exemple, que la Serbie fut, au xive siècle, une puissance dont les armées tirent trembler les empereurs d’Orient et d’Occident. Ses souverains ceignirent la couronne impériale et les couleurs de ses étendards flottèrent victorieuses jusque sous les murs de Byzance, tandis que tous les Etats de la péninsule balkanique devenaient provinces de l’Empire des Tsars de Serbie.
- La domination ottomane. — Oui, il est curieux de constater la ténacité héroïque avec laquelle, lorsque le Turc ottoman, vainqueur de l’empire d’Orient eut courbé sous son joug les Etats cis-danubiens, ces mêmes Serbes et les Bulgares continuèrent la lutte et préférèrent s’exiler du sol natal, aller fonder des colonies en Hongrie, plutôt que de subir la servitude du Croissant.
- Plusieurs siècles de domination ottomane semblèrent avoir éteint, sinon tout sentiment de fierté native, du moins toute énergie chez les peuples habitant les provinces danubiennes ou la Turquie d’Europe. Tout au plus cette période de leur existence fut-elle un arrêt voulu dans la marche de leur civilisation.
- À quoi bon une prospérité dont ne profiterait que l’oppresseur?
- A quoi bon des efforts intellectuels, des travaux d’art, des institutions sociales, puisque seul l’ennemi, le maître implacable en pourrait tirer vanité ou avantage.
- Durant cette longue domination ottomane, le seul désir de l’affranchissement semble avoir soutenu et en même temps maintenu l’existence des Serbes, des Bulgares, des Croates et des Roumains. Ils ne s’épuisèrent point en vaines tentatives de révolte, mais ils ne furent jamais soumis et, tout en subissant une administration orientale contre les fonctionnaires de laquelle ils étaient en état de continuelle rébellion, ils conservèrent, mais occultement, leurs institutions
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- nationales et le culte de leurs ancêtres. Comme les Israélites, sur la terre d’Égypte, entretenaient chez eux le souvenir de la terre natale en chantant les gloires de leurs aïeux et les promesses de Dieu à leurs prophètes, ainsi les Slaves méridionaux conservaient précieusement dans leurs pesmas la mémoire des héros qui avaient fait la gloire de leurs nations aux siècles de liberté.
- Les Serbes continuèrent à élire leurs représentants à des Skouptehinas qui ne siégèrent point; les Serbes et les Croates conservèrent la Zadruga malgré une législation qui en rendait les efforts illusoires.
- Au milieu des spahis et des Janissaires chargés de faire exécuter les lois du Turc et les prescriptions vexaloires du Koran, les princes conservaient et se transmettaient une autorité morale et en retrouvaient toute la valeur lorsqu’il s’agissait, soit de protester contre de nouvelles oppressions, soit même de soutenir la résistance de quelques heïdukes dont les exploits aventureux perpétuaient le souvenir des héroïques faits d’armes des anciens Joupans et entretenaient dans le peuple des sentiments de haine énergique contre l’oppresseur.
- La question religieuse. — Mais ce qui a surtout contribué à conserver parmi les Slaves de la péninsule Balkanique, parmi les Roumains et les Croates une grande vitalité nationale, c’est l’attachement de ces peuples à la forme de leur culte, à leur religion.
- Ceux qui, comme les Serbes, appartenaient à l’Eglise grecque, s’étaient séparés de Constantinople bien avant la chute de l’Empire de Byzance et formaient une Eglise autoGéphale dont le clergé national élisait dans son sein ses évêques dont le collège nommait le patriarche. Toutes les pressions, toutes les vexations ne réussirent pas à détruire, pas même à entamer cette constitution nationale de leur Eglise et à travers les siècles, le clergé fut un véhicule admirable du sentiment patriotique. Les Serbes disent avec raison que c’est leur clergé qui a sauvé leur nationalité ; aussi les Popes sont-ils toujours nombreux dans la Skouptchina.
- La question de l’Union des Eglises. — Les Serbes ont toujours fait, de l’indépendance de leur Eglise, la première des questions politiques et non pas une question religieuse, et leur histoire nous montre de nombreux exemples de l’importance qu’ils y attachent. Souvent Rome tenta l’union de l’Église serbe à l’Église latine. Pourquoi le Saint-Siège échoua-t-il toujours? Ce ne fut point parce que dans les dogmes de l’Église catholique il y avait des articles de foi que les grecs n’admettaient pas; ce ne fut point parce que le Pape demandait d’être reconnu comme le successeur de saint Pierre et le Vicaire de Jésus-Christ, mais parce que ses légats commirent toujours la maladresse d’exiger l’unité rituelle, l’abandon du rite national et surtout l’imposition d’une hiérarchie qui faisait perdre au patriarche de Serbie ses prérogatives de chef de l’Église nationale.
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- Le Saint-Siège, dont les vues sont aujourd’hui plus libérales et qui a déjà obtenu la réunion à l’Église romaine de quelques confessions dissidentes, obtiendrait assurément d’autres résultats que les Papes des siècles passés si de grandes puissances qui ont intérêt à entretenir les divisions entre les États balkaniques et à éviter l’influence romaine n’entretenaient occultement les préventions des orthodoxes contre le Siège apostolique.
- La Bulgarie chrétienne. — Pourquoi les Bulgares firent-ils un retour sincère et durable à l’Église romaine? Pourquoi, en 1860, demandèrent-ils avec insistance au Pape Pie IX d’opérer de nouveau l’union de l’Église bulgare avec l’Église occidentale? D’abord parce que la Lettre-constitution du Pape Jean VIII à Sventapluk, roi de la Grande Moravie (juin 880) conservait l’usage de la langue slave dans la liturgie, les coutumes du clergé bulgare et la manière de professer les dogmes suivant les usages de l’Église d’Orient; ensuite parce que blessés dans leur conscience religieuse par les oppressions et les abus anticanoniques et par la vie débauchée des évêques grecs de Constantinople, les Bulgares voyaient en péril le lien qui était indispensable à la conservation de leur nationalité.
- Pie IX accorda à l’Église bulgare les privilèges quelle demandait et la Sublime Porte fut obligée, en vertu de Y hatti-humayounn, par lequel elle accorda à tous ses sujets le libre exercice de leurs cultes, d’accepter cette union.
- Quelque intéressante que soit cette question de l’autonomie et de l’union des Églises, nous faisons ici de l’économie commerciale et ne pouvons, par conséquent, nous attarder à des considérations en dehors de notre sujet (1). Nous voudrions dire quelques mots de l’Église de Bosnie et d’Herzegovine ; nous voudrions jeter un coup d’œil sur l’œuvre patriotique de l’évêque Slrossmayer et en tirer quelques conclusions quant aux effets civilisateurs de la religion lorsqu’elle est enseignée par un clergé pur dans ses mœurs et dans sa foi. De tels développements, nous le répétons, sont étrangers à ce cadre et seraient susceptibles de soulever des contradictions d’opinions, ce qui n’est pas précisément le but que nous visons.
- Nous avons dit, en passant, que les grandes nations européennes entretiennent avec soin entre les différents États balkaniques et danubiens des
- (1) Sur la question de l’union des Églises, voir :
- 1° Dans la Revue des Deux Mondes (1885) : La Question religieuse en Bosnie et en Herzégovine, par Gabriel Charmes;
- 2° Dans le même recueil (même année) : En deçà et au delà du Danube, par Émile de Laveleye;
- 3° La Bulgarie chrétienne, par le baron d’Avril ;
- 4° Dans la Revue du monde catholique (1898-1898) une intéressante étude de Dom J. llabory ;
- 5° Dans les Études religieuses par des Pères de la Compagnie de Jésus (1878). La Bulgarie et les Bulgares, par le P. J. Buker.
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- ferments de discorde qui les empêchèrent toujours de former entre eux cette confédération balkanique cependant tout indiquée, non seulement par la position géographique mais encore par les intérêts politiques, et si désirable pour la tranquillité même du monde civilisé.
- La lutte des races. — La lutte des races et les intérêts politiques de la Hongrie, de la Russie et de la Turquie empêchèrent toujours cette union devant laquelle se fût brisé l’effort de l’Islam. Ces grandes puissances, ambitionnant d’étendre leur domination sur les États compris entre la mer Adriatique et la mer Noire, favorisaient par des traités d’alliance toujours violés les luttes continuelles, les guerres presque fratricides entre Serbes et Yalaques, entre Yalaques et Roumains, entre Serbes et Bosniaques qui épuisaient les forces vives de ces Etats et les mettaient à la merci de leurs puissants alliés.
- En 1862, M. de Laboulaye, membre de l’Institut et professeur au Collège de France, écrivait à H. Thiers, à propos d’une notice qu’il venait de publier sur la Serbie :
- Depuis un siècle, on s’attend d’heure en heure à la chule de cet empire turc qui ne peut vivre ni mourir; depuis un siècle, la jalousie des puissances maintient un état de choses détestable, et les publicistes cherchent en vain une solution. On oublie que l’héritier de cet empire est trouvé, à la seule condition de ne pas le dépouiller de ce qu’il possède et n’a jamais cessé de posséder. Les populations slaves qui composent la Turquie d’Europe, ne veulent être ni russes ni autrichiennes; qu’on les laisse à elles-mêmes. Délivrées de l’oppresseur, elles vivront par leur propre force sans avoir besoin d’un maître étranger.
- Les événements se sont succédé depuis que furent écrites ces lignes. L’empire turc est toujours debout, mais il a perdu les provinces danubiennes. Les Slaves méridionaux sont délivrés de l’oppresseur et vivent par leur propre force.
- La politique des grandes puissances. — Mais la jalousie des puissances n’a pas désarmé et maintient toujours un état de choses détestable. Les diplomates n’ont accompli qu’une partie'de leur besogne. Le joug ottoman écarté, ils ont engagé une partie politique dont l’enjeu est l’absorption des États affranchis.
- Notre génération oublie vite et les événements qui se passèrent il y a un peu plus d’un quart de siècle sont aujourd’hui sortis de nos mémoires.
- Le Traité de Berlin. — Nous ne saurions entreprendre de rappeler les faits politiques qui précédèrent et préparèrent la guerre d’Orient et les guerres dont de 1876 à 1880, la Péninsule balkanique fut le théâtre, pas plus que nous ne voulons faire l’histoire des négociations qui eurent pour résultat la signature du traité de Berlin.
- Les articles de ce traité élaboré d’avance par les chancelleries et présenté tout prêt à la signature des délégués des puissances fut fait en dehors de la participation des intéressés. Non seulement on ne tint compte ni des droits que
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- leur avait créés leur participation à la guerre, ni des avantages qu’ils y avaient acquis au prix de leur valeur et de leur sang, mais on ne tint pas davantage compte des droits que leur avait créés le passé et, tout en prétendant prendre en considération les questions de religion et de races, on fit de la péninsule un partage aussi fantaisiste que ridicule, et si peu conforme aux plus stricts intérêts des partagés qu’il fallut bien des années, et la réunion de plusieurs commissions internationales, pour rendre exécutoires les clauses de ce traité et tracer les limites des nouveaux États.
- Par contre, les grandes puissances voisines de la Péninsule ne s’oublièrent pas elles-mêmes. Elles se taillèrent des zones d'influence et s’ouvrirent des chemins militaires ou commerciaux par lesquels elles pourront arriver en peu de jours, et sans se créer d’incidents diplomatiques, aux ports où il peut leur devenir intéressant de se transporter. La Bessarabie devint russe, le Sandjak de Novi-Bazar est devenu autrichien malgré l’opposition du comte Andrassy. L’Autriche occupe la Bosnie et l’Herzégovine, elle domine aujourd’hui l’Adriatique.
- La Roumanie, pour prix de son autonomie, était obligée de céder une de ses meilleures provinces. La France qui, même dans les questions diplomatiques ne se départit jamais de ses sentimeuts généreux, exigea qu’au moins on accordât une compensation à la Roumanie et on lui donna la Dobroutcha et son territoire fut étendu jusqu’au port de Mangalia sur la mer Noire.
- La France est revenue du Congrès de Berlin les mains vides, mais avec la conscience du devoir accompli.
- Litiges. — Le traité du 13 juillet 1878 était, nous venons de le dire, d’une exécution difficile en plus d’un de ses articles. Des pommes de discorde y abondaient et, moins d’un mois après sa signature, une querelle violente se produisait entre la Sublime Porte et la Grèce en agitation, tandis que se formait la Ligue albanaise pour s’opposer par la force à l’occupation des territoires qui devaient être remis au Monténégro. L’insurrection de la Bosnie et de l’Herzé-govine tenait en échec les troupes autrichiennes et en Bulgarie et en Macédoine où l’attitude de la Russie donnait lieu aux plus sérieuses inquiétudes, les mouvements insurrectionnels continuaient à se produire. Le traité stipulait 1 occupation pour un certain temps de la Roumélie pour les troupes russes ; mais les Bulgares de Roumélie ne voulaient pas plus de cette occupation que du joug ottoman et ils refusèrent à la Russie, jusqu’à la révolution de Philippopoli en 1883, le droit de leur dicter des lois administratives et judiciaires.
- La'politique des Cabinets de Vienne et de Pétersbourg. — Ces difficultés furent enfin aplanies soit par la persuasion soit par la force, mais si l’Autriche et la Russie avaient de puiss ants intérêts à les régler, elles en avaient de non moins puissants à se constituer une influence prépondérante dans la politique des États
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- danubiens. Des courants russophiles et austrophiles se créèrent dans toutes les nouvelles cours, et si les tiraillements qui en résultèrent ne furent pas partout aussi apparents qu’à la cour de Sienogorod, où les révolutions de palais se compliquèrent d’une révolution de ménage dans laquelle manqua sombrer la couronne royale d’Albanie, ni qu’à la cour de Belgrade, qui flotta longtemps entre Péters-bourg et Vienne, on vit créer sous ces influences opposées la Ligue de Bukarest, la Question roumaine et Y Opposition Daco-roumaine, foyers de discorde habilement entretenus par les partis magyar, hongrois et russe qui se sont insidieusement installés au milieu même des places dont ils tentent de se rendre maîtres.
- Le résultat le plus appréciable de ces inquiétudes intestines et de ces querelles entre voisins fut d’empêcher ces jeunes Etats de s’occuper de leur organisation économique et sociale, de leur faire marquer le pas sur le seuil du progrès et de la prospérité dans lesquels ils aspiraient à avancer librement.
- Depuis une vingtaine d’années, toutefois, la plupart des Etats balkaniques semblent avoir compris que la prospérité est le plus précieux des fruits de la paix et qu’il vaut mieux concentrer les forces vives d’un pays vers les œuvres sociales que de les énerver en de perpétuels engagements armés, qui ne profitent qu’aux puissants voisins.
- C’est à examiner les progrès économiques et sociaux de ces peuples et à voir si nous occupons sur leurs marchés la place à laquelle la France a droit que va être consacrée la seconde partie de ce travail.
- (.A suivre.)
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- BIBLIOGRAPHIE
- LA BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE
- SERVICES QU’ELLE PEUT RENDRE : ELLE DEVIENT INDISPENSABLE;
- DIRECTION A SUIVRE POUR SON ÉTABLISSEMENT ;
- RÉPERTOIRES SPÉCIAUX CONCERNANT LES INDUSTRIES CHIMIQUES, PAR M. JuleS GarÇOn (1 )
- Monsieur le Président, Messieurs,
- Je vais avoir rhonneur de vous exposer quelques observations sur la Bibliographie industrielle, un sujet bien aride, bien spécial, mais de toute première importance. Ces observations porteront d’abord sur les services qu’elle peut rendre, ensuite sur les principes qu’il faut suivre pour établir les répertoires industriels, enfin sur les répertoires déjà existants.
- Je tiens auparavant à remercier de nouveau la Société d’Encouragement pour avoir mis libéralement sa Bibliothèque à ma disposition dès 1893, et avoir ainsi facilité l’élaboration du premier répertoire bibliographique industriel un peu complet qui soit publié à ce jour, et pour avoir rendu plus aisée, par une subvention accordée l’an dernier, la mise en chantier d’un travail plus parfait.
- Je vous demande aussi, Messieurs, de m’excuser, si je suis amené à faire intervenir mes efforts personnels dans l’exposé de la question, et je prie mes collègues et mes auditeurs de m’accorder la même attention bienveillante qu’ils donneraient à un constructeur ou à un fabricant venant leur soumettre sa machine ou ses produits.
- utilité et nécessité de la birliographie industrielle
- I- — La Bibliographie peut rendre aux Industriels les services les plus importants. Elle leur offre, en effet, ]’un des meilleurs moyens de connaître, vite et bien, tout ce qui s’est fait dans le passé, et tout ce qui continue à se faire dans le présent, concernant leur industrie, aussi bien dans le pays où leur usine est située que dans les pays étrangers les plus éloignés.
- (1) Séance du 11 janvier 1901.
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- Messieurs, je m’empresse de quitter le domaine des phrases pour celui des faits. Je puiserai, à l’histoire du premier des deux travaux auxquels j’ai fait allusion, quelques exemples qui me paraissent tout à fait probants à l’appui de cette proposition, que : la Bibliographie est à même de rendre des services inappréciables aux Industriels, elle leur est même aujourd’hui devenue indispensable. Ce travail est le Dictionnaire méthodique de bibliographie des Industries tinctoriales et des Industries annexes, technologie et chimie; il représente le dépouillement de plus de 12 000 volumes effectué par une seule personne, et renferme plus de 60 000 documents en toutes langues catalogués sous 350 titres de matières.
- Le premier exemple que je vous citerai, c’est celui d’un industriel qui avait trouvé une réelle amélioration à l’un de ses procédés de fabrication. Il pensait prendre brevet. On lui conseilla de consulter le Dictionnaire, et le titre des matières qui le concernait le mit sur la voie d’un document déjà ancien qu’il ignorait, mais qui renfermait, in extenso, ce qu’il avait trouvé.
- C’est, ensuite, le cas d’un autre industriel qui avait déposé brevet dans un pays étranger. La Chambre des brevets le lui refuse. Ira-t-il en appel? Il consulte le Dictionnaire qu’il connaissait d’ailleurs, et, dans la douzaine de documents, dont le titre de matières y relatif lui procure le signalement, il en trouve un qui était la source même des objections faites par la Chambre des brevets contre son dépôt. Il abandonna toute idée d’appel, et je suis convaincu qu’il a ainsi économisé le demi-millier de francs que son appel lui aurait coûté infructueusement. ,
- C’estde cas d’un chimiste qui, grâce à l’un des titres de matières, établit en un jour le dossier complet d’une question mise à l'étude. C’est celui de deux jeunes docteurs, dont la thèse de doctorat coïncide avec l’un des titres de matières et q»i déclarent tous deux que, s’ils en avaient eu connaissance à temps, ils auraient économisé les longues heures passées à établir la bibliographie savante de leur sujet, et ils auraient connu la bibliographie technologique que le titre de matière consulté leur révèle.
- Voilà des exemples absolument probants, me semble-t-il, pour démontrer que lorsqu’il s’agit dénotions inattendues à acquérir, de procédés à perfectionner, de brevets à prendre, à défendre ou à combattre, de questions quelconques à étudier, un répertoire bibliographique industriel n’est pas seulement un instrument de travail des plus utiles ; c’est un outil devenu indispensable, si l’on songe d’une part à l’importance des intérêts mis en jeu et d’autre part à la multiplication indéfinie des document s intéressants.
- IL— L’importance des intérêts enjeu est considérable. Ne connaissons-nous pas des cas, où la méconnaissance d’un document, c’est-à-dire d’une notion bibliographique, a empêché l’essor d’une industrie; des cas où cette mé-
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- LA BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- connaissance a entraîné la ruine d’une usine ; d’autres cas, pins heureux, où la connaissance d’un document a permis de lutter contre le monopole d’un seul en faveur de la prospérité de tous. L’exemple du brevet Thomas Crénost, de Crefeld, déposé, en 1896, sur le mercerisage par tension, est trop de notoriété publique pour qu’il ne soit pas licite de rappeler que ce brevet a été mis en échec devant le Patentamt de Berlin et le Patent Office de Londres par la notion bibliographique d’un brevet antérieur de H. A. Lowe, pris en 1890 et tombédans le domaine public en xAngleterre, en France et conséquemment dans tous les pays. Le principe de donner au coton l’aspect de la soie, en faisant suivre d’une tension le traitement alcalin découvert en 1849 par le remarquable chimiste industriel que fut John Mercer (de Dean, Angleterre, 1791-1866), est donc à l’abri de toute revendication personnelle; c’est le bénéfice du monde industriel producteur et du public acheteur. La question mettait en cause, pour les indus -triels comme pour tout le monde , des sommes immenses.
- III. — L’outil bibliographique paraît encore plus indispensable à l’industrie, si nous portons, un court instant, notre considération sur ce qu’est en ce moment la production de l’esprit humain a la surface de la terre. Les foyers de la vie scientifique et ceux de la vie industrielle s’y multiplient merveilleusement, et les Sociétés savan tes de la Nouvelle-Galles du Sud ou du Japon ne sont pas les dernières à publier des Proceedings, des Transactions, des monographies bibliographiques intéressant le savant et l’industriel et devenues nécessaires à suivre.
- Les travaux bibliographiques les plus considérables sur les tannins ont, à ma connaissance, vu le jour sous des longitudes et des latitudes bien différentes, celles de Philadelphie, Washington, Paris. Les désuinteurs européens ont intérêt à connaître les brevets sur le désuintage pour l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Et si nous jetons un coup d’œil sur ce qui se passe au Japon, nous y trouvons un peuple encore jeune au point de vue industriel; mais ses Académies et ses Ecoles mettent au jour des documents fort intéressants ; il publie in extenso tous les brevets d’invention et donne là un exemple à suivre par certaines nations de notre vieille Europe.
- Le répertoire bibliographique procure aux industriels une économie de temps, ou, ce qui revient au même, une économie d’argent, c’est-à-dire le gain matériel qui est l’un des facteurs importants de l’activité industrielle. Certains industriels l’ont bien compris, qui consacrent le travail d’un employé, ou même le fonctionnement d’un bureau tout entier, aux recherches bibliographiques.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- PRINCIPES QUI DOIVENT PRÉSIDER A L’ÉTABLISSEMENT DES RÉPERTOIRES INDUSTRIELS.
- Ces premiers points exposés et fixés, nous avons à nous demander comment il faut établir les Répertoires bibliographiques industriels.
- Il y a d’abord des principes généraux à suivre; il y a ensuite des sources de documents à consulter; il y a enfin un esprit tout particulier à apporter à ce travail et un ensemble de circonstances favorables à faire naître.
- Principes généraux à suivre. — La Bibliographie industrielle doit viser à rendre de la façon la plus aisée le plus grand nombre de services possible aux industriels. Elle atteindra ce but si elle est spécialisée, complète, originale, analytique, textuelle, compétente, simple et rapide.
- L’outil bibliographique que l’industriel réclame doit avant tout être spécialisé à son industrie, parce qu’il faut éviter à l’industriel toute perte de temps, et parce que, d’ailleurs, la tâche est déjà colossale de réunir les documents innombrables relatifs à une seule industrie. Il est clair qu’un tanneur, par exemple, ne s’intéressera pas à la métallurgie. C’est du temps perdu pour l’industriel que d’avoir à chercher dans un répertoire embrassant des industries différentes. L’instrument bibliographique ne peut plus être complet qu’à condition d’être spécialisé; s’il ne l’est pas, il court le risque de ne voir le jour que bien tardivement, et sans bénéfice pour l’industriel qui l’a soutenu. Je n’en rends pas moins hommage aux efforts tentés, et à ceux réalisés, dans la voie de la Bibliographie générale. Certaines des publications qui s’y rapportent seront utilisables avec profit comme sources de documents à consulter pour l’établissement des Répertoires spéciaux.
- Un répertoire bibliographique industriel doit encore être complet sous peine de n’avoir qu’une valeur très relative. Il comprendra tous les documents: Livres,"\ Articles, Brevets, en quelque langue que ce soit, qui présentent un intérêt immédiat et direct pour l’industrie visée; ces documents seront accompagnés de toutes les indications utiles.
- Il ne relèvera que les documents originaux, et exceptionnellement des reproductions originales ou des traductions intégrales. Le document original, sauf exception, est le seul qui puisse servir de base; un travail fait sur des extraits, si bons qu’ils soient, reste sujet à caution ; il en est de même des traductions, à moins qu’elles ne soient revues par l’auteur (1).
- (I) Le brevet anglais Sellon et Pinkney de 1874 pour l’usage des sels de vanadium en teinture indiquait 159 parties de sel d’aniline et 1/8 partie de sel de vanadium ou d’uranium. Ce 1 /8 est devenu, dans le brevet français correspondant de 1875, par la faute du traducteur, la huitième partie de 150 et non d’une unité, soit 18 1/2 au lieu de 0, 125; c’est-à-dire, par une seconde erreur, celle-là de caloul, une proportion 148 fois trop forte. Cette erreur est passée dans tous les ouvrages français, même après que G. Witz l’eut signalée (dans le Bull, de Rouen, 1876).
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- Il doit être analytique, c’est-à-dire ne pas se borner à présenter des listes et à cataloguer les documents, mais analyser ces documents, en extraire la substance et les points importants, donner leurs conclusions. Il poursuivra le but multiple de renseigner immédiatement l’industriel sur l’objet et le contenu de tous les documents qui peuvent lui être utiles, en sorte qu’il ne perde pas son temps sur des sujets inutiles. Il lui permettra d’en prendre une idée suffisante en vue d’une application première. Il lui évitera la plupart du temps de recourir au document original, qu’il peut être difficile de se procurer; il ne l’y renverra qu’exceptionnellement, lorsque le document le nécessite à cause de son importance absolue ou relative. En somme, il formera une véritable Encyclopédie de l’industrie visée, une sorte de monument unique, destiné à se poursuivre indéfiniment.
- Il doit être textuel; l’analyse, le résumé et les conclusions seront présentés, autant que possible, dans les termes mêmes dont les auteurs du document se sont servis. Par ce caractère nouveau, ce répertoire se distinguera des encyclopédies de vulgarisation banale; il laissera en jeu la personnalité de l’auteur du document.
- Il doit être établi par des personnes compétentes. Le choix des documents à relever, le choix des extraits analytiques, leur présentation ne peuvent être effectués que par des personnes connaissant à fond l’industrie, car ces choix présentent des difficultés à chaque instant. Sinon, l’œuvre n’aura qu’une valeur restreinte, et fera souvent hausser les épaules à l’industriel qui y rencontrera des choses oiseuses.
- Il devra être établi sur le plan le plus simple, le plus rapide et le plus commode à manier. Celui qui me paraît le meilleur est de présenter les ouvrages par ordre alphabétique de noms d’auteurs; les articles et les brevets en fascicules ou en chapitres distincts par ordre chronologique sous chacune des publications à laquelle ils se rattachent, avec table des noms propres et table méthodique des matières aussi développées que possible, de manière à faciliter les recherches de l’industriel, à ménager son temps, à porter le coefficient de rendement utile au maximum. La table méthodique doit pouvoir suffire à tout; il n’y aura ni clef, ni index, ni table des abréviations; celles-ci seront rares et devront se comprendre toujours à première lecture. L’industriel doit pouvoir trouver à sa table des matières, sans aucune difficulté, le sujet qui l’occupe, et savoir aussitôt à quelle partie du volume recourir pour avoir l’indication complète et l’extrait substantiel du document qui attire son attention.
- Système de tables et de catalogues 'par clichés bibliographiques. — Je suis partisan, pour la publication de ces tables si importantes, comme pour celles des catalogues, d’un système particulier qui permette aisément de les tenir à jour et que je n’ai vu mentionner nulle part dans ce but particulier. La base
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- du système consiste à clicher la mention bibliographique de tout document entrant dans une bibliothèque et à remplacer les intercalations de fiches dans le catalogue par des intercalations directes de clichés bibliographiques dans le placard typographique. La dépense serait peut-être moindre par la création immé-i diate d'un cliché bibliographique à chaque entrée d’ouvrage que par celle résul-i tant de la composition d’une mention d’abord pour le procès-verbal, ensuite: pour le bulletin, s’il s’agit d’une bibliothèque de Société, ou que par celle-résultant de l’inscription sur plusieurs fiches, du remaniement des collections de fiches, des essais de catalogues, etc. .Ce système substitue aux catalogues par fiches, qui encombrent nos bibliothèques des collections de clichés restant à l’atelier d’impression. Il supprime toute publication de suppléments, puisque les tables et le catalogue sont toujours à jour typographiquement. Il permet de; publier à des dates rapprochées des tirages successif du catalogue général, qui sont images parfaites de la situation existante; il rend l’usage d’un catalogue infiniment plus commode et plus rapide, puisqu’il permet de mettre un grand nombre d’exemplaires du catalogue imprimé à la disposition du public lecteur ou du personnel employé, ce qui faciliterait immensément le travail de tous. Il rend disponible, dans les locaux étroits, l’espace occupé par les collections de fiches. Enfin, il met à l’abri des erreurs de copistes, qui se multiplient avec les copies de mentions, et qui sont si fréquentes dans les systèmes actuels. Voyez la stupéfaction du lecteur lorsqu’il lit : teinture en cave, là où il faut : teinture en cuve; ou bien : le sucre en teinture, au lieu de : le succès en teinture.
- Enfin, la publication du Répertoire doit se faire rapidement. L’industriel vit à la vapeur, et ce n’est pas demain, c’est aujourd’hui même qu’il a besoin d’armes et de ses outils. Rappelons à ce sujet que le dépôt des deux premiers brevets pour la préparation de l’alizarine artificielle a été effectué à Londres à un jour de distance; le bénéfice commercial du dépôt fut acquis tout entier au premier brevet en date.
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- » Sources générales de documents. — Tels sont les principes qui dirigeront l’établissement des Répertoires bibliographiques industriels. Il devra ensuite s’appuyer sur la consultation des diverses sources bibliographiques ou recueils généraux, sous la réserve absolue que les indications recueillies seront toujours l’objet d’un contrôle personnel auprès du document original.
- J’ai déjà eu plusieurs fois l’occasion (1) d’exposer succinctement quelles sont
- (1) Mémoire sur les Sources bibliographiques clés sciences chimiques, Paris, 1899 (épuisé). Reproduit in extenso dans le Compte rendu des travaux du Congrès bibliographique international de 4898. Reproduit en partie dans l’introduction du Dictionnaire méthodique de bibliographie. Traité Général des applications de la chimie, 2 vol. in-8, Paris, Dunod,
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- celles de ces sources générales concernant les industries chimiques. Aussi mé bornerai-je à appeler plus spécialement l’attention sur les œuvres suivantes, qui sont de première importance : la Bibliographie de la chimie de Bolton (1), qui devrait être sur la table de tous les chimistes, mais que bien peu semblent connaître, puisqu’on l’y voit si rarement; le Répertoire de Reuss (2), le Catalogue de la Société royale de Londres (3); les Catalogues de périodiques de Bolton (4), et de Scudder(5); les Jahresberichte de Technologie chimique de Liebig (6) et de Wagner (7) ; les Répertoires de Schubarth, Kerl, Biedermann, Rieth (8); l’In-dex-Catalogue médical de Billing (9) qui est bien la bibliographie la plus remarquable imprimée à ce jour. On me permettra de joindre à cette liste lé Dictionnaire méthodique de bibliographie, de Jules Garçon (10). Bien d’autres
- (1) A select bibiiography of chemistry, 14924892 (n° 850 des Smith, mise, coll.), by H.-C. Bolton (1893), in-8, xi-1212 pp. Washington (12 031 titles in 25 languages). — First supplément 1492-1897, ix-489 pp., 5 554 titles (1899), in-8 (n° 1170 des Smith, mise. coll.).
- (2) Repertorium commentationum a Societcitibus litterariis editarum, secundum disciplinarum ordinem, de J.-D. Reuss (1801-1821), 16 vol. in-4, Gôttingæ. Œuvre de premier ordre. C’est le t. III (1803)qui renferme la chimie; le t. VI (1806), l’économie. Cet excellent répertoire s’étend de 1665 à 1800, la suite est donnée parle Catalogue of scientific papers.
- (3) Catalegue of scientific papers, from 1800 to 1893, compiled and published by lhe Royal Society of London. 1800-1863, 6 v. ; 1864-1873, 2 vol.; 1874-1883, 3 v. (1867-1892), 11 v. in-4, London. C’est le meilleur des recueils alphabétiques par noms d’auteurs, mais on désirerait une Table méthodique. C’est la suite de l’excellent ouvrage de Reuss.
- (4) A Catalogue of scientific and technical periodicals, together with chronological tables and a library check-list, 1665-1882, by H.-C. Bolton (n° 514 des Smith, mise, coll.) (1885), in-8, x-773 pp., Washington. Les tables chronologiques, pour la concordance des différents volumes, avec ses années, sont fort intéressantes. — (1898), second édition, 1665-1895, 8 603 titles, 1 247 pp.(n° 1 876 des Smith, mise. coll.).
- (5) Catalogue of scientific sériais of ail countries, 1663-1876 [Library of Harward University], by S.-H. Scudder (1879), in-8, xii-368 pp. Cambridge, Mass.
- (6) Jahresberichte über die Fortschritte der reinen, pharmaceutischen und technischen Chemie, hrsg. von J. Liebig und H. Kopp. 1849 et suiv. Giessen [Braunschweig]. Register für 1847-1856; 1857-1866; 1867-1876; 1877-1886.
- (7) Jahresberichte über die Fortschritte, der chemischen Technologie, hrsg. von J.-R.Wagner [F. Fischer]. 1855 et suiv., Leipzig. General-Register über Bd. IX, XI-XX, XXI-XXX. Recueil de première utilité.
- (8) Repertorium der technischen Literatur der Jahre 1826 bis 1853, von F. Schubarth. Hrsg.im Auftrage des K. Ministeriums für Handel (1856), in-8, Berlin. — S’y rapporte le : Reference Index of subjects named in Schubarth’s Repertorium, with corresponding references to Wood-croft’s subject-matter Indexes of patents of inventions (1856), in-8, London.
- Repertorium der technischen Journal-Literatur, hrsg, im Auftrage des K. Patentamts, 1854-1868, von B. Kerl [suite à Schubarth]; 1869-1873; 1874-1878; 1879-1881, von B. Iverl; 1882-1885, uon R. Biedermann; 1886-1891, von Rieth.
- (9) Index-Catalogue of the library of the Surgeon general’s Office TJ.S. army. Authors and subjects (1880-1896), 17 v. in-4, Washington. Edited by J.-S. Billing. — Supplément.
- (10) Dictionnaire méthodique de bibliographie des Industries tinctoriales et des Industries annexes, Technologie et Chimie, de Jules Garçon, jusqu’en 1896 (1900-1901). 3 vol, in-8.
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- œuvres générales pourraient encore être traitées. Je ne prétends donner ici que de simples indications.
- On aura constaté, en parcourant les lignes précédentes,que plusieurs de ces répertoires bibliographiques sont l’œuvre d’Américains ; leur publication se rattache à tout un mouvement bibliographique extrêmement important aux Etats-Unis. Il s’y est fondé un Committee on indexing Chemicalliterature sous la tutelle de Y American Association for the advancement of science; et ses rapports, édités par M. H. C. Bolton, figurent depuis 1883 dans les Proceedings de cette Assoria-tion; ils sont indispensables à connaître pour tout bibliographe de sujets scientifiques, car, non seulement le Committee on indexing Chemical literature inspire et facilite un grand nombre de bibliographies spéciales, mais encore il s’efforce de signaler toutes celles qui sont publiées ou en cours de préparation. C’est également en Amérique que se publient le plus grand nombre de bibliographies de sujets chimiques spéciaux. On les trouve principalement soit dans les Annals of the New-York Academy of sciences, soit dans les Smithsonian miscellaneous collections.
- D’autres sources bibliographiques générales sont les tables des différentes publications périodiques : mémoires et comptes rendus des Académies nationales, mémoires des Sociétés chimiques, mémoires des Sociétés savantes, annales et revues, publications officielles des brevets d’invention. Il en est très peu de bien établies. Le départ entre les articles originaux et les extraits ou reproductions n’est presque jamais réalisé; la pagination de fin, si avantageuse pour apprécier l’importance d’un document, n’est indiquée que dans un nombre très restreint de publications. Les tables récapitulatives, volume par volume, n’existent que pour quelques rares recueils.
- Parlant de la Bibliographie industrielle, nous devons une mention toute spéciale aux publications périodiques officielles concernant les brevets d’inven. tion. La France a publié, de 1828 à 1883, un Catalogue des brevets d'invention, 40 volumes in-8, dont les deux premiers volumes, Catalogue des spécifications..., sont consacrés à la période 1791 à 1827. Ce Catalogue est remplacé, depuis 1884, | par le Bulletin de la propriété industrielle et commerciale. Le Catalogue ne donne que l’énumération des brevets; mais, comme ils sont classés par sections, et malgré le caractère tout arbitraire de la répartition, il facilite beaucoup les recherches. Le Bulletin ne donne, lui aussi, que le titre du brevet, et, au grand regret de tous ceux qui ont à faire des recherches, la table annuelle des brevetés, classés par sections, ne mentionne plus que le nom du breveté et le nom du brevet. Les recherches sont devenues beaucoup plus difficiles qu’avec le Catalogue : le progrès est à rebours. Le Ministère du Commerce et de l’Industrie publie encore la Description des machines et procédés pour lesquels des brevets ont été pris, mais cette publication a deux défauts immenses. Le premier, c’est
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- d’ètre incomplète : ce ne sont que des brevets choisis, ou même des extraits de brevets qui sont imprimés, et le choix est fait par une commission spéciale d’une façon parfois bizarre. Le second, c’est de manquer d’actualité, car les fascicules de la Description... ne sont publiés que plusieurs années après la délivrance des brevets. Les publications officielles qui concernent les brevets d’invention pris en France sont absolument inférieures à ce qu’elles sont dans les autres pays, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne et même au Japon : il y aurait tout un mémoire à écrire sur les causes de cette situation et sur ses fâcheux résultats. Un décret ministériel récent ordonne la publication intégrale de brevets choisis eL leur vente au public par brevet séparé. U y a amélioration, mais elle est extrêmement incomplète.
- Tout autre est la situation des publications du Patent Office de Londres; Leur ensemble est des plus intéressants et des plus complets; il mérite d’être cité comme modèle, et c’est à lui que les travailleurs recourent de préférence. D’abord, un journal hebdomadaire illustré avec le résumé de chaque brevet : lllustrated official journal of patents for inventions, 1883 et suiv., accompagné chaque année d’un Alphabetical Index of Patents. Ensuite, les Abrïdgments of spécifications, ou abrégés des brevets, classés par séries et par classes, avec illustrations depuis 1877, au prix modique de 1 sh. chaque volume. Quelques volumes pour chaque classe, depuis 1617, donnent un exposé complet de l’histoire de chaque industrie. Enfin les Spécifications of inventions (1) ne sont autres que les brevets imprimés intégralement dès leur délivrance, et on peut se les procurer au prix modique de 8 pence par spécification, quelle que soit l’importance du texte et des planches. Des tables parfaitement conçues, par noms de brevetés et par matières, donnent toutes les facilités pour les recherches. Elles sont aidées d’ailleurs par une Abridgments class and index key, renfermant les subject-names ou mots souches sur lesquels le Patent Office s’appuie pour répartir les brevetsdans les différentes classes. C’est une collection méthodique et magnifique.
- Les publications analogues de l’Allemagne : Patentblatt, Auszïige, Patents-chriften; celles des Etats-Unis : The official gazette of the U. S. patent, General Indexes; celles de l’Italie, de la Belgique, de la Suisse, sont également à consulter comme sources de documents pour établir les Répertoires bibliographiques industriels. En particulier, les Etats-Unis ont publié des Catalogues généraux des brevets américains, des brevets français et des brevets italiens, fort utiles pour les recherches.
- Les recherches bibliographiques dans ces différentes sources de documents ne sont pas toujours aisées. Particulièrement en ce qui concerne les brevets d’invention, certains recueils officiels sont loin de présenter un classement orthodoxe ou le bel ordonnancement des collections anglaises.
- (1) Plus de 4000 volumes.
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- Le travailleur est obligé de fureter un peu partout dans la collection entière des brevets. Je connais tel recueil officiel où une bière (cercueil) a été classée parmi les boissons, et où une orgue électrique, boîte de distribution de courants, ainsi dénommée par son inventeur, a été classée parmi les instruments de musique.
- Par contre, les recherches bibliographiques amènent quelquefois la trouvaille de véritables joyaux, ou le signalement de documents inconnus ou oubliés. C’est ainsi qu’en dépouillant pour le Dictionnaire les premières années des publications de la Société libre d’émulation du commerce et de l’industrie de la Seine-Inférieure, j’ai trouvé, en 1897, une lettre originale d’Auber à Vau-quelin, précieux document pour l’histoire de l’industrie au début de ce siècle ; elle a été classée sur les catalogues du département des imprimés de la B. N.
- J’ai trouvé l’indication d’un brevet français pris le 15 mars 1839, par P. Gerle, pour préparer du papier transparent au moyen de l’acide sulfurique, et qui me semble une réelle antériorité pour la découverte du papier parchemin ; je ne l’ai vu signalé nulle part. — Une monographie bibliographique d’un manuscrit très précieux, que possède notre bibliothèque, a paru dans l’année 1897 du Bulletin. Ce manuscrit est intitulé « l’Art de la teinture en coton », par Gonfre-ville, et il intéresse tout particulièrement le centre industriel de Rouen, puisqu’il renferme 11 Plans de manufactures de divers teinturiers de cette région et une centaine d’autres planches au lavis en couleurs, d’un très grand intérêt, où sont figurés un grand nombre de personnages. — Je saisis l’occasion de signaler un autre manuscrit, dont je dois la connaissance à M. David, l’expérimenté directeur des teintures à la Manufacture nationale des Gobelins. C’est une œuvre de Guemizet, Tincturier du itoy aux Gobelins, datée de 1779 ; elle y est rentrée il y a dix-huit mois par voie d’achat. Cette œuvre nous montre en Guemizet un précurseur ignoré des travaux de Chevreul sur les couleurs. Parmi les études de questions qui passent momentanément dans l’oubli, puis périodiquement viennent s’offrir à la curiosité du public, je signalerai les études si complètes de A. Papadopoulo-Vretos sur le pilima des anciens, sorte de feutre capable d’arrêter l’action d’une balle, et celles de Ritter et de G. Clouët sur les empoisonnements épidémiques par ingestion de bières arsenicales.
- Qualités du bibliographe industriel. Circonstances favorables à faire naître. — Voilà notre bibliographe industriel armé de principes à toute épreuve, et muni de sources riches en documents. Il nous reste à lui souhaiter l’ensemble de circonstances intérieures et externes sans lesquelles il ne pourra rien, c’est-à-dire l’instinct du labeur qui ne s’effraye pas des longs sillons à tracer dans un sol ardu, la connaissance des langues étrangères, celle de toutes les opérations de l’industrie visée, un organe visuel infatigable, un esprit de synthèse très développé, une constance inlassable à poursuivre le même travail pendant
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- des années et des années, une âme désintéressée, la foi en sa mission, enfin le concours des personnalités qui l’aideront soit matériellement, soit moralement, à réaliser le rêve espéré, et à le réaliser rapidement, ce qui est un point très important pour l'industriel.
- Telle est là physiologie du bibliographe industriel. J’exprime tout mon regret d’être personnellement si éloigné de l’idéal que je viens de tracer.
- RÉPERTOIRES BIBLIOGRAPHIQUES INDUSTRIELS
- Je suis arrivé au troisième point que je vous ai signalé : répertoires bibliographiques industriels existant à ce jour. Je vous prie de m’excuser si je ne puis en citer que deux ressortissant à la bibliographie industrielle proprement dite, telle que je la comprends, c’est-à-dire visant avant tout l’intérêt immédiat du technicien, et qui soient relatifs aux industries chimiques. Je n’en connais pas en dehors des deux ouvrages auxquels j’ai fait allusion au début de cette conférence. Et si les Etats-Unis présentent un mouvement bibliographique remarquable pour la chimie générale et pour les sujets spéciaux de chimie pure, si l’Allemagne nous offre des Jahresberichte et des Repertorium fort utiles, je crois avoir le droit de dire que ces deux travaux ont fait marcher la France la première dans la voie de la bibliographie industrielle proprement dite, et sont venus donner à une industrie déterminée un instrument de travail précieux.
- 1° Le premier de ces travaux, le Dictionnaire, est une œuvre de bibliographie pure; elle s’adresse non seulement aux industries tinctoriales, mais à toutes celles qui ont des points de contact avec elle. Elle représente, comme je l’ai dit, le dépouillement de plus de 12 000 volumes effectué par une seule personne, et elle renferme l’indication de plus de 60 000 documents. Une partie des frais matériels de la préparation a été couverte en 1893, grâce à l’appui du Comité de chimie de la Société industrielle de Mulhouse, par les grandes maisons d’Alsace et de Moscou. La Société industrielle de Mulhouse a récompensé le grand effort accompli par l’auteur, en lui attribuant, en 1897, son grand prix décennal Daniel Dollfus, distinction accordée pour la première fois à un Français, et dont il est justement fier.
- 2° Le second de ces travaux, Y Encyclopédie universelle des industries tinctoriales et des industries annexes, est une œuvre de bibliographie analytique. Elle a été annoncée dans l’introduction au travail précédent. Elle s’inspire des principes, et est construite sur le plan que j’ai indiqué comme devant être adopté pour les répertoires bibliographiques industriels. Elle a commencé sa publication avec une première subvention de notre Société, avec l’appui d’un comité de patronage formé par les maîtres de l’industrie et de la science, enfin grâce à l’adhésion de Sociétés savantes et de grands industriels français et étran-
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- gers. Elle comprend deux divisions : une publication rétrospective depuis les origines jusqu’à la fin de 1900, en 100 fascicules, que nous espérons terminer d’ici 1911; une division périodique annuelle à partir de 1901, dont les chapitres correspondront aux fascicules de la division rétrospective. Ces deux publications comprennent quatre parties consacrées respectivement aux ouvrages, aux périodiques, aux brevets, aux ta«bles.
- L’aide que toutes ces bonnes volontés d’une part, que les talents de nos collaborateurs, d’autre part, veulent bien apporter, nous donnent plein espoir de surmonter les difficultés d’une entreprise aussi considérable, d’élever l’édifice que nous rêvons, et d’amener ce travail à un état de perfection relative, de façon que les industries tinctoriales trouvent, dans ce répertoire analytique industriel, leur encyclopédie définitive et l’outil bibliographique type.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- INFLUENCE DES HAUTES TEMPÉRATURES
- sur la résistance et l’allongement du rronze, d’après M. Bach.
- M. C. Bach, professeur à l’École technique supérieure de Stuttgart, s’est posé la question suivante (1) : Etant donné l’accroissement des pressions de la vapeur dans les chaudières et surtout l’emploi de la vapeur surchauffée, quelle est la température à laquelle le bronze peut encore constituer une matière suffisamment résistante par exemple pour les soupapes d’arrêt, etc.? Cette question est d’autant plus importante, que, de nos jours, l’emploi de l’acier moulé pour les boîtes de soupapes et autres organes similaires entraîne généralement des délais de livraison assez considérables.
- Les essais que M. Bach a faits pour pouvoir répondre à cette question, et qui ont été exécutés aux frais de l’Association des Ingénieurs allemands, ont été poursuivis d’abord sur un bronze fourni par les ateliers de la Marine de Kiel, et qui était composé de 91 p. 100 de cuivre, 4. p. 100 de zinc et 5 p. 100 d’étain.
- On avait soumis d’abord du bronze de même composition et de même provenance aux essais à la température ordinaire de 20° environ et on avait obtenu les résultats suivants.
- TABLEAU I
- DÉSIGNATION. DIAMÈTRE d en cm2. U 70 SECTION - d2 4 en cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre d, en mm. CHARGE DB P kg. RUPTURE. kg. par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 200mm, en 0/0. STRICTION en 0/0.
- RW 1^. . . . 2,00 3,14 220 7 475 2381 26,6 36,3
- Id. 2U. . . . 2,00 3,14 220 8 420 2 682 47,0 58,6
- Id. 3U. . . . 2,00 3,14 220 7 950 2 532 37,0 42,2
- Id. 4U. . . . 2,00 3,14 220 7 810 2 487 36,3 52,2
- Id. Su. . . . 2,00 - 3,14 220 7 980 2 541 » »
- Moyennes 2525 36,7 , 47,4
- La détermination de la contraction est très incertaine par suite des irrégularités de la section de rupture dues aux déformations locales des barrettes. Cette remarque s’applique également aux tableaux suivants qui contiennent des indications au sujet de la striction.
- (1) Voir Zeitschrift des Vereines deutscher Ingénieurè, 22 décembre 1900. Tome 101. — 1er semestre. — Mars 1901.
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- NOTES DE MÉCANIQUE, ---- MARS 1901.
- Pour les essais aux différentes températures, les ateliers de la Marine de Kiel avaient fourni 25 barrettes fondues de bronze. De ces barrettes on a essayé :
- A) 4 pièces à la température ordinaire de 18° à 25°; B) 4 à 100°; C) 4 à 200°^ D) 5 à 300° ; E) 4 à 400° ; F) 4 à 500°.
- A) essais des barrettes 1 a 4 a la température ordinaire.
- BARRETTE N° 1.
- Diamètre d de la partie cylindrique médiane.................... 2om,01
- Section — — — ^ 2,012 — 3cm2,17
- Longueur sur laquelle on a mesuré les allongements.............13cm,0
- Pour déterminer les qualités élastiques, on a soumis les barrettes à différentes charges, variées au bout de chaque 2 minutes, jusqu’à ce que les allongements totaux, les permanents et les élastiques n’accusaient aucune modification.
- '1er ESSAI.
- Température de 20°,5 à 21°,8.
- CHARGES SUCCESSIVES EN KILOGRAMMES. ALLONGEMENT SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1/1000 DE CENTIMÈTRE. DIFFÉRENCE entre les ALLONGEMENTS élastiques eonséc.
- Totales. Kilogr. par cm2. Total. Permanent. Élastique.
- 500 et 1000 151,7 et 315,5 2,28 0 2,28 2,31
- 500 et 1 500 157,1 et 473,2 4,72 0,13 4,59 2,43
- 500 et 2 000 157,7 et 630,9 7,81 0,79 7,02 2,35
- 500 et 2 500 157,7 et 788,6 14,67 5,30 9,37
- 2e ESSAI.
- Température de 22°,2 à 24°,O.
- CHARGES SUCCESSIVES ALLONGEMENT DIFFÉRENCE
- , EN KILOGRAMMES. SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1/1000 DE CENTIMÈTRE. entre les
- Totales. Kilogr. par cm2. Total. Permanent. Élastique. ÀLLUi'UjEiVllSÏ'i 1& élastiques conséc.
- 500 et 1 000 157,7 et 315,5 2,35 0,01 2,35 2,36
- 500 et 1500 157,7 et 473,2 4,72 0,01 4,71
- 2,38
- 500 et 2 000 157,7 et 630,9 7,11 0,02 7,09
- 2,34
- 500 et 2 500 157,7 et 788,6 10,28 0,85 9,43
- Dans la figure la, on a représenté les allongements du 1er essai. Aux allongements
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- influence des hautes températures sur la résistance du bronze.
- Axe des a/Iongamenis
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- MARS 1901.
- totaux correspond la ligne en traits et points ; aux permanents la ligne en traits discontinus; aux élastiques la ligne en trait plein.
- La figure 1 b donne la même représentation graphique p our le 2e essai.
- La différence moyenne de deux allongements élastiques consécutifs
- 2,35 + 2,36 + 2,38 + 2,34 ----------7------------= ^36,
- donne un coefficient d’allongement de
- 2,36 1
- 1000 X 15 X 157,7 ~~ 100 2 300.
- En continuant les essais de traction, on obtint les lignes, fig. le. On a :
- Résistance à la rupture...................................................... 2 322 kg. par cm2
- Allongement de rupture sur 200 millimèt. de longueur (mesuré après la rupture). 32,5 p. 100
- Contraction.................................................................. 55,8 p. 100
- Coefficient d’énergie, ou travail mécanique que la rupture de la barrette exige jusqu’au moment où la charge maximum est appliquée, correspondant à l’aire A R C D, et rapporté au cm3 de la masse primitive de la barrette..... 4,96 kg. par cm3
- '/////////////////////////////W
- Fig. 1 c. — Allongement de 42 millimètres pour 1= 150 millimètres.
- Coefficient d’énergie.
- Coefficient de ténacité =-------------------------------------------------—.........— ---= 0,66
- Résist. àla rupture X Allongement de rupture par cm. de longueur en mèt.
- BARRETTE N° 2.
- Diamètre d dans la partie cylindrique médiane. . .
- Section...........................................
- Longueur sur laquelle on a mesüré les allongements
- 2,01
- 2om,oi
- = 3om217 15cm,0
- Les essais ont été effectués de la même façon que sur la barrette n° 1.
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-
-
-
- INFLUENCE DES HAUTES
- TEMPÉRATURES SUR LA RÉSISTANCE DU RRONZE. 397
- 1er ESSAI (fig. 2 a). Température de 23°,O à 23°,8.
- CHARGES SUCCESSIVES en kilogrammes. ALLONGEMENT SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1/1000 DE CENTIMÈTRE. DIFFÉRENCE entre les ALLONGEMENTS élastiques conséc.
- Totales. Kilogr. par cm2. Total. Permanent. Élastique.
- 500 et 1000 157,7 et 315,5 2,29 0,00 2,29 2,53
- 500 et 1500 157,7 et 473,2 5,55 0,23 4,82 2,56
- 500 et 2 000 157,7 et 630,9 8,22 0,84 7,38 2,49
- 500 et 2 500 157,7 et 788,6 17,37 7,50 9,87
- Avec la charge de 2,500 on n’a pu atteindre l’état final.
- 2e essai (fig. 2 b). Température de 24,°5 à 25°,.O
- CHARGES SUCCESSIVES EN KILOGRAMMES. ALLONGEMENT SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1 /1000 DE CENTIMÈTRE. DIFFÉRENCE entre les
- Totales. Kilogr. par cm2. Total. Permanent. Élastique. ALLONGEMENTS élastiques conséc.
- 500 et 1000 157,7 et 315,5 2,48 0,00 2,48 2,52
- 500 et 1 500 157,7 et 473,2 5,00 0,00 5,00 2,51
- 500 et 2 000 157,7 et 630,9 7,55 0,04 7,51 2,46
- 500 et 2 500 157,7 et 788,6 10,87 0,90 9,97
- La différence moyenne entre les allongements élastiques consécutifs
- 2,48 + 2,32 + 2,51 + 2,46 -- 2------y—’----^ = 2,49,
- 4 ’
- donne un coefficient d’allongement de
- 2,49 1
- 1 000 X 15 X 157,7 = 950 000.
- Résistance à la rupture........................................................... 2 322 kg. p. cm2
- Allongement de rupture sur 200 mm. de longueur (mesuré après la rupture). . . . 31,6 p. 100
- Contraction....................................................................... 51;1 p. ioo
- Coefficient d’énergie correspondant à l’aire A R C D, rapporté au cm3 de la masse
- primitive de la barrette....................................................... 6ks,38 par cm3
- Coefficient d’énergie.
- Coefficient de ténacité —----------------------------------------------------------------------- 0,89
- Résist. à la rupture x allongement de rupture par cm. de la longueur en mèt.
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-
-
- 398 NOTES DE MÉCANIQUE. ---- MARS 1901.
- Fig. 2 b.
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-
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-
- INFLUENCE DES HAUTES TEMPÉRATURES SUR LA RÉSISTANCE DU BRONZE. 399
- BARRETTE N° 3
- Diamètre d de la partie cylindrique médiane........................................ 2cm,00
- Section - — ....................................... 3e»*,14
- On n’a pas déterminé l’élasticité.
- L’essai de traction donne la ligne fig. 3c. On a :
- Résistance à la rupture........................................................... 2 471 kg. p. cm^
- Allongement de rupture sur 200 mm. de longueur (mesuré après la rupture). . . . 38,3 p. 100
- Contraction....................................................................... 50,7 p. 100
- Coefficient d’énergie correspondant à l’aire ABCD................................. 1,16 kg. p. cm3
- Coefficient d’énergie
- Coefficient de ténaciié =----------------------------------------------—--------------------= 067,
- Résist. à la rupture x Allon. de rupture par cm. de long. mes. en mèt.
- Fig 2 c. — 52 mm. d’allongement sur l — 150 mm.
- 'V////'v//////////////////Æ
- Fig. 3 c. — 56 mm. d’allongement sur l = 150 mm.
- BARRETTE N° 4
- Diamètre d de la partie cylindrique médiane................................ 2,002 cm.
- Section _ _ ..........................| 2^Ô22 = 3>15 cm*
- Longueur mesurée..................................................... . , . . 15 cm.
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-
- 400
- NOTES DE MÉCANIQUE.
- MARS 1901.
- 1er essai (fig. 4 a).
- Température de 18°,5 à, 18°,6
- CHARGES SUCCESSIVES EN KILOGRAMMES. ALLONGEMENT SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1 /1 000 DE CENTIMÈTRE. DIFFÉRENCES entre les
- Totales. Kilogr. par cm-. Total. Permanent. Élastique. élastiques conséc.
- 500 et 1000 158,7 et 317,5 2,36 0,02 2,34 2,48
- 500 et 1500 158,7 et 476,2 4,94 0,12 4,82 2,58
- 500 et 2 000 158,7 et 634,9 7,93 0,53 7,40 2,55
- 500 et 2 500 158,7 et 793,6 14,34 4,39 9,95
- 2e ESSAI (fig. 4b)
- Température de 18°,8 à, 19°,9
- CHARGES SUCCESSIVES BÎN KILOGRAMMES. ALLONGEMENT SUR 15 CENTIMÈTRES EN 1/1000 DE CENTIMÈTRE. DIFFÉRENCE entre les
- Totales. Kilogr. par cm2. Total. Permanent. Élastique. ALLONGEMENTS élastiques conséc .
- 500 et 1 000 158,7 et 317,5 2,52 0,00 2,52 2,52
- 500 et 1500 158,7 et 476,2 5,05 0,01 5,04 2,50
- 500 et 2 000 158,7 et 634,9 7,60 0,06 7,54 2,49
- 500 et 2 500 158,7 et 793,6 10,65 0,62 10,03
- La différence moyenne entre les allongements élastiques consécutifs
- 2,52 + 2,52 + 2,50 + 2,49 ----—------;--’-- = 2,51,
- 4
- donne un coefficient d’allongement de
- 2,51 1
- 1 000 X 15 X 158,7 — 948 400'
- La continuation de l’essai a donné (fig. 4c) :
- Résistance à la traction...................................................... 2 527 kg. par cm2
- Allongement de rupture sur 200 mm. de longueur (mesuré après la rupture) . 42,7 p. 100
- Striction..................................................................... 50,8 —
- Coefficient d’énergie, correspondant à l’aire ARCD............................ 9,08 kg. par cm2
- Coefficient d’énergie
- Coefficient de ténacité =---------------------------------------------------------------------= 0,84.
- Résist. à la traction x Allong. de rupture par cm de long, mes., en mèt.
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-
- influence des hautes températures sur la résistance du rronze. 401
- Fig. 4 a. Fig. 4 b.
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- 402 NOTES DE MÉCANIQUE. ------------ MARS 1901.
- Il résulte des chiffres ci-dessus que, pour les 4 barrettes, on a en moyenne,
- 2 322 + 2 259 + 2 471 + 2527 n . «
- Résistance à la traction......................................^-------------- = 2 395 kg. par cm2
- 32,5 + 31,6 + 38,3 + 42,7 oc .
- Allongement de rupture, mesuré après la rupture. -------------^------:------- — 36,3 p. îuu
- Striction..................................... 55,8 + 51,1 + 50,7 + 50,8 = 52 4 _
- 4
- 4,96 + 6,38 + 7,16 + 9,08 „ ,
- Coefficient d’énergie......................... ...............^--------------= 6,90 kg. par cm2
- Coefficient d’énergie
- Coefficient de ténacité =—:-------------------—----------------------------------------------= 0,79
- Résist. à la traction x Allong. de rupture par cm de long, mes., en met.
- y//////////////////////////////////////////////////^^^^^
- Fig. 4 c. — Allongement de 68 m/m pour l = 150 mm,
- Pour voir de combien la composition du bronze type (91 cuivre, 5 étain, 4 zinc) concordait avec celle du bronze réel, on a analysé :
- a) Un échantillon moyen de tournures de bronze obtenues lors de la préparation de toutes les barrettes.
- b) Des copeaux obtenus ultérieurement par le rabotage des barrettes 2 et 4.
- On a choisi les barrettes 2 et 4 parce qu’elles ont accusé la plus grande différence,
- tant au point de vue de la résistance à la traction (2 259 kil. et 2 527) qu’à celui de l’allongement de rupture (31,6 0/0 et 42,7).
- Analyses b).
- Analyses a). Barrette n° 2. Barrette n° 4.
- Cuivre.................9,35 p. 100 91,49 p. 100 91,43 p. 100
- Étain.................. 5,45 — 5,45 — 5,50 —
- Zinc................... 2,87 — 2,75 — 2,78 —
- Plomb.................. 0,280 — 0,273 — 0,280 —
- Fer.................... 0,025 — 0,028 — 0,030 —
- Phosphore.............. Traces Traces Traces
- Par rapport à la composition type, on a constaté un petit excès de cuivre (91,35 Contre 91,00), un excès considérable d’étain (5,45 contre 5,00), et un manque notable
- Résistance à la traction : 2 527 kg. par
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-
-
- influence des hautes températures sur la résistance du bronze. 403
- de zinc (2,87 contre 4). En plus, on a constaté une teneur de plomb de 0,28 et de fer de 0, 025 en moyenne.
- B) essais des barrettes 5 a 8 a 100°.
- Pendant l’essai, les barrettes étaient immergées dans un récipient rempli de palmine, dont la température était telle que la barrette avait, au moment voulu, la température de 100°. Grâce à l’agitation du liquide, la température était presque identique au fond et à la surface (1).
- C’est ainsi que, pour la barrette n° 6, on a obtenu la courbe des températures fig. 5. Lors de la première introduction du thermomètre, le bain était à la température de
- A OA0
- H 3 <ïft/V'*''AA.tT6G
- Fig. 5.
- 60°, cinq minutes après à 420° et 10 minutes plus tard à 180°. Grâce au réglage du gaz servant au chauffage du bain, on a réalisé, au bout de 15 minutes, la température de 105°, au bout de 20 minutes, 103°, au bout de 25 minutes, 104°, et au bout de 30 minutes, 100°, température à laquelle on a maintenu le bain.
- L’essai à la traction dont le commencement est représenté en fig. 5 a duré 22 minutes environ, jusqu’à la rupture.
- Les résultats des essais ont été groupés dans le tableau III.
- (1) Voir, pour les expériences à haute température, les travaux de MM. Martens et Rudeloff, publiés dans le Mitlheilungen ans den kôniglichen mechanisch-technischen Versuchsanstalten zu Berlin, 1890, p. 159 et suiv.; 1893, p. 293 et suiv. ; 1894, p. 37 et suiv. ; 1895, p. 29 et suiv., ainsi que la Zeitschrift des Vereiner deutscher Ingénieure, 1898, p. 172 et suiv.
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- 404
- NOTES DE MÉCANIQUE.
- MARS 1901.
- TABLEAU III Essais à 100° G.
- DESIGNATION. DIAMÈTRE d en cm. 71 ,7* SECTION — «2 4 en cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre d, en mm. CHARGE DE P kg- RUPTURE. kg. par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 200”m, en 0/0, STRICTION en 0/0.
- RW 5 2,010 3,17 220 7 770 2 451 34,2 46,4
- Id. 6 2,008 3,17 220 7 520 2 372 »> »
- Id. 7 2,005 3,16 220 7 840 2 481 37,8 49,4
- Id. 8 2,010 3,17 220 7 580 2 391 34,1 46,4
- Moyennes 2 434 35,4 47,4
- C) ESSAI DES BARRETTES 9 A 12 A 200°
- Les barrettes étaient immergées, comme dans le cas des barrettes 5 à 8, dans un bain de palmine dont la température était telle qu’on pouvait supposer que celle de la barrette atteindrait, au moment voulu, 200° G.
- Les résultats d’essais ont été groupés dans le tableau IV.
- TABLEAU IV
- Essais à 200° G.
- DÉSIGNATION. DIAMÈTRE d en cm. 7t SECTION -7 a2 4 en cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre d, en mm. CHARGE DE P kg. RUPTURE. kg. par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 200mm, en 0/0. STRICTION en 0/0.
- RW 9 2,002 3,15 220 6 720 2132 „ »
- Id. 10 . . . . 2,002 3,15 220 7 260 2 305 33,0 46,0
- Id. 11 . . . . 2,005 3,16 220 7100 2247 35,6 52,5
- Id. 12 . . . . 2,002 3,15 220 7 230 2 295 35,5 46,0
- Moyennes 2 245 34,7 48,2
- D) ESSAI DES BARRETTES 13 A 16 ET 25 A 300° C:
- Les barrettes étaient immergées pendant les essais dans un bain formé d’azotate de potassium et d’azotate de sodium, en parties presque égales. En agitant le
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- INFLUENCE DES HAUTES TEMPÉRATURES SUR LA RÉSISTANCE DU BRONZE. 405
- mélange, on a pu obtenir la presque égalité des températures du fond et de la surface.
- Fig. 6.
- Fig. 7.
- ..,_Les résultats d’essais ont été groupés dans le tableau V. Nous donnons les courbes de températures pour les barrettes 13, 14 et 15 (fig. 6, 7, 8).
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- 406
- NOTES DE MÉCANIQUE.
- MARS 1901.
- TABLEAU Y
- Essais à 300°.
- DÉSIGNATION DIAMÈTRE d en cm. « 70 SECTION - d- 4 en cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre en mm. CHARGE Dt P kg. RUPTURE. kg. par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 200mm, en 0/0. STRICTION en 0/0.
- KW 13. . . . 2,005 3,16 220 4 540 1437 12,0 17,7
- Id. 14. . . . 2,005 3,16 220 4 400 1392 12,5 16,8
- Id. 15. . . . 2,005 3,16 220 4 700 1487 13,5 20,6
- Id. 16. . . . 2,00 3,14 220 3 600 1153 8,5 12,1
- Id. 25. . . . 2,00 3,14 220 4 300 1369 11,2 14,0
- Moyennes . 1368 11,5 16,2
- Le tableau permet de se rendre compte de ce fait que la résistance à la traction, Y allongement de rupture et la stiûction ont décru d’une façon notable. Le coefficient dénergie n’est plus que le cinquième de la valeur obtenue à la température ordinaire.
- E) ESSAIS DES BARRETTES 17 A 20 A 4.00°.
- Le bain était le même que celui des essais des barrettes 13 à 16 et 25. Les résultats sont groupés dans le tableau YI.
- TABLEAU VI
- Essais à 400°.
- DÉSIGNATION DIAMÈTRE d en cm. 7T ,a SECTION — Ct2 4 én cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre d, en mm. CHARGE DE P kg- RUPTURE. P 4 kg- par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 200mm, en 0/0. STRICTION en 0/0.
- KW 17. . . . 2,00 3,14 220 1980 631 0 0
- Id. 18. . . . 2,00 3,14 220 1870 596 0 0
- Id. 19. . . . 1,992 3,12 220 1 880 603 0 0
- Id. 20. . . . 2,00 3,14 220 2100 669 0 0
- Moyennes . 625 0 0
- La surface des barrettes n'accuse plus aucune déformation. L'allongement de rupture et la striction ne sont plus appréciables.
- La résistance à la traction a diminué des 3/4 environ.
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- INFLUENCE DES HAUTES TEMPÉRATURES SUR L,A RÉSISTANCE DU BRONZE. 407
- F) ESSAIS DES BARRETTES 21 A 54, A 500°.
- Le bain était le même que pour les barrettes 13 à 16 et 25. Les résultats ont été groupés dans le tableau suivant.
- La surface des barrettes n accuse aucune déformation. Lallongement de rupture et la striction nont pû être déterminés.
- TABLEAU VII
- Essais à 500°.
- DÉSIGNATION. DIAMÈTRE d en cm. TC Jt> SECTION — d-4 en cm2. LONGUEUR cylindrique de diamètre d, en mm. CHARGE DI P kg- S RUPTURE. '' ; TC 4* kg. par cm2. ALLONGEMENT de rupture sur 20011111, en 0/0. STRICTION en 0/0.
- RW 21. . . . 2,00 3,14 220 1 440 459 0 0
- Id. 22. . . . 2,00 3,14 220 1 240 395 0 0
- Id. 23. . . . 2,00 3,14 220 1 400 446 0 0
- Id. 24. . . . 2,00 3,14 220 1460 465 0 0
- Moyennes. 441 0 0
- La résistance à la traction a diminué de 1/5 à 5/6.
- Dans la figure 9 on a porté en ordonnées les valeurs moyennes des résistances à
- Axe des températures.
- la traction correspondant aux températures, portées en abscisses. La courbe ainsi
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- 408
- NOTES DE MÉCANIQUE. — MARS 1901.
- obtenue des résistances à la traction montre clairement la diminution de celles-ci dès qu’on dépasse la température de 200°.
- Dans la figure 10 on a porté en ordonnées les allongements de rupture, les abscisses
- Axe des températures.
- Fig. 10.
- restant les mêmes que dans la figure 9. Cette courbe des allongements de rupture montre encore d’une façon bien plus saisissante la diminution de la ténacité du métal dès qu’on dépasse 200°.
- G) RÉCAPITULATION.
- Le bronze essayé qui, à la température ordinaire, possède :
- Une résistance à la traction Kz de................... 2 39S kg. par c 2
- Un allongement de rupture 9 de....................... 36,3 p. 100
- Une striction 1/ de.............................. 32,1 p. 100
- Ce bronze qui peut être considéré comme excellent a donné aux différentes températures :
- ÎOO» 200» 300» 400» 500»
- Kz = 2 224 2 243 1368 625 441 kg. par cm2
- cp = 33,4 34,7 11,5 0 0 p. 10A
- ii = 47,4 48,2 16,2 0 0 —
- En désignant les valeurs à la température suivants : ordinaire par 1, on obtient les rapporl
- à : 20» Résistance à la rupture.
- 100» 200» 300» 400° 500° environ
- 2 393 2 424 2 243 1 368 625 441
- 1 1,01 0,94 0,57 0,26 0,18
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-
-
- NOUVEL ENFOURNEUR WELLMANN ET SEAVER.
- 409
- En d’autres termes, la résistance à la traction est, à 100°, presque la même qu’à la
- température ordinaire ; à 200° , elle diminue de 6 p. 100; à 300°, de 43
- 100°, de 74 p. 100, et à 50°, de 82 p. 100.
- Allongements de rupture.
- à : 20“ 100° 200“ 300 400“ 500"
- 36,3 33,4 34,7 11,5 0 0
- 1 0,98 0,96 0,32 0 0
- Strictions
- à : 20“ 100“ 200“ 300“ 400” 500”
- 32,1 47,4 48,2 16,2 0 0
- 1 0,91 0,93 0,31 0 0
- Il résulte de ces chiffres que le bronze essayé peut être employé pour les boîtes de soupapes, les conduites, etc., lorsque la température de la vapeur atteint 200°, mais, dans aucun cas, la température ne doit être supérieure à 300°.
- nouvel enpourneur Wellmann et Seaver.
- Cet appareil diffère de ceux des mêmes inventeurs précédemment décrits dans ces notes (1), par des dispositions prises pour le serrage et le lâchage automatiques des
- Fig. i. — Enfourneur Wellmann et Seaver
- lingots, ainsi que pour le pivotement de l’ensemble, qui lui permet (Gg. 1) de des servir deux fours, l’un à droite, l’autre à gauche.
- (1) Bulletin de février 1900, p. 463.
- Tome 101. — lPr semestre. — Mars 1901.
- 27
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-
- 410
- NOTES DE MÉCANIQUE.
- MARS 1901.
- Ce pivotement s’opère par la dynamo 13, fixée an châssis 9, et qui, par une transmission 12, commande le pignon 11, en prise avec la couronne dentée fixe 10, sur le support 7 de laquelle roule par billes l’anneau 8 de 9. Les montants 9 portent deux leviers 14 (fig. 2) que la dynamo 18 fait osciller par le train 19, 20, 21, 22, à point fixe 22, de manière à abaisser et soulever ainsi, par le châssis 16, pivote' sur le parallélogramme (14, 15), (14, 15) le bras 23, 24, 25 de la pince à lingot 27, guidée sur 23 par 26, dont le poids est alors en partie équilibré par celui de 18.
- La partie filetée 28 de 27 porte un pignon écrou 29 (fig. 1) emprisonné latérale-
- Fig. 2 à 5. — Enfourneur Wellmann et Secrver. Fonctionnement de la pince.
- ment dans sa coulisse, et commandé par le pignon 30, que l’on actionne par la roue à main 35 et le train 33, 34, 32, 31, pour serrer et desserrer à volonté la pince. D’autre part, le bras 25 de 23 est relié par 36 au genou 37, 38, 39, à butée fixe 40, et articulé par 39, 40, 41, 42 à la coulisse 29. La pince ayant été ajustée à presque la longueur du lingot, quand on abaisse 23 sur ce lingot, il pivote d’abord de manière à déprimer, comme en figure 3, le genou et à élargir ainsi la pince qui passe facilement sur le lingot ; puis, quand on relève 16, ce genou se redresse (fig. 5) et serre fortement la pince, qui se redesserre de nouveau automatiquement qugnd on dépose le lingot.
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- POCHE DE COULÉE WEIMER. 411
- poche de coulée Weimer.
- La bascule de la poche 1 est commandée (fig. 1 et 4) par un cylindre 18 (tig. 6) qui reçoit par la tuyauterie 45, 46, 47 et le distributeur 44, l’air comprimé du frein de la locomotive qui remorque la poche. On admet d’abord cet air à droite (fig. 6) du cylindre 18 ce qui a pour effet de ramener son piston bien à bloc dans la position figure 4, où la poche est verticale et où elle est bloquée dans cette position par la pince de la plaque-verrou 26, (fig. 3) suspendue au levier 35 (tig. 4) pivoté en 36. Le ressort 40, relevant ce levier et 26, enclenche alors la tige 17 du piston de 18 par la prise de la partie étroite 27 de l’ouverture de 26 sur le collet 41 de 17. L’amenée de 17 bien au
- Fig. 1, 2 et 3. — Poche de coulée Weimer. Élévation, détail du verrouillage.
- fond de course à gauche a pour effet de détacher de 26 les bords 28 de 41 de manière qu’ils n'y frottent plus.
- Ceci fait, on admet de l’air comprimé à gauche de 18 par 60-42. Cet air soulevant (fig. 4) par 37 l’extrémité gauche du levier 35, déclenche 29 de 41, ce qui permet au piston 18 d’avancer avec une vitesse réglée par l’étranglement de son échappement 43. Ce mouvement entraîne le roulement, sur la crémaillère 7, des pignons 6-6, conjugués par le cadre 2 de la poche, et dont l’un est relié à 17 par la crosse articulée 16-15 (fig. 8) guidée en 10 dans la plaque 9, fixée au bogie. Un tampon élastique 12 reçoit le choc de cette crosse au fond de course.
- Pour le retour, on ouvre (fig. 6) 42 à l’échappement et 43 à l’admission, et, au fond de course à gauche, la plaque 29, relevée par le ressort 40, enclenche de nouveau la tige du piston 17.
- Le cylindre 18, raccroché à la plaque 9 par l’un des crochets 33 (fig. 7) est articulé par les bras 19 (fig. 4) aux tourillons 22 de manière à pouvoir se rabattre à droite ou
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- Poche de coulée Weimer. Vue par bout.
- Fig. 6 à 9. — Poche de coulée Weimer. Détail des cylindres basculeurs.
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- COMPRESSEURS NORDBERG.
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- à gauche sur 9 et commander ainsi la bascule de la poche dans un sens ou dans l’autre.
- Pendant son roulage, la poche est, de plus, enclenchée par le verrou 49 (fig. 3) de la plaque 9, enfoncé par 50 dans la jante du pignon C.
- compresseurs Nordberg.
- Ces compresseurs peuvent être cités parmi les meilleurs de la pratique actuelle aux États-Unis.
- Ils sont caractérisés (fig. I) par l’emploi, autant que possible, comme distribu-
- Fig. 1. — Compresseur Nordberg à robinets Çorliss.
- Fig. 2. — Compresseur Nordberg à robinets et soupapes.
- teurs, de robinets Corliss, toutes les fois que le gaz aspiré n’est pas poussiéreux et que le refoulement peut rester ouvert, comme dans les compresseurs étagés, pendant
- 1
- environ - de course. Pour les compresseurs simples, à partir d’une compression à
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- 414 NOTES DE MÉCANIQUE. ----- MARS 1901.
- 2 kilogrammes environ, il faut (fig. 2) remplacer, au refoulement, ces robinets par
- Fig. 4. — Compression triple Nordber//. Vue par bout
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- COMPRESSEURS NORDRERG.
- 415
- des soupapes en acier ou en bronze et très légères, parce que l’ouverture doit en être trop vive pour pouvoir être effectuée par un mécanisme desmodromique.
- Ainsi qu’on le voit en figure 1, les robinets de refoulement sont à double entrée, mais avec deux arrêts de fermeture seulement, et leur moyeu est pourvu de soupapes qui se lèvent quand la pression baisse notablement au refoulement, ce qui permet d’utiliser à l’occasion ces compresseurs comme ventilateurs à grand débit pour, par exemple, aérer après un coup de mine. Ces robinets sont (lig. 3) commandés, d’un plateau central, par des bras dont on règle le calage par des vis de serrage avec ou sans déclic soumis au régulateur, suivant que le compresseur est commandé par une courroie à vitesse constante ou par un moteur bien réglé, par exemple par un régulateur dont la marche est fonction à la fois de la pression de l’air et de la force centrifuge ou de la vitesse du moteur (1).
- Fig. 5. — Refroidisseur intermédiaire Norclberg.
- Le compresseur fîg. 3, à triple compression, avec cylindres à air de 480,685 et 990xln\60 commandé directement par des cylindres à vapeur à triple expansion de 380, 710 et lm,06, a donné, avec des espaces nuisibles de 1,9, 2,5 et 2,3 p. 100 aux cylindres à air et de la vapeur à 10k8,5, les résultats suivants : Puissances indiquées : 188,8, 183 et 215,2 aux trois cylindres, total 585chx,5 ; absorbées aux cylindres à air 166, 141,6 et 205,6, totale, 513,2; rendement organique 87,5 p. 100. Vapeur par cheval-heure indiqué, 5kg,50 ; aspiration d’air par minute 11 mètres cubes. Pression de refoulement 6kg,30 effectifs.
- Entre les cylindres à air, et au-dessus, sont disposés des refroidisseurs du type fig. 5, où l’eau circule dans les tubes en sens contraire de l’air dirigé de bas en haut en zigzag par des déflecteurs.
- (1) Revue de mécanique, février 1901, p. 243.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- machine soufflante Hoerbiger (1).
- Bien que, depuis quelque temps, les machines soufflantes actionnées par des moteurs à gaz attirent de plus en plus l’attention, il nous a paru intéressant de donner la description d’une machine soufflante horizontale à vapeur munie de soupapes à guides articulés. Le moteur de cette machine a été construit par les ateliers de Dingler, à Zweïbrüken (Palatinat). Quatre de ces machines ont été déjà installées; celle qui fait l’objet de la présente note a été livrée en septembre 1900, à la Fal-
- Fig. 1 et 2. — Machine soufflante Hoerbiger. Élévation et plan.
- vahütte (Silésie supérieure). La machine soufflante proprement dite a été construite par MM. Hoerbiger et Rogler de Budapest.
- (1) Zeitschrift des Vereines deutscher Ingenieure, 1901, p. 218 et suiv.
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- MACHINE SOUFFLANTE HOERBIGER.
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- L’établissement métallurgique qui a commandé la machine avait posé comme condition qu’elle devrait, avec de la vapeur à 4atm,5, aspirer, à 50 tours par minute, H60 mètres cubes d’air et les comprimera une pression normale de 280 millimètres de mercure et maxima de 380 millimètres. En raison de la faible pression de la vapeur, la disposition en compound ne pouvait présenter aucun avantage, de sorte que l’on adopta (fig. 1 à 4) unemachine jumelleavec cylindres moteurs de950x lm,600 et soufflants de 2m, 10 X lm,600 ; distributions par tiroirs cylindriques à double entrée.
- Un régulateur de Weiss, actionné par une courroie et placé dans l’axe longitudinal de la machine, permet d’en faire varier la puissance à la main. On a placé, également
- Fig. 3 et 4. — Machine soufflante Hoerbiger. Élévation, plan, vue par bout et coupe transversale par la pompe à air.
- dans l’axe, sous le plancher, le condenseur commun, et deux pompes à air de 1 mètre de diamètre et 320 de course facilement accessibles.
- Les cylindres à vent sont très rapprochés des cylindres à vapeur. La tige commune des pistons est reliée à air par une bride, de sorte qu’on peut l’enlever sans démonter aucune boîte à soupape.
- Les pistons des cylindres à vent, de 500 millimètres d’epaisseur, sont munis chacun de deux segments en fonte douce de 220 millimètres de largeur, qui exercent sur les parois une pression de 0kg,6 par centimètre carré, et réduisent au minimum l’usure des cylindres qui sont d’une fonte aussi dure que possible.
- Les cylindres à vent reposent sur les surfaces rabotées des boîtes d’aspiration et la stabilité est obtenue par le poids seul de ces cylindres.
- Le poids de toute la machine soufflante est de 203 tonnes environ; il se répartit de la façon suivante :
- Machine à vapeur jumelle.................................... 81800 kilogr.
- Deux pompes à air........................................... 18 000 —
- Condenseur et conduites..........................18300 —
- Deux cylindres à vent y compris le tiroir réglant l’admission
- de l’air............... .................................. 58 300 -
- Volant...................................................... 20 500 —
- Total........................... 203 100 kilogr.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- Les figures 5, 6 et 9 montrent les soupapes de refoulement; les figures 7, 8 et 10, les soupapes d’aspiration, tandis que les figures 14 et 12 indiquent la façon dont les soupapes ont été placées dans les cylindres à vent.
- La soupape de refoulement est constituée par deux anneaux : celui du bas E (flg. 9) de 450 millimètres de diamètre extérieur, et celui du haut F de 375 millimètres : ces deux anneaux ouvrent une admission d’air de 650 centimètres carrés pour une levée de 15 millimètres. Chaque anneau est constitué par un disque principal de 4 millimètres d’épaisseur et un amortisseur relié au premier, de l""n,5 d’épaisseur; ces
- - Wy
- Fig. 5 à 8. — Soupapes de refoulement et d’aspiration.
- deux anneaux sont en acier. Entre eux il existe un jeu de 0mm3, environ qui, se remplit d’huile et amortit le choc de l’ouverture de la soupape. Ces anneaux sont suspendus librement aux guides articulés H figure 9, en acier de 0mm,7 d’épaisseur et qui exercent une pression qui tend à fermer les soupapes.
- Tandis que la soupape de refoulement est double, la soupape d’aspiration est formée d’une réunion de deux soupapes distinctes. La partie mobile de la soupape principale qui ouvre le passage proprement dit de l’air, est (fig. 10) identique à l’anneau du bas de la soupape de refoulement. Mais contrairement à ce grand anneau, qui ne se pose sur le siège C que lorsque la vitesse atteint un certain taux, et limile de la sorte la section de la soupape, la soupape intermédiaire, plus petite, est destinée à égaliser la durée de l’ouverture de l’aspiration quel que soit le nombre de tours de la
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- machine. De la sorte, le grand anneau peut s’ouvrir avec un certain retard, et se fermer avec une avance; l’on évite ainsi, au début de la course, un choc trop violent
- Fig. 10. — Détail d’une soupape d’aspiration.
- contre le siège de la soupape, et on empêche celle-ci à fin de course, de sursauter ou battre plusieurs fois; la section de la soupape auxiliaire F n’est que les 0,18 environ de la section totale.
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- Dans l’anneau de base de la soupape d’aspiration, le diamètre, la masse en mouvement, la tension des guides articulés, la course et la surface d’appui sont relativement grands; par contre, la surface d’attaque de la pression d’ouverture est petite par rapport à cette masse. Mais l’anneau auxiliaire a un petit diamètre (250 millim.), une petite masse (l’épaisseur de la soupape étant de 2 millim. et celle de l’anneau amor-
- Fig. Il et 12. — Détail du montage des soupapes.
- Vitesse du piston.
- Levée de la soupape de refoulement.
- Pression de refoule-
- Soupape auxiliaire.
- Soupape d'aspiration.
- Vitesse du piston.
- Fig. 13.
- tisseur de 1 millim.), une course restreinte (7 millim.), une surface d’appui réduite, et une grande surface d’attaque des pressions d’ouverture et de fermeture. Par conséquent, il est ouvert, lorsqu’il est maintenu, par les quatre guides H avec une tension de 0k®,6 à 0kg,7, tandis qu’il se ferme, lorsque la pression intérieure atteint 0atm,002 à 0“tra,003. Grâce à cette traction des guides, à la petite course, à la faible masse et à la grande surface d’attaque, on aurait pu s’attendre à ce que sa ferme-
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- m
- ture s’opérât immédiatement après le retour du piston et l’ouverture immédiatement au point correspondant à l’intersection de la courbe de détente avec la ligne atmosphérique, et que, par suite, le diagramme fût représenté par un rectangle étroit, un peu déformé; en outre, on aurait pu s’attendre, grâce aux dimensions du grand anneau, à ce que son mouvement suivît celui du piston.
- On peut se faire, par les diagrammes flg. 13, une idée suffisante du mouvement des soupapes et de la pression du vent. Lorsque les nombres de tours et la vitesse des pistons varient, les mouvements de la soupape d’aspiration ne correspondent que
- Fig. 14 et 15.
- Fig. 16 et 17.
- d’une façon imparfaite à ceux auxquels on aurait pu s’attendre ; mais, si l’on étudie le mouvement des soupapes d’aspiration ordinaires, dont sont munies les machines soufflantes de hauts fourneaux et d’aciéries Bessemer, on reconnaîtra que, dans le cas qui nous occupe, on a néanmoins réalisé un grand progrès.
- Les ligures 14 et 15 montrent la forme primitive de la soupape de la machine soufflante (2m,070 de diamètre, lm,350 de course) de Vajdahunyad (Hongrie). Lu figure 18 donne le diagramme de cette soupape à 36 tours par minute. Gomme les phénomènes les plus intéressants ont lieu à proximité du point mort de la manivelle, on a reproduit à gauche le groupe de diagrammes de droite sous la forme que ceux-ci reprennent lorsqu’ils sont relevés pendant que le tambour de l’indicateur est actionné par la contre-manivelle. Enfin, pour rendre les diagrammes indépendants de l’action
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- perturbatrice du mouvement de la manivelle et pour présenter toute la marche d’une façon plus saisissante, on a rapporté (fig. 19) les deux groupes supérieurs de diagrammes, dans les tracés inférieurs, au mouvement circulaire uniforme du bouton de manivelle; en d’autres termes, on les a pris par rapport aux temps.
- Dans la figure 20 on a représenté le mouvement des mêmes soupapes en marche
- *=36
- Vitesse du piston
- Levée de la soupape
- Pression dans la chambre de rcioulcment.
- Pression au cylindre
- Levée de la soupape d’aspiration
- Vitesse du piston
- Fig. 18.
- Cylindre moteur . .
- Soufflerie
- Développement de la circonférence du bouton de manivelle.. .
- Fermeture do la soupape
- Ouverture de la soupape d’aspiration. .
- d’aspiration.
- Vitesse du piston
- Vitesse du piston.
- Fig. 19.
- Fig. 20.
- Levée de la soupape de refoul.
- d’aspiration.
- Vitesse du piston
- o
- Levée de la soupape de refoul.
- d’aspiration.
- à des vitesses inférieures et supérieures à la normale. On voit que l’allure de ce mouvement varie peu avec le nombre de tours.
- L’anneau de la soupape d’aspiration a un diamètre extérieur de 224 millimètres et intérieur de 120 millimètres, son épaisseur e&t de 0mm,8. Le disque de la soupape de refoulement porte, en outre, un anneau d’amortisseur de 0mm,04 d’épaisseur. Les guides articulés, de 0mtn,3, d’épaisseur sont tendus de façon qu’ils appuient légèrement la soupape de refoulement contre le siège à l’état de repos, tandis que la soupape d’as
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- 423
- ‘ ation est ouverte de 1 à 2 millimètres. Les sièges ont la forme de couteaux tronqués et présentent une grande surface d’attaque à la pression.
- 4 Les diagrammes de la figure 18 indiquent des fermetures très satisfaisantes et, de plus l’ouverture de la soupape de refoulement correspond au résultat prévu ; par
- Vitesse rm piston.
- J!m 1 - — —1 "
- 2 O
- Levée de la soupape de refoulement.
- Pressions au refoulement et au cylindre.
- 20
- mm
- I °
- Soupape d’aspiration.
- Vitesse du piston.
- U
- &
- O
- lO
- Soupape d’aspiration.
- O
- 2
- Vitesse du piston.
- oî
- i-
- s
- o
- Soupape d’aspiration.
- Vitesse du piston.
- Soupape d'aspiration.
- mm
- Vitesse du piston.
- Fig. 20.
- contre, la soupape d'aspb'ation ne s’ouvre pas en suivant les variations de la vitesse du piston, comme sa fermeture, à cause de la poussée élastique de l’air qui entraîne la soupape légère presque sans résistance. On peut s’en convaincre par l’inspection des diagrammes, ligure 20, pour 30 tours par minute.
- On a été encore un peu plus loin en ce qui concerne la réduction de la masse des soupapes et de l’espace nuisible au moyen des soupapes d’aspiration (fîg. 16) et de
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- refoulement (fig. 17) qui ne présentent pas les inconvénients précités. La figure 21 montre les diagrammes obtenus avec la soupape d’aspiration ainsi modifiée, et à différentes vitesses. Ces soupapes ont été placées dans la machine soufflante modifiée (et qui était primitivement munie de clapets en cuir) du cubilot de l’établissement de Dillingen ; diamètre lm,300, course 700 millimètres, 80 à 90 tours par minute. Les chapelles de compression reçurent chacune une soupape étagée de 420 et 320 millimètres de diamètre et dont la levée était de 14 millimètres; les quatre chapelles d’aspiration furent munies chacune d’une soupape d’aspiration simple de 320 millimètres et de 20 millimètres de levée. L’anneau d’aspiration, de 156 millimètres de diamètre intérieur et 2 millimètres d’épaisseur, était relié à un anneau amortisseur de 1 millimètre d’épaisseur. La masse était par conséquent plus grande que dans l’installation de Vajdahunyad.
- La figure 21 montre que, lorsque le nombre de tours augmente, les vibrations de la soupape s’amortissent de plus en plus.
- Gomme on pouvait plus facilement percer dans le couvercle du cylindre soufflant de la Falvahütte 18 orifices, et placer les deux anneaux de la soupape de refoulement l’un au-dessus de l’autre, tandis que les soupapes d’aspiration ne pouvaient être placées que l’une à côté de l’autre, on a donné la forme (fig. 11 et 12) à la boîte à soupapes dont les parois d’avant et d’arrière sont d’une seule pièce. Chaque extrémité du cylindre porte 12 anneaux de refoulement et 12 d’aspiration, avec 12 petites soupapes d’aspiration auxiliaires, et chaque groupe de trois soupapes est accessible par un autoclave. Les couvercles de ces autoclaves portent un regard ; en outre, chaque groupe peut être éclairé par une lampe à incandescence pour qu’on puisse inspecter les soupapes pendant la marche de la machine.
- Les boîtes à soupapes débouchent dans un compensateur de 2m,5 de diamètre, placé au-dessus des cylindres, et qui est destiné à assurer dans la conduite de vent une vitesse plus uniforme et à compenser les variations de pression dans les cylindres pendant la période d’échappement. Une comparaison des diagrammes de la pression du vent (fig. 13) avec ceux des figures 19 et 21 correspondant à des machines soufflantes qui n’étaient pas munies de ce compensateur en montre bien l’utilité.
- Comme les résultats d’essais ont montré que les soupapes à guides élastiques articulés se comportent d’autant mieux que le nombre de tours est plus élevé, on est entrain de munir de ces soupapes plusieurs machines soufflantes pour moteurs à gaz.
- TRACES SUPERFICIELLES LAISSÉES PAR LES OUTILS DANS LE TRAVAIL DU SCIAGE DES MÉTAUX.
- Note de M. Vasseur (1).
- Dans une noie qu’il a présentée à l’Académie (numéro du 12 novembre 1900), M. Ch. Fré-mont (2) signale l’apparition de lignes lorsque l’on scie des métaux; ces lignes, différentes de celles qui sont occasionnées par le trait de scie, ayant parfois un relief sensible au toucher, sont parallèles aux profils des deux bords opposés traversés par la scie. L’auteur admet que ces lignes semblent représenter des ondes, résultat d’un mouvement vibratoire.
- L’intérêt qu’aurait la connaissance de ces mouvements vibratoires dans le travail à froid des métaux a conduit à rechercher systématiquement les conditions dans lesquelles ces lignes se produisent.
- (1) Comptes rendus de VAcadémie des Sciences, 25 février, 462.
- (2) Bulletin de novembre 1900, p. 687.
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- LES OUTILS DANS LE TRAVAIL DU SCIAGE DES MÉTAUX.
- 425
- Bien que l’auteur de la note citée n’ait pas indiqué le genre d’outils dont il se servait, ni les conditions du travail, les photographies jointes à la communication permettaient de voir que les échantillons présentés avaient été obtenus par sciage à la scie à main ou à la scie à ruban. Les premiers essais n’ont donné que des lignes peu nettes, ne s’apercevant que par lumière très oblique. Mais un morceau de bronze, scié avec une scie à ruban neuve, a présenté des sillons très nets et d’une saillie sensible au toucher.
- La nettete du résultat a permis de constater que la largeur des sillons était précisément égale à Vintervalle des deux dents successives de la scie employée; de plus, l’apparition des lignes, si manifestement provoquée par J’échange de l’outil, a amené à penser que l’état
- A
- 1 B !
- *
- Fig. 1.
- i
- Fig. 2.
- d’usure de la scie influençait les résultats; la scie neuve avait en effet encore toute la voie donnée par le fabricant.
- De ces résultats il semble que l’on peut donner l’explication suivante à la production des lignes observées :
- Examinons de champ une scie à ruban marchant dans le sens AB (fig. 1) et considérons le moment où une dent déversée à droite di est en train de creuser son sillon, les dents déversées à gauche se trouvant, celle qui la précède, déjà dans le métal, celle qui la suit, sur le point d’atteindre la surface.
- La réaction du métal sur la dent a une composante horizontale f, qui tend à rejeter vers la gauche la lame de la scie, et l’extrémité de la dent di est plus à gauche que sa position normale.
- Au moment où la dent g% va entrer en prise, elle subira, de la part du métal, une réaction dont la composante horizontale f tendra à ramener vers la droite la lame de scie, et, par suite, la dent di creusera, à partir de ce moment, un sillon 83 à droite du prolongement de 1 élément précédent ^ S2 ; pour la même raison, la dent gi travaillera à droite du sillon y3 Y* qu’elle vient de faire.
- Le mouvement de balancement alternatif à droite et à gauche se continuera ainsi régulièrement au moment de l’entrée en prise des dents successives de la scie. Ce mouvement ayant son origine à la surface CD, tandis que la scie subit un effort de traction du côté de B, ira en Tome 101. — 1er semestre. — Mars 1901,
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- diminuant d’amplitude à mesure que l’outil pénétrera dans le métal, et les sillons produits auront une profondeur de moins en moins grande.
- A la sortie (ftg. 2), le mouvement inverse se produira; au moment où la dent dn quittera le métal, la réaction qu’elle subissait de la part de la matière venant à cesser, la lame se reportera vers la droite, et la dent gn + 1 creusera un sillon à droite de l’élément qu’elle creusait auparavant.
- En résumé, le travail de la scie produira deux séries de sillons, dont la largeur sera égale à l’intervalle de deux dents et qui auront pour limites des lignes qui seront respectivement les copies des profils d’entrée et de sortie de la scie dans la pièce travaillée; ces deux séries de lignes sont indépendantes l’une de l’autre, elles peuvent se croiser, leur netteté va en diminuant depuis les bords vers le centre de la pièce.
- Elles paraissent de même nature que celles dont les images sont données dans la note de M. Frémont.
- Il paraît donc que les lignes signalées n’ont aucun rapport avec les courbes de distribution des déformations dans les métaux, qui ont fait l’objet des communications des mois de mars et avril 1894 (1).
- Elles paraissent tout au plus pauvoir donner une indication sur la nature et l’état d’usure des scies employées.
- fl) Comptes rendus, t. CXVII, n° 10 (5 mars 1894), p. 520, et n° 14 (2 avril 1894), p. 738.
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 8 mars 1901.
- Présidence de M. Voisin-Bey, vice-président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, dépouille la correspondance.
- 11 fait part de la perte douloureuse éprouvée par la Société en la personne de M. E. A. Badois, vice-président de la Société des ingénieurs civils, décédé le 6 mars 1901.
- M. L. Grininger présente, pour être soumis à l’examen de la Société d’Encou-ragement, son ouvrage sur la Lampe à incandescence. (Arts économiques.)
- M. J. Gonnet, 172, avenue de la Grande-Armée, présente un mémoire sur YEau oxyénée comme conservateur des aliments et en particulier du lait. (Agriculture.)
- M. J. D. Blez, 16, rue des Martyrs, demande une annuité de brevet pour une Cave économique. (Arts économiques.)
- M. Bentier, 37, rue Sedaine, présente un appareil pour chauffe-bains. (Arts économiques.)
- M. J. Garçon présente son Traité des Applications de la Chimie, lre volume. (Arts économiques.)
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remercie ments aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 428 du présent Bulletin.
- Rapports des comités. — M. Toulon donne lecture de la notice nécrologique sur M. Mayer, membre du Comité des arts économiques.
- Sont lus et approuvés les rapports de :
- M. Barbet, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur la perforatrice à diamant de M. Fromholt;
- M. Appert, au nom du Comité des Arts chimiques, sur la machine à mouler les bouteilles, de M. Boucher.
- Communications. — M. Tedesco fait une communication sur le Métal déployé et ses applications.
- M. le Président remercie M. Tedesco de son intéressante communication, qui est renvoyée au Comité des Constructions et Beaux-Arts.
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- LIVRES ET OUVRAGES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE
- EN MARS 1901
- EncyclQpédie des Industries tinctoriales, par M. J. Garçon, fasc. 1. Introduction et plan général. Paris, chez l’auteur, 10, rue Fabert.
- De rEncyclopédie Léauté. Analyse chimique et purification des eaux potables, par M. Paul Guichard. In-18, 200 p. Paris, Gauthier-Villars. Élaboration des métaux dérivés du fer. Foyers métallurgiques, Réactions métallurgiques, par M. le capitaine Gages. Les matières colorantes naturelles, par M. V. Thomas.
- La Machine compound de Rontgen à l’Exposition de 1900, par M. Mallet. Extrait
- des Mémoires de la Société des Ingénieurs civils de France.
- Du ministère du Commerce. Brevets d’invention, publication in extenso. N° 284 609 à 285 506 (janvier 1899) et Les associations professionnelles ouvrières, voi. II. Cuirs et peaux; Industries textiles; Habillement; Ameublement; Travail du bois. Publication de l'Office du travail. In-8°, 895 p. Imprimerie nationale.
- De la Bibliothèque du Conducteur des Travaux publics. Exploitation des mines, par
- M. F. Colomer, et Exécution des travaux publics, par M. E. Dardart. 2 vol.. Paris, Dunod.
- Traité d’Électro-Métallurgie, par M. A. Minet. In-8, 600 p., 300 fig. Paris, Baudry.
- De l’Observatoire de Bésançon. Douzième Bulletin chronométrique, publié par M. M. J. Cuncy, directeur. In-4, Besançon, imprimerie Millot.
- Du ministère du Commerce. Rapport sur l’applicêttion, pendant l’année 1899, des lois réglementant le travail, ln-8, 726 p. Imprimerie nationale.
- De la Smithsonian Institution. Annual Report. Année 1898, 2 vol. in-8, 700 et 300 p., et
- Ieventeenth. Annual Report of the Bureau of American Ethnology (1895-1896), par W. Powell. In-4. 750 p.
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- LITTÉRATURE
- DES
- PÉRIODIQUES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ
- Du 15 Février au 15 Mars 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES
- DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag.
- Ac.
- ACP
- AM.
- AMa
- Ap.
- APC.
- Bam.
- BMA
- CN.
- Cs..
- CR.
- Dol.
- Dp.
- E. .
- E\.
- Eam.
- EE..
- EU.
- Ef..
- EM.
- Es. .
- Fi .
- Gc.. Gm. IC.. le. . Im . IME.
- loB. La . Ln . Ms..
- Journal de l’Agriculture.
- Annales de la Construction. Annales de Chimie et de Physique. Annales des Mines.
- American Machinist.
- Journal d’Agriculture pratique. Annales des Ponts et Chaussées. Bulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- Bull, du ministère de l’Agriculture. Chimical News (London).
- Journal of the Society of Chemical Industry (London).
- Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dingler’s Polytechnisches Journal. Engineering.
- The Engineer.
- Engineering and Mining Journal. Eclairage électrique.
- L’Électricien.
- Économiste français.
- Engineering Magazine.
- Engineers and Shipbuilders in Scotland (Proceedings).
- Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Génie civil.
- Revue du Génie militaire. Ingénieurs civils de France (Bull.). Industrie électrique.
- Industrie minérale de St-Étienne. Institution of Mechanical Engineers (Proceedings).
- Institution of Brewing (Journal). La Locomotion automobile.
- La Nature.
- Moniteur scientifique
- MC. .
- N..
- Pc..
- Pm.
- Rcp
- Rgc.
- Rqds. Ri . RM. Rmc. Rs. . Rso. RSL. Rt.. Ru .
- SA..
- SAF
- ScP.
- Sie..
- SiM.
- SiN.
- SL..
- SNA.
- SuE.
- U SR. .
- VD1. .
- ZOL. .
- . Revue générale des matières colorantes.
- . Nature (anglais).
- . Journal de Pharmacie et de Chimie.
- . Portefeuille économ. des machines.
- . Revue générale de chimie pure et appliquée.
- . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- . Revue générale des sciences.
- . Revue industrielle.
- . Revue de mécanique.
- . Revue maritime et coloniale.
- . Revue scientifique.
- . Réforme sociale.
- . RoyalSocietyLondon(Proceedings).
- . Revue technique.
- . Revue universelle des mines et de la métallurgie.
- . Society of Arts (Journal of the).
- . Société des Agriculteurs de France (Bulletin).
- . Société chimique de Paris (Bull.).
- . Société internationale des Électriciens (Bulletin).
- Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- . Société industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- . Bull, de statistique et de législation.
- . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- . Stahl und Eisen.
- . Consular Reports to the United States Government.
- . Zeitschrift des Vereines Deutscher lngenieure.
- . Zeitschrift des Oesterreichischen lngenieure und Architekten-Ve-reins.
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- 430
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- MARS 1901 •
- AGRICULTURE
- Animaux domestiques (Hygiène des). Ap. 21 Fév., 249.
- Bétail. Races bovines en France (Vacher). SNA. Janv., 23.
- Betteraves demi-sucrières dans l’alimentation du bétail. Ag. 23 Fév., 298.
- — Culture en poquets à la ferme de Roye. Ag. 16 Fév., 232.
- Blés. Sélection d’après leur densité(Rabaté). Ap. 14 Fév., 214.
- — riches en gluten (Création des) (Schri-
- baux). Ap. 28 Fév., 274.
- — (Rouille des). Ag. 16 Fév., 255; 2 Mars,
- 336.
- — d’hiver. Semis de mars (Hétier). Ap.
- 7 Mars, 308.
- Champignons de couche. Traitement des maladies (Delacroix). BMA. Déc., 889. Cheval d’agriculture (Achat du). Ap. 7 Mars, 311.
- Engrais. Phosphates en Égypte. Cs. 31 Janv., 83. — Monocalciques. Absorption par la terre arable et l’humus (Dumont). CR. 18 Fév., 435.
- — Nitrates de soude. État actuel des gisements. Cs. 31 Janv., 84.
- — Production et consommation des engrais minéraux dans le monde (Gran-deau). Ap. 21 Fév., 240; 7 Mars, 305. j — Amélioration des fosses à fumier. Ag.
- 2 Mars, 339.
- Étangs. Amélioration des terres d’un ancien étang (Henri). Ap. 14 Fév., 211.
- Labours profonds et culture intensive en Andalousie (Grandeau). Ap. 14 Fév., 209. Fourrages. Culture estivale (Heuzé). Ap. 28 Fév., 248. — Très intensive (San Bernardo). Ap. 14 Fév., 212.
- Fromages à pâtes molles (Maturation des). Ag. 23 Fév., 294.
- — (Laboratoire pour l’amélioration des).
- A g. 9 Mars, 380.
- Grêle (Précurseurs des tirs contre la). Ag^ 23 Fév., 302. — Résultats en Italie (Houdaille). BMA. Déc., 903. Madagascar. Valeur agricole des terres (Muntz et Rousseaux). CR. 25 Fév., 451 ,BMA. Déc., 910.
- Moissonnage mécanique Ringelmann et Dufaure. SNA. Janv., 44.
- Prés. Assainissement et irrigation par rigoles profondes (Bonnet). Ap. 21 Fév., 245. Vigne. Phylloxéra, destruction parle carbure de calcium. Ag. 2-9 Mars, 329, 373.
- CHEMINS DE FER
- Attelages. Essais d’Elliot. E. 15 Fév., 193. Chemins de fer d’Europe au 31 décembre 1899. Rgc. Fév., 193.
- — Électriques P.-O.-Orsay. EE. 23 Fév., 300.
- — — Voiture des chemins italiens de la
- Méditerranée. Elé. 2 Mars, 137.
- — — Métropolitain de Paris. Gc. 2-9 Mars,
- 277, 301.
- — par gravité (Halford). Ln. 9 Mars, 353. Enregistreur de vitesses Desdouits. Gc. 2 Mars,
- 297.
- Freins. Régulateur de vitesse Gourin et Bleyss. E. 1er Mars, 267.
- — Laycock. RM. Fév., 211.
- Locomotives à l’Exposition (Stevart). Ru. Janv., 1. — (Bruckmann). VDI. 23 Fév., 261. — (Guedon). Ram. Fév., 105.
- — (Rendement des). E'. 22 Fév., 194.
- — express North Eastern. E'. 15 Fév., 158.
- — suisses à l’Exposition. Rgc. Fév., 165.
- — compound des ateliers de Linden. RM-
- Fév., 204.
- — à 3 essieux couplés de l’Atchison To-
- peka. RM. Fév., 205.
- — à 8 roues couplées du Lancashire-York-
- shire. E'. 1er Mars, 214.
- Échappement Curran et Payne-Burton. RM. Fév., 209.
- — Régulateur Chambers. RM. Fév., 210.
- — Surchauffeur Schmidt. RM. Fév., 210. Signaux et aiguilles électriques Siemens et
- Halske. Pm. Fév., 26. — Timmis-Lavezzari. Ln. 2 Mars, 211.
- — Enclenchements américains de l’Inter-
- national PneumaticC0. Rgc. Fév., 183.
- TRANSPORTS DIVERS Automobiles. Exposition du grand palais. Ln. 16 Fév., 183.
- — à pétrole Hautier. La. 14 Fév., 102.
- — — Turrell. La. 7 Mars, 149.
- — — Roots et Venables. RM. Fév., 214.
- — à vapeur. Wagon Muslcer. RM. Fév.,
- 212.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- MARS 1901.
- 431
- Automobiles. — électrique de la raffinerie Say. La. 21 Fév., 118.
- _ — Camion de la Neuig-Reits. EU. 9 Mars, 151.
- ___ __ Krieger. Electrolitte. Elé. 9 Mars,
- 145.
- __ Mesure de la vitesse par la photographie. Ln. 7 Mars, 151.
- Locomotive routière Lotz. RM. Fév., 215. Tramways électriques Ganz. E'. la Fév., 158.
- ' _ — , du London County and Council. E.
- 22 Fév., 242; E'. 22 Fév., 187.
- _ — à contacts Strobawa. EE. 23 Fév., 298.
- - Joints des rails. Vérificateur portatif Siemens et Halske. Elé. 16 Fév., 108.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Acides azotique et sulfurique, anciens procédés de fabrication (Guttmann). Cs. 31 Janv., 5.
- — glyocylique et la réaction protéique
- d’Adamkiewiez (Cole). CN. 15 Fév., 73.
- — carbonique liquide. Fabrication à Lyon.
- Ln. 2 Mars, 214.
- — sulfurique. Fabrication (Haller). Rgds.
- 28 Fév., 159.
- Alcool à 95°. Action sur les métaux (Malma-jac). Pc. 15 Fév., 169.
- Argent et hydrogène. État allotropique et mercure (Berthelot). ACP. Mars, 305, 307, 317.
- Brasserie. Divers. Cs. 31 Janv., 54.
- — Bières arsenicales (Thomson). SA.
- 15 Fév., 198.
- Combinaison chimique (Origine de la) (Berthelot). AcP., Mars, 289.
- Caoutchouc (Récupération du naphte dans les usines à). E. 8 Mars, 310.
- Carbure de calcium et de silicium comme agents réducteurs (Neumann). Cs. 31 Janv., 46.
- (Découverte du). RCp. 5 Mars, 113.
- — Génération des hydrocarbures par les
- carbures métalliques (Berthelot). CR. 11 Fer., 281.
- Chaleurs spécifiques des fluides dont les éléments sont soumis à leurs actions mutuelles (Duhem). CR. U Fév., 292.
- Chaux et ciments. Divers. Cs. 31 Janv., 43.
- — Appareils pour essais. Le Ciment. Fév.,
- 28.
- — Décomposition à l’eau de mer. Le Ci-
- ment. Fév., 30.
- Chimie. Revue annuelle (Etard).Rgds. 15 Fév., 135.
- — Chlorures d'aluminium ammoniacaux.
- Étude thermique (Baud). CR.,4 Mars, 553.
- Céramique. Machine à briques Kennedy. E. 22 Fév., 236. — Craven. E'. 8 Mars, 247.
- — Décoration céramique. Progrès récents
- (Burton). SA. 22 Fév., 213.
- Dissolution des métaux solides dans le mercure et les autres métaux fondus. Berthelot. CR. 11 Fév., 290.
- — (Compressibilité des dissolutions) (Guin-
- champ). CR. 25 Fév., 469.
- Eaux-de-vie (Falsification et analyse des) (Rocques). RCp. 20 Fév., 86.
- Eaux. Stérilisation par l’ozone (Abraham). Sïc. Nov., 414.
- Équilibres chimiques. Influence de la pression (Baudouard). ScP. 5 Mars, 227. Essences et parfums. Divers. Ms. Mars, 171, 195 ; Cs. 31 Janv., 63.
- — Essence de sabine, Id. 171.
- — Acétol, verveine, jasmin, Id., 183, 187,
- 191.
- — de rose allemande, 193.
- Fermentations (Chaleur des)(Brown). IoB.Fév.,
- 113.
- Fluorure de sulfuryne (S02F2) Moissan et Le-beau). CR. 18 Fév., 374.
- Explosifs. Essai calorifique (Cullen). Cs. 31 Janv., 8.
- Gaz d’éclairage. Évaluation des liquides ammoniacaux. Cs. 31 Janv., 23.
- — Divers. Cs. 31 Janv., 28.
- Glucose (Constitution des) (Simon). CR. 25 Fév., 487.
- Glycérine. Analyse des lessives de savonnerie (Auzenat). Ms. Mars, 167.
- Huiles contenant du cervone (Analyse des) Kre-mers). Cs. 31 Janv., 16.
- Hydrogène liquide. Point d’ébullition déterminé par le thermomètre à hydrogène et hélium. CN. ler-8 Mars, 97, 109.
- Hygromètres LamBrecht. Ln. 9 Mars, 231.
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- 432
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- MARS 1901.
- Indium (Étude de U). Chabrié et Ringade) CR. 25 Fév., 472.
- Industries chimiques à l’Exposition (Guittel). Gc. 16-23 Fév.; 2-9 Mars, 252, 268, 295, 311.
- Laboratoires. Divers. Cs. 31 Janv., 69.
- — Arsenic. Nouveau mode de dosage (Ducru). ScP. 5 Mars, 235.
- — Ferrochrome. Détermination du carbone. Cs. 31 Janv., 70.
- — Dextrose et dextrine. Dosage dans les glucoses (Lindet). ScP. 5 Janv., 250. — Manganèse (Reconnaissance et estimation des traces de) (Marshall). CN. 15 Fév., 76.
- — Dosage des sulfures. Sulphydrates, etc., dans les eaux sulfureuses (Gautier). CR. 4 Mars, 518.
- — Analyse des roches (Hildebrand). CN.
- ler-9 Mars, 101, 111.
- — Volumètre Jones. CN. 1er Mars, 100. Lipase (La). Réversibilité de son action (Kastle et Locvenhart).CIVT. lor-9 Mars,103,113. Molybdène. Oxyde bleu (Guichard). ScP. 20 Fév., 181.
- — Sulfate cristallisé (Bailhache). CR. 25 Fév., 473.
- Naphlènes (Synthèse des) (Sabatier et Sender-hens). CR. 4 Mars, 566.
- Optique: Rayons X (Transparence de la matière pour les) (Benoist). CR. 11 Fév., 324.
- — Jumelle aplanétique Champigny. La., 23 Fév., 203.
- *— Oculaire à glace micrométrique nouveau modèle. CR. 18 Fév., 405.
- — Longueur d’onde des raies de l’hydrogène (Dyson et Christié). Rso. 5 Mars, 33.
- — Rayon X (Loi de transparence pour les) (Benoist). CR. 4 Mars, 545.
- Oxyde de carbone. Argent et différents métaux (Berthelot). ACP. Mars, 303. Papier. Divers. Cs. 31 Janv., 61.
- — (Machines à) à l’Exposition. VD1. 16
- Fév., 226.
- Pétrole. Classification des pétroles bruts (Peckham). Fi. Fév., 114
- — Industrie au Caucase (Verstracte). ScN.
- N° 109, p. 517.
- Phosphore. Transformation en arsenic. Ms. Mars, 212.
- Radiation (Rapport sur la) (Violle). ACP Mars, 329.
- Radio-activité secondaire des métaux (Becquerel). CR. 18 Fév., 1901.
- — du radium (Curie et Debierne). CR. 4
- Mars, 548.
- Résines et vernis. Divers. Cs. 31 Janv., 50.
- Siliciure de cobalt (Nouveau) (Lebeau). CR. 4 Mars, 556.
- Stérilisateur Pastor. RCp. 20 Fév., 109.
- Sucrerie. Divers. Cs. 31 Janv., 53.
- Sulfammonium. Préparation et propriétés (Moissan). CR. 4 Mars, 510.
- Tannerie (La). Cs. 31 Janv., 4t.
- — Divers. Ici., 52.
- Teinture. Divers. Cs. 31 Janv., 33, 39.; MC, 1er Mars, 84.
- — Matières colorantes bleus et roses dérivées du triphénylméthane (Gri-raaux). ScP. 20 Fév., 214.
- — Indigo. Histoire de la synthèse(Baeyer).
- Ms. Mars, 145.
- — — Fabrication de l’indigo artificiel
- (Brunck). ld., 159.
- — — Prix de revient de l’indigo naturel.
- RMC. 1er Mars, 71.
- — Blanchiment des fibres végétales (Tas-sel). MC. 1er Mars, 74.
- Titane. Dosage de l’acide titanique (Brakes). Cs. 31 Janv., 23.
- Uranium. Poids atomique (Aloy). CR. 4 Mars, 551.
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Accidents. Application de la loi aux États-Unis (Willoughby). DoL. Janv., 1.
- Anarchie intellectuelle (L’) (Favière), Rso. 16 Fév., 282.
- Associations (Personnalité civile des) (de Sommières). Rso. \eT Mars, 345.
- Blé (Régime douanier du). Ef. 8 Mars, 306.
- Bois de charpente. Approvisionnement dans le monde (Schlich).SA. 1er Mars, 248.
- Brevets. Loi anglaise (Levinstein). Cs. 31 Janv., 12.
- Chemins de Fer (Rachat des). Ef. 8 Mars, 305.
- Chine. Solution delà crise actuelle (Walton). SA. 1er Mars, 233.
- — (Avenir des ingénieurs en). E. 8 Mars, 308.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ------ MARS 1901.
- 433
- Céréales (Droits sur les) en Allemagne. EF. 23 Fév,. 233.
- États-Unis. Les nègres à Sandy Spring Maryland (Thom). DoL. Janv., 43.
- _ Évolution industrielle. Rso. 1er Mars, 361.
- France. Rendement des impôts et plus-values. Ef. 23 Fév., 229.
- __ Grèves de Montceau-les-Mines. Rso-
- 1er Mars, 400.
- __ — (Épidémiedes). Ef. 9 Mars, 297.
- Institutions ouvrières dans Reims et dans la Marne. Ef. 2 Mars, 267.
- — de prévoyance de la Cla de l’Est. Rgc.
- Janv., 127.
- Patron. Ce qu’il doit aux ouvriers en plus du salaire (Tolman). Rso. 16 Fév., 265.
- Pêches maritimes (Évolution des) et ses conséquences. Ef. 16 Fév., 204.
- Progrès social et ses conditions nécessaires. Rso. 16 Fév., 311.
- Puget Sound (Empire commercial futur du) (Bogie). EM. Mars, 989.
- Question agraire en Australie et Nouvelle Zélande. Musée social. Février. Successions (Impôt progressif sur les). Ef. 2 Mars, 261.
- Trust métallurgique américain. E. 15 Fév., 210;E' 16 Fév., 169; Ef. 8 Mars. 301. Tunisie (Situation de la). Ef. 23 Fév., 238.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PUBLICS
- Ciment (Calcul des silos en). Le Ciment. Fév., 22.
- Constructions en fer et en acier, bois ou pierre (Préservation des) (Kirsch). Rn. Janv., 83.
- Exposition de Glasgow. Salle des machines. E'.
- 22 Fév., 185; 1er Mars, 275.
- Ponts de Châtellerault en béton armé. Le Ciment. Fév., 17.
- — de Kzuna. Ln. 9 Mars, 225.
- — tournant de Middlelon. E1 1er Mars,
- 212.
- militaires (Calcul des). Gm. Fév.,97. Reprise en sous-œuvre des bâtiments du quai d’Orsay. Rgc. Fév., 149.
- Théâtre de la cour à Vienne. E. 22 Fév., 225.
- Tunnels. Cascade des Great Northan, États-Unis. E. 1er Mars, 221.
- — des Transversalbahn Autriche. ZOI. 1er
- Mars, 133.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs. Économie de cuivre réalisable pour leur emploi dans les transports d’énergie à faible distance. (Lacour). EE. 23 Fév., 279. Canalisations (Pertes dans les).E. 22 Fév., 242. Convection électrique (La) (Crémieu). CR. 11 Fév., 327.
- Courants polyphasés obtenus par courants monophasés (Wagner). EE. 16 Fév., 253. Distributions. Règlements dans divers pays. Elé. 16, 23 Fév., 105, 117.
- — Recherche des fuites (Charpentier). EE.
- 9 Mars, 365.
- Éclairage. Arc. Lampe Duflos. Elé. 23 Fév., 118. — De l’Allgemeine. Elé, 16 Fév., 102.
- Électro-aimants. Applications industrielles (Guénée). Sie. Déc., 463. Électro-chimie. Divers. Cs. 31 Janv., 48; EE. 9 Mars, 373.
- — Anodes pour la préparation des alcalins
- (Werghtmann). EE. 16 Fév., 255.
- — dégagement de l’oxygène à l’anode dans
- l’électrolyse des chlorures alcalins (Foerster et Sonnebron). EE. 16 Fév., 259.
- — Progrès en 1900 (Kershaw). EE. 16 Fév.,
- 262.
- — Affinage du cuivre et de l’or aux États-
- Unis. EE. 16 Fév., 265.
- — Électrolyseurs Muller, Eyken, Salzers,
- Hargreaves. EE. 2 Mars, 336.
- — Préparation de l’acide chlorhydrique
- (Patacky) EE 2 Mars, 340.
- — Oxyde de baryum, préparation Bradley
- et Jacob au four électrique. EE. 2 Mars, 340.
- — Décomposition électrolytique industrielle de l’eau (Schmidt). EF. 9 Mars, 377.
- — Procédés de réduction électrolytique
- (Lob). EE. 9 Mars, 380.
- — Rôle de la densité de puissance dans
- les procédés électro-métallurgiques (Relier). Dam. Fév., 178.
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- 434
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- MARS 1901.
- Electrogénie directe par le charbon. Elê. 9 Mars, 147.
- Interrupteurs Wehnelt. EE. 16 Fer., 268.
- — Rapides. Ln. 9 Mars, 237.
- Isolants. Propriétés de la neige (Brunhes). CR. 25 Fêv., 465.
- Magnétisme. Propriétés magnétiques des aciers trempés (Kamps). SnE. 15 Fer., 156. — Magnétisation circulaire et perméabilité magnétique (Trowbridge et Adams). American Journal of science.Mars, 175. Mesures. Appareils Ganz. E. 22 Fer., 228.
- — Anémomètre électrolytique Budig et Hahn. EE. 2 Mars, 341.
- — Compteur Aron à remontage électroautomatique. Elë. 23 Fer., 113.
- — — Vulcain. EE. 9 Mars, 360.
- — Condensateur àcapacitéréglableBuggo. EE. 9 Mars, 370.
- — Wattmètre pour alternatifs simples Mordey. Ic. 10 Fer., 63.
- — — Hartmann et Braun. EE. 2 Mars,
- 341.
- — Mesures magnétiques industrielles (Montpellier et Alliamet), Elê. 9 Mars, 147.
- — Phasemètres industriels (Armagnat). SeC, Déc., 452.
- Stations centrales. Groupes électrogènes à l’Exposition Oerlikon Rieter. EE. 16 Fér., 229, 240. Piguet et Gramont. Pm. Jane., 18. Siemens et Willaus, Scott, Mountain et Robey. EE. 23Fér., 269, 275. Société alsacienne. Id.
- 2 Mars, 309, 332. Augsbourg-Nuren-berg. EE. 9 Mars, 349.
- Télégraphie sans fîl multiple Slaby. EE. 23 Fér., 307.(Théorie delà) (Blochmann). Rgds. 15 Fér.. 130. Auders Bull. EE.
- 2 Mars, 335. Possibilité de diriger ses signaux (Blochmann). EE. 23 Fér., 306.
- — Télégraphe Rowland. Elé. 2 Mars, 133.
- — Imprimeur compositeur Murray, le. 25
- Fér., 79.
- — Courants alternatifs en télégraphie
- (Pierard). Elé. 23 Fér., 120.
- Téléphonie. Montage de plusieurs postes sur un même circuit. Elé. 2 Mars, 129. Transports d’énergie. Non-supériorité des courants triphasés (Latour).FF. 16 Fér., 250.
- HYDRAULIQUE
- Eaux souterraines. Courbes isochronochroma-tiques (Marboutin). CR. 11 Fér., 365. Filtres Fischer. F. 15 Fér. 205.
- Pompes Davey, Paxman. RM. Fér., 216.
- — à puits Horsley. RM. Fér., 215.
- — Influence des réservoirs d’air d’aspiration. RM. Fér., 216.
- Presse Haniel et Lueg. RM. Fér., 218.
- Réserves d’énergie hydraulique en France. Ef. 2 Mars., 265.
- Sources du Lunain (Dérivation des). Ac. Fér., 18.
- Tuyauteries en fonte aux États-Unis. E'. 15 Fér., 157.
- Valve hydraulique Christie et Hughes. RM. Fér., 219.
- MARINE, NAVIGATION
- Constructions navales en 1900. E1. Mars, 205. — Équilibre d’un flotteur avec un chargement liquide (Appell). Rmc. Janv., 5. Embarquement du charbon à la mer. Rmc. Janv., 129.
- Marines de guerre. Bataille de Santiago. Rmc. Janv., 83.
- — Angleterre. Rmc. Janv., 158.
- — — Dispositions des cuirasses. F. 15
- Fér., 209.
- — — Croiseurs cuir-assés. F. 1er Mars.,
- 273.
- — — Budget pour 1901. F. 8 Mars, 307.
- — — Cuirassés Russell. F. 22 Fér. 244.
- E1. P* Mars, 211. Formidable. Rmc. Janv., 136.
- — Etats-Unis. Croiseur Maryland. E. 15 Fér., 217.
- — Norvège. Torpilleurs nouveaux. Rmc. Janv., 155.
- — Sous-marins (Les). E!. 15 Fér., 166. 1er Mars, 218. Étude de l’immersion (Noalhat). Rt. 25 F*v., 17.
- Marine marchande italienne. Rmc. Janv., 185. Paquebots. Le Deutschland. Gc. 16, 22 Fér., 254, 261. F. 8 Mars, 295.
- Pêches maritimes. Divers. Rmc. Janv., 191.
- Plan incliné pour bateaux à Frederikshaven.
- VD. 23 Fér., 253.
- Port de Londres. F'. Mars, 206 Tamise (Services à vapeur sur la). F'. 22 Fér., 181.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- MARS 1901. 435
- mécanique générale
- Chaudières (Économie actuelle des). (Christie). EM. Mars, 1013.
- _ A l’Exposition de 1900. ZOL 8 Mars, 157.
- — Babcox Wilcox à bord du Martello. E.
- 22 Fév., 232.
- ____ en X Borrot. Si N. n° 109, 495.
- — à tubes d’eau Morrin, Head, Knapp.
- RM. Eév., 195.
- ____ Enduits isolants. E. 22 Fév., 234.
- — Foyers à pétrole Durr Armstrong. RM.
- Fév., 198. — à paille Clay. RM. Fév., 198.
- — Grilles de l’Underfeed Stocker C°, C',
- 22 Fév., 197.
- — — Babcox Wilcox. RM. Fév., 183.
- — Injecteur Lunkenheimer. Eam. 15 Fév.,
- 211.
- — Régulateurs d’alimentation Duryea, Da-
- vis. Rm. Fév., 299.
- — Surchauffeurs Hornsby, Mudd, Jacobi.
- RM. Fév., 200.
- Exposition de 1900. Installation du service mécanique (Bourdon). IC. Janv., 82 Indicateur Agar. E'. 22 Fév., 200.
- .Levage. Pont roulant électrique Vaugban. Ri,
- 23 Fév., 73.
- — Grues électromagnétiques. Elé. 2 .Mars,
- 131. De 15 tonnes de la Bedford Engineering C°. E. 1er Mars, 257.
- — — de la Ci0 internationale d’Électri-
- cité de Liège. VDI. 2 Mars, 290.
- — Treuil Behr. RM. Fév., 219. Machines-outils. Ateliers actionnés par
- l’électricité (Jones). E. 1er Mars, 287. Ganz. E. 8 Mars, 291.
- — à l’Exposition (Fischer), VDI. 2 Mars,
- 304.
- — Alésoir Gardner. E. 15 Fév., 197.
- — Cintreuse Addy. E. 22 Fév. 237.
- — Meule Huré. Ri. 15 Fév., 64.
- — Mandrineuse Angstron. RM. Fév., 226.
- — Perceuse pour chaudières Pollok. Ri.
- 9 Mars, 93.
- — Tubes, Laminoir Beesly. RM. Fév., 229.
- — Ressorts. Fabrication à Altoona. RM.
- Fév., 221.
- Vis. Fendeuse Hakevessell et Hein. RM. Fév., 229. Machine à Reh. RM. Fév., 230.
- Machines-outils. Tours légers (Les) (Ashford). E. 22 Fév., 251; 1er Mars, 280.
- — — à billes Rivett. RM. Fév., 220.
- — — à deux pointes. Mac-Cabe. AMa.
- 23 Fév., 130.
- — — à dégager les fraises Scharer. RM.
- Fév., 224.
- — — à rectifier les trains de roues des
- locomotives. Gc. 23 Fév., 272.
- — — Chuck Scott. RM. Fév., 220.
- à bois à l’Exposition de 1900 (Fischer). Bulletin de la Société d’Encouragement de Berlin. Fév., 144.
- Moteurs à vapeur. Thermodynamique graphique (Thurnston). Fi. Fév., 124.
- — A l’Exposition (Gulernulh). VDI. 2 Mars 297. Mertz. Ri 16 Fév., 61. Tosi, de 1200 chevaux. Gc. 2 Mars 293.
- — de 250 chevaux Krizig. E. 15 Fév., 203
- de 600 chevaux Stork. E'. 15 Fév., 160. — Atmosphérique Leavitt. RM. Fév., 185. — Compound centrale Adams. RM. Fév., 192.
- — Condenseurs (Les) (Nadal). RM. Fév., 129.
- — Distribution. Bonjour. Ri. 9 Mars, 93.
- — Régulateurs (Les) en 1900 (Lecornu).
- Rgds. 15 Fév., 125.
- — Turbines Parsons EE. 22 Fév., 282 ; AMa. 2 Mars, 168.
- — — Seger. Gc. 9 Mars. 313.
- — Station du Manhattan!. Rg. Ru. Fév., 186.
- — à gaz. Rendementdes. E. 15 Fév., 195. — A l’Exposition (Freytag). VDI. 9 Mars,
- 525.
- — Union Gas C°, 350 chevaux. AM. 9 Fev., Tangye. Ri. 2 Mars, 81.
- — Enregistreur d’explosions Malhot. Ri. 16 Fév., 64.
- — au gaz pauvre. Tramway de Cassel. Gc.
- 23 Fév., 270.
- — à pétrole. Elden et Lager. RM. Fév., 25.
- — — Allumages divers. Ln. 23 Fév., 295.
- — — Kecheur. Ri. 23 Fév., 75. Transmsissions par vis sans fin (Ernst). RM.
- Fév., 169.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- MARS 1901.
- MÉTALLURGIE
- Aluminium à l’Exposition. (Richards) Fi. Fév., 107.
- Alliages de cuivre et zinc, thermo-chimie (Baker et Pointing). EsL. 5 Mars, 9. Fer et acier. Influence de l’Exposition sur la sidérurgie française (Guérin). EM. Fév., 1 043.
- — Procédé Taylor-White à Bethlehem.
- Su. E. 15 Fév., 169; 1er Mars, 215.
- — — Talbot. Ms. Mars, 202.
- — Hauts fourneaux. Machine soufflante
- Hoerbiger. VDI. 16 Fév., 218.
- — — de Kertsch. SuE. 15 Fév., 165.
- — Recuit de la fonte blanche (James). Ms.
- Mars, 205.
- Moulages Cothias (Appareils de), Ri, 9 Mars, 95. Or. Point de fusion (Holborn et Day). American journal of science. Fév., 145.
- Or. Australie de l’Ouest. EM. Fév., 1023.
- Zinc et plomb. Traitement des minerais mixtes procédé EHerhausen. Ms. Mars, 211.
- MINES
- Briquettes. Machines Boyd. Eam., 2 Mars, 279,
- Cavités des filons (Origine des) (Nason). Eam., 16 Fév., 177, 209.
- Déhouilleuse Jeffrey. Eam. 2 Mars, 277.
- Exploitation des mines à l’Exposition (Schmer-ber). Gc., 16, 23 Fév., 250, 266.
- Extraction à grande profondeur. E1. 22 Fév., 181.
- Or. Mines de Californie (Bordeaux). Ru. Janv., 30, de Nome. Eam. 2 Mars, 275.
- Pétrole. Terrains d’Hazomszk (Transylvanie). Ru. Janv., 107.
- — en Californie du Sud. Gc. 16 Eév., 256.
- — au Texas. Eam. 9 Fév., 175.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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- 100e ANNÉE.
- AVRIL 1901.
- BULLETIN
- DE
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- NOTICE NÉCROLOGIQUE
- sur M. E. Chatin, membre du Comité d'Agriculture, par M. Prillieux.
- Le confrère éminent que nous venons de perdre dans les premiers jours de cette année, M. Chatin, faisait partie du Conseil de la Société d’Encoura-gement depuis 1864, et jusqu’à ces dernières années il prenait une part active aux travaux du Comité d’agriculture dont il était le doyen.
- Il avait créé près de Rambouillet, aux Essarts-le-Roi, une très belle propriété d’environ 180 hectares, où il se plaisait à faire des essais de culture, des plantations, des reboisements qui étaient pour lui l’occasion d’études et d’expériences dont il discutait et publiait les résultats.
- 11 était agriculteur par plaisir, dans ses moments de loisir, mais c’est à la science pure, à la botanique, qu’il a particulièrement consacré sa longue vie de travail et d’étude; c’est dans la Section de botanique qu’il est entré à l’Académie des Sciences et c’est une chaire de Botanique qu’il a occupée avec éclat pendant trente-huit ans à l’École supérieure de pharmacie, avant d’en devenir le directeur.
- Les débuts de la longue et brillante carrière scientifique d’Adolphe Chatin furent des plus humbles.
- 11 naquit en 1812 à la campagne, dans les environs de Tullins (Isère). Ses parents étaient peu fortunés et ne pouvaient lui donner une éducation coûteuse, c’est à l’école primaire qu’il fit ses premières études, puis le curé de Tullins lui enseigna quelques éléments de latin. Quand il eut 18 ans, il trouva Tome 101. — 1er semestre. — Avril 1901. 29
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE. --- AVRIL 1901.
- à se placer chez un pharmacien à Saint-Marcellin, qui est le chef-lieu de l’arrondissement dans lequel est situé Tullins.
- L’intelligence remarquable et l’ardeur au travail du jeune Chatin frappèrent son patron qui l’engagea à aller à Paris, et lui procura une place chez un de ses collègues, M. Briant.
- Il avait alors environ 20 ans. Il reçut de son nouveau patron un accueil paternel; bientôt M. Briant, appréciant les aptitudes remarquables de son élève, lui donna toutes les facilités pour travailler. Le jeune Chatin sut bien profiter de l’affectueuse bienveillance de M. Briant, et il a, pendant toute sa vie, conservé un souvenir de profonde gratitude pour l’excellent homme qui avait eu ainsi une si grande et si heureuse influence sur son avenir. Grâce à lui, Adolphe Chatin put achever ses humanités et suivre les enseignements scientifiques en même temps que les études de pharmacie. En deux ans il conquit les diplômes de bachelier ès lettres et de bachelier ès sciences, puis se fit recevoir licencié ès sciences. En 1835, il était nommé interne des hôpitaux; en 1839, il soutenait sa thèse de docteur ès sciences. En 1841, il était reçu agrégé de l’École de pharmacie et était chargé comme suppléant du cours de botanique et des herborisations.
- En 1848, l’enseignement de la botanique à l’École de pharmacie fut profondément modifié. Jusque-là il y avait eu deux chaires ; elles furent supprimées et remplacées par une chaire unique. Tout l’avenir d’Adolphe Chatin fut menacé en ce moment. Un candidat d’une incontestable valeur et ayant dans le gouvernement provisoire de puissants protecteurs, Payer, depuis professeur à la Sorbonne et membre de l’Institut, fut opposé au jeune agrégé de l’École. Adolphe Chatin obtint cependant sa nomination de professeur titulaire, et, pendant trente-six ans, il a continué ses cours et ses herborisations, justifiant bien, par l’éclat qu’il donna à son enseignement, le choix qu’on avait fait de lui.
- En cette année 1848, Adolphe Chatin était marié, il était lieutenant de la lrc légion de la garde nationale. Il se comporta bravement durant les tristes journées de Juin et prit part à l’attaque du Clos Saint-Lazare, où un sergent de sa compagnie fut tué à ses côtés.
- Pendant sa longue carrière de professeur de botanique, en dehors des leçons à l’amphithéâtre toujours suivies par un nombreux auditoire, et des herborisations qu’il dirigeait avec un entrain et une ardeur communicative qui attiraient à sa suite souvent plus de deux cents élèves en médecine et en pharmacie, Adolphe Chatin a fait de nombreuses recherches personnelles
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE.
- AVRIL 1901.
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- sur les sujets les plus divers ; il n’est pas une branche de la botanique sur laquelle il n’ait publié des travaux originaux.
- Quand, étudiant en pharmacie, il passait sa licence ès sciences en 1838, la botanique allait entrer dans une ère nouvelle, Mirbel montrait quelles riches découvertes le microscope permettait de faire dans l’étude de la structure intime des végétaux. Adolphe Chatin s’engagea résolument dans cet ordre de recherches ; ses travaux d’anatomie végétale occupent la plus importante place dans son œuvre scientifique. A une époque où de telles études étaient encore bien rares, il n’hésita pas à entreprendre la publication d’une anatomie comparée des végétaux, guidé par la conviction que la structure intérieure des plantes devait fournir d’importants caractères de classification. C’était une œuvre immense, qu’il dut laisser inachevée, mais il avait fait les premiers pas dans une voie nouvelle où beaucoup s’engagèrent après lui.
- L’étude de la structure anatomique de l’anthère, poursuivie pendant plusieurs années, lui fit découvrir des faits intéressants sur les tissus transitoires nourriciers du pollen.
- Chimiste non moins qu’anatomiste, Adolphe Chatin fît de nombreuses et curieuses recherches sur la présence de l’iode non seulement dans les végétaux, mais dans l’air et dans les eaux: mais il était surtout botaniste dans le sens le plus général et passionné pour les herborisations. Dans les dernières années de sa vie, il a fait sur les truffes de longues et consciencieuses recherches, il en recevait des échantillons du monde entier, et, à 80 ans, en 1892, il faisait le voyage d’Algérie pour aller chercher sur place, au sud de Biskra, de nouvelles espèces de truffes africaines.
- Jusqu’à l’extrême vieillesse, il a montré la vigueur, l’ardeur, la résistance à la fatigue et la bonne humeur native d’un montagnard du Dauphiné. C’est à l’âge de 86 ans qu’il ressentit les premières atteintes de la maladie. Il était à la campagne, dans sa chère propriété des Essarts-le-Roi. 11 ne put rentrer à Paris, comme il le faisait chaque année, à l’entrée de l’hiver, et il s’éteignit peu à peu, sans souffrances. Pendant les dernières années de sa vie, sa préoccupation dominante, son désir le plus ardent était de voir son fils, M. Johannés Chatin, qui avait publié de nombreux mémoires de zoologie et occupait une chaire à la Sorbonne, le rejoindre à l’Académie des Sciences. S il n’eut pas la joie de siéger auprès de lui à l’Institut, il eut du moins le bonheur d’apprendre, avant de mourir, que ses vœux étaient réalisés et que son fils était élu membre de l’Académie des Sciences.
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- En agriculture comme en botanique, Adolphe Chatin se montrait volontiers accueillant pour les nouveautés, pour les essais. Dans la culture de son domaine des Essarts-le-Roi, il aimait à risquer des innovations parfois audacieuses, comme la création d’un vignoble dont il devait protéger les plants contre les intempéries par divers systèmes de paragels et de paragrêle, et dont il améliorait les produits en ajoutant à la vendange du tannin par un procédé nouveau. Dans notre Société, les très nombreux rapports qu’il a faits, au nom du Comité d’agriculture, fournissent la preuve à la fois de la variété de ses connaissances et de la conscience qu’il apportait'à juger les travaux qui étaient soumis à son appréciation.
- Adolphe Chatin a eu une longue vie bien remplie. Il s’est élevé par sa puissance de travail, son intelligence ouverte à toutes les initiatives et ses vastes connaissances aux honneurs et aux plus hautes positions scientifiques, heureux de voir son fils chéri suivre son exemple et porter dignement son nom.
- Lu et approuvé en séance, le 26 avril 1901.
- liste des travaux de ]Vf. Chatin, publiés au Bulletin.
- Rapport sur l’ouvrage de M. Grimard, intitulé la Plante. Année 1865, page 126. (Présentation et renvoi à la Commission du Bulletin.
- Rapport sur la glu marine de Mme veuve Audoin. Année 1865, page 473.
- Rapport sur un mémoire de M. Cabanis, relatif à l’extraction d’une matière textile de la fibre corticale du Mûrier. Année 1866, page 18.
- Rapport sur la soude-thermomètre de M. Mauban. Année 1867, page 65.
- Rapport sur des observations présentées par M. Guilhon, relativement à la taille du mûrier et à la maladie des vers à soie. Année 1867, page 237.
- Rapport sur une scie forestière de M. Flamm. Année 1868, page 13.
- Rapport sur les cressonnières de M. Émile Billet. Année 1869, page 84.
- Rapport sur les conditions de la production truffière et sur les procédés de culture de M. Rousseau. Année 1869, pages 163, 224, 369 et 468.
- De la culture, dans les maisons, de certaines plantes potagères. Année 1870, page 581.
- Observations sur la culture de la truffe. Année 1871, page 597.
- Rapport sur le prix de sériciculture accordé par la Société à M. Sirand. Année 1872, page 234, et sur une essence forestière peu connue. Année 1872, page 613 (note).
- De l’emploi, en agriculture, des végétaux contenant du nitre. Année 1873, page 239.
- Rapport sur le concours ouvert par la Société, pour la production de graine saine de versa soie de race indigène. Année 1873, page 280.
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- NOTICE NÉCROLOGIQUE. -------- AVRIL 1901. j
- Rapport sur le traité d’élevage des abeilles de M. Tarin. Année 1874, page 62 Rapport sur le cours de chimie agricole professé à l'École d’agriculture de Grignon M. P.-P. Dehérain. Année 1874, page 111. e I <
- Sur une essence forestière encore peu connue. Année 1874, page 446.
- Communication sur le système d’élagage des arbres forestiers de M. le comte A des Cars Année 1874, page 487. ‘
- Rapport sur les travaux entrepris par M. Fua pour propager la culture et Remploi du mnï« Année 1875, page 293.
- Rapport sur le concours pour la production de graine saine de vers à soie de race indien* Année 1875, page 403. ® ne<
- Rapport sur l'ouvrage de M. Vétillart intitulé : Étude sur les fibres textiles végétales Année 18-7 page 479. loll>
- Rapport sur les applications des plantes d’Algérie faites parM. Jus, à l’i„dustrie des
- et de la papeterie. Année 1877, page 634. toxines
- Ri“ page MS lePr°Céd<! de C“P«rand'Molhes> P°ur Ia culture 0“ chêne-liège. Année 188!,
- Rapport sur la culture de la truffe, du mûrier et de la vigne. Année t883, page 111 Rapport sur les paragels et sacs à raisin de M. E. Maître. Année 1888, page oit '
- TsOO, page 297.“ at,0"S aPP°rtéeS à la Cullare des abeiI1« M- Reverchon. Année
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- RECHERCHES
- Rapport sur F organisation des recherches de science industrielle poursuivies
- sous les auspices de la Société cï1 Encouragement, présenté au Conseil
- par M. H. Le Chatelier, membre du Conseil.
- Les recherches de science industrielle poursuivies dans ces dernières années sous les auspices de la Société d’Encouragement ont produit des résultats pratiques d’une importance aujourd’hui indiscutée. 11 suffira de rappeler que :
- Les études de M. Mailler ont introduit dans l’industrie des appareils et des méthodes précises pour la détermination du pouvoir calorifique des combustibles ; tant en France qu’à l’étranger, il y a plusieurs centaines de mines, usines et laboratoires industriels profitant de ces travaux.
- Les recherches de Mme Curie ont été très directement utilisées par la plus importante des fabriques d’aciers à aimants, hors de France, il est vrai, et ont ainsi indirectement servi à différentes industries, notamment à celle des chemins de fer, dont les signaux consomment la majeure partie des aimants fabriqués.
- Les mesures de MM. Damour, Chatenet, Grenet, Coupeau sur la dilatation des pâtes et couvertes céramiques ont été largement mises à profit dans tous les établissements céramiques où l’on ne vit pas seulement sur les traditions du passé. Elle ont fait connaître la cause précise des difficultés si grandes qu’il y a à faire accorder pâtes et couvertes dans la fabrication de la faïence fine et ont donné l’explication des difficultés semblables que l’on a rencontrées à la manufacture de Sèvres, quand on a voulu reconstituer l’ancienne pâte tendre.
- Les travaux de MM H. Gautier et Charpy sur la constitution des alliages, sans avoir eu les mêmes applications pratiques immédiates, jouissent peut-être d’une notoriété plus grande encore. Ils ont été reproduits dans de nombreuses publications étrangères; ils sont constamment cités au cours des études de plus en plus fréquentes qui se poursuivent de tous côtés sur les alliages métalliques, et dont personne ne conteste l’influence sur les progrès généraux de l’industrie métallurgique.
- Les études de MM.Fremont et Huillier sur le travail des machines-outils
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- sur l’organisation des recherches de science industrielle. 443
- ont fourni aux mécaniciens et aux constructeurs des documents nouveaux certains, et des plus précieux.
- En présence d’une telle situation, il n’y a qu’à aller sans crainte de l’avant. Mais, peut-être, avant de développer ces recherches de science industrielle, le moment est-il venu de préciser quelques points de leur organisation. Il n’est pas question, pour le moment, d’innovations; nous vous proposons seulement, mettant à profit l’expérience acquise, de transformer en prescriptions impératives quelques-uns des conseils si sages formulés par M. Hirsch dans le rapport préliminaire qui a servi de préface aux premières recherches patronnées par la Société. Notre Société est une Société industrielle et, comme telle, doit avoir une préoccupation constante du prix de revient; elle doit savoir que l’argent est une force considérable, et que l’on ne doit pas, surtout quand il vous a été confié pour un objet déterminé, le laisser disparaître sans en retirer un résultat utile équivalent. Or, il est facile, en fait de subventions pécuniaires, de donner sans rien recevoir; des précautions particulières doivent être prises pour prévoir les abus, qu’il serait ensuite impossible de réformer une fois qu’on les aurait laissés s’établir.
- M. Hirsch, dans son rapport de 1893, indiquait que les travaux subventionnés devraient être l’objet d’un examen attentif et de stipulations spéciales propres à sauvegarder les intérêts de la Société. Conformément à ces recommandations, le premier travail patronné par la Société fut suivi de très près par deux membres du Conseil, qui donnèrent ensuite leur appréciation dans un rapport inséré au Bulletin. Il est regrettable que cette façon de procéder, également avantageuse pour la Société et pour les auteurs des recherches, ne se soit pas généralisée. Il semble nécessaire d’y revenir. Le procédé le plus efficace pour assurer un judicieux emploi des fonds de la Société est de mettre en jeu, dans chaque cas particulier, la responsabilité, purement morale d’ailleurs, d’une personne qui, par sa compétence et sa notoriété, offre toute garantie. C’est là, d’ailleurs, une façon de faire conforme aux traditions de notre Société. Nos prix ne sont jamais attribués sans un rapport signé par un membre du Conseil, et imprimé au Bulletin, avant la distribution des récompenses. Il est indispensable d’appliquer une règle analogue aux subventions si nous ne voulons pas voir le fond s des recherches scientifiques servir à alimenter des dépenses insuffisamment justifiées.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de soumettre à votre approbation les décisions suivantes, et de vous demander l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société.
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- RECHERCHES.--- AVRIL 1901.
- RÈGLES RELATIVES AUX RECHERCHES DE SCIENCE INDUSTRIELLE, POURSUIVIES SOUS LES AUSPICES DE LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- Toutes les recherches, subventionnées par la Société d’Encouragement, seront faites sous le contrôle général de membres du Conseil, qui auront la faculté de s’adjoindre, le cas échéant, des savants ou ingénieurs étrangers au Conseil de la Société, mais dont la compétence notoire offrira toute garantie au sujet de l’utilité des recherches entreprises et de leur bonne exécution. La personne qui s’occupera plus particulièrement de l’organisation et du contrôle des recherches devra fournir, pour être imprimés au Bulletin de la Société, deux rapports :
- 1° Un rapport préliminaire exposant le but précis des recherches, leur utilité éventuelle pour l’industrie, les voies et moyens d’exécution, le chiffre de la subvention demandée, les époques probables des payements, et la désignation de l’expérimentateur auquel les études seraient confiées.
- Ce rapport devra être soumis au bureau et approuvé en comité secret du Conseil de la Société; son auteur n’en donnera le bon à tirer définitif qu’après s’être assuré de la mise en train effective des études demandées.
- 2° Un rapport final, accompagnant le mémoire définitif où seront consignés les résultats expérimentaux obtenus ; ce rapport appréciera la valeur de ces résultats, fera connaître si les recherches ont été convenablement exécutées et proposera, s’il y a lieu, l’impression du mémoire complet, sinon, il en donnera simplement un résumé.
- Ce rapport ne sera pas imprimé dans le cas où il conclurait simplement à l’insuffisance des résultats obtenus.
- La subvention accordée à la personne chargée des expériences sera payée en deux fois : moitié après l’impression au Bulletin du rapport préliminaire, moitié après l’impression du rapport final, et la remise du mémoire complet, pour la publication duquel la Société se réserve, s’il y a lieu, tout droit de priorité. Ces sommes devront, après ces formalités remplies, être tenues sans délai à la disposition du titulaire, qui n’aurad’autre justification à fournir que celle de son identité.
- Un exemplaire imprimé de ces règles sera remis aux intéressés dès le début de leurs recherches.
- Signé : H. Le Chatelier, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 22 mars 1901.
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- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport fait par M. Barbet, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur
- LA PERFORATRICE A DIAMANTS ET A COMMANDE ÉLECTRIQUE DE M. FrOMHOLT,
- ingénieur constructeur, 44, rue Montmartre, à Saint-Ouen (Seine).
- M. Fromholt, ingénieur mécanicien, soumet à la Société d’Eneourage-ment une perforatrice à couronne de diamants et à commande électrique de son invention.
- M. Fromholt a déjà présenté à la Société son outillage au diamant, sur lequel des rapports ont été insérés dans les Bulletins d’aout 1894 et de juin 1898.
- Dans ce dernier Bulletin, se trouve la description de la scie diamantée de l’invention de ce constructeur. Cette machine était installée sur les chantiers de l’Exposition, où elle sciait les pierres destinées au grand palais des Beaux-Arts des Champs-Elysées.
- Pour compléter le rapport relatif à cette machine, M. Fromholt fournit des attestations des entrepreneurs de la nouvelle gare d’Orléans, construite au quai d’Orsay. Ces messieurs rappellent que la scie circulaire de M. Fromholt a été utilisée, à Juvisy, pour la taille des pierres destinées a la superstructure de cet important édifice ; cette machine a permis d’exécuter ce travail en cent quinze jours et de réaliser une économie de 80 p. 100 sur les procédés de sciage et d’appareillage à la main.
- L’usage de cette machine s’est répandu hors de France, et deux scies fournies par M. Fromholt sont employées sur les chantiers du nouvel hôtel de ville de Belfast (Irlande).
- § I.
- La perforatrice que soumet aujourd’hui M. Fromholt à la Société d’En-couragement présente également des dispositions à la fois nouvelles et heureuses.
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- Dans une annexe à la note de juin 1898 sur la scie diamantée, le rapporteur a relaté les débuts de l’emploi du diamant dans les outils destinés à entamer les pierres et les essais de M. Leschat pour appliquer ce procédé aux perforatrices. La couronne de M. Leschat, dans l’appareil qu’il fit construire en 1862, avait 5 centimètres de diamètre, et la perforatrice qui la recevait agissait sous une pression de 250 à 300 kilogrammes, avec un avancement de 1/4 à 1/5 de millimètre par tour. La vitesse de rotation était très lente et limitée par la force que pouvaient déployer deux hommes agissant sur des manivelles.
- En 1878, M. Taverdon exposa une perforatrice armée d’une couronne diamantée et actionnée par un moteur du genre Brotherood. Le mode de sertissure des diamants employé par M. Taverdon a été décrit dans l’annexe au rapport de 1898. Ces essais de perforatrices diamantées pour le percement des tunnels n’ont pas eu de suite sérieuse. Les outils en acier ont continué à être employés soit sous forme de burins, dans les perforatrices percutantes actionnées par l’air comprimé, soit sous forme d’une couronne raboteuse, dans les perforatrices rotatives agissant sous une pression de 10 à 12 tonnes, obtenue par une canalisation d’eau à 120 atmosphères. Ces outils en acier s’usent rapidement, doivent être remplacés, dans la roche dure, cinq et six fois pendant le percement d’un même trou, et nécessitent, en conséquence, un personnel ouvrier nombreux pour les remises en état. En outre, l’air comprimé ou l’eau sous pression obligent à installer des canalisations coûteuses ; les parties mécaniques de l’appareil sont lourdes et compliquées, ce qui rend assez long le déplacement du chariot porte-affût.
- M. Fromholt, fort de l’expérience qu’il a acquise dans la sertissure des diamants et son emploi dans les divers outils qu’il a imaginés, a songé à faire des perforatrices rotatives armées de couronnes diamantées faites par les mêmes procédés de sertissure que les scies diamantées et tournant, comme elles, à une très grande vitesse sous une très faible pression. La pression et l’avancement sont obtenus par une petite pompe hydraulique à bras installée sur un petit chariot attelé au truc qui porte les perforatrices. La rotation de la perforatrice est produite par l’induit d’une dynamo fixée directement sur elle, et tournant à 1 500 tours environ.
- On voit la simplicité de l’installation proposée par M. Fromholt. Elle est appliquée, en ce moment, à la construction du tunnel de4 kilomètres, de la Colle Saint-Michel, sur la ligne de Saint-André des Alpes à Puget-Théniers.
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- L’avancement dans le calcaire dur a été, pendant les essais, de 80 millimètres à la minute. En comptant le temps nécessaire au remplacement des tubes, il faut environ une demi-heure pour percer un trou de lm,50 de profondeur.
- M. Fromholt voudrait alléger encore l’installation de façon à la rendre portative par trois ou quatre hommes. Les voies seraient supprimées et la perforatrice montée sur des colonnes ou des trépieds mobiles. On pourrait ainsi remettre les perforatrices en chantier immédiatement après le tir, pendant l’enlèvement des déblais, qui se ferait à l’arrière : dans le délai de huit heures que travaille un poste, il serait ainsi possible d’effectuer deux tirs au lieu d’un seul.
- Dans le cas de roches de dureté ordinaire, on emploie les diamants cristallisés, impropres à la parure, valant en moyenne 15 francs le carat. Pour les roches dures, on est obligé d’avoir recours au diamant noir amorphe, dont le prix s’élève sans cesse. En 1898, le prix était de 175 francs le carat, aujourd’hui il est de 260 francs, après avoir atteint 320 francs, chiffre qui sera encore dépassé peut-être lorsque les sondages seront repris dans l’Afrique du Sud.
- § IL --- DESCRIPTION DE LA MACHINE
- Les figures 1 et 2 donnent l’ensemble de deux perforatrices montées sur un même affût, vues en plan et en élévation. Ces perforatrices peuvent couvrir, par suite de leur mobilité, la surface complète (2m,50 de largeur sur 2 mètres de hauteur) du fond de la galerie d’avancement. L’appareil se compose d’un chariot A, roulant sur une voie de 1 mètre installée au milieu de la galerie, d’une colonne verticale à crémaillère, et fixée sur le chariot, et d’une traverse cylindrique C, horizontale, qui porte les deux machines. Cette traverse C peut tourner dans un plan horizontal autour de la colonne B ; un petit treuil à bras D, à manivelle m, permet en outre de la faire monter ou descendre le long de la colonne B.
- La crémaillère tourne, avec la traverse C, autour de la colonne B, comme dans certaines machines à percer les métaux ; cela permet d’orienter le tout à volonté sans empêcher le mouvement vertical.
- La colonne et la traverse sont munies de 3 vérins à vis qui permettent de serrer, au plafond et sur les parois de la galerie, le tout d’une façon rigide. Sur la traverse horizontale C, et de chaque côté de la colonne B, sont placées les deux perforatrices indépendantes l’une de l’autre et composées chacune de la façon suivante.
- Un collier E, fendu, peut tourner autour de la traverse C et se déplacer en outre sur sa longueur. On peut donc le rapprocher ou l’éloigner des parois latérales et l’incliner dans le sens vertical. Le collier E est muni en dessous d’une coulisse à coin circulaire F, qui permet la rotation de l’appareil dans le sens horizontal (fîg. 2). Sur
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- co coin circulaire F, est attaché le bâti G de la perforatrice elle-même; c’est sur ce bâti qu’est fixée la machine dynamo réceptrice R, dont l’axe est un tube K, qui tourne avec l’induit et est guidé dans les deux douilles a et d et dans la boîte d’arrivée d’eau M.
- Un second tube E, qui porte la couronne, tourne en même temps que le tube exté-
- Fig. 1. — Perforatrice Fromholt. Élévation.
- rieur K et coulisse dans ce tube. Une pression d’eau à 6 atmosphères environ, arrivant dans la boîte M, fait avancer le tube N dans le tube K et sert en outre à refroidir la couronne et à débourrer les trous.
- Les figures 3 et 4 montrent le montage des tubes. Le tube K extérieur, sur lequel est calé l’induit, tourne dans les deux douilles a et b. Il est prolongé en arrière par un tube plus petit I, qui est maintenu dans la boîte M d’arrivée d’eau. En avant, une bague d, fixée sur le tube K et portant une clavette, le maintient dans l’autre sens.
- Le tube intérieur N, qui porte la couronne, est rainuré d’un bout à l’autre, ce qui
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- lui permet de coulisser dans le tube K, tout en suivant son mouvement de rotation.
- La pression de l’eau arrivant dans la boîte M traverse le prolongement L du tube K, vient agir sur un cuir formant piston au bout du petit tube N, et lui donne un mouvement d’avancement. Une petite partie de l’eau passe en d à l’intérieur du tube N et va jusqu’à la courronne pour la refroidir et chasser en même temps hors du trou les poussières produites par le travail de la couronne.
- Perforatrice Fromholt. Plan.
- Les figures 5 et 6 donnent les détails de la colonne B, de la traverse horizontale G et des vérins qui servent à fixer l’ensemble de l’appareil aux parois et au plafond.
- Les figures 7, 8, 9 donnent les détails du bâti G, des coins circulaires F et des colliers E.
- La figure 10 est une vue photographique de l’appareil, monté prêt à fonctionner.
- La figure H donne le détail de la couronne diamantée placée à l’extrémité du tube N.
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- longueur totale du tube extérieur 920—------------
- .Entre leslouilles-i b-70
- Long, totaleJu tube, intérieur E2201
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- 67--*
- Fig. 3 et 4. — Perforatrice Fromholt. Montage des tubes.
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- perforatrice a diamants et a commande électrique. 451
- Les diamants cristallisés sont sertis, suivant les procédés déjà indiqués, sur des petites tiges cylindriques et rapportés sur la couronne dans les logements préparés à cet effet, où ils sont soudés à l’étain. Le remplacement des diamants se fait comme dans les lames de la scie circulaire, sur place et à peu de frais. Quand la couronne atteint les diamètres de 100 millimètres à 350 millimètres employés dans les sondages,
- Vis de- 60, ijllebcarrb pas 6eu et vîtes
- Fig. 5. — Détail de la colonne B et de la traverse G.
- (fig. 12), le porte-diamant, au lieu d’être cylindrique, est en queue d’aronde, et la partie supérieure de la couronne est faite de deux tubes concentriques entrant l’un dans l’autre.
- Outre la soudure à l’étain, le porte-diamant est encore arrêté par un rivet.
- Nous avons dit que, quand la roche est très dure, en emploie le diamant noir amorphe à la place du diamant cristallisé.
- Comme ce diamant noir ne peut pas, ainsi qu’il a été dit dans le rapport de 1898, supporter l’action du feu, M. Fromholt emploie un procédé de sertissure différent. Dans une barre de fer doux, on prépare un loge-
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- ARTS MECANIQUES.
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- Uivure
- 30- ->
- ^ \/{ trous de 20 ; Jj)our serrer [anmoyen de brcches
- Perforatrice Fromholt. Détail d’un vérin,
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- ment au diamant, et, après l’y avoir fixé par un léger massage, on comprime toute la pièce à l’aide d’une presse hydraulique puissante. Le bloc est ensuite façonné à la fraise et à la lime pour lui donner sa forme et faire affleurer le diamant. On voit que ce procédé, basé sur la grande résistance à l’écrasement du diamant noir de bonne qualité, donne une sertissure absolument intime. Il paraît préférable à la méthode employée en Amérique, et consistant à introduire à la presse hydraulique le diamant dans un trou plus petit que lui, percé à l’avance dans le bloc de fer ou d’acier.
- Fig. 10. — Perforatrice Fromholt, photographie de l’ensemble.
- Les avantages que présente la perforatrice de M. Fromholt sont, en résumé les suivants :
- 1° Simplicité de l’appareil, permettant de la construire à un prix peu élevé ;
- 2° Absence d’installations accessoires importantes, telles que canalisations d’air et d’eau comprimés : tout se borne à un fil de transmission pour le courant électrique ;
- 3° Manœuvres faciles de l’appareil résultant de sa légèreté et de l’absence de liaison à des canalisations d’air et d’eau.
- A ces divers points de vue, le Comité des Arts mécaniques a trouvé très intéressante la perforatrice à diamants et à commande électrique de M. Fromholt. Il vous propose en conséquence de remercier cet inventeur Tome 101. — 1er semestrei — Avril 1901. 30
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- pour sa communication et d’insérer le présent rapport au Bulletin avec les
- ïig. 11 et 12. — Perforatrice Fromholt. Détail du sertissage des diamants.
- figures nécessaires pour faire comprendre le fonctionnement de l’appareil.
- Signé : Barbet, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le S mars 1901.
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- fabrication de la pate d’alfa, par M. Marcel Rostaing.
- Parmi les questions soumises au Congrès international des Fabricants de Papiers, tenu à Paris pendant l’Exposition, au mois d’aout dernier, celles qui ont le plus particulièrement fixé l’attention de l’assemblée sont relatives aux difficultés toujours croissantes que présente l’approvisionnement régulier des matières premières nécessaires à cette industrie.
- En ce qui concerne spécialement les manufactures de papier françaises, il a été constaté que les moyens de production devenant chaque jour plus puissants, il y avait lieu d’avoir de sérieuses appréhensions pour l’avenir, et qu’il suffit de recourir aux statistiques officielles d’importation pour constater l’état d’infériorité notoire où se trouve actuellement l’industrie papetière en France au regard de l’étranger, par suite de la rareté des chiffons et du peu de développement qu’à pris jusqu’à ce jour, dans notre pays, la fabrication des pâles de succédanés.
- Cette situation, signalée dans un récent ouvrage (1), puis dans un Mémoire (2), que M. Georges Lemoine, membre de l’Institut, a bien voulu présenter à la Séance de la Société d’Encouragement le 22 juin 1900, s’est encore aggravée par suite du mouvement de hausse persistant qui a lieu dans les cours de la houille.
- On ne peut que louer le Congrès qui a entrepris une œuvre utile, en insistant auprès des fabricants pour qu’ils répondent par une hausse proportionnelle du prix de vente des papiers à la hausse progressive des houilles, qui grève les frais généraux des producteurs, et provoque l’augmentation de toutes les matières premières ; mais cette disposition à se mettre sur la défensive ne saurait compenser la majoration considérable des frais d’achat, de transport et de fret dont sont grevées notamment les pâtes de cellulose de bois provenant des pays étrangers dont la France est tributaire.
- Jusqu’à présent les entreprises qui ont été tentées pour réagir contre cette concurrence, dont la puissance entrave les progrès du perfectionnement, n’ont pas eu, il est vrai, le succès désirable, mais tout porte à croire que cette situa^
- (1) Précis historique, descriptif, analytique et microphotographique des végétaux propres à Ict fabrication de la cellulose et du papier, Everling, 65, rue de la Victoire, 1900.
- (2) Bulletin de la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale, n° du 31 août 1900* p. 234 et suiv.
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- tion précaire se modifierait promptement dans un sens favorable si les pouvoirs publics, à l’exemple de plusieurs nations rivales, consentaient à encourager, à favoriser même, tant en France que dans les colonies les plus rapprochées de la métropole, la culture et le traitement des plantes les plus propres à la fabrication de la cellulose et du papier, telles que l'Alfa, la Ramie, le Bambou, YArundo, etc.
- Il est d’autant plus opportun d'insister de nouveau dans cette communication sur l’emploi de l’alfa en France, dont la culture, le trafic et le traitement méritent des encouragements efficaces, que cette plante fournit une cellulose excellente, aussi bien au point de vue de la qualité que du rendement.
- Les terrains alfatiers, qui couvrent d’immenses surfaces en Algérie, en Tunisie, et dans la Tripolitaine, sont exploités, en l’état, à peu près exclusivement par des négociants de nationalité étrangère, qui, malgré la hausse considérable qui s’est produite sur les pâtes de bois, vendent encore, comme parle passé, la presque-totalité de leurs produits à nos voisins d’outre-Manche. On aurait pu croire que la consommation de l’alfa allait diminuer dans une proportion considérable depuis que les fabricants de papier anglais avaient adopté l’emploi des pâtes de bois provenant de la Suède, de la Norvège et de l’Amérique; mais s’il est vrai qu’en 1885, près de 200 000 tonnes d’alfa d’Algérie, Tunisie, Tripolitaine et Espagne, avaient été importées en Angleterre (1), le tableau suivant prouve qu’il y a eu plutôt augmentation depuis cette époque.
- Importation en Angleterre (2).
- 1897 1898 1899 1900
- Alfa d’Espagne 61 828 55 612 56 926 Toutes
- Alfa d’Algérie 81 486 83 701 84 806 ] 1 Provenances
- Alfa de Tunisie et Tripoli. 61 265 58 028 65 872 | | réunies.
- 204 579 197 341 207 604 200 280
- soit, en moyenne, 205 000 tonnes par an, capacité française (3). Il suffit de rapprocher de cette statistique celle des douanes françaises pendant la même période pour saisir aussitôt toute l’importance de la question.
- Importation en France.
- 1898 1899 1900
- 6 341 900 kg. 8 001 400 kg. 7 230 000 kg.
- Encore faut-il observer que dans ces dernières quantités sont compris les joncs et roseaux employés à divers usages autres que la fabrication du papier.
- (1) Étude sur VAlfa (Stipa tenacissimà) par L. Trabut, professeur à l’Ecole de Médecine d'Alger. Alger, Ad. Jourdan, 1889, p. 74.
- (2) The Paper Maher and British Paper Trade Journal.
- (3) La tonne anglaise est, en effet, de 2240 livres, et la livre de 01^,44359.
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- FABRICATION DE LA PATE D ALFA.
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- La nécessité de combattre ce monopole anglais est d’autant plus pressante qu’il est avéré que ni les quantités de bois exploitées sur le territoire français, ni leur qualité, ne peuvent permettre d’arriver à constituer un stock de matières premières suffisant pour répondre aux exigences de l’industrie nationale; on en trouve la démonstration dans les remarquables travaux publiés à cet égard dans la Revue des Deux Mondes, le Bulletin de la Société des Agriculteurs de France (1), et les communications faites au Congrès des Forêts pendant l’Exposition de 1900.
- Les craintes de l’avenir qiFinspire à l’industrie papetière cette situation critique m’ont déterminé à faire un séjour en Angleterre et en Ecosse pour étudier le traitement de l’alfa dans les principales manufactures des Iles Britanniques, où l’emploi de cette plante est si répandu, et auprès des savants qui se sont spécialement consacrés à l’examen de cette intéressante question.
- En ce qui concerne ces derniers, il convient de faire, tout d’abord, l’analyse rapide de l’ouvrage si documenté au point de vue de la chimie de la cellulose, et des résultats pratiques qu’en peut obtenir l’industrie du papier, par MM. Cross et Bevan, dont les travaux ont été récemment signalés à l’attention de la Société d’Encouragement (2).
- Les industriels ont coutume, lorsqu’ils dénomment les matières premières employées en papeterie, de désigner les poils du coton, les fibres du chanvre et du lin, sous la rubrique générale de chiffons, forme sous laquelle ces marchandises se trouvent ordinairement dans le commerce. Par contre, ils appellent succédanés du chiffon ou, plus simplement encore,pâtes de cellulose, les fibres des diverses essences de bois, de la paille, de l’alfa, etc., converties en pâtes à papier.
- MM. Cross et Bevan démontrent (3) que ce terme doit être considéré comme indiquant tout un groupe chimique, groupe comprenant la cellulose normale et les celluloses composées ou ligno-celluloses fibreuses et non fibreuses. Bien que les propriétés et les caractères de la cellulose de coton la fassent considérer comme la cellulose type, elle présente avec les autres constituants des tissus des différences sensibles.
- Les celluloses considérées comme un groupe présentent les caractéristiques suivantes : ce sont des substances incolores, insolubles dans tous les dissolvants simples, qui résistent généralement, mais d’une façon variable, à l’oxydation et à l’hydrolyse. Ces substances ne sont pas nitrogénées et possèdent la constitution empirique des hydrates de carbone. Ces celluloses types ne se trouvent pas dans la plante à l’état pur, mais mêlées ou combinées intimement avec d’autres composés qui s’hydrolysent par des alcalis (composés pectiques), s’oxydent
- (1) Numéro du 15 juin 1897.
- (2) Numéro du 15 mars 1900.
- (3) La Cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, 1900.
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- facilement (matières colorantes), et sont attaquées par les halogènes; telles sont les celluloses ligneuses ou ligno-celluloses.
- Étudiées au point de vue de leur constitution chimique, les celluloses du règne végétal peuvent se grouper comme suit :
- a) Celles dont la résistance à l’action hydrolytique est maximale, et qui ne contiennent pas de groupe CO actif. Parmi celles-ci nous trouvons le coton et les celluloses fibreuses qui constituent le liber de certaines plantes annuelles telles que le lin, le chanvre, la ramie;
- b) Celles de résistance moindre à l’hydrolyse et qui renferment des groupes CO actifs, caractérisées par les celluloses des bois et des tissus ligneux en général, ainsi que les celluloses de la paille, des céréales, de l’alfa, du sparte, etc. ;
- c) Celles de résistance très faible à l’hydrolyse, c’est-à-dire plus ou moins solubles dans les solutions alcalines et facilement décomposées par les acides. Ce groupe comprend les ligno-celluloses non fibreuses ou pseudo-celluloses telles que les pecto-celluloses, muco-celluloses, adipo-celluloses et cuto-celluloses.
- Dans le but de présenter aux industriels une méthode simple et facile pour procéder à l’analyse au microscope des fibres végétales propres à la fabrication du papier (1), nous avons, il est vrai, adopté la classification arbitraire en chiffons et succédanés, mais en même temps nous avons eu le soin de subdiviser les succédanés en succédanés issus de plantes annuelles et des écorces, et suceédanés issus de plantes âgées, d'essences résineuses et non résineuses. Cette subdivision est basée sur le degré de lignification des fibres par l’injection cellulaire, qui augmente à mesure que la plante avance en âge et transforme la cellulose.
- EAUX PROPRES DE FAERICATION
- En abordant l’étude de la fabrication de la pâte d’alfa, il importe de faire quelques observations sur la qualité et le volume des eaux propres que nécessitent les diverses opérations et d’envisager ensuite le rejet ou l’évaporation des eaux résiduaires.
- La qualité du papier, la stabilité de cette industrie et les exigences des règlements administratifs, sont trop intimement liées à cette question pour ne pas y attacher toute l’importance qu’elle mérite.
- Le degré de pureté des eaux qui servent pour les diverses opérations d’une papeterie a une grande influence sur la qualité des papiers, dit Prouteux (2). Les eaux troubles, contenant des matières argileuses ou siliceuses en suspension,
- (1) Précis historique descriptif, analytique et microphotographique des végétaux propres à la fabrication de la cellulose et du papier.
- (2) Guide pratique de la fabrication du papier et du carton. Hetzel et Cie, Paris.
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- jaunissent les pâtes ; celles contenant des matières salines en dissolution dénaturent plus ou moins vite la vivacité des matières colorantes ou s’opposent au collage. Si elles renferment des matières organiques, elles rendent quelquefois impossible la fabrication des papiers fins.
- MM. Cross et Bevan (1), à la suite d’une série d’expériences faites sur le lessivage de l’alfa, affirment que l’addition de sels neutres, notamment le chlorure de sodium, altèrent considérablement la qualité de la pâte.
- Les eaux calcaires et séléniteuses, contenant, les unes, du carbonate de chaux dissous à la faveur d’un excès d’acide carbonique, les autres, du sulfate de chaux, forment avec le résinate de soude, avant sa décomposition par le sulfate d’alumine, un savon de chaux grumeleux très nuisible au collage.
- On peut adoucir ces dernières par un excès de sulfate d’alumine, par la chaux caustique ou par une simple filtration sur des copeaux de bois ainsi que cela se pratique en Angleterre.
- On peut aussi avoir raison des impuretés mécaniques en employant divers filtres automatiques tels que les systèmes Watson, Wilson ou Dervaux.
- Mais, à tous les points de vue, il est préférable d’avoir des eaux aussi pures et aussi limpides que possible.
- Le volume d’eau propre nécessaire pour le travail d’une papeterie est en raison directe de la qualité du papier fabriqué, en tenant compte toutefois de la nature des matières premières mises en œuvre.
- Les données fournies à ce sujet par les ingénieurs et les constructeurs ne doivent être considérées que comme des moyennes. Ce sont les industriels ayant acquis une longue expérience qui sont plus pratiquement aptes à présenter des renseignements précis.
- M. Cari Hofmann (2), par exemple, compte pour la fabrication des papiers fins 16 litres d’eau par seconde et par tonne de papier fabriqué par journée de vingt-quatre heures.
- L’ingénieur d’un des plus importants ateliers de construction anglais estime, au contraire, que pour la fabrication des papiers très ordinaires, composés en majeure partie de succédanés, 60 000 gallons, soit 270 000 litres par tonne de papier, sont suffisants.
- Dans une étude faite pour la filtration des eaux d’une papeterie, le rapport des constructeurs conclut à llut,56 par seconde et par tonne.
- Un contremaître anglais, très expert, indiquait comme minimum, pour une usine fabriquant par jour 2 000 kilogrammes de papier d’alfa, un volume de 1300 mètres cubes, soit 7Ht,5 par seconde et par tonne de papier. Interrogé de nouveau à l’usine où il travaille près de Londres, il a confirmé ce chiffre.
- (1) The economy of pure Caustic soda. Cross et Bevan, Londres, 1889.
- (2) Traité pratique de la fabrication du papier; Cari Hofmann. Paris, Everling, 1877.
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- Dans une autre usine anglaise, où l’on filtre toutes les eaux de fabrication, ce qui permet de se rendre exactement compte du volume employé, on a accusé 8 litres par seconde et par tonne de papier.
- Par contre, une usine française, qui ne produit que des beaux papiers composés en majeure partie de chiffons, emploie 15 litres par seconde et par tonne de papier fabriqué.
- Enfin, en calculant aussi exactement que possible la quantité d’eau nécessaire à l’alimentation de chaque appareil, on arrive à un total moyen de 7IH,75 par seconde et par tonne de papier fabriqué, en ne comprenant pas dans ce calcul les eaux employées au lavage des appareils et des locaux.
- Ce chiffre supérieur à la limite minima indiquée par le contremaître anglais, mais inférieur à celui accusé par l’usine anglaise citée plus haut, peut être considéré comme représentant aussi exactement que possible le volume d’eau nécessaire pour la fabrication d’un papier d’alfa de bonne qualité.
- EAUX RÉSIDUAIRES
- Le volume des eaux résiduaires d’une fabrique de papier est à peu près égal à celui des eaux propres nécessaires à la fabrication, diminué de la quantité perdue par évaporation.
- Ces eaux résiduaires peuvent être classées en deux groupes :
- 1° Celles qui ont une valeur industrielle par la proportion de soude et de chlore qu’elles renferment et dont l’évaporation ou l’épuisement complet par un contact prolongé avec la pâte à papier influe largement sur le prix de revient;
- 2° Celles qui n’ayant aucune valeur industrielle doivent être rejetées au dehors, l’état de dilution extrême dans lequel se trouvent les faibles quantités de produits chimiques qu’elles renferment ne permettant pas de les utiliser.
- Si on évalue la quantité des eaux propres à 7lil,75, le volume des eaux résiduaires sera de 71U,50 environ par seconde et par tonne de papier fabriqué.
- Ce chiffre peut se décomposer comme suit :
- 1° a Eaux noires................................ 3,18
- b Eaux faibles de chlore......................0,90
- 2° Eaux de lavage des pâtes à éliminer..........3,42
- 7,30
- Une analyse faite par M. Urbain, professeur à l’École centrale, auteur de l’ouvrage intitulé : les Succédanés duChiffon, accuse le chiffre de 6 kilogrammes de soude caustique libre par mètre cube de lessive, pour les eaux noires provenant du lessivage de l’alfa. Or chaque lessiveur contient 8 mètres cubes de lessive, ce qui porte à 48 kilogrammes la quantité de soude caustique libre par lessiveur.
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- M. Urbain propose pour la récupération de la soude un procédé basé sur l’emploi de précipitants chimiques spéciaux, n’exigeant l’addition d’aucun appareil coûteux. En Angleterre, plusieurs usines se servent encore du four Porion ou des fours tournants pour la régénération du carbonate de soude, et de l’appareil Yaryan(l), à triple effet,pour la revivification des lessives. On trouvera ladescrip-tion complète des divers procédés employés dans l’ouvrage publié dernièrement par MM. Cross et Bevan (2); un chapitre spécial est consacré à l’étude de cette question.
- Par une simple analyse chlorométrique, il est facile de déterminer la richesse exacte des eaux faibles de chlore qui peuvent être utilisées pour commencer le blanchiment des pâtes dans les piles défileuses.
- l’alfa
- Le motHalfa (3) désigne surtout l’état junciforme d’un grand nombre de graminées de steppes; mais dans notre langue le mot alfa (par corruption dehalfa) ne désigne que le Stipa lenacissima (4), qui a souvent été confondu dans les livres ou mémoires avec le Lygeum spartum, en raison de la dénomination de sparte (5) qui leur est commune.
- Le parallèle établi entre ces deux plantes par M. Trabut ne saurait laisser de doute à ce sujet. Tandis que l’alfa habite les steppes rocailleuses et les plaines arides du nord de l'Afrique et du sud de l’Espagne, le Lygeum, spartum recherche les bas-fonds humides des steppes du littoral, terrains gypseux et salés. L’examen microscopique du Lygeum spartum révèle immédiatement une infériorité sur l’alfa comme quantité et qualité de fibres.
- Nous nous sommes souvent demandé si la bauque de Provence, ou Arundo festucoïdes, dont la description et les habitudes correspondent, au dire d’un vieux praticien, au sparte de qualité inférieure employé en Espagne pour la papeterie, ne pourrait pas être rangée dans cette catégorie?
- L'anatomie botanique de l’alfa [Stipa tenacissima) a été décrite d’une façon trop complète par M. Trabut, dans son Étude sur l’Alfa, pour qu’il soit nécessaire de traiter de nouveau cette question; il suffit donc d’examiner l’organisation de la tige au point de vue industriel.
- Une section transversale de la tige montre la structure générale et permet, en
- (1) Le Yaryan, par M. Hochstetter. Société industrielle du Nord. Danel, Lille.
- (2) A TextBook of Paper Making. London, Spon, 125 Strand. chapitre xr.
- (3) Étude sur VHaïfa (Stipa tenacissima), par Trabut.
- (4) Les Textiles végétaux, leur examen microchimique, par H. Lecomte, docteur ès sciences, professeur agrégé d’histoire naturelle au lycée Saint-Louis.
- (5) Esparto Grass.
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- se rendant compte de l’arrangement des cellules fibreuses, d’apprécier dans quelle proportion elles sont associées au parenchyme.
- Coupe transversale de la tige. Gross. 96 diam.'
- Une coupe longitudinale permet d’apprécier la valeur de chacun de ces éléments et fait voir : une couche épidermique à laquelle succède le tissu hypodermique composé de cellules fibreuses lignifiées. Vient ensuite une seconde couche de tissu de même nature formé de cellules fibreuses plus pures, appelé ordinairement tissu cellulosique.
- On trouve ensuite le 'parenchyme, tissu irrégulier, lâche, dont les cellules ressemblent aux mailles d’un filet ; il n’a aucune valeur pour le papetier. Entre ce parenchyme et l’épiderme extérieur, formé de cellules ondulées caractéristiques et couvert de poils très particuliers, il existe une nouvelle couche de tissu fibreux.
- Dans l’alfa, comme chez toutes les dicotylédonées, cette matière fibreuse est constituée par le tissu fibreux ou fibro-vasculaire qui porte aussi les noms de tissu hypodermique ou prosenchyme par opposition au tissu cellulaire ou parenchyme. Les cellules du tissu fibreux dissociées constituent les fibres. Elles sont reliées entre elles par une matière ligneuse appelée lignine ou mieux
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- lignone (1), résino-gommeuse, agglutinante ou incrustante qui imprègne ou lignifie les fibres et forme ce que l’on appelle l’injection cellulaire. Cette matière ligneuse formée, suivant les uns, des composés complexes non cellulosiques (2),
- Coupe longitudinale de la tige. (Gross. 100 diam.)
- suivant les autres de vasculose, cutose et pectose (3), dont on peut suivre la marche sous le champ du microscope à l’aide des réactifs ordinaires (4), varie
- (1) La Cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, 1900.
- (2) La Cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, 1900.
- (3) Les Succédanés du Chiffon en Papeterie, par V. Urbain.
- (4) Par la solation d’iode iodurée, puis l’acide sulfurique, les fibres cellulosiques prennent une belle teinte bleue, tandis que celles lignifiées deviennent jaunes.
- Une solution alcoolique de fuchsine colore en rouge les fibres cellulosiques; celles qui sont lignifiées restent incolores (Trabut).
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- suivant le climat, l’origine, l’âge et la force des plantes, durcit plus ou moins les fibres. Elle donne, par conséquent, plus ou moins de rigidité à la plante, augmente ou diminue le rendement et la qualité de la cellulose (1) et enfin modifie,
- 'A
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- Fibres dissociées. (Gross. 100 diam.)
- comme il est expliqué plus loin, le traitement qui doit produire la désagrégation des tissus. L’analyse (2) de la plante d’alfa donne les résultats suivants :
- Eau..................................................... 9,84
- Cendres, matières minérales.......................... 4,30
- Matières ligneuses ou complexes non cellulosiques. . 31,0
- Cellulose...............................................54,86
- La solution de chlorure de zinc iodé colore les fibres de l’alla en bleu.
- M. H. Jenke, Gloggnita (Autriche), indique une nouvelle solution composée de chlorure de magnésie mélangé à une solution double iodée, colorant en bleu violet les fibres de l’alfa (Journal le Papier, 5 octobre 1900).
- (1) Précis historique descriptif, analytique et microphotographique des Végétaux propres à la fabrication de la Cellulose et du Papier.
- (2) Étude sur VAlfa, par M. Trabut, p. 81. — L’analyse suivante, faite en avril 1887, au Muséum, par M. Fremy, fait prévoir le rendement de l’alfa.
- Matières solubles dans l’alcool....................... 3,35
- Matières solubles dans l’eau.......................... 9,95
- Composés pectiques. .................................. 7,80
- Vasculose et cutose...................................17,80
- Cellulose..........................................46,0
- Cendres............................................... 3,20
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- Mais ce rendement moyen de 54 p. 100 de cellulose ne peut être considéré
- comme un rendement industriel (1).
- En Angleterre et en Ecosse, on distingue trois qualités d’alfa, classées d’après leur rendement en cellulose fibreuse qui varie suivant les pays d’origine : l’alfa d’Espagne, l’alfa d’Oran et de Bone, l’alfa de la Tunisie et de la Tripoli-taine. U résulte des données très précises recueillies dans sept usines qu’on admet, d’après les résultats acquis et consacrés par la pratique, les rendements
- suivants (2) :
- Alfa d’Espagne, rendement en pâte à 10 p. 100............. 48 à 50 p. 100
- Alfa d’Oran — — ........... 45 —
- Alfa de Tripoli — — ...........42 * —-
- (1) The Paper Maher and British Paper Trade Journal, résumant à ce sujet les recherches de laboratoire de MM. Gros et Bevan, et Müller cite les chiffres suivants, l’alfa et la pâte étant
- pris à siccité absolue :
- Alfa d’Espagne.....................58,0
- Alfa de Tripoli....................46,3
- Alfa d’Oran........................43,0
- Alfa d’Arzew. . ...................52,0
- Müller :
- Espagne............................53,23
- Afrique............................50,21
- Les mêmes expériences faites dans les conditions d’humidité atmosphérique normale
- donnent :
- Alfa d’Espagne. ...................52,20
- Tripoli............................41,67
- Oran...............................44,64
- Arzew............................ 46,80
- Müller
- Espagne............................48,25
- Afrique............................45,80
- (2) Les Succédanés du Chiffon en Papeterie, par V. Urbain L’alfa présente la composition suivante (p. 18) :
- Eau...................................
- Huiles................................
- Substances albumineuses...............
- Dextrine, gomme, sucre...................
- Matières minérales (cendres)..........
- \ Fibres cellulosiques.......................
- A Textook of Paper Making, p. 106, Hugo, Müller, Cross et Bevan.
- Espagne. Afrique.
- Cellulose 48,25 45,80
- Fat and Vax 2,07 2,62
- Aqueous extract 10,19 9,81
- Pectous substances . . . 26,39 29,30
- Water 9,38 8,80
- Ash 3,72 3,67
- 9,62
- 1,23
- 5,46
- 22,37
- 5,04
- 56,28
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- Ces chiffres, qui expliquent les différences d’appréciation des auteurs que l’on peut consulter, ont été confirmés par toutes les personnes qui se sont occupées du traitement de l’alfa et par les fabricants qui traitent séparément ou simulta-
- Gaines. (Gross. 65 diam.)
- nément chacune de ces qualités. Partout les résultats concordent avec ces données.
- Ces trois espèces d’alfa se subdivisent en deux qualités qu’il ne faut pas confondre, et que l’on désigne ainsi :
- Spanish. . , , Fain to best.
- — . . . . Faintogood.
- Oran First quality.
- — Fain to good,
- Tripoli .... Hand picked.
- — .... Fair Averay.
- Les alfas d’Espagne font une grande concurrence à ceux d’Oran et de Tripoli. Leur supériorité tient en grande partie aux conditions climatologiques du sol et leur rendement étant de 48 à 50 p. 100, ils contiennent une moins grande quantité de lignine et le parenchyme est moins développé. Les fibres
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- sont donc plus nombreuses et moins profondément pénétrées de lignine; elles donnent par conséquent de la cellulose beaucoup plus pure. Il faut, en outre, un traitement chimique moins énergique pour dissocier et blanchir ces fibres qui moins énervées, donnent une cellulose plus pure, plus souple et plus résistante.
- Cette souplesse et cette résistance ne se remarquent pas seulement dans la pâte fabriquée, ces caractères se retrouvent également dans la matière première à fétat brut. Une touffe d’alfa d’Espagne prise à poignée résiste mieux à la
- Pâte d’alfa. (Gross. 180 diam.)
- torsion et au froissement que l’alfa d’Oran et de Tripoli qui se brise rapidement. Suivant l’expression des Anglais, l’alfa d’Espagne est very strong, ce qui, dans leur esprit, veut bien dire plus résistant mais aussi plus souple.
- Enfin l’alfa d’Espagne, plus rationnellement exploité, plus soigneusement trié et mieux présenté, contient moins de plantes étrangères et surtout moins de ces gaines semblables à celles qui recouvrent les chaumes du blé et dans l’alfa protègent la jeune pousse pendant sa croissance. Ce sont ces gaines et débris de plantes étrangères qui nuisent le plus à fa qualité de la pâte. En effet, fortement injectées de lignine, elles sont insuffisamment lessivées, mal triturées et difficilement attaquées par le chlore. Elles passent à travers les épurateurs les plus fins
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- et constellent la pâte de paillettes blanche d’abord, dont la vasculose imparfaitement détruite reprend rapidement sa couleur jaune primitive. Ces paillettes se retrouvent sans exception dans les produits de tous les fabricants qui emploient les alfas d’Oran et à plus forte raison ceux de Tripoli.
- Dans la province d’Oran (1), grâce à la main-d’œuvre espagnole, la récolte, le triage et l’emballage se font aujourd’hui avec plus de soins que dans la région de Bone, pays exclusivement arabe, où les indigènes ne travaillent pas volontiers
- • 11 !
- Alfa, chiffons et bois chimique. (Gross. 180 Diam.)
- aux chantiers d’alfa tant que les semailles leur fournissent de quoi vivre ou à peu près.
- La Tunisie (2), par la création de ses voies ferrées, devient la réserve de l’avenir, tandis que la Tripolitaine ne paraît guère susceptible de développement.
- Ce qu’il y a de certain, c’est que tous les fabricants anglais et écossais qui emploient l’alfa se servent pour des usages déterminés de qualités bien classées. Leur matériel et les procédés de traitement sont également appropriés à ces qualités. Ceux qui emploient Talfa d’Espagne, rarement pur à cause du prix élevé de cette matière première, obtiennent une pâte absolument irréprochable, qui entre en mélange soit avec le chiffon, soit avec le bois, dans la composition de
- (1-2) Renseignements recueillis en Algérie et Tunisie sur l’état actuel du marché des alfas, par M. Gabriel Jullien, 1895.
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- très beaux papiers, à la fois résistants, blancs et d’une pureté remarquable. L’alfa d’Espagne et d’Oran mélangés, mais lessivés séparément, alliés au chiffon et au bois chimique et mécanique, fournissent également des papiers de bonne qualité. Employé seul, l’alfa d’Oran donne une pâte contenant toujours des pail-
- Alfa, chiffons, bois mécanique. (Gross. 180 Diam.)
- lettes, et les papiers produits sont de qualité ordinaire : papiers d’impression, couchés en général, d’un ton crème, peu résistants et sans grande pureté. Enfin l’alfa de Tripoli fournit les papiers d’impression très ordinaires, d’un ton jaunâtre et très impurs.
- PREMIERE PARTIE
- TRAITEMENT CHIMIQUE
- Le traitement chimique pour la transformation de l’alfa en pâte à papier est basé sur les propriétés que possèdent les hydrates alcalins de décomposer les celluloses composées (1) en donnant par hydrolyse de la cellulose insoluble et de la non cellulose soluble, facilement déplacée par l’action oxydante des hypochlo-
- (1) La Cellulose, par Cross et Bevan, Masson, 1900. Tome 101. — 1er semestre. — Avril 1901.
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- rites alcalins. De là deux opérations industrielles bien distinctes : le lessivage et le blanchiment.
- LESSIVAGE
- La digestion à haute température des lignocelluloses avec des hydrates alcalins amène la désagrégation des tissus par la dissolution du lignone appelé aussi lignine ou matière gommeuse. Cette matière, composée, d’après MM. Cross et Bévan, de pecto, muco, adipo et cutocellulose, se transforme en dérivés acides solubles.
- M. Urbain estime, d’autre part, que la lignine est formée de vasculose, cutose et pectose. La vasculose est une matière de couleur jaunâtre, formant principalement ce que nous avons appelé l’injection cellulaire. Elle est insoluble dans tous les dissolvants neutres y compris le réactif de Schweizer. Au contact des acides même concentrés et chauds, la vasculose ne subit pas de modifications, mais avec les agents oxydants, elle forme des sels solubles dans l’eau. La soude caustique, notamment, à la température de 130°, dissout la vasculose en une matière floconneuse, qui colore en noir les eaux qui ont servi à cette transformation.
- La cutose constitue la membrane transparente qui recouvre les parties aériennes des végétaux.
- Avec la soude caustique, elle se dissout et forme un savon soluble dans l’eau, mais insoluble dans un excès d’alcali. La cutose se dédouble en deux acides, l’un solide, l’acide stéarocutique, l’autre liquide, l’acide oléocutique.
- La pectose forme le ciment qui relie les fibres corticales. Pendant le lessivage elle se transforme en acide pectique soluble dans l’eau. Etudions cette réaction, la même qui s’effectue sous l’influence du Bacilhis amylobacter, suivant M. Tré-cul, botaniste bien connu, et suivant M. Kolb, sous l’influence des acides et de la chaleur, pendant le rouissage à l’eau ou à la vapeur.
- Dans l’eau, la pectose se transforme en un produit soluble, la pectine. Les parties végétales qui contiennent de la pectose renferment simultanément un corps particulier, la pectase, qui exerce sur la pectine et ses isomères une action toute spéciale, analogue à celle de la levure sur les sucres. Sous l’influence de cette pectase, la pectine se transforme peu à peu en une série de produits pec-tiques qui permettent la désagrégation des fibres avant d’arriver à l’acide pectique insoluble. Si l’action se prolonge, il se forme ensuite une série d’acides de plus en plus solubles que le fabricant de papier doit éliminer par des lavages successifs et prolongés, opérations dont nous ferons l’exposé en détail plus loin. Ce sont ces acides qui, mélangés aux cires neutres, donnent au sortir du lessiveur à l’alfa mal lavé ce toucher gras que l’on attribue souvent, à tort, à la lessive de soude.
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- On peut donc résumer ainsi les diverses phases du lessivage :
- 1° Dissolution de la vasculose et coloration en noir des eaux;
- 2° Transformation de la cutose en acide oléocutique qui reste dissous dans la lessive, et en acide stéarocutique qui, sous forme de savon, s’attache aux fibres et doit être éliminé par lavages ;
- 3° Transformation de la pectose en acide pectique soluble.
- Les végétaux, suivant leur nature, sont plus ou moins rapidement dissociés par l’action de la soude caustique. Pour éviter la transformation de la cellulose en alcalicellulose par un traitement trop énergique, on doit faire varier le degré de concentration des lessives, la durée de l’opération, et la pression, suivant la résistance de la matière première mise en œuvre.
- L’alfa (1) exige, par exemple, un traitement alcalin beaucoup plus sévère que les autres végétaux, à cause de la proportion d’adipocellulose qu’il renferme, et de la masse de dérivés solubles acides qui se forment pendant le lessivage et entravent l’action de la soude.
- La lessive de soude caustique est préparée en Angleterre, soit en dissolvant dans un certain volume d’eau la soude caustique cristallisée, dite crème blanche, marquant 60° anglais, soit en caustifiant par la chaux le salin ou carbonate de soude provenant des fours à récupération, en général très bien organisés; soit encore en caustifiant le sel de soude Solvay ou carbonate de soude titrant 58 p. 100 de soude anhydre!
- Quand on emploie la soude caustique cristallisée à 60° anglais, renfermant par conséquent 59 p. 100 de soude anhydre, on charge ce produit concassé en même temps que l’alfa dans le lessiveur et on ajoute le volume d’eau nécessaire pour ramener la lessive au titre voulu, soit 11° Twadle ou 7°,5 Baumé, titre vérifié à plusieurs reprises.
- La quantité d’alcali, évaluée en soude caustique, est calculée d’après le poids de l’alfa brut; elle varie suivant la qualité de la matière première à traiter. Yoici les chiffres généralement adoptés :
- NaOH p. 100. Na1 20 p. 100. Quantités NaOH. Quantités Na20.
- Alfa d’Espagne. . ... 16 à 17 10 p. 100 510 kg. 300 kg.
- Alfa d’Oran...........18 à 19 11,20 570 kg. 336 kg.
- Alfa de Tripoli et liens. 19 à 20 11,80 600 kg. 354 kg.
- D’après ces données, il est facile de calculer la proportion de carbonate de soude ou de salin provenant des fours de récupération, dont on connaît la richesse en carbonate sodique ou en soude anhydre (2). Mais il faut tenir compte
- (1) La Cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, 1900.
- (2) Si on emploie, par exemple, pour l’alfa d’Oran le 18 p. 100 de carbonate de soude, soit SSOkilogr., il faut remarquer que ce sel de soude marquant 90/92 Decroizilles ne contient que 99 p. 100 de carbonate sodique soit 544 kilogrammes et 58 p. 100 de soude anhydre ou
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- des perles qui se produisent inévitablement lorsqu’on opère la caustification dans les usines. Cespertes, que l’on peut évaluera 2 p. 100 environ, proviennent d’une caustification incomplète et d’un lavage insuffisant des marcs. En Angleterre, pour obvier le plus possible à ces inconvénients, on se sert de bacs contenant environ 10 mètres cubes et présentant une grande surface qui facilite la décantation du carbonate de chaux et le lavage de ce dépôt. *
- La pression et la durée du lessivage varient également suivant la quantité de soude employée et suivant la qualité d’alfa traité. Ces facteurs sont en raison inverse de la qualité de la pâte obtenue.
- En Angleterre et en Écosse, chaque usine a son procédé spécial de lessivage,
- cependant on peut les résumer ainsi :
- Quantité de soude. Durée. Pression.
- Alfa d'Espagne 16 à 17 p. 100 3 heures 3 kilogrammes
- Alfa d’Oran 18 à 19 — 3 — 4
- Alfa de Tripoli et liens. 19 à 20 4 — 4 —
- MM. Cross et Bevan, dans une publication ayant pour titre : Économie de la sonde caustique pure, font ressortir qu’ils ont trouvé de sérieux avantages à employer, pour le lessivage de l’alfa, la soude caustique pure de préférence à la soude caustique à 60°, ou au carbonate. Ces produits, que l’on trouve dans le commerce, renferment des mélanges d’alumine, de sulfite, de sulfates, de carbonates, qui retardent faction de l’hydrate alcalin. Il y a non seulement économie au point de vue de la quantité employée, mais aussi au point de vue de la qualité de la pâte et de la récupération de la soude. En effet, une série d’expériences démontrent que l’alfa lessivé avec de la soude caustique pure donne une pâte contenant 88 p. 100 de cellulose, tandis que le même alfa lessivé avec de la soude caustique à 60° ne rend que 77 p. 100 de cellulose. L’aspect extérieur des pâtes, ajoutent ces Messieurs, ainsi que la manière dont elles se comportent au blanchiment, correspondent à la différence en faveur du premier. Les mêmes expériences faites pour la récupération donnent les résultats suivants : 96 p. 100 avec la soude caustique pure et 93 p. 100 avec la soude caustique à 60°. Mais dans la pratique ce chiffre se réduit à 87 ou 88 p. 100.
- BLANCHIMENT
- Après le lessivage à la soude, le traitement des végétaux par les hypochlo-rites alcalins en solutions diluées, quoique considéré comme le procédé de blan-
- 319 kilogrammes au lieu de 336, chiffre inférieur à celui indiqué par les Anglais de 3,3 p. 100.
- Pour rendre ces lessives comparables, il faudrait donc mettre 379 kilogrammes de carbonate de soude à 90/92, ce qui donne 573 kilogrammes de carbonate sodique et 336 kilogrammes de soude anhydre.
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- chiment proprement dit (1), se borne à déplacer les résidus ou produits accessoires du traitement alcalin. Cet agent agitpar oxydation et par hydrolyse entraînant, mais à plus faible degré, la chloruration des constituants non cellulosiques, tandis que la cellulose reste inattaquable tant qu’on ne dépasse pas une certaine limite d’action. Il importe donc de déterminer avec soin les conditions dans lesquelles doit s’effectuer cette opération. Le degré de la solution du chlorure, la nature de la base (2) avec laquelle il est combiné, et la température exigent une attention constante de la part du fabricant.
- On se sert pour le blanchiment des pâtes à papier du chlorure de chaux ou hypochlorite de calcium, qui est à la fois le moins coûteux et le plus actif des chlorures décolorants. L’acide carbonique de l’air décompose l’hypochlorite de chaux pour former du carbonate de chaux et met en liberté l’acide hypochloreux qui se décompose en chlore et oxygène, et forme avec l’eau, qui est nécessairement en contact, de l’acide chlorydrique. La libération (3) de cet acide hypochloreux, mis en présence des dérivés acides provenant d’oxydation et d’hydrolyses accessoires des ligno-celluloses, dans un milieu purement neutre, amènerait la chloruration des substances fibreuses; on doit donc, pour permettre au chlore d’agir comme oxydant, s’assurer de la présence d’un excès de base (4).
- Souvent, pour activer la décomposition de l’hypochlorite, on ajoute de l’acide chlorhydrique ou sulfurique, en élevant la température au moyen de la vapeur. Cette action très brusque amène souvent la transformation de la cellulose en hydro-cellulose; dans tous les cas la rapidité de la réaction ne donne pas au chlore le temps de dissoudre les produits accessoires, et la vasculose en particulier, imparfaitement dissoute, reprend après quelques jours sa teinte jaunâtre primitive.
- Dans la plupart des usines anglaises la dissolution du chlorure de chaux se
- (1) La cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, 1900.
- (2) Some considérations of the chemistry of hypochlorite bleaching hy, Cross et Bevan, 1890.
- (3) La cellulose, par Cross et Bevan. Masson et Cie, p. 220.
- (4) Le procédé de blanchiment breveté, dont nous nous sommes occupé, était basé sur cette théorie. Il consistait à passer d’abord la fibre dans un bain de silicate, de carbonate ou de soude caustique, chauffé à 70° environ. La solution de chlorure de chaux était ensuite ajoutée comme d’habitude, puis la pâte était lavée à l’eau légèrement acidulée. La proportion de chlorure de chaux se trouvait notablement réduite et le blanchiment proprement dit n’excédait pas une heure.
- Ce procédé est appliqué industriellement dans plusieurs usines pour le blanchiment des tissus de coton et des pâtes à papier, mais nous n’avons pu nous livrer pour l’alfa qu’à des essais de laboratoire. Les premiers résultats nous permettaient de produire une pâte plus blanche que celle obtenue par les méthodes ordinaires tout en comptant sur une réduction sensible des frais généraux de fabrication.
- (5) Mémoire sur Vhydrocellulose et ses dérivés, par Aimé Girard, professeur de Chimie industrielle au Conservatoire des Arts et Métiers. Annales de Chimie.
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- fait dans des bacs en tôle, munis d’agitateurs verticaux, appelés moulins à chlore. On compte une demi-livre, soit 226 grammes environ de chlorure de chaux pour un gallon ou 4Ht,543 d’eau. La liqueur marque 6°,3 à 7° Baumé.
- Le poids de chlorure de chaux nécessaire au blanchiment est calculé en Angleterre d’après les 100 kilogrammes d’alfa brut (Esparto Grass), et, comme pour l’évaluation de la soude caustique, on trouve la graduation suivante :
- Quantité de chlorure Rendement Quantité de chlorure
- par 100 Esparto Grass. de la pâte. par 100 kg. de pâte.
- Alfa d’Espagne........... 6 p. 100 50 p. 100 12 p. 100
- Alfa d’Oran................7 à 8 — 45 — 17 —
- Alfa de Tripoli et liens. . . 8 — 42 — 19 —
- Il est bon de faire observer d’abord que le chlorure (1) de chaux employé en Angleterre marque 110° à 115° français (2), ce qui correspond à 34°,95 ou 36°,54 anglais, tandis que nos meilleurs chlorures français titrent seulement 105° français, ou 33°,36 anglais, soit une différence de 3ks,18 de chlore actif par 100 kilogrammes de chlorure, différence due à l’emploi en Angleterre du procédé Veldon qui, en abaissant le prix de revient, permet de faire du chlorure de chaux titrant près de 120° chlorométriques (3).
- Le temps pendant lequel on laisse le chlore mélangé avec la pâte dans les piles, varie en Angleterre de trois à quatre heures, avec ou sans addition de Vapeur. Mais presque partout on emploie sous des formes différentes les caisses à blanchir, et les fabricants assurent qu’en prolongeant ainsi l’action du chlore, ils obtiennent une économie de 2 p. 100, et une pâte d’un blanc uniforme et plus stable.
- Pour éviter des frais de main-d’œuvre, les industriels anglais, au lieu de se servir de cuviers à fond perforé pour égoutter les pâtes et favoriser la décomposition du chlorure par l’action de l’air, font circuler cette pâte avec son liquide chloré dans cinq ou six cuves horizontales. Les surfaces sont renouvelées toutes lès heures, et l’opération dure de six à huit heures. D’autres, au sortir des piles blanchisseuses, emmagasinent la pâte dans de grands réservoirs pour péril) Si on emploie par exemple 8 kilogrammes de chlorure par 100 kilogrammes d’alfa brut, il faudra, pour 3 000 kilogrammes d’alfa, 240 kilogrammes de chlorure contenant au titre de 110°, 34,95 p. 100 de chlore actif, et au titre de 105° seulement 33,36, soit une différence de lkff,59 de chlore actif par 100 kilogrammes de chlorure. Pour compenser cette différence en employant le chlorure français, il faudra ajouter 4ks,46 par 100 kilogrammes de chlorure employé, soit pour 240 kilogrammes 10gl’,70 ce qui fait une augmentation de 1 p. 100.
- (2) Le degré français indique combien 1 kilogramme de chlorure donne de litres de chlore à 0° et à 760 millimètres. Le degré anglais donne la quantité en poids de chlore actif dans cent parties de chlorure.
- (3) Notes de Voyages sur quelques Progrès récents des Industries chimiques et métallurgiques en Angleterre, par M. Lemoine.
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- mettre à l’action du chlore de se prolonger pendant plusieurs heures. Enfin dans certaines usines, après blanchiment, on essore la pâte au presse-pâte humide, et les galettes obtenues sont placées dans des caisses en maçonnerie où on les laisse séjourner quelque temps avant de les employer. Il est très rare que les fabricants procèdent au raffinage immédiatement après blanchiment, et encore n’agissent-ils ainsi que lorsqu’ils travaillent l’alfa d’Espagne, qui a moins de tendance à jaunir, et dans ce cas la durée du blanchiment est portée à six heures avec chauffage à la vapeur.
- Ces traitements correspondent directement aux diverses qualités d’alfa traité. Mais il est incontestable que pour les alfas d’Oran et de Tripoli, même avec des proportions de 7 et 8 p. 100 de chlore, on n’arrive jamais au même éclat qu’avec les alfas d’Espagne, toujours pour cette même raison que les alfas d’Espagne, moins injectés de lignine, se comportent beaucoup mieux au lessivage, au lavage et au blanchiment avec des quantités plus faibles de produits chimiques. Pour bien saisir cette nuance, il suffit d’avoir eu sous les yeux, dans la même usine, de l’alfa d’Oran et d’Espagne lessivé à peu près dans les mêmes conditions. L’alfa d’Espagne est d’un blond pâle, tandis que celui d’Oran est jaune foncé et celui de Tripoli brun.
- TRAITEMENT MÉCANIQUE
- L’unité des données pratiques sur lesquelles sont basées, dans les usines anglaises, les opérations chimiques du lessivage et du blanchiment, mérite une mention spéciale.
- Les appareils employés pour le lessivage ne diffèrent pas sensiblement d’une usine à l’autre, tandis que pour le défilage et le blanchiment chaque industriel possède un système spécial. Pris isolément, ces appareils dont le fonctionnement est basé sur le même principe, paraissent souvent assez différents par leur forme et leur puissance de production, mais tous arrivent à donner par leur ensemble d’excellents résultats. On est surpris, quand on visite ces établissements, de la simplicité avec laquelle se font les diverses circulations de pâte, de l’unité qui ressort, dans chaque usine, de la combinaison de ces divers types d’appareils, et de leur nombre restreint, eu égard à la production obtenue, qui varie le plus souvent de 50 à 100 tonnes par semaine. Mais en les observant et les analysant avec soin, on découvre bien vite les caractères spéciaux qui rendent chacun d’eux plus particulièrement propre au traitement de l’alfa. On remarque également que la pureté de la pâte est intimement liée, d’une part à la disposition générale de l’usine, et de l’autre aux procédés de travail employés.
- A leur arrivée dans l’usine, les alfas, amenés par chemin de fer des ports voisins, ou débarqués directement des navires, sont arrimés à l’abri de l’humidité
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- sous des hangars fermés, situés à une certaine distance des bâtiments principaux.
- Les balles soigneusement comptées, pesées, débarrassées de leurs liens, et divisées en bottes, sont menées, au fur et à mesure des emplois, soit de plain-pied au blutoir qui sert à la fois de nettoyeur et d’élévateur, soit élevées à la hauteur de celui-ci à l’aide de monte-charge. Le chargement du blutoir se fait à la fourche. L’appareil se compose d’un cône hexagone, dont les différents côtés portent un nombre déterminé de dents, tournant dans une enveloppe horizontale conique munie également de dents. Elle porte, à sa partie inférieure des grilles composées de lames en fer forgé très rapprochées, en communication avec un puissant ventilateur.
- Cette première opération du traitement mécanique a pour but d’éliminer par un battage énergique les poussières, graviers, moisissures qui se trouvent mélangées à l'alfa et sont nuisibles à la fabrication. Pour éloigner les poussières soulevées par le battage, l’alfa, poussé par un râteau rotatif, suit une toile sans fin de 10 à 15 mètres, et tombe directement sur le plancher des lessiveurs, ou bien saisi par des rouleaux et feutres entraîneurs, est monté à la hauteur de ce plancher.
- Mais dans aucun cas le blutoir n’est en communication directe avec les ateliers de fabrication; il est placé dans un local spécial, d’où l’on ne peut avoir accès dans la salle des lessiveurs que par l’ouverture nécessaire au passage de la toile sans fin destinée au transport de l’alfa.
- Les usines modernes procèdent au lessivage dans des autoclaves fixes, système « Sinclair », avec circulation de lessive intérieure. Il existe également un modèle plus ancien, avec circulation de lessive extérieure, mais cette disposition, moins bonne à tous les points de vue, paraît de plus en plus délaissée.
- Ces lessiveurs renferment 3 000 kilogrammes d’alfa brut, soit environ 19 balles. Le chargement, après introduction de la lessive et le concours de la vapeur, s’effectue à la fourche, en une heure, sans difficulté.
- La quantité de lessive varie suivant les usines de 7 500 à 8 000 litres, et celle de soude est proportionnelle, ainsi que nous l’avons vu, à la qualité de l’alfa traité.
- La vapeur étant introduite par le fond de l’appareil, au moyen de tuyaux à large section, le temps nécessaire pour fermer le couvercle supérieur et pour atteindre la pression voulue, n’excède pas une demi-heure.
- La durée du lessivage varie de trois à quatre heures. Pour assurer la circulation de la lessive, on laisse, pendant toute l’opération, un souffleur ouvert sur le dôme du lessiveur ; la vapeur qui s’échappe de cet appareil peut être condensée et servir à chauffer les eaux destinées au lavage.
- La cuisson terminée, on décante les eaux noires et on procède au lavage de
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- l’alfa dans le lessiveur. Ces lavages doivent être prolongés le plus longtemps possible; leur durée est, en général, de quinze à vingt heures, et c’est alors seulement qu’on décharge l’autoclave.
- Chaque industriel possède un tour de main particulier et emploie une méthode spéciale pour le lavage de l’alfa.
- Les uns font un premier lavage sous pression, puis évacuent les eaux noires, et emploient ensuite l’eau froide en abondance, soit en maintenant l’autoclave toujours plein, afin de soulever l’alfa tassé sur la tôle perforée inférieure, soit en remplissant et vidant alternativement, soit, enfin, en faisant tomber l’eau de toute la hauteur de l’appareil sur l’alfa laissé à sec. Le plus souvent on combine ces différents moyens, mais dans tous les cas, on emploie à ce lavage un volume d’eau considérable.
- D’autres appliquent le procédé breveté de M. Cornett, qui consiste en un lavage méthodique au moyen de pompes spéciales. Ce procédé a l’avantage d’exiger une quantité d’eau beaucoup moins considérable et de concentrer le liquide qui doit être évaporé pour la récupération de la soude; mais pour s’en servir avec avantage, il faut avoir au moins huit ou dix lessiveurs à sa disposition. Suivant l’avis de certaines personnes, cette circulation produite par les pompes, tout en donnant d’excellents résultats sous le rapport du lavage, a l’inconvénient de briser et de diviser les tiges d’alfa ramollies par la lessive; mais cette critique ne paraît pas très fondée.
- En résumé, on attache en Angleterre une grande importance au lavage dans le lessiveur, qui se fait partout avec beaucoup de soin et donne des résultats surprenants. On comprendra aisément que ce lavage donne une perte de fibres moins grande que celui fait par les tambours laveurs dans les piles défileuses, et pour se convaincre de son efficacité, il suffit de presser une poignée d’alfa, l’eau qui en découle est claire.
- Contrairement aux indications que donnent, en général, les constructeurs de machines, les fabricants anglais sont unanimes à affirmer que le lessivage et le lavage dans les autoclaves, constituant la base de la fabrication de la pâte d’alfa, on ne doit pas demander à un lessiveur Sinclair une production supérieure à 1 200 kilogrammes de pâte par vingt-quatre heures.
- Le lavage terminé, l’alfa est alors déchargé des lessiveurs dans des wagons en tôle, tous construits sur le même modèle et qui servent à effectuer dans l’intérieur de l’usine les transports de pâte; ils représentent un demi-mètre cube environ, ce qui permet de se rendre exactement compte de la quantité de produit mise en œuvre dans chaque appareil.
- Une autre disposition, également bonne lorsqu’on se sert du broyeur Cornett, dont on trouvera la description plus loin, consiste à décharger l’alfa dans un couloir placé directement devant l’orifice inférieur des lessiveurs. Le même
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- ouvrier qui opère le déchargement du lessiveur alimente le broyeur Cornett, mais si on réalise ainsi une économie de main-d’œuvre, cette disposition, par la durée du déchargement, entraîne une dépense supplémentaire de matériel.
- Dans une seule usine, qui du reste ne fabrique que des papiers très ordinaires, l’alfa lessivé est déchargé directement à la fourche dans une caisse en bois-qui sert à l’alimentation du broyeur Cornett.
- Au lessivage succède le défilage ou défibrage qui transforme la feuille de la plante en pâte à papier en achevant la désagrégation des faisceaux fibreux.
- Cette trituration grossière des tissus se fait, en général, en Angleterre dans des piles hollandaises travaillant avec des rouleaux et platines en acier. On trouve encore dans beaucoup d’usine de ces appareils dont la capacité ne dépasse pas 50 ou 100 kilogrammes de pâte sèche tandis que ceux de construction moderne peuvent contenir de 500 à 700 kilogrammes de pâte, et comme ils sont munis d’énormes tambours laveurs et de cylindres broyeurs très lourds, le lavage et la trituration se font en une heure.
- Plusieurs usines prolongent la désintégration jusqu’à la dissociation en fibres élémentaires, et trouvent alors avantage à faire l’opération du blanchiment dans ces mêmes piles. Ce procédé peu recommandable est employé seulement pour la fabrication des pâtes et des papiers de qualité ordinaire.
- Souvent on fait usage du broyeur Cornett. Cet appareil inventé par M. Cornett, directeur des Ford Paper Works Lt., se compose d’une enveloppe circulaire, horizontale, tronconique, dont chaque quart de cercle est armé intérieurement d’une rangée de dents. Au centre de ce cylindre tourne, à une vitesse de 180 tours, un cône hexagonal dont chaque arête est munie de dents, alternant avec celles de la périphérie de l’enveloppe. Chargé à la fourche par un entonnoir situé à la partie supérieure de la petite circonférence, l’alfa, mélangé avec un certain volume d’eau, chemine à travers l’appareil et sort à l’état de pâte à la partie inférieure de la grande circonférence. Pour rendre ce travail plus efficace, une caisse en bois, servant de déversoir, maintient la pâte au niveau de l’axe principal.
- A l’aide de ce broyeur, dont on se sert également pour la refonte des pâtes de succédanés et des cassés de fabrication, on peut triturer 700 kilogrammes (Esparto grass) à l’heure. Mais il faut remarquer que si la désintégration se fait bien, le lavage des pâtes est très inférieur à celui des piles défileuses; il faut donc, pour obtenir l’élimination des matières agglutinantes, adopter la circulation complémentaire suivante, employée du reste dans beaucoup d’usines, indistinctement avec les piles hollandaises et le broyeur Cornett.
- Du broyeur Cornett, la pâte tombe naturellement dans un cuvier circulaire d’une capacité de 20 mètres cubes environ, revêtu à l’intérieur de briques vernies; elle est sans cesse remuée par un agitateur vertical tournant très lentement pour
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- empêcher que les fibres se roulent et forment par leur enchevêtrement ces agglomérations qui ont reçu le nom de boutons.
- Élevée par une pompe système Gornett qui, au moyen d’un appareil spécial, aide à la division des fibres qui auraient pu échapper à la trituration, la pâte suit un long sablier destiné à retenir les racines, les graviers, en un mot toutes les impuretés lourdes, et passe ensuite aux épurateurs à fentes de 8/10 sur les plaques desquels sont arrêtés les incuits d’alfa et les plantes étrangères.
- Après cette double épuration, les eaux qui ont servi au lavage de l’alfa sont éliminées par un essorage de la pâte au presse-pâte humide, ou par un égouttage au moyen de tambours coniques recouverts de toiles métalliques. Ce mode de lavage, beaucoup moins parfait que le premier, donne en outre une plus grande perte de fibres.
- Si on se sert du presse-pâte humide, on peut relever la feuille de pâte sur une toile sans fin, la recevoir dans des wagons en tôle, et la conduire aux piles blanchisseuses; ou la remettre en pâte liquide au sortir du presse-pâte, la déverser dans un cuvier ou une pile laveuse, et l’envoyer enfin dans les piles blanchisseuses par une pompe Cornett.
- Cette dernière disposition, qui peut également être employée avec les laveurs coniques, est préférable à la mise en rouleaux dont le coupage est difficile.
- Nous avons déjà expliqué que le blanchiment est fait quelquefois dans la pile hollandaise qui a servi au défilage ; mais, le plus souvent, c’est à la suite de la circulation décrite plus haut que s’effectue cette opération. Dans ce cas le rouleau et la platine sont disposés pour commencer un léger raffinage, et on emploie deux tambours laveurs, dont l’un sert exclusivement à l’épaississement de la pâte écrue avant l'introduction de la solution de chlore, et l’autre à l’enlèvement des eaux faibles.
- Aux piles hollandaises on substitue fréquemment des appareils de même forme, ordinairement en ciment, dans lesquels une pompe -Cornett remplace le cylindre et la platine pour la trituration et la circulation de la pâte.
- Des piles blanchisseuses l’alfa est envoyé dans les caisses à blanchir, vastes réservoirs en ciment de 20 mètres cubes environ, dont le fond ainsi que les parois latérales sont revêtues de briques vernies perforées. La solution qui a servi au blanchiment filtre à travers la pâte, tandis que le chlore dont les fibres son imprégnées continue son action. On obtient ainsi une grande uniformité de teinte et un blanchiment plus complet.
- Les usines dont la production journalière est régulièrement absorbée pour la fabrication des papiers peuvent, au lieu d’adopter ces caisses à blanchir ou la circulation avec les eauxchlorées, essorer la pâte au presse-pâte humide après épuration; mais pour assurer la conservation des pâtes destinées à la vente, il faut absolument procéder à un nouveau lavage complet avant l’épuration et le séchage.
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- Ce lavage peut se faire au moyen des piles ordinaires ; dans ce cas, la pâte ne doit être séchée qu’après avoir parcouru un long sablier et traversé une série d’épurateurs à fentes de 5/10.
- Les Anglais construisent leurs sabliers de deux façons. La première, semblable à celle généralement adoptée en France, consiste à disposer sur le chemin suivi par la pâte aussi diluée que possible une série de barrettes en bois espacées de 5 centimètres environ. La seconde est caractérisée par une série d’excavations rectangulaires, pratiquées sur le fond du canal qui sert à la circulation de la pâte. Distantes l’une de l’autre de 2 mètres environ, ces excavations mesurent 10 à 15 centimètres de longueur sur 3 ou 4 de profondeur; elles occupent toute la surface du fond du sablier dont la largeur varie de 30 à 90 centimètres. Grâce à une légère inclinaison donnée à cet appareil, la pâte, entraînée par le courant, se maintient à la surface de la lame liquide pendant que les impuretés plus lourdes se déposent au fond et se trouvent arrêtées.
- La matière ainsi épurée est enfin envoyée sur le presse-pâte servant à la fabrication des feuilles de carton destinées à la vente après mise en balles à la presse hydraulique. Sa table de fabrication, ainsi que ses premières et secondes presses, sont semblables aux organes ordinaires des machines à papier. La sécherie seule présente un caractère particulier. Deux batteries de quatre sécheurs de lm,20 de diamètre, chauffés à la vapeur d’échappement, évaporent l’eau retenue par les fibres. Le premier cylindre sécheur seul est enveloppé d’un feutre. Mais il est très difficile d’obtenir une régularité absolue de siccité, soit à cause de l’élévation proportionnelle de la température des surfaces métalliques, soit à cause de l’épaisseur variable de la feuille de carton. Aussi doit-on, pour arriver à établir un compte régulier, procéder avant la livraison à un dosage rigoureux de l’humidité et ne facturer que le poids net de pâte sèche, avec une reprise de 10 p. 100 autorisée par l’usage pour l’humidité hygrosco-pique.
- Souvent, en effet, des contestations s’élèvent à ce sujet entre le consommateur et le producteur. On est généralement d’accord sur le poids des balles et le pourcentage qui sert à l’échantillonnage; la méthode de dessiccation, ainsi que le calcul des résultats et de la tolérance d’humidité atmosphérique, n’offrent pas non plus de difficultés. Mais on n’a pas encore adopté de méthode générale pour la prise des échantillons, et la plupart des différends proviennent, assure M. Gemmell (1), de la manière dont se font ces prises d’échantillons.
- Le nombre et le poids des balles qui doivent être soumises à l’analyse étant déterminés, on retire de chacune d’elles, le plus rapidement possible, trois ou
- (1) Gemxell, F. J. C. F. G. S. Superintendant of Mrs R. R. Tatlock and Reedman’s Laboratories. Edimburg, the Worlds Paper Trade''Review, 27 july 1900
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- FABRICATION DE LA PATE 1)’ALFA.
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- cinq feuilles dans lesquelles on découpe, en diagonale, au moyen d’un couteau à guillotine, une bande qui représente ainsi les deux côtés de la feuille, comprenant le haut, le milieu et le bas.
- On détermine le poids de la pâte en ayant soin de mettre cet échantillon à l’abri des variations hygrométriques de l’air en l’enfermant dans un cylindre en cuivre soigneusement taré, qui sert ensuite à effectuer toutes les pesées. Puis il est divisé en morceaux et placé dans un panier en toile métallique pour être séché dans une étuve à eau bouillante. L’humidité est entraînée par le courant d’air qui traverse cette étuve, dont le fond et le couvercle sont percés de trous. Le temps nécessaire à la dessiccation est d’environ quinze heures. La pâte est alors mise de nouveau dans le cylindre en cuivre et pesée. On la reporte à l’étuve, et toutes les trois heures on fait de nouvelles pesées, jusqu’à ce que les résultats obtenus soient semblables.
- Il est facile, ayant le poids de pâte sèche à 100°, de calculer avec la reprise normale d’humidité le poids exact qu’on doit facturer.
- Parvenue à cet état, la pâte passe aux mains du fabricant de papier qui l’emploie, ainsi que nous l’avons dit, en mélange tantôt avec le chiffon, tantôt avec les divers autres succédanés.
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- ARTS MÉCANIQUES
- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS
- Par M. Codron, lauréat de la Société d’Encouragement. (Suite) (1).
- Tranchage de l’acier.
- Nous avons opéré sur quatre éprouvettes d’acier fondu recuit, variété dite à outils, simplement en vue de rechercher le coefficient de résistance relatif à l’angle 6 = 60°, en faisant varier l’épaisseur. Avec ce métal très tenace, assez élastique, les pièces se rompent brutalement; il faut prendre des précautions pour n’être pas atteint par les morceaux qui sont projetés avec grande force.
- On est conduit à limiter ces essais, d’autant plus que les tranches de 45° et de 30° ne résistent pas. Avec celle de 60°, il fallait affûter le tranchant après chaque essai.
- Les figures 113 à 118 représentent les cassures très caractérisées obtenues avec les éprouvettes de 20 X 20 et 12 X 12. L’inclinaison du plan de rupture est très prononcée. La figure 113 montre la tranche coupant le fragment F après la séparation des parties de l’éprouvette.
- Les variations des efforts sont indiquées par les courbes A, B, G, D (fig. 119).
- Les efforts maxima donnent la courbe E, et les résistances par millimètre carré
- P
- R g la courbe F. La valeur de R pour la section 20 55
- X 20 est de
- 28 000 100
- := 95 kilogrammes et celle pour la section 10 x 10
- de
- 12 000
- ~IW
- 120 kilogrammes
- par millimètre carré de section,
- La résistance de cette variété d’acier serait environ trois fois et demie plus grande que celle du cuivre recuit et environ une fois et demie celle du fer,
- (l) Bulletin de janvier, mars, p. 332.
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- expériences sur le travail des machines-outils. 483
- Les ruptures se sont produites lorsque la coupe avait atteint la moitié de l’épaisseur, de sorte que le coefficient n, ou rapport de la pénétration à l’épais-
- Fig. 113 à 118. — Tranchage de l'acier.
- seur totale, peut être pris égal à n = 0,50, valeur plus petite que celles relatives au cuivre et au fer.
- Pour la barre de 20 x 20, l’effort moyen est de
- t 275
- mP — iTâ— 0,5 X 0,020
- = 27 500 kg.
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- 484
- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- L’effort maximum étant de 38 000 kilogrammes, le coefficient
- _ 27 500 _ m ~ 38 000 — °,76‘
- L’énergie par millimètre carré de section est égale à :
- 275
- 400
- 0k8'm,69.
- celle par millimètre cube de métal déplacé est de , t m R 0,69 X 95
- , 60° n ta 30° 0,50 X 0,577
- n a 1 tg —
- 227 kilogramm.
- Emploi de deux tranches opposées.
- Le forgeron fait parfois usage de deux tranches guidées (fig. 120), pour la
- U - J
- Z 3 Jh <5 6 7 8 9 lo 11 42
- Fig. 119. — Tranchage d’acier à outils. Angle d’acuité 6 = 60°.
- coupe de barres rondes ou plates de petites dimensions, que l’on débite en nombreux morceaux d’égale longueur.
- On comprend aisément que l’action du marteau ou de la presse qui agit sur la tranche supérieure A détermine une réaction directement opposée sur la
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 485
- tranche inférieure B, de telle sorte que la coupe se fait à peu près également de chaque côté de la pièce, et d’une façon plus rapide qu’avec un seul outil.
- Fig. 120.
- De plus, l’opération se fait avec un effort maximum moindre, attendu que les composantes horizontales Pf/ sont doublées pour écarter les parties, et que chaque outil peut être considéré comme agissant sur la moitié de l’épaisseur de Tome 101. — 1er semestre* — Avril 1901. 32
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- ARTS MÉCANIQUES.----AVRIL 1901.
- la barre. L’énergie de coupe sera aussi réduite dans une certaine proportion.
- Pour comparer le tranchage avec deux tranches à celui avec une tranche, nous avons fait une coupe de plomb dans une barre de 40 x 40 mm., l’angle ô de chaque tranche étant de 30° (fig. 121 à 123).
- La courbe A (fig. 124) est relative à la coupe avec une tranche; la courbe B se rapporte au cas des deux tranches. On constate que l’effort maximum de
- Fig. 121 à 123. — Tranchage de plomb avec deux tranches.
- 750 kilogrammes, courbe B, est plus petit que la moitié de celui : 1820 kilogrammes, de la courbe A.
- Les énergies sont respectivement 45k°m,5 et 18k«m,5 de valeurs qui corres-
- 2 2
- pondent assez exactement à ^ X 1820 X 0m,040 = 48k&m,5, et — x 750 X 0m,040
- O O
- — 20 kilogrammètres, c’est-à-dire aux surfaces des paraboles qui correspondent aux efforts maxima.
- On voit donc que la double coupe réduit les efforts et les énergies de plus de moitié.
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- EFFORTS
- expériences sur le travail des machines-outils.
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- Si on la compare avec la coupe d’une barre de 20 X 20 (courbe C) le rapport 750
- des efforts est de — 1,41.
- Celui des énergies = = 2,89.
- 4 O2 160
- Valeur du rapport des surfaces tranchées : — = —— = 4.
- 20 U
- Les ligures 121 à 123 montrent les déformations produites par la coupe double.
- L’opération exige, dans le début, quelques tâtonnements pour obtenir l’équi-
- *6, 5
- - - “fc
- o -i z B U s & J S 9 m iz -»3 te tà
- Fig. 124. — Tranchage de plomb avec deux tranches. Barres de 40 x 40 mm. et de 20 x 20 mm.
- libre des outils et de la pièce qui tend à dévier; il y lieu de prendre quelques précautions et d’adopter des guides que la sagacité de l’opérateur trouve aisément.
- La courbe D de la figure 124 se rapporte à une coupe de la même barre avec une tranche dont l’angle ô était de 15°.
- On voit donc que le maximum de l’effort est reporté vers la pénétration de 27 millimètres, tandis que, dans la courbe A, l’effort maximum correspond à la pénétration de 21 millimètres.
- Tranchage sur une grande largeur. — Lorsque la largeur de la pièce n’excède pas la longueur du tranchant de l’outil, son influence sur l’effort maximum n intervient que pour augmenter les efforts dans la même proportion. Mais si la
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- ARTS MÉCANIQUES. ---- AVRIL 1901.
- largeur est très grande, comme dans le cas d’une tôle ou d’un large plat, l’opération se fait progressivement en profondeur sur toute la largeur; c’est-à-dire qu’on opère par passes successives de l’outil.
- Le tranchage sur grandes largeurs ou longueurs de pièces a donné lieu à
- l’emploi de tranches circulaires, dites molettes, actionnées à la main, pour les petits tubes, par exemple, ou mécaniquement pour la coupe des tôles, des barres profilées à chaud, des gros tuyaux.
- Ces outils (fig. 425 à 129) sont combinés comme suit :
- 1° Pour les tubes, une ou plusieurs molettes agissent par pénétration simple et possèdent un mouvement de rotation continu ou alternatif, ce dernier donné à la main, en manœuvrant le levier de l’appareil qui porte les molettes;
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- expériences sur le travail des machines-outils.
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- 2° Pour les tôles et les barres, deux molettes sont placées en opposition pour produire une double pénétration. Les outils sont montés sur des arbres qui tournent en sens contraire à la même vitesse. Ces arbres sont actionnés par engrenages, courroie motrice, mécanismes divers. L’ensemble constitue une trancheuse mécanique telle que celle figure 128, qui se rapporte au modèle de M. Cuisinier pour le tranchage des tôles.
- Fig. 128.;
- Cisaille à molettes.
- La figure 129 indique le modèle adopté pour les profilés de rebut que l’on débite à chaud en vue du laminage des parties en barres plates.
- Coupe rectiligne avec deux molettes. — Dans la coupe rectiligne au moyen de deux molettes (fig. 130-131) à biseaux symétriques par rapport au plan moyen, on peut admettre que les réactions sur deux éléments opposés de surface de contact tels que a, b, c, d, donnent lieu à une résultante p', située dans le plan moyen, et passant par le centre o, projection de l’axe de rotation.
- Les diverses forces p' donnent lieu à une résultante finale N, passant par O.
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- ARTS MÉCANIQUES. — AVRIL 1901.
- Comme il n’est guère possible de connaître les valeurs des forces p\ il faut faire une hypothèse.
- Nous supposerons qu’elles sont proportionnelles aux parties des rayons limitées entre le pourtour du disque et la corde AB, de telle sorte que la surface du demi-segment ADC serait proportionnelle à la résultante N, laquelle passerait par le centre de gravité de ADC.
- La position de N serait ainsi déterminée.
- A cause de la plus grande vitesse d’action des parties de l’outil proches du
- Fig. 129. — Trancheuse à chaud.
- point A par rapport à la vitesse des éléments voisins du point C, les efforts vers A doivent être plus grands que ceux admis, et la résultante N devrait être reportée tant soit peu vers le point A. En outre, la variation des efforts d’après les pénétrations a aussi pour effet de reporter N vers A.
- Cette résultante ne s’éloignerait guère de la position qui correspond au tiers de l’arc AC; elle ferait un angle a avec la verticale OC.
- Sur le deuxième disque, il se produit aussi une résultante N', symétrique de N, et ces deux forces donnent une résultante générale
- P' = 2 N sin a
- dirigée suivent l’axe de la pièce. Or, si une force motrice est précisément appli
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 491
- quée à la pièce, et dirigée suivant la force P;, l’énergie dépensée pour un
- déDlacement CG serait de
- p T = FxCGr
- P'
- ou bien encore,[l’effort moteur P' étant partagé en deux forces — , appliquées
- V/
- jjjj ///////
- Fig. 130. — Tranchage par mollettes.
- parallèlement à l’axe de la pièce et tangentiellement aux molettes, le mouvement se produira si l’on fait abstraction des résistances passives qui se déve-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- loppent sur les organes du mécanisme. A l’inverse, la commande se faisant par les deux molettes, grâce aux frottements dus aux pressions sur les outils au contact de la pièce, frottements non seulement utiles ici, mais indispensables pour n’avoir pas à produire l’avance par une disposition spéciale, les moments de rotation auront précisément pour valeur :
- P' d
- M = 2" ^ 2 ’
- d
- en supposant la force tangentielle appliquée aux rayons - .
- A la vitesse angulaire «, la puissance nette de tranchage, pour les deux molettes, serait de
- La condition d’entraînement par le frottement sans poussée ou traction supplémentaire sur la pièce peut être exprimée en posant
- 4 P't f> P',
- P', étant la somme des projections des réactions sur chaque biseau des outils. Il ne faut cependant pas perdre vue que la pièce ne possède pas la vitesse
- qui correspond au rayon -, car le contact sur les surfaces coniques des biseaux
- d’une molette donne lieu à des glissements relatifs, puisque les divers points situés sur une même génératrice possèdent des vitesses différentes.
- Il n’y a, pour chaque biseau, que la circonférence dont la vitesse est précisément égale à la vitesse de la pièce qui ne patine pas.
- On conçoit aisément que cette circonférence n’est pas toujours la même. A cause de l’usure, elle se déplace, se rapproche de l’axe de rotation, puis s’en éloigne. Ces glissements ont l’inconvénient d’émousser l’arête tranchante; ils sont d’autant plus prononcés que la pénétration est plus grande. Ici encore, on se trouve en présence d’un phénomène très complexe, qu’il faut éluder pour s’en tenir à une approximation d’ailleurs très suffisante pour la pratique.
- On peut admettre que la vitesse de la pièce correspond à la circonférence où s’appliquent les résultantes des réactions normales aux biseaux, soit à la circonférence passant par le point d’application de chaque force N.
- Dans une trancheuse mécanique comprenant deux arbres d’assez gros diamètre et un ou plusieurs couples de roues d’engrenages intermédiaires, le rendement peut varier de 0,50 à 0,60, lorsque la coupe est maximum, de sorte
- T
- que la puissance totale dépensée serait assez approximativement C’est la
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- expériences sur le travail des machines-outils. 493
- valeur à considérer pour le calcul de la courroie ou du moteur direct de commande. Plus simplement, on pourrait évaluer la réaction N sur chaque molette, en tablant sur la profondeur moyenne de la passe de longueur d’arc AG, ou de corde AD, c’est-à-dire assimiler la coupe à celle d’une tranche ordinaire.
- De même, pour l’énergie nette, on pourrait adopter la valeur qui correspond à l’hypothèse qui précède; on trouverait aisément la puissance afférente à une vitesse donnée. Quand on opère à froid, la vitesse est d’environ 0m,020. A chaud, elle atteint 1 mètre, et l’on adopte des molettes d’assez grand diamètre
- y////////
- Fig. 131.
- Fig. 133.
- Fig. 132.
- 0m,40 à 0m,50, afin d’assurer l’entraînement et de moins fatiguer les tranchants, que l’on arrose d’eau pour prévenir un échauffement prononcé.
- Les grands diamètres ont l’inconvénient d’augmenter la valeur du moment de rotation de l’arbre, et par suite d’augmenter le diamètre des tourillons. En revanche, l’arbre est ainsi bien guidé, mieux maintenu; il est rationnel de le construire avec de fortes dimensions transversales. De petits diamètres de molettes ont cependant l’avantage de réduire à peu près proportionnellement les réactions N, dont dépend l’intensité des frottements sur les tourillons des arbres.
- L’arbre de la molette supérieure est mobile verticalement pour régler la distance entre les tranchants. Les organes qui le guident sont soumis à l’action de la force N ou à une force verticale N cos a = P. On les calcule en conséquence.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- Molettes à biseaux dissymétriques. — Les molettes pour les profilés tranchés au rouge cerise ont des biseaux dissymétriques (fig. 132-133) pour permettre l’approche au plus près de l’aile. Dans ce cas les réactions ne s’équilibrent plus et développent une poussée latérale sur la lame et une réaction de sens contraire sur la pièce. La somme des efforts de refoulement P'^ sur la face AB est plus grande que celle P' sur AC, de sorte que la poussée P/7—P" agit de droite à gauche. On suppose que les forces P' et P', sont appliquées dans le plan de la coupe du dessin, de manière à obtenir P" et P7/t par simple pro-
- Fig. 134.
- jeetion de P7 et de P^. La résultante P2 de P'^ et de P7, projetée verticalement, donne la force P, qui se reporte sur les tourillons des arbres. La connaissance exacte des forces P7 et P\ est difficile à obtenir; on pourrait admettre que chacune correspond à la valeur que prend P7 lorsque les biseaux sont symétriques avec des angles égaux à 29' ou 29/7. Il faut, ici encore, se contenter d’une approximation.
- Autant que possible, la pièce est tranchée en un seul passage si l’épaisseur le permet; les deux lames se touchent ou sont à une faible distance l’une de l’autre pour le dernier passage, mais la séparation a lieu avant l’arrivée dans le plan des axes de rotation. La séparation se produit par écartement, par un déchirement qui réduit dans une assez forte proportion les efforts développés et
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
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- les énergies dépensées comparativement aux mêmes éléments du tranchage ordinaire.
- Quand on considère seulement la pièce soumise aux pressions concentrées pz ej. p/ (gg. 134) sur les faces des sillons deux à deux symétriques, et si l’on compose les deux forces P7, elles deux forces P7, on obtient des résultantes 2P" et 2P7. Puisque ^9"l est plus grande que 2P", la pièce serait sollicitée à se déplacer dans le sens de 2PV, mais comme la pièce est supposée libre, la force
- 2P" ___2P7' l'applique contre les molettes sur les faces AG les moins inclinées
- par rapport à la direction horizontale ; par suite, chaque partie de la pièce est soumise en sens contraire à la force maximum 2P77, qui tend à les séparer dans la section la plus faible. Chaque face AC reçoit un complément de pression favorable au refoulement du métal de ce côté, mais qui augmente les frottements relatifs. Les molettes seraient donc sollicitées de gauche à droite par P7^, et comme elles le sont aussi de droite à gauche par des forces égales à P"t, chacune d’elles serait en équilibre sans nécessité d’appui latéral sur le collet de son arbre. Cela est dû à l’emboîtement partiel des molettes par la pièce. Dès que la pièce est attaquée par les outils, elle n’est plus libre de se déplacer à gauche ou à droite; pièces et outils sont solidaires, et les réactions réciproques doivent se neutraliser; elles ne peuvent donner lieu à une tendance au déplacement de la pièce et des molettes dans le sens horizontal. Ces molettes sont ainsi bien maintenues; la molette mobile descend verticalement, chaque face refoulant le métal adjacent.
- La dissymétrie des biseaux n’a donc pas pour effet de faire dévier la pièce de la direction rectiligne, ni de déterminer des réactions plus fortes sur le galet de guidage latéral G.
- Lorsque l’on tranche des bandes de largeur constante, soit, par exemple, des bandes de plomb, on doit adopter, de préférence, des molettes dont l’une des faces du tranchant se confond avec le plan de coupe ; l’outil n’a qu’un seul biseau. Le guidage est, dans ce cas, mieux assuré ; la pièce a moins tendance à dévier, parce qu’elle s’applique bien sur la face verticale de chaque outil.
- Mais, s’il s’agit de coupes courbes, les molettes à deux biseaux également inclinés conviennent mieux (1).
- Essais de pénétration d'une molette. — Pour rechercher les pressions de pénétration d’une tranche molette, nous avons opéré à la machine à essayer au moyen d’une portion de molette M (fig. 135-136).
- La pièce était placée sur le plateau inférieur I, le plateau supérieur S s’appliquait sur M.
- (I) Nous avons eu l’occasion de constater ces faits avec une machine à couper le cuir en bandes; on trouve une analogie du même genre dans les ciseaux à un seul biseau du menuisier. •
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- Nous avons opéré avec du plomb, du cuivre et du fer à froid. L’angle d’acuité des molettes était de 60°, les diamètres ont été de 37 millimètres, 180 millimètres et 360 millimètres.
- Les diagrammes fig. 137 indiquent en ordonnées les efforts et en abscisses les flèches de pénétration relatives à la molette de 360 millimètres de diamètre.
- Dans les limites de ces flèches, la variation des efforts est représentée par une droite pour chaque métal. On en a déduit le rapport :
- K = = y- = = 7 700 pour le fer ; 2 500 pour le cuivre ; 460 pour le plomb
- On en déduit aussi : P — K/.
- Les efforts sont proportionnels aux flèches de pénétration.
- On peut encore admettre qu’une pénétration / relative à chacune des deux molettes correspond à une épaisseur :
- n est toujours le rapport de la pénétration qui produit la séparation à l’épaisseur a de la pièce.
- Nous avons trouvé, avec les tranches ordinaires de 60°, que les valeurs de n
- SOnt Plomb. Cuivre. Fer.
- n = 1 0,70 0,70
- Dès que la rotation des molettes a lieu, les efforts P ci-dessus se dédoublent puisqu’il n’y a plus que la moitié des zones primitivement en contact qui le sont encore.
- La figure 138 donne les efforts relatifs à une molette de 37 millimètres de diamètre.
- Comme application, considérons la coupe d'une tôle de fer de 20 millimètres d’épaisseur en une seule passe.
- La pénétration de chaque molette pourra correspondre à une flèche de
- na 0,70X20 ' ~ 2 2
- = 7 mm.
- L’effort P en pleine tôle serait de
- P = K f= 7 700 X 7 = 53 700 kil.
- Mais, aussitôt la rotation, cet effort est dédoublé, il devient P = 26 850kilogr. L’angle a de la résultante N des réactions étant de 6°, cette force
- N
- cos 6°
- 26 850 0,995
- 26 900 kg.
- est très peu différente de P, différence négligeable dans de tels calculs.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 497
- 77777
- '7777777
- 77777
- I//////////////A
- Fig. 135.
- Aaooo
- !—-i—
- iooc
- 0 I 2 3 4 5 G 7 8 O 10 m.m
- Fig. 138. — Efforts de pénétration d'une molette de 37 millimètres de diamètre.
- o l Z 3 A-
- Fig. 137. — Essais de pénétration d une molette de 360 millimètres de diamètre.
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- ARTS MÉCANIQUES. -
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- La force tangentielle, pour une molette, est de
- P' = N sin 6° = 26 900 X 0,105 = 2 800 kg.
- soit, pour les deux molettes, 2 X 2800 = 5 600 kilogrammes.
- Si la vitesse de coupe est de 0m,020, l’énergie par seconde est de
- t = 5 600 X 0,020 = 112 kgm.
- Le volume de métal déplacé par seconde en marche normale serait, pour les deux molettes, de
- 2 X 7 X 7 sin 60° X 20 = 2 X 7 X 7 X 0,50 X 20 = 980mm3.
- donnant une énergie de coupe par millimètre cube de
- 112
- = 0kgm,ll, valeur acceptable.
- Le coefficient de rendement de la trancheuse étant supposé de 0,60, la dé-
- 112
- pense totale d’énergie par seconde serait de = 186 kilogrammètres, soit à peu
- près deux poncelets, valeur peu élevée à cause de la faible vitesse admise.
- Si la pièce était du fer à la température du rouge clair, pour laquelle la résistance est environ trois fois et demie moindre, tous les nombres ci-dessus seraient réduits dans cette proportion, à l’exception de la vitesse, beaucoup plus grande dans ce cas. En supposant une vitesse de 1 mètre, l’énergie :
- 5 600 3,5
- X 1,00 = 1 600 kgm.
- avec un rendement de 0,60, la puissance dépensée serait 2 666 kilogrammètres, soit 26 poncelets.
- Si on suppose une épaisseur assez courante de 10 millimètres, la pénétration de chaque outil étant de 4 millimètres, valeur suffisante pour déterminer la séparation des parties, chaque lame subirait, en pleine tôle, un effort de
- P =
- K/“_
- 3,5“
- 7 700 X 4 3,5
- = 8 888 kg.
- qui se réduit à 4 444 kilogrammes pendant la rotation.
- L’angle a de la résultante N, sensiblement égale à P, étant de 4°, la force tangentielle est de
- P' = N sin 4Ü = 4 444 X 0,07 = 300 kg. soit, pour les deux molettes, de 600 kilogrammes.
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- EXPÉRIENCES SCR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 499
- La vitesse de coupe étant encore de 1 mètre, l’énergie de coupe par seconde
- s’élèverait à
- 600 X lm,00 = 600 kgm.
- avec un rendement de 0,60, la puissance totale dépensée serait de
- 500
- 0,60
- = 1000 kgm.
- soit 10 poncelets.
- Comme nous n’avons pu opérer sur une trancheuse, tous ces calculs sont des indications approximatives qui ne sauraient cependant s’éloigner de la réalité; il importe néanmoins d’augmenter en pratique quelque peu les valeurs des efforts qui se rapportent à des essais faits à très faible vitesse.
- Coupe en plusieurs passes. —Quand on opère en plusieurs passes, le problème est trop complexe pour le traiter au plus près. Nous nous contenterons ici de la méthode suivante : nous admettrons que le travail total de coupe est égal à la somme des travaux partiels, et, si nous considérons chaque coupe à différentes profondeurs isolément, il suffira de trouver par différence les éléments des coupes partielles.
- Par exemple, soit une tôle de fer de 40 millimètres d’épaisseur à trancher à froid en 3 passes de 5 millimètres, donnant des sillons de 15 millimètres de profondeur totale, ce qui suffit pour déterminer la séparation des parties.
- Les molettes ayant toujours le diamètre de 360 millim. et Pangle 6 de 60°, dans la première passe de 5 millimètres, il viendrait :
- 7 700 X 5
- N = P =-------^----= 19 250 kg. en marche.
- P' = N sin 5° = 19 250 X 0,087 = 1 675 kg.
- soit, pour les deux molettes, 3 350 kilogrammes.
- A la vitesse de 0m,020, l’énergie de coupe par seconde est de
- - = 3 350 X 0,020 = 67 kgm.
- Pour la deuxième passe fictive de 10 millimètres de profondeur, il viendrait:
- 7 700 X 10
- 7°
- N
- 2
- 38 500 kg.
- P'= N sin 7° = 38 500 X 0,122 = 4 700 kg. t = 4 700 X 0,020 = 94 kgm. par molette, soit 188 kgm. pour les deux.
- A la troisième passe fictive de 15 millimètres de profondeur, on aurait :
- a = 9®
- N
- D 7 700 X 15 P =-------5---- = t>7 7o0 kg.
- P; = N sin 9° = 57 750 X 0,156 = 9 000 kg. t = 9 000 X 0,020 = 180 kgm. par molette, soit 360 kgm. pour les deux.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- Retranchant l’énergie de la première passe de celle de la deuxième, il viendrait, pour la deuxième passe faite après la première, 188 — 67 = 121 kilogram-mètres.
- Retranchant de même l’énergie de la deuxième passe fictive de la troisième on a : 360 — 189 = 172 kilogrammètres pour la troisième passe réelle.
- En ce qui concerne les efforts, on peut les déduire des énergies de coupe. Pour la deuxième passe, on aurait :
- P'
- et pour une molette :
- T _ 121 ~~v ~~ 0,020
- 6 050
- 6 050 kg.
- 2
- 3 025 kg.
- N = P = ^-5— = = 24 000 kg.
- 2 sin a 0,122 pour la troisième passe, il vient :
- P' =
- 172
- 0,020
- 8 600 kg. soit 4 300 par molette
- et
- P’ 4 300 .
- N = P = —:— = — = 27 a60 kg.
- 2 sin a 0,156
- En tenant compte du coefficient de rendement de la trancheuse, on trouverait aisément les énergies totales dépensées. Notons qu’il y a toujours avantage à opérer par fortes passes plutôt que par petites passes répétées.
- Variation des réactions N avec le diamètre de la molette 'pour des passes de meme profondeur. — Nous avons admis que la résultante N des réactions était à très peu près porportionnelle à la surface ADG (fig. 130), surface que l’on peut exprimer ici avec une approximation suffisante en posant : ADG = arc ou
- corde AG X
- _________ j)C
- Comme AG = |/x2rxDC, et si — correspond à la pression moyenne p
- A
- s’exerçant vers le milieu de AG, il vient :
- A D C = N = l/2r X / p = p 1/f \/d = m 1/d.
- La résultante N serait fonction de d, ce qui concorde assez bien avec les résultats des essais (fig. 140) où les pressions P, peu différentes des réactions N, sont portées en ordonnées et les diamètres en abscisses. La courbe du cuivre correspond très bien à la relation théorique, mais celles du plomb et du fer s’en éloignent tant soit peu quand on prend les valeurs relatives au diamètre de 360 millimètres comme repères.
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- Les efforts correspondent à des empreintes en plein métal, c’est-à-dire à des segments complets de surface ABC '= 2 ADC.
- Les courbes du fer et du cuivre se rapportent à des flèches de 6 millimètres, tandis que celle du plomb comporte une flèche de
- 10 millimètres.
- Nous n’avons pas jugé utile de multiplier ces essais en faisant varier l’angle 0. Il suffirait de s’inspirer de ceux faits avec des tranches ordinaires pour l’application à une molette d’angle 0 différent de 60°.
- Tous ces essais ayant été faits à vitesse très lente : environ 1 millimètre en 10 secondes, les valeurs descoefficients R etT^ doivent être relevées dans une certaine mesure pour les opérations pratiques.
- Il ne faut non plus perdre de vue que l’émoussement du tranchant donne aussi lieu à une augmentation de ces coefficients.
- Coupe des tubes. — Dans la coupe des tubes au moyen de plusieurs molettes de petit diamètre disposées comme figures 126 et 141, c’est-à-dire avec trois molettes A, B, G, dont la molette mobile A est actionnée par la vis V pour recevoir unepressionP, cette pression développe, sur les molettes B et G, des réactions égales à
- l
- I
- I
- I
- I
- P'
- Pour P' = P il faut que ^ — 1 = ^
- soit
- cos x = -, soit a = 60°.
- 2 9’
- valeur dont on ne s’écarte guère, et qui varie avec le diamètre du tuyau que l’on coupe.
- Lorsque de nombreux outils sont disposés en chapelet au-
- Fjg. 139.
- tour du tube (fig. 142 à 144), l’effort P, développé sur la vis qui porte la molette A, détermine sur les autres molettes des réactions P’, que l’on peut estimer en consi-Tome 101. — 1er semestre. — Avril 1901. 33
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- ARTS MÉCANIQUES. --- AVRIL 1901.
- dérant le funiculaire fig. 145, constitué par la chaîne qui porte les molettes. On trouve aisément parle polygone des forces (fig. 146) les intensités des réactions
- Diamètre des molettes.
- Variations des eli'orts P avec les diamètres des molettes pour une même pénétration.
- Fig. 140.
- Fig. 141.
- Pj/P ^P^... Il n’y a que les forces P*, P^quidiffèrentdesautres, égales entre elles.
- P
- On en déduit aussi les tensions peu différentes de -x qui s’exercent dans les divers
- J*
- éléments de la chaîne. On voit que la molette A, soumise à la réaction P, plus grande que l’une quelconque des forces P', doit pénétrer plus profondément que toutes les autres, travailler davantage et s’user plus vite. La valeur d’une réaction P' pourrait être facilement calculée ou plus simplement estimée sur le polygone des forces. Ainsi, dans l’exemple indiqué sur le funiculaire, pour
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- EXPÉRIENCES SUR LE TRAVAIL DES MACHINES-OUTILS.
- 503
- P = 800 kilogrammes, la valeur moyenne de P' est d’environ 200 kilogrammes, soit le quart de P.
- Signalons, qu’avec l’outil fig. 126, un tube de fer de 35 millimètres de diamètre et 3mm,5 d’épaisseur peut être coupé en deux minutes par un développe* ment de quinze à vingt tours. La pression sur chaque molette d’angle 6 = 45° varie entre 400 et 800 kilogrammes, selon le serrage et l’état d’avancement de l’opé-
- Fig. 146.
- Fig. 145.
- ration. Le moment de rotation a varié entre 2 et 5 kilogrammètres, soit, pour chacune des 3 molettes de 37 millimètres de diamètre, entre 0ksm,6 et lk»m,6, et pour le tube de 35 millimètres, un effort tangentiel à la molette de 20 à 50 kilogrammes, et, pour la coupe du tube en quinze tours, une énergie totale de
- 10k» X 0,300 X 6,28 X 15 = 282 kilogrammètres.
- Citons encore la coupe d’un tube en fer de 100 millimètres de diamètre extérieur et de 5 millimètres d’épaisseur avec trois molettes de 37 millimètres de diamètre montées sur l’appareil lig. 127.
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- K 04
- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- Nous avons d’abord estimé directement, au moyen de dynamomètres, l’effort sur la molette de serrage pour un effort déterminé de serrage de l’écrou, ce qui est très facile à obtenir.
- Le moment de rotation pendant le travail était de môme estimé en actionnant le coupe-tube par l’intermédiaire de deux dynamomètres sollicitant les deux poignées aux distances 0m,27C de l’axe du tuyau.
- Dans un premier essai, la coupe du tube a été obtenue en vingt-neuf tours comme suit :
- K dort tangentiel
- Nombre Pression moyenne au bras de levier Energie
- de tours. sur chaque molette. do 0ln,270. dépensée.
- kg. kgm,
- 8 400 26 353
- 8 300 27 367
- 8 700 28 381
- 0 800 27 229
- 29 » )> 1 330
- Un deuxième essai a donné : Effort tangentiel
- Nombre Pression moyenne au bras de levier Énergie
- de tours, sur chaque molette. de 0,270. dépensée.
- kg. kgm.
- 4 ot O O 30 203
- 5 700 28 238
- 14 800 29 684
- 23 » » 1 125
- La pénétration par tour était d’environ 0mm,2.
- Le moment de rotation moteur étant de 270 X P, et celui résistant de 3 P" X 50, on a la relation 270 P = 3 P" X 50, de sorte que l’effort tangentiel P”
- 270
- à chaque molette, est égal à P — JgQ P = 1,8 P. A la pression moyenne de
- P' = 700 kilogrammes, et pour P = 28 kilogr., il vient : P/; = 1,8 X 28 = 48k»,4 1 P; 700
- soit un rapport de yyy = y-y-y = 14,4.
- P 4o,4
- Dans ces essais, nous avons constaté, par le poli des zones de contact, que les molettes travaillaient d’une façon inégale.
- (A suivre.)
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- MÉTALLURGIE
- ESSAIS DES MÉTAUX
- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES
- Par MM. Ch. Fremont et F. Osmond.
- En raison de l’importance croissante que prend, parmi les méthodes d’essai des métaux, le pliage des barrettes entaillées, nous avons pensé qu’il ne serait pas inutile d’étudier avec quelque précision certains détails de celle méthode, cela pour en mieux dégager la philosophie et fixer plus rationnellement les conditions dans lesquelles il convient de la pratiquer.
- La plupart des expériences que nous allons décrire ne sont pas toutes récentes. Mais nous nous étions trouvés d’abord hors d’état de les interpréter. C’est seulement à la suite d’autres expériences plus synthétiques publiées par l’un de nous dans le Bulletin de février de la Société dé Encouragement pour l’Industrie nationale que nous avons pu comprendre et grouper nos anciens essais. Et ceux-ci, à leur tour, contribuent à expliquer et à étayer la note que nous venons de rappeler.
- A défaut d’indication contraire, toutes les expériences ont été faites avec le même métal. C’est une tôle à chaudières de bonne qualité normale, donnant à la traction 40 kilogrammes de résistance et 29 p. 100 d’allongement sur 20 centimètres, non fragile au choc sur barrette entaillée par trait de scie. La structure est représentée par la figure 1 au grossissement de 100 diamètres, après une attaque par la teinture d’iode qui colore la perlite et laisse la ferrite incolore. Les grains de perlite, dans leur ensemble, tendent à s’aligner parallèlement au sens du laminage; c’est le résultat d’un finissage à température plutôt basse : cette structure est usuelle dans les tôles et souvent plus marquée qu’elle ne l’est ici. L’alignement de la perlite détermine une certaine schistosité et limite, en moyenne, à l’épaisseur d’une strate, le diamètre des grains de la ferrite, avec régularité moindre là où la perlite est moins nettement ordonnée. Le métal n’a pas été recuit ou, tout au moins, le recuit, s’il a été pratiqué, n’a pas été poussé à une température suffisante pour effacer l’effet du laminage.
- La scorie est assez abondante, irrégulièrement distribuée, stratifiée par le
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- MÉTALLURGIE.
- AVRIL 1901.
- laminage et brisée par lui comme la bélemnite étirée par Daubrée dans une enveloppe de plomb (1) ; elle est d’un gris noir foncé et se désagrège facilement par le polissage sur drap usé, même peu chargé de rouge; elle présente cette particularité de s’ourler d’un petit bourrelet métallique en relief, soit qu’elle ait
- Microstructure de l’acier employé pour les essais.
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- Fig. 1. — Attaque par la teinture d’iode; distribution de la ferrite et de la perlite. 100 diamètres.
- Fig.2.— Polissage plan; Veine de scorie brisée. 200 diamètres.
- cédé un peu de phosphore au métal environnant (à supposer que ce métal soit de fabrication basique), soit que le laminage Fait en partie pulvérisée et en ait incorporé la poudre à la ferrite adjacente.
- Toutes les barrettes ont 8 millimètres de hauteur, 10 de largeur et 30 environ de longueur.
- Le tableau suivant, que nous plaçons ici pour plus de clarté, peut représenter à la fois le programme de nos essais et la table des matières de cette note.
- (1) Études synthétiques de géologie expérimentale. Paris, Dunod, 1879, pp. 420 et 421.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. TÎ07
- I
- ÉTUDE DES DÉFORMATIONS
- A. Méthodes appliquées.
- a. Attaque par les acides.
- b. Polissage préalable.
- c. Quadrillage superficiel. cl. Courbes de niveau.
- B. Déformations dues à l’entaillage.
- a. Entailles à la lime et à la scie.
- b. Entailles au couteau.
- a. Par pression lente.
- 1. Avec couteau tranchant.
- 2. Avec couteau mousse.
- jB. Par choc.
- 1. Avec couteau tranchant.
- 2. Avec couteau mousse.
- c. Entailles mixtes au rabot rectifiées par le couteau.
- C. Déformations dues au pliage seul.
- a. Éprouvettes non entaillées.
- b. Éprouvettes entaillées.
- Il
- EFFORTS ET DÉFORMATIONS COMPARÉS
- A. Éprouvettes écrouies par l’entaille au couteau.
- a. Pliage par pression lente.
- a. Éprouvettes entaillées au couteau par pression lente.
- [B. Éprouvettes entaillées au couteau par choc.
- b. Pliage par choc. — Influence de la forme de l’entaille.
- B. Éprouvettes recuites après entaille au couteau.
- a. Pliage par pression lente et par choc. — Influence de la forme de l’entaille.
- b. Pliage par choc. — Influence des facteurs du choc.
- C. Éprouvettes naturelles entaillées par trait de scie.
- a. Pliage par pression lente (progressif).
- b. Pliage par choc (progressif).
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- MÉTALLURGIE.
- AVRIL 1001.
- I
- ÉTUDE DES DÉFORMATIONS
- A. — MÉTHODES APPLIQUÉES
- L’étude des déformations a été abordée par quatre méthodes d’ailleurs connues, au moins dans leur principe : l’attaque par les acides, le polissage préalable, le quadrillage superficiel et le levé par courbes de niveau.
- a. Attaque par les acides. — On sait que les, divers réactifs chimiques qui attaquent le fer gravent en général plus rapidement, donc plus profondément, à temps égal, les parties écrouies. Nous avons essayé le chlorure double de cuivre et d’ammonium à 5 p. 100 (5 minutes), l’acide azotique à 20p. 100 (10 secondes), l’acide chlorhydrique tiède à 25 p. 100 (2 heures) et l’acide sulfurique tiède à 20 p. 100 (4 heures). C’est ce dernier réactif qui nous a donné les meilleurs résultats : son emploi doit être suivi d’un décapage de quelques secondes par l’acide azotique. ,
- La méthode est peu sensible : elle ne met bien en évidence que les lieux do déformation maximum : mais elle a l’avantage de les retrouver à l’intérieur des pièces.
- Il peut être utile de repolir partiellement après attaque : on efface ainsi les morsures légères pour ne laisser subsister que les plus profondes et on accentue l’opposition entre ces dernières restées sombres (en lumière verticale) et les surfaces redevenues brillantes par polissage.
- b. Polissage préalable. — Depuis les premières observations, longtemps inaperçues, de Lüders (1), le polissage est devenu une véritable méthode d’investigation pour l’inscription des déformations délicates. M. Hartmann (2) a fait systématiquement usage des papiers d’émeri fins. M. Charpy (3), puis MM. Ewing et Rosenhain (4), pour étudier de plus près le phénomène connu de l’apparition
- (1) L’historique des lignes de Lüders a été donné par le Bulletin de la Société d’Encouragement de septembre 1896.
- (2) Distribution des déformations dans les métaux soumis à des efforts. Paris, Berger-Levrault, 1896.
- (3) Le Génie civil, t. XXX, p. 117, 26 décembre 1896.
- (4) Philosophical Transactions of the Royal Soc. of London, t. CXCXIII, pp. 353-376 et Bulletin de la Société d’Encouragement, juin 1900, p. 877.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES RARRETTES ENTAILLÉES. 509
- d’une peau chagrinée sur les barrettes simplement tournées de certains aciers pendant l’essai de traction, sont arrivés au poli des micrographes et à l’usage du microscope. Nous avons suivi leur exemple. La méthode est, en effet, d’autant plus sensible que le poli est plus parfait et ne donne de renseignements complets qu’à cette condition. Partout où la limite élastique a été dépassée, le poli brillant devient alors mat, par suite de la dénivellation des grains superficiels, et la limite des déformations permanentes se trouve exactement tracée.
- c. Quadrillage superficiel. — Les méthodes précédentes ne sont que qualitatives. Fréquemment, nous avons fait usage du procédé de Dupin et Duleau (d), en traçant sur la surface dont nous voulions évaluer les déformations des lignes parallèles espacées de 1 millimètre.
- d. Courbes de niveau. — Si l’on use une éprouvette déformée parallèlement à l’une de ses faces primitives, on obtient une série de courbes de niveau qui, relevées par la photographie et rapportées à leur place sur un dessin d’ensemble, définissent les déformations acquises par la même méthode que les cartographes emploient pour figurer le relief du sol. On précise ainsi quantitativement les données de l’examen qualitatif des surfaces polies : mais cette dernière méthode n’en garde pas moins son intérêt : pourvu que le polissage soit parfait, elle reste d’une délicatesse incomparable pour accuser les plus minimes déformations.
- Pratiquement, les courbes de niveau ont été obtenues par un procédé qui comporte les opérations suivantes :
- 1° Rendre exactement parallèles la face latérale que l’on se propose d’étudier et la face opposée ;
- 2° Polir la face à étudier ;
- 3° Déformer ;
- 4° Enlever à la lime les saillies venues sur la face opposée à la face polie, en respectant les coins non déformés ;
- 5° Coller au mastic Golaz, sur une lame bien plane de verre ou d’acier, la face opposée à la face polie ;
- 6° Vérifier que les quatre angles non déformés de la face polie sont bien de niveau et poser la plaque sur une planche bien rabotée ; l’y fixer après avoir, s’il y a lieu, corrigé les petites inégalités de niveau par l’introduction sous le support de cales en papier d’épaisseur et de position convenables ;
- 7° User progressivement la surface polie déformée avec une lime fine et plate
- (1) Voir Limite d'élasticité et résistance à la rupture, par Ch. Duguet, première partie. Gauthier-Villars, 1882, p. xm de l’Introduction.
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- reposant sur deux roulettes en verre de même diamètre : les roulettes, guidées à droite et à gauche, roulent chacune sur un petit matelas formé de feuilles superposées du même papier ; le nombre des feuilles et le diamètre des roulettes étant combinés pour affleurer le relief le plus élevé de la barrette, on commence à limer et on diminue progressivement l’épaisseur des matelas en retirant le papier feuille à feuille à mesure que le travail avance ;
- 8° Photographier à grossissement constant, après avoir pris la cote au pal-mer, chaque fois que besoin est, ce que l’on juge d’après l’aspect de la coupe.
- Cette manière d’opérer paraîtra probablement très primitive, mais si on l’applique avec soin et patience, elle donne des résultats très convenables ; elle a l’avantage de ne rien coûter au budget de l’Etat et de ne pas obérer les nôtres.
- B. — DÉFORMATIONS DUES A L’ENTAILLAGE
- a. Entailles à la lime et à la scie.
- Le métal n’est déformé par la lime que sur une épaisseur extrêmement faible, inférieure au dixième de millimètre ; le liséré écroui est le plus souvent masqué par les bavures. Il en est de même pour les entailles pratiquées à la scie.
- b. Entailles au couteau.
- a. — PAR PRESSION LENTE.
- 1. — Avec couteau tranchant.
- La pression d’entaillage a été de 2 860 kilogrammes.
- La zone intéressée par la déformation, celle où la limite élastique a été dépassée, s’accuse sur la face latérale polie par un dépolissage ; cette face est représentée par le photogramme de la figure 3 (8 diamètres) et par le schéma de la figure 3 bis (S diam.). La déformation est limitée par le contour ABCD (fig. 3 bis) ; elle est composée d’un segment de cercle à peu près concentrique à l’entaille et dont la corde AB mesure 14 millimètres, et elle pousse vers la base opposée un prolongement qui intercepte environ 10 millimètres sur l’arête inférieure ; les lignes pleines du schéma correspondent à des démarcations nettes; les lignes pointillées, à des démarcations vagues.
- Contre chaque joue de l’entaille, un bourrelet plissé en saillie (fig. 3 bis et 6, cette dernière à 30 diam.). Entre l’entaille et la base opposée, groupe de lignes de Lüders conjuguées dont la concavité est tournée vers l’entaille. Ces lignes
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES.
- Entaillage sous pression lente par couteau tranchant.
- Fig. 3.-8 diamètres.
- Fig. 4. — Compression du verre par Leger.
- Fig. 3 bis.
- 3 diamètres
- Fig. 5. — Courbes du niveau; 6,25 diamètres.
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- Fig. 6. — 30 diamètres. Éclairage oblique.
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- Fig. 8, — (Après attaque) 13 diamètres
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- Fig. 7. — 200 diamètres.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. 513
- sont invisibles à l’œil nu, mais facilement discernables sous un grossissement de 30 diamètres (fig. 6) et c’est la première fois, croyons-nous, que l’on décrit des lignes de Lüders microscopiques ; elles se prolongent jusqu’à la base CD (fig. 3 bis) et, vers cette base, ce sont les extrémités de leurs queues qui forment la partie vague du contour de la déformation. Dans les régions blanches du schéma, à l’intérieur de la surface déformée, la déformation ne se révèle que par la dénivellation des grains de ferrite observée par MM. Charpy, Ewing et Rosenhain. La limite élastique peut donc être dépassée sans qu’il apparaisse de lignes de Lüders.
- Dans la région occupée par ces lignes, surtout au voisinage et au-dessous de l’entaille, on voit, sous un grossissement plus fort, que les grains du métal, déchaussés par la déformation, tendent à remplir les mailles des lignes des Lüders : l’ensemble donne assez bien l’impression d’une tresse. Il pourrait donc exister une relation entre la grosseur du grain et l’écartement des lignes. Sur beaucoup de grains, on retrouve les petites stries décrites par MM. Charpy, Ewing et Rosenhain; mais, ce qui est nouveau, c’est que ces stries sont pratiquement parallèles, en chaque point, à l’une ou l’autre des lignes de Lüders adjacentes (fig. 7,200 diam.). Ce parallélisme fait immédiatement soupçonner que les stries en question ne sont pas dues, dans le cas de l’acier doux, à des glissements de clivages cristallins, comme l’ont supposé MM. Ewing et Rosenhain. Mais l’argument n’est pas décisif : on peut répondre que les clivages fortuitement parallèles aux lignes de Lüders sont justement ceux qui ont dû se montrer les premiers.
- L’une des faces latérales déformées a été planée à la lime, et repolie en bas-relief, c’est-à-dire sur un parchemin humide très légèrement imprégné de rouge. Sous les deux bourrelets adjacents aux joues de l’entaille, la ferrite se sillonne alors parallèlement à la schistosité localement acquise : elle s’est divisée en strates minces inégalement résistantes à l’usure. Mais cet effet apparaîtra mieux marqué sur un autre échantillon et nous y reviendrons.
- Le polissage en bas-relief a été suivi d’une attaque de 4 heures par l’acide sulfurique à 1/5, entre 40 et 50° environ. La zone des déformations permanentes a été tracée d’accord avec ce qu’avait montré la face polie; mais les parties en traits pleins et, à plus forte raison, les parties pointillées du contour ABCD de la figure 3 bis sont si faiblement indiquées que, pour les retrouver et les reconnaître, il fallait en savoir d’avance l’existence et la position. Par contre, les déformations principales, c’est-à-dire les bourrelets de part et d’autre de l’eu-taille et leurs ramifications se creusent fortement et rapidement : on les voit en noir sur la figure 8 (grossissement de 15 diam.).
- Sur une autre éprouvette entaillée avec le même couteau sous une pression lente de 2 470 kilogrammes, on a pris les courbes de niveau d’une face latérale.
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- Ci-dessous les altitudes des différentes courbes rapportées simplement à la base inférieure du support sur lequel était collée la barrette.
- Numéros des courbes. Altitude (millimètres).
- Altitude maximum......................11,47
- 1 ...........................11,30
- 2 ...........................11,14
- 3 ...........................11,03
- 4 ...........................10,96
- 5 ........................... 10,95
- 6 ...........................10,94
- 7 ...........................10,93
- Les courbes sont réunies sur la figure 5. A partir des deux pics voisins de l’entaille, le métal s’abaisse en pente de plus en plus douce, à peu près concentriquement. On remarquera que toutes les courbes de 1 à 5 se rapprochent de l’entaille au voisinage de l’arête supérieure; on remarquera aussi le point de rebroussement de la courbe 2 en regard de la pointe de l’entaille et les dépressions indiquées par les courbes 6 et 7, notamment contre la base inférieure.
- Mais, pour interpréter ces faits, il convient de se reporter aux remarquables travaux de M. Léger (1). Cet ingénieur, imitant l’exemple de Wertheim (2), a appliqué à l’étude des problèmes mécaniques les anciennes observations faites par Seebeck en 1813 et par Brewster en 1816 sur la double réfraction du verre trempé ou soumis à des efforts; La barrette de verre est placée entre un polari-seur et un analyseur (prisme de Nicol), dont la section principale menée par les petites diagonales du rhombe est constamment parallèle au plan de polarisation. Dans ces conditions, les parties en équilibre ou neutres conservent leur apparence ordinaire, tandis que les parties intéressées par les efforts sont marquées par des irisations, des plages laiteuses ou des obscurités.
- La figure 4 montre les apparences obtenues dans la compression, au moyen d’une vis de serrage, d’un prisme droit de verre appuyé contre un plan. Le cas est semblable à celui que nous étudions ici. La force appliquée se transmet par une série double ou triple d’ondes elliptiques irisées (zone pointillée du schéma) ; au delà de ces auréoles, la force se propage en se diffusant suivant des courbes en S ou en queues de triton divergentes, dont la surface est laiteuse et qui sont hachurées horizontalement sur le schéma. Une région sombre, en forme de T renversé, prenant son point d’appui sur la base, se resserre et s’élance en flèche vers le point comprimé d’où partent aussi deux flammes symétriques de même
- (1) Constitution moléculaire des corps trempés : Communication présentée à la Société des sciences industrielles de Lyon le 25 juillet 1877. — Transmission des forces extérieures au travers des corps solides ; Bulletin de la Société des Ingénieurs civils, 1879.
- (2) Annales de chimie et de physique, 3e série, t. XL, p. 156 (1854).
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- aspect le long des bords supérieurs des queues de triton (hachures croisées dn schéma). Enfin, les régions blanches sont neutres.
- M. Léger interprète comme il suit ses observations : les ondes irisées sont le lieu des points le plus vivement pressés par des forces obliques, la lumière laiteuse marque les points intéressés par d’autres forces obliques plus diffusées dans la masse; les plages obscures circonscrivent la zone sollicitée par des efforts normaux ou parallèles aux plans de polarisation.
- Il est à remarquer que la rupture suit le contour des auréoles elliptiques, celui des plages obscures ou la limite de la région laiteuse et des parties neutres.
- Si nous comparons ces résultats aux nôtres, nous retrouvons le T obscur de M. Lég er avec sa pointe indiquée par le rebroussement de la courbe 2 (fig. 5) et sa traverse par la dépression au-dessous de la courbe 6, contre l’arête inférieure. Les pointements obscurs dirigés vers le point de pression sont figurés par la tendance des courbes 1 à 5 à se replier tangentiellement à l’arête supérieure de la barrette.
- Il y a donc une étroite parenté entre les indications données à M. Léger par la lumière polarisée et celles que nous obtenons au moyen des courbes de niveau.
- En les rapprochant, on voit facilement que les ellipses irisées du verre correspondent aux reliefs principaux et ondulés de l’acier doux, la lumière laiteuse aux reliefs faibles, les zones obscures aux dépressions relatives ou absolues.
- Les effets de traction accompagnant un effort de compression peuvent sembler surprenants à première vue; mais on s’en rend bien compte si l’on réfléchit que l’enfoncement du couteau et la formation du renflement qui en résulte déterminent un appel de matière à partir des régions voisines vers la pointe du couteau et le renflement consécutif; en même temps, le segment comprimé, en s’enfonçant comme un coin, écarte le métal à droite et à gauche, d’où une traction, visible surtout le long de la base inférieure, qui n’est pas encore atteinte par le refoulement.
- Une autre conséquence intéressante de cette comparaison entre les expériences de M. Léger et les nôtres, est que la rupture tend toujours à se faire là où la matière est sollicitée en sens contraires ou tout au moins différents, c’est-à-dire à l’intersection d’une zone comprimée et d’une zone étirée ou à la limite dune zone déformée et d’une zone neutre.
- Ce qu’on appelle la fibre neutre est une ligne de plus grande fatigue, au moins relative.
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- AVRIL
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- Entaillage par pression lente avec couteau mousse.
- Fig. 10. — 30 diamètres. Éclairage oblique.
- Fig. 11. — (Après attaque) lo diamètres,
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- 2. — Entaillage avec couteau ?7iousse.
- On a suivi, dans les expériences, la même marche que pour le couteau tranchant, et les résultats pourront être décrits plus rapidement.
- La face latérale est représentée au grossissement de 8 diamètres par le photogramme de la figure 9. Le schéma serait analogue à celui de la figure 3 bis, avec cette différence que la surface intéressée est un peu moindre, bien que la pression d’entaillage (3120 kilogrammes) ait été plus grande et que les deux bourrelets, de part et d’autre de l’entaille aiguë, sont remplacés par un bourrelet unique concentrique à l’entaille arrondie (fig. 10 à 30 diamètres, éclairage oblique).
- Entre l’entaille et la base opposée, groupe de lignes de Lüders conjuguées, microscopiques, semblables à celles qu’avait produites l’enfoncement du couteau tranchant (fig. 10).
- Au-dessous du bourrelet, et opposé par le sommet à l’entaille, delta déprimé tracé par l’intersection des lignes, mais beaucoup moins accentué que dans le cas du couteau tranchant.
- Sous grossissement plus fort, la région à lignes de Lüders présente le même aspect que précédemment (fig. 7 à 200 diam.); c’est-à-dire que les microstries des grains de ferrite sont partout parallèles, ou à pen près, à l’une des lignes de Lüders qui se coupent au voisinage.
- Par polissage en bas-relief, la schistosité acquise par la ferrite dans la région du bourrelet autour de l’entaille apparaît très clairement (fig. 12, 250 diam.). Les inclusions très sombres sont les grains de perlite qui eux-mêmes ont été étirés ; la masse principale, qui est la ferrite, montre des veines alternativement plus sombres (en relief) et plus claires (en creux), grossièrement parallèles, dans leur ensemble, au contour de l’entaille, avec des inflexions secondaires autour des grains de perlite.
- L’attaque par l’acide sulfurique grave profondément la région du bourrelet (fig. 11 à 15 diam.), et s’atténue ensuite progressivement.
- Il n’a pas été pris de courbes de niveau.
- Si l’on compare les déformations produites par les deux couteaux, on trouve que le volume intéressé a été moindre par le couteau mousse sous une pression plus grande; mais la différence principale est que la dépression par traction au droit de l’arête du couteau est plus marquée pour le couteau tranchant. Celui-ci tend à courber les strates de la tôle qui lui sont opposées sous un très petit rayon, et comme la longueur intéressée sur ces strates est alors très faible, la déformation locale est très grande et on arrive à la coupure; avec le couteau Tome 101. — l(r semestre. —Avril 1901. 34
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- mousse, la courbure des strates se fait sous un plus grand rayon ; la longueur intéressée est assez grande pour supporter un allongement absolu très notable : il n’y a plus division de la matière, en admettant toujours, bien entendu, qu’il s’agisse de corps suffisamment plastiques.
- — ENTAILLES PAR CHOC (âü MARTEAU).
- 1. — Avec couteau tranchant.
- Le coup de marteau a été un peu oblique. La zone intéressée (photogramme 13 et schéma 13 bis à 5 diam.) intercepte sur l’arête supérieure 3 millimètres à gauche et 4 millimètres à droite ; elle est encore formée d’un demi-cercle net, avec prolongement elliptique CDE vers le bas. Lignes de Lüders comme dans le cas de l’entaillage par pression lente, mais plus grosses, déjà un peu visibles à l’œil nu, et, par contre, moins développées. Dans l’axe de l’ellipse CDE et dans le prolongement de l’entaille, mais un peu de travers, à cause de l’obliquité du coup, sillon creux FG bien marqué.
- Bourrelets contre les joues de l’entaille.
- Microstries sur certains grains de ferrite, toujours parallèlement aux lignes de Lüders.
- 2. — Avec couteau mousse.
- La zone intéressée ABCD intercepte sur l’arête supérieure une longueur de 10 millimètres, diamètre d’un demi-cercle concentrique à l’entaille; au-dessous, groupe de lignes de Lüders conjuguées, visibles à l’œil (fig. 14 et 14 bis à 5 diam.).
- Bourrelet plissé en saillie épousant la forme du couteau, comme dans le cas de l’entaillage par pression lente.
- Microstries associées aux lignes de Lüders.
- La différence entre les deux couteaux se traduit surtout, dans le cas du choc, par le sillon FG (fig. 13 bis), qui prolonge le couteau tranchant et ne se montre pas avec le couteau mousse.
- Au point de vue du mode d’enfoncement, le choc paraît diminuer le volume intéressé; il est vrai qu’une comparaison exacte n’est pas ici possible, le choc n’ayant pas été chiffré ; mais nous trouverons plus loin des raisons précises de penser que la diminution du volume intéressé est bien, pour une part, due à l’augmentation de la vitesse d’impact.
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- c. Entailles mixtes au rabot rectifiées par le couteau tranchant.
- Le couteau a été appuyé par pression lente sous une charge de 1 340 kilo-
- grammes.
- Couteau tranchant.
- Entaillage par choc.
- Couteau mousse.
- Fig. I 3. — 3 diamètres.
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- Fig. 13 bis. — 5 diamètres.
- Fig. 14. — 5 diamètres.
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- Fig. 14 bis. — S diamètres.
- Fig. 13. — Entaille au rabot rectifiée par couteau tranchant ; 5 diamètres.
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- La rectification a suffi pour faire apparaître quelques traces de grosses lignes de Ltiders au-dessous de l’entaille, une dépression allongée FH dans son pro-
- 2000 a
- Fig. 16. — Flexion d’un prisme de verre, d’après Léger.
- Fig. 17. — Étapes successives du pliage d’une barrette non entaillée.
- Fig. 18. — Pliage d’une barrette non entaillée; courbe de niveau; 6,5 diamètres.
- longement et deux commencements de bourrelets de chaque côté de sa pointe (fig. 15, 5 diam.)
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- G. -- DÉFORMATIONS DUES AU PLIAGE SEUL
- a. Éprouvettes non entaillées.
- Pour comprendre le rôle des entailles, il convient d’examiner tout d’abord le pliage d’une barrette non entaillée, et, pour cela, il faut encore remonter aux travaux de M. Léger que M. Hartmann, par une autre méthode, a d’ailleurs en grande partie confirmés en ce qui regarde la flexion.
- La figure 16, empruntée à M. Léger, montre la distribution des efforts dans , . une petite poutre en verre reposant sur deux appuis de niveau et chargée en son milieu par la pression d’une vis. La représentation conventionnelle des apparences optiques dues à la lumière polarisée est la même que pour la figure 4. Les anneaux irisés, lieu des points le plus vivement pressés par des forces obliques, sont figurés par leurs contours ; les zones laiteuses, lieu des points intéressés par d’autres forces obliques plus diffusées dans la masse, sont hachurées horizontalement; les plages sombres, sollicitées par des efforts normaux ou parallèles aux plans de polarisation, portent deux systèmes croisés de hachures obliques ; les parties neutres sont laissées blanches.
- Le schéma est presque identique à celui de la figure 4 correspondant à la compression par une vis d’un prisme droit reposant sur une plaque continue. Les anneaux irisés se développent à partir des points de contact du verre avec la vis et les appuis ; les angles supérieurs restent seuls neutres ; les parties laiteuses sont séparées des parties obscures par des accolades : la pointe de l’accolade inférieure monte en flèche jusqu’au point de pression à travers les anneaux irisés, et forme en même temps l’une des extrémités d’une lentille perpendiculaire aux bases, lentille dont l’extrémité inférieure s’appuie sur le milieu de la portée. Les contours des accolades, ceux delà lentille et les limites des différentes zones sont des surfaces de rupture éventuelles.
- Gomme terme de comparaison, nous avons soumis au pliage par pression lente une barrette de nos dimensions usuelles (30 X 10 X 8 millimètres) portant sur deux appuis espacés de 21 millimètres. Le métal n’est plus celui qui a servi aux autres expériences : ce dernier était trop plastique et eût plié à bloc sans traces de criques. Nous avons pris un autre acier, qualité « tôles de coque », passablement fragile et donnant à l’essai par traction 40 kilogrammes de résistance avec 20 p. 100 d’allongement sur 20 centimètres. Le pliage a été fait en huit fois, conformément au diagramme de la figure 17, dont les ordonnées sont des pressions et les abscisses les déplacements du poinçon multipliés par 5 Ap rès chaque interruption du pliage, on a pris la photographie de la face laté-
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- raie primitivement polie et, l’opération terminée, les courbes de niveau de cette même face.
- Les photographies sont reproduites, au grossissement de 5 diamètres, par les figures 19 A, B, C, D, E, F, G et H.
- A 1 000 kilogrammes (fig. 19 A), la zone déformée se réduit à ce que nous appellerons une nappe de compression formée d’un segment de cercle autour du point comprimé; ce segment est recoupé par quelques grosses lignes de Lüders visibles à l’oeil. A ce moment, l’enregistreur n’a pas encore indiqué la limite élastique.
- A 1 250 kilogrammes, la limite élastique indiquée par l’enregistreur est largement dépassée. La nappe de compression s’est étendue concentriquement jusqu’à la base inférieure (fig. 19 B). Les lignes de Lüders autour du point comprimé se sont élargies et étendues ; un autre groupe s’est formé à l’opposé et se raccorde plus ou moins avec le premier. L’intersection de ses lignes forme un triangle dont le sommet est tourné vers le poinçon ; c’est la pointe de l’accolade de M. Léger, et comme elle est sombre pendant que la nappe de compression est brillante sous le même éclairage, elle marque l’apparition d’une nappe de traction déprimée.
- La figure 19 G (1 730 kilogrammes) ne diffère pas beaucoup de la précédente. La nappe de compression s’est un peu étendue et a pris des contours plus accusés, les lignes de Lüders tendent à s’embrouiller.
- A 2000 kilogrammes (fig. 19 D), la nappe de traction, en partie claire sur le photogramme, a gagné les appuis; l’accolade est complète et sa pointe monte vers le poinçon. La nappe de compression continue à s’étendre lentement tout en restant à peu près demi-circulaire.
- Le photogramme 19 E (2 080 kilogrammes) montre très clairement la nappe de traction sombre atteignant le point comprimé et la nappe de compression claire. Les deux nappes de traction supérieures le long de l’arête du haut, à droite et à gauche du point comprimé, sont aussi indiquées par deux flammes en clair.
- A 2770 kilogrammes (fig. 19 F), même forme générale. L’accolade de M. Léger reste très nette et s’infléchit davantage, le pliage se poursuivant.
- A partir de 2 770 kilogrammes, l’opération continue à pression constante, puis décroissante. Les deux dernières figures deviennent moins claires que les précédentes; les détails se perdent dans les grandes déformations; de plus, deux criques apparaissent sur la figure 19 G et s’accentuent sur la figure 19 H; dès lors, on se trouve avoir réellement affaire à une barrette entaillée : il en résulte une nouvelle distribution des efforts et, par suite, une certaine confusion.
- Pour ces raisons, il eût été préférable d’arrêter le pliage après la cinquième interruption, à 2 680 kilogrammes, et de prendre là les courbes de niveau.
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- Fig. 19. — Étapes successives du pliage d’une barrette non entaillée; 5 diamètres,
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- Celles que nous avons obtenues en poussant le pliage jusqu’aux criques sont réunies sur la figure 18. Elles correspondent aux altitudes suivantes, les cotes étant rapportées à la base inférieure du support :
- Altitudes. -
- Numéros des courbes. (millimètres).
- Altitude maximum............................................ 11,77
- 1 11,53
- 2 11,19
- 3 10,81
- 4 10,70
- a .................................. 10,60
- 6 10,25
- 7 10,08
- 8 9,88
- Ces courbes montrent l’effet de traction relative sur l’arête supérieure et nettement la base de la grande accolade, mais non le pointement de cette accolade vers le poinçon. Comme on l’a déjà dit, ce pointement a été effacé par les grandes déformations ; mais les photogrammes successifs jusqu’aux figures 19 E et F sont assez probants pour identifier le pliage de l’acier doux au-dessus de la limite élastique avec la flexion du verre au-dessous de cette limite, telle que la lumière polarisée l’a révélée à M. Léger.
- Comme dans le cas de l’entaillage, les plages sombres en lumière polarisée (pour la position indiquée de l’analyseur par rapport au polariseur) correspondent à des effets de traction, les plages irisées et laiteuses à des effets de compression, normalement aux faces latérales
- Les conclusions de M. Léger, comme l’avait bien compris leur auteur, ont donc un caractère de grande généralité, puisqu’elles restent valables au-dessus comme au-dessous de la limite élastique. Elles réduisaient la doctrine classique a l’état d’abstraction mathématique, ce dont personne, depuis plus de vingt ans, ne s’était encore aperçu.
- Le fait capital qui se dégage de ces révélations de la lumière polarisée, c’est la superposition partielle, la pénétration apparente des nappes de compression et des nappes de traction. Nous disons pénétration apparente, parce que l’analyse des phénomènes, au double point de vue de leur succession dans le temps et de leur répartition à l’intérieur de la masse soumise aux efforts, n’est pas encore complète. L’étude des déformations internes pourrait être abordée par l’introduction de broches bien ajustées que l’on retrouverait ensuite sur des coupes et que l’on repérerait. Actuellement, le mot pénétration des nappes exprime simplement l’apparence extérieure des faits, et cette apparence est une résultante.
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- b. Éprouvettes entaillées.
- Après le pliage des éprouvettes non entaillées, nous pouvons maintenant aborder plus utilement celui des barrettes entaillées.
- Gomme c’est le pliage seul que nous étudions, il faut éviter toute autre cause
- Fig. 20 btb. — o diamètres.
- Commencement de pliage
- Fig. 20. — 5 diamètres.
- d’une barrette entaillée.
- ’Fig. 21. — Pliage d’une barrette entaillée. Acier normal, non fragile; pression lente; o diamètres. Courbes de niveau.1
- antérieure de déformation. Les entailles seront donc faites à la scie, l’enfoncement d’un couteau produisant un écrouissage par lui-même. Le trait de scie aura, selon les habitudes de M. Fremont, pour les barrettes de 30 x 10 X 8 millimètres, 1 millimètre de largeur et autant de profondeur.
- Nous avons pris d’abord l’acier normal qui a servi pour la plupart de ces
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- expériences, et nous en avons plié une barrette d’un petit angle de 2°30', après polissage préalable d’une face latérale.
- Ce commencement de pliage, dont la figuration a été négligée sur les schémas 20 et 20 bis, a déterminé l’apparition d’une nappe de compression demi-elliptique ABC, dont le centre coïncide avec l’arête du poinçon et le grand axe avec la ligne joignant le poinçon à l’entaille ; en même temps, une nappe de traction DEF, de forme ovoïde et dont l’axe coïncide avec celui de la demi-ellipse de compression, touche le poinçon par son sommet aigu, tandis que le sommet arrondi dépasse le fond de l’entaille. Cela a déjà été dit dans la note de février; mais il fallait le répéter pour la comparaison des expériences.
- Il n’y a pas de lignes de Lüders franchement visibles, ni à l’œil, ni au microscope : on a essayé de se faire une idée de leur direction virtuelle, d’après celle des microstries de la ferrite, microstries qui sont approximativement parallèles, comme nous l’avons vu, aux lignes de Lüders de la région. On est arrivé ainsi, après avoir dessiné à la chambre claire toute la région déformée, au schéma de la figure 20 bis ; mais ce schéma ne peut être donné que sous toutes réserves ; les grains de ferrite striés ne sont pas très nombreux; il existe des irrégularités secondaires en raison des déformations individuelles des fragments de grains mal encastrés : c’est dire que la méthode peut être sujette à caution. Les directions parallèles au contour ABC de la figure 20 sont les plus authentiques ; il n’est pas certain que les lignes près de l’entaille soient le prolongement des lignes du groupe du poinçon ; les deux groupes sont séparés par une région confuse laissée en blanc sur la figure. Le groupe du poinçon, par comparaison avec les dessins de M. Hartmann, appartient certainement, au moins pour la plus grande part, à la nappe de compression; quant au groupe contre l’entaille, on ne peut pas décider s’il appartient à la nappe de compression ou à la nappe de traction, les deux nappes suivant dans cette région des contours peu différents.
- Le point important est que l’accolade de M. Léger se transforme du fait de l’entaille, tout au moins au début du pliage, en une nappe ovoïde telle que DEF de la figure 20. C’est seulement à un stade plus avancé du pliage et pour les métaux non fragiles que l’accolade apparaît. L’intersection des deux nappes, c’est-à-dire le contour C G F H de la fig. 20, est maintenant l’un des lieux de plus grande fatigue, donc une surface de rupture possible.
- Mais il n’est pas le seul de son espèce : nous avons encore à considérer la lentille de la figure 16, schéma de la flexion suivant M. Léger. C’est là une autre surface de rupture possible, et c’est elle qui se montre de préférence dans les métaux fragiles.
- Examinons par la méthode des courbes de niveau trois métaux d’inégale fragilité, notre acier doux normal, un cuivre rouge passablement fragile et un acier franchement fragile.
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- Les résultats sont donnés respectivement par les figures 21, 22 et 23, les altitudes par le tableau ci-dessous :
- Altitudes (millimètres).
- Numéros (les courbes. Acier normal . Cuivre. Acier fragile.
- Altitude maximum. . . . . . 11,00 12,03 12,44
- 1 . . . 10,95 11,92 12,26
- î> . . . 10,80 11,82 12,08
- 3. . . . . . . . . . 10,65 11,72 12,05
- 4 . . . 10,50 11,60 11,95
- 5 . . . 10,35 11,54 ))
- 6 . . . 10,20 11,48 »
- 7 . . . 10,10 11,37 ))
- 8 . . . 10,05 11,22 »
- 9 . . . 9,95 )) »
- 10 . . . 9,85 » ))
- 11 . . . 9,75 » ))
- 12 . . . 9,55 )) ))
- Sur la figure 21 (acier normal non fragile), le renflement autour du poinçon est représenté par les courbes 1 à 7 ; ces courbes ne montrent pas de rebroussement, mais elles sont aplaties en face de l’entaille et possèdent chacune deux points de plus grande courbure : le lieu de ces points est formé de deux lignes pointillées : ce sont deux anticlinaux. Du côté étiré, les courbes de niveau 7 à 11 montrent également deux points de plus grande courbure, dont l’ensemble constitue deux synclinaux figurés encore en pointillé; ces synclinaux appartiennent à la limite ovoïde de la nappe de traction. On voit que les accolades ont leurs pointes coupées à la rencontre de l’ovoïde, qui les remplace maintenant comme ligne de plus grande fatigue, ligne suivant laquelle se fera la rupture pour les corps non fragiles.
- La figure 22 (cuivre rouge assez fragile) est formée des mêmes éléments que la précédente, mais avec des différences importantes. Le renflement est plus aplati que dans l’acier normal et se rapproche beaucoup moins de l’entaille; ses courbes ont toutes un point de rebroussement; les accolades ne sont plus coupées, mais refoulées seulement par l’ovoïde de traction et leurs pointes repoussent les courbes du relief. Aussi la rupture est-elle déjà plus qu’amorcée.
- La figure 23 correspond à un acier fragile. Elle ne donne que l’une des moitiés de la barrette rompue. Le renflement de compression (courbes 1 et 2) est peu saillant et peu étendu; il est complètement coupé par la dépression due à l’effet de traction. La traction se traduit par une striction de largeur et de profondeur notables.
- Dans un acier encore plus fragile, la rupture suivrait uniquement ou alternativement l’un ou l’autre côté de la lentille de la figure 16 (reproduite d’après M. Léger), c’est-à-dire, pratiquement, la ligne droite qui joint le poinçon à l’en-
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. 529
- taille ; le relief de compression et la contraction de traction seraient presque nuis.
- Fig. 22. — Pliage d’une barrette entaillée de cuivre rouge assez fragile: pression lente; 6,5 diamètres. Courbes de niveau.
- Fig. 23. — Pliage d’une barrette entaillée d’acier fragile; rupture par choc; 6,5 diamètres.
- Courbes de niveau.
- En résumé, dans une barrette entaillée soumise au pliage, il y a, sur une face latérale, trois lignes de plus grande fatigue (fig. 24) :
- 1° L’accolade ACB,
- 2° La lentille CDEF ; toutes deux indépendantes de l’entaille;
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- 3° La courbe CDGH, que nous appellerons l’ellipse, sans attacher à ce mot un sens géométrique rigoureux; celle-ci est due à l’entaille et son aire représente la surface commune aux deux nappes de traction et de compression.
- En présence de l’entaille, l’accolade apparaît tardivement et ne joue plus qu’un rôle secondaire.
- Restent l’ellipse et la lentille.
- Comme l’a montré M. Fremont dans la note de février, si le renflement dû. à la compression atteint l'entaille et y acquiert une importance suffisante, la
- Fig. 24.
- rupture suit l’ellipse; sinon, elle suit la lentille, soit de part en part, soit jusqu’à ce qu’elle rencontre un renflement suffisant qui l’oblige à le contourner Bans le premier cas, le métal n’est pas fragile; il l’est, plus ou moins, dans le second. Cela est si vrai qu’il suffit de produire le renflement d’avance, en appuyant un poinçon contre la barrette posée sur un support plan continu, pour qu’un acier naturellement fragile cesse de se montrer tel à l’essai de pliage ultérieur. La fragilité, bien entendu, est toujours relative aux conditions de l’essai.
- II
- EFFORTS ET DÉFORMATIONS COMPARÉS
- A. — ÉPROUVETTES ÉCROUIES PAR l’eNTAILLE AU COUTEAU
- a. Pliage par pression lente.
- a. — Éprouvettes entaillées au couteau par pression lente.
- La barrette entaillée par couteau tranchant (Bb a 1) a été pliée de 18° sous un effort de 1516 kilogrammes jusqu’à commencement de crique. La zone
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. 531
- Fig. 25 A.
- Fig. 25 B. Fig. 25 C.
- Acier normal; éprouvette entaillée au couteau tranchant par pression lente; pliage par pression lente;
- phases successives du pliage; 8 diamètres.
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- Fig. 26 A.
- Fig. 26 R. Fig. 26 C.
- Acier normal; éprouvette entaillée au couteau mousse par pression lente; pliage par pression lente; phases successives du pliage; 8 diamètres.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. 533 Pliage progressif par pression lente de barrettes entaillées.
- Avec couteau tranchant.'-. ' ' ' Avec couteau'mousse.
- Tome 101. — i«r semestre. _ Avril 1901.
- 3a
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- 534 MÉTALLURGIE. ---- AVRIL 1901.
- intéressée par la déformation (fig. 25 A et 25 A bis) est délimitée par le contour ABCDEF ; la longueur AB interceptée sur l’arête inférieure est restée ce qu’elle était après l’entaillage et avant la flexion; sur l’arête opposée, qui est maintenant l’arête comprimée, la base de la nappe de compression a atteint 14 millimètres. Deux amorces de fentes symétriques se sont produites en cl 1 et g / (fig. 25 A. bis); ces fentes suivent les lignes synclinales à la limite des nappes de traction et de compression, c’est-à-dire le sommet de l’ellipse du côté de l’entaille.
- Vues au microscope, les amorces de fentes ne sont pas simples : ce sont des groupements de fentes élémentaires qui tendent à suivre soit les strates de la tôle, soit des lignes obliques par rapport à la direction de la déformation globale. Mais, comme nous avons maintenant, dans la plus grande partie de la préparation, superposition de deux ou trois systèmes de déformation (par entaillage et par pliage, par traction et par compression), les lignes de Lüders et les microstries correspondantes s'embrouillent : il n’y a plus intérêt à s’en occuper ni à se servir du microscope. Il suffira de noter les déformations visibles à l’œil nu.
- Le pliage a été poussé ultérieurement à 40° (fig. 25 B et 25 B bis). Les fentes d1 et g 1 s’ouvrent en suivant l’ellipse, et une nouvelle fente dS, h peu près parallèle kd1, tend à se former à partir de g /. Cette seconde fente peut être amorcée par un point faible de la tôle, tel qu’une couche de scorie. Des lignes MN partent des abords des déchirures et se dirigent vers les points d’appui : ce sont les accolades de M. Léger, modifiées par la présence de l’entaille.
- Le pliage a été poussé plus loin encore, à 74° (fig. 25 C et 25 C bis). La fente d1 ne s’est pas poursuivie. Les fentes d$ et g 1 se sont ouvertes, toujours en suivant l’ellipse; des plissements parallèles à la surface de cassure se forment entre elles dans la région la plus fatiguée. Les accolades se sont accentuées, si on les regarde dans de bonnes conditions d’éclairage.
- Des expériences similaires ont été faites sur la barrette entaillée avec le couteau mousse (Bb« 2) et cette barrette a été successivement pliée de 15° sous 1625 kilogrammes, de 45° et de 72°. Les résultats sont représentés par les photogrammes 26 A, B et C et les schémas correspondants 26 A, B et C bis. Ils sont semblables aux précédents, sauf cette différence secondaire, que la fente de gauche g 1 reste rudimentaire et que la fente de droite d 1 s’ouvre seule, toujours en suivant une des moitiés de l’ellipse. Il suffit, pour que cette dissymétrie apparaisse, que le poinçon ne soit pas rigoureusement en regard de l’entaille ou d’un manque d’homogénéité dans la tôle.
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- 535
- (L — Éprouvettes entaillées au couteau par choc.
- Les barrettes avaient été entaillées comme il a été dit en Bb (3 1 et 2. On les a pliées d’emblée à 45° environ : les résultats sont pratiquement les mêmes que pour les barrettes du même métal entaillées par pression lente. 11 est inutile de donner des figures.
- Une des barrettes, pliée à 45°, a été dressée à la lime sur une des faces latérales jusqu’à disparition des déformations et polie ; on l’a ensuite attaquée pendant 3 heures par l’acide sulfurique tiède étendu de quatre fois son volume d’eau. Abstraction faite des déformations dues à l’entaillage, déformations déjà étudiées et limitées au voisinage de l’entaille, l’attaque dessine un anneau elliptique (fig. 27 à 8 diamètres, et 28 à 15 diamètres, éclairage vertical, préparation repolie partiellement après attaque). On retrouve ainsi l’ensemble des synclinaux et des anticlinaux de la surface, c’est-à-dire le lieu des plus grandes déformations, limite des nappes de traction et de compression. L’attaque maximum se fait d’ailleurs, comme on le voit sur la figure 28, suivant deux systèmes de lignes, les strates de la tôle et des ellipses concentriques dont l’ensemble forme l’anneau elliptique.
- La figure 29 montre un autre acier préparé dans les mêmes conditions que précédemment et attaqué par le même réactif, mais pendant une heure seulement. Ce métal est beaucoup plus schisteux que notre acier normal et s’attaque beaucoup plus facilement (1). L’anneau elliptique des déformations maximum est très marqué à droite; à gauche, il se dédouble, parce qu’il s’est produit de ce côté deux criques successives, comme nous l’avons déjà vu sur les figures 25 B et C bis : chaque déchirure est l’origine d’une demi-ellipse.
- b. Pliage par choc. — Influence de la forme des entailles.
- Trois barrettes de l’acier nor mal, respectivement entaillées par la scie, par le couteau mousse et par le couteau tranchant (pression lente), ont été essayées
- (1) Il est intéressant de remarquer, à propos de la fig. 29, que, dans un acier, la fragilité peut êti'e très différente suivant différentes directions. Si le métal est schisteux, comme c’est ici le cas, et que les strates soient normales à la direction du poinçon, l’influence de l’entaille ne se fera pas sentir,les strates étant faiblement liées et la barrette se comportant comme un paquet de tôles minces séparément très défavorables. Au contraire, la fragilité serait extrême si les strates étaient perpendiculaires au grand axe de la barrette. En fait, il y autant de résis-stances à chaque mode d’essai que de modes de structure concomitants, et c’est la moindre de ces résistances par rapport aux conditions de l’essai qui apparaît.
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- Fig. 27. — 8 diamètres.
- Fig. 28. —,15 diamètres.
- Acier normal plié après entaillage par couteau. Attaqué par S04H2 à 1/5°
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- Fig. 29. — Acier schisteux plié après entaille à la scie et attaqué par S04II2 à 1/5®. 8 diamètres.
- Fig. 30. — Acier normal recuit 2 heures à 900° dans H; 100 diamètres, attaqué par l’iode.
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- ÉTUDE EXPÉRIMENTALE SUR LE PLIAGE DES BARRETTES ENTAILLÉES. 537
- au pliage par choc (mouton de 10 kilogrammes tombant de 4 mètres) et ont exigé respectivement pour la rupture :
- Entaille à la scie..................30 kilogrammètres.
- Entaille au couteau mousse....... . 5 —
- Entaille au couteau tranchant....... 2 —
- En fait, la barrette entaillée à la scie n’est pas, à proprement parler,rompue; les deux moitiés restent reliées par un ligament plié; les lignes de rupture suivent les deux synclinaux ; la cassure est à nerf.
- Au contraire, les deux barrettes entaillées par les couteaux sont complètement rompues; les cassures sont à grain.
- La barrette entaillée au couteau mousse s’est pliée avant rupture de 10° environ; la barrette entaillée au couteau tranchant n’a pas pris de flèche notable.
- B. --- ÉPROUVETTES RECUITES APRÈS ENTAILLE AU COUTEAU
- a. Pliage par pression lente et par choc. — Influence de la forme de l’entaille.
- Dans les essais précédents, on a comparé des barrettes entaillées à la scie à d’autres entaillées par couteaux. Comme le sciage n’écrouit pas le métal et que l’entaillage au couteau l’écrouit dans un grand rayon et très fortement au voisinage du couteau, on pouvait se demander si cet écrouissage n’intervenait pas pour déterminer, en partie, les différences constatées dans les essais au choc.
- On a donc pris 6 barrettes de l’acier normal, dont deux avaient été entaillées à la scie, 2 au couteau mousse sous pression lente de 2 556 kilogrammes et 2 au couteau tranchant sous pression lente de 2166 kilogrammes, et on les a fait recuire au four Mermet dans un courant d’hydrogène pur et sec; la température a été maintenue pendant deux heures entre 850 et 900° et on a laissé refroidir avec le four.
- Le recuit devait faire disparaître l’écrouissage dans les barrettes entaillées par les couteaux, et mettre les barrettes entaillées à la scie dans les mêmes conditions que les autres. On pensait, d’ailleurs, qu’un recuit entre 850 et 900° ne modifierait pas beaucoup les propriétés mécaniques du métal initial. En fait, la surface a été un peu décarburée sur une faible épaisseur où la perlite a disparu en laissant quelques filaments de cémentite indépendante. A l’intérieur, là où la décarburation ne s’est pas fait sentir, la structure est devenue plus grossière ; les grains de perlite sont devenus plus volumineux et plus rares; le grain de la ferrite est également devenu plus gros et plus uniforme, avec tendance à l’organisation cristalline et disparition à peu près complète de la schistosité. (Fig. 30,
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- Acier normal entaillé par couteaux et recuit; pliages par pression lente et par choc; 3 diamètres.
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- 100 diamètres, attaque par la teinture d’iode. Comparer à la fig. 1 montrant le même acier avant recuit, dans les mêmes conditions d’attaque et de grossissement.) ; :
- Sur les barrettes entaillées à la scie, une face latérale avait été polie avant recuit; après recuit, ces faces polies sont devenues mates et montrent un double réseau correspondant vraisemblablement à la superposition de la structure ini-
- Fig. 33. — Acier normal entaillé par un couteau de même gabarit que le trait de scie normal et plié par choc ; o diamètres.
- tiale et de la structure nouvelle. Ces surfaces recuites ne se prêtent donc plus que très imparfaitement à l’étude des microdéformations.
- Il avait été décidé, en principe, de consacrer l’une des barrettes de chaque paire à un essai par flexion lente, et l’autre à un essai par choc. Mais, pour les barrettes entaillées à la scie, l’essai par pression lente, déjà fait plusieurs fois sur métal non recuit, ne présentait pas grand intérêt, le métal étant très au-dessus de ce genre d’essai. Une de ces barrettes a donc été gardée telle quelle; la seconde a subi un commencement de pliage statique de 11°, sous un effort de 1213 kilogrammes, puis elle a été essayée au choc (mouton de 10 kilogrammes tombant de 4 mètres). Elle s’est cassée à nerf, incomplètement, en exigeant un travail de 30 kilogrammètres, comme les barrettes non recuites du même métal.
- Les barrettes entaillées par couteau mousse ou tranchant, essayées au
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- pliage respectivement par pression lente et par choc, ont donné pratiquement les mêmes résultats que les barrettes non recuites essayées dans les mêmes conditions (II, At). Ces barrettes, après essai, sont représentées par les figures 31 (couteau mousse) et 32 (couteau tranchant), au grossissement de 5 diamètres; les marques P correspondant à la pression lente.
- Il paraît résulter de ces expériences que l'écrouissage local dû à l’entaillage n’a eu que peu d’influence, du moins pour le métal considéré.
- On a cherché, par la méthode des attaques, le lieu des grandes déformations sur les barrettes rompues au choc. Pour la barrette entaillée par couteau tranchant, la rupture se fait sans déformations, si ce n’est tout contre le point d’impact. Pour la barrette entaillée par couteau mousse, il se produit une striction et l’attaque est forte le long de la cassure. Dans tous les cas, la tendance à la rupture suivant l’ellipse, bien que la rupture se soit produite, en fait, suivant la lentille, se trouve marquée par une série de morsures isolées dessinant, à l’intérieur, l’ellipse d’ailleurs reconnaissable aussi sur les faces.
- La conclusion que l’écrouissage dû à l’entaillage n’a eu que peu d’influence, a été vérifiée par une autre méthode. On a entaillé par pression, avec un couteau ayant le gabarit du trait de scie normal, deux barrettes, non recuites, toujours du même acier, et on les a essayées au choc (mouton de 10 kilogrammes tombant de 4 mètres). Par comparaison avec les barrettes entaillées à lascie, on éliminait ainsi l’influence de la forme de l’entaille et la seule variable restante était l’écrouissage dû à l’entaillage, écrouissage presque nul dans le cas du trait de scie et important dans le cas de l’entaillage par couteau.
- Les barrettes ainsi entaillées au couteau (fig. 33), essayées au choc, se sont comportées comme les barrettes entaillées à la scie.
- b. Pliage par choc. — Influence des facteurs du choc.
- Cinq barrettes, préalablement entaillées par pression lente avec le couteau mousse, ont été recuites pendant deux heures dans l’hydrogène pur et sec entre 870 et 900°; on a laissé refroidir avec le four jusqu’à 300°, puis à l’air. Une face latérale a été polie après recuit.
- a. — Mouton de 10 kilogrammes.
- I. — Hauteur de chute = 0ra,20.
- La barrette a été pliée de 7° (fig. 34 A et 34 A bis). La zone intéressée est formée d’une nappe de compression ayant pour base CD = 10 millimètres sur l’arête comprimée et d’une nappe ovoïde de traction. Les deux lignes partant des
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- points A et B de l’arête étirée, et figurées en pointillé, correspondent aux accolades des barrettes non entaillées.
- Ni à l’œil, ni au microscope, on ne voit de lignes de Lüders bien définies. La fig. 34 B (même préparation au grossissement de 15 diam.) montrerait plutôt des lignes suivant le tracé de l’ellipse commune aux deux nappes et d’autres suivant les strates de la tôle ; mais tout cela confus ; les microstries sur les grains de ferrite ne donnent pas non plus d’indications claires : la déformation est déjà trop avancée.
- 2. — Hauteur de chute = 0m,40.
- La barrette a fléchi de 14° (fig. 35 et 35 bis). Le schéma des déformations est qualitativement le même que pour l’expérience précédente, avec des contours plus nets.
- 3. — Hauteur de chute = 4 mètres.
- La barrette s’est rompue brusquement et complètement avec un angle de 17° (fig. 36 et 36 bis, dans lesquelles les deux moitiés sont rapprochées). 5n retrouve, mais moins marqué, surtout pour la nappe de traction, le schéma des deux essais précédents ; de plus, une dépression très allongée s’étend de l’entaille à l’impact et la cassure suit une de ses lèvres : c’est la lentille de M. Léger que nous retrouvons ici, très franchement accusée. La ligne de rupture, regardée au microscope, montre des lignes secondaires parallèles à la surface de séparation et d’autres obliques, le tout sans grande netteté. La cassure est à grain avec mince liséré à nerf.
- (3. — Mouton de 1 kilogramme.
- 1. — Hauteur de chute = 2 mètres.
- La barrette n’est pas rompue et s’est pliée de 6° (fig. 37). La zone intéressée comporte une nappe de compression n’interceptant que 8m,5 sur l’arête comprimée et n’allant pas jusqu’à l’entaille : l’ovoïde de traction est visible; les lignes représentatives des accolades ne se montrent pas encore : elles n’apparaîtraient que pour une déformation poussée plus loin.
- 2. — Hauteur de chute = 4 mètres.
- La barrette est juste rompue, après avoir plié de 4° seulement : la rupture suit la lentille sur un de ses côtés (fig. 38). Les nappes de traction et de compression restent appréciables.
- Si l’on compare les essais <x et (3, on voit que le travail ne donne nullement la mesure de l’effet du choc. Avec un travail de 4 kilogrammètres,le mouton de
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- Fig. 35. — Mouton de 10 kilogrammes, tombant de 0ra,40. 8 diamètres.
- Fig. 30. — Mouton de ^kilogrammes,^tombant de 4 mètres. 8 diamètres.
- Barrettes entaillées par couteau mousse et recuîtes[; essais au choc; influence des facteurs de choc.
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- Barrettes entaillées par couteau mousse et recuites; essais au choc; influence des facteurs de choc: 5 diamètres.
- -- 10
- Fig. 34 A bis. — Mouton de 10 kilogrammes, tombant de 0m,20.
- Fig. 37. — Mouton de 1 kilogramme,, tombant de 2 mètres.
- - -11
- Fig. 35 bis. — Mouton de 10 kilogrammes, tombant de 0m,40.
- Fig. 38. — Mouton de 1 kilogramme, tombant de 4 mètres.
- 10 - -
- Fig. 36 bis. — Mouton de 10 kilogrammes tombant de 4 mètres.
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- 10 kilogrammes plie la barrette de 14° sans la rompre et le mouton de 1 kilogramme la rompt sans presque la plier.
- A travail égal, le volume intéressé est plus petit pour le petit mouton, c’est-à-dire pour la plus grande vitesse d’impact. La nappe de compression ne monte plus jusqu’à l’entaille, ce qui facilite la rupture suivant la lentille.
- C. --- ÉPROUVETTES NATURELLES ENTAILLÉES PAR TRAIT DE SCIE
- a. Pliage progressif par pression lente.
- Sept éprouvettes, toujours du même métal et entaillées à la scie, ont été pliées respectivement par pression lente, de 6, 12, 38, 70, 102, 120 et 145° environ ; de sorte que leur ensemble représente les phases successives du pliage d’une éprouvette unique.
- Le diagramme (fig. 39) dont les ordonnées en millimètres, multipliées par 43,3, sont les efforts en kilogrammes et dont les abscisses sont égales au quintuple de la course du poinçon, donne les sept essais superposés. Chaque chiffre indique le moment de l’expérience où a été arrêté le pliage de l’éprouvette de même numéro (fig. 40).
- Cette figure 40 réunit les photographies au grossissement de 2,5 diamètres. Bien que les surfaces n’aient pas reçu de poli complet, on peut y suivre approximativement, en partie par la déformation des traits primitivement espacés de 2,5 millimètres (à l’échelle des photographies), en partie parlesjeux de la lumière, la marche des déformations du métal. Les nappes de traction et de compression apparaissent nettement amorcées sur l’éprouvette 2 et complètes sur l’éprouvette 3 ; une déchirure à gauche se montre sur l’éprouvette 4 ; l’éprouvette 5 a deux déchirures symétriques; c’est celle de droite qui s’ouvre sur les éprouvettes 6 et 7. Ces déchirures suivent, comme à l’ordinaire, les lignes synclinales à la limite des nappes de traction et de compression.
- b. Pliage progressif par choc.
- Trois(éprouvettes, en acier doux fragile, ont été essayées sous des hauteurs de chute variables. Ces éprouvettes avaient les dimensions normales (30 X 10x8) et étaient entaillées à la scie.
- Eprouvette 1 :
- 1er choc : mouton de 1 kilogramme tombant de lm,7o
- 2e — — — — 2m,00
- Rupture transversale; cassure à grain; faible étirage sur le trait de scie seulement.
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- -4
- 3
- 2
- 1
- Acier normal. Pliage progressif par pression lente. _____________________ t*
- P’ig. 39. — Diagramme du pliage.
- Fig. 40. — États de la barrette aux différentes phases du pliage. 2,3 diamètres.
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- Éprouvette 4 :
- 1er choc : mouton de 0,5 kilogramme tombant de 2 mètres. Commencement de fissuration sur le trait de scie, mais non sur les faces latérales.
- 2e choc : mouton de 0,5 kilogramme tombant de 4 mètres. Rupture transversale ; cassure à grain avec bande étroite de nerf contre le trait de scie ; étirage sur le trait de scie avec striction courte.
- Éprouvette 5 :
- 1er choc : mouton de 0,5 kilogramme tombant de 1m,75. Commencement de fissuration sur le trait de scie, mais non sur les faces latérales ;
- 2e choc : comme le précédent. Les fissures s’agrandissent légèrement ;
- 3e choc : même mouton tombant de 2 mètres. Rupture transversale; cassure à grain, sauf bande de nerf le long du trait de scie ; étirage sur trait de scie avec striction sur le tiers de la hauteur des faces latérales.
- Les trois éprouvettes ont été photographiées (fig. 41). Elles n’avaient reçu qu’un polissage imparfait: les nappes de traction sont seules visibles; les nappes de compression sont rudimentaires.
- M. Fremont a montré, dans sa note de février, pourquoi les essais par traction ou compression, pris séparément, n’étaient pas suffisants pour faire connaître un acier : d’où l’utilité d’un essai mixte qui réunisse les deux autres. On arrive ainsi au pliage.
- D’autre part, le choix de barrettes de petites dimensions s’impose : lui seul permet de multiplier économiquement les essais autant qu’il est nécessaire pour vérifier l’homogénéité.
- Avec des corps fragiles comme le verre ou l’acier dur trempé, l’entaille ne servirait de rien.
- Mais quand on plie une petite barrette non entaillée d’acier doux ou d’un métal similaire, la nappe de traction s’étend sur une longue base : les fibres les plus étirées peuvent s’allonger sur une grande longueur, comme dans l’essai par traction, et l’allongement absolu est grand. Aussi tous les aciers doux, sauf accident, supportent-ils le pliage à bloc sur des barrettes de 8 millimètres d’épaisseur.
- Il faut donc établir un diagnostic différentiel : d’où l’entaille. L’allongement total sur la fibre la plus étendue se réduit alors à l’allongement sur la largeur de l’entaille, et serait nul pour une entaille parfaitement aiguë. La rupture tend alors à se faire transversalement (suivant la lentille de M. Léger) et se fait effectivement ainsi, à moins que la déformation par compression ne vienne arrêter la fente et ne l’oblige à suivre les contours d’une autre ligne de fatigue créée par l’entaille, c’est-à-dire lalimite des nappes de traction et décompression.
- Toutes choses égales d’ailleurs, les résultats de l’essai dépendent de la forme
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- ei de la largeur de l’entaille. A entaille égale, ils dépendent, dans les essais au choc, de la vitesse d’impact et du poids du mouton.
- Acier fragile. Pliage progressif par choc.
- Le choix des conditions
- expérimentales dans lesquelles il convient de se
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- placer pratiquement est subordonné, comme nous l’avons déjà dit, à la nécessité, qui est la raison même de toute méthode d’essai, d’établir un diagnostic différentiel. De même que le pliage sans entaille ne faisait pas de distinction entre les aciers doux, parce qu’il constituait un essai trop faible, de même une entaille trop aiguë constituerait un essai trop dur : tous les aciers usuels se casseraient avec une faible dépense de travail et seraient encore mal différenciés.
- Parmi les différentes combinaisons possibles des facteurs dont on dispose pour régler les conditions industrielles de la méthode, celle à laquelle s’est arrêté M. Fremont paraît répondre aux exigences de la pratique pour les aciers doux. Elle comporte des barrettes de 30 X 10 X 8 entaillées à la scie de 1 X 1 millimètre; ces barrettes sont essayées par pression lente et sous le choc d’un mouton de 10 kilogrammes tombant de 4 mètres avec enregistrement de la force vive résiduelle.
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- EXPOSITION INTERNATIONALE
- DES ORGANISATIONS PRÉVENTIVES CONTRE LE FEU ET DU SAUVETAGE
- DANS LES INCENDIES
- A BERLIN, EN 1901
- Cette expusition qui doit se tenir à Berlin, pendant les mois de juin et juillet 1901, et qui est placée sous le patronage de S. M. l’Impératrice Augusta Victoria, comprend certaines sections qui peuvent intéresser les ingénieurs et les industriels français; en particulier, les questions d’éclairage électrique et de traitements des ordures ménagères semblent devoir y tenir une place importante. Nous pensons donc qu’il peut être utile d’extraire du programme de cette exposition ce qui, dans les 3e et 4e groupes, vise ces deux points.
- 3e GROUPE
- ORDURES MÉNAGÈRES
- Au nettoyage des rues, que vise essentiellement ce groupe, ne se rapportent pas seulement les instruments et les machines nécessaires, mais aussi les dispositions pour enlever et mettre en valeur les ordures ménagères et les balayures, ainsi que la disposition des dépôts avec les précautions et les procédés nécessaires pour leur désinfection.
- A l’enlèvement des ordures et des balayures, se rapportent les dispositions pour les dépôts temporaires et pour les transports à la campagne par chemin de fer ou voitures automobiles, en tenant compte des routes ou des chemins, ainsi que les transports par bateau, et, en outre, toutes les machines nécessaires pour l’enlèvement et le transport, etc.
- Peuvent aussi entrer dans ce groupe du nettoyage des rues, les plans des appareils de lavage par ruisseaux dallés et canaux, leur installation et les dispositions pour l’enlèvement des neiges.
- Enfin, ce groupe comprendra le costume et l’équipement du personnel, le harnachement des chevaux et le matériel de voitures, ainsi que tout ce qui concerne l’installation et l’appropriation des postes, dépôts, etc.
- 4e GROUPE
- PROCÉDÉS TECHNIQUES DE PROTECTION CONTRE LE FEU
- a) Constructions à l’abri du feu.
- b) Paratonnerres.
- c) Installations de chauffage.
- Tome 101. — 1er semestre. — Avril 1901,
- 36
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- :;;;o — EXPOSITION DU SAUVETAGE. ------------------- AVRIL 1901.
- d) Fumisterie, ramonage des cheminées, appareils de ramonage, écoles de fumisterie, etc.
- e) Dispositions préventives contre le feu dans :
- 1° Les habitations, écoles, hôtels, églises, hôpitaux, maisons d’aliénés, banques, dépôts d’argent, etc.;
- 2° Les fabriques ;
- 3° Les entrepôts ;
- 4° Les transports par terre et par eau ;
- 5° Les installations de mines;
- 6° Les installations électriques.
- /) Théâtres. -
- g) Assurances.
- Dans la subdivision « Transports » peuvent être compris les récipients servant au transport, les dispositions pour leur maniement et pour éviter qu’ils ne débordent, ainsi que les dispositions prises dans les bateaux pour reconnaître et prévenir le danger de l'inclinaison. Ici se placent également les sémaphores et les appareils de signaux des navires.
- Les installations de mines montreront les appareils d’éclairage et de sûreté, les appareils de secours pour la respiration artificielle, les dispositifs contre les inondations, les avertisseurs, etc.
- Le sous-groupe pour les appareils électriques doit se borner strictement aux dispositions de protection contre le feu, mais on pourra aussi admettre les conducteurs et les corps employés pour l’éclairage, sans exclure les appareils producteurs d’électricité.
- Le sous-groupe « Théâtres » peut déjà, par lui-même, remplir une exposition. Ici pourra reparaître une partie du sous-groupe précédent, puis viendront les éclairages de secours, les rideaux de protection, la ventilation, les appareils à eau, les décors, les divers ignifuges, les dispositifs de secours, les constructions spéciales, en plan, coupe et élévation, les appareils de contrôle des veilleurs, et, finalement, des modèles et projets de théâtres.
- Enfin, pour le dernier groupe, on aura à considérer les statistiques de toutes sortes, en particulier pour l’établissement des dommages d’incendie, l’emploi des excédents, etc.
- Les industriels qui désirent avoir des renseignements précis sur les conditions de cette Exposition, doivent s’adresser :
- An die internationale Ausstellung für Feuerschutz und Feuerrettungswesen, Z.H.der Schriftfuhrers Herrn Branddirektor Giersberg.Berlin, S. W. Lindenstrasse, 41.
- Ach. Livache.
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- ARTS MÉCANIQUES
- CALCUL DE LA RÉSISTANCE A LA FORCE CENTRIFUGE DE LA JANTE DES VOLANTS
- et des poulies, par MM. Boramé et Julien.
- Plus l’industrie progresse, plus elle utilise des organes légers et peu encombrants.
- Dans les machines, les organes sont fixes ou mobiles : les organes fixes servent à maintenir ou à porter ceux qui se meuvent d’une façon quelconque, et ils ne peuvent être légers et peu encombrants qu’à la condition que les efforts auxquels ils sont soumis soient faibles, pour que le travail absorbé ou produit par la machine à laquelle appartiennent ces organes légers reste le même que si ces derniers étaient lourds et encombrants et pouvaient, de ce fait, résister à de grands efforts, il est alors in dispensable que les organes mobiles soient animés d’une grande vitesse.
- Ce sont ces besoins qui ont fait apparaître récemment la turbine à vapeur et le moteur à pétrole à grande vitesse.
- La turbine à vapeur fait jusqu’à 30 000 tours à la minute, le moteur à pétrole de 500 à 3 000 tours, et c’est ce qui.a permis son application aux véhicules automobiles qui réclament un moteur léger.
- On comprend tout de suite, pour la turbine à vapeur, qu’il est indispensable de vérifier si le coefficient de résistance, à la force centrifuge, de ses éléments rotatifs, n’est pas trop élevé et il n’est pas moins utile de faire la même vérification pour certaines pièces des moteurs à grande vitesse et, notamment, pour la jante des volants.
- En effet, quand un moteur à pétrole est appliqué à un véhicule automobile, deux cas se présentent : le moteur commande l’essieu avec ou sans interposition de mécanisme de changement de vitesse.
- Lorsqu’il n’y a pas interposition de mécanisme de changement de vitesse entre le moteur et l’essieu commandé, la variation de la vitesse de la marche du véhicule est obtenue par celle de la rotation du moteur.
- Lorsqu'il y a interposition'd’un mécanisme de changement de vitesse, ce mécanisme permet de marcher à 2, 3 ou 4 vitesses différentes, et les vitesses intermédiaires sont, en outre, obtenues en variant la vitesse du moteur, soit par le plus ou moins d’avance à l’allumage, ou encore par l’admission en plus ou moins grande quantité du mélange explosif dans le cylindre, ou enfin par ces deux moyens à la fois.
- Dans tous les cas, il faut que le volant soit suffisant pour régulariser la marche du moteur à sa vitesse minimum et il arrive que, lorsque ce dernier s’emballe et tourne à trois mille tours, par exemple, la jante du volant est d’un diamètre et d’un poids beaucoup trop élevés pour cette vitesse; il est alors indispensable de vérifier la résistance de cette jante à la force centrifuge.
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- 552
- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- La méthode usuelle consiste à chercher le centre de gravité de la demi-jante du volant ou de la poulie et de calculer ensuite l’efTort qui, appliqué en ce point, tend à séparer les deux demi-jantes.
- La recherche du centre de gravité, de la demi-jante est toujours assez longue, et c’est ce qui nous a conduits à chercher une méthode plus expéditive, et d’une exactitude suffisante.
- Nous sommes partis de ce principe qu’il suffisait de rechercher à quel effort était soumis un élément de la jante, par suite du mouvement giratoire de l’organe, et de considérer ensuite cette jante comme soumise, à sa périphérie moyenne, à l’action cFune pression intérieure dont l’intensité, par unité linéaire périphérique, est égale à l’effort exercé sur l’élément primitivement considéré, la largeur de cet élément, à la périphérie moyenne de la jante, étant prise pour unité. Nous ramenons aussi le calcul à celui d’un cylindre soumis à une pression intérieure.
- Nous remarquons cependant, tout de suite, que l’élément en question n’a pas son centre de gravité sur la circonférence moyenne de la jante, mais bien un peu en dehors de ce cercle; l’erreur commise de ce chef n’est pas très grande et est négligeable à cause du faible rapport qu’il y a, en pratique, entre la différence des deux rayons de la jante du volant ou de la poulie et le rayon moyen de cette jante.
- Appelons p le poids, en kilogrammes, d’un élément de la jante ; la force centrifuge f à laquelle est soumis cet élément a pour expression :
- P x v2 ' ~ 9 x r
- dans laquelle v est, exprimée en mètres, la vitesse linéaire avec laquelle se déplace l’élément par seconde; g est le coefficient d’accélération de la vitesse de la chute des corps (égal à 9,81) et r est, exprimé en mètres, le rayon moyen de la jante.
- Si n est le nombre de tours par minute de la jante, la valeur de v est de :
- d’où
- v
- 2 - r n
- 6Ô~
- p x 4 -2 r- n2 p n2 r
- g x 60 x 60 x r g x 900 ‘
- Si, pour simplifier le calcul, nous prenons comme unité linéaire périphérique, c’est-à-dire comme largeur moyenne de l’élément de poids p une [unité décimale ef, pour fixer les idées, le centimètre, la pression F, en kilogrammes, qui tend à séparer les deux demi-jantes, le rayon r, étant exprimé en mètres, est de :
- d’où
- F = f x 2 r x 100
- T-, p x -2 n2 r x 2r x 100_______________2 p x ~2 n- r2
- ' — g X 900 y x 9
- mais nous remarquons que #=9,81 et que 7î2 = 9,86. On peut donc, sans erreur appréciable, donner à F l’expression suivante :
- 2 p x n2 x r2 — 9
- La valeur de F étant déterminée, il ne reste plus, comme d’habitude, qu’à la diviser
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- RÉSISTANCE de la jante des volants a la force centrifuge.
- 553
- par le double de la section de la jante exprimée en millimètres carrés, pour savoir à quel effort de traction, en kilogrammes par millimètre carré, est soumise Jadite section.
- Appelons e cet effort et s la section, en millimètres carrés, de la jante du volant.
- Il vient :
- Si nous appelons D le poids du mètre cube de la matière en laquelle est établi le volant, on a :
- P
- s
- 1,000,000
- X 0,01 X D
- d’où
- _ 2 x s x 0,01 x D x n- x r2 “ 1,000,000 x 9
- et
- 2s X 0,01 X D x n2 x r2____D x n2 x r2
- 1,000,000 x 9 X 2s ~ 900,000,000’
- Nous remarquons tout de suite combien la formule est simple, puisqu’il ne suffit plus, pour effectuer le calcul, que de connaître la densité de la matière, le nombre de tours maximum et le rayon moyen du volant ou de la poulie.
- Pour bien se rendre compte de l’avantage de la méthode, nous allons l’appliquer au calcul de la résistance, à la force centrifuge, d’une jante de volant dont on connaît les facteurs que nous venons d’énoncer :
- il vient :
- 7,800 kilos, le poids D du mètre cube de la matière employée; 3,000, le nombre de tours maximum n;
- 0m,250, le rayon moyen r;
- 7,800 X 3,0002 x 0,252 .... A
- ------900,000,000------= 4 ’9
- Nous allons montrer aussi combien est faible l’erreur produite en considérant le centre de gravité de chaque élément comme étant sur le rayon moyen de la jante, en éliminant respectivement, au numérateur et au dénominateur de la formule, les facteurs n:2 (9,86) et g (9,81); pour cela, nous allons refaire le calcul par la méthode habituelle et avec les mêmes données; nous supposerons de plus que la différence des rayons de la jante est de 50 millimètres et que la largeur de cette dernière est également de 50 millimètres.
- Appelons y la distance du centre de gravité de la demi-jante au centre du volant ; cette distance est donnée par la formule :
- y = 0,423
- R2 + Rr + r-
- R + r
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- ARTS MÉCANIQUES.
- AVRIL 1901.
- Nous avions pris 0,250 comme rayon moyen dans le calcul précédent ; en mainte nant cette donnée nous avons :
- 0,250 + 0,025 = 0“, 275
- pour la valeur du rayon extérieur R de la jante et
- 0,230 —0,023 = 0m,223
- pour la valeur du rayon intérieur r de la jante ; il vient alors :
- V —0,425
- 0,2752 + 0,275 X 0,225 + 0,2 25^ 0,275 + 0,225
- : 0m, 160.
- Le poids P de la demi-jante est égal à
- t. (R2 — r2) x l x D 2
- (si l est la largeur de cette jante et D le poids du mètre cube du métal employé) En remplaçant les lettres par leurs valeurs, il vient :
- ~ (0,2752 — 0,2252) X 0,03 X 7 800
- 15^.3.
- L’effort F qui, appliqué au centre de gravité de la demi-jante, tend à produire la séparation des deux demi-jantes, a pour expression :
- P i2
- F =
- g y
- 3,000 étant le nombre de tours du volant :
- 2 r. y x 3 000
- v ~ ëô
- = 2 r» y X 50
- et
- „ P X 4 x -2 f x 502 15,3 x 4 x -2 X 0,160 X 502 . ..
- t = -------------------- ---------------——“------------= 24,604 kilos.
- 0 x y
- 9.81
- Le double de la section de la jante en millimètres carrés est :
- 50 x 50 X 2 = 5,000.
- la charge par millimètre carré est donc de :
- 24,604 5 000
- 4lî8'.92.
- Par notre formule, nous avions trouvé 4k,9. —On voit que l’approximation est très grande et que l’erreur n’est pas appréciable. Cette comparaison nous a permis, en outre, de montrer combien sont plus longs les calculs par la méthode usuelle que par celle que nous proposons.
- Nous profitons de l’exemple que nous avons choisi en appliquant notre formule, pour faire remarquer que 250 millimètres de rayon moyen d’un volant est une dimension assez fréquemment employée pour des volants de moteurs à explosions tour-
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- RÉSISTANCE DE LA JANTE DES VOLANTS A LA FORCE CENTRIFUGE. 555
- nant jusqu’à 3 000 tours lorsque ces derniers s’emballent en marchant à vide, bien que les volants soient en fonte. Or, le coefficient pratique de résistance à la traction de la fonte est de 2ks,5 et sa charge limite d’élasticité de 7ke,5; il en résulte que, si le métal n’est ni sain, ni bien homogène, il est excessivement dangereux de faire tourner un volant en fonte de cette dimension à cette vitesse et que, si un choc venait à s’y produire par la chute d’une clé à écrous ou par toute autre cause pendant le temps de cette rotation rapide, il est à peu près certain que la jante éclaterait.
- Nous estimons donc qu’il est plus prudent, dans ces conditions de vitesse et de dimensions, d’employer l’acier au lieu de la fonte pour les volants et les poulies.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- RÈGLES POUR LA CONSTRUCTION DES CONDUITES DE VAPEUR A U AU TE PRESSION, établies par C Association des ingénieurs allemands.
- En 1896, le groupe Franconie-Palatinat de l’Association des Ingénieurs allemands proposa au Comité de cette Association d’établir des règles pour la construction des conduites, des pièces en fonte et des soupapes exposées à une forte pression de vapeur. Ce comité soumit la question aux différents groupes de l’Association; les réponses reçues furent très peu concordantes. Pour cette raison, l’assemblée générale de l’Association, tenue à Cassel en 1897, décida de charger une Commission de l’étude de cette question. Ce n’est que le 21 mars 1900 que cette Commission put présenter le rapport suivant à l’Association (1).
- I. — LIMITES ENTRE LESQUELLES SERONT VALABLES LES RÈGLES CONCERNANT LE DIAMÈTRE DES CONDUITES ET LA PRESSION DE LA VAPEUR : PRESSION D’ÉPREUVE
- Les règles sont valables pour des diamètres de conduites compris entre 30 et 400 millimètres et pour des pressions en service de 8 à 20 atmosphères ; pour des conduites de plus de 300 millimètres de diamètre, on a établi une série de dimensions sous 15 atmosphères.
- Chaque pièce doit être essayée à la température ordinaire sous une pression double de la pression maxima de service, et, de plus, pendant qu’elles seront sous pression, les conduites doivent être frappées au marteau. On recommande de soumettre à l'épreuve des conduites montées suivant les prescriptions établies pour les chaudières à vapeur.
- Le groupe de Franconie-Palatinat avait proposé d’établir les règles pour des diamètres de conduites de 50 à 350 millimètres. Mais, dans son projet du 29 mars 1899, la Commission exprime l’avis que les règles valables pour des diamètres de 50 à 300 millimètres suffisaient aux besoins pratiques. Toutefois, les desiderata d’autres groupes et d’un certain nombre de constructeurs suggérèrent à la Commission l’idée d’établir des règles pour 30 à 400 millimètres. Mais, pour tenir compte également des desiderata de certains ateliers de construction, la Commission a cru devoir prescrire des règles pour des conduites dont le diamètre est supérieur à 300 millimètres, et valables non seulement pour 20 atmosphères, mais également pour 15 atmosphères, puisque, actuellement, il existe peu d’installations fonctionnant avec une pression supérieure à 15 atmosphères, et qu’il n’est pas indifférent, au point de vue de la dépense, que les conduites de fort diamètre soient calculées pour 15 ou pour 20 atmosphères.
- (1) D’après les Verhandlungen des Vereins zur Befoerderung des Gewerbfleisses, mars 1901.
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- RÈGLES POUR LA CONSTRUCTION DES CONDUITES DE VAPEUR.
- 557
- Pour les diamètres on a conservé les règles établies par l’Association des Ingénieurs allemands pour les conduites en fonte à brides; pour les conduites dont le diamètre est compris entre deux dimensions indiquées par les règles actuelles, on prendra toujours le chiffre de la dimension immédiatement supérieur.
- II. — SURFACE DE PRESSION DES ASSEMBLAGES PAR BRIDES
- La surface ou section de pression qui sert de base aux calculs de résistance des assemblages par brides est égale ci la surface du cercle qui s'étend jusqu’à l'arête extérieure de la surface de la rondelle destinée à assurer l'étanchéité.
- III. — MATÉRIAUX a. — Fonte.
- On peut faire usage de la fonte jusqu'à 8 atmosphères, pour des conduites, pièces moulées et corps de soupapes de n'importe quel diamètre.
- De 8 à 13 atmosphères, pour des corps de soupapes et pour des pièces moulées de n'importe quel diamètre, et, pour les conduites, jusqu’à 150 millimètres seulement.
- De 13 à 20 atmosphères, l'usage de la fonte est proscrit, sauf pour les soupapes dont le diamètre ne dépasse pas 50 millimètres.
- La fonte doit avoir une résistance d'au moins 2 500 kilogrammes par centimètre carré et présenter une flèche de 18 millimètres; les essais seront faits sur des barrettes carrées dont la croûte de moulage n’a pas été enlevée, et de 30 millimètres de côté; leur longueur libre entre appuis sera de I mètre.
- Il résulte de ce qui vient d’être dit que l’usage de la fonte est relativement très restreint.
- b. — Bronze (1).
- On peut faire usage du bronze pour des corps de soupapes et pour des pièces moulées pourvu qu’il présente une résistance à la traction d'au moins 2 000 kilogrammes par centimètre carré et un allongement minimum de 15 p. 100.
- c. — Cuivre.
- Le cuivre doit avoir une résistance minima de 2100 kilogrammes par centimètre carré et un allongement de 35 p. 100 (Cahiers des charges de la Marine allemande).
- d). — Fer soudé (Schweisseisen), fer fondu (Flusseisen), acier moulé.
- On peut faire usage du fer soudé (Schiveisseisen) et du fer fondu (Flusseisen) pour la confection des boulons; du fer soudé, du fer fondu et de l’acier moulé pour celle des brides; du fer soudé et du fer fondu pour les conduites. Les soupapes pourront être en acier moulé, les pièces de raccords en acier moulé ou en fer soudé.
- (1) Pour la résistance du bronze aux températures élevées, voir Bull, de laj^ociété d’Encouragement, mars 1901.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- AVRIL 1901.
- La résistance au choc pour le fer soudé, dans le sens longitudinal, sera d'au moins 3 400 kilogrammes par centimètre carré avec 12 p. 100 d'allongement, et, dans le sens transversal, d’au moins 3 200 kilogrammes, avec 8 p. 100 d'allongement;
- Pour le fer fondu, de 4 500 kilogrammes au plus, avec 22 p. 100 d'allongement au moins;
- Pour l’acier moulé : 3 800 kilogrammes avec, au moins, 22 p. 100 d’allongement.
- Les barrettes d'essai doivent être découpées dans les conduites.
- Les essais de Bach ont donné, pour l’acier moulé, les résultats suivants :
- Résistance à la traction.............. 4 295 à 4 349 kg. par cm2.
- Limite d’élasticité................... 2 2G6-2 441 kg. par cm2.
- Allongement 28,7 à 30 p. 100.
- IV. — BOULONS
- La tension du corps du boulon doit être, à 20 atmosphères de pression :
- Pour des boulons de 15 millimètres de diamètre, de 240 kilogrammes par centimètre carré au plus.
- — 10 — — 310 — —
- — — 21 — — 325 — — —
- — — 23 — — 415 — — —
- — — 28 — — 445 — — —
- Le nombre de boulons doit être pair. On ne posera pas de boulons dans le plan de symétrie de soupapes.
- Pour les boulons de 15, 18, 21, 25 et 28 millimètres de diamètre, les trous doivent avoir respectivement 17, 21, 27, 28 et 32 millimètres.
- V. — CONDUITES
- Les conduites ne pourront être en fonte que jusqu'aux limites ci-après indiquées; au delà, elles seront en fer soudé, en fer fondu soudé ou laminé ou en cuivre.
- a. — Fonte.
- La fonte est admissible, jusqu'à la pression de 8 atmosphères, pour les conduites, quel que soit leur diamètre et, de 8 à 15 atmosphères, pour des diamètres ne dépassant pas 150 millimètres ; on n’en fera pas usage lorsque la pression sera de 15 à 20 atmosphères.
- b. — Fer soudé, fer fondu.
- Les conduites ne doivent travailler, lorsque leur diamètre est maximum — 400 millimètres — qu'à 400 kilogrammes par centimètre carré, la pression servant de base aux calculs étant la pression intérieure.
- Les épaisseurs seront calculées, jusqu’à 200 millimètres de diamètre, par la for-
- pD
- mule S = —— h— 1, et pour des diamètres plus grands, jusqu’à 400 millimètres, par
- la formule S =
- pï)
- 8ÔÔ
- Dans ces formules s est
- l’épaisseur de la paroi, D le diamètre
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- RÈGLES POUR LA CONSTRUCTION DES CONDUITES DE VAPEUR. 559
- de la conduite (en millimètres) et p la pression maximum de service (en atmosphères).
- Pour des conduites de diamètre inférieur à 200 millimètres, la Commission a décidé que l’on n’emploiera ni conduites soudées à rapprochement, ni tubes à gaz, mais des tubes sans soudure ou soudées à recouvrement:
- c. — Cuivre.
- Pour les conduites en cuivre, on se conformera aux prescriptions de la Marine allemande,' suivant lesquelles on a :
- T3 13
- s = -— + 1,5 pour les conduites jusqu’à 100 millimètres de diamètre.
- 400
- 7) D
- s -— + — — de 125 millimètres de diamètre
- 400
- et au-dessus.
- Les conduites en cuivre de 125 millimètres de diamètre intérieur et au-dessus, devant supporter une pression de plus de 8 atmosphères, devront être recouvertes d’une gaine en fils d’acier galvanisé de façon que les spires de la gaine se touchent et que, lorsque celle-ci se rompt suivant une spire, tes spires contiguës ne se relâchent pas ; l’épaisseur de la gaine est donnée par le tableau suivant :
- DIAMÈTRE INTÉRIEUR des conduites. 125 à 150 mm. 155 à 200 mm. 205 à 250 mm. 255 à 300 mm. 305 à 350 mm. 355 à 400 mm.
- Épaisseur de la gaine en c entim. ). 0,75 1,00 1,25 1,5 1,75 2,00
- L’enroulement doit être enduit d’une couche de vernis à base d’huile de lin.
- Toutes les fois qu’il sera possible, on fera usage de conduites étirées.
- VI. — Brides.
- a. — Têtes de brides rapportées.
- L'assemblage des brides avec les conduites par le brasage n’est admissible que lorsque celles-ci ont un diamètre ne dépassant pas 50 millimètres ; au-dessus, les brides seront fixées par soudure, rivure, filetage ou[emboutissage, ainsi qu’il est indiqué sur les figures jointes au présent rapport.
- Pour les conduites en cuivre les brides doivent être en bronze.
- Les assemblages faits uniquement par brasage ne sont pas admissibles pour de la vapeur surchauffée.
- Dans les prescriptions ci-dessus, on a tenu compte de la nécessité d’avoir à faire des assemblages en dehors d’ateliers outillés pour ce genre de travail.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- AVRIL 1901.
- b. — Diamètre de la bride. Diamètre du cercle des boulons.
- Jusqu'au diamètre de 80 millimètres, le diamètre de la bride et celui du cercle sur lequel sont placés les boulons sont ceux admis pour les conduites en fonte pour une faible pression; au-dessus de 800 millimètres, ils sont plus grands.
- Fig. 1. — Normes pour conduites de 175 millimètres.
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- RÈGLES POUR LA CONSTRUCTION DES CONDUITES DE VAPEUR.
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- Fer fondu. Fer soudé. Cuivre. Bronze.
- Fig. 2. — Normes pour conduites de 70 millimètres.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- AVRIL 1901.
- S62
- Tableau des dimensions prescrites pour les conduites de vapeur à, hautes pressions
- ÉPAISSEUR MODE I) î SERRAGE BOULONS (!• BRIDE
- ta de la paroi 1)
- H 5 de la conduite 7, O par rainure t languette. par lentille. lâche• a bague, d’entrée. lixe a bag d’entrée ue Pour serrage
- Z < lorsqu’ell en fer soudé e est 4 2 5 jA 4 te ! + © U C Ô ù •6 1 s B O è B len îar illes.
- 0 ou en fer oT « < a> C G B É 3 S n ’G N” b w CD o> ©
- a g H a fo "5 G ndu fc? g g b s. 2 p g ^ O B •G G p o a p ’S £ B ,~ G e g G •G c3 G 'G G -cÜ C G 'G 3 O « G B ^ G u d B ,2 O 'B O O Cm - g O 4) G ’G ’rt te s I o S l 5 5 C 6 ’G G G S c B G g O ’G G cj a, o G 'B te g i G R G V S y V L* 3 G *2 3 C
- «w % «s a s cS G fcu a G < U G jJ ,C O s* CL S | Cfi S S s S O, ci) b G 3 s G Cl, CL, H w hi = h-b /k — 3 'O 1 à)
- D S si S2 . S3 A B c a b E R c d pec A F C G f !) f/i — g-b h h—b 7ü i
- mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm mm kg an g. mm mm mm mm mm mm mn mm mil mm mm mm mm
- i. ( ^ond uit es pc >ur des près ions
- 30 2,25 2,25 3 8 125 95 48 8 4 5 33 50 4 10 643 V* 6 14 125 60 16 73 16 16 12 16 12 20 8
- 40 2,25 2,25 3,5 9 140 110 60 8 4 3 68 60 4 12 907 V* 6 14 140 75 17 90 18 18 14 18 14 22 9 9
- 50 2,5 2,5 4 10 160 125 72 8 4 3 80 70 5 12 1 216 h/s 6 17 160 85 18 100 20 20 16 20 16 24 10 9
- 60 3 3 4,5 11 175 135 84 8 4 5 93 83 5 14 1 571 % 6 17 175 90 19 110 21 21 17 21 17 25 12 11
- 70 3 3 5 12 185 145 94 8 4 3 106 100 3 14 1 900 b/s 6 17 185 100 20 120 22 22 18 22 18 26 12 11
- 80 3,5 3,5 5,5 13 200 160 105 8 4 3 120 115 6 16 2 300 3 A 6 21 200 115 22 135 23 23 19 23 19 27 13 12
- 90 4 4 6 14 220 180 116 8 4 A) 134 135 6 16 2 737 3A 6 21 220 125 23 150 24 24 20 24 20 28 13 13
- 100 4 4 6,5 15 240 190 128 11 5 7 148 135 7 18 3 534 3A 6 21 240 140 24 160 26 26 21 26 21 31 14 14
- 125 (5) 5 O 6,5 16 270 220 154 11 5 7 176 180 7 20 4 866 3A 8 21 270 170 28 190 28 28 23 28 23 33 14 15
- 150 (5) 0,0 5,5 7,5 18 300 250 182 11 0 7 207 210 8 20 6 537 7A 8 24 300 195 32 220 30 29 24 30 23 35 14 16
- 175 6 12 9 20 330 280 212 11 5 7 238 240 8 22 8 600 7A 10 24 330 225 37 250 31 30 25 32 27 37 15 17
- 200 7 14 10 22 360 310 242 il 3 7 269 270 8 22 10 948 'A 12 24 360 255 40 280 32 31 26 34 29 39 15 18
- 225 7 14 11,5 24 390 340 272 14 o 8 300 305 10 24 14 137 i 12 28 390 285 42 310 34 32 27 36 31 41 16 19
- 250 8 16 12,5 26 420 370 300 14 5 8 330 340 10 24 16 900 1 12 28 420 315 45 340 36 33 28 38 33 43 17 21
- 275 8 16 14 28 450 400 330 14 5 8 360 385 10 26 20 130 1 14 28 450 340 48 370 37 34 29 40 35 45 18 22
- 300 9 18 15 30 480 430 360 14 3 8 390 430 10 26 23 648 1 16 28 480 370 50 400 38 35 30 42 37 47 18 23
- 325 9 18 16,5 32 520 465 390 14 3 8 420 475 12 28 27 445 U/o 16 32 520 405 52 430 39 36 31 44 39 49 18 25
- 350 10 20 17,5 34 550 495 420 14 5 8 450 520 12 28 31 526 U/s 16 32 550 435 55 460 40 37 32 46 41 51 19 27
- 375 10 20 19 36 580 525 450 14 3 8 480 565 12 30 35 890 U/s 18 32 580 465 58 490 41 38 33 48 43 53 19 28
- 400 10 20 20 38 605 550 476 14 3 8 510 610 12 30 39 900 l1 /8 20 32 605 490 60 515 42 40 35 48 43 53 20 29
- II. Conduites pour des pressions
- 325 8 16 12,5 26 495 445 376 14 3 8 405 415 10 24 19 230 1 14 28 495 390 45 415 36 33 28 38 33 43 17 21
- 350 8 16 14 28 525 475 406 14 5 8 435 460 10 26 22 190 1 16 28 525 415 48 445 38 34 29 40 35 45 17 22
- 375 9 18 15 30 555 505 436 14 3 8 465 505 10 26 25 369 | 18 28 5oo 445 50 475 38 35 30 40 35 45 17 23
- 400 9 18 16 32 585 535 465 14 5 8 505 550 12 28 28 633 1 20 28 585 480 52 505 40 36 31 42 37 47 18 25
- (1) Ces dimensions ne sont a pplicables qu' aux conduites en 1er soudé, fer fondu ou cuivre. A partir de 8 à 15 atmosphères de pression et jusqu a
- 150 millimètres de diamètre, on peut employer la fonte.
- (2) Les épaisseurs pour conduites en cuivre sont relatives à 20 (I) et 15 (II) atmosphères; pour des pressions plus faibles, on les déterminera par
- les formules p L) s — + 1,5 (pour conduites de ICO millimètres de diamètre intérieur au plus) et P 1) s — -— (pour 125 millimètres et plus).
- (3) La languette est toujours de 1 millimètre moins lare c que la rainure.
- (4) Les dimensions extérieures des écrous sont identiques à celles prescrites pour la marine allemande (en mesures anglaises) et par l’Asso-
- ciation des Ingénieurs allemands (en mesures métriques). la
- (5) Les assemblages par brides des conduites en cuivre de 125 et 150 millimètres de diamètre intérieur ne sont pas indiqués par les dessins;
- RÈGLES POUR LA CONSTRUCTION DES CONDUITES DE VAPEUR
- 563
- l’Association des ingénieurs allemands.
- n mm — 1 " _
- de 8 à 20 atmosphô ’es effectives.
- s 8 1 _ — — — — — — — 14 7 — 14 5 — — — 3 3 30 210
- o 8 1 — — — — — — — — — 14 8 — 13 5,5 — ! — — 3 3.5 40 230
- => 9 1 — — — — — — — — — 14 8 — 13 5,5 — — 1 — — 3,5 3,5 50 250
- 9 i — — — — — — — — — 14 8 — 15 6 — — ; — — 3,5 4 60 270
- 10 1 — — — — — — — — — — 15 8 — 16 6 — — i — — 4 4 70 290
- 6 10 _ I — — - — — — — — 15 9 — 16 6 — — — — 4 4,5 80 310
- 7 11 1,5 — — — — — — — — 16 9 — 16 6 — — — — 4 4,5 90 330
- 8 11 1,5 — — — — — — — — — — 17 9 — 16 6 — — — — 4,5 5 100 350
- 2 12 13 1,5 — — - — — — — — — 42 9 10 — 6 il 17 — 8 -4,5 5,5 123 400
- 2 12 14 9 42 37 6 67 13 23 45 28 10 7 42 9 10 — 6 il 17 — 10 5 6 130 450
- 5 13 15 2 45 40 7 75 14 24 48 30 11 8 71 10 12 — 7 12 19 40 8 5,5 7 175 500
- 7 14 16 2 47 42 8 82 15 23 53 32 12 9 75 11 13 — 8 13 21 43 9 6 8 200 550
- 0 15 ' 17 — 50 45 9 84 16 26 55 35 14 10 79 12 14 — 9 14 23 47 10 7 9 225 600
- 2 16 18 — 52 47 10 86 17 27 58 36 15 12 81 13 15 — 10 15 25 31 12 8 10 250 650
- 2 16 18 — 52 47 11 86 17 27 38 36 16 13 83 14 16 — il 16 27 55 13 9 11 275 700
- 5 16 18 — 55 50 12 88 18 28 60 38 17 14 88 15 17 — 12 17 29 58 14 10 12 300 750
- 5 17 19 — 55 50 13 88 18 28 60 38 18 15 94 16 18 — 13 18 31 63 13 11 13 325 800
- 8 17 19 — 58 53 13 95 19 30 64 40 19 16 100 17 19 — 13 18 31 63 16 11 14 350 850
- 8 18 20 — 58 53 14 95 19 30 64 40 20 17 105 18 20 — 14 20 33 68 17 12 15 375 900
- 0 18 20 — 60 55 14 103 20 32 67 44 21 18 109 18 20 — 14 20 33 68 18 12 15 400 950
- de 8 à 15 atmosphères effectives.
- 2 16 18 — 32 47 10 86 17 27 58 36 18 15 81 13 15 — 10 15 25 31 15 8 10 325 800
- 2 16 18 — 32 47 11 86 17 27 58 36 19 16 83 14 16 — il 16 27 55 16 9 11 350 850
- )Ô 16 18 — 55 50 12 88 18 28 60 38 20 17 88 15 17 — 12 17 29 58 17 10 12 375 900
- )0 17 19 — 55 50 13 88 18 28 60 38 21 18 94 16 18 — 13 18 31 63 18 11 13 400 950
- i erence par rapport aux conduites de 175 millimètres de diamètre intérieur et au-dessus consiste en ce que les assemblages par brides des con uites de 125 et 150 millimètres de diamètre intérieur ne comportent qu’une seule rangée de rivets. Mais toutes les dimensions, même pour ces der-îërs assemblages par brides, doivent être prises dans le tableau.
- raff 1 ar longueur de montage de la soupape, on désigne la dimension qui est donnée par la distance entre les axes des soupapes sans le ser sont .°rpue, deux soupapes identiques sont posées l'une à côté de l’autre. Les longueurs des ailes des pièces normales en forme de T et des coudes ga es a la demi-longueur de montage des soupapes de passage, en d’autres termes =D + 75 millimètres.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- AVRIL 1901.
- Les écrous et les têtes de boulons doivent être placés à 10 millimètres au moins de la paroi de la conduite.
- c. — Serrage.
- Avec des brides lisses, on adoptera des bagues de serrage qui ne puissent pas être disloquées par la haute pression de la vapeur.
- Avec des brides qui s'emboîtent, on munira l'une d'elles d'une saillie et l'autre d'un creux correspondant. Pour les bottes de soupapes, la bride du côté de la sortie de la vapeur sera munie de la rainure et l’autre de la languette. Quand il faudra intercaler une bride pleine, le rebord de Vanneau de centrage sera supprimé.
- La Commission croit devoir recommander tout spécialement le serrage à l’aide d’un cordon rond placé dans une rainure à section triangulaire combiné avec la bague de centrage.
- Après avoir arrêté les termes de son rapport, la Commission a reçu de MM. Sulzer frères, de Winterthur, la description d’un assemblage par brides pour tuyaux de cuivre de 200 à 250 millimètres. Cet assemblage est indiqué par l’une des figures jointes à ce rapport. Figure supérieure de droite (fig. 1).
- EXCAVATEUR UETLESEATER
- Cet excavateur américain, de date toute récente, est du type à balancier. Il est remarquable principalement parce que presque tous les mouvements : piochage, levée,
- Fig. 1. — Excavateur lletleseater. Élévation.
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- EXCAVATEUR HETLESEATER.
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- pivotement du balancier et de la pelle sont commandés, et en toutes positions, par deux câbles et par un seul opérateur.
- Fig. 3 et 4. — Excavateur Hetleseater. Plan du balancier et coupe AB. (Fig. 1.)
- Tout l’appareil est porté par un cône b, consolidé latéralement par des verrous d d Tome 101. — 1er semestre. — Avril 1901. 37
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- (fig, 1) et qui reçoit le long pivot f (fig. 7) dont la base h porte les galets de renvoi des câbles^ et k, et dont la partie supérieure m porte deux fers à T n n (fig. 5) ajustables dans m par les boulons de renforcement p et r, et ces fers à T portent à l’avant, sur les axes tt (fig. 5 et 9) le balancier vv, réglable dans son support u par les boulons xx yy. A l’arrière, le balancier v porte le secteur /, décrit du point 2 comme centre, et auquel sont attachés en 3 le câble de bascule k et en 4 le bras 5 de l’écope 6, qui est reliée à v par les bielles 7 7 ; l’ensemble de ce mécanisme constituant un parallélogramme articulé 2, 4, 5, 7, v.
- Les mouvements de ce parallélogramme sont commandés par les câbles j et k, que
- Fig. 5 et 6. — Excavateur Hetleseater. Élévation du balancier et détail de la pédale 82.
- les galets 10, 11, 12 (fig. 1, 7 et 4) renvoient, par ceux de droite et de gauche de la plaque f, aux treuils de manœuvre 31, 31' (fig. 13) fous sur 28, que le moteur 24 commandé par les pignons 29, 30 et les embrayages 32 et 33, à cônes de frictions rainurés sur l’arbre 28, et pourvus de freins 37, commandés, comme 32 et 33, par des renvois 36, 39 et 36-40, tels qu’ils sont respectivement serrés ou desserrés quand on desserre ou serre leurs embrayages en amenant 36, 39 et 36, 40 dans leurs positions extrêmes, ou desserrés, ainsi que les embrayages, quand les renvois 36-39 et 36-40 sont dans leurs positions moyennes. La bielle 39 est commandée (fig. 13 et 14) par le renvoi 41, 42, 43 (fig. 7) 44, 46; 40 est actionné par le renvoi analogue 45, 48, 49, 50, 52. La prise de vapeur 54 est commandée par 53, 55, 56, 57, 60, et les arbres télescopés 52, 46 et 60 sont (fig. 8) reliés par 65, 66 et 64 aux renvois 68, 69 et 67 (fig. 5 et 10) des leviers de manœuvre 74, 75 et 76 qui, ainsi, commandent respectivement la prise de vapeur 54, le câble k et le câbley, renvoyé à l’écope 6 par 22, 23.
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- L’un des arbres t du balancier vv porte (fig. 9) un frein 81, que l’on serre par (fig. 5) la pédale 82, dont /Tarbre 83 serre en même temps le frein 85 sur le plateau 84 (fig. 9) fou sur f, et sur le moyeu 87 duquel s’enroule la corde 87, amarrée en 4 (fig. 2) au
- Fig. 7, 8 et 9. — Excavateur Hetleseater. Coupe par le pivot. Coupes CD (fig. 7) et EF (fig. 5).
- balancier et en 23 à l’écope, qui est ainsi maintenue pendant que l’on fait pivoter ^au moyen des câbles/ et k. Un quatrième câble 88, également manœuvré de la plate-forme, déclenche, pour la vider, le fond 6 de l’écope.
- La traction du câble k tend à faire pivoter le secteur 1 sur 2 de manière à aplatir le parallélogramme 2, 4, 7, v et à enfoncer l’écope dans sa coupe, puis il fait pivoter le
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- Il et 12. — Excavateur Hetleseater. Plan du balancier. Coupe GII et détail
- Fig. 13. — Excavateur Hetleseater. Plan du mécanisme moteur.
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- im
- balancier vv sur tt, avec l’écope ainsi enfoncée dans sa coupe. La tension sur./ ramène le parallélogramme de la position fig. 2 à celle flg. 1, de manière à retirer l’écope de sa coupe, et cet effort s’ajoute à celui de k pour faire pivoter le balancier v sur t;
- Fig. 14, 13, 16 et 17. — Excavateur Hetleseciter. Élévation du mécanisme de levage, détail du renvoi 49 et d'un collet L.
- puis, en un point quelconque de cette bascule, il suffit, après avoir serré les freins 81, 85, de relâcher k ou/ et de tirer sur / ou k pour faire pivoter le balancier à droite ou à gauche sur b, sans en déranger l’inclinaison ni celle de l’écope.
- LES UAÜTS FOURNEAUX DE L’ACIÉRIE Loram ET LEUR OUTILLAGE MÉCANIQUE, d’après M. A. C. Johnston (1).
- Les hauts fourneaux des Lorain Steel Works (Ohio),installés en 1899, sont (fig. 1) remarquables par leurs grandes dimensions : volume 680 mètres cubes, production 600 tonnes de fonte par 24 heures, hauteur maximum 6m,70. L’enveloppe d’eau du creuset très profonde (fig. 5 et 7) est constituée par une série de segments en fonte disposés sur deux rangées, boulonnés entre eux, et avec, entre cette enveloppe et la maçonnerie du creuset, une série de tuyaux verticaux dont l’élasticité protège l’enveloppe contre les efforts de dilatation de la maçonnerie. L’eau arrive par le haut de l’enveloppe, dans une gouttière, traverse ces tubes, et sort par le trop-plein du puits qui entoure l’enveloppe.
- Les tuyères, au nombre de 16, de 150 millimètres (fig. 9), sont à double enveloppe
- (1) Civil Engineers Club of Philadelphia, 27 nov. 1900. Engineering News, 4 avril 1901, 248.
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- FIG. 10.
- Hauts fourneaux de Lorain.
- Fig. 1, ±. — Plan de l'installation. — Fig. 3. — Élévation. — Fig. 4. — Vue par bout. Fig. 10. — Collecteur de poussières.
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- Fig. 1. Augmentateur du volume des hauts fourneaux.— Fig. 5. — Haut fourneau n° 1. — Fig.7. — Coupe par le creuset. Fig. 8. — Plaques de refroidissement. — Fig. 9. — Tuyère.— Fig. 12. — Vanne à gaz de 2 mètres.
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- d’eau. Il y a 12 anneaux de bronze à circulation d’eau disposés comme l’indiquent les figures 7 et 8, dont deux sous la rangée des tuyères, et composés, en tout, de 277 plaques, puis trois anneaux de refroidissement en fonteau-dessus de ceux en bronze. Les gaz de chaque haut fourneau sont amenés (fig. 4) par deux tuyaux descendant de lm,85 de diamètre, avec garnissage réfractaire les réduisant à lm,60, assez inclinés pour qu’il ne [s’y dépose pas de poussières, avec collecteur, de poussière (fig. 10) , facile à décharger dans un wagon : de là , le gaz passe au laveur (fig. Il), puis au tuyau principal (fig. 13), dont on peut séparer le laveur par une dérivation qui le relie directement au collecteur de poussières, et ce au moyen de vannes de lm,42 et (fig. 12) de lm,90 de diamètre, avec refroidissement par circulation d’eau. La conduite principale en acier, avec garnissage réfractaire, a 2m,16 de diamètre extérieur et lm,90 intérieur, et est reliée par des collecteurs de poussières aux brûleurs des fours à vent chaud. Ces brûleurs, de 460 millimètres de diamètre (fig. 14) avec un tuyau d’air de 150 millimètres, pénètrent dans chaque four par un trou de 560 millimètres, au bas (fig. 15) d’une grande chambre de combustion qui monte jusqu’au haut du four, dont la colonne de briques,'de 3 160 mètres carrés de chauffe, est traversée de bas en haut par les flammes qui s’échappent (fig. 17) par une cheminée de 3x68 mètres au travers d’une valve de lm,27 de diamètre (fig. 16) avec siège refroidi par une circulation d’eau.
- Chaque haut fourneau consomme 1 270 à 1 420 mètres cubes d’air par minute. Cet air est fourni par cinq machines soufflantes horizontales compound (fig. 18) à deux cylindres moteurs de lm,25 et 2m,38xlm,87 et deux à vent de 2m,38xl"\87, pouvant fournir une pression de 2ks,l, bien que l’on marche en général à 1 kilogramme par centimètre carré. Chacune de ces machines peut être reliée à volonté à l’un des deux hauts fourneaux. Chacun des tuyaux de refoulement, disposés par paires au-dessus des souffleries, en tôles d’acier de 6 millimètres d’épaisseur : diamètre tm,27, peut être fermé par une vanne de lm,36 qui, en même temps, ouvre une vanne de sûreté de 420 millimètres, et chacun de ces tuyaux porte en outre trois soupapes de sûreté de 200 millimètres. Ces tuyaux sont reliés (fig. 19) aux fours par des vannes doubles, dont la plus petite s’ouvre d’abord automatiquement pour rétablir l’équilibre des pressions des deux côtés de la grande. Cet air comprimé traverse les briques et les chambres de combustion des fours en sens inverse des gaz et en sort par la valve de 810 millimètres représentée en fig. 20, à la conduite principale de vent chaud, de lm,75 de diamètre extérieur, réduit à lm,27 par un double garnissage intérieur; de cette conduite, l’air passe aux tuyères par des tuyaux pourvus de reniflards de 400 millimètres de diamètre, qui s’ouvrent quand on ferme le vent de manière à empêcher toute rentrée de gaz explosif par les tuyères. Les tuyauteries de gaz sont en outre pourvues de nombreuses chambres d’explosion.
- Les matières sont fournies aux deux hauts fourneaux par un magasin de 220 mètres de long, avec cinq trémies roulantes à bascule (fig. 21) qui se déversent dans deux bennes à plans inclinés qui les amènent aux cloches (fig. 22). Les trémies sont portées par des chariots à vapeur : leurs portes sont manœuvrées par des cylindres à air comprimé fourni par des compresseurs, que commandent des dynamos portées par les chariots. Chaque benne, de 6m3,80,est équilibrée, et remontée par quatre câbles d’acier de 32 millimètres au moyen de deux moteurs à cylindres de 355x400, commandant dans le rapport de 1 à 6m,5 un tambour de treuil de lm,83 de diamètre. Pour fournir une charge complète la benne fait quatre voyages : deux de coke et deux de chaux et
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- FIG. 13.
- Fig. 6. — Profil du haut fourneau, n° 2. — Fig. 11. — Laveur de gaz.
- Fig. 13. — Tuyauterie de gaz. — Fig. 14. — Brûleur à vent chaud. — Fig. 18. — Machine soufflante.
- FIC. 13.
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- L-i 1 .
- FIG. 15.
- Fig. 15. — Four à vent chaud. — Fig. 16. — Vanne de cheminée. — Fig. 17. — Cheminée. Fig. 19. — Four à vent chaud. Ensemble.
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- FIG. 20.
- Fig. 20. — Valve à vent chaud. — Fig. 21. — Coupe par le chargeur. Fig. 23. — Coupe du bâtiment des chaudières.
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- FIG. 27.
- Eig. 24. — Machine à couler. — Fig. 25. — Chaînes et godets de la machine à couler. Fig. 27. — Poche à scorie. — Fig. 29. — Mélangeur de 300 tonnes.
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- Fig. 22. — Cloche du haut fourneau. — Fig. 28. Boucheur de trou de coulée. — Fig. 34. Porte à gaz.
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- de minerai mélangés; il y a toujours, sur le cône, deux de ces charges de coke ou de mélange, maintenues pour en assurer l’étanchéité. Au taux de 600 tonnes de fonte par 24 heures, chaque benne monte 90 charges, en 360 voyages : un toutes les quatre minutes.
- L’eau des plaques de refroidissement est fournie par quatre pompes Holly, à plongeurs de 560x710, pouvant débiter 32 000 mètres cubes par 24 heures; il y a en outre une pompe de réserve de 560x250; toutes ces pompes envoient leur eau dans une colonne de 45mx360. De temps en temps, on fait passer dans les plaques de refroidissement l’eau d’alimentation des chaudières, dont la haute pression détache les dépôts de ces plaques.
- Les chaudières, au nombre de 24, verticales (fig. 23) de 250 chevaux chacune, peuvent-marcher au gaz ou au charbon; leur grande hauteur assure une combustion parfaite des gaz pauvres à combustion lente.
- Les hauts fourneaux sont desservis par une machine à mouler (fig. 24) à deux chaînes de godets en acier comprimé (fig. 25) qui reçoivent la fonte déversée des poches dans un bac à deux trous de coulée. Ces godets traversent un bac d’eau de 30 mètres de long, puis subissent un arrosage et rejettent les gueuses ainsi refroidies dans un wagon ou sur un conveyeur; vitesse des chaînes, 0m,10 par seconde; débit par minute, 20 gueuses de 50 kilos. Au retour, les godets vides passent sous deux foyers qui les recouvrent de suie afin d’empêcher l’adhérence de la fonte. Ils durent de 9 à 12 mois. En hiver, il faut chauffer l’eau du réservoir pour éviter le craquelage des godets.
- Les poches de coulée de 15 tonnes (fig. 26) sont (fig. 2) disposées en rangs devant les hauts fourneaux sur la voie de coulée, et les deux poches à scories, de 5m3,70 chacune (fig. 27) roulent sur une voie perpendiculaire à la voie de coulée. Les coulées se font six fois par jour, au taux de 100 tonnes chaque fois. Le bouchage du trou de coulée se fait au moyen d’un piston à vapeur (fig. 28) que l’on retire ensuite.
- Quand la fonte doit être employée dans l’aciérie sans refusion, on la coule dans un grand mélangeur de 300 tonnes (fig. 29), où les poches sont transportées et déversées par des ponts roulants électriques. Ce mélangeur, basculé par des cylindres hydrauliques, est rechauffé par des brûleurs à pétrole placés dans l’axe de rotation et au bec de coulée.
- De juillet 1899 à juillet 1900, le haut fourneau n° 1, marchant sans discontinuité, a produit 162 687 tonnes de fonte, et le n° 2, 132 000 tonnes d’août à juillet, en marchant rarement à 600 tonnes. Les figures 30 et 31 indiquent les déformations du profil de ces deux hauts fourneaux après leur première campagne; la dégradation est considérable aux environs des plaques refroidissantes en fonte, que l’on aurait pu remplacer avantageusement par des plaques de bronze. Les anneaux en fonte près du gueulard (fig. 5) se sont tordus en dégradant la maçonnerie. Ces cercles ne sont pas bien utiles et ils tendent par leurs saillies à déformer le profil du tassement des charges, comme en figure 32.
- Les deux cloches sont manœuvrées sans danger par un seul poste, au centre de la plate-forme qui réunit les deux hauts fourneaux. Le gueulard est pourvu de 6 portes d’explosion qui, par l’allumage des gaz qui s’en échappent, endommage gravement la plate-forme : il faut les placer à l’extérieur, loin de tout et en faire les joints non pas grossièrement comme en figure 32a, mais comme en figure 33b, dressés à la machine. Les garnitures d’amiante ne valent rien pour les portes souvent ouvertes.
- Les tuyaux de refroidissement du water Jacket ne tardèrent pas à se boucher par
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- FiG. 26.
- Fig. 26. — Poche à fonte de 1S tonnes. — Fig. 30. — Haut fourneau n° 1. — Fig. 31. — Haut fourneau n° 2. Après campagne. — Fig. 32. — Profil âtes lits de chargement. —Fig. 33. — Joints des portes de sûreté. — Fig. 35. — Ensemble de l’usine.
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- des scories, il fallu arroser l’extérieur de l’enveloppe. Ce système d’enveloppes proprofondes n’a d’autre avantage que le remplacement facile d’une plaque brisée. On dépensait, en moyenne, pour le refroidissement des deux hauts fourneaux, par 24 heures, 32 000 mètres cubes d’eau, qui s’échauffaient de 6° degrés environ.
- Le minerai est déchargé directement des bateaux sur le tas, d’où il est chargé à la pelle dans des wagons de 50 tonnes, vidés ensuite dans le magasin; le coke et la chaux arrivent par rails, et le coke est mis en tas par une grue à benne. Le rayon des courbes des voies ne descend pas au-dessous de 140 mètres, nécessaire pour le passage des plates-formes des poches, dont l’empattement est de 2m,30. Ces poches sont munies (fig. 26) d’un mécanisme de bascule à la main, inutile dans cette installatioù où l’on dispose partout des grues nécessaires pour l’opérer mécaniquement.
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 22 mars 1901.
- Présidence de M. Voisin-Bey, président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, dépouille la correspondance.
- M. Marcel Vacher sollicite le concours de la Société pour la publication de son ouvrage intitulé : Album des races bovines de France. (Agriculture.)
- M. Truan Grangeneuve, 12, rue Gravel, Levallois, sollicite le concours de la Société pour la création d’une université populaire d’enseignement des langues. (Commerce.)
- M. Léon Launet, à Vrigne-aux-Bois (Ardennes), demande le concours de la Société pour la construction d’une machine remplaçant la bicyclette. (Arts mécaniques.)
- M. B. Martin, 150, boulevard Voltaire, présente un moteur rotatif. (Arts mécaniques.)
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 428 du Bulletin de mars.
- Nominations de membres de la Société. — Sont nommés membres de la Société :
- M. Lombart, ancien manufacturier à Paris, présenté par MM. Simon et Bonjour;
- M. Marchand-Bey, ingénieur civil, présenté par MM. Colligjion et Bichard.
- Conférence. — AL Brillouin fait une conférence sur les Chronométrés de marine.
- M. le Président remercie M. Brillouin de sa très intéressante conférence, qui sera reproduite au Bulletin.
- Tome 101. — 1er semestre.
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- BIBLIOGRAPHIE
- M. D. Sidersky, ingénieur-chimiste, a fait hommage à la Société d’un petit volume qu’il vient de publier sous le titre : Analyse des engrais. — Recueil international des méthodes officielles en usage dans les principaux pays d'Europe et d'Amérique.
- En 1896, le 2e Congrès international de Chimie appliquée avait émis le vœu « que les diverses méthodes officielles d’analyse des engrais soient réunies dans une même publication rédigée en langue française » ; il avait confié le soin de cette publication à M. Sidersky.
- Ce recueil contient la reproduction textuelle des méthodes officielles d’analyse d’engrais dans les pays suivants :
- France, Belgique, Hollande, Grand-Duché de Luxembourg, Allemagne, Suisse, Autriche-Hongrie, Italie, États-Unis d’Amérique.
- Ces descriptions sont suivies d’une courte énumération des méthodes analytiques que la Commission internationale, réunie à Vienne lors du 3e Congrès international de Chimie appliquée, a décidé de recommander aux chimistes. Cette note a été présentée au i6 Congrès tenu à Paris en 1900.
- L’ouvrage de M. Sidersky ne prête pas aune analyse de détail.
- Résistance des matériaux et éléments de la théorie mathématique de l’élasticité, par Aug. Fôppl, traduit de l’allemand par E. Hahx, in-8, 409 pages, 74 figures. Paris, Gauthier-Villars.
- Pour la première fois, on trouvera traité en détail, dans un ouvrage de portée générale, le sujet si fécond du travail de déformation et les beaux théorèmes de Castigliano qui s’y rattachent. Ces théorèmes sont en somme peu connus en dehors de leurs applications au calcul des ponts f ils sont cependant d’une utilité considérable pour les calculs de résistance des organes de machines, qui constituent souvent des sytèmes hyperstatiques.
- Dans deux notes placées à la fin du volume, le traducteur a indiqué les méthodes de détermination graphique des moments d’inertie et de la ligne élastique des prismes travaillent à la flexion. Ces méthodes, d’une application fréquente, n’étaient pas exposées dans l’ouvrage, l’auteur les réservant pour un traité de statique graphique.
- Analyse chimique et purification des eaux potables, par M. P. Guichard [Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire). Paris, Gauthier-Villars.
- L’auteur, après avoir défini l’eau potable, passe en revue les procédés d’analyse chimique de l’eaut, les impuretés minérales et organiques mortes ou vivantes. Il étudie ensuite la distribution de l’eau dans les villes, il donne les premiers résultats d’une enquête qu’il poursuit sur cette question et dont les résultats complets seront publiés ultérieurement. Enfin il examine l’eau transformée en eau d’égout et enfin la purification de ces eaux résiduaires.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Élaboration des métaux dérivés du fer. Réactions métallurgiques et Foyers métallurgiques, par
- M le capitaine Gages. 2 volumes de l’Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire. Paris, Gauthier-
- Villars.
- Dans les préliminaires du premier volume, l’auteur définit d’abord les caractères primordiaux des réactions métallurgiques, puis il donne un aperçu général sur les procédés d’élaboration ou d’affinage.
- Le titre I est consacré à l’étude des méthodes d’élaboration relativement anciennes (bas foyer et puddlage), méthodes fournissant le métal, en fin d’élaboration, à l’état pâteux.
- Dans le titre II, sont analysés les procédés d'élaboration moderne des fers et des aciers. Ces procédés fournissent le métal à l’état liquide et en grande masse, ce métal étant coulé dans des lingotières métalliques de forme simple ou dans les moules en sable de forme appropriée suivant les objets à reproduire. De là découlent l’étude des méthodes de coulée en lingots et celle de l’industrie des moulages d’acier.
- La solution pratique de l’important problème de la déphosphoration est ensuite exposée, ainsi que celle de l’élaboration des divers aciers spéciaux.
- Enfin, pour compléter ces notions essentielles, il est dit quelques mots des procédés récents susceptibles d’un avenir industriel.
- Le titre III est consacré au procédé ancien de la cémentation, procédé d’une importance encore très grande dans l’industrie des aciers fondus au creuset. Le creuset est, en effet, l’appareil d’élaboration convenant plus particulièrement à la fabrication des aciers dits spéciaux, dans lesquels le car-bonne n’est plus l’élément modificateur principal des propriétés du fer.
- Ce titre comprend deux parties : l’une relative aux théories sur la cémentation; l’autre, essentiellement pratique, corcernant la mise en œuvre des fers cémentés.
- Le 2e volume, consacré à l’étude des foyers plus spécialement utilisés dans l’industrie sidérurgique, comprend quatre titres.
- Le titre Ier concerne les agents calorifiques : après une description sommaire des principaux combustibles employés dans les usines, l’auteur examine les différentes conditions auxquelles il y a lieu de satisfaire pour les utiliser rationnellement.
- Faisant suite à cette étude préliminaire, qui constitue une sorte d’abrégé de la théorie élémentaire de la combustion, se succèdent les titres II «t III, dans lesquels sont décrits les titres rprimordiaux des foyers industriels.
- Le titre II se rapporte aux foyers à chauffage direct, comprenant les foyers dans lesquels le combustible est en contact direct avec les matières en traitement (bas foyers, fours à air, cornues Besse-mer), et ceux dans lesquels le combustible est séparé des matières en traitement (foyers à grille à combustible solide et fours à pétrole.
- Le titre III a trait aux fours à gaz, dont l’importance économique s’accroît tous les jours ; il se divise en deux parties principales relatives, la première aux fours Siemens, la seconde aux types de fours dérivés du Siemens.
- Enfin, après quelques considérations sommaires sur lés appareils fondés sur le principe de la conductibilité de la chaleur, l’auteur examine, dans le titre IV, quels sont la constitution et le rôle des matériaux réfractaires utilisés dans la construction des appareils calorifiques dont l’étude approfondie fait l objet des deux titres précédents.
- Exploitation technique des chemins de fer, par L. Galine. In-8 de 704 pages, 309 figures.
- Paris, Dunod.
- Cet ouvrage renferme une étude complète sur l’exploitation technique (des Chemins de fer, où se trouvent examinés successivement : la formation des trains et l’organisation des gares ; l’étude des
- SIGNAUX ET DES ENCLENCHEMENTS ; LE MOUVEMENT DES TRAINS; L’ORGANISATION DU SERVICE.
- La situation de l’auteur, ses recherches dans un grand nombre de Revues françaises et étrangères.
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- les renseignements qu’il a obtenus des diverses Compagnies, lui ont pérmis d’établir un guide précieux pour les personnes appelée à l’étude si importante des chemins de fer.
- Cet ouvrage se divise en quatre parties :
- 1° Aménagement des gares, comprenant trois chapitres : Service des voyageurs; Service des marchandises; Construction.
- 2° Signaux, formant également trois chapitres : Code des signaux; Construction; Concentration des leviers ; Enclenchements.
- 3° Mouvement des trains, on distingue quatre chapitres : Marche des trains; Block svstem; Voie unique ; Vitesse des trains.
- 4° Caractère de l’exploitation; Exploitation: Matériel et traction; Matériel; Voie.
- Les matières colorantes naturelles, par V. Thomas (Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire).
- Paris, Gauthier-Villars.
- L’histoire de la chimie des colorants naturels, dont l’emploi remonte à la plus haute antiquité, s’est enrichie dans ces dernières années d’un nombre considérable de travaux. Ceux-ci ont eu pour résultat de rajeunir un chapitre qui paraissait devoir tomber dans l’oubli par suite même de la grande extension des matières colorantes artificielles. Ils ont montré, en outre, tout le parti qu’on pouvait tirer de cette étude au point de vue des théories nouvelles.
- Dans cet Aide-Mémoire, l’auteur se propose de résumer tous ces travaux épars et d’exposer en particulier l’histoire des colorants jaunes dérivés de la benzophénone; de la xanthone et de la flavone.
- Traité de chimie industrielle, par lt. Wagner et F. Fischer. Quatrième édition française entièrement
- refondue, rédigée d’après la Quinzième édition allemande, par le Dr L. Gautier, 2 volumes grand
- in-8, Paris, Masson.
- Les nombreux perfectionnements dont la chimie technologique a été l'objet depuis la publication de la troisième édition française de cet ouvrage ont apporté dans certaines branches de l’industrie chimique de profondes modifications.
- C’est ainsi, par exemple, que l’électrochimie, déjà mise à contribution par la métallurgie pour l’extraction et le raffinage des métaux, a étendu le cercle de ses applications jusque dans le domaine du chlore et de ses alcalis. De grandes quantités de chlorure de chaux, de liquides décolorants et d’alcalis caustiques et carbonatés sont en effet actuellement fabriquées par clectrolyse des chlorures de sodium et de potassium dans différentes usines, tant en France qu’à l’étranger ; les chlorates alcalins sont également préparés depuis plusieurs années par la voie électrochimique.
- En outre, des industries dont il n’avait pas encore été question sont venues prendre place dans le champ déjà vaste de la technologie chimique. Parmi ces industries, il convient de citer tout particulièrement celle du carbure de calcium et de l’acétylène, qui constitue une des plus belles applications de l’électricité employée comme source de chaleur énergique. Le carbure de calcium ainsi que le carbure de silicium (carborundum), et d’autres composés analogues ne sont pas d’ailleurs les seuls corps que le four électrique permette de préparer; on peut aussi, à la faveur de la haute température qui y règne et en présence de carbone, réduire sans difficulté les oxydes des métaux les plus réfractaires et obtenir ces derniers à l’état pur et fondus ; toutefois, la préparation au four électrique de ces métaux, qui, comme le chrome et le manganèse, jouent 'un rôle important dans la sidérurgie, n’est point pratiquée industriellement et il est probable qu’elle ne le sera jamais, surtout maintenant que l’on possède, dans le procédé imaginé tout récemment par H. Goldschmidt, un moyen permettant d’obtenir rapidement et à peu de frais, par la combustion de l’aluminium, de grandes quantités à la fois des métaux en question.
- Les progrès réalisés dans la chimie technologique pendant ces dernières années n’ont pas seulement porté sur les industries qui ont été perfectionnées par l’électricité ou en sont nées ; on peut dire aussi que toutes les autres se sont également ressenties à des degrés divers de l’heureuse in-
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- fluence du travail incessant des savants et des industriels. Citons par exemple, dans la grande industrie chimique, la fabrication de l’acide sulfurique, qui est sur le point de subir une véritable révolution, par suite de la suppression des chambres de plomb et de leur remplacement par les procédés basés sur l’action catalytique du platine ou d’autres substances ; en Allemagne, une importante fabri. que de soude a même déjà supprimé ses chambres de plomb et prépare maintenant son acide sulfurique par la nouvelle méthode. Mentionnons aussi le tout récent procédé de saccharification et d’alcoolisation des matières amylacées au moyen des mucédinées, procédé qui permet de réaliser industriellement la fermentation à l’abri des germes étrangers et par suite d’obtenir des produits aussi riches que possible en alcool éthylique.
- Dans cette quatrième édition française du Traité de chimie industrielle, rédigée par la quinzième édition allemande, ces différents perfectionnements et bien d’autres sont exposés avec tous les développements qu’ils comportent,
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- LIVRES ET OUVRAGES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE
- EN AVRIL 1901
- Société d'agriculture, sciences et arts du département du Nord. Célébration du centenaire. Io-8, 120 p. Douai, imprimerie Delaria.
- Comité international des poids et mesures. Procès-verbaux de 1900. In-8, 102 p. Paris, Gauthier-Villars.
- Traité de chimie industrielle, par MM. Wagner, Fischer et Gautier, 4e édition française. Vol. I: Combustibles, matières éclairantes, métallurgie chimique, produits inorganiques. In-8, 940 p. 604 fig. Paris, Masson.
- Exploitation technique des chemins de fer, par M. L. Galine. In-8, 700 p. 310 fig. Paris, Dunod.
- Société académique de Saint-Quentin. Mémoires, 1897 et 1898. In-8, 540 p. Saint-Quentin Imprimerie Poette. ’
- Les chaudières et les machines à, l’Exposition de 1900, par M. Ch. Compère. In-8.
- 60 p. Extrait des Comptes rendus de la Société des ingénieurs civils de France.
- Traité général des applications de la chimie, par M. J. Garçon. In-8, 750 p. Paris, Dunod, vol. I; Métalloïdes et composés métalliques.
- Le système métrique des poids et mesures, par M. G. Bigourdan. In-8 460 n Paris Gauthier-Villars. ’ F'
- Du ministère des Travaux publics, Bulletin de géographie historique et descriptive
- Année 1900, Nos 1 et 2.
- De la Revue technologique de VExposition de 1900, Industries textiles, par M. E. Delessard In-8, 216 p., 143 fig. et atlas de 7 pi. Paris, Bernard.
- Éléments de mathématiques supérieures, par M. Vogt, in-8, 610 p. Paris, Nony.
- Du ministère de l Intérieur, Situation financière des départements en 1898. In-4 450 p. Melun, Imprimerie administrative.
- Review of the World’s Commerce. Année 1900. In-8, 250 p. Washington, Government prmtmg office.
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- OUVRAGES REÇUS.
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- Du ministère de l’Instruction publique. Notice sur les modèles relatifs aux travaux des Ponts et Chaussées exposés en 1900. In-8, 700 p. 170 fig. Paris, Imprimerie nationale.
- Nouvelle méthode de recherche des défauts sur les réseaux électriques pendant le service, par M. P. Charpentier. In-8, 25 p. Paris, Béranger.
- Trois jours au Beaujolais. In-8, 64 p. Villefranche, bureau du « Progrès agricole et viticole ».
- Invasion de criquets dans l’arrondissement de Saint-Affrique, par M. E. Marre. In-8, li p. Montpellier, Coulet et fils.
- Thesefrom the Land of Sinim. Essays on the Chinese question, par sir Hart. In-8, 250 p. London, Chapman Hill.
- L’Électricité à l’Exposition de 1900. L’Électrothermie, par MM. Montpellier, Rainville et Brochet. In-4, 65 p. 90 fig. Paris, Dunod.
- Du ministère du Commerce. Description des Brevets d’invention. N° 285 517 à 286 373 (février 1899). In-8, Imprimerie Nationale.
- Mitteilungen uber fortschungsarbeiten auf dem Gebeite der Ingenieurwesens der technischen Hochschulen. Herausgegeben vom Vereine Deutscher Ingenieure, 1er fascicule. In-8, 76 p. Berlin, J. Springer.
- La mécanique à l’Exposition, 17e livraison. Les applications mécaniques de l’Électricité, par M. Bunet. In-8, 68 p., 76 fig. Paris, Dunod.
- Du ministère de l’Agriculture d’Italie. Carta idrografica d’Italia. Fiume. In-8, 220 p. Roma, Tipographia Nazionale.
- Congrès international des méthodes d’essai des matériaux. Laboratoires de l’École nationale des Ponts et Chaussées, par MM. Debray et Mesnager. In-4, 30 p., 13 pl. Paris, Dunod.
- Traité pratique de la voirie vicinale, par MM. Guillaume et Baur. In-18, 346 p. Paris, Paul Dupont.
- Étude sur le choc, par M. de Maupeau. Extrait de la Revue Maritime.
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- LITTÉRATURE
- DES
- PÉRIODIQUES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ
- Du 15 Mars au 15 Avril 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag. . . . Journal de l’Agriculture.
- Ac. . . . Annales de la Construction.
- ACP.. . . Annales de Chimie et de Physique. AM. . , . Annales des Mines.
- AMa . . . American Machinist.
- Ap. . . . Journal d’Agriculture pratique. APC.. . . Annales des Ponts et Chaussées. Bam.. . . Rulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- BMA . . . Bull, du ministère de l’Agriculture. CN. . . . Chimical News (London).
- Cs.......Journal of the Society of Chemical
- Industry (London).
- Cil. . . . Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- DoL. . . . Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dp. . . . Dingler’s Polytechnisches Journal.
- E........Engineering.
- E’.......The Engineer.
- Eam. . . . Engineering and Mining Journal.
- EE.......Eclairage électrique.
- Elé. . . . L’Électricien.
- Ef.. . . . Économiste français.
- EM. . . . Engineering Magazine.
- Es.. . . . Engineers and Shipbuilders in Scoüand (Proceedings).
- Fi ... . Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Gc.......Génie civil.
- Gm. . . . Revue du Génie militaire.
- IC.......Ingénieurs civils de France (Bull.).
- le.......Industrie électrique.
- 1m . . . . Industrie minérale de St-Étienne.
- IME. . . . Institution of Mechanical Engi-
- neers (Proceedings).
- loB. . . . Institution of Brewing (Journal). La . . . .La Locomotion automobile.
- Ln . . . .La Nature.
- Ms.......Moniteur scientifique.
- MC. . . . Revue générale des matières colorantes.
- N...................Nature (anglais).
- Pc.Journal de Pharmacie et de Chimie.
- Pm. . . . Portefeuille économ. des machines.
- Rcp . . . Revue générale de chimie pure
- et appliquée.
- Rgc. . . . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- Rgds.. . . Revue générale des sciences.
- Ri ... . Revue industrielle.
- RM. . . . Revue de mécanique.
- Rmc.. . . Revue maritime et coloniale.
- Rs................Revue scientifique.
- Rso. . . . Réforme sociale.
- RSL. . . . RoyalSocietyLondon(Proceedings).
- lit..................Revue technique.
- Ru..Revue universelle des mines et de
- la métallurgie.
- SA.. . . . Society of Arts (Journal of the).
- SAF . . . Société des Agriculteurs de France
- (Bulletin).
- ScP. . . . Société chimique de Paris (Bull.).
- Sie..... Société internationale des Électriciens (Bulletin).
- SiM. . . . Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- SiX. . . . Socie'té industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- SL.. . . . Bull, de statistique et de législation.
- SNA.. . . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- SuE. . . . Stahl und Eisen.
- USR. . . . Consular Reports to the United States Government.
- VDl. . . . Zeitschrift des Vereines Deutscher lugenieure.
- ZOl. . . . Zeitschrift des Oesterreichischen Ingenieure und Architekten-Ve-reins.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. AVRIL 1901.
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- AGRICULTURE
- Ajonc. Valeur alimentaire et culture. Ag-16 Mars, 412; Ap. 28 Mars, 402; 4-11 Avril, 436, 467.
- Bétail. Betteraves fourragères et demi-su-crières pour l’alimentatton du. Ag. 16 Mars, 417.
- _ Prévention de la fièvre aphteuse. Ap. 28 Mars, 405.
- — Rouget du porc (Traitement). Ap. 4
- Avril, 446.
- — Curabilité de la morve. Ap. 28 Mars,
- 407.
- Blés riches en gluten (Création des) (Schri-baux). Ag. 23 Mars, 449.
- — Régime du. Ag. 6 Avril, 531.
- — Dans l’alimentation du bétail. Ag. 17
- Avril, 583.
- Culture avec sous-sol étanche artificiel (Cuisiners). Ag. 6 Avril, 537.
- Engrais. Calcimètre Houdaille. Ln. 16 Mars, 241.
- — Céréales d’automne et engrais en couverture. Ap. 14 Mars, 338.
- — Consommation dans le monde (Gran-
- deau). Ap. 14-28 Mars, 336, 400; 4 Avril, 432.
- — Azotés en couverture sur les céréales d’hiver (Grandeau). Ap. 21 Mars, 368 ; 11 Avril, 464.
- — Distributeurs d’ (Ringelmann). Ap. Il
- Avril, 472.
- — Hydrate de carbone dans les tubercules de l’avoine à chapelet (Harlay). Pc. 15 Avril, 353.
- Étables et vacheries. Ag. 13 Avril, 580. Faucheuse automobile Deering.Xa, 14Mars, 166. Fèculomètfe Joulin et Truchon. SNA. Fév., 139. Forêts. Influence de l’éclaircie des cépées sur le rendement des taillis. Ag. 30 Mars, 488 ; 13 Avril, 372.
- Germination dans l’eau distillée. Dehérain. SNA, Fév., 156.
- Pintade (La). Ap. 5 Avril, 444.
- Pommes de terre nouvelles. Ap. 14 Mars, 344. Trèfle. Semences de (Schribaux). Ap. 14 Mars, 342.
- Vigne. Destruction du phylloxéra par le sulfure de carbone. SNA. Fév., 127.
- — Dérivés tartriques du vin. Ap. 11 Avril, 469.
- CHEMINS DE FER
- Boîte à graisse du Great Western. E'. 29 Mars, 327.
- Chemins de fer en 1889 et 1900. Ri. 16 Mars, 108.
- — Belges en 1889. Statistique. Rgc. Mars,
- — aux États-Unis. Ef. 6 Avril, 453.
- — de l’Ouganda. Gm. Mars, 219.
- — Exposition du chemin de fer de l’État
- en 1900. Rgc. Mars, 199.
- — Électriques de Chamonix. Ic. 9 Mars, 111.
- — — de Pierrefitte-Cauterets. Rgc, Mars,
- 223.
- — — monorail suspendu d’Eberfield.
- Elé. 28 Mars, 193.
- — — Locomotives mixtes à adhérence et
- crémaillère de l’Ouest lyonnais. Elé. 6 Avril, 219.
- Locomotives à l’Exposition de 1900 (Stevart). Ru. Fév., 153; E. 15 Mars, 255; Rt. 25 Mars, 133; 10 Avril, 149; loi. 12 Avril, 265.
- — à roues libres du Great-Eastern. E'. 12
- Avril, 301.
- — belges. Rgc. Mars, 235.
- — Chaudière Player. RM. Mars, 336.
- — Central Atlantic. RM. Mars, 332 ; 6 Avril. 377.
- — Chemin méditerranéen. E‘. 5 Avril, 343. — Compound de la fabrique de Chemnitz. Gc. 23 Mars, 339.
- — État Hongrois. Gc. 6 Avril, 377.
- — Régulateur Mac Cuen. RM. Murs, 336. — Krauss à moteur auxiliaire. E. 12 Avril,
- 469.
- — Tender du South Eastern-Chatam. E. 15 Mars, 332.
- — Entretoises de foyer en bronze manga-nésé (Rodrigue). Rgc. Mars, 235. Signaux et enclenchements anglais à l’Exposition. Rgc. Mars, 264.
- — Appareils de sûreté des trains (Prou-teau). Rt. 10 Avril, 160.
- Tampon Turton. E. 12 Avril, 487.
- Voitures. Train transsibérien. Exposition de 1900. Pm. Mars, 38.
- — pour le Sud Italien. E. 29 Mars, 399.
- TRANSPORTS DIVERS
- Automobiles pour transports militaires. La. 21-28 Mars, 183; 11 Avril, 230.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- AVRIL 1901.
- Automobiles de course à la fin de 1900 (Chasseloup-Laubat). IC. Fév., 280.
- — industriels (Concours des) (Forestier).
- Ici. 324.
- — à pétrole de Coster. Ri, 30 Mars, 125.
- — — Nesseldorf. La. 4 Avril, 214.
- — — Richard. RM. Mars, 357.
- — électriques, Plate-forme de l’Exposition.
- Sce. Janv., 9.
- — — Manhattam. EF. 6 Avril, 15.
- — Changement de vitesse Mathieu. RM. Mars, 388.
- Locomotives routières et trains blindés (Espi-talier). Gc. 13 Avril, 385.
- Tramways divers à Paris. Ln. 23 Mars, 262.
- — électriques mixtes, caniveau et trolley
- (Connelt). E. 22-29 Mars, 369, 487, et chemins de fer. Statistique au 1er janvier.
- — — Triphasés à haute tension (Phi-
- lippe). Gc, 30 Mars, 361.
- — — Polyphasés (Galmozi). EE. 30 Mars,
- 1901, 473. Ic. 25 Mars, 125.
- — — Responsabilités pour électrolyses.
- E'. 29 Mars, 310.
- — — à caniveau latéral Bastille-Mont-
- martre. Gc.6 Avril, 369.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Acétylène. Gaz carbéthyle. Ri. 23 Mars, 114.
- — Dissous. Ln. 6 Avril, 289.
- Acides. Nitrique. Appareils Rohrmann et Va-
- — lentiner (Guttmann) Ms. Avil, 238.
- — Propriété physique des dissolutions d’ (Veley et Manleg). CN. 29 Mars, 159 — Hypochloreux. Action sur les métaux (Tiesenhol). Cs. 30 Mars, 248.
- — carbonique, fabrication. Cs. 28 Fév., 121.
- — — liquide commercial (Lunge). IcL 122.
- — — sulfurique à titre exact, prépara-
- tion (Meade). CN. 12 Avril, 172. Acétates. Chaleur de formation (Dele'pine). CR. 25 Mars, 777.
- Antimoniates de cuivre. Acides antimoniques (Delacroix). ScP. 20 Mars, 288. Alcoolatures cValuminium (Testchinko). CN. 29 Mars, 146.
- Brasserie. Divers. Cs. 28 Fév., 141 ; 30 Mars, 269.
- Brasserie. Appréciation des orges (Frew). Cs. 30 Mars, 221.
- — Arsenic dans la bière. Cs. 28 Fév., 158.
- 30 Mars, 204.
- Carbures métalliques (génération des) (Berthe-lot). AcP. Avril, 464.
- Céramique en 1900 (Charabot). Rcp. 5 Avril, 177.
- Carbonates alcalino-terreux en présence de l’alcool. Action des acides (Vallère). CR. 28 Mars, 1877.
- Caoutchouc à l’Exposition (Gerber) Ms. Avril, 235.
- — pour chaussures. Cs. 28 Fév., 236. Cérium (Markwald). N. 15 Mars, 123.
- Céruse. Procédé Hitchook. Cs. 28 Fév., 135. Chaleur spécifique d’un mélange gazeux de
- corps en équilibre chimique (Ponsot). CR. 25 Mars, 959.
- Chaux et Ciments. Divers. Cs. 28 Fév., 125; 30 Mars, 253.
- — Action de l’eau de mer sur les mortiers
- hydrauliques (Chouliatchenko). Le Ciment. Mars, 37.
- — Solubilité de la chaux dans l’eau à différentes températures (Guthrie). Cs. 30 Mars, 222.
- Chlore liquide (Lunge). CN. 22 Mars, 134. Chlorures. Igaition avec matières organiques (Davies). Cs. 28 Fév., 98.
- — ferrique. Séparation des autres chlo-
- rures dans les solutions hypochlori-ques par l’éther (Speller). CN. 15 Mars, 125.
- Compression de l’eau et loi d’Avogadro (Tum-lizz). Ms. Avril, 268.
- Cæsium. Composés du (Chabrié). CR. 18 Mars, 678.
- Cire. Analyse de la (Buchner). Cs. 30 Mars, 286. Diamant. Reproduction artificielle (Feudel). Ms. Avril, 236.
- Distillerie agricole Egrot. E. 29 mars, 402. Essences et parfums. Cs. 28 Fév., 149 ; 30 Mars. 273.
- — àl’Exposition (Dupont). RCp. 5 Avril, 179. Explosifs et poudres, caractères distinctifs
- (Williams). Fi. Mar, 194.
- — Poudre sans fumée. E. 15 Mars, 345.
- — Cordite. E'. 29 Mars, 324.
- Gaz d’éclairage. Nouvelle usine de Mulhouse, SiM. Janv., 18.
- — Gaz mixte (Bunte). Ms. Avril, 253.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES
- AVRIL 1901.
- 591
- Gaz Mond au Staffordshire. E'. 22-29 Mars, 387, 309.
- _ Détermination de l’acide sulfurique dans le gaz d’éclairage (Muller). Id. 250. — Éclairage par incandescence. E'. 12 Avril 363.
- __ Manchons incandescents (Théorie des)
- (Baur). Ms. Avril, 257.
- Goudrons. Traitement des vapeurs nuisibles de la distillation des (Craven et Cale-mann). Cs. 30 Mars, 200.
- Graisses. Action de la poudre de zinc sur les acides gras saturés (Hébert). Cs. 21 Mars, 633.
- — Analyse des matières grasses (Halphen).
- RCp. 20 Mars, 153.
- — Diverses. Cs. 30 Mars, 261.
- Hypothèses moléculaires (Perrin). Rs. 13 Avril, 449.
- Industries chimiques à l’Exposition (Guillet).
- Gc. 16, 23-30 Mars, 327, 443, 356. Lipase. Sa réversibilité (Hastle et Loevenhart).
- CN. 22 Fév. ; 15-22 Mars, 86, 126. Laboratoire. Divers. Cs. 30 Mars, 279.
- — Fusiomètre Streadfield. CN. 15 Mars,
- 121.
- — Four à essais Forfar. Cs. 30 Mars, 255. — Analyse des roches (Hillebrand). CN. 22 Fév., 15-22 Mars, 88, 127, 136; 12 Avril, 175.
- — — des aciéries. Bibliographie : Vana-
- dium et Titanium (Brearley). CN. 12 Avril, 171.
- — Phosphore, dosage dans l’acier. Ibbotson et Brearley. CN. 15 Mars, 122.
- — Arsenic, recherche et présence dans les produits manufacturés. Cs. 30 Mars, 188.
- — — dans les bières (Thomson et Shen-
- ton). Ici, 204, 281.
- — Arsenic et soufre. Détermination dans
- les composés cuivreux (Gibb). Cs. 30 Mars, 184.
- — Nitromètre Dupont (Lunge). Cs. 28 Fév., 100.
- — Travaux exécutés en 1890 dans les labo-
- ratoires départementaux des ingénieurs des mines. AM. Déc., 489. Magnésium. Composés organométalliques (Tessier et Cugnard). CR. 1er Avril, 835.
- — et Aluminium, propriétés réductrices,
- CR. 1er Avril, 826.
- Mercure. Action de l’oxyde sur quelques corps organiques (Lumière et Perrin). CR. Mars, 655.
- Molybdène. Sulfate cristallisé nouveau (Bail-hache). ScP. 5 Avril, 341.
- Optique. Production directe des rayons X dans l’air (Nodon). CR. 25 Mars, 770.
- — Spectre des gaz plus volatils que l’air,
- qui ne se condensent pas à la température de l’hydrogène liquide (Dewar et Liveing). ACP. Avril, 482. Permanganate de potasse et thiosulfates alcalins en dissolution, réactions mutuelles (Dobbin). Cs. 30 Mars, 212. Papier. Divers. Cs. 28 Fév., 147.
- — (Machines à) à l’Exposition, VDI.
- 13 Avril, 511. Escher Wyss. E. 22 Mars, 368.
- — de paille. Cs. 28 Fév., 148.
- Poids atomiques. Détermination par les rayons X (Benoist). CR. 25 Mars, 772.
- — Deuxième rapport annuel du Comité
- des —. CN. 4, 12 Avril, 161, 169. Produits chimiques à l’Exposition de 1900 (Guillet) Gc. 6 Avril, 375. Radio-activité secondaire (Becquerel). CR. 25 Mars, 732 (Curie et Debienne). Id., 768.
- Réduction des composés métalliques par le charbon (Boudouard). ScP. 2 Mars, 282. Realgar. Action de l’hydrogène et réaction inverse (Pelabon). CR. 25 mars, 774. Résines et vernis. Divers. Cs. 28 Fév., 135; 30 Mars, 261.
- — Rouge d’uranium. Cs. 50 Mars, 261. Siliciures de fer (Jouve). IcP. 20 Mars, 290. Sucrerie. Divers. Cs. 28 Fév., 140, 30 Mars,
- 267.
- — Saccharinates métalliques nouveaux
- (Defournel). ScP. 20 Mars, 322.
- Sulfate de baryte. Solubilité dans les dissolutions de thiosulfate de soude (Dobbin). Cs. 20 Mars, 218.
- Superphosphates. Utilisation des gaz fluorés pour leur fabrication (Elsner). Ms. Avril, 267.
- Sur saturations gazeuses d’ordres physique et chimique, diagnose des (Berthelot). ACP. Avril, 433.
- Tannerie. Divers. Cs. 28 Fév., 137. 30 Mars, 263.
- — Cuirs de reliure. Cs. 30 Mars, 264.
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- 592
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- AVRIL 1901.
- Tannerie. Emploi de l’acide lactique (Clalliu). Cs. 30 Mars, 210.
- Teinture. Divers. Cs. 28 Fëv., 112, 119-30 Mars, 238, 242. MC. 1er Avril, 104* — Aniline, nouvelle synthèse (Jaubert)-CB. 1er Avril, 841.
- — Alizarine, progrès récents. MC. 1er Avril, 99.
- — Noirs de sulphides (Sunderland) Cs. 30 Mars, 243.
- — Indigo artificiel (Haller) Rgds. 30 Marst 255. Sa découverte (von Bayer). RcP. 20 Mars, 142. Industrie de (Rawson). MC. 1er Avril, 109. L’indican (Schunk). MC. les Avril, 108.
- — Lutéoline. Synthèse de la (Kostanecki). SiM. Janv., 33.
- — Lumière perfectionnée pour assortir les couleurs (Dufton et Gardner). MC. 1er Avril, 107.
- — Teinture de la laine en noir par le nitro-sulfure de fer (Prudhomme). MC. 1er Avril, 97.
- — des tissus soie et laine (Brown). Cs.
- 30 Avril, 226.
- — Permanganate de potasse, emploi du (Jager). MC. 1er Avril, 98.
- — Nouvelle méthode caractéristique des
- matières colorantes. Application aux indo-phénols (Carmichel et Bayrac). CR. 9 Avril, 882.
- Uranium. Préparation (Aloy). ScP. 5 Avril, 344.
- Verres. Fusion du verre. Produits trouvés dans les cheminées des fours. Cs. 30 Mars, 251.
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Arbitrage (Enquête sur l’). Musée Social, Mars. Australie. Constitution australienne (Cock-burn). SA. ItAvril, 381.
- Brevets. Examen préalable. E. 29 Mars, 413. Chanvre. Commerce en Italie. E. 29 Mars, 399. Chemins de fer (Les) et le Budget. Ef. 23 Mars, 369.
- Commerce en général (Revue du). USR. Avril, 415.
- Contrat de travail industriel ou collectif. Ef. 13 Avril, 491.
- Douanes. Congrès de la réglementation douanière. Ef. 6 Avril, 451.
- Émigration européennne. Pays de provenance et de destination. Ef. 23 Mars, 373. Grèves et l’arbitrage. Ef. 30 Mars, 409. Inde. Chemins de fer et famine (Bell). SA. Mars, 290.
- — Développement du commerce en 20 ans (Tozer). SA. 29 Mars, 333. Japon. Développement économique et social. Musée Social, Mars.
- Socialisme municipal en France. Ef. 13 Avril, 493.
- Pêches maritimes. Leur évolution. Ef. 30 Mars, 414.
- Russie (Opportunités pour les ingénieurs en) (Fort). EM. Avril, 29.
- Successions. Enquête sur le régime successoral (Blondel). Rso. 1er Avril, 505. Transsaharien et mission Foureau-Lami. Rso# 1er Avril, 519.
- Travail. Législations diverses. DoL. Mars, 170.
- — en Nouvelle-Zélande. E. 5 Avril, 407. Trust de la métallurgie. E'. 29 Mars, 324. Viande. Production et consommation. Ef. 6 Avril, 458.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PUBLICS
- Accotements des routes. Machine à rectifier Hogg. Ri. 23 Mars, 113.
- j Assistance par le travail en France (Rivière). Rso. 16 Avril, 629.
- I Australie. Grands travaux publics. Rt. 10 Avril, j 146.
- Blé. Question actuelle du (Paisant). Rso. 16 Avril, 602.
- Ciment armé.Pout de Goatlsland. Le Ciment. Mars, 33.
- — Sidero-Ciment. Gm. Mars, 211. Exposition de Glasgow. E. 22 Mars, 364; FJ. 22 Mars., 258.
- Ignifusion du bois (Ferrell). Fi. Mars, 161. Ponts Vierendeel. Ac. Mars, Zi; Avril, 50.
- — Sur la Macleay. Pont en bois. E'. 29 Mars, 327.
- — Américains et européens (Clarke). EM. Avril, 43.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs. Emploi des matières élastiques (Petters). EE. 23 Mars, 446.
- — Lindeman. EE. 13 Avril, 64.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- AVRIL 1901.
- 593
- Accumulateurs. Edison. Ri. 13 Avril, 14 4.
- ____ Divers. EE. 13 Avril, 64-68.
- ____ Résistance des accumulateurs au plomb.
- ld. 68.
- Chauffage Alcoth et Snow par courants de Foucault. EE. 23 Mars, 448. Condensateurs. Déformation des (Cantone et Sorani).EE. 13 Avril, 75.
- Courants alternatifs (distributeurs à) (Meyer). E. 29 Mars, 395.
- — ondulés. Transmission Bedell. EE.
- 6 Avril, 13.
- Dynamos polyphasées pour sous-stations (Eborall). E. 22, 29 Mars, 387, 403, 5 Avril, 431.
- — Commutatrice Thomson Houston de
- 300 kilovatts. EE. 6 Avril, 5.
- — Isolement des noyaux d’induits. EU.
- 30 Mars, 301.
- — Perfectionnement aux enroulements à
- courant continu. EE. 30 Mars, 467.
- — continues à grande puissance (Rotherl).
- EE. 6 Avril, 28.
- — du Creusot. EE. 13 Avril, 41.
- — Moteurs. Résistance au démarrage.
- (Bunet). le. 10 Mars, 103.
- Éclairage. Arc. Richter Weille, 22, 23 Mars, 449. Avenir de 1’. le. 25 Mars, 123. Lampe de faible puissance Spencer.
- le. 10 Mars, 108.
- — Incandescence. Lampe de Nerst. le.
- 10 Avril, 154.
- Electricité. Allumeur automatique périodique Raymond. EU. 16 Mars, 161. Électro-chimie. Galvanoplastie et galvano-stegie (Stockmeier). Pm. Mars, 45.
- — Divers. Cs. 28 Fév., 131 ; 30 Mars, 257,
- 259.
- — Sels de nickel, procédé Leverrier. EE.
- 23 Mars, 450.
- — Électrolyse de l’acide sulfurique étendu
- renfermant du fer (Ruster). EE. 23 Mars, 458.
- — Blanchiment électrique. Cs. 28 Fév.,
- 131.
- — Fer et nickel, séparation de leurs disso-
- lutions (Kuster). EE. 23 Mars, 458.
- — Persulfate de plomb. Cs. 28 Fév., 132.
- — Four à carbure Grauer. EE. 6 Avril, 32.
- — Relations électro-chimiques des états
- allotropiques des métaux (Berthelot). CR. 25 Mars, 732.
- Électro-chimie. Fabrication électrolytique des miroirs paraboliques Cowper-Cowles. Rt. 25 Mars, 131.
- — Supports d’anodes Chapman et Belt,
- pour électectrolyseurs à chlore. EE. 6 Avril, 30.
- — Électrolyseurs Haas pour liquides de
- blanchiment. EE. 6 Avril, 31.
- — — Imolf et Raschin pour chlorates.
- ld. 31.
- — — Walker Wilkins et Leeds pour sili-
- cates alcalins, ld. 32.
- — Nickel. Raffinage électrolytique Frosh.
- Eam. 6 Avril, 428.
- — Formation du plomb spongieux ; con-
- ditions pour avoir du plomb compact (Glaser). EE. 13 Avril, 72.
- Induction dans les grandes lignes triphasées (Columbo). EE. 23 Mars, 447.
- Isolants. Granité reconstitué. Fi. Avril, 309. Jeu d’orgue électrique. Mornat et Langlois. EU. 6 Avril, 213.
- Machine de Wimshurst sans secteurs, théorie (Bordin). CR. 25 Mars, 761. Mesures. Galvanomètre universel Siemens et Halske. EU. 16 Mars, 163.
- — — Amortissement des oscillations
- (Salomon). EE. 30 Mars, 487.
- — Wattmètres à lecture directe. EE.
- 23 Mars, 445.
- — — Facteur de correction des. le.
- 25 Mars, 125.
- — Ampéro-manomètre(Budig). EE. 23 Mars,
- 459.
- — Mesures magnétiques industrielles. Élé.
- 23 Mars, 177 ; 6 Avril, 209.
- — De la fréquence d’un courant sinu-
- soïdal, procédé acoustique (Kempf-Hartmann). EE. 30 Mars, 489.
- — Permeamètres Hartmann et Braun. Élé.
- 13 Avril, 225.
- Radio-conduction. Essais critiques sur la théorie de la (Turpain). EE. 13 Avril, 56. Stations centrales. Appareils des (Scott). Fi. Avril, 282.
- — Groupes électrogènes de l’Exposition,
- 2 200 chevaux, de Nurenberg; Cie. 16 Mars, 321. Ruston et Kririk. EE. 23 Mars, 425. 550 kilowatts. Gal-loway. EE. 16 Mars, 385. Carels. Gc. 30 Mars, 353. Storke. EE. 30 Mars, 461.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- AVRIL 1901.
- Stations, centrales. Forges de Donetz Jur-gewka. EE. 30 Mars, 481. Télégraphie. Rowland. Élé. 16 Mars, 167.
- — Sans fil (Lamotte). EE. 22 Mars, 432.
- — Popoff, Ducretet. Ln. 6 Avril, 291.
- — Période des ondes utilisées en (Tissot). CR. 23 Mars, 763.
- — Résonateur Oudin. IC. Fév., 394.
- — Télautographe Ritchie (Brauer). CR. 23 Mars, 763. Gray. Ln. 6 Avril, 298. Téléphones. Combinateur Tournaire. Elé. 22 Mars, 179.
- Transformateurs rotatifs (les) (Colles). Fi. Mars, 207; Avril, 263.
- — (Meyer). le. 10 Avril, 155.
- — Force électro-motrice des (Whitehead) EE. 16 Mars, 406.
- HYDRAULIQUE
- Compteur d’eau. Smith. E', 29 Mars, 328.
- Eaux de sources. Nouvelle méthode d’études (Marboutin) le. Fév., 367.
- — Dérivation des sources du Loing et du Lunain. Ac. Avril, 58.
- Écoulement des réservoirs. E'. 12 Avril, 263. Filtre mécanique Hermany. E'. 16 Mars, 377. Pompes. Stumpf. RM. Mars, 338.
- — Hoerbiger. Id. 340.
- — Duplex. E1. 12 Avril, 381.
- — des égouts de Boston. VDI. 13 Avril,
- 506.
- — des eaux d’Andover. ld. 509.
- — à incendie mixte Kernverter. RM. Mars,
- 339.
- Roue d’irrigation Pascoult. Ln. 6 Avril, 304. — Pelton; régulateur Demarest. RM. Mars,
- 341.
- Tuyaux en fonte frettés d’acier, fonderie de Pont-à-Mousson. Pm. Mars, 40, Turbines. Station hydro-électrique de Sar-pefos. Gc. 29 Mars, 337.
- — Ellicolt. RM. Mars, 341.
- MARINE, NAVIGATION
- Canal des Pangalanes. Madagascar (Delaunay). IC. Fév., 251.
- Constructions navales. En Angleterre en 1900. Rmc. Fév., 475.
- — Pression sur les plaques immergées
- (Wingfield). E. 29 Mars, 409.
- Constructions navales. Vibrations des navires (Schlick). E. 29 Mars, 422.
- — Variations du déplacement d’un navire suivant les conditions (Doyère). Rmc. Fév., 233.
- — Pression sur une plaque mobile submergée (Wingfield). E. 6 Avril, 433.
- Gouvernails. Brown, Pepper, Livingston. RM. Mars, 344.
- Hélice. Arbre Lobnitz. RM. Mars, 345.
- — Détermination du pas. AMa. 13 Avril, 337.
- Machines marines de 19 000 chevaux. Cuirassés américains. E'. 22 Mars, 290.
- — Équilibrage (Dalby). E. 5-12 Avril, 436, 457, 491.
- — Réglage de la vitesse des moteurs auxiliaires (Bayle). Rmc. Fév., 324.
- Marines de guerre. Blindages à l’Exposition (Bâclé). Gc. 13 Avril, 391.
- — — Essais Armstrong. E'. 12 Avril, 377.
- —• Américaine. Rmc. Fév., 421.
- — Anglaise. E. 22 Mars, 377. Rmc. Fév., 418.
- — Française. Stations navales. E'. 29 Mars, 309.
- — Italienne. Rmc. Fév., MO, 431. Cuirassé V.-Emmanuel III. E'. 15 Mars, 260.
- — Japonaise. Rmc. Fév., 432.
- — Sous-marins (Les) (Noothat). Rt. 10 Mars, 102. Mouvement dans un plan vertical (Hovgard).E. 5-12 Avril, 437, 459, 489. Pour la marine anglaise. E, 29 Mars, 395.
- Paquebots. Victoria-Louise. VDI. 6 Avril, 475.
- — Celtic (Lancement du). E'. 12 Avril, 377.
- Pas de Calais (Histoire de la navigation à vapeur sur le). E'. 29 Mars, 318.
- Phares à l’Exposition de 1900. E'. 15 Mars, 255.
- Roulis (Mesure du) (Mallock). E. 29 Mars, 407.
- Sécurité en mer (La) (Lannoy). Rmc. Fév., 277.
- Sondeur Thomson. Utilisation des tubes (Piton). Rmc. Fév., 322.
- MÉCANIQUE GÉNÉRALE
- Aérostation. Ballon dirigeable Zeppelin. Z01. 22-29 Mars, 197, 217.
- — Machine volante Kretz. Rt. 23 Mars,
- 137.
- Billes. Étude du roulement. E. 12 Avril. 463.
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- 595
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- AVRIL 1901.
- Broyeur Argall. Eam. 16 Mars, 339.
- ____ Descon-Chester. RM. Mars, 357.
- Changement de vitesse. Willans. RM. Mars, 357. Embrayages Stone, Kinget Barnhart.RM. Mars, 258.
- Chaudières à l’Exposition (Gutermutli). VDI, 23 Mars, 415. E'. 23-29 Mars, 291, 311.
- _ — (Krauss). Z01. 22-29 Mars, 202-222.
- — Accidents en 1899. AM. Déc., 516.
- — à tubes d’eau à la mer. Rapport de l’Ami-
- rauté. E1. 16-22-29 Mars, 269, 295, 323 ; 12 Avril, 376. E. 12 Avril, 480. RM. Mars, 328.
- — — Schultz. RM. Mars, 326.
- — — Solignac et Grille. Rt. %oMars, 127.
- — — Irving. E. 5-12 Avril, 439, 474. E1.
- 5 Avril, 354.
- — — (Corrosions des). E'. 5 Avril, 350.
- — mixte Drake. RM. Avril, 528.
- — Foyers au pétrole à la mer. E1. 16 Mars, 276.
- — Fumivores Meldrum-Zaruba. RM. Mars,
- 329.
- — Compteur d’eau d’alimentation Rohkol.
- Gc. 13 Avril, 397.
- — Déverseur de vapeur Muller et Roger.
- Pm. Avril, 62.
- — Injecteur Nice. RM. Mars, 329.
- — Niveau d’eau Maas. RM. Mars, 332.
- — Purgeur Duplex. Bam. Mars, 296.
- — Surchauffeur Mudd. Ri. 6 Avril, 133. Froid. Machines frigorifiques Grant, Hood.
- RM. Mars, 359, 360.
- — — à l’Exposition. E'. 15 Mars, 259.
- VDL 23 Mars, 398.
- Levage. Grues électromagnétiques (üary). Elé. 16 Mars. 171. Ganz. E'. 16 Mars, 253. de Bemalh. VDI. 30 Mars, 433. de la Société de Liège. PiM. Mars, 305. -— Ponts roulants électriques. SuE. 15 Mars. 285.
- — Gerbeuse Levalley. RM. Mars, 342. Machines-outils à l’Exposition. VDL 30
- Mars, 445; 6 Avril, 483. '
- — Fabrication des canons rapides. AMa.
- 30 Mars, 283.
- — Alésoir Hoefer. AMa. 30 Mars, 291. Engrenages hélicoïdaux, tailleuse
- Grant. AMa. 30 Mars, 289.
- ~ — Machine Brown et Sharpe. AMa. 6
- Avril, 308.
- Machines-outils. Bilgram. RM. Mars, 346.
- — Perceuses Gifford, Barr. RM. Mars, 350.
- Baker. Ri. 13 Avril, 141.
- — Fraiseuse. Division circulaire. AMa. 13 Avril, 334.
- — Raboteuses Kirchner. Ri. 30 Mars, 121,
- — — universelle Sculford-Fockeday. Pm.
- Avril, 50.
- — Ràineuse Newton. AMa. 11 Avril, 332. — Scie Clément. RM. Mars, 353.
- — l’ours vertical Bullard. AMa. 30 Mars,
- 286.
- — — à manivelles. Tendel et Albrecht.
- RM. Mars, 353.
- — — Revolver Warner et Swasey. AM.
- 6 Avril, 305. Brown. RM. Mars, 355. Mason. Id., 356.
- — — Légers et machines avis (Ashford).
- RM. Mars, 311.
- — — Chuck Herbert et Hammer. RM.
- Mars, 348.
- Machines à vapeur Bensh. Rt. 10 Mars, 97.
- — Simple effet. Reavell. E. 29 Mars, 421.
- Robinson. RM. Mars, 364.
- — Rapide Sturtevant. RM. Mars, 363.
- — Diagramme entropique (Boulvin). RM.
- Mars, 249. (Marchis). CR. 18 Mars, 671.
- — Tosi à l’Exposition. E'. 12 Avril, 370.
- — Condenseur Balke. RM. Mars, 368.
- — — aérien Klein. Gc. 23 Mars, 349.
- — Distributions Radovanovic. Pm. Mars,
- 31. Cylindre auxiliaire(Joy).E. 5 Avril. 438. Sutzer. E1. 15 Mars, 266. Wulf, Serkelyhedy. RM. Mars, 366. Garrels et Kimball. RM. Mars, 365.
- — Garnitures d’amiante (Examen des).
- Rt. 10 Avril, 163.
- — Influence des parois (Lynen). VDI. 23-
- 30 Mars, 402, 449.
- — Pompe à air Wheeler. RM. Mars, 363.
- — Régulateurs (Les) (Lecornu). RM. Mars,
- 265.
- — à gaz. Hamilton, Daellenbach. RM.
- Mars, 369.
- — — Korting. Ri. 6 Avril, 133.
- — — Étude des volants (Guldner). VDL
- 16-23 Mars, 365, 409.
- — — Fonctionnement des grands mo-
- teurs. E, 22 Mars, 382.
- — — pour stations électriques. Elé. 13
- Avril, 229.
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-
-
- 590
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- AVRIL 1901.
- Machinés à gaz. Allumage auto-incandescent. La. 30 Mars, 284.
- — — Soupape Equevilly. La. 11 Avril,
- 234.
- — — Gaz Mond. Cs. 28 Fêv., 106. E'. 29
- Mars, 309.
- — — Hauts fourneaux Crossley, 500 ch.
- E'. 5 Avril, 345.
- — à alcool. La. 21 Mars, 177. Ap. 5 Avril,
- 447.
- — au pétrole Diesch, à 2 temps. E. 29
- Mars, 419. Millot. Pm. Avril, 53. Salomon, Mors. RM. Mars, 369, 372.
- — Changement de marche Diesel-Dyckhoff-RM. Mars, 374.
- — Carburateurs Lumière, Hornsby et Holloway. RM. Mars, 373.
- Résistance des matériaux. Essais des aciers à canons en France et aux États-Unis (Heryngfeet). IC. Fév., 260.
- MÉTALLURGIE
- Alliages contenant du cuivre, altération lente au contact simultané de l’air et des chlorures alcalins (Berthelot). AcP. Avril, 457.
- Aluminium (Progrès de 1’). E'. 22 Mars, 283; 5 Avril, 337.
- — Recherches récentes sur les alliages
- (Guillaume). le. 10 Avril, 149.
- — Chaleur de combustion vive (Berthelot).
- AcP. Avril, 479.
- Coke (Compression du charbon destiné au). Ru. Mars, 308.
- Fer et acier. Sidérurgie allemande (Crise de la). JS'. 22 Mars, 283.
- — Indigène dans l’Inde. SuE. 15 Mars;
- 1er Avril, 283, 337.
- — Laminoir à rail. SuE. 1er Avril, 335.
- — Aciéries du Canada. E. 22 Mars, 378.
- — Flammes du spectre du Bessemer ba-
- sique (Hartley et Ramage). RsL. 25 Mars, 93.
- Fer et acier. Chargeur Jannette. Eam. 16 Mars, 337.
- — Fer thermit, micro-photographie (Hum-frey). E. 22 Mars, 360.
- — Extraction du fer au four électrique Stas-Jano. Pm. Avril, 57.
- — Halle de coulée moderne. SuE. 15 Mars, 274.
- — Poche de coulée électrique de 20 tonnes. SuE. 10 Mars, 275.
- — Fonderie (Chimie de la). E. 5 Avril, 449. de tuyaux en Amérique. E'. 16-29 Mars, 258, 313.
- — Fer-blanc. Fabrication (Wheeling et Beaver). Cs. 28 Fév., 129.
- Or. Cyanobromuration Sulmann et Tweed. Rt. 10 Avril, 158.
- Plomb (Production du). E. 12 Avril, 482.
- MINES
- District de Topia, Mexique. Eam. 16 Mars, 335. Électricité. Applications dans les mines. Société d'Encouragement de Berlin. Mars, 11.
- Exposition (matériel des mines à 1’) (Habets). Ru. Fév., 121.
- Extraction, 2 000 chevaux à 1500 m., projet (Mouillon). Bam. Mars, 209.
- — à grandes profondeurs.E'.12 Avril, 367. Baveuse électrique Jeffray. Eam. 6 Avril, 436. Houillères de Chariton Iowa. Eam. 23 Mars,
- 361.
- — Situation houillère en France et à l’étranger. Rs. 6 Avril, 430.
- Minerais pulvérulents (Agglomération des).
- Machines Couffinal. Gc 13 Avril, 389. Or. Mines de Californie (Bordeaux). Ru. Mars, 245.
- — Australie de l’Ouest (Charleton). EM.
- Avril, 89.
- Pétroles de Roumanie. Rt. 10 Mars, 115.
- — à Bakou. Rt. 25 Mars, 121.
- Russie (Mines et métallurgie dans le Midi de la) (Spilberg). Ru. Fév-, 195.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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- 100e ANNÉE.
- BULLETIN
- DE
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- COMMERCE
- Rapport présenté par M. Charles Lavollée, au nom du Comité du Commerce,
- sur la Mission lyonnaise d'exploration commerciale en Chine 1895-97.
- En 1895, la Chambre de commerce de Lyon décida l’envoi d’une mission d’exploration commerciale en Chine. Le traité de Simonoseki (17 avril 1895), qui avait terminé la guerre sino-japonaise, venait d’ouvrir de nouveaux ports chinois aux opérations du commerce étranger et avait stipulé des facilités plus grandes pour les communications avec l’intérieur du vaste empire. Il était donc opportun d’étudier de plus près ce marché lointain qui, pour le commerce des soies, intéresse particulièrement la région lyonnaise : en même temps, l’occasion se présentait d’observer les ressources présentes et à venir de nos établissements de l’Indo-Chine, et plus spécialement du Tonkin, qui est en contact immédiat avec les provinces méridionales de l’Empire chinois. — Tel était le double but de la Mission d’exploration à laquelle s’étaient associées, sur l’invitation de la Chambre de commerce de Lyon, les Chambres de commerce de Marseille, de Bordeaux, de Lille, de Roubaix et de Roanne, en s’y faisant représenter par des délégués. La Mission comprenait parmi ses 13 membres un docteur médecin, un ingénieur des mines, un ingénieur hydrographe. Partie de Marseille le 15 septembre 1895, elle opéra son retour en septembre! 897. Dirigée d’abord, jusqu’en mai 1895, par M. le consul Rocher, puis, jusqu’à sa rentrée en France par M. Henri Brenier, la Mission, Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901. 39
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- se divisant en plusieurs groupes, visita successivement la Cochinchine, le Tonkin, le Cambodge, les provinces chinoises du Kiang-si, du Yunnan, du Sse-tchouan, du Kouei-tcheou, du Hou-pé, les ports de Canton, de Shanghaï, Macao, Hong-Kong et Bangkok, capitale du royaume de Siam. Rien que dans l’intérieur de l’Empire chinois, elle effectua un parcours de plus de 20000 kilomètres, dont 13000 ont été relevés à la boussole. Ce fut, en un mot, l’exploration la plus complète qui eût été faite jusqu’alors de diverses régions sur lesquelles l’Europe n’était que très superficiellement renseignée par les pieuses correspondances des missions chrétiennes ou par les récits de rares voyageurs. La Chambre de commerce de Lyon a donc rendu un grand service en organisant cette entreprise, dont elle a dès 1898 publié les résultats dans un grand et beau volume qui contient, outre la relation du voyage, les rapports des membres de la Mission sur les questions commerciales, industrielles, scientifiques, qui formaient le programme très étendu de leurs études.
- Pour beaucoup de lecteurs, ce serait la relation du voyage qui présenterait le plus d’intérêt. La Mission lyonnaise a rencontré, en effet, tous les incidents, toutes les aventures, quelquefois même les périls que comporte la visite de pays inconnus, au milieu de populations étonnées et défiantes, dont les lois, les mœurs et les habitudes sont si différentes de celles de l’Europe. Nous ne croyons pas cependant devoir y arrêter votre attention. Qu’il nous suffise d’en extraire cette observation, qui intéresse nos relations futures avec la Chine ; à savoir que la population chinoise est de nature paisible, qu’elle ne peut éprouver, quant à présent, de sympathie pour les étrangers qu’elle ne connaît pas, mais qu’elle ne leur est pas systématiquement hostile ; que les rapports difficiles ne sont à craindre qu’avec les mandarins et les lettrés, auxquels sont réservés tous les bénéfices de l’administration et qui exercent avec grand profit pour eux-mêmes les fonctions de juges et de percepteurs des impôts. Le mandarinat paraît être la plaie de la Chine. Il s’interpose entre le Chinois et l’Européen, il éloigne un contact qu’il juge nuisible pour son prestige comme pour ses intérêts. lia à sa disposition la populace qui est nombreuse. Quant au bourgeois, au peuple laborieux des villes et des campagnes, il n’éprouverait aucune répugnance à se mettre en rapport avec les étrangers, et il se montrerait accommodant, sinon empressé, pour engager avec nous des opérations de commerce. Bref, le Chinois nous ignore : il n’est point nécessairement notre ennemi ; il n’existe pas, entre lui et nous, d’antipathie de race ; la frontière n’est pas infranchis-
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- sable. Cette observation générale a été faite par la plupart des voyageurs qui ont visité la Chine ; elle est confirmée par le témoignage de la Mission lyonnaise, et elle a certainement une importance très sérieuse pour l’avenir de nos relations.
- La Mission avait pour premier objectif l’état de notre colonie du Tonkin et l’examen des moyens de pénétration en Chine par le fleuve Rouge. Nous sommes heureux de constater que son impression sur le Tonkin, sur ses productions actuelles, sur les cultures que l’on pourrait y introduire ou y développer, est généralement favorable. La France a dépensé beaucoup d’argent pour le protectorat du Tonkin, et beaucoup d’hommes. Certains esprits peut-être demeuraient peu convaincus, sur la foi des rapports officiels, de l’efficacité de ces sacrifices. Les rapports de la Mission lyonnaise, dont l’impartialité est hors de doute, sont de nature à les rassurer. Les ressources du Tonkin, comme celles de la Cochinchine et du Cambodge, sont considérables, et, comme la population, surtout dans le Tonkin, est abondante, les éléments du commerce y apparaissent nombreux et profitables. Deux réserves cependant doivent être faites. D’une part, les moyens de communication, pour le transport des produits à l’intérieur, sont insuffisants et défectueux; d’autre part, le régime douanier n’est pas à l’abri de graves critiques.
- Sur le premier point, il sera donné prochainement satisfaction au vœu exprimé par la Mission lyonnaise. Plusieurs lignes de voies ferrées sont en projet ou en exécution, qui relieront le sud du Tonkin à la frontière de Chine et au delà. Quelque coûteux qu’il soit, le chemin de fer est partout reconnu comme l’un des principaux instruments de la colonisation. Nous le voyons aujourd’hui traverser des régions désertes de l’Afrique pour rapprocher des ports les parties cultivables et plus ou moins peuplées de l’intérieur; à plus forte raison, est-il utile et même nécessaire dans les régions de l’Asie, où d’ailleurs il est accepté avec empressement, comme dans l’Inde anglaise, par la population indigène. Les produits de l’avenir couvriront assurément les dépenses très lourdes de premier établissement.
- Quant au régime douanier, les critiques émises par la Mission lyonnaise sont très précises et semblent fort justifiées. Le tarif indo-chinois est à la fois fiscal et protecteur. 11 est fiscal en ce qu’il frappe la sortie comme l’entrée des marchandises ; il est protecteur, en ce que, pour favoriser l’industrie française et les relations directes entre la colonie et la métropole ou les autres colonies françaises, il frappe de droits différentiels non seulement les importations de l’étranger, mais encore le transport des produits du
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- Tonkin expédiés à l’étranger. Bref, c’est à la fois la protection douanière empruntée à la législation de la métropole et une sorte de retour au système de l’ancien pacte colonial. Les droits, à la sortie comme à l’entrée, sont généralement élevés : dans certains cas, ils atteignent 40 p. 100 de la valeur du produit.
- Deux arguments considérables sont invoqués à l’appui de ce tarif. La législation doit, dit-on, protéger l’industrie nationale dans les colonies comme elle la protège en France, au moyen de taxes qui écartent ou modèrent la concurrence des produits de l’étranger. Il est juste, en outre, que la métropole, qui a fait tant de sacrifices d’argent pour sa colonie, se rembourse au moins partiellement par le produit de l’impôt de douane.
- A ces arguments on pourrait objecter que l’harmonie en quelque sorte symétrique entre un tarif métropolitain et un tarif colonial n’est pas nécessaire et qu’il n’y a point lieu de s’y arrêter, les conditions générales de la production et de la consommation n’étant pas les mêmes dans la métropole et dans la colonie, les besoins étant différents et les intérêts distincts. D’une autre part, il est évident que, si la métropole a le droit de retirer un profit de la colonie qu’elle a fondée à grands frais, elle doit se montrer fort attentive sur le choix des moyens, ménager les intérêts de la colonie, sa pupille, et se garder de tout expédient qui aurait pour effet de mettre obstacle au progrès et à l’enrichissement de la colonie. Or, quel peut ê4’e l’effet des droits de sortie (on en compte 37 dans le tarif du Tonkin), sinon de diminuer, par un renchérissement factice, la vente des produits indigènes, et d’opérer un prélèvement sur la culture, sur le capital, sur le travail en même temps que sur le commerce? Ce prélèvement atteint le bénéfice que le colon français ou indigène aurait retiré de la vente, si le droit de sortie n’eût pas existé, et il affecte directement la puissance d’achat du colon ; de là une répercussion évidente sur la quotité des importations dont le tarif protecteur contribue à élever le prix. Dans les colonies nouvelles plus qu’ailleurs, il est vrai de dire que les produits s’échangent contre les produits ; car il n’y a point encore dans ces colonies de capital accumulé constituant une réserve sur laquelle vit la classe des rentiers. Réduire autant que possible les frais de production, développer la vente sur les marchés extérieurs, stimuler les besoins des colons en leur procurant la plus grande puissance d’achat, tel est le problème à résoudre dans le tarif de l’Indo-Chine : telle est la combinaison qu(a démontrée avec beaucoup de force la Mission lyonnaise. M H. Brenier, son président et son rapporteur, propose de supprimer
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- les droits de sortie, de supprimer ou de modérer les droits à l’entrée des articles que la métropole ne produit pas, par exemple, du pétrole, et de ne maintenir les taxes, sauf révision de certains chiffres, que pour les articles que peut fournir l’industrie nationale et pour lesquels celle-ci a besoin d’être défendue contre la concurrence anglaise, allemande ou indienne, par exemple, pour les tissus de coton. Ainsi disparaîtrait la fiscalité excessive qui pèse sur la colonie et serait conservé, dans une juste mesure, le régime de la protection. Le déficit momentané que causerait l’abolition ou la modération des taxes fiscales serait compensé par la suppression ou la diminution de la contrebande que favorise, sur les côtes et sur les frontières terrestres du Tonkin, le taux exagéré des droits; il serait compensé surtout, nous le répétons, par le plus rapide enrichissement du pays, enrichissement qui faciliterait la création d’autres taxes intérieures, directes ou indirectes, moins offensives et plus aisées à supporter que ne l’est un tarif de douanes.
- La réforme douanière est d’autant plus nécessaire que la Mission lyonnaise se prononce d’une façon plus catégorique sur la navigabilité du fleuve Rouge et sur les moyens que procure cette voie pour la pénétration directe dans la province chinoise limitrophe du Kiang-si. La question était douteuse. La Mission a constaté que, pour les communications avec cette partie de la Chine méridionale, le fleuve Rouge offre un accès plus facile et plus rapide que le parcours à travers la Rirmanie ou celui de Hong-kong et de Canton à travers les provinces du Kwang-tong et du Kwang-si. Avec notre voie fluviale et avec notre réseau de voies ferrées, nous devons arriver plus vite que nos concurrents au Kiang-si, au Yun-nan, au Sse-tchouan, et de là par le fleuve Yang-tse-Kiang au cœur même de la Chine.
- Les provinces dont nous venons de citer les noms ne sont pas d’égale importance. Celle du Sse-tchouan, dont la population dépasse 40 millions d’habitants, est de beaucoup la plus riche. La plupart des autres provinces se ressentent encore des calamités que leur ont infligées les rébellions intérieures et notamment la grande révolte des Taï-pings, qui éclata en 1850, se prolongea pendant plus de quinze ans, devient maîtresse de Nankin, l’ancienne capitale de la Chine, dévasta et dépeupla plusieurs provinces, ruinant les cultures et faisant des victimes par millions, à l’instar de ces grandes inondations qui à certaines époques ont recouvert et noyé, avec leurs habitants, de vastes étendues de territoires dans les bassins du Yang-tse-Kiang et du Houang-ho. Comment l'Empire chinois a-t-il pu résister pendant des siècles à ces violentes secousses qui ne sont point rares dans son histoire?
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- Il y a là un tour de force, en fait de stabilité, qui s’explique sans doute par le prestige traditionnel et sacré de l’autorité impériale, s’inspirant d’une descendance réputée céleste et invoquant officiellement la qualité de « Père et Mère du Peuple », peut-être aussi par la force sociale et politique d’une organisation qui a pour bases le respect de la famille et le culte des ancêtres. Les rébellions les plus formidables n’ont pu jusqu’ici briser les ancres qui retiennent à ce fond solide la constitution du vieil empire chinois. Quant aux désastres matériels qui accompagnent les insurrections comme les inondations, ils s’atténuent, plus ou moins vite, dans ces régions où les sources de vie sont aussi abondantes que les causes de mort, où la population se multiplie avec une facilité singulière, où la nature, avec un sol fertile, avec des fleuves et des lacs poissonneux, favorise le repeuplement et répare d’elle-même ses ruines. Aussi, pour en revenir à l’ensemble des relations de la Chine avec l’Europe, doit-on considérer que même les provinces qui ont le plus souffert dans le passé offrent à notre commerce et à notre industrie des perspectives favorables, et que si les plus grands efforts doivent être tentés pour atteindre la riche province du Sse-tchouan, les provinces du Yun-nan et du Kouang-si, limitrophes de nos possessions dans l’Indo-Chine, fourniront dès ce moment même un aliment appréciable à nos relations avec la Chine et profiteront particulièrement au Tonkin.
- Les rapports rédigés par les membres de la Mission lyonnaise ne laissent aucun doute à cet égard. Dans ces provinces, le sous-sol est plus riche encore que la surface. Les mines de charbon et de la plupart des minéraux existent presque partout; elles sont peu exploitées; le très petit nombre de celles que l’on a essayé de mettre en valeur sont à peine fouillées par les procédés les plus rudimentaires. Il en est ainsi dans tout l’empire. On pourrait, à première vue, attribuer exclusivement cet état de choses au défaut d’aptitude, à l’ignorance des Chinois pour les travaux d’extraction. Il a été cependant observé que dans certaines salines le travail est poussé, par des procédés très simples, mais suffisamment efficaces, à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres. La principale raison de l’abandon dans lequel les Chinois laissent leurs richesses minérales, c’est qu’il leur serait impossible d’en écouler les produits ; les routes font défaut, et les marchandises encombrantes ne se transportent pas aisément à dos d’hommes, à force de coolies. La même observation s’applique à toutes les régions de l’Empire. Le Sse-tchouan même, dont le sol et le sous-sol sont très fertiles, ne pourrait pas, en l’état actuel, exporter la totalité de ses produits ni recevoir à un
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- prix convenable les marchandises du dehors. Aussi la Mission lyonnaise recommande-t-elle avec insistance la création de plusieurs réseaux de chemins de fer comme la condition nécessaire de tout progrès en Chine, tant pour le trafic intérieur que pour les relations avec l’étranger. On sait que dans le cours de ces dernières années les demandes de concessions ont afflué à Pékin, sous les auspices des légations étrangères. Français, Russes, Anglais, Allemands, Belges, Américains, Japonais, se sont précipités, non sans un certain acharnement, à la conquête de nombreuses lignes. Les rivalités politiques et les spéculations financières jouent un grand rôle dans cette lutte. Mais, lors même que les capitaux étrangers, engagés avec trop de hâte et sans études suffisantes, seraient exposés à quelques mécomptes, la Chine recueillera certainement le bénéfice que doivent procurer les voies ferrées à un pays très peuplé, industrieux et commerçant. Il est même permis d’attendre d’elles qu’elles opéreront une véritable révolution dans la constitution industrielle de la Chine. Déjà même on se demande si cette révolution sera favorable pour l’industrie étrangère. Prévoyant la concurrence d’un pays où abondent les matières premières et où la main-d’œuvre est exubérante avec de très minimes salaires, certains esprits nous menacent du 'péril jaune. On cite l’exemple de l’Inde qui, produisant le coton, a établi chez elle des filatures et des tissages, faisant concurrence aux produits de Manchester; on pourrait également s’émouvoir de la création, autour de Shang-haï, de plusieurs usines où les Chinois filent et tissent la soie et le coton par les procédés européens. La grande industrie paraît donc pouvoir s’implanter en Chine comme dans l’Inde et refouler les produits que l’Europe est habituée à leur importer avec profit.
- Il est en effet rationnel que le pays qui possède la matière première arrive à l’utiliser sur place, au lieu de l’expédier au loin pour la recevoir ensuite, grevée des frais d’un double transport, à l’état de produit fabriqué. Mais il ne s’ensuit pas que les nations qui, par la science mécanique, par la supériorité de l’art et du goût, ont acquis la suprématie industrielle, soient nécessairement vaincues par de jeunes concurrences. Manchester résiste à la concurrence de l’Inde, comme elle lutte contre celle des États-Unis, d’où sa fabrique tire la matière première. De même, les soieries françaises, provenant des soies de la Chine ou du Japon, luttent avec succès contre la concurrence du Japon, oùl’évolution que l’on paraît tant redouter est déjà faite; car le Japon est devenu un grand pays industriel. L’industrie allemande, dont les progrès récents sont si remarquables, renvoie dans le monde entier,
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- sous forme de produits fabriqués, les cotons, les soies, les laines, les tabacs qu’elle fait venir du dehors. Posséder la matière première, ce n’est pas tout; il y a la façon de s’en servir; l’habileté, le goût, l’économie, l’entente des affaires sont des facteurs dont il faut assurément tenir grand compte, et la consommation a des besoins si variés, des exigences ou des préférences si mobiles que l’industriel, qui sait le mieux leur donner satisfaction, conserve l’avantage. Là est la véritable concurrence, médiocrement influencée par le plus ou moins de proximité des matières premières et de l’usine. Reste la question de la main-d’œuvre, c’est-à-dire du salaire. L’exemple du Japon démontre que, dans ces régions de l’Extrême-Orient où la rémunération du travail manuel était réduite aux plus bas chiffres, le salaire ne cesse de s’élever, malgré la densité de la population, à mesure que s’accroissent le nombre et l’importance des usines. Depuis que ce pays s’est ouvert aux étrangers et a pris rang dans la grande industrie, le taux des salaires a plus que triplé. Et quelle est la conséquence? Non seulement la différence énorme qui existait entre le salaire européen et le salaire oriental est devenue beaucoup moindre, mais encore l’activité industrielle a répandu dans une partie nombreuse de la population une somme considérable de numéraire qui augmente sa puissance d’achat, lui permet de s’accorder plus de bien-être, provoque chez elle de nouveaux besoins et détermine ainsi un mouvement d’échanges qui profite à l’industriel et au commerçant étranger. Si l’on considère toutes les faces de la question, le péril jaune, au moins quant à la concurrence industrielle, est bien près de s’évanouir. Tel est l’avis formel' du chef de la Mission lyonnaise, M. H. Brenier.
- Ce qui doit nous intéresser particulièrement, et ce qui a fait l’objet des études approfondies de la Mission, c’est la place réservée à la France sur le marché chinois. Les premiers traités conclus avec la Chine il y a soixante ans n’ouvraient que cinq ports au commerce étranger; aujourd’hui trente-quatre ports ou villes sont accessibles, à la suite de conventions successives, et ce nombre sera certainement augmenté par l’effet des négociations engagées à Pékin. Il est à prévoir que la construction des chemins de fer rapprochera le moment où la Chine sera définitivement ouverte et pénétrée de toutes parts. D’après les statistiques chinoises, les échanges de la Chine avec l’étranger, régulièrement constatés, représenteraient un chiffre annuel de 1 milliard et demi environ; mais il n’est pas téméraire de porter cette évaluation à 2 milliards, si l’on tient compte non seulement de la contrebande, mais encore des entrées ou des sorties qui ne sont pas contrôlées par la
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- douane. La part de la France est difficile a déterminer. Si l’on consulte les tableaux de notre statistique officielle, on voit que les exportations de la France pour la Chine ne dépasseraient pas quelques millions, et que les importations de la Chine en France, consistant surtout en soies, n’atteindraient pas 100 millions. Ici encore la statistique pourrait bien être en défaut. Nos relations maritimes directes avec la Chine se réduisant au service postal des Messageries, une portion notable de nos échanges s’effectue sous pavillons étrangers, transite par les marchés anglais et allemands et figure, dans les tableaux officiels, comme étant de provenance anglaise ou allemande. Quoi qu’il en soit, la part de la France dans le total des échanges est très inférieure à ce qu’elle devrait être. En 1896, dans le relevé des maisons étrangères établies dans les ports de Chine, on comptait 29 maisons françaises seulement (y compris les maisons suisses ressortissant à nos con-sultats) contre 363 maisons anglaises, 99 allemandes, 87 japonaises et 40 américaines. La Mission lyonnaise signale avec regret ces chiffres comparatifs qui attesteraient, suivant elle, la négligence de notre commerce, son défaut de volonté plutôt que son impuissance. Elle reproduit à ce sujet les opinions et les plaintes qui s’expriment dans tous les rapports de nos consuls à l’étranger. Les industriels et les négociants français n’ont point, à l’égal de leurs rivaux, l’activité, l’esprit d’entreprise, ils ne se mettent pas en relations directes avec les clients du dehors, ils ne recherchent pas, comme les Anglais et les Allemands, les marchés nouveaux et lointains : ils ne voyagent pas et ne se font pas représenter par des voyageurs compétents, sachant la langue des pays qu’ils visitent, ils se bornent à l’envoi de quelques échantillons ou de prospectus-réclames qui ne sont point lus; ils prétendent imposer les formes, les couleurs, les dimensions, telles qu’elles sont usitées en France, au lieu de se plier aux goûts et aux habitudes des clients étrangers; ils apportent une prudence excessive dans les crédits qu’ils ouvrent, surtout pour les délais de paiement. A ce concert unanime de critiques la Mission lyonnaise joint sa note très autorisée pour ce qui concerne nos relations avec la Chine comme avec les régions de l’Extrême-Orient; mais en même temps elle indique avec précision l’intérêt qui s’attache aux principaux produits et aux divers articles de commerce; elle y consacre des notices spéciales, des renseignements pris sur place, des conseils utiles.Il est juste de rappeler que, dès 1846, les délégués des Chambres de commerce, qui avaient accompagné la Mission diplomatique de M. de Lagrené, publiaient d’intéressantes monographies sur les articles d’exportation chinoise. Tout en étant
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- fort appréciés, ces travaux n’ont point obtenu les résultats que l’on en pouvait espérer. Il faut souhaiter que l’enquête analogue et plus complète, à laquelle s’est livrée la Mission lyonnaise, contribue, comme elle le mérite, à stimuler les efforts de l’industrie française et à diriger les opérations du commerce français vers ces marchés où nous sommes vraiment trop distancés et où il y a place pour tous les concurrents.
- Le Comité du Commerce et son rapporteur ne croient point avoir à s’excuser d’avoir retenu si longtemps l’attention du Conseil sur l’œuvre de la Mission lyonnaise. C’est une œuvre d’initiative, dont l’accomplissement honore grandement les membres de cette Mission et la Chambre de commerce qui l’a organisée. Le Comité vous proposera de décerner à la Chambre de commerce de Lyon la médaille Chaptal. Il m’a chargé de justifier cette proposition par le présent rapport, dont nous sollicitons l’insertion dans le Bulletin de la Société, en y joignant, comme marque de haute estime et de gratitude, la liste des membres qui ont fait, à divers titres, partie de la Mission lyonnaise.
- Signé : C. Lavollée, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance le 10 mai 1901.
- MEMBRES DE LA MISSION LYONNAISE (1895-1897). Directeurs.
- M. le consul E. Rocher. M. H. Brenier.
- 25 septembre 1895 — 3 mai 1896. 3 mai 1896 — 28 novembre 1897.
- Médecin.
- M. le Dr R. Deblenne, médecin de lre classe de la Marine.
- Délégués de la Chambre de Commerce de Lyon.
- MM. C. Métral, soies et soieries.
- R. Antoine, soies.
- P. Duclos, ingénieur civil des mines.
- L. Sculfort, commerce général et banque.
- Délégués des Chambres de Commerce participantes.
- Marseille . MM. A. Grosjean, commerce général.
- Bordeaux. L. Rabaud, commerce général.
- Lille ... A. Vial, filature de lin, constructions mécaniques.
- Roubaix.. A. Waeles, laines et lainages.
- Roanne. . J. Riault, cotonnades.
- Attachés à la mission.
- MM. A. Perre, ingénieur hydrographe.
- F. Granié, secrétaire à Lyon.
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- ARTS CHIMIQUES
- Rapport sur le procédé de fabrication mécanique des bouteilles, carafes, flacons, etc., de M. Claude Boucher, de Cognac, parM. Léon Appert, membre du Conseil.
- Les nombreuses et remarquables propriétés du verre ont permis de Futiliser pour un grand nombre d’usages, très différents souvent les uns des autres, et il Aest pas téméraire de supposer que, au fur et à mesure que ses propriétés seront mieux connues et que des moyens de fabrication plus perfectionnés auront été inventés, le nombre s’en accroîtra encore.
- C’est au xne siècle que fut fondée, en France, la première verrerie ayant pour objet la fabrication des bouteilles, mais ce n’est qu’au xv9 siècle que l’usage des bouteilles, destinées principalement à conserver les vins et les liquides nécessaires à l’alimentation, se répandit et que l’emploi en devint, on peut dire, général.
- On peut s’étonner, et avec raison, que le verre, quoique connu depuis plusieurs siècles et plus apte que tout autre corps par ses qualités spéciales à répondre à des besoins d’un usage si général, n’ait pas été employé plus tôt; mais il est bon de rappeler que le verre n’avait été regardé longtemps que comme une matière d’un usage peu répandu, difficile et coûteuse à produire et qui n’avait été employée pour cette raison qu’à la confection d’objets de petites dimensions ou pour des objets de décoration, le plus souvent à l’état de verres colorés, et que ce n’est que plus tard, et par une expérience prolongée qu’on était arrivé à savoir produire d’une façon économique un verre d’assez médiocre apparence comme coloration et comme pureté, mais dont la principale qualité était d’être obtenu dans des conditions de prix fort réduites, dans la composition duquel, on pouvait par suite ne faire entrer que des matériaux de peu de valeur, qu’on était à même de trouver avec facilité, et un peu partout.
- Au cours de cette longue période d’années, on avait, en effet, appris que certains sables très abondants et très répandus dans la nature, toujours plus ou moins ferrugineux, possédaient des qualités plus fondantes que d’autres
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- ARTS CHIMIQUES.
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- sables, plus purs ; que, de plus, mêlés avec des calcaires marneux ou avec des limons, des vases ou alluvions fluviales, provenant soit de l’usure des terrains encaissants soit de la décomposition des roches d’origine éruptive des niveaux supérieurs, cette fusibilité en était encore augmentée.
- On avait observé également que les cendres, les salins, les charrées, qu’on avait reconnus indispensables pour donner au verre la malléabilité nécessaire pour le travailler, en lui fournissant l’élément alcalin, donnaient un verre fondant plus rapidement quand, mélangés préalablement avec les sables et chauffés, pour en brûler les matières organiques qui les accompagnaient, sans toutefois en amener la fusion, on avait eu soin préalablement de les humecter : l’opération du frittage réalisait ces conditions, et, mise en pratique par l’addition de chambres accolées au four de fusion, elle répondait d’une façon simple aux besoins de cette fabrication, en utilisant en même temps la chaleur qui eût été perdue sans cela.
- On avait mis ainsi à profit les propriétés des silicates multiples en même temps qu’on avait trouvé des moyens faciles et économiques pour obtenir la décomposition des sulfates et des chlorures, ce qui permettait d’utiliser les produits de nature alcaline de la moindre valeur et sans emploi possible, le plus souvent, autre que celui-là.
- Le verre ainsi obtenu était généralement très coloré, il était même quelquefois complètement noir, mais cette coloration ne présentait que peu d’inconvénients, étant donné l’usage qui devait en être fait ; il possédait, par contre, cette autre qualité qui était de se durcir rapidement en se refroidissant, facilitant ainsi aux ouvriers le façonnage de la bouteille et rendant cette opération d’autant plus économique qu'ils étaient dans l’obligation de procééder à sa confection avec une extrême rapidité.
- Cette fabrication très simple et en même temps si bien appropriée au résultat à obtenir n’a pas été sensiblement modifiée depuis ce long espace de temps; si la fabrication moderne permet d’obtenir des verres plus purs et mieux raffinés, moins colorés ou de coloration plus régulière, la faible malléabilité qui en est un des caractères leur a été conservée et les conditions de façonnage et de main-d’œuvre en sont restées, par suite, exactement les mêmes.
- Il résulte par suite, des nécessités inhérentes à cette fabrication, que les ouvriers appelés à confectionner les bouteilles sont astreints à un travail toujours très pénible ; ils sont soumis même le plus souvent à un véritable surmenage résultant : d’une part de la grande rapidité avec laquelle ils
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- doivent façonner la bouteille et du poids de matière auquel vient s’ajouter le poids de la canne qu’ils sont appelés à manier d’une façon continuelle (1) ; et d’autre part, par les conditions défectueuses dans lesquelles ils travaillent, devant se tenir en permanence dans une atmosphère surchauffée et à proximité de fours contenant plusieurs centaines de tonnes de verre en fusion, dans lesquels ils doivent puiser le verre, par des orifices de cueillage à haute température et dont le rayonnement éclatant même, leur occasionne pour la vue une fatigue qui se traduit à la longue par une affection spéciale, particulière à cette catégorie d’ouvriers.
- Ces conditions de travail sont aggravées encore par les excès auxquels ces ouvriers sont fatalement entraînés et qui résultent d’une ingestion immodérée de liquides, le plus souvent nuisibles pour leur santé, liquides appelés dans leur esprit à réparer les pertes excessives occasionnées par leur travail même.
- Il n’est pas parlé ici des affections de nature spéciale transmises par contagion, qui sont, dans cette catégorie d’ouvriers, plus nombreuses et de caractère plus grave que dans toute autre spécialité de fabrication verrière ; on ne sera donc pas étonné d’apprendre que, pour les causes sus-énoncées, les ouvriers à bouteilles ne puissent exercer leur profession que jusqu’à un âge peu avancé : à 45 ans, le plus souvent ils sont usés et incapables de continuer ce travail de souffleur, assez lucratif du reste, mais dont ils n’ont su que bien rarement tirer profit pour leur vieillesse.
- Pour les mêmes raisons, le recrutement de cette catégorie d’ouvriers se fait de plus en plus difficilement, ce qui n’est pas sans causer une préoccupation légitime aux maîtres verriers, en France aussi bien qu’à l’étranger.
- Les procédés mécaniques imaginés pour remédier aux inconvénients signalés plus haut, et en particulier ayant pour but d’éviter aux ouvriers la fatigue résultant de l’opération du soufflage, en même temps que les dangers de contagion des maladies transmissibles par la suppression du soufflage à la bouche, n’ont qu’imparfaitement répondu au but qu’on se proposait d’atteindre ; non que ces procédés en eux-mêmes fussent incomplets ou imparfaits, mais ils causaient une certaine gêne, tout ou moins momentanée, nécessitée par l’apprentissage indispensable qui devait en être fait, et cette raison seule a souvent empêché les ouvriers de s’en servir après
- (I). Un ouvrier, avec ses deux aides doit faire au moins 600 bouteilles dans un laps de temps de 10 à 11 heures de travail, chaque bouteille pesant de 600 à 700 grammes.
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- les avoir essayés avec succès cependant, et quelquefois [même leur ont fait refuser d’en faire un essai quelconque.
- Ces appareils avaient cet autre désavantage que, tout en remédiant aux inconvénients signalés plus haut ils ne changeaient en rien les conditions ordinaires du travail et qu’ils exigeaient toujours des ouvriers une habileté manuelle qu’ils avaient à exercer dans des conditions particulièrement défavorables.
- Il est bon d’ajouter que, pour des raisons qui, ne sont certainement pas étrangères à ces conditions défectueuses d’organisation, les différends résultant du règlement des conditions de travail ne sont jamais aussi nombreux et ne présentent dans aucune autre spécialité de fabrication verrière une telle acuité, que dans celle de la bouteille.
- On ne doit pas s’étonner que, frappés des inconvénients qui viennent d’être signalés, un grand nombre d’inventeurs se soient ingéniés à trouver des procédés qui permettent de remédier à ce qu’a de pénible et d’épuisant ce travail de préparation et de soufflage de la bouteille; de nombreux procédés ont été, en effet, inventés et de non moins nombreux brevets ont été pris en vue de la substitution complète de moyens mécaniques aux procédés actuels, purement manuels : aux Etats-Unis seuls il a été pris, dans une période de vingt années, d’innombrables brevets ayant tous pour objet cette fabrication : quelques-uns de ces procédés ont semblé approcher de la solution, aucun jusqu’ici n’a cependant pu donner des résultats pratiquement industriels d’une façon complètement satisfaisante. Au nomhre de ces inventions, on peut citer, par ordre de date ; le procédé Ashley, datant de 1887, les procédés Hilde, Yernay, Maussier qui ont suivi; plus récemment, les procédé Herdt, Marchand, Fondu, Pérot, Blue.
- Le procédé Ashley semblait devoir donner une solution du problème; les résultats pratiques qu’il a donnés en ce qui concerne la bouteille à col étroit n’ont pas répondu aux espérances qu’il avait fait naître.
- M. Claude Boucher, fabricant de bouteilles, à Cognac, ayant eu à subir de graves mécomptes dans sa fabrication, par suite de grèves survenues successivement dans son établissement, grèves suivies de mises à l’index lui interdisant de continuer toute fabrication, presque ruiné même, résolut de chercher à résoudre ce problème tant cherché et regardé, d’après les essais qui en avaient été faits avant lui, comme insoluble ; après cinq années d’essais et de tâtonnements? il a réussi à combiner une machine qui lui permet de fabriquer mécaniquement et dans des conditions industrielle-
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- ment pratiques des bouteilles qui ne le cèdent en rien aux meilleurs produits fabriqués à la main.
- Très versé dans ce genre de fabrication qu’il a pratiquée pendant un grand nombre d’années, et bien organisé pour mettre à profit les observations qu’il était à même de faire journellement, l’inventeur a cherché très judicieusement, et c’est là une des causes de son succès, à se rapprocher, par les dispositions mécaniques qu’il a adoptées, de la succession des opérations manuelles à l’aide desquelles l’ouvrier façonne, avec le secours de ses poumons, les diverses parties de la bouteille, et tout en tenant compte des qualités spéciales du verre qui devait être employé.
- En dehors du mécanisme proprement dit qui constitue l’ensemble de sa machine, l’inventeur a dû recourir à l’emploi de l’air comprimé qu’il utilise sous deux pressions différentes, suivant les besoins de la fabrication.
- Le dernier type de la machine auquel l’inventeur s’est arrêté se compose, comme pièces principales, d’un bâti rectangulaire en fonte sur lequel sont fixées, aux deux extrémités de la grande longueur, deux consoles verticales portant chacune les appareils qui doivent concourir à la confection de la bouteille.
- De plus, et en dehors des pièces constituant cette machine, mais variant pour chaque modèle de bouteilles, sont adjoints des moules dont un premier sert à former la bague ; un second moule auquel a été donné le nom de moule mesureur, est destiné à recevoir le verre nécessaire et en quantité suffisante ; viennent ensuite un ou plusieurs moules, dits moules intermédiaires, dans lesquels se souffle successivement l’ébauche, afin d’en augmenter graduellement le volume, de façon à obtenir une épaisseur des parois en rapport avec les conditions de résistance de la bouteille ; un dernier moule, enfin, dit moule finisseur, qui a, comme forme intérieure, exactement la forme définitive de la bouteille ou de l’objet, carafe, flacon, bocal ou autre, qu’on veut obtenir.
- L’air employé pour le moulage de la bague, en produisant la compression voulue à la surface du verre à ce moment fluide, doit être utilisé à une pression de 7 à 800 grammes par centimètre carré ; il est fourni par un compresseur avec régulateur de pression.
- Dans l’intérieur du moule de bague glisse à volonté un mandrin ayant la dimension intérieure du col de la bouteille et disposé de façon à perforer très légèrement l’entrée du goulot ; ce mandrin est introduit doucement et d’une façon automatique par un excentrique au moment même où on va vider le verre dans le moule mesureur, il est retiré ensuite pour permettre
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- de faire pénétrer l’air comprimé plus tard dans le verre qui devra prendre la forme de ce moule et qui, en même temps, achèvera la perforation du col.
- Fig. 1. — Machine Boucher à fabriquer les bouteilles. Prête à recevoir le verre.
- Voici maintenant de quelle façon s’effectuent les diverses opérations nécessaires pour parfaire la bouteille : à l’aide d’une cordeline, le verre est cueilli et versé par l’ouvrier cueilleur dans le moule mesureur qu’on a eu soin de
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- porter préalablement à la température convenable, de 600 à 700° environ; l’ouvrier mouleur, qui est assis devant sa machine et à la disposition duquel
- Fig. 2. — Machine Boucher à fabriquer les bouteilles. Moulage de la bague.
- A, bâti principal; B, consoles supportant les diverses pièces; C, moule de la bague; C, moule mesureur, destiné à recevoir la quantité de verre nécessaire ; E, moule intermédiaire ; F, moule finisseur donnant la forme définitive a la bouteille ; G, appareil de compression, agissant sur le verre pour mouler la bague par une pression d’air de 800 grammes par centimètre carré.
- Tome 101. — 1er semestre, — Mai 1901.
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- sont toutes les pièces nécessaires pour son fonctionnement, telles que volant, manivelle, pédales, applique immédiatement le compresseur sur le moule et fait agir l’air comprimé; à cet effet, il appuie sur une pédale qui, agissant sur un clapet, laisse arriver l’air comprimé au-dessus du verre; celui-ci, étant à ce moment extrêmement chaud et presque liquide, descend dans le col du moule, permettant à la bague de se mouler d’une façon parfaite; immédiatement après, l’ouvrier, au moyen du volant, retourne le moule mesureur, mettant ainsi le fond de l’ébauche qui vient d’être faite en bas, il l’ouvre pour dégager le verre, et la bouteille étant tenue par la bague seule, il laisse allonger à l’air libre cette masse de verre encore très chaude, ce qui, par une sorte de rebrûlage spontané permet au verre de prendre de l’éclat; quand cette ébauche, en forme de poche, est allongée suffisamment, il l’introduit successivement dans le ou les moules intermédiaires, et par une insufflation produite par le goulot, il en augmente graduellement le volume ; l’air qui est employé à ce moment doit être à une pression de 250 à 300 grammes par centimètre carré.
- La bouteille a alors une dimension un peu moindre que celle qu’elle devra avoir une fois terminée, et il suffit, pour lui donner la forme définitive, de mettre cette ébauche dans le moule finisseur et de produire de nouveau une pression dans l’intérieur de la bouteille, cette compression, en appliquant le verre contre les parois de ce moule, lui en faisant prendre exactement la forme; la bouteille est alors terminée, on la laisse pendant une ou deux secondes dans le moule d’où un apprenti vient l’enlever après que le mouleur a eu ouvert le moule, pour la porter à l’arche de recuisson.
- Cette machine est de construction simple et robuste; l’ajustement des pièces en est facile et le remplacement peut s’en faire rapidement. Un soin particulier doit être apporté à la confection des moules, de façon que leur jonction, une fois fermée, en soit parfaite et que la dilatation en soit égale dans toutes leurs, parties. Les ouvertures qui pourraient résulter de leur mauvais ajustement, au moment de la fermeture du moule, donneraient des traces apparentes sur la bouteille qui, une fois terminée, en diminueraient la valeur.
- Elle permet de faire des bouteilles de toute espèce de formes et de toutes capacités, aussi bien que des carafes, des flacons, des bocaux et toute espèce de pièces ayant un col de grande et, surtout même, de très faible dimension. Elle est d’un prix d’installation peu élevé.
- Au point de vue hygiénique, cette machine modifie de la façon la plus
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- satisfaisante les conditions de travail des ouvriers préposés à la fabrication des bouteilles ;
- Fig. 3. — Moulage définitif du fond.
- En effet, cette machine peut être posée en un point quelconque de l’ate-
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- lier et, par suite, dans un endroit où l’ouvrier n’est nullement soumis à la réverbération du four de fusion ;
- Le travail des ouvriers est rendu aussi peu pénible que possible : l’ouvrier chargé de puiser le verre dans le pot ou dans le bassin n’a entre les mains qu’une cordeline ou tige de fer très légère, il n’a donc qu’à se transporter alternativement du four à la machine et vice et versa; quant à l’ouvrier mouleur, son rôle consiste : 1° à couper le verre qui vient de lui être apporté et que le cueilleur a laissé couler dans le moule mesureur; 2° à faire arriver par le compresseur l’air comprimé destiné à produire le moulage de la bague en appuyant sur les pédales, puis à remplir successivement la série des opérations dont il a déjà été parlé.
- Le soufflage à la bouche est totalement supprimé et, par suite, la crainte de transmission possible des maladies contagieuses est ainsi écartée.
- L’ouvrier principal ou souffleur étant devenu inutile, il est remplacé par le mouleur dont l’apprentissage, au lieu de durer sept à huit années, peut être fait en quelques jours ; un enfant d’une quinzaine d’années même peut, au bout d’une semaine, fabriquer couramment des bouteilles au moins aussi parfaites que celles obtenues par les procédés anciens. Le cueilleur du verre ou grand gamin reste seul nécessaire pour cueillir le verre ; son travail consiste à alimenter deux machines, desservies chacune par un ouvrier mouleur ; la durée de la fabrication d’une bouteille étant de 40 secondes, on produit, en moyenne, avec une machine, de 80 à 85 bouteilles au minimum à l’heure ; avec deux machines desservies par ces trois ouvriers, le cueilleur et les deux mouleurs, on arrive à produire pour une durée de huit heures de travail, temps représentant la durée de travail d’un poste, 1200 bouteilles, ce qui, par journée de vingt-quatre heures, donne une production globale de 3600 bouteilles ou, par machine de 1800 bouteilles.
- Comme conséquence de cette organisation, le grand garçon qui gagnait 120 francs par mois par l’ancien procédé, peut gagner un salaire de 220 francs environ et, le prix de façon de 100 bouteilles qui, autrefois était de 3 fr. 60 se trouve réduit à 1 fr. 20, d’où une économie sur le prix de revient de 60 à 70 p. 100.
- Quant à la qualité des produits, elle est plutôt supérieure à celle des bouteilles obtenues par le procédé courant, le verre en est, en effet, mieux distribué dans toutes ses parties, l’emploi des moules intermédiaires en est une des causes, car il permet de répartir le verre de façon à donner une
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- épaisseur en rapport avec les besoins auxquels auront à répondre les bouteilles demandées.
- Un autre avantage de cette fabrication résulte de ce que les bouteilles, quand elles sont complètement terminées et qu’elles sortent du moule, sont à une température sensiblement égale dans toutes leurs parties, ce qui est une des conditions les plus favorables pour obtenir une recuisson facile et complète.
- Les essais comparatifs faits dans des verreries importantes, pour se rendre compte de la qualité des produits obtenus au point de vue de la résistance aux pressions intérieures ont montré un avantage marqué en faveur des bouteilles fabriquées mécaniquement. On peut citer, comme exemple, les essais faits dans une des plus importantes verreries à bouteilles du Sois-sonnais où des bouteilles du poids de 700 grammes, fabriquées mécaniquement, ont donné une moyenne de résistance de 23liil,600 par centimètre carré, tandis que des bouteilles de même forme et de même poids fabriquées au même moment, avec le même verre et par des ouvriers choisis n’ont donné qu’une résistance de 20kil,300.
- Les bouteilles ainsi fabriquées étant d’un calibrage parfait, quant au col et à la bague, ce procédé de fabrication permet de donner de l’extension aux systèmes de bouchage mécanique dont on connaît les avantages comme économie et comme perfection dans le fonctionnement.
- Le procédé de fabrication qui vient d’être décrit est employé exclusivement par M. C. Boucher dans la verrerie qu’il possède à Cognac. Depuis deux ans, plusieurs millions de bouteilles ont été fabriquées et vendues. Les bouteilles qui ont été fournies, le plus souvent pour l’exportation des eaux-de-vie et des fines champagnes, ont été reconnues d’une qualité supérieure à celles fabriquées par les procédés anciens, leur solidité est plus grande et les risques de casse sont de ce fait diminués et presque annulés.
- D’autres verreries importantes, en France et à l’étranger, ont également adopté ce procédé qui est appelé à se substituer au procédé ordinaire dans un grand nombre de verreries.
- On a objecté aux procédés de fabrication mécanique des bouteilles, en général, de ne pas permettre d’employer le verre à bouteilles tel qu’il est fabriqué ordinairement, ce verre très chargé de bases terreuses étant trop peu malléable, trop sec, pour se mouler sans se figer au contact du moule, rendant ainsi impossible la terminaison de la bouteille. Avec la machine Boucher, cette objection est sans portée et le procédé, tel qu’il vient d’être
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- décrit, permet d’employer un verre de composition quelconque. De nombreux essais entrepris pour s’en rendre compte l’ont prouvé. Néanmoins, l’inventeur, avec beaucoup de raison, conseille d’augmenter très légèrement l’alcalinité de ces compositions, en y ajoutant une très faible dose de sulfate de soude, ce qui n’influe que d’une façon insensible sur leur prix de revient, mais ce qui, par contre, améliore de beaucoup la qualité de la bouteille comme apparence et comme solidité.
- Les industriels n’ont donc aucune objection sérieuse à faire à l’adoption de ce procédé qui, au contraire, en dehors de l’économie qu’il procure, leur donne une sécurité beaucoup plus grande au point de vue de l’organisation du travail, et en particulier au point de vue des grèves, par suite du peu de préparation et d’apprentissage du personnel nécessaire.
- Quant aux ouvriers eux-mêmes, contrairement aux craintes qu’on aurait légitimement pu avoir, ils ne s’y montrent pas trop défavorables : dans beaucoup de centres ouvriers même, les intéressés y ont vu un moyen de prolonger la durée de la période active de leur carrière dont ils apprécient bien les inconvénients et les dangers ; ils sont prêts, dans beaucoup de verreries, à adopter l’emploi de ces machines et à s’en servir.
- Cette dernière appréciation, qu’il a paru intéressant de faire connaître et dont l’indépendance et l’impartialité ne peuvent être mises en doute, ne fait que confirmer l’utilité et l’importance de l’emploi des procédés mécaniques.
- En ce qui concerne les résultats obtenus par M. Boucher, grâce à son ingéniosité et à sa persévérance, cette appréciation est un des meilleurs éloges qui puissent en être faits.
- En félicitant nous-mêmes M. Claude Boucher des résultats qu’il a obtenus et qui marquent un nouveau pas dans la voie des progrès qu’il est si désirable de voir apporter à l’hygiène industrielle, j’ai l’honneur de proposer au Conseil de le remercier, en son nom, de la présentation qu’il a faite à la Société et de bien vouloir autoriser l’insertion du présent rapport au Bulletin avec les dessins qui l’accompagnent.
- Signé : Appert, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 9 mars 1901.
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- MACHINE SYSTÈME BOUCHER POUR LA FABRICATION DES BOUTEILLES ET AUTRES PRODUITS SIMILAIRES
- DESCRIPTION
- a. — Bâti,
- b. — Consoles supportant les diverses pièces du mécanisme.
- c. — Arbre creux par lequel l’air comprimé arrive au moule de bague. Cet arbre tourne dans la partie supérieure, évidée, à cet effet, de la console b.
- d. —Balancier sur lequel sont placés le moule mesureur je t le bras i qui supporte le moule de bague g.
- e. Volant servant à actionner le moule mesureur et le moule de bague.
- Les deux tasseaux 2 permettent d’immobiliser le moule mesureur et le moule de bague dans les diverses positions qu’ils doivent occuper suivant les phases de la fabrication.
- A cet effet, ces tasseaux portent des encoches dans lesquelles le galet 3 soulevé par le ressort 4 de la chape 5 vient s’encastrer.
- /. — Excentrique permettant d’enfoncer et de retirer automatiquement, au moyen du levier 6, le mandrin de l’intérieur du moule de bague.
- g. — Moule de bague.
- i. — Bras supportant le moule de bague.
- j. — Moule mesureur.
- k. — Godet pour obtenir le refroidissement de l’ébauche 7 dans sa partie inférieure.
- L — Fût dans lequel on souffle la paraison lorsqu’elle a été retirée du godet k.
- m. — Moule finisseur permettant de donner à la bouteille ou autre objet la forme définitive.
- n. — Fond du moule finisseur.
- o. — Plateau sur lequel sont placés : le godet k, le fût l et le fond n.
- p. — Levier articulé au moyen duquel on peut soulever et abaisser le plateau o.
- q. — Douille dans laquelle glisse la tige 8 sur laquelle est fixé le plateau o.
- r. — Contrepoids servant à équilibrer le poids du plateau et des moules.
- s. — Mentonnet réglable à volonté, au moyen duquel le fond n du moule finisseur est maintenu à la hauteur convenable.
- t. — Volant au moyen duquel on obtient la fermeture et l’ouverture du moule finisseur. A cet effet, une roue 9 est fixée à l’extrémité de l’arbre 10, et les pignons 11 sont placés sur les bras 12 de ce moule, de façon à tourner en sens inverse.
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- Il résulte de cette disposition que, suivant le sens dans lequel on fait tourner le volant u, les deux parties du moule finisseur sont rapprochées ou écartées, selon qu’on veut fermer ou ouvrir ce moule.
- Le moule mesureur/ est également fermé ou ouvert par la même disposition des engrenages 9 et 11.
- Le moule mesureur, le moule finisseur et le moule de bague sont maintenus
- 5. — Plan du bâti et du plateau o supportant les fûts.
- fermés au moyen des mentonnets 13 qu’on fait pénétrer dans les trous correspondant avec les poignées 14.
- Le moule mesureur et le moule de bague sont réglés à volonté dans la feuillure du balancier d et maintenus en place par les boulons 15.
- u. — Console tournant librement sur le pivot 16 pour obtenir la compression du verre lorsqu’il a été vidé dans le moule mesureur. A cet effet, cette console porte le tube 17 et le tube 18 reliés par le tube flexible 19. En outre, l’entonnoir qui s’emboîte dans l’orifice du moule mesureur pendant la compression; la poignée 2/ qui sert à abaisser cet entonnoir et le ressort 22 qui le maintient remonté.
- L’air comprimé, employé pour la compression du verre dans le moule mesureur, arrive par la canalisation 2$ et le tube 34. L’ouvrier fait arriver cet air en appuyant sur la pédale 25 sur laquelle est fixée la tige 36 qui actionne un clapet placé sur le tube 34.
- L’air comprimé à une pression plus faible, pour le soufflage de la bouteille^
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- Fig. 6. — Vue du moule ébaucheur pendant la compression, l’entonnoir étant enfoncé dans l’orifice de ce moule.
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- Fig. 7. — Vue du moule finisseur représenté ouvert dans la position qu’il occupe lorsque la bouteille est terminée.
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- arrive par Ja canalisation 27, sur laquelle est placé le tuyau 28 qui aboutit à la genouillère 29.
- De ce point l’air comprimé traverse l'arbre creux c, le tube 80 et le bras creux
- Fig. 8. — Coupe horizontale du moule finisseur.
- Fig. II. — Détail du pointeau g.
- Fig. 9 et 10. — Détail du plateau o et du collier k'.
- i pour arriver par une douille au moule de bague g, d’où il pénètre dans le verre parla cavité qui a été creusée à l’orifice du goulot par le mandrin, qui est remonté à cet effet automatiquement, à chaque opération, par l’excentrique/avant
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- m
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- qu’on vide le verre dans le moule mesureur et le moule de bague qui, à ce moment, se trouve placé au-dessous.
- Pour donner accès à l’air comprimé destiné au soufflage de la bouteille l’ouvrier appuie sur la pédale 31 qui, au moyen de la tige 32, actionne un clapet placé sur le tuyau 28.
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- ARTS CHIMIQUES
- Rapport fait par M. Vincent, au nom du Comité des Arts chimiques, sur
- LA SECONDE ÉDITION DU TRAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DE LA FABRICATION
- du sucre de betterave, par M. Horsin-Déon.
- M. Horsin-Déon soumet à l’appréciation de la Société d’Encouragement la seconde édition de son Traité de la fabrication du sucre de betterave.
- La première édition de cet ouvrage, parue en 1882, a également été pré_ sentée à votre Société, et c’est notre savant et regretté collègue, Aimé Girard, qui avait été chargé par le Comité des Arts chimiques d’en faire l’examen.
- A cette époque, les documents précis sur la fabrication du sucre étaient épars dans les mémoires spéciaux, et les traités de chimie ne comprenaient que des résumés succincts des diverses opérations. Le Traité de la fabrication du sucre, que publia alors M. Horsin-Déon, fut très apprécié des fabricants, et leur rendit de réels services.
- Depuis cette époque, M. Horsin-Déon a continué de s’occuper de la fabrication du sucre, et il s’est tenu au courant des diverses améliorations qui y ont été apportées.
- La nouvelle édition qu’il vient de publier constitue un travail complet, comprenant tout ce qui a été fait de nouveau en sucrerie dans ces dernières années. Ce n’est pas une simple compilation, mais bien un travail méthodique, qui fait honneur à son auteur, et qui est appelé à rendre de réels services à tous ceux, chimistes et ingénieurs, qui s’occupent de l’industrie sucrière.
- En conséquence, votre Comité a l’honneur de vous proposer de remercier M. Horsin-Déon de l’hommage qu’il a fait, à la Société, de son nouveau Traité de la fabrication du sucre, et de décider l’insertion du présent rapport au Bulletin.
- Signé : Vincent, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901.
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- ARTS CHIMIQUES
- Rapport présenté par M. Ach. Livache, au nom du Comité des Arts chimiques, SUR UN OUVRAGE DE M. Garçon, INTITULÉ « TRAITÉ GÉNÉRAL DES
- APPLICATIONS DE LA CHIMIE ».
- M. J. Garçon, lauréat de la Société d’Encouragement, a soumis à votre examen le premier volume de son Traité des applications de la chimie, ouvrage qui a pour objet « d’étudier les applications générales et particulières de la chimie en les rattachant aux propriétés des corps d’où elles dérivent, et d’exposer avec détails les plus importantes de ces applications ».
- Le premier volume comprend les métalloïdes et les composés métalliques.
- Après un aperçu des principales applications de la chimie, M. Garçon indique les sources bibliographiques des sciences chimiques; il énumère, tant pour la France que pour l’étranger, les catalogues, les périodiques, les mémoires des sociétés chimiques, les annales, les journaux, les revues, les catalogues des bibliothèques qui peuvent être consultés avec fruit.
- De plus, comme cet ouvrage sera lu par des industriels, l’auteur se préoccupe de leur donner les renseignements indispensables sur les brevets d’invention, sur les règlements concernant les établissements dangereux, insalubres ou incommodes, sur le transport par chemin de fer des matières dangereuses et des matières infectes.
- Arrivant alors à l’objet principal de son travail, M. Garçon étudie successivement les divers métalloïdes, en rattachant à chacun d’eux leurs composés métalliques ; il passe en revue leurs propriétés physiques et chimiques, leurs applications, et termine par la bibliographie.
- Lorsqu’on lit cet ouvrage, on est étonné des nombreux renseignements utiles qu’il fournit. Ce n’est pas un dictionnaire et ce n’est pas une encyclopédie ; c’est un ouvrage intermédiaire fait à un point de vue éminemment pratique, qui permet de trouver rapidement le renseignement dont le chimiste ou l’industriel peuvent avoir besoin, et qui leur indique d’une façon
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- TRAITÉ GÉNÉRAL DES APPLICATIONS DE LA CHIMIE.
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- précise les sources les plus récentes auxquelles ils pourront se reporter pour avoir un ensemble aussi complet que possible de la question qui les intéresse.
- Prenons, par exemple, ce qui a trait à l’oxygène. L’auteur donne d’abord la préparation, les propriétés et les applications de l’oxygène et de l’ozone, avec une bibliographie; puis, il étudie l’air, l’eau, l’eau oxygénée et les oxydes avec une bibliographie pour chacune de ces divisions.
- A propos de l’ozone, sont exposés les procédés si intéressants qui l’utilisent aujourd’hui pour la stérilisation des eaux potables.
- A propos de l’air, nous trouvons des renseignements sur les compresseurs et les machines à air comprimé, sur les moteurs à air chaud, le séchage à air chaud.
- A propos de l’eau, nous avons de nombreuses données sur les méthodes d’analyse des eaux, sur les eaux de pluie, de rivière, de source, de puits, sur l’eau de mer, sur les eaux minérales, sur la purification des eaux potables, sur les eaux industrielles et leur épuration, sur les eaux résiduaires, sur l’analyse des eaux industrielles et des eaux d’alimentation ; enfin, pour terminer, une bibliographie remarquable, ne remplissant pas moins de quinze pages, et signalant les articles importants parus dans les principales publications scientifiques françaises, anglaises et allemandes.
- A propos de l’eau oxygénée, sont indiquées ses applications au blanchiment des diverses fibres animales et végétales.
- Enfin, dans les chapitres relatifs aux oxydes, nous remarquons une étude très détaillée du mercerisage à propos de la soude caustique, avec des extraits des principaux brevets successifs; puis des renseignements intéressants sur une question actuellement très discutée, l’emploi de l’oxyde de zinc dans la peinture à l’huile; les applications des bichromates en teinture et en impression, etc., etc.
- En passant en revue les chapitres consacrés aux autres métalloïdes, on pourrait citer de même de nombreux articles aussi utiles : pour le soufre, par exemple, nous trouvons les brevets pris pour la fabrication de l’anhydride sulfurique au moyen de l’amiante platinée ; pour le carbone, l’appli cation des houilles au chauffage, etc.
- En résumé, cet ouvrage est remarquable par sa richesse en renseignements pratiques. Gela tient à ce que M. Garçon, qui a indiqué dans une communication récente, faite devant la Société d’Encouragement, les milliers de publications qu’il a dû dépouiller pour ses ouvrages précédents et,
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- ARTS CHIMIQUES.
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- qu’avec une persévérance infatigable il continue à relever pour la publication de son encyclopédie universelle des industries tinctoriales et des industries annexes, a eu évidemment la prévoyance, au fur et à mesure de ses recherches, d’extraire ce qui lui semblait utile pour le travail particulier des applications de la chimie. Il en est résulté une abondance de renseignements précis et variés que l’on n’est pas toujours habitué à rencontrer dans les ouvrages similaires.
- Votre Comité a l’honneur de vous proposer de remercier M. Garçon d’avoir présenté à la Société le premier volume de cette intéressante publication et de voter l’insertion au Bulletin du présent rapport. Votre Comité exprime en outre le vœu qu’il complète aussi rapidement que possible ce traité des applications de la chimie.
- Signé : A. Livache, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901.
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- ARTS ÉCONOMIQUES
- Rapport fait par M. Leroux au nom du Comité des Arts Économiques sur l’ouvrage de M. Grininger, intitulé : La Lampe à incandescence.
- M. Grininger, ingénieur des Arts et Manufactures, chef des stations centrales de la Société Méridionale d’électricité, a soumis à l’approbation de la Société un petit volume de 86 pages intitulé : La Lampe à incandescence.
- Le but que s’est proposé l’auteur est nettement limité et bien défini par lui-même : il « n’a pas eu en vue de détailler les procédés et les appareils les plus perfectionnés employés dans cette branche de l’industrie électrique; il a tenu à faciliter aux stations la construction de lampes dont elles font une consommation journalière, en recherchant au contraire les appareils les plus simples, les moins coûteux. » Ce sont précisément ceux de ces appareils qu’il aurait eu personnellement l’occasion d’inventer ou de perfectionner qui font l’objet de la publication de l’auteur.
- Dans sa brochure, où la brièveté n’exclut pas les détails utiles, et qui est illustrée des figures nécessaires pour rendre le texte bien intelligible aux électriciens, l’auteur s’est proposé d’établir « qu’en immobilisant un capital de quatre mille francs, la station centrale la plus minime peut, tout en s’affranchissant du tribut payé aux grandes compagnies, la plupart étrangères, avoir sous la main des lampes dont elle sera sûre. » L’auteur suppose, comme base de ses calculs, une station dont les ateliers devraient fournir une production journalière de 150 lampes.
- Le chapitre relatif aux « Réparations » est des plus intéressants, tant au point de vue technique qu’au point de vue économique, et montre l’avantage qu’il y a, pour les stations moyennes,à opérer la réparation des lampes usagées qui ne sont que noircies.
- Il semble à votre rapporteur qu’on peut déclarer que le petit volume de Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901. 41
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- ARTS ÉCONOMIQUES. ---- MAI 1901.
- M. Grininger n’est pas seulement un travail intéressant au point de vue de la technologie, mais que c’est encore une bonne action, en ce sens qu’il peut avoir pour effet de faciliter des entreprises d’importance moyenne, en leur montrant les moyens de se suffire complètement à elles-mêmes et de s’affranchir de tout tribut payé à des fabrications spéciales, trop souvent au bénéfice de l’étranger.
- Signé : Leroux, Rapporteur. Lu et approuvé en séance le 10 mai 1901.
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- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport présenté par M. E. Sauvage, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur les Rapports généraux de la commission des méthodes d’essai des matériaux de construction, rédigés par MM. Bâclé etDebray.
- Peu de questions ont un intérêt plus général pour l’industrie que les méthodes d’essai des métaux et autres matériaux de construction ; à ce titre, la Société d’Encouragement ne saurait rester indifférente aux études importantes entreprises en vue de l’unification de ces méthodes.
- Dès l’année 1891, le Ministre des Travaux publics a constitué une grande commission pour l’étude des méthodes d’essai. Par la présence d’un assez grand nombre de ses membres dans le sein de cette commission, la Société a pris une part importante à ses travaux. Rappelons que M. Haton de la Goupillière en était vice-président.
- Dans sa première session, la Commission des méthodes d’essai a étudié 43 rapports particuliers relatifs aux essais de métaux, et 31 rapports sur les autres matériaux. L’étendue de ces documents est telle qu’une analyse et un résumé des conclusions en étaient indispensables. Ce travail a été confié, pour les métaux, à MM. Bâclé et Debray, qui ont publié, en 1894, un rapport général, à la suite de la première session de la Commission.
- Ce rapport général est une œuvre magistrale, qui, sous une forme concise et dans un ordre parfait, contient à peu près tout ce qu’on connaissait d’important à cette époque sur les méthodes d’essai, examine les avantages et les inconvénients de chacune, indique les méthodes nouvelles qui paraissent appelées à compléter et même à remplacer les anciennes, et résume, de la façon la plus claire, les conclusions et les propositions de la Commission. Ce rapport occupe près de 200 pages de grand format. Les quatre parties en sont relatives respectivement aux essais physiques, aux essais chimiques, aux recommandations communes à tous les essais mécaniques, enfin à l’étude détaillée des divers essais mécaniques; cette quatrième partie examine les essais de traction, de compression, de flexion, de pliage, de torsion, de cisaillement et poinçonnage, de choc, de dureté et de fragilité,
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- enfin les essais de fabrication [et ceux qu’on pratique sur certaines pièces finies.
- Un second rapport général, publié en 1900, par les mêmes auteurs, résume les travaux de la deuxième session de la Commission ; ce rapport insiste, en particulier, sur l’intérêt des essais de poinçonnage, que M. Bâclé a spécialement étudiés, de concert avec M. Frémont. (Voirie Bulletin de la Société, année 1895, p. 1383.)
- La France n’est pas la seule contrée où l’on se préoccupe de l’unification des méthodes d’essai : une association internationale étudie cette même question. Les rapports généraux de MM. Bâclé et Debray ont constitué de précieux documents pour cette association, et une traduction allemande en a été faite. Il est fort intéressant que, dans ces études générales, les travaux français se trouvent représentés d’une manière remarquable.
- De même, au Congrès international des méthodes d’essai, qui s’est tenu à Paris l’année dernière, sous la présidence de M. Haton de la Goupillière ; les travaux delà Commission française ont fourni une solide base d’études.
- Pour ces motifs, votre Comité des Arts mécaniques croit devoir appeler l’attention de la Société sur l’importance de l’unification des méthodes d’essai et sur les remarquables travaux de MM. Bâclé et Debray relatifs à cette question.
- Signé : E. Sauvage, Rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901.
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- AGRICULTURE
- Rapport de M. Tisserand sur le livre de MM. Rivière et Lecq, intitulé :
- Manuel de /’Agriculteur algérien.
- MM. Rivière et Lecq ont présenté à la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale un ouvrage intitulé : Manuel pratique de VAgriculteur algérien. J’ai l’honneur de rendre compte au Conseil de l’appréciation que son Comité de l’Agriculture m’a chargé de lui faire sur cet important ouvrage.
- MM. Rivière et Lecq ne sont pas des inconnus, leurs travaux antérieurs en x41gérie les ont déjà fait apprécier du monde agricole. M. Rivière est à la tète du jardin d’essais du Hamma, l’un des plus beaux qu’on puisse voir; il y a été élevé; c’est un véritable Algérien. Il est l’un des membres actifs de l’importante Société d’agriculture d’Alger, qu’il a présidée à différentes reprises.
- M. Lecq est un élève des premières promotions de l’Institut agronomique. Il a été nommé professeur d’agriculture de la province d’Alger à la suite d’un brillant concours; depuis plusieurs années, il occupe le poste d’inspecteur d’agriculture de l’Algérie.
- L’un et l’autre connaissent à fond l’Algérie ; ils l’ont parcourue en tous sens ; l’autorité qui s’attache à leur nom, leur haute compétence et leur situation donnent à leur publication une importance très grande et une valeur toute particulière.
- Le livre de MM. Rivière et Lecq compte plus de 1 100 pages. Son titre est modeste, trop modeste même, car il n’est pas seulement destiné à être on guide sûr pour les agriculteurs, pour les propriétaires exploitants, pour ceux qui seraient désireux d’acquérir ou de diriger un domaine rural en Algérie; 1 homme d’État et radministrateur y trouveront non moins à apprendre; ils y acquerront les connaissances indispensables pour les •éclairer dans les voies à suivre, les moyens à employer, la direction à
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- AGRICULTURE.
- MAI 1901.
- imprimer aux services, les institutions à créer ou à encourager en vue de développer sûrement et avantageusement les forces productives de la colonie en les faisant concourir, en même temps, à accroître la prospérité et la richesse de la mère patrie!...
- MM. Rivière et Lecq ont fait une étude très complète des ressources de l’Algérie, de son climat, de son sol, de sa population et des productions naturelles de la contrée.
- Ils font assister en quelque sorte le lecteur à l’évolution régulière de la colonie, en dégageant de leurs études des enseignements pratiques relatifs aux cultures à développer, aux plantes à cultiver, aux animaux à élever et aux écueils à éviter.
- On a beaucoup écrit sur l’Algérie, on a même beaucoup médit sur son compte ; on a accusé la lenteur de sa marche ; on trouve les résultats insuffisants en regard des sacrifices faits.
- Mais on oublie trop, en vérité, que toutes les colonies dont on nous oppose les progrès et l’état florissant, même celles qui constituent aujourd’hui de puissants États, ont eu des débuts difficiles, lents, parfois très lents. On oublie que c’est peu à peu qu’elles ont grandi et qu’elles ont mis cent et cent cinquante ans de luttes incessantes et d’un travail opiniâtre avec des immigrations continues, pour pouvoir compter pour quelque chose, et ensuite pour être quelque chose.
- Il y a soixante-dix ans, l’Algérie faisait encore partie des États barbares-ques qui n’étaient que des nids de pirates, et pendant les vingt années qui suivirent la prise d’Alger, il a fallu combattre contre une race guerrière pour concourir pied à pied le terrain ; la colonisation n’a donc commencé que depuis une cinquantaine d’années à peine.
- Tous ceux qui, comme moi, ont visité l’Algérie il y a trente-cinq ou quarante ans, et qui l’ont parcourue pendant ces dernières années, rendent pleine justice à la colonisation algérienne et à la vaillance de ses colons, qui ont transformé des marécages pestilentiels en terres fertiles, des plaines arides en riches campagnes, couvertes de belles prairies, de luxuriants vignobles, d’orangeries, de plantes à parfum, d’arbres exotiques, parsemées d’habitations et de villes populeuses et sillonnées de chemins de fer, à ce point qu’on se croit transporté dans les belles régions de l’Andalousie et de la Provence.
- Le commerce international nous donne, d’ailleurs, un moyen commode d’apprécier la marche du développement de l’Algérie :
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- MANUEL DE L’AGRICULTEUR ALGÉRIEN.
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- En 1840, c’est-à-dire dix ans après le débarquement des soldats français à Sidi-Ferruch, l’Algérie exportait :
- 49 chevaux.
- 1400 000 kilos de peaux brutes.
- 147 000 — de laine.
- 9 300 — de corail.
- 15 760 — de tabac.
- 3 350 — d’huile d’olive.
- Le tout d’une valeur de 3788 834 francs.
- La même année, il a été importé pour 54 872102 francs de marchandises, presque toutes pour l’armée.
- En 1852, les exportations ont été de 21 554 000 francs.
- Pour les marchandises ci-après :
- 53 300 moutons,
- 451000 hectolitres de blé et orge,
- 10 786 grammes de légumes secs,
- 5 870 — de fruits,
- etc., etc.,
- La valeur des exportations a sextuplé, tandis que le chiffre des importations a à peine augmenté d’un tiers; il a été de 87 millions de francs.
- En 1870, le commerce d’exportation a continué à progresser; il a été de 124456249 francs.
- Les principaux articles figurant à l’exportation ont été :
- Les légumes secs....................... 37 390 quintaux métriques.
- — verts..................... 15 000 —
- Les fruits............................. 14 780 —
- Les moutons............................ 242 000 têtes.
- Le gros bétail.......................... . 2 476 —
- Le tabac............................... 1 812 000 kilogrammes,
- Le vin fait son apparition dans les exportations; il figure pour 1359 hectolitres.
- Les importations ont été, pendant la même année, de 173 millions. Depuis, le progrès s’est soutenu. Voici les moyennes décennales en millions de francs :
- Importations. Exportations. Totaux.
- 1867-1876 ...................... 188,0 147,7 335,7
- 1877-1886 ...................... 231,0 173,0 404,4
- 1887-1896 ...................... 253,8 237,0 490,8
- 1898...................... 302,2 285,7 587,9
- En 1898, sur les 302 millions importés, la France a fourni 225 millions, et la mère patrie a reçu de l’Algérie pour 232 millions de marchandises.
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- AGRICULTURE.
- MAI 1901.
- L’Algérie qui, avant 1870, n’exportait que quelques hectolitres de vin en a exporté pendant la période quinquennale, de :
- 1877-1886............ pour 5 200 000 francs en moyenne par an.
- 1887-1896 ................ — 63 000 000 — — —
- 1898 ............... — 105 000000 -
- 1899 ............... — 149 000 000 —
- Les autres principaux articles exportés ont été, pendant la dernière période quinquennale :
- Les céréales.....................
- Les bestiaux.....................
- Les laines.......................
- Les peaux. ......................
- Le tabac en feuilles ou fabriqué
- Les fruits de table..............
- Les huiles d’olive...............
- pour 43 millions de francs.
- — 40 —
- — 13 —
- — 6
- — 8 —
- — 3,3 —
- — 1,8 —
- L’Algérie a exporté pour 6 250 000 francs d’alfa en Angleterre, et pour 554 000 francs seulement à destination de France.
- Ces chiffres, pris en bloc, indiquent donc, pour l’Algérie, une marche régulière et soutenue dans son évolution économique.
- Un événement considérable, arrivé dans ces derniers temps, est venu heureusement ajouter à l’exportation algérienne un élément nouveau de trafic destiné à jouer un rôle énorme dans l’avenir de notre colonie.
- D’immenses gisements de phosphate de chaux ont été découverts dans une zone à peu près parallèle à la côte, à des distances variables de 250 à 350 kilomètres, qui s’étend de Gafsa, en Tunisie, à la frontière du Maroc. C’est par centaines de millions de tonnes qu’il faut compter l’importance des [dépôts du précieux amendement, et par milliards de francs qu’il faut supputer leur valeur.
- L’exploitation de ces richesses a déjà commencé depuis quelques années dans la région de Tebessa et de Sétif, en Algérie; elle est à ses débuts en Tunisie.
- L’exportation des phosphates de l’Algérie présente la progression sui-
- vante :
- 1893 ..................................... 6 160 tonnes.
- 1894 .................................... 53 225 —
- 1895 ................................... 136 591 —
- 1896 ................................... 153 389 —
- 1897 ................................... 224 392 —
- 1898 .................................. 260 345 —
- 1899 .................................. 305 843 —
- 1900 L’importation doit approcher de. . 400 000 —
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- MANUEL DE l’âGRICULTEUR ALGÉRIEN.
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- La valeur des exportations (en 1898) :
- A destination de France a été de............. 2 826 788 francs.
- — Angleterre — ..... 3 174 145 —
- — Italie — ...... 1 708 820 —
- — Espagne — ......... 68920 —
- Total............... 7 778 673 —
- En 1899 la part de la France a été de........ 3 396 205 —
- Celle des autres pays de 8 633 463, soit plus de 12 millions de francs en tout.
- C’est là un début qui promet pour l’avenir, car le marché des phosphates s’étend d’année en année; l’agriculture consomme de plus en plus d’acide phosphorique, car c’est l’élément qui manque le plus presque partout, aussi bien dans les terres vierges que dans les sols usés par les nombreuses générations qui s’y sont succédé.
- La consommation de phosphate minéral en Europe a atteint le chiffre de 2 millions et demi de tonnes en 1898, — et comme elle s’est accrue dans ces dernières années à raison de 100000 tonnes par an, les besoins doivent approcher actuellement de 3 millions de tonnes, et ce n’est pas fini...
- Pour satisfaire à cette consommation, l’Europe en extrait de son sol environ 900000 tonnes. Elle en tire à peu près autant de l’étranger (1).
- L’étranger ici, c’est l’Algérie, et bientôt la Tunisie, d’un côté, et les États-Unis d’Amérique de l’autre; la part de ceux-ci a été prépondérante jusqu’à présent, mais, comme je viens de le dire, la part de l’Algérie va en augmentant, et la Tunisie va en prendre vraisemblablement une égale.
- Sans doute, les phosphates naturels du Tennessee et ceux de la Floride sont plus riches. Us renferment en moyenne 78 p. 100 de phosphate triba-sique et parfois 83 p. 100, tandis que les meilleurs phosphates de Tebessa dosent de 58 à 65 p. 100, rarement plus de 70 p. 100; en moyenne, il faut compter 60 p. 100; mais les phosphates américains ont contre eux l’éloignement du marché; et leurs frais d’extraction et de transport sont plus élevés, de sorte qu’il est permis d’espérer que les produits algériens et tunisiens seront en état de lutter contre ceux des États-Unis, qui auront d’ailleurs à subvenir aux besoins croissants du Nouveau Monde.
- D’un autre côté, les couches géologiques qui renferment des phosphates en France, en Belgique et en Angleterre s’épuisent, et on peut prévoir le
- (1) Production en 1897, France.......................... 535 400 tonnes.
- — — Belgique........................ 250000 —
- — — autres pays.............. 100000 —
- — — Algérie................ 255 000 —
- — États-Unis . .................. 1 245 000 —
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- AGRICULTURE.
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- moment où elles cesseront de produire, de sorte que l’Europe occidentale n’aura plus seulement à demander aux États-Unis, à l’Algérie et à la Tunisie 1 million de tonnes de phosphate; elle en réclamera le double, sinon le triple, et cela dans un avenir peu éloigné.
- Il y aura, par conséquent, de la place pour tout le monde sur le marché, aussi bien pour les phosphates naturels que pour les scories phosphatées, dont la consommation, à peu près nulle, il y a dix ans, a atteint, en 1898, le chiffre de 1400 000 tonnes.
- On peut déjà avoir une idée du développement que prendra la colonisation par l’exploitation rien que des gisements actuellement connus et exploi-tables de la région de Tebessaetde Gafsa, lesquels représentent 60 millions de tonnes de phosphates naturels à 60 p. 100 de phosphate de chaux tribasique, etune valeur de près de 2 milliards, assurant à l’industrie des transports au moins 300 millions de francs; à la main-d’œuvre locale des salaires pour 300 à 400 millions et une somme égale de fret pour notre marine marchande. M. Chateau estime que les gisements connue de l’Algérie entière peuvent fournir de 130 à 200 millions de tonnes de phosphate naturel, et combien en reste-il à découvrir dans cette longue bande de terrain suessonien qui court à travers la Tunisie et l’Algérie, du golfe de Gabès à la frontière marocaine?
- Voilà pourquoi on a pu dire que les dépôts de phosphate de chaux vaudraient pour nos possessions nord-africaines autant que des mines d’or et auraient pour leur développement la même influence. Aussi est-ce un devoir pour les pouvoirs publics de favoriser leur exploitation par tous les moyens possibles, pour que cette énorme richesse ne reste pas enfouie inerte dans le sol (suppression de toutes entraves et réglementations inutiles, abaissement des taxes de transport, des droits de ports, des droits d’extraction, etc. ).
- Au point de vue de la population, le mouvement de progression de l’Algérie, pour n’avoir pas eu une aussi grande intensité que dans certaines colonies mieux favorisées par la fertilité des terres et le climat, n’en est pas moins satisfaisant.
- La population européenne, qui était, pendant la période de 1832 à 1836 de 9640 individus en moyenne, s’est élevée :
- De 1837 à 4841 à. ..... .................... 23357
- — 1842 à 1846 à.................................. 76 731
- — 1847 à 1831 à................................. 117 663
- — 1852 à 1856 à................................. 146 582
- — 1857 à 1866 à................................ 213 347
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- MANUEL DE L’AGRICULTEUR ALGÉRIEN.
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- Elle est, d’après le recensement de 1896, de 529 717 habitants non compris l’armée. Pendant les trente dernières années, l’accroissement a été de 316 370 ou de 148 p. 100, ou près de 5 p. 100 par an; quant à la population indigène, elle s’est augmentée de plus de 1 million d’âmes pendant chaque période trentenaire.
- Elle était évaluée de 1200 000 à 1500000 individus au moment de la conquête :
- En 1886, elle atteignait le chiffre de .... ........... 2708000
- Et au recensement de 1896 ............................. 3 830 000
- De 1866 à 1896 l’accroissement a été de................. 1 122 000
- A l’inverse de ce qui est arrivé dans beaucoup de colonies, l’élément indigène a continué à se développer normalement sous la protection du drapeau français.
- La population actuelle se décompose comme il suit, d’après le recensement de 1896 :
- Français.............................................. 318137
- Espagnols, Italiens et autres Européens............... 213 580
- Indigènes............................................. 3 829 761
- Total........................... 4 359 578
- MM. Rivière et Lecq estiment à 200 000 individus la population rurale européenne de l’Algérie, laquelle possède environ 1 400 000 hectares dans les régions les plus fertiles, tandis que la population indigène en détient 7 millions.
- Quant à l’exploitation du sol, si la culture arabe n’a pas fait de progrès sensibles, si les rendements en céréales obtenus par les indigènes n’ont pas augmenté notablement, par contre, d’importants progrès ont été réalisés par les colons européens. Ils ont véritablement transformé toute la zone du littoral; ils en ont fait, nous le répétons, un pays comparable de tous points aux meilleurs pays de culture. Ils ont fait disparaître la brousse un peu partout, défriché les terres, assaini les marécages, planté et greffé nombre d’oliviers; leurs céréales ne le cèdent pas à celles des pays les mieux cultivés de France ; leurs plantations d’orangers, de figuiers et d’arbres de toutes sortes rappellent celles de la Provence; leurs plantes à parfum et à essence rivalisent avec celles de Grasse, mais la dominante de leurs créations agricoles a été l’établissementd’un magnifique vignoble de 125 000 hectares qui a l’avantage de fournir 30 millions de francs en salaires aux indigènes.
- Pour opérer cette grande transformation, les colons européens ont dû
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- se grever lourdement, et comme le capital est ce qui manque le plus aux colonies, ils ont fait des emprunts. Les hypothèques grevant la propriété rurale s’élevaient, au 1er juillet 1895, à 540 millions, sans compter la dette chirographaire qui ne peut être évaluée.
- Le territoire soumis à la domination française est d’environ 60 millions d’hectares, dont 14 millions pour le Tell, 11 millions pour les hauts plateaux, et le reste pour la région du désert et des oasis.
- Le domaine forestier est de 2 580 770 hectares, dont 305 000 hectares de chênes-liège.
- Les immenses territoires de l’Algérie ne forment pas une masse homogène et uniforme. L’Algérie est au contraire très accidentée; elle possède un système orographique tourmenté, formé de massifs nombreux, puissants, lui donnant un relief d’ensemble qui, s’il est coupé de vallées et de plaines intercalaires assez étendues, se maintient à des altitudes relativement élevées.
- « L’Algérie, disent les auteurs, peut être représentée théoriquement par un régime de vastes plateaux assez élevés, tourmentés de rides profondes et supportés au Nord et au Sud par deux systèmes continus de chaînes de montagne formant arêtes; ces deux systèmes, de direction parallèle au littoral, restent parallèles entre eux depuis le Maroc, dans leur traversée des provinces d’Oran et d’Alger, et se rapprochent dans la province de Constan-tine pour se souder à leur entrée en Tunisie.
- « La chaîne du Nord, ou chaîne tellienne, déverse ses eaux dans la Méditerranée; elle occupe une largeur moyenne de 150 kilomètres dans la traversée de l’Algérie, avec des altitudes variant de 500 à 2 000 mètres. Les montagnes sont couvertes de forêts; les vallées sont fertiles et les plaines grasses ; c’est le pays agricole par excellence.
- « La chaîne méridionale ou saharienne déverse ses eaux dans les dépressions et les cuvettes intermédiaires ou dans les lacs et les sables du versant saharien. Elle est parallèle à la chaîne tellienne; elle a, comme celle-ci, une épaisseur moyenne de 150 kilomètres. Elle forme les monts supérieurs du Ksell (1200 mèt.). Le puissant et dense massif du Djebel-Amour et les Aurès rejoignent la chaîne septentrionale par la soudure Souk-Ahtra-Tebessa.
- « Ces deux arêtes élevées supportent les hauts plateaux, immenses plaines, ondulées très légèrement, d’une altitude moyenne de 800 mètres,
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- contenant des dépressions qui forment des dayas et des grands lacs; c’est le pays de l’alfa et des vastes parcours de moutons.
- « Le versant sud de la chaîne s’affaisse vers le désert, avec une pente très sensible vers l’Est, en finissant avec des altitudes de 50 mètres et au-dessous.
- « Le résultat de cette orographie si particulière permet de diviser l’Algérie, au point de vue agricole, en quatre régions bien distinctes :
- Région marine ;
- — montagneuse;
- — des hauts plateaux;
- — saharienne.
- « Les régions marine et montagneuse sont d’accès facile. La colonisation s’y est installée dès la conquête. Rendues salubres par le développement des cultures, elles ont pris un essor rapide, grâce aux routes, aux travaux d’irrigation, au voisinage des centres de consommation et des ports d’exportation.
- « Toutes les terres disponibles n’y sont pas encore occupées, et c’est là que doit pénétrer abondamment l’émigration française, qui y trouvera, sous un climat peu différent du nôtre, de quoi se créer un établissement prospère. La population y est dense et sédentaire et fournit une main-d’œuvre abondante et à très bon marché. L’occupation agricole des hauls plateaux est clairsemée, cependant quelques régions comme Sétif, Bordj-Bou Arréridj, Batna, Le Sersou et les plaines sud de Saïda présentent des centres de production européens assez actifs.
- « Les rigueurs du climat, l’éloignement de la côte, la difficulté des transports, condamnent cette région à une évolution plus laborieuse. L’élevage des bestiaux et surtout du mouton est son industrie typique; les indigènes y sont pasteurs, vivent sous la tente et à l’état nomade, se déplaçant suivant les saisons, en quête d’eau et de pâturages.
- « 11 est facile de concevoir que cette conformation du sol algérien doit créer des climats très divers et que le pays se compose d’un ensemble de régions qui ont chacune son climat, sa flore, son agriculture et ses conditions économiques. »
- De l’étude approfondie à laquelle nos auteurs se sont livrés au point de vue climatologique : température, pluie, neige, etc., MM. Rivière et Lecq sont arrivés à considérer les régions maritimes et montagneuses comme le prolongement du continent européen et comme présentant les mêmes apti-
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- tudes agricoles. Il s’ensuit que les cultures de notre Provence et celles de l’Espagne s’imposent dans ces territoires et que ce fut une grande erreur de croire, comme on l’a fait au début, qu’on pourrait y faire des cultures de plantes tropicales. Nous y trouvons, en effet, la région des orangers, des plantes à parfum, celle des oliviers, des caroubiers, de la vigne, du tabac, celle du blé et de l’orge; aux altitudes supérieures, la région du chêne-liège et du pin d’Alep.
- On a dit que les colonies, autant que possible, ne doivent pas faire des cultures dont les produits soient de nature à faire concurrence à ceux de la métropole; c’est vrai jusqu’à un certain point, mais, comme le font remarquer MM. Rivière et Lecq, la concurrence de l’Algérie n’est pas à redouter pour l’agriculture française; l'Algérie, en effet, peut affranchir notre pays de beaucoup des tributs qu’elle paye à l’étranger; elle doit notamment refouler de nos marchés les produits espagnols en nous envoyant les vins forts, nécessaires à notre commerce, et que celui-ci demande à l’Espagne et à l’Italie; elle peut nous fournir les blés durs et les orges de brasserie que nous tirons de l’étranger; elle peut encore se substituer à l’Espagne pour nous envoyer les légumes et fruits de primeur, et les 50 à 60 millions de kilogrammes d’oranges que la province de Valence et l’Andalousie nous expédient annuellement.
- La France reçoit actuellement 3 à 400000 moutons de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie, et 250 millions de kilogrammes de laine de l’Australie et de l’Argentine; il y a là un total de 400 millions de francs à l’importation. C’est un gros trou que l’Algérie est en état de boucher en partie : notre colonie nous envoie déjà 1 million de moutons et un peu de laine; elle peut accroître largement sa production sous ce rapport en suivant les sages conseils dictés par l’expérience, que donnent nos auteurs, pour l’amélioration de ses troupeaux. C’est là une grosse question dont la solution est de premier ordre et s’impose aux pouvoirs publics chargés des destinées de notre grande colonie : c’est de la sorte, qu’à l’Espagne, à l’Italie, à l’Allemagne, à l’Autriche-Hongrie, à l’Amérique du Sud, à l’Australie, l’Algérie fera concurrence en concourant largement à la satisfaction des besoins de l’alimentation et de l’industrie de la métropole.
- Je voudrais pouvoir suivre encore les auteurs dans les détails qu’ils donnent des divers systèmes de culture en usage dans le pays, de la faune, de la flore de l’Algérie, dans les considérations judicieuses qu’ils présentent sur les animaux domestiques, sur les progrès à réaliser, sur la lutte éner-
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- gique des colons pour vaincre les difficultés de tout ordre contre lesquelles ils ont encore à lutter. Je ne puis que renvoyer à leur livre qui fait honneur à leur science et à leur esprit d’observation, et qui montre que leur dévouement à la cause de l’Algérie est à la hauteur de la mission qui leur est confiée.
- Le Comité de l’Agriculture a été unanime à vous proposer de remercier les auteurs de l’envoi de leur intéressant ouvrage et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé : E. Tisserand, Rapporteur. Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901.
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- Études sur la composition du lait et des produits de la laiterie, par Antonin Rolet, Ingénieur-Agronome, Chimiste à l'École nationale âlindustrie laitière de Mamirolle.
- INTRODUCTION
- Le lait occupe une place importante parmi les principales productions agricoles de notre pays. La statistique de 1898 chiffre par 1235300157 francs la valeur des 82039015 hectolitres produits annuellement. C’est assez dire l’intérêt que présentent toutes les questions qui, de près ou de loin, se rattachent au développement et au perfectionnement des diverses branches de l’industrie laitière.
- Le lait est, en effet, le liquide nourricier par excellence, qui, soit en nature, soit par ses dérivés, entre pour une grande part dans notre alimentation. On sait qu’il contient à lui seul tous les principes nécessaires à l’accroissement et au bon fonctionnement de l’organisme : matière grasse, matière azotée, sucre, sels minéraux, dans des proportions parfaitement pondérées et sous un état qui permet aux organes de les utiliser au mieux des intérêts de la nutrition. Aussi constitue-t-il la nourriture à peu près exclusive des nourrissons, tandis que l’adulte trouve en lui « un aliment facile », pour employer l’expression du poète.
- A ce titre, il n’a cessé d’attirer l’attention des hygiénistes, qui se sont préoccupés des dangers que sa consommation peut faire courir au public ; car, malheureusement, au point de vue prophylactique, ayant ceci de commun avec toutes les substances d’origine organique, il peut servir de véhicule à certains microbes pathogènes qui, introduits avec lui dans l’organisme, sont la cause de maladies graves et parfois mortelles.
- Ces germes nuisibles, il les recèle originairement lorsque l’animal dont il provient est lui-même atteint d’une affection pathologique; mais le plus souvent il les tient du milieu ambiant : air, ustensiles (ces derniers fréquemment infectés par les eaux de lavage puisées à des sources contaminées, quand ce
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- liquide n’est pas ajouté directement au lait par un ou plusieurs des intermédiaires par lesquels il passe avant d’arriver au consommateur).
- En dehors de ce caractère de nocuité que peuvent lui communiquer les bactéries, il arrive, dans certains cas, qu’il contient divers ingrédients chimiques ajoutés dans le but d’augmenter son degré de conservabilité, substances qui par leur toxicité sont également préjudiciables à la santé.
- Enfin, en raison même de sa grande consommation, il n’échappe pas plus que les autres produits du commerce aux adultérations, d’ailleurs toujours faciles à pratiquer lorsqu’il s’agit d’un liquide, par exemple le mouillage, dont les conséquences sont encore aggravées par la qualité de l’eau, qui trop souvent n’est rien moins qu’aseptique. D’autres fois, on lui enlève une partie de sa crème, ou mieux, croyant masquer par une sorte de compensation les effets de cette pratique frauduleuse, le commerçant peu scrupuleux ajoute encore de l’eau ou tout autre palliatif approprié.
- Une pareille dénaturation n’a pas seulement pour effet de tromper l’acheteur sur le poids de la marchandise, mais encore d’enlever à celle-ci, par la perturbation qu’elle apporte dans le taux de ses divers éléments, le caractère d’aliment parfait qui en fait sa valeur et qui réside en partie dans l’harmonie entre les proportions des principes carbonés et azotés qui conviennent le mieux à une alimentation rationnelle.
- C’est dans le but de faciliter autant que possible la recherche de ces fraudes et de réduire au minimum les chances d’erreur, dans un sens comme dans l’autre, que les chimistes se sont demandé, de leur côté, s’il n’y avait pas possibilité de fixer des limites de composition pour le lait de vache, limites en deçà desquelles le liquide ne saurait être considéré comme pur et normal.
- La tâche n’était certes pas facile, étant données les causes très diverses qui influent sur cette composition.
- Si, en effet, on considère en France les diverses races de vaches, on constate, par exemple, que les animaux qui vivent dans les régions de l’Ouest : races jersyaise, normande, bretonne, nantaise, maraîchine, etc., donnent un lait beaucoup plus riche en matière grasse que les vaches des races de l’Est : tanne, d’abondance, Villars-de-Lans, bressane, femeline, montbéliarde, etc., mais que, par contre, chez ces dernières, les taux de caséine et de sucre seraient plus élevés.
- En dehors de la question de race, l’individualité, la période de lactation, des états pathologiques ou physiologiques particuliers, le mode d’affouragement, l’âge, etc., sont des facteurs qui, à ce point de vue, ont également une action bien marquée.
- Aussi, cette inconstance de composition a-t-elle fait dire à notre éminent maître, M. Duclaux : « il n’y a pas un lait; il n’y a que des laits. »
- Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901.
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- Il est certain que ces fluctuations dans les proportions des éléments ne peuvent que rendre délicate la tâche de l’expert appelé à se prononcer, quand la fraude n’a été pratiquée que dans une faible limite. Dans l’interprétation des résultats fournis par l’analyse, le chimiste en est réduit, le plus souvent, à prendre comme base de comparaison, pour asseoir un jugement, des moyennes ou des minima tirés de l’ensemble des laits des diverses races d’animaux, comme ceux qu’a fixés le Conseil d’hygiène de la Seine.
- Dans l’état actuel de la science, c’est encore la marche à suivre la moins mauvaise sinon la plus sure, à la condition, bien entendu, que l’on ait affaire à un échantillon provenant du mélange des laits fournis par des animaux de races diverses, comme cela se présente, par exemple, dans les grandes villes. Avec de pareils mélanges, il est certain que les taux extrêmes se corrigeant, il y a des chances pour que les moyennes qui en résultent ne subissent pas de bien grandes variations. Il faut tenir compte aussi qu’en semblable occurrence, dans le contrôle des villes, il est difficile de faire un prélèvement à l’étable, ce qui est encore le meilleur moyen de comparaison, mais on ignore souvent l’origine même du lait.
- Dans le cas où l’échantillon n’est fourni que par une seule vache, ou a été saisi dans un mélange des laits de plusieurs animaux soumis au même régime et appartenant à la même race, il est plus rationnel de s’en rapporter, quant aux moyennes, à celles de la race en question.
- Malheureusement nous savons bien que les laits des différentes races, considérés séparément, sont imparfaitement connus : le nombre des analyses qui en ont été faites est trop restreint pour qu’il soit possible d’en tirer, avec avantage, des conclusions générales.
- A ce point de vue, il y aurait sans doute intérêt pour la science, comme pour la pratique du contrôle, ainsi que l’ont fait remarquer certains auteurs, à ce que l’on multipliât le plus possible ces genres de recherches appliquées aux animaux qui habitent telle ou telle région, ou qui alimentent telle ou telle ville. On en tirerait certainement d’utiles renseignements pour la répression des fraudes qui éclaireraient plus sûrement dans leurs appréciations les contrôleurs des villes, les industriels et les chimistes des laboratoires.
- Indépendamment des moyennes et des minima propres à chaque région que l’on déduirait de ces études, il y aurait lieu de tenir compte également des influences diverses que nous avons mentionnées, et en particulier de celles qui, comme les ardeurs génésiques, apportent des anomalies quelquefois profondes dans le taux des éléments d’un jour ou même d’une traite à l’autre, sans que pour cela cet état physiologique particulier de l’animal puisse toujours communiquer au lait des caractères extérieurs, différents du lait normal, qui peuvent le faire rejeter de la consommation.
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- C’est guidé par ces diverses considérations que nous avons entrepris, au laboratoire de recherches de l’École nationale d’industrie laitière de Mamirolle, une série d’études sur la composition du lait des vaches de ta race de Montbéliard. Ce sont ces vaches, avec celles des départements voisins (races bressane, femeline), qui fournissent le lait qui alimente les fruitières de Franche-Comté.
- Nous ne croyons pas inutile de donner ici quelques renseignements sur cette race particulière.
- B ACE DE MONTBÉLIARD
- La race de Montbéliard ou, si l’on préfère, la variété montbéliarde de la race jurassique, n’est autre que la variété comtoise améliorée. Voici ce qu’en dit M. Dechambre, professeur à Grignon, dans sa conférence au concours régional agricole de Dijon, en 1899 :
- « On donnait le nom de race tauraehe, tourache ou comtoise, à la population bovine du Haut-Jura, dénommée aujourd’hui race montbéliarde. Le nom de Comtoise s’appliquait, au temps de Baudement, à une population qui différait de la tauraehe par sa robe rouge uniforme, et non rouge et blanche. Toutes deux étaient des races de haut cru, robustes, dures, tardives, de conformation défectueuse : tête forte, ventre volumineux, train postérieur étriqué, queue attachée haut.
- « La population actuelle du Jura français a, dans son ensemble, perdu ce faciès défectueux; il en subsiste encore des marques, dans la tête, qui reste lourde, la queue, qui reste haute, avec la fesse courte.
- « L’amélioration qui aboutit à une transformation telle que celle constatée dans ce bétail, ne peut pas être obtenue par la seule action des ingesta, par la seule modification du régime.
- « Il faut tenir compte des croisements opérés avec les races voisines, ainsi que de l’action accumulatrice de l’hérédité; autrement on en arriverait à nier l’efficacité des registres d’origine, dont l’institution a marqué un grand progrès dans la transformation de nos races bovines. L’adaptation au milieu, aux situations et aux circonstances locales est enfin une des plus impérieuses conditions de succès durable.
- « Pour toutes ces causes, la race montbéliarde, dérivée de la race tauraehe dont elle a conservé les caractères généraux et le pelage, en devenant plus fine et moins tardive; la race montbéliarde est restée parfaitement adaptée et remplace avantageusement celle qui l’a précédée.
- « La race comtoise persiste encore en quelques endroits; il y aurait ici avantage à la fusionner avec la précédente et à ne pas conserver pour elle de catégorie spéciale.
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- « La race montbéliarde se rencontre dans le Doubs, la Haute-Saône, le Jura, l’arrondissement de Belfort et dans quelques cantons de la partie montagneuse des Vosges. Elle s’étend dans les départements circonvoisins; grâce aux efforts de M. Rolland, directeur de l’Ecole pratique de Saint-Bon, elle remplace dans la Haute-Marne la population hétérogène qui était jusqu’ici exploitée.
- « Lorsque la vache montbéliarde est importée vers le centre de la France, dans des régions fertiles où elle est soumise à un régime régulier et intensif, son rendement en lait augmente; dans la Bourgogne, dans la Marne, cette race peut avantageusement remplacer la race normande, qui se trouve trop en dehors des conditions habituelles de sa production et de son exploitation. Les éleveurs du Jura feront bien de songer à cette extension et de préparer leur bétail en vue de l’acquisition et de la conservation de cet important débouché. »
- RÉGIME DES VACHES SOUMISES AUX EXPÉRIENCES
- Nos recherches ont porté sur le lait de deux vaches qui font partie de l’étable d’application de l’Ecole et sur le lait total que les fournisseurs apportent matin et soir à l’établissement. En un mot, les résultats se rapportent aux laits de deux vaches pris individuellement et au mélange des laits de plusieurs vaches.
- Les deux vaches en question, que nous désignerons par les lettres A et B, sont soumises au régime de la stabulation permanente et reçoivent, comme nourriture, du foin, du regain et du tourteau de colza, le tout distribué en parties égales, â trois repas, le matin, à midi et le soir.
- Vache A. —Poids, 490 kilogrammes; âge, 3 ans; date du part, 10 mai 1899 (1er veau). —Epoques du rut : 16 juin, 8 juillet (saillie). — Dernier jour de lactation, 25 février 1900. Durée de la lactation, 292 jours. Date probable du prochain vêlage, première quinzaine d’avril 1900.
- Durée de la période de non-lactation, un mois et demi environ.
- Vache B. — Poids, 610 kilogrammes; âge, 11 ans; date du part, 26 mai 1899. Époques du rut : 15 juin, 7 juillet (saillie), 23 juillet (saillie), 14 août (saillie), 7 septembre (.saillie), 26 octobre, 28 octobre (saillie) 1899. Dernier jour de lactation, 27 mai 1900. Durée de la lactation, 367 jours. Date probable du prochain vêlage, fin juillet 1900. Durée de la période de non-lactation, deux mois environ.
- On voit que les chaleurs, non satisfaites par la fécondation, se sont renouvelées à maintes reprises, ce qui paraît tenir à l’âge de l’animal et à son état particulier de bonne santé. Ces manifestations trop fréquentes de l’instinct génésique ont apporté, ainsi qu’on le verra par la suite, une perturbation très marquée dans la composition du lait aux époques correspondantes.
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- Vaches des fournisseurs. — Quant aux vaches de la commune qui donnent le lait travaillé à l’école, elles sont soumises, à peu de chose près, au même régime. En été, elles ne sont jamais conduites au pâturage, à cause du morcellement de la propriété, qui exigerait une surveillance de tous les instants. Mais elles reçoivent à l’étable, de juin à septembre, du fourrage vertr du trèfle, du sainfoin. Cependant quelques animaux, appartenant à des fermes assez éloignées, sont mis aux champs à la même époque.
- On cherche autant que possible à ce que la naissance des veaux se produise dans les premiers mois de l’année, de janvier à mars, de façon à faire coïncider la pleine période de lactation de la mère avec l’abondance des fourrages, pour prolonger autant que possible la sécrétion du lait et réduire au minimum le temps où les mamelles restent sèches.
- Toutefois, cette considération présente moins d’importance quand on trouve un débouché pour le lait en toute saison, et qu’on dispose en hiver d’une nourriture substantielle suffisante, conditions qui ne se rencontrent que rarement dans la montagne.
- Traites. — Dans les premiers jours qui suivent la parturition, la vache est traite trois fois par jour au lieu de deux, le matin, à midi et le soir. Pour les génisses qui en sont à leur premier veau, on continue ainsi pendant deux à trois semaines environ, de façon à exciter par la gymnastique fonctionnelle la sécrétion des glandes mammaires.
- En été, la traite du matin a lieu à 5 h. 1/2 et celle du soir à la même heure; en hiver, à 6 h. 1/2 pour le matin et à 5 heures pour le soir. Il s’écoule donc, dans ce dernier cas, un temps plus court entre la traite du matin et celle du soir qu’entre cette dernière et celle du matin suivant. En d’autres .termes, le lait du soir a séjourné moins longtemps dans la mamelle que celui du matin. €’est un point à retenir et sur lequel nous reviendrons lorsque nous comparerons la composition de deux traites consécutives.
- PRÉLÈVEMENT DES ÉCHANTILLONS ET REPRÉSENTATION DES RÉSULTATS
- Vaches A et B. — Les échantillons ont été examinés — nous dirons plus loin à quel point de vue — tous les jours matin et soir, après l’évaluation du poids de la traite, sauf le dimanche.
- En dehors des quantités fournies, qui sont mentionnées traite par traite pour tous les jours de lactation, nous n’avons pas cru indispensable de réunir dans les tableaux ci-joints tous les résultats des dosages, mais seulement les moyennes pour les six jours de la semaine, nous réservant de faire ressortir, dans l’interprétation des résultats, les chiffres qui présentent le plus d’intérêt au point de
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- vue du contrôle, chiffres dont les plus importants sont d’ailleurs consignés dans les tableaux des maxima et minima.
- Enfin pour rendre plus apparente l’influence des heures des traites, des saisons, nous avons disposé les moyennes hebdomadaires sous forme de diagrammes.
- Mélanges de laits. — Les mélanges de laits apportés par les fournisseurs n’ont été contrôlés qu’une fois par mois seulement, le même jour, aux deux traites consécutives du matin et du soir, pendant l’année 1899.
- Nous avons prélevé, dans chaque examen, autant d’échantillons qn’il y avait d’apports différents, une soixantaine en moyenne, chacun d’eux provenant de 1 à 28 vaches.
- Les résultats obtenus ont été totalisés, et on en a déduit les moyennes qui ont été relevées dans les tableaux spéciaux; elles représentent les laits de 321) vaches environ.
- Il faut remarquer toutefois qu’un échantillon qui aurait été prélevé après le mélange intégral de tous les laits des fournisseurs ne présenterait pas exactement la même composition que celle indiquée par les tableaux, ce qui se conçoit aisément, parce que les parts des fournisseurs rentrent dans le mélange total dans des proportions diverses.
- Nous n’avons pas cru devoir nous arrêter, dans cette partie de nos recherches, aux minima fournis par chaque dosage particulier, ces chiffres ne présentant pas d’intérêt : ils diffèrent peu de la moyenne générale, puisqu’ils représentent eux-mêmes la moyenne des laits de plusieurs vaches. D’ailleurs, il est préférable, dans l’appréciation d’un mélange de laits, de tabler toujours sur les moyennes de la race et de ne faire entrer en ligne de compte les limites inférieures de composition que lorsqu’il s’agit d’une seule vache.
- Cela dit, et avant de passer aux détails des expériences, nous allons donner quelques indications générales sur le contrôle du lait.
- DU CONTROLE DU LAIT
- La pratique du contrôle suppose la connaissance parfaite de la matière première même, en tant que composition élémentaire et propriétés.
- Son but principal est la recherche des fraudes.
- Dans quelques grandes villes le contrôle est public, c’est-à-dire établi par l’autorité municipale ou par la police, dans le but de sauvegarder les intérêts des consommateurs en général. Mais il peut présenter aussi un caractère privé quand il est exercé par le consommateur, le laitier, le commerçant, l’industriel, etc., désireux de s’assurer par lui-même de la qualité du lait, de sa richesse en matière grasse et extrait, ou de son degré de conservabilité, toutes choses qui
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- trouvent une application directe dans la sélection bien comprise des animaux, dans le paiement des apports, dans le rendement et les procédés de fabrication.
- Dans les conditions ordinaires, la vente est surveillée par des personnes peu initiées aux recherches des laboratoires, et le contrôle dans ce cas revêt un caractère tout à fait pratique. Il se borne à un examen sommaire au moyen d’appareils simples, d’un maniement commode, auxquels on ne demande pas une précision rigoureuse, mais seulement de mettre rapidement l’opérateur sur la voie des falsifications, en laissant au chimiste le soin de juger en dernier ressort et de conclure, d’après l’analyse pondérale, s’il y a réellement fraude et quelle en est l’importance.
- Pour si simple qu’il paraisse, cet examen sommaire n'exige pas moins certaines connaissances particulières pour tirer les conclusions qui découlent des résultats, et de l’habitude dans la manipulation des appareils.
- En ce qui regarde l’alimentation de certaines villes, le service en question est généralement confié à des inspecteurs qui présentent, à ce point de vue, toutes les garanties désirables. De même, dans les exploitations importantes, ce sont le plus souvent d’anciens élèves d’écoles de laiterie qui sont chargés de la vérification des laits à leur arrivée dans l’usine.
- Mais dans les petites laiteries, il n’existe pas de service spécial de contrôle organisé. En particulier, dans beaucoup de nos fromageries de montagne, ceux des fromagers qui n’ont pas eu la bonne fortune de passer par une des écoles spéciales, qui ne datent guère d’ailleurs de plus d’une douzaine d’années, ignorent en général les principes élémentaires du contrôle.
- Dans le but de suppléer à l’insuffisance de leurs connaissances sur cette partie délicate de la technique laitière, on a créé à leur intention, dans certains établissements professionnels, comme à Mamirolle, à Poligny, des cours temporaires où pendant l’hiver, alors que bon nombre de fruitières chôment, ils viennent s’initier au maniement des appareils indispensables et se perfectionner dans certaines parties de la fabrication.
- En outre, dans plusieurs départements, le Doubs, le Jura, la Haute-Savoie, par exemple, grâce au bienveillant concours des sociétés d’agriculture, des contrôleurs sont à la disposition des intéressés qui peuvent avoir besoin de leur office pour la saisie d’un lait soupçonné.
- Pour montrer l’importance de ces diverses institutions, nous dirons qu’à Mamirolle, depuis 1896, date de la création des cours temporaires, ceux-ci ont été suivis par 59 auditeurs, chiffre qui serait plus considérable encore si les places disponibles avaient permis de donner satisfaction à toutes les demandes.
- Quant au nombre des contrôles, il s’est élevé, pour le seul département du Doubs, à 234 en 1899.
- Le contrôle industriel repose en principe sur la recherche de la densité, du
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- taux de matière grasse, du degré d’acidité, éléments qui paraissent suffisants pour dévoiler les fraudes les plus communes pratiquées dans une certaine mesure : mouillage, écrémage, ou mouillage et écrémage combinés.
- On peut ajouter à ces dosages spéciaux certaines données n’exigeant aucun appareil supplémentaire, comme la proportion d’extrait sec tirée de la densité et de la matière grasse à l’aide de tables dressées à cet effet, le rapport de la matière grasse à l’extrait et le taux des substances sèches, déduction faite de la matière grasse.
- C’est à ce genre d’examen que dans nos recherches nous avons soumis les quatre échantillons prélevés journellement, ainsi que les 60 contrôlés une fois par mois.
- Une étude plus approfondie de chacun d’eux par l’analyse immédiate eût été presque impossible. Cependant nous avons fait environ 70 analyses scientifiques complètes.
- DE l’acidité DES LAITS
- Le lait frais d’une vache saine en pleine période de lactation présente une réaction acide correspondant à environ 2 grammes d’acide lactique par litre.
- Quelle est l’origine de cette acidité? Dans l’état actuel de la science, qui ne nous renseigne qu’imparfaitement sur la nature des principes immédiats qui composent le lait et sur leur état de combinaison, cette question est difficile à résoudre. Tout semble démontrer que la caséine joue un rôle important dans la production de ce phénomène, car les laits pauvres en cette substance, celui de jument par exemple, ont aussi une acidité plus faible. Le petit-lait, obtenu après séparation de la caséine coagulée, présente par litre une différence de (Ur,7 à (Ur,8 avec celle du lait entier. Enfin le liquide obtenu par la filtration de ce dernier à travers une bougie de porcelaine parfaitement stérilisée offre un écart de 1 gramme environ.
- Cela démontre que l’on doit tenir compte également des éléments en solution, phosphates, acides organiques, etc.
- Peut-être encore existe-t-il dans le lait un élément inconnu qui se présente, rait sous divers états, qui jouirait de propriétés différentes suivant le réactif employé, car la nature de ce dernier peut amener une conclusion tout opposée, et l’on peut constater à la fois une réaction double ou amphotère, si bien que cette double propriété va jusqu’à faire douter à certains expérimentateurs de l’existence même d’un acide présumé.
- Au point de vue pratique, qui nous intéresse surtout ici, il nous suffit de constater qu’au regard de réactifs particuliers, le lait se comporte, quant à sa réaction, comme s’il contenait de Dr,6 à 2 grammes d’acide lactique, lorsque,
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 653
- toutefois, il est examiné au moment même de la traite, et qu’il est conservé dans des conditions particulières de propreté et de température.
- Manipulé par des personnes peu soigneuses, dans des vases malpropres, il ne tarde pas à s’infecter de ferments de décomposition qui, après une période plus ou moins longue d’incubation, d’appropriation au milieu, transforment le sucre en acide lactique.
- Cette acidification marche d’autant plus vite que la température du substratum est plus favorable à la multiplication des micro-organismes, c’est-à-dire qu’elle se rapproche davantage de l’optimum, 35°.
- Dans de telles conditions, à la longue, l’acide produit finit par amener une perturbation dans la stabilité des éléments du lait. A l’ébullition, celui-ci se caille, il tourne, lorsque le taux d’acide est à peu près de 3 grammes par litre. Le même phénomène de coagulation de la caséine se produit à la température ordinaire, lorsque cette proportion atteint 7 à 8 grammes. Le liquide, de ce fait, devient à ce moment impropre à la plupart des usages domestiques ou industriels auxquels on le destine.
- Il y a donc intérêt, si l’on veut juger de la qualité, de savoir reconnaître le degré d’acidité.
- Ce caractère, en raison même de sa fixité à l’origine, peut rendre aussi quelque service dans la recherche de certaines fraudes. Un lait mouillé, par exemple, sera d’autant moins acide, toutes choses égales d’ailleurs, que la proportion d’eau ajoutée sera plus forte.
- Par contre, le lait qui aura été maintenu au repos avant de subir l’ablation de sa crème, pourra voir son acidité s’élever sensiblement, surtout pendant les chaleurs de l’été.
- Mais, nous répétons qu’on ne peut guère appliquer un pareil raisonnement que dans le cas où le lait est examiné au moment où il est livré, et qu’il est censé n’avoir été tiré que peu de temps auparavant. On se bornera, dans le cas contraire, à apprécier l’accroissement plus ou moins rapide du taux d’acide, eu égard à des conditions diverses, comme le temps écoulé depuis la sortie du pis, l’éloignement, le transport, qui pourraient mettre sur la voie d’un lait mouillé.
- Pour la recherche du degré d’acidité, le procédé de beaucoup le plus préférable consiste dans l’emploi des liqueurs aeidimétriques des laboratoires en présence d’un révélateur.
- Divers appareils ont été imaginés à cet effet. Celui dont nous nous sommes servi est l’acidimèlre portatif à burette automatique.
- Résultats. — Vaché A. —Le vêlage ayant eu lieu le 10 mai, les tableaux I et II montrent qu’au 14, la moyenne était de plus de 30°, 30°,6 le matin, 30°,3 le soir. Il faut arriver jusqu’au 26 mai (17e jour), pour constater un chiffre normal 20°, qui d’ailleurs se relève et monte quelquefois jusqu’à 23°. A la semaine du
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- AGRICULTURE.
- MAI 1901
- i)l i4
- TABLEAU 1. Acidité. Vache A.
- DATES. MATIN. •SOIR. uoirau DATES. MATIN. •SOIR. n«vmiî.
- degrés. degrés. degrés. degrés. degrés. degrés.
- 14 mai 1899. . . 30,6 30,3 30,4 15 octobre 1899. . 18,0 18,6 18,3
- 21 — 27,7 27,3 27,5 qo 18,3 18,4 18,3
- 28 juin 22,1 22,8 22,4 29 — 18,8 19,2 19,0
- 4 __ 20,8 22,2 21,5 5 novembre . . . 20,0 20,0 20,0
- Il — 19,8 19,8 19,8 12 — 19,0 18,8 18,9
- 18 — 18,7 18,8 18,7 19 - 19,0 18,8 18,9
- 2,'i — 19,3 18,6 18,9 26 — 19,0 19,0 19,0
- 2 juillet 18,7 18,6 18,6 3 décembre . . . 18,5 18,0 18,2
- 9 — 18,3 19,0 18,6 10 — 18,1 18,5 18,3
- 10 — 19,0 18,8 18,9 17 — 18,3 18,3 18,3
- 23 — 19,0 18,4 18,7 24 18,0 18,2 18,1
- 30 — 17,8 18,0 17,9 31 — 18,8 19,0 18,9
- 0 aoùl 18,0 17,8 17,9 7 janvier 1900. . 18,0 18,1 18,0
- 13 — 17,1 17,7 ' 17,4 14 — 18,1 18,6 18,3
- 20 — 18,1 17,8 17,9 21 17,5 17,6 17,5
- 27 18,2 18,1 18,9 28 — 17,8 18,6 18,2
- 3 septembre. . . 18,0 18,1 18,0 4 février 17,6 18,4 18,0
- 10 — 17,8 17,2 17,5 11 — 18,0 18,8 18,4
- 17 — 17,6 18,0 17,8 18 — 17,8 17,8 17,8
- 24 17,6 18,0 17,8 25 — 17,8 18,0 17,9
- 1C1' octobre . . . 18,8 18,0 18,4
- 8 — 20,0 19,4 19,7 Moyennes. . . . 19,03 19,14 19,08
- Moyennes, déduction FAITE DU COLOSTRUM 18,4 18,5 18,4
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE.
- 655
- 11 juin, l’acidité devient tout à fait normale, 19°,8. Elle oscille ensuite autour de 18°, avec un minimum de 15° le 17 juillet au matin (saillie), et un maximum de 24° le 1er novembre, matin.
- TABLEAU II. Acidité. Vache A.
- Décemb. 3 10 17 Zi
- b 11 18 25
- 2 9 16 23 30
- 1 8 15 22 29
- 5 1Z 19 26
- >1 7 U 21 28
- 29° 3
- 26°. 5
- 2 2°. 3
- 6- 11 18 25 Z 9 16 23 30
- 6 13 20 27
- 3 10 17 Zi 1
- 3 10 17 Zi 3% 7 li 21 28
- Décemb.
- Janv.
- Remarquons que l’écart entre la traite du matin et celle du soir est en général très faible, sans tendance marquée en faveur de l’une ou l’autre traite. Cependant le 7 juillet (rut), la différence est de 4°. Voirie tableau XXXVIII des maxima et minima.
- Vache B. — Tableaux III et IV. — Vêlage le 26 mai, acidité ce jour 40°. Normale à partir du 7 juin (13 jours), 20°. Moyenne, 17°,8. Maximum, 21° le 20 juillet (saillie). A la fin de la période de lactation, acidité faible, 10° le dernier jour (voir tableau XLVI).
- C’est là un caractère assez général pour les vieux laits, plus riches en sels minéraux, mais aussi à plus forte teneur en caséine.
- Avant de passer à l’examen de la densité, nous nous arrêterons un instant sur une remarque que nous avons souvent faite en été.
- Nous avons constaté qu’en cette saison l’acidité marche plus vite dans le lait
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- AGRICULTURE
- MAI 19DI.
- TABLEAU III.
- Acidité.
- Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. Mon:.v\K. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- degrés. degrés. degrés. degrés. degrés. degrés.
- 4 juin 1899. . . 29,2 30,2 29,7 10 décembre 1899. 18,3 18,5 18,4
- 11 — 20,6 20,3 20,4 17 — 18,4 18,0 18,2
- 18 — 18,8 18,8 18,8 24 — 18,3 18,1 18,2
- 2;; — 18,0 18,2 18,1 31 — 18,0 18,8 18,4
- 2 juillet 18,3 18,6 18,4 7 janvier 1900. . 18,0 18,8 18,4
- 9 — 18,3 18,0 18,1 14 — 17,8 18,2 18,0
- 16 — 17,2 17,0 17,1 21 — 17,1 17,3 17,2
- 23 — 18,2 18,2 18,2 28 — 17,1 17,8 17,4
- 30 — 18,4 17,o 17,9 4 février 1.7,0 17,0 17,3
- 6 août 17,7 17,7 17,7 11 17,6 17,8 17,7
- 13 — 17,1 17,7 17,4 18 — 18,0 17,6 17,8
- 20 - 18,0 18,1 18,0 25 — 17,3 19,0 18,1
- 07 17,8 17,7 17,7 4 mars 17,8 18,0 17,9
- 3 septembre. . . 18,o 18,1 18,3 11 — 17,6 18,0 17,8
- 10 16,5 16,0 16,2 18 — 18,0 18,0 18,0
- 17 — 17,4 17,6 i / j d 25 — 18,0 17,8 17,9
- 24 — 17,8 18,0 17,9 1er avril 18,0 18,0 18,0
- Ie" octobre. . . . 18,0 18,5 18,2 8 — 16,3 17,2 16,7
- 8 — 19,2 19,0 19,1 lo — 16,0 17,2 16,6
- 15 18,0 18,0 18,0 22 — 16,2 16,7 16,4
- 22 17,4 18,0 17,7 29 — 15,8 16,0 16,2
- 29 — 17,6 18,0 17,8 6 mai 16,0 16,6 16,3
- 3 novembre. . . 18,1 18,3 18,2 13 — 16,0 )> »
- 12 — 18,1 18,5 18,3 20 — 14,6 )) »
- 19 — 18,2 18,0 18,2 27 — 11,5 » »
- 26 — 18,0 18,0 18,2
- 3 décembre . . . 18,1 18,1 18,1 Moyennes
- DU 11 JUIN AU 6 MAI . 17,7 1 7,0 17,8
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 657
- de la traite du soir que dans celui du matin, sans qu’à l’origine on puisse constater une différence sensible à l’acidimètre.
- Ainsi, dans la pratique ordinaire de la fabrication, une partie du lail du soir est laissée au repos jusqu’au lendemain.
- TABLEAU IV. Acidité. Vache B.
- Février
- Décembre
- Janvier
- Août
- Novembre
- Octobre
- Septembre
- Juillet
- 3 1012 2ii1 2 14 2123
- 2 9 JS 333i â J3 3021 3 1022 Zi
- 3 JO3224-3.1 2 te 2128
- Juillet
- Décembre
- Novembre
- Janvier
- Février
- Or, à ce moment il présente, comparativement au lait du matin conservé dans les mêmes conditions jusqu’au soir, une réaction acide plus marquée. On ne peut faire intervenir ici la température, puisqu’elle se maintient plus basse que pendant le jour. Il faut plutôt voir, croyons-nous, dans ce phénomène, une influence physiologique exercée sur l’animal par l’agitation que lui occasionne le malaise dû à la température élevée de l’atmosphère des étables pendant la journée, et aux piqûres des mouches, malaise qui peut avoir sa répercussion sur le sang.
- DE LA DENSITÉ
- On peut dire que le densimètre est l’âme du contrôle ordinaire, qui exige plus de rapidité que de précision.
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- AGRICULTURE.
- MAI 1901.
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- C’est un appareil simple, d’un emploi commode, caractérisant presque instantanément les laits très sensiblement mouillés ou écrémés. Un lait trop copieusement arrosé voit son poids spécifique diminuer, et s’élever au contraire dans le cas d’écrémage, d’où la conclusion logique que le densimètre, à lui seul, est impuissant à révéler ces deux fraudes pratiquées simultanément.
- La densité du lait est la résultante de celle des éléments qui le composent. L’ensemble de la caséine du sucre et des sels a pour poids spécifique 1,600; celui de la matière grasse est de 0,930, l’eau étant prise pour unité.
- On voit que le poids du litre dépend de la proportion même de ces éléments, que nous savons variables. Si la matière grasse augmente tandis que le taux des autres substances reste à peu près constant, la densité diminue, elle s’élève au contraire, si ce sont les principes caséine, sucre et sels qui dominent, par rapport à la matière grasse.
- En raison de ces considérations, on admet que le poids du litre de lait produit par une seule vache peut varier de 1 028 grammes à 1 034 grammes ; et si l’on considère le mélange des laits de plusieurs animaux, comme les extrêmes se corrigent, ces limites seront plus étroites, 1 029 grammes à 1 033 grammes.
- Ces chiffres n’ont rien d’absolu. On peut constater par exemple dans les tableaux qui suivent que la limite supérieure 1 034 est quelquefois dépassée ou, encore, des nombres inférieurs à 1 028.
- On se sert pour la prise de densité du lait d’aréomètres gradués spécialement pour ce liquide et appelés lactodensimètres.
- Il existe plusieurs types de ces appareils. Le premier en date est celui de Quévenne, qui exige l’emploi d’un thermomètre séparé. D’autres indiquent, en même temps que la densité, la température qui est nécessaire pour ramener tous les résultats à 15°; tels sont les thermolactodensimètres du Dr Gerber, de Dornic, de Dietsch, etc. Ce dernier présente l’avantage appréciable de laisser l’échelle thermométrique en dehors du liquide. Ce dispositif n’oblige pas à soulever l’appareil hors du lait, ce qui peut être une cause de refroidissement.
- Enfin, on construit une autre catégorie d’aréomètres qui ne donnent pas le poids spécifique, mais prétendent indiquer les proportions d’eau ajoutée ou de crème enlevée, tels le pèse-lait correcteur de Pellet et Langlet, le pèse-lait Pinchon, le galactomètre d’Adam, etc.
- Ces derniers appareils sont forcément gradués en partant d’une densité moyenne fixe, et par cela même d’une exactitude trop problématique.
- A notre avis, les thermolactodensimètres donnant directement le poids spécifique sont préférables, libre à l’opérateur de conclure d’après leurs indications.
- Mais, quel que soit le modèle adopté, il ne faut pas compter obtenir des résultats d’une précision mathématique. Outre que tous les appareils sont con-
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- 6o9
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE.
- TABLEAU V. Densité. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. ÏIOYEÎÏXE. DATES. MATIN. SOIR. lUOïEMIB.
- 14 mai 1899 . . . grammes. 1 034,7 grammes. 1 035,9 grammes. 1 035,3 15 octobre 1899. . grammes. i 033,0 grammes. 1 033,0 grammes. 1 033,0
- 21 — 1 035,1 1036,0 1035,5 22 — 1 033,0 1 033,1 1033,0
- 28 — I 032,7 1032,5 1032,6 29 — 1 033,4 1 033,2 1033,3
- 4 juin 1 033,5 1 032,8 1033,1 3 novembre. . . 1 032,6 1 032,6 1 032,6
- 11 — 1032,5 1031,7 1032,1 12 — 1 032,0 1 032,4 1 032,2
- 18 — 1 032,4 1 032,2 1032,3 19 — 1033,5 1 033,4 1 033,4
- 23 — 1 033,0 1 033,0 1 033,0 26 — 1 033,0 1 033,2 1 033,1
- 2 juillef. .... 1 032,1 1031,7 1 031,9 3 décembre. . . 1 034,1 1034,2 1 034,1
- 9 — 1 033,2 1031,7 1 032,4 10 1 033,9 1034,3 1 034,1
- 16 — 1 031,8 1 031,6 1 031,7 17 — 1 034,3 1 034,4 1 034,3
- 23 — 1032,4 1032,1 1032,2 24 — 1 033,0 1034,1 1 033,5
- 30 — 1031,7 1031,3 1 031,5 .31 — 1 033,5 1 033,7 K* O CO oo "'ça
- 6 août 1 031,7 1031,6 1031,6 7 janvier 1900. . 1 033,4 1 033,4 1033,4
- 13 — 1031,3 1 031,5 1031,4 14 — 1 033,1 1 033,3 1 033,2
- 20 — 1 031,8 1031,2 1031,5 21 — 1 032,4 1 032,8 1032,6
- 27 — 1031,7 1031,2 1031,4 28 1032,5 1 033,3 1 032,9
- 3 septembre. . . 1031,6 1031,7 1031,6 4 février . . . . 1033,2 1033,7 1033,4
- 10 — 1 032,4 L032,2 1 032,3 11 — 1 033,7 1 034,0 1 033,8
- 17 — 1032,5 1 032,5 1032,5 18 — 1 032,9 1 034,2 1 033,5
- 24 — 1032,6 1 032,5 1 032,5 25 — I 032,5 1 033,6 1 033,0
- 1er octobre . . . 8 — 1 032,3 1 032,4 1032,5 1032,3 1 032,4 1 032,3 Moyennes 1 032,81 1032,89 1 032,85
- Moyennes, déduction faite du colostrum . . . 1 032,71 1 032,74 I 032,72
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- AGRICULTURE.
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- 060
- struils avec plus ou moins de soin, leur mode de graduation n’est pas ce qu’il y a de plus parfait. Gomme l’a fait remarquer M. Duclaux, on les gradue en les plongeant dans des dissolutions de sel qui n’ont pas le même degré de viscosité que le lait, les mêmes tensions capillaires, de sorte qu’ils s’enfoncent moins dans celui-ci que dans un liquide de même densité.
- Aussi ne peut-on jamais compter sur le chiffre des dix millièmes, et encore le chiffre des millièmes (chiffre des unités dans l’appellation courante) reste-t-il incertain.
- TABLEAU VI. Densité. Vache A.
- Décemb.
- Janv.
- Z 9 16 Z3 30 6 13 ZO 27
- 1035.57
- 1035.57
- 1035.34
- 1035.11
- 1035.11
- 1034 19
- 1033.96
- 1033.96
- 1033.73
- 1033.73
- 1033.50
- 1033.50
- 1033.27
- 1033.27
- 1033.04
- 1032.31
- 1032.81
- 1032.58
- 1032.58
- 1032.35
- 1032.35
- 1032.12
- 1032.12
- 103189
- 1031.66
- 1031.66
- 1031.43
- 103143
- 4 11 18 %25
- 11 18 Z S'
- 2 9 16 23 30
- 6 13 20 27
- 15 22 29
- S 12 19 28
- 3 10 17 2b 3 f 7
- Décemb.
- 21 Z8
- Juin
- Févr.
- Cependant, comme dans les cas douteux il est prudent de s’en rapporter à l’analyse chimique, une pareille approximation paraît encore suffisante pour des recherches pratiques.
- L’essentiel est que le densimètre soit bien construit et soigneusement contrôlé.
- Nous avons adopté pour nos déterminations le thermolactodensimètre Dornic.
- Vache A. — Tableaux V et VI. — La densité, d’abord, très élevée, 1 042,3 le jour même de l’accouchement, décroît d’une façon générale jusqu’à lin août (4e mois), où elle atteint son minimum, puis s’élève de nouveau, pour arriver à son maximum (déduction faite du colostrum) au milieu de décembre (8e mois).
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 661 TABLEAU VII. Densité. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE. DATES. MATIN, SOIR. MOYENNE.
- grammes. grammes. grammes. grammes. grammes. grammes.
- 4 juin 1899 . . . 1036,9 1036,5 1 036,7 10 décembre 1899. 1034,0 1 033,6 1 033,8
- 11 — 1 034,4 1032,9 1 033,6 17 — 1 033,2 1 033,2 1 033,2
- 18 — 1 033,3 1 033,0 1 033,1 24 — 1 031,9 1 032,0 1 031,9
- 25 — 1032,9 1032,6 1 032,7 31 — 1 033,1 1 033,2 1033,1
- 2 juillet 1 032,1 1030,7 1 031,4 7 janvier 1900. . 1032,1 1 032,4 1 032,2
- 9 — 1 033,9 1031,7 1 032,8 14 1031,1 1031,9 1031,5
- 16 — 1 032,9 1031,3 1 032,1 21 — 1 032,4 1 032,2 1032,3
- 23 — 1 032,9 1031,8 1032,3 28 — 1 031,9 1 032,2 1 032,0
- 30 — 1031,9 1 030,7 1031,3 4 février. .... 1 031,7 1 032,2 1031,9
- 6 août 1 032,5 1031,1 1031,8 11 — 1 031,9 1 032,8 1 032,3
- 13 - 1 032,0 1031,2 1031,6 18 — 1032,2 1 033,3 1 032,7
- 20 — 1 031,9 1 030,7 1 031,3 25 — 1031,7 1 032,4 1 032,0
- 27 — 1 032,2 1030,9 1031,5 4 mars 1 032,1 1031,8 1031,9
- 3 septembre. . . 1031,9 1031,3 I 031,6 11 — 1030,6 1030,6 1030,6
- 10 — 1031,1 1 031,0 1031,0 18 — 1 032,2 1032,4 1032,3
- 17 — 1032,6 1031,7 1 032,1 25 — 1 031,7 1 033,1 1 032,4
- 24 — 1031,2 1 030,5 1 030,8 1er avril. . . . . 1 032,5 1 032,9 1 032,7
- 1er octobre . . . 1 032,2 1031,6 1031,9 8 - 1 031,4 4 033,1 1032,2
- 8 — 1 031,9 1031,8 1031,8 15 — 1 031,8 1 032,7 1 032,2
- 15 — 1 033,0 1032,9 1 032,9 22 — 1031,2 1031,4 1031,3
- 22 — 1 032,7 1032,0 1 032,3 29 — 1 030,3 1 030,9 1 030,6
- 29 — 1 031,9 1031,3 1 031,6 6 mai 1031,3 1031,7 1031,5
- 5 novembre. . . 1 032,6 1 031,1 1031,8 13 — 1 028,3 » »
- 12 — 1 031,3 1031,3 1 031,3 '20 — 1 029,4 » »
- 19 — 1 032,9 1 033,0 1 032,9 27 1027,8 » ))
- 26 1032,5 1032,7 1032,6
- 3 décembre. . . 1 033,3 1033,5 1 033,4 Moyennes du 11 juin au 6 mai. 1 032,2 1 032 1032,1
- Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901
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- 602
- AGRICULTURE.
- MAI 1901.
- Durant les quatre premiers mois, c’est la traite du matin qui est plus dense. Les trois mois suivants il n’y a pas de prédominance marquée pour l’une ou l’autre traite; mais à partir d’octobre la traite du soir l’emporte.
- Moyennes pour l’année : 1 032,71 le matin, 1032,74 le soir, 1032,72 pour les deux traites.
- Maximum des essais journaliers : 1 035,7, 18 février soir; minimum 1 029,2, 22 décembre matin. (Nous n’envisageons que le lait produit dans les conditions normales.)
- TABLEAU VIII. Densité. Vache B.
- Décemb. Janv.
- 3 10 12 2*31 2 1*21 28
- Mai
- Juil.
- S 13 2021
- l 8 15 2229
- 3 10 17 2*
- 2 3 16 23 31 6 13 20 22
- 1037.0
- 1037.0
- 1036.5
- 1036.5
- 1036.0
- 103 6.0
- 1035.5
- 1035.5
- 1035.0
- 1035.0
- 1039..5
- 1033.5
- 1033.5
- 1033.0
- 1033.0
- 1032.5
- 1032.5
- 1032.0
- 1032.0
- 1031.5
- 1031.5
- 1031.0
- 1031.0
- 1030.5
- 1030.5
- 1030.0
- 1030.0
- 1029.5
- 1039.5
- 1029.0
- 1029.0
- 1028.5
- 1028.0
- 1028.0
- 1027.5
- 1027.5
- 25 2 9..
- ,16 2330
- * Il 18 25 1 8 15 2228
- 6 13 2021
- Décemb.
- Écart maximum pour deux traites consécutives : 4°,5 le 22 décembre; pour deux traites correspondantes à vingt-quatre heures d’intervalle : 5°,1, 21 et 22 décembre malin. (Voir le tableau XXXVIII.)
- Vache B. — Tableaux VII et VIII. — Marche générale analogue au lait précédent, mais densité plus faible les derniers jours de lactation.
- Moyennes générales : 1 032,2 matin, 1 032,0 soir; 1 032,1 pour les deux traites.
- Essais journaliers : maximum, 1 035,4, le 5 juin, matin; minimum 1025,1, le 21 mai, matin.
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. (Î63
- TABLEAU IX
- Densité.
- Mélanges de laits.
- MOIS. ANNÉE 1898. ANNÉE 1899.
- matin. SOIR. MOYENNE. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- grammes. grammes. grammes. grammes. grammes. grammes.
- Janvier 1031,8 » » 1 032,2 1 033,2 1 032,7
- Février 1 032,3 )> » 1 032,0 1 032,8 1 032,4
- Mars 1 032,5 1 033,1 1 032,8 1 031,9 1 032,5 1032,2
- Avril 1 031,1 )) )) 1 031,4 1 032,7 1 032,0
- Mai 1031,2 1032,2 1 031,7 1031,9 1 032,7 1032,3
- Juin. 1031,2 1031,4 1 031,3 1031,5 1 031,3 1031,4
- Juillet 1031,6 1031,6 1031,6 1 031,2 1031,1 1031,1
- Août 1 031,2 1031,4 1031,3 1031,3 1 031,5 1031,4
- Septembre .... 1 032,0 1 031,1 1 031,5 1 031,7 1031,2 1 031,4
- Octobre ..... 1031,3 1 030,6 1030,9 1031,1 1 032,3 1031,7
- Novembre .... 1 032,0 1 032,4 1 032,2 1031,7 1 032,9 1032,3
- Décembre .... 1 033,2 1 032,9 1033,5 1 032,3 1032,8 1 032,5
- Moyennes . . . )> )> )> 1031,6 1 032,2 1031,9
- TABLEAU X.
- Densité.
- Mélanges de laits.
- Année 1899 Juin Jui
- Févr. Mars
- Décemb.
- ----1034.0
- ____1033.8
- Sept.
- 1034.0
- i 1033.1
- Matin
- 1033.6
- 1033.4
- 1033.2
- 1033.2
- 1033.0
- 1033.0
- 1032.6
- 1032.6
- 1032.4
- 1032.2
- 1032.2
- 1032.0
- 1032.0
- 1031.8
- 1031.6
- 10314
- 1031.2
- 10312
- 1031.0
- 1031.0
- 1030.6
- 1030.6
- 1030.4
- 1030.2
- 1030.2
- 1030.0
- ____1030.0
- Décemb.
- Octob.
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- 664
- AGRICULTURE. — MAI 1901.
- Écarts : entre deux traites consécutives : 3°,5, les 14 et 15 février; entre deux traites à vingt-quatre heures d’intervalle : 3°,2, les 29 et 30 mars soir.
- Mélanges de laits. — Tableaux IX et X. En juin, juillet, août et septembre, densité plus faible.
- Dans cette période, c’est tantôt la traite du matin, tantôt la traite du soir qui est plus dense, l’intervalle des traites pendant l’été étant à peu près le même. Mais pour le reste de la période de lactation, la traite du soir l’emporte; elle est moins abondante, plus concentrée.
- Moyennes générales : 1031,6 m., 1032,2 s., 1031,9 pour les 2 traites.
- Essais mensuels : maximum 1033,2, janvier, s., minimum 1031,1, juillet s.
- Écart maximum de 2 traites consécutives : 16,3, avril. .
- {A suivre.)
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- PROGRAMME DES PRIX
- PROPOSÉS PAR LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’iNDUSTRIE NATIONALE A DÉCERNER DANS LES ANNÉES 1901 ET SUIVANTES
- GRANDES MÉDAILLES
- La Société décerne chaque année, sur la proposition de l’un des six comités du Conseil, une médaille en or portant l’effigie de l’un des plus grands hommes qui ont illustré les arts ou les sciences, aux auteurs, français ou étrangers, des travaux qui ont exercé la plus grande influence sur les progrès de /’industrie française, pendant le cours des six années précédentes.
- Ces grandes médailles seront distribuées dans l’ordre suivant :
- A l’effigie
- 1902. Arts mécaniques..........de Prony.
- 1903. Arts chimiques...........de Lavoisier.
- 1904. Architecture et Beaux-Arts, de Jean Goujon.
- A l’effigie
- 1905. Agriculture.............de Thénard,
- 1906. Arts économiques........ d’Ampère.
- 1907. Commerce................... de Chaptal.
- Dans les années précédentes, ces médailles ont été décernées, savoir : en 1868, pour le commerce, à M. F. de Lesseps; — en 1870, pour la chimie, à M. B. Sainte-Claire Deville; — en 1872, pour l’agriculture, à M. Boussingault; — en 1873, pour la physique et les arts économiques, à sir Charles Wheatstone; — en 1875, pour le commerce, à M. Jacques Siegfried; — en 1876, pour les arts mécaniques, à M. H. Giffard; — en 1877, pour les arts chimiques, à M. Walter Weldon; — en 1880, pour l’architecture et les beaux-arts, à M. Ch. Garnier, architecte; — en 1882, pour les arts économiques, à M. Gaston Planté; — en 1883, pour le commerce, à la Chambre de commerce de Paris; — en 1884, pour les arts mécaniques, à M. Joseph Farcot; — en 1885, pour la chimie, à M. Michel Perret; — en 1886, pour les beaux-arts, à M. Barbedienne; — en 1887, à M. Gaston Bazille, pour l’agriculture;— en 1888, àM .Émile Baudot, pour les arts économiques;
- — en 1889, pour le commerce, à la Société de Géographie commerciale de Paris;
- — en 1890, pour les arts mécaniques, à M. Pierre-André Frey; — en 1890 hors tour), pour les arts économiques, à M. Gramme; — en 1891, pour les arts chimiques, à M. Solvay; — en 1892, pour les constructions et beaux-arts, à M. Froment-Meurice; — en 1893, pour l’agriculture, à M. Lecouteux; — en 1894, pour les arts économiques, à Lord Kelvin; — en 1895, pour le commerce, au Comité de P Afrique française; — en 1896, pour les arts mécaniques, à M. Kreutzberger ; — en 1897, pour les arts chimiques, àM. Osmond; — en 1898, pour les beaux-arls, à M. Paul Marne; — en 1899, à M. Joly, pour l’agriculture;
- — en 1900, à M. A. Potier, pour les arts économiques.
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- PROGRAMME DES PRIX.
- MAI 1901.
- GRAND PRIX DU MARQUIS D’ARGENTEUIL
- Le marquis d’Argenteuil a légué à la Société d’Encourageméïit une somme de 40 000 francs pour la fondation d’un prix qui doit être décerné, tous les six ans,à l’auteur de la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française, principalement pour les objets dans lesquels la France ri aurait point encore atteint la supériorité sur l'industrie étrangère, soit quant à la qualité, soit quant aux prix des objets fabriqués.
- Le prix de 12000 francs, ainsi fondé, a été décerné, en 1846, à M. Vicat, pour ses travaux sur les chaux hydrauliques; — en 1852, à M. Chevreul, pour ses travaux sur les corps gras; — en 1858, à M. Heilmann, pour sa peigneuse mécanique; — en 1864, à M. Sorel, pour la galvanisation du fer; — en 1870, à M. Champenois, pour l’organisation des distilleries agricoles; — en 1880, à M. Poitevin, pour ses découvertes en photographie; — en 1886, à M. Lenoir, pour son moteur à gaz et l’ensemble de ses inventions ; — en 1892, à M. Berthelot, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, pour ses remarquables travaux, qui ont puissamment contribué aux progrès des industries chimiques; — en 1898, à M. Moissan, pour ses travaux de chimie.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1904.
- PRIX POUR LE PERFECTIONNEMENT DE L’INDUSTRIE COTONNIÈRE
- Les exposants de la classe 27, à l’Exposition universelle de 1867, sur l’initiative de M. Gustave Roy, ont donné à la Société d’Encouragement une somme de 13169fr. 85 pour la fondation d’un prix qui sera délivré, ious les six ans, à celui qui aura contribué le plus efficacement au développement ou aux progrès de l’industrie cotonnière en France.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1907.
- PRIX POUR LE MATÉRIEL DU GÉNIE CIVIL ET DE L’ARCHITECTURE
- Les exposants de la classe 65, à la même Exposition universelle, sur l’initiative de M. Elphège Raude, ont donné à la Société d’Encouragement pour l’industrie nationale une somme de 2 315 fr. 75 c. pour fonder un prix qui sera décerné, tous les cinq ans, à l'auteur des perfectionnements les plus importants au matériel et aux procédés du génie civil, des travaux publics et de ïarchitecture.
- Ce prix consiste en une médaille d’or de 500 francs; il sera décerné, s’il y a lieu, en 1905.
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- PROGRAMME DES PRIX.
- MAI 1901.
- 667
- PRIX FOURCADE, POUR LES OUVRIERS DES FABRIQUES DE PRODUITS CHIMIQUES
- Les exposants de la classe 47, à l’Exposition universelle de 1878, sur l’initiative et avec la coopération deM.Fourcade, ontfondé, auprès de la Société d’Encouragement pour l’industrie nationale, un prix de 1 000 fr. qui sera remis chaque année, en séance publique de cette Société, au simple ouvrier des exposants de la classe 47 ayant le plus grand nombre d’années consécutives de service dans la même maison.
- Ce prix est décerné tous les ans ; il est de 1 000 francs.
- PRIX DE LA CLASSE 50 A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1867
- Les exposants de cette classe, sur l’initiative du baron Thénard, ont donné à la Société d’Encouragement une somme de 6 326 fr. 80 c. pour la fondation d’un prix qui sera accordé à l’auteur du perfectionnement le plus important apporté dans le matériel des usines agricoles et des industries alimentaires.
- PRIX PARMENTIER
- Les exposants de la classe 50 à l’Exposition universelle de 1889 ont donné à la Société d’Encouragement, sur l’initiative de M. Aimé Girard, une somme de 9 846 fr. 75 c. pour la fondation d’un prix triennal de 1 000 francs, destiné à récompenser les recherches scientifiques ou techniques susceptibles d’améliorer le matériel ou les procédés des usines agricoles et des industries alimentaires.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- Prix biennal Meynot aîné père et fils, de Donzère [Drôme), de la valeur de 1 200 francs, provenant du don de M. Meynot aîné père et fils.
- Ce prix sera attribué s’il y a lieu
- en 1902, pour petite culture : dans l’Isère,
- en 1904, — invention agricole : dans toute la France,
- 1° A celui qui aura inventé ou perfectionné un instrument ou une machine propre à la moyenne ou à la petite culture.
- L’invention ou le perfectionnement devra avoir pour résultat de réaliser une amélioration notable et avantageuse soit dans la préparation des terres, soit
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- PROGRAMME DES PRIX.
- MAI 1901.
- dans le traitement des plantes et des animaux, soit encore dans les manipulations des produits de l’exploitation.
- Ce prix pourra être encore attribué à celui qui aura introduit soit un procédé perfectionné de culture, soit un végétal ouun animal nouveau propres à accroître les profits de la petite ou de la moyenne culture.
- 2° Au cultivateur, viticulteur ou maraîcher qui, cultivant son bien ou le bien d’autrui en qualité de colon à mi-fruits ou à prix d’argent, avec les bras de sa famille, soit seul, soit avec un ouvrier au plus, donnera le meilleur exemple par sa conduite, son assiduité au travail, par l’ordre dans son ménage et qui, par l’application des meilleures méthodes de culture et de l’outillage le plus perfectionné, aura réalisé les meilleurs résultats dans sa petite exploitation.
- Ce prix aura une certaine importance, il constituera une petite fortune pour celui qui l’obtiendra, et fera bénir le bienfaiteur par les familles laborieuses du pays.
- La Société joindra à la récompense pécuniaire une médaille d’argent qui en perpétuera le souvenir dans les familles.
- Pour atteindre le but et empêcher le prix d’aller à de gros cultivateurs, il faudra tenir 1$ main à ce que les concurrents soient ceux qui cultiveront leur bien avec leurs bras, seuls ou avec l’aide d’un ouvrier au plus (homme ou femme).
- Au cas où aucun concurrent ne serait jugé digne de la récompense aux époques fixées, le concours sera remis d’année en année, jusqu’à ce qu’un mérite suffisant se soit produit.
- En cas de non-attribution, le montant du prix fera retour au capital pour accroître la valeur du prix à distribuer ultérieurement.
- Les concurrents devront se faire inscrire avant le 1er janvier de l’année du concours.
- PRIX MELSENS
- (ARTS ÉCONOMIQUES)
- Mme veuve Melsens, voulant perpétuer la mémoire de M. Melsens, son mari, a donné à la Société une somme de 5 000 francs, pour fonder un prix destiné à récompenser l’auteur d’une application de la physique ou de la chimie à l’électricité, à la balistique ou à l’hygiène.
- Ce prix, de la valeur de 500 francs, est triennal. Il sera décerné en 1902.
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- PRIX SPÉCIAUX PROPOSÉS ET MIS AU CONCOURS
- POUR ÊTRE DÉCERNÉS DANS LES ANNÉES 1902 ET SUIVANTES
- ARTS MÉCANIQUES
- 1° Prix de 2000 francs pour un moteur d’un poids de moins de 50 kilogrammespar cheval de puissance. — La puissance est effective et mesurée au frein sur l’arbre de couche.
- Le poids est celui de l’appareil moteur complet, y compris, s’il y a lieu, la chaudière, les volants, la tuyauterie, les outils de service et autres accessoires, les approvisionnements pour une marche à pleine puissance pendant deux heures au moins, et les récipients contenant ces approvisionnements. Le moteur devra être produit tout prêt à fonctionner; il sera soumis à des essais sous le contrôle de la Société d’Encouragement; le fonctionnement devra être sûr et régulier. L’agent moteur pourra être quelconque : vapeur, gaz, électricité, etc.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 2° Prix de 2000 francs pour une étude des coefficients nécessaires au calcul mécanique d’une machine aérienne.
- Depuis quelques années, grâce aux travaux de MM. Krebs, Renard, Tissandier et autres savants aéronautes, la science de la navigation aérienne a fait des progrès considérables. Sans que le problème de la direction des navires aériens ait encore reçu une solution entièrement pratique, il semble que le moment ne soit plus bien éloigné où il sera possible à l’homme de se soutenir et de se diriger dans les airs : la question, on peut le dire, touche à sa maturité, car les études antérieures ont défini à la fois ce qu’il faut chercher et dans quel sens il faut chercher. On sait aujourd’hui que le problème rentrerait dans la catégorie de ceux que résolvent chaque jour les mécaniciens, si l’on était en possession à la fois d’un moteur très puissant et très léger, et de données et coefficients numériques permettant de calculer l’intensité des réactions qui s’exercent entre une surface mobile et l’air dans lequel elle est en mouvement.
- Le Conseil de la Société a pensé que le moment était venu d’aborder enfin ces questions, et c’est pour en hâter la solution qu’il propose, outre le prix précédent des moteurs légers, le prix ci-après :
- Il s’agit de recherches ayant pour objet la détermination des réactions qui se produisent aux divers points d’une surface se mouvant dans l’air, dans les
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- PROGRAMME DES PRIX,
- MAI 1901.
- circonstances variées que peut offrir le problème de la navigation aérienne ; les principales de ces circonstances sont : l’étendue de sa surface, sa nature, sa forme, sa vitesse, la nature de son mouvement, etc. L’étude aura un caractère essentiellement expérimental ; les calculs théoriques ne seront pas exclus, mais en tant seulement qu’ils ne comporteront rien d’hypothétique.
- Le prix sera délivré, s’il y a lieu, en 1902.
- 3° Prix de 2 OOO francs pour une étude expérimentale des pompes
- à force centrifuge.
- Les pompes à force centrifuge sont de plus en plus employées ; on les applique dans les circonstances les plus diverses : on s’efforce d’en améliorer le rendement et de les rendre propres à élever les liquides à des hauteurs plus grandes.
- Ces recherches réussiraient plus facilement si elles pouvaient s’appuyer sur des résultats d’essais nombreux et variés.
- Dans cet esprit, la Société ^'Encouragement propose un prix de 2000 francs pour des expériences méthodiques à faire sur des pompes centrifuges de divers systèmes, aspirant l’eau à des profondeurs allant de zéro au maximum compatible avec un bon fonctionnement, ou refoulant l’eau à des hauteurs variant de zéro au maximum réalisable ou, encore, aspirant et refoulant en même temps.
- Les essais présentés devront être inédits.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 4° Prix de 2 OOO francs pour l’invention d'un ciment destiné à agglomérer
- les débris de diamant cristallisé.
- Les applications nombreuses qui ont été faites, dans ces dernières années, du carbonado, ou diamant noir amorphe, au travail des roches, et principalement aux sondages à grande profondeur, ont fait décupler depuis 15 ans le prix de ce minéral.
- En 1885, le carbonado valait 10 francs le carat, l’année dernière, il aatteint le prix de 320 francs le carat.
- L’expérience montre que le diamant cristallisé supporte sans inconvénient la température du rouge et que le diamant noir amorphe, au contraire, s’altère aussitôt qu’il est porté à cette température. L’analyse établit que la combustion du carbonado laisse des cendres jaunâtres, composées en grande partie d’argile ferruginense ; dans certains cas, ces matières étrangères, après volatilisation du diamant, gardent comme un squelette la forme primitive de la masse.
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- PROGRAMME DES PRIX.
- MAI 1901.
- 671
- Le boort à piler, ou diamant cristallisé de rebut, impropre à la parure, vaut de 3 fr. 50 c. à 4 francs le carat.
- Il y a donc grand intérêt à rechercher les moyens de reproduire artificiellement l’œuvre de la nature dans la formation ducarbonado ou diamant amorphe, et à créer un ciment ou mastic capable d’agglomérer, dans des conditions satisfaisantes, les débris des diamants cristallisés de rebut.
- Un prix de 2 000 francs sera décerné en 1903, s’il y a lieu, à l’inventeur du ciment destiné à agglomérer les débris de diamant cristallisés.
- 5° Prix de 3 OOO francs pour un surchauffeur de vapeur d'eau.
- L’emploi de la vapeur surchauffée est l’un des moyens qui restent à introduire dans la pratique industrielle pour améliorer le rendement de la machine à vapeur d’eau. L’appareil présenté au concours devra produire une surchauffe régulière et réglable, s’entretenir aisément, et ne pas présenter de danger.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1903.
- 6° Prix de 2000 francs pour un progrès important concernant les organes mécaniques de transmission du travail.
- Les organes mécaniques généralement utilisés pour la transmission et la répartition du travail ressortissent à un nombre assez limité de typés employés sous des formes à peu près invariables. Ces organes, intermédiaires entre la machine motrice et les machines réceptrices, absorbent la part d’énergie afférente aux résistances passives qui leur sont propres.
- L’importance économique de cette perte de rendement doit être appréciée en considérant, non pas seulement un atelier ou une usine en particulier, mais bien l’innombrable répétition de ces organes usuels aussi bien que leur fonctionnement incessant.
- Le Comité de mécanique juge opportun de provoquer, par l’établissement d’un prix de 2000 francs, l’étude des progrès qui peuvent encore être réalisés dans la disposition, la construction et l’emploi de ces organes.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
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- PROGRAMME DES PRIX.
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- e>72
- ARTS CHIMIQUES
- 1° Prix de 1000 francs pour ïutilisation des résidus de fabrique.
- Il fut un temps où les chimistes rejetaient, comme inutile et sans objet, le résidu, le caput mortuum de leurs opérations.
- Cerlaines industries en sont encore à cette période où les résidus de leurs travaux demeurent sans emploi et deviennent, par leur importance, l’occasion de troubles pour l’hygiène publique ou de lourdes dépenses et de grandes gênes.
- Tout emploi utile de ces matériaux dégrèverait d’une charge les industries qui les produisent, et réduirait d’autant le prix de revient de leurs produits au profit du consommateur.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 2° Prix de 2000 francs pour une publication utile à l’industrie chimique ou métallurgique : ou traités ou mémoires.
- Les progrès rapides de l’industrie font que les traités technologiques cessent, peu de temps après leur publication, d’être au courant des plus récents perfectionnements. La publication de semblables traités présente un grand intérêt pour les industriels qui ne peuvent se tenir au courant des progrès réalisés que par la lecture de mémoires dispersés de tous côtés, et difficiles à se procurer.
- A côté des traités purement descriptifs, où l’énumération des recettes et procédés particuliers à chaque industrie tient une place prépondérante, il est une catégorie d’ouvrages plus utiles encore au progrès de l’industrie, et dont la publication ne saurait être trop encouragée. Ce sont les traités qui font surtout connaître les principes et les méthodes scientifiques des divers procédés industriels, c’est-à-dire montrent comment ces procédés peuvent se déduire de quelques faits plus simples et plus généraux, susceptibles de mesures précises, tels que réactions chimiques, propriétés physiques, dont les expériences de laboratoire ont permis l’étude rationnelle. — La publication d’un traité de chimie métallurgique résumant les travaux parus sur ce sujet dans ces vingt dernières années rendrait les plus grands services à l’industrie française.
- La Société d’Encouragement propose, pour de semblables publications, un prix de 2 000 francs, qu’elle se réserve de diviser. Il ne sera accordé de récompense qu’aux ouvrages d’un mérite réel, dont les auteurs auront fait preuve d’une compétence spéciale sur les sujets qu’ils traitent.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
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- 3° Prix de 2000 francs pour une étude expérimentale des propriétés physiques ou mécaniques d’un ou plusieurs métaux ou alliages choisis parmi ceux
- qui sont d’un usage courant,
- La plupart des procédés industriels reposent sur l’utilisation de certaines propriétés des corps (coefficient de dilatation, ténacité, malléabilité, fusibilité, etc.) dont le rôle est généralement connu d’une façon purement qualitative. Il serait très important de posséder des mesures précises de ces diverses grandeurs, qui permettent d’apprécier exactement leur influence individuelle. Pour ne citer qu’un exemple, on sait que, dans le moulage de la fonte, l’une des plus grandes difficultés que l’on rencontre provient du retrait du métal; or, aujourd’hui, l’on ne possède aucune donnée précise sur la loi de dilatation de la fonte et, même les expériences capitales de Gore, sur les changements brusques de volume que les fers, aciers ou fontes éprouvent aujrouge, n’ont pas été reprises, et sont complètement tombées dans l’oubli.
- La Société espère que la création d’un prix de 2 000 francs encouragera les recherches dans cette voie. Elle se réserve de partager le prix ou de n’en accorder qu’une partie suivant la valeur des travaux qui lui seront soumis.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 4° Prix de 500 francs pour des recherches scientifiques de chimie, dont les résultats seront jugés de nature à être utiles à Vindustrie.
- Les recherches doivent avoir un caractère exclusivement scientifique. Leurs auteurs ne sont pas tenus d’avoir réalisé les applications pratiques qu’ils peuvent entrevoir comme résultant de leurs observations; mais il leur est recommandé de faire porter leurs mesures sur les réactions ou sur les propriétés des corps dont la connaissance peut intéresser telle ou telle des industries chimiques.
- Ces prix seront décernés, s’il y a lieu, en 1902.
- 5° Prix de 1000 francs pour la découverte d'un nouvel alliage
- utile aux arts.
- La plupart des alliages employés dans l’industrie sont connus depuis longtemps. Cependant, de nouveaux métaux ont été découverts, et l’un d’eux, l’aluminium, a fourni un bronze doué de qualités extraordinaires, dont les arts et les beaux-arts tireront un parti considérable, lorsque son prix de revient le rendra accessible aux emplois communs de la vie.
- Le bronze d’aluminium, éminemment malléable et ductile, partage avec le fer et l’acier la propriété de se laisser forger à chaud et de pouvoir être soudé. Fusible
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- à une température élevée, il se prête à tous les travaux de moulage. Il résiste mieux à l’air et aux agents d’oxydation que les bronzes ou laitons anciennement connus.
- Pourquoi les métaux nouvellement connus ne seraient-ils pas susceptibles de fournir aussi des alliages doués de qualités spéciales dignes de l’attention de l’industrie? Ce sont des études à entreprendre et des essais à tenter : la Société, en les provoquant, tiendra compte, du reste, de tout travail exact, faisant connaître les propriétés des alliages anciens ou nouveaux, lors même que leurs auteurs n’auraient pas trouvé l’occasion de faire sortir de leurs recherches de nouvelles applications industrielles.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 6° Prix de 2 OOO francs pour une étude scientifique de la combustion dans les fours chauffés par gazogènes.
- Depuis les travaux classiques d’Ebelmen sur l’emploi des combustibles gazeux, il n’a été fait en France aucune recherche d’ensemble sur un sujet si important. Ce mode de chauffage, actuellement appliqué dans les industries les plus variées, est appelé à prendre un développement de jour en jour plus grand, et à se substituer complètement au chauffage direct par grille. Les analyses de gaz qui ont été faites, quoique très nombreuses, présentent généralement peu d’intérêt. Elles sont toujours incomplètes, un des éléments importants, l’eau, n’étant jamais dosé ; elles se rapportent à des gaz dont les conditions de production ne sont pas spécifiées, et un grand nombre d’entre elles ne présentent aucune garantie d’exactitude.
- Il serait très important d’avoir une série d’analyses complètes, se rapportant à des gaz obtenus dans des conditions parfaitement déterminées, comme composition chimique du combustible solide, poids d’eau vaporisée sous la grille, durée de séjour des gaz au contact du charbon, température du gazogène. Des analyses des produits de la combustion devraient être faites parallèlement, en les rapprochant de la durée de séjour des flammes dans les fours, de la température de ce dernier, de la vitesse relative d’arrivée des gaz et des sections et positions relatives des carneaux d’émission.
- De semblables données numériques seraient très utiles à l’industrie, en faisant connaître par avance les résultats que l’on peut attendre d’un combustible donné, et plus encore en faisant ressortir la nécessité absolue des analyses fréquentes de gaz pour la conduite des gazogènes, — analyses dont l’utilité pratique est loin d’être admise comme elle devrait l’être.
- La Société d’Encouragement propose, pour une semblable étude, un prix qui pourra s’élever à 2 000 francs. On attachera moins d’importance au nombre des résultats d’expérience obtenus qu’à la précision des analyses, et au soin avec
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- lequel les conditions déterminantes des phénomènes auront été mises en évidence.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 7° Prix de 2000 francs pour une étude scientifique d'un procédé industriel dont la théorie est encore imparfaitement connue.
- Un grand nombre d’industries se développent d’une façon purement empirique; les procédés permettant d’obtenir un résultat donné sont connus souvent bien longtemps avant qu’on ne soupçonne la nature ou l’enchaînement des phénomènes mis en jeu. Leur connaissance exacte présenterait pourtant un grand intérêt au point de vue industriel, en réduisant le nombre des-tâtonnements nécessaires pour arriver à réaliser de nouveaux perfectionnements.
- La Société propose un prix de 2 000 francs pour le meilleur travail qui lui sera soumis; elle se réserve de partager le prix, ou même d’en différer l’attribution. Les mémoires les plus intéressants pourront être publiés en entier, ou par extrait, dans les bulletins de la Société.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 8° Prix de 2000 francs pour une étude scientifique des propriétés physiques
- et mécaniques des verres.
- La composition chimique des verres varie avec les usages auxquels ils sont destinés. Ce ne sont pas seulement la considération de l’abaissement du prix de revient d’une part, et celle de l’éclat, de la transparence, d’autre part, qui motivent ces variations de composition. Les conditions variées de travail et d’emploi du verre exigent des qualités également variées. D’une façon générale, le verre doit prendre une fluidité telle que l’affinage soit complet, le dégagement des bulles gazeuses parfaitement assuré. En outre, pour la gobeleterie, il faudra un verre restant longtemps malléable, et pouvant se travailler jusqu’à une température relativement assez basse ; pour les bouteilles à champagne, il faut un verre résistant et peu altérable; pour les émaux, il faudra des verres ayant une élasticité considérable, leur permettant de se prêter aux dilatations inégales des corps qui les supportent.
- Ces diverses qualités sont susceptibles, les unes de mesures rigoureuses, les autres de mesures approchées, dont la connaissance présenterait un intérêt incontestable. On peut déterminer la température à laquelle un verre commence à plier sans rompre, puis à se déformer sous son propre poids, à couler comme un liquide, et enfin à laisser monter à la surface les bulles gazeuses. On peut également mesurer la ténacité à des températures croissantes. Le coefficient d élasticité et celui de dilatation peuvent aussi faire l’objet de mesures précises.
- De semblables mesures, bien entendu, ne peuvent avoir d’utilité qu’à condi-
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- tion d’être rapprochées de la composition chimique du verre, des conditions de refroidissement lent ou rapide, en un mot, de toutes les circonstances dont ces grandeurs peuvent être fonctions. Des expériences faites sur des matières insuffisamment déterminées seraient totalement dénuées de valeur.
- La Société d’Encouragement propose, pour une semblable étude, un prix qui pourra s’élever à 2 000 francs, suivant l’importance du travail et des résultats obtenus.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- ARTS ÉCONOMIQUES
- 1° Prix de 2 000 francs pour un appareil de ménage facilitant la purification des eaux potables par Vébullition.
- L’ébullition est employée, dans beaucoup de ménages, pour obtenir la purification des eaux potables, de préférence aux appareils à filtrer; mais cette méthode rencontre certaines difficultés d’exécution quand on veut obtenir rapidement, pour le service de la table, le chauffage, le refroidissement et l’aération de l’eau ainsi purifiée, sans risquer d’y introduire à nouveau des éléments nuisibles.
- Un appareil simple et peu coûteux, qui serait combiné de façon à faciliter l’application de ce procédé sur de petites quantités d’eau répondant aux besoins des ménages, pourrait, par suite, rendre d’utiles services.
- Un prix de 2 000 francs sera décerné, s’il y a lieu, en 1902, à l’auteur du meilleur appareil qui répondrait à ce programme.
- 2° Prix de 3000 francs pour la purification des eaux potables.
- Le prix sera décerné à l’auteur de recherches d’ordre physique, chimique ou autre qui l’auront amené à trouver un bon procédé de purification des eaux potables applicable, soit dans la pratique générale, soit aux usages domestiques. Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 3° Prix de 2000 francs, pour une lampe électrique à incandescence ayant, au maximum, une intensité de deux bougies décimales et fonctionnant, avec un dixième d’ampère, sous 100 volts environ de différence de potentiel et dont la durée soit de 400 heures au moins.
- Les lampes à incandescence actuelles ont une intensité lumineuse de 8, 10, 16 ou 20 bougies. Ces unités, qui conviennent bien pour l’éclairage des
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- magasins, des théâtres, des cafés et de certaines parties des appartements, sont trop fortes pour les petits locaux et même pour les grandes pièces où l’on a besoin d’une lumière discrète ne fatiguant pas la vue. On peut, il est vrai, réduire l’intensité des lampes ordinaires en les dépolissant plus ou moins, ou en intercalant des résistances dans leurs circuits. Mais la dépense, pour une intensité donnée, se trouve augmentée; les lampes dépolies se salissent très rapidement et les rhéostats compliquent l’installation.
- Des lampes électriques de très faible intensité permettant d’éclairer les salons comme ils l’étaient avec des bougies stéariques, fatigueraient moins les yeux et se-raientsouventd’unmeilleureffetdécoratifquelcs foyers plus puissants.Ces lampes pourraient servir de veilleuses et elles conviendraient également bien pour les couloirs et les pièces de dégagement. La fabrication de lampes à haut voltage et à faible intensité constituerait donc un progrès réel dans l’éclairage par l’électricité.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- Si le problème n’est pas résolu entièrement, la Société se réserve de tenir compte des résultats obtenus dans la voie indiquée.
- AGRICULTURE
- 1° Prix de 3000 francs pour la meilleure étude sur Vemploi agricole de
- Veau en grande culture.
- La France possède un merveilleux réseau de cours d’eau. Elle n’en compte pas moins de 60 000, sur lesquels 85 p. 100 environ sont de petits cours d’eau ayant un bassin inférieur à 2 000 hectares et une longueur moyenne variant de 2 à 5 kilomètres. Elle possède également un assez grand nombre de canaux d’arrosage et se trouve donc dans les conditions les plus favorables au développement des irrigations. Malgré cela, on ne saurait évaluer à plus de 300 000 hectares l’étendue des terrains régulièrement arrosés, et les eaux des canaux d’irrigation elles-mêmes ne sont utilisées que dans une faible mesure.
- Et cependant l’agriculture française est puissamment intéressée à voir s étendre la pratique de l’arrosage, et notre production nationale retirerait de sa généralisation des bénéfices énormes.
- La Commission supérieure pour l’aménagement et l’utilisation des eaux, instituée en 1878 au Ministère des Travaux publics, a admis, en effet, que, d’une façon assez générale, « l’irrigation procure en moyenne un accroissement de revenu net d’au moins 200 francs par hectare, déduction faite de toutes charges résultant de l’arrosage; que la plus-value foncière qu’acquiert une terre mise à Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901. 44
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- l’arrosage peut, en conséquence, être évaluée à environ 4 000 francs l’hectare, et qu’elle peut même atteindre un chiffre plus élevé pour les terres de mauvaise qualité ».
- D’après Jes études de Barrai sur les irrigations des Bouches-du-Rhône, l’augmentation de la valeur foncière ou du revenu serait bien plus considérable encore dans cette région.
- Ces considérations engagent la Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale à proposer un prix pour le meilleur mémoire indiquant quels seraient les moyens les plus propres à assurer l’utilisation agricole de nos petits cours d’eau et de nos grands canaux d’arrosage.
- Un certain nombre d’États du centre et du nord de l’Europe, l’Allemagne en particulier, ont fait depuis une trentaine d’années des progrès considérables dans cette branche de leur activité nationale. Il conviendrait d’exposer les progrès et d’étudier rapidement les principales mesures d’ordre financier, administratif, législatif ou technique, qui ont occasionné ou accompagné, dans les divers États, le développement de l’arrosage.
- On indiquerait jusqu’à quel point les mesures seraient applicables à notre pays, et quelles modifications on pourrait y apporter pour qu’elles puissent s’adapter à notre organisation administrative.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1904.
- 3° Prix de 3000 francs pour l'étude des ferments et diastases alcooliques qui interviennent dans la production des boissons.
- L’étude de ces ferments et diastases a pris, depuis les travaux de Pasteur, une importance considérable. Les diverses levures entrent en jeu non seulement pour produire de l’alcool mais encore pour développer le goût et le bouquet qui établissent de si grandes différences dans la valeur de ces produits.
- L’étude de ces levures et diastases n’est pas, à l’heure qu’il est, suffisamment avancée, leur rôle dans la qualité des boissons fermentées n’est pas bien défini. La Société désire provoquer de nouvelles recherches sur ce sujet.
- En outre, à côté de ces levures et diastases qui sont les agents de la production du vin, du cidre, de la bière, se trouvent d’autres organismes, dont le rôle est bien différent, et qui agissent sur les boissons fermentées d’une manière défavorable, occasionnant ce qu’on appelle les maladies des vins, du cidre, delà bière. L’étude de ces organismes et des moyens propres à soustraire à leur action les boissons fermentées présente également le plus haut intérêt. La Société a pensé qu’elle devait encourager ceux qui, dans ces questions délicates, auront fourni des documents nouveaux pouvant s’appliquer à la pratique.
- Les concurrents à ce prix devront apporter des données précises, obtenues
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- avec une rigueur scientifique. Ils devront indiquer en outre l’application de ces données à l’amélioration de la qualité et à la conservation des boissons fermentées . Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1903.
- 3° Prix de 2 OOO francs pour la meilleure étude sur la constitution physique et la composition chimique comparées des terrains d'une des régions naturelles ou agricoles de la France, par exemple, de la Brie, de la Beauce, du pays de Gaux, etc., etc.
- Les cartes géologiques de détail, que publie l’administration des mines, indiquent non seulement les divers étages géologiques qui ont formé les terrains superficiels, mais les dépôts de limon quaternaire qui les recouvrent en certains points, sur une épaisseur plus ou moins grande, les dépôts meubles qui, provenant des précédents, sont venus s’accumuler sur les pentes ou former des allu-vions au fond des vallées.
- Ce sont de véritables caries agronomiques, qu’on pourrait rendre encore plus utiles aux agriculteurs en étudiant chacun de ces étages, d’un côté, par l’analyse dans le laboratoire, et, de l’autre, par des essais méthodiques d’engrais chimiques (engrais analyseurs, analyse du sol par les plantes) dans les champs.
- Un petit nombre d’analyses faites sur des échantillons assez bien choisis, d’après les indications des cartes, pour représenter le type de chacun de ces terrains, pourrait ainsi servir pour tous les champs désignés sur des cartes par la même teinte. Il faudrait employer, pour ces analyses, des méthodes qui permettent de donner aux agriculteurs des conseils pratiques sur l’emploi de l’acide phosphorique, de la potasse, etc., pour telle culture ou telle autre (par exemple, les méthodes indiquées par M. P. de Gasparin dans son Traité de la détermination des terres arables dans le laboratoire).
- Dans les cas où il serait d’usage, dans le pays, d’employer de la marne ou de la chaux, il faudrait étudier aussi la composition chimique de ces amendements, leur action sur le sol, etc.
- Les concurrents devront également donner des indications sur les cultures pratiquées dans ces divers terrains.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 4° Prix de 2 OOO francs pour les meilleures études sur la culture de la vignë dans les diverses régions de la France, et sur l'influence des fumures et des procédés de vinification sur la qualité des vins.
- Les conditions économiques de la production du vin se sont considérablement modifiées à la suite de l’invasion phylloxérique et de la reconstitution des vigno-
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- blés par les planls américains. Cependant, dans les diverses régions viticoles, les procédés de culture anciennement employés sont encore aujourd’hui en usage. Il y a un grand intérêt à les étudier pour voir s’ils répondent aux besoins actuels, ou s’il serait avantageux de remplacer quelques-unes des pratiques usuelles par d’autres s’adaptant mieux à la nouvelle situation.
- L’intervention des fumures paraît appelée à jouer dans l’ayenir un rôle de plus en plus grand dans l’exploitation des vignobles. Il importe de savoir dans quelle mesure les fumures influent sur l’augmentation de la récolte et sur la qualité des vins. Ce n’est pas seulement la quantité d’engrais à employer dans les divers cas qu’il s’agit de déterminer, mais aussi leur nature, en distinguant nettement les engrais naturels, généralement volumineux et encombrants, des engrais commerciaux ou chimiques, ordinairement concentrés.
- Autant que le mode de culture et que la fumure, les procédés de vinification influent sur la qualité des vins et sur les prix auxquels ils se vendent. Dans diverses régions de la France, ces procédés sont encore très défectueux. Les concurrents devront étudier les améliorations pratiques à y apporter.
- Souvent aussi, le climat ou la nature des cépages s’opposent à une bonne fermentation; il y aurait lieu de déterminer quelles sont les influences fâcheuses qui s’exercent dans le cours de la vinification, et d’indiquer quels remèdes on peut y apporter pratiquement.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 5° Prix de 2 OOO francs 'pour la meilleure étude sur les maladies du cidre et les moyens de les prévenir et de les arrêter dans leur développement.
- Le cidre bien fabriqué et convenablement conservé est une boisson à la fois très hygiénique et très alimentaire. Malheureusement, dans diverses circonstances, il est exposé à des maladies ou altérations qui nuisent beaucoup à sa qualité, et qui même le rendent souvent imbuvable. Ainsi tantôt, quelque temps après avoir été fabriqué et même soutiré, il prend le gras, maladie qu’on attribue à diverses causes, tantôt il passe à Y état acide ou aigre, sans qu’on puisse souvent bien déterminer les causes de cette acétification; enfin, parfois, quelques instants après avoir été tiré d’une barrique pleine ou en vidange, le cidre perd sa couleur native jaune rougeâtre, et prend une nuance plus ou moins brune. On dit alors que le cidre se tue. Les cidres qui subissent de telles modifications ne sont pas agréables et ils sont d’une vente difficile.
- Ces diverses altérations ou maladies ont une grande importance en ce qu’elles nuisent à la propagation du cidre comme boisson en altérant sa qualité et son bouquet Ces faits, bien connus en Normandie, dans le Maine, la Bretagne, etc., ont engagé la Société d’Encouragement à provoquer de nouvelles
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- recherches théoriques et pratiques sur la^rawe, Xacétification, le noircissement, les fleurs, etc., des cidres et les moyens de les prévenir et de les arrêter dans leur développement.
- Les progrès que la microbiologie a réalisés, les ressources dont la chimie dispose permettent aujourd’hui de rechercher avec plus de méthode et plus d’exactitude qu’on ne l’a fait jusqu’ici les causes et les effelsde ces maladies; quels sont les ferments qui, dans les différents cas, se développent?Quelles sont les conditions favorables à leur développement? Quels sont les produits qu’ils détruisent et quels sont ceux qu’ils élaborent? Ce n’est qu’après une étude attentive des conditions théoriques où ces maladies évoluent que l’on pourra songer à appliquer avec sécurité les remèdes destinés soit à les arrêter, soit à les prévenir.
- La valeur du prix ne sera délivrée qu’après que les faits avancés auront été soigneusement vérifiés.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 6° Prix de 1500 francs pour les meilleures variétés d'orges de brasserie.
- Il est ouvert, parla Société nationale d’Encouragement pour l’Industrie nationale, un concours pour la culture des variétés d’orges d’hiver et de printemps, en vue de la brasserie.
- Les conditions du concours sont les suivantes :
- 1° Nul ne peut être admis au concours si la culture, pour chaque variété, n’est pas de deux hectares au moins.
- 2° Le poids de l’hectolitre devra être de 68 kilos au minimum.
- Les caractères qui serviront à l’appréciation du jury sont ceux d’une bonne orge de brasserie, savoir :
- 1° Couleur jaune clair de paille, ou serin ou blanc jaunâtre, uniformément répartie sur tout le grain.
- 2° Cassure blanche, farineuse et de bon goût.
- 3® Odeur franche.
- 4° Bonne conformation des grains (forme bombée, courte, ronde, grains bien nourris et finement ridés).
- 5° Propreté et homogénéité des grains.
- 6° Grande faculté et énergie germinatives (92 à 96 p. 100 de grains germés dans un délai de 3 jours).
- La pureté, la faculté germinative et la composition chimique seront examinées au laboratoire de l’Institut national agronomique.
- Les échantillons exposés devront être de 20 litres; ils erontenvoyés en sac scellé, et seront accompagnés d’une gerbe.
- La Société aura le droit de disposer de ces échantillons.
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- La Société se réserve le droit de faire inspecter, par des délégués, les champs ensemencés et d'assister à la récolte.
- Les concurrents, dans leur déclaration, devront faire connaître :
- 1° Leur nom et domicile.
- 2° L’étendue de leur culture.
- 3° L’étendue consacrée à la culture de l’orge.
- 4° La variété d’orge cultivée.
- 5° L’origine ou la provenance des semences d’orge qu’ils emploient.
- 6° La nature du sol et du sous-sol où se fait leur culture d’orge.
- 7° Les façons données au sol et l’assolement suivi.
- 8° Les fumures, — fumiers, — engrais complémentaires ou chimiques, — quantité, — époque des applications.
- 9° Époque des semailles, — mode de semailles : en lignes ou à la volée, — quantité de semences employée à l’hectare.
- 10° Sarclage, binage.
- 11° Date de la floraison.
- 12° Date de la moisson.
- 13° Conditions climatériques dans lesquelles elle s’est faite : beau temps, temps froid, pluvieux, etc., et température.
- 14° État de maturité du grain au moment de la moisson.
- 15° Mode et durée de la dessiccation des gerbes.
- 16° Mode et époque du battage.
- 47° Mode de conservation des grains.
- 48° Rendement total en grains.
- Rendement en paille.
- 49° Rendement par hectare en grains.
- Rendement par hectare en paille.
- 20° Poids de l’hectolitre du grain aumoment du battage et au moment de la vente. 21° Quantité d’orge vendue en 1899 et en 1900.
- Prix obtenu par hectolitre, t Prix obtenu par quintal.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 7° Prix de 3000 francs pour la reconstitution des vignobles sur les terrains
- calcaires-crayeux.
- Le phylloxéra, depuis son apparition en France, a causé de grands dommages dans les vignobles des régions du Sud et du Sud-Ouest. Dans beaucoup de localités appartenant à ces régions, les vignes ont été complètement anéanties; mais grâce à divers cépages américains cultivés soit comme producteurs directs, soit comme
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- porte-greffes pour les anciennes vignes françaises, on est parvenu, depuis quinze années, sur un assez grand nombre de points, à reconstituer des vignobles remarquables par leur vigueur et leur productivité. Toutefois, ces excellents résultats n’ont pu être obtenus que sur des terrains argilo-siliceux, silico-argileux ou silico-calcaires, profonds et de bonne fertilité. Jusqu’à ce jour, c’est en vain qu’on a tenté de créer des vignobles sur les sols calcaires crayeux à sous-sol crayeux, à la place des vignes détruites par le phylloxéra. C’est aussi sans succès qu’on a cherché à reconstituer les vignobles qui ont fait la richesse de la Champagne dans l’Angou-mois, parce que leurs produits servaient à la fabrication de Y eau-de-vie dite fine-Champagne.
- La Société d’Encouragement espère qu’un prix de 3 000 francs encouragera les tentatives dans cette voie. Elle se réserve de partager le prix ou de n’en accorder qu’une partie, suivant les mémoires qui lui seront adressés.
- Les concurrents devront fournir, avec la dénomination exacte du cépage cultivé, un échantillon du terrain, une description du sol, l’étendue plantée, l’âge et le mode de direction des plants, et un échantillon du produit avant et après la distillation. Tous ces détails devront être certifiés exacts par le professeur départemental d’agriculture et les agents des contributions indirectes.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 9° Prix de 1OOO francs fondé par les exposants de la classe 75 (Exposition de 1889) pour être décerné à celui qui indiquera un moyen pratique de se débarrasser de l’un des insectes ennemis de la vigne : l’altise ou la cochilis.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 10° Prix de 2 000 francs pour des monographies agricoles d’une colonie française.
- On décrira et discutera les ressources agricoles de la colonie, l’état actuel des exploitations agricoles (Zones de culture. Plantes. Animaux), l’historique des essais de cultures tentés jusqu’à ce jour, les difficultés actuelles de ces exploitations agricoles, les moyens d’y remédier, l’avenir probable de l'agriculture dans la colonie.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 11° Prix de 2 000 francs pour l’étude de la pomme de terre alimentaire.
- L’étude de la pomme de terre industrielle et fourragère a tenté depuis longtemps les chimistes et les agronomes. Dans ces dernières années notamment, elle a fait l’objet des recherches magistrales d’Aimé Girard, qui ont si puissam-
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- ment contribué à l’extension de la culture des variétés à grands rendements.
- Celle de la pomme de terre alimentaire, au contraire, a été jusqu’à présent à peu près complètement négligée. Cependant, elle tient dans l’alimentation de l’homme une place beaucoup plus importante encore que dans l’industrie. D’après la statistique agricole officielle de 1892, la culture de la pomme de terre alimentaire occupe en France une superficie de près de 1 million et demi d’hectares, et la valeur des produits qu’elle fournit atteint plus de 670 millions de francs, tandis que, sur une surface de 46 600 hectares, la pomme de terre de féculerie produit seulement pour 25 millions de francs de tubercules.
- L’étude chimique du tubercule en vue de l’alimentation, celle des variétés les plus appréciées pour cet usage, des méthodes culturales propres à améliorer ces variétés, à en créer de nouvelles, à développer la production des unes et des autres, serait des plus intéressantes et pourrait conduire à des résultats fructueux pour notre agriculture, qui trouve à l’étranger de faciles débouchés pour la pomme de terre de table.
- Les mémoires traitant une question partielle seront admis au concours.
- Dans le but d’encourager des recherches de ce genre, la Société d’Encou-ragement met au concours un prix de 2 000 francs.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- CONSTRUCTIONS ET BEAUX-ARTS
- 1° Prix de 3 OOO francs pour la fabrication industrielle en France des trames ou réseaux employés pour la production des photogravures typographiques, ou pour la divulgation et la vulgarisation de méthodes permettant d'obtenir le même résultat. Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- L’illustration des livres par l’insertion de gravures typographiques dans le texte est devenue une nécessité pour tous les ouvrages de sciences, d’art, môme d’imagination, pour les publications périodiques et journalières. Pour répondre à ce besoin, il fallait la vérité de la reproduction, la rapidité et le bon marché relatif de l’exécution. Seule la photographie pouvait remplir ces conditions, et, dàpuis plus de vingt ans, elle a marché dans cette voie en progressant sans cesse, mais en se heurtant à des difficultés pratiques augmentées souvent par des partis pris industriels qui ralentissaient son essor.
- On retrouvera un résumé de ces premières applications dans le rapport pré-
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- senté par nous à la Société d’Encouragement, et publié en 1886 dans le Bulletin de la Société (1).
- Dans ce rapport, après avoir expliqué que, pour obtenir la gravure photographique, la première condition est de transformer les teintes continues du phototype (ou cliché) en teintes brisées, les premières donnant leur effet et leur modelé par l’épaisseur de la matière colorante, tandis que les secondes rendent leur effet par la proportion des écarts entre les blancs et les noirs, l’auteur rappelait que ce principe avait été formulé dès 1859 par Berchtold (2), qui indiquait l’emploi de la glace striée et les diverses manières de l’utiliser.
- L’idée fit lentement son chemin. Néanmoins, en 1882, M.Monge, collaborateur de la maison Boussod et Valadon, réalisait de remarquables résultats par ce procédé et, en 1884, montra à 1a, Société d’Encouragement de très belles gravures en relief et en creux que M. Mauzé obtenait par cette méthode des clichés striés; quelques-unes étaient de très grande dimension, un spécimen fut même inséré au Bulletin. Nous n’avions alors qu’à constater les résultats sans avoir à demander à l’exécutant qu’il nous initiât à ses procédés.
- Aujourd’hui, la transformation de l’image photographique en planche gravée en relief pour la typographie est devenue courante ; et, devant les spécimens remarquables qui revenaient de l’étranger, les éditeurs et les imprimeurs français ont compris qu’il devenait nécessaire d’améliorer leur matériel, qu’il fallait adapter leurs presses, leurs papiers, leurs encres, aux nécessités de cette gravure nouvelle dont la beauté réside surtout dans la délicatesse des traits et qui exige la même délicatesse dans les procédés d’emploi.
- Les clichés striés qui servent pour la photogravure typographique s’obtiennent actuellement par l’intermédiaire d’une glace couverte de rayures très fines tracées avec une régularité qui demande la perfection. Cette glace striée est l’outil employé par le photograveur; et si nous nous servons de ce mot outil, c’est, qu’en effet, le photograveur n’en fait pas une simple application, une simple interposition, il l’utilise de manières très diverses en l’éloignant plus ou moins de son épreuve par fractions de millimètre, en croisant les stries, en modifiant l’action et l’arrivée de la lumière par des diaphragmes de formes très variées. Les résultats obtenus dépendent de l’emploi raisonné de ces réseaux, bien que la théorie de l’action lumineuse qui en résulte soit encore assez vague.
- La fabrication des glaces striées présente de grandes difficultés qui vont croissant avec les dimensions; souvent ces glaces portent six à huit rayures au millimètre, et ces rayures doivent présenter la plus parfaite régularité dans leur tracé, les moindres défauts s’apercevraient surtout dans les demi-teintes de la gravure, s’ils détruisaient la pureté des modelés.
- (1) Bulletin de la Société d’Encouragement, octobre 1886, pages 510 et suivantes.
- (2) Bulletin de la Société française de photographie, avril 1859.
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- Quelques essais faits en France pour la fabrication de ces glaces n’ont pas encore donné les résultats désirés; nos photograveurs sont obligés de demander en Amérique ou en Allemagne et de payer fort cher les réseaux qui leur sont nécessaires. Ainsi l’invention et les premières applications sont françaises, mais, comme il arrive trop souvent, nous les avons laissées s’expatrier, elles sont allées grandir et se développer à l’étranger après avoir reçu une nouvelle nationalité.
- Le Comité des Constructions et des Beaux-Arts a pensé qu’il y avait lieu de chercher à rendre à la France une fabrication qui aurait dû y rester, il a proposé au Conseil, qui a adopté cette proposition, de fonder un prix de 3 000francs pour encourager en France soit la fabrication industrielle des glaces striées, soit la vulgarisation de toute autre méthode de photogravure typographique, à la condition que les résultats obtenus seront aussi bons, sinon meilleurs, que ceux réalisés à ce jour.
- 2° Prix de 1OOO francs pour la découverte d’un procédé empêchant les bois de menuiserie et d’ébénisterie de jouer ou de se déformer sous les influences atmosphériques.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 3° Prix de 3 OOO francs à ïinventeur du procédé qui permettra de tirer un nombre indéfini d’épreuves positives en couleurs avec des clichés obtenus soit par la méthode de reproduction des couleurs de M. Lippmcmn, soit par tin autre procédé direct.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 4° Prix de 2000 francs pour un perfectionnement dans la fabrication des fontes et bronzes d’art.
- Les fontes et les différents alliages, notamment les bronzes, employés pour Je moulage des œuvres d’art, doivent présenter des qualités exceptionnelles de fluidité et de faible retrait, alin de reproduire fidèlement les moindres détails des modèles; pouvoir se prêter facilement aux travaux de ciselure et de soudure; prendre avec le temps, et sans se dégrader, une patine agréable à l’œil. Ces qualités essentielles, que l’on rencontre au plus haut degré dans les œuvres de nos anciens maîtres et dans celles des fondeurs japonais actuels, font souvent défaut dans celles de nos artisans. Il y aurait grand intérêt à pouvoir retrouver les moyens de les obtenir pratiquement et sans déboirs.
- Un prix de 2000 francs sera décerné, en 1902, à l’auteur de travaux ayant fait faire, à la production des fonte et bronzes d’art, un progrès notable dans la voie que nous venons d’indiquer.
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- PRIX
- OFFERT PAR LA SOCIÉTÉ DES CIMENTS FRANÇAIS DE BOULOGNE-SUR-MER (Anciens établissements Demarle, Lonquéty et Cie, et Famchon et Cie, réunis.)
- Un prix de 1 000 francs sera décerné à l’auteur du meilleur mémoire sur le procédé pratique, en dehors des procédés chimiques, applicable sur les chantiers, pour reconnaître les adultérations du ciment Portland artificiel.
- COMMERCE
- Les mémoires présentés au concours devront être manuscrits, et porter une devise qui sera répétée sur un pli cacheté renfermant le nom de l’auteur. Messieurs les candidats sont priés de se conformer le plus possible aux programmes ci-dessous et de n’envoyer que des communications qui, par leur développement, soient en rapport avec l’importance des prix.
- 1° Prix de 2 OOO francs pour un mémoire sur Vindustrie de la soie dans la
- région lyonnaise (Lyon, Saint-Etienne, Nîmes, etc.), depuis la Révolution de 1789.
- Les auteurs devront s’attacher principalement à faire connaître l’organisation industrielle et commerciale ainsi que les relations des diverses catégories de personnes employées dans l'industrie. La technique de l’industrie et les débouchés commerciaux ne doivent figurer que dans la mesure nécessaire pour l’intelligence des relations industrielles.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 2° Prix de 1 500 francs pour un Mémoire relatif à l’industrie et au commerce des vélocipèdes.
- La vélocipédie est de date récente, et, déjà, elle crée, dans l’industrie et dans le commerce, un mouvement d’affaires très considérable.
- La question mise au concours a pour objet :
- 1° D’indiquer les conditions dans lesquelles s’est établie tout d’abord et s’exerce actuellement la construction des vélocipèdes, notamment en France, en Angleterre, en Allemagne, en Belgique et aux Etats-Unis; l’importance approximative des capitaux employés par cette industrie, le nombre des usines, l’effectif des ouvriers, les salaires et autres conditions du travail;
- 2° De rechercher, d’après les statistiques, le mouvement commercial auquel donnent lieu la vente et l’achat des vélocipèdes dans les principaux pays, l’im-
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- portance des capitaux et du personnel employés, les usages actuels et les usages à prévoir du vélocipède, les prix de vente et les causes qui font varier ces prix entre les différents pays, les tarifs de douane, les importations et les exportations, les taxes et impôts intérieurs, les règlements administratifs sur la circulation, en un mot tout ce qui peut, en l’état actuel, aider ou nuire au développement de l’industrie et du commerce vélocipédique.
- L’examen et la description des perfectionnements mécaniques ne sont point compris dans cette étude, pour laquelle les concurrents doivent s’attacher principalement à faire ressortir aussi exactement que possible les nouveaux emplois que la vélocipédie procure dès à présent au capital et à la main-d’œuvre.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- 3° Prix de 3 OOO francs 'pour une étude sur les syndicats industriels de production et de vente ( 1 ).
- Après une introduction sur le rôle, la légalité, les effets, et les diverses variétés des syndicats industriels de production et de vente, on s’attachera à l’étude précise des syndicats d’une même industrie dans un pays, ou, mieux encore, à celle d’un syndicat déterminé, dont on présentera l’histoire et l’organisation et dont on fera ressortir l’influence sur la production, la consommation, les débouchés, les salaires et les prix.
- Ce prix sera décerné, s’il y a lieu, en 1902.
- (1) On entend sous ce titre les syndicats (distincts des associations professionnelles de la loi du 21 mars 1884), qui se donnent pour objet de régler la production ou la vente de manière à prévenir les crises que la concurrence ou la reproduction pourraient avoir sur les prix de vente et sur les salaires. Ils portent des noms très variés (Trust, Pools, Cartels, Rings, Corners...), suivant leur organisation et leur mode d’action et suivant les pays.
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- FONDATIONS ET DONS SPÉCIAUX
- Legs Bapst.
- Cette fondation se compose de deux parties. L’une d’elles, destinée à donner des secours aux inventeurs malheureux, possède un titre de 1 565 fr. 20 de rente 3 p. 100.
- La seconde partie du legs, qui doit servir à favoriser les recherches utiles à l’industrie et à aider les inventeurs dans leurs travaux, possède un titre de 3 480 fr. de rente 3 p. 100.
- Fondation Christofle et Bouilhet pour la délivrance des premières annuités de brevets.
- Cette fondation possède un revenu annuel de 1 036 francs de rente.
- Fondation Fauler (Industrie des cuirs).
- Cette fondation a pour but de secourir des ouvriers ou contremaîtres malheureux, ayant rendu des services appréciés dans l’industrie des cuirs.
- Son revenu annuel est de 621 fr. 30 de rente.
- Fondation Legrand (Industrie de la savonnerie).
- Cette fondation est destinée à venir en aide aux ouvriers ou contremaîtres malheureux de l’industrie de la savonnerie, ayant rendu des services appréciés.
- Son revenu annuel est actuellement de 892 fr. 80 de rente.
- Fondation de Milly (Industrie de la stéarine).
- Celte fondation a pour but de venir en aide à des ouvriers et contremaîtres malheureux,ou ayant contracté quelque infirmité dans l’exercice de leur profession.
- Son revenu annuel est actuellement de 561 fr. 60 de rente.
- Fondation de Baccarat (Industrie de la cristallerie).
- Cette fondation, destinée à secourir des ouvriers et contremaîtres malheureux ou infirmes, possède un revenu annuel de 115 fr. 20.
- Fondation Ménier (Industrie des arts chimiques).
- Cette fondation a pour but de venir en aide à des ouvriers et contremaîtres appartenant à l’industrie des arts chimiques.
- La fondation possède un revenu annuel de 177 fr. 60.
- Legs Giffard.
- Une partie du revenu du capital de 50 000 francs, légué à la Société par Henri Giffard, a été destinée à distribuer des secours dans des conditions qu’il appartient au Conseil d’administration de la Société de fixer. — La somme disponible pour les secours est de 974 fr. 50.
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- Fondation Christofle et Bouilhet (Artistes industriels).
- Cette fondation, destinée à venir en aide à des artistes industriels malheureux, possède un revenu annuel de 417 fr. 60.
- MÉDAILLES DUMAS
- Ces médailles ont été instituées en 1897 — sur l’initiative de M. Aimé Girard — en faveur des ouvriers qui, sans quitter les ateliers, se sont peu à peu élevés jusqu’au rang de directeur d’usine ou de chef d’un service important dans un grand établissement industriel ou agricole.
- Pour concourir à cette récompense, les seules conditions à remplir sont d’appartenir à la nationalité française et d’être présenté à la Société parles personnes auxquelles appartiennent les établissements dont les concurrents font partie.
- MÉDAILLES
- A DÉCERNER AUX CONTREMAITRES ET AUX OUVRIERS DES ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS
- ET DES EXPLOITATIONS AGRICOLES.
- La Société d’Encouragement, dans le but d’exciter les contremaîtres et les ouvriers à se distinguer dans leur profession et à encourager ceux qui se font remarquer par leur bonne conduite et les services qu’ils rendent aux chefs qui les emploient, a pensé que le moyen le plus propre à amener ce résultat était d’accorder des récompenses à ceux qu’une longue expérience aurait fait reconnaître comme ayant servi avec zèle, activité et intelligence; en conséquence, elle a pris 1 arrêté suivant :
- 1° Il sera décerné chaque année, dans la séance générale, des médailles de bronze aux contremaîtres et ouvriers des grands établissements industriels et des exploitations agricoles de France.
- 2° Chaque médaille, à laquelle seront joints des livres pour une valeur de 50 francs, portera gravés le nom du contremaître ou de l’ouvrier et la désignation soit de l’atelier, soit de l’exploitation agricole à laquelle il est attaché.
- 3° Les contremaîtres ou ouvriers qui voudront obtenir ces médailles devront se munir de certificats dûment légalisés, attestant leur moralité et les services qu’ils ont rendus, depuis cinq ans au moins, à l’établissement auquel ils sont attachés. Ces certificats devront être appuyés tant par le chef de la maison, par le maire et les autorités locales, que par les ingénieurs civils ou militaires, en activité ou en retraite, et par les membres de la Société d’Encouragement qui résident sur les lieux.
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- 40 Le contremaître ou l’ouvrier ne pourra être ni le parent, ni l’allié, ni l’associé, par acte, des propriétaires de l’établissement. Il devra savoir lire et écrire, et s’être distingué par son assiduité à ses travaux, son intelligence et les services qu’il aura rendus à l’atelier ou à l’exploitation agricole ; à mérite égal, la préférence sera accordée à celui qui saura dessiner et qui aura fait faire des progrès à la profession qu’il exerce. Enfin, les certificats, en attestant que ces conditions sont remplies, donneront sur le candidat tous les détails propres à faire apprécier ses qualités.
- CONDITIONS GÉNÉRALES
- A REMPLIR PAR LES CONCURRENTS AUX PRIX ET RÉCOMPENSES DÉCERNÉS PAR LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’iNDUSTRlE NATIONALE
- 1° Les modèles, mémoires, descriptions, renseignements, échantillons et pièces destinés à constater les droits des concurrents seront adressés franco de port au Secrétariat de la Société dé Encouragement pour l’industrie nationale, 44, rue de Rennes. Ils devront être remis avant le 31 décembre de Vannée précédant la distribution des prix : ce terme est de rigueur.
- 2° Les procédés ou machines seront examinés par les Comités compétents.
- 3° Les membres du Conseil d’Administration sont exclus du concours.
- 4° Les autres membres de la Société sont admis à concourir ainsi que toutes autres personnes de nationalités française ou étrangères. Les mémoires, notes, descriptions et légendes doivent être rédigés en langue française.
- 5° La Société se réserve le droit de publier en tout ou en partie les documents récompensés.
- 6° La Société ne rendra pas les mémoires descriptifs, les pièces écrites et les dessins qui n’auront point été récompensés ; mais elle permettra aux auteurs d’en prendre copie, et elle leur rendra les modèles s’il y a lieu.
- 7° Les concurrents qui auraient traité plusieurs des questions mises au concours sont invités à envoyer des mémoires séparés sur chacune d’elles.
- 8° La Société remettra le montant des récompenses ou les médailles aux titulaires ou à leurs fondés de pouvoir.
- N* B. La communication des mémoires ou procédés soumis aux concours üe saurait engager en aucune façon la responsabilité de la Société quant à 1 application des lois et règlements qui régissent les brevets d’invention.
- Les pièces déposées restent la propriété de la Société.
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- SUR QUELQUES PROGRÈS DANS L’APPLICATION DES GAZ DES HAUTS FOURNEAUX A LA PRODUCTION DE L’ÉNERGIE
- M. Fritz W. Lurmann a fait, devant la Réunion des Métallurgistes allemands, tenue à Dusseldorf le 24 mars (1), une communication sur l’application des gaz des hauts fourneaux à la production directe de l’énergie. D’après une statistique dressée par M. Lurmann, les moteurs à gaz de hauts fourneaux de ce genre présenteraient au 18 avril 1901 une puissance totale de 77 545 chevaux-vapeur (dont 44 665 en Allemagne, 9 800 au Luxembourg, 7 600 en Belgique, 7 400 en France, 2 850 en Autriche, 2 230 en Russie, 600 en Angleterre et autant en Espagne). Les moteurs employés en Allemagne sont des types Von Occhelhauser (12 800 chevaux), Otto (10 120 ch.), Seraing (9 900 ch.), Nuremberg (6 740 ch.) et Korting (5 105 ch.).
- 1° Dispositifs actuellement employés pour Vépuration des gaz.
- Ces dispositifs sont destinés à enlever la poussière et la vapeur d’eau qui se trouvent dans les gaz des hauts fourneaux. On a fait beaucoup de progrès dans cet ordre d’idées depuis quelque temps, surtout en ce qui concerne la suppression de la poussière fine que les gaz entraînent parfois à des centaines de mètres. C’est en Écosse que cette épuration a été faite avec succès pour la première fois sur une grande échelle, et notamment dans des aciéries où l’on fait usage de coke brut. Un des dispositifs les plus anciens, imaginé dans le même but, est celui de Klonne(fig. 1), qui n’est autre chose qu’un épurateur à colonne. Plus tard, Theisen créa son épurateur centrifuge; le premier appareil de ce système fut installé au mois d’octobre 1900 dans l’aciérie de Horde. Les gaz qui, avant d’entrer dans l’épurateur, contenaient 3sr,34 de poussière et 368T,21 d’eau par mètre cube, ne tenaient, après en être sortis, que 08r,01 de poussière et 3gr,013 d’eau. L’épurateur était traversé par 100 m3 de gaz environ par minute, et l’épuration exigeait un litre d’eau par mètre cube de gaz ; en outre, les gaz qui étaient introduits dans l’appareil avec une pression de 25 à 40 mm. d’eau en sortaient avec une pression de 120 à 150 mm. Au début, l’épurateur exigeait, pour son fonctionnement, une force de 35 chev.-vap. ; l’espoir du constructeur de voir s’abaisser cette dépense d’énergie à 20 chev.-vap. ne paraît pas s’être encore réalisé.
- D’autres établissements métallurgiques en Allemagne ont installé des appareils épurateurs des gaz qui peuvent contenir de 5 à 20 grammes de poussière fine et aussi 165 grammes d’eau par mètre cube. La « Georgsmarienhutte » (Hanovre) a introduit l’épuration par voie humide dès 1890 et a pu abaisser la teneur de poussière fine de
- (1) Voir Stahl und Eisen, 1er mai 1901.
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- APPLICATIONS DES GAZ DE HAUTS FOURNEAUX.
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- de 7sr,5 à 2,91 par m3. Les épurateurs de cet établissement ont 13m,5 de hauteur, & et 3 mètres de largeur et 13 mètres de longueur; ils sont séparés, par des cloisons
- Fig. 1. — Épurateur à colonne Klonne. A et B, entrée et sortie des gaz. C, tôles perforées.
- en deux groupes de 8 compartiments, dont les 6 premiers ont lm,50xin\50, le 7e, 2In,00x im,50 et le dernier 2m,60x2m,00.Lesgaz qui traversent ces deux groupes de compartiments de bas en haut et de haut en bas sont aspergés d’en haut. Leur teneur en Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. — MAI 1901.
- eau atteint, à la température de 160° environ, 165 grammes par m3. Leur température est abaissée à 24° et leur teneur en eau à 27 grammes environ. La quantité d’eau nécessaire à l’épuration et au refroidissement est de 100 m3 environ pour 10 000 m3 de gaz. Pour clarifier cette eau, on se sert de bassins de 12 000 m'2 et lra2,500 de profondeur. Les frais d’installation se sont élevés à 30 000 marks.
- La « GutehofFnungshütte » (Oberhausen) possède également (fig. 2 à 5) des instal* lations très étendues pour l’épuration des gaz, et qui fonctionnent depuis plusieurs
- :i WM V'///A 1 . "A ! "l'I .
- Fig. 2. — Épuration de la Gutehoffnungshütte. Plan.
- A;B, amenée des gaz à l’épurateur N, d’où il passe par C D, le laveur E, ’ le gazomètre J et K aux moteurs à gaz M de 25 et 600 chevaux.
- années. La quantité d’eau dépensée par heure est de 50 m3 pour 26200 m3 de gaz. De ce gaz, on dépense 24 000 m3 pour le chauffage de l’air des souffleries et 2 220 m3 pour des moteurs à gaz de 625 chev. de puissance totale. La teneur des gaz en poussière fine est de 5 à 6 grammes, on l’abaisse à 0ST,25. La température des gaz avant l’entrée dans les épurateurs est de 170°, et la teneur en eau de 7 0/0 en volume. La température est abaissée à 40-45° ; quand le gaz arrive aux moteurs, sa température est celle de l’air; la pression est, avant l’entrée dans les épurateurs, de 150 millimètres d’eau, et après de 90 millimètres. Les frais d’installation se sont élevés 5 93 600 marks.
- Dans l’aciérie de Donnermarkshütte (Sibérie supérieure), on a établi une installation d’épuration pour un moteur de 600 chev. qui dépense 1800 m3 de gaz par heure (fig. 7). La teneur des gaz en poussière par m3 est de 25 grammes avant l’épuration,
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- Fig. 3 et 4. — Épuration de la Gutehoffnungshütte. Conduites des Gaz
- Fig. 5. — Laveurs E (fig. 2). A, Coke.
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- et de 0sr,l après. La température est respectivement de 38°,6, et 17°; l’eau contenue dans un mètre cube de gaz est de 30 grammes avant et de 2 grammes après l’épuration. On dépense 21m3,6 d’eau par heure. L’installation n’a coûté que 10 800 marks.
- La fig. 8 montre une installation proposée par MM. Korting frères pour des moteurs de 100 chev.-vap. et qui ne reviendrait qu’à 3 000 marks. Elle est constituée par des laveurs remplis de coke et par des épurateurs à sciure de bois.
- Dans l’établissement de Witkowitz (Moravie), on a installé un épurateur et refroi-disseur de gaz, du système Joh. Schmalz, pour 270 m3 de gaz par heure. Deux cloches, qui s'abaissent et s’élèvent successivement dans une capacité remplie d’eau aspirent le gaz à tour de rôle et le refoulent ensuite à travers l’eau sous forme de jets
- Fig. 6. — Épurateur à sciure de bois. A et E, admissions et sorties des gaz. C, grilles en bois.
- D, attaches. E, vanne. F, purge d’eau.
- fins. A' Witkowitz, après avoir été épuré par un autre procédé, le gaz tient, avant l’entrée dans cet épurateur, 2Kr,87 de poussière fine, légère ; après épuration, cette teneur est abaissée à 0,03. Un appareil de ce genre ne coûterait que 4 000 marks.
- Les installations les plus complètes et les plus perfectionnées de l’Allemagne se trouvent dans la Friedenshütte (Silésie supérieure). Les gaz qui sortent des hauts fourneaux sont d’abord conduits dans 3 épurateurs à sec, pour être débarrassés des poussières grossières. Ces appareils ont 2m,5 de diamètre et 22 mètres de hauteur; les gaz les traversent l’un après l’autre, et arrivent ensuite dans 5 épurateurs par voie sèche de section rectangulaire et divisés chacun en deux compartiments ; ils ont 2 mètres de largeur, 3 de longueur et 14 de hauteur. La partie inférieure de tous les épurateurs par voie sèche est immergée dans l’eau. Le parcours total que les gaz accomplissent dans ces appareils est de 220 mètres.
- Par une feonduitede lin,5, les gaz arrivent de ces appareils aux chaudières, auxchau-
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- fage de l’air des souffleries et aux moteurs à gaz. Sur cette conduite, on a branché une conduite de 100 mètres, qui amène les gaz aux épurateurs destinés à leur enlever la poussière fine et la vapeur d’eau. Cette conduite est supportée par des colonnes creuses en tôle. En avant des épurateurs, on a placé f tubes de 2 et 3 mètres de diamètre respectivement, sur 6 mètres de hauteur, dont la partie inférieure est également immergée dans l’eau. De là, les gaz arrivent dans une série de tubes verticaux qui devaient être constitués primitivement comme des« scrubbers » à coke avec aspersion par eau, mais les espaces intermédiaires s’engorgeant trop rapidement, on a dû
- Fig. 7. — Épuration de Donnermarkhutte.
- les transformer en épurateurs par voie sèche, sans aucun remplissage. En sortant de ces tubes, le gaz est réparti dans les différents épurateurs à sciure de bois. A cet effet, on a disposé au-dessus de ceux-ci des conduits de 100 et 500 millimètres de largeur qui servent également de conduits d’échappement des gaz. Ces gaz renfer_ ment encore 1 gramme de poussière par mètre cube. Chaque épurateur à sciure de bois est (fig. 10) constitué par une caisse en fonte dans laquelle on a fixé deux grilles en bois et qui est fermé par un couvercle en fonte immergé dans l’eau. Sur chaque grille en bois, on pose d’abord une grosse toile à sacs, sur laquelle on étend une couche de sciure de 70 millimètres d’épaisseur. Les gaz entrent par une conduite* de 225 millimètres de diamètre, qui peut être fermée par une soupape, traversent les deux couches de sciure de haut en bas, et sortent de la caisse à l’autre extrémité, également par une conduite de 225 millimètres, pouvant être fermée au moyen d’une soupape. Dans la caisse en fonte, on a pratiqué une ouverture par laquelle l’eau peut s’écouler, et on y a posé une soupape d’aérage. Un groupe de
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- -4 caisses est relié avec une conduite commune d’amenée des gaz, et 8 caisses sont
- Fig. 8. — Épuration Korting.
- A, chaudière; E, aspirateur; B, laveur à coke; C, épurateur à sciure de bois; D, gazomètre.
- Fig. 9. — Épuration de Friedenshutte.
- A, conduite allant des hauts fourneaux aux épurateurs; B, conduite allant des épurateurs aux gazomètres ; C, conduite-venant des épurateurs; D, conduite allant aux épurateurs; E, scrubbers ; F, vannes.
- reliées avec une conduite commune de sortie. De celle-ci, le gaz arrive par une conduite de l'VlO de diamètre dans le réservoir-gazomètre, dont le diamètre est de
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- 8 mètres et la levée de 4m,5. Pour soulever les couvercles des épurateurs à sciure, on a prévu 2 ponts roulants de 3 tonnes chacun (fig. 11). Les épurateurs, au nombre de 16 sont logés dans deux hangars de 13,5x34 mètres, suffisamment vastes pour en recevoir 40. Les frais d’établissement se sont élevés à 5 700 marks, dont 18 000 pour les épurateurs et 4 000 pour les ponts roulants.
- Pour déterminer la quantité de gaz qu’on peut épurer par une surface déterminée d’épurateur, on ferma l’entrée du gaz dans le gazomètre et on y aspira pendant huit minutes des gaz pour alimenter le moteur de 300 chev. Le gazomètre s’abaissa de 2m,375, ce qui, pour un diamètre de 8 mètres, correspond à 420 m3, avec un vide de 10 millimètres. La température des gaz immédiatement en avant du gazomètre était de 9°,5 C. ; en arrière, elle était de 8° C. Le gaz fut d’abord conduit aux quatre épurateurs de 7 mètres de surface. La pression en avant des caisses des épurateurs était de 38, 35, 32 et 40 millimètres; en arrière, elle n’était que de 27, 22, 20 et 26 millimètres ; lors-
- F
- Eh
- Fig. 10. — Épurateurs à sciure de bois de la Friedenshiilte.
- qu’on faisait traverser aux gaz 3 des caisses, la pression était, en avant des épurateurs, de 42, 38, 40 et 38, et, en arrière, de 17, 24, 20 et 20 millimètres ; lorsque le gaz ne traversait que 2 caisses, la pression était, en avant, de 35, 38, 40 et 40, et, en arrière, de 16, 20, 16 et 17 millimètres. Enfin, lorsque le gaz ne traversait qu’une caisse, les pressions étaient : en avant, de 35, 42, 40 et 40 et, en arrière, de 10, 3, 3 et 0 millimètres. Ces chiffres montrent que deux caisses sont largement suffisantes pour épurer le gaz, tandis qu’une seule amenait une chute trop grande de pression. La consommation de gaz était de 130 m3 en 8 minutes. Sa température était, avant l’entrée dans les épurateurs, de 18°, et de 9° après la sortie.
- Il en résulte qu’on compte largement en supposant qu’un mètre cube de gaz traverse 1 mètre carré de surface d’épurateur par minute. Par conséquent, pour une consommation de 600 m3 par minute, il faudrait environ 90 caisses à sciure de bois et 10 caisses de réserve. Les frais de l’installation d’épuration seraient, dans ce cas, de 20 200 marks environ, et le bâtiment des épurateurs devrait présenter une surface de 2 400 m2. Mais si l’on plaçait les caisses à sciure non pas l’une à côté de l’autre, mais six l’une au-dessus de l’autre, en renonçant à la fermeture hydraulique, les frais
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- MAI 1901.
- n’attendraient que 13 800 marks, et le bâtiment n’occuperait qu’une suface de 600 m2. Cette épuration pourrait se faire sans projection d’eau et les frais courants seraient les suivants : 1 m3de gaz par minute exige 1 m3 de sciure de bois par mois, en comptant celle-ci à 1 mk 50 le m3, on dépenserait, par 600 m3, 900 marks par mois. Les ouvriers (au nombre de 2) reviendraient à 180 marks par mois. En ajoutant encore 120 marks pour renouveler la toile, l’usure des outils, l’éclairage, le renouvellement de l’eau, les frais seraient de 1 200 marks environ par mois. La teneur en poussière du gaz est, à la sortie des épurateurs, de 0,0028r, la teneur en eau de 5gr,5. En épurant de la sorte les gaz des 4 hauts fourneaux, dont la production est de 300 tonnes, ou de 4000 m3 de gaz par minute, on devrait avoir 300 caisses à sciure de bois, 16 000 m2 de surface pour les bâtiments, et un capital de premier établissement de 1 350 000 marks.
- Fig. 11. — Épurateurs à sciure de Friedenshütte. Ensemble de l’installation.
- A Differdange (Luxembourg) il existait déjà depuis longtemps des installations destinées à enlever la poussière grossière et lourde (fîg. 12). En utilisant le gaz ainsi épuré dans un moteur Otto de 60 chevaux, la poussière contenue dans le gaz ne constituait aucun inconvénient sérieux. Comme, de plus, Seraing prétendait que ses moteurs à gaz convenablement transformés expulsaient la poussière avec les gaz d’échappement, les établissements de Differdange commandèrent à Seraing 9 moteurs de 600 chevaux, dont 6 étaient destinés aux machines soufflantes et 3 à l’éclairage électrique. Toutefois, ces moteurs ne purent pas fonctionner longtemps à cause de la poussière fine contenue dans le gaz; d’autre part, l’appareil centrifuge Theisen n’a pu être maintenu en service.
- A Dudelange (Luxembourg), on avait déjà, depuis quelque temps, intercalé un petit ventilateur dans la conduite de gaz. On trouva qu’une grande quantité de poussière se déposait dans ce ventilateur, et qu’il ne pouvait fonctionner utilement que lorsqu’on lui amenait, en même temps que le gaz, de l’eau pour absorber la poussière. Cette installation suggéra aux ingénieurs de Differdange l’idée de placer, à côté de l’épura-
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- teur Theisen, un grand ventilateur que l’établissement possédait, en l’intercalant dans la conduite du gaz. Dans la figure 13, on a désigné par A le ventilateur, par B la capacité où se déposent la poussière et l’eau, par C la conduite d’amenée du gaz, par D la conduite d’échappement du gaz, par E la soupape ; l’eau est amenée en a, et s’écoule par b et c. Cette installation fonctionne très bien.
- Par les tubes b et c, s’écoule un liquide ressemblant à de la chaux diluée. C’est sous cette forme que se présente la poussière fine mélangée d’eau, et de la consistance d’une boue liquide. Ce liquide s’écoule dans l’un des trois bassins de décantation que l’on voit sur le plan figure 12. Chacun de ceux-ci peut contenir 60 mètres cubes, et suffit pour recevoir la poussière du gaz consommé par 3 à 7 moteurs de 600 chevaux chacun pendant quatre à cinq heures. Après que la boue liquide s’est déposée dans ce bassin, on puise l’eau et on enlève le dépôt. Lorsqu’un ventilateur ne suffit pas pour épurer convenablement le gaz, on en place un autre, ou même plusieurs.
- Fig. 12. — Installations de Differdange.
- Le ventilateur de Differdange n’était pas positivement destiné à fonctionner comme épurateur de gaz. Pour cette raison, il n’était pas muni des brides latérales nécessaires pour le relier avec la conduite de gaz. On l’a mis en service dans les derniers jours du mois de février 1901.
- Les ventilateurs construits spécialement pour l’épuration du gaz, d’après le système R. N. Dinnendhal, sont munis de parois en fonte très solides, avec revêtement étanche en acier, ou sont entièrement construits en fonte. Les roues à aubes sont exécutées, d’après le brevet Capell, en tôle d’acier très épaisse, avec moyeux également en acier, auxquels elles sont rivées, et tournent très rapprochées des parois de la caisse. Pour pouvoir servir à l’épuration des gaz, ces ventilateurs sont munis de conduites d’aspiration en fonte, qui peuvent osciller dans un sens quelconque autour des brides, suivant ce qu’exigent les positions des conduites. Les arbres sont supportés par des paliers placés dans ces conduites. Ces ventilateurs aspirent d’un côté ou de deux côtés à la fois ; le premier de ces deux appareils est actionné par un électromoteur. Ces ventilateurs fonctionnent très bien en aspirant des gaz chauds, de
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- NOTES DÊ MÉCANIQUE. ---- MAI 1901.
- la poussière, etc. Le diamètre de la roue à aubes varie de 750 à 1 500 millimètres les conduites d’aspiration et de refoulement ont, dans les petits appareils, 420 millimètres de diamètre et dans les plus grandes, 800 millimètres. Ces appareils peuvent comprimer les gaz chauds aspirés, à 50° jusqu’à 300 millimètres d’eau; le petit ventilateur fait alors 1 600 et le grand 800 tours par minute. Lorsque la température s’élève, la pression baisse en proportion. Le volume de gaz refoulé est respectivement de
- Fig. 13. — Ventilateur d’essai de Dudelange.
- 150 et 1000 mètres cubes par minute, et l’énergie dépensée, sans compter le travail d’amenée de l’eau de 90 chevaux.
- La teneur en poussière des gaz de Differdange variait, par mètre cube, de lgr,850 à 2gr,810 avant leur entrée dans le ventilateur; à la sortie, elle n’était que de 0gr,238 à 0gr,684. Le 15 mars, la teneur en poussière du gaz était :
- Au gueulard de gr. 10,62 avant l'entrée dans le ventilateur. gr. 2,72
- Derrière les premiers épurateurs, pour poussière grossière. . . 5,32 après la sortie du ventilateur. . . 0,386
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- La composition de cette poussière était la suivante :
- PERTE par chauffage. Si O2 Al2 O» P2 O» CaO MgO Fa O MnO
- 1° Poussière en avant du venti-
- lateur 2° Poussière dans l’eau du ven- 7,55 27,76 13,71 1,266 27,50 3,81 8,93 4,90
- tilateur 3° Poussière de la chambre d’ex- 3,25 29,40 16,07 1,912 35,00 3,52 2,87 4,34
- plosion du moteur .... Alcalis \ 7,85 29,93 I 13,52 1,186 II 29,50 2,45 111 5,12 5,93
- Cl + SO3 | Différence p. 100. ZnO ) » )) 3,70 9,51
- L’analyse détaillée de la poussière prise dans la chambre d’explosion a donné les résultats suivants :
- Perte par chauffage. . Si O2 ZnO FeO MnO P2 O3 S SO3 Alcalis Al2 O3 CaO MgO Cl 13-50 29,00 2,30 2,30 4,24 1,10 0,26 0,82 4,30 13,00 23,00 2,63 0,50
- On admet, à Differdange, que 50 p. 100 de la poussière contenue dans les gaz sortant du gueulard sont enlevés dans les grands épurateurs placés près du haut fourneau; que 25 p. 100 se déposent dans les conduites entre le haut fourneau et le ventilateur qui en enlève 25 p. 100. La température était, le 14 mars 1901, avant l’entrée des gaz dans le ventilateur, de 46° ; après leur sortie, elle n’était que de 40°. La température de l’eau en haut, dans le ventilateur, était de 32°, et celle de l’eau qui s’en écoulait de 38°. Cette élévation de température s’explique par l’énergie transformée en chaleur dans le ventilateur. Avant d’entrer dans les moteurs, les gaz avaient une température de 23° à 28°; en avant du ventilateur, la pression atteignait 30 millimètres; après la sortie, elle s’était élevée à 80 et 100 millimètres, pour s’abaisser de nouveau, près des moteurs, à 50 millimètres. D’après 41 analyses, exécutées du 26 septembre 1900 au 12 mars 1901, les gaz contenaient en moyenne 8,50 p. 100 d’acide carbonique, 0,71 d’oxygène, 27,41 d’oxyde de carbone, 4,31 d’hydrogène, 0,30 de méthane, 58,77 d’azote. Cette teneur en gaz combustible correspond à 972 calories par mètre cube.. On admet que la dépense de gaz est de 3 mètres cubes, ou de 2 916 calories par cheval-heure. A Differdange, on calcule que le service de 5 moteurs de 600 chevaux exige 9 000 mètres cubes de gaz par heure, épurés par un seul ventilateur.
- Lorsque les 9 moteurs de 600 chevaux-vapeur fonctionnent à Differdange, on est obligé d’épurer de 16 000 à 17 000 mètres cubes par heure (300 m3 par minute), soit environ 400 000 mètres cubes par vingt-quatre heures. Pour 9 000 mètres cubes de gaz à épurer, on consomme à Differdange 14 mètres cubes d’eau par heure. On espère de la sorte pouvoir enlever, de 1 mètre cube de gaz, 22 grammes de poussière, ou, des 900 mètres cubes de gaz nécessaires pour alimenter 5 moteurs, 20 kilogrammes par heure, soit 480 kilogrammes par vingt-quatre heures. On dépenserait ainsi, par cheval et par heure, 47 litres d’eau et, par mètre cube de gaz, lm,55.
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- Durées du fonctionnement et des arrêts des moteurs à gaz de hauts fourneaux de Differdange.
- FONCTIONNEMENT. ARRÊTS. FONCTIONN EMENT. ARRÊTS.
- Du 1er mars, 2 h. s. Du 7 mars à midi au Du 7 mars, 2 h. s. au Du 9 mars, 4 h. s. au
- au 7 à midi. 7 mars 2 h. s. 9, 4 h. s. 9, 3 h. s.
- 140 h. 1/2. Pour le nettoyage de 30 heures. Engorgement de la
- ê; la conduite d’eau. conduite d eau.
- rC < Du 9, 5 h. s. au 10 Du 10, midi au 10, Du 10, 4 h. s. au 17, Du 17, 7 h. s. au 18,
- » H | à midi. 4 h. s. 7 h. s. 9 li. 1/2 m. r
- H 19 heures. Pour réparation et 139 heures.
- Du 18, 9 h. 1/2 m. au nettoyage.
- 19 à midi.
- Du 1er, 5 h. 1/2 s. au Du 6, midi au 6,1 h. Du fi, 1 h. s. au 17, Du 17,10 h. m. au 17
- W ** O ^ 6 à midi. s. 10 h. matin. 1 h. s.
- 114 h. 1/2. Pour nettoyage. 238 heures. Pour nettoyage.
- S Du 17,1 h. s. au 19.
- Du 1er, 8 h. s. au 2, Arrêté pour être Du 6, 9 h. s. au 12, A cause de la ma-
- 3 h. s. couplé avec la dy- 7 h. 1/2 m. chine soufflante.
- namo. 130 h. 1/2. Du 12, 7 h. 1/2 m. au
- £ j Du 12, 9 h. 1/2 s. au Du 2, 3 h. s. au 6, Du 13, 8 h. 1/2 m. au au 12, 9 h. 1/2 s.
- A 13, 7 h. 1/2 m. 9 h. s. 14, 3 h. m. Du 14, 3 h. m. au 14,
- P fcC Du 14, 4 h. s. au 19, Pour poser les sou- 24 h. 1/2. 4 h. m.
- H 6 h. m. papes de la ma- Pour poser des allu-
- s 110 heures. chine soufflante. Du 13, 7 h. 1/2 m. au meurs neufs.
- 13, 8 h. 1/2 m.
- Du 1er, 9 h. s. au 1er, Pour garnir le presse Du 2, 3 h. m. au 6, Pour nettoyage.
- ac 1 minuit. étoupe. 5 h. s. Du 6, 3 h. s. au 6,
- à ' 3 heures. 108 heures. 9 h. s.
- Du 6, 9 h. s. au 7, Du 1er, minuit au
- w 1 h. 1/2 m. 2, 3 h. m.
- o | Le 7, 1/2 h. m. mis
- S l hors service.
- Accident au haut Du 2, 3 h. s. au 4, Accident au haut
- fourneau. 1 h. s. fourneau.
- Du ü, 8 h. s. au 6, Du 1er, midi au 2, 36 heures.
- 3 h. m. 3 h. s. Du 6, 4 h, m. au 7, Du 4, 1 h. s. au 3,
- 7 heures. 2 h. s. 8 h. s.
- Du 7, 3 h. 1/2 m. au Accident au haut 22 heures. Pour nettoyage.
- 7, 3 h. s. fourneau. Du 7, 8 h. s. au 9, Du 7, 2 h. m. au 7
- c 11 h. 1/2. Du 6, 3 h. m. au fi, 2 h. s. 3 h. 1/2 m.
- Ï5 4 h. m. 42 heures. Du 9, 2 h. s. au 9,
- Ch P Du 9, 3 h. s. au 10, Du 7, 3 h. s. au 7, 3 h. s.
- Cd 1 h. 1/2 s. 8 h. s.. Pour nettoyage.
- o S 20 heures. Accident au haut fourneau. Du 10, 4 h. s. au 11, 11 h. s Du 11, 11 h. s. au 12, 2 h. 1/2 m.
- Du 12, 2 h. 1/2 m. Du 10, 1 h. 1/2 s. au 31 heures. Pose du ressort de la
- au 14, 9 h. m. 10, 4 h. s. soupape de gaz.
- 34 heures. Du 14, 9 h. m. au Du 14, 10 h. m. au Du 17, 8 h. m. au 18,
- 14, 10 h. m. 17. 8 h. m. 7 h. m.
- Petite réparation. 70 heures. Réparation de la li-
- gne électrique.
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- APPLICATIONS DES GAZ DE HAUTS FOURNEAUX.
- 705
- Durées de fonctionnement et des arrêts des moteurs à gaz de hauts fourneaux de Differdange (suite).
- FONCTIONNEMENT. ARRÊTS. FONCTIONNEMENT. ARRÊTS.
- Du 1er, midi au 1er, Du 1er, 9 h. s. au 1er, Du 1er, minuit au 4, Du 4, 6 h. m. au 4,
- 9 h. s. minuit. 6 h. m. 7 h. m.
- 9 heures. Nettoyage de la 66 heures. Nettoyage de la
- chambre de mé- chambre de mé-
- r-* lange. lange.
- ' Du 7, 2 h. m. au 12. Du 12, 3 h. m. au
- ça Du 4, 7 h. m. au 6, Du 6, minuit au 7, 3 h. m. 12, 7 h. m.
- P P EH minuit. 2 h. m. 121 heures. Accident au haut
- 53 heures. Nettoyage de la fourneau.
- O chambre. Du 16, midi au 18, Du 18, midi au 18,
- Du 12, 7 h. m. au Du 16, 10 h. m. au midi. 4 h. s.
- 16, 10 h. m. 16, midi. 48 heures. Réparation de lacon-
- 99 heures. Réparation de la duite d’eau du pis-
- • conduite d’eau. ton.
- Nota. — On remarquera que, dans ce tableau, il n’est pas question du Moteur N° 3.
- La dépense d’eau, pour le refroidissement des moteurs à gaz des hauts fourneaux de Differdange, est de 60 mètres cubes pour 600 chevaux, c’est-à-dire de 10 litres par cheval-heure. Pour refroidir le piston, on a besoin de 8 litres; cette eau doit toujours avoir une pression d’au moins 4 atmosphères, sinon la colonne d’eau est rompue et le refroidissement cesse. On dépense en vingt-quatre heures 65 litres d’huile qui coûtent à Differdange 16mk,25 et, pour chaque moteur, 3 kil. de graisse Staufler, 4kg,5 de pétrole, et 5 de chiffons. Les frais totaux de graissage sont d’environ 20 marks (25 fr.) par vingt-quatre heures, pour chaque moteur de 600 chevaux.
- Dans le tableau ci-dessus, on a indiqué la durée des arrêts des moteurs. Nous ferons remarquer que les moteurs n° 1, 2 et 3 servent à l’éclairage électrique; le moteur n° 4 actionne généralement une machine soufflante, mais il est muni d’un très grand volant, et placé à côté d’une dynamo, de sorte qu’il peut servir pour la production du courant d’éclairage lorsque l’un des trois premiers est arrêté.
- Le moteur n° 5 a été le premier mis en service pour actionner une machine soufflante et, par suite de la présence de la poussière des gaz qui n’étaient pas encore épurés dans les ventilateurs, son piston et son cylindre ont beaucoup souffert.
- On a l’intention de placer à Differdange un deuxième ventilateur de mêmes dimensions que le premier. Ces deux ventilateurs pourront épurer la totalité du gaz nécessaire pour les 9 moteurs, et on espère pouvoir abaisser la teneur en poussière à 0gr,l par mètre cube. De plus, un plus grand ventilateur sera disposé pour épurer la quantité de gaz brûlée dans les chaudières (1 500 000 m3 environ); ce ventilateur sera actionné par un électro-moteur de 100 chevaux, dont le moteur à gaz de 150 chevaux consommera 150 x 3 x 24 = 10 800 mètres cubes, c’est-à-dire 7 à 8 p. 100 de la quantité totale de gaz épurée.
- Les chiffres relatifs aux installations d’épuration qu’on vient de décrire sont groupés dans le tableau suivant :
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- MAI 1901.
- a H H •P a n O Y P Y a o K P P a H H Y a 5 < ci ci o p KRIEDENSHÜTTE (Silés. sup.) SERAING. Essais des 19 et 20 juillet 1900. H O Y < P a 0 p c DONNURMARCKHÜTTE. O Y < Q a a
- 1° Teneur en poussière des gaz : a) Avant le passage dans les épurateurs à sec en grammes, par m3 5,9 7,50 10 62
- A la sortie des épurateurs à sec . . . J 5,3 „ 0 „ ))
- b) Avant le passage^ dans les épurateurs' humides, pari m3, gr. 4,86 )) 5,32
- A la sortie des épurateurs humides . . c) Avant le passage dans les derniers épurateurs 3,0 0,47 2,91 0,6 à 1,0 0,375 0,249 )) 2,5 2,72
- A la sortie des derniers épurateurs . . 0,25 0,002 A la sortie des ventilateurs. 0,187 0,1 0,386
- d) Près des moteurs. . » »> » » Près des » »
- 2° Teneur en eau des gaz : a) Avant le passage dans les épurateurs, par 1 m3, gr 7 0/0 de vol. 142,09 13,5 » moteurs. 30
- b) A la sortie des épurateurs, par 1 m3, gr. 1,3 0/0 de vol. 27,27 5,5 „ „ O
- 3° Tempér. des gaz : a) Avant les épurateurs 170 102 330 90 à 100 38,6 Avant les ventilateurs 46°.
- b) Après les épurateurs 40 à 45 24 8 à 13 9 à 12 17 Après les vent. 40°.
- c) Près des moteurs. Temp. de l’air. » » » — 3 à + 12 » 23 à 28“
- 4° Pression (en colonne d’eau) du gaz : a) Avant les épurateurs, mm 150 90 à 150 5 à 10 0,0 30
- b) Après les épurateurs, mm 90 •• 20 à 60 » 50 50 80 à 100
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- ' APPLICATIONS DES GAZ DE HAUTS FOURNEAUX.
- 707
- GUTEHOFFNUNGSHÜTTE. H H H W £ g S < 53 Xfl PS O H O FRIEDENSHÜTTE (Siles. sup.) SERAING Essais des 19 et 20 juillet 1900. m o £ m P d p DONNERMARCKHÜTTE. H <25 £ < P PS H g S
- 5° Gaz épuré par heure,
- m3 6° Eau de lavage par 26 200 24 000 pour les mach. soufflantes. 2 200 pour les moteurs à gaz. 10 000 1100à2200 1 500 à2500 9000
- heure, m3 7° Poussière lavée, par 50 100 5,388 21,6 m3 12 lit. par 1 m3 14
- heure, kgr 8° Eau de lavage : a) Par cheval - heure 60,26 9 )) )) 35,5
- effectif, lit 6,7 » )> » » )) 4,7
- b) Par m3 de gaz „ . . 9° Bassins de décantation : 1,9 10 » 9 » 1,55
- a) Superficie, m2.. . . b) Profondeur de la 43,3 120 000 500 » 360
- couche d’eau, mm. . c) Frais d’établisse- lm,100 lm,500 )) )) » )> »
- ment, marks 93 600 30 000 138 000 )) 6 marks pourm3. Total : 10 $00 marks. ))
- 2° DISPOSITIONS DE MOTEURS A GAZ DE HAUTS FOURNEAUX
- La figure 14 montre deux moteurs Otto réunis de façon à constituer un moteur de 300 chevaux. Les figures 13 et 16 a donnent les indications sur la manière dont on a accouplé les moteurs à gaz à Dudelange. Il y a deux moteurs de 600 chevaux-vapeur et un de 1 000. La figure 17 montre un moteur Otto de 300 chevaux actionnant une machine soufflante. La figure 18 représente les soupapes de ce moteur. Les figures 19 et 20 montrent la disposition des moteurs Otto à deux cylindres de 300 chevaux de la Gutehoffnungshütte, à Oberhausen. La figure 21 représente un moteur Otto de 50 à 60 chevaux.
- Les moteurs de Seraing et Delamare actuellement construits ont une puissance totale de 36 050 chevaux. La Société John Cockereill en a construit pour 18 800 chevaux; Kamp et C°, 3 600; la Société Alsacienne, de Mulhouse, 3 600; Breïtfeld, Davek et G0, de Prague, 2 650 et le Creusot 7 400.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
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- Trois moteurs Oeclielhàuser de 600 chevaux-vapeur fonctionnent. On en construit 18, dont la puissance totale sera de 14 500 chevaux. Kôrting frères construisent des moteurs à deux temps et à double effet de 500 chevaux.
- La fig. 23-27 représente un dispositif construit à Seraing, destiné à augmenter la pression de l’air de machines soufflantes. Cet appareil fonctionne automatiquement
- Fig. 14. — Moteurs Otto de 300 chevaux.
- mais peut être également réglé à la main. Son mode de fonctionnement est le suivant : Au bas des conduits qui se trouvent de chaque côté du cylindre de la machine soufflante, on a disposé un certain nombre de grandes soupapes d’aspiration qui fonctionnent automatiquement lorsque la marche delà machine est normale, mais qui, lorsque la pression du vent s’accroît, sont empêchées de se fermer par les leviers G, pendant quelque temps, pour qu’elles puissent chasser une partie de l’air aspiré. Les leviers G sont actionnés par des cames étagées GC, portées par l’arbre B, et celles-ci sont
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- . — Installation des moteurs à Differdange.
- Fig. 15 et 16.
- r. 17. — Moteur
- Otto de 500 chevaux et soufflerie.
- Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901.
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- A
- Fig. 18. — Soupapes du moteur Otto de 500 chevaux.
- Fig. 19. — Moteur Otto de 500 chevaux à la Gutekoffnungshütte.
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- déplacées par le levier H qui se trouve dans le régulateur de pression D, lorsque la pression du vent est assez grande pour pouvoir vaincre la contre-pression d’un ressort
- L_ jwam ,ï Y
- placé dans le régulateur de pression. Alors tout ce mécanisme se déplace en raison de la pression du vent, et la fermeture des soupapes a lieu d’autant plus tard que les
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- Fie. 21 et 22
- Moteur Otto de (iO chevaux
- Fig. 23 à 27. — Soufflerie de Serahig.
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- Fig. 28. — Moteur à gaz tandem de 1200 chevaux. Coupe par un cylindre.
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- cônes se déplacent plus loin, jusqu’à ce que, dans la position finale, aucun travail utile ne soit plus accompli.
- Fig. 31. — Moteur Korting ù deux temps.
- Moteur Korting à deux temps avec soufflerie
- La fig. 28 représente l’un des moteurs I, II et III de Differdange qui actionnent des
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- dynamos. Ces moteurs sont du système Delamarre-Deboutteville et construit par Cockerill, à Seraing.
- Le moteur Oechelhaüsser, combiné avec une machine soufflante, représenté par les fig. 29 et 30 fonctionne dans les établissements de Gross-Ilsede, près Feine. Le moteur construit par A. Borsig, de Berlin-Tegel, a un cylindre de 678x950 millimètres de course. La machine soufflante, construite par la « Siegener Maschinenbau-Aktiengesellschaft » de Siegen, a un cylindre du diamètre de 1U1,60Ô X 950. Le débit
- normal de la machine soufflante est, à 125 tours, de 450m3 d’air aspiré environ avec une pression de refoulement de 0atm,5.
- La disposition particulière de ce moteur, avec cylindre ouvert de chaque côté et une paire de pistons qui se déplacent en sens contraires, a permis de placer le cylindre de la machine soufflante immédiatement derrière celui du moteur sur le même bâti. La tige du piston de la machine soufflante est reliée directement à celle du piston arrière du moteur. On supprime ainsi le presse-étoupe du moteur, soumis à des températures et des pressions très élevées, et qui exige beaucoup de soins, et le refroidissement de la tige qui le traverse. Comme ce refroidissement doit se faire sur un organe en mouvement, sa suppression n’est pas négligeable. Le compresseur est placé à côté du moteur, soit au même niveau, soit, comme dans le
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- cas de la machine qui nous occupe, au-dessous du plancher, et il est actionné au moyen d’une manivelle oscillante dont le mouvement est dérivé de celui de la manivelle principale. Ce compresseur fonctionne avec une pression de latm,3 à latm,4 abs. au plus; muni de soupapes automatiques il n’exige presque pas d’entretien. Il résulte de ce qui précède que les forces d’inertie des organes animés d’un mouvement sont réduites au minimum.
- Le cylindre de la machine soufflante est muni de tiroirs d’aspiration réglables, du système Riedler-Stumpf et de soupapes de refoulement automatiques.
- rtlo-
- Fig. 36 à 39. — Soupape Stumpf Riedler pour soufflerie à grande vitesse.
- La fig. 31 représente un moteur Korting à double effet et à deux temps. Le piston de ce moteur est beaucoup plus long que celui d’une machine à vapeur. Le cylindre est muni en son milieu de conduits d’échappement, par lesquels les gaz de combustion sont expulsés, et qui sont ouverts par le piston même aux deux points morts, tandis que le mélange frais de gaz et d’air est introduit par les extrémités. A cet effet, on a disposé deux pompes à double effet, l’une pour le gaz, l’autre pour l’air. Le mode de fonctionnement est le suivant :
- Lorsque le piston est à l’un des poins morts, ainsi que le montre la fig. 31, les conduits d’échappement sont ouverts vers l’une des extrémités du cylindre. Dès que
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- ces conduits commencent à se découvrir, la pression des résidus de la combustion qui se trouvent dans le cylindre s’abaisse rapidement à la pression de l’atmosphère; dès que cela a eu lieu, la soupape d’admission s’ouvre et la nouvelle charge est
- ------E
- Fig. 40 à 45. — Soufflerie Hoer-biger et détail des soupapes de refoulement et d’aspiration.
- refoulée par les pompes dans le cylindre; grâce à une disposition particulière de la distribution de la pompe, il entre d’abord de l’air puis le gaz mélangé avec l’air. Par suite de la forme rationnelle de l’organe d’admission, on empêche la production d’un
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- mélange de l’air refoulé d’abord avec les résidus de la combustion, et, avec le gaz et l’air frais, et il ne se produit pas de perte de mélange par les conduits d’échappement qui restent ouverts pendant le refoulement. Dès que les conduits d’échappement sont recouverts par le piston moteur, les pistons des pompes à air et à gaz sont au point mort; par conséquent le mélange d’air et de gaz n’est pas refoulé dans le cylindre ; il y est comprimé de la façon habituelle, jusqu’à ce que, au point mort, la
- Fig. 46 et 47. — Soufflerie Hoerbiger avec soupapes annulaires.
- charge soit enflammée. Pendant la course suivante du piston vers l’avant, la charge enflammée exerce, par sa détente, son effort jusqu’à ce que, un peu avant d’atteindre l’autre point mort, les conduits soient de nouveau découverts et que la charge usée soit expulsée.
- Un moteur de ce genre faisant 100 tours par minute reçoit par conséquent 200 impulsions par minute, tandis qu’un moteur à quatre temps n’en reçoit que 50. Les dimensions des organes du moteur, et en particulier celles du volant, sont bien plus petites la régularité est néanmoins remarquable.
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- La fig. 32 représente la combinaison d’un moteur Korting avec un cylindre de machine soufflante construite par la « Siegener Maschinenbau-Aktiengesellschaft » de Siegen. Cette machine est destinée à l’établissement de Duisburg-Hochfeld. Le moteur,
- Fig. 48.
- Fig. 49.
- Fig. 48. — Soufflerie à soupapes d’aspiration et de refoulement superposées.
- Fig. 49. — Soupapes lamellaires Hoerbiger.
- actionné par le gaz de hauts fourneaux, doit développer 500 chevaux. Le cylindre de la machine soufflante a lm,600 de diamètre et lm,l00 de course. Il est muni de robinets oscillants pour l’admission et de soupapes Riedler-Stumpf pour l’échappement (fig. 33 et 39). Lorsqu’il est nécessaire, les robinets d’admission peuvent être réglés de façon qu’ils coupent l’admission de l’air avqnt la fin de la course, de sorte que
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- la puissance du moteur est utilisée alors pour comprimer une quantité d’air inférieure à celle qui correspond à la puissance totale. Cette quantité moindre peut donc être comprimée davantage. Par conséquent, on peut, contrairement à ce qui se
- -G - - j- - O- <3* O-Q --G-
- Fig. 50 et 51. — Moteurs à gaz de haut fourneau avec dynamo de 1 200 chevaux.
- passe dans le cas d’une machine à vapeur, utiliser pour le fonctionnement courant la puissance normale du moteur, très voisine de la puissance maximum, et néanmoins, s’il est nécessaire, en réduisant la quantité de vent, réaliser une pression qui dépasse de beaucoup la pression normale.
- jqIsJ;
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- MACHINE A FAIRE LE MÉTAL DÉPLOYÉ.
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- Les fig. 33 à 39 représentent les soupapes Riedler-Stumpf qui sont très rationnellement disposées dans ces machines soufflantes à grande vitesse. Les flg. 40 à 49 représentent des soupapes du système Hoei'biger également employées dans des machines soufflantes à grande vitesse actionnées par des moteurs à gaz. Le machine Oeches-lhaüser(fig. 29 et 30), à soupapes Stumpf, a des pompes munies de soupapes Hoerbiger.
- On compte en tout actuellement 16 souffleurs actionnés par des moteurs à gaz munis de ces soupapes aspirant chacune de 75 à 100m3 par minute. On a également employé de ces soupapes dans des machines à vapeur ; en Allemagne on a construit l’année dernière quatre grandes machines soufflantes de ce genre, entre autres celle de Felvahütte (Silésie supérieure) (1).
- La fig. 50 donne la combinaison d’un moteur à gaz des ateliers de construction de Nuremberg avec une dynamo double. Ce moteur de 1200 chevaux, actionné par des gaz des hauts fourneaux, est du type tandem à deux cylindres, chacun 600 chevaux. Cet établissement construit actuellement pour une aciérie rhénane un moteur à gaz monocylindrique de 750 chevaux. C’est probablement la puissance maxima atteinte jusqu’ici par un moteur à gaz de haut fourneau à un cylindre; si le moteur était disposé en tandem quadruple, il développerait une puissance totale de 6 000 chevaux-vapeur. On pourrait, à l’aide de ce moteur, actionner un grand laminoir à poutres.
- MACHINE A PAIRE LE MÉTAL DÉPLOYÉ DE M. L. Curtîs.
- Nous avons décrit, dans le Bulletin de juillet 1897, page 1001, la machine à fabriquer le métal déployé de Golding.
- IfflJüt
- Fig. 1. — Machine Curtis a faire le métal déployé. Plan.
- (1). Voir Bulletin de la Sociétéd‘Encouragement> mars 1901.
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- Fig. 2. — Machine Curlis. Élévation.
- Fig. 3. — Machine Curtis. Élévation-coupe.
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- Fig. 8, 9 et 10. — Machine Curtis. Détail du déploiement.
- Fig. 4. — Machine Curtis. Détail des cylindres 14 et 17.
- TTTm
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- Ce métal, qui était alors une nouveauté, s’est depuis beaucoup répandu, comme on a pu s’en assurer à l’Exposition de 1900, où. il figurait dans un grand nombre de constructions, et ce succès n’a pas tardé à susciter l’invention d’une quantité respectable de machines destinées à supplanter la machine primitive de Golding. Parmi ces machines, l’une des plus récentes et des plus originales est celle de M. Lewis, E. Cur-tis, de Chicago, remarquable par la hardiesse de son principe, et que nous pensons utile de faire connaître, bien que nous n’en sachions encore aucune application en pratique.
- Fig. 5 et 6. — Machine Curtis. Détail des disques.
- Fig. 7. — Machine Curtis. Détail de l’extenseur.
- Cette machine se compose de deux parties consacrées l’une au fendage de la tôle, l’autre à son déployage.
- La fendeuse a pour organe principal deux gros cylindres 14 et 18 (fig. 4^ armés de rondelles tranchantes 20 et 30, séparées par des rondelles d’écartement 23 et 33, et alternées d’un cylindre à l’autre. Les bords de rondelles tranchantes supérieures 20 sont entaillés d’alvéoles 25 (fig. 6) correspondant aux pleins 100 (fig. 9) à réserver dans la tôle entre les fentes, qui y sont tranchées par les arêtes 22 des rondelles. La tôle, placée sur la table 11 (fig. 3) est avancée entre les cylindres 14 et 17 par les galets 12 et 13, commandés, ainsi que les cylindres 14 et 12, par des trains d’engrenages faciles à suivre sur la figure 2.
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- CHARGEUR DE HAUT FOURNEAU KENNEDY.
- 72:;
- Au sortir des cylindres 14 et 17, la tôle, ainsi fendue, passe à la déployeuse, à laquelle elle est amenée par les galets 47 et 48. Cette déployeuse se compose de deux plateaux 60 et 61 (fig. 1 et 7) dont les arbres 62 et 63, disposés symétriquement l’un au-dessus l’autre au-dessous du plan de la tôle, reçoivent des rotations égales et de sens contraires par les trains 41-71 et (fig. 3) 68-69-70. Quand les bords 103 de la tôle arrivent aux plateaux 60 et 61, les cannelures 64 (fig. 3) de ces plateux les avancent et les coincent dans les gouttières 65 et 66 (fig. 7 et 3), et comme le bord de l’un des plateaux descend pendant que l’autre monte la tôle se trouve, ainsi qu’en figure 7, étirée suivant sa largeur, et (fig. 10) ouverte suivant ses fentes, ou déployée.
- L’écartement des cylindres fendeurs 14 et 47 se règle par les vis 28, et les rondelles fendeuses sont serrées par les écrous 25 et 36.
- chargeur de haut fourneau Kennedy.
- Ce chargeur a pour objet de permettre de répartira volonté les charges en se gui dan sur les indications fournies par un cadran 38 (fig. 1) bien en vue au bas du fourneau,
- y,
- Fig. 1 et 4. — Chargeur de haut fourneau Kennedy. Ensemble et détail de la fermeture.
- et de les distribuer de manière à réduire la proportion de poussière emportée par les gaz en leur sortie par 43 (fig. 2).
- A cet effet, la trémie 13 (Gg. 2), à deux cloches 22 et 25 et pourvue d’un bec de décharge 16, peut rouler sur un chemin de billes 11, convenablement abrité des fuites de gaz par un joint hydraulique 15-19, de manière à répartir la charge au point voulu du gueulard, et à l’abri de l’entraînement par les gaz qui sortent en 43. La rotation de Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901. 47
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- Fig. 2 et 5. — Chargeur Kennedy. Coupe verticale et détail de la manœuvre de la cloche.
- Fig. o. — Chargeur Kennedy. Plan de la cloche
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- EMPLOI DE LA PUISSANCE HYDRAULIQUE DANS LES ACIÉRIES. 727
- la trémie 13 est commandée par la transmission 33-30-19, au moyen d’un moteur 36 qui actionne en même temps, par 37, le cadran 38.
- La cloche 22 est commandée par le cylindre 26, et la cloche 23 par le cylindre 27, au moyen du renvoi 27-28-27, dans le croisillon 28 duquel passe librement la tige 23 du piston de 27; on peut ainsi manœuvrer ces deux cloches indépendamment.
- Les portes d’explosions 42 (fig, 4) sont disposées sur leurs soufflards 17 de manière à ne pas affecter l’étânchéité du joint hydraulique.
- EMPLOI DE LA PUISSANCE HYDRAULIQUE DANS LES ACIÉRIES, D’APRÈS M. R. M. Düelen 'iX).
- Le traitement de l’acier à chaud ou à froid exige des pressions très élevées, qui ne peuvent être fournies pratiquement que par l’eau; aussi l’emploi de l’eau sous pressions élevées se répand-il de plus en plus, tandis que celui de l’eau à basses pressions : jusqu’à 100 kilos environ, disparaît rapidement devant l’électricité. On ne dépasse guère ordinairement des pressions de 400 à 500 kilos; maison pourrait les dépasser avantageusement par les moyens suivants :
- 1° Abandon des pompes à valves nombreuses et compliquées, des accumulateurs, des longues tuyauteries et des appareils de distribution;
- 2° Augmentation du nombre des cylindres des presses afin d’en réduire le diamètre;
- 3° Remplacement des stuffing-box en cuir par une garniture de frottement moindre.
- M. Daélen a satisfait à la première de ces conditions, avec le concours de MM. Brauer-Shumacher, par l’emploi d’un multiplicateur de pression, largement adopté aujourd’hui, dont la première application a été faite, il y a 20 ans, sur une cisaille pour blooms (fig. 1) avec une multiplication de 1 à 100. Lorsqu’on voulut ensuite appliquer ce type de construction aune grosse cisaille de lingots, on s’aperçut que la hauteur de la cisaille était trop élevée pour la plupart des bâtiments des forges de cette époque, et l’on adopta le type figure 2, qui s’est rapidement répandu, car MM. Brauer-Shumacher ont, à eux seuls, livré environ 270 presses de ce système. Parmi leurs avantages accessoires, on peut citer les suivants; le piston, poussé de bas en haut, descend de lui-même, et ce avec une vitesse suffisante pour marcher à 70 coups par minute; le multiplicateur peut se placer à une distance quelconque de la presse; le piston s’arrête aussitôt que l’on coupe la vapeur.
- La presse à forger fournit naturellement l’une des plus belles applications de l’eau sous pression, car sa puissance va jusqu’à 15 000 tonnes. La résistance de la pièce à forger varie considérablement avec sa section et sa température; tandis, par exemple, qu’il suffit d’une pression de 170 kilos par centimètre carré pour de l’acier doux très chaud, il en faudra une de 1 000 pour un acier dur et à la plus basse température de forgeage, et il n’est pas rare d’être obligé de faire varier les pressions dans le rapport de 1 à 10 en raison des variations de section de la pièce.
- Il y a une dizaine d’années, quand l’on introduisit pour la première fois, sur une grande échelle, l’usage de la presse à forger pour les gros lingots, l’on considérait la pompe à vapeur à double effet comme l’appareil le plus économique pour produire les
- (1) Iron and Steel Inslitute. Meeting de mai 1901,
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- hautes pressions, et l’on disposait ordinairement l’accumulateur de manière à pouvoir exercer trois pressions : de 200, 300 et 400 kilos, par exemple. Celte disposition, très coûteuse d’établissement, n’est économique que si le conducteur de la presse n’oublie jamais d’ajuster la pression à la résistance de la pièce ; en fait, il ne le fait pas, et laisse marcher presque toujours à la pression maxima. On a bien objecté au multiplicateur qu’il devait mal utiliser la puissance de la vapeur agissant à pleine pression pendant toute sa course contre la résistance essentiellement variable de la pièce ; mais le fait que le piston de la presse s’arrête toujours dès même que l’on supprime la vapeur, montre que sa pression correspond bien, à chaque instant, à la résistance actuelle de la pièce. Cette déduction, confirmée par des expériences d’indicateur, explique l’économie de vapeur constatée dans ces multiplicateurs.
- La vitesse de ces presses est bien suffisante pour le forgeage, car les plus grosses presses donnent 20 coups par minute, et 40 à 70 coups légers pour le finissage.
- Les différents types de ces presses sont très variés ; l’un des plus petits est de 150 à 250 tonnes, pour le squeezage des blooms puddlés, où il remplace avantageusement le marteau-pilon. Une autre presse de 500 tonnes forge des bandages ; 800 tonnes suffisent pour forger des lingots de 230 centimètres carrés.
- La réunion de l’intensificateur à la presse par des tuyaux est fort encombrante, et les vibrations y occasionnent des fuites ; aussi M. Daelen a-t-il placé le cylindre à vapeur sous la presse, dans les fondations et le petit cylindre hydraulique sur le cylindre de la presse (fîg. 2). Cette disposition est, en outre, moins coûteuse que celle avec les cylindres à eaux ou à vapeur au-dessus, parce qu’elle est plus basse de 3 mètres à 3m,50 ; le bâtiment est aussi plus étroit parce que les fours peuvent être (tig. 3) disposés de chaque côté de la presse. Ces fours à réchauffer, avec chaudières
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- CORRECTION DE L’ERREUR SECONDAIRE DES CHRONOMÈTRES.
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- au-dessus, sont disposés de manière à rendre très facile le maniement des lingots et des presses.
- La figure 2 montre comment on peut employer plusieurs cylindres dans une grosse presse sans augmenter le poids ni le prix de la construction.
- Quant au remplacement des stuffing-box à cuir, il a fait peu de progrès. On a essayé l’addition d’un anneau de métal autour du cuir, mais sans succès marqué, à cause de l’impossibilité de graisser ces surfaces exposées à de grandes pressions. M. Daelen a suggéré l’idée de supprimer le stuffing-box, et de le remplacer par une poche de caoutchouc, placée dans le cylindre et dilatée par l’eau sous pression, sans plus de frottement, mais en se pelant peu à peu ; on en fait, en ce moment, des essais.
- PROCÉDÉ PRATIQUE POUR LA CORRECTION DE L’ERREUR SECONDAIRE DES CHRONOMETRES.
- Note de M. Ch.-Éd. Guillaume.
- L’erreur secondaire de compensation, découverte par Dent en 1883, consiste, comme on sait, dans le fait qu’un chronomètre réglé à deux températures déterminées ne l’est à aucune autre température. Dans l’emploi d’un spiral d’acier et d’un balancier compensateur acier-laiton, un chronomètre ayant une marche parfaite à 0° et à 30° avance de 2S à 2S,5 à lo°, et retarde au-dessous de 0° ou au-dessus de 30°. Les spiraux de palladium donnent une erreur secondaire sensiblemènt moindre, et sont beaucoup employés aujourd’hui en raison des facilités qu’ils offrent pour le réglage approché à toute température. Mais ces spiraux conservent moins bien leur marche que ceux d’acier, et plusieurs fabricants de chronomètres, parmi les plus réputés, préfèrent, pour obtenir des marches parfaites, s’en tenir au spiral d’acier, et ajouter au balancier compensateur des organes auxiliaires modifiant la loi de son action.
- Je vais montrer comment on peut, par l’emploi des aciers au nickel, compenser parfaitement les variations d’élasticité du spiral avec un balancier de forme ordinaire.
- Yvon Yillarceau (Annales de VObservatoire de Paris, t. VII) exprime la variation de la courbure d'une lame bimétallique par l'équation
- 1 _ i — 9~0°
- p po II ’
- dans laquelle p0 et 0o désignent deux valeurs de départ du rayon p et de la température 6; h représente en abrégé une expression assez compliquée, mais dont un terme important s’annule lorsque les épaisseurs relatives des métaux de la bilame sont choisies de telle sorte que l’action dé celle-ci soit un maximum, condition que l’on cherche toujours à réaliser dans la pratique; h se réduit alors à 2 e
- -------, e étant l’épaisseur de la lame, ai et as les coefficients de dilatation des deux métaux qui la
- •1 a»—ai
- composent, pris & la température considérée.
- La loi de variation de h dépend essentiellement des modifications de la différence as—ai avec la température. Or, si l’on se reporte aux valeurs de ai et as pour l’acier et le laiton résultant des mesures faites par M. J.-R. Benoît au moyen de l’appareil Fizeau, on trouve que leur différence est une fonction sensiblement linéaire de la température, les termes quadratiques étant à peu près identiques pour les deux métaux. On en conclut que l’erreur secondaire provient presque en entier du terme du second ordre de la formule exprimant la variation de l’élasticité de l’acier. La correction de ce terme ne pourra être obtenue, dans un balancier à lames circulaires, que par la combinaison de métaux ou alliages dont les dilatations aillent en s’écartant à mesure que la température s’élève.
- Or il se trouve que la loi de dilatation des aciers au nickel est affectée d’un deuxième terme très variable d’un alliage à l’autre, et qui est négatif pour tous les alliages contenant de 36 à 47 pour 100 de nickel environ. On peut donc trouver, dans cette région, des alliages qui, associés au laiton, pourront donner la divergence progressive cherchée,
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- Une série de balanciers ainsi constitués, construits sur mes indications par M- J- Vaucher-Ferrier, à Travers (Suisse), et expérimentés par M. Paul-D. Nardin, au Locle, ont donné d'emblée des résultats très satisfaisants, qui ont eugagé M. Nardin à adopter, depuis près de deux ans, ces balanciers pour tous les chronomètres qu’il construit.
- Je donnerai, à titre d’exemple, les résultats des observations aux températimis faites à l’observatoire de Neuchâtel sur trois chronomètres de marine récemment construits par l\l. Nardin; la première m’a été obligeamment communiquée par le regretté Dr Hirsch, les deux autres par M. le D" Arndt :
- I. ______. II. in-
- Température. Marche diurne (1). Température, Marche diurne. Température. Marche diurne.
- 0 s 0 s 0 s
- 8,8 + 2,80 10,7 — 0,30 12,9 + 0,21
- 0,5 + 2,32 0,8 — 0,24 0,4 — 0,51
- 0,6 + 2,61 1,0 — 0,35 0,4 — 0,71
- 0,8 + 2,11 1,2 — 0,26 0,4 — 0,42
- 10,3 + 3,33 13,0 + 0,09 10,9 + 0,12
- 10,2 + 3,07 12,9 -j- 0,13 10,9 — 0,05
- 9,5 + 3,02 13,3 — 0,61 10,6 + 0,15
- 30,1 + 2,85 32,8 + 0,50 9,6 32,8 -I- 0,18 — 0,60
- 31,9 + 3,25 32,7 + 0,13 32,6 — 0,33
- 31,4 + 3,30 32,2 + 0,16 31,8 i- 0,19
- 9,2 -h 3,05 12,6 — 0,27 12,0 — 0,35
- 8,9 + 2,91 12,0 — 0.60 12,4 — 0,07
- 10,9 — 0,42 12,5 + 0,15
- On voit, à l’inspection du tableau, que la marche des trois chronomètres s’est remarquablement conservée du commencement à la fin des épreuves thermiques, ce qui atteste la bonne conservation du balancier. Les perturbations que l’on observe dans les jours de passage et qui proviennent de l’inégale répartition de la température, disparaissent rapidement, montrant ainsi que les déformations permanentes ne sont pas à craindre. Enfin, les écarts d’une température à l’autre sont du même ordre de grandeurs que les sauts quotidiens à la même température, lesquels renferment à la fois les écarts réels du chronomètre et de l’horloge de comparaison et les erreurs des observations. Les différences de marches diurnes sont très petites, et, fait essentiel, les marches aux températures moyennes s’écartent très peu de la moyenne des marches aux températures extrêmes. Pour les deux premiers chronomètres, l’erreur secondaire est de l’ordre du dixième de seconde; pour le troisième, elle atteint 0%4 environ. Mais, même ici, cette erreur peut n’être qu’apparente; elle résulte d’un calcul dans lequel on fait entrer toutes les observations à l’exception de celles des jours de passage. Mais, en choisissant convenablement les marches diurnes que l’on combine, on peut ou l’annuler sensiblement ou la doubler, ce qui montre que, pour le nombre restreint des observations dont on dispose, une erreur secondaire rigoureusement nulle, pour ce troisième chronomètre, ne sort pas de l’incertitude probable du résultat. On peut, en tout cas, tirer de ces observations, corroborées par beaucoup d’autres, le résultat que, par l’emploi du nouveau balancier, combiné avec un spiral d’acier, les marches d’un chronomètre à toute température peuvent être ramenées dans les mêmes limites d’écart que les marches à la même température.
- Des résultats analogues ont été obtenus avec des chronomètres de poche par M. Nardin et par M. P. Ditisbeim à la Chaux-de-Fonds.
- ri) Le signe + indique l’avance.
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- CORRECTION DE L’ERREUR SECONDAIRE DES CHRONOMÈTRES. 731
- Je dirai enfin que l’emploi de l’acier-nickel a permis de réaliser un autre perfectionnement du balancier. La dilatabilité moyenne de cet acier étant faible, on a pu, en l’associant au laiton, employer des lames plus courtes et plus robustes. La forme définitivement adoptée consiste en quatre lames égales, partant symétriquement des deux extrémités du bras, et chargées de masses égales. De cette façon, l’action de la force centrifuge est parfaitement symétrique, n’entraîne aucune torsion du bras, et modifie beaucoup moins le moment d’inertie du balancier que dans la forme ordinaire. Les corrections auxiliaires d’isochronisme ont pu ainsi être sensiblement réduites.
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 36 avril 1901.
- Présidence de M. Voisin-Bey, vice-président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, dépouille la correspondance.
- U fait part de la perte douloureuse éprouvée par la Société en la personne de M. Digeon, ingénieur-constructeur des plus ingénieux, décédé le jeudi 18 avril.
- M. le Ministre de F Agriculture envoie des cartes de circulation pour le concours agricole, qui se tiendra à la galerie des machines, Champ-de-Mars, du 1er au 7 mai.
- M. Cormac, secrétaire de XInternational Engineering Congress, Glasgow, envoie le programme de ceUongrès et demande à la Société d’Encouragement de s’y faire représenter par deux délégués (Bureau).
- M. Bertrand, président du groupe des Chambres syndicales de l’industrie et du bâtiment de la ville de Paris, attire l’attention de la Société sur la Fédération générale des chambres syndicales du bâtiment et des travaux publics (Commerce).
- M. Thirion, 139, rue de Bagnolet, demande le concours de la Société pour une machine à passementerie (Arts mécaniques).
- M. E. Cuyer, ingénieur à Saint-Maixent, présente une note sur un nouvel appareil d’aération (Arts mécaniques).
- M. Xavier Bcirrau, 5, rue de Charonne, demande le concours de la Société pour la construction d’une nouvelle charrue (Agriculture).
- M. L. Passet, 2, place du Marché, Levallois, demande une annuité de brevet pour un bandage pneumatique (Arts mécaniques).
- M. P. Archambault de Vençay, 64, rue Saint-Louis, Amiens, demande le concours de la Société pour la construction d’un moteur à gaz[kxi% mécaniques).
- M. Abrieville, 11, Grand’rue, Alfort, demande le concours de la Société pour un appareil à distiller, intitulé Xomnium colonial (Agriculture).
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 428 du Bidlctin d’avril.
- Lecture est donnée de la notice nécrologique de M. Prillieux sur M. Chatin, membre du Comité d’Agriculture.
- M. le Président présente les excuses de M. Lemoine, qui, retenu par une indisposition, ne peut faire sa communication sur la fabrication du papier d’alfa.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- MAI 1901.
- 733
- Communication, — M. Désiré Korda fait une communication sur le Télauto-graphe Élisah-Gray-Ri chlie.
- M. le Président remercie M. Korda de sa très intéressante communication, qui sera reproduite au Bulletin,
- Séance du 10 mai 1901.
- Présidence de M. IJndet, vice-président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, dépouille la correspondance.
- M. Donders, 1, rue de la République, Nancy, envoie des renseignements sur la grilleKudliez (Arts mécaniques).
- M. E. Simon fait la présentation suivante :
- L’un de nos Sociétaires, M. Fayolle, m’a demandé de vous présenter, au nom de la « So ciété anonyme de Publications industrielles » dont il est le directeur, le premier cahier des lois ouvrières, qui vient de paraître.
- Depuis le décret-loi du 9 septembre 1848, relatif aux heures de travail des adultes dans les manufactures et usines, la législation ouvrière a donné lieu, surtout pendant les dernières années, à de nombreux textes successifs, qui visent la réglementation du travail, l'hygiène des ateliers, la réparation des accidents. Le recueil, dont il s’agit, contient, sous ces trois rubriques correspondant à trois divisions distinctes, les lois, décrets et règlements d’administration publique, que tôute personne s’occupant d’industrie a non seulement besoin de connaître, mais d’avoir toujours à sa portée et pour ainsi dire sous les yeux.
- Les mieux intentionnés peuvent, en effet, pécher par ignorance et se trouver très involontairement exposés à des contraventions entraînant à de graves sanctions pénales. Deux tables facilitent les recherches : l’une correspond, par ordre de matières, à la pagination même ; l’autre fournit la chronologie des lois, décrets et règlements par année et par mois.
- Ce recueil, qui sera nécessairement suivi d’autres cahiers, au fur et à mesure des modifications et des compléments dont l’expérience aura démontré l’utilité, nous a paru digne de vous être signalé avant d’en faire le dépôt sur le bureau.
- Correspondance imprimée. — M. Collignon présente, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 733 du présent Bulletin.
- Déclaration df. vacances. — M. Lindet, au nom du Comité d’Agriculture, déclare la vacance des sièges occupés, à ce Comité, par MM. Chatin et Max Cornu.
- Nominations de membres de la Société. — Sont nommés membres de la Société :
- MM. Paul Yver, manufacturier à Briare, présenté par M. Bacot;
- Octave Boche fort, ingénieur des arts et manufactures à Paris, présenté par MM. Simon et G. Richard;
- Le marquis de Chassetoup-Lauhat, ingénieur civil à Paris, présenté par MM. Carnot, Simon et G. Richard;
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- 734
- PROCÈS-VERBAUX. — MAI 1901.
- Alby, ingénieur des ponts et chaussées à Paris, présenté par MM. Linder et Henry Pereire;
- Chameroy, ingénieur-constructeur, présenté par MM. Rozé et G. Richard.
- Rapports des comités. — Sont lus et adoptés les rapports suivants :
- M. Lavallée, au nom du Comité de Commercé, sur la Mission lyonnaise en Chine.
- M. Simon, au nom du Comité des Arts mécaniques, sur les Institutions de prévoyance de l’usine ci gaz du Mans.
- M. Sauvage, au nom du même Comité, sur le Rapport général de la commission des méthodes d’essai.
- M. Hirsch, au nom du même Comité, sur la Poulie extensible de M. Roger de Montais.
- M. Tisserand, au nom du Comité d’Agriculture, sur l’ouvrage de MM. Rivière et Lecq, intitulé Manuel de T agriculteur algérien.
- M. Leroux, au nom du Comité des Arts économiques, sur l’ouvrage de M. Grininger : La lampe à incandescence.
- M. Livache, au nom du Comité des Arts chimiques, sur le Traité général des applications de la Chimie de M. J. Garçon.
- M. Vincent, au nom du même Comité, sur le Traité de fabrication du sucre de betterave de M. Horsin-Déon.
- Communications. — Sont présentées les communications suivantes, dont M, le Président remercie les auteurs :
- Par M. Mahoudeau. — Lm noria Lemaire.
- Par M. Guillaume, — Questions chronométriques.
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- LIVRES ET OUVRAGES REÇUS A LA BIBLIOTHÈQUE
- EN MAI 1901
- La mécanique de la forge, par M. Gérard Lavergne. In-4, 56 p., 48 0g., Il0 livraison de La mécanique à F Exposition. Paris, Dunod.
- Fortschritte der Theerfarben fabrikation und verwandter Industriesweige, par
- le D1’ P. Friedlaender. In-4, 1 000 p. Berlin, J. Springer.
- Cuper und SauerstofF, par M. G. Hehn. Brochure. In-8. Berlin, J. Springer.
- Congrès international de surveillance et de la sécurité en matière d’appareils à vapeur, tenu à Paris en 1900. 2P Congrès des Associations de propriétaires d'appareils à vapeur. In-8, 510 p. Paris, imprimerie Capiomont.
- Mémoires de l’Institut égyptien. Contributions à la flore d’Égypte, par M. E. Sickenberger. In-4, 200 p. Le Caire.
- Die Electrochemie auf der Weltausstellung, in Paris 1900, par M. W. Borchers. In-8, 107 p. 45 fig. Halle, W. Knapp.
- Musée rétrospectif de la classe 13 à. l’Exposition de 1900. Rapport du Comité d installation. In-8, 139 p. Paris, imprimerie Belin.
- Nouveau dictionnaire des Sciences et de leurs applications, par MM. Poiré, Perrier et Joannis. Lettres A à G. 21 fascicules. In-8, 1 334 p., 2 231 fig. Paris, Delagrave.
- Atti del Reale Instituto d’Incorraggiamento di Napoli. 5e série. Vol. II. In-4, 400 p. Naples, Societa cooperativa typografica.
- Du ministère du Commerce. Descriptions des brevets d’invention français, n° 286 374
- à 287 170 (mars 4899). Paris, Imprimerie nationale.
- De M. E. Lemoine, membre de la Société, 25 brochures sur des questions de mathématique.
- Encyclopédie universelle des industries tinctoriales, par M. J. Garçon, fascicules 32 et 55. Société industrielle de Rouen et Laboratorio chimico centrale de la Gabelle. In-8, 232 p. chez J’auteur. Paris, 40 bis, rue Fabert.
- Du ministère des Travaux publics. Statistique des chemins de fer français au 31 décembre 1899. Documents principaux. In-4, 513 p. Paris, Imprimerie nationale.
- Congrès international des méthode d’esssai des matériaux de construction de 1900. Communications. Vol. I. Études générales. Constitution moléculaire des corps et leurs lois de déformation sous l’application des efforts. Historique des méthodes d’essai. Laboratoires et appareils d’essai. Vol. IL lre partie. Métaux. Essais mécaniques. Essais de divers métaux et de
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- OUVRAGES REÇUS.
- MAI 1901.
- certaines pièces assemblées. 2° partie. Matériaux autres que les métaux. Commission des méthodes d’essai des matériaux de construction (2e session 1900). Vol. I. Documents généraux-Vol. II. Section A. Métaux. Rapports particuliers. Vol. III. Sections A et R. Matériaux de construction autres que les métaux. Six volumes in-4. Paris, Dunod.
- Théorie und Praxis der Granz-Damast-Weberei, par MM. II. Kinrez et K. Walter, în-8, 104 p., 18 pl. Brunswick, F. Vieweg.
- Lois ouvrières 1848-1900. Travail, Hygiène, Accidents. Premier cahier. In-8, 64 p. Paris, chez l’auteur, M. Fayolle, 20, rue Turgot.
- Mémoires de la Société nationale d’Agriculture de France. Vol. CXXX1X. ïn-8, 660 p.
- Paris, Chamerot.
- Bulletin de l’Association des industriels de France contre les accidents du travail, année 1901. In-8, 240 p., Paris, au siège de l'Association, 3, rue de Eutèce.
- Étude sur la solubilité du sulfate de chaux, par M. Boyer-Guillou. In-4, 18 p. Extrait de la Revue de mécanique.
- Ber Geschichte des Eisens, par M. F. Bock, 6e fascicule. Brunswick, F. Vieweg.
- Rercherches sur les instruments, les méthodes et le dessin topographiques, par
- M. le colonel Laussedat, vol. II. In-8, 200 p., Paris, Gauthier-Villars.
- Die Hochofenbetriebe am ende des XIX Jahrunderts, par le D' E.-F. Durre. In-4, 170 p., 29 pl. Berlin, Lowenthal.
- Comité de l’Asie française. Bidletin mensuel, avril 1901, lPr numéro. Paris, au siège du Comité, 19, rue Cassette.
- De M. Baur, Concurso para la Construccion y Explotacion de un Puerto commercial en la Ciudad del Rosario, 10 vol. Textes et planches, publiés par le ministère des Travaux publics do la République Argentine.
- Du Musée industriel de Turin, Annuaire 1900-1901. In-8, 333 p. Turin, E. Botta.
- Annuaire général de la papeterie française et étrangère (1901). In-8°, 080 p. Paris, 18, rue des Pyramides.
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- LITTÉRATURE
- DES
- PÉRIODIQUES REÇUS À LA RIRLIOTHÈQUE DE LA SOCIETE
- Du 15 Avril au 15 Mai 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag. . . . Journal de l’Agriculture.
- Ac. . . . Annales de la Construction.
- ACP.. . . Annales de Chimie et de Physique. AM. . . . Annales des Mines.
- AMa . . . American Machinist.
- Ap. . . . Journal d’Agriculture pratique. APC.. . . Annales des Ponts et Chaussées. Bam.. . . Bulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- BMA . . . Bull, du ministère de l’Agriculture. CN. . . . Chimical News (London).
- Cs.......Journal of the Society of Chemical
- Industry (London).
- Cil. . . . Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- DoL. . . . Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dp. . . . Dingler’s Polytechnisches Journal.
- E........Engineering.
- E’.......The Engineer.
- Eam. . . . Engineering and Mining Journal.
- EE.......Eclairage électrique.
- EU. . . . L’Électricien.
- Ef.. . . . Économiste français.
- EM. . . . Engineering Magazine.
- Es.......Engineers and Shipbuilders in
- Scotland (Proceedings).
- Fi ... . Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Gc.......Génie civil.
- Gm. . . . Revue du Génie militaire.
- IC.......Ingénieurs civils de France (Bull.).
- le.......Industrie électrique..
- Im . . . . Industrie minérale de St-Étienne.
- IME. . . . Institution of Mechanical Engi-
- neers (Proceedings).
- loB. . . . Institution of Brewing (Journal). La . . . .La Locomotion automobile.
- Ln . . . .La Nature.
- Ms.......Moniteur scientifique.
- MC. . . . Revue générale des matières colorantes .
- N...................Nature (anglais).
- Pc.Journal de Pharmacie et de Chimie.
- Pm. . . . Portefeuille économ. des machines.
- Rcp . . . Revue générale de chimie pure
- et appliquée.
- Rgc. . . . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- Rgds.. . . Revue générale des sciences.
- Ri ... . Revue industrielle.
- RM. . . . Revue de mécanique.
- Rmc.. . . Revue maritime et coloniale.
- Rs........Revue scientifique.
- Rso. . . . Réforme sociale.
- RSL. . . . RoyalSocietyLondon(Proceedings).
- Rt........Revue technique.
- Ru........Revue universelle des mines et de
- la métallurgie.
- SA........Society of Arts (Journal of the).
- SAF . . . Société des Agriculteurs de France (Bulletin).
- ScP. . . . Société chimique de Paris (Bull.).
- Sie.......Société internationale des Électri-
- ciens (Bulletin).
- SiM. . . . Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- SiN. . . . Société industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- SL........Bull, de statistique et de légis-
- lation.
- SNA.. . . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- SuE. . . . Stahl und Eisen.
- USR. . . . Consular Reports to the United States Government.
- VDl. . . . Zeitschrift des Vereines Deutscher lngenieure.
- ZOl. . . . Zeitschrift des Oesterreichischen lngenieure und Architekten-Ve-reins.
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- 738
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- MAI 1901.
- AGRICULTURE
- Agriculture. Développement dans les différents pays (Grandidier). Ils. il Mai, 577.
- Bétail. Fièvre aphteuse. Ag. 4 Mai, 691.
- — Charbon symptomatique (Thierry). Ap.
- Mai, 594.
- Blés. Rusticité des principales races. Ag. 20 Avril, 608.
- — Sélection généalogique (Lavanne). Ag.
- 27 Avril, 652.
- — Magasins, 9 Mai, 600. Création de —
- dans la région de Melun. BMA. Mars, 252.
- — Greniers coopératifs. Ap. 2 Mai, 268. Caroubier (le). Ap. 9 Mai, 598.
- Choux fourragers du nord de F Europe. Ap. 18 Avril, 504.
- Engrais. Rôle des éléments de cendres dans la végétation (Ronna). Ap. 25 Avril, 529; 2 Mai, 563.
- — Roues des villes. Ap. 2 Mai, 577.
- Forêts (insuffisance des). Ri. 27 Avril, 167; 4 Mai, 177.
- — Influence de la précocité des éclaircies sur le rendement des massifs d’épi-ceas (IVÏer). SNA. Mars, 198.
- Fruitière (organisation d’une) (Drouard). Ap. 9 Mai, 596.
- Grêle (rapport du Congrès des associations de tir contre la). (Houdaille). BMA. Mars, 135.
- Greniers coopératifs (Ringelmann). Ap. 25 Avril, 536.
- Lait. Calcul de l’écrémage et du mouillage dans les analyses du lait (Regnier). CR. 22 Avril, 992.
- Machines agricoles.Concours de Posen.VD. 27 Avril, 591 ; de Paris. Ag. 4 Mai,696. — Al’Exposition (Ringelmann). BMA.Mars, 273.
- Maïs (le). Ag. 20 Avril, 625.
- Moissonneuses javeleuses et lieuses. Service économique de leur emploi (Ringelmann). Ap. 18 Avril, 506.
- Moutons gras au concours de Paris. Ag. 20 Avril, 620; à viande. Ap. 25 Avril, 531.
- — Douve hépatique du. Ap. 18 Avril, 500. — Troupeau mérinos de Cherville. Ag. 27 Avril, 660.
- Pommes de terre. Variétés nouvelles. Ap. 18 Avril, 496.
- — Influence de la variété et des engrais
- sur la fécule. Ap. 25 Avril, 539.
- — Influence du bichlorure de mercure sur
- la faculté reproductive de la pomme de terre. SNA. Mars, 205.
- Sologne. Rapport sur la (Le Play). SNA. Mars, 210.
- Tabac (fumure du). Ap. 2 Mai, 561.
- Vigne. Destruction de la Cochylis (Laborde). BMA. Mars, 112.
- — Mission d’étude dans les vignobles de
- France (de Ferrari). BMA. Mars, 125.
- — Stérilisation des vins, essai à Reaune.
- Ag. 20 Avril, 6!5.
- — Reconstitution en Champagne. Ag.
- 4 Mai, 694.
- — Plantation de vignes greffées. Ag.
- 11 Mai, 744.
- CHEMINS DE FER
- Boiles à graisse. Forme des coussinets. RM. Avril, 456.
- — Fusée lvalona. RM. Avril. 456. Chemins de fer. Tananarive-Tamatave. Gc. 27 Avril, 431.
- — Transsibérien. E. 3-10 Mai, 563, 600.
- — de l’État à l’Exposition. Rgc. Avril, 309.
- — français et le transport des céréales
- (Bloch). Rgc. Avril, 391.
- — Electriques. Métropolitain de Paris. Ac. Mai, 74, et central de Londres, résultats comparatifs. Rgc. Avril, 426.
- — Triphasés. EE. Il Mai, 212.
- Frein hydro-clectrique. Durey. RM. Avril, 456. Locomotives à l’Exposition (Rous-Marten). E'. 27 Avril, 431.
- — Allemandes àl’Exposition (Godfernaux). Rgc. Avril, 392.
- — Américaines pour l’exportation. E . 10 Mai, 473.
- — Ivrauss. E. 10 Mai, 605.
- — Compound de l’Est. Ri. 2 Avril, 153. Du New-York central. E'. 3 il/aq 446. Du Lake Shore and Michigan. Rg. E.
- 26 Août, 541. Express du Nord. Gc. 4 Mai, 9. Von Borries. RM. Avril, 454.
- — il roue libredu Midland. G’c, 27 Avril, 427. — Foyers des. E'. 19 Avril, 399.
- — — Résistance des entretoises. E'.
- 27 Avril, 427.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ---- MAI 1901.
- 739
- Locomotives. Feu jeté par les (Weather-burn). E!. 19 Avril, 387.
- — Grille Schroter. RM. Avril, 434.
- — — Larges et étroites, essais compara-
- tifs, RM. Avril, 433.
- — (primages des chaudières de). RM.
- Avril, 436.
- Voie. Recoupement périodique des extrémités des rails de grande longueur (Banchai.) Rgc. Avril, 390.
- — Signaux et enclenchements hollandais à l’Exposition de 1900. Rgc. Avrib 417.
- Block-system aux États-Unis. Rgc.-Avril, 431.
- TRANSPORTS DIVERS
- Automobiles. Au pétrole. De Coster. La 18 Avril, 246.
- .— — Lefebvre. Ln. 27 Avril, 339.
- — Hautier. Pm. Mai, 73.
- — — Société des téléphones. RM. Avril,
- 439.
- — A alcool. Bp. il Mai, 293.
- — — Interrupteur de sûreté Guenet. Ri.
- 27 Avril, 166.
- — Changement de vitesse Brancher. La. 9 Mai, 296.
- — Différentiel Brown-Lipe. AM A. 11 Mai, 460.
- — Direction Long. La. 9 Mai, 298.
- — Frein de Dion. RM. Avril, 463.
- — Poids lourds. La. 25 Avril, 262.
- — Transports militaires. La. 2 Mai, 278. Tramways mécaniques à Paris. £'. 19-
- 26 Avril, 387, 415.
- — De pénétration de l’Est et de l’Ouest
- parisien. Gc. 4 Mai, 1.
- — à air comprimé des omnibus de Paris.
- Pm. Mai, 69.
- — Électriques par triphasés (Kando). EE.
- 11 Mai, 212.
- — — Électrolyse des tuyaux d’eau et de
- gaz (Claude). E. 3-10 Mai, 360, 620,
- — — Appareil Gaiffe pour l’examen des
- joints de rails. EE. 4 Mai, 188.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Acétylène. Cartouche de carbure Piola. RCp-20 Avril, 229.
- — Analyse et purificateur (Rossel) Cs.
- 30 Avril> 343.
- Acides. Action sur les carbonates alcalino-ter-reux en présence de l’alcool (Vallée). ScP. 20 Avril, 393.
- — Azotique ; propriété des dissolutions (Ve-ley et Manley.) RSL. 4 Mai, 128. Sulfurique, procédé de la Badish aniline. Cs. 30 Avril, 360.
- Acoustique. Jeux d’orgues électriques (Rainville). Èlê. 27 Avril, 237.
- — Transmission du son à travers les corps poreux. (Tufts). American Journal of Science, Mai, 357.
- — Réflexion et réfraction du son (Wood). Rgds. 30 Avril, 350.
- Air atmosphérique (ionisation de 1’). (Wilson). ESL. 4 Mai, 151.
- Alcool (utilisation de). Ef. 27 Avril, 575.
- Allotropie. Relations électrochimiques des états allotropiques des métaux, ef de l’argent en particulier (Berthelot). ACP. Mai, 49.
- Baryum (hydrure de). (Guntz). CR. 22 Avril, 963.
- Bières diverses. Cs. 30 Avril, 376.
- — Recherches de l’acide salicylique (Périra). ScP. 20 Avril, 475, et arsenic (Murphy). Cs. 30 Avril, 340.
- Borax et nitrates. Fabrication nouvelle des (Newton). Cs. 30 Avril, 324.
- — Blanchiments divers. Cs. 30 Avril, 359.
- Céramique. La (Vogt). SiM. Mars, 80.
- — Fabrication de plaques avec réseaux en fil métallique. Ms. Mai, 306.
- — Porcelaines chinoises. Ms. Mai, 306.
- Chaux et ciments. Décomposition à la mer. Le Ciment. Avril, 59.
- Chinchonine (la). (Junglleisch et Léger). Pc. 1er Mai, 401.
- Cristallisation spontanée du sulfate de soude dans les solutions sursaturées. (Cop-pet). ScP. 20 Avril, 388.
- Cryoscopie (recherches de). (Chroustchoff). CR. 22 Avril, 955.
- Cuivre. Sels cuivreux, action sur l’oxyde de carbone et les carbures d’hydrogène (Berthelot). ACP. Mai, 32.
- Dilatation de certains métaux aux tempéra^ tures élevées (Holborn et Day). American Journal of Science, Mai, 374,
- Eau oxygénée. Action sur l’oxyde d’argent (Berthelot), ACP. Mai, 52.
- Eaux minérales. Variations de composition
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- MAI 1901.
- décelées par la composition électrique (Muller). CR. 29 Avril, 1046. Essences et parfums. Essence de vétiver (Theulier). ScP. 20 Avril, 454.
- — Citraptène. Id. 465.
- — Bois de rose, 468 ; divers. Cs. 50 Avril,
- 383.
- Éther, isothermes entre 100 et 206° (Mack). CR. 22 Avril, 952.
- Exposition de 1900, produits chimiques à Y (Gloess et Bernard). Ms. Mai, 289.
- Gaz volcaniques (origine des) (Gautier) ScP. 20 Avril, 402.
- Gaz d’éclairage. Mélange avec' l’air (explosion des). (Kubiorsehky). Cs. 30 Avril,
- 345.
- — Théorie des manchons (Guillaume).
- Rgds. 30 Avril, 358.
- — Enlèvement des naphtalines. Cs. 30 Avril,
- 346.
- — Manchon d’osmium Auer. Cs. 30 Avril,
- 348.
- — A l’huile. E'. 19 Avril, 402.
- Gazogènes divers. Cs. 30 Avril, 349.
- — Eraser-Talhot. Gc. 11 Mai, 28.
- Essences et parfums. Essence de géranium de Cannes. ScP. 5 Mai, 516.
- — Extraction des parfums des fleurs (Theulier). Cp. 5 Mai, 230.
- Fer. Dissolution par l’acide chlorhydrique (Conroy). Cs. 30 Avril, 316.
- Isochores de l’éther (Mack). CR. 29 Avril, 1035. Laboratoire divers. Cs. 30 Avril, 389.
- — Uniformisation des analyses techniques (Richardson). Cs. 30 Avril, 334.
- — Acide nitrique, dosage dans les eaux au moyen du chlorure slanneux (Heri-riet). CR. 22 Avril, 966.
- — — Mélange à des acides divers (Van
- Gelder). Cs. 30 Avril, 339.
- — Analyse des roches (Hillebrand). CN-19 Avril, 184; 3-10 Mai, 211-218.
- — — des matières grasses (Halphen).
- Cp. 5 Mai, 239.
- “ — des gaz de hauts fourneaux et des gazogènes (Wencalius).Cp. 5 Mai,259. — Outillage simple de réfrigération ascendante (Cazeneuve). ScP. 20 Avril,276. Méthode manganimétrique (Gailhat). ScP. 20 Avril, 395.
- — Aluminium, dosage (Allen). Ms. Mai, 326,
- Laboratoire. Analyse des résidus des pyrites. Ms. Mai, 321.
- — Arsenic. Nécessité • d’une méthode
- d’analyse uniforme. Cs. 30 Avril, 332.
- — Argent, dosage volumétrique (Andrews).
- Ms, Mai, 325.
- — Cobalt. Séparation de petites quantités
- en présence des pyrites. Ms. Mai, 322.
- — Cuivre, dosage (Parr). Ms. Mai, 326.
- — Chromite, analyse par la méthode au
- borax. Ms. Mai, 330.
- Osmose à travers les membranes de ferroeya-nure de cuivre (Flusin) .CR.Y>]Mai,l 119. Peintures et vernis divers. Cs. 30 Avril, 372. Photographie en 1900 (Granger). RCp. 20 Avril, 289.
- Quartz vitrifié (le). (Shenstone). CN. 3 Mai, 205. Radium (action des rayons de) sur le sélénium (Bloch). CR. 15 Avril, 914.
- Réactions chimiques. Vitesse des (Duane). American Journal of Science. Mai, 349.
- — Polonium et actinium (Besson). JC.
- Mars, 459.
- Rayons de Recquerel (conductibilité des gaz pour les) (Strutt et Rayleigh). RSL. Mai, 126.
- Savons. Dosage de l’alcali total et libre. Ms. Mai, 334.
- Sélénium. Recherche dans l’acide sulfurique. (Jouve). ScP. 5 Mai, 489, et Tellure (effet du gaz des marais sur les composés du) (Berry). Cs. 30 Avril, 327. Sucrerie. Divers. Cs. 30 Avril, 374. Sulfocyanures. Action des gaz réducteurs (sur les) (Canroy, Helsop et Shores). 30 Avril, 320.
- Tannerie. Cuirs et peaux à l’Exposition. Gc. 4-11 Mai, 7-21.
- — Divers. Cs. 30 Avril, 373.
- Teinturerie. Divers. Cs. 30 Avril, 332-359.
- — Synthèse de l’indigo (Meldola). 'SA. 19 Avril, 397.
- — Indigo artificiel. Fabrication (Haller). Rgds. 15 Avril, 327. Notes sur (F) (Levingstone). Cs. 30 Avril, 332. Industrie de (f). Cs. 30 Avril, 353.
- — Couleurs organiques artificielles. Progrès de leur chimie (Buntrock). MC. lor Mai, 113.
- — Réduction des matières colorantes azoïques nitrées (Rosenliehl). C/L 22 Avril, 985,
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-
-
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- MAI 1901.
- Teinturerie. Emploi du permanganate de potasse (Saget). Ms. Mai, 319.
- — — de l’acide lactique pour le noir
- d’aniline. SiM. Mars, 102.
- — Couleurs nouvelles. MC. Mai, 117..
- — Réserves gros bleu d’alizarine sous
- rouge de paranitraniline (Richard). SiM. Mars, 97.
- Tellurium. Préparation en grandes quantités (Matthey). RSO. 4 Mai, 161.
- Tensions superficielles. Mesure rapide (Guye et Perrot). CR. 22 Avril, 1043.
- — des huiles essentielles (Jeancard et Sa-
- tie). SCP. o Mai, 519.
- Verre et bouteilles. Composition (Dralle). Ms. Mai, 313.
- — Électroverre. Id., 317.
- — Verres opales et albâtres doublés de verre transparent. Ms. Mai, 317.
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Accidents du travail. Loi du 9 avril 1898, résultats. Ef. 1-11 Mai, 607, 647. Amsterdam. Commerce et navigation en 1899. Rmc. Mars, 703.
- Associations professionnelles ouvrières. Cuirs et peaux, industries textiles. Ameublement. Ef. 27 Avril, 577.
- Blé (Question du). Rso, 1er Mai, 701, 720. Courtage maritime en France. Ef. 20 Avril, 531. Etats-Unis (Industrie métallurgique aux) (God-fernaux). Rs. 27 Avril, 421.
- Fer et acier. Concurrents de l’Angleterre (Phillips). Em. Mai, 173.
- France. Industrie minérale et appareils à vapeur en 1899. Ef. 20-27 Avril, 539, 579.
- — dépenses de l’État, le mal et les re-
- mèdes (Vignes). Rso. 1er Mai, 665. Grève générale (La). Ef. 27 Avril, 569.
- — des tullistes de Calais. Musée Social.
- Avril.
- — et conciliation eu France en 1900. Ef.
- 11 Mai, 655.
- Logements ouvriers à New-York (Escard). Rso. 1er Mai, 689.
- Pétrole. Commerce en Russie. UlR. Mai, 1. Retraites (Loi sur les). Ef. 11 Mai, 645.
- Sociétés de crédit. Fonctionnement. Utilité des dépôts. Ef. 20 avril, 529.
- Tome 101. — 1er semestre. — Mai 1901
- 741
- Sucres (Question des) en 1901 (Grandeau). Ap. 9 Mai, 593.
- Textiles. Industrie en France. La laine. E. 20 Avril, 535.
- Trust américains. E. 10 Mai, 611.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PUBLICS
- Béton et ciment armé. État de la question (Considère). APC. 1900, 141.
- — Pont de Grasdorf. Le Ciment. Avril, 49.
- — (Planchers en). Id. 53.
- — Sidéro-ciment. Ac. Mai, 66.
- Chauffage par poêles. État actuel (Hoc). Gm.
- Avril, 289.
- Colonnes (Résistance des) Smith. E'. 19 Avril, 388.
- Exposition de Glasgow. E1. 19 Avril, 502; 3 Mai, 570.
- Ponts sur le Rhin à Worms. Gc. 11 Mai, 17.
- — de Redheug. Reconstruction. E. 10 Mai,
- 608.
- Routes. Nouvelle méthode d’entretien(Guenot). APC. 1900, n° 38.
- Théâtre de la Cour. Vienne. E. 26 Avril, 529. Voûtes en maçonnerie. Tracé et calcul (Legay). APc. 1900, n° 42.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs Heim, Wuillot, Hagers, Tommasi, EE. 11 Mai, 222.
- — Caractéristiques de l’accumulateur à plomb. EE. 11 Mai.
- — Détermination de la grandeur des batteries. EE. 11 Mai, 218.
- Aimants permanents (Étude des) (Chistoni et Verche). EE. 27 Avril, 148.
- — Essai des aciers à aimants (Klemencia). EE. 27 Avril, 148.
- Condensateur-transformateur, étude géométrique (Perreau). EE. 4 Mai, 185. Courants alternatifs (Systèmes de) (Meyer). 19 Avril, 495.
- — Ondes périodiques. le. 10 Mai, 197.
- — Polyphasés. E. 3-10 Mai, 579, 619. Diélectrique liquide ( passage du courant) (Egers). EE. 20 Avril, 113.
- Dynamos Thury du Creusot.EE. 20 Avril,Si. — Granz. EE. 11 Mai, 202.
- — Saturation des induits. EE, 27 Avril, 146.
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-
- 742
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ---- MAI 1901.
- Dynamos. Voltage etvitesse, relations dans une dynamo shunté (Ponyder et Wym-peris). E. 5 Mai, 562.
- — Hystérésis dans un champ tournant (Expériences) (Dura). EE. 20 Avril,
- h 2.
- Alternateurs (Chute de tension dans les) et fonctionnement des circuits amortisseurs (Giles). EE. 20 Avril, 90, 107.
- — du Creusot. EE. 22-27 Avril, 121 ; 4 Mai,
- 157.
- — de 100 Kw. Ganz. EE. 11 Mai, 197. Moteurs asynchi’ones alternatifs simples ou
- polyphasés. Elé. 25 avril, 181. Éclairage. Arc. Oscillationspériodiques produites par la superposition d’un courant alternatif au courant continu dans un arc électrique (Koenig), CR. 22 Avril, 962.
- — Lampe Johnson et Philips. E. 3 Mai, 585. Incandescence. Lampe Auer. Elé. 27 Avril, 266. Électro-chimie. Divers. Cs, 31 Avril, 369.
- — Fabrication électro-chimique des ferro-
- silicium (Gin). JC. 25 Avril, 10 Mai, 173-195; EE. 4 Mai 185.
- — de l’hydrogène et de l’oxygène. E'. 26
- Avril, 417.
- — Vitesse des réactions dans les réductions électrolytiques (Goldsmith). EE. 4 Mai, 193.
- — Nouvelle résistance Herœus. EE. 4 Mai,
- 196.
- Exposition de 1900. Services électriques (Picou). Sie. Mars, 120.
- Jeux d’orgues électriques. Elé. 11 Mai, 291. Mesures. Compteurs à l’Exposition de 1900 (Janet). Sie. Fév., 64.
- — — (Armagnat). EE. 11 Mai. 204.
- — Oscillations électriques, mesure des pé-
- riodes par le miroir tournant (Décombe). CR. 29 Avril, 1037.
- — Perméamètre de torsion (Carpentier). Elé. 20 Avril, 244.
- — Pont magnétique Holden. Ici., 248.
- — Instruments de mesure enregistreurs (Perrin). Sie. Avril, 155.
- — Ampèremètres et voltmètres indépendants de l’intensité de leur aimant permanent. CR. 22 Avril, 957.
- — Wattmètres. Emploi pour la mesure de la puissance des courants alternatifs. Elé. 4-11 Mai, 272, 295,
- Ondes électriques (Transmission des). (Pupin). E. 19 Avril, 497.
- Rhéostats liquides. Elé. 11 Med, 289.
- Stations centrales. Groupes de l’Exposition.
- 200 Kw. Société alsacienne. Ge. 27 Avril, 421.
- Télégraphe Imprimeur Murray. Elé. 27 Avril, 263.
- Téléphonie. Divers. VDI. 20 Avril, 549. Transformateurs rotatifs (Calcul des) (Mos-say). le. 10 Mai, 199.
- HYDRAULIQUE
- Filtre pasteurisant Piat. Rt. 25 Avril, 176. Indicateur enregistreur hydraulique de niveau à distance Hillenbraud. Ri. 11 Mai, 183.
- F ompes centrifuges Cochrane, égouts de Straf-ford. E. 10 Mai, 603.
- — Jackson. Rn. Avril, 467.
- — Duplex Moore. Ru. Avril, 466.
- Pierre Burrougs, AMa. 27 Avril, 414.
- Roue Cassel. Ri. 27 Avril, 163.
- Turbines. A l’Exposition (Lavergne). Gc. 20-27 Avril, 411, 423.
- — En Suisse (Prazil). EM. Mai, 245.
- — au Niagara, nouvelle fosse. 11 Mai, 26.
- MARINE, NAVIGATION
- Adour. Amélioration de l’embouchure (Ga-reta). APc. 1900, n° 40.
- Constructions navales. Equipement mécanique d’un chantier (Biles).EM.Mai, 216. Machines marines (Équilibrage des) (Dalby). E. 19 Avril, 521.
- — Triple expansion du Port Antonio. E’.
- 3 Mai, 458.
- -- Emploi des turbines (Joubert). Bam. Avril, 311.
- Marine de guerre allemande. Rmc. Mars, 660.
- — Cuirassé Kaiser Wilhelm. Id. 632.
- — Américaine. Cuirassés américains (Bi-
- les). E. 19-26 Avril, 523, 535; Rmc. Mars, 666.
- — Anglaise. Rmc. Mars, 657.
- — Suédoise. Croiseurs à tourelles super-
- posées.
- -— Blindages à l’Exposition (Bâclé). Gc. 20 Avril, 407.
- Pas de Cédais. Origine des services à vapeur. E'. 27 Avril, 430.
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-
-
- 743
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. — MAI 1901.
- Ports de Bremerhaven, travaux d’extension. Oc. 20 Avril, 401.
- — de Dublin. Draguage de la Liffey. E.
- 3 Mai, 565.
- Propulseur hydraulique Zeuner. VDI. 27 Avril, 519.
- Rhône alpestre (Régime du) (Muyden). APC.
- 1900, n° 44.
- MÉCANIQUE GÉNÉRALE
- Aérostation. Navigation aérienne'(La). Société d’Encouragement de Berlin. Avril, 123. Chaudières (Distribution de la chaleur dans les). E'. 10 Mai, 479.
- — à tubes d'eau. Circulation. E'. 19 Avril,
- 399.
- — — dans les marines anglaises et
- étrangères. E'. 3 Mai, 459.
- ' — — Solignac. E1. 3, 10 Mai, 443, 466. Nettoyage sans arrêt. IC. Mars, 471.
- — — Borrot. Pm. Mai, 74.
- — — Lyal, avec foyer pour bagasse. E1.
- 27 Avril, 424.
- — — Thornycroft-Marshall. E1. 3 Mai,
- 457; Ri. 11 Mai, 184; RM. Avril, 446. — Désincrusteur Dean. RM. Avril, 450. —. Niveau d’eau Schram. E. 3 Mai, 585.
- — Foyer. Economy Manufacturing C°. RM.
- Avril, 448. Westlake, Mathias. Id., 349.
- — Surchauffeur Marche. Ram. Avril, 364.
- Hering, Schultz. RM. Avril, 451, 452. Classicompteur-imprimeur. Marsh. Ln. 11 Mai, 369.
- Crapaudine. Turner. RM. Avril, 478.
- Dragxie. Smit. E. 3 Mai, 567.
- Graisseurs. Linkenkeimer, Garels et Kimball. RM. Avril, 478.
- Levage. Appareils électriques divers. E E. 20 Avril, 103.
- — Ascenseurs Samain. RM. Avril, 464.
- — Pour canaux Teutschert et Crischek. Id., 465.
- — Câbleway de la mined’El Dorado. Eam.
- 13 Avril, 461.
- — Derrick de 120 tonnes Doxford. E. 10
- Mai, 504.
- Machines-outils à l’Exposition (Fischer). VDI. 20 Avril, 543; 3 Mai, 626.
- — (Principes mécaniques des). (Grinffm.
- EM. Mai, 216.
- — Pour la fabrication des vélos (Richard). RM. 38 Avril, 377.
- Machines-outils. Aciers à outils (Essais des). (Kern.) EIV. 19 Avril, 181.
- — Affûteuses Bath, Latimer. RM. Avril,
- 468.
- Frappeur Johnson. RM. Avril, 473.
- — Courbeuse pour manivelles Dent. E. 26
- Avril, 537.
- — Raboteuse Bateman. RM. Avril, 474.
- — Centreuse Henkley. RM. Avril, 460.
- — Forgeage à l’étampe. (Horner.) E. 3 Mai,
- 561.
- — Fraiseuse Ward. E. 19 Avril, 519.
- à copier, de' la Natural Cash C°. RM. Avril, 471. Paker. R. M. Avril, 470. Becker. Ri. 4 Mai, 173. Verticale Hetherington. E. 10 Mai, 595.
- — Mandrins magnétiques Walker. Ri. 11
- Mai, 185.
- — Meule Landis. AMa. 4 Mai, 436.
- — Tours vertical Webster et Bennett. Ri.
- 27 Avril, 161. .Hetherington. E!,
- 26 Avril, 423. Revolver Outfield. E.
- 3 Mai, 573. De Welmington. AMa.
- 4 Mai, 428. Couradson. AMa. 11 Mai, 450.
- — — A vis. Brown et Shellenbach. RM.
- Avril, 432.
- — — Tournage d’une poulie de 34 tonnes.
- Bam. Avril, 383.
- — Presse à forger. Breuer Schumacher. 1200 tonnes. E. 19 Avril, 50i.Huber. VDI. 4 Mai, 621.
- — — à découper les tôles d’armatures.
- Taylor et Ghallen. E. 19 Avril, 507. — Porte-outil Barrow. RM. Avril, 475.
- — Riveuse Kinnam à air comprimé. RM.
- Avril, 477.
- — Scie à métaux Vinsonneau. RM. Avril,
- 444.
- — à bois. Moulureuse Marbut. E. 19 Avril,
- 504. -
- Moteurs à vapeur. 4 500 chevaux Westinghouse. RM. Avril, 480.
- — 2000 chevaux de la fabrique de Crim-
- metschau. VDI. 20 Avril, 541.
- — Verticale compound Augsbourg-Nurem-berg. Ri. 27 Avril, 163. 4 000 chevaux Aliis. E. 3 Mai, 576.
- — Surchauffée Schmidt. VDI. 27 Avril,
- 590.
- — Théories de la Anspach. Rgde. 15 Avril,
- 313.
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-
-
- 744
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. —- MAI 1901.
- Moteurs à vapeur. Thermodynamique. Société d'Encouragement de Berlin. Avril, 211.
- — Proportions des cylindres dans les com-pound. (Hanssen.) E. 3 Mai, 588.
- — Condenseur à eau récupérée. Zschocke. E. 10 Mai, 602.
- — Distributeurs Brown et Ferranti. RM. Avril, 440.
- — — Weyer et Richmond. RM. Avril, 483.
- — — Tiroir King. RM. Avril, 483.
- — — Serpollet. ld. 484.
- — Récupérateur de chaleur Rateau. RM. Avril, 485.
- — Régulateur Rosi 1er. RM. Avril, 484.
- — — Arrêt. Dalley. RM. Avril, 485.
- — Sluffing box métallique Vinsonneau. RM. Avril, 486.
- — à vapeurs combinées. Zimmermann.
- Dp. 11 Mai, 304.
- — à gaz. (Calcul des). (Towle.) AMa. 27
- Avril, 409.
- — Benier et Taylor. RM. Avril, 487.
- — Magbach. ld. 488.
- — — à l’Exposition. VDI. 14, 11 Mai, 615?
- 657.
- — — de haut fourneau (Poussières des).
- (Greiner.) Gc. 11 Mai, 24.
- - — Réglage Osborn. Refroidissement. Dawson. Allumage Packard. RM. Avril, 489. Deutz. Ici. 490.
- — à pétrole du sous-marin Holland. La.
- 25 Avril, 265.
- — Société des téléphones. RM. Avril, 490.
- — — Otto pour bateau. E'. 3 Mai, 450.
- —• — Diesel. EssaisMeyer. 26 Avril, 413.
- — — Carburateur Dawson.RM. Avril, 492. Résistance des matériaux. Duromètre Keep.
- RM. Avril, 479.
- Roulement sur billes (Étude des) (Stribeck et Schwinning). RM. Avril, 402, 426. Transmission variable. Reeves. AMa. 4 Mai, 427 Tuyauterie. Joint Grouvelle-Arquenbourg. RM] Avril, 450.
- MINES
- Balance Briart. Rm. Avril, 98.
- Bolivie. Gisements de Tipuani (Frochot). AM. Fév., 149.
- Bolivie (Étain en). Id. 186.
- Câbles d'Aloès aux grandes profondeurs (Ver-tongen.) Rm. Avril, 1.
- Électricité. Application aux mines en Europe.
- Eam. 30 Mars, 402; 27 Avril, 532. Espagne. Production minérale. E. 19 Avril, 512.
- Explosion du gaz dans les mines métalliques. Eam. 30 Avril, 405.
- Fer. Minerai de Normandie et calcination des carbonates de fer au four à cuve (Pra-lon). AM. Fév., 125.
- Fonçage du puits n° 5 aux mines de Tamarak. Eam. 13 Avril, 451.
- Houillères du Sommerset. Eam. 27 Avril, 527. Tourbe en Suède. E'. 3 Mai, 444.
- Trieur électro-magnétique. Wetherell. Eam. 3 Mars, 399.
- MÉTALLURGIE
- Aluminium. Action des alcalis caustiques. Ms. Mai, 342.
- — Le Magnolium. E'. 10 Mai, 467.
- — Poids moléculaire de ses composés (Kohler.) CN. 3 Mai, 208.
- Cuivre. Production en 1900. Ef. 27 Avril, 580. — Histoire de sa métallurgie au lac Supérieur. Eam. 27 Avril, 529.
- Fer et acier. Métallographie de l’acier; problèmes pratiques. (Arnold.) N. 25 Avril, 613.
- — Acier. Industrie au Japon. £.19 Avril,
- 497.
- — — .Four Martin. Perfectionnements ré-
- cents. (De Cousergues.) IC. Mars, 479. — Laminoirs anglais et américains (Stead). E. 10 Mai, 616.
- — Fonderie de tuyaux aux États-Unis. E'.
- 19 Avril, 389; 10 Mai, 468.
- — — Analyses. (Utilité des) pour les
- fondeurs. (Buchalan.) E. 26 Avril, 535.
- Or. Exploitation économique. E. 26 Avril, 535.
- — Australie de l’Ouest. Em. Mai, 225.
- — (Métallurgie de F). Rt. 25 Avril, 181. Philippines (Richesses minérales des). Em.
- Mai, 256.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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-
-
- 100e ANNEE.
- JUIN 1901.
- BULLETIN
- DE
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- ARTS MÉCANIQUES
- Rapport présenté par M. Hirsch au nom du Comité des Arts mécaniques sur la Transmission a vitesse variàrle, de M. R. de Montais.
- M. Roger Labbé de Montais s’est attaqué à un problème de mécanique qui, avant lui, avait tenté nombre d’inventeurs; il s’est proposé d’établir une transmission entre deux arbres parallèles, dans des conditions telles que, la vitesse angulaire de l’arbre conducteur étant donnée, on pût faire varier à volonté la vitesse de l’arbre conduit.
- Une bonne solution de ce problème serait d’une véritable importance ; elle rendrait les plus grands services à toutes les industries mécaniques, et, tout particulièrement, à l’industrie automobile. C’est surtout en vue de l’application aux automobiles que M. de Montais a dirigé ses recherches.
- Dans la plupart des automobiles, la machine motrice est un moteur à explosion. Or, les moteurs de ce genre, malgré les perfectionnements dont ils ont été l’objet, sont encore, sous certains points de vue, bien inférieurs aux machines à vapeur; ils n’en ont surtout ni la souplesse, ni la maniabilité. Un moteur à explosion ne peut être mis en route sous charge, et, une fois en marche, il ne peut pas s’écarter notablement, ni comme vitesse, ni comme puissance, de l’allure normale pour laquelle il a été établi. Cette dernière condition est particulièrement gênante en matière d’automobile. Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901. 49
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-
-
- 746
- ARTS MÉCANIQUES. ---- JUIN 1901.
- En effet, la résistance que rencontre la voiture varie d’un instant à l’autre, suivant l’état de la route parcourue, et surtout suivant les déclivités du profil. La puissance développée demeurant à peu près constante, c’est la vitesse qui doit varier, plus faible dans les montées, plus forte en palier ou en pente. De là, la nécessité d’intercaler, entre le moteur et l’axe des roues de travail, une transmission variable.
- Cette transmission, qui se retrouve sur toutes les automobiles, consiste ordinairement en un ensemble de plusieurs trains d’engrenage, qu’on substitue l’un à l’autre quand on veut changer de vitesse; mais cette substitution ne peut se faire sans à-coup ni sans choc; pour en atténuer la brutalité et éviter les ruptures qui en seraient la conséquence, il faut interposer des embrayages à friction, qui glissent et adoucissent les chocs.
- Le mécanisme de transmission ainsi constitué est lourd, compliqué, exposé à des avaries et à une usure rapide; de plus, les changements de vitesse se font par sauts brusques, et non pas par progression continue, comme il serait désirable.
- De nombreux inventeurs, et des plus éminents, se sont efforcés de trouver une solution pratique. Tant qu’il ne s’agit que de transmettre de faibles efforts, le problème est relativement facile. Citons, entre bien d’autres, la transmission à l’aide de roulettes, circulant à une distance variable du centre d’un plateau ou du sommet d’un cône tournant. Ce principe a été proposé sous bien des formes; l’un des dérivés les plus remarquables est celui du célèbre constructeur américain Sellers.
- Souvent aussi, on a eu recours à des courroies s’enroulant sur des cercles de dimensions variables.
- Un dispositif, imaginé par MM. Bataille et Bloom, et présenté à l’Exposition de 1878 (1), consistait en deux cônes, entaillés de manière à pénétrer plus ou moins l’un dans l’autre; la corde ou courroie ronde s’enroulait sur le cercle d’intersection, cercle à diamètre variable, suivant la distance des sommets des deux cônes. Des systèmes plus ou moins analogues ont été proposés par Richard Simms (2), par Gardon (3), Reeves (4), et d’autres encore.
- Il est clair que, pour la bonne transmission d'une force un peu grande*
- (1) Rapport sur la Mécanique générale (classe 54), p. 415.
- (2) Brevet anglais, 5 décembre 1896.
- (3) Trans. of the American Soc. of Mechanical Engincers, 1893, p. 478.
- (4) Revue de Mécanique,[1898, lor semestre, p. 662.
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- la poulie à jante plate avec large courroie est bien plus pratique; mais il reste à faire varier, par des moyens simples, le diamètre de cette poulie; c’est là que gît la difficulté.
- M. Roger de Montais s’est attaché à résoudre ce problème ; la solution qu’il propose paraît suffisamment simple et pratique. Les figures 1,2 et3 ci-jointes représentent l’appareil de M. de Montais, tel qu’ilnous a étésoumis.
- Il se compose de deux poulies extensibles A, B, sur lesquelles est passée une courroie G C. En agissant à la main sur la manivelle D, on augmente le diamètre d'une des poulies, et on réduit d’autant le diamètre de l’autre,
- Fig. 1. — Transmission Roger de Montais. Photographie de l’appareil expérimental.
- de telle sorte que la vitesse relative des deux axes varie, la tension de la courroie restant sensiblement constante.
- L’une des parties intéressantes de ce mécanisme est la constitution des poulies extensibles.
- La jante est formée de deux zigzags acta, articulés à leurs sommets et reliés par des pivots placés au milieu de leurs branches, de sorte que l’ensemble figure une série de losanges égaux, opposés aux sommets; si l’un des losanges s’allonge, tous les autres s’allongent de la même quantité, en restant égaux au premier. C’est la disposition de certains jouets bien connus.
- Les branches des losanges sont des lames en acier, légèrement cintrées
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- et élastiques. Le contact de la courroie se fait sur des tasseaux, b b, montés sur les pivots qui forment les sommets des losanges; quelques-uns sont terminés par des joues latérales c c, qui servent à maintenir la courroie lorsqu’elle est relâchée, ainsi qu’on le verra plus bas.
- Le moyeu de la poulie est en trois parties; la partie médiane d est calée sur l’arbre; les deux parties extrêmes e e sont mobiles le long de l’arbre; ces deux moyeux extérieurs sont reliés par des bras articulés fg aux pivots de la jante.
- 11 est facile, d’après ce qui précède, de comprendre comment fonctionne
- ° ÇqTq) °
- ° (o ' o) o
- Fig. 2. — Transmission Rof/er de Montais. (Plan.
- le système : si l’on écarte l’un de l’autre les deux moyeux mobiles, la jante se contracte et diminue de diamètre; si on les approche, l’effet inverse se produit.
- Le moyeu médian d sert à transmettre, entre la jante et l’arbre, le mouvement de rotation : à cet effet, il est relié aux bras de la poulie par quatre paires de bras articulés h h.
- Nous avons maintenant à appeler l’attention sur un dispositif très ingénieux, fort original, et qui donne à l’invention un caractère tout spécial et d’un véritable intérêt pratique.
- La transmission complète se compose, comme on l’a vu, de deux poulies
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- extensibles, réunies par une courroie sans fin. La tension de cette courroie tend à écraser les poulies, en écartant les moyeux mobiles. L’auteur combat cette tendance au moyen de ressorts à boudin EE, qui entourent les arbres et repoussent les moyeux vers le centre ; ces ressorts prennentappui sur des rondelles solidaires de l’arbre et ne donnent lieu ainsi à aucun frottement.
- La tension de ces ressorts diminue à mesure qu’ils s’allongent; mais, en même temps, le diamètre de la poulie augmente, ainsi que l’ouverture du cône formé parles bras articulés; il en résulte que, si la force et la flexibilité des ressorts ont été convenablement calculées, la courroie est toujours
- Fig. 3. — Transmission Roger de Montais, Coupe CD 'Tig. 1) agrandie.
- bientendue;onestainsià l’abri des glissements accidentels, qui sont si funestes et si difficiles à éviter dans les transmissions ordinaires par courroies.
- Une autre conséquence de ce dispositif est également remarquable : pour changer la vitesse, il n’est plus nécessaire d’agir à la fois sur les deux poulies; il suffit de modifier le diamètre d’une seule poulie; grâce à l’action des ressorts, la courroie produit automatiquement, et au degré voulu, la modification correspondante sur le diamètre de la seconde poulie.
- C’est ce qui est représenté sur les figures ci-jointes. Les deux leviers FF, dont le rapprochement est commandé par la manivelle D, à l’aide d’un engrenage et d’une vis, agissent seulement sur les moyeux extérieurs de la poulie A; les moyeux de la poulie B se meuvent librement et prennent d’eux-mêmes leur position d’équilibre, sous les actions simultanées des ressorts qui les pressent et de la tension de la courroie.
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- A la rigueur, les ressorts de la poulie A pourraient être supprimés; mais ils jouent cependant un rôle des plus utiles : par l’intermédiaire de la courroie, les ressorts de A font à peu près équilibre à ceux de B; de sorte qu’il suffit d’un effort très petit pour modifier le rapport des vitesses.
- Enfin'le débrayage s’obtient avec beaucoup de facilité et de douceur; il suffit de comprimer le ressort de la roue B; cette roue s’affaisse et la courroie devient lâche. Ce débrayage est indiqué en GG sur la figure.
- M. de Montais a mis entre nos mains un appareil établi suivant ces principes, et que nous avons soumis à quelques expériences. Cet appareil est représenté par les figures 2, 3 et par la photographie (fîg. 1) ci-jointe. Dans nos expériences, la poulie A était motrice, et la poulie B conduite. Sur l’arbre de la poulie A était montée une poulie en bois H, recevant par courroie l’action d’une dynamo; sur l’arbre de la poulie conduite B était montée une poulie K recevant un frein de Pronv. On faisait varier à la fois le rapport des vitesses des deux arbres, la charge du frein et la puissance de la dynamo, de manière à rester en dessous d’une puissance au frein de trois chevaux, limite indiquée par l’inventeur, eu égard aux conditions de solidité de son appareil. Le tableau ci-après résume les principaux chiffres de ces expériences :
- D Y N A M 0 TRANSMISSION F R E T N
- (nombre DK TOURS PAR minute)
- des - — _ - -
- expériences. Volts. Ampères. Axe moteur. Axe conduit. Rapport des vitesses. Charge nette kilogr. Puissance en chevaux.
- î 98 33 305 441 0,691 1 3 1,08
- 2 98 35,5 258,5 311 0,831 1 0 1,27
- 3 98 45,5 329 382 0,861 1 7 2,20
- 4 98 50 290 278 1,04 1 10 2,27
- 5 98 50 350 328 1,07 1 10 2,70
- G 98 45,5 410 279 1,47 1 12 2,75
- 7 98 45 283,5 189 1,5 T~ 12 1,86
- 8 98 à 99 35 à 40 344,5 228 1,51 ~T~ 12 2,24
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- L’installation de ces expériences était assez sommaire; le fonctionnement de la dynamo notamment laissait à désirer et était passablement irrégnlier.
- L’appareil s’est fort bien comporté; la transmission était douce et marchait sans bruit; la manœuvre se faisait sans aucun effort; à plusieurs reprises, on a fait passer rapidement la vitesse d’un bout à l’autre de l’échelle, et l’appareil a toujours obéi avec une docilité parfaite.
- La transmission que nous avons eue entre les mains n’est qu’une première ébauche; elle appelle des perfectionnements de détail et de construction. Mais telle qu’elle est, et malgré son état un peu rudimentaire, elle s’est fort bien comportée aux épreuves.
- Cet appareil, composé d’éléments qui ne sont pas tous entièrement nouveaux, est, en somme, assez simple. Il paraît susceptible d’applications étendues dans les ateliers mécaniques.
- Sous réserve d’une expérimentation plus complète et plus prolongée, il semble qu’il y ait là une solution simple, ingénieuse et pratique d’un problème difficile et présentant un intérêt fort sérieux.
- C’est pourquoi le Comité des Arts mécaniques a l’honneur de vous proposer de remercier M. Roger de Montais de son intéressante communication, et d’insérer le présent rapport, avec figures, dans le Bulletin de la Société.
- Signé : J. Hirsch.
- Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901,
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- Rapport fait par M. Edouard Simon au nom du Comité des Arts mécaniques , sur l’organisation du Poste de secours créé au Mans par la Compagnie d'éclairage par le gaz des villes du Mans et de Vendôme.
- Messieurs,
- Parmi les Sociétés anonymes qui participèrent, en 1900, à l’Exposition d’économie sociale, la Compagnie fondée, en 1849, pour éclairer au gaz la ville du Mans, et successivement chargée, en 1864, de l’éclairage de la ville de Vendôme, en 1866, de la ville de Vannes, occupait une place importante et méritait une étude spéciale. Grâce au concours d’un Conseil d’administration présidé par M. Adolphe d’Eichthal depuis l’origine de la Compagnie jusqu’à la mort de cet éminent administrateur (1895), puis par son fils, M. Louis d’Eichthal, et sur l’initiative du directeur actuel, M. L. Seguin, soucieux de concilier les intérêts de la Société et du public, d’établir, entre la Direction et les employés, des liens permanents de solidarité, la « Compagnie d’éclairage par le gaz des villes du Mans et de Vendôme » ne s’est point bornée à des mesures d’ordre intérieur favorables à ses agents, elle a réalisé des institutions multiples qui peuvent être citées comme des modèles au point de vue de l’assistance publique : Secours contre l'incendie, secours aux noyés, secours contre les accidents de tous genres, donnés indistinctement au personnel des usines et aux personnes étrangères à la Compagnie.
- Nous n’avons pas à examiner ici les questions relatives à la réglementation du travail et à l’hygiène : taux des salaires et mode de paiement; soins gratuits au personnel, en cas de maladie ; chauffage, éclairage, logement, également gratuits, des gérants d’usine, contremaîtres, chefs-ouvriers; carnets d’habillement; boisson hygiénique donnée pendant les grandes chaleurs; bains chauds et hydrothérapie; solde entière, au cours des périodes d’instruction militaire, pour les chefs-ouvriers et pour les ouvriers mariés ou veufs avec enfants, demi-solde pour les célibataires ou veufs sans enfants; participation dans les bénéfices de l’entreprise; consfi-
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- sur l’organisation du poste de secours CRÉÉ AU MANS. 753
- tution de retraites à la Caisse nationale, au moyen de livrets individuels; livrets décaissé de retraites pour les enfants des ouvriers, etc. (1).
- Nous ne nous appesantirons pas sur l’organisation du service d'incendie. qui permet à la Compagnie non seulement de combattre immédiatement le feu dans ses dépendances, mais de prendre part à l’extinction des incendies éclatant au dehors. Il suffira de dire que la Compagnie tient gratuitement à la disposition de la ville du Mans une pompe à vapeur et deux pompes à bras attelées, une pompe de premier secours, trois dévidoirs, quatre grandes échelles de divers types, deux chariots, etc., répartis dans ses différents locaux (magasins ou usine) et desservis par 60 hommes exercés. Ce service, dont la création remonte à l’année 1873, a concouru à l’extinction de 319 incendies. Une organisation analogue, toutes proportions gardées, existe dans les usines de Vendôme et de Vannes.
- Un détail particulier au Mans doit, toutefois, être signalé, car il paraît susceptible d’application dans d’autres localités : le poste des allumeurs, situé au centre de la ville, possède un dortoir pour les 32 hommes chargés du service d’éclairage; 6 allumeurs au moins y passent la nuit entière et forment le piquet d'incendie destiné au premier départ. Un réseau téléphonique pour les avertissements d’incendie et d’accidents de toute nature relie ce poste des allumeurs à l’usine à gaz ainsi qu’aux principaux établissements publics et privés delà ville (casernes, postes de police, écoles, service des eaux, domiciles des officiers de sapeurs-pompiers, etc.). Des primes sont accordées à l’ouvrier qui a, le premier, donné le signal d’alarme, ainsi qu’aux chefs et servants de pompe présents sur le lieu du sinistre.
- he poste de secours, qui fait plus particulièrement l’objet de ce rapport, a été installé par M. Seguin sur le principe suivant : « Permettre à toute personne étrangère à l’art médical mais sachant lire, de secourir d’urgence un malade ou blessé réclamant des soins immédiats. »
- La figure 1 montre la vue extérieure du pavillon construit dans ce but sur le bord de la Sarthe. Le poste se composait, à l’origine (1880), d’une boîte de secours portative et d’un meuble renfermant les médicaments et appareils nécessaires en cas d’accidents dans l’usine. Plus tard furent placés à l’entrée du poste, comme on le voit dans la figure, un tableau indiquant en gros caractères les premiers soins à donner aux noyés, un aver-
- (1) Voir le détail de ces institutions dans la notice de la « Cie d’éclairage par le gaz des villes du Mans et de Vendôme » présentée au Jury international du XVIe Groupe, classes 102, 109 et 112 de l’Exposition de 1900, — déposée à la bibliothèque de la Société d’Encouragement,
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- tisseur électrique, deux gaffes et une bouée avec cordages laissées à la disposition du public. Un bateau amarré à proximité facilite les sauvetages.
- La figure 2 fait voir en partie l’intérieur du poste, qui renferme un brancard, un lit, une table d’opérations, un appareil à douche froide et une bai-
- Fig.1.—Poste de secours. Vue extérieure.
- gnoire avec chauffe-bain. Dans le poste également se trouve une affiche intitulée Liste des accidents et reproduite ci-après (fig. 3).
- L’avis en-tête explique qu’en regard de chaque nature d’accident une lettre indique le tableau à consulter ; 18 de ces tableaux portant les instructions médicales et correspondant à 105 espèces d’accidents sont placés dans un casier vertical (voir fig. 2), d’où il est facile de les extraire. On prend donc le tableau qui porte la lettre faisant suite à la désignation de l’accident et on l’accroche au mur pendant la durée des secours, afin de pouvoir s’v
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- reporter autant de fois qu’il est nécessaire ; les caractères typographiques sont suffisamment gros pour que les divers assistants puissent lire le texte simultanément.
- A la suite du nom de chaque médicament mentionné dans le tableau est inscrit entre parenthèses le numéro d’ordre du flacon qui le contient; l’étiquette du flacon porte les instructions relatives à l’emploi et à la conservation du produit qu’il renferme. De même tout instrument, ustensile ou pièce
- Fig. 2. — Poste de secours. Tableaux et pharmacie.
- de pansement, est désigné par une lettre indiquant le tiroir ou le casier où se trouve l’objet cité. Les flacons, casiers et tiroirs sont placés bien en vue, à portée de la main et rangés dans l’ordre numérique ou alphabétique.
- Enfin, uneaffiche placée k&emQ\iYQQlm\\ïxx[êe liste du matériel donne (fig. 4) la nomenclature, par ordre alphabétique, des médicaments, objets de pansement et ustensiles sans exception contenus dans le poste, avec indication du numéro ou de la lettre correspondant à -chaque pièce. C’est un véritable relevé d’inventaire, qui a pour but de faciliter à la fois les recherches et la vérification du matériel. Il importe, en effet, que ce matériel soit toujours
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- -TT' ijjiiijnTÏTiri~|7Ç
- C D’ÉCLAIRAGE PAR LE GAZ
- des Villes du MANS (Sarthe) et de VENDOME (Loir-et-Cher)
- Société Anonyme au Capital de 840.000 fr.
- POSTE PB SECOURS
- LISTE DES ACCIDENTS
- Chercher sur cette liste le nom de l’accident qu'il s’agit ' de secourir ; la lettre qui suit le nom indique quel est le tableau qu’il faut consulter ; suspendre celui-ci au mur et le lire attentivement.
- Le nom de chaque médicament cité dans les tableaux est suivi d’un numéro entre parenthèses; ce numéro est celui du flacon qui contient le médicament; avant d'employer celui-ci, lire attentivement l'Instruction qui est collée sur le flacon.
- H
- F G H J
- ABEILLES (Piqûres d')............... G
- ACCOUCHEMENT IMPRÉVU................ M
- ACIDES (Brûlures par les)........... J
- ACIDES (Empoisonnement par les) . . N
- ACIDE PRUSSIQUE (Empoisonnement
- par T).......................... Q
- AIGUILLES (Piqûres d’).............. G
- ALCALIS (Empoisonnement par les). . . N ALLUMETTES (Empoisonnement par les) O AMANDES AMÈRES (Empoison. par les). Q AMMONIAQUE LIQUIDE (Empois, par 1'). N ANIMAUX ENRAGÉS (Morsures des)
- APOPLEXIE (Attaque d')........
- ARSENIC (Empoisonnement par T) . ARTICULATIONS (Plaies des).... ARTICULATIONS (Déboîtement des).
- ASPHYXIE......................
- ATROPINE (Empoisonnement par 1).
- ATTAQUES .....................
- BELLADONE (Empoisonnement par la) BLESSURES ....... C D E
- BRULURES .....................
- CALOMEL (Empoisonnement par le) CANTHARIDES (Empoisonnement par les) P CHAMPIGNONS (Empoisonnement par les) P
- CHARBON (Asphyxie par le)........... B
- CHARBON (Maladie charbonneuse). ... G CHLOROFORME (Empoisonnement par le) Q CIGUË (Empoisonnement par 1a). .... P
- CLOUS (Piqûres de).................. G
- CONGÉLATION......................... J
- CONNAISSANCE (Perte de)............. L
- CONTUSIONS.......................... F
- CONVULSIONS.................... . . . L
- CORPS ETRANGERS (Suffocation par) . I COUP DE SANG........................ L
- COUPS............................... F
- COUPEROSE (Empoisonnement par la). , R
- COUPURES ........................... D
- COUSINS (Piqûres de)................ G
- CRACHEMENT DE SANG.................. E
- CRISES.............................. L
- CUIVRE (Empoison. par les sels de).. . . R
- CYANURES (Empoison. par les)........ Q
- DATURA (Empoisonnement par le)... . P
- DEBOITEMENTS ....................... C
- EAU FORTE (Empoisonnement par 1’) . . N EAU DE CUIVRE (Empoisonnement pari’) N EAU RÉGALE (Empoisonnement par 1’) . N
- EMPOISONNEMENTS........... N O P Q R
- ENTORSES.................. . . . F
- EPILEPSIE (Attaque d’).............. L
- EPINES (Piqûres d')................. G
- ESPRIT DE SEL (Empoisonnement par 1) N ESSENCE D’AMANDES AMÈRES (Empoisonnement par F).................... Q
- ETHER (Empoisonnement par F) . . . . Q
- ETRANGLEMENT.................... B I
- EVANOUISSEMENT...................... L
- FÈVE SAINT-IGNACE (Empoisonnement
- par la)......................... P
- FOSSES D'AISANCES (Asphyxie par les) B
- FRACTURES........................... C
- FUMÉE (Asphyxie par la)............. B
- GAZ (Asphyxie par les).............. B
- GUÊPES (Piqûres de)................. G
- HÉMORRHAGIES........................ E
- HUILE DE VITRIOL (Empoison. par F) . . N
- HYSTERIE (Attaque d')............... L
- INSECTES (Piqûres d’)............... G
- IODE (Empoisonnement par F)......... O
- IVRESSE
- JOINTURES......................... CD
- JUSQUIAME (Empoisonnement par la) LATRINES (Asphyxie par les) . . . LAUDANUM (Empoisonnement par le)
- LUXATIONS......................
- MERCURE (Empoison. par les sels de) MORPHINE (Empoisonnement par la).
- MORSURES ......................
- MOUCHES (Piqûres de)................ G
- MOUSTIQUES (Piqûres de)............. G
- NERFS (Attaques de). . ............. L
- NEZ (Saignement de). . ............. E
- NOIX VOMIQUE (Empoisonnement par la) P
- NOYÉS............................... A
- OPIUM (Empoisonnement par F) . .... P
- PENDUS.............................. B
- PERTE DE CONNAISSANCE............... L
- PERTES DE SANG...................... E
- PHENOL (Empoisonnement par le) . . . N PHOSPHORE (Empoisonnement par le). . O
- PIQURES............................. G
- PLAIES.............................. D
- RAGE .................... ... H
- SAIGNEMENT DE NEZ................... E
- SELS ALCALINS (Empoison. par les). . N
- SERPENTS (Morsures de).............. H
- STRYCHNINE (Empoisonnement par la) . P SUBLIMÉ CORROSIF (Empoison. par le) . R SUFFOCATION par des corps étrangers . I SULFATE DE CUIVRE (Empoison. par le). R
- SYNCOPE ............................ L
- TEINTURE D’IODE (Empoison. par la). . O
- VENIN.............................. GH
- VERT DE GRIS (Empoisonnement par le) R
- VIPÈRES (Morsures de)............... H
- VIDANGEURS (Asphyxie des)........... B
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- !
- CIE D’ÉCLAIRAGE PAR LE GAZ
- des Villes du MANS (Sarthe) et de VENDOME (Loir-et-Cher)
- Société Anonyme au Capital de 840.000 fr.
- POSTE 11 S E C O U R
- LISTE DU^MATÉRIEL
- Les numéros indiquent quel est le flacon auquel il faut se reporter pour trouver le médicament. Vérifier cette liste une fois par mois. Inspecter le matériel toutes les semaines. Visiter les bouchons une fois par mois.
- Acide acétique..................22
- Acide citrique en poudre ... 28 Acide phènique liquide .... 23 Acide picrique (solution) ... 6
- Acide tartrique en poudre . . 29 Aiguilles (trousse) .... tiroir e
- Alcali volatil..................24
- Alcool à 90°.................... 7
- Alcool camphré (boite à
- pansement)..............tiroir e
- Allumettes..................casier c
- Amadou stérilisé (boîte à
- pansement)..............tiroir e
- Amidon..........................18
- Ammoniaque liquide..............24
- Appareils de sauvetage.
- Baignoire.
- Balances....................
- Bandages de corps. . .
- Bande élastique ....
- Bandes en toile (boite à
- pansement)..........
- Bandes de tarlatane (boite
- à pansement)........
- Bassin de métal....
- Bec Bunsen..............
- Bi-carbonate dé soude en Bistouris (trousse) . . .
- Blouse . ...............
- Bobine électrique . . . i Boîte à pansement. . .
- Bouchons de liège. . .
- Bougeoir et bougies . .
- Bouillottes.............
- Brancard.
- Brosse à ongles ....
- Brosses stérilisées. . .
- Café en poudre ....
- Calorifère à gaz.
- Carbonate de chaux pulvérisé. 20
- Casseroles..............casier b
- Cautères................tiroir f
- tiroir e casier c casier b wudre 19 tiroir e tiroir k casier c tiroir e tiroir n
- tiroir
- tiroir
- Chaise-escabeau. Chauffe-bain. Chemise de flanelle. Chlorure de chaux. Ciseaux ordinaires . Ciseaux de trousse. Clysopompe ....
- Compresses (boite à pansement) .................
- Coton hydrophile (id.) .
- Couteaux ..............
- Craie en poudre .... Crayon de nitrate d’argent
- (trousse)..............
- Cuillères. . ..........
- Douche froide.
- Dragées d’ergotine. . .
- Eau boriquèe...........
- Eau de chaux .....
- Eau végèto-minérale . .
- Electricité............
- Entonnoirs.............
- Epingles de nourrices . Eponges antiseptiques . Ergotine (Dragées d’). . Escabeau-chaise.
- Essence de térébenthine Essuie-mains . ... j Ether sulfurique . . -Extrait de Saturne . * Farine de moutarde en feuil-
- Ficelle Fil . .
- Fil à sutures (trousse)
- Flacons vides ........
- Flanelle..............
- Gants de crin.........
- Gaze iodoformèe....
- Glycérine.............
- Gobelets..............
- Gemme arabique en poudre
- tiroir j
- tiroir e casier c
- tiro
- . . 11
- casier c casier b * tiroir e tiroir 1
- . . 39
- / 35 tiroir h
- tiro
- casier b tiroir g
- tiroir
- Gouttières...............casier
- Huile d’olives................
- Huile de ricin................ 3
- Instruments de chirurgie
- (trousse)................
- Irrigateur ..............casier c
- Lampe à alcool...........casier b
- Lamettes (trousse). .... tiroir e Laudanum de Sydenham ... 37
- Lavement purgatif............. 5
- Limes à bouchons .... tiroir n
- Linge stérilisé..........tiroir e
- Linge pour le service . . tiroir h Lit.
- Magnésie calcinée............... 31
- Miel de Mercuriale.............. 40
- Mortier..........
- Ouate............
- Oxygène (tube à) .
- Papier Rigollot- .
- Peignoir de laine Perchlorure de fer liquide (boite à pansement). . . Pile-bouteille au bi-chromate de
- potassa?;................casier c
- Pince pour tractions rythmées .................... tiroir e
- Pinces àpansement(trousso) tiroir e Pompe stomacale .... casier c
- Pot d’étain..............casier c
- Potion opiacée.................. 26
- Râpe à bouchons .... tiroir n
- Réchaud à gaz ...... casier b
- Réchaud à alcool .... casier b
- Rhum............................ 8
- Savon....................tiroir e
- Sel de cuisine................. . 14
- Seringue ordinaire. ... casier c
- Seringue (Petite)........tiroir e
- Serviettes...............tiroir h
- Sinapismes...............tiroir e
- Solution antiseptique au sublimé (boîte à pansement). . . tiroir e
- tiroir i
- tiroir
- Solution d'acide picrique... 6
- Sondes (trousse).........tiroir e
- Soufflet.................casier b
- Sous-nitrate de bismuth ... 33
- Spatules.................tiroir f
- Sublimé (solution de) (boite
- à pansement)............tircir e
- , Sucre en poudre.............. ÎS
- Sulfate de magnésie............ 30
- Sulfate de soude.............. 21
- Table d’opération avec 2 coussins.
- Tabliers. . ................tiroir k
- Tannin......................... 38
- Teinture d’iode................ 27
- Thé............................ 15
- Thermomètre à bains.
- Timbales....................tiroir m
- Tire-bouchons...............tiroir n
- Torchons et essuie-mains tiroir h Trousse de médecin . . . tiroir
- Tube à oxygène..............casier J>
- Vaseline boriquèe (boîte à
- pansement)..............tiroir e
- Ventouses...............tircir f
- Vin. . . ....................... 1
- Vinaigre........................ 9
- Vomitif........................ 32
- Voiture d’ambulance.
- Extérieur du Poste
- Bateau de sauvetage avec scs agrès. Bouée avec cordage.
- Coffret vitré avec sonnerie électrique.
- Gaffes.
- Instruction pour socours aux noyés. Lanterne indicative à carreaux de couleur.
- Fig. 4.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- JUIN 1901.
- au complet, en bon état, rangé dans l’ordre voulu, et M. Seguin recommande avec raison d’inspecter le matériel toutes les semaines.
- Vous jugerez sans doute opportun de reproduire cette liste, à titre d’indication, pour les chefs d’industrie désireux d’établir des postes de secours similaires, sinon identiques.
- L’installation des postes de secours doit nécessairement varier suivant la nature des accidents qui peuvent se produire dans un établissement déterminé et dans le voisinage. C’est ainsi qu’au Mans, l’usine à gaz étant située près d’une rivière et d’un canal, il a fallu,, comme le remarque M. Seguin, indépendamment des secours médicaux, pourvoir le poste d’appareils propres à effectuer le sauvetage des noyés, tenir compte, d’autre part, dans la composition du matériel pharmaceutique et chirurgical, de la nature et du nombre de cas qui se présentent le plus ordinairement dans une usine de ce genre.
- La lecture de la liste du matériel suggère une autre remarque motivée par l’inscription d’une voiture d'ambulance. Sur l’initiative de la Compagnie du gaz, la ville du Mans a été dotée par le Comité de Y Association des Dames françaises d’un service de transports, qui fait défaut dans d’autres villes plus importantes. Le Comité, dont il s’agit, décida, en 1893, l’acquisition d’une voiture d’ambulance attelée et d’une voiture à bras. Ces voitures sont remisées, la première à l’usine à gaz et la seconde au poste des allumeurs; elles sont, de jour et de nuit, à la disposition du public, qui peut les réclamer par téléphone. Personnel et chevaux sont fournis gratuitement par l’usine. 11 faut trois minutes pour atteler la première voiture, qui, en moins de dix minutes, peut être rendue aux points les plus éloignés de la ville. Depuis la création de ce service jusqu’au début de l’année dernière 218 blessés ou malades ont été transportés par les soins de la Compagnie du gaz.
- Vous le voyez, Messieurs, la communication de M. Seguin est intéressante à plus d’un titre; elle montre une Société anonyme prospère et intelligemment dirigée, s’attachant, à la faveur d’institutions de prévoyance et d’épargne bien étudiées, un personnel de choix ; une Compagnie chargée d’un service public, vivant en harmonie avec sa clientèle municipale et privée, s’ingéniant pour multiplier les occasions d’offrir un concours désintéressé à la population au milieu de laquelle elle exerce son industrie ; organisant enfin les secours en cas d’accidents, — toujours possibles en présence d’un personnel nombreux et d’une production industrielle, --
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- sur l’organisation du poste de secours CRÉÉ AU MANS. 759
- avec une méthode et un soin qui, dans la plupart des cas, contribuent à atténuer les effets de ces événements malheureux et fortuits. Votre Comité est d’avis de vulgariser d’aussi louables dispositions; il vous propose donc, Messieurs, de remercier M. Seguin de son importante communication et d’insérer au Bulletin le présent rapport avec les vues extérieure et intérieure du Poste de secours et les deux affiches ci-dessus mentionnées.
- Signé : Edouard Simon, rapporteur.
- Lu et approuvé en séance, le 10 mai 1901.
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- ARTS CHIMIQUES
- Etude sur la substitution du blanc de zinc a la céruse dans la peinture a l’huile, par M. Ach. Livache, membre du Conseil et M. L. Potain, membre de la Société, membre de la Chambre syndicale des Entrepreneurs de peinture de Paris.
- On se préoccupe depuis fort long-temps de substituer l’oxyde de zinc ou blanc de zinc à la céruse ou blanc de plomb, dans la peinture à l’huile, en vue de protéger les ouvriers contre les dangers qui résultent de l’action des composés plombiques sur l’organisme, et aussi en vue d’obtenir clés peintures qui ne noircissent pas sous l’influence des dégagements sulfurés.
- Dès 1779, Courtois avait reconnu que le carbonate de zinc et l’oxyde de zinc restaient parfaitement blancs dans les conditions où le blanc de plomb noircit.
- En 1782, Guy ton de Morveau publiait, dans le tome Ier des Mémoires de 1 Académie des sciences, un travail très étendu, exposant les résultats des recherches qu’il avait effectuées en vue de perfectionner la peinture à l’huile. A propos de l’emploi du blanc de zinc, il écrivait : « Je puis donc offrir à la peinture... particulièrement le blanc de zinc, dont la préparation est sujette à moins de variation, dont la nuance est plus vive et plus uniforme, qui sera propre à tous les usages et qui sera probablement aussi le plus économique. Je voudrais pouvoir annoncer encore qu il le sera assez pour remplacer la céruse... dans la peinture des appartements... moins pour ajouter un nouveau luxe à ce genre d’ornement que pour le salut des ouvriers et peut-être de ceux qui habitent trop tôt des maisons ainsi ornées. » Mais c’est en vain qu’en 1786 et en 1802, il renouvela ses efforts pour arriver à cette substitution.
- On peut encore signaler un rapport de Fourcroy, Berthollet et Vauquelin présenté en 1808 à l’Académie des sciences à l’occasion du blanc de zinc préparé par les frères Mollerat, et, enlin, les beaux travaux de Chevrcul, en 1860, à la suite des résultats obtenus par Leclaire.
- Depuis, la question a été souvent reprise, mais elle n’a pas fait de progrès sensibles, et l’on semblait, jusqu’en ces derniers temps, accepter l’emploi de la céruse comme imposé par les conditions d’un travail satisfaisant et économique.
- Cependant, tout récemment, l’opinion publique s’est vivement émue lorsque des statistiques ont montré les dangers auxquels étaient exposés les ouvriers
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- • SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 761
- peintres, dangers qui, dans certains cas, entraînent les plus graves conséquences; les maladies saturnines, dues à l’action de la céruse, sont en effet très nombreuses : la colique de plomb, la surdité unilatérale symptomatique de l’hémianesthésie des peintres, la paralysie des extenseurs des doigts, l’épilepsie, l’encéphalopathie et la rétinite saturnine.
- Mais à chaque tentative ayant pour but de proscrire l’emploi de la céruse, on a toujours répondu que le blanc de zinc donnait des peintures couvrant moins bien, d’une application moins facile, d’un prix plus élevé et d’une durée moindre, et que des précautions très simples de propreté et d’hygiène suffisaient à mettre les ouvriers à l’abri de tout danger.
- Nous avons pensé que le sujet était tellement important au point de vue de l’hygiène industrielle, qu’il méritait une étude complète et méthodique, et c’est le résumé de nos recherches que nous exposons dans ce mémoire.
- Nous avons suivi la marche suivante : Après avoir fait préparer par un ouvrier expérimenté des produits à base de plomb et à base de zinc, nous avons cherché les différences qu’ils présentaient; ayant constaté qu’en effet, les produits à base de zinc étaient inférieurs aux premiers, dans les conditions ordinaires du travail de l’ouvrier, nous avons recherché les causes des différences qu’ils présentaient et nous les avons corrigés de manière à leur donner toutes les qualités que présentaient les produits à base de plomb pris comme types. Enfin, ce n’est qu’après avoir fait vérifier par la pratique industrielle les produits ainsi modifiés que nous nous décidons à publier les résultats auxquels nous sommes arrivés.
- COULEURS A l’huile
- Considérations générales. — Les couleurs à l’huile sont formées par le mélange de matière solide, d’huile siccative et d’essence de térébenthine. Pour les couleurs blanches, on emploie le plus généralement la céruse, et, dans un moins grand nombre de cas, de l’oxyde de zinc ; l’huile siccative est ordinairement de l’huile de lin; enfin, on amène à la fluidité exigée par le travail en ajoutant de l’essence de térébenthine. Lorsqu’on applique une semblable couleur sur une surface imperméable, l’essence de térébenthine s’évapore et il reste une couche formée par l’huile et la matière solide; sous l’influence de l’oxygène atmosphérique, l’huile siccative ne tarde pas à se transformer en une matière solide, transparente, élastique, flexible, insoluble dans l’eau, qui emprisonne la matière solide et la maintient en place.
- Mais pour que la couche ainsi formée convienne, il faut d’abord qu’elle soit continue, c’est-à-dire que chaque particule de matière solide soit emprisonnée sous une pellicule d’huile solidifiée qui, formant réseau, maintienne en place cette matière solide. Si, en effet, la quantité d’huile est insuffisante, on com-Tome KM. — 1er semestre. — Juin 1901. KO
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- prend que la pellicule trop mince se craquèlera aux moindres variations de température ou que, sous l’influence du frottement, la matière solide se détachera à l’état de poussière, ce qui fait dire que la peinture est farineuse.
- Il faut, en outre, que l’huile ne soit pas en excès, sinon il se produit un grave inconvénient; l’huile, en effet, entrant dans la couche fraîche, séchera surtout à la surface, elle se solidifiera trop vite et l’oxygène ne pourra plus atteindre l’huile sous-jacente pour la solidifier ; on aura donc la formation de deux couches superposées, l’une solide à la surface, et l’autre, au-dessous, simplement épaissie; la peinture ainsi obtenue ne pourra donc jamais sécher complètement, ne résistera pas à la moindre pression et sera très sensible aux changements de température, par suite de la dilatation inégale des deux couches superposées.
- De ces deux observations il résulte, tout d’abord, qu’une bonne couleur à l’huile sera celle dans laquelle il y aura une quantité d’huile suffisante pour maintenir la matière solide, en emprisonnant chaque particule dans un réseau continu d’huile solidifiée, tout en donnant une couche suffisamment mince permettant à l’oxygène de pénétrer rapidement dans toute la masse et d’y solidifier complètement et également l’huile dans toute son épaisseur.
- Une bonne couleur à l’huile doit, en outre, satisfaire à d’autres conditions.
- Il faut que la proportion d’huile ne soit pas trop élevée par rapport à la matière solide, sinon, au moment où l’on appliquerait une couche sur une surface non horizontale, l’huile en excès coulerait et les proportions relatives des deux éléments de la couleur se trouveraient modifiées. On a donc avantage à employer un corps poreux, comme la céruse ou l’oxyde de zinc, qui, s’imbibant d’huile, donne une masse dans laquelle les deux éléments feront pour ainsi dire corps au moment de l’application.
- Il faut enfin que la quantité de matière solide soit suffisante afin que, la couche étant sèche, les particules solidesse trouvent suffisammentirapprochées les unes des autres pour donner une surface continue qui réfléchisse également la lumière en toutes ses parties, sinon on aurait des parties ternes, des embus. Ce point est cependant moins important que le manque d’huile, car on peut y remédier par l’application de plusieurs couches superposées.
- En résumé,'dans une couleur à l’huile bien préparée, il doit existefmn rapport nécessaire entre la proportion d'huile et celle de matière solide, la fluidité, au moment de l'application, étant déterminée par l’addition d’essence de térébenthine qui disparaît par évaporation et dont la quantité varie d’après la nature du travail à exécuter.
- Mais la qualité primordiale de toute couleur-à l’huile estime siccativité rapide pour répondre aux exigences de la pratique. Nous rechercherons donc, en premier lieu, les moyens d’augmenter autant que possible la siccativité d’une cou-
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- leur à l’huile et, ensuite, nous déterminerons le rapport qui doit exister entre l’huile et la matière solide.
- Siccativité d'une couleur à l'huile. —On doit tout d’abord se demander si la céruse et le blanc de zinc ont une action propre sur la siccativité d’une huile siccative, et, en particulier, de l’huile de lin.
- Nous avons exposé, en couche mince, sur des plaques de verre :
- 1° De l’huile de lin crue, qui a mis 5 jours pour donner une pellicule bien sèche ;
- 2° Un mélange de 2 p. d’huile et 4 p. de céruse sèche, qui a mis également 5 j ours ;
- 4° un mélange de 2 p. d’huile et 4 p. de blanc de zinc sec, qui n’a commencé à sécher sur les bords qu’après 7 jours et qui n’a donné une pellicule sèche qu’après 12 jours. Il résulte donc ce fait intéressant que, à froid, la céruse ne modifie en rien la siccativité de l’huile de lin, tandis qu’au contraire le blanc de zinc la retarde notablement. Du reste cette action retardatrice avait été signalée en 1782 par Guyton de Morveau, qui la corrigeait par l’addition d’une petite quantité de sulfate de zinc.
- Mais les chiffres précédents montrent, en outre, que, avec la céruse et, a fortiori, avec le blanc de zinc, le temps exigé pour la dessiccation d’un mélange d’huile et de substance solide est beaucoup trop long. Aussi, pour hâter la dessiccation, fait-on usage de siccatifs.
- Emploi des siccatif s.—L’addition à une huile siccative d’une très petite quantité de certaines substances, que l’on désigne sous le nom de siccatifs, augmente notablement la siccativité de cette huile.
- Eclairés par une étude antérieure que l’un de nous avait faite sur les différents siccatifs employés (Sur les résinâtes et oléates métalliques employés comme siccatifs. — Bulletin de la Société d'Encouragement, 1898, p. 1585), nous avons adopté dans nos expériences, comme siccatif, le résinate de maganèse. Ce corps, en effet, est très actif; il a, déplus, l’avantagede se dissoudre, en totalité et à froid, dans l’huile de lin, et enfin il est fabriqué industriellement en France, à l’usine Brigonnet, de Saint-Denis, dans des conditions qui lui permettent de soutenir avantageusement toute comparaison avec les produits similaires d’Angleterre ou d’Allemagne, ainsi que nous l’ont montré des expériences comparatives.
- Nous avons d’abord cherché la dose de siccatif la plus convenable pour faire sécher rapidement l’huile de lin crue. A cet effet, nous avons dissous dans l’huile 1. 1,5. 2 et 3 p. 100 de résinate de maganèse, et nous avons appliqué ces huiles, ainsi siccativées, en couches minces, sur des plaques de verre inclinées.
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- La dessiccation complète, c’est-à-dire la formation d’une pellicule solide, parfaitement transparente, ne happant pas le doigt, a lieu :
- Avec 1 p. 100 de résinate de manganèse en 46 heures.
- 1,5 — — — 29 —
- 2 — — — 22 —
- 3 — — — 16 —
- Les huiles qui, au début, dans le cas des teneurs les plus élevées, étaient colorées en jaune brun par la présence du siccatif, donnent une pellicule qui, sous l’action de l’oxygène de l’air, est complètement décolorée.
- Nous avons adopté, d’après l’aspect des pellicules, la dose de 2,5 p. 100 pour nos expériences comparatives avec la céruse et le blanc de zinc.
- Emploi d’huile à %,5p. 100 de résinate de maganèse. — Nous avons fait des mélanges d’huile siccativée avec de la céruse et du blanc de zinc secs afin de comparer le temps nécessaire pour la dessiccation. Mais, avant tout, noua ferons remarquer que les expériences ont été effectuées sur des plaques de verre afin de ne pas avoir d’absorption capable de faire varier la composition du mélange employé. De plus, nous ne nous sommes pas préoccupés de rechercher ici si la teneur en huile n’était pas trop forte, car, au point de vue de la siccativité, il nous suffisait d’avoir la formation d’une couche solide et bien sèche. C’est seulement quand nous étudierons le pouvoir couvrant des mélanges que nous aurons à nous préoccuper des proportions relatives des substances mises en expérience; en ce moment, nous le répétons, nous ne nous occupons que du plus ou moins de rapidité de la dessiccation.
- 1° I | Huile siccativée à 2,5 p. 100. [ Céruse sèche 2 p. 4 P- î Pellicule bien sèche en 16 heures
- 2° I Huile siccativée 1 Blanc de zinc sec 2 p. 4 n. \ Égalité en poids, [ comparativement
- 3° [ Huile siccativée [ Blanc de zinc sec 3 p. 5 p. ) avec l’expérience 1. | Égalité en volume. 22 26 —
- Il résulte de ces expériences que l’oxyde de zinc montre toujours son influence retardatrice sur la dessiccation du mélange; la peinture au blanc de zinc, aussi bien quand on la compare en poids ou en volume avec la peinture à la céruse, sèche notablement moins vite pour une huile contenant 2,5 p. 100 de siccatif.
- Ajoutons que cette expérience montre, en outre, que l’on a avantage à faire des mélanges comparatifs de céruse ou de blanc de zinc égaux comme poids, et c’est cette règle que nous suivrons pour les expériences suivantes.
- Mais, puisque l’oxyde de zinc diminue l’influence du siccatif ajouté, on est conduit à se demander si, en ajoutant à l’huile une dose de siccatif un peu plus
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- élevée, l'excédent ainsi introduit servirait à contre-balancer l’action nuisible de l’oxyde de zinc, et si le siccatif restant suffirait pour faire sécher l’huile dans les mêmes conditions de rapidité que pour les cas de mélanges d’huile et de céruse.
- A cet effet, nous avons pris de l’huile contenant 3 p. 100 de siccatif et nous avons constaté que :
- Un mélange de
- Huile siccativée à 3 p. 100. 2 p.
- Blanc de zinc sec............4 p.
- présentait une pellicule bien sèche après 18 heures.
- On peut donc conclure qu’à la condition de forcer un peu la dose de siccatif, on peut avoir une siccativité sensiblement égale en employant soit de la céruse, soit du blanc de zinc.
- Cependant, les peintres n’emploient pas, pour faire les couleurs à l’huile, de la céruse sèche ou du blanc de zinc sec; ils font usage de ces substances, antérieurement broyées avec une certaine quantité d’huile siccative. En étudiant, par exemple, les produits qui ont servi à toutes nos expériences et dont nous avons constaté la pureté parfaite, nous avons trouvé :
- Céruse broyée, marque Th. Lefebvre. . . . 17 p. 100 d’huile.
- Blanc de zinc broyé n° 1.............. 20 — —
- Répétant sur le blanc de zinc l’expérience précédente, nous avons trouvé :
- Huile à 3 p. 100. . 2 p.
- Blanc de zinc broyé. 4 p.
- Pellicule sèche en 21 heures 1/2 au lieu de 18 heures.
- Ici encore, il y a retard avec le blanc de zinc broyé; mais le retard s’explique fort bien, car, si l’on tient compte de la proportion d’huile qui entre dans le blanc de zinc broyé et qui ne contient pas de siccatif, on trouve que la totalité de l’huile qui entre dans le mélange n’a plus qu’une teneur de 2,2 p. 100 en siccatif, ce qui, d’après les expériences précédentes, est insuffisant pour donner une siccativité comparable avec celle obtenue dans le cas de la céruse. Il doit donc suffire de calculer la quantité d’huile à ajouter à l’huile préexistante pour arriver à 2 p. contre 4 p. de matière sèche et de calculer également la quantité de siccatif nécessaire pour ramener le total de l’huile à une teneur de 3 p. 100; dans ces conditions, on doit avoir des résultats aussi satisfaisants que dans les expériences antérieures faites avec l’huile à 3 p. 100 et la matière sèche. C’est dans ce but que nous avons effectué l’expérience suivante, dans laquelle le rapport du blanc de zinc sec à l’huile totale est de 4 parties à 2 parties comme dans les expériences précédentes. i:
- grammes.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. » v . . , » « . -. * % >. 4,0 \
- Huile siccativée à 3 p. 100. . . . * -0,80 j Sèche en 15 heures 1/2.
- Siccatif pour ramener la teneur de l’huile tolale à 3 p. 100, , -0,024 ,)
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- On voit donc que l’on pourra faire sécher la peinture au blanc de zinc,'aussi vite que la peinture à la céruse, à la condition que l’huile totale entrant dans sa composition contienne une teneur suffisante de siccatif. Dans nos expériences directes de siccativité, cette teneur est de 3 p. 100 avec le résinate de manganèse.
- Mais nous verrons que l’essence de térébenthine favorise l’oxydation et joue le rôle d’un véritable siccatif, ce qui permettra d’abaisser notablement cette dose de 3 p. 100. Nous avons voulu simplement prouver que, avec une dose appropriée de siccatif, une couleur à base d’oxyde de zinc peut sécher aussi rapidement qu'une couleur à base de céruse.
- Détermination du rapport devant exister entre T huile et la matière solide. — On comprend tout d’abord que ce rapport devra varier suivant les propriétés physiques de la matière solide employée; il est bien évident que l’on ne devra pas employer la même quantité d’huile pour des substances aussi différentes comme densités que la céruse et le blanc de zinc; la finesse et la porosité de la matière solide joueront également un rôle important.
- Pour déterminer ce rapport, nous sommes partis des données suivantes :
- 1° D’après la Société de la Vieille-Montagne [Traité général des applications de la chimie de J. Garçon, p. 461), les proportions d’huile à employer sont de 0k,500 pour 1 kilogramme de céruse et de 0k,600 pour 1 kilogramme de blanc de zinc.
- 2° Un entrepreneur de peinture distingué, M. Wernet, désireux de se rendre compte des différences pouvant exister entre l’emploi de la céruse et celui du blanc de zinc, avait composé deux couleurs en mettant directement les proportions d’huile, de matière solide et d’essence qui lui semblaient convenables pour la pratique courante. La matière solide étant employée après broyage avec une certaine quantité d’huile, 17 p. 100 pour la céruse et 20 p. 100 pour le blanc de zinc, nous avons rapporté les matières mises en œuvre à 1 kilogramme de matière sèche, de manière à pouvoir comparer avec les données de la Société de la Vieille-Montagne.. La composition était la suivante, en laissant de côté la dose de siccatif qui n’a pas d’importance en ce moment :
- Pour la couleur à base de céruse :
- Céruse sèche...................... 1 000 grammes.
- Huile siccative................... 310 —
- Essence .................... 166
- pour la couleur à base de blanc de zinc :
- Blanc de zinc sec, Huile siccative. . Essence ......
- I 000 grammes. 360 —
- 172 —
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- Or, la comparaison des chiffres donne les rapports suivants entre l’huile et la matière solide : d’après la Société de la Vieille-Montagne i •
- Huile pour I ldi. de céruse ___500___5
- Huile pour 1 kil. de blanc de zinc 600 6*
- d’après l’expérience effectuée par M. Wernet :
- Huile pour 1 kil. de céruse ___310____ 5
- Huile pour 1 kil. de blanc de zinc 360 5,8’
- D’autre part, si l’on compare les densités de la céruse et du blanc de zinc, on a :
- Densité de la céruse ___6,57___6
- Densité du blanc de zinc 5,40 5‘
- Or, la couleur de M. Wernet avait été préparée sans idée préconçue, en ne cherchant qu’à obtenir les qualités qu’exige le praticien; il semble donc que l’on puisse formuler la règle suivante :
- La quantité d'huile doit augmenter à mesure que la densité de la matière solide diminue, et, pour deux substances de densités différentes, les quantités d’huile doivent être dans le rapport inverse des densités.
- Si l’on appliquait cette règle à la couleur préparée par M. Wernet, et qui, dans la pratique, satisfaisait aux conditions exigées pour une bonne couleur à la céruse, on n’aurait qu’à corriger légèrement la teneur en huile de la couleur au blanc de zinc; on arriverait à la composition suivante en augmentant un peu la proportion d’essence pour garder la même fluidité :
- Blanc de zinc sec...................... 1 000 grammes.
- Huile siccative ^.......... 378 —
- Essence............................... 175 —
- Si, en effet, on compare cette couleur avec la couleur à l’huile à base de céruse préparée par M. Wernet, d’après sa pratique courante, on a :
- Huile de la couleur à base de céruse = 310 __Densité de l’oxyde de zinc = 5,40 5
- Huile de la couleur à base d’oxyde de zinc = 378 Densité de la céruse = 6,57 — 6'
- Néanmoins, dans les essais pratiques que nous avons effectués, nous avons vu qu’en prenant 365 grammes d’huile au lieu de 360, comme faisait M. Wernet, ou 378 comme l’indiquait la règle précédente, on a déjà d’excellents résultats pratiques; aussi nous adoptons pour la couleur à base d’oxyde de zinc la composition suivante :
- Blanc de zinc sec. 1 000 gr. i l Blmrn de zinc broyé à 20p. 100. I 000 gr.
- Huiledelin 365 à 378 gr. j Ce qui correspond à l Huile ajoutée . . . . . 92 à lOOgr.
- Essence............ 175 gr. 1 [ Essence de térébenthine. . . 140 gr.
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- ARTS CHIMIQUES.
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- la quantité d’essence variant suivant la fluidité désirée et la quantité d’hrile pouvant être augmentée avantageusement jusqu’à 378 grammes, ou, en partant du blanc de zinc broyé, jusqu’à 100 grammes, surtout dans le cas où la peinture devrait être exposée à des variations de température notables, qui exigeraient une couche plus élastique pour éviter les gerçures, car l'élasticité est fonction dwecte de la proportion d’huile.
- Pouvoir couvrant. — Le pouvoir couvrant d’une peinture à l’huile est mesuré par le volume de la matière solide déposée sur une surface, et l’on avance souvent que le pouvoir couvrant de la céruse est notablement plus grand que celui de l’oxyde de zinc. Cependant, si l’on tient compte, pour un même poids de matière solide, des quantités d’huile que nous prenons en raison inverse ces densités, on voit qu’on devra arriver avec des couleurs préparées d’après les proportions indiquées à un même pouvoir couvrant.
- Si, par exemple, nous prenons deux couleurs contenant chacune 1000 grammes de substance solide sèche, ces 1000 grammes représenteront 152cc,2 pour la céruse et 18occ,2 pour l’oxyde de zinc, volumes qui sont encore dans le rapport de S à 6. Mais les quantités d’huile ont été prises dans ce même rapport de o à6, d’où cette conséquence que 185cc,2 d’oxyde de zinc recouvriront une surface qui 1
- surpassera de g la surface recouverte par les lo2cc,2 de céruse; on aura doac
- des volumes égaux de matière solide sur une même surface.
- On peut donc conclure que le pouvoir couvrant ne diffère pas, lorsque les conditions que nous avons indiquées seront satisfaites.
- Si l’on ajoute de l’essence, le rapport de l’huile à la matière solide restera toujours le même, et seule l’épaisseur de la couche variera.
- Si les quantités d’essence sont différentes par rapport aux poids des matières solides, on n’aura plus égalité de volumes par rapport à une même unité le surface, mais on devra encore avoir un même rapport entre l’huile et la matière solide, et par suite entre les matières solides déposées sur une même surface.
- Reprenons les couleurs préparées par M. Wernet, dans lesquelles le rapport de l’huile" aux matières solides était inverse sensiblement des densités de ces matières solides, et dans lesquelles on a ajouté des quantités différentes d’essence par rapport au poids des matières solides : on constate qu’il en est bien ainsi dans les applications industrielles qui ont été faites par M. Wernet.
- Les couleurs avaient la composition suivante :
- 1° Une couleur à base de céruse ayant la composition suivante :
- grammes.
- Céruse broyée à 17 p, 100......... 1 000
- , Huile ........................... 87,5
- Essence........................... 137,5
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- 2° Une couleur à base de blanc de zinc ayant la composition suivante :
- grammes.
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. . I 000
- Huile.......................... 87,5
- Essence........................ 137,5
- On recouvrit, avec chacune de ces couleurs, 14 mètres superficiels et on trouva que, sur chaque mètre superficiel, on avait déposé :
- H4&r,05 de ce'ruse broyée contre 149sr,l4 de blanc de zinc broyé.
- Ce qui représente :
- 94^r,62 de céruse sèche contre 119«r,32 de blanc de zinc sec.
- Or, ces deux chiffres sont sensiblement dans les rapports de ces corps :
- 94,62 __ 5 Densité de la céruse == 6,57 _6
- 119,32 6,3 Densité du blanc de zinc = 5,40 5"
- SiM. Wernet avait pris la quantité un peu plus forte d’huile qu’indiquait le principe que nous avons posé antérieurement, il aurait couvert une surface un peu plus grande avec le blanc de zinc et le calcul montre qu’il aurait précisé-
- 5
- ment obtenu le rapport -.
- Nous pourrons donc déduire cette règle : Avec les quantités d’huile indiquées, 'pour des poids égaux de matières solides, le pouvoir couvrant d'une couleur à base d'oxyde de zinc sera le même que celui d'une couleur à base de céruse. '
- Influence des variations de la teneur eti huile d’une couleur. — Nos expériences précédentes nous ont conduits à adopter, pour les peintures d’intérieur, la composition suivante :
- gr. c. c.
- Blanc de zinc sec — 1 kil. + I ~ ^ _ 1 Densité du mélange = 0,912.
- (Essence. I/o =202,8) , c
- ! 545 = 593,0
- Nous avons alors composé deux couleurs dans lesquelles la proportion d’huile, pour 1 kilogramme de blanc de zinc sec, variait notablement, soit 325 grammes et 400 grammes, et nous avons ajouté la quantité d’essence nécessaire pour que la
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- densité et le volume du mélange d’huile et d’essence diffèrent peu dans les trois cas :
- gr. c. c.
- Blanc de zinc sec= 1 kil. + ( Huile. .—325 Densité du mélange = 0,913.
- ( Essence. 225 = 258,6 )
- 550 606,9
- gr. c. c.
- di a . . .. . ( Huile. , 400 = 428,7 ) ,. A A.„
- Blanc de zinc sec = 1 lui. + {-----------7—------\ Densite du mélangé = 0,91o.
- ( Essence. 150 = 172,0 ) °
- 530 600,7
- Si on traduit ces chiffres, en partant du blanc de zinc broyé à 20 p. 100, comme on l’emploie dans la pratique, on a :
- N» 1.
- N» 2.
- N» 3.
- Couleur avec manque d’huile.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. . . 1 000
- Huile ajoutée......................... 60
- Essence............................... 180
- Couleur avec bonne Couleur avec excès teneur d’huile. d’huile.
- I 000 1000
- 92 120
- 140 120
- En appliquant ces couleurs au pinceau sur des plaques de verre, on constate que :
- La couleur n° 1, dans laquelle l’huile est en quantité moindre, s’applique difficilement et inégalement; lorsqu’on repasse le pinceau, on enlève ce qui a été couché précédemment et on fait des traînées;
- La couleur n° 2 s’applique facilement et régulièrement;
- La couleur n° 3, s’applique facilement; elle est onctueuse, grasse; la couche s’étale bien; mais, comme aspect, après dessiccation, elle ne présente pas d’avantages sur la couleur n° 2, et elle demanderait plus de temps pour sécher dans toute son épaisseur.
- On obtient donc une peinture inférieure, en prenant une teneur en huile inférieure à celle que nous avons indiquée, et on n’a pas d’avantage à augmenter cette teneur.
- Influence de l'essence de térébenthine sur la siccativité. — Toutes les couleurs précédentes avaient été faites avec 3 p. 100 de siccatif; elles séchaient en moins de quinze heures, mais le siccatif, à cette dose, donnait d’abord une teinte rosée qui passait ensuite au jaune.
- Nous avons pensé que l’action oxydante bien connue de l’essence de térébenthine, en présence de l’air, nous permettrait d’abaisser largement la teneur en résinate de manganèse; c’est ce que démontre l’expérience suivante.
- Nous avons additionné la couleur h 365 grammes d’huile et 175 grammes d’essence par kilogramme d’oxyde de zinc sec, de 1p. 100, seulement, de résinate de manganèse, par rapport à l’huile, et nous avons constaté que cette couleur,
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 771
- appliquée sur une plaque de verre, était parfaitement sèche après dix-huit heures, en restant d’une blancheur absolue. Nousadopterons donccette teneur delp. 100.
- é
- Résumé. — Des observations et expériences précédentes, il résulte qu’on pourra obtenir avec le blanc de zinc des résultats aussi satisfaisants que ceux obtenus avec la céruse, en suivant les principes suivants :
- 1° Si on remplace la céruse par le blanc de zinc, les quantités de l’huile totale (huile entrant dans la matière broyée + huile ajoutée), doivent être dans le rapport inverse des densités des matières solides employées, considérées à l’état sec.
- 2° L’emploi d’une dose modérée de siccatif, soit 1 p. 100 de l’huile totale, fera sécher la couleur à base d’oxyde de zinc en moins de dix-huit heures, ce qui est suffisant dans la pratique, et ce résultat sera obtenu avec certitude, sans que la peinture subisse aucun jaunissement, en employant un siccatif tel que le résinate de manganèse, complètement soluble à froid dans l’huile siccative et d’une énergie remarquable.
- 3° La couleur, que nous désignerons sous le nom de couleur rationnelle à base d'oxyde de zinc, et qui satisfait aux conditions précédentes, aura la compo-
- sition suivante :
- . grammes.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100.................... 1 000
- Huile de lin........................... 92 à 100
- Essence de térébenthine.......................... 140
- Siccatif (résinate de manganèse). ...... 2,9 à 3
- 4° Avec les quantités d’huile indiquées, pour des poids égaux de matières solides, le pouvoir couvrant d’une couleur à base d’oxyde de zinc sera le même que celui d’une couleur à base de céruse.
- ENDUITS
- Considérations générales. —Toutes les expériences précédentes ont été faites en appliquant les couleurs sur des plaques de verre; il était, en effet, indispensable de voir comment se comportait chaque couleur en évitant toute variation dans sa composition. Si on l’avait appliquée sur du plâtre ou sur du bois, une partie de l’huile aurait été bue par ces substances poreuses, et nous aurions eu des résultats faussés, se rapportant à une couleur de composition différente et de teneur moindre en huile.
- Dans la pratique, on évite également d’appliquer directement une couleur à l’huile sur une surface poreuse, et, à cet effet, on commence par revêtir ces surfaces d’un enduit destiné :
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- 1° A former un fond homogène et, pour le plâtre, à donner une surface parfaitement unie, en corrigeant ainsi les inégalités laissées par le travail plus grossier du maçon ;
- 2° A boucher suffisamment les pores du plâtre ou du bois pour que l’huile de la couleur ne soit pas bue.
- L’égalité de surface et l’occlusion des pores s’obtiendront au moyen d’un mastic d’adhérence suffisante pour qu’il puisse s’appliquer avec des épaisseurs variables, pouvant atteindre plusieurs milimètres, et susceptible de sécher sans s’écailler et sans se détacher.
- Mais, pour que le mastic ainsi appliqué empêche, une fois sec, la surface de boire l’huile de la peinture, il faut que sa composition soit telle que, d’une part, non seulement il contienne des particules solides et fines susceptibles de boucher les pores, mais encore, d’autre part, que ces particules solides soient maintenues en place par une substance agglutinante, capable de donner en outre une imperméabilité absolue.
- La matière solide sera du blanc de Meudon, additionné de cérase ou M’oxyde de zinc.
- La substance agglutinante, qui devra donner l’imperméabilité, sera une huile siccative, l’huile de lin, en général.
- Enfin, afin d’augmenter la siccativité de cette huile, on l’additionnera d’un siccatif, qui, dans nbs expériences, continuera à être le résinate de manganèse.
- Les proportions de ces éléments entrant dans les enduits sont différentes suivant qu’on les applique sur Je plâtre ou le bois; on distingue, en effet, les enduits gras que l’on applique sur le plâtre, les enduits maigres que l’on applique sur le bois, et enfin les enduits pour moulures qui doivent satisfaire à des exigences spéciales.
- Nous étudierons ces divers enduits en recherchant si, dans leur composition, on peut facilement remplacer la céruse par l’oxyde de zinc. C’est, en effet, dans les enduits que cette substitution de l’oxyde de zinc à la céruse est la plus désirable, car c’est dans leur maniement que se rencontrent les plus grands dangers pour les ouvriers.
- Outre que l’ouvrier fait souvent à la main son mélange de blanc de Meudon, de céruse et d’huile, il arrive généralement qu’il trouve plus commode de mettre une poignée d’enduits dans sa main gauche et de venir y prendre, avec son couteau, ce qui est nécessaire au fur et à mesure de son travail; de plus, c’est avec le doigt qu’il lisse l’enduit appliqué dans les parties profondes des moulures. Enfin, ce qui présente un danger peut-être plus grand, c’est que, dans les travaux soignés, et surtout pour les moulures, il doit passer au papier de verre l’enduit, quand il est sec, avant de donner la couche de peinture; il est alors exposé à absorber des poussières très fines à base de céruse.
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 773
- ENDUITS GRAS
- Ces enduits gras sont destinés à être appliqués sur le plâtre ; ils forment une masse pâteuse qui s’applique à la palette et au couteau. Le caractère d’un bon enduit est de ne pas filer dans la main, de bien tenir sur le couteau, de ne pas s’en détacher si on l’incline; et, cependant, d’être assez maniable pour s’appliquer et s’égaliser sans un effort trop grand de la part de l’ouvrier.
- On distingue Mendiât ordinaire ou ratissage destiné à être appliqué sur les murs des cuisines, des couloirs, et, d’une manière générale, employé pour les travaux ordinaires; et Mendiât pour travaux soignés.
- Enduit ordinaire ou ratissage. —Cet enduit, préparé directement par un
- ouvrier, nous a donné la composition suivante :
- grammes,
- Céruse broyée à 17 p. 100 d’huile..............1000
- Huile........................................... 461,5
- Blanc de Meudon................................ 1 507,7
- ou, en rapportant à 1 kilogramme de céruse sèche :
- grammes.
- Céruse sèche....................1000
- Huile.......................... 760,9
- Blanc de Meudon. .............1 816
- Ce ratissage était coloré en jaune brun; après vingt heures, il donnait, passé au papier de verre, une surface rugueuse, faisant ce que l’on appelle la peau de crapaud; après quarante-huit heures, il se ponçait parfaitement et donnait une surface bien lisse.
- Nous ne donnons pas ici la composition d’un enduit ordinaire à base de zinc, parce que, dans l’étude des enduits pour travaux soignés, on trouvera plusieurs compositions susceptibles d’être employées avantageusement comme ratissages.
- Enduits pour travaux soignés. — Ces enduits se distinguent des enduits ordinaires par une augmentation de la céruse par rapport Ru blanc de Meudon ; ils sont, par suite, moins colorés, plus onctueux, pénètrent mieux dans les cavités du plâtre et donnent une surface plus lisse.
- Nous avons fait préparer par un ouvrier un enduit à base de céruse et un enduit à base d’oxyde de zinc, tels qu’il avait l’habitude de les préparer. Comme l’enduit à base de céruse présentait évidemment tous les caractères qu’exige la pratique, et comme l’ouvrier a une telle habitude de Je préparer qu’il le reproduira toujours avec les mêmes caractères, nous avons comparé les rapports des substances entrant dans l’enduit à base de zinc et l’enduit à base de
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- céruse pris comme type; nous avons ensuite cherché à corriger les différences qui existaient entre les deux.
- Les résultats de ces préparations étaient les suivants :
- Enduit à base de céruse n° /. Cet enduit avait comme composition :
- grammes.
- Céruse broyée à 17 p. 100........ 1 000
- Huile............................ 273,4
- Blanc de Meudon..................I 061
- ou, en rapportant à 1 kilogramme de céruse sèche :
- grammes.
- Céruse sèche...................1 000
- Huile ......................... 334,2
- Blanc de Meudon................ 1 278,3
- Cet enduit, appliqué sur plâtre, était coloré en jaune légèrement brun; après trente-six heures, il se ponçait parfaitement.
- Enduit à base d'oxyde de zinc n° <2. Cet enduit avait comme composition :
- grammes.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. . 1000
- Huile.......................... 124,3
- Blanc de Meudon................ 721,3
- ou, en rapportant à 1 kilogramme d’oxyde de zinc sec.
- grammes.
- Oxyde de zinc sec............1000
- Huile..................... 403,4 '
- Blanc de Meudon.............. 901,7
- Cet enduit filait un peu à la main, il se tenait mal sur le couteau, il n’avait pas le même corps que l’enduit à la céruse et son application était plus difficile. Il était de couleur grisâtre; après trente-six heures, il se ponçait bien.
- Afin d’avoir plus d’éléments de comparaison, nous avons fait préparer deux autres enduits, d’après les compositions suivantes données à l’ouvrier :
- Enduit à base d’oxyde de zinc n°S. Sa composition, rapportée à 1 kilogramme
- de zinc, était :
- grammes.
- Oxyde de zinc sec...............1000
- Huile..................... 312,3
- Blanc de Meudon................. 336,2
- Cet enduit présentait, dans son application, au dire de l’ouvrier, une très faible différence avec l’enduit à la céruse; il tenait peut-être un peu moins à la main. Il séchait et se ponçait bien.
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- Enduit à base d'oxyde de zinc n° 4. Sa composition, rapportée à 1 kilogramme d’oxyde de zinc, était :
- grammes.
- Oxyde de zinc sec..............1 000
- Huile.......................... 312,8
- Blanc de Meudon................ 573,7
- On avait augmenté la proportion de blanc de Meudon, pour essayer de lui donner plus de tenue que l’enduit n° 3; au dire de l’ouvrier, cet enduit donnait de bons résultats, mais il était trop dur à travailler.
- Détermination des proportions relatives des éléments d’un enduit gras.
- Si, dans une couleur à l’huile, où il n’entre que deux éléments, l’huile et la matière solide, puisque l’essence s’évapore, il est relativement facile de déterminer la proportion relative de ces éléments, le problème se complique pour les enduits gias, parce que l’on y rencontre trois éléments, l’huile, le blanc de Meudon et lacéruse ou l’oxyde de zinc.
- Nous avons pensé qu’il y aurait avantage à convertir le"s matières solides en un seul élément qu’il suffirait alors de comparer à la proportion d’huile. A cet effet, nous avons rapporté tous les éléments solides aux poids des volumes qu’ils occuperaient s’ils étaient évalués en blanc de Meudon.
- En mesurent des volumes égaux de céruse sèche, d'oxyde de zinc sec et de blanc de Meudon, nous avons trouvé que :
- 1 000 gr. de céruse sèche occupent le môme volume que. 563 gr. de blanc de Meudon
- 1000 gr. d’cxyde de zinc sec..................... 685 gr. — —
- Pour avoir ces chiffres, on se bornait à peser les substances après les avoir légèrement tassées et le foisonnement de la matière a naturellement une influence notable sur les résultats.
- Si nous comparons, alors, dans les quatre enduits précédents, les rapports de l’huile à la matière solide évaluée en blanc de Meudon, nous trouvons :
- Enduit n° {.
- ________________Huile = 534,2______________ _ 534,2 _
- (1 000 de céruse = 563 de blanc) + 1 278,3 de blanc 1 841,3 ’
- Enduit n° E
- _________________Huile == 405,4_______________ 405,4 _
- (1 000 doxyde de zinc — 685 de blanc) + 901,7 de blanc 1 586,7 ’
- Enduit n° S.
- Huile = 312,5
- (1 000 dbxyde de zinc = 685 de blanc) + 356,2 de blanc
- 312,5
- 1.041,2
- 0,309.
- Enduil n° 4.
- __________________Huile 312,8_____________________
- (1 000 doxyde de zinc = 685 de blanc) + 573,7 de blanc
- 312,8 1 258,7
- = 0,248.
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- Si l’on considère l’enduit n° 1, à base de céruse, comme le type que l’on doit reproduire, on constate que dans les trois enduits à base d’oxyde de zinc, c’est l’enduit n° 3 pour lequel le rapport de l’huile à la matière solide, 0,309, se rapproche le plus du rapport. 0,290 obtenu avec l’enduit à base de céruse. Or, cet enduit n° 3, au dire de l’ouvrier qui l’employait, présentait des qualités très voisines de celles de l’enduit à la céruse.
- Les enduits n° 2 et n°4 ont des rapports de 0,233 et 0,248, an lieu de 0,290, ce qui indique que l’on a un excès de matière solide par rapport à l’huile employée.
- Puisque l’enduit n° 3 donne des résultats presque satisfaisants, nous avons pensé à l’améliorer en rétablissant le rapport de 0,290 par une simple addition de blanc de Meudon et d’oxyde de zinc ne s’élevant pas à plus de 36§T,3 ; nous avons donc ajouté 39 grammes d’oxyde de zinc, correspondant à 27grammes de blanc de Meudon, et 9 grammes de blanc de Meudon. Cet enduit, que nous désignerons sous le numéro 5, différait de l’enduit n°3 $ar la composition suivante :
- Enduit n° 3.
- Oxyde de zinc sec..............I 000,0
- Huile.......................... 312,o
- Blanc de Meudon................ 356,2
- ou, en rapportant à 1 kilogramme de blanc de zinc broyé à 20 p. 100.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100...... 1 000 1 000
- Huile. ........... : ; '50 40,3
- Blanc de Meudon...................... 285 281
- Cet enduit n° 3, employé par l’ouvrier, donnait des résultats identiques, comme tenue, facilité du travail et siccativité, à l’enduit type à base de céruse.
- Nous nous empressons d’ajouter que cet enduit, qui avait l’avantage d’être d’une blancheur remarquable, serait trop cher à employer couramment, et nous verrons plus loin comment on peut obtenir des produits de même tenue, mais d’un prix beaucoup moins élevé. Ce que nous voulions montrer, c’est que la marche que nous avions suivie était bonne et conduisait à cette première règle :
- Dans an enduit gras, le rapport du poids de Vhuile au poids de l’ensemble des madères solides, chacune de celles-ci étant convertie comme poids en blanc de Meudon, d’après le volume qu’elle occupe, est représenté par une constante.
- Avec les produits que nous avons employés, cette constante était égale à 0,290.
- Enduit gras ne contenant que du blanc de Meudon. — Comme les essais que nous avons exposés à propos de la siccativité des couleurs à l’huile ont montré que la céruse, ajoutée à l’huile de lin crue, n’augmentait en rien sa sic-
- Enduit n° 5.
- I 039,0 I 000,0 312,5 ou 300,7 365,2 351,4
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- cativité, et qu’au contraire l’oxyde de zinc la retardait, on est conduit à se demander pourquoi l’on ne pourrait pas préparer un enduit gras ne contenant que de l’huile et du blanc de Meudon.
- Si la règle indiquée plus haut est exacte, il suffirait que le rapport du poids de l’huile au poids du blanc de Meudon fût de 0,290.
- Nous avons donc préparé un enduit gras ayant la composition suivante:
- Huile................... 690 grammes 690 ___
- Blanc de Meudon. . . . . 2 379 — 2 379 — ’
- Mais on constate que cet enduit file, ne tient pas à la main, et si on y ajoute du blanc de Meudon pour tâcher de le raffermir, on obtient un enduit qui, au début, ne s’épaissit pas sensiblement, mais qui a de plus en plus le défaut de rouler sous le couteau.
- Ce résultat tient, non pas à ce que la règle que nous avons fixée est fausse, mais à ce que le blanc de Meudon n’a pas une porosité suffisante, vu sa pulvérisation assez grossière, pour absorber toute l’huile nécessaire pour former un bon enduit.
- Il en serait tout autrement si on poussait le broyage du blanc de Meudon un peu plus loin, et, ce qui le prouve bien, c’est que si l’on prend la même substance à l’état de finesse extrême et, par suite, présentant une grande porosité, telle, par exemple, que le carbonate de chaux précipité des laboratoires, on obtient directement un enduit gras parfait, par simple addition d’huile.
- Faisons seulement remarquer que l’on devra appliquer la règle de rapport énoncée précédemment et que le poids du carbonate de chaux précipité, qui a un grand foisonnement, devra être converti en poids d’un égal volume de blanc de Meudon. L’expérience directe nous ayant montré que 1 000 grammes de carbonate de chaux précipité correspondent en volume à 1786gr,6 de blanc de Meudon, on déterminera l’huile, de manière à avoir le rapport 0,290, ce qui conduit à prendre 518 grammes d’huile. On aura, en effet:
- Huile = 518 __ 518
- Carbonate de chaux précipité = 1 000 correspondant à 1 786,6 de blanc 1 786,6
- 0,290.
- On pourra donc composer un enduit gras, sans céruse ni oxyde de zinc, en
- prenant :
- Huile .................... 518 grammes.
- Carbonate de chaux précipité......... 1 000 —
- Le mélange doit être fait avec précaution, vu la rapide absorption de l’huile par une substance aussi poreuse; mais, finalement, on obtient un enduit qui ne file pas, qui se tient bien, mais qui est peut-être un peu dur à travailler parce que le mélange exige plus de temps et de malaxage qu’avec des substances moins poreuses.
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
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- En résumé: la bonne tenue d'un enduit résultera surtout de U état de porosité des substances qui entrent dans sa composition.
- Comme conséquence, on voit que si l’on voulait préparer des enduits avec des substances ne présentant aucune porosité, telles que le sable de Fontainebleau ou le sulfate de baryte pulvérisé, on ne pourrait obtenir un résultat satisfaisant; on ferait bien une pâte, mais l’huile se séparerait rapidement et on n’aurait pas de liant.
- Enduits obtenus avec la céruse ou le blanc de zinc seuls. — La céruse et l’oxyde de zinc étant des substances très poreuses, retenant bien l’huile, on peut, par simple mélange d’huile, obtenir des enduits gras. En appliquant le rapport précédent ,on prépare des enduits qui se tiennent bien; les proportions
- à prendre seront les suivantes :
- Enduit à la céruse.
- Huile . . .-.................. 151,3
- Céruse sèche. 1 000
- Enduit à l'oxyde de. zinc.
- Huile......................... 198
- Oxyde de zinc sec.............1 000
- Du rôle de la céruse ou de l'oxyde de zinc dans les enduits gras. — Nous avons vu qu’un enduit gras au blanc de Meudon seul est trop fluide, parce que le blanc de Meudon n’absorbe pas suffisamment l'huile qui est nécessaire pour donner au mélange la consistance voulue et la cohésion nécessaire après transformation de l’huile en matière solide, servant de ciment aux particules solides. Or, la céruse et l’oxyde de zinc, au contraire, ont une porosité telle qu’ils peuvent absorber plus d’huile que la quantité nécessaire pour faire un enduit. Ils viennent alors, mélangés intimement au blanc de Meudon, compenser ce qui manque à ce dernier au point de vue de la propriété de retenir le volume d’huile nécessaire. Il suffira alors de prendre un enduit à base de blanc de Meudon seul, et un autre enduit à base d’oxyde de zinc seul, et de faire des mélanges méthodiques de ces deux enduits, pour établir à partir de quelle limite l’addition d’enduit à base de zinc sera suffisante pour que l’huile reste bien incorporée et que l'enduit gras ait une bonne tenue, permettant de le travailler facilement.
- A cet effet, nous avons composé un enduit gras à base de blanc dè Meudon seul, que nous désignerons, dans le tableau suivant, par A, et un enduit gras B, à base d’oxyde de zinc seul.
- En mélangeant successivement :
- 9 parties de l’enduit A à 1 partie de l’enduit B
- 8 — — A à 2 — B
- 2 parties de l’enduit A à 8 parties de l’enduit B
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- nous avons obtenu les enduits C. D... J. K., dont la composition est donnée dans le tableau suivant, rapportée soit à 1 kilogramme d’oxyde de zinc sec, soit à 1 kilogramme de blanc de zinc broyé à 20 p. 100, et pour lesquels le rapport de l’huile à la matière solide évaluée en blanc de Meudon est 0,290.
- Nous avons indiqué, en outre, la proportion de siccatif (résinate de manganèse) devant être ajoutée à l’huile.
- A Enduit au blanc de Meudon seul. B Enduit à l’oxyde de zinc seul. c 9 parties de A. 1 — de B. D 8 parties de A. 2 — de B. E 7 parties de A. 3 — de B. F 6 parties de A. 4 — de B.
- Oxyde de zinc sec. . » 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000
- Huile 290 198 2 808 1 358 874,6 633
- Blanc de Meudon. . 1 000 » 9 000 4 000 2 333 1 500
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. . . . )> )) 1 000 1 000 1 000 1 000
- Huile 290 » 2 0i8 886 499,7 306,4
- Blanc de Meudon. . 1 000 )) 7 200 3 200 1 850,4 1 200
- Siccatif (2 p. 100 de l’huile totale) . . 5,8 » 56,16 27,16 17,5 12,66
- G H I J K
- 5 parties de A. 4 parties de A. 3 parties de A. 2 parties de A. 1 partie de A.
- 5 — de B. 6 — de B. 7 — de B. 8 — de B. 9 — de B.
- Oxyde de zinc sec 1 000 1 000 1 000 1 000 1 000
- Huile 488 391,3 322,3 270,5 230,2
- Blanc de Meudon 1 000 666,6 428,6 250 111
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. 1 000 1 000 1 000 1 000 »
- Huile 190,4 113 57,8 •16,4 )>
- Blanc de Meudon 800 640 342,9 200 »
- Siccatif (2 0/0 de l’huile totale). 9,76 7,82 6,44 5,41 )>
- Nous avons alors soumis à l’expérience ces divers enduits gras, à teneur variable en oxyde de zinc, et nous avons constaté que les enduits C et D filent trop et ne peuvent être employés; l’enduit E commence à être meilleur, mais est encore un peu fluide ; enfin l’enduit F et tous les enduits suivants donnent d’excellents enduits, de même tenue que l’enduit ordinaire à base de céruse et ne se différenciant en rien d’avec lui pour le travail.
- D’où cette règle : un bon enduit gras à base d’oxyde de zinc peut être repré-
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- ARTS CHIMIQUES.
- JUIN 4901.
- senté comme résultant du mélange d'un enduit à base de blanc de Meudon et d’un enduit à base d’oxyde de zinc, mélange dans lequel ce dernier devra entrer
- au minimum pour les — .
- On aura donc le choix entre les différents enduits compris entre F et J, suivant le prix et la blancheur que l’on voudra obtenir.
- L’enduit F, qui est déjà bien blanc, d’une excellente consistance, ne quittant pas le couteau et s’appliquant aisément, nous semble à recommander.
- Pour les enduits gras de ratissage, on pourra parfaitement prendre l’enduit E.
- Résumé. — 1° Dans un enduit gras, le rapport du poids de l’huile au poids de l’ensemble des matières solides, chacune de celles-ci étant convertie comme poids en blanc de Meudon, d’après le volume qu’elle occupe, est représenté par une constante.
- 2° La bonne tenue d’un enduit résulte surtout de l’état de porosité des substances qui entrent dans sa composition.
- 3° La céruse ou l’oxyde de zinc n’ont d’autre rôle que de servir d’excipient pour l’huile que le blanc de Meudon ne peut entièrement retenir par suite de sa porosité insuffisante.
- 4° L’oxyde de zinc pourra sans inconvénient être substitué à la céruse dans un enduit gras, pourvu qu’il y entre à une dose convenable.
- 5° Cette dose est déterminée par l’expérience qui montre qu’un bon enduit gras à base d’oxyde de zinc peut être représenté comme résultant d’un mélange d’un enduit à base de blanc de Meudon et d’un enduit à base d’oxyde de zinc,
- : . 4
- mélange dans lequel ce dernier devra entrer au minimum pour les —.
- COUCHES d’impression ET ENDUITS MAIGRES
- Considérations générales. — Lorsqu’on doit appliquer une couleur à l’huile, non sur du plâtre mais sur du bois, il est encore indispensable de rendre la surface imperméable afin d’éviter toute modification de la composition de la couleur. D’autre part, quoique le bois présente déjà, après le travail du menuisier, une surface bien plane, souvent poncée au papier de verre, on appliquera cependant un enduit présentant une cerlaine épaisseur, d’une part, pour avoir un fond homogène et uni et, d’autre part, parce que les différentes parties du bois, les mailles, les parties poreuses, les nœuds, etc., continueraient à se voir, même sous plusieurs couches de peinture.
- Pour avoir l’épaisseur voulue, plus faible que celle d’un enduit gras, on est
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉBUSE DANS LA PEINTURE. 781
- conduit à donner à l’enduit une fluidité plus grande, quoiqu’il s’applique encore au couteau, et on arrive à ce résultat en ajoutant aux éléments d’un enduit gras de l’essence de térébenthine, ce qui constitue un enduit maigre.
- Dans la plupart des cas, pour éviter que ce mélange d’huile et d’essence jje soit trop vite bu par le bois et que la composition de l’enduit maigre ne subisse elle-même des variations trop grandes, suivant la nature du bois ou son état de dessiccation, on commence par donner une couche d’un mélange de céruse ou d’oxyde de zinc avec de l’huile et de l’essence de térébenthine ; c’est, en somme, une couleur à l’huile très étendue par addition d’essence, car elle n’a pas besoin de couvrir, et son application constitue Yimpression.
- Nous étudierons successivement les couleurs ou couches employées dans l’impression et les enduits maigres.
- Impression. — Nous avons fait préparer par un ouvrier, d’après ses errements habituels, deux couches d’impression, l’une à base de céruse, et l’autre à base d’oxyde de zinc. Les compositions étaient les suivantes :
- Couche dimpression à base de céruse :
- Céruse broyée à 17 p. 100. 1000 \ ! Céruse sèche. . . 1000
- Huile.................... 95,1 > Ce qui correspond à ] Huile............. 319,4
- Essence................... 288,2 ) ( Essence......... 347,2
- Couche dé impression à base d'oxyde de zinc :
- Blanc de zincbroyé à200/0. 1000 \ / Oxyde de zinc sec. 1000
- Huile..................... 142,8 | Ce qui correspond à j Huile........... 428,6
- Essence................... 110,4 ) ( Essence...... 238
- Nous avons alors comparé les substances contenues dans la couche d’impression à base de céruse à celles contenues dans la couleur à l’huile à base de céruse.
- Couche Couleur Excédents dans la couche
- d’impression. pour peinture. d’impression.
- Céruse sèche. . . , . . 1000 1000 y>
- Huile . . . 319,4 300 + 19,4
- Essence . . . 347 170 + 177
- Si l’on fait la même comparaison pour la couche d’impression à base d’oxyde de zinc préparée par l’ouvrier, on trouve un excédent d’huile plus fort, 53,6, et un excédent d’essence qui n’est que de 58.
- Nous avons pensé qu’il fallait, pour la couche d’impression à base d’oxyde de zinc, se rapprocher de celle à base de céruse. Dans celle-ci, l’excédent d’huile était
- 4 . . ,
- de , nous avons donc ajouté à la teneur d’huile de la couleur à base d’oxyde
- 1
- ce qui nous a donné 388&r,5.
- de zinc
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- ARTS CHIMIQUES.
- JUIN 1901.
- Pour l’essence, nous avons admis qu’on devait avoir, par rapport à l’huile, le même rapport que dans la couche d’impression à base de céruse, ce qui donne 421 grammes.
- On arrive donc à la composition suivante :
- Blanc de zinc sec.................. 1 000
- Huile............................ 388,5
- Essence.......................... . 421
- Ou, en rapportant à 1 kilogr. de blanc de zinc broyé :
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. . 1000
- Huile.............................. 110,8
- Essence............................ 332
- Siccatif à 1 p. 100................ 3,6
- Nous avons pris 332 grammes d’essence, au lieu de 320, parce que l'ouvrier, en essayant cette couche, a déclaré qu’on arrivait à une impression suffisante en augmentant la teneur d’essence; une couche d’impression, en effet, ne doit pas être trop grasse.
- Cette couche d’impression appliquée sur bois était parfaitement sèche en moins de 18 heures, et l’on aurait pu appliquer l’enduit maigre.
- Enduits maigres. — Pour les enduits maigres, nous avons toujours suivi la même marche : nous avons fait préparer par un ouvrier, en vue de les comparer, deux enduits maigres, l’un à base de céruse, l’autre à base d’oxyde de zinc, suivant sa pratique habituelle, et nous avons déterminé leur composition.
- Enduit maigre à base de céruse :
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 \ / Céruse sèche. . . . 1000
- Huile........;.............. 115,7 j _ , ) Huile.......... 343,4
- Blanc de Meudon.................. 929 ( orrespon an a j gjanc de Meudon. . 1120,2
- Essence........................... 72 1 l Essence........ 86,9
- Enduit maigre à base d’oxyde de zinc :
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. .
- Huile........................
- Blanc de Meudon..............
- Essence......................
- 1000 \ loi 5 i
- 864 9 [ C°rresPon(iant à 58,4 )
- Oxyde de zinc sec. .
- Huile.............
- Blanc de Meudon. . Essence...........
- 1 000 339,4
- 1 080,a
- 73
- Si nous comparons l’enduit maigre à base de céruse à l’enduit gras à base de céruse dont la composition a été primitivement établie, nous avons :
- Enduit maigre. Enduit gras.
- Céruse sèche................ 1000 1000
- Huile....................... 343,4 534,2
- Blanc de Meudon............. 1 120,2 1278,3
- Essence..................... 86,9 »
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉBUSE DANS LA PEINTURE. 783
- Nous constatons que l’enduit maigre à la céruse correspond pour la matière solide 1 000 + 1 120,2, sensiblement à un enduit gras 1 000 + 1 278,3 dont on aurait diminué un peu la consistance en diminuant le blanc de Meudon de 1278,3 — 1120,2 = 158 grammes, c’est-à-dire d’un huitième.
- Pour la quantité de l’huile qui entre dans un enduit maigre, elle peut être déterminée en prenant le rapport de cette huile à la matière solide évaluée en blanc de Meudon, comme nous avons fait pour les enduits gras; ce rapport, pour l’enduit maigre à base de céruse, est :
- Huile = 343,4 343,4
- 1 000 de céruse = 563 de blanc + 1120,2 de blanc I 683,2
- 0,204.
- Enfin, l’essence de térébenthine sera ajoutée proportionnellement à l’huile contenue dans l’enduit.
- Appliquons ces règles à un enduit gras à base d’oxyde de zinc, tel que l’enduit, F du tableau des enduits à base de zinc. La composition de cet enduit était :
- Oxyde de zinc.......... 1000
- Huile......................... 633
- Blanc de Meudon.............1 500
- Si nous diminuons le blanc de Meudon de g-, nous arrivons à 1312,5. Le
- total de la matière solide, oxyde de zinc + blanc de Meudon, sera donc 1 000 + 1 312,5.
- Pour avoir l’huile, en appliquant le rapport 0,204 trouvé plus haut, on établira la formule :
- ----r-r^-7-----j—, — rwf',,---j—a—:—ri—. „. - = 0,204 d’où huile = 407,5.
- 685 (correspondant a 1 000 d oxyde de zinc) + 1312,5
- Enfin, nous déterminerons l’essence en prenant la même proportion par rapport à l’huile que celle qui existe dans l’enduit maigre à la céruse; on trouve pour l’essence : 103,1.
- On arrive ainsi à la composition suivante pour Y enduit maigre à base â'oxyde de zinc :
- Oxyde de zinc................. 1000 L
- •Huile........................ 407,5 ;
- Blanc de Meudon.............1312,5 -
- Essence .................... 103,1 7
- Ou, en rapportant à 1 kilogr. d’oxyde de zinc broyé : :
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. . 1000
- Huile....................... 126 ,
- Blanc de Meudon. . . . . . . . . 1050
- Essence ................... 82 5
- Siccatif (1 p. 100 de l’huile totale). 3,7
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- ARTS CHIMIQUES. ---- JUIN 1901.
- La composition de cet enduit maigre est déjà très satisfaisante, mais nous avons tenu à nous rapprocher encore plus de la composition de l’enduit maigre à base de céruse. Pour le faire, il nous a suffi de partir d’un enduit gras à base de zinc différent. Celui que nous avons adopté correspond au mélange de 1 partie de l’enduit G et 2 parties de l’enduit F. En répétant les calculs précédents, nous arrivons à la composition suivante :
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. . 1 000
- Huile.............................. 102,2
- Blanc de Meudon..................... 933,3
- Essence.............................. 76,5
- Siccatif (I p. 100 de l’huile totale). 3,5
- Ajoutons que l’essai fait par l’ouvrier montre qu’on aurait peut-être avantage à pousser la teneur en essence jusqu’à 126,5.
- Cet enduit, qui se rapproche autant que possible de l’enduit maigre à la céruse pris comme type, a donné des résultats remarquables au point de vue de l’application, de la prise et de la blancheur; par suite, nous estimons que l’on peut adopter avec avantage cette composition qui montre que :
- Un enduit maigre peut être regardé comme dérivant d'un enduit gras rendu plus fluide par suite du remplacement d’une guantité déterminée d’huile par de l’essence de térébenthine.
- ENDUITS POUR MOULURES
- Lorsque l’on veut appliquer un enduit sur les moulures, on comprend que l’on ne puisse plus employer le couteau; il faut, en effet, que l’enduit soit appliqué suivant les profits les plus capricieux; aussi doit-on l’appliquer à la brosse, et, par suite, il doit présenter une fluidité encore supérieure à celle d’un enduit maigre.
- La substitution de l’oxyde de zinc à la céruse a, ici, une très grande importance. En effet, l’application de l’enduit pour moulures se fait à la brosse, après ponçage de la surface antérieurement imprimée, et on termine, quand, après quinze à vingt minutes, l’enduit commence à prendre, en le lissant au moyen d’une peau mouillée. Mais il reste toujours un excès d’enduit dans les angles rentrants de la moulure, dans ce qu’on appelle les tarabiscos; or, l’ouvrier s’en débarrasse très simplement en promenant le doigt dans les parties creuses. On comprend donc que, dans le cas d’un enduit à base de céruse, les chances d’intoxication de l’ouvrier sont largement augmentées par cette opération, assez difficile à remplacer dans la pratique/qui amène la matière dangereuse sous les ongles.
- Deux enduits pour moulures, préparés par un ouvrier, nous ont donné :
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-
-
- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 785
- Enduit pour moulures à base de céruse :
- Céruse broyée à 17 p. 100.
- Huile...................
- Blanc de Meudon.........
- Essence.................
- 1000 \
- 221 5 |
- non’* l Correspondant à, 930,5 l
- 158,2 )
- Cérnse sèche. ... 1 000
- Huile............. 471,7
- Blanc de Meudon. . Il 21,1 Essence........... 190,7
- Enduit pour moulures à base d’oxyde de zinc :
- Blanc de zinc broyé à 20 0/0.
- Huile...................
- Blanc de Meudon.........
- Essence.................
- 1000 ]
- 18*,8 ( QorreSp0nciant à
- 862,4 \
- 151,6
- Oxyde de zinc sec. 1 000
- Huile............ 481
- Blanc de Meudon. 1 078 Essence.......... 189,5
- Comparons ces enduits pour moulures aux enduits maigres : Enduit à base de céruse :
- Enduit
- pour moulures.
- Céruse sèche....................1000
- Huile............................. 471,7
- Blanc de Meudon.................1121,1
- Essence........................... 190,7
- Enduit maigre. 1000 343,4 1 120 86,7
- Enduit à base d’oxyde de zinc :
- Oxyde de zinc sec . . . . 1000 1000
- Huile . . . . 481 339,4
- Blanc de Meudon. .... . . . . 1078 1 080,3
- Essence . . . . 189,5 73
- La simple inspection de ces tableaux montre que : Venduit pour moulures ne diffère de l’enduit maigre que par une addition d'huile et d’essence pour le rendre plus fluide et permettre de l’appliquer à la brosse.
- Nous déterminerons la proportion d’huile de l’enduit à base de zinc en prenant encore, dans l’enduit à base de céruse, le rapport de l’huile à la matière solide évaluée en blanc de Meudon; nous aurons :
- 471
- _________________ 471
- 'l 000 de céruse = 563 de blanc) + 1121 de blanc 1 684
- = 0,280.
- D’où on pourra déduire facilement la quantité d’huile que doit renfermer l’enduit à base d’oxyde de zinc :
- Huile
- (1000 d’oxyde de zinc = 685 de blanc) + 1 078 de blanc
- — 0,280 d’où huile = 493 gr.
- Pour la quantité d’essence, elle sera déduite d’après son rapport à l’huile dans l’enduit à base de céruse ; on trouve ainsi que le poids de l’essence doit être
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- ARTS CHIMIQUES.
- JUIN 1901.
- de 199,3. On arrive donc, pour l’enduit pour moulures, à la composition sui-
- vante :
- Oxyde de zinc sec............................1000
- Huile........................................ 493
- Blanc de Meudon..............................1 078
- Essence.......................................... 199,3
- ou, en partant de l’oxyde de zinc broyé :
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100.............. 1 000
- Huile............................................ 194,4
- Blanc de Meudon. . . ........... 862,4
- Essence.......................................... 159,4
- Siccatif (1 p. 100 du poids de l’huile totale). ... 3,9
- Cet enduit, essayé par l’ouvrier, s’appliquait remarquablement bien, était d’une blancheur parfaite et était complètement sec après moins de seize heures. L’ouvrier conseillait cependant de diminuer un peu la proportion d’huile et d’augmenter celle de l’essence, en prenant 174 grammes d’huile et 170 grammes d’essence.
- PRIX DE REVIENT COMPARATIFS
- DES PRODUITS A BASE DE CÉRUSE ET DES PRODUITS A BASE D’OXYDE DE ZINC
- Pour les produits à base de céruse, préparés à la manière ordinaire par un ouvrier expérimenté, et pour les produits à base d’oxyde de zinc dont la composition nous a semblé la meilleure, nous avons établi les prix de revient, en prenant les prix des matières premières au cours de la fin du mois d’avril, soit :
- Céruse surfine broyée à 17 p. 100. . . 65 fr. les 100 kit.
- Blanc de zinc broyé à 20 — ... 80 — —
- Huile de lin.......................122 — —
- Essence de térébenthine............ 97 — —
- Blanc de Meudon en poudre........... 6 — —
- Résinate de manganèse.............. 60 — —
- Couleurs à l’huile.
- Couleur à hase de céruse :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . . . 1000 0,650
- Huile . . . 87,5 0,107
- Essence . . . 137,5 0,133
- Siccatif . . . 2,9 0,002
- 1 227,9 0,892
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 787
- Couleur à base d’oxyde de zinc préparée par M. Wernet :
- grammes. francs.
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. . . 1 000 0,800
- Huile...................................... 87,5 0,107'
- Essence.................................... 137,5 0,133
- Siccatif..................................... 2,9 0,002
- 1 227,9 1,042
- D’après l’expérience comparative exécutée par M. Wernet et dont il a bien voulu nous communiquer les résultats détaillés, ce dont nous le remercions très vivement, on arrive à avoir, par mètre superficiel de peinture au blanc de zinc, une différence en plus qui n’est que 0 fr. 0152, en tenant compte de la main d’œuvre qui est légèrement inférieure avec la couleur au blanc de zinc, parcn que celle-ci contient plus d’huile, et, par suite, est moins dure à appliquer.
- Couleur à base d'oxyde de zinc préparée sur nos indications :
- grammes. francs.
- Oxyde de zinc broyé à 20 p. 100. . . 1 000 0,800
- Huile.............................. 92 0,112
- Essence............................ 140 0,135
- Résinate de manganèse. ....... 2,9 0,002
- 1 234,9 1,049
- Avec cette composition, qui contient un peu plus d’huile et d’essence, on couvre une surface plus grande, ce qui amène le prix de revient de cette couleur à base d’oxyde de zinc à être tout à fait comparable au prix de revient de la couleur à base de céruse, ainsi que nous l’a montré l’expérience directe, surtout quand on prend 100 d’huile au lieu de 92.
- ENDUITS GRAS
- Enduit gras à la céruse pour ratissage :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 0,650
- Huile . . . 461,5 0,563
- Blanc de Meudon . . . 1507,7 0,091
- Résinate de manganèse. . . . . 13 0,008
- 2 982,2 1,312
- Enduit gras à l'oxyde de zinc pour ratissage :
- Enduit D : grammes. francs.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1000 0,800
- Huile . . . 886 1,081
- Blanc de Meudon . . . 3 200 0,192
- Résinate de manganèse. . . . . 27 0,016
- 5113 2,089
- 0 fr. 439 le kilogr.
- 0 fr. 408 le kilogr..
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-
-
-
- 788
- Enduit E :
- Huile.................
- Blanc de Meudon.......
- Résinate de manganèse. .
- QUES. — - JUIN 1901
- grammes. francs.
- 1 000 0,800 \
- 499,7 0,609
- 1 850,4 0,111 (
- 17,5 0,011 J
- 3 367,7 1,531
- 0 fr. 454 le kilogr.
- Enduit gras à base de cèruse pour travaux soignés :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 0,650
- Huile....................... 273,4 0,333
- Blanc de Meudon............. 1 061 0,064
- Résinate de manganèse....... 8,8 0,005
- 2 343,2 1,052
- 0 fr. 449 le kilogr.
- Enduit gras à base d'oxyde de zinc pour travaux soignés :
- grammes.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1000
- Huile....................... 306,4
- Blanc de Meudon.............1 200
- Résinate de manganèse....... 12,6
- francs.
- 0,800 \
- 0 072 I ° fr' 497 le kilo§r-
- 0,008 J
- 2519 1,254
- Avec 1 kilogramme d’enduit à la céruse, on couvre un peu plus d’un mètre superficiel, mais on compte généralement une plus-value de 0 fr. 09 pour la main-d’œuvre, lorsqu’on applique un enduit à base d’oxyde de zinc; or, ici, l’enduit à base d’oxyde de zinc s’appliquant aussi facilement que l’autre, on économiserait cette plus-value de main-d’œuvre.
- COUCHES D’iMPRESSlON
- Couche à base de céruse :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 0,650
- Huile . . 95,1 0,116
- Essence . . 288,2 0,280
- Résinate de manganèse. . . . . 3,6 0,002
- 1 386,9 1,048
- 0 fr. 755 le kilogr.
- Couche à base d'oxyde de zinc préparée par l'ouvrier :
- grammes. francs.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1 000 0,800
- Huile 142,8 0,174
- Essence 110,4 0,107
- Résinate de manganèse 3,9 0,003
- 1 257,1 1,084
- 0 fr. 862 le kilogr.
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-
-
-
- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PEINTURE. 78^
- Couche à base d'oxyde dé zinc préparée sur nos indications :
- grammes. francs.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1000 0,800
- Huile 110,8 0,135
- Essence 332 0,322
- Résinate de manganèse 3,6 0,002
- 1 446,4 1,259
- 0 fr. 870 le kilogr.
- ENDÜTTS MAIGRES
- Enduit maigre à base de céruse :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 0,650
- Huile 115,7 0,141
- Blanc de Meudon 929 0,056
- Essence 72 0,070
- Résinate de manganèse. . , , . 3,5 0,002
- 2120,2 0,919
- Enduit maigre à base d'oxyde de zinc :
- grammes. francs.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1 000 0,800
- Huile . 102,2 0,125
- Blanc de Meudon 933,3 0,056
- Essence 76,5 0,074
- Résinate de manganèse 3,5 0,002
- 2115,5 1,057
- 0 Ir. 432 le kilogr.
- 0 fr. 499 le kilogr.
- ENDUITS POUR MOULURES
- Enduit à base de céruse :
- grammes. francs.
- Céruse broyée à 17 p. 100. . . . 1000 0,650
- Huile. ..... ... . . . . 221,5 0,270
- Blanc de Meudon 930,5 0,056
- Essence. 158,2 0,154
- Résinate de manganèse 3,9 0,002
- 2 314,1 1,132
- Enduit à base d'oxyde de zinc :
- grammes. francs.
- Blanc de zinc broyé à 20 p. 100. 1 000 0,800
- Huile 194,4 0,237
- Blanc de Meudon 862,4 0,052
- Essence 159,4 0,155
- Résinate de manganèse. . . . . 3,9 0,002
- 2 220,1 1,246
- 1 fr. 132 le kilogr.
- 1 fr. 246 le kilogr.
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- 790
- ARTS CHIMIQUES.
- JUIN 1901.
- En résumé, on voit que, pour les couleurs à l’huile, les prix du mètre superficiel couvert ne diffèrent pas. Pour les enduits, ceux à base d’oxyde de zinc sont un peu plus chers, mais les prix ne diffèrent pas d’une manière exagérée de ceux des produits à base de céruse; de plus, cette augmentation de prix est encore diminuée, si l’on tient compte du fait que l’oxyde de zinc occupe un volume plus grand que la céruse (1). Le prix de la main-d’œuvre ne sera pas changé, ces produits ayant la même tenue que les produits à base de céruse, et, enfin, on trouvera une large compensation dans la blancheur plus grande, l’inaltérabilité, et, surtout, l’innocuité des produits à base de zinc.
- Ajoutons que tous les efforts, à notre avis, doivent être faits en vue d’avoir du blanc de Meudon plus finement pulvérisé, qui absorbera une plus grande quantité d’huile ; on arrivera ainsi à diminuer et peut-être à supprimer dans les enduits la teneur en blanc de zinc broyé qui vaut 80 francs les 100 kilogrammes, en le remplaçant par du blanc de Meudon, qui vant actuellement 6 francs les 100 kilogrammes et dont le prix ne serait que faiblement augmenté par suite d’une pulvérisation poussée plus loin.
- On pourrait peut-être, aussi, chercher à utiliser le carbonate de chaux précipité, résidu de certaines opérations industrielles.
- DURÉE DE LA PEINTURE AU BLANC DE ZINC
- On a souvent reproché aux produits à base de zinc d’avoir une durée moindre, surtout pour les travaux extérieurs. Ce reproche est, en effet, fondé, mais il est dû à ce que les produits, préparés généralement comme ceux à base de plomb, ne contiennent pas une quantité d’huile suffisante; or, c’est l’huile qui, en séchant, donne un réseau solide et élastique emprisonnant les particules solides.
- On comprend facilement que l’on ne trouvera pas une très grande différence pour les travaux intérieurs, pour lesquels les variations de température ne se
- (I) Si l’on compare les prix pour des volumes égaux, on trouve que le prix de 1 000 centimètres cubes est de :
- 1 fr. 059 pour les enduits gras à la céruse.
- 1 fr. 105, pour les enduits gras au zinc ^prix ne dépassant pas de le précédent^.
- 1 fr. 070 pour les enduits maigres à la céruse.
- I fr. 169 pour les enduits maigres au zinc ^prix ne dépassant pas de le précédent^.
- 1 fr. 057 pour les enduits pour moulures à la céruse
- 1 fr. 162 pour les enduits pour moulures au zinc ^prix ne dépassant pas de i le pré-•cédent^.
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- SUBSTITUTION DU BLANC DE ZINC A LA CÉRUSE DANS LA PENTURIE. 791
- font pas brusquement sentir; il en est tout autrement à l’extérieur, et les dilatations ou contractions ont alors un effet très nuisible, parce que la couche n’est pas assez élastique pour se prêter à ces mouvements, dans des limites souvent fort étendues. Avec l’excès d’huile que nos formules indiquent, il nous semble ce rtain que la résistance des produits à base de zinc deviendra comparable à celle des produits à base de plomb. Néanmoins, nous ne pouvons encore nous appuyer sur des résultats d’expériences de durée suffisante.
- CONCLUSION
- Il nous semble résulter, d’une manière évidente, de notre travail et des applications qui ont été faites des produits à base d’oxyde de zinc ayant les compositions que nous avons indiquées, qu’aucune objection de principe ne s’oppose à la substitution du blanc de zinc à la céruse.
- Certes, on pourra encore envisager bien des points particuliers: on devra voir l’effet du blanc de zinc dans certaines couleurs teintées : on pourra continuer à chercher les moyens de remplacer 1 oxyde de zinc ui-mêm.e, par d autres substances aussi inoffensives mais moins chères ; on devra surtout arriver à diminuer la proportion d’oxyde de zinc employé dans les enduits en pulvérisant plus finement le blanc de Meudon, etc.
- Pour nous, nous nous sommes tout particulièrement astreints à n’employer que les produits usuellement mis en œuvre, afin de ne pas changer les habitudes actuelles; la substitution du blanc de zinc à la céruse n’entraîne que de simples modifications dans les proportions des divers éléments, et l’habileté professionnelle des ouvriers leur permettra rapidement, non seulement de préparer couramment ces produits définis, mais encore, par de légères modifications dans les proportions, de les approprier aux divers genres de travaux qu’ils auront à effectuer.
- Notre conclusion résulte d’expériences entreprises sans aucune idée préconçue et nous serions heureux de voir l’hygiène industrielle bénéficier de nos recherches.
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- AGRICULTURE
- Études sur la. composition du lait et des produits de la laiterie, par Antonin Rolet, Ingénieur-Agronome, Chimiste à VÉcole nationale d’industrie laitière de Mamirolle (1).
- MATIÈRE GRASSE
- La matière grasse constitue l’élément le plus important du lait, puisqu’il donne le beurre, produit marchand le plus apprécié.
- A ce point de vue, les nourrisseurs accordent la préférence aux animaux qui fournissent un lait très butyreux, présentant l’avantage de supporter un écrémage partiel, tout en conservant encore en matière grasse une richesse relative qui le met à l’abri de tout soupçon. Mais l’audace des vendeurs ne connaît souvent pas de bornes, témoin le lait ci-dessous que nous avons eu l’occasion d’analyser, vendu dans une des principales villes du Midi, sans aucune mention spéciale :
- Densité. . .................... 1030,7
- Extrait sec....................10 p. 100
- Matière grasse................. 1,81 p. 100.
- Sucre corrigé.................. 3,81 —
- Sels minéraux.................. 0,68 —
- Caséine........................ 3,70 _
- tandis que le lait pris à l’étable a donné comme composition les chiffres suivants ;
- Densité........................ 1032,25
- Extrait sec.....................14,02 p. 100.
- Matière grasse.................... 4,85 __
- Sucre corrigé.................... 4,50 __
- Sels minéraux.................... 0,76 __
- Caséine (par différence)....... 3,91 —
- U est fort probable que Je premier échantillon avait été partiellement écrémé puis mouillé, car pour faire tomber par une simple addition d’eau, le taux de graisse de 4,85 p. 100 à 1,81 p. 100, il aurait fallu ajouter plus d’eau que ne l’accusent les différences de densité ou les proportions de sels minéraux et de sucre.
- Pour le dosage de la matière grasse, nous avons employé dans nos expériences la méthode de l’acido-butyromètre du Dr Gerber.
- Vache A. Tableaux XI et XII. — La matière grasse, d’abord faible dans-
- (1) Voir Bulletin le de mai 1901, p. 644.
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION
- DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 793
- TABLEAU XI. Matière grasse p. 100. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. HOMME. DATES. MATIN. SOIR. HOÏFSSE.
- 14 mai 1899. . . 4,63 3,53 4,08 15 octobre 1899. . 3,55 3,54 3,54
- 21 - 3,35 3,31 3,33 22 — 3,06 3,84 3,25
- 28 — 3,33 3,18 3,25 29 — 3,16 3,40 3,28
- 4 juin 3,49 3,67 3,58 5 novembre. . . 3,40 3,58 3,49
- 11 — 3,52 3,71 3,61 12 — 3,39 3,80 3,59
- 18 — 3,40 3,57 3,48 19 — 3,45 3,78 3,61
- 25 — 3,50 3,05 3,27 26 — 3,50 3,96 3,73
- 2 juillet 3,85 3,95 3,90 3 décembre. . . 3,35 4,05 3,70
- 9 — 3,30 3,75 3,52 10 3,36 4,15 3,75
- 16 — 3,35 3,70 3,52 17 3,40 4,08 3,74
- 23 3,48 3,49 3,48 24 — 3,70 4,00 3,85
- 30 — 3,27 3,51 3,39 31 — 3,77 4,38 4,07
- 6 août 3,55 3,58 3,56 7 janvier 1903. . 3,88 4,13 4,05
- 13 — 3,47 3,65 3,56 14 — 3,95 4,50 4,22
- 20 — 3,42 3,54 3,48 21 3,69 4,26 3,97
- 27 — 3,50 3,57 3,53 28 — 3,71 4,17 3,94
- 3 septembre. . . 3,75 3,65 3,70 4 février 3,60 4,14 3,87
- 10 — 3,24 3,71 3,47 11 3,85 4,34 4,09 '
- 17 — 3,63 3,66 3,64 18 3,72 4,42 4,07
- 24 — 3,48 3,43 3,45 25 — 4,08 3,89 3,98
- 1er octobre . . . 3,43 3,60 3,51
- 8 — 3,73 3,50 3,61 Moyennes. . . . 3,55 3,76 3,65
- Moyennes DÉDUCTION FAITE DU COLOSTRUM 3,53 3,80 3,66
- Tome 101.
- 1”' semestre —Juin 1901.
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- 794
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- les deux premiers mois, se relève à un taux qui reste à peu près constant dans les quatre mois suivants, puis suit une marche croissante. Les deux derniers jours de lactation les proportions descendent au-dessous de la moyenne.
- TABLEAU XII. Matière grasse p. 100. Vache A.
- Décemb.
- 'S 12 13 26
- 1S 22 23
- 3 10 12 2!> 3
- 3 10 12 Zt
- 6 13 20 27
- 2 9 16 23 3C
- 3 J1 16 25
- 3 10 12 Z(t 31 1 lè 21 28
- Décemb. Janv.
- 5 12 19 26
- 3 10 11 ZH l 8 1S 22 29
- 11 18 25
- Z 3 16 23 30
- A partir de juillet (3e mois), le lait du soir est plus riche que celui du matin, mais la différence est surtout accentuée dans la deuxième moitié de la période de lactation, mi-octobre àfévrier. Toutefois, dans les derniers jours, du 20 au 25 février, c’est la traite du matin qui l’emporte, comme le montrent les chiffres ci-dessous :
- MATIÈRE GRASSE. POIDS DU LAIT.
- DATES. MATIN. SOIR. MATIN. SOIR.
- p. 100. p 100. kilog. kilog.
- 20 février 5,9 4,5 2,6 1,4
- 21 — 4,25 3,85 2,6 1,6
- 22 4,65 4,20 3,0 1,2
- 23 - 4,15 3,80 2,6 2,2
- 24 — 3,65 3,30 2,2 1,6
- 25 — 2,15 1,60 1,4 1,0
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 795 TABLEAU XIII. Matière grasse p. 100. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. MO l’E.\ JE. DATES. MATIN. SOIR. MOVENSE.
- 4juin 1899 . . . 3,02 3,30 3,16 10 décembre 1899. 3,52 4,25 3,88
- 11 — 3,19 3,43 3,31 17 — 3,45 4,54 3,99
- 18 — 3,29 3,49 3,39 24 — 4,06 5,05 4,55
- 25 — 3,64 3,77 3,70 31 — 4,07 4,85 4,46
- 2 juillet 3,36 3,66 3,51 7janvier 1900. . 4,00 4,68 4,34
- 9 — 2,83 3,96 3,39 14 — 3,89 4,59 4,24
- 16 — 3,12 4,00 3,56 21 3,73 4,31 4,02
- 23 — 3,26 3,27 3,26 28 — 3,72 4,28 4,00
- 30 — 3 j o o 3,80 3,67 4 février. .... 3,55 3,85 3,70
- 6 août 3,34 3,55 3,44 11 — 3,70 4,15 3,92
- 13 — 3,24 3,59 3,41 18 — 3,84 4,33 4,08
- 20 — 3,32 3,75 3,53 25 — 3,61 4,36 3,98
- 27 - 3,47 3,55 3,51 4 mars 3,33 3,76 3,54
- 3 septembre. . . 3,33 3,86 3,60 11 — 3,89 4,23 4,06
- 10 — 3,30 4,03 3,76 18 — 3,70 3,98 3,84
- 17 3,11 4,14 3,62 25 — 3,56 4,28 3,92
- 24 — ' 3,45 4,15 3,80 1er avril 3,71 4,66 4,18
- 1er octobre . . . 3,53 4,01 3,77 8 — 3,41 4,36 3,88
- 8 — 3,50 3,66 3,58 15 — 3,85 4,27 4,06
- 13 — 3,67 3,67 3,67 22 — 4,14 4,34 4,24
- 22 — 3,22 4,24 3,73 29 — 4,00 3,97 3,98
- 29 — 3,50 4,07 3,78 6 mai 3,80 4,16 3,98
- 3 novembre. . . 3,73 4,23 3,98 13 — 4,22 )> »
- 12 — 3,17 4,35 3,76 20 — 4,00 » »
- 19 — 3,14 4,30 3,72 27 — 3,32 » »
- 26 — 3,38 4,33 3,85 Moyennes
- 3 décembre. . . 3,55 4,28 3,91 du 11 juin 1899
- AU 6 MAI 1900. 3,54 4,09 3,81
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- 796
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- Moyennes générales : 3,53 p. 400 m., 3,80 s.; 3,60 pour les 2 traites.
- Essais journaliers : maximum, 6 p. 100 le 17 févriers. ; minimum, 1,6 le 25 février s.; 2,3 le 17 octobre m.
- Écart maximum de 2 traites consécutives : 2,65, le 18 février.
- Écart maximum de 2 traites correspondantes : 2,6 les 26 et 27 juin m. (Voir le tableau XXXVIII).
- TABLEAU XIV. Matière grasse p. ÎOO. Vache B.
- Décemb.
- 29162336 6132027
- 5 12 19 26
- H1 18 25 Z 9 16
- S 12 19 26
- 3 10 12 2à 31 7 14 21 28
- Décemb. Janv.
- 11 18 25 1
- 1899 '—p:
- Vache B. — Tableaux XIII et XIV. — Ainsi que le montre le diagramme du tableau XIV, la marche pour ce lait-ci est différente. Le taux de graisse croît, pour les moyennes hebdomadaires, jusqu’au 24 décembre (7e mois), puis suit une marche contraire. De plus, la différence en faveur de la traite du matin se présente pendant toute la durée de la lactation. Comme pour le lait précédent, le taux est très faible les derniers jours.
- Moyennes générales : 3,54 m., 4,09 s., 3,81 pour les 2 traites.
- Essais journaliers : maximum, 6,75, 11 mai m.; minimum, 2,80, 5 avril m.
- Ecarts maxima : entre 2 traites consécutives, 1,9,14 novembre; entre 2 traites correspondantes à vingt-quatre heures : 2,20, 10-11 mai. (Voir le tableau XLVI.)
- Mélanges de laits. — Tableaux XV et XVI.
- Les taux diminuent jusqu’en mai, puis remontent jusqu’en décembre.
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 797 TABLEAU XV. Matière grasse p. 100. Mélanges de laits.
- MOIS. ANNÉE 1893. ANNÉE 1899.
- matin. SOIR. MOYENNE. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- grammes. grammes. grammes. grammes. grammes. grammes.
- Janvier 3,68 » » 3,71 4,25 3,98
- Février 3,73 » » 3,71 4,07 3,89
- Mars 3,68 3,89 3,78 3,81 4,19 4,00
- Avril 3,67 )> )> 3,35 3,89 3,62
- Mai 3,30 3,70 3,30 3,48 3,72 3,60
- Juin 3,76 3,90 3,83 3,86 3,85 3,85
- Juillet 3,33 3,50 3,41 3,78 4,03 3,90
- Août 3,76 3,90 3,83 3,83 4,16 4,00
- Septembre .... 3,63 3,89 3,77 3,92 4,23 4,07
- Octobre 3,74 4,23 3,98 3,63 4,22 3,92
- Novembre .... 3,92 4,05 3,98 3,67 4,21 3,94
- Décembre .... 3,84 4,34 4,09 3,73 4,27 4,00
- Moyennes. . . . » )) » 3,70 4,09 3,89
- TABLEAU XVI. Matière grasse p. 100. Mélanges de laits.
- Année 1899
- Janv. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept Oct. Nov. Décemb.
- Mayenne n’a/in (année)
- Malin
- Moyennejr, nr /année)
- Moyenne, r. tin iannée!
- *= 3.72
- 4 3.4 0
- - Décemb.
- ' Janv.
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- 798
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- Sauf en juin, le lait du soir est toujours plus riche que celui du matin.
- Moyennes générales : 3,70 m., 4,09 s., 3,89, 2 traites.
- Essais mensuels : maximum, 4,27, décembre s.; minimum, 3,35 avril m.
- Ecarts maxima pour 2 traites consécutives : 0,54, en novembre et janvier; 0,59 en décembre (espacement des traites).
- EXTRAIT SEC
- L’extrait sec est constitué par la somme des éléments fixes : matière grasse, caséine, sucre et sels minéraux. Sa détermination présente un certain intérêt, car dans la fabrication des fromages il fournit une base sûre pour les rendements.
- On ne pourrait en effet déduire ceux-ci du seul taux de la matière grasse, les variations des deux facteurs principaux du rendement, matière grasse et caséine, sont indépendantes l’une de l’autre.
- On dit en général, dans la recherche des fraudes, que lorsqu’on connaît la composition du lait pur, l’extrait sec peut donner par une simple proporlion la quantité d’eau ajoutée à un lait fraudé.
- Ainsi, avec un lait soupçonné qui doserait 11,5 p. 100 d’extrait, alors que le lait pur en contiendrait 13,8 p. 100, on aurait pour le calcul de l’eau ajoutée, en représentant respectivement para: et 100 les proportions de lait pur dans les deux échantillons considérés,
- ou
- soit
- 11,5 _ x 13, ÉT — 100
- 11,5 x 100 =83,33
- 100 — 83,33 = 16,67 p. 100.
- d’eau ajoutée au lait suspect. Mais, à notre avis, dans le cas où il s’agirait d’une seule vache, il serait plus rationnel de se baser sur les taux de sucre et sels, moins sujets à variations que ne l’est celui de l’extrait, influencé surtout par la matière grasse dont la proportion peut varier dans d’assez larges limites, même dans l’espace de vingt-quatre heures.
- D’ailleurs, on doit toujours se rendre compte, en considérant les 2 extraits, si la diminution pour le lait saisi correspond à peu près à la différence des taux de matière grasse, auquel cas il y aurait eu simplement écrémage, et l’analyse immédiate montrerait alors que les proportions des éléments sucre, caséine et sels ont peu varié.
- Si cette différence est plus grande, et si en même temps les autres principes
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 799
- TABLEAU XVII. Extrait sec p. 100. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 14 mai 1899.. . . 14,5 13,4 13,9 15 octobre 1899. . 12,7 12,7 12,7
- 21 — 13,0 13,2 13,1 22 — 12,2 12,7 12,4
- 28 — 12,5 12,2 12,35 29 — 12,5 12,7 12,6
- 4 juin 12,8 12,8 12,8 5 novembre. . . 12,7 12,6 12,6
- il — 12,6 12,6 12,6 12 — 12,3 12,9 12,6
- 18 — 12,5 12,6 12,5 19 — 12,7 13,1 12,9
- 25 — 12,7 12,1 12,4 26 1.2,7 13,3 13,0
- 2 juillet 12,9 12,8 12,8 3 décembre. . . 12,8 13,6 13,2
- 9 — 12,5 12,7 12,6 10 — 12,7 13,7 13,2
- 16 — 12,2 12,6 12,4 17 — 12,8 13,7 13,2
- 23 — 12,4 12,4 12,4 24 — 12,9 13,6 13,2
- 30 — 12,1 12,3 12,2 31 — 13,2 13,8 13,5
- 6 août 12,5 12,5 12,5 7 janvier 1900. . 13,2 13,5 13,4
- 13 — 12,2 12,5 12,3 14 — 13,2 13,9 13,5
- 20 — 12,3 12,3 12,3 21 — 12,8 13,5 13,1
- 17 - 12,4 12,3 12,3 28 — 12,8 13,5 13,1
- 3 septembre. . . 12,7 12,6 12,6 4 février 12,9 13,6 13,2
- 10 — 12,2 12,7 12,4 11 — 13,3 13,9 13,6
- 17 — 12,7 12,7 12,7 18 — 12,9 14,1 13,5
- 24 — 1er octobre . . 12,6 12,5 12,6 12,7 12,6 12,6 25 — 13,2 13,3 13,2
- 8 — 12,8 12,5 12,6 Moyennes 12,7 12,9 12,8
- Moyennes, déduction faite DU COLOSTRUM . . 12,6 12,9 12,75
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- 800
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- ont tous baissé, comparativement, à peu près dans les mêmes proportions, c’est qu’il y a eu probablement mouillage.
- Enfin, si la diminution pour la matière grasse n’est pas en rapport avec celle des sucre et sels, c’est un indice que le lait peut avoir subi la double fraude ou qu’il a été produit dans des conditions tout à fait anormales.
- D’ailleurs, dans chacun des cas, la densité du témoin et celle du lait saisi fourniront d’utiles indications.
- Calcul de Vextrait sec. — Le poids p. 100 de l’extrait peut être obtenu approximativement, quand on connaît la densité et le pour cent de graisse, en se servant de la table dressée par Fleischmann, d’après la formule :
- dans laquelle
- E = 1,2 g +2,665
- 100 d — 100 d
- E = Extrait.
- g — matière grasse p/100. d = densité^du lait à 15°.
- Ce sont les nombres fournis par cette formule qui figurent dans les tableaux annexés au présent travail.
- TABLEAU XVIII. Extrait sec p. ÎOO.
- Vache A.
- Juillet
- Octobre
- Septembre
- Décembre
- Novembre
- Février
- Janvier
- 4 21 18 2S
- 3 JO J1 24 31 1 14 21 28
- J___|14 70
- Matin
- 14.38
- 13.90
- , 13.90
- 13.74
- 13.58
- 13.26
- 13.26
- 13.10
- 13 10
- 12.94
- 12 94
- 12.78
- 12.62
- 12 62
- 12.46
- J 1Z.30
- îjt!
- 11.98
- 11.82
- 11.82
- 11.68
- Z 9 1S Z3 3Û
- 4 11 18 +
- Février
- J M J7 2i~ 31 ? 14 21 28
- Décembre Janvier
- Juillet
- Octobre
- Septembre
- Novembre
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 801
- TABLEAU XVIII a. Extrait sec, matière grasse déduite p. 100. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. 110Y1NNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 14 mai 1899 . . . 9,87 9,87 9,87 8 octobre 1899. . 9,07 9 » 9,03
- 21 — 9,63 9,89 9,77 15 — 9,15 9,16 9,15
- 28 — 9,17 9,02 9,09 22 — 9,14 9,26 9,20
- 4 juin 9,31 9,13 9,22 29 . — 9,34 9,30 9,32
- 11 — 9,08 8,89 8,98 5 novembre. . . 9,30 9,02 9,16
- 18 — 9,10 9,03 9,06 12 — 8,91 9,10 9,00
- 2a — 9,20 9,05 9,12 19 — 9,25 9,32 9,28
- 2 juillet 9,03 8,85 8,95 26 — 9,20 9,34 9,27
- 9 9,20 8,95 9,07 3 décembre. . . 9,45 9,53 9,50
- 16 — 8,85 8,90 8,87 10 — 9,34 9,55 9,44
- 23 — 8,92 8,91 8,91 17 — 9,40 9,62 9,51
- 30 — 8,83 8,79 8,81 24 — 9,20 9,60 9,40
- 6 août 8,95 8,92 8,93 31 — 9,43 9,42 9,42
- 13 — 8,73 8,85 8,74 7 janvier 1900. . 9,32 9,37 9,37
- 20 — 8,88 8,76 8,82 14 — 9,25 9,40 9,32
- 27 — 8,90 8,73 8,76 21 — 9,11 9,24 9,17
- 3 septembre. . . 8,95 8,95 8,95 28 — 9,09 9,33 9,21
- 10 — 8,96 8,99 8,97 4 février .... 9,30 9,46 9,38
- 17 — 9,07 9,04 9,05 11 — 9,45 9,56 9,50
- 24 — 9,12 9,17 9,14 18 — 9,19 9,68 9,43
- 1er octobre . . . 9,07 9,10 9,08 25 — 9,12 9,41 9,26
- Moyennes, déduction faite du colostrum . . 9,07 9,10 9,08
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-
-
- 802
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- Vache A. — Tableau XVII et XVIII.
- L’analogie dans l’allure générale des courbes représentatives des tableaux XII et XVIII montre assez, sans qu’il soit nécessaire de plus insister, l’influence de la matière grasse sur les variations de la quantité totale de matières sèches.
- Moyennes pour l’année : 12,6 m.; 12,9 s.; 12,75 2 traites.
- Dosages journaliers : maximum, 15,20, 19 février s. (6 p. 100 de m. g.); minimum, 10,8, 25 février s. (1,6 de m. g.).
- Ecarts maxima : de 2 traites consécutives, 3,25,18 février; de 2 traites correspondantes, 2,35, 17-18 février (tableau XXXVIII).
- TABLEAU XVIII a'. Extrait sec, déduction faite de la matière grasse. Vache A.
- Février
- Décembre
- Octobre
- Novembre
- Janvier
- Septembre
- J u i 11 et
- 3 10 21 25 31 2 15 21 23
- S 22 13 26
- 3 10 12 23 1 3 15 22 23
- U 21 23
- 6 13 20 21
- 10 14
- 10 14
- 10 06
- 10 06
- 3 10 11 25 31 2 15 21 28
- 5 11 18 25
- Décembre
- Février
- Octobre
- Novembre
- Janvier
- Septembre
- Juillet
- Vache B. — Tableaux XIX et XX. Moyennes générales : 12,5 m.; 13,2 s.; 12,85 pour les deux traites.
- Dosages journaliers : Maximum, 15 le 26 mars s. (5,2 de m. g.); minimum, 10,5 le 7 mai m. (2,8 de m. g.). Ecarts maxima : de deux traites consécutives, 2,40 le 5 avril ; de 2 traites à vingt-quatre heures d’intervalle ; 2,55 les 5 et 6 mars (tableau XLVI).
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-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 803 TABLEAU XIX. Extrait sec p. 100. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 4 juin 1899. . . 13,2 13,3 13,2 10 décembre 1899. 12,9 13,8 13,3
- 11 — 12,7 12,6 12,6 17 — 12,7 13,9 13,3
- 18 — 12,5 12,7 12,6 24 — 13,1 14,3 13,7
- 25 — 12,8 12,9 12,8 31 — 13,3 14,4 13,8
- 2 juillet 12,3 12,3 12,3 7 janvier 1900. . 13,1 14,0 13,5
- 9 — 12,1 12,9 12,5 14 — 12,7 13,8 13,2
- 16 — 12,2 12,8 12,5 21 — 12,8 13,5 13,1
- 23 — 12,4 12,1 12,2 28 — 12,7 13,4 13,0
- 30 — 12,5 12,4 12,4 4 février . . . . 12,5 12,9 12,7
- 6 août 12,3 12,2 12,2 11 — 12,7 13,4 13,0
- 13 — 12,2 12,3 12,2 18 — 12,9 13,8 . 13,3
- 20 — 12,2 12,4 12,3 25 , — 12,6 13,5 13,0
- 27 — 12,4 12,2 12,3 4 mars 12,3 12,7 12,5
- 3 septembre. . . 12,2 12,7 12,4 11 — 12,5 13,0 12,7
- 10 — 12,2 12,8 12,5 18 — 12,7 13,2 12,9
- 17 — 12,1 13,2 12,6 25 — 12,5 13,6 13,0
- 24 — 12,2 12,8 12,5 1er avril 12,8 14,0 13,4
- Ie1' octobre . . . 12,5 12,9 12,7 8 — 12,2 13,6 12,9
- 8 — 12,4 12,6 12,5 15 — 12,8 13,5 13,1
- 15 — 13,0 13,0 13,0 22 — 13,1 13,3 13,2
- 22 12,3 13,3 12,8 29 — 12,6 12,8 12,7
- 29 — 12,4 12,9 12,6 6 mai 12,6 13,2 12,9
- 5 novembre. . . 12,9 13,1 13,0 13 — 12,4 )> )>
- 12 — 11,9 13,3 ' 12,6 20 — 12,4 )) »
- 19 — 12,2 13,6 12,9 27 — 11,2 » ))
- 26 — 12,5 13,7 13,1 Moyennes
- 3 décembre . . . 12,8 13,8 13,3 du 11 juin 1899
- AU 6 MAI 1900. 12,5 13,2 12,8
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-
-
-
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- 80 4
- TABLEAU XX. Extrait sec p. 100. Vache B.
- Septembre Octobre
- Décembre
- Juillet
- Janvier
- Février
- Novembri
- mis 25
- 1 8 15 222i 6 13 20Z
- U118 25 2 9 182336
- J 1012 25-3 11 1*21 Z8\5 11 1£ 2i Décembre
- Juillet
- Septembre
- Octobre
- Novembre
- Janvier
- TABLEAU XX Extrait sec, déduction faite de la matière grasse. Vache A.
- Décembre
- Janvier
- Février
- Septembre
- Octobre
- Juillet
- Novembre
- 3 IC 12 Zi 31 1 li 2128 é 11 13 25
- 10.14
- 10 06
- i 1118 25
- 3 1011253! 1 M 21
- 2 9 16 233t 6 13 20 21
- Août '
- Septembre Octobre
- Décembre
- Janvier
- Février
- Juillet
- Novembre
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 805
- TABLEAU XX a. Exrait sec p. 100 (matière grasse déduite). Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 4 juin 1899. . . 10,18 10,0 10,09 3 décembre 1899. 9,25 9,52 9,38
- 11 9,51 9,17 9,3 i 10 — 9,38 9,35 9,46
- 18 9,21 9,21 9,21 17 — 9,23 9,36 9,30
- 25 9,16 9,13 9,14 24 — 9,04 9,25 9,14
- 2 juillet 8,94 8,64 8,79 31 — 9,23 9,55 9,39
- 9 — 9,27 8,94 9,10 7 janvier 1900. . 9,10 9,32 9,21
- 16 — 9,08 8,80 8,94 14 — 8,81 9,21 9,01
- 23 — 9,14 8,83 8,98 21 — 9,07 9,19 9,13
- 30 — 8 , 9o 8,60 8,77 28 — 8,98 9,12 9,05
- 6 août 8,96 8,65 8,80 4 février .... 8,23 9,05 9,00
- 13 — 8,9'î 8,71 8,83 11 — 9,00 9,25 9,12 |
- 20 — 8,88 8,65 8,76 18 - 9,06 9,47 9,26
- 27 — 8,93 8,65 8,84 25 — 8,99 9,14 9,06
- 3 septembre. . . 8,85 8,84 8,84 4 mars 8,97 8,99 8,98
- 10 — 8,70 8,77 8,73 11 8,61 8,77 8,69
- 17 — 8,99 9,06 9,02 18 — 9,00 9,22 9,11
- 24 — 8,73 8,63 8,70 25 — 8,94 9,32 9,13
- 1er octobre.. . . 8,97 8,89 8,93 1er avril 9,09 9,34 9,21
- .8 — 8,90 8,94 8,92 8 — 8,79 9,24 9,01
- 15 — 9,33 9,33 9,33 13 — 8,93 9,23 9,09
- 22 9,08 9,06 9,07 22 8,96 8,96 8,96
- 29 — 8,90 8,83 8,86 29 - 8,60 8,83 8,71
- o novembre. . 9,17 8,87 9,02 6 mai 8,80 9,04 8,92
- 12 — 8,73 8,95 8,84 13 — 8,18 » ))
- 19 9,06 9,30 9,18 20 — 8,40 >• ))
- 26 — 9,12 9,37 9,24 27 — 7,88 » ” 1 I
- Moyennes, du 11 juin au 6 mai. . . 8,96 9,11 9,03 j 1
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-
-
-
- 806
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXI.
- Extrait sec p. 100. Mélanges de laits.
- MOIS. MATIN. ANNÉE 1898 SOIR. MOYENNE. MATIN. A N N É E 1899 SOIR. MOYENNE.
- Janvier 12,6 )> )) 12,7 13,3 13,0
- Février 12,8 )) )) 12,7 13,2 12,9
- Mars 12,7 13,2 12,9 12,8 13,4 13,1
- Avril 12,o » )) 12,1 13,1 12,6
- Mai 12,0 12,7 12,3 12,3 12,8 12,5
- Juin. 12,6 12,8 12,7 12,7 12,7 12,7
- Juillet 12,1 12,3 12,2 12,4 12,8 12,6
- Août 12,6 12,8 12,7 12,7 13,1 12,9
- Septembre. . . . 12,7 12,7 12,7 12,9 13,1 13,0
- Octobre 12,6 12,9 12,7 12,3 13,4 12,8
- Novembre .... 12,9 13,2 13,0 12,5 13,5 13,0
- Décembre .... 13,2 13,6 13,4 12,8 13,5 13,1
- Moyennes . . . )) » » 12,5 13,1 12,8
- TABLEAU XXII.
- Extrait sec p. 100. Mélanges de laits.
- Année 1899 Juin Juil.
- Ûctob.
- Oécemb.
- Malin
- Moyenne. J,
- Octob.
- Oécemb.
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-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 807
- TABLEAU XXII a. Extrait sec p. 100 (Matière grasse déduite). Mélanges de laits.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- Janvier 1900 8,99 9,05 9,02
- Février 8,99 9,13 9,06
- Mars 8,99 9,21 9,10
- Avril 8,75 9,21 8,98
- Mai 8,82 9,08 8,95
- Juin 8,84 8,85 8,84
- Juillet 8,62 8,77 8,69
- Août 8,85 8,94 8,89
- Septembre. . 8,98 8,87 8,92
- Octobre 8,67 9,18 8,92
- Novembre 8,83 9,29 9,06
- Décembre 9,07 9,23 9,15
- Moyennes 8,80 9,01 8,90
- TABLEAU XXII a'. Extrait sec, déduction faite de la Mélanges de laits.
- matière grasse.
- Année 1899
- Octob.
- Décemb.
- Mny-RT-nR n r. (/trrnp.p.)
- Décemb.
- Octob.
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-
-
- •808
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- Mélanges de laits. —Tableaux XXI et XXII. —Moyennes générales : 12.5 m. ; 13,1 s.; 12,8 pour les 2 traites. Essais mensuels : maximum 13,5 novembre et décembre s. ; minimum 12,1 avril m.
- Écart maximum de 2 traites consécutives 1,1 octobre.
- EXTRAIT SEC, DÉDUCTION FAITE DE LA MATIÈRE GRASSE
- Le taux des matières sèches non grasses est moins sujet aux fluctuations brusques, mais en général, dans les conditions ordinaires, il augmente ou diminue avec celui de la matière grasse. Ainsi on peut constater qu’un lait riche en graisse n’a pas forcément une faible densité; exemples :
- Vache A. Vache B.
- ère grasse p. 1UO. 6,00 Densité. 1031,0 le 19 février. Matière grasse p. 100. 6,0 Densité. 1 034,6 le 19 mars.
- r»,90 1 031,8 — 20 — 6,2 1 034,2 — 26 —
- 3,60 1 032,1 — 2 novembre. 6,25 1 034,6 — 28 —
- 6,00 1034,6 — 12 février.
- 4,86 1034,2 — 9 —
- 4,66 1 036,0 — 12 janvier.
- De même un lait pauvre en matière grasse peut avoir un poids spécifique faible.
- Vache B.
- Matière grasse. Densité.
- p. 100.
- 1,30 1 027,4 le 26 mai.
- 2,8 1 029,9 — 5 avril.
- Vache A. — Durant les deux premiers mois environ, c’est la traite du matin qui, en général, est plus riche: puis les quatre mois suivants,pas de différence bien marquée. Enfin, comme pour la matière grasse, le lait du soir l’emporte ensuite jusqu’aux derniers jours de lactation. Les moyennes générales sont de 9,07 le m. ; 9,10 le s. ; 9,08 pour la journée.
- Vache B. — Tableau XX a. — Ici encore, pendant la deuxième moitié de la période de lactation, le lait du soir demeure constamment plus riche que celui du matin. C’est l’inverse au début. Les derniers jours, les proportions tombent au-dessous de la moyenne.
- Moyennes générales : 8,96 m. ; 9,11 s. ; 9,03 j.
- Mélanges de laits. —Tableau XXII a. — En juin, juillet, août et septembre, les taux sont plus faibles que pour le reste de l’année. Fendant ces mêmes mois, peu de différence, entre la traite du matin et celle du soir.
- L’écart est plus sensible et toujours en faveur du lait du soir, pour l’hiver, pendant lequel le lait de cette dernière traite séjourne moins dans la mamelle.
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 809
- TABLEAU XXIII. Rapport ^ ^' . Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR, MOYENNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 14 mai 1899 . . . 0,31 0,26 0,28 la octobre 4899. . 0,27 0,27 0,27
- 21 — 0,2a 0,2a 0,2a 22 — 0,25 0,27 0,26
- 28 0,26 0,26 0,23 29 — 0,25 0,26 0,25
- 4 juin 0,27 0,28 0,27 5 novembre. . . 0,26 0,28 0,27
- 11 — 0,27 0,29 0,28 12 — 0,27 0,29 0,28
- 18 — 0,27 0,28 0,27 19 — 0,27 0,28 0,27
- 2a — 0,27 0,25 0,26 26 — 0,27 0,29 0,28
- 2 juillet 0,29 0,30 0,29 3 décembre. . . 0,26 0,29 0,27
- 9 — 0,26 0,29 0,27 10 — 0,26 0,30 0,28
- là — 0,27 0,29 0,28 17 — 0,26 0,29 0,27
- 23 — 0,28 0,28 0,28 24 — 0,28 0,29 0,28
- 30 — 0,27 0,28 0,27 31 — 0,28 0,31 0,29
- 6 août 0,28 0,28 0,28 7 janvier 1900. . 0,29 0,30 0,29
- 13 — 0,28 0,29 0,28 14 — 0,29 0,32 0,30
- 20 — 0,27 0,28 0,27 21 — 0,29 0,31 0,30
- 27 — 0,28 0,29 0,28 28 — 0,28 0,30 0,29
- 3 septembre. . . 0,29 0,28 0,28 4 février .... 0,27 0,30 0,28
- 10 — 0,26 0,29 0,27 11 — 0,28 0,31 0,29
- 17 — 0,28 0,28 0,28 18 — 0,28 0,31 0,29
- 24 - 0,27 0,27 0,27 25 — 0,30 0,29 0,29
- 1er octobre . . . 0,27 0,28 0,27
- 8 — 0,29 0,28 0,28 Moyennes 0,279 0,291 0,285
- Moyennes, déduction faite DU COLOSTRUM. . 0,280 0,294 0,287
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
- 53
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-
-
- 8J0
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- M Cf
- TABLEAU XXV. Rapport ^ Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE. DATES. MATIN. SOIR. MOYENNE.
- 4 juin 1899 . . . 0,22 0,24 ,2 3 10 décembre 1899. 0,27 0,30 0,28
- 11 — 0,2a 0,27 0,26 17 — 0,27 0,32 0,29
- 18 — 0,26 0,27 0,26 24 — 0,30 0,33 0,32
- 23 — 0,28 0,29 0,28 31 — 0,30 0,33 0,31
- 2 juillet 0,27 0,29 0,28 7 janvier 1900. . 0,30 0,33 0,31
- 9 — 0,23 0,30 0,26 14 — 0,30 0,33 0,31
- 16 — 0,2a 0,31 0,28 21 — 0,29 0,31 0,30
- 23 — 0,26 0,27 0,26 28 — 0,29 0,31 0,30
- 30 — 0,28 0,30 0,29 4 février 0,28 0,29 0,28
- 6 août 0,27 0,29 0,28 11 — 0,29 0,30 0,29
- 13 — 0,26 0,29 0,27 18 — 0,29 0,31 0,30
- 20 — 0,27 0,30 0,28 2b — 0,28 0,32 0,30
- 27 — 0,28 0,29 0,28 4 mars 0,27 0,29 0,28
- 3 septembre. . . 0,27 0,30 0,28 11 — 0,31 0,32 0,31
- 10 — 0,28 0,31 0,29 18 — 0,29 0,30 0,29
- 17 — 0,23 0,31 0,28 2a — 0,28 0,31 0,29
- 24 — 0,28 0,32 0,30 1er avril 0,28 0,33 0,30
- 1er octobre . . . 0,28 0,31 0,29 8 — 0,27 0,31 0,29
- 8 — 0,28 0,29 0,28 la — 0,30 0,31 0,30
- 13 — 0,28 0,28 0,28 22 — 0,31 0,32 0,31
- 22 — 0,26 0,32 0,29 29 — 0,31 0,31 0,31
- 29 — 0,28 0,31 0,29 6 mai 0,30 0,31 0,30
- a novembre. . . 0,28 0,32 0,30 13 — 0,34 » ))
- 12 — 0,26 0,32 0,29 20 — 0,32 )) »
- 19 — 0,2a 0,31 0,28 27 — 0,29 )> »
- 26 — 0,27 0,31 0,29
- 3 décembre. . . 0,27 0,31 0,29 Moyennes do il JUIN AU 0 MAI. 0,28 0,30 0,29
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 811
- TABLEAU XXIV,
- Rapport
- M- g-
- Ex. s.
- Vache A.
- Février
- Septembre
- Octobre
- Novembre
- Décembre
- Janvier
- Juillet Août
- Z S 16 2330 6 13 20 Z2
- 3 IC 17 Zi- 1 S 15 ZZ Zi 5 IZ 19 26
- i- 11 18 25
- .MàtÈC,
- é 11 18 26
- 3 10 12 2à- 3$ 2 Jj. ZI 28
- Décembre Janvier
- Il 18 25 Z 3 16 23 3C
- Février
- Octobre
- Juillet
- Septembre
- Novembre
- TABLEAU XXVI. Rapport
- Ex. s
- Vache B.
- Décembre
- Septembre
- Juillet
- Octobre
- Janvier
- Novembre
- 1 8 1S ZZ Zi 6 13 20Zl
- 3 10 11 Zi- 30 1 lé Zl 28
- Janvier
- Juillet
- Décembre
- Novembre
- Septembre Octobre
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-
-
-
- 812
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXVII.
- Rapport
- M. g.
- Ex. s.
- Mélanges de laits.
- MOIS. ANNÉE 1898. ANNÉE 1899.
- MATIN. SOIR. MOYENNE. MATIN. SOIR. moyenne.
- Janvier 0,29 » 0,29 0,31 0,30
- Février 0,29 )> » 0,29 0,30 0,30
- Mars 0,28 0,2.) 0,28 0,29 0,31 0,30
- Avril 0,29 » )) 0,27 0,29 0,28
- Mai 0,27 0,29 0,28 0,28 0,29 0,28
- Juin 0,29 0.30 0,29 0,30 0,30 0,30
- Juillet 0,27 0,28 0,27 0,30 0,31 0,30
- Août 0,29 0,80 0,29 0,30 0,31 0,30
- Septembre. . . . 0,28 0,30 0,29 0,30 0,32 0,31
- Octobre 0,29 0,32 0,30 0,29 0,31 0,30
- Novembre .... 0,90 0,30 0,30 0,29 0,31 0,30
- Décembre .... 0,29 0,31 0,31 0,29 0,31 0,30
- Moyennes. .... )) ” )) 0,290 0,305 0,297
- TABLEAU XXVIII. Rapport M. g. Mélanges de laits.
- Ex. s."
- Année 1899 ^ Oct. Nov. Décemb.
- Janv. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept.
- 0.34 Matin Moyenne n . (année) 0.34
- 0 33 MojenneJi UP -Moyennej . (année) 0.33
- 0 32 Soir • Idoyerme s . (année) 0.32
- 0.31 0.31
- N,
- 0.30 0.29 -X— — — - \ — " — 7» ££'— \ _ .H._ _ N. — _ — _ ' 0.30
- ^^ V\ — — — * — 0.25
- 0.28 \ \ \ \ // 1 / i i 0.28
- 0.27 0.27
- 0.26 0.2ô
- . i
- Janv. révr. Mers Avril Mai Juin J uil. Août Sept. Oct. Nov. Décemb.
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 813 TABLEAU XXIX. Marche comparative des éléments. Vache A.
- 1899 Mai U 21 26 Juin i 11 JS 26 Juillet 2 S JS 233i Août S 13 20 22 Septe 3 JO J mbre Octobre Novembre Décembre Janvier Février J9C0
- 2 26 / S 26 22 2., S J2 13 2S 3 JO 11 2d 3 l 2 te 21 26 i 11 18 2„
- 4.60 4.S5 4.10 3:85 3.60 3.3S 13.80 13.50 13.20 12.90 12.60 12.30 1035 1034.4 1033.6 1033.2 1032.6 1032 4.60 4.35 410 3.85 3.C0 3.35 13.80 13.50 13.20 12.50 12.60 12.30 1035. 1034.4 1033.8 103.3 ?.
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- 1899 ¥ 21 2S Mai d 11 JS 26 Juin 2 S JS 23 31 Juillet 6 13 20 27 Ao'ut 3 20 J2 Z& ' Septembre 7 â 25 22 26 Octobre S 12 10 26 Novembre 1 10 11 Zi 3, Décembre 1 2 U 21 23 Janvier i 2i rév 7 26 rie 1900
- TABLEAU XXX. Marche comparative des éléments. Vache B.
- 1899 Juin 6111S 25 Juillet 2 9 16 233L | Août Septembre Octobre Novembre Décembre 3 10 il 2i 3 Janvier 1 U 2128 Février 4 11 18 25 Mars '4 1118 25 Avril 1 8 15 2226 Mai ^13 2022 1900!
- | 6 13 2G 27 3 13 17 26 1 S 15 22 Zi S 12 19 26
- 4.35 4.10 T j “T i i 1 -1 11, >L J. 3 4 \ 1 n 1 1 1 j 4.35 410 3.85 3.60 3.35 3.10 13.80. 13.50 13.20 12.90 12.60 12.30 36. 35. 34. 33. 32. 31.
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- 3.85 3.60 1 * \ . 1 t 1 À; -t , / t H .. r t A f \ / f \ i
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- 3.10 13.8 0 13.50 13.20 12.90 12.60 12.3 36. A - V i ! j
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- J 8 9 9 mis 25 Juin 2 3 16 2330) 5 1 3 2 077 3 1D 1 724 l S. i 5 22 2 5 22 19 26 3 101724 3 Décembre l 7 14- 2121 6 11 18 25 Février 6 11 18 25 Mars l S 15 32A 6 13202J Avril 1 Mai 1900
- Juillet | Août Septembre Octobre Novembre Janvier
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-
-
-
- 814
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXXI. Marche comparative des éléments. Mélanges de laits.
- Année 1899 juin Juil.
- Octob
- Ma tière gras
- ._ 3.88
- Extrait ser.
- Densité
- j 31.it
- Octob-
- Décemb.
- Moyennes générales : 8,80 m. ; 9,01 s. ; 8,90 j.
- Nous donnons en outre, dans les tableaux XXIII à XXXI, le rapport de la matière grasse à l’extrait, ainsi que les courbes figurant la marche comparative des trois éléments, densité, matière grasse et extrait sec.
- QUANTITÉS DE LAIT
- Vache A. — TableauxXXXII à XXXVII.—Le diagramme du tableau XXXIII montre que la production va sans cesse en diminuant d’une façon générale jusqu’aux derniers jours de lactation.
- Peudant les quatre premiers mois, il n’y a pour ainsi dire pas de différence entre la traite du matin et celle du soir; mais, à partir de mi-septembre, le lait de la première traite est constamment plus abondant (espacement des traites).
- Le lait produit immédiatement après le part, le colostrum, ou amouille, a une composition bien différente de celle du lait normal. Il est jaunâtre, il présente au microscope des corps framboisés ou corpuscules de Donné. Son acidité est très élevée, de même que la proportion d’albumine, ce qui est la cause de sa prompte coagulation, quand on le chauffe à l’ébullition. Il est riche en sels.
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-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 815
- TABLEAU XXXII. Quantités de lait par semaine. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- 10 au 14 mai 1899 kilogr. 29,2 kilogr. 29,2 kilogr. 58,4 9-15 oct. 1899. kilogr. 28,6 kilogr. 27,4 kilogr. 56,0
- 4 o-2l — 42,5 ' 42,7 85,2 16-22 — 26,4 25,8 52,2
- 22-28 — 42,5 42,7 85,2 23-29 — 29,2 27,4 56,6
- 29 mai au 4 juin. 38,6 39,8 78,4 30 oct. au 5 nov. 30,6 26,4 57,0
- 5-11 juin. 36,2 36,4 72,6 6-12 novembre. 32,4 28,6 61,0
- 12-18 — 38,6 38,2 76,8 13-19 — 31,2 32,2 63,4
- 19-25 — 35,2 40,0 75,2 20-26 — 30,0 28,6 58,6
- 26 juin au 2 juillet. 36,0 36,6 72,6 27 nov. au 3 déc. 31,3 27,7 59,0
- 3-9 juillet. 35,6 35,6 71,2 4-10 décembre. 32,0 28,8 60,8
- 10-16 — 33,4 36,2 69,6 11-17 — 34,6 28,6 63,2
- 17-23 — 34,2 32,2 66,4 18-24 — 30,8 23,8 54,6
- 24-30 — 33,4 33,6 67,0 25-31 — 31,6 28,4 60,0
- 31 juii. au 6 août. 35,2 34,2 69,4 ler-7 janvier 1900. 33,0 23,8 56,8
- 7-13 août. 33,8 34,4 68,2 8-14 — 34,0 24,0 58,0
- 14-20 — 34,8 32,0 66,8 15-21 — 34,0 24,4 58,4
- 21-27 — 29,0 34,8 63,8 22-28 ' — 32,8 23,0 55,8
- 28 août au 3 sept. 30,4 36,0 66,4 29 janv. au 4 févr. 27,0 21,4 48,4
- 4-10 septembre. 32,8 33,4 66,2 5-11 février. 21,4 19,0 40,4
- 11-17 — 33,2 30,0 63,2 12-18 — 19,8 14,2 34,0
- 18-24 — 32,6 30,8 63,4 19-25 — 17,4 10,4 27,8
- 25 sept, au 1er oct. 2-8 octobre. 31,2 29,0 29,4 26,0 60,6 53,0' Totaux. . . . 1 345,5 1 258,1 2 603,6
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- 816
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- Il jouit de propriétés laxatives qui en font le purgatif obligé du nouveau-né, dont il débarrasse l’intestin des matières glaireuses.
- Pour la vache en question, le lait n’a été apporté à la laiterie qu’à partir du 26 mai, soit dix-sept jours après le vêlage. Par contre, il est resté bon jusqu’au dernier jour.
- La plus grande quantité pour la journée a été atteinte le 15 juin, 12kg,6, alors que l’animal était en chaleur. La plus grande différence entre deux traites consécutives est de 2 kilogrammes (voir le tableau XXXVIII).
- Poids total pour les deux cent quatre-vingt-douze jours de lactation : 1345k^,5 le matin, 1258ke,l le soir, soit un total général de2603kg,6 et une moyenne journalière de 8ks,916.
- TABLEAU XXIII. Quantités de laits par semaine. Vache A.
- Février
- Septembre
- Décembre
- Octobre
- Janvier
- Juillet
- Novembre
- Total
- ”K;
- Ü H—;
- i 11 13 Zi Février
- 3 10 12 Zi h 2 lé ZI
- Décembre
- Janvii
- : Mai
- Vache B. — Tableaux XXXIX à XLV. Même allure générale de la courbe (Tableau XL), que l’on peut diviser en quatre parties : juin, juillet, août; octobre, novembre, décembre ; janvier, février; mars, avril, mai.
- Après le vêlage, la production a augmenté jusqu’au 12 juin (17kg,2, 7 p. 100 m. g.).
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 817
- TABLEAU XXXIV. Quantités de lait, par traite [1].
- Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. H H DATES. MATIN. SOIR. H
- Midi.
- kg- kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg- kg.
- 10 mai 1899. 4,0 3 ,0 4,0 11,0 4 juin . . . 5,4 5,6 11,0 29 juin. . . 5,0 5,4 10,4
- H — 4,0 4 ,0 4,0 16,0 5 — 5,6 4,2 9,8 30 — 5,4 5,0 10,4
- 12 — 4,0 4 ,0 4,0 16,0 6 — 5,0 5,0 10,0 1er juille!. . 5,2 4,2 .9,4
- 13 — 4,0 3 ,0 4,0 11,0 7 — 5,4 5,0 10,4 2 — 5,0 4,8 9,8
- 14 — 4,0 4 ,4 4,0 12,4 8 — 4,4 6,0 10,4 3 — 5,2 5,2 10,4
- 15 — 4,2 4 ,0 4,0 12.2 9 — 5,4 5,4 10,8 4 — 5,4 5,2 10,6
- 16 . — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 10 — 5,2 6,0 11,2 5 — 5,2 5,0 10,2
- 17 — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 11 — 5,2 4,8 10,0 6 — 5,0 5,2 10,2
- 18 — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 12 — 5,8 6,G 11,8 7 — 5,2 5,2 10,4
- 19 — 4,0 4 6 4,0 12,6 13 — 5,6 o,0 10,6 8 — 5,0 5,2 10,2
- 23 — 4,0 4 ,0 4,4 12,4 14 — 5,6 5,6 11,2 9 — 4,6 4,6 9,2
- 21 — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 15 — 5,4 7,2 12,6 10 — 4,6 5,2 9,8
- 22 — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 16 — 4,8 5,2 10,0 11 — 4,8 4,6 9,4
- 23 — 4,0 4 ,0 4,0 12,0 17 — 5,8 5,8 11,6 12 — 5,2 5,0 10,2
- 24. — 4,0 4,0 4,0 12,0 18 — 5,6 3,4 9,0 13 — 4,8 5,2 10,0
- 25 — 4,0 4 ,6 4,4 13,0 19 — 5,2 6,2 11,4 14 5,0 5,2 10,2
- 26 — 6,0 6,4 12,4 20 — 5r2 5,4 10,6 15 — 4,4 5,0 9,4
- 27 — 6,0 6,2 12,2 21 — 6,0 5,2 11,2 16 — 4,6 6,0 10,6
- 28 — 6,2 5,4 11,6 22 — 5,0 6,0 11,0 17 — 5,2 4,6 9,8
- 29 — 5,8 5,8 11,6 23 — 4,8 6,2 11,0 18 — 5,0 5,0 10,0
- 30 — 5,8 5,6 11,4 24 — 4,8 6,0 10,8 19 — 4,8 4,8 9,6
- 31 — 5,8 5,4 11,2 25 — 4,2 5,0 9,2 20 • .— 4,8 4,2 9,0
- | er juin. . . 5,0 6,0 11,0 26 — 5,6 6,2 11,8 21 — 4,8 4,2 9,0
- 2 — 5,2 5,8 11,0 27 — 4,8 5,6 10,4 22 — 5,2 4,2 9,4
- 3 5,6 5,6 11,2 28 — 5,0 5,4 10,4 23 — 4,1 5,2 9,6
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-
-
-
- 818
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXXV. Quantités de lait, par traite [2]. Vac
- DATES. MATIN. SOIR. : TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. £ :
- kg- kg. kg. kg. kg- kg. k
- 24juil. 1899. 4,4 5,2 9,6 18 août. . . 4,6 5,0 9,6 12 sept. . . 5,0 4
- 23 — 4,6 5,0 9,6 19 — 5,0 4,6 9,6 13 — 5,0 4
- 26 — 4,4 4,8 9,2 20 — 5,0 4,2 9,2 14 — 4,2 4
- 27 4,6 4,6 9,2 21 — 5,0 5,0 10,0 15 — 4,2 4
- 28 — 5,2 5,0 10,2 22 — 4.2 5,4 9,6 16 — 5,0 5
- 29 — 5,0 4,4 9,4 23 — 4/i: 5,0 9,4 17 — 4,6 4
- 30 5,2 4,6 9,8 24 — 3,4 5,4 8,8 18 — 4,8 4.
- 31 — 5,0 4,6 9,6 25 - 4,8 4,0 8,8 19 — 4,8 T;
- 1er août . . 5,8 4,8 10,6 26 — 3,2 5,6 8,8 20 — 4,4 4.
- 2 — 4,8 4,8 9,6 27 — 4,0 4,4 8,4 21 — 5,2 4.
- 3 — 4,8 4,6 9,4 28 — 3,8 5,6 9,4 i 22 5,0 4.
- 4 — 5,2 5,2 10,4 29 — 4,4 5,0 9,4 23 — 4,2 4.
- 5 4,8 5,0 9,8 30 — 4,8 5,0 9,8 24 — 4,2 4,
- 6 — 4,8 5,2 10,0 31 — 4,6 5,0 9,6 25 — 4,4 4,
- 7 — 5,2 5,0 10,2 1er sept. . . 3,0 3,0 8,0 26 — 4,6 4,
- 8 — 4,8 5,2 10,0 2 — 5,0 6,0 11,0 27 — 4,8 4,
- 9 — 4,6 5,2 9,8 3 — 4,8 4,4 9,2 28 — 4,2 4,
- 10 — 4,8 5,0 9,8 4 — 3,0 3,2 10,2 29 —' 4,6 4,
- 11 — 5,0 5,0 10,0 5 — 5,2 4,6 9,8 30 — 4,6 4,
- 12 — 4,8 4,8 9,6 0 — 4,4 4,4 8,8 1er octobre. 4,0 3,
- 13 — 4,6 4,2 8,8 7 — 4,8 5,0 9,8 2 — 4,4 4,
- 14 — 3,0 5,0. 10,0 8 — 4,2 5,0 9,2 3 — 4,0 3,
- 15 — 5,4 4,4 9,8 9 — 4,6 4,6 9,2 4 — 4,6 3,
- 16 — 5,0 3,6 8,6 10 — 4,6 4,6 9,2 5 — 4,2 3,
- 17 — 4,8 5,2 10,0 il — 5,2 4,4 9,6 6 — 3,8 4,<
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 819*
- TABLEAU XXXYI. Quantités de lait, par traite [3]. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR, TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kg. kg. kg. kg- kg. kg. kg. kg. kg- ;
- 7 oct. 1899. 4,0 4,0 8,0 /[cr nov. . . 4,2 3,6 7,8 26 nov.. . . 4,4 3,8 8,2 ;
- 8 — 4,0 3,6 7,6 2 — 4,2 4,2 8,4 27 — 4,4 3,8 8,2
- 9 — 4,2 3,8 8,0 3 — 4,2 4,2 8,4 ' 28 — 4,6 4,0 8,6
- 10 — 4,0 4,4 8,4 . 4 — 4,4 4,0 8,4 29 — 4,4 4,0 8,4
- 11 — 4,6 4,8 9,4 5 — 4,4 4,0 8,4 30 — 4,3 4,1 8,4
- 12 — 4,2 4,0 8,2 6 — 6,2 4,0 10,2 | er déc. . . 4,4 4,2 8,6
- 13 — 3,8 3,8 7,6 7 — 4,6 4,0 8,6 2 — 4,8 3,8 8,6
- 14 — 3,8 3,6 7,4 8 — 4,6 3,8 8,4 3 — 4,4 3,8 8,2
- 15 — 4,0 3,0 7,0 9 — 4,4 4,0 8,4 4 — 4,4 4,0 8,4
- 16 — 3,0 3.0 6,0 10 — 4,2 4,2 8,4 5 — 4,4 4,0 8,4
- 17 — 3,4 3,6 7,0 11 — 4,0 4,2 8,2 6 — 4,6 4,0 8,6
- 18 — 3,2 3,8 7,0 12 — 4,4 4,4 8,8 7 — 5,0 4,0 9,0
- 19 — 4,0 3,8 7,8 13 — 4,4 4,6 9,0 8 — 4,8 4,2 9,0
- 20 — 4,2 4,2 8,4 14 — 4,8 4,8 9,6 9 — 4,2 4,4 8,6
- 21 — 4,2 4,0 8,2 15 — 4,6 4,4 9,0 10 — 4,6 4,2 8,8
- 22 — 4,4 3,4 7,8 16 — 4,2 4,4 8,6 11 — 4,6 4,2 8,8
- 23 — 4,6 4,8 9,4 17 — 4,6 4,8 9,4 12 — 5,0 4,6 9,6
- 24 — 3,8 4,2 8,0 18 — 4,2 4,6 8,8 13 — 5,0 4,0 9,0
- 23 — 4,2 4,0 8,2 19 4,4 4,6 9,0 14 — 4,8 4,0 8,8
- 26 — 4,2 3,6 7,8 20 — 4,4 4,2 8,6 15 — 5,2 4,0 9,2
- 27 — 4,0 3,8 7,8 21 — 4,0 4,0 8,0 16 — 5,0 4,0 9,0
- 28 — 4,2 3,6 7,8 22 — 4,0 4,0 8,0 17 — 5,0 3,8 8,8
- 29 — 4,2 3,4 7,6 21 — 4,4 4,4 8,8 18 — 5,0 4,0 9.0
- 30 4,0 3,0 7,0 24 — 4,4 4,2 8,6 19 — 4,8 4,0 8,8
- 31 — 5,2 3,4 8,6 25 — 4,4 4,0 8,4 20 — 5,6 4,0 9,6
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-
-
-
- 820
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXXVII. Quantités de lait, par traite [4]. Vache A.
- RATES. MATIN. SOIR. 'rI V J.O.L DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kg. kg. kg- kg. kg. kg- kg. kg. kg-
- 21 déc. 1899. 3,8 2,4 6,2 14 janvier. . 4,4 3,0 7,4 7 février. . 3,2 2,4 5,6
- 22 — 4,2 3,0 7,2 15 — 4,8 3,4 8,2 8 — 3,2 2,6 5,8
- 23 — 4,0 2,6 6,6 16 — 4,8 3,4 8,2 9 — 3,0 2,6 5,6
- 24 — 3,4 3,8 7,2 17 — 4,4 3,4 7,8 10 — 3,2 2,8 6,0
- 25 — 4,2 6,0 10,2 18 — 5,2 3,6 8,8 11 — 2,8 2,6 5,4
- 26 — 5,0 4,0 9,0 19 — 4,6 3,4 8,0 12 — 3,4 2,4 5,8
- 27 — 5,0 4,0 9,0 20 — 5,4 3,6 9,0 13 — 3,0 2,6 5,6
- 28 — 3,8 3,2 7,0 21 — 4,8 3,6 8,4 14 — 2,4 2,2 4,6
- 29 — 4,2 3,6 7,8 22 — 4,8 3,0 7,8 15 — 3,2 2,0 5,2
- 30 — 4,8 3,6 8,4 23 — 4,8 3,4 8,2 16 — 3,0 2,0 5,0
- 31 — 4,6 4,0 8,6 24 - 4,2 3,2 7,4 17 — 2,4 1,4 3,8
- 1 r janvier 1900. 4,0 3.0 7,0 25 — 5,0 3,2 8,2 18 — 2,4 1,6 4,0
- 2 — 5,2 3,6 8,8 26 — 4,6 3,4 8,0 19 — 3,0 1,4 4,4
- 3 — 5,0 3,4 8,4 27 — 5,0 3,6 8,6 20 — 2,6 1,4 4,0
- 4 — 5,0 3,2 8,2 28 — 4,4 3,2 7,6 21 — 2,6 1,6 4 2
- 5 — 4,6 3,6 8,2 29 — 4,6 2,8 7,4 22 — 3,0 1,2 4,2
- 6 — 5,0 4,0 9’0 30 — 3,4 3,2 6,6 23 — 2,6 0 *) 4,8
- 7 — 4,3 2,0 7,2 31 — 4,8 2,8 7,6 24 — 2 2 1,6 3,8
- 8 — 5,0 3,6 8,6 Ie1' février. 3,6 3,0 6,6 25 — 1,4 1,0 2.4
- 9 — 5,0 3,6 8,6 2 — 3,4 3,6 7,0
- 10 — 5,0 4,0 9,0 3 — 3,2 3,0 6,2 Totaux . . . l 345,5 1 258,1 2603,6
- 11 — 4,8 3,4 8,2 4 — 4,0 3,0 7,0 — —
- 12 — 5,0 3,4 8,4 o — 3,2 3,2 6,4 Moyennes . . 4,61 4,30 8,91
- 13 — 4,8 3,0 7,8 6 — 2,8 2,8 5,6 —
- Nombre de jours de lactation 292 /) )) )>
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-
-
-
- TABLEAU XXXVIII.
- Maxima et minima tirés des essais journaliers.
- Vache A.
- ÉCARTS MAXIMA
- NATURE - ._ - - —
- des MAXIMA MINIMA. DK 2 TRAITES CONSÉCUTIVES. DE 2 TRAITES A 24 HEURES d’intervalle.
- ÉLÉMENTS.
- Traites. Différences. Traites. Différences.
- Quantités 12,0 15 juin. (1) 6,0 16 oct. 3,2 26 août m. 5,6 26 août S. 2,4 3,4 18 juin S. 6,2 19 juin S. 2,8
- en kilogr. 12,4 26 mai. 2,4 25 fév. (3) 6,2 6 nov. m. 4,0 6 nov. S. 2 2 4,0 20 déc. m. 2,4 21 déc. m. 1,6
- Acidité 24 1er nov. m. 15 7 juin. m. (1) 15 7 juill. m. 19 7 juill. s. 4 (1) 15 7 juill. m. 20 8 juill. m. 5 (1)
- en degrés. 23 1er juin s. 16 23 fév. m. (3) 20 8 août s. 16 9 août m. 4 19 31 oct. m. 24 1er nov. m. 0
- 22 2 oct. m. 16 9 août rn. 20 21 fév. s. 17 22 fév. m. 3(3) 22 2 nov. s. 18 3 nov. S. 4
- 35,7 18 fév. s. (3) 29,2 22 déc. m. 29,2 22 déc. m. 33,7 22 déc. m. 4,5 35,7 18 fév. S. 31,0 19 fév. s. 4,7 (3)
- Densité. 3a,5 2 déc. m. )) » 31,7 14 juin s. 35,0 15 juin m. 3,3(1) 34,3 21 déc. m. 29,2 22 déc. m. 5,1
- 35,0 15 juin m. (1) 29,7 24 août s. 35,3 17 oct. s. 32,4 18 oct. m. 2,9 35,0 15 juin m. 32,1 16 juin m. 2,9 (i)
- 34,7 27 oct. s. )) » 30,6 8 nov. m. 33,5 9 nov. m. 2,9 29,7 24 août s. 32,6 25 août S. 2,9
- Matière 6,0 19 fév. s. (3) 1,0 25 fév. s. (3) 2,8 18 févr. m. 5,45 18 fév. s. 2,65(3) 3,0 26 juin m. 5,6 27 juin m. 2,6
- ptassp 5,6 27 juin m. 2,1 13 juill. m. (1) 3,15 2 nov. m. 5,6 2 nov. s. 2,45 3,45 1er nov. s. 5,6 2 nov. s. 2,15
- p 100. 5,6 2 nov. s. 2,3 17 oct. m. 4,7 15 oct. s. 2,6 16 oct. m. 2,10 3,85 19 fév. m. 5,9 20 fév. m. 2,05(3)
- 4,75 4 janv. m. 2,7 15 juin. m. (1) 3,8 26 juin s. 5,6 27 juin m. 1,8 2,70 15 juin m. 4,15 16 juin m. 1,45(1)
- 15,20 19 fév. s. (3) 10,9 13 juill. m. (0 12,35 18 fév. m. 15,55 18 fév. S. 3,25(3) 12,0 26 juin m. 14,6 27 juin m. 2,6
- Extrait sec 14,98 2 nov. s. 10,8 25 fév. s. (3) 11,4 17 oct. m. 13,55 17 oct. s. 2,15 13,2 17 fév. s. 15,55 18 fév. m. 2,35(3)
- p 100 14,90 12 fév. s. (3) 11,4 17 oct. m. 12,25 2 nov. in. 14,98 2 nov. s. 2,73 14,98 2 nov. S. 12,85 3 nov. s. 2,13
- 14,55 12 janv. s. 11,7 10 juin. m. 12,4 26 juin s. 14,60 27 juin m. 2,20 13,2 17 juin m. 11,25 18 juin m. 2,05(1)
- 14,1 Ier déc. s. 11,7 7 juin. s. )) )) )) )) » )) )> )) )) ))
- (1) Rut. (2) Mammite. (3) Fin de la période de lactation.
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 821
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-
-
-
- 822
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- TABLEAU XXXIX. Quantités de lait par semaine. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kilogr. kilogr. kilogr. kilogr. kilogr. kilogr.
- 26 mai-4 juin 1899. 55,5 57,5 113,0 4-10 déc. 1899. . 35,8 30,2 66,0
- 5-11 juin . . , . 52,2 53,2 105,4 11-17 — 37,8 29,8 67,6
- 12-18 — 51,2 56,6 107,8 18-24 — 37,0 27,2 64,2
- 19-25 — 55,4 51,8 107,2 25-31 — 30,6 20,6 51,2
- 26 juin-2 juillet. . 52,4 54,0 106,4 1er-7 janv. 1900. 28,2 23,0 51,2
- 3-9 juillet. . . . 47,0 54,8 101,8 8-14 — 28,4 22,0 50,4
- 10-16 — 44,4 51,6 96, 0 15-21 — 27,2 21,6 48,8
- 17-23 — 42,8 57,2 100,0 22-28 — 25,8 19,2 45,0
- 24-30 — 41,4 58,2 99,6 29 janv.-4 février. 22,8 19,2 42,0
- 31 juillet-6 août. . 42,6 54,0 96,6 5-11 février. . . 22,0 19,0 41,0
- 7-13 août. . . . 45,0 49,6 94,6 12-18 — 21,0 17,2 38,2
- 14-20 — 42,2 50,6 92,8 19-25 21,0 18,2 39,2
- 21-27 — 41,0 47,8 88,8 26 février-4 mars. 23,4 22,0 45,4
- 28 août-3 sept. . 41,6 48,6 90,2 5-11 mars. . . . 15,8 15,4 31,2
- 4-10 septembre . 36,8 42,4 79,2 12-18 — 17,2 14,6 31,8
- 11-17 — 37,2 35,0 72,2 19-25 — 15,8 12,2 28,0
- 18-24 — 36,6 35,4 72,0 26 mars-lcv avril. 13,6 13,6 27,2
- 25 sept.-1er oct. . 34,4 32,2 66,6 2-8 avril.... 14,4 14,4 28,8
- 2-8 octobre. . . 34,6 33,6 68,2 9-15 — 14,6 12,6 27 2
- 9-15 — 3 4,0 30,4 64,4 16-22 — 10,8 13,2 24,0
- 16-22 — 28,0 35,6 63,6 23-29 — 11,8 11,0 22,8
- 23-29 — 28,8 32,8 61,6 30 avril-6 mai. . . 10,6 10,4 21,0
- 30 oetobre-5 nov. . 32,8 31,0 63,8 7-13 mai 13,0 V 13,0
- 6-12 novembre. . 34,0 34,0 68,0 14-20 — 9,8 )) 9,8
- 13-19 — 33,2 32,2 65,4 21-27 — 8,3 )) 8,3
- 20-26 — 35,0 30,0 65,0
- 27 nov.-3 déc. . . 35,0 30,8 65,8 Totaux. . . . 1611,8 1 587,5 3199,3
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-
-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 823
- Au début, la traite du soir est plus abondante. A partir de fin novembre (6° mois), c’est la traite du matin.
- Le lait a commencé à être bon pour la consommation le 4 juin, soit onze jours après la parturition.
- TABLEAU XL. Quantités de lait par semaine. Vache B.
- Octob.
- Décemb.
- 6 13 zozi
- 31017 2131 7 11 ZI ZB Décetnb. Janv.
- 2 9 16 2330
- 6.13 2023 Août
- 31017 21 1 8 15 22 29
- S 1219 26
- 11118 25
- Octob.
- Dans les derniers jours (22 mai), il est devenu impropre à la fabrication, de couleur jaunâtre, contenant parfois de légers caillots.
- Poids total pour les trois cent soixante-sept jours de lactation : 4 61 lk®,8 le matin, 1 387kg,5 le soir, soit en tout 3 199kg,3 et 8kg,76 par jour.
- Poids total d’extrait et de matière grasse par semaine. — Par l’inspection des tableaux XLV1 (1) etsuivants, on verra qu’en période normale les quantités totales d’extrait et de matière grasse produites par semaine ne varient que dans des limites assez faibles.
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-
-
-
- 824
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XLI, Quantités de lait, par traite [i]. Vache B.
- DATES. ! AIATTN SOIR. TOTAL. J DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. J
- Midi
- kg. kg. kg. kg-J kg. kg- kg. kg. kg. kg.
- 26 mai 1899. 2,0 2 0 3,0 7,0 20 juin. . . 8,0 7,6 15,6 15 juillet. . 6,4 7,4 13,8
- 27 — 3,0 3,0 3,0 9,0 21 — 7,8 8,0 15,8 16 — 6,0 8,0 14,0
- 28 — 4,0 4, 0 4,0 12,0 22 8,6 8,0 16,6 17 — 6,6 7,0 13,6
- 29 — 4,0 4, 0 4,0 12,0 23 — 7,6 7,0 14,6 18 — 6,8 8,8 15,6
- 30 — 4,0 4 0 4,0 12,0 24 — 8,6 7,0 15,6 19 — 6,8 8,0 14,8
- 31 — 4,0 4,0 4,0 12,0 25 — 8,2 7,8 16,0 20 — 6,0 8,2 14,2
- 101 juin . . 5,0 5,0 10,0 26 — 7,8 7,6 15,4 21 — 6,4 8,0 14,0
- 2 — 5,0 6,0 11,0 27 — 7,2 8,2 15,4 22 — 5,4 8,2 13,6
- 3 — 7,0 7,0 14,0 28 — 7,6 7,4 15,0 23 — 4,8 9,0 13,8
- 4 — 7,0 7,0 14,0 29 — 7,6 7,6 15,2 24 — 6,0 8,2 14,2
- 0 — 8,0 7,8 15,8 30 — 7,8 7,6 15,4 25 — 6,8 7,2 14,0
- 6 — 7,8 ,4 15,2 1er juillet. . 6,8 7,6 14,4 26 — 5,8 8,4 14,2
- 7 — 7,2 7,6 14,8 2 7,6 8,0 15,6 27 — 5,2 8,6 13,8
- 8 — 6,4 6,4 12,8 3 — 6,6 8,0 14,6 28 — 5,6 8,4 14,0
- 9 — 8,0 8,0 16,0 4 — 7,4 6,2 13,6 29 6,4 8,4 14,8
- 10 — 7 2 7,8 15,0 o — 6,6 8,0 14,6 30 — 5,6 9,0 14,6
- 11 — 7,6 8,2 15,8 6 — 6,4 8,4 14,8 31 — 6,0 7,6 13,6
- 12 — 8,2 8,8 17,0 7 — 6,4 8,0 14,4 1er août . . 5,2 8,6 13,8
- 13 6,4 7,2 13,6 8 — 6,6 8,6 15,2 2 5,0 8,2 13,2
- 14 — 8,0 7,6 15,6 9 — 7,0 7,6 14,6 3 — 7 2 6,4 13,6
- 15 — 6,4 8,6 15,0 10 — 7,0 7,6 14,6 4 6,4 8,8 15,2
- 16 — 7,2 8,6 15,8 11 — 6,4 8,0 14,4 5 — 6,0 6,2 12,2
- 17 — 7,0 7,4 14,4 12 — 6,2 6,8 13,0 6 — 6,8 8,2 15,0
- 18 — 8,0 8,4 16,4 13 — 5,8 8,6 14,4 7 — 6,2 7,2 13,4
- 19 — 6,6 6,4 13,0 14 — 6,6 5,2 11,8 8 — 7,0 7,0 14,0
- p.824 - vue 832/922
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-
-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 825 TABLEAU XLII. Quantités de lait, par traite [2]. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. total.
- kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg.
- 9 août. . . 6,2 . 7,2 13,4 3 sept. . . 6,4 6,0 12,4 28 sept. . . 5,2 4,0 9,2
- 10 — 5,8 6,6 12,4 4 — 6,0 6,4 12,4 29 — 5,2 5,0 10,2
- 11 — 6,4 7,6 14,0 5 — 5,6 6,6 12,2 30 — 4,4 4,0 8,4
- 12 — 7,0 7,0 14,0 6 — 5,8 6,2 12,0 1er octobre. 4,4 5,0 .9,4
- 13 — 6,4 7,0 13,4 7 — 5,0 8,0 13,0 2 — 5,2 5,0 10,2
- 14 — 6,4 7,8 14,2 8 — 3,8 4,8 8,6 3 - 5,0 4,6 9,6
- 15 — 6,2 6,0 12,2 9 — 5,2 5,4 10,6 4 — 4,6 5,0 9,6
- 16 — S,4 8,0 13,4 10 — ' 5,4 5,0 10,4 5 — 5,2 4,6 9,8
- 17 — 6,8 8,0 14,2 11 — 5,6 6,0 11,6 6 — 5,0 5,0 10,0
- 18 — 5,4 8,0 13,4 12 — 5,6 4,2 9,8 7 — 4,8 5,0 9,8
- 19 — 6,6 6,0 12,6 13 — 5,2 5,6 10,8 8 — 4,8 4,4 9,2
- 20 — 6,0 6,8 12,8 14 — 5,8 4,4 10,2 9 — 5,2 5,0 10,2
- 21 — 6,4 7,0 13,4 15 — 4,4 4,0 8,4 10 — 4,6 4,2 8,8
- 22 — 6,0 7,2 13,2 16 — 5,4 5,6 11,0 11 — 5,2 4,2 9,4
- 23 — 6,2 7,0 13,2 17 — 5,2 5,2 10,4 12 — 5,0 4,8 9,8
- 24 — 4,4 8,0 12,4 18 — 5,4 6,2 11,6 13 — 4,6 3,6 8,2
- 25 — 6,6 6,0 12,6 19 — 5,0 5,2 10,2 14 — 4,4 5,0 9,4
- 26 — 6,2 6,0 12,2 20 — 5,0 4,0 9,0 15 — 5,0 3,6 8,6
- 27 — 5,2 6,6 11,8 21 — 6,8 5,2 12,0 16 — 4,6 5,0 9,6
- 28 — 5,4 6,4 11,8 22 — 4,4 5,6 10,0 17 — 3,0 5,4 8,4
- 29 — 5,4 7,8 13,2 23 — 5,2 4,8 10,0 18 ; — 3,6 5,0 8,6
- 30 — 6,4 7,0 13,4 24 — 4,8 4,4 9,2 19 — 4,4 4,8 9,2
- 31 — 5,8 7,0 12,8 25 — 4,6 4,6 9,2 20 — 3,4 5,6 9,0
- ^ er sept. . 6,2 7,4 13,6 26 — 5,4 5,0 10,4 21 — 4,8 5,2 10,0
- 2 — 6,0 7,0 13,0 27 — 5,2 4,6 9,8 22 — 4,2 4,6 8,8
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
- 54
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- 826 AGRICULTURE.-----JUIN 1901.
- TABLEAU XLIII. Quantités de lait, par traite [3]. Vache B.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg. kg.
- 23 octobre. . 4,4 5,2 9,6 17 nov. . . 5,2 4,4 9,6 12 déc. . . 5,2 4,4 9,6
- 24 4,6 4,4 9,0 18 — 4,2 4,4 8,6 13 — 5,4 4,4 9,8
- 25 — 5,2 5,0 10,2 19 — 4,6 4,8 9,4 14 — 5,4 4,4 9,8
- 26 — 3,2 4,6 7,8 20 — 4,8 4,2 9,0 15 — 5,2 4,2 9,4
- 27 — 5,6 4,2 9,8 21 — 5,0 4,0 9,0 16 — 5,2 4,2 9,4
- 28 — 1,2 5,8 7,0 22 — 5,0 4,2 9,2 17 — 6,2 4,2 10,4
- 29 — 4,6 3,6 8,2 23 — 5,0 4,2 9,2 18 — 5,6 4,2 9,8
- 30 — 4,0 4,0 8,0 24 — 5,2 4,6 9,8 19 — 5,0 4,4 9,4
- 31 — 4,8 4,4 9,2 25 — 5,4 4,4 9,8 20 — 5,6 4,4 10,0
- l€r nov. . . 4,2 4,6 8,8 26 — 4,6 4,4 9,0 21 — 5,0 3,6 8,6
- 2 — 5,0 3,8 8,8 27 — 5,0 4,2 9,2 22 5,2 3,6 8,8
- 3 — 5,0 4,9 9,8 28 — 5,0 4,0 9,0 23 — 5,4 3,6 9,0
- 4 — 4,6 4,4 9,0 29 — 5,0 5,0 10,0 24 — 5,2 3,4 8,6
- o — o,2 5,0 10,2 30 — 5,0 5,0 10,0 25 — 5,0 3,0 8,0
- 6 — 4,8 5,2 10,0 Ie r déc. . . 5,0 4,0 9,0 26 — 3,4 3,2 6,6
- 7 — 5,2 5,2 10,4 2 — 5,0 4,4 9,4 27 — 4,8 2,6 7,4
- 8 — 5,2 4,4 9,6 3 — 5,0 4,2 9,2 28 — 4,8 2,6 7,4
- 9 — 4,6 5,0 9,6 4 — 5,0 4,4 9,4 29 — 4,8 3,2 8,0
- 10 — 5,0 4,8 9,8 5 — 5,0 4,2 9,2 30 — 3,6 3,0 6,6
- 11 — 4,4 5,0 9,4 6 — 5,4 4,2 9,6 31 — 4,2 3,0 7,2
- 12 — 4,8 4,4 9,2 7 — 5,0 4,4 9,4 lcrjanv,1900. 4,6 3,8 8,4
- 13 4,6 4,4 9,0 8 — 5,2 4,4 9,6 2 - 4,2 3,2 7,4
- 14 — 4,6 4,6 9,2 9 — 5,2 4,6 9,8 3 — 3,6 3,0 6,6
- 15 — 4,8 4,6 9,4 10 5,0 4,0 9,0 4 — 4,0 2,8 6,8
- . 16 — 5,2 5,0 10,2 11 — 5,2 4,0 9,2 5 — 3,6 3,2 6,8
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-
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE
- 827
- TABLEAU XLIV. Quantités de lait, par traite [4]. • Vache B.
- DATES. MATIN. j SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kg. kg. kg. kg. kg. kg- kg- kg. kg.
- 6janv.1900. 4,0 3,0 7,0 31janv.1900. 3,4 2,6 6,0 25 février. . 3,0 2,6 5,6
- 7 — 4,2 4,0 8,2 . 1er février. 3,4 3,0 6,4 26 — 3,6 3,8 7,4
- 8 — 4,2 3,f 7,6 2 — 3,0 3,2 6,2 27 — 3,2 3,6 6,8
- 9 — 3,8 3,2 4,0 3 3,2 2,4 5,6 28 — 3,2 3,6 6,8
- 10 - 4,0 4,0 8,0 4 — 3,4 2,6 6,0 1er mars. . 3,6 3,0 6,6
- H „ 4,0 2,4 6,4 5 — 3,2 3,0 6,2 2 — 3,6 2,8 6,4
- 12 — 4,0 2,8 6,8 6 -- 2,8 2,8 5,6 3 — 2,8 2,4 5,2
- 13 — 4,0 3,2 7,2 7 — 3,0 2,8 5,8 4 — 3,4 2,8 6,2
- 14 — 4,4 3,0 7,4 8 — 3,0 2,6 5,6 5 — 2,6 2,4 5,0
- 15 — 4,0 3,0 7,0 9 — 3,4 2,6 6,0 6 — 2,4 2,4 4,8
- 16 — 3,6 3,2 6,8 10 — 3,2 2,8 6,0 7 — 1,8 2,4 4,2
- 17 — 3,8 2,8 6,6 11 — 3,4 2,4 5,8 8 — 2,0 2,2 4,2
- 18 — 4,3 3,0 7,2 12 — 3,0 2,6 5,6 9 — 2,4 1,8 4,2
- 19 — 4,6 3,2 7,8 13 — 3,4 2,4 5,8 10 — 2,2 2,0 4,2
- 20 — 3,2 3,4 6,6 14 — 2,6 2,6 5,2 11 — 2,4 2,2 4,6
- 21 — 3,8 3,0 6,8 15 — 3,0 2,4 5,4 12 — 2,6 2,2 4,8
- 22 — 3,8 2,8 6,6 16 — 3,0 2,4 5,4 13 — 2,2 2,6 4,8
- 23 - 3,6 3,0 6,6 17 — 3,0 2,2 5,2 14 -- 2,4 2,2 4,6
- 24 — 3,4 2,8 6,2 18 — 3,0 2,6 5,6 15 — 2,4 2,0 4,4
- 25 — 4,0 3,0 7,0 19 — 3,0 2,4 5,4 16 . — 2,2 2,0 4,2
- 26 — 3,8 3,0 6,8 20 — 2,2 3,4 5,6 17 — 2,6 2,0 4,6
- 27 4,0 2,6 6,6 21 — 2,8 2,2 5,0 18 — 2,8 1,6 4,4
- 28 — 3,2 2,0 5,2 22 — 3,0 2,6 5,6 19 - 2,4 2,0 4,4
- 29 — 3,2 2,8 6,0 23 — 3,4 2 4 5,8 20 — 1,6 1,4 3,0
- 30 — 3,2 2,6 5,8 24 . . 3,6 2,6 6,2 21 — 2,2 2,2 4,0
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-
-
-
- 828
- AGRICULTURE
- JUIN 1901.
- TABLEAU XLV. Quantités de lait, par traite [5j. Vache B.
- DATES. MATIN. I SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kg. kg. kg. kg. kg- kg. kilogr. kilogr. kilogr.
- 22 mars. . . 2 2 1,6 3,8 15 avril. . . 1,8 1,8 3,6 9 mai. . . 1,6 » 1,6
- 23 — 2 2 1,6 3,8 16 — 1,0 2,6 3,6 10 — 2,0 » 2,0
- 24 — 3,0 1,4 4,4 17 — 1,6 1,6 3,2 11 — '2 9 "•‘J-** )) 2 2
- 25 - 2 2 2,0 4,2 18 — 1,8 2,0 3,8 12 — 2,0 » 2,0
- 26 — 2,2 2,0 4,2 19 — 2,0 2,2 4,2 13 — 2,0 )> 2,0
- 27 — 1,4 2,0 3,4 20 — 1,4 1,6 3,0 14 — 2,0 » 2,0
- 28- — 2,2 1,8 4,0 21 — 1,6 1,8 3,4 15 — 2,0 )> ' 2,0
- 29 — 2,0 2,0 4,0 22 — 1,4 1,4 2,8 16 — 1,4 )) 1,4
- 30 — 2 2 1,8 4,0 23 — o 2 2,2 4,4 17 — 1,6 » 1,6
- 31 — 2,0 2,0 4,0 24 — 2,0 1,8 3,8 18 — 1,4 » 1,4
- |er avril. . . 1,6 2,0 3,6 25 — 1,6 1,8 3,4 19 — 1,4 )> 1,4
- 2 — 2,6 1,8 4,4 26 — 1,4 1,2 2,6 20 — » » )>
- 3 — 2,0 1,6 3,6 27 — 1,8 1,2 3,0 21 — 2,4 » 2,4
- 4 — 2,2 2 2 4,4 28 - 1,4 1,4 2,8 22 — 1,4 » 1,4
- 5 — 1,8 2,2 4,0 29 — 1,4 1,4 2,8 23 — 1,4 » 1,4
- 6 — 2,0 2,2 4,2 30 — 1,6 1,4 3,0 24 — )) » ))
- 7 — 2,2 2,8 3,0 ^ er mai. . . 1,2 1,6 2,8 25 — 2,1 » 2,1
- 8 — 1,6 1,6 3,2 2 — 1,6 1,4 3,0 26 — 0,5 )) 0,5
- 9 — 2,6 2,0 4,6 3 — 1,2 1,2 3,4 27 — 0,5 )) 0,5
- 10 — 2,2 1,8 4,0 4 — 1,4 1,4 2,8 —
- 11 — 2,0 1,6 3,6 5 — 1,6 1,4 3,0 Totaux. . 1611,8 1587,5 3199,3
- 12 — o 2 1,8 4,0 6 — 2,0 1,0 3,0
- 13 — 2,0 1,8 3,8 7 — 1,0 » 1,0 Nombre de jours de lactation, 365.
- 14 — 1,8 1,8 3,6 8 — 2,2 » => 2 Moyenne par jour, 8k?,76.
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-
-
-
- TABLEAU XLVI.
- Maxima et minima tirés des essais journaliers,
- Vache B.
- NATURE des ÉLÉMENTS. MAXIMA. MINIMA. ÉCARTS MAXIMA
- DE 2 TRAITES CONSÉCUTIVES.. Traites. DiifArences. DE 2 TRAITES A 24 HEURES DINTERVAL Traites. LE. Diüérfncfs.
- Quantités en kilogr. 16)4 17,0 18 juin. 12 juin. (1) 3,8 2,6 20 mars-26 avril. (3) 1,2 4,8 28 oct. m. 23 juill. m. 5,8 9,0 28 oct. s. 23 jdill. s. 4,6 (1) 4,2(1) 8,6 5,6 • 13 juill. s. 27 oct. m. 5.2 1.2 14 juill. s. 28 oct. m. 3,4 4,4(1)
- Acidité en degrés. 21 20 » 19 20 juill. m. (1) 29 août m. )> 21 déc. m. s. (2) 10 13 15 27 mai m. (3) 7 sept. m. (1) 16 mai (3) 5 avril m. 16 14 » » ÜM 31,5 29,3 » 22 fév. m. 7 sept. s. )) » 19 18 » » 22 fév. s. 8 sept. m. » » 3 4 (1) )) )> 13 19 )> » 7 sept. m. 7 août m. . » » 18 16 » » 8 sept. m. 8 août m. )> )) 5 (1) 3 (1) )) )>
- Densité. 35,4 35,1 » 33,0 » » 5 juin m. 19 mars m. » 14 fév. s. » )) 25.1 26,3 )> 28.2 » 29,1 21 mai m. (3) 11 mai m. (3) )) 7 sept. s. (1) )) 6 mars s. 11 juill. m. 14 fév. m. 15 fév. m. 2 mai m. 3 mai m. )) 30 33 31,5 )> 11 juill. s. 14 fév. s. 15 fév. s. 2 mai. m. 3 mai m. » M(i; 3,5 2,2(3) )> 30 30 )) 27,0 )) )) 11 juill. s. 29 mars s. » 15 mai s. » » 33.1 33.2 » 30 » )> 12 juill. s. 30 mars s. » 16 mai m. » y> 3,1 (1 3,2 » 3,0 (3) )) )>
- Matière grasse p. 100. 8,0 7,4 6,75 5,25 21 déc. m. (2) 29 nov. m. (1) 4 mai m. (3) 14 déc. s. 13 fév. s. 28 mai s. 1,0 1,30 2,8 » )) )) 7 sept. m. (1) 26 mai m. (3) 5 avril m. » )) » 1,0 2,0 2,8 2,7. » )> 7 sept. m. 20 déc. m. 14 nov. m. 3 mai m. )) )) 5,4 5.25 4,7 4.25 )) )> 7 sept. s. 20 déc. s. 14 nov. s. 3 mai s. » » 4,4 (1) 3,25(2) 1,9 1,55(3) » » 1,0 8,0 3,5 4,55 » )) 7 sept. m. 21 déc. s. 25 mars s. 10 mai m. )) » 6,4 3,8 5,2 6,75 » )> 8 sept. m. 22 déc. m. 26 marsm. 11 mai m. )) » 5,4 (1) 4,2 (21 1,7 2,20(3) )) ))
- Extrait sec p. 100. 17,6 15,37 15,0 » » 21 déc. m. (2) 29 oct. m. (1) 26 mars s. )> )) 8,7 9,2 10,5 10,65 11,1 26 mai m. (3) 7 sept. m. (1) 7 mai m. (3) 20 déc. m. (2) 5 avril m. 9,20 10,65 11,10 12,30 10,90 7 sept. m. 20 déc. m. 5 avril m. 13 fév. m. 3 mai m. 13,70 14,15 13,50 14,60 13,10 7 sept, s 20 déc. s. 5 avril s. 13 fév. s. 3 mai s. 4,5 (1) 3,85(2) 2,40 2,30 2,20(3) 10,65 9,2 14,35 10,9 » 20 déc. m. 7 sept. m. 5 mars s. 3 mai m. » 17,6 14,92 11,8 13,1 » 21 déc. m. 8 sept. m. 6 mars s. 4 mai m. » 6,95(2) 5,72(1 ) 2,55 2,20(3) »
- (1) Rut. (2) Mammite. (3) Fin do la période de lactation.
- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 829
- p.829 - vue 837/922
-
-
-
- 830
- AGRICULTURE.
- JUIN 1901.
- TABLEAU XLVI. Poids total d’extrait sec par semaine [l'j. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kilog. kilo". kilo". kilo". kilog. kilog.
- 10 au 14 mai 1899. 4,23 3,91 8,14 22 octobre 1899. . 3,22 3,27 6,49
- 15 au 21 mai . . . 5,52 5,63 11,15 29 — 3,65 3,47 7,12
- 28 mai 5,31 5,20 10,51 5 novembre. . . 3,88 3,32 7,20
- 4 juin 4,04 5,09 10,03 12 — 3,98 3,68 7,66
- 11 - 4,56 4,58 9,14 19 — 3,96 4,21 8,17
- 18 — 4,82 4,81 9,63 26 — 3,81 3,80 7,61
- 25 — 4,08 4,84 8,92 3 décembre. . . 4,00 3,76 7,76
- 2 juillet 4,64 4,68 9,32 10 — 4,06 3,94 8,00
- 9 — 4,45 4,52 8,97 17 — 4,42 3,91 8,33
- 16 — 4,07 4,56 8,63 24 — 3,97 3,23 7,20
- 23 — 4,24 3,99 8,23 31 — 4,17 3,91 8,08
- 30 — 4,04 4,13 8,17 7 janvier 1900. . 4,35 3,21 7,56
- 6 août 4,40 4,27 8,67 14 4,48 3,33 7,81
- 13 — 4,12 4,30 8,42 21 — 4,35 3,29 7,64
- 20 — 4,28 3,93 8,21 28 4,19 3,10 7,29
- 27 — 3,59 4,28 7,87 4 février . . . . 3,48 2,91 6,39
- 3 septembre. . . 3,80 4,53 8,39 11 2,84 2,64 5,48
- 10 — 4,00 4,24 8,24 18 — 2,55 2,00 4,55
- 17 — 4,21 3,81 8,02 25 — 2,32 2,29 4,61
- 24 — 4,10 3,88 7,98
- 1er octobre . . . 3,90 3,73 7,63 Totaux 170,87 153,29 324,16
- 8 — 3,71 3,25 6,96
- 13 — 3,63 3,47 7,10 Moyennes 4,06 3,64 7,71
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- ÉTUDES SUR LA COMPOSITION DU LAIT ET DES PRODUITS DE LA LAITERIE. 831
- TABLEAU XLVI. Poids total de la matière grasse par semaine [2]. Vache A.
- DATES. MATIN. SOIR. TOTAL. DATES. MATIN. SOIR. TOTAL.
- kilog. kilog. kilog. kilog. kilog. kilog.
- 10 au 14 mai 1899. 1,35 1,03 2,38 22 octobre 1899 . 0,80 0,88 1,68
- 21 mai 1.42 1,41 2,83 29 — 0,92 0,93 1,85
- 28 — 1,41 1,35 2,76 5 novembre. . . 1,04 0,94 1,98
- 4 juin. 1,34 1,46 2,80 12 — 1,09 1,08 2,17
- 11 — 1,27 1,35 2,62 19 — 1,07 1,21 2,28
- 18 — 1,31 1,36 2,67 26 — 1,05 1,13 2.18
- 25 — 1,12 1,22 2,34 3 décembre. . . 1,04 1,12 2,16
- 2 juillet 1,38 1,44 2,82 10 — 1,07 1,19 2,26
- 9 — 1,17 1,33 2,50 17 — 1,17 1,16 2,33
- 16 — 1,11 1,33 2,44 24 — 1,13 0,95 2,08
- 23 — 1,19 1,12 2,31 31 — 1,19 1,24 2,43
- 30 — 1,09 1,17 2,26 7 janvier 1900. . 1,28 0,98 2,26
- 6 août 1,24 1,22 2,46 14 — 1,34 1,08 2,42
- 13 — 1,17 1,25 2,42 21 — 1,25 1,03 2,28
- 20 — 1,19 1,13 2,32 28 — 1,21 0,95 2,16
- 27 — 1,01 1,24 2,25 4 février 0,97 0,88 1,85
- 3 septembre. . . 1,14 1,31 2,45 11 — 0,82 0,82 1,64
- 10 — 1,07 1,11 2,18 18 — 0,73 0,62 1,35
- 17 ' — 1,20 1,09 2,29 25 — 0,70 0,40 1,10
- 24 — 1,13 1,05 2,18
- Ie1’ octobre . . . 1,07 1,05 2,12 Totaux. . . . . 47,76 47,30 65,06
- 8 — 1,08 0,91 1,99
- 15 — 1,01 0,96 1,97 Moyennes. . . . 1,13 1,12 2,26
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- 832 AGRICULTURE. -— JUIN 1901.
- TABLEAU XLVI. Vache B.
- Poids total d’extrait et de matèire grasse par semaine [3].
- DATES. EXTRAIT. MATIÈRE GRASSE. DATES. EXTRAIT. MATIÈRE GRASSE.
- kilog. kilog. kilog. kilog.
- 26 mai-4 juin 1899. 14,97 3,57 17 décembre 1899. . 8,99 2,69
- 11 juin 13,33 3,48 24 — 8,79 2,92
- 18 — 13,58 3,65 31 — 7,09 2,28
- 25 — 13,77 3,96 7 janvier 1900. . . 6,93 2,22
- 2 juillet 13,08 3,73 14 — 6,67 2,13
- 9 — 12,77 3,45 21 — 6,41 1,96
- 16 — 12,00 3,41 28 — 5,87 1,80
- 23 — 12,25 3,26 4 février 5,33 1,55
- 30 — 12,30 3,65 11 — 5,35 1,60
- 6 août 11,83 3,32 18 — 5,09 1,00
- 13 — 11,58 3,22 25 — 0,11 1,56
- 20 — 11,41 3,27 4 mars 5,77 1,60
- 27 — 10,96 3,11 il — 3,97 1,26
- 3 septembre . . . 11,22 2,97 18 — 4,11 1,22
- 10 — 9,90 2,98 25 — 3,65 1,09
- 17 — 9,13 2,61 1er avril 3,64 1,13
- 24 9,00 2,73 8 — 3,71 1,11
- 1er octobre .... 8,45 2,51 15 — 3,57 1,10
- 8 — 8,52 2,44 22 3,16 1,01
- 15 — 8,37 2,36 29 — 2,89 0,90
- 22 — 8,13 2,37 6 mai 2,70 0,83
- 29 — 7,79 2,32 13 — 1,61 0,54
- 5 novembre. . . . 8,29 2,53 20 — 1,21 0,39 '
- 12 — 8,56 2,65 27 — 0,92 0,27
- 19 — 8,43 2,43 —
- 26 — 8,51 2,50 Totaux 411,11 121,89
- 3 décembre 9 k *7
- 10 — 8,81 2,56 Moyennes 7,90 2,34
- MG
- Rapport =0,29 r Entrait
- (A suivre.)
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- PHOTOGRAVURE
- FABRICATION ET UTILISATION DES TRAMES, RÉSEAUX EMPLOYÉS POUR LA PRODUCTION DES
- photogravures typographiques, par M. Ch. Gravier.
- La transformation de l'image photographique en planche gravée, propre à être tirée par les procédés typographiques, a préoccupé les inventeurs de la photographie : Niepce, Daguerre, Talbot, etc.
- Talbot, en 1852, a reconnu qu’il était nécessaire de découper la surface continue de l’image photographique par une série de lignes ou de points, comme l’avait indiqué depuis longtemps la pratique courante des graveurs; dans ce but, Talbot déposait, en guise d’écran, une mousseline sur la surface sensible. Il a également signalé l’emploi d’une glace rayée par des lignes opaques, mais nous ne croyons pas qu’il ait utilisé ce moyen; il se servait, en effet, du châssis positif et l’emploi, avec ce châssis, d’une glace rayée placée immédiatement en contact avec la surface sensible, disposition que l’on a considérée pendant longtemps, après lui, comme indispensable, l’aurait amené à reconnaître l’effet produit dont nous parlerons plus loin, et qui a donné naissance à un nouveau procédé.
- En 1857, un Français, nommé Rerthold, a indiqué, qu’en traçant sur une glace une série de lignes parallèles, on obtenait «automatiquement» les curieuses modifications que l’on constate dans les dimensions des lignes ou des points des photogravures désignées sous le nom de simili-gravures ou, plus simplement, de similis. A ce point de vue, les titres de Rerthold sont indiscutables, et si cette indication a échappé, en 1857, aux juges du concours du prix du duc de Luynes, c’est que l’inventeur n’avait probablement pas apporté à l’appui de cette indication des preuves convaincantes.
- En 1861, von Eglofftein, à Philadelphie, a fabriqué des écrans lignés.
- En 1864, Osborne a démontré la nécessité de découper la surface photographique, nécessité pressentie par Talbot.
- En 1865, Bullock a pris un brevet dans lequel est indiqué l’emploi de glaces recouvertes d’un grain de résine et d’un réseau ligné?
- En 1879, Swan a signalé qu’il était préférable de retourner, pendant l’exposition, l’écran ligné sous un certain angle pour découper l’image par un quadrillé, ce que Berthold avait déjà établi.
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- PHOTOGRAVURE.
- JUIN 1901.
- Néanmoinsi, et malgré l’antériorité de toutes ces indications et démonstrations, Messenbach, en 1881, prit un brevet pour l’emploi d’un réseau ou quadrillé, et son nom fut donné au procédé découpant l’image photographique en un quadrillage net et régulier. Disons, en passant, que ce quadrillage, absolument invisible dans les belles similis, produit quelquefois un effet peu agréable, que signalent naturellement les adversaires de l’emploi des procédés phototypographiques.
- La pratique de l’emploi de l’écran ligné est actuellement connue sous le nom de procédé améiàcain, et il faut reconnaître que ce procédé nous est revenu d’Amérique avec un degré de perfection que ne dépassent pas actuellement les impressions européennes.
- Un Américain nommé Yves a beaucoup contribué à sa vulgarisation, et a peut-être collaboré aux tours de main qui le constiluent.
- Ce procédé consiste à placer dans la chambre noire, devant et à une petite distance de la surface sensible, un réseau quadrillé qui découpe l’image en une série de points.
- La distance du réseau à la surface sensible a une importance capitale sur la proportionnalité des différents points qui constituent l’image, mais cette proportionnalité est fonction de plusieurs autres facteurs, savoir : la forme et le diamètre du diaphragme, le foyer de l’objectif, la luminosité du sujet, le rapport entre les pleins et les vides du réseau.
- Mais cette note étant spécialement relative à la fabrication de ce réseau, appelé le plus souvent trame, nous donnerons, avant tout, un aperçu de celte fabrication.
- Les trames sont faites en Amérique, et monopolisées par deux maisons ayant chacune une fabrication spéciale.
- Dans la maison Max Lévy, les trames quadrillées sont formées de deux glaces sur chacune desquelles on trace des lignes parallèles d’une largeur égale et rigoureusement de même écartement, à l’aide d’une machine armée d’un diamant d’une masse et d’une puissance qui en assurent la stabilité parfaite et permettent d’éviter tout broutement. Dans les rainures ainsi tracées, on coule un vernis noir, et, à l’aide d’une machine à polir, on enlève tout le vernis excédant de manière à n’avoir plus, sur ces deux glaces, que des lignes opaques bien nettes. On les recouvre alors de baume de Canada, on les pose l’une sur l’autre, les linéatures à l’intérieur placées à 45°, de manière à avoir par transparence un quadrillé parfait, et on les soumet à l’action d’une presse hydraulique qui en assure le collage.
- Une trame de 13/18 de la maison Max Lévy coûte environ 230 francs ; une de 36/43 environ 2 000 francs.
- Dans la maison Wolf, les trames sont établies par des procédés photographi-
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- PHOTOGRAVURES TYPOGRAPHIQUES. 835
- ques, au collodion sec, et directement obtenues sur des originaux gravés, elles sont claires, denses et nettes.
- Leur prix est environ moitié du prix des trames de la maison Max Lévy.
- Les résultats sont presque identiques ; cependant, lès trames de la maison Max Lévy sont préférées en Europe.
- Une maison allemande fabrique des trames par procédé photographique ; ces trames sont peu appréciées.
- Ainsi que nous l’avons dit, certaines personnes reprochent aux similis une régularité monotone, désagréable et peu artistique,
- Pour tâcher de les satisfaire, quelques industriels ont cherché à remplacer les trames lignées par des écrans formés de points opaques plus ou moins espacés.
- On comprend que si, à l’aide d’une sorte de vaporisateur ou à l’aide de la boîte à grainer des graveurs, on provoque des brouillards de poudres résineuses ou de gouttelettes d’un liquide coloré, on pourra former sur une surface placée dans cette atmosphère une série de points opaques, que l’on fixera soit par la chaleur, soit par évaporation s’il s’agit d’un liquide. L’écran ainsi obtenu n’est pas coûteux, mais les résultats n’ont pas répondu, pour les éditions de luxe tout au moins, aux espérances des inventeurs ; nous pensons toutefois que ce genre d’écrans grenés devrait être vulgarisé pour les travaux tels que les affiches et les lithographies d’une certaine étendue; il y aurait là un moyen économique de substituer la photographie au dessinateur.
- A défaut de trame gravée, on peut en établir, pour les travaux courants, en réduisant photographiquement des tissus quadrillés du commerce. On produira parce moyen des gravures d’un caractère particulier et on évitera, pour les reproductions en plusieurs couleurs, le « noirage » qui est une des pierres d’achoppement pour la généralisation des procédés de la photochromie.
- Les papiers quadrillés, dits papiers pour procédé, les bristols perforés ou les feuilles minces métalliques, certains tissus de commerce quadrillés sous forme de damiers réduits par des procédés photographiques, pourraient également être utilisés pour obtenir, par réduction photographique, des trames analogues à celles vendues par la maison Wolf.
- La question de la fabrication des trames n’est donc pas aussi compliquée qu’on le présume. Ce qui l’est certainement davantage, c’est l’utilisation de cet « outil principal » du photograveur.
- Nous avons indiqué plus haut les différents facteurs qui doivent intervenir dans l’exécution du « cliché tramé » destiné à servir à la confection de la planche gravée.
- Or, notre communication a pour but de signaler et de vulgariser, sous le patronage de la Société d’Encouragement, un procédé plus simple pour obtenir
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- PHOTOGRAVURE.
- JUIN 1901.
- un cliché négatif tramé; nous l’avons indiqué il y a sept ans et nous l’avons rappelé, depuis, bien des fois; ce procédé n’a pas la prétention de remplacer le procédé actuel, mais il ne nécessite pas les mêmes tâtonnements, notamment quant à la mise au point, et nous serions heureux de voir des essais tentés par des industriels qui, jusqu’ici, répondent devant ce que nous leur montrons : « Complétez vos recherches, apportez-nous une gravure faite par votre procédé, ensuite nous verrons. »
- Ce procédé résulte de 1 observation suivante, facile à vérifier : Il n’est pas nécessaire d’opérer à la chambre noire pour obtenir un cliché négatif tramé ; il
- Fig. 1.
- suffit d’interposer un écran perforé entre un cliché positif et une surface sensible; en le plaçant à une distance déterminée delà surface sensible; suivant la forme des trous et leur écartement, on obtient des points qui varient proportionnellement et en raison inverse delà transparence des différentes régions du cliché.
- Comme écran, nous avons utilisé un bristol perforé ; il est évident que c’est là un écran trop grossier pour une image de la grandeur du cliché sur lequel nous avons opéré, mais il a l’avantage de permettre d’examiner sans loupe la proportionnalité des points et les différences de leurs surfaces, et, pour une affiche, cet écran donnerait certainement des points d’un grand relief.
- Nous avons obtenu ainsi les clichés positifs (fig. 1) et (fig. 2).
- Dans la pratique, les photograveurs font disparaître par l’emploi d’un bain affaiblisseur une sorte de pénombre que présentent, au sortir du bain de fixage,
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- PHOTOGRAVURES TYPOGRAPHIQUES. 837
- tous les traits ou points du cliché négatif tramé, puis ils renforcent ces traits ou points et renouvellent cette double opération jusqu’à ce que les parties transparentes du cliché soient exemptes de tout voile.
- Le cliché positif (fig. 1) n’a été traité par aucun bain après le fixage; on remarquera que les points en sont ovalisés ; cette déformation est due à ce que la lumière ne traversait pas normalement les trous de l’écran.
- Dans le cliché positif (fig. 2) nous avons usé, sur le côté droit, d’un seul bain
- Fig. 2.
- affaiblisseur sans renforcement. Un traitement plus complet aurait donné des. points plus nets.
- En résumé, cette note a pour objet de donner l’historique sommaire des trames ou réseaux employés par la production des photogravures typographiques, d’en faire connaître le mode d’emploi et les résultats, de signaler les fabrications existantes et les tentatives faites par différents inventeurs et, enfin, de proposer un moyen plus simple que le procédé actuel à la chambre noire pour obtenir des clichés négatifs tramés.
- L’avenir dira si notre idée peutproduire des résultats utilisables ou si, comme pour l’idée de Berthold, elle doit mûrir à l’étranger pour être utilisée ensuite en France. ‘
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- MARINE
- LES MARINES DE GUERRE MODERNES Par M. L. de Chasseloup-Laubat (1).
- CROISEURS CUIRASSÉS
- DUPUY-DE-LOME
- Construit à Brest sur les plans de M. de Bussy, mis en chantier en octobre 1887, lancé en 1890.
- Dimensions :
- Longueur totale......................... 114m,60
- Largeur à la flottaison.................. 15m,70
- Creux.................................. 10 mètres.
- Tirant d’eau moyen......................... 7m,07
- — arrière............................. 7m,o0
- Déplacement............................ 6 400 tonnes.
- Coque. — La coque est en acier ; elle est divisée en nombreux compartiments étanchés par treize cloisons transversales. Un double fond règne sur la largeur des machines et chaudières ; la flottaison est cellulaire. Deux mâts militaires ; deux cheminées dans l’axe.
- Protection. — Pont cuirassé de 5o millimètres, en dos de tortue, et ceinture totale de 92 millimètres en acier-nickel montant jusqu’au niveau de la base des tourelles des canons de 194. Les huit tourelles sont cuirassées à 100 millimètres, ainsi que le blockhaus du commandant.
- Un pont pare-éclats règne au-dessous du pont cuirassé ; ce dernier est surmonté d’une tranche cellulaire s’élevant à 1 mètre au-dessus de la flottaison.
- Machines et chaudières. — L’appareil moteur, d’une puissance de 14 000 che-
- (1) Voir le Bulletin de mars, avril, septembre, octobre, décembre 1900, février 1901.
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- Imi;. i;>0, — Itnii.rtiie*.
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- LES MARINES I)E GUERRE MODERNES.
- 839
- vaux, se compose de trois machines horizontales à triple expansion, actionnant chacune une hélice en bronze au manganèse à trois ailes, de 4ni,40 de diamètre. Les diamètres des cylindres sont : 840 millimètres, lm,310, 2m,400 ; la course des pistons est de 850 millimètres.
- La vapeur est fournie par treize corps de chaudières cylindriques à retour
- Fig. 140. — Dupuy-cle-Lôme.
- Fig. 141. —Dupuy-de-Lôme.
- de flamme, timbrées à llk,25 ; la surface de chauffe est de 3 061 mètres carrés et la surface de grille de 64 mètres carrés.
- L'approvisionnement de charbon est de 900 tonnes, la vitesse est de 20 nœuds.
- Armement. — L’artillerie comprend :
- 2 canons de 194, installés en tourelles fermées placées sur les deux bords, à peu près au milieu du navire et légèrement en encorbellement, tirant en chasse et en retraite directes avec un angle de tir de 180°.
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- MARINE.
- JUIN 1901.
- 6 canons de 164, également en tourelles fermées, 3 à l’avant et 3 à l’arrière ; ces tourelles sont disposées en triangle, dont le sommet, représenté par la tourelle axiale, se trouve du côté des extrémités du navire. Toutes les pièces sont au même niveau, sauf la pièce axiale de l’avant qui est surélevée d’un entrepont ;
- 4 canons de 65 millimètres, à tir rapide ;
- 8 canons-revolvers de 47 millimètres ;
- 8 canons-revolvers de 37 millimètres.
- Le bâtiment dispose, en retraite ou en chasse directes, de ses 2 pièces de 194 et de 3 pièces de 164 ; par le travers, de 1 pièce de 194 et de 4 de 164.
- Il y a 4 tubes lance-torpilles.
- L’équipage est de 515 hommes.
- AM1RAL-CHARNER.
- Construit à Rochefort, sur les plans de M. Thibaudier, et lancé le 18 mars 1893.
- Le Bruix a été également construit à Rochefort et lancé le 3 août 1895 ; les deux autres croiseurs du même type, le Chanzy, lancé le 24 janvier 1895, et le LatoncJie-Tréville, ont été construits, l'un par la Société de la Gironde, à Bordeaux, l’autre par les Forges et Chantiers du Havre.
- Dimensions :
- Longueur entre perpendiculaires............. 106 mètres.
- Largeur...................................... 14 —
- Tirant d’eau arrière......................... 6 —
- — moyen............................. 5m,84
- Déplacement..............................4 750 tonnes.
- Coque. — La coque est en acier, avec quille formée de deux tôles distantes de 100 millimètres, réunies par des cornières et contenant un remplissage en teck. Au-dessous du pont cuirassé, la carène est divisée en quatorze compartiments étanches; au-dessus de ce pont il y a six compartiments fermés par des cloisons transversales. Eperon. Deux mâts militaires en acier, de lm,70 de diamètre extérieur, avec noyau de O111,50 et double escalier. Deux cheminées dans l’axe.
- Le bois a été presque entièrement exclu des aménagements intérieurs pour diminuer les chances d’incendie; les cloisons métalliques sont recouvertes de
- linoléum.
- Le devis des poids s’établit ainsi :
- Coque, cuirasse et accessoires................. 2868 tonnes.
- Appareil moteur, chaudières et eau............... 714 —
- Artillerie....................................... 278 —
- Matériel d’armement.............................. 900 —
- Total
- . 4 750 tonnes.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Protection. — Ceinture de 92 millimètres, régnant sur toute la longueur du navire, et couvrant une tranche cellulaire de 2m,40 de hauteur, établie à la flottaison jusqu’à la base des tourelles des canons de 14 centimètres.
- Pont cuirassé en dos de tortue, de 60 millimètres dans les parties centrales et de 80 millimètres dans les parties inclinées. Ce pont règne sur toute la longueur du navire et descend latéralement à lm,20 au-dessous de la flottaison; il
- Fig. 142. — Amiral Charrier
- s’élève au milieu à 0m,60 environ au-dessus. Un pont pare-éclats règne au-dessous, dans la région des machines et chaudières.
- Deux tourelles mobiles fermées, blindées à 92 millimètres, pour la grosse artillerie ; le pivot, qui sert en même temps au passage des munitions, est blindé à HO millimètres jusqu’au passage du pont blindé; il repose sur une crapaudine à la partie inférieure du navire. La manœuvre de ces tourelles est assurée par des appareils hydrauliques, sauf sur le Latouche-Tréville où, à titre d’essai, ont été installés des appareils électriques.
- Blockhaus, en avant du mât de misaine, blindé à 92 millimètres.
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
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- MARINE.
- JUIN 1901.
- Machines et chaudières. — Deux machines verticales (1), à triple expansion, placées chacune dans un compartiment séparé.
- Les diamètres des cylindres sont respectivement : 0m,780, lm,150, lm,750; la course du piston est de 1 mètre (2). Chacune des machines commande une hélice en bronze de 4m, 35 de diamètre et 5m,05 de pas.
- La vapeur est fournie à 17 kilogrammes par seize chaudières Belleville,
- Fig. 143. — Chanzy.
- réparties dans quatre chambres de chauffe. Un détendeur ramène la pression à 12 kilogrammes avant introduction aux cylindres à haute pression. La surface de chauffe est de 1814 mètres carrés et la surface de grille est de 64m(i,50 (Chanzy).
- (1) Pour P Amiral-Char ner, horizontales sur les autres bâtiments.
- (2) Sur le Chanzy, les diamètres des cylindres sont : 0m,800, lm,200 et lm,900; la course du piston est de 0m,900.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
- 843
- Au tirage naturel, pour Y Amiral-Charrier, la puissance est de 7 400 chevaux et la vitessedel7 nœuds; au tirage forcé, obtenu au moyen de souffleurs placés à la base des cheminées, la puissance atteint 8 400 chevaux et Ja vitesse 19 nœuds. Le Chanzy a donné 8 765 chevaux à 118,6 tours aux essais à pleine puissance, avec une consommation de 0ks, 936 de charbon par cheval et par heure; aux essais de 24 heures, il a donné 5 404 chevaux à 80,5 tours, avec une consommation de 0^,800.
- L’approvisionnement de charbon est de 413 tonnes.
- Les machines du Bruix sont plus puissantes : aux essais à pleine puissance elles ont donné 9 949 chevaux, la vitesse réalisée étant de 18n,3.
- Fig. 145.
- Bruix.
- Le Latouche-Tréüille a donné 18n,19 au tirage forcé, avec 8 450 chevaux, au lieu de 8 300 prévus au contrat.
- Armemeiit. — L’artillerie comprend :
- 2 canons de 194 millimètres, placés dans des tourelles tournantes fermées, à l’avant et à l’arrière, dans l’axe du navire;
- 6 canons de 139 millimètres, à tir rapide, également en tourelles fermées, répartis à raison de 3 de chaque bord ;
- 4 canons à tir rapide, de 63 millimètres;
- 4 canons à tir rapide, de 47 millimètres ;
- 6 canons-revolvers.
- Manœuvre électrique pour le chargement et le pointage des canons ainsi que pour les tourelles.
- Il y a 4 tubes lance-torpilles.
- L’équipage est de 395 hommes.
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- MARINE.
- JUIN 1901.
- AMIRAL-POTHUAU.
- Commencé au début de 1893, sur les plans de M. Thibaudier; lancé au Havre, le 22 août 1893.
- Latouche-Tréville agrandi.
- Dimensions :
- Longueur................................. 113 mètres.
- Largeur.................................. 15m,30
- Tirant d’eau arrière..................... 6m,50
- Déplacement.............................. 5 365 tonnes.
- Protection. — Ceinture en acier durci, dont l’épaisseur varie de 32 à 60 millimètres.
- Pont blindé à 33 millimètres dans la partie horizontale et 85 millimètres dans les parties inclinées en abord.
- Blockhaus blindé à 254 millimètres.
- Deux tourelles fermées, blindées à 190 millimètres, dans l’axe du bâtiment, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, système Canet, à manœuvre électrique et à bras.
- Machines. — Deux machines à triple expansion, donnant 7 500 chevaux au tirage naturel et 10200 chevaux au tirage activé. Aux essais à puissance normale (24 heures), le Pothuau a donné 6 815 chevaux et 17n,8 avec une consommation de 791 grammes de charbon par cheval et par heure. Vitesse au tirage activé : 19n,2.
- Chaudières Belleville.
- Approvisionnement de 550 tonnes de charbon.
- Armement. — 2 canons de 194 millimètres dans les tourelles ;
- 10 canons de 139 millimètres à tir rapide, dont 4 tirant en chasse et 4 en retraite par des sabords d’angle; les deux autres sont placés au centre, en encorbellement;
- 10 canons do 47 millimètres, tir rapide ;
- 8 canons de 37 millimètres, tir rapide ;
- 5 tubes lance-torpilles.
- 463 hommes d’équipage.
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- les marines de guerre modernes.
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- jeaxne-d’arc
- Mis en chantier à Toulon, en 1895, lancé le 8 juin 1899.
- Dimensions :
- 145m,40 19m,40 7m,52 8m,12
- 11 300 tonnes
- Coque. — Coque en acier; un mât militaire à l’avant, un mât de signaux a l’arrière; six cheminées, par groupes de trois à l’avant et à l’arrière.
- Protection. — Ceinture totale de 150 millimètres depuis 0m,70 au-dessus,
- Longueur totale..........................
- Largeur au fort..........................
- Tirant d'eau moyen.......................
- — arrière ...........................
- Déplacement](avec 1 400 tonnes de charbon).
- Fig. 147. — Jecinne-cV Arc.
- de la flottaison jusqu’à lm,50 au-dessous, avec amincissement à 56 millimètres vers les extrémités. Au-dessus de cette cuirasse, un blindage de 75 millimètres au milieu, d’environ 2 mètres de hauteur, se relevant à l’avant jusqu’au pont des gaillards.
- Pont blindé supérieur de 18 millimètres d’épaisseur, constitué par un double platelage en tôle au niveau du can supérieur du blindage léger.
- Pont blindé inférieur de 55 millimètres dans sa partie centrale, à peu près au niveau de la flottaison, et de 75 millimètres dans ses parties inclinées qui
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- MARINE.
- JUIN 1901.
- descendent en abord jusqu’au can inférieur de ceinture, à lm,50 au-dessous de l’eau.
- Cofferdam derrière la muraille cuirassée et cloison étanche derrière ce cofferdam. Tranche cellulaire entre les deux cloisons étanches parallèles au bordé et les deux ponts blindés.
- Deux tourelles fermées, blindées à 200 millimètres pour la partie mobile, à 167 millimètres pour la partie fixe, situées dans l’axe, à l’avant et à l’arrière du navire. Tous les tubes pour monte-charge, cheminée, etc., sont protégés entre les deux ponts blindés par un cofferdam annulaire et par une surface cuirassée à leur pied.
- Machines. — L’appareil moteur comprend trois machines placées au milieu du bâtiment, entre les deux groupes de chaufferies, dans des compartiments étanches, une au milieu, deux en abord. Puissance : 28500 chevaux. Vitesse : 23 nœuds.
- Chaudières Guyot du Temple, d’une surface de grille totale de 152 mètres carrés. Ces chaudières sont disposées en deux groupes de trois chaufferies chacune, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière des machines. Vapeur à 17 kilogrammes;
- L’approvisionnement normal de charbon est de 1 400 tonnes, mais peut être porté à 2100 tonnes. L’approvisionnement normal permet au navire de franchir 1 250 milles à la vitesse de 23 nœuds, c’est-à-dire de marcher à toute vitesse pendant cinquante-cinq heures ; l’approvisionnement supplémentaire porte cette durée de marche à outrance à quatre-vingt-trois heures. La Jeanne-d’Arc pourra embarquer, en outre, dans des soutes spéciales, une certaine quantité de pétrole pour le chauffage mixte.
- Armement. — L’armement comprend :
- 2 canons de 194 millimètres, installés en tourelles blindées aux deux extrémités du navire;
- 8 canons de 139 millimètres, à tir rapide, en casemates blindées à 75 millimètres au niveau de la pièce de 194 d’arrière;
- 12 canons de 100 millimètres tir rapide, au niveau de la pièce de 194 avant.
- 16 canons de 47 millimètres, à tir rapide, sur les passerelles;
- 8 canons de 37 millimètres, à tir rapide ;
- 2 tubes lances-torpilles sous-marins.
- Equipage prévu de 572 hommes.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- SULLY
- (En chantier.)
- Série de cinq navires semblables, sauf quelques différences dans le blindage :
- Sully, en chantier à la Seyne ;
- Condé, en chantier à Lorient;
- Gloire, mis en chantier le 5 septembre 1899, lancé le 27 juin 1900, à Lorient;
- Marseillaise, en chantier à Brest;
- Amiral-Aube, en chantier à Saint-Nazaire.
- Trois autres croiseurs cuirassés, d’un déplacement un peu plus faible, peuvent également être rangés dans la même catégorie, ce sont :
- Montcalm, lancé à la Seyne ;
- Gueydon, en chantier à Lorient, lancé en septembre 1899;
- Dupetit-Thouars, en chantier à Toulon.
- Dimensions :
- Type Sully. Type Montcalm.
- Longueur totale 140 mètres. 140 mètres.
- — entre perpendiculaires 138 — 138
- Largeur 20m,2 19m,40 •
- Tirant d’eau moyen 7 mètres. 7 mètres.
- — arrière 7m,60 7m,50
- Déplacement 10 014 tonnes. 9 517 tonnes.
- Coque. — Coque en acier; compartiments étanches; un mât militaire à l’avant et un mata signaux à l’arrière; quatre cheminées.
- Protection. — Ceinture de 150 millimètres descendant à lm,50 au-dessous de la flottaison, surmontée d’un blindage à 130 millimètres, montant jusqu’au pont blindé supérieur et s’élevant à l’avant jusqu’au pont des gaillards (1). La ceinture et le blindage qui se trouve au-dessus s’arrêtent un peu avant le gouvernail et sont reliés par des traverses blindées à 84 millimètres ; deux autres traverses blindées, l’une à l’arrière de la tourelle avant, l’autre en avant de la tourelle arrière, protègent la batterie des canons de 164.
- Derrière la cuirasse de flanc se trouvent deux cloisons longitudinales étanches ; l’intervalle entre ces deux cloisons sert de passage dans sa partie supérieure et de drain pour les eaux, en cas de brèche, dans sa partie inférieure. L’intervalle entre la cloison extérieure et la ceinture forme cofferdam.
- Pont blindé inférieur de 45 millimètres, à peu près au niveau de flottaison dans sa partie milieu et descendant en abord à 50 millimètres d’épaisseur jusqu’au can inférieur de la ceinture.
- (1) Sur le type Montcalm, l’épaisseur maximum de ce blindage n’est que de 95 millimètres elle se réduit à 60 à l'avant.
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- MARINE.
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- Pont blindé supérieur de 34 millimètres, plat (1).
- Deux tourelles fermées, dans Taxe, une à chaque extrémité du navire, blindées à 200 millimètres.
- Machines — Trois machines à pilon et trois hélices.
- Puissance totale : 20 000 chevaux-vapeur.
- Vitesse prévue : 21 nœuds.
- Chaudières aquitubulaires : 20 Normand-Sigaudy sur le Montcalm, 28 Niclausse sur le Gueyclon, 28 Belleville sur le Dupetit-Thouars; d’un type non encore choisi pour les trois autres : Sully, Condé, Gloire.
- Approvisionnement de charbon de 1 020 tonnes, pouvant être porté jî 1 600.
- Armement :
- 2 canons de 194 millimètres dans les tourelles axiales, blindées et fermées;
- 8 canons de 164 millimètres, à tir rapide, dont : quatre en tourelles fermées, vers le centre du navire (deux tirant en chasse et deux en retraite), et 4 en casemates cuirassées, situées deux à l’avant, sur le pont de batterie et deux à l’arrière, sur le pont principal, les pièces de l’avant tirant en chasse, celles de l’arrière en retraite (2) ;
- 6 canons de 100 millimètres, à tir rapide, dont 4 sur le spardeck et 2 sur le pont de batterie en l’arrière, avec masques en deux parties, l’une fixe, l’autre tournant avec les canons ;
- 16 canons de 47 millimètres, à tir rapide;
- 6 canons de 37 millimètres, à tir rapide.
- Il y a 5 tubes lance-torpilles, dont 2 sous-marins.
- Ces navires sont aménagés pour recevoir un amiral; leur équipage est alors de 610 hommes. Autrement il se trouve réduit à 562 hommes.
- DESAIX
- Les trois croiseurs de cette classe : Desaix, Dupleix, Kléber, ont été mis en chantier en 1897, le premier à Saint-Nazaire, le second à Rochefort, le troisième à Bordeaux.
- Ce sont des diminutifs des croiseurs cuirassés de 9 500 tonnes (Gueydon, Dupetit-Thouars, Montcalm).
- (1) Sur le Montcalm, le Gueydon et le Dupetit-Thouars, le pont blindé supérieur n’a que 30 millimètres et le pont blindé inférieur 30 dans l’axe et 50 en abord.
- (2) Sur le Montcalm, le Gueydon et le Dupetit-Thouars, les huit canons de 164 millimètres sont tous en casemates blindées : deux à l’avant et deux à l’arrière dans des encorbellements, permettant le tir dans l’axe, et les quatre autres tirant par le travers. Ces navires n’ont que quatre canons de 100 millimètres.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Dimensions. — Les dimensions du Desaix sont :
- Longueur entre perpendiculaires............................ 130 mètres.
- Largeur.................................................... 17m,80
- Tirant d’eau moyen.............................................. 7m,05
- — arrière................................................. 7m,42
- Déplacement correspondant (avec 880 tonnes de charbon). . 7 700 tonnes.
- Coque. — Coque en acier; deux mâts; quatre cheminées, par groupes de deux à l’avant et à l’arrière.
- Protection. — Ceinture partielle de 100 millimètres, sur les quatre cin-
- nl In H
- Fig. 148. — Desaix.
- quièmes de la longueur depuis l’étrave, de 2m,20 de haut, dont 1 mètre au-dessus de la flottaison.
- Pont blindé à 45 millimètres dans la partie plate, à 70 millimètres dans les pans coupés en abord.
- Deux tourelles fermées, blindées à 84 millimètres, dans l’axe, aux deux extrémités du spardeck.
- Machines. — Trois machines actionnant chacune une hélice.
- Puissance totale de 17 100 chevaux.
- Ces machines sont installées dans trois compartiments étanches parallèles et de même largeur occupant une seule tranche transversale.
- Vingt-quatre chaudières Belleville, réparties en huit chaufferies pour le Desaix et le Dupleix. Le Kléber sera pourvu de seize chaudières Niclausse.
- L’approvisionnement de charbon normal de 880 tonnes pourra être porté -à 1200.
- Armement. -—L’armement comprend :
- 10 canons de 164 millimètres, à tir rapide, dont deux dans les tourelles
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- MARINE.
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- d’avant et d’arrière, et huit sur le pont des gaillards, dans des casemates cuirassées à 84 millimètres, savoir : quatre au milieu, en encorbellement, permettant le tir dans l’axe, jusqu’à 10° de la chasse directe et de la retraite directe, et quatre dans les angles ;
- 10 canons de 47 millimètres, tir rapide;
- 6 canons de 37 millimètres, tir rapide;
- 2 tubes lance-torpilles sous-marins.
- 480 hommes d’équipage ;
- 530 dans le cas où un amiral serait à bord.
- NOUVEAUX CROISEURS CUIRASSÉS
- Deux autres croiseurs cuirassés : Jules-Ferry et Léon-Gambetta, ont été mis en chantier, le premier à Cherbourg, le second à Brest.
- Ces croiseurs auront un déplacement de 12 550 tonnes; leurs machines, de 27 500 chevaux-vapeur, leur assureront une vitesse de 22 nœuds.
- Un troisième croiseur analogue C13 doit être mis en chantier en 1901, à Toulon.
- CROISEURS PROTÉGÉS
- TAGE
- Croiseur de lr0 classe.
- Construit par les Ateliers et Chantiers de la Loire, à [Saint-Nazaire ; lancé en 1886.
- Dimensions.
- Longueur entre perpendiculaires.................. 118m,80
- Largeur........................................... 16m,38
- Tirant d’eau moyen................................. 6m,95
- — arrière................... 7m,70
- Déplacement................................... 7 590 tonnes.
- Coque. — Coque acier ; compartiments étanches, étrave renversée. Poids de la coque : 2 487 tonnes.
- Deux mâts légers ; trois cheminées dans l’axe.
- Protection. — Pont blindé à 50 millimètres de bout en bout. Traverses blindées à l’avant et à l’arrière de la batterie.
- Machines. —- Deux machines horizontales à trois cylindres, actionnant chacune une hélice. Puissance : 8200 chevaux au tirage naturel, 12 000 chevaux
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- indiqués au tirage forcé. Vitesse maxima 19 nœuds; donne aisément 18 nœuds à 83 tours.
- Fig. 149. — Tage.
- Douze chaudières cylindriques.
- Poids des machines: 1764 tonnes.
- Approvisionnement de charbon de 900 tonnes.
- Armement. — 6 canons de 164 millimètres sur les gaillards ; 8 canons de 139 millimètres dans la batterie ;
- 2 canons de 65 millimètres, à tir rapide ;
- 14 canons-revolvers de 37 millimètres;
- 7 tubes lance-torpilles.
- 538 hommes d’équipage.
- CÉCILLE
- Croiseur de lr0 classe.
- Croiseur à batterie construit aux chantiers de la Seyne, sur les dessins de M. Lagane, et lancé en 1888.
- Dimensions. — Les dimensions sont les suivantes :
- Longueur entre perpendiculaires..................... 115m,50
- Largeur à la flottaison........................ 15 mètres.
- Creux................................................ 10m,65
- Tirant d’eau moyen en charge.......................... 6m,03
- — arrière . . . . ....................... 6m,80
- Déplacement. . ................................. . 5 766 tonnes.
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- Les poids relevés après exécution sont :
- Tonnes.
- Coque et accessoires......................................1050
- Cuirasse et pont cuirassé................................. 750
- Cellulose.................................................. 40
- Embarcations, mâture, etc................................. 252
- Équipage, vivres, eau..................................... 187
- Machines, chaudières et eau............................1 225
- Appareils auxiliaires de la coque.......................... 65
- Combustible............................................... 700
- Artillerie, munitions, torpilles.......................... 327
- Objets divers et approvisionnements....................... 963
- Disponible................................................ 207
- Total........................... 5 766
- Coque. — La coque est enfer et acier, à double fond, avec de nombreux compartiments étanches et des caissons garnis de cellulose; les compartiments en abord contenant du cofferdam descendent jusqu’à lm,40 au-dessous du plan d’eau.
- Fig. 150. — Cecille.
- Mâture de trois-mâts goélette.
- Protection. — Ceinture de 50 millimètres à l’emplacement des machines et pont blindé formé d’une partie centrale horizontale à 0m,50 au-dessus de la flottaison en charge, raccordée à la muraille, à lm,20 au-dessous de la flottaison, par un plan incliné d’abord à 22° puis à 36°. La partie centrale a 40 millimètres d’épaisseur, les parties intermédiaires (inclinées à 22°), 90 millimètres, et les parties bordant la coque, 85 millimètres. La partie horizontale du pont, cuirassé est prolongée au niveau du dessus de la cuirasse par un pont en
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- tôle de S millimètres allant jusqu’au revêtement du navire et supporté par deux cloisons longitudinales parallèles. Les compartiments formés par ce pont et le pont blindé sont garnis, ainsi que la première cloison, de cellulose ; le compartiment suivant, plaqué à la deuxième cloison, est garni de matières encombrantes: cellulose, étoupe, etc. Ces compartiments sont d’ailleurs subdivisés en cellules par des cloisons transversales. Deux traverses cuirassées à 100 millimètres termi-
- Fig. 151. — Cécille.
- nent à l’avant et à l’arrière la batterie de canons de 140 et la protègent contre les coups d’enfilade.
- Machine et chaudières. — La puissance de l’appareil moteur est de 6 900 chevaux au tirage naturel à 80 tours; elle peut être portée à 10 800 au tirage forcé en vase clos (101 tours et combustion de 137k,5 par mètre carré de grille). Quatre machines compound, accouplées deux à deux sur un même arbre d’hélice. Les cylindres ont 1 mètre et lm,840 de diamètre ; la course du piston est de 0m,920; les deux hélices sont à quatre ailes en bronze phosphoreux.
- Les chaudières, timbrées à 6ks,5,sont au nombre de six, dont quatre de4m,50 de diamètre extérieur et deux de4m,45, avec une longueur commune deSm,180. Ce sont des chaudières cylindriques à double façade avec trois foyers, soit un total de trente-six foyers. La surface de grille est de 79ra2,20 et la surface de chauffe de 2 484 mètres carrés. Le poids total des chaudières est de ôTl^SSO, dont 175l,5 d’eau.
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- La vitesse moyenne, aux essais, faits en juillet 1890, a été de 19n, 173 àlOl tours avec une consommation de charbon de 140 kilogrammes par heure et par mètre carré de surface de grille. L’essai à outrance, qui a duré deux heures, a donné 19n,436, avec 10 680 chevaux. Dans un essai de six heures au tirage naturel exécuté le 15 avril 1895 après réparation à la Seyne, le Cécille a développé 8 720 chevaux et obtenu 18n,2 de vitesse, en brûlant lk,026 par cheval-heure, ce qui, entre parenthèses, est une consommation un peu forte.
- L’approvisionnement normal de charbon est de 700 tonnes, pouvant être porté à 900 tonnes.
- Armement. — L’armement se compose de :
- 8 canons de 16 centimètres, placés l’un sous la teugue pour le tir en chasse (avec champ de tir de 33° seulement), l’autre en arrière, sur la dunette, pour le tir en retraite (avec champ de tir de 200°), les six/autres en encorbellement (avec champs de tir de 140° et 160°). Tous ces canons sont pourvus de masques;
- 10 canons de 14 centimètres, en batterie (avec champ de tir de 100°) ;
- 10 canons à tir rapide, de 47 millimètres;
- 14 canons-revolvers Hotchkiss, de 37 millimètres.
- 11 y a en outre 4 tubes lance-torpilles ;
- L’équipage est de 517 hommes.
- CHATEAURENAliLT Croiseur de lre classe.
- Etabli sur le même programme que le Guichen, par M. Lagave; lancé le 12 mai 1898, à la Seyne.
- Silhouette de paquebot : étrave droite, pas de superstructure, deux mâts à pible, quatre cheminées dans Taxe.
- Longueur totale.............................I39m,4o
- — entre perpendiculaires................135 mètres.
- Largeur.........„........................... 17 —
- Tirant d’eau arrière........................ 7m,50
- Déplacement................................. 8 300 tonnes.
- Coque en acier.
- Protection. — Pont blindé à 62 millimètres, en dos de tortue, s’élevant à 0m,95 environ au-dessus de la flottaison en son milieu et descendant en abord à lm,40 au-dessous. Des redoutes fixes et des masques tournants blindés à 34 millimètres protègent l’artillerie.
- Blockhaus blindé à 160 à l’avant.
- Machines. — Trois machines à pilon, à triple expansion, actionnant chacune
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- une hélice et développant une puissance maximum de 24 000 chevaux-vapeur au régime de 124 tours environ; quatorze chaudières Normand et Sigaudy, réparties en quatre groupes inégaux (trois groupes de quatre et un de deux à l’extrême avant). La vitesse prévue, au tirage activé, est de 23 nœuds. L’approvisionnement normal de charbon est de 1 400 tonnes; mais la provision peut être portée à 2100 tonnes.
- Artillerie. — 2 canons de 165 millimètres, modèle 1893, à tir rapide, placés l’un sur la dunette, l’autre sur la teugue, avec masques;
- K
- Fig. 152. — Guichen.
- 6 canons de 138 millimètres, à tir rapide, en encorbellements blindés à 54 sur les plans ;
- 10 canons de 47 millimètres, à tir rapide.
- Équipage de 605 hommes.
- Le D'Entrecasteaux, lancé en 1896 peut être rangé avec le Guichen et le Chateaurenanlt, mais son déplacement n’est que de 8100 tonnes et la puissance de ses machines tombe à 14 000 chevaux, de sorte que sa vitesse n’est que de 19 nœuds. L’armement comprend : 2 canons de 240 millimètres, 12 de 138 à tir rapide, 12 de 47, tir rapide, et 6 de 37, tir rapide, plus 6 tubes lance-torpilles.
- Le Jurien-de-la-Gravière, qui vient d’être lancé, est également un croiseur protégé de type similaire mais avec un déplacement de 5 680 tonnes seulement.
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- 85t>
- Ses dimensions sont :
- Longueur entre perpendiculaires................. 137 mètres.
- Largeur......................................... 15 —
- Tirant d’eau arrière............................ 6m,3o
- Puissance maximum des machines : 17400 chevaux; trois hélices. Approvi-
- Fig. 153. — Châteaurenaull.
- sionnement normal de charbon : 600 tonnes, pouvant être porté à 900 tonnes. Vitesse maximum prévue : 23 nœuds.
- L’artillerie comprend :
- 8 canons de 164 millimètres, tir rapide, savoir : un à l’avant, un à l’arrière et 6 à l’étage inférieur, en encorbellement;
- 10 canons de 47 millimètres, tir rapide;
- 6 canons de 37 millimètres, tir rapide.
- 11 y aura en outre 2 tubes lance-torpilles sous-marins.
- L’équipage sera de 463 hommes.
- ALGER
- Croiseur de 2e classe.
- Construit à Cherbourg, sur les plans de M. Maréchal, lancé le 23 novembre 1889.
- Le Jecm-Bart et l'Isly, de la même classe, ont été lancés, le premier en 1889,
- le second en 1891.
- Dimensions:
- Longueur ................................. 105m,60
- Largeur................................... 13m,80
- Creux......................................... 8m,96
- Tirant d’eau moyen............................ 5m,b0
- — arrière................................. 6m,20
- Déplacement. ............................. 4300 tonnes.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Q0qUe. __ Coque en acier, avec nombreux compartiments étanches au-dessus
- et au-dessous du pont cuirassé. Double fond sur la {[longueur des machines et chaudières.
- Deux mâts militaires, deux cheminées dans l’axe.
- Protection. — Pont cuirassé endos de tortue, de 90 millimètres ; flottaison cellulaire.
- Machines. — Deux machines verticales à triple expansion, commandant chacune une hélice, et placées dans des compartiments séparés. Elles développent 5 089 chevaux au tirage naturel avec 104 tours d’hélice et donnent au navire une vitesse de 17",03. Au tirage forcé, la puissance atteint 8000 chevaux et la vitesse est de 19",5. Les diamètres des cylindres sont: 0ra,830, lm,360, 2m,060 ; course du piston : 0m,850.La vapeur est fournie par vingt-quatre chaudières Bel-leville, timbrées à 17 kilogrammes et réparties dans huit chambres de chauffe. Un détendeur ramène la pression de la vapeur à 12 kilogrammes.
- L’approvisionnement de combustible est de 860 tonnes.
- Armement. — L’artillerie comprend :
- 4 canons de 164 millimètres, placés dans des tourelles en encorbellement vers le milieu de la longueur du navire ;
- 6 canons de 140, dont quatre en tourelles en encorbellement vers les extrémités du navire, un sur la teugue et un sur la dunette ;
- 20 canons-revolvers de 47 et 37 millimètres, répartis sur les superstructures et dans les hunes ;
- 5 tubes lance-torpilles.
- L’équipage se compose de 325 hommes.
- CHASSELOUP-LAUBAT Croiseur de 2e classe.
- Ce croiseur a été construit à Cherbourg, sur les plans deM. Lliomme ; mis en chantier en octobre 1891, il a été lancé le 17 avril 1893.
- Le Bugeaud et le Friant, identiques de formes, ont été construits : le premier à Cherbourg, le second à Brest.
- Le Friant a été lancé aussi le 17 avril 1893, le Buqeaud a été lancé également en 1893.
- Le Suchet, lancé en 1893, est également du même type.
- Dimensions:
- Longueur à la flottaison..................... 97 mètres.
- Largeur...................................... 13m,20
- Tirant d’eau moyen . .................... 5m,80
- —• arrière . . . . ... ................. 6m,35
- Surface immergée du maître-couple.'.......... 04m2,7
- Déplacement. ........................... 3 740 tonnes.
- Tome 101. — 1er scnvstre. — Juin 1901. 36
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- MARINE
- JUIN 1901.
- Fig. 155. — C/iasseloup-Laubai'.
- Fig. 155. — Suchet.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Coque. — Coque en acier; double fond dans la partie centrale ; carène renflée ; deux mâts militaires à deux hunes; trois cheminées dans l’axe.
- Protection. —Pont blindé, à profil trapézoïdal; la partie centrale, horizontale, se trouve à 0m,45 au-dessus de la flottaison, elle a 30 millimètres; les pentes de chaque côté ont 80 millimètres, elles descendent jusqu’à lm,20 au-dessous de la flottaison.
- Tranche cellulaire.
- A l’avant et à l’arrière, pont sous-marin.
- Blockhaus blindé à 100 millimètres, au pied du mât de misaine, sur la passerelle.
- Machines. — Les machines sont identiques pour les trois navires ; elles ont été construites par la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée, et consistent en deux groupes de machines verticales à trois cylindres et triple expansion, installées dans deux compartiments étanches symétriques. Deux hélices en bronze manganèse.
- Les générateurs sont répartis dans trois chaufferies étanches. Le Chasse-loup-Laubat est pourvu de vingt chaudières Lagrafel et d’Allest, à tubes d’acier Serve (à nervures intérieures); ces chaudières sont timbrées à 15 kilogrammes.
- Le Bugeaud a vingt-quatre chaudières Belleville, timbrées à 17 kilogrammes.
- Le Friant a vingt chaudières Niclausse, timbrées à 15 kilogrammes.
- Sur les trois navires, un détendeur placé sur le tuyau de vapeur réduit la pression à 12 kilogrammes avant l’arrivée aux machines.
- Voici, d’après M. Bertin (1), les données principales des trois modèles installés à dessein sur trois croiseurs semblables, alimentant des machines à peu près identiques et sortant de la même usine, pour obtenir des données comparatives précises au sujet de leur fonctionnement pratique :
- BUGEAUD. CHASSELOUP-LAUBAT. FRIANT.
- Belleville. D’Allest. Nicl.
- Surface de grille 70m2,40 68m2 72m2,72
- Surface de chauffe 2 006m2 1807m2 2130m2
- Charge des soupapes Poids total des chaudières pleines (d’après 17k 15k 15k
- les albums des appareils moteurs) . . . Poids total, d’après exécution (nombres 365* 347* 335*
- relevés dans les arsenaux) Détente maximum dans la machine. (Quo- 414* 367* 369*
- tient du volume D2 du cylindre d’évacuation par le volume id2 d’admission.). 7,41 7,41 7,41
- (1) Chaudières marines, 1896, p. 344.
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- MARINE.
- JUIN 1901.
- Les résultats des essais de recette des appareils ont été les suivants: 1° Essai de vitesse :
- 1° Essai de vitesse.
- Pression à la chaudière................
- Pression à la machine..................
- D2
- Détente —r—................ . ... .
- id2
- Paissance développée...................
- Consommation ( par mètre carré de grille, de charbon | par cheval................
- BUGEAUD. C'HASSLOÜB-LAUBAT. FRIANT.
- Belleville. D’Allcst. Nicl.
- lok,75 13k,00 13k,68.
- llk,381 llk,241 llk,47
- 7,20 7,34 7,63
- 9 56ockx 9 842clix 9 o63cUx
- 127k,0 116k,6 122k,2
- 0\923 0k,796 0k,909
- 2° Essai de consommation.
- 2° Essai de consommation.
- Pression à la chaudière...............
- Pression à la machine.................
- D2
- Detente ..............................
- Puissance développée...................
- Consommation ( par mètre carré de grille, de charbon \ par cheval................
- 13k,690 12k,060 12k,655
- 9k,049 9k,532 9\958
- .12,60 12,59 12,40
- 3 781cllx 3 582chx 3 653cllx
- 46k,19o 32k,98 50k,031
- 0k,612 0k,662 0k,667
- Approvisionnement de charbon: 600 tonnes.
- Armement. — 6 canons de 16 centimètres, à tir rapide : deux aux extrémités, sur le pont des gaillards, quatre en abord, dans des encorbellements;
- 4 canons de 10 centimètres, à tir rapide, sur le pont des gaillards;
- 8 canons de 47 millimètres, à tir rapide ;
- 8 canons de 37 millimètres, à tir rapide.
- Il y a 4 tubes lance-torpilles.
- INFERNET
- Croiseur de 3° classe.
- Construit à Bordeaux, par les Chantiers de la Gironde, lancé le 7 septembre 1899. Le d'Esti 'ées, lancé en 1897, est un navire similaire.
- Longueur à la flottaison
- Largeur................
- Tirant d’eau avant. . .
- — milieu. .
- — arrière. . .
- Déplacement............
- 93 mètres. 12 — 4m,05 4m,75 5m,45
- 2 460 tonnes.
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- LES MARINES DE GUERRE MODERNES.
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- Machines. — Deux machines à triple expansion et quatre cylindres. Deux hélices à trois ailes en bronze, de 3m,05 de diamètre.
- Huit chaudières Normand, timbrées à 15 kilogrammes, avec tubes en cuivre de 30 millimètres de diamètre et 3 millimètres d’épaisseur.
- Fig. 157. — Troude, croiseur de vitesse.
- Surface de grille : 36m2,32; surface de chauffe mouillée, 1 456 mètres carrés, non mouillée, 1 747 mètres carrés.
- Puissance : 8 500 chevaux à 175 tours.
- La vitesse doit être de 21 nœuds.
- 480 tonnes de charbon.
- Armement. — L’artillerie, tout entière à tir rapide, comprend :
- 2 canons de 140 millimètres dans l’axe:l’un en chasse, sur la teugue ; l’autre en retraite, sur la dunette;
- 4 canons de 100 millimètres, en encorbellement;
- 8 canons de 47 millimètres, dont six sur le spardeck et deux sous la tengue ; En outre, 14 torpilles électro-automatiques.
- Equipage de 234 hommes.
- (.A suivre.)
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- NOTES DE MÉCANIQUE
- ACIÉRIE DÉ LA BARROW HÆMATITE STEEL C°, d’ÂPRÈS M. J.-M. Wkile (1).
- Installation mécanique.
- L’atelier Bessemer, étudié et construit entièrement par les ingénieurs de la compagnie, comprend 4 convertisseurs, de 20 tonnes chacun, disposés (fig. 1) en face du puits de coulée; ils sont en tôles de 25 millimètres, cerclées de larges bandes d’acier coulé, sur lesquelles on a fretté les tourillons fixés aussi avec des rivets. Ces convertisseurs sont disposés pour pouvoir déverser leur métal dans la poche de la grue de coulée et leurs scories dans celle d’un bogie roulant sur la voie parallèle au puits; chacun d’eux est basculé par deux cylindres hydrauliques à crémaillères et pignons agissant en sens contraires.
- En avant des convertisseurs se trouve (fig. 2) une plate-forme supportée par des colonnes en fer, à laquelle on accède par une rampe par laquelle le métal fondu est amené du mélangeur en des poches de 18 tonnes. Ces poches sont en tôles d’acier de 45 millimètres d’épaisseur, renforcées par des frettes, comme les convertisseurs, mais avec leurs tourillons venus de fonte ; et ces tourillons sont (fig. 2) avancés de façon à projeter, lorsque se fait la bascule, le métal de la poche dans le convertisseur. Cette bascule s’opère par un crochet de grue qui soulève graduellement l’arrière de la poche, dont le wagonnet est amené puis ramené par une locomotive.
- Le spiegel est chargé de même; il est fourni par deux cubilots (fig. 1) placés à l’extrémité de la plate-forme, au niveau des convertisseurs, et dont un seul suffit avec une pression de vent de Okg,4 4, La levée de ces poches est faite par deux cylindres hydrauliques, supportés par des poutres à 6m,30 au-dessus de la plate-forme, et desservant les quatre convertisseurs. Les riblons se chargent presque en totalité avant le métal fondu, et d’une plate-forme (scraping stage fig. 1) disposée entre chaque paire de convertisseurs. Derrière les convertisseurs, se trouve une seconde voie inclinée, parallèle à celle d’avant, pour le service des riblons et des tuyères; et, sous chaque convertisseur, se trouve une grue pour la levée et la fixation des fonds. Au-dessus de ces grues, passe une voie pour les wagonnets qui reçoivent les scories au sortir du convertisseur.
- Les convertisseurs sont desservis, au bas, par deux grues à pivot avec poches pour en recevoir l’acier; elles transfèrent leurs poches à une grue centrale qui dessert les les lingotières. Deux petites grues auxiliaires servent pour le remplacement des poches, etc.
- Toutes ces grues ont la rotation de leur pivot commandée par piston hydraulique, crémaillère et pignon, système fort simple, robuste, et qui fonctionne très bien; leur
- (1) Iron and Steel Instilute. Réunion de mai 1901.
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- ACIÉRIE DE LA BARROW HÆMATITE STEEL C°. 863
- distribution est commandée de la meme boîte que celle des convertisseurs. Sous le
- I 11 m
- collet de la grue des lingotières (casling crâne., lig. 2) se trouve un support destiné à
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- JUIN 1901.
- parera une perte d’eau sous pression, de manière que cet accident n’interrompe pas la coulée.
- Les lingotières sont disposées par paires sur des wagonnets, qui les amènent sous la poche de la grue centrale sans qu’elle ait à bouger et, pour que cette position soit bien exactement réglée, ces wagonnets y sont amenés par (fig. 3) le bras d’un piston hydraulique au niveau du sol. L’immobilisation de la grue centrale pendant la coulée assure une marche plus certain3 des opérations et réalise une économie considérable d'eau sous pression. Chacune de ces lingotières peut contenir 2 tonnes d’acier, et il
- ^ ;
- Fig. 2. — Aciérie de Barrow. Coupe transversale du Bessemer.
- faut constamment entretenir en roulement, pour le service de la coulée, une centaine de wagonnets, de façon que, par le fait seul de leur circulation, les lingotières reviennent se représenter sous la poche suffisamment refroidies, sans être obligé de recourir à de l’eau, ce qui présente de sérieux avantages pour leur conservation.
- Derrière l’atelier Bessemer, se trouve un hangar pour la fabrication des tuyères ; après une cuisson de dix-huit heures, il faut les laisser en magasin au moins deux semaines, le garnissage est en terre réfractaire et goudron tiré du bas de son réservoir afin d’y éviter la présence de l’eau.
- Dix minutes après leur coulée, les lingots sont amenés à l’extracteur (fig. 4) (1), qui les retire des lingotières et les dépose sur un autre wagonnet qui les ramène aux
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- ACIÉRIE DE LA BARROW HÆMATITE STEEL C°.
- 865
- deux puits à réchauffer marchant au gaz. Ces puits (fig. 5) sont disposés en un long-couloir de 8m,40 X lm,40 X 2,u,t3 de profondeur, avec régénérateur à chaque bout; ils sont fermés par cinq couvercles, et peuvent recevoir 20 lingots. Les couvercles, en fonte garnie, sont portés chacun par quatre galets et commandés par crémaillères et pignon au moyen de cylindres hydrauliques. Chaque puits est desservi par une petite grue hydraulique à pivot avec cylindre de translation mouflé sur le bras, et commandée d’un poste élevé bien en vue de tout l’ensemble. Les pinces par lesquelles on saisit.
- m
- X —- f
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- _____JL-________
- Fig. 3. — Aciérie de Harrow. Manutention des lingots.
- les lingots sont (fig. 7) disposées de manière qu’il suffise d’un petit mouvement de leur manette pour serrer le lingot par la pince maintenue rigidement ouverte jusqu’à ce moment du serrage.
- Après un séjour suffisamment prolongé dans les puits, les lingots sont amenés aux laminoirs par des galets automoteurs.
- Les avantages de cette disposition d’aciérie sont, d’après M. While, les suivants :
- a) Emploi du métal fondu en grandes masses, qui économise les manutentions et les poches.
- b) Coulée directe du métal dans les convertisseurs, dispensant des gouttières.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- JUIN 1901.
- c) Grosses charges des convertisseurs, économisant garnissage, tuyères et force motrice, vapeur et eau.
- d) Transport de toute la matière à une grue centrale de coulée, économisant main-d’œuvre et force motrice, et livrant les lingots chauds en un seul débit continu au lieu d’une façon intermittente, par quatre puits et grues.
- e) Coulée dans des lingotières sur wagonnets au lieu de puits, beaucoup plus cou-
- Fig. 4. — Aciérie de Barrow. Extracteur de lingots.
- teux et exigeant des manœuvres et des dépenses d’eau sous pression considérables.
- f) Extracteurs de lingots économisant la main-d’œuvre.
- g) Amenée des lingots aux laminoirs par des locomotives économisant la main-d’œuvre.
- h) Emploi de puits chauffés au gaz, évitant les pertes par oxydation, économisant le combustible, de la main-d’œuvre et du temps.
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- ACIÉRIE DE LA BARROW HÆMATITE STEEL C°. 867
- L’établissement de ce Bessemer, très difficile parce qu’il fallut y procéder sans
- m T
- //^rr.
- Fig. 5. — Aciérie de Barrow. Puits à réchauffer. Coupe transversale.
- arrêter l’ancienne aciérie adjacente, a coûté 575 000 francs et a permis de gagner, par tonne de lingots, environ 3 francs, se répartissant comme il suit :
- Francs.
- Augmentation de la proportion des bons lingots, 2 p. 100....................1,50
- Economie de combustible : 20^,15. ........................................0,40
- — de lingotières....................................................0,20
- — de salaires.......................................................1,00
- — de tuyères, briques, garnissage, etc..............................0,28
- M8
- A déduire pour supplément de frais de locomotives...........................M8
- Économie nette..............................................................3 »
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- & û
- 868 NOTES DE MÉCANIQUE. ----- JUIN 1901.
- Les puits et les galets transbordeurs qui en amènent les lingots aux laminoirs ont
- Fig. 6. — Aciérie de Barrow. Puits à réchauffer. Coupe longitudinale.
- ,-Si
- 1 ' : jhf
- &:______
- A. ML
- Fig. 7. — Aciérie de Barrow. Pinces à lingot.
- coûté 112 500 francs et économisent, par rapport aux fours à réchauffer ordinaires, environ 2 francs par tonne de rails finis, dont :
- Francs.
- Combustible............................................................... 0,60
- Salaires : chauffage, manutention et chargement............................0,90
- Pertes.....................................................................0,50
- L’économie totale, de 5 francs par tonne, représente environ un million par an.
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- FABRICATION A LA PRESSE DES PLAQUES EN MÉTAUX PLASTIQUES. 869
- On avait espéré, à l’origine de cette aciérie, pouvoir marcher aux vitesses accélérées usitées en Amérique, avec des convertisseurs de 20 tonnes; et, pour ne pas changer la pression de vent usuelle en Angleterre : lkg,80 au plus, on avait pourvu chaque fond de 33 tuyères ayant chacune 19 trous de 8 millimètres de diamètre, ou la même puissance de vent par tonne qu’avec les anciens convertisseurs.
- Malheureusement, si l’on pouvait ainsi accélérer notablement la marche des convertisseurs : faire une opération en 8 et même 10 minutes, le métal y devenait si chaud que, malgré l’addition de riblons et de vapeur d’eau, on en perdait de 20 à 25 p. 100, qu’il détruisait les fonds des convertisseurs et les lingotières en une seule coulée, et enfin, donnait un mauvais acier. En conséquence, on réduisit le nombre des tuyères à 27 et l’on approfondit le bain, ce qui porta à 15 minutes la durée d’une opération ; mais, pour arriver aux excellents résultats de la pratique actuelle, il fallut réduire le nombre des tuyères à 24 et porter la durée des opérations à 20 et 25 minutes1 puis augmenter encore la profondeur du bain. On voit que les méthodes américaines ne sauraient être appliquées en Angleterre sans de certaines réserves.
- Quant à la production de cette aciérie, elle a teint facilement 5 500 tonnes par semaine, et pourrait, en cas de presse, être portée à 8 000 tonnes.
- FABRICATION A LA PRESSE DES PLAQUES EN MÉTAUX PLASTIQUES, PROCÉDÉ Krupp.
- Le métal fondu tombe du creuset 9 (fig. 1) dans le cylindre 1 de la presse 7, dont il est refoulé par le piston 3, à mandrin 4, strié en 5 (fig. 5), au travers de la filière 6.
- Fig. 1 à 4. — Presse Krupp à plaques. Ensemble et détail du mandrin 4.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- JUIN 1901.
- Il sort ainsi de cette filière, guidées par les galets 8 8, deux plaques, de profils donnés par ceux mêmes de la filière et des dents 5, et divisés en sections alternativement pleines et évidées, comme en A et B (figures 12, 15 et 18), correspondant aux passages des creux et des pleins du mandrin 4.
- On peut facilement changer les dentelures lixées sur 4 par des vis (fig. 17), de manière à obtenir les profils et les alternances les plus variées.
- Fig. 13, 14et 1j.
- Fig- 16.
- Fig. 16, Het 18.
- Fig. 19.
- Fig. 8.
- Fig. 9. Fig.11
- <
- _
- Fig. 5 à 19. Presse Krupp. Détails.
- Les traits pointillés des figures 12, 15 et 19 indiquent la manière dont il faut découper ces plaques pour les avoir toutes prêtes à se relier pour la constitution d’un accumulateur. C’est, en effet, l’une des applications les mieux indiquées de ce procédé de fabrication.
- FABRICATION DES FEUILLES DE PLOMB A LA PRESSE, PROCÉDÉ L. David.
- Le plomb tombe de la cuve G (fig. 4) dans la lingotière F, fermée par une filiere L, de la largeur et de l’épaisseur de la feuille, et au travers de laquelle le plomb est refoulé par le piston hydraulique E, guidé en S, et qui, à mesure de sa sortie, s’enroule sur le treuil V.
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- locomotive a foyer ondulé vanderbilt de l’illinois central. 871
- En figure 9 et 10, la filière peut se régler par les vise, et en figure 11,1a feuille sort en x au travers du piston E.
- D’après M. David, on obtiendrait ainsi des feuilles très homogènes et d’une épaisr
- seur mathématiquement exacte ; mais nous ne connaissons encore aucune application de ce procédé théoriquement fort simple.
- locomotive a foyer ondulé Vanderbilt de l’illinois central (1).
- On a, comme le savent nos lecteurs (2), fréquemment essayé, principalement en Allemagne, d’adapter aux locomotives des foyers ondulés analogues à ceux de Fox et de Purves, qui ont si bien réussi sur les chaudières de terre et de mer. Ces foyers présentent, en effet, l'avantage de permettre de se passer d’entretoises et d’armatures, qui sont une source de dangers et d’ennuis inévitables; en outre, les dépôts s’attachent plus difficilement à ces foyers cylindriques et sans obstructions, et dont les dilatations et contractions perpétuelles, qui ne sont gênées en rien, empêchent, la formation
- (1) Railroad Gazette, 31 mai 1901, p. 364.
- (2) Bulletin de mars 1890, p. 150.
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- NOTES DE MÉCANIQUE. ---- JUIN 1901.
- d’incrustations adhérentes. Malgré ces avantages, et principalement à cause des difficultés de leur construction, ces foyers n’ont eu, jusqu’ici, que peu de succès; leur intérêt n’en est pas moins très réel, et c’est à ce titre que nous signalerons une nouvelle tentative qui vient d’être faite dans cette voie par M. Vanderbilt, dont l’un des types de foyers est présenté à l’exposition américaine de Buffalo par la remarquable locomotive à marchandises représentée par les figures 1 à 5.
- C’est une machine noncompound, à cylindres de 510 X 710 millimètres de course. La chaudière, timbrée à 12ks,50, est en trois viroles de lm,65 et 2m,13 de diamètre, en tôles d’acier de 16 et 19 millimètres d’épaisseur ; le foyer, de 2m,40 de long sur lm,47 à l'intérieur et tm,61 à l’extérieur des ondulations, est en une seule tôle de 19 milli-
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- »j Box.
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- Fig. 1 et 2. — Locomotive de l’Illinois central, à foyer Vanderbilt.
- mètres : chauffe, 12m2,53 ; largeur à la grille, lm,45 ; surface de[grille, 3m2,07. Les tubes en fer, au nombre de 350, ont 3m,96 de long sur50 millimètres de diamètre extérieur; chauffe, 219m2,40. Poids adhérent, 62 tonnes; total, 76 tonnes. Diamètre des roues motrices, lm,60; empattement, 7m,42 ; total, 16m,23. Hauteur de l’axe de la chaudière, 2m,64. Tiroirs du type américain équilibré (1). Boîte à fumée de lm,70 X 1m,60 de diamètre.
- Le tender est constitué par un réservoir cylindrique de 2m,28 de diamètre, en tôles de 15 millimètres, renfermant 27 mètres cubes d’eau, raccordé (fig. 5) par un pan coupé avec la soute à charbon, qui peut en tenir 12 tonnes. Ce réservoir est à la fois
- (1) Revue de mécanique, février 1897, p. 129
- (2) Revue de mécanique, février 1901, p. 209.
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- ESSAIS SUR UNE GRAPAUDINE A BILLES.
- 873
- moins encombrant et plus léger que le type ordinaire avec ses armatures; le poids mort du tender se trouve ainsi diminué de 15 p. 100 environ, car le réservoir n’est armé que de deux fers à T de 150 millimètres sur la moitié de sa partie inférieure, comme on le voit en figure 5, auxquels sont attachées des plaques pour amortir les ballottements de l’eau. La soute à charbon, qui s’étend autour du réservoir, est fermée par des portes verticales à trois sections, avec poignées servant de marchepieds, et vers lesquelles le charbon descend par son poids. Le châssis du tender repose sur
- Fig. 3 et 4. — Foyer Vanderbilt. Coupes de la chaudière Fig. 5 et 6. — Locomotives Vanderbil/,
- à l’avant et au foyer, et vue par bout au foyer. vue par bout et coupe transversale du tender.
- deux trucks à longerons emboutis Fox, à roues de 840 millimètres et essieux écartés de lm,93.
- Des essais exécutés avec des foyers Vanderbilt, suivis pendant plusieurs mois, ont montré qu’ils procuraient une légère économie de combustible (envion 5 p. 100), et que leur entretien et leur conduite étaient moins onéreux et plus facile que ceux des foyers ordinaires, surtout avec des eaux malpropres, que l’on rencontre assez fréquemment sur les chemins de fer américains, où l’on n’a pas imposé, comme règle générale, l’obligation de les épurer pour l’alimentation des chaudières.
- essais sur une crapaudine a billes, par M. C. H. Benjamin (1).
- Ces essais, exécutés en 1899 et 1900 par les élèves de la Case School of Applied Science, sous la direction de leur professeur, M. C. H. Benjamin ont eu pour objet la détermination de la résistance au roulement des crapaudines ou butées sur billes, à des vitesses et sous des charges variables.
- On se servit, à cet effet, de l’appareil représenté par la figure 1, composé d’un
- (1) Mémoire lu au meeting de Mihvaukee (mai 1901) de la Société des Mechanical Engineers américains (Engineering News, 30 mai, p. 403).
- Iome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
- 57
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- JUIN 1901.
- axe A, fixé en K sur le plateau d’une machine à essayer, pourvu d’une poulie folle B, commandée par la courroie d’un dynamomètre de transmission de Weber, et prise entre deux roulements de billes identiques. La charge de ces roulements leur était donnée par le plateau G, attaché au croisillon de la machine à essayer. Les billes roulaient entre deux plaques trempées et rodées C et D, maintenues par deux anneaux fous E et F. L’on versait, par I, l’huile de graissage, dont l’excès était chassé par la force centrifuge au travers des saignées J; une garniture en caoutchouc H empêchait cette huile de pénétrer jusqu’aux billes. On pouvait, à volonté, changer les plaques, les anneaux et les billes, ainsi que la pression.
- On commença, pour établir le zéro, parfaire tourner l’appareil sans charge, et l’on mesura la puissance exigée par cette rotation à une vitesse donnée.
- Les premières expériences furent exécutées avec des billes de 6 millimètres et des
- plaques plates; à la vitesse de 375 tours par minute. A7 mesure que la vitesse augmentait, la pression radiale exercée par les billes sur les bagues E et F devenait très considérable, suffisante pour y creuser une saignée sous une charge de 900 kilogrammes, avec 27 billes par roulement; diamètre moyen du cercle de roulement 57 millimètres. Quand on laissait les bagues tourner librement avec les billes, elles y marquaient des creux à des intervalles réguliers : un pour chaque bille. Pensant que cela pouvait provenir du fléchissement des plaques, on en essaya de légèrement concaves, avec coni-cités de 10', 20', 30' et 40', puis de 1°, de manière à amener la pression sur les bagues immédiatement au-dessus ou au-dessous du cercle des billes; mais loin de remédier au mal, cette disposition ne fit que l’aggraver en augmentant la pression radiale. A' la vitesse de 375 tours, on ne saurait attribuer cette pression à la force centrifuge ; mais, sous la pression de 900 kilogrammes, ou d’environ 13k°,6 par bille de 6 millimètres, ces billes se déforment probablement un peu au contact de leur roulement, de manière à y créer une petite surface, ou zone d’appui, cylindrique au lieu de sphérique, et qui, tendant à rouler les billes hors de leur cercle, les presse contre les bagues.
- D’après cette hypothèse, on fit, comme l’indique la figure 2, des bagues légèrement
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- ESSAIS SUR UNE CRAPAUDINE A BILLES.
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- •convexes, avec des conicités de 20', 40' et 1°, ce qui permit immédiatement d’augmenter la pression en portant la charge jusqu’à 1360 kilogrammes; mais, avec une coni-cité de 1° 30' la pression radiale se manifesta de nouveau, et il suffirait sans doute d’une conicité de 3° pour coincer les billes contre les bagues.
- On fit ensuite des expériences avec des conicités de 1° et 2° (fig. 2), et l’on ne put jamais dépasser une charge de 1360 kilogrammes, sans compromettre la durée du système; et pourtant ces billes, à l’essai individuel, ne s’écrasent que sous des pressions de 80 tonnes, et supportent sans se déformer sensiblement 16 tonnes à la compression statique. On voit, qu’au roulement, elles ne peuvent supporter qu’à peine le vingtième de leur charge statique. En outre, les bagues entraînées par des billes frottaient contre les plaques du haut ou du bas et s’échauffaient.
- Quand les billes étaient, comme en figure 1, retenues toujours sur la même circon-
- Fig. 5.
- férence de roulement, elles ne tardaient pas à la creuser au point de criquer les plaques. L’une d’elles se rompit en plusieurs morceaux sous une charge de 1800 kilogrammes, ou de 63kg,15 par bille de 6 millimètres, mais cette plaque avait été surchauffée à la trempe. Plusieurs billes se rompirent, après deux ou trois heures de roulement, sous des charges de 50 à 70 kilogrammes par bille; la rupture était presque diamétrale, et, d’autre part, réchauffement provoqué par les bagues suffisait souvent pour porter les billes au bleu.
- Dans une série d’expériences, on remplit complètement les roulements de billes de 6 millimètres, au hasard de leurs contacts, ce qui eut, comme on s’y attendait, pour effet de provoquer des frottements énormes et de faire glisser la courroie sous une charge de 900 kilogrammes (expérience IX) (fig. 5).
- Les roulements avec portée sur trois points (fig. 3) n’ont pas donné des résultats aussi satisfaisants que les plaques plates, ce qui tient en partie à ce que ces roulements n’avaient pas été rodés. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un anneau •cage (fig. 4) à trous disposés de manière à imposer à chaque bille un chemin de roulement différent, à réduire et uniformiser ainsi l’usure des plaques ; mais, comme cette disposition exigeait des plaques plates, la pression radiale sur les bagues était considérable (expérience VIII).
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- JUIN 1901.
- Pendant ces expériences, la vitesse était, en moyenne, de 260 tours. On augmentait graduellement la charge, par fractions de 227 kilogrammes (500 livres), jusqu’au glissement de la courroie; on déterminait, au dynamomètre, la puissance absorbée sans charge puis avec les charges successives, et un graissage constant en J (fig. 1). Le tableau ci-dessous et les diagrammes (fig. 5), qui résument ces expériences, montrent l’accroissement progressif de la résistance avec la charge. La double courbe de l’essai IX montre les variations de cette résistance amenées par les interférences accidentelles des billes libres, sans bagues ni cages. L’essai VIII, avec cage, a donné des résultats absolument uniformes; la résistance, très faible, y augmente proportionnellement aux charges. Les irrégularités des autres courbes sont dues, pour la plupart, aux grippements des bagues par les billes, que nous avons signalés plus haut.
- Le fonctionnement des crapaudines à billes, en marche sans arrêts et sous do fortes charges, est donc très incertain, si l’on ne prend pas la précaution d’éliminer presque totalement la pression latérale des billes, et l’on ne peut jamais exercer sur les billes que des pressions très éloignées de celle de leur écrasement statique.
- Puissances absorbées par les butées ou crapaudines à billes sous différentes charges (en livres anglaises de 0kg,454).
- Type du roulement.
- 1. Plaques —1°; 27 billes de 6 mm...............
- 11. Plaques —1°; 27 billes de 6 mm. Diamètre du cercle de roulement, 55“”%5...........
- 11L Plaques —1°; 2 G billes de 6 mm.............
- IV. Plaques —1°;
- 2G billes de
- 6 mm. ....
- V. Plaques —1°;
- 19 billes de 6 mm. Roulement de 39 mm.
- Puissance Puissance Puissance Puissance
- Charges, totale. nette. Type du roulement. Charges. totale. nette.
- 500 1125 0105 / 500 213 111
- 1 000 195 093 Vf. Plaques —1°; 1000 229 127
- 1500 204 102 20 billes de 1 1 500 247 145
- 2 000 238 136 9””,5 l 2 000 326 224
- 2 500 332 230 500 260 158
- 500 172 070 ’S II. Plaques — 1° ; 1000 321 319
- 1 000 216 114 15 billes de 1500 361 259
- 1 500 226 124 ym ,ü. .... 2 000 660 558.
- 2 000 480 378 / 500 137 035
- 2 500 27 à 54 17 à 44 1 1 000 177 075
- 3 000 533 431 ^ 111. Plateau - cage ; ) 1500 198 096
- 28 billes de
- o 500 54 à 67 44 a 57 6 mm 2 000 278 176
- 4 000 82 à 1,0 72 à 90 ‘ 2 500 354 252i
- 4 500 » 3 000 472 370
- 500 147 045 500 178 086
- 1000 198 096 IN. Plaques plates ; 1 000 3 3 à 56 25 à 46
- 1 500 395 293 79 billes de 1 500 5 1 à 1,27 41 à 1,17
- 2 000 257 155 6 mm | 2 000 », »
- O O CN 350 248 500 185 083
- 3 000 418 316 X. Trois points, 1 000 310 208
- 3 500 766 664 18 billes de 1500 448 346
- 500 116 014 9mm,5. 2 000 600 598
- 1 000 140 038 2 500 790 698
- 1 500 166 064
- 2 000 317 215
- 2 500 566 464
- 3 000 55 à 83 42 à.72
- essais de roues de vélocipèdes, d’après M. Dietrich (1).
- On essaie généralement les roues de bicyclettes en les pressant avec une certaine charge contre un rouleau tournant dont la surface supérieure est plus ou moins-
- (1) Voir Verhandlungen des Vereines :ur Beforderung der Gewerô/leisses, mai 1901.
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- ESSAIS DE ROUES DE VÉLOCIPÈDES.
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- .rugueuse. On se place ainsi dans un cas correspondant assez à la réalité ; mais ce procédé ne permet pas de se rendre compte de la valeur des roues lorsque les jantes ou les moyeux sont de différents matériaux. C’est surtout au point de vue du moyeu que le procédé est sans valeur, puisque, généralement, ce moyeu est plus solide qu’il ne .faut dans le plan de la roue. Les efforts les plus importants pour déterminer la valeur alu moyeu agissent obliquement au plan de la roue, et développent dans le moyeu des tensions considérables.
- En partant de ces principes, M. G. Dietrich a fait des essais dans le Laboratoire
- Fjg. 1,2 et 3.
- technique de Neubabelsberg près Berlin, pour une maison de Carlsruhe. Ces essais ont porté sur des jantes et moyeux de formes différentes et faits d’un certain nombre d’alliages de l’aluminium. On s’était proposé de comparer la résistance de ces alliages avec celle de l’acier pour moyeux et pour jantes.
- Les fîg. 1 à 3 montrent les profils des jantes que l’on a essayées. On les désignera respectivement par les lettres A. B. etC. (A. et B. sont les jantes Clincher, C. la jante Dunlo). Le tableau I donne les dimensions des types essayés.
- Liaison entre les rais, le moyeu et la jante.
- On fit un premier essai en plaquant la roue horizontalement sur un support en forme d’anneau et en chargeant le moyeu directement par des poids. Étant donné la faible épaisseur des brides du moyeu et du profil de la jante, on a pu négliger les serrements latéraux qui se produisent lorsque ces brides sont recourbées. La charge était augmentée de façon à briser les rais ou à les disjoindre d’avec le moyeu et la jante. Les résultats de cet essai sont consignés dans le tableau I.
- TABLEAU I
- NUMÉRO DE LA ROUE. MÉTAL CHARGE EN KILOGR. OBSERVATIONS. '"A
- DE LA JANTE. DÜ MOYEU.
- 10 Alumin. chromé. Aluminium. 334 Rais tirés par le disque du moyeu.
- 6 Acier. Id. 381 Id.
- 4 Aluminium. Id. 424 Rais brisés.
- 14 Id. Acier. 531 |Id.
- 7 Acier. Aluminium. 581 Disques du moyeu rompus.
- 13 Id. Id. 725 Rais brisés.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- JUIN 1901.
- Cet essai n’a fourni aucune indication au sujet de la jante. Pour cette raison, on découpa dans les jantes des tronçons de 100 milimètres, de façon qu’ils continssent, en leur milieu, un trou pour le rai. Chaque tronçon de jante fut envoyé à la machine pour essais de compression; on le plaçait sur un support en bois de façon que le trou du rai se trouvait juste au-dessus d’un trou de 25 millimètres percé dans ce support. A l’aide d’un poinçon de 45 millimètres, on exerçait une pression sur les écrous des rais jusqu’à leur faire traverser la jante, et on notait les charges nécessaires pour ce résultat.
- Dans la première série d’essais, on a employé les écrous mêmes des rais qui appartenaient à chaque jante. Dans une autre série, on eut recours à un seul type d’écrou,, notamment à celui des roues en aluminium B, nüs 9 et 10. Le tableau suivant indique les charges qu’on a dû employer pour faire traverser la jante par l’écrou.
- Essais avec les écrous des jantes.
- JANTE. NUMÉROS. CHARGE nécessaire pour traverser la jante, kgr OBSERVATIONS.
- C aluminium. . , 14, 15 244 Les écrous sont restés intacts. — Un petit anneau détaché du bord du trou.
- B acier ^4 CO 341 Écrous intacts. —• Bords du trou Assurés dans le sens du laminage. Rondelle fortement déformée.
- A acier 1, 2, 6 350 Bord de l’écrou en partie détaché. Bord du trou peu Assuré.
- A aluminium. . . 3, 4, 5 403 Écrous en partie détachés au bord, anneaux en aluminium en partie cisaillés.
- B aluminium. . . 10 500 Écrous intacts. Anneaux en aluminium cisaillés.
- B acier 11, 12, 13 739 Écrous en partie détachés; Assures sur une partie du bord du trou.
- B aluminium. . . 16, 17 365 Bord du trou de la jante écrasé.
- On voit que les jantes 14 et 15 en aluminium étaient les moins résistantes. Essais avec seul type d'écrou.
- JANTE. NUMÉROS. CHARGE nécessaire pour traverser la jante, kgr OBSERVATIONS.
- G aluminium. . . 14, 15 208 Écrous intacts. — Anneaux en aluminium cisaillés.
- A acier 1, 2, 6 316 Écrous intacts. Le bord du trou montrait des Assures légères. (On a dû agrandir les trous avant l’essai.)
- B acier 7, 8 370 Écrous intacts; fortes fissures dans le sens du laminage.
- A aluminium. . . 3, 4, 5 445 Écrous intacts; le reste comme au cas 1.
- B aluminium. . . 9, 10 500 Comme au cas 1.
- B acier 4, 12, 13 571 Bord des écrous écrasé.
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- tableau ii
- NUMÉRO de la roue. JANTE RAIS, MOYEU. Poids du moyeu, de la jante et des rais. Dimensions des bandages pueumatiques.
- MÉTAL. Soudée ou non. Profil. Diamètre intérieur. t'ombre. Épaisseur. Fixation avec ou sans rondelle. Déjet sur lesjantes de Joints ou non aux points de croisement. MÉTAL. Diamètre des trous pour les rais. Distance des rais dans le sens de l’axe du moyeu.
- mm mm. mm mm kgr pouce angl.
- f 1 Acier Soudé. A 616,8 1,63:1,67 Sans 12 Joints. Acier. 40,0 56,0 1,366 28X1 5/8
- 2 — — 616,8 1,63:1,67 — 12 — — 41,0 52,5 1,422 28x1 5/8
- 3 Aluminium chromé. Non. 614,0 36 1,62:1,66 — 10 — Aluminium. 41,0 55,0 0,813 28xl 5/8
- 1 4 — — — — 613,2 1,62:1,66 — 10 — — 42,0 53,5 0,862 28xl 5/8
- i / 5 — — — — 612,3 40 1,62:1,66 — 10 — — 43,0 54,0 0,878 28x1 5/8
- \ 6 Acier Soudé. — 617,9 1,63:1,67 12 — — 42,5 55,0 1,327 28xl 5/8
- f 7 — — B 610,0 1,46:1,50 avec Sans déjet. — — 42,0 54,0 1,009 28X1 5/8
- 8 — . — — 619,5 32 1,46:1,50 — — — — 33,5 66,0 0,945
- 9 Aluminium chromé. Non. - 617,4 1 1,64:1,66 — — — — 42,0 53,5 1,096
- 10 — — 617,1 1,64:1,66 — — — — 42,0 54,0 1,072
- 11 Acier Soudé. — 613,9 40 1,82:1,85 — — Non. Acier. 45,5 68,0 1,549
- 2 ! 12 — — — 613,7 1,82:1,85 — — — — 45,5 68,0 1,515
- 13 — — — 614,3 1,82:1,85 — — — — 45,5 68,5 1,533 >28x1 5/8
- 14 Aluminium pur. . . Non. C 618,2 1,82:1,84 — 10 — — 41,0 60 0 1,03
- V 15 — —. . . — — 618,2 1,82:1,84 — 10 — — 41,0 60,0 1,03
- 3 y Aluminium à froid. . 36
- ) 16 B 618,2 | 1,82:1,84 — 10 . — 41,0 60,0 )>
- 1 Faible teneur de chrome. .
- \ 17 — • . — . [618,2 1,82:1,81 — — — — 60,0 “
- ESSAIS DE ROUES DE VÉLOCIPÈDES
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- JUIN 1901.
- Essais des roues dans le sens vertical.
- Les essais dont il va être question ont porté surtout sur la jante. La roue à essayer était posée sur un morceau de bois de 15 centimètres de longueur qui touchait la jante à la surface intérieure suivant une ligne méridienne. La charge était transmise au moyeu par des poids suspendus. La déformation de la jante était déterminée à l’aide du dispositif suivant : de chaque côté de la roue, on avait, sur le moyeu, fixé des disques en fer dont le centre coïncidait avec celui du moyeu. Dans ces disques on avait découpé, à une distance égale au diamètre de la jante, des rainures qui se superposaient et qui étaient destinées à servir de glissières de guidage aux coins dont on
- tléforma tion pe/Ypan ente
- Fig. 4. — Essais du tableau n° 3.
- faisait usage pour mesurer les déformations, et qui étaient forcés assez loin pour qu’ils se posassent contre la périphérie intérieure de la jante. Ces coins étaient employés deux par deux et disposés de façon que les deux faces en contact avec les disques latéraux fussent parallèles.
- Il importait avant tout de déterminer la charge avec laquelle la jante accusait, pour la première fois, une différence permanente assez sensible par rapport à la forme circulaire.
- La roue en aluminium C n° 15 s’est le moins bien comportée; en effet, elle flambait dès la charge de 380 kilogrammes. Ce flambage avait lieu, sur la roue en aluminium n° 5, avec une charge de 408 kilogrammes. Malgré leurs épaisseurs très différentes, les charges pour la jante en acier B n° 8 et pour celle également en acier A n° 1 étaient presque identiques : 449 et 445 kilogrammes.
- Les jantes en acier à profil A comportaient un point de soudure. Pendant l’essai avec la roue 1 ce point se trouvait à proximité du point d’appui. On s’aperçut que c’était un point faible de la roue; en effet, la déformation par flambage suivait la soudure, et le rai, avec l’écrou, a traversé la jante.
- Le tableau II donne le résumé des résultats de ces essais.
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- ESSAIS DE ROUES DE VÉLOCIPÈDES.
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- Des déformations considérables n’ont été constatées qu’à proximité des points d’appui. Ultérieurement, on a essayé la roue n° 17 de la même manière. La roue s’est déformée d’un côté à 408 kilogrammes de charge, de même que la roue en aluminium chromé n° 9, mais n’a pas repris, après enlèvement de la charge sa forme primitive; la déformation permanente était de 4,5 millim.
- TABLEAU III
- Essais dans le sens vertical (fîg. 4).
- ROUE. MÉTAL DK LA JANTE. Profil de la jante. N" 1. ACIER. A N° 5. ALUMINIUM. A N» 8. ACIER. B N° 9. ALUMINIUM. B N» 11. ACIER. B N° 11. ALUMINIUM. C
- Flambée sur la charge de. 455ks,25 40Tke,9 448k»,57 » » 380ks,17
- Fléchie de Déformat, élastique maxi- )) ” 324kg,63 562ks,37 ”
- mum au point d’appui. Déformat, élastique maxi- 2m”,2 3mm,o 6mm,25 4mm,5o 3mm,10 3mm,45
- mum en un autre point. Déformation totale en un 0mm,2 ïO CO a o 0mm,5 0m“',45 0mm,40 0mm,55
- autre point Déformation permanente 0mm,4 Gmm,35 lmm,25 0mm,45 0mm,50 0mm,55
- en un autre point. . . La première lecture fut 0mm,2 0mnyl 0mm,75 0mm,25 0am,15 0mm,!
- faite à la charge de. . On a déchargé à chaque 95k®,93 0 0 0 0 0
- fois de OBSERVATIONS- 95k®,93 9ok®,93 69ks,80 69ks,80 Après l'enlèvera, de la charge, la roue n’accuse qu'une déformat, permanente très faible, qui est maximum au point de soudure. L’essai n’apa* qu’au flambage fer empêchant de la roue. 95mm,93 Après T enlèvera, de la charge, la déformation est très faible. été poussé jus-les disques en la déformation 67kK,8
- Essais des roues avec efforts appliqués latéralement à la jante et au moyeu.
- Un accident fréquemment observé par les bicyclistes dans les roues d’avant est ce qu’on appelle la formation d’un 8. Cet accident est dû le plus souvent à ce que la roue subit un choc violent en un point à égale distance entre le point de contact de la roue avec le sol et celui où elle passe dans sa fourche; les rais situés du côté où le choc s’est produit, et dont la tension est équilibrée par les rais de l’autre côté de la roue, sont déplacés de façon qu’ils tendent la jante, latéralement. Les rais de l’autre côté sont alors comprimés.
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- NOTES DE MÉCANIQUE.
- JUIN 1901.
- Il est donc important de déterminer pendant combien de temps une roue peut résister à une déformation de ce genre. Dans les essais, on n’a pas agi par choc, mais on a cherché à obtenir le 8 par une application lente de l’effort. A cet effet, on posait la roue sur deux supports demi-cylindriques en fer placés en deux points diamétralement opposés de la jante. La charge était transmise au moyeu. Dans la première roue essayée : n° 13, la flèche de la jante était mesurée en 8 points également répartis sur
- Fig. 3. — Essais du tableau n° 4.
- son pourtour. Ces points coïncidaient avec les écrous des rais, aux points où ceux-ci entraient dans la jante. Dans d’autres roues, on n’a fait les mesures qu’en 4 points, notamment aux deux bouts de la ligne qui joint les points d’appui et aux deux points extrêmes du diamètre perpendiculaire de cette ligne. De plus, on a mesuré l’aplatissement du moyeu.
- Les résultats de ces essais sont donnés par le tableau IY et le diagramme fig. 5.
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- TABLEAU IV (Diagramme fig. 5).
- x
- N° 4 N" 6 N° 7 N° 10 N° 13 N" 14
- ALUMINIUM. ACIER. ACIER. ALUMINIUM. ACIER. ALUMINIUM.
- DÉFORMATION DÉFORMATION DÉFORMATION DÉFORMATION DÉFORMATION DÉFORMATION
- DE DE DE DE DE DE
- LA JANTE LA JANTE LA JANTE LA JANTE LA JANTE LA JANTE
- CHARGE. perma- nente. totale. CHARGE. perma- nente. totale. CHARGE. perma- nente. totale. CHARGE. perma- nente. totale. CHARGE. perma- nente. totale. CHARGE. perma- nente. totale.
- kg mm mm kg mm mm kg mm mm kg mm mm kg mm mm kg mm mm
- » » » » » » » » » » •> » 8,25 0,45 10,45 » » »
- 13,15 0,25 1,0 )) » » » » » 13,15 » 2,25 13,15 0,7 18,55 13,1 0,15 i>
- » » » 24,75 6,05 0,85 24,75 0,1 3,4 » » )) 18,02 0,5 25,30 »» » 0,9
- 24,75 0,2 1,9 » )) » » » » 24,75 0,20 4,35 22,93 0,25 31,90 24,7 0,15 1,6
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- 36,95 0,1 2,75 )) » » » » » 36,95 0,9 7,45 37,60 0,55 46,50 » » ».
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- NOTES DE MÉCANIQUE
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- Essais de l’aluminium.
- Nous donnerons finalement les résultats d’essais de l’aluminium dont les jantes étaient fabriquées.
- TABLEAU Y
- DESIGNATION
- DES JANTES.
- B Roue nos 9 et 10......
- B Nos 16 et 17, jantes seules,
- AN“3( 4,5...............
- G N° 14, jantes seules. . .
- C N° 15.
- RESISTANCE
- A LA TRACTION.
- ALLONGEMENT.
- S
- Kilogr. par cm2 En p. 100.
- 2902 3130 2 620 6,38 7,79 4,68
- 2 763,5 2 920 2 620 7,56 8,22 6,89
- 2732,5 2 880 2 625 8,94 10,6 7,5
- 2 650 2 830 2 520 8,35 9,11 6,26
- 1 479 1405 1 550 11,59 12,84 10,00
- OBSERVATIONS.
- Cassure homogène. Métal cassant.
- assure homogène. Métal cassant.
- Cassure homogène. Métal cassant.
- Une des 10 barrettes montrait une cassure feuilletée avec fissures parallèle au laminage.
- Cassure avec légère fissure au laminage. Strition bien accusée.
- On a, de plus, fait deux analyses de l’alliage de la jante n° 16. Dans la deuxième analyse très exacte, on a pu révéler du chrome, mais à l’état des traces (1/10 et 1/100
- p. 100).
- Conclusion.
- Les résultats sont favorables aux roues en aluminium chromé, en employant le profil B. Dans les roues en acier, les soudures constituent le point faible. Les roues en aluminium qui ont donné de mauvais résultats sont presque toutes trop légères, et par conséquent trop faibles.
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- PROCÈS-VERBAUX
- Séance du 24 mai 1901.
- Présidence de M. Voisin Bey, vice-président.
- Correspondance. — M. Collignon, secrétaire, obligé de s’absenter, s’excuse de ne pouvoir assister à la séance. M. Richard dépouille la correspondance.
- M. le capitaine Girardville, 6, rue Michelet, Montreuil-sous-Bois, présente un robinet à gaz parfaitement étanche. (Arts mécaniques.)
- M. Ramont, 14, rue de Terremonde, Lille, demande une annuité de brevet pour un appareil de chauffage. (Arts économiques.)
- M. R. Rousselot, 17, rue de Paris, Clichy, présente un système de signaux pour chemins de fer. (Arts mécaniques.)
- Correspondance imprimée. — M. Richard présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 735 du Bulletin de mai.
- Nominations de membres de la Société. — Sont nommés membres de la Société :
- MM. Hitier (Henri), ingénieur agronome, chef des travaux agricoles à l’Institut agronomique, présenté par M. Risler;
- Letroteur, constructeur à Viry-Chauny, présenté par MM. Borreau et G. Richard.
- Nomination d’un membre du Conseil honoraire. — M. Schlœsing, membre du Comité d’agriculture, est nommé membre honoraire.
- Nominations de membres du Conseil. — Sont nommés membres du Comité d’Agriculture en remplacement de MM. Chatin. Cornu, Schlœsing :
- MM. Hitier, chef des travaux agricoles à l’Institut agronomique;
- Ringelmann, directeur de la Station d’essai des machines agricoles;
- Têtard, ancien président du Syndicat des Fabricants de sucre.
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- 886
- PROCÈS-VERBAUX.
- JUIN 1901.
- Conférence. — M. L. Sartiaux fait une conférence sur les Électro-sémaphores du chemin de fer du Nord.
- M. le Président remercie vivement M. Sartiaux de sa très intéressante conférence qui sera publiée au Bulletin.
- Séance du 14 juin 1901.
- Présidence de M. Voisin Bey, président.
- Correspondance. — M. Collignon. secrétaire, dépouille la correspondance.
- MM. Hilier, Ringelmann et Têtard remercient le Conseil de leur nomination de membres du Comité d’Agriculture. .
- M. le ministre de TAgricidture informe la Société d’Encouragement qu’il lui accorde une subvention de 1800 francs pour encouragements à l’Agriculture. M. le Président remercie vivement M. le ministre de l’Agriculture de sa générosité.
- M. Cacheux, vice-président de la Société française des amis des arbres, adresse à la Société d’Encouragement le Bulletin de cette Société pour les années 1900 et 1901, ainsi que le programme du concours organisé par elle pour récompenser les instituteurs qui lui prêtent leur aide. Cette société à distribué, en 1901, 200 kilogrammes de graines de pin sylvestre et d’épicéa, qui ont servi à planter 361 hectares et à créer 21pépinières.
- M. Cacheux adresse également une circulaire du Concours international déhygiène, de sauvetage et de pêches maritimes, qui doit avoir lieu à Ostende en septembre 1901.
- M. P. Renaud recommande le journal le Mois scientifigue et industriel à la bienveillante attention de la Société d’Encouragement. (Bulletin.)
- M. G. Gautier, 12, rue de Trévise, sollicite une annuité de brevet pour un vaporisateur instantané. (Arts mécaniques.)
- M. Hélouis, chimiste à Colombes, dépose un pli cacheté relatif au traitement économique et pratique des minerais du vanadium.
- M. L. Dessolle présente son procédé de cuivrage des métaux. (Constructions et Beaux-Arts.)
- M. A. Mangin, 172, rue de Tolbiac, demande une annuité de brevet pour une méthode de fabrication des têtes de siphons en aluminium. (Arts économiques.)
- M. Hanval, 35, rue de Patay, demande une annuité pour une mèche de lampe à pétrole qui ne charbonne pas. (Arts économiques.)
- M. Lebast, 10, rue de Lancry, demande une annuité pour un four de boulanger. (Agriculture.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
- JUIN 190J.
- 887
- Correspondance imprimée. — M. Collignon, présente au Conseil, avec remerciements aux donateurs, les ouvrages mentionnés à la page 888 du présent Bulletin.
- Rapports des comités. — M. Rozé présente, au nom du Comité des Arts mécaniques, son rapport sur les travaux de M. Digeon fils.
- Communication. — M. le Dr Guilleminot fait une communication sur les spiralés de hautes fréquences ; leurs actions réciproques.
- M. le Président remercie M. le Dl Guilleminot de sa très intéressante communication, qui est renvoyée au Comité des Arts économiques
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- LIVRES ET OUVRAGES REÇUS A LA BIBLIOTHÈQUE
- EN JUIN 1901
- Fatigue des tuyautages de vapeur produite par leur dilatation à chaud, et Influence des dimensions transversales des pièces d’acier sur les résultats obtenus par la trempe, par M. Simonet.
- De la Bibliothèque du conducteur de travaux publics. Routes et chemins vicinaux, par M. O. Houx, et Exploitation technique des chemins de fer, par M. L. Galine, 2 vol. in-8, 700 p. Paris, Dunod.
- Du ministère du Commerce. Description des Brevets d’invention, n° 217 171 à 217 981, mars 4899. Paris, Imprimerie nationale.
- Congrès international d’hygiène et de protection dans les manufactures textiles,
- sous les auspices de la Société industrielle de Rouen et du Lloyd Rouennais. 1 volume ; Études préparatoires, in-8, 153 p. Rouen, imprimerie Wolf.
- Association alsacienne des propriétaires d’appareils à vapeur. Exercice 1900, in-8, 70 p. Nancy, Berger-Levrault.
- De la Smithsonian Institution. A Select Bibliography of Chemistry, 1892-1837, par M. H. Carrington Bolton. Section VUI, Axadémie. Dissertations, in-8, 530 p., et A Memorial of Georg Broown, Coode, in-8, 520.
- Les automobiles électriques, par MM. G. Sensier et A. Delasalle, in-8, 400 p. Paris, Dunod,
- Die Techniken des Tufdruks, par M. W. Ziegeler, in-8, 185 p. 80 fîg. Halle, W. Knapp.
- The Cernent Industry. In-8, 235 p. 132 fl g. New-York. Aux bureaux de 1Engineering Record.
- De ! Encyclopédie Léauté. Les plantes tinctoriales et leurs principes colorants, par M. Y. Thomas, in-8, 200 p. Paris, Gauthier-Yillars.
- Portefeuille des travaux de vacances des élèves de l’École Centrale, année 1900.
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- LITTÉRATURE
- DES
- PÉRIODIQUES REÇUS A LA RIRLIOTHÈQUE DE LA SOCIÉTÉ
- Du 15 Mai au 15 Juin 1901
- DÉSIGNATIONS ABRÉGÉES DES PUBLICATIONS CITÉES
- Ag. ... Journal de l’Agriculture.
- Ac. ... Annales de la Construction.
- ACP.. . . Annales de Chimie et de Physique. AM. . , . Annales des Mines;
- AMa . . . American Machinist.
- Ap. . . . Journal d’Agriculture pratique. APC.. . . Annales des Ponts et Chaussées. Bam.. . . Bulletin technologique des anciens élèves des écoles des arts et métiers.
- BMA . . . Bull, du ministère de l’Agriculture. CN. . . . Chimical News (London).
- Cs.........Journal of the Society of Chemical
- Industry (London).
- CH. . . . Comptes rendus de l’Académie des Sciences.
- DoL. . . . Bulletin of the Department of La-bor, des États-Unis.
- Dp. . . . Dingler’s Polytechnisches Journal. E. . . . . Engineering.
- E’.. . . . The Engineer.
- Eam. . . . Engineering and Mining Journal. EE.. . . . Eclairage électrique.
- Elé. . . . L’Électricien.
- Ef.. . . . Économiste français.
- EM. . . . Engineering Magazine.
- Es. , . . . Engineers and Shipbuilders in Scotland (Proceedings).
- Fi ... . Journal of the Franklin Institute (Philadelphie).
- Gc.. . . . Génie civil.
- Gm. . . . Revue du Génie militaire.
- IC.Ingénieurs civils de France (Bull.).
- le................Industrie électrique.
- Im .... Industrie minérale de St-Étienne.
- IME. . . . Institution of Mechanical Engi-
- neers (Proceedings).
- loB. . . . Institution of Brewing (Journal). La . . . .La Locomotion automobile.
- Ln . , . .La Nature.
- Ms...............Moniteur scientifique.
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
- MC. . .
- N.. . Pc.. . Pm. .
- Rcp .
- Rgc. .
- Rqds..
- Ri . . RM. . Rmc.. Rs. . . Rso. . RSL. . Rt.. . Ru.. .
- SA.. . SAF .
- ScP. . Sie. .
- S ül. .
- SiN. .
- SL.. .
- SNA..
- SuE. . USR.
- VD1. .
- ZOt. .
- . Revue générale des matières colorantes.
- . Nature (anglais).
- . Journal de Pharmacie et de Chimie.
- . Portefeuille économ. des machines.
- . Revue générale de chimie pure et appliquée.
- . Revue générale des chemins de fer et tramways.
- . Revue générale des sciences.
- . Revue industrielle.
- . Revue de mécanique.
- . Revue maritime et coloniale.
- . Revue scientifique,
- . Réforme sociale.
- . RoyalSocietyLondon(Proceedings).
- . Revue technique.
- . Revue universelle des mines et de la métallurgie.
- . Society of Arts (Journal of the).
- . Société des Agriculteurs de France (Bulletin).
- . Société chimique de Paris (Bull.).
- . Société internationale des Électriciens (Bulletin).
- . Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse.
- . Société industrielle du Nord de la France (Bulletin).
- . Bull, de statistique et de législation.
- . Société nationale d’agriculture de France (Bulletin).
- . Stahl und Eisen.
- . Consular Reports to the United States Government.
- . Zeitschrift des Vereines Deutscher lngenieure.
- . Zeitschrift des Oesterreichischen lngenieure und Architekten-Ve-reins.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JUIN 1901.
- AGRICULTURE
- Agriculture et les conditions nouvelles du marché (Glasson). Rso. 10 Juin, 921. Ajonc et panais (Heuzé). Ap. 16 Mai, 639. Bétail. Race bovine de Jersey. Ap. 30 Mai, 690. Romagnole. Id., 732.
- — Hygiène des animaux domestiques.
- Id., 696.
- Betterave sucrière dans un sol alcalin (Myers). Cs. 31 Mai, 445.
- Blé. Densimètre pour déterminer la valeur du blé et des farines (Fleurent). CR. 10 Juin, 1421.
- Caoutchouc et ses sources. E'. 14 Juin, 615. Chiendent (Le). Ap. 6 Juin, 721.
- Cidre. Fabrication ménagère dans les rues. Ag. 25 Mai, 811.
- Ecoles professionnelles municipales et les établissements libres (H. Valleroux). Rso. 16 Juin, 967.
- Engrais. Acide phosphorique des sols (Schlœ-sing). CR. 13 Mai, 1189.
- — Fumure verte (Expériences sur la).
- (Grandeau.) Ap. 13 Juin, 753.
- — La vie dans le sol (Chuard). Rs. 18 Mai, 609.
- — Expériences de la ferme de Galande. Emploi des scories de déphosphoration (Brandin). SNA. Avril, 343.
- — État de l’alumine dans les terres végétales (Schlœsing). CR. 20 Mai, 1203. — Germination dans l’eau distillée (De-moussy). Ln. 8 Juin, 19.
- Étangs (Exploitation des). (Zipey.) Ap. 16 Mai, 641.
- Forêts. Préservation des bois contre les insectes. Ag. 18 Mai, 771.
- Fromages de Rayon (Fabrication des). Ap. 16 Mai, 630.
- — Maturation à basse température. Ap. 23 Mai, 661.
- Grêle. Canons paragrêles. Ag. 18 Mai, 789. Ap. 23 Mai, 667.
- Greffes. Boutures. Éducation en Champagne-Ag. 18 Juin, 853, 904.
- Greniers-magasins (Construction des). (Ringel-mann.) Ap. 30 Mai, 699 ; 6 Juin, 728. Machines agricoles au concours général de Paris (Ringelmann). Ap. 16 Mai, 644. Ag. 18-25 Mai, 783, 820; 8 Juin, 897. Maïs (Charbon du) en Sologne. Ag. 18 Mai, 774.
- Œufs. Conservation par l’eau de chaux. CN. 7 Juin, 268.
- Pressoir continu, débourbeur-filtre Mabille. Ap. 13 Juin, 762.
- Prairies. Une région herbagère en Belgique :
- pays Herve (Hitier). Ap. 16 Mai, 627. Seigle fourrager. Ap. 30 Mai, 690.
- Sanves (Destruction des) par le nitrate de soude et le sulfate de cuivre. Expériences de Duserre (Grandeau). Ap. Tabac et la fumure potassique (Grandeau).
- Ap. 16-30 Mai, 625, 689.
- Vigne. Sarments. Emploi pour l’alimentation du bétail. Ag,_ 25 Mai, 808.
- — Soins des vins. Outillage des chais. Ap.
- 23 Mai, 663.
- CHEMINS DE FER
- Chemins de fer allemands. Statistique 1898. Rgc. Mai, 484.
- — — Transsibérien. E. 17 Mai, 645.
- — — Djibouti-Harrar. Gc. 25 Mai, 49.
- — — De Kumasi. E. 31 Mai, 689. Électriques. Monorail Liverpool-Manchester.
- E. 31 Mai, 705. E1. 24, 31, Mai, 541, 572.
- — — Métropolitain de Paris. Ac. Juin,
- 94.
- — — De la Valteline. Gc. 15 Juin, 101. Boîte à graisse Hibbard. RM. Mai, 566. Chauffage des voitures (Guérin). Gc. 18-25 Mai’,
- 1er Juin, 37, 56, 72.
- Freins continus (Les). (Seguela.) RM. Mai,
- — — 515. (Amley. Mann Shrott. Lipkow-
- ski.) Mac Carthy. Id., 567.
- Gare de Boston. Rt. 25 Mai, 235.
- Locomotives à l’Exposition de Vincennes. E'. 24 Mai, 535.
- — allemandes à l’Exposition de 1900 (God-
- fernaux). Rgc. Mai, 474.
- — Compound (Évolution des). (Richter.)
- Dp. 1er Juin, 345. Sud Italien. E. 17 Mai, 637.
- — Vauclain. RM. Mai, 562.
- — (Étincelles des). E. 31 Mai, 706.
- — à la fin du xtxc siècle (Sauvage). Rgds.
- 30 Mai, 472.
- — Express du London Brighton. E'. 7 Juin,
- 604. État français. Pm. Juin, 82.
- — Alimentation en marche. Gc. 8 Juin, 90.
- — Cheminée Jenkins. E'. 7 Juin, 602.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JUIN 190t.
- Ligne de Toul à Pont-Saini-Vincent (Construction de la). (Descubes.) Rgc. Mai, 437.
- Matériel roulant des chemins de la Rhodésia.
- E. 31 Mai, 698; 14 Juin, 763. Signaux. Servo -moteur électriquo de la Compagnie du Nord pour leviers Saxby (Rouby). Rgc. Mai, 469.
- — et enclenchements russes à l’Exposition.
- Rgc. Mai, 491.
- Transbordeur électrique pour locomotives. Gare d’Orsay (Sabouret). Rgc. Mai, 462. Voie. Appareil pour mesurer les déformations temporaires. Chemin de Varsovie-Vienne. Rgc. Mai, 491.
- — Coussinet Chenu. Ln. 18 Mai, 395.
- — Usure des rails dans les tunnels. Rgc. Mai, 501.
- Wagons à bascule. VDI. 25 Mai, 733.
- TRANSPORTS DIVERS
- Automobiles. Poids lourds. E'. 17 Mai', 509.
- — Concours deLiverpool. E. 31 Mai, 699;
- 7 Juin, 731. E1. 31 Mai, 574; 7 Juin, 592; 14 Juin, 775.
- — àpétrole Delahaye. La. 30 Mai, 344. Ca-
- mion Capitaine. E1. 31 Mai, 560. Bolide. RM. Mai, 567.
- — à vapeur. Camions divers. E. 31 Mai,
- 700. Musker. E. 7 Juin, 733.
- — électriques (Les). Pm. Juin, 94. Stoever.
- La. 16 Mai, 310. Electricia. Ln. 15 Juin, 38.
- — Pétro-électriques. La. 6 Juin, 353.
- — Direction Garvel. Le. 16 Mai, 313.
- — Changement de vitesse Chameroy. RM.
- Mai, 569.
- — Locomotive routière Shuttleworth. RM.
- Mai, 570.
- Tramways. Traction mécanique à Paris. E\ ïkJuin, 614.
- — Traction tangentielle Rosenfeld-Zele-
- nay. Ele. 15 Juin, 369.
- — électriques. Comparaison des systèmes
- d’alimentation des longs réseaux (Rash). EE. 25 Mai, 287. Champ magnétique produit par les tramways (Rucker). EE. 15 Juin, 416.
- — — Puissance des moteurs, sa dési-
- gnation (Muller). EE. 15 Juin, 413.
- — — à accumulateurs en Allemagne.
- EE. 18 Mai, 266. E'. 18 Mai, 514.
- 891
- Tramways électriques, à contacts Kings-land. JE. 17 Mai, 649.
- — — Thomson-Houston. Équipement à
- unités multiples. Gc. 25 Mai, 59.
- — — Rail Francq. EE. 18 Mai, 266.
- — — Contact à temps Seitz. EE. 15 Juin,
- 421.
- — — Connecteur Holzman.EE. 1er Juin,
- 339.
- — — Localisation des défauts d’isole-
- ment dans les tramways à caniveau. Ic. 25 Mai, 229.
- CHIMIE ET PHYSIQUE
- Acétylène. Gazogène Javal. Ri. 18 Mai, 104. — Éclairage des wagons aux États-Unis (Pignet). Rcp. 20 Mai, 285.
- — — dans les maisons. Gc. 25 Mai, 62. Acides sulfurique commercial. (Blanchiment
- de 1’). Ms. Juin, 406.
- — phosphorique. Neutralisation (Berthe-
- lot). CR. 3 Juin, 1211.
- Alcools primaires. Oxydation par action de contact (Trélat). CIl. 20 Mai, 1227.
- — et carbure de calcium (Lefebvre). CR.
- 20 Mai, 1221.
- — Industrie à l’Exposition. De La Croux. Gc. 15 Juin, 106.
- Alchimie (Littérature de T). CN. 31 Mai, 261; 7-14 Juin, 269, 281.
- Arsenic dans les charbons et les cokes (Jenks et Smith). Cs. 31 Mai, 437.
- — (Archbutt), id., 448.
- Brasserie. Bières arsenicales (Chapman). IoR. Mars, 142, 181.
- — Préparation des levures basses (Jacque-min). CR. 3 Juin, 1366.
- — Détermination optique de l’alcool et des extraits dans la bière (Ling et Pope). IoB. Mars, 170.
- — Les bières en bouteille (Lott). Gleadon, IoB. Mars, 291, Avril, 246.
- — Divers. Cs. 31 Mai, 489.
- — Maltage. Expériences sur le — Evans.
- IoB. Avril, 264.
- Briques et Ciments. Di vers. Cs. 31 Mai, 477. Céramique. Emploi du plomb pour la poterie (Thoi'pe). Cs. 31 Mai, 475.
- Chlorure d'argent. Réduction.
- Colles (Essais des). (Kissling). Cs. 31 Mai, 509.
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- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JUIN 1901.
- Distillerie. Composition et utilisation des résidas des eaux-de-vie brûlées (Hen-drick). Cs. 31 Mai, 430.
- Eaux. Épuration des eaux domestiques. Ln. Ier Juin, 6.
- — minérales de Yichy (Mallot). Pc. Ior Juin,
- 513.
- (Alumine des) (Parmentier). CR. 3 Juin, 1332.
- Égouts. Épuration bactérienne des eaux. Gc. 13 Juin, 109.
- Émaillages (Four à vent chaud pour). AMa. 25 Mai, 318.
- Essences et parfums. Divers. Cs. 31 Mai, 497.
- — (Industrie des) (Charabot). Rgds.ioJuin,
- 524.
- Étain (Sulfure d’). Action de la soude et de la potasse caustiques (Perkin). Cs. 31 Mai, 425.
- Explosifs. Poudre sans fumée, développement aux États-Unis. (Willecox.) E. 31 Mai, 690. 7 Juin, 723.
- Fluorures cœsium-antimonium (Metzger). American Journal of Science. Juin, 451. Gaz d’éclairage. Divers. Cs. 31 Mai, 451.
- — Manchons incandescents. (Loisdurayon-
- nement des) (Guillaume).Rgds. 13Mai, 424. (Théories des). ZOU 31 Mai, 403.
- Glucamide. Nouvelle base dérivée du glucose (Maquenne et Roux). ScP. 5 Juin, 586. Glyccro-arseniate de chaux (Pagel). Pc. 15 Mai, 449.
- Graisses. Extracteur Jemvitz. CN. 17 Mai, 229. Graphite. Production par le procédé Acheson (Fitzgerald). Cs. 31 Mai, 443.
- Huiles de foie de morue. (Production de 1’) (Lépinois). Pc. ler-15 Juin, 518, 535.
- — végétales (chauffage des) et réactions
- pour les distinguer des autres huiles mélangées (Ruggieri). Ms. Juin, 365. Indium (T). (Chabrié et Rengade). ScP. 5 Juin, 566.
- Laboratoire. Divers. Cs. 31 Mai, 507.
- — Analyse des matières grasses, état ac-
- tuel (Halphen). Rcp. 20 Mai, 272.
- — — des roches (Hildebrand). CN. 17-24-
- 31 Mai, 231, 246, 254.
- — Arsenic, dosage, influence du sélénium (O. Rosenhein). CN. 14 Juin, 277.
- — Dosage de la saccharine dans les aliments (Défournel). Pc. 1er Juin, 512.
- Laboratoire. Sulfocyanures de cuivre et d’argent : analyse gravimétrique (Yan Name). CN. 31 Mai, 258. ,
- — Titrage, à l’aide des colorants, des acides et alcalis à fonction complexe (Berthelot). CR. 10 Juin, 1377.
- — Méthode pour obtenir une dissolution saturée d’hydrogène sulfuré (Perkin). Cs. 31 Mai, 438.
- Loi de Gay-Lussac et dissociation des composés gazeux (Ponsot). CR. 10 Juin, 1401. Optique. Couleur et polarisation de la lumière du ciel bleu. N. 6 Juin, 138.
- — Nouveau spectre (Langley). American Journal of Science. Juin, 403.
- Papier. Divers. Cs. 31 Mai, 495.
- Pétroles. Divers. Cs. 31 Mai, 464.
- Poids atomique de l’azote et bromure d’ammonium (A. Scott). CN. 24 Mai, 241. — Volume atomique et point de fusion. Relations entre eux (Bayley). CN. 24 Mai, 243.
- Produits chimiques à l’Exposition de 1900 (Clcess et Bernard). Ms. Juin, 353. Pyromètre optique James. Cs. 31 Mai, 459. Radiographie Becquerel et Curie (Bagard). SiM. Avril, 107; CR. 3 Juin, 1286.
- — Rayons X et leurs rayons secondaires.
- Relations avec la matière et l’électricité (de Lagnac). APC. Juin, 145. Résines et vernis. Divers. Cs. 31 Mai, 486.
- Sels basiques à deux métaux. Action d’un hydrate métallique sur les solutions des sels des autres métaux (Recoura). CR. 10 Juin, 1414.
- Siliciures de fer (Lebeau). ScP. 20 Mai, 534.
- — et de cobalt. Id., 538.
- Soude à l’ammoniaque (Production de la).
- (Bradburn). Cs. 31 Mai, 442. Sucreries. Analyse des sucres (Lindet). RCp. 5 Juin, 300.
- — Divers. Cs. 31 Mai, 487.
- Tannerie. Analyse des matières tannantes.
- Ms. Juin, 391-398.
- — Valeur des différents tannins (Xoul et
- Griffith). Cs. 31 Mai, 427.
- Teinture. Divers. Cs. 31 Mai, 464, 469, 471.
- — Action des diazoïques sur la laine
- (Brandt). SiM. Avril, 120. Laboratoire. Couleurs azoïques. Applications au bistre de manganèse (Binder et Zundel). SiM. Avril, 130.
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-
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JUIN 1901.
- 893
- Teinture. Pouvoir colorant et constitution des matières colorantes (Thomas). Rcp. 20 Mai, 284.
- ___ Mordants nouveaux pour colorants basiques (Favre). SiM. Avril, 124. Oxygénés (Teinture des). MC. 1er Juin, 129.
- — Indigo naturel et artificiel. Ms. Juin, 400. Fabrication de l’indigo naturel • (Lubermann). Cs. 31 Mai, 466.
- — Couleurs organiques artificielles, progrès de leur chimie (Buntrock). MC, 1er Juin, 139.
- — Mordançage de la laine avec des lac-tates. MC. 1er Juin, 139.
- Transports clés produits chimiques (Musprott). Cs. 31 Mai, 420.
- Vanadium (Spectre d’arc du). (N. Lockyer et Baxandall). RSL. 23 Mai, 189.
- COMMERCE ET ÉCONOMIE POLITIQUE
- Algérie. Traitement des indigènes. Ef. 8-15 Juin, 796, 837.
- Amériques (Les deux) et le Congrès panaméricain, Ef. 1-8 Juin. 764, 801. Assistance publique et bienfaisance privée. Ef. 1er Juin, 768.
- Rombay. Son avenir (Forrest). IA. 14 Juin, 569. Charbon (Problème du) pour l’empire britannique (Carlyon). IA. 7 Juin, 549. Dentelle au fuseau (Industrie de la) en Normandie. (F. Engerand). Musée social. Mai. Économie sociale à l'Exposition. (Gilman). DoL. Mai, 440.
- France et Angleterre. Bqdgets en 1801 et 1901. Ef. 1er Juin, 763.
- — Population rurale de la France. Ef.
- 8-15 Juin, 806, 846.
- Grèves. Arbitrages et Syndicats. (De Mun). Rso, 16 Mai, 745.
- — de Monceau-les-Mines. Id. 780. Habitations à bon marché. Rt. 25 Mai, 232. Industrie minérale en France (1899-1900). AM.
- Mars, 221.
- — en Italie. Id. 338.
- Indes (Recensement des). Ef. 25 Mai, 725. Japon (Situation des filatures de coton au). Ef. 1er Juin, 766.
- Liberté d'enseignement et d’association en Belgique. Rso. 1er Juin, 841.
- Logements (Question des) à New-York (Escard.) Rso. 1er Juin, 864.
- Sociétés par actions, droits des obligataires. Ef. 15 Juin, 839.
- Socicdisme en Australie. Ef. 15 Juin, 841. Propriétés industrielles. Réformes utiles. Ef. 8 Juin, 803.
- Retraites ouvrières. Projet de loi. Ef. 18 Mai, 681.
- — pour la vieillesse. Congrès des [Basse-
- reau). Rso. 1-16 Jun, 886-950. Sidérurgie en Lombardie. AM. Mars, 333. L’Angleterre et ses coneurrents en (Phi-lipps). EM. Juin, 333.
- Système métrique. Sa propagation. Ef. 25 Mai, 723,
- Téléphones. Leur exploitation en France; ce qu’elle devrait être. Ef. 25 Mai, 727. Trust et spéculations sur les chemins de fer aux États-Unis. Ef. 18 Mai, 685.
- CONSTRUCTIONS ET TRAVAUX PUBLICS
- Barrage de Wachuselt. E'. 24 Mai, 549. Ciment armé. Résistance aux chocs répétés. Cim. Mai, 440.
- — Sidéro-ciment (le). Ac. Juin, 82.
- Maison en amiante. Rt. 25 Mai, 231.
- Ponts. A l’Exposition de 1900. VDI. 25 Mai, 723.
- , — Sur la Kelvin. E. 24 Mai, 666.
- Théâtre de Covent Garden. Arrangement de la scène. E. 24 Mai, 659. 7 Juin, 725. Tunnels. Critique de l’emploi du bouclier. Rt. 10-25 Mai, 223.
- ÉLECTRICITÉ
- Accumulateurs. Les (Allen). E' 31 Mai, 579. 7 Juin, 605.
- — Edison. Elé. 18 Mai, 315. EE. 8 Juin,
- 373. le. 10 Juin, 245. Renaud. Linde-man Brault. Gladstone et Becket Mac-Cartney. Majert. Id. 357-364. Commutatrices. Emploi pour la transformation des courants polyphasés en continus (Marchina). SiE. Mai, 205.
- Courants polyphasés. (Distribution des). E. 17-24 Mai, 644-678.
- — ondulatoires sur câbles non uniformes
- (transmission des). le. 10 Juin, 247.
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-
- 894
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES.
- JUIN 1901.
- Dualité en Èlectroctcchnie. (De Villar). EE. 25 Mai, 278.
- Dynamos. Enroulement des machines continues. (Rothert). EE. 25 Mai 285.
- — Alternateurs polyphasés. Détermination de la chute de tension par la théorie des deux réactions (Rey). le, 25 Mai, 231. Diagramme de fonctionnement (Barbillon). EE. 14 Juin, 408. — Isolement des tôles d’armatures (Lecomte). EE. 18 Mai, 260.
- — Résistance et moteurs en fonctionnement intermittent (Calcul de) (Oelschlager). EE. 18 Mai, 261. Perte d’énergie des induits en court circuit. (Osnos). EE. 1er Juin, 336.
- — Triphasées d’Oerlikon. E. 14 Juin, 760. Pertes par frottement et hystérésis (Hissink). EE. 15 Juin, 424. Éclairage. Lampe à vapeurs Hewitt. le, 25 Mai, 227.
- — Arc. Variations du courant dans l’arc continu (Duddel). EE. 8 Juin 378.
- — Incandescence par conducteurs de seconde classe. EE. Mai, 290.
- — Nouvelle lampe Nernst. Èlé, 8 Juin, 358. Électrochimie. Divers. Cs. 31 Mai, 431.
- — Action électrochimique (Reed), Fi. Mai-Juin, Wd, 401.
- — Préparation électrolytique des liqueurs de blanchiment. Ms. Juin, 319, 386. Appareils Haas et üettel. Ms. Juin, 376.
- — Théories modernes (Minet). Rcp. 5 Juin, 309.
- — Électrolyseur Mercer pour préparation simultanée du chlore et des alcalis. EE. 8 Juin, 380.
- — Raffinage électrolytique du cuivre.
- Frask. Cs. 31 Mai, 483.
- Explosifs. Poudre sans fumée aux États-Unis. E. 14 Juin, 757.
- Magnétisme. Perméabilité des aciers au nickel dans les champs intenses (Paillot). CR. 13 Mai, 1180.
- — Force électromotrice d'aimantation. Influence de la température. CR. 3 Juin, 1318.
- — Les Électro-aimants. N. 13 Juin, 168. Mesures. Galvanomètre parfaitement asta-
- tique. Lippmann. CR. 13 Mai. 1161. — Compteurs Hookham. Price. Schmidlin.
- Beaumont. Nuss (Armagnat). EE. 18 Mai, 245.
- Mesures. Hystérésimètres industriels, Elé. 18-25, Mai, 305, 321, 1er Juin, 342.
- — Indicateur de fréquence, le. 25 Mai, 230. Piles à dépolarisant régénérable à l’air (Ros-set). ScP. 20 Mai, 541.
- — Maniement des éléments au cuivre (Jor-dis). EE. 1er Juin, 330.
- — Thermo-dynamique des piles voltaïques (Carhart). EE. 1er Juin, 330. Réversibilité des (Moore). Ici, 334. Radioconduction. Théorie. (Righi). EE. 8 Juin, 373.
- Stations centrales. Exposition de 1900. Groupes électrogènes. Tosi. EE. 18 Mai, 247. Doydé-Pillé. Weyer et Richmond. EE. 25 Mai. 283. Decauville, Crépelle etGarand. EE. 1er Juin, 313. Alioth, ld. 8 Juin, 353. Crépille-Ga-rand. Cie, 8 Juin, 85. Cio Internationale de Liège. EE. 15 Juin, 393. Exposition de Glascow. E. 14 Juin, 755. Télégraphie. Rowland. Elé, 18 Med, 307.
- — Télautographe Richtie. EE. 1er Juin, 319. Electrographe Lancetta. EE. 1er Juin,
- 345. Le Télégraphone (Rellstab). Id.
- 346.
- — Sans fil. Syntonique Marconi. SA,
- 17 Mai, 505.
- — Expériences entre Bruxelles, Malines
- et Anvers. Elé, 25 Mai, 323. Applications en Allemagne et en Chine. Rmc, Avril, 892.
- Transformateurs. Pour réseaux multifilai-res (D. Dobrowolski). EE. 15 Juin, 427.
- — Étude des ( Woodhouse), Elé, 18-25 Mai,
- 314, 329, 8 Juin, 364.
- — Rotatifs. Leur histoire (Coller). FL Mai-
- Juin, 341,429 ; de 100 Rev. de la Cie de Liège. EE. 15 Juin, 403.
- HYDRAULIQUE
- Canaux allemands (Projets de) E. 24 Med, 660. Chutes du Rhône. Étude sur les forces motrices.
- du Rhône (Garcia). IC. Avril, 576. Écluse des docks de la Mersey. E'. 14 Juin, 620. Pompes directes F. Pearn. E1. 14 Jidn, 619.
- — à incendies, transmission des chocs élec-
- triques par leur jet. Gc. 1er Juin, 79.
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-
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ---- JUIN 1901.
- 895
- Pompes. Jeu des soupapes (Rudolph). Dp. 18-23 Mai, 312, 330.
- Turbines et turbo-électricité en Suisse (Prasil)-EM. Juin, 347.
- — Sparks. RM- Mai, 571. Ruces, Id. 592.
- MARINE, NAVIGATION
- Appontements du Lloyd Allemand à New-York Rt. 25 Mai, 225.
- Canal du Nord (Le). Ri. 18 Mui, 197.
- Marines de guerre. Française, Croiseur Gambetta. E'. 17-24 Mai, 505-544.
- — Allemande. Rmc. Avril, 918 ; Mai, 1152; — Anglaise. Rmc. Avril, 907 ; Mai, 1120-1141.
- — Italienne. Rmc. Mai, 1158.
- — États-Unis. Rmc. Avril, 920; Mai, 1154. — Russe. Nouveaux croiseurs rapides. E. 24 Mai, 670.
- Naufrages et accidents en 1897 et 1898. Rmc. Mai, 1073-1092.
- Pas de Calais. Ancienne navigation à vapeur. E'. 31 Mai, 566.
- Pêches maritimes. Organisation d’un service d’études scientifiques. Rmc. Mai, 1165.
- — Mesures pour atténuer la dépopulation
- du champ maritime (Gourvet). Rmc. Mai, 1182.
- Phares à l’Exposition 1900. VDI. 18 Mai, 695. Sous-marins (Les). Ln 18 Mai, 391.
- — Service des aux États-Unis. Rmc. Avril, 920.
- MÉCANIQUE GÉNÉRALE
- Arbres chargés. Résistance des (Eusslin). Dp. 1er Juin, 341.
- Chaudières. Rendement des. E1. 24 Mai, 542. (Watson). EM. Juin, 360.
- - Accidents. Rapport de l’Association des propriétaires d’appareils à vapeur de Mulhouse. SIM. Avril, 132.
- — à tubes d'eau Stirling. E. 17 Mai, 633 ;
- — — Durr. E'. Mai, 557 ; 7 Juin, 586.
- Belleville. Dp. 1er Juin, 351 ; Rensing Stewart, Nègre RM. Mai, 551.
- — — à la mer (Chasseloup-Laubat. E.
- Mai, 668.
- — — Circulation dans les (Jannin). Bam.
- Mai, 395.
- Chaudières. Explosions (Davies). E'. 24 Mai, 546.
- — Foyers Wegener. RM. Mai, 557.
- — Injecteur Javell. RM. Mai 555.
- — Désincrusteurs Striling. E. 17 Mai, 633. — Pompe alimentaire Weir. E. 14 Juin, 781.
- — Épurateur d’eau Lowener. E. Juin, 745. — Indicateur de fuites Yarrow. RM. Mai, 555.
- — Surchauffeur Lovell. E'. 31 Mai, 578 ; Ba-bcox Wilcox. RM. Mai, 557.
- — Registre automatique Srrepanic. RM. Mai, 556.
- Changement de marche Samuelson. Osborn. RM. Mai, 581.
- Compresseurs Taylor. E'. 7 Juin, 605.
- — Burkart. Petsche. Alley. Merrill. Whit-more. RM. Mai, 582 ; Daw. Id. 547. d’Aurea. Eam. 18 Mai, 621.
- Essoreuses à l’Exposition de Glasgow. E. 17 Mai, 627.
- Dynamomètre électrique Deboudé. le. 10 Juin, 254.
- Embrayages. Osbord. RM. Mai, 581.
- Froid. Liquéfaction des gaz par compression en cascade Dp. 8 Juin, 365. Graisseur. Trier. E. 17 Mai, 638.
- — Caloin. Ln. 8 Juin, 28.
- Graveuse. Taylor et Hobson. E. 24 Mai, 662. Levage. Pont roulant électrique. Beck. VDI.
- 18 Mai, 391 ; Ganz 20 tonnes. Ri. 18 Mai, 194.
- — Conveyeurs à l’Exposition 1900. SUE.
- 15 Juin, 641 ; Otis. AMa. 18 Mai, 479. — Ascenseur hydraulique pour wagons de la gare de Rome-Transtevere. Gc. 18 Mai, 37.
- — Scène électrique de Covent Garden. E. 24 Mai, 659.
- — Grues électriques de Rotterdam. VDI.
- 8, 15 Juin, 792, 835.
- — Crochets peseurs Michael. Timmer-
- mann. RM. Mai, 572.
- Machines-outils. Ateliers des Hyde Parle Locomotive Works. E'. 17, 24 Mai, 493, 525, de Sandon. E'. 14 Juin 625.
- — des Niles allemand. VDI. 25 Mai, 727.
- AMa. 15 Juin, 529, 561. 587; de constructions navales (Biles). EM. Juin, 380.
- — Cisailles Rushworth. E'. 17 Mai, 512.
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- LITTÉRATU RE DES PÉRIODIQUES. ----- JUIN 1901.
- Machines-outils. Scharff. RM. Mai, 574.
- — Forgeage à l’étampe (Horner). E. 17 Mai,
- 625, 7 Juin, 721.
- — Fraiseuses pour pignons hélicoïdaux. AMA. 25 Mai, 517. Universelle Garvin. AMa. 1er Juin, 550. Reincker. Dp. 15 Juin, 357, 377.
- — Meule électrique Dubosc. Ri. 1er Juin,
- 213. à rectifier de l’Universal Machine G0. AMa. 8 Juin, 571. Richards-Ri. 8 Juin.
- — Raboteuse à commande électrique
- Riddel. AMa. 8 Mai, 477.
- — Raineuses à l’Exposition de Glasgow.
- E. Zl Mai, 691.
- — Rectifîeuse pour boutons de manivelles Rollinekx, Ri, 8 Juin, 225.
- — Scies à métaux Herbert. E. 24 Mai, 670. — Tubes-Presse Krupp. RM. Mai, 576.
- — — .Coupeusc Rigney. (id.). 576.
- — Tours à essieu Sellers et Lewis. RM.
- Mai, 539,
- — — vertical Warner et Swasey. E.
- 14 Juin, 757.
- — — à revolver Rullard. RM. Mai, 575.
- — — Magasin Romitnr. (id.) 575.
- — — . Harnais Pawson. RM. Mai, 575.
- — à bois à l’Exposition. VD. 18 Mai, 685.
- 8 Juin, 813.
- Moteurs à vapeur à l’Exposition de Glasgow. E'. Mai, 558. 7 Juin, 586; de 1900. VDI. 1er Juin, 758; des groupes électrogènes de 1900. (Abraham). AM. Mars, 278.
- — Verticale compound. R. Proctor. E. 31 Mai, 713. Willams. Id. 698. Rour-don. Gc. 8 Juin, 87. Street. RM. Mai, 597 de 1 400 ch. Station électrique de Walker on Tyne. E. 14 Juin, 769. Shanks. E1. 14 Juin, 514. 600 chevaux Rromovsky. VDI. 15 Juin, 829.
- — Changement de marche Norris et Coul-thard. RM. Mai, 599.
- — Régulateur Lentz. RM. Mai, 599.
- — Compteur de vapeur Gehre.RJf. Mai, 599. — Condenseur. Altérations des tubes (Lalande). Rmc. Avril, 737.
- — — Nezereau. Ru. Mai, 599.
- — Diagramme entropique (le) (Roulvin). RM. Mai, 493. Thermodynamique. Géométrie de la (Thurstont). RM. Mai, 520.
- Moteurs à vapeur. Distributions Herre. Dp. 25 Mai, 335. Joy Lovekin. RM Mai, 500. Tiroir Weighton-Morrison. E'. 7 Juin, 586.
- — Equilibrage des machines. Méthode géo-
- métrique (Mac Farlane Grey). £. 31 Mai, 715.
- — Piston Dobson. E’. 7 Juin, 591.
- — Turbines Parsons. Gc. 18 Mai, 33. Ri. 1er Juin, 213. Essai après un an de marche. E. 14 Juin, 777.
- — à gaz. Comparaison avec la vapeur.
- E'. 7 Juin, 597. Pour les bateaux (Mewes). Dp. 15 Juin, 380.
- — — Cail. RM. Mai, 602.
- — — de hauts fourneaux Thwaite.
- Crossley. RM. Mai, 603.
- — — Gazogène Loomis. Eam. 11 Mai, 591.
- Mond E7. 7 Juin, 590.
- — Silencieux divers. La. 23 Mai, 328.
- •— à pétrole, Rager Dawson, Diesel. RM. Mai, 604. Millot. Pm. Juin, 85.
- — Carburateurs Sanson. La. 16 Mai, 312.
- Hornsby, Martin, De Dion, Richard, Grob. RM. Mai, 606.
- Numéroteur Dombret RM. Mai, 585.
- Paliers. Street. RM. Mai, 586.
- Résistance des matériaux. Expériences de flexion par choc sur barreaux entaillés (Barba). It. Avril, 563.
- — Machines Delaloe pour l’essai des cordes, câbles, etc. Bam. Mai, 501.
- — Résistance des éprouvettes entaillées (Martens). VDI. 8 Juin, 805.
- — Déformations permanentes. Théorie de Coulomb. Application à la traction, la torsion et le tréfilage (Rouasse). APC. Juin, 198.
- — Écoulement dès métaux (H. V. Loss). E. Juin, 456.
- Roulements sur billes. E. 24 Mai, 660.
- — Déformation de contact des corps élastiques. Études expérimentales (Lafay). APC. Juin, 241.
- Régulateursde pression. Waring. RM. Mai, 588. Tuyaux. AccouplementSchmid.Ri. loJuin, 235. — Vanne Hartmann. RM. Mai, 589.
- MINES
- Aérage et explosifs. Im. XV. I, 119.
- Cuivre. Mines de Chuquicamata, Chili.
- Eam. 4 Mai, 587.
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-
-
- LITTÉRATURE DES PÉRIODIQUES. ----- JUIN 1901.
- 897
- Électricité aux ardoisières d’Anjou. Elé. 8 Juin, 353, 370.
- Exploitation à grande profondeur. Irn. XV. I, 169.
- Formations calcaires du Michigan. Eam. 25 Mai, 661, 1er Juin, 693.
- Grisou explosion d’Aber E'. 31 Mai, 571.
- — Consoumètres électriques Léon. CR.
- 10 Jidn, 1408.
- Houillères. Emploi de l’électricité. E'. 24 Mai, 676.
- ___ de l’Arkansas. Eam. 1er Juin, 692.
- — Lithine. Mine de Montebras. Lu. 15 Juin,
- 42.
- Or. Au Transvaal. Eam, 8 Juin, 719.
- — Côte Ouest de l’Afrique. Eam. 18 Mai,
- 623.
- — — Australie Ouest. EM. Juin, 404.
- — Tellurures de Kalgordie. (Carnot). CR.
- 3 Juin, 1298.
- Perforatrice Amrose. RM. Mai, 596. Préparation mécanique. Concentrateur de minerais Elmore. Gc. 18 Mai, 41. Eam. 14 Mai, 587. Crown. Id. 1er Juin, 695.
- — Sondages. Raki. RM. Mai, 593.
- — Soufre. Industrie en Sicile (Jungfleisch).
- Pe. 1er Juin, 497.
- MÉTALLURGIE
- Aluminium. Soudure Cowper-Coles. E1. 24. Mai, 683.
- — Alliages d’ — et dumolybdène (Guillet). CR. 3 Juin, 1322, et du magnésium (Cartaud) Id. 1325.
- Aluminothermie (F) (Goldsmith). Sub. 1er Juin, 546.
- Alliages. Refroidissement. Trempe des
- alliages cuivre-étain. Heycok et Ne-ville. RSL. 23 Mai, 171.
- Alliages. Densité des (Aubel). CR. Mai, 1266.
- dureté (Benedecks). Rgds. 30 Mai, 455.
- Cobalt. État de l’industrie du (Capelle). Rcp. 20 Mai, 269.
- Cuivre. Grillage des pyrites. Eam. 11, 18 Mai, 509, 617. Procédé Elmore. Eam. 1er Juin, 691.
- Fer et acier. Au Mexique. E. 17 Mai, 643.
- — Laminoir de Carnegie. SuE. 15 Juin,
- 636, 114.
- — Fontes d’acier Propriétés des (Arnold). E. 7, 14 Juin, 748, 784.
- — Cours Siemens-Martin oscillants. Gc.
- Juin, 69.
- — Cuivre. Influence sur les rails et tôles
- d’acier (Stead et Evan.) E. ïhtJuin, 787.
- — Silicium dans la fonte (Sahlin) E. 24
- Mai, 681.
- — Fours au pétrole russes. Cs. 31 Mai, 461.
- — Fonderie de tuyaux aux États-Unis. E'.
- 24, 31 Mai, 533, 559.
- — Machine à mouler les engrenages. AMa.
- 25 Mai, 525.
- — Creuset Essner et Laurans. Cs. 31 Mai,
- 480.
- Métaux antifriction. Utilisation des résidus (Richards). Fi Juin, 445.
- Or. Comparaison des procédés d’exlraction. Rt. 25 Mai, 229.
- — — à Kalgoorlie. EM. Juin, 404.
- — Cyanuration au Witwatersrand. Pm.
- Juin, 86.
- — Usine de la Gold Extraction C°. Eam. 8 Juin, 721.
- Zinc et plomb. Mine de Frongoch. Eam. 18 Mai, 619.
- Le Gérant : Gustave Richard.
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-
-
- LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES
- ADMIS PENDANT LE PREMIER SEMESTRE 1901
- A FAIRE PARTIE DE LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’iNDUSTRIE NATIONALE
- MM.
- Agostini, industriel, 29, rue de l’Avenir, à Asnières (Seine).
- Alby, ingénieur des ponts et chaussées, 22, place Malesherbes, Paris.
- Bouchon, cultivateur et fabricant de sucre, à Nassandres (Eure).
- Bret, ingénieur à la Société de Châtillon et Gommentry, à Montluçon.
- Chameroy, ingénieur constructeur, 147, rue d’Allemagne, à Paris.
- Chasseloup-Laubat (Marquis de), ingénieur civil, 51, avenue Montaigne, Paris.
- Dormoy (Albert), directeur des forges et fonderies de Sougland (Aisne).
- Gennes (A. de), ingénieur civil des mines, 80, rue Taitbout, Paris.
- Hélot, fabricant de sucre à Noyelles-sur-Escaut (Nord).
- Hitier (Henri), ingénieur agronome, chef des travaux agricoles à l’Institut Na-
- MM.
- tional agronomique, 23, rue du Cherche-Midi, à Paris.
- Letroteur (Maurice), constructeur, à Viry-Chauny (Aisne).
- Lombart, ancien manufacturier, 103, avenue d’Italie, Paris.
- Marchand-Bey, ingénieur civil, à Chatou (Seine-et-Oise).
- Martin-Mortier, ingénieur des arts et manufactures, 63, boulevard de la République, à Nîmes (Gard).
- Prangey, ingénieur des arts et manufactures, 12, rue Vivienne, Paris.
- Rochefort (Octave), ingénieur des arts et manufactures, 51, rue Labruyère, Paris.
- Têtard, ancien président du Syndicat des Fabricants de sucre, à Gonesse (Seine-et-Oise).
- Yver (Paul), ancien élève de l’École polytechnique, manufacturier, à Briare (Loiret).
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-
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES
- NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS
- DANS LE PREMIER SEMESTRE DE LA CENT UNIÈME ANNÉE DU BULLETIN
- (La lettre (P), à la suite d’un article, indique qu’il ne s’agit que d’une présentation.)
- A
- Abrieville. Omnium colonial (P.), 732. Appert. Rapport sur la machine à mouler les bouteilles de M. Boucher, 427, 607. Archambault de Viney. Moteur à gaz (P.), 732.
- B
- Bach. Résistance du bronze, 393.
- Bâclé et Debray. Publications de la Commission des méthodes d’essais, 777. Barbet. Rapport sur le compresseur d’air Samain, 26.
- — Sur la chaudière Montupet, 347.
- — Sur la perforatrice Fromholt, 444. Bara. Tube de niveau de chaudière (^P.),
- 173.
- Barrau. Nouvelle charrue (P.), 732. Bâtes. Drague, 148.
- Brillouin. Chronomètres de marine, 581. Behuc. Automobile (P.), 173.
- Benjamin. Essai d’une crapaudine à billes, 873.
- Bentier. Chauffe-bains (P.), 427.
- Bertrand. Fédération des Chambres syndicales, 732.
- Boramé et Julien. Calcul de la résistance des volants, 551.
- Boucher. Machine à mouler les bouteilles. Rapport de M. Appert, 427, 607.
- Braun. Reproduction des dessins et la photographie industrielle (P.), 301.
- Bruliard. Couvre-scie. Rapport de M. Simon, 174, 185.
- c
- Cacheux. Société des amis des arbres (P.),
- 886.
- Caspari. Unificationdesmécanismesd’hor-logerie (P.), 392.
- Ciiasseloup-Laubat. Les marines de guerre modernes. France, 240, 838.
- Chatin. Notice nécrologique, par M. Pril-lieux, 437.
- Codron. Travail des machines-outils. Meu-lage, 105. Tranchage, 332, 483.
- Collignon. Rapport sur le tour elliptique Vrignault, 189.
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-
- 902
- NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS.
- JUIN 1901.
- Collignon. Sur la pompe centrifuge Marchant Bey, 202.
- Compère. Compoundage des machines à vapeur, 298.
- Curtis. Machine à faire le métal déployé, 721.
- Cuyer. Appareil d’aviation (P.), 732.
- D
- Daelen. Presses à lingots, 7 27.
- David. Presse à feuilles de plomb, 870.
- De Bler. Cave économique (P.), 427.
- Doble. Roue hydraulique, 149.
- De Montais. Transmission variable. Rapport de M. Hirsh, 745.
- Desolle. Cuivrage des métaux (P.), 886.
- Dietrich. Essais de roues de vélocipèdes, 876.
- Dormoy. Émaillage mécanique. Rapportée M. Livache, 17. Médaille d’or.
- E
- Espitalier (commandant). Constructions démontables (P.), 302.
- F
- Fayolle. Lois ouvrières. Recueil des —. Présentation par M. Simon, 733.
- Fawell et Schwab. Laminoir, 291.
- Foppl. Résistance des matériaux, 582.
- Frémont. Fragilité de l’acier; étude expérimentale, 254.
- — et Osmond. Pliage des barrettes entaillées, 505.
- Fromholt. Perforatrice à diamant. Rapport de M. Barbet, 445.
- G
- Gages. Métallurgie du fer, 583.
- Galine. Exploitation des chemins de fer, 583.
- Garçon. Bibliographie industrielle, 381. Applications de la Chimie (P.), 427. Rapport de M. Livache, 626.
- Gaulin. Lait stérilisé. Rapport de M. Lin-det, 208.
- Gautier. Vaporisateur instantané (P.), 886.
- Girardin. Épuration de l’air par le sol (P.), 301.
- Girardville. Robinet à gaz (P.), 885.
- Guillet. L’aluminothermie (P.), 172.
- Guilleminot. Spirales de hautes fréquences (P.), 887.
- Gonnet. L’eau oxygénée conservateur des aliments (P.), 427.
- Gramme. Décès, 301.
- Granger. La céramique en Allemagne, 60.
- Gravier. Fabrication des trames de photogravure, 833.
- Grininger. Ouvrage sur la lampe à incandescence. Rapport de M. Leroux, 777.
- Guichard. Analyse des eaux potables, 582.
- Guillaume. Congrès international de physique (P.), 302.
- — Correction de l’erreur secondaire des chronomètres, 729.
- — Questions chronométriques (P.), 734.
- H
- Hanval. Mèche de lampe à pétrole (P.),
- 886.
- Hélouis. Traitement des minerais de vanadium (P.), 886, et Françon. Sérum oxygénant anti-microbique, 302.
- Hetleseater. Excavateur, 564.
- Hirsch. Rapport sur la transmission à vitesse variable de M. R. de Montais, 745.
- Hitier. Nommé membre du comité d’Agri-culture, 885.
- Hoerbiger. Machine soufflante, 416, 717.
- Horsin-Deon. Fabrication de sucre de betteraves. Rapport de M. Vincent, 625.
- J
- Johnson (Warren). Horloge de l’Hôtel de Ville de Philadelphie, 271.
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-
- NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS.
- JUIN 1901.
- 903
- Johnston. Hauts fourneaux de l’aciérie de Lorain, 570.
- Joubioux. Cafetière-filtre (P.), 302.
- K
- Kaselowsky. Machines d’épuisement à colonne d’eau, 153.
- Kennedy. Laminoir, 294.
- — Chargeur de haut fourneau, 725.
- Korda. Telautographe Gray Richtie (P.),
- 733.
- Korting. Moteur à gaz de haut fourneau, 714.
- Kuhlewind. Laminoir, 293.
- Krupp. Presse à plaques, 869.
- L
- Lavollée (Ch.). Notice nécrologique de M. Natalis Rondot, 12.
- — Rapport sur la mission lyonnaise d’exploration commerciale en Chine, 597.
- Launel. Machine remplaçant la bicyclette, 581.
- Leandes. Compteur à vin (P.), 173.
- Lebast, Four de boulanger (P.), 886.
- Le Chatelier (H.). Rapport sur le règlement des recherches, 442.
- Lemaire. Noria (P.), 734.
- Leroux. Rapport sur l’ouvrage de M. Gri-ninger: la Lampe à incandescence, 777.
- Lindet. Rapport sur le lait stérilisé Gau-lin, 208.
- Livache. Rapport sur l’émaillage mécanique de M. Dormoy, 17.
- — Exposition des organisations préventives contre le feu, 549.
- “ Rapport sur le traité des applications de la chimie de M. Garçon, 626.
- — et Potain.Substitution du blanc de zinc à lacéruse, 760.
- Ludicke. Essai d’un marteau à air, 284.
- Lurmann. Moteurs à gaz de hauts fourneaux, 682.
- M
- Mahoudeau. Noria Lemaire (P.), 734.
- Mallat. Les États Danubiens, 370.
- Mangin. Fabrication des têtes de siphon en aluminium (P), 886.
- Marchant Bey. Pompe centrifuge. Rapport de M. Collignon, 202.
- Martin. Moteur rotatif (P.), 581.
- Mayer (E.). Notice nécrologique, par M. Toulon, 313.
- Montigny. Générateur d’acétylène, 302.
- Montupet. Chaudière. Rapport de M. Barbet, 317.
- Munker. Foyer de chaudière, 280.
- N
- Natalis Rondot. Notice nécrologique, 12.
- Nordberg. Compresseur, 413.
- Nouvelle. Situation de l’armurerie française (P.), 302.
- o
- Ory. Machine à tréfiler (P.), 172.
- Osmond et Frémont. Pliage des barrettes entaillées, 505.
- p
- Passet. Pneumatique (P.), 732.
- Potain et Livache. Substitution du blanc de zinc à la céruse, 760.
- Prillieux. Notice nécrologique sur M. Cha-tin, 437.
- R
- Ramont. Appareil de chauffage (P.), 885.
- Ramsay. Machine à couler, 169.
- Renard (le eommandant). Concours aérostatique de Vincennes, 327.
- Renaud. Mois scientifique et industriel (P.), 886.
- Richard (F.). Turbine éolienne (P.), 301.
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-
-
- NOMS DES AUTEURS MENTIONNÉS. ---- JUIN 1901.
- 904
- Richard (G.). Notes de mécanique, 144, 271, 395, 332, 682, 856.
- — Littérature des périodiques, 177, 305, 429, 564, 737, 889.
- Ringelmann. Nommé membre du Comité d’Agriculture, 885.
- Riviere et Lecq. Manuel de l’agriculteur algérien. Rapport de M. Tisserand, 632.
- Rolet. Études sur la composition du lait et des produits de la laiterie, 644, 792.
- Ronna. Agriculture de l’avenir, 30.
- Rostaing. Fabrication de la pâte d’alfa, 455.
- Rousselot. Signaux pour chemins de fer (P), 885.
- S
- Samain. Compresseur d’air. Rapport de M. Barbet, 26.
- Sarteaux (E.). Les électro-sémaphores du chemin de fer du Nord, 886.
- Sauvage. Remarques sur les appareils de block-system, 251.
- — Rapport sur les publications de la Commission des méthodes d’essais, 631.
- Simon. Rapport sur le protège-scie Bru-LIARD, 185.
- — Sur les institutions de prévoyance de l’usine à gaz du Mans, 752.
- — Présentation du Recueil des lois ouvrières de M. Fayolle, 733.
- Stumpf-Riedler. Soufflerie, 715.
- Swenson. Presse à coton, 296.
- Sydersky. Analyse des engrais, 582.
- T
- Têtard. Nommé membre du Comité d’agriculture, 885.
- Thirion. Machine à passementerie (P.), 732.
- Thomas. Les matières colorantes naturelles, 584.
- Tisserand. Rapport sur l’ouvrage de MM. Riviere et Lecq : Manuel de l’agriculteur algérien, 632.
- Toulon. Notice nécrologique de M. Mayer, 313.
- Truan-Grangeneuve. Enseignement populaire des langues (P.), 581.
- v
- Vacher. Album des races bovines françaises (P.), 357.
- Vanderbilt. Foyers de locomotives, 871.
- Vasseur. Traces du sciage des métaux, 424.
- Vassor. Le Centrator (P.). 302.
- Vincent. Rapport sur le traité de la fabrication du sucre de betterave de M. Hor-sin-Déon, 625.
- Vinsonneau. Examen optique des tubes de chaudière (P.'), 302.
- Vrignault. Tour elliptique. Rapport de M. COLLIGNON, 189.
- W
- Wagner et Fesciier. Chimie industrielle, 584.
- Weimer. Poche de coulée, 411.
- Welmann et Seaver. Grue à lingots, 151. — Enfourneur, 409.
- While. Aciéries de Barrow, 862.
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-
-
- TABLE ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- - CONTENUES DANS LE PREMIER SEMESTRE DE LA CENT UNIÈME ANNÉE DU BULLETIN
- A
- Aérostation. Aéronautique à l’Exposition de 1900 (Renard), 327.
- Air comprimé.
- — Compresseur direct Sa main. Rapport de M. Barbet, 26. Nordberg, 413.
- Applications de la Chimie (Traité des), par M. J. Garçon. Rapport de M. Livache, 626.
- Agriculture de l’avenir (Ronna), 30.
- Agriculteur algérien. Manuel de 1’. (Rivière et Lecq). Rapport de M. Tisserand, 632.
- Lait. Composition du —et des produits de lalaiterie, par M. A. Rolet, 644, 792.
- B
- BIBLIOGRAPHIE
- Ouvrages reçus à la Bibliothèque,
- 177,302,586,888.
- Bibliographie industrielle (La) (Garçon), 354.
- Analyse des engrais (Sidersky), 582.
- Résistance des matériaux (Foppl), 582.
- Élaboration des métaux tirés du fer (Gages), 583.
- Exploitation technique des chemins de fer (Galme), 583.
- Les matières colorantes artificielles (Thomas), 585.
- Traité de chimie industrielle (Wagner et Fischer), 584.
- Blanc de zinc. Sa substitution à la céruse (Livache et Potain), 760.
- Bouteilles. Fabrication mécanique, par M. Boucher. Rapport de M. Appert, 607.
- c
- Céramique en Allemagne (Granger), 61.
- Céruse remplacée par le blanc de zinc, 760.
- Chaudières Montupet. Rapport de M. Barbet, 317.
- Chemins de fer. Remarques sur les appareils de block-system (Sauvage), 251.
- — Locomotives Vanderbilt, 871.
- Crapaudine à billes. Essais, 873.
- 59
- Tome 101. — 1er semestre. — Juin 1901.
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-
-
- 906 TABLE ALPHABETIQUE DES
- Chronomètres. Correction de l’erreur secondaire (Guillaume), 729.
- Commission des méthodes d'essais des matériaux. Rapport de M. Sauvage, 631.
- Conseil d’administration de la Société d’Encouragement pour 1901,1.
- D
- Drague à succion Bâtes, 148.
- E
- Émaillage hygiénique Dormoy. Rapport de M. Livache, 17.
- États Danubiens (les) (Mallat), 370.
- Excavateur Hetleseater, 564.
- F
- Filetage à base métrique. Congrès international de Zurich. Ouverture des clefs. 129.
- H
- Hydraulique. Installation de Snoqual-mie. Falls, 144.
- Horloge de l'Hôtel de Ville de Philadelphie, 271.
- Pompe centrifuge Marchant Bey. Rapport de M. Collignon, 202.
- I J K
- Incendies (Exposition des appareils contre les) à Berlin (Livache), 535.
- Institutions de prévoyance de l’usine à gaz du Mans. Rapport de M. L. Simon, 752.
- L
- Levage.
- — Grue à lingots Wellmann et Seaver, 150.
- Lait stérilisé Gaulin. Rapport de M. Lin-det, 208.
- MATIÈRES. --- JUIN 1901.
- Lampes ci incandescence. Fabrication par M. Grininger. Rapport de M. Leroux, 777.
- Locomotive à foyer Vanderbilt, 871.
- Littérature des périodiques reçus à, la Bibliothèque, 177, 305, 429, 564, 737, 889.
- M
- MACHINES-OUTILS
- Expériences sur leur travail (Codron). Meulage, 105. Tranchage, 332, 482.
- — Presses à lingots, Daclen, 728, à plaques Krupp, 869, à feuilles David, 870.
- Protège-scies Bruliard. Rapport de M. Simon, 185.
- Tour elliptique Vrignault. Rapport de M. Collignon, 189.
- Marteau pneumatique (Essai d’un). 284.
- Métal déployé. Machines Curtis, 721.
- Sciage des métaux. Traces laissées par les outils (Vasseur), 424.
- Marines de guerre modernes (les) par M.deChasseloup-Lanbal. La France, 210, 839.
- Mission lyonnaise en Chine. Rapport de M. Lavollée, 597.
- MÉTALLURGIE
- Aciérie deBARRow, 862.
- Grue à lingots. Wellmann et Seaver, 150.
- — Enfourneur Wellmann et Seaver, 409.
- —• Hauts fourneaux de Lorain, 545, 569.
- Moteurs à gaz,. 682. Chargeurs Kennedy, 725. Machine soufflante Hoerbiger, 416.
- — Laminoirs Fawell et Schwab, Kuhle-wing et Kennedy, 291.
- —- Machine à couler Ramsey, 169.
- — Poche à couler Weimer, 411.
- — Emploi delà puissance hydraulique dans les aciéries (Daclen), 727.
- Mines. Machines d’épuisement à colonne d'eau Kaselowsky, 153.
- Perforatrice à diamant Fromholt. Rapport de M. Barbet, 445.
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-
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES.
- JUIN 1901.
- 907
- Moteurs à, vapeur (Compoundage des) (Compère), 298.
- — Conduites de vapeur à haute pression. Règles des ingénieurs allemands, 556.
- — Volants. Résistance à la force centrifuge (Boramé et Jullien, 527).
- Moteurs à gaz de hauts fourneaux (Lur-man), 682.
- N
- Notices nécrologiques de MM. Mayer, parM. Toulon, 315. — Natalis Rondot, par M. Lavollée, 12. — Chatin, par M. Prillieux, 437.
- *
- P
- Papier. Fabrication de la pâte d’alfa. (Rostaing), 455.
- Presse à coton continue Swenson, 296.
- R
- Recherches industrielles poursuivies sous les auspices de la Société. Règlement. Rapport de M. Le Chatelier, 442.
- Résistance des matériaux. Étude ex-
- périmentale sur les causes de la fragilité des aciers (Frémont), 254. Sur le pliage des barrettes entaillées (Frémont et Osmond), 505.
- Influence de la. tempéraiuie sur la résistance des bronzes (Bach), 393.
- S
- Séances de la Société. Procès-verbaux des 26 décembre 1900 (172). 11 et 25 janvier 1901 (175, 300). 8 février, 300. 8 et 22 mars (426-580). 26 avril et 10 mai, 732. 24 mai, 879. 14 juin, 880.
- Sucre de betterave. Traité de sa fabrication, par M. Horsin-Deon. Rapport de M. Vincent, 625.
- T
- Transmissions à, vitesse variable de
- M. R. de Montais. Rapport de M. Hirsch, 745.
- Trames de photogravure (Gravier), 833.
- v
- Vélocipèdes. Essais de roues, 876.
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-
-
- TABLE DES PLANCHES ET DES DESSINS
- PLANCHES
- Pages.
- Marines de guerre : le « Bayard »......................................212
- — le « Redoutable »................................. 214
- — 1’ « Amiral-Duperré »......;......................... 218
- 1’ « Amiral-Baudin »................................220
- — le « Carnot ».......................................232
- — le « Masséna »....................•.................236
- — le « Bouvine »........................................838
- — le « Bruix »......................................... 842
- — le « Pothuau » . .....................................844
- — 1’ « Alger »......................................... 854
- L’aéronautique à l’Exposition de 1.900. . ........................ . 326, 328
- DESSINS
- Émaillage mécanique Dormoy. — 10 figures............................... 17
- Compresseur d’air direct Samain. — 5 figures........................... 27
- Agriculture de l’avenir. — 30 figures.................................. 30
- La céramique en Allemagne.— 11 figures. . ............................. 60
- Travail des machines-outils : meulage et tranchage. —145 figures. . 105, 332, 483
- Installation hydraulique de Snoqualmie Falls. — 4 figures..............145
- Drague Bâtes. — 10 figures.............................................149
- Grue à lingots Wellmann et Seaver. — 5 figures.........................151
- Machines d’épuisement à colonne d’eau Kaselowsky. — 35 figures.........153
- Machine à couler Ramsey. — 6 figures...................................169
- Couvre-scies Bruliard. — 6 figures. . .................................185
- Tour elliptique Vrignault.—13 figures..............:............... 189
- Pompe centrifuge Marchand Bey. — 5 figures............... .............207
- Les marines de guerre modernes : la France. — 55 figures............ 210, 838
- Fragilité de l’acier.—23 figures. .....................................254
- Horloge de l’hôtel de ville de Philadelphie. — 18 figures.......... 271
- Foyer Munker.— 7 figures. ................................. . .........280
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-
-
- 910 TABLE DES PLANCHES ET DES DESSINS. -------- JUIN 1901 •
- Pages.
- Essai d’un marteau pneumatique. — 11 figures................................285
- Laminoirs Fawell et Schwab, Kuhlewind et Kennedy. — 14 figures..............291
- Presse à coton continue Swenson. — 8 figures................................296
- Chaudière Montupet. — 13 figures............................................317
- Les États danubiens. —1 figure..............................................372
- Résistance du bronze. — 10 figures..........................................392
- Enfourneur Wellmann et Seaver. — 5 figures..................................409
- Poche de coulée Weimer. — 9 figures.........................................411
- Compresseurs Nordberg. — 5 figures..........................................413
- Machine soufflante Hoerbiger. — 20 figures..................................416
- Traces du sciage des métaux. — 2 figures....................................424
- Perforatrice à diamants Fromholt. — 12 figures..............................445
- Fabrication de la pâte d’alfa. — 7 figures..................................455
- Pliage des barrettes entaillées.— 41 figures................................505
- Conduites de vapeur à haute pression. — 2 figures...........................556
- Excavateur Hetleseater. — 17 figures........................................564
- Hauts fourneaux de Lorain. — 35 figures.....................................569
- Fabrication mécanique des bouteilles. — 10 figures..........................606
- Composition du lait et des produits de la laiterie. — 16 figures....... 645, 792
- Moteur à gaz des hauts fourneaux. — 51 figures..............................693
- Machine Curtis à faire le métal déployé. — 7 figures........................721
- Chargeur de hauts fourneaux Kennedy. — 5 figures............................725
- Presse à lingots Daelen. — 3 figures..........'.............................727
- Transmission à vitesse variable R. de Montais. — 3 figures..................745
- Poste de secours de l’usine à gaz du Mans. — 2 figures......................752
- Fabrication des trames de photogravure. — 2 figures.........................833
- Aciéries de Barrow. — 7 figures.............................................863
- Presse à plaques Krupp. — 20 figures........................................869
- Presse à feuilles de plomb David. — 13 figures..............................871
- Foyer de locomotive Vanderbilt. — 6 figures. . . ...........................871
- Essai d’une crapaudine à billes. — 5 figures.................................. 873
- Essai de roues de vélocipèdes. — 4 figures..................................876
- Paris. — Typographie Chamerot et Renonard, 19, rue des Saints-Pères. — 40990.
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