Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- f. E. I. N.
- bibliothèque
- BSPI-34
- DELA *
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE.
- Publié avec lapprobation de M. le Ministre du Commerce.
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- TRENTE-QUATRIEME ANNEE.
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- PARIS,
- IMPRIMERIE DE MADAME HUZARD (née VALLAT EA CHAPELLE),
- IMPRIMEUR DE EA SOCIÉTÉ,
- RUE DE L’jÉPER0N-SAINT-ANDRl5-DES-ARTS, 7. '
- 1838.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N’CCCLXVII.) JANVIER !835.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
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- . ( ARTS MÉCANIQUES. — machines a vapeur. , ;
- Rapport de la Commission chargée par M. le Préfet maritime de Brest d examiner les deux machines a vapeur livrées au port de Brest, par M. Saulnier.
- M. Saulnier, ingénieur-mécanicien de la Monnaie, à Paris, s’est engagé à fournir au port de Brest deux machines à vapeur, à basse pression, à détente et à condensation, accompagnées, chacune, de deux pompes à élever de l’eau, et avec des dispositions telles qu’on puisse appliquer la force de la machine en tout ou en partie a d’autres mécanismes qu’on jugerait convenable d’y annexer ultérieurement. \ 7
- L’une des pompes doit élever 240 litres d’eau douce par minute, à 35 mètres de hauteur comptée entre le fond du réservoir de prise d’eau et le bord supérieur de la cuvette de distribution ; l’autre pompe doit élever, dans le même temps, 3i5 litres d’eau de mer à 2jm,28 de hauteur au dessus du niveau moyen de la mer. \ ( ,
- Les chaudières, en tôle forte, doivent satisfaire aux prescriptions indiquées par les ordonnances en vigueur, pour marcher habituellement sous une pression de 2 atmosphères, et ne doivent consommer que 3o kiiogr. de houille, par heure et par machine, pour produire l’effet voulu.
- Ces mêmes machines doivent être soumises, à l’aide du frein, à une contre-épreuve donnant pour résultat 45o kiiog. élevés à 1 mètre de hauteur par seconde, ou, en d’autres termes, une force de six chevaux chacune. . -, . \ "
- Telles sont, en résumé, les conditions principales imposées à M. Saulnier.
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- 4 ? . .• „ ARTS MÉCANIQUES. L ^ .
- ‘ La Commission, nommée par M. le préfet maritime du port de Brest, a du s’assurer si elles avaient été remplies, ainsi que beaucoup d’autres moins importantes, dont il sera question dans le cours de ce rapport. Elle a consacré un grand nombre de séances à l’examen attentif des diverses parties de l’appareil et de leur jeu successif ou simultané. Les résultats , en général très satisfaisans, qu’elle a constatés et qu’elle exposera avec quelques détails, lui ont démontré que non seulement les machines de M. Saulnier sont une bonne acquisition pour la marine, mais encore font honneur à ce mécanicien , en raison de la beauté de l’exécution et de l’habileté dont il a fait preuve , en donnant à ses machines plus de puissance qu’il n’avait promis, avec une dépense en combustible moindre que celle qui lui était allouée. De pareils faits méritent d’ètre signalés, et c’est avec une vive satisfaction que la Commission y contribue en ce qui la concerne.
- Ce rapport sera divisé en deux parties. Dans la première, nous ne parlerons que de la construction des machines et de leurs accessoires ; nous réunirons dans la seconde le détail des expériences , la discussion des résultats et les propositions qui en doivent être la suite.
- PREMIÈRE PARTIE.
- . , .. § Ier. Des fourneaux, chaudières et mesures de sûreté. T
- La vapeur est produite dans deux fourneaux , à foyers distincts , mais à cheminée commune. Chaque fourneau contient deux bouilleurs et une grande chaudière réunie avec eux par quatre tubulures de om,i8 de diamètre intérieur sur om,34 de longueur moyenne.
- Les bouilleurs ont om,44 de diamètre intérieur et 3m,75 de longueur. Ils sont terminés à la partie antérieure par une garniture ordinaire de trou-d’homme. Les chaudières ont 1 mètre de diamètre intérieur et 3,n,45 de longueur totale, y compris les deux calottes hémisphériques qui leur servent de fonds ; elles sont, comme les bouilleurs, en tôle de 8 millimètres d’épaisseur, et timbrées à 5- atmosphères; chacune d’elles est également munie d’un manomètre, de deux soupapes de sûreté, de deux rondelles fusibles et d’un flotteur.
- Le manomètre n’est point à air libre, comme cela a généralement lieu pour les machines à basse pression. M. Saulnier, sachant cpie la marine devait utiliser une partie de la force de ses machines pour des travaux autres que celui d’élever de l’eau, 0 voulu lui procurer la possibilité de marcher à moyenne pression : c’est par ce motif qu’il a d’abord fait timbrer ses chaudières à 3^ atmosphères, et qu’ensuite il a remplacé le manomètre
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- à air libre par un manomètre à air comprimé ,-gradué jusqu a 4 atmosphères inclusivement. Ce manomètre n’est pas exempt de quelques causes d’erreurs, mais elles sont trop peu importantes pour mériter attention dans l’usage ordinaire où l’on n’a pas besoin de la même précision que dans les recherches scientifiques. . . <, . :
- Chaque chaudière a deux soupapes de sûreté, dont l’une est sous grille, comme le veut l’ordonnance royale du 29 octobre i8a3. Le conduit pour l’issue de la vapeur a 54 millimètres de diamètre à l’orifice ; il est recouvert, à siège plat, au moyen d’un disque métallique de 76 millimètres de diamètre, rodé avec beaucoup de soin, et surchargé à l’aide d’un levier muni d’un poids additionnel. Cette soupape , ainsi installée, fonctionne à 24 atmosphères ; quand on cherche à vérifier cette indication par le calcul, on reconnaît que ce n’est pas au bord intérieur de l’orifice de décharge qu’a lieu le contact intime avec le siège, mais bien vers le bord extérieur et sur 1 millimètre de largeur tout au plus.
- En portant à 12 mètres carrés au maximum l’étendue de la surface de chauffe de chaque fourneau, la circulaire du Directeur général des ponts et chaussées, en date du 23 juillet 1802, indique un orifice de 62 millimètres pour la vapeur quand le timbre des chaudières est 3 ^ ; M. Saulnier, en prenant 54 millimètres, a donc satisfait complètement à cette décision.
- L’ordonnance du 29 octobre 1823 exige autant de rondelles fusibles que de soupapes; l’une fusible à 10 degrés de température au dessus de celle qui correspond au timbre de la chaudière, et ayant un diamètre au moins égal à celui des soupapes; l’autre fusible à 20 degrés au dessus du même terme, ayant un diamètre double, et enfermée sous la même grille que l’une des soupapes; mais la circulaire précitée, du 23 juillet i832, n’exige que tles diamètres moitié moindres, en raison du nouveau mode adopté pour la détermination du diamètre des soupapes. M. Saulnier n’a pas profité de cette dernière disposition, et s’est renfermé littéralement dans les termes de l’ordonnance royale. Sa petite rondelle porte la marque de i45 degrés, et la grande porte celle de 155 : or, ces marques pourraient être de i5o et 160 degrés; car le timbre de la chaudière, atmosphères , correspond à 140 degrés-^. . . ;
- Le marché de M. Saulnier prescrit l’emploi de tubes en cristal pour indiquer le niveau de l’eau, et il en a été effectivement livré deux; mais comme ils sont très fragiles, et qu’il eût été difficile de les adapter à des chaudières qui ne sont pas à faces planes, M. le Directeur des travaux hydrauliques a désiré qu’on ne s’en servît pas, se fondant d’ailleurs sur un motif plausible, c’est que le niveau de l’eau est suffisamment indiqué par
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- les flotteurs. Ceux-ci consistent, comme on le sait, en un levier suspendu par son milieu, portant à son extrémité un piston, et à l’autre une tige d’un très petit diamètre, pénétrant dans la chaudière par une boîte à étoupe, et y tenant suspendue une pierre plate, dont l’excès de pesanteur sur le peson l’entraîne toujours jusqu’à ce qu’elle plonge dans l’eau dîme certaine quantité. .
- Les fourneaux ont été construits aux frais de la marine, d’après les indications données par 3VI. Saulnier, Ce fabricant n’a fourni que les grilles, les portes et les registres.
- Chaque grille a ora,85 de longueur sur om,57 de largeur ; elle est à om,go au dessus du fond du cendrier, et à ora,32 au dessous du fond des bouilleurs. Les deux fourneaux sont parfaitement semblables et forment un seul massif de 3 mètres de hauteur sur 4m,85 de longueur et 3 mètres de face, non compris les murs de pignons auxquels ils sont adossés. Le parcours de la flamme, depuis l’entrée du foyer jusqu’au point où elle quitte la chaudière, est d’environ io,n,5o : il se compose de trois portions de circuits distincts ; la première , embrassant la demi-circonférence inférieure des deux bouilleurs r depuis la grille jusqu’à l’arrière du fourneau,; la deuxième, passant au dessus de l’un des bouilleurs seulement, ayant pour toit à peu près le quart de la circonférence de la chaudière, et venant de barrière à l’avant du fourneau ; la troisième enfin , repassant sur l’autre houilleur et sous une portion correspondante de la chaudière pour aller de là vers la cheminée. , ...
- Les circuits ont environ om,6o sur om,23 en section ; peut-être ne sont-ils pas des dimensions et de la forme les plus convenables pour obtenir le plus possible de surface de chauffe et faciliter le tirage. Mais, hâtons-nous de le dire, la surface de chauffe est plus que suffisante; elle ne serait pas moins de 9 ^ mètres carrés, et par conséquent pourrait produire sans peine 9,5 X^5 = 237 kilogr. de vapeur par heure, quand même on regarderait comme nul l’effet des surfaces de chauffe qui sont isolées de la flamme par une petite épaisseur de maçonnerie : elle est même en telle surabondance qu’un seul fourneau peut faire marcher les deux machines à la fois quand 011 use de la détente. M. Saulnier paraît donc avoir été décidé plutôt par l’intention de ne travailler jamais qu’à petit £eu , et par conséquent de ménager davantage les chaudières et les fourneaux. ,.
- La cheminée a 20 mètres de hauteur totale et environ om,45 en carré de section intérieure. Une pareille section suffirait pour brûler 85 kilog. de charbon à l’heure ; et la hauteur fût-elle réduite à 10 mètres, elle suffirait encore et au delà pour 60 kilog. Aussi avons-nous la persuasion qu’une
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- partie de cette construction â occasions des dépenses en pure perte; mais M. Saulnier s étant réservé de fixer les dimensions quil croirait les plus
- avantageuses, il a fallu s’y conformer.
- § 2. Des machines à 'vapeur en particulier.
- Les deux machines à vapeur sont placées dans une chambre voisine de celle des fourneaux, et ayant 9m,3o de largeur sur i5in,70 de longueur. La partie centrale de cette chambre , beaucoup plus basse que le reste, est occupée par les pompes et leurs accessoires; elle est isolee des machinesr, à droite et à gauche, par deux massifs en pierre de taille sur lesquels posent les paliers des arbres de couche. Les espaces extérieurs, de 4m>35 de largeur chacun, sont réservés aux machines à vapeur proprement dites , à leurs volans et aux roues d’engrenage qui font mouvoir les pompes.
- Ces machines sont à double effet, marchent à volonté avec ou sans détente, et, qui plus est, à tel degré de détente qu’on juge convenable; elles agissent à l’aide d’un balancier, muni d’un parallélogramme, pour maintenir toujours la tige du piston bien verticale. Une grande bâche en fonte sert de réservoir d’eau froide, supporte le cylindre à vapeur à l’une de ses extrémités et un palier de l’arbre du volant à l’autre; reçoit, dans le reste de sa longueur, la pompe à air, le condensateur et son tuyau de décharge , la pompe alimentaire, la pompe à eau de mer pour la condensation, le clapet à flotteur donnant entrée, au besoin, à de l’eau douce ; et, enfin, les petites auges dans lesquelles se meuvent, sans être mouillées, la bielle et la manivelle du balancier, ainsi que les roues dentées de l’excentrique du régulateur de la détente delà vapeur. Six colonnes en fonte sont reliées avec cette bâche par en bas, et dans le haut par un entablement qui supporte les tourillons du balancier et sert d’attache aux tiges de rappel du parallélogramme. Les deux colonnes voisines du cylindre portent également, en forme d’é-paulemens, les coussinets des axes de leviers coudés qui transmettent le mouvement de va-et-vient des excentriques aux tiroirs à vapeur; enfin, un pendule conique, en communication, d’une part, avec l’arbre du volant, et d’autre part avec une valve située eh avant des tiroirs, sert à régulariser la vitesse des pistons. ^
- Telles sont, en peu de mots, les diverses parties de chaque machine, et sur lesquelles nous allons donner quelques détails plus circonstanciés (i).
- La bâche a de 19 à 22 millimètres d’épaisseur de parois réduite, 2m,96 de;
- (1) On trouve dans le Bulletin de décembre 1827 , p. 4^3, la description accompagnée de? % ures d’une machine à vapeur perfectionnée par Mi Saulnier, et construite sur les mêmes1 principes que celle dont il est question ici; seulement sa disposition est différente étant des- s tinee à un autre usage. “ ( N. d. R. )
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- longueur, et o1!i,74.de profondeur : elle repose, à scellement, sur cleux piliers en pierres de faille, qui sè prolongent à im,64 en contre-bas du plancher environnant, dans une espèce de caveau où aboutissent des tuyaux d’eau douce et d’eau de mer.
- Chaque colonne a o™,09 dediamétre et im,6o de hauteur, fût et chapiteau compris; son piédestal est boulonné avec la bâche, elle n’est pas à noyau creux , parce qu’on a craint que" quelque soufflure ou défaut caché n’en compromît la solidité ; mais elle est forée dans la partie supérieure et mor-taisée dans la gorge du chapiteau, pour recevoir un goujon à clavette taraudé par en haut.
- L’entablement a la forme d’un rectangle, consolidé par une traverse au milieu de sa longueur : il a été fondu d’une seule pièce; il a om,i4de hauteur et om,025 d’épaisseur au dessous de la corniche , qui fait saillie à l’intérieur comme à l’extérieur, et présente ainsi un plan de pose de ora,o9aux chevalets du balancier. -
- Le cylindre a otn,37 de diamètre intérieur, om,o5 d’épaisseur de parois, et om,g65 de hauteur totale. Il porte à sa partie antérieure un renflement, dans l’épaisseur duquel sont pratiqués deux conduits pour la vapeur, partant l’un du sommet, l’autre de la base du cylindre , et venant aboutir tous’ deux, par un retour d’équerre, dans la boîte à vapeur. Ges conduits sont a section rectangulaire de oul,o5 sur onî.io5, équivalant à un cercle dont le diamètre serait un sixième de celui du cylindre.
- Le piston est entièrement métallique; il a om,i3 d’épaisseur, et se compose, i° d’un plateau à gradins concentriques assemblé avec la tige ; 2° de deux séries de segmens circulaires de 120 degrés, disposées à joints alterna- ; tifs, pressées chacune du dedans au dehors par six ressorts à boudin , dont trois agissent au milieu des segmens, et les trois autres sur des coins placés à leurs extrémités, et dont la direction des faces est donnée par celle des côtés d’un triangle équilatéral inscrit; 5° enfin, d’un disque ou couvercle relié avec le plateau inférieur à l’aide de boulons, et ayant comme lui un diamètre un peu moindre que celui du cylindre.
- La tige du piston est en acier; elle a om,o4 de diamètre et im,8o de longueur totale, mais sa course n’est que de om,7i ; elle est terminée inférieurement par un empâtement conique surmonté d’1111 filet à écrou.
- Les boîtes à vapeur pour l’admission et la détente sont distinctes et assemblées en avant-corps sur le cylindre. Elles ont inférieurement om,i65 de largeur sur om,2Ô de hauteur; elles sont surmontées de boîtes à étoupe pour le passage des tiges qui conduisent les soupapes, et qui sont en acier comme celle du piston. La première soupape, celle de la détente, est une simple
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- plaque métallique pressée, à l’aide de deux ressorts à boudin, contre la face où sé trouve le conduit à vapeur ; la seconde, pressée de même par des ressorts, est évidée annulairement, afin qu’au moment où la vapeur va passer, sous le piston, par exemple, celle qui est en dessus puisse sortir par le canal correspondant pour aller au condenseur.
- La détente s’obtient au moyen d’un excentrique particulier, mené par un engrenage composé de deux petits rouets, dont l’un , fixé à l’arbre du volant, a soixante dents, et l’autre trente. En changeant la position du sommet de l’excentrique par rapport à la dent qui engrène, ce système se prête à faire varier presque arbitrairement le degré de détente. Pour le faire comprendre en peu de mots, appelons m la portion de la course du piston pendant laquelle la vapeur s’introduit dans le cylindre avant de se dilater, et l l’angle formé avec l’horizontale par le rayon amené du centre de sa petite roue dentée au sommet de l’excentrique, on aura la relation cos. u, = i — 2W.
- Les dents de la petite roue étant séparées par un espace angulaire de la degrés, la détente pourra, en conséquence, varier dans la machine de la manière suivante :
- Si l’on fait et == go°, on aura 772 = 7.
- et — 78° — 772=0,396 à très peu près,
- et = 66° — 772=0,297 yz , et ainsi de suite.
- En ce moment, la détente est réglée à deux cinquièmes, c’est à dire que sila vapeur est injectée dans le cylindre à 1 7 atmosphère, par exemple, elle descend jusqu a | X 1 t == d’atmosphère.
- Le pendule conique, à boulets, ou modérateur, est construit d’après un principe bien connu, et sur lequel il est inutile d’insister ici.
- La vapeur, en sortant du cylindre, s’échappe, à droite et à gauche, dans deux tuyaux qui la mènent au condenseur : celui-ci est plongé partiellement dans la bâche, afin que la surface correspondante reste toujours à la température de l’eau froide ; il n’offre, extérieurement, qu’un vase cylindrique de om,47 de diamètre sur 1 mètre de hauteur, percé, vers son milieu , de deux orifices pour la vapeur, et d’un troisième, un peu plus bas, pour l’injection de l’eau froide : il est divisé , à l’intérieur, en deux compartimens, dont le premier sert de récipient d’eau chaude et communique à un tuyau de décharge, et dont le second contient tout le mécanisme de la pompe à air, cest à dire son corps de pompe, son piston et ses deux clapets. La condensation s’opère ainsi dans un intervalle de om,o88, compris entre les deux corps cylindriques, et l’air qui arrive avec la vapeur est évacué par aspiration en même temps que l’eau chaude.
- 7rente-quatrième année. Janvier i835. 2
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- - , Lecorps du condenseur est en fonte ; niais, conformément au marché-, celui de la pompe à air est en cuivre, ainsi que son piston et ses clapets.
- L’eau froide nécessaire pour la condensation est fournie par une pompe aspirante qui communique avec les tuyaux de prise d’eau de mer.i Cette condition a été imposée à M. Saulnier, afin d’éviter, autant que possible , la consommation de. l’eau douce. Le corps de pompe est en dessous de la bâche; il est surmonté, dans.la profondeur de cette dernière, par un tuyais de décharge, et il se prolonge en contre-bas dans.une espèce de réservoir qui paraît devoir remplir, suivant M. Saulnier, le même but qu’un récipient <i’air, c’est à dire recueillir dans sa partie haute une portion des gaz dégagés de l’eau douce par l’aspiration , et profiter du ressort de ces gaz pourerrn-pêcher que le clapet ne retombe avec bruit quand le piston commence à redescendre ; mais ce but n’est rempli cpi’imparfaitement, et peut-être vaut-il mieux ne pas laisser l’air s’accumuler dans le récipient, du moins l’expér rience semble nous l’avoir démontré.
- Le piston de cette pompe a om,ro6 de diamètre et om,507 de course ; il doit, par conséquent, fournir 2,7 litres d’eau à chaque coup; moins le déchet, qu’on peut estimer à près de 20 pour 100 quand la mer est au dessous de son niveau moyen; ce qui réduit le produit réel à environ 2ht,,2.
- La condensation à l’eau douce étant tolérée dans certains cas, on a adapté à la bâche un tuyau de décharge en communication avec le grand réservoir des eaux douces, et surmonté d’une soupape à flotteur, parce que le fond de ce réservoir est plus élevé que la bâche : par ce moyen très simple , 01} maintient celle-ci à un niveau constant, sans aucune dépense de force.
- Mais raümeniation des chaudières ne devant jamais se faire qu’à l’eau douce, on ne peut profiter pour celg de l’eau chaude prévenant du condensateur,du moins la plupart du temps, puisque cette eau est salée: il a donc fallu adapter à la pompe alimentaire un robinet à deux eaux, l’un communiquant avec le tuyau d’eau douce, ef l’autre avec le récipient du condenseur ; ces dispositions étaient prescrites par le-marché. ,,
- La pompe alimentaire est construite .suivant un système bien connu: c’est une simple pompe foulante., ayant,.pour piston une tige métallique pleine, de om,o42 de diamètre sur de longueur., Gyiindpâjue, et ayant
- ora,i77 de course; de sorte que la quantité d’çau injectée dans la chaudière est égale, sauf les déchets, à oUt,,4‘25 à chaque coup,.quantité beaucoup plus que suffisante, et qui exige que l'alimentation soit discontiuuée quand on marche avec détente. ,
- Le balancier a 2m,2g de longueur totale ; sa forme, aplatie dans le sens vertical et renflée vers le centre , est à peu près celle d’un solide d’égale résistance; il est traversé en son milieu par un essieu de oni,oç) de diamètre,
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- en fer cémenté, et relié avec la bielle et les tiges des diverses pompes. Quand il est horizontal, la tige du grand piston et la bielle sont à in,,o4 de l’axe, la tige du condenseur esta on\52 , celle de la pompe alimentaire àom,a6, et celle de la pompe à eau froide à om,4& La verticale des deux premières tiges s’obtient à l’aide d’un parallélogramme ; une simple articulation suffit pour donner le jeu nécessaire aux deux autres, qui sont peu distantes de l’axé, et qui n’ont, par conséquent, qu’une faible course. - ; . • ‘
- . L’arbre de couche du volant a a mètres de longueur totale et oni, 11 de diamètre ; il est ajusté , du côté de la bâché, à rainures et à clavettes , avec une manivelle d’égale force, entraînée par le mouvement de la bielle, et décrivant avec elle un cercle de ora,7o4 de diamètre : cette bielle a une longueur égale à cinq fois celle de la manivelle. ; ' ^
- A son extrémité, cet arbre porte le volant et le pignon moteur dés grandes roues, de sorte qu’il reste encore un espace intermédiaire suffisant pour adapter une poulie , lorsqu’on voudra appliquer Ta?'force des machines à un autre mécanisme que celui des pompés à eaù. '
- • Le volant a 2m,92 de diamètre extérieur; ses jantes ont o™,07 d’épaisseur sur om,20 de largeur, et sont réunies avec le noyau fixé à l’ârbre au moyen de cinq rayons.' - -; s - — t -• 1
- Le pignon-moteur des pompes à eau de mer et à eau douce est ën fonte; il a vingt-sept dents de om,i2S de largeur sur om,029 d’épaisseur et om,o57 de saillie ; son diamètre moyen est de om,54.* Les deux grandes roues avec lesquelles il engrène ont chacune soixante dents; ces dents sont en boià d’orme, ajustées dans un corps de roue de im,i2 de diamètre et de om,i5 j de largeur. M. Saulnier a adopté cette disposition pour rendre les mouvemens plus doux; son opinion est d’ailleurs que ces dents en bois auront une durée au moins égale à celles du pignon. Jusqu’ici les expériences n’ont donné lieu à aucune remarque qui fasse penser le contraire.
- Les arbres de couche qui portent ces roues à une extrémité et les manivelles des tiges de pompes à l’autre sont appuyés sur lés massifs en pierres de taille qui séparent les machines de la chambre des pompes ; ils tournent dans deux paliers distans de om,6o d’axe en axe, et réunis sur une plateforme en fonte, laquelle, à l’aide de longs tirans logés dans la maçonnerie, donne au système toute la solidité désirable. >
- Ces arbres de couche ont 1 mètre de longueur totale et om,io de diamètre dans les parties engagées dans les paliers; ils sont èn fonte, de même que celui du volant.
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- , § 3. Des pompes et de leurs accessoires.
- Ainsi que nous l’avons déjà dit , chaque machine fait mouvoir deux pompes, l’une destinée à élever de l’eau douce et l’autre à élever de l’eau de mer. Les deux pompes à eau douce ont chacune un embranchement sur un tuyau partant du réservoir, mais n’ont qu’un seul récipient d’air et un seul tuyau pour porter les eaux jusqu’à la cuvette de distribution; les pompes à eau de mer ont chacune un tuyau d’aspiration allant à la mer, mais elles n’ont également qu’un seul récipient d’air et un seul tuyau d’ascension. Ces pompes sont d’une construction identique; seulement la course des pistons est plus longue dans les deux dernières, en raison du plus grand volume d’eau qu’elles doivent élever : ce que nous dirons de l’une d’elles s’appliquera donc également aux autres.
- Chaque pompe est logée entre deux dés en pierre de taille attenans aux massifs qui portent les arbres de couche des machines ; elle se compose d’un corps de pompe de om,20 de diamètre intérieur, surmonté d’une boîte à étoupe pour le passage de la tige du piston, et communiquant latéralement , haut et bas, avec deux boîtes à clapets ; elle est assujettie , à la par-* tie supérieure, contre une forte plaque de fonte, boulonnée avec des scelle-mens faits dans la pierre de taille.
- s Les tiges de pistons sont toutes en bronze. M. Saulnier a pris ce parti, afin de soustraire ces pièces importantes à l’action corrosive de l’eau de mer. Elles ont om,o4 de diamètre, oin,5o de course dans les pompes à eau douce 9 et o111^ dans les pompes à eau de mer ; elles sont ajustées avec lés pistons par empâtement conique et filet à écrou, comme celle du cylindre à vapeur. Leur verticalité est assurée au moyen d’une rallonge en fer passant à frottement doux dans une aubronière scellée contre la muraille ; cette aubro-nière sert en même temps à décomposer le mouvement de rotation de la manivelle en mouvement rectiligne de va-et-vient : pour cela , la rallonge dont il vient d’être question porte à sa base un empâtement à T, qui sert d’axe de rotation à deux tiges jumelles un peu plus longues que la course du piston, afin de ne jamais frapper contre l’aubronière, et reliées par une traverse d’où s’élève une seconde rallonge entraînée par le mouvement de la manivelle. La longueur totale de ces tiges jumelles et de la rallonge supérieure est égale à cinq fois celle de la manivelle.
- Ce système ne donne lieu à aucune observation pour les pompes à eau douce, mais il n’offre pas la même solidité pour les pompes à eau de mer; il vibre d’une manière extrêmement sensible, surtout pendant le mouvement ascendant du piston , et pourrait occasioner plus tard quelque mp-
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- ture. Que cette imperfection tienne à la longueur des tiges et à leur diamètre relatif, ou à toute autre cause que nous ignorons, il suffira sans doute de le signaler à M. Saulnier pour qu’il s’engage à y apporter remède.
- Les pistons se composent de quatre pièces distinctes : i° d’un plateau de diamètre égal à celui du corps de pompe, surmonté d’une tubulure taraudée à l’extérieur ét ayant de om, 106 à om,i22 de vide intérieur pour le passage de l’eau ; 20 d’un disque ou clapet reposant à siège plat sur cette tubulure; 3° d’une enveloppe à douille, écrou et claire-voie, s’emmanchant avec la tige du piston par sa douille conique, avec la tubulure du plateau par sa base à écrou, et laissant des jours dans sa partie moyenne pour l’écoulement du liquide; 4° enfin , d’une garniture annulaire en cuir, serrée par un rebord interne dans |e joint du plateau avec la base de l’enveloppe ci-dessus, et destinée à établir un contact parfait entre le piston et le corps de pompe.
- Les clapets, placés aux extrémités du corps de pompe, ne différente ’ pistons que nous venons de décrire que par le manque de garniture en cuir et de douille au haut de l’enveloppe, parties qui eussent été sans objet.
- Les boîtes à clapet qui sont entre les tuyaux d’aspiration et les pompes à eau douce présentent une particularité qu’il importe de mentionner ; c’est qu’en pressant sur une tige verticale, installée à peu près comme celle d’un flotteur, on peut arrêter le mouvement ascendant du clapet et, par suite, l’introduction de l’eau, tandis que, d’autre part, une petite soupape reniflante donne entrée directement à l’air, qui passe du corps de pompe dans le récipient placé au bas de la colonne ascendante. Les pompes à eau de mer n’ont pas besoin d’un semblable mécanisme, parce que l’expérience démontre que cette eau contient beaucoup plus d’air que l’eau douce, à tel point même que, de temps à autre, 011 est obligé d’en laisser échapper du récipient. ^ '
- Les deux récipiens d’air fournis par M. Saulnier ont la forme d’un cylindre terminé par une calotte demi-sphérique ; ils ont om,o4 d’épaisseur de parois, om,/\85 de diamètre intérieur et im,3o de hauteur de vide. Un tube en cristal, ajusté à l’extérieur, comme ceux qu’on emploie pour les chaudières , indique à chaque instant les variations de niveau de l’air : les soupapes reniflantes, dont nous avons parlé, servent à en introduire quand on juge qu'il n’en reste pas suffisamment; et un bouchon métallique, placé au haut du récipient, sert au contraire à donner échappement à toute quantité surabondante.
- Cesrécipiensd’air sont d’un usage bien connu : leur but est, comme on le sait, de rendre continu le jet d’eau ascendant, en profitant pour cela du res-
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- • ARTS MÉCANIQUES.
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- sort de l’air, qui se comprime et se dilate alternativement, suivant que le pistou des pompes à eau monte ou descend. • ' ;
- . Les tuyaux d?aspiration et d’ascension ont été fournis par la marine; conformément aux prescriptions du marché, ils ont om,i2 de diamètre intérieur. Ceux qui vont à la mer descendent dans un puisard, dé manière à pouvoir encore absorber de l’eau à marée basse, et sont terminés par des clapets analogues à ceux des pompes : par ce moyen, M. Saulnier a voulu empêcher les tuyaux d’aspiration de se vider quand on arrête les machines, et d’avoir à les remplir de nouveau quand on recommence à marcher. Ceux qui amènent de l’eau douce n’ont pas besoin de clapet, car le fond du réservoir alimentaire est plus élevé que les pompes ; néanmoins , ils sont munis •de robinets d’arrêt, afin d’intercepter la communication, dans le cas où l’on aurait quelque réparation à faire à ces pompes.
- Les tuyaux d’ascension d’eau de mer et d’eau douce, mesurés à partir des récipiens d’air, ont 46n%20 et 56m,5o de longueur au lieu de 60 mètres et 80 mètres que le marché indiquait, du moins comme limites supérieures.
- La distance mesurée verticalement entre le fond de la citerne, d’où l’on tire les eaux douces, et le bord le plus élevé de la cuvette de distribution du château d’eau, est de 53m,5o : c’est im;47 plus bas que ne l’indiquait le marché ; cette différence tourne, par conséquent, à l’avantage des machines. .. • ; r :*- , ;
- - La distance verticale entre le niveau moyen delà mer et la banquette du. réservoir d’eau de mer est de 2jm,58 ; mais ce tuyau dégorge au dessous de la banquette, de manière à réduire la hauteur moyenne de la colonne ascendante à 28, comme le prescrit le marché. ;
- Pour jauger les eaux douces recueillies dans la cuvette de distribution, nous avonsjprofité d’un réservoir de trop-plein attenant à cette cuvette, et ayant nm,28 de longueur, 26m,36 de largeur sur environ im,20 de profondeur.
- Le |réservoir d’eau de mer n’est pas d’une forme aussi simple ; il est arrondi vers les angles et voûté sur piles à l’une de ses extrémités. Nous allons indiquer dès à présent quelle est la contenance correspondante à des tranches horizontales et successives de om,io sur une hauteur d’un mètre, par exemple; hauteur plus que suffisante pour les expériences dont nous avons à rendre compte.
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- VANNES DE MOULINS.
- I 5
- irf tranche 28m,46 correspondant à om,io de profondeur à partir du fond.
- 2e 28 ,46 . 0 ,10 au dessus de la précédente.
- 5e 28 ,42 0 ,io .. y • ; ..
- 4e;—- 28 ,36 0 >IQ ; ....
- 5e " 28 ,29 ——1— . 0 ’ÏO > ...\ > . v /: .
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- 9e 27 ,66 — 0 ,10
- 1 oe 27 ,26 - — 0 .A r;i.
- , ; {La suite au numéro prochain.)
- Vannes de moulins. - f '
- Description d’un nouveau régulateur des vannes de moulins inventé par M. Mouchel fils, de Laigle, et établi dans sa tré-jîlerie de Tillieres ( Orne ).
- Ce régulateur, qui fut présenté à la Société d’En courage ment au mois d’octobre 1829, et sur lequel M. Mallet a fait un rapport verbal dans la séance du 2 juin i83o, a été établi par M. Mouchel dans ses usines de Tillières, près Laigle, où il fonctionne depuis quatre ans. Son objet est de faire monter ou baisser la vanne pour donner plus ou moins d’eau à la roue hydraulique de la tréfilerie, et lui conserver une vitesse constante pendant les variations qui arrivent soit dans le travail, soit dans l’affluence des eaux. Il accomplit ces fonctions avec une grande régularité et ménage les eaux de manière à ne pas craindre une accélération ou un ralentissement de vitesseide la roue également nuisibles aux opérations de la fabrique.
- Le dessin du régulateur ayant été levé avec soin sur les lieux mêmes, c’est assez dire qu’il donne la représentation exacte de toutes'- les parties du mécanisme. . ; v ,v ,
- Lafig. 1, PI. 606, est une élévation latérale du régulateur ; la fig. 2, une élévation vue de face ; et la fig. 3, le plan de la partie supérieure.
- Le régulateur reçoit le mouvement de l’arbre vertical A, portant une vis sans fin B, qui fait tourner la roue dentée C. L’arbre de couche D repose sur deux paliers fixés à boulons sur les croix de Saint-André qui consolident chaque côté du bâtis. Une grande poulie en fonte E, montée sur cet arbre, communique par l’intermédiaire d’une courroie a, qu’on peut tendre à volonté en rapprochant la petite poulie conductrice b, avec une poulie F, à laquelle elle imprime une vitesse double. Cette poulie est montée sur l’arbre horizontal G, autour duquel tournent librement deux roues d’angle II;.
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- l5 ARTS MÉCANIQUES.
- Un manchon H vient embrayer alternativement l’une ou l’autre de ces roues, suivant le mouvement qui doit être transmis par la roue d’angle R à l’arbre horizontal L. Celui-ci fait tourner, à l’aide d’un engrefiage conique MM', l’arbre vertical N, portant la vis sans fin O, qui mène une roue dentée P. Sur l’axe Q de cette roue sont montés deux pignons RR, qui engrènent avec des crémaillères S, auxquelles sont attachées les vannes. La vitesse de l’axe Q étant trente fois moindre que celle de l’arbre vertical N, les vannes se meuvent avec une extrême lenteur.
- Au moyen d’un rouage réciproque T t, l’axe Q communique un mouvement en sens inverse à une vanne compensatrice de la première, afin de fournir toujours la même quantité d’eau à l’usine inférieure appartenant également à M. Mouchel.
- Une poulie U, fixée sur la partie inférieure de l’arbre A, fait tourner, au moyen d’une corde sans fin c, une autre poulie V, montée sur l’axe X d’un modérateur. Lorsque le mouvement de la machine s’accélère, les boules ZZ du modérateur s’écartent, font monter le coin A', et poussent le manchon H contre la rouel; celle-ci, entraînée avec l’arbre G, fait tourner l’arbre L , et la vanne descend. L’effet contraire a lieu lorsque les boules se rapprochent. *
- ; Le mouvement se trouve tellement réglé par ce mécanisme, que le temps est marqué avec exactitude sur le cadran B', fixé contre le bâtis.
- Dans l’état d’équilibre, le modérateur fait quatre-vingt-dix tours par minute qui correspondent à soixante de l’arbre A. Il est facile de régler cette vitesse au moyen des écrous dd, qui maintiennent les boules et permettent de les éloigner plus ou moins du point de suspension (i). (D.)
- Laines.
- Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée destinée a la fabrication des draps, et principalement sur les machines employées pour cet usage; par M. Wedding (2).
- La laine des moutons, telle qu’elle est recueillie, se partage, indépendamment du degré de sa finesse, en laine peignée et en laine cardée. La première est longue, droite et frisée irrégulièrement; la seconde, presque toujours
- (1) On trouve dans te Bulletin de juillet i825, p. 219, la description d’un régulateur de vannes établi dans la filature de MM. Grivel, à Auchy-les-Moines ( Pas-de-Calais). Le mécanisme de ce régulateur a quelque analogie avec celui que nous venons de. décrire , mais il est plus compliqué.
- (2) Extrait des Mémoires de la Société d’Encouragement de Berlin , cahiers de mai et juin t834*
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- laines. 17
- plus fine, est frisée régulièrement, et par cela même plus propre à se feutrer.
- ï°. Triage de là laine. Il est difficile de reconnaître, pendant la tonte, les diverses qualités et la finesse de la laine, qui varient selon les différentes parties du corps de l’animal sur lesquelles elle est recueillie. Il est donc très important de la trier après la tonte et avant de la travailler. Ce triage, qui se fait à la main , opère aussi la séparation des grosses ordures qui se trouvent dans la laine.
- 20. Désuintage et lavage. La laine destinée au cardage et «à la fabrication des draps doit être soigneusement dégraissée et lavée, c’est à dire débarrassée du suint et des impuretés dont elle est chargée. Pour cet effet, on la plonge dans un bain chauffé à 4° ou 60 degrés R., et composé de deux tiers d’eau et d’un tiers d’urine corrompue; ce mélange, dans lequel la laine est continuellement remuée, est contenu dans une chaudière placée sur un fourneau; mais, comme il est nécessaire de régler la température du bain d’après la qualité de la laine, on dispose une seconde chaudière remplie du même liquide, chauffé à un moindre degré, et qui sert à alimenter la première. Lorsqu’on chauffe le bain par le moyen de la vapeur, il est plus facile de régler la température et de l’entretenir au même degré. On a calculé qu’un ouvrier, travaillant pendant douze heures, peut désuinter de i5o à 200 livres de laine.
- La laine, étant convenablement dégraissée, est mise à refroidir, puis lavée. Cette opération se pratique soit à bras d’homme, soit à l’aide de râteaux, dans des coffres à claire-voie ou dans des paniers, soit enfin par des machines, dans des cuviers particulièrement disposés pour cet usage. Le lavage dans des coffres composés de lattes bien unies est préférable, parce que les brins de laine ne s’y attachent pas comme dans les paniers. Ces coffres sont plongés dans une eau courante, et la laine qu’ils contiennent est agitée avec des râteaux jusqu’à ce qu’elle soit complètement nettoyée. Dans quelques manufactures anglaises , on étend la laine sur des claies, et on y fait arriver l’eau d’un réservoir supérieur. Cette méthode a l’avantage de bien nettoyer la laine sans entremêler ses brins, ce qui arrive toujours en se servant de râteaux.
- M. Sehlmacher, fabricant de draps à Berlin, emploie, avec succès, depuis quelques années, une machine à laver la laine, qui se distingue par sa simplicité et la facilité de son service : elle est représentée PL 607. La fig. ire est une coupe longitudinale de l’appareil surmonté de son réservoir. La fig. 2 le montre en plan, et la fig. 5 est une coupe transversale. Cette machine se compose d’une auge ou cuvier A eu fortes douves de chêne, dont Trente-quatrième année. Janvier i835. 3
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- ARTS MÉCANIQUES.
- les parties latérales sont droites et le fond arrondi; ces douves sont assemblées et réunies par des vis aa. Le cuvier a 3 pieds de long , 20 pouces et demi de large dans œuvre et autant de profondeur. Pendant le travail, on y maintient environ 6 pouces d’eau, qui est successivement renouvelée par celle du réservoir supérieur B. En ouvrant le robinet G, l’eau ne tombe pas directement sur la laine, mais sur une planche inclinée D, adaptée au cuvier et percée de trous qui la divisent en filets minces. La laine est agitée dans le cuvier à l’aide d’un râteau E, formé de onze dents en bois b bien arrondies. Ce râteau est réuni, par deux tiransFF, à une manivelle coudée G, dont il reçoit le mouvement*, il fait soixante-dix allées et venues par minute, de manière qu’en six minutes la quantité de laine contenue dans le cuvier est complètement nettoyée et lavée. Le mouvement du râteau, indiqué par les lignes ponctuées xyz,fîg. i,est semblable à celui qu’opèrent les hommes en remuant la laine. L’axe H de la manivelle coudée repose, par ses deux bouts, sur des paliers vissés sur un bâtis I, placé derrière le cuvier. Sur l’iin des bouts de cet axe , et à l’extérieur du bâtis, tourne une poulie J, sur laquelle passe la courroie qui transmet le mouvement à la machine; un levier d’embrayage K fait passer le manchon L sur la poulie, qui alors tourne avec son axe.
- Pendant l’opération du lavage, l’eau impure s’écoule par un orifice d, pratiqué dans la paroi du cuvier et couvert d’une grille e, afin que les brins de laine ne s’échappent pas en même temps. Cette eau tombe dans une rigole M pour être conduite au dehors ; elle est constamment remplacée par celle du réservoir supérieur. On peut vider entièrement le cuvier en ouvrant la soupape/ qui bouche l’orifice g, également recouvert d’un grillage h. Pour cet effet, on appuie sur la tringle i de la soupape , et elle se trouve alors dans la position indiquée par les lignes ponctuées,/%. ire. Après que l’eau s’est écoulée par la rigole M, on tire la tringle pour fermer l’orifice.
- Lorsque la machine reçoit son mouvement d’un moteur quelconque, on peut y laver de 220 à 2D0 livres de laine par jour. Cette opération terminée, la laine est placée sur des planches inclinées, percées de trous, où on la laisse jusqu’à ce qu’elle soit bien égouttée : ensuite, on l’étend sur des claies en lattes eu sur des filets en cordes, qu’on expose à l’air et à l’ombre lorsque le temps est sec et chaud, ou en hiver dans un endroit chauffé à une température convenable. Il faut éviter une dessiccation trop prompte, parce qu’alors la laine devient raide et dure, et se trouverait peu propre aux opérations qu’on lui fait subir ultérieurement. (D.)
- ( La suite au numéro vrochain. )
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- Rapport fait par M. Francœur, au nom du Comité des arts mécaniques y sur un perfectionnement apporté aux harpes dites a double mouvement; par M.. Domény, rue du Faubourg-Saint-Denis, n 82, a Paris. ,
- On s’est long-temps servi de harpes conçues d’après des procédés défectueux, tant sous le rapport de la justesse et de l’éclat des sons que sous celui des procédés mécaniques. MM. Naderman, habiles artistes , donnèrent les premiers à ces instrumens des avantages précieux qui firent adopter généralement les modifications qu’ils y apportèrent.
- Nous rappellerons, d’abord, que les harpes sont montées en mi bémol, chaque octave ne rendant que les sons de cette gamme. Pour passer de ce ton dans d’autres, il faut donc accourcir certaines cordes pour en hausser le diapason : ainsi, pour jouer un air en si bémol, on rendra tous les mi naturels en les élevant d’un demi-ton, et ainsi des autres gammes. Cet accourcissement de certaines cordes se fait par un mécanisme qui, à l’aide de pédales, tire des tringles verticales en fer, lesquelles sont cachées dans la colonne creuse de la harpe : ces tringles communiquent la pression sur la pédale à la partie supérieure de la corde, près de la cheville qui sert à tendre cette corde ; elle meut un appareil qui remplit à peu près la même fonction que le doigt de celui qui joue du violon en appuyant la corde sur la touche.
- Or cet appareil, tel que MM. Naderman l’avaient imaginé , était appelé à crochet, parce qu’un crochet en formait la partie essentielle. Il serait inutile de décrire avec détail ce mécanisme, qui n’a aucun rapport avec celui de M. Domény; qu'il nous suffise de dire qu’un petit levier caché dans la bande, en haut de la harpe, étant tiré par sa tringle quand on appuie sur la pédale, tire à son tour un morceau de laiton appelé sabot, et l’amène sur la corde avec la force suffisante pour la presser contre la bande : c’est absolument l’analogue du doigt qu’on pose sur la corde d’un violon.
- Ainsi la harpe de Nadermanporte au bas une couronne ou empâtement d où sortent sept pédales d’acier, mobiles dans des fentes verticales. Pour changer de ton , on appuie le pied sur celle de ces pédales qui convient à ce nouvel état musical, ce qui abaisse la pédale et l’amène en face d’une fente horizontale, où on la pousse : elle y reste ainsi accrochée tant qu on conserve la même tonalité; on la dégage pour revenir au ton primitif. Cette pédale étant ainsi abaissée tire une tringle de fer, qui amène sur la corde un petit sabot, lequel presse la corde contre la bande et l’accourcit. he fabricant dispose ce sabot précisément au point convenable pour hausser
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- 20 arts mécaniques.
- le son , juste d’un demi-ton, et la détermination de ce point est l’objet d’un calcul simple, puisque la longueur totale de la corde est connue pour chacune.
- Cet instrument, étant à son fixe , est accordé selon les lois du tempérament égal, comme les forté-pianos.
- On fait divers reproches à la harpe de Naderman ; le mécanisme en est un peu rude , sujet à se déranger, et la condition du tempérament pour son accord prive les sons d’une partie de leur justesse.
- . Sébastien Èrard a imaginé sa harpe à double mouvement, qui a une grande justesse de sons et un mécanisme plus mobile. Les pédales tirent aussi des tringles qui agissent sur des appareils logés dans la bande supérieure pour accourcir les cordes; ces appareils sont aussi simples qu’ingénieux, nous allons les décrire.
- Sur la bande, on voit au dehors, sous chaque corde, un petit disque appelé tourniquet, qui porte deux fortes goupilles, perpendiculaires à son plan, entre lesquelles passe la corde sans les toucher. Lorsqu’on agit sur la pédale, ce tourniquet pirouette sur son axe, et la corde, qui ne touchait pas les goupilles, se trouve pressée entre elles en faisant un léger zigzag : on appelle le système de ces deux goupilles une fourchette ; en tournant sur l’axe central, elle présente ses deux dents ou goupilles contre la corde et l’y arrête : de là une première diminution de longueur, lorsqu’on accroche la pédale dans la fente horizontale qui y correspond.
- Mais ce n’est pas tout ; n’entrez pas la pédale dans cette fente et appuyez le pied un peu plus fortement pour la faire descendre plus bas, et une nouvelle fente horizontale se rencontrera, où vous pourrez faire un second accrochement ; or, on voit sur la bande supérieure une autre série de tourniquets disposés en ligne courbe sous les premiers, et armés aussi de fourchettes, qui saisissent à leur tour les cordes et les accourcissent d’un autre demi-ton : ceux-ci ont à peine bougé dans le cas d’un premier accrochement ; c’est dans le second seulement qu’ils exercent leurs fonctions.
- Ainsi, avec la harpe à double mouvement d'Érard, il n’y a plus besoin d’accorder par tempérament ; le si bémol n’est plus la même chose que le la dièse, et est rendu par une autre corde. Lorsqu’on fait un premier accrochement de la pédale qui agit sur la corde rendant à vide le son de la bémol} on lui fait rendre le son de la naturel. Si on fait le second accrochement, le tourniquet inférieur agit à son tour, et monte la corde jusqu’au la dièse; en sorte que réellement on peut trouver vingt et un sons dans la gramme au lieu de douze que rendait la harpe de Naderman.
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- MUSIQUE. 21
- La harpe à double mouvement étant à peu près la seule en usage aujourd’hui, c’est cet instrument que M. Domèny a voulu perfectionner, en y faisant deux changemens.
- D’abord, on comprend qu’il est bien difficile de placer les fourchettes juste au lieu qui est nécessaire pour permettre d’y apprécier les intervalles de coma, si faibles qu’ils ne sont sensibles que dans les exécutions musicales. D’ailleurs chaque pièce ayant sa place fixe, il est bien tard de reconnaître qu’on l’a mal assignée lorsque l’instrument est achevé.
- M. Domény a imaginé de rendre la fourchette mobile sur le tourniquet; il monte les deux goupilles sur une pièce qui glisse dans une rainure en queue d’aronde, et qu’on arrête avec deux vis de pression. Ainsi, le fabricant de harpe et meme l’exécutant, lorsqu’il aura reconnu un défaut de tonalité dans quelque tourniquet, pourra y remédier de suite; il desserrera les deux vis, fera glisser de quelques pas le support de la fourchette, et serrera de nouveau les vis. Il sera bien aisé d’amener la fourchette à la place qui lui convient pour que la corde rende les sons propres à la justesse de l’accord : il faudra sans doute une oreille très exercée pour faire cette opération; mais aussi elle ne sera nécessaire que quand une oreille exercée l’aura reconnue telle.
- Ce mécanisme de M. Domény est très utile et très simple : il nous reste à en décrire un autre.
- Les tringles qui agissent sur les tourniquets dans les harpes d’jÊrard sont sans doute très bien disposées : pourtant on y a reproché quelques incon-véniens auxquels M. Domèny a trouvé remède avec le mécanisme qu’il propose. Lorsqu’on agit sur une pédale pour faire un premier accrochement, le tourniquet supérieur se meut seul , l’inférieur reste immobile ; ce dernier n’entre en mouvement que lorsqu’on presse la pédale jusqu’au second ac-crochement : or, c’est ce qui n’avait pas lieu autrefois; le premier mouvement faisait pirouetter les deux tourniquets ensemble, le supérieur complètement, l’inférieur en partie, et celui-ci n’achevait sa rotation que dans le cas d’un second accrochement. Il en résultait que quelquefois, dans le premier cas, le tourniquet inférieur allait trop loin dans sa marche et les cordes étaient sujettes à friser.
- Au reste, nous ajouterons que tous les modes différens d’accourcir les cordes des harpes sont loin d’être parfaits : d’une part, on change la tension, ce qui altère la justesse plus que ne le veut le simple accourcissement ; ainsi cette justesse de son est plus difficile à obtenir que si l’on se servait d’un autre procédé ; en outre , quand la corde est ainsi retenue entre les dents de la fourchette, qui lui font faire deux petits coudes, elle pose à la surface
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- ARTS .MÉCANIQUES.
- d’un cylindre, et quand elle vibre, les points de contact doivent légèrement changer. De là résulte une sorte de frisement provenant de ce que la longueur totale de la corde vibrante est un peu variable. La pureté du son en est affectée; tout le monde sait que les sons à vide d’une corde de violon ou de violoncelle ont plus d’éclat que ceux qu’on obtient en raccourcissant sous les doigts : aussi les artistes évitent-ils souvent l’emploi des sons à vide, qui contrasteraient avec lés autres, et nuiraient à la belle exécution. La harpe doit présenter cet inconvénient à un degré très marqué.
- Quoi qu’il en soit, les perfectionnemens que M. Domèny a apportés à la harpe à double mouvement sont ingénieux^et utiles, et le Comité des arts mécaniques vous propose, Messieurs, de l’approuver, et de faire imprimer le présent rapport au Bulletin, avec une description et des figures pour montrer la forme du mécanisme.
- - Approuvé en séance, le 21 janvier i835.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Description du mécanisme de harpe imaginé par M. Erard.
- Avant de donner la description du nouveau mécanisme de harpe de M. Domèny) nous allons parler de celui pour lequel M. Erard a pris, le 10 août 1811, un brevet d’invention de quinze ans , dont la spécification se trouve t. XIV, page 10 de la Description des brevets.
- La fig. 1, Pl. 608 , représente les disques des fourchettes dans leur état de relâchement; dans cette position, la corde C est libre : c’est le ton bémol. La fourchette A du premier accrochement porte deux chevilles a b, qui pincent la corde; la fourchette B du second accrochement est munie de deux chevilles semblables cd, qui remplissent la même fonction. L’équerre, formée par le levier h et la lame e, est destinée à porter, par un mouvement d’arc de cercle , la lame gf hors de sa ligne, pour la placer en arc-boutant sur le point d’appui du premier accrochement, comme on le voit fig. 2, qui représente la corde dans la position du ton naturel.
- Aussitôt que le mouvement, s’est opéré pour ce premier accrochement, la pièce h ne forme plus qu’une ligne droite avec la lame gf“ et cette lame, appuyée d’une part sur le pivot de la pièce h, et de l’autre sur la tangente du disque supérieur (voy. fig. 2 ), se trouve prise comme dans un étau , et forme une résistance qui est telle qu’elle devient absolument indépendante de toute pression sur la pédale. Le second accrochement, Jig. 3, qui présente la corde dans la position des dièses, s’opère d’une manière tout à à fait indépendante du premier; car ce n’est plus quele mouvement delà
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- . J ïSTtFSIQÜE. :
- lame e qui conduit le disque inferieur au point d’accrochement, en pivotant sur le point g7 mais sans altérer ou ebranlei la ligne hy g7 f
- Les lignes i, 2, 3,/zg". L indiquent les diverses positions des fourchettes. Lorsque le levier i est au point 1, la corde est libre; quand il est au point 2, elle est pincée par la fourchette supérieure ; et lorsqu’il est vis à vis le point 3, elle est accrochée par les deux fourchettes.
- Dans le second accrochement, la pression du pied sur la pédale a plus d’action que dans le premier; mais cette pression est suffisante pour donner la solidité convenable a la corde C, enveloppée sur la cheville D, et passant sur le sillet à coulisse E. . ,
- Description du mécanisme de harpe de M. Domény,.
- M. Domény a eu pour but, dans la construction de son nouveau mécanisme de harpe , pour lequel il a obtenu un brevet d’invention de cinq ans , le 24 septembre 1804, de rapprocher ou d’éloigner la fourchette inférieure de la fourchette supérieure au moment où la corde doit être pincée , afin d’élever ou de baisser le dernier ton convenablement. Pour cet effet, au lieu de rendre cette fourchette fixe sur son axe, il la rend mobile, de manière à pouvoir l’excentrer à volonté d’une certaine quantité, soit en dessus, soit en dessous. Ainsi, lorsque le ton est trop bas, l’exécutant descend la fourchette, la corde devient alors plus courte, et par suite le son plus fort. Si, au contraire, le ton est trop haut, on remontera la fourchette, ce qui donne plus de longueur à la corde et fait baisser le ton. Quand on a déterminé la véritable position de la fourchette, on l’arrête au moyen d’une bride Serrée par deux petites vis.
- Ce nouveau mode de régler les seconds demi-tons n’est applicable qu’aux dernières cordes, c’est à dire pour les vingt ou les vingt-quatre notes les plus hautes.
- Dans la fîg. 4-. Pl. 6o8 , la corde C est libre; dans la fig. 5, elle est pincée par la fourchette supérieure, et dans la fig. 6 par les deux fourchettes simultanément.
- Les fourchettes sont mues au moyen d’une équerre à trois branches e, à l’une desquelles est accrochée la tringle de la pédale. Cette équerre, qui bascule sur le pivot fy est munie de deux leviers courbes gh ; le levier supérieur h7 tournant autour du point i, entraîne une pièce/, dont le centre de mouvement est en h, et qpi porte un second levier /, réuni au point m avec une bascule n, mobile autour du centre o; à cette bascule est attaché un tirant p, qui fait pivoter la fourchette A. Le mouvement est imprimé à
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- 3a fourchette B, par l’intermédiaire d’une bascule <7, réunie à un tirant /*, qui la fait agir.
- Lorsque la branche de l’équerre e, portant la tringle de la pédale, est dans la position la plus élevée, c’est à dire au point i,/%. 4> la corde est libre; quand cette branche est tirée par la tringle et amenée au point 2 , fig. 5, le premier accrochement de la corde a lieu par la fourchette supérieure qui tourne, tandis que la fourchette inférieure reste immobile; enfin, lorsque la branche est à son point le plus bas 5, fig. 6, la fourchette B entre en mouvement, et toutes deux se correspondent alors peur pincer la corde simultanément.
- Lia fig. 7 montre la fourchette inférieure en élévation, vue de face et de côté, et munie de son axe D. La Jig. 8 représente cette fourchette vue en plan, et la Jig. 9 est le plan et l’élévation du disque t, percé de deux mortaises longitudinales dans lesquelles entrent les vis de la bride u. Le dessous de ce disque est taillé en queue d’aronde s, qui glisse dans une rainure correspondante du tourniquet E, pour l’excentrer. Quand la fourchette a été amenée dans la position fig. 7, on l’arrête en serrant les deux petites vis de la bride u qui la recouvre. Ainsi l’on voit que si la fourchette B a besoin d’être rapprochée de la fourchette À, pour diminuer le second demi-ton supposé trop haut, il suffit de desserrer les petites vis de la bride u pour faire glisser le disque t dans sa rainure, et l’élever de manière à ce qu’il prenne l’excentricité indiquée fig. 7. Si, au contraire, on fait glisser le disque de haut en bas, la corde sera nécessairement plus courte et le ton plus élevé. (D.)
- SERRURES.
- Rapport fait par M. le baron Séguier, au nom du Comité des arts mécaniques y sur des serrures à combinaisons présentées par 31. Robin, rue Coq-Héron9 n° 5, a Paris.
- Messieurs, les serrures et cadenas à combinaisons qu’on trouve dans le commerce portent en eux un grand défaut inhérent au principe même de leur construction. Dans ces serrures, le mécanisme destiné à mettre le pêne en jeu est paralysé dans son action par son seul contact contre les rondelles qui portent les lettres ouïes chiffres dont l’assemblage forme la combinaison. Il faut, pour qu’il puisse rentrer dans la serrure, que les chevilles dont son prolongement est garni ne rencontrent plus d’obstacles sur les rondelles. Ces serrures ne peuvent donc s’ouvrir que lorsque les entailles pratiquées dans les rondelles ont été amenées vis à vis des chevilles du pêne : dans toutes les autres positions, elles résistent à sa rentrée ; les efforts tentés alors
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- SERRURES. > 25
- pour le faire agir leur impriment un ébranlement facile à reconnaître au toucher; en étudiant le moment où cette action du pêne sur les rondelles vient à cesser, on découvre promptement le rapport de position de l’encoche avec' la cheville, et par cela même l’assemblage formant la combinaison. Cette expérience a été plusieurs fois répétée devant nous, et nous sommes parvenus nous-mêmes en peu d’instans à ouvrir, à l’aide de ce procédé, les serrures et cadenas actuellement en usage.
- M. Robin, frappé de cet inconvénient, a cherché à débarrasser ces sortes d’appareils de fermeture de ce défaut capital ; il a pensé avec raison que le meilleur moyen de rendre ces serrures inouvrables serait de faire cesser la relation qui existe entre le pêne et les rondelles. Dans la construction, le mouvement de l’un est complètement indépendant de celui des autres; cette disposition présente encore l’avantage de pouvoir assimiler la serrure à combinaisons à une serrure ordinaire en suspendant l’effet des combinaisons ; l’emmanchement des diverses pièces qui composent ses serrures est tel qu’elles ne peuvent être ouvertes que sur la combinaison déterminée avant leur fermeture, et, cependant , elles peuvent être refermées alors que la coïncidence des lettres ou chiffres formant la combinaison n’existe plus. Cetle propriété dispense de laisser subsister ou de rechercher la combinaison au moment de fermer.
- Le passage des chiffres ou des lettres vis à vis le point où ils doivent être amenés est rendu sensible à l’oreille et au toucher par le bruit d’un cliquet ; les rondelles peuvent tourner constamment dans un sens, elles rencontrent en sens inverse un arrêt qui sert de point de départ, et en comptant le passage des lettres ou chiffres, on conçoit qu’on peut facilement, pendant la nuit, ouvrir cette serrure.
- A tous ces avantages, M. Robin joint celui de la modicité du prix. En chargeant M. Japy de la confection de ces fermetures, il a su allier une bonne confection à une grande économie de main-d’œuvre.
- A otre Comité des arts mécaniques vous propose d’approuver le principe des serrures deM. Robin, de le remercier de sa communication , et d’insérer le présent rapport au Bulletin, avec le dessin de ces serrures lorsque leur inventeur aura adopté un modèle définitif.
- Approuvé en séance, le 19 mars i854*
- Signé baron Ségüier, rapporteur.
- Trente-quatrième année. Janvier 1835.
- 4
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- a6 ARTS MÉCANIQUES.
- Description d’une nouvelle serrure de sûreté inventée par JM, Huet, serrurier-mécanicien y rue du Faubourg-Saint-* Martin , n? 9 g,a Paris, •
- - Nous avons donné, page 296 du Bulletin d’août 1834, la description d’une serrure de sûreté présentée à la Société d’Encouragement par M. Huet, et qui a été l’objet d’un rapport favorable de M. Francœur.
- Depuis cette époque, M. Huet a ajouté à sa serrure des perfectionnemens qui, selon lui, la rendent incrochetable , simplifient son mécanisme et facilitent son service. C’est cette nouvelle serrure qu’il a soumise au jugement de la Société.
- Le Comité des arts mécaniques, qui l’a examinée, a proposé, par l’organe deM. Francœur, de l’approuver et d’en publier une description avec figures dans le Bulletin.
- La PL 609 représente la serrure de M. Huet aux deux tiers de grandeur naturelle, et vue sur ses différentes faces avec tous ses détails. Les pièces principales ont été détachées, et sont dessinées séparément pour en faciliter l’intelligence.
- La fig. ire montre la serrure du côté de la couverture.
- Fig. 2. La serrure^découverte laissant voir l’intérieur du mécanisme et le pêne fermé à double tour.
- Fig. 3. Pêne vu en élévation et muni de toutes ses pièces.
- - Fig. 4. Le même vu en dessous.
- Fig. 5. Lame percée d’une mortaise longitudinale, et sur laquelle chemine le va-et-vient.
- Fig. 6, Pièce nommée va-et-vient, vue en élévation. Cette pièce a été rénversée'pour montrer la crémaillère. ♦
- Fig. 7. La même, vue] en plan.
- Fig. 8. Canon et panneton de la clef. .
- ' Fig. 9. Petite languette dû panneton , vue de face et de profil.
- Fig. 10. Coupe d’une partie de la serrure, montrant l’effet que produit la clef au moment de dégager le pêne.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Palastre de la serrure.
- B, Couverture portant une paillette en cuivre I, que la clef soulève lorsqu’elle est engagée dans la serrure , position indiquée par la fig. 10.
- C, Pêne à double tour, muni de deux barbes cc\ et surmonté d’une pièce mobile, dont le goujon a s’engage dans un trou u de la couverture lorsque la serrure est fermée. La queue de ce pêne est percée d’une mortaise 7, dans
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- SERRURES. . : T ' SÔ7
- laquelle passe une vis e,y%. a, serrée par un écrou, et gui sent à le guider pendant son mouvement. ,, , ,, , f . : r;h umm J r '
- D, Pièce mobile contre laquelle glisse le va-et-\dent; elle tourne horizon-
- talement sur une vis o, fixée sur la tête du pêne, et porte un goujon a, qui, au troisième tour de la clef, s’engage dans le trou u de la couverture et arrête le pêne dans sa position; ce goujon est dégagé et rentre au quatrième tour de la clef pour ouvrir la serrure. L’effet dont nous venons de parler est produit par le passage du chanfrein q du va-et-vient sur le plan incliné p, comme nous l’expliquerons plus bas. H .O
- E, Ressort qui s’appuie contre la couverture; il est fixé sur la pièce'précédente et sert à la repousser pour dégager le pêne. • . < . • ; /j
- ' 1 F, Lame percée d’une mortaise d, dans laquelle glissent les dents de ]a crémaillère du va-et-vient. Derrière cette lame, qui est arrêtée par deux vis, passe le.pignon qui engrène dans la crémaillère. . , > . - /, ;
- G, Pièce nommée va-et-vient, coulant librement sur la lame E ; elle est
- percée de sept trous gg, dans lesquels s’engage successivement le goujon f, fig. i et io, de la paillette 1, et porte des dents h formant crémaillère, qu’un pignon fait avancer ou reculer. Sur Taxe de ce pignon est monté un bouton qu’on tourne lorsqu’on veut ouvrir ou fermer la serrure de l’intérieur. Les entailles ii reçoivent, à chaque tour de clef, l’arrêt du grand ressort. Quand on ouvre de l’extérieur, la clef agit sur les barbes 1ik , et fait reculer Je va-et-vient après avoir soulevé le grand ressort., , , . j . T < '
- - Le va-et-vient est taillé, sur son épaisseur, en chanfrein q qui, rencontrant le plan inclinép de la pièce mobile D , fait reculer celle-ci. : ,
- H, Pignon engrenant dans les dents de la crémaillère h; il porte un bou-
- ton qu’on fait tourner dé l’intérieur lorsqu’on veut ouvrir ou fermer la serrure sans le secours de la clef. Ce pignon opère le mouvement latéral d’allée et de venue de la pièce G, qui entraîne le pêne. Un seul tour du bouton équivaut^-§jx tours de clef. ;
- I, Paillette en cuivre en forme de fer à cheval, dont les deux branches "sont fixées par des vis sur la couverture. La tête de cette paillette porte antérieurement un goujon /, qui entre, à chaque tour de clef, dans les trous '88 du va-et-vient, et une pièce staillée en biseau, contre laquelle glisse le levier N, lorsqu’on le soulève à l’aide du bouton L pour dégager le pêne; une autre -pièces,-adaptée à la paillette, est repoussée par la languette n de la clef et fait rentrer le goujon l. .
- J, Entrée de la serrure. ‘ f ‘ * / ’ - - 1 ’
- » K, Paillette fixée à l’intérieur de l^^uverture ; elle porte sur la pièce s, e sert à faire appuyer la paillette I sur la couverture.\ .
- • : • • 4*
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- a8 ARTS MÉCANIQUES. SERRURES.
- L, Bouton qui monte et descend dans une coulisse* pratiquée dans la cloi-
- son ; il est muni de deux arrêts mm, qui, en agissant sur le talon t du grand levier N, le font lever pour dégager le goujon l et mettre en jeu le va-et-vient. : ' -
- M, Grand ressort dont l’arrêt r tombe successivement dans les entailles H
- du va-et-vient. r 5 . '
- N, Levier à bascule dont le centre de mouvement est sur la vis e. Son talon entre dans une mortaise de la cloison.
- O, Garniture de la serrure.
- P, Canon delà clef.
- Q, Panneton muni d’une languette n, qui, en basculant par l’effet du rouet S , est pressée contre la pièce z de la paillette I.
- B., Bouton ouvrant à l’intérieur.
- S, Rouet du passage de la clef taillé en biseau, afin de faire basculer la languette n du panneton.
- Effet du mécanisme. Supposons la serrure ouverte; pour la fermer, on donne successivement deux tours de la clef, qui, agissant sur les barbes c du pêne, le font avancer ; au troisième tour, la languette n du panneton, en appuyant contre la pièce z,fig. io, fait reculer la paillette I et retire le goujon l du trou g du va-^et-vient dans lequel il était engagé; en même temps, le panneton attaque les barbes A, soulève le grand ressort M, et fait avancer le va-et-vient, dont le chanfrein, passant derrière la pièce mobile D, rencontre le plan incliné p, et fait sortir le goujon a, qui entre aussitôt dans le trou u de la couverture. On donne ensuite trois autres tours de la clef, qui, en attaquant seulement lesbarbes du va-et-vient, le conduisent jusqu’au bout de sa course. A chaque tour, la paillette I s’écarte par l’effet de la languette ;z, et le goujon l est dégagé des trous g.
- Pour ouvrir la serrure, la clef agit, pendant les trois premiers tours, sur lesbarbes Ay soulève le grand ressort, écarte la paillette I au moyen de la languette n, qui, en basculant, presse contre la pièce z, dégage le goujon /, et opère la retraite du va-et-vient ; au quatrième tour, le chanfrein q, en abandonnant le plan incliné p, fait rentrer le goujon a; les deux derniers tours , pendant lesquels la clef attaque simullanément les barbes du pêne et celles du va-et-vient, font rétrograder tout le système, et la serrure est ouverte. * v,- : •
- Quand on veut la fermer de l’intérieur, on n’emploie pas de clef. 11 suffit de soulever de la main gauche le bouton L, qui lève, à son tour, la bascule N, sur laquelle s’appuie le butoir x du grand ressort M ; ce ressortse trouve alors dégagé; en même temps, la bascule N, en passant contre le chanfrein s,
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- ARTS CHIMIQUES. - HUILES.
- fig. io, fait reculer la paillette I, et le goujon l se retire aussitôt du trou g. Si, pendant qu’on soutient le bouton L, et que le va-et-vient est entièrement libre, on fait tourner de gauche à droite, à l’aide du bouton R , le pignon H, celui-ci, en engrenant dans la crémaillère h, fera avancer tout le système, et le pêne se trouvera engagé dans la gâche. En abandonnant ensuite le bouton L, la bascule N retombe et entraîne le grand ressort ; la pièce s n’étant plus alors pressée , le goujon l rentre dans le trou g qui lui correspond. Lorsqu’on veut ouvrir la serrure, on tourne le bouton en sens contraire, c’est à dire de droite à gauche, pendant qu’on soutient le bouton L, et tout rentre aussitôt en place. Un tour entier du bouton R opère l’ouverture et la fermeture de la serrure; il équivaut, par conséquent, aux six tours de la clef. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — huiles.
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du Comité des arts chimiques, sur les huiles pour!horlogerie de M. Anrès, rue du Jour^n* i3, a Paris (i).
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du Comité des arts chimiques, auquel a été adjoint M. Francœur, pour le Comité des arts mécaniques, les huiles préparées pour l’horlogerie par M. Ames. Je suis chargé de vous faire connaître le résultat des essais qu’il a faits sur cette substance.
- L’huile dont il est question est d’une nature animale, parfaitement limpide, très coulante, ne donne, à la température de zéro, qu’une très faible quantité de matière solide ; à celle de—io°, elle s’épaissit sans se congeler, ce qui offre déjà^ un avantage pour les usages auxquels on la destine.
- Mise en contact avec le cuivre, comparativement avec les meilleures huiles préparées pour les memes usages, elle n’a pas offert, après trois mois, la plus légère trace d’altération , tandis que les huiles que le commerce fournit, et qui sont regardées comme les meilleures , ont commencé à produire une oxidation au bout de trois à quatre jours au plus tard, et même souvent en moins de temps. •
- M. Anrès a répété devant l’un des membres du Comité toutes ses expériences pour la purification de l’huile, désirant que son procédé ne fût pas publié : ce procédé est remarquable par sa simplicité et son action; les huiles ordinaires, soumises à un traitement convenable, laissent déposer une
- - (i) Le dépôt de cette huile est établi chez MM. Lecoq et Bazin , rue des Rosiers , n° 34 >
- su Marais.
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- 3o arts économiques.
- gpande quantité d'une substance rougeâtre commemucilagineuse, qui altère fortement le cuivre ; celles que l’on trouve dans le commerce , comme déjà purifiées pour le même usage, donnent lieu au même effet, avec cette seule différence que le précipité est moins abondant, et après ce traitement, les unes et les autres deviennent également bonnes.
- C’est avec des huiles achetées dans le commerce et celles que M. Anrès lui-même a purifiées sous les yeux de l’un des membres du Comité, que tous les essais ont été faits; vous en avez les résultats sous les yeux.
- Comme l’inaltérabilité du cuivre n’est pas la seule qualité que doit présenter l’huile pour l’horlogerie, que le temps peut singulièrement influer sur ses propriétés, que toutes les espèces de cuivre ne paraissent pas agir de la même manière sur l’huile, et enfin qu’il y a une très grande différence entre le séjour de cette substance dans un trou pratiqué sur une planche de cuivre et l’action qu’offre le mouvement d’un pivot qui y repose, c’était aux horlogers seuls qu’il appartenait, en définitive, de prononcer sur l’emploi des huiles destinées à leur travail habituel. M. Anrès a fourni à votre Comité de nombreuses attestations, parmi lesquelles nous nous contenterons de signaler celles de MM. Bréguet, Berthoud, Wagner et Janvier, qui s’accordent toutes pour reconnaître à l’huile qu’il leur a fournie les meilleures qualités. Ces opinions s’accordant parfaitement avec les résultats que votre Comité lui-même a obtenus, il pense faire une chose utile en cherchant à propager l’usage de ce produit, et je suis chargé de vous proposer en son nom,
- i°. De remercier M. Anrès de sa communication;
- 2°. D’imprimer le présent rapport au Bulletin;
- 3°. De renvoyer ce même rapport à la Commission des médailles.
- Approuvé en séance, le 2J janvier i835.
- Signé Gaultier de Claübry, rapporteur.
- y\.. ARTS ÉCONOMIQUES. — médecine.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du Comité des arts économiques ^ sur la pompe laryngienne et les pessaires en caoutchouc, présentés par Madame Rondet, sage-femme , brevetée, rue Saint-Honoré, n 247, a Paris. •
- Messieurs, il arrive assez souvent que les onfans, -au moment dedeur naissance, sont frappés d’une mort apparente, d’une 'Véritable asphyxie
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- MÉDECINE. 3l
- causée , soit par la faiblesse de l’enfant, soit par la compression exercée sur lui pendant l’opération de l’accouchement.
- Dans ce cas, pour rappeler à la vie le nouveau-né , l’accoucheur lui insuffle de l’air,* en appliquant sa bouche contre celle de l’enfant; par ce moyen, il gonfle et dilate la poitrine, et met en jeu les organes de la respi- -ration. . .. . . L ;
- On comprend déjà les inconvéniens que présente cette manœuvre, soit pour l’enfant, soit pour l'accoucheur lui-même. •
- Le professeur Chaussier avait imaginé, pour cet objet, un instrument appelé tube laryngien, que l’on introduit dans l’intérieur de l’arrière-bouche de l’enfant.
- L’emploi de ce tube, qui est en métal , n’est pas exempt de quelques inconvéniens, et Madame Rondet elle-même les a remarqués; on ne peut, d’ailleurs, au moyen de ce tube, comme avec la bouche, insuffler que de l’air ayant déjà servi à la respiration, et, par conséquent, privé d’une partie de son oxigène et chargé d’acide carbonise.
- Ces observations ont déterminé Madame Rondet à construire l’appareil qu’elle vous a présenté, et auquel elle donne le nom de pompe laryngienne.
- Il est composé d’une bouteille ou réservoir en gomme élastique, au col de laquelle s’adapte un tube flexible, aussi en gomme élastique, dont l’introduction dans l’arrière-bouche de l’enfant ne peut lui occasioner aucune blessure. ,
- Deux soupapes, disposées convenablement, permettent l’entrée et la sortie de l’air par deux ouvertures différentes. ‘ • .
- En comprimant la bouteille de caoutchouc avec la main , on en expulse l’air qu’elle contient, et, par suite de l’élasticité naturelle du caoutchouc, la bouteille , en reprenant sa forme , se remplit d’air de nouveau, quis’intro-cîuit par la soupape d’aspiration. .
- On peut donc , à l’aide de cet instrument, insuffler, avec une grande facilité , de l’air pur et non respiré dans l’intérieur des voies aériennes des en-fans et même des adultes dans le cas d’asphyxie. ‘ - , ,
- INous ferons observer cependant que l’insufflation opérée par l’accoucheur, en appliquant sa bouche contre celle de l’enfant, a l’avantage de distendre et de dilater immédiatement la poitrine, de gonfler les poumons, et de les forcer, en quelque sorte, à l’acte de la respiration.
- Quoiqu’il en soit, nous pensons que l’instrument présenté par Madame^ Rondet peut être avantageux dans plusieurs circonstances. Les corps savans,-1 Académie de médecine , la Société de médecine pratique l’ont.jugé d’une?
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- 32 arts économiques.
- manière favorable, et il serait à désirer que les maisons d accouchement en fussent pourvues.
- . Le prix de la pompe laryngienne est de 20 francs.
- Madame Rondet; vous a aussi présenté des pessaires en caoutchouc pur.
- Il arrive, chez un assez grand nombre de femmes, par suite d’un accouchement laborieux, d’une constitution faible ou d’un accident, que l’utérus vient à se déplacer, qu’il descend considérablement, au point même de sortir quelquefois du corps. La chirurgie a remédié à cette grave infirmité au moyen des pessaires qui soutiennent l’organe et le maintiennent dans sa position naturelle. On construisait autrefois les pessaires en métal, en bois, en ivoire, en liège; mais, outre que l’introduction de ces appareils était douloureuse et difficile, leur inflexibilité gênait considérablement la marche et les mouvemens du corps ; aussi les malades ne pouvaient-elles se résoudre à faire usage de pessaires qu’à la dernière extrémité.
- Depuis plusieurs années, on fabrique des pessaires dits de gomme élastique; mais la plupart de ceux que l’on trouve dans le commerce sous cette dénomination ne sont rien moins qu’en gomme élastique; c’est un tissu de fil enduit de plusieurs couches d’huile siccative et recouvert d’un vernis qui s’écaille facilement ; l’intérieur est bourré de laine, et l’ensemble forme souvent un corps à peu près aussi dur et aussi inflexible que le bois lui-même. -
- Les inconvéniens de l’application et de l’usage de ces appareils sont donc toujours à peu près les mêmes qu’ils l’étaient autrefois.
- Madame Rondet a eu l’heureuse idée de fabriquer des pessaires en caoutchouc pur. La supériorité de ces derniers est incontestable ; on peut les ployer, les réduire à un petit volume et les introduire avec la plus grande facilité; les malades peuvent souvent les placer elles-mêmes; ils prennent dans le corps la forme la plus convenable, et se moulent, en quelque sorte, sur l’organe qu’ils doivent soutenir; ils sont beaucoup moins gênans pour la marche et les divers mouvemens du corps que ne le sont les anciens. Les avantages chirurgicaux de ces pessaires, ainsi que leur solidité , ont été reconnus et constatés par l’Académie de médecine et d’autres corps savans. L’auteur a obtenu une médaille de bronze à la dernière exposition.
- Les pessaires fabriqués par Madame Rondet nous ont paru généralement bien confectionnés; leur préparation est fort simple, ils sont formés d’une seule pièce ou d’une petite poire de caoutchouc à laquelle on donne la forme convenable au moyen de l’eau chaude et de la pression; les bords de la poire sont rapprochés et réunis ensuite par une suture qui se trouve en de-
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- INSTRUMENS ARATOIRES.
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- dans et forme l’ouverture du pessaire ? cette suture est récouverte de plusieurs couches de caoutchouc dissous. twüi;ï:'• £;; -h
- Le prix des pessaires, préparés par Madame Rondet, est de 48 francs la douzaine ; les produits de sa fabrication s’élèvent, d’après elle; à cinq ou six mille par année. ^ > iuiî u:p -ayt ui 3:> /::» u»./;/- -
- ; En résumé , nous pensons que Madame iRonâet a rendu un véritable service à l’art chirurgical par l’invention de sa pompe laryngienne et la préparation des pessaires élastiques de différentes formes en caoutchouc pur; que ces objets sont bien conditionnés, solides^ et qu’ils justifient la bonne réputation dont ils jouissent dans le commerce et les encouragemens qu’ils ont valu à leur auteur. --•(rvo:m J> nos. :
- Nous avons , en conséquence, l’honneur de vous proposer, 1 ’ sh- ; i - i°. D’écrire à madame Rondet pour la remercier de sa communication
- etlui en témoigner votre satisfaction ; ; - s ^; ;
- > 20. D’autoriser l’insertion du présent rapport dans le Bulletin: ’v 1 Approuvé en séance, le janvier i835. : ” • ' " • • j !
- r : ' î ;p./. ' i : ; v ) ':)-<\ Signé Herpin, rapporteur. -
- AGRICULTURE.
- INSTRUMENS ARATOIRES.
- t • • • •• i • i !
- Rapport fait par M. Huzarcl fils, au nom du Comité dagri-' culture sur une ratissoire a cheval, présentée a la Société par M. Pescheur, jardinier a Issÿf près Paris. ‘ r
- Messieurs, la ratissoire que M. Pescheur, jardinier à Issy, vous a présentée, a sur les anciens instrumens du même genre quelques avantages qui la recommandent. . , .... r ; ; >
- Elle est montée, comme les ratissoires à cheval, sur un avant-train nécessaire pour laisser au conducteur la faculté de maintenir convenablement l’instrument, malgré la puissance de l’animal; mais pour rendre cette faculté plus grande en empêchant le soc d’entrer trop profondément , le constructeur a ajouté à l’arrière-train, derrière le soc, un régulateur muni d’une roulette, qui, se haussant ou s’abaissant à volonté, permet de fixer la plus grande profondeur à laquelle le soc puisse entrer. De cette manière, le conducteur n’a qu’à s’occuper de la marche de l’ins-- trument, et celui-ci ne peut être brisé pour avoir pénétré trop profondément dans le sol. Ce régulateur sert encore, quand on veut conduire l’instrument dun lieu à un autre, à porter l’arrière-train ; en sorte quel’ou-Trente-quatrième année. Janvier i835. 5
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- m&imtîMBKS üiiiffiDQfrïiEs.
- ^vrier n’a qu% s’occuper durimmarndoiît nous allons pa®leC tout à l’heure.
- Dans les allées sablées des jardins, quand les ratissokes àiebeval eut passe «ët^déraciné les «herbes qui ont «envahi les allées, «il est encore nécessaire qu?nnjardinier vienne avec ;îà bèolæüraifraîcbir des bords qui ont été en-vahis çà et là par les gazons qui bordent ordinairement ces allées. dUi moyen diUiï couperet ajoutéèl’un des côtés de la ratissoire , cette seconde mainMl’cëuvre est évitée; le couperét est donc encore une bonne addition : seulement /vos Gomraissairesrontipensé que, dans la machine , le tranchant -de da Iameidécrivait une courbe trop régulière; ique cette lame devrait être ton peu allongée à ?sa: partie supérieure pour trancher plus nettement de gazon et mieux remplir son but. , ; i r , I ?
- Enfin, presque toutes les ratissoires, celles,à cheval surtout, ont l’inconvénient, après avoir coupé entre deux terres et soulevé lés plantes, de replacer ces plantes presque comme eljesc étaient, en sorte qu’on est obligé de revenir avec le râteau et uneijbrquette des asamasser jpàur les enlever de l’allée. Afin de remédier en partie à #01 {inconvénient en diminuant cette main-d’œuvre, le constructeur a ajouté derrière le régulateur un large râteau qui ramasse les touffes de plantes et ratisse en même temps l’allée assez bien pour que, dans de grands--espaces, quand il y a peu d’herbes, on n’ait pas besoin de ,revenir avec le râteau à main. Le râteau de la machine est pourvu, dans son milieu, d’un manche qui permet de le soulever .quand il est garni d’herbes et de laisser ainsi les herbes toutes disposées en tas; on n’a plus qu’à enlever les tas avec la brouette et donner un. coup de râteau à l’endroit qu’elles occupaient. Le manche du râteau sert aussi à le porter quand on fait passer l’instrument d’un lieu dans un autre.
- * Pour rendre de--râteau adapté à la macbinerpius efficace, l’inventeur l’a Fait beaucoup plus large que la machine eUe-mêrne; rnais alors il aurait pu s’opposer à ce que la ratissoire passât aux bords des allées; il aurait meme tout à fait rendu inutile le couperet destiné à rafraîchir le bord de ces allées. Polir remédier à ce nouvel inconvénient, le constructeur a composé le râteau de trois parties , dont les deux latérales ^ ajoutées à celie du milieu, au moyen de charnières / peuvent se relever sur celle-ci quand l’ins--trument passe à l’un des bords de l’allée, ou même toutes les deux à la fois quand le peu de? largeur de l’allée le requiert. ; Vos Commissaires ont remarqué que ce râteau n’emhrassait pas suffisamment la courbe décrite par la superficie d?une allée un peu bombée,; mais il est faeile de remédier à cet -inconvénient en taillant en biseau les? bois du râteau à l’endroit, des char--nièresw;-’; ~ --V i-tw «u :^ ....
- ifCorome les autres ratissoires à cheval, celle-ci peut, dans les terrains
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- INSTRU-MiaW''''àHAtOiftÊSt’O^
- d’imé consistance très meuble, mis en labeur^ servir, en pliaee delà charrue, à donner à ces terrains une nouvelle façon quand on a été sans les ense^i mencer assez de temps pour que lés herbes aient pu s’^ développer de nouveau, et quand1on veut détruire ces^Mauvaisc^ Herbes sans retourner 1»* terre de crainte de l’exposer au haie àu„à œnètrop grande, séfcheresæ. : Sa* construction solide et le régulateur situé»à Karrière-train la rendent même, peut-être plus que l'es autres, propre' à cet emploi accessoire, mais qui est souvent très important dans les parcs on de& cultures se mêlent si pittoresquement aux prairies et'aux massifs, vinh Jns?fcï-.q 'diivîu, oan *iuq .o no aJ/n y os Commissaires ont fait fonctionner F instrument en leur présence éfc> Font appliqué aux divers travaux qu’ils/viennent d’énumérer, et ils ont été très satisfaits de la manière dont- ces travaux étaient exécutés, L instrument
- est, du reste, simple et d’une constructiôn faciles sj mi ortnoL rio aiipup&l eh D’après ces considérations, ils ont: l’honneur de vous proposer deromér-cier M. de Lespine, chez lequel M. Pescheur est jardinier^ de la complaisance qu’il a mise à se prêter à, tous les essais que vos Commissaires ont tentés, et d’autoriser l’insertion du présent rapport au Bulletin> avec une figure de la ratissoire. .!::Vefb b .-ni »!h; no o; "/i/ao:,.0.
- Approuvé en séance f le 7 janviùi' i855„ ; rmi è »;i» 7//- ?::/•; b ù'î
- Signé Huzaœid fils, rapporteur.^’ ; "*
- Description de la ratissoire de M. Pescheur.0", / ‘
- • » .f - • - " • : C-Jt . > i - - .Il .. •» : • ... -V. t. ’
- Cette ratissoire, qui est traînée par un cheval, est représentée PJ. 610.
- La fig. 1 est une élévation latérale dè rinstrument fonctionnant et monté de toutes ses pièces ; on y voit le fer de la ratissoire s’enfonçant dans le sol, et les râteaux rabattus et égalisant le sol après le passage de la ratissoire.
- 1 Fig.f2v Plan de. la ratissoire.* v.v.JbïA-: — ov..,
- • Les mêmes lettres, désignent les mêmes objets dans toutes les figures. «-AÂs Les-deux brancards. * tma-jq üW7üs>« une jq f*.!
- BB,- Mancherons servant à diriger la ratissoire. : fi d/o b î olbjoh 1; :iolodh }- C, Traverse qui réunit les mancherons^q i.*p ..fciod «rdb o-ins
- f Dq Sellette qui reçoit l’axe deTavantdrain. offrit] î>b . /..b no è^noutin ; t"ËF, Traverses^’assemblage des brancards.’ arrcb ?i*\i .üomri y ira h a L ‘ G, Forte pièce de bois fixée sur les traverses précédentes et recevant hf réguiateu^.sbüoqev/io'j. 1 obb'l ob büanoîi;/! no -hm aupibai mp
- ! H, Chape portant la roulette I du régulateur. La tige de cette chape passe à travers-une mortaise- de^ la pièce G • elle est percée de-trous de distance en distance*afin de l’arrêter à la hauteur voulue par le moyen d’une broche passant à travers la pièee i0 »>;> ***«« .*;« 1 ,,
- 5,
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- 36 NOTICES INDUSTRIELLES. '
- J, Râteau attaché derrière la ratissoire par deux tringles, et muni de neuf dents en-fer.-: î-n-np rtb-w.l *f' ‘-i ; •
- - KL, Râteaux accessoires fixés à charnière au précédent, et dont ils aug-
- mentent la largeur ; ils portent chacun six dents et peuvent être rabattus sur le râteau I lorsqu’on l’emploie seul, b b! 5>;.> >
- M, Joue tranchante attachée à l’un des côtés du fer de la ratissoire, et destinée à couper et rafraîchir le gazon qui borde les allées. ,• b - r.-j • ,
- Le talon de cette joue est attaché au bras cintré P, portant le fer de la ratissoire, par une cheville passant dans des trous dont ce talon est percé, afin de pouvoir l’élever et le baisser à volonté. ’ ' > ^ >
- N, Tige de la partie tranchante de la joue passant dans une bride a fixée au brancard A; elle est percée de trous qui reçoivent une cheville au moyen de laquelle on donne au tranchant le degré d’inclinaison nécessaire.
- - P, Rras cintrés portant le fer O de la ratissoire. ‘ n. -,
- - R, Avant-train. .b/, ‘ nv/bv-bV .f ! b: • • :b y-b • • b
- S, Axe vertical de l’avant-train tournant dans la sellette I).
- TT, Les deux roulettes de l’avant-train^ rc r ; :f’ , ;
- U, Palonnier auquel on attelle le cheval. .* '
- bb, Vis à écrou servant à fixer les bras cintrés P aux brancards., ; . cc, Tringles portant le râteau J. b d, Crochet qui tient ce râteau élevé.
- e} Tringles qui retiennent les râteaux accessoires KL. (D.) ‘
- b ' ^ - NOTICES INDUSTRIELLES (i). ‘ i — ^ ' T
- * ùi loa V* Irv'-n r--'- b> ?’.*'!'vlrn m : or, ?<-. ?•>
- Arts mécaniques. —^ Machine à peser les grandsfardeaux,par M. Raucourt. L’auteur a fait subir au dynamomètre des modifications! importantes. Le ressort principal de son nouveau peson est composé de deux lames d’acier à double inflexion, pliées! à chaud sur une étarnpe en fonte: ët rivées entre elles aux deux bouts qui portent des oeillets destinés à recevoir les attaches ou chaînes de tirage dont l’axe vertical coïncide: ainsi avec celui des deux lames. C’est dans l’intervalle compris entre les courbures des lames que se trouve adapté le mécanisme servant à faire mouvoir;l’aiguille qui indique sur un cadran l’intensité de l’effort correspondant au* rappro-j chement subi par elles dans chaque pesée. Ce mécanisme;et le cadran sont
- y* 1--1--- ; - • 'j A- .j : ~ J '
- (i) La Société d’Encouragement, en publiant ces notices, n’entend garantir en aucune ma—, nière les avantages des machines ou instrumens et le succès des procédés qui y sont énoncés. ;
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- ÏÏOTICES. INDUSTRIELLES. Sj-
- fixés à un support rivé sur le milieu de Tune des branches du ressort ; Pai-guille porte un pignon d’acier qui engrène dans deux secteurs dentés en , cuivre, montés sur le même axe, mais indépendans et recevant le mouvement, l’un, de la seconde branche, par simple pression; l’autre, d’un con-tre-poids ou d’un petit ressort qui ramène sans cesse le premier au contact-. Une petite courbe , placée vers l’extrémité de ce second secteur, est desti-, née à faire varier la distance à l’axe de rotation du point où ce contact s’opère, de manière à rendre les dernières divisions du cadran sensiblement égales aux premières, lesquelles, en raison de la longueur de l’aiguille, comportent une étendue de plusieurs millimètres pour des différences de io kilogrammes. *_ , . . i . ^ -.-j-,.
- M. Raucourt annonce pouvoir peser avec cet instrument jusqu’à 3,ooo ki-. logrammes ; il est parvenu à l’appliquer au pesage des voitures chargées rr pour cet effet, l’on soulève une des roues ou un train tout entier à|l’aide d’un cric et d’un chevalet, en plaçant l’instrument sur la ligne verticale de-tirage. ( Extrait cïun rapport de M. Poncelet à VAcadémie des Sciences. ) ,
- . Moulin monocylindre. — Ce moulin, de l’invention de M. Selligue, est disposé, suivant l’auteur, de manière à moudre le blé en divisant lui-même la mouture en quatre parties. Avec la force motrice de trois chevaux, ce nouveau moulin peut moudre environ 2,000 kilogrammes de blé en vingt-quatre heures. Chaque division de mouture est opérée à la fois par le seul mécanisme du moulin : la première division concasse le grain à sa première, contre-partie et à sa seconde le réduit partie en gruau, partie en farine. Le produit tombe alors dans une trémie, qui le divise et l’envoie alimenter deux cylindres dont les fonctions achèvent la mouture. Il en résulte que le blé , pour être converti en farine , passe successivement entre quatre parties triturantes présentant 24 ponces de surface : aussi la farine produite par ce moulin 11’est-elle pas échauffée. ~-1 .... Jfîo* ' ,iar
- _ ^Navigation à la vapeur sur le Danube. — Un service régulier de bateaux à vapeur pour le transport des voyageurs et des marchandises est établi sur le Danube, entre Presbourg et Galatz. Trois bateaux à vapeur, portant des machines, de la force de 36, 5o et 60 chevaux, desservent cette ligne. Les stations intermédiaires sont Pest et Orsova; les voyageurs et les mar-, chandises changent de bord à chacune de ces stations., A la. hauteur d’Or-sova, des roches, qui hérissent le lit du Danube sur une lieue d’étendue, ne permettent pas aux bateaux à vapeur d’y naviguer. Les marchandises sont donç transportées sur des bateaux plats, qui, dirigés par des mariniers, habiles , glissent au travers de ces roches et les franchissent sans accident. Les voyageurs débarquent et font la route par terre. Un quatrième bateau
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- NOTICES INJJUSTlttËlÆES;
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- à*vapeur, dont la force est de 70 chevaux, doit étendre lé service dë Galatz à Constantinople. î: :i ‘ - • 5 1 . -
- Nouveau chronomètre, parM. Dent. —1 L’auteur a présenté à rassociâtioii britannique pour l’avancement, dés sciences un chronomètre à ressort spiral en verre, et5 fait connaître les résultats de sa marche telle qu’on l’a observée à l’observatoire royal de Greenwich ; il a déposé aussi un chronomètre en mouvement, dont le ressort spiral est en palladium pur, ainsi qu’une table des variations des ressorts en or, acier, palladium et verre , pour des températures de 82 à roo degrés Fahrenheit. "
- ’ Pont suspendu de Fribourg , par M. Chaley. —» Cette construction, remarquable par son audace, sa grandeur et son utilité, vient d’ètre heureusement achevée à Fribourg en Suisse, par un ingénieur français distingué , M. Chaley\ Le pont, en cordes de fil de fer,, a 265,n,5o (817 pieds de long) ; il est jeté au dessus d’une vallée de 156 pieds de profondeur, au fond de! laquelle coule la petite rivière de Sarine qui sépare la ville de Fribourg de l’ancienne grande route de Berne. Nous donnerons dans un prochain numéro du Bulletin une description détaillée, accompagnée des figures né.-cessaires, de ce pont , qui , après avoir subi les épreuves les plus rigou-* reuses, a été livré au public à la fin du mois d’octobre dernier. G’ést le plus grand'de ceux à une seule arche qui existent en Europe. ' ' ' ' '
- Compas optique par M. Legrand. — Cet instrument se compose d’un double prisme bi-réfringent de Rochon et d’un cercle divisé ; le double prisme est mobile dans sort plan autour de Taxe du cerclé et porte une aiguille destinée à indiquer les divisions * le tout est fixé sur un tube de verrè ou un cylindre de métal ouvert latéralement. Il remplit à la fois lë rôle de rapporteur et celui de comparateur : c’est un véritable compas, dont les branches, parfaitement rectilignes, linéaires et indéfiniment extensibles, comprennent toujours entre elles le même angle. ~ ;
- Arts chimiques. — Préparation du noir ardmalisê pour la désinfection des fosses d’aisance, par M. Sàlmon. L’Académie des sciences a décerné à l’auteur un prix de 8,000 francs pour la découverte de ce procédé, qui consiste à calciner, dans des cylindres de fonte, la vase ou boue provenant du dépôt des rivières, étangs ou fossés. Cette substance fournit une poudre noire, absorbante1 et désinfectante au degré convenable. M. Salmon s’ést assuré1,1 par un travail en grand, qu’en mêlant une terre argileuse avec le dixième de son poids d’une substance organique quelconque, on obtient un mélange propre à fournir un excellent charbon. Ce charbon, soumis à une pulvérisation , au moyen de cylindres cannëlés, et bluté, est propre à la désinfection : celîe-kà s’effectue sur les matières fécales, par exemple, en mélaht
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- un hectolitre de poudre ainsi préparée avec un hectolitre de matières fécales. Dès que le mélange est effectué, toute odeur fétide disparaît et l’on ne sent plus que l’odeur franche de l’amnioniaque caustique. .....
- MM. Payen et Buran oui établi à Grenelle une fabrique en grand de ce jioir animahsé, qui a déjà été appliqué avec succès à da désinfection de plusieurs fosses d’aisance. : ; ... .k: ; ; * >
- Assainissement des fabriques de soude. M. Bougier> fabricant de soude ,à Seplimes, près.Marseille, a obtenu de l’Académie des sciences un prix de 3,oqo francs pour l’invention d’un appareil qui absorbe l’acide hydrochlo-rique provenant des fabriques de soude artificielle, et qui cause des dommages à la végétation des lieux sur lesquels il se .répand,/ , , - ,, ;
- Le condenseur de M. Rougier est appliqué aux fours à soude qu’on appelle fours doubles, parce qu’on y produit à la fois du sulfate de soude et deda soude factice sur deux soles séparées. .
- En sortant du four, le mélange d’air et d’acide hydrochlorique passe dans une courte cheminée verticale qui la verse dans le condenseur. A l’entrée .de celui-ci se trouve un bassin à niveau constant, renfermant de l’eau, qui condense une portion du gaz acide. Les fumées passent ensuite dans un canal de 5oo mètres de long,: divisé en trois parties ; la première s’élève lentement, la seconde redescend, et la troisième s’élève de nouveau à 3o mètres plus haut que la première. Ce canal se termine par une tour basse de ro mètres environ de diamètre. . . ; ... ;... , .
- Pour construire ce canal, qui parcourt une colline calcaire , on a pratiqué une tranchée qu’on a recouverte d’une voûte faite de pierres provenant .de ce travail même. On a mastiqué et luté les pierres delà voûte avec les résidus du lessivage des soudes brutes. La tour par laquelle les fumées s’échappent est remplie de moellons calcaires qui arrêtent les dernières traces d’acide.
- Arts économiques. — Four à gain à Vusage delà marine, par M. Sochet. Un prix de i,5oo francs a été accordé par l’Académie des sciences à l’auteur de ce nouveau four qui se compose d’un cylindre horizontal, recevant, au moyen d’une manivelle, un mouvement de rotation autour.de son axe, et d’un plan fixe également horizontal, passant par l’axe du cylindre. C’est sur ce plan que l’on disposera le pain. Le cylindre placé sur un foyer chauffé à la houille y reçoit une température très égale, à cause du mouvement qu’on lui imprime, et la transmet au pain qu’il s’agit de cuire. Ce four a été employé avec succès sur quelques bâtimens de l’État.
- Fours aérothermes, par MM. Jametel et Lemare. Aucun combustible, flamme ou fumée n’entrent dans ces fours. De l’air enfermé autour du foyer s’échauffe, monte dans le four, puis redescend autour du foyer pour s’y
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- échauffer de nouveau. Par le jeu d’une circulation continuelle, on élève à volonté la température du four, soit pour déssécher, cuire ou vaporiser des substances quelconques, solides ou liquides. Ces effets sont obtenus avec f une grande économie de combustible, sans altération de produits. -‘ Nouvelle substance alimentaire, par M. Grimaud. Cette substance , à laquelle l’auteur donne le nom de lactéine, contient tous les principes du lait, caséum ', beurre, sels, à l’exception del’eati ; en sorte que l’eau entrant pour
- — dans la composition du lait pur, la lactéine représente le lait au dixième
- de son volume. La lactéine se conserve long-temps sans altération ni par l’humidité ni par la chaleur : elle offre ainsi un moyen d’exporter le lait de tous les pays et de tous les animaux; car il suffira de la délayer après le transport dans sept à huit fois son volume d’eau, pour la convertir en lait, avec sa saveur et son parfum naturels. } j , >
- Pour préparer cette substance, l’auteur fait évaporer le lait jusqu’à siccité, au moyen de l’air froid mis en mouvement dans le liquide : de cette manière, les molécules aqueuses seules lui sont enlevées. - '
- - Économie rurale.—Nouvelle ruche, par /f/. Nutt. Cette ruche est composée de quatre parties : i° d’uri pavillon central surmonté d’un autre pavillon qui renferme une grande cloche de verre; a° de deux autres pavillons latéraux réunis au pavillon central. Ces diverses parties communiquent entre elles à volonté, selon les besoins des abeilles. Une chose remarquable, c’est que le pavillon central inférieur est invariablement consacré par les abeilles elles-mêmes à la reproduction de la colonie ; car jamais on ne trouve de nymphes ni de couvains dans les autres parties de la ruche, d’où il résulte que le miel est constamment pur. C’est au moyen de la ventilationsagement dirigée et réglée par l’emploi du thermomètre, que l’auteur est parvenu non seule-.ment à régulariser le travail des abeilles, mais encore à régler plus fructueusement quelles ne le font d’ordinaire le temps qu’elles consacrent à leur récolté pour la rendre constamment abondante. M .Nuit est parvenu à récolter dans une seule ruche 296 livres de miel, en laissant aux abeilles une grande quantité de nourriture pour leur provision d’hiver.
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- Bi^GrOORÀPHfÊ IïrttJSfttïELEÈ. 4*
- :?y. BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. ^ ; ' \ 1
- '-il'".r r , * Livres français. v f.
- Essai, sur l’organisation progressive de la marine et des colonies,, p^r M*de baron Ch. Dupin, i vol. in-8. , J . , ;. *' v; > ^ ' ' <
- Description et usage de deux nouveaux instrumeris nommés mustimètre
- et tartrimètre, destinés à indiquer la proportion de matière sucrée ou de tartre contenue dans le suc exprimé ou moût de raisin avant la fermenta-tion ; par M. Massonfoun. br. in-8.
- - Connaissance des temps pour l’année «857, publiée par le Bureau des longitudes. 1 vol. in-8. : - .- -, ; ' : ,
- Delà supériorité des chemins de béton sur les chemins de fer, par M» Thomassin, capitaine d’artillerie. In-8. 1 ‘ ;
- Traité sur l’économie des machines et des manufactures, par M. Ch. Bab* bage, trad* de l’angl. par Ed. Biohrr^ > : v , >-i v i i :
- . Almanach des connaissances utiles, par BUsmon. - ; *
- Archives des découvertes et des inventions nouvelles faites dans les sciences, les arts et les manufactures, tant en France que dans les pays étrangers , pendant l’année i855. 1 vol. in-8. : ‘ •- "i / j :
- . Annales dessciences naturelles, par MM. Audouin, Ad. Brongniartet Dumas. Le Bon Jardinier, almanach pour l’année i835. -r : • , 1’ - ^
- Manuel complet du travail des métaux, fer et acier manufacturés ; traduit .de 1 anglais du docteur Lardner, par A. Vergnaud. 2 vol. in-8. • .
- - Nouveaux systèmes de machines à vapeur fondés sur la découverte des vraies lois des forces mécaniques, par M. Hoene WronsU. In-4.
- , Recueil de machines, instrumens et appareils qui servent à l’économie rurale et domestique,,etc., par Leblanc. 8e livraison, 2e partie. In-fol. oblong.
- • Porte-feuille industriel du Conservatoire des arts et métiers, par MM. Pouil-let et Leblanc* 7e livraison, in-fol. oblong. Cette livraison contient les descriptions : t° d’une machine à broder de M. Josué Heilmann, de Mulhau-sen ; 20 d’un tour à vitesse variable de Maudslay ; 3° d’une machine soufflante en bois de MM. Marhmd frères, de la Haute-Saône. : <
- Annales de chimie et de physique, par MM. Gay-Lussac et Arago. Novembre 1834, in-8. v * n; 1*,:
- . Recueil industriel, par M. de Moléon. Décembre i834, in-8.
- Journal des connaissances usuelles, par M. Gillet de Grandinonù . Bibliothèque universelle de Genève. Novembre 1834. In-8. è , Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances humaines, par MM. Dailly de Merlieuæ et Jullien deParis. Janvieri835. In-8. ! ^
- Trente-quatrième année. Janvier i835. 6
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen. N° XXXV. f Méthode pratique pour l’emploi du béton en remplacement de toute autre espèce de maçonnerie dans la construction en général, par M. Lebrun, architecte, i vol. in-8. ; 1 '
- De la destruction des tissus dans le blanchiment et la teinture, et des moyens d’en prévenir la cause, par M. Gréciu aîné. In-8. * . *
- Histoire, topographie, antiquités, usages / dialectes des ;Hautes-Alpes, par M. le baron de Ladoucette. ie édition, 2 vol. in*8, avec pl. ;
- Cet ouvrage, fruit de longues et laborieuses recherches et d’observations recueillies pendant que l’auteur était à la tète de l’administration du département des Hautes-Alpes, est digne de fixer l’attention du public par la variété des sujets qui y sont traités et par l’intérêt qu’ils présentent.
- Le sol des Hautes-Alpes, dit l’auteur, autrefois couvert de vastes forêts, est aujourd’hui presque entièrement dégarGi de bois, et n’offre plus que l’aspect désolant de rochers presque entièrement dépouillés de terre végétale. Le parcours des chèvres et de nombreux défrichemens ont amené cet état de choses. On cultive dans ce département jusqu’à 2,200 mètres au dessus du niveau de la mer. De là, une grande diversité dans les expositions, dans la force et la durée de la végétation, dans les productions du territoire. Ôn peut compter par 100 mètres de hauteur cinq jours de différence pour l’époque des semailles et pour la maturité des grains. ;
- Un département qui est aussi exposé à l’action des torrens a dû, pour se préserver de leurs ravages, faire un fréquent emploi des digues; aujourd’hui elles ne sont pas seulement un moyen de défense, mais elles sont encore devenues un instrument de conquêtes agricoles du plus haut intérêt. M. Chabord, ingénieur en chef, avait fait élever des digues placées à angles droits et perpendiculairement sur le cours de la rivière , et appuyées sur la rive à protéger : elles ne laissent entre elles et le bord opposé que l’espace nécessaire pour le passage du torrent; les graviers s’amoncellent le long des digues , et les eaux sont précipitées dans le lit "destiné à les recevoir. On fortifie ces digues par un retour en spirale , en avant'duquel on place une forte jetée pour résister au choc des eaux et assurer leur direction. Mi Fiard, architecte à Gap , qui à obtenu la grande médaille d’or de la Société d’Ën-couragement, et un encouragement de 3,000 francs du Gouvernement , a été plus loin encore ; il a conquis sur la Durance" des terrains autrefois submergés et qui ont été mis en culture. Gomme nous avons donné une description détaillée de ses procédés dans le Bulletin de l’année i852, p. 226, nous ne les rappellerons point ici. ' * *
- Les canaux d’arrosage sont d’autant plus multipliés dans les Hautès-Alpes
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. 43
- que le sol y est plus aride et plus rebelle à la culture. Dans plusieurs communes , le prix de l’heure d’arrosage se vend avec ou sans la terre : ailleurs l’arrosage se distribue par jour, heure, demi-heure, par quartier ou mas. La plupart des localités possèdent des réglemens très sévères et souvent fort curieux concernant les canaux d’arrosage.-' ? h <. .
- L’industrie, quoiqu’ayant fait des progrès depuis i8i4 et i8i5, est encore peu avancée dans les Hautes-Alpes : elle s’exerce principalement sur des matières premières provenant du sol; on y trouve aussi des filatures de coton, des martinets de taillanderie, des fabriques de tuiles, etc. ; mais en général elle est fort en arrière du mouvement qui se remarque en France. .
- ' ' , : Livres anglais.* } * - .ht e„-s
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- Transactions of the Society for the encouragement of arts and manufactures (Transactions de la Société pour l’encouragement des arts ét manufactures, séant à Londres ). Vol. XLIX, 2e partie, avec 5 pl. gravées en taille-douce et plusieurs gravures en bois. Les principaux articles contenus dans ce volume sont : Mémoire sur la préparation des verpis, par TVilson-Neil. — Moyen de prévenir l’adhésion du sédiment dans les chaudières à vapeur, par J. Bedford. — Nouveau chalumeau hydraulique, par J. Rofe.
- — Fabrication du papier de Chine, par Reeves. — Appareil pour élever l’eau, par G fVithelaw. — Moyen d’alimenter les chaudières à haute pression , par le même. — Mécanisme p our accélérer la vitesse des machines, par Franks. — Expériences sur la meilleure forme* des bateaux à canal, par Robison. — Nouveau lit pour les malades et les blessés, par TVard. —• Support de télescope, par /. Hay. — Échelle à incendie, par JViks.— Appareil pour soutirer l’eau, par Henekey. — Nouvelle tarière pour les tours, par Pybus. — Appareil pour étamer les glaces à miroir, par G. Farrow.
- — Machine pour tailler les dents des peignes en corne , ivoire et écaille,
- par Rogers. —Nouvelle sonde marine, par Edwards. —• Nouvelle presse à rogner le papier, par Staunton. ( . , . . .
- American Journal of sciences and arts (Journal américain des sciences et des arts). 3e trimestre 1834 > 1 vol. in-8.
- Journal of the Franklin Institute (Journal de l’Institution de Franklin). Septembre 1834, in-8. v
- , The Repertory of patent inventions ( Répertoire des inventions brevetées). Janvier 1835, in-8, avec planches. Articles principaux contenus dans ce cahier : Patente délivrée kD. Rees pour un nouveau moyen d’enrayer les voitures; à J. Carter, pour des roues à palettes applicables aux bateaux à vapeur; à TV. Garrod, pour un nouveau procédé de fabrication du sel ; à
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- 44 BIBLIOGRAPHIE mODSTRIELLE.
- J. Bartonpouv desperfectionnemens dans la construction des pompes; à Ch. Atwood, pour, un nouveau moyen de purifier la soude ; note sur une méthode de fairedonctionner les soupapes et les tiroirs desmachinesà vapeur à haute pression ^ par TVhitelaw... i h .v'Wocf ?t. jj ; :n 'The Mechanics Magazine (Journal du mécanicien,)4.Janvier 1835. Il» paraît, à la fin de chaque semaine, une feuille accompagnée de gravures en bois.' . -:;rh; f;- = Lr; * v;: . :-,
- The London Journal of arts ( Journal des arts et des sciences, publié à Londres par TVioMewton). Janvier j835. Articles contenus; dans ce cahier : Patente aceordéeiàJ, Bethell pour des perfeetionneBiens dans la fabrication des vis, des écrous et des boulons métalliques ; à R. Simpson, pour des per-fectionnemens dans l’étirage du coton; à T. Martin, pour une machine à tailler et polir les ardoises; h T. TVhitworth, pour une machine propre à tailler les vis; a Ë.c Galloway, pour des machines à vapeur applicables auxj bateaux; à J. Boynton /pour de nouveaux*briquets; à TV. Losh, pour des1 procédés de blanchiment dès graisses animales; kJ. Gérard, pour des perfectionné mèhs applicables aux métiers à la Jacquart. • ' ' - *
- The London and. Edinburg phiîosophical Magazine ( Journal des sciences physiques de Londres et d’Edimbourg, par T). Brewster> Taylor et R.Phi-lipps). Cahier de janvier, i835.
- Opinions of varions subjects dedicàted lo tlie industriousproducers (Opinions sur divers sujets, dédiées aux producteurs industriels , par Macfion), 2 vol. in-8. . , " . . '
- The history and progress of the stearn engine ( Histoire et progrès des machines à vapeur, par Gallowaj et Hébert). 1 vol. in-8, avec pl.
- , An essaj on the nature and application of steam ( Essai sur la nature et l’application de la vapeur, par Alderson). 1 vol. in-8, avec pl.
- The operatwemechanic and british machinist (Mécanique pratique, par J. Nicholsori). 1 vol. in-8.
- Livres allemands.
- Annalender physik und chemie (Annales de physique et de chimie, par Poggendoff). Cahier in-8.
- Polytechnisches Journal (Journal polytechnique, par Dingleret Schultes). Janvier 1835. Il en paraît 2 cahiers par mois, avec gravures.
- Grundsaetze der angewandten werkzeugswissemchaft (Élémens de mécanique pratique et de la connaissance des instrumens et outils, par Verdani). 1 vol. avec pl. - ' ' ‘ ’
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- PRPCÈS-VERBAÜX. . 45
- Æitheihingen fur gewèrbe und handel { Notice sur l’industrie et le commerce, publiée par la Société d’encouragement des arts de Bohême). 5e et 6 livraisons. : : ! . ,
- ' Verhandlungen des vereins zur bèfœrderung des Gewerbfleisses in P reus-sen (Mémoire de la Société pour l’encouragement de l’industrie en Prusse). 5e livraison, i834, septembre et octobre, avec trois planches.
- : Neuer schciuplatz der künste und gewerbe ( "Nouveau Théâtre des arts et métiers). In-8. . ‘ -
- Geschichte de feuerwafjen-technik (Histoire de la technologie des armes à. feu, par Mejer). i vol. in-12. . . .
- Extra it des Proces-verbaux des séances du Conseil dadministration de la Société d’Encouragement. *
- . Séance du 7 Janvier 1835. . •
- Correspondance. M. Henri, mécanicien àMulhausen, adresse le plan et la description d’appareils de sûreté contre les explosions des machines à vapeur, dont il a. fait l’application dans les usines de M. Koechïin. (i : . •
- MM. Benoît et François jeune, mécaniciens à Troyes (Aube) , transmettent la description d’un pressoir pour lequel ils ont pris un brevet d’invention ; plus, un grand nombre de certificats constatant l’emploi avantageux de cet appareil.
- Objets présentés. M. Alliez, horloger à Paris, sollicite l’examen de perfectionne-mens qu’il a apportés aux montres ordinaires.
- M. Robin, menuisier-ébéniste, présente des compas en bois garnis de cuivre, destinés à l’architecture , à la construction et au dessin linéaire ; -,
- M. Pourraz, un nouveau système de voitures-
- M. Amiard, un collier pour les chevauxd’attelage.
- M. Leydecker, fabricant d’instrumens de physique en verre, dépose i° un siphon de son invention dont la construction est fondée sur la dilatation de l’air par une élévation de température 5 i° une série d’aréomètres d’essai. , ,
- M. Masson, soldat vétéran à Melun, présente des tresses en fil d’aloès, qu’il croit propres à différens usages5
- M. Monturier, serrurier à Paris , un modèle de plancher sans chevilles ni clous;
- M. Bobeuf, des épreuves de gravures d’après un procédé de son invention, qui consiste à pouvoir obtenir en relief, par dés moyens autres que ceux qu’on a employés jusqu’à présent, tout ce qui peut se faire par lé: burin des graveurs en creux-. -- ». •• • . - ....... - - 1 \
- Rapports des Comités. Au nom du Comité d’agriculture , M. Hasard fils lit un rapporteur la ratissoire présentée par*M. Peseh&üré 5 ,
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Le Comité propose de remercier M. Pescheur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin avec une figure de l’appareil. [Approuvé.]
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Mérimée lit un rapport sur des recherches faites en Sicile par M. Stoddart, relativement à la préparation du papier des anciens Egyptiens avec le papyrus.
- Les recherches qui ont conduit M. Stoddart à faire~avec le papyrus de Sicile du papier comparable aux plus beaux papiers antiques , en s’aidant seulement de la-description de Pline, sont sans doute des plus intéressantes pour la science archéologique 5 mais le Comité ne pense pas qu’elles offrent à l’industrie un intérêt aussi évident, car on ne pourrait proposer la méthode des Egyptiens pour la fabrication du papier. Les manuscrits qui se sont conservés pendant vingt siècles ne doivent pas leur étonnante durée au mode de sa fabrication, mais elle résulte de la propriété qu’ont les matières filamenteuses aquatiques de résister bien plus long-temps à l’humidité que le chanvre et le lin. (
- Sous le rapport industriel, le papyrus peut recevoir d’utiles applications , et c’est dans cette vue que M. Stoddart a communiqué à la Société les résultats de ses travaux ; mais si la question de l’utilité est démontrée, il paraît douteux au Comité qu’on puisse acclimater en France cette plante qui croît dans un pays où il ne gèle jamais et où la température moyenne s’élève, en été, à 28 degrés ; il Regarde comme probable que le climat de Cayenne conviendrait mieux à sa culture.
- Quoi qu’il en soit, la Société né doit pas moins des remercimens à M. Stoddart pour sa libérale communication , et M. Mérimée propose de les lui exprimer par l’organe de M. le président.
- M. Jomard propose d’écrire à M. le Ministre de la marine pour l’invitér à faire fâire des expériences à Cayenne ou à Alger sur la culture du papyrus de Sicile , dont l’Institut a reconnu l'identité avec le papyrus des anciens, et de lui adresser à ce sujet une instruction pour servir de guide à ceux qui seront chargés de ce soin. M. Jomard ajoute que le papyrus possède des qualités qui lui sont propres, que non seulement on peut en faire du papier et des toiles, mais qu’il jouit de la propriété singulière d’être inattaquable par les vers et les rats. ' ‘
- Le Conseil adopte les conclusions du rapport, ainsi que la proposition de M. Jomard, et invite ce dernier à rédiger, conjointement avec M. Mérimée, l’instruction qui doit accompagner la lettre à adresser au Ministre de la marine.
- . du 21 janvier i835.
- Correspondance. M. Monnier, ancien médecin à la Pointe-à-Pitre , adresse un mémoire détaillé sur une éducation de vers à soie qu’il a faite à la Guadeloupe.
- M. Barbat, imprimeur-lithographe, à Châlons-sur-Marne, adresse des impressions lithographiques en couleur, obtenues par un procédé qui le met à même de les donner au même prix que les impressions en noir. . ^
- Objets présentés. MM. Saint-Paul père et fils, fabricans de tissus métalliques à
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- PROCÈS-VERBAUX. 47
- Paris, présentent un nouvel essai de leurs tissus métalliques adaptés aux opérations chimiques.
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, ayant apporté quelques modifications au microscope solaire , soumet à l’examen de la Société cet instrument perfectionné.
- MM. Capron et Boniface, auteurs d’un procédé pour embaumer les corps /appellent l’attention de la Société sur cette découverte et la prient de vouloir bien nommer des Commissaires pour l’examiner.
- Rapports des Comités. M. le vicomte Héricart de Thwy fait uil rapport verbal sur la statistique minérale, métallique et houillère de la France, par M. Boyer.
- M. le rapporteur présente l’analyse de l’ouvrage manuscrit de l’auteur, et fait ressortir l’importance et l’étendue des recherches auxquelles il a du se livrer. Il demande que M. Boyer soit remercié de sa communication , et engagé à mettre son ouvrage en état d’ètre publié sous les auspices de la Société, et signalé comme digne de l’attention du Gouvernement. [Approuvé.] . .
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Francœur lit un rapport sur les per-fectionnemens apportés au mécanisme des harpes dites à double mouvement, par M. Domény.
- Le Comité pense que ces perfectionnemens sont ingénieux ét utiles; il propose de les approuver et de faire imprimer le rapport dans le Bulletin, avec une description et des figures pour montrer la forme du mécanisme. [Approuvé. ]
- Au nom du Comité des arts chimiques , M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les huiles préparées pour l’horlogerie pajr,M. Anres. - ,
- Lé Comité propose i° de remercier M. Anres de sa communication ; a0 d’insérer le rapport au Bulletin, et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.] . M. Anres ayant refusé de consentir à la publication de son procédé , pour lequel il n’a point pris de brevet d’invention, le Conseil décide, comme mesure générale, i° qu’à l’avenir les auteurs jugés dignes d’une récompense, qui ne se seraient pas pourvus d’un brevet d’invention , et qui désireraient conserver le secret de leurs procédés, seront tenus d’en déposer, sous cachet, la description, dont l’exactitude devra être attestée par un membre dii Comité; a0 que la durée.du dépôt ne pourra excéder quinze ans, au bout desquels la description sera publiée.
- Le Conseil approuve ensuite le rapport du Comité des arts chimiques, et en adopte les conclusions avec les restrictions précitées.
- Au nom du Comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur la pompe laryngienne et les pessaires en caoutchouc présentés par Mme Rondet.
- Le Comité propose de témoigner à l’auteur la satisfaction de la Société, et de renvoyer le rapport à la Commission du Bulletin. [ Approuvé. ]
- Communications. M. Huzard fils annonce l’arrivée à Paris d’une nouvelle voiture à vapeur venant de Bruxelles. Le propriétaire , M. d’Asda , se propose d’appeler l’attention dé la Société d’Encouragement sur celte machine locomotive, après qu’elle aura été présentée à Sa Majesté. . - ' ; .
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- ' SOMMAIRE Dü CAHIER DE JANVIER i835.
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- Arts mécaniques.— Machines à vapeur. Rapport de la Commission chargée par M. le préfet maritime de Brest d’examiner les deux machines à vapeur livrées au port de Brest, par M. Squlnier. * >.•/,: • ^ » » v .. «î . yi•.•..... v •. » Page 3
- Cannes de moulins. Description d’un nouveau régulateur des vannes de moulins, inventé par M. Mouchel fils , de Laigle, et établi dans sa tréfilerie de Tillières (Orne)..
- (PL 606.). . , , . \ : . :» - . ... - . '4 .. . . .v
- Laines. Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée destinée à la fabri— , , . cation des draps, et principalement sur les machines employées pour cet usage ; par M. Wedding. (PL 607.) . . ... . .. . . . . . . . ... .. . 16
- Musique. Rapport fait par M. Francœur, au nom du Comité des arts mécaniques, sur un perfectionnement apporté aux harpes dites à double mouvement, par M. Do-mény, rue dü Faubourg-Saint-Denis , u0 82 , à Paris. . . * *. . . . .. • 19
- Description du mécanisme de harpe imaginé par M. Erard. (Pl. 608.). .' • . ". ‘ 22
- Description du mécanisme de harpe de M. Domény. . ... ... ; ' . . J.'J 23
- Serrures. Rapport fait par M. le baron Séguier, au nom du Comité des arts mécaniques , sur des serrures à combinaisons présentées par M. Robin, rue Coq-Héron, n9 5, à • Pans. ^ .. ., .. ... ..... • * . . ••• . • .. *• ^ 24
- Description d’une nouvelle serrure de sûreté inyentée par M.. Huet* serrurier-mécani- , r.
- cien , rue du Faubourg—Saint-Martin, n° gg, à Paris. (PL 6og,.). . . 2^
- Arts chimiques. — Huiles. Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du Comité *. des arts chimiques, sur les huiles pour l’horlogerie , présentées par M. Anrès , rue du Jour, n° i3, à Paris. . V : . ’ . . • . . ... . ,t> ,
- Arts économiques. —• Médecine. Rapport fait paï M. Herpin, au nom du Comité des arts .
- économiques', sur la pompe laryngienne et les pessaires en caoutchouc présentés par . madame Ron det, sage-femme, rue Saint-Honoré , n° 247, à Paris. * . - •. 3o
- Agriculture. —Jnstrumens aratoires. Rapport fait par M. Huzard fils , au nom du .* Comité d’agriculture , sur une ratissoire à cheval présentée par M. Pcscheur, jardi- ; nier à Issy, près Paris. ... ... • 4.... . ». r 3$
- Description de la ratissoire de M. Pescheur. (PL 610.). , . . . . . • . , . K: . ; 35
- Notices industrielles. . ; „ . ... . . . . _ ; ... ^ , . 3$
- Bibliographie industrielle. : , . .............. .. . . , • t . . 4^
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-eouragement. ... . . . . . .. .- ........................ , . „ $ ~ 45
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- : ;
- IMPRIMERIE DE Madame HUZARP ( née VALLAT LA CHAPELLE ),
- RUE DE L’éPEROK, H° 7. 1 ' ' ; r V?.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (fi'CCGLXVm.) FÉVRIER i835.
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- BULLETIN
- i } - i [ 'i . . 1 ^ • fj. J ài. V i
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- A.i.
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- • ; j vr: ; ‘S,, ri: uI
- ARTS MÉCANIQUES. — Machines a vapeur; -
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- Rapport de la Commission chargée par M. le Préfet maritime de Brest d’examiner les deux machines a vapeur livrées au port de Brest, par M. Saulnier (Suite) (i).
- ..ii
- DEUXIEME partie.
- .IJ J.i 11
- 1i
- i.ri
- £ 1er. Expériences faites sur les machines pour mesurer leur dépense eh combustible —— i et les quantités d'eau élevées dans les réservoirs; ::i
- La marche suivie dans ces expériences a consisté à observer d’abord le jeu de chaque machine isolément, puis celui de deux machines à la fois. Chaque expérience n’a duré que trois à quatre heqres ; la commission n’a pas été maîtresse de dépasser ce terme comme elle l’eùt désiré , parce que, dans son état actuel, la citerne du combugeage ne rend disponible chaque jour qu’un volume d’eau assez faible, et qu’eu outre on a été contrarié plusieurs fois par les marées basses qui ne permettent pas aux! tuyaux d’aspiration de fonctionner aussi bien que dans les autres instans. On verra néanmoins que les résultats obtënûs sont plus que suffisans pour la garantie de l’entier succès des machines, avec une dépense eh cômbûstiblè inférieure à celle qui est allouée par le marché. ----;
- Première épreuve faite sur la machine dtlèA’Oclswiër— Le 13 juin dernier, la Commission s’est réunie à onze heures, du n\atin, dans la; chambre des machines. L’ouvrier-mécanîeien de M.^Saulnier avait Commencé le
- (i) Voyez Bulletin de janvier i835 , p. i5. Trente-quatrième année. Février i835.
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- ARTS MÉCANIQUES.
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- neaux. La Commission a fait peser devant elle huit sacs contenant chacun 3o kilogrammes de charl|oifgën^rôche'jf déduc^io|t |afjte du poids des sacs; elle a ensuite fait enlever todt le chsrbort-qui étSfit sur la grille, et qui pesait i kilogr. Ce charbon étant déjà allumé, mais converti presque intégralement en coke, on l’a rendu au mécanicien, afin d’éviter tout relard pour rallumer le feu ; mais à charge d’en tenir pompte cqmnïe cpl^e , ou df rendre l’équivalent par ce qui resterait sur la grille en terminant l’expérience.
- Le feu a été allumé § 01155e heures dix minutes ;;la machine a été mise en mouvement à onze heures quinze minutes, et à onze heures vingt-cinq minutes, le manomètre étant tombé à ^atmosphères. on a entretenu la combustion, de manière à la maintenir à ce terme sans variations sensibles. Les deux pompes à eau de merret à eau douce fonçfcionùaierït;! mais quelques installations restant à faire au réservoir d’eau de mer, on n’a pu juger cette fois quëTeau douce.' Yoici lès divers résultats qù’ôn a obtenus, ’ ^ 1
- tt&wA '\\vy-'"\YS vc \'A: lu 'r-\ ,vmv\w.i * *4>
- Coups de piston des pompes a eau, r% ^t c . ,. ,
- De 11 heures. 25 min. à 11 heures 35 min.
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- 191 coups
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- , . Ce qui donne H899 coups dp piston pn 90 minqtes, ou vingt coups et up dixième par minute. ,, ‘nuuyiAi:» !:» . a J A ou-inlo/ in/n-u
- ' K,r'8 ' lil' A ‘ -, lsL ' Élévàtion de Veau douce dans le réservoir. .
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- À 12 |aeur. ; 3 mv- p rolondeur çl’ea q. q?,332,,i • î* * ; i-.A
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- A 12 --jJê nrr- a; .UÀA . AV. '
- eriéift'àùlipé qùëy dans trente minutes, la profondeur di’eau a augmenté de
- ^,302^ ôti^ à peu près rigoureüseniènt1, de 0,d,oi par minute. .........il
- Or," ië~ réservonTavant 2m,36 de largeur sur um,28 de longueur, une
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- MACHIî^ jK
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- tf^ncM èe équivaut ai o,«i ^q*§&X4i>2%=£367v*,2o, tandis que je
- marché n’exige que 240 lit. ; donc le bénéfice estp-spus ce premier rapport.* , de 27lit-,2o, ou de plus d’un neuvième.: L
- Le piston de lappojnpe à eaùîxloucfe ayianb, commé-nouis le savons, om,20 de diamètre et oa‘,5o de course, Je*produit théorique à chaque coup est de 0,01 X 3,i4 X °.5o i=2^5lit,,7, ou Vpour 20 -îV-Conps, 3i5llt'>.5j« Or, on n’a obtenu que 267.^,29 ;ide déchet.est donc da..4j3ht;,37, _QM de 10,153 du prîoduitthéoiFiqiîe^" o îr.^-Anm^hu v- ; ,*0.,... ,, ; *r ; ,,rr
- A deux heures quinze minutes, l’eau allant manquer dans la citerne du combugeage,* oii a arrêté lé décompte du charbon consommé.'Il restait cinq sacs non entamés-H 10 kilog. de charbon 12 kilog. de coke 5 la dépense effective en trois heures a donc été de .77 kilog. et demi environ, ce qui fait 25k,83 par heure au lieu de 3o accordés par le marché. Ajoutons, enfin , qu’on a eu soin de régler l’alimentation des chaudières, de telle sorte que le niveau de l’eau est resté le même à la fin de l’expérience qu’au commencement.* saoh r -V A ; .v- uoü .....•' >
- t î: ‘.Deuxième épreuve faite sur la même, machine. Le 16 juin, la Gommissiqn a procédé à une nouvelle épreuve, en prenant les précautions déjà indi^ quées ci-dessus pour mesurer la dépense en combustible, mais en laissant porter la tension de la vapeur entre 2at*,2 et 2.at-,5. Voici le réspmé de ses observations^ ’ . 1 \ .-• : /r. T
- f f a iaUG on «go - Coups de piston des pompes àeau.•-cîè :• L: -,h' n;: 1 o n .
- De 11 heur. 45 min. à 11 heur. 55 min. 198 coups.1 * ,!v
- De 12 » , r— a 12 ——-10 —— 200 —
- . De 12 i5 à 12 25 r— *99
- ^ i f De 1 25 à i 35 201 — — . .
- f De A 1 4» à i 5o ' 200 —— ‘ r ./:•*,
- ' ‘ ' De 2 —— * » r à 2 ——- 10 ri 20i ——>t> iiv-ioüq
- "8 : De 2 25 à 2 35 —- 199 'üa h 1
- De 3 }) à 3 ; xo —: A 199 —— - rAulUw
- Ce qui fait 1.597. coups en 80 minutes , ou, à très peu près, vingt coups par minute. ------,,;K ____ j*, .._ ... •. ;_ ...... ,rf
- ... (
- Jaugeage des eaux douces. 0 1 .. 1 ' - A
- A 12 heur, o min. profondeur d’eau daps le réservoir om,520. A 12 ——* i5 —— id. K idi " J-Ki o ,680.
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- A!tïS Ât E C AN IQU ÉSv -
- ‘ b’où, en définitive, un accroissement de profondeur de om,54 on 55% ce:
- qui fait 262 llt*,34 par minute.; • Uii .. ;î..:’U ->;l • v ;• . •t 1 F TïîîC /J) tf itïj
- Jaugeage des eaux de mer.* f s. .
- - A 11 heur. 53 min. profondeur d’eau. On S169. r:i-
- A I2 - 21 J id. , ' i: O ,210» j ! ' ; . ;
- ' / À 12 5i —> .-'O^' 'Hfi: id.' è ;0 ^244. i :
- • A 1 . 48 : id. •• • : • • ' 0 ,320. ;i h
- Donc, l’eau a monté à peu près uniformément de om,i5i en une heure
- . ' - 0,5l rr _ .
- cinquante-cinq minutes, ou de —- = om,ooioi 3 par minute, ce qui correspond à un produit de o,ooi 3i3X^84,=373lit,,42 par minute, au lieu de 315 lit. exigés par le marché. > •> .?» .-.•«> ; * n> •ivk;-,, ;
- Le bénéfice est donc, sous ce rapport, de i8,5 pour ioo.^! V i <;
- ’ : i Déchet des pompes. ' " ' ; * ” i ? • - :: /••••; „ . -
- En battant vingt coups de piston par minute, la pompe à eau douce devrait donner 314 litres au lieu de 2Ô2ut‘,34; Ie déchet a donc été de 5i,66, ou des o, 164 du produit théorique. Le piston de la pompe à eau de mer .ayant la même vitesse, mais une course de om,65, on devrait avoir 468 litres de produit par minute au lieu de 373,42 ; le déchet a donc été de 341u’î78, ou des o,o85 du produit théorique. ^ J ' 'ici ?
- La machine a marché avec ses deux pompes pendant quatre heures vingt-cinq minutes, et elle a dépensé durant cet intervalle 117 kilog. de charbon, ce qui fait , r , s, ~ ,
- 1 TT U .?«.<•': ' lî rii '
- _ , . II7., * .
- v —---------— ~ 26%5 par heure. -------- '•‘-ï ' u
- — - 4+ë^ -------- - . .... . .... - . • t
- Troisième épreuve faite sur la même machine3 le 19 juin. Dans la première épreuve, on a marché à 2 atmosphères; dans la seconde, à 2 atmosphères et demie ; dans la troisième, on a voulu marcher seulement entre une et demie et 2 atmosphères, et ralentir la vitesse du piston : on a obtenu les résultats suivans, la pompe, à eau douce ne fonctionnant pas. . ^
- Coups de piston de la pompe à eau de mer.
- De 10 heur. 35 min. à 10 heur. 45 min. 176 coups
- De 11 — 5 à 11 — i5 — ï9o
- De 11 20 :—TT à 11, t- 00 — 179 —
- De 12 . —— 10 à 12 — 20 — l84. ,
- , De 12 —— 35 —— à 12 45 ; FT ? Î88 —i—
- . De 1 T— 4° à ~ 1 — 45 -—_ 9° ;
- De 2 — i5 —— à 2 —— 25 —— 190 '
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- MACHINES A VAPEUR.
- 53
- "tnNovnbtes 'qui donnentune -moyenne de r8;4 coups par minute. Pendant tout ce temps, le manomètre a indiqué;'moyennement aussi;, i atmosphère. ; ci *:'C'î iry-ei-te hï*'‘jirns: •;'mmb--m.-y à '.'jîrrrxq ht
- - - , , . . , . . , t . , , . ...f ’f'f*' - ; ; T . ; f . , - #
- ‘ Eau de mer éleveè dans le réservoir.
- .‘J'.:; ‘HHlf'l) 2 ,f. .h’ ,,;i
- ; - ï' A iio heur. 4^ min. profondeur d’eau» r'To™,i86» :l'j _>/ r
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- -KiüO A *12 -—5l •!—îV;:v;-'«î-r.3j},:;n:,’?.:'; 0^,335, y-
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- r. Ainsi, en trois heures quarante - deux minutes, l’eau s’est élevée de
- om,269 dans le réservoir d’eau de mer, ce qui correspond à om,ooi2i par minute. Or, la superficie moyenne du réservoir à la hauteur où l’on a observé est de 284m,io; donc, le produit a encore été de 284,ioX°ra»ooi2i, 343Ut*,76, malgré la réduction de vitesse de la machine et la faible tension de Ja vapeur. Le produit théorique devait être de 18,4 X 204 10 = 5y5Ut,54 ; donc, le déchet est resté à 5iUt*,78 ou 8 et demi pour i oo.
- , Dans les mêmes circonstances, la dépense en combustible a été de g8 ki-logr. de charbon pour quatre heures de chauffage, ou 24k,5o par heure.
- rU
- r-.n '3 b : uï3
- . r Première épreuve Jaite sur la machine dite /’Hortense, le 18 juin. Les épreuves sur cette machine ayant été faites exactement de la même manière -que la précédente , nous nous bornerons à les rapporter succinctement. Dans la première, la pompe à eau de mer marchait seule ; le nombre moyen des coups de piston a été de 19,6 coups par minute; la tension de la vapeur est restée à 2,1 atmosphères. Le niveau de l’eau dans le réservoir a été porté de 0^,545 à o,853 entrors heures cinquante-quatre minutes, ce qui correspond à om,00i3i6 par minute ; et, enfin, la dépense en charbon a été de iook,5 en quatre heures , ou 25k,i2 par heure. . - , * . ;, . -
- 19,6 coups de piston par minute devraient donner théoriquement 204,1 oX 19,G=4ooi:t*,o4 par minute ; le produit réel a été de om,ooi3i6X j 28i,4=37Q“ti>32 ; donc, ledéchet 29X72 a été moindre que 7 et demi p. 100.
- ' x Deuxième épreuve sur la même machine, faite le 10 juin. Les pompes a * ëàu de mer et à eau douce fonctionnaient en même temps ; le manomètre a été maintenu à 1,8 atmosphère; on a brûlé io3k,5 de charbon en quatre heures, ou a5k,87 par heure; le nombre.des coups de piston a été de 18,3 par minute, ce qui correspond à un produit théorique de ,7 =
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- V
- lêj. .H4ÏVES MiCJafrQüES^l
- ^87***,5* - bttékt p»Yiq3efà'eauèdodecvet'deœfyS'X"20^*^*5ftour 4à pompe à «au de met*>p le"prodpit* réel-, observé pendant cinquante! minutes pour la pompe à eau douce, a été de 266lit*,2i par minute; pour,la pompe à eau de mer, le produit, observé pendant trois heures quarane-trois minutes, a donné 337lu',8o par minute.
- On voit, d’après cela,-que ledJécheftïde da.première/poiripen’a été que de 7 pour ioo et celui de la seconde de 9 pour-ree ; qu’ainsi lac pompe à eau douce, qui avait un désavantage marqué dans la-machine l’Oc^W#, s’est comportée au moins aussi bien que-l’autre pompe dans la machineRHortense ; ce qui autoriserait à regarder le premier résultat comme dû plutôt à quelque dérangement ou imperfection qu’aux différences des hauteurs des réservoirs ou de course des pistons. Le robinet d arrêt delà colonne d’aspiration de cette pompe est en effet très défectueux ; il laisse perdre beaucoup d’eau dans 'l’intervalle d’une aspiration à l’autre. 3 civiO .ojim
- Première épreuve faite sur les deux machines à la fois., le 2\ juin. Jùx&S cette épreuve , les pompes à eau de mer înyarchaienî seules, et la vapeur n’était fournie que par un seul et même fourneau. Le manomètre ayant été maintenu à 1 atmosphère cinq dixièmes, terme que, d’ailleurs, il n’eût guère été possible de dépasser, parce que lai production ne faisait que compenser la dépense de vapeur, on a obtenu les résultats suivans ; >u i :?ir ^ i 2 *1
- Dépense en charbon 241 kilog. en cinq heures, ou 48^,2 par heure , ou, encore, 24k,i par heure et par machine, i y, ; -.rjii.yj -ju•• ?‘>Vijo"q'%
- ! Nombre de coups de pistons dés pompes dans la machineYOetaviè, dix-huit et demi par minute ; dans la mafchine YHortense, dix-huit trois quarts.
- Eau de mer, élevée dans le grand réservoir4, 0,00261 283,5 = 711u^,*58
- par minute.: •' iiU *: " " ' • • *lfr ^ > '• ••=,yV'n*t \ 1 -e n eèj •'*>2 1 r--.*q
- Le produit théorique des pompes était de 204,10 ( 18 4 -+- i8|) =r y6ôlil:',27, dont le déchet moyen 48^,69 rfa pas excédé 7 pour 100, quoique la résistance dans le tuyau d’ascension fût plus grandeé ho c.Û:oï ; *
- Deuxième épreuve faite sur les deux machines à la fois, le 2 3 /wûz.-.Dans cette 2e épreuve, on a fait fonctionner simultanément les quatre pompés et les deux fourneaux pendant quatre heures consécutivesyfëir maîhrtenaht la tension de la vapeur à 2 atmosphères. L’un des foueueaux # AQt^pçimé 102 kilog. de charbon, ce qui fait par heure , et l’autre ,
- par heure, 25^,37. On n’a*pas mesuré le produit des pompes à parce que le batardeau n’était pas assez élevé ; mais il y a tout lieudç;stq?)--poser que le résultat eût été analogue à celui de l’épreuve préçæ4^nfé 4,
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- M AÆJitSR S SA PEU R .
- SB
- aux pompes, à eau.douce,' elles ont' fait iaoiitcar 1% niveau du réservoir supérieur 4^n9mi°^ parMminu?te^ ÆequiBCOwespandoprécœéanent -àdeux fois 266lil*,20 par minute, c’est à dire au double du(produiti de..chacunebelles
- marchajit^isoîément. , ^ -,0^ nvf\/r0\/v," i r rVo- rrMS.--_:fv#r
- Il résulte de ces expériences que Tes tuyaux d’ascension ne contribuent en rien au déchet des pompes marchant eqsembte piTisoiément^?îçq.qu1ilvétaitt important de constater. . " ^ .
- ni?îr-*wfoft»ialfi r. ' tr:*ïr>'f si dû noUtviï d ôneirr'? elluaiio s nO § 2. Des épreuves faites au frein avec ou sans détepte de'itapeur.Vïm.J\.i<c}J
- Nous arrivons à la seconde partie des épreuves ordonnées, celles qui doivent être faites au moyen dé Tàpparêil dé 'M. de Pro'ny, connu sous le nom de frein. Cet appareil consisté, comme on le sait?, en un levier serré; par son» milieu contre l’arbre de couche du volant, et chargé, à Tune de ses extrémités, d’un poids tel qu’en faisant mouvoir la machine le le vier reste horizontal. Alors #,p,l ou appelle .^(rinrjq iodj u;m Ji#d c no fîüomomt->ici<nT jP, :1e poids suspendu à l’extrémiAé ^ti levier, -fo T d anp wmat eméni no teR,, la distante du point de suspendu & L’axe de î’arbré tournant ,/uué.-eef
- N, le nombre de tours ou la fraction de tours que l’arbre fait dans une' seconde , M-rÙ ^2iiiïIxfî i*>q -
- ' f * , ‘7 f , :. f », . s • , ;T
- M, le nombre de kilogrammes que la machine peut élever à i mètre par seconde,. .•? : p xr: in uo'io’l o!> jniil'-'iD.'o .. u -ô ju/r/hp'-! 4 p yj
- et p, le, rapport de la circonférence au diamètre,». : '• \p v cc'pp. ™ \r.
- on a la formule M = apR . P . n. r
- d’où l’on déduit la force de la machine estimée en Chevaux en dïvïsanf par 75 de part et d’autre.oc , <sbioq 3;:. 00 -û uv-n.<r.uüo -o om-nsA.» i,,i
- Cela posé, Le frein dont La Commission s’est Servie avait unè longueur suffisante pour reporter le poids additionnel.4 tm,5g dej’axede rotation; il frottait sur une poulie fixée à l’arbre et ayant-0,63 de diamètre. Cette dernière disposition a été adoptée, afin d’aiigmeiiter les surfaces de frottement, et d’avoir ainsi plus de façd.ité à serrer ou desserrer le collier du frein ,
- de manière à ramener toujours ses branches dans une position horizontale du moins autant que possible.
- La première épreuve de ce genre a été faîte par la Commission, le 37 juin , sur la machine XOctavie. Yoici les divers-résultats fjp’e.de £t,donné%|
- Tension de la vapeur, 2 j atmosphères; ; T -,,[ ^dmolUw*
- Pulsations de la machine, ou tours d’arbre.par minute* 4a*4^ j.i nb anoii
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- ARTS MÉCANIQUES.
- -îîftfj
- . Hji(; Poids additionnel à l’extrémité du frein , 97 kilogrammes ; d’où l’on déduit, pour la force de la machine à cette tension; de la vapeur, et les pompes ne marchant pas ; - -yiLi * ; 1
- 14X1 >59X97X%^ =9-985 X 97 X 0,708=685^,72,
- . 685.73 ^ ^
- ou, en chevaux, — = _ - = 9 ,14.
- 7° 75 . -V.iio'j ci. 1... ' .r.ai,
- On a ensuite ramené la tension de la vapeur à 2 atmosphères un dixième
- seulement, et on a eu : • u '
- , Pulsations de la machine par minute, 39,7 ;
- Poids additionnel, comme précédemment, 97 kilog. :
- d’où résulte M = 9.985 X 97 X -^—= 640^“,20.
- ou, en chevaux,
- 75
- 8ch,53,
- Troisièmement, on a fait marcher les pompes à eau de mer et à eau douce en même temps que le frein , afin de mesurer l’excédant de force de la machine; en portant la tension de là vapeur à 2 atmosphères trois dixièmes,
- on a eu •. - b*.»* ob .ur.:tr,îi',', : *.
- Pulsations de la machine par minute, 4°?4>
- Poids additionnel à l’extrémité du frein, 5o kilog. ;
- ce qui équivaut à un excédant de force marqué par M = 9,985 X5oX — 336km,i6, ou, en chevaux, = 4ch,48.
- Quatrièmement, on a ramené la tension de la vapeur à 2 atmosphères un dixième et conservé le même poids additionnel, 5o kilog. /
- La machine a donné 58,3 pulsations par minute, et par conséquent
- M=: 499.25 X-^--' = 5 i8km,i2; — =4 ,25.
- .Cinquièmement, on a réduit la tension delà vapeur à 1 atmosphère sept dixièmes et le poids additionnel à 40 kilog.; la machine n’a plus alors donné que trente-trois pulsations par minute : d’où,
- , M = 9.985 X 4° X -fr = 219kll,’67 ; -y/ =--^,95. , . .
- Sixièmement, enfin, on a réduit le poids additionnel â 20 kilogr.; en laissant tomber la vapeur à 1 atmosphère cinq dixièmes, le nombre des pulsations de la machine a été de 37.6: d’où
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- MACHINES A VAPEUR. B J
- M =9,985 X 20 X = i24km,8o; = i<*,66.
- En descendant encore plus bas, à 1 atmosph. trois dixièmes , le nombre de pulsations 11’a été que de 31,5, ce qui ne donne plus que :
- M = 9,985 X20 X = io4k"\83 ; = ict,4o.
- Des expériences analogues, faites, le ier juillet, sur la machine YHor-tense, ont donné les résultats suivans :
- i°. Tension de la vapeur, 2 atmosphères quatre dixièmes; poids additionnel du frein, 97 kilog. ; pulsations de la machine par minute, 42:
- d’où l’on déduit M = 9,985 X 97 X == 678km,o ; ~ = 9 cU,o4, les
- pompes ne marchant pas.
- 20. Tension de la vapeur 1 atmosphère 9 dixièmes ; poids additionnel , 87 kilogr. ; pulsations de la machine , 4-i ‘ d’où il vient
- M = 9,985 X 87 X 4-^4 = 58/r,91 ; M = 7*,8.
- 3°. Tension de la vapeur, 1 atmosphère sept dixièmes ; poids additionnel, 77 kilog. ; pulsations de la machine, 38,6 par minute : d’où nous aurons ;
- fi M
- M = 9,985 X 77 X ~ = 494km>fe ’et ^5 — 6ch>6*
- 4°. Les pompes à eau douce et à eau de mer marchant en même temps que le frein, on a trouvé, à 2 atmosphères et demie, poids additionnel , 43 kilog.; pulsations de la machine par minute, 41 : d’où
- M
- M = 295k™, 4; —-=z5A,gi.
- 5°. Dans les mêmes circonstances, à 2 atm. quatre dixièmes, le nombre de pulsations a été de 4°>4 Par minute ; ce qui correspond à une force à peu près égale à celle que nous venons de trouver.
- 6°. Dans les memes circonstances, à 2 atmosphères quatre dixièmes , le nombre de pulsations a été de 4o,4 Par minute ; d’où l’on déduit
- M
- M = 28okm,31 et = 3c%74.
- 70. A 1 atmosph. 8 dixièmes, et avec 23 kilog. de poids additionnel, on a eu 38 pulsations par minute ; d’où
- M=i45k”S4, et —• = i'\94.
- Trente-quatrième année. Février i835. $
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- 58 arts mécaniques*
- 8°. Cette infériorité relative de la machine VHortense parait tenir seulement à la manière dont on avait réglé l’admission de la vapeur ; car, nous en étant aperçus, on a ouvert complètement la valve du modérateur, et quoique la vapeur fut tombée à i atmosphère six dixièmes , on a eu 4o,4 pulsations par minute , avec le même poids additionnel que plus haut ; ce qui correspond à un excédant de force marqué par
- M
- M =i 56km,i6, ou <—-- = 2ch,o8.
- 75 ' ' - v
- Une dernière épreuve a été faite le 5 juillet; elle avait pour but de faire connaître la dépense en combustible et la force de l’une des deux machines , en marchant sans détente , ou, comme on le dit, à toute vapeur. Voici le résultat qu’elle a donné. .
- En deux heures, on a brûlé ioi ldlog. de charbon, ce qui fait 5ok,5 par heure, ou à peu près le double de ce qui est nécessaire pour marcher avec détente ; le manomètre, qui était d’abord à 2 atmosph. un dixième, n’a pu se soutenir à ce terme, et est tombé progressivement jusqu’à i atmosph. cinq dixièmes et même un peu au dessous; l’alimentation de la chaudière a été presque continue, comme dans le cas où un seul fourneau est employé pour les deux machines ; la température de l’eau de condensation, qui est ordinairement de 34 à 35 degrés, s’est élevée à environ 45 degrés, parce qu’alors la pompe à eau froide et le robinet d’injection ne sont plus d’une grandeur suffisante. Quant à l’effet produit, la pompe à eau de mer marchant seule avec le frein, la machine a donné 40,22 pulsations par minute sous un poids additionnel de 73 ldlog. dans le commencement, c’est à dire quand la tension de la vapeur était à 1 atmosph. huit dixièmes environ. L’excédant de force de la machine était donc alors de
- M = 448km,6 ioui = &\51.
- Plus tard, sous la pression de 1 atmosph. et demie, et sous la même surcharge du frein , le nombre de pulsations est descendu à 36,8 par minute, ce qui correspond à un excédant de force marqué par
- M = 443fc“\o, ou —- = 5'\9.
- En ajoutant à peu près deux chevaux un quart pour la force absorbée par la pompe à eau de mer, on voit qu’alors la machine donne un peu plus de huit chevaux.
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- MACHINES A VAPEUR.
- %
- § 3. Observations diverses et conclusions
- Les expériences précédentes démontrent suffisamment que les machines de M. Saulnier donnent desTésültats supérieurs à ceux qu’exige le marché ; mais il n’en est pas moins intéressant de connaître la mesure de leur effet utile, c’est à dire le rapport de l’effet réel à l’effet théorique. Pour y parvenir, appelons
- E, cet effet théorique exprimé en kilogrammes élevés à 1 mètre de hauteur par seconde, ,
- B, la surface de la base du piston , exprimée en mètres carrés ,
- H, la hauteur totale que parcourt le piston ,
- A = io334,5 , la pression d’une atmosphère par mètre carré,
- t3 le temps exprimé en secondes, nécessaire pour une course du piston ,
- N, le nombre d’atmosphères et portions d’atmosphère, indiqué par le manomètre,
- n} la portion de la vapeur agissant en sens contraire du piston ,
- |, la portion de la course dmpiston, pendant laquelle la vapeur agit sans détente, on aura la relation comme
- Si nous prenons, par exemple, l’épreuve faite sur la machine XOctavie, à 2 atmosphères trois dixièmes , il viendra
- de l’effet théorique.
- (O Quelques personnes comptent pour re^la tension delà vapeur dans le condensateur; ce qui est évidemment beaucoup trop faible, surtout quand le piston a une grande vitesse, comme dans le cas dont il s’agit. La valeur que nous avons adoptée est peut-être un peu forte; mais elle nous semble plus conforme à la vérité.
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- 6o
- ARTS MÉCANIQUES.
- L’autre expérience, faite sur la meme machine, à 2 atmosph. un dixième, donne mieux encore; car on a
- nr
- ce qui donne pour effet utile— ’„ = o,5i de l’effet théorique.
- 12DDj
- L’effet utile du fourneau peut également se calculer d’une manière très approximative. Pour cela, rappelons que la surface du piston = omc,10676 et sa course == om,yi ; le volume de vapeur introduit à chaque pulsation sera de deux fois les de 0,10676 X 0,71 — f X 7^,8 = 6oUt,64. Or, cette vapeur, produite à 2 atmosphères un dixième, comme dans la dernière expérience ci-dessus mentionnée, perd environ un dixième d’atmosphère pour arriver au cylindre ; elle reste alors à peu près à 2 atmosphères et pèse 2 X ogr,589 = 1^,178 par litre; on en dépense donc par pulsation 60,64 X 1 078 = 7is >43, et comme l’expérience que nous donnons pour base donne 59,7 pulsations par minute, il en résulte que la dépense par heure est de 7igr,43 X^° X 39,7 = 170^14. Les diverses épreuves que nous avons faites portent la moyenne de charbon brûlé à 25k,53 par heure ;
- donc,
- 170,14
- 25,53
- =. 6,66 exprime le nombre de kilogrammes de vapeur fournie
- par chaque kilogramme de charbon.
- Si l’on supposait le poids de chaque litre de vapeur introduit dans le cylindre ramené à i8‘ au lieu de 1^,178, on aurait encore isr X 60,64 X
- 60,39,7 —• ï44Vt4 8e dépense par heure, et par suite 5,65 de va-
- peur par 1 kil. de charbon, résultat très probablement au dessous de la vérité, mais remarquable encore, puisque, dans la plupart des fourneaux , on ne compte guère que sur 5 kilôg.
- En résumé, la Commission conclut de toutes les observations et expériences relatées dans le rapport, que les machines fournies au port de Brest par M. Saulnier, ingénieur-mécanicien à Paris, sont aussi remarquables par le soin apporté dans l’exécution que par leurs bons résultats; elle désire seulement que M. Saulnier soit invité à faire quelques changemens dans les bielles des pompes à eau de mer, parce que les vibrations en sont trop sensibles ; mais elle s’empresse de reconnaître
- i°. Que les chaudières offrent toutes les garanties prescrites par les ordonnances en vigueur ;
- 20. Que la construction des fourneaux, combinée avec l’étendue des sur-
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- MACHINES A VAPEUR. 61
- faces de chauffe, ne donne pas moins de 6 kilog. de vapeur par i kilog. de charbon ; , v
- 3°. Que la dépense de chaque fourneau, par heure, est égale, moyennement, à 2Ôk.53 de houille en roche, au lieu de 3o kilog. alloués par le marché ;
- 4°. Que la surface de chauffe est assez grande dans un seul fourneau pour faire marcher les deux machines à la fois; ce qui permet de travailler à petit feu et de ménager davantage les chaudières et la maçonnerie ;
- 5°. Que les machines pourraient marcher avec une vitesse plus grande que celle qui a été adoptée dans les épreuves ; que nonobstant, lorsque les pompes battent environ dix-neuf coups de piston par minute, on élève 266 litres d’eau douce à 33m;5o de hauteur, et 370 d’eau de mer à 27™,28, au lieu de 240 litres dans le premier cas et 5i5 dans le second, suivant le marché ;
- 6*. Que ces machines essayées au frein, et devant donner 4^0 kilogr. élevés à 1 mètre de hauteur par seconde, ou six chevaux, donnent en réalité neuf chevaux en marchant à 2 atmosphères trois dixièmes et 8ch et demi à 2 atmosphères un dixième ;
- 70. Que l’avantage serait plus grand encore si l’on profitait de la possibilité donnée par M. Saulnier de porter la tension de la vapeur jusqu’à 3 atmosphères et demie ;
- 8°. Que les pompes n’absorbent que la moitié de la foFce des machines , ou à peu près, et que l’autre moitié reste disponible pour tout autre mécanisme qu’on voudra ajouter plus tard ;
- 90. Que ces machines ne dépensent que de 2k,8 à 3 kilog. de charbon par force de cheval et par heure, au lieu de 5 kilog. alloués par le marché; qu’ainsi le bénéfice pour la marine excède 40 pour 100.
- Par tous ces motifs, la Commission est*d’avis que les machines de M. Saulnier doivent être admises en recette, et que cet ingénieur-mécanicien mérite une approbation toute spéciale de la part du ministère de la marine (1).
- Fait à Brest, le 28 juillet i83-f.
- Les membres de la Commission,
- Signé Penhoat ; B. Ràby; de Rabaudy ; Ollivier ;
- Raby Kangrun et C. Petot.
- (1) Les ateliers de M. Saulnier sont établis rue Notrc-Dame-des-Champs, n° 5r, à Paris.
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- 62 ARTS MÉCANIQUES.
- .. L’A INES. . • . . . r ' .
- Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée
- destinée a la fabrication des draps^ et principalement sur
- machines employées pour cet usage; par M. Wedding [Suite] (i).
- 3°. Procédé pour ouvrir et nettoyer la laine. Malgré le travail préparatoire qu’on lui a fait subir, la laine n’est point encore suffisamment purgée des impuretés qu’elle recèle; aussi doit-elle être ouverte ou divisée et battue pour en séparer la poussière. On emploie pour cette opération des machines connues sous le nom de loups ou diables. Celle en usage dans le comté de Glocester, en Angleterre, et qui est d’un grand volume, fonctionne avec succès; elle a été perfectionnée par M. Price, de Stroud, et réunit plusieurs avantages importans.
- Les planches 611 et 612 représentent cette machine vue sur ses différentes faces.
- 1» fis- 1.H-6II, est une élévation latérale de la machine.
- La fig. 2. Élévation vue par le bout.
- Fig. 3. Ailes en hélice, garnies de dents de peignes et de batteurs, vues de face et en élévation.
- Fig. 4. Les mêmes, vues de profil.
- Fig. 5, PI. 612. Coupe transversale de la machine sur la ligne AB,fîg. 6.
- Fig. 6. Plan de la partie inférieure de la machine, le couvercle et les ailes étant enlevés.
- Fig. 7. Partie du mécanisme qui fait agir les cylindres alimentaires.
- Fig. 8. Le peigne latéral détaché, et vu en élévation.
- Fig. 9. L’un des cylindres alimentaires avec sa roue et son pignon d’engrenage. ,
- Fig. 10. Cylindre alimentaire cannelé avec son pignon.
- Fig. 11. L’un des rouleaux qui reçoit la toile sans fin.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- Le bâtis en bois A de la machine est entouré par le bas et sur les deux côtés de portes en planches minces B, tournant sur des gonds c'c' et qu’on ouvre au besoin pour retirer la poussière et les impuretés qui se sont produites pendant le travail. Sur ce bâtis repose un couvercle bombé C, mobile sur des charnières a ( fig. 5), et qu’on rabat pour retirer la laine nettoyée.
- (i) Voyez Bulletin de janvier i835, {). 18.
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- LAINES.
- 63
- Les parties A etC forment une caisse ou enveloppe, garnie à l’intérieur d’une toile métallique EE, dontla moitié occupe le fond et l’autre moitié le couvercle. Le treillage demi-cylindrique du fond est soutenu au milieu par trois bandes cintrées en fer bb,fig. 6, et à chaque extrémité par des liteaux de bois ce. Celui du couvercle a la même forme , mais il est plus élevé de 3 pouces et demi ; on l’attache sur un châssis en bois léger ddd,fig. iFe, qui sert aussi à supporter par ses deux bouts le couvercle composé de planches de recouvrement fixes ee et de volets//mobiles sur des charnières, et qu’on ouvre pour laisser échapper la poussière dégagée de la laine.
- A l’un des côtés de la machine est disposée une table alimentaire F, attachée au bâtis A par des boulons à écrou. Sur cette table passe une toile sans fin G, qui enveloppe deux rouleaux HH', et reçoit la laine destinée à être nettoyée et divisée; cette laine est dirigée ensuite entre deux cylindres IF, dont le supérieur I est cannelé et tourne par son axe sur des supports gg (/ig. 6 ) ; ces supports, attachés sur la table F , sont composés de lames de ressorts, afin de faire appuyer constamment ce cylindre contre le cylindre I', qui repose sur des supports fixes. Lorsque la quantité de laine placée sur la toile est surabondante, on facilite son passage en soulevant le cylindre cannelé I.
- Les supports cd,fîg. 5, du rouleau H' sont mobiles dans des coulisses, afin de pouvoir tendre la toile sans fin soutenue par un plateau d\ et garnie, de chaque côté, de rebords ee, qui retiennent la laine.Une bande de cuir/', clouée au dessus du cylindre cannelé I, ferme l’ouverture qui existe entre ce cylindre et le bord du couvercle C.
- Le mouvement est transmis aux cylindres II' par l’intermédiaire d’une poulie J. montée sur l’arbre moteur L, et enveloppée d’une courroie sans fin qui passe sur une grande roue à ruban K,fig. 7. Cette roue porte un pignon h, qui engrène avec la roue dentée i, sur l’axe de laquelle est monté le cylindre I', fig. 9. Le pignon j de cette roue engrène, d’une part, avec un pignon k , fixé sur l’axe du cylindre cannelé I, fig. 10, et de l’autre avec un pignon l, qui mène le pignon m du rouleau H,fig. 11. Par l’effet de ces divers engrenages , les cylindres II' tournent en même temps que les rouleaux HH', qui entraînent la toile sans fin.
- La laine, étendue en nappe mince sur cette toile, est introduite entre les cylindres II', et passe de là dans l’intérieur de la machine, où elle reçoit l’action des ailes hélicoïdes MN, montées sur l’arbre moteur L, et faisant deux cent quatre-vingts à trois ceuts tours par minute. Ces ailes, représentées séparément/?^. 3 et 4,sont armées, à leurs bords, de dents de peignes MNT
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- 64 ARTS MÉCANIQUES.
- et de batleurs O, qui frappent, divisent et agitent la laine au sortir des cylindres II' et la conduisent, par un mouvement spiral, jusqu’au bout de là machine après l’avoir parfaitement nettoyée. Comme les pointes des dents des peignes passent à un pouce au dessus de la toile métallique inférieure, la laine y est déposée en nappe mince, et les impuretés qu’elle contient traversent les mailles de la toile , tombent dans le coffre inférieur, ou s’échappent à travers le réseau supérieur par les volets mobiles/. Pendant le mouvement des ailes, la laine rencontre les dents de deux peignes latéraux P, adaptés dans l’intérieur et de chaque côté de la machine ; elle est reprise sur ces peignes par ceux M ; mais pour qu’elle ne soit pas déchirée ni endommagée par la rapidité du mouvement des peignes hélicoïdes, les dents des peignes P s’élèvent et s’abaissent alternativement.
- Les ailes hélicoïdes, construites en fer-blanc, sont soutenues par des bras nn ,Jig> 4, assujettis sur une couronne de fonte o. La partie en fer-blanc est désignée par les lettres pp; les peignes MIS y sont adaptés par des vis; ils se composent de trois rangées de dents N, tournant vis à vis des cylindres alimentaires II', et d’une seule rangée M sur le reste de leur développement.
- L’arbre moteur L des ailes tournant sur des paliers Q,fig.6, porte, à l’une de ses extrémités, les poulies motrices RR', fig. i et 3, dont l’une est fixe et l’autre folle, et à l’autre bout une vis sans fin S, qui mène une roue dentée q, dont l’axe tourne dans des collets rr, fig. 2, et reçoit deux manivelles courbes s s, attachées à des tirans tt. Ces tirans sont fixés, par leur extrémité inférieure, à des manivelles vv, montées sur l’axe horizontal uu et portant des bras de leviers xx, réunis à des tirans y y, lesquels transmettent le mouvement à des petits bras zz, montés sur l’axe des peignes P {fig* 8). On conçoit que, par l’effet de la rotation de la roue q, les tirans tt montent et descendent par l’intermédiaire des manivelles courbes ss, et font tourner les manivelles w et l’arbre u ; celui-ci, par le moyen des tirans //, produit l’élévation et l’abaissement des bras de leviers zz, et par suite celui des peignes P, qui y sont attachés.
- Nous avons dit que la poussière et les impuretés qui se dégagent de la laine tombent, à travers le réseau inférieur, dans le bas de la machine et s’échappent, en traversant la toile métallique du couvercle, par les volets/. Pour activer le courant d’air produit dans l’intérieur de la machine par le mouvement des ailes, on a percé l’une des faces du couvercle d’un orifice couvert par une porte à coulisse S, fig. 7, qu’on peut ouvrir ou fermer plus ou moins, suivant le besoin.
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- ^ STATISTIQUE. i 65
- • - La machine que nous venons de décrire ouvre et nettoie 5o à 55 livres de laine par heure, en admettant pour les ailes une vitesse de trois cents tours par minute. L’opération s’exécute avec une grande perfection ; mais elle doit être répétée dans le cas où la laine serait trop chargée d’impuretés. r , (D. ) î
- -'-'i; r. STATISTIQUE. ^ _
- Rapport fait par M. Héricart de Thury, sur la statistique minérale et houillère de la France, par M. Boyer.
- Messieurs, M. Boyer, membre de la Société, vous a soumis les 3 et 4 juin et 21 juillet i834, le manuscrit d’une Statistique minérale, métallique et houillère de la France et des pays étrangers, dont il est auteur.
- Vous nous avez demandé un rapport verbal sur cet ouvrage. En nous renfermant dans les bornes que vous nous avez prescrites, nous allons tâcher de vous faire apprécier l’importance de ce travail, autant cependant qu’il nous sera possible de le faire, l’ouvrage de M. Boyer, riche de détails, d’observations nouvelles et de renseignemens peu connus, manquant malheureusement d’une table analytique et raisonnée des matières, complément obligé d’un tel ouvrage, et que l’auteur ne pourra se dispenser de faire sans table, les recherches devenant difficiles et souvent même impossibles. - , .
- Lastatistique minérale de la France deM.Ztoyérse compose de cinquante-deux cahiers in-4°, de quarante à quarante-huit pages chacun, et forme ainsi un volume de plus de deux mille pages.
- Ne connaissant pas la classification que l’auteur a suivie dans cet immense travail, pour mettre dans notre analyse l’ordre nécessaire et vous faire connaître toutes les parties qu’il a traitées, autant, toutefois, que le permet un rapport verbal, nous avons cru devoir diviser cet ouvrage en quatre sections. - r s
- La première , composée de onze cahiers, comprend : . '
- i°. Un aperçu du système minéral et métallique de la France, avec des tableaux de nos importations et exportations avant i83i ; r ; r ^x 2°. Des tableaux sommaires de la statistique minérale de la France par département, divisée en quatre parties, savoir : i° les métaux, 2° les argiles feldspathiques, 3° les calcaires et les plâtres, et 4° les houilles ; :>
- 3°. Un résumé des tableaux de sa statistique minérale, amenés, dit l’auteur, à leur plus simple expression; » Sj:: - rîï x. r
- Trente-quatrième année. Février i835. ' 9 x
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- ARTS TVlécAîfïQUES.
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- «>. , , , * . T
- Et 4° la partie historiqué du système àrgiib-feld s pa thîqu e ôudésmrgiles de France et des pays etrangers, avec des recherches sur leifr'natirre et léur emploi dans la fabrication de la porcelaine et de la poterie. ?
- La seconde sectiôn , la statistique ’dépàrtemerîtaîe des mines dé houille 'de France, composée de trente-quatre cahiers, est divisée en cinq partiesï ‘ i°. L’historique de la statistique des mines de houille de France et de l’étranger, précédé de recherches sur les diverses opinions émises sur l’origine , la formation, la composition ét les diverses espèces ou qualités de houille, la situation des mines, l’aperçu de leurs produits à diverses époques, le tableau des prix des différentes qualités ou espèces de houille, les proportions des mélanges que font communément les marchands de charbon de terre, enfin l’emploi des diverses qualités ;
- 2°. La géologie ou le gisèment des mines de houille en France et dans les , pays étrangers , et subsidiairement les mines d’anthracite, les lignites, les tourbières, les bitumes; les détails relatifs aux indices et aux recherches de ces mines; les travaux d’exploitation, les accidens, les moyens de les prévenir, le feu grisou , etc., etc.;
- 3°. La statistique des houillères de la Belgique, des pays de la rive gauche du Rhin , de l’Angleterre, de l’Italie , de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Prusse , de la Russie , etc. ;
- ' 4°. La statistique départementale des mines de houille de France , composée de onze cahiers, avec une série de tableaux relatifs aux produits de chacune de ces mïiies, à leur situation, à leurs débouchés, à leur distance de la mer, à l’évaluation de leur extraction, suivant les ingénieurs des mines et les comités des départemens , aux expériences faites sur les différentes espèces de houille ; enfin , deux tableaux synoptiques, l’un du gisement des • mines de houille et des différentes matières qui les accompagnent dans les divers états de l’Europe , et l’autre de la composition des minéraux combustibles, d’après laléarbonisation et l’analyse chimique ;
- Et 5°, un appendice à la statistique des mines de houille, dans lequel M. Boyer donne :i» des Recherches sur les causes qui influent sur l’exploitation des mines de houille deûHacun de nos départemens ; 2° l’état genéral de toutes les côncéssions de niînés'd'ëRouille,'qui ont été accordées par le Gouvernément dans chaque déj^rfement, depuis Tannée 179$ jusque et * compris î832 ; et 3° üti tableaû’suppiéltiéntaire à l’état général des mines de houille dé Francè l indiquant lëurs divérsès qualités"'cômpàr'êès particülière-’ nient avec celles des rinnés de Belgique. ^ '
- La troisième section est un extrait desiïiétiidirès dé M. Bineàiï, ingénieur
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- STATISTIQUE*.^ 67^3
- des mines j sur les tourbières des Fichteigebirge en Bavière, inséré dans les-, Annules des Mines, et de ceux de M. Chevalier, élève ingénieur, sur les tour-.,, bières de Grouy-sun-Ourcq (Seine-et-Marne) et dç Servanee (Haute-Saône).,
- M. B§yer décrit, d’après ces ingénieurs , rhistpire dç. la- tourbe,; sa,forma-.ri tian,(îsçs différentes espèces * sou exploitation, sa çarbonisati.op , les essais^-3 faits .sur remploi. de soncharbon pour'fondre au hautfourneau le minérai ^ dçfçr, la compression de la tourbe pour en rédpire.le,-volume, son emploi,^ dans lesibriqueteries; eHfinÿl’introduçtion.deJa tourbe-cl^ns la coris^ructiori*
- des digues.,,o>[ «ï» îitMmvî ion .K-r-iri i nu'bsuehiiVTttëdu h ir> 20!eu.
- CettQ section est terminée par trois notices qui ,-.id’aprè? la, nature jde^ j matières quby sont traitées, eussent été mieu^jplacées-dans la section préfjp cédente ; la première est relative aux essais faits à Odessa pour d&ifabriçatiçmjq de la houille artificielle avec la naphte de l’île de ïaman; la secondçijSur ( l’emploi de l’essence de charbon de terre pour la destruction du puceron lanigère ( aphis vel mysojcilus mqli)., qui a, détruit tant de plantations .do^ pommiers et de vergers dans nos départemens de l’Ouest et du Nord; et J a ? troisième sur des expériences faites par MM. Duhqme^çt clavier, ingéniea^^ des mines , relativement à la pesanteur spécifique de différentes, q&pèçe^/Jp
- houille,.
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- Enfin, la quatrième section comprend des rçcherçhes :sur les bois et, forets , de France , leur étendue ^ les .produits4e leur coupe et la carbonisation, des; bois, avec detix tableaux, l’un d® la puanteur spé^fiLque de diverses espèces^ de bois, et l’autre de notre statistique forestière départementale s dont le
- résultat est de 7,85q,455 hectares dqbois epforêts.
- —-----Rtmm&r—~*~
- Quelque rapide que soit, Messieurs , l’analyse qué nous venons de vous présenter de l’ouvrage de M.; Boyer, nous désirons quelle vous ait miSV^L même d’en apprécier l’importance et l’étendue des recherches auxquelles l’auteur a dû se livrer, à en juger par les détails et les documens de tout genre qu’il a recueillis, et parmi lesquels il en est un grand nombre qui sont à peine ou qui ne sont même pas connus. Mais, en vous faisant connaître cet immense travail, nous ne pouvons cependant nous dispenser de vous dire i° qu’il a besoin, et même le plus grand besoin, d’être revu avec * soin; 20 qu’il sera essentiel que, dans une introduction ou dans un avant-; pTopos, l’auteur fasse connaître la division ou l’ordre qu’il a entendu suivre^ dans la rédaction de sa statistique minérale, métallique et houillère delà-?
- tx - . rr , , , * r _ _ -ii.-î . • .•». ' “ -litt . lO-j 'tl& I
- france; 3° que, si generalement M. Boyer se montre au courant des pi;o-t
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- 68 ARTS CHIMIQUES.
- grès de la science, nous avons trouvé, dans quelques parties, des renseigne* mens un peu anciens ou surannés, et qui ne sont plus au niveau de nos connaissances actuelles ; 4° que plusieurs articles semblent un peu trop se ressentir de la précipitation avec laquelle M. Boyer a dû faire ses recherches, pressé qu’il était, dit-il, de vous soumettre son travail avant la présentation aux Chambres du projet de loi sur les douanes ; 5° que, dans quelques endroits * il devra faire des suppressions pour éviter des répétitions; 6° qu’il sera nécessaire qu’il classe avec soin une foule de documens, de notes et d’observations d’un grand intérêt, mais qui perdent de leur importance, faute d’être à leur véritable place ; 70 enfin, qu’il sera indispensable qu’il ajoute à son ouvrage une table analytique et raisonnée des matières, pour en faciliter les recherches, qui, faute de table, sont souvent difficiles ou même impossibles. f5î s v — ;
- Si, comme nous n’en doutons point, M. Boyer consent à revoir son ouvrage et à y faire les travaux que, dans son intérêt, nous croyons devoir lui indiquer, il pourra se flatter d’avoir rendu à l’art et à la science un véritable et un très grand service. ^
- Aussi, et en nous résumant, aurons-nous l’honneur de vous proposer, Messieurs, de remercier M. Boyer de la communication|qu’il a bien voulu vous donner de sa statistique minérale, métallique et houillère de la France, en 1’engageant à la mettre en état d’être un jour publiée sous vos auspices, et d’être alors signalée comme digne de l’attention du Gouvernement.
- Approuvé en séance, le 21 janvier 1835. - ^' ^ * n t -ra < u i 1
- * ^ Signé HéiucART de Thurÿ,rapporteur*
- ARTS CHIMIQUES. — instrumens de physique. ^ Rapport fait par M, Bussy, au nom du Comité des arts chimiques, sur un nouvel instrument de ^physique nommé pneumatomètre, présenté par M. Danger, rue Saint Jacques, n° 248, à Paris, .
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen de votre Comité des arts chimiques un appareil de M. Danger, accompagné d’une notice qui en contient la description et en indique les principaux usages. L’appareil dont il est question a reçu de son auteur le nom de pneumatomètre ; il est destiné à faire connaître, par la seule inspection et saiis calcul, les variations que l’air éprouve dans son volume, suivant les variations de la température et de Impression atmosphériques; ^ -y-.
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- INSTRUMENS HE PHYSIQUE.
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- , Les moyens que l’on emploie ordinairement pour atteindre ce but consistent à prendre avec précision le volume du gaz dont on veut apprécier les variations, et déterminer en même temps la pression et la température auxquelles il se trouve soumis. Avec ces éîémens et par l’application de la loi de Mariotte, savoir que le volume des gaz est toujours en raison inverse de la pression à laquelle ils sont soumis; par l’application de la loi de Gay~ ’ Lussac, d’après laquelle les gaz se dilatent de o,00^5 de leur volume pour chaque degré de température, on peut toujours, à l’aide d’un calcul fort simple, connaître le volume d’un gaz à une pression et à une température quelconques, lorsqu’on connaît le volume correspondant à une près- sion et à une température données. -V- ; h1 ^ ^ ^
- Mais il faut, indépendamment du calcul, faire deux observations avec des instrumens précis ; l’une avec le thermomètre, l’autre avec le baromètre. L’instrument de M. Danger, au contraire, est indépendant du baromètre et du thermomètre , et donne le volume des gaz à la pression et à la température atmosphériques, sans qu’il soit nécessaire de constater ces dernières par l’observation; il peut même, au besoin, faire connaître la température lorsqu’on connaît la pression, et, réciproquement, faire connaître la pression lorsqu’on connaît la température atmosphérique, c’est à dire remplacer le thermomètre dans le premier cas et le baromètre dans le se- %
- Cet instrument se compose de deux tubes cylindriques capillaires, placés ; parallèlement à une très petite distance l’un de l’autre, et fixés sur une ' petite planchette , à la manière des thermomètres ordinaires. De ces deux tubes, l’un communique librement avec l’air par sa partie supérieure, l’autre est terminé supérieurement par un renflement cylindrique, de manière â ? représenter un thermomètre dont le réservoir serait tourné en haut. Ces T deux tubes communiquent entre eux par la partie inférieure, et se termi—y nent dans un réservoir commun, qui est une espèce de poche en peau maintenue dans une enveloppe métallique, et dont la partie inférieure peut être soulevée ou abaissée à volonté à l’aide d’une vis de rappel. L’un de ces tubes, celui qui est terminé par le réservoir cylindrique, se trouve divisé en parties d’égale capacité ; en face de chaque division, se trouve un chiffre qui indique le nombre de divisions contenues dans la partie supérieure du tube, y compris le,cylindre. b:it*.
- Le réservoir supérieur, ainsi qu’une portion des deux tubes verticaux^ sont remplis de mercure ; le réservoir cylindrique et la partie supérieure da tube contiennent de l’air sec, dont la quantité est telle qu’à la température
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- ARTS CHIMIQUES.;;
- de zéro, et sous la pression de 0,76, le niveau du mercure vient affleurer exactement le nombre 1000. ; ^ , • u . s } ^ -,.
- Lorsque l’on veut ensuite reconnaître les variations de volume qu’aura éprouvées cet air, en raison des changement de pression et de température . atmosphériques , on y parviendra en faisant mouvoir la vis de rappel fixée .. à la partie inférieure du.réservoir, de mercure ; on élevera ou l’on abaissera le liquide dans les deuxbrancb.es de l’instrument, de manière à le ramener t exactement au même niveau dans l’un et dans l’autre. Dans cette position,,, l’air renfermé dans l’appareil, se trouvera exactement dans la même proportion que l’air atmosphérique, et le chiffre indiqué sur le niveau du mercure
- sera exactement celui du volume cherché de l’air. M . .. .
- Parmi les diverses applications que l’on peut faire de cet instrumentil en est une surtout qui a plus particulièrement rapport aux recherches chimiques ; elle consiste à pouvoir obtenir facilement le volume d’un gaz à o et à om,76, lorsqu’on connaît le volume du même gaz dans les conditions actuelles de pression et de température atmosphériques. Il arrive souvent en effet que^, dans des analyses chimiques, on sépare quelques élémens à l’état gazeux ^lorsqu’il faut ensuite convertir en poids le volume du gaz obtenu , il est nécessaire d'avoir recours aux ouvrages qui donnent la, densité des gaz,? QU indiquent,, quelquefois meme disent, le poids d’un volume déterminé des mêmes gaz ; mais ces nombres sont toujours calculés dans la sup-, ^ position que le volume; du gaz- est Ramené à o et om,j6 j .l’on est, par conséquent obligé d’avoir recours au baromètre et au thermomètre, et de calculer les deux corrections qui en dépendent. ;
- Avec Üe pneumatqmètre $ aucontraire,, une seule observation suffit : en.? efifet V Moment ; où l’qn ai piis la mesure des gaz obtenus pn consulte . l’insfrutnent avec les1 précautions que" nous avons indiquées, p il donnera la. t variationàdu volume qu’auront; éprouvée les 1000 parties d’air qu’il ren«r ferme, en passant* de1 o et 0,76 k la pression et à la température actuelles,* , sSoijentdonc^le.volumeàadiqudpar l’instrument, M celui du gaz obtenu,.; X le ïhêmeVdhune rameuré à o et o^ô, on aura . ? • r.j ;,
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- Nous avons dit plus haut que le pneumatomètre pouvait, remplacer, au besoin^le^thiçinomièîrè. auLle. hârpinèttP ^ fl suffira,^lorsqu’on, voudra connaître la pPessioalu atmosphérique,,. de consulter le pneumatomètre , et de retianehemdnüfcd«me ,qu’il indiqua, iouteJa portion qui esLjiue à l’in-.
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- IN STB U ME NS DE PHYSIQUE.
- .' fluence tle la- tempéfcalufre que l’on est «supposé connaître. !Le volume qui J donnera le calcul sera à iooq, comme am^.6 est à la pression cherchée.
- ^Vî. Bémême, pour avoir la température lorsqu’omeonnaît la pression atmo-f' sphériqué, ilfaudra d’un volumerindiquéipar le ipneumatomètre retrancher la portion qui est due à l’influence de la pression ; le reste, comparé à 1000, -videra connaître.la -variation: -j&ue à la température et;y par suiteyla tempéra-ture elie^mème d’où dépend cette variationl Enfin,de pneumatomètre donne directement la densité de l’air, dont la température et la pression ne sont que les élémens, et si jusqu’ici l’on n’a pas tenu compte de cette influence autant qu?il eût \<été à désirer qu’on le fît, il faut l’attribuer sans doute à la nécessité de deux observations et du calcul qui doit les compléter ; il est pourtant beaucoup de; phénomènes physiques et physiologiques qui paraissent liés à la densité de l’àir. ^ - v, ' v '» • " \
- L’acte de la respiration , par exemple, peut être singulièrement modifié, suivant que l’air est plus ou moins dense,.et.comme cette fonction est essentielle, fondamentale, même dans les êtres organisés, qu’elle est intimement ‘ liée à toutes les autres/cette cause , en apparence très faible, pourrait, en réalité, avoir une grande influence sur eux, particulièrement sur ceux dont les organes respiratoires sont très impressionnables, r •' i 'h Combien défaits singuliers ou inexplicables, qui se présentent dans le traitement des maladies de poitrine, qu’on attribue au changement d’air ou à d’autres causes aussi vagues, et qui, mieux étudiés, seraient peut-être susceptibles de recevoir une explication rationnelle ! 5 v ? u
- Mais on ne peut y parvenir que par des observations nombreuses , et en tenant compte de toutes les influences qui peuvent agir sur le résultat..
- C’est donc une chose toujours bonne et utile que de fournir à la science de nouveaux moyens d’observation. ' s i : v ; .
- Sous le rapport de l’exécution, l’instrument de M. Dangerlaisse quelque chose à désirer ; la peau qui sert de réservoir au mercure ne nous a pas paru conserver assez d’élasticité et ne pas suivre assez immédiatement le mou-v vement de la vis de rappel ; de plus, le réservoir d’air se trouve fermé, à sa partie supérieure, par un bouchon en verre rodé ; nous ne pouvons nous empêcher de voir dans cet^e, disposition une cause d’altération dans les indications de .l’instrument.;. . s-jE ja; ' -
- Nous devons ajouter, néanmoins, que l‘appareil que nous avons examiné retient L’air parfaitement sotis les diverses pressions auxquelles nous l’avons soumis.
- Mais il serait impossible, dans une fabrication suivie, de compter toujours
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- sur un pareil résultat, qui est dû tout entier à l'habileté et à la patience de l’artiste. Néanmoins tous les doutes que l’on pourrait avoir sur l’exaetitude de l’instrument peuvent être facilement levés, en comparant sa marche avec celle du baromètre et du thermomètre , et doivent mettre l’observateur à l’abri de toute crainte. ; - y ^ J v ;s : » j
- Nous proposons au Conseil d’adresser des remercîmens à M. Danger pour sa communication , et défaire imprimer le présent rapport dans le Bulletin de la Société. • • •
- Approuvé en séance, le 4 mars i835. ! v ;
- Signé Bussy, rapporteur. n
- ARTS ÉCONOMIQUES.— vers a soie. y
- Description d’une magnanerie salubre3 au moyen de laquelle on pourra toujours procurer aux vers a soie ledegré de ventilation, de chaleur et d’humidité le plus convenable pour la réussite de leur éducation (1)5 par M. Darcet ? membre de VAcadémie des sciences.
- Ayant été envoyé dans le midi de la France pour y étudier le conditionnement des soies non ouvrées, et ayant eu, à deux reprises, l’occasion d’y suivre, dans tous ses détails, l’éducation des vers à soie, je me suis promp-. tement aperçu que la majeure partie des maladies qui détruisent tant de vers, et des pertes éprouvées dans cette industrie, devait être attribuée moins à leur constitution qu’à l’insalubrité des ateliers, et surtout aux grandes variations atmosphériques qui fatiguent les vers à soie pendant tout le cours de leur vie.
- M. Camille Beauvais, qui a planté un grand nombre de mûriers dans le domaine royal des Bergeries, près Paris (1), et qui, depuis plusieurs années, y exploite avec succès une magnanerie dont les progrès sont remarquables, partageant l’opinion que je m’étais formée relativement à l’éducation des vers à soie, telle quelle est pratiquée dans le midi de la France, m’engagea à préciser mes idées ?à ce sujet et à faire le plan d’une magna-
- (1) Les ateliers où l’on élève les vers à soie ne portent pas le même nom dans tous les pays ; ils sont le plus souvent appelés magnanerie , mais on les nomme aussi coconière, ma— ghanderie et ver crie dans la Touraine. On appelle magnanier ou magnanière l’ouvrier ou l’ouvrière chargé de l’éducation des vers à soie. Ces mots dérivent du noïn de magnan donne au ver à soie dans le dialecte languedocien. *
- ( Voyez le rapport adressé à M. Bonafous par M. Béarnais, inséré dans les Annales de l’agriculture française de i833.)
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- nerie salubre. Je fis ce travail et je lecommuniquai à M. Des tailleur, architecte du gouvernement, qui avait à construire une grande ^magnanerie pour M. de Grimaudet, à Yillemornble, près Paris. M. Destailleur.entra parfaitement dans mes vues; la question fut bien étudiée avec lui : il rédir gea les plans de la magnanerie de Yillemornble, en partant des bases que nous avions arrêtées ensemble, et me remit une copie de ces plans, en m’invitant à en donner la description. Ce qyi suit comprendra non seulement la légende des planches, mais encore les détails nécessaires pour que l’on puisse obtenir de l’emploi de cette magnanerie salubre tous les avantages que l’on doit en attendre. Je désire vivement que ce travail puisse être utile . aux nombreux agriculteurs et manufacturiers qui s’occupent de la production de la soie et qui sont encore, selon moi, bien loin d’avoir atteint le but qu’ils doivent se proposer. „ • f.’ h-.', :
- Pl. 6i3. Plans du rez-de-chaussée et du premier étage de la magnanerie de Villemomble. Cette magnanerie étant composée de deux ateliers disposés symétriquement à chaque étage, je ne parlerai que de la moitié des plans qui est à droite, et tout ce que j’en dirai devra s’appliquer à la partie gauche de ces plans, qui n’est qu’une répétition de la première. : ,3'- ? c;o~î
- Fig.iy Plan du rez-de-chaussée. 0 3 33..•3 1 ;-;n;
- La pièce M est en partie divisée dans sa longueur par des piliers 1, 1, r, qui supportent le plancher du premier étage : vers l’extrémité de cet atelier se trouve une cloison 2, qui, le traversant dans toute sa largeur, en isole l’espace 3, servant de chambre à air chaud ou à air froid, et d’où part la ventilation de la magnanerie : cette chambre est garnie d’un calorifère 4 5 dont le tuyau 5 se rend dans la cheminée générale 6. * ; f
- C’est dans cette partie du rez-de-chaussée que se fera réchauffement ou le refroidissement de l’air et le réglement de la ventilation : le restant de l’atelier servira à sécher les feuilles qui seraient récoltées étant humides, et à filer les cocons par le procédé de Gensoul; après la fin de l’éducation. La description des coupes verticales, où les mêmes lettres indiquent les mêmes objets, fera bien comprendre, par la suite, les dispositions de ce plan.
- Fig. 2. Plan du premier étage : c’est dans cet atelier que se placent les vers à soie pendant toute leur éducation. On voit en 7 les points de départ des quatre conduits en bois, par lesquels l’air chauffé ou refroidi convenablement passe de la chambre à air 3 ,jdg. 1, dans la magnanerie. Les places indiquées par 8 représentent les claies sur lesquelles on élève les vers à soie. On voit en 9 la cloison qu i sépare la grande pièce en deux ateliers tout semblables Nous n’entrerons pas ici dans de plus grands détails, parce qu’il sera plus r .Trente-quatrième année.-Février i835~ : q c éhi < 10 < '
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- §4 ARTS ÉCONOMIQUES.
- facile, ùe^tïïe'le^l’ai déjà' fail observer, de bien compreîidré ce plan quand on auraeffùdïë là description des coupes verticales du bâtiment. 1 j
- ^*>P1. i, Vue de face de la cloison 2, formant la chambre à air S,
- •ail rez-de-chaussée de la magnanerie : c’est une coupe verticale de la partie inférieure du bâtiment, selon la ligne GH du plan,Jrg. i, Pl. 613. ii » 10, Porte du foyer et du cendrier du calorifère. * ; 1
- JlK j j } Porte par laquelle on peut entrer dans la chambre à air 3, pour nettoyer, chaque année, les tuyaux du calorifère. Cette porte sert aussi à poser sur le calorifère une caisse en cuivre ou en zinc, remplie, selon le besoin, d’eau ou de glace. v'-" '',u 1
- * 12, Ouvertures garnies de portes à coulisse en bois, par lesquelles on laisse entrer dans la capacité 3 la quantité d’air nécessaire pour ventiler convenablement la magnanerie. otj/i*. :uvi •
- 15, Portes par lesquelles on introduit dans la chambre à air 3 des caisses remplies d’eau, dans le but d’obvier convenablement à la trop grande sécheresse du courant ventilateur, ou bien garnies de glace, pour refroidir cet air au degré convenable, soit lorsque la température extérieure se trouve trop élevée, soit lorsque, par défaut de soin ; le chauffeur a fait trop grand feu dans l’appareil calorifère. . >,•' i;: ; -x :, ; r —
- * i4, Gaines en bois fixées horizontalement sous le plancher du premier étage : ces tuyaux prennent l’air, amené au degré convenable de température et d’humidité, dans la chambre à air 3, et le conduisent dans la magnanerie.
- 15, Coupes des ouvertures par lesquelles le courant d’air ventilateur passe, des gaines en bois 14> dans l’atelier 0, où s’élèvent les vers à soie,
- 16, Plancher qui sépare le rez-de-chaussée du premier étage O, où se
- placent les vers à soie pendant leur éducation. • ! j b - - s? :
- Fig. 2, Coupe verticale de la chambre à air 3, selon ïa ligne EF de 1 sfig. i, Pl. 613. Cette coupe, où la cloison 2 ne paraît pas, indique les dispositions intérieures de la chambre à air 3. J ^ ni h. , K
- 4, Massif âu calorifère. ^ n ; • x -n.5 : : » . ; : u
- . 5, Tuyau du calorifère; il est doublement coudé à droite et à gauche pour échauffer facilement le courant ventilateur qui traverse la chambre à air 5. Ce tuyau s’élève, en sortant de cette chambre, à quelques mètres de hauteur dans la cheminée générale, où il va établir l’appel qui occasione la ventilation forcée de tout le système. x x n . ;. -
- Le tuyau 5 doit être garni d’une clef à sa partie supérieure, près du plancher 16 y cette clef, destinée à régulariser le service du calorifère, doit pouvoir se manoeuvrer jdù devant de la cloison 2 , où se tient le chauffeur.
- 17, Tables sur lesquelles se posent , à droite et à gaucheduealorifèrej les
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- VE£S A ?OIE.
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- ;ù tirai ij«
- 'Ht t 'i‘}±
- caisses en cuivre .oju en zinc,remplies, selon le besoin, d’eau chaude ou de glace : ces tables occupent la moitié de l«a largeur de la chambre à air 5. ^
- 18, Caisses en cuivre ou en zinc, que l’on remplit d’eau chaude où de glace, selon que l’on a besoin de charger d’humidité le courant ventilateur ou de diminuer la température de cet air. ’ * "* j oo f , ,
- f / Je rappellerai îcï, pour mieux faire comprendre cette coupe', qu’il existe dans la cloison 2, qui ferme le devant de cette chambre â air 3, une porte devant chaque caisse en cuivre, pour en faire le service, et entre lès pieds des tables, des espèces de chatières} laissant entrer la quantité convenable d’air dans la chambre 3. ' " “ ’ ; ^
- Fig. 3. Coupe longitudinale de la magnanerie, suivant la ligne K t de la Jîg. 1, Pi. 613, Ici tout le système de ventilation se trouve bien développé': aussi vais-je tâcher que la description de cette figure en fasse bien conï» prendre toutes les dispositions, , ; '' 4 * * " à ^ fQ:1 11 **
- 2, Cloison séparant entièrement la capacité 5 de l’atelier M,'dans toute la largeur du bâtiment.
- 4, Massif du calorifère. 1j ^
- ' 5, Tuyau du calorifère. “ 1 ^ j sn*iqi zru) . r> «'a
- ' 8, Claies ou filets sur lesquels on place les vers à soie.!i:44K.
- 12, Ouverture ou chatière, par laquelle l’air extérieur entre dans la
- chambre 3, en passant sous chaque table et entre leurs montans 17 : la cloison 2 est garnie de huit de ces chatières. - 'h a * :f;~ si-
- 13, Porte pour le service de la caisse en cuivre 18: cette caisse peut être
- faite de manière à entourer le tuyau 5 de trois côtés, ou à en garnir seulement la partie antérieure. Il y a quatre autres portes plus petites à droite et à gauche de celle-ci, pour le service des huit petites caisses placées sur les tables 17/ * ! • 4il Zinu> -nînm;î‘mib Jiv* ri;-.
- 14, Orifice d’une des gaînes en bois, prenant l’air dans la chambré5 , - et
- le conduisant au système général de ventilation de la magnanerie...... - —
- Il existe quatre de ces gaînes ou conduits ; on les voit ponctués et en plan auxJig. 1 et 2, PI. 6i5, et ces figures indiquent bien la disposition des trous inégaux i5, par lesquels le courant ventilateur doit passer de ces conduits au dessous des claies 8, et dans l’intérieur de la magnanerie!' ; ~ 1 ‘
- 15, Coupes des trous inégaux par lesquels l’air entre dans la maghanerië en sortant des conduits horizontaux 14 : la somme, des ouvertures de ces trous inégaux doit être, pour chaque conduit 14, à la section transversale de ce conduit , dans le rapport de 5 à 4* Dans la magnanerie dont je donne la description, chacun des quatre conduits 14 a une section de 9“ “%!65 : la sofhme des trous inégaux r.5 de chaque conduit 14 doit donc équivaloir à
- 10.
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- ARTS ECONOMIQUES.
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- fiic-'.vd c no i s;
- o*. “r >2o6. On voit ici, en coupe et en plan, à lày?g . 2 ne la Pl. 6i3, comment les trous inégaux 15 croissent en diamètre à mésure qu’ils s’éloignent de la prise d’air dans la chambre 3 (i).A j’
- 16, Coupe du plancher de la magnanerie. o ; 17, Pied d’une des tables renfermées dans la chambre à air 3 , et servant à supporter les caisses en cuivre ou en zinc, où l’on met, selon le besoin, de
- l’eau.ou de la glace. 1 ' • », V. ?
- « ’.m- h,?,. 1V3 »jo<; î-.h • hzï.iï.s etinius'»..la£v.-.;ï
- , 18, Caisses en cuivre ou en zinc. - . , . . ... V r ,v . %
- ig, Coupes des trous inégaux des conduits supérieurs : ici tout est pareil à ce qui a été décrit plus haut en parlant des conduits 14 et de, leurs trous inégaux 15 ; seulement les trous inégaux y sont disposés en sens inverse : ils prennent l’air dans le haut de la magnanerie , le conduisent dans les tuyaux en bois 20, et de là dans la cheminée générale 21 par l’ouverture a-3 , ou dans le tarare <22, qui lui-même le refoule dans la grande cheminée. ,
- 20, Coupe longitudinale d’un des quatre conduits en bois destinés à diriger l’air pris au haut de la magnanerie, vers le tarare 22 et la grande cheminée 21. Ces quatre conduits en bois sont absolument construits comme les quatre qui, placés sous le plancher de l’atelier, amènent, par bas, le courant ventilateur qui part de la chambre à air 3 (2). On voit en plan, aux Jig. 1 et 2 de la Pl. 613, de quelle manière ces conduits sont posés, soit sous le sol, soit sur le plafond de la magnanerie. . ,..
- 1 Les quatre conduits 20 viennent se réunir près du tarare 22 en un seul coffre, où ce tarare peut prendre l’air, et, d’un autre côté, communiquent directement en 23 avec la grande cheminée2i : une tirette placée entre le tarare et la cheminée sert à envoyer à volonté l’air de la magnanerie, soit au tarare, soit directement dans la grande cheminée. Lorsque cette tirette est fermée et qup l’on fait tourner le tarare, l’air de la magnanerie est alors
- f •• (1) On n’a pas pu indiquer dans le dessin, à cause de la petitesse de l’échelle, ni le nombre ni les dimensions des trous inégaux qui doivent être percés en dessus des conduits i4 et en dessous des conduits 20. Dans la magnanerie de Villemomble , chaque conduit aura 60 trous -inégaux. Le premier, du côté de l’entrée de l’air, n’aura que i4 millimètres de diamètre ; les 69 autres croîtront en progression arithmétique, de manière à ce que la somme de ces 60 trous équivale à omètl car-,2o6. On pourra établir la dimension de chacun de ces trous soit par le calcul , soit par tâtonnement : un menuisier, pour peu qu’il soit intelligent, saura bien exécuter ce travail. UOI.-'JJe; 1 :>! - • h - ?'• .<* » H : i
- : , 1 ! ^ . • • - , •*
- (2) Ces gaines où conduits en bois peuvent être construits économiquement : dans ce cas, il faudrait seulement avoir soin d’en couvrir les défauts de jonction et les fissures avec de la toile ou du papier gris trempé dans une dissolution de colle-forte.' ii / • ; 1
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- , VERS A SOIE, . 77
- poussé dans la grande cheminée par l’ouverture 24 qui communique de la caisse du tarare à cette cheminée. — \ ,y ’ v y y ') m
- ; 21, Grande cheminée de ventilation : cette cheminée , qui est ici construite avec luxe et dans le but d’orner le bâtiment, aurait pu etre établie en pigeonnage et comme le sont les cheminées ordinaires de nos maisons : sa section horizontale aurait pu n’avoir qu’une surface triple de celle que présente la somme des sections verticales des quatre conduits 20. ; ; ' ? ;
- 22, Tarare ou ventilateur mécanique : on ne doit s’en servir que dans le cas où il ne faudrait pas échauffer le courant d’air dans la chambre 3 et où l’on ne voudrait pas employer le fourneau d’appel spécial, construit en 20 au pied de la cheminée générale. On peut faire fonctionner ce tarare, soit d’en haut, directement, soit d’en bas, au moyen d’une corde sans fin et de deux poulies. .• r
- 23, Communication directe du coffre où viennent se réunir les quatre conduits 20 avec la grande chemiuée : la section verticale de ce passage doit avoir, ainsi que la section du coffre en bois qui y aboutit, cinq fois la surface de la section transversale d’un des conduits 20. . y . y 7 .y y
- 24, Conduit par lequel l’air vicié dans la magnanerie passe du tarare
- dans la grande cheminée. Ce conduit doit avoir la même section que celle donnée au passage 23. y y-, y/'- ' ’ y; yy y \
- a5, Fourneau d’appel spécial, construit en dehors du bâtiment et au pied de la grande cheminée : son tuyau vient se joindre à celui du calorifère, comme on le voit en 5. Ce fourneau d’appel et le tarare sont établis dans le même but, qui est de pouvoir opérer la ventilation de la magnanerie lorsque l’air extérieur sera à la température voulue, et dans le cas où, cet air se trouvant plus chaud qu’il ne faudrait, il deviendrait nécessaire de le refroidir convenablement, au moyen de la glace, avant de l’introduire dans la pièce où sont les vers à soie. w - , r ::h
- 26, Planchers qui divisent la magnanerie, dans sa hauteur, en trois étages : ces planchers servent à tourner tout autour des huit piles de claies, pour ep pouvoir faire commodément le service, y • , . M 7 r ,, r cÿ.
- • 27, Petits escaliers destinés à monter aux différens étages sur les planchers 26, 26. .. • : . y007
- PI. 615,Jîg. 1, Coupe transversale de tout le bâtiment, selon la ligne IX des fig. 1 et 2 de la Pl. 6i5. . . j _•>-y. .;,s:; .-y
- 8 , Claies ou filets sur lesquels se placent les vers à soie. >.. . W.r.-;\ÿ, r iê’
- 14, Coupes transversales des quatre conduits qui prennent le courant ventilateur dans la chambre à air, pour l’introduire dans la magnanerie.
- 15, Coupe d’une des rangées de trous inégaux par lesquels le cou*-
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- 7^ 'ARTS ECOrroMÏQÜES..
- rarit ventilateur passe dés conduits j4 dans là pièce 0, où sont les claies.
- 19, Coupe de l’une des rangées de trous inégaux percés dans le plafond de la magnanerie et disposés comme le sont les ouvertures î5 percées dans le plancher de cet atelier. ; ^ ^ u t?
- «âo, Coupes transversales des quatre conduits ën bois tjtfi prennent Faiè vicié, an haut de la magnanerie, par les ouvertures inégales 19, et le conduisent à la grande cheminée, soit directement par le passage 23, fîg. 3, Pl. 614, soit au moyen du tarare 22, par rouverture 24 delà même figure.
- 26, Coupes des planchers qui régnent tout autour des rangs de claies pour y faire commodément le service. " ^ ^ ~ : r
- 28, Vue de face de là Caisse en bois OÙ viennent se réunir les quatre conduits 20. • s : 'r J ; f1 u - •’
- 29, Enveloppe du tarare, communiquant d’un côté avec la caisse 28 , et
- de l’autre avec l’intérieur de la grande cheminée de ventilation. :
- Fig. 2, Vue de face de tout le bâtiment, renfermant deux magnaneries absolument pareilles : le côté droit a été représenté ouvert et coupé, selon la ligne RL de la Jig. 1, Pl. 615 : cette même coupe a été décrite à la fig. 3, PI. 614, où elle a été représentée sur une plus grande échelle, pour en mieux faire comprendre tous les détails. ; ; ^ > ^ ^ ; i.z:ïlu
- Fig. 3, Elévation de l’un des petits côtés du bâtiment. 1 ' ' i;,‘: ri':i
- Après avoir donné la description des plans et des coupes de la magnanerie salubre de Villemomble, il nous reste , pour bien faire comprendre les avantages des dispositions qui ont été prises lors de la construction de cet établissement, à développer la marche des opérations qui doivent y être faites.
- * On a dû compter que, sous l’influence du climat du département de la Seine, il arriverait souvent, surtout pour le service d’une grande magnanerie , qu’on serait obligé de récolter les feuilles de mûriers étant humides ou même mouillées. On a donc dû se ménager les moyens de faire sécher ces feuilles au degré convenable, toutes les fois qu’il le faudra et sans retarder les travaux de Véducation des vers à soie. Cette opération se fera au rez-de-chaussée de la magnanerie, dans la pièce M,fig. i,P1.-6i3; les feuilles humides seront placées dans un long coffre en bois, sur des cadres garnis de filets et posés horizontalement, à 2 décimètres au dessus du fond du coffre : les feuilles étant étendues à une épaisseur égale sur ces cadres, et le couvercle du coffre étant fermé, on établira d’un bout du coffre à l’autre , et au moyen d’un grand tarare, un fort courant d’air dont on pourra , au besoin, élever là température de quelques degrés ; cet air parcourra le coffre dans toute sa longueur, passera en dessous, en dessus des filets et entre toutes les feuilles, ramènera ces feuilles au degré de sécheresse convenable et sera
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- VERS A, SOIE,
- qnsuite rejeté au dehors du, bâtiment par une simple gaîne en bois (r).
- Quant à l’incubation des œufs des vers à soie, je pense qu’il n’y a rien à ajouter aux instructions données à ce sujet par Dandolo et Bonafous, Je ne m’occuperai pas non plus de tout ce qui a rapport au mode de nourriture des vers et aux soins qu’il faut avoir pendant toute la durée de leur existence : les deux auteurs que je viens de citer ont fait connaître les moyens les plus propres à assurer le succès des éducations, d’après leur expérience et les meilleures théories. Mon but n’étant que d’indiquer comment on peut assainir une grande magnanerie, je passerai immédiatement à ce qu’il faudra pratiquer dans celle de Villemomble, pour tirer, sous ce rapport le plus d’avantage possible des dispositions qui y ont été prises, pour faire vivre, les vers à soie dans un air pur et toujours maintenu au degré de chaleur et d’humidité admis comme étant le plus favorable à la santé et au parfait développement de ces vers. ^
- La magnanerie de Vilîeraomble est disposée de manière à pouvoir ne se servir que d’un quart de la grande salle, au commencement de l’éducation; il suffira pour cela de séparer, avec une forte toile couverte de papier gris des deux côtés, la magnanerie en deux parties égales, et de boucher en haut et en bas les trous inégaux qui se trouveront à gauche du rideau de toile (2). Cette toile, placée dans toute la hauteur et la largeur de la pièce, selon la ligne RS de la fîg. 2, Pl. 613, formera à droite un atelier complet sous le rapport de l’assainissement (3). Quand les vers à soie exigeront plus déplacé, en enlevant là toile qui forme mur de séparation, et en débouchant, en bas et en haut, tous les trous inégaux de la partie gauche de l’atelier, on doublera le cube de la magnanerie, sans nuire à l’assainissement du
- ( 1 ) Si l’on ne craignait pas la dépense et que l’on voulût employer un appareil plus parfait pour opérer le séchage des feuilles humides, on pourrait placer dans le coffre en bois une toile sans fin , se mettant en mouvement au moyeu d’un mécanisme convenable : dans ce cas, les feuilles devraient toujours être placées sur la toile du côté de la sortie de l’air, et on les retirerait sèches du côté du coffre qui sert d’entrée au courant ventilateur (*). - '
- (2) Au lieu d’une simple toile formant cloison , on pourra se servir, pour séparer l’atelier en
- deux galles égales, de châssis légers , couverts de toile et de papier gris, comme le sont les panneaux des décorations employées dans les théâtres. >
- (3) Cette partie l’atelier, ainsi réduite ,, offre la condition la plus favorable non seulement pour l’éducation des vers à soie, aux premiers âges ,.mais aussi pour l’éclosion de la graine : elle devient alors une étuve ou chambre chaude, dont la chaleur est plus facile à gxnduer que parles moyens. d’infiuhaliytt dont on se sert ordinairement*, (> Bimafôus.)
- (*') Un moyen facile à pratiquer et que Remploie avec avantage consiste à établir un plancher à claire-voie dans le magasin où l’on dépose les feuilles. Cette claire-voie, assez 'serrée pour que les feuilles ne
- passent pap uiipieàfili^iEtUbdusel., (Bonafous.) . - j .. - *' **
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- 80 ABTS ÉCONOMIQUES.
- local, et sans avoir d’autres dispositions à faire pour en assurer la parfaite ventilation. ‘ . ‘ v . - ; y
- En reportant la grande toile à la place indiquée par la ligne T, U de la figure 2, planche 613, et en se servant de l’atelier formé à gauche de cette toile, on triplerait l’espace employé, pendant les premiers jours de l’éducation des vers à soie; on quadruplerait enfin le cube du premier atelier en enlevant le rideau de toile, et en formant ainsi une seule salle des deux moitiés du côté gauche du bâtiment. T
- Les dispositions dont je viens de parler seront très favorables au succès de l’entreprise, car elles procureront une économie notable sur la main-d’œuvre et sur la dépense en glace ou en combustible, et donneront, en outre, le moyen d’augmenter l’espace occupé par les vers à soie, dans le rapport de l’accroissement qu’ils prendront , à partir de leur premier âge jusqu’à l’époque de leur montée : tel est l’avantage qui résulte de la séparation du grand bâtiment en deux magnaneries égaies et, sous tous les rapports, parfaitement semblables. ^
- Je supposerai maintenant, pour plus de clarté, une des deux magnaneries entièrement occupée; je vais dire comment le travail de la ventilation doit s’y faire, et œ qui suit sera applicable en tout point à la seconde magnanerie formant le côté gauche du bâtiment, lorsque cette salle servira à l’éducation des vers à soie. .
- J’admets qu’on est bien d’accord sur le degré de chaleur (i), d’humidité et de ventilation qu’il faut entretenir constamment dans la magnanerie ; cela posé, voici comment j’opérerais.
- Ayant attaché des thermomètres contre les carreaux de deux des portes vitrées de la chambre à air, et ayant placé symétriquement, à im,6 au dessus du plancher de la magnanerie, deux thermomètres et deux hygromètres pareils, je ferais du feu dans le calorifère 4> si l’air extérieur était trop froid; je mettrais de la glace dans les caisses 18, si cet air était trop chaud, et je verserais enfin de l’eau dans ces caisses ou dans quelques unes d’elles, si l’air employé à la ventilation étaittrop sec: on conçoit que j’arriverais ainsi facilement, en pratique, à donner au courant ventilateur le degré de chaleur et d’humidité le plus convenable pour entretenir les vers
- (i) Les propriétaires de magnaneries ne sauraient trop adopter l’usage du thermomètre à index, pour s’assurer constamment si la température prescrite a été observée en leur absence. Cet instrument se trouve décrit et figuré dansde Bulletin de la Société d’Encouragement, année 182/b p. 235, et dans mon Traité d’éducation des vers à soie. ( Bonafous, )
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- VERS A. SOIE. 8*
- à soie eh bon état de santé et pour les faire parvenir au plus grand développement possible (i). * *,
- Quant au degré de ventilation à donner à la magnanerie, le fait de l’existence de vers à soie à l’état naturel, sur les arbres et en plein air, à la Chine, prouve qu'ici on pourrait ne pas craindre d’outre-passer les limites nécessaires à l’assainissement de la salle; mais il vaudra mieux ne faire que les atteindre, et il ne faudra que s’aider de l’odorat pour arriver à ce but : il suffira, en effet, de ne ventiler la magnanerie que ce qu’il faudra pour que l’air ne s’y infecte pas vers le haut de la pièce; ce qu’on pourra recon--naître facilement et à chaque instant, en se plaçant sur le plancher le plus élevé, vers les derniers rangs de claies (2).
- Les dispositions adoptées lors de la construction de la magnanerie de Yillemomble donnent de grandes facilités pour y toujours pouvoir établir une forte ventilation (5). ? ;
- On sait que dans une pièce disposée de manière à ce que l’air , entrant par le bas, puisse sortir par des ouvertures égales percées vers le haut, il suffit, en plus, d’une différence d’un demi-degré centigrade entre la température de l’air de la pièce et celle de l’air extérieur, pour donner au courant ventilateur la vitesse nécessaire à l’assainissement de la salle, dans le cas où l’air trouve des ouvertures suffisantes pour y pénétrer et pour en sortir : on voit donc que, dans le climat du département de la Seine, on n’aura point de difficulté pour établir dans la magnanerie la ventilation convenable, qu’on aura très rarement a y faire usage de glace pour refroi-
- (1) Une température trop basse ou trop élevée peut, en effet, contrarier la croissance des vers à soie; mais c’est la chaleur principalement qui leur est nuisible : i° en excitant chez ces insectes un appétit qui n’est pas en rapport avec leurs forces digestives; 20 en favorisant la fermentation de leur litière. Certains magnaniers, accoutumés à se guider d’après une routine aveugle , s’imaginent mal à propos qu’une litière épaisse est nécessaire pour entretenir la chaleur des vers à soie , et cette erreur me paraît une des plus contraires à la réussite des éducations. Non seulement.il faut fréquemment déliter les vers , mais , dans cette opération, au lieu de jeter et de déposer à terre la litière des claies, comme on le fait ordinairement, on doit l’enlever avec soin et la transporter loin des habitations. J’ai vu dans mes ateliers la mortalité s’arrêter comme par enchantement par le simple enlèvement de la litière. (Bonafous.)
- (2) Les personnes vivant dans l’atelier, finissant par être insensibles à l’odeur qui s’y développe , doivent ne point se rapporter toujours à elles-mêmes. - (Bonafous.) f '
- (3) On doit, pour bien comprendre ce qui suit, se souvenir que le système de ventilation
- -dont je parle n’est parfait que lorsque toutes les fenêtres et les portes de la magnanerie salubre sont exactement fermées. Le contre-maître ne devra jamais ouvrir les fenêtres de l’atelier : quant aux portes, en y plaçant des contre-poids, on sera assuré qu’elles ne resteront jamais ouvertes inutilement, • ; -0 - r
- Trente-quatrième année. Février i835.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- dir rafr extérieur, et que, par conséquent , on n?y aura presque jamais à faire usage du tarare ou du fourneau d’appel, pour donner à la Ventilation la direction ascensionnelle qu’il faut lui imprimer (i). „ N : >
- £ A Villemomble, il faudra presque toujours échauffer l’air extérieur avant de l’introduire dans la magnanerie ; ce but sera facilement atteint, au moyen du calorifère 4 : dans ce cas , la ventilation s’établira d’elle- même et on naura qu’à la régler. ~ , - , i • - * -
- Lorsque l’air extérieur sera assez chaud, on l’obligera à traverser la magnanerie, en forçant la ventilation, soit au moyen du tarâre 22, soit en faisant usage du fourneau d’appel spécial, construit, en 25, au bas de la grande cheminée; et lorsque cet air sera trop chaud, on le refroidira au degré convenable, au moyen de la glace, dans la chambre à air 3, et on établira alors la ventilation, soit mécaniquement, au moyen du tarare 22, soit par le feu, en se servant pour cela du fourneau d’appel spécial 25. On voit que, sous ce rapport, le système de construction adopté ne laisse rien à désirer. Voyons maintenant comment on pourra n’établir dans la magnanerie que le degré de ventilation-convenable (2). : ;
- . Ici, trois moyens permettent de bien régler la puissance de la ventilation. •Le premier et le plus simple consiste à ne donner aux chatières, 12 ,<que l’ouverture jugée nécessaire pour introduire dans la chambre 3 le volume d’air convenable, •
- ; Le second moyen se trouve dans l’emploi raisonné de la tirette placée entre le tarare et la grande cheminée, et qui peut, à volonté, clore en tout ou en partie le passage a3, par lequel l’air vicié, sortant de la magnanerie, pe^rt entrer dans la grande cheminée 21 (3). L’emploi plus ou moins rapide du tarare, 22, donne enfin un troisième moyen de régler convenablement la ventilation, quand elle devra être établie mécaniquement et sans le secours du feu. . ...
- ; (1) Dans les localités où il est difficile ou trop dispendieux de se procurer la glace néces-
- saire , on peut, entre autres moyens d’y suppléer, étendre dans l’intérieur des ateliers de .grandes toiles mouillées , que l’on trempe dans l’eau aussi souvent qu’on le juge convenable. Les vapeurs froides qui s’en dégagent produisent un abaissement de Température dont je me suis fort bien trouvé dans maintes circonstances. ( Bonafous, ) 1 • .
- (2) Je-pense qu’en dirigeant bien les travaux d’une magnanerie salubre , l’assainissement y ÆeTa tel, *qü’on n’aura plus besoin d’y avoir recours à l’emploi des fumigations de chlore .gazeux : si cependant on voulait continuera faire usage de ce moyen-de; désinfection , :cc serait dans la chambrei à-air: 3 , qu’il faudrait placer les vases contenânHe mélange fumigatoiro. f (3) G’est par J’un idé .çeà deux premiersïmoyeasiqu’il faudra régler'la vOûtilatmn, toutes les fois que la température de la magnanerie sera plus élevée que celle dèt’âir^-xtérieaÉy / j >
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- . ' VEItS A SOIE. 83
- f Les détails dans lesquels je viens d’entrer doivent suffire pour bien faire comprendre tout ce qu’il y aura à faire dans la magnanerie de Yillemomble, pour y élever les vers à soie comme ils pourraient l’être en plein air, et sous l’influence d’une constitution atmosphérique, la plus favorable possible. Le contre-maître, en observant les deux thermomètres visibles du devant de la cloison 2, et ceux qui doivent être placés symétriquement dans la magnanerie, arrivera facilement à faire un emploi judicieux du feu ou de la glace, pour donner constamment au courant d’air la température convenable : la marche des hygromètres lui indiquera s’il doit ou non ajouter de l’eau vaporisée au courant ventilateur, et l’odeur de l’air, au haut de la salle, lui donnera toujours le moyen d’amener la ventilation à n’être que suffisante, pour opérer l’assainissement de la magnanerie. Lorsqu’on aura donné une bonne consigne au contre-maître, ce sera à lui à la bien exécuter ; il aura tous les moyens de le faire* : le propriétaire pourra donc le rendre responsable des fautes commises, et s’assurer ainsi du succès de son entreprise. n
- Il est évident que le contre-maître, chargé de diriger les travaux d’une magnanerie salubre, aura, en commençant, plus de peine qu’on en a en cou®* duisant l’éducation des vers à soie, comme on le fait maintenant dans le midi de la France; mais quand son apprentissage sera fait, le peu de peine qu’il aura à prendre pour bien régler son travail sera, et au delà, compensé par la diminution de l’inquiétude continuelle qu’il éprouve maintenant, pendant tout le temps de l’éducation des vers à soie, par la satisfaction de n’avoir point à craindre les reproches du maître, et par la certitude de tou- ** jours arriver à d’heureux résultats dans le travail qui lui est confié. - .
- Il ne s’agit pas d’avoir à trouver un homme habile pour diriger les travaux d’une magnanerie salubre; ici, il ne faut qu’un ouvrier soigneux et exécutant bien la consigne qui lui est donnée : or, l’emploi des machines à vapeur et de tant de mécaniques plus compliquées a prouvé que, partout où on le voulait, on trouvait des chauffeurs intelligens et de bons contremaîtres; à plus forte raison , trouvera-t-on partout à bien faire diriger une magnanerie salubre, car il n’y a point de village où il n’existe une ouvrière soigneuse et intelligente, ou un militaire retraité, esclave de la consigne, et tfù on ne puisse trouver dans cette classe de la société un contre-maître qui veuille consacrer quelques mois par an à diriger les opérations d’une industrie honorable, intéressante dans tous ses détails, et flatteuse autant qu’importante par les résultats qu’elle procure. > , ?
- - J’aurais voulu avoir à établir.les moyens d’assainissement d’une magnat nerie dans des bâtimens construits à bon marché, comme doivent l’être les ateliers d’une fabrique, car je sens que l’embellissement extérieur de la ma-
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- 84 NOTICES INDUSTRIELLES.
- gnanerie de Villemomble pourra soulever quelques critiques et nuire à la propagation du système d’assainissement qui y est établi, quoique ce système soit tout à fait indépendant de la décoration du bâtiment ; mais cette espèce de luxe, qui d’ailleurs ne s’applique ici qu’aux deux cheminées de ventilation, est motivé par la construction de cette magnanerie, dans un beau parc, et à proximité du château, dont il ne fallait pas, pour ainsi dire;” dépareiller l’architecture élégante. M. de Grimaudet a le mérite d’avoir donné, près de Paris, l’exemple utile de ce qu’on peut faire de mieux en fait de construction d’une magnanerie ; il a voulu arriver à ce but, tout en ornant sa propriété: ce sera au lecteur, s’il est simple manufacturier, à faire la part de cette circonstance, à supposer tout le système d’assainissement établi dans un atelier construit plus économiquement, et à bien distinguer ici le système d’assainissement du local où il est appliqué. Il verra, ainsi, que toutes les grandes magnaneries qui, dans l’état actuel des choses, sont celles où l’éducation des vers à soie présente le plus de difficultés, peuvent être immédiatement améliorées , .et l’être avec peu de dépense, en suivant exactement les plans dont je viens de donner la description. :
- : NOTICES INDUSTRIELLES.. '
- Arts mécaniques.—Lentilles achromatiques en pierres précieuses. N.. Ara go a proposé à l’Académie des sciences de voter une dépense de 1,200 fr. qui serait employée à l’acquisition de deux lentilles achromatiques en diamant, si précieuses pour les observations microscopiques. M. Bouquet } qui se chargerait de construire ces lentilles, pourrait, plus tard, en livrer de semblables aux observateurs , au prix de 80 à 100 francs ' .
- MM/ Brécourt et Georges Oberhauser ont soumis à ce corps savant trois lentilles, l’une de diamant, la seconde de saphir et la troisième de
- r • , <-• -n
- rubis.
- La lentille de diamant a un diamètre de g dixièmes de millimètre; son ouverture est de j5 centièmes de millimètre et son foyer déplus d’un millimètre; son épaisseur au centre est d’un dixième de millimètre. A l’état de simple loupe, elle donne une amplification linéaire de deux cent dix fois; avec un oculaire composé, le grossissement est de deux cent quarante-cinq fois. y .
- Les deux autres lentilles ont les mêmes dimensions ; avec un oculaire composé, le grossissement de la lentille de saphir est de deux cent cinquante-cinq et celui de la lentille de rubis de deux cent trente-cinq.
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- * NOTICES INDUSTRIELLES. 85
- De son côté, M. Ch. Chevalier & présenté à l’Institut dès lentilles achro-? matiques en flint-glass et en grenat. Ces lentilles , d’une puissance très grande, peuvent être livrées au prix de 20 fr. Le grenat, suivant M. Brewsier est la meilleure matière pour les simples lentilles, parce qu’il n’a pas de double réfraction. M. Chevalier s’occupe aussi de la construction de len—; tilles en saphir et en diamant. vj.u-v ^"en ' ? 1 ^
- Machine à vapeur de M. S. Hall. L’auteur a pris, le i5 février 1834, une patente publiée dans le n° de février du Repertory of patent inventions pour une nouvelle machine à vapeur, dans laquelle on condense, sans emploi d’eau d’injection, la vapeur qui a fait agir le piston ; l’eau résultant de cette condensation retourne dans la chaudière, qui est ainsi constamment alimentée par de l’eau distillée, avantage inappréciable , surtout en mer, où l’emploi de l’eau salée produit dans la chaudière des incrustations difficiles à enlever. > w- r *.<-,• ' • 1 • '
- L’appareil de condensation est composé de 6 tuyaux minces de cuivre d’un demi-pouce de diamètre et de 3 pieds de long, à travers lesquels passe la vapeur; ces tuyaux sont entourés par de l’eau froide constamment amenée par une pompe ; le vide résultant de cette condensation est bien plus complet que celui obtenu des machines à injection. L’auteur annonce qu’en employant 10 gallons (8oditres) d’eau froide, il peut condenser de cette manière 60,000 pouces cubes de vapeur par minute. ! i :
- - La pompe à air entraîne non seulement l’eau de condensation et l’air qui a pu pénétrer dans le condenseur par les joints ou autrement, mais aussi la vapeur qui se dégage de l’eau ayant servi à la condensation, laquelle est toujours plus ou moins dense, suivant que l’eau est à une température plus ou moins élevée. nr--.
- Nouvelle chaudière à vapeur. MM. Squire et Macarone ont obtenu une patente pour une chaudière à vapeur applicable aux bateaux à vapeur, et composée de neuf rangées de tubes droits, chaque rangée de neuf tubes en fer bien travaillé et d’un huitième de pouce de diamètre; ils sont réunis à la partie inférieure par des tubes horizontaux semblables à des canons de fusil pour la partie où se trouve le fourneau et qui en forment le sol ; à la partie supérieure, tous les tubes verticaux communiquent aussi entre eux : au centre, se trouve un gros cylindre vertical ou réservoir à vapeur, qui communique avec deux des tubes de chaque rangée par le moyen de petits tuyaux en fer forgé. Les tubes verticaux et horizontaux demeurent constamment remplis d’eau, et la vapeur qu’ils engendrent passe dans le grand réservoir central. ;-y.--* ,>, 3-.^" m y? i'
- Cet appareil est renfermé dans une vaste caisse en tôle. La vapeur est
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- NbTiéES INDüSTEIELLESv
- transmise aux pistons par tin tube de service placé, derrière le réservoir.
- , L’inventeur annonce que la machine agit généralement sous une pression de ro atmosphères ou i 5o livres par pouce carré. • î / f n , v
- . Bateaux à vapeur doubles pour la navigation des rivières et des canaux Depuis quelque temps, on s’occupe en France de la construction de bateaux à vapeur, d’après le système de l’Américain Burdem On sait que son bateau est composé de deux parties présentant chacune la forme d’un cône double réuni par la base et placées parallèlement.! Chacun de ces deux doubles; cônes, ayant i5o pieds dé long sur 8 pieds de diamètre au milieu, est en bois doublé de cercles en fer; ces doubles cônes sont réunis entre eux par des traverses en bois, et le point le plus rapproché du centre del’un à celui de l’autre est de 16 pieds. Une seule roue , placée entre les deux doubles cônes , et mue par une machine à. vapeur* imprime le mouvement à ce bateau , qui ne tirait que 28 pouces d’eau et faisait 20 milles ( 6 lieues et demie) à l’heure, tandis que les bateaux à vapeur de l’ancienne construction tirent 4 pieds et demi d’eau, et que letir plus grande vitesse n’est que de 16 milles à l’heure.,: rj-A: ; - :.v:> ,*i ; v
- Il naviguait entre New-York et Albany ;; mais il: a péri par suite d’un accident dû à l’inexpérience' dë ceux qui le dirigeaient. ; n : r : .;*•*
- . Un autre bateau du même genre , mais auquel son auteur, M. Sandford, a ajouté des améliorations importantes', a été construit à Prescott, dans le Canada; il a 179 pieds de long sur 36 pieds de large. La forme de ses cylindres est elliptique, plus aplatis à la base qu’au sommet. .. .
- M. le baron Séguier, membre de Flnstitut, a fait construire un bateau d’après le sjstème de Burden; il est composé de deux doubles cônes, entre lesquels est placé le moteur : ces deux cônes ont 100 pieds de long; ils reçoivent l’impulsion d’un appareil à vapeur qui présente des innovations, soit dans le moteur, soit dans le producteur de vapeur. > ; • ' r
- M. Cavé, ingénieur-mécanicien, à aussi construit un bateau double pour la navigation du canal de la Somme. Il diffère des précédens en ce qu’il est ouvert à sa surface^ couvert d’un plancher, et qu’il porte deux quilles et deux gouvernails.:-' A; : • ••u. : •:! ’>•* 'l- =’-i ' *
- Enfin, un bateau semblable a été construit pour la navigation de la Loire entre Nantes et Angers. ,• ,• ! ”• • • • i : : ' s- '' » * - •' •
- ; Arts chimiques. —-Perfectionnemens ajoutés à l’appareil pour cuire les sirops dans le vide. Le principal obstacle qui s’opposait jusqu’ici à l’emploi, dans les fabriques et raffineries de sucre, de l’appareil de Roth, dont nous avons donné une description dans le Bulletin de l’année 183 r, p. 448, est la quantité d’eati nécessaire pour la condensation. MM. Roth et Bayvet, dans
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- NOTICES IIKKUSTREEIIEES,
- .le but (J éviter l’emploi dlune quantité d’eau:très considérable, eëque beaucoup d’établissemens ne peuvent se procurer, ;et dépendre leur système de -vaporisation applicable dans toutes les localités , "vienuent de faire l’essai d’un moyen nouveau pour refroidir l’eau, qui permet de faire servir la -même eau indéfiniment, ou du moins qui n’oblige>à,la renouveler qu’à des intervalles plus ou moins longs. Voici en quoieonsiste ce moyen, qui est •très simple. L’eau chaude qui s’écoule de l’appareil , à la fin d’une opéra-Jion, est reçue dans un réservoir en bois placé à une certaine hauteur. Le fond du réservoir est percé d’un grand nombre d’ouvertures circulaires de _5 pouces environ de diamètre; à chacune de ces ouvertures est adapté un -tuyau en toile, ou , ce qui vaut mieux, en tissu de laine ou de coton, ouvert par ses deux bouts. Ces tuyaux, ainsi placés,à peu de distance les uns des autres , sont maintenus ouverts , et dans une position verticale, par un anneau en plomb fixé à leur bout inférieur. Leur orifice supérieur, qui se trouve adapté au : fond du réservoir, est surmonté de tubes en cuivre, dont J a. hauteur n’excède pas celle du réservoir. Qes tubes ne sont ainsi que le prolongement de ceux en tissu,, et forment, avec ces derniers, un tuyau «continu ouvert par ses deux extrémités. 4 la partie, inférieure des tubes en ; cuivre , et près de leur point de jonction avec ceux en tissu , sont pratiqués des petits trous circulairement;sur leur surface, par lesquels l’eau du réservoir suinte continuellement, descend le long des tissus en se divisant et en mouillant les tissus sur tous les points, par le moyen de la capillarité. Il .s’établit ainsi une évaporation à la surface tant extérieure qu’intérieure des tuyaux dont il s’agit, et un courant d’air, ascendant qui favorise réchauffement de la eolonne d’air contenue dans la partie de ces tuyaux qui est en iCuivre, et qui se trouve immergée dans l’eau chaude du réservoir. Ce moyen, qui ne donne lieu qu’à une faible dépense, permet de refroidir, à la température de l’air ambiant, un volume d’eau aussi considérable qu’il soit .avec unénextrême promptitude, ;Le, réservoir, en bois étant supposé élevé au dessus de l’orifice d’écoulement de l’eau chaude , celle-ci y est poussée . par la pression de la vapeur qui est introduite chaque fois dans l’appareil -pour renouveler le vide au commencement d’une.opérât ion. L’application . de ce nouveau moyen de refroidissement permettra de faire usage de i’ap- , -pareil Roth dans toutes les localités passibles. :
- ;. Sucre cristallisé9 extrait des. tiges du maïss par Tt/. PallasL’au teur annonce , qu’il ,est parvenu à extraire des Jjges ,du maïs un sucre .cristallisé. Bans ses premières expériences, le sucre avait opiniâtrément conservé sa consistance j sirupeuse ; >mais, .après L’avoir conservé pendant quatre mois dans des vases j ^ej-yesre^ dans une atmosphère dé S fiegrcs centig.^ M, Pailas a observé au
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- 38 NOTICES IRIHJSrEIEatES,
- fond de chaque .vecre de véritablès cristaux ayant la plus grande analogie avec ceux de sucre de betteraves. - . , . ^ : > > •
- i ; Noir animalisé. M. Saltnon annonce avoir découvert, dans le département de la Charente-Inférieure, une mine de lignite et une autre de schiste bitumineux, qui peuvent servir à la fabrication du noir animalisé. Cette mine, qui est d’un brun rougeâtre à un état très divisé, renferme 7 pour roo d’alumine, 2 d’oxide de fer et 3 de soufre; le reste est composé de matières végétales et animales. Le schiste bitumineux a la propriété décolorante comme celui de l’Auvergne ; ces deux substances, le lignite surtout, peuvent être employées comme poudre absorbante et désinfectante. Le lignite calciné donne une poudre noire extrêmement absorbante et désinfectante , la meilleure que l’on puisse employer pour la fabrication du noir animalisé. D’après l’analyse, elle contient de l’oxide de fer et du soufre, substances ayant la propriété de stimuler la végétation et surtout de faire produire d’une manière extraordinaire les prairies naturelles et artificielles.
- Arts économiques. -— Etiquettes en zinc. M. de Magneville a présenté à la Société d’agriculture et de commerce de Caen une plaque de zinc sur laquelle il a écrit des lettres en noir, qu’il a exposées long-temps à l’air extérieur et à la pluie sans que les caractères en aient été altérés. Le procédé qu’il emploie est très simple ; il a été découvert par M. Simon , botaniste à Bruxelles : il consiste à réduire en poudre une partie de vert de gris, une partie de sel ammoniac et une demi-partie de noir de fumée, en y ajoutant dix parties d’eau. On mêle ces poudres dans un mortier de verre ou de porcelaine, d’abord avec une seule partie d’eau, pour obtenir un tout bien homogène; on verse ensuite le reste de l’eau dans le vase. Cette espèce d’encre, qu’il faut agiter avant de l’employer, peut servir à étiqueter les plantes des jardins botaniques , à désigner les objets déposés dans des lieux humides et même à étiqueter les clefs.
- Fumivore-calorifère , par M. Cille. Cet appared, simple et ingénieux, permet d’utiliser, sous les formes variées de poêle, colonne, etc., et sans frais, pour le chauffage des appartenons supérieurs, la chaleur produite par les lampes, quinquets et becs de gaz servant à l’éclairage des boutiques. Ce fuinivore, rempli d’eau, et placé au dessus des appareils d’éclairage, chauffe, au moyen de la vapeur, et par uu tuyau de communication, l’étage supérieur. Dans le poêle est un petit four qui peut servir à chauffer du linge, etc. : on peut se servir, au besoin, de la vapeur pour prendre des bains ou des fumigations. v;... y..-:. i;' '*/;> .v^.
- Agriculture. —- Culture du-pavot dans VAsie mineure. On commence à travailler la terre, en septembre, à l’aide d’un hoyau, quelquefois avec la
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. 89
- charrue. Les sillons ont une longueur suffisante pour qu’on puisse circuler librement dans le champ sans endommager les tiges du pavot ; celui-ci offre l’aspect de plates-bandes larges de 5 pieds et demi et séparées par un petit sentier. La graine du pavot se sème comme le grain, mais beaucoup plus clair. Peu de jours après que la fleur est tombée,: des hommes et des femmes se rendent dans les champs et fendent horizontalement la tète du pavot, en ayant soin que la coupure ne pénètre pas à l’intérieur de la coque ; il en sort aussitôt une substance blanche, qui s’écoule en larmes des bords de la coupure. On laisse le champ en cet état pendant vingt-quatre heures , et le lendemain, avec de larges couteaux peu tranchans, on va recueillir l’opium autour des têtes de pavot : chaque tète ne fournit de l’opium qu’une fois et environ quelques grains. Une première sophistication que reçoit l’opium est celle que lui font subir les paysans, qui ont soin, en le recueillant, de gratter légèrement l’épiderme de la coque pour augmenter le poids; cette opération introduit environ un douzième de substance étrangère. Ainsi récolté, l’opium est sous la forme d’une gelée gluante et granuleuse; on le dépose dans de petits vases de terre et on le pile en l’humec-tant. L’opium est ensuite enveloppé dans des feuilles sèches, et, en cet état, il est livré au commerce.
- La qualité et l’abondance de la récolte sont favorisées par l’absence de pluies fortes ou continues pendant la dernière moitié de mai et de juin , parce que l’eau fait couler l’opium. ‘
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. .
- Livres français.
- L’art de créer les jardins, par M. Vergnaud, If et 5e livraisons. In-folio.
- Traité théorique et pratique sur les semis et les plantations, par M. Lar-dier. i vol. in-8.
- Annales de la Société d’émulation du département des Vosges, t. 2. In-8,
- Recueil de machines, instrumens et appareils qui servent à l’économie rurale et industrielle; par M. Leblanc, 9eliv. In-fol.
- Dictionnaire de l’industrie manufacturière, commerciale et agricole ; par MM. Baudrimont, Blanqui, etc., t. III. In*8.
- Mémoires d’agriculture , d’économie rurale et domestique, publiés par la Société royale et centrale d’agriculture; année 1853. 1 vol. in-8.
- Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances humaines, par MM. Bailly de Merlicux et Jullien de Paris. Février i835.
- T renie-quatrième année. Février 1835. 12
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- t)Q T3IBLI0GRAPÏIII: ' mïMsTRIELLE.
- Manuel des inventeurs et des brevetés; par M. -Petpigna.. i rvol.
- Annales de la Société d’horticulture- du département du Nord;, 5e année» In-8. V ' •• • - > < • ' 7:,- Mb •-Msr-'
- Essai sur l’agriculture pratique, sur les assoienaens et sur les baux A ferme, par M. Lucy, t. i.In-8. " ? - : - ; *
- De l’avenir industriel de la France, par M. Mathieu de Dombasle. In-8.
- Des chemins vicinaux et du régime des bacs, par le mêmes
- Description d’un nouveau procédé de gravure en relief sur cuivre, par M. Demboitr, ln-4. .
- Manuel du coutelier, par M. Landrin, i vol. in-i 8. ;•
- Economie industrielle ou science de l’industrie ; par M. Berger/, t, Ier. In-8. ' ' - ; , - -
- Minéralogie industrielle, par M. Pelouze. i vol. in-12.
- Pratique simplifiée du jardinage, par M. L. Dubois, i vol. in-12.
- Traité de chimie appliquée aux arts et métiers, par Guilloud. 2 vol. in-12.
- Traité de physique appliquée auxarts , par /e même. 1 vol. in-12.
- Choix de nouveaux modèles de serrurerie, 5e, 4e et 5e livr. In-fol. .
- Mémoires de l’Académie royale de Metz , 15e année. 1 vol. in-8.
- La France industrielle, cah. de janvier, février et mars i835. ïn-8°.
- Mémoire sur le mûrier multicaule, par M. Hénon, In-8.
- Notice sur un chemin de fer de Versailles à Paris ; parM. Devilliers, Broch. in-8.
- Théorie des proportions chimiques , par Bêrzelius. 1 vol. in-8.
- Dictionnaire technologique, t. XXII. 1 vol. in-8 avecpl.
- Encyclopédie des connaissances utiles j t. XII. 1 vol. in-8.
- Bulletin de la Société des sciences naturelles de France. Janvier r835. In-4-
- Notices théoriques et pratiques sur les assolemens, par M. Oscar Leclerc, Broch. in-8. .
- Agriculture simplifiée , par M. Hugon aîné. Broch. in-8.
- Géométrie appliquée à rindustrje, par M. Berger/, 3e édit. 1 vol. in-8.
- Annales des Mines, t. VI, 6e livr. Novembre et décembre -i834* r Annales de l’agriculture française..Février 1835.
- Notice sur l’amélioration des chaussées en cailloutis, des accotemens des routes et des chemins en terre, par M. Polonceau, In-4,avec pl.
- Recherches et considérations sur les canaux et les rivières en général , parM. C, Deschamps, In-4, avec pl.
- De la locomotion sur les routes de fer, par M. Surville, Broch. in-8.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. 01
- •;» Annales de l’Institut horticolede Lromont^ par M3Soulcmgë Bodin. Décembre 1834- In-8. , vi ^ j
- Recueil (le la Société-libre d’agriculture , sciences , arts et» belles-lettres du département de FEurei Janvier 1835‘. In-S/' ; ^ - - 1 ^ uï « j . ;rnï, i
- fi Annales de la Société d’agriculture de l’Ailier, 2e séide, 9e lïvr. Tn-8.' ^ ! " Éphémérides de la Société d’agriculture du département de l’Indre, pour1 l’année 1854* Broch. Vk A ; ? * : ji;v;î"-’3 ? -; I*
- Journal général de la littérature de France. Décembre t834* ' " J
- .3 .33- » -,i 1 î : -Yi ^ 'V s ». C’
- > > Livres anglais* \ - .
- Transactions ofthe Society for the encouragement of arts, manufactures and commerce, for the session i835-i8S4. Vol. I. part. I, avec 7 planches en taille-douce et des gravures en bois, — Les principaux articles contenus dans ce volume sont : Instrument pour dessiner la perspective, par F. Par-]tjn. -r-Préparation d’une huile essentielle de spruce, par Âylwin.—-‘Nouvel ourdissoir pour la soie , par Hughes. — Fabrication des chapeaux de paille au Brésil, par B. Smith. — Nouvelle devanture pour les boutiques, par Bush. — Nouvelles roulettes pour meubles, par le même.‘—Nouvelles étri-vières à ressort pour les selles de chevaux, par Laurie. — Fusils de sûreté, par Werner.—Nouveaux affûts de marine , par Pôle. — Gouvernails perfectionnés pour les navires, par Lihou. —Moyen de consolider les membrures et les baux de navires, par Hookey. — Moyen d’éclairer les boussoles marines, par J. Gray. — Appareil pour préparer le biscuit de mer, par Th. Grant. —- Nouvel aéromêtre,1 par Edwards. — Nouvel échappement pour les chronomètres, par Henriot. —Nouveau support de télescopes, par Guthberti— Machine pour polir et doucier les lentilles des télescopes , par R. Greene. — Mémoire sur le tannage des cuirs, pac Aikïn. " *’v ‘i
- Eondon Journal of arts and sciences, bf PF. Newtôn. Février 1835,in-8 avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Patente délivrée à TF. Hen-son pour des perfectionnémeris dans le métier à faire la dentelle ; à J. Christopher, pour la fabrication des boutons d’habits; à C. Delagarde, pour de nouveaux arrimages de vaisseaux ;*»4 S. Blake, pour des moyens de consolider les mâts.d^ hune et de beaupré; à C. Dyery pour up nouvel ourdissoir; à G. Carter, pour des roues à .palettes perfectionnées; à 7^3 Mason, pour de nouveaux essieux de voitures; à J. Reverefpour des moyens de garantir de la corrosion les câbles;1 chaînes.; à /. Fraser, pour des perfectionnemens dans les chaudières à yapeur ; \ fQance, pour de nouvelles chaudières applicables aux voitures locomotives ; à C. Àttwoocf ppjy^.upuQUÿeau pror-
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- 92 PROCèS—VJERBAU X,
- cédé de purification de la soude; à /. Rogers, pour de nouveaux patins à glace. ' • : :
- Repertory of patent inventions. Février i835. In-8 avec pl. Articles contenus dans ce cahier : Patente délivrée à S. Hall, pour des perfectionne-mens dans les machines à vapeur ; à Noble, pour des perfectionnemens dans le peignage de la laine; à TV. White, pour des machines à vapeur applicables à l’épuisement des eaux ; à TValker, pour de nouvelles bourres de fusil ; à Cassel, pour un nouveau ciment.
- The London and Edinburghphilosophical magazine. Février i855. In-8.
- Mechanics magazine. Février i835. In-8 avec grav. en bois. Articles principaux : Appareil de cuisine, de TVeek. —- Roues à palettes, de Sy-mington. ——Voitures à vapeur et nouvelles chaudières, de Russel.—Nouveau moyen de circulation des voitures locomotives, par TVitty. — Note sur la dépense comparative du gaz et des chandelles, par Rutier. Sur l’art du relieur, par M. Arnott.
- On raihvays, canals and roadst by Graham. i vol. in-8.
- Mechanics applied to the arts, by Moseley. In-8.
- Treatise on dynamics, by Whewell. Deux vol. in-8.
- On mathemalical instruments, by. Simms. In-8.
- The American Journal of sciences and arts, byB. Silliman, 4e Irim, 1834» v - Livres allemands.
- Repertorium der neuen entdeckungen in der organischen chemie ( Répertoire des nouvelles découvertes dans la chimie organique) , par Fechner. Deux vol. in-8.
- Die Chemie in technischer beziehung (la Chimie appliquée aux arts industriels) , par Koehler. in-8. . - : . ^
- Technologische encyclopœdie (Encyclopédie technologique), parPurhtl. Cinq vol. in-8.
- Die fabrication des glases nach den neuesten erfindangen (de la fabrication du verre, d’après les nouveaux procédés), par Bowler. In-8.
- Extrait' des Proces-verbaux des séances du Conseil dadministration de la Société d’Encouragement.
- Séance du 4 Février i835. *
- Correspondance. M. Brocard, garde du génie , à Montmédy, adresse la description et le dessin d’une noria. s ' .'/J : . > ^ ,
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- PROCÈS-VERBAUX. q3
- ; M. Thomassin, capitaine d’artillerie à Strasbourg, transmet un mémoire sur les chemins en béton.
- M. Chapuis, ancien capitaine du génie maritime, dépose un mémoire sur diverses recherches relatives à l’éclairage , et notamment sur de nouvelles lampes appelées lampes d’artistes inépenchables. . . ! ^
- 3VI. Lebrun, architecte à Montauban, appelle l’attention de la Société sur un ouvrage.qu’il vient de publier sous le titre de Méthode pratique pour remploi du béton en remplacement de toute autre espèce de maçonnerie dans les constructions en général.
- Par suite de la correspondance, M. le baron de Silvestre lit, pour M. Warden, une note envoyée à ce dernier des États-Unis, sur une glacière construite par M. Boardley, du Maryland.
- Objets présentés. M. Renseigne, mécanicien à Paris , présente un moule à balles à coulisse.
- MM. Vincent et compagnie , fabricans de chapeaux et de visières vernies, à Beï-leville , présentent des échantillons de leur fabrique. .
- M. Quesnel, des tableaux en zinc et en toiles recouverts d’un vernis noir hydro-fuge pour l’usage des écoles ;
- M. Massy, un appareil pour régler le papier.
- M. le baron de Ladoucette fait hommage à la Société de son discours à la Chambre des députés, sur la proposition du défrichement des boisj -
- M. le vicomte Réricart de Thury, des brochures dont l’intitulé suit :
- i°. Extrait du rapport fait au jury central de l’exposition de 1834, au nom de la Commission des machines, sur les instrumens aratoires et d’économie rurale ou domestique 5
- 20. Rapport fait à la Société royale et centrale d’agriculture sur le percement des puisards, puits perdus ou boit-tout artificiels faits à l’aide de la sonde, à Villetan-neuse et à Bondy, par M. Mulot.
- 3°. Discours d’ouverture de la dernière séance publique de la Société d’horticulture. !v-; >,; '.'v . .
- M. Mathieude Dombasle adresse plusieurs exemplaires d’une brochure intitulée: De T avenir industriel delà France.
- M. Senac, chef du bureau du commerce au ministère du commerce, fait hommage de la première livraison d’un ouvrage périodique ayant pour titre : Revue commerciale, recueil de droit administratif et d’économie publique en matière d’agriculture, d’industrie et de commerce.:,,; . 4, t.ùv.-
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. le vicomte Réricart de Thury lit un rapport sur les pétrins mécaniques de MM. Besniei-Duchaussais et -Poissant de Bernaville ; il en donné la description, et annonce que les résultats avantageux qu’ils présentent sont constatés par les certificats des maires et notables habitans de plusieurs communes des départemens de la Somme et du
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- 94* PROCÈS-VERBAUX. :
- Pas-de-Calais où ils sont en usagé 5 mais le certificat sur lequel le Comité dès arts mécaniques fonde son opinion est celui qui a été délivré aux auteurs par la Commission chargée parle ministre de la guerre de constater les effets dé ces machines. Cette Commission, après avoir fait procéder en sa présence à tous les essais ordonnés, dit, dans les conclusions de son rapport , que la pâte, pesant i5o kilog., a été faite rapidement en 9 minutes 5 que le pain était d’une qualité de beaucoup supérieure au pain ordinaire, et que le nombre de rations obtenues a été plus con^ sidérable pour la même quantité de farine, puisqu’on en a fait trois de plus par quittai métrique.
- D’après les avantages signalés , le Comité des arts mécaniques propose r° de remercier MM. Besnier-Duchaussais et Poissant de leur communication 5 20 de donner connaissance du rapport à M. le ministre de la guerre, au préfet du département de la Seine et au préfet de police, en les priant de vouloir bien ordonner l’essai de ces pétrins, soit à la manutention militaire , soit à la boulangerie des hospices , soit à celle des prisons ; 3° d’attendre le résultat des essais qui seront faits par ces diverses autorités pour en comparer les résultats avec ceux des autres pétrins déjà connus. [ Approuvé. ]
- Au nom du même Comité, M. Francœur lit un rapport sur le quantième per-pétuel de M. Schwilgué. ^ ^
- Le Comité propose d’approuver ce mécanisme et d’en insérer la description, avec figures, dans le Bulletin. [Approuvé.] ^ t'* "
- M. Francœur saisit cette occasion pour annoncer que M. Schwilgué, associé de la maison qui exploite la balance de Quintenz, a imaginé de donner à cet appareil une dimension et une forme qui le rendent propre aux usages domestiques.
- Le Conseil décide que cette application de la balance de Quintenz sera décrite et gravée dans -le Bulletin. r , ,1;
- Au nom du Comité des arts économiques, M. Péclet lit un rapport sur la lampe hydraulique de M. Chapuis, ancien capitaine du génie maritime.- - > ;
- Le Comité propose d’approuver cette lampe et de faire insérer le<rapport dans le Bulletin, avec une description et la figure de l’appareil. [Approuvé.] jr i „
- Communications. M. Ch. Mallet donne communication cFune lettre par laquelle M. Robison, secrétaire de la Société royale d’Edimbourg, en annonçant l’envoi de plusieurs nouveaux verres de lampes à gaz , donne des détails sur Füsage des appareils de cuisine à gaz et sur des bateaux accélérés pour la navigation des canaux. :
- Les bateaux accélérés, dit M. Robison, augmentent en nombre et en vitesse -, ils prennent grande faveur, et le seul inconvénient que j’y trouve est qu’ils sont trop chargés de passagers. La formé de chaque nouveau bateau s’approche de plus en plus d’un plancher parfaitement plat.; Gn vient dé danoer ici (à Edimbourg) un bateau à vapeur, dans lequel les principes tir#'dë8''«é8ul'lat»Md^fietès expérienc’es..sur le canal de Forth et Clydé tjiit été s observésl^L’atslîtE et l’arrièru du batèaù sont effilés 5 il est plat sur unè grande partie fdé sà'ffMigtfèur^ Wanièbeiqu’il peutnêlse
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- PROCÈS-VEMBÀTJX.
- fortement chargé sans qu’il en résulte Un grand; tirant d’eati.'Je. pense que les roues à palettes auront 24 pieds de diamètre.
- , Séance dm & février i835. ; ^
- Correspondance. M. Fiollet, ingénieur civil à Tours , adresse une notice relative à un puits artésien dont il est chargé d’appliquer la force motrice à une usine. ; „
- M. L^mare annonce qu’après plusieurs années d’expériences il vient de construire une cheminée qui possède, entre autres avantages, celui d’un tirage parfait sans le secours de registres ou trappes, et celui de pouvoir brûler du bois, delà tourbe, etc., sans expansion de fumée ni d’odeur.
- M. Hubert annonce que M. Pavj jeune de Paris est parvenu à utiliser les fiîa-mens de l’aloès pitié , et à fabriquer avec cette substance diverses espèces de tissus, tels que tapis, tentures , étoffes pour meubles , et surtout des cordages de toute sorte, à l’usage du commerce et de la marine , qui déjà , .sur plusieurs points, en ont adopté remploi.
- M. Francœur communique une lettre de M. Paulin, lieutenant-colonel, commandant le corps des sapeurs-pompiers, annonçant qu’il vient d’imaginer un appareil à l’aide duquel on peut pénétrer sans danger dans une cave où le feu se manifesterait, et supporter long-temps, sans en être incommodé, la fumée et les gaz qui produisent l’asphyxie. *'
- Objets présentés. M. Legey, ingénieur, membre de la Société, présente un instrument qu’il appelle dépressiometre, nom tiré de la propriété qu’il possède de pouvoir mesurer les angles dits de dépression à l’horizon.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. le baron Séguier lit un rapport sur les fusils de chasse se chargeant par la culasse, présentés par M. LefaucheuX.
- Le Comité propose de renvoyer le rapport à la Commission des médailles et de l’insérer au Bulletin, avec la gravure et la description du nouveau fusil. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité , le même membre lit un rapport sur une scie circulaire proposée par M. Charriere pour les opérations chirurgicales.
- Le mouvement de cette scie s’opère par l’engrenage de sa circonférence dans, les fuseaux d’une lanterne avec laquelle elle est en contact.
- M. le rapporteur observe que cette disposition peut avoir de l’avantage dans un instrument de chirurgie où des exigences anatomiques ne permettraient pas d’amener la scie par le centre et par son axe, et le Comité se plaît à reconnaître ce que l’appareil de M. Charriere a d’ingénieux 5 mais cette manière de mettre une scie circulaire en mouvement ne peut être examinée par lui que sous le point de vue des arts et de l’industrie. Ainsi considérée, le Comité pense qu’elle est tout à fait impraticable pour un service prolongé, et que, si elle peut réussir pour procéder à une opération de quelques secondes, soumise à une action continue, elle ne peut présenter les conditions de durée.
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- q6 procès-verbaux.
- En conséquence , le Comité propose de remercier M. Charriere de sa communication. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité, M. Olivier lit un rapport sur des compas en bois présentés par M. Robin, menuisier-ébéniste, et destinés à remplacer ceux de fer ou de cuivre en usage dans les ateliers.
- r Le Comité propose de’remercier M. Robin de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin, avec la description des procédés mécaniques employés pour la construction et le montage de certaines pièces de ces compas, et d’en délivrer deux cents exemplaires à l’auteur. [Approuvé.]
- SOMMAIRE Dü CAHIER DE FÉVRIER i835.
- Arts mécaniques. — Machines à 'vapeur. Rapport de la Commission chargée par M. le pré-fet maritime de Brest d’examiner les deux machines à vapeur livrées au port de Brest, par a - M. Saulnier ( Suite. ) . * . . . * *¥"» ., , . . * . . . . Page 49
- Laines. Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée destinée à la fabri—
- * cation des draps, et principalement sur les machines employées pour cet usage ; par - M. TVedding. (Suite.) (PI. 611,612.). . ... . . . . . . . . . 62
- Statistique. Rapport fait par M. Héricart de Thury, sur la statistique minérale et
- houillère de la France par M.-So/er. , .................................. 65
- Arts chimiques.—Instrumens de physique. Rapport fait par M. Bussy, au nom du Comité des arts chimiques , sur un nouvel instrument de physique nommé pneumatomètre, présenté par M. Danger. ♦ « . » . . ... . . ...... ,* • 68
- Arts économiques. — J^ers à soie. Description d’une magnanerie salubre, au moyen de laquelle on pourra toujours procurer aux vers à soie le degré de ventilation , de chaleur et d’humidité le plus convenable pour la réussite de leur éducation ; par M. Dar-cet (PI. 6i3, 614, 6i5). .......................................................72
- Notices industrielles.-hentilles achromatiques en pierres précieuses, 84.-Machine à vapeur, de M. S. Hall, 85.-—Nouvelle chaudière à vapeur, ib.—Bateaux à vapeur doubles pour la navigation des rivières et des canaux, 86.—Perfectionnemens ajoutés à l’appareil pour cuire les sirops dans le vide, ib. -—Sucre cristallisé, extrait des tiges du maïs, parM. Pallas, 87. — Noir animalisé , 88. — Étiquettes en zinc, ib. — Fumivore-calorifère, ib. — Culture du pa~ Vot dans l’Asie mineure , ib.
- Bibliographie industrielle. ................... 89
- Extrait des procès-verbaux des séances du Gonseil d’administration de la Société d’En- . couragement. . . . . . . . . . . 1 . , ... * '. . . .92
- Imprimerie de Mm< HUZARD (nbk Vallât la Chapelle), rue de l’Éperon, n* 7.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N°CCCLXIX.) MARS i835. '
- BULLETIN
- SOCIÉTÉ D'ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE. r
- • , . , T,-
- - i ARTS MECANIQUES. —armes a feu.
- Rapport fait par M. le baron Sëguier, au nom du Comité des ; arts mécaniques , sur les fusils de chasse se chargeant par la ~ culasse ^ présentés par M. Lefaucheux, arquebusier, rue de la " Bourse , au coin de celle des Colonnes. à Paris.
- Depuis long-temps l’on savait que les fusils de guerre dits à balles forcées portaient plus loin que les autres, et cependant l’on avait peu cherché à faire jouir des mêmes avantages les armes de chasse chargées avec du petit plomb. ' ; V" ;• -'t-U : K'v t ' s
- Cela était difficile ; le seul moyen d’y parvenir était de les charger avec des cartouches dont le plomb serait séparé de la poudre par un diaphragme d’un diamètre supérieur à celui du fusil. Une telle cartouche ne pouvait être introduite et poussée jusqu’au fond du canon sans un grand effort, et même dans ce cas, sans perdre une partie des avantages recherchés; le eorps intermédiaire, placé entre le plomb et la poudre, ainsi comprîfiié au moment delà charge, se mettrait d’avance en rapport avec le diamètrnde l’arme. Lors de l’explosion, une bourre ainsi moulée aurait peu de supériorité sur les bourres ordinaires. ,<u e:ïi;n;ov; rn b oo uu oa no < - • :
- Mais il ne pourrait même en être ainsi, puisqu’un canon dé fusil dè chasse,
- , pour bien porter le plomb, doit être à son orifice légèrement plus étroit qu’à sa culasse. Pour résoudre le problème, il faut placer la cartouche, préparée comme nous venons de le dire, dans le tonnerre de l’arme, dans une chambre d’un diamètre un peu plus grand que le canon et se raccordant Trente-quatrième année. Mars 1835. i3
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- 9 8 > -x l\( ' / I'./. J. AMS 3VTECAIÎIQÜ3E5. ,• T I ! ’ /'_[ !
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- par une section de cône. Ces armes ne peuvent donc être chargées que par la culasse : c’est ce que plusieurs armuriers comprirent bien lorsque furent imaginés les premiers systèmes de fusils de chasse à culasses mobiles, dits à canon brisé*. JL » Jt Li L.fL
- Notre projet n’est pas, Messieurs, à l’occasion de ce rapport, de vous retracer ici longuement l’histoire complète des modifications que les armes de chasse ont déjà subies ; nous nous bornerons à vous dire que c’est à un arquebusier nommé Vauly que l’on doit, de nos jours, Fintroduction dans le commerce de ces sortes d’armes, qui, jusqu’alors, avaient paru plutôt curieuses qu’utiles. M T .* r : 5 f i.‘ J i'/ " \ 7 ji ^ ^
- Les fusils sur lesquels nous appelons aujourd’hui votre attention vous sont présentés par un armurier long-temps employé dans les ateliers de M. Vauly ; cet artiste semble avoir à cœur d’amener au plus haut point possible de perfection ce genre de fusils , auquel il a travaillé dès le principe.
- M. Lefaucheux a exposé sous nos yeux les dessins de diverses modifications par lesquelles il a fait passer l’invention Pauly pour l’amener au point où vous la voyez. L’expérience lui a fourni successivement l’indication des incenvéniens pratiques que chacune des modifications précédentes entraînait avec elle; c’est aujourd’hui que l’expérience a, depuis un temps assez long, sanctionné ses derniers efforts, qu’il vous appelle à en apprécier le , mérite. '-'-K- • . • •; '
- Le (usil-Le faucheux se compose d’un canon fixé, par une charnière tan-gentieile à sa circonférence, à une pièce de fer repliée en équerre contre laquelle va s’appuyer son extrémité inférieure; le canon est solidement maintenu en contact avec cette pièce qui lui sert de culasse, à l’aide d’un tirant en forme de T, dont la tète s’engage entre deux crochets soudés sous •Je canon * La pièce formant culasse fait en même temps fonction de pièce de > bascule, et vient s’insérer à l’ordinaire, dans les bois, entre les deux platines comme le prolongement de la pièce de bascule. La tête du T est construite s?de\fftçon .à remplir le double office de tirer eu joint le canon contre la pièce . Jprinant. culasse lorsqu’on veut fermer le fusil potir faire feu, et de soulever .-légèrre<n§bt le canon pour, vaincre l’adhérence des pièces les unes contre les autres lorsqu’on se dispose à introduire une nouvelle cartouche. - :
- f9e?3'ftP*ôt!r€^est aua levier particulier, tantôt c’est le pont de sougarde qui j£er£à mettre le T; en mouvement. Dans ce fusil, le feu est mis à la pondre, . domine àl’ordinajine; par la percussion d’rm chien sur un piston taraudé dans ':1e CiiMMi.nfn’tij j fi h STiomn J oi r.inL s.- c:) \..j ::) i ü; : ;
- in, JBneKaminant cettearme avec attention \ vous vous demandez peut-être
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- 'ARMES A FEUi
- pourquoi la charnière qui: réunit le canon avec la monture a été ainsi placée* au dessous du canoit, et pourquoi le tirage ne se fait point dans l’axe ? Cette réflexion s’est présentée à notre esprit ; nous devons la prévenir de votre part en vous communiquant les motifs qui ont porté M. Lefaucheux à en agir ainsi. Le tirage dansTaxe, pour opérer la juxta-position de l’extrémité du canon contre la pièce formant culasse^ ne peut s’oMentr qu’avec des plaques de côté; mais l’expérience a démontré que biemtôt.les plaques éprou-J vent parle feu une altération bien remarquable. , iifin aa.) ;
- Ce phénomène, observé dans les fusils à plaques , est assez curieux pour que vous nous permettiez, de vous en entretenir un instant»
- Dans ces sortes de fusils, après un service même assez court, une rainure se fait bientôt remarquer, correspondant au point où se termine le canon; ce creusement, qui finit par devenir assez profond, opéré dans de l’acier ou du fer trempé en paquet plus dur encore, puisqu’on» ne le recuit pas, est-il le résultat d’une action mécanique du gaz dans sa fuite, ou plutôt n’est-il pas le produit.’ d’une action chimique par la combinaison du soufre de la poudre avec le fer ? C’est, Messieurs, le fait que nous avons à cœur d’éclàircir. Après un examen attentif, nous avons reconnu que le point corrodé acquiert une dureté bien supérieure à tous les autres points de la plaque ; nous avons vérifié qu’une telle altération ne s’aperçoit point, ou du moins d’une manière tout à fait insensible, sur la lame de cuivre insérée entre les canons pour s’opposer à la communication du feu de l’un à l’autre. Cette lame, dans la condition la plus défavorable, ne durait qu’un temps extrêmement court lorsqu’elle était en acier, et c’est l’expérience et l’observation qui indiquèrent à M* Lefaucheux la substitution du cuivre à l’acier.
- Le bon état des lames intermédiaires en cuivre dans des fusils dont les plaques de côté étaient déjà profondément sillonnées^ ne nous laisse plus aucun doute sur la cause de cette détérioration* ;• ut-ji » ,’.auîw:, uoa ^
- Sans écarter l’influence de l’action mécanique, nous l’attribuons principalement à la combinaison chimique que nous venons de signaler; *
- M. Lefaucheux eût donc pu garnir avec avantage les plaques de côté avec du cuivre , mais il a préféré attaquer le mal dans sa racine; il a cherché à se débarrasser complètement des plaques de côté, et c’est* ainsi, Messieurs^-qu’il a été conduit, pour éviter ce dernier inconvénient, à la disposition qu’ilé
- vous soumet. Il • r
- r j 1 ? I*ï 'Jc'J i )
- ji) ."'Je-
- Cette disposition simple., qui rend» la manœuvre; du fusil facile et com—1 paraissait devoir y enfin, satisfaire complètement les chasseurs; ifcfcn fut autrement i, à mesure) que l’arme approchait de sa^ perfection, les exi—f
- i3.
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- ARTS MiCAHIQUES.
- IOO
- gencés croissaient ; ne pouvant plus adresser de reproches au mécanisme, ils se plaignirent qu'il n’obviait pas complètement à la déperdition dirgazia Cette fuite, suivant la croyance du plus grand nombre , offrait le double ; inconvénient de diminuer la portée et de noircir les doigts : nous ne opu- [ vous, quant a nous, lui attribuer que cette dernière incommodité. - " ' * Quoique bien léger, ce dernier reproche était fondé. M.Lefaucheux, désirant satisfaire, en tout point, les chasseurs nombreux qui l’honorent de; leur confiance, se remit à l’œuvre sans jamais désespérer du succès; ainsi, pour surmonter un dernier obstacle, il fut amené à faire, aux fusils, la plus heureuse application du principe de fermeture des presses hydrauliques; nous voulons parler de ce cuir emboîté, dont les bords s’appliquent contre les parois d’un vase avec d’autant plus d’énergie, que le liquide qu’il contient se trouve plus comprimé et a plus de tendance à s’échapper. ;
- Vous concevez, Messieurs, qu’en adoptant ce principe de fermeture' pour les fusils, comme il ne s’agit point de s’opposer à la fuite d’un liquide, mais à celle d’un gaz enflammé, il convenait de modifier la matière de l’obturateur; aussi n’est-ce pas une calotte de cuir, mais un culot de cuivre mince dont M. Lefaucheux coiffe ses cartouches. Les bords flexibles de ce chapeau, qui a la forme d’une grosse capsule, se dilatent au moment de l’explosion, et s’appliquent contre les parois du canon avec une telle justesse, que, désormais, la plus légère fuite devient impossible.
- Ce moyen , aussi simple qu’ingénieux, qu’un esprit observateur a su emprunter à la presse hydraulique pour en faire une si heureuse application, mérite de fixer votre attention : nous le regardons comme un des plus utiles perfectionnemens apportés depuis long-temps aux armes de chasse chargées par la culasse. =. ? t-îï. :• : . .
- C’est, à notre avis, un véritable service rendu àl’arquebuserie entière; par son emploi, les combinaisons de fermeture les moins exactes seront mises à l’abri des fuites de gaz, et désormais ce ne sera plus l’exactitude, mais seulement la solidité de la fermeture, qui rendra le problème de la confection des armes à culasses brisées difficile à résoudre.^ . •-
- M. Lefaucheux a cru devoir s’assurer le privilège de l’emploi de ce puissant auxiliaire de fermeture, par un brevet d’invention et un brevet de per-fectionnement. l: .à ÇJ, V. /a • • Si-w'.- c- . :\v.hî ; ' - -y
- Nous venons de vous donner la description succincte du fusil-Lefaucheux; nous avons discuté et expliqué sa construction, nous vous avons fait connaître comment M. Lefaucheux avait trouvé, dans les ressources de sones-; prit inventif*} l’ingénieux moyen de surmonter les obstacles à mesure qu’ils
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- .1 ARMES JL TEIT.
- 10»
- $e sont présentés; nous devons,: maintenant, vous parler de l’emploi de son, arme et de ses résultats. . •- ; ? ina '?ki? -Yiij îui yooo
- .. M. Lefaucheux a désiré que nous nous assurassions par nous-mêmes des bons effets de son fusil : ne reculant devant aucune épreuve, il a, lui-même, sollicité de nous des expériences comparatives; nous allons en faire passer les résultats sous vos yeux. -, 0f;.,r r,, /?Tr,
- Ptocès-'verbal des expériences faites comparativement entre plusieurs fusils * de systèmes dijfêrens, à la demande de M. Lefaucheux, par MM. Olivier , et Séguier, Commissaires de la Société dé Encouragement y enprésence de MM. Lefaucheux , Justin et autres , au tir de M. Gosset. .
- JNota.—Les épreuves ont eu lieu sur divers papiers, papier bleu a demi-colle, papier blanc rose, papier gris non collé. Chaque série néanmoins a eu lieu, pour tous les fusils, sur la même espèce de papier et dans des circonstances semblables. ^ p ; ivyn e - ; a u,) u: . :
- Première épreuve. —> Papier blanc rose, "
- . , . , Pénétration.
- Fusil -Lefaucheux. Poudre. 70 grains, plomb n° 4, 1 once. 5y fenil.
- Deuxième coup.'‘‘v,Vi idé ; ^ id. ; ' 49
- Fusil-Po^ef. * 55 r id. ;
- Les comparaisons ne pouvant se faire, les charges étant inégales, dans les coups suivans, elles ont été ramenées au même poids. Pour obtenir identité de poudre, le fusil-Lefaucheux a fait usage des cartouches destinées au iusil-Pottct. Nous devons faire observer que ces cartouches entraient plus librement dans le fusil-Lefaucheux que dans le fusil-Pofte^ pour lequel elles avaient été confectionnées. > ^ ^ „ <.-v- u!
- Deuxième épreuve..' ,ir„r ^ r;5> Plomb n° 4> une once.p 0.s Poudre, 55 grains. Papier bleu.-— Lefaucheux. 2.5- feuilles* o ; / Pottet. . . . 5l : ------------------ .,Y->p;u,Y -r;
- La cartouche a été roulée dans une bande de papier, afin d’entrer dans le imW-Lefaucheux avec moiris de jeu. ’ ^ v- ;> /
- ' ‘ Pap. blanc rose.—Lefaucheux. 4b feuilles. - ' Tf
- Pottet. . . . 5o •
- ' ' " Papiergris*—-' Lefaucheux. 71 feuilles. ;f jy )
- ';u-'- Pottet... . 74 '— '
- is ^ ‘ ; u " Lefaucheux. 51 '—; "fv- kyo ?
- Dans cette expérience, les mains de papier ont été retournées, et Lefau-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- oheux tira sur le papier qui avait déjà reçu le coup de Pottef. Le second coup fut tiré par Lefaucheux sur papier vierge. ïa.'iwn « ::.s h cnn -.*»
- Troisième épreuve. — Comparaison du fusil-Lefaucheux et dit fusil-rRobeTt.
- Papier gris. — Premier coup tiré par le fusil-Robert, chargé à nu sans cartouche/ 55 grains de poudre, 49 feuilles. •ltiu 1 •* f >n :a -Uiymoa
- Deuxième coup avec cartouche, 52 grains de poudre1, 66 feuilles. - J Fusil-Lefaucheux, chargé de la poudre et du plomb des eartouches-Robert défaites pour en refaire des carlouches-Lefaucheux, 02 gr.r 76 feuill.
- Troisième coup du fusil-/?oZ><?/^ tiré sur papier qui avait déjà été frappé, 76 feuilles. , .1 ’ v.- -v - \ .-.'r.v.; )$ ish. : .\L\L
- Deuxième coup, fmii-Lefaucheux, sur papier également retourné, 7.3 feuilles. ; .y.ÿ-à . rr
- Nous croyons devoir signaler dans nos expériences cette circonstance de papier qui a déjà été frappé, parce que la nécessité de séparer les feuilles pour les compter détruisant leur juxta-position, elles deviennent plus difficiles à percer. • ' ^ -.‘V ' ;'*•
- Quatrième épreuve ayant pour but de constater le meilleur mode d’inflam*
- mation, soit sur le canon , soit par derrière..
- Ces expériences ont été faites sur deux fusils du système Lefaucheux , mais d’une disposition différente quant à l’inflammation.
- Papier gris. — Premier coup, inflammation par derrière et dans l’ame , 70 grains de poudre. . . y ... .. . . . 71 feuilles.
- Deuxième inflammation surle canon, poudre id. 72 — , v
- ..... ’ »............ " 7, . . .
- De toutes ces expériences, il faut conclure, en thèse générale, que c’est une grave erreur de penser que les portées sont d’autant plus utiles, que les charges de poudre sont plus fortes. v ' *
- Remarquez, Messieurs, que nous nous-servons du mot utilité', car nous ne prétendons pas dire que la distance à laquelle le projectile est lancé n’augmente pas avec l’énergie du- ressort qui lui a imprimé son mouvement. Nous avons dit ,utile,.car il est démontré pour/nous, et les expériences dont nous venons de vous entretenir le prouvent, qne la pénétration est d’autant moindre, que la vitesse a dépassé une certaine limite; on le concevra très bien, si l’on veut réfléchir que la pénétration d’un corps est d’autant plus difficile, que le temps pendant lequel l’éloignement des molécules constituantes a été sollicité est lui-même plus court. C’est ainsi, Messieurs, que s’explique tout naturellement le fait autrement si bizarre, d’un balle tirée à bout portant, s’aplatissant sur une planche, quelle perce totalement tirée à quelque distance. ‘ " 1 ‘ r ?
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- ' ARMES A FEtTV1^ Io3
- - • • I ‘ ' . - , " ï ’- ^ - -• 1 • : :
- • Nous avons rigoureusement constaté que le h\s\\-Lefaucheux n’offre plus aucune fuite de gaz, condition à laquelle certains chasseurs attachent un si haut prix, que nous croyons, quant à nous, beaucoup moins importante qu’on ne le suppose généralement. Les limites de ce rapport ne nous permettent point de développer, à cet égard, notre opinion : elle a pour base une manière nouvelle d’envisager les phénomènes qui accompagnent l’inflammation de la poudre. Nous pensons que jusqu’ici on n’a pas distingué avec assez de soin les phénomènes chimiques, tels que la production d’un gaz, des phénomènes purement mécaniques, tels que l’application utile d’une force générée. Il nous suffira de dire que les expériences dont nous venons de vous entretenir viennent, elles-mêmes, à notre appui, puisqu’un fusil, système Robert, c’est à dire dans lequel il y a une fuite assez sensible, a obtenu une portée égale à celle des fusils qui ne laissaient au gaz d’autre issue que le canon lui-même. -
- Nous nous plaisons donc à reconnaître tout l’avantage que le fusil-Lefaucheux présente dans son emploi; nous signalons d’abord la solidité de sa fermeture plusieurs fois éprouvée par l’explosion simultanée de charges doubles placées dans chaque canon; puis la facilité avec laquelle il se charge, le peu de soins de propreté qu’il exige; ses cartouches, surmontées de leurs capsules , se retirant presque entières après l’explosion , préservent la chambre d’aucun encrassement; quant au canon, la bourre forcée qui le parcourt à chaque explosion le nettoie, chaque fois, de la fumée du coup précédent, si bien'qu’après un nombre considérable de coups, ce fusil est aussi apte à servir qu’au moment où l’on commence à en faire usage.
- Ces propriétés rendent peu importante la facilité de son démontage et de son nettoyage; cependant, comme M. Lefaucheux revendique encore, pour le fusil auquel il donne son nom , le mérite de la simplicité de construction, nous croyons faire preuve d’impartialité en déposant, à l’appui de ce rapport, un tableau comparatif du nombre des diverses pièces qui composent les fusils de différens systèmes fourni par M. Lefaucheux, reconnaissant, quant à nous, que le moindre chiffre est en faveur des fusils-Lefaucheux. Z-.vj 'j:': shir.ai *o.;r.’ù.O
- L’expérience de M. Lefaucheux a porté ses fruits, et, ce qui vient complètement justifier les éloges que nous lui accordons, c’est la faveur du public qu’il asibien su se concilier, la meilleure des pierres de touche ten matière <l,industrie. Nous avons sous les yeux un album contenant un nombre considérable d’attestations de satisfaction données par des chasseurs qui font
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- ARTS MÉCANIQUES,
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- usage de ces fusils. L’inspection des livres de commerce vient, par l’importance des ventes, corroborer ces déclarations. . :vAll-}........
- Nous avons déjà occupé longuement votre attention, et cependant nous n avons encore parlé que des perfectionnemens apportés aux fusils de chasse. L esprit inventif de M. Lefaucheux est actuellement dirigé vers les modifications que peuvent subir utilement nos fusils de guerre, moins perfectionnés que ceux de quelques autres puissances d’Europe, de la Suède, par exemple; mais M. Lefaucheux a-t-il bien réfléchi à letendue et aux difficultés de la tache qu’il s’impose ? Il lui faudra lutter contre des habitudes prises, puis attaquer, une à une, des dispositions qui ont prescrit, par îq temps , les vices nombreux de construction qu’elles recèlent et qui défient les judicieuses critiques d’une modeste pratique, sous les auspices d’une savante théorie. Mais nous laissons à notre collègue, M. Olivier, le soin de vous parler des travaux de M. Lefaucheux en ce genre; nous ne vous les signalons ici en passant que pour étayer les conclusions que nous avons l’honneur de vous soumettre au nom du Comité des arts mécaniques.
- Nous vous proposons donc de renvoyer le nom de M. Lefaucheux à la Commission des médailles, afin qu’il reçoive de la Société une de ces distinctions honorables qu’elle tient en réserve pour encourager les persévérans efforts, récompenser les travaux utiles, couronner les inventions heureuses. Approuvé en séance, le 18février i835.
- Signé baron Séguier, rapporteur.
- Description du fusil de chasse se chargeant par la culasse, de ; 71/. Lefaucheux.
- La//g. ir% PI. 6i6, représente le fusil monté de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Fusil double dont les canons sont rabattus et prêts à recevoir les
- cartouches. - ; ; -
- Fig. 3. Coupe longitudinale du même, dessiné sur une échelle double.
- Fig. 4- La clef, vue en élévation et en plan.
- . ; Fig. 5. Le T vu en élévation et en plan. r
- v Fig. 6. Vis du T en élévation et en dessous.
- Fig. r]. Cartouche munie de son culot
- - . Fig. 8. Culot vu de face.
- - ; Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- aay Canon du fusil. " ; ; r — "
- b b, Crochets adaptés sous le tonnerre, entre lesquels s’engage une espèce ;de verrou nommé T. *?.
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- ARMES A EEU.
- io5
- c} Broche taillée en sifflet et servant à retenir le T.
- d, Cheminée adaptée sur le canon et recevant la capsule d’amorce. *
- e, Clef placée sous la bascule ; on la détourne horizontalement de gauche à droite pour dégager les crochets et abattre le canon; dans le carré de cette clef entre l’extrémité inférieure du T, qui y est retenu par une vis.
- f, Verrou nommé T, dont la partie^ ' est taillée en biseau, pour glisser contre le bout de la broche c, coupé en plan incliné; un ressort qui n’est pas visible dans la fig. 3, mais qui est indiqué fig. 12, appuie contre le T et tient la clef écartée pendant qu’on charge le fusil.
- gj Vis qui fixe la clef contre le T.
- ht Bague entourant le T; elle est évidée sur une partie de sa circonférence, pour recevoir une petite languette fixée au fond de la bascule.
- i, Pièce de fer repliée en équerre, nommée bascule, solidement fixée au fusil, et sur l’extrémité de laquelle tourne le canon.
- /, Broche traversant la charnière k de la bascule, et servant de centre de mouvement au canon.
- k, Chien.
- /, Sougarde.
- m m, Gâchettes.
- n, Visière.
- ot Cartouche.
- p, Culot en cuivre de la cartouche.
- Maniement du fusil* On saisit le fusil de la main droite ; on passe la main gauche sous le canon, et on appuie contre la clef, qui se détourne à l’instant, et dégage les crochets cc. Aussitôt le canon s’abat et présente son tonnerre ouvert. Dans cette position, indiquée par la fig. 2, la clef reste en place et ne peut plus retomber, étant retenue par le ressort qui appuie contre le T. Pendant que le fusil est tenu de la main gauche, on enfonce la cartouche dans 1« canon; puis on relève le canon, on remet la clef en place , comme on le voit fig. ire, et le fusil est chargé. Il ne reste plus alors qu’à coiffer la cheminée d’d’une capsule'en cuivre contenant l’amorce de poudre fulminante et à armer le chien ; celui-ci, en s’abattant vivement sur la capsule, la brise et enflamme la poudre fulminante, qui met le feu à la charge, en traversant la cartouche. Après que le coup est parti, on abat le canon , on retire le culot, et on charge comme il a été dit précédemment.
- Le prix de fabrique des fusils Lefaucheux est de i5o à 35o fr.; ceux établis à Paris se vendent 55o fr. avec canons rubanés, et 65o fr. avec canons de Damas. (D.)
- Trente-quatrième année. Mars i835. l4
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- ARTS MECANIQUES.
- to6
- Rapport fait par M* Th. Olivier, au nom du Comité des , arts mécaniques y sur un mousqueton de cavalerie se char-géant par la culasse, présenté par M. Lefaucheux.
- Ivî. I^efaucheux a présenté à la Société d’Encouragement un mousqueton se chargeant par la culasse. Vous avez renvoyé cette arme de guerre à votre Comité des arts mécaniques : c’est en son nom que je viens vous faire le rapport suivant.
- Les avantages dont jouissent les armes se chargeant par la culasse vous ont été signalés dans plusieurs rapports; il est donc inutile de les rappeler de nouveau. .
- "Vous savez que dans l’armée l’on s’occupe beaucoup des armes à piston, mais que l’on ne paraît point encore disposé à accepter les armes se chargeant par la culasse. Sans discuter ici les opinions émises par les officiers qui s’occupent exclusivement de la construction des armes de guerre, nous pensons que l’emploi du fusil à piston , quoique plus avantageux que celui à silex, offre des inconvéniens graves. .\insi, les débris des capsules, projetés par l’explosion, blessent souvent les hommes, les cheminées se brisent et sont d’une réparation difficile , les amorces sont séparées de la cartouche, etc. : de sorte que si, en construisant un fusil se chargeant parla culasse, on conserve le même mode de,feu , c’est à dire la même manière de porter le feu à la cartouche que celle employée dans les fusils à piston , les inconvéniens cités subsistant encore, on ne pourrait s’empêcher d’en appeler à l’esprit d’invention, et de lui demander de les faire disparaître par quelques combinaisons nouvelles et heureuses. ; , ,
- ; , C’est cette combinaison que je viens signaler aujourd’hui, comme étant un perfectionnement important et d’une utilité incontestable.
- . Chaque cartouche porte son amorce et sa cheminée , et cette combinaison « été possible , au moyen du culot dont M. Séguler vous a entretenus dans le rapport sur le fusil de chasse présenté par M..Lefaucheux*
- ,Une petite broche de fer, ajustée dans le culot et perpendiculairement à 1^; longueur de la cartouche, et portant, à son extrémité inferieure, dans l’intérigpr delà cartouche , une petite capsule fulminantef telle est la combinaison nouvelle, et si.simple, qu on ne conçoit pasqu’elle arrive la dernière.
- , ^Le caito^Ç-dri fusil étant brisé au tonnerre, et ayant tourné autour de ses tnuri]h>n^> l’eu place la carfouche, la petite broche se logeant dans une entaille semi-cylindrique pratiquée sur la section droite du canon. Cette entaille vert^le remplace l’ancienne lumière.qui était percée horizontalement.
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- Le canon étant remis en place, le chien-marteau vient frapper sur la broche, la capsule s'enflamme, et les causes de ratés sont évidemment plus rares par ce procédé que lorsque la capsule coiffe la cheminée d’un fusil à piston.
- Après que le coup est parti, la petite broche sert à retirer, avec le doigt et très promptement, le culot et les débris enflammés du papier de la cartouche. ‘
- On peut charger la nuit avec autant de facilité que le jour. Les capsules n’ont pas besoin d’ètre d’un calibre aussi fort que celles ordinairement employées dans les fusils à piston, parce que l’inflammation est immédiate, qu’elle n’a pas à traverser la longueur d’une cheminée.
- La difficulté que l’on éprouve toujours à changer les habitudes contractées pendant long-temps ne peut être surmontée qu’au tant que les améliorations ne contrarient pas trop la routine et les préjugés.
- Aussi félicitons M. Lefaucheux d’avoir, par la seule forme de la Cartouche , perfectionné le mousqueton de guerre sans rien changer à l’ancienne platine, et je ne crains point de dire que maintenant l’on peut espérer voir enfin les armes se chargeant par la culasse admises dans l’armée.
- L’idée heureuse deM. Lefaucheux n’est pas nouvelle; depuis long-temps il avait imaginé une combinaison produisant le même effet, mais plus coûteuse et offrant quelques inconvéniens qui ont disparu dans la nouvelle combinaison soumise à votre examen.
- Depuis long-temps, en effet, M. Lefaucheux avait fait des expériences au moyen de tubes fulminans ; il remplaçait le bassinet par une enclume, le chien à mâchoires par un chien-marteau, et il plaçait dans la lumière un tube fulminant. Ce procédé avait été, dans le même temps, à ce qu’il paraît, expérimenté en Angleterre : je n’ai pu préciser l’époque; mais, d’après les rensèi-gnemens fournis, ce serait en 1816 environ. M. Lefaucheux, ayant ensuite bi •isé le canon au tonnerre, fixait le tube fulminant perpendiculairement à la cartouche, et la lumière restant horizontale, il chargeait le fusil en enfonçant la cartouche dans le canon et logeait le tube dans la demi-lumière horizontale, ainsi qu’il loge maintenant la tige de fer, mais dans une lumière' verticale ; de sorte que , par ce procédé, la cartouche portait son amorcé. 1
- Ce procédé simple et ingénieux fut cependant rejeté par M. Lefaucheuxf parce que les amorces en tubes sont plus chères de beaucoup que les capsules; parce que l’on ne peut encore, dans la fabrication de ces tubes, être assuré qu’ils seront tous également bien remplis de matière fulminante, et que les ratés sont plus nombreux qu’avec les capsules ; aussi * parce que les
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- ARTS MECANIQUES.
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- capsules, pour être convenablement chargées, exigent moins de matière fulminante que les tubes ; enfin, parce que quelques parcelles du tube étaient souvent projetées et blessaient à la figure l’homme qui se servait du fusil ainsi disposé (i).
- Nous devons faire remarquer que la disposition adoptée par M. Lefau-cheux offre une économie dans le choix des bois à employer pour le mousqueton. En effet, la crosse et le fût qui enveloppe à moitié le canon forment deux pièces séparées, réunies ensemble par une pièce de fer portant le tourillon autour duquel le canon pivote lorsque l’on veut charger l’arme.
- Cette disposition permettra aussi de briser davantage la crosse, c’est à dire de lui donner une couche plus convenable pour le tir. Les crosses droites adoptées dans les armes de guerre, à cause de la nécessité de ne pas trop couper le fil du bois, rendent lechoc contre l’épaule, et provenant du recul, très pénible au soldat. L’appréhension de ce choc fait que souvent le soldat, qui n’a que peu de temps de service, lâche son coup de fusil sans ajuster.
- La disposition adoptée pour le mousqueton , savoir que le canon se brise au tonnerre, de sorte que, lorsque l’on charge, le canon et la crosse ne sont plus en ligne droite, et qu’en cette position il n’était pas possible de se servir de la baïonnette si on en armait l’extrémité du canon, cette disposition , dis-je, défectueuse pour un fusil de guerre, n’offre aucun inconvénient pour le mousqueton, qui n’est jamais destiné à devenir entre les mains du cavalier une arme défensive ; cette arme sera toujours pour lui une arme de jet.
- Ce mousqueton pourra être employé avec avantage par la marine, soit dans les embarcations, soit pour tirer des diverses parties du vaisseau où l’on est dans l’usage de placer des hommes armés d’armes de jet au moment de l’abordage.
- Aux épreuves qui ont eu lieu dans un tir situé aux Champs-Elysées, assistaient le vicomte Cavaignac , lieutenant-général et inspecteur général de cavalerie; de Rumignj, maréchal de camp; et les colonels d’Houdetot, aide de camp du Roi, Boyer, aide de camp de S. A. R. le duc de Nemours; Naudet, colonel commandant le 2e de lanciers; de Courtigis, capitaine d’état-major. Ces Messieurs ont manifesté hautement leur satisfaction, après avoir examiné avec attention l’arme présentée par M. Lefaucheux et l’avoir eux-mêmes essayée à plusieurs reprises.
- (l) Ces renseigneraeus ont été extraits d’une note signée par M. Gévelot aîné , fabricant d’amorces. Dans cette note, il dit que les tubes fulaiinans, dits tubes à la Manton, coûtent sept fois plus que les capsules-chapeaux. .. >' i: li.
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- ARMES A FEU. IOg
- D’après ces considérations , le Comité des arts mécaniques vous propose, Messieurs, i° de remercier M. Lefaucheux de sa communication ingénieuse et utile; 2° de faire imprimer le présent rapport et graver et décrire dans votre Bulletin le mousqueton et sa cartouche ; 3° de joindre cette invention à celles présentées précédemment par M. Lefaucheux, et sur lesquelles M. Séguier vous a fait un rapport favorable, pour le tout être renvoyé à votre Commission des médailles.
- Approuvé en séancele i5 avril i855. Signé Tu. Olivier, rapporteur. Description du mousqueton de cavalerie se chargeant par la culasse j de M. Lefaucheux.
- Ce mousqueton, représenté avec tous ses détails fig. g à 17, PI. 616, étant construit sur les mêmes principes que le fusil de chasse, nous avons indiqué par les mêmes lettres les pièces qui sont semblables dans les deux armes.
- Fig, g. Le mousqueton, monté de toutes ses pièces.
- Fig. 10. Le même, ayant son canon rabattu, pour pouvoir y introduire la cartouche.
- Fig, 11. Coupe longitudinale du même, dessinée sur une échelle double-
- Fig. 12. La bascule, vue en plan.
- . Fig, i3. Clef vue en élévation et en plan.
- Fig. 14. Partie postérieure du canon, vue en élévation.
- Fig. i5. La même, vue en dessous.
- Fig. 16. Le canon ouvert, vu par derrière.
- Fig. 17. La cartouche portant sa capsule d’amorce, vue en élévation.
- Fig. 18. Culot muni de la capsule d’amorce, vu intérieurement.
- a} Canon; hb, crochets faisant corps avec le canon; c, broche taillée en sifflet; d, petit ressort logé dans le fond de la pièce en équerre, et contre lequel s’appuie le T; e, clef; e'_, bouton pour saisir la clef formant sougarde; f pièce nommée T;^', partie supérieure de cette pièce, taillee en biseau, pour glisser entre les crochets bb; g, vis qui assujettit la clef au T; h} bague coupée entourant la partie inférieure du T; i, pièce en équerre, au fond de laquelle tourne le T; /, tourillon servant de centre de mouvement au canon; k, chien ; /, languette pratiquée au fond de la pièce i, et entrant dans la partie évidée de la bague h, afin de limiter la course du levier e; m, gâchette ; n , entaille pratiquée dans le canon pour recevoir la petite broche sy qui enflamme l’amorce; o o, charnière de la pièce /, qui reçoit le tourillon p. du canon; q, cartouche; r, culot ; s, petite broche sur laquelle frappe le chien pour enflammer l’amorce; t, capsule d’amorce logée dans le fond du culot, recevant le choc de la broche s.
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- IIO ARTS MÉCANIQUES,
- La manœuvre du mousqueton étant la meme que celle du fusil, il est inutile de la répéter. v (D.)
- DÉS A COUDRE. , ' \ .
- Rapport fait parM. Amédée-Durand, au nom du Comité des arts \ mécaniquesj, sur la fabrique dé dés à coudre dirigée par M. Berthier, rue de Reuilly, a Paris. r
- La fabrique de dés à coudre, que possède et dirige maintenant M. Berthier, ? a déjà été l’objet d’un rapport à la Société d’ ncouragement qui lui a décerné une médaille d’argent (i); cette récompense, accordée au mérite de ses produits, et comme encouragement pour les espérances de développement quelle présentait alors, s’est trouvée, depuis, complètement justifiée.
- La fabrique de M. Berthier jouit aujourd’hui, dans le commerce, d’une' considération que rehausse une concurrence active et multipliée. On pourrait citer plus de vingt établissemens qui confectionnent les mêmes produits, mais par des moyens dont la différence affecte désavantageusement la qualité de ces ouvrages, en permettant, il est vrai, d’en abaisser encore le prix. Le dé à coudre, étant destiné à cuirasser le doigt qui pousse l’aiguille, ne saurait présenter une trop grande résistance à l’action répétée de la tête de cet instrument : en outre, il doit avoir la plus grande légèreté possible pour favoriser l’agilité extrême des mouvemens; de plus, la piqûre doit en être régulière et profonde. On pourrait ajouter encore que sa forme doit être telle, qu’il se maintienne facilement sur le doigt auquel on l’adapte. La réunion de ces conditions n’est pas très facilement conciliable avec l’économie de la confection; c’est là un des mérites que nous avons à louer dans les produits de M. Berthier ; ils s’y trouvent tous réunis : les dés d’acier, qui n’avaient à répondre qu’aux deux dernières conditions, possèdent une élégance et un , fini qui ont pu faire renoncer à l’importation de cet article qu’on tirait d’Angleterre. : . . . ^ .
- Les dés de cuivre ont eu cela de particulièrement remarquable pour le \ Comité des arts mécaniques, que M. Berthier a admis confidentiellement dans la connaissance de ses procédés, qu’ils sont réellement fabriqués en ? cuivre fondu , quoique leur légèreté fasse croire, dans le commerce, qu’ils ^ sont en laiton embouti; ce cuivre fondu est soumis à un écrouissage très actif qui lui fait acquérir une grande résistance, et fait que les dés ainsi fabri- . qués sont, à poids égal, beaucoup plus durables que tous autres de même
- (i) Voyez Bulletin de la Société d’Encouragement, 20? année, p. i 14. Avril 1621* ; . • >
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- DÉS A^COÜDRE. III
- matière. Cet article, qui, autrefois, s’importait d’Allemagne, est devenu une des conquêtes de notre industrie en même temps qu’un objet d’exportation très important. ,
- Nous ne pourrions, sans sortir des bornes d’un simple rapport, occuper l’attention du Conseil des autres circonstances de l’intéressante fabrication à laquelle se livre M. Berthier et des conditions auxquelles il satisfait. Elles se trouveront suffisamment résumées dans les considérations suivantes r M. Berthier, malgré le désavantage qu’il trouve en fabriquant à Paris, où le prix de la journée est si élevé,^ est parvenu à donner à son entreprise une importance telle, qu’une centaine de personnes y trouvent leur existence ; son intelligence tire un parti remarquable des hommes et des choses; peu d’ouvriers, quelques femmes, quelques enfans et beaucoup de simples manœuvres, forment le personnel de sa fabrique; quant au matériel, il ne saurait avoir exigé moins de frais d’établissement; et, si on voulait donner un exemple d’une entreprise qui présentât le plus davantage pour lutter contre les crises commerciales et même pour s’y soustraire, on ne pourrait mieux choisir que la fabrique de dés de M. Berthier.
- Cet habile industriel a désiré soumettre, de nouveau, à l’appréciation de la Société, le mérite de lafabriquequ’il dirigeait depuis plusieurs années avant de l’acquérir. De l’examen du Comité des arts mécaniques, il résulte que M. Ber-thier a fait marcher , à lui seul, cette fabrication au niveau des progrès généraux de l’industrie; et, en procurant une préférence décidée à ses produits sur ceux qu’on tirait de l’étranger, il a puissamment contribué a la considération de la fabrique de Paris, considération qui est d’une si grande importance pour le développement des exportations. '
- En conséquence, le Comité propose, comme un témoignage de son estime pour les travaux de M. Berthier, ^ ! o •*
- i°. De rappeler, de la manière la plus honorable, la médaille d’argent déjà décernée à la fabrique de dés à coudre de la rue de Reuilîy; ,
- 2°. D’autoriser M. Berthier a réclamer une expédition du présent rapport; 5°. De l’insérer dans le Bulletin, !
- Approuvé en séance, le 18 mars i835. ' ; .
- < I ' ! , i5%^é;AMÉDÉE-DuaAKD, rapporteur.
- Note sur les porte-crayons de M, Berthier y par M. Amédée-
- . : : \ , Duraad. ;. q, - .. r . r
- • ‘M.,:Berthier se.. livré u la1 fabrication dés porte-crayons dits sans fin,
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- I 12
- ARTS MÉCANIQUES.
- du genre de ceux dont nos agenda sont aujourd’hui pourvus; toutefois, une grande différence les distingue de ces derniers, car ils coûtent environ dix fois moins , et sont destinés à rendre les mêmes services. Il est superflu de dire que la matière n’y entre que pour une très petite valeur, et qu’au lieu d’argent ils se composent de cuivre. Quant au nombre des conditions auxquelles ils doivent satisfaire, ils ne le cèdent à nuis autres : ils portent un magasin à mine de plomb, un calendrier perpétuel, et leur longueur est occupée par des mesures linéaires, tant métriques que de l’ancien système. On ne peut qu’applaudir à une entreprise dont le résultat doit être de procurer, aux personnes les moins aisées, tous les avantages retirés, depuis plusieurs années, de ces ingénieux instrumens. Le Comité des arts mécaniques a trouvé, dans cette fabrication, une nouvelle occasion de louer l’intelligence dont M. Berihier a fait preuve dans la combinaison et la construction des agens mécaniques qu’il emploie dans les différentes parties de son établissement.
- INSTRUMENS DE PRÉCISION.
- jRapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques, sur des compas en bois présentés par M. Robin, menuisier-ébéniste, rue de la Harpe, n io, à Paris.
- M. Robin vous a présenté trois compas en bois destinés à remplacer ceux «en fer ou en cuivre, encore en usage dans un grand nombre d’ateliers.
- Vous avez chargé votre Comité des arts mécaniques d’examiner ces objets; je viens aujourd’hui, en son nom , vous faire le rapport suivant :
- M. Robin a divisé ses compas en trois classes : la première se compose de sept numéros, la deuxième et la troisième chacune de six numéros.
- Les compas de la première classe sont à fixateur interne; les branches ont i mètre, 0,76e, 0,60e et 0,40e de longueur.
- La différence, dans les longueurs des branches, ainsi que la nature du bois, établissent la série composée de sept numéros.
- Chaque numéro se vend un prix particulier, qui s’abaisse depuis le n° i jusqu’au n° 7.
- Les bois employés sont le cormier , le noyer et le hêtre.
- Les compas de la deuxième classe sont à arc de cercle.
- Le fixateur interne est destiné, dans la construction des compas de la première classe, à remplir le même office que l’arc de cercle pour les compas de
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- INSTRUMENS .DE PRÉCISION. I l3
- la deuxième classe : ainsi le fixateur interne et l’arc de cercle servent à maintenir les branches à l’écartement voulu; ces pièces empêchent le compas de s’ouvrir ou de se fermer pendant le temps employé à s’en servir pour prendre et rapporter une longueur, ou pour tracer un cercle. o u; >o
- Tous les compas de la deuxième classe sont en noyer. / =! ; -
- Les compas de la troisième classe sont des compas à verge : pour les uns, la verge a im,o5c de longueur; pour les autres, la verge a 0,70e de longueur; les six numéros qui composent cette série sont établis par la différence des prix, lesquels sont déterminés par le nombre des pièces accessoires, comme tire-^ ligne, porte-crayon , etc.
- Les compas en bois de- M. Robin coûtent moins cher que ceux en fer ou en cuivre en usage. . * ,
- Le prix du compas de 1 mètre de longueur, première classe , n° 1, est de 20 francs; celui du compas de 0,4.0e de longueur, 110 7, est de 5 fr. 5o e. * Le prix du compas de o,55e de longueur, deuxième classe, n° 1, est de 5 fr. 5o c. ; celui de o,3oe de longueur, n° 6, est de 1 fr. 70 c.
- Le prix du compas à verge de im,o5c de longueur, 110 r, est de 5 francs;
- celui de 0,70e de longueur, n° 5, est de 2 fr. k
- Ces compas en bois sont bien confectionnés et doivent faire le même service, et un aussi bon service que ceux en fer ou en cuivre; en outre, ils sont plus légers, et dès lors plus commodes; mais, ce qui a fixé l’attention de votre Comité, c’est l’esprit d’invention et d’ordre, dans le travail, qui paraît distinguer M. Robin. En effet, toutes les pièces qui entrent dans la confection d’un compas sont numérotées et faites sur gabarits, de sorte que, si l’ouvrier perd certaines pièces de son outil, il peut les remplacer immédiatement et à un prix connu d’avance, M. Robin vendant séparément chacune des pièces qui servent à composer son compas. < • ;
- Les tiges ou verges en bois des compas à verge sont étirées à la filière; celte filière est une pièce de tôle forte, percée de douze à quinze trous,
- dont les diamètres vont en diminuant jusqu’au dernier, qui a le calibre
- voulu. Ces trous sont entaillés à leur circonférence, et les grandeurs des dents vont en diminuant et leur nombre en augmentant depuis le premier trou jusqu’au dernier, qui, lui, ne porte aucunes entailles ou dents.
- L’ouvrier passe successivement dans ces trous la tige de bois qui, d’abord, offre pour section un polygone à huit côtés, et, pendant qu’il la passe dans chaque trou, il a soin de la tourner dans un sens en la tirant à lui, et ensuite en sens inverse, et ainsi alternativement, de sorte que les dents pla-Trente-quatrième année. Mars i835. < ' 1 - * *i5.i 1
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- <Vll4 ' ü ABtTS MÉCANIQUES.
- - cées à la circonférence du trou de filière décrivent, sur la surface de la tige ode bois , des hélices ou spires successivementimelinées;en sens inverse.
- *; "Par ce procédé ,JV1. Robin est parvenu à exécuter des verges cylindriques et droites. , : • v;v.n -m ,;;.o •. -,
- La charnière de ses compasest en cuivre ; les deux pièces qui la.compo-o sent sont coulées dans des matrices; les mortaises en fourchette, qui doivent leur servir de logement, sont pratiquées dans le .bois aumoyen d’une . fraise. V ’
- M. Robin a cherché à exécuter les diverses pièces de ses compas en employant, le plus possible, des procédés prompts , simples, peu coûteux, et qui lui permettent d’obtenir une exactitude suffisante pour que les rechanges puissent s’effectuer facilement et sans travail ultérieur. v f <
- G’est à M. Robin que l’on doit les champignons de voyage, si commodes pour le transport des chapeaux de femmes, et qui coûtent i franc pièce;
- • cinquante espèces de tire-hottes de voyage, qui se plient et se déplient , et tiennent le moins déplacé possible dans le porte-manteau; des bat-habits plians, et plusieurs autres inventions, qui montrent que M. Robin aime son état, s’en occupe avec goût, et possède un heureux esprit d’invention.
- - v . * - - • * -* * • - - * • -- - ' *
- ; En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer -
- i°. Deremercier M. Robin de sa communication ; . •- .
- 2°. De faire imprimer le présent rapport dans le Bulletin ;
- ‘5V De délivrer à M. Robin, comme preuve de satisfaction, deux cents exemplaires du rapport ; , . . . . ; :
- ( 4°. De faire graver les trois espèces de compas et de les décrire, ainsi que les procédés mécaniques employés par,M. Robin, pour .la construction et le montage de certaines parties et.pièces d’un compas. -
- Approuvé en séance, le février i835. t....... - , .
- ....sSigné Xh. Olivier , rapporteur.
- . ‘ i :
- Description des, compas en bois a fixateurinterney à quart de ' * ! cercle jet a verge} de M. Robin.
- : « PL ,;-fig*'-i » Grand compas en bois de cormier à fixateur*interne» ou-
- ^froert et vudeifece. •
- * i sFig. a.Xompasien bois» à;quart*de cercle. - * i: .
- ::q FigA!>±-Goisipas à verge'cylindrique. •’ ; . .u ; i: . ; - ,
- JFig^4* ke fixateur détaché, vu*de.ia.ee/tet de profil. / , ; .
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- I î
- ' 'INSTaUMOSSS^DE'-'PRÉCI^ÔSrÿl;': -AU. r1fi\
- Fig*5. Bout de campas garni dersa pointe à bascule et de sonporte-<<* crayon. . ; *; -V:?f ,-:V: v
- Fig. 6; Anneau à vis qui serre le porte-crayon des compas,^. 2 et 51 ' Fig. 7» Pointe de compas détachée.
- Fig. 8. Boîte coulante du compas à verge cylindrique, vue de faee*:
- Fig. 9. Tire-ligne.
- Les memes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A B, Branches en bois du grand compas à fixateur interne.
- G, Charnière de ce compas* ,
- DD', Fixateur interne composé de deux tiges en cuivre adaptées aux branches AB, percées d’une rainure courbe et serrées par une vis E.
- F, Pointe fixe garnie,de son socle.. *
- G, Chape dans laquelle basculent le porte-crayon H et la pointe I, selon qu’on veut se servir de l’un ou de l’autre. ;
- KL, Branches du compas à quart de cercle, réunies par une charnière en cuivre. ' . •
- M, Quart de cercle en bois passant dans l’une des branches du compas, et qu’on arrête à la distance voulue par une vis de pression» !
- N, Tige cylindrique ronde, creusée en dessous d’une rainure,le long de laquelle glisse la tête mobile O.
- P, Tête fixe adaptée au bout delà tige K.
- a, Rainure courbe percée dans la tige D' du fixateur, et qui reçoit la vis
- de pression E. i ;
- b, Vis à oreille servant à arrêter, dans leur position, le porte-crayon H
- ou la pointe I, qui basculent dans la chape G., v ’ - i
- c> Charnière en cuivre du compas à quart de cercle. : r : * L : :-
- d, Yis de pression pour serrer le quart de cercle M sur la branche K. i
- e, Pointe en fer qui se loge dans le porte-crayon/, et qu’on remplace, au
- besoin, par un crayon. , r v: - ] ’ 7 - e ' J . ot. < ^ k ^
- g, Anneau qùiembrasse le porte-crayon. ; , k • ah ; ?.&.• :;•;•} aa ,
- h, Yis de cet anneau pour serrer le porte-crayon., :
- i, Vis de pression pour arrêter la tête coulante-O sur la tige cylindrique N.
- Procédés mécaniques pour la construction et le montage des compas.
- Composition et assemblage des pièces. Les branches du compas,/?^. i , sont assemblées par deux tenons en cuivre kk, formant tête de compas , noyés dans l’épaisseur du bois et traversés par une broche en fer munie de -
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- I ifi ARTS MÉCANIQUES.----INSTRUMENS DE PRÉCISION'.
- deux rondelles l, également en cuivre, qui; s’appuient sur des plaques en zinc pour adoucir le frottement. Ges plaques s’appuient, à leur tour, sur des rondelles en bois/rc, qui portent immédiatement sur les tenons. L’extrémité delà broche est filetée, pour recevoir l’une des rondelles l formant écrou et percée de deux trous dans lesquels s’engage la clef. . ...
- Le fixateur D est composé de deux tiges en cuivre fondu, qui se logent dans l’épaisseur des branches du compas, et dont les extrémités, munies de deux chapes*en zinc, sont retenues par des goupilles sur lesquelles elles tournent. Ces tiges sont réunies par un axe qui les traverse : l’une est percée d’une rainure courbe a, dans laquelle passe la vis de pression E servant à arrêter le compas dans sa position ; l’autre porte un écrou qui reçoit le bout de la vis. Sur l’extrémité des branches du compas sont fixés, à vis, deux socles carrés en cuivre oo, portant l’un une pointe de fer fixe F ; l’autre, une chape qui reçoit une pièce formée, d’un bout, d’une pointe et, de l’autre, d’un porte-crayon. ,
- Moyens d'exécution* Les branches du compas se font à la varlope, et les mortaises de la tête, celles pour loger le fixateur, à la fraise circulaire ; les tenons sont percés à l’aide de calibres, et les trous sont rodés par une fraise tournant sur un plan mu circulairement. Les rondelles en bois, d’égale épaisseur, sont découpées par une mèche à téton, portant son traceur, et à l’extérieur une lame tranchante. Les rondelles de zinc sont découpées de la même manière.
- Les tiges du fixateur sont limées d’épaisseur, rodées aux extrémités et percées d’une rainure donnant une course de igo degrés. La vis de pression est taraudée à l’ordinaire ; on y a ménagé un épaulement portant sur une petite plaque en zinc; le bout de la vis est reçu dans un écrou en fer noyé dans l’épaisseur de l’une des tiges du fixateur; les deux chapes en zinc sont embouties sur un mandrin. M r
- Les socles en cuivre sont montés sur le tour pour obtenir une base et un sommet parallèles ; ils sont percés en dessous d’un trou taraudé pour recevoir les pièces que l’on veut y adapter. Les deux pointes , garnies en acier, sont forgées, soudées et limées; leur partie supérieure est filetée pour pouvoir se visser solidement sur le fond du socle.
- Le compas à quart de cercle, fig. 2, diffère du précédent en ce que le fixateur est remplacé par une lame courbe en bois passant dans l’une des branches ; son exécution est la même.
- Quant au compas, fig. 5, sa verge est tirée à la filière de la manière indiquée au rapport. La rainure dans laquelle chemine la tête mobile y est pra-
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- ARTS CHIMIQUES •-—1 SüéRE. I I 7 : 1
- tiquée en présentant la verge à l’action d’une fraise montée sur un chariot*'* mobile qui lui permet d’avancer. ‘ l ' > roi
- Les têtes en bois du compas se font sur le tour ; on les perce en dessous 1 * d’un trou pour recevoir les deux viroles ou socles des pointes, et d’un autre trou latéral à travers lequel passe la verge : l’une des têtes est fixée ; à l’extrémité de la verge; l’autre est mobile et garnie, intérieurement, d’une boîte en cuivrep, Jig. 8, dont la circonférence est partagée par un trait de scie, afin de lui donner une certaine flexibilité sous la pression de la vis. Un ; 1 goujon q, qui pénètre dans l’intérieur de la tête mobile, entre dans la rai- n nure de la verge, et empêche ainsi toute déviation de la boîte sur cette11 verge.- .n ! . ; ‘
- Le trou de la vis de pression, placé au sommet de la tête mobile, est dis- ! posé pour recevoir un écrou en cuivre fait à l’aide d’une étampe.
- Les choses étant ainsi disposées, on adapte une pointe à la tête fixe et un porte-crayon à la tête mobile, qui peut recevoir aussi une pointe sèche ou un tire-ligne qu’on y arrête à l’aide d’un coulant à vis,/%* 6. (D.)
- . ARTS CHIMIQUES. — sucre.
- Notice sur des procédés d’extraction du jus de betteraves ^ imaginés par MM. Mathieu de Dombasle, de Beaujeu, Champonois et Legavriand par M. Ch. Derosne. “ y ,1 1 ;
- En i832, M. Mathieu de Dombasle publia un procédé au moyen duquel il annonçait qu’on pouvait extraire presque la totalité du jus contenu dans la betterave. Ce procédé consistait à verser, sur des betteraves coupées en tranches minces, dé l’eau chaude qui, mise en contact avec les betteraves, en opérait une espèce de coction en détruisant leur vitalité; il s’établissait y un équilibre entre l’eau et le jus de betterave, et au bout d’une demi-heure ' environ d’infusion ou de macération on soutirait le liquide à un certain 1 degré de richesse ; ce liquide, réchauffé, était versé de nouveau sur d’autres tranches de betteraves, et s’enrichissait en se mettant en équilibre avec leur i' jus. On continuait ainsi ces infusions ou macérations jusqu’à ce que l’eau ,;!) primitivement versée, eût acquis, à un demi-degré près, la même densité que le' 1 ’ jus naturel de la betterave, ce qui nécessitait jusqu’à sept et huit infusions ,L successives, soutirages, versemens nouveaux f etc., etc. Les tranchés de bét-1 u 1 teraves, mal épuisées par une première macération, étaient successivement * L
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- soumises à une deuxième, une troisième, une quatrième, etc^ jpour achever ‘ leur épuisement, et n’étaient abandonnées que lorsque leur dernière infu- ^ sion était amenée à ne marquer, au plus , qu’un demi-degré.
- Ce procédé est très ingénieux en théoFie, mais, dans la pratique, il exh ; geait beaucoup de main-d’œuvre, et présentait quelque embarras pour le-réchauffement successif de toutes ces infusions ou macérations.s
- M. de Beaujeu a repris le travail deM. Mathieu de Dombasle , et a ima- -giné un système de cuves opérant par continuité, filtration et macération, au * moyen duquel il supprime toute la main-d’œuvre des épuisemens et re-chargemens; il a imaginé, en outre, un moyen très ingénieux pour ré- : chauffer, par delà vapeur, les infusions qui se refroidissent continuellement . par leur mise en contact avec de nouvelles tranches de betteraves froides.
- Comme on le voit, le fond du système de M. de Beaujeu est le même que celui de M. Mathieu de Dombasle; ils ne varient que dans l’exécution^ Ainsi, à M. de Dombasle l’invention, et à M. de Beaujeu le perfectionnement. Ce -dernier a annoncé à tous les fabricans les succès qu’il obtenait pendant la campagne de i833 à 1834; beaucoup se sont transportés chez lui à Narcé,près d’Angers, et ontgénéralementrendule meilleur témoignage de ce qu’ils avaient vu. M. Demesmaj, entre autres, à qui vous avez décerné une médaille d’or pour les perfectionnemêns qu’il a apportés à l’extraction du jus de betteraves, s’est plu à reconnaître publiquement la supériorité du procédé de M. de Beaujeu sur le sien, et l’a adopté de suite pour sa fabrication de l’année dernière. Plusieurs autres fabricans, déterminés par ce qu’ils avaient vu et par l’exemple de M. Demesmay, l’ont imité. Il semblait dès lors que rien ne devait s’opposer à leur réussite, et, cependant, je dois dire qu’il n’en est pas un, à ma connaissance, à commencer par M. Demesmay, qui ait eu à se louer d’aï voir opéré ce changement dans sa fabrique. Les plaintes sur les résultats oht.. été générales, et ce procédé semblait devoir être à jamais condamné lorsque, vers la fin de celte campagne, on a enfin trouvé moyen de remédier aux incon-sv véniens qu’on avait signalés pendant tout son cours. Un jeune fabricant et chimiste en même temps, M. Legavriand, de Baugency, paraît être le premier qui ait trouvé la cause du mauvais succès d’abord obtenu ; il parait qu’il dépendait de la qualité, généralement beaucoup trop acide, que le jus de betteraves acquérait pendant ces macérations ; il y a remédié par l’emploi d’une quantité énorme de chaux. C’est à Choisy-le-Roi , dans la fabrique de MM. de Malet et compagnie* que ce résultat a été obtenu ; il a été si satis-< faisant, que M. de Malet s’est décidé à conserver le procédé ; il paraît que le même succès a été* obtenu tardivement * également par M* Demesmay , A.
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- Choisy, on ne s’est pas contenté d’ajouter un grand excès de chaux dans le è travail d «a jus, on a été au devant de l’altération de ce jus, en faisant filtrer les premières macérations sur un lit très mince de lait de chaux;on s’est parfaitement trouvé de cette modification, qui ne paraît pas préjudicier à la
- - qualité de la pulpe, résidu qui est toujours mangé très avidement par les
- vaches. >1 ' : ) -
- : La conservation de ce procédé, dans l’industrie du sucre de betteraves, est
- ^extrêmement importante, puisqu’il a pour résultat de supprimer entière-
- * ment les râpes, les presses , les sacs , les claies d’osier, sources continuelles -de l’altération du jus de betteraves*et de diminuer considérablement la main-d’œuvre; il n’a d’autre inconvénient que d’augmenter, u’un douzième ou
- d’un quinzième, environ, la quantité d’eau qu’il fait évaporer. \
- * 5 M, de Beaujeu n’est pas le seul qui ait imaginé de mettre en pratique manufacturière le procédé de M. de Dombasle. MM. Martin et Champonois
- f ont:conçu, d’une autre manière, sa mise en exécution, qui consiste à employer une espèce de noria dont les caisses à claire-voie renferment les
- * tranchesdebetteraves; ce jeu de noria se meut dans une espèce de siphon ren-
- * versé rempli d’eau, qui se renouvelle sans cesse en suivant une route inverse j: de celle des tranches de betteraves; cette eau arrive bouillante parla branche ; la plus élevée du siphon renversé, en se mettant en contact avec les tranches
- - de betteraves,qui sortent épuisées; elle se sature de plus en plus de jus, au fur et à mesure que son contact se prolonge avec les tranches moins épuisées, et
- ; sort enfin aussi saturée qu’elle peut l’être par ce procédé, en traversant les couches de tranches qui arrivent sur les premiers paniers de la branche la r plus courte du siphon. *
- Par ce procédé, on n’obtient jamais le jus de betteraves à un degré aussi i riche que par le procédé de M. de Beauj eu ; mais il a l’avantage d’opérer : beaucoup plus rapidement, et, généralement, on à été plus content de ses , résultats que de ceux du procédé Beaujeu. Beaucoup de fabricans se montent par ce procédé pour la campagne prochaine. Cette augmentation d’eau a o évaporer est pourtant un grave inconvénient, surtout pour les pays où le ? combustible est cher ; et, avant de se prononcer sur le choix à donner entre » ^ ces deux systèmes, i 1 sera plus, prudent dattendre les résu 1 tats de la eam -t pagne qui se prépare. Si les suecès obtenus de l’appareil Beaujeu, dansla
- - -dernière quinzaine de la fabrication de> cette année, sont confirmés dans la
- - campagne* prochaine ,* je ?pense= que ce système méritera" la préférence,
- -icomme plus simple d’exécution - pour la main-d’œuvre, et donnant des jus î -plusariches, et, ; par conséquent, exigeant moinsj de combustible. u‘- "
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- ,.f , Il me reste à parler d’un troisième procédé de macération, imaginé par le jeune fabricant-chimiste dont j’ai déjà parlé, M. Legayriand. Ce procédé . ne dérive plus de celui de M. Mathieu de JDomhasle, mais bien d’un autre dont je m’étais occupé il y a vingt-trois ans, et qui consistait à essayer d’é-; puiser la pulpe de betteraves râpées sans se servir de presse, mais par déplacement, au moyen de l’eau froide versée sur un filtre qui contenait la pulpe.
- . J’avoue que je n’ai donné aucune suite à ce procédé, qui m’avait présenté l’inconvénient de donner un écoulement trop lent : l’invention de M. Lega-. vriand consiste à l’accélérer par une pression pneumatique ; mais , malgré ce perfectionnement très important, l’usage lui a démontré qu’il opérait encore imparfaitement, et il a fini par reconnaître .qu’il.était nécessaire de commencer par dépouiller la pulpe de betterave d’environ 4-Û à 5o pour ioo de son jus.. Avec cette préparation préliminaire, M. Legaviiand assure qu’il v obtient d’excellens résultats; voici comme il opère : une caisse cylindrique, formant filtre, est adaptée, par ses rebords, à un double fond spacieux, dans . lequel, à volonté, on peut opérer le vide au moyen de la vapeur ; la pulpe de betterave, épuisée à 5o pour ioo de son jus, est éparpillée et, ensuite, un . peu pressée dans la caisse-filtre, dont le fond est garni d’une toile métal-, Jique; on verse de l’eau froide sur la pulpe; cette eau filtre à travers la , pulpe et se sature de jus en laissant la pulpe dépouillée et pleine d’eau au , lieu de jus. Pour accélérer la filtration, M. Legaviiand fait le vide dans le double fond inférieur; alors le poids de l’atmosphère pèse sur l’eau versée . sur la pulpe et accélère sa filtration à travers elle. Par ce procédé, on ne supprime pas les râpes; on peut, jusqu’à un certain point, supprimer les sacs et les claies d’osier, et remplacer les presses coûteuses par des presses plus économiques ; on n’emploie pas de chaleur pour échauffer l’eau, et on ,, obtient, à ce qu’assure l’auteur, des jus qui se rapprochent beaucoup de la , richesse des jus naturels. Des personnes dignes de foi ont vu les résultats obtenus par M. Legaviiand, et m’ont assuré qu’ils étaient très beaux;
- , d’autres personnes m’ont assuré que le procédé de M. Legavriand, adopté , dans quelques fabriques, avait été ensuite abandonné. Peut-être était-ce . avant la modification que ce jeune chimiste a apportée à son procédé. La . campagne qui se prépare va nécessairement éclaircir cette question , sur le i choix à donnera l’un ou à l’autre de ces trois procédés. Je ne doute pas qu’il en résultera un grand perfectionnement dans le procédé d’extraction du jus cle betteraves, et que ce perfectionnement ne mette à même les fà-r bricans d’obtenir de deux à trois pour cent de sucre de plus qu’ils n’en obtenaient par les anciens procédés, ce qui est d’une importance extrême, et
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- accélérera singulièrement la formation de nombreux établissemens sur toute la surface de la France.
- Note sur des perfectionnemens introduits dans Vévaporation des jus sucrés et autres liquides ; par M. Ch. Derosne.
- Jusqu’à présent', tous les procédés d’évaporation des jus sucrés n’ont eu pour but que d’utiliser une seule fois le calorique contenu dans les vapeurs sortant d’un générateur de vapeur. M. Derosne a donné des détails sur une expérience en grand qu’il vient de faire dans une sucrerie de betteraves appartenant à M. Ducelet située à la ferme de Yilleroy, près de Versailles. Là, il a démontré, de la manière la plus évidente, qu’il était facile d’utiliser trois fois le calorique contenu dans la vapeur sortant d’un générateur. Il suppose que le but de l’opération est de concentrer du jus de betteraves et de le cuire pour en faire du sucre directement.
- Voici comme il a décrit l’appareil qu’il a employé pendant six jours consécutifs; il était composé : i° d’un générateur de vapeur tel qu’on les emploie ordinairement ; 20 d’une chaudière couverte contenant,, dans son intérieur, un tube en spirale, qui reçoit la vapeur du générateur et la communique au liquide qui baigne ce tube en spirale; 3° d’une chaudière opérant dans le vide, d’après le système d ' Howard $ 4° d’un appareil de condensation par vaporisation d’un liquide, communiquant à un récipient qui reçoit l’eau condensée produite par les vapeurs sortant de l’appareil dans le vide. D’après le système de MM. Degrand et Reybaudfrères, de Marseille, M. Derosne annonce avoir eu l’idée de cet appareil en réfléchissant sur les propriétés des vapeurs, sur leur capacité pour le calorique, et sur ces résultats certains : i° qu’une vapeur sortant d’un générateur qui bout sous une pression un peu élevée peut faire bouillir un autre liquide sous la pression ordinaire de l’atmosphère; 20 qu’un liquide bouillant sous la pression de l’atmosphère peut faire bouillir un liquide qui est mis à l’abri de cette pression atmosphérique : 3° qu’une vapeur produite sous une pression au dessous de celle de l’atmosphère peut encore produire la vaporisation d’un liquide mis en contact avec l’atmosphère par ses surfaces très multipliées. C’est d’après la conviction de ces résultats que M. Derosne a construit son appareil, dont il a expliqué la méthode de fonctionner de la manière suivante ,
- On avait à évaporer une quantité donnée de jus de betterave déféqué; on l’a fait arriver dans un réservoir alimentaire qui le laissait couler dans un autre petit réservoir que M. Derosne nomme le dispensateur ; le liquide sort Trente-quatrième année. Mars i855. 16
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- cle ce dispensateur par un nombre très multiplié de petites ouvertures qüi lui font former autant de petits ruisseaux , lesquels tombent sur l’appareil de condensation à surface, formé d’une série de tuyaux en cuivre élamé, placés horizontalement les uns au dessus des autres, et dont la distance est déterminée par les tuyaux de communication qui portent la vapeur'du tuyau supérieur au tuyau inférieur, et successivement dans tous les tuyaux qui composent le condensateur. Les petits ruisseaux de liquide qui tombent sur les premiers tuyaux du condensateur s’éparpillent dessus et tombent successivement sur les tuyaux inférieurs; la vapeur qui circule dans tous ces tuyaux chauffe le liquide qui les couvre extérieurement, et ce liquide est plus ou moins vaporisé au moyen du contact de l’air: il en résulte un produit qui tombe sur un plateau qui le conduit, déjà concentré, danslachaudière couverte n°2; ce produit reçoit, dans cette chaudière, un second degré d’évaporation en ^condensant la vapeur produiteparle générateur n0 r.La vapeur produite dans la chaudière n° 2 se porte dans .les tuyaux et le double fond destinés à opérer le chauffage de la chaudière dans le vide; le liquide, concentré pendant Jisa circulation dans la chaudière n° 2., sort continuellement, et se rend, par Tin filet continu, dans le réservoir de l’appareil dans le vide. C’est dans ce ré-servoirJrpîe l’appareil dans le vide l’aspire au fur et à mesure que sacon-centration s’opère ; il suffit, pour cela, d’ouvrir de temps à autre le robinet d’un tuyau qui communique de l’intérieur de la chaudière au réservoir dont on vient de parler. Le liquide, déjà concentré, arrive dans la chaudière dans le vide, y achève sa concentration, et en est retiré de temps à autre en détruisant le vide, lorsque ce produit est arrivé au point désiré. On voit ainsi s’opérer les trois évaporations successives dont il a été question, quoique * opérées primitivement avec une seule vapeur, qui est celle qui a été pro-' duite clans le générateur. En effet, cette vapeur produite l’a été avec une pression de deux ou trois atmosphères; elle a cédé au liquide qu’elle “ Taporise tout le calorique qui la constituait vapeur, et a été recueillie à l’état d’eau chaude à sa sortie du tube contourné en spirale. La vapeur produite dans la chaudière n° 2 est appelée sans cesse dans le serpentin et le double lfoncl de la chaudière dans le vide; elle cède le calorique qui la constituait ‘vapeur à un liquide qui nexige, pour entrer en ébullition, qu’un degré de Chaleur bien inférieur à celui”qu’il exigerait s’il était soumis à la pression atmosphérique. La vapeur résultant de l’ébullition dans la chaudière dans le Nride est appelée sans cesse également dans les tuyaux qui forment le condensateur. Cette vapeur est condensée continuellement pendant sa circula-
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- tion dans les tuyaux de ce condensateur , et arrive à l’état d’eau liquide dans le récipient placé à son extrémité.
- Toute cette opération de, circulation de liquide, de mouvement etù d’échange de vapeur se fait d’elle-même .avec, la phîs^grandefaeiUté, sans main-d’œuvre et avec une économie extrêmement considérable de temps , d’appareils et de combustible. Celle dq combustible est telle qu’en supposant qu’un kilog. de charbon de terre produise manufacturièrement 5 kilog. d’eau réduite en vapeurs, avec l’appareil qui vient d’être décrit on pourrait en obtenir i3 kilog. : c’est au moins ce qui résulte de l’expérience qui a >-% été faite; car, à 72 litres d’eau condensée obtenue du serpentin de la cbaq-: dière n0 2, ii faut ajouter 65 kilog. obtenus de la condensqtion.du serpentin j et du double fond de la chaudière dans le vide , et 53 kil. que, par calcul * > on a obtenus de l’évaporation sur les surfaces du condensateur. D’après une expérience précédemment faite , lorsqu’on, avait évaporé 100 dans la chau?^; : dière dans le vidé, ôn se trouva avoir évaporé 8i,5q surl’évaporateur.^ ^
- Tout, dans la grande expérience qui a été faite chez M. Qucel, s’est trouvé à l’avantage de l’appareil nouveau : supériorité des produits > qftan- , tite, économie de combustible et de main-d’œuvre. Cet appareil annonce devoir être plus spécialement avantageux dans les contrées où le combus-r tible est cher, et où cette cherté était un obstacle à l’élévation des fabriqueso de sucre de betteraves : c’est ainsi que la Beauce et la Brie, dont le sol paraît convenir parfaitement à la culture de cette racine, et qui manquent l’une et l’autre de forêts et de charbon de terre, pourront se livrer à ce genre d’exploitation, puisque la consommation du combustible seradiminuée de près des deux tiers. , , ; - ; uiN
- L’impulsion donnée à la fabrication du sucre de betteraves aujourd’hui; , est immense; plus de cent cinquante fabriques s’élèvent celte année , et toutur porte à croire qu’avant peu d’années la fabrication du sucre de betteraves . ne reviendra pas plus cher en France que celle du suere dans les colonies,
- M. Derostie croit pouvoir affirmer que, dans beaucoup de localités, le quiasd> tal où 5o IcV dé sucre de betteraves ne reviendra pas à a5 francs. Que devieiD» i, dront âldrs nos colonies? Il pense que l’emploi des appareils qui supprDxj ment celui des râpes, des presses,des sacs et toiles, etc,, joint à celui des appat
- reilsdont il vient d’être question, constitue qn des plus grands perfectionne^;é mens apportés à la fabrication du sucre, après l’emploi du noir animal qu’il a introduit dans cette fabrication il y a vingt-deux ans* et l’heureuse mod^uc fication de son emploi au moyen du filtre,-Qurnont,. ra ; f,f -,h Marn^gnsijb
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- 124 ARTS ÉCONOMIQUES.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — Éclairage.
- Rapport fait par M. Pëclet, au nom du Comité des arts économiques, sur la lampe hydraulique à gardes a double effet, présentée par M. Chapuy, ancien capitaine du génie maritime , rue des Noyers, n 4.7, à Paris,
- La lampe de M. Chapuy est fondée sur le principe de la fontaine de Héron; elle est formée de trois capacités, closes comme les lampes de même espèce, et d’un godet mobile destiné à recevoir les égouttures. L’huile s’introduit par le bec, à l’aide d’un entonnoir, sans que le remplissage soit suivi du renversement de la lampe ou du mouvement d’une pièce quelconque , attendu que la lampe ne contient rien de mobile, excepté le godet et l’entonnoir, et malgré cette simplicité, le niveau reste rigoureusement constant pendant toute la combustion.
- Jusqu’ici on n’était point parvenu à éviter le renversement de la lampe après le remplissage, en satisfaisant en même temps à la condition d’avoir un niveau rigoureusement constant pendant la combustion ; du moins on n’avait résolu le problème qu’à l’aide d’un robinet placé à la partie inférieure delà lampe, disposition qui présente tantd’inconvéniens dans l’usage, par les chances de fuite, quelle est complètement abandonnée. Dans la lampe dont il est question, le problème se trouve résolu d’une manière ingénieuse.
- On n’était point non plus parvenu à éviter, lors du remplissage, le déplacement du tube à air ou le mouvement d’un robinet ou d’une soupape. M. Chapuy est également parvenu à supprimer tous ces mouvemens, par une disposition de pièces fixes analogue à celle qu’il avait employée pour supprimer le renversement. ......
- Nous ajouterons que M. Chapuy, à l’aide d’un petit cylindre en fer-blanc, destiné à rétrécir l’extrémité du bec, est parvenu à produire la combustion à plusieurs lignes de distance du bec, circonstance très avantageuse pour la permanence de la lumière. 1 . . . t.
- La lampe de M. Chapuy a fonctionné devant le Comité réuni, et pendant plusieurs mois, chez un des membres.
- Le .Comité, considérant que le service de la lampe de M. Chapuy est aussi simple qu’on peut le désirer, qu’il a lieu sans renversement et sans dérangement de pièce mobile; que la lampe ne renferme aucune pièce ajustée, et enfin qu’elle est à niveau constant, conditions qui sont d’une
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- iCLAIRA-GE. ; 125
- grande importance dans les appareils d’éclairage, et qui n’avaient point encore été complètement remplies, propose à la Société
- i°. De donner son approbation à la lampe de M. Chapuy ;
- a°. De faire insérer le présent rapport et la description de la lampe en question dans le Bulletin de la Société. • ; !
- Approuvé en séance, le février i835. i:, "
- ; Signé VÈC.IÆT, l'apporteur, y
- Description de la lampe hydraulique a gardes a double effet, de M. Chapuy.
- La fig, io, PL £17, représente une coupe verticale de la lampe, montrant la disposition de ses pièces intérieures. Le niveau de l’huile est indiqué par des lignes ponctuées, dans les capacités C D E.
- Fig. 11. Entonno ir qui se chausse sur le bec de la lampe.
- Fig. 12. La garde supérieure, vue en plan.
- Les trois capacités G D E sont disposées comme dans les lampes hydros-tatiques ordinaires. Pendant la combustion, l’huile contenue dans le réservoir intermédiaire C tombe dans le réservoir inférieur E, en chassant l’air, qui réagit sur l’huile de la capacité supérieure D, et la fait monter au bec.
- Les perfectionnemens ajoutés à cette lampe consistent dans l’emploi des^ gardes F G H ; nous allons en faire connaître le jeu et les dispositions.
- Supposons que la lampe ait consommé toute l’huile contenue dans la capacité supérieure D, et qu’il n’en reste plus que dans le réservoir inférieur E. Pour la remplir on chausse sur le bec un entonnoir en fer-blanc I,fig. 1 r, dont la hauteur, jointe à celle du bec, est égale , à un pouce près, à celle du corps de la lampe A B. L’huile versée dans l’entonnoir entre par le tuyau a dans le réservoir D; à mesure que celui-ci s’emplit, l’air qu’il contient est comprimé dans sa partie supérieure, et passe dans le tuyau b, après avoir traversé la garde G.
- Cette garde est composée de deux tuyaux concentriques : l’un c c, soudé au fond supérieur de la lampe; l’autre d, enveloppant le tuyau à air h, et soudé à la partie inférieure d’une boîte e, qui reçoit aussi l’extrémité du tuyau çy un troisième tuyau f gy ouvert par le haut, et plus court que les précédens, est adapté à la même boîte, et plonge jusqu’à quelques lignes au dessus du fond oblique h i. Tant que l’extrémité g n’est pas couverte par l’huile, l’air passe à travers le tuyau f, arrive à la partie supérieure du tuyau bt et, après avoir traversé ce tuyau, presse sur l’huile contenue dans
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- ia6 ARTS ÊCÔWOMïQU-ES.
- le réservoir inférieur E, et qui , avant de s’élever dans lé- tuyau- passe dans une seconde gardé H, semblable à la première, mais renversée. -* v Cette garde est formée de deux tuyaux concentriques l m, mo, soudés, le premier à u ne petite coupe qui dépasse de quelques lignes le fond de la lampe, et dans laquelle descend l’extrémité du tuyau àthuile Æ/dé second-fùyaü 72 dp est soudé à un fond qui le réunit au premier, èt àv'un troisième tuyair j^, formant siphon avec Tintervallei des, deux autres. Ce siphon sert de passage à l’huile du réservoir E, pour communiquer avec le tuyau d’ascension k, malgré l’enveloppe Im , et s’élever ainsi dans le réservoir C ; i’huile em ebasse l’air, qui, pour s’échapper, doit traverser la gardé Fi
- Celle-ci est composée de deux tuyaux’ : l’un q, appelé vulgairement tube plbngèur, descend presque jusqu’au fond du réservoir C ; il ekt’ reuni a sa partie supérieure à un autre tuyaü concentrique r, qui ne descend que jusqu’au fond supérieur du réservoir C; dans l’intervalle de ces deux tuyaux est un autre tuyau s, fixé à ce meme fond. Le tout est placé dans là fosse d’égoutture R, dont le tuyau t a son extrémité à quelques lignes au dessus du fond.
- L’air, pour passer à travers la garde F, n’a qu’à vaincre les quelques lignes de pression de l’huile restée dans la fosse d’égoutture K. Les rapports des colonnes de pression et des capacités sont tels que, lorsque l’huile a légèrement dépassé, dans le réservoir D, l’extrémité de la garde G, le réservoir C est rempli, et l’huile est arrivée dans le tuyau f g, à la hauteur où l’équilibre est rétabli, en sorte qu’elle reste stationnaire dans l’entonnoir, et ne petit plus entrer.
- Si l’on ôte maintenant l’entonnoir, un autre ordre de fonctions va avoir lieu pour les gardes F G H.
- Dès l’instant que le poids de l’huile du réservoir intermédiaire C pourra réagir, il y aura aspiration à travers les intervalles des tuyaux de la garde F. L’huile, qui abonde vers le fond de la fosse d’égoutture K, en s’élevant vers v, fermera tout passage à l’air, et s’arrêtera avant d’arriver à cette extrémité et de faire siphon. L’air ne pourra donc s’introduire que par le tuyau régulateur central q, et la garde fera f effet du bouchon rodé, mais avec plus de sûreté. ’• /Y"’'/
- Passons à la garde H. L’huile du tuyau k tend à remplir lés intervalles entre ce tuyau et les tuyaux l m et n o. Or, pour s’élever dans l’intervalle entre ces derniers tuyaux, il faut qu’elle chasse l’air qui y est resté, et qui remplit le tuyau p; cet air repousse l’huile vers son extrémité inférieure, et forme ainsi une colonne dé résistance ar, qui, étant supérieure à l’élévation
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- ? rî , ÉCLAIRAGE. 127
- *cfe^orifice n au dessus du niveau de l’huile, force l’écoulement par cet orifice. La garde H agit donc comme'la garde vulgaire nommée puits, et règle la pression dans la capacité E. 1 .
- Si nous examinons maintenant l’effet de la garde G, nous verrons que l’air chassé par le tuyau b passe dans les deux intervalles entre b et d et entre d et c. L’air qui passe dans le second intervalle chasse l’huile de la boîte e, qui s’élève dans le tuyau f g. Dans le premier intervalle, il refoule l’huile vers h. Qr. comme le tuyau^g est plus grand que la hauteur de h au dessous du niveau de l’huile, à cause de l’inclinaison du fond h i, il s’ensuit que, dès le premier moment, l’air s’échappera par /z, et non pary’g, en sorte que cette garde agira comme une garde ordinaire, et. réglera, dans le réservoir D, la pression qui fait monter l’huile au bec, et rend son niveau constant. Ce niveau est d’ailleurs réglable à volonté en haussant ou baissant de quelques lignes la garde OF, et, par conséquent ; l’extrémité du tuyau pion-
- : Lorsque la lampe est entièrement vide, elle se remplit à la manière ordinaire ; seulement son remplissage e^ige plus de temps. Dans ces cas, le tuyau b n’étant ouvert à sa partie supérieure que d’une quantité moindre de sa section, l’huile, tout en y passant,' ainsi que dans le tuyau k, après que la capacité d a été remplie , pour arriver âu réservoir intermédiaire G, n’occupe pas entièrement le tuyau b , niais coule le long-de ses parois , de manière à pouvoir, par l’intermédiaire dé la gouttière y, amorcer d’abord la garde H. Il en résulte que l’air conservera l’élasticité nécessaire pour agir sur l’huile de la capacité inférieure, et déterminer son ascension sans faire siphon et la chasser par la garde T. : '
- Si le bec était construit comme les becs ordinaires , il faudrait ménager entre le tuyau d’ascension de l’huile M et le courant d’air intérieur N un espace suffisant pour recevoir l’entonnoir; mais alors la mèche ne se trouverait pas assez serrée pour déterminer la capillarité. Afin de remédier a cet inconvénient, M. Chapuj a garni l’intérieur du bec d’une douille z d’un pouce de longueur, qui serre la mèche contre le tuyau M et rend le bec capillaire. Cette douille est fixée au tuyau par des agrafes. L’expérience a prouvé qu’un bec ainsi disposé brûle,, avec plusieurs lignes de blanc dé mèche, pendant.huit, heures environ, j< .
- La lampe que nous venons de. décrire est construite entièrement en fer-blanc et sans aucune, pièce d’ajutage..Elle ne contient que de l’huile , et n’exige d’autre service que l’introduction, de 1 huile par ie bec au moyen
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- d’un entonnoir en fer-blanc, et l’enlèvement du godet d’égoutture K, qu’on replace après l’avoir vidé. L’auteur assure qu’elle brûle constamment avec blanc de mèche, et que son niveau , quoique constant, est réglable à volonté. Son prix est moins élevé que celui des autres lampes du même genre. (D.) -
- - INCENDIE. : •
- Rapport fait par M. Francœur, au nom dune Commission spéciale y sur un nouvel appareil imaginé par M. Paulin, lieutenant-colonel y commandant le corps des sapeurs-pompiers de Paris y pour éteindre les feux des caves.
- On sait, par une fâcheuse expérience, combien il est difficile de se rendre maître des feux qui se déclarent dans les caves, surtout dans celles des quartiers marchands, où l’on y emmagasine des liqueurs alcooliques, du soufre, des résines et beaucoup d’autres denrées. Ces sortes d’incendies sont ceux qui effraient la plus la population , parce que la masse de fumée qui s’en exhale fait croire le danger plus grand qu’il n’est réellement. D’ailleurs , ces feux sont plus difficiles à éteindre que ceux qui éclatent en plein air , parce qu’on est gêné par les approches; que les sinuosités des passages font craindre aux hommes qui y pénètrent de ne pouvoir pas sortir facilement; que l’on ne peut y descendre de flambeaux sans qu’ils s’éteignent; enfin que la fumée épaisse et fétide asphyxie les hommes avant qu’ils aient pu opérer, ou du moins les force à se retirer avant la fin de l’opération, ce qui permet au feu de reprendre toute sa furie.
- Ces inconvéniens se sont fait sentir dans un grand nombre de circonstances; et dernièrement encore, dans la rue des Lombards , huit pompiers ont été asphyxiés, en un quart d’heure, dans un feu de cave , et un autre a été grièvement blessé.
- On s’est plusieurs fois occupé des moyens propres à permettre aux hommes de respirer et de vivre dans une atmosphère grasse , épaisse et mordante ; mais on doit avouer qu’on n’a jamais obtenu de résultats satisfai-sans. La bravoure des sapeurs-pompiers parvient à vaincre les obstacles, mais non sans beaucoup d’hésitation, de temps perdu et de dangers.
- En août 1822, M. Roberts proposa son masque à trompe, dont une Commission avait approuvé la construction. L’air arrivait sous le masque, par la force d’aspiration des poumons , à l’aide d’une trompe qui était en partie
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- fermée par une éponge imbibée d’eau mêlée de diverses substances. Les effets théoriques de ce masque ont présenté de si grands inconvéniens dans la pratique qu’on fut bientôt forcé d’y renoncer.
- MM. Paulin ütMayniel, après le feu de la rue des Lombards, se sont occupés de trouver des moyens d’arriver à des résultats plus satisfaisans. Ce dernier a eu l’heureuse idée de couvrir la tête de l’homme d’un masque vitré , lequel communique, par un tuyau, à une outre pleine d’air que l’on porte sur le dos, et qu’on comprime pour en faire sortir l’air nécessaire à la vie. Ce réservoir d’air peut suffire pour la respiration pendant huit ou dix minutes ; mais cet ingénieux appareil limite la durée de l’opération, ce qui tient l’esprit du pompier préoccupé sur sa sûreté : d’ailleurs, la manœuvre de la pompe à incendie doit être combinée avec celle de l’outre, ce qui rend cette double opération fatigante.
- M. Paulin a pensé, au contraire, que le'sapeur ne devait avoir d’autre souci que celui de son travail, sans avoir à s’inquiéter des moyens de pourvoir à sa respiration. De plus, il a compris qu’il ne fallait pas que l’homme fût gêné dans ses mouvemens, inquiet sur son avenir, et qu’il importait de ne pas se servir d’un appareil embarrassant. Ces bases posées, il a imaginé le procédé que je vais avoir l’honneur de vous décrire , et qui nous a paru remplir toutes les conditions d’utilité.
- L’expérience a été faite dans la caserne des pompiers de la rue du Vieux-Colombier, en présence de M. le Préfet de la Seine , de membres du Conseil de salubrité, et enfin des membres de votre Commission, MM. Vallot, Gaultier cle Claubry, Herpin, Payen, Gourlier, Olivier et moi.
- L’appareil de M. Paulin vous est présenté : c’est un vêtement en peau, une espèce de camail qui descend jusqu’à la ceinture, où il est serré par une bande de cuir; ce camail recouvre le casque du pompier, et porte un masque de verre adhérent, semblable à celui de M. Mayniel; les bras sortent des manches, et des courroies les serrent autour des poignets. Ainsi , le sapeur voit tout ce qui se passe autour de lui, a ses mouvemens libres, et la fumée, comme on le verra, ne peut arriver sous son vêtement. Il s’agit maintenant de lui fournir l’air nécessaire à la respiration.
- U11 tuyau semblable à ceux des pompes à incendie, et communiquant par un bout à l’une'de ces pompes, vient, par l’autre bout, se fixer au camail et s’attacher fortement à la ceinture. En faisant fonctionner la pompe à vide, elle lance l’air sous le vêtement, le ballonne et maintient le sapeur dans une atmosphère condensée et sans cesse renouvelée. La fumée, qui approche des joints du vêtement, est continuellement repoussée par l’air
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- qui fuit par ces joints , et vient rafraîchir l’homme qui opère dans la cave ; d’où l’on peut conclure qu’il restera dans le lieu incendié, tant que cela sera nécessaire, pour observer les progrès du feu et y diriger la lance à eau, en conservant la liberté d’esprit nécessaire pour fonctionner avec utilité : cet ^air condensé ne gênera pas la respiration, parce qu’il s’échappera facilement par les poignets et la ceinture, et empêchera en même temps la fumée de pénétrer sous le camaih , . ^
- , Le sapeur étant obligé de traîner avec soi le boyau à air, pour que le poids de ce boyau n’arrache pas le cuir du camail au point de raccordement, ce qui amènerait de graves malheurs, on attache solidement ie.boyau, à 18 pouces du raccordement, à un collet qui passe dans l’anneau de la ceinture ; en sorte qu’il ne se fait aucun tirage sur le vêtement meme. Le sapeur s’aide de ses forces musculaires pour entraîner le boyau , que d’ailleurs ses camarades lui allongent et-portent en partie.
- Pour éviter que, par accident, le camail n’échappe de dessous la ceinture, deux bretelles le retiennent, passant entre les cuisses de l’homme et se bouclant par derrière.
- En avant du masque est un sifflet pour faire des signaux de commandement; ce sifflet peut pirouetter sur son axe, de manière à fermer toute entrée à la vapeur quand on n’y souffle pas. Cette précaution était indispensable ponr que les gaz ne pussent pas s’introduire sous le masque.
- Si le sapeur éprouve un évanouissement ou une blessure qui rende nécessaire de le faire sortir de là cave, le boyau est assez résistant pour fonctionner comme un cordage. .
- Enfin,M. Paulin, voulant mettre à profit l’air qui est en excédant de celui nécessaire à la respiration de l’homme, a percé, au milieu de l’avant du camail, un trou auquel vient s’adapter un tuyau de 6 lignes de diamètre et d’un pied de longueur, qui sevisse, par son autre extrémité, sur une lanterne fixée à la ceinture par une large agrafe soudée à l’arrière de la lanterne; l’air, s’introduisant ainsi dans cette lanterne, fait brûler la lampe qu’elle renferme, et le pompier peut s’éclairer dans sa marche.
- L’expérience de cette invention a été faite devant nous avec un succès complet. On nous fit descendre dans une des caves de la caserne, où l’on avait fait un amas de foin, de paille mouillée et de copeaux, sur lequel on a répandu de la résine en poudre et de la fleur de soufre : le feu y a été mis; aussitôt que nous avons été sortis , les portes ont été fermées , et on a laissé le temps à l’incendie de se déclarer,
- Alors un sapeur, revêtu du camail, est descendu dans la cave et y est resté
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- ig «linutes* La fumée s’échappait par toutes les fentes mal bouchées et s’élevait au dehors où elle infectait l’air : assurément personne n’aurait pu r rester une minute sur la première marche de l’escalier de la cave, sans être asphyxié, j . • . ;.r/j0..' = 1,
- « Lorsque nous avons jugé que la durée de l’épreuve était suffisante , on a , crié au pompier de remonter. Il était dans un état sain et sans grande fatigue; la chaleur du feu se faisait sentir au sifflet et autres pièces de métal de son armure. L’air qu’on lui envoyait avec la pompe ne le rafraîchissait pas au point de le rendre insensible à la haute température où il se trouvait, et son pouls battait ifio pulsations par minute; son teint était rouge et animé ; mais enfin, il avait parfaitement résisté, sans nul danger, à la périlleuse situation où il a été exposé.
- Bientôt le sapeur est redescendu dans la cave, en s’armant d’une lance à eau, et a éteint complètement l’incendie. • • > > ^ i % j i
- On devra remarquer que la destination de l’appareil n’est pas de donner le pouvoir de résister à la chaleur, mais de garantir de la fumée, et, sous ce rapport, l’expérience est parfaitement concluante : en outre, elle a été faite dans les circonstances les plus désavantageuses, puisque la cave incendiée était très profonde et très resserrée ; qu’on avait à dessein bouché tous les soupiraux, et enfin qu’il a fallu développer i5o pieds de longueur de boyau pour amener l’homme immédiatement au point incendié , tandis qu’ordi-nairement 5o pieds suffisent, et qu’on attaque le feu de loin.
- Dans les caves incendiées , il règne la plus complète obscurité , et ce n’est qu’au pétillement des matières qu’on juge du centre d’action du feu. On pourrait peut-être désirer à l’appareil de M. Paulin un perfectionnement qui permettrait au sapeur de conserver, sans affaiblissement, l’organe de l’ouïe, qui doit être un peu assourdi sous le vêtement.
- Il faut encore dire que le dessous du camail n’était pas complètement à l’abri de la fumée, car nous avons remarqué que le casque du pompier était terni par une couche poudreuse, dans tous les points qui étaient à découvert, quoique bien enfermés sous le camail; mais le sapèur ne s’en est nullement plaint. . ,
- Quoiqu’il en soit, Messieurs/vos Commissaires sont convaincus de la grande utilité de l’appareil de M. Paulin pour éteindre le feu des caves, ét aussi pour arrêter les incendies qui se déclarent dans la cale des vaisseaux , " porter-jsççaur% au fond des puits et fosses infectés, dans les mines, etc: Nous vous proposons, en conséquence,
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- i°. De remercier M. Paulin de sa communication et de le féliciter sur l’utilité de ses recherches; f ' ^ - :
- 2°. D’insérer le présent rapport au Bulletin; * i
- 3°. D’en envoyer une copie à M. le Ministre de la marine et à M. le Directeur général des mines, pour leur faire connaître une invention qui sera d’une immense utilité sur les navires et dans les ports de mer. • ; -Approuvé en séance, le 4 mars i835. ï s
- Signé Fr an coeur, rapporteur. ,
- Explication des figures de la PI. 618, représentant la casaque à incendie de
- M. Paulin. ••
- Fig. ire. Pompier au repos, revêtu de sa casaque.
- Fig. 2 et 3. Pompier en action. La casaque est ballonnée par l’effet de. l’air introduit à l’aide d’une pompe foulante.
- Fig. 4. Casaque vue séparément.
- Fig. 5. Élévation, vue de face, de la lanterne attachée à la ceinture du pompier, et servant à diriger sa marche.
- Fig. 6. Coupe verticale de la même.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. a , Casaque en cuir de vache souple et léger; elle est surmontée d’un capuchon qui recouvre la tête du pompier. Les coutures de cette casaque sont faites de manière à ne point laisser échapper l’air.
- ’b, Masque en verre, solidement ajusté sur le devant du capuchon.
- c, Sifflet passant à travers le masque, et qui sert au pompier à donner des signaux. Ce sifflet, formé d’un tuyau de cuivre tournant à baïonnette, est construit de manière à permettre l’accès à l’air extérieur sous la casaque, au moment où le pompier la revêt, afin de ne pas gêner sa respiration. Aussitôt que la pompe qui envoie l’air sous l’appareil est mise en jeu, on tourne le tuyau et on intercepte ainsi toute communication directe au dehors.
- d, Ajutage en cuivre, fixé à la casaque, auquel se visse le boyau d’alimentation d’air. ‘ . !
- e, Anneau attaché à la ceinture pour supporter le boyau. • i-'- —
- f, Ceinture fortement serrée autour des reins, de manière à empêcher la
- fuite de l’air. %i 00 'A- ii;ï
- g, Collet auquel s’attache le boyau à air. 1' ; if<:1<UÏ^ .
- h, Bretelles passées sous les cuisses, et destinées à empêcher la casaque ,
- de se retrousser. < ^ , : ?oov suo 'A
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- i i, Bracelets pour serrer les poignets. • r l ^ v j v ; y, Boyau amenant sous la casaque l’air refoulé par une pompe. , : k, Boyau à eau muni de sa lance. n:g;-r ; o-j •
- î /, Lanterne attachée à la ceinture du pompier et servant à diriger sa marche. :v• -y là sn;> ftv.-'iiwèxu'*; •• fj ; ;• j :n:. ' -
- : m, Lampe de voiture. ;-:oq«,i> -i. . . . : .
- - n, Réflecteur. : c - r ‘r . . s : ; : : •. y\ • ; v. : • 1 •
- o, Cheminée. . - / -, : ' •
- p, Tuyau passant à travers le couvercle de la lanterne, et qui donne passage à l’air qui l’alimente. : . ^ ^ .
- q, Boyau flexible vissé sur le tuyau y?, et portant à son autre extrémité, une virole, qui se fixe sur le devant de la casaque.
- r, Agrafe pour fixer la lanterne à la ceinture.
- s, Porte à coulisse, qu’on lève pour allumer la lampe. (D.)
- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Arts mécaniques. — Travaux d’utilité publique exécutés aux Etats-Unis d’Amérique. On a commencé, en Amérique , la construction d’un grand canal qui joint la Chesapeake à l’Ohio, à travers la chaîne des monts Àlle-ghanys. Ce canal, qui établit la communication de l’Atlantique avec les Etats de l’ouest, et de la ville fédérale avec la Nouvelle-Orléans et le golfe du Mexique par l’Ohio et le Mississipi, a 55o,ooo mètres (i3y lieues) de longueur et 3g8 écluses. Il part de Washington et suit la rivière de Potomac jusqu’à l’Alleghany, où se trouve son point de partage, à 4o4 mètres d’élévation. De là, il redescend le lit de la rivière de Youghagany, et débouche sur l’Ohio à Pittsbourg. De là, un autre canal doit partir pour communiquer avec le lac Erié.
- Ce canal, qui porte des bateaux de 6o tonneaux, a iom,5 de largeur au fond, 14^,62 à la surface de l’eau, et im,52 de profondeur. Les écluses ont 4ot,27 de largeur sur 5im,9 de longueur, avec une chute de 2m,44î elles sont construites en pierres de taille, briques et ciment hydraulique. La dépense totale de ce canal est estimée 121,275,000 fr.* il a été commencé en 1827, et déjà, en i83o, toute la distance comprise entre Washington et Point-of-Rocks était achevée, sur une longueur de 5o milles. Il a offert de grandes difficultés d’exécution. Un chemin de fer, partant de Baltimore, en face de., la Chesapeake, vient joindre le canal un peu au dessous de la ville de Fre—-derik. •'
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- rfOTICES. INDlISTEIEtlaES;
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- Des communications faciles ont été établies entre New-York, I*hila<îelphie et Baltimore. Ce sont tins- Canal de l'a* Gbesapeak©* à la Delaware ^ mi autre canal de cette baie au Rariton, un troisième1 pénétrant dans l’intérieur jusqu’à Easton, et quatre cheminsdfe Éér. Ces canaux sont moins remarquables par leur étendue et les difficultés d’exécution, que par la grandeur de leur coupej qui permet à des bâtimens de mer du port de 3oo tonneaux, et tirant plus de 2 mètres d’eau, de s’y croiser facilement. Ils font partie dhiri système général de navigation intérieure parallèle à la côte, et destiné à lier entre elles les grandes et profondes baies qui découpent cette côte, pour qu’en temps de guerre, comme en pleine paix, et sous la protection dé quel-> ques forts construits sur les points les plus abordables et aux embouchures des rivières, le commerce puisse effectuer ses transports dans toute l’étendue • du littoral. • '> f ' ; -:r h. ni :il v’hvu / .v
- La grande rivière de l’Ohio présentait à Louisville des cataractes qu’on ne pouvait franchir qu’au moment où les eaux du fleuve étaient à leur état moyen. Il en résultait une interruption extrêmement fâcheuse dans cette immense ligne commerciale, qui s’étend à l’intérieur de New-York à la Nouvelle-Orléans. On a tourné cet obstacle au moyen d’un, canal latéral, et maintenant l’activité est si grande sur le Mississipi et l’Ohio, que tous les jours il part régulièrement un bateau à vapeur de la Nouvelle-Orléans et de Louis-, ville. Seize bateaux à vapeur sont employés à cette navigation. :
- On a le projet d’ouvrir, entre Washington et la Nouvelle-Orléans, une ; route qui aura plus de 4°o lieues de longueur..
- On emploie en Amérique un nouveau genre de ponts fort économiques et d’une solidité suffisante; ils sont uniquement construits avec;des planches ; recroisées et assemblées à chevilles ; il n’y a de poutres que dans le plancher r-et la toiture. Le système qui a été adopté par l’inventeur, M. Town, est ap- ' plicable à toutes les grandeurs de ponts, et présente les avantages suivans;- , i° grande économie de construction; a°: ils n’exercent aucune pression contre les culées et les piles;-3° ils laissent entièrement libre le passage ’ des bateaux, comme les ponts suspendus; 4° ils admettent la construction d’un tablier mobile, ou portière, pour le passage des bâtimens à voile, sans > rien perdre de leur solidité ; 5° les réparations y sont très faciles.^-,
- Nouvelle voiture à vapeur} par M. J. Russel. L’au;teur annonce que, dans ses dispositions générales, cette voiture l’emporte de beaucoup sur > toutes celles existantes, et quelle réunit l’élégance des formes à la commodité pour les voyageurs, qui y sont placés au nombre de vingt-quatre,six ; dans l’intérieur et dix-huit en dehors. Tout le poids est supporté par,des.ù
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- »©ÏÏGES ïNBOSTRrELirS. J55
- ressorts ©rchnairesy fet d’une forme particiüiere.La machine à vapeur, placée sous la partie postérieure de la voiture, a deux cylindres, et, par une combinaison ai’axess,, de roues et de pignons, on est parvenu à une unité d’action qui ne laisse rien .à désirer. La chaudière est composée de surfaces opposées et parallèles*, unies ensemble par des tubes placés à des distances proportionnées à leur force et au degré de pression,qu’ils ont à supporter; ces tubes ont un quart de pouce de diamètre, çt sont en cuivre très mince. Une caisse placée sous le train de derrière contient une certaine quantité de coke et 180 gallons d’eau, qui est amenée à volonté dans la chaudière au moyen de deux tubes, en caoutchouc. Cette voiture est destinée à desservir la ligne entre Londres et Windsor. • • r :; r.
- Nouveau remorqueur à vapeur, par M. Leroy, de Nantes. Ce remorqueur est un tricycle qui doit traîner une diligence ordinaire; sa force motrice est de plus de douze chevaux. Pouf employer cette force de la manière la plus avantageuse ,, l’auteur met en jeu alternatif deux cylindres osciilans. U introduit la vapeur alternativement an dessous et au dessus des pistons , au moyen d’un mécanisme ingénieux. Par la manière dont les roues se rendent indépendantes de leur axe, il donne à sa voiture la facilité de vaincre tous les obstacles , et de suivre les sinuosités d’un terrain qui va en serpentant. Au moyen d’un mécanisme qui lui permet de débrayer la roue qu’il lui plaît, et pour un temps qu’il juge à propos, il tourne court à droite et à gauche, sans arrêter un instant le mouvement de sa voiture. Les roues de la voiture ont 8 pieds de diamètre. La chaudière est tubulaire, et le charbon est fourni dans le fourneau par un distributeur mu à l’aide d’une poulie dépendante du mouvement de l’axe moteur/et commandant une vis sans fin. Au lieu de doubler la force motrice pour vaincre la résistance opposée par l’inclinaison delà route, M. Leroy diminue proportionnellement sa vitesse; il peut la réduire au quart ou au huitième sans arrêter un instant; il emploie, pour cet effet, le procédé de Dietz, mais, au lieu de transmettre le mouvement de rotation d’un axe à l’autre à l’aide d’une chaîne, il se sert d’une lanière en cuir. ^
- Bateau à ailes tournantes. M. John Willis a construit, en Amérique, un vaisseau clans le genre d’un bateau à vapeur, c’est à dire ayant des roues à palettes; mais ces roues, au lieu d’étre mises en mouvement parle secours <le la vapeur, le sont par quatre grandes voiles tournant horizontalement, comme le font verticalement les ailés d’un moulin à vent. Cette roue à voiles est placée au centre du bâtiment, et tourne par le moindre vent, de quelque direction qu’il vienne. , .
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- Cordages en lin de la Nouvelle-Zélande. MM. Enderby et compagnie ont formé, à Greenwich, près Londres vun vaste établissement dans lequel on s’occupe principalement de la fabrication des cordes et cordages én lin de la Nouvelle-Zélande {phormium tenax), qui a été reconnu supérieur en ténacité au chanvre d’Europe. Pour préserver ces cordages de toute altération et les rendre parfaitement imperméables, ces fabricans les mettent tremper dans une solution de caoutchouc, qui, en pénétrant dans l’intérieur des fibres, produit l’effet désiré, Sh-.ùuvïî ; r '> !
- Arts chimiques. — Nouvelle solution extraite du caoutchouc par la distillation. M. H. Barnard} à Londres, a obtenu", le 20 août i835, une patente pour un procédé de distillation du caoutchouc , dont les détails suivent: ' - ' ’'A 1 " W'"v' \
- Après avoir divisé le caoutchouc en petits dés, il les met dans une chaudière en fonte hermétiquement fermée, pourvue d’une soupape de sûreté, et à laquelle est adapté un serpentin. La chaleur nécessaire pour opérer la fusion du caoutchouc est portée jusqu’à 600 degrés Fahrenheit. A mesure que les vapeurs passent dans le serpentin, elles se condensent et se résolvent en une huile d’une couleur foncée. Cette huile, étant rectifiée à plusieurs reprises, devient chaque fois plus claire et plus transparente; elle est très volatile; sa pesanteur spécifique est 680, celle de l’eau distillée étant 1000. Afin d’en obtenir une plus grande quantité, l’auteur verse environ un tiers d’eau dans une cucurbite.
- Cette huile, combinée avec de l’alcool rectifié, a la propriété de dissoudre non seulement le caoutchouc, mais aussi diverses substances oléagineuses et résineuses. Pour la priver de l’odeur forte et pénétrante qu’elle dégage, M. Barnard y mêle du chlore ou de l’acide nitro-muriatique, dans la proportion d’un quart de pinte pour chaque gallon de liquide.
- M. Faraday a examiné ce nouveau produit, auquel il donne le nom de caoutchoucine. Il a reconnu qu’il se mêle facilement avec l’alcool pur, mais que ce mélange n’a plus lieu à mesure que sa pesanteur spécifique augmente. En faisant passer à travers le liquide un courant de gaz hydrogène, il brûle avec une flamme très blanche et très brillante. Il dissout à froid toutes les gommes résineuses, et particulièrement le copal; il se mêle facilement avec les huiles, et sera très utile pour liquéfier les couleurs à l’huile; comme il s’évapore promptement, il opérera la dessiccation presque instantanée des peintures. Mêlé avec de l’huile de noix de coco, qui est très concrète, il donnera à celte huile assez de fluidité pour pouvoir l’employer à l’éclai-
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- NOTICES INDUSTRIELLES. iZ'J
- rage^enfin, c’est un excellent dissolvant pour le caoutchouc A l’état naturel, qu’il dépose après évaporation, sans l’altérer. : ? -ù/iot >ü j i
- Laques imitant celles de Chine. M. de Villiers , rue de Crussol, n° r, prépare des laques sur bois, fer-blanc ou carton, où la nacre se trouve combinée avec l’or et les couleurs des laques chinoises et anglaises ; mais les objets qui attirent Je plus l’attention et paraissent les plus neufs sont ceux en fond laqué, et dont tous les ornemens sont seulement en nacre ou en aventurine de nacre. Voici le procédé suivi dans cette fabrication. Le meuble que l’on veut laquer étant terminé et bien sec, on le couvre le plus ordinairement d’un fond noir au vernis de copal ; on le fait sécher et on le ponce; on y trace les dessins en or ou en couleur qui doivent l’orner, et on recouvre le tout d’un beau vernis transparent. La nacre est incrustée dans le fond même; pour cet effet, M. de Villiers trace ses dessins avec une pointe de fer, et il creuse suffisamment pour détacher avec facilité toutes les parties excédantes.
- Perfectionnemens dans la fabrication du sel. M. Garrod, de Davenham, dans le comté de Chester, en Angleterre, a obtenu, le 25 janvier i834, une patente pour un nouveau procédé de fabrication du sel. Pour éviter que les cristaux de sel ne s’attachent au fond de la bassine, lorsqu’elle est exposée à un feu nu, il place, au milieu de cette bassine, une chaudière remplie d’eau pure, qui reçoit l’action directe de la flamme. La chaleur communiquée à cette chaudière passe, à travers ses parois latérales, dans la bassine, où elle produit l’évaporation de la saumure. La vapeur qui s’échappe de la chaudière est dirigée sous une autre bassine remplie de saumure, qu’elle chauffe également. ~ : .
- Arts économiques.—Machines pour préparer les plumes. M. G. Reynolds, de Hartford, aux États-Unis d’Amérique, a pris, le 7 février i834> une patente pour une machine destinée à sécher les plumes. C’est un cylindre de tôle de 3 pieds de long sur 18 pouces de diamètre, ayant beaucoup d’analogie avec un brûloir à café, et traversé par un axe dans lequel sont implantées un certain nombre de broches ou pointes de fer assez longues pour occuper l’intérieur du cylindre sans toucher ses bords. Cet axe, posé par ses deux bouts sur des paliers, tourne librement à l’aide d’une manivelle, tandis que le cylindre , placé sur un feu doux, tourne dans le sens contraire.
- Les plumes, après avoir été lavées dans de l’eàu pure et bien égouttées, sont introduites dans le cylindre, où elles reçoivent l’action d’une chaleur Tnodérée; pendant que la machine est en mouvement, les plumes acquiè-Trente-quatrième année. Mars i855. 18
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- IfOTICBS IN'DüS’rRlELEES.
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- rent un degré-dé .dessiccation suffisant, ce qu’on reconnaît quand là vapeur cesse de sortir par les petits trous percés dans les fonds du cylindre. L’auteur assure que, quel que soit l’état des plumes soumises à cette préparation, elles sont rendues parfaitement propres, légères, et privées de toute mauvaise odeur^^îrJvjf.r,-''r-1;!-; ï, ÿ:.-. :
- Nouvelle lampe brûlant du gaz formé dfun mélange d’eau et d’essence de térébenthine, par M. S. Morej-, à Oxford , aux États-Unis d’Amérique» Cette lampe est-composée d’un cylindre métallique assez solide pour pouvoir supporter une pression intérieure de 3 ou 4 livres par pouce carré de surface. Au milieu du couvercle de ce cylindre est un petit tuyau d’un pouce de long ; ouvert à sa partie supérieure, et entouré d’un autre tuyau surmonté d’un couvercle à vis qu’on peut enlever à volonté; dans le centre de ce couvercle est une vis, et autour de cette vis un rebord percé de petits trous débouchant dans un tube conique de 3 pouces de long et trois quarts de pouce de diamètre à sa partie inférieure; ce tuyau est surmonté de petits tubes qui conduisent le gaz au bec de la lampe. L’appareil étant ainsi.disposé, on verse dans le cylindre, par une ouverture recouverte d’une soupape de sûreté, partie égale d’essence de térébenthine et d’eau, ou d’alcool et d’eau ; on place l’appareil sur une lampe, et, quand le mélange est suffisamment échauffé, le gaz s’élève par les petits tubes jusqu’au bec. On allume alors.ge gaz, qui brûle avec une flamme blanche et brillante; on lui procure plus ou moins d’intensité en donnant accès à l’air extérieur dans le tube conique. .»r\> :.m ^
- . Indépendamment de son service pour l’éclairage , cette lampe peut être employée avantageusement pour chauffer des liquides et pour cuire des
- alimens.. . „ ,,, .,v.................................... ....... /
- , Beaux-arts. -—Liqueur àl’usage des peintres en miniature, par M. Ham-mond Jones. L’auteur, qui a obtenu la médaille d’argent de la Société d’Ea-çoiiragement dp Londres, ayant remarqué combien l’ivoire employé pour la miniature: retient difficilement les couleurs , à cause de la matière grasse dont on ne peut jamais le priver entièrement,; a cherché à remédier à cet inconvénient» Il propose, pour fixer les couleurs , de couvrir les plaques .d’ivoire,..dlune^qlution à froid de borax; dans l’eau distillée;, à laquelle on ajoute pap ptnfe.un quart d’once de gomme-tadraganL, On applique deux ou trois couches, de, cette solution j en laissait sécher chacune avant de /donner l’autre., Les couleurs , réduites à la consistance convenable avec quelques gouttes de cette liqueur^ sont ensuite portées sur l’ivoire. M .Jones
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- tBÏBUQGRAFIIIE ITS'DUSTBfîEL’LE.
- assure que cette préparation Les rend tellement fixes quand elles sont sèches, que les teintes peuvent être lavées avec la même facilité que les peintures à Taquarelie sur papier. ! ^ k; : : :.»qolV(>u::> rt«>ù K
- " r - , .. ~ , '^;-v -À' y>. îv •;~‘4:'îVvr.^;t' «n* 'i\Y\ïivt. M-ii
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. Js *•;. i ^ '
- • f ' ,r> vbüï' rvlhi
- ' J ' , _ Livres français.‘ t, x ; _ ^
- Traité de chimie appliquée aux arts, par M. Dumas, t. TVi vol. in-8.
- Manuel encyclopédique et pittoresque des sciences et des arts, par une société de gens de lettres et d’artistes, t. I, i, % 3 livr. In-4- • -
- Notice sur les moyens qu’emploie M. Van Mons pour obtenir d’excel-lens fruits de semis. Broch. in-8.
- L’agriculteur, archives des progrès agricoles et industriels, n° i. i835.
- Supplément au traité élémentaire de Chimie, par M. Ùespfètz. In-8.
- Enquête relative à diverses prohibitions établies à l’entrée des produits étrangers, commencée le 18 octobre i834, sous la présidence de JVL Ducha-tely Ministre du commerce. 5 vol. 111-4. 7, • . . v - /
- France départementale, revue mensuelle des sciences, des beaux-arts, des lettres, de l’industrie et du commerce, par M. Urbain, T cahier par mois.
- • Cours de chimie élémentaire, par M, Bouchardat. In-8. *
- Notice sur les engrais en général, et plus spécialement sur l’engrais animal et le plâtre, par M. Frêmiet. In-8.
- Observations raisonnées sur l’ancienne manière de marquer le linge, et explication de la nouvelle méthode, par M./. Perry. . :
- Cours complet d’agriculture, ou nouveau dictionnaire d’agriculture théorique et pratiqué , par MM. le baron de Moro gués, Mirbel, Fayeny sous la direction de M. Vivien, t. YII, in-8, avec pl. : t
- Observations, sur la fabrication et le commerce des ouvrages d’orfèvrerie, de bijouterie, d’horlogerie et de plaqué, par‘M. iL Lourdet. In-8. ; ;
- Tableau delà locomotion sur les chemins de fer, par M. Arnollet.
- Traité encyclopédique de l’art du tailleur, par M. Barde ', 1 vol. in-8, aveepî.
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention, de perfectionnement et d’importation dont la durée est expirée, t. 26. ' 1 vol. in-4? avec pl. _ —\ , -'n. . A ;
- Manuel théorique et pratique du distillateur et du 1 iquoriste, par MM. Le-beau et Julia de Fontehellè. 1 vol. in-18, avec pl. • ^
- 18.
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- I^o BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Annales de chimie, par MM. Gay-Lussac et Arago. Novembre et décembre 1834, in-8. ' f ' '* ....
- Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances humaines, par MM. Bailly de Merlieux et Jullien de Paris. Mars i835.
- Des voitures et des routes, par M. Cairnan Duverger. Broch. in-8.
- Porte-feuille industriel du Conservatoire des arts et métiers, par MM. Pouillet et Leblanc, 8e livraison. In-fol. oblong. Cette livraison contient les descriptions i° d’une machine à lainerles draps, par M. Dubois ; 2° du tamis mécanique de M. Saint-Etienne; 3° d’un tour en fonte de M. Fox.
- Almanach du Commerce pour l’année i855; par M. Seb. Bottin. Un vol. in-8. r.- . '
- Livres anglais.
- Transactions de la Société d’horticulture de Londres, 2e série, vol. I, part. VII. In-4.
- Transactions delà Société royale d’Edimbourg, t. XIII, ire partie. In-4.
- On the law of patents for inventions (sur la loi des brevets d’invention), par M. Carpmael. i vol. in-8.
- A concise history of steam carnages on common turnpihe roads (Histoire abrégée des voitures à vapeur roulant sur des routes ordinaires), par J.-S. Uodson. i vol. in-8.
- History of the cotton manufacture in great Britain , etc. (Histoire de la fabrication du coton en Angleterre), i vol. in-8, avec planch.
- London journal of arts and sciences (Journal des arts et des sciences publié à Londres, par M. TV. Newton). Mars 1835, in-8, avec pl. Articles principaux contenus dans ce cahier : Patente accordée à MM. Sharp et Roberts, pour des perfectionnemens dans la mouture du blé; à R. Stephenson, pour des perfectionnemens dans la construction des machines locomotives; à TV- Garrod, pour un nouveau procédé de fabrication du sel; à TV. Nunny pour un métier à faire le tulle noué; à /. Hamilton et J. Eastern, pour un appareil destiné à faciliter la navigation des bateaux; à J. Shore, pour des nouveaux crochets de palan; à J. Linton, pour des chaudières à vapeur perfectionnées; à J. Squ'tre et F. Macerone, pour un nouveau générateur de vapeur ; à M. /. Maudslay, pour des perfectionnemens dans la production de la vapeur; à TV. Barnard, pour la préparation d’un nouveau dissolvant susceptible d’ètre employé dans les arts. : : ;
- The Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées).
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- bibliographie industrielle.
- i4i
- Mars 1835, in-8, avec pl. Articles contenus dans ce cahier : Patente délivrée à Gibbs et Jpplegath, pour des machines propres à ia fabrication des roues de voitures; à J. Read, pour une nouvelle pompe aspirante et foulante; à
- L. Brunier, pour une nouvelle machine hydraulique propre à élever l’eau ;
- à /. Zeitter, pour des perfectionnemens dans la construction des pianos et autres instrumens à cordes; a J.-J, Oberlin, pour des chaudières perfectionnées applicables à divers usages. ; j ^ ;î •
- The London and Edinburgh Philosophiçal Magazine and Journal of science. By David Brewster and R.. Tay lor. Mars 1835, in-8°. .
- Mechanics magazine : Mars i855, in-8, avec grav. en bois. Articles principaux.—Nouvelle pompe, par TTarne.—Presse de relieur et presse à rogner le papier, par Penny.—Appareil pour faire le biscuit de mer, par Grant.— Nouvelle roue à pales pour les bateaux, par Mac-Curdy.
- Livres allemands. . '
- Polytechnisches centralblatt. Journal polytechnique. Cahier de janvier i855. In-8.
- Handbuch der zucker fabrication. Manuel de la fabrication du sucre , par
- M. Leng. i vol. in-8 avec pl.
- Mittheilungen des Gecverbe-vereins furdas Koenigreich Hannover. Mémoires de la réunion industrielle du royaume de Hanovre ; par M. Kar-marsch. ire et T livr. in-4° avec pl.
- Elementarisches Handbuch der industriellen physick, mechanik und hy-draulik. Manuel de mécanique , d’hydraulique et de physique industrielle; par Bernoulli, i vol. in-8 avec pl.
- Populaire darslellung der neueren chemie. Traité populaire de la nouvelle chimie , avec des considérations sur son application aux arts, par Erdmarm, ae édit, i vol. in-8.
- Wochenblattfur land und hauscvirlschaft, Gewerbe und handel. Journal hebdomadaire d’économie rurale et domestique, d’industrie et de commerce, publié par la Société d’agriculture de Stuttgard. Année i834- In-8 avec pl. 1 .
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- 1^2 PROCÈS-VERBAUX. :«
- Extrait des Proces-verbaux dés séances du Conseil* ;o; dadministration de la Société d’Encouragement.
- * ' * *! - ’ ’ - * ' 'f ' - i j '
- , , .... : r .fif Séance du 4 -mars i835. - vr;; •> . . ' \
- Correspondance. M. le Ministre du commerce annonce que les planteurs de houblon des environs de Haguenau (Bas-Hhin ) lui ont transmis un mémoire sur les moyens de sécher le houblon, ayant surtout pour but de provoquer la fondation d’un prix pour ^inventeur du meilleur moyen de sécher le houblon. En adressant ce mémoire à la Société, M. le Ministre l’invite à examiner s’il peut être utile de prendre en considération le vœu émis par les planteurs de Haguenau, et s’il y a lieu de com-prendrece sujet de prix dans les concours qu?elle ouvrira à la fin de l’année. - - [ ..... M. le vicomte Iféricart de Thury dépose sur le bureau, de la part de M. Gréau aîné, manufacturier à Troyes, une brochure intitulée : De la destruction des tissus dans le blanchiment et la teinture, et des moyens d’en prévenir les causes.
- Objets présentés. M. Lefaucheux, arquebusier à. Paris, présente un mousqueton de cavalerie, reproduisant en partie le système de ses armes de chasse, qui a obtenu l’approbation de la Société. f • "**•• - - *
- M. Renou, tanneur à Paris, présente i° un rouleau typographique et des tiges débottés sans couture, en peau de chat* u° des bas et des gants de même peau, fourrés et non fourrés ; 3® des tiges de bottes en peau de lapin ; 4° un rouleau lithographique sans couture, monté autrement que les rouleaux ordinaires. . . , .
- M. A. Combes fait hommage d’un ouvrage intitulé : Statistique topographique, agricole, manufacturière, commerciale, intellectuelle, religieuse, politique et mo-raie de Tarrondissement de Castres (Tarn).
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur le pneumatomètre de M. Danger. _ .... (
- Le Comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. [Approuvé.] * ; - 'é • H ;
- Au nom du même Comité, M. Payen fait un rapport verbal sur un appareil imaginé par M. Brame-Chevalier pour concentrer et cuire le sirop de cannes ou de betteraves, au moyen de l’air chaud. , j, , , b
- : Après avoir donné un aperçu sommaire de cette invention, M. Payen rend compté d’une expérience à laquelle le Comité a assisté. Quoique cet essai ait été fait dans des circonstances très défavorables, et que l’appareil laissait à désirer dans sa construction, il a donné des résultats remarquables pour la quantité de jus concentré en moins de huit minutes.
- M. Brame-Chevalier devant établirun appareil de ce gènre dans une exploitation voisine de Paris , le Comité se livrera à une suite d’expériences précises dont il sera rendu compte ultérieurement. En attendant, M. Payen propose, au nom du
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- PROCÈS-VERB AUX.
- l43
- Comité, d’adresser des remercîmens et des félicitations à l’auteur pour sa communication. [Approuvé.] . , . . , »
- Au nom d’une commission spéciale, M. Francœur lit un rapport sur un nouvel appareil imaginé par M. Paulin, lieutenant-colonel, commandant le corps des sapeurs-pompiers de Paris, pour éteindre les feux des caves.
- La Commission, convaincue de la grande utilité de cet appareil, non seulement pour l’usage spécial auquel il est destiné, mais aussi pour éteindre les incendies qui se déclarent dans la cale des vaisseaux, porter des secours au fond des puits et fosses infectés , dans les mines, etc. , propose i° de remercier M. Paulin de sa communication, et de le féliciter sur l’utilité de ses recherches, a° d’insérer le rapport au Bulletin avec la figure de l’appareil; 3° d’en envoyer une copie à M. le Ministre de la marine et au Directeur général des mines. [Approuvé.]
- M. Olivier fait un rapport verbal sur l’école industrielle fondée par M.le prince de Cliimay dans son domaine de Ménars, département de Loir-et-Cher.
- D’après les documens qu’il a recueillis, cet établissement offre une telle importance, que, pour bien apprécier l’ensemble de l’instruction théorique et pratique qu’y reçoivent les élèves, il serait nécessaire de le visiter dans toutes ses parties; mais, ne pouvant s’y rendre que dans le courant de juillet, M. Olivier se voit forcé d’ajourner jusqu’à cette époque le rapport qu’il était chargé de faire à ce sujet.
- M. de Lastejrie annonce qu’il a eu occasion de visiter, l’année dernière, l’école fondée par M. le prince de Cliimay. Il se plaît à rendre témoignage de la bonne direction donnée aux études. Le mode d’instruction lui a paru très bien combiné sous le rapport moral et industriel, et il est convaincu que cet établissement est destiné à rendre d’importans services à l’industrie. Il demande que la visite que doit y faire M. Olivier soit officielle, et qu’il soit muni, à cet effet, des pleins pouvoirs de la Société. [Approuvé.] .!<-.[. -.v. :
- M. Daclin lit un rapporteur la correspondance de M. le Baron de Falinenherg. Ap rès avoir fait connaître les diverses communications adressées par ce correspondant, sur les progrès de l’industrié en Allemagne, M. le rapporteur propose d’adresser des remercîmens à M. de Falinenherg, et de l’inviter à entrer dans des détails plus étendus, propres à faire mieuxmpprécier le mérite des découvertes et des nouvelles applications qu’il signale. [Approuvé.]
- Çemmuûications. M. le vicomH encart de Thury présente, de la part de M. Fï'wnmeumt,..premier-lieutenant-an corps des ingénieurs au service de Prusse, un ouvrage sur le percement des puits forés,-tel qu’il est pratiqué en Chine. ;
- M. Frommaim,j;e,co»naîtque ç aux efforts de la ; Société d’Encouragememt, et à ceux de la Société,royale et centrale d’agriculture^ qu’on est redevable de ce que les puits forés sont maintenant plus connus et plus souvent employés. Il observe que les tiges de fpç prescrites par M.(Gamier, 'et dont ou s’est servi jusqu à présent en Europe,*, entraînent des ineonvénienâ, et que les cordages; qu’on emploie ;e»
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- PROCÈS-VERBAUX.
- *44
- Chine, suivant les rapports des missionnaires, paraissent beaucoup plus avantageux ; mais les notions venues de Chine à' ce sujet étaient tellement imparfaites qu’on doutait non seulement de l’utilité de ce procédé, mais même de la possibilité de 1 appliquer. M. Frommann annonce que le Conseil royal des mines de Saar*-bruck a réussi le premier à pratiquer, en le perfectionnant , le procédé chinois $ qu’il l’a employé lui-mênie au percement de plusieurs puits artésiens 5 qu’il y a fait des changemens et des perfeclionnemens assez essentiels, et que les résultats obtenus ont tous été à l’avantage de la méthode chinoise.
- M. Héricart de Thury ajoute que la direction des mines a ordonné la traduction de l’ouvrage de M. Frommann,• il propose d’adresser des remercîmens à l’auteur, en attendant que le Bulletin puisse reproduire les principales parties de son travail.
- Sur la demande de plusieurs membres, M. de Thury donne des explications sur la méthode de percement des puits usitée en Chine \ elle diffère principalement de celle d’Europe en ce qu’elle remplace les tiges de fer par des cordages, et qu’elle agit par percussion. Quant à l’économie , elle est notable sous le rapport du matériel et du temps employé dans la manoeuvre : celle de la main-d’œuvre est de moitié.
- . M .de Thury pense que, si ce procédé offre des avantages dans les terrains d’ancienne formation, il présente de grandes difficultés dans ceux de formation nouvelle. • • . . •
- , M. Jomard annonce que la méthode chinoise vient d’être appliquée à un percement fait en Egypte entre le Caire et Suez, par un élève de M. Degousée.
- M. de Thury présente ensuite quelques observations sur le tubage des puits artésiens, question qui lui paraît être d’une haute importance pour la constante réussite desfontainesjaillissantes.il attribue la diminution sensible des eaux provenant de puits forés à Corbeil, à Essonne, à Tours, à un tubage imparfait, qui laisse Teau s’échapper et se perdre. On prévoit la nécessité de recommencer cette opération pour quelques uns de ces puits. „ . ’ - . : '
- M. Laignel lit une note sur l’emploi des petites courbés, d’après son système, dans les chemins de fer., , j . . . ;
- 1 Séance du 18 mars i835.
- - 4 * - 0 ‘j ; . i ;' '
- r Correspondance. M. le Ministre de l’instruction publique annonce qu’il a compris la Société d’Encouragement au nombre des élablissemens auxquels est destiné un exemplaire du journal intitulé V Institut.,-r • ï v «oq •>> ; •
- M. le comle de Perrochel, membre de la Société, annonce qu’ayant eu connaissance du rapport deM. Ch. Derosne sur le concours pour la conservation de la glace, et voulant suivre l’exemple de M. le comle Alexis de Noailles, il prend l’engagement d’établir dans sà propriété, située dans le département de la Sarthe, une glacière d’après les plans et les renseignemens qui lui seront fournis par la Société5 si cette
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- PROGiS—VERBAUX.
- u\5
- construction remplit les conditions vouluéâ, il se propose de faire hommage à la Société du modèle en petit de sa glacière. . v i v r ^
- Le même correspondant appelle l’attention de la Société sur les moyens de perfectionner la filature du lin à la main. Il dépeint l'effet heureux qu’a produit, pour le perfectionnement du tissage, la médaille de bronze décernée par le jury central au sieur Beyer, de Fresnay, et il pense q-u’un résultat non moins satisfaisant pourrait être obtenu par les mêmes moyens pour la filature au rouet. Dans cette conviction, il adresse une chaîne de toile tout ourdie , filée par la nommée Adélaïde Dutertre, de la commune de Gougé-la-Garnache, et il présente cette fileuse comme digne d’une des récompenses que la Société décerne pour les perfectionnemens utiles aux progrès de notre industrie. . j _ ; c ^ ;
- M. de Perrochel joint à cet envoi une pièce de toile qu’il a fait tisser en fil anglais, filé à la mécanique. ; ^ ^ n
- M. Paulin , commandant le corps des sapeurs-pompiers de la ville de Paris, adresse un mémoire relatif à un projet d’organisation des sapeurs-pompiers dans les grandes villes, et appelle l’attention de la Société sur les appareils de secours que la ville de Paris possède. r r
- M. Bottin, membre du Conseil, fait hommage d’un exemplaire de l’Almanach du commerce pour T année i835. : * , ; ; s
- M. Molinier de Montplanqua dépose sur le bureau le programme de deux prix proposés par la Société philantropique pour être décernés en i836, et ayant pour objet de déterminer les conditions qui doivent servir de base aux réglemens des Sociétés de secours mutuels et de prévoyance. ; . V ï r i !
- Le conseil arrête que ce programme sera inséré dans le Bulletin. -
- Objets présentés. M. Ch. Jean sollicite l’examen d’une charrue perfectionnée. ? MM. Barbier et Regnier soumettent à l’approbation de la Société un nouveau mode de désinfection. . ; -« ^ : ,
- M. Oswald présente une règle brisée à neuf branches;
- - Mademoiselle Flore Régnault, divers corsets auxquels elle annonce avoir apporté des perfectionnemens. r i - ~
- M. Philippe Mathieu, à Paris, demande des commissaires pour examiner i° des appareils destinés à convertir directement en gaz les matières résineuses employées à l’état solide, sans aucune préparation préalable; a° un nouveau compteur, ou appareil propre à mesurer le gaz à son passage et à en régulariser la pression; 3° de nouvelles, fermetures destinées à remplacer les robinets ; 4° quelques changement
- - qu’il a apportés aux becs servant à la combustion du gaz.
- - Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. le baron Sé-guier lit un rapport sur les serrures de.sûreté de M. Grangoir. /î.,. r .
- Le Comité propose i° d’insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et la figure des appareils de sûreté ; a0 de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.] i >•••;.. .,(1>
- Trente-quatrième année. Mars i835. 19
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- 146
- PR OCES - V ÊRlTA lL'X ;
- Au nom du mênae Comité, M.. Amèdêe*Dmand lit- un rapport sur la fabrique de dés à coudre de M. Berthier, , , , r ' 1
- Le Comité propose de témoigner la satisfaction de la Société à cet habile industriel, et d’insérer lerapport a;u Bulletin. [Approuvé,] / ? . ..
- M. Ainédée-Durand saisit celte occasion pour appeler l’attention de la Société,sur une autre,fabrication à laquelle se livrrp AL. Bej;lhier : c’est celle des porte-crayons dits sans fin.. • . a; : .. .... .... , .
- * ‘ ' 1 ' • - ' ; ; 4
- Le Conseil décide qii’il sera fait mention, jde cette fabrication dans le Bulletin.
- Au nom du Comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur les biberons et bouts de sein, à mamelons en liège, présentés parM. Darbo. .
- Le Comité propose i° de remercier l’auteur de sa communication, et de lui exprimer la satisfaction de la Société 5 i° d’insérer le rapport au Bulletin , et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité, le même membre lit un rapport sur les farines de légumes cuits, préparés par MM. Porcherqn et Languerau, à Paris.
- Le.Comitépropose i* de remercier ces fabricans.de leur communication, et de leur exprimer la satisfaction de la Société pour la bonne qualité de leurs produits 5 2^ d’insérer le rapport au Bulletin. [Approuvé.] . <
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry fait un rapport verbal sur un échantillon de fer que M. Gamboge, de Milan, avait annoncé avoir mis à l’abri de la rouille. -:r, , . , ; .
- ; ; i ' * .... ^ ' ‘ • ' i ‘ -
- ~ 'Le Comité n’a point reçu communication du procédé employé par l’auteur 5 mais l’échantillon dont il s’agit, ayant été placé dan s. un laboratoire, où il est resté exposé à l’action de l’humidité et à celle des vapeurs qui.se dégagent dans les diverses opérations chimiques, s’est promptement oxidé.‘Ho?, vu a . ; .' H;
- D’après ce résultat, le Comité propose de faire connaître à M. Gamboge que le procédé dont il fait usage 11e remplit nullement le but qu’il s’est proposé. [Approuvé.] ~ • .,~-J - : •- ' . i .'
- Au nom du Comité des arts mécaniques, auquel il avait été spécialement adjoint, M. Iluzard fils lit un rapport sur un collier de eheval de trait , présenté par M. Amiard. -• : .- ::: é- ,:r; ~ ’ - ; . },
- M. le rapporteur discute successivement le mérite des améliorationsqué l’auteur a apportées à‘la confection des colliers des chevaux de trait 5 mais il ne les croit pas suffisantes pour motiver un témoignage de satisfaction de la part de la iSociélé. Néanmoins, comme les efforts tentés par M. Amiard, pour perfectionner sa profession, sont digues d’éloges, et doivent être encouragés, le Comité propose de le remercier de sa communication, et de l’inviter, ^soit à perfectionner davautageles colliers de chevaux, soit à les donner a meilleur marché. [Approuvé.] M
- M. Ç7i. Derosne fait un rapport verbal sur la.brochure de M. de Beaujeu, contenant la description des procédés qu’il emploie pour épuiser la pulpe de betteraves. (Vov. plus haut, page 117.) ’
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- •PRO CiÈ&—YERB JüD X.
- Communications. Le même membre annonce avoir apporté divers perfectionne-mens à l’appareild’évaporation pour lequel il était en procès avec M. VtègrmÂ* procès gui a été terminé par une transaction. Les essais faits avec cet appareil»è> la ferme de Villdroy, près Versailles, ont donné des résultats d’une iiaute importance, Sous le rapport de l’économie du combustible et de la promptitude de l’évaporation. Cet appareil sera-bientôt transporté dans rétablissement de M. tyeposrtÇp ;à Çi^iüotÿ où l’on-pourra le voir. • . •
- ïM. le baron Seguier entretient le Conseil d’un appareil imaginé par ^Sachet, ingénieur de la marine, pour distUfer Veau de fl»er, set gui fui semble avoir quelque analogie avec l’appareil d’évaporation de M. Ch. Dero.sne, ,,
- ; jM. Dero$7iéAêc\&r&n’avoir aucune eonnaissance de cet appareil 5 mais il ne pense pas qu’il soit disposé pour recevoir les mêmes applications ^ue le sien.
- i M. Dar.cet lit un mémoire sur .une magnanerie salubre qu’il a fait construire chez JVL dé Grimaudet, à Villemomblç, près Paris, et qui réunit tous les perfectionne-mens dont l’éducation des vers à soie paraît susceptible. Il demande que ce mémoire oit publié dans le Bulletin , avec les dessins qui raccompagnent, et .quît en soit tiré à part un certain nçmbre pour être distribué aux éleveurs de vers à soie. ' ;
- Le Conseil adopte cette proposition, et ordonne la publication immédiate du mémoire et des'dessins, et le tirage à part au nombre qui sera déterminé,par fa commission du Bulletin.
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- i48 SOMMAIRE DU CAHIER DE MARS i835.
- Arts mécaniques. — Armes à feu. Rapport fait par M. le baron Séguier, au nom du Comité
- des arts mécaniques, sur les fusils de chasse se chargeant par la culasse , présentés .
- . par M.. Lefaucheux.- •. • . « * . ». 4. . - .t . • . » Page 97
- Description du fusil de chasse, de M. Lefaucheux. 1 . . . . . ... . . . , . io4
- 'Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques , sur le mous- :
- _ queton de cavalerie, présenté par M. Lefaucheux. . . . . • .7 .,f 106
- Description du mousqueton de cavalerie se chargeant par la culasse, de M. Lefaucheux. 109 Dés à coudre. Rapport fait par M. %Amèdêe-Durand, au nom du Comité des arts mécaniques, sur la fabrique de dés à coudre dirigée parM. Berthier. . . . » . . . . 110
- Dessin. Note sur les porte-crayons de M. Berthier; par M. Amédée-Durand...... 111
- Jnstrumens de précision. Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts ;
- mécaniques, sur des compas en bois présentés par M. Robin. . . . . . . . . . 112
- Description des compas en boisa fixateur interne à quart de cercle et à verge, de M .Robin. 114
- Arts chimiques. — Sucre. Notice sur des procédés d’extraction du jus de betteraves, imaginés par MM. Mathieu de Domhasle, de B eaujeu , Champonois et Legavriand ; par
- , M. Ch. Derosne . ... . . ... . i. . ;. . . . .; , 117
- Note sur les perfectionnemens introduits dans l’évaporation des sirops de betteraves;
- par M. Ch. Derosne. . : . . . . . . '. v . i . • ; . 121
- Arts économiques. -—Eclairage. Rapport fait par M. Péclet, au nom du Comité des ' arts mécaniques, sur la lampe hydraulique à gardes à double effet, présentée par M. Chapuy. . . . . ; . ... . . . . . ... . . . 124
- Description de la lampe hydraulique de M. Chapuy. . . . . . .... . .125
- Incendie. Rapport fait par M. Francœur, au nom d’une Commission spéciale, sur un appareil imaginé parM. Paulin pour éteindre les feux des caves. . . . . . . 128
- Notices industrielles. Arts mécaniques. Travaux d’utilité publique exécutés aux Etats—
- - Unis d’Amérique, p. ï33. — Nouvelle voiture à vapeur, par M. J. Russel, 134-— Nouveau remorqueur à vapeur, par M. Leroy de Nantes, i35. — Bateau à ailes tournantes, ib. — Cordages en lin de la Nouvelle-Zélande , i36. — Arts chimiques. Nouvelle solution extraite du caoutchouc par la distillation., ib.— Laques imitant celles de Chiné, i3q. — Perfectionnemens dans la fabrication du sel, ib. — Arts économiques. Machine pour préparer les plumes, ib.—Nouvelle lampe brûlant du gaz formé d’un mélange d’eau et d’essence de térébenthine, i38, — Beaux - arts. Liqueur à l’usage des peintres en miniature, ib.
- Bibliographie industrielle. . . . . . . . . . . . . , . . . . . i3g
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragement. — Séance du 4 mars i835, i fe. — Séance du 18 mars. . . . j . *44
- IMPRIMERIE DE Mme HUZARD (hée VALLAT LA CHAPELLE), IXUE DE l’éperon-saikt-Andeé-des-arcs , k° y.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N°CCCLXX. ) AVRIL i835.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — horlogerie.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du Comité des arts mécaniquessur un quantième perpétuel de Vinvention de M. Schwilgué.
- On connaît plusieurs mécanismes ingénieux pour faire indiquer aux aiguilles d’une pièce d’horlogerie les noms des mois et les dates de chaque jour de l’année. Ces appareils, assez compliqués, le deviennent bien davantage quand on ne se borne pas à faire sauter la date 3i aux mois qui n’ont que 3o jours, et qu’on veut que d’elle-même la pièce indique si le mois de février a 28 ou 29 jours. Le plus souvent, il y a une roue qui ne fait sa révolution entière qu’en un an, comme aux pendules dites à équation, elle bord du limbe, qui répond à la fin du mois de février, porte un mécanisme particulier propre à donner à ce mois un jour de plus dans les années bissextiles.
- M. Schwilgué s’est écarté tout à fait des principes usités en pareil cas, et son appareil, extrêmement ingénieux, est assurément ce qu’on a imaginé de plus simple et de mieux combiné pour l’effet qu’on a en vue de produire. Il ne se sert pas d’une roue annuelle ; il y a une première roue, dont le bord a 3i dents de rochet, retenue par un sautoir; son axe porte l’aiguille indicatrice des dates; puis une autre roue , à 12 dents de rochet et sautoir, porte à son centre l’aiguille indicatrice des 12 mois. Ces indications sont données chacune sur un cadran séparé.
- Une roue de la pièce d’horlogerie, faisant son tour en vingt-quatre heures , porte deux chevilles implantées perpendiculairement vers le bord de Trente,-quatrième année. Avril i835. 20
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- i5o... n;;// ' ., *a&ts MÉcANiQues. ù T
- son plan. L’une de ces chevilles vient à chaque tour pousser une dent de la roue des quantièmes et la lait avancer d’un pas : ainsi les dates doivent se succéder chaque jour l’une à l’autre. ; s è ;
- La deuxième cheville sert à faire avancer d’un pas la roue des mois, et ne doit, par conséquent, agir que lorsque le mois se termine. Il me serait impossible de faire comprendre, sans le secours d’une figure, comment, à î’aide d’unte troisième roue qui mène celle des mois, et dont les dents sont d’inégale épaisseur, cette troisième roue reçoit son action de la roue des dates, de manière à lui faire sauter, quand il le faut, la date du 3ie quand le mois l’exige; comment cette troisième roue se trouve porter une petite roue excentrique, qui, chaque année non bissextile, vient accroître l’épaisseur de la dent de février, pour faire sauter à la fois les trois dates des 2 g, 5o
- Ce que je dois déclarer ici, c’est que ce mécanisme est aussi simple qu’on puisse le désirer, et que, désormais, il doit prendre place en horlogerie, et tenir lieu de tous ceux qu’on emploie pour le même objet. Le Comité des arts mécaniques, considérant que l’ingénieux appareil de M. Scluvilgué pourra être utile aux horlogers , vous propose , Messieurs, d’y donner votre approbation , et d’en insérer la description, avec figures, dans votre Bulletin,
- Je ne terminerai pas ce rapport, Messieurs, sans vous recommander une autre invention de M, Scluvilgué. Yous vous rappelez sans doute la belle balance de Quintenz, qui a reçu votre approbation, et a été décrite au Bulletin il y a quelques années. Cette machine est actuellement employée aux douanes, dans les ports de mer, les bureaux de messageries et toutes les entreprises où i’on a besoin de faire de grandes pesées. M, Scluvilgué, qui est associé à la maison héritière du brevet de Quintenz, a imaginé de donner à cet appareil une dimension et une forme qui le rendissent propre aux usages domestiques. Il n’est pas rare que, dans les ménages, on se trouve obligé d’évaluer des poids de 20, 3o , 5o kilogr., et nos balances ordinaires ne conviennent pas à ce besoin. Les pesées de sucre, d’huile , de viandes, etc., sont en général impossibles à faire avec les balances à plateau de nos cuisines.; : :
- M. Scluvilgué place la balance de Quintenz dans le corps d’une petite table à quatre pieds , qui, lorsqu’elle n’est pas employée à faire une pesée, sert comme une table ordinaire. On sait que les poids sont, pour cette balance, réduits au dixième; en sorte qu’un kilogramme fait équilibre à un poids de iokil. ou 20 livr. ; on voit, sur le côté, les poids rangés et numéro-
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- ^ ^ HORILOGÉRIEi 1 l5l
- tés depuis une once jiisqu’à 5o livres* Lorsqu’on veut peser un corps, on le pose sur la table y puis on le met en équilibre à l’ordinaire, en chargeant le plateau de labàïance des poids convenablement choisis. Il ne reste ensuite qu’à additionner les chiffres de ces poids. Il y a peu de balances plus commodes que celle-ci. J’ai cru faire une chose utile que dé la* remettre en évi-': dence , après avoir parlé d’une autre invention du même artiste, dont les produits, à la dernière exposition industrielle, ont été généralement jugés dignes d’estime (i).
- Approuvé en séance, le [[février i835. ' ‘-M
- ’ . ; ; ; ; ? ’ •
- Signé Fraacoeur, rapporteur.
- Description du quantieme perpétuel de M. Schwilgne.
- La fig. i, PL 619, représente le quantième perpétuel, vu en plan et dessiné de grandeur naturelle.
- Fig. 2. Le même , dont les cadrans ont été enlevés pour mettre à découvert les pièces du mécanisme.
- Fig. 3. La roue à dents inégales et de l’étoile dans la position où elle fait sauter l’aiguille du 28 février au ier mars.
- a, Roue des heures , sur la face de laquelle sont implantées deux chevilles verticales d’inégale hauteur; l’une i, qui fait marcher la roue des quantièmes; l’autre 2, poussant, à la fin de chaque mois, une dent de la roue des mois, ce qui produit le passage de l’aiguille d’un mois à l’autre.
- b, Roue des quantièmes entaillée de 3i dents de rochet et retenue par un sautoir c. Une cheville 3, fixée sur la face de cette roue, rencontre, après sa révolution entière, une des dents inégales de la rouey* et la presse pour faire sauter l’aiguille d’un mois sur le mois suivant. L’axe de la roue b porte une aiguille d, indicatrice des dates gravées sur le cadran e.
- fr Troisième roue entaillée de 12 dents g, /z, d’inégale largeur, contre lesquelles presse successivement la cheville 3. Les dents gt au nombre de 7, servent pour le mois de 3i jours, et les 4 dents ù, de largeur double, pour les mois de 3o jours. La dent i, de largeur triple, est destinée à faire passer l’aiguille du 29 février au Ier mars, lorsque l’année est bissextile. ; : , .
- (1) M. Schwilgué * associe de M. Bollé, a son établissement principal à Strasbourg, et une maison de 'commission et de dépôt a Paris , rue du Faubourg—Saint-Dénis, n° 88. ’
- 20. * 2
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- 15z ARTS MECANIQUES.
- Sur l’axe de la roue/ est montée une roue dentée /, qui engrène avec une autre roue dentée k, que porte l’axe de la roue des mois l.
- Cette roue est entaillée de 12 dents de rochet retenues par un sautoir mf et contre lesquelles presse la cheville 2 à la fin de chaque mois indiqué par l’aiguille n sur le cadran o.
- p, Rochet excentrique de 8 dents monté sur la face de la roue f \ et retenu par un ressort-sautoir q. Au dessous de ce rochet, et tournant avec lui, est placée une étoile rh quatre ailes, dont trois viennent augmenter la largeur de la dent /, quand, dans les années non bissextiles j l’aiguille doit passer du 28 février au ier mars. > ^ J > ;
- t} Arrêt à deux pointes u v, qui font avancer chacune une dent du rochet p à la fin de l’année; cet arrêt est vissé sur la platine x de la pièce d’horlogerie.
- Effets du mécanisme. Pendant que la roue a accomplit sa révolution, la chevdle 1 passe sous les dents delà roue /. Au bout de vingt-quatre heures, cette cheville, rencontrant une des dents de la roue des quantièmes b, fait avancer cette roue d'un pas. Quand le mois se termine, la cheville 3 presse alors contre une des dents de la roue jf et produit le passage de l’aiguille d9 soit du 3o au ier, soit du 5i au icr, suivant que le mois a 3o ou 3i jours.
- Pour faire sauter l’aiguille n d’un mois sur l’autre, la cheville 2, en poussant une des dents de la roue /, fait tourner cette roue , qui, par son engrenage k, entraîne la rouey, et le passage s’opère aussitôt.
- Au 3i décembre de chaque année, la roue/", ayant accompli sa révolution, amène en contact le petit rochet p avec la pointe u de l’arrêt ; cette pointe, s’appuyant contre une de ses dents, le fait avancer d’un pas, ainsi que l’étoile placée au dessous.
- Au 01 janvier suivant, la seconde pointe e rencontre la seconde dent du rochet, et le fait également tourner. Au 28 février, l’étoile r ayant pris sur la roue/*la position indiquée par la fig. 3, l’une de ses ailes s couvre une partie de la dent i decette roue et augmente sa largeur de l’intervalle d’un jour ; la cheville 3, en appuyant contre cette aile, fait alors sauter l’aiguille d de trois jours, c’est à dire qu’elle passe du 28 février au ier mars. ;
- L’année bissextile arrivant tous les quatre ans, il passe chaque année deux des huit dents du rochet p; alors les ailes ne sont pas en prise , et la cheville 3, agissant uniquement contre la dent f, fait sauter l’aiguille du 29 février au ier mars.
- L’effet de ce mécanisme, aussi simple qu’ingénieux, est infaillible ; les pièces en-sont, d’une facile exécution et occupent peu de place dans les horloges. (D.)
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- INSïTtüMENS KE EEJSCiSIQïî. l55
- Description de la balance de ménage, inventée par
- M. Schwilguë. ' ' y * -
- Cette balance, pour laquelle l’auteur a obtenu,, conjointement avec M. Rollè, un brevet d’invention de dix ans, le 28 décembre* est construite sur le même principe que celle dont nous avons donné la description dans le Bulletin de la Société d’Encoiiragement, 22e aimée ( 182^ ), p. 3ao. Elle est combinée de manière à réunir à la plus grande commodité possible dans son usage la plus grande ..simplicité dans son mécanisme.
- Sa forme extérieure est celle d’une table , et ses dimensions varient suivant le calibre et la portée de la balance : on en e'tablit de deux espèces ; les unes, où le poids absolu est du dixième du poids relatif, et les autres où il n’est que le centième.
- Les fig. 4 à 9, PI- 619, représentent l’ensemble et les détails d’une balance de la première espèce. Le plateau de la table est composé de deux parties égales, dont l’une J, fig. 5 et 6, reste à demeure, tandis que l’autre J' peut s’élever et se rabattre sur la précédente en tournant sur ses charnières. Lorsque celle-ci est rabattue, les deux parties JJ' ne forment plus qu’un seul plateau sur lequel on pose les objets à peser. En soulevant un levier d’arrêt, le plateau J est également soulevé, et alors il s’établit une communication entre lui et les leviers qui composent le mécanisme de la balance.
- Une série de poids, d’une forme particulière, est disposée à côté du bassin destiné à les recevoir. La construction de ce bassin est telle que les poids ne peuvent y être placés que dans un ordre propre à faciliter la manière de les compter. Un index, attaché au bassin , marque l’état d’équilibre lorsqu’il se trouve correspondre avec un autre index adapté au mécanisme.
- Lorsque la pesée est faite, on lève la partie mobile du plateau , on remet les poids en place et on abaisse le levier d’arrêt; puis on rabat le plateau J'. Alors, la balance se présente sous la forme d’une table et peut servir à cet usage. On a prévu le cas où l’on oublierait d’abaisser le levier; d’arrêt qui isole le mécanisme et fait appuyer le plateau sur le châssis de la table; alors le plateau lui-même, en s’abattant, oblige le levier à prendre la position convenable. . , s iu : .t o ; :sï : ;
- , . ï j ’ ; ; O ; r 'î } j V ? i -.yY' j . i ï . : >
- Explication des fig. ly à g, PI. 619. ^
- Fig. 4. Plan de la balance de ménage, dont les leviers sont*dans le rap--
- port de -ï à 10. .*,• ,.*> ^ i . ,, a y* . teo y mp yhiog
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- i5# C ? ; ARTS MÉCâKIQtEE$.< r.
- Fig. A. ehtipie i©îigitinikaàie!Sur la y:*) \ ^ \
- Fig. 6. Coupe transversale prise]âur la ligfte C D du plan.
- Ftg. 7. Étrier qui reçoit les leviers principaux, vu de face et en coupe.
- Fig. 8.Support du cadre, vu de face et de profil. -
- -Fig. 9. Tr aVefcsè qui appuie sur les leviers coudés G, vue de face et en
- coupe. -• •' .. : -i- Ï
- . ; , ’ >. - 1 . .
- Les memes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A A, Corps de là table. : . ^ ;
- BB\ Leviers coudés qui se meuvent sur un axe transversal aa, dont les couteaux portent sur les coussinets CC', fixés sur le châssis delà table.
- Ces leviers se réunissent en un bec D, taillé en couteau, qui appuie sur le coussinet inférieur d’une chape ou étrier E. Le coussinet supérieur pu renversé de cette chape reçoit le couteau du bec F d’un second levier coudé GG, qui prend un mouvement.de bascule sur un axe transversal^'. Cet axe se meut par ses couteaüx sur des coussinets HH, fixés au châssis de la table. ........
- Le prolongement du levier GG' est formé par deux tiges parallèles IF , terminées à leurs extrémités par des couteaux sur lesquels s’appuient les coussinets cc portant le bassin des poids K.
- La moitié J du plateau de la table qui reste en place est garnie, en dessous, d’un cadre XX', portant un support L, dont les coussinets s’appuient sur les couteaux. dd' des branches du levier coudé BB'. Le levier coudé G est muni, en dessus , de deux couteaux sur lesquels reposent des coussinets d’une traverse .M, mobile à son tour, à l’aide de couteaux, sur des coussinets dont les supports NN sont fixés au cadre XX'.
- Le système de la balance est combiné de telle manière que les leviers coudés ont une longueur égale, tandis que ceux portant le bassin du poids ont une longueur décuple des leviers sur lesquels s’appuie le plateau de la table. La partie de ce plateau qui reste à demeure est munie, en dessous, d’un étrier O, qui reçoit un levier F, ayant son centre de mouvement en Q. Sur l’extrémité antérieure de ce levier agit une roulette e, montée excentriquement à un axe RR', lequel porte un levier d’arrêt S, muni d’une poignée. En tirant ce levier en avant, l’extrémité du levier P s’abaisse et presse sur l’étrier O , ce qui fait appuyer le plateau J sur le châssis. En reculant le levier, les mentonnets^, que porte Taxe R, soulèvent les bras II', ainsi que le bassin des poids qui y est suspendu. Par ce moyen , les couteaux des cous-
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- MACHINES A VAPEUR. ' a55
- sinets fixés au plateau de la table .scmt 4%gagé$,,At,]p mécanifipcie est rois hors de contact avec le plateau. n y* . ; ,.r ;
- g est un ressort destiné-à faire remonter le levier P, ,a fin qu’il n’appuie pas sur l’étrier O, pendant que le levier d’arrêt est relevé et qu’on fait la pesée. .... < t . ... ... ; . .. . .. ..
- h, Index adapté à la tige I, et destiné à faire connaître l’état d’équifibsre par sa coïncidence avec un second index i, fixé au châssis. .
- T, Série de poids rangés, dans le bassfiiK, de manière .à pouvoir c»tre comptés ou additionnés facilement. ,
- II, Emplacement des poids fractionnaires qui se placent dans l’pne des cases VV'du bassin des poids. . , ,, . . ..
- TJsage de la balance. Lorsque la charge est posée sur ,1e plateau J, Je cadre IL s’enfonce et fait baisser en même temps le levier iFpur la pièce L. Le bec D de ce levier, en appuyant sur l’étrier E, tire eefifi-ci et fait fléchir le bec F du levier G. Ce levier, en basculant sur son couteau relève les deux tiges II, qui en forment le prolongement. Si maintenant on.place des poids dans le bassin K, les tiges II s’abaissent et tendent à .se mettre en équilibre jusqu’à la rencontre de l’index h. Si la pesée n’est pas suffisante, on ajoute des poids fractionnaires. (D.)
- MACHINES A VAPEUR.
- Description d une machine a vapeur a cylindres osciïlans, applicable a la navigationet construite par M. Cave, ingénieur-mécanicien 3 rue du Faiibourg-Saint-Denis , n a
- Paris. ... .y.. » j
- La madhrne à vapeur à cylindres oscîllans est à'haute pression; elle se distingue des machines à vapeur ordinaires en ce quelle ira ni balancier, ni parallélogramme, ni condensateur; que les tiges des pistons transmettent directement le mouvement à la manivelle , et quelle occupe peu d’espace. Ces avantages la Tendent par tic n lié rem e n t applicable aux ‘bateaux ià vapeur; aussi est-elle aujourd'hui employée avec succès sut plusieurs ale ces %âttmens.
- Le 'rapport de M. Méricart de 'Thury, inséré au Bulletin de juillet 18 5fl, page 2J"], après savoir parlé du grand nomirre de ces machines sorties, depuis vdix ans, des ateliers de M. Pavé et employées dans les manufactures,des fabriques et sur des bateaux a vapeur qui naviguent entre le Havre et Rouen, en a fait connaître les avantages et le mérite.
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- l56 ARTS MÉCANIQUES.
- La Société d’Encouragement, appréciant les services rendus par M. Cave à notre industrie manufacturière, lui a décerné la grande médaille d’or.
- La machine à vapeur dont nous allons nous occuper est de la force de vingt chevaux ; elle est construite pour un bateau et marche sous la pression de 5 atmosphères ; elle est sans condensation et sa forme est appropriée aux dimensions du bateau.
- Cette machine, représentée dans son ensemble et ses détails, PL 620, 621 et 622, se compose de deux bâtis parallèles de forme triangulaire AA , sur lesquels reposent les deux tourillons A'A' des cylindres BB, ainsi que les arbres R des roues à aubes. Ces arbres portent chacun une manivelle F ; les deux manivelles sont réunies par un axe commun F'. Les moufles EE de chaque piston sont placés sur cet axe à côté l’un de l’autre, et reçoivent la tige D des pistons.
- Chaque cylindre B est muni d’un guide GG, composé de deux tiges jumelles destinées à maintenir la course du piston dans une direction parallèle à l’axe du cylindre. Le chapeau du moufle E porte deux galets aa, sur lesquels se meuvent les guides.
- La pompe alimentaire M est placée à côté de la colonne Z du bâtis et sous l’arbre des roues à aubes : elle reçoit son mouvement d’un excentrique I.
- La vapeur venant de la chaudière entre par le tuyau P, fixé sur un des axes creux du cylindre, pour passer au réservoir de la distribution C. Ce réservoir a deux ouvertures cd, fîg. 2, Pi. 621, formant chacune le sixième de sa surface, et placées à l’opposé l’une de l’autre; elles communiquent, l’une avec la partie supérieure du cylindre, l’autre avec la partie inférieure. Sur cette surface , qui est plane, est placé un disquei, fîg. 20, PL 622, percé d’une ouverture du sixième de sa circonférence; il reçoit un mouvement de rotation continu par l’intermédiaire d’un engrenage T, monté sur son axe et mené par un engrenage d’angle fixé sur l’arbre R de la roue à aubes. Chaque fois que l’une des surfaces se trouve en rapport avec celle du disque , la vapeur s’introduit dans le cylindre, soit par la partie inférieure , soit par la partie supérieure, pour faire monter ou descendre le piston.
- Au dessus du disque distributeur est placé un second disque k, fîg. aï, destiné à régler à volonté la dilatation de la vapeur. Il reçoit son mouvement par une tige /, traversant le couvercle du réservoir et garnie d’une boîte à étoupe. A la partie supérieure du réservoir est placé un quart de cercle pf fîg, 26, percé de trous servant à fixer, au moyen d’une goupille n, ce disque au point de dilatation qu’on juge convenable.
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- MACHINES A VAPEUR.
- i$7
- La sortie de la vapeur a lieu par deux ouvertures pratiquées à chaque extrémité du cylindre et fermées par un tiroir à face plane , qui reçoit son mouvement du piston vl Les griffes y, qui font mouvoir le tiroir, portent chacune une queue passant dans l’intérieur du cylindre. Chaque fois que le piston arrive au bout de sa course, il pousse le tiroirs, qui ferme la sortie de la vapeur et ouvre celle de l’entrée. De là elle passe dans un tuyau commun, qui la mène au bras du cylindre opposé à celui de l’introduction. Ces dispositions n’ont d’autre but que de procurer à la vapeur une issue prompte et aussi large que possible, afin qu’elle puisse s’échapper et ne présenter au piston que la pression atmosphérique. y î /1 If..
- Quand le piston descend, il entraîne la manivelle F, qui décrit un cercle indiqué par les lignes ponctuées, fîg. 2, Pi. 621, et force le cylindre B à's’incliner en tournant sur ses tourillons A', jusqu’à ce que la manivelle se trouve perpendiculaire à la lige D ; alors il revient à sa première position verticale, et la manivelle se trouve au bas de sa course.* a e0 mr/oT • Les avantages de ces machines consistent principalement dans la faculté que l’on a d’employer la vapeur à la dilatation voulue pour l’emploi de la machinei et dans là facilité avec laquelle cette, vapeur s’échappe après avoir produit $on effet. L’installation de la machine à bord des bateaux présente une telle fixité qu’elle résiste parfaitement aux chocs et autres mou'vemens que le bateau peut éprouver, sans que son parallélisme soit dérangé.
- Explication des figures des planches 620, 621 et 622. - . q
- PI. 620,//g. 1. Élévation latérale de la machine à vapeur a cylindres oscillans, de M. Cavè. r uoAii » o> w ?} : w i
- AA, Bâtis triangulaire en fonte de fer, portant les cyhn'ifréS delà machine et l’arbre des roues à aubes. ' *r>:* r/f-auoluarmT -V \
- BB, Cylindres en fonte de ïm,o3 de hauteur, placés dans une position in-cliuée entre le bâtis, et prenant un moiiveulent d’oscillation sur leurs tourillons. ' ‘ ‘ ; : ;; < a.' ô*f
- CC, Réservoirs à vapeur de la distribution, fixés sur lés'cÿîindrèS*? "rf DD, Tiges des pistons.- " J ; 1 ï ^ 1 -r > .*u.7
- EE, Moufles qui réunissent les tiges des pistons à l’axe F' de la manivelle. O'IL.'i’.'i •*>!» 'j-iffTv.'iq
- F, Manivelles montées sur l’axe F' et transmettant le mouvement à l’arbre
- des roues à aubesé * «f.'i 'û. - v f sL'-féh
- GG, Guides composés de deux branches parallèles solidement fixées sur les fonds supérieurs des cylindres, et entre lesquelles montent et descen— Trente-quatrième année. Avril 1835. 21
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- 1 58 AHTS MÉCANIQUES.
- dent les tiges des pistons. Ce mouvement est facilité par des galets aa ,y que . portent les moufles E. . ; ^
- Il If, Traverses qui consolident les guides et maintiennent leur écartement pelles portent un collier H', qui donne passage à la tige du piston.
- I, Excentrique monté sur l’arbre moteur? et communiquant le mouvement à la pqnjpe alimentaire. t . ,r
- > -J j Collier de 4’exeen trique. ; ,
- . . -K.j Arbre moteur des roues à 'aubes.; ,
- L, Piston de la pompe alimentaire.
- M, Pompe alimentaire.
- ,. N, Tuyau de k pompe alimentaire, conduisant l’eau à la chaudière*
- -/• O , Robinet pour laisser échapper Texeédant d’eau de la pompe.
- P> Tuyau conduisant la va peu r de la chaudière dans le tourillon creux du cylindre, ^.n-r •;/ P.,v: .P < ' c.\' , ; ,, -
- Q, Tuyau de sortie de la vapeur.; u
- V •Rj Gàpacites dans lesquelles sont logés les tiroirs de sortie de la vapeur. î S, Supportde l’arbre de distribution de la ^vapeur*/ a _ ,
- TT^? Roues d’engrenage qui transmettent le mouvement àdadistribution. 13, Robinet d’inlroduétion de la va^eufr. r ;; . ; ;
- V, Clef ou valve* du médérateur. v ; ’
- W? ükrKrigûe *en béis fixée sur ie bateau et servant de basera la machine.
- X, Petitïôbihèfpburlaîss'érŸcMpp^ TW#! dé %oU#èniÉti@»i : Y, Leviers servant à mettre en train la machine et à imprimer un mouvement cïroscillation aux cylindres.
- Z j Colonne de fonte sur laquelle repose le milieu du bâtis.
- A'À', Tourillons creux des cylindres BB. . ;
- uoe,"Galets qui fapiîitent le mouvement des guides CG.
- . bit, Boîtes à étoupes des cylindres BB.
- PI. 621,/%* 2. Coupe verticale passant par l’axe d’un des cylindres, et par celui d’une des soupapes tournantes. ;
- Les mêmes lettres indiquent les memes pièces que dans lajtg.'ï, Phdko.
- • c‘dy Ouvëbtnres du réservoir de distribution de-la vapeuç placées àiop-posé l’une de l’autre.
- ;.n<Te, Rdnedkïïgle montée sur l’arbre K, et qui engrène avec une autre roue d’angle /, fixée sur l’extrémité supérieure de l’arbre à rotule^.
- *-* T', Roür dentée ifténée par Tarbre g, et qui, par 1 intermédiaire d’une -fffttFô toite T^Tait tourner Parbre h et le disque de distribution de la i.
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- MACHINES A VAPEÜIt.
- i5g
- ky Disque supérieur qui règle la dilatation de la vapeur. - -r
- /, Arbre transmettant le mouvement à ce disque. *1 \ V'
- 772, Clef pour diriger la dilatation. 5 ,.r ’ -'-dît .'8 •
- 72, Goupille servant à fixer la dilatation; ! ^ ? r oh «,'>•?> G!. p .
- o, Colonne portant un quart de cercle p, percé de* trous'/dans-lesquels entre la goupille. ^ 1 ' “ j ' 1
- q) Cadran percé de trous, péùr régler la hauteur delà crapaucRne. • V
- r, Petit crochet qui s’engage dans les trous du cadran et l’arrête dans la
- position convenable. • ! °} C. '
- s, Manivelle qu’on tourne pour faire mouvoir le disque i, et changer la
- distribution de la vapeur. ; * r r v •' r
- i, Potence embrassant une tige u, qui fait glisser les tiroirs. - ‘
- u, Piston a segmens en acier. .ôüo/k ? -
- x, Pièce adaptée au piston et butant contre les griffes r, qui transmettent le mouvement aux tiroirs z} pour fermer alternativement les ouvertures a’
- pour la sortie de la vapeur. ’ " ’ }i > i ' , ' f r'
- * F, Tige qui réunit les deux tiroirs. ’ ' ° ‘ : f i !
- c\ Tuyau pour la sortie de la vapeur. : '
- 'éf, Boulons qui fixent les guides GG sur le cylindre B. “ ; ; ' ' V *
- ef, X qui assemble les deux bâtis?Oritré eux. " '' ? r i *•;
- PI. 622.Détails delà machine a vapeur à cylindres oscillans. J 1
- Fig. 1. Projection verticale de l’un des eylindres vu par le bout de son tourillon.
- 1, Axe creux par où s’introduit fa vapeur, ^ i ^
- 2, Tuyau conduisant la vapeur au réservoir*. -
- 3, Autre tuyau qui dirige la vapeur dans la partie inférieure du cylindre.
- 4, 'fliÿaiî'faisant passer la vapeur dans la partie supérieure. ’ .
- 5, Face recevant les tiroiré de Sortie de la vapeur.- \ ;
- s. Coupe v:eif%aie du cylindre sur la ligne ^ 4. '' 'w'-, - :
- Fig. 3. Projection verticale du cylindre .<lu côté-des tipoirs de sortie ele la vapeur, montrant les tourillons creux A' par- où s’introduit la vapeur et sur lesquels il oscille. ; r .r-;h.oh r h .* h..- /,•* hh-jr/ V:v'^!-
- 3, Tuyau conduisant la vapeur dans la partie inférieure, u
- •6, Sortie de la vapeur venant dutiroir 5.
- iFig. 'if; Pl&u du cylindre, le fend supérieur étant enlevé.
- Œtfoü^dattW^tequpI se Ipge BarBrè à rotule g y et qui lui sert de coussinet.
- tFfgi 5viConpe'hotfizotntak ;du cylindre, suivant la ligne c J, ftg. 1, montrant la position du support S du disque de distribution.
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- 16o t ARTS CHIMIQUES. »
- Fig. 6. Elévation du support S. . \ r ,
- Fig. 7. Plan du couvercle du cylindre. ; r / ;
- Fig. 8. Elévation, vue de face et de profil, de l’une des moufles E. f Fig. 9. Elévation , de face et de profil, des guides G. , ::
- Fig. 10. Plan de la traverse H, réunissant les jumelles des guides. -Fig. 11. Plan de la face des tiroirs 5. i^. 12 et; 1,3. Elévation et coupe de cette face. < !
- Fig. i4-et r5. Tiroirs zz, vus en plan et de profil. v Fig. 16 et 17. Griffes/, transmettant le mouvement des pistons aux tiroirs. \
- Fig. 18. Coupe de l’arbre du discpie. z, Disque de distribution. /z,Son arbre. T, Roue dentée. jC, Clavette qui l’arrête sur l’arbre h. q} Crapaudine. s3 Manivelle. i j
- Fig. 19. Plan de la crapaudine q. ; • p- 1 ' i . •
- Fig. 20. Plan du disque de distribution i.
- Fig. 21. Plan et coupe du disque supérieur Æ, pour régler la dilatation. Fig. 22 et 23. Tuyau conduisant la vapeur des faces des tiroirs au bras du cylintjpe, vu en élévation et en plan. : .. :.
- Fig. 24- Potence, vue en plan et en coupe, qui se fixe sur la tige utJig. 25, pour transmettre le mouvement aux tjroirs. ;
- Fig. 26. Colonne et quart de cercle pour régler la dilatation. , * ;
- Fig. 27. Leviers à l’aide desquels la machine est mise en train.
- _ c»)
- ARTS CHIMIQUES. — cires* i cacheter. l> ! ,f Rapport fait par M. Mérimée, au nom du Comité clés arts chimiques y sur les cires à cacheter de M. Zegelaar, rue de la Corderie, n° 1 T, jiu Marais3 a Paris. > ; ; : s r
- Messieurs, votre Comité des] arts chimiques vous a déjà rendu compte, l’année dernière, de quelques perfectionneinens apportés dans la fabrication de la cire à cacheter. Votre attention est de nouveau appelée sur ce genre d’industrie par M. Zegelaar, qui vous a soumis ses produits et sollicite votre approbation. i, „ ; . m a '
- M. Zegelaar est né, en Hollande, d’un père fabricant de cire à cacheter. Ses procédés sont ceux qu’il a vu suivre dès son enfance, maTis qui ont,reçu des perfectionnemens notables par l’effet d’une pratique journalière. Ils sont très simples, et leur simplicité est un mérite aux yeux de votre Comité. '? ; - 'V';,:'''' j.tfj
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- CIRES A. CACHETEE.
- 161
- Ainsi qu’on le pratique dans toutes les fabriques de cire à cacheter, M. Zegelaar fond la résine-laque dans de la térébenthine : la laque s’y dissout complètement à un faible degré de chaleur ; tandis que, dans l’essence de térébenthine, elle fond sans se combiner; mais lorsque la laque est dissoute dans la térébenthine visqueuse, l’huile essentielle s’y incorpore. Cette addition d’huile volatile est nécessaire ; .son effet est de maintenir le bâton de cire enflammé; mais, en même temps qu’elle procure cet avantage, elle rend la cire trop coulante , et l’on n’aurait pas le temps de l’apporter au cachet si on ne parvenait à modérer cette tendance à couler. M. Zegelaar y parvient au moyen d’une substance qu’il nous a montrée. C’est, nous a-t-il dit, une découverte faite par son père ; il désire que nous.ne la fassions pas connaître. -:.r ", . . /’-v--- •.
- Lorsque le mélange de la laque, de la térébenthine et de l’huile volatile est bien intime , on ajoute le vermillon. Dans toutes les fabriques, l’opération principale serait terminée par cette addition de la couleur, et on coulerait la cire dans des moules. M. Zegelaar, avant de la couler, la passe à travers une gaze; et la dégage ainsi des impuretés qui se rencontrent souvent dans la laque. - ';f
- Ainsi'purifiée, la cire est coulée dans des moules de bronze, contenant plus ou moins de bâtons, suivant leur grosseur.Elle estbientôt refroidie; on ouvre les moules, et le côté où les bâtons de cire restent adhérens est exposé, durant quelques secondes, au dessus d’un réchaud ardent. La partie découverte de ces bâtons se trouve lustrée par un commencement de fusion qui s’opère à sa surface ; on en profite pour imprimer sur chaque bâton le nom du fabricant ou celui du marchand détaillant pour lequel la cire est fabriquée à façon. ' " ‘ ^ ?' ife.J'
- Pour lustrer l’autre côté des bâtons, on attend qu’on en ait une certaine quantité : on les range à côté l’un dé l’autre sur une table de marbre, et l’on promène au dessus une plaque de fer rouge (i). vj:‘ry;L
- C’est dans un poêlon, pouvant contenir 4 à 5 livres de matière, que M. Zegelaar fond ses cires : ainsi, il ne semble pas qu’il puisse en fabriquer beaucoup dans le cours d’ilné journée ;"niais l’opéra fio ri dure si peu
- ' (r) Nous avons déjà décrit ce procédé dans un précédent rapport insère an Bulletin d avril i834, p. 163 .Nous ignorions alorsqu’il avait été l’objet d’un brevet d’invention de cinq ans pris, en 1828, par MM. Joël el Conte , et qu’il se trouve décrit dans le toiue 25 du Recueil des descriptions de machines et de procédés pour lesquels il a été accorde des brevets. Nous nous faisons un devoir de reporter le mérite d’inventioh a qui il appartient.
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- IÔ2
- ARTS CHIMIQUES * —• CIRES A CACHETER.
- de temps, qu’aidé seulement de sa femme il peut en fabriquer 80 livres.
- Il travaille à façon pour les principaux marchands de papiers de Paris, et, dans ce cas, il marque les bâtons à leur nom. Il en envoie aussi une quantité considérable dans les dépaxtemens et dans letranger. Ses prix sont les plus modiques que nous connaissions; car ses numéros i , dé première qualité, sont livrés an commerce à 4 fr. 5o cent. : il est vrai qu’on les paie au double chez les détaillans. . .. .
- Nous attachons peu d’importance à lafabricatTon-d.es cires colorées, parce qu’elles ne sont pas l’objet "d’uns commerce étendu ; mais, sous ce rapport, iML Zegelaar suit les meilleurs procédés pour conserver le brillant des cou» leurs qu’il emploie. Il commence par les broyer avec de l’essence de térébenthine, et ne les laisse sur le feu que le temps nécessaire pour opérer le mélange : aussi, ses cires sont-elles très brillantes ; les blancs et les bleus, qui peuvent être si facilement altérés par la couleur rousse dé jà laque, n’ont pas sensiblement perdu de leur éclat. .. o - ;
- Votre Comité, Messieurs ,„-a suspendu depuis long-temps son rapport dans respérance de pouvoir comparer les cires de M. Zegelaar avec les cires anglaises que l’on prétend plus parfaites que les nôtres, en cela qu’elles ne produisent, en brûlant, que très peu de fumée. Nous avions à cœur de vérifier cette assertion à laquelle plusieurs d’entre nous ne croient guère. Nous avions donc chargé une personne qui était à Londres de nous apporter de ,1a plus belle cire anglaise; cette personne a négligé de s’acquitter de cette commission.. ^ - rf . 4 ^ .
- Votre Comité est donc forcé d’ajourner la question; toutefois, en admet-, tant même que les cires de M. Zegelaar produisent un peu plus de fumée que les cires anglaises , ce qu’il y a de certain, c’est qu’avec ces cires nous avons formé dçs cachets qui n’ont rien perdu de l’éçlat des bâtons. *
- D’après les essais comparatifs que votre Comité a faits des cires de M. Zegelaar, il regarde ce fabricant comme un de ceux qui peuvent soutenir le mieux à l’étranger la réputation de nos cires à cacheter; il vous propose, en conséquence, de lui donner un témoignage d’approbation en ordonnant-l’însertioh du présent rapport dans le Bulletin. , “ 1 *
- Approuvé en séance, le iû «m? i855. ' 1 i
- , . . Signé Mérimee, rapporteur.
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- COULEURS.
- J.63
- Ji^pp&RW fait par M. Muomiée, au nom du -Comité des <arts chimiques j sur des couleurs en tablettes préparées par M.. Chenal,, rue Planche-!\Tibrctjfj n° 6, h Paris.
- L’emploi des couleurs cm tablettes, préparées-pour la miniature , l’aqua-irelîe et le lavis, a pris depuis quelques années une grande extension. Les 'premières bonnes couleurs de ce genre nous sont venues d’Angleterre. On en fabrique de semblables à Paris depuis plus de trente ans; mais lorsqu’une réputation de supériorité est une fois établie, elle se conserve encore longtemps après qu’elle n’est plus méritée : c’est ce qui est arrivé à l’égard des tablettes de couleurs anglaises. La plupart des consommateurs , sans avoir jamais fait des essais comparatifs, affirment que, pour l’aquarelle, il n’y a de bonnes couleurs que les couleurs anglaises. Il est vrai que, trompés par les inscriptions , quelques uns ont pu prendre pour anglaises des couleurs préparées à Paris : ainsi, le déguisement auquel on a eu recours à causedu préjugé existant aurait contribué à l’entretenir.
- M. Chenal est celui de nosfâbrioans dont les produits peuvent rivaliser de plus avantageusement avec ceux des meilleures fabriques anglaises;*#es procédés de fabrication lui ont d’ailleurs été enseignés par un fabricant anglais, et dans une pratique constante de plus de trente années il lésa beaucoup perfectionnés. Désirant combattre de-préjugé existant en faveur des couleurs étrangères,, il vous a demandé de faire examiner s@s< ta blet les comparativement avec celles iXr Newmann et *éckertmmr qui sont généralement reeoimues comme les meilleures des fabriques anglaises.
- Votre Comité des arts chimiques, que vous avez chargé de ©et exa^nen , a visité les ateliers de M. Chenal, et en a suivi les opérations dans le plus grand détailsYoas verrez, par un exposé sucèinct de ces opérations^ qu’elles doiventnécessairement produire les meiUeursrésiukats.
- La plupart des couleurs brutes, telles que les ocreset les oxides métalliques, sont d’abord lévigées avecle plus grand soin pour en séparer les parties les plus grossières et les sels qui peuvent - trouver. La portion lévigée-est ensuite broyée sur de grandes glaces avec des molettes de porcelaine du poids de io à 12 kilogrammes. Lorsqu’elles sont réduites»*! dernier degré de ténuité, on y brcorpOfe b^matière gommeuse dans !es proportions les plus convenables pour chaque espèce de couleur. Gela-fait, on les enleve de dessus les glaces , et on les étend , en couches de peu d’épaisseur, sur des tables de marbre, où elles restent jusqu’à ce que l’évaporation les ait amenées au point de pouvoir être maniées comme une pâte molle. Les bords de
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- 164 ARTS CHIMIQUES. --- COULEURS.
- ces couches de couleurs sont secs lorsque le centre est encore mou : on relève ces bords, on les réunit dans le centre, on roule la masse, on la replie , on la met dans un vase bien propre et soigneusement couvert, où on la laisse ressuer pendant deux ou trois jours. On la manie ensuite, on la pétrit : on en forme des baguettes de la grosseur du petit doigt • on coupe , ces baguettes par morceaux de la grandeur des moules, et on les remet encore dans des vases fermés pour que l’humidité se répartisse également ; enfin, on les moule à la presse. Nous’supprimons beaucoup de détails de précautions que l’on prend pour obtenir dans tous les morceaux un égal . degré de mollesse, condition essentielle pour que les tablettes, en se séchant, ne se gercent point et qu’elles conservent, parfaitement l’empreinte qu’on leur donne. : , . : v :
- La propreté est une des premières conditions à remplir dans un atelier où l’on prépare des couleurs ; elle est portée ail dernier point dans l’établis—
- : sement de M. Chenal. On évite la poussière autant que possible en nettoyant partout avec des éponges mouillées. r , ;
- Avec cet ensemble de soins, il est impossible que les tablettes de M. Chenal ne soient pas parfaitement préparées et d’une excellente qualité, puis-- que, dans chaque espèce , il n’emploie que les plus belles couleurs. D’après . l’examen détaillé de ses procédés, on pouvait donc se dispenser d’essayer ses . tablettes; elles l’ont été cependant comparativement avec celles de New-mann, et elles ont soutenu avantageusement la comparaison. Elles se détrempent également bien sous le pinceau ; elles forment des teintes parfaitement unies comme celles de la meilleure encre de Chine. 11 y a meme quelques couleurs, telles que le bleu de cobalt, qui nous ont paru mieux ; broyées, et qui, par celte raison , produisent des teintes plus égales.
- . 1 M. Chenal, Messieurs, se flatte qu’à l’aide de votre appui il pourra combattre avec avantage le préjugé existant en faveur des couleurs anglaises. Ce fabricant nous paraît avoir des droits à un témoignage distingué d’approbation, et par la perfection de ses couleurs et par la modicité de leur * prix , qui est de beaucoup inférieur à celui des fabriques anglaises. .<
- ; En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer, au nom de votre Comité, d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société, et de le renvoyer à la Commission des médailles. y Approuvé en séance, le i5 avril i855. ; A
- t-rr , j / j,'ij t:"\f rv* (r Signé Mérimée, rapporteur. t
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- CHAPELLERIE. l65
- ARTS ÉCONOMIQUES. — chapellerie.
- Rapport fait par M. Labarraque, au nom du Comité des arts économiques y sur la fabrique de chapeaux et visières de casquettes vernis , du sieur Vincent, impasse Duris^ a Belle-ville.
- Messieurs , le sieur Rincent, fabricant de chapeaux et de visières de casquettes vernis, vous a adressé les produits de sa fabrication, et vous avez renvoyé leur examen à votre Comité des arts économiques.
- Le Comité, dont j’ai l’honneur d’ëtre l’organe, a dû considérer ce genre d’industrie sous deux points de vue : i° s’il est nouveau ; i° quelle est son utilité.
- La fabrication du cuir verni est connue depuis long-temps, et, assez généralement , on a cru que les chapeaux et visières de casquettes vernis étaient faits avec du cuir; cependant, et depuis plusieurs années , on a substitué au cuir le feutre plus ou moins bien fait, et au moyen de procédés fort simples, et dont nous croyons devoir vous donner un aperçu exact, puisque toutes les opérations ont été pratiquées en notre présence , les ouvriers sont parvenus à livrer des produits solides, durables, et à très bon marché. Le sieur Rincent ne se déclare pas inventeur de son industrie, mais il a simplifié le travail de manière à le rendre profitable à un très grand nombre de consommateurs. ' ;
- Pour confectionner un chapeau verni, l’ouvrier prend une calotte de feutre qui a été faite avec la laine la plus commune, de la bourre de vache , ou autres poils d’une très médiocre valeur. Ce feutre est mouillé et placé sur une forme ou moule en tôle : cela fait, on enduit d’une forte couche de colle de farine le feutre qu’on étend et fixe convenablement pour lui faire prendre ^tournure voulue, et on porte le moule à l’étuve. La dessiccation effectuée, et si le feutre offre assez de consistance, on le recouvre avec une couche d’huile de lin rendue très siccative , et le chapeau est encore remis à letuve. Cette dernière opération est répétée plusieurs fois ; ensuite le chapeau est enlevé de dessus le moule en tôle, placé sur un moule en bois, qui lui-même est adapté à un tour, où l’ouvrier passe la pierre ponce pour donner au chapeau un poli convenable ; cette opération exige du temps et de l’attention; cependant l’ouvrier qui travaille aux pièces, à un prix excessivement faible, peut encore gagner plus de trois francs par jour. Pour terminer le chapeau , il ne faut plus qu’appliquer le vernis , et c’est le travail du sieur T rente-quatrième année. Avril i835. 22
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- 166
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Vincent, qu’il a exécuté en présence deè membres du Comité. Il a pris pour cela un chapeau poncé ; il l’a brossé et essuyé ; puis, avec un pinceau dit langue de morue, il a étendu le vernis avec soin pour qu’il fût d’égale épaisseur dans toutes Tes parties, et il a accroché le chapeau dans une étuve. -Au bout de vingt-quatre heures, ce chapeau a été livré à la consommation.
- Le travail pour faire les visières de casquettes est tout aussi facile ; il consiste i° à découper le feutre avec des ciseaux et en suivant un patron ; ~h° à encoller ce feutre des deux côtés ; 3° à le faire sécher à l’étuve; 4° à le recouvrir d’une ou deux couches d’huile siccative et à le reporter à l’étuve ; 5° à le soumettre â lâ presse dans des moules chauffés convenablement ; ensuite les visières sont polies à la main au moyen de la pierre-ponce et vernies de la meme manière que les chapeaux.
- L’opération de la presse nous paraît mériter de fixer votre attention par rapport à son résultat et à sa simplicité. La chaleur des moules ou plaques en fonte épaisse est âsséz considérable pour faire entrer la couche d’huile siccative en fusion , ét, de la sorte , le feutre et la colle de farine s’en trouvent imprégnés ; mais célte chaleur n’est pas assez forte pour altérer l’huile, 'car, si cela avait lieu, la visière serait hors de service ; il faut donc que l’ouvrier connaisse le degré de chaleur nécessaire , et qu’il donne son coup de balancier avec la promptitude correspondante à la température de ses moules , de telle sorte que tantôt la visière de Casquette ne reste qu’une seconde sous le balancier, et que plus tard elle y est soumise quatre ou six fois davantage. Cette partie du travail se fait avec une promptitude très remarquable , qui. diffère delà lenteur de l’aplatissenr de cornes et ergots, métier toutefois qui, dans l’emploi des moules chauffés et de la presse, a servi de modèle aux fabricaris de visières vernies.
- D’après ce que nous venons d’exposer, on voit que l’art de fabriquer des chapeaux et visières de casquettes vernis a été formé par des emprunts faits à cfautres métiers, et le sieur Vincent, simple ouvrier, a modifié ces opérations de manière à travailler vite, bien et avec économie, dans le but de livrer ses produits à très bas prix; ce qui, suivant nous, est très appréciable, puisque ces objets sont d’une si grande utilité à la classe la plus nombreuse de ïa société ; et, pour le démontrer, il suffit de dire qu’un chapeau rond en feutre vèrni est livré en fabrique pour la somme de i fr. 6o cent., "et à un moindre prix encore si la forme en est plus faible en toutes ses parties: Les visières de casquettes vernies se vendent, suivant leurs formes et grandeurs, depuis 90 cent, jusqu à 2 francs la douzaine. Ainsi, un homme sdu peuple, voiturier ou autre, exposé aux intempéries des saisons, peut
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- CIIA.PELLERIE
- être préservé de la pluie et coiffé proprement pour 32 sous, et la durée de; son chapeau peut se calculer à plus de deux années , de sorte que , pour 5 centimes par mois, il peut suffire à cétte partie de son habillement sans avoir besoin de recourir, par économie, à l’achat de vieux chapeaux de feutre, qui peuvent avoir précédemment servi à des individus .affectés de maladies de la peau. Le possesseur d’un chapeau verni apprendra que, pour lui rendre son lustre, il n’aura qu’à le laver avec un peu d’eau pour enlever la boue et la poussière, l’essuyer avec un linge et le frotter ensuite avec quelques gouttes d’huile. Il en sera de même des visières de casquettes.
- Les détails dans lesquels nous venons d’entrer prouveront que le: Comité des arts économiques est pénétré du même esprit qui dirige le Conseil de là Société, qui, en protégeant et encourageant les arts, a eu toujours en vue d’en rendre les produits accessibles à la société humaine en général, afin d’augmenter son bien-être. * :
- Le sieur Vincent} en fabriquant des chapeaux vernis à très bas prix, seconde vos vues. Sa modestie, en outre , mérite nos éloges; car, s’il a osé solliciter votre bienveillance, cela tient à une particularité que le Comité des arts économiques m’a prescrit de vous faire connaître, et je remplis ce devoir. L’autorité locale a cru devoir ordonner, dans l’intérêt de la santé publique, la fermeture de la fabrique du sieur Vincent, lequel s’est soumis etJ a réclamé auprès de M. le préfet de police. Le Conseil de salubrité a été5 chargé de l’examen de cette affaire ; il a délégué un de ses membres, qui,én présence deM. le maire de la commune de Belleville, a fait exécuter toutes» les opérations auxquelles se livre le sieur Vincent; il en a démontré leur innocuité, et il a eu le bonheur de rendre, jusqu’à plus ample informé, le travail à huit ou neuf ouvriers que la misère allait atteindre. Ce délégué du* Conseil de salubrité a dû s’informer du prix des chapeaux, de leur utilité, et le Comité des arts économiques, dont il a l’honneur de faire partie* l’a engagé à vous les soumettre, parce qu’il a cru que le fabricant et l’objet fabriqué méritaient votre intérêt, ce'que leur examen a démontré. \iX
- En conséquence, votre Comité des arts économiques a. l’honneur de vohs proposer de remercier le sieur Vincent de l’envoi de ses produitsdéren*-* voyer le présent rapport à la; Commission dè& médailles, jet deil ordonne?* l’impression dans le Bulletin de la Société.
- Approuvé en séance, le i5 avril i835~ 1
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- uïïs.io 3s « *'.•*!» :: ’-r;p inoiîj AJtRAQüE , rapporteur.
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- i6§ -
- ARTS ÉCONOMIQUES ALLAITEMENT.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du Comité des arts économiques y sur les biberons et bouts de sein à mamelons en liège élastique , présentés par M. Darbo , breveté, passage Choiseul, n 86, a Paris. M ,
- Messieurs, il est une foule de circonstances où l’àllaitement maternel ne peut avoir lieu', Soit à cause de l’état de faiblesse ou de maladie de la mère, soit à cause de l’état de l’enfant lui-même. Très souvent les parens hésitent, avec raison, de confier leurs enfans à des nourrices mercenaires, dont la santé, chez un trop grand nombre, altérée par le vice ou les passions, peut influer d’une manière fâcheuse sur les qualités du lait destiné à l’alimentation de ces créatures si faibles et si délicates.
- On a cherché à remédier à ces divers inconvéniens par Xallaitement artificiel, en présentant aux enfans une nourriture salubre, sous une forme qui se rapprochât le plus possible des moyens employés par la nature elle-même. ’ *
- On fait usage, pour cet objet, d’appareils connus sous le nom de biberons, dont la partie essentielle, le mamelon , c’est à dire l’extrémité par où s’échappe le lait, a été modifiée de plusieurs manières.
- On sait que l’enfant qui tète produit une aspiration, forme le vide à l’extrémité du mamelon : le lait sort des petites ouvertures dont le mamelon est percé, et s’écoule dans la bouche de l’enfant par l'effet de la pression atmosphérique cjui s’exerce sur les parois élastiques et compressibles des mamelles. s T
- Le biberon le plus ordinaire et le plus simple est une noie a 1 ouverture de laquelle qn adapte un morceau d'éponge fme enveloppé d’une toile claire,
- ' O') ,p £*$?,if hvimuù ! r o *?n 9dbi 9«ny n.bh ir .• o- .
- auquel on donne la forme d un mamelon. . .
- ±- m 4> itm'-A. ri tbq , . -4) ‘Ui%duhi* £l Jt» iùiQ*' ni v
- Cet appareil présente plusieurs inconveniens :
- -V, • • d''Ü v‘>rîl . e-Jl sb tJwams *crmr.-"cf -
- i°. Lepongq s imprégné bientôt de parties caseeuse^, que le lavage ne peut iusV >nr<T*£'îno *nQh îuoo sont c
- enlever, ce qui donne une odeur désagréable au lait et en détermine promp-' nri-.’iZ'i ?,« oijf*K?r nD oJihboa odcü'ïb èrto «»q 3i£:; b ;u;n . tement réitération : i enfant refuse alorf de prendre sa nourriture habi-tîielf^1"' rèù' 9"SJîf 113 nolomfim no'b oo^yorri »9'r a b • a!nnp,t»vk, 4
- ü.’on ab gülmèiob'înoitfp uv b ïî4 l&Xéotst aioiié w»âk-.-'a a0. L épongé ou le linge , lorsqu ils nep&ont pas bien assujettis, se deta-; a v. m^vooiî'^ i !;?q tTjtîuR cmjicmatq.MB dtiQiig%-iaeu-£ * <
- chent quelquefois t et occasionent des accidens graves lorsqu ns viennent a
- s’engager dans l’àrrîère^bûitclftë dé Henfantÿ & xasmOL M iw^qs** al -imV
- 3°. L’écoulement du lait ù^pêùt â^oif lieu p#4Wfet>de JaiîawîGton qu’au-
- tant qu’il entre dans la bouteille une certaine quantité d’air extérieur; cette
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- ALLAITEMENT.
- lfi9-
- introduction se fait à travers l’éponge elle-même; mais lorsque .Venfaut suce avec avidité, il renferme entièrement l’éponge dans sa bouche, et, alors, plus il aspire, moins il s’écoule du lait au dehors de la bouteille dans laquelle le vide s’est formé par l’effet de la succion. L’enfant s’épuise en efforts inutiles: ' ' ' .
- Pour obvier à ces graves inconvéniens, il faut avoir le soin de retirer fréquemment le mamelon de la bouche de l’enfant, afin que l’air atmosphérique puisse pénétrer dans l’intérieur du flacon. Cette manœuvre, souvent réitérée, contrarie beaucoup l’enfant, et même l’irrite au point qu’il refuse de prendre la nourriture dont il a besoin.
- On a imaginé de pratiquer à la bouteille une petite ouverture sur laquelle la nourrice place le doigt et qu’elle débouche de temps en temps pour permettre l’entrée de l’air ; mais il arrive qu’au moment où l’air se précipite dans le flacon, le lait en sort tout à coup en si grande abondance, que l’enfant court le risque d’en être suffoqué.
- Le même défaut se remarque aussi dans les biberons dont le mamelon est formé avec du caoutchouc ou avec la tétine de vache.
- Le caoutchouc (ou gomme élastique), qui a une flexibilité convenable, et que l’on peut entretenir facilement dans un état d’extrême propreté; le caoutchouc a une couleur désagréable et une odeur particulière qui dégoûte et rebute la plupart des enfans.
- Les membranes et les matières animales, telles que la peau, le parchemin, la tétine de vache, demandent à être conservées dans l’alcool ou l’eau sucrée; néanmoins elles s’altèrent et se putréfient plus ou moins promptement, et, après quelque temps de service, elles contractent une odeur infecte et insalubre. Plusieurs praticiens distingués ont observé même que l’emploi
- de la tetine de vache occasionait fréquemment des ulcérations a la bouche
- , r- , - ''' * /-v5**' > * i -‘-4 .H- '‘un/io-ink* ai ilû* «nd.
- des enfans,le muguet ? etc. (i).^ 1 ‘
- r- T O Çfr f î f Q O t r, .. T f o " " f .J i ;>
- M. Darbo a eu I’heurèuse idée dé préparer des mamelons en liège creux, , . „ . . , . , , aufivatKii' nu i» meioi fUâatfp/* •'
- lesquels, par 1 élasticité et la salubrité de la matière, par la facilite qu on a de
- , 1 " in'?*-m; ^ ?.
- les nettoyer prompt ement et de les remplacer a peu de trais, sont
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- sans
- a prouvé que la durée moyenne u urT mamelon eri liège creux est environ de deux ' ’ ^ ! ' " J “ 1 "
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- (i) Voir le rapport de M. Deneux à f’imiémie èl) méihwiiidj-eodihTier afiâSjite. procès* verbal de laséaiKedc ifcl- «b JnsmafnoosU
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- fort impôTtàtït , eïl ÿ adaptant ùrï mécanisme simple et ingénieux qui fâci-lite l’entrée dé l’air atmosphérique dans l’intérieur de la bouteille, au fur et à mesure què lé lait en est aspiré par l’énfant. ’ ' ! ^ * > '"'i;
- Le biberon de M. Darbo se composed’un flacon en verre épais , auquel s’adapte un bouchon en ivoire ou en buis qui reçoit le mamelon eh liège ‘ creux.’ ' ...., V ’ ‘ ;
- Dans l’intérieur de ce bouchon se trouve une tubulure qui est fermée par un morceau de jonc poreux ou rotin, qui permet à l’air extérieur de s’introduire dans le flacon , sans néanmoins, que le lait puisse sortir par l’ouverture destinée au passage de l’air. Cette ingénieuse disposition recevra sans doute plusieurs applications utiles dans les arts.
- Le service du biberon de M. Darbo est commode et facile ; on peut le nettoyer très bien et en peu d’instans ; on peut remplacer^pour un prix très', modique la tige de rotin, ainsi que le mamelon. En cas de fracture delà bouteille, on peut faire usage d’un autre flacon ordinaire,, avantage que ne présentent, pas les bouteilles à tubulures. . yv;;-
- Le prix du biberon, avec ses accessoires , est de 5 francs. : '
- La supériorité des appareils de M.Darboa plusieurs fois été signalée à l’Académie de médecine dans des rapports spéciaux, faits par MM. les professeurs Deneux et Velpeau, j ^ r ; r , ;
- Au nombre des suffrages honorables qne M. Darbo a recueillis sûr son appareil, nous devons signaler plus particulièrement ceux de nos honorables collègues, M. le vicomte Hèricart de Thury et M. Darcet, qui ont fait usagé pour leur propre famille de ce biberon , dont ils ont reconnu les ' avantagés et l'incontestable supériorité.;; : ? . —
- ÎD’apfès l’avis'de l’un des membres de votre Comité, Mi Dafbo va s’occuper de rechercher, au moyen d’une sorte de manomètre , quelle est la force moyenne de l’aspiration chez les enfans. D’après les données qui résulte-teront dé Ces recherches, on pourra modifier l’écoulement du lait, suivant
- la force de l’enfant, et régulariser la succion, de sorte qu’elle n’exigé pas d’autres efforts de la part de l’enfant .que ceux qui sont déterminés par la' nature elle-meme. . ‘ f . ’ \ . y ,
- AI. Darbo fabrique aussi des bouts de sein dont le mamelon est' *en ïîegel J*’ Les bouts de sein sont employés lorsque le mamelon de k mere ést trop petit ou trop enfoncé, et qu’il ne peut être saisi par l’enfant ; lorsque le mamelon est gercé* ce qui oecasione à la mère des douleurs a t races^ qui amènent quelquefois la suppression de la sécrétion du ki të ï)àns* Céè ditèfS^s^ircbris^
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- SUBSTANCES ! ALIMENTAIRES.
- I7I
- tances, le boitt de sein artificiel supporte les efforts de l’enfant et ysert de conducteur au lait maternel. V : •
- On a fait des bouts de sein en métal, en bois,en caoutchouc, en tétine de vache; mais ceux dontle mamelon est en liège méritent, à tous égards, la préférence. «Iis me semblent, dit M. Deneux, réunir la plus grande somme d’avantages qu’il soit possible d’obtenir aujourd’hui. » ,f
- ‘ En résumé, Messieurs, nous pensons i° que M. Darbo a apporté plusieurs perfeclionnemens utiles dans la construction des biberons et des bouts de sein par l’emploi du liège préparé d’une manière convenable et par le mécanisme ingénieux et simple qui facilite l’introduction de l’air dans le bi« beron ; - ' 'f ; • -
- 29. Que cet appareil est d’un service commode, et qu’on peut le nettoyer avec une grande facilité ;
- 3°. Qu’une expérience de plusieurs années a constaté les avantages des appareils de M. Darbo. ;
- J’ai, en conséquence, l’honneur de vous proposer , Messieurs, au nom du Comité des arts économiques , :
- i°. D’écrire à M. Darbo pour le remercier de sa communication et lui en exprimer votre satisfaction ; ’ -
- 20. D’insérer le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer à la Commission des médailles. ; , :i
- Approuvé en séance, le 18'mars i835. ' *
- Signé Herpin, rapporteur.
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES. .
- Rapport fait par M. Herpin, ctu nom du Comité des arts économiques y sur les farines de légumes cuits, préparées par MM. Porcheron et Languereau, passage Choiseul, n 16, à Paris. •
- Messieurs, on sait que la cuisson de certains légumes secs, tels que les pois, les lentilles, les haricots, exige un temps fort long par les procédés ordinaires; que même la cuisson de ces légumes reste toujours imparfaite, lorsqu’on fait usage d’eaux crues, c’est à dire qui contiennent dés sels calcaires; qu’enhn, lorsqu’on veut réduire ces légumes en bouillie ou én
- purée, ce qui est la manière 4a plus.saine d’en faire usage,ils demandent
- encore une préparation longue et ennuyeuse. * '
- Aussi avait-on, depuis long-temps, exprimé le voeu de voir diminuer les
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- : 171 2 . A RTS ÉCONOMIJBES. '
- frais et la durée de îa cuisson de ces légutnes, de leur donner une préparation qui pût étendre la consommation de ces utiles végétaux, dont le bon goût, le bas prix et la salubrité sont reconnus par tout le monde.
- ..il C’est dans ce but que la Société d’Encou rage ment avait proposé, il y a plusieurs années, un prix de 1,000 fraucs, pour la découverte du meilleur moulin propre à enlever l’écorce des légumes secs. '
- : C’est aussi dans le même but qu’elle a signalé les intéressans travaux de M. Duvergiej', dans un rapport fait en juillet 1822 , par M. Robiquet, au nom du Comité des arts économiques. ' v ^ • rî - ' ï
- Ce rapport ne fait point connaître quels sont les procédés suivis par Ifà.Duvergier ; mais nous trouvons, dans une brochure publiée par M. Duvergier lui-même (1), « .qu’il imagina de faire cuire les légumes à la )) vapeur, de leur donner le degré nécessaire de dessiccation, pour les » monder de leur enveloppe par un moyen mécanique, et de les réduire » en farine; qu’il prit ensuite la précaution de renfermer les farines dans w des sacs de papier d’une livre, afin de les conserver toujours en état de » propreté et de les préserver du contact de l’air. » ! - *
- ‘ Aujourd’hui, Messieurs, l’expérience a constaté les avantages de ces procédés, ainsi que la bonne conservation des farines préparées de cette manière.' . ' ; v‘ > s :f v-;; V ' - " p /•- '
- La cuisson et îa dessiccation parfaite auxquelles on soumet les légames, ayant détruit tout principe de fermentation, ainsi que les larves d’insectes qui pouvaient y avoir été déposées pendant la végétation, il suffit de tenir les farines à l’abri de l’humidité, pour les conserver très long-temps sans altération. - J r : - ' ' ’
- M. Lejroy, ingénieur en chef des mines, a conservé, pendant quatre années, de la farine de marron^ cuits, préparée par MM. Porckeron et Languereau, sans que cette farine ait rien perdu de son goût primitif.
- MM. Porckeron et Languereau ont réuni dans leurs magasins, passage Choiseul, n° 16, diverses préparations de légumes cuits et de fécules, telles que le sagou, le tapioca, les farines de pois, de lentilles, de patates, de maïs, dé marrons cuits, et d’autres substances analeptiques, dont la médecine hygiénique peut faire usage avec un grand succès.
- ? ; La fabrique, que ces messieurs viennent de transporter à Saint-Ouen, est encore trop récente pour que nous puissions vous en entretenir avec
- (1) Légumes cuits et réduits eu farines propres à faire de la purée à l’instant même. Paris,
- chez Guïtelj libraire, rue J.-J. Rousseau, 20; broch. in-8°. i8i3. /
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- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
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- détail ; les procédés que l’on y met en pratique nous ont paru avoir beaucoup d’analogie avec ceuxqui ont été indiqués parMïDuvergier. iJ\
- Les légumes, préalablement bien choisis et nettoyés avec soin, sont exposés, pendant un quart d’heure environ à l’action de la vapeur dans l’intérieur d’une chaudière à double fond,5 qui contient une certaine quantité d’eau en ébullition, r » ' 1- -
- «Au sortir de la chaudière, le légume est fortement gonflé; l’écorce en est ouverte et déchirée : on expose le grain à l’air pendant quelques heures, et on le transporte ensuite sur des claies dans une étuve, où il reste pendant environ quatorze heures, jusqu’à parfaite dessiccation. ; ^ - ~
- t Le grain ayant repris alors son volume primitif, l’écorce n’est plus adhérente au parenchyme ou à la substance farineuse; elle s’en détache avec la plus grande facilité, sous la forme d’une pellicule très mince, lorsque l’on vient à concasser le grain ou à le réduire en farine dans un moulin à bras formé par deux cylindres cannelés.
- > Les farines préparées par MM. Porcheron et Languereau nous ont paru bien confectionnées; elles conservent parfaitement l'odeur et la saveur propres du légume d’où elles proviennent; elles sont exemptes d’un goût de poussière et d’âcreté que l’on remarque dans plusieurs préparations analogues; des personnes qui en font un usage habituel nous ont attesté la supériorité de ces produits. ,
- Leur prix de détail est de 70 centimes le demi-kilogramme de farines de pois, lentilles, etc. Ces prix seront diminués lorsque la consommation de ces farines s’étendra davantage. a ^ ^ ,
- M. Porcheron, qui a fait une étude spéciale de son art, sur lequel il possède des connaissances fort étendues , a entrepris un voyage en Italie, pour y observer la fabrication de diverses pâtes alimentaires, et il a fondé, en Auvergne, un établissement où l’on prépare des vermicelles et des pâtes façon d’Italie.
- M. Porcheron s’occupe aussi des moyens de donnera nos fécules indigènes diverses modifications qui puissent les faire rivaliser , pour la forme et les qualités, avec le tapioca, le sagou, le salep, etc., et nous affranchir d’un tribut que nous payons à l’étranger, pour une substance dont la base se trouve abondamment répandue sur notre sol. .
- Déjà plusieurs tentatives de ce genre ont été faites avec succès. En 1806, madame Chauveau de la Miltière prit un brevet d’invention pour la préparation de pâtes de pommes de terre, désignées sous les noms de riz, de sagou, de fleur de riz de pomme de terre, dont les bonnes qualités furent Trente-quatrième année. Avril i835. a3
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- MrïJtfStRtE ^TRAirfeèRÉ.
- constatées alors par diverses Sociétés savantes; yfét consignées dàns uii rapport fait en 1811 à la Société dEncouragement, par M. Bouriat{i)t < i ; Le procédé de madame Chauveau, décrit dans le t.-'rj des Brevets dinvention', consiste' à'faire passer de la fécule de pomme de terre encore humide, mais ressuyée, à travers une toile métallique placée au dessus d’un plateau de fer-blanc, qui reçoit les flocons de fécule. Ce plateau est transporté dans un four chauffé au degré nécessaire pour la cuisson du pain. Lorsque la fécule est cuite au point convenable, c’est à dire lorsqu’elle commence à se détacher du plateau, on la retire du four; après quoi on la concasse, on la moud, et on la fait passer à travers des tamis de diverses grosseurs.
- Les premiers essais de tapioca, préparés par MM. Porcheron et Langue-reùu, l’intelligence et le zèle avec lesquels ils s’occupent de cet objet, nous font espérer qu’ils réussiront d’une manière satisfaisante. • /
- En attendant, Messieurs, j’ai l’honneur de vous proposer, au nom du Comité des arts économiques , i
- i°. De remercier MM. Porclieron et Languereau de leur communication; de leur exprimer votre satisfaction pour la bonne qualité-de leurs produits, et de les inviter à poursuivre leurs utiles recherches; ;;
- 2°. De faire connaître leur établissement, en insérant le présent rapport an Bulletin. . «•.. .
- Approuvé en séancè, le 18 mars i83o. Signé Herpin, rapporteur.
- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE:
- Rapport fait par M. Daclin, sur les communications de M. le baron de Fahnenberg, correspondant étranger de la Société, Messieurs, la correspondance de M. de Fahnenberg n’offre plus la même variété ni le meme intérêt qu’autrefois ; il vous en a expliqué les motifs, et a en même temps exprimé le regret de ce que l’interruption de ses relations avec plusieurs États d’Allemagne ne lui permet pas de recueillir autant de renseignemens sur les; progrès de l’industrie, allemande , qu’il vous en adressait il y a quelques années. ... f
- Aussi n’ai-je à vous rendre compte que-d’un petit nombre de documens, que M. de Fahnenberg vous a fait parvenir depuis deux ans. Je vais suivre l’ordre de leur envoi.^ ^ q -r-
- , i °. Vernis salubre pour les poteries, par M. Leibl, deMunich. Ce vernis, destiné aux poteries .communes de toute espèce, ne contient point de
- ^^rÿ,t^êi^^^^èdl^c^îété'd’Eücounigémént;iiô*Nîftïlîééîfi8tt), ^5. ’• ,
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- INDUSTRIE &8Afrg£|MP. 1^5
- plomb; il est^par conséquent, sans danger, pour ia santé, e$ sp prépare %yec fâcilitéet’écoôoroie*;' ^ * y û -> r ! ;>•» Il c.~
- Pour; cet effet, on verse, dans une dissolution» concentrée du vernis vitreux dont nous donnerons la composition cir-après, un lait de chauîx contenant cinq à six parties de chaux pourcent parties.4$ verpift, 0$ place sur un feu 4©ux ce mélange, qu’on remue continuellement, et qu’on laisse évaporer jusqu’à siccité ; ensuite on le pulvérise et on le passe au tamis de soie. 'f| Les poteries, qui ont reçu un léger degré de, cuite, sont enduites ,du vernis vitreux, qui pénètre dans leurs pores; puis on le& saupoudre avec le mélange pulvérisé, on laisse sécher, et on les couvre finalement d’une nouvelle couche de vernis. Ces préparations terminées , on porto les pièces au four, pour leur donner la dernière cuite. v - . , i' ;; ^
- Le vernis vitreux est composé de-quinze parties de quartz pulvérisé, dix parties de potasse et une de charbon réduit en poudre, qu’on fait fondre dans une marmite de fer. Ce mélange, après évaporation, est pulvérisé et mis à bouillir pendant trois à quatre heures, avec cinq fois son poids d’eau, en remuant continuellement. Il prend alors la consistance d’un sirop clair, cp qu’on reconnaît lorsqu’une pellicule s’est formée à sa surface. La dissolution, convenablement décantée, est conservée dans des bouteilles bien bouchées.
- L’auteur assure que ce vernis-est très dur, se laissant difficilement entamer , et qu’il résiste à l’action des acides végétaux et minéraux.
- 2°. Enduit pour garantir les bois de Vaction des flammes. Un chimiste de Vienne se dit auteur de cet enduit, sans en faire connaître la composition; il se contente d’annoncer qu’il est particulièrement propre à préserver du feu les bardeaux, dont les habitations rurales sont couverlesdans divers pays.
- Nous observerons, a cet égard, que, de tous les moyens imaginés, pour fendre les substances organiques incombustibles, celui recommandé par M. Fuchs,de Munich, paraît avoir le plus de succès. La composition de son enduit, qu’il nomme verre soluble, a été publiée dans plusieurs journaux. Il est à regretter qu’on n’ait pas Lait en France des essais pouf en constater l’efficacité.
- 3 ‘. Procédé pour retirer Por de la sûitcc des orfèvres, par M- Sçhim/îO. Pour mettre l’or en couleur, les orfèvres^se servenV «de diverses fiqUeurs, qu’ils appellent sauces» La plus usitée, est composée^de parties égales de sel marin îd^alany et de deux parties • denitre qu’on&ikidtssoiadre.dans trois-quatre parties* d’eau.- Après que cette liqueur, .a’servi trois ou. quatre Fàifc, elle est -rejet ée^ par plusieurs orfèvres^ qui .ignorent qu’elle jcéntient
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- 176 INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- une quanti te d’or àise^nfatàt)fo/lfoftflîë4r^^€âiliPVM^bScùÙK£0 indique le procédé suivant. La liqueur est étendue de deu#j<§ls iân^oîâàl^eaiuî^bouil-1 an ns^jt <s!y ifcfimerHB p rébi pitë, jq uiÇèsjhB^i^lamtHg^sfia^pteé^aiitlf iftg VquRt r e heilrésp avecofeiatu fbfô sofa jpœddDdle^B^^dleoLai^splBMfaiiraesfcfftiisHite étend uead%ab, IMIiaéepetek&ü^uisldcpl^fi^jàœteiàift liqàfqn.::p^édêqfo. iMfa y-'itët’séi une diskpfaitifaîoiieiiprotsifaiafêtife ckiÆRdhâefag^in^l^faijffiueillfilp-ptéeipkélxllois sfar -rai» efifae^osl teabiq^am fo&itj séfibêl^i:pni&Bl»îJë cfeufcl dàiisûnâ petibibmif^t|iq^eepjntioîplâogd)Tle>fpartki égalas é&tm&Çri§fa&& bëraxY<Ô» tM>avff|f apres dWillfraQidi$sigBq^tQâ^iréi^bblipQfaJ^fe ^fofaéifadil creuset. .sooe oS oopolùoo an 3!ïk>1 rrs 89'iélOBii.b
- Quoiqwee procédé Soitæmikiéjdqa^s9teii^tfar®^lsidjafa?Sflmèlbfl^M:ott’es dœ^dtimieiplfe gouveriierfîëïiLkitrapliïeiESJ'ieéfa j|ein}»Mllppl^t|ïP^refaiqtLd . aireeqnttb«qfaïlqse9ipeTâ|cbia3!|iu»iâBÉfiérf^ 4ifasjB%epdu%fdiolÉï msqmifehfo : amricMenneyaj^jiw qJlôsoâl©Ji^9oœ{|lï«»!j|)itf ont jftsgg l§ntfaégUg8i*Pg!tii.ft* orfèfesi. MB ^iovnosr-Jn Jû9ai9gBTüoaa3'b èiàm8 Riaev'^ojaÈbooqaoa^o-4°. Emploi de Vau chaiak^daa^M tmitMçenteêttÿ^^&ÇiMnaiétâsW'ï à Stfattgardasèfiniî aaupfoup eîuqob fiaene ôbéaaoq sdirnhisa ofo dlllvf r.T ••-L’auteu*^^ a^rès^ofatjslgrffldéilesiasàitttiagès dbientejenl An^eterre dans le traitement d«oleii pafolkmplcdid®iyiif çJ^jd^dalfoftila description d’une forge de maréchal alimentée de œltçtmanièfié^Lessf tuyaux dans lesquels passe le vent du" «buffle t son te disposéis idirectemenfeÆUi dessus du foyer, où ils forment plusieurs eoudesi3Lia*irî3î .eBfoé<efeteai^6étll^u’à i4o à 180 degrés R.; mais il faut que les tuyaux aient un fort diamètre^que la buse soit 4troiteR?etffeuTtGUL quele séufflet afouifae ^mdftîéueflgfoitdd’éconpmie esuAr îqnàruet mêm^séa tierésdnèofobUsîîbkmfattiefepite$ sootchaufaëes plus rapidefifoïrtifiiebpai! fo^rftœ^iorcHusiiimeoàïrt gîig apfe èiinioD ol .aot ogiifci'ïMôyêm dimswmp imfarmÆum^dâ} laebikamlwrézdéS MFftenMmèdes rêp]Aïrmlmà^dmÆaHüw$pwid(l£tRïstèi;imifmMMlûM£M pefefi ap#0R@ii#qùi emidéef fc datts « km o&faaetter récoix)a»iqy e o qt atadtfeteelter d$/ Stuftgandaf'yi 4lwaafegfeall^vitâB lgqsètàKjdés furfadifatetidf ialibtitafofa vildfttiéi o$r$jafefo moyen d’observer sa marche et de s’assiiçfrtèfdtil ^^éq^ rÉ>iüiiide l’alcool. c££8î v\s>m |\ ^mà>i &\ç>
- 6°. PFüêédê fmm mbm&ÜmfôkÈefèe fer, et la rendre malléable à chaud et à
- fju^tpaiLJlLJ%£ùh£r.rA&Jk:hajf(Mse. , ^
- •mtâ** ftofédé*&9&)M4wm£m tt’wims€TOtïe ge
- x&$tètkmm toi<fonle^*iïqtiîfea) l«foffi^erjy«#da'feàléaaj68téjièéil^^C#|i illiï «§t ïfai^iWêa^ïcfeîf^l%tîà®fydid^ise dàâstepliifawsftveeUàlpldè^rrfwfe&fiioilBtéi^1
- prend un beau poli. L’auteur en fabrique des canons tfHflMl§/dë^^p&tOfts,
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- des étriers r des d’objets pour les-
- quels ou erdpMe3t^àf§^ f#£g4ij9b ob subfiDJè î89 losopif «J Jrijsrjue ï>1> oo.
- p ,&i4j désossaient yforgesde Rubelaud^efl'SâiêèqHpéur foudi^desijelbckfesüajî ifer. 0tô aikfiéomur quJelies sont plus^iégèrps/ plfïâ! éèonon»«j«esE,'pkfoispùoteS, quietie*rckiche& ;bcdi-naires^Jèt qu’ellesJiiésistehL Sans> »kétfa?tiott):iqu Iroidiileplnâ) vih(i), Ôn a cherché, dans nue autre UsiàeJ àireuipyceti laoçl&cftâs par de grandes lames d’aciér^ Jeomme Otri* |e fâ4fiSMjanrd%tièlèpouiiuquelqu^eptenduleswi Einfinla fontêiWlé^appliquéetiarrseérléptÿpagffi^ibnjeilBihdfe rimpriméestu asaoyea de caractères en fonte ne coûte que 3o sous. .leansm
- Il s?esr-fermé ^CaFl&ruli^emfeaSLepiêtéjii’artsiiefe BÉéiiarsq ©omppséepen gra nde *partfe' 'd$q fabficaus-4t dWrisafflffp ioi udotaprleuhot?dlencciu liage» l’industrie dânê-:deMgVândt-âuchè de>®adea,îJfrHdaplar9^es>prixps®sâ?!par ïla publication gd’u né*.gàæçtteoIndustitfélle^üGèttéiSoeiétp a»«dfsiréo «»#eh en correspondance avec la Société d’Encouragement et recevoir son Bulhetm, On nékônnait jüSqu%^)rë!sent'quéiseâ règleïneû&sîiiVj \i$i\ & so\c^vul /j\
- La ville de Carlsruhe possède aussi, depuis quelques années|> une* école polytechnique- / destinée >aûx ^ingënieurs >éi vife/^rpenteuf $ forestiers / etc. On y enseigne les mathématiques / l’histoirenature lie, la Science forestière, l'architecture Civile / latechnologie 7?la eonnaissafice dès machines , le dessin, etc. Plusieurs professeurs démérite ^>nt attachés ^ cet établissement, dont l’existence esttrop ricente pouriaveic produit quelque sujet distingué/'•>*; eu b Uux un jnsis xiu> /ut a»i e*.q» . Jj'/û n s,;wi -, '
- Je ne vous parlenàiàp^s jaMessieurslpide Ja *presse] lithographique de M. SchàcktideMmh&^JàaïiàMlïiléïFaàmnkwg vousia adressée plesorip** tion, le Comité des arts mécamqu®sben%àntic(éjà tfeqdujçoroptetdnq si aniq Aprês^ ayoÎT p jsséfcHWsftfev'îes diveFSMdûeuiqeas quoivous mfoçtêft.,chargé d’examinfii H il uses neStô^M&sfe!Uÿs/ûi^vûii&^rapq^erudaîéin^ignéîS Fahmy$etig** vôfe ’féiû&tâttims Jpoû^pjmocoœmuniicatio^i^tftMejli’inylte^-à \dm'$to âdrèssér; d^iûbùfi£lfch?hnafej lpiu§ adètîdiiéepÿl aÊriqüe JgfSoeiétê • puiisë^n ^ppné^db lébiértïéiaeKe eb )o mhi&m m isvisado'b no\om Approuvé en séance, le 4 mars i835. .fqooÎB'î
- » hwfcûi b ç>\ûs&ûfâs« bïVmsi sû $9 ^^SjSigné 0$e>\T^pppft^UiSsc\ ,°3 .___-_____________ '___________________»bUso\\p&V?; ah \l
- •'(î^tr^rfàe^SteispÉ.^lfôimJ/yQaifeS £ W^SiÂ:îèfé>k’KÀciMSdèV«ieinülMtruftres etf fôàte qttè i*&4àî«aéhtÙl&îl-ek Wfi3toppdÉtl de ia.t ptofctéoéaiqéi»i^i«t%r
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- ^nui-, \nw W.M.- . -U'O 'mm Ab-*j r> .-m,, vitn.. -
- <-•« La Société pbilântropiqi'ïè proposé iinpXejfiie^priX dè-TMQ^mïiitë^tàtcs an second prix de mïll é? ANès a üf-âutéu rs -dès deux ineifie urà1 mémoires
- qui donneront une solution satisfaisàrttëf dè la question suivante îS'rel'mm
- ‘ t? DétefiiiiileV quelles ‘sont les conditioné'qui doivent servir de bases aux ubrëglèmeiéî des Sociétés de secours mutuels et dbj prévoyance, dans le m triplé but quelles* se prbposëritfj%’aècbidei^‘dhx membres dé Tassocià-
- qp j*On;< ^ ( £• ''H< t> t fl-4-. «/>< ! - !i>i ’îi.UlMÏ l ~.\iU j; !.*•<«>«<1*
- ‘ i) i°’ ï)es secours temporaires en cas de maladie ; . . , :
- 1 v- ’ i tr% r \»4> * * -• ? : n i > . » - r i • -r* ' ' - :.. s ??*» "î
- » 2°. Des secours permanens sous la forme d’une pension, dans le cas
- d’infirmité ou d’âge très avancé : ... •..... • ,
- » 3°. Des secours aux veuves et aux orphelins. , ,: . f . ;
- Les auteurs devront tirer leurs conclusions de l’examen approfondi de toutes les questions qui peuvent intéresser ce génre d’association. t
- Les chances de vitalité, de maladie et d’infirmité, suivant l’âge et suivant Tinflutence qu’exercent ‘ sur les individus^Templo^'de^leurs forces t leur "agglomération dans les ateliers Vie genre dé ïeùrsv‘travaux,’ soit dans certaines proféssïoïVs côiisidérées sous un même poïnt de vue , soit dansquél-
- . . .. c - • • h . uiivoèuj . . ni , -
- ques prou s ^ons exceptionnelles ; 1 .
- .<- .V‘-^hr -4'. . »•••’ .• m * "xi" n .. î^'ïvj- ûat i- -majors*'r^'D
- Les conditions d admission et les droits de réception, fixes ou^ gradués ?
- .*»• . . rtt-iuvifaï- ^,sii tüiü / i. .• , . .nsfUiii--
- a exiger des aspira ns ; , - . . . • . }...... - ru •
- Les cotisations hebdomadaires ou mensuelles, la quotité de ces contributions mises en rapport avec la journéevde _ t^ayaU, ^.vec de nombre des membres e^,.leurrage; la division des cotisations en deux parties, applicables^ l’une aux secours temporaires, l’autreja la formation du fonds^dgs
- : P en^ m îli- fti i ts?ijt iiSO'ùü ïr l üki tr-ï) n l%i te * i»1 if»h- : atî * q *1;- tât eU *t *fï 4 <L*( '€ ?
- La quotité du secours ; à. accorder, aux malades y proportiannelletnemt5 à la cotisation individuelle ; y
- Le taux de la pension, et, relativement aux droits des sociétaires à ce
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- dernier secours ,1’âge, le nombre d’années de cotisations .nécessaires pour l’obtenir; ce qu’on peut accorder à l’infirmité précocevsi l’infirmité peut seule faine acquérir les mêmes droits que Tâg&déterminéq imsæfoiî#^ k* ï /. .Lesddroits des :veuves et des orphelins à des .secours une fois;donnçs, soit viagers à l’égard des veuves, soit limités jusqu’à un âge déterminé à d’égard des orphelins; . ^hï-.îVÎ îv- , : .1
- . Enfin, le nombre des membres nécessaires pour que, dans des hypothèses donBéesy;un©;Société'puissesë'maintenir.if^i«J'»>^' id'M'j #*. k;ïi i
- . La .solution de ces questions devra se résumer dans des, tables où les diverses chances et conditions auront-été analysées : elle ne peut être donnée purement comme une opinion personnelle; elle doit résulter d’une certitude mathématique ou d’un calcul de probabilités ramenées au point où elles approchent le plus d’une telle certitude. Cette solution doit donc avoir sa démonstration d’après le plus grand nombre de faits qu d’observations qu’il aura été, possible de recueillir non seulement en France, mais aussi à l’étranger, s.ur des Sociétés pareilles qu analogues à celles dont on s’occupe. ‘ !V’ .T': > > • ; ; " ;r.>: : • "
- Les recherches: faites jusqu’à ce jour, et les travaux que l’on possède sur la statistique, doivent puissamment concourir à fournir:des lumières sur un intérêt moral aussi éminent.
- Le positif est ici de la plus absolue nécessité. Toutefois on ne doit pas s’interdire les considérations morales qui militent en faveur des Sociétés de secours mutuels. L’amour de l’humanité paraît avoir prédominé dans les intentions d’uni grand nombre de fondateurs*. Ce généreux principe ne s’est pas toujours mis d’accord avec la prudence. Par un excès contraire, ceux que le mauvais,succès a découragés ,ont.peut-être été ramenés à un intérêt; personnel trop étroit. 11 ne serait point hors de propos de démontrer comment peuvent s’allier ><et exister sans se combattre* l’action dés secours mutuels et celle des économies sagement accumulées dans les caisses d’épargne, >,vh r îî-'o; ,i -;.-f r ;♦» .. oli-û'-v'v •;:«?? ! ï i * - ri
- La Société pbilantFopjquena>porint entendu borner, par ces indications sommaires? lesiinjvestigatiojoé et les vues des concurrens ; elle a voulu seulement désigner à JLeurriàttenfeioir les points ;qui touchent le plus près au principe vital des sociétés ; elle regarde comme devant lui appartenir tous les bomnpç^aninttés dPî'S^ésir d,e contribuer, au soulagerpqnt^le llhun^anité : à?ce titresenljîolle çixnTÿiit^rléjà pouvoir réclamée Ie tribut de lepr^expér ïieuçe , et si ,<çlle e^tro ^u^un gonepurs, si elle proposa.çj^s pri?c pn
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- NOTICES INDUSTRIELLES.*
- l’annonce de cette distinction lui a paru la voie la plus favorable pour faire
- ^mmrnh JtfVà.ês^f
- fel|e^^ohâi^£t^^*^fef^s§èt«p|^ësiflîb(^èdbîi^utïueliTè pourront ^îfuâ^ait »àtè^adifenMrffidli dtrfà Société
- pbiiÿÊf^piqtie^f im.:
- ®ibes iBémoires yévWnt <^l'e éct ït# éii Md^ife^ilnÇaiiel'îî# nê;ïsèrbbf point •siffiiépmmkm êfr têt^#êf3%ràp|^ t|uî sera tëpaéé dabs* uti
- ^mtnÊàjém^ymm mmvmèàmsâ arhmècfé# pfiîrâMf^ii^i^'
- du Grandiitenfi^î^^if^tifi'WW^Ikë^BSfe?1» '**»&'& d.^mkmm* ùfc’iéftttiieïif deS^oiTvtâgeS sër#c6nfhPàTËn^êSî^niilssibnfdorit IamajôritêSe * ~ -s ~. *'“ f- •*—*“ **-. ''.’^sSvitfé^.^W^îîl J®4**#*•
- ràjjpd^^dans^^premléeslnd&dëdà inêmëarinéer 856.s ^ ^ imvy
- \*^uëdi^fèî|tt4inliirës^daTc^éé1ltti;:ïëoïic6:ürâ'liié' poufra être1 réclame'par- ' sott-aütèbéf VBëîb'rfêtjtii^fi ^â,1St)éîëtë,|)hiiafttropiquëiët déposé dariâ ses archives/ pfoëlr ïêtre consulte IdrSquè Fôn renverra à son examen quelque questioh rélâtrvè adx Société#de pfërdyâhce^ .km \f -
- ^bîn*rm % •*woq iJtmmq 'W UséiiêitU^n ,.0ê iîO; è*m- ' .
- -,. M&mmirè; 4*r'if ‘ »»*' ~ t i.irT»lr?Sft ifïpvfc il qbu-' i i
- 'V<>* iOTÏCjfs'ffifaS^ÏELLEsf,:"T‘1 f" .': J‘' '
- î?Art^ mécaniques; ^ FfouvélM %üe ‘poür lëi&atèaux à vapeur, par MïÊMif!ettq*r6ué'ëst Composée de deùxfdilrbi'es superposésl’un â l’autre, et portant chacun un nombre de htattiVêîfeSrcxludëes, égal à cèlûi des^î pàlëttes'(^îri Wimi^de ^igafel;v li^sllhàM%Æé§^Cbrrespohdaiiteside «haqu^^li^sdnt Vétrhi^ei¥^& rdlëî^jïardés tiges des palettes r et tournent daïïi^ tle^^rxsîîetl^^ue ^pdrtdift^ièéf^îgè^^ïJéè* pâiettés'Sont; constamment maintenues dan^ttiie'floâMdtrVèMcalë î et^aF la rotation des manivelles, elli^ entrent dans* Féati et ërî sortëëiî Sah^ociMsîctoér dë ¥ëmotiS.^
- - r^Cette ronëf piacéè " 6rdirïairèmënt " âMFa¥rferd^dir r>ateau , occu pe'peu d^paee^élîe est d-Ühe^dnstruètimifStmpîë ëieëdnomiqüe^ et n’exigé paà de réparatidnsl^^:»^®^*^^!3*Mfcïà&.MzU U\izh sbçiqr
- ^Autre roue %pour les bateaux à tapeur,*par ]Vt. Sjmingtori. tes galettes de cette roue: sont‘ disposées de manière à présenter la plus grande siïrfacè ^possibrè a Teau^ aü mdmeht ou la rôtie ëxerce son action ,T et à etf Sortir **èiî^présentantdeur^toinche. ta roue est composée de dèti
- -V W- ---^ % -h **••.•'• y - / - r- •-; • ' r _1' - A' > 4-V- • -. „
- i.4 , U 1*
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- • > u zu&i ni ï'mr ml mm & mt mW* '%h w?<***Mû*‘i
- cercles d’égal diamètre, montés sur l’arbre moteur, Dans l’iatervaUe de ces ^cées 4»s tigesqiù
- tournent Jans Jcurs,^olleI%li^e%Jiiges sont ^attachées; à des, disses «m moyeux , portant sur leur circonférence des mortaises dans lesquelles roulent des galets adaptés aux Jjoutg ^le%ttige%#jrés«l^ de «ette disposition,, qu'au moment de ploug^ d^ns lifau, les tpalettes présentent leur^ tranche, et que, lorsqu’elles s’appuient sur le liquicle ponr faire avancer le. bateau, elles tourne^ et présentent leurs, feees,iqp, m fW^ntrant? foraa^it ; une aube de la largeur de l’intervalleij^conips-is ^itré lesdeux cordes, jsl .Tunnel sous- la Tamise, à Tondre*. rOift y^s’occupeç de l'achèvement du tunnel pratiqué sous 1^ Tamise ,p?r Ârul*dL On sait que les travaux de ce passage souterrain sont suspendus depuis sept ans : avant de les reprendre., il faudra retirer du fond de la galerie le bouclier, métallique qui servait autrefois pour les anciennes fouilles.. .Pour s’assurer de létat du sol placé derrière, on y g creusé aveç une tarière un trou dédiait décimètres de diamètre. Au premier instant, il en est coulé une certaine quantité d’eau, entraînant des substances végétales en putréfaction, qui ont fait craindre-qu’il y eût communication avec le fleuve ; mais bientôt l’infiltration a diminué. On creuse maintenant un grand puisard pour y recueillir ces eaux, qui de là seront retirées à l’aid^dûme pompe. Il est à craindre, toutefois, que ces infiltrations ne tarissent pas ; car elles ont lieu également par les parois latérales. On est arrivé dans un banc de sable qui s’affaisse sous le plancher du tunnel. La pression que l’on supporte est de soixante-quinze pieds d’eau. M* Bruneiespère pourtant, que Tac|ivité qui va être imprimée* aux travaux vaincra tous Jes vobstaclesjJ10f, v.r
- Appareil pour alimenter les chaudières des machines à vapeur, Cet appa-> reil, pour lequel Mf, Fffiilelaw -a obtenu la grande médaille d’argent de la ; Socié^ d’EncQuragemenLjdeltpmlrçs^consiste.en un robinet creux ouvert* sur une de ses parois latéçales^et placéyerticalement daiis le tuyamali-^ mentaire de la chaudière, .La..fige de çe robinet est xéunieau mécanisme de là machine^ qui lui imprime un .mouvement de rotation. A mesure que le niveau de l’eau baisse dans la,xhandière#5le;}robinet creux, se décharge ch% liquide dont il est rempli, et vient rétablir l’équilibre. De cette manièrelêi, chauffeur est; dispensé de,toute surveillance pour l’alimentation de la chau-
- uiei^.e^s .sf • é -m •
- Machine a tailler les peignes pour la coiffure. Les dents des peignes en., buis et en ivoire sont ordinairement taillées à la scie droite ou à la scie çir-^, culaire; elles né pourraient Féti e par aucun autre moyen, à cause delà texture
- Trente-quatrième année. Avril i855. a4
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- pëu résistante do-la matière; mais les dents des peignes de corne êt decaillet peuvent jêtre taillées par ,<ies découpoirs, parce que ces substances, étan^ ramollies par la chaleur, supportent alors tous les degrés-de pression ou de percussion sans se briser. , j 'i ; f 7^.
- La machine destinée à cet usage et imaginée par M. Rodgers réunit la? simplicité de la construction à la promptitude et à la facilité de la manoeuvre. La plaque de corne ou d’écaille ramollie est solidement encastrée» dans un chariot qu’une vis fait avancer latéralement. Cette vis est munie d’une roue dentée, dans laquelle engrène un pignon denté sur une partie de sa circonférence seulement et qu’on tourne à l’aide d’une manivelle. Sur l’âxe de ce pignon est fixée une bielle coudée, qui fait agir une bascule chargée d*un poids, et portant un couteau tranchant qui pratique dans la plaque deux entailles formant Je coin. 11 résulte de cette disposition que, pendant que le couteau s’abat sur la plaque , le pignon n’engrène pas avec la roue; cet engrenage a lieu seulement après que la dent est taillée et que le chariot doit avancer. On peut augmenter ou diminuer la largeur des dents du peigne^ .en augmentant ou diminuant la partie vide du pignon. ;•
- ; Au moyen de cette machine, on peut découper dans la même plaque deux peignes dont les dents sont opposées. . .
- Machine à étamer les glaces. On sait que, pour mettre au tain line glace, on la pose sur un bain de mercure répandu sur des feuilles d’étain étendues sur une table à rebord, qu’on incline ensuite pour faire écouler le mercure superflu. Pour déterminer l’adhérence de la glace avec le tain, ou la charge ordinairement de poids en plomb garnis de flanelle; mais il peut arriver qu’un de ces poids s’échappe de la main de l’ouvrier et tombe sur la‘ glace. M. Farrow obvie à cet inconvénient en employant des vis de pression qu’on serre graduellement ; ces vis passent dans des traverses en fer qui glissent le long des bords delà table; elles portent des blocs en bois garnis en dessous de peau, et qui appuient sur la glace; ces blocs sont attachés aux vis de pression de manière à pouvoir monter et descendre avec elles. An moyen de cette disposition, on obtient une pression uniforme son tousses points de la glace, qu’on peut incliner sans crainte de la dérangerai.A.v.. u; « ; ...... \ ’ f
- Gettenrachine a été employée avec succès pour des glaces de 47 pouces . de long sur 27 de large. ; " '~ "**“'* ' ’ > ,
- ; Arts chimiques*^+*-Emploi du suhlim é corrosif pour prévenir la pourriture sèchetdu bois. On savait depuis long-temps que le deutochlorurë de mercure arrêtera fermentation putride des substances animales ; les parties lës * plus putrescibles acquièrent par ce moyen un endumssementvtrès -cënsidé-
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- NOTICES INDUSTRIELLES. l83
- rable. M.-Kyan a cherché à appliquer cette substance à la conservation des bois destinés aux constructionsnavales. Sa solution se compose d’un demi* kilogramme de sublimé corrosif par a5 litres d’eau froide. Le bois se place dans un réservoir d’une capacité suffisante , et revêtu en bois dans son fond et dans son pourtour ; il y est maintenu par des traverses, pour qu’il reste constamment couvert parla dissolution. On fait couler, celle-ci surfe bois, et on le laisse .se. saturer pendant un temps proportionné à son épaisseur. Après ce temps, on soutire la solution au moyen d’une pompe; on retire le'bois et on le laisse sécher pendant un mois avant de s’en servir.
- Pour juger du degré de conservation des bois préparés d’une manière quelconque, on les soumet en Angleterre à une épreuve assez simple. Dans une fosse de l’arsenal de Woolwich, on a réuni des débris de végétaux déjà attaqués de pourriture; et, poiiry développer plus promptement la fermentation, on en élève la température en plaçant sur le couvercle du fumier sortant de l’écurie. On plonge dans cette fosse les bois préparés avec un morceau semblable à l’état naturel, et après un an de séjour il est facile de juger le degré d’altération qu’ils ont subi. Les bois préparés par M. Kjan ont résisté à cette épreuve; plongés durant trois et cinq ans dans le pourris-soir de Woolwich, ils en furent retirés sains à l’intérieur et à l’extérieur, tandis que des bois non préparés étaient attaqués de la pourriture.
- On avait craint que ce moyen ne fût nuisible à la santé des équipages. XJn chimiste anglais a prétendu que, sous les tropiques surtout, le séjour des navires dont les charpentes auraient été passées à la solution serait tout aussi dangereux que celui des mines d’Ydria. Ces craintes disparaissent devant l’expérience. Le navire baleinier YEnderbj, de 55o tonneaux, a été construit avec des bois entièrement préparés au sublimé. Les hommes qui ont travaillé à sa construction n’ont éprouvé aucune espèce d’accident. Ce bâtiment alla terminer son équipement à Londres, et les marins qui avaient mangé et couché à bord pendant environ deux mois, avant le départ, restèrent en parfaite santé.
- Perfectionnemens dans la fabrication des chandelles. Pour accélérer la solidification du suif dans les moules, M. Palmer les plonge dans un réservoir constamment alimenté avec de l’eau froide. Il a remarqué que les chandelles fabriquées de cette manière durcissent plus promptement, et sont .plus fermes et plus lisses que celles faites par le procédé ordinaire. * 1
- ^Nouvel alliage• métallique pour le doublage des vaisseaux. MM. TVilUams e{ May ont obtenu en Angleterre une patente pour une nouvelle combinai-ispa .métallique | qu’ils annoncent être propre au doublage des Vaisseaux, * . *’ “ ' ' ' " * 24. ' '
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- ^t^b^É^RfÉsgràipoa^mttfitsdttlciireipiiGQiÿoayî^Kiesfeéoïrïpasèiie^eîSilte^ de zinc laminées etétamées. Pour cet effet, la feuille est d’abord décapéé?&ü «îOÿ4«<djuoü solinliomfatble M’aowlç zsàigô&l(Hpie ,9pbfoifi^ttîfe^#tW]un'iam-pOW ‘floti^mtîëè êbhlq p efe itp æfof^asBa Yéeoqfmifyenieveto4fa«dôïseb lios^te * lajwè&i^éiyOfïJa plnngeiMiansfaupffiéhauditèrÊacbitfe^inlsdlimifieûîfi^âtfJ ^fù-ellci ftVgthewffesù ffisahmxcrit sp0u.parêtenir iaisiéfijL’ylainage tbt CUnlpMé d’étaifcqdg ibmmJtfuzliïèh qkj^onamèsn^ aosflegséiakÿfiaMcaiiœrâceis^êi'èâtis ma#, ;]<Wîg)é e> di|kttdièi^)îfefci fpnt e u aâse& paaftMideupelm qüe)lesKikïil itoqi uisb sent y plo.®gèif £h*lèr^e»|3L§j^rfa9fif 9dtt3^aiiiî©^teèciib\rê»t0al,eàab ©ôiïébe d@ Sdi/ix^ndtiide:* WdVsi pouces afépai6^(îæ’oJilq b! t,m9saiTîàq nb liîioa uA £niBp^Eoqtnmjerjil»i&mâlleyiooida fia«aàjkseo dfesiqjinpgs£ldïSï|u’elieBîe§ita$ê g$an^bhdâisdnaipitÿ£j£bp àar pi©æge!lmiietii&mcé|j|ie adaaüîpsdanbiélbafefv^à Efrhdqm^èaéufbessalreoijHiup Baoq(\mrrmèê[afaew«fl®0he d’étain. Si on la laissait trop long-temps, elle ne ta(fb@&&ipæiàd©B<ÿi*e^ car i?p> s Wâc$n % tejz in g jioMô en &M<hqàut)xi eitempéE&lure p eu >.à u dess »s desce 11 e ffi£ufti»pp&sqm'&lemé poue ^tteipp^iationldéMeateqciqttîaéxige ,beiapeoupïd€|pi*cl«t«lite9b aqrnsf 9n;>ra ns ;asknogszsii aormbi sb xtiB-vi Les feuillesrdeïüdnd ainsi! àétilniéfs aKmU e^uitalrplongéesi^ans thtsuif fondu, un peuiplus!cbaudj4fndjCehafcdiipsrèrais*ïfemîpDOiJesf;relire; au bout d’une minute, puis oë des pl^e sur uneitaMeqyHirire&oidiri:^'dans cet état, elles sont frottées sur leurs deux f&eesjavec asti tampon; de chanvre trempé dans du sombiensec^qui^enlqve la graissé domt eliê&ipont couvertes, et les rfnd|teèaç®a|iSfstfenfâurêdiHiBânbii»àsp«iÿi«fiiIîWW?q ajfUîan'icM. > ». c ; j Les auteurs indiquent les moyens d’étamerdesafêsttillisâsd’tfûcpîiibé^ë'èeu^ lementftbHicdsïlèenétaairàieiàp^iliftàairfniflie iafeteqh^sSs<^e|£lâ^yièt^>pàî^is-geofc coin pliqnéâ « t #1- qx éeii t ipn? diffic Ü&ea înobôooua sa ealla'fjp -dlnei..
- af à&m çcèa©«$aEsl U» ütpftaàeib pmn^pté^cmn^d titsmd^ âë^iïèfi, -^àr M. Xa&fd? GruùthLo niouqettm fnsQtwlè de pi<ép*mîihn>Td«^teevdg#éiï^èr ùsagOîéepaârdkymmp©t poèrbleq^tebï{ütwbt«émgim^ô^élfeilfé^tiW^de huSécdétéëiëË»bo^sd^enfent de I^Wdrésç^fffc îîrufidteiicien^l^vâittdgë'WUée plüs;gmridéeé(rénmiiie;vdadsafa cfÉH*^
- pâgsèirèén à jd&iasrQffcie idswèt ^arêpâf&Htoliaah: iêfez&tâ&kte lfé?jïl?g!baî uod .lijEèictsss les'^lératiutaE; IsOTtf riefcécb tdâ$ ?pa\*ulal3(#lé>9d^iliè?9ih»êfei»è«ÊE vapeQHjtif^'iimùÊ lmusicpiioextetenb dmsl->i;i.'gr»diîd(l^qWftftv»eiîfi^ pri&Srfô PüDtfmiiul^ ^î©àalemibpveâw:poèédéa%fetn^n, U^gëtp®diftdc§frMprt5¥n$Htn#f^ msaiiéé ^vcsmkbbstibleiÿ f k§mû%$m idétsuMuM# ê«fîiM$$§<f>80 3îè#^i%fep
- très ydlfe ipédètre daâ$lksi^àèd^t»itôteÿl0m^liétoie^NMâtil^, Ut ks cbauâh mqïCinqL^inute« 'àiiiidégré^rieeMtïtAesp^uîtfÉ>(d iùifcttfëi sbifiïtëët eîiaiüfiq êeb assb aifsdma aol 00 la a iiîa'i aaf no aiuq < aibiodai Jaamaiéiîn -
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- £86 B IB LIQ (JR APHUL ; ISTBUSTRIELLE.
- Du* lait? prépare!de cette tmanière, ïayaptsété^transporté auç indes occidentales et étant revenu en Angleterre, a été trouvé dans un état de conservai tion parfait et aussi hon que du lait frais (i)%h , c..{„>
- ’i Economie, rurale. ,—y Moyen *de détruire les mulots. Un expédient aussi simple qu’ingénieux a fété anis^ydernièrÊnaent .f.en visage ! par un fermier de la Beairce, pour ^empêcher les dégâts que les mulots font éprouver ]aux meules de grains. Il dispose autour dune meule uncertain nombre de pots de terre? vernissés en dedans , à moitié remplis d’eau «et enfoncés dans le sol à fleur de terre; les mulots, en venant boire , glissent le dong des parois du vase et ; s’y noient.; Dans T’espace de deux mois, il est ainsi parvenu à en détruire cç4,5oo. •,'*•••’ j -.«aM x . <, ' .s,;,, , . .
- .n Beaux-arts. — Moyen deprendredes empreintes sur les planches gravées. Mï. PVdlliams. > auteur;de ce prpçédér-a obtenu h| grande .médaillé d’argent de la Société d’Eneouragement de Londres; voici la maniéré d’opérer.-On fait tremper .une certaine'quantité de papier d’impression, et on applique une de ces feuilles sur le cuivre gravé, mais non encré. Sur cette feuille on en place une autre qui est noircie d’un coté, et on frotte sur le revers de cette feuille avec un morceau de bois tendre et bien lisse. On examine de temps en temps la feuille pour s’assurer que l’empreinte vient bien, puis ©n enlève le papier noirci, et on trouve sur la feuille’blanche que les parties4 gravées-restent en blanc et se détachent sur un fond noir. ;* ; . -
- « Une feuille de papier noircie peut servir pour quatre à cinq impressions, après quoi on la remplace par une nouvelle^ - , * ;
- La couleur noire dont elle est couverte se compose de plombagine réduite en poudre fine et bien triturée dans un mortier avec du savon; ensuite le mélange est étendu d’eau distillée ou d’eau douce, et forme une pâle fine qui est* portée sur le papier à l’aide d’urie brosse douce...... ;
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- -a ‘ ‘' Livresfrançais.*- : , - - «<-
- Mémoires sur l’esprit de bois et sur les divers composés éthérés qui en proviennent, par MM. Dumas ét Péïigot. r V'??*r ; 1"v
- v Etablissement agricole exemplaire du Tymeur (Finistère), fondé par M. Le Corgne de Timadeuc, ;/
- - r?.* A. t -v i* - v’’ - * s 1 -c - ‘ ^ •.* ï -
- Ce'prècéde â b^âucoüp d’analôgîe avec' Celai de M. Appert^ depuis long-temps Cbimu fct pràüipié'cél? FMnce. iu - - •1 u ' *'* ^ ': ; •-/li y. -'i- * ' - ’4i\ ;
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- !BIBLICK5RArinËn INDUSTRIELLE/
- Notes*, reétihcatives, pour-servir à l'histoire des microscopes, par-M. Ch. Chevallier, In-4* r.-ué
- Survies maladies;desimprimeurs, Chevalliers' : ^ 'M*'k--^-fî
- Considérations sur les principes de la policé .du roulage et sur les tra-r vaux d’entretien-des routes, par M.- Noirptri vol. in-8i:: : r -
- L’imprimeur - lithographe ,/-nouveau fmamîël,u par i M. /; Æ 1 Éryà Broch. in-8i * ‘K •"'•'f: :YA :‘w ^ ?4.!v
- Traité de chimie élémentaire théorique et pratique, par M. le-baron' Thénard. 6“ édit;-, t. iv, î vol. in-8. t
- î‘U;5ü
- ilÜUI
- at,.i ,. î ;
- Art de construire en cartonnage toutes sortes d’oiivrages -d utilité et d’agrément^ï vol. in-u8.., : r ^
- Statistique annuelle de l’industrie. .u hr; : /-îrd ’ - v* ; •
- Aîmâna.ch'dü commerce du Havre pour l’année i855;* r>vol. in-î6.
- L’art de l’essayeur, par M. Chaudet. i vol. in-8; 1 • ’
- Des.f’outes et des cheminé en France et des moyens de les améliorer, par M. Saulnier. Broch. in-8. .*> '> * ’* **- * ’ ‘ L ^ r .!:-
- Musée de l'industrie française, feuillé in-4. ' " ’ ! r
- Musée industriel, par MMî Cochaud Molêon, i vol. in-8.
- Voitures à vapeur sur les routes ordinaires , par M. Galy-Cazalat.
- L’art de fabriquer les poteries communes et usuelles, etc., par M. Basie-ncdre-Caudeftari: î vol. in-8; pl. ' ^ i ^ .
- Expériences sur la fabrication et la durée des bouches à feu en fer et en-bronze, traduites dé l’allemand par M^Ravickio de Peretsdorjff. î vol. in-8.
- Guide pratique de l’architecture navale, par M. Mazaudier. î vol. in-8.
- Manuel et ?code d’entretien et de construction des routes et des chemins vicinaux. Broch. in-8. 1 '
- Essai historique et descriptif de la peinture sur verre, par M. H. Langlois. î vol. in-8.
- Description du ventilateur fumivore et sanitaire de M. Susleau.
- Manuel encyclopédique; et* pittoresque des sciences et des arts. T. î, in-8. :
- Etudes surdès voies* de communication, par M. Bazaine; ire partie,
- I vol. in-8. J
- ^ Nouveau système de construction des culiers, par M. Baisant.
- Tables pratiques- des capacités des tonneaux destinés au transport des liquides, par F. Chailân. î vol. in-r6l * * ' *
- Procédé pour obtenir et multiplier'un fac-similé de l’écriture, par
- M .Lanetï' * * AJ -#? -a
- v\
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-
- l88 BIBLIOGRAPHIE IffDÜ&TRIELLE.
- Mémoire sur les chemins vicinaux de la France, par /.-B. Ejinery. In-folio.
- Rapport sur un appareil distiflatoîre de M. Gagnon aîné, à Metz, par M.. Bergère, colonel du génie. .
- Abrégé des sciences et.des arfsvoù résumé des connaissances actuelles, traduit de l’anglais de Blair, i vol. in-ia, avec pi. !
- Bibliothèque des professions et des ménages, Recueil de manuels, cah. in-5a. l
- Considérations sur la fabrique de l’horlogerie en France, par M. Bris-* sart-Grohèrt. Rroch. in-4»
- Essai sur l’agriculture pratique, sur les assolemens et sur les baux à ferme, par M. Lucy* i vol. in-8. - -i • ,
- La Flandre agricole et manufacturière, journal de l’agriculture et de l’industrie du nord de la France , par Gràr. In-8.
- Cours complet et simplifié d’agriculture et d’économie rurale et domestique, par M. L. Dubois. 8 vol. in 12. . ^ f
- Manuel du coutelier, par M-Landrin. In-i8.
- Archives du commerce, Janvier fct Février i835.
- v 'Livres anglais.
- The philosophical Transactions ofthe royal Society of London, for theyear
- I, 8 54 » part. 11.
- The brüish Cyclopcedia of the arts and sciences ( Encyclopédie britannique des sciences et des arts).2 vol. in-8, avec pl. ^,
- Nicholson s Code oj mechanical science (Code de la science mécanique par Nicholson). 1 vol. in-8, avec pl.
- London journal of arts and sciences. (Journal des arts et des sciences, publié à Londres par M. FF- Newton, Avril i835, in-8 avec pl. Articles principaux contenus dans ce cahier: Patente accordée à TF. Longfield, pour de nouvelles serrures de sûreté ; à TV. Palmer, pour des perfectionnemens dans la fabrication des chandelles et des chandeliers; à M. Gibbs, pour des perfectionnemens dans la préparation du lin et du chanvre; ,à J. Clark,
- J. Nash et J. Longbotton, pour des perfectionnemens dans la fabrication des briques et des tuiles; à J.-TT. Cassel, pour la préparation d’un nouveau ciment; à J. Gardner, pour une nouvelle machine à couper les racines ; à Ri Winch, poûr des perfectîonnemeils dans la construction des presses d’imprimerie ; à R. Walher% pour de nouvelles bourres de fusil ; à TV*, ffirst, pour une machine propre-à garnir -et lainer les draps; à G. Gurnçyr pour
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- ^eef
- .mens dans la filature du coton. , . , » ,
- i^^Hî^ÿ^ep^fèirp^és^veê'tîôos if^evetées', avril i835* in-8 avec ^'^ftl&^sa'çon?enûs's)àa“i?‘" r-'“w’-rf•— •---**-
- ^Êèbrdée
- (vard. pour un nouveau systèjne
- , . , *-.-,-*** .sq,
- i^«m* i*“ ,,wJÿ’''ai' oyoïcnjg ut juachijies,à yapeuri à q f
- ^r«n'^8B'?1S>|!?eŸ|SW^ A%|3^aip|t de
- l’attaque des mulots; à /. JValton, pour d es* ^ p er f eçt 1 onn em e n s. dan si a
- Sf a* fai nef ^t^^réenéï Pf^ttammon,
- tables, et autres.
- iscuit de mer, par. M.urant., .
- de Londres à Birmingham.,— Appareil de sûreté pour les machines locomotives. — Moyens d’alimerifer îeV chaudières deé machinés à vapeur? par White. —» Nouvelle ruche ,*paï^ —BoussoleImsffîne^^par Pope.
- — Nouvelle pompe hydropneumatique,: I— Moyen de rendre l’eau de mer potable par le refroidissement. — Pont suspendu de Fribourg. -—Procédé pour fondre les roues des wagons destinés à rouler sur les chemins de fer. . . '7' •--v
- Thé London ' ànct EâinburglC phïto$ophical "Magazine and journal of
- Vi' • : .H ’•:£ | . 4 ï> ? y C y' • • ''£<
- science, by D. Brewster et/?. Jdrlor. Avril 1835, in-8., , . r *
- S3ÔW3# feï ï %. Vïr^lfi
- isfe fs- «h*
- 4q J'.ït î
- (taSnim
- *®È»ym*}' f <M é i^^é^ë^i^cwrd \83& tioiMh'îù d.
- psJLàimôriee qué^eeï&âppareil dbUelïünne depuis quatre afts sahs îfiterftiptioh dàns g ufie importante filature de^Ç@É&%ÀîHaguena.n, énB in*q rwp.kuj^ a, 4 ; .îfjsrma ^ M. Perier, à Compïègne f adresse iuénapire^r fiateaçx* Jai^pie^et Yâjs-seaux. au’il nomme véïocifères insubmersibles. x
- Objets présentés. M. ALlcirt, a Paris , soumet a 1 examen de la Société les per-fectioûnèmeris qu’il Rapportés au* presses xl’imprimèrièéU taiHê-ÜdifceJ^ ">
- Trente-quatrième année. Avril i835. a 5
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- *9°
- .mfgfârwmm-
- =.& M. à.P^i^p»^tUeîliat^iîli^jd44a SectntâNWUftdes fttewus qWil a
- exécutes pour L'Institution des jeunes aveugles, èi notémaïent 5sur =»n gl;obe ter-reslre approprie a leur usage,£ffi i^.qq^ M -ïg'insui\h mrt^s^in-y '*L i .
- M, Chenalfabricant de couleurs nnésr, demande ••»des • eoinmissaires pour examiner ses procédés de fabrication, et constater les qualités qui .distinguent Ses produits. - \_ K' A'fî . * j T\(jri\
- ,d
- M. de Cxàtîgny, sûc8esse?üir Mïïi?lÿtrdmi)lé et fèrïot, Sollicite'^examen de sa fabrique de stores transparens , et des améliorations apportés à leur confection.
- *^I, 0«rr<^,iartificier% PirfèVdema ndè queSociété se fasse rendre compte des travaux auxquels il s’est livré dans la vue de perfectionner son art. u U!-% 1 Communications, M» de Siîùestre présente une pierre lithographique provenant d’une carrière appartenant àM..hMcemierc, dans 'le 'département de l’Ailier, Ce ip^optiétaire deau^ndeque^a Spciét# 4uj fasse éonuaîtreisi cet échantillon peut faire ^augurer que l’explftit^tipn de la car-rière d’QÙJl a été e^ttraiM soit jdans le easf de fournir des pierres propres à la lithographie. ; ;
- — M. de Lasteyrie, d’après l’examen qu’il a-fait de cet échantillon, pense que cette pierre réunit les qualités désirables. En conséquence, il propose d’inviter M. Marinier à poursuivre ses recherches , et à envoyer une pierre d’une dimension convenable, pour que les essais auxquels on se livrerait puissent constater l’emploi auquel cette pierre serait particulièrement propre.
- M. Lemare présente un modèle de cheminée de son invention , en explique la construction, et fait remarquer les avantages que cet appareil offre sous le rapport de l’économie du combustible. . .. . . ,
- ; v ? -
- . Séance du 15 avril r835.
- M. Bottier, pharmacien à La Ferrière-sur-Ille, adresse une note sur l’emploi du marron d’Inde, comme propre à fournir de la gomme-résine, de la fécule, etc.
- M. Dupont, de Périgneux (Dordogne), adresse des échantillons de pierres propres à la lithographie, ; ; . • 5
- "Objets présentés. M. Jacquemard, ancien élève de l’Ecole polytechnique, soumet à l’examen de la Société le modèle d’une voiture construité pour marcher sur les chemins de fer, et qui peut parcourir des courbes de tous les rayons. Ce modèle est la représentation exacte d’un système employé à l’usine de Quessy ( Aisne) depuis huit mois, et sur lequel on met une charge de 6 a 7,000 kilogrammes.
- M. Grisard, horlogerA Paris , présente un nouveau système de pendule à éépé!iti$u dlheures iet. quarts ?et à sonnerie par un seul, corps de rofta^e^ /c ül M. flespréaux, des échantillons d’un nouveau genre de sculpture en cuir relevé par des dessins-çn relief et propre à orner les appartemens y ;< w u--h f-*i
- MM. Grouvelle et Honoré, de nouveaux r,çsu|tats de leur procédé de dessiccation des pâles à porcelaine et à faïence. .
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques J, ^1. tQliç>ier lit un rapport sur un mousqueton de cavalerie de M.. Lefq.ucheuJC«l-v / A. f Le Comité propose : i° de remercier M. Lêfaucheux de sà communication 5 â° d’insérer le rapport au Bulletin avec la description et là gravure du mousqueton et de sa cartouche 5, 3° de. le renvoyer à la Commission des médailles. " ([.Approuvé/] AAV wî ?. effi'îitru:.èmhqmi- nu'b . ypq..yp.'-uVi..-
- Au nom du Comité des arts chimiques, AL Mérimée lit un rapport sur les.cirés • à cacheter de M..\Zegéîaar.' H» '::t\ y ^ 3'iunuitr* f
- Le Comité propose d’insérer le rapport au ÉuÙetirif ^ Approuve.J J > ^ y
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- . ; Lit*utir/rapport » sur ies dtfttléwî'à en ta-
- bîettes préparées par 69i^ü9V6 ueaeisi êop -uunq-e
- lie Gomïté propose» d* insérer le rapport au J5M//eti«|èëï^de le renTO'pé^ à la Commission des médailles. [ Approuvé. J '' ’ " l-~'' ' < *’
- Aunom du Comité des arts économiques^ ^?.rlÀtarmquè lit un* rapport sur la fabrique de chapeaux et, visières de^cas^uette^ Yernis^ de M. (pincent, à Belle-
- WlllG . . g f i . ... f I" /. .
- -.-i. ... rfM¥f? V .. Ç’t'f «tT! ;1fi !•(•!.;. '-•
- Le Comité propose d’insérer le rapport au BulletinJ et de le renvoyer à la Commission des na^dailie#^£App^o«^b éti.v'sl ensb àv/illss'* Jï sbnpx-oe xosve-.l e-t -ÆüAia WMUidu; m霮 <Comité§d©£m4nïfcaB‘etmlme?lrtsû»Va’apport<s®E'>le8J procédés employés * par Ab. iTmffimy pouEsi’a^ainis^raen tvdes phime&v duvets, laines , etc. h
- Le Comité propose de faire insérer le rapport au Bulletin avec le dessin des /appareils é&M.téEaffîn\pet de le renvoyer à la Commission des médailles! [Ap-.prouvé. J .... ^i4q-SYgo/ti..'.»l m j« a&'iqu,iq-<#f/TiÇ;»,4 «ouji-ohmo
- Communication. AI.Jacquemard explique le mécanisme du modèle dé Yoiture qu’il a présctité.à.k Société y.et en démontré les avantages.
- > . ' •} Séance du 29 avril 1835. . ; , . | ^
- Correspondance. M. le Ministre du commerce adresse le 26e volume des Brevets d’invention expirés, et le dixième supplément du Catalogue général des spécifications de brevets.
- Al. Picot, scieur par mécanique, à Châlons-sur-Marne , présente de nouveaux échantillons de placage obtenus sans déchet, au moyen d’une machine de son invention, qui permet de tirer i5o feuilles au pouce.
- AI. Eugène Chevalier, à Elampes, annonce avoir apporté aux roues hydrauliques plusieurs perfecliounemeus qu’il offre de faire connaître.*. .
- AI. Gandais, fabricant de plaqué,, exprime le désir d’être admis à prouver que les objets de sa fabrique destines à aller au feu remplissent celte condition. , , j . AIM. Dujardin aîné, secrétaire .de la Société libre de commerce et d’industrie iHe Bouen , et Gsg/Tuam,. membreidu conseil d’arrondissement, adressent dèux mé-xmoires sur lasténographie. n - ;r...r? ;| ... .<
- j>; Qhfèts prêsèjitésiA^M;. de Erigés, èPariS, Communique la description, avec figures, d’un moyen qu’il croit propre à prévenir les accidens résultant du brisement des -essieuxlde tYpitUresirini oti ^ n-fio-ritow.' *»».* • boU-in^s-b Vf> , ,?/
- t ^ M* , serrurièriitféeâdÿèîfenY Sôîljcite l’examén d’un soufflet de forge à
- ^douMe^fet^poûr ièfqéM il S^yirîé-u'b bféŸèt d’invention. ;
- Al. Maillqrd, pré'se'nle les modèles d’une machine astronomique et d’un bateau qn ita imagines. ; £ M ,, . . „r. ... - -
- faU hommage de deux brochures ,. ,Vune sur le sondage et le tubage des puits forés exécutés par>AI, ifflulot* l’autre sur les puits artésiens d’Essonne^./osa*. .1 bî r ïs/cmwi tb ob V odob--;'1;.- ob
- M. Huzard père, d’un imprimé intitulé : Funérailles de Jacquard, et d’un mémoire sur rétablissement agricole de Tymeur j; ^ :
- Al. Chevalier, membre du Conseil, de trois brochures portant pour litre : i° Observations sur les maladies des imprimeurs ,* a° Essai sur la falsification
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- -IQ2 JP'ROCÈSTVERBJVjÇX.
- qu'on fait subir au vinaigre de vin ; 3* Essai sur dès moyens à mettre en usage pour rendre moins fréquent le crime d’empoisonnement ;< Ah ü;;i «*;•
- •• M. Gaty-Cazalat, de plusieurs exemplaires d’une brochure intitulée : toitures à vapeur sur les joutes ordinaires ,* ; \
- M. Gandais * de plusieurs exemplaires d’une brochure sur Y Enquête relative à lafabricalion du plaqué y e j c-.,.-'. i?.. . yi.'j
- M. Roux-Ferrand, d’une brochure ayant pour titre : Des canaux et des chemins de fer. .. . . . . . . -.-v,
- Rapports des Comités. Au nom du Comité desarts mécaniques, M. Legentil fait uh rapport sur une proposition de M. le comte de Perrochef ayant pour but d’encourager la filature au rouet du lin et du chanvre dans l’arrondissement de Fresnay (Sarthe). -, ; ;
- Le Comité propose de renvoyer le rapport à la Commission des médailles, en appelant son attention sur Adélaïde Duterlre et sur les travaux deM. de Perrochel. [Approuvé.] * ,
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Payen lit un rapport sur un mémoire relatif au blanchiment, publié par M. Gréau.
- Le Comité propose de remercier l’auteur de ses communications, et d’insérer le rapport au Bulletin. [ Approuvé. ]
- Communications. M. le baron Séguier annonce que M. Heurteloup vient d’appeler l’attention de l’Académie des sciences sur la propriété suivante qu’il a reconnue à la poudre fulminante.
- Si dans un tube de métal mou on introduit de la poudre fulminante, et que l’on soumette ce tube ainsi rempli à l’action d’une lame tranchante, il n’y a jamais déton-nation ; si, au contraire, on le frappe avec une surface aplatie, il y a toujours dé-lonnation.
- Pour parvenir à l’application de cette propriété, M. Heurteloup a fait construire un instrument dans la composition duquel entrent une lame et un marteau. Cet instrument est adapté à la crosse d’un fusil, avec un tube fulminant, de manière à fournir un système d’amorces continues. La lame divise le tube sans enflammer la poudre correspondante, et le marteau fait détonner. Après l’explosion, on fait avancer le tube qui contient l’amorce fulminante, et celle-ci se trouve de nouveau exposée à l’action de I instrument. On peut ainsi avoir un feu répété un grand nombre de fois. >. -
- M. Séguier entretient ensuite le Conseil d’un perfectionnement que M. Lefau-cheux vient d’apporter aux cartouches de ses fusils, et qui consiste à remplacer les bourres ordinaires sur la poudre par un culot métallique mince, portant un rebord de 2 lignes de large, tourné du côté de la poudre. Au moment de l’explosion, ce rebord, étant fortement pressé contre les parois du canon , ne laisse échapper aucun gaz ; d’où il résulte que toute l’impulsion s’exerce contre le projectile, ce qui augmente la portée. Il est à présumer que ce moyen pourrait être utilement appliqué aux gargousses des bouches à feu.;t 5 ;
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- TABLEAU, par ordre alphabétique, des Brevets d’invention, de perfectionnement et d’importation, délivrés en France pendant Vannée i834*
- jNota. Les lettres ( B. I. ) placées après l’énoncé des Brevets signifient Brevet d’invention; (B. I. P. ), Brevet d’invention et de -perfectionnement ; ( B. P. ) , Brevet de perfectionnement $ ( B. Imp. ) , Brevet d’importation ;
- ( B. Imp. P. ), Brevet d’importation et de perfectionnement / ( B. I. Imp. ), Brevet d’invention et d’importation.
- NOMS ET PRENOMS des
- RAevetes.
- Allier (G.)................
- Andrieux (G.) et Gendron (A.)
- Arnaud (J.-A.) et Planard (J.) Arnaud (voy. Kriegelstein). .
- Arnutt (P.).......
- Atkjns (voy. Sudds). de Baleine (P.)...
- Banon (P.-G.) et Saron frères..
- Barailley (voy. Esteve)......
- Barbier (A.).................
- Bardou (N.-Y.)...............
- Bardet (A.) et Mazoyer (J.),..
- de Bart (F.-Th.).....
- Barker (voy. Sudds.) ....
- Trente-quatrième année. Avril 1835.
- • »
- DOMICILE. DÉPARTEM. pq *5 « H A S j5- 2 © DURÉE des Breve
- Paris, r. St-Antoine, n. 36. Seine. 3 oct. 5 ans.
- Bordeaux. Gironde. 2 déc. i5 ans.
- Lyon. Rhône. 6 août. i5 ans.
- Beau-Grenelle, chez M. Taylor. ^ Seine. a4 nov. 10 ans.
- Bordeaux. Gironde. 24 déc. Sans.
- Nantes. Loire-Infér. 5 déc. 5 ans.
- Paris, ’ r. de la Vieille-Estrapade, 27. . Seine. 8 août. 5 ans.
- id. r.duDragon,i9- J id. 24 nov. S ans.
- id. r. Montmartre, , n. 68. 1 id. 26 avril. 5 ans.
- ,, ... ; 1 Marlborough, près Boulogne. , Pas-de-Calais. 3t mars. 5 ans.
- Lyon. Rhône. 5 déc. 6 ans.
- Lacvielle. Gers. 8 août. Sans.
- DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont e'te' accordes.
- Montre huitaine j applicable à la marine. (B. I.)
- Fabrication , avec du caoutchouc liquide, des i instrumens de chirurgie inalte'rables, ainsi que i tout objet susceptible de se mouler. (B. I. Imp. P.)
- \ Amélioration ajoutée aux mécaniques à la Jac-quart, qui peut en double cupler la puissance, et r des fils à tisser. (B. I. P.)
- » ^5 'l'~ Jr. ~ ^ v*v.
- \ cupler la puissance, et moyens de mise en jeu
- h
- Perfectionnemens des plumes métalliques. (B. Imp.) ,
- f Procédé propre à empêcher le refoulement du 1 gaz méphitique des lieux d’aisance, et machine < propre à en extraire le liquide et à y introduire, en cas de nécessité, l’eau nécessaire à la désinfec-.tion. (B. I.)
- Application delà vis sans fin tant aux guindeaux qu’aux gouvernails, et autres parties d’un navire, à l’exception des ridages> pour lesquels l’emploi de la vis a déjà été effectué. (B. I.)
- Nouveaux fourneaux qui économisent le coin-I bustible, propres à la cuisson des alimens. (B. I.)
- ! Appareil qu’il nomme pompe de comptoir de marchand de vin. (B. Imp.)
- I
- ! Mécanisme qu’il nomme indicateur a sonnette, propre au service des appartemens. (B. I )
- ‘ Nouveau procédé contre la strangulation des animaux, en coupant par petits morceaux les racines, tubercules, etc., quiserventâleurnourri-ture, au moyen d’un mécanisme qu’il nomme diviseur. (B. 1.)
- 5. 1 Moulin à grain à cylindre et coquille en pierre.
- : (»•!•). .it
- Substance minérale qu’il nomme grès factice ‘ dcBary. (B. I.)
- 26
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-
-
- *94
- NOMS ET PRÉNOMS " des • • v Brevetés.; /
- Baudet (à.-M.),.^. .
- Baudon-Porchez ...........
- Baudouin (J.-P.)........... ».
- ., t, .
- Baudrï (A.)....... .........
- Bazin (L.-N.).............
- Bazin (J.)'. ..,.-....., ....
- Beaudemouljn (J.-B.),". ......
- B.f CQUERELLK-FiRSÎIN ^îne’(G.-J.) Belin (B.) et LorillarbÇN.). .
- Bellevue (J.-B.).............
- Belot çt§Pioi.iEKC ... • *
- Bénard (J.-F.) et Traschsel (L.)
- Benigni (À.-T.).....
- Benoit (J.). ,........... •
- ; ; • • .'f ,ii
- r K- . U»
- Benoit (voy. FrançoÏs) .......
- Berinôer (B.) .\,
- Berjou (F .J......
- DOMICILE. DÉPARTÊM. ti ** ^ ? ft < % n « - 4 DURÉE des Brevets. DÉSIGNATION DES OBJETS . . pour lesquels " les Brevets ont été'accordés.
- V. - Lyon. ,i:| A y \i‘- . Rhône. 4 j uin. 5 ans. t Instrumeus dè géométrie propres à lever les > plans et à déterminer les distances, sans aucun 1 calcul ni emploi de la chaîne. (B. I.)
- - N - ' i'V Lille. Nord.; 3 fév. 5 ans. Nouveau système de calorifère. (B. I.)
- i - Aven ie, < de Yilliers,n. 20, ( aux TJiernes. k Seine. } i, • 26 mars. ! 5 ans. [ Eahrioation do sulfate de quinine sans alcool. 1 (B. lmp.)- '.'T -
- ( Paris, \ r. deRichelieu, l n. 44. \ : ; î, | id: 29 août. 5 ans. l Composition d’une pâte de réglisse qu’il nomme pâte pectorale balsamique. (B. I.)
- Saint-Malo. Côtes-du-Nord. 23 juillet iôans. r -Substitution du cuir au-fer et au cuivre em- * ployés jusqu’à .présent pour les dés places dans • lés rouets des poulies.(B. I.)
- { ; Paris,; < roc St-Jacques-(la-Bouch.,n. 22. 1 Seine. 2 aécem. bans. | Machine dite roues-rames, propre à accélérer 1 ou à améliorer la navigation. (B. I. P.)
- / zÆ ) \ r. St-Honoré, J \ n. 289. J id. 11 juillet i5 ans. Nouveau procédé de panification. (B. I.)
- i id: i < rué Montholon,1 ( n. 26. 1 id. 5 de'cem. 10 ans. . Grille avec son appareil'mobile et immobile propre à brûler, du charbon de terre sans vapeur. . (B- I-)
- *' Nuits. ’ Côte-d’Or. 2 de'cem. 5 ns f Appareil propre à empêcher le vent de refou- 3 ’ j 1er la fumée dans les appartenions. (B, I.) / Nouveau mode d’utiliser la flamme perdue V des feux d’affinérie, au moyen d’un appareil où c ) cette flamme est dirigée dans des fours qui con- 5 anS' ) tiennent un système de tuyaux dans lesquels l’air I atmosphe'rique j est desséche' et écliaufle, avant \ de pénétrer dads les hauts-fourneaux. (B. I.) 1 i
- l MontMimlie. A >a ! . Meuse. 3ô sept. i I
- Paris, 1 allée des Veuyes, ] ;; n.63v. / Seine» ... . UH* vt . . } 3j févr. 5 ans. | Biscôtt'es hygiéniques propres à la nourriture des Chevaux et bestiaux. (B. I.)
- e’ ‘ i d. (r. de l’Abbaye, < - id: 1 3b juin. 5 ans. Nouvelle presse lithographique. (B. I.)
- 'Bastia.^ Cors'e. i 2$ avril. 5 ans. ! Améliorations’ applicables' aux 'machines des bateaux à vapeijr. (B. 1.)
- / ‘ Paris, A' < r. Folie-Méri-( court, h. 11. 'il • •. nsi y ) nv.:?’ !.. ... m , ^ Seine.' i3 août. j-v- 5 ans. Appareil réztipssant la cliàléur de deux fours à coke et’ de ddux fours à carboniser dans un seul four à plâfre, avec combustion des gaz, de manière à ne donner aucune fumée à l’extérieur. (b.I.) . - i" r f
- i
- |'PT!'dù 'Ponceau,' ( n- i9-‘ ' ViA Si de'c. 10 ans. ; i Perfecïionnetnens a’pptùtéâ aux fusils se char- geant par la culasse. (B. I. P.)
- i id- j 3 r. des FilleS-du-i * Calvaire, n. 9. | .,î; \ [ Id. 1 i3 août. g chaussure de cKéràùkqû’ildomine hippo-sanr i5 ans. îj date. (B. I.) 1 ' 11
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- NOMS ET PRÉNOMS des Brevetés. DOMICILE. DÉPARTEM. S £ b i ; ^ -r- ?. < ep A ^, g DURÉE des Brevets.
- Beroux (F.-J.) Forges j de Rozé. i Côte-d’Or. 3 fe'vr. 5 ans.
- Bertue-Noel (E.-R.) Paris, r. du Battoir-- St-André, n. 2. Seiné. 22 nov. b ans.
- Be&liv fils (Cli.).... .. id. r. N.-des-Petits-Ghàmps, n. a5. , id. , , 18 oct. 5 ans.
- .Rkssht . . . * Lyon, Rhône. 24 oct. 5 ans.
- . Paris, r. Saint-Domi- - Seiné. 3o avril. 10 ans.
- J' ••••••••] Birtte (F ,-C.) . nique, n. 1O1. id. ) r. d’Orléans., ( n. 4 bis. id. 32 août. 5 ans.
- Blondel (H.) . Caen. Calvados. 24 nov. 5 ans.
- R Al? ATT 17 T f>h RniTTr.T. A TîT» j Paris, r. Michel-le- • Seine. 26 mars. 5 ans.
- . Comte, 11. 3o. ;
- Rotllot fL.-A.l. ... Lyon. Rhône. 26 sept. ib ans.
- - '** ! ’ Sainï-Ètîenuéi Loirl. 11 déc. i5 ans.
- Bordeaux. | Gironde. 4 déc. 10 ans.
- ! ‘ Passÿy ’ . Seiné. 2 j juin. 5 ans.
- -J . ; Rouen. 1 Seine-Infor. 3i déc. 10 ans.
- Borri.ni jeune Paris,'/ rue de Suréhes, n. 6. Seine., 3 févr. 10 ans.
- Bottex (J.-C.) Dreux. Eure-et-Loir. 28 mai. i5 ans.
- Bouchon (L.-A.) et Guèuvin (S.- I).). 1 Paria, ' place de la Ma- deleine, 12. . 'Seine. 12 sept. 10 ans.
- Bouilliru (voy, Bocquet) .....
- DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- ( Machine à fabriquer des clous de roues e£ des i clous à bois de toute dimension , clous à l’usage y des constructions maritimes, chevilles à brandir, p pattes, lames à canon de.fusil et de pistolet. (B.
- *1. P-X-Jj1:.’'
- f Emploi de la toile, de la percale ou percaline , I de Ig. cotonnade et, autres .étoffes .semblables à J'tous les objets de reliôrc, cartonnage,gaînerie et t couvertures en tout genre, et procédés de pré-I parution au moyen desquels ces étoffes servent (; utilemep| ,p, ces différens usages. (B. lmp. P.)
- (Nouveau système de digues à la mer, propre à créer des ports;et des rades et à conquérir des •lais de mer. (B. I.) ,,
- i y
- Nouvelle machine qu’il nomme métier a rabat, propre à faire des étoffes façonnées, satins à doubleface ou sans envers, et velours coupés fond satin et laine, etc. ( B. I.)
- I
- {' Nouveau système de cha-pente sans assein-( biage.(B. I.)
- I, v ;
- i Toiture-modèle en zinc et perfectionnement v des mitres de cheminée. (B. I.)
- J Nouveau genre: de billards. (B. I.)
- j* . .
- 3 Carton d’une espèce nouvelle, qu’ils nommén ! I carton- Bout Hardi (B, I.)
- 1
- 3? Procédé chimique propre au blanchiment de-cires de tous les pays. (B. I.)
- r /
- ( Mouvement mécanique servant de moteur à < toute espèce de| battant propre à tisser toute ' sorte de rubans. (B. I.)
- r
- f Nouveau bateau-radeau supporté par deux ? fuseaux. (B. Imp. P.)
- 5 Nouvelles boissons gazeuses, dites grogs mous \ seux. (B. 1.) f
- £ Machine propre à çanneler à la,molette, desti-j née à la filature. (B. I.)
- i Appareils de chauffage et de cuisson t qu’il J nomme bovanljcres. (B. I.)
- I Chars, chariots, charrettes, voitures e l brouettes mécaniques, et moyen et procédés pre { près à les faire marcher. ( R. I.)
- i - ; • •,
- f , Nouveau procédé de fabrication ues meulc-f de moulin et appareils qui s’y rattachent. fB.I.,
- * 26.
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-
-
-
- t96
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- Bobrbin (P.) et David (L.-F.). Bourdeil-Désarnod (J.-F.) ...
- Bouré (J.-C.).........«.....
- DOMICILE.
- Bouvier (F,-G.').
- Braconnier (A.)..........
- Braithwaite -(voy. Rivière)... Brame-Chevalier............
- Paris,
- de Braüx-d’Anglure (F.-N.) . r. du Faub.-St-
- Honoré, Go.
- Havre.
- Paris, ' | r. Hauteville,
- Levergies»
- DEPARTEM.
- Orange.
- Arcis-sur-Aube.
- Lille.
- Brémond (A.-F.).. Breton pcre et fils.
- Brignoles.
- Grenoble.
- Paris,
- Breugnot (J.-B.).........S galerie Colbert,
- in. 16.
- J id.
- Brewer(H.)...............r r. Truffaut,
- n. G,
- Le
- Le même.....
- Brewin (A.)... Brewster (G.).
- Le même....... ...
- Le même.,..........
- Brierr* (C.-L.).....
- id.
- id. /'
- Saint-Quentin.
- Rouen.
- id.
- id.
- Paris,
- r. Saint-Victor, n. 49. V
- Seine-Infe'r.
- Seine.
- Aisne.
- Vaucluse.
- Aube.
- Nord.
- Seine.
- Var.
- Isère.
- Seine.
- id.
- id.
- id.
- Aisne.
- Seine- Infe'r.
- id.
- id. ...
- Seine.
- « 2 “
- B ~ l
- <j ^ •
- n
- rs W
- m
- 2 3 avril 24 fe'v.
- 24 mars.
- . t
- 2 de'c. 27 juin.
- 3 avril.
- i4 oct.
- 21 mars.
- 19 sept.
- 4 juin.
- 26 sept.
- ï4 nov.
- 11 de'c.
- 27 juin.
- 24 fév.
- f
- c 1 avril.
- 2 S juil.
- 3 fe'v.
- W . u -« > ai 9
- » (5 a <»
- 5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans.
- i5 ans.
- 5 ans.
- DESIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accorde's.
- Lance et harpon propres à tuer la baleine. (B. I.)
- ( Nouvelle espèce de fumivores applicables aux f appareils d’éclairage et de chauffage. (B. I.)
- Plongeoirs doubles, triples, quadruples, desti-ne's à perfectionner les fleurs sur tissus imitant la broderie. (B. I.)
- Appareil qu’il nomme fumivore anémofuge, perfectionnemens des chemine'es communes.
- ! Appareil et perfectic (B. I. P.)
- 5 ans.
- 5 ans.
- i5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans. 15 ans.
- 10 ans.
- Nouveau genre de fabrication de tissus de bonneterie. (B. I.) J
- Appareil propre à accéle'rer l’e'coulement des sirops lors de la mise en forme des sucres. (B. I. P.)
- Bâtons de cire à cacheter de formes arrondies sur le dessus. (B. I.)
- Nouveau procédé de tannage des cuirs qu’il nomme tannage accéléré. (B. I.)
- Nouveau genre d’épurateur ou crible pour la pâte à papier. (B. I.)
- M oyen de remplacer les pierres lithographiques par le zinc pur, pour le dessin à la plume et au tire-ligne, la gravure et le dessin au crayon (B. I.) .
- Machine propre à couper le papier mécanique au fur et à mesure de sa fabrication. (B. I.)
- Pompe pneumatique qu’il nomme trelle or quadruple air pumps , propre a perfectionner la fabrication du papier. (B. I. Imp. P.)
- Pompe triple à air, propre à la fabrication du papier. (B. I. Imp. P.)
- Perfectionnemens dans les métiers et dans la fabrication du tulle bobbin. (B. Imp. P.)
- Machine propre à préparer le fil en doux pour filature, appelée double accélérateur américain. (B. Imp. P.) i
- Nouveau genre de moulin propre à moudre les graines et autres matières susceptibles d’être réduites en mouture. (B. Imp. P.)
- Appareil destiné à mesurer le gaz. (R. Imp. P.)
- Système de machines propres au peignage et au nettoyage des déchets de soie. (B. I. P.)
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-
-
-
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés. .
- Brocard (A.)................
- Broyer (C.-A.)..............;
- Bussac (P.).
- Cabanis (J.)..... .........
- Cabarrus (A.-D.)...........
- Caillet ( vcy. Schmidt ).... ,
- Caiman-Duverger......
- Le même.
- Le même. Careah...
- Castelain (L.). Ceeeier (E.)...
- Celeier-Blumenthaï. fils.
- Le même................
- Ciiabert (F.)..........
- DOMICILE.
- Champaleier fils aîné' et Pear-son (F.)........ ......
- Champonnois (voy. Martin)... Cinruis (J.-A.)........
- Chapcy (N.-31.).
- .. Montmédy. Paris,
- r. St-Martin, n. 2Ô9.
- Lyon.
- Yillevieille.
- Bordeaux.
- Paris,
- r. du Pet.-Musc, hôtel de la Herse d’or.
- ici.
- id.
- . ='"
- Bièvre.
- Bordeaux.
- Rouen.
- Paris,
- r. du Ponceau, chez M. Faure-Beaulieu.
- id.
- Nîmes.
- Arras.
- Lyon.
- Paris, i r. des Noyers, •
- n. 4^.
- > | .... .. I ....... > *
- ( id. i
- Chardin (F.-A.). jr. Saint-Denis, £ id.
- I n. 175. ) ;
- DÉPARTEM. '* DATE Je la délivrance de» Brevet». i DURÉE des Brevets.
- Meuse. 3 fe’v. 5 ans. j I
- Seine. | 2:4 sept. 5 \ !
- Rhône. 13 août. 5 ans. |
- Basses-Alpes. a5 mars. 5 ans.
- Gironde. 19 sept. i5ans. j 1
- Seine. 2.3 mai. 5 ans. 1 1
- id. f(j sept. 1 10 ans. |
- id. 8 oct. 10 ans.
- Seine-ct-Oise. 22 nOY. i5 ans.
- Gironde. ,J 26 avril. i5ans.
- Seine-lnfér. 3 févr. b ans. |
- Seine. j 4 déc. 10 ans. 1 «
- id• ri déc. 10 ans.
- Card. 27 juin. 5 ans.
- Pas-de-Cal; i'. 17 oct. jo ans. i
- I h'ne. r 6mai, i . , 10 ans. |i
- Seine. 2 4 déc. 1 5 ans. |
- id, | 3 mars. 1 5 ans. |
- '*97
- "Tl
- DESIGNATION DES OBJETS
- pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- Nouveau chapelet à barils sur roulettes , pour épuisement. (B. I.)
- Procèdes et combinaison de registres à répertoires dits continus. (B. I.)
- Nouveau système de moulin à blé. (B. I.)
- Moteur applicable à toutes les machines , et propre à obtenir le mouvement continu. (B. I.)
- Nouveau système d’éclairage qu’il nomme lampidon. (B. I.)
- Machine à filer à la main et au pied, qu’il nommejïloir. (B. I.) ....
- Machine à filer à pédale, et à rochet, qu’il nomme fcloir sans roue. (B. I.)
- Lampe mécanique simplifiée. (B. 1.)
- Fabrication d’un vinaigre blanc et d’un alcool au moyen d’une substance non encore employée dans ces produits. (B. I.)
- . Nouveau procédé propre à extraire l’indigo de tous les draps. (B. I.)
- Appareil propre à cuire dans le vide les sucs de betteraves et sirops de sucre, ainsi qu’à concentrer toutes les dissolutions salines. (B. I. P.)
- Machine propre à rafraîchir la bière. (B. I.)
- Machine qu’il nomme chabcrtin ou machine française, propre à battre , vanner et cribler toute espèce de grains et de graines. (B. I.)
- Métier propre à faire un tulle-dentelle de coton à point d’esprit. (B. Imp.)
- Application de la couleur noir bleu solide surj les étoffes tissées , telles que crêpes et gazes jle^ tout genre. (B. Imp. P.)
- Nouvelles lampes hydrauliques à gardes à double effet. (B. I.) I
- Procédé de fabiicationd’uae nouvelle chenille,
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-
-
-
- i§8
- NOMS ET PRENOMS'^ des ‘
- BREVETES, ; ’1? J ^ : *
- >lr3:T
- DOMICILE.
- Ciiarroy (N.-F.)
- e:iv.U -dû -Çârïs,’'- £ ;E_f «. *i .
- ............../ rire St-Denis , ) • Seine.
- ' ( il. -3o. }) j
- ^ raï-
- «ÉPARTEM.
- •à- I ,5
- Châtelain (P.)......... . . .»*;
- Chailldtq
- CéiauSsénot (H.)ét 1 DEROsixiÈ. Vf. des Bàtàllléis,A p».., Seine,
- j • .• n; 7..“ c 4........
- ; ,>i » .eo-moi u««> 3'îwiÿifct y
- Chauvet
- Chenot
- : i!s:o-::s " , 'r. f»àfïs:^ :r,r-,
- (A.)...,........,..,f.)r. Sainte-Anne,-/ i>
- ..«'«mu. l i--
- [ id. )
- (E.-B.)..................7 r. del’Univer- /
- .... .'iiiu.ia'L> :; n i| site, n. 8. ^ /
- id. Saône-el
- Chenu-Gieee...................| CMbns-^sar- Saône-el|-Loire
- Î * 'Paiis’j * _ % ’^nno: -np:
- Palais-R'oyal, V Seine, n. i63.. )
- uubb(J.)........u..Uv?....| £ Fav^irt^1 id.
- : .1 ,’j; I j ' j
- Ce a ud ot-Dumont et Peuvîset. ) <• Clichy, ,(
- ... r , ,, .( près.paris. . 'J tw*
- id.
- j|sn Péris)*11'’'
- Ceostee (J.)......... ..va r. Basse-Saint-
- . ..1 - U., n jnqoTq 'invb°''Eiërré,' nb-2. J •is,:B l'
- C ' ‘ id. |
- Cluesmann (J.-B.)..............< r. Favart, > id
- : . ‘ " ' V ^'*.4: A .0:,r
- . i . : ! . io )•,<•'?*!U ?
- COLLIKEAU (R .-1 .).........
- Constant (J.-P....,,...
- ; .-.i ; • nu. '» .
- Corrompt (J.).............
- Cote (voy. Cronier) ..........
- Cotte (R.)............ . ... ^.
- Courhaut (J.-F.)i.......
- é :.ji/!v.ie if‘i nie- ^.-f<
- CouRT9iSf(Ch,'A.) •
- S,- tfif ;)
- Tours. ; Indre-et
- Marseille. 1 . B.-du-Rhone.
- Lyon. Rhôae
- . Epinal. . i Yosèes.
- ;*t . . » T
- .. : _ . . ) * :i- i
- . • Paris,' v 1 *
- r. Croix-des^-jf ^
- Petits-Champs H Seiûe.
- j;, n. 38.». . ,1 • . ..
- Loire.
- .'•ah ’
- I àM l9H:%ï Ù9 /
- Pas-de-Calais.
- n.. è . .ie< .
- lu î »
- |fi - s
- sept.
- octob.
- .! ; i à
- octob.
- octob. 3 fe'v. i! sept.
- . bs
- ?4 de’c.
- ^2 nov. ri dçc.
- êo mai.
- s de'c.
- ii mai..
- |4 mai.
- s
- !è fe'v.
- 8 octob
- H g
- -c=a _ .fe
- Û PQ
- fi s
- 'XJ
- DÉSIGNATION DE^ OBJETS Ji'dâié Jtl | pour lesquels'J,>
- les Brevets ont été accordés.
- v* n Noévtofesr pièces -dVitifices dites pièces dë 6 ans- I arreté. (B. I.) |
- "tS’ans.
- ibans.
- i5 ans.
- 5 ans. ’
- i5 ans. ;;
- m' |î
- bans, j 1
- 5 ans. \ 5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans.
- i5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans
- i
- -i
- 5 ans.i
- l
- fMéoaniqae pfopi’e à. perfectionner des.peints à jour et. des œillets à jour sur plumetis . (B. I '
- Appareil propre à la préparation des eaux gazeuses et vins mousseux, ainsi que tous autres liquides susceptibles .d’être saturés par le gaz acide carboniq-.le, pouvant également s’appliquer à la dissolutionlde tous autres gaz. (B. I.)
- Noqy-ean /syslème complet ,4e .fabrication de souliers, bottes et autres chaussures par des procédés mécaniques. (B. I. P.) .
- i
- Procédé de fabricatioïi ffa’fèT. (B. ï. j
- : 1130111116 pro^ife' à'perfectionner les coudes cintrés des tuyaux de poêle. (B. I.)
- Nouveau système de lunette d’approche. (B, I.)
- Vt !.... ................... >
- Perfectionneiliens dans la fabrication des serrures et des çadenas de sûreté. (B. Imp.)
- Nouveau mode de fabricationdesnoirs propres à clarifier les sufcres. (B. 1.) ...
- Nouveau genre de tubes, moulures en cuivre et
- autres métaux. (B. I.)
- . o,.. \ ......
- s
- Noijvrpiui moyen d’accorder les pianos. (B. I.)
- Moyçp d’imprimer .à l’huile les canevas ou les tissusde divfr^s couleurs, afin de les employer à ia'confèction d(,sstores, garde-manger, devants de clieminées. IB, !•) .
- Mécanisme qji, adapté à une voiture ou à une charrette,' en errêle immédiatement le cours. (B.I.) - * j" '
- Nouveaux prôcédésappliquésà la filature et au moulinage des Soies , dont le résultat est d’éviter un déchet de 9<j?our ioo. (B. I.)
- Nouveau mo|cn dé "fixation des roues dé voitures aux essieux. (B. I.)
- "• ' / .•.................... , ' '
- Système d’appareils inodores propre à supprimer rôdeur destmaiières fécales depuis leur naissance jusqu’à l|ur réduction en engrais. (B. 1.)
- Procédé de revivification du noir animal par la voie liquide Sans calcination, et à l’aide duquel on lui rend touftes scs propriétés décolorantes et filtfàtAè^-pur F emploi-des. acides et des alcalis. (B.L)
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-
-
- *99
- NOMS ET PRENOMS, des , Brevetés.
- Courtois (J.-J.).............
- . — i • <r ' ’-i l
- Cronieu et Cote frères........
- . . .. .-• > ; • ' l
- ;d d.Vp
- Cuny et Jourdain..........
- Dancueel (F.) et Greiner^F.) .
- Daübrée (J.-B.).......
- David (yoy. Bourrin) .......
- Debain (A. -F.).....,*....
- Debaussaux (F.)...........
- Debergue (H.-P.)..........
- Decaen (A.)........... . . ..
- Décan (A.-L.)..............
- Delacroix-Saint-Crair. . Delarotiiière (J.-A.). — • ?.....
- Deleuze(E.)........v..?.i .'Mi.
- Deeeveau fils aîné'.......... u.
- •! î-
- BÉ'mttla (Y-»)'»- • • • •.
- r \! \ DOMICILE. r . r 1 DÊPÀRTEM. ^1 5 ï ;= j» 4 V».!i fl * s O “3 • rs durée I des Bfevets.
- Issv, près Paris. Seine. ijî déc. io ans.
- 1 u:ild
- Rouen. Seine-fpfér. 2* févr. io ans.
- -;v. *«*.? •••• •>' . . . :t j .• ïû-i
- Pàri's, ‘ ' r. d’Ulm, . Seine. 24; févr. 5 ans.
- .. .. n* 7- • '• 'i
- id. r. Bergèrei, ; àl. \ i3 août. io ans.
- n. <j. r.
- id. r. dèS Fossés- *! .. 23 juil. ro ans.
- Si-Germain-l’Auxerr., n, 43. .... .
- id. ' r. St-George, k id. 31 mars. 5 ans.
- . n. o* r
- i
- id. r. du Renard- id. g nov. 5 ans.
- St-Jlerry, n. 6. Amiens. ; ’ Somme. ‘24 nov. 5 ans.
- Paris, . Seine.
- r. Grange-aux- 4 • uin. 5 ans.
- Belles, n. i8. i ... I
- _Grigny.v Rhône. & mai. • ! 5 ans.
- Paris, r. de la BariHc- f. ..,-Sejnè. •; V i ; 3 fév-. 5 ans.
- rié, n. rg.' ’
- Orléans. ^ Loiret. 3 mars. îo ans.
- \ Aubë. , l à déç,.. ; ip ans.
- ; Paris, ?
- r, de Va,u girard,'. Y Seine. 5î déc. a ans.
- , iij.Aa.» / *. t
- Toulouse. i Haute-Garonne. 2^ nov. 5 ans.
- U . ;.4
- Pâtis, r.'Se-Jàccftt'es, i Seide: é fév. 5 ans.
- J 7^. 44.> ‘ 1 . ,.t.; J Bordeaux. i Gironde. ir juil . 5 ans.
- •' v .éf . sa j* , : ..
- c'*li
- DÉSIGNATION DES OBJETS ;;
- ^. . pour lesquels
- les Brevets ont été accordes.
- ... —4..^^—------,-----—--------—
- Briques dévoyées propres à la construction des cbemi'nées. (B. J.), , , . . . .
- 1 No u v e a il- W s t è in e avec moyens et appareil d’exécution , relatifs au grillage de toutes étoffes et tissus dç laine etspton. (B. I. P.) - ; . ;
- Socques calorifères. (B. 1.) . ..
- Nouveau piano à corps résonnant accompagne' d’un mécanisme simple, afin de régler avec faci lité les tonsulelTnstrument. (B. I.)
- i
- Lampe simplifiée construite sur le principe de la fontaine de Héron, et qu'il nomme Ifimpe chuta tique. (B. I.) |
- I }.
- J Machine à diviser les chiffons, qu'il nomme
- J délisseuse mécanique. (B. I. P.)
- Nouveau mécanisme applicable aux pianos droits et aux pidfoos carre's. (B. I.)
- Appareil réfrigérant;propre a la conservation des sangsues en Voyage. (B. L) ..........
- Nouveau métier à filer contipu. (B. I.)
- Nouveau système de fours destinés à la cuisson de toute espèce de produits céramiques, depuis la porcelaine jusqu’aux poteries les plus grossières, au moyen de la houille ou du coke. (B. Iv
- Nouvelle pompe plongeante et refoulante à bascule. (B. 1.)
- Machine dite 'ttecoüpeiise', destinée a executer mécaniquement deux des opérations de laiabri-cation des pointes de Paris. (B. I.) —
- Perfectionnement apporté dans la fabrication
- F
- | des bas. (£b I. P.)
- ! Pompes aspirantes à mouvement alternatif
- | (B.P.) . ' i
- f Réverbères destinés à l’éclairage des villes. ) (B. I.). i
- Nouveau système de force motrice par la pesanteurjdes corps, basé sur de nouveaux pnn -cipes , par les diverses combinaisons desquels on peut obt enir jusqu’à seize fois plus de force qu^on n’en emploie pour les faire mouvoir, sans qu il y ait jamais perte Ûe vitesse comparativement aux systèmes connus, surtout en grand. (B. I.) j
- Moulin à bra‘s mu‘par deux hommes, d’un usage simple et économique, et propre a ql.T.r,e de la farine de grains de la plus belle qualité.
- (»• 10 .......................
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-
-
-
- 200
- NOMS ET PRENOMS J
- des . -
- Brevetés. '
- Deliue (L.-A.) et Jouval (J.)
- Delminioue (P.) et Eaurenëon Deeporte (J.-J.)............
- Delsarte (J.-N.)............
- Le \
- Dehurger (P.),
- Descombbs (J.-P.), Savoye (J.-
- (M.)........:........
- Deshays (voy. Meifred). Deslauriers (G.-J.)....
- Desprukeaux (G.)............
- Derosne (yoy. Chaussenot) . ..
- Devaureix.............
- Devoir dit Mouton.
- Dida (A ).
- Le même et Lamotte (L.-H.).. Dieu (Ch.)....... ^’....
- ; ' J v, DOMICILE. " i'3 .1 ; DÉPARTEM. 1 ® '< s À * 5 ' ~i 1 DURÉE des Brevets.
- Paris, i
- r. N.-Dame- de- Seine. 2j nov. 5 ans.
- Nazareth, n. 5.
- Eybens. Isère. i s déc. 5 ans.
- Paris, t .
- r. de Marivaux, Seinje. 2$ juil. 5 ans.
- n. 4. I
- Solesmes. . Nor$. " févr. ' 5 ans.
- id. i , ,, id. k 27 juin. i 10 ans.
- Belleville. Seine. 1 î 19 fév. ! i5 ans.
- Romans. j Drôme. i t 22 août. 5 ans.
- Paris, - i j
- r. de Cle’ry, Seine. 24octob. 5 ans.
- n. 3i. f f
- id. j (
- place de l’Hôtel- { ' r“ id. 18 déc. 5 ans.
- de-Ville, n. 8. | •
- id. - \
- r. du Cherche- ..... id. 3 fév. 5 ans.
- Midi, n. 71.
- I- !
- id. .... t ...
- r.des Lombards, \ id. 12 déc. 5 ans.
- 2!î* t ;
- ,
- |! Paris, 1 , | I,.' ! i ) i 10 ans -v
- vieille rue du Seine. n sept. 10 ans
- Temple, u. 123.
- ; ,V_ . >z
- . . - r ’ M
- - * id. ; (f id. 3i juil. 5 ans
- ( i,L .
- 3 r. Hautefeuille,
- i n. i3.
- I
- id.
- a3 juil.
- DESIGNATION DES OBJETS . . -» pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- Nouveaux champignons mécaniques et élastiques destinés à l’emballage des chapeaux de dames. (B. I. P.)
- Cuisson des briques et des tuiles au moyen de l’anthracite cru. (B. I.)
- Piasoir à anneau mobile. (B. I.)
- Petit fusil qu’il nomme pistard, destiné à rem placer la sarbacane aux moineaux et aux jeux d’adresse. (B. I.)
- Procédé qui conserve la levûre de bière, sans y ajouter aucun corps étranger, et sans en altérer le ferment utile au développement de la fermentation panaire. (B. I.)
- 5 ans.
- Machine qu’il nomme épurateur graminal, destinée à l’assainissement des céréales, des graines oléagineuses et à leur conservation, à la destruction des charançons et de t tous les in sectes qui les rongent. (B. I.)
- Nouveau procédé mécanique dit cardoline, propre au garnissage des bas et bonnets drapés. (B. I.) ;
- i
- ; ' . .
- Composition connue sous le nom dt sirop pectoral de P'auquelin. (B. I.)
- 1
- Nouveau genre de crayons. (B. I.)
- Seringue qu’il nomme clystérienne, produisant à volonté un jet intermittent ou continu. (B. I.)
- Nouveau procédé de dégraissage des cuirs. (B.
- I..P.)
- Nouveau moteur. (B. I.) "
- Améliorations apportées à la batterie de cuisine, notamment en ce qui concerne i° de nouveaux procédés de fabrication de casseroles, marmites, plats, couvercles et toute espèce de vases, en toute espèce de métaux, meme en cuivre et en fer étamés; 2° de nouveaux moyens d’application du doublé d’argent à la batterie de cuisine j 3° l’emploi du cuivre rouge ou jaune doublé en fer-blanc ou étain fin , en lame et au besoin en zinc, etc.; 4° un système de manches adaptés aux casseroles ou autres vases de ce genre, sans rivures traversant la matière du vase. (B. I. P.) j
- Crachoir dit tusrna. (B. I. P.)
- i
- Nouveau support parallèle au méridien, ser------------------ J— montures de globes et
- vant au mécanisme des sphères. (B, I.)
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-
-
- 2<yi
- ;v i . - 4) W
- NOMS ET PRÉNOMS:A :?dd \ V u; ! 5 t’I 1 ~ ' r *• è .kM ; jh -I. x H ÿ -w. >
- des 0 [ Brevetés.; ; tco ,-î» DOMICILE. : l hOÏ DÉPARTËM. * H ^ « : :m iæ p pa , « S
- - ns
- Dogüet pèïe et fils et Dcclusei. Saint-Étienne. 1 Loire. • t 6 août. iô ans]
- - : Paris , : 4
- Douent (L.-J.)... ..b.;. *... r. du Faubourg-( Seine.;'!". a4 nov. ^ 5 ans.
- ; :,,v. St-Denis, n.82. ; I \
- t id. : ) \
- Dormoy (Ch.)..... r. Saint-Joseph, > • id, 4 déc. ib ans.
- . D. 11. ) ;
- ' ' ‘ r ' ’ ici. ‘ 5 !
- r. de la Boule- id 1 26 mars. 10 ans.
- Rouge, n. i3. t ‘ a ..( .. i-x j;j i
- DoÜMARES (J.), MoNNEREA,U (J.) Bergerac^.r | Dordogne. 3ï octob. iâ ans.
- et Rahbaud (P.)........... q ‘O ; : . , *1 •. • ' 1 ' * ‘
- Paris , , 1
- Drew (Th.) r. de Choiseul, ’ Seine. iî déc. 10 ans.
- Drouauet frères.............. n. 4. Nantes. i i L oire-Iüfe rièuré 1 3i juilv ié ans.
- Dublanc (roy. Mathis) i f ..A
- Paris , » ' i
- r. de Laborde, Sein*. 2(^OCtob. 10 ans.
- n. 24.
- S ! id. 'ib>
- Dubourg (J.-M.) avenue des ! Ch.-Élysées, id* 24 mars. 10 ans.
- B. 5. .: j.;;..’ .o<S
- Duchamp père et fils Lyon... Rhône. 20; déc. 5 ans.
- Duchène (P.).-................ Givry. Saône-et-Loire. 3i déc. 5 ans.
- Duclusel (voy. Dogüet) Duguen ('voy. Dumont). . ...... •T i Paris, / r. Martel, n. 11. S | i
- Dumont (J.-J.). . Seiné. 3 fév. i 5 ans.
- Le même et Duguen (H.).... . / l: ‘î ,’OÜl i - - - id^ ^' id• j 9' déc. 1 10 ans.
- Rambouillet. Seine-et-Oise. i ^ f ai mars. 5 ans.
- Paris , i
- Dunand (M.-A.). • r. Saint-Honoré, Seine. 29pctob. j 5 ans.
- n.345. , i
- Lyon. i Rhônje. L ‘ Loi.. i5 ans.
- . !
- î • x-‘ !
- Dupuis et Leroux fils Amiens. r SommSe. ig;sept. 1 5 ans.
- • • ; • ^ y i . . \ . ,*r?* g < . •ÿ.ùV
- Paris , * ^ * 1 ! * 1
- r. Sainl-Hcnoré, ' 1 Sein^. .?rr • • | ; 29 Octob. 1 5 ans.
- n. 10a. ; | : ,r.
- DÉSIGNATION DES OBJETS ’A JfiOŒ | pour lesquels - les Brîevets ont été accôédé^.
- Principes defàbrication, sans coups perclus, de té ans] 7 toute éspèôe de rubans et autres étoffes brochées
- \ (B. P.) :
- I Fourchette mobile à coulisse, propre à régler < les accords demi-tons, dans la harpe à douh1' * mouyemeut. (B. I.)
- Nouveau procédé de panification. (B. I.)
- Nouvelle cafetière. (B. I. P.)
- 1
- î
- Perfectionneiùent qu’ils nomment moteuvlan-ce-nayelte, ajouté à la châsse à tisser dit a la Dou-mnrèi,qu’ils ontjnventée et perfectionnée. (B. P.)
- . t* • *
- Perfectionnemens dans les machines propres à lainer et garnir les draps et autres étoffes. (B. lmp. P.) ‘
- Système de ridage à vis sansefin , susceptible de plusieurs autres applications dans les arts.
- (B- I.)
- Nouvelle espèce de papier dit papier-roseau (B. I.) )
- Trente-quatrième année. Avril i835.
- Méthode nouvelle de préparer le café à la ipeur et en grand, à l’effet d’en faire la distri-; bution à iras prix dans les grandes villes, (B. I.)
- i (• •• -
- Machin©dite cêpinetiere, propreà être employée dans les fabriques de soieries. (B. I. P.)
- Couteau de tanneur perfectionné, à lame de rechange* (B. lmp. P.) . ,, , I :
- ' " v '-•i"-*-'- j
- f
- Appàr.eil propre à accélérer la filtration des ' sirops à'traters Ie noir. (B. I.) ..
- | b-..............i
- r Appareil à concentrer dans le vide et à 1 air ; libre leç sirops et jus de betteraves. (B. I.)
- 4- 4 . . f
- ' Nouveau coutéau dit verrou de sûreté, (B. I.)
- Nouveau bec de lampe. (B. I.)
- . j, :.U. ..u ................
- Améliorations et chungemens cpi’il a faits aux plateau^ chauffeurs et refrigérans^ . destinés à 5 l’apprêt de Jtoute£sortes d’étoffes. (B. P.)
- y •1i..... . ... ...d-.a)
- t Nouvfeatt système de grillage dès tissus en soie 1 et en laine*.(B. Pt)
- ; ; -iqci j.......................
- Y Instrument qu’elle nomme clarijicaleur ou I -siphon, universel^ destiné a servir sur table le • ' vin ordinaire et Àe Champagne sansoter le hou-
- V chon et sans incliner la bouteille. (B. I. P.)
- 27
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-
-
- 1
- NOMS ET PREÿQMS r
- / des tootî
- ,. J? wy§T& s *j » } of «ton
- ' • rv ,. .o. ;:. >y?
- POKim.(J.) . .:, ..xt., , ....
- DUROURE (E.rP.).....* •
- Düssart (yoy. Rouen)....
- La mêmeïi\.vil >ïü
- Edwards (II.).......... ;.,,.
- Ehrha&t (J. >C.) .........
- Emorine (P,-N.).V,'’,. ... .1. ;.. EnferBeon (E.)..........
- Esiève aîné et Baraierey (G.).
- Etard (J.-C.)............
- Etienne (P.-F.).....w.n.
- .. -u- l irornr
- Etiennot (J.-B.)..... .. *.»'«
- Eurriot (E.).
- iFaurk (J.-J
- Faeveau-D:
- ZEAU-Müj,
- Feragus (A
- ,. ..itm
- Ferrt.....
- ncà.'j ; DOMICILE. ï-T'Vîlf'-; ' PÉPARTEM. j r r ë i 1 I T » ^ * a 1 « ’ O <0 V n}
- jAUemans. ;• • | ; Lotret-Garonne- ?.;7 juin.- 5:ans.
- Saint-Etienne. ; J - f - •: ) 1 N Loire. a5 juillv 5 ans.
- Paris,.*: r. du Mail, n. 29. | 1 Seine. i3 août. *5 ans.
- v- " i' J-Vj id. .-r- .j.. - r- g4 déc. 10 ans.
- ; Chafflot ' 1 rrr<t t ’ ' 1 iittêc i5 ans.
- quai cie Billy, n. 41 * id* 24 mars.
- • - • j .
- Paris, r 1 1
- r. Plieljppeaux, n; 35.1 ‘ id. 24 octob. 5 ans.
- Lyon. Rhône. 2Q, déc. .pi ans.
- Troyes. Auhe. 3 févr. 5 ans.
- --> oîhvm.-rt i
- \.I .üy f "
- Lormont. Gironde. 3i juil. i5 ans.
- .Paris, . . ? n *‘**'\? 1
- r. Pagevin, Seine. 10 juil. 5 ans.
- S ? . r . f
- i "Versailles. ! 1 tif, Paris^ : Seine-et|Oise. 2^ déc. i : ) -;j.. 5 ans.
- r. dé G rebellé -' St-Hon., n. 29. ’ Seinp. 2&mars. 10 ans;
- idy* * - -• f v-t/
- r. des Anglais, idJ : 1 3i juil. 10 ans.
- n. 8. . ’é
- 1 , . . .21 , X •' • -3 ' •* 1 1
- ,r,,; .Saint-Denis, s e* i. të- . 26 mars. 5 ans.
- “ 368. ~ id. . K — - r"— ? _ j; : | „ a ÜX : ’''.ü i î ’* , il
- r. du Dauphin, 4 déc. 10 ans.
- , j.»-* V P
- , .UdVuA- | -’-l 7 u : h ;
- r. Saint-George, { «d|j 8 octob. 5 ans.
- •;»V ! * V
- Êpinal.*1 I Vosgep. 22 août. 5 ans
- r-j jfu .«wr|Àf*T j.
- : \„i . «Paris-; • f, ‘ - ‘
- 1 r.deEébao, . r. n. 24. - t Scinp. 8 petob. 5 ans
- DESIGNATION DES -OBJETS .aamiIIOtf; ! pourlesquels b
- les Brevets ont été aceeüdës.
- Four propre ji cuire la prune d’ente, dite pru-\ neau d’yigen fiaptre$pr.i^peauR de toute espèce, figues, raisins, jpommes, poires, cerises et tous; autres fruits susceptibles d’être confits. (B. I.)
- ! Mécanisme adopté au métier à la barre, destiné à la fabrication, des rubans, taffetas, gros de Naples et du cordon pour ceinture. (B. I.)
- iv , - -V .T A 'f
- f Nouveau,jnode de trituration des matièrescm-i pïoyéés danslafabr. du papier et du carton. (B. I.)
- 1 Procédé servant à préparer le papier ou le V càrt6n,;;delmanière à rendre ces produits à là 1 fois imperméables et moins combustibles qu’ils f ne le sont ordinairement. (B. I.)
- Nouvelle; Boupàpe-ti Foir à détente, propre à la distribution de 1r vapeur dapsles machines à vapeur. (B. I. P.) i
- OrgueTprehest^è manivelle. (B. I.)
- >
- Pompe à incendie aspirante et foulante, s’alipicnlant d’e|le,-même. (B. Imp.)
- Soufflet à doûble et simple effet à volonté , pour tout genre de forges, qu’il nomme soufflet d’enfèr. (B. I. P))
- Berceau ou traîneau propre à haler à terre, ou , sur un chemin de fer, les navires qui ont besoin i| de réparations. (B. I. lmp. P.) \
- Boîte d’emballage qu’il nomme boîte-Elard.
- C»-1-')"/., {
- ^Planchette perfectionnée. (B. I.)
- / !
- Procédé propre à Scierie bois à'brûler. (B. I.)
- Piano dont la, promptitude des marteaux est activétfàu moyen de six roulettes adaptées au mé-Oanigme.ffe chaque touche, et dont la table d’harmonie est allégéeet à l’abri detoutes les variations, au moyen d’une pointe appelée contre-pointe cehtra{e.f B. I. ^.) , -
- Garde-feu mécanique propre à empêcher les. accidens produits par le feù. (B. I. P.)
- . U .. -
- - Moyen défaire ‘de la bougie avec du beurre , qu’il nomme bougie du soleil. (B. I.)
- •:<. » 3 I f. • - v-'-* ' ' '
- j Nouvelles ferrures fermetures de portes et I croisées dites crémones françaises.{B. I. P.)
- * Nouvelle machine à fabriquer les couverts de ; fer et autres. (B. I.) -
- { Appareil propfe à soulever"lès malades, âihf ^ d’aideriiuxpansemens, changemens etautrescas ( utiles. (B. I.)
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-
- If | NOMSd^l’RÉNÇJJS-jfT,; | des,q.!rp.:..f ; jf*.- • s» î ii -4 -y DOMICILE. . é - f eu j - 3 $5 î i' i lil^RTElHv a - ’ ; i s ï' B » At 1 • if#-^ f- «^3 ^2 a 0 t ® S
- Flanard (roy. Arnaud). ...... 1 *
- ’.füO/fl oP J v Paris, 7 - i
- Foissac (P.) 1 r. de la Made-** , Seinè. 2S août. i5ans. t
- m 4 i' Miij'' 1
- ...r - , id. , i
- Forestier (J.-B.). i\ du Pot-de- id. 26 mars. i5 ans. .
- Fer, n. 1. :f f V' i ; < J : ' X
- ' -> '/i ’> ' üî' : ' i Foujü ( voy. HuiKD)« r.. ! !
- François , frères......,...... . i t: Nantes, y ^ Loire-Inférieure 1; ' ?2 nov. 10 ans.
- Fr^kcois^ et Benoit .. V ..... i Troyesi r ;7 Paris y Aul^e. . 3 fév. Sans.
- Veuve Frichet 1 r. St-Benoît, • -y **'*9-, . ;v’ 1 l , Seine. »4 nov. 5 ans. V.
- Frigerio (J.-A.) ' ,r. delà Bourbe* U. ,,,?•»*> j ' . id. .1 _ . 27 mai. î 10 ans. , -
- Gabet (F.)......... r. des Quinze- i4. n JUli. 10 ans.. -
- Vingts, p. *. 1 - : . i -i:- i
- Gabriel (P.)........ Toulouse. Paris,” ' Haute-Garonne. ! ' : : 3o sept. 10 ans. | ‘ -i
- iGalibert (P.-H.)............. r. N.euve-Saint- • Seine. 28 juil. 10 ans,. '
- Augustin, h: 34, 1
- Garrigues (V.-A.),. * « **«. *,, ».. y l' Poissy»! Seine-et-Oise. 3i mars. S ans.; |
- GAGEURSRt (P.-G,) . . . . • . 1>; . * i , Lodève. » . j| Hérault. 2! nov. i5 ans. |
- - ' •„ y ;.;</• ,-r Gasciie (J.-P.). ; Paris," * , \ - t | (
- Palais-Royal n. 20. -A ' ‘ Seine. i ! 3 4 déc. 5 ans. ' 1
- P f f T ? ; /
- Gasparini (A.).... •. . » • »'«;• * Gaubert (Gh.) et "TixtEGRAnt- Bfhfsqiïte.' h..-*- B.-du-rRhône. 3i mars. 10 ans. 1 , !
- Delabarthe. '* 'Ahiieny.^’' Somme. I î dec. VP ans? ,
- Gauthier ( voy. Hervibr) ...».. ' Paris, *. Il 1
- Gavard (J.-D.).. .!.V;......... 4 K-UOi:-- S
- f. N .-des-Petits- k Seine. .iè juin. 10 an|.
- Champs,-n •$"[, ;
- Gendron (voy. Andeieux) ... ... '' 's . { • - 0 V ?
- ÂSOKCS {J.j. ...... 1 « « 1.1.. . . . . j i ,. 4» r » é - 20 mai. î 1,0 j|n ÿ. -
- .a
- DÉSIGNATION ^RS^B^ÏS, ' Pour lesquel* ,
- ' lés^Br^yets ont été accordas.
- > ' r«*f” -,
- J1 Nouveau moteur rotrnné motcur-Prédaval, appücâbïé à toute espèce de machines. (B. Imp.)
- .V.__ „ ï !.. , . . . , . . . . , . -.y
- Machine qu’il nomme Liasse horizontale a bas-
- rongent et les détruisent. (B. I.)
- Instrument gtf’ils nommentfusil-harpon. p pre à la pêche de la baleine. (B. I.)
- Pressoir à vin qu’ilsnomm ent le troyen. (B. I.)
- Nouvelle reliùre mobile. (B. I. P.)
- Procèdes pharmaceutiques et mécaniques CY\ ployes dans la fabrication des pois de garou composés pour les cautères. (B. I.)
- Mécanisme qui, appliqué aux voitures mues par la vapeur, les rend aptes à parcourir toutes les routes ordinaires, ainsi que les chemins de fer, tant en plaine qu’aux montées, quelque rapides qu’ellos puissent être. (B. I.)
- Nouveau système cl’éclairage à double réflecteur parabolique, propre à servir à l’éclairage des villes. (B. f.)
- Lampe mécanique d’aprèsle système de Carcel.
- (b-ï.vU . h . , , .
- Appareil propre à garantir, corps et biens, tout bâtiment jejui aurait éprouvé des avaries par suite d’une tempête. (B. I.)
- Nouvelle machine propre à tondre les draps.
- (B-1-) : i
- Nouveau procédé propre à remonter et mettre à l’heure , par le , socle , la pendule, sans être obligé de lever le, cylindre de verre. (B. I. P.)
- Procédé applicable, comme force motrice, à toutes.-les -machines et particulièrement àux moulins à iarine. (B. I.)
- £ Drague A- sjpnpape propre à l’extraction^ de toute espèce de matières. (15.1.)
- Nouveau pantographe. (B. I.)
- , j ....
- Moteur produit par l’emploi simultané déjà force musculaire de l’homme, et de <:e“e tant de là pesanteur de son corps. J. JaqM ;
- 2?,
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-
-
- NOMS ET PRENOMS
- des
- anoq
- ' ' , >J:i in ? : if
- BREVETES.
- Gerdret (A.-H.)..,.., Le même...............
- Gerentb (P,).;.......... .
- Mu® Gervais (E.) .......
- Gervais (J.- A.)......
- Gibbons-Merle ..........
- 'ty. I *»'*; aijlu.-ji
- Gibus (A.)........ ......
- Giroud (voy, Letestu)..,
- ‘ '.I
- Godard. ..................
- Godefroi fils............
- Golay (J.-H.).............
- i •< •
- Gonon (J.) fils.........
- Gontiér (E.-H.) et Jequier (J.-
- J-).*...........••••••
- Goerbier (J.- L.}.............
- Granard (J.-R.).............
- Grassel (voy. Koch) ..... ...
- Grégoire (G.),...........
- Greiner {voy. Dancheel).
- Grezely (N.) et Lalakce.,,,,
- :oiaàa .-DOMICILE. a t- -a DEPAR Ç - ’EÏtfà i S a ^ lin DUREE des Brevets.
- Paris, -n i
- r,, Montmartre, Seine. . • t •.'A.:- 8 août. 10 ans.
- p.’J fl if- id. ' ht 4 déc. 5 ans.
- l-A.. .<> * : ' j
- ' ’ • id. ' • k f
- r. de Choiseul, id. 24 mars. iâ ans.
- n- 4- ..•? ’ ‘ ;
- H ^ - U; ï&to':- ; i
- id/ î : •
- boulev. Saint- id. 4 juin. i5 ans.
- •Antoine, n. 67. s"‘\ 1 ; ^ ... - Ï
- ' id. •• - ’r. N.-D.-de-Na- id. :,*i 4 déc. i5 ans.
- zareth , n. 20. }
- . . G ! s ^ .
- id. > ...
- r. du Faub.-St- 1 id* 2 déc. 5 ans.
- ^Honoré, n. 117.]
- • M «
- ' id.-. " ‘ '
- pl. des Victoires, id. 23 juill. 5 ans.
- ri. 3. f
- ÎO-Ï;-i -
- l Baccarat, ‘ Meurthe. 23 juill. 10 ans.?
- 1 Taris, ' t -, .
- r. Montmartre, Seine. 22 août. 5 ans.
- • . n.i33.
- Ly*on. Rhône. 3i déc. ô ans.
- .--H- •rré -1 ; y. -
- Saint-Etienne, Loire. 2 déc. 5 ans. î i
- Paris, ' ) Ai
- r. dé Chaban- Seine. 3i déc. 10 ans.
- (. pais, n. 2. • .
- 1 ' : i : . >
- , id. i :
- r. Château-; id. 11 dcc. i5 ans J
- Landon, n. 17. 1- .r ,. 1 j a:: i ' ' - i | l
- ' ?V 'Mi ; ’ • \ \ j i ! \
- . .. Trébcs. , ’* Aude, ... 4 18 déc. io ans.
- : i | - i
- 1 j j d • i f i; 1
- ' < ‘ Paris, : \ , fM • 1 • <
- 1 r. de Charonne, > Séîne. E 3 févr. 5 ans}
- P n<4î* J 1 ' f 1 i ?.
- . ni- ici»! V i 1 ; s
- ... s f * S
- Saulnairç. ; Haute-Saône. 3o juin. h ansq
- DÉSIGNÂT icftf DÈS OBjÈfrS'’0f ..34D1ÜÜÜ j pour lesquels'*
- les Brevets ont e'te' aee‘ordfe'5:
- I
- I
- I
- 1
- Sac.à avoineîqu’il nomme antipousse aérifère altracleur. (B. I.)
- BroSsêâ minérales dites décrotteuses. (B. I.)
- Machines perfectionne'es propres à denter les linies et lés râpes. (B. Imp. P.) * •<
- Proce'dé mécanique produisant à volonté le mouvement continu et perpétuel, et s’adaptant à toute espèce d’objets auxquels on désire imprimer la force, le mouvement et la vitesse. (B.I.)
- t
- Roue à puissance mi-circulaire, par des moteurs à mouvement centrifuge, opérant le mouvement perpétuel. (B. I.)
- C uisine économique porative, fonctionnant par le gaz. (B. Imp. P.)
- -iO/Ofl al ni-j ^ .....'. A-.< ' • : ~
- Chapeau d’un nouveau genre. (B. I.)
- i
- Procédé relatif à l’art de la verrerie, et propre à prévenir lés iuconvéniens résultant de la crasse, des cordes* et autres impuretés qui se produisent dans les creusets pendant le travail au verre et du cristal. (B. Imp.)
- Nouveau ressort sans frottement, pouvant s’adapter à toutes les clefs «les instrumens à vent. (B. I.) ;
- . • ' :t . . ......
- Corset-cuirasse, propre à corriger et'redresser les difformités de la taille. (B. I.)
- Nouveau battant à plusieurs navettes, propre à fabriquer à la barre, avec économie de soie, d’ourdissage et de main-d’œuvre, toute espèce de rubans avec dessins. (B. I.)
- Nouvelle pâte propre à la fabrication du papier. (B. I.) | \ ,..
- • : i...............
- Pompe à corj>s horizontaux propre aux grands épuisemeus et aux arrosages, incendies, etc. (R. I. Imp. P.) .............
- Machine qu’il nomme mètre générateur ou planche stéréotype, propre à imprimer d’un seul coup de presse toute ^espèce de mesure de longueur sur une ou plusieurs lames de bois réunies. (B. I. Pi} • J . ..G
- ,,rf ' • - j . . . ; .
- Râlions hydrostatiques propres à mesurer les plus grandes profondeurs de la mer et a garantir les vaisseaux des abords dangereux. (B. I.)
- Appliçatioànouvelle d’un foyer aux chaudières des maciiiries à vapeur et autres chaudières d e-vaporation. (B. I.)
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-
-
- NOMS Et PRÉNOMS’ des
- Brevetés.
- Grilleï et Trotton...
- Gros-Jean (S.).......
- Grossel (voy. Leroux). . Gueuvin (voy. Bouchon).
- Gugnon aîné..........
- Glilmaud (J.-L.).......
- Hacquet (P.-C.).,
- IIainsselin (P.-H.).,....
- DOMICILE.
- Lyon.
- Mulhausen.
- Metz.
- Paris,
- r. Vivienne, n. 20.
- / Paris,
- 7 r. du Mont-i Blanc, n. 27 bis.
- id.
- 1 esplan. des Invalides, n. 28.
- Havard (J.-F.).......
- Havard (F.-M ).......
- Heathcoat (J.)........
- Heatuorn (H.).........
- Heiluan (J.). .> ........
- Le même..............
- Heine (B.).....
- Helfexcercbr (D.-J.)...
- Henri (Jos.)............
- ï id.
- * r. Lafayette,
- \ o.55.
- 1 7
- | id.
- / quai de l’Ecole,
- I n. 22.
- id.
- r. Favart,
- n. S.
- id.
- Mulhausen.: id.
- . 4
- Éaris,
- Ÿ. du Mont-Blane, s. 5o.
- Bergerac.
- Paris,
- r. Phélippeaux, n. 11.
- DÉPARTEM. S3 *5 £ J|. «'T® ” 'O CB 0 ^ S « £ ' Ü B 0 !
- Rhône. 6 sept. 5 ans.
- Haut-Rhin. 11 déc. 10 ans.
- Moselle. 8 août. 5 ans.
- Seine. i3 sept. 10 ans.
- Seine. 3o sept. 4 anr.
- id. 10 juill. 3 ans.
- id. 3 fév. 10 ans.
- id. 22 août. i5 ans. :
- : id- 14 mai. iô ans.
- id. 11 déc. i 10 ans.
- Haut-Rhin. 3 févl>. é ans.; 7 1
- id. i ' !3o juin, i 10 ans.
- '-£ Seines r>-1 ï $ nov'.v 5 ans.i v T
- fi8ordogniç.1|i 3 avril. 5 ans4 i
- Seine. 27 juin. 10 an J.
- DESIGNATION DES OBJETS pour lesquels > les Brevets ont été accordés.
- Nouveau7 procédé brochés. (B. I. P.)
- de fabrication^ des châles Procédé de fabrication
- ------- propre à utiliser lê^
- gaz qui s’échappent des chambres de plomb où se fait l’acide sulfurique d’après la méthode dite: combustion continue. (B. P.)
- I Appareil distillatoire continu, à la vapeur ( propre ,à toutes les matières épaisses fermentées / soumises à la distillation dans leur état pâteux
- ] (B- I.)
- I .. ; ..I
- 5 Fermetures deboutique qu’il nomraefermelu-
- \ res tachj'alites. (B. Imp. P.)
- Voiture à voiles et système de mâture et de lest applicable à toutes sortes de voitures. (B. I.)
- Moteur qu’il appelle chimico -physique , nullement dangereux, ne produisant pas ou très peu de fuAiée, pouvant s’appliquer à quoi que ce soit, et propre à remplacer la vapeur avec avantage et économie. (B. I.)
- Fausse équerre à rapporteur propre à connaî tre les degrés des angles sans le secours d’aucun instrument mathématique. (B. I.) .
- Appareils de garde-robes inodores destinés aux: lieux d’aisance. (B. I.) ^
- Moyens et, procédés propres à dessécher et à cultiver simultanément les terrains marécageux à l’aide d’un mécanisme et d’un appareil mis en mouvement, par. une machine à vapeur ou par toute autre puissance motrice. (B. I. P.)
- Procédés mécaniques propres à scier et percer le bois destiné à divers usages, sur des bancs ou établis d’une construction particulière. ( B. Imp.) ;
- Machine à armer toutes sortes d’étofîes. (B. I.)
- uMAiIette flexible servant au renvida^ë du fil danS"les:machines dites continues et bancs a ùrci| ches. (B. I.) j
- Nouvel appareil de chirurgie propre à différeri-
- __/.Kii.iiofTionloc a»! ntuivinf c^'innliu
- Multiplicateur de force, applicable à toute espèce demoteurs.. (B. I.) , .. . { c
- Procédés applicables à toute espèce d’ouvrage# en matières minérales, végétales ou animales, afin d’imiter l'incrustation, la gravure, lamosaïque, etc. (B. I.) r.’
- T......i/a.4-1 . • .raï ahaL-,
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-
-
-
- NOMS ET PRENOMS
- „ des-.büi- ’ •
- Brevetés* . .
- Herlànd (A.-N.) ;...........
- Hervé (A.-C.). *...
- Hervier, Gauthier et cowp...
- ail*
- DOMICILE.
- Guerlesquin.
- > J i < y
- Strasbourg.
- ' ‘ I ,>*
- St-Cliamond.
- ( Paris,
- Hi&okhet (G.).............r, dèChaban-
- (. nais, n.6.
- " I
- ( Paris,
- ....**'*< r. de Choiseul,
- C • ' ( n.4.
- Hoskinc (W.).
- Il0UD2VILLEflls.
- Houldsworth (J.).
- Le même.
- Le même...............
- HoiïZBAH-'MuiROïr et Fauveau-Deliars. ..' ................
- Saussay.
- id. >!
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- IltlARD et Fûuau.
- Hullmandkl (C.)..... v
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- HvRSTIIOUSS
- id.
- Bièvre.
- Paris,
- r. du Parc -
- , Royal, n. xf t
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- r.. de Choiseul,
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- «qyFavart,. .j , , n.’8."‘ ^
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- ne Iglou............... ?b
- Madame
- Jacquot {vof . 'ViscKg.Tÿw»;? jtv ♦ Jametel (uoy. Lemàre). ......
- ria.:.: *
- bouler, des Ita-1
- . liens, n. 19. \ 4
- TL..:-., r
- 3 ti>?rr)
- DEPARTEM.
- Finistère.
- Bas-Rhin.
- Loire.
- Seine.ff
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- Seine-Infér.
- .. id.
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- Ardennes.
- Seine.
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- 23 août.
- so de'c.
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- 13 de'c.
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- 11 dëc.
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- 10 ans.
- :àdÉ -
- 5 ans.
- DÉSIGNATION DBB-GBJBT& .. , 3 : pour lesquels :
- les Brevets ont e'të accordés.
- Machine à égrener les céréales. (B. I.)
- Emploi de la vapeur d’eau dans la métallurgir dù fer et dans toute autre opération métallurgi-que. (B. I.) !rf
- Changemens, modifications et additions apportés au métier à lacet. (B. P.^ -,
- f Moyens économiques propres à la cuisson et à 1 ans. j ja fabrication du plâtre. (B. I. Imp. P.)
- i5 ans.
- I
- i5 ans.,^
- i5 ans.;
- i5 ans.
- I
- i5ans.
- *5 ans
- :-}b"ïÂ
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- .î^ 1
- âns.
- °5-ans.;
- Mode perfectionné ou combinaison de mode et d’appareil pour transmettre ou étendre la force motrice aux voitures ou chariots marchant sur des chemins de:fer par le moyen de tuyaux dans lesquels' ©afait;le.vide. (B. lmp- P.) ;j :
- Machine propre à remplacer les pompes à feu, machines hydrauliques et manèges. (B. I.)
- Perfectioonem e n s applicables aux machines dites mull-jennys ou toute autre machine à filer en fin le coton , ainsi qu’aux machines dites billys, ou toute autre machine propre.^ filerle coton en gros, comme aussi à toute machine propre à filer la soie, la laine, le lin ou toute autre matière filamenteuse. (B. Imp. P.)
- Perfectionnemens dans les machines employées à carder le coton, le lin, la laine, la soie etautres substances filamenteuses. (B. Imp. P.)
- Perfection nom en s dansles machines employées à préparer et filer le coton , la laine, le lin et autres substances filamenteuses. (B. Imp. P.)
- - i . . .
- Système de carbonisation applique au traite-mtat des, minerais de fer et autres, et à l’affi-nagedetià la fusion des métaux. (B. I. P.)
- Fabrication du papier avec les feuilles des arbres, le chiendent et le ligneux des asperge?
- ï ....... . . ' .
- Méthode perfectionnée propre à mettre les dessins sur lete blocs et cylindres , soit de bois, soitnde enivre et autre métal, et servant à imprimer sur tqutes étoffes de laine, de lin , di coton ou de soie , comme aussi sur toutes les substances susceptibles d’être imprimées. (B. Imp. P.) . |
- Appareil propre à ôter et mettre les bottes ou autéps- chaftissur.ea, avec »uae grande facilité.
- (B.Jmp.) ‘ ; |
- . ,*Bsmpi#çipropi;è ^ conserver Je teint. (B. I.)
- *'ïijg;S vj|O«‘V0îl '
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-
-
-
- NOMS ET TRÉNOMS des ; :
- Brevetés.
- JaMINET-CoRJJET (A.-M.). . • , j ,
- Jahtet (H.),.............. . i
- Ja?ï frères............ ..... *
- Jaruold (Th.).
- Jeckbr (F.-A.)...............
- Jequier (voy. Qqnïier).......
- JoNVAI, (H.-J.) et PlGÀLLET (J.-J.........................
- Jouet A (J.) ............ . . . .
- Jourdain (wj\ Cuhï) .........
- Jouyih (X.). .................
- JuLtlEN (P.-S.). JuLLIEN (L.-C.).
- JuttXEK-COMPBRAT (L.).
- K.ARL-'WxttBR.. .
- &EENE (W,),. .....
- KsNTfrèrcs.. . . ,
- K.HEI4.BR (W.)%.,
- .... ...<
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- DOMICILE. DÉPARpEM. h 3>e ta g S C3
- » ~ i i- : • j - s « S
- ’ *0
- Paris, ~-.fî
- r. du Four-St- ’ Sein». 10 juin. 10 ans.
- Germ., n. 26. J . • 3 ; "
- Lyon. ; î Rhônè. 3 fév. 10 ans.
- Beaucourt. t 1 j Haut-Rjiin. 11. déc. i5ans.
- Paris; |
- r.„de Gh oiseül, , Seine. 3o juin. i5 ans.
- n. 4. î
- id. v - .... 1
- r. de Bondy, id. 3oct. 5 ans.
- n. 48. y
- r. St-Denis, 1 u. 3 fév. 10 ans.
- n. 376. ( ' Seine-et-Oise.
- ; Saint-Germâin-en-Laye. \ 26 sept. 5 ans.
- 1 Paris,
- place Royale, Seine. 3idéc. 5 ans.
- n. 16.
- Pemantier. Aude. 28 mai. 10 ans.
- ^Grenoble. Isère. 27 juin. i5ans.
- Paris,
- r.duF.-Poisson- Seine. 3 fév. i5 ans.
- nière, n., 1. ) . . - ,
- - ! id.' ‘' i’-- ' f
- r. St-Victor, id. 23 mai. *. I 10 ans.
- n. 76. ;<]; î. 1.1 ‘«vî-u. . ,, .. T" ;
- Sedan. Ardennes. u avril. 5 ans.
- f
- Mulhausen^ Haut-Rhin.' So sept. 5 ans.
- f :
- 1
- ,VT;:. r.. «•- à Bordeaux,;,. Gironde.. » ti i3 août. 5 ans.
- j ' l
- Bouïogne-stir- a ‘Pas-de-Calais. 3o juin. 5 ans.
- Mer. |
- Paris, rue Favart, Seine, i3 août. 10 ans.
- 8. J ‘ . ï
- DÉSIGNATION UES OBJETS i j pOUF lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- Fontaines; filtrantes, qu’il nomme polyûl-’ ires. (B. I.) | '
- Foyers, calorifères et fourneaux de cuisine.
- (B. I.)
- Serrure à clef changeante. (B. I.)
- Perfectionneraens dans les métiers à tisser. (B. Imp. P.)
- Nouveau baromètre qu’il nomme baromètre de précision a engrenage. (B. I.)
- Perfectionnemens apportés dans le mécanisme des lampes a la Carcel, et autres lampes mécaniques, et applicables aussi- aux mouvemens d’hor logerie. (B. I.)
- Habit d’un sçul morceau et par une seule couture. (B. I.);
- Système de pression hydraulique appliqué aux seringues et à la construction des jets d’eau artificiels. (B. I.)
- Nouveau système de moulin propre à réduire le blé en farine. (B. I.)
- Instrumens destinés à la coupe des gants et des mitaines. (B. I.)
- i Procédé propre à fabriquer par compression une < grande partie des pièces de porcelaine, faïence, ( poterie. (B. I.)
- I ; • _•
- l Robinet français salubre, avec vis de pression. [(B.LP.X
- # Nouveau sy^stème de voiture à une seule roue , / principalement applicable aux cabriolets et aux ( tilburys. (B. I.)
- î ? I . .
- (Huile d’herbeS puisses, propre a la croissance, à la conservation et à l’embellissement des cheveux, ainsi qu’à»la guérison et au soulagement de quelques genres de maux detete. (B. I.)
- 1 Radeau flotteur, ou manière de porter avan-I tageusement sur l’eau, par Le moyen deflotteurs, / tout bateau, chargement ou fardeau quelcon-j que, et applicable principalement aux bateaux f à vapeur naviguant .sur.des .rivières. (B. 1. lmp.. '!p;>
- Latrines inodoresportatives. (Bvhnp.)
- I : j , i . ^
- {Appareil propre à faire évaporer les liquides - en y introduisant de l’air par des ventilateurs disposés à cet-effet. •(B. Imp.)
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- 2o8
- NOMS ET PRENOMS ;/
- des .,v.,; -iu'c' Brevetés: ,irt
- Koch (A.) et Graessel (N.)..
- Les mêmes.
- Kriegelstein et Arnaud......
- Labbé (roy. Vincent)........
- Lacaze (P.).................
- Lafargue (A.).
- Laffanour (voy. Manceau) .... Lagarde (J.)...............
- Comte de Lagarde.
- Laine (L.-J.).............
- Lalancg (voy. Grezelt)........
- Lambert (J.-C.). .........
- Lamotte (G.).-..... .. w. v...
- Lamottk-Gautier.s. .3, ïv.'v;..
- Lan (Ch.)......,
- Làurençon (yoy, Delminique). Laurem (Cl.)..................
- ï s 4->
- . Ifr-KT DOMICILE. DÈPARTEM. DATE ~ délivrai] Brevet». a " « « P •
- i * i - t "I* ^ '"O
- ; '"O
- Guebwiller. i Haut-Rhin. { 5 décem. £ 5 ans.
- id. id. ' î a i déc. 5 ans.
- Mulhausen. id. 28 juillet 10 ans.
- Paris, s rue des Petites- » Seine. 9 no'v. 5 ans.
- Ecuries, n. 2.7.
- Nîmes. \ Gard. \ 21 mars. 5 ans.
- Paris, . 1 i 5 ans.
- r. Ste-Margue- . Seine. i3 août.
- rite, n. 37.
- Damazan. | Lot-et-Garonn. 3 mars. j to ans.
- Paris, * boul. Poissonn., Seine. î 24 déc. ioans.
- hôtel St-Phar.
- ,,
- r. Chanoincsse, iJ. : 26 avril. 5 ans.
- n. 13. \ ; j
- id.- - • 5 ans.
- rue Poliveau , . id. 3 fév.
- n. 6,
- id. j l
- r. Lepelletier, n. 5. ' id. ‘ iojuin. 10 ans.
- id. 1 id.
- r. du Faubourg-Montmartre, 4. 22‘nov. 5 ans.
- f • • • ;
- - Daigny. Ardennes,. z4 mars. 5 ans.
- Paris, 1 ‘ i * i 1
- rue du Petit-Thouars, n. a3. , Seine, ! 6 sept. 5 ans.
- id. ' • , ! \
- Palais-Royal, 1 id. a5 mars. 5 ans.
- n. Cô. \
- !
- DÉSIGNATION DES OBJETS /. V.
- . [pour lesquels >l> les Brevets ont été accordés.
- ( Machine pour refouler l’eau des moulins et v autres usines, sur la même roue. (B. I.)
- t
- Machine qui dévide les déchets de bobines de coton, les tord et replace en même temps les fils sur des bobines* prêtes à être place'es dans les navettes, et à servir pour la trame, de manière à produire un tissu inconnu jusqu’à ce jour, provenant de ces mêmes déchets de bobines de
- coton. (B. I.) . • • ..........
- 1 * •
- Machine à vapeur expansive, à cylindres indépendans et combinés. (B. lmp.)
- Piano carré à six octaves et demie, avec le mécanisme au dessus des cordes, et les frappant contre le chevalet. (B. I.)
- 5 ans. ' Charrue vigneronne à levier à charnière et 1 jauge régulateur. (B. I )
- jauge régulateur. (B. I )
- Plume qu’il nomme plumefrançaise, à courant d’encre continu. (B.I.)
- C Machine hydraulique propre à élever les eaux
- | (B. I.) .........
- Application du lin de la Nouvelle-Zélande àla production de matières propres à remplacer le chanvre, le lin d’Europe, la soie , le coton, le j crin , les chiffons pour Ja papeterie, la charpie I et l’amadou , et procédés au moyen desquels on i obtient ces différées résultats. (B. I. Imp. P.)
- Nouveau siège inodore propre à être adapté partout, et surtout en l’absence des fosses d’aisance. (B. I»),\ ... . ...
- Procédé de tamisage de la fécule. {B. I.)
- Perfectionnemens apportés aux bains à vapeur qu’il nomme bains orientaux russes perfectionnés. , (B. I. P.) |
- Ç Nouvelle cuvette de garde-robe dite a. lafran-f caise, fermant hermétiquement. (B. I. P.)
- f Machines à confectionner les douilles et les J verges des écoupès ou pelles à terre. (B. I.)
- t Appareil nommé modérateur, propre à moçléj I rer 'la pression delà flamme du gaz. (B. I.)
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- 209
- NOMS ET PRÉNOMS des
- BREVETES.
- Lauzet (H.-M.)....
- Lavoipiérre (Y.-A.). Lebel (L.-A.).....
- Leeobe (A-S.;.....
- Leerût (P.).......
- Leclerc (J.-M.).
- Lecointe (J.-L.).
- Lefkoy.
- Legavuian (F.-A.).....
- Legrain (L.)...............
- Legrand (P.-J.)...........
- I.EHMANN (Ch.-A.)............
- Lemaître (yoy.Talon-Ashlet).
- Lemoine (H.).
- Lepage (H.-)......
- Lequesne (L.-F.).
- Leroux (E.-M.), Grossel (Th.-L.) et Laine..............
- I
- Trente-quatrième année. Avril i835.
- DOMICILE. DÉPARTEM. DATE | de U délivrance | des Brevets. Il •w > ta d p ta * S •o 1 DESIGNATION DES OBJETS pour lesquels les Brevets ont été accordés.
- Marseille. B.-du-Rhône. il de'c. 5 ans. Fabrication du sucre d’orgeat. (B. I.)
- Paris, r. Saint-Denis, n. 371. Seine. 29 oct. 10 ans. 1 Nouvelles boucles propres aux bretelles et cein-1 tures. (B. I.) r
- Compïègne. Oise. 25 mars. 5 ans. 1 Procédé de numérotage des maisons etd’indi-1 cation des rues. (B. I.)
- Paris, r. Royale-Saint-Honore', n. 18. • Seine. 25 mars. i5 ans. 1 i Nouveau système de couverture d’édifices en f feuilles de zinc et autres métaux laminés. (B. I.)
- Périgueux. Dordogne. 22 août. 5 ans. i Emporte-pièce mobile appliqué aux semelles î des chaussures. (B. I.)
- Puteaux, 1 près Paris. ] Seine-et-Oise. 8 octob. 10 ans. f Moyens et procédés propres à imprimer à la l fois et d’un seul coup, sur toutes sortes d’étoffes / en toile , coton , laine , plusieurs couleurs unies | ou plusieurs dessins de différentes couleurs, en 1 quelque quantité que ce soit, tant pour les eou-\ leurs que pour les dessins. (B. I.P.)
- Change'. Sarthe. 3i oct. 5 ans. < Appareil destiné à évaporer les liquides et à cuire les sirops de sucreau moyendel’airchaud.
- Paris, r. de Richelieu, n. 46. 1 Seine. 3o juin. 10 ans. ! Chapeaux sur sparterie en bois ou en paille conjointe à une mousseline, et apprêt y em-. ployé. (B. I.)
- id, 'r. d’Enfer, n. 34. . . id. 29 oct. -• 5 ans. r . : 1 Nouveau principe dans la construction des fourneaux. (B. I.)
- Beaugency. Loiret. 19 sept. 5 ans. 1 Procédé pneumatique propre à l’extraction 1 du jus de betteraves. (B. I.)
- Paris, r. de Surênes, hôt.dela Madel.1 Seine. 11 déc. 5 ans. , Nouveau système de fusil dit fusil-Legrain, applicable à toutes les armes à feu, etnouvelles amorces qui en font partie. (B. I. Imp. P.)
- id. ’ r. St-Denis, n.17. ' id. 11 de'c. 5 ans. Plumes en corne et en écaille. (B. I.)
- id. r. du Port-Ma- hon, n. q. 9 id. s4 fèvr. 10 ans. ! Procédés de préparation de toute espèeede paille qui la rendent propre à remplacer le crin, la laine, la bourre, etc. (B. Imp.)
- id. . quai Conti, n. 3. id. 26 sept. 10 ans. Fours ou appareils dits aérothermes. (B. I.)
- id. barr. de la Vil-lettc, n. 3i. 1 id. 3 fèvr. 5 ans. i Stère-voiture destiné à mesurer et rendre à 1 domicile le bois de chauffage. (B. I.) .
- id. 1 r. de Richelieu, n. i3. j Meaux. id. 26 sept. . 5 ans. ' Nouvelle table de nuit qu’il nomme danaïde. (B- ï.) v
- Seine-et-Marne. i4 oct. 5 ans. Pompe mobile à deux cylindres. (B. I.)
- Paris, ] r. des Gr.-Au- , gustins, n. 10. ] Seine. 3 fev. 5 ans. ^ Parchemin qu’ils nomment parchemin intestinal. (B. I. P.)
- 28
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- NOMS ET PRÉNOMS des Brevetés. DOMICILE. DÉPARTEM. DATE de la délivrance des Brevets. DURÉE des Brevets. DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels les Brevets ont été accordés.
- Leroy-Beaucousin (A.-Y.).... Campeaux. Oise. î8 mai. 10 ans.< Machine à tailler, dégrossir, doueir etpolir les verres d’optique , dintinuans, multiplians, cylindriques, etc., concaves , convexes des deux côtés, et généralement tout ce qui concerne l’optique et le miroir naturel et grossissant. ,(B. I.)
- Letestu (J.-M.) et Giraud. ... f Paris, ' rond - point de l’Etoile, n. 7. ^ Seine. i4 octob. 5 ans. Nouvelle lampe à mouvement. (B. I.)
- Lioret père et fils ' id. r. Folie-Méri-court, n. g. 1 id. 24 févr. 5 ans. ! Voitures qu’ils nomment voitures-hectolitres, propres au transport des charbons de bois et de terre. (B. I.)
- Lodde (A.) ...... 1 . id- 1 r. Sainte-Avoie, n. 4o. _ 1 id* 23 octob. 5 ans. Nouveau genre de plumeau. (B. I.)
- Lombardon (V.-P.) Lorillard (voy. Belin) ....... Losman (voy. Robee) Marseille. B.-du-Rhône. 26 sept. 5 ans. | 1 Coiffure postiche qu’il nomme anglaise invisible. (B. I.)
- Louppe (H.) Reims. Marne. 22 nov. 10 ans. \ Système hydraulique dit pompefoulante a pistons pivotans. (B. I.)
- Lowe (G.) < Paris, | r. de Choiseul, n. 4. 1 Seine. 4 décem. 1 , j 0 ans. ^ ' Perfectionnemens dans la construction ou la combinaison de mécanismes et d’appareils formant une machine à gaz et à explosion, laquelle machine crée une force active qui peut être utilisée soit comme moteur, locomoteur ou de toute kautre manière. (B. Imp. P.)
- Lyon. Rhône. 3 fe'vrier i5 ans. < Procédé de fabrication et d’épuration des huiles de résine à l’effet de les rendre propres à
- employées dans la fabrication des savonsetàrem-placertouteslesespècesd’builesgrasses. (_B. I. P.)
- Maire (E.) Havre. Seine-Infe'r. 11 juil. i5 ans. | Moyen qui rend les navires insubmersibles et préserve la cargaison d’avaries partielles. (B. I.)
- Malizard (J.-B.) ' Paris, r. du Faubourg-St-Denis, n.io5. Seine. 28 août. 5 ans. Couvertures d’édifices en zinc laminé. (B. I.)
- Manceaux (F.-J.) ;..... ' . ^ 1 quai de la Cité, 1 n. 27• . id. 3 mars. 10 ans. Procédés de fabrication de bombes de casques, coiffures analogues et des torsades, remplaçant les chenilles et brosses en crin, le tout en cuir tanné, embouti et comprimé. (B. I.)
- Le même et Laffanour (A.). . id. id* 17 octob. 10 ans. Giberne close, à auget et conducteur à ressorts. (B. I.)
- de Mannevirle (T.-Cb.)...... id. r, de Grenelle-, St-Hon., n. 43. id. 19 fe'v. 1 5 ans. 1 Voiture ditede sûreté à deux roues, qt nouveau harnais. (B. I.)
- Lyon. Rhône. 14octob. 1 10 ans. ^ Application du caoutchouc et toute espèce de gomme en général et huiles rendues siccatives, à la fabrication des cols en tout genre. (B. I. P.)
- i
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-
-
- ai r
- DE MaüFOU
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- DOMICILE.
- DEPARTEM.
- Martin (L.-â.)...........
- Martin (J.), dit Logeqis.
- Martin (A.) etCHAMPONNOis (H.)
- Comte de Mauny.
- r. Férou'n. 28. | SeiQe-
- Be'thune.
- Roclincourt.
- Chartres.
- Pas-de-Calais.
- id.
- Eure-et-Loir.
- S § W “ £ 5 8 S "3 «
- { Paris, 1
- J
- I
- Mazeron (M.-G.)...............5r. Pave'e-St-And. 1
- (des-Arts, n. 16. *
- Mazoyer (voy. Bàrdet). ......!
- * id.
- Mecus
- Yandermaelen (P.-J.)... |r* dun SieQntier > j
- i r i
- Meifred (J.) et Deshats (A.). . j r* desJWaityrs, |
- Seine.
- id.
- id.
- ici
- Meniers (A.) ,
- Mertian (J.).
- Meyer et Romanee.
- Bordeaux.
- Ehl.
- Paris,
- r. Popincourt,
- n. 5.
- Michel (H.-A.).
- 1 id. !
- (r. Saint-Victor, )
- ( n.79- )
- id.
- l lu. i
- MididelaGrenerate (ditSuR-)r> Coquenard , ) VÏI'I'E.......................( u. 6. ’ ?
- : | id. I
- Mignon (Th.)... . . . ........} J>. âe la Ble„n' £
- - • i - ; ! C iaisanee, n. èo.i
- 1 3
- d e Mil ly et Motard .
- I id. ,
- < r. du Dauphin, \
- V d. 1. \
- Gironde. 11 juil.
- Bas-Rhin. 3 octob.
- Seine. ii déc.
- id. 24 nov.
- id. 3 octob.
- id. 20 juin
- id. 3 mars.
- a4 mars.
- 18 déc.
- 2-3 juil.
- 22 août.
- 4 de'cem
- a5 mars
- 3 avril.
- i3 août.
- ta o
- vfV] >•
- £ « P- S-t
- £3 P3
- O s
- H3
- DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- fj ans ( Procède' de blanchiment ét de dégraissage des calicots au moyen du savon de résine. (B. 1.)
- 5 ans Revivification du noir animal. (B. I.)
- * Système complet d’appareils destinés à l’ex-I traction du j ns de betteraves par macération , et 5 ans. /filtration par l’effet d’un mouvement continu, 1 simultané et en sens inverse des betteraves et \ de l’eau. (B. I.)
- Cylindres dynamiques. (B. P.)
- , Principes, moyens et procédés constitutifs d’un I système nouveau d’épuration et de dessiccation i5 a s 011 centration , généralement applicable à ' 1 toute substance solide ou liquide et particulière-V ment aux grains. (B. 1)
- [ Cadres en carton, recouverts de papier imitant 5 ans. ) tous les genres de bois avec incrustation, (B. I. P.)
- 5 ans.
- f Moyens et procédés de fabrication de tissus ar-’’ * ficiels. (B. I.)
- 1
- ( Nouveau système mécanique appliqué aux S instrumens en cuivre, tels que cors, trompettes, / cornets, etc., et dont le but est d’en augmenter j le développement d’une manière spontanée , en î faisant disparaître les ineonvéniens attachés au système des pistons. (B. I.)
- ( Moteur qu’il nomme coursier hydraulique flu-] vial, et destiné, au moyen d’une roue à aubes 1 et d’un mécanisme , à s’emparer d’une partie de {la force.du courant des rivières, afin del’appli-| quer à divers usages. (B. I. P.)
- 5 ans.
- { Appareil à j de cuite le ju <(B. I.)
- tubes destiné à évaporer au point us de betteraves en une demi-minute.
- 5 ans. ( Nouvelle machine à vapeur oscillante à tiroirs ( mus par un excentrique. (B. I.)
- I
- ( Nouveau système d’éclairage avec abat-jour 5 ans. / mobile, à l’usage des billards et autres établisse-' mens publics. (B. I. P.)
- !
- / Système de construction à employer dans les 0 ans. I plans inclinés des clieiDins de fer. (B. I.)
- 1
- f Chaînes en fer forgé ou laminé, servant à 10 ans. j supporter les rails des chemins de fer. (B. Imp. P.)
- I
- Ç Saponification des graisses par la chaux en va-10 ans. j SeS clos. (B. I.)
- 28.
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-
-
-
- 212
- NOMS ET PRÉNOMS des DOMICILE. DÉPARTEM. DATE délivrance Brevets. H § 'ÿ fe B (4 DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- Brevetés. “U -d £ les Brevets ont été accordés. 1
- Moinecourt (J.) Lyon. Pihône. 3 avril. 10 ans. , Nouveau velours léger qu’il nomme parthe-
- nos ly onnais. (B. I. P.)
- Moissor* (J.-A.) | Paris, r. de Bagneux,] n. 11. , Seine. 24 mars. i5 ans. Nouveau procédé de teinture de la garance. (B. I.)
- >
- Le même id. id. ta déc. iâ ans. i Procédé propre à employer à la teinture la 1 garance qui a déjà servi et la rendre propre à 1 teindre une seconde fois. (B. I.)
- Monfallet fils Boi'deaux. Gironde. 22 août. 5 ans. Nouveau parquet à travées mobiles. (B. I.)
- Monnereau (yojr. DoumarÈs).. .
- Montelas (A.) et Violet (F.-E.) ç Paris, r. Saint-Denis, n. i85. 1 Seine. 27 mai. 5 ans. ' Composition d’un savon d’avelines mousseux, i (B. 1. P.)
- Morrein (C.) Rocliefort. Charente-Inf. 26 sept. 5 ans. Médaillon qu’il nomme médaillon de famille, | destiné à constater l’identité des individus dans | les circonstances contre lesquelles toutes les ' prévisions ont échoué jusqu’à ce jour. (B. I.)
- Mothès et Dublanc Paris, r. du Temple, n. 129. Seine. 25 mars. 5 ans. i. 1 Instrument propre à obtenir des capsules géla-1 tineuses à l’usage cle la pharmacie. (B. I.)
- ; Moctier (A.-J.) | . id. pl. Beliechasse, n. ,5. id. 24 fe'v. 5 ans. Systèmes nouveaux d’amélioration et d’économie dans l’art de construire, applicables à la . fois aux édifices publics et particuliers. (B. I.)
- ) ! Mozard (P.-JA. id. r. de Paradis- s3 -juil 5 ans. Composition d’une nouvelle encre d’imprimerie dite chimico-specimen. (B. I.)
- Poissonnière,
- n. n. id. id. i5 sept. l5 3IIS, | Fabrication d’un papier de sûreté contre les 1 faux en écriture.
- Muter (H..) » ' id. r. Gaillon, n. 20. id. 20 mai. 10 ans. Sel de Vichy digestif, propre ùTusage de la table. (B. J.)
- Niciiolsox (W.) id. ' r. de Choiseul, n. 4. id. 12 déc. 5 1 i5 ans. Procédé perfectionné propre à tracer et à graver des dessins sur les surfaces cylindriques s:cr-vantà l’impression et à d’autres usages. (B. Imp. P.)
- Harhonniè res. Somme. 3 fév. 5 ans. Procédé propre à teindre le coton en noir indélébile. (B. I.)
- La Charité. Nièvre. 9 noy. 5 ans. | Machine propre à répandre sur la terre toute espèce de grain, ainsi que la chaux et le plâtre pulvérisés. (B. I.)
- Paris, 1 passage de la Trinité, n. C5. 1 Seine. ii fer. 10 ans. Souffleta vent continu, produit par l’action j d’une manivelle , à l’usage des ménages, des forges, des fournegux, etc. ^B. Imp. P.)
- Pafe(îI.) id. r. des Bons- • id. 22 nov. 10 ans. J Nouvelle mécanique de piano et disposition de tables d’harmonie et de caisses qui, par leur construction, procurent les avantages d’une très [
- Enfans, n. 19. grande force et sonorité dans un très petit format. î (B. I- P-)
- . id. id. 11 dec. i5ans. 1 Piano sans corde, où le son est produit par des ressorts de difï'érens genres. (B. I. P.)
- 1
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-
-
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- NOMS ET PRÉNOMS des Brevetés. DOMICILE. DÉPARTEM. DATE de la délivrance | de» Brevets. j DURÉE des Brevets. Q
- Parrizot (C.-L.) ' Paris, place St-Thom.-d’Aquin. i Seine. i | id. 27 juin. 5 ans.
- Paui.in-Désormeaux T id. 'r. St-Jacques, t n. i48. u déc. 10 ans.
- Payan-Mariotte (J.-P.) Lyon. Rhône. 10 jnil. 5 ans.
- Payot ( J.-M.-P. ) et Regnier (L.-E.i Paris , r. des Lombards, n. 28. Seine. 9 nor. 5 ans.
- ,
- Peauson {voy. Champallier). .
- Pecquecr (0.) | id. r. Traversière-St-Ant., n. 18 b. id. a4 octob. 10 ans.
- Nîmes. Paris, r. Bourbon-Villeneuve, n. 4-2. Gard. Saine. i4 octob. 5 ans.
- Perinet (E.-F.) \ 3 octob. 5 ans.
- Perpigna(A.) | u. J r. de Choiseul, l n. 4. id. 27 juin. 10 ans.
- Perrin (N.), èd• ) r. des Mené- ] triers , n. 4. 1 id. 3 avril. 5 ans.
- Perry (J.) J id r. de Choiseul ,, n. 4. j ? id. 27 juin. i5 ans.
- id. r. de Choiseul, ] n. 4. j ,7? 24 nov.
- ict* 0 «lus*
- 1 Petit (L. -N.) | id. place Royale, n. u. * id. Loire. 20 mai. 3 févr. 5 an3.
- Peyronnenc ([voy. Vergne). ...
- Peysson {voy. Descombes)
- Ch.-sur-Marne. Marne. 29 octob. : 5 ans.
- 1 .
- DÉSIGNATION DÉS OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accorde's.
- Système de platines percutantes ayant la pro priétè de mettre le feu aux pièces de canon en empêchant la réaction du gaz par la lumière B pendant l’inflammation de la charge. (B. I.)
- !
- ( Nouveaux affûtages, varlopes, demi-varlopes. i riflards et rabots en général. (B. I.)
- i Nouveaux procédés de garnitures des bandes x de billard, afin de leur donner plus de justesse.
- I (B- I.)
- i Nouvelles pharmacies portatives perfection-1 nées. (B. I.)
- Appareil qu’il nomme concentrateur économique à effet multiple et dans le vide, propre à la concentration et à la cuisson des sirops dans les fabriques de sucre et dans les raffineries. (B. I.)
- Mécanisme qu’il vomme grifje a lames mobiles applicable aux métiers à la Jacquart et propre à la fabrication des châles. (B. I.)
- r ! Troisième piston ajouté au cornet à piston
- 5 ans- { (B. I. P.)
- -Nouveau moyen d’allumer les cigares et les bougies, sans avoirbesoind’unbriquet. (B. I. P.)
- Nouveau système d’espagnolette à fermeture toute espece de portes ,
- lmp. P.)
- ; ( Nouveau système d’es
- ’’ j de sûreté, applicable à t v. croisées, volets, etc. (B.
- , Perfectionnemens apportés à la fabrication des \ plumes et des porte-plumes. (B. lmp. P.)
- ^ Nouvelle encre réduite en un plus petit volume ( pour en rendre le transport plus économique , I résistant à faction des acides , propre à toutes i les écritures, aux plumes métalliques comme aux < plumes d’oie, donnant toutes les teintes, depuis 1 la plus claire jusqu’à la plus foncée, servant ega-f lement pour ie dessin et pour la presse à copier. \ (B. I. P.) .
- t Nouveau parquet <\uï\nommeparquel-losange.
- ] (B- I.) -
- Nouveau métier à la barre servant à la fabri -cation des peluches et du velours. (B. I.;
- Machine pi'opre à trancher le placage, pour la brosserie et l’ébénisterie, ainsi que l’écorce pour la tannerie, et à découper le bois, de manière à pouvoir en faire des chapeaux de dames. (B. I.)
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-
-
-
- NOMS ET PRENOMS
- des
- . Brevetés.
- Pigallrt (voy. Jonval) .......
- PlGEAIRE (J.).....
- Piollenc (yoy. Belot).......
- Pluvinet (v. Claudot-Dumont). Postal-Forget...............
- Pouillet frères.
- Pourrat (J.-A.).
- Pouydebat (J.-J.). . .. Pradel (-voy. Rignon) . PüJET (A.-P.).......
- Quantin (L.).
- Questa (J.-B.).
- Quillet (N.)... Racine (J.-B.). Le même..........
- Raffin (J.) et Rose (P.-G.). Rambaud (voy. Doumarès). .
- Ratisse au (P.-A.)..........
- Raton frères.
- Regnier (voy. Payot). Reinhard (J.-M.).....
- Rey (E.)............
- Rey (L.)..........
- DOMICILE. DÉPARTEM. DATE de la délivrance des Brevets. DURÉE des Brevets,
- Montpellier. Hérault. 24 févr. 5 ans.
- Reims. Marne. 4 déc. 5 ans.
- Paris, r. St-Domini-que, n.211. Seine. 24 fevr. 10 ans.
- id. r. des Beaux-Arts, n. 10. id. 3i déc. 10 ans.
- Auch. Gers. 221 août. 10 ans.
- Paris, r. St.-Honoré, n. 420. Seine. 28 mai. i5 ans.
- id. r. N.« >t.-Augus- id. 2fi avril. i5 ans.
- tin, n. 3.
- Marseille. B.-du-Rhône. 8 août. 10 ans.
- Toulouse. H.-Garonne. 3i déc. 5 ans.
- Paris, r. Saint-Denis, n. 242. Seine. 12 déc. 5 ans.
- id. id. 18 déc. ïo ans.
- id. r. Grange-aux -Belles, n. i5. > id. 22inov. 5 ans.
- id. r. Traversière-St-Ant., n. 28. id. 24 dcc. ïo ans.
- Salins. Jura. 23 mai. 10 ans.
- Strasbourg. Bas-Rhin. 22 nov. 5 ans.
- Lyon. Rhône. 3 ; fév. 10 ans.
- Bordeaux.. . Gironde. 29 août. 5 ans.
- I
- DESIGNATION DES OBJETS
- pour lesquels
- les Brevets ont e'te' accorde's.
- Nouveau système de pressoir mu par une ma nivelle. (B. I.)
- Métier à fabriquer le tissu en fil de fer. (B. I.)
- Nouvel appareil propre au chauffage des appartenions. (B. I.)
- | Système tendant à rendre les voitures et les é harnais plus légers, plus économiques et moins ( fatigaus pour les chevaux. (B. I.)
- ! Machine qu’il nomme moissonneuse, destinée ? à couper le blé, à lede'piquer et à le vanner par ( une seule et même opération. (B. I.)
- | Chaudière à vapeur applicable aux voitures l allant sur les chemins de fer, sur les routes ordi-< naires, aux hâtimens à vapeur, et généralement j, à toutes les machines employées dans les usines.
- y (B- lmr-)
- ( Perfectionnemens apportés dans la construc-i tion des voitures. (B. lmp.)
- Mécanismes ou moteurs destinés à appliquer la force de l’homme, par l'intermédiaire des manivelles ou d’un pendule, au sciage des hois , de la pierre, du marbre, aux moulins et à la mise en activité des machinesdedifférens genres, et des roues quifont mouvoir lesbateaux. (B. I.)
- Nouveau système de voitures suspendues, sans i essieu, flèche, ni boîtes aux roues. (B. I.)
- f Canne d’appui composée de plusieurs tubes f métalliques. (B. I.)
- f Nouvelle mécanique propre à faire à la fois i plusieurs élastiques en fils métalliques. (B.I. P.)
- I
- i Nouvelle espece de charrue qu’ils nomment ) charrue tourne-soc-oreilie. (B. I. )
- ( Machine à broyer le chocolat au moyen de < cylindres chauffé^ à la vapeur, et de ramasseurs ( alternatifs ou continus. (B. I.)
- f Moyen prompt et économique de pulvériser \ le plâtre. (B. I.)
- ! Mouliné deux; trois, quatreouplusieurs meules 1 cylindriques, avec axes horizontaux, propre à i la mouture des fgraius, graines et autres subs-I tances. (B. I. P.)
- ( Méthode analytique, mnémonique elsynthéti-\ que propre à enseigner le dessin. (B. I.)
- i Nouv eau système d’amarres ou corps morts y pour les navires. j(B. lmp. P.)
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-
-
- 21-5
- DOMICILE. DÉPARTEM. DATE j de la délivrance R des Brevets. 1 DURÉE des Brevets.
- j Paris, \ bonlevart des * Italiens, n. 26. I | Seine. I 29 août. 5 ans.
- ! id. t esplanade des ( Invalides, n. 22. 1 | id. 11 avril. 10 ans.
- Foix. Arriége. 2 déc. 5 ans.
- Nantes. Loire-Infér. i4octoh. 5 ans.
- ( Paris, < rue du Ponceau, l n. 5o. | Seine. 6 mai. 10 ans.
- 1 id. \ r. Montesquieu, \ »• 1 ) id. 24 fév. 5 ans.
- 1 id. | r. Godot-de-Mau-l roy, n. 5. j i, 3i mars. i5 ans.
- < Saint-Eusèbe-lesr a Bois. | Saône-et-Loire. S octob. 5 ans.
- | / Paris, ) Palais-Royal , ( n. 164. [ Seine. 27 juin. 5 ans.
- j id. \r. de Provence, \ n. 56. \ id. 4juin. i5 ans.
- id. ^ r. Caumartin,, ( n. 2°. id. \ . 6 sep. 5 ans.
- [ id. / r. de Choiseul, { n. 4. id.. 3i mars. ia ans.
- j r. de Vaugirard, 1 1 n. 60. 1 id. 20 mai. 5 ans.
- ( r. de Sèvres', ^ ( n- 97- j , | id. 22 nov. 10 ans.
- „ „ [ r. Joubert,' | n. 23. j id. 20 mai. i5 ans.
- Nuits. Côte-d’Or. 4 déc. 5 ans.
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- Richard (Th.)............
- Richard-Dubois...........
- Rignon (P.-M.) et Pradieri
- Rimbaut aîné.
- Rivière (W.) et Braithwaite
- (J-)..................
- Robbe, Losman et Martin.
- Rolland
- Romance (voy. Meyer). Rosé (voy. Raffin) ....
- Rotch (B.).....................
- Rouen (P.-J.) et Dussart (H.).
- DESIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- ( Montre se montant sans le secours de la clef.
- f (B. I. P.)
- !..
- r Procédé propre à éviter toute ferrure quelconque dans les ouvrages de menuiserie. (B. I.)
- | Application de l’air chaud aux forges catalanes <en utilisant la flamme du creuset. (B. I.)
- L Mèches de soufre aromatisées propres à garantir J les vins des maladies auxquelles ils sont su jets.
- Ub.i.)
- !
- C Soufflet à double courant et à réservoir d’air.
- j(B. !. P.)
- 1
- / Application de l’impression sur soieries auxpro-< cédés employés à l’impression des papiersde ten-' ture. (B. Imp. P.),
- {Machine produisant une bien, plus grande puissance motrice avec une moins grande quantité de feu qu’auparavant, (B. I. lmp. P.)
- J Machine propre à fabriquer les clous d’épin-I gle dits pointes deParis. (B;-I.)
- {Nouvelles montres à secondes destinées aux observations scientifiques et pratiques, et nouveaux cadrans applicables tant à ces montres qu’aux pendules du commerce. (B. I.)
- h
- Nouveau système de selles diteàn la Rochë-brt. (li. i.)
- Rousselet (E.-J.).
- Rowland (D.).......
- Royer (G.)..........
- Perruques à pression insensible. (B. T.)
- Machine à vapeur à rotation immédiaite. (B. Imp. P.)
- [ Machine propre à l'impression en caractères Ides ouvrages de librairie. (B. I.)
- I ; •
- t Perfectionnement dans la construction des sextans, cadrans, cercles et autres instrumens à réflexion servant à la mesure des angles dans ! les opérations astronomiques et géedésiques.
- . (B. I. Imp.)
- * Machine à jointoyer, foncer et doler les ton-f nèaux et foudres de toute dimension. (B. I.)
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-
-
-
- ‘216
- Santini (J.-N.)...
- Saron (voy. Banon).
- Saty (A.-FJ.......
- Sauvage (F.)................
- Savoye (voy. Descombes).....
- Schmidt et veuve Caillet. ...
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- DOMICILE.
- DEPARTEM.
- Ruffy (A.).. Saint-Albin.
- ^ Paris,
- f Saint-Laurent- î
- j du-Var. Ç
- aris, \
- u Mail , s i. 29. J
- N ( icl’ )
- Sanford (H.;...................< r.Rochechouart., \
- ( n.61. )
- Lyon.
- La Fère.
- ! Pari s,
- r. du Fa u b.-St-? Honore', n. 77. ]
- ici. )
- p.Saulnier,n.6.f
- Scholfield (J.)...............5r. de la Ferme
- ( n. 3. )
- Selher (L.-J.) et Wilhelm (F.) J }
- * . n. 46. J
- I
- A
- Selligue (A.-F.) ,
- 1
- r lJ-
- J cour des Pét. ( Ecuries, n. 2.
- Le même........
- Le meme........
- Seyffert (J.-D.). SlLVAN (S.-F.)... Sire (L.-Y.)... • •
- Sirot fils (P.-A.).
- id. .
- id.
- ici.
- r. Tiquetonne ,
- n. 11.
- Avignon.
- Lurc.
- Yalenciennes.
- Skey (G.).... Soudain (A.).
- SOULHANET
- (F.-P.).............j1
- ( Paris, .
- 1 r. de Casti- ( glione, n. 3. 4
- ( id. .
- <r. de Provence,f » n. 38. (
- 1 «.
- ’Argenteuil, f n. 18. j
- Var.
- Seine.
- id.
- Rhône.
- Aisne.
- Seine.
- id. id. id. .
- id.
- ici.
- id.
- id.
- Vaucluse. Haute -Saône.
- Nord.
- Seine.
- id.
- id.
- W .2 H :3 £
- < 13 PQ
- O - -
- 24 sep. i3 août.
- Si de'c.
- 24 de'c.
- 24 déc.
- 17 sep.
- 26 de'c. 3o juin. 22 août.
- 3o juin. 3 oclob. 2S mars.
- 27 mai.
- [8 déc.
- 26 avril.
- 24 octob.
- 19 fév.
- vy >
- £5 u
- s « a *
- DESIGNATION DES OBJETS - pour lesquels
- les Brevets ont été accordés.
- Moulin à broyer les olives. (B. I.)
- 1 Amollissement des chiffons , des vieux corda -i5 ans 1 8es ^es roatiéres analogues employées dans la f fabrication du papier et du carton. (B. I.)
- |r Perfectionnemens apportés aux machines 5 ans. ; propres à la fabrication du papier dit à la mé-I canique. (B. I.)
- 5 ans.
- 5 ans.
- i5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans.
- 1
- 10 ans. 5 ans. 5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans.
- 5 ans.
- Procéde'de fabrication d’une ardoise carton ou parchemin propre à remplacer l’ardoise àécrire.
- (B. I.)
- Modèles d’écritures découpés sur papier et I sur parchemin, qu’ilnomm e parchemins calligrci-j phiques ou méthode Saly, propres à apprendre à écrire sans maître. (B. I.)
- Instrument qu’il nomme physionotype, propre à prendre l’empreinte des figures humaines. (B. I.)
- Nouvelle pompe à incendie. (B. I. Imp.)
- Perfectionnemens dans les platines de fusils et d’armes à feu en général, et dans les capsules ou amorces fulminantes. (B. Imp.)
- Nouvelles gibernes qu’on n’a pas besoin d’ouvrir afin d’en extraire les cartouches une à une. (B. I.)
- Grue ou levier à bascule, à contrepoids mobile, ) servant à charger ou décharger toute espèce de i fardeaux. (B. I.)
- Application du gaz hydrogène à l’éclairage et a u chauffage en le chargeant de carbone. (B. Imp. P.)
- Instrumens de haut sondage. (B. Imp. P.)
- 5 Nouveau système de couvertures d’édifices en zinc ou en cuivre. (B. I.)
- | Presse à vis mue par dessus, propre à faire des < balles carrées de racine de garance. (B. I.)
- j Nouvelle construction de haut-fourneau à fon-/ dre le minerai de fer. (B. P.)
- {Fabrication par de nouvelles mécaniques et nouveaux cylindres, des chevilles et becqucts pour cordonniers, ainsi que toute espèce de clous en fer, en zinc et en cuivre. (B. Imp. P.)
- / Méthode perfectionnée propre à garantir le / cuivre et les autres métaux de la corrosion et de (l’oxidation par des moyens électro-chimiques.
- (B. I. Imp. P.)
- Porte-guitare. (B. I.)
- Soulier-guêtre. (B. I.)
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-
-
-
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés» .
- Stiger (G.-à.) .......
- Sedds (W.), Atkins (B.) et Barrer (E.)....................
- S|ÏGRUE (J.).
- SüRVILLE (VI NERATE)..
- Talaeot frères........
- Talbot (P.-D.)........
- Tallegrain-Delàbarthe (v.oy. Gaubert).......
- TalLON-AsHLEYet LEMAITRE(E-) <
- Tapie (J.)........
- Tardy de Montravel .
- Taylor-Beale ........
- Thomas (Ch.)......
- Thomas (JL).......
- Thohassin (F.).
- Trente-quatrième année. Avril i835.
- 2f*f
- H
- DOMICILE. DÉPARTEM. S s „• P .1 | • © ^ « .-JS nj DURÉE des Brevets. DÉSIGNATION DES OBJETS . .. pour lesquels ; les Brevets ont été' accordés.
- t . Paris, Tr. de Clmiseul, j s Seine. 12 de'c. '10 atts. Perfectionnemens dans les outils et machines 1 employés noué former le pas ou filet des vis. ! (B. Imp. P.) i
- f Montmartre,. j près Paris, ,! ‘ ü.:. i2 sep. r5..ans. r Nouveau èystèmé de voitures qu’il nomme {voiture stigériOnne. (B. I.)
- j , : , . r j l Paris, < r. de Cléry j- | n.„. 1 ' ( ici. 3i de'c. 10 ans. [ Machine propre & dépouiller le riz brut appelé paddy, ainsi que d’autres graines, en reti-{rant, par le moyen du frottement, les peaux et [ pellicules. (B. Imp.)
- j | Rouen. Seine-Enfer. fe'v. 5 ans. l Roue hydraulique horizontale à réaction, ' propre à être employée dans les chutes d’eau l avec plus d’avantage que les roues hydrauliques ordinaires. (B. Imp. P.)
- Honfleur. Calvados. 23 avril. ro ans. r Nouvelle combinaison de mécanismes applica-1 blés au système actuel de navigation à vapeur, J pour assister ou remplacer la force progressive | obtenue jusqu’ici par l’emploi de la vapeur. (B. Imp. P.)
- Paris, , r. Blanche , t n. 47. k Seine. 24 sep. 10 ans. ' Appareil propre à la dessiccation instantanée Ides lerresà porcelaine,à faïence et autres matiè-( res délayées dans des liquides, et applicable aux ifabriques de poteries et de couleurs et aux raffineries de sucre, etc. (B. I.)
- Bouviers. Eure. ; 20 mai. 10 ans. I Système d’amélioration appliqué aux cardes ( à carder la laine ou toutes autres substances susceptibles d’être cardées, (B. I.)
- / Pont-Audemcr. i Alençon. Seine-Infe'r. Orne. i3 août. 10 ans. Nouvelle méthode d’ecrituré dite calligraphie perfectionnée. (B. I.)
- Bordeaux. Gironde. 6 sep. 5 ans. \ Nouveau chocolat préparé au lichen d’Islande. jcB.ï.r
- Gap. Hautes-Alpes. iS de'c. 5 ans. 1 Nouvelle presse lithographique à ressorts de 1 pression. (B. I.) ‘
- / Paris, ) r. Joubert, ( n. a3. . Seine. 17 sep. i5 ans. Lampe applicable à la combustion des substances qu’on n’a pas jusqu’à présent coutume de brûler dans cet appareil. (B. Imp.)
- Rouen. Seine-Injfér. 3 mars. 5 ans. ! Nouveau procédé à l’aide duquel on pourra traverser les fleuves sans gêner la navigation. (15.1.). ’
- / Paris, ; r. Pavée-St-And. ( des-Arcs, n. i. | , : ' Seine* 24 sep. , | 1 ' Appareil propre à introduire de l’air chaud dans les fourneaux dont la combustion est alimen-'t.ée ordinairement par l’air atmosphérique, sans l’aide de machines soufflantes-, et par un nouveau mode de régler, à lieur entrée dans ces fourneaux i.à.reverbère, les gaz .propres à alimenter la combustion. (B. I.)
- Strasbourg. Bas-Rhin. 22 août. 5 ans. <, ' ' Procédé au moyen duquel on peut faire servir toutes les routes eu général à la circulation des Voitures à vapeur, etcapabiede remplacer avantageusement les chemins de fer. (B. I.)
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- ' * *_*f y > ? *7- ; DOMICILE. — r . i DÉPARTEM. date: de la délivrance des Brevets. DURÉE des Brevets. DÉSIGNATION DES OBJETS i T.l.'.u if.C . pour lesquels ' ' les Brevets ont e'tè accordes.
- Beauvoir. : ; Aube. 3 fe'v. 5 ans. j Procédés propres à empêcher les cheminéesde 1 fumer. (,B. I.P.) -. , 1 .
- ' • Paris, r.desGravil., , \ n. 3o. t Seine*. 3o juin. 15 ans. 1 , . ^ ^ * Nouvelle machine dite presse a leviers et h 1 mouvement rotatif, pouvant s’adapter à toute 1 1 espèce de moteurs et propre à remplacer les balanciers actuels. (B. lmp. P.)
- Rouen.; Seine-Infér. 17 sept. 10 ans. [ 1 Machine préparatoire propre à la filature du , coton, du lin, de la laine et autres matières fila-. menteuses. (B. I.) 1
- Saint-Etienne. ; Loire. i4 de’c. 5 ans. Perfectionnemens au système des fusils se chargeant par la culasse. (B.-J.)
- i Paris, i r. Richer, n. 2. ' è Seine. 24 fe'v. 10 ans. J Nouveau système de croisée en tôle brisée. r (b. 1.) .....
- Nîmes. Gard. 10 juin. 5 ans. 1 Montage des métiers à la Jacquart qui écono-. mise le temps et facilite les opérations nécessai- ; 1 res aux changemens de dessins. (B. I.)
- Bordeaux. Gironde. 26 sept. 5 ans. 1 Caractères qu’il est parvenu à reproduire sur un métal qu’il compose, et mécanique qu’il [ nomme rolographie. (B. I.)
- l Paris, < r. des Saints-( Pères, n. 65. ' Seine. ï r î4 oct. .5 ans. 1 Dessous de pied à ressorts. (B. I.)
- { ià. ) < r. du Petit-( Thouars n. 23. ' id» 24 nov. i5 ans. < Fabrication et application aux arts de la ; pinolée, ou huile extraite des divers produits du ( pin maritime. (B. I.)
- ( id. ; \ r. du Bac, , v n. 36 bis. id» 3i oct. 5 ans. 1 Lampe qu’il nomme lampe-P'ernet dans laquelle i l’huile monte parla pression d’un ressort. (B. I.)
- 1 id. ‘ r. du Figuier-. St-Paul, n. i3. ! idT. 3i mars. 10 ans. l Chariot à double tournant, tournant sur les 1 chemins de fer, dans une courbe de 4 mètres de ; rayon; nouveau système de chemins de fer et \ roues à doubles jantes servant sur les chemins 1 de fer et sur les routes ordinaires. (B. I.)
- 1 ici. 1 r. Cloclie-Per-\ che, n. 12. 1 > id. 1 26 mars. i5 ans. i Perfectionnemens apportés à la fabrication d’un J papier dit papier sensitif, pour lequel MM. De-{ braine et Kerselaers ont pris un brevet d’inven-t tion de i5 ans. (B. P.)
- S id \ quai aux Fleurs, * B, 21. 1 | «/*... 23 oct. 5 ans . ^ Encriers mécaniques à l’usage des cachets, ( griffes et timbres de toutes les administrations. Ife-i.)
- ) Reims. Marne. , ’3i dèc. 10 ans. 1 ' Moteur propre à tripler la force et la vitesse ( d’iiction dés machines auxquelles il est adapté. ) («.I-)
- Lyon. Rhône. 20 dèc. 5 ans. 1 Eau dite des éphélides, propre à faire disparaî-j tre les taches de la figure. (B. I.)
- ’ Paris, . r. d’Enghien, n. 26. Seine. 22 août. i5 ans. J Procédé ou moyen chimique propre a faire \ le carbonate de plomb, soit blanc de plomb ou 1 cérüse. (B. Imp.) 1
- NOMS ET PRÉNOMS des
- Brevetés.
- Thosïassin (A.) frères........
- Thonneuer (N.).............
- Tierce (F.-F.)*.........
- Torter (voy. Descombes). Tourette (J.).....,......
- Trascusel {yoy. Bénard). ,
- Travers (J.-L.) .. ......
- Troton (yoy. Grillet),... Turion (J.-J.),..........
- Tüvé (P.).... Varigar (M.),
- Vergne, Peyronnenc et Despru
- NEAUX.................
- VSRKET (J-)' '
- Verrier (N.).
- Vidocq (E.-F.).
- et Jacquot (L.-J.)........
- Warker-Wood (H.)..........
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- « s « DURÉE :s Brevets. DÉSIGNATION DES OBJETS
- DOMICILE. DÉPARTEM. S 1 » 0 « - ^ 'O pour lesquels les Brevets ont e'te' accordés.
- •x> -C
- t Paris, < quai de { l’Horloge,n. 73. Seine. 11 de'c. 5 ans. ‘ , Instrument d’optique destine' à faciliter la lecture aux personnes âgée s ou à cellesqui lisent, avec peine. (B. I.)
- 1 ( id.m { r.deChoiseul, ( n. 4. • id. 20 dée. i5 ans. , Perfectionnemens dans les cardes employées à carder la laine, le coton, la soie et autres matières filamenteuses. (B. Imp. P.)
- 1 id-. r. des Pyramides, n. 2. id. 11 juil. 5 ans. Perfectionnemens dans la fabrication des chapeaux de soie. (B. I»p. P.)
- Strasbourg. Bas-Rhin. 3i déc. 5 ans. Nouveau tissu imperméable. (B. I.)
- Paris, , r. N.-St-Au -1 gustin, n. 35. Seine. i3 sept. io ans..\ j Procède'propre à rendre l’eau de la mer douce et potable. (B. I. Imp.)
- ( id. , r. Carpentier-1 St-Sulpice, n. 6. id. n de'c. 5 ans. | * f Moyens de faire pénétrer la couleur de la gairance jusqu’au cœur des fils dont, se compose l’étoffe, et la rendre semblable à celiedespièces de drap teintes en laine. (B. I.)
- . id. , r. St-Honoré, n. 257. id. ' i4‘ oct. 10 dns. | I Appareils mécaniques propres à constater : i° l’épaisseur de chaque personne entre l’os sacrum et l’anneau herniaire; 20 la force de pression qu’exige une hernie pour la contenir. (B. I. P.)
- Cemay. Haut-Rhin. 11 dèc. 1 i5 ans. j 1 Machine nouvelle à moudre le blé et autres céréales. (B. Imp.)
- NOMS ET PRENOMS des ’ Brevetés.
- Wallet (J.-B.)..
- Walton (J.)-'-• • •
- Wahsbrough (J.)’ Weinlikg (A.)... Wells (B.-W.)..
- Werdet père.
- WlCKHAM (J.).............,
- Wilhelm (voy. Sellier).., Witz (F.-J.)........... ..,
- Nota. Le nombre des brevets délivrés en 1834 est dont 353 brevets d’invention et 73 brevets d’importation.
- En i833, il n’a été accordé que 322 brevets, dont 45 brevets d’importation.
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- SOMMAIRE DU CAHIER D’AVRIL i835.
- Arts mécaniques. — Horlogerie. Rapport fait par M. Francceur, nu nom du Comité des arts mécaniques, sur un quantième perpétuel de l’invention de M. Schwilgué. ... 149 Description du quantième perpétuel de M. Schwilgué ( pl. 619 )....... i5l
- Instrumens de précision. Description delà balance de ménage inventée par M. Schwilgué ( pl. 619 ). . . , , . . . . ... . . . • . . . . . . . . l53
- Machines à vapeur. Description d’une machine à vapeur à cylindres oscillons, applicable à la navigation et construite par M. Caoé, ingénieur-mécanicien ( pl. 620,621, 622 ). i55 Arts chimiques. — Cires à cacheter. Rapport fait par M. Mérimée , au nom du Comité des arts chimiques, sur les cires à cacheter de M. Zegelaar. ... ... . r . . . 160
- Couleurs. Rapport fait par M. Mérimée, au nom du Comité des arts chimiques , sur les couleurs en tablettes préparées par M. Chenal.. . . . . . . ... . : . . . i63
- Arts économiques. — Chapellerie. Rapport fait par M. Labarraque, au nom du Comité des arts économiques , sur la fabrique de chapeaux et visières de casquettes vernis du s
- sieur Vincent. ...... . . , . « . . . i65
- Allaitement. Rapport fait par M. Herpin, au nom du Comité des arts économiques, sur les biberons et bouts de sein en liège élastique présentés par M. Darbo. . . . .168
- Substances alimentaires. Rapport fait par M. Herpin, au nom du Comité des arts écono- ...
- iniques, sur les farines de légumes cuits, préparées par MM. Porcheron et Languereau. 171 Industrie étrangèrej, Rapport fait par M. Daclin, sur les communications de M. le baron de Fahnenberg. ... . . . . . . .. ... . . .. . . . .. . . . 174
- Société philantropique. Programme de deux prix proposés par la Société philantropique en faveur des mémoires qui auront le mieux établi les bases et les conditions d’asso- . . ciation applicables aux Sociétés de secours mutuels et de prévoyance. . . . .178
- Notices industrielles. Nouvelles roues pour les bateaux à vapeur, par M. Mac—Curdy, p. 180.—Autres roues pour les bateaux à vapeur , par M. Syminglon, ib, — Tunnel sous la Tamise, à Londres, 181.—Appareil pour alimenter les chaudières des machines à vapeur, ib. — Machine à tailler les peignes pour la coiffure, ib. —Machine à étamer les glaces, 182. Emploi de sublimé corrosif pour prévenir la pourriture sèche du bois, ib. — Perfectionnemens dans la fabrication des chandelles, 183.
- —- Nouvel alliage métallique pour le doublage des vaisseaux, ib. — Appareil pour préparer le biscuit de mer, par M. Tassel-Grant, 184. — Moyen de conserver et de transporter le lait sans altération, i85. — Moyen de détruire les mulots, 186.
- — Moyen de prendre des empreintes sur les planches gravées , ib.
- Bibliographie industrielle..................................................... 186
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragement. — Séance du Ier avril, 189. — Séance du i5 avril, 190. — Séance du
- 29 avril. ... . . . . . . . ... .............................191
- Tableau par ordre alphabétique des brevets d’invention , de perfectionnement et
- d’importation délivrés en France pendant l’année 1834. ... . . ... . . 193
- IMPRIMERIE DE M- HUZARD (Ȏe VALLAT LA CHAPELLE),
- RUE DE l’ÈPERON-SÀINT-AHDRÉ-DES-ARCS , H° 7.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N° CCCLXXI.)
- MAI 1835.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES.—serrures.
- Rapport fait par M. le baron Séguiçr, au nom du Comité des arts mécaniquesj sur des serrures à combinaisons et des serrures a la RYamah., perfectionnées et exécutées par M. Grangoir, serrurier-mécanicien , rue Mouffetard, n 307, a Paris.
- Depuis long-temps, on est à,la recherche de moyens de fermeture qui présentent une garantie certaine; mille tentatives en ce genre ont été faites, et souvent déjà la Société a été appelée à se prononcer sur le mérite d’appareils de fermeture, de formes et de principes variés.
- Parmi ceux reconnus généralement comme les plus sûrs, étaient rangées les serrures à combinaisons, composées de cadrans couverts de chiffres ou de lettres, dont la réunion, suivant un certain ordre, permet à l’appareil de fermeture de se mouvoir. Ces serrures cependant sont exposées à un grand inconvénient; plusieurs amateurs ont depuis long-temps signalé la possibilité de les ouvrir, enobservant le mouvement que le pêne imprime aux cadrans ou rondelles, lorsqu’on sollicite son action sans que la combinaison soit encore convenablement fermée.
- JSicliolson, en l’an xn (voyez Annales des arts et manufactures à*Oreillÿ), déclare avoir ouvert une serrure à combinaisons, par la seule observation du mouvement imprimé aux rondelles par le pêne; il propose comme moyen de parer à cet inconvénient de pratiquer de fausses encoches sur la circonférence des rondelles intérieures.
- Berard de Briançon, dans ses 'Mélanges physico-mathématiques 3 an ix, Trente-quatrième année. Mai i855. * 3o
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- AMS.-' M 9& AïlQUKSv* V
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- tome ier, in-8^ avait aussi signalê lë meme inconvénient, et îrdonne, dans une planché de son ouvrage, le dessin d’une nouvelle serrure à combinai-sons de son invention; mais malheureusement,, conam cl les autres, elle peut facilement être ouverte par un homnxedonVle tact est exercé à ce genre d’opérations. . . , ,, 4
- M. Robin, inventeur d’une serrure fort ingénieuse, dont nous avons déjà eud’honneur'd’entreteninla Société, et*qui a<yafu àsoniauteur desa part une distinction honorable (i) , a démontré combien était facile l’ouverture de toutes les serrures à combinaisons inventées jusqu’à ce jour, au moyen derobservationdü mouvement des rondelles parle toucher: pendant l’exposition, M. Robin a prouvé sur les serrures exposées toute son adresse en ce genre. . “ " ----
- ‘ Criveili, de Milan, avait, avant lui, donné, sur la manière d’ouvrir les serrures à combinaisons, un mémoire imprimé avec figures à Vienne, en 1824, en allemand, dans le tome 5 des AnnaleSy de VInstitut polytechnique, réimprimé dans la Biblioteca italiana, Notre collègue, M. Francœur, avait fait un rapport sur ce mémoire; vous avez cru prudent de ne pas le publier, parce qu’il aurait généralisé une méthode d’ouverture, qui heureusement n’est encore connue que d’un petit nombre de personnes.
- Mais les expériences faites en public par M. Robin , dans les salles de l’exposition , ne peuvent plus laisser aucune sécurité dans l’emploi des serrures à combinaisons actuelles. Nous mettons aujourd’hui autant d’empressement à porter à la connaissance de tous le vice inhérent à ces sortes de serrures que vous aviez pris soin d’éviter de mettre le public dans la confidence des moyens de les ouvrir. .
- M. Grangoir,.témoin des succès obtenus par M. Robin, sur les serrures dont il entreprit l’ouverture pendant l’exposition , a eu à cœur de soustraire les siennes à la finesse du toucher de cet ingénieux officier de marine.
- Après avoir bien compris la cause des indications perçues par le tact, il demeura convaincu qu’une serrure dans laquelle le pêne ne pourrait plus venir buter contre les rondelles et leur imprimer un. léger mouvement serait impossible à.ouvrir;,il restait à imaginer le moyen de résoudre ce problème,, ce. que cet artiste a fait avec bonheur» Fe procédé imaginé par M.« Grangoir, ale double mérite d’être d’une extrême simplicité et de pouvoir s’appliquer, Je peii.de. frais:,rà toutes les serrures ,à combinaisons déjà existantes. . .
- p) Y oyez. B ulleUnàe la Société iPEncourageaieot, janvier i835, p: 24.
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- ' SfeMüREiS. V
- Nous allons, Messieurs,’tOtts faire connaître comment M. Grangoir vierit de réhabiliter les serrures à combinaisons complètement discréditées par M. Robin.
- M. Grangoir fait passer sur chaque rondelle intérieure de petits leviers qui viennent s’arc-bouter contre le pêne, tàrit qu’ils ne sont pas soulevés par un léger plan incliné placé sur les rondelles, et en telle coïncidence avec l’encoche de combinaison, que le levier .cesse de buter contre le pêne au moment surtout ou la combinaison est établie. Il y a ainsi autant d’obstacles qui errîpêchent le pêne de venir toucher les rondelles que de rondelles mêmes, et tant qu’il reste un seul levier à soulever, aucune rondelle ne peut être atteinte. Le levier est constamment appliqué sur la rondelle par un léger ressort, et la quantité dont il est soulevé est trop faible pour augmenter la tension du ressort jusqu’à rendre le passage du point culminant du plan incliné sous le levier perceptible au toucher, même le plus oxercé. L’inspection de la serrure suffira pour vous faire partager une conviction qui est encore pour nous le résultat d’expériences infructueuses tentées chaque jour plusieurs fois, pendant plus d’un mois, sur une serrure de M. Grangoir.
- Nous croyons, Messieurs, devoir appeler toute votre bienveillance sur cet artiste, parce que nous avons rencontré en lui talent et désintéressement. | Ses nombreuses productions attestent son mérite comme praticien. Les citations que nous venons de faire dans ce rapport, empruntées toutes à un mémoire que M. Grangoir nous a remis, prouvent jusqu’à quel point il connaît la théorie de son art, ainsi que l’histoire de ses progrès. Nous pensons que M. Gi'angoir, en ne prenant point de brevet d’invention pour son procédé, en déclarant formellement qu’il désirait qu’il reçût le plus de publicité possible par sa description au Bulletin, avec figures, a fait preuve de désintéressement.
- Nous nous plaisons aussi à signaler la loyauté de cet artiste. Bien loin de décrier les serrures de ses confrères, afin de trouver l’occasion de les remplacer, il se plaît, au contrairé, à reconnaître qu’elles sont toutes susceptibles de recevoir son procédé. Il ne veut disputer la faveur du public que par la perfection de ses produits et la modicité de leur prix.
- M. Grangoir nous a soumis encore des serrures à la Bramah ; elles nous ont paru aussi satisfaisantes sous le rapport de l’exécution que sous celui du principe même de leur construction. Comme nouvelles garanties, M. Grangoir les a munies de broches en trèfle, de doubles entrées tournantes; quelques unes ont leur canon formé en fer Irernpé en paquet, ce qui rend leur
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- 224 arts mécaniques.
- destruction même aussi difficile que leur principe de construction rend leur crochetage impraticable. ï; V
- M. Grangoir vient de créer un nouveau modèle de serrures à la Bramah, dont Fexiguité est telle qu’il pourrait facilement s’adapter à des porte-feuilles de poche ; il nous a aussi soumis des serrures à la Bramak, en cuivre, faites pour le service de l’artillerie. - , ,
- La parfaite exécution de tous les appareils de fermeture présentés à votre examen par cet artiste nous fait penser que la Société ne fera qu’un acte de stricte justice en renvoyant le nom de M. Grangoir à la Commission des médailles, pour y recevoir une récompense proportionnée aux progrès qu’il vient de faire faire à l’art de la serrurerie, en rendant parfaitement sures des serrures qui, avant lui, étaient d’autant plus dangereuses qu’elles jouissaient d’une réputation non méritée. , ,
- Nous vous proposons, en outre, de faire insérer le présent rapport au Bulletin, accompagné de la description et de la figure de la serrure à combinaisons de M. Grangoir. ; ,
- Approuvé en séance, le 18 mars i835. ; . t
- Signé baron Séguier, rapporteur.
- Description de la serrure a combinaisons, inventée par
- M. Grangoir. ; / -v
- La serrure de M. Grangoir, représentée dans son ensemble et dans ses détails, PI. 6^3 , est applicable à une fermeture de porte de grande dimension. Elle est dépourvue de toute espèce de clef, et s’ouvre en amenant sur la combinaison adoptée, au moyen de boutons à rosette, quatre cadrans portant chacun les vingt-quatre lettres de l’alphabet, qui se placent en face d’un index fixé sur la platine. Lorsqu’après avoir tourné successivement chacun des boutons on a produit la combinaison formée par quatre lettres, on tourne un bouton à olive central, dont la tige carrée fait agir le pêne de la serrure. Les détails dans lesquels nous allons entrer expliqueront les diverses pièces du mécanisme et la manière de les faire mouvoir.
- La fig. i, Pl. 623, est une vue extérieure de la serrure.
- La fig. 2 est une vue intérieure dans la position où elle est ouverte.
- Fig. 3. La même , dans la position où elle est fermée.
- Fig. 4. Va-et-vient, vu en élévation. , - ,
- Fig. 5. Le même, vu de profil..............................
- Fig. 6. La rondelle dentée , fixée sur le bouton à rosette, vue en éléva-
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- SERRURES.. aa5
- tion, indiquant la disposition d’un des leviers à bascule au moment où il est soulevé.
- Fig. 7.La même, vue en plan, montrant la manière dont le cliquet est engagé dans les dents. *
- jFig. 8. Les leviers à bascule, vus en élévation et en plan.
- Fig. 9. Cliquet, vu en coupe. *
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Platine de la serrure.
- B, Plaque de recouvrement.
- a, Bouton à olive, dont l’axe imprime le mouvement au pêne.
- M, Cadrans portant chacun les vingt-quatre lettres de l’alphabet, montés sur les boutons à rosette ce. .
- dcl, Index fixés sur la platine A, et correspondant aux lettres des cadrans pour former la combinaison.
- e, Carré du bouton à olive a, qui fait mouvoir le pêne de la serrure.
- ff j Petits galets montés dans une boîte en cuivre gy laquelle est arrêtée sur le carré du bouton à olive. Lorsqu’on fait tourner ce bouton, les galets roulent successivement contre la traverse de la chape h du va-et-vient, et facilitent son mouvement.
- 7, Pièce nommée va-et-vient ; elle monte pour ouvrir la serrure, ainsi qu’on le yo\X,fig. 2 , et reste abaissée pendant que la serrure est fermée. ( Yoj./ig. 3. ) Cette pièce est guidée dans son mouvement par deux pontsy passant dans les fenêtres h dont son talon est percé.
- Il, Tiges directrices du va-et-vient entourées d’un ressort à boudin, qui, en s’appuyant contre une petite rondelle en cuivrer, est comprimé lorsque le va-et-vient monte. La tête des tiges l passe à travers une pièce n fixée sur la platine A. Sa course est limitée par une goupille qui la traverse.
- 00 , Supports vissés sur le va-et-vient, et portant intérieurement une dent p (fîg- 5), qui s’engage dans celles.de la rondelle des boutons à rosette.
- q, Roue entaillée , sur sa circonférence, de vingt-quatre dents correspondant à chacune des lettres de l’alphabet ; elle est montée sur l’axe du bouton à rosette c, et tourne à frottement dur autour d’une rondelle intérieure/•, faisant corps avec la douille s, à travers laquelle passe l’axe du bouton c. Cetterondelle porte une entaille t, dans laquelle s’engage la dent p, quand la serrure est ouverte, et un petit plan incliné u, qui soulève en même temps, les leviers à bascule.
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- «4 ^
- 526 ARTS MiîCAMQtîES.
- 1 vv ) Leviers à bascule , au nombre de quatre, dont le centre de mouvement est dans la pièce n ; ils portent en dessous un petit téton tt, que soulève le plan incliné u, et en dessus un ressort/', comprimé par la plaque de recouvrement, afin de maintenir les leviers appliqués contre les roues dentées. Quand la serrure est fermée, ceux-ci arc-boutent contre la partie z du va-et-vient dont ils empêchent alors totalement le mouvement.
- a', Barils en cuivre vissés sur la platine, et renfermant le cliquet b\ entouré d’un ressort àboudin. Ce cliquet est doublementbiseautë à son extrémité inférieure. Le chanfrein 1 est destiné à glisser sur les dents 9, lorsqu’on tourne le bouton c de gauche à droite pour amener la combinaison ; le plan incliné 2, au contraire, peut s’appliquer contre le plan incliné de la dent 3 qui correspond à la lettre À dut cadran, ce qui interdit tout mouvement ultérieur du bouton de gauche à droite. .
- Effets du mécanisme de la serrure. Pour ouvrir la serrure, on tourne de droite à gauche chacun des boutons à rosette c, pour amener successivement vis à vis des index d les lettres suivantes des cadrans b : savoir, pour le premier cadran à gauche la lettre C, pour le second cadran la lettre L, pour le troisième la lettre E, et pour le quatrième la lettre F ; ce qui forme le mot clef, combinaison adoptée et indiquée fig ire. Par cette manœuvre, le plan incliné u de chaque roue r a rencontré le petit téton .r des leviers etadégagé ces leviers; en même temps, les dents p se trouvent placées vis à vis des entailles t. Alors, le va-et-vient i étant libre , on tourne Je bouton a, qui, par les galets jf, soulève la chape h, ainsi que le va-et-vient, lequel prend la position représentée fig. 2, et la serrure est ouverte ; le bouton à olive est alors dans la position verticale indiquéey/g-. ire.
- Quand la serrure est fermée, le bouton à olive se trouve dans la position horizontale. Alors le va-et-vient est descendu, comme l’indique Iaj£g. 3, et la dent //est sortie de l’entaille t. En tournant l’un des boutons à rosette pour amener une autre lettre quelconque du cadran b, vis à vis l’index d, le plan incliné u abandonne le levier v, et celui-ci, pressé par le ressort^*, s’applique contre la roue dentée g, et son extrémité arc-boute contre la partie z du va-et-vient, ce qui interdit tout mouvement ultérieur de cette pièce. Il suffit de tourner un seul bouton pour empêcher l’ouverture de la serrure ; mais, pour plus de sûreté , on peut les tourner tous les quatre.
- * Dans cette position, toute tentative pour ouvrir la serrure devient infructueuse , à moins qu’on ne connaisse la combinaison ; en effet, le mécanisme résiste aux tâtonnemens qu’on pourrait opérer pour soulever les leviers v et ramener les dents vis à vis des entailles t. ' ' " '
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- BOUTES. 227
- Pour changer la combinaison, on tourne, au moyen d’une clef à griffe, et pendant que le va-et-vient est soulevé, Gomme on le voit fig. 2, le bouton à rosette c, ce qui amène une autre lettre du cadran vis à vis l’index cl. En même temps* la roue dentée q tourne autour de la roue r, qui est retenue par la dent p, et le changement est opéré. On répète cette manœuvre sur chacun des boutons de la serrure, et on obtient ainsi une combinaison différente composée do quatre.lettres. Si l’on voulait, par exemple, substituer le mot midi a celui de c/e/ précédemment adopté, il suffira d’amener, au moyen de la clef à griffe, la lettre m du premier cadran à gaucher vis à vis de l’index , puis la lettre i du second cadran , et ainsi de suite.
- Lorsqu’on veut ouvrir la serrure pendant la nuit, on tourne à droite chaque bouton à rosette jusqu’à ce qu’on sente un arrêt, ce qui indique que la lettre À du cadran se trouve vis à vis l’index d; puis on tourne chaque bouton à gauche; le bruit que fait le cliquet aen tombant dans chacune des dents 9, indique le passage d’une lettre. Il suffit alors de compter ces lettres pour amener la combinaison. Choisissant pour exemple la combinaison adoptée , on tourne le premier bouton à gauche, et on le fait passer de deux dents , ce qui amène la lettre G ; le second bouton passera de onze dents , ce qui produit la lettre L ; le troisième de quatre dents, ce qui amène la lettre E ; enfin, le quatrième de cinq dents, ce qui amène la lettre F.
- Pour faciliter la chute du cliquet d dans la denture ÿ, il porte un biseau 1 qui glisse sur chaque dent et produit un petit bruit ;mais, pour arrêter le cadran sur la lettre A en tournant à droite, le plan incliné 2 rencontre une dent 3 taillée aussi en biseau ; il bute contre cette dent, et empêche ainsi tout mouvement ultérieur du bouton à droite. (D.)
- boutes. ,
- Rapport fait par M. Vauvilliers, au nom du Comité des arts mécaniquesj, sur un ouvrage de M. Thomassin, ayant pour titre ; De la supériorité des chemins de béton sur les chemins de fer, In-8. Strasbourg, 1834.
- W. -Tkomassin propose d’établir; sur une partie de la surface des routes ordinaires, une ou deux zones* en béton , sur lesquelles les véhicules employés aux transports rouleraient, mus par la force Urotrice de la vapeur ou des animaux de trait. D’après son exposé , «ne1 zone de béton aurait 2m,5o de largeur et om,3ô d’épaisseur ; elle coûterait112 francs par mètre de longueur/ - *! ' bç-n; ,-.-o.
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- 2^8 arts mécaniques. ..
- La masse du béton aurait une solidité telle qu’après trois mois de pose elle serait inattaquable par les intempéries, par le frottement des roues, par le choc des moteurs sur le béton. La force nécessaire pour le tirage en ligne horizontale serait réduite à o,oi4o du poids transporté.
- Cette force est évaluée : : - ^ ; ; ; : ; ?
- o,oo5o sur les chemins de fer ; : . : . , > . , . , m
- o,o6g5 sur les empierremens, dans l’état où ils se trouvent encore généralement .
- 0,0200 sur les bons empierremens.
- La force motrice de la vapeur coûte moitié moins que celle des chevaux employés au tirage, avec une vitesse de 4iQOo mètres à l’heure.
- Pour une vitesse de 16,000 mètres à l’heure, la dépense de la force motrice de vapeur est peu augmentée, tandis que la force motrice en chevaux doit être quadruplée. ( Ce rapport est inexact, car cette force motrice en chevaux doit être au moins décuplée. )
- - L’examen du mémoire de M.. Thomassin me paraît donner lieu aux observations suivantes : ; ’
- Dans la plupart des lieux, il n’existe à proximité que des matériaux tendres; on 11e peut y obtenir de béton dur à moins de faire venir, de dislances plus ou moins éloignées, la chaux et les matériaux résistans. Le prix du mètre linéaire des zones sera donc, sur beaucoup de points , plus élevé qu’il n’est supposé. ' «
- Les zones sont projetées trop étroites; les voitures ne pourraient être maintenues constamment sur la voie quand il n’y a de chaque côté de l’ex- ' térienr des roues que om,22 de jeu : on n’aurait aucun moyen d’avancer ni de reprendre la voie dont on serait sorti, sans un accroissement prodigieux de force motrice.
- , - Pour la circulation dans les deux sens de la route , il faudra construire deux zones, ou, au moins, des parties de zones en élargissement, afin que les véhicules puissent se dépasser, s’avancer en sens opposé , etc., etc.
- Quelque solide qu’on parvienne à composer le béton, il sera nécessairement dégradé par le frottement des roues, le choc des pieds des animaux de trait, l’action des intempéries. La résistance à la locomotion augmentera, les réparations seront difficiles, et interdiront, pendant long-temps, l’usage delà voie, pour que les renformies puissent prendre de la consistance, et se lier, si même cela est possible, à la masse primitive. > - ; -
- Une circulation continue exigerait ainsi doubles ou quadruples zones , des dépenses de premier établissement en proportion, et la surface de
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- ROUTES. 229
- nos routes actuelles ne pourrait plus alors admettre* les voies de béton.
- Tant que les voies de béton resteraient dures et unies, les transports ne pourraient y être effectués au moyen de bêtes de trait : celles-ci ne pourraient prendre ni tenir pied , en donnant simplement l’effet utile quon obtient d’elles sur les routes ordinaires , et, à plus forte raison , en tirant, suivant les prévisions de M. Thomassin, quatre fois et demie plus de charge avec le meme effort de traction.
- Les machines locomotives à vapeur pourraient donc seules être employées.
- Mais M. Thomassin place ses voies de béton sur les routes ordinaires, ondulées ; sur les rampes, toutes les voies unies et dures perdent leurs avantages : ce n’est plus un frottement qu’il faut vaincre , c’est le poids du chargement qu’il faut monter. Il faut pour cela employer une force qui est la meme, quelle que soit la nature du chemin, et à ajouter à celle surmontant le frottement. .
- Les voies de béton de M. Thomassin sont donc dans des conditions pareilles à celles de chemins de fer, avec pentes semblables aux pentes des routes de terre, qui seraient exécutés exprès pour présenter à la locomotion une résistance triple de celle à laquelle on parvient sur lés voies en fer, et dont on exclurait les bêtes de trait.
- Il est évident, d’après l’exposé ci-dessus et des causes d’augmentation de dépense, que la pose d’une voie ordinaire en fer, semblable à celle des chemins à grande vitesse , ne serait pas plus coûteuse que les voies de béton de M. Thomassin. En effet, dans sa comparaison des dépenses, l’auteur ne considère pas qu’il donne pour les voies en fer un prix comprenant les ter-rassemens , les travaux d’art, etc., etc., lesquels forment la majeure partie des frais d’établissement, et que ses voies de béton doivent être placées sur des routes où tout cela est fait et où il en profite sans dépenses.
- J’ai eu occasion de visiter le court essai fait à Strasbourg par M. Thomassin. Le béton est bon ; on avait sous la main les meilleurs matériaux à bon marché.
- J’ai pu juger de la difficulté qu’ont les chevaux à prendre pied en passant dessus. ... "
- Les poids que cet essai a supportés n’équivalent pas à la circulation d’un jour d’une route fréquentée. La surface avait d’ailleurs exigé des réparations pour lesquelles il avait fallu recourir au trass d’Andernach.
- M. Thomassin a imaginé une modification de son système, qui consiste à
- Trente-quatrième année. Mai i835. 3i
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- incruster dans les voies de béton, sous le passage des roues, des pièces de bois recouvertes en tôle. f
- Ce système n’admettrait pas,non plus les bêtes de trait; il serait sujet à la compression, aux ondulations produites par les intempéries et les forces vives sur des matières alliées et si diversement dilatables , compressibles et hygrométriques. Il serait donc plus défectueux que la voie de béton toute nue, et s’effacerait encore avec plus de raison devant les voies en fer.
- M. Thomassin n’a donc pas trouvé les moyens de composer avec économie une voie unie , ferme et solide sur les routes ordinaires. Si les voies de béton possédaient de telles propriétés, elles ne pourraient être pratiquées par les animaux de trait ; elles ne rempliraient pas non plus, en profil longitudinal, les conditions de tracé indispensables pour les chemins à voie dure et pour l’emploi des machines à vapeur locomotives ; elles ne sont pas composées de manière que les véhicules puissent y être maintenus sans déborder. Les moyens de procurer cet avantage accroîtraient beaucoup les dépenses.
- Dans beaucoup de localités on serait forcé de faire arriver de loin les matériaux propres à composer du béton ayant la solidité de celui sur lequel l’essai de M. Thomassin a été fait. -
- L’emploi des couchis en bois, recouverts de tôle, serait plus défectueux encore et plus coûteux.
- La circulation sur toute la surface dés routes affleurées par les voies en béton serait très gênée par ces voies et fort gênante pour elles.
- Une voie en fer, dure, solide, durable, réduisant les frottemens au tiers de ce qu’espère M. Thomassin, établie sur les routes ordinaires, ne coûterait pas sensiblement plus que les voies en béton, et admettrait la force motrice et de traction des animaux, -
- , Mais il n’y a pas d’avantages à établir sur les routes ordinaires des voies en fer ; à plus forte raison, n’y en aurait-il pas pour les voies en béton. Les machines locomotives, pour franchir les rampes et pour circuler hors des rails, ne sont point encore suffisamment perfectionnées ni reconnues économiques pour la dépense de forces motrices.
- D’après ces considérations, je pense que la Société doit se borner à remercier M. Thomassin de sa communication, et lui faire connaître les observations qu’a suggérées son nouveau système de chemins en béton. Approuvé en séance, le i j mai i835. -
- . - ' * Signé Vauvilliers , l'apporteur.
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- Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques , sur un wagon à fléché brisée circulant sur un chemin de fer, présenté par M. Jacquemart, rue de Montreuil, n° 3g, à Paris.
- M. Jacquemart, ancien élève de l’École polytechnique, vous a présenté une voiture à flèche brisée, construite par lui à l’usine de Quessy, département de l’Aisne.
- La première voiture, exécutée en mai et juin i833, portant une charge de i,5ookilog., parcourait des cercles d’un rayon de 5 mètres; la distance entre les essieux , lorsqu’ils sont parallèles, étant d’un mètre.
- Dans le courant de la même année i853, par des motifs puisés dans la commodité du service, on préféra établir un fort wagon portant sur son tablier trois caisses, chacune de la capacité de imc,5o.
- Ces forts wagons sont chargés d’un poids qui varie entre 5,5oo et 7,000 ki-log., et on leur fait parcourir des cercles de raccordement de 10 mètres de rayon.
- La distance entre leurs essieux, dans l’état de parallélisme, est de im,5o. Ces voitures, complètement établies et en activité sur le chemin de fer de l’usine, depuis huit mois, sont encore en très bon état ; elles roulent cependant avec la vitesse obtenue par un cheval, et le chemin a ses rails en barres de fer placées sur des poutres et madriers en bois. Ce genre de construction, suffisant dans une semblable localité, ne peut ofirir cependant la même stabilité dans le chemin que si on avait employé des matériaux moins élastiques et plus durables, ainsi que cela se pratique dans les grandes routes en fer destinées à un transport important.
- Ces voitures sont construites d’après les principes qui furent énoncés à la fin d’un mémoire sur les chemins de fer, que j’ai publié dans le Bulletin de la Société (1). Seulement, au lieu d’employer un cercle entier et quatre galets, M. Jacquemart n’a placé qu’un demi-cercle et deux galets, au moyen desquels l’avant-train seul prend un mouvement de rotation autour de la cheville ouvrière placée sous le centre de gravité du wagon.
- Un taquet ne permet à l’avant-train de tourner que de l’angle voulu en raison de la longueur du rayon du cercle à parcourir. .......
- (1) Voy. Bulletin de la Société d’Encourag., 33e année, p. 331, cahier de septembre i83/j. M. Laignel a pris un brevet d’invention de cinq ans le 23 juillet i83o , pour un système de perfectionnement des chemins de fer, où l’on trouve cette phrase : « Pour éviter les grands rayons dans un chemin de fer et les réduire jusqu’à 10 mètres, il faut avoir des roues mobiles à volonté et ayant chacune plusieurs diamètres.»
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- ART5 MÉCANIQUES.
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- Il ne serait pas sans intérêt pour l’industrie et pour la solution du problème important et difficile des courbes à parcourir dans les chemins de fer, de pouvoir faire des expériences avec un semblable wagon , soit sur la vitesse qu’on peut lui imprimer sans qu’il s’échappe de dessus le rail courbe, soit sur les pertes de force qui doivent provenir des frottemens.
- M. Jacquemart n’a pu faire encore ces expériences ; la Société devrait engager cet ingénieur civil à s’en occuper, et le prier de lui faire connaître les résultats qu’il obtiendra. •
- En comparant ainsi les divers systèmes, différens les uns des autres et proposés pour le passage des courbés à petits rayons, on pourrait espérer, peut-être , arriver à une solution, sinon complète , au moins utile et suffisante pour la pratique. -
- Au moyen du chemin de fer construit par M. Jacquemart dans l’usine de Quessy, un seul cheval suffit pour le service, et remplace douze à quatorze chevaux nécessaires auparavant pour les transports.
- Le développement du chemin est de 800 mètres , et le mètre courant a coûté de 6 fr. 5o c. à 7 fr.
- Le wagon coûte 5oo fr. environ.
- C’est l’espérance que ce nouveau système de wagon pourra être utile à quelques industriels comme il l’a été à M. Jacquemart, qui a engagé cet ingénieur à le présenter à la Société d’Encouragement.
- En conséquence, le Comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer
- i°. De remercier M. Jacquemart de sa communication intéressante, et de l’engager à faire des expériences sur la vitesse possible à imprimer au chariot dans le parcours des courbes ;
- 20. De faire décrire et graver dans le Bulletin le chariot présenté ;
- 3°. De faire imprimer le présent rapport.
- Approuvé en séance, le i3 mai i835.
- Signé Tu. Olivier, rapporteur.
- Explication des figures de la Planche 624.
- Fig, 1. Plan du chemin de fer de l’usine de Quessy et d’une portion de la courbe qui y est adaptée. ^
- Fig, 2. Le rail mobile au moyen duquel on fait passer le wagon du chemin droit sur la courbe , vu en plan. ,
- Fig, 3. Pian du wagon roulant sur le chemin de fer et portant trois petits wagons chargés des matières à transporter.
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- CHEMINS DE FER.
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- Fig. 4. Vue en dessous du même wagon, montrant le mécanisme qui fait tourner l’avant-train.
- Fig. 5. Le même , vu en élévation longitudinale et portant sa charge.
- Fig. 6. Le même, vu par le bout.
- Fig. 7. Levier d’embrayage qui permet ou interdit le mouvement de l’avant-train, vu en plan.
- Fig. 8. Le même, vu en élévation.
- Fig. 9. Élévation de l’un des galets de l’avant-train et de la fourchette qui embrasse l’essieu.
- Fig. 10. Le petit wagon, vu en coupe.
- Fig. 11. Le même, roulant sur un chemin auxiliaire et au moment où il se décharge.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Chemin de fer garni de deux rails parallèles a b. portés par des madriers en bois B.
- C, Chemin de fer courbe communiquant au précédent par deux rails cd, mobiles autour des points e, et dont le bout se loge dans des pièces de bois f.
- D, Chemin auxiliaire réuni à la courbe C, et qui repose sur des chevalets E.
- EF, Vis sur lesquelles portent les rails du chemin précédent, et au moyen desquelles on lui donne la pente nécessaire pour que le petit wagon puisse le parcourir sans le secours d’un cheval.
- GG, Rails détachés qui s’accrochent à ceux des grands wagons, et établissent la communication avec le chemin auxiliaire.
- H, Châssis du grand wagon.
- I, Roues à deux diamètres.
- J, Flèche brisée au milieu de sa longueur, tournant autour de la cheville ouvrière g.
- RK, Leviers coudés qui réunissent la flèche aux essieux.
- L, Avant-train tournant, par ses deux galets hh, sur une lame cintrée M , fixée au dessous du châssis IL Son mouvement est limité par les taquets contre lesquels viennent buter les galets.
- NN, Montans fixés sur les essieux , et supportant le châssis H.
- O, Levier d’embrayage muni d’une poignée et tournant sur Taxe du galet h. En appuyant sur ce levier, on le fait basculer, et son crochet k s’engage dans un trou de la lame cintrée M. Dans cette position, l’avant-train est immobile, et les roues sont obligées de suivre la ligne droite. Si, au contraire , on soulève le levier, le crochet se dégage et l’avant-train tourne.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- P, Fourchette qui embrasse l’essieu de devant.
- Q, Chaînes de traction qui réunissent les grands wagons entre eux.
- RR, Rails transversaux, au nombre de six, fixés sur le grand wagon , et
- qui reçoivent les petits wagons.
- SS, Pièces saillantes fixées en dehors du châssis H, lesquelles, en rencontrant le galet horizontal /, monté sur un support du chemin de fer, font dévier le wagon.
- TT,Petits wagons montés sur quatre roues et remplis des matières à transporter ; ils sont placés transversalement sur les grands wagons, et reposent, par leurs roues, sur les rails RR.
- U, Fond mobile composé de deux vantaux tournant sur des charnières 772, et retenus par un crochet qui s’engage dans une pièce de fern. En retirant la clavette o, le fond mobile s’ouvre, et laisse tomber dans un récipient placé au dessous les matières contenues dans le petit wagon.
- Lorsqu’on veut faire passer le grand wagon du chemin droit sur la courbe, on commence par écarter les rails mobiles c d, comme on le voit fig. 2 ; puis on soulève le levier d’embrayage, ce qui dégage l’avant-train ; lorsque le wagon rencontre le galet /, l’avant-train est forcé de tourner sur la cheville ouvrière, et les roues passent sur le rail courbe, où elles roulent par leur petit diamètre : arrivé en face du chemin auxiliaire, on établit la communication au moyen des rails mobiles, et on fait rouler le premier des trois petits wagons, qui descend seul par son impulsion , sur le plan incliné et se décharge ; puis on répète la même opération avec le second et le troisième wagon, et ainsi successivement avec tous ceux qui viennent à la suite. (D.)
- FILATURE DU LIN.
- Rapport fait par M. Legentil, au nom du Comité des arts mécaniques 3 sur des fils de lin filés au rouet, présentés par M. le comte de Perrochel.
- M. le comte de Perrochel est un de ces hommes utiles et rares qui, sans autre mission que celle qu’ils tiennent de leur conscience, consacrent au bien-être de leurs concitoyens les avantages qu’ils ont reçus de la naissance et de la fortune. Ce n’est point par des charités trop souvent stériles, lors même qu’elles ne démoralisent pas celui qui les reçoit, que M. de Perrochel poursuit un but si louable ; c’est au contraire en apprenant à l’indigent à s’en passer, en lui inspirant l’amour du travail, en propageant tous les
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- FILATURE DU LIN. 235
- procédés, toutes les inventions, tous les perfectionnernens dont l’industrie s’enrichit chaque jour, et qui la rendent plus fructueuse pour l’artisan.
- Parmi ses titres à la reconnaissance de ses concitoyens, le département de la Sarthe ne peut oublier qu’il lui doit l’importation et le perfectionnement des pressoirs à percussion de Revillon; il a même doté sa commune d’un de ces pressoirs, ainsi que d’une machine à râper les pommes de
- terre. • *
- Il a imaginé un appareil de chauffage pour les voitures, que la Société d’Encouragement a approuvé, et qui est décrit dans son Bulletin (i).
- Il a ouvert dans sa propriété une carrière de marbre, dont les échantillons ont figuré à la dernière exposition.
- Il a répandu dans son voisinage les biberons en tétine de vache dont il déclare avoir retrouvé l’idée dans une ancienne brochure avant madame Breton; il les fabrique lui-même, et les livre tout préparés à a ou 3 centimes.
- Il a construit à ses frais, et pour l’usage des habitans de sa commune, un chemin à la Mac-Adam, qui lui revient environ à 12,000 francs, et qui lui est à lui même d’une grande utilité.
- Habitant le canton de Fresnay-le-Vicomte , département de la Sarthe, qui est le centre d’une fabrique considérable de tissus de lin et de chanvre, il ne pouvait pas, dans la ferveur de son apostolat philantropique, ne pas tourner son attention vers cette industrie qui intéresse au plus haut degré l’agriculture et le commerce.
- Aussi n’a-t-il pas manqué d’encourager dans son canton la culture du lin, en fournissant lui-même de la graine aux cultivateurs.
- Voyant avec peine la fabrication des toiles de Fresnay, malgré la bonne réputation dont elle jouit pour la qualité de ses produits, se concentrer dans un rayon très limité, se borner presqu’à la consommation locale, il a conçu l’espérance d’amener ces toiles à rivaliser avec celles de Lisieux et de Vimoutiers, si avantageusement connues dans le commerce.
- Dans ce but, il a visité avec soin les établissemens de toilerie de la Flandre; à son retour, il s’est fait industriel lui-même, pour instruire par l’exemple , qui est le meilleur des enseignemens.
- 11 a introduit dans son pays l’usage des ros*à lames métalliques, très utiles pour donner au tissu plus de régularité, et arriver à un plus grand degré de finesse.
- (1) Voyez Bulletin de la Société d’Encouragement, 3ae année, p. a4°«
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- 256 ARTS MÉCANIQUES.
- Il a inventé un nouvel encollage, qui estaujourd’huLgénéralement adopté dans la Sarthe (i).
- Il a apporté au rouet des perfectionnemens notables.
- La constance de ses efforts, son exemple et ses encouragemens distribués avec autant de désintéressement que d’intelligence, ont eu la plus heureuse influence sur la filature et le tissage de la fabrique de Fresnay ; et il a pu, à la dernière exposition, présenter, sous le n° 1714? deux toiles en deux tiers pleins, l’une en chanvre portant quatre mille fils de chaîne, l’autre en lin, de quatre mille huit cents, ainsi que l’a constaté le procès-verbal du jury départemental. La toile la plus belle, sortie jusqu’alors de la fabrique de Fresnay, et qui avait eu les honneurs de l’exposition en 1827, ne portait que trois mille huit cent quarante fils.
- De justes éloges ont été donnés à ces toiles, maisM. de Perrochel les a fait reporter tous sur l’ouvrier qui les avait tissées, le sieur Jacques Beyer. En. conséquence, une médaille de bronze a été décernée à cet artisan par le jury central, et M. le comte de Perrochel, en nous faisant le récit de l’espèce d’ovation qu’a valu à cet ouvrier la remise de sa médaille, nous assure que celte distinction a produit le meilleur effet sur toute la fabrique.
- Pendant le cours de l’exposition , et pour prouver que sa toile de quatre mille huit cents füs n’élait point un de ces tours de force destinés à cette solennité industrielle, M. le comte de Perrochel avait fait venir de chez lui et placé à coté de ses toiles une chaîne tout ourdie, plus fine encore que celle de la plus belle toile exposée, car sa finesse permettra de faire une toile de six mille fils de chaîne au lieu de quatre mille huit cents. Le demi-kilogramme de celte chaîne tire 90,720 mètres, que M. de Perrochel affirme avoir été consciencieusement mesurés à l’aide d’un instrument à ce destiné.
- L’ouvrière qui a filé cette chaîne se nomme Adélaïde Dutertre; elle demeure dai sla commune de Sourgé-Ie-Gannelon, canton de Fresnay. C’est elle encore qui avait filé les chaînes des deux toiles en chanvre et en lin, qui, à la dernière exposition, avaient mérité les suffrages du jury.
- Nous avons examiné avec soin la chaîne sur laquelle M. le comte de Per -rochel appelle votre attention. Elle nous a paru remarquable à tous égards, et bien supérieure aux produits habituels de la filature du pays; pour lui trouver un terme de comparaison, il faudrait recourir aux fils de la Flandre ou de la Belgique ; c’est certainement le plus bel éloge que nous en puissions faire.
- (1) Voyez Bulletin de la Société (l’Encouragement, 32e année, p. x 14*
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- FILATURE DU LIN.
- M. le comte de Perrochel, frappé des heureux effets qu’a eus sur la population ouvrière de son canton la distinction que le jury central a décernée à l’artisan Beyer, demande aujourd’hui à la Société d’Encouragement une récompense analogue pour Adélaïde Dutertre.
- Votre Comité des arts mécaniques ne peut qu’accueillir cette demande, d’abord, parce que la récompense lui paraît méritée, et en second lieu, parce que l’on doit espérer un excellent résultat de ces distinctions, distribuées avec justice et à propos aux bons ouvriers. Ce mode d’encouragement est très propre à atteindre le but que notre Société s’est proposé, et à justifier le titre qu’elle a pris.
- Votre Comité vous propose donc de décerner à Adélaïde Duterire une médaille de bronze.
- Dans cette circonstance comme dans les précédentes, M. le comte de Perrochel s’est complètement oublié, pour mettre en évidence les ouvriers qu’il emploie et appeler sur eux seuls les récompenses. Vous ne pourrez sans doute qu’applaudir à un sentiment aussi généreux. Mais n’est-il pas de votre devoir, Messieurs, de rendre à M. le comte de Perrochel la justice qui lui est due, et de forcer en quelque sorte sa modestie à en accepter un éclatant témoignage ?
- Nul n’a montré pour l’industrie un zèle plus ardent, plus désintéressé, plus varié dans ses applications ; dans ce moment, il parcourt encore la Flandre et la Belgique, pour en rapporter des enseignemens utiles à ses concitoyens. La distinction que vous lui accorderez ne pourra qu’obtenir les suffrages de tout ce qui s’intéresse à la prospérité industrielle de notre pays.
- Nous vous proposons , en conséquence, de renvoyer le présent rapport à votre Commission des médailles, en appelant particulièrement son attention sur les travaux de M. le comte de Perrochel.
- Approuvé en séance, le 29 avril 1835.
- Signé Legentii. , rapporteur»
- trente-quatrième année. Mai 1835.
- 3a
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- 258 ARTS. CHIMIQUES.
- : f ' ART8 X3HIMIQHES. —blanchiment.
- Rapport fait par M. Payen, au nom du Comité des arts chimiques, sur un mémoire de JM. Gréau aîné^ manufacturier a Trojes} intitulé : De la destruction des tissus dans le.blan-.. chîment et. la teinture, et des moyens d’en prévenir les causes, s -p T il. ^ : .-o-.
- Vous nous avez chargé d’examiner un mémoire sur le blanchiment que vous a présenté M. Gréau, ancien élève de l’école polytechnique.
- L’auteur s’est surtout occupé des moyens d’éviter les inconvéniens, quelquefois graves, de l’emploi de certains agens , et après les avoir expérimentés en grand dans sa fabrique, il les a publiés.
- Vous reconnaîtrez Sans doute , comme nous, qu’il a su appliquer utilement les notions de chimie, puisées dans les savantes leçons des professeurs de l’établissement précité, et surtout de notre illustre président.
- Dans son mémoire, M. Gréau rappelle d’abord les améliorations hygiéniques, obtenues par suite du tissage hors des caves , puis le moyen simple qu’il avait précédemment indiqué lui-même, pour éviter les altérations spontanées, résultant d’un enroulement prolongé des toiles que le parement a rendues humides. L’auteur assure avoir réalisé de grands avantages de la substitution du rasage mécanique, par une tondeuse, analogue à celles des tissus fins en laine, au flambage, généralement usité en France et en Angleterre pour les fils et tissus de coton.
- M. Gréau a trouvé dans sa pratique la démonstration des effets nuisibles de l’excès de potasse ou de soude caustique déjà indiqués par Descroisilles, et de la nécessité des dosages, sur lesquels nous reviendrons bientôt. Il a fait, en outre, connaître les principaux effets des acides gras, provenant des savons en partie restés interposés dans les tissus, et les altérations produites par un excès de chlore ou de chlorite de chaux.
- L’auteur insiste surtout, avec raison, sur les différences observées dans les effets dès acides ‘sulfurique et chlorhydrique (i). Il rappelle que le dernier dissout et enlève bien mieux les sels calcaires déposés par les eaux, sans nécessiter ensuite, pour être éliminé lui-même, autant de ces battages qui usent les tissus. M. Gréau indique combien peuvent être préjudiciables, soit aux blanchisseurs, soit aux négocians, soit enfin aux consommateurs, les altérations des fils et tissus, desséchés sans avoir été débarrassés, par des rinçages et battages suffisans , de tout excès d’acide sulfurique.
- (i) Nom, dans la nomenclature nouvelle, de l’acide hydrochlorique ou muriatique.
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- BLANCHIMENT. '
- Nous devons dire que Rerthàlletet Chaptal ne pouvaient, de leur temps, recommander l’emploi de l’acide chlorhydrique, beaucoup trop cher alors; que Descroisilles lui-même , tout en mentionnant ce dernier acide1, n’insistait pas sur son emploi, encore trop dispendieux. M. Giobert, chimiste de Turin, a indiqué cet acide comme propre à donner plus de souplesse aux filasses, et exempt des inconvéniens reprochés à l’acide sulfurique. M. Bla-chette a rappelé cette substitution, mais sans y insister peut-être assez fortement , et en faisant entrer en ligne de compte les prix comparés des deux acides. Il y a seulement quelques anne'es, en effet, que l’acide chlorhydrique du commerce n’est pas sensiblement plus cher, relativement à sa force saturante, de moitié moindre environ, que l’acide sulfurique commercial. Dans quelques localités même, l’acide chlorhydrique se vend anjour-dTiui à meilleur marché que son équivalent en acide sulfurique ; le mémoire de M. Gréau arrive donc bien à temps utile.
- Après les travaux préliminaires dont nous venons de parler, Fauteur décrit les opérations spéciales, qui ont pour but d’obtenir : t° le blanc ordinaire, pour les fils et tissus; 20 le blanc doux ; 3° le blanc d’impression. Dans la première, on remarque des détails intéressans sur les précautions à prendre, la température et les dosages à observer dans les trempes, débouillissage, lessives à la soude caustique, et bains alternatifs à l’acide chlorhydrique; les bains au chlore ou chlorite de chaux(1), alternés avec les bains à la soude, enfin le moulinage à l’eau acidulé chlorhydrique, et le bain presque bouillant à la solide.
- Outre les avantages ci-dessus indiqués, il résulte encore de la substitution de l’acide chlorhydrique à l’acide sulfurique une plus grande souplesse dans les tissus. Cette observation nous a été communiquée par Fauteur depuis la publication de son mémoire. Le blanchiment, dit blanc doux, qui s’applique aux tissus épais de coton, diffère surtout des précécîens, en ce que l’on opère un bain à chaud dans une eau savonneuse, puis un savonnage avec addition de chlorite de potasse. Cette dernière pratique avait déjà , depuis plusieurs années, paru utile dans le blanchissage du linge aux environs de Paris. Enfin, on termine par un bain bouillant à la soude caustique. Cette opération, recommandée parM.Gréau, a pour effet principal d’enlever plus complètement ce qui peut rester d’acides gras provenant du savon.
- Il est sous-entendu qu’après toutes les opérations on donne un rinçage énergique.
- (1) On nomme chlorite de chaux la combinaison décolorante de l’acide chloreux ou hypochloreux avec la chaux, et que l’on appelait naguère chlorure de chaux.
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- 24° ARTS CHIMIQUES.—BLANCHIMENT.
- L’auteur fait observer que le blanc d? impression destiné aux couleurs imprimées ou à la teinture doit être terminé sans savonnage, et par un dernier moulinage dans l’eau acidulé chlorhydrique, afin qu’après le rinçage il ne puisse rester interposé dans le tissu aucun corps capable de ternir les couleurs......... . , , ... .. .
- Passant ensuite aux teintures en bleu, il indique les altérations graves résultant de l’avivage à l’eau acidulé sulfurique , et les avantages qui dérivent, par conséquent, dans ce cas encore, de l’emploi de l’acide chlorhydrique. A, cette occasion, on pourrait, en effet, citer des exemples remarquables de pertes éprouvées par suite des détériorations lentes de ce genre qu’ont subies divers objets en coton teints.
- M. Gréau insiste avec raison sur les effets avantageux que présente l’application de l’acétate de fer dans la teinture en noir, comparativement avec les résultats obtenus du sulfate de fer.
- Dans un chapitre suivant, il fait bien comprendre que la saturation, ou l’essai alcalimétrique usuel, permet de comparer entre eux les produits commerciaux qui renferment le même alcali, comme, par exemple, les diverses soudes brutes, raffinées, françaises ou étrangères, mais que ce moyen ne peut servir à comparer entre eux des produits contenant des alcalis dif-férens, comme, par exemple, les soudes avec les diverses potasses. Il aurait pu ajouter que l’on peut arriver à connaître directement la proportion de ces deux oxides, par la méthode de M. Gaj-Lussac, qui consiste à employer, pour l’essai de chaque alcali, le poids qui, en supposant la base pure, équivaudrait aux 5 grammes de l’acide d’épreuve contenu dans les ioo divisions du tube alcalimétrique.
- On trouve dans le même ouvrage un tableau des quantités de soude à employer pour les lessives, à 6, 9 et 12 degrés alcalimétriques, en admettant les différentes richesses des sels de soude, comprises entre 20 et 80 degrés. 11 serait facile d’étendre la limite supérieure, pour comprendre dans ce tableau les sels de soude riches, que nos fabriques produisent aujourd’hui à g5 degrés, et les cristaux de soude desséchés qui ne marquent pas moins de 100 degrés au même alcalimètre.
- M. Grèau\ndicpie encore, d’après Descxo'silles ; le moyen simple de vérifier le litre des lessives; il y ajoute la contrépreuve pour les bains acides,, et l’appréciation des quantités d’acide et d’alcali libres restés dans les uns et dans les autres, excès que l’on pourrait essayer d’utiliser mieux, comme il
- le fait entrevoir.
- L’auteur communique un procédé simple, cpii lui a bien réussi, pour
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- nettoyer les impressions en faux teint sans en altérer les couleurs. Il consiste à préparer un léger empois de fécule, puis a. frotter les étoffes dans ce bain. On Conçoit que les corps étrangers puissent, en effet, s’interposer dans les flocons spongieux de V amidone et que cettesorted’action mécanique n’exerce aucune altération sur les nuances même délicates: elles conservent, en effet, tout leur éclat, ainsi qu’on peut en juger par réchantillon d’un tissu fort et très fin, imité des Anglais et fabriqué par M. Gréau.
- L’importance du sujet que l’auteur a traité, les utiles notions pratiques que renferme son mémoire, nous portent à vous proposer de signaler cet ouvrage aux nombreux industriels qui s’occupent de blanchiment et de teinture, en ordonnant l’insertion de ce rapport au Bulletin. 1
- Nous vous proposons, en outre, d’adresser, au nom de la Société, une lettre de remercîmens à M. Gréau, pour la générosité avec laquelle il publie sans réserve tous les procédés suivis avec succès dans son établissement. ’
- Approuvé en séance, le 2g avril i835.
- Signé Payen, rapporteur. > ARTS ÉCONOMIQUES.—literie.
- Rapport fait par M. Labarraque , au nom clu Comité des arts économiques j sur les procédés employés par M. Tafïin , rue Saint-Denis, n 3o3, a Paris, pour l’épuration des plumes, duvets, laines et crins servant a la literie.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du Comité des arts économiques les procédés d’assainissement des plumes, duvets, laines et crins, de M. Tajfin, demeurant rue Saint-Denis, n° 3o3 ; et c’est après avoir suivi avec soin et persévérance, pendant plusieurs séances, à des époques variées, ses opérations, que le Comité m’a fait l’honneur de me charger de vous faire connaître son jugement sur cette importante industrie.
- De temps immémorial, les plumes et duvets pour literie étaient assainis par leur exposition au soleil dans les pays chauds, et par leur dessiccation au four dans les climats froids; ensuite on battait la plume pour détacher les pellicules charnues et les insectes qu’elles pouvaient retenir. Le philan-
- (1) Amidone est le nom donné par l’un de nous à la substance spongieuse, dilatable par l'eau et la chaleur, contractile par le refroidissement , insoluble directement à froid, qui constitue 99^ millièmes des diverses fécules amylacées et de l’amidon des céréales.
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- trope et savant Parmentier, dans un Mémoire sur les plumes et duvets , publié en l’an xm et inséré dans les Annales des arts et manufactures, tome xxir, page 285y dit : « Mais les plumes et le duvet de la meilleure qualité, » recueillis avant la mue et dans la saison qu’il convient, demandent des » précautions pour les conserver en bon état ; elles emportent toujours » avec elles une matière grasse et lymphatique, qui, en s’altérant, leur » communiquerait une odeur extrêmement désagréable. Il faut donc leur » faire subir une dessiccation préalable, les exposer au four après que le » pain en est retiré ; il convient même de porter celte dessiccation plus loin » quand il est question des plumes des oiseaux aquatiques, à cause de leur » nature très huileuse. » Il ajoute : « La pureté des plumes et des laines » dont on se sert pour faire des matelas et des coussins doit sans doute » être regardée comme un premier objet de salubrité. Les émanations ani-» males peuvent, dans une foule de circonstances, préjudicier à la santé; )) mais le danger est bien plus grand encore , lorsque la laine se trouve )) imprégnée de la sueur et des parties excrémentielles des personnes qui * ont éprouvé des maladies putrides et contagieuses. »
- Nous partageons avec tous les bons esprits l’opinion de Parmentier, sur l’influence que peuvent avoir sur la santé les objets de literie quand ils sont altérés, et cela nous conduit à relater une observation recueillie, il y a plusieurs années, par l’un cîe nous. Une dame d’un tempérament nerveux était atteinte, chaquenuit, d’une céphalalgie très intense, qui toutefois se dissipait dans la matinée. Son médecin, après l’emploi de moyens rationnels, et voyant le retour périodique des douleurs, prescrivit la sulfate de quinine, qui, comme les autres médicamens, ne produisit aucune amélioration. La malade alla passer quelques jours à la campagne, où la céphalalgie ne se montra point; rentrée à son domicile, les douleurs reparurent, et l’auteur de cette observation, soupçonnant l’existence d’une odeur fétide dans la chambre à coucher de madame ***, lui conseilla de placer sur sa table de nuit une assiette contenant du chlorure d’oxide de sodium étendu d’eau. Les douleurs furent presque milles; c’est une sorte d’habitude ou d’appréhension que j’éprouve, disait elle, mais je dors bien. Pour rendre inutile l’emploi du chlorure, et pour s’assurer de l’existence de la cause de la maladie, la chambre à coucher de madame *** fut explorée dans toutes ses parties ; le lit de plume et l’oreiller furent trouvés d’une odeur fade et nauséeuse, qui était masquée par le musc ou d’autres arômes, dont on devrait s’abstenir dans les chambres k coucher. Le lit de la malade fut changé et assaini au four. La céphalalgie n’a plus reparu.
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- Ce n’est pas seulement en France que l’épuration des plumes et duvets a été reconnue nécessaire. En Angleterre, madame Richardson a obtenu une patente pour leur assainissement , au moyen de la macération dans l’eau de chaux pendant trois ou quatre jours (x). Les plumes sont ensuite séchées et battues, pour en séparer, comme par l’ancien procédé, les impuretés; et si nous ne trouvons pas dans les recueils scientifiques d’autres preuves que les savans se soient occupés d’un objet aussi important sous le rapport de la salubrité, cela provient, sans nul doute, de l’empire de l’habitude, qui leur fait considérer ce qui est d’un usage constant et ancien comme suffisamment étudié. M. Taffin n’a pas été dirigé, fort heureusement, par cette pensée, et sans être doué de connaissances scientifiques, ce que nous croyons pouvoir dire sans le blesser, il est parvenu à un résultat très remarquable. Nous croyons devoir donner le détail des procédés mis en usage pour l’obtenir,afin que la Société d’Encouragement puisse apprécier ce que la salubrité et l’industrie doivent aux travaux de M. Taffin.
- Dans un atelier vaste, séparé en deux parties et situé au rez-de-chaussée, M. Taffin a établi ses appareils d’épuration. Son magasin d’objets de literie précède l’atelier proprement dit, et dans celui-ci se trouvent : i° un fourneau solidement construit, contenant une chaudière à vapeur à basse pression ; 2Ù un petit appareil pour l’assainissement des plumes et duvets ; 3° un grand appareil pour le même objet ; 4° une immense cuve en bois pour l’épuration des laines et crins.
- La cuve en bois dont nous venons de parler reçoit, à sa partie inférieure, un tuyau armé d’un robinet, et au dessus de l’arrivée de la vapeur existe un fond en bois, percé d’une foule de petits trous. La laine ou le crin peignés à la main sont mis sur ce fond , et si les matelas sont de diverses qualités, ou appartiennent à plusieurs personnes, une toile en canevas très clair les sépare les uns des autres. Quand la cuve est chargée , on met dessus un couvercle en cuivre, qu’on serre avec des écrous. De la partie supérieure de ce couvercle part un tube recourbé, qui va s’adapter au serpentin placé dans la cour. L’appareil ainsi disposé, l’ouvrier ouvre le robinet et la vapeur envahit toute la cuve, pénètre toutes ses parties, et la distillation d’une eau fétide par le serpentin commence; une partie de la vapeur se condense dans la cuve et se rend sous le double fond ; cette eau est fétide, colorée et chargée de matières animales. Par l’évaporation au bain-Marie d’un litre de ce liquide, nous avons obtenu environ quatre
- (1) Voyez Bulletin de la Société d’Encouragement, 5e année, p. 192.
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- grammes de matières végéto-animales, et l’eau de la distillation en contenait une quantité notable qui était beaucoup plus fétide. L’opération terminée, la laine était sans odeur. Nous pensons que siM. Taffin pouvait introduire, avec précaution, la vapeur du soufre en ignition dans sa cuve, il obtiendrait la laine beaucoup plus blanche, et alors elle serait à l’abri des insectes. Nous lui soumettons avec réserve cette idée, dont l’expérience seule peut faire apprécier la valeur.
- Le grand appareil pour l’épuration des plumes est en cuivre ; il a environ 4 mètres delongueur; il est cylindrique, et sa circonférence est de 5 mètres et demi à l’extérieur , tandis que le diamètre intérieur offre une dimension moindre. La vapeur remplit le vide entre les deux circonférences, et un robinet conduit à volonté la vapeur dans l’intérieur du cylindre, où la plume est introduite par une trémie qu’on ferme ensuite. L’intérieur du cylindre renferme un volant qu’on fait mouvoir avec une manivelle placée^ à l’extérieur. L’appareil garni de la quantité de plume convenable , on ouvre le robinet qui porte la vapeur entre les deux cylindres, et on fait agir le volant avec promptitude pendant plus d’un quart d’heure. On conçoit que la plume est battue sous une température de plus de cent degrés, que les impuretés en sont séparées, et que si elle contient des vers, leurs œufs ou des miles, ils sont détruits. Après ce premier temps de l’opération, M. Taffin introduit la vapeur dans le cylindre pendant dix minutes, en faisant constamment mouvoir le volant, et il termine son travail en suspendant l’arrivée de la vapeur dans le cylindre pendant quelques instans, afin que la plume ne renferme qu’une légère humidité, qui s’évapore par l’exposition des plumes à l’air au moment où elles sont chassées de l’appareil.
- Ayant assisté à plusieurs opérations , le Comité des arts économiques a vu avec satisfaction que les plumes sales, pelotonnées et dans un mauvais état, sortaient de l'appareil parfaitement développées, de manière à occuper un volume trois et quatre fois plus considérable qu’avant d’y être introduites , et que les plus fétides sortaient sans odeur. M. Taffin affirme que ces plumes ne peuvent plus s’altérer, ce que, suivant nous, l’expérience seule peut décider ; toutefois votre Comité des arts économiques pense que les plumes qui ont été épurées par le procédé de M. Taffin offrent des garanties de conservation beaucoup plus réelles que par les procédés suivis jusqu’à ce jour, et, surtout, il ne balance pas à déclarer qu’elles occupent un plus grand volume.
- Nous bornons ici les détails sur les appareils de M. Taffin, parce que le Comité est persuadé qu’une description plus étendue ne les ferait pas aussi
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- bien connaître que des dessins qui figureraient avec avantage dans le Bulletin de la Société d’Encouragement : M. Taffiti consentira à cetle publication , quoiqu’il ne soit pas pourvu d’un brevet d’invention, dans la persuasion où il était qu’un brevet d’épurateur de matelas et lits du mobilier de la couronne, en date du i3 décembre 1824, pouvait en tenir lieu.
- . Un fait que le Comité des arts économiques croit devoir signaler comme assez singulier, c’est que M. Taffin, sans s’être occupé de l’étude d’aucune autre science que de celle du commerce, soit parvenu à faire construire des appareils qui remplissent parfaitement le but qu’il s’est proposé, et que, sans connaître la propriété de la vapeur aqueuse d’enlever les odeurs, il en ait lait une si heureuse application à des objets de literie. L’étonnement aurait été moindre si l’industriel eût étudié la pharmacie, où , de temps immémorial, les élèves savent nettoyer, au moyen de la vapeur, les alambics qui ont distillé des plantes antiscorbutiques ou des substances fétides, et, pour cela, ils ont soin de mettre de l’eau dans la cucurbite, de placer le chapiteau et le serpentin , de ne point rafraîchir ces deux dernières pièces , et, après quelque temps d’ébullition, la vapeur a enlevé toute l’odeur. Ce fait, connu par tradition, n’a pas dû être ignoré par le pharmacien Parmentier , qui, moins heureux sur ce point que M. Taffin , n’a pas songé à en faire l’application à l’assainissement des plumes et des laines.
- D’après ces considérations, le Comité des arts économiques vous propose de renvoyer, avec recommandation , le présent rapport à la Commission des médailles, de le faire insérer dans le Bulletin de là Société, avec le dessin des appareils de M. Taffin , et d’écrire à cet industriel pour le remercier de sa communication, et l’engager à continuer ses utiles travaux, Approuvé en séance, le i5 avril i855.
- ’ Signé Labarraque, rapporteur.
- Description de l’appareil inventé par M. Taffin , pour épurer et assainir les plumes, duvets, laines et crins servant à la literie.
- Cetappareil, placé dans un vaste atelier , se compose : i° d’un cylindre en cuivre, à double enveloppe, de 3m,5o de longueur, sur im,75 de diamètre, solidement établi dans une position horizontale, sur une forte charpente en bois, et dans l’intérieur duquel tourne un moulinet garni d’ailes, qui battent et agitent les plumes renfermées dans le cylindre ; 20 d un petit cylindre exactement semblable au précédent, et destiné au même usage : on l’emploie quand on a à traiter de petites quantités de Trente-quatrième année. Mai 1835. 33
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- plumes, ou des plumes de diverses qualités, qui se trouveraient mêlées et confondues si on les mettait dans le grand cylindre ; 5° d’un double fourneau portant deux chaudières de dimensions différentes, alimentées d’eau par un réservoir supérieur, et d’où partent des tuyaux qui conduisent la vapeur, soit entre la double enveloppe du grand cylindre, pour l’échauffer, soit dans l’intérieur, pour humecter les plumes , soit enfin dans le petit appareil; 4° d’une grande cuve en bois munie d’un double fond criblé de trous, sur lequel on place les laines et les crins qu’on veut épurer.
- La manière ingénieuse dont la vapeur est distribuée dans ces divers appareils, la facilité et la promptitude de l’opération, et les résultats satisfaisans qu’elle procure , méritent de fixer l’attention des industriels.
- Les détails dans lesquels nous allons entrer, et l’explication des dessins qui ont été levés avec beaucoup de soin dans l’établissement même , feront suffisamment connaître les diverses parties des appareils et leur disposition.
- La planche 6z5 représente l’atelier dans tout son développement, avec ses fourneaux, ses deux cylindres à épurer les plumes, et la cuve en bois pour épurer les laines.
- Lafig. 1, Pl. 626, est une coupe longitudinale du grand cylindre; la fig. 2, une coupe transversale du même ; la fig. 3, le cylindre vu par le bout, et la fig. 4? une coupe verticale de la cuve à laine.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures des deux planches. I
- A, Double fourneau en briques, muni de deux registres BB; il est surmonté de deux tuyaux CG, qui se réunissent en un tuyau unique conduisant la fumée au dehors.
- DD', Deux chaudières en cuivre placées dans le fourneau, et munies de deux chapiteaux EE , qui y ^ont solidement fixés. La chaudière D' est d’une capacité moindre que l’autre, et sert seulement quand on veut travailler avec le petit appareil. '
- FF, Robinets pour vider les chaudières.
- GG, Tubes de verre indiquant le niveau de l’eau dans les chaudières.
- H, Tuyau alimentaire de l’eau de la grande chaudière.
- I, Tuyau alimentaire de la petite chaudière.
- J, Réservoir d’eau placé au dessus du fourneau. ’ 1
- K, Condenseur de la vapeur sortant du réservoir précédent.
- L, Tuyau conduisant l’eau dans le réservoir J.
- **M, Baquet rempli d’eau.
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- N , Pompe à main placée dans le baquet , et qui fait monter leau au réservoir.
- O, Tuyau conduisant l’eau dans le condenseur R.
- P, Tuyau qui fait passer la vapeur formée dans le réservoir J dans le condenseur K.
- Q, Enveloppe extérieure du grand cylindre à épurer les plumes.,
- R, Doublure intérieure concentrique à l’enveloppe Q.
- S, Moulinet portant huit croisillons armés de batteurs destinés à agiter et battre les plumes.
- T, Axe horizontal du moulinet.
- UU, Manivelles montées sur chaque extrémité de cet axe, au moyen desquelles on le fait tourner. •
- V, Double fond antérieur.
- X, Double fond postérieur.
- Y, Trémie dans laquelle on jette les plumes.
- Z, Porte munie de deux poignées, qu’on enlève pour retirer les plumes épurées.
- A', Tuyau coudé conduisant la vapeur de la chaudière D dans la double enveloppe du cylindre.
- B', Petit tuyau branché sur le précédent, qui dirige la vapeur dans l’intérieur du cylindre.
- C', Tuyau fixé sur le sommet du cylindre, et destiné à conduire les vapeurs fétides qui se dégagent des plumes dans un serpentin, oùelles se condensent.
- Dr/, Réservoir plein d’eau placé sous le cylindre, et renfermant le serpentin.
- E', Soupape de sûreté du cylindre.
- F'F', Tuyaux qui font passer une partie de la vapeur contenue entre les enveloppes, dans les doubles fonds Y et X. Ces doubles fonds ne communiquent que par ces tuyaux avec l’espace vide compris entre les deux cylindres Q et R.
- Tuyrau qui fait rentrer la vapeur surabondante dans le réservoir J, où elle se condense.
- H', Embranchement communiquant du tuyau précédent au tuyau I'; il est destiné à conduire la vapeur du tuyau G' dans le petit appareil K', lorsqu’on n’emploie pas la petite chaudière D'. . -
- Tuyau recourbé partant de cette chaudière, et faisant passer la vapeur dans le petit cylindre K', en tout semblable au grand, et posé sur un chevalet.
- L , Tuyau coudé branché sur le tuyau G\ conduisant la vapeur sous le double fond de la cuve à laine. 33.
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- M', Grande cuve en bois , cerclée en fer, de im,75 de hauteur, et d’autant de diamètre, posée sur une assise en maçonnerie. • •
- N', Couvercle en cuivre, solidement fixé sur la cuve à l’aide de pinces qui embrassent ses bords.
- O', Double fond criblé de trous sur lequel on place la laine.
- P', Tuyau recourbé partant du sommet du couvercle N', et conduisant les vapeurs fétides qui se dégagent de la laine pendant l’opération^, dans un serpentin placé dans un tonneau Q', où elles se condensent. '
- R/, Tuyau coudé partant du réservoir J, et conduisant la vapeur formée dans ce réservoir dans le petit cylindre R'.
- Sr, Tuyau branché sur le précédent ; il fait passer le trop-plein de vapeur dans la cuve M', quand on fait usage seulement de la petite chaudière D', qui alimente alors à la fois cette cuve et le petit appareil K/..
- a , Robinet qu’on ouvre pour alimenter d’eau la chaudière D.
- ùù, Robinets pour vider les réservoirs J et R.
- c, Petit robinet placé sur le tuyau alimentaire L du réservoir J, qu’on ouvreau moment de faire agir la pompe N : on le ferme quand une certaine quantité d’eau a été introduite dans ce réservoir, et on ouvre alors le robinet c/, pour fournir de l’eau au condenseur K.
- - e e , Brides serrées par des vis à écrous , pour appliquer fortement les fonds V et X contre le cylindre.
- f, Robinet adapté au tuyau B' , qu’on ouvre pour permettre à la vapeur de pénétrer dans l’intérieur du cylindre.
- g, Robinet du tuyau C', qu’on ouvre pour laisser passer dans le serpentin les vapeurs fétides qui se dégagent des plumes.
- h, Robinet du serpentin.
- i, Robinet pour laisser écouler l’eau condensée dans l’espace vide des enveloppes du cylindre.
- i\ Robinet qui permet ou interdit le passage de la vapeur dans la double enveloppe du cylindre, pour lechauffer au commencement de l’opération.
- jj\ fis-3 > pl* 626. Petits tuyaux amovibles qui conduisent la vapeur dans le double fond de la porte Z.
- ' kk, Robinets pour laisser écouler l’eau qui se condense dans l’intérieur des doubles fonds V et X.
- l, Robinet du tuyau G', qui établit la communication entre le cylindre et le réservoir J.
- m, Robinet du tuyau I/. ;
- 72, Robinet pour laisser écouler les eaux fétides du serpentin placé dans le tonneau Q'. .
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- o, Robinet du tuyau R\
- p, Robinet du tuyau S'.
- q q, Soupapes de sûreté des chaudières.
- r, Robinet du tuyau R, qu’on ferme quand on n’emploie pas la petite chaudière D'.
- Robinet du tuyau H', qui permet ou interdit le passage de la vapeur du tuyau G' dans le tuyau F.
- Manière d'opérer. i°. Épuration des plumes. Lorsqu’on a [une certaine quantité de plumes à épurer à la fois, et qu’elles sont toutes de même qualité , on les jette dans la trémie Y, d’où elles tombent dans le grand cylindre, puis 011 allume le feu sous la chaudière D, préalablement remplie d’eau qu’on y introduit en ouvrant le robinet à mesure que la vapeur se dégage, elle passe dans le tuyau A, et descend jusqu’au robinet i'\ qu’on ouvre pour lalaisser pénétrer dans l’espace vide compris entre les deux enveloppes Q et R, qu’elle remplit bientôt, ainsi que les deux doubles fonds Y etX, en traversant les tuyaux F'. Elevée à une haute température, et remplissant tout l’espace qu’elle doit occuper, la vapeur chauffe l’intérieur du cylindre , et détruit les mites et autres insectes qui pourraient se trouver dans les plumes. Pour la répandre plus également, celles-ci sont battues et agitées en tous sens par les ailes du moulinet S, qu’on fait tournera l’aide des manivelles U. Après un quart d’heure de battage, les plumes, ayant reçu l’impression de la chaleur, on fait arriver la vapeur dans l’intérieur du cylindre, en ouvrant le robinet y du tuyau IF, et continuant le battage. Pendant ce temps, les vapeurs fétides qui se dégagent des plumes montent dans le tuyau C', et se rendent dans le serpentin après qu’on a ouvert le robinet g. Là elles sont condensées par l’eau contenue dans le réservoir D';, et s’échappent en traversant le robinet h.
- Avant déterminer le travail, on suspend l’arrivée de la vapeur dans l’intérieur du cylindre; on laisse les plumes dans l’appareil, afin que l’humidité qu’elles contiennent s’évapore, après quoi on les retire par la porte Z.
- Dans cet état elles se trouvent parfaitement épurées; il ne reste plus alors qu’à les étendre pour qu’elles acquièrent le degré de sécheresse nécessaire.
- Lorsqu’on a à épurer de petites quantités de plumes , on se sert de l’appareil K'. Pour cet effet, on fait chauffer l’eau de la chaudière Dr; la vapeur qui se forme passe par le tuyau V dans l’intérieur du cylindre, un autre tuyau la conduit dans l’intervalle compris entre les deux enveloppes. Le travail est absolument le même que pour le grand appareil.
- a°. Épuration des laines. Après avoir placé sur le fond criblé O’ de la cuve M'la laine destinée à être épurée, on la couvre d’une toile claire, sur
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- laquelle ou met une nouvelle quantité de laine sans la.tasser, et on continue ainsi jusqu’à ce que la cuve soit pleine , en ayant soin de séparer par des toiles claires les diverses qualités de laine. Quand la cuve est chargée, on pose dessus le couvercle N', qu’on assujettit à l’aide de pinces en fer. On ajuste le tuyau P', et en ouvrant alors le robinet m, on fait arriver la vapeur parle tuyau L' sous le double fond O'. Cette vapeur pénètre dans toute la masse de la laine et en sépare les impuretés ; elle se condense ensuite dans la cuve, et l’eau de condensation,fortement colorée et chargée de matières animales, se rassemble dans l’espace ménagé au dessous du double fond, d’où elle est ensuite retirée. En même temps, les vapeurs fétides qui se dégagent de la laine, passent par le tuyau P; dans le serpentin placé dans un tonneau Q', où elles se condensent. Après que l’opération a duré le temps nécessaire pour bien épurer la laine, on la retire et on l’étend pour la faire sécher.
- Distribution et économie de la vapeur. Les appareils de M. Taffin sont tellement disposés, que toute la vapeur formée dans les chaudières est utilisée, et qu’après avoir exercé son action dans le cylindre à épurer les plumes, elle retourne dans les réservoirs J et K, où elle se condense en passant par le tuyau G, dont on tient le robinet /ouvert. L’eau, échauffée parla vapeur, arrive donc dans la chaudière à une température assez élevée , d’où résulte une économie notable dans la consommation du combustible ; mais lorsqu’on a de la laine à épurer, on se sert de toute la vapeur surabondante du cylindre; pour cet effet, on ouvre le robinet m, et la vapeur afflue directement sous le double fond de la cuve M'. Celle qui se forme dans le réservoir J passe par le tuyau P dans le condenseur K, dont elle chauffe l’eau; elle pénètre également par le tuyau R' dans le petit appareil, et par le tuyau S' dans la cuve.
- M. Taffin peut travailler séparément soit avec le petit, soit avec le grand appareil, suivant la quantité de plumes qu’il a à épurer. En se servant de la grande chaudière, il peut épurer à la fois la plume contenue dans le grand cylindre, celle contenue dans le petit cylindre et la laine renfermée dans la cuve; pour cet effet, il ouvre le robinet v et ferme le robinet r, afin que la vapeur ne rentre pas dans la chaudièreD'. Quand, au contraire, il n’a qu’une petite quantité de plumes à épurer, il emploie seulement cette dernière chaudière; alors, on ouvre le robinet r, on ferme le robinet s, et tonte la vapeur formée dans la chaudière D' passe dans le cylindre R'.
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- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
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- Rapport fait par M. Yallot , au nom du Comité des arts économiques , sur les moutardes présentées par M. I\aybaucl7 rue Saint-Denis j n° 125, à Paris.
- Il serait difficile de fixer l’époque à laquelle la préparation de la graine de sénevé, connue sous le nom de moutarde* commença à être introduite dans l’art culinaire, pour servir à l’apprêt et à l’assaisonnement de quelques mets de digestion difficile.
- L’ancienne capitale de la Bourgogne a été long-temps en renom pour la qualité de ses produits de fabrication dans ce genre, qualité que devaient nécessairement lui assurer, à raison des excellens vignobles de cette ancienne province, ses vinaigres, ses verjus et même ses moûts de vin , qui servaient au mélange, à la liaison, à la consistance ainsi qu’à la conservation des graines broyées de sénevé.
- Suivant une ancienne tradition, conservée dans le pays et rapportée sous forme d’anecdote dans les mélanges tirés d’une grande bibliothèque, Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, par reconnaissance pour les secours que lui avaient fournis les Dijonnais dans une de ses expéditions militaires, ayant accordé à leur ville, entre autres privilèges, le droit de porter ses armoiries, avec son cri \ Moult me tarde, les trois mots delà devise, soit maladresse de l’ouvrier , soit par tout autre cause , se trouvèrent placés sur la porte principale, celui du milieu au dessous des deux autres/ ce qui ne manqua pas de donner lieu à quelques plaisanteries, en ce qu’au premier coup-d’œil la devise semblait annoncer le genre de produit pour lequel Dijon était déjà, dès ce temps , en grande réputation.
- Une communauté, d’abord réunie à celle des épiciers, dont elle se sépara en 1394, la communauté des sauciers, qui débitaient des sauces qu’on pouvait emporter chez soi pour assaisonner les alimens,. comprenait .dans ses attributions la fabrication de la moutarde et des vinaigres. Elle prit, en i5i4, le titre de vinaigriersi-moutardiers , titre qu’elle ^conserva et sous lequel elle fut érigée en corps de métier par Louis XII.. Si ces faits , que fournissent les documens sur les maîtrises et jurandes, prouvent combien est reculée l’époque où la fabrication de la moutarde prit, quelque importance, il ne paraît pas qu’il en soit de même des procédés à l’aide desquels on est parvenu à donner à cet assaisonnement un goût aussi varié qu’agréable , et toutes nos recherches nous portent à croire que la fabrication en grand des moutardes aromatisées ne remonte pas à une date fort ancienne. M. Raybaudf qui s’est livré depuis quelques années à cette espèce de
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- fabrication, vous a adressé, l’année dernière, des produits qui ont paru fixer votre attention ; vous les avez renvoyés à l’examen de votre Comité des arts économiques. Je vais avoir l’honneur de vous rendre compte, en son nom , du résultat de cet examen.
- Le degré de finesse que présentent les moutardes aromatisées de M. Ray-baud avait porté quelques membres de votre Comité à penser que ce fabricant aurait substitué dans ses moutardes d’autres substances que la graine de sénevé, dont on distingue parfaitement les parcelles dans les moutardes ordinaires. Votre Comité a donc dû s’assurer de la nature des substances employées, des préparions auxquelles elles sont soumises, ainsi que des procédés de fabrication.
- Il s’est, en conséquence , rendu dans les ateliers de M. Raybaud. Là, il a pu se convaincre que les substances, en ce qui concerne la graine de sénevé, et que les opérations qu’elles ont à subir sont absolument les mêmes que dans tous les ateliers de ce genre; mais que, quant à la préparation dont l’objet est d’aromatiser les moutardes, afin de satisfaire au goût changeant du consommateur, ou de se conformer aux caprices de la mode, dont l’empire ne s’exerce pas seulement sur nos vêlemens, nos demeures et nos ameublemens, M. Raybaud y a apporté une modification importante et remarquable, en ce qu’elle fait disparaître de ses moutardes toute trace des matières fibreuses des plantes aromatiques, que l’on remarque dans les autres moutardes de ce genre, malgré les soins que les fabricans apportent à les faire disparaître.
- Cette modification est le résultat d’un travail très intéressant sur la distillation des plantes, dont M. Raybaud s’est occupé depuis fort long-temps , et qui l’a conduit, après dès essais multipliés , à substituer au vinaigre un vin blanc contenant peu d’alcool , d’un parfum agréable, et à aromatiser ses moutardes, non avec les plantes elles-mêmes, macérées ou franches, comme cela a lieu ordinairement, mais avec l’huile essentielle de ces plantes, huile dont il vous a également adressé des échantillons, et que notre col--lègue, M. Derosne, a soumise à diverses expériences, qui lui ont donné des résultats satisfaisans. ‘
- La concentration de ces huiles essentielles, leur peu de volume dans l’emploi, la facilité de pouvoir les employer en toute saison , l’annulation de l’opération du broiement des substances dont elles sont extraites, ont diminué la main-d’œuvre, l’ont rendue moins pénible, ce qui a permis à M. Raybaud de restreindre de beaucoup les prix de ses moutardes; mais la
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- cause qui a le plus influé sur cette réduction de prix est le grand débit dû à l’excellente qualité obtenue par la nouvelle modification. * us . s n iv ar La substitut on des huiles essentielles aux plantes dont elles ont à rappeler la saveur a, en effet, l’avantage de faire disparaître des moutardes aromatisées une certaine âcreté que les moutardes traitées avec les plantes conservent presque toujours, et d’en rendre la conservation plus sûre et plus facile , en en faisant disparaître les principales causes de fermentation.
- Des pots où l’on a puisé chaque jour, pendant plus de deux mois, ont présenté la même saveur au commencement et à la fin ; d’autres pots entamés , abandonnés à l’air , ont présenté les mêmes résultats.
- Quant aux procédés de fabrication, nous vous avons déjà fait remarquer qu’ils étaient les mêmes que ceux employés dans les anciennes fabriques. Ils consistent dans deux opérations principales : la première, celle du broiement de la graine, à laquelle est ajoutée d’avance une quantité suffisante du liquide destiné à lui donner plus ou moins de consistance, et à faciliter son écoulement dans le vase disposé pour le recevoir, ce qui produit une moutarde simple, dont beaucoup de gens font usage de préférence à toute autre ; la seconde opération consiste à broyer cette première moutarde avec l’huile essentielle qui doit servir à la distinguer. Lors de notre visite dans les ateliers de M. Raybaud, seize moulins, dont la forme et les dispositions sont trop connues pour vous faire la description de leur mécanisme, qui a conservé son ancienne et grande simplicité, servaient à ces opérations.o0Wh Dix-neuf ouvriers y étaient employés chaque jour ; maintenant (^ nombre est de quarante-six, M. Baybaudayant depuis fait construire etarn's en activité douze nouveaux moulins. . i ; ;; ; , ,4'iiëf r
- ... Quoi qu’il en soit, les résultats déjà obtenus par un très grand débit, tant en France qu’à l’étranger, l’avantage.procuré à la classe peu aisée de pouvoir, à raison de l’abaissement du prix des diverses qualités de moutardes, se procurer, dans ce genre, une jouissance jusqu’alors répandue dans un cercle peu étendu, nous semblent mériter à M. Raybaud, pour la grande extension qu’il,a su donner au nouveau genre d’industrie auquel il s’est livré, et dans lequel il a si complètement réussi, les encouragemens de la Société. 3 -uuh w ^y ,• ~
- Dans un mémoire joint à ses échantillons , M. Raybaud donne une statistique de l’état de la fabrication actuelle de la moutarde en France : il y indique la quantité fabriquée, soit dans ses ateliers, soit dans les divers ateliers de la capitale, les prix auxquels il livre ses produits au commerce la quantité qui en est consommée en France, et celle importée à l’étranger. Trente-quatrième année. Mai i835. 34
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- â54 ARTS ÉCONOMIQUES.—— Ï3SSTCBUGTION DES AVEUGLES.
- hTofre -Comité a entendu avec beaucoup 5 d’intérêt -la lecture - de c§ mémoire, peu susceptible d’analyse, à raison de la concision 'avec laquelle les fedsiy sont présentés. n> /.vc r-.-îïrj.-:- j -€. - >vd , -b m-; n^.L. :s.a
- , ^nrésumé, votre Comité, des arts économiques, considérant que M. Rcrp-baud& amélioré dime manière notable l’art de fabriquer les moutardes ; considérant que ses .produits méritent, votre approbation , vous propose de faire; insérer le présent rapportrdans v'>otre jBw//e^>z , etde renvoyer à votre Commission des médailles la proposition de donner un encouragement à ce fabricant. , 4 • # tn'w-r-r’jMyfrïu:.-, •
- Approuvé en séance*, le i&mai i835--i .v ;r : . = . ; ; ; < ,
- _ KKyi >noi, -Signé Yallot , rapporteur*.
- il'"s • fwSî'àüCTTÔîr ’BMs AVEUGLÉS. '
- Rapport fait par M.. Jomard, au nom d une, .Commission spéciale y sur le globe terrestre en relief construit par ’-M. Hochstetter 5 et les autres travaux exécutés par cet artiste pour T Institution royale des jeunes aveuglés. —(Commissaires, MM. le baron Silvéstre, Amédee-Durand, Jomard.)
- v -JNpotïà avons à rendre compte* à la'Société du travail auquel M. Hochstetter #est livré; pendant plusieurs années de suite, avec une constance digne d’éloges, ëï qui a été entrepris dans d’unique vue du bien et du soulagement delTftïiùanitëidlrè succès a Gounonirésé persévérance, et l’intéressante classe des avèè'gles lui devra des actions de grâces: On sait que, depuis longtemps, les travaux manuels ne forment pins l’unique occupation dés infortunés réuiiis dans FItfstatution des jeunes aveugles, et que la culture intellectuelle marche de front avec i’ëxercice des arts, dii moins de ceux qu’ils peuvent pratiquer, Vels que l’imprimerie, la passementerie, la vannerie, la sparterie, la tissërandené, etc.Tout le mônde connaît ausisi jusqu’où va la dextérité des aveugles; l’exposition périodiqùé'des produits de l’industrie en fait foi (i); l’imprimerie en relief surtout a fait des progrès dans cette Institution , et c’est un des résultats qui ëtonnefitTe pins lés étrangers-visiteurs, à cause de la complication des détails dont cet art se composer Mais il faut se garder de croire que ces malheureiTX Soient "uniquement condamnés à dés travaux mécaniques. Chez eux, l'intelligence a presque autant de sujets, et même, à quelques égards, plus de besoirCde éexereer
- (i) Voyez le rapport du jui*y central des produits de l’industrie pour *819, p. 34<>, et le rapport du jury d’admission de la Seine , par M. Héricart de l'ïiiiry, 1819, p. 280.
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- que les facultés physiques; et, nûh seulement les sens, le*toucher surtout, gagnent chez eux plus d’énergie ou'd’intensité j'en raison dè la privation de la vue, mais encore l’esprit acquiert plus de pénétration. C’est d’aifleurS un moyeu de plus d’assurer une existence aux aveugles, de leur ouvrir de nouvelles carrières, de façon que cette classe, loin .d’être à chabge.aux admires, puisse leur être utile, et être profitable à elle-mêrnë; non pas sans doute qu’ils soient en état de rivaliser avec les clàirvoyans pour île fini des ouvrages ou l’étendue des connaissances:, mais parce qu’un juste senti ment d’humanité, comme l’intérêt de la société, engage à leur trouver des occupations lucratives, et à créer pour eux des habitudes morales dans un travail intelligent. , i -s . ; . j ü * uo
- Il y a donc autant d’avantages que de chances de succès à coinmùniquèr aux jeunes aveugles les notions scientifiques qui sont à leur portée. Jus-qu’ici ils ont réussi assez bien, et même quelques uns se sont distingués dans l’étude des mathématiques , parce qu’en effet les propriétés fiés nombres, celles de l’étendue, et tout ce' qui est abstraction, se perçoit avec le secours des yeux de Vesprit ,* ils lisent, ils écrivent; ils réussissent encore dans l’étude des langues mortes et vivantes et dam celle de la musique; ils analysent le langage, enfin ils s’occnpent de géographie. C’est en vue'de perfectionner cette dernière étude, que M. Hochstetter a imaginé ' dés moyens nouveaux et ingénieux, que nous allons exposer. 1
- Afin de ménager le temps de la Société, nous ne ferons pas l’histoire des moyens imaginés jusqu’à présent pour enseigner la géographie' aux aveugles , et nous n’insisterons, ni sur les essais tentés des Fôrlgine!ide l’Institution royale des jeunes aveuglés, en iy85, sous M. Hdüy% son premier directeur, d’après les idées de Mllde Weissenboiirg de Manheim, aveugle célèbre presque autant que le* fameux Saundersony'td sùA lès perfectionnemens obtenus depuis le commencement du siècle* ni sdr fés améliorations commencées sous le directeur Actuel, en’1829; ni enfin sur les moyens que M. Xeune, directeur de rinStitutiôn de Berlin, aidé des conseils des savans académiciens de cette ville, a introduits dans sein, établissement pour enseigner là géographie aux aveugles, et qui ôbt été l’origine des cartes et globes en relief’, aujourd'hui en usage en iPrusse pour les clairvoyans (1). Tous ces détails n’auraient qu’un faible intérêt,
- (1) On peut voir à la bibliothèque royale de Paris, section géographique , plusieurs de ces cartes en relief, représentant les divèrses parties* du globe, ainsi que les cartes-reliefs de feu Lartigue^ premiers modèles des travaux «o genre.' : " • ; .. r>
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- puisque lès résultats des premiers procédés ont été dépassés par M. Hochs-tetter, et qu’il paraît n’avoir eu aucune connaissance des derniers. Nous nous bornerons à citer le rapport de l’Académie des sciences , en ' date du 18 février iySS : il n’y est fait mention que de cartes géographiques, où les divisions des États étaient formées par des grains de verre enfilés, ou par de la chenille, les espaces distingués par un sable glacé de différentes manières, et les villes par de petites saillies. Le contour des pays étant ainsi exprimé en relief, l’aveugle pouvait, jusqu’à un certain point, les reconnaître au toucher, tanta l’aide delà forme que par la grandeur. Plus tard,on fit broder des car tes en chaînettes de soie, mais tout aussi fragiles que le verre, ou s’altérant promptement. Enfin, le fil deferfut substitué avec avantage ; il procurait plus de solidité, plus de précision, et la possibilité de reproduire les cartes originales par la presse. Mais le directeur de l'Institution ne pouvait mettre sous les yeux de ses élèves qu’un petit nombre de cartes générales, telles que la mappemonde, les quatre divisions du globe et la France.
- Tel est le point où l’on était parvenu, lorsque M. Pignier, le directeur actuel, chargea notre artiste d’exécuter une très grande sphère en relief; elle devait suppléer beaucoup de cartes spéciales, et donner à l’aveugle une idée juste et complète de tous les contînens et de toutes les mers du globe. M. Hochstetter se mit aussitôt à l’œuvre : voici le résultat qu’il a obtenu. Qu’on se représente une sphère de 8 décimètres deux tiers de diamètre ( plus de 3i pouces ), bâtie en solide charpente, et dont la surface a l’aspect métallique, d’une sphéricité parfaite, et tournant sur son axe sons un grand méridien de fer forgé, qui est porté par quatre pieds garnis de galets; enfin mobile sur le cercle d’horizon. Des bandes de cuivre, représentant l’équateur et l'écliptique, et d’autres bandes guiliochées pour les cercles tropicaux et polaires, sont appliquées solidement sur le globe. C’est à l’aide de quatre mille goupilles rivées, que sont fixés les parallèles et les méridiens, de dix en dix degrés,ce qui fait autant de cases ou comparti-mens, au nombre de dix-huit par chaque fuseau, et dont le contour en relief permet à l'élève de rapporter exactement chaque point à sa distance, soit de l’équateur, soit du premier méridien. Une liste des lieux et points remarquables compris dans chaque quadrilatère est destinée à cette fin. Chaque fuseau est numéroté sur un cadran placé au pôle. On a appliqué sur le grand méridien les chiffres des latitudes, au moyen de petites plaques en bronze ciselé. Des plaques semblables sont appliquées sur l’horizon, et indiquent les points cardinaux , les trente-deux rhumbs de vent, les mois, etc., par des lettres en relief que les aveugles lisent très facilement :
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- il en est de même des cercles horaires. Tout l’appareil se meut facilement, quoique d’un poids assez considérable.
- Pour achever de décrire sa construction, et pour expliquer sa parfaite sphéricité, nous dirons que le noyau est formé d’un champignon en noyer de 1 pouces et demi d’épaisseur, traversé par un axe en fer, sur lequel viennent se fixer deux rangs croisés , et chevillés de fortes douves en hêtre courbées au feu , et se joignant parfaitement; le tout est calibre' au tour, et recouvert de toile et de lamelles en cuivre. Le même soin a été apporté à la jonction des deux hémisphères dont le globe se compose, bien répérés par des chevilles; toute la superficie est recouverte par un mastic particulier très dur, et qui peut résister au marteau.
- Le grand méridien, en fer forgé, a 9 lignes d’épaisseur; il est couvert, comme nous l’avons dit, de plaques en bronze, indiquant la latitude et la longueur des jours dans les différens climats, et tourne sur quatre poulies qui sont cachées.
- M. Hochstetter avait pour condition de faire distinguer sûrement au doigt les différentes surfaces, et de rendre palpables toutes les variétés de sol, les lieux et les points divers du globe : il a réussi complètement. La matière qu’il a employée pour la couche extérieure a été diversifiée pour la forme, en conséquence de ces conditions.
- Ainsi, les parties qui expriment les continens sont lisses, polies et saillantes; celles qui représentent des mers et des lacs sont granulées âpres au toucher , et d’un niveau abaissé.
- Les chaînes de montagnes sont rendues sensibles par des saillies inégales, même imitatives, exprimant (autant qu’il est possible à cette échelle) les faîtes et les dépressions, les cours des fleuves et rivières, par des lignes moins saillantes et uniformes; les limites des Etats, par des saillies d’une autre proportion, et ainsi de suite. Il en est de même des îles et aussi des . grandes masses sablonneuses , comme les déserts d’Afrique, d’Asie, les steppes, etc. Quant aux villes, on a rendu les principales par des points saiilans, ronds, carrés ou triangulaires, et les villes de second ordre par des lettres arbitraires ; peut-être M. Hochstetter aurait mieux fait d’employer des initiales, comme 011 le fait avec succès dans les cartes semi-muettes.
- La dimension de cette sphère a permis d’introduire ici vingt fois plus de détails, surtout pour les pays éloignés, qu’il n’y en avait dans les anciennes cartes pour les aveugles, et par conséquent l’instruction qu’on peut leur donner est bien plus étendue.
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- Au moyen de ce globe, on peut aisément, sans l’altérer, tirer des milliers d’empreintes, en différentes matières, qui fourniront à chaque étudiant une carte partielle, ou aux établissemens analogues , des fac simile parfaitement semblables quant à la forme, autre avantage important. <
- Après avoir pris connaissance de toutes ces dispositions, il était du devoir de vos commissaires de s’assurer des résultats qu’a procurés jusqu’ici l’invention de M. Hochstetter. INous avons donc prié M. le directeur de nous mettre à même d’interroger quelques élèves de l’Institution. Trois aveugles sont venus à cet appel : l’un d’eux est un Anglais. Ces jeunes gens ont déclaré d’abord que, depuis qu’ils faisaient usage du globe, ils comprenaient beaucoup mieux les rapports de position des lieux , et retenaient mieux les faits géographiques, tels que la proportion des surfaces continentales, l’étendue, la direction et l’importance des chaînes, etc., etc.; enfin, que le numérotage de toutes les cases, en d’autres termes la graduation des méridiens et des parallèles, rendue sensible au tact, leur donnait le moyen d’éviter toutes sortes d’erreurs où ils tombaient autrefois; iis pouvaient d’ailleurs compter facilement le nombre des méridiens et des parallèles dans chaque hémisphère qu’ainsi, ils pouvaient s’instruire beaucoup mieux et beaucoup plus vite. L’un des élèves était en état de discerner , c’est à dire de lire les nombres et les mots au tact de la langue, tant ce sens délicat peut devenir, chez les aveugles exquis et intelligent. Il est vrai qu’il faut se garder de l’émousser par un usage imprudent, et qu’on doit éviter les surfaces qui peuvent l’user ; le. mastic dont s’est servi M. Hochstetter ne paraît pas devoir produire cet effet. L’habileié des élèves a été telle qu’ils lisaient, sans se tromper, et discernaient plus vite que les clairvoyans présens à l’expérience, les nombres susceptibles d’être retournés, comme par exemple, 1689 et 68g 1.
- M. Hochstetter promet de continuer son opération , et de fournir, d’après le même système, plusieurs caries spéciales, et même un atlas complet, des plans de villes et d’autres ouvrages analogues ; il a même ébauché une carte d’Europe; il a fait tous les cercles d’une sphère armillaire et les signes du zodiaque et des planètes; mais il faudrait qu’il fût soutenu dans cette entreprise par des encouragemens suffisans , car il a sacrifié jusqu’ici toute sa modique fortune et quatre années de son temps, sans entrevoir encore aucun dédommagement. Comme tous les inventeurs dominés par une idée utile, M. Hochstetter a fait de grands sacrifices pour l’exécution de ses modèles, et il a épuisé tous ses moyens, sans calculer le résultat qu’elle aurait pour lui-même : sous ce rapport, sa position est digne d’un vif
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- intérêt, et la Commission croit devoir le signaler à la bienveillance particulière de la Société, dont il est digne sous tous les rapports. : : -v.^ - -
- M. le colonel Puissant, membre de l’Académie des sciences, M. le colonel Denaix, chef de section au dépôt général de la guerre, présenSj comme vos commissaires , à l’examen de la sphère, lui ont donné une haute approbation : elle a déjà valu à UInstitution des jeunes aveugles une mention très honorable, lors de l’exposition de L’industrie en i834* Le Comité' consultatif a aussi déclaré qu’il l’approuvait, et la considérait comme une véritable invention. Il est incontestable que cet appareil est d’une exécution parfaite, et que c’est un perfectionnement réel des moyens employés jusqu’ici pour apprendre la géographie eux aveugles, surtout par la facilité de multiplier les modèles à peu de frais. INous hésitons d’autant moins à vous prier d’accorder à l’auteur une marque de satisfaction, que ses moyens peuvent s’appliquer à plusieurs autres branches importantes ou utiles pour l’instruction des aveugles , telles que la géométrie, l’arithmétique , la musique. Il a déjà construit, en effet, un grand nombre de modèles de cette espèce pour l’usage de Y Institution, toujours avec le même succès : des épreuves en relief ont été tirées sur papier et réunies en volumes, à la manière des livres en relief usités pour les aveugles. M. Hochstetter a imaginé des planches, au moyen desquelles ils peuvent tirer eux-mêmes ces exemplaires. Il a adopté, pour les figures, la forme prismatique , comme la plus sensible au tact. Plus de quatre cents figures de géométrie ( problèmes et démonstrations ), ont été exécutées de cette manière, dans la proportion de rg centimètres sur 17 ( 7 pouces sur 6 pouces ). Ces modèles ont été faits en cuivre et moulés en fonte de fer. Il en est de même des signes musicaux, formés de dés en cuivre de l’épaisseur de 2 centimètres ( g lignes ).
- Nous pensons qu’on pourrait enseigner par cette voie, aux aveugles, une grande partie du dessin linéaire, quelques notions simples d’astronomie, et encore d’autres connaissances dont les élémens peuvent être rendns palpables par des figures. On pourrait surtout leur apprendre à lire par l’écriture tachygraphique, ou autrement la méthode syllabique, et cette fois, sans aucun inconvénient, puisque nos livres et notre orthographe ne sont pas à leur usage. L’industrie spéciale de M. Hochstetter. trouverait là une des plus heureuses, des plus utiles applications, et ce serait 'remplir le vœu du créateur de l’établissement (1). Quel avantage que de réduire les volumes de
- (1) « Nos élèves, il est vrai, lisent avec lenteur...; ils ont encore le désavantage de ne voir » en lisant ( si nous pouvons nous exprimer ainsi) qu’une seule lettre à la fois, comme ferait » notre lecteur lui-même, en ne lisant qu’à travers une ouverture de la grandeur d’un des
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- A.RTS ÉCONOMIQUES.
- l’embarrassante bibliothèque des aveugles qui, pour le seul office du matin et du soir, forme 520 volumes, et, pour le catéchisme, 65 volumes in-folio (i). .
- Au reste, i! y a encore une foule de problèmes à résoudre, d’améliorations à réaliser en ce genre, et, p-tr exemple, il serait bien à désirer quon trouvât, pour l’usage des aveugles, une encre qui, en séchant, conservât un relief très sensible au toucher : cette question serait même digne d’ètre le sujet d’un prix.
- ' Conclusions.
- Yos Commissaires, considérant i° que la sphère construite par M. Hochs-tetter et les autres produits de son industrie soumis à leur examen sont un perfectionnement notable apporté par lui aux moyens employés pour l’instruction des aveugles; a° que la Société d’encouragement s’est occupée plusieurs fois de cette partie intéressante delà population qui, en France seulement, n’est pas moindre de quatre-vingt mille; 3° qu’elle a, entre autres exemples, donné une attention spéciale aux moyens de faciliter pour les aveugles l’art de l’écriture (2) et provoqué la découverte de moyens nouveaux pour leur donner des occupations utiles ; :
- Sont d’avis que M. Hochstetter a, par ses sacrifices comme par la belle exécution de ses modèles, mérité l’approbation et les encouragemens de la Société. En conséquence, ils proposent l’impression du présent rapport dans le Bulletin et son renvoi à la Commission des médailles.
- Approuvé en séance, le i3 mai i835.
- Signé Jomard , rapporteur.
- » caractères de cet ouvrage. Mais nous espérons que.... en se servant des abréviations.... >» nos aveugles liront avec plus de célérité. » ( Essai sur l’éducation des aveugles, par
- M. Haiif. Paris , in*4°, >786, p. 33. )
- (1) Quatorze ouvrages seuîem ent font l’énorme masse de 1,200 volumes in-folio , et l’office 520 volumes in-Zj°, et ainsi des autres ouvrages. ( Rapport au Ministre de lintérieur sur l’état de l’Institution royale des jeunes aveugles. Paris, iu-4°, 1820, p.ig.)
- (2) Voyez le Bulletin de la Société d’Encouragcment, 16e année, p. 2^5 ; 19e année, p. t 2;
- 22e année, p. 266. ( Rapport de M. dk Géramoo. ) , r . .< .
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- '• ARDOISES
- 2ÔI
- Rapport fait par M. Hefrpin ,* du nom' du! Comité des/ arts éconon&qiiesf sur les drdoisès a écrire f a T usage des idoles
- d’enseignement * mutuel, présentées par" M> Midi aux , de Charleville ( Ardennes ) , ' Ûôni le ' depot se trouvé chez M". t Nicolas ^papetier , rue Montmartre , n?t. i63 , à Paris.
- M. Michaux, propriétaire d’une ardoisière dans l’arrondissementde Char-leville, possède une veine d’ardoise noire , qui ne contient que de l’ardoise à écrire, et qu’il fait exploiter uniquement pour cet^objet.
- Les ardoises qui vous ont été soumises par MMichaux, et qui ont été prisés au hasard dans ses .magasins , sont (Tune pâte très fine ,, compacte et homogène, d’une couleuç beaucoup plus foncée que celle des ardoises ordinaires , et qui fait ressortir parfaitement les traits du crayon ; elles sont exemptes de taches, de veines dures , de nœuds pyriteux , qu’on remarque dans les ardoises d’Allemagne, de l’Anjou, et même dans les ardoises grises et violettes des Ardennes. ,
- . Les ardoises confectionnées par M Michaux nous ont paru mieux travaillées et plus planes que les ardoises ordinaires, ce qui tient à ce que M. Michaux fait.préparer spécialement et uniquement des ardoises à écrire, tandis que, dans les autres exploitations, l’ardoise à écrire, qui n’est pas propre à la couverture , est rejetée et abandonnée aux ouvriers, qui, dans leurs momens de loisir , les taillent en plateaux , et n’apportent, généralement, que peu de soins à cette fabrication.
- L’expérience faite, dans une école mutuelle , des ardoises.de M. Michaux, en a constaté les bonnes qualités et les avantages.
- Leur prix est le même que celui des autres ardoises.
- En résumé, votre Comité pense, Messieurs, que les ardoises à écrire de M. Michaux peuvent soutenir avantageusement ;la concurrence avec les ardoises que l’on trouve aujourd’hui dans le commerce.'.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer :
- i°. D’écrire à M. Michaux pour lui exprimer vos remercîmens;
- 20. D’insérer le présent rapport au Bulletin. f.
- Approuvé en séance, le i3 mai 1835.
- s Signé Herpiï , rapporteur.
- Trente-quatrième année. Mai i835.
- •T.: :’55'
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- 2^2 BEAUX-ARTS* -r«»GRAVURE.
- Rapport fait par M. A. Chevallier^ au nom cïune Commission spéciale, sur un nouveau mordant pour la gravure sfir acier 3 présenté par MDeleschamps , pharmacien^ place du pont
- Saint-Michel, n° 4-3 ? à Paris. * v ,
- Messieurs, vous avez chargé une commission spéciale d’examiner la valeur d’un nouveau mordant pour la gravure sur acier, mordant qui a été proposé par M. Deleschamps , pharmacien à Paris. ' .
- Ce nouveau mordant\ auquel M. Deleschamps a donné le nom de Glu-r-phogène, est destiné à produire sur l’acier une morsure tout à la fois nette et profonde, susceptible de fournir des planches avec lesquelles on peut obtenir un long tirage et des gravures bien teintées.
- Une préparation jouissant de propriétés aussi utiles était demandée, depuis long-temps, par le plus grand nombre des graveurs qui, jusqu’à présent, n’avaient pu obtenir des résultats semblables à ceux qu’on obtient de l’emploi du Gîuphogène, en se servant, i° dé diverses liqueurs dans lesquelles on fait entrer l’eau distillée , l’alun, l’acide nitrique , le perchlorure de mercure (i) ; 2 de la liqueur pour graver sur acier, qui a été indiquée par Ed. Turrel, liqueur dont la formule a été publiée dans un journal anglais : Repert. of Patent invent., avril 18s5 , page 281 (2) , et qui a valu à son auteur la grande médaille de la Société d’encouragement deLoudres.
- * (1) Les principales formules des liqueurs employées à Paris pour graver sur l’acier sont les suivantes:
- Première formule.
- Perchlorure de mercure. . . , . . 3 grammes.
- Alun. .......... 8 .
- Eau distillée. *. . . . . . i 5ôo
- ; s Deuxième formule*
- Perchlorure de mercure. *. ... 36 grammes. .
- Alun. .i, ..j,, ,.i. if-i v, / i ; ,
- Eau distillée. , , • . . . . . iooo #
- Troisième, formule.
- Acide nitrique. . . . . . . . 32 grammes.
- Eau distillée. . . V ‘ . . . . ; 96 1 ^
- Perchlorure de mercure. V . 3 décigramroes.,,
- Lorsqu’on emplche la liqueur préparéé avec la troisième formule , on laisse mordre une minute pour les ions légers et 10 à i5 minutes pour les tons noirs.
- (2) La liqueur de M. Ed. Turrel se prépare avec aeide acétïque très conepnteé 4 par-
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- GRAVURE. à65
- " Votre Commission voulant apprécier / par dés’expériences faites en sa présence , la valeiir de la liqueur proposée pàr WJDeleschamps , elle le fit appèler dans le cabinet de l’iin de ses membres , et le pria de' faire / devant elle, des essais. M. DelescHàmps ayant adhéré à èétte demande, il.opéra de la manière suivante. Il prit une planche d’acier j il ia nettoya avec dü blanc de Meudon ( carbonate de chaux ), dans le but de la dégraisser ; lorsqu’elle fut ainsi nettoyée, il la chauffa légèrement, puis'il la recouvrit d’un ternis (i). Lorsque le vernis1 fut assez sec/il traça divers traits avec une pointe ; il entoura sa planche de cire à border, de manière à former des bords destinés à retenir le liquide ; puis il versa sur les tailles, de manière à les aviver, une petite quantité d’éau aiguisée d’acide nitrique ; il enleva presque de suite ce liquide ; il lava la planche , puis il versa sur les tailles de sa liqueur, il laissa agir ; au bout de quelques instans, il enleva le liquide, et recouvrit de vernis les tailles qui devaient fournir des tons légers, puis il remit de la liqueur et laissa réagir sur les tailles qui devaient fournir des tons plus vigoureux ; il enleva de nouveau là liqueur pour recouvrir de vernis une partie de la gravure, et il remit du liquide qu’il laissa réagij sur les tailles qui devaient fournir des teintes noires. ' *
- Cette opération terminée, le mordant fut retiré, la planche fut nettoyée pour enlever le vernis, afin d’examiner les tailles qui furent reconnues nettes, même les plus profondes ; ce qui démontra aux membres de votre Commission que les faits annoncés par M. Deleschamps étaient exacts. ' Yotre Commission^ ne voulant pas cependant juger sur ce qu’elle avait vu, décida qu’on aurait recours aux lumières des artistes, et qu’il Jéur'serait demandé des renseignemens sur l’emploi de la liqueur proposée par
- ties en volume; alcool anhydre une partie?; on mêle, on laisse réagir pendant une demi-minute, puis on ajoute acide nitrique pur une partie. , •
- On obtient avec cette liqueur des traces légères en une minute, une minute et demie , et des traits profonds en un quart d’heure. ,
- (i) Le vernis employé par M. Deleschamps se prépare,selon les règles de l'art, çn se servant des produits suivans : • ' ‘ ' ' . . . i
- ' ' Asphalte à cassure brillante . . . ido grammes. ‘
- Succin fondu et non décomposé. - .10
- Carte blanche et pure. <. . >.> ^ . 32 - /
- Mastic en larmes. . . i „•<. .-s^v
- , ; ,j.» Essence de térébenthine. . >. . . 5oo
- - : Essence de lavande. >.;« .. t 64
- . 1 Solution concentrée de <eaoutchouc dans
- l’essence de lavande.............4 >
- 35.
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- ü64 BEAUX-/tRTS.
- M. Deleschamps. A cet effet ,, un de ses membres écrivit à. divers graveurs pour obtenir des renseignemens ;(1il résulte des réponses faites par MM.'Pc-ronard, Queyerdo, J^ollet, Dupont jÇ Henriquefy, Millçjt.Maurissel, The-venon s Rouargue , que la liqueur désignée par M. Deleschamps, sous le nom de Gluphogène, rend( d’immenses services à l’art du graveur., Nous citerons ici quelques phrases des réponses.;r .q,,
- M. Peronard dit : «Je considère ce mordant comme réunissant toutes les » qualités que l’on peut désirer ; que je l’aie employé pour obtenir des tons » légers et délicats, ou des tons forts, chauds et veloutés, il m’a toujours » donné d’excellens résultats, toujours, pureté et profondeur relative des » tailles, etc. En résumé, ce mordant ne laisse rien à désirer. » .. 7- _
- M. Quevcrdo dit : « Ce mordant est, sans contredit, le meilleur que l’on ait » découvert jusqu’alors pour les tons colorés ; il a l’avantage de creuser la, » taille sans l’élargir pour les grands clairs, comme pour les demi-teintes : » son emploi est très avantageux. » ; : 7 : , . : : , ,
- M. Follet dit : «, Pour moi, qui emploie ce mordant depuis plusieurs mois , » je n’ai qu’à m’eh louer; ce mordant agit très bien sous tous les rapports; 3) les tailles de la* gravure sont extrêmement creuses et très nettes dans les 3) tons les plus foncés, et blondes dans les demi-teintes , etc. Je puis assu-33 rer que tous les artistes que je connais , qui se servent de ce mordant, 33 en sont très contens (i). » . .
- M. Dupont.dit: « Je ne me suis pas servi, pour mon travail personnel,- chi 33 mordant de M. Deleschamps ; mais dirigeant l'exécution des gravures du 33 trésor de numismatique , j’ai fait essayer à M. Deleschamps ses prépara-w tions; il a bien voulu se joindre à nous pour surveiller les premiers 33 essais, et apporter quelques modifications à notre procédé de gravure. 33 Je puis vous certifier que les résultats m’ont paru on ne peut plus satis-33 faisans; je puis ajouter aussi que je n’ai entendu aucune plainte des con-33 frères que je connais, qui se livrent particulièrement à la gravure sur 33 acier ; quant à moi, je me propose d’employer cette préparation aussitôt 33 que j’exécuterai une gravure sur ce métal. 33 . ; , b.!> ;
- M. Millet dit : « A mon avis et à celui de mes camarades, le mordant de
- (1) Nous croyons devoir dire que quelques fabricans de planches d’acier se sont élevés contre le mordant de M. Deleschamps , qui peut servir à déceler la mauvaise nature des aciers en faisant connaître son grain; nous dirons ici que tout graveur qui est soigneux de sa réputation devrait, avant d’employer une planche d’acier, examiner cetteplanebe par l’acide nitrique, comme le faisait le coutelier Perret pour les aciers avec lesquels il fabriquait des instrumens de chirurgie. >
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- » M. Deîeschamps est le meilleur pour la gravure sur acier ; outre qu’il n’a » aucun des inconvénient des autres préparations, on obtient, en s’en ser-» yant, toutes les modulations de tons désirables. »
- M. Maurisset dit : « Le "peu d’usage que j’ai’fait jusqu’à présent du nou-» veau .mordant deM. Deîeschamps, pour la gravure sur acier, m’a cepen-» dant donné d’excellens résultats.
- » J’y trouve tous les avantages que l’on peut désirer , et je crois pouvoir » affirmer que l’acidè que M. Deîeschamps vient de composer contribuera » beaucoup à nous faire atteindre le degré de perfection que nous trouvons » dans les gravures anglaises. » - '
- M. Thevënons’exprime ainsi : «Je vous déclare que le nouvel acide pour » l’acier, composé par M. Deîeschamps, doit rendre un grand service a » la gravure , en ce que cette composition agit d’une manière pure et pro-» fonde, ce qui donne des résultats nets et brillans, résultats qui n’avaient » pas été obtenus jusqu’à ce jour. Les mordans qu’on avait employés jus-» qu’à présent étaient d’un effet inconstant et douteux.
- «L’acide deM. Deîeschamps a une action prompte et régulière, et sa » morsure est noire; il en résulte que l’artiste qui l’emploie est sur d’obte-» nir le noir qu’il désire, en réglant sa morsure par le temps; de plus , » cette morsure étant noire, la planche représente exactement lu teinte que » doit donner lepreuve, ce que les autres compositions ne faisaient pas, « puisque leurs actions paraissaient souvent noires sur la planche, et ve-» naient ternes et grises à l’impression. ;
- » Enfin cet acide creusant droit sans élargir sur les bords, il en résulte » que les travaux conservent leur état primitif , et ne sont pas sujets à cre-» ver en creusant. »
- M. Rouargue : «Il y a long-temps que je suis en état de répondre à la » question concernant l’usage du Gluphogène. Je pense qu’il est indispen-» sable aux graveurs qui tiendront à ce que leurs travaux sur l’acier altei-» gnent une grande profondeur. Ses qualités distinctives sont de corroder « en,plongeant, sans endommager le vernis; ce qui permet au graveur de » conserver toute la finesse de la touche, tout en obtenant les tons les plus » vigoureux. » .
- Ces attestations, jointes aux expériences et aux épreuves qui vous ont été présentées parM. Deîeschamps , portent vos Commissaires à déclarer que le nouveau mordant dont il est auteur sera, pour les graveurs , un objet
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- utile, et qui pourra faire faire îles progrès.à l’art de la gravure ,en permettant aux hommes habiles qui remploieront d’atteindre le degré de perfection qu’on observe dans les gravures anglaises. . . ïi.
- M. Deleschamps a, en outre, déclaré à votre Commission qu’il ne voulait conserver que temporairement le secret de sa composition , secret qu’il ne tient à conserver pendant cinq ans que pour rentrer dans des dépenses assez fortes qu’il a été obligé de faire en étudiant, pendant plusieurs années , les divers mordans employés et les effets qui résultent de leur emploi. * -
- D’après cet exposé, vos Commissaires vous proposent :-f; *
- i°. Qu’un membre soit désigné par la Commission de lithographie pour recevoir la description de la formule pour la préparation de la liqueur de M. Deleschamps pour graver sur acier, la déposer dans vos archives, afin de la rendre publique dans cinq ans;
- 2°. Que le présent rapport soit imprimé dans le Bulletin de la Société et renvoyé au Comité des médailles ;
- 5°. Que les lettres des graveurs, transmises à la Société, et qui contiennent les réponses aux questions qui leur avaient été adressées, soient déposées aux archives ;
- 4°. Enfin, à inviter M. Deleschamps à décrire, d’une manière exacte., le mode d’opérer à mettre en pratique dans l’emploi du Gluphogène, afin de le faire insérer dans le Bulletin de le Société.
- Approuvé en séance, le i3 mai 1835.
- -i-'tm Signé Chevallier, rapporteur.
- Observations surle\Gluphogène, ou nouveau mordant pour la gravure sur acier de M. Deleschamps, pharmacien-chimiste ^ a Paris.
- La gravure sur acier, dont les avantages sont immenses, excite aujourd’hui la plus vive sollicitude de nos artistes. Beaucoup d’entre eux ; convaincus d’une aussi importante application , s’y livrèrent avec zèle et activité; mais, malheureusement, leurs efforts ne furent pas toujours couronnés par un heureux succès. Peines, sacrifices de tout genre, Tien ne fut épargné pour vaincre les difficultés nombreuses qui s’opposèrent à l’impulsion et aux progrès d’un art aussi utile. : * ‘ ; «m
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- Dans I4 gravure sur aciercçqui mérite-particulièrement de fixer l’attem
- c’est lamormr&^v ,v * \ ^
- Les recherches que l’on a iaites et les procédés employés par les ar-r tistes n’ontpas entièrement répondu à leur attente. Un grand nombre de compositions ont été données pour faire mordçe sur les planches d’acier ; chaque graveur a la sienne , mais personne , jusqu’à présent, n’est parvenu à produire une morsure à la fois nette et profonde. . « - * *
- Plusieurs artistes distingués m’avaient exprimé le désir d’avoir un nouveau mordant à l’aide duquel ils pussent obtenir ces résultats; je m’en suis occupé, et je présente aujourd’hui un produit que je crois satisfaisant.
- Pour arriver à la connaissance parfaite de l’agent qui serait le plus prppre à donner une bonne morsure, et surtout à m’en servir avec, avantage, je crus indispensable de bien étudier la nature des différens aciep. Les recherches et analyses que je fis à ce sujet, tant sur les aciers français qu’étrangers, me présentèrent des différences non seulement dans leur composition chimique, mais encore dans la manière dont ils sont préparés pour recevoir les mordans : néanmoins, tous sont aptes à recevoir une bonne morsure avec ma nouvelle composition.
- L’acier anglais , qui paraît le plus propre à recevoir une morsure nette et profonde, ne doit probablement cette faculté qu’aux opérations auxquelles on le soumet préalablement pour le raffiner. Ses molécules, extrêmement divisées, lui donnent une homogénéité plus parfaite et le rendent facilement attaquable par les mordans. La dureté très grande qui le constitue permet un tirage nombreux, et, ce qui est digne de remarque, c’est que les ins-trumens dontles Anglais se servent pour cet usage sont d’une qualité qui est en rapport avec celle de leurs planches; ils apportent, en outre, un grand soin dans les moindres détails , et, en général, ils ne sauraient négliger aucun moyen pour arriver à un travail des plus perfectionnés.
- Les antres aciers , dont la combinaison est moins intime entre les molécules , contiennent une plus forte proportion de silicium et de carbone, substances plus propres à s’opposer à l’action des dissol vans qu’à la faciliter. Malgré cette différence,qui,souvent est légère, j’ai obtenu sur ces aciers des. tons, d’une pureté .parfaite* Plus les, planches d’acier sont battues par le$ planeurs, pim le graia en*est fin^et propre à, donner delà netteté et delà profondeuaüi, . : - ( ^ u, . <. /, .. - , ,
- Avant de fakei mordre* une-de* * premières précautions à prendre est de s'assurer si le vernis dont on veut reeouvrk la planche .est de bonne nature*
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- Soit qu’il ait été étendu au pinceau ou au tampon, il est toujours indispensable qu’il soit lisse et bien adhérent. Les différens vernis dont on a fait usage jusqu’à présent sont loin d'être satisfaisans : celui qui s’éteiid au tampon m’a paru-mériter la pre'férence ; il ne doit pas être exposé à une température trop élevée, dans la crainte de lui faire perdre sa vertu agglutinative en charbonnant les substances grasses et oléo-résineuses qui entrent dans sa composition ; on évitera ainsi d’écailler le vernis qui permettrait au mordant d’exercer son action sur les parties que l’on aurait voulu garantir. L’habitude et les connaissances que possèdent presque tous les graveurs sur ce sujet me rassurent complètement : je ne crois donc pas devoir m’étendre davantage sur ce point. •
- Pour les mettre à même de lever toutes les difficultés qu’ils pourraient rencontrer, je serai forcé d’entrer dans quelques détails.
- Le graveur, après avoir convenablement verni sa. planche, la laisse sécher en évitant le contact de la poussière et des petites ordures qui pourraient s’y attacher et nuire à la netteté du dessin. Sa planche , ainsi préparée etbien sèche, reçoit le dessin, que l’artiste doit avoir soin de tracer, de manière à mettre entièrement à découvert les parties qu’il veut faire mordre. Il place ensuite sur sa table deux vases : l’un est destiné à recevoir le produit qui a déjà servi à une première opération ; l’autre, plus grand, contient un mélange d’eau distillée, légèrement alcoolisée (une partie d’alcobi sur neuf d’eau distillée). Ce mélange est préférable lorsqu’il est préparé à l’avance ; il seit à laver la planche pour la débarrasser du dépôt qui s’est formé pendant l’action du mordant, et à empêcher Y oxydation du métal. Ce dépôt, qui se présente sous l’aspect d’une masse spongieuse de couleur gris noir, quelquefois gris blanc, devra être réuni, en dehors du dessin , à l’aide d’un pinceau à poils doux et fins.
- Après avoir, comme à l’ordinaire, entouré de cire la planche et s’être assuré que sa température ou celle de la planche est de 16 à 18 degrés au moins,- on y verse assez de mordant pour la recouvrir d’une- ligne et demie à 2 lignes. Si l’on n’apercevait pas à l’instant que les tailles se recouvrissent d’une légère couche noire, et que cette inaction durât une minute; on ôterait le mordant pour laver la planche avec une eau distillée légèrement aiguisée d’acide nitrique pur ; elle serait remplacée, après une demi-minute , par le mordant, dont alors l’action se manifesterait aussitôt.
- Après un contact d’une demi-minute , espace de temps suffisant pour produire des tons légers , on le verse dans le vase dont j’ai parlé plus haut. Si le travail exige un grand nombre de tons , il peut servir deux et trois
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- fois de suite, en évitant toutefois de reverser sur la planche le précipité noir. A chaque morsure différente, il faut laver avec l’eau alcoolisée, de manière à séparer des tailles le dépôt, autant qu’il est possible. Là planche, ainsi lavée, est séchée avec le papier-jôseph très fin. - ' *
- Un soin non moins important est de s’assurer qu’avant de faire mordre, le vernis qui a servi à recouvrir les parties assez mordues soit bien sec ; les mêmes précautions doivent présider à chaque morsure ; on ne doit cependant faire usage de l’eau acidulée que dans le cas où le mordant paraîtrait sans action , ce qui arrive rarement par les temps chauds et dans une chambre exempte d’humidité. En suivant ce procédé, on parviendra facilement à produire une morsure déjà très profonde dans l’espace de 0.0 à s5 minutes; alors on aperçoit, dans l’intérieur des tailles, un précipité noir ( mélange de carbure et d’oxide de fer), qui paraît s’opposer sensiblement à la morsure en profondeur, occupant toute la partie inférieure de la taille. Pour le dissoudre, et dans le cas seulement où l’on désire avoir des tons veloutés, 011 lavera la planche avec un mélange de neuf parties d’eau et d’une d’eau régale (1). - ' :
- Il faudra l’agiter avec un pinceau neuf. Avant et après l’emploi de ce dissolvant énergique, la planche doit être lavée à grande eau; puis il faut faire passer celle qui est alcoolisée avant de remettre le mordant ; enfin , pour arriver à des tons plus prononcés, le graveur devra renouveler le mordant aussitôt qu’il lui paraîtra sans action, et ne soulever le précipité noir spongieux qui se forme à la surface des tailles qu’autant qu’eîies menaceraient de crever. 11 pourra facilement obvier à ce grave inconvénient en secouant la planche; le précipité se détachant très bien de la taille lui permet de suivre les progrès de la morsure, qu’il pourra conduire à son gré. ....... .. ....................
- Je ne saurais trop recommander de terminer, autant qu’il est possible, le travail de la morsure dans le plus bref délai , et surtout sans'discontinuer. En ne négligeant aucune des précautions que j’ai indiquées, le graveur pourra avancer considérablement Je travail de sa planche, et n’avoir, pour ainsi dire, que quelques retouches à faire au burin.
- Cemordant, auquel j’ai cru devoir donner le nom de Gluphogène, pour le distinguer de toutes les eaux-fortes qui portent le nom de mordant, produit
- (1) L’eau régale est un mélange de deux parties d’acide nitrique et de trois d’acide hydro-chlorique.
- Trente-quatrième année. Mai
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- GRAVURE.
- Vf O
- des tailles si profondes et si nettes, qu’on peut facilement en prendre l’empreinte avec une bouillie de plâtre, qui, séchée, se détache de la planche en conservant toute leur pureté (i).. i ‘
- Lorsque le travail de la morsure est terminé, et que la planche a été lavée à l’essence pour enlever le vernis, on se servira de sous-carbonate de potasse du commerce en poudre fine, sur lequel on jettera quelques gouttes d’eau pour vider les tailles, à l’aide d’une brosse rude, afin de le faire entrer dans les plus fines : outre que ce moyen enlève entièrement ce qui se trouve dans les tailles, il garantit la planche de toute oxydation; les petits cristaux de potasse, pénétrant jusqu’au des tailles, saturent l’excès
- d’acide qui s’y trouve et y laissent même assez d’alcalinité pour préserver la planche de l’oxydation parde contact de l’oxygène de l’air et de l’humidité.
- . L’action toujours certaine du Gluphogène, et surtout la profondeur et la ;netteté.ay-ec, laquelle il creuse les planches d’acier, m’ont donné l’idée d’obtenir sur ce métal.oie la gravure eu relief. Les essais que j’ai faits sur acier, sur cuivre et;Sur cj’.aqtres métaux, à l’aide de ce mordant, convenablement approprié à chacun d’eux et à l’aide d’un vernis extrêmement solide, m’ont paru offrir des résultats d’une grande importance. .
- Je ne in’étendiai.pas sur;ce qui a rapport, aux différentes combinaisons .chimiques qui.ont lieu pendant les travaux de morsure ; mais je crois devoir apnoncer que les résultats obtenus dans les différens genres de gravure sont dus à Implication d’une théorie chimique qui m’a conduit à résoudre ce problème difficile : « Obtenir une morsure à la fois nette et profonde Rf. sans élargir sensihlément la taille dans la gravure en creux, et sans ron-l» ger sensiblement les parties latérales de la taille dans la gravure en re-. i> lief. » ' 'V- ^ ' ’ . • *'
- (i) Le spécimen, que nous, joignons iei sous le numéro 627, montre les divers tons obtenus sur acier par le^procédé de M. DeleschgmpS j avec l’indication du temps employé pour la
- morsure de chacun. ,
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- AGRICULTURE. — IKSTftlTMESfS ARATOIRES.
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- Rapport fait par M. Iluzard fils , au nom du Comité d’agri~ culture, sur la fabrique d’instrumens aratoires de M. Rosé , rue Grange-auæ-Belles, n°i5, à Paris. u
- M. Molard jeune, notre ancien collègue, avait établi à Paris “une fabrique d’instrumens aratoires ; la charrue, le plus important de ces instrumens, était presque le seul construit dans l’atelier de M. Molard; mais, depuis ,J quelques autres mécaniciens, qu’on peut dire ses élèves, ont donné de l’extension à ce genre d’industrie en y associant toute espèce d’instrumens aratoires. C’est de l’établissement de M. Rosé, associé maintenant à M. Raf-que nous allons vous entretenir. j l ; [ . : v
- Les fabriques d’instrumens aratoires, à Paris, ont toujours eu delà peine à prospérer; les cultivateurs praticiens craignent d’avoir affaire à des mécaniciens plutôt qu’à des agriculteurs, et il n’y a qu’un petit nombre d’agronomes éclairés qui osent acheter des instrumens à nos fabriques de Paris. Les premiers s’adressent de préférence aux agriculteurs qui se sont occupés de cette fabrication, tels que MM. de Dombasle à Roville, et Relia à Grignon.
- M. Rosé, malgré les difficultés qu’il a rencontrées, a persisté dans la fabrication de ces sortes d’instrumens , de celle des charrues en particulier ; non seulement il s’est occupé de cette fabrication comme mécanicien , mais aussi comme praticien : c’est chez les cultivateurs, c’est en conduisant la charrue lui-même qu’il a appris à modifier celles dont on se servait, et cest ainsi qu’il est parvenu à améliorer quelques unes des charrues particulières à une localité.
- Mais, pour un constructeur de charrues, il ne suffit pas de vendre à une localité, il faut vendre à toutes; il faut donc qu’il puisse donner à toutes une charrue très bonne, applicable partout : c’est là où M. de Dombasle , ou M. Bella ont cherché à arriver ; c’est vers ce but aussi que M. Rosé a dirigé ses efforts; mais alors s’élève la question de la meilleure charrue, question extrêmement difficile, que nous espérons résoudre cependant un jour, si le concours ouvert par vous nous donne uju dynamomètre commode applicable aux charrues. « ,
- En attendant cet instrument * M. Rosé ç. fabriqué un gr-ancf nombre de charrues, et il a adopté un modèle qu’on peut dire très bon et applicable
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- AGRICULTURE.--IITSTRUMENS ARATOIRES.
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- dans toute localité. Remarquez bien que nous ne disons pas que c’est une chan'ue applicable à toutes les localités, mais un modèle de charrue. C’est ce modèle, copié sur une échelle plus ou moins grande, et pouvant recevoir un avant - train à volonté, qui sert à construire trois ou quatre charrues de même forme, mais de force et de prix différens, charrues dont l’une au moins est applicable au terrain de chaque localité.
- De cette façon, on peut prendre une charrue pour une terre profonde comme pour une terre sans profondeur ; on peut prendre une charrue avec avant-train comme sans avant-train, suivant l’habitude des ouvriers du pays, et l’on a toujours une très bonne charrue, parce que le modèle est très bon, parce que les principes d’après lesquels il a été construit. sont vrais , parce que la pratique en a constaté la bouté. Ces principes sont, du reste, pris aux meilleures sources, ce sont ceux des Thaër, des Dombasle, des Crud. La forme du soc permet d’y remettre à volonté, et sans peine, une nouvelle pointe en fonte, quand la première est usée ; ce qui fait durer le soc, dans les terrains même les plus durs, très long-temps, beaucoup plus long-temps que tous les socs des anciennes charrues : ces pointes de soc en fonte se vendent séparément et à très bon marché.
- Aussi, M. Rosé a-t-il obtenu des succès. Sa charrue a été couronnée dans divers concours, à Grignon, à Rosay et dans quelques dépa rUmcns,et si elle n’a pas obtenu les premiers prix, c’est qu’elle se trouvait toujours en concurrence avec des charrues conduites par des hommes habitués journellement à ces sortes de travaux, habitués de plus à leurs attelages, et connaissant la pratique de l’art du labourage beaucoup mieux que M. Rosé.
- Outre ces instrurnens , on trouve encore dans la fabrique de M. Rosé des herses très bien faites, des cultivateurs à plusieurs socs, des houes à un cheval et des charrues tourne-oreilles, tous instrurnens construits d’après les meilleurs modèles.
- La Société royale et centrale d’agriculture s’est plusieurs fois déjà fait rendre compte des instrurnens fabriqués par M. Rosé ; elle lui a décerné, en i833, une médaille pour une râpe à fabriquer en petit la fécule de pomme de terre. Elle a vu avec plaisir chez lui, pour la première fois, les machines écossaises à battre le grain, construites dè manière à ne pas briser la paille. Le procédé consistait à modifier un peu les cylindres al:_ mentaires et à leur présenter la tige de la céréale dans sa longueur en travers au lieu de la leur présenter par l’épi.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Enfin, la Société d’encouragement a entendu avec intérêt un rapport sur une machine nouvelle à faire la fécule de pomme de terre pour une grande fabrique, et la Société, dès cette époque, aurait décerné à M. Rosé une médaille pour cette même machine, très ingénieuse, si le prix n’avait paru trop élevé et la machine un peu compliquée.
- D’après ces considérations, le Comité d’agriculture propose de renvoyer le présent rapport à la Commission des médailles pour examiner s’il n’y aurait pas lieu de décerner une médaille d’encouragement à M. Rosé pour les perfectionnemens qu’il a apportés dans la construction desinstru-mens aratoires les plus usuels.
- Approuvé en séance, le i3 mai i835.
- Signé Huzard fils, 7apporteur.
- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Arts mécaniques. — Nouveau pavage des 7'ues. Un nouveau mode de pavage vient d’être employé à Saint-Pétersbourg. Aux blocs de pierre, à la rocaille, au cailloutage, on a substitué des billots d’un bois très dur, longs d’un pied , larges de 8 à 9 pouces, taillés à six pans, et qui se juxta-posent avec une parfaite symétrie. Celte série d’hexagones, vue à une certaine distance, présente une surface aussi lisse qu’un parquet. Les fibres du bois, étant placées verticalement, offrent une grande résistance au passage des voitures, qui circulent sans causer de bruit et avec une vitesse bien plus grande que sur les routes ordinaires.
- Le mode de construction de ce pavage est le suivant. Après avoir rendu le terrain parfaitement uni, on y répand une couche de cailloux ou de bio-caille, sur laquelle on fait passer un lourd cylindre. Sur ce fond, qui est à 9 pouces au dessous du niveau de la route à construire, on établit les blocs de bois debout, qui sont réunis entre eux par des chevillesjqu’on y fait entrer à coups de maillet. Pour assurer la solidité de la roule , on l’encadre de chaque côté d’une bordure de pavés, ayant soin de laisser un intervalle suffisant pour permettre au bois de s’étendre pa” l’effet de l’humidité ; puis on coule dessus un enduit de goudron bouillant, qu’on recouvre d’une couche de sable. y
- Plusieurs rues de Saiut-Péiersbourg sont déjà munies de ce pavage, qui
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- NOTICES llNi>USTRIEfcLES.
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- est solide et facile à réparer. ( Transactions de la Société d’Encouragement de Londres. Année 1834. )
- Métier à broder, par M. Heilman. Ce métier est une conception aussi remarquable par la précision que par la simplicité de son mécanisme; il a paru avec distinction à la dernière exposition des produits de l’industrie. En attendant que nous puissions en donner une description détaillée dans le Bulletin, nous dirons que l’étoffe à broder est tendue sur un châssis vertical qui occupe toute la largeur du métier; ce châssis est mobile de bas en haut et de droite à gauche, et vice versa. D’un côté et de l’autre de ce châssis sont deux chariots garnis chacun de deux rangées de pinces, dont la mâchoire supérieure, formée par un ressort, est seule mobile, et s’élève ou s’abaisse par le moyen d’une pédale. Les aiguilles, prises entre ces pinces, sont pointues aux deux bouts et le trou est au milieu. Toutes les aiguillées de fil, de coton, de laine , etc., sont coupées de la même longueur. Dans la manœuvre, les aiguilles, garnies d’une aiguillée de 2 pieds environ, étant ajustées, une des pointes en avant, dans les pinces d’un des chariots, un ouvrier se place sur une sellette élevée à gauche du métier; il a devant lui une carte pointée sur laquelle le dessin est écrit dans la proportion de 6 à 1 du dessin à faire sur l’étoffe ; chacun de ses pieds appuie sur une pédale qui fait ouvrir et fermer les pinces ; la main droite pose sur une manivelle qui fait marcher alternativement les deux chariots ; enfin, la main gauche conduit sur le dessin la pointe d’un grand pantographe , dont l’autre extrémité , fixée au châssis vertical, l’entraîne dans une position semblable à celle que la pointe occupe sur le dessin ; en même temps % le chariot portant les aiguilles s’approche de l’étoffe. Les aiguilles la traversent et viennent engager leurs pointes dans les pinces ouvertes du second chariot. Par un mouvement simultané, les pinces de l’une se ferment pendant que celles de l’autre s’ouvrent, et le chariot s’éloigne entraînant avec lui toutes les aiguilles, et par conséquent en faisant le point. Un ouvrier et une renfileuse suffisent à la conduite d’un métier ; cent trente-six aiguilles peuvent y fonctionner à la fois si le dessin est très petit, mais le nombre en diminue à mesure que la disposition grandit. (Mémorial encyclopédique, mai i835.) , .Machine à fabriquer les clous, par M. IJegrand. Pour fabriquer les clous, on les découpe sur une bande de fer laminée, dont la largeur est égale à là longueur du clou et l’épaisseur aussi égale à celle que l’on veut donner au clou, plus, une quantité suffisante pour former la tête au moyen du refoulement. On se sert, pour cet effet, d’une cisaille mue par un levier,
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- qui découpe sur le feuillard une pièce triangulaire en forme de coin, laquelle, constitue le clou. On frappe la tête de ce clou avec un martinet mu par un mécanisme quelconque. Cette opération peut se faire en même temps qu’on découpe le clou , par un refouloir attaché à la cisaille, ou bien , après coup, poür chaque clou séparément. [Mémorial encyclopédique. Mai i835.} Nouveau moyen de consolider les rails sur les supports, des chemins de jert par M. Stephenson. On sait que l’une des principales difficultés qu’on éprouve dans l’établissement des chemins de fer consiste à donner aux supports des rails la fixité nécessaire pour qu’ils ne s’enfoncent pas par le poids des wagons passant sur le chemin et la vitesse qu’on leur imprime, ce qui occasione la rupture des rails à leur point de jonction. Pour remédier à cet inconvénient, M. Stephenson commence par bien niveler et battre le sol destiné à recevoir le support qui est creusé en dessous en forme d’auge ou de gouttière; dans cette gouttière se meut librement une pièce de fer, dont la forme correspond exactement à celle de la gouttière et qui est plate en dessus. Sur cette pièce, bombée en dessous, repose l’extrémité inférieure du rail dans lequel on a ménagé deux échancrures latérales destinées à recevoir les pointes de deux chevilles enfoncées obliquement de chaque côté du support. Ces chevilles sont percées de mortaises à travers lesquelles on chasse des clavettes qui consolident tout le système. Il résulte de cette disposition, i° que le rail conserve toujours une surface parfaitement plane, lors même que le support s’enfoncerait dans le sol, attendu que le niveau est rétabli par la pièce mobile tournant dans la gouttière du support ; a° que sa fixité est assurée par les deux chevilles latérales qui l’empêchent de dévier. ( Repertory of patent inventions. INov. i834. )
- Machine à couper le marbre) par M. TVild. Cette machine consiste dans un certain nombre de: scies circulaires non dentées , en fer doux ou même en cuivre, montées sur un arbre horizontal, et qui, par un mouvement de rotation rapide , divisent le marbre ou autres pierres dures placées sur un chariot, qui est constamment pressé contre les scies par l’effet d’une crémaillère dans laquelle engrène, un: pignon. Le véhicule employéqaour opérer la division de la pierre est de l’eau chargée de sable contenue dans une auge supérieure, et qui tombe en filets mincestsur les. scies-aoxqnelles on imprime une vitesse de trois cents^tours par mmuteiOn conçoit que ces SGies sont montées sur l’arbre horizontal, de manière,q laisser entre elles un espace correspondant à l’épaisseiw des plaques qu’on veut «découper. Lorsqu’il s’agit de pratiquer des mouJuresidans le .marbre , on emploie .des foues^det fonte portant sur leur périphérié dé forme en relief de la-moulure;
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- elles opèrent, comme les scies, à l’aide de sable mouillé. On polit le marbre au moyen d’une roue en bois garnie de buffle, couver te de pierre-ponce ou de toute autre substance propre à procurer un poli parfait. ( London Joui-nal of arts. Mai i855. )
- Nouvelle pompe de vaisseau} par M. Barton. L’auteur a cherché à tirer parti du mouvement de roulis et de tangage du navire pour mettre en mouvement les pompes d’épuisement placées à bord. Pour cet effet, il fait communiquer les pistons de ces pompes avec une tige verticale chargée d'un poids, et suspendue de telle manière qu’elle oscille dans tous les sens au moindre mouvement du vaisseau et produit l’ascension et la descente alternative des pistons. ( London Journal. Mai 1835. )
- Machine à vapeur rotative employée sur les chemins de fer. M. Averty a construit, en Amérique , un locomoteur muni d’une machine à vapeur rotative, qui a été employée avec succès sur un chemin de fer pendant dix-huit mois. La simplicité de cette machine, sa légèreté, le peu d’espace qu’elle occupe et la vitesse qu’elle imprime au chariot la recommandent à l’attention des industriels.
- Nouvelles roues de voitures, par M. Adam. L’auteur a cherché à donner aux roues de voitures une élasticité telle qu’elles puissent être employées sur les chemins les plus raboteux sans occasioner de secousses. Pour atteindre ce but, il remplace les rais des roues ordinaires par quatre ressorts circulaires fixés, d’une part, sur le moyeu et, d’autre p?rt, contre la jante. Ces ressorts sont formés d’une large bande d’acier trempé et recuit, pliée en cercle, et dont les bouts sont rivés; ils sont fixés à égale distance dans l’intérieur d’un cercle composé d’une bande mince d’acier, qui reçoit des jantes en bois entourées d’un cercle extérieur en fer, le tout solidement réuni par des boulons à écrous. Le moyeu en fer renferme dans son intérieur un réservoir rempli d’huile destinée à lubrifier l’essieu.
- .• Ces roues, quoique très solides , sont légères et d’une forme élégante; elles peuvent être employées avec avantage sur les chemins de fer et sont faciles A réparer. (^Mechanics magazine. Mai i835.) ’
- .1 Moyen de graisser les tourillons et les co us.sin ets des ma chines. Les p al i e r s «des wagons qui circulent sur le chemin de fer de Denain (Nord) ont d’abord oté construits en bronze; mais, depuis un an environ , on les fait en bois de charme. Ges! paliers en bois durent aussi long-temps que ceux eu cuiyrev Pour les graisser, on place audessusjune boite à huile, munie, dans son dbmjy ; d’un tuyau qui s’étend jusqu’au palier. Dans la partie supérieure de/cë tuyau-est enchâssé un second tuyau qui.est effilé par en bas.’ Les deux
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- tuyaux sont percés d’âri trou latéral par lequel sort une mèche de coton, qui entre par l’orifice supérieur du tuyau. Cette mèche trempe, par ses deux bouts, dans l’huile qui remplit la boîte. L’huile monte dans la mèche, descend dans sa partie inférieure, d’où elle tombe en gouttelettes qui arrivent dans le palier. La petite boîte remplie d’huile suffit pour quarante-huit heures. {Annales des Mines, 2e ïiv. de i835v) h : 5 - Arts chimiques. — Préparation du rouge à polir, par M. Ross. On fait dissoudre des cristaux de sulfate de fer (couperose verte ) dans de l’eau; on filtre la solution pour séparer les particules de silex qui peuvent s’y trouver; puis on précipite cette solution filtrée de protoxide de fer par une solution saturée de soude , qui sera également filtrée. L’oxide gris est lavé à plusieurs reprises, puis séché; alors on l’introduit dans un creuset dont on élève graduellement la chaleur jusqu’au rouge foncé; ensuite on le met à refroidir dans une terrine de terre ou de métal très propre, où il ne tarde pas à s’emparer de l’ôxigène de l’atmosphère et de prendre une belle couleur rouge foncée. Dans cet état, le rouge est propre à polir les métaux tendres, tels que l’or et l’argent; mais il ne peut servir à polir le verre et l’acier trempé. L’auteur a reconnu que, pour ce dernier usage, il faut employer de l’oxide noir. Pour cet effet, il fait chauffer l’oxide au rouge-cerise et le maintient dans cet état jusqu’à ce qu’il soit converti en oxide noir ; la masse prend une couleur rouge violette lorsqu’elle est exposée à l’air.
- L’oxide, ainsi préparé, est d’une grande finesse, et privé de toute matière hétérogène ; il a les qualités nécessaires pour parfaitement polir l’acier, le verre, les pierres précieuses , etc. ( Transactions de la Société d’encouragement de Londres , i834-) (1)
- Préparation du gaz pour l’éclairage, par M. Mollerat. L’invention de l’auteur consiste à utiliser certains liquides volatils très riches en carbone pour rendre lumineux des gaz qui ne le sont pas. Il emploie, pour cet effet, diverses liqueurs volatiles, savoir i° celle obtenue de la distillation du gou-
- (1) Un procédé simple et peu dispendieux pour préparer le rouge à polir est décrit dans la première année du Bulletin de la Société , page 21. Il consiste à mettre de la limaille de fer dans une terrine de terre très évasée, et à la recouvrir par une couche d’eau ; celle-ci ne tarde pas à se décomposer ; le fer passe en partie à l’état d’oxide noir, qu’on sépare par des lavages répétés. Lorsqu’on a recueilli une assez grande quantité de cet oxide, il suffit de l’exposer à l’action simultanée du feu et de l’air pour en augmenter l’oxidation. Pour cet effet, on agile l’oxide dans un vase bien fermé où l’on a laissé une certaine quantité d’air.
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- Trente-quatrième année. Mai iS55. 37
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- dron de houille; 2? le pétrole ou asphalte ; S^ rhuilerprovépani d# la distil-î lation du caoutchouc., J^e gaz qu’il rend lumineux par l’addition de ces huiles, est de l’hydrogène pur, de l’hydrogène carboné .et de l’oxide de carbonei Pour cet effet ? il fai t passer un courant de ce gaz dap§ un vase contenant line de ces huiles ; une partie de l’huile est convertie ën vapeur et entraînée parle gaz, et avant même que le gaz ; en ait absorbé assez pour en être saturé, il a acquis une qualité lumineusesuffisante pour l’éclairage. Les vases contenant l’huilesont disposés de,telle manière que lêgaz puisse en absorber toujours la mêmç quantité ( London Journal of arts. Mai 1835. )
- Per Jection nem en s dans la préparation de la résine, par M. Flokton, Çes perfecjtionnemens ont pour objet de refroidir la résine à mesure qu’elle sort de la cornue, en la faisant couler directement dans des refrigérans, ce qui l’amène plus promptement à l’état solide et ; augmente sa qualité, pour cjet effet, au lieu d’un récipient ordinaire, l’auteur emploie une grande cuve en fer ou en bois, de 9 pouces de profondeur, placée au dessous de la cornue, et remplie d’eau froide, au tiers de sa capacité. Quand la résine est arrivée au degré de liquéfaction convenable , on la laisse couler dans l’eau, avec laquelle elle ne se mêle pas, et au bout de quelques minutes elle, surnage le liquide, et se répand sur toute sa surface ; à mesure qu’elle se refroidit, elle se contracte se détache des parois de la cuve, se solidifie et tombe au fond. On a soin d’ajouter une nouvelle quantité d’eau froide, afin de hâter l’opération ; puis, après avoir retiré l’eau, on trouvera la résine en une masse spUde d’iine couleur jaune pâle, d’une transparence parfaite et prête à être divisée en morceaux, pour être mise dans le commerce.
- Au lieu de laisser couler la résine directement dans l’eau, on peut l’introduire dans des vases coniques en terre poreuse, qui sont ensuite placés dans le récipient rempli d’eau froide. Par ce moyen, la résine est parfaitement purifiée et ne retient point d’eau. (Repertory of patent inventions* Mai i855. ) , ♦
- Moyen de préserver le fer de la rouille. Les bateaux à vapeur employés pour la navigation du Change sont généralement construits en fer* on avait remarqué qu’ils se détérioraient promptement, par l’elfet combiné de l’eau et de l’air, sous le climat brûlant de l’Inde. M. G. Prinsep a. entrepris une série d’expériences pour déterminer quelle espèce d’enduit pourrait préserver de l’oxidation le fçr laminé. Il essaya successivement des enduits composés de différens vernis, de cire, de chaux, tant sous l’eau que hors de l’eau, et reconnut finalement que le goudron de houille était celui qui résistait le mieux à toute espèce d’altération. Ce moyen ^été appliquéun plein
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- succès , au bâteau à vapeur le Lord-Bentink, construit à Calcutta,.{Reper-
- tory of patent inventions» Mai 1835. ) < ; ,. ,t
- Pèrfectionnemens dan$le raffinage du sucre. Par mi les appareils pour la cuite des sirops dans le vide, celui de M. Pelletan paraît réunir les mefi-leûres conditions. Cet appareil fait le vide à chaque instant, comme .celui de Howard; mais ce vide s’obtient sans dépense , la vapeur du jet qui le produit servant/ en outre,chauffer la cuite qui se prépare ; il suffit^ d’ailleurs, d’user de ce jet pendant une seule minute pour faire ou rétablir lë vide. La preuve se prend sur un demi-litre de sirop. La dépense dç vapeur est exactement celle qui est indispensable pour cuire. L’appareil est composé de pièces qui ne sont pas susceptibles d’altération ; enfin il ne consomme que peu d’eau. Un de ces appareils, qui marche depuis trois mois , cuit 600 pains par jour, brûle 6 à 7 hectolitres de charbon, et fournit toute la raffinerie d’eau chaude à 60 degrés. {Mémorial encyclopédique. Mai 1835.)
- Moyen de prévenir la pourriture sèche du bois. En parlant, dans le Bulletin d’avril, page 182 , du moyen proposé parM. Kyan , pour garantir le bois de la pourriture sèche, nous avons omis de dire que le Ministre de la marine a consulté l’Académie de médecine sur la question de savoir si la dissolution de sublimé corrosif peut être employée sur les vaisseaux , à la conservation dubois , des voiles et des cordages, sans porter atteinte à la santé des ouvriers et des marins.
- La Commission nommée par l’Académie pour examiner la question a demandé la révision des faits et d’assister aux expériences ordonnées par le Ministre de la marine. Du reste , elle a déclaré que le caractère insoluble et fixe de la nouvelle combinaison s’oppose à la volatilisation, à la dispersion du sel mercuriel, et garantit ainsi son innocuité sur les ouvriers et les marins , moyennant la précaution d’écarter par le lavage, au moyen d’une eau albumineuse, la portion de sublimé 'qui serait restée libre et nojl combinée. • ; '
- Nous ajouterons que M. Brèani, vérificateur général des essais à la J\Ion-~naie, présenta à la Société,en i835, des échantillons de bois rendu incorruptible par un procédé particulier dont il est l’inventeur. Au moyen d’un appareil ingénieux, il peut introduire, en peu de temps, toute espèce dé liquide dans la substance du bois ; l'huile qu’il emploie pénètre dans le tissu du corps ligneux, et l’aspect de ce bois peut faire présager sa longue durée.
- Arts économiques. — Emploi des feuilles de zostera marina pour couchage , par MM. Destreillis et Damien* Ce nouveau système de couchage, à la fois salubre et économique, est adopté avec avantage dans le midi de
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- la France. Il s’est formé récemment à Paris, quai Napoléon, n° 21 , un établissement où l’on confectionne des matelas bourrés de .zostera, plante marine qui croît en abondance sur les côtes de la Bretagne, et qui est facile à reciieillir.Dans un mémoire présenté à l’Institut, MM. Damien et Destreillis ont fait connaître les divers usages auxquels la zostera est propre, et les avantages qu’elle présente sous le rapport économique. Nous en avons déjà parlé dans la 17e année du Bulletin, page 181, et nous avons donné le mode de préparation de cette plante. r » 1 , , * ' ; -
- Moyen de brûler la fumée dans les fourneaux, par M. TVitty. Ce moyen consiste à placer, dans le fond du foyer et sous la chaudière, un certain nombre de tuyaux horizontaux en terre réfractaire, ouverts des deux bouts. La flamme, en traversant ces tuyaux, les chauffe au rouge et produit la combustion presque complète des matières fuligineuses qui se dégagent du combustible. L’auteur assure que cette disposition augmente le tirage et l’intensité de la chaleur sous la chaudière. ( London Journal of art$m Mai 1855. )
- Fours aérothermes, par MM. Lemare et Jamelel. Les auteurs viennent d’établir, au Petit-Montrouge, plusieurs de ces fours destinés à la cuisson du pain; nous en avons déjà parlé page 3g du Bulletin de janvier. Yoici de nouveaux détails. Le four, semblable à un four de boulanger ordinaire, a 4 mètres de long sur 3 de large ; on y cuit i5o pains de 3 livres chacun; on peut cuire sans interruption et faire 24 fournées de pain par vingt-quatre heures. L’air s’échauffe dans une double enveloppe ménagée autour du foyer, monte dans le four, y entre avec une température de 5 à 600 degrés, puis redescend au fond du foyer pour s’y réchauffer de nouveau. Par le jeu de celte circulation continuelle, on élève à volonté la température des fours jusqu’à /j.oo° , soit pour dessécher, cuire ou vaporiser des substances solides ou liquides quelconques. Dans cet appareil, la région du feu et de la flamme ou le foyer est parfaitement distincte de la région de l’air chaud, laquelle consiste en un espace vide conservé dessus, dessous et autour du foyer, et qui communique avec l’intérieur du four. La flamme et la fumée se distribuent par deux embranchemens , dans des compartimens horizontaux, dont l’effet est d’utiliser presque tout le calorique. Lorsque la chaleur produite par le combustible a été peu à peu'épuisée au profit de la région de l’air, un tuyau de cheminée laisse échapper l’air brûlé, mais à une température plus ou moins basse, selon la manière dont on a besoin d’opérer. J x \ .
- 1 Les avantages de ce four sont une grande économie de combustible et de main-d’œuvre, une propreté parfaite, une cuisson plus régulière et plus
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- uniforme, enfin une amelioration notable dans l’état du boulanger. Ce four a été essayé avec succès dans la manutention de la guerre. (Mémorial encyclopédique. Mai 1855. ) » ^ ^ , v ,
- Beaux-arts. — Piano en fonte. La Société d’Émulation de Rouen a décerné à MM. Eder et Gaugain une médaille d’argent pour la construction d’un piano en fonte. La fonte, exigeant beaucoup moins de volume que le bois pour la même force, laisse plus de liberté aux vibrations de la table d’harmonie. L’inflexibilité de la fonte assure, dit-on , la stabilité de l’accord, en même temps que sa stabilité correspondant à celle des. cordes maintient la fixité du ton. "
- Le piano de MM. Eder et Gaugain se fait remarquer par la sonorité complète de toute l’échelle de ses cordes. Les cordes basses sont d’une gravité bien nette; les cordes élevées n’ont rien de criard, et le prolongement de la sonorité, qui est une des qualités spéciales de la fonte, donne aux notes du medium un charme de mélodie et d’expression que les meilleurs pianos en bois ne paraissent pas posséder au même degré.
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. ;
- Livres français.
- . Essai sur la sténographie et sur l’écriture en général, par M. Dujardin, Broch. in-8. -
- Archives du commerce et de l’industrie agricole et manufacturière, par M. Henrichs; un cahier par mois. ... . ..... • ’ v
- Recueil d’expériences sur les mortiers de construction, parM. Soleirol. vol. in-4•
- De la culture du tabac à Alger, par M. Huzard fils. Broch. in-8. Répertoire universel du commerce et de la navigation, par M. Mdiîehu.
- T. 3, in-8. . ..........•. • . ..sHVy,\h
- Mémoires de la Société d’agriculture, sciences et arts d’Angers-,^ livraison, i854- In-8. ; ’ * , , ^ . «•oiJr.oifqq.&'i
- Annales de la Société d’agriculture, arts et commerce de la Chareiile; mars et avril 1835. In-8. , . v AT vd yxvmAm
- Analyse des travaux de l’Académie des sciences de BesanÇônppêîiditntfkn-née i834. 1 vol. in-8. i . , ^ “8~nf. vcc&i ir.î/I
- Théorie mathématique de la chaleur, par M. vM/ ih^|.
- avec pl. noUtïij)l «oui do
- Observations sur les épreuves faites à La Fère, ciPiiôV&hbre ï les affûts en fer, par M. Thiéry. 'nnv, <oï> -wocj
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Chemin de fer de Paris à Saint-Germain. In-4. ' '
- De l’action du tannin sur les bases saüfiables organiques, par M. O. Henry. In-8. ^
- Flore parisienne, par M. Jaume-Saint-Hilaire. Vol. in-8. '
- Mémoires sur l’éducation, les maladies, l’engrais et l’emploi du porc, par Viborg et Young. Un vol. in-8, avec pl.
- Notice sur le canal Saint-Martin.
- Rapport sur la culture de la patate, par M. Poiteau. In-8»!
- Abrégé du grand Dictionnaire de technologie, par MM. Francœur, Payen, Robiquet et Pelouze, t. 5. In-8°, avec pi. x
- Art nouveau de régler les horloges et les montres! In-r8.
- Projet de banque agricole, par M. Bonnel. In-8°.
- De la taille du poirier et du pommier en fuseau, par M. Choppin. In-8. Manuel encyclopédique et pittoresque des sciences et des arts, t. 2 et 3. In-4, avec pl.
- Nouveau guide pratique et industriel du propriétaire et de l’artisan , par M. Chevallet. In-8°.
- Traité de géométrie, de trigonométrie rectiligne et d’arpentage, par M. J canne t. Un vol. in-12.
- Almanach de la fabrique de Paris, par M. Azur. Un vol. in-12.
- Manuel économique et élémentaire du serrurier, parM. Evrard. In-32. Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique, publiés par la Société royale et centrale d’agriculture. Année i834- Un vol. in-8. Considérations sur les machines, par M. A. Gasparin. In-8,
- Elémens de mécanique, par le capitaine Kater et le Lardner, traduits ded’anglais par M. Cournot. Un vol. in-18.
- Livres anglais.
- . ^Expériences sur la résistance du fer malléable par M. Barloçv,. Un vol. in-8.
- Mechanical exercises, by Peter Nicholson. Un vol. in-8-----
- «21An essqy of the nature and application of stearn (Essai sur la nature et l’application de la vapeur, par A. Alderson. Un vol. in-8. . . ïïPkQïAliQnd0#. and Edinburgh philosophical Magazine and Journal of sciences ; by D. Brewster and R. Taylor. Mai 1 835. In-8. |
- ttqry-of^pqlent inventions (Répertoire des inventions brevetées). Mai i835. In-8° avéc pl. Articles contenus dans ce cahier : Patente accor-jléfti ^es perfectionnemens dans la construction des ma-
- chines à filer le coton et autres matières filamenteuses ; à MM. Williams çt^|tfè;p©i^d^fa;fH'i?§tion de feuilles de .doublage pour les navires; à FF, Rodger, pour des ancres de vaisseau de nouvelle forme ; à J. Aston, pour
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- des perfectionneméns dans la fabrication des boutons; à /. TVard, pour un appareil propre à ventiler les édifices publics et les habitations. Procédé pour purifier les sels de magnésie, par M. Eveiilt.
- London Journal of arts and sciences (tournai des arts et des sciences, publié à Londres*, par M. TV. Newton ). Mai i835. In-8, avec pl. Articles principaux contenus dans ce cahier : Patente accordée à /. Ramsbotton et R. Holt, pour des métiers mécaniques à tisser; à J.-B. Moilemt, pour un nouveau gaz propre à l’éclairage; à D. Carey, pour des perfectionnemens dans la fabrication des chapeaux; h R. Stephenson, pour des moyens de consolider les rails des chemins de fer ; à J. Barton, pour une nouvelle pompe de navire; à /. Stanley et J. TFalmsley, pour des grilles de foyer;à M. Mac Grégor, pour des machines à filer et étirer le coton ; à J. ISoble, pour une nouvelle machine à peigner la laine; à TV, Wild, pour une machine à couper le marbre ; à H. Kyan, polir un nouveau bateau à vapeur ; à TV. Losh, pour des nouvelles roues de voitures; à J. Edmonds, pour un moyen de rendre le cuir imperméable. *
- Mechanics Magazine. Mai i835, in*8, avec gravures en bois. Articles principaux : Sur le chemin de fer pneumatique , par M. Binkus. — Expériences sur la machine de Hunter pour tailler les pierres. —Nouvelle expédition de découvertes en Afrique. — Expériences de M. Barlow sur les rails des chemins de fer. — Chauffage par l’air chaud dans les usines d’Écosse , par M. Dufresnoy.— Nouveau fusil à canne.— Machine à vapeur de rotation appliquée aux chemins de fer. — Nouvelle boussole par Fox. — Sur le chemin de fer ondulant, par M. Badriall. — Roues à ressorts circulaires, par Adam.— Nouveau moyen de sûreté pour les wagons sur les chemins de fer inclinés. — Nouvelle pompe par MM. TVoodet Quanteitle. — Machine à vapeur mue par un pendule. — Petit instrument pour enfiler les aiguilles.
- Tracts on hydraulics (Traité d’hydraulique), par Th. Tredgold. Un vol. in-8.
- Extrait des Proces-'verbaux des séances du Conseil d administration de la Société d Encouragement.
- Séance du i3 mai i,835.
- Correspondance. M. le Ministre de la marine, en remerciant la Société de?Ja communication qu’ellé lui a donnée du rapport sur l’appareil imaginé par M. Paàr lin y commandant le corps des sapeurs-pompiers de Paris, pour éteindre les içicsen-dieSqui se manifestent dans leà caves, annôiice qu’il attend , sur le même objet^ le
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- travail d’une Commission qu’il a chargée de suivre les expériences faites sur cet appareil, et d’examiner en quelles circonstances il pourrait être utilement employé à la conservation du matériel naval.
- M. le Ministre du commerce transmet plusieurs mémoires de M. Tlortier, fabricant de cordages à Nantes , qui paraît être parvenu à préparer le chanvre indigène suivant la méthode emplovée en Russie. Le Comité consultatif des arts et manufactures, auquel les mémoires de M. Tlortier ont été soumis, a été d’avis qu’il pouvait être utile de donner de la publicité à sa méthode, et M. le Ministre a pensé qu’un des moyens les plus propres à atteindre ce but serait de donner place au travail de M. Hortier dans le Bulletin de la Société d’Encouragement.
- Objets présentés. M. Geslin, serrurier en bâlimens, à Paris, demande des commissaires pour examiner sa fabrication de lits et autres objets en tôle doublée de cuivre poli.
- M. Gallais, membre de la Société , adresse un échantillon de lait préparé par un procédé qui a pour but de conserver long-temps celte substance , et de la transporter à de grandes distances jfans qu’elle éprouve d’altération.
- M. Gibus, marchand-chapelier à Paris, présente un chapeau qui, au moyen d’un mécanisme , peut se réduire à la moitié de son volume. :
- M. Saigne, à Paris, annonce *qu’il a trouvé le moyen de produire très économiquement le gaz hydrogène propre à l’éclairage.
- M. Michelin , membre du Conseil , fait hommage d’une brochure sur le ciment romain et sur la fabrication des pierres artiBcielles.
- M. Castera dépose’sur le bureau des exemplaires du programme de la Société centrale des naufrages.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Olivier propose de renvoyer à la Commission des médailles les noms : i° de M. Michel, pour la construction d’une pince propre à l’étirage des métaux , dont il a rendu compte dans la séance du i5 juillet 1834 t
- 20. De M. Cavalié, pour sa scierie circulaire, dont le rapporta été fait par M. Mallet, dans la séance du 19 mars 1834 5
- 3°. De M. Robin , pour ses serrures à combinaison , sur lesquelles M. le baron Séguiem fait un rapport dans la même séance $
- 4°. De M. Schxvilgué, pour son quantième perpétuel , sur lequel un rapport a été fait par M. Ftancœur, dans la séance du 4 février iB35.
- Dans cette énumération, le Comité ne comprend pas les propositions qu’il a faites à la suite d’autres rapports lus dans la séance précédente , et qui ont déjà été renvoyés à la Commission des médailles. [Approuvé.]
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport supplémentaire sur le procédé de MM. Honoré et Grouvelle, pour la dessiccation des pâtes à porcelaine et à poterie.
- Le Comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin, et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé. ]
- 1 Au nom du Comité des arts chimiques , M. Payen lit un rapport sur les améliorations introduites parM. Bayvel dans sa raffinerie. Il propose d’insérer le rapport dâb& le Bulletin, et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.]
- ~;°Âiispom du même Comité, le même membre lit un rapport sur l’appareil de
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- PROCfeS-VERBACX.
- 285
- M. B rame-Chevalier t pour concentrer et cuire les sirop} de cannes oi de betteraves.
- Le Comité propose d’appeler, sur les travaux de M. Brame-Chevalier, rattenlion de la Commission des médailles. .
- . Le Conseil ordonne’le renvoi du rapport à cette Commission.
- Au nom du Comité des arts économiques , M. Kallot lit un rapport sur la fabrique de moutarde de M. Rayhaud, à Paris.
- Le Comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin, et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.]
- Au nom du Comité d’agriculture, M. lïuzard fils lit un rapport sur les perfec-tionnemens apportés par M. Rosé aux instrumens d’agriculture.
- Le Comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin et de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé.]
- Au nom de la Commission de lithographie, M. Chevallier lit un rapport sur un nouveau mordant pour la gravure sur acier, proposé par M. Deleschamps, pharmacien à Paris.
- La Commission propose i° d’insérer le rapport dans le Bulletin, et cle le renvoyer à la Commission des médailles ; 20 d’inviter l’auteur à décrire d’une manière exacte, pour être inséré au Bulletin, le mode d’opération à suivre dans l’emploi du nouveau mordant ; 3° de déléguer un membre de la Commission des médailles, à l’effet de recevoir la description delà formule pour préparer la liqueur de M. De-le&champs, et que cette description soit déposée aux archives, afin de la rendre publique dans cinq ans. [Approuvé.]
- Au nom du Comité des arts mécaniques , M. le vicomte Ilêricart de Thury lit un rapport sur les produits de la fabrique d’orfèvrerie mixte de M. Gandais.
- Le Comité propose de renvoyer ce rapport à la.Commission des médailles. [Approuvé.]
- Au nom d’une commission spéciale, M. Jomardlit un rapport sur un globe terrestre en relief, construit par M. tJochstelter, et sur les autres travaux exécutés par cet artiste pour l’Institution des jeunes aveugles.
- La Commission propose de renvoyer le rapport à la Commission des médailles, et de l’insérer dans le Bulletin. [ Approuvé. ]
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Olivier lit un rapport sur une voiture ou wagon à flèche brisée, destinée à parcourir un chemin de fer h petites courbes, et présentée par M. Jacquemart, ancien élève de l’École polytechnique.
- Le Comité propose i° de remercier M. Jacquemart de son intéressante comrau® nication , et de l’engager à faire des expériences sur la vitesse possible à imprimer au chariot dans le parcours des courbes ; 20 de faire décrire et graver le chariot présenté 5 3° d’insérer le rapport dans le Bulletin. [ Approuvé. ]
- Au nom du Comité des aris mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur un ouvrage de M. Thomassin, ayant pour litre : De la supériorité des chemins de béton sur les chemins defer. *•
- Le Comité propose de remercier l’auteur de sa communication.
- Le Conseil ordonne l’insertion du rapport dans le Bulletin,
- Le même membre rend un compte verbal des expériences faites aui Champs-Elysées , sur un spécimen de chemin de fer de M. Jjaigrtel.
- Trente-quatrième année. Mai i835.
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- PROCÈS-VE RB A.UX.
- Ces expériences ont eu lieu avec cinq, sept et neuf chariots attelés tle deux chevaux, et parcourant un chemin circulaire. Les chariots ont décrit plusieurs fois, avec un plein succès, les trois quarts de la circonférence , et même, parfois, la circonférence entière ; leur course n’a été interrompue que sur un seul point qui se trouvait dégradé , et quelques accidens ont failli surgir • mais il est à remarquer que le passage de la ligne courbe sur la ligne droite , et , ce qui est plus difficile, celui de la ligne droite sur la ligne courbe, ont été constamment effectués sans la moindre difficulté.
- M. le baron Séguier pense que le système de M. Laignel mérite , sous tous les rapports, d’être l’objet d’études suivies et d’expériences bien dirigées.
- M. Olivier déclare que celte opinion est celle de tous les membres du Comité des arts mécaniques-, mais comme ces expériences doivent entraîner des frais qui ne peuvent être à la charge de l’auteur, et que, d’ailleurs, elles doivent être faites dans un intérêt général, il demande, au nom du Comité, qu’une somme de 4oo fr. soit allouée pour subvenir aux dépenses qu’elles nécessiteront.
- L’allocation de cette somme est accordée.
- Au nom du Comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur les ardoises à écrire , à l’usage des écoles, présentées par M. Michaux, de Cbarîe-ville (Ardennes).
- Le Comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport dans le Bulletin. [ Approuvé. ] ’
- Séance du xq mai i835.
- Correspondance. M. Vincent, directeur de l’Ecole royale d’arts et métiers.de Châlons , adresse les notes relatives aux élèves nommés à celle Ecole par la Société d’Encouragement, telles qu’elles résultent des examens du premier semestre de la présente année scolaire.
- M. le Directeur annoneeque l’élève Guettier aura terminé cette année le cours de ses études. Aux termes de l’art. 11 de l’ordonnance rovale du xi septembre i832, il doit être placé aux frais de la Société dans un établissement industriel. M. le Directeur la prie de lui indiquer d’avance l’état qu’elle propose de lui faire embrasser.
- Quant aux autres élèves, à l’exception du sieur Morisset} qui a quitté l’Ecole, tous promettent de répondre aux espérances de la Société.,
- M. Lieber adresse un mémoire sur le lait et ses usages •
- M. Revillon, horloger-mécanicien à iVIâcon, un rapport fait à la Société d’agriculture de Saône-et-Loire , sur le pressoir à percussion, de son invention , qu’il a perfectionné ;
- M. A. Laurent, pharmacien à Haguenau, des échantillons d’huile végétale’propre à l’horlogerie,*
- La Chambre de. commerce de Boulogne, le programme d’un prix qu’elle a proposé pour l’élude d’un chemin de fer 5
- MM. Voisin et Compagnie, une notice sur l’extension qu’a prise l’emploi des plombs coulés de grande dimension , provenant de leur fabrique.
- M. le baron Costaz fait hommage d’une brochure intitulée : Mémoire sur la construction des tables statistiques et sur la mesure des 'valeurs.
- Objets présentés. M. Gaber présente deux petits modèles de bateaux construits d’après un nouveau système ;
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- PROCÈS-VERBAUX. 287
- M. Bruneel, de Lyon, un fusil double sé chargeant par la culasse, et une notice-sur les perfectionnemens qu’il a apportés aux armes à feu portatives. *
- M. Sorel sollicite l'examen de son appareil culinaire à régulateur du feu, auquel il annonce avoir apporté de notables améliorations.
- , M. Greiling appelle l’attention de la Société sur sa Fabrique d’instrumens de chirurgie et d’acoustique.
- M. Mallet dépose sur le bureau, de la part de M. Pellegrini, ingénieur en chef des ponts et chaussées du département du Lot, une noliég sur les pierres à ciment de la montagne de Saint-Cirq, àCahors. ^
- Rapport des Comités. Au nom d’une Commission spéciale , M. Michelin lit un rapport sur des essais à faire aux frais de la Société, relativement à l’emploi de di verses chaux hydrauliques, connues maintenant sous le nom de ciment romain.
- La Commission demande l’autorisation i8 de procéder auxdites expériences; 20 de prendre les mesures nécessaires pour inviter les fabricans de ciment romain à y prendre pari et à faire connaître le lieu de leurs dépôts; 3° d’employer une somme de 600 Ir. aux expériences et appareils nécessaires. [Approuvé. ]
- M. Payen rend un compte verbal des expériences faites avec le bec à gaz dont M. Robison a fait hommage à la Société.
- Jusqu’à présent ces expériences ont démontré les avantages qu’on peut se promettre de l’emploi de ce bec ; il ne reste plus à faire que quelques essais comparatifs qui ont été retardés par l’absence momentanée de M. Damé.
- Communications. M. Ch. Derosne communique une lettre de M. de Beaujeup contenant des détails sur le procédé de macération des betteraves, dont M a entretenu la Société il y a environ deux mois. '
- M. de B eau jeu annonce i° avoir apporté de notables améliorations à son procédé, pour lequel 011 lui reprochait d’employer beaucoup de combustible pour le chauffage des cuves, et de ne pas marcher assez vite, ce qui pouvait occasioner réitération du jus qui rendait moins cle sucre et de qualité inférieure ; a° avoir entièrement supprimé les réehauffoirs , les tuyaux de vapeur, robinets, tuyaux de retour, etc., et de n’employer plus que de l’eau froide à la filtration , sans réchauffer ; 3° de marcher deux ou trois fois plus vite, sans aucun soin ni précaution, d’obtenir des jus plus forts en degrés et d’épuiser parfaitement les tranches de betteraves; 4° d’obtenir des écumes très feémes qui se séparent complètement des jus dé-féqués, lesquels acquièrent une limpidité et un brillant parfaits.
- M. de Beaujeu cite plusieurs témoins de ses opérations qui se sont prolongées au delà du i5 mai, et assure avoir obtenu de ce travail prolongé des sucres de première qualité et en abondance. Enfin, il termine en disant : « Maintenant que l’on » me donné des betteraves dans tel état qu’on voudra, à telle époque que ce soit, » s’il y a encore du sucre, je suis certain de l’obtenir avec autant de facilité qu’a-» vee de bonnes betteraves au mois d’octobre. Tant que je pourrai avoir des betle-» raves, je continuerai mes expériences qui sont décisives. »
- M. Derosne, après la lecture de celte lettre , dit qu’il ne croit pas que la confidence de M. de Beaujeu ait été complète ; qu’il a soupçonné et acquis, depuis, la certitude que M. de Beaujeu opère, il est vrai, avec de l’eau froide, mais qu’il fait subir une coction aux tranches de betteraves, de manière à ne pas les trop ramollir, mais suffisante pour détruire leur vitalité ; qu’il soupçonne également qu’il emploie toujours de l’eau de chaux pour ses macérations. ^ a-, ..... .
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- 288 ' SOMMAIRE Dü CAHIER DE MAI 1835.
- Art? 'Mécaniques. —- Serrures. Rapport fait par M- le baron Séguier, sur des serrures à combinaisons et des serrures à la Bramait, perfectionnées et exécutées par M. Gran-
- goir. . ...................... . . ... ........................ . . .. Pag. 221
- Description de la serrure à combinaisons de M. Grangoir ’(/?/. 623) . . ' . . . . 224
- Routes. Rapport fait par M. Vauvilliers sur un ouvrage de M. Thomassin , ayant pour titre : De la supériorité des chemins de béton sur les chemins de fer. . . . . . . 227-
- Chemins de fer. Rapport fait par M. Olivier sur un wagon à flèche brisée circulant
- siir un chemin de fer, présenté par M. Jacquemart (pl. 62^)...................... 23i
- Filature du lin. Rapport fait- par M. Lcgentil sur des fils de lin filés au rouet, présentés par M. le comte dePérrochel. . . •. . . . . , . •: * . . . . . 234
- Arts chimiques.—Blanchiment. Rapport fait par M. Payen sur un mémoire de M. Gréau aîné, manufacturier à Troyes, intitulé : De la destruction des tissus dans le blanchiment et la teinture, et moyens d’en prévenir les causes. . .. . . ; . . . . 238
- Arts économiques. ; — Diterie. Rapport fait par M. Labarraque sur les procédés employés par M. Taffin, pour l’épuration des plumes, laines, duvets et crins servant à
- •la literie....................... . ,»....................................... . . 241
- Description de l’appareil de M. 'Fajfn pour épurer et assainir les plumes , duvets ,
- laines et crins servant à la literie (pl. 625 01626). . . . ..............245
- Substances alimentaires. Rapport fait par M. Fallût sur les moutardes présentées par
- - M. Raybaud. . ........ „ . . . . . ... . . ......... . . . . . 25i
- Instruction des aveugles. Rapport fait par M. Jomard sur le globe terrestre en relief
- construit par M. Hochstetter pour l’institution des jeunes aveugles. . . . . . . 254
- Ardoises. Rapport fait par M. Herpin sur les ardoises à écrire, présentées parM. Michaux. 261 Beaux-arts. — Gravure. Rapport fait par M. Chevallier sur un nouveau mordant pour la gravure sur acier, parM. Deleschamps. ... . . . . . . . . . . 262
- Observations sur le Gluphogène ou nouveau mordant pour la gravure sur acier, par
- M. Deleàekamps (pl. 627) ..... *.............................................. 266
- Agriculture." — Inslrumens aratoires. Rapport fait par M. Huzard fils sur la fabrique d’instrumens aratoires de M. Rosé. . . . ...................... .271
- Notices industrielles. —Arts mécaniques. Nouveau pavage des rues. . . .... 273
- Métier à broder par M. Heilman, 274- — Nouveau moyen de cousolider les rails sur les supports des chemins de fer, 275. — Machine à couper le marbre, par M. TFild, ib.
- ‘ — Nouvelle pompe de vaisseau, parM. Barton, 276. — Machine à vapeur rotative • employéesur les chemins de fer, ib.—-Nouvelles roues de voitures, par M. Adam, ib. ‘
- ;—Moyen de graisser les tourillons et les coussinets des machines, ib. Arts chimiques. ' ~
- - Préparation du rouge à polir, parM. Rossr2rjq. — Préparation du gaz pour l’éclai-. rage , par M. Mollerat, ib. — Perfcctionnemens dans la préparation du la résine, par „ M. Flokton, 278, —- Moyen de préserver le fer de la rouille, ib.—Perfectionnemcns
- dans le raffinage du sucre, 27g. —r Moyen de prévenir la pourriture sèche du bois, ib.
- Arts économiques. Emploi des feuilles de zostera marina pour couchage, ib.—Moyen de brûler la fumée dans les fourneaux, par M. TVitty, 280. —Fours aérolhermes, par MM. Lemare et Jametel, ib. Beaux-arts. Piano en fonte de fer. . . . . . .281
- Bibliographie industrielle. — Livres français, 281. — Livres anglais, 282. .
- Extrait des procès-verbaux du conseil d’administration de la Société d’Encouragement,
- -—Séance du i3 mai i835, 283. — Séance du 27 mai 1837, 287.
- = ^ ' ERRATA.
- Bulletin de mars, p. 127, ligne pénultième , au lieu à'ajutage, lisez ajustage.
- P. 128, ligfie ire, au lieu de godet d’égoutture K, lisez godet d’égoutture L.
- P.' i36, ligne 22, au lieu de une cucurbite , lisez la cucurbite.
- IMPRIMERIE DE Mme HUZARD (née VALLAT LA CHAPELLE), . RUE DE x’épero.x-saint-àndré-des-àrcs , N° 7.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNEE (N* CGCLXXII. ) JUIN i855.
- BULLETIN
- *: DE LA - \ ’ ;
- t ^ • y
- SOCIÉTÉ DE NC O U R AGE MENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE. ,
- CONSEIL D'ADMINISTRATION.
- ‘ # Séance générale du 24 ju^n i835.
- La Société d’Encouragement s’est réunie, le mercredi 24 juin i835,en assemblée générale, à l'effet d’entendre la lecture du compte rendu des travaux du Conseil d’administration depuis le 9 juillet 1834, et le rapport sur les recettes et les dépenses de la Société pendant l’exercice 1834.
- Trente médailles d’encouragement, dont huit en or et vingt-deux e» argent et en bronze, décernées dans cette séance, attestent la sollicitude de la Société pour toutes les classes industrielles, et l’empressement qu’elle met à aller au devant du mérite partout où il se rencontre.
- La magnificence du local, une brillante exposition, l’inauguration du portrait de feu M. le comte Chaptal, peint par M. Bordier-Dubignon> membre du Conseil, d’après le tableau de Gros, les sons mélodieux d’un orgue expressif que M. Muller a fait entendre, ont contribué à iépandre.le plus vif intérêt sur cette solennité, qui avait attiré un concours nombreux d’artistes et d’amateurs. ’ ' » * 7
- Parmi les produits de l’industrie exposés dans les salles de la Société, tous remarquables par leur parfaite exécution , nous citerons les sui-vans, comme étant d’une utilité plus directe.
- i°. Un modèle, construit avec beaucoup de soin, d’un chemin de fer établi parM. Jacquemart, ingénieur civil, *rue de Montreuil, n<* 3q, aux usines de Quessy, département de l’Aisne , et d’un wagon à flèche brisée, roulant sur ce chemin , et muni d’un mécanisme qui le fait passer avec facilité de la ligne droite sur des courbes à petit rayon.
- a°. Des tables en plomb, de très grande dimension, provenant des ateliers de MM. Voisin et compagnie, rue Neuve-Saint-Augustin, n° 3j.
- T rente-quatrième année. Juin i835. 3q
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- 390 ( CONSEIL D’ADMINISTRATION. :
- 3°v Une magnifique collection d’objets en orfëvreriémixtèf tels que plaï* teaux , vases , théières , etc., avec bordures et ornemens en argent fin, de la fabrique de M. Gandais / rue dit'Ponceau nr4a* * * .
- 4°. Des specimen de trois caractères de musique', sur 15, 20 et 3o points , gravés, fondus et stéréotypés par les procédés de M. E. Duverger, imprimeur , rue de Verneuil, n° 4- *
- 5°..Des fusils de chasse , des pistolets et unîmousqueton de cavalerie, se chargeant par la culasse, et des cartouches portant leur amorce fulminante, par M. Lefaucheux, arquebusier, rue de la Bourse., n°,io^ r\ ,
- 6°. Un appareil de sûreté qui permet dë pénétrer dans les' caves incendiées et dans les lieux infectés, de l’invention de M. Paulin, lieutenant-colonel, commandant le .corps des sapeurs-pompiers de Paris.
- , . 70. Un orgue expressif'a double clavier, en bois de palixandre, exécuté par M. Muller, facteur d’instrumens de musique, rue de la YiHe-l’Evêque, n° 42. , , ;
- 8°. Un quantième perpétuel et une balance de ménage, par M. Schïvil-gué,ingénieur mécanicien, à Strasbourg/ "
- 90. Des serrures de sûreté à combinaisons concentriques, par M."Robin, rue Coq-Héron, n° 5. / , ,
- io°. D’autres serrures à combinaisons, et des serrures et cadenas à la Bramah, par M. Grangoir, serrurier - mécanicien , rue Mouffetard , n° 3o7. \ ’ ,
- , \ 11V Le modèle d’un appareil dit plancher lit de pain, propre à l’égouttage des sirops de sucre, inventé par M. Leroux-Dufié, raffineur, rue Blanche, n° 17. ? -, , >"* ,É- : ;r
- * 120. Des crayons de plombagine et des papiers marbrés de la fabrique
- de Mj Fichtenberg, rue des Bernardins, n° 54. - - "
- i3°. Des couleurs fines en tablettes, à l’usage des peintres en miniature, par M. Chenal^ rue Planche-Mibray , n° 6. - ^ ' <
- *! 14°- Des plumes, duvets, laines, etc*, épurés et assainis par les procédés de M. Tajfin, vue Saint-Denis, n° 3o3. :
- i5°. Des échantillons d’huiles essentielles et de moutardes préparées par M, B.aybaudi rueSaint^Denis’, u° 125; - > ' • *
- i6°i Dés biberons et des bouts de sein en liège, par M. Dœvbo, passage Ohbiseul ; n° 86. _/ ' • 4
- 170. Un appareil nommé pyrostat, ou régulateur de féu, applicable aux serres, étuves, etc.; une couveuse artificielle, et des appareils dë cuisine économiques, par M. Sorel, rue du Bouloy, n° l\.
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- OBJETS EXPOSÉS. 291.
- 18% 1 Des lampes mécaniques * simplifiées, de diverses formes, brûlant avec une belle lumière, et dont le prix est modique,par M.Galibert, rue Neùve-Saint-Augustin, n° 34. », * - '
- i9°.t Des épreuves de planches gravées sur acier » à l’aide du noirveau mordant de M. Delesckarnps, pharmacien place du pont Saint-Michel,
- n°43. , v- 4, : : ^ ,> ' ..
- 20°. Un globe terrestre en relief, à l’usage des aveugles, par M. Hochs~ tetter, rue Saint-Victor , n° 64. , ^
- 2i°. Une nouvelle pince à étirer les métaux, par M. Michel, passage Brady, rue du Faubourg-Saint-Denis. .
- 22°. De l’huile inaltérable, à l’usage de l’horlogerie, préparée par M. dures, rue du Jour, n° 3.
- 25°. Des chapeaux et des casquettes vernis, de bonne qualité et à bas prix, par M. Vincent, impasse Duris, à Belleville.
- 24°* Des instrumens de lithotritie et de chirurgie, et des nouveaux cornets acoustiques d’une exécution très soignée, par M. Greiling, quai Napoléon, n° 35. ? . .
- 25°. Un fauteuil se chauffant au moyen de la vapeur, par M. Gille.
- 26°. Des échantillons de placage, par M. Picot, à Châlons-sur-Marne. •• j,
- ; 270.ï Des pierres lithographiques françaises, par M. Dupont, à Péri-gueux. •
- 28°. De riches échantillons de cuirs estampés, dorés et argentés, dont les orn.emens sont en relief, pour meubles et tentures. Ces objets, qui se distinguent par le bon goût et le choix des ornemens, sont exécutés avec une perfection remarquable par M. Despréaux, rue. Saint-Pierre, à Chaillot.. '/* '
- 290. Des échantillons de peauxde lapins tannées d’après les procédés de M. Renou, rue Mouffetard, n° 29. •
- 3o°. Des tableaux en carton, zinc, etc.,à l’usage des écoles, et recouverts d’un vernis de la composition de M. Quesnel, rue de Provence,
- n° 43. " *, r ' ;/ ^ - ; ' :
- 3i°. Divers objets de bijouterie en or ciselé, incrustés de pierres fines, par MM. Fossin père et fils, bijoutiers, rue de Richelieu, 110 62.
- 32°.. Des objets en bijouterie imitant l’or, remarquables par leur bon goût, le fini du travail et la modicité des prix, par M. HoudaiÜe, rue Saint-Martin, n° 171. ' „
- v % s9.
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- 2Q2 CONSEIL D’ADMINISTRATION.,
- 53°. Une nouvelle giberne propre à faciliter la sortie de la cartouche, et des souliers à couture en fil de laiton , par M. Sellier. ‘‘ • y',.- ; •
- 34°. Des cires à cacheter de diverses couleurs, parM. Zegelaer.
- 35°. Un microscope achromatique vertical, d’une grande puissance amplifiante et d’une exécution très soignée,jlont le prix est de 90 francs, par M. Charles Chevalier, ingénieur - opticien, P.'Uais-ltoyai, galerie de Valois, n° 103* ,yyf f. ymcisç **\ ' H ;-d *rr •
- 36°. Une fontaine à rafraîchir l’eau, én grès poreux, par M. Lelogèy, rue Neuve-Saint-Étienne, bonjevart.Bonne-Nouvelle. y^.y-y si .1^
- 57°. Des ,çorselss se laçant et se délaçant instantanément, et pouvant se serrer et desserrer progressivement, et à volonté sans le secours de personne, par M. Josselin* carré Saint-Martin, n° 289. ? ^ V..?. .
- 38°. M. Henri Robert, horloger, Palais-Royal, galerie de Valois, n° i65, avait exposé : i°.deux pendules compensateurs perfectionnés; 20. deux montres à secondes ou compteurs pour les observations géodésiques..
- La séance a été ouverte à 7 heures du soir, sous la présidence cïe,3VI. le baron Thénard, pair de Fiance. r , 5
- M. le baron Degérando, secrétaire, a lu le rapport suivant sur les travaux du Conseil d’adjpinistralion, depuis la dernière séance générale du 9 juillet
- 1834. . -
- Compte rendu des travaux du Conseil dadministration de la Société d Encouragement > depuis la séance générale du q juillet i834 j par 31, le baron Degérando, secrétaire.
- Rien ne manquera aujourd’hui, Messieurs , à la satisfaçtion de ceux
- d’entre vous qui, il y a trente-cinq ans, ont fondé cette Société, et qui
- nous font l’honneur de nous entendre , comme de ceux qui la soutiennent maintenant de leur généreux concours. L’utile activité de ses travaux, loin de s’être ralentie, semble se développer de plus en plus : elle vous est attestée par les nombreux rapports qui vont vous être soumis, par cette longue suite de médailles qui, déposée*sur votre bureau, va être distribuée, et par de longs et consciencieux examens, bien mieux qu’elle ne pourrait vous être représentée par les paroles de votre secrétaire.Vous assisterez vous-mêmes ainsi à nos délibérations de l’année entière; vous les jugerez par leurs résultats ; c’est le meilleur compte que nous puissions vous eu rendre. Peu de mots subiront pour les compléter. - ' , . -
- Nous aimons à vous signaler, avant tout, l’extension que prennent nos re-
- lations avec les contrées étrangères.. Les progrès des arts utiles, dans un
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- COMPTE RENDU DÉS TRÀVÀUX. 293
- semblable commerce , se montrent ( ce qu’ils sont en effet ) comme un intérêt général de la société humaine* le nombre de nos cor res pond a ns-étrangers va toujours croissant ; les communications dont nous leur soin-' mes redevables deviennent de plus en plus abondantes. C’est ainsi, par exemple , que M. Laûrence Stoçîdart, savant anglais, nous a fait connaître comment , guidé seulement par la description de P/me ^ il est parvenu à reproduire et à surpasser même le papier des anciens avec le papyrus de Sicile, qui est T!e mèmè que celui d’Égypte; M. Robison, secrétaire de-la Société royale d’Edimbourg,-divers perfèctionnemens des appareils pour le chauffage ou l’éclairage au gaz; M. Frommann, premier lieutenant du génie en Prusse, les applications qu’il a faites de la méthode chinoise sur le percement des puits que nous appelonsartésietis,etc. M. le baron de Fah-nenberg nous a encore enrichis d’un recueil de notices intéressantes qui ont été insérées dans notre Bulletin ; nous avons le regret d’apprendre que sa santé le condamne désormais au reposa mais nous éprouvons le besoin d’exprimer de nouveau, en ce moment, la reconnaissance que nous lui devons pour la fructueuse correspondance qu’il a entretenue avec nous pendant tant d’années. . f ’ • -1 ^ f
- Les membres de votre Conseil d’administration ne se bornent pas à lui apporter le tribut de leur temps et de leurs avis ; ils enrichissent aussi lâ Société en lui communiquant leurs propres travaux. M. Darcet l’a entretenue de ses recherches sur l’amélioration des élablissemens pour l’éducation des vers à soie; M. Charles Derosne, des essais tentés soit par d’autres, soit par lui-même, pour perfectionner la fabrication du sucre de betteraves, et des divers systèmes employés à l’extraction et à l’évaporation du jus de cette plante. Nous devons à M. Olivier un savant mémoire sitr lés chemins de fer; à M. TF^arclen, des notes précieuses sur les glacières domestiques usitées aux États-Unis, et sur les moyens à l’aide desquels on y préserve de la pourriture sèche les bois de marine. ! - ‘ -i n . *4-.
- Dans un mémoire imprimé, qui a fixé notre attention j M. Gréau aîné, manufacturier à Troyes, a exposé la marche à suivre pour éviter les incon -véniens, quelquefois graves, qui résultentde l’emploi de certains agens dans le blanchiment et la teinture des tissus, et fait connaître un procédé simple pour nettoyer les impressions en faux teint sans altérer les couleurs.
- Votre Conseil d’administration a arrêté le plan d’expériences en grand sur plusieurs problèmes dans des vues d’utilité générale ; il les a confiées à des Commissions; il leur a assigné les fonds nécessaires. Ces expériences doivent embrasser, entre autres, la conservation de la glace et sa formation
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- J»Ç)4 . > îf€ONSEÎL b’aBMMISTRÂ^ÏON.
- artificielle les chemins de >fe^ à i petites eourbesÿ d’après le système 4e M* Laignel ; lesdifférentes ^applications* quel peuvent recevoir lesi ciment hydra ùliquês pour les usages chimiques,! la conservation des corps * 1 architecture et le perfectionnement de l’art xle la gravure, h * s ; ; < '^lf. le Ministreidu commerce a appelé l’attention de da fSociété sur une question*présentée par les cultivateurs de houblon dans le Bas-Rhin, celle de savoir quel est le meilleur appareil pour la dessiccation de cette plante ; il nous a adressé, pour être publiés dans notre Bulletin, les résultats obtenus par M. Hortier àe Mantes relativement à l’amélioration de ^qualité des lins français par l’emploi des procédés de culture usités en Russie.
- La Société n’a que des éloges à donner, en général, aux élèves placés par ses soins, soit a l’École royale d’arts et métiers de Chalons,, soit aux écoles vétérinaires, soit à l’École de dessin. f n_ . ^ s ,
- La mémoire de Chaptal vous sera toujours présente, Messieurs; elle revivra dans toutes vos réunions; son image aussi sera doublement conservée dans cette enceinte, et parle buste que nous devons à M. Garrard, et par la copie du portrait fait par M. Gros, copie dont le talent et la générosité de M. Bordier-Dubignon ont doté la Société. .
- Pourquoi sommes-nous condamnés, Messieurs , à venir joindre, dans chacune de ces solennités, un sentiment douloureux à la satisfaction qu’elles doivent vous faire goûter? Deux de nos collègues nous ont été enlevés par une mort prématurée.
- L’un, M. le comte Alexis de Noailles , dans une situation et dans un rang qui semblaient flatter toutes les ambitions , ne connut jamais que celle de faire le bien. Jamais une aine plus pure ne traversa le monde ni la vie publique. Il avait, en quelque sorte , soif de bonnes actions. Mon satisfait de se dévouer au service du malheur, de créer, d’administrer des éta-blissemens de bienfaisance, il aimait à s’attacher aussi aux institutions {futilité générale : c’est ainsi que vous l’avez vu, au milieu de vous, empressé à s’associer à vos travaux, et cherchant à en propager les fruits. Pendant le cours delà longue maladie qui l’a conduit au tombeau, ses souffrances même n’ont pu suspendre l’exercice de ce zèle qui aimait à seconder toutes les choses généreuses, et ses dernières pensées, ses dernières paroles furent encore des bienfaits.
- Le second, M. Berlin, neveu de, M. Rousseau, et ensuite son gendre, entra, sous ses auspices, dans la carrière commerciale ; pendant tre/ite^six ans, il la suivit avec intelligence, sagesse, et s’y concilia l’estime générale. Son caractère facile et bon le faisait chérir de tous ceux qui avaient des re-
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- JKGKiKB&rxfer' D&fBKSBS.
- Jations avec fui; il eut le rare bonhenevde n’avoir jamais d’ennemis; il l’acheta quelquefois, il est vrai, par son désintéressement. En diverses circonstances, les suffrages de ses concitoyens attestèrent la considération dont il était entouré^ la décoration dè là Légiôn-d’Iîdnheur en fut la juste expression. Membre tde notre Société presque, ^puisd’origine, il avait été appelé par vous à faire paràththe'votre Conseil d’administration : ici, comme partout, il donna4’exemple d’iïiï^ sçrupiilepse exaciitude. ^ 4 Avoir possédé dans nos rangs de tels hommes de bien est pour nous un honneur; les imiter est notre vœnp conserver leur souvenir est, pour nous,
- un besoin autant qu’un devoir. * olo f
- - - ' • - -•> 9lha:vi l!..' t
- JMâPPort sur les recettes et les dépenses de la Société d’Encouragement pendant Tëxèrcicé de i83’4 ; ‘bâPiuM, lénèitron de £ Ladoueette. " ’ ' ^ ; 77— ï - ,
- Messieurs, votre Commission des fonds éprouve toujours un nouveau plaisir à» vous présçntçr un rapport satisfaisant sur l’état de vos recettes et de vos dépenses, ainsi que sur l’jaajaileté et l’exactitude de votre trésorier. Son compte est divisé en deux parties; l’une pour ce qui est antérieur au ier janvier ï834> et l’autre pour ee dernier exercice., *
- , • 'EXERCICES ANTERIEURS. •
- Recettes
- i°. Balancé du compte’ de 1833.' . ‘ ‘ . . . 5‘,25’j fr. 45 c. '
- 2°. Rentrées sur les souscriptions de 183a et 1833. . . 900 »
- Nota. Quelques recouvremens sont encore à espérer, après lesquels cet arriéré sera clos définitivement. :
- 3°. Portion libre d’arrérages, d’inscriptions et d’intérêts de capitaux provenant de la succession de madame la comtesse Jollivet. . «. . . . . . . « . . i,i85 ,86
- ; - : ... Total de la recette.,^. r, .^; ♦ 5,343 fr. 3 i c.
- Dépense, * . > r •
- i°. Allocation au rédacteur du Bulletin, pour droit, qui lui est alloué sur la vente du Bulletin d’années,ante-,
- rieures......................... . . . . . . . . 65 ». , »
- a9. Droit de recette à l’agent général de la Société, à raisont de 4 petir 100 sur les;9Qo fniides souscriptions des années 185?ret 1833.. ................................... 36 »
- , - - ... J. -U , — —
- Totalde là dépense. .v " 99 fr. »
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- ®%6 •‘"èffiîbfeiir D’ÂDM^MS^k'A^ION.
- -,. ..^; .•F-.«.‘H»..-,.-.;.- •
- •1D ('V'i 1,3. .. ' V- . ; J;, , ' •; f; " - '•).
- ^ • • ,*£<% -&545 fr. 3i cent. -y
- ;:, ; . **).^E«KBàrdèÇecè»M 5,344fr. 5i ^
- .,4' ' • " ;jï . r rr#u >..?:< **'. , "'T'"-** H *#’> ^
- . . v L-y MBctcE ^
- • '< ,#S : ' ï:?yt|V-,, . , •* .^b •
- • r h-- flN^i;î«îf-%.- Recette. - .ewhn*,lq ^;<îii<tun,u}'«S « id^ ’«—<*r h<â ï' ?y>,$i*r%î «*v«\ «. n*; vük-''-*
- t°. Il résulle^u compte des années, antérieures un ^xcédant de recette
- de. *. •*. •c*r>E*****“,*“-““ •»..* * ... - • « • • 5,2^4 fr « 3i c.
- - a\Àl^cation du Roi. M s ,. a.*'jx f ^4 ». • . • 2,400 »
- 3°. Souscription de Mgr. le duc d’Orlé^iS, 3pp frf^et de n .y/, y . ,v Madame Adélaïde aoo frv ensembleH,t ^ _f0f5ûsï % m,m : 5oo ; »
- 4°. Abonnement du Ministre du commerce. . . . . ,f; 4^°° ^ M
- 5°. Souscriptions ordinaires. . v . ^ a . A- . . 26,568 y >i
- 6°! Remboursement de capitaux provenant de la succès- >
- sion Jolhvet. . . . . . . . . . . . . . . . 1,49° w
- 70. Portion libre d’arrérages d’inscriptions de cette succession. . . . . . . . . . • . . . . . . 9,3*4 i5
- 8°. Dividende des ig5 actions de banque que la Société possèdes . . . . . . . . . . . . % ... 15,6oo n
- Nota. Cet article n’était porté, en i835, que pour 12,870 fr. ' -^ïWJiW.:: -}•*:: y .:nx^:’Viy>-, ,, y, ; ^ ’ y " y . ‘ ;•>' '
- g°. Intérêts produits par un placement de fonds à la caisse des dépôts. . ^ i *î <• 4,‘‘. # * ri< . 3oo »
- Nota. Celte branche de revenu, que nous devons à notre ' ' ; trésorier, 11’a produit, en i833, que 146fr. 3o c.i <* »
- io°. Produit de la vente du Bulletin. V' ”;Vt'îV . 2,183 74
- Nota. Le soin apporté à la rédaction du Bulletin et l’augmentation qu’il a reçue engageront probablement les amis de d’industrie nationale à acheter un plus grand nombre d’exemplaires.
- 0 S ^ :à\mp% %, , -----
- . qp0faj de la recette. . — * î , 67,600 fr. 20 c.
- Nota. Celle de i855 n’était que 61,809 fr. 77 c. / .
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- RECETTE ET DÉPENSES
- 1Y Bulletin. . . - /' • t? Yf En i833. E111834.
- Rédaction. . ; . . . ' . Vm r- oc c? to’ 5o c. 3,225 f . » c.
- Frais d’impression et papier., 4;4°l^ï Y*4n 5,079 ; 9° (0
- Id. de gravures et dessins. ‘ ~~ 3,135 »— 3,425 »
- Jd. d’impression des planches
- : fourniture de papier.... 4»181 55- 4111 5o
- Fourniture de planches. . vvt 3o8 /}— 516 60
- Frais de gravure de lettres. . 458 »— 36i »
- Affrauchissemeîit. Y‘ . . # 1,786 1 52 — is
- Total.. . . . . i7,557f.8i<\—18,198 f. 38c.,ci. i8,ig8f 38e.
- D’où il suit que la dépense du Bulletin excède de 640 f. 57 c. celle de 1853 ^ mais , à raison du supplément, elle est réellement moins forte. :r- •:***£ -
- i° bis. Remises à des libraires sur des souscriptions. . . . 140 »
- 2°. Programmes :
- En i833. . . . - -, En 1834.
- r . 1,068 f. 3oC. .... . . . 1,001 f. 57 c. . 1,001 57
- 3°. Médailles. . . . . . . . V . . . . Y . 3,2i5 75
- 4°. Prix et encouragemens. . . . .................... 4>3qo h
- Nota. Nous réitérons le vœu que l’industrie nous procure les moyens de signaler et de récompenser, d’une manière plus ;
- large, d’ utiles inventions. . t
- 5°. Pensions d’élèves aux Ecoles d’Aîfort, de Toulouse, à l’Ecole gratuite de dessin, à celle des arts et manufactures. . 2,36g »
- Nota. Cet article ne figurait au compte de 1833 que pour 771 fr. L’augmentation provient des bourses à la dernière de ces Ecoles. La Société croira peut-être ne pas devoir outrepasser cette somme à l’avenir, afin de réserver ses ressources 1 * aux objets plus directs de l'industrie. ‘ > ^ ^ >
- 6°. Expériences. . . . % Y . . . i m" 35 •' 5ç
- £{. . - -
- A reporter. . 29,249 20
- (1) Cet excédant de dépense provient d’une augmentation dans le prix de l’impression du
- Bulletin et du papier. * 1 >
- Trente-quatrième année. Juin i855. 4°
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- ««©NSEIE^ ©'ADMINISTRATION.
- Report. . . . . 29,249^200.
- Observation générale. Les expériences sont autorisées parle réglement de la Société d’Eucouragement j mais toutes les fois qu’elles ne portent pas sur des inventions ou perfectionnemens qui lui sont soumis par des industriels, et qu’elles doivent se , faire par des Commissaires sur des propositions nées dans le sein du Conseil d’administration, il est essentiel, avant de s’y livrer, de savoir d’avance à quels frais elles peuvent entraîner,; afin de ne pas grever nos ressources financières. y. Affranchissemens divers:
- En i833. En 1834.
- x 657 fr. 5oc. . ... i . . 49^ fr. . 49^ »
- Nota. La Commission des fonds cherchera, de concert avec l’agent général, tous les moyens de diminuer cette dépense, ainsi que les deux suivantes,
- 8°. Abonnemens et souscriptions :
- En i853. En 1834.
- 819 fr. . ., . . . . . . 4iofr. 55 c. 4ro 35
- 90. Impressions diverses. ................... . . . 84o 95
- io°. Loyer. . . . .... . ... . . . . . 6,600 »
- ’ i i°; Emolumens et droit de recette de l’agent général. . . : 4,338 72
- 12°. Appointemens des employés. ... . . v . . 4>949
- Nota. L’augmentation provient de celle que le Conseil d’administration a regardée comme juste d’accorder au zèle et aux services.
- 13°. Frais des séances générales. . . . . . . . . . 304
- Nota. On les voit, avec plaisir, diminuer d’année en année, parles soins de l’agent général. Il en est de même pour l’article suivant :
- i4°. Chauffage et éclairage:
- ^ , En i835 En 1834-
- 2,029 fr. 35c. . . . . • • 1,666 fr. 4$ c. . 1,666 4^
- ; 15°. Fournisseurs et ouvriers.. . . . . . . . . . 3,111 jB
- " Nota. Cet article s’est accru de l’achat de la bibliothèque , pôur y placer les livres donnés par M. de Lasteyrie.
- ;Dépenses*diverses. . » . . .. . . > -, .. « i i,485 55
- A reporter. . 53,515 17
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- COMP^SiWI rZR&ÇKUBfcfe*^- 299m#
- • Report. . . 55,5i$f. 17?. /
- Nota. Le chiffre en est plus fort qu’en 1853 ; il est vrai qu’on doit y comprendre 15o fr. pour le buste de M. le comte Chaptal.
- 170. Achat d’inscriptions. * = ................... • r,465f io
- 18°. Jetons de présence : >
- En i833. En i834-
- 6,oo5fr. 86c. . .... 4*9^5 fr. 55 c. '. . 4>9^5 55 *
- Total de la dépense. . . . . 69,945 82
- qui* déduits de la recette. . . . . .*..... . 67,600 20
- nous laissent un excédant de recette de. . . . ... . 7,654f 38e.
- Le compte AeM. Agasse, votre trésorier, qui réunit la clarté à la méthode , est appuyé de vingt liasses de pièces justificatives.
- A messieurs les censeurs appartient l’examen du compte du fonds d’accroissement provenant du legs de madame la comtesse Jollivet, ét qui consiste en un quart des arrérages de 12,437 fr. 5o c. de rentes 5 pour 100, et en 2,i5o fr. 5 pour 100, fonds destiné à être capitalisé, pendant soixante années, au profit de l’industrie.
- Messieurs, d’après le compte de i854> vous aviez, au ier janvier i835, en fonds libre, outre l’excédant ci-dessus et quarante-neuf jetons en caisse ,
- i°. 195 actions de la Banque ;
- 20. Les trois quarts des arrérages des 12,437 fr. 5o c. de rente 5 pour 100, dont nous avons parlé ci-dçssus.
- Ce compte, Messieurs , vous prouve l’état satisfaisant des finances de là Société, l’intelligence et l’économie qui président aux diverses branches * dont il se compose.
- Approuvé en séance générale, le 9.4 juin i835.
- Signé Baron de Ladoucette, rapporteur.f
- Rapport fait au nom des censeurs, sur les comptes de M. le Trésorier ; par M. le duc de Montmorency. _
- Messieurs, vos censeurs sont heureusement dispensés de retarder*par des observations critiques, la solennité pour laquelle vous êtes convoqués, c’est à dire la distribution des récompenses dues au génie de nos artistes* aux travaux de nos fabricants. La critique n’a point.de prise sur la gestion
- 4o.
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- 3oo conseil d’administration.
- de vos finances : Tordre et l’éconcsiniQRégnent dans toutes les parties de votre administration»*. $bus, /que, forrîie*\ iciÉun voeu qui sera
- sans doute partagé par tousjl/?^ ai%i#li<|e0potre,.rndiisp’ia : c’est, que cette belle institution, dont J?existeoces iest désttFntaLs Jntimeinent béé à la prospérité de notre pays; soit à Jamais dirigée, par le même esprit de sagesse, par la mêjrne harmpnie de pensées etpqrie même sséle» qui .font rendue si florissante, et lui ont,fait accomplir,de sf .graudes choses. dans l’espace de 33 ans. ; , , . r. .. . . Sigjfé duc de MosTitotiEXÇYv rapporteur.
- . *i- >*u JO t idriec?. j- tuoïwV'Vfi'j • tt.» •• ‘
- Rapport sur le portrait de ,j\l. le. comte -, Chaptal, offert par M. Borçtier-D ub igiion ; par M., Amédée-Du ran d.
- Messieurs, cette peinture, qui pour Ta première fois décore la salle de vos séances, vous dit assez que le vœu de la Société, vœu né de ses regrets et de sa reconnaissance pour l’illustée président qui dirigea ses travaux pendant plus de trente ans, vient dé recevoir son accomplissement.
- Tous nous sommes liés par une merne eqmmunauté de sentimens ; tous nous éprouvons le même besoin de témoigner publiquement, par cet hommage, combien est chérie et révérée parmi nous la mémoire qu’a laissée ce digne patron de l’industrie nationale.
- La puissance d’une telle mémoire agit trop fortement sur des esprits ouverts à tout ce qu’il y a de plus élevé dans le monde, émeut trop profondément des cœurs d’hommes aussi dévoués que les vôtres au bien de leurs semblables, pour que personne ici ait à faire naître une pensée, ou à propager un sentiment : nui donc ne semblerait devoir prendre la parole au pied de cette effigie qu’ennoblissent de si anciens , de si grands et de si loucha ns souvenirs.
- Cette tâche nous est cependant dévolue, Messieurs, mais uniquement en Tabsence de notre Imndrahlë collègue, M. le baron de.Ladoucette, et par Tordre de votre Conseil d’administration qui nous charge de vous exposer cette partie de ses travaux * ^
- Le désir déposséder |da»s celte enceinte une représentation quelconque des traits de Chaptal fit adopter le projet de les reproduire par la sculpture; la réalisation deuce projet m empêcha pas que; bienvies regards ne se tournassent vers, la beHéqbduture[>qiii’un; raâîire^Mo l’art avàit exécutée d’après^ et; en, la ^possession de mâdame la comtesse
- Chaptal. Smkvmxà M sb âupdo <•<' r? tovascfC — , -m-.' / è
- Si vàas; possédez aiqoùrdlhuf , Messieurs,dîne reproduction fidèle de celte
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- MKD À ILLE S DENCOUH AGEJUENT. > 3of;C
- précieuse peinture, c’est à l’wtrdësf iMmbrôsdu Conseil d’administration que * . vous la devez ; non pas cO’ftmld ’îPtifi shtoplédonâtetir, Oiaii ComUie à un artiste qui Jr consacré son' teiUlis^^dndàlttft^lrècôlmplirdë t^lrtrde votre re-1 connaissance. dJnOfeîlë dbli^itiérfi5iie serâ pas #âquittétei Messieurs, par les ; insuffisantes paroles qtîèdbti4 Méfions prononcer ici : le Conseil d’Àdminis-tration a décidé qu’il vous serait soumis unfe proposition ayant pour objet de placer au. bas du portrait de Cïiaptâl une inscription On bronze doré; que celte inscription exprimerait, d’une part, la reconnaissance de la Société d’Encouragement pour l’illustre président qu’elle a perdu, et mentionnerait d’ailleuôs quë c’est péintrè d’histoirè\ qui a exécuté et
- offert le tableau qui est devantrvos-yeux^ et dont nous saluons aujourd'hui l’inauguration par ces souvenirs profonds et religieux, qui sont 1,’infdW lible récompense de tous les grands bienfaiteurs de l'humanité. , ,
- Approuvé en séance générale, le 2 4 juin i835.; > . ... . ,,{ ... .
- Signé Auûdée-Deeaind, rapporteur. ,> . , ,
- Extrait d’un rapport de M. le vicomte Héricart de Tîiurj, sur lorfèvrerie mixte de M. Gandais, rue du Ponceau,
- 110 42»
- Au mois d’août i835, le Comité des arts mécaniques fit un rapport sur l’orfèvrerie mixte de M. Gandais f et en considération des perfectionne-mens introduits par cet industriel dans la fabrication du plaqué, et desavan- ' tages qu’il offrait à la consommation, le Comité sollicita poür lui une distinction honorifique. x ' * ' ‘ f *;s ni.' îV.
- Dans la séance générale du 9 juillet i83Zj, la Société décerna à M. Gan-dais une médaille d’argent, se réservant de lui accorder une récompense d’un ordre plus élevé, lorsque l'expérience aurait prononcé sur îesdiVers avantages de cette conquête industrielles En effet; la Société n’aVairex#^ miné le plaqué de M. Gandais que; sous le rapporfe^des> procédes*de fabrication et sous celui des formes; mais il restait encore û constater la solidité de la soudure, principalement dans les vases qui servent aux usages culinaires.- •mnboup'* yfj -.f •t.oqohr m -J -nS
- Ce fabricant ayant Sollicité un nouvel ‘examen sous ce point de vue, ^ M. Gaultier de Cktubry futadjoint nu Comitédjesartâ Uîééâmqües? pour ^ faire les essais demandés, Ges essaisîaêoreuf lieu compajraiivenfoeOi£&veê plaqué anglais, du plaqué de Tourrot et du plaqué de M. Gandais. >
- Il est bien démontré nqjourd’huï ro qiié la:#abri<|q'ê;:iUM^Gàttdaiti
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- au moyen des procédés qu?iiy a Introduits, réunit au plus haut degré les\> trois conditions essentielle^, de; solidité d’élégance et d’économie ; a° qu’un des avantages de son orfèvrerie mixte est qu’une pièce de vaisselle-de cette sorte ne coûte en tout que le prix seul de la façon d’une pareille pièce en argent ; 3° que son plaqué est supérieur à celui des Anglais, en ce qu’il emploie pour les bordures et ornemens de l’argent de coupelle au titre de 997 et 999 millièmes , c’est à dire l’argent le plus pur, le plus fin, et conséquemment le plus ductile, tandis que l’argent qui entre dans leur orfèvrerie est généralement de bas aloi.
- M. Gcuidais a fait de nombreux voyages en Angleterre pour y étudier ce genre de fabrication. Chargé spécialement par le ministre du commerce,à la suite de la dernière enquête commerciale, de visiter les fabriques de plaqué de Birmingham et de Sheffield, il a rempli cette mission avec autant de zèle que de capacité, et il en a rendu compte dans un rapport rempli de faits intéressans.
- Quant à l’importance commerciale, l’établissement de M. Gandais, qui occupe plus de cent ouvriers , outre ceux qui travaillent chez eux, est bien aujourd’hui le premier de ce genre, non seulement à Paris, mais même à l’étranger.
- D’après ces considérations, le Conseil d’administration , sur le rapport du Comité des arts mécaniques, et après avoir consulté la Commission des médailles et celle de révision, a jugé que M. Gandais avait droit à une médaille d’or de première classe, qu’il propose de lui décerner.
- Approuvé en séance générale, le juin 1835-
- Signé Héricart de Thüry, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Francœur, sur Vimpression de la musique par des procédés typographiques, de M. Du verger, rue de Verneuilj /z° 4* > ,
- L’impression de la musique par des procédés typographiques avec des caractères mobiles en relief , fondus isolément et rapprochés pour reproduire des lignes musicales , avait présenté jusqu’à présent des difficultés insurmontables. M. Duverger est parvenu à les vaincre,’ en se servant de moules en plâtre usités dans la stéréotypie : par là il a atteint et même surpassé la perfection de la gravure la plus soignée. '
- Dans un rapport détaillé; inséré au Bulletin du mois d’octobre 1834, page 363, le Comité dès arts mécaniques a fait Connaître les divers avan-
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- .^tages de cet art nouveau,, entièrement différent de tout ce. qu’on a imaginé jusqu a ces derniers temps pour imprimer la• musique avec les presses typographiques.,^, y 9m fim «fc* * sh è^fihïnY#• aojb>» : "
- Le catalogue musica^de M. Duvergei\ qui se composait, à cette époque, d’un assez grand nombre d’ouvrages, s’est augmenté, depuis, des nouveaux , tableaux de l’art musical et des. chants, élémentaires par M. Wilhem, des tableaux de musique par M. Quicherat, du traité élémentaire de plain-chant,
- - par le même, etc. . y:,j:Ai;]-£5lîp i:b:ïr.i , s! i4«‘jüuk
- En considération des services importans rendus à l’industrie par M. Duuer-ger, le Conseil d’administration, t sur l’avis du Comité des art$mécaniques, et après avoir consulté la Commission des médailles et celle de, révision, a jugé cet habile typographe digne d’une récompense de premier ordre.: en conséquence, il propose de lui décerner une médaille d’or de première ‘''-classe. ' ,,...^ ,j;r c 't ', > s
- Approuvé en séance générale, le 24juin i835. t ^ ^
- jf ? » d SV? , ,S^é Frawcœür, '*
- Rapport sur la fabrication des plombs coulés de MM. » Voi s i n et Compagnie, rue Neiwe-Saint-Augustin/ n° 34; par
- ' r :MÏ Payen. 1 -li; ’ ’ '
- f.-.;-. . f • f -11 f ;
- En vous rendant, il y a quelques années, un compte très favorable des efforts persévérans de M. Voisin , pour améliorer la fabrication des tables en plomb coulé, nous signalions à cet habile industriel un but plus élevé,
- ! qu’il était surtout utile d’atteindre dans l’intérêt des fabricans de produits *i. 1 chimiques (1). . \
- Nous avons la satisfaction de vous annoncer que cet important problème est complètement résolu aujourd’hui. Des tables d’une dimension plus grande que l’on n’avait jusqu’alors espéré en obtenir rendent moins dispendieux et plus durables les grands appareils, les réservoirs et les chaudières à fabriquer et à contenir le plus usuel de tous les acides. Ces tables ont plus-de, 8 mètres de long sur 3 mètres de large : elles s’appliquent aussi à recouvrir les terrasses sans soudure. , v 1/ ^ i ^ n
- Pour récompenser l’auteur de cette nm^lioration réalisée. dans-toute
- Vv Î\- !' Î T<- - <- V - ’ < Vïj f ;, ’t <'*!? J.. ? ;
- (*) Voyez Bulletinj année 1829, p. et année 1834» P*
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- $ol\ CONSEIL D’Al>MÎNimATlON.
- l’étendue proposée, votre Conseil d’administration a décidé qu’une médaille d’or de première classe serait décernée à M. P'oisinAs ~ '
- Approuvé en séance gériéralet le 24 juin i835.vî*
- Signé Paye» , rapporteur.
- Extrait dun rapport de M. le baron Séguier, sur les armes a feu portatives, se chargeant par la culasse, de M. Lefaucheux, rue de la Bourse, i%° iq,(: t i>;
- 1 M. Lefaucheux, employé pendant long-temps dans les ateliers de M. Pauly, s’est occupé avec succès du perfectionnement des armeis de .guerre et de chassé, construites d’après le système de cet artiste.
- Parmi les nombreuses modifications qu’il leur a fait subir, une des plus heureuses est d’avoir appliqué à son canon brisé le principe de la fermeture hydraulique', et prévenu par là tous les inconvéniens qui résultaient delà déperdition du gaz. C’est, a notre àvis, un véritable service rendu à l’ar~ quebuserie entière. Par l’emploi de ce moyen , les combinaisons de fermeture les moins exactes seront mises à l’abri des fuites de gaz, et désormais ce ne sera plus l’exactitude, mais seulement la solidité de la fermeture, qui rendra difficile à résoudre le problème de la confection des armes à canons brisés.
- Mais c’est surtout pour sa cartouche , portant avec elle son amorce et sa cheminée, que votre Conseil d’administration l’a cru digne d’un encouragement distingué. '
- Ce perfectionnement, qui ne change rien â l’ancienne platine, permet d’espérer que les armes à feu se chargeant par la culasse pourront être enfin admises pour l’armement de la cavalerie.
- D’après ces considérations, le Conseil d’administration propose de décerner àM. Lefaucheux une médaille d’or de deuxième classe (1).
- Approuvé en séance générale , le 24 juin i835.
- Signé baron Següier , rapporteur.
- (i) Voyez les rapports sur le fusil «le chasse et le mousqueton de cavalerie se chargeant par U culasse, de M Lefaucheux, insérés au Bulletin de mars i834* p. 97 et io5.
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- «àoÆIlXE^tiWsjCOÜRâGEMENT. 5<>5
- . " ';? j' 'fïifï * î -< >j* f-.i! • - I >• j,'. 'i < t;- J<i -j-i '-?»*.*;: ... •• î.
- Extrait â’un rapport de 31. Legentil, sur les services rendus h Vindustrie du département de la Sarthe} par JM. le comte de Perrochel. ‘ *
- Dans un rapport approuvé par le Conseil d’administration, le 13 mai dernier, et inséré au Bulletin du même mois, page 254, nous avons parlé des services imporfaris que M. le comte de Perrochel a rendus à l'industrie clu département de la Sarthe, pâr l'introduction de plusieurs procédés nouveaux ou perfectionnés. , , *
- : . ,* il P,f',q ’ î * * ' ' 4 4 ?
- Le Conseil d’administration désirant donner à M. le comte de Perrochel un témoignage distingué de satisfaction, pour le zèle dont il est animé pour le bien public et le désintéressement dont il a fait preuve, propose de lui décerner une médaille dur de deuxième classe, comme une récompense justement méritée. 5 ' y { ? !
- Approuvé en séance générale* le 24 juin t 855. ^ \ ,
- -î-4 ni* iSigné ÏÆGEWLiL^ rapporteur. /
- r-'---' '•!>! '/i i. il' r'f*?. és t »„<. I> . •• Î - **. • rf X, ,-,iÿ
- Extrait d’un rapport de M. Francœur, sur un appareil de ïinvention 'de'JM. Paulin , pour préserver les pompiers dans les incendies des câves.
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- On sait, par une fâcheuse expérience*, combien il est difficile de se rendre maître des feux qui se déclarent dans les caves, surtout dans celles des quartiers marchands, où l’on emmagasinerdes liqueurs alcooliques, du soufre,
- • des résilies et beaucoup d’autres matières. Ce$ sortes d’incendies sont ceux qui éliraient le plus la population, et qu’il est le plus difficile d’éteindre, à cause de la fumée épaisse et fétide qui asphyxie les travailleurs. Grâce à . l’invention de M. Paulin, ce danger n’est plus à craindre; son appareil, dans lequel l’air est sans cesse renouvelé, permet au sapeur pompier d’opérer long-temps et avec sécuritéf nu miliêu^t’une atmosphère brûlante et délétère. Q11 espère qu’il pourra ètref également utile pour arrêter les incendies dans la cale des vaisseaux, porter des secours au fond des puits, des iosses infectées, des mines, etc. -• , n • : 5
- Vous contribuerez puissamment, Messieurs, à la propagation de cette utile découverte, en décernant une inédaillè d’oï cledeuxième classe ^l’au-
- . r - " .< .;:'J p - — «*'.
- trente-quatrième année, Juin i835. j( ;. vvé'- r4r :t)
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- *5o6 ^ëtwWflKiL ‘è^wftNrsntXTHwri
- teiir, M. Paulin,r lieutenant-colonel, commandant le corps des sapeurs-pompiers de Paris (i). \^ ^ / -n , ? ^ - v* "! V\
- Approuvé en séance générale, le dJ\ juin i835. t jy ^
- y- Signé Francoeur, rapporteur. _
- -t':: - . t i>~«ï '* • - ; ’ ' ::î : - '
- Rapport sur le procédé de MM. Honorée Grouvelle, pour da dessiccation des pâtes a porcelaine et a poterie; par M. Gaultier de Claubry. ' ; , '
- Messieurs, lorsqu’il y a deux ans le Comité des arts chimiques fut appelé à examiner le procédé de dessiccation par pression de la pâte â porcelaine, proposé par MM. Honoré et Grouvelle, il prévit toute l’importance qïie pourrait offrir son application , et proposa le renvoi à la Commission des médailles du rapport qu’il vous présenta à ce sujet (2). Convaincu de la bonté du procédé, mais voulant sagement s’assurer de son adoption dans les ateliers, afin de n’ètre point exposé à récompenser une application qui resterait sans résultat, la Commission crut devoir cependant surseoir à toute décision à ^cet égard, et demanda l’ajournement de sa proposition , pour vous être , présentée de nouveau cette année. • '
- Ce que le Comité avait prévu est arrivé ; le procédé de MM. Honoré et Grouvelle s’est impatronisé dans les ateliers, et maintenant il est adopté dans un très grand nombre d’étabiissemens.
- Nous ne reviendrons ici sur aucun détail relatif à l’opération; il nous suffira de rappeler que la pression de la pâte à porcelaine s’effectue au moyen de toute espèce de presse, et que la pâte est portée, dans un très court espace de temps, à l’état convenable pour être travaillée. Mais,dors des expériences , dont le premier rapport constata les résultats, on avait seulement opéré sur la pâte à porcelaine ; des difficultés particulières se présentèrent relativement à la pâte de faïence, et M. Brongniart, dont l’opinion sur des questions semblables doit faire autorité, l’a si bien senti, qu’il avait dit que, si MM. Honoré et Grouvelle parvenaient a sécher les pâtesde faïence par leur procédé, ils auraient fait une révolution dans ces deux ;arts : cette révolution , Messieurs, elle est accomplie, et déjà plusieurs importans établissemens travaillent toutes leurs pâtes par le procédé dont nous nous occupons. fï * n ' •
- (1) Voyez unrapport détaillé sur l’appareil de M. Paulin, Bulletin de mars r835, p. 128. _
- (2) Voyez Bulletin de la Société, année i833, p. 34o.
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- MEDAILLES* D ESfCOBRÀGE6*RPT.
- Voici la liste des fabriques dans lesquelles on eu fait usage. • - •
- Une presse a été montée, dès l’origine, chez M. Honorè\à Ghamprouy*1 elle continue d’y fonctionner. f ? , ^, .«vwv^>
- Depuis dix-huit mois, MM. Mermet, Latrille et Ru aux , de Limoges, en ont fait établir chacun une; ils viennent d’en établir une nouvelle dans chacune de leurs carrières de kaolin: W -Iv V ^ -
- M. Joubert se sert d’une presse semblable pour le travail de sa carrière de badin , à Echassières, département de l’Ailier, n, -| ,v?\ . V. * r Quatre presses sont en activité depuis huit mois dans la belle manufacture de porcelaine de M. Chalot, à Chantilly , où l’on prépare, par jour,. 4,5oo kilogr. de pâte. * ! ! v ^ i. t v ^ ^< ^ vr ir H t iO
- Depuis quatre mois, MM,* Fouque et compagnie, de Toulouse, font! usage d’une presse ; ils en établiront bientôt une seconde. * o ; ; * »
- M. de Saint-Cricq vient d’adopter l’emploi de ce procédé dans ses ateliers de Creil, après s’ètre assuré, par de nombreux essais, dès avantages qu’il-présente. ’• ' s*noa" ; >- * 1
- / MM. Honoré et Grouvelle sont, en ce moment,'en arrangement avec MM. Planiin, Bonsoiraud et compagnie, fabricans de faïence fine, à Nîmes.
- MM. Petry et Rousse, de Vierzon, et André, fabricans de porcelaine, ‘ Berthe et neveu, d'Honfleur, fabricans de formes à sucre, sont au moment d’appliquer, dans leurs ateliers, l’emploi de la presse. u '
- Depuis plus d’un an, M. Lebeuf, de Montereau, dessèche par jour 3,ooo kilogr. de pâte, en se servant d’une presse et de sacs en toile à voile, mais sans avoir traité avec les brevetés.. ! v au
- Au nom des exploilans et fabricans de porcelaine de Limoges , M. Ruaux vient de proposer à MM. Honoré et Grouvelle un arrangement pour l’emploi de leur procédé. ^ f * i ».«•>••* mou.'.:, r-aiün < hrj.. ’i
- Une presse vient d’être commandée à ces industriels, par le consul de ' Russie, pour la manufacture de porcelaine de Saint-Pétersbourg. J • - '* ’
- Ainsi, Messieurs, se trouvent justifiées toutes vos prévisions. Le procédé de dessiccation des pâtes à porcelaine et à poterie par pression se trouve déjà exécuté dans un grand nombre des plus importans établisse- : mens, et son adoption par un grand nombre d’autres ne peut tarder : ? vous pouvez donc maintenant accorder aux auteurs une récompense quef vous n’avez différée qu’afin de vous assurer que l’industrie saurait utiliser un procédé que sa grande simplicité mettra toujours à la portée de toute espèce d’établissement.'- '-’': s.r. ^.îv; ^ _
- Un autre procédé est appliqué, depuis plusieurs années ,, dans la manu-
- . 4i.
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- 3o8 . conseil d’administration .
- facture 'd’Arboras, département du Rhône ; il est du à M. Talabot. Nous devons le signaler ici*, pour vous faire apprécier l’utilité de celui de MM. Honoré et Grouveïle, et vous prouver que si nous vous demandons de décerner à ceux-ci une de vos récompenses, nous n’ignorons pas que l’appareil de, M. Talabotpeut être considéré comme plus parlait sous quelques rapports.
- ' Des caisses carrées, d’une dimension plus ou moins considérable, ouvertes par la partie supérieure, communiquent intérieurement avec un tuyau dans lequel le vide peut être effectué au moyen de la vapeur •. sur le' fond de chacune d’elles, on place une étoffe de laine, sur laquelle on répand la barbotiue,et fion ouvre le robinet de communication avec la partie de l’appareil vide ; l’eau filtre en un instant au travers du tissu, et la pâte peut être enlevée propre à être immédiatement travaillée.
- Sans contredit, ce procédé est susceptible de procurer les meilleurs résultats; la main-d’œuvre est presque nulle, la dessiccation extrêmement rapide; mais il est coûteux d’établissement, exige une chaudière à vapeur, et ne peut, par conséquent, être employé que dans de très grandes fabriques , tandis que le procédé de MM. Honoré et Grouveïle peut l’être partout, sur uile grande comme sur une petite échelle, et avec de très faibles dépenses-. Sous ce rapport, il offre de très grands avantages, et, malgré la perfection de l’appareil de M. Talabot, nous ne pensons pas qu’il puisse être aussi généralement employé que celui dont nous nous occupons. Nous sommes convaincus que MM. Honoré et Grouveïle ont rendu un véritable service aux arts qui emploient les terres argileuses, ej que, sous peu, leur procédé sera répandu dans toutes les localités où l’on fabrique de la porcelaine ou de la poterie. ^ ^ : !" - '*•' -r • ,
- D’après ces considérations, voire Comité des arts chimiques a l’honneur de vous proposer de décerner à MM. Honoré et Grouveïle une médaille d’or de deuxième classe, pour leur procédé de dessiccation des pâles à porcelaine et à poterie^ k* m ^ . o j.- r. ^ ... .
- • 'Approuvé en séance générale, le 24 jtun i 83o. - •>-
- è* ‘>fti Signé Gaultier dè Claubrv) rapporteur.
- le raffinage clu sucre ; par M. Bayvel.
- - MessiéuLs^ ie Comité des arts cbqniques vous présenta, en i832, un rapport sur les amélioratioifs introduites par M. Bayvet dans le raffinage du sucre, et fit connaître tous les titres que cet habile manufacturier s’était
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- .MÉDAILLES »’ENCOURAGEMENT. * .
- acquis à vôs récompenses (r).jLéi Comité 4?n’eût pas hésité à vous proposer de lui en accorder une de premier- ordre.* .s’il n’eût pensé qu’il fût possible de faire mieux encore. La Société se boru%c4onc à décerner à M. Bayvet une médaille d’argent, dans la séance générale du 27 juin iBSa.
- Nous avons aujourd’hui la satisfaction de vousannoncerque nous n’avions pas trop présumé du zèle éclairé de ^sl.-Bayvet. Presque-toutes les parties de ses ateliers ont reçu de notables améliorations..^ou& citeronsr^?ilCÇ au— très, le chauffage général à la vapeur^monté très en grandç>aveç uue per-fection et une prévoyance telles qu’aucun de ces» accidens, nombreux,ailleurs, n’y est à craindre ; qu’aucun chômage n’a lieu parce qü’oh euiploie des appareils doubles ou de rechange , et quejr toutefois une écouomiir bien entendue a restreint ces avantages dans des limites convenables.f La tourbe, appliquée comme combustible ,* U présenté un des premiers, des meilleurs et des plus grands exemples relatifs aux-générateurs : à ce mode de chauffage viennent d’être jointes des_dispositions propres à utiliser une grande partie de la chaleur, ordinairement perdue dans les cheminées , elle s’applique à donner aux purgeries et divers étages de greniers la température utile à l'égouttage et aux terrages des divers sucres. > ^ t .La chaudière-Zto/A , perfectionnée récemment par son auteurjet par M. Bayvet, peut maintenant fonctionner dans .des localités où l’eau est très rare , puisqu’une ingénieuse disposition a permis de n’en consommer qu’une quantité à peine excédant celie qui se condense. . ; ,
- La solution du sucre, la clarification, la filtration, la cuite et la cristallisation convenablement étagées, ont lieu avec la plus grande facilité , en employant le minimum possible de main-d’œuvre et sous l'influence d’un seul appareil de chauffage. Ce dernier est tellement garanti de la plupart des causes de déperdition , que les intervalles des cuites sont, à peine sensibles. • -, - entruijifï 'ined. *iuoq f a-'as ta fti/o u sii
- M. Bayvet n’a, d’ailleurs, cessé de donner un libéral açeè^/dans json usine ,. située rue de la Roquette , n° 72, faubourg Saint-Antoino^.ù toivs ceux qui l’ont visitée, et à en expliquer lui-même toutes les dispositions avec une parfaite lucidité.
- Votre Conseil d’administration, considérant queM.%Bayvet a. acquis des droits incontestables à la reconnaissance ptibliqué, "piar le premier essai heureux d’un puits foré, et par les diverses amélioration^ que nous venons d indiquer; qu’il a généreusement communiqué à ses conçurrens et à,ses
- (0 Voyez Bulletin de juin j832, p..jgj, : ; .
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- Siætcmmm B’xvMmsTRA.mmr
- \ ,
- .1-
- confrères des résultats acquis au prix de longues méditations et de grands i sacrifices, vous propose de décerner à cet honorable manufacturier une-médaille d’or de deuxième classe. '< ' ? - • • . •;
- Approuvé en séance générale, le 2^ juin i835. • :
- • x . Signé Payen, rapporteur. “
- Extrait d’un rapport de M. Francœur, sur un quantieme perpétuel et une balance de ménage, de M. Schwilgué.
- Parmi les mécanismes ingénieux qu’on a imaginés pour faire indiquer aux aiguilles d’une pièce d’horlogerie les noms des mois et les dates de chaque jour de l’année, celui qu’a exécuté M. Schwilgué a paru au Comité des arts mécaniques le plus simple et le mieux combiné.
- Déjà la Société d’Encouragement avait donné, en 1823, à M. Schwilgué un témoignage de sa satisfaction pour sa balance dite de Quintenz, qui est actuellement employée aux douanes, dans les ports de mer, les bureaux de messageries, et partout où l’on a besoin de faire de grandes pesées# Depuis, il a donné un nouveau degré d’utilité à cette machine, en l’appropriant aux besoins des ménages. C’est cette nouvelle application., jointe à son quantième perpétuel , que le Conseil d’administration propose de récompenser par le don d’une médaille d’argent (i).
- . Approuvé en séance générale, le 24 juin i835.
- Signé Erancoeur , rappoi'teur.
- Extrait d’un rapport de M. le baron Séguier sur les serrures à combinaisons de M. Robin, rue Coq - Héron, it* 5, a Paris.
- M. Robin, ancien officier de marine, a trouvé le moyen de rendre inouvrables les serrures et cadenas à combinaisons, en faisant cesser la relation qui existe entre le pêne et les rondelles portant les lettres ou les chiffres dont l’assemblage forme la combinaison.
- La disposition qu’il a imaginée présente l’avantage de pouvoir faire d’une serrure ordinaire une serrure de sûreté, dont on 11’est pas obligé délaisser subsister ou de rechercher la combinaison au moment de fermer,. :
- Pendant long-temps ces appareils de fermeture ont été d’un prix très
- (r)-Voyez un rapport détaillé sur le quantième de M. Schwilgué, Bulletin d’avril i835 ,
- P- *49- ' . ' .
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT. 3ll
- . élevé. M. Robin, qui a confié l’exécution des siens à MM. Japy frères, de iBeaucourt( Haut-Rhin), a su alliera une bonne confection une grande -économie de main-d’œuvre, qui les met à la porte'ed’un plus grand nombre de consommateurs (i).
- . D’après ces considérations, le Conseil d’administration, sur le rapport du Comité des arts mécaniques, propose de décerner une médaille d’argent à M. Robin (2). •.
- Approuvé en séance générale, le 24 juin 1835.
- ' . Signé baron Séguier, rapporteur.
- Extrait d’un rapport ée M. le baron Séguier sur les serrures a combinaisons de M. Grangoir.
- M. Grangoir, serrurier-mécanicien à Paris, rue Mouffetard, n° 5oy, est également parvenu à rendre impossible l’ouverture des serrures à combinaisons, par un moyen d’une extrême simplicité, et qui peut s’appliquer à peu de frais à toutes les serrures de ce genre déjà existantes ; il a aussi perfectionné les serrures à la Bramah.
- Tous les appareils de fermeture qui sortent des ateliers de M. Grangoir se distinguent par le fini de l’exécution, joint à des prix très modérés.
- La médaille d’argent que le Conseil d’administration propose de lui décerner est d’autant mieux méritée, qu’il a fait preuve d’un désintéressement bien louable, en refusant de prendre un brevet d’invention afin de faire jouir plus tôt ses concitoyens du fruit de son industrie (5).
- Approuvé en séance générale, le 2.4 ju^n 1855. ,
- Signé baron Séguier, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Francœur sur les lampes mécaniques de M. Galibert. '
- M. Galibert, fabricant de lampes, rue Neuve-Saint-Augustin, n° 34, àTaris, a imaginé un mécanisme nouveau et très ingénieux, qui fait moriteril’buiie à toute la hauteur ordinaire d’une lampe par un jet continu.
- ;(i) Il peut les livrer au commerce à 7 5 pour 100 au dessous du prix des serrures à,combinaisons ordinaires. f .
- t2) Voyez un rapport détaillé sur les serrures de M. Rabin,. Bulletin-Ae janvier l835,p, 24. (3) Voyez un rapport détaillé sur les serrures de M. Grangoir, Bulli deMai l835, p. 221.
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- •3i-a conseil d’administration. '
- . Ce mécanisme est simple, l’établissement en est peu dispendieux, et il est de nature à pouvoir être appliqué à d’autres usages. Tout lampiste peut -réparer l’appareil quand il en est besoin; les rouages y sont réduits, pour ainsi dire, à la plus simple expression. Enfin , à tous ces avantages, les nouvelles lampes de INI. Galibert joignent celui d’une grande modération dans les prix et d’une belle lumière. ' ‘ ' î ;
- Le Conseil d’administration propose de décerner à ce fabricant une médaille d’argent (i). * “ ' • ' '< " *'• -
- Approuvé en séance générale y le a \ juin 1855.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Payen sur un appareil de gouttage du sucre y imaginé par M. Leroux-Dufié.
- Le retour méthodique des divers sirops d’une raffinerie et leur concentration journalière offraient encore des difficultés, malgré les moyens ingénieux précédemment signalés à l’attention de la Société.
- Aucun appareil n’a résolu aussi bien cette question intéressante que celui de M. Leroux-Dufiè, raftineur, rue Blanche. n° 17. Le Conseil d’administration a apprécié, les résultats de son emploi par des nombres sévèrement discutés avant de les examiner (2).
- Par ces motifs, il a jugé que M. Let'oux-Dufié avait droit à une médaille d’argent qu’il propose de lui décerner. -
- sipptous’è en séance générale, le 24 juin i855.
- * Signé Payen, rapporteur '.
- Rapport sur un appareil de JM. Brame-Chevalier, propre à lévaporation et a la cuite des sirops de sucre ; par M. Payen.
- Le Comité des arts chimiques a appelé votre attention sur les résultats remarquables obtenus par le système d’évaporation à l’aide de l'insufflation de Pair chaud, présenté parM. Brame-Chevalier.
- Vous avez surtout été frappés, comme nous, de la rapidité de cette opéra-
- it) Voyez un rapport détaillé sur les lampes de M. Galibert et leur description, Bulletin d’octobre i834, p. 38o. • >
- (2) Voyez un rapport détaillé sur l’appareil de M. Leroux-Dujié et sa description, Bulletin de novembre i834, p. 43°- ' ' ’ -
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT. 3l3
- tion, .et la rapidité est l’une des principales conditions de succès dans la „
- fabrication et le raffinage du sucre. 1 ' a '* 1
- .Nous avions constaté ces résultats clans la belle raffinerie de M. Joest; mais au milieu de tant d’appareils évaporatoires, le temps et l’expérience ont été insuffisans pour décider auquel on doit adjuger définitivement la palme. Toutefois, un principe nouveau, appliqué avec d’ingénieuses dispositions dans l’une de nos plus importantes industries, a paru digne de vos encouragemens. v
- En conséquence, votre Conseil d’administration propose de décerner une médaille d’argent à M. Brame-Chevalier. ' v •
- Approuvé en séance générale, le juin i855.
- Signé Payen , rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M., Mérimée sur les crayons de plombagine et les papiers marbrés de M. Fichtenberg, rue des
- ’Bernardins > n° Zt\.
- Les crayons de plombagine de M. Fichtenberg sont remarquables par la vigueur de leurs teintes et parla modération de leurs prix. Plusieurs artistes distingués, tels que MM. Heirn, Henriquez, Dupont, Mauzaise et Chena-vard, en font un cas particulier; mais la principale fabrication de M. Fichtenberg est celle des papieis marbrés, branche d’industrie à laquelle il a donné une très grande extension, et qu’il exerce avec autant d’intelligence que de succès(i).
- Le Conseil d’administration propose de décerner une médaille d’argent à M. Fichtenberg. • >. r A-, t ;
- Approuvé en séance générale Je juin i835.
- v. Signé Mérimée, rapporteur.
- - *
- Extrait d un rapport de M. Mérimée sur les couleursfines en
- tablettes de M. Chenal.
- M. Chenal, fabricant de couleurs, rue Planche-Mibray, n° 6,. prépare des couleurs fines en tablettes, qui soutiennent avantageusement la comparaison avec celles de Newmann et d'A/œrmann a Londres; elles sedétrem-
- (*) Voyez un rapport détaillé sur les crayons de M. Fichtenberg, Bulletin, de novembre 1834, P- 427* »
- Trente-quatrième année. Juin i835. 4.2
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- 5 z4 eoKSfiii» d’administration» i y
- 'v ....
- pent également bien sous le pinceau, forment des teintes parfaitement unies comme celles de la meilleure encre de Chine, et sont à umprixde beaucoup inférieur à celui des couleurs des fabriques anglaises (i).
- M. Chenal a des droits incontestables à un témoignage distingué d’approbation de la Société pour la perfection dç ses couleurs. Votre Conseil d’administration propose de lui décerner une médaille d’argent. .
- ^^pprouvèen^mncegènérale, le zttfuin i835. /.
- Signé Mérimée, rapporteur. i (
- -yii 0;r.r4>’;;ï -in *' -(i».;' v>. .-m-y- t
- Extrait d’un rapport de M. Chevallier sur le mordant pour la gravure sur acier, deM. Deleschamps. , ,
- t >.v: <r hw,;}?
- La Commission de lithographie a examiné la valeur d’un nouveau mordant sui\acier proposé par M. 'Deieschamps.*^ v v
- Œlle a d’abord appelé/eba fait opérer devant elle'M. Deleschamps ; elle a ensuite consulté des graveurs sur la nature de ce mordant et sur le parti qu’on peut en tirer. , ’
- De toutes ces investigations,.faites avec un sdin minutieux, il est résulté la conviction que la liqueur présentée pàr M. Dele&champs, et à laquelle il a donné le nom’d e.gtuphogène, est un mordant supérieur aux autres m or-dans employés jusqu’àprésent pour graver sur acier, qu’il produit sif-r cet acier une morsure tout à'la lois nette et profonde, susceptible de fournir des planches avec lesquelles on peut obtenir un long tirage et des gravures bien teintées (a). >
- Par toutes ôes considérations, votre Conseil d’administration propose de décernera M. Deleschamps une médaille d’argent. h\a i. , \ .•/.
- Jpprouvé en séance gênéraUi le-^ juin i &35. \ , v , .. ,
- aa Y. 0 v ;arM - rfs.ial' ;.• - Signé Chevallier , rapporteur.
- Extrai.t 'd’un rapport de •M\ Fouille,t sur le gaz de résine v . ' préparé par
- L’éclairage par le gaz de résine, substitué à celui de la houille, est pratiqué en Angleterre depuis plusieurs années, et il a commencé à pénétrer en France. Oh procède de deux manières à l’extraction du premier de ces gaz : ou bien
- —(t )Voyez-mrrapport- détaiHé-swces coalearsy Jhdletind-avftl- *835, ... .
- ^2) Voyez u» rapport délaHlévurie mordant de M. Deleschamps% Bulletin, de mai IÔ35,
- p. 262. . - .. . .(,î,8x
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- MÉDAILLES d’eIYCOURAGEMEHT.
- on le retire directement de la résine à l’état solide ou. bien, celle-cè çsfc d’abord convertie en huile d’où l’on extrait ensuite le gaz. Çette dernière méthode est celle qu’emploie M. Danré, à l’aide d’appareils et de procédés» de son invention. Ses efforts pour établir à Paris ce mpdé d’éclairage ont étés couronnés d’un plein succès. ^ ‘lliJ C 1 a-.'nu-.'ji euh b jv i>.
- '• Il résulte dés expériences comparatives exécutées par les commissaires de la Société, i° que le gaz d’huile de résine est préférable à celui de la houille* < sous le rapport de la pureté ; 2,0 qu’il ne laisse pas plus de dépôts dans les tuyaux de conduite^ 3° que les dépenses de l’un et de l’autre gaz sont entFes elles comme 5 est a 9 , c’est à dire que 5 pieds cubes de ga& de résine donnent autant de lumière que 9 pieds cubes de gaz de bouille. ^ * • ‘Y ; > , ï.ï ';
- M. Danré a formé, à Belleville, une usine qui éclaire- dès à présent, une grande partie de cette commune; plusieurs Villes de France hiiontdèjà fait des propositions pour être éclairées d’après son système, et il livre aij commerce une partie dç son huile de résine pour être employée : comme
- vernis.
- JiiOU ii. .ll.'-i tli
- Le. Conseil d’admiaistration ^çonsidé^nt les avantages qifqn peut retirer de; celte nouvelle substance pour *il’éclairage prop^^,^, décerner à M. Danré une médaille; d’argent (i)K> ? ; si» , - ëhi èiiuin*'»
- . Approuvé en séance générale % <lg zkjuin. 1.835*.: sac Ui-r.- t-. kAwh ttius
- t s 'HKKf Signé PouiLLET, rapporteur.-y.-l‘snu
- .5.
- . * ? n
- .lit J ».
- a ... ; *; Mijhkr:
- Rapport sur les procédés employés par M. Taffin, rue- Saint-Denis , n° 3o3 , à Paris, pour Vassainissement des plumes , duvets, laines et crins ; par M. Labarraque.
- - -S “ >**lb; f , V *,:V. U(''ç'-Va l' \\\\ •% n.*Â ? l’\
- Un établissement du plus haut intérêt a été fondé, depuis plusieurs années, par M. Taffin, rue Saint-Denis, n° 5o3, à Paris, pour l’assainissement des plumes, duvets, laines et crins propres à former des coussins et dès matelas. Le procédé que cet industriel a découvert, et qu’il met en pratique depuis long-temps, est très remarquable et très efficace. Les expériences.; qui ont été faites à diverses reprises devant les membres du Comité ont été couronnées d’un plein succès. Le rapport et les dessins;’de l’appareil ingénieux dont M. Taffin fait usage, qui sont publiés dans le numéro der, mai i835 du bulletin de la Société, justifient les éloges que nous adressons!
- (ï) Voyez deux rapports sur le gaz de résine de M. Dtmré fÉulietin de i82>if, p. 71 et*i66 ’
- 4*-
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- 5i6 conseil d’administration. r-
- aujourd’hui à cet industriel. Dans le rapport dont nous venons de parler,, nous avons rapporté succinctement les travaux entrepris en divers temps et en divers pays, par de savans philantropes, pour assainir les objets de literie, soit avant leur emploi dans les usages domestiques, soit après qu’ils ont servi à des malades qui peuvent y avoir déposé des miasmes délétères. Nous avons fait connaître ensuite avec détail ce que la science doit aux heureuses recherches de M. Taffin, qui parvient facilement, et en peu de temps, à détruire les insectes et les larves renfermés dans un lit de plume altéré; qui lui enlève la mauvaise odeur si la plume en est imprégnée, qui la débarrasse des pellicules charnues et grasses que le tuyau retient presque toujours, et qui fait ouvrir la plume agglutinée par l’humidité et la fermentation , de manière à dilater chaque barbe ou plumule, et à lui faire occuper un volume trois fois plus considérable qu'avant l’opération. Il est juste de noter que la plume est beaucoup plus blanche en sortant de l’appareil. ^ La laine et le crin perdent également, par le prqcédé de M. Taffin.,' l’odeur fétide dont ces matières peuvent être imprégnées. .
- La simplicité d,e l’appareil de M* Tajfin, et son efficacité bien démontrée, ont déterminé le Conseil d’administration , d’après l’avis unanime du Comité des arts économiques, de la Commission des médailles et de la Commission de révision, àdécerner-, à titre de récompense bien méritée, une médaille d’argent à M. Taffin, pour ses heureux et importans travaux relatifs à l’assainissement des divers objets de literie.
- - Approuvé en séance générale, le 24 juin 1835. T <. r, -, • > '
- . " ; 1 ' . , \ Signé Labarraque, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Vallot sur les moutardes préparées ‘ - " par M. Raybaud. *u' *• i-%
- M. Raybaud, parfumeur, rue Saint-Denis, n° 125, est auteur d’un mémoire sur l’extraction des huiles essentielles, travail qui l’a conduit à perfectionner l’art de fabriquer la moutarde. ; < 1 * < f .
- Les améliorations introduites par M. Raybaud dans cette fabrication consistent dans une meilleure construction de moulins, dans la substitution du vin blanc au vinaigre pour délayer, la graine de sénevé,dans l’emploi des huiles essentielles pour l’aromatiser, au lieu des diverses plantes qu’on y mêle avant de la passer au moulin ; enfin, dans Je remplacement des substances végétales aromatiques par l’huile volatile de ces mêmes plantes, ce
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- MÉDAILLES d’eNÇOURAOEMFNT. 5 l 7
- qui rend le produit obtenu moins âcre, la pulvérisation plus facile, et la main-d’œuvre moins considérable. i * •;—. • . *;
- La vente de M. Raybaud, dans les dix premiers mois de i834, a été de plus de 45,000 kilogrammes (i). - ^ * 1 * * .
- • Le Conseil d’administration propose de décerner à M. Raybaud- une médaille d’argent... " ,
- - Approuvé en séance générale, le 24 juin i835. ^
- Signé Vallot, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Herpin sur les biberons artificiels
- . de M. Darbo.
- M. Darboy tabletier, passage Choiseul, np 86, a des droits à la reconnaissance des mères de famille, pour les utiles perfèctionnemens qu’il a apportés à la construction des biberons et des bouts de sein artificiels. Le liège préparé d’une manière convenable est la substance qu’il emploie; c’est une heureuse idée dont d a tiré un très bon parti; on doit également des éloges au mécanisme ingénieux et simple qu’il a imaginé pour introduire l’air dans le biberon. •’-' •'•••• •• ’4 - -: ''
- L’appareil, ainsi modifié, est d’un service commode et peut se nettoyer avec facdité; une expérience de plusieurs années en a constaté les avantages (a).- ‘ . . •• -M * ? •Ui /v.'/j::
- Le Conseil d’administration propose de décerner à M. Darbo une médaille d’argent. . ; • • •.. . < : 4 : -, v. *
- Approuvé en séance générale, le 24 juin 1855.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Extrait d un rapport de M. Péclet sur le régulateur du feu de
- M. Sorel.
- Dans sa séance générale du 9 juillet 1834, la Société a accordé à M. Sorel, rue du Bouloy, 110 4> une mention honorable pour son régulateur du feu. 1 : - • • • • - •• . •*
- Cét ingénieux mécanisme, qui diffère en principe de celui de Bonne -
- (1) Voyez un rapport détaillé sur les moutardes de M. Raybaud, Bulletin de mai i$35,
- p. a5i. ’ • ‘ * ‘ • "* ‘ V *
- (a) Voyez un rapport détaillé sur les biberons de M. Darbo, Bulletin d'avril i835, p. 168,
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- \
- 5*8 C0NSKL B’ÀOMmfSTRAHOW.
- main, fut d’abord appliqué;par M. Sorelh un caléfacteurqu’il a successivement perfectionné. L’appareil culinaire, tel qu’il est construit aujourd'hui, réunit à une grande simplicité l’avantage de procurer une notable économie de combustible, celui d’ètre peu dispendieux, - et la condition importante de se régler lui-même et de n’exiger aucun soin pendant l’opération (i). - .
- Le .régulateur de M. Sorei a reçu, depuis un an, plusieurs autres applications utiles, notamment dans la pharmacie.
- D’après ces considérations, le Conseil d’administration propose de décerner à M. Sorel une médaille d’argent. ' .
- Approuvé en séance générale, le juin 1835.
- . , Signé Péclet, rapporteur. ,
- ' • ; , , 'i • ' f. ’ ^ , ’iV-iî ’-.r / ;; - ' , • - ' • <
- Rapport de M. Jomard, sur un globe en relief a l’usage des 1 aveugles, exécuté par M. Hochstetter. ’ ;
- - La Société d’Encouragement, qui s’est occupée du sort des aveugles à plusieurs reprises, et quia offert des prix pour l’amélioration de leur existence, devait son attention aux moyens qu’a imaginés M. Hochstetter pour donner à ces infortunés des notions élémentaires des sciences.; Aussi a-t-elle accueilli avec intérêt le globe en relief construit par cet artiste , et ses autres ouvrages pour l’enseignement de la géométrie et de la musique. Sa grande sphère terrestre a surtout attiré les regards de la Société, et mérité ses suffrages par le fini et la beauté de l’exécution. A l’aide des saillies que distingue leur forme ou leur éminence, ou bien par la différence du grain, et par d’autres signes palpables, la main de l’aveugle discerne aisément les continens et les mers, les vallées et les chaînes de montagnes, les lacs et les rivières, les déserts et les steppes, les villes, et les divisions politiques. L’auteur a représenté tous les cercles de la sphère ; chaque fuseau , chaque quadrilatère, compris entre deux méridiens et deux parallèles, est facile à reconnaître par la distance à l’équateur ou au premier méridien, aussi bien que par les chiffres de longitude et de latitude, que l’aveugle peut lire parfaitement. L’expérience a montré l’efficacité de ce mode d’instruction. U Le perfectionnement dû à M. Hochstetter est une véritable invention, dont l’application peut être généralisée partout avec autant d’économie que de succès; il a donc rendu un service notable à l’humanité, et trouvé le moyen de propager une science utile. Les sacrifices qu’il a faits , son ta-
- (i) Voyez Bulletin.de la Société, année i83<b p. î*4o. • ' i. tS !
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- MÉDAILLES D?FJ{COOR-AG«ME^T
- 519
- lent, son zèle et sa louable persévérance méritent - un' témoignage honorable de distinction. «5. V . . - { , î
- Le Conseil d’administration propose de loi décerner une médaille-1 d’argent..-- . ' - î*’'* ' ;• - : **•-^ , ü • ? "
- Approuvé en séance générale, le a4 juin ï835. * r *> >> . *
- ** Signé Jomard, rapporteur. * - ' *
- Extrait d un rapport fait pur M. Huzard fils , sur la fabrique d’instrumens aratoires de M. Rosé.
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- M. Rosé, fabricant d’instrument d’agriculture, rue Grange-aux-Belles , n° 15, s’est particulièrement occupé de la confection des charrues; il a contribué à leur perfectionnement, non seulement par ses connaissances en mécanique, mais encore en s’aidant de la pratique des bons cultivateurs. Ses charrues, construites sur les principes des plus célèbres agronomes , ont été couronnées dans divers concours, à Grignon, à Rosay et dans quelques départemens. ' v;;p -p- - ^ A!,.:na ;#wï».
- Il est auteur d’une nouvelle râpe à bras d’homme, pour faire la fécule, in vention quia obtenu une médaille delaSociétéroyale et centrale d’agriculture.
- Enfin, c’est dans son atelier qu’a été exécutée une des premières machines écossaises, pour battre le blé sans en briser la paille (i). '• '> - >
- Le Conseil d’administration propose de décerner à M. Rosé une médaille d’argent. • -; - ( ' ' > . •V. ,
- Approuvé en séance générale, le 2^ juin i855.
- Signé Huzard fils, rapporteur.
- vvèl’i .. . •. ,/. V., ' l- ‘ .A*' -.V: T< t
- Extrait d’un rapport de M. Legentil, %Ur les fis de lin pour chaîne filés par la demoiselle Adélaïde Dutertre. -
- ' M.Te comte de Perrochel a présenté à la Société d’Encouragement une chaîne tout ourdie , qui fait le plus grand honneur à l’habileté d’une de ses fileuses. :
- Cette chaîne,’ dont le demi-kilogramme tire 90,720 mètres, est bien supérieure au produit habituel de la filature du pays d’où elle provient.
- M. de Perrochel, témoin de l’heureuse émulation qu’a excitée , parmi la population ouvrière de son canton , la distinction accordée, par le jury
- . ( ï) \ oyez. »n rapport sur les inst rumens aratoires de AI. Rosé, Bulletin de mai 1835, p. 271.
- /
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- 520 . CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- central, à son ouvrierrtisseur , a sollicité de la Société d’Encouragement une récompense analogue pour Adélaïde Dutertre, qui a produit ce chef-d’œuvre de filature au rouet*- _ '**
- Le Conseil .d’administration s’est empressé d’accueillir cette demande, et il propose de décerner 4 la demoiselle Adélaïde Dutertre une médaille de bronze.
- Approuvé en séance générale , le 2. h juin i835.
- - , Signé Legentii. , rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M, Francœur , sur une scie cireur-
- laire de M. Cavalië. *
- . M. Cavalié fils, facteur d’orgues, rue Neuve-Saint-George , n° i4, est auteur d’une scie circulaire applicable à la menuiserie, à l’ébénisterie et à d’autres usages , mais surtout à la confection des solides et autres objets utiles pour les démonstrations de géométrie et de cristallographie, Ouvrages qu’elle exécute avec autant de rapidité que de précision.
- Ce jeune artiste vient d’obtenir, au concours , l’entreprise de la construction des orgues qui doivent être placées dans l’église royale de Saint>Denis et dans celle de Notre Dame-de-Lorette (i).
- Le Conseil d’administration-propose de lui décerner une médaille de bronze. ; -, - - v ; - - • - - - '
- Approuvé en séance générale , le 24 juin 1835.
- Signé YiLkncœuR, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Olivier, sur la pince h étirer les létaux j de M. Michel.
- M. Michel, serrurier-mécanicien, rue du Faubourg-Saint-Denis , est inventeur d’une pince à étirer les métaux , qui possède, sur les anciennes, l’avantage de pouvoir saisir la barre ou la lame métallique , ce qui facilite singulièrement le tirage dans le travail au banc. On peut aussi, à l’aide de cette pince, étirer au banc des barres d’une bien plus grande dimension qu’auparavant.
- La pratique a confirmé les bons effets qu’on attendait de cet instrument (2}. - , •
- (1) Voyez un rapport sur la scie circulaire de M. Cavalié, Bulletin de i834,p. 161. .
- (2) Voyez un rapport surla piucede M. Michel, et sa description, Bulletin de l83|, p’ 376.
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- MÉDAILLES d’eNCOURÀGEMENT. ' _ 321
- Le Conseil d’administration propose de décerner à M. Michel une médaille de bronze. ‘ ?
- Approuvé en séance générale, le 24 juin i835.
- , * Signé Olivier, rapporteur.
- Extrait d’un rapport de M. Gaultier de Claubry sur les huiles épurées pour l horlogerie par 1\J. Anrès , rue du Jour,
- n0 i3. , r ' . , , ’ -
- • Cette huile, de nature animale, est parfaitement limpide, très coulante, ne donne à la température de zéro qu’une très faible quantité de matière solide, à celle de — 10 degrés, elle s’épaissit sans se congeler, et, mise en contact avec le cuivre, elle 11’a pas offert la plus légère trace d’altération.
- Plusieurs horlogers de Paris ont reconnu à cette huile les meilleures qualités (1). v-
- D’après cet exposé, votre Conseil d’administration propose d’accorder à M. Anrès une médaille de bronze. mu . * .
- Approuvé en séance générale, le i835.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Rapport de M. Labarraque, sur la fabrique de chapeaux et visières de casquettes en feutre verni, de M. Vincent, à Belleville. .
- Messieurs, le Comité des arts économiques a examiné avec le plus grand soin et le plus vif intérêt la fabrique de chapeaux et visières de casquettes en feutre verni de M. Vincent , à Belleville. Le rapport qui a été le résultat de cet examen, ayant été inséré dans le Bulletin du mois d’avril dernier, p. i65, nous dispense d’entrer dans les détails de ce genre de fabrication, et de vous faire connaître les améliorations qui sont dues à M. Vincent. Toutefois, pour en donner une idée, nous devons vous signaler le prix excessivement modéré des produits de la fabrique de cet industriel, qui, de la sorte, sont à la portée des consommateurs les moins favorisés de la fortune. Un chapeau rond à larges bords, en feutre verni, est livié en fabrique pour la somme de 1 fr. 60 cent., et à un moindre prix encore, si la forme en est plus faible en toutes ses parties. Les visières de casquettes ver-
- • (0 Voyez un rapport sur les huiles de M. Anrès, Bulletin de janvier i835, p. 29. Trente-quatrième année. Juin i855. /p
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- r. 322 , « DUDMlWSTRAfJON. "
- nies se vengeât, suivant leurs formes et grandeurs, depuis 90 cent, jusqu’à 2 fr. la douzaine. ' , : ; ?
- Le but de la Société d’Encouragernent, en favorisant par ses honorables suffrages les progrès de rindustrie, est principalement d’en rendre les produits accessibles à la généralité des hommes, afin d’augmenter leur bien-être, et M. Vincent y par la modicité du prix de ses chapeaux vernis, ayant contribué, pour sa part, à la réalisation de nos constans efforts, le Conseil d’administration, après avoir pris l’avis de la Commission des médailles et celui de la Commission de révision, a arrêté qu’il serait décerné en séance générale une médaille de bronze à M. Vincent, ouvrier laborieux, intelligent et modeste, comme récompense de ses utiles travaux. . •• . , : • •
- Approuvé en séance générale 3 le 24 Juin i B35. ^
- • • . v ‘ &'gné Labakriqük, rapporteurs
- . Extrait d-un.. rapport de,mil. Soulange Bodin sur la greffe du mûrier exécutée par M. Delon.
- M. Delon, cultivateur, commune de Turenne (Corrèze), a introduit le premier dans ce département la méthode si avantageuse de greffer le mûrier multicaule sur le. mûrier blanc. Par ce procédé appliqué à des arbres tenant au sol depuis quelques années, il a obtenu, dès le même été, des jets de plus de 6 pieds, garnis de branches nombreuses, et qui ont dépassé de beaucoup tout ce qu’on aurait pu attendre«des boutures les plus vigoureuses et les plus soignées. , •
- M, Delon a été signalé à la bienveillance de la Société, par feu M. le comte Alexis de Nouilles, dont il a parfaitement secondé le zèle pour la propagation, de la culture du mûrier multicaule dans la Corrèze (1).
- Le Conseil d’administration propose de décerner ù M. Delon une médaille de bronze, accompagnée d’une somme de 100 fr, à tftre d’encpura-gement.. , , ; . ...; .
- Approuvé en séance générale, le 24juin i835.; ^ v
- v ^ * 1 / - Signé SoutAüîGE Bodin, rapporteur;
- ($}, Yçje» «O rapport^*** le proeédédeJi. Debft, Bulletin, année i834fp.
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- CHEMINS CE FEft. 3a3
- Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques , sur le système de courbes à petits rayons imaginé par M. Laignel, ingénieur civil f rue Chanoinesse , ' n° 12, à Paris. ’ r. ,
- Dans sa séance générale de juin i832, la Société d Encouragement a décerné à M. Laignel une médaille d’or de deuxième classe, pour l’invert-tion de son système de courbes à petits rayons sur les chemins de 1er. - v M. Laignel a justifié, par de nombreuses applications de son système, l’opinion favorable qu’en avait conçue le Comité des arts mécaniques, qui l’a vu appliquer avec avantage dans la raffinerie de M. Gouvain, à Paris.
- 11 a acquis la certitude que la compagnie des mines d’Ànzin en a fait une heureuse application, et ne donne que des éloges aux services qu’elle retire journellement de ce système; il a appris que le chemin de fer de la Loire emploie, depuis plus de deux ans, cette invention pour le service de ses ateliers.
- Le Comité des arts mécaniques, qui a suivi avec un constant intérêt le développement que prenait le système de petites courbes dû à M. Laignel, a appris, avec satisfaction, que plusieurs exploitations se prog|>saieiit de l’adopter , et il ne doute pas qu’elles n’aient à se louer de son emploi. :
- De graves objections avaient été faites contre l’emploi de ce système dans les grandes voies de communication, et le Comité des arts mécaniques, appelé à faire des expériences *sur le spécimen de chemin de fer exécuté par M. Laignel, d’après ses nouvelles idées, et perfectionné par des observations ingénieuses qu’il a développées devant lui, n’hésite pas à annoncer quelles donnent l’espérance fondée que M. Laignel. pourra être présenté pour la prochaine distribution des récompenses que la Société d'Encoura-gement tient en réserve pour les inventions qui portent le cachet d’une réelle utilité. Le Comité des arts mécaniques regrette que M*' Laignely à qui, en i832,a été décernée la médaille d’or de deuxième classe pour son ingénieuse idée touchant les courbes des chemins de fer, n’ait pu, par des motifs dont le Comité a apprécié la justesse, soumettre plus tôt son spécimen de chemin de fer a l’examen des commissaires*. '-ni «i u^r'* n * . > D après les expériences qui ont été faites aux frais dè la Société, le Comité a acquis la certitude que l’application de ce système permettait de faire parcourir aux wagons une vitesse de cinq lieues et demie ( 22,000 mètres ) à l’heure, sans qu’ils sortissent de la voie, et il s’est assuré que, par
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- 524 PROCÈS-VERBAUX. t
- cette vitesse, le rail intérieur n’est point touché par les roues, encore moins le rail extérieur. - . . : f; i t
- Dans cet état de choses, sur la proposition du Comité des arts mécaniques, le Conseil a décidé qu’un témoignage de haute satisfaction serait donné, en séance publique, à M. Laignel, persuadé qu’un examen plus approfondi de son système ne peut être qu’utile à cet ingénieux et laborieux industriel, et ne pourra que faire ressortir les avantages de son invention c’est ce haut témoignage de satisfaction que nous vous proposons d’accorder à M .Laignel. ' ,Hi ,....... .......
- Approuvé en séance générale, le 24 juin 1835. J v * *
- • » * ; ,Signé Th. Olivier., rapporteur.
- Extrait des Procès-verbaux des séances du Conseil d adnii-. nistration de la Société d’Encouragement.
- Séance du 10 juin i835.
- Correspondance. M. le Ministre du commerce informe le Conseil de la vacance d'une place d’élève à trois quarts de bourse , à l’Ecole d’arts et métiers de Cbâlons, et l’invite à lui présenter des candidats pour la remplir.
- M. Bordier-Btubignon, peintre d’histoire et membre du Conseil, annonce que, pour remplir le vœu exprimé par la Société de posséder une image fidèle de son illustre président, feu M. le comte Chaptal, il a exécuté un portrait d’après le beau tableau de Gros, et il prie la Société d’en agréer l'hommage. , .
- M. Chabert, de Nîmes , transmet le modèle et la description d’une machine à battre le blé, pour laquelle il a pris un brevet d’invention. , : , ;
- MM. Besnier-Duchaussais et Poissant annoncent que le pétrin mécanique de leur invention, sur lequel la Société a déjà entendu un rapport favorable, sera incessamment mis en expérience à la manutention militaire ; ils demandent que la Société veuille bien nommer des commissaires pour y assister.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques , M. Olivier fait un rapport sur le système de chemin de fer de M. Laignel.
- Le Comité propose d’accorder un témoignage distingué de sa satisfaction i cet ingénieur, et d’insérer le rapport au Bulletin. [Approuvé.] * J
- Communications. M. Deleschamps donne communication d’une note dans laquelle il expose la théorie qui l’a guidé dans ses recherches sur la composition du meilleur mordant pour la gravure sur acier. .*•;•' - : • ; ;>
- M. le baron Séguier appelle l’attention du Conseil sur les avantages que présente, dans les machines à vapeur, l’emploi de la vapeur à moyenne pression. Il cité les expériences qui lui sont prqpres et qui l’ont confirmé de plus en plus dans l’opinion
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- PROCÈS-VEREAUX. ' 320
- que ce moyen d’employer la vapeur mérite, dans le plus grand nombre de cas d’obtenir la préférence. .
- Le Conseil se forme en Comité secret pour entendre le rapport de la Commission des médailles et de celle de révision. - * ? r
- M. Guillanl-Senainville donne lecture d’un travail dans lequel il a résumé les. motifs des diverses propositions de ces Commissions. Il résulte de Ce travail que les deux Commissions ont été d’avis de décerner les médailles ci après, savoir : ' .
- Des médailles a’or de première classe : > -w."
- i°. AM. Grondais r pour son orfèvrerie mixte. a0. A M. Duverger, pour ses procédés de typographie musicale.
- 3». A MM. F oisin et compagnie, pour la fabrication de plombs coulés de grande dimension. t_________ . * ,
- Des médailles d?or de seconde classe :
- 4°. A M le comte de Pcrrochel, pour les services qu’il a rendus à l’industrie du département de la Sarlhc. , j •
- 5°. A M. Lefaucheux, pour avoir perfectionné les fusils se chargeant par la culasse, et pour ses cartouches portant l’amorce de poudre fulminante.
- 6°. A MM. Honoré et Grouvelle, pour leur procédé de dessiccation des pâtes à porcelaine et à poterie. .
- 7°. A M. Bayvet, pour les nombreux perfectionnemens qu’il a introduits dans le raffinage de sucre. ' . , ; i ' . . ,
- 8°< A M. Paulin, pour son appareil destiné à pénétrer dans les caves incendiées et les lieux infectés, à l’usage des sapeurs-pompiers. • .
- Des médailles d'argent :
- 9°. A M. Robin, pour ses serrures à combinaisons. io°. A M. Grangoir, pour ses serrures de sûreté. • .
- ii°. A M. Z eroux-DuJié, pour un appareil d’égoiittagedes sirops dans les raffineries de sucre. .
- 12°. AM. Brame-Chevalier, pour son appareil à concentrer et cuire les sirop au moyen de l’insufflation de l’air chaud. * • • v
- i3°. A M. Fichtenberg, pour sa fabrique de crayons de plombagine et ses papiers marbrés. • •
- i4°. A M. Chenal, pour sa fabrique de couleurs fines en tablettes. i5°. AM. Taffin, pour ses procédés d’épuration et d’assainissement des objets de literie. ' * ' ‘ *"! * - ...... . • - '
- i6°. A M. Baybaud, pour l’application qu’il a faite des huiles essentielles à ta fabrication de la moutarde. V
- 170. A M. Darbot pour ses biberons et bouts de sein «n liège. ï8°. A M. Sorel, pour son régulateur du feu.
- 19°- A M. Rosé, pour ses instrumens aratoires. ' >
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- 326 PRoeès-VERBA.üx.
- *:
- 20°. À M. Galibert, pour ses lampes mécaniques simplifiées. v %
- oi°. A M. Deleschamps, pour la composition de son mordant propre à la gravure sur acier.7 . ^ v . .
- 220. A M. Danré, pour son système d’éclairage par le gaz de la résine.
- 23°. A M. Bochstelter^ pour son globe terrestre en relief et ses autres travaux pour l’instruction des jeunes aveugles.
- 24°* A M. Schwilgué, pour son quantième perpétuel et sa balance de ménage. * Des médailles de bronze : ,
- 25°. A la demoiselle Adélaïde Duteftre, ouvrière-fileuse à Sourgë-le-Ganneîôn département de la Sarlhe, pour la perfection de sa filature du lin au rouet.
- 26°. A M. Cavalié, pour sa scie circulaire applicable à divers usages.
- 270. A M. Michel, pour sa pince à étirer les métaux.
- 28°. A M. Anres, pour son procédé d’épuration des huiles propres à l’horlogerie. ; • s
- 290. A M. Vincent, pour sa fabrique de chapeaux et visières en feutre verni.
- 3o°. A M. Delon, de la commune de Turenne ( Corrèze ), pour avoir le premier introduit dans ce département la greffe du mûrier multicaule sur le mûrier blanc ; plus, une somme de 100 francs. '
- Ces diverses propositions sont successivement mises aux voix et adoptées. •
- M. le baron de Ladoucette lit un rapport sur le portrait de M. le comte Chaptal, peint par M. Bordier-Dubignon, et dont cet artiste a fait hommage à la Société.
- Le Conseil décide, i° qu’il sera fait une mention très honorable de' l’offrande de M. Bordiër dans les registres de la Société 5 20 qu’un rapport spécial sera lu en assemblée générale sur cette offrande 5 3° qu’il sera écrit à M. Bordier une lettre de remercîmens et de félicitation; 4° qu’une plaque én bronze doré sera placée à la partie supérieure du portrait, avec une inscription exprimant la reconnaissance de la Société envers l’auteur. * , .
- + . Séance générale du 24 juin i835.
- ( Voir plus haut les détails de cette séance. ) * : . ^
- L’assemblée a procédé au renouvellement des bureaux et des divers Comités.
- Jl la Commission des fonds, M. le comte Alexis de Noailles , décédé, a été remplacé par M. le comte de Perrochel.
- Au Comité de commerce , M. Bertin , décédé , a été remplacé par M. de Mari-vaull. , . . ... ,j:1 , ...... .. (. , . .•. . ^
- Tous les autres membres sortons des Comités ont été réélus , ainsi que le bureau en entier. . -, • .’. . • - ; :> > - • . ; _
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- LISTE -iS7
- Des Membres, Adjoints et Membres honoraires composant le Conseil dadministration de la Société d’Encouragementau 3o juin i835. *
- BUREAU. ;
- ' MM.
- Président.
- Le baron Thénard (O. ^), pair de France, membre de l’Académie royale des Sciences) rue de Grenelle—Saint—Germain, n° 42-
- T7ice—Présidons.
- Le comte de Lasteyrie (^), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture , rue de Gre— nelle-Saint-Germain, n° 5g.
- Le duc de Doüdeauville (O. ^), rue de Varcn-nes, n° 33.
- . Secrétaire.
- Le baron deGérando(C. conseiller d’Etat, membre de l’Académie dèslnscriptions et Belles-Lettres, rue de Vaugirard, n° 52 bis.
- Secrétaires-Adjoints.
- Ci.— Anth. Costaz, ancien chef de la Division des Arts et Manufactures au Ministère de l’Iutc— rieur, rue du Mont-Blanc, n° io.
- Jomard (^), membre de l’Académie des Inscriptions et Belles—Lettres , conservateur des plans et cartes à la Bibliothèque royale, nie Nifeye-des-Petits-Champs, n° 12. ' ffrW,
- Trésorier.
- Agàsse, notaire, place Dauphine, n° 23.
- . Censeurs.
- Le duc db Praslin (C. ^), pair de France, rue de Grenelle-Saiut-Germain , n° io5.
- Le duc de Montmorency ( O. pair de France , rue de l’Université, n° 80.
- COMMISSION DES FONDS.
- MM.
- Bobdier-Dubigson (^), peintre d’histoire, nie du Roi de Sicile, n° 28.
- Le baron de Ladoücette ( O. ), membre de la Chambre des Députés et de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue St-Lazare, n° 5.
- Le marquis de Lé vus—Mirepoix ( ^ ) , tue de la Planche, n° 1 7, <
- MM. . . -
- Michelin (ifardouin), conseiller-référendaire à la Cour des comptes, trésorier de la Société géologique de France, rue d’Orléans, n° 5, au Marais.
- Moliniek deMontplanqca (-^), doyen des avocats à la Cour de cassation et aux Conseils du Roi, vice-président de la Société philantropique , rue de Grammont, n° ig.
- Le baron de Montmorency (0), rue Saint-Dominique-Saint-Germain, n° iii.
- Morin de Sainte-Colombe, membre de la Société royale et centrale d’Agriculture , rue de Greneiie-Saint-Gèrmain, n° 73.
- Le comte de Perrochel , quai Voltaire, n° i5.
- Le vicomte Posdel de Verneaüx ( ^ ), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue de Grenelle Saint-Germain, n° 77.
- Membres honoraires. *
- Le comte Alex, de Laborde (O.é^), membre de la Chambre des députés et de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , rue Laffitte , n° 32.
- Le marquis de Pastoret ( G. C. ^ ), membre de l’Académie françaiseet de celle des Inscriptions et Belles-Lettres, place de la Concorde, n° 7. . (
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES. '
- Amedée-Dcrand , ingéuieur-mécanicien , rue de l’Abbaye-Saint—Germain, n° 10.
- Francoeur ( ^ ), professeur à la Faculté des Sciences, rue Las-Cases, n° 8, faub. S.-Germ.
- Gameey (^), membre du Bureau des longitudes, ingénieur en instrumens de mathématiques, rue Pierre-Levée, n° 17 , faub. du Temple.
- Le vicomte Hericart de Thury ( 0. , membre
- de l’Institut, inspecteur-général des Mines, rue de l’Université, »° 29.
- Le comte Laurel ( C. ^)» maréchal-de-camp du Génie, rue S.-Dominique, n° 87 , faub. Saint-Germain.
- Mallet (Ch.) (O.inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées, rue Tarunne, n° 2.7.
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- 3^8 MEMBRES DU
- MM.
- Üi.rviER (Théodore), professeur à l’École centrale tles Arts et Manufactures, rue de Vau girard, «*:•
- Saulnier ( Jacques-Franç. ) , ingénieur—mécanicien des monnaies, rue Notre-Dame-des-Chainps, n° 5i. . *.
- Le baron A. Ségüier (^), conseiller à la Cour royale, membre de l'Institut, rue Garancièi’e, ii° i3.#
- Adjoints. ' ' ” '
- Le comte Chabrol de Volvic (G. O. (^), membre de l’Institut, rue Madame, n° 27.
- De la MorusiÈre( ^), ingénieur de la marine.
- Vauvilliers (O. ^)) , inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées, rue Duphot, n° 2.3.
- Membres honoraires. !
- Baillet de Belloy ( , ancien inspecteur divi-
- sionnaire des Mines, à Abbeville (Somme).
- Humblot-Conté ( J^), pair de France, rue de Gre-nelle-Saint-Germain, n° 42. -
- Molard (^), membre de l’Académie royale des Sciences et du Comité consultatif des Arts et Manufactures, rue de Charonne , n° 47-
- Le baron de Prony (C.{$) ), membre de l’Académie des Sciences, inspecteur général des Ponts et Chaussées, rue Hillerin -Bertin, n° 10.
- Tarbe de Vaüxclaibs (O. £p)), conseiller d’État, inspecteur général des Ponts et Chaussées, rue Saint-Dominique Saint-Germain, n° 38. COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- Breant (£$)), vérificateur général des Essais, à la Monnaie.
- Bussy , professeur de chimie à l’École de Pharmacie, rue de la Verrerie, n° 55.
- Chevallier (^), membre de FAcatlémie royale de médecine, quai Saint-Michel, n° 2,5.
- D’Arcet ( î^j), membre de l’Académie royale des Sciences, inspecteur général des Essais, à la Monnaie:
- Gaultier de Claubry, membre du Conseil de Salubrité, rue Servandoni, n° 4-
- Mérimée (^), peintre, secrétaire perpétuel de l’École royale des Beaux-Arts, rue des Petits-Auguslins, n° 16.
- Payes (^), chimiste-manufacturier, membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue Favarf, n° 8.
- Pelletier (i|), pharmacien, membre de l’Académie royale de médecine, rue Jacob, n° i5.
- CONSEIL,
- MM.
- Roard (^), propriétaire de la fabrique de cér use de Clichy, membre du Comité consultatif des Arts et Manufactures, rue Grange-Batelière, n°22. Robiquet ( ^ ), membre de l’Académie royale des Sciences et de celle de Médecine , rue de l’Arbalète, n° i3. * ?
- Adjoints. 1
- Boüllay (^), pharmacien, membre de l’Académie royale de médecine, rue des Fossés-Montmartre , n° 17. * -
- D’Arcet (Félix) (^), docteur en médecine, à la Monnaie. , •
- Dumas (^), membre de l’Académie royale des Sciences , professeur de chimie au Jardin des Plantes, rue de Seine-Saint—Victor, n°35. Pelouze, répétiteur de chimie à l’École polytechnique, rue Saint-Jacques, n° 4i •
- Persoz, professeur de chimie à Strasbourg, Membre honoraire.
- Dartigues (^â) , rue du Faubourg-Poissonnière, n° 3o.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- Bouriat , membre de l’Académie royale de médecine, rue du Bac, n° 3g.
- Le baron Cagniard de Latour (^), rue du Rocher, n° 36.
- Derosne(Charles) (^), chimiste—manufacturier, membre de l’Académie royale de médecine , rue des Batailles, n° g, à Chaillot. , âocRLiER, architecte du Gouvernement, rue de ’^Seine, n° 6,
- Herpin , docteur en médecine, rue des Beaux-Arts, n° 3.
- Labarraque (j-^), pharmacien, membre de l’Académie royale deMédecinc, rue Saint-Martin,n°6g. Péclet , professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures, quai Saint-Michel, n° 25. Pouillet ($&), directeur du Conservatoire des Arts et Métiers, rue Saint-Martin. ;
- Vallot (£§)), ingénieur en chef^des Ponts et Chaussées, rue du Jardinet, n° 8.
- Adjoint.
- Le prince deCraox (Edmond) ((^7), à Saint-Ouen, près Paris. •
- Membre honoraire.
- Le baron Dklkssert (O. ^), membre de la Chambre des députés, régent de la Banque de France, rue Montmartre, n° 176.
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- MEMBRES üü CONSEIL,
- Sag
- COMITÉ D’AGRICULTURE.
- MM.
- MM. . 1
- Darrlay, propriétaire, membre de la Soeiéte royale et centrale d’Agriculture, rue des Vieil-les-Étüves, n* 16.
- Hüzarb'(^), inspecteur général des Écoles vétérinaires, membre de l’Académie royale des Sciences, rue de l’Éperon, n° 7.
- Huzars fils(^), membre de la Société royale et centraled’Agriculture, rue dë l’Éperon, n° 7.
- Labbé aîné, membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue Duphot, n° 17.
- Le comte de Lasteyrie (^)-
- Le baron de Silvestre ), membre de l’Académie royale des Sciences, secrétaire perpétuel de la Société royale, et centrale d’Agriculture , rue Taranne, n° i3.
- Soulanse Bobin (î^y), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue du Mont-Blanc ,
- n° 44*
- Tessier (*§*)., membre de l’Académie royale des Sciences et de la Société royale et centrale d’A-griculture, rue des Petits-Aügustins, n° 26.
- Vilmorin aîné (^), pépiniériste, membre de la Société royale et centrale d’Agriculture , rue de Seine, n° 2,
- Adjoints.
- Huebne de Pommeuse(^), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue du Bac , n° 42.
- Le comte de Rambuteau (^), préfet du département de la Seine, membre delà Société royale et centrale d’Agriculture. •
- COMITÉ DE COMMERCE.
- Bellangé (^), négociant,!», de Vendôme, n° 10.
- Bkrard(^), conseillerd’État, rue N.-des-Mathu-rins, n°2i.
- Bottin (^), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue J.-J. Rousseau, n° 20.
- Le baron Busghe( ^), membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue des Saints-Pères, n0>5.
- Le baron L. Gostaz (0.^),membre de l’Institut, rue du Mont-Blanc,, n® 1 o.
- Desgranges (^), négociant, rue de Grammont,
- . n° *9-
- Legentil (^) , négociant, membre honoraire du Comité consultatif des Arts et Manufactures , rue Poissonnière, n° 35., <: ! . • ^
- De Marivaült , ancien secrétaire d’ambassade j*rue Saint-Honoré, n° 387.
- Warden, ancien consul des États-Unis, rue du Pot-de-Fer, n° 12. .. , ,
- » - Membres honoraires. .. . •' /
- Delessert (François) ( ^), banquier , membre de la Chambre des députés, rue Montmartre, n° 176.
- Vincens (Émile) (^), maître des requêtes, chef de division au Ministère du commerce.
- e, }
- Arts mécaniques. Arts chimiques. Arts économiques. Agriculture.
- COMMISSION DU BULLETIN.
- MM. '
- FrAN COEUR ,
- A médée-Durasd ,
- Mérimée,
- Chevalier,
- Bouriat,
- PÉCLET,
- Labbe ,
- De Lasteyrie .
- Bottin, )
- Desgranges, )
- Michelin (Hard.),
- Molinier de Montplanqua,
- Rédacteur du Bulletin de la Société.
- M. Daclin , chef de bureau à l’Administration des Forêts, rue de Surêne , n° 23 bis.
- Agent général de la Société. , ,
- M. Guillard — Senainville ( ) , secrétaire du
- Comité consultatif des Arts et Manufactures,
- rue du Bac, n° 42; .
- Commerce.
- .,-t.
- ,(F
- Fonds.
- Trente-quatrième année. Juin 18 55.
- 44
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- 33o SOMMAIRE DU CAHIER DE JUIN i835.
- Conseil d’administration. — Séance générale du 24 juin i835. . . . V . . Pag. 289
- Compte rendu dès travaux du Conseil d’administration ; par M. le baron Degérando. . 292 Rapport sur les recettes et les dépenses de la Société ; par M. le baron de Ladoiicette. . 29$ Rapport sur les comptes de M. le Trésorier; par M. le duc de Montmorency.. . ... 299
- Rapport sur le portrait de M. le comte Chaptal; par M. Amédée—Durand. .... 3oo Extrait d’un rapport de M. Héricart de Thnrysur l’orfèvrerie mixte de M. Gandais. . 3oi
- 1 Extrait d’un rapport de M. Francœur sur l’impression de la musique de M. Duverger. 3o2
- Rapport sur la fabrication des plombs coulés de M. Foisin ; par M. Payen. . . . • . 3o3
- Extrait d’un rapport de M. Séguier sur les armes à feu se chargeant par la culasse , de - ' M. Lefaucheux. . . .... . . . ; . . « . . 3o4
- Extrait d’un rapport de M. Legentil sur les services rendus à l’industrie par M. le comte
- de Perrochel. .... . • . . . . . . . . . . . . . 3o5
- Extrait d’un rapport de M. Francœur sur un appareil de M. Paulin pour préserver les
- pompiers dans les incendies des caves................ . ... . . . . . . ib.
- Rapport sur le procédé de MM. Honoré et Grouvelle pour la dessiccation des pâtes à por-r
- celaine et à poterie; parM. Gaultier de Claubry. . . . . 3o6
- Rapport de M. Payen sur les améliorations introduites dans le raffinage du sucre, par
- M. Bayvet. . *. . . .... . . . . ....................... . . : 3o8
- Extrait d’un rapport de M. Francœur sur un quantième perpétuel et une balance de ménage de M. Schwilgué.. ... . . . ... . . . 3io
- Extrait d’un rapport de M. Séguier sur les serrures à combinaisons de M. Robin. . . ib.
- Extrait d’un rapport du même sur les serrures à combinaisons de M. Grangoir. . . . 3i 1
- Extrait d’un rapport de M. Francœur sur les lampes mécaniques de M. Galibert. . . ib.
- Extrait d’un rapport de M. Payen sur un appareil d’égouttage du sucre de M. Leroux-
- Dufié. . • . . ... . ... . . . . . - . . 3i2
- Rapport sur un appareil de M. Brame—Chevalier pour l’évaporation et la cuite des sirops de sucre ; par M. Payen. . . . . . . . . - . .......................ib.
- Extrait d’un rapport de M. Mérimée sur les crayons de plombagine et les papier? marbrés de M. Fichtenbcrg.............................................................3r3
- Extrait d’un rapport de M. Mérimée sur les couleurs fines en tablettes de M. Chenal. * ib. Extrait d’un rapport de M. Chevallier sur le mordant pour la gravure sur acier de
- M. Deleschamps. . . . , . . . '. . . . . . . 3i4
- Extrait d’un rapport de M. Pouillet sur lé gaz de résine préparé par M. Danré. . . ;. ib.
- Rapport sur les procédés employés par M. Taffin pop,r l’assainissement des plumes, du- •
- vêts , laines et crins ; par M. Labarraque. . . . . . . ...............3ï5
- Extrait d’un rapport de M. Fallot. sur les moutardes préparées par M. Raybaud. . ’ . 316
- Extrait d’un rapport de M. Herpin sur les biberons artificiels de M. Darbo. -, ; . ... 317
- Extrait d’un rapport de M. Péclet sur le régulateur du feu de M. Sorel. . . . . . ib.
- Rapport de M. Jomard sur un globe en relief à l’usage des aveugles, exécuté par M. Hochstetter. . . . . . ; . . . ... . . ... 3i8
- . Extrait d’un rapport de M. Huzard sur la fabrique d’instrumens aratoires de M. Rosé. 319 Extrait d’un rapport de M. Legentil sur les fils de lin pour chaîne filés par la demoiselle Adélaïde Dutertre. . . . . . . . . . . . . *. . ...... ib.
- Extrait d’un rapport de M. Francœur sur ut:e scie circulaire de M. Cavalié. . . . 320
- Extrait d’un rapport de M. Olivier sur une pince à étirer les métaux de M. Michel.. . ib.
- Extrait d’un rapport de M. Gaultier de Claubry sur les huiles épurées de M. Anrès . . 321 Rapport de M. Labarraque sur la fabrique de chapeaux et visières de casquettes en
- feutre verni de M. Fincent. . . ................................... ib.
- Extrait d’un rapport de M. Soulange Bodin sur la greffe du mûrier exécutée par M. Delon. 322
- Rapport deM. Olivier sur le système de courbes à petits rayons de M. Laignel........323
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-
- couragement.—Séance du 10 juin i835............................................. 324
- Liste des membres, des adjoints et des membres honoraires composant le Conseil d’administration de la Société d’Encouragement. . ; . . . . . ... . . 327
- Imprimerie de HUZARD (nee Vallat la Chapelle), rue de l’Éperon, n° 7.
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE (N° CCCLXXIII. ) JUILLET i835.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — ponts suspendus."
- Description dJun pont suspendu en fil de fer, a grande portée; ^ construit a Fribourg en Suisse, par M. Chaley, ingénieur français..
- Parmi les ponts suspendus, à grande portée, construits en Europe, celui établi par le célèbre ingénieur anglais Telford sur le détroit de Menai, qui joint l’Angleterre avec l’ile d’Anglesea, est le plus remarquable par son étendue, qui est de 56o pieds anglais. Il est élevé de ioo pieds au dessus du niveau des hautes eaux, de manière à permettre aux navires dépasser dessous. • :...
- * Ce pont, construit entièrement en chaînes de fer, et dont nous avons donné une description succincte dans la 21e année du Bulletin, p. 5gg, est justement admiré pour sa hardiesse et pour la perfection de son exécution ; il a été entrepris en mai i8rg et terminé en janvier 1826; il a coûté 70,000 livres sterling ( 1,760,000 fr. ) >
- - Le meme ingénieur Telford avait conçu le projet d’un pont suspendu de 1,000 pieds d’ouverture, sur la rivière de Mersey, à Runcorn, près de Liver-pooî ,* mais dn n’a point encore commencé l’exécution de cet ouvrage, qui paraît avoir été abandonné. ( Yoy. des détails sur ce projet, 17e année du Bulletin, p. 5g. ) . . . - **-
- • •. Le,pont de Fribourg, dont nous allons nous occuper, surpasse les précé-dens par son audace, sa grandeur et son importance.
- , Avant d’entrer en matière, il est nécessaire de faire connaître la situation Trente-quatrième année. Juillet i835.
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- 3$% ' 1 ARTS MllCANiqiJES. ' ‘
- topographique de la ville de Fribourg, afin que nos lecteurs puissent juger de la difficulté et delà hardiesse de l’entreprise.
- La ville de Fribourg est située en grande partie sur un roc escarpé et taillé à pic, à une hauteur de plus de ido mètres au dessus des eaux de la petite rivière de Sarine ; elle est séparée de la montagne opposée par une vallée qui, dans sa partie la plus étroite, offre encore une largeur de plus de 3oo mètres. Il n’existe de ee côté; pour Communiquer alvëc Berne et toute la Suisse allemande, qu’une route difficile, longue et dangereuse , qui descend au fond de la vallée, ,par plusieursr circuits f avec une pente qui dépasse souvent om,i5 par mètre, sur un pavé d’un parcours excessivement pénible en tout temps, et tout à fait impraticable pendant l’hiver. Après avoir traversé tr-ois»fcws.Aa^Saf»i»e'-’««r des ponts étroits, on se trouve au pied de la montagne opposée, presque aussi difficile à gravir que
- le roc sur lequel se trotive assise la villerha&tedeEéiboorg. >1
- Si l’on a été assez heureux pour franchir cet espace sans accident, on a employé une heure pour se trouver en face et à la hauteur de la ville, à une distance directe de 3 à/j.oo mètres. : s 1 "
- Ces difficultés, qui rejetaient sur d’autres routes le commerce, et même de simples voyageurs, et plaçaient Fribourg , pour ainsi dire, en dehors de la circulation * avaient fixé l’attention de quelques hommes éclairés, et leur avaient fait concevoir la possibilité d’améliorer les abords de la ville de ce
- côté. — ; '• ;
- Plusieurs projets de ponts fixes en bois et même en pierre, pour réunir les montagnes, furent rejetés comme exigeant une déperîse hors de proportion avec les ressources du pays. Alors on songea au système des ponts suspendus déjà accrédité en France et en Angleterre; mais comment concevoir un pont de 800 pieds de longueur, jeté au dessus d’une vallée de i5o pieds de profondeur, et offrant la sécurité nécessaire aux'grosses voitures appelées à passer à une hauteur aussi effrayan te ? Ce projet semblait au premier abord inexécutable ; on consulta les ingénieurs de divers pays, et on admit définitivement le plan de M. Chaley, lieutenant-co-lonel.d’artillerie au service de France, déjà connu jiar de;beaux travaux en ce genre., . ..... .... ;.v. ^ - x . *. v • .-'v
- Ce pont produit dans le paysage un effet imposant, qui frappe et étonne l’imagination, et prouve qu’il a fallu du courage pour entTeprendre-'one' construction aussi hardie,sans, aetéçédens * et qui avait.^effrayé plusicfiin
- homme de l’art. .... ...x-v/,,: , • •• * \ :
- Description générale.^LepQniyir«pré6ontéjdànstotifesain dévéfoppéiüeTit,
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- MHPrS SüSPENbtFS. lîfô
- en élévation et en plan , fig. i et 2, PI. 628 , a été jeté au desstis de ta partie la plus étroite de la vallée ; il part de l’emplacement des anciennes boucheries et va aboutir, à la même hauteur, contre la montagne opposée, dont le sommet domine encore de 80 mètres le niveau adopté pour le pont sus-
- . Une route de raccordement J , fig. 2, avec une courbe de 25 mètres de rayon, aux abords du pont, va , par un développement d’environ 2,000 mètres , et avec une pente de ora,4 par mètre, rejoindre, au sommet de la montagne, la route de Berne. . i,. , ; ;
- Le roc sur lequel sont établies les culées du pont étant presque taillé à pic et avarié dans ses parties découvertes, il a fallu reculer d’environ 10 mètres, sur chaque rive,-les fondations des portiques EE, qui servent de supports aux câbles suspenseurs. Cette disposition a conduit M. Chajeyh établir, en avant de chaque portique et à l’entrée du tablier G, une terrasse semi-lunaire K., qui permet à l’œil du spectateur de plonger jusqu’au fond de la vallée. ; - - .: • u.~
- Le pont est exécuté en fil de fer, et d’une seule travée. _
- Deux portiques, représentés en élévation, vus de face et de côté, fig. 1 et 2, PI. 629, et en coupe, fîg, 4. et 5, laissent, entre les laces antérieures de leurs socles, un espace de 265m,j6 ( 8i5 pieds 6 pouces); ils servent de passage pour arriver sur le pont, et forment en même temps les supports des câbles suspenseurs A , PI. 628. Ces câbles, au nombre de deux sur chaque rive du tablier, après avoir décrit sur la vallée une courbe de 19“,28 de flèche, et de 275 mètres (840 pieds) de corde, viennent s’appuyer sur des cylindres mobiles, qui surmontent les portiques et s’inclinent ensuite en arrière des mêmes portiques, où ils sont fixés à des câbles de retenue B : après s’être infléchis de nouveau, ils prennent la direction verticale, et pénètrent par des cheminées de 14 mètres de profondeur, ménagées dans les massifs d’amarre FF, jusqu’au fond du puits, où ils sont fixés par des ancres en 1er, traversant les boucles qui les terminent. — , . ;,y _ • • '
- o; La longueur du plancher suspendu, aux câbles par des cordes DD est de 246m,2fi (708 pieds).. . , , .< i .
- Portiques servant de supports.; Les. portiques qui servent de supports et d entrée au pont (voy* kk,fig. 1,2,4 et 5, PL 629 ) sont décorés, sur leurs quatre faces, de pilastres d’ordre dorique 5: ils ont t 4 mètres de face, 5m,86 d épaisseur, et 20 mètres de hauteur, depuis la base du socle jusqmau sommet de l’attique. Le passage au droit de. chaque .portique de
- , 45.
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- 554 arts mécaniques.
- large, et i3 mètres de haut, depuis le sol jusque sous la clef de la voûte, laquelle est a plein cintre. Les fondations D, descendues à 5 mètres de profondeur au dessous de la naissance du socle, sont encastrées dans le toc. Ainsi, chaque pilier, destiné à supporter les efforts du quart du système de suspension, a 5m,86 d’avant en arrière sur 4nVo d’épaisseur, et offre, par conséquent, une surface de 24 mètres sur une élévation de 25 mètres, depuis la base des fondations jusqu’au sommet des portiques. 1
- Depuis le roc jusqu’au dessus du socle, c’est à dire jusqu’à une élévation de 8 mètres, tous les revêtemens des piliers sont en pierre Me taille du Jura ; ces pierres ont été liées entre elles par de forts crampons en fer. Le noyau de chaque assise de maçonnerie est formé de blocs de grès choisis et parfaitement dressés sur toutes les faces, de manière à ne laisser aucun .vide. . - - - • '. - : ,;,î
- En contre-haut du'socle, les piliers sont construits entièrement en blocs de grès, liés entre eux par des crampons en fer. - . • -= ‘ :
- Afin que chaque portique 11e formât qu’une seule masse, chaque assise a été garnie de forts tirans horizontaux en fer rond a, fîg. 4, 5 et 6. Ces ti-rans sont composés de deux ou d’un plus grand nombre de barres, assemblées au moyen de crans, maintenues l’une contre l’autre par de fortës brides, et tendues, sur leur longueur, par des clavettes chassées entre les crans correspondâns des deux barres contiguës.
- Ces moyens de réunion ont été d’autant plus multipliés que les tirans étaient surtout prodigués dans les assises supérieures, où l’on en compte jusqu’à huit par assise. Les deux portiques ont^ ainsi employé près de 25,ooo kilogr. de fer.
- La dernière assise, qui supporte immédiatement les rouleaux de friction, e^t formée de trois blocs en pierre calcaire du Jura bbbffîg. y. Sur ces blocs sont incrustées des plaques en fonte cc, légèrement cintrées et de la même longueur que les rouleaux de friction dd qu’elles supportent. Ces rouleaux en fonte de fer, au nombre de six pour chaque portique, sont creux ; leurs parois, de om,o3 d’épaisseur, sont contre-butées intérieurement par deux croisillons disposés à angle droit; chaque extrémité est garnie d’une joue ou rebord qui empêche les câbles de glisser. Ces rouleaux, dont celui du milieu d est plus élevé que les deux autres, sont libres sur leurs plaques ou coussinets; ils favorisent par leur mobilité les divers mouvemens des câbles lorsque ceux-ci viennent à s’allonger ou à se raccourcir, et diminuent, par conséquent, la fatigue qu’éprouvent les supports par suite dé la traction et de la pression qui les affectent. p v- ;
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- ' ' poms suspendus. • 535
- v •
- >' Galeries rampantes. Depuis lé point où* les câbles de retenue atteignent le sol jusqu’au niveau du roc, il a fallu creuser, pour le passage de ces câbles, des galeries rampantes G', Pl. 628, dans une longueur de 14 mètres du côté de la ville et de près du double du côté de la campagne. Les voûtes de ces galeries sont en tuf et les pieds-droits en forte maçonnerie.. j ' Puits verticaux des amarres. Les galeries rampantes aboutissent au sommet des puits verticaux A ,fig. 1- et 5, Pl. 65o, qui ont 16 mètres de profondeur sur un mètre de large à l’entrée. Dans l’intérieur de ces puits sont taillées trois chambres coniques, destinées à recevoir les massifs d’amarré. Au dessous de la troisième chambre est un vide pour loger le dernier bloc d’amarre , ét au dessous de celui-ci un espace B de im,8o de hauteur, suffisant pour la manœuvre du placement des ancres d’amarre. : > : 4 ’
- < La maçonnerie G des puits d’amarre est composée de pierres calcaires du Jura. La base de la chambre conique inférieure repose sur un bloc a1, qui termine inférièurement les cheminées parallèles et verticales D, lesquelles régnent dans toute la profondeur du puits. Ce bloc, percé de quatre trous pour le passage des câbles d’amarre, a sa face inférieure plane ; mais sa face supérieure est creusée d’avant en arrière en arc de cerclé, de manière à emboîter parfaitement l’extrados d’uhe voûte renversée b, dont les derniers voussoirs s’appuient contre le roc. La réunion des vôusSôirs composant cette première voûte offre à sa face supérieure une aire en arc de cercle concentrique à celle de sa face inférieure. Cette voûte emboîte à son tour exactement une seconde voûte renversée c, qui s’appuie également contre le roc par ses deux derniers voussoirs. Cette deuxième voûte en reçoit une troisième d, qui, à son tour, en reçoit une quatrième e, laquelle achève de remphr là chambre Conique inférieure E dû fiüùs?a
- Cet appareil semblait devoir suffire pour résister à tous les efforts exercés; mais, pour plus de solidité, l’auteur a cru devoir ajouter les deux cônes supérieurs F G, qui contiennent aussi deux voûtes renversées s’appuyant également contre les parois du roc. - - h.:< ii ;ra jrru» i
- Les parties des puits contenues entre lés cônes étant parfaitement rèiil-plies par des pierres de taille , dont les lits de pose sont bien dressés-, il ne peut y avoir aucun vide, et l’ensemble des massifs démarre ne fait phis qu’un tout homogène. î ^ <jh ksü ;o”>
- Les efforts de traction exercés par le système de suspension étant, en définitive, reportés contre la face inférieure du bloc a, ces efforts tendent constamment à serrer les quatre rangs de voûtes renversées, dontia poussée s’exerce sur les faces anterieure et postérieure du cônfe fet^ôàéi'dÉfnS
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- 336 ARTS MÉOA'ÎTîQÜESi
- qui confient ces voûtes. En effet, si le moindre tassement s était opérédans ce massif, le mouvement aurait été bientôt arrêté par les voûtes renversées des cônes supérieurs, puisqu’ils sont rendus solidaires les uns des autres par les massifs qui les unissent. f : 1 ^ .. *•’
- Nous sommes entrés dans ces détails sur la construction de la maçonne*-rie des puits d’amarre , parce quelle est conçue avec intelligence , quelle est d’une grande importance pour la solidité de la suspension, et quelle offre toute la résistance nécessaire pour rassurer complètement les personnes même étrangères à l’art. ’ ^ t m ?
- Galeries dyécoulement. Les massifs d’amarre ayant été placés, un tiers du puits est resté vide, et a formé une cheminée H,/%. i, qui règne dans toute sa profondeur. , . : J ; '
- Outre ce moyen de communication verticale dans l’intérieur des puits , des galeries GG, fig. i et 2, PI. 628, ont été percées, de chaque côté, dans l’axe du pont; leur entrée est dans la vallée, et elles communiquent au fond des puits avec une légère pente; elles ont environ 100 mètres de long chacune, et un homme peut aisément y passer. Ces galeries sont destinées à favoriser l’écoulement des eaux de filtration ou de source.
- Rouleaux de friction à Ventrée des puits d’amarre. A l’entrée des puits verticaux d’amarre , le roc est taillé en biseau , pour recevoir des blocs de granit/", fig. 5 et 4> Ph 63o. La face de ces blocs, qui correspond à l’entrée du puits, porte, encastrées dans le granit et placées sur des feuilles de plomb, quatre plaques en fonte légèrement cintrées gg. Ces blocs reçoivent quatre rouleaux de friction en fer fondu hk, semblables à ceux placés au dessus des portiques. Ces rouleaux régularisent la tension des câbles, et concourent à reporter-les efforts du système de suspension au fond des amarres..., .. ,.1 Vj ; . • - <. ''v
- Y y Câblés de suspension et de retenue. Les câbles qui supportent tout le système de suspension sont en fil de fer du n° 18, de oni,oo5o8 de diamètre; ils sont au nombre de quatre, deux pour chaque rive du tablier du pont, _et se composent chaeunde i,o56 fils, formant une masse totale de 4>224 fils ^ voy. fig. 2,1 PI. 628 ). Les deux câbles du même côté sont séparés ^entre eux par un intervalle de Qm,o4 ;'égal à l’épaisseur des coussinets des cordes de suspension ; leur diamètre est de i3 à 14 centimètres. Dans tous les points où s’appuient les chevalets des cordes pendantes, et dans tç^âque intervalle entre ces chevalets , les câbles sont serrés par uneliga*-cfÿge en il de fer du n^ i4, de om,i5 de longueur. Ces ligatures ont la van-^ge)dç,.tqaioiç»ir bien serrés les fils composant chaque câble, et de lui
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- PÛHÏS, S,6S»EJSBtlS, ;TA 557
- conserva sa; forme cylindrique.r Hans les, portions qui ne çarresppndmit pas au.tablier* en avant et en arrière, des portiques, les câhles portent également des ligatures, continues dans quelques parties et espacées de mètre en mètre dans d’autresi ; 11 • h .
- En.s’approchant des portiques, .chaque câble s’épanouit insensiblement, et se transforme en uue.nappe, de.petits iaisceaiix parallèles, qui s’appuient sur les trois,rouleaux de friction des portiques. Après s’étre infléchie sur ces rouleau^ qu’elle recou.yre entièrement, la masse de fils se divise , en arrière des portiques, en quatre câbles à leur entrée dans les galeries rampantes ; ces derniers sont ainsi formés de dix faisceaux. t A: ; u. n -;Arrivés au niveau du sol, les quatre câbles de retenue 3 et „
- El. 63o , viennent s’assembler ayec les câbles d’amarre K, au moyen de trois goujons en fer forgé 6 et 7, passés en travers, de la croupière
- supérieure k du câble d’amarre^, et contenus entre .deux pièces en fonte II i dont la former demi - cylindrique s’adapte exactement à celle des, croupières qui terminent les câbles* ces pièces de fonte portent, à leur extrémité, des mentonnets, pour s’opposer à l’écartement des croupières.^
- Câbles d’amarre„ Les câbles * d’amarre I&v au nombre de huit pour chaque extrémité du pont, sont, composés chacun de 528 fils n° 18 , et forment, par conséquent, une masse totale de 4*224 fils. Chaque câble est cylindrique, et d’un diamètre de om,io , sur une longueur de n5 mètres. La partie de ces câbles qui plonge dans les cheminées D est enveloppée par une spirale contiguë bien serrée, en fil de fer du n° i4; celle qui est en dehors des cheminées porte des ligatures disposées de mètre en mètre,1 comme les câbles de retenue. . ^
- ‘ Les câbles d’amarre descendent, sans changer de direction, dans l’intérieur des galeries rampantes; arrivés à l’entrée des puits verticaux, ils s’infléchissent en s’épanouissant chacun sur un rouleau de friction des puits d’amarre ( vov. Jig. 5) , de manière à plonger ensuite verticalement dans les cheminées B, Cescâbles arrivent ainsi au fond despuits, et là, au moyen d’une croupière q, Jig. 10, qui termine chaque câble à son about, et d’une ancre/?, qui traverse la croupière , tout le système de suspension est accroché •• au- dessous.- duJ->loc inférieur m, 7%. 3Î, 8 et g^ ' : ^
- ~~ Ce système d’ancre et d’attache se compose : x° d’une pièce en fer forgé n , figi g, qui s’applique immédiatement contre la surface inférieure du bloc/h y 2“ d’une clavette enfer forgé o,* 5° d’une.ancre/? en fonte, de iorme demi-cylindrique dans sa partie inférieure, pour épouser exacte—*' meoLLt Jormeuielaæil terminecâble, t: v ^-7- i
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- 338 ARTS MÉCANIQUES. ‘
- : Cordes pendantes. Les cordes pendantes L,//g. 11 et 12, Sont formées cha-' cune de 3o fils de fer du n° 17; leur longueur varie suivant leurs positions respectives. Les plus longues ont r6m,6o, et les plus courtes om,î 8 de longueur, en sorte qu’au droit de ces dernières, les câbles suspenseurs touchent presque le crochet de l’étrier qui supporte la poutrelle du tablier. Espacées entre elles de im,5o, les cordes sont, sur chaque rive du tablier, au nombre de 162, et toutes dans le meme plan ; mais comme les points où portent les câbles suspenseurs sur les portiques sont distans entre eux de 9™,80, et que l’espace entre les étriers qui reçoivent ces cordes à la hauteur* du tablier n’est que de 7m,20,il en résulte que ce plan, au lieu d’être vertical, est légèrement oblique, comme on le voit Jig. id et i5. Cette disposition , sans nuire à l’aspect régulier des cordes , s’oppose à l’oscillation horizontale du pont. > K ; .r ,1";
- : Chaque corde est terminée par des croupières 'rr, formées par deux coussinets en fonte, sur lesquels s’infléchissent les fils composant la corde pendante. La croupière de l’extrémité inférieure reçoit un crochet s, qui fait corps avec un étrier t, lequel embrasse la poutre correspondante du tablier. La croupière supérieure s’appuie sur le milieu d’un chevalet en fer forgé u, dont les deux branches, en forme de croissant, s’accrochent à la fois sur les deux câbles suspenseurs II de chaque rive. , , 1
- Tablier du pont. Le tablier M,j7g. i3 et i5, construit entièrement en bois de sapin, traverse la vallée en décrivant, en sens inverse de l’inflexion parabolique des câbles , une courbe dont la flèche varie de om,ôo à 1 mètre, suivant la température. ; : . , , l ’^ :
- La largeur entre les faces intérieures des garde-corps N est de 6m,46, dont 0,88 pour chaque trottoir , et 4m?7° pour la voie charretière O; deux voitures peuvent s’y croiser aisément. , .
- Le tablier se compose d’une série de poutrelles P, de om,3y de hauteur , au milieu de leur longueur, réduite, près des trottoirs, à om,3i ; cette disposition donne à la voie charretière un bombement de om,6, pour favoriser l’écoulement des eaux. Les poutrelles sont liées entre elles par quatre cours de longrines Q R ,/%. i4 et i5, qui se prolongent d’une extrémité à l’autre du tablier, et sur lesquelles sont établis les trottoirs. Les longrines intérieures R , de om,27 de hauteur, sont fixées sur les poutrelles, par des étriers en fer forgé v, qui les embrassent. Les longrines extérieures Q ont om,5o de hauteur ; ainsi les trottoirs ont une pente vers l’axe du pont pour l’écoiüement des eaux. C’est sur ces longrines qu’est établi le garde-fou S,
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- ponts suspendus. 339
- composé de croix de Saint-André en chêne, surmontées d’une main
- courante. ' K ‘ ; - 1 *
- Le premier platelage de la voie charretière est formé de madriers T -, placés dans le sens de la longueur du pont. Le second platelage est composé de planches qui croisent ces madriers sur lesquels elles sont clouées.
- _, Les trottoirs, qui présentent une élévation de ora,i8 au dessus de la voie charretière, sont composés de planches posées en travers sur les longrines sur lesquelles elles sont fixées. ,
- Un quart des poutrelles P dépasse le tablier de chaque côté de im,4o; des arcs-boutans en fer x, /%. i3 et i5, sont fixés, d’une part, à la main courante du garde-fou, et, de l’autre, à l’extrémité des poutrelles saillantes du tablier, afin de s’opposer aux ondulations de la main courante , qu’ils maintiennent dans une position rectiligne, et d’augmenter la rigidité du tablier. Cette disposition tend aussi à s’opposer à l’oscillation horizontale, qui doit être en raison de la longueur du tablier comparée à sa largeur; enfin elle donne la facilité de fixer sur les bouts saillans des poutrelles un échafaud volant pour serrer les écrous et réparer le plancher.
- Telle est la description des différentes parties du pont. Il nous reste à parler des moyens employés par M. Chaley pour former les câbles de suspension.
- Les fils de fer nc* 18 et 17, en bottes d’un seul bout, pesant chacune de 8 à 9kil., ont été passés pendant deux heures, et à trois reprises différentes, dans une chaudière remplie d’huile de lin bouillante, à laquelle on avait ajouté une petite quantité de litharge et de noir de fumée. Au sortir de la chaudière, ces bottes ont été étalées sous des hangars, et retournées jusqu’à leur entière dessiccation. Ces fils, ainsi recouverts de trois couches d’huile, sont tout à fait inaccessibles à l’oxidalion, tant qu’ils ne sont exposés à aucun frottement. Après cette préparation, ils ont été dévidés et enroulés sur un tambour ; les bouts des fils ont été réunis, en les croisant et les serrant par une spire à hélices contiguës en fil de fer recuit n° 4 ; cette ligature est d’une extrême solidité.
- Chaque câble suspenseur se divisait en 20 écheveaux, et chaque éche-- veau se fabriquait isolément, à l’aide d’un métier disposé pour cet effet. On réunissait ensuite les fils formant les écheveaux par une ligature provisoire , et on appliquait sur le câble ainsi lié une couche d’huile de lin. Après la pose, les écheveaux étaient liés ensemble pour former le câble. Les câbles d amarre se fabriquaient de la même manière^ mais, pour éviter le mouvement de torsion qu’ils prenaient, il a fallu les envelopper de lattes en bois, Trente-quatrième année. Juillet 1835. 46
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- ARTS MÉCANIQUES.
- afin de les descendre dans les cheminées,*Après avoir retiré ces lattes, et attaché les câbles par les moyens indiqués plus haut, on a coulé dans les cheminées une pâte liquide de chaux grasse pour garantir «les fils de fer de toute oxidation. ,u--«1 et:un••• ï<.r i.h ;
- La pose du pont étant achevée, on a donné aux, câbles de suspensten une dernière couche d’huile préparée, qui a pu pénétrer dans leur intérieur, et les couvrir dans toutes leurs parties; on a peint aussi les étriers , les coussinets, les cordes pendantes et les câbles dé retenue, et on a versé de l’huile d’olive bouillante sur la partie des câbles qui s’appuie sur les rouleaux de friction, au sommet des portiques et à l’entrée des puits d’amarre ; cette dernière opération doit être fréquemment renouvelée. ,
- Les travaux, commencés au printemps de l’année 185a, ent êté poussés avec tant d’activité , que le pont à été livré aux piétons le 23,août 1854 ; le 8 octobre suivant, il a pu être ouvert aux voitures les plus lourdes. Le i5 du même mois , une épreuve de force vive a eu lien ; quinze pièces d’artillerie de gros calibre, attelées de cinquante chevaux, et environ trois cents hommes, ont passé et repassé sür le pont sans qu’il se soit manifesté d’oscillation bien sensible. Le 19, à l’oceasion de l’inauguration du pont,.environ deux mille personnes précédées d’une musique militaire se sont trouvées en même temps sur le tablier, qu’elles ont traversé deux fois en procession et marchant au pas cadencé. Il est peu probable que jamais le pont,.dans? son service ordinaire, soit soumis à une pareille épreuve. . ’ *: •;
- Nous ajouterons que, malgré les dangers ;et. les difficultés du travail, M. Chaley n’a pas perdu un seul homme et n’a eu à déplorer aucun grave accident, circonstance très rare dans l’histoire de tout ouvrage aussi important et aussi hasardeux. '
- D’après la convention conclue avec M. Chaley, le gouvernement fribour-geois s’est engagé à payer à cet ingénieur une somme de 3oo,ooo francs, et à lui abandonner pendant l\o ans le péage sur le pont. De son côté, M. Chaley s’est obligé d’entreprendre la construction à Ses risques et périls, et à fournir toutes les sommes excédant celle de 3oo,000 francs, qui lai est accordée. Ces conditions ont été fidèlement remplies, et l’immense avantage que les habitai?» de Fribourg retireront de ce moyen de communication compensera et.au delà une dépense aussi modique, comparée à celle des autres ponts de même genre. i : M/-
- . Explication des figures des planches 628,629 et 65o.
- PL 628, Jig. 1.'Élévation latérale du pont suspendu en fil de fer construit à Fribourg en Suisse^ prise en amont de la rivière1 de Sarine.
- Fig. 2. Plan général. '
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- POÎVTS SCSPEPTOÜS^
- I
- AA, Cfeàîhés-dp^sp^ttsioir.c'T0'- * - ‘~4- k
- B B, Chaînes de retenue. ' f/i , . . v
- C, Tablier du pont, m , ^ .‘c^irçnfc- .;>oh;?'î •r.jmii i •*> •’
- DD, Cordes pendantes, i = xi o"; * . .ar ; ; .?
- EE, Portiques. . ' *'* -
- FF, Puits.d’amarreii- **\**.-< n -- >h <<W{> ah -* •:•. *•
- ïGG , Galeries d’écoulement.j••TRu ^-.T o . •♦.
- G'G', Galeries rampantes. * *t^:- -
- H, Petite rivière de Sarine, coulant au fond de( la vallée > à 5 i mètres au
- de&souSîdu pont, rR.tfmWM; R: * ;*'*; ^ RR
- I, Ancienne route. ? ï.s r> v ç „
- J, B.oute de raccordement. ^ , - - ? ; \
- K, Terrasses semi-lunaires K en avant des portiques, p^vi ) ,y5 ,w,
- . Pl. ,62g. Portiques servant de supports au pont, w,., ,
- Fig. 1., Élévation, vue de face, de l’un des portiques. , , f, i%h4 y[, Fig. 2. Élévation latérale. ;u
- Fig. 3. Plan des pieds-droits des portiques. f , . . , . 1
- Fig. 4. Coupe transversale. i,, ir*
- Fig. 5. Coupe longitudinale. ... - f r \,
- Fig. 6. Plan d’un portique vu par dessus.
- Fig. 7. Coupe transversale de la partie supérieure d’un portique et des rouleaux de friction. ^ ir , ....
- AA, Portiques de 20 mètres (61 pieds 6 pouces) de haut sur i3 mètres (40 pieds) de large. .
- B, Arche à plein cintre, de 5m,86 ( 18 pieds) d’ouverture, servant de passage sur le pont. Du côté de la campagne, ce passage est fermé par la porte d’entrée de la ville.
- * # i- . W .> • ... ‘ . ' ' *: 4 , f
- C, Piliers de 4 mètres de large sur 5m,7o d’épaisseur. f . ’
- D, Fondation des piliers. ' ’ '
- E, Chaînes de suspension du pont.
- F, Chaînes de retenue.
- G, Cordes pendantes qui suspendent le tablier du pont.
- H, Tablier du pont. * : '
- I, Terrasse semi-lunaire en avant des portiques. - . '
- aa, Barres transversales qui lient entre elles les assises des piliers.
- bb, Pierres qui reçoivent les rouleaux de friction. ce, Coussinets de ces rouleaux.
- ddd!, Les trois rouleaux de friction tournant sur les coussinets ce.
- Pl. 63o. Détails du pont suspendu. : i ^ î s rï h - î1
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- arts mécaniques.
- 34 2
- Fig. 1. Coupe longitudinale des cheminées et des puits d’amarre.
- Fig. 2. Plan. -- • , , : • r. r \ :j- *
- Fig. 3. Coupe transversale d’une cheminée. / ; h r^-kLY';,'
- Fig. 4. Détails d’un des rouleaux de friction placés à l’entrée des puits d’amarre. .. ;
- Fig. 5. Plan de l’entrée d’ un puits et de ses quatre cheminées. «
- Fig. 6. Elévation, vue de face, des câbles d’amarre attachés aux câbles de retenue. j t ^ s
- Fig. 7. Elévation latérale des mêmes. ! ^ *0
- Fig. 8. Vue de côté des ancres qui servent à fixer les câbles d’amarre dans le fond des puits. ^
- Fig. 9. Vue de face des mêmes.
- Fig. 10. Croupière du câble d’amarre vue de face et de profil.
- Fig. 11. Corde pendante , vue de côté, montrant la manière dont elle est accrochée aux câbles II, et dont elle tient suspendue une des poutrelles du tablier. - Y v
- Fig. 12. La même, vue de face.
- Fig. 13. Coupe transversale du tablier du pont.
- Fig. 14. Élévation latérale du même.
- Fig. 15. Détails du trottoir.
- AA, Puits d’amarre. - ^ l . v.
- B, Espace ménagé au dessous du massif de maçonnerie du puits.
- C, Maçonnerie du puits d’amarre.
- D, Cheminée traversant la maçonnerie.
- EFG, Les trois cônes de maçonnerie du puits d’amarre.
- H, Cheminée pour descendre dans les puits d’amarre.
- II, Câbles de suspension.
- JJ , Câbles de retenue traversant la galerie rampante.
- K, Câble d’amarre descendant dans le puits A.
- L, Cordes pendantes qui soutiennent le tablier du pont.
- M, Tablier du pont.
- NN, Garde-corps placés à chaque extrémité du pont
- O, Trottoir du pont.
- P, Poutrelles suspendues par les cordes L.
- Q, R, Longrines extérieures et intérieures sur lesquelles est établf le
- trottoir. ,^ ;
- S, Garde-fou du pont. - < , -
- T, Poutres sur lesquelles est établie la voie charretière.
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- BALLES DE PLOMB.
- 343
- a y Bloc de pierre formant la base des vôussoirs des cônes d’amarre. b, c, d, e, Les quatre voussoirs superposés du premier cône E. fi Bloc de granit encastré dans le roc et recevant les rouleaux de friction à l’entrée des puits d’amarre. rea: ah a a r-<y
- g, Coussinet en fonte fixé sur ce bloc.
- hh, Rouleaux de friction. ; ; ; r .x «
- : iiit Goujons en fer forgé qui réunissent les câbles d’amarre aux câbles de
- retenue. . ’-r-;'-"
- k, Croupière du câble d’amarre. * 'sy.'.Ljiir.-.o.j? ^ ,
- \ïM y Pièces de fonte placées entre les goujons ii. ,, p- < ^ f r ; m , Bloc inférieur de la maçonnerie du puits d’amarre. ’
- 72, Plaque de fer forgé s’appliquant contre ce bloc.
- o, Clavette en fer forgé. ' - • 1 . y
- p, Ancres qui fixent au fond du puits d’amarre les câbles KK.
- ^r, Croupière de l’extrémité de ces câbles. ïi ; ? ^ Kï
- 7r, Croupières des cordes pendantes L.
- s, Crochet de l’étrier t, qui porte les poutrelles P. , f :
- u, Chevalet ou sellette qui embrasse les deux câbles II, et à laquelle est
- suspendue la corde pendante L. t 1
- v, Étrier qui réunit la longrine R avec là poutrelle P.
- Xi Arc-boutant en fer attaché au garde-fou S, et qui soutient la poutrelle. a;m ^ ih (D.)
- BALLES DE PLOMB. • T !
- Rapport fait par M. le comteLambel, au nom du Comité des? arts mécaniques, sur un moule a fondre des balles, présenté par M. Lenseigne, ingénieur-mécanicien, rue Guillaume, 72°9? île Saint-Louis, a Paris.
- Le moule à halle de M. Lenseigne, établi en fer forgé , pèse i5 livres^ il peut fondre à la fois dixlballes sur un côté, et dix balles sur le côté opposé. D’après deux expériences qui ont été faites, il faut une minute-pour fondre, couper les jets et dégager du moule ces vingt balles.
- Les moules employés dans l’arsenal d artillerie de Paris sont en cuivre r ne peuvent fondre que huit balles sur chaque côté, et ont latéralement une épaisseur presque double de celle du moule qui vous est présenté; on en donne pour motif la crainte que la chaleur ne fasse tourmenter le moule, et ne nuise ainsi à la régularité de la forme sphérique des balles. *
- On n’a pas poussé assez loin les expériences du moule à balle présenté,
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- 544 ARTS MÉCANIQUES.
- pour juger s’il serait sujet à cet inconvénient ; il serait, d?âiHeursy facile de le faire disparaître, en donnant plus d’épaisseur aux branches* ' * ^
- Ce n’est pas non plus dans la manière de fondre les balles qu’existfe l’idée nouvelle que vous présente M. Lenseigne, mais seulement dans la manière de couper les jets par un seul coup de maillet appliqué sur la rigole qui reçoit le plomb fondu pour le conduire dans les cavités du moule*' 'v Cette rigole est d’une seule pièce, placée tangentiellement à la partie sphérique de ces cavités, et elle a un mouvement parallèle à leur surface supérieure. Le coup de maillet, en poussant le jet, fait tourner la balle dans sa cavité, dont la partie, amincie à cette surface, coupe alors sphérique-ment la plus grande partie de ce jet. Une très petite partie seulement est arrachée de la balle, sans y produire un défaut de sphéricité qui soit bien sensible, comme on peut le voir dans les balles fondues qui sont sous les yeux du Conseil.
- Dans l’artillerie, on se sert d’une espèce de mâchoire en fèr, qui ne laisse sur la balle, sous le jet, qu’une très petite arête, laquelle disparaît dans les tonneaux où l’on fait rouler les balles les unes contre les autres. Mais il;faut couper les jets des balles les uns après les autres, ce qui exige plus de temps, et l’attention de bien tenir la balle contre la cavité de la mâchoire pour obtenir une coupe sphérique.
- Le moyen proposé, qui coupe les jets mécaniquement et plus promptement, serait donc préférable de toute manière, sans le petit arrachement -qui a lieu.
- Votre Comité des arts mécaniques a pensé que le travail de M. Lenseigne méritait des éloges ; il vous propose de remercier cet artiste de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- Approuvé en séance, le 8 juillet i855. Signé Lameel, rapporteur.
- CANAUX
- Note sur des expériences comparatives pour déterminer la résistance de diverses formes de bateaux traînés sur des canaux avec des vitesses variablesy par M. Robison , secrétaire de la Société royale d’Edimbourg (i).
- Les perfectionnemens introduits dans la construction des chemins de fer et la grande vitesse qu’on a su imprimer aux véhicules parcourant ces che -mins faisaient désirer des améliorations analogues dans le inode de trans-
- (i) L’auteur a obtenu la grande médaille d’argent de la Société d’encouragement de Londres pour la communication de ce mémoire. •
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- . . cAjiânjXéi r. - J4:5
- port our les canaux.. Les directeurs du canal de Forth et.Clyde en Écosse, convaincus de l’utilité des recherches à entreprendre pour résoudre cette importante question, ont consacré des sommes considérables à la construction de bateaux à vapeur destinés aux expériences et au perfectionnement des Lerges du canal, afin de pouvoir admettra des bateaux de grande di-v mensioq,; et de leur donner une vitesse qu’onavait considérée jusqu’alors comme impossible à obtenir dans des eaux tranquilles. -. -
- Pour produire le maximum d’effet avec la force employée à faire marcher ces bateaux à vapeur, il était nécessaire de.déterminer la forme à donner à leur coque» et comme les opinions étaient partagées à cet égard, j’engageai les.directeurs à faire construire des modèles d’une dimension suffisante pour pouvoir donner des résultats satisfaisais. ,, ^ ' s; ' ï
- . f En conséquence , on fit construire quatre modèles ayant les dimensions suivantes ; , ' : :
- ,ifK9; 1, bateau à fond plat, à carène légèrement arrondie, à bords perpendiculaires,., de 8 pieds 5 pouces de long sur 2 pieds de large, et tirant un
- pied d’eau. , r, „ ... :. .. :
- i:N° 2 , bateau,à quille des mêmes dimensions, tirant un pied et demi d’eau , et construit sous forme d’un chasse-marée. V{, 7K- !r,
- ; N° 5, bateau des mêmes dimensions et tirant-d’eau, sur le modèle d’un schoner. • . ; >;f .„ .... .. >
- 4» bateau-jumelle ou à double coque, ayant chacune 9 pieds 1 pouce de long et un pied de large et tirant 1 pied d’eau. ,
- Le poids de chacun de ces modèles étant de 187 livres et demie * ils déplaçaient un égal volume d’eau , quoique la profondeur de leur immersion fût.differente. : , . , :;v. v., -.
- On sait que, pour essayer la résistance d’un corps flottant, on le fait mouvoir à l’aide d’une corde passant sur des poulies fixées à une longue vergue, et à laquelle on suspend différens poids; on note le temps employé par chaque modèle pour parcourir un espace donné , et on déduit de ces élémens.la résistance comparative. . r • a? * ^ 1 ; ,
- . Cette méthode présentant des incertitudes, je résolus de faire-traîner chaque modèle par un long cordeau attaché à l’arrière d’un bateau à vapeur léger, naviguant sur le canal avec une vitesse de 7 milles et demi ( 2 lieues et demie) a l’heure ; ce cordeau étant mis en communication avec un dynamomètre hydrostatique , semblable à celui inventé par M. Milne, j’espérais . obtenir ainsi le moyen de m’assurer assez exactement de l’effort exercé successivement sur le cordeau? tpai> des vitesses différentes de .chaque ; modèlei Cependant, M.. Olclham m’ayan t suggéré d’idée jde
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- ARTS MÉCANIQUES.
- comparer entre eux les divers modèles , j’adoptai avec empressement ce mode comme laissant moins de chances d’erreurs que le calcul de la résistance de chaque modèle isolé et les indications du dynamomètre. "
- En conséquence, je fis préparer une vergue de 16 pieds 8 pouces de long, divisée en ioo parties de deux pouces chaque, et munie, à chacune de ses extrémités, d’un boulon en 1er percé d’un oeil. Le milieu de la vergue était embrassé par un anneau portant un crochet. Cette vergue a servi aux différentes expériences qui ont été faites de la manière suivante :
- Un modèle fut attaché par une corde à chacun des goujons, et l’artneau fut arrêté au milieu de la longueur de la vergue par une vis de pression’;5 le crochet fut fixé à un boute-hors de l’arrière du bateau à vapeur, auquel on imprimait la vitesse nécessaire. Ce bateau était à double coque’1 réunie par une plate-forme ; il avait 60 pieds de long sur 12 pieds de large, et une seule roue entre les deux coques, mise en mouvement par la machine à vapeur. Quand un des modèles dépassait l’autre, on faisait glisser l’anneau le long de la vergue du côté du modèle qui marchait plus lentement, jusqu’à ce que les résistances fussent égales; les longueurs relatives des bras de la vergue indiquaient alors la mesure inverse de la résistance comparée de chaque modèle avec la vitesse donnée. Après avoir pris note de cette longueur, on ramenait l’anneau au milieu de la vergue, et le modèle qui offrait le moins de résistance était lesté peu à peu avec des poids, jusqu’à ce qu’il fût exactement au niveau de l’autre. On tenait également note de ces poids, ce qui donnait une seconde mesure de la résistance des deux modèles.
- ' Dans lé cours de ces expériences ; poursuivies avec différentes paires de modèles et répétées fréquemment sur une grande étendue du canal J on remarqua que diverses circonstances contribuaient à rendre les résistances variables, telles que le passage d’un bateau chargé, un tournant ou en approchant de l’une des berges du canal plus que de l’autre ; on observa aussi que le remous de l’eau à l’arrière du bateau dérangeait l’uniformité des résistances. Pour remédier à cet inconvénient, on fixa la vergue à un beaupré de 20 pieds de long sortant de l’avant du bateau un peu au dessus de la surface de l’eau ; alors les modèles naviguaient dans des eaux tranquilles et n’éprouvaient plus aucun dérangement. ry:y ''
- Les tables jointes à ce mémoire donnent les résultats des divers essais, y On peut en tirer la conséquence qu’aucune forme de bateau ne . présente un minimum de résistance dans toutes les circonstances, et que celui qui est traîné le plus facilement sur un canal avec une faible vitesse ne possède pas les mêmes avantages lorsque sa marche est accélérée.
- La première expérience de la table A montre que / quoique la 'résistance
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- . • CANAUX. ' ; • ..... 347
- m
- du modèle n° 1 soit à celle du n° 2 dans le rapport de i3 à 12, quand la vitesse était de 5 milles à l’heure, cependant, lorsque cette vitesse fut portée à 6 milles, les avantages du n° 2 disparaissaient»s3$Kvfïï 53 33 V
- On voit, table B, que dans l’une des expériences le n° 2 a traîné un poids de. £ supérieur à celui du n° 1, avec une résistance égaie, quand la vitesse était de, 5S milles à l’heure ; mais lorsque la vitesse a été portée à 6 milles, les deux modèles exigeaient des charges égales pour balancer les résistances. • :3;: .-é':Vv ' ’ * ’ïjT - ' ' ..
- « Il résulte des nombreuses expériences faites avec des vitesses intermédiaires que ce changement dans la résistance relative est progressif. Il y a donc lieu de croire que si les circonstances eussent permis de porter la vitesse au delà de 6 milles à l’heure,- le bateau à fond plat aurait acquis une supériorité décidée sur le bateau à quille. Cette observation est corroborée par le fait.que les bateaux à vapeur dont la marche est la plus rapide sont ceux à fond plat. 33 <•: v::-,3
- Les conclusions applicables à la pratique qu’on peut tirer de ces expériences sont les suivantes : i° tous les bateaux destinés à être traînés ou halés sur les canaux , ou à être mus par une force quelconque , qui marchent avec de faibles vitesses, doivent être munis d’une quille aussi aiguë que les circonstances le permettent; 20 tout bateau dont la vitesse est supérieure à celle de 6 milles à l’heure doit être construit à fond plat.
- 'ibioa TABLE A. " ï u*-’ n-:
- Expériences avec des charges égales.
- ^DESIGNATION des modèles essayés. Poids des modèles et des charges. Divisions des bras de la vergue avec une vitesse de 3 milles à l’heure. Différence. Divisions des bras de la vergue avec une vitesse de 6 milles à l’heure. Différence
- Bateau à fond plat et chasse marée , r08 1 et 2 * . v . j id. tus id. ' Bat. plat et scbo-ner, nos i et 3 . . id. 2 S il-A ? ié.l /) V I H, g id. Bateau plat et bat. jumelle, n°* i et 4- ' x 1 id. " ' - ^ \ ? * • 192ÜV. 256 320 392’ 192 256 320 , 392 256 ^ 320 392 (N® 1.) 48 (N-2.) 52 46 . . 54 47 53 ï 45 J. 55 (N» i.)45 (No 3.) 55 43 57 .44 v? 56 45 ' 55 (N® 1.) 5o(N®4.) 5o ; 53 , .. 47 52 ' 48 Divisions. 4 ou A 8 ou s 6 ou | 10 ou ^ r- > •; - 10 ou J 4 ou J 12 OU J : _ io ou | 9 B 6 ou £ , 4 °u A . - :)\ } (N°i.)5o(N°2.)5o ; 5o 5o 49 * 5°i 49 5i (N®!.) 5o (N°3.) 5o 50 5o incertain. 49 . ; 5l f incertain.^ û* id. . , v id. Divisions. » » » » *• 2 OU^ -V, D B » H » 2 OU 3 » J > {<2 f l w
- Trente-quatriè me a nnée. J uillet 1835.
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- 54& arts MÉCANIQUES. — CANAUX.
- TABLE B.
- Expériences avec une vitesse dé 3 milles à l'heure, les bras de la vergue ^ étant d’égale longueur. ».?- %
- Désignation des modèles compare's. Profondeur d’immersion. Poids des bateaux avec leurs charges. Différence. OBSERY ATIONSlt i :
- Bateau plat, N° i. Chasse-marée, N° 2. id. 7N° i. id. N° 2. Bateau plat, N° i. Schoner, N° 3. id. i. id. N° 3. Bateau plat, N° i. Bat. jumelle, N° 4* pouces. 4>9x 8,5 6,o83 io,o83 4>*7 B,4r 5,75 10,25 4.17 4 liy. 256 288 . ; 320 192 234 320 362 256 : 256 32 • 72 r ; 42 ; 42 i0 Le N° 2 a porté j de plus que le N° 1. Le N° 2 a porté de plus que le N° 1. Le N° 3 a porté § de plus que le N° 1. ^ , , Le N° 3 a porté ^ de plus que le N° 1.
- Nota. La profondeur d’immersion a été mesurée lorsque les bateaux étaient stationnaires.
- TABLE C.
- Expériences avec une vitesse de 6 milles à l’heure, les bras de la vergue
- étant d’égale longueur.
- 11 « ™ in W| Modèles compare's. Profondeur d’immersion. Poids des bateaux charge'». Différence. OBSERY ATI
- Bateau plat, N° 1. pouces. 4 À- liv. 192 Le tirant d’eau a été me-
- Chasse-marée, N° 2. 6 -h I92 0 ° suré quand les bateaux
- id. N° x. 4 ï 256 étaient stationnaires. L’im-
- id. N° 2. 8 A 256 i ° mersion pendant l’expé-
- id. . . N° i. 4 TT 192 : - 0 rience a, été de beaucoup
- i Schoner, N° 3. 7 A : IQ2 moindre , principalement
- i id. N° 1. 4 TT 256 i ° pour le.bateau plat ; mais il n’y avait aucun moyen de la
- 1 id. N° 3. 9 A 256
- 1 id. N° x. 5 4 320 ! 0 mesurer exactement.
- 8 Bat. jumelle, N° 4- 5 fr 320
- _ , _ ' _t ; . . ; ' ; " 7/ • '-n
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- CIMEÎTS.
- 5 /* t ARTS CHIMIQUES. — cimeiss. VVtr;
- Rapport fait par M. Michelin sur des expériences compa-\ratwes h entreprendre pour constater lu solidité de divers
- l O \ll%€fT\S • _£\ V -30 n;>T;ïiir3’i ï Çï > ' * éi I'*' „ Ü î !î --’l'
- j. ^ ‘ r ,. ' -
- * Messieurs, dans la séance du s&4 décembre 1834, la Société a proposé des prix et des médailles pour une Instruction théorique et pratique, i° sur les diverses causes de l’humidité et de ses inconvèniens quant aux constructions en général et aux habitations ; ia sur les moyens} soit de prévenir ces incon-véniens lors de l’exécution même des constructions, soit de les faire cesser ou de s’en préserver dans les constructions existantes. ' ^ •
- La commission spéciale chargée d’examiner et de comparer les diverses chaux hydrauliques, connues maintenant sous le nom de cimens romains, a pensé qu’elle rendrait un service important à l’architecture civile et à la salubrité publique en se livrant à des expériences dont le détail vous sera donné ci-après. Après s’être réunie plusieurs fois, et avoir appelé dans son sein M. Parent-Duchâtelet, membre du Conseil de salubrité du département de la Seine, et M. Jules Lacordaire, directeur de la Société parisienne du ciment romain dePouilly, qui tous deux ont déjà fait des essais , le premier pour préserver l’air des exhalaisons cadavéreuses, et l’autre pour l’amélioration des constructions, la commission a l’honneur de proposer au Conseil de sanctionner les dépenses que pourront occasioner les expériences suivantes, attendu la nécessité de prendre les cimens dans les entrepôts où ils sont journellement livrés au commerce, l’achat des briques et matériaux, les journées d’ouvriers, et la confection d’appareils pour constater l’adhérence ou la dureté. \
- Ces expériences ont été partagées en quatre séries principales, que les membres de la Commission se sont proposé de suivre particulièrement, sauf des réunions générales pour constater les résultats. * ; ^ > w,>
- ; •• ' I, W •••••" i 1 y / - :
- f • *• '' ' • - -i-: , ft Adhérence. - 3 t- ;; _ . vi5
- f Dans son rapport du 17 juin 1829, M. Mallet, l’un de nous, vous a fait part des essais3rès'important faits par lui, concurremment *avec le ciment Parker et le ciment de Pouilly. Ces expériences seront renouvelées avec les cimens de Yassy, de Molesmes, et autres qui pourraient se présenter. 1
- MM. Mallet, Amédée-Durand et Tarbè de Vauxclairs fils se propo-
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- ARTS CHIMIQUES.
- sent de constater l’adhérence avec divers matériaux, après un, deux, trois, quatre, cinq, dix, quinze jours, un , deux, trois, six, neuf mois, un an, soit de la matière'pure, soit avec un mélange de sable, de plâtre et de chau'x, avec des parties, différentes. La rupture a différentes époques sera également constatée. j
- ° -.ù:> nuira?*' u-j r:i nmrjni'.yufjq n-à Kjob o*iv£bfia
- ISKiHpib -il â OYl; i -'-idi
- Constructions.
- i iJk, V J
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- cj uo hrunio. ûb i>b .wt; . ^T/fib
- MM. Vallot eïGourliérse sont chargésdes expériences pour l’application aux constructions, telles qu’enduits et joints horizontaux et verticaux^ à l’eau et au soleil f enduits sur murs humides et salpétrés, conduits et caniveaux à eau ou autres liquides, mis immédiatement ou après des temps différens en contact avec des eaux vives; bassins à eau dormante, murs en moellons, briques, meulières, pierres plates, briques sur champ (le tout soumis à un jeu de pompe peu après la construction), réunion de pavés à têtes plates, dalles pour trottoirs routes et;pontes en béton,-et-sujettes au passage des voitures; recouvremens de portes et fenêtres, horizontaux > en briques soudçes avec du ciment romain , de i, 2, 3,4 mètres de long; répétitions en bétons ; rompre le tout sous un poids placé au milieu, après quinze jours, un mois, six mois, un an. n =); ^ ! A Ab
- Ces Commissaires ont à constater encore l’avantage ou l’inconvénient d’une quantité déterminée de chaux et de sable, si le volume augmente plus ou moins, si la matière gâchée éprouve un retrait en durcissant; la dureté de cette matière affaissée par son propre poids ou comprimée par la truelle, etc^; les effets de la gelée et de la chaleur, et la peinture à l’huile et au badigeon sur les enduits nouveaux ou anciens. *
- b. A Vi -,VO
- V .
- • v.\ Contact avec les produits chimiques et les substances alcalines:1*
- Les exploitations industrielles qui fabriquent, ces, produits, enpéprou-vant souvent des dégradations, MM. Vayen, Chevalier et Michelin se char-geront de constater l’emploi des cimens romains dans les usages ci-après : vases à eau, à vin , à huile, à eau de vie, à sel ; cuves et bacs à renfermer des gaz, des huiles;/essentielles, des vidanges, des eaux ammoniacales brutes ^ à solutions dé sulfate de soude, de carbonate de soude,, debclijg-rite de^liaûx étile chloredes lessivés chaudes, des urines, chambrera
- fabriquer des produits chimiques, etc.
- [ iU Ul i)b JlSB ?- iX ; €-A & d-?ÎC|*
- ! Y ;••—, Yp Yf-AfA
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- foifj 3«ur *?f’5op ssins'ŸA s»*u -tuè:
- J) ‘mîîmîï _.-u :mI: * ''b îdlifib'
- MT P? 'Y-^'ïQ.f
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.—“MEDAILLES D ENCOURAGEMENT.
- X, Exhalaisons Cadavéreuses. • fijilfitenoo
- ' i ’3 J ^ .A. \ * i j
- ‘ . : 1., - y{, ’ --ffC -,*;r '' :;K nrH" ' '"'rt " ,4V>1 ;
- 116 MM. 'Parent-Duchâtelet' èt '^Gaultier de Clauhry, d’accord avec M. &?/•><?,, ‘chef des travaux anatomiques des hôpitaux , se proposent d’envelopper un cadavre non putréfié dans le ciment, de répéter la même opération sur un cadavre déjà en putréfaction avancée, et en variant 1 épaisseur de la couche de ciment ou la manière de le coucher et de le disposer, de placer ces cadavres, ainsi disposés, dans les conditions les plus favorables pour que la dessiccation puisse se faire de la .manière la plus complète; d’en placer d?autres dans des endroits constamment humides; enfin, de‘ répéter ces expériences sur des cadavres putréfiés ou non putréfiés, en mélangeant les cimens avec de la poudre de charbon de bois ou de charbon animal, elles plaçant dans des conditions de - sécheresse et d’humidité.’
- ,;s D’après les considérations qui précèdent, j’ai l’honneur de propoSèr au Conseil'-h noiimài Lt'eaTqû:n&q oqoioq ou iyï\ je h
- s ; D’autoriser les Commissaires^ i° à précéder auxdites expériences;5 ":9h’; f- 2°. À prendre les mesurés nécessaires pour inviter les fabricans de cimens , romains à faire-connaître s’ils veulent y prendre part, et le lieu de leurs
- dépôts-üi.f::.üi'üc ïuqi.jl q
- 3°. A employer une somme de 6oo francs aux expériences et appareils nécessaires. -- -j u - --j f - " * - : • ; ; \ •
- ivApprouvé en séance, le mai vj:*h* ? ^ s*
- ‘ • ' 1 ‘ ' ’ r »-5 1 Signé Michelin, rapporteur.
- • t 160 v< ' ' " ‘"V--; ' >.J yTr.iîiïHT.i "à’ J Ï-V- "
- yf; CONSEIL D’ADMINISTRATION. — médailles d'encouragement. m "
- pr -t vî ïVK o. S''4 •:<s» fît >«*»/! i | M î
- Rapport fait par M. le. baron Costaz, au nom de la Commission de révision des médailles , sur une proposition tendant a remplacer la médaille d’or de deuxieme classe par une* iS0 Wédmllë-dé pldtinèl^W1^ ^UP soiianüëübiîi eaoüBiïoiqxs zs'Jl
- •-HErb o^ïV=^‘v;Vu .ji fn*vvo& Jnt<r-
- La Commission de révision des médaillés et les membres des Comités
- chargés de motiver et de soutenir les propositions adoptées par la pre-nuére Commission m’ont chargé de vous soumettre quelques réflexions qui , dans te cours de leur travail, sè sont présentées sur l’un des moyens qu^la Société d’encouragement empîoie^pour caractériser les distinctions au’elïe
- dcncouragement emploie poui accorde, sur les abus qui se sont attachés à ce moyen de rémunération et sur les mesures qu’elle juge propres à les faire'cesser ï^il s’agit de rla médaille d’or de deuxième classe.
- Lorsque la Société d’encouragement décerne cette médaille, celui à qui
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- %B% CONSEIL p’ADAUÎilSTUÀTJOr*.
- elle a «té accordée publie qu’il a obtenu une médaille d’or, mais il ne fait pas mention de la classe à laquelle cette médaille appartientp: par, cette simple réticence, il se met, dans l’opinion du plus grand nombre , au niveau de ceux que leur mérite supérieur vous avait fait juger dignes de votre grande médaille d’or. L’erreur dans laquelle le gros du public est induit de cette manière ne peut être reconnue que par les hommes qui sont au courant de la suite de Vos opérations ou par ceux qui consulteraient les procès-verbaux des séances générales; c’est une peine que peu de personnes sont disposées à prendre. Ainsi disparait la nuance que la Société a eu l’intention de donner à son approbation, la médaille d’or de deuxième classe se confond avec la grande médaille d’or et en usurpe la signification.
- Une expérience analogue fut faite en 1806, à l’exposition des produits de l’industrie, et eut le même résultat : on créa, pour cette exposition, une médaille d’argent de deuxième classe, en remplacement de la médaille de bronze qu’on supprimait et à laquelle on la déclarait équivalente. Tous les exposans à qui la médaille d’argent de deuxième classe fut décernée proclamèrent, par des prospectus, par des circulaires et en tête de leurs factures, qu’ils avaient obtenu une médaille d’argent, sans mentionner qu’elle était de seconde classe ; le public fut ainsi induit à confondre cette médaille avec la grande médaille d’argent, et il arriva que des produits d’un mérite inégal, entre lesquels le jury avait entendu marquer une différence, furent placés sur la même ligne.
- Les exemples de cet abus furent assez multipliés et leurs effets devinrent assez sensibles pour qu’à l’exposition suivante, celle de ,1819, pn jugeât qu’il était nécessaire de revenir à la médaille de bronze et de renoncer à celle qui l’avait remplacée en 1806. Alors il fut plus difficile de donner le change sur le véritable sens des décisions du jury. Les médailles sont, en effet, bien mieux distinguées par leur métal que par un numéro d’ordre; l’idée de leur subordination est en quelque sorte exprimée matériellement, elle se grave plus fortement dans l’esprit, et le souvenir s’en conserve
- mieux, r ï~-'is ùôu.
- Tl est vrai que celui qui a reçu une médaille de bronze se borne assez souvent à annoncer qu’il a obtenu une médaille; mais cette réticence est, en général, moins commune que dans le cas des médailles qui sont distinguées seulement par leur classe; elle produit d’ailleurs moins d’effeL il est rare qu’on manque de demander quel est le métal * et, de plusy; la médaille ne peut pas être montrée sans détruire toute possibilité d’erreur, habom'i
- L’exactitude sévère et judicieuse, et les soins queJa Société d’encourage-
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- HÉDAlCM#lJ%^È6ttlAGE»fiÈÎPr. 355
- meut est accoutumée à porter dans l’ëxamen des procédés et des produits industriels qui lui sont soumis, ont acquis à ses jugëmens une haute estime en France et à l’étranger. Une distinction décernée par elle a souvent suffi pour signaler un fabricantaÜ feétime du monde commerçant et pour lui ouvrir le chemin de la fortune, il n’est donc pas étonnant que parmi ceux qui en ont reçu il se soit trouvé des hommes qui aient cherché à les faire classer par l’opinion publique parmi celles de l’ordre le plus élevé.'*i|îa^ J Il est essentiel, pour maintenir les jugemens de la Société au degré de considération où ils sont parvenus, qu’ils soient exprimés de manière qu’il ne soit pas possible de faire illusion sur leur véritable sens et qu’il ne soit pas facile de donner le change sur l’importance des distinctions décernées par elle.' ^•*'-• .
- D’après ces considérations, nous pensons qu’il est convenable de cesser d’employer une médaille d’or de deuxième classe comme signe de rémunération ; et cependant, comme l'expérience a prouvé l’utilité d’avoir un degré de distinction entre ceux qui sont marqués par la médaille d’argent et par la grande médaille d’or,nous avons l’honneur devons proposer de remplir cet intervalle par une médaille de platine, métal dont la valeurvénale est placée entre celles de ces deux métaux. Quoique la considération de la valeur vénale des médailles ne soit que secondaire dans la question dans ce moment soumise au Conseil, on peut avoir la curiosité de savoir quelle serait celle d’une médaille de platine de même module et de même épaisseur que la médaille d’argent. J::î ss&a, aies --
- On peut en faire une appréciation, du moins approximative, par le calcul suivant. ’ * •’ “ '*•*» l" 1 s
- D’après les données fournies par la table des pesanteurs spécifiques , insérée dans l’Annuaire du bureau des longitudes, le poids d’un volume donné d’argent étant pris égal à i, celui du même volume de platine sera 1,9417* Depuis quelles mines des monts Ouraîs fournissent abondamment ce dernier métal, un système monétaire à base de platiné â été établi en Russie f à coté des systèmes à base d’argent et à base d’or ; dans ce système, on af,. donné*au platïneda valeur delquatre fois et demie son poids d’argent; Si on adopte œtté évaluation, et qu’on ^applique à la question qui nous,occupe o# treuVe qu’uiiiVOÎtimèodonné de platine vaudmitfi fois ^ lumë d’argenty^ocn aiosiiifi b iroboaq sifo sfiaaefo mol ‘secj Joacxielona asèoB' ^Kiimuhipliant1 parlée rappelle non^è^h&ui qui exprimera? xafour de la médaillé d’argent défié Société d’éncounrgement,* on trouve qu’une mé-daîlfe^de platine du-' même'module et de la'même épaisseur vaudrait, 349 fr*
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- 354 ' NOTICES' INDUSTRIELLES. - -
- 52 cent., valeur qui n’est pas très éloignée de celle de 3oo francs donnée à , la médaille d’or de deuxième classe, que, d’après notre proposition, elle serait destinée à remplacer. , ^ è i * j
- Au surplus, cette évaluation n’est qu’approximative; il n’est pas probable que le rapport entre le prix du platine et celui de l’argent soit demeuré tel qu’il a été déclaré en Russie. La masse du platine existant dans le commerce n’est pas assez considérable pour que la quantité que l’exploitation ,' des mines introduit d’année en année ne change pas ce rapport d’une manière progressive et sensible ; la valeur de la médaille de platine à Paris ne peut être déterminée exactement que par la fabrication ; mais il était peut-être bon , dans l’examen qui nous occupe , de se former une idée approximative du rang où se placerait, sous le rapport de la valeur vénale, une, médaille de platine du même volume que la médaille d’argent.
- En résumé, - ;>v\ v . ".v
- Au nom de la réunion, composée de la Commission de révision des médailles et des Commissaires chargés par les Comités d’assister au travail de cette Commission , j’ai l’honneur de vous proposer,
- i°. D’adopter une médaille de platine pour caractériser un degré de distinction entre ceux qui sont marqués par la médaille d’or et par celle d’argent; v J
- 2°. De supprimer l’usage de la médaille d’or de deuxième classe qui remplit actuellement la fonction à laquelle nous proposons d’affecter la médaille de platine. > ;
- Approuvé en séance, le 22 juillet i835. *; '-vè-Jê':. \L-': -h
- Signé L. Costaz , rapporteur. .
- L r • r NOTICES INDUSTRIELLES. :
- Arts mécaniques. — Pompes aspirantes pour Vaérage des mines. L’uti- . lité des pompes aspirantes pour activer l’aérage dans les mines est devenue , si manifeste et les effets ont été si satisfaisans, que sans doute ces pompes seront bientôt d’un usage général. Ces appareils très simples consistent en\ deux grands cylindres en bois , avec un fond et un piston mobiles , munis . de soupapes, au moyen desquelles on aspire l’air qui a parcouru les galeries , souterraines, en augmentant en même temps la vitesse du courant \ une * machine à vapeur, de la force de huit chevaux, sert de moteur à ces appareils. C’est ainsi qu’on a pu reprendre les travaux que la grande quantité ? de gaz qui se dégage d . la houillère du Poirier, près Charleroi ^ avait fait
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- 355
- suspendre. La vitesse de l’air y est actuellement telle que les ouvriers ont besoin de se vêtir doublement pour se garantir du froid. Un fait remarquable est venu confirmer les avantages qu’on attendait de ces pompes. Dans une petite galerie de percée où l’air ne circulait pas, le gaz hydro-
- gène qui s’y dégageait s’enflamma : avec un aérage ordinaire , la détonation se serait propagée, mais le grisou a été promptement emporté avec la grande quantité d’air que la machine aspire ; celui qui brûlait fit l’effet d’un très fort jet d’éclairage, et il n’y eut qu’une légère détonation sur un seul point. ( Institut, n° 112).
- Voûtes en ciment hydraulique exécutées par M. Brunei à Londres. La construction établie à titre d’essai par M. Brunei consiste en deux demi-arches, Tune de i5 mètres, et l’autre de 11 mètres d’ouverture, en briques, hourdées en ciment hydraulique anglais dit de Parker, et portées sur une pile de im,3o de largeur. Pour maintenir l’équilibre entre ces deux demi-arches , on a suspendu à l’extrémité de l’arche de mojndre ouverture un poids de 12,000 kilogrammes.
- La voûte est composée d’un rang de briques posées, comme des vous-soirs, en archivolte saillante , et de plusieurs rangs de briques posées horizontalement au dessus des premières, pour former les tympans, cordons, etc. Pour relier plus solidement cette maçonnerie, M. Brunei a fait placer, de deux rangs en deux rangs des briques à plat, trois bandelettes de fer. ' ' ' '
- Les arches d’essai ont été construites sans autres cintres ou échafauds qu’un petit appareil composé de deux règles de sapin cintrées suivant la courbure que l’on a donnée à l’intrados des arches, et portant à leur extrémité une plate-forme en planches ; ces règles sont réunies par des entretoises, et fixées a la saillie de l’archivolte au moyen de deux crochets en bois.
- Lorsque la pile du milieu a été construite, deux ouvriers, montés sur cette pile, ont appliqué, de chaque côté, des briques liées avec du ciment, de manière à commencer l’archivolte. Lorsque cette partie de l’arche a été poussée à un degré d’avancement suffisant, on y a rattaché l’appareil que nous venons de décrire, et l’ouvrier, toujours placé sur la construction qu’il avait faite, et qui lui servait d’échafaud, a posé devant lui, sur le plancher en saillie de l’appareil, les briques qui devaient continuer l’archivolte; enfin, chaque fois que le plancher était couvert de maçonneries nouvelles, toujours disposées de la même façon, l’ouvrier faisait avancer l’appareil, de manière à poursuivre l’exécution dç l’arcflivolte, pen^
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- darit que d5autreS ouvriers posaient derrière lui les assises de briques à plat, et remplissaient ainsi les reins de là voûte. iv v,
- Les ouvriers travaillaient à la fois sur chacune des deux demi-arches, s’éloignant egalement des retombées, et en ayant soin que l’avancement de l’ouvrage fût le «pème des deux côtés, afin de maintenir l’équilibre entre les deux masses qui s’étendaient delà sorte des deux côtés de la pile. ;>? > Lorsqu’on fut parvenu à l’extrémité de la demi-arche de moindre amplitude, et que lés localités avaient empêché de faire plus grande, on chargea l’extrémité de cette demi-arche de poids correspondant à l’excédant d’amplitude de la demi-arche opposée. V ^ J \
- Ce mode de construction sans cintres ni échafaud n’interromprait point la navigation, et présenterait une grande économie sous le rapport de la durée {Annales des ponts et chaussées, ix<t livraison 1835 ). '
- Sur les machines à vapeur, par MM. Colladon et Championniere. Les auteurs ont fait des expériences sur les machines à feu du système de Savery. Dans ces machines très simples, la vapeur élève l’eau par son action immédiate ; cette vapeur, introduite dans un récipient, s’y condense et produit une aspiration ; une seconde entrée de vapeur refoule cette eau dans un réservoir. Ces machines furent les premiers moteurs à feu employés à de grands travaux : on les a ensuite abandonnées pour les machines àeNew-cornen et de Watt. Cependant, depuis deux ans, quelques ingénieurs ont construit de ces machines pour fournir de l’eau à un quartier de Paris. MM. Colladon et Championniere ont fait des expériences sur les machines des bains Vigier du pont Marie, construites par M. Gengembre , et sur celle de l’abattoir de Grenelle, due à M. Manouiy d’Ectot, pour fixer la valeur de ces machines et les conditions dans lesquelles leur emploi est préférable.
- D’après ces expériences, les machines des bains du pont Marie donnent deux dynamies 695 millièmes par kilog. de bois, c’est à dire huit fois moins ' que l’effet utile d’une petite machine à piston de même force qui ferait mouvoir des pompes; mais l’eau élevée doit être ensuite chauffée. Il faut donc tenir compte de l’accroissement de température. Or, avec un moteur plus compliqué que celui de Savery, il aurait fallu de plus un appareil particulier dé chauffage, qui seul aurait exigé la même dépense. Ainsi, toutes lès fois qu’on élève de l’eau qui doit être réchauffée ( et ce cas se présénte souvënt dans les opérations de l’indiistrie) , la machine de Savery est le moteur le plus avantageux. Il est/d’aillëurS, le moins coufeux d’achat ‘ primitif, lé moins sujet aux accidens ét aux détériorations, et le plus facile à diriger ( instituty n° 101 )t ' • '• 1 ' ’ ' ” 4:‘
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- Nouvelle machine à vapeur par M. J. Appleby. Les perfectionnemens ajoutés par l’auteur au système des machines à vapeur consistent : i° dans la construction d’une chaudière dont les tuyaux, donnant passage à la flamme du foyer, sont immergés dans l’eau, de manière à exposer celle-ci à la^ plus grande surface de chauffe possible : ces tuyaux, contournés en spirale, passent dans trois récipiens, dans lesquels l’eau est tenue constamment en , circulation ; 2,0 dans une pompe alimentaire refoulant l’eau dans la chaudière , et qui est munie d’un robinet qu’un levier, communiquant avec un flotteur, fait ouvrir et fermer pour régler l’admission de l’eau ; 3° dans un tube de- sûreté portant à son extrémité un bouchon en métal , fusible à une température un peu au dessus de celle de l’eau bouillante. Lorsque la pression de la vapeur excède celle nécessaire, elle s’échappe à travers ce tube, en produisant un sifflement qui avertit le chauffeur. 4° ha machine employée par l’auteur est une machine à rotation directe, composée de deux ailes tournant dans un cylindre, et sur l’axe desquelles sont fixées les bielles qui transmettent le mouvement à des manivelles montées sur l’arbre principal. b° Les soupapes d’entrée et de sortie de la vapeur, au lieu d’être composées de tiroirs, comme dans les machines ordinaires, sont de forme . cylindrique ; elles consistent en un tube creux, divisé par une cloison en deux compartimens, dont l’un est destiné à conduire la vapeur dans l’in- ' térieur du cylindre, et l’autre à la laisser échapper lorsqu’elle a produit son effet ( London journal of arts, juin i835 ). ' !
- Machine à presser et apprêter les draps, par M. Dutton. Pour presser les draps , l’auteur emploie une table fixe en bois de la largeur de l’étoffe et d’un mètre de longueur. Lorsque le drap est étendu sur cette table, une platine métallique dès mêmes dimensions, montant et descendant entre des jumelles, et chargée de poids, opère une forte pression à l’aide d’une presse semblable aux presses à balancier. Un réservoir rempli d’eau : chauffée pàr la vapeur est placé sous la table fixe, et communique au drap une chaleur suffisante pour lui donner un beau lustre; à la fin de l’opération, on l’enroule sur un cylindre à mesure qu’iL sort de la machine. ( London journal of arts t juin i835). ' ' ^ ^ ^ . j i
- Machine à imprimer les étoffes. M. Perrot, ingénieur civil à Rouen , vient d’imaginer une machine à imprimer les tissus, dans laquelle trois planches en bois , gravées en relief, longues de 32 pouces et larges de a à 4 pouces environ, sont chargées de couleur, puis.pressées successivement contre la pièce à imprimer, et qui tourne d’elle-même devant chacune de
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- cës planches. Deux hommes et trois enfans ou tireurs suffisent ppur impri-. mer"en trois couleurs environ 24 pièces de calicot par jour.q o z s ïf .
- Si l’ori compare cette impression mécanique à la planche à l’impression à la main, tant sous le rapport de l’économie que sous celui de ta perfection du travail, on sera frappé de l’immense supériorité de la première; en effet, la machine de M. Perrot réalise une économie de trente francs par chaque couleur, sans compter qu’elle ne dépense que la moitié, terme moyen, des couleurs qu’il faut employer dans le travail à la main. aU
- Les planches né nécessitent pas les soins que sont forcés de preudre lés imprimeurs pour dégauchir les planches ordinaires. La machine, qui est d’un prix modique, peut marcher sans interruption et fonctionner avec une régularité parfaite. He temps nécessaire pour changer de dessin et de couleur n’excède pas une demi-heure. Un assez grand nombre de ces machines est déjà en usage tant en Francequ’en Belgique, en Suisse et en Prusse.'",,’' -...y r; -yr.fi v.;!*
- Machine à mouliner et à tordre les fils, par M. Roizard. Cettè machine, qui bobine en même temps qu’elle tord, se compose d’une grande roue faisant mouvoir dix bobines et un dévidoir. La petite colonne qui est en : avant de cette roue porte la broche de la bobine avec les axes en fer dès poulies de renvoi, qui par le moyen de cordes font mouvoir les bobines du fil à tordre et le dévidoir. U y a, en outre, une auge et une hélice autour du dévidoir. Avec cette machine, qui occupe peu de place, un ouvrier, sans employer plus de force que sur l’ancienne machine, mouline 6 fois plus de ;î fil dans le même temps, et elle fera simultanément dix écheveaux de fil et une bobine ( Mémoires de la Société de commerce de VAube, icr trimes- -tre i835). . , , , .. «, .
- Arts chimiques. -^Nouveauprocédé defabrication du carbonate de plomb, par MM. lorassa et Walker, fFood. Ce procédé, qui a été importé en \ Angleterre, consiste à réduire le plomb en grenailles , à peu près comme £ on le fait pour le plomb de chasse, et par des moyens analogues. Cette gre- ; naille est placée, avec une suffisante quantité d’eau, dans une grande caisse plate, doublée en plomb, ouverte en dessus,,et suspendue , par ses tourillons, dans un bâtis. En imprimant à cette caisse un mouvement alternatif de bascule , tous les grains de plomb , à chaque impulsion, éprouvent un frottement les uns contre les autres assez énergique pour en détacher de petites particules de plomb pulvérulent, qui se mêlent avec l’eau. Ce mélange d’eau et de plomb est alors enlevé et filtré. Le précipité humide qui
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- reste sur le filtre est étendu en couche mince, et exposé, pendant huit à dix jours, àTaction de l’air, en le remuant continuellement. Il ne tarde pas à s’oxider, puis à se combiner avec l’acide carbonique de l’air, et à former du carbonate ou blanc de plomb, sans le secours d’acide acétique, sans . application de chaleur ou l’emploi d’appareils dispendieux. Si la céruse retenait encore quelque humidité , on la fera sécher avant de la mettre en pains|(/tepe/tfory ofpatent inventions y sqptèmbre 1834 )•% ;
- Moyen d’extraire la matière colorante des bois dç teinturet parM. Dubuis- ,, son. Un brevet d’importation de io ans a été pris en BYance, le 29 juillet 1829, pour un procédé dont la description se trouve dans le London journal of arts du mois d’octobre i833. Au lieu de faire bouillir dans l’eau les bois de teinture réduits en copeaux, on les sature de vapeur en les plaçant dans un récipient hermétiquement fermé et garni d’un faux fond criblé de trous; au dessous de ce faux fond est une planche inclinée, sur laquelle tombe le liquide colorant extrait du bois ; ce liquide se rend dans une bas-sine d’évaporation, chauffée par la vapeur, qui passe ensuite dans l'intérieur du récipient! à l’aide d’un tuyau, et le remplit entièrement. ’
- Sur les animalcules du ferment, par M. Cagniard-Latour. Eu examinant au microscope le ferment frais de levure de bière délayée dans de l’eau ,
- l’auteur a reconnu quelleYst presque entièrement composée de petits.glo- , bules diaphanes, les uns ronds, les autres légèrement ovales. Ces globules appartiennent au règne animal. L’auteur a également examiné au micros- ;.
- cope la lie d’un vin de Tavel, qui était en bouteille? depuis dix ans. Il a re^ h connu que ce ferment est composé aussi de corpuscules globuliformes:^ mais beaucoup plus petits que ceux delà levure de bière. Ces globules rro périssent point parla dessiccation. : " 3 r \ r .-•/ T
- On n expliquait que par des considérations physiques ét chimiques l’in- :; fluence conservatrice que la chaleur de l’eau bouillante exerce sûr les subs- !
- tances alimentaires contenues dans les vases clos de M. Appert ; mais si les-fermens sont des corps organisés, ne devra-t-on pas penser qu’un deà elfets principaux de cette chaleur est de détruire ou de paralyser les germes qui auraïènt pu se développer dans ces substances? (Institut, n° io3.
- . Tenture jaune sur laine avec le rhus radipàns {Lin.). M. Grégoire Sella, deCrOCe Mnssn pn Pi^in m, f n ; »... —; k _ , 1 , • r .
- jaune
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- 36o . N0TTCES 1?M>0STR TELLES » ;•
- , ; Sur 8 parties de laine on prend :- - , 3 ' i ; , _
- * Rhu's'^radiéa'iWS&ît^iij$àrâvàütJ.'va. ^ . . . 8 parties.
- - Afuh . i i -.-v i.-.%-, -.• v'.’. v'-. . i partie.
- CitèHïeïfe Ifaffre ^ ^ . . . . . » i)6.
- Dissolution d’ncide%ÿdroeblorique. **.-.{ ; . . . . . 1 partie. ^ r r ‘
- - -i-l •il**. . -t . i' -T"., -- .' - .i
- La laine, après avoir bouilli pendant trois quarts d’heure, prend une ,; couleur jaune d’or très brillante. En traitant le rhus radicans séché par le même procédé, on obtint un jaune paille : ainsi l’on voit qu’il faut l’employer de suite après la récolte.
- La couleur résiste au savon et au soleil, aussi bien que les autres jaunes solides; elle acquiert plus de solidité, si on laisse la iaine pendant douze heures dans le bain de teinture, après qu’elle a cuit ( Bibl* ’ unw., février i835 ). ! 1 k‘;-'
- Sur Voléagine, substance propre à remplacer V huile d’olive dans les manufactures d’étoffes de laine. M. Byerley annonce avoir découvert une nou- s velle substance qu’il nomme oléagine, et qui, suivant lui, offre de grands avantages sur l’huile d’olive employée pour graisser les laines. La consommation de cette huile, dans les manufactures de draps d’Angleterre , s’élève annuellement à 10,000 tonnes, dont chacune coûte 6o livre’s sterling, ce qui fait une dépense de 60,000 liv. sterling ( i,5oo,0ôo fr.)4.uCëtte dépense serait réduite des deux tiers , en employant le nouveau procédé. Pour s’én * assurer, Fauteur a fait une expérience en grand dans la manufacture de draps de MM. Hanah et ^compagnie, à Huddersfield. On a pris aoo livres de laine de trois qualités différentes, de la grosse/de la moyenne et de la fine, dont la moitié a été traitée par l’ancienne méthode et l’autre moitié par la nouvelle. Les résultats obtenus ont été pour le nouveau procédé une économie de y5 pour ioo d’huile, de'f de laine restant dans les cardes, de -§ du temps employé pour nettoyer les cardes, deux heures par jour pour la filature, \ du savon nécessaire pour dégraisser les laines/' enfin j du temps employé pour le foulage. *' '
- Le drap obtenu de cette manière était de meilleure qualité, et mesurait un mètre de plus en longueur. L’auteur ajoute que la nouvelle substance, ne contenant ni acide ni alcali, ne peut nuire aux machines (Mechanics „ Magazine, avril 1835 ). ' * *.
- Arts économiques.—Conservation des viandes. M. Guépin avait annoncé qu’il était parvenu à conserver les viandes au moyen du deutoxide d’azote, ce az absorbant tout l’oxigène des vases dans lesquels on place la viande à
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- NOTICES IKDtîSTMElil/E^ \*l 36l
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- conserver. M. • Colin a fait des expériences qui confirment l’efficacité de ce procédé ainsi un pigeon ayant été placé dans un bocal1 de verre avait encore la viande très belle au bout de 4$ jours , et cependant le premier ' jour avait été un jour d’orage; des poissons consérvés de la même manière, pendant snc semaines ; n’avaient encore subi aucune altération.'Voici le’pro-T cédé indiqué : i° placer la viande à conserver dans, un bocal, de façon 'r'qu’elle soit suspendue et exposée à'l’air de tous lescofes; 2° boucher hermétiquement le bocal, en y ménageant un petit trou qui puisse fermer au bouchon et donner passage à un tube de verre; 3° mettre dans une fiole, munie d’un tube de verre recourbé et assez long pour plonger au fond du bocal, du mercure et de l’acide nitrique; 4° prolonger l’opération jusqu’à ce qu’on ait un e.xcès de gaz de deutoxide d’azote, puis retirer le tube et boucher hermétiquement. Les viandes ainsi conservées ne perdent, dit l’auteur, aucune de leurs qualités ( Institut, n° ii4)* ,
- Sur le commerce des plumes à écrire en Angleterre, par M. Faraday. L’Angleterre ne consomme en plumes d’piç que celles dç Riga et de Saint-Pétersbourg, parce que, la Russie faisant le comniei'çe de ces sortes de plumes, on les y prépare et on les soigne mieux quj’on nçJe. fait en Angle-terre. / , r • ? •
- On emploie 20 millions de plumes d’oie en Angleterre; mais si elle tire celles4à de 1,’étranger, il n’en est pas de. même des, plumes d’acier. Elle fabrique annuellement 200 millions de. ces dernières, dont il ne, se con-,,5 somme guère que 20-millions dans le pays.. Le surplus s’çxpprte. Il y a dix . v^mSiqus les plumes d’acier étaient à peine connues. ,On obtient^dans le commerce en gros trois plumes d’acier de qualité parfaite pour environ g spus dpErance, et on en achète jusqu’à 36 de. qualité infgrieuÆe ppurfemème prix.
- Pour dégraisser les plumes d’oie et les rendre élastiques , on les mouille, on les passe sur un feu ardent, puis on les presse entre deux barres de fer qui les aplatissent, et enfin on leur rend leur élasticité et leur forme cylin-, drique en les.passant à travers le leu ( Bibl. unie. ] avril 1835 ).
- Nouveau procédé pour dessiner sur les tissus. M. J. Buck , à Londres, s ;a découvert un procédé pour dessiner sur-toile , qui présepte des avantages sur le procédé ordinaire, sous le rapport de la durabilité. La toile: est pré-. c parée en. passant dessus une matière agglutinative , qui fait- adhérer les fils entre eux, la rend parfaitement unie, et la disfmseià/recejrçôir ie dessin aussi facilement que rsur le papier. Lexclessin ‘étfuat -terminéy oi& l%;Couvre d un vernis . transparent et, élastique , qiji ne -s’écaille pmnt j et,,permet de
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- 362 BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- rouler ou de plier l’étoffe sans le moindre inconvénient. Ce procédé est surtout applicable aux cartes géographiques qu’on place dans les portefeuilles ( Mechanics Magazine, avril 1835).; *- ';" ^
- Emploi du bitume. 11 y a environ 7 ans, on eut l’idée de remplacer les trottoirs du pont Morand, à Lyon, par un dallage en mastic d’asphalte des mines de Seyssel ( Ain). Cet essai ayant réussi, on vient.de le renouveler à Paris sur un des trottoirs du Pont-Royal. Ce mastic est composé de 0,95 d’asphalte et de 0,07 de goudron minéral : on l’a coulé sur place à une épaisseur de 18 millimètres, et on l’a recouvert d’une couche de sable de rivière; il paraît réunir à la fois solidité et économie. - ïziatth
- ‘‘l 11 f ; ~ ——i 1 h 1 ~ 1 ! lii A -v-.C1 ? 3 I i.* \* */*•
- J ' à ^ ^ ; BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Livres français,
- Mémoires présentés par divers savans à l’Académie royale des sciences de l’Institut de France , t. vi. Un vol. in-4« " ' " c * b \
- - Recherches sur les arts et métiers, les usages de la vie civile et domestique des anciens peuples de l’Éthiopie , par M. Fr. Caillaud. 12e livraison.
- Documens statistiques de la France, publiés par le Ministre du Commerce. Un vol. in-4- ,r--rh -c r-—*>.
- ^ Formules pour calculer la hauteur des remous, parM. de Prony. In-8.
- Mémoire sur la falsification des écritures , par M. A. Chevallier, i Note sur la comparaison des avantages respectifs de diverses lignes de chemins de fer et sur l’emploi des machines locomotives , par M. Nayier.
- Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève , t. VII. In-4- M ' • : • r . -:.V. . . -r-vV. i:;:
- Système complet de signaux de jour et de nuit à l’usage des navigateurs.
- rArt de cultiver les jardins, ou Annuaire du Bon Jardinier. Un vol. in-18. Cours de géognosie appliqué aux arts et à l’agriculture, par M. Triger. Livraisons 1 à 7. In-12. • - ,
- Documens divers sur la panification de la fécule et de la pomme de terre, par M. Mauléon. In-8. ; - ; ? ^
- 3 Elémens de la science de la coupe des pierres à l’usage de l’architecture , par M. Ffeûer. In-8. -y-',--*• 'n i'il
- ^Trésor^de numismatique et de glyptique. 41e livraison. In-folio. > v Manuel complet du jardinier, par M. Noisette. Un vol. in-fk
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- bibliographie industbiellf. 363
- -.ft *.> ^ ^ïiçiTî #4 #«** «jfjfa **h no •'«..-rct
- ^Menuiserie cïeseriptiYey.' par.-M. in-4 *o;dtiSilÎH? « 'ii-\ûw*v.
- Nouveau Dictionnaire des origines, inventions et découvertes dans les àrts'èt les sciences, par iVoë^et Carpentier. Un vol, in-8,w r_^, as-Dictionnaire ïdes ^ travaux publies^ .çiyUs^irûUUairesr \et maritimes, par
- M. Türbé ktè J^aùgclairs. Un vol. in-4- mzm fsQ >( kîâ ) mmm,
- 1 Métallurgie? pratique du fer, ou Atlas de machines ^appareils et outils employés a îafabrication de la fonte et du fer; par MM. Leblanc et Walter. ir* livfy Iïÿ-foiiôï- 34U?‘h nvmmm. no- Iî» s»miî!i»ï?-8i t?b **>-*b'V.*
- Nouveau Recueil de décorations intérieures, parM. Chenavard. rî livr.
- Album de l’ornemaniste , parJ?/2?^^£05Xê-,I0eJivr. in-folio.
- Dictionnaire des sciencesrra^t^éinati^ue% ;|>ures^| appliquées. 2 vol.
- in-4- . . • .... " . •. /.
- >>*’•*? H? Ç<:VKOirniï^
- t’ÿv-f’À
- . , , , . . Livres anglais.
- •’fonsiOê a$o hïry(yî mtmb&'.é, üvmb m\? >
- Historical and descriptive account of the watenvorks of London ,( Notice historiqué ét descriptive des travaux hydrauliques exécutés pour alimenter d’éati Iftf^vïlle de Londres), parW. Matthewsi Un v.ob.;in-8iimmmftnb mthip ‘Tkertë xv pratical builder and workman’s companion (Nouvelle architecture pratique ). 3 vol. in-8. fWU JM
- fke complété book oftrades ( Guide complet des travaux et du commerce, ou du choix d’un état ou d’une profession), par M. JVhitstok. Un vol. in-8.
- Raies for the formation and repairing of roads ( Règles pour l’établisse-ment et la réparation des routes), par M. Telford. Un vol. in-8^h
- The pointers, gilders and varnishers manual (Manuel du peintre,; du doreur et du vernisseur ). Un vol. in-8. ob ^hor, ni^f.»
- Principles of wartning and ventilatingpublic buildings (Principes de chauffage et de ventilation des édifices publics). Un vol. in*8-,$î4qu*oa®mùU'{(u
- - Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées/ juin 1835,’’ éabicr in-8 avec pl. Articles contenus dans ce cahier : Spécification des patentes accordées, i° à M. W. Higgins , pour un nouveau système de. filature et d’étirage du coton ; 20 à M. Flocton, pour des perfection-nemens dans la préparation et la purification de la résine ; 3° à M. le baron Audley, pour de nouveaux cache-entrées de serrures; 4° à M.Arter, pour des bondes dé tonneaux et des robinets perfectionnés ; 5° à M. Smith, pour un moyen d’empècher la détérioration et l’usure des outils employés pour tailler les pierres. Expériences faites dans l’Inde par M. Prinsep, pour préserver de l’oxîdation là tôle de fer. Examen chimique du pétrole de Ran-Trente-quairième année. Juillet i835. - 49
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- 364 BrBtlOGRAPHIE INUlTSTRIELEE.
- goon, par M. Christian. Sur la fusion et l’aspect du cuivre affiné et non ' affiné, par M. Mushet. - m >
- Même journal. Caliier de juillet i835. Articles contenus dans ce cahier. Spécification des patentes accordées, i°à M. Debergue, pour de nouvelles machines à filer, étirer et retordre le coton et la soie ; 20 à M. Bruce, pour un appareil propre à faire le biscuit de mer; 3° à M. Plumley, pour une machine propre à fabriquer les briques et les carreaux; 4° à M. Hai'tley, pour des perfectionnemens dans la fabrication du verre ; 5° à M. Bateman, pour un appareil propre à sauver les naufragés. Mémoire sur les moyens d’alimenter d’eau potable les maisons de la ville de Londres. Préparation de l’acide hydrocyanique, par M. Eventt. Sur le principe fertilisant de l’inondation des rivières, par M. Paddington.
- London Journal oj arts and sciences ( Journal des arts et des sciences) , publié à Londres par M. JF. Newton. Cahier de juin i835, in-8 avec pl. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées, i° à JF. JFright, pour une nouvelle machine à couper le tabac ; 2° à MM. Perry et Massey, pour des pîumes métalliques et des porte-plumes perfectionnés ; 3° à M. D. Rees, pour un nouveau mode d’enrayage des voitures; 4° à M. Appleby, pour des perfectionnemens dans la construction des machines à vapeur; 5° à Dutton, pour des machines à presser et apprêter les draps ; 6° à M. JFilson, pour un nouveau système de filature de la laine; 7° à MM. Dobson et Sut-cliff, pour des machines à filer le coton ; 8a à M. Redfern, pour une nouvelle platine de fusil ; 90 à M. Pinkus, pour un nouveau système de locomotion sur des chemins de fer. »
- Mechanic s magazine (Magasin du mécanicien). Cahier de juin 1835, in-8 avec pl. en bois. Articles contenus dans ce cahier : Laboratoire chimique portatif, par Ede. Sur les chemins de fer, par M. Herapath. Machine à faire les briques , par MM. Clarke et Nast. Machine hydraulique à force centrifuge, par M. Eastham. Nouveaux supports pour les rails des chemins de fer, par M. Daglish. Machine pour tirer et mettre les bottes , par Jecki
- Livres allemands.
- Fademe&utn des mechanikers (Guidedu mécanicien), par Christophe Ber-nouilli. 2 vol. in-12 avee p\.
- Handbuch fur kaujleute (Manuel du négociant), par M. Richler. 2 vol. -in*I2i — r ; I -
- Praktische-anweisung zum seifensieden ( Instruction pratique pour la fabrication du savon ), par Kolbe. U.rrvol. in-.8.
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- PROCÈS-VERBAUX. 365
- v -, •
- Anweisung zur wachs bleicherei ( Traité du blanchiment et de la purification de la cire, par Thunberg. XJn vol. ’ , ^
- Praktisches handbuch derfarben Bereitung ( Manuel pratique de la préparation des couleurs ), par M. Perrot. Un vol- in-8.
- Handbuch fur eisen und stahlarbeiter (Manuel du fabricant du fer et de l’acier ), par Th. GUI. Un vol. in-8. '*' *
- Vie bohrmethode der chinesen oder das seilbohren (Méthode chinoise du percement des puits forés), par M. Fromman. Un vol. in-8 avec pl.
- Mittheilungen fur gewerbe und handel ( Mémoires sur l’industrie et le commerce , publiés par la Société pour l’encouragement de l’industrie fondée à Prague. Cah. ià8.) ^
- Extrait des T? roces-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’Encouragement.
- Séance du 8 juillet i835. ‘ s
- Correspondance. M. Villeroi, ingénieur à Paris, annonce qu’il doit faire incessamment, à la gare de Saint-Ouen, l’expérience d’un bateau sous-marin, et demande que la Société nomme des commissaires pour y assister.
- M. Cellier - Blumenthal adresse les descriptions et dessins ï° d’un nouveau soufflet 5 2° d’un appareil à faire la glace • 3° d’un appareil à concentrer dans le vide et par la continuité le jus de betterave et le suc de toute espèce de fruits. . -
- M. C.-J. Malet, ancien architecte , directeur d’une blanchisserie à la vapeur à Vaugirard, près Paris, demande des commissaires pour visiter cet établissement.
- MM. Soyez et Ingé, fondeurs à Paris, appellent l’attention de la Société sur les améliorations qu’ils ont apportées à leur art, et en sollicitent l’examen.
- M. Dimoff, menuisier-ébéniste àThionville, adresse le modèle et la description d’une nouvelle espèce de tuile qui, selon lui, permet de diminuer de plus de moitié le nombre des tuiles employées dans une toiture ordinaire.
- M. Dembour, graveur à Metz , transmet un mémoire sur son procédé de gravure en relief sur cuivre.
- La Société polytechnique polonaise fondée à Paris annonce, par l’organe de son président, qu’elle s’empressera d’adresser à la Société d’Encouragement le résultat de ses travaux et exprime le désir de recevoir son Bulletin. ’1
- M. Delhomme adresse le dessin et la description d’un nouveau régulateur pour les machines à vapeur. • 1 ^ - v »
- •49*
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- 366 PROCÈS-VERBAUX. ^
- Objets présentés. M. Houdaille sollicite l’examen de sa fabrique de bijouterie en or faux et en fer de Berlin. 4 ; u iU*-- ' -y:- 'r- " -''**- •‘ 1; -
- M. Valat, docteur en médecine , présente le modèle d’un appareil de sauvetage pour retirer les blessés des mines. ' <‘\ * ' :
- M. Enfer, serrurier à Paris, demande à faire connaître un soufflet de forge de
- son invention qui est en activité dans son atelier. ^ k------
- M. Mille, d’Aix, orthopédiste, soumet à l’examen de la Société : i° une jambe artificielle perfectionnée-, 20 des échantillons d’acier damassé fabriqué par un procédé qui lui est propre 5 3° un appareil alimenté par le gaz et destiné à remplacer le feu de forge. • ^ ‘ : ; '
- M. Guenyveau, ingénieur en chef des mines, présente un mémoire sur de nouveaux procédés de fabrication de fonte de fer et de fer en barres 5 ^ • :%
- M. Jaminet-Cornet, des fontaines filtrantes qu’il annonce «avoir perfectionnées 5 1
- M. Sellier, des gibernes à volant et sans couture , des seaux à incendie d’un nouveau genre et des chaussures à coulure en fil métallique. ; . - ? < 1
- M. E. Duverger, imprimeur à Paris , fait hommage de plusieurs ouvrages imprimés par son-procédé de typographie musicale-,
- M. Eugène Roch, d’une brochure intitulée : Relation du premier 'voyage aérostatique exécuté dans la république mexicaine, par M. Robertson (Eugène ).
- M. Senoc communique un nouveau système de sténographie.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. de Lambel lit un rapport sur un moule à fondre lés balles présenté par M. Renseigne, mécanicien à Paris.
- Le Comité propose (ie remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin.
- M. le baron Séguier obser-ve qu’en Angleterre on ne fond plus les balles , on les frappe et on les découpe-, ces balles n’ont point de vide dans l’intérieur , et leur portée est plus grande que celles faites à la manière ordinaire. M. le président ajoute que M. Maret, petit-fils de Monge, a fait des recherches à ce sujet, et il pense qu’il serait disposé à en donner communication à la Société.
- Les conclusions du rapport sont adoptées. •
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Payen fait un rapport verbal sur une demande des planteurs de houblon de fiaguenau, qui sollicitent une instruction sur les moyens de dessécher le houblon , de l’extraire , et de conserver ses principes actifs.
- M. Payen rappelle que le principe actif du houblon réside dans la substance jaunâtre qui existe à la base de ses écailles, et que toutes ses autres parties ne sont nullement nécessaires à la fabrication de la bière 5 qu’en conséquence il est très important de conserver la lupuline, poussière d’un jaune doré et en petits grains, qui paraît contenir l’huile essentielle que l’on obtient par l’analyse, et dont l’action est dix fois plus énergique que celle du houblon. ‘
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- PROCÈS-VERBAUX. 367
- M. le rapporteur observe que les planteurs de houblon de Haguenau paraissent ignorer la méthode employée en Angleterre pour conserver le houblon; au bout de six années de conservation, ce houblon a encore toute sa saveur : M. Pajen propose de la leur indiquer. Ces planteurs demandent surtout qu’on leur fasse connaître le meilleur séchoir, offrant de faire les frais du modèle que ; la Société leur enverrait. . ; / y- voy' . v;; ,
- Pour répondre aux vues des planteurs de Haguenau , M. Payen propose d autoriser le Comité des arts chimiques à faire construire un modèle de séchoir d’après les meilleures données, et d’en confier la construction à M. Chaussenot, qui s’est occupé, avec beaucoup de succès, d’appareils analcgues. [Approuvé. ] , : /
- Communications.M. Chevalier entretient le conseil d’une fabrique de gaz pour l’éclairage, établie par M. Malteau, àElbeuf; il l’a visitée , et elle lui paraît mériter de fixer l’attention de la Société. M. Malteau a trouvé, de concert avec M. Houzeau-Muiron, de Reims , un mode de transport du gaz , queM. Chevalier indique et qu’il propose de faire connaître par la voie du Bulletin.
- M. Laignel lit une note sur un dynamomètre qu’il a imaginé , et auquel il donne le nom de tracliometre. : - ^ ;
- yv . - Séance du 22 juillet i835. - <- ‘ r . : ; y
- Correspondance. M. le ministre du commerce adresse un exemplaire des docu-mens statistiques sur la France, qui viennent d’étre publiés par ses soins. M. le président annonce que ces documens sont la première partie d’un vaste travail qui ne pourra être terminé que dans plusieurs années.
- M. Damemme, coutelier à Caen, adresse un mémoire sur la meilleure manière de monter les meules à aiguiser. ' -•
- M. Schoubert, membre de la Société, à Sainle-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin), communique un procédé en usage dans son département, pour faire sur place, en morliershydrauliques, des tuyaux de conduite des eaux.
- M. Bret, ancien maître de forges àVielmanay ( Nièvre), annonce avoir découvert un procédé pour cuire la poussière de la pierre à plâtre qui était perdue, et d’en obtenir du plâtre propre aux constructions.
- M. Camille-Beauvais adresse un échantillon de soie récoltée dans son établissement des Bergeries près Montgeron ( Seine-et-Marne ) ; il annonce que les beaux résultats qu’il a obtenus sont dus à l’appareil de ventilation imaginé parM. d'Mrcet, décrit et gravé dans le Bulletin.
- Objets présentés. M. Lenseigne, mécanicien à Paris, . présente i° des fraises sphériques à l’usage des fabricans d’instrumens de précision , a° des allésoirs perfectionnés; . . ... - y . ; . f
- M. Mir aîné, à Paris, le dessin et la description d’une roue dite à escalier, qu’il propose pour remplacer la grande roue à bras; , ^
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- 568
- PROCÈS-VERBAUX.
- \
- M. Jeannet, à Paris 5 ledessin et la description d’un mécanisme imaginé par lui pour enrayer les roues de voitures 5
- M. Faguer-Laboullée, parfumeur à Paris, du savon de toilette de sa composition ; *
- M. Valpètre, médecin, une pâte minérale pour les cuirs à repasser les rasoirs 5
- M. Blanchety à Paris, un enduit sur lequel on peut peindre à fresque ;
- M. L’hotellier, un échantillon de toile imperméable.
- M. Kurtz, à Grenelle, sollicite l’examen d’une teinture en noir solide sur coton qu’il a imaginée. ' < -
- M. de Malartic, ancien conseiller d’Etat et membre de la Société, fait hommage à la Société d’une brochùre sur la question de l’aliénation des landes de Gascogne.
- Rapports des Comités. Au nom de la Commission de révision des médailles, M. le baron Costaz lit un rapport dont les conclusions tendent à remplacer la médaille d’or de deuxième classe par une médaille de platine. *
- Après une discussion le conseil arrête i° qu’une médaille de platine sera adoptée pour caractériser un degré de distinction entre ceux qui sont marqués par la médaille d’or et par celle d’argent ; 20 que l’usage de la médaille d’or de deuxième classe sera supprimé et remplacé par une médaille de platine.
- Communications. M. Payen communique une lettre adressée à M. cE Arcet par M. Camille-Beauvais, sur son éducation de vers à soie, dont il attribue le succès à l’application de l’appareil de ventilation; il ajoute que le roi fait construire à Vil-liers une magnanerie d’après le système deM. cEArcet, système dont la propagation lui paraît de la plus haute importance pour notre agriculture, etqu’il regarde comme devant contribuer puissamment à nous affranchir du tribut que nous payons à l’étranger pour l’importation des soies.
- M. le président observe que la culture du mûrier prend une grande extension , et qu’elle réussit très bien dans le département de l’Yonne, où elle n’était point pratiquée autrefois. -
- M. Bellangé rappelle qu’en 1826 il a fait à la Société un rapport sur des soies obtenuesMans le département de l’Ailier, et dont on a fait à Lyon de très beaux tissus -, il pense que le mûrier doit réussir partout où croît la vigne, et que cet arbre n’est pas plus sujet à la gelée que le blé et les autres produits agricoles.
- M. Huzard fils ajoute que l’établissement de M. Camille-Beauvais est beaucoup plus simple que celui exécuté à Villemonble; le propriétaire a eu peu de fraisa faire pour y appliquer le système de ventilation deM. cEArcet, application au moyen de laquelle il a obtenu des produits remarquables et une récolte très abondante avec une main-d’œuvre économique. M. Huzard est d’avis que la Société doit recueillir et publier tous les faits qui se rapportent à cette nouvelle méthode d’éducation des vers à soie.
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- PROCÈS-VERBAUX. , 30g
- M. le,président invite tous les membres du Conseil qui se sont occupés de cette matière à faire part à la Société du résultat de leurs recherches; il défend le système de M. d’direct du reproche qu’on lui a adressé d’employer de la glace pour obtenir une basse température. Il convient que ce moyen est dispendieux et d’une exécution difficile dans certaines localités ; mais i! croit qu’on pourrait le remplacer en tirant l’air de la cave, et en lui faisant traverser des grillages humides. M. Thénard déclare avoir employé lui même ce procédé avec succès.
- M. le baron Coslaz signale deux circonstances qui ont influé sur le sort de l’industrie des soies. La première est l’extension qu’avait prise , à une certaine époque, la fabrication des étoffes de coton, et qui avait fait abandonner celles de soie ; c’est ce qui contribua à la ruine des fabriques de Tours. Les tissus de soie reprirent faveur sous l’Empire, par l’effet du luxe que Napoléon avait introduit dans sa cour. La deuxième circonstance est l’importation et la naturalisation, en France, du mûrier multicaule, qui donne de grandes facilités pour l’éducation des vers à soie, et qui doit nécessairement amener un nouvel état de choses.
- M. Costaz propose de faire insérer au Bulletin le résultat des travaux de* M. Camille-Beauvais.
- Cette proposition est adoptée.
- M. Olivier entretient le conseil de la visite qu’il avait été chargé de faire à l’établissement industriel fondé par M. le prince Je Chimaj, à Menars, près Blois; il décrit verbalement l’organisation de cet établissement, qui lui a paru offrir les résultats les plus satisfaisans. m
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- 3y0 - " T'.' '
- Tableau par ordre alphabétique des patentes ou brevets d’invention èt de perfectionnement délivrés en Angleterre pendant l’année i834*
- ~ Note. La durée de chaque brevet est de i4 ans.
- NOMS ET PRÉNOMS des | Brevetés. PROFESSIONS. DOMICILE. COMTES. DATE de la délivrance des Brevets.
- i Anderson (rov, Berrie) !
- 1 Archbald (W.-A.) "..... j lieut. de marine. Londres. Middlesex. 27 févr. \
- I IAunott (N.) » id. id. 25 janv. |
- Arteu (C.-H.) plombier. Havant. Southampton. 12 août.|
- D’asda (A.-V.) » Londres. Middlesex. io avril, j
- Aston (J.) fab. de boutons. Birmingham. Warwick. ! 10 juill. |
- | . JAttwood (C.-II!) fab. de soude. Wickham. Durham. I 16 janv.
- Baron Auoley » Releigh-castle. Stafford. 11 oct.
- iBachus (toy Green)
- IBagsua w (S.) » Londres. Middlesex. 6 nov.
- il Baker (T.-II.) » id. id. 20 mars, .j
- j! . s Barj.oyv 'J.-R.) » Raudley. York. 25 nov.
- rlîiRTOx (J.) et Nve (S.) mécaniciens. Londres. Middlesex. 1 juill j
- j Bateman (J.) tonnelier. Islington. id. 3o juin.
- Bâtes (J.) négociant. Londres. id. i3janv.
- Catuer(G-) balancier. id. id. 22 mai.
- Beaiion (G.) lieut. de marine. Taunton. Sommerset. 10 juill. ,
- Bear n (J.) \ » Leonardstanley. Glocester. 1 sept.
- Beare (J.) ingénieur civil. Londres. Middlesex. 12 avril, i
- % Reart(R.) meunier. Godmanchester. Huntingdon. 23 déc.
- architecte. Londres. Middlesex. 4 déc. ^
- Berrie (J.) et Anderson (D.)... manufacturiers. Glascow. Ecosse. l 1 19 sep. |
- DESIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont e'te' accorde's.
- Perfectionneraens dans le raffinage du sucre.
- Plumes et porte-plumes métalliques.
- Perfectionnemens dans la construction des robinets et des cannelles pour soutirer les liquides.
- Nouvelle construction de pompes aspirantes.
- Perfectionnemens dans la fabrication des boutons.
- Préparation de certaines couleu rs par un procédé non encore employé pour cet usage.
- Cache-entrée pour les serrures.
- Filtre pour l’eau et autres liquides.
- Mécanisme de montres, de chronomètres et de pendules.
- Ressorts pour les voitures.
- Construction et application des pompes et d’autres machines pour élever l’eau.
- Appareil pour sauver les naufragés.
- Moyen de condenser des fluides ae'ri-formes et de rafraîchir les liquides.
- Nouvelles balances.
- Machine propre à empêcher les navires et les bateaux de chavirer lorsqu’ils portent trop de voilure.
- Machine pour garnir et lainer les draps.
- Machine pour élever et conduire des fluides.
- Machine à faire les briques.
- Procédé de cha uffage et de ventilation des édifices.
- Peignes et lisses pour les métiers à tisser.
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- V
- ?7l
- NOMS ET PRÉNOMS des Brevetés. PROFESSIONS. DOMICILE. __ COMTÉS. O 3 ï î H ^ S <î Z u. P H DESIGNATION DES OBJETS il pour lesquels ~ *1 les Brevets ont été accordés.
- Berthie (J.) et Gibbons (J.). . mécaniciens. Basford. Nottingham. 5 juin. i Nouveau tissu réticuîaireou tulle noue i 1 et métier propre à le fabriquer. 1
- Bethell (J.).-•*.y-.» ...-...... », Londres. Middlesex. 24 avril. Machine propre à fabriquer les clous^ les vis et les boulons. • : i
- Blygth (vor. Bower) Bodmer (J.-G.).,,....... », inge'nieur civil. Bolton-le-Moors. . S ' ! . t ? .fi - ’’ i • Lancaster. - ""V 12 sept. ' Perfectionnemens dans la construc^ ! tion des grilles et des fourneaux de$ machines à vapeur. . \
- Le même ............... id.. K id. T, id. * : i 12 sept. ’ Perfectionnemens dans la construc-; 1 tion des machines à vapeur et des cliauf dières. r ' 1 : |
- Bower (M.) et Blygth (G.)... manufacturiers. Birmingham. Warwick. 2 2 oct. Selles de chevaux perfectionnées. |
- Boynton (.1.) fabricant. Londres. Middlesex. 18 janv. ! , Appareil propre à produire de l| lumière. |
- Bridson (Q.).. blanchisseur. Bolton-le-Moors. io juin. r Machines pour sécher les toiles etleS [ étoffes de coton. 1
- LitucdStâi •
- Browne (J.). négociant. Bridgeivater. 23 déc. I Instrument de nivellement. |
- oOllllllcl Set. i
- Bruce-(W.) ...... '. boulanger. Edinburgh. FiC0s.se i4 août. 1 , _ , i f Machine pour faire le pain et le bis|
- l cuit dy mer. • . |
- Brijmer(L.). .. „ -"'"•rvT*:i:- : j|- ingénieur civil. Londres. Middlesex. S mai. 1 ÿ \ Maçliine à force centrifuge pour éleve| 1 les e^ux. f
- Bush (N.). ........ impi. d’incîienn. Bonhill. Northumberland. i4 juin. | Appareil pour sécher et imprimer 1| 1 calicot. ‘1
- CàREY (G.-D.).......... ’ . ‘ .. chapelier. Basford. Nottingham. 23 oct. ' Perfectionnemens dans la fabrication
- 1 des chapeaux.
- Cassele (J.-H.)’. . négociant. ’ * Londres. Middlesex. 19 avril. , Ciment propre à remplacer la pierré 1 et la brique. j :
- Chanter (J.) . r. .<> id. id. * »V7 ' Perfectionnemens dans la construis-
- ici. , tion des fourneaux. 1
- Le même et Witty (W).... ÿ.. ingénieurs. Basford-Cottage. Stafford. 1 [ Moyen de condenser la vapeur d’eau > a6juil. ) et autres, applicable aux distillations , | brasseries, etc.
- de Château rouge (P.)..... .1. Londres. Middlesex. 24 mai. , f : Machine pour produire le mouvement 1 qu’il .nomme volant moteur perpétuel.
- Child (G.) Brixton. Surrey. 23 août. Machine pour élever l’eau et autres
- *" 1 liquides.
- Christophers fj.1 négociant. _i - f * Londres. BiiflbaYton. Middlesex. Pembroke. Middlesex. 26 avril; 3 juillet.' 26 juil. J | Ancres de vaisseaux perfectionnées. ’ Machine pour couper et préparer les
- CtERR (T.-M.)...
- COEES^W.) . . i'' 1 , -, • 7. , '> '• r Londres. " ardoises. j ‘ Spécifique pour guérir les rhumatismes et la goutte. ^^ -'t
- Cordes (J.-J.) id. id. ‘ 1 18 mars.j Machine propre à faire des pointes,
- des broches.et des tiges taraudées. ! j
- Le même id. ,* !. id. id. 18 mars. • \ . j _ . Machine â faire les clous. , -j ! ‘
- Trente-quatrième année. Juillet i835. - 5o
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- NOMS ET PRÉNOMS des Brevetés. • PROFESSIONS.
- Coucii (J.). capit. de vaisseau
- Craigh (A.) î>
- Cramer (J.-M.) .' mécanicien.
- Crâne (H.) ,.. et négociant.
- Young (J.) arquebusier.
- Crofts (W.) '.. constr. de mach.
- Le même id.
- Crosley (H.)... ingénieur.
- Daniel (J. ). drapier.
- Dkbac (P.-B.) prof, de mathe’m.
- Debergue (C.) inge'nieur.
- Delarue (T.-H.) relieur.
- Deverill (H.) »
- Dobson (B.) mécanicien. i
- Dokkin (J.) ingénieur.
- Douglas (J.-C.).............. - I.V.: i
- Draper (S.) fabr. de dentelles.
- Duffield-Harding. ... artiste.
- Duttoit(J.). drapier.
- Easter (voy. Orkney)... . . ...
- Edmonds (T.) • • • • • i ) »
- Elkington (R.) opticien.
- Ericson (J.) ingénieur.
- Evans(roy. Hicr) - * î i ï
- Ewbank (H.). négociant. T
- 9 ' a » DÉSIGNATION DES OBJETS
- D03IICILE. COMTÉS. M H ~ ». < -S « fi _| pour lesquels les Brevets ont été accordés.
- Devonport. Devon. 25 nov. . Perfectionnemens dans la rûblure des navires.
- Edinburgli. Écosse. 26 nov. ' Nouvelle machine à vapeur.
- Londres. • Middlesex. i3 nov. Nouvelles machines à vapeur.
- * Wolverbampton. Stafford. 20 mars., Cercles de tonneaux en fer d’une nouvelle forme.
- Newradford. Nottingham, 20 nov. » 1 Métier pour faire des tulles brochés | et de la dentelle nommée bobbin net.
- id. id. 27 mai. Métier propre à faire le tulle noué.
- Londres. Middlesex. 8 avril. | Appareils et procédés d’évaporation des fluides.
- Twertonmills. Sommerset. : 25 sept. | Perfectionnemens dans la fabrication et l’apprêt des draps.
- Brixton. Surrey. 26 juill. j Balance se réglant d’elle-même et 1 indiquant ses opérations.
- Clapham. id. 1 _ ( Machine pour filer, étirer et retordre i5 nov. ^ je cotoT1) le lin, la soie, etc. . , ( Fabrication du papier de tenture à i5 août, j ornemens en relief.
- Londres. Middlesex.
- Manchester. Lancaster. 3i mars. l Procédé de gravure des cylindres pro-* près à l’impression de toiles peintes. Perfectionnemens dans la construction des machines propres à filer et étirer le coton.
- Bolton-le-Moors. id. 6 fév.
- Bermondsey. Surrey. 25 nov. Machines pour fabriquer le papier.
- Londres. Middlesex. 29 mars. Principe de mouvement applicable aux machines locomotives et stationnaires , à l’élévation des liquides et à d’autres usages. 1
- Radford. Nottingham. 26 sep. • 1 Tulle et dentelle à nœuds nommés bobbin-net.
- Londres. Middlesex. 27 fév. . Fabrication des crayons de plombagine et autres et des porte-crayons.
- Wottonunderedge Glocester. i3 mai., j Machine pour garnir et apprêter les draps.
- Londres. Middlesex. . ! 22 mai. . J Moyen d’assouplir le cuir et de Je rendre imperméable.
- Birmingham. Warwick. 10 oct. 1 Lunettes de spectacle perfectionnées.
- Londres. # Middlesex. - 10 oct. \ 1 ' Mécanisme applicable à la navigation des bateaux.
- idm id. ! 5 août. \ i ' Procédé pour nettoyer le riz et le dépouiller de sa balle.
- 1
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- NOMS ET PRÉNOMS des
- Brevetés.
- Fairbairn (P.). Ferguson (J.). Flocton (W.) Ferler (J.)...
- Le même.
- Galloway (E.).......
- Gammon {voy. Green). Gardner (J.)........
- Garner (S.)........
- Garrod (W.).......
- Gahci (voy. Perry).
- Giles (E.-G.).
- GtLLETT (W.) .
- Gittins (W.).
- Griffiths (.Th.),
- Gaent (T.-H.)................
- Gérard (J.-F.-V.)............
- Gibbons {yoy. Berthie). .....
- Gibbs (J.)........ ........
- Goddard (R.-H.)...... ;.......
- Gold (J.)..... f..........
- Green (G.-J.), Bâches (J.-V.) et Gammon (N.) ..................
- Haden (G.).
- - . - " 570-
- O - "
- c ^ DÉSIGNATION DES OBJETS
- professions. DOMICILE. COMTÉS. cq .E “ S < U M D „ pour lesquels les Brevets ont etc' accorde's.
- me'canicien. Lceds. York. 23 de'c. ^ Procédé de peignage et de filature du lin et du chanvre.
- manufacturier. Carlisle. id. 1 23 déc. | Moyen de lustrer et d’apprêter les étoffes. 1,
- distillateur. Southwark. Surrey. ' 1 23 août, j Perfectionnemens dans la pre'paration des re'sines.
- ingénieur. Londres. Middlesex, ; 27 fe'v. 1 Machine ou appareil pour fabriquer les clous.
- ici. ' id. id. G mai-s. < Perfectionnemens dans la forme et la fabrication des clous, des broches et des boulons.
- id. id. id. 23 dëc. Nouvelles machines à vapeur.
- taillandier. Banbury. Oxford. 25 sept. Machine pour couper les betteraves et autres racines pour la nourriture des bestiaux. -
- )) Londres. Middlesex. Ç Moyen de multiplier les dessins et les 15 nov. j gravures.
- Davenham. Chester. 25 janv. ' Perfectionnemens dans la fabrication 1 du sel.
- » Londres. . Middlesex. 12 août. Cuvette pour les lieux d’aisance.
- » id. id. 8 juin. Moyen d’apprêter les étoffes de soie 1 et de laine et tou te autre étoffe qui exige de la chaleur et de la pression.
- inge'nieur. Kennington. Surrey. 4 nov. Perfectionnemens dans la construc-1 tion des voitures et des roues de voitures. -
- » ! Londres. Middlesex. i5 nov. Procédé de gravure sur cuivre.
- » idm id. 8 févr. Armes à feu portatives perfectionnées.
- » id. id. 6 mai. Moyen de condenser l’eau de mer dans les machines à vapeur à bord des vaisseaux.
- » Woolwich. Kent. 27 fév. | Machine à peser et à calculer la capa-» cité des marchandises.
- taill. de cristaux. Birmingham. Warwick. 7 juill. [ Machine pour tailler et polir les ea-| rafes de cristal. r Fabrication de bouilloires à thé et ( autres ustensiles qu’on fait actuellement | en cuivre, ou en cuivre étamé, ou en fer 1. étamé. f Fabrication du verre en table et | autres. '
- potier d’étain. id. id. i5 fe'v. '
- / | fabr. de cristaux. id. :77 .} id. {_ 1 sept.
- inge'nieur. f. .. .. e.: Trowbridge. Wilks. 24 fe'v. • 1 ' ' ' Métier pour fabriquer les étoffes de 1 laine. 5o. ’
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- i --
- 3,4
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.»
- Hale (W.).......
- Hall (S.)..................
- Hall (A.) et Slark (J.). ..... Hardy (J.).................
- Hartley (J.)...............
- \
- Hadsom (J.)......
- Hawkins (J.-J.)............
- Hawkins (S.).......
- Hat (voy. Williams).
- Hearle (J.)........
- Hendriks (H.)..... Baron Heurteloup. Hewitt (J.) .......
- Hick (B.).......
- Le même, Evans (Ed.), et Hig-GIN (J.)..................
- Higgirs (W.).
- Hire (B.)..,
- Hirst (W.),......... ...
- Holt (voy. Ramsbottom).
- Horkbt (W.-H.)..........
- et x
- Rensworthy (W.).......
- Hudson (J.).
- Jecks (J.). ..........
- Johnson (voy. Réid). .. Jones (J.).......
- < fl V» DESIGNATION DES OBJETS
- PROFESSIONS. DOMICILE. COMTÉS. H 3 £ 5; -v « pour lesquels
- les Brevets ont, été accordés.
- ingénieur civil. Colchester. Ëssex. 26 juin., Perfectionnemens dans la construction des moulins à vent.
- fîlateur de coton. Basford. Nottingham. ! i3 fév. , Perfectionnemens dans la construction des machines à vapeur.
- manufacturiers. Manchester. Lancaster. 1 12 août.,] Métiers à tisser mus par la main et par des machines.
- » Wednesbury. Stafford. 3 juill. , Fabrication des essieux pour les voitures.
- verrier. West-Bromwich. Warwick. 22 octob., Perfectionnemens dans la fabrication du verre.
- architecte. Hinchley. Lancaster. 23 déc. , | Voiture pour circuler sur les chemins ordinaires et autres.
- ingénieur civil. Londres. Middlesex. i3 mars. Appareils galvaniques applicables à la guérison des maladies.
- » Miltonliouse. Hants. 24 mai. Bassinoire pour chaufferies lits.
- négociant. Devonport. Devon. 3 nov. Pompes de vaisseaux perfectionnées.
- » Londres. . Middlesex. 8 avril. Procédé de teinture en jaune des laines et des étoffes de laine.
- » id. id. 22 mai 1 Perfectionnement dans la construc-< tion des fusils de chasse.
- 7) • Kenegie. \.. Cornouailles. " 19 avril. Substance propre à remplacer le J savon.
- ingénieur. Bolton-le-Moors. Lancaster. 25janv. • Locomoteurs employés sur les che-1 mins de fer et machines à vapeur 1 qui y sont adaptées.
- | ingénieurs. Oldham. id. 4 juil. Garniture métallique pour les pistons des machines à vapeur et d’autres machines.
- mécanicien. Salford. id. 7 juil. . | Métier à retordre, filer et étirer le fil 1 de coton, de lin, de soie, etc.
- ingénieur., Bolton le-Moors. V î id. 8 oct. • Perfectionnemens dans les machines locomotives applicables aux chariots ^ ordinaires.
- drapier. - Leeds. York. 3i mars., ’ Machine pour lainer et brosser les ! draps.
- fîlateur de coton. . ingénieur. Blackbeath. Blackbury. , Lancaster. 27 mai. . 1 Perfectionnemens dans la constrüc-1 tion des métiers mécaniques.
- impr. d’indiennes Gale. id. ? 4 déc. Machine applicable à l’impression à 1 la planche des étoffes de coton, de laine et de soie, et du papier.
- J T - » Londres. Middlesex. 17 juin. | ' Machine propre à mettre et à tirer les 1 bottes. . :
- mécanicien. Manchester. Lancaster. \ \ . . , , 20 oct f Machine à filer, étirer et doubler le 1 eoton et autres matières filamenteuses. !
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- NOMS ET PRENOMS , des Brevetés.
- Jones (J.) et Millodew (Th).
- Keele (E.)..........
- Kennworthy (yoy. Hornry).
- Lee-Hankj*h (J.).........
- Littlewart (G.)............
- Longfield (W.)..........
- Losu (W.-S.)...... ..,.. ...
- Lgre-Hebert .........
- Letton (J ).............
- Lyman (J.-T.)..............
- \ . • . .
- Macdowall (J.)..........
- Macgrbgor (M.).............
- MiNTON (J.-A.)..............
- Marr (W.).
- Martin (R.-F.)..... ..>.. ;
- Massey (Ed.)... . . . ... Miller (G.), i........
- Miles-Berry......... . ,
- Le même..........
- Millichap (G.)............
- Millodew (voy. Jones). . .i. i.
- Molinard (C.-M.)..........
- Mollerat (J.-B.)c.........
- ' S dt «5 *2 DÉSIGNATION DES OBJETS f
- PROFESSIONS. DOMICILE. COMTÉS. H X « “V u S « «J H3 pour lesquels les Brevets sont accordés.
- f mécaniciens. Oldham. * Lancaster. 16 juin. . Métier mécaniqueet fabrication d’une futaiuede coton ou de laine croisée.
- 4 ' brasseur. Titchfield. Southampton. 7 juin- Appareil pour la fermentation à vases clos de la bière, du cidre, du vin et des . esprits.
- médecin. Brighton. Sussex. 16 juin. Appareil de lithotritie.
- horloger. '"Londres. Middlesex. 17 oct. Montres et horloges perfectionnées.
- forgeron. Otley. York. 6 sept. Serrures de sûreté* . , -,
- : J* ' Walker. Northumberland. 17 juil. Moyen de blanchir des graisses anima-l les et des huiles de poisson et autres.
- ingénieur. Londres. Middlesex. * 3o juil. Procédé perfectionné pour faire du pain et du biscuit de mer.
- ébénisté. id. id. 25 nov. Roulettes pour les meubles. -
- . '• » id. id. 24 juin. [ Machine à nettoyer et à vanner le riz, 1 l’orge et le café.
- ingénieur. ’ Johnstone. Ecosse. 12 mai. 1 Chaudières et piston pour les machi-l nés à vapeur.
- manufacturier. Manchester. Lancaster. \ 20 oct. j Machine à filer, étirer et doubler le 1 coton et autres matières filamenteuses.
- arquebusier. Londres. Middlesex. i3 mars. ^ Perfectionnemens dans la construction des armes à feu portatives.
- taillandier. id. . ? • . f ' id. i3 fév. r Fabrication de boîtes et réservoirs de , cuivre, fer, étain, et autres métaux, ' propres à renfermer des papiers et_docu-1 mens et à les garantir contre l’incçn-&e- ..^ .•
- j . » 1 •: id. id. / J~ 8 oct. Composition de divers matériaux pour former du stuc, du plâtre, dû ciment, et .des pierres et. marbre s artificiels. x ' |t
- Lorloger. id. id. y f Lock pour mesurer la.marche d’un 9 dec. 4 navire; et pour sonder. ,
- i- - fab. de bougies. id. id. ' .-i >rv; 6 fév. . Perfectionnemens dans la construction dis lampes.
- ’ * i ingénieur. id. id. 19 fév. , Machine pour couper les métaux et former des clous, broches et boulons.
- * - r -f *.. id. id. id. j ' _ 1 r3 sept. | * JBoiilins poür moudre le blé et autres grains. • . J
- carrossier. Birmingham. Warwick, ! 3i mars, ! Construction de voitures et autres machinés locomotives. i 1
- ‘ « négociant. ^ --.a ; Londres. Middlesex. .7 oct. .• ! _ . , Nouveaux métiers à tisser.
- cbim^te-manuf. U. id. 25 sept. Production du gaz pour l’éclairage.
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-
-
-
- 376
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- Morand (S.)....................
- Morgan (W.)................
- Le même. . ;. . .
- Morgan (J.)................
- Noble (W.-A.)..............
- Le même. \...............
- Nolte (V.)., <, »j. ..
- New* (H.-W.)!.y*'.'.. Nye (toy. Barton).*.-..., ....
- N
- Orbelin (J.-J.-L.)...........,
- Comte d’Orkney et Easter (J.) PeDDER (J.) .» .é . . • . .'w ... •
- Pennock-Txger................
- Perkies (J.).........
- PROFESSIONS.
- Perry (S.)......
- Massey (Ed.)et. Gauci (J.).... ,f
- 1 '. ' .. > ,:.ii ! • i .1 / r :
- Pinküs (H.) ..a. ; .'il i.
- Plant (F.).'... ...>........
- Pleney (J.-B.).........
- Ramsey (J.). ......... ...
- Ramsbottom.............. . ^
- négociant.. plombier.
- / r > id. ' .
- potier d’étain.
- ingénieur.
- fab. de dentelles.
- négbciant.
- I
- ingénieurs.5
- machiniste.
- négociant.
- ingénieur.
- -T-; f ‘ I »'
- horloger.
- artiste.
- i Et • f ••! î-
- Holt (R.)...................
- Ranger (W.). Rapson (J.)...
- Reid (J.-P.).........
- et
- Johnson (Th.)........
- . fourreur.
- fab. de briques. è
- mécanicien, fondeur de fer.
- constructeur. - i
- î
- ingénieur.
- négècîant.
- mécanicien.
- DOMICILE. COMTÉS. f
- Manchester. Lancaster.
- Warwick. Surrey.
- 1 id. id.
- Manchester. Lancaster.
- Londres. Middlesex.
- id. id.
- • idl ' > id. ' ~
- \Vippingham., île de Wight.
- Londres. Middlesex.
- Taplow. Buks.
- Newi'adford. Nottingham.
- •York. ' York.'
- Londres. Middlesex.
- A
- id.
- id. id.
- id. id.
- id. id.
- " id. id.
- Tordmorden. Lancaster.
- Londres. Middlesex.
- Penryn. Cornouailles.
- , Glaseow. Ecosse.
- w P i H î: ^5 u q ^ pq ^ ci « DÉSIGNATION DES OBJETS * pour lesquels les Brevets ont été accordés..
- i2 avril. -Machine à planer et laminer.
- 18 janv. | Appareil pour chauffer etventiler les . églises et autres édifices publics.
- i3 mars. Nouvelles machines à vapeur.
- 22 mai. ] Machine pourfabriquer les chandelles t moulées.
- 6 mai. . • Pompes aspirantes et foulantes et autres machines pour éïever des fluides.
- 4 déc. 1 Moyen d appliquer la vapeur aux 1 machines ordinaires ou autres.
- 27 fév. Nouvelle machine hydraulique.
- 27 mars. i Perfectionnemens dans la fabrication ! de certain genre de tulle brodé.
- 18 janv. 1 Régulateur du feu applicable à un l appareil culinaire. '
- 1 afijuill. 5 Moyen d’accélérer la navigation des J | bateaux. ... i3 août. 5 Métier à fabriquer le tulle dit bobbin-1 net.
- i3 janv. " i Roues de voitures en fer ou autres 1 métaux. -
- i4 août. . . Appareil pour produire de la glace et rafraîchir les liquides. 1
- 20 sept. r t Plumes et porte-plumes perfectionne^.
- 1 mars. < Système de locomotion des voitures sur les chemins de fer.
- 4 jauv. ' Machine à couper ou raser les poils des fourrures.
- 22 oct. Machines pour faire les briques.
- 26 fév. > Machine pour retourner les feuillets des cahiers de musique.
- „ . ... 1 Métiers mécaniques poilr tisser les 10 jmil. j étoffes de coton et autres.
- ! 4 déc. , Moyen de combiner certaines matières pour eu former des pierres artificielles. • • ..
- ! ^3 août.| Appareil pour faciliter la manœuvre des vaisseaux. ,
- .... | 20 mars. | Métier propre à tisser différentes espèces d’étoffes.
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-
-
-
- 377
- NOMS ÈT PRÉNOMS 1 " - s î; DÉSIGNATION DES OBJETS
- des PROFESSIONS. DOMICILE. • COMTÉS. H © a 3 w ' pour lescpiels
- Brevetés. i—i les Brevets ont été accordés.
- -S ’
- ~ • Instrument, nommé physionotype
- Rettfort (R.) mécanicien. Londres. Middlesex. 18 déc. pour faire des portraits en relief et
- , copier des bustes et des sculptures.
- Robert (voy. Sharp) ... '
- Rothwell-Jackson. P........ - ingénieur. Bolton-le-Moors." Lancaster. 6 nov.' Pompes et presses hydrauliques. •
- Saint-Léger et (G.) Grenfell. ne'gocians. Londres. Middlesex. 5 juip. Nouvelles selles de chevaux.
- Saxton (J.).................. mécanicien. id. id. i 25 sept. J _ Perfectionnemens dans la construc-1 tion des presses typographiques.
- Searle (Th.) '
- ne'gociant. id. . • I Chaudières pour les machines à va-
- id. 11 oct.
- ) peur.
- Seaward (S.)........ ingénieur. id. \ id. 17 oct. - l .Perfectionnemens dans la construc-
- [ tion des machines à vapeur.
- SeGDNBO (J.-J.) . .' : . id. id. 22 avril. Selle de sûreté.
- . ^
- Shankland (A.) ^ • id. id. 6 mai. [ Machine à diviser, planer et raboter
- 1 tes Pois.
- .. Perfectionnement dans la construc-
- Sharp (Th.) et Roberts (R.). . inge'nieurs. Manchester. Lancaster. 1 janv. tion des machines à moudre le blé.
- Les mêmes........ id id 8 oct. ' i Machine à filer et doubler le coton, la soie et autres matières filamenteuses.
- -- e f ~ i
- Shee (J.), \ » Londres. Walworth. Middlesex. i Surrey. | 22 avril. 6 sept. Appareil distillatoire. Procédé pour extraire le suc de certains végétaux.
- Shekidan (J.-J.) chimiste.
- ScHOJLEFIELD (VOy. WeRLs).... 'v j .a,' ,V:-
- Perfectionnemens dans la construc-
- Shrapnel (H.).. colonel d’artiller. Salisbury. Wilts. j 6 sept. tion des armes à feu portatives et des cartouches.
- SlMISTER (R.) ... i . taillandier. Manchester. Lancaster. ; 23 déc. Plumes métalliques. ' '
- Simpson (R.) Londres. Middlesex. t 3 juin. ’ Machine pour filer et étirer le coton et la laine.
- Slade (j.-t.). ....... Slark (voy. Hael)........... ‘ ’ ‘ • id. i id. . \ - 25 nov. ; Nouveau doublage métallique des navires. • • • ' ' -
- iSbater (J.) blanchisseur. - , 23 août. Appareils et procédés pour, blanchir les étoffes de lin et de coton.
- Salford. L&ucâslçi » (
- Slocdm(S.).................. Londres. , - 'r-o. : • . X .J U -'r 18 mars. • ‘ Machines perfectionnées propres à
- ingénieur. Middlesex. ; 1 faire les clous.
- Le même ! id. > ~ - •J 18 mars. Machine à faire les épingles.
- id. lu. * i r Machine pour préparer et filer le
- Smith uF.).. .-. filateur de coton. Kilmadok. * T\ .» f 20 fév. • coton, le lin, la laine et autres substan-
- j ces filamenteuses.
- Le même ....’ v......... ‘ -, ( - ' • \ id. i f ' fr id. \ id. ! 27 fév. ! Machines a carder le coton , la laine et autres matières filamenteuses.
- er. ’ Préparation du lin de la Nouvelle-
- Smith (A.)... , ingénieur. ; i Londres. Middlesex. 1 i i 24 mai. Zélande pour en faire de la toile et des cordages. . < ( - - . *
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-
-
-
- NOMS ET PRENOMS des
- Brevetés.
- Smith (L.).......
- Smith (J.)..».;........w...'.
- Stanley (J.) et Walmsley (J.)..
- Stein (R.)........
- Stone (A.).... . . ....'.....
- Stothert (H.).
- Symington ('y
- Tayeor (J.).
- Taylor-Beale (J.).
- Thompson (K. -N.).........
- Tongue (C.)...............
- Twisden (J.)...........
- Walker (R.)..... ...... v
- Walmsley (vojr. Stanley). . i *v Walton (J.)..... •.i... i.
- Le même.
- Ward(J.). ..
- Warne (J.)...
- J i 7 ' i Î '
- *";T
- ‘ih:
- Weeks (Ed.)........
- Wells (W.
- . et - , ,,
- &CHOLEF1ELD (G.) . . ..... ...... .
- West (J.). ;.,... .dvi.
- Whitsker (J.)......
- Whitehorn (J.).......,.tJ
- PROFESSIONS.
- mécanicien.
- id.
- id.
- mécanicien.
- fondeur.
- tonnelier.
- ingénieur.
- fab. de bouchons.
- i
- u |
- • i . - «> i
- • * !
- offic. sup. demair.
- i
- fabricant. ^ apprêt. de draps
- i
- - . » :
- horloger. I
- potier d’étain.
- # j
- _ • ; SU •
- conslr. de bâtim,
- j .• -I’- |
- niécanicien..
- ‘ dessinateur. J
- forgeron.
- fab» de flanelle. ‘ mécanicien*
- ; !
- DOMICILE.
- Manchester.
- Bradford.
- Manchester.
- Londres.
- I.irerpooi.
- Bath.
- /
- Bromley. Londres.
- i
- |
- id,
- id.
- Gatranpark. •
- Halberton.
- Birmingham.
- < . : !
- Sowerbridge.
- id.
- StratforJ upon Avon.
- Londres. 1
- i
- , Clielsea. j Salford.
- Ccayford. |
- Wardle. j Manchester.
- .COMTES.
- Lancaster.
- York.
- Lancaster.
- Middlesex.
- Lancaster.
- Middlesex.
- . îd.
- id.
- id.
- Salop.
- Devon. Warwick.
- York.
- id.
- Warwick.
- Middlesex.
- id.
- . Lancaster.
- Kent.
- Lancaster.
- •id.
- è* £ S
- << -aj u
- Q * «
- 24 mai. 23 de'c.
- DÉSIGNATION DES OBJETS pour lesquels
- les Brevets ont été accordes.
- 22 oct
- 12 août.
- 23 oct.
- I
- •1
- 23 déc
- {
- I
- i0:1
- 23
- I
- juin. |
- I
- 1
- 27 mars
- janv. |
- 23 août.
- Nouveau métier à tisser.
- Outilspour couper et tailler la pierre.
- Grilles des chaudières des machines à vapeur et manière de les alimenter de combustible.
- Appareils mus par la vapeur.
- Métiers mécaniques et autres pour tisser la soie, le coton et la laine.
- Perfectionnemens dans la construction des cambuses et autres fourneaux à bord des vaisseaux.
- Roue à palette pour les bateaux à vapeur.
- . Instrumens perfectionnés pour mesurer les angles et les distances, applicables aux observations nautiques.
- Lampes applicables à la combustion de substances non encore employées pour l’éclairage.
- 25
- I
- sept. |
- I
- 24 juill. ! 26 juin.
- Machines pour couper les bouchofls et les bondes de tonneaux.
- ,. , . .
- Moyen de prévenir les accidens provenant de la chute des voitures.
- Perfectionnemens applicables à ,1a navigation des rivières et canaux. j|
- Bourres de fusil métalliques. jj
- , - Machine propre à lainer, garnir :pt
- janv. ^ brosser les draps et autres lainages. ||
- I
- 27 mars.|
- 12 août. | 17 juillet |
- - I
- 20 sept. |
- 4 déc.
- 12 juin. 27 févr.
- Perfectionnemens dans la fabrication des cardes propres à carder la laine ei lainer les draps.
- Appareil pour ventiler les édifices.
- Machine pour élever et soutirer Ja bière et autres liquides.
- Appareils culinaires et grilles , le fourneaux.'
- Appareil ou machine pour tondre ’ es étoffes de coton et de laine.
- Perfectionnemens dans la construction des forges.
- Machines à carder la laine.
- - Machine à tailleries vis, ‘j:i;
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-
-
-
- $79
- NOMS ET PRÉNOMS 11 - S 3 H 2 » E-i £ D u H *o DÉSIGNATION DES OBJETS
- des Brevetés. PROFESSIONS. DOMICILE. COMTÉS. pour lesquels > les Brevets ont été accordés.
- Whiteside (R.) négociant. Air. . Air. Roues pour les chariots à vapeur et
- . moyen de les faire mouvoir.
- Whitworth (J.). mécanicien. Manchester. Llanelly. Lancaster. Carmarthen. Machine propre à faire des vis. I Emploi de certains métaux propres 1 au doublage des vaisseaux.
- Williams (W.) et Hat (Th.).. » 17 avril.
- Wilson (Ch.)................ . Kelso. 1 Roxburgh. 17 juin. | Mé tier à filer le coton, la laine et autres
- 1 matières filamenteuses. -
- Witty (R.) '* ingénieur civil. Stafford. 25 sept. | Moyen d’économiser le combustible
- 1 etdebrûlerlafuméedansles fourneaux.
- Wolf (E.) B Stamford-Hill. Middlesex. 23 janv. | Moyen perfectionné d’alimenter d’air 1 chaud les foyers clos.
- »V7 i 1 • s
- Wright (P.).......... fabricant. ici* Edimbourg, ICI» Ecosse. 17 juin. Machine a vapeur. ’ Procédé pour filer, étirer et doubler le coton, la laine, la soie, etc.
- Wright (L.-W.) . . ‘j ingénieur. Chelsea. Middlesex. J 10 juill. , I Machine à couper le tabac applicable à d’autres usages. |
- idm : ' 1 Perfcr.Hrmrïpmpns rlans Îps appareils
- Le même id. lu. \ ! id, ' [ lu. .VJ ^ dUul • r pour refroidir des fluides.
- Machine a faire le papier.
- Yates (Wm.)......... id. ' ", , ' id. J 23 janv., i ; Bouilleurs pour les chaudières des machines à vapeur.
- Loudi es.
- Youldem (Ed.)... . maître d’école. * - Exmoutli. id. 5 août. | 1 Moyen d’empêcher les cheminées' de fumer.
- Young (yoy. Crame) .... *
- Trente-quatrième année. Juillet i835.
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-
-
-
- V
- 38o
- SOMMAIRE DU CAHIER DE JUILLET i835.
- Arts mécaniques. —. Ponts suspendus. Description d’un pont en fil de fer à grande’ u portée, construit à Fribourg en Suisse , par M. Chaleyr ingénieur français (PL 628 , 629et63o). . . , ...... . . , . f . J . 4 . , . . Pag. 33r
- Balles de plomb. Rapport fait par M. le comte Lambel sur un moule' à fondre les balles,
- présenté par kl. Lenseigne, , . .. . . ; . V . -. 343
- Canaux. Note sur des expériences comparatives pour déterminer la résistance de diverses formes de bateaux traînés sur des canaux avec des vitesses variables ; païf M: Robisoii. 344 Arts chimiques.— Cimens. Rapport de M*, Michelin sardes expériences cômparatives à entreprendre pour constater là sdliditc de divers cimens.. . Y • Y • * . . 349
- Conseil d’administration. —- Médailles d'Encouragement. Rapport de M. C'ostaz sur une proposition tendant «à remplacer la médaille d’or de deuxième classe par une médaille de platine. ..... . . ..Y, • • - •< • .Y . . . .. . . . . 35i
- Notices industrielles. — Arts mécaniques. Pompes aspirantes pour l’aérage des mines, p, 354.—Voûtes en ciment hydraulique, exécutées par M. Brunei à Londres, 355.—
- Sur les machines à vapeur, par MM. Coladon et Championnière-, 356. — Nouvelle machine à vapeur, parM. Appleby, 35y. —Machine à presser et apprêter les draps, par M. Dutton rib. — Machine à imprimer les étoffes, ib. — Machine à mouliner et à • tordrè les fils, par M. Roizard, 358. Arts chimiques. Nouveau procédé de fabrication
- du carbonate de plomb, par MM. Torassa et TValker-TVood, ib. —Moyen d’extraire.........
- la matière colorante des bois de teinture , par M. Dubïdsson, 35g. — Teinture sur
- laine avec le rhus radicans , ib.—Sur l’oléagine, substance propre |à-remplacer .......
- l’huile d’olive dans les manufactures de draps, 36o.— Arts économiques. Conservation des viandes, ib. — Sur le coirimerce des plumes en Angleterre , 36i. — Nouveau procédé pour dessiner sur les tissus, ib. —Emploi du bitume, 362. t ,
- Bibliographie industrielle. Livres français, 362. — Livres anglais, 3631. — Livres allemands, 364*
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragement. Séance du 8 juillet i835, 365. — Séance du 22 juillet i835, 367.
- Tableau par ordre alphabétique des patentes ou brevets d’invention délivrés en Angleterre pendant l’année i834........................................................ . 370
- Erratum.
- Bulletin de Juin, page 3o4, ligne 12, au lieu de principe de la fermeture hydraulique, lisez principe de fermeture des presses hydrauliques.
- IMPRIMERIE DE Madame HÜZARD ( née VALLAT LA CHAPELLE),
- eue dh l’éperon, n° 7.
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-
-
-
- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N° CCCLXXIV.) AOUT i855.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — outils.
- PlApport fait par M. ,Amédée-Durand, au nom du Comité des
- arts mécaniques y sur des outils présentés par M.. Lenseigne.
- M. Lenseigne a présenté à la Société une série d’objets qui montrent en lui un désir persévérant de bien faire et l’emploi de moyens raisonnés dans la construction d’outils qui, trop fréquemment encore, sont le résultat d’un travail routinier.
- La présentation faite par M. Lenseigne se compose :
- i°. D’agrafes pour cordes de tour, dans lesquelles la matière est mieux répartie suivant le besoin des résistances que dans celles qu’on rencontre généralement dans la quincaillerie;
- 2°. De fraises pour fraiser des entrées de trous circulaires ; elles opèrent avec netteté et sont d’une construction facile. Leur forme est celle du cône, mais efflanqué sur une, deux ou trois de ses faces, et conservant toujours -quelques élémens de su forme primitive ;
- 5°. D’équarrissoirs bien exécutés, mais qui ne présentent aucune innovation ; . . ,
- 4°. De fraises sphériques pour fabriquer des moules à balles ; elles ne se font remarquer par rien autre qu’une bonne exécution ;
- 5°. De mesures linéaires , ayant pour base soit l’ancienne mesure de France, soit le système métrique , soit un système duodécimal particulier à 1 auteur, et qui lui fournit des subdivisions de beaucoup inférieures au millimètre. . .
- Trente-quatrième année. Août i835. 52
- p.381 - vue 382/709
-
-
-
- 382? ARTS mécaniques..
- Ces chiffres ne peuvent exprimer plus de dix ou douze unités suivant celui de ces systèmes auquel ils appartiennent.
- 6°. D’un système graphique de numération qui, par un emploi raisonné de la forme et de la position des caractères, présente les avantages suivans :
- i°. Offrir les moyens de distinguer à première vue les chiffres pairs des chiffres impairs.
- 2°., Permettre d’en lire indistinctement la série , soit qu’ils expriment le système décimai ou duodécimal, dans toutes lès positions où on peut se trouver relativement à la ligne suivant laquelle ils sont tracés.
- 7°. M. Lenseigne présente encore un niveau-rapporteur, d?une conception ingénieuse, mais qui ne peut jouir d’une assez grande sensibilité pour être préféré aux instrumens analogues employés dans les arts.
- Le Comité des arts mécaniques, appréciant l’esprit d’amélioration dans lequel sont exécutés les produits de M. Lenseigne, charge son rapporteur de soumettre à l’approbation du Conseil les conclusions suivantes :
- i°. Ecrire à M. Lenseigne pour le féliciter sur l’esprit de perfectionnement qui l’anime ; *-
- 2°. Insérer le présent rapport au Bulletin ;
- 3°. Renvoyer à la Commission des médailles l’examen des titres que-M. Lenseigne pourrait avoir à l’une des récompenses de la Société. Approuvé en séance, le 2 septembre i835.
- * Signé Amédée-Dürand, rapporteur.
- laines. * ,
- Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée destinée a la fabrication des draps, et principalement sur les machines employées pour cet usage ; par M. Wedding.
- Suite (i).
- 4* Graissage cle la laine. Pour assouplir la laine et la rendre propre à un travail ultérieur, on l’imprègne d’huile d’olive dans la proportion] de io à 20 livres pour îoo, suivant le degré de finesse des filamens.Pour opérer le mélange intimé de l’huile avec la laine ouverte et nettoyée par la machine décrite page 63 du Bulletin de février, on l’étale sur une table , on l’arrose d’huile à l’aide d’un arrosoir, et ou la retourne ensuite avec un râteau de bois. Ce travail se fait dans les grandesmanufaetures.de FAngle-
- (0 Voyez Bulletin de février i835, p. 62.
- p.382 - vue 383/709
-
-
-
- LAINES. . 385.
- terre avec autant de promptitude que de régularité , au moyen d’une machine composée d’une brosse ou goupillon cylindrique à longues soies, tour* nant horizontalement, à l’aide d’une manivelle, au dessus d’un récipient rempli d’huile dans lequel trempent les pointes de la brosse. Ce récipient est surmonté d’un couvercle en fer-blanc percé en avant d’une fente de 8 pouces de large et de la même longueur que la brosse, et dont le bord inférieur est réuni avec une règle inclinée en bois. L’appareil repose sur quatre galets roulant sur des liteaux fixés aux parois latérales d’une caisse , dans laquelle on jette la laine destinée à être graissée. A mesure que la brosse tourne, le chariot qui la porte avance ; les pointes de la brosse, chargées d’huile, en frappant contre la règle, aspergent la laine d’une manière régulière et uniforme. Le chariot ayant été ramené au point de départ, on retourne la laine à l’aide d’un râteau, et on continue le travail jusqu’à ce queîa quantité d’huile nécessaire ait été absorbée. <
- ‘ Cette opération terminée, on trouvera que tous les filamens de la laine n’en sont point encore imprégnés. Pour mêler l’huile complètement avec la laine, passe celle-ci dans une machine à ouvrir et à peigner : cette machine diffère, en plusieurs points, de celle précédemment décrite, et dont l’objet est d’ouvrir et de nettoyer la laine lavée; elle peut servir non seulement à traiter les laines grasses, mais aussi celles qui, teintes en diverses couleurs, sont destinées à la fabrication^des draps mélangés.
- La planche 63i réprésente le plan et l’élévation de cette machine; la planche 632^ les coupes et les détails : le travail s’y fait de la manière suivante. ^
- La laine, après avoir été aspergée d’huile et retournée , est placée par un ouvrier sur une toile sans fin Y, fig. 2 et 4? tendue par deux rouleaux a b , dont l’un b est mis en mouvement par le mécanisme; cette toile, en avançant, amène la laine entre les deux cylindres délivreurs c d, fortement pressés l’un sur l’autre par un ressort, de manière à retenir la laine à mesure qu’ils la présentent à l’action des peignes.
- Le tambour travailleur ou hérisson F, représenté séparément fig. 6 et 7, est garni de huit peignes à dents d’acier e, composés chacun de deux rangées. Ces peignes, qui sont disposés obliquement par rapport à l’axe du tambour, saisissent la nappe de laine qui leur est présentée par les cylindres délivreurs, et la déposent sur les peignes m, fixés au nombre de trois, dans l’intérieur de la machine. La laine, ainsi ouverte, peignée et travaillée dans tous les sens, est conduite jusqu’à l’orifice I du couvercle
- • V 52. ‘
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- H, fig. 4, d’où elle est chassée par l’effet de la rapidité du mouvement du tambour F. ! • • •
- La machine est garnie d’un treillage semi-cylindrique en fil de fer D, qui occupe sa partie inférieure et à travers lequel passent les impuretés qui se détachent de la laine, et qu’on retire par la porte à coulisse C. Un couvercle en bois H, qui recouvre la machine, empêche la laine d’être lancée au dehors par la force centrifuge du tambour, qui fait 4oô tours par minute. ' • •
- Le mouvement se transmet par une courroie passant sur la poulieK, montée sur l’arbre L, portant à son extrémité opposée la grande p oulie P: celle-ci le communique, par l’intermédiaire d’une courroie, à la poulie Q, et, par suite, au tambour travailleur F. L’arbre L porte une petite poulie N , qui fait tourner une poulie O, sur la douille delaquelleest monté le pignon S, fig. i, 2 et 3; ce pignon mène la roue dentée R, fixée sur le tourillon du cylindre délivreur c. Il s’ensuit qu’en même temps que le tambour F tourne avec une grande vitesse, le cylindre délivreur c tourne également pour présenter la nappe de laine à l’action des peignes. Un autre pignon T, monté sur l’axe du cylindre c, engrène à la fois avec un pignon U, fixé sur l’axe du cylindre d et avec le pignon intermédiaire V ; ce dernier mène un pignon X, monté sur le rouleau b. Il résulte de cette combinaison que le mouvement est transmis à la fois à la toile sans fin et aux deux cylindres délivreurs c d.
- Nous avons dit que le tambour F fait 4oo tours par minute ; pour produire cette vitesse, il faut que les poulies K et N fassent chacune 120 révolutions. Comme cette dernière a 3 pouces de diamètre , tandis que la poulie O en a i3, il en résulte qu’elle fait 27 — tours par minute, ainsi que le pignon S, monté sur sa douille. Ce pignon a 12 dents et la roue R 60 dents; ainsi, lorsque le premier fait 27 ~ tours, la roue dentée n’en fait que 5 et demi. Les cylindres délivreurs font un pareil nombre de tours; ayant chacun 2 pouces et demi de diamètre , leur vitesse développe une longueur de 3g,12 pouces par minute; ils amènent donc , pendant le même temps, 59,12 pouces de laine à l’action des peignes. La toile sans fin marche plus lentement que les cylindres délivreurs ; les pignons T et U, ainsi que le pignon intermédiaire Y, ayrant chacun 10 dents et le pignon X n’en ayant que g, ce dernier ne fait que 4?9^ t°urs , tandis que les autres font, dans le même temps, c’est à dire, en une minute, 5,538 tours. La toile sans fin ne marchant qu’avec une vitesse de 55,18 pouces par minute, il en résulte que les cylindres ne délivrent que cette longueur,-et qu’ils alongent un peu les filamens de laine.
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- Le bâtis de la machine, composé de quatre montans en bois AA, réunis par des traverses BB, est entouré de planchettes minces EE. Le grillage D est fixé, d’une part, à la pièce de bois o, et de l’autre à la planche inclinée q; on peut le retirer à l’aide de la poignée p ; il repose sur les traverses nn3 et est maintenu latéralement par les pièces cintrées r. Les peignes mm sont formés chacun de 21 dents, tandis que le peigne m en a 68 disposées sur deux rangées. • • - ' f > ' ••
- Le tambour ou hérisson F, dont l’axe tourne dans des paliers //, est construit de la manière suivante. Sur l’axe G sont montées deux couronnes de fonte gg, fig. 7, soutenues par huit croisillons hh ; sur ces couronnes sont fixées les traverses ff dans une position oblique par rapport à l’axe ; dans chacune de ces traverses sont implantées l\i dents de peigne ee, disposées sur deux rangées. L’espace entre lps traverses est garni de plaques de fer-blanc kk, pour que les impuretés ne pénètrent pas dans l’intérieur du tambour ; les côtés sont aussi garnis de planches clouées sur les couronnes de bois ii. -
- Le couvercle H, qui doit joindre exactement, entre dans des rainures du bâtis A, où il est retenu par des liteaux. Une bande de cuir .y occupe l’espace qui reste entre ce couvercle et le cylindre d.
- La table alimentaire Z, fixée sur le bâtis, porte deux rebords uu, pour retenir la laine placée dessus ; le support du rouleau a glisse dans une mortaise, afin de pouvoir être reculé pour donner à la toile sans fin le degré de tension nécessaire. -
- Le cylindre c est en fer et le cylindre d en bois ; ils sont munis de tourillons qui tournent dans des paliers en cuivre vv, fig. 5, vissés sur des bandes xx, formant ressort. On peut opérer la tension convenable au moyen des vis y3 afin de rapprocher le rouleau d du rouleau c, ou les écarter en raison de l’épaisseur de la couche de laine qui doit passer entre eux.
- Le pignon V, Jîg. 3, peut être reculé ou avancé à l’aide d’un palier mobile arrêté par la vis z; la même chose a lieu pour la poulie O et le pignon X, au moyen du support a , arrêté par la vis ù".
- La machine , construite comme nous venons de le dire, fonctionne très bien; on peut y travailler 4o à 5o livres de laine par heure : ce qui la distingue des autres machines du même genre, c’est que les peignes du tambour travailleur sont dans une position oblique et saisissent la laine successivement , de manière à ce qu’aucune partie n’échappe à leur action.
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- ARTS MECANIQUES.
- 4.
- Explication des figures des PL 631 et 63a.
- PL 631 ,j%. i. Élévation, vue de face r de la machine à ouvrir la laine grasse. ’ ' ' • ‘ •
- Fig. 2. Plan général, montrant l’intérieur de la machine, le tambour travailleur étant enlevé.
- Fig. 3. Élévation latérale de la partie de la machine qui représente la transmission de mouvement. ’
- PL 632,fig- 4- Coupe verticale et longitudinale de la machine.
- Fig. 5. Coupe verticale et transversale.
- Fig. 6. Le tambour ou hérisson, vu séparément et monté de ses peignes.
- Fig. 7. Bâtis en bois du tambour.
- Les memes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des deux planches. '
- AA, Bâtis de la machine. '
- BB, Traverses qui réunissent les montans du bâtis.
- C, Porte à coulisse pour retirer les impuretés produites par le travail.
- D, Grillage inférieur de la machine.
- EE, Planchettes qui entourent le bâtis.
- E, Grand tambour ou hérisson garni de peignes en acier.
- G, Axe de ce tambour.
- H, Couvercle en bois qui recouvre la machine.
- I, Ouverture par où s’échappe la laine après avoir été travaillée.
- J, Bâtis portant la table alimentaire.
- K, Poulie motrice montée sur l’arbre L.
- M, Poulie folle.
- N, Petite poulie montée sur l’arbre L, et qui transmet le mouvement à la poulie O.
- P, Grande poulie fixée sur l’arbre L, et qui, par l’intermédiaire d’une courroie, fait tourner la poulie Q, montée sur l’axe du tambour F.
- R, Roue dentée menée par le pignon S, fixé sur la douille de la poulie 0.
- T, Pignon fixé sur l’axe du cylindre c, et engrenant avec le pignon U, lequel fait tourner le cylindre délivreur d.
- V, Pignon intermédiaire mené par le pignon T, et engrenant avec un pignon X, qui fait tourner le rouleau b de la toile sans fin.
- Y, Toile sans fin tendue sur deux rouleaux^ . ^
- Z, Table alimentaire.
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- MACHINES LOCOMOTIVES.
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- Y\tl
- a b y Rouleaux qui tendent la toile sans fin. - .
- c, Cylindre délivreur en fer. .
- d, Autre cylindre délivreur en bois, qui lui est superposé. ee, Peignes en fer montés sur les traverses obliques du tambour. gg, Couronnes en fonte de ce tambour. . hh} Croisillons du tambour.
- ii y Couronnes en bois du tambour. , < , , ^ :
- /y, Paliers dans lesquels tourne l’arbre L.
- kk, Plaques de fer-blanc qui garnissent la surface du tambour.
- Il, Coussinets sur lesquels tourne l’axe du tambour. mm, Peignes fixés Sur les traverses n de la partie inférieure du bâtis^ m\ Autre peigne dont les dents sont plus petites et plus rapprochées. oy Traverse sur laquelle est fixé le grillage. .
- p, Poignée pour retirer le grillage.
- q, Planche inclinée à laquelle est attaché le grillage.
- rr, Bandes de fer cintrées qui retiennent latéralement le grillage D sur le bâtis.
- s, Bande de cuir clouée sur le couvercle. ' '
- t, Vis à écrou qui fixe la table alimentaire sur le bâtis J. " '
- uu, Rebords de celte table.
- vv, Paliers de cuivre des cylindres délivreurs.
- ce oc, Bandes formant ressort, qui pressent le cylindre d sur le cylindre c.
- y y Vis pour serrer ces bandes.
- z, Vis pour arrêter le palier mobile du pignon V.
- a', Support mobile de la poulie O, arrêté par lavis U. (D.)
- MACHINES LOCOMOTIVES. y
- Description de divers perfectionnemens ajoutés aux machines locomotives roulant sur des chemins de fer, par M. R. Ste-pfienson. / , •
- La machine locomotive, construite^par M. Stephens on, et employée, depuis quelques années, sur le chemin de fer entre Liverpool et Manchester, est sortie triomphante des épreuves auxquelles elle a été soumise et a résisté à toutes les causes de dérangemens résultant de la grande vitesse qui lui est imprimée. La savante description de cette machine, consignée dans la 3e livraison du 'Porte-feuille industriel du Conservatoire des arts et
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- métiers, nous dispense d’entrer dans des détails sur sa construction : nous nous bornerons à parler des perfeclionnemens que l’auteur propose d’y ajouter. % ; -
- M. Stephenson a remarqué que le rebord intérieur des roues de sa machine éprouve un frottement considérable contre les rails, surtout dans le passage de la ligne droitf^lur la ligne courbe ; ce frottement produit non seulement un ralentissement sensible dans le mouvement de la machine et dans la rotation de l’essieu coudé des rouçs, mais il occasione souvent la rupture de cet essieu et celle des roues, qui, quittant alors les rails, exposent la voiture à verser. -
- Pour remédier à ce grave inconvénient, M. Stephenson propose d’adapter à sa machine une troisième paire de roues placée à l'arrière, sous le fourneau qu’elles supportent, ainsi que' la plate-formé sur laquelle se place le conducteur.
- Les roues intermédiaires, dont l’essieu coudé reçoit directement l’impulsion du mécanisme, portent des cercles plats qui roulent sur les rails, tandis que les deux autres paires de roues, montées sur un essieu droit, sont munies de cercles aveç rebord intérieur qui servent à guider le mouvement de translation du véhicule, et à empêcher qu’il dévie de la direction qui lui a été imprimée.
- Les fig. i , 2 et 5, PI. 633 , représentent, sous ses différentes faces , une machine locomotive avec les perfectionnemens que nous venons d’indiquer. On y voit les grandes roues EE, montées sur l’axe coudé qui reçoit le mouvement du mécanisme, et munies de cercles plats ou sans rebord , roulant sur la face supérieure des rails A, et les roues de l’avant D et de l’arrière F, ayant des cercles à rebord intérieur qui s’appliquent contre la face latérale des rails et maintiennent le véhicule dans sa direction. Ces roues, étant de la même forme que les roues ordinaires, éprouvent le même frottement latéral contre les rails; mais comme elles sont montées sur des axes qui tournent indépendamment l’un de l’autre , le frottement n’est pas assez puissant pour augmenter sensiblement le tirage. Les roues E à cercles sans rebord, étant maintenues sur les rails par les autres roues, et n’éprouvant point de frottement latéral, on évite ainsi toute;? les causes de ralentissement du mouvement de la machine ; d’ailleurs sa charge étant plus également répartie, elles auront moins de disposition à tourner sur place.
- L’emploi d’une troisième paire de roues permettra aussi de se servir de chaudières d’une plus grande capacité et d’augmenter la surface de chauffe,
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- MACHINES LOCOMOTIVES. 689
- tout en empêchant leur détérioration, attendu que la chaleur est moins concentrée, et, par conséquent, moins intense.
- Il est souvent très difficile d’arrêter subitement le mouvement du véhicule à l’aide du frein ordinaire manœuvré à la main, ou du moins de ralentir sa marche lorsqu’il chemine avec une grande rapidité, surtout dans les lournans; pour régulariser cette manœuvre et la rendre indépendante de la main du conducteur, M. Slephenson propose un frein agissant par la pression de la vapeur et plus puissant que le frein ordinaire. Pour cet effet, il adapte de chaque côté de la chaudière un cylindre dans lequel se meut un piston cylindrique ou plein. La vapeur arrive dans ces cylindres par des tuyaux communiquant avec la chaudière et munis d’un robinet pour en permettre ou interdire l’accès. La tige du piston est articulée avec des leviers auxquels est attaché un double frein ou sabot, qui, en s’écartant, s’applique contre les cercles des roues intermédiaires]^ de celles de l’arrière, et produit sur ces roues un frottement assez énergique pour ralentir ou arrêter complètement le mouvement de translation de la machine. De celte manière, la marche du chariot est arrêtée plus promptement que par les moyens ordinaires et avec moins d’embarras et d’effort. Pour cela, il suffit que le conducteur, apercevant quelque obstacle qui exige l’arrêt subit de la machine, ferme le passage de la vapenr dans le gros cylindre à piston et ouvre le robinet du petit tuyau ; aussitôt la vapeur se précipitera dans les petits cylindres, fera monter les pistons, et le frein se trouvera fortement pressé contre les roues.
- Pour le dégager et faire cesser son action, on ferme le robinet d’introduction de la vapeur, et on ouvre un autre robinet de sortiequi évacue la vapeur accumulée sous le piston ; aussitôt celui-ci descend et le frein est relâché. Au lieu de deux robinets, on peut se servir d’un seul robinet percé de deux ouvertures, l’une pour introduire la vapeur, l’autre pour l’évacuer.
- La fig. 4 f Pb 633, est une élévation latérale dn frein qu’on voit adapté au chariot,/?#, i. La fig. 5 est une coupe du cylindre à piston dessinée sur une plus grande échelle. Le tuyau <2, qui amène la vapeur à ce cylindre, embrasse extérieurement la chaudière ; il est muni d’un robinet b. Le frein se compose d’un cylindre c, dans lequel monte et descend un piston cylindrique plein dj'dont la tigee est articulée avec un levier y, ayant son centre de mouvement en g. A ce levier est réunie une tringle verticale h, qui fait a<ur deux leviers brisés II} réunis à charnière aux deux freins ou sabots ZZ, lesquels , en s’écartant, s’appliquent fortement contre les cercles des roues E et F. Ces sabots sont suspendus par des tringles ii, tournant sur un boulon commun k.
- 'Trente-quatrième année. Août 1835. 55
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- On conçoit qu’en ouvrant le robinet ù, la vapeur afflue dans le cylindre sous le piston qu’elle fait monter ; la tige de ce piston élève le levierf, qui, en tirant la tringle h, fait prendre aux leviers brisés l la position indiquée par les lignes ponctuées. Par ce mouvement, les sabots ZZ s’écartent et appuient fortement contre les roues. Lorsque la vapeur a cessé d’agir sous le piston , celui-ci descend et avec lui la tringle h, qui dégage le frein.
- ' Un semblable mécanisme est placé de l’autre côté de la machine.
- Explication desfig. 1 à 6, PI. 635.
- Fig. 1. Elévation latérale de la machine locomotive de M. Slephenson, montée de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Elévation vue par derrière de la meme.
- Fig. 3. Coupe transversale et verticale.
- Fig. 4* Disposition du frein adapté à la machine.
- Fig. 5. Coupe du cylindre dans lequel monte et descend un piston cylindrique qui fait agir le frein.
- Fig. 6. Elévation latérale d’une machine avec ses roues additionnelles, mais dépourvue du frein. On y voit les roues de l’avant, mises en mouvement par des bielles réunies aux manivelles des roues intermédiaires.
- Les memes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- AA, Rails du chemin de fer, fixés sur les dés de pierre B.
- CC, Cadre rectangulaire en bois du chariot à vapeur.
- DD, Roues de devant à cercle à rebord.
- EE, Roues intermédiaires à cercles plats, recevant le mouvement qui leur est transmis par le mécanisme.
- FF, Roues additionnelles placées à l’arrière, au dessous de la chaudière, et portant des cercles à rebords intérieurs.
- G, Fourneau.
- H, Grille. x
- I, Porte.
- J, Chaudière.
- R, Réservoir à vapeur.
- L, Cheminée.
- M, Dôme en cuivre pour la prise de vapeur.
- NN, Tuyaux d’émission de la vapeur.
- O, Trou d’homme.
- P, Galerie de l’arrière du chariot où se tient le conducteur.
- <2, Ressorts fixés sur le cadre C, et sur lesquels repose l'appareil.
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- CURMINS DE FER.
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- RR, Bielles qui transmettent le mouvement aux roues de l’avant-train.
- S, S, Manivelles montées sur les essieux des roues EE et DD.
- T, Levier des tiroirs.
- U, Longue tringle qui s’articule au bras du levier, et qui fait ouvrir ou fermer les tiroirs.
- Y, Mauches au moyen desquels le conducteur gouverne les tiroirs.
- X, Levier ou clef servant à tourner le robinet de distribution de la vapeur. , ' .
- YY, Pattes qui unissent la chaudière au cadre.
- ZZ, Frein mu par la pression de la vapeur. . ' _ _ v
- a, Tuyau partant de la chaudière et aboutissant au frein.
- b, Robinet pour régler l’admission de la vapeur dans ce tuyau.
- c, Cylindre dans lequel monte et descend un piston cylindrique d.
- e, Tige de ce piston articulée avec un levierydont le centre de mouvement est sur le boulon g.
- h, Tringle articulée avec le levier^. ,
- ii, Tiges fixées aux pattes du frein, et qui sont suspendues par le boulon A.
- Il, Leviers brisés mus par la tringle h et articulés avec le frein Z. (D.)
- CHEMINS DE FER. -
- Description de nouveaux supports pour les rails des chemins de fer ; par M. Stephenson.
- Nous avons donné, dans le Bulletin du mois de mai dernier, p. 275, une courte notice sur les moyens imaginés par M. Stephenson pour consolider les rails des chemins de fer. Nous revenons aujourd’hui sur ce sujet qui, par son importance et son utilité, mérite de fixer l’attention de nos lecteurs dans un moment où l’on s’occupe de l’établissement, en France, de plusieurs nouveaux chemins de fer.
- - M. Stephenson s’est convaincu, par l’expérience, que, lorsque les rails des chemins de fer ne sont pas solidement établis à leur point de jonction , les supports sur lesquels ils s’appuient se dérangent par l’effet du poids et du passage fréquent des wagons. Il s’ensuit que les bouts des rails tendent à se disjoindre et à perdre leur direction, ce qui interrompt la circulation ou peut donner lieu à de fâcheux accidens.
- Le moyen imaginé par l’auteur pour obvier à ce défaut consiste dans une
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- ARTS MÉCANIQUES*
- construction particulière des supports dans lesquels viennent s’assembler et se réunir les bouts des rails.
- Ces supports, en fonte de fer, sont solidement boulonnés sur des dés en pierre ou sur des blocs de bois, à la manière ordinaire; ils reçoivent au fond de leur entaille une pièce mobile en fer forgé, cintrée en dessous, plate en dessus, sur laquelle porte le talon du rail. Cette pièce, basculant librement dans l’entaille, il en résulte qu’elle permet au rail de conserver son horizontalité , soit quand le support se dérange de sa position verticale, soit lorsqu’il s’enfonce dans le sol, soit enfin quand le rail éprouve une dilatation ou une contraction par l’effet des variations de la température.
- Les rails a sont de la forme ordinaire et assemblés par des joints b, coupés à mi-fer, comme on le voit fîg. 7, Pl. 633 ; ces joints se logent dans une en-taillepercée dans le support ou chaise en fonte, fîg. 10, où ils sont retenus par des clefs cylindriques enfer d; les bouts coniques de ces clefs s’engagent dans des échancrures k, pratiquées dans les faces latérales des rails; des clavettes e, chassées à travers les joues II de la chaise, traversent les clefs et les maintiennent en place. La pièce mobile et cintrée g se loge au fond de l’entaille, dans une cavité creuse, où elle tourne librement sans pouvoir se déranger; le talon du rail porte sur la face plate de cette pièce, comme on le voit fîg. 8. 11 résulte de cette disposition que, lorsqu’un des bouts du rail s’enfonce, la pièce g suit son mouvement et rétablit l’équilibre en tournant dans sa cavité.
- M. Stephenson dispose dans les points intermédiaires des rails des chaises en fonte qui les maintiennent dans leur position rectiligne; ces chaises,* qu’on voit fig. 11 et 12, sont munies d’une clef seulement.
- La pression qu’éprouve le rail par le passage des wagons s’exerce sur le centre de la courbe des pièces mobiles g ; et comme il est maintenu latéralement parles clefs dont nous venons de parler, il s’ensuit que, lors même que les chaises viendraient à fléchir, le raii conservera toujours sa position horizontale.
- Explication des fîg. 7 à i3, PI. 633.
- l'ig. 7. Elévation latérale et plan de deux portions de rails montrant la forme de l’assemblage.
- Fig. 8. Elévation latérale de deux rails assemblés dans une chaise munie de son support mobile. ‘
- Fig. 9. Les mêmes vus en plan. . -
- Fig. 10. Coupe verticale et transversale d’une chaise en fonte, du rail qui y est enfoncé, et des clefs qui le retiennent.
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- CHEMINS DE FER. 3q3
- ' Fig. 11. Coupe transversale d’une chaise placée dans les points intermédiaires des rails. ; o
- Fig. 12. La même, privée du rail et de sa clef. > h
- Fig. i3. La pièce mobile g, vue en plan et en élévation. , ;;
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures. » ‘ a, le rail ; b, assemblage de deux portions de rails ; c, semelle, ou patin de la chaise ; d, clefs enfoncées obliquement dans le support ; d\ antre clef enfoncée horizontalement dans les supports intermédiaires ; ee, clavettes chassées à travers les clefs qu’elles maintiennent en place yf, entaille pratiquée dans la chaise ; g, pièce mobile cintrée logée au fond de cette entaille ; hf boulons qui assujettissent les chaises sur les dés de pierre; ii, mortaises percées à travers les ciels d; k, échancrures pratiquées dans les faces latérales des rails, et dans lesquelles s’engagent les bouts des clefs d$ Il, mon-tans ou joues des chaises ; m, mortaise dont elles sont percées. . (D.)
- Programme d’un prix pour Vétude d’un chemin de fer allant d’Amiens , par Abbeville et le long de la cote, à Boulogne.
- De toutes les grandes lignes dont la confection doit imprimer à la France le mouvement commercial et industriel auquel elle est appelée par sa position, nulle ne se présente avec un caractère plus évident d’importance et ne . réunit plus de chances de succès que le chemin de fer qui unirait Paris à Londres. 1 .
- Plusieurs projets sont en concurrence, qui tous ont en vue ce grand résultat : le gouvernement l’a compris dans la série des études qu’il a fait exécuter avec l’assentiment des Chambres. j. . 1 ; -v. ,
- Les principaux de ces projets sont : \ > : K - V -
- i°. Celui du chemin de fer de Paris à Calais par Lille, étudié aux frais du gouvernement par M. l’ingénieur Vallée ; - * 1 "d ’ r H,
- 2°. Celui de la route enfer dite du nord, de Paris à Lille, desservant Calais y se rattachant à Kiévrain, au moyen d’un embranchement sur Douai et Valenciennes, à la route en fer de Bruxelles à Mons, actuellement étudiée par le gouvernement belge. Ce projet se continuerait jusqu’à Londres par le chemin commencé de Douvres à cette capitale par Greenwich; ;
- 3°. Celui de Paris à Dieppe, soit par Rouen, soit plus directement par Neufchâtel ; il aurait son complément dans le chemin de fer projeté de Brighton à Londres.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Un troisième projet est présenté. Ses auteurs ont la conviction qu’il l’emporte de beaucoup sur les deux autres. U est, à leur avis., le seul qui réunisse à l’avantage de trouver établi sur les lignes qu’il devra parcourir, et d’accroître par sa création, un grand développement commercial, celui de la célérité et de l’exactitude assurée des communications entre la France et l’Angleterre.
- Ce projet consiste en un chemin de fer direct de Paris à Amiens, ville considérée à la fois comme centre d’un mouvement commercial et manufacturier qui lui doit valoir toute la prépondérance dans la question, et comme point intermédiaire plus avantageusement placé que tout autre pour se diriger d’un côté sur l’Angleterre par Boulogne, de l’autre sur la Belgique.
- La ligne ainsi partagée à Amiens, pour suivre les deux directions indiquées , aurait à peu près le même développement que la ligne unique projetée par Lille et Calais ; mais elle aurait sur celle-ci l’immense avantage de créer une communication plus centrale entre la France et l’Angleterre , et d’abréger d’un quart la distance qui sépare Londres de Paris , sans accroître la longueur de la route sur la Belgique.
- Comme elle, elle atteindrait à la frontière belge le chemin de fer qui doit unir Bruxelles et Mons , et de l’autre côté du détroit le chemin de fer qui de Douvres doit conduire à la capitale de l’Angleterre.
- Autant qu’elle encore, elle offrirait à la navigation une courte traversée, seul moyen d’assurer en tout temps la régularité des communications.
- Nous avons à nous occuper ni du tracé de Paris à Amiens (cette étude est faite ) ni de la direction que prendrait le chemin pour joindre la Belgique. : '
- Pour atteindre VAngleterre, il se dirigerait d’Amiens sur Boulogne, traversant Abbeville, approchant le Crotoy, et se continuant par Rue, Pont-à-,Collines, Waben, Verton, le territoire de Montreuil et d’Étaples, Neuf-châtel, Hesdigneul et Boulogne. ,vv .
- La question ainsi posée , la Société d’agriculture de Boulogne, la chambre de commerce de la même ville, et les conseils municipaux d’Amiens et d’Abbeville, mettent au concours : t
- i°. Une étude approfondie et faite sur les lieux du chemin de fer d'Amiens à Boulogne, comprenant, outre les cartes et plans néces-
- saires, ,t , . , ...... f
- ' a.Un état des prix moyens d’acquisition des terrains à traverser, appartenant à ceux des propriétaires qui ne suivraient point, par un abandon gratuit à l’entreprise, l’exemple donné par plusieurs propriétaires des arron-
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- dissemens de Boulogne et de Montreuil, état dressé sur la valeur vénale des terrains de même nature, dans les mêmes conditions de localité', x , b. Les devis et détails estimatifs des travaux de toute nature à exécuter ;
- 2°. Un mémoire statistique ayant pour objet de faire connaître, dans une première partie, la quantité de transports (le tonneau pris pour unité), voyageurs et correspondance compris, que dans l’état actuel des choses la contrée traversée pourrait livrer au chemin de fer* dévaluer, dans une seconde partie, les ressources que présenteraient, le chemin une fois créé, les avantages naturels des contrées traversées, lesquelles lui devraient le développement dont elles ont manqué jusqu’à ce jour.
- Ce serait, en un mot, la détermination de l’action réciproque du chemin de fer sur la richesse du pays , et de cette prospérité acquise sur les produits du chemin. * ^ >
- Tous les calculs des dépenses à faire devront avoir une rigueur absolue : l’évaluation des ressources actuelles devra être faite sur documens officiels ou puisés à des sources dignes de confiance et toujours scrupuleusement indiquées. ' / ’ ; >
- Les concurrens s’attacheront à bien fixer les capitalistes sur le mérite de l’entreprise : ils devront déduire la somme présumable des bénéfices de la comparaison des recettes avec les dépenses premières , et les frais annuels d’administration et d’entretien ; rechercher et établir les bases du tarif à percevoir et faire la démonstration , toute considération de célérité mise à part, des avantages et de l’économie du transport des marchandises par la route en fer, sur le même transport parles voies actuellement existantes.
- Al’étude du chemin defer,les concurrens joindront ' i°. Une carte générale du piys traversé, à l’échelle des plans du cadastre, sur laquelle sera tracé le cheminement exact de la route ; * /
- 2°. Un p7an particulier du chemin à l’échelle de o,ooi millimètre par mètre, sur lequel seront indiqués tous les accidens du terrain et les ouvrages d’art qu’ils nécessiteront ;< 'i
- 3°. Les pians particuliers sur une échelle o,os5 millimètres par mètre de tous les ouvrages d’art qui seraient à exécuter, et sur une échelle quatre fois plus grande pour les détails. * * * • - T:er.«;,
- La clc>ture du concours est fixée au premier juillet i836. Les cartes, plans et mémoires devront être envoyés,, avant cette époque, au secrétariat de la Chambre de commerce de Boulogne.
- Le prix offert est de la valeur de 5ooo francs. ‘ * ^ ‘ *
- )
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- 396 : arts mécaniques.' — hydraulique.
- Description d une vanne mobile applicable à tous les barrages, établie aux usines de Tillières près VAigle ( Orne), par M. MoucheljÆ/s, manufacturier.
- Nous avons donné, page i5 du Bulletin de janvier i835, la description d’un régulateur de vannes ingénieusement conçu par M. Mouchelt et em-. ployé par lui avec 'un plein succès depuis plusieurs années. Pour compléter ce que nous avons à dire du système de distribution et de retenue des eaux établi par cet habile manufacturier, nous allons nous occuper d’une vanne mobile applicable à toutes les localités , et au moyen de laquelle les eaux trop élevées ou trop basses du biez d’une usine se règlent d’elles-mêmes et reprennent leur niveau constant.
- On connaît tous les désordres qui résultent de l’accumulation des eaux sur un seul point, soit que, grossies par des pluies subites, elles débordent sur les terres voisines, soit que , lâchées par des usines supérieures, eHes noient les roues des moulins placés au dessous. D’un autre côté, il importe que les eaux n’éprouvent pas un trop grand abaissement de leur niveau dans le lit de retenue. Les vannes ordinaires sont insuffisantes pour remédier à ce double inconvénient, parce qu’elles ne peuvent se régler d’elles-mêmes.
- Ouvrir un passage au trop-plein des eaux et les retenir aussitôt qu'elles sont parvenues au niveau voulu était donc le problème à résoudre ; M. Mouchel y est parvenu par la construction de sa vanne mobile aussi simple que solide , fonctionnant avec facilité et offrant tous les avantages désirables.
- Cette vanne est représentée en coupe verticale, fig. i, PI. 634, et en
- plan, fig. 2. '« : :
- AA, Charpente du barrage.
- BB, Vanne dont on a supprimé la queue; elle est montée sur pivots au côté opposé de l’entrée des eaux par son ouverture, et se loge dans des rainures pratiquées dans la charpente A. •
- CC , Boulons et coussinets de fonte incrustés dans les montans du barrage pour tenir solidement deux tourillons noyés dans l’épaisseur de la
- vanne,-' ; ; ,• ' ’
- DD, Flotteur en bois suspendu par la bride d} tournant^ autour du pivot d. '• .. ....
- EEE, Chaîne servant à retenir le flotteur et à empêcher qu’il ne descende
- trop bas. ’ •
- FF, Main de fer qui, lorsque la vanne est dans la position indiquée par
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- ARTS CHIMIQUES.---TOILES PEINTES.
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- les lignes ponctuées, fig. i, s’appuie sur le rouleau de fonte f, attaché au ’ flotteur. • ' i'-' ^ •-
- G, Planche fixée ail fond de la vanne dont elle diminue l’ouverture d’un quart, afin d’éviter une prise d’eau de fond. ’ - •> 0 -
- La vanne occupe les trois quarts restant de l’ouverture, de manière à ce que la partie supérieure soit moitié moindre au dessous de l’axe qu’en dessus , et cependant que la main de fer dont elle est chargée la maintienne en équilibre. Il en résulte que la pression de l’eau contre les deux surfaces tient la vanne fermée quand la rivière est pleine; aussitôt qu’il y a accumulation d’eau, la vanne bascule et se renverse sur la tête de corbeau dans la position indiquée par les lettres x, y, z ; alors l’eau passe dans le biez inférieur... > •; . ’V"' • ,
- Lorsque la rivière vient à baisser, le flotteur qu’elle découvre foule la main de fer, et rappelle la vanne à sa place. L’eau remplit toujours l’aire inférieure, tandis .qu’il n’en est pas de même au dessus, où , d’ailleurs, elle trouve, par les deux côtés, un plus prompt dégagement. Le mouvement de bascule que prend la vanne par l’effet de l’abaissement de l’eau est indiqué par les lignes ponctuées, fig. i.
- On place en avant du barrage un grillage en bois, pour éviter que les herbes ou d’autres obstacles obstruent la vanne et empêchent son jeu. Si -l’on a soin d’appliquer ce grillage obliquement, par un de ses bouts, contre la poutrelle de séparation de la vanne suivante, il en résulte que les herbes qui l’encombrent se précipitent par cette vanne et la dégagent. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. —toiles peintes.
- IL x trait d’un mémoire sur V impression des toiles, par M. Th. Thomson, professeur de chimie a Vuniversité de Glas-cow (i). -
- Il y a deux procédés d’impression des toiles; l’impression à la planche et l’impression au cylindre. La planche est une pièce de bois de sycomore, ou, plus communément, desapin, sur laquelle on colle un morceau de sycomore; sur cette pièce est taillé le modèle. Les parties qui doivent s’imprimer sont en relief, exactement comme cela se pratique dans la gravure sur bois. Si le modèle est trop compliqué et que les traits soient trop déliés pour être
- (i) Voy. Annales de chimie. Mai i835. Les procédés consignés dans ce mémoire sont employés chez les meilleurs fabricans de toiles peintes du Lancashire et dans le voisinage de Glascow.
- Trente-quatrième année, rioût i85.
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- 3g8 •: ARTS CHIMIQUES.
- taillés sur du bois f\ ofl. les obtient au «hoyen de» pelâtes pièces de cuivre laminées en rubans étroits et d’une épaisseur convenable; on les fixe avec adresse dans leIpoiSÿ etiOo rertipbtdfes intervalles hweo du fen&'e«r:n/:l 1 . t lie cylindréest un cylindre detuivroideS pieds environ.* de longueuret 4 à 5 pouces de diamètre, sur lequel sont gravés les dessins»à imprimer. Ce cyliod#0}çst disposé pour tourner*! se presser contre l’étoffe en emportant avec les^tnordans^ou les couleurs; j qui doivent yjêtre: fixés; A :l’aide de : cette invention, deux et même/trois couleurs sont appliquées à ila fois-et l’impressiou dure;sans interruption pendant toute la; longueur de la pièce 5 ou d’un nombre, quelconque,de pièces attachées bout à bout* * i ,
- -Il y a un .antre procédé qui est peu présile mémo, que celui de la planche de bois. Le dessin se grave sur une planche de cuivre d’un mètre carré de .surface ou plus; onry étend la couleur, ou le/mordant* puis on la retire* Dans ce;mouvement; elle est essuyéerpamme iame_ d’aCier élastique ' qui enlève toute.la couleur^ à l’exception de telle qu h rem pliti la , gravure. Venant à être pressée contre f étoffe, la planche: y. dépose; soit le mordant, soit la couleur. I rh ii, i.f jf , J.üu.'i ï:-.mq -;,:f jv
- Que l’impression se fasse au cylindre, à la planche de bois ou à la planche de cuivre, le traitement des étoffes est- à peu près le même. - ^ -• . *
- Le plus ordinairement, le procédé'd’impression est employé pour fixer • les mordans sur l’étoffe*, que l’on teint ensuite à la manière ordinaire. Il n’y a que les parties qui ont été imprégnées du mordant qui retiennent la couleur, tandis que les autres restent blanches. Quelquefois on applique des acides ou d’autres substances sur des étoffes déjà teintes, afin d’enlever les couleurs de certaines parties qui doivent rester blanches ou recevoir d’autres couleurs. Dans certains cas, on applique des substances sur l’étoffe avant de la plonger dans la cuve à l’rndigo , afin d’empêcher le bleu de se fixer sur les endroits qui ont été mouillés dé oes substances ; ces derniers se nomment réserves. ,
- Il est très ordinaire d’appliquer en même temps lp moi clans et les matières colorantes.. . * » -
- Mordans. Les teinturiers donnent le nom de,mordans à certaines substances dont on imprègne l’étoffe avant de la teindre., et Sans lesquelles la couleur ne. se fixerait pas çt disparaîtrait au lavage ou à l’exposition à l’air. , : ;; r-. <••• ? - . • •
- Les mordans ordinairement en usage sont les suivans :—— -i°. L’alumine ou le mordant d’alun. On le prépare en dissolvant de l’alun dans l’eau , et ajoutant de l’acétate de chaux à la solution. La liqueur
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- a une densité de r,o8 ,-et renferme autant d’alun in décomposé qu’elle peut en contenir en dissolution. Dans quelques cas particuliers, les fabriéans forment ee mordant-en mêlant trois parties d’acétate de plomb avec qtiàtre d’alun ce mordant est un mélange d’acétate d’aluftiine et d’alun ; car le tiers environ d’alun employé - n’est pas décomposé;^ eîïî ioo «tu v-MsbiOîM
- Lorsque l’étoffe est imprégnée de ce n&ordant, l’affinité entre eux est si grande, que l’acétate d’alumine, et même une portion de l’alun, sont décomposés, et les particules d’alumine adhèrent aux fils de l’étoffe avec tant de ténacité que le lavage ne peut les en séparer. ‘ > > n-* ' .-**vi
- ‘h a°. Oxide d’étain. Le chloride d’étain est très employé comme mordant. On le mêle préalablement avec la matièré'colorante, et on les applique à la fois; on fait sécher le mélange sur l’étoffe, qui est alors simplement lavée à l’eau. Lorsque les couleurs sont appliquées de cette manièffe, elles sont facilement altérées par le savon, la lumière, etc. Les couleurs obtenues par ce procédé sont le rouge du bois de Brésil, le pourpre de campêche et le jaune des graines de Perse,- ' !•> te ; 10 .'
- 1k
- ' Le chloride d’étain est très employé dans un autre procédé vulgaire de l’impression sur toiles peintes, et connu dans les arts sous le nom d’impression à la vapeur. Il est décoinposé et converti en stannate de potasse. La pièce d’étoffe est plongée tout entière dans le liquide renfermait le stannate de potasse, puis séchée. Le peroxide d’étain est alors déposé sur l’étoffe en plongeant la pièce dans une solution de sel ammohiac ou de sulfate de magnésie, mais le plus ordinairement darisunb solution très faible d’acide sulfurique. On imprime alors-sur l’étoffe les diverses matières colorantes , préalablement épaissies avec de l’amidon , puis on soumet le tout à l’action de la vapeur. A la faveur de l’humidité et de* la chaleur réunies , une combinaison se formé entre la matière colorante et l’oxide, qui est ainsi rebdti insolubles \*:n: n?;;h va?* - JL.?' 'uo*. ;; 1 î ' ‘H.’e •' -*r;
- . 3°. Peroxide de fer. Cet oxide métallique est très en usagé comme mordant ; il s’emploie à l’état d’acétate, dé peroxide de fer, qué l'on forme en dissolvant du fer dans de l’acide pyroligneux. Peu de jours après avoir été appliqué sur l’étoffe , surtout si on l’expose a une atmosphère humide, il perd son acides et de fer passe à l’état de peroxide. . nu *d
- L’acétate de fer, d’une densité de r,o5, donne du noir avec la garance.'On obtient divers tons de pourpre en ajoutant des quantités' djfférejltes de
- mordant et de matières tinotoriales p
- on obtient de la daêttie manière diffé-
- rentes nuances de’rouge; dépôts le brun iusqti’au rose, en'> substituant au fer le mordant d’alu» à divers de grés'de force* iiadoukuh^hocolaése donne
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- ARTS CHIMIQUES.
- en mêlant le mordant d’alun et-celui de fer, et teignant ensuite avec la garance. • “ïH tu *?•*» ^ ^‘î'M ; --m* s w, 4 ijrt,o< - n, a y -ü:>
- Rongeurs. Les rongeurs sont ou des acides ou des substances qui ont -une grande affinité pour ,1’oxigène ; les premiers servent à dissoudre les mordans, les seconds à désoxider les oxides. Les principaux, sont les suivans . .V. * r-v *v. »*-•:. n "V,
- - i°. J eide citrique. On l’emploie pour dissoudre l’alumine et le peroxide de
- fer, et prévenir ainsi la formation de couleurs sur certaines parties de l’étoffe : on l’obtient eiï évaporant le jus de citron, et l’épaississant avec de la gomme du Sénégal pour le cylindre, et de la gomme et de la terre de pipe pour la planche; on y ajoute parfois du bisulfate de potasse1 ou de l’acide sulfurique. ' <-»w ivr Vy.-y ?oi•i-r.-----; ?.
- Quelquefois on imprime sur l’étoffe blanche avec de l’acide citrique, puis on applique un mordant de fer ou d’alumine légèrement épaissi. On sèche de suite, pour éviter que les dessins acides ne s’étendent. D’autres fois, on applique le mordant en premier et les acides par dessus, r
- Dans les deux cas, on fait passer après les pièces dans de l’eau bouillante qui contient de la bouse de vache; on les lave bien avant de les sécher. Cette opération enlève le mordant de toutes les parties où l’acide avait été appliqué, et par conséquent elles restent blanches après la mise en teinture de l’étoffe. . -.•<•'* - - , ' ; r^ ; ........ t< •
- •x* * Acide tartriquë. Épaissi avec delà gomme, on l’applique à la planche avec un cylindre, sur l’étoffe teinte préalablement en rouge de Turquie : on le passe dans une solution de chlorure de chaux. L’acide dégage le chlore qui détruit instantanément la couleur des parties où l’acide a été appliqué, tandis que toutes les autres parties de l’étoffe conservent leur couleur rouge. Si de l’oxide de plomb est déposé sur l’étoffe en même temps que l’acide, et qu’après l’avoir fait passer dans une dissolution aqueuse de chlorure de chaux on la trempe dans une solution aqueuse de bichromate de potasse, les parties qui seraient restées blanches se changent en un beau jaune. ’ • ‘ ::‘. • / i ; » ,-\ tii 4
- ! 5°. Protochlorure de fer. Le protochlorure de far s’emploie pour ronger le brun de-manganèse , et substituer l’orangé; il opère en privant le manganèse d’oxigène et le reudant ainsi soluble* tandis que le protochlorure de fer ,- en passant à l’état de pereblorure, dépose sur. l’étoffe;du peroxide de fer, qui produit la couileur chamois ou orange de cet oxide. ) »* iïi i ..
- 4°. Protochlorure d’ètcdn. Lorsqu’on applique le protochlorure d’étain sur une-étoffe teinte en brun par le sesqui-oxide de manganèse, il ronge
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- la couleur et blanchit la place. Si on le mêle avec du bois de Brésil ou de la cochenille, il ronge le manganèse, mais laisse une couleur rose d’œillet. Mêle à du campêche, il laisse du pourpre; avec le bleu de Prusse, il donne dubleu.
- * Pour produire du jaune sur du brun de manganèse, on mêle du chlorure * d’étain avec du sulfate de plomb; on applique ce mélang© épaissi avec de l’amidon grillé, sur le brun de manganèse. Aussitôt qu’il est sec, le manga-; nèse étant réduit à l’état de chlorure peut être enlevé par le lavage; mais le y sulfate de plomb, adhère a l’étoffe, en vertu d’une affinité qui existe entre eux. L’étoffe étant alors chaulée, puis passée dans une solution de bichromate de potasse, les parties qui contiennent l'oxide de plomb se teignent en beau jaune,- <*<•'; ’• i?» .. -• •»•/ >*' ••», »,
- Le chlorure d’étain peut aussi enlever le peroxide de fer, en le réduisant en chlorure. Dans ce but, on l’applique quelquefois sur une couleur foncée ,< composée de peroxide de fer et de jaune de quercitron. Le protochio-rure de fer se forme et est enlevé.par le lavage, tandis que l’oxide d’étain qui reste constitue un mordant pour le quercitron.» De cette manière, les partiesoù l’étain a été appliqué deviennent jaunes. ^ * =
- Lorsqu’on décompose le protochlorure d’étain par du carbonate de soude, on obtient du protoxide d’étain. On l’emploie conjointement avec de la potasse, pour rendre l’indigo soluble. Le protoxide désoxide l’indigo et . la potasse dissout la base jaune. ’ i 1
- Réserves. Les réserves sont des substances qui ont la propriété de rendre • la couleur bleue à l’indigo dissous et de prévenir ainsi sa fixation sur des parties où l’on applique des réserves. Voici celles qui sont principalement en usage chez les fabricans d’indiennes. J -r. • ; : j: ; y >
- 10.’ Réserve pour le bleu. Elle est formée d’un mélange de sulfate et d’acétate de cuivre. On épaissit la solution avec de la gomme et de la terre de. pipe, pour l’application à la planche, et avec de la farine pour le cylindre. Après la mise en teinture,on passe la pièce dans l’acide sulfurique faible, pour enlever l’oxide de cuivre qui s’est précipité dessus.
- 2°. Les réserves douces sont un mélange de sulfate de zinc, de gomme et de terre de pipe. On l’emploie avec des couleurs que le cuivre altérerait, on qui seraient détruites par l’immersion dans l’acide sulfurique.il résiste pour un bleu pâle, et il n’est pas nécessaire d’enlever l’oxide de zinc par un acide, comme lorsqu’on a employé le cuivre. ,H. > -,, : , ....
- Le sulfate de zinc, aussi bien que tous les autres sels métalliques et tous les acides, précipite l’indigo de sa solution dans la chaux : il ne revivifie pas 1 indigo comme les sels de cuivre; mais lotsquela base de l’indigQ est pré-
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- , AUTS CHIMIQUES.
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- cipitée par le.sel, elle ne se fixe pas aussi promptement que lorsqu’elle est à l’état de solution* ; L’oxide de zinc avec la gomme et la terre de pipe agit mécaniquement^ la tenant à distance.***; - * a ^ « 1 u v n ^ ^ ’
- 3°. Réserve pour le rouge. Elle est formée, du mordant d’alun déjà décrit, mêlé-avec de l’acétate de cuivre , de la gommé et de la terre de pipe- Elle^ résiste à un bleu pâle, et l’alumine reste sur les parties blanches de l’étoffe, qui doivent être ensuite teintes.en rouge avec de la «garance, et en jaune avec duquereitrdn. oau ^ u- j*>/ . !>no:s 1 v. n\ sîéîie*
- • 4°* Réserves,neutres. On donne ce nom à un composé de jus de citron, de Sulfate de cuivre r de gomme et de terre de pipé* Cette réserve résiste à une courte immersion dans la cuve au bleu ; et le jus de citron lui donne la propriété de rester blanche lorsque la pièce est teinte en garance. L’acide empêche aussi la chaux de la cuve au bleu de précipiter le cuivre sur l’étoffe, ce qui. serait cause que des parties prendraient une teinte brune foncée lorsqu’on la plongerait dans la cuve à la garance. rd ' m i
- 5°. La réserve pour le jaune de chrome est un mélange d’ùn sel de cuivre pour résister à la cuve au bleu , et d’un sel dé plomb, pour produire du jaune avec du bichromate de potasse, après avoir été plongé dans la cuve au bleu. . i. , ‘ .* •:< .
- Application des couleurs. 1 Rouge de garancei On fait une pâte du mordant d’alun ci-dessus décrit, et on l’applique au cylindre ; après avoir été desséchëè et exposée dans une étuve jusqu’à ce que l’alumine ait eu le temps d’abandonner l’acide auquel elle était combinée et de se fixer sur l'étoffe», on la fait passer dans un mélange chaud de bouse de vache et d’eau. On lave ensuite à l’eau froide, et on l’agite une seconde fois dans le même mélange chaud; Après l’avoir ainsi privée de toute matière soluble ou non fixée, on teint la pièce en garance. Ce procédé consiste à l’exposer à l’action de la gérance en suspension dans l’eau. Par suite de peu de solubilité de la matière colorante de cette racine, jet de la difficulté de l’appliquer également sur toutes les parties de l’étoffe, le procédé demande à être conduit lentement, et la chaleur à n’être élevée que très graduellement. Comme la garance abandonne en premier lieu la plus pure portion de sa matière colorante, le degré de chaleur doit varier suivant la beauté de la couleur que l’on Veut obtenir. y '
- Après la mise en teinture, les parties de l’étoffe que l’on destine à rester blanches sont toujours plus ou moins colorées par la garance : pour les ramener au blanc pur, ou a recours à l’ébullition avec du son ou du savon ’ rexposition sur le pré, le blanchiment avec le ehlorite de ehaux, ou d’au-
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- ' TOILES PEINTES* 4°^
- très substances qui ont 3a propriété de dissoudre ou* de détruire cette matière colorante; on multiplie aussi les lavages à l’eau froide. Plusieurs décès opérations ont pour (effet; additionnel d’aviver le rouge, en enlevant la matière brunâtre qui combine toujours avec l’alumine en même temps qu’avec la matière colorante rouge.; , 5i r ^* >: hu -,'f« ..»«•>
- .*2°l Pourpre de garàncd. Le mordant de fer, épaissi par le même moyen que celui.d’alun , saçlpliquede la même maniéré. On expose bétoffe à l’air pendant quelques jours, et le fer s’y fixe à mesure qu’il se përoxide. Alors enlnettoie et lave la pièce comtne ilété dit ci-dessus, on la teint en ga * rance* et on la nettoie comme l’étoffe teinte‘en rouge dont'on vient de parler. Le foncé du pourpre dépend de la force du mordant de fer. ^
- ' Lernoir et le pourpre s’impriment ensen»ble;au cylindre, avec deux rouleaux de cuivre, et le pourpre M’applique, ensuite à laT planche.'; ? r h ! •; >.
- ' 3°. fRosè'd&cotHehitte. Oh'appliqué un mordant d’alun sur les parties destinées à être en couleur. On nettoie ensuite et teint en cochenille de même que lorsqu’on vëut teindre en gâràncé^ La ‘cochenille ne colore pas le fond cômme la garance ; et pour cela elle n’exige pas les mêmes opérations pour le blanchissage du fond. ; f ;•> ^ j ^ *
- 4°-. Noir decampëche. Le même mordant d’alun, qui donne du rouge avèc la garance, donne du noir lorsqu’on le teint avec du campêche. Le mordant de fer a la même propriété , mais la couleur est brunâtre et moins agréable. Il suffit, pour rendre sa blancheur au fond légèrement coloré par le'cam-pêche, de plonger la pièce dans de l’eau de son bouillante. ' ‘
- 5°. Bleu de Prusse. On applique le mordant de fer, et on passe la pièce à l’eau comme ci-dessus; on le convertit en bleu de Prusse de différentes teintes, en le plongeant dans une dissolution faible de prussiate de potasse mêlé d’acide sulfurique faible.- . . . ^ -
- * 6°. Chamois de fer. Cette couleur est simplement du peroxide de fer. On imprime un mélange de sulfate de fer et d’acétate de plomb. Après une longue exposition à l’air, pour produire sur l’étoffe un dépôt aussi abondant que possible, on précipite le fer plus complètement, en plongeant la pièce dans un lait de chaux. Une portion d’oxidé noir est ainsi précipitée en même temps que le rouge , et s’oxide promptement dans l’eau froide et à l’air, où on l’expose après. ' N ' *J ' ” - 'r'y • -:-
- 7°. Bronze de manganèse. On imprime au cylindre avec une solution de sulfate de manganèse. Lorsque la pièce est sèche, on la passe dans' un alcali fortement caustique, et on la plonge dans une cuve contenant du clilbriire
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- 4<4 ARTS CHIMIQUES.
- de chaux : celui-ci convertit le manganèse ou sesqui-oxide, qui a une grande affinité pour le coton. i f ’ f ^ v* -fr-*. ; ^ : K
- 8°. Bleu de faïence. Il y a diverses manières de fixer l’indigo sur le coton.
- Il se désoxide en le chauffant avec de l’orpiment et de la potasse caustique. Si Ton ne dissout pas dans la solution de la gomme du Sénégal ou de l’amidon grillé / on a ce qu’on appelle du bleu de pinceau ; on peut l’appliquer, au rouleau, sur l’étoffe, ou avec une planche d'une taille d’un genre particulier : appliqué par l’un ou l’autre de ces procédés , l’indigo reprend bientôt sa couleur bleue, et, n’étant plus soluble, il reste sur l’étoffe, tandis que l’eau entraîne les substances qui lui étaient mélangées.
- 90. Brun de cachou. On se procure cette matière colorante en faisant bouillir le cœur du bois brun'de Xacacia catechu; on tient les copeaux de ce bois dans l’eau bouillante/jusqu’à ce que la liqueur évaporée ait acquis une consistance convenable; après avoir été filtrée, elle ne tarde pas à se coaguler. : ,
- Le cachou est dissous dans l’acide acétique; on y ajoute une solution de cuivre et de sel ammoniac, puis on applique le tout sur l’étoffe : on le laisse en repos quelques jours; pendant ce temps, elle se fonce beaucoup en couleur, puis on l’achève.
- io°. Orange de chrome. On précipite le bichromate de plomb sur l’étoffe de coton, en y imprimant une solution de plomb et plongeant l’étoffe dans une dissolution chaude de chromate de potasse et de chaux contenant un léger excès de base ; on l’obtient aussi avec le chromate jaune de plomb produit au moyen du bichromate de potasse, en lui enlevant à chaud une portion de son acide dans de l’eau de chaux. --
- ii°. Rongeur pour le blanc sur rouge de garance. Lorsqu’on applique sur l’étoffe le mordant d’alun déjà décrit, sa base d’alumine s’y fixe et est prête à se combiner avec toute matière colorante qu’on présente à son action. " Une autre manière d’appliquer le même mordant et de produire avec lui des dessins consiste à en imprégner l’étoffe entière et à imprimer ensuite la figure avec une substance qui a la propriété de rendre l’alumine soluble dans l’eau. Le lavage auquel on soumet avant de les teindre les étoffes imprégnées de mordans enlève cette partie d’alumine rendue soluble , prive de la faculté de fixer aucune matière colorante certaines parties de l’étoffe représentant des fleurs, des croix, etc. Si l’on teint l’étoffe par le moyen déjà décrit, ces parties restent blanches ou du moins deviennent telles après un lavage convenable.
- La substance qui se prête le mieux à enlever les mordans d’alun et de
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- peroxide de fer est l’acide citrique ; on l’applique aussi bien avant qu’après le mordant. Dans ces derniers cas, on l’assiste ordinairement de bisulfate de potasse et* meme d’acide sulfurique. , ^
- 12°. Garance et bois de campéche. On imprègne l’étoffe du mordant d’alun, et on le ronge pour avoir du blanc par le procédé qui précède ; on la teint ensuite en garance par le procédé ordinaire; seulement on mêle à la garance une certaine quantité de bois de campéche : ce dernier change le rouge de garance en brun. .-
- i3°. Couleur mauve de cochenille. L’étoffe est aqssi imprégnée du mordant d’alun, et le blanc s’obtient avec l’acide citrique; on la teint ensuite en cochenille, qui lui donne une belle couleur mauve.
- i/|°* Blanc sur fond noir. Le procédé pour fixer la matière colorante, dans ce cas, est absolument semblable à celui des deux derniers exemples; la seule différence est dans la matière colorante employée. L’étoffe est d’abord imprégnée de mordant d’alun; le mordant est ensuite rongé avec l’acide citrique dans les endroits que l’on veut réserver en blanc; on teint enfin à saturation dans le bois de campéche.
- i5°. Fond gris violet avec dessins noirs et blancs. On se sert de deux gravures. La couleur foncée et les objets blancs s’impriment en une fois, au moyen de deux rouleaux de cuivre sur la même machine ; le blanc est donné par le jus de citron épaissi avec de la gomme de Sénégal. Après cehq un autre rouleau applique le fond sur tonte la pièce avec une solution de fer. Le fer se fixe partout sur l’étoffe , excepté là où l’acide a été appliqué ; le dessin reste blanc dans ces endroits. , * - .
- i6°. Rouge de Turquie et blanc sur bandanas. Les bandanas sont des mouchoirs de coton teints en rouge de Turquie, avec des mouchetures blanches, des étoiles ou des croix. ;
- La méthode adoptée pour fixer le rouge de Turquie sur les étoffes est compliquée et fastidieuse. Comme nous avons fait connaître les diverses opérations suivies dans ce procédé , Bulletin de la Société, 5e année, p. 67 et 88, nous nous dispensons de les répéter ici.
- Lorsqu’une étoffe a été teinte en entier en rouge de Turquie, on y forme des dessins blancs, en rongeant la couleur au moyen d’eau chargée de chlore. On prend quinze pièces d’étoffe teinte en rouge; on les applique bien à plat l’une sur l’autre et sur une plaque de plomb de la dimension d’un mouchoir ; on place par dessus une autre plaque de plomb , et l’on presse fortement ces deux plaques au moyen d’une presse hydraulique. La plaque supérieure est entaillée de trous correspondant exactement aux Trente-quatrième année. Août i835. , 55
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- dessins que l’on veut ronger sur letoffe. On fait une solution de chlorure de chaux, que l’on mêle avec un acide pour dégager le chlore , on le fait couler sur la plaque supérieure, et on le force à passer par les trous pratiqués dans la plaque ; elle pénètre les quinze pièces d’étoffe en rongeant la couleur, tandis que la violente pression qu’on exerce sur les autres parties qui doivent rester rouges empêche la solution de s’y infiltrer (i).
- 170. Rouge sur' rouge, et blanc. On place les deux nuances de rouge en même temps; la différence de ton provient de l’alunage, en ce que sur les parties les plus foncées on a fixé plus d’alumine que sur celles qui doivent recevoir le’rouge clair. Les dessins blancs s’obtiennent en rongeant la couleur ; le procédé consiste à appliquer de la manière ordinaire une dissolution d’acide lartrique épaissie avec de la gomme sur les parties que l’on veut conserver blanches, et à passer ensuite rapidement l’étoffe dans une solution de chlorure de chaux. L’acide dégage le chlore et celui-ci ronge la couleur. Afin que les bords des dessins soient bien nets, on passe immédiatement après l’étoffe dafis l’eau pure, pour éviter que les liquides ne s’étendent et ne rongent plus qu’il ne hiut. • . . . x ,
- i8°. Rongeur pour le blanc sur bronze. On plonge d’abord l’étoffe dans une solution de sulfate ou de chlorure de manganèse, puis on la fait sécher ; on la passe ensuite dans une solution d’alcali fortement caustique, ce qui occasione sur la pièce la précipitation de l’hydrate blanc de protoxide de manganèse : celui-ci, en restant exposé à l’air, se fonce graduellement en se convertissant en sesqui-oxide, et l’on active ce changement par l’emploi du bichromate de potasse.
- Le protochloride d’étain est le meilleur agent pour produire sur ce fond des dessins blancs : au moyen de ce sel, on y produit du chlorure de manganèse, que l’eau enlève facilement, tandis que le peroxide d’étain ou prend la place du manganèse ou bien peut aussi être rendu soluble.
- 190. Blanc sur bleu. La cuve au bleu est une solution, dans l’eau de chaux, d’indigo désoxidé : pour l’obtenir, on broie l’indigo en une pâte fine avec de l’eau , et on la mêle avec du sulfate de fer et un excès de chaux. Au bout de quelques heures, l’indigo est désoxidé et dissous : on laisse se déposer les nouveaux produits , le peroxide de fer et le sulfate de chaux; la dissolution d’indigo reste colorée en jaune clair. Lorsqu’on plonge la pièce dans cette dissolution, l’indigo jaune quitte immédiatement la chaux pour
- (1) On trouve dans la 22e année du Bulletin , p. 290, la description, avec figures , de la presse hydraulique employée pour eet usage et celle des procédés d enlevage suivis dans la fabrique de M. Monteith , à Glasccw.
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- se déposer sur les fibres du coton. Eu exposant ensuite la pièce à l’air, l’indigo y reprend sa couleur bleue en s’oxigénant.
- La dissolution d’indigo a une couleur jaune; mais sa surface est toujours bleue. Si elle est très concentrée, elle a la couleur du cuivre. Les acides métalliques qui cèdent facilement leur oxigène la précipitent à l’état d’indigo bleu; c’est ce qui arrive avec le sesqui-oxide et le bi-oxide de manganèse, les sels de cuivre et son hydrate libre. On se sert d’oxide de cuivre pour empêcher le bleu de s’attacher à certaines parties de l’étoffe lorsqu’on la passe à la cuve au bleu. A cet effet, on compose une pâte avec une solution d’acétate ou de sulfate de cuivre et de fleur de farine, ou de terre de pipe mêlée avec de la gomme arabique ; on imprime les dessins avec cette pâte , et lorsqu’elle est sèche sur l’étoffe on passe celle-ci dans la cuve au bleu. L’indigo se fixe sur les parties où il ne se trouve pas de réserve, tandis que là où il s’en trouve l’indigo est oxigéné par le cuivre, et par conséquent rendu bleu et insoluble avant qu’il puisse atteindre le tissu que couvre la réserve.
- Couleurs chimiques. On nomme ainsi des solutions d’éiain mêlées avec des décoctions de divers bois de teinture, et comme la lumière agit promptement sur la matière colorante de ces bois aussi bien que les alcalis et les acides, ces couleurs sont nécessairement fugaces.
- i°. Noir. On produit cette couleur en se servant d’un sel de protoxide de fer, qui, après avoir été appliqué sur l’étoffe, est exposé à l’action de l’air. Le fer s’oxidant, la couleur passe au noir : le composé noir est insoluble dans l’eau, et lorsqu’on lave la pièce on n’enlève que le corps qui a servi à épaissir la couleur et d’autres matières inutiles qui ne se sont pas combinées avec les fibres du coton.
- Voici le procédé pour obtenir sur la même pièce des dessins à quatre couleurs chimiques, rose-mauve , bleu, vert et orange.
- 20. Rose-mauve. Cette belle couleur s’obtient soit avec le bois de Brésil, soit avec le bois de pêcher. On fait une décoction de ces bois , que l’on épaissit avec de la gomme arabique et que l’on mêle ensuite avec du per— chlorure d’étain. Le sel précipite la matière colorante à l’état d’une laque qui se redissout dans un excès de sel d’étain : on l’applique dans cet état de solution sur l’étoffe qui la décompose en peu d’heures, et lorsqu’on lave la pièce, la laque y reste fixée. •
- 3°. Bleu à la vapeur. On dissout dans l’eau du prussiate de potasse cristallisé et on y mêle de l’acide tartrique. Il se forme un précipité de bitar-trale de potasse, et le liquide qui reste est en partie de l’acide prussique
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- dissous dans de l’eau ; on épaissit ce liquide avec de la gomme, et on imprime sur l’étoffe.
- L’étoffe imprimée doit ensuite être exposée à la vapeur d’eau bouillante et le bleu avivé dans une solution faible de chlorure de chaux et de bichromate de potasse.
- 4°. Vert à la vapeur. Cette couleur résulte de la combinaison de la précédente avec du jaune , que l’on obtient avec une décoction de graines de Perse; on la fixe sur l’étoffe avec l’alun. Le précipité donné par la potasse est dissous dans l’eau , et l’on mêle cette dissolution avec une décoction de ces fruits de Perse et d’alun. Lorsqu’on applique la vapeur après l’impression , l’acide de l’alun se combine à la potasse , tandis que l’alumine s’unit à la matière colorante jaune et se fixe sur le tissu; en même temps , l’élévation de température occasione la précipitation du bleu de Prusse blanc qui passe au bleu graduellement au contact de l’air. On sait que le bleu et le jaune en s’unissant donnent du vert.
- 5°. Orangé d’anatte. On dissout l’anatte dans la potasse ou la soude et on imprime sur le tissu.
- 6°. Bleu et noir sur le rouge de Turquie. Pour appliquer le noir sur le rouge de Turquie, on prépare du perchlorure de fer en dissolvant du carbonate de fer dans de l’acide muriatique : on emploie ensuite * cette solution pour dissoudre le bleu de Prusse ; on dilue la solution, on lui donne une consistance convenable, en y mêlant de l’amidon et la tenant pendant quelque temps à la température de iio degrés centigrades. On applique la pâte ainsi préparée sur le tissu en même temps que le bleu et l’acide qui sert à ménager des parties blanches sur l’étoffe si l’on désire en avoir. En faisant passer la pièce dans une dissolution de chlorure de chaux, la chaux libre précipite de l’oxide de fer sur le bleu de Prusse, qui prend une couleur noire, parce qu’il couvre du rouge.
- Pour couvrir le calicot d’une couleur bleue éclatante, on dissout le bleu de Prusse dans du perchlorure d’étain ; on y mêle de l’acide tartrique, et on l’épaissit avec de l’amidon. Lorsqu’on passe, dans la cuve qui contient une solution de chlorure de chaux, le tissu sur lequel on a appliqué cette pâte, l’oxide d’étain est précipité par l’action de la chaux libre sur le perchlorure et fixe le bleu sur l’étoffe; en même temps l’acide tartrique, en dégageant le chlore du chlorure de chaux, détruit la couleur rouge : c’est pour cela que le bleu a l’aspect que présente du bleu qui a été déposé sur un fond blanc.
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- . ... . ARTS ÉCONOMIQUES.—impressions. /\
- Nouvelles impressions polycolores y par lord Congrève (i).
- Depuis quelques années, il existe en Angleterre des billets de banque, des étiquettes, des adresses, des couvertures de livres , et quantité d’autres objets imprimés en plusieurs couleurs, d après le plan de feu lord Congrève. M. JSaumann, de Francfort, est le premier qui ait exécuté ce procédé eu Allemagne; il l’a cédé à MM. Firmin Didot frères et Cauchard de Paris, qui lui ont donné le nom à'impression polychrome.
- Voici la partie mécanique de ce nouveau procédé : les planches appelées compound plates ^.sont composées de deux parties ; l’une, la planche supérieure, est percée à jour d’ouvertures de différentes formes, suivant la disposition du dessin. On ajuste dans ces ouvertures autant de pièces de métal qui les bouchent exactement, de manière à ce que le tout forme une surface bien unie ; à l’envers, les pièces ajustées forment une saillie de quelques millimètres. Après avoir retourné la planche, et l’avoir entourée d’un bord convenable, on coule dans les intervalles des pièces saillantes un alliage semblable à celui qui sert à fondre les caractères d’imprimerie ; les pièces y restent fixées, et font corps avec le métal; elles forment ainsi la seconde planche ou planche inférieure. Les deux planches étant ainsi réunies, on en dresse la surface avec soin, et l’on y grave le dessin désiré, soit à la main, soit au tour à guillocher. Comme l’impression se fait à la presse typographique, la gravure doit être en relief. v ^ '
- Si, après avoir enlevé la gravure, on sépare les deux planches, chacune portera une partie du dessin, et pourra recevoir une couleur différente; en les réunissant ensuite après l’encrage, l’épreuve qu’on en tirera aura deux couleurs imprimées simultanément. Cette opération, si elle se faisait à la main, exigerait des tâtonnemens, et serait longue; on a donc cherché à trouver une presse qui exécutât ces mouvemens avec promptitude et précision. Voici son principe : la planche supérieure est vissée sur un support fixe; la planche inférieure est attachée sur une table, qui s’abaisse par le mouvement d’une roue excentrique aussitôt que l’épreuve est tirée. Alors deux rouleaux chargés d’encre différente viennent passer sur les deux planches; la roue excentrique, en continuant son mouvement, fait remonter la table et les parties saillantes de la planche inférieure , entrant dans les ouvertures percées à jour de la planche supérieure. Après avoir placé une
- (i) Voyez Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen, n° 39.
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- feuille de papier sur les deux planches ainsi réunies, le cylindre de pression passe dessus et opère le tirage. Deux hommes qui se relèvent de demi-heure en demi-heure font marcher la presse, qui produit 1000 épreuves par heure, y compris les temps d’arrêt, pour ajuster les planches, renouveler la couleur, etc. La même presse peut être employée à des tirages à une seule couleur; dans ce cas, elle fournit i5oo épreuves par heure.
- Les planches destinées à être tirées sur cette presse sont en cuivre ou en acier; par cette raison, elles sont d’un prix élevé, et ne peuvent être employées que lorsqu’on a un tirage nombreux à faire.
- Pour tirer seulement quelques milliers d’épreuves, on fait des planches par le procédé du clichage ou stéréotypage, qui consiste à tirer de la matrice gravée une empreinte en plâtre-, qu’on enfonce ensuite dans du métal à caractère fondu, qui pénètre dans les plus petits détails du moule. Si ces planches clichées n’ont pas la solidité convenable pour résister aux mouve-mens très prompts de la presse accélérée, on peut néanmoins en tirer un nombre assez considérable d’épreuves sur les presses ordinaires, à la vérité avec moins de promptitude, mais aussi avec plus de netteté. En multipliant par ce procédé un certain nombre de types originaux, on peut en varier la combinaison à l’infini, et, sans faire graver de nouvelles planches, obtenir un grand nombre d’épreuves de dimensions et de compositions différentes.
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- Rapport fait par M. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques j sur lEcole industrielle fondée par le prince Joseph de Chimay, au châteaulde Ménars, département de Loir-et-Cher.
- Messieurs, ce fut en décembre i833 que le prince Joseph de Chimay vous écrivit „ pour soumettre à votre examen l’Ecole des ouvriers qu’il venait de fonder dans le château de Ménars ; ce fut en juin i854 que le Conseil de la Société me désigna comme Commissaire, et me chargea de lui faire un rapport sur cette nouvelle création.
- Il était impossible de juger cette école nouvelle d’après le prospectus mis sous mes yeux ; je crus donc devoir écrire au directeur de l’École des ouvriers de Ménars, afin d’obtenir tous les renseignemens nécessaires : des détails circonstanciés, soit sur la création , soit sur le mode d’enseignement, soit sur la discipline, soit sur les progrès des élèves-ouvriers, etc., me furent fournis. Je devais avoir la plus grande confiance aux ?notes qui
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- m’ëtaient adressées, car le directeur de l’Ecole était, à cette époque, M. Carpentier, ancien élève de notre École centrale des arts et manufactures. ' Aussi eus-je la satisfaction de reconnaître , après avoir examiné avec attention les pièces qui m’étaient envoyées, que l’Ecole des ouvriers de Mé-nars paraissait digne d’un rapport de la Société d’encouragement.' U Mais ce rapport ne pouvait être fait seulement sur des pièces ; il fallait, puisque 1’établissement paraissait important et digne de toute l’attention de la Société qui récompense les recherches utiles à l’industrie nationale, qu’il fût visité dans tous ses détails : aussi, Messieurs , m’avez-vous donné, en juillet i 835 , la mission de me rendre à Ménars et de visiter minutieusement l’École des ouvriers, pour vous faire ensuite un rapport consciencieux qui pût vous mettre à même d’apprécier son utilité et ses résultats futurs pour notre industrie.
- C’est cette tâche que je viens remplir aujourd’hui; tâche , il est vrai, difficile; car comment pouvoir dire assez pour vous faire apprécier l’importance de cette École et les hautes vues philantropiques du fondateur, et cependant n’en pas dire trop pour effaroucher certaines idées, qui ne devraient plus exister, ou au moins qui ne devraient être soutenues que dans certaines limites, limites bien tracées maintenant par les besoins industriels de la France : et, en effet, ces limites ne sont-elles pas bien tracées si l’on s’appuie sur cette maxime de haute et bonne politique que tout enseignement doit tendre à mettre, dans la main de l’enfant qui est appelé à devenir citoyen, un outil dont il puisse se servir ( en raison de ses facultés intellectuelles) pour gagner son pain et être utile à son pays?
- Ai-je besoin d’ajouter que c’est au nom de votre Comité des arts mécaniques que j’ai l’honneur de soumettre à votre délibération ce rapport et ses conclusions ?
- Le Prytanée de Ménars se compose de trois sections bien distinctes : la première, sous le nom d’École du commerce et des belles-lettres, est destinée aux enfans qui ne se vouent pas aux Écoles de droit, de médecine, à la théologie et a la haute administration, mais bien au commerce, à l’agriculture, à l’industrie.
- La deuxième, sous le nom d’Ecole des arts et métiers , est destinée à former des ouvriers habiles , moraux et instruits.
- La troisième, sous le nom d’École des pionniers, est destinée à donner gratuitement l’éducation si nécessaire à tout citoyen , et surtout aux enfans des indigens, pour les arracher à la mendicité, et, par suite, à tous les vices qui désolent la société.
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- Nous ne pouvons, Messieurs, vous parler de la première Ecole ; elle sort de vos attributions. •- » L - : . : ,
- Mais nous nous complairons à entrer dans tous les détails, minutieux même, relativement aux deux dernières ; elles nous intéressent trop pour que je craigne de fatiguer votre attention , lors même que je serais un peu long dans l’examen que je vais en faire.
- Les Élèves des deux Écoles d’ouvriers et de pionniers sont soumis au régime militaire : c’est le tambour qui donne le signal du commencement et de la fin de tout travail, de toute occupation de quelque nature qu’elle soit (l). ;.y;;
- Le lever, le coucher, les soins de propreté, les repas, l’entrée et la sortie des ateliers sont annoncés par le son du tambour.
- L’uniforme est simple : veste bleue à collet rouge, et pantalon bleu à bandes rouges, chapeau en cuir, etc., pour les ouvriers.
- Veste et pantalon en drap gris-bleu pour les pionniers.
- Plusieurs fois par semaine, après le travail, les Elèves des deux Écoles se réunissent et manoeuvrent, sans armes (2).
- L’uniforme fait qu’il n’y a ni premier ni dernier ; ils sont classés par rang de taille.
- Les galons de sergent, de fourrier et de sergent-major sont donnés au travail, à la bonne conduite ; ces distinctions n’ont rien d’arbitraire , rien qui puisse blesser les Élèves, qu’ils soient plus ou moins riches ou plus ou moins pauvres.
- Vuniforme leur apprend à être propres , à avoir une tenue décente , des manières simples, aisées et franches.
- Les galons leur apprennent à obéir à ceux qui en savent plus , qui ont plus d’intelligence , plus d’ordre, qui se distinguent par leur habileté, leurs bonnes moeurs.
- Dès lors ils ne sont point froissés, lorsqu’ils rentrent dans leurs familles, de voir le riche plus élégamment vêtu; car ils ont contracté l’habitude des habits simples, mais propres ; dès lors ils pensent que le plus instruit doit commander, et ils le savent par leur propre expérience , expérience acquise clans l’atelier, sur le chantier. Dans les ateliers, les Élèves sont sous les ordres des ouvriers-professeurs et des contre-maîtres.
- Le travail se fait en silence, bonne et utile importation de l’Angleterre ; car s’il est des hommes qui peuvent suivre deux idées à la fois, dicter quatre
- (1) Voyez les notes à la fin du rapport.
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- leltres en langues différentes, la pluralité des hommes ne peut suivre qu’une seule idée sans distraction étrangère, pour arriver a bien. Les causeries, les plaisanteries dans les ateliers font perdre un temps considérable : le silence pendant le travail est une bonne habitude à faire contracter de bonne heure à ceux qui se destinent aux travaux manùels ; et d’ailleurs, les ordres sont mieux donnés dans un atelier silencieux, et ces ordres mieux exécutés par des ouvriers silencieux. • ? » .
- Hors des ateliers, pendant les repas et les récréations, les Élèves sont sous l’inspection de chefs militaires portant le même uniforme qu’eux, avec les signes de leur grade.
- Tous ces inspecteurs ont été choisis parmi d’anciens officiers et sous-officiers de l’armée. * >
- Chaque semaine, on désigne les Élèves de chambrée, les Élèves qui doivent aller chercher les repas. Les Élèves sont réunis, aux heures du dîner et du souper, dans un réfectoire ; chacun a sa gamelle. Tout sort des cuisines du prince, qui a le plus grand soin, lorsqu’il a quelque soupçon , de faire inopinément apporter sur sa table les mets qui doivent être servis aux Élèves.
- Plus d’une fois aussi il visite les cuisines et les réfectoires. A Ménars, on voit des enfans surveillés par leur père , des soldats dirigés paternellement par leurs chefs. • -
- Ce sont des ouvriers que l’on veut former : dès lors c’est le régime qui convient à la vie d’ouvrier cpi’on leur a donné. Ils sont nourris comme la troupe ; ils se lèvent à cinq heures , déjeunent à neuf heures, dînent à deux heures et soupent à huit heures (3).
- Ainsi, ils ont dix heures de travail dans les ateliers, dont une heure est employée aux démonstrations. Cette heure de leçon est donnée par les contre-maîtres et dans l’atelier : on leur explique l’usage des outils , leurs formes en vertu du travail que ces outils doivent faire, la manière de s’en servir dans tel ou tel cas ; on leur apprend à tracer sur les pièces à confectionner, etc.; et tous les jours, le dimanche excepté, de six à huit heures du soir, ainsi deux heures par jour, les travaux de l’atelier terminés, les Élèves se rendent dans des salles particulières pour y apprendre à écrire , l’orthographe, un peu de géographie, un peu d’histoire, le dessin d’ornement , le calcul et les élémens de géométrie.
- La méthode mutuelle est adoptée pour cet enseignement.
- Quatre ateliers sont en activité (4) :
- i°. Le charronnage; .
- Trente-quatrième année. Août i855. 56
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- 20. La forge ( où l’on ferre les voitures et ou l’on fabrique des outils de taillanderie); mVu n»»» ?*.»« •?*••• & fm.-' *i -du
- 3*1 La menuiserie •eOV%i',ji- :<,jr *r!i>tuf:î >v.*m '>»*> '« .•
- 4°. Et la sellerie.1 ?,’ï. •*'»'îr-u nua-d :*m- 3^ *n /-.m • -A- ^
- Tous avez ^ous Tè£ yeux des objets confectionnés par les Élèves, et les-rapports des chefs qui indiquent le temps employé' par/chaque Élève à1 la fabrication de ces divers objets. * .vu-:*/ •saq /
- Les Élèves mangérit* aux heures adoptées1 généralement par»les ouvriers; leur nourriture est saifte èt bonne-y ils' bnt une! derrii-bouteilleJde' vin par, jour. msl -.h
- Les Élèves ne sont jamais seuls; dans les ateliers, ils «ont sous la surveillance des contre-maîtres ; dans les récréations, pendant les repas, dans les!< promenades, dans les dortoirs, ils sont sous la surveillance,des sous-cxfficiers inspecteurs. * u ’ M 1 -u 1:1 ,?/ ! r- 1 yu;'M ;;.m
- Le prince Josè^h de CHihmy a établi une Caisse d’épargne^ et de plits,-urie , caisse de prévoyance.’• ' 1 ‘ - ! -mL; <.! ?, ,îi-w, j.>, , ,,r
- Les fonds déposés à la caisse d’épargne sont rendus à l’Elève à sa sortie de l’École.
- Les forjds déposés à la caisse de prévoyance y restent ; ils sont destinés à secourir les Élèves, qui, après leur sortie'de l’École, auraient des besoins pressans. Ainsi la caisse d’épargne leur enseigne le grand art de l’économie, et la caisse de prévoyance les lie à l’École de Ménars leur vie durant , et leur apprend que les associations généreuses, conçues dans un but d’utilité générale , sont approuvées par la loi ; que rien n’est mieux que de s’associer dans un but utile; mais qu’en s’associant on donne chaque jour pour avoir le droit de recevoir, lorsque quelque accident fâcheux vôtis prive momentanément de travail; que, dès lors , on doit toujours remplir religieusement ses devoirs envers la société, la patrie, pour que l’on ait le droit de demander.secours et protection à la société , à la patrie. * ; :
- Ils sauront aussi qu’on ne doit faire partie que des associations reconnues et autorisées par la loi... Par la loi..., quelle puissance dans ce mot !... Par la loi, trop méconnue par les hommes, parce que leur éducation n’a-pas encore été basée sur le respect à la loi.v w , . v-
- Je m’arrête ; car ici nous ne pouvons et ne devons fixer la- limite qui existe entre la loi qui régit tous les citoyens et le culte religieux que chaque homme professe individuellement; et cependant je neupuis m’empêcher, avec toute la circonspection que tout homme sage doit* apporter en semblable matière, de dire que les Élèves à l’École de Ménars survente chacun,
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- le rite de leur religion, sont obligés (non par respect humain, mais parce -que tous sont citoyens, sont membres de la grande famille) de se conformer aux préceptes et aux rites religieux imposés par la religion de leurs pères (5). ;*•.»' 'v'h-'tu v-î • •
- Et cependant cette maxime si sage et si salutaire, suivie par les Élèves raîvec conviction, et imposée par le fondateur avec conscience, que tout enfant doit suivre la religion de ses pères, fut cause, à l’École de Ménars, de quelques;embarras , qu’il suffit de signaler pour qu’ils ne se reproduisent plus; nous en avons l’espoir. Ainsi, à Ménars, il y a un prêtre catholique et un prêtre protestant, parce que,dans ce moment, il n’y a que des Élèves t («catholiques et protestans. s , -
- Hî. s Examinons maintenant l’Ecole des pionniers.
- ; « ÉUe n été fondée en i834 ; elle a été créée par le prince Joseph de Chimay dans des vues toutes philantropiques : les Élèves y sont admis gratuite--ment. v * * . -
- Les pionniers sont en tout soumis au même régime, à la même discipline quelles Élèves de l’École d’ouvriers ; ils ont leurs dortoirs et leurs réfectoires à part. *
- Les pionniers sont destinés à devepir^Jes uns cordonniers , tailleurs ; les autres, jardiniers , scieurs de long, maçons , etc. ‘
- Et déjà vous avez dû. le prévoir. Messieurs, les pionniers seront les ouvriers des Écoles du commerce et des arts et métiers ; ils seront employés à tous les travaux de cette petite colonie de Ménars, qui ne peuvent être exécutés par les Élèves des deux Écoles supérieures. : ,
- Et ainsi, à Ménarsi% les Élèves des trois Écoles voient fonctionner sous leurs yeux tous les rouages d’une grande société ; ils ne peuvent, en ouvrant les yeux, ne pas reconnaître l’organisation existant impérieusement chez toutes les. nations^ Ghacun s’appuie sur ses voisins , chacun a besoin ‘ nde ses voisins : ainsi, ils apprennent à ne mépriser aucun état, parce qu’ils ont appris, dès leur enfance et par leur propre expérience, que tout homme qui travaille .est utile, et.bien plus, que tous les états, que tous les métiers sont égaux 4en> ce sens qu’jtls sont tous également honorables lorsqu’ils sont exercés avec jçfH'obité et intelligence), et que ce qui distingue les - hommes entre .eux non,, lq ^emi-savoir des pédgns, mais la science
- - > qui> trouve chaque; jour à s’exercer çfôps jfiniérêt général qui, chaque jour, permet à l’homme qui la possède d’être utile à ses semblables et à sa patrie.
- * ‘ ^Suivant leur aptitude„, les pionniers, peuvent monter dans l’École des ou— le^iÊlèvj3§,de il Éçple ,des arts et métiers peuvent entrer dans l’École ’ ' - ~ ' 56.
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- du commerce au moyen de bourses créées par le fondateur; et ainsi,
- - l’École de Ménars met en pratique ce grand principe de toute civilisation bien entendue, que les hommes supérieurs doivent avoir la facilité de franchir les barrières justement et légalement établies entre les diverses classes
- de la société.aW.i ‘fifrDnM/; - , -n- ,;il- *
- A Ménars , on dit à chaque Élève pionnier : «Tu es pauvremais sois capable et tu peux prétendre à tout ; mais prouve que tu es capable, autrement les barrières s’élèveront devant toi comme un mur d’airain.» Et pourquoi, dans tous les états, dans tous les métiers, dans toutes les .classes
- - n’en serait-il pas comme dans l’état militaire ?>-.<•: . î . ^
- Depuis cinquante ans, combien sont morts soldats, combien n’ont pu obtenir que le galon de sergent ou l’épaulette de capitaine ? et cependant tous nos maréchaux, si je rie me trompe, ont été soldats; ils ont pu trouver dans leur giberne le bâton de maréchal de France , mais ils avaient ce génie qui sait trouver. f ^ ; * ’ • . ^ , .-f;
- Ainsi, à l’instar de l’Institut d’Hofwyl, fondé par M. de Fellemberg , il y
- " à plus de vingt ans, vous voyez, Messieurs, au Prytanée de Ménars, trois Écoles distinctes, et chacune d’elles s’appuyant sur l’autre^ <
- A l’École du commerce, les enfans dont les parens sont dans l’aisance; à l’École des arts et métiers , les enfans des ouvriers et des petits fabricans; à l’Ecole des pionniers , les enfans pauvres , et dont les parens , chargés , d’une nombreuse famille, sont presque dans la misère. > ^
- Les travaux des trois Écoles sont séparés. Les Élèjves des trois Écoles ne vivent point ensemble, leur uniforme même est distinct; et cependant, pour les manœuvres , ils sont réunis, ils obéissent pour les mouvemens militaires au même chef. ’
- Et pourquoi trois Écoles, aussi distinctes dans leurs éludes, réunies à Ménars ? C’est que, dans la pensée du fondateur, les hommes doivent s’ap-' puyer les uns sur les autres; c’est que, puisqu’ils forment une même famille,
- ' qu’ils ont même patrie, ils doivent s’entraider.-n .h‘
- Et, dès lors, le riche paie pour donnerTéduéation à celui qui est moins riche, au pauvre même ; c’est que le riche a intérêt' à* ce que tout citoyen sache lire, écrire et compter; à ce que tout citoyCit* ait un métier qui lui permette dé gagner son pain , à ce qu’il n’y ait ni mendiant ni vagabond.
- Ce sont ceS hautes vues philantropiques qui ont présidé à la création du Prytanée de Ménars. ? ^ tv;--*U»#u • »;* , •
- Et si le fondateur, au dire de quelques uns, a erré, vous, Messieurs, vous direz du moins que si ce sont des erreurs ce sont celles d’un homme
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL. <4l7
- de bien : mais j’ose croire que vous approuverez les Écoles fondées par le prince Joseph de Chirnay -, car vous ne pouvez refuser votre approbation à tout ce qui- tend à affermir l’ordre dans la société, à tout ce qui tend à > améliorer ùôfre industrie; aussi avez-vous sans cesse fait des vœux pour que l’éducation intellectuelle et manuelle des ouvriers fût améliorée, et avez-
- * vous saisi avec empressement toutes lês occasions d’encourager les efforts
- des hommes de bien qui s’occupaient de cet objet si important. . ,
- i!; En créant l’École des arts et* métiers de Ménars, le fondateur a voulu qu’un jour cette École pût se suffire à elle-même : aussi travaille-t-il sans relâche et fait-il tous ses efforts pour l’amener promptement à ce but , ' désirable ; car les Écoles fondées par des particuliers ne seraient d’aucune utilité si elles devaient périr avec le fondateur. Ainsi, le prince n’a point •créé les ateliers, en examinant ce qui serait le moins coûteux pour l’éta-1 blissement, mais ce qui serait le plus utile, le plus profitable au départe-' ment où il plaçait l’École , ainsi qu’aux départemens voisins. Y* : - , .
- Il a voulu créer une usine dont les travaux seraient exécutés par des
- * Élèves-ouvriers, et dont les produits seraient assurés d’un débouché certain
- dans les lieux environnans. : ^ c ; £ , I-’v. iv: .
- • ‘ C’est par cette raison qu’il a créé un atelier de charronnage et des J forges pour ferrer les voitures, et, par suite, un.atelier de sellerie qui s’y rattache ; parce qu’à Blois, Tours et dans les environs de ces deux villes habitent maintenant un grand nombre de familles anglaises., vivant dans l’aisance avec des revenus qui, en Angleterre , ne leur donneraient qu’une : existence médiocre'; parce que dans le département on trouve des familles nobles, anciennes et riches. ! • n . ^ ^ jt, £.v . ; . :i
- Ainsi l’École des ouvriers de Ménars doit être considérée comme une usine, qui recevra un plus grand nombre d’Élèves-ouvriers à mesure qu’elle prendra plus de développement. *••• • -i •
- ;'J :C'est pour assurer l’exécution de ces projets, conçus dans un bon esprit et avec prudence, que le prince Joseph de Chimay a appelé à lui le général
- * Zes'ort, qui, pendant long-temps, a dirigé, les travaux du grand arsenal
- d’artillerie de Douai, s « n ' ..
- On ne pouvait faire un choix plus, heureux : aussi le général a-t-il apporté dans les ateliers cet esprit d’ordre , cette comptabilité - matière si remar-' J quable ; et qui devrait être imitée par toutes les usines ^ toutes les entreprises industrielles, et dont l’artillérie setnbléseule eriCoeè connaître.le secret (6). ç cV N. ku-. .?»>, ;4 :si;; T-.? 4 >1^^
- A Ménars on ne songe pointa faire des contre-maîtres, parce que l’on
- • . . ' : > t * ' '
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- EffSEreomrEîm /thssist aie l .
- 'rsait trop bien que ces hommes, si précieux pour l’industrie, ne peuvent se façoûneret, {permettez-moi l’expressif»a,se fabriquer dans ujae École...:
- ?; j On ne fait point un ;oontrertnakre ,<,ü se fait tout seul j j-ii doit sortir du sein des ouvriers!, il doit être très habile au maniement de^^qutils ; il doit avoir des vues d’en&etnhle après avoir; successivement passé par taus les détails de la fabrication ; ce sont ces vues d’ensemhie que l’oj^ne peut enseigner , la nature les donne. > r : < <t ; -j» *
- On ne fait pas;plus un contrëTmaître qu?on ne fait un grauij savant, un habile administrateur ; ce sont des hommes qui surgissent par leurs propres forces. ; - "1 , ic ji.tj,., J.i:. i Ml-Y*
- Sans doute, Messieurs, vous donnerez votre approbation aux essais tentés par un homme de bien, qui, dépouillé de tout égoïsme ,. sans y^es de spéculation et d’intérêt personnel, cherche à améliorer l’industrie., à lui assurer des succès à venir, en consacrant son temps fet. sa fortune à créer en France des/écoles nouvelles et si ardemment désirées , si hautement réclamées. . /i - : ; i-A ; i - > fi / : H
- Puissions*nous, enfin, voir les diverses Écoles qui, chaque jour, s’élèvent et s’organisent par les soins et le dévouement de citoyens généreux, ne faire qu’un seul faisceau , et, (réunissant leurs efforts , marcher de concert vers Je but désiré, vers une éducation nationale basée sur le respect à la loietien harmonie.avec les intérêts et les besoins dès diverses classes de la sdciété ! car si un philosophe moderne a pu dire, avec justesse et vérité , rhistoir&üe la philosophie d’une époque résume cette époque , on doit, je crois, dite ,.avec non moins de justesse et de vérité, le système d’éducation .•d’un peuple résume ce peuple. — > r .j- r-, - i
- . Au.nom du Comité des arts mécaniques, j-ai l’honneur de vous proposer i41. De remercier le prince Josgph.de Chimay et de-lui témoigner votre haute satisfaction ; . t : - n ' ' • ; ? > ;1
- 2°. D’insérer.le présent rapport dansvotre Bulletin , et de le renvoyer à la Commission des. médailles^ uf. v A i. >uh'? »! .\;u, [Am•; ; ^ >
- Approuvé en séance, le 2 septembre 1835. Signé. Th * i Olivier, rapporteur.
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- ‘ ‘; (1) Le régime in ili taire a le grand avantage -d’app rendre, à obéir, non auy caprices 4’un Aûrtime , mais à dos r4glemens fixes et connus devance, .fieux qui .ont apprfcà .respecter les réglemens, pendant leur jeunesse, sont bien préparés à respecter la loi lorsqu’ils seront hommes ; et d’ailleurs , les ouvriers, étant habitués à la discipline militaire, n’éprouveront aucune
- répugnance à entrer comme conscrits dans les cadréshle ilarrtiè^~ *
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- enseignement industriel.
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- Ne serait-il pas à désirer que le temps du service militfdre .fût^ioins long ét que personne ne fût exempté de cet impôt ?, , , . .. . . ^r.',f
- La Suède ( pays constitutionnel depuis nombre de siècles , et qui ne connut jamais ni les serfs ni la féodalité ) et la Prusse , offrent chacune une organisation remarquable, quoique différente , que l’on pourrait imiter pour la conscription. ' .
- Le régime militaire , en apprenant à obéir, apprend par cela meme à commander.
- Et les ouvriers ont besoin de savoir, dans les ateliers , et obéir et commander ; obéir tant qu’ils sont compagnons , commander aussitôt que , plus habiles / ils deviennent maîtres. D’ailleurs, les Écoles d’ouvriers, organisées d’après le régime militaire, donneraient des conscrits très propres au service de l’artillerie et du génie , au service des arsenaux de terre et de mer, etc.,'etc. ’•'* . * <
- (2) Les Élèves ont une musique militaire. ; , \....................T
- Les instrumens ont été achetés par le prince Joseph de Chimaÿ, et comme récompense on enseigne la musique instrumentale aux Élèves qui se distinguent dans les ateliers et les salles d’études par leur application et leur bonnejqonduite. .
- — (3) On ne peut.élever de la même manière les enfans de conditions diverses; on ne.peut conduire et enseigner ceux qui sont appelés ( abstraction faite de leurs facultés intellectuelles qui peuvent les pousser haut ) à vivre de leur travail, comme ceux qui doivent recevoir de leurs parens des héritages qui les mettront dans l’aisance et pourront les dispenser de travailler pour gagner leur pain quotidien. . . ‘ ’
- L’instruction et l’éducation doivent varier suivant les classes. ,
- L’instruction;doi| être telle que l’enfant devenu homme puisse gagner son pain ou bien user de son héritage. " '
- L’éducation doit être telle que chacu^ se trouve bieu dans sa position ; qu’il ne soit ni envieux ni jaloux de ses voisins ( mieux partagés en apparence souvent de la fortune ); que tous aient un caractèrenoble, un cœur droit et généreux ; et que tous soient citoyens , respectant la loi et prêts à se dévouer pour la patrie, quelle que soit la classe de la société à laquelle ils appartiennent.; •. ^
- En général, on doit élever les hommes pour l’état qu’ils doivent embrasser et que le sort semble désigner pour toute leur vie, , . ' ..
- On ne doit apprendre aux hommes que ce qui leur sera utile ,lque ce dont ils pourront se servir, vu la position sociale dans laquelle le sorties a placés ; mais aussi tout ce qui leur sera utile dans la condition où ils naissent et dans laquelle le très grand nombre meurt (soit parce que le degré de leur intelligence, soit parce que la quotité de leur fortune 11e peuvent leur permettre d’en sortir) ; mais toujours, sous la condition qu’au moyen de bourses ou autrement les hommes capables et sans fortuue pourront recevoir l’éducation nécessaire pour pouvoir s’élever à tous les postes, arriver à tous les emplois. . . ! -
- (4) L’École des ouvriers de Ménars comptait : ” "
- : En 183Î3, I™ année. 37 Élèves répartis dansas ateliers, ainsi qv’il suit. r» >: • u> Ebénisterie. ..
- Taillanderie, u . j Sellerie: . .
- Carrosserie. .
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- € ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- 834, 2e année. 146 Élèves : - £ '• ‘ ' ‘
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- i835, 3e année. 53 Élèves : ; .y * . : •'
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- Taillanderie. . . . . ‘.i '. . . -';v" . 7 ‘
- Sellerie.. . . . 11 •
- » Carrosserie.. . . . . ? • • ••• • l6 i ; . ' • • • •
- • ’ . Total.. 53 , v
- L’École des ouvriers a vendu en objets confectionnés pour la somme de ( ire année) i5,2o4fr. 8c., (2e année) 3o,589 fr. 77 c., (3e année, les six premiers mois) 22,108 fr. 49 c., et il existait en magasin, au mois de juillet i835, en objets' confectionnés , pour la somme de 3,ooo fr. environ ; ces produits avaient déjà, pour la plupart, une destination. ' - *
- On doit faire observer que les Elèves admis à l’Ecole la première année (en novembre i832), ayant presque tous été pris dans la classe la plus pauvre du département, arrivèrent dans les chantiers, sans énergie morale et avec des forces physiques bien au dessous de leur âge, accablés qu’ils étaient par les privations nombreuses que la misère leur avait imposées au sein de leur famille. Le régime sain et régulier de l’Ecole a produit sur la plupart un très bon effet.
- En général, l’état sanitaire de l’Ecole a toujours été satisfaisant. . ;
- Une infirmerie reçoit les Elèves malades. '
- Elle est commune aux trois Ecoles. Le jour, les Elèves sont surveillés et soignés par des femmes; la nuit, ils sont sous la surveillance des seuls infirmiers : cette mesure est sage.'
- Madame de Chimay et madame]/,e//«pra, sa mère, se sont réservé la haute surveillance de l’infirmerie. ’ '
- L’École des pionniers de Ménars comptait, au mois de juillet ï835, 16 Élèves , dont :
- 2 tailleurs, 6 cordonniers, 4 jardiniers et 4 employés aux ateliers, comme scieurs de long, hommes de peine, etc. . . :
- Les tailleurs et les cordonniers réparent et confectionnent les objets au service des Élèves des trois Ecoles. , , .
- Ils sont dirigés par deux contre-maîtres , l’un tailleur et l’autre cordonnier. 'J '
- Les jardiniers du château de Ménars servent de contre-maîtres aux pionniers destinés au jardinage et aux travaux des déblais et remblais. ' ‘ r' ' ' ‘ •
- (5) Pour être admis à l’Ecole des arts et métiers, il faut avoir quatorze ans au moins et dix-sept ans au plus. ; .................. ...............,... < 1
- La durée de l’instruction çst de quatre ans.
- Il est inutile, d’après cet article, du réglement de l’École de Ménars, de faire remarquer que ce qui vient d’être dit pe peut s’appliquer qu’à des enfans non majeurs. En France, la 1 oi ayant consacré la tolérance religieuse, oa ne peut détruire le droit, mais on peut régler la liberté d’examen en matière religieuse.
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL. 4aI
- On ne peut jouir, eh France, du droit et de la liberté d’examen en matière politique et en matière religieuse qu’autant qu’on est citoyen ; dès lors il faut être naturalisé si l’on est étranger, et majeur si l’on est Français. , - . , . • y-i-. > > , ; . ; .
- En Danemarck il ne suffit pas d’être màjeur pour être citoyen. Nul ne ..peut jouir des droits de citoyen s’il ri’a reçu la confirmation , et nul ne peut être admis à la recevoir qu’au— tant qu’il sait le catéchisme religieux ( de la religion à laquelle il appartient ) et le catéchisme politique ( comprenant les lors fondamentales du pays ) , et en outre lire, écrire et compter; eu un:môt tout ce qui est enseigné dans les Ecoles élémentaires.
- Ainsi, la confirmation est, en Danemarck, à la fois un acte religieux et un acte politique.
- Si, à l’époque fixée pour recevoir la confirmation ( 16 à 18 ans, je crois) , le jeune homme n’est pas suffisamment instruit, on lui accorde un délai ; s’il est trop ignorant , les autorités font faire m e enquête pour reconnaître si l’ignorance du jeune homme provient de son incapacité ou ne la négligence des parens à lui faire suivre les écoles.
- Si sou ignorance provient d’incapacité, on en réfère à un conseil supérieur, qui décide si > on doit passer outre et autoriser la confirmation ou la refuser; la confirmation est refusée lorsque l’individu est reconnu idiot, et, dès lors, il reste eu tutelle sa vie durant.
- Si son ignorance provient de la négligence de ses parens, ceux-ci sont mis à l’amende
- et l’on accorde un délai au jeune homme. . ’î, > <-s ;M', .. , w
- Puissions-nous voir un jour une semblable loi admise en France ! _
- (6) La comptabilité des établissemens d’artillerie ne se tient point suivant le principe de la tenue des livres en partie double, généralement employé dans le commerce.
- Les achats de toute espèce de matière se soldent sur factures ou sur des états spéciaux , et ces matières entrent en magasin sans qu’on leur assigne préalablement aucune destination spéciale. * ^ >*,. : s. .. . . * ,
- Un garde-magasin prend en remise ( avec leur valeur d’achat) les objets qui lui sont livrés , lesquels ne sortent de ses mains que contre un bon donné par celui qui doit lçs employer ; ce bon fait connaître, à la fois, et l’espèce et la quantité et la destination que les objets pris au magasin doivent avoir.
- Un relevé général des consommations fait connaître, concurremment avec celui des remises , l’état actuel du magasin ; et le relevé des registres des consommations , dressé suivant l’emploi particulier des objets pris au magasin , fait connaître l’espèce, la quantité et la valeur des objets consommés pour telle ou telle construction que l’on désigne sous le nom de commandé. * t
- Par cette méthode, l’on a rigoureusement la valeur des matières-employées à la construction d’une commande quelconque, et en y joignant la valeur des journées de main-d’œuvre ( dont la répartition se fait d’après le même principe ) on a la valeur totale de l’objet- confectionné , matière et main-d'œuvre.
- Lorsque, par suite d’une cause quelconque ,f un objet confectionné entre au magasin , il doit être pris en remise avec sa valeur actuelle ( matière et main-d'œuvre ), et s’il sort du magasin , il est porté en consommation, ainsi que sa valeur ; mais si, après avoir subi un travail nouveau , cet objet ( sans être consommé ) rentre au magasin , il est repris de nouveau en rem i se avec sa nouvelle valeur (laquelle dépend et delà nouvelle main-d’œuvre et des matières nouvellement consommées pour lui, en vertu du nouveau travail qu’il a subi. )
- Trente-quatrième année. Août 1855. 67
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- ^22 ^ ITOtlCftS^ Iïîl)tFS,rRîttlMlîï< r i
- Le princë’JbMpkytë'Êhiffîaÿqè^fêùb établir1 à Mehsb^^tlo^StètBeî d/3okMFâge'pâP«leï-pro4P cédë fleM. Z?an/-ej au rïiàÿëfl'dti gaz de l’huilé de résinés le- f i‘-l'«i t ; ; ÿi .
- C’est à Ménars que M. Dànré a construit, pour la première fois:ë« provisee , ses ' appaiëils ingénieux et qu’if a vu illettré en application s®n .système.'%% „ < ti; •? T .T '
- A Ménars , le château (la cour et les appartemens)ylesbâtiinens de l’École du conamercef'j et des bellesi-letlTes^et toufeles;ateliers de l’Etple d’ouvriers, sont»écIairés par le gaz*. ja(.f
- La longueur des tuyaux de plomb, .pour-L conduite ‘ du gaz de résineyest de 86$ mètres. 4 * Tous les becs étant utilisés, on dépense par^soirée de trois* à quatre heures y environ^» 58o pieds cube's de gaz. • y v a : *' " :nT ** • ‘ ,!l!l ffi’- T. 0.Vi • -
- j->
- , [ ' -NOTICE5r INDUSTRIELLES* ^ o:*.;--;»*» «vin* A
- Arts mécaniques. — Nouvelle mçLchihe motrice nommée pyraéromoteur, '\ par M. Boucherat. Cet instrument étant une modification du pyréolophore de M. Niepce, il est,indispensable de faire connaître d’abord la composition à de cette machiner ^ :â c.c •• -Wul fox :. >-ÿ no-?. & .
- Xa masse d’air qui, par son refroidissement!" doit produire la forée rho-^ trice , est renfermée dans un fécipienf de cuivre dos de toute part les parois de ce‘vase sont percées de deux ouvertures ! à chacune desquelles sont adaptés des tuyaux. L’un de ces tuyaux contient un piston sur lequel l’air exerce, au moment de sa dilatation, une pression capable de soulever un poids quelconque, tel qu’une colonne cî’eau. Le deuxième tuyau, très étroit, est percé de deux1 ouvertures , dont la plus voisine du vase laisse passer la flamme dhiné lampe , et le deuxième sert à recevoir une matière pulvérisée et extrêmement combustible; enfin, à l’extrémité de ce même*; tube, s’adapte la tuyère d’un soufflet, au mèyèn duquel on introduit, à des époques réglées, une .certaine quantité d’air dans ce récipient; cet air entraîne le combustible qui a été placé sur son passage et le lance à travers la flamme dans le vase, où il arrive dans un état d’ignition complète. Le combustible, disséminé par le mouvement qu’il a reçu, dilate subitement* et simultanément touteda massé d’air contenue dansde récipient, et produit ainsi une sorte d’explosion qui met le piston en mouvement. ’ * ^ > s.
- Dans le pyraéromoteur de M. Boucherat, l’air est comprime au moyen d’une machine pneumatique, pour le faire entrer dans la partie de l’appareil où s’opérera la dilatation ; ce changement de volume produit la force motrice qui fait mouvoir le piston et l’élève jusqu-^ une certaine hauteur à laquelle l’air est rejeté dans TatmUsphère ou employé d’une autre manière : la combustion a lieu dans un vase qui se trouvé au milieu de la masse gazeuse. Le pyraéromoteur étant une combinaison de sphères con-
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- NOTIÇES C>(DUST£IEÏXES. \ 42^
- • ' • , t '
- .. centriques, on peut à volonté augmenter ou diminuer la température, cir-constance importante qui n’a point lieu daps l’appareil de M. Niepce. (Ins-? titut, n^ng. ) - V: -LY
- s ràti cçlonne d'eau vçi€slymifies t de ffuelgoat (.Finistère ) y par
- s; Mf. Junker. Çe$ machines ont été construites d’après le>système de Rei-Adienbaçh* Voici sur quels principes: elles reposent ? I absence de tout mou— la vement angulaire^ la suppression du balancier, la réduction des attirails à .v leur plus simple expression , par le rapprochement lç ptu^ gcand possible entre l’appareil moteur et celtii d’épuisement ; enfin l’emploi d’une pompe _ r .unique. Ces caractères distinctifs sont, autant d’améliorationjs qui réagissent , d’une manière entièrement favorable non seulement sur l’effet utile, mais ti encore sur les frais d’entretien de toute nature de ce système. Y
- j L’appareil établi à Huelgoat se compose de deux machines à simple effet, --semblables, mais non solidaires; il doit élever par minute 3m,58 cubes d’eau r à une hauteur de a3o mètres, et dépenser, dans le meme temps, une quanti tité d’action représentée par 1,26.2 unités dynamiques, ou par 21 mètres c cubes d’eau tombant de 61 mètres de hauteur. . - ,
- A côté du corps de pompe principal se trouve le régulateur hydrau-/i lique, appareil qui anéantit peu à peu, mais vers la fin de la course seu-,c lement, toute la vitesse dont le piston moteur est animé; il dispose ensuite ce dernier à reprendre sa marche par degrés insensibles.
- ; Une autre partie essentielle de la machine d’Huelgoat est celle que h M. Junker appelle le ,balancier hydraulique. La puissance des machines ju-/j melles proprement dites, placées près de l’entrée de la galerie d’écoulement, *
- : se transmet aux pompes établies au fond de la mine par deux systèmes de .k tirans verticaux; l’un de ces attirails est en bois et l’autre en fer pesant 16,000 kilogrammes. A chaque mouvement descendant de la machine, cette .s masse de 16,000 kilogrammes descend elle-même verticalement d’une longueur égale à l’amplitude de l’excursion du piston. M. Junker a fait usage m d’un système d’équilibration inhérent à la machine, agissant sans aucun in-; ntermédiaire de corps solides, avec continuité, tantôt pour seconder la puis-sance, tantôt pour mettre un frein à la libre descente du piston et des ^ chaînes; il est fondé sur le principe même des machines à colonne d’eau et i sur l’idée de placer tout l’appareil en contre-bas de la galerie d’écoulement, n,(Institut, n05 120 et 12.4.) .
- 7 Nouvelle-machine à vapeur, par M. Noble. Les perfectionnemens ajoutés par l’auteur aux machines à vapeur consistent dans l’emploi de deux pistons, agissant dans le même cylindre, au moyen desquels il prétend
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- ' 41 24 NOTICES INDUSTRIELLES.
- " produire un nombre de coups de piston plus considérable que celui des machines à un seul piston. La tigé du piston inférieur passe à travers une douille attachée à la tige du piston supérieur. La va peur r en pressant sur le piston-supérieur et sous le piston inférieur, rapproche les deux “ pistons, et passe ensuite dans lé condenseur; lorsqu’elle est admise entre les deux pistons, elle opère leur écartement. Cette action alternative des pistons, étant communiquée à des bielles, se transmet à la machine ou aux roues d’un bateau à vapeur ( Repertory of patent inventions. Août i835 ). \ ': ; l:‘ ! ;! : -'s> - r > - :.ï>. ; .«"* •_
- Nouvelle machine hydraulique, par M. Child. L’auteur propose d’élever l’eau, non pas à l’aide de pompes, mais au moyen de larges rubans sans fin, en tissu de laine, tendus sur deux tambours, et recevant un mouvement très rapide par des roues d’engrenage. Ces rubans , en plongeant dans un réservoir inférieur, se chargent d’eau, et l’atuènent dans un réservoir supérieur, d’où elle est distribuée suivant le besoin. Des tuyaux, à travers lesquels passent ces rubans, sont placés dans le réservoir supérieur, et empêchent le retour de l’eau dans le réservoir inférieur ( Repertory. Août 1835 (i) ). : | - — •
- Bateau à vapeur marchant avec une gr aride vitesse. Le bateau à vapeur, le Lexington, construit à New-York, a entrepris, au mois de juin dernier, son premier voyage entre cette ville et Providence, qui en est à aïo milles. Ce bateau, d’une construction aussi élégante qüe solide, a 208 pieds de long, 22 pieds de large et 11 pieds de profondeur; il a accompli le trajet en 12 heures 28 minutes, aidé de la marée; c’est à dire qu’il a fait plus de 20 milles ( 8 lieues) à l’heure, vitesse qu’aucun bateau à vapeur construit jusqu’à ce jour n’a pu encore atteindre. La chaudière et la machine sont placées à fond de cale ( Mechanics magazine. Août i835).
- Machine locomotive, roulant sur les routes ordinaires. Le chariot à vapeur VÊrin, construit par M. Hancock, a été essayé sur la route de Londres à Marlborough. Parti de Londres le 4 août dernier, à 6 heures et demie du matin, chargé de nombreux voyageurs, il est arrivé à Marlborough, distant de 7.3 milles ( 27 lieues ), à 6 heures et demie du soir ; iLa donc parcouru la distance en 12 heures, dont il faut déduire 4 heures et demie pour les stations nécessaires pour alimenter d’eau la machine et pour le temps du dîner en route; il met, par conséquent, 7 heures et demie pour, le trajet, qui
- (1) Cette machine n’est pas nouvelle ; elle est analogue à celle que M. Rérat présenta à
- l’Académie des sciences il y a cinquante ans, avec cette différence qu’au lieu de rubans en laine il employait des cordes sans fin tendues sur deux tambours.
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- » • NOTICES INDUSTRIELLES.
- ... s’est accompli à .raisornde io milles ( 4 lieues ) à l’heure. Le retour s’est fait , également en. 12 heures , quoique le chariot eût à gravir une côte assez .'..j rapide. Aucun accident n’est survenu pendant le trajet. * ; ; ,1
- Un autre chariot à'vapeur, construit par MM. Matidsley et Field; a roulé sur la même route ; il a mis 5 heures 5o minutes pour aller, déduction faite des arrêts, ce qui donne 12 milles 86 à l’heure; mais il lui a fallu 7 heures 20 minutes pour le retour (Mechanics magazine. Août i835 ).
- Arts chimiques. — Moyen de fixer les couleurs sur les étoffes. Un journal de Pétershourg incfique comme le meilleur moyen de fixer sur des étoffes de soie des couleurs devant avoir un brillant, de dissoudre dans du vinaigre du gluten autant qu’il peut en dissoudre, de ramener cette dissolution à la liquidité dont on a besoin, et de s’en servir pour délayer les . couleurs; celles-ci peuvent ainsi être appliquées sur les étoffes, où elles sèchent promptement, et.se prêtent sans s’écailler à tous les plis qu’on leur fait subir (Institut, n° 120 ) (r). \
- Préparation d’une substance propre à lubrifier les essieux des roues et les parties frottantes des machines, parM. Booth. La graisse propre à lubrifier les essieux de voitures, surtout ceux des machines locomotives, se prépare de la manière suivante : on prend une demi-livre de soude-, qu’on fait dissoudre dans un gallon (8 litres ) d’eau pnre; on ajoute a chaque gallon de cette solution trois livres de suif bien purifié et six livres d’huile de palme, ou bien 10 livres d’huile de palme et 8 livres de suif. O11 fait chauffer le mélange dans une marmite, jusqu’à 93 degrés centigrades, en remuant continuellement, puis on le laisse refroidir jusqu’à i5 degrés ; alors il aura acquis la consistance de la graisse ou du beurre, et il sera prêt pour l’usage. • \ ‘ .' * ' >c
- Pour préparer une graisse liquide propre à être employée pour les parties frottantes des machines, on prend un galion de la solution de soude, un gallon d’huile de lin et un quart livre de suif : on fait chauffer ce mélange au même, degré que précédemment; après le refroidissement, il prendra la consistance de la crème, il faut avoir soin d’agiter la bouteille avant que de se servir du liquide, qui a l’avantage de ne point corroder les métaux sur lesquels il est appliqué (Repertory of patent inventions. Septembre i835 ).
- Arts économiques. — Bateau de sauvetage en caoutchouc. M. R. PFell, lieutenant de la marine royale, a imaginé un bateau de sauvetage, composé d’un certain nombre de tuyaux en caoutchouc réunis ensemble par d’autres
- (1) Ce procédé est dû à M. le professeur Dumas, dans les Annales des arts et manufactures.
- qui l’a publié, il y a quelques années ,
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- B JBtlOCRAPIIIE INDUSTRIELLE.
- Si tuyaux, aussi en caoutchouc, doutés et recouverts d'une toile imperméa-;v- ble. Ces tuyaux .forment le fond extérieur du bateau, et comme iis- sont remplis d’air, ils le-garantissent de. tonte submersion* et<rendentsa,mais nœuvre plus-facile-'( Mechanics magazine. Août i835). ± yu ; u-J
- y Nouveaux cylindres pour Vimpression des toiles, par M. Budd. A u lieu : de composer les cylindres de cuivre ou de laiton, l’auteur emploie un alliage de 10 partie* d’étain et de 90 parties de zinc..Cet alliage y après avoir été - amené à un état de fusion convenable, est coulé dans des moules de . sable sur un noyau, pour former des cylindres creux qui, après avoir * été écrouis par- le marteau et dressés sur le tour, reçoivent les dessins qu’on grave dessus à la ,manière ordinaire. Ces cylindres , quoique d?une , solidité suffisante , sont plus légers et plus économiques que les cylindres j - ordinaires et d’une fabrication plus facile ( London journal. Août 18 35 ).
- —zu>a©é<g~ ---;i ;*
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Livres français. ; ^ /. . . f
- , . Histoire et mémoires de l’Académie royale des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, pour les années 1828 à i833. Tome 3.
- , Traité théorique et pratique des machines locomotives ; par M.. Guyon-, ^ neau de Pambour. 1 vol. in-8.
- Manuel de botanique, par M. Boitard. 3e édit. I11-12. , i
- Les instrumens aratoires,.par le même. In-8.
- : Annales de la Société d’émulation du département des Vosges., t. IL - In-8. . • • : * : .
- Esquisses des premiers principes d’horticulture, par S. Lindley; traduis •v de l’anglais par Ch. Morren. 1 vol. in-12. • .
- Mémoire sur les courtillières, par M. Lacène. In-8.
- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon ; séance pu-~ blique du 28 janvier i835. . ;
- Bibliothèque des professions et des ménages. In-32.
- Comice agricole de l’arrondissement de JBordeaux. In-8. -
- Du développement de la production du fer dans le nord-ouest de la France, par M. Leducq* In-8. '
- .... Manuel du mécanicien, fontainier, pompier, plombier ; par MM. Janvier et Bis ton. Ia-18. ^ > r : : , i, •
- ——- Mémoires et extraits des délibérations des chambres de commerce et des t chambres consultatives des arts et manufactures, au sujet du projet de loi sur les douanes , par MM. Cochaud eXMolêon. 1 vol. in-8.
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-
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- 427-
- Recherches statistiques sur le département du Finistère , par la Société d’émulation de Quimper, i vol. ïn-4-1 ' , - ' '
- Statistique du département de la Drôme, par M. Delacroix, i vol. in-4'. , Mémoire sur la meilleure proportion entre la hauteur et le diamètre d’une cheminée, par M. Morin. In-8. - v ?
- Petit traité de chimie à l’usage des écoles primaires, par M. Brard. In^iS. Tableaux de la locomotion sur les chemins de fer, par M. Afnollet. i vol.. „
- in-4* . r •’ . .
- Tableau minéralogique des roches1 des Vosges , par M T Hogard. i vol.
- • o »» '. ' • J-- . tiVa :c -'#>» 'i <:« - TAi • 1 . t /-
- în-o. ! .
- Dssai sur Térectricité atmosphérique, par M‘. l’abbé Hèrvieu. In-8.' ' ' -
- Mémoire sur l’amélioration des1 chevaux' dans des deux: départemens du i: Rhïfr, par M‘.’7. Thierry: ln-8. ^' t " * . . , *
- Recueil de secours infaillibles1 pour arrêter les incendies, par M. Grigy. In-8. 'M •' ' : "'••• ’ **' ' ; : 1 • ‘ -
- Dictionnaire de l’industrie manufacturière ^par MM. Baudrimont, Blan- " qui, etc.. T. IV. In-8. ' • v ‘ :i *' J 3;1 •' 1 ‘ ’ ^ v
- Du sucre indigène et de la situation actuelle de cette industrie ën France, * par M. Mathieu de Dombasle. i vol. in-8. ; ’*’* '• ; 1 a ! f'-. ‘ 1
- Mémoire sur lés encombremens des ports de merppar M. Morin. In-8. Mémoire sur les moyens de reconnaître l’existence du l’acide sulfurique dans l’acide hydrochlorique du commerce par M. Girardin. In-8°.
- Nouveaux rails pour les chemins de fer, par M. Dausse. . «v*
- Traité des instrumens astronomiques des arabes ; traduit dé l’arabe par M. Sedillot. i vol. in-4* 1 ? • * ! ; ' • • v •<; . ;v • v
- Projet pour la direction des aérostats , par M.' Ferrand. In-8. ' *
- *
- ; v. . Livres anglais. > . : —
- Philosophie des manufactures^ ou exposition de l’économie scientifique , morale et commerciale du système des fabriques de la Grande-Bretagne, par M. Ure. i vol. in-12. \ J • 5 ' ' '
- A concise history of s team carnages on cornmon turnpike roads ( Histoire abrégée des machines locomotives sur les routes ordinaires ). i vol. in-8. ' • - ' • " ’
- Transactions andpapers of the institution of civil engineers (Transactions et mémoires de l’associatioir jdes ingénieurs civils à Lbindres. i vol. in-4--The latt* of patents for inventions (Dëla loi sur les brevets d’invention ), par M. Cdrprnaet.K i voh* in—8. . ^ i ; ; ; [> •
- i i iii.r \* L ' -. , ^ f a IC il : à : | î - ;; * f <• o ^ : ' ? - - ; ;,
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- 428 - BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE. ,
- '-* • ; ** '* ‘ • ' ' ' • ; t .. . :
- The art of writing (Traité de calligraphie), par M. Carstairs. In-8.
- A treatise on metaliic pens ( Mémoire sur les plumes métalliques), par le même. In-8. , ‘
- A manuel oj drawing and writing (Manuel d’écriture et de dessin), par . M. Peale. ln-8. • : v _ -
- Frinciples of linear perspective ( Principe de perspective linéaire), par M. Jopling. i vol. in-8. * . , ^ t T
- Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées). * Août i835. In-8 avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Spécification des patentes accordées, i° à M. Noble, pour des perfectionnemens dans les machines à vapeur ; 2° à M. West, pour une nouvelle forge de maréchal ; 3° à M. Couch, pour des perfectionnemens dans l’arrimage des -vaisseaux ; 4° à M. Child, pour une machine à élever l’eau ; 4° à M. Gibbs, pour des roues de voitures perfectionnées. Examen chimique des eaux de source dans le voisinage de Londres. Découverte d’une nouvelle plante susceptible de remplacer le thé. De la composition du pétrole de Rangoon , par M. Grégory. Expériences pour déterminer l’existence du plomb dans l’air d’une fabrique de céruse, par M. Dunn. , v ;
- London journal of arts and sciences (Journal des arts et des sciences), publié à Londres par M. IV. JSewton. Juillet i835. In-8 avecpl. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées, i° à M. Draper, pour un nouveau métier à tulle; 2° à M. Pierson, pour des serrures et verrous de sûreté; 5° à M. Wright, pour un appareil propre à rafraîchir les liquides;
- 4? à M. Jakson , pour une nouvelle presse hydraulique ; 5° à M. Fairbairn, pour une machine à préparer et étirer le lin, le chanvre, etc.; 6° à M. Red-mund, pour des perfectionnemens dans les machines à vapeur; j° à M. Do-novan , pour un appareil d’éclairage par le gaz; 8° à M. F'aller, pour une machine à fabriquer les clous ; 90 à M. Berry, pour des moulins portatifs à moudre le grain ;.io° àM. Aingworth, pour une fabrication perfectionnée de boutons; ii° à M. J. Aston, pour le même objet; 120 à M. Greimes, pour un moyen de faire fondre la glace et la neige sur les chemins de fer ; i3° à M. Retford, pour un instrument nommé Physionotype ; 140 à M. Si-, nister, pour de nouvelles plumes; i5° à M. Maw, pour un moyen de brûler la fumée dans les fourneaux. , ,.. ..
- Même journal. Août 1835. Patentes accordées : i° à M. Bâfrer, pour une balance portative; 20 à M. Devenoge, pour des perfectionnemens dans la fabrication des briques ; 3° à M. Benham, pour une nouvelle disposition des douches et des bains en pluie ; 4° à M. Brown, pour un instrument de
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- PROCÈS-VERBAÜX.
- 429
- nivellement ; 5° à M. Twisden, pour des écluses de canaux j 6° à M. Skan/ts, pour une machine à peigner le lin; 70 à M. Budd, pour des impressions sur étoffes de soie. . -n < ' v '• '• *:
- Mechanics magazine ( Magasin du mécanicien ). Juillet i835. In-8 avec planches en bois. Principaux articîès contenus dans ce cahier : Nouvelles pompes à incendie, en fer, par M. Tilley. Note sur les travaux hydrauliques de Portsmouth et de Cherbourg. Nouveau soufflet hydraulique par M. Martin. Bateau portatif en caoutchouc, par M. Cow. Chemin de fer à rails angulaires, par M. Woodhouse. Description d’un nouvel aérostat par M. Lennox. Sur la distillation de l’eau de mer. Bateau à triple coque. Roue à palettes pour bateaux à vapeur, par M. Seaward., Presse typographique portative. ~ v , '-.V. v-'V
- Même journal. Août 1855. Nouvelle roue à palettes par M. Carter. Tour en l’air perfectionné, par M. DaAin. Tableau des bateaux à vapeur naviguant sur mer. Bateau de sauvetage en caoutchouc, par M. Nouveau géné-
- rateur de vapeur par M. Mac-Curdy. Association britannique pour l’avancement des sciences. > ; üfe /...
- Extrait des Proces-verbaux des séances du Conseil dadministration de la Société d’Encouragement.
- Séance du 19 août 1835. ’ r.! !) ’ r > '
- Correspondance. M. Héricart de Thury transmet un mémoire de M. Clapeyron, ingénieur des mines du département du Pas-de-Calais, relatif aux expériences qu’il a faites â Saint-Etienne , pour déterminer, au moyen d’un instrument dynamomé-
- trique de son invention , l’effort de traction sur les chemins de fer. Ce mémoire,est accompagné de dessins et de tableaux d’expériences. ^
- Gaubert, capitaine du génie à Boulogne, adresse un mémoire, avec dessins, sur deux nouveaux systèmes de suspension. 1 : r- , -, ? .. • ,s ...., î-r3
- M. Galy-Cazalat, membre de la Société, qui lui a présenté plusieurs mémoires concernant les machines à vapeur, soumet à son examen un des moyens qp’il propose pour empêcher l’explosion des chaudières de vaporisation , moyen dont il a fait l’expérience en grand : en conséquence, il prie la Société de nommer des Commissaires, à l’effet de constater i° que la soupape de Papin et les rondelles fusibles sont complètement inutiles pour empêcher la rupture dite extraordinaire; 20 que le procédé dont il se sert, et qui est très simple, suffit dans tous les cas pour rendre
- l’explosion impossible. 1 ‘ 1 ... r-. » , , a
- r ; ... r % n. ,<r.rr- ' . :: ufo u iJ h .•«itSV-O-J ^ ' "-H V1'*-
- Trente-quatrième anrtee. Août 1855. , 58
- / *
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- PROCÈS-VERBAUX.
- . i!fai-CéllièiAJfameBthal:&àteti$& de nouveaux renseignemens sur son appareil â? cuire les sirops dànsïfô y* d^i- .Ai i\ r>-;ni • l t-is c ui;d';c«ï -'.ui
- M. le colonel baron Picton, à Mirecourt (Vosges), annonce qu’il -a composé une" encre noire fluitje., ipakérab-lç,, 'et. résistant aux reactifs qui ne détruisent point le -papier... sj : .é-t]j v/- p :>• -M j k;'4 un a.7
- M.. John TVilks adresse le prospectus d’un nouveau journal anglais, qui sera publié à Paris, et dans le feuilleton duquel on se propose de dçjmgr un résumé dçs-, travaux des Sociétés françaises, littéraires et scientifiques. yiX ~
- M. Ch. Albert, membre de la Société à Strasbourg, exposetqu’il a engagé le Conseil des études dé l’École^ centrale des arts et manufactures à introduire dans son enseignement l’étude et l'application de la règle à calculer, dont l’usage a été importé d’Angleterre en France , par M. JomarJ. Pour encourager les élèves ,* M. Albert a institué un prix, qui, cette année, consistedans la collection des dessins de mécanique de M. Leblandÿ et qui doit être décerné à la clôture de la présente année scolaire. >. nv ?! /m.-: ji/ai *-c> -h;.''.nM A -i> ’ivf’ f» •• -
- Comme la Société a abéordé son patronage;à l’Ecole centrale p M. C/î. Albert exprime les yœuqu’undo sesimembres soit délégué par elle , à l’effet de délivrer le. prix en question. , r f' ;• > ^ :
- Objets présentés. M. I,ouis Lenseigne, ingénieur-mécanicien à Paris, présente un niveau rapporteur de son invention ; •
- M. Carreau, docteur en médecine à Bièvre, une lampe mécanique pour laquelle il est breveté; - ^<•?.« h* y y y-T i \ > j.
- M. -WjesenGjgg^ des lampès dpme§tiqu<eÿà bec perfectionnés; ,^Uv ••v’
- M. Pottier, gaînier, à Paris, un procédé pour faire couper les rasoirs , au moyen d’un feutre enduit d’une pâte de sa composition ÿ ' >
- M. Chaussenot, ingénieur civil, le modèle d’une garde-robe à laquelle il annonce
- avoir fait de notables petfëcliôniiemens ; \ i . . ,:,u-li1'
- ; M. Paillette l le déssin et la description d’un soufflet de forge; V
- M. Orsonj sergedf instructeur des sapeurs-pompiers, à Beauvais, le modèle d’appareils! qu’il à iniâginés , pour transporter au delà d’une rivièré les pompes à incendie. : > > : •- . • • .
- j M. Olivier dépose Sùr le bureau une brochure de M. Dufournel, ingénieur civil à Gray, sur les moyens d’utiliser la chaleur perd,ue dans les hauts-fourneaux.
- ' ’ M'. Mathieu deJJàthbaslô fait hommage d’une brochure intitulée : Du sucre indigène , de la situation actuelle de cette industrie en Fiance, et,de son avenir. : r M. Schiibàrt, professeur à l’université de Berlin, adresse un ouvrage intitulé: Élémens de chiniîè technologique, 3 vol. in-8. • '' *
- s M. Jomard offre à la Société deux exemplaires dé son discours d’ouverture à l’assemblée générale de la Société pour l’instruction élémentaire, en mai 835, et les programmes de deux prix proposés par cette Société. *
- Rapports des Comités. Au nom du jury d’examen, pour l’École des aqts et mé-
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- •' PïlO€ÈS-V£RBA.UX. J ‘ ^ ' 4^1
- / ___________________________________
- tiers de Chàlons, M. le baron Silvestre lit un rapport sur les candidats qui se sont présentés pour remplir la place à trois quarts de bourse , laissée vacante par l’élève Monsset. ' • , -, <• ,4 \
- . Deux candidats se sont présentés, les sieurs Pocîiet et Tirana iis ont montré l’un et l’autre de l’intelligence5 mais le premier ayant surpassé son compétiteur en arithmétique, en géométrie et en dessin linéaire, le jury est davis de le présenter au ministre pour remplir la place vacante. Comme le sieur Guettier, élève à pension entièrement gratuite, doit incessamment quitter 1 Ecole, ayant termine son temps d’étude , la Commission estime que le sieur Leroux, le plus ancien élève à trois quarts de bourse, qui a de très bonnes notes, mérite d’occuper la place que laissera vacante l’élève Guettier, et que, dans ce cas, le jeune Tiran devrait occuper la place à trois quarts de pension gratuite, qui deviendra alors vacante par la promotion de l’élève Leroux [ Approuvé ]. ,
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Th. Olivier lit un rapport sur un
- fusil à un coup de l’invention de M. Bruneel de Lyon. ___( *
- \ 3VI. le rapporteur propose, au nom du Comité, i° de remercier l’auteur de sa communication -, 20 d’insérer le rapport au Bulletin, avec la figure de la platine de M, Llrunecl\ Approuvé |.
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Payen annonce que, conformément à la demande des planteurs de houblon de Haguenau, et au vœu exprimé par le Comité, M. Chaussenot jeune, ingénieur civil, a construit le modèle d’un appareil à sécher le houblon. Les délégués envoyés à Paris par les planteurs ont vu ce modèle, et d’après l’examen qu’ils en ont fait, ils n’ont point hésité à confier la construction de l’appareil à M. Chaussenot, qui doit aller l’installer lui-même. .. , _ ; ,?•
- M. Pci) en pense qu’avant de présenter un rapporta ce sujet, il convient d’attendre les données précises que la mise en train de l’appareil pourra fournir; c’est alors que le Comité jugera s’il y a lieu d’en ordonner la publication. .. V
- Communications. M-. le président annonce que le Roi vient d’accorder à la Société, comme les années précédentes, une somme de 2,400 francs, à titre de souscription ; il propose de faire mention de cet acte de munifiôence au procès-verbal, et d’y consigner en même temps l’expression de la reconnaissance de la Société.
- M. Molinier de Montplanqua ajoute que S. A. R. le duc d’Orléans a également souscrit pour 3oo francs, et madame la princesse Adélaïde pour 200 francs ; il demande que le procès-verbal fasse aussi mention de ces dons, qui attestent l’intérêt que la famille royale porte aux travaux de la Société [Approuvé ].
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- SOMMAIRE DU CAHIER D’AOUT i835.
- Arts" mécaniques. — Outils. Rapport de M. Amédée-Durand sur les outils présentés par M. Lenscigne. . ir. . , . . . . * . t. % f. i.f ... . . Pag. 38l
- haines. Extrait d’un mémoire sur la préparation de la laine cardée destinée à la fabri- ’ cation des draps ; par M. TVedding ( pl. Ô3i, 632 ). . . . . . .. . . . . 382
- Machines locomotives. Perfectionnemens ajoutés aux machines locomotives roulant sur des chemins de fer, par M. R. Steph,enson{ pl. 623 ). . . . .„ . , /, » . . , . 387
- Chemins de fer. Nouveaux supports pour les rails des chemins de fer, par M. Stephen-son. '. . . . .. . . ... 4. . . . . . . . . 391
- Pro gramme d’un prix pour l’étude d’un chemin de fer allant d’Amiens par Abbeville, le * long de la côte à Boulogne. : . ... . . . . ... . . . . 3g3
- Hydraulique. Description d’une vanne applicable à tous les barrages,^par M. Mouchel (pl. 634). . . . ------- ... . • .x. . . . . . . . . .... 3q6
- Arts chimiques. — Toiles peintes. Extrait d’un mémoire sur l’impression des toiles^ par
- M. Th. Thomson...................... ; . . . . . . 397
- Arts économiques. — Impressions. Nouvelles impressions polycolores, par lord Cochrane. 409 Enseignement industriel. Rapport de M. Olivier sur l’Ecole industrielle fondée par le ' prince Joseph de Chimay. . . . ... . .. . . . . ... . . . 4i°
- Notices industrielles. — Arts mécaniques. Nouvelle machine motrice nommée pyraéro— moteur, par M. Boucherat. p. 422. —> Machines à colonne d’eau des mines d’Huel— goat, 423. — Nouvelle machine à vapeur, par M. Noble, ib. — Nouvelle machine ' hydraulique , par M. Child, 424* —‘ Bateau à vapeur marchant avec une grande . , vitesse, ib. — Machine locomotive roulant sur les routes ordinaires, ib. — Arts chi-i miques. Moyen de fixer les couleurs sur les étoffes , 425. — Préparation d’une subs— t xtance propre à lubrifier les parties frottantes des machines , ib. — Arts économiques. Bateau de sauvetage en caoutchouc, ib. — Nouveaux cylindres pour l’impression des toiles, par M. Budd.. ...... . . . . ' . . . . . .* ;ic. * 426
- Bibliographie industrielle. Livres français, 426. — Livres anglais. . 1' .: ^ ’ . 427
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragement. Séance du 19 août i835. . . . . * . . ...... . • 429‘
- j _» *
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- IMPRIMERIE DE Madame IIUZARD ( née VALLAT LA CHAPELLE),
- RUE DE L’ÉPEROtf, N° 7. ' .
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE. (N°CCCLXX V.) SEPTEMBRE 1835.
- BULLETIN
- 4 ( DE LA .. ..
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE. :
- ARTS MÉCANIQUES. — armes a feu. ; *,
- Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du Comité des arts mécaniques, sur un fusil se chargeant par la culasse, présenté par M. Bruneel, arquebusier h Lyon,
- M. Bruneel j arquebusier à Lyon , a présenté à la Société d’encouragement un fusil à un coup et de son invention.
- Yous avez renvo37é l’arme exécutée par M. Bruneel à votre Comité des arts mécaniques. * , .4 .
- Cest en son nom que je suis chargé de soumettre à votre délibération le rapport suivant. -, ; :
- Le fusil de M. Bruneel porte une culasse mobile, dite à la Pauly : c’est en dessous de celte culasse que se trouve placée la cheminée qui doit être coiffée d’une capsule. \
- La lumière n est point rectiligne; elle est formée par un canal courbe, dont 1 un des orifices est à l’extrémité de la cheminée, et dont l’autre aboutit au centre de la face circulaire de la cartouche par laquelle la charge de poudre s appuie sur la plaque de la culasse mobile venant fermer le tonnerre, lorsque cette culasse est abaissée. 1 - ’ y n.
- s P^at*ne est d une grande simplicité; elle se compose de quatre pièces: dun grand ressort, d’une gâchette, d’un chien - marteau et d’un petit ressort de gâchette ; mais aucune de ces quatre pièces 11’offre des formes analogues a celles ordinairement employées. - • • j ; î »
- A chien-marteau est terminé à sa partie inférieure tout comme une gac ette , de sorte que la piatine paraît porter deux gâchettes, i . >
- Trente-quatrième année. Septembre i855. 5g
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- 434 ’ ’ T 1 „ AtTÊ M^ÇAyrQîCES* . ;
- "'Je'désignerai par Ù Ta gâchette de départ, par £ la gâchcfttéd» eîtîefi-marteau. '? *>* * *«•-„.* .. y... ; . ;r .
- Lorsqu’on veut armer le fusil, on presse sur la gâchette b, le marteau du chien s’abaisse , et est maintenu en la position armée par la gâchette a, qui saisit le marteau au moyen d’un cran.
- Pour le départ., il suffit d’appuyer le doigt sur la gâchette a, dont la sensibilité peut être-rendue aussi grande qu’on le veut au moyen d’une vis contre laquelle vient buter la queue en T delà gâchette.
- La disposition adoptée parM.Bruneel; permet d’armer et; de désarmer le fusil sans toucher à la culasse mobile ; ainsi, l’arme étant chargée , on peut l’armer et la désarmer à volonté. Pour la désarmer, on place l’index sur la gâchette du chién-marteau et l’annulaire sur la gâchette de départ, en croisant les deux doigts ; de l’annulaire, on presse sur la gâchette de départ, et avec l’index on retient le chien-marteau , en cédant insensiblement jusqu’à ce qu’il-soit arrivé au repos. . . . .
- Une figure et une description détaille'e sont indispensables pour bien comprendre ce mécanisme ; mais ce que je viens d’expliquer permettra d’apprécier les avantages et les désavantages inhérens à cette invention nouvelle.
- En effet, en plaçant la capsule dans l’intérieur, on obvie aux éclats incommodes, et quelquefois dangereux, des capsules; mais il faudra toujours détacher l’amorce de la cartouche, et il n’est pas aussi commode de coiffer la cheminée de la capsule, dans l’arme présentée par M. Bruneel, que dans les armes où la cheminée est extérieure.
- La fermeture n’est pas exacte avec la culasse mobile à la Pauly ; mais cet inconvénient se présente dans toutes les armes construites d’après ce système.
- La platine de M. Bruneel offre un grand avantage , celui d’armer et de désarmer à volonté, et avec la plus grande facilité , sans avoir besoin de relever la culasse mobile : cètte disposition devra la faire préférer à celle de M. Robert; car il est indispensable à l’armée de pouvoir armer et désarmer promptement son fusil, lorsque l’on est employé comme factionnaire ou comme védette.
- L’emploi des deux gâchettes ne peut être admis que pour les fusils à un coup. Ce système ne pourrait être appliqué à un fusil à deux coups ; on n’y pourrait disposer convenablement quatre gâchettes.
- Si l’on pouvait réunir ensemble, la lumière brisée en deux parties du fusil-Robert, la platine du fusil-Bruneel, elle culot à ensaboterles cartouches de M. Lefauckeum r en auraity je crois, une arme de guerre qui vaudrait
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-
- ARMES A FEU,
- 435
- mieux que ce que nous avons ; et cependant, il est probable que les inventions heureuses et les perfectionnemens utiles ne s’arrêteront pas là
- pour les armes à feu. ; f- - s < • n ,>
- Nul doute que bientôt, peut-être, on ne vienne soumettre à votre jugement des combinaisons nouvelles, qui laisseront .derrière elles les inventions ingénieuses que nous nous sommes toujours plu à signaler au fur et
- à mesure qu’elles apparaissaient. 2 f » .
- J’espère pouvoir, plus tard, être à même de vous parler en détail des travaux ingénieux de M. Bruneeî : cet arquebusier est digne d’éloge pour son esprit de recherches et d’invention. <*.- . - * . r
- J’ai donc l’honneur de vous proposer, au nom du Comité des arts mécaniques, . .<
- i°. De remercier M. Bruneel de sa communication , qui est d’un grand intérêt ; " - ; • ' - -
- a°. De faire imprimer le présent rapport dans votre Bulletin, en y ajoutant la description et le dessin de la platine de M. Bruneel.
- Approuvé en séance, le août ifâS. . .
- Signé Th. Olivier, rapporteur.
- Description delà platine de M. Bruneel.
- La Jîg. i, PI. 655, représente une coupe verticale de la platine de M. Bruneel, dans la position où elle se trouve lorsque la culasse est fermée et que le fusil est armé. 1 ^
- Fig. 2. La même, dans la position où la culasse est ouverte et le fusil désarmé. _ » s > ,
- Fig. 3. Vue en dessus du chien-marteau et de son ressort.
- Fig. 4. Le chien-marteau vu séparément, de profil et de face.
- Fig. 5. La détente, vue de face et de profil. ; '
- Fig. 6. Ressort de la détente. f. 1
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures, a, canon ; b , levier de la culasse; c, tourillon autour duquel tourne ce levier; dy culasse mobile ; e, chien-marteau; f, grand ressort qui appuie sur le marteau e; g, gâchette; /*, détente, t, crochet dont est armée la partie supérieure de la détente; cran du marteau dans lequel s’engage le crochet de la détente h; /, ressort qui s’appuie sur le talon p de la détente ; m , sou-garde; nf cheminée de la culasse mobile qui est coiffée de la capsule; o} canal dont cette culasse est percée , et à travers lequel passe le feu de l’amorce de poudre fulminante. <• s- . » -
- Pour charger le fusil , on soulève le levier b et la culasse mobile qui y est
- ’ 59.
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- 456 - ARTS CHIMIQUES.
- fixée ; le tonnerre étant alors à découvert, on y introduit la cartouche; on coiffe la cheminée n d’une capsule contenant l’amorce de poudre fulminante; on abaisse le levier, puis on arme le fusil, ce qui se fait en appuyant le doigt sur la gâchette g, et l’amenant dans la position indiquée fig. 1. La gâchette, en reculant, fait basculer le chien-marteau e, qui en ferme le prolongement, et dont le talon est pressé par le grand ressort/. Le chien étant abaissé est retenu dans sa position par la détente /z, armée d’un petit crochet i, qui s’engage dans le cran k du chien. Pour faire partir l’arme, il suffit d’appuyer légèrement sur la détente, qui dégage le marteau , lequel, en se levant brusquement, vient frapper de bas en haut la capsule , comme l’indiquent les lignes ponctuées,/%. i ; l’amorce s’enflamme et le feu pénètre à travers le canal o au centre de la cartouche. '"i ' ' a I ^ *
- Quand on veut désarmer sans faire partir l’arme , on appuie deux doigts simultanément, et en les croisant, sur la gâchette g et sur la détente h ; on retient, au moyen delà première, le chien , et lorsqu’on l’a dégagé du crochet de la détente, on cède doucement, et le chien se lève sans frapper. ' 4
- ’ - - .......... 0»-) •
- , -ARTS CHIMIQUES. — ECL4IRA.GE. i
- Rapport fait par M. Payen, au nom dune Commission spéciale, sur les appareils a fabriquer le gaz-light par la résine, de M, B. Chaussenot, ingénieur civil, passage Violet, n° 2, fau-,,, bourg Poissonnière, a Paris, , "
- M. Chaussenot vous a communiqué les plans et description exacts d’un appareil qu’il a fait construire dans la filature de MM. Titot, Çhastellux et compagnie, à Haguenau , pour l’éclairage par le gaz-light, obtenu directement en décomposant la résinezrui;-;l-ao a sbysi < ; s r 25 /if<n f!l r,»oo «tu» L’auteur, dans un mémoire à l’appui, rappelle les principales difficultés de cette opération et les premiers essais qu’il fit pour les vaincre , à Paris, en 1825, 26 et 27. A cette dernière époque, plusieurs de vos Commissaires furent témoins des essais de M. Chaussenot, notamment de ceux qu’il fit publiquement rue de la Chaussée-d’Antin , n° 27. >•* h nr ? ^ -mnn Alors, on n’avait pas encore pu obtenir l’alimentation régulière des re-tortës;* tous les moyens essayés, dépendant des soins deTouvrier-chaufleur, n’offraient aucune certitude de succès, quoique, déjà, les résultats fussent dignes d’attention et eussent déterminé M. Chaussenot à s’en assurer la priorité par un brevet d’invention. Depuis, en 1828, d’autres expériences en
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- grand, faites par l’auteur à Dijon, furent l’objet d’un rapport favorable à l’Académie de cette ville. ........
- Les principaux obstacles rencontrés d’abord dans cette* application tenaient à l’état solide de la résine. M. Chaussenot l’avait long-temps employée ainsi ; mais, enfin, il imagina un mode d’alimentation beaucoup plus convenable: il consistait dans une simple liquéfaction et un écoulement ainsi rendu facile, que vintVégulariser la consommation elle même du gaz. i
- L’appareil disposé d’ailleurs avec tous les perfectionnemens décrits, et qu’il serait trop long de retracer ici, fonctionne régulièrement et avec économie, comparativement aux autres modes d’éclairage, dans la filature
- précitée. c,.T \ y. ' ' •>* ‘
- Les pièces produites par M. Chaussenot ne peuvent laisser îe moindre.
- doute à cet égard. ^ : ;
- Ce sont, i° un plan signé des propriétaires , puis légalisé par le maire et le sous-préfet; a° un acte de notoriété, constatant la date de l’établissement de l’appareil en i83o; 3° la déclaration de M. Janinet, membre de notre Société et directeur de l’usine, portant que la marche de l’appareil est sim= pie, facile et sans inconvénient; qu’un kilogramme de brai sec ou résine produit jusqu’à i/j pieds et demi cubes de gaz sous la pression de 16 lignes d’eau au dessus de celle de l’atmosphère; qu’aucun engorgement n’a eu lieu dans les tuyaux ni dans les orifices des becs ; que les tuyaux en tôle ne se sont pas altérés. . . ^ ; -.>\ w ,
- Il est d’ailleurs évident que la combustion du gaz-résine ne peut donner lieu à la production d’aucun gaz qui nécessite une épuration préalable.
- Quant à la question d’économie comparée entre ce système et la production du gaz de l’huile de résine, on ne saurait la trancher sans l’expérience, en grand; on peut dire que l’emploi direct delà résine semblerait, à première vue, moins dispendieux ; mais que, d’une part, la distillation de la résine pour la convertir en huile n’entraîne qu’une déperdition de i5 centièmes, déperdition susceptible d’être encore diminuée, puisque la perte absolue théoriquement dans la conversion n’est que d’un atome d’eau, suivant M. Frémy; que son emploi a lieu plus facilement encore, et dans tous les appareils à décomposer l’huile; enfin, que plusieurs autres applications nouvelles de l’huile de résine ou de la résinêine ajouteront un grand intérêt à sa production. miaîrio or? woom tnr* jmvr'n av ,^> 4 a
- ,J Quoi qu’il en soit, l’appareil de M. Chaussenot, utilement applicable dans plusieurs localités , mérité vos èncouragémensi'mJiJm’? ounow* ^ ^
- L auteur est d’autant plus âigne de votre bienveillance qu’il a, le pre-
- *.i-.y i.» Z» j g .dçd- it-h . vu
- ‘ isj f.Ui llk’l VKIQIVJ
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- mier, obtenu un succès incontestable dans l’application directe de la résine à la fabrication du gaz-light.
- Par tous ces motifs, nous vous proposons
- i°, L’insertion au Bulletin du présent rapport et de la description de l’appareil de M. Chaussenot, avec les figures y relatives ;
- 2°. L’envoi de ce rapport à la commission des médailles.
- Approuvé en séance , le 2 septembre i835. ,
- Signé Payen , rapporteur.
- Description de Vappareil d’éclairage par le gaz de la résine employée h l’état solide, établi dans la filature de coton de MM. Titot, Chastellux et compagnie , h Haguenau ( Bas-Rhin), par M. H.-B. Chaussenot.
- L’extraction du gaz de la résine a toujours pre'senté de grandes difficultés à ceux qui l’ont tentée, et les essais infructueux qui ont été faits pour les surmonter sont une preuve convaincante de cette vérité. Il fallait, pour atteindre ce but, vaincre des circonstances très défavorables et même plusieurs obstacles puissans. Ces obstacles consistent principalement, i° dans la nécessité de liquéfier la résine, par une opération préalable , avant de pouvoir l’introduire dans certains appareils : on pensait que cette liquéfaction devait s’opérer soit en mêlant la résine avec des liquides capables de la dissoudre, tels que l’huile essentielle de térébenthine ou l’alcool (i), soit en la transformant en huile parla voie de la distillation; 2° dans la difficulté qu’on éprouvait d’introduire la résine d’une manière continue et régulière dans les vases de décomposition , lorsqu’on employait cette résine à l’état solide , c’est à dire quand elle n’était rendue fluide que par la seule action de la chaleur ; 3a dans les dangers d’incendie que présentaient ces diverses manipulations, lorsqu’elles étaient faites sans précautions suffisantes ou confiées à des mains inhabiles; 4° dans le prix élevé des divers appareils qui ont été proposés , appareils, du reste , très compliqués , d’une conduite difficile et d’un entretien dispendieux. :
- • (i) Nous avons donné, page 17g du Bulletin ée la Société, année 182g, la description d’un appareil inventé par M. Damèll pour la liquéfaction de la résine au moyen de rhuile essentielle de térébenthine et de sa transformation en gaz propre à l’éclairage. Cet appareil a été placé dans les salles de l’Institution royale de Londres. M. Danré s’est aussi occupé de la fabrication du gaz extrait de l’huile de résine, et a obtenu une médaille d’argent de la Société d’encouragement. ( Voyez Bulletin , année i834 , p. 71 et r66 , et Bulletin de juin i835,
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- L’appareil inventé parM. H.-B. Chaussenot, et pour lequel il a pris un brevet d’invention de dix ans, le 17 janvier 182g, obvie à tous les inconvé-niens que nous venons de signaler. La résine n’y exige aucune préparation préalable; elle est. introduite, à l’état brut, dans un vase de fusion, où elle se liquéfie au point convenable, pour s’écouler ensuite dans les cornues ; cet écoulement a lieu sans interruption, d’une manière constante et continue, pendant tout le temps de l’opération, qui peut marcher aussi longtemps que les besoins de l’éclairage l’exigent. On peut également, à l’aide de cet appareil, faire varier à volonté les quantités de gaz produites dans le même temps, et cela au moyen d’un robinet-régulateur qui est gradué et disposé pour cet effet.
- Les premiers essais de M. Chaussenot remontent à l’année 1825. En 1826, il fit construire un appareil propre à l’extraction du gaz de la résine employée à l’état solide. L’année suivante, il fit publiquement à Paris des expériences qui excitèrent l’attention publique et auxquelles assistèrent plusieurs savans distingués de la capitale. Le 20 mars 1828, la façade et quelques salles de l’Hôtel-de-Yi-lle de Dijon furent éclairées par le gaz de la résine : la lumière de ce gaz fut trouvée très pure et très brillante. Le 7 mai suivant, l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de cette ville entendit un rapport très favorable sur ce genre d’éclairage, dont les avantages furent constatés, tant sous le rapport de la consommation du combustible que sous celui de la quantité de gaz obtenue d’une quantité donnée de résine et de l’intensité de la lumière. L’appareil employé à Dijon n’était plus entièrement le même que celui mis en expérience à Paris. L’auteur, préoccupé du soin de perfectionner ce nouveau mode d’éclairage, y avait apporté successivement des modifications plus ou moins importantes, dans le but d’en faciliter l’usage et d’en obtenir de meilleurs effets. Poursuivant sans relâche le cours de ses recherches, M. Chaussenot a entrepris la construction d’un appareil, entièrement différent du précédent, et qui remplit avec une grande supériorité toutes les conditions voulues. if
- Ce fut cet appareil perfectionné que M. Chaussenot établit, en i83o, dans la filature de MM. Titot et Chastellux, à Haguenau. Il résulte d’une attestation délivrée par ces messieurs, i° que l’appareil fonctionne bien, et remplit parfaitement toutes les conditions exigées, tant sous le rapport de la beauté de la lumière, l’absence de tonte odeur et fumée pendant la combustion , que par la facilité avec laquelle s’exécutent les opérations ; 20 qu’il ne peut présenter aucun danger d’incendie causé par l’inflammation de la matière combustible servant à produire le gaz; 3* que la résine y est employée
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- à l’état solide sans avoir subi de distillation ni préparation préalables; qu’elle y est mise en fusion et introduite directement dans les cornues au moyen d’une tige légèrement conique, laquelle, en s’élevant plus ou moins, régularise l’introduction de la résine fondue dans la cornue ; 4° que l’appareil se règle de lui-mème au moyen d’un régulateur qui détermine le mouvement de la tige dans un diaphragme percé d’un trou de grandeur convenable ; 5°que sa marche est simple et facile; 6° qu’on a retiré par kilogramme de brai sec jusqu’à i4 t pieds cubes de gaz, la pression du gazomètre équivalant à 16 ligues d’eau; 70 que les tuyaux de conduitedu gaz n’ont éprouvé matière à engorgement, ^t que les becs n’ont jamais présenté aucun indice de nature étrangère au gaz dans les orifices d’écoulement; 8° que des tuyaux de tôle de fer, de 4 pouces de diamètre , placés sous terre dès l’origine pour la conduite du gaz, n’ont éprouvé aucune altération après quatre années de service; 90 enfin que le gaz de la résine, qui n’est doué que d’une faible odeur de térébenthine lorsqu’il se dégage sans brûler, est absolument sans odeur <et sans action sur les métaux et autres corps quelconques pendant la combustion. '
- Explication des figures des planches 636, 63y et 638.
- Pl. 656, fîg. 1. Elévation, vue de face , de l’appareil d’éclairage par le gaz de la résine, et coupe, sur la ligne AB du plan,y?g. 3, du pavillon dans equel il est établi.
- Fig. 2. Elévation générale du gazomètre et de ses accessoires, et coupe du réservoir, sur la ligne CD du plan, fig. 4.
- Pl. 6'5'j,/ig. 3. Plan général de l’appareil, pris au niveau de la ligne EF, Jig. 1 et 2.
- Fig. 4. Plan du gazomètre pris sur la même ligne EF*
- PL 658. Détails des diverses parties de l’appareil.
- Fig. 5. Coupe verticale et longitudinale de l’appareil et du fourneau, prise sur la ligne GH, fig. 3.
- Fig. 6. Élévation, vue par derrière , de l’appareil.
- Fig. 7. Plan et coupe du vase de fusion.
- Fig. 8. Coupe verticale du cylindre et de la tige cylindrique.
- Fig. 9. Élévation et coupe de cette tige.
- Fig. 10. Plan et coupe de la rondelle placée dans l’intérieur du cylindre.
- Fig. 11. Coupe verticale d’un cylindre traversé par une tige conique.
- Fig. 12. Élévation du vase d’épuration, dessiné sur une plus grande échelle.
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- Fig. i3. Plan des passages de la fumée et de l’air chaud dans le fourneau, pris sur la ligne IR, fig. 5. ' 5 ni.' ^ <’>*-• ,,.w.
- Fig. i4. Coupe d’un petit appareil propre à régler l’écoulement du gaz comprimé. ^ vm.jô •
- Fig. i5. Élévation latérale du même/frttifev»- ^oim'OfrôtaO. • Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des trois planches.^ o.jnf-' bx; .f.-vumm i—* -< • >'.{* Mue, AA, Pavillon dans lequel est établi l’appareiL ï* * *: u-/,n«
- B, Plate-forme supportée par des pieds-droits B'B', formant trois arcades ; celle du centre est occupée par le massif du fourneau, qui renferme les cornues de décomposition ; celles de côté restent libres pour la circulation. La partie antérieure de cette plate-forme est surmontée d’une balustrade qui règne sur toute sa longueur.»*- ^ «>u| Ti uutïuifcUi iüj ^ vu -e-
- CC , Cendriers creusés dans le sol. Leur entrée, en avant du fourneau , est garnie de châssis de fonte, dans lesquels glissent des obturateurs C", pour régler l’introduction de l’air sous le foyer, ou pour l’intercepter complètement, suivant les circonstances.4 » ;ï/ M?» M
- DD, Foyers. • ' '
- E, Portes des foyers. ,,bZb -Mk v.<\k-^\. *. 4s . - i:.i;
- FF, Cornues de décomposition, dont l’une est vue en coupe longitudinale,^#. 5. Sa partie antérieure est bouchée par un tampon mobile a, retenu au moyen d’un étrier b, dont les branches recourbées s’appuient derrière le collet circulaire des cornues. Au centre de cet étrier est une vis de pression c, pour comprimer le tampon et le fixer d’une manière invariable. La partie supérieure de la cornue , immédiatement derrière le collet, porte une tubulure d3 sur laquelle est boulonné un cylindre G; ce cylindre est surmonté d’une calotte seini-sphérique, percée au centre d’une ouverture qui se ferme au moyen d’un obturateur e, pressé par un vis fi, laquelle est ajustée dans une chape recourbée. On passe dans cette ouverture une tige de fer, pour déboucher la tubulure cl, dans le cas où il s’y amasserait des matières charbonnées qui empêcheraient le passage de la résine liquéfiée.
- La paroi postérieure du cylindre G reçoit un tuyau courbe g, réuni par une bride à un cylindre vertical H, qui débouche dans le vase de fusion. Entre la bride qui réunit le tuyau g avec le cylindrq H, est placée une plaque circulaire A, de même diamètre que la bride; ellenest renflée à son centre et percée d’une petite ouverture dans laquelle passe une tige conique i, qu’on voit fig, n. Cette^ disposition est celle qui est adoptée dans rétablissement,, depuis quatre ans. L’extrémité conique de la tige i se ,pr o-Trente-quatrième année. Septembre i835, 6o
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- longe suffisamment pour pouvoir s’élever de 5 à 6 pouces ; à* mesure quelle monte, elle laisse autour d’elle un espace plus grand , de telle sô'rée .que la-résine s’écoule plus ou moins promptement, en raison dii^edbé de celte élévation. Il est à remarquer que l’orifice percé dans la plaque h eSL également conique, mais en sens inverse, ce qui détermine et? facilite le passage de la résine, et empêche en même temps les corps*solides 'de s’àcéumuler autourde cetorifice.On voitaussi que, lorsque la tige conique vient s’appuyer sur ses bords, toute issue est fermée ,'iët que l’écoülemeùt de la' résine est alors intercepté, ce qui a lieu quand on arrête l’opération. - ^ J 1 é-? On s’est aussi servi d’une tige cylindrique/,’ fig.% et g/portant une tringle qui traverse le vase de fusion, comme cela a lieu pour la tige éohique, fig. 11 . Cette tringle passe à travers la petite cuvette I, qui lui sert de guide. Sur l’une des faces de la tige cylindrique- est creusée une rainure ou -gouttière longitudinale Æ, qui va en se rétrécissant à sa partie supérieure, en forme de cône creux. Cette disposition est indiquée,/%. 8 et g. On voit que la partie supérieure de la tige cylindrique est terminée par une calotte semi-sphérique portant un collet conique, qui, en s’appuyant sur les'bords de l’orifice de la plaque, ferme exactement cet orifice lorsque/a tige' est entièrement descendue. , f :
- La. partie postérieure de la cornue F se termine par un ajutage portant -deux:tubulures II', Tune verticale l et l’autre horizontale/',se fermant l’une et l’autre par un obturateur ou tampon, semblable à celui a. Ces tubulures donnent' accès dans le fond de la cornue pour la nettoyer. Au dessous de la tubulure verticale /, et à l’opposé de celle-ci , est ün tuyau descendait J, portant une bride qui se lie avec celle d’un tuyau K, lequel plonge dans le récipient cylindrique L, placé horizontalement ( voy .fig. 5 et 6). Le tuyau M, communiquant avec l’intérieur du cylindre, ne se prolonge pas comme le tuyau R, mais se recourbe et s’ajuste sur la paroi supérieure du cylindre, qui est fermé à ses deux extrémités par des plateaux circulaires maintenus par des boulons. ’• '' ',
- • N, Tuyau qui entré par l’un des fonds du cylindre L un peu au dessus de l’embouchure du Fuÿân K, et se prolonge jusqu’au dehors du bâtiment.
- L’extrémité inférieure du tuyau M porte une bride s’ajustant avec celle du tuyau condenseur O, qui se prolonge également au dehors du bâtiment jusqu’au vasë d’épuraffboV11 ‘ ï '"x 1 '/f c'lit'lfe,ü v ; ;
- P, Longue bâche remplie d’eau, dans laquelle plonge le tuyau O, qui va, en s’inclinant, jusque vers le vase d’épuration. Ce tuyau est luté dans le “condenseur à Tune des'Extrémités, ducôté de l’épurateur, tandis que l’autre
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- extrémité reste libre. Il est supporté, dans tonte sa longueur, par des pattes» en fer. On voit la bâchedanstout son développement eû plan, PI. 637. ^
- L’intérieur de la cornue F est rempli de fragmens de brique ou de cote, retenus au côté opposé au foyer par une grille m, afin d’empêcher l’obstruction de la tubulure J, et de laisser mi libre écoulement au gaz. Sur le devant de la cornue, et immédiatement sous la tubulure d, est une ^ planche de tôle «, portant des rebords, et tenue dans une position inclinée au moyen de quelques morceaux de brique placés dessous. ' ( .
- 00, Ouvertures pratiquées dans la voûte Q pour le passage de la flamme du foyer. • r ? .
- , R, Capacité circulaire enveloppant la.cornue F; l’espace existant entre ses surfaces distribue uniformément la chaleur sur tous les points de la cornue. - /; , /. ni
- S, Ouvèrture pour le dégagement de l’air et de la fumée; elle est interceptée à volonté au moyen de la tirettep, qui sert également a modifier l’action du tirage et la température du foyer. L’élévation,/^. 6, représente les tirettes de chaque cornue, et, immédiatement au dessus, le conduit T de la fumée des deux foyers est indiqué par des lignes ponctuées.
- ~ U, Conduit de l’air chaud servant à chauffer le vase de fusion ; ce con^ duit est muni d’un obturateur g, pour intercepter à volonté le passage de la chaleur, et obtenir la température nécessaire pour la fusion de la résine ; chaque foyer a une disposition semblable. Dans la //g. 6, on voit les deux: anneaux des tiges des obturateurs qq* • /
- La forme des ouvertures pour le passage de la chaleur et de la fumée est vuedans le plan, fig. i3, pris’au niveau de la ligne I R, j^. 5. —
- Y, Conduit .de l’air chaud, passant sous le vase de fusion X. La chaleur est également répartie sous le fond de ce vase au moyen d’un diaphragme en briques de champ, qui amène constamment l’ait* chaud au centre, et le force à se répandre de tout côté avant de passer dans la cheminée; le tirage et la circulation de la chaleur sont d’autant plus actifs que les' obturateurs qq sont plus ou moins Ouverts. j] i - r
- f > Le cylindre,distributeur H, placé dans le conduit Y, est chauffé de toute part étant isp^,du mur do. fpurneau. Ce conduit j^’a aucune communication, avec la seconde,pornue, qui en est séparée par un massif en briques. Les lignes ponctuées,,/^. 1, montrent la disposition de ces conduits. . fd Y, Portes à< coulisses destinées à laisser pénétrer de l’aiç froid, dans
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- 4e cas où la température,excéderait le degré voulu ; en les ouvrant plus ou moins ,;on varie,\à volonté,, les effets de la chaleur. • ( ' s* ? . - I
- Le vase de fusion X est entouré d’un massif de briques Z, servant à le fixer solidement et à conserver la chaleur qu’il reçoit par son fond.
- Le bord supérieur et circulaire de ce! vase porte une gouttière r, qui contient de l’eau et reçoit les bords d’un couvercle s. dont le fond creux est rempli d’eau. , . ’ . > , w.... - •
- Cette fermeture hydraulique est représentée fzg. 7 près de l’un des bords du couvercle, est pratiquée une ouverture circulaire ty surmontée d’un cercle de même diamètre et coiffée d’un couverclë u, inuni d’une poignée; les bords de ce couvercle, descendant près du fond, baignent dans l’eau du grand couvercle et empêchent toute ifcsue pour les vapeurs, qui se condensent à mesure qu’elles viennent frapper contre cette espèce de réfrigérant. C’est par ce moyen qu’on parvient à éviter l’inflammation de la résine, qui, après avoir été introduite dans le vase par l’orifice dont nous venons de parler, se trouve parfaitement garantie du contact de l’air extérieur. . ; ' \ - > -A - ’• '*
- À7 A7 sont des tiges métalliques auxquelles est attachée une chaîne enroulée sur la poulie B'. Sur l’axe de cette poulie est montée une grande poulie C7, enveloppée par une courroie ou une chaîne, dont l’autre extrémité, après avoir passé sur la poulie de renvoi D7 et sur la poulie E7, est fixée à un fil de fer qui transmet le mouvement jusqu’au pavillon ,Jîg. 2.
- On voit, fig. 1, la cheminée F', passant dans l’épaisseur du mur; elle est surmontée d’un tuyau d’une hauteur convenable, pour déterminer un bon tirage. Au pied de ce mur, et à l’extérieur du pavillon, est creusée dans le sol une fosse G', revêtue en maçonnerie, dans laquelle est placé un vase ou récipient cylindrique H/. Dans ce récipient, rempli d’eau jusqu’au tube de trop-plein I7, plonge le tuyau N. Le tuyau l7 verse l’excédant du liquide, à mesure de son arrivée par le tuyau N, dans le tonneau J7, qui s’enlève à volonté.
- Au bas du mur du pavillon,/?#. 2, faisant face à celui fig. 1 , est creusée une autre fosse R7, qui reçoit le vase d’épuration L'. Ce vase se compose d’une boîte carrée-oblongue, munie, du côté gauche, d’une tubulures, qui s’ajuste avec la bride du tuyau condenseur 0. L’intériéur de ce vase est divisé par deux cloisons; l’une æ, indiquée par les figries ponctuées* fig. 12, est soudée, par son bord inférieur, sur le fond et contre les parois de la boîte, de manière à ne laisser d’autre communication entre la capacité M' et celle N' que l’espace ménagé entre son bord supérieur et le couvercle de
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- la boite ; l’autre cloison y, coudée en équerre, est soudée contré le cou-r vercle et sur les côtés; elle descend d’abord verticalement, puis se recourbe et prend une position légèrement inclinée; l’espace entre le bord horizontal de cette cloison et la paroi latérale de la boite sert de passage au fluide gazeux. La capacité M' reçoit les produits condensés venant du tuyau O; ils s’écoulent, à mesure de leur arrivée, par le tuyau O'; plongeant dans le vase P', rempli d’eau jusqu’au niveau du tuyau de trop-plein Q', lequel, à son tour, verse dans le tonneau IV le liquide excédant. ; La capacité N' est remplie d’eau jusqu’au niveau de la ligne z; tin tuyau de trop-plein S' plonge dans le vase P', qui reçoit les produits condensés et réunis à la surface de l’eau. Sous la surface inclinée de la cloison r, sont soudés, de distance à distance, des liteaux angulaires a', destinés à déterminer un lavage plus complet du gaz. T' est un tuyau plongeant jusque près du fond du vase; il est surmonté d’un entonnoir par lequel on introduit l’eau.
- Lay?g\ 12 représente le vase d’épuration , dessiné sur une plus grande échelle, pour en mieux faire concevoir la construction.
- U', Tuyau coudé fixé sur la tubulure Y' du vase L'; il passe dans l’intérieur du pavillon, 2, et se recourbe pour monter verticalement dans le récipient cylindrique W', supporté par une console X', laquelle est scellée dans le mur, et s’appuie sur une petite colonne en fonte Yb
- Z', Régulateur ou petit gazomètre ouvert en dessous et plongeant dans' le récipient W;saus toucher ses bords; ce récipient est rempli d’eau jusqu’à la ligne s'; le gazomètre est suspendu par la chaîne ou courroie venant du pavillon,t, et passant sur la poulie b'.
- Dans l’intérieur du vase ou réservoir W', deux tuyaux sont indiqués par des lignes ponctuées ; l’un est le prolongement de celui U' du vase d’épuration, l’autre est réuni an tuyau c'. Entre les deux brides de jonction de ce dernier, est adapté un robinet d\ dont la clef porte à sa partie supérieure une aiguille qui indique sur un cadran les degrés d’ouverture du robinet;
- Le tuyau c', qui conduit le gaz dans le gazomètre, descend dans un puisard è jusqu’à la ligne f', où il se recourbe pour pénétrer par le grand réservoir g', à travers lequel il s’élève jusqu’au dessus de l’eau , dont ce réservoir est rempli. Un tube de trop-plein h' règle ce niveau d’une manière invariable ; un robinet ï, fixé sous le coude du tuyau c', laisse écouler quelques parties liquides qui pourraient s’y réunir, et obstruer le passage du gaz. _ ..
- ï •> Tuyau de sortie du gaz alimentant les becs de combustion; il est
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- disposé de la même manière que le précédent, et porte un robinet à sa partie inférieure. , . ♦ • , ; ? *
- A', Gazomètre suspendu au moyen d’une courroie passant sur les poulies l'l\
- m'j Contre-poids du gazomètre. (
- n\ Manomètre indiquant la pression du gaz dans le gazomètre. o , fîg. 4, Robinet de distribution du gaz aux becs de combustion. p\Jîg‘ i. Echelle graduée fixée contre le mur du pavillon. L’index de cette échelle est attaché à un cordon de soie passant sur une poulie de renvoi qr et venant s’envelopper autour de la grande poulie Cl. Chaque fois que le gazomètre régulateur F monte ou descend, l’index suit son mouvement et marque sur 1’ échelle sa hauteur, ainsi que celle des tiges coniques i. Le chauffeur peut s’assurer de cette position par l’inspection de l’échelle.
- Fonctions de l'appareil.
- On commence par remplir d’eau les vases destinés à la recevoir, ainsi que les réservoirs W' et g ; on garnit les cornues de fragmens de brique ou de coke, et on les bouche exactement.
- Ensuite, on allume le feu dans le foyer, après avoir ouvert les obturateurs des conduits S et U, et on l’alimente de houille jusqu’à ce que la cornue soit chauffée à la température nécessaire. On reconnaît cette température au moyen des petites ouvertures placées de chaque côté des cornues, et qui se ferment au moyen de tampons mobiles. Pendant que les cornues sont ainsi chauffées, on prend de la résine qu’on concasse grossièrement et on la jette dans le vase de fusion X, que l’on bouche ensuite. On ouvre le passage de l’air chaud en tirant l’obturateur q; cet air, en frappant la surface du tuyau H, ainsi que le fond du vase X, les échauffe de manière à liquéfier très promptement la résine.
- Le cylindre H, dans lequel passe la tige du distributeur et qu’on'voit en coupe ,fig. 5, se remplit bientôt de résine liquide qui s’oppose à la sortie des vapeurs et du gaz formés dans l’intérieur de la cornue; cet effet est produit pendant tout le temps de la distillation, et continue tant que leré-servoir contient de la résine;
- Les choses ainsi disposées , lorsqu’on veut faire fonctionner l’appareil, on élève à la main la tige Àr du distributeur; aussitôt une certaine quantité de résine liquide passe dans la cornue , en traversant le cylindre G et la tubulure d, et tombe sur la plaque de tôle inclinée n, où elle se réduit immédiatement en vapeur ; cette vapeur,traverse ensuite les fragmens de brique du de coke incandescent, et se transforme eh gaz. La plaque de tôle n a
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- pour objet d’éviter le refroidissement de la cornue et les incrustations qui ont lieu ordinairement. Le gaz, après avoir traversé la cornue, descend, par le tnyau J, clans le cylindre L, à moitié rempli d’eau, qu’on y introduit par un petit tuyau r', ajusté à l’un de ses fonds et surmonté d’un entonnoir. Le tuyau K, plongeant dans cette eau de quelques lignes, empêche le retour du gaz dans la cornue, quand on a besoin de l’ouvrir pour changer le coke. Les portions de vapeur les plus pesantes se condensent, et lorsque leur quantité s’élève au dessus du niveau du tuyau N, elles s écoulent par ce même tuyau dans le vase H', et ensuite dans le tonneau J', qu’on enlève quand
- il est plein. ' ' * ' ‘ ’ 1 ' ' ‘é }.;
- : Lé gaz, ainsi purgé et occupant l’espace au dessus de l’eau ', passe dans le tuyau M, plongé dans la bâche P, remplie d’eau froide ; arrivé â son extrémité, il pénètre dans le vase d’épuration Lb La partie liquide, qtii s’est sé-paréedu gaz, pendant ce trajef', tombe dans la capacité M' et s’écoule par le tuyamO', plongeant dans le vase Pr, et dé là dans le tonneau B/. En même temps , le gaz passé par dessus le diaphragnbe ±, des'cend sous celui 7, où il se dégage complètement des1'dernières portions de vapeurs qui auraient résisté à la condensation, en se lavant dans l’eau. Arrivé au dessus du niveau de la ligne1 z, il passe par lé tuyau U' dans l’intérieur du gazomètre régulateur Z', en traversant le récipient W. Le robinet d'étant fermé, la pression du.gaz élève le gazomètre Z' ; quand il est arrivé au tiers de Sa hauteur, on attache la tige du distributeur i à la tringle A',1 au moyen d’une douille portant une vis de pression s\ et chargée d’un boulet/. La longueur des tiges et des chaînes de suspension est tellement calculée que, dans cette position, le distributeur est élevé de manière à laisser couler dans la cornue une petite quantité de résine. Si l’on ouvre alors le robinet régulateur d', le gaz passe immédiatement du gazomètre Z' dans celui /F, avec une vitesse proportionnée à l’ouvertuçe de ce robinet, que l’on arrête au point convenable, suivant qu’on veut produire plus ou moins de gaz dans un temps donné. Le passage du gaz du gazomètre Z' dans le gazomètre k' est déterminé par la différence de pression, qui est supérieure dans le premier. Pendant que le régulateur TJ descend, il tire la courroie ou chaîne de suspension enveloppée sur la poulie C'; parce mouvement, la tringle À' s élève, ainsi que le distributeur f, et permet à la résine de s’écouler ‘ det écoulement est en raison de l’élévation de la tringle déterminée par la vitesse avec laquelle le gaz passe du gazomètre Z' dans celui k'.Si le gaz est en excèsi, l’effet contraire a lieu; le gazomètre Z' s’élèvera davantage, et les tlis-; tributeursù, chargés de contre-poids, descendront de manière à intercepter
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- ARTS CHIMIQUES.
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- en partie l’écoulement de la résine, afin de diminuer la quantité qui passe dans la cornue. L’effet recommencera, comme précédemment, aussitôt que le gazomètre Z' descendra, en élevant de nouveau le distributeur. Dans l’état ordinaire de la marche de l’appareil, la formation du gaz est toujours en raison de la quantité qui est consommée.
- Lorsqu’on veut cesser l’opération, qn desserre la vis de pression s', tenant à la douille du contre-poids t' : alors le distributeur z, abandonné à son propre poids, descend sur la plaque h et ferme l’orifice d’écoulement de la résine. On peut, à volonté, faire marcher de la même manière un seul ou les deux distributeurs à la fois , pour alimenter les deux cornues. \\
- L’appareil que nous venons de décrire peut être établi pour alimenter tel nombre de becs qu’on désire ; il ne s’agit, pour cela, que d’augmenter le nombre des cornues : il' présente, du reste, de très grands avantages, tant sous le rapport de son prix comparé avec celui des autres appareils, que pour la facilité de son service , le peu d’emplacement qu’il occupe, la simplicité de sa construction et l’absence de tout danger d’incendie. Une fois en activité, il se distribue lui-même la quantité de résine nécessaire à la production d’un volume de gaz proportionné au volume consommé par les becs, de telle sorte que, quel que soit le nombre de ces becs pour une puissance de production donnée, il leur fournit à volonté et à chaque instant une quantité de gaz qui sera toujours en rapport à peu près direct avec la consommation. :v . ;
- L’appareil de M. Chaussenot est non seulement disposé pour produire du gaz provenant de la résine à l’état solide, il peut également extraire le gaz de toutes autres matières hydrogénées susceptibles de se liquéfier, telles que les graisses végétales et animales et les huiles, de quelque nature qu’elles soient. En effet, toutes les dispositions qui, dans cet appareil, déterminent ..-la fusion et ensuite la distribution de la résine liquéfiée , toutes celles relatives au lavage du gaz, ou qui règlent la quantité de sa production, sont applicables à l’emploi des autres matières hydrogénées dont il vient d’être parlé., • -
- La fig. 1-4 représente la coupe, et la fig. 15, l'élévation, vue par le bout, d’un petit appareil proprerà régler l’émission du gaz portatif et comprimé, j Cet appareil fut présenté, en 1828, à l’académie de Dijon, qui reconnut ses . avantages et les signala dans son rapport. - - -
- n ; On-sait que, dans les appareils de compression ordinaire, la tension du gaz .diminue à mesure de sa consommation; la vitesse de son écoulement i décroîtraitclans la même proportion et la lumière s’affaiblirait, si l’on n’avait
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- le soin d’augmenter de temps en temps l'ouverture du robinet de distribution. Ce moyen , nécessairement imparfait , expose à perdre un des principaux avantages de l'éclairage .par le gaz, légale intensité de la lumière
- pendant toute la durée de la combustion.
- Le petit appareil de M. Chaussenot remédie à cet inconvénient; une fois en activité, il se règle de lui-même et n’a besoin d'aucune surveillance. Il se compose d’un réservoir cylindrique a de 33e de diamètre, ouvert par le haut et rempli d’eau; dans ce réservoir plonge une cloche métallique d’un diamètre moindre , et dont les bords ne touchent pas les parois de réservoir #",- cette cloche.est suspendue par une chaîne à un segment du cercle c ", faisant corps avec un balancier d\ qui se meut librement sur un pivot fixé dans la chape e" ; une petite vis de pression f le maintient dans celte chape. Avec ce balancier est articulée une bielle g”, portant une cuvette h", qui sert de contre-poids, et qu’on charge , pour cet effet, de sable ou de toute autre matière. La bielle est réunie à un levier Y", monté sur Taxe d’un robinet k", percé d’un trou conique de a lignes de diamètre seulement. Ce robinet traverse le tuyau coudé/’ , dont l’une des extrémités pénètre par le fond du cylindre#", et s’élève au dessus du niveau de l’eau, et dont l’autre est réunie avec le réservoir de gaz comprimé m 9 et porte un robinet ri'. Le tuyau de distribution 6' pénètre également dans le réservoir a"; il est muni d’un robinet p". *
- Lorsque l’appareil ne fonctionne pas, la cloche b'' est descendue au fond du réservoir#",- dans cette position, le robinet k'f est ouvert et. le robinetp"" fermé; alors le gaz, qui sort du réservoir de compression, peut entrer librement sous la cloche par le tuyau quand on a eu soin d’ouvrir le robinet ri'; la cloche monte aussitôt, aidée par le contre-poids h1' ; parvenue à son maximun d’élévation, elle fait baisser le balancier d', la bielle et le levier ir9 qui ferme le robinet Æ", position indiquée par la fig. i4- Si l’on ouvre alors le robinet de distribution p", la cloche descendra et déterminera l’ouverture du robinet k'\ en raison de la tension du gaz dans le réservoir m'\ et de la quantité qui s’en échappe par le tuyau o", de sorte que, tant qu’il reste du gaz dans le réservoir m", l’appareil règle son écoulement constant, ce qui fait affluer la même quantité aux becs, et maintient l’intensité de la lumière pendant toute la durée de la combustion. (D.) .
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- Trente-quatrième année. Septembre i835.
- 6i
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- ,^5o ARTS ÊÇQïï<OMIi(QIIES.
- ïh ^ ARTS ÉCONOMIQUES. - rasoirs.^,^ ; ,;i
- Note sur les divers moyens employés pour affiler les k : 1 M'‘ * ’• ' rasoirs ; par M. Mérimée (i). “/ *
- -. - / ^ , * j ^ 4 — ' ^ i ' - * / I. ~ u. ’i Jü.J « : *i-.i-,*I i -t ; -
- , ;v II y a peu d’annonces plus fréquemment publiées que celles de divers moyens proposés pour affiler les rasoirs. Naguère encore on lisait, en gros caractères, sur les murs de la capitale, pâte ou poudre merveilleuse pour jaire couper les rasoirs ; mais cette pâte merveilleuse ne.tardera pas à être reléguée avec toutes celles du même genre plus ou moins préconisées,, et on en annoncera de nouvelles. -, . ; u<]..Y *?•: -, y, t , :< •. *
- La collection de ces préparations serait assurément très considérable; mais en les examinant comparativement, on verrait que la plupart sont des compositions semblables, et que celles qu’on nous présente aujourd’hui comme nouvelles ont déjà paru plusieurs fois. î ,u < ; * : «•‘«Turp ,
- Ue . Toute substance"propre à user et à polir l’acier a pu être employée pour .affiler les rasoirs ;‘mais, quelles qu’elles aient été, elles n’ont jamais dû réussir: qu’entre les mains du petit nombre de personnes qui savent bien repasser. :> ; . //y ; •; „ . ;-.?V :< « - >, \ Uv::-::’?
- j Ainsi ^ on s’est servi de diverses espèces de charbonsdes poudres d’ardoise et de certaines pierres schisteuses, celle de la pierre du Levant , l’émeri, là potée d’étain , la plombagine, les oxides de fer, etc. — ^
- Dans la préparation des diverses pâtes employées pour affiler les rasoirs,/ on a toujours été guidé par l’idée que l’on doit produire ( quoique dans un degré plus faible) l’effet de la pierre qui affile un tranchant en usant ses bords. En conséquence, on a couvert un des côtés du cuir avec un enduit contenant des poudres mordantes, telles que l’émeri moyennement fin , les poudres de pierre du Levant ou de pierre jaune ; l’autre côté du cuir est resté nu ou a été couvert de rouge à polir. Ce procédé est très rationnel; cependant il faut observer qu’il n’est pas toujours nécessaire d’user les bords du tranchant d’un rasoir pour l’affiler; il suffit quelquefois de le répasser sur la paume de la main : or, dans un aussi iëger frottement, il ne peut y avoir d’usure ; il n’y en a pas non plus dans le-moyen dont se sert le fabricant de bouchons de liège pour affiler soncouteau chaque fois qu’il s’en est servi ; il le repasse sur un morceau de bois blanc qui n’est couvert d’aucune poudre, si ce n’est de la poussière qui s’élève dans l’atelier. Trois ou quatre
- (i) Cette note est extraite d’un rapport fait par M. Mérimée, au nom du Comité des arts chimiques , sur des pâtes proposées pour affiler les rasoirs. Le Comité n’a pas trouvé ces pâtes préférables aux enduits bien connus d’émeri et d’oxides de fer préparés convenablement.
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- RASOIRS* 4£r
- coups suffisent pour que le couteau continue de bien couper. Assurément* on n® peut admettre qu’il ait produit aucune usure sut* les bords du tranchant , et cependant le couteau est affilé. Le frottement sur le bois n’a donc d’autre effet que de redresser le fil du tranchant, d’en replacer dans le même plan les dents qui étaient divisées ; car il est bien reconnu que le tranchant le plus fin est une scie. ~ .5 * ; - ^
- On ne peut voir les dents d’un rasoir qu’à l’aide d’un bon microscope ; cependant, lorsqu’on regarde avec une loupe le biseau du tranchant qui, à la vueisimple, paraît poli, on aperçoit distinctement des raies parallèles produites par le frottement sur le cuir : or, ceS raies se prolongeant jusqu’au tranchant y forment nécessairement une scie. - -, > ; . . . ;
- Cette scie ne ressemble pas à nos scies ordinaires, dont les dents plus ou moins grosses sont toujours égales.,Vue au microscope d'Amici, elle m’a paru offrir l’aspect delà déchirure d’un morceau de papier, laquelle présente une série de dents aiguës, de hauteur et de largeur inégales. On conçoit que celles de ces dents, dont, la base est trop faible pour les maintenir dans leur position, se dévient à la moindre résistance de la barbe, et que, dans une position oblique , elles ne peuvent traverser le poil qu’elles rencontrent sans s’y accrocher, sans qu’il en résulte un tiraillement qui cause un peu de douleur,, / ..a ; ..
- La première fois qu’on emploie un rasoir affilé par un habile coutelier, il coupe toujours parfaitement; c’est donc la faute de celui qui s’en sert, s’il, ne le maintient pas dans le.même état; mais il y a bien peu de personnes qui sachent repasser un rasoir et même en faire usage, sans le mettre plus ou moins promptement hors de service. J’ai vu quelqu’un qui se rasait en raclant ; aussi se piaignait-il de n’avoir jamais pu se procurer un bon rasoir. D’autres dirigent leur rasoir perpendiculairement au plan de son tranchant. G’est dans cette direction que le menuisier pousse son rabot, et il parvient ainsi à bien dresser une planche; mais il ne réussirait pas de même en l’attaquant en travers , et moins encore par le bout ; enfin il ne ferait pas mordre son rabot Sur ùne planche dè liège. ’ ? ~'***/ •. m. uiuiu.-;. * . •
- On fatigue le' rasoir en le faisant avancer perpendiculairement a son plan:*les;poils sont coupés obliquement; pour les couper net, jl faut que le rasoir franche, comme la faux ,,en sciant. :l:r. i,.,o oJLt a au 7.»
- -Si f piaiur;affiler an rasoir, il n’esit pas toujours nécessaire d’us.ér les. bords de son tranchant * s’il ne fiant; que; remettre- ses dents, dans le, même plan, un cnk mou n’est pas le medleur ;,jle trancbantt.s’y, enfonce et est alterna-tiveraent déversé dans un sens et dans W sens opposé : il doit , par consé-
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- ÉCONOMIE RURALE.
- quent, s’arrondir et s’émousser assez promptement; mais moins l’affiloir est flexible, plus l’enduit dont on couvre sa surface doit être doux. Je me sers habituellement d’affiloirs en bois , et je parviens à faire bien couper des rasoirs de médiocre qualité je ne mets sur ces affiloirs que du rouge à polir, du fer oligiste ou de l’émeri obtenu par sa lévigation au dernier degré de finesse. Le biseau de mes rasoirs est parfaitement poli.- . ;>* ? ;v
- ; Ce qu’on appelle le morfil insensible d’un rasoir est produit par les longues dents dont la base trop faible ne peut les maintenir dans la position des autres; on ne les distingue pas à l’oeil nu, à moins d’avoir une très bonne* vue; on peut les voir à la loupe. Quelques coups sur la pierre à aiguiser suffisent pour les faire disparaître; mais, pour repasser sur la pierre , il faut une certaine adresse, dont, à ce qu’on assure, tous les couteliers ne sont pas également doués. Une lame de glace dépolie est préférable ; il ne faut pas une adresse particulière pour s’en servir : on met dessus du rouge à polir ou de l’émeri extrêmement fin , avec un peu d’huile ou de l’eau. ;
- Sur cette glace ainsi préparée , on fait disparaître en peu de temps non seulement le morfil, mais même de petites brèches, et l’on renouvelle le tranchant du rasoir, de manière à n’avoir jamais besoin de recourir à l’action de la meule. ' ; ^ : ' •' !
- On a proposé aux États-Unis, pour affiler les rasoirs, un cylindre d’acier trempé, poli longitudinalement avec de l’émeri, de manière à laisser sur sa surface des raies d’une extrême finesse : on s’en sert en mettant dessus du charbon de paille et de l'eau ( ce charbon contient de la silice très divisée ), et l’on repasse le rasoir en lui imprimant un léger mouvement circulaire.
- : . . ÉCONOMIE RURALE. — vers a soie. , .
- Rapport fait par M- Soulange Bodin au nom du Comité d’agriculture, sur une éducation de vers a soie faite, en i835, par M. Camille Beauvais, dans le domaine des Bergeries de 'S en art, près Montgeron, département de Seine-et-Marne.
- - Messieurs, vous avez renvoyé à votre Comité d’agriculture l’examen d’une lettre qui vous a été adressée, le 20 juin dernier, par M. Camille Beauvais, Elle appelle devant vous une des plus importantes questions d’économie agricole et industrielle qui s’agitent aujourd’hui. ïw-iot lî u. >, r>i - En effet, Messieurs, qu’entre les mille industries particulières-que votre Institution encourage et féconde, un certain nombre atteigne graduellement,
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- . VERS A 30IE.XC:) i 4? 3
- \ • N
- chaque année, des perfectionnement que vous vous empressez de constater, de iécorapenser et de rendre profitais à ,tous, ne voir daps, ces
- améliorations successives que les symptômes; heur,eux les résultats prévus - ,
- de:ce grand phénomène qui caractérise la sociéjté muderne- . le progrès. To\\t\r marche et s’échelonne sous la même impulsion secrète, cellé'du bien-être / individuel , vers le même but apparent, celui du bien-être général; et dans ce mouvement universel que domine une haute philantropie, chacun recueille paisiblement à son tour le prix de ses efforts , sous la commune, bannière d’une émulation mesurée, qui ne porte en elle, qui ne fait naître hors d’elle aucun germe de dissentiment et de contradiction vive. •
- , Mais il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’une de ces idées hardies , exclusives, innovatrices, représentant tout un système, qui jaillissent de temps à autre d’esprits ardens, dont une conviction profonde soutient l’enthousiasme naturel, qui ébranlent les multitudes, et qui tendent au déplacement de quelque vieil ordre de choses. Ces idées dominatrices doivent, par cela même, déconcerter des habitudes invétérées, remettre en question des jugemens anciennement acquis, susciter contre elles des préjugés couverts de la légitimité des temps; un conflit d’opinions peut s’élever alors, pendant lequel les jugemens humains combattront long-temps les faits naturels; et la vérité, de quelque côté qu’elle se trouve, sera quelquefois bien lente à triompher ! , - . • ,*
- C’est, Messieurs, un spectacle de ce genre que semble appelé à vous offrir aujourd’hui un agriculteur habile, qui s’est établi, depuis quelques années, près Paris , sur un sol médiocre, récalcitrant* privé d’eau : on dirait que cet homme n’a voulu que poser sou pied sur notre terre ; que, d’avance,, il comptait pour peu les profits de sa charrue, et qu’il cherchait seulement un coin où il pût réaliser le trésor qui n’existait encore que dans sa tète.
- Ce trésor, que M. Camille Beauvais vient en ce moment offrir à vos yeux, ne fut d’abord , en effet, Messieurs , qu’une abstraction qu’il pouvait formuler ainsi : 1
- « Fonder sa propre fortune et l’accroissement de la fortune publique » sur l’exploitation réellement fructueuse de l’industrie sélifère dans le » centre et dans le nord de la France. . . = , - ,
- Après de longs essais, il croit, enfin , avoir fait jaillir de sa terre aride une nouvelle source de richesse publique et privée, et loin (de vouloir eu garder exclusivement la jouissance, il nous invite tous à puiser à cette source, qui serait intarissable,en effet, si son zèle pour le bien public ne l’a pas grandement égaré,.-/'?. , , , . -• • 1 . ; .
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- ÉCONOMIE RURALE.
- M. Camille Beauvais appartient au Midi : il ne tenait qu’à lui d’établir sa magnanerie dans lé'Midi, et de là diriger sur des erreméns qui lui étaient déjà familiers ; il savait les efforts vainement tentés par les siècles précé-4* dens pour élever dans le Nord les vers à soie. Tout l’attirait d’un côté, tout le repôussait de l'autre ; biais il s’était dit : ’* : * ï ^ ^ o ' '
- « Toutes les industries sont en marche. Pourquoi l’industrie sétifère res-» terait-elle toujours à peu près ce qu’elle fut lorsqu’elle passa d’Italie en » France ? Des sciences, que leurs récentes découvertes peuvent faire ré»-f » garder comme nouvelles, et dont elle peut invoquer le secours, la phy-» sique, la chimie, existaient à peine alors pour les hommes des champs;
- » mais cette industrie doit-elle aussi rester irrévocablement? confinée dans » son ancien berceau? Ses pertes, qui ont été quelquefois: si découra-» géantes , doivent-elles être plutôt attribuées à la constitution du précieux » insecte qui l’alimente qu’à l’insalubrité des lieux,'qu’aux variations de » l’atmosphère qui pèsent sur une vie à la fois si pleine et si courte ? On ne les » imputera pas au Nord, où il ne se fait point aujourd’hui d'éducation de » vers àsoie, lorsqu’elles affligent si cruellement cet heureux climat diiMidi » réputé leur être exclusivement propice. Partout où le mûrier croît et » prospère, le ver qui file sa feuille doit pouvoir croître et prospérer aussi.* » Ne méprisons pas toujours les rapports providentiels des êtres ! Pourquoi » ne créerais-je pas, sous l’abri où ce ver accomplit sa destinée, un climat w isolé, libre de toute influence locale? Je pourrais même plus facilement )) l’affranchir des intempéries moins brusques du Nord qu’on ne sait le » soustraire aux capricieuses températures du Midi. Que dis-je? il n’y aura » plus ni Midi ni Nord; car j’entrevois qu’il sera possible aussi de maîtriser » et de combiner dans leur étroit asile le feu et l’eau, ces deux promoteurs » de toutes les actions organiques, et l’on imitera pour eux jusqu’à -tés » vents qui maintiennent au dehors la salubrité de l’air et dissipent au loin » les miasmes délétères. » ’ * Y t'-1---’ ; ! - < io< v !> i -j.,
- J’ai mis ces paroles dans la bouche de M. Camille Beauvais',!<non pas, Messieurs , pour faire ressortir et valoir ici sa cause, mais parce qu’elles expriment, en effet, quelle pensée forte et profonde préside à Son établissement, et résument les principes sur lesquels s’appuient tous ses travaux. C’est à ses; dépens, c’est à ses risques»;' que, depuis-bientôt sept années, sous l’ascendant de ses convictions, il a mis ces‘ principes*en pratique avec des résultats toujours eroissans , sans se laisser ..décourager pfrr quelques' mécomptes dont il fait noblement l’aveu , sans ‘Se laisset intimider perdes inquiétudes de ses amis et par les doutes qu’il voyak*$»éJèver,i43oimm& des
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- , -, VERS 4. SOIE - a» • * •
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- nuages, prêts à obscurcir l’éclat de ses premiersjsuccès et à anéantir peut-
- être ses plus ebères espérances. 7 \ ) {;< n:.it'u-f ‘b b-o - 1 •;n•<-;?
- Il serait superflu d’entrer ici dans les détails généraux de culture et de manutention agricole que tout ami de l’agriculture est admis ,, est invité à observer dans l’établissement des Bergeries. Ils ont été décrits ailleurs, et la question n’est pas-là il me sufflf'de dife .que 67,000. mûriers des meilleures espèces et de la. plus belle végétation, parmi lesquels 011 remarque un graïul nombre de mûriers multicaules t sur lesquels JM. Camille. Beàu-vais fonde principalement l’espoir de secondes éducations annuelles qu’il se propose d’entreprendre, y couvrent , tant «en pépinières qu’en plantations .définitives, 16 hectares et demi de -terrain. lC| ; : \ s
- . L’établissement, tel qu’il est monté, peut parvenir à faire annuellement , dans un aussi court déUfi queTétat d$ ses jeunes-arbres le lui permettra, jusqu’à i5o onces de graipe. Pendant les cinquante dernières années, le .produit moyen d’une once dans des éducations du .Midi n’a pas excédé, de-
- 5o à 55 livres de cocons, c’est à dire qu’environ 10,000 vers seulement, sur 42,000 que contient l’onçe, sont parvenus à ce dernier période, qui lie un simple ver aux jouissances d’une civilisation -raffinée. >Au contraire, la première éducation de;,M. Cajnille Beauvais lui a donné 67 livres de cocons par once de graine ; il a été constamment en progrès pendant les années i85o, i83i , 183^ et r833 ; eu;--i834, il qbtint 104 livres. Tous ces faits sont généralement connus; sa dernière éducation lui en a donné 137 : cette éducation était de 8 onces ; elle a été faite sous une température de 18 à 2o degrés de chaleur au thermomètre de Réaumur ; elle a duré trente-sept jonrs, et consommé i6,83o liv. ( 8/j.i5 kiiogr.) de feuilles non mondées, provenant de mûriers moitié gre/fés, moitié sauvages ; elle a produit 1,101 liv. trois quarts (55i kiiogr. ) de cocons de la plus belle qualité , gros, fermes, d’un blanc admirable. Il ne paraît pas qu’un tel résultat
- ait été jusqu’ici obtenu nulle part en grand atelier : toutefois, M. Camille Beauvais est le premier à vous informer qu’un de ses élèves, M. Henri Bourdon, sorti depuis peu de temps de’fEcole polytechnique, et propriétaire à Ris, vient de terminer une éducation d’essai, dont le produit proportionnel s’est élevé à raison de 170 livres de cocons par once dé graine. ' -"‘"Nous avofis vu qu’üiie once de graine contient 42,000 vers : M. Camille Beauvais a employé 8 onces de graine ; il aurait donc du avoif 336,ooo vers
- à Soie. ' * • > ' - .1.. ,j ... -ir h
- Il a obtenu et réalisé 1,102 liv., ou 55ipkilbgt\ de cdèohsT*' îï né faut aux Bergeries que 36o cocons pour en faire une livre, il V âoric séüledient amené à bien .286,5.20 vers à soie. ' j, x~j c» i*c - . . -•
- i- ; • • • - ^ • •* '> •- j' „MJii O-. oîliüjuod o-:ij iii-
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- 456 ÉCONOMIE RURALE.
- Il en a perdu 4>°oo, à la montée, par vice d’arrangement dans les bruyères et par défaut de ventilation ( la ventilation ayant été presque supprimée par le placement des bruyères ). ' v s‘
- Il en a donc perdu, dans les premiers âges , 45,480, y compris les œufs qui ne sont pas éclos. * • 1
- Il résulte d’une analyse, que M. d’ArcetdL bien voulu me communiquer, que l’air de la magnanerie des Bergeries, pendant le quatrième âge, s’est montré légèrement alcalin. L’eau que l’on y a condensée, au moyen d’un ballon rempli de glace, a été trouvée limpide comme de l’eau distillée, elle était légèrement alcaline : le nitrate d’argent n’y a pas formé de précipité au moment du mélange; mais, bientôt, elle s’est colorée en rose aviné d’une couleur faible. A cette époque de l’éducation, la ventilation était bien régulière ; l’air était si peu altéré que l’on n’a pu y trouver d’acide carbonique sur la cuve à l’eau, et que les essais eudiométriques faits avec cet air sur cette cuve, soit par le phosphore , soit par le deutoxide d’azote, y ont toujours indiqué autant d’azote et d’oxigène que dans l’air pris dans le parc et essayé comparativement : cet air ne contenait que de faibles traces d’ammoniaque et d’aeide carbonique combinés. ' ” s .
- Au moment de la montée, la ventilation, comme je l’ai dit, s’est trouvée gênée et en partie supprimée par le placement des bruyères : alors, l’air de la magnanerie a cessé d’être aussi pur. M. Henri Bourdon, qui en a fait trois analyses , l’a trouvé composé au cent, et, pour terme moyen, de Azote et acide carbonique. . . . 82,57
- Oxigène. . . . . ... . 17,40
- 100,00
- On sait que l’air atmosphérique contient sur cenl volumes :
- Azote. ... . . . . . 79
- Oxigène. . . . . . . . .21
- On voit donc que cet air était déjà très vicié. A cette époque, l’eau condensée, au moyen de la glace, dans la magnanerie, était limpide ; elle n’avait ni odeur ni saveur , elle était alcaline, elle ne se troublait pas quand 011 y ajoutait du nitrate d’argent ; mais elle se colorait presque aussitôt d’un rouge brun assez foncé, et il s’y faisait promptement un précipité rouge brun abondant, qui paraît n’avoir point été parfaitement défini.
- On peut juger de ce qui peut arriver à des vers tenus constamment dans une magnanerie non ventilée, par une expérience que M. d’Arçet a faite sur des vers qui.étaient parvenus à leur dernier âge, élevés dans l’air pur, et que voici : on a enfermé exactement douze gros vers à soie, pris au quatrième âge, dans une bouteille de litre, où l’on avait mis quelques feuilles de mûrier ;
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- f\x-.
- VERS A SOIE.
- 457
- au bout de vingt-quatre heures, l’air contenu dans cette bouteille avait diminué de volume ; il était alcalin, et contenait au cent :
- .. , ' ' ’ Azote. . . . . 79,11 '
- Acide carbonique. . 17,5o
- Oxigène. . . • • 3,5g
- /' ' , -, '.. , : , 100,00 .,i.. .,, .
- Cet air était donc presque complètement vicié. Sur les douze vers à soie, un était mort; les autres * qui vivaient encore, étaient raccourcis, de couleur jaune gris sale, presque sans mouvement ; trois sont morts peu après sur des feuilles fraîches; les huit autres ont peu mangé, trois ont fait un , peu de soie avant de mourir, deux se sont convertis en chrysalides sans filer, et trois sont morts sans filer et sans se convertir en chrysalides. v J’ai dit plus haut que M. Camille Beauvais aurait dû avoir 336;ooo vers. • Sur cent œufs, il a donc •• * j ; ; r i < / 1 * * *
- Réalisé. . • . 85,27 cocons, 1 *' • : 1
- ; Et perdu. . . 14,75 vers à soie et oeufs non éclos. -,
- En ajoutant aux 286,520 vers qui ont filé les 4i°°° cjui sont morls à la montée, on a 290,020 vers parvenus à l’éducatitfh. Les vers ont mangé, pour arriver là, i6;85o livres de feuilles; la feuille fraîche contient au cent : ' ' ' ' ~ - - 4 •• •• : r;
- ... - Feuille sèche. . s. : . . . 32
- *'- , Eau. „ •*. ... ... 68 ,, v
- ‘ ’ 100
- Chaque ver à soie a donc mangé , dans tout le cours de sa vie , 29 grammes de feuilles fraîches ou 60,28 de feuilles sèches (1).
- J’ai prononcé plus haut, Messieurs, le mot d’élèves. M. Camille Beauvais se définit lui-même un homme de conviction , de progrès ; mais cette conviction, ce progrès, son zèle ardent et désintéressé cherche loyalement à
- (1) M. d’Arcet fils a trouvé 5,58 d’azote dans 100 de feuilles sèches. Un ver à soie n’a donc trouvé, dans tout ce qu’il avait mangé de feuilles, pendant tout le cours de sa vie , que 06,518 d’azote. - . v '
- La soie contient au cent x r ,33 d?azole. Un ver à soie mange donc, en azote, de quoi constituer, sous ce rapport, 4S»5|J2 de soie ; cependant la soie et la bourre d’un cocon ne pèsent que 28,327 ; un gros ver à soie , prêt à filer, pèse 3*5,275 ( étant asphyxié, et complètement desséché, il ne pèse plus que i.s,5 ) ; sa chrysalide ne pèse plus que 1^,783.
- M. d’Arcet nous promet l’analyse du ver à soie sec , de la chrysalide sèche , des crottes de ver à soie. Il sait déjà que ces crottes ne contiennent pas d’acide urique.
- ; ^ i<; a : ; fi’v; ^ ^ ; v,, { Extrait des notes de M. d’Arcet, } •
- * Trente-quatrième année. Septembre 1835. J\ ; v ahJ*: a ri
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- 45§' ÉCONOMIE RURALE.
- leur donner un empire , une extension qui en accroisse indéfiniment les influences. Pour y parvenir, il a ouvert gratuitement chez lui des cours théo* riques et pratiques, qui sont suivis par de jeunes propriétaires venant de tous les côtés de la France. Cette année, fis sont accourus, c’est le mot, au nombre de quinze. Parmi eux se trouvaient, avec M.Henri Bourdon, des élèves de Roville, le marquis Amelot, grand propriétaire en Gatinais ; le fils du baron Mallet, qui a unebelle raffinerie de sucreà Cboisyde-Roi ; M. Délia, fils du directeur de la ferme-modèle de Qnp\cm\M.. Baynaud, ancien préfet , des Hautes-Alpes et de Maine-et-Loire, qui fait, en ce moment même, des * plantations considérables de mûriers auprès des Bergeries. Après avoir employé une partie de leur temps à suivre l’éducation dans ses moindres détails, à y concourir de leurs propres mains, à étudiey la culture et la taille des mûriers, sous les auspices d’un pépiniériste du Midi attaché à rétablissement, chaque jour, pendant deux heures,: leur digne maître les réunissait en d’instructives conférences, où se résumaient, où se collationnaient toutes les observations du jour, où se discutaient, sous les points de vue élevés, que leur position sociale peut faire concevoir, tous les avantages qui doivent résulter , pour le pays eiFgénéral, du beau sujet de leurs études. Que d’idées véritablement logiques, que cîe lumières sans nuages, que de germes amélioraleurs fécondés par ce puissant rapprochement de l’observation et des faits, ont dû remporter déjà chez eux ces jeunes et studieux citoyens, légitime espoir de l’agriculture et de l’État ! Pour vous peindre d’un seul mot, Messieurs, et leur conviction profonde des avantages qfiils ont recueillis de leurs rapports avec M. Camille Beauvais, et des sentimens qu’a fait naître dans leurs cœurs la générosité du sien, je dois vous confier qu’avant de se séparer ils lui ont voté à l’unanimité une médaille d’or, éclatant témoignage de la reconnaissance la plus vivement'sentie et la plus dignement méritée. Cette médaille se frappe à la Monnaie, mais cette résolution est encore un secret pour M. Camille Beauvais; je suis sûr qu’il né sortira point de cette enceinte. Une foule de personnes se sont déjà fait inscrire pour suivre l’éducation prochaine. ;; Çm =
- Un de ces élèves, M. Peycams, neveu de M. Caussade, colonel d'artillerie et propriétaire à la Guadeloupe, s’est'parlicifiièreïfient' exercé à la filature. 11 va se rendre dans cette île, à la demande de^principaux colons , pour enseigner aux femmes de couleur le filage des cocons; à cet effet, il emporte avec lui un appareil complet de filature. V , ‘v. v
- Mais M. Camille Beauvais le reconnaît et le publie , dans des termes qui peignent à la foissott caractère, sa gratitude et son amour pour la vérité : les beaux résultats qu’il a obtenus cette année, il les doit, tonte- juste part
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- . ; VERS A SOIE. . , 4^9
- faite à ses propres lumières-* à la haute portée de son esprit, à sa forte persévérance;, il les écrit incontestablement à l’appareil de ventilation que 3VI. d’Jrcet a déjà porté à votre connaissance, qu’il a fait exécuter dans la belle magnanerie de M. de GrJLmaudet, et dont la Société d’encouragement a publié, dans son Bulletin, le plan et la description sous le nom que M. d’Jrcet lui a donné de magnanerie salubre (i). Après divers essais, cet appareil simple et peu coûteux lui a enfin prouvé, dit M. Camille Béarnais lui-même, ce qu’il entrevoyait, ce qu’il cherchait depuis long-temps : une température égale et un air pur constamment renomelé ; conditions qui, jointes à une propreté minutieuse, rapprochent, autant que possible, l’éducation artificielle des vers à soie, dans les demeures étroites où l’Europe . est obligée de les tenir confinés, de la condition la plus favorable où la nature ait pu les placer (2).
- : La première application du système de ventilation de M. d’Jrcet à l’éducation des Bergeries a donc eu, de prime abord, tout imparfaite que pût . être encore une opération que le défaut de temps ne permettait , pour ainsi dire, que d’improviser, un succès qui ne pouvait pas manquer de frapper les esprits. A Dieu ne plaise que ce qui me reste à dire affaiblisse le mérite de l’applicateur et ses droits à votre intérêt! Au contraire, M. d’Jrcet a écrit lui-même que c’était M. Camille Beauvais qui, partageant l’opinion que ce savant s’était formée en voyageant, sur les éducations du Midi, l’avait engagé à préciser ses idées à ce sujet, et à faire le plan d’une magnanerie salubre. L’agriculture française se plaira donc, je l’espère, à confondre dans le même sentiment d’estime le savant et le praticien. Je dis l’agriculture française, car, il ne faut point le mettre en doute, si la belle expérience qui vous est soumise doit avoir, sur la production de la soie dans les parties centrales et septentrionales de la France, une si haute influence, combien plus efficacement encore ne contribuera-t-elle pas à l’amélioration des éducatipps du Midi! Que les hommes les plus réservés, que ces anciens agronomes, qui ont tant.,$le droit à se retrancher dans la prudence que nous respectons en eux, et qui est le trésor de toute leur vie, souhaitent donc du moins que de tels essais se renouvellent et se propagent! Mais le sujet est si important ,1a question est. si grave, que je vous demande, Messieurs, la permission d’entrer encore ici dans quelque^;détails, que je ferai,
- (1) Par sa délibération du 18 mars i835, le Conseil d’administration ayaecepté avec reçon-naissancede mémoire de M. à Arcet, et en ’a ordonné l’insertion*dans le Bulletin de la Sociéîé.
- (2) Oa observe fen Chine une espèce sauvage qui croît èn plein air'àtrr les mûriers dédâ3*
- contrée,n’a p*tserieo'pe ptï apprivoiser.-r-rc;; mou nb lu. t Jnera
- 62.
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- 46o
- ÉCONOMIE RURALE.
- précéder d’un court résumé des conditions essentielles à une bonne éduca-i tion , et des moyens mis en œuvre jusqu’à ce jour pour assainir les magnaneries.- : •- ' -: ' ; \.’v-. !':
- Si l’on étudie avec soin l’organisation des vers à soie qui ne respirent que’ par leurs stigmates, et qu’on analyse les gaz qu’ils expirent, surtout dans les derniers âges, on ne tarde pas à se convaincre de l’importance d’une douce et continuelle circulation d’air, dans une chambre ou des millions île ces petits insectes doivent être agglomérés et étendus sur des litières d’où partent des exhalaisons malsaines. ~ ^ >v' ? “ ' : V
- En observant attentivement les travaux continuels qui s’exécutent dans ces petits corps, ainsi que les effets de dilatation et de rétrécissement qui se produisent sans cesse chez ces insectes, surtout au moment des mues, on voit que toutes leurs fonctions s’opèrent avec plus ou moins de vitesse et de facilité, selon la chaleur à laquelle ils sont soumis, et l’on sent parfaitement à quel danger les exposent des changemens brusques de température. -La grande humidité, dont le moindre inconvénient est de produire la fermentation des litières, est«funeste aux vers qui aspirent des gaz malsains; aussi les éducateurs redoutent-ils, dans le cinquième âge surtout, les vents chauds et humides du sud. Dans les magnaneries, outre l’humidité extérieure, il s’en développe encore une très grande, qui provient des feuilles et des vers eux-mêmes. V • •
- La sécheresse de l’air, outre qu’elle est essentiellement nuisible aux vers comme à tous les animaux, même lorsque cet air est le plus pur possible, dessèche et flétrit promptement les feuilles; et les vers, qui sentent instinctivement le besoin d’une certaine quantité d’eau dans leurs alimens, dédaignent la feuille aussitôt qu’elle est fanée; delà, souffrance des vers et perte de feuilles. • > , .
- Tous les éducateurs savent, par leur propre expérience , combien il serait important de remplir les conditions de continuel renouvellement d’air, de constance de température , et d’invariabilité hygrométrique; mais, faute de moyens pour y satisfaire, ils se sont efforcés de parer aux inconvéniens, et dans ce but ils ont l’habitude de brûlêr, dans la chambre, des plantes aromatiques, d’y faire bouillir du vinaigre, dans lequel on met quelques clous de gérofle, de saupoudrer les vers avec du chlorure de chaux, etc., etc. Mais on conçoit aisément l’insuffisance et même le danger de tels procédés.
- Dandolo, habile éducateur du Piémont, ne tarda pas à s’assurer que ces moyens étaient funestes aux éducations, et bientôt il réforma complètement l’art du magnanier. Pour assainir unemaagnanerie, il fit percer dans ,
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- * * VERS A SÔIf . ^ s 4&1
- . .,. > j. ... , ’ , 1 . ^, • *> f) ..
- ïe plancher, clans te plafond et dans les murs latéraux-, des ouvertures destinées au renouvellement de l’air, repoussa les fumigations dont il reconnut le danger; et dans les magnaneries, construites d’après ses plans,'et appelées dandolières, ses imitateurs, qui, malheureusement, sont en petit nombre , parce que les encouragemens ont manqué en Piémont, obtiennent* ioo ou uo livres (i) de cocons, au lieu de 5o ou 60 par once de graine. Voici, en France, la question amenée devant vous; les encouragemens n’y manqueront pas. - 5 -;J<r /’«•? ‘
- ; Cependant le système de Danâolo est encore défectueux; il établit ses foyers dans la magnanerie ,même ? et l’action immédiate clë la chaleur développée , et des exhalaisons répandues par les combustibles, ne peut qu’être pernicieuse pour les vers. D’ailleurs ses moyens sont souvent impuissans,, surtout dans les temps lourds et orageux où l’air circule difficilement, et où l’on est forcé d’avoir recours alors aux fumigations de chlorure de chaux, dont l’application est loin ,de pouvoir se faire toujours avec1 la régularité désirable. . ,
- Il est donc nécessaire de mettre en oeuvre des moyens plus puissans, des moyens infaillibles pour appliquer le principe d’assainissement développé par Dandolo': c’est alors que la science s’empare véritablement de la question ; elle anéantit complètement l’action des influences extérieures , trans-< porte hors de la magnanerie la source de la chaleur, et parvient à réaliser la simultanéité des quatre conditions essentielles au süccès des éducations.
- Dans le système de M. d’Arcet, la magnanerie est au premier étagé , le foyer ou calorifère est au rez-de-chaussée, dans une chambre étroite , dife chambre à air. L’air sort de cette chambre pour traverser des conduits pratiqués dans toute la longueur du plancher de la,magnanerie efs’y répandre par des ouvertures circulaires de grandeur variatle. Dans le plafond est établi un système de conduits et d’ouverfùrès parfaitement symétrique avec le système inférieur; cest par ces ouvertures supérieures que l’air, puissamment attiré par un tarare et par un fourneau d’appel placé dans la cheminée meme qui reçoit le tuyau du calorifère^ sort après avoir été introduit dans la magnanerie , et cet appel en produit un 'autre sur l’air de la chambre inférieure, de sorte qu’il s’établit un courant côhtinu. Il ne s’agit donc plus que de maintenir une chambrepeu spacieuse;. d&ns des circonstances convenablés de température èt'd^hiünidtté. 'Ofl dbflent? aisément ce résultat, en y produisant, à l’aide d’un calorifère de là glace, des linges
- (i) La livre de 16 onces. ‘ '
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- ECONOMIE RURALE, , .»
- mouillés , des matières desséchantes, de la chaleur, du froid , de l’humidité de la sécheresse!^ - --y ^ °[ -» f 01
- Au mois d’avril T835, M. d’drcet envoya a M. Camille Beauvais sés plans de magnanerie salubre. Le temps des éducations approchait; manquer cette époque, é’était reculer d’une année entière l’application du système et la connaissance de,son résultat. M. Camille Beauvais est impatient de mettre en pratique l’oeuvre de la science dont son expérience de magna-nier lui garantit le succès : en un mois, il improvise une magnanerie nouvelle, dont il sait, par des applications judicieuses, faire ressortir tous les avantages; il supplée même, autant que possible, aux imperfections qui devaient nécessairement résulter de là précipitation avec laquelle l’appareil a été exécuté, et de là nouveauté même du système appliqué à l’éducation des vers à soie. , ' ^ ~ 1 *
- M. Camille Beauvais a trouvé immédiatement dans le beau résultat qu’il a obtenu le prix, de ses soins et de son dévouement (ij, et il se flatte d’avoir démontré plus explicitement qu’il n’avait été fait précédemment sons notre climat, grâce au système d’assainissement de M. d’drcet, pour l’application duquel il ne faut qifun ouvrier attentif et soigneux, exécutant bien la consigne qui lui est donnée, qu’une nouvelle ère peut commencer
- pour l’éducation, des vers à soie.r . . -, , . :
- ± mî , • . . :"s; l'-rniu Uv'V ;;)h>h!;’r ^ ’.hr: : r,i*
- r Toutefois , Messieurs, si, le fait important qui vient de s’accomplir auprès de îa capitale sembie'appuyer les belles espérances que beaucoup d’hommes éclairés ont embrassées, il faut le dire, il faut Je répéter dans l’intérêt même de.la Vérité, qui repousse un triomphe équivoque : quelque confiance que mente et qu’obtienne, déjà cette expérience remarquable , elle ne se présente-encore que^ comme un fait unique, isolé , tout récent, jusqu’à présent privé du contrôle qn^il ne peut obtenir que de sa* reproduction.même; opérée ^ar diverses personnes,, ei^ d’autres circonstances et en cTautrès lieux, et
- qui.doit kinsi recevoir la sanction du temps. L’auteur de. cette expérience ' à *j: * . ntijf:'.jij.: er.':rrt'-'-. • T,.rr ..< «•* u . , ... --rf • --
- . mérite, ju etre encouragé, sans doute ; 1 attention de ceux qu elle intéressé
- , .-h'* -VV'r v .m - l: 1j î;: r• 1 ... .m.
- doit eire a la fois eyeillee, et| contenue, peut-elre;. de nouveaux essais vont
- pa rai içg,désirables arix yéritables arpis dé .nos prospérités/ c’est à dire, Messieurs.^^ jvousft^qs^ ji?pn, mais, il est^instant que ces essais se
- -?(r) dbe-psisi«Q»*$»t M^-sine .grège('ps$'&k«f>iii9fl>çfit Ca~%
- nÿlle Beqwai Mi PM jWfûfoieig Rac.e:
- fit venir de Canton en qui s^pqt < j^u/à,ppeu altérée, 'par l’jjicii.rie^et çar l’avarice des
- premiers éducateurs; que M. Poidebard est parvenu, par des efforts longs et assidus, à régénérer *d’une façonn,emarqtrablv',‘‘etrî|Tre^M7^"CumUfe Aecmrgér-s-efforce -de- remlreà toute -sa-beauté primitive. . '. aodi jl:‘>ivï: (:
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- ENSEIGNEMENT AGRICOLE.
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- coütinueftt, car ce''qu>ï a-frappé ybs regards a frappé aussi les * regards d’habiles éducateur^ du Midi, etrangers àitoute prévention , supérieurs à tout préjugé. Ils vont attendre ces nouveaux essais avec unrempressement d’autant plité' légitime qu iis' savent bien que ce qui s’expérimente en ce moment dans le Nord ne petit que tourner au profit du Midi, tout prêt à s’emparer avec .reconnaissance des méthodes nouvelles qui lui paraîtraient suffisamment éprouvées; ils1 savent'que l’industrie surfaquelle. de grandes, fortunes sont fondées dans le; Midi pourrait, Sans leur nuire* créer, dans le Nord ;.,des fortunes séinblables^én affranchissant gradoeliementJ'ia ; commune patrie dtt tribut de 43 millions‘qu’elle paie en ce moment à l’étranger, et dont les agriculteurs du Nord , émules désormais et non rivaux de ceux du Midi, pourraient, dans un quart de siècle, partager en frères avec
- i.U'.J
- 'il':
- ceux-ci les primes toujours croissantes.
- Par ces diverses considérations , -Messieurs»;' ‘votre1 Comité d’agriculture m?a chargé d’avoir l’honneu^’de vous proposer d’insérer le présent rapport dans - le 'Bulletin 'et de le renvoyer à la ‘Commission des médailles, p .>*;:/>!,' Approuvé en séance, le 3o septembre i835. • : .
- p 'SignétSouLA.NGE Bodin
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- > '.tu,
- rapporteur
- ' r 1 i 4 V", < ••
- ENSEIGNEMENT AGRICOLE.
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- il) /.(
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- Rapport fait par M. le baron de Silvestre, au nom du Comité y d’agriculture^ sur une proposition de créer deux, bourses a u T Ecole royale d’agriculture de Grignon. \.n - : , ;/
- in*';. •- !ty,rA'VV , ’ !]} -i ••'H ' •.
- Messieurs, la réunion de votre Comité d’a.griçuUurefqui a eu lieu le 9 du présent mois, avait pour objet principal d’examiner quels étaient les moyens les plus efficaces d amélioration que.la Société pouvait affecter au premier des arts utiles, qui a fait si peu de progrès, dans la pratique, depuis cinquante années, tandis que tous les autres arts industriels en ont fait de si remarquables , et auxquels vous avez eu le bonheur de contribuer ; mais un autre ordre de considéra lions semble devoir diriger daps les moyens qu’il convient d employer pouri provoquer les progrès de l’agriculture et celui des autres
- arts industriels. Dans ceux-ci, il suffit d’obtenir la découverte qui constitue le progrès; de toute part, des hommes industrieux et-des capitalistes se présentent pour exploiter les nouvelles richesses que. le génie inventif apporte à la fabrication; les résultats sont rapidement connus et générale-«entjappréciés^ et s’il y a pour votre Société des grapds motifs de provoquer
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- m
- ÉCQNOJIJE RURAX£.^, ^
- et de Récompenser les heureuses inventions, il y.,en a très rarement d’en-, courager, par des sacrifices pécuniaires, leurs applications dont l’intérêt * .bien entendu garantit toujours 1 extension. - - V ** .:l , . U, »,
- L’art de: ragrijçultureÏ4est |^Ja^ une position très différente! de celle ^ des , ^ autres arts industrielsf,Ja, plus- grande^difficulté n’est pas d’inventer des^ procédésde?culturerplus?^upLueux? des.instrumens ruraux perfectionnes^ * de désigner quelles plantes peuvent êtr^ cultivées avec le plus de spçces, ou ^ - quelles- races d animaux doivent ptrç introduites, et comment il £aut*Ie$ en-^.' ( •tretenir et les conserver dans des circonstances données: mais la grande difficulté, consista clans Jes ^ioyeu,^ de multiplier les applications autant^/ qu’il serait désirable. ..Nos cultivateurs manquent, en général, d’instruction^ ; et de capitaux j ils ne lisent point,} et se préviennent volontiers contre ïes choses nouvelles dont on les engage àessayerla pratique : leurs habitudes^, leurs occupations si multipliées, et la faiblesse de leurs moyens pécuniaires, les astreignent à suivrê la routine à laquelle ils croient devoir, les recou-vremens, qui, souvent, les dédommagent si faiblement de leurs pénibles !
- travaux., * . ,r ,...* ' A:.- y,- \
- Aussi, Messieurs, voyons-nous, sur une immense partie du sol de la France, les cultivateurs conserver les jachères, l’assolement triennal, et considérer la production du blé comme la plus appréciable de leurs récoltes , bien qu’il puisse être facilement démontré que le prix du blé, qui atteint à peine, en ce moment, celui qu’il avait habituellement il y a soixante ans, est aujourd’hui incapable de couvrir les dépenses qui ont été faites pour l’obtenir. Les nouveaux procédés sur les assolemens , l’emploi intercalaire des plantes qui nourrissent abondamment les animaux, permettent a ceux qui font usage de ces procédés de se récupérer de la perte qu’ils éprouvent sur les grains, par la venté de ces animaux multipliés et engraissés, et par celle de leurs produits ; ces nouveaux procédés , Messieurs , sont donc* d’une telle importance, que leur adoption générale permettrait
- aux cultivateurs de donner une moins sérieuse attention à la perte momentanée qu’ils peuvent faire sur la production du blé, et assurerait la culture non interrompue de cette denrée de première nécessité, et dont rien, sans cela, ne pourrait garantir la durge, puisqu’il^ serait hors de raison de penser que des ouvriers persisteront: à continuer un genre de travail qui leur serait onéreux, si aucun bénéfice ne leur assurait d’ailleurs un suffisant 'dédommagement, i ;v; 7 ; ’ - ' 1 i - . - : r .,
- C’est donc, Messieurs * vers les meilleurs moyens à employer pour pip-pagêr, le plus^énéralement possible. les bonnes méthodes rurales que les
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- ENSEIGNEMENT AGRICOLE. 4^5
- encouragemens devraient être dirigés, et ces moyens, qui sont d’une si remarquable importance, n’ont pas, jusqu’à présent, été pris dans une assez grande considération par l’administration. Les Sociétés d’agriculture, répandues dans les départemens, y publient d utiles préceptes, les Comices ruraux y récompensent les habiles cultivateurs ; les fermes-modèles, quoi— -qu’en trop petit nombre, y donnent de bons exemples, et les écoles rurales fournissent annuellement quelques praticiens éclairés ; mais les publications des Sociétés d’agriculture sont rarement lues par les cultivateurs, de profession; les Comices agricoles sont institués dans un fort petit nombre de départemens : il y a très peu de fermes-modèles ; elles n’ont quelque influence que dans un cercle peu étendu autour d’elles, et cette influence est affaiblie par cette opinion très commune chez les cultivateurs, que ce n’est qu’à force de sacrifices pécuniaires que les gens riches qui les possèdent parviennent à perfectionner leur culture ; enfin , les écoles rurales, qui seraient les moyens peut-être les plus sûrs de généraliser la connaissance approfondie des bons procédés, ont donné, jusqu’à présent, trop peu d’élèves instruits pour faire apprécier tout le parti qu’on pourrait en attendre. C’est sur ce dernier moyen d’amélioration que votre Comité d’agriculture croit en ce moment devoir appeler votre attention ; il pense qu’un petit nombre d’élèves entretenus par vous à l’une de nos écoles d’agriculture pourraient avoir une influence heureuse , ne coûteraient pas plus, par année, qu’un des moindres des prix que vous consacrez annuellement aux inventions utiles, et cette disposition bienfaisante serait un bon exemple qui pourrait trouver beaucoup d’imitateurs parmi les hommes qui apprécient à quel point il serait important, en ce moment, de donner sur toute la surface de la France une impulsion efficace à notre agriculture. '
- . Le prix annuel de la pension à Grignon est pour tout élève interne de i,3oo francs pour 1 instruction, logement, nourriture, soins médicaux , chauffage, éclairage , blanchissage et entretien du trousseau ; chaque élève reste deux ans à I école, et y prend une fort bonne instruction théorique et pratique, à la suite de laquelle il reçoit un diplôme, qui, souvent , lui assure une place lucrative. L’utile habitude que vous avez, Messieurs, de n admettre comme élèves à vos frais que des jeunes gens qui aient subi un examen rigoureux et comparatif, vous garantit que vous n’auriez à l’école que des élèves de première ligne, et que vous éprouveriez à Grignon la meme jouissance que vous éprouvez ici à l’École, des arts et manufactures , ou les élèves que vous y avez envoyés sont constamment un objet d’éloge' Trente-quatrième année. Septembre i835. 63
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- ÏFOTlt&ES : IN D «SERIELLES.
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- pour tes professeurs de cet excellent; établissement* et dans- lequel vous avez maintenant la certitude «L’avoir? favorisé les travaux de jeunes gens qui promettent des directeurs très instruits àj-no®:manufactures, üî
- 'D’après ces considérations,^votre Comité d’agriculture a l’honneur devons proposer de décider que:* chaque année, la Société, d’encouragemej&t nommera , à la suite d’un examen appcdfemdi, deux élèves internes, à ses frais, à l’École d’agriculture de Grignon. ,î : ; v; i •
- Le concours pour obtenir ces deux places sera très incessamment ouvert, afin que les deux élèves qui auront été choisis, cette année, puissent assis-? ter au commencement des cours de ladite école. . . fî! : v
- Approuvé en séance, le 15 septembre i835. - ^ ‘ : x
- : . . Signé baron de Silvestre, rapporteur.
- .NOTICES INDUSTRIELLES (i).
- Arts mécaniques. — Machine à élever les fardeaux par, le poids des hommes , par M. Coignet. Cette machine > dont la construction est très simple, a été employée dans les travaux de Vincennes pour élever verticalement les terres du fond des fossés sur la contrescarpe et sur le parapet. Elle consiste en une poulie placée à la hauteur où l’on vei^t élever les terres et sur laquelle passe une corde portant deux plateaux ; l’un des plateaux étant au pied de la contrescarpe , et l’autre à son sommet, l’ouvrier, qui est au fond du fossé , amène sa brouette chargée sur le premier plateau, et monte, par une échelle , au sommet de la contrescarpe, tandis qu’un autre, placé avec une brouette vide sur le deuxième plateau, descend au fond du fossé el produit l’ascension delà brouette pleine. (Annales maritimes. Juillet 1835.)
- Nouvelle serrure de sûreté. Celte serrure, de l'invention de M. le baron Audleyy de Heleigh-Castle, en Angleterre, est principalement composée de deux plaques de métal, susceptibles de s’écarter lorsqu’on y introduit la clef. Au moyen de deux ressorts placés latéralement, elles reviennent dans leur première position , ce qui fait qu’on ne peut ouvrir la serrure qu’avec une clef d’une forme particulière, que JM. Audley fait varier pour chacune de ses serrures. L’objet principal de cette invention est la pièce que l’auteur
- (i) La Société d’encouragement n’entend garantir-, en aucune manière , les avantages des mackines ou imtrumens et le succès des procédés'consignés*dans cesnotices. ' î . -
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- nomme protecteur ; elle consiste en untuke qoi entre dans la partie forée de kt clef y laquelle porte elle-mêmeiune languette qui entre dans une partie évidée du tube .: ce protecteur,est vissé dans la plaque de derrière de la serrure ; on peut le- retirer à volonté, et Ae possesseur il une telle serrure est certain que qui que ce soit, si ce n’est lui-meme, ne peut 1 ouvrir, eut-il meme une clef exactement semblable à la;'Sienne.'^ Repertory of patent inventions. Juin i835.) . . ; - ^ r : \ 1 mj u
- Tunnel creusé au dessous du lit d'une rivière navigable. Ce tunnel, entrepris, il y a un an, par les soins dé M. Surdon, passe sous un bras de rivière navigable qui se jette dans la mer près de Weymouth. Le passage, de forme elliptique, a 4^o pieds de longueur,.7 pieds de haut et 4 pieds et demi de large; on y descend par un puits de 5o pieds de profondeur. Le tunnel, composé de briques liées par du ciment romain, est destiné à recevoir des tuyaux pour la conduite du gaz ; le sol en est parfaitement sec. Un escalier va être pratiqué dans le puits pour y descendre plus facilement. La rivière, qui passe au dessus, a 14 pieds de profondeur à marée haute et 7 pieds à marée basse. ( Repertory. Septembre 1835. ) '
- Nouvelle machine à vapeur, par M.-Ædous.\jes perfectionnernens imaginés par l’auteur consistent dans une combinaison de leviers destinés à remplacer le mécanisme connu sous le nom de parallélogramme dans les machines à vapeur ordinaires; ces leviers* qui règlent d’une manière uniforme le mouvement vertical de la tige du piston , et le transmettent par l’intermédiaire de bielles à la manivelle montée sur l’arbre principal, sont au nombre de six, articulés sur des boulons traversant leurs extrémités. Les deux leviers verticaux .inférieurs , attachés sur la semelle de la machine, reçoivent deux autres leviers qui se croisent à angle droit, et sont réunis au milieu par un boulon qui les traverse; à ces leviers sont articulés deux autres leviers qui se réunissent, par leur sommet ? à, une .traverse passant dans une coulisse pratiquée dans les montans cle la machine. Cette traverse reçoit la tige dii piston qui, lorsqu’il s’élève , produit l’extension des leviers, et quand il descend, les rapproche (1). • ;:f -
- Machine a faire les briques, par M. Beart. Cette machine consiste dans un moule ordinaire a briques, tournant horizontalement* par l’une de ses extrémités, sur une charnière montée sur un établi ; .il,est muni d’un couvercle mobile portant un manche. La terre, qu’on,jette dans ce moule, y
- (0 Nous ne pouvons entrer dans de plus amples détails sur cette invention , sans le secours des figures, qu on peut consulter dans le cahier d’octobre du Repertory of arts.
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- est fortement comprimée par un piston qui agit de bas en haut, pendant qu’on maintient le couvercle sur forifice du moule ; quand la brique a été formée, le piston la fait sortir du moule après qu’on a soulevé le couvercle. >
- * Toutes des*: p&rties de la machine ;sont en fer. Pour que la surface du piston n’adhère pas à la terre-ywi la recouvre d’un morceau d’étolfe de laine ou de peau de veau garniede son poil. (Repertory,'Octobre _i835.- ) ^
- Machine à fabriquer les bois de fusil. M.'ÆV Grimpe a imâginé une machine qu’il nomme armuriere, et qui convertit des plateaux~de noyer en bois de fusil d’une grande perfection et d’une constante régularité. Parce procédé, la façon'du bois de fusil est réduite de francs 5o 'centimes à 35 centimes. Une commission d’officiers d’artiilerié a constaté les avantages de cette machiné'.'''Mêm, encyclop. Août i835.) ; " * 4n i -nn
- Presse typographique à platine élastique, par M. Saxton. Celte invention consiste, i° dans l’emploi d’une platine flexible ou élastique, au lieu d’une platine métallique, rigide et inflexible; 2° dans l’application d’un liquide ou d’un fluide aériforme pour opérer la pression ; 3° dans un mécanisme combiné de telle sorte que ce mode de pression puisse être appliqué soit à des presses typographiques, soit à des presses lithographiques. En employant une platine élastique, la pression s’exerce également sur tous les points de la forme , sans altérer les caractères ; ou peut imprimer dans toutes les positions, soit de bas en haut, soit de haut en bas , soit latéralement. Un autre avantage du nouveau système , c’est de supprimer les hausses des presses ordinaires, attendu qu’il est indifférent que la forme ait un niveau parfait , puisque la platine élastique atteint tous les points de la surface.
- Cette platine est composée d’unefeuille mince de cuivre ou de tout autre métal, variant d’épaisseur suivant le format à imprimer, mais étant ordinairement épaisse comme une feuille de parchemin. Sur cette platine se place un coussin en cuir ou toile imperméable, fixé par ses bords à un châssis <le fer, et dans l’intérieur duquel on introduit de l’eau d’un réservoir supérieur ; celte eau , après avoir opéré la pression , s’échappe par un tuyau de ,,décharge plongeant dans un récipient pour éviter la rentrée de l’air. Un xobinet, placé au centre de la platine, et dont la tige est en communication avec le mécanisme de la presse, s’ouvre chaque fois que la feuille doit être ,, imprimée et se ferme aussitôt que le tirage est fait. i,;
- _ ,.Le degré de pression se règle d’après la hauteur de la colonne du liquide; \e tuyau qui le contient a de 5o à 40 pieds de hauteur ; il faut que le tuyau de déchargeait au moins 10 pieds de long, afin de permettre le prompt écou-
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- léracnt de Peau qui a opéré la pression. {>Repertory. Septembre i835. } (i) >.) Arts chimiques*:;— Extraction du gaz-light de la, tourbe*Jx\. Merle > en distillantde la tourbe, a obtenu un gaz dont la lumière., suivant lui, a plus d’éclat et plus de pureté que celle du gaz: de la houille; Pour arriver à ce * degré de pureté, l’auteur fait usage d’un appareil ou purificateur, composé de dix-huit tuyaux, dont chacun plonge dans un réservoir d’eau courante, par lequel le gaz passe en se lavant rapidement, de manière à s’épurer sans perdre son carbone. 13e gaz, avant d entrer dans le gazomètre, passe au travers de deux couches de chaux sèche, et est alors aussi pur qu’on peut le désirer..Le coke qu’on retire de la distillation convient pour la cuisine; il donne beaucoup de chaleur et s’allume facilement. On peut appliquer le gaz provenant de la tourbe à la cuisson des alimens. {Journal des connaissances usuelles* Mai i835.) • “ «
- Gaz portatif non comprimé, par M. Houzeau^Muiron. L’auteur a imaginé de transporter le gaz non comprimé dans des espèces d’outrés élastiques et imperméables, munies d’un robinet et d’un tuyau. Ces outres se placent sur des voitures d’une construction particulière ; arrivées au lieu de la consommation, on les met en communication avec un gazomètre, et, après avoir ouvert le robinet, on les comprime de manière à les vider très promptement. Dans une expérience récemment faite à Paris, on a allumé un grand nombre de becs dans plusieurs parties de l’édifice à éclairer, et on a remarqué que la pression était toujours égale, et que la flamme n’éprouvait aucune oscillation, quoiqu’elle ne fût pas garantie par un verre. (Mémorial encyclopédique. Août i835. y l -f- u jq.» ihiüüno .<
- J Procédé d'épuration et de blanchiment des graisses animales et de l'huile de poisson , par M. Losh. A une'quantité donnée dé graisse ou d’huile destinée à être épurée et blanchie, l’auteur ajoute un 20e de sôn poids de potasse ou de soude caustique dissoute dans de l’eau bouillante. On prend, d’autre part, une quantité de chlorure de chaux du commerce, égale en poids au quart de la matière à blanchir, et après l’avoir dissoute dans de l’eau froide, on décante la liqueur et on la verse goutte à goutte dans la solution chaude de graisse et de potasse, en agitant continuellement. Daction blanchissante commence aussitôt, et continue tant qu’on verse du chlorure de chaux. Cette opération étant terminée, on verse la matière ainsi blanchie dans une chaudière de fer étamé, et on la fait bouillir en y mêlant
- (1) Cette nouvelle presse a été présentée à la Société d’encouragement, qui sera bientôt à iftême de s’assurer si les avantages que lui attribue l’auteur sont réels. vî
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- de l’acide sulfurique étendu daqs trente parties d’eau ; cet acide précipite les parties alcalines ou calcaires en combinaison ; on le sépare ensuite de la graisse en la lavant dans de l’eau chaude. Ce procédé est applicable, suivant l’auteur, à l’épuration et au blanchiment des huiles de baleine, des huiles de lin , et des graisses animales impures. ( Repertory. Septembre i835. ) Arts économiques.-—Nouveau mors pour les chevaux, par M.Caiman-Du-verger. Ce mors, nommé lycos, est dépourvu de montant, de têtière, de frontal, de sous-gorge, de muserolle et de gourmette; il est composé d’une pièce unique de métal et supporté dans la bouche du cheval par l’accroissement inférieur et latéral de la ganache, sans le concours d’aucune espèce de bride. Les cations ne touchent les barres que sous l’effort des rênes, mais alors la langue et les lèvres ne peuvent s’interposer. Le mors nouveau est facultativement plus doux que le bridon et plus puissant que la bride; il convient également à tous les chevaux , et réunit à lui seul les avantages généraux et particuliers de toutes les sortes de brides. Son placement résulte de l’application d’une vis ; rien ne peut l’arracher de la bouche du cheval; enfin avec lui le cheval mange , boit et dort, sans que ses barres s’échauffent et perdent leursensibilité. Ilaétéessayé avec succès par plusieurs directeurs de manèges, à Paris. {Mémorialencyclopédique. Septembre i835. )
- Nouveau procède pour obtenir la farine de gruau, par M. Raspail. L’auteur remplace l’opération difficile du sassage pour obtenir la farine de gruau, par le procédé qui produit l’orge perlé, et qui consiste à éloigner assez la meule tournante pour ne faire que couler et écorcer le grain au lieu de l’écraser ou le moudre. Au moyen d’une meule en grès ou en bois, de 18 pouces de diamètre, faisant /\Oo révolutions à la minute, on opèro le perlage ; cette meule est enveloppée d’une chemise en tôle percée comme 'une râpe; les grains, au sortir du tarare, tombent, par le haut de la chemise, sur la surface horizontale supérieure de la meule, qui, en vertu de la force centrifuge, les lance vers la circonférence, ot'i ils viennéht couler entre les parois perpendiculaires de la tôle immobile et de la meule qui tourne ; c’est dans Ce mouvement incessant et rapide qu’ils se perlent en s’arrondissant. Après avoir perlé suffisamment les grains, on les transporte sous la meule ordinaire à l’anglaise ou à la française, et on blute à froid. ( Réformateur. i t Septembre 1835. ) ' •'
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- BIBLIOGRAPHIE. INDUSTRIELLE,
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE, i .. »*» l; Livres français. '' ‘
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- Leçons de géométrie appliquée aux arts , par AL Lacroix. Ip-4* F», v Mémoires de la Société d’asrriculture et des arts de Seine-et-Oise. 35e an-
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- ne^. In—8. ^ *- -y -.Jf r-j-‘ ?"îl.^rf^i«
- Lettre sur le mûrier multicaule ou le mûrier des Philippines, par M. De-lile. In-8.
- Description du sigmagraphe, instrument destiné à donner les moyens de dessiner exactement, par AI. Bunel. In-8. -nrh af,, ,{« ^ jrJ. r ,4
- Rapport sur les papiers dits de sûreté, jde M. Mozardy par M. Girardin.
- In-8. . . J' ...... . . ’ - *rn. -me
- De la taille du pommier et du poirier en fuseau , par M. Choppin. In-8.. Rapport sur le commerce entre la France et l’Angleterre, par M. H.Say. I11.-8. . . . .,rv; r . ♦ :f
- Alanuel du poêlier-fumiste, par MM. Àrdçnnitt Julia-Fontenelle. In-18. Statistique industrielle du département de la Loire, par M. A. Peyr.et. In-8. . " .... , ..
- De la culture des betteràves , par FF. Cobbet, trad„ de l’anglais par M. L. Falcourt. In-8. , . . . w ' ..V
- Halage au galop sur les canaux, par M. Dausse. ln-8. ... , , .
- Notice sur les chemins de fer de l’Amérique du Nord. ,In-8.„
- Nouveaux procédés pour fabriquer la fonte et le fer en barres, par M. Guenyveau. In-8. , , , • é
- Recueil de procédés chimiques appliqués aux arts et métiers , par le comte de Gazzera-Houlmer. In-12. \ . 1 ,rU ; é n.( -
- Recherches sur le canal de Soissons, par M. Th. Geslin. In-/j. ,
- Cours élémentaire théorique et pratique de construction, par M. P, Dou-? liot. 1 vol. in~4°. . ' . j . • . ,t . ,/
- Description générale des phares et fanaux, par M. Goidier. In-18. i; . Porte-feuille industriel du Conservatoire des arts et métiers. 9e et io* livraisons. In-fol. oblong, par MAI. P ouille t e\ Leblanc. Articles contenus dans ces deux cahiers : Atelier de lavage et de broyage de la manufacture de porcelaine de Sèvres. — Moulins. — Roue à augels de la même manufacture. — Métier mécanique à tisser, construit par MM. Sharp et Robert s, de Alanchester.
- Lwres anglais.
- Pradicaltreatise on brewùig (Traité pratique sur l’art du brasseur), pa Blake. In-8. 1
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- T*
- T réalise on draining, etc. (Tçàité sur les dessèchemehs), par Johnstone. In-8. i c iiiî ü
- A Lreatise on mechaniAsyetcJfTvdàxê de mécanique), par Moseley. In-8. bd tüV\ md d £ a j -^ùîv.~ vS A îd
- P radical illustrations of themachinery: (Élémens pratiques des machines), 4 par Lttke Hebert. In-4- ? * **•"* d-4 • > •• .'?v ^ 1. - i - «o ^v*
- Art of bookbinding, etc. ( l’Art du relieur) , par A, Ariiett. I11-18. Repertoiy of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées). Septembre i835. In-8 avec planches. Articles contenus dans ce cahieT rSpécification des patentes accordées, i° à /. Saxton, pour une presse typographique à platine élastique ; 20 à E. Massey, pour un nouveau lock et une; ^ nouvelle sonde à l’usage de la marine; 3° à Ç. Tongue, pour un mécanisme propre à éviter la chute des voitures,; 4° à Th. Delaruey pour un procédé de fabrication des papiers de tenture à ornemens en relief ; 5° à H. Bpoth, pour la préparation d’une substance propre à lubrifier les essieux des voitures et les tourillons des machines; 6° à W. Losh, pour un procédé de/ blanchiment des matières grasses animales et des huiles végétales ; ^7° à J. Ferguson, pour un moyen de brosser* lustrer et apprêter les draps, d —Roulettes perfectionnées pour les meubles;-i— Méthode d?alimentation des chaudières à vapeur.—État des manufactures de mousseline à Dacca dans l’Inde.— Sur l'acide racémique, par M. Thomson. -— De l’immersion dansât F acide muriatique du cuivre pour doublage de vaisseaux, comme épreuve dé &fthirâbilhé F1 par'P. :'MtishètdA~ Méthode chinoise de fabricktiou^des ;f cymbales et dê^'gonÿs _( tâ'rïi-*- * v Éori&ùri'jbüfncit 'offarts and manufactures ( Journal des arts et 'manufactures , publié a Londres par M, TF. Newtonf Septernbreli855;; Iti-8, avec pL Articles contenus dans ce cahier : Patentes délivrées, i° à S. Hamilton, pour Une machine à planer et raboter le bois; 20 à C. Clevelanf pou^éfe, nouvelles plumes à écrire ^3° à TV* JFill, poinnune machine a tondre les draps; /j°.à R. CoopeJ',.\>om' un instrument propre à tailler .et appointer les crayops ; 5°,à J. Batey pour une machine à graver, d’après des médailles. ? ou autres ohjets eii relief.- y ; , r ; ; ; • '• * * 1 i
- .Mechanics magazine { Magasin du mécanicien.). Septembre %L avec grav. en bois. Principaux articles contenus dans ce cahier : Nouveau . poêle à réservoirà air chaud, par OhnHed.—• Chaudières pour les machines. > à v&petti^pàr ' Ghttèd*—Soupape pour réglêV l'émission du gaz , paŸ Carter. —Rur le^chemin de fer dé GrèdrivÿïclLà Londres;—Loi sur les païen tés,rêtcv^
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- Extrait des Procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société’ dEncouragement.
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- Correspondance* M. le Ministre du commerce, en réponse à la lettre qui lui a été écrite par M> te piésidenty pour lai proposer d’aecmdèr am jeune Pochefihplaée laisse vacante à l’école d’arts et métiers de Chàlons, par l’élève. Moris^et\ annonce qu’ayant reconnu par les pièces produites qt»é le candidat réunissait les qualités et conditions prescrites, il donne son adhésion au choix de la Société^ Am > «
- M. Girardin, professeurfsdfichimie à Rouen^ description d’une;
- UQuyelle machine pour l’imprqssion des indiennes ^dite-perrodm.4 a* un mémoire y sur les moyens de reconoaUre l’existence dejracide sulfureuv dans l’acide hydro-| chlorique du commerce. » ; > .
- Objets présentés. M. CalleL , horloger à Paris, soumet à i'approbation de la Société un petit instrument pour mesurer la force des spirales des montres,^ Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques , M. Olivier lit J. un rapport sur le PryUmée fondé à Menars, département de Loir-et-Cher, par M. le prince Joseph de Chimay. : ^ ^
- Il propose, au nom du Comité, i° de remercier M, le prince de Chimay, et de lui témoigner la haute satisfaction de la Société ; a° d’insérer le rapport dans le Bijïletm; 3° de le renvoyer à la Commission des médailles. [Approuvé. ] n
- Au nom du même Comité, M. Amédée-Durand lit un rapport sur les outils présentés par M. Lenseigne.
- Le Comité propose i° d’écrire ù.çei artiste , pour le féliciter sur la direction qu’il a donnée à ses travaux , et sur le ?èle qui l’anime 5 a0 d’insérer le rapport dans le Bulletin ', 3° de le renvoyer à ta Commission de» médailles, [ Approuvé. J
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Payen lit un rapport sur les appareils à fabriquer le gax-iight par la résine, de M. B. Chaussenot, ingénieur civil.
- Le Comité propose i° d'insérer le rapport dans le Bulletin, avec la description et la gravure de l’appareil de AI. Chausscnot ; 2° de le renvoyer à la Commission de§ médailles, [ Approuvé. ]
- 1 Séance du 16 septembre i835. ^ ^ i
- Correspondance. M. te Ministre du commerce annonce la vacance de la place gratuite d’élève à l’École royale d’arts et métiers de Ghâloos, affectée à la Société ut occupée depuis le ter avril i&3a par le jeune Guettiery dont le temps d’étude et d’apprentissage est terminé. La Société apprendra avec intérêt, ajoute M. le Ministre, quenejmtne homme, par sa bonne conduite et ses progrès, a été jugé digne de la médaille qui lui a été décernée par les examinateurs de fÉeole.
- Objets présentés. M. d’Arcet présente de la part de M. Canson, à Vidaion-les-Annonay, les dessins et la description d’un appareil nouveau pour i'aiimentatioo continue des chaudières à vapeur.
- Trente-quatrième année. Septembre 1855. 64
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- . j. PBGCts^yEHBACX.
- Al A
- Le même,membre communiqué, de la part de M. Le Ponsignon, de Bar le-D«ç, la composition d’un alliage propre à faire, les coussinets des machines. - 7’
- . ingénieur*mécanicien , sollicite l’exaraén de son nouveau système de serrures do sûreté. • ^ \ .<-* V * ‘ ' ^
- - , M. Lenseigne présente ^ mandrin en acier fondu , à l’usage des artistes et des amateurs, si'hdes -fraises propres à la fabrication des charnières 5 *h * M. Sarraziri,, horloger à Paris, le plan et la description d’un appareil propre à produire du ga,* de résine sans préparation préalable ; ' f ? ^
- M. Ch. Drlacouvu, un rouleau typographique â l’usage des bureaux -, 1 ! •
- M. /o// , un petit appareil pour produire de la lumière. - i* -?--* Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts chimiques , M. Mérimée lit un rapport sûr des pâtes préparées pour les cuirs à rasoirs, présentées parM. Valpètrey médecin, à Paris/ . ’v . c s;.-
- Quoique l’auteur n’ait pas fait connaître la composition de ses pâtes, le Comité a reconnu qu’elles n’offrent rien de neuf, ni de supérieur à celles que l’on prépare maintenant.
- Le Conseil décide que l'instruction contenue dahs le rapport sur la meilleure méthode pour repasser les rasoirs sera insérée au Bulletin. - *
- Au nom du Comité d’agriculture , M. le baron Silvestre soumet au (Conseil une proposition tendant à ce que, chaque année, la Société nomme, après un examen approfondi, deux élèves*internes ,\à ses frais, à l’Ecolô d’agriculture de Grignon.
- Cette proposition est prise cil considération et renvoyée à la Commission des fonds. ‘ c
- M. Soulange Bodin rappelle que dans la séance du 26 décembre i83a, sur le rapport qu’il fit au nom du Comité d’agriculture, la Société décerna à M. Per-rottety l’un des deux prix proposés pour l’introduction en France 'et. là culturé des plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures; que ce fut par erreur que le Comité ne demanda point de maintenir ces deux prix sur le tableau : il propose de les remettre au concours sans rien changer aux conditions du programme. [Approuvé.] /v v:
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Francœur fait un rapport verbal sur une serrure de sûreté de M. Huet,• il rappelle que, dans la séance du 4 mai i834, sur un rapport favorable fait par lui, cette serrure fut décrite et grav.ée dans 1 e Bulletin. Depuis cette époque , M. Huet s’est efforcé d’apporter à son invèntion d’utilesperfectionnemens qui, en simplifiant le mécanisme, permettent d’en baisser le prix. _ : ; : ’v-"
- Le Cdmité, considérant que eet artiste a fait preuve de beaucoup d’intelligence dans la composition de ses fermetures, propose d’approuver la serrure perfectionnée de M. Ryet, de lui écrire pour lui témoigner la satisfaction de la Société, et de transmettre son nom à la Commission des médailles. [ Approuvé. ] ^ ^
- Communications.'M. Huerne de Pommeuse expose que, par suite de l’émulation
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- qu’a inspirée la proposition, laite par la Société , de deux prix, l’un de 6,000 francs et l’autre de 12,000 francs, pour les deux bateaux qui satisferaient avec le plus d’avantages comparatifs aux conditions établies par le programme, il a déjà été fait des constructions de bateaux et des expériences d’un très grand intérêt sur plusieurs lignes navigables. Devant partir pour un voyage qui le mettra à même de voir des expériences de bateaux accélérés sur la Saône, le Rhône, le canal de Beaucaire , le canal du Midi et la Garonne,» il demande l’autorisation nécessaire pour assister, en qualité de membre du Conseil d’administration de la Société, à ces expériences, qui pourront offrir, relativement à la marche de ces divers bateaux, des points de comparaison dignes de fixer l’attention de la Société.
- Le Conseil s’empresse d’aceueillir cette demande, remercie M. Iluerne de Pom-me use de son zèle, et lui donne plein pouvoir de se présenter comme délégué de la Société, partout où se feront les essais de navigation dont il s’agit. ,
- ' Séance du 3o septembre i835.
- Correspondance. M. le Ministre du commerce annonce qu’il adopte la proposition de la Société, tendant à faire passer le jeune Leroux de la place à trois quarts de bourse, qu’il occupait à l’Ecole deChâlons, à la place entièrement gratuite, laissée vacante par le sieur Guettiez' ,.cl de nommer le jeune Tiran en remplacement du sieur Leroux. ^ ’ ~ ' !
- M. Girardinprofesseur de chimie à Rouen , adresse un exemplaire des rapports qu’il a faits à l’académie de "Rouen, sur le papier de sûreté de M. Mozard.
- Objets présentés. M. Pauwels, mécanicien à Paris, soumet à l’examen dé la Société un nouveau moteur pour lequel il est breveté ; ;
- M Peu ’ot , les perfcctionnemens qu’il annonce avoir faits aux moulins à blé ;
- Madame Smith, un lit mécanique pour les acoouehemens ; ; ;
- M. Barthélemy, des cuirs à .rasoirs ; ,
- M. Cazal. à Paris, des montures de parapluie perfectionnées-,
- M. Berger, des souliers à empeigne sans couture.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité d’agriculture , M. Soulange Bodin lit un rapport sur une éducation de vers à soie faite en 1835, par M. Camille Beauvais , dans le domaine royal des Bergeries ( Seine-et-Marne ). „
- -, Le Comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin, et de le renvoyer à la Commission des médailles. [ Approuvé, j .
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Francœur. lit un rapport sur un * instrument inventé par Ai. Fallet. t pour déterminer le choix du spiral qu’il convient d’adapter aux montres, , .
- ; î rLe Comité propose d’approuver cet instrument, d écrire à M. Fallet une lettre de félicitations, et d’insérer le rapport dans \<t Bulletin. [Approuvé. ] < _
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- . , S'M |::;;;'r"î t$:^ f • • ' /• ;'
- Abts mbcahioues. .— Ara0s à Jeu. Rapport «le M. Olivier sur fusil se chargeant
- parla culasse, de M. Bruneel................... .... . . . . . . . .Page
- Descriptiôif de.ta platine de M. f?r«#ee£( pl. 635 ) .* . . . . - . . 1 <
- Abts chimiques. •—• Éclairage. Rapport de M. Payen sur un'appareil d’éclairage par le gaz de là résiné, de M. IÏ.-B. Chaussenot. . ' . . * i . : . . ' .? ' . •». '
- Description de l’appareil d’éclairage par le gaz de la résine , de M. CArt«.wcof’( pj. 636, 637, 638). ^"V : *.év
- Auts économiques. — Rasoirs. Note sue les divers moyens employés pour affiler tes rA>-‘ soirs, par M. ' ^ y . ... : \
- Economes ecbale. —• Vers à soie. Rapport tfe-M. Boulangé Bodin ;s&v:M\9 éducation de’ - vers à soie faite par M. Camille Beau rais. , , , . . . .
- Enseignement agricole.* Rapport de M.; de. SUntestr^ ms; pue proposition de créer d&iw..
- bourses à l’Ecole d’agriculture de Grignon. . .. , . » . . . , . a, .j . ^ --t,
- Notices isdustbieli.es.—Arts mécaniques. Machine à élever des fardeaux par le poids des hommes, 466. — Nouvelle serrurè de sûreté, ib. — Tunnel creusé au dessous du lit d’une rivière navigable, 467. — Nouvelle nuiehirle à vapeur, par M. A (clous, ib. *** Machine à faire les briques , par M. Beart., ib. —• Machine à fabriquer les bois de fusil, 466* — Presse typographique à platine élastique, par M. Saxton , ib. Arts chimiques. Extraction du gaz-light de la tourbe, 469.—Gaz portatif non comprimé, par M. Houzeau-M uiron, «A.-Procédéd’épuration et de blanchiment des graisses animales et de l’huile de poisson, par M. Losh7 ib. -— Arts économiques. Nouveau mors pour les chevaux, par M. Caiman-Duverger, 47°- Nouveau procédé pour obtenir la farine de gruau, parM. Raspail, ib.
- Bibliographie industrielle. Livres français, 47 r> —* Livres anglais. , , » ’, 7 6
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragcmei\t. Séance du 3 septembre i835, 47Séance du 16 septembre. ' « Séance du $0 septembre..................... . . ' . ' . . 17 I .
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE.'(N°CCCLXXVI.)OCTOBRE i835.
- BULLETIN :
- • .. , DE: LA ... V :
- S O CI É T É D’E N C O U R AG E M E N T
- , POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- , ---------------------- —» ----------- » ,t' : . .
- ARTS MÉCANIQUES.— machines a vapeur.
- Description d’une machine a vapeur a détente/ applicable aux usines et aux manufactures , et construite par M. Pecqueur, ingénieur - mécanicien, rue Men il mont an l, a Paris*. -v. •• • y ’ ' " " . ", ,
- Cette machine à vapeur, à un seul cylindre et à détente, agit sous la pression de cinq atmosphères; elle est de la force de huit à douze chevaux: Fauteur en a placé un certain nombre dans des fabriques de sucre de betteraves et dans des filatures de laine , où elles fonctionnent avec un plein succès. ' " , ,r.
- Lay%. i, Pl. 63g, représente la machine en élévation, vue de face. ^ -Fig. 2. Élévation latérale. , _ *,•;-Ài
- Fig. 3^ Plan du cylindre garni de sou couvercle, de sa boîte à vapeur et de son robinet d’entrée. • > v •>’»*
- Fig. 4* Coupe verticale du cylindre.
- Fig. 5. Pompe alimentaire..,vue en coupe.
- Fig. 6. Essieu courbe vu en élévation et en plan.
- Fig. 7. Piston métallique vu en plan.
- Fig. 8. Le plateau du volant vu de face, et dont la partie montée sur l’arbre E est enlevée. ,
- Fig. 9. Coupe du même. *
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. • . •
- La machine est placée entre deux montaus de fonte AA, solidement boulonnés sur le plateau B , également en fonte.
- ' G est le cylindre dans lequel agit le piston métallique D, à doubles sé-* ries de segmëns et de coins poussés par des ressorts. ^ 1 ' ;
- Trente-quatrième année. Octobre i835. ^ . 55
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- ARTS 3LECAJSIQÜES,
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- E, Arbre coudé recevant son mouvement d’un système de " tringles réunies à la tige du piston. Cet arbre tourne dans des paliers a, fixés sur le sommet des montans A ; il est soutenu par un troisième palier non repré-
- senté dans la planche , et qui est encastré dans un mur.
- F, Volant. , ^ 'VVf:
- ' # T >• 'f-Vi» f- T • —.j..- -,
- G, Roue motrice. . -
- Le volant est monté à frottement sur un plateau H, représenté séparément fîg. 8 et 9, et qui est fixé sur l’arbre E. Ce montage à frottement est destiné à éviter la rupture des arbres de couche ou des roues, dans le cas où il surviendrait un arrêt subit dans les objets que la machine fait mouvoir. Par ce moyen, si l’arbre est arrêté tout à coup, la force vive du volant fait glisser le plateau auquel sont fixés ses rayons entre les deux plateaux qui le serrent; cette force s’épuise bientôt par le frottement, d’où il résulte que l’arbre ne peut ni se tordre ni être rompu. ' v ‘
- La pompe alimentaire I, vue en coupe, fig. 5 , est fixée sur un prolonge-ment-du plateau B; elle est mise en mouvement par une bielle b, attachée, d’une part, à la tige du piston plein c, et de l’autre à une petite manivelle d, montée sur l'arbre E. Ce que cette pompe a de particulier est i° un petit robinet e, servant à la mettre en train, à l’arrêter ou à s’assurer si elle fournit de l’eau, et 20 une soupape de sûreté y, adaptée au tuyau d’émission g-, pour empêcher toute rupture, si l’on faisait marcher par inadvertance la pompe pendant que le tuyau d’émission est fermé.
- Le modérateur J est établi sur'une barre en forme de fer à cheval, fixée par ses deux bouts sur les montans À ; le mouvement lui est transmis par une poulie fixée sur l’arbre E, près de l’excentrique R, et par une corde sans fin qui enveloppe cette poulie et celle i du modérateur, en passant sur deux pçtites poulies inclinées k k, portées au bout d’un bras mobile qu’un ressort pousse en dehors pour tendre la corde.
- On peut décomposer le jeu de la machine en quatre effets principaux, savoir : i° la production de la vapeur; 20 sa distribution; 3° la transmission de la force et la transformation du mouvement rectiligne alternatif des pistons en un mouvement de rotation continu de l’arbre coudé E; 4° la condensation complète de la vapeur qui a produit son effet dynamique, sans la mélanger avec les eaux froides qui servent à la condenser, ce qui offrira l’avantage d’alimenter les chaudières avec de l’eau distillée, et par conséquent fera disparaître toutes les chances d’accidens, et les nettoyages fré-quens occasionés par les dépôts que forment l’eau de mer et même l’eau douce. i°. Production de la vapeur. M. Pecqueur ne parle ni de la forme mi
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- , ^ MACHINES A VAPEÜE. ' 479
- <Te la disposition de sa chaudière et de son fourneau : nous y avons suppléé dans la description du bateau-dragueur de M. Valcuort, où l’on en trouve un dessin assez exact, quoique sur une petite échelle. M. Pecqueur fait remarquer que, comme la chaudière ne doit contenir que de l’eau distillée, on pourra l’établir en fer battu et la composer de cylindres d’un petit dia-mèire ; cette chaudière occupera peu d’emplacement et sera légère, tout en étant assez forte pour, résister à la pression intérieure; elle présentera d’ailleurs une surface de chauffe suffisante pour la production de la vapeur.
- 2°. Distribution de la vapeur. Un tuyau /, partant de la partie supérieure de la chaudière, se fixe sur l’orifice / de la boîte à vapeur L, et établit ainsi la communication entre la chaudière et le cylindre. Ce tuyau est muni d’un robinet servant à mettre la machine en mouvement ou à l’arrêter^ •}; • *_ ’ ' '
- Les pièces qui concourent à la distribution de la vapeur sont : i° l’excentrique K, fixé sur l’arbre E; 20 la tête d’excentrique M et sa queue m ; 3° la manivelle N ; 4° l’arbre O *• 5° les petites bielles n ; 6° la tige o ; 70 le tiroir P ,fig. 4. * , ^ : .
- -, La tête M reçoit son mouvement de l’excentrique, et le transmet à l’arbre O , par l’intermédiaire de sa queue m et de la manivelle N ; l’arbre O le communique au tiroir P, par son brasp> les petites bielles nn et la tige 6, fîg. 1 et 2. Il résulte de la forme et de la disposition de ces pièces que la vapeur n’entre dans le cylindre que pendant le tiers environ de la course du piston, et agit ensuite sur ce dernier en se détendant pendant les deux autres tiers. La vapeur entrée pendant une course sort par le tuyau Q, pendant la course contraire du piston, pour se rendre au condenseur! Cette distribution de la vapeur se fait aussi bien pour la course ascendante que pour la course descendante du piston. _ *
- Les poignées q et r servent à conduire la distribution à la main, ce qui est surtout nécessaire quand il s’agit d’échauffer la machine et de la mettre eu. train. V" f ' . iï • : V/ ‘l "
- 3°. Transmission de la force, et transformation du mouvement alternatif du piston en mouvement rotatif continu de F arbre E. Le piston D, la tige R de ce piston, la traverse S , les colonnes T T , l’essieu courbe U, vu en pian et de profil, fig. 6, forment par leur réunion un châssis solide qui monte et descend dans un plan vertical. Ce châssis est maintenu et guidé dans ce plan, en haut, par la tige du piston, et en bas au moyen de roulettes V, qui montent et descendent dans les ouvertures percées dans les mon-tans A A, et qui sont garnies à l’intérieur de bois dur. 1 ‘'f '
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- ARTS MECANIQUES. .
- Les grandes bielles X X sont articulées à leur extrémité supérieure avec* la manivelle Y de l’arbre E, et leur bout inférieur avec le tourillon cm forme de gorge de l’essieu U. C’est ainsi que ces bielles établissent le raprnf port nécessaire entre le mouvement rectiligne et alternatif de l’essieu U, et: le mouvement rotatif et continu de l’arbre E.:\*h;>^. y ; 4°. Condensation de la vapeur et alimentation des chaudières avec de* Veau distillée. La vapeur ;s sortant par le bout du tuyau Q, placé à côté, de la boîte à vapeur, est employée d’abord à chauffer l’eau d’alimentation, en la • faisant passer^ dans un tuyau qui plonge dans une bâche rem-5 plie d’eau froide; puis le* surplus, de la vapeur peut servir à chauffer ^ soit des étuves ou des ateliers , soit des liquides. Il résulte de cette disposition que, dans la plupart des usines, la vapeur est employée deux fois, une fois comme force et une fois comme chaleur. Cet avantage en amène d’autres, qui sont l’économie de l’eau et l’alimentation presque complète de la chaudière avec de l’eau distillée. t emlmbb s oc i u ? \ y- ^ j ^
- Lorsque les machines à vapeur sont-installées à bord des bateaux de mer, M. Pecqueur propose d’opérer la condensation au moyen de l’eau en mouvement. Pour cet effet, il place horizontalement, en dedans du bateau, dans le sens de sa longueur, et au dessous de la ligne de flottaison, un tuyau traversant ses bordages et ouvrant en dehors. Ce tuyau établit ' une communication de l’eau de la proue avec celle de la poupe; cette eau ' y circulera avec une vitesse qui sera en raison de la marche plus ou moins rapide du bateau, et condensera la vapeur, à mesure qu’elle sort de la machine, après y avoir produit son effet dynamique. M. Pecqueur n’exclut pas l’emploi d’une pompe pour opérer ?le courant d’eau froide nécessaire à la ï condensation, parce qu’il est des cas où il serait plus convenable de placer le condenseur au dessus de la ligne de flottaison, et alors une pompe *! deviendrait indispensable: il propose, en outre, de disposer le condenseur 'ii:-de manière qu’il distille une portion des eaux de condensation pour sup-i. pléer â celle qui pourrait se perdre par les joints ou autrement; enfin, uneab fois les chaudières remplies d’eau, elles seraient complètement alimentées :p
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- avec de 1 eau distillée.; ^ ,.n, .r,.v .jwjhv .tosmiJcd
- Les fîg- i , a , 3 et 4 ? Pb 64o, représentent, en coupe longitudinale et Y transversale, un condenseur de io mètres de long, propre à être -établi; ot dans un bâtiment de mer. On voit ifîg. i , sept tuyaux s s, placés dans, le iâ cylindre A', lequel est coupé suivant son axe, pour laisser voir l’intérieuFô ib Ce cylindre est muni de deux tubulures B'et Ç', surmontées de tuyaux D’ et^ov Ef, par lesquels pénètre leau froide qui circulera autour des tuyaux £ s y Le^
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- MACHINES A VAPEUR.
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- ici
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- Bouts 'fï de ces tuyaux traversent le bordage au dessous de la ligne do1 flottaison, l’un à l’avant et l’autre à barrière du bateau, et y sont fixés par! les brides Ü u.%u^ •; \ •• m _ > yp in^ngvuom oi oit no sihy> ->q
- iXes tiroirs v v sont destinés à intercepter la communication de l’eau avec le condenseur ou avec l’intérieur du bateau, dans le cas où il serait nécessaire de démonter le cylindre pour le réparer; ils portant des poignées x x qui traversent des boîtes à étoupes. p"gXv^olomo îrj «•lüôqsv fc ciu>ti f i ' ;;k La vapeur, en sortant de la machine par le tuyau Q, sera amenée au condenseur par un tuyau qui se fixe sur la tubulure Ff de la calotte G ; cette I calotte est réunie à un disque H', percé de sept orifices, dans lesquels sont engagés les sept tuyaux s s. ( V oy ♦ fig a. )^nfé'ff aobJ-ifiquicf cl feofc,
- A l’autre extrémité, ces tuyaux traversent un disque T, muni d’uri même nombre de boîtes à étoupes y, comme on le voit fig: 3 et 4. ‘ r’
- La calotte K/, portant une tubulure L', recouvre les boîtes à étoupes. C’est dans cette calotte que se rendent les vapeurs condensées dans les tuyaux s s s, pour s’écouler par la tubulure L' dans un réservoir, où elles sont reprises par la pompe alimentaire; et refoulées dans la chaudière. i * D’après l’explication que nous venons de donner de ce condenseur, on s voit que l’eau froide coulera dans l’intérieur du cylindre h! et autour des tuyaux s a, dans la direction de K/ à G', tandis que la vapeur arrivant de - la machine à la tubulure IJ prendra une direction opposée dans les tuyaux 3, s s y où elle se condensera, et se rendra, par le tuyau L, dans un réservoir , d’où elle sera envoyée dans la chaudière par la pompe alimentaire mue * par un excentrique monté sur un des arbres 'portant les roues à aubes* j4i.} Quant au moyen de distiller/avec la vapeur sortant de la machine , une portion d’eau pour*suppléer à celle qui pourrait se perdre par les joints, ; M. Pecqueur adopte la disposition suivante.* ^ " ' ' V - . ^ -4*
- Le tuyau qui amène la vapeur à la tubulure F traversera, dans le sens . de sa longueur, un cylindre placé au dessous de la ligne de flottaison, et .4 qui sera entretenu plein cl’eau par un tuyau communiquant au dehors du bâtiment. La vapeur, en traversant ce cylindre, ne tardera pas à échauffer l’eau qu’il renferme. Si, à la partie supérieure du cylindre, on établit un f tuyau passant dans toute la longueur du cylindre À', et débouchant dans ./ la calotte K*, il s’ensuivra que les vapeurs produites dans le premier cylin—; p dre se condenseront dans ce tuyau, et tomberont dans le réservoir avec les X) vapeurs condensées dans les tuyauxA s.f «bupef)! ifiq
- La machine â vapeur que nous venons de décrire est d’une grande sim-
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- 482 ARTS MÉCANIQUES. -—CURAGE DES RIVIÈRES.
- plicité de construction ; elle est solide et occupe peu de place;son service est facile et ses réparations peu importantes. s, , (D.)t
- CURAGE DES RIVIÈRES.
- Description dune drague mue par une machine à vapeury
- par M. L. Valcourt. '
- Le premier bateau dragueur mu par une machine à vapeur fut construit, en i8o3, par Oliver Évans, pour la corporation de Philadelphie. Voici un extrait de la description qu’il en donne dans son ouvrage sur les machines à vapeur, traduit par M. Doolittle: m
- «Cette machine, destinée à nettoyer le fond des bassins et rivières, était éta-» bliesur un bateau plat, de 5o pieds de long sur 12 pieds de large, avec des » seaux attachés à une chaîne sans fin pour amener la vase du fond, et m des crochets pour en retirer les morceaux de bois, les pierres et autres » obstacles. Les seaux étaient mus par une petite machine à vapeur, dont » le cylindre avait 5 pouces de diamètre et 19 pouces de course..Le bateau » et la machine furent construits dans mon atelier, situé à une demi-lieue » de la rivière Sçhuylkill, où il fut mis à l’eau. Y ayant adapté des essieux » et des roues de charrette, qui recevaient leur mouvement de rotation de » la machine à vapeur, cette machine, toute faible qu’elle était, a transporté » ce bateau , qui pesait environ 4° milliers, à travers la ville de Phila-» delphie , en faisant le tour de la place du centre, jusqu’à la rivière , etc. »
- Les Anglais ont depuis profité de cette invention, et ont construit un grand nombre de bateaux dragueurs pour creuser et curer les ports, les rivières , les canaux. Quelques dragues n’ont qu’un seul chapelet de godets, tournant dans une longue rainure ménagée dans le milieu du bateau, telles que la drague française à Lorient, et celle à bras de M. Molard, décrite page 122 du Bulletin de la Société d’encouragement du mois de mai 1824* D’autres dragues ont deux chapelets, un de chaque côté et extérieurement au bateau, telles que celle qui était employée à Paris pour creuser le Ut de la Seine. s
- , \ M. Roffignac, ancien maire de la Nouvelle-Orléans, sachant que je m’étais occupé de la construction des machines de ce genre, me demanda, en 1829, le plan d’un bateau dragueur pour approfondir les passes du Mississîpi, qui n’ont qu’environ 12 pieds d’eau, et creuser quelques parties du port de la Nouvelle-Orléans. Je lui adressai le plan de la drague alors employée k Paris, dont tout le mécanisme avait été fait en Angleterre en 1814, et
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- CURAGE DES RIVIÈRES.^ 4$ 3
- installé sur un bateau construit au Havre par M. Fabas Demautort. Je lui transmis en même temps un autre plan , celui ci-joint, PJ. 641 , clans lequel j’ai introduit les cliangemens et additions que j’ai crus utiles, et qui sont les suivans : i° porter l’extrémité inférieure des chapelets en avant de la proue, pour que le bateau pût creuser son chemin dans un banc de sable à sec; a° placer à l’arrière une roue à aubes, pour, au moyen de la machine à vapeur, transporter le bateau où l’ou veut; 3° disposera l’avant une forte tenaille, pour arracher les pieux, les chicots, etc., et une sonnette à déclic pour enfoncer les pieux ; 4° diminueria hauteur à laquelle la drague de Paris élevait la terre, pour ensuite la faire glisser dans les bateaux à vase nommés marie-salopes; 5° substituer la machine à haute pression et à détente d ^ Oliver É vans j et des chaudières cylindriques, à la machine à basse pression, et à la chaudière en tombeau delà drague anglaise ; 6° enfin changer le mode de transmission de mouvement, supprimer toutes les roues dentées, et n’employer qùé la chaîne brevetée de M. Pec-queur} et des courroies. -, u- a ;v a v/v- : ^ ; .?• o-tuj «u v
- J’ai adopté, pour la machine à vapeur, lé mode actuel d’installation de M. Pecqueur, parce que je suis persuadé qu’il fatigue moins la membrure du bateau ; j’ai aussi adopté , à quelques différences près, la chaudière à cylindres qu’il avait placée dans le bateau remorqueur la Dauphine.
- - Explication des figures de la PL 641 • ‘
- \ ' -• \ r •- ; - - 1 :
- Fig. 1. Coupe longitudinale de la drague, montrant la disposition des godets ou louchets qui creusent la terre en avant du bateau. ; .... ;,1 / Fig. 2. Plan, de la drague. - ; s >10 : •:.o . , . > ;. ,,
- Fig. 3. Coupe transversale. >. ? ... - ; ....
- Fig. 4. Elévation, vue par devant, du fourneau de la machine à vapeur et des bouilleurs. : , ;7.. . .. . ,, , , j ,
- Fig. 5. Coupe verticale du même. , ^ < i » , > . , •; 4 , )
- ;. Fig. 6. Vue par derrière. ^ d ! à r ! .• =0 ..... ' ? f . î :
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. a, Machine à vapeur semblable à celle représentée PI. 63g. by Fourneau dont la grille c est placée à un mètre au dessous des chaudières lorsqu’on brûle du bois , et à 33 centimètres seulement quand on consomme de la houille. : à, f - /' ;;1 d
- " -d, dr Quatre bouilleurs cylindriques en tôle, de 4 mètres de longueur sur 6fi centimètres de diamètre , superposés deux à deux; ils communiquent
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- 484
- V,..
- ,4ÇJS|Jl|C|^QUE%an-*
- entre eux par des tuyaux verticaux e. Les deux bouilleurs inférieurs sont réunis en avant par un tube y, et les deux supérieurs par un tuyau 'coudé g-. * _ - s'jn. nj
- h, Espace ménagé pour la circulation de la flamme au dessous des; bouilleurs inférieurs. , ;? - \ .y ï,; ^ , , i
- î k, Conduits de la flamme au dessous des bouilleurs supérieurs.
- /, Ventilateur à quatre ailes en tôle, muni d’une poulie qu’on fait tourner: par l’intermédiaire d’une chaîne ou d’une courroie. ,s,_ .... -'b îb;
- ni y Cheminée en tôle ; on peut la faire aussi courte que l’on veut, le ventilateur suffisant pour activer le tirage. . ; , i r ^ b sb w
- nn, Arbres de la manivelle double o, , a ;n,iWî
- s p> Embrayages qui réunissent à volonté les arbres précédens avec la manivelle. ' r’" ' _ /.; -, .... ^
- q, Petite poulie à chaîne pour faire tourner les treuils. ... . .. y.. 1 -
- r, Grande poulie montée sur l’axe des treuils. y T
- ssy Treuils sur lesquels s’enroulent les grelins tt, qui font avancer le ; bateau à mesure que les godets creusent le fond de la rivière. , m ^ b i i;Rhi u, Tenaille pour arracher les pieux, munie de sa chaîne. • f; r ;
- ‘ v, Treuil de la sonnette à déclic montée sur l’axe des treuils ss. ;rr? sc, Petite poulie dont la chaîne passe sur trois poulies de renvoi yy* ; ,,
- zy Grande poulie montée sur l’axe de la roue à aubes; cette roue est s composée de trois rangées d’aubes, i, 2,3, qui rendent le mouvement plus régulier. '?^ ,
- aLevier de fembrayage de la poulie x., ; s . ; .
- 7/ ^/Petites poulies à courroie. ’ , . , , , : s ; ?
- :'c e. Grandes poulies. , <
- d â!y Arbres de couche. - *
- ee’y Treuils des chapelets à godets. ff, Embrayages des petites poulies bbf^ g' g', Leviers de ces embrayages. ; , < b
- h'y Treuil â manivelle à triple engrenage.
- ‘ z, Autre treuil à manivelle et à vis sans fin. ' . ...
- kr k'y Chaînes sans fin garnies de godets passant sur les treuils e' ç’ \ celle f de tribord est représentée, dans la fig. i, élevée au dessus de l’eau, tandis qnê l’autre est plongée. ... ^ llu^ sn la iuwi *
- '{/. Châssis des chaînes sans fin. t, :i„-e < •*„
- mVTabliers inclinés^suspendus par des cordes passant sur des poulies], mou fiées ; c’est sur ces tabliers que tombe la vase ramassée par les godets
- r UiKU‘M:
- 1 f f
- ponr*glissêr dans les marie-salopes.
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- . CD P. AGE DES RIVIÈRES. ' 2j85
- ,, 'î. t .11:..,. ,.s _ , .• ‘- j;r. ; -A’ <*0 x£î-} -o-u*
- ‘<:ri, Chaînes passant sur des poulies mou fiées qui tiennent suspendues/ les chaînes à godets; elles s’enroulent sur les treuils/z' et i\ ,, / 4 - v
- \ La machine à vapeur employée dans la drague de Paris était de la force de quatorze chevaux et à basse pression , construite d’après le système de /ValL et Boulton. La chaudière, formant un parallélogramme en tôle, reposait sur un massif de briques. Dans ma drague, la machine vapeur est de la force de douze chevaux seulement ; elle est établie sur le principe de celle Olivier Evans , ou à haute pression et à détente. La chaudière est' composée de quatre houilleurs dd, fig. 4>5 et 6, de 66 centimètres de dia-, mètre et de 4 mètres de longueur, en tôle de y millimètres d’épaisseur. Un des bouts de ces bouilleurs est fermé et frappé par la flamme ; l’autre bout dépasse la maçonnerie et s’ouvré à volonté lorsqu’il s’agit de les nettoyer. La f grille c peut s’élever et s’abaisser à volonté; elle est à un mètre au dessous des bouilleurs quand on brûle du bois, et à 33 centimètres seulement lorsqu’on brûle de la houille. La flamme occupe d’abord l’espace h et frappe le fond des dèux bouilleurs inférieurs ; puis elle se rend dans l’espace k> j pour chauffer le dessous d’un des bouilleurs supérieurs ; elle tourne ensuite au bout de l’un de ces bouilleurs, et remplit l’espace i. Après avoir circulé ainsi autour des bouilleurs, elle entré dans le centre du ventilateur /, qui la chasse avec force dans la cheminée m. Une cheville adaptée sur l’axe de la poulie du ventilateur et formant manivelle sert à tourner le venti-./ lateur à la main quand on allume le feu et que la machine ne marche pas,/ encore; mais, aussitôt qu’elle est en train, cette poulie yeçoit son monve-. ment d’une petite chaîne sans fin ënveîoppée sur une poulie fixée, sur l’arbre de la manivelle o. Le bas de la cheminée est fermé pàr^une porte à charnière retenue par deux crochets , et qu’on ouvre pour, nettoyer Je
- tuyau. t/.^;Tr oi*-* / . ,f.{ --0 ; UoivV'f "4- '*•* n
- Le fond du cendrier est une auge composée d’une feuille de cuivre dontq les bords sont relevés, et qui contient de l’eau jusqu’à un pouce de profon- > deur. Les cendres rouges et les braises qui tombent de la grille s’y étei- . gnent à l’instant, et la vapeur qui se forme sert à activer le feu. On peut aussi fermer complètement le cendrier et placer un second ventilateur au dessous de la grille pour augmenter le tirage, " i
- L’arbre à manivelle 0, fig\ 5, est composé de trois parties un, placées boutQ , à bout et ne faisant à volonté qu’un seul.corps, au moyen des embrayages , vp. La partie intermédiaire portant la manivelle et le volant est munie de , deux poulies ; l’une q, dont la chaîne sans fin engrène avec une poulie plusfJ grande /*; l’aèbre de cette poulie porté à chacun de ses bouts un^tiguiL^^u^ Trente-quatrième année. Octobre 1S55. 6ô
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- 488^ ARTSH’MÏ'CAÎft<jUESV_^-b 1 '
- lequel s’enroulent les grelins t /, qui font avancer graduellement le bateau. Entre ces deux treuils est disposé le rouleau v de la sonnette à déclic i sur le même arbre n est montéè la poulie x, dont la chaîne sans fin engrène dans fine autre poulie plus grande zt montée sur l’arbre de la roue à aubes. Cette chaîne passe immédiatement au dessous du pont au moyen de pou-' lies de renvoi y/V' r - 1 -- - - -
- La chaîne sans fin passant sur les poulies r et z est celle pour laquelle M. 'Peoqueur a obtenu un brevet d’invention de dix ans , le 2 novem-bre 1825. Cette chaîne et la roue sur laquelle elle s’applique sopt représentées en coupe et vue de face,y%. 5 et 6 , Pl. 640, dessinées sur une plus grande échelle. C’est une chaîne ordinaire a', ou plutôt une chaîne-câble dont les maillons avec entretoises doivent être parfaitement semblables. La forme de ces maillons est creusée sur la périphérie de la roue b ; les maillons, en se logeant dans ces excavations, ne permettent pas à la chaîne de glisser sur la roue , ce qui est très commode pour transmettre un mouvement au loin , comme dans la circonstance présente, où elle remplace un arbre de couche et ses roues d’angle ; mais, alors, il~ ne faut pas donner une trop grande vitesse à la roue, sans quoi la chaîne n’engrenerait plus.
- Quand la roue à aubes est d’une seule pièce , et munie de huit à douze aubes, le mouvement est saccadé ; mais si l’on applique trois rangées d’aubes , le mouvement sera beaucoup plus régulier ; il y aura, alors, comme l’indique lajig.'2, vingt-quatre aubes, dont le mouvement sera presque continu , ce qui fatiguera moins la machine.
- On peut faire engrener ou désengrener à volonté la petite poulie x à l’aide d’un embrayage mu par un levier a'.
- Les arbres nn portent chacun une poulie à gorge b’ b’, sur laquelle passe une courroie de 6 pouces de largeur, qui fait tourner les poulies à gorge c’c', montées sur les arbres de couche d’d'; ces arbres portent les deux treuils e'e', qui font mouvoir les chapelets à godets k. J’ai préféré l’emploi des courroies à celui des chaînes, paTce que si le mouvement des godets rencontre un obstacle imprévu,, tel qu’un chicot, une grosse pierre, etc. , la courroie glissera sur les poulies b> b', tandis que, la chaîne ne le pouvant pas, l’impulsion du volant fera Lrisfer quelques parties du mécanisme. Les courroies sont tendues par des rôuleaux non représentés dans les figures. On engrène et On déséùgrène à volonté au moyen de deux embrayagesyy', dont lfes lëviets g'g’ dépassent lé pont.'
- :*DainS la drague de Paris, les' chapelets élevaient la vase à près de 7 mètres au deSsûs de Lèttu , pour la laisser tomber ensuite le long de deux tabliers
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- COR AGE B£SV»IVlfefêE Si '
- dans les marîe-salopes. Ces bateaux à vide étant à im,53 seulement au dessus de la ligne de flottaison, on voit qu’il devait résulter de cette disposition une perte inutile de force, que j’ai évitée en plaçant les deux arbres de couche presqu’au niveau du pont, et à 8 pieds au dessus de l’eau. De cette manière , les châssis II des chaînes à godets sont de moitié plus courts que ceux delà drague de Paris, tout en creusant aussi profondément, - ' *2
- ' L’usage de la tenaille' u est suffisamment expliqué par la On
- accroche à la chaîne de cette tenaille des poulies mouflées , dont le palan s’enroule sur l’un des treuils plus la tenaille rencontre de résistance, plus la chaîne la fait serrer. 1 e r f‘ a ‘ c c
- Il est souvent utile d’enfoncer de forts pilotis pour des travaux hydrauliques; on le peut aisément à l’aide d’un mouton élevé par une sonnette à déclic ; la corde de cette sonnette s’enroule sur le treuil yyy y! Yorriî
- ' Si les treuils à bras Té et ï n’étaient pas assez puissans pour amener le • châssis de la chaîne a godets à la fin du travail, on pourrait y suppléer~en faisant agir les treuils ss. ifo .qîm-q.Yo y cj î-.nkh , .y-y,
- q Lorsque le pont est brisé et abaissé à l’avant, comme dans la drague de Paris , la manœuvre est plus facile pour le sondage ; mais, si on emploie la drague à l’embouchure d’un fleuve dans la mer, il est préférable que le pont soit au même niveau de l’avant à l’arrière,; on placera à la proue un échafaud mobile comme celui des calfats, que l’on baisse presque jus^ qu’au niveau de l’eau, et sur lequel se tient l’homme qui sonde avec la perche. mnnbüfn mp oô ïiuuî
- * On pourrait donner moins d’élévation au pont et n’avoir que a mètres de creux; mais je lui ai donné 3 mètres, afin d’avoir plus d’jespacé pour la chau-rdière.:-'?;hups:>! T-f-i é. yiïu «ivxsdj ?o.Macq esidic ao.I
- . e Le chapelet des godets se meut avec une vitesse de 4 pieds par seconde. Chaque godet est percé de trous, pour laisser écouler l’eau qu’il ramène avec la vase, dont il contient un pied cube ; ainsi, on aura 15 pieds cubes par minute, ou.900 pieds cubes, ou 4 toises cubes par heure, pour chaque cha-; pelet. La machine à vapeur est assez, puissante pour faire marcher les deux chapelets à la fois. Un seul chapelet peut creuser, en douze heures de trâ-évàil ^48 toises cubes et 96 dans les vingt-quatre heures, si l’on a deux reliais de travailleurs, ce qui fera au moins 15o toises cubes dans les vingt-,, quatre* heures, en faisant marcher les deux chapelets à la fois > sans discontinuer. q, \ , ; cîooq si inaegfcqàh âi-iî/al aaf îûob
- £SiJe terminerai ce mémoire, en indiquant les changemens que j’ai apportés dans la forme des pattes de deux ancres que j’ai construites à Philadelphie
- . 66.
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- ^$§8 ARTS — SAVON. . .
- en 1803, ponr un bateau à vapeur. J^es Jtg. 7 et 8, Pi. 641, représentent en élévation et en plan la forme générale des pattes des ancres c’est une .plaque de 1er <?', formant un triangle à peu près éqüilatéral, soudée au bout du bras de l’ancre* Cette forme ne pouvait convenir pour le Mississipi, sur Jeqiielmon bateaudevait naviguer. Le fond de ce fleuve étant rem pli d’arbres enfoncés dans la vasey il en résultait que*, lorsqu’un bras de l’ancre s’engageait dans une fourche d’arbre, la partie p' de la patte était retenue par l’arbre, d’nne manière tellement solide, qu’il devenait impossible de lever l’ancre, quoiqu’on tirât fortement sur lorin. Pour parer à cet inconvénient, j’ai donné aux pattes de mes ancres la forme représentée fïg. g et 10. On voit que c’est un rhomboïde formé de deux triangles équilatéraux. Là patte, ayant Une surface double des autres^ peut prendre plus de terre £ et, par conséquent, doit moins labourer dans un sol mou; de plus, elle peut glisser et faire plus aisément son chemin entre les deux branches d’un arbre ou entre deux pointes de rochers lorsqu’on retire l’ancre par le câble de bouée. Cette forme est assez généralement adoptée par les nombreux bateaux à vapeur qui naviguent sur le Mississipi et ses affluens. .s
- Vjv.- Jj, OB'
- f-fi f > ;
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- : , ARTS, CHIMIQUES, -- savon.
- Rapport fait par 'M. Mérimée f au nom clu Comité des arts ‘ chimiques >t .sur le savon . dulcifié de M. Faguer-Laboullée , jjaifiuniçur^rue^ de ^Richelieu, 720 g3 , h Paris, ; «
- , [ , , !• f!.- >. n !' ;j;: ; ’ ' • '
- f Messieurs, M. Faguer-Laboullée } parfumeur, a soumis à votre approbation un savon de toilette, cpi’il désigne sous le nom de savon dulcifié, et qui est destiné principalement pour la barbe. 1 ,
- 1uUà pàfeil produit ne Semblait guère digne de fixer votre attention. La parfumerie fabrique une si grande quantité (le savons de toilette, que les consommateurs les plus difficiles devraient en trouver qui lènr conviennent. Telle a été la première impression du Comité des arts chimiques^ à qui vous avez renvoyé l’examen du savon de M. Laboullée; mais cet examen et les documens qui lui ont été fournis par l’inventeur ont dissipé'ses préveri-tions. tnrtà v ^ ^
- c Les principales matières grasses employées dans la' préparatiori des^â-vons de toiiette sont le suif/I’axonge, les huiles (le palme, ^d’a mandes, etc. Le suif offre, pour la parfumerie, un grand avantage. Sou affinité pour les
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- .TïOvÏLi — ttEA '
- alcalis partit supérieure à'cplle des autres substances saponifiablos ; elle est telle, qu’on peut faire à froid du sa von de suif en très peu de temps ; de pluSV la saponification détruit complètement spn principe odorant, de sorte que, le savon de suif éiaut aromatisé par les odeurs les plus suaves; il les con-, serve sans la,moindre altération, {Les mauvais suifs mémei/dontTodetïr est si repoussante, peuvent être convertis en savons inodores i il suffit, pour cela, de faire bouillir le savon avec un grand excès de soude caustique, et ,de changer la lessive tant que le savon la cojkire&t fminsm . s'i iis 1
- t„La lessive caustique, employée pour purifier le savon de suif, doit avoir assez çîe densité pour ne pas le dissoudre et pour ne faire que le laver. Il suffit qu’elle marque de 8 à i o .degrés à f’aréomètrè de Baume*? s uu.p Low p Ainsi prépare5, le savon de suif est très!alcàlin. En outre de là proportion de soude combinée >«( proportion5 qui est constante);* il contient environ do pour ioo de dissolution de soude caustique. C’est cependant avec de pareils savons que sont faits la plupart des savons de toilette; aussi font-ils, sur les peaux.délicates, des impressions tellement sensibles, que la médecine pourrait les employer comme rubéfians inp ïuoq&v k z.h&ôïîhj
- En 1814» notre collègue M. iVAr磣jfe& chargé, avec M. Jacquemart, de perfectionner une fabrication de savon de toilette, connue sous le nom de Decroos. Des expériences multipliées lui avaient fait reconnaître que 9 degrés alcalimétriques suffisaient pour produire.100 de bon savon. Alors la soude était à un prix exorbitant (3 fr. le degré): il était donc de la plus haute importance de ne pas en employer plus qu’il n’en fallait. Pour atteindre à ce but,on faisait l’analyse du savon lorsque la saponification était terminée, et, d’après ce qu’il se trouvait de soude en excès, pu ajoutai^ la quantité d’huile d’olive tournante nécessaire pour saturer l’alcali. .%
- Ces observations furent appliquées, de la manière suivante,à la préparation des savons de toilette, dont la qualité essentielle est d’être parfaitement
- neutres.
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- Ici shornoïïeq
- ^ (tOn faisait le sa von desuif avec un grand excès de soude caustique non sulfu-* rçe, marquant 12 degrés au pèse-liqueur, et, pour faciliter la combinaison du suif avec la lessive alcaline, .on employait un agitateur-mécanique. Le suif, fondu seulement à la température de 70 degrés, se lavait dans cet excès dè-soude, et, lorsque la saponification était terminée, le savon étant divisé en une infinité de très petits grains ronds, on lavait ces grains *^d’abord avec
- “^(^i J Cependant, en 1828, il a été pris un brevet d’invention pour le savon de Naples dulci-
- fiés avet,!de la pondreUSGii ,î?iltïuiDî'i£q m *lUOq Çj liio uüà
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- 49p
- ARTS CHIMIQUES»---- SAVON.
- de la dissolution tiède de soude caustique, puis * à plusieurs reprises, avec de la dissolution de sel marin pur , de faible densité. ' ' />.
- Les grains, ainsi lavés et bien égouttés, étaient fondus dans la quantité d’eau pure et bouillante nécessaire pour former du tout une masse homogène contenant environ 4o pour ioo d’eau, J-/Ï - rooriS s lïp^u^ niyd Æ **-Au moyen de ce lavage, le savon était aussi complètement neutre que peut l’être une pareille combinaison. Dans les commencemens, M. iVArcet s’en assurait par l’analyse; plus tard, le hasard lui procura un moyen aussi exact et beaucoup plus prompt. Une dame de sa connaissance avait la peau tellement délicate, que l’application de tous les savons du commerce y développait une vive rougeur ; sa peau restait blanche sous l'impression des savons àcM.; d’Arcetzr>\\ ooj Uue temiufi iion -m miq-mo ipop -rp-
- L’addition d’une nouvelle quantité de matièrë saponifiable etlè lavage du savon en grain ne sontpas le moyenemployé par M. Laboullée pour rendre son savon parfaitement neutre; il en sature l’excès d’alcali par* un autre procédé'’ et, lorsque cette saturation est complète / il ajoute une matière onctueuse, qui augmente sa tendance à’mousser et en facilité beaucoup la dissolution : aussi, en en mettant gros comme"un pois dans uii vasè, sans l’étendre , il est en un instant complètement dissous et converti en mousse pat la brosse; cette mousse se conserve long-temps, et la peau la plus irritable n’en est nullement affectée. ' P '“ » " -
- , C’est particulièrement ce dernier effet que M. Labouîlée avait en vue. Il était pharmacien avant d’être a la tête d’un établissement de parfumerie* 11 avait, /par conséquent! toutes les ^connaissances théoriques et pratiques pour trouver la solution du problème qu’il s’était donné : aussi F a-t-il complètement résolu. Son savon dulcifié a été essayé, pendant plusieurs semaines\ par la plupàrt des membres de votre Comité, et tous y ont reconnu des qualités supérieures à ceux dont ils avaient précédemment fait usage; quelqu’un même a trouvé que son rasoir coupait mieux/ Votre Comitér Messieurs, vous propose,, en conséquence, de donner f M;- LabquÜéjS un témoignage d’approbation , en ordonnant .l’insertion dm présent rapport dans le Bulletin de la Société.-^. , » , ^
- ^ Approuvé en séance pie 28 octobre i855.>rf/,fu 4 Mé:v>iq sD
- fkl'.ioV,/ 5iaoV Si' Mérimée, rapport^o j sfc
- èet' i9ê6qmoo&î/s»b sldBq.eo.'iuskd * rCvi ziion aao ê isvuoiqà irai oO .iiguos ]ioa ji’op &ti£.2, çiiisnnebfioOiiÇü'iip a^lsminBroîègèv n.o zsvèiiBca
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- ' **? —' '«UCRÉr*^ • ^ 49r^
- Note sur quelques améliorations introduites dans la fabrication du sucre de betteraves $ par M. *Cli. -Derosne (i).
- *<: r.f, ..!• ..iVl J'ït ‘ V > :--|p t.HVj '
- Après avoir, fait une historique rapide des progrès de la fabrication du sucre de betteraves jusqu’à ce jour, M. Derosne annonce qua partir de l’année i8i3 cet te industrie,a pris un mouvement rétrograde, mais que, dès la fin de cette année, les vrais principes de lafabrication étaient bien établis : il cite, à l’appui1 de cette assertion, un imprimé de quatre pages* rédigé par lui, et envoyé, à la < date du 26 octobre i8i3, à tous les fabricans de sucre indigène. Dans cet imprimé, il décrit un procédé fondé sur l’emploi de la chaux et du noir animal, l’un et l’autre à très grande dose. Il fait remarquer qu’à cette époque l’emploi de quatre parties de noir animal sur 100 parties de jus de betteraves équivalait à 66 pour 100 du sucre.à obtenir.. rf!f ^ ,• Si > \ .
- Pendant long-temps les fabricans, à l’exemple de M. Crespel-Dellisse, ont donné la préférence au procédé dit d'Achard, c’est àdire,àcelui par lequel on procède à la défécation du jus de betteraves au moyen de l’acide sulfu-< rique, et, ensuite,, de la chaux, et on fait cristalliser le sucre .dans des' étuves. Dans un petit nombre de fabriques, cependant, on a conservé le mode de défécation par un excès de chaux et la cristallisation à l’aide de la cuisson rapide; mais on a toujours été beaucoup trop économe de _noir5 animal, dont on n’avait pas su apprécier le ,merveilleux effet, et qu’on re-?t poussait à cause de son prix élevé. * T • ; .
- De 1829 à i83o, l’emploi des filtres-Dumont a enfin fait ouvrir les yeux aux fabricans et leur a fait apprécier l’importance de l’emploi du noir ani- f mal à grande dose. La revivification des noirs usés, provoquée par les programmes de la Société d’encouragement, et pour laquelle elle a décerné un prix en 1822, a permis d’employer une plus grande proportion de cet,te matière; mais, généralement, cette revivification s’opérait mal et était dispendieuse. M. Derosne vient d’imaginer un nouveau procédé;au moyen du-w quel la revivification s’opère très facilement et fournit des noirs d’une qua--lité supérieure et constante,' et dont le prix de revient (3o à 40 cent, par 5o kilog. ) est extrêmement modique comparativement à celui des noirs neufs ( 12 fr. 5o cent, à 15 fr. les 5o kilog. , J • 4
- Ce procédé consiste à chauffer successivement les noirs sur des plaques de tôle et à finir par les faire passer sur une plaque de fonte qu’on fait rougir. On fait éprouver à ces noirs une chaleur capable de décomposer leâ matières végétales ou végéto-animales qu’ils contiennent, sans qu’il soit
- ( 1) Cette note a été lue dans la séance du 28 octobre i835.
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- &u, ARTS CpiMlC^E^—SüGJtE.
- nécessaire de faire passer les noirs eux-mêmes à l’état rouge. On opère à découvert, et en remuant continuellement les noirs soumis à l’opération.
- On reconnaît qu’elle est terminée lorsque les noirs n’exhalent plus de vapeurs visibles, et qu’ils ne dégagent plus d’odeur sensible, ou qu’une
- odeur très légèrement ammoniacale. Ce procédé,'d’une facilité extrême, peut être exécuté chez tous les- raffineurs vet fabricans de sucre, et lèur permettra d’employer les noirs dans la proportion reconnue nécessaire pour obtenir, du premier jet, de très beaux produits. Cette proportion s’élève aujourd’hui, dans beaucoup de fabriques, jusqu’à ioo et même i5o pour ioo du sucre à obtenir. - /
- 'M. Derosne signale ce nouveau procédé comme étant un des perfection-nemens les plus importans apportés à la fabrication du sucre, soit de betteraves , soit de canne; il maintient que la fabrication a entièrement changé' de face depuis l’introduction du procédé de filtration au moyen du noir en grain par M. Dumont, procédé qui a été mis bien plus à la portée de tous les fabricans, par le bas prix auquel revient le noir revivifié. Si à ces deux applications nouvelles et importantes on joint encore le procédé d’éva-, poratiou dans le vide, à simple, double et triple effet, et le procédé de ma- , cération pour séparer le jus de betteraves de sa partie ligneuse, système tout, récemment appliqué à la préparation de sucre de betteraves, on pourra se faire une idée du pas immense qu’a fait cette fabrication depuis moins d’une année. Il est tel que, selon M. Derosne,désormais la fabrication du sucre de betteraves pourra lutter ^avantageusement avec celle des sucres coloniaux, lorsque ces procédés seront, comme il n’en doute pas, généralement
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- adoptes. \. ; , . .
- M. Derosne est entré dans quelques détails sur ces procédés d’évaporation f et de macération , et a annoncé que tous ces procédés, à l’exception de celui de la macération, sont en pleine activité dans la belle fabrique de
- Mél un y qu’il considère comme une des plus importantes qui existent au-
- 'joii*4’bmb V/-':m! 11 V. ... V.',
- IL a invité la Société à charger une Commission de visiter la fabrique de .
- Melun et à lui en rendre compte.
- Cette proposition a été adoptée..
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- ? ; 7 f"-' ARTS ÉCONOMIQUES.—chapellerie. ' 7^ V I
- Rapport fait par M. Labarraque,au nom du Comité des arts économiques f sur 'un. chapeau dit mécanique3 présenté par '-VkM. Gibus, chapelier, place des Victoires.r ;rc°t<3 à Paris,iï
- Messieurs, M. Gibus a soumis à la Société d’encouragement un chapeau de sou invention, qu’il nomme chapeau mécanique. Vous avez renvoyé ce produit à l'examen du Comité des arts économiques, qui m’a fait l’honneur de me charger de vous faire connaître son opinion sur cet objet. v ’
- Depuis un grand nombre d’années, la forme ronde du chapeau est presque exclusivement adoptée pour la coiffure des hommes, et si la mode ou d’autres moîifs ont déterminé quelques légères variations dans cette forme, elles n’ont eu pour but que de diminuer ou d’augmenter sa hauteur ou la largeur du bord , tantôt plat ou tantôt relevé. Mais si l’industrie n’a près-' que rien innové pour la forme du chapeau, elle a fait une révolution dans \ l’art de la chapellerie, en substituant la peluche de soie au feutre, pour la . formation du chapeau, qui , avec un aspect plus brillant et d’un noir plus solide, permet au fabricant de le livrer au consommateur à un prix plus modéré. Toutefois , en convenant que ce dernier motif, c’est à dire le bas " prix, doit être la cause d’une prodigieuse augmentation dans le nombre de chapeaux fabriqués à Paris, qui était d’environ un million par année, et qui, f actuellement, s’élève à plus du triple, nous pensons qu’èlle serait encore' plus considérable, si les chapeaux pouvaient être bien emballés ,! eh occii- ; paht un espace moins étendu ; car c’est sur l’encombrement produit par les caisses, qui sont d’un léger poids , que le fret est perçu dans les navires. En outre, l’embarras d’un chapeau est grand lorsqu’on voyage; il l’est aussi lorsqu’on se trouve dans une réunion nombreuse. On a cherché à lui subs-
- A • • -A - .
- tituer un chapeau qui se ploie et qu’on nomme claque, mais cette coiffure , reprend une forme ridicule, et on n’ose point s’en couvrir dans la rue.frappe ^ de ces divers inconvéniens , M. Gibus a voulu les faire disparaître, et il a inventé, à cet effet, pour Dire abaisser la forme du chapeau, un mécanisme fort simple et fort léger : nous allons chercher à vous en donner un aperçu par une description sommaire. \
- Ce petit appareil se compose dedeuxcercles ronds,auxquels sont adaptées quatre tiges en acier d’inégale longuettf; articulées dans leur milieu par des charnières qui font fléchir les tiges dans l’intérieur des cercles. Un des cercles est placé et cousu sur le bord interne et supérieur du chapeau, l’autre T renie-quatrième année. Octobre iS35. 67
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- 494 AETS^EC0îî03VfrtQUESlv*^€HâJPEBLERrE. ^
- sur le bord inférieur, qui. prend la forme de la tête. Dans cet état, le chapeau est abaissé ou aplati de manière à occuper un espace douze fois moins considérable que quand il est ouvert. On place une coiffe ou garniture mobile, qui est terminée par un rond en fil de fer offrant quatre rainures qui correspondent aux tiges ; on pousse la coiffe avec les cinq doigts, d’une manière régulière, en tenant le bord du chapeau de la main gauche et appuyant sur soi-même le chapeau. Le rond en fil de fer dépasse les charnières, et toutes les figes sont écartées et tendues comme quand un parapluie est ouvert. Le feutre ou la peluche ^st tendu , et le chapeau a pris la forme usitée , sans qu’on puisse soupçonner la cause qui lui donne cette forme. Pour abaisser la forme du chapeau,, ihsuffit de presser, avec le pouce, sur deux des tiges faisant ressort, de faire sortir le roncl en -fil.de fer, et de tirer à soi la coiffe ou garniture. ^ .... . . . . . ; . > )
- On conçoit, d’après ce qui précède,. qu’une caisse qui aurait contenu cinquante chapeaux peut en renfermer facilement plus de six cents. On voit aussi que, pour les voyages, au lieu d’avoir besoin , pour renfermer son chapeau, d’un carton ou étui approprié, en cuir, très embarrassant dans; les voitures, on peut placer son chapeau dans sa malle, sans crainte de l’endommager et sans qu’il occnpe plus d’espace qu’une chemise.
- Le feutre ou la peluche du chapeau, n’étant point appliqué sur un corps dur, peut et doit avoir une plus grande durée. Le tissu permet le passage de l’air, et, de la sorte, la transpiration de la tête n’est pas aussi comprimée que dans les chapeaok imperméables, avantage hygiénique que l’expérience démontrera très probablement, mais qu’il ne nous est pas permis d’affirmer, puisque nous n’y serions autorisés que par le raisonnement.
- Les chapeaux confectionnés par M. Gibus sont d’un prix élevé; il lés vend au détail 27 fr. et 21 fr. en gros; mais , comme le mécanisme peut servir à plusieurs rechanges de feutre ou de peluche, le prix se rapprochera de celui des beaux chapeaux ordinaires. D’ailleurs, si le fabricant fait établir ses ressorts en grand, il pourra diminue!' le prix des chapeaux. Nous croyons que ce résultat se réalisera; car nous pensons que l’exploitation des produits de M. Gibus deviendra considérable, ce qui sera un avantage pour la classe ouvrière, puisque le prix de revient de la matière première ne s’élève pas au sixième de la valeur du chapeau, le surplus est le paiement de la main-d’œuvre, ce qui augmente d’autant la richesse nationale. ‘ ^
- Les membres du Comité des arts économiques ont porté, pendant plusieurs jours , des chapeaux de M. Gibus ; ils ont trouvé leur usage coin-
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- AGRICULTURE. •— ENS EIGKE'ME S T AGRICOLE. ‘49^
- mode et agréable. Ils ne sont pas lourds, et ils conservent parfaitement leur forme. *'• iv y ; '' • -
- M. Gibus a modifié son mécanisme, pour l’appliquer à la coiffure des militaires, sans augmenter sensiblement les dépenses de l’Etat. Le Comité, dont j’ai l’honneur d’être l’organe, appréciant, comme il le doit, les vues philanthropiques de cet industriel, qui, étant nanti d’un brevet d’invention, en ferait l’abandon au gouvernement, si le soldat devait seul en profiter, ne peut point cependant exprimer une opinion sur les -avantages ou les in-convéniens qui pourraient résulter dés modifications à apporter aux shakos des troupes de ligne. Cet examen appartient à l’administration de la guerre, seul juge compétent et éclairé sur cette matière, et sa sollicitude pour le bien-être de l’armée doit nous rassurer sur son empressement à ordonner les expériences nécessaires pour constater les faits avancés par M. Gibus.
- , En résumé, le Comité des arts économiques est d’avis que l’invention de M. Gibus mérite les éloges et l’intérêt de la Société d’encouragement, et il vous propose de faire insérer le présent rapport dans votre Bulletin.
- Approuvé en séance , le 28 octobre i835. 'u ; : S
- , ; ; ^ ‘'-'"Signé Lâ.barraqüe , rapporteur.
- 1 .-1- v *- j - ' : •' ' ••••! U: ' :
- ;; - ; •«,. lit * J , V ii - •’ *] O ' ' ’:'"
- : -r 1 . AGRICULTURE. — ENSEIGNÊ'MEffT AGRICOLE.
- • ? O’ > i V ! :j. ï * # - • V ' 4 . f
- Rapport fait par; M. > Mot in Sainte-Colombe , au nom de la , Commission des fonds , sur la proposition du Comité dagri-* culture f tendant a créer deux bourses à VEcole CL’agriculture de Grignon. \ -e.-n. -}]<
- ., Messieurs, dans votre séance du 16 septembredernier, vous avez renvoyé à votre Commission des fonds l’examen de la proposition du Comité d’agriculture, pour la nomination de quatre élèves à l’École d’agriculture de Grignon. • . .• - . > ->U -
- Dans cette circonstance, votre Commission des fonds avait à résister à l’entraînement qui vous porte toujours à faire tout ce qui est bon, tout ce qui est utile. Les récompenses annuelles que vous décernez ont contribué à porter l’industrie manufacturière à un point fie prospérité jusqu’aiors inconnu. L’industrie agricole n’attend pas moins deovous. L’ancienne Société royale d’agriculture, pendant ses dix années d’existence comme Société centrale, a rendu des services signalés à toutes les parties de l’art agricole; la So-
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- ciété royale et^ëntralé’Tfépuis sa teorgahisatioii, n’a cessé dèlüî prôdigùer des récompenses signalées. 'Vous imiterez, Messieurs ; ce noble exemple', et vous acquerrez de ndbveàùx''droits àu glorieux titre de Société d’ertcou-
- < st >;*;!<n;
- (vy> ÿ'ii
- mu»
- ragemënt pour Findustrië hh’tiùnâlë;îVtl !
- “ Dans l'enfance de's.sbciétësy^’arï' dé cultiver la ;terre consistait dans la pratique des procédés dont TOxpérience avait démontré les avantages ; maïs,
- à mesure que les populations se !sont agglomérées',’ que leurs besoins se“ sont accrus , il a fallu multiplier les produits et augmenter les moyens dé subsistance. La physique, la meéaniqué, là chimie ont été appelées a prêter leur appui à l’agriculturè, pour retirer du sol le plus de produit net en ’dé-pensant le moins possible. ’ ?
- L’assolement triennal avec jachère complète*''qui a long-temps suffi â noà pères, ne pourrait aujourd’hui (à quelques exceptions près) subvenir'au paiement du prix de fermage, aux frais de culture, aux contributions , à l’intérêt du capital circulant, etc. Déjà , dans certaines localités où les baux sont à renouveler; les fermiers s’autorisent du bas prix des céréales pour exiger 'des diminutions sur le prix" des fermages*, tandis que , dans les dé-*' partemens où la science agricole a introduit les cultures alternes et les asso-lemens appropriés à leurs localités, aucune perturbation ne se fait sentir.
- Dans un état de civilisation peu avancé, la routine suffit au cultivateur; mais, à mesure que les rangs de la population'se pressent, il faut joindre l’observation des bonnes pratiques aux principes exacts de la théorie. Insister davantage sur cësr vérités générales*,Hce serait abuser/Messieurs, deS momens que vous voulez bien m’accbrcleè;1 et méconnaître vos convictions.
- 11 est bien prouvé que , si aujourd’hui quelques départemens en France sont dans la voie des progrès agricoles, ie plus grand nombre manque d’instruction, méconnaît les bonnes pratiques, et que, dans tous, on trouve un grand nombre de cultivateurs en garde contre toutes les innovations: Il faut en convenir, Messieurs, des tentatives mal calculées ne justifient que -trop cette défiance. C’est donc de la diffusion des lumières que nous devoirs
- attendre les résultats auxquels tendent, tous vos efforts. La nouvelle ioi siir l'instruction primaire est un grand acheminement à ce but si désirable. Lés comices agricoles, Jes publications que font les Sociétés savantes,' les instituts, les fermes-modèles, et les écoles rurales surtout, sont les mè?llettré moyens à employer pour propager, le pins généralement possiblèy^ïèS bonnes méthodes. Elles montreront aux jeunes cultivateurs Ta* vasfé!‘carrière qu’ils ont à parcourir, et assureront les pas chancelans de ceiTi'qùi ne s’y lancent qu’avec timidité.—I ^ ; t ÜO‘-
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- ENSEl GNEMÆHT AGRICOLE
- La nature de?cès.élablissemens * comme l’a si bierviditmotre honorable collègue M.: Bonafous, permet d’offrir le travail à côté de l’étude, l’obser-t vation à côté de la doctrine, l’expérience à côté du précepte. Ajoutons aussi que, dans les écoles pratiques, ils apprendront à constater les erreurs comme les succès , par une comptabilité en partie double, qui fait connaître à Fins-tant l’objet qui cause la perte ou le profit, et le prix de,revient de chaque, production, moyen le plus sûr de prévenir les erreurs que commettent les hommes peut-être les plus zélés , mais qui, certes , ne sont pas les plus pru-, dens,et qui , comme l’observe Seluverz, sont placés comme des épouvantails au bord du chemin , et qui, quelquefois même , après de brdjans spc-* cès , effraient par leurs désastres , détournent les amis du bien, et arrêtent, les progrès de l’art; : ils y apprendront à(connaître le prix du t.emps ? à éviter la perte de force dans l’application des bras ou des animaux de travail. Les élèves sortis de ces écoles répandront les bonnes méthodes de culture; les exploitations qui leur seront confiées deviendront elles-mêmes des fermes-modèles, les préventions disparaîtront, les succès feront naître la confiance , et voos vous féliciterez,^Messieurs, çl’avoir domig une impul-ÿ sion efficace à notre agriculture. En effet, est-il un meilleur moyen de vaincre toutes les résistances parmi les hommes qui ne réfléchissent pas^i qui ne lisent point, qu’une habitude d’enfance a accoutumés à ne voir les clïoses que sous un seul point de vue ? Vous.en jugerez. _ ( , ;
- _ Votre Commission des fonds, convaincue de l’importance de la proposi-^ tion faite au nom du Comité d’agriculture, et qu’a si savamment développée^ notre honorable collègue M. le baron Silvestre, a dû rechercher s’il y avait,, quelque antécédent de cette nature, dans les archives de votre Société, dont il pût s’autoriser. Il a trouvé que M. le baron JJegérando, ayant annoncé,^ dans la séance delà Société, du i2 novembte 1806, qu’il allait être ouvert,, à Alfort, sous les auspices et par les ordres du gouvernement, un cours d’a-^ griçuîtiire théorique et pratique, ayant pour objet de former de bons ijé-q, gisseurs, des fermiers inîelligens, et de propager, dans les départemens ^ la connaissance et la pratique des meilleures méthodes en économie ru--raie , il fut arrêté, sur sa proposition, que six élèves seraient placés dans? cette École aux frais de la Société. M. le baron Degérando eut soin de rappeler que la Société avait pris précédemment une mesure semblablepour,, l’entretieii de deux élèves jardiniers à Montreuil. 2„
- ..D'après l’exposé de tous les avantages qui doivent résulter, pour Fin—| dustrie agricole, de la proposition du Comité d’agriculture, la Commission des fonds regrette de ne pouvoir l’adopter sans restriction ; la somme
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- /fg8 NOTICES INDUStRIEIiliES. 1
- considérable pour laquelle la Société s’est engagée pour les prix proposés lui imposé l’obligation de ne voter des dépenses nouvelles qu’avec la plus
- grande réserve. .......r . ^. .
- * ^ i*'- Conclusion. ' r - \ ••• •
- •D’après ces considérations , votre Commission des fonds , Messieurs, a l’honneur de vous proposer de nommer, pour deux ans et comme essai, à la suite d’un examen approfondi, un élève interne, à ses frais , à l’Ecole d’agriculture de Grignon , à pension entière, et deux élèves a demi-pension.
- * . ' vu > ; ' 1 1 Signé M. Sainte-Colombe , rapporteur.
- Le rapport a été adopté dans la séance du i4 octobre i835, avec cette modification : que la Société placera à Grignon deux élèves à pension entière. q'":" y" u "• i-;
- NOTICES INDUSTRIELLES (i).
- Arts mécaniques. — Moulins à vent de MM. Delamolère et de Maiiny. On se rappelle que la Société décerna, dans sa séance générale du io novembre 1824, un prix de 4iOO° francs à M. Delamolère , pour la construction d’un moulin à vent à huit ailes, s’orientant à tout vent et susceptible detre placé sur les bâtimens d’une exploitation rurale. Ce moulin, dont on trouve une description avec figures dans le Bulletin de mars 1825, fut établi dans la commune de Soulaire, près Chartres, où il était exposé à tous les vents ; il a constamment fonctionné avec la plus grande régularité, et quoiqu’on ait prétendu qu’il ait été détruit, nous pouvons affirmer que ce fait est inexact, il résulte, en effet, d’un certificat du maire et du conseil municipal de Soulaire, en date du L\ juin i855, que je moulin de M. Delamolère, placé chez M. Lelongt cultivateur, n’a éprouvé d’autre détérioration que celte qui est le résultat d’un long service; qu’il donne toujours une quantité de produits égale à celle consignée dans les procès-verbaux adressés, en 18-24, à la Société d’encouragement, et que cette quantité ne varie que suivant qu’il y a plus ou moins de vent pendant le cours de l’année* . . . «
- Le moulin de M. Delamolère, quoique marchant bien, laissait quelque chose à désirer dans le moyen de régler la force du vent frappant sur les ailes. M. le comte de Mauny a ajouté à cette machine d’utiles perfectionne-mens, ?qui ont obtenu 1 approbation de la Société en i85o. M. Gaillard’
- Société d’encouragement n’entend garantir, en aucune manière , les avantagesde$ machines ou instrumens et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.4.99
- Senainvilleayant eu l’occasion de voir, l’été dernier, le moulin ainsi perfectionné, établi dans la commune d’Ancise, près Ghâteaudun , en rend un compte favorable. Placé sur un bâtiment peu élevé, au milieu cl’un vaste potager, entouré d’arbres qui lui dérobent une partie de la force du vent, il sert à élever l’eau d’un puits et fait mouvoir quatre pompes qui remplissent, en douze heures, quatre bassins destinés à.l’arrosement du jardin, et dont la contenance totale est de 4'7 mètres cubes. Quand le moteur n’est pas employé à élever de l’eau , il fait tourner une meule de 74 centimètres de diamètre avec ses bluteaux, deux scies à débiter les planches, dont l’une verticale et l’autre circulaire, et une meule à repasser. D’après le témoignage des personnes qui voient fonctionner ce moulin depuis plusieurs années, il peut moudre, par un vent ordinaire , quatre setiers et demi de blé en vingt-quatre heures et en bluter la farine. On évalue sa force à celle d’un cheval ; quoique construit par un menuisier de village et d’une exé-L cution assez imparfaite, ce moteur tourne avec peu de vent, et malgré sa fragilité apparente, il a résisté à des coups de vent d’unê grande violence.
- Noria mue par le vent. M. de Bec a eu l’idée d’employer le vent comme moteur d’une noria , en lui faisant subir quelques modifications. Sa machine se compose d’un cylindre de 10 pieds de long, percé, dans le sens de son axe, d’un trou de 8 pouces et demi ; ce cylindre, qui soutient tout le moulin,est encastré dans un châssis mobile et tournant. D’un côté, sur la partie supérieure, il porte l’axe passant à travers la tête de l’arbre où se réunissent les quatre iriles • de l’autre côté du châssis est une queue de 10 pieds servant de girouette. L’axe de fer des ailes porte un pignon en fonte engrenant dans , une roue horizontale qui a pour axe une tige de 12 pieds passant perpendiculairement à travers le cylindre ; cette tige porte, à son extrémité inférieure, -une autre roue horizontale en bois, engrenant a angle droit avec une deuxième roue verticale; sur l’axe de cette dernière est montée une roue divisée en’six parties égales, et du centre à la circonférence partent autant de rayons à l’extrémité desquels est un bras.ayant à ses deux bouts une cheville en fer pour empêcher les chaînes qui passent dessus de tomber. C’est entre une double chaîne tressée en fil de fer que sont fixés les godets ; entre chaque compartiment de la roue-porte-godet. est un entonnoir en plomb dont le dégorgeoir très ouvert rend l’eau aussi vite qu’il la reçoit. - * ;
- Les avantages que présente cette machine sont , suivant l’auteur, i ° d’a-* voir un moteur qui ne coûte rien ; 20 une fois la marche réglée, elle est peu 7 susceptible de se déranger; 5° de pouvoir être réparée facilement; 4° de' donnertme grande abondance d’eau. [Journ. des conn. usuelles, sept. i835.)
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- Mjaçf^e « nettoyer le riz et autrey graines^ par M.. Lyrhanri. Cetté ma-, chine consiste en deux disques planes , en bois, de 5 à 6 pieds de diamètre ; le disque inférieur,est fixé sui: un support, tandis que le disque supérieur ,,, toiirpc ^ à l’aide d’un,arbre vertical, avec une vitesse dé 120 révolutions par minute. Les deux surfaces opposées des disques sont garnies de fortes dents en fil de fer engagées dans des plaques de cuir, à la manière des dents < T de cardes, et qui vont en diminuant de hauteur du centre à la circonférence. Le riz V après avoir été passé ad moulin pour en détacher la balle, et criblé à la maniéré Ordinaire, est jeté dans la trémie qui surmonte la-in a* 'chine sbYtfr ?dé;léqûeltè• on fë soumet à l’action d?un tarare ,’ et, finalement, âcéllëdxinbblaterie à brosses. Ainsi traité , le riz est rendu paiifai-tement net et poli. ( Rep^rtorfib/ arfs^îfoiembre iS5S; p ? b nf.i ~ivj * pfQCèdes de filature du lin>parmadame la marquise d’Argence. En 18 ig, mâàümé-cTArgencè' présenta' rà' la Société d’ebcouragernent des lins filés qui y furent trouvés d’une grande finesse et d’une qualité supérieure; mais elle ' se réserva le^sëcret'de ses procédés de préparation. Le brevet d’invention de quinze ans, qui lui fut décerné le 17 septembre 1818, étant publié dans " le 26" volume de la collection des brevets, nous allons en extraire les détails du procédé, h sïvno'iq- 1 i/ofusl '
- ’ ; On a des peignes formés d’aiguilles aimantées, avec lesquels on peigne le lin dans toute sa longueur; ensuite, on peigne de nouveau les ' extrémités des fiîamens du'lin, qui est placé dans une boîte, lesquels fiîamens sortent de la boîte et posent sur un pupitre. Le'lin est fixéhori-,!f>? zontalement dans la boîtes par deux peignes, ; dont l’un , qui est formé d’aiguilles entées sur bois et aimantées , est disposé en haut du fond de la boîte; l’autre peigne, qui est en corne, est placé en bas, prés du pupitre où se trouvent les filaméns.d ~ ? t-'-o endm-î. fë.» b iis* nf
- s iV q,, peigne le lin dans toute sa longueur en le tenant suspendu d’une main ; les brins qui tombent dans le peigne sont ramassés, et on peut les taire réunir de même que le reste en les laissant libres sur le pupitrep il ne * tombe alors que les plus courts, qui sont aussi bons à employer que Jes longs. ? On aimante chaque jour le peigne qui fait le travail, et une fois par semaine seulement le peigné intérieur (1). ; ^ ^ ^ ^ • >- ? A
- rr La subdivision d’un brin de lin ordinaire donne jusqu’à cinq et six brins a t d’égale longueur, et lés extrémités de ces brins s’affinent au point que les tv jonctions sont imperceptibles, et qu’il sera très facile d’obtenir une épais-i i'senr égale dans les fils de lin. ->.? ^ ^ d ^ ^ r ; r c^
- ^j) On lie se rend pas compte de l'effet de l’aimantation des aiguilles dans ce procédé. , ,
- =*VV.; , R )
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 5oi
- ocrtJad(iîï'iU>iVU c3 ' . ÙO^
- ^ L’auteur n’emploie dans ses procédés ni rouet, ni quenouille, ni fuseau; tout le travail se fait à la main. Le retordage se fait sur les mull jennys.
- La force du fil et sa qualité d’ètre uni sont produites par une dissolu-tion h froid de graine de lin, dont on mouille les brins. , J
- Le fil obtenu car ce procédé revient, suivant l’auteur, à bien meilleur ^ marché que celui produit par les moyens de ^filage connus. s ^ 1 U * J
- Arts chimiques.Fabrication des essieux de voitures et des arbres tournons m des machines, par M. Hardy. Les qualités principales qu’on recherche «j»- dans les arbres des machines et les essieux de voitures et de locomoteurs sont la légèreté de la matière unie à la force et à la. ténacité r de manière =uà pouvoir résister aux plus grands efforts. Ces,qualités dépendent de la pureté du fer et du traitement auquel il est sounn?^ ) A'iru j<> 1^0 r La méthode ordinaire de fabriquer des arbres en fer est de souder en-4 semble des barres de fer, et de les passer dans un laminoir, où elles prennent a la forme cylindrique, ou bien d’en former une masse v qui ,est étendue fit au martinet en une tige carrée, qu’on arrondit ensuite; mais par ce procédé an les fibres du fer sont considérablement altérées, et la forme régulière de 2 l’arbre dépend de l’habileté de l’ouvrier. Pour remédier à ccs ipconvéniens, * l’auteur propose d’employer la méthode suivante : il fait chauffer les ~i barres de fer et leur donne, à l’aide du laminoir, une forme particulière. Un certain nombre de ces barres ainsi laminées sont liées ensemble, et présentent la forme cylindrique; on les fait chauffer dans un fourneau à veut, et on les travaille au martinet sur une enclume dont la surface est
- .•/h;
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- creusée en gouttière pour recevoir l’arbre. (London Journal qf arts, novembre 1835. ) . . v ^ :
- - > Gaz acide carbonique liquéfié , par M. Thilorier. Ce gaz liquéfié présente le fait étrange d’un liquide plus dilatable que les gaz eux-mêmes. Sa dilatation est quatre fois plus grande que celle de l’air. Si l’on élève la tempéra-: tore d’un tube renfermant une tranche d’acide carbonique liquéfié,, ce 4 liquide entre en ébullition, et l’espace vide qui existe au dessus du liquide est saturé d’une quantité de vapeur d’autant plus grande que la tempéra-' » ture est plus élevée. La pression de la vapeur fournie par le gaz liquéfié, à la température de o degré centigrade à 4- 3o degrés centigr., s’élève de 36 , i à 76 atmosphères, ce qui donne une atmosphère d’augmentation par chaque I degré centigrade. Le pouls ou la densité de la vapeur s’accroît, .dans une ' proportion beaucoup plus grande que la pression, et la loi de Mariotte ,,.. n’est plus applicable dans , les limites de la liquéfaction. Si l’on soumet à ^ abh°n de la chaleur hn .t^be de}verreti;en|ermant une tranche de liquide 7réntc-quatrième année. Octobre i835. ‘ 68
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- et une tranché de'4 gaz, il se passera deux' effets' contraires ': le liquide augmentera par la dilatation et diminuera par la vaporisation/ ^ ^ h Le gaz liquéfié présente le phénomène unique d’uii liquide/ qui, de i —20° à ;H-, 5o°, parcourt, l’échelle des 'densités depuis 0,90 jus- ' 'qu’à 0,16. îuï ,VVî x i ^r-y'^K- i>ol. •* — ** K “ "J
- * ... * * .. * -1 Ît . - ‘j. . C b'
- Lorsqu’on dirige un jet d’acide carbonique sur îa boulé d’un thermo-VBaètre à aloètil ; il S’abaisse rapidement‘jusqu’à •-*- goQ; mais les effets frigori-« fiques necrépondenappas à cetïabaissement de température. L’intensité du r froid est énorme,disais la sphère d’activité est bornée, en quelque sorte, au 0 point de cOLiitact^la-èorigélation! du >nrereure n’a lieu que pour des quantités i fort petites, et si on exposé 1©doigt an jet du liquide, on éprouve une sensation de brûlure très tes gazront peu d’efficacité dans la production
- ~ du froid , il n’en esti pa^de même-vdes vapeurs, dont la conductibilité et la ^'•Capacité calorifiques sont beaucoup-plus grandes. WL.‘Thilorier a donc pensé ‘ ‘ que si un liquide permanent , l’éther par exemple, pouvait être mis dans les mêmes conditions d’expansibilité que les gaz liquéfiés,'on obtiendrait un : effet frigorifique beaucoup plus grand que celui produit par le moyen de : l’acide carbonique liquéfié. j *4 v-« >* { >
- M.; Thilorier est parvenu à solidifier le gaz* acide 'carbonique. Cette solidification a lieu par l’effet même du passage subit de l’état liquide à l’état ‘ gazeux, en sorte que, dans ce cas, le rapprochement moléculaire qui consti-tue letat solide a pour cause déterminante l’expansion d’un liquid { û occupe instantanément un espace 4oo fois plus grand que celui qu’il occu-• pait primitivement.-{Institut,n°* 126 et 127.) Uï ^ i *» * 4
- ' . *.'! ! ..‘‘ï
- Distillation de Veau de mer par MM. TFestrubb et Gubbins. Cette invention consiste dans un appareil très simple adapté à la cuisine du vaisseau,
- ~h et dans lequel on verse de l’eaü de iner qu’on veut purifier : il est composé ~i de deux cylindres concfeütriques et d’un bouilleur, qui passe sous le foyer 0 dp la cuisinent communique avec la chaudière extérieure. Aussitôt que le ü feu est allumé sous la chaudière intérieure, la flamme circule autour dé cette chaudière et chauffe en même temps l’eau contenue dans la chaudière f‘ extérieure. Les vapeurs’qui s’élèvent de l’eau en ébullition passent dans 0 un condenseur muni d’un robinet, au moyen duquel on laisse couler l’eau e^de condensation èn dehors quand on veut la renouveler. Les produits de la ‘^ distillation sortt recueillis dans un vase plâcé sous le robinet du serpentin.,
- 0 • :( London Journal, octobre A855. ) 4' 4/ f *> ,
- * 0 ^Perfectionnement dans V impression des toiles peintes à la planche, par
- '^Md^iï^lnmndel. Après* avoir p^odùit lé dessiu destiné A être imprimé, on :?
- ,* COI \OOVAj O. “A
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- BlBLIOGR2M^|Br!i$WÜ5TBUÜE*E. pff.j
- 50$à-:
- le eoÙYmd’uraefeuiUei deqtapieisg'laeéy fermé avec de là colle dé-poisson transparente. On trace sur*, cette; fèuilk, à raida d’une: pointe , le ^dessin fo qu’on veut produire; o« remplit les tailles avec de l’encre colorée ; on couvre la feuille d’un taffetas huilé, et on tire «ne épreuve qu’on transporte ensuite sur la planche en bois qui doit servir à l’impression, en frottant légèrement le revers dm taffetas p{ensuite om procède à la gravure de la planche. De cette manière on peut multiplier indéfiniment les dessins qu’pn rtf veut transporter sur» les. planches de bois. »( London Journal, octo^f bre i835.) , , . - •••'r '• * • > y
- Procédé économique de collage*du papier, par MM. Abadie et Meynard-Lavaysse. On prend, pour 5a onces de colle fine de tanneur cuite, i6 onces d’eau, que l’on met dans deux vasespdans i «n,?ôn met 4 onces, où l’on a fait dissoudre 54 grains d’alun, et dans les 12 onces d’eau que contient le seconde vase, on fait dissoudre 56 grains de savon* Lorsque^ces matières sont bien dissoutes, on a de la colle au degré de chaleur tiède un peu çlevé; on prend un tiers ou un quart de l’eau savonneuse dont dn vient do parler , on la * met dans un vase propre, dans lequel on verse une pareille quantité d’eau alunée, ayant soin d’agiter le vase qui contient ces deux «espèces d’eaü1 pour qu’elles puissent se mêkr.'Aussitôt que le mélange est paifeit, on le verse dans la colle avant cpie l’alun ait le temps de se décomposer ; on prendm encore une même quantité de chacune.de ces eaux^* ayant soin de verser * l’eau alunée sur l’eau savonneuse, et on opère toujours de la même ma^-ilî nière jusqu’à ce que, lesù 3.3 p«ces 4® coll.ç aient reçufes, 16 onces d’eau 30 préparée. On laisse tremper le papier dans cette collequsqn’à ce qu’eiie ait^q pénétré toute la masse. ( Description de$brevets, t, XXVI. ^ ^
- * t l • l x . S • . v , : \ jI
- BIBLIOGRAPHIE, iXD USTRIELLE..
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- ii 4 .L A
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- J. . s»
- 0; Livres français. 1-!J f "
- Manuel-nouveüm de typographiepar M. Frey. 2 vol. In-18.
- Géodésie, ou traité de la figure de la terre et denses parties, par M. Fran^ cœtmy voLin-8.fi Atsmoe at» c*.. * • * \ \}i \n,<’ * r ; \ ,
- t ^ | V- ^ j .. »1? /1- ^ * * % * * *. t * . j,'..» $.«*% v» ^ j *^ y
- Recueil de tables à l’usagé des ingénieurs, par M. Grandeys. In-8. ' ^ . . ; Maison rustique du^9® siècle, par MM. Bailly de Me)lieux et Malpeyrç.
- 1 vol* in-8, avec gravŸ01 ~l *JO<î *4 •>*-f «•*’ F""**’" '•*‘‘1' ' ^ ;.1 f /
- . ^ I 'i • \ * ^ \ '
- Association par phalange agricole industrielle; 'par M. Lemoyne. In-8. ^ * , Muyenide*eâualiser le dit de' la Loire entre Nantes et 'Orléans'/ par-* M. Dub&uchel. In-8? £*àtojtJ&’b üwwm -»i J-'ouxiq
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- Traité élémentaire d’arpentagé'^nivelîeriient, dessin linéaire et levée des plans y par M. Durand de Monestrol. i vol. in-S avec pl. * - ;
- Le peintre de décors, par M. Geslin. 12 liv. ïn -8. — ^ ;
- Congrès scientifique tenu à Poitiers. in-8. T r - *'* **'* J
- ^ rQbservations sur le puceron lanigère , par M. Portier. ' '*
- Mémoires de la Société d’histoire naturelle dé Strasbourg. ire livraison.
- Essai sur la culture et le commerce des garances de Vaucluse , par M. Pastel. In-8. -
- Mémoires sur le mouvement d’un pendule dans un milieu résistant , par
- J. Plana, ln-8. . f :3-3 7'J,’ 1 ‘ — .
- Mémoire sur l’application de l’électro-magnétisme au mouvement des machines, par M. H. Jacobi. In-8. t ‘‘Yu’’t
- Des travaux du fleuve du Rhin , par M. Dejontaine. 1 vol. in-4. ^ A K Nouvelles Annales du muséum d’histoire naturelle, t. 4* In~4- iiUi^
- / Théorie mathématique de la chaleur, par M. Poisson. 1 vol. in-8. H * La Clef de l’industrie et des sciences qui se rattachent aux arts industriels, par M..Jrmonyille, 2e édition. 3 vol. in-8. "} ^ iJS - ^ ^ ^
- . État critique de l’agriculture et moyen d’y porter remède , par M. Lecke*-valier. In-8. ........... • ,n, ..... ,/ , -' ./r ' "'l
- -, Notice sur les creusets-puisards des hauts-fourneaux , par M. Vohz. in-b°. ,;v:.... \ .
- . f Application des principes de mécanique aux machines le plus en usage, par M. Taffe, 1 vol. in-8 avec pl. ( * ’ ; » ^ J i-- ? u ;
- , r Exposition du système des douanes en France^ par M. Saint-Férëol.
- 1 vol. in-8.V 3 r°i4
- j Manuel complet de l’essayeur, par _M."Vergnaüd: ïn-18;' " >v>
- n( Manuel de mécanique, par M. Terquem. 2e édit. In-iB. *1! ?B011
- Sténographie, ou l’art de suivre à la plume la parole d’1111 orateur/ par M. Clément., ln-8. ' : , ’J* xui\^ixi* ^ eano7 tib*rçtenA —
- ' ;'•*’> -• \\\ \ . J.. . .,1 tfcjvtv.. '1 V
- si? Tarif minéralogique ou cubage du minerai de 1er,'parA: tmjer: In-î2.
- ^ Description des machines et procédés consignés dansles brevets d'iii^ert-Aipn, t. XXVII. 1 vol, i 11-4,f avec 4 o ph ’ 37 f
- Éui4e^,é|émentaires de mécanique, traduites dé Îanglais de Lardnet\ phr
- j-Tb TOÇV.1 - M « * »f ; ,:„im é ?r,„IS|, a„9ai
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- ? V a °<j) ^ïénfioilosd^q a^nidoufn iimq. 'M è ?&
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- . Brai49g#^%)|îïDjfî^f5îî!^rla î3 éYK&hii nfeèoh -;1 Livres an&
- 5ïk
- ^tü^prT bYiui<îomhïè %«r<T •
- A treatise on the arts, manufactures, etc., of tke Greeks and Homans, (Traité sur les arts et les manufactures , les mœurs et les institutions des Grecs et des Romains ), par Finden. i vol. in-12.
- Elementary treatise on opticsx etc, (Traité élémentaire d’optique), par Phelps. I11-8- *"4l^üüèfti4€î' >u ^ouui ü ôiotooc&i oh èonomoM .
- , A treatise on internai inter course and communication in Great Britain ( Traité des voies et communications de la Grande-Bretagne), par M. Gra-hame. ' «o-ua vifi
- The practical buitder ( Traité pratique de l’art de bâtir ). In-4 avec pl.
- Records of general science (Mémoires sur diverses branches des sciences); par R. Thomson.ln-Ü.^ ^^ w amSHOiiqq^^uz
- The en g in ers and mechanics Encyclopedia (Encyclopédie de l’ingénieur ët du mécanicien) , par M. Luke Tlebert. 2 vol. in-8 , avec plus de 2,000 gra-
- 1 ' r ' ' • •' • i viîU>l<i<U ïiUt.f-ifeîisït ïd) ï'.Sij'UlH K
- vu res en bois. r , %K _ _ , . s , .... <
- Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées), octobre i835. In-8° avec planches. Articles contenus dansée Cahier. Spécification des patents accordées i°à G. Aldous, pour des perfectionnemens dans les machines à vapeur; 20 à Th. Searle, pour de nouveaux générateurs de vapeur; 3° à J. Bacon , pour la construction de locomoteurs applicables aux chemins de fer et aux routes ordinaires ; 4° à R. Beart, pour une machine à fabriquer les briques; 5° à Th. Roberts x pour un nouveau moyen de jointoyer bout à bout des pièces de bois propres aux constructions navales ; 6° à A. Çraigh, pour des perfectionnemens dans la^Constructiôn dèà machines à vapeur.—Moyen de déterminerapproximativement les rayons de courbure des lentilles convexes, par M. Heineken.— Exemples de Combustions spontanées, par M. Scanlan.—Détails sur les ouvrages en laque fabriqués à Ava dans l’Inde, et sur les procédés suivis dans cette fabrication. — Analyse du vernis de Chine, par M. MacaireJ*1 4*h * s The London Journal and Repertory ofarts and sciencès'( 'Jburtrêil'de^ ai ls et des sciences), publié à Londres par M. W. ISèwtoniOctobre i#35Mn-S° avec planches. Articles contenus dans cè cahier. Patentes délivrées i° à J^Bpdmerx pour des perfectionnemens dans la cônstrüctioti des fournéQtîx des machines à vapeur; 20 à J. Ùibbs, pbti¥ dé nouveaux jjërfectiorine-meuS dans les véhicules à*roues ; 3° à R. llill, pour des séméreS dépbrttfs; 4° à MM. Weslrupp et Gubbins, pour des^lAby^ffe^dé^dtîfiéî* i’ëaü dê^ncr ; 5° à JF. Noble, pour des machines à vapeur perfectionnées ; 6° à T. Caïman, pour des sangles et surfaix de chevaux; 70 à R. Cooper, pour des
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- 5o6:
- PHOCÈS^y®RB|âlîX«44
- cannelles et robinets de nouvelle for-me.;->8° à-W. Dixon, pour le même a objet: ; 90 à C. Hullmandel, pour des perfectionnemens dans l’impression r des toiles à la planche; io° à B. Cook,pour une nouvelle couleur; fi à
- T. Spinney, pour des creusets....... ' 7
- Mechanics Magazine (Magasin du ' mécanicien ), octobre 1835- In-8 avec gravures en bois. Articles principaux contenus dans ce cahier. Ma— . chine pour éviter les chocs des chariots à vapeur surles chemins de 1er, par ' M. Bergin. — Instrument pour affiler les rasoirs.—Instrument pour pointer les canons à bord des vaisseaux. — Machine pour tailler et planer les * pierres, par M. Hunter.—Sur la navigation par bateaux à vapeur en Amérique.—Machine à vapeur rotative, par Avery,—Appareil de plongeur par Coudert.—Nouveau robinet à gaz , etc. . y..\ i-a*. J
- ”5
- Extrait des Proces-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’Encouragement. » % ., ^ _ Séance du l'i octobre ^ ‘ t - -
- Correspondance. M. Dupuis, professeur de dessin, annonce qu’il a fondé un cours gratuit de dessin à l’usage des. ouvriers du 3* arrondissement, d’après line méthode de son invention.-, •;*.» h -c:<: : ^ j - * r- -
- M. Jadwinski annonce qu’il vient d’achever, d’après sa méthode de mnémotechnie , des tableaux pour servir à l’application, qu’il a faite de ce système à l’his-. loire naturelle. . » : ^ ‘ t
- Objets présentés. JM. Delhomme, â Paris , adresse la description elle dessin d’un moyen de sûreté contre les explosions des machines à vapeur. 5 ’ J.. '
- M\I... Nys et Longagnefabricans de cuirs et de peaux vernis, à Paris, sollicitent l’examen des produits de leur fabrique.y * ; ‘ ^
- M. Bonafous présente un écheveau desoie jaune, provenant d’une éducation de vers à soie , dans laquelle on a employé exclusivement la fèûütè du mûrier des, Phi- v lippines. Celte soie , remarquable par la finesse et l’égalité du' brin ’ lut été envoyée par un cultivateur français établi dans’le royaume lombardo-vénîtieh. ^ TJ Rapports des Comités.^ Au nom sde la Commission^des fonds Morin' Sainte-Colombe lit un rapport sur la proposition de placer des élèves auk frais de la Société, à .l’École d’agriculture de Grignon., *> r]4 - . to*
- Les conclusions du rapport, modifiées,d’après une''discussion qui a eu lieu dans f le sein d^.la, CpinmissiQi)9,lendeut à ce que fa Société nomme pour deux ans, et > comme essai, à la suite d’un examen approfondi ;rurt élève “in terne à l’École d’agri-v cullur^^gri^^i à^ y * > . a y.
- Apres une discussion , le Conseil arrête que deut ^fèéçs internes, à pension en-*.-tièrejmentgratuite, seçqntmlaeés à l’Ecole de Grignon^ après qu’ils,auront
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- f 0 Môgès^verb aux .
- 507
- ::r « s
- minés i*sut la lecture, l’écriture, l’orthographe et la rédaction 5 20 sur l’arithmé-tique et la géométrie \*3° iSiü,’slé' dessin linéaire. 7
- ici.,.
- Séance du 28 octobre i835.
- • -•‘•- ? ;
- "i 7v
- Correspondance^MM. Peltier et compagnie , fabricans d’aiguilles à coudre à oÀmboise , annoncent que , depuis l’année dernière, où leurs produits'furent exa~ :
- minés par la Société, ils ont fait de nouveaux essais pour les perfectionner, et ils <> ont l’espoir de prouver‘que leurs aiguilles soutiennent la concurrence avec' celles d’Angleterre ; ils appellent également l’attention de la Société sur la fabrication du 7 fil d '•acier et du papier violet, matières qu’ils sont obligés de tirer de l’étranger. ... ? M. le maire de la commune de la Tour-ét-Glaires, près Sedan? annonce que * M. Protin, maître-tondeur, a imaginé un système d’engrenage pour faire mouvoir un ou plusieurs moulins simultanément, système; au moyen duquel on peut, à volonté, ajouter, selon la force de l’eau, d’autres machines propres à la fabrication. v . n ' '7; '‘éi7
- M. Perpigna, membre de la Société , adresse, de la part de .JM. le capitaine d’artillerie Thomassin , des observations sur le rapport de M. Fauvilliers, relatif à une brochure qu’il avait publiée, sous le titre r~De la supériorité des chemins de béton sur les chemins de fer. 7 • : t 1 * - -
- M. le vicomte Héricart de Thiuyadresse, de la part de‘M. Gueniveau, ingénieur en chef des mines , un exemplaire de l’ouvrage que ce dernier vient'de publier sur les nouveaux procédés pour fabriquer la fonte et le fer en barres.
- ‘ M. Dublar, professeur'd’écriture , fait hommage’ d’un ouvrage intitulé ^Nouvel interprète à l'usage des sourds-muets.
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Francœur lit un rapport sur une nouvelle lampe mécanique de M. Careau.. .
- Le Comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin, accompagné d’une description et d’une figure du mécanisme de la lampe. [Approuvé. ] , ; n.'. , .
- Au nom du Comité des arts économiques, M. Labarraque lit un rapport sur un chapeau dit mécanique, présenté par M. Gibus, chapelier, à Paris.
- Le Comité pense que l’invention de M. Gibus mérite les éloges et l’intérêt de la Société d’encouragement j en conséquence, il propose d’insérer le rapport dans le Bulletin. [Approuvé.] «*.. ’ !
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Mérimée lit un rapport sur les savons de toilette de M. Faguer-Laboullée, à. Paris.
- Le Comité propose de donner à ce fabricant un témoignage d’approbation, en ordonnant l’insertion du rapport dans le Bulletin. [Approuvé. ] • " '
- Communications. M. Ch. Derosne lit une note sur les progrès de la fabrication du de betteraves. £ Voyez. plus hautÿ=qw-49* «+)**->* -4-- ’
- %1 M. JFkitwell communique un mémoire-sur les hvantages d’une nouvelle presse typographique^nntteBtéeqïaFl^Ei ^j:#®» de Londres..
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- SOMMAIRE DU CAHIER D'OCTOBRE 1635.
- Arts mécaniques. — Machines à vapeur. Description d’une machine à vapeur a détepte, applicable aux usines et aux manufactures, et construite par M. Pecqueur ( pl. 63^ et
- 64o).................. . £. » . .................Page' 477
- .Curage des rivières.. Description d’une drague mue par une machine à vapeur, par .. M. Falcourt ( pl. 641 \ . . . . . 482
- Ajrrs chimiques. — Savon. Rapport fait par M. Mérimée sur le Savon dulcifié de M. Fa- .
- • guer-Laboullée. . . . , -..y.., * . . , . 488
- • Sucre. Note sur quelques améliorations introduites dans la fabrication du sucre de
- belleravc-s, parM. Ch. Derosne. . . . . . . . . . . . . 491
- Arts économiques. — Chapellerie. Rapport fait par M. Labarraque sur un chapeau dit mécanique de M. Gibus. . . . . . . . . . . . . . . ; . . > 493
- Agriculture. — Enseignement agricole. Rapport de M. de Sainte-Colombe sur une proposition tendant à créer deux bourses à l’Ecole d’agriculture de Grignon. , . « Â9$
- 1 Notices industrielles. — Arts mécaniques. Moulins à vent de MM. Delamolère et de Mauny, 498. — Noria mue par le veut, 499* — Machine à nettoyer le riz et autres 1 ’ graines, par M. Lymann, 5oo. — Procédé de filature du lin par madame d’Argence,
- ; »; ib. — Arts chimiques. Fabrication des essieux^ de voitures et des arbres tournans \ des machines , par M. Hardy, 5oi. — Gaz acide carbonique liquéfié , par M. Thi-lorier, ib. — Distillation de l’eau de mer, par MM. TVestrubb et Gubbins, 5o2.—Per- .
- . ‘.. fec.t-ioonement dans l’impVession des toiles peintes à la planche par M. Hull/nandel, ib.
- «— Procédé économique de collage du papier, par MM. Abadie et Meynard-La— vaysse, 5o3. , , • . ? . .
- Bibliographie industrielle. Livres français, 5o3. •— Livres anglais. . . 5o5
- Extrait des procèé-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-CQuragement. Séance du i3 octobre i835, 5o6. Séance du 28 octobre. * . .. 5oq
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE(N°CCCLXXVII.) NOVEMB. i8S5.
- BULLETIN
- ‘ * DE LA’^- * -a
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- SpCI ÉTÉ D’ENCOUR AG EMENT
- V POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- .-'/'.LJ , U ; •• • '• • - " !.. . , ; ' *T ’k'
- ' ' ARTS MÉCANIQUES. — horlogerie?
- Rapport fait par ÆT, Francœur, au nom du Comité des arts* mécaniques, sur un instrument inventé par 31. Vallet, horloger, rue Neuve-Bourg-l Abbé, n° 2, pour faire choix du spiral qu il convient d’adapter a une montre. \ +
- ft- • y J 1 ^ J ; '
- Le régulateur des mouveraens de montre est un ressort capillaire en acier qu’on nomme spiral. Son énergie doit être tellement proportionnée au poids du balancier, que ses excursions, sous l’influence du ressort moteur, aient la durée exacte qui convient au nombre des dents des roues d’engrenage. Trop puissant, les mouvemens sont trop rapides et la montré' avance ; trop faible, elle retarde au contraire; il est indispensable que les tours de spires soient assez écartés et assez homogènes pour que jamais , dans les excursions , ils ne puissent se toucher et encore moins s’embarrasser dans la fourchette de l’avance et du retard, quoique les impulsions que reçoit le balancier par les secousses imprimée^ à la montre leur donnent une amplitude très variable; il faut aussi que, dans toutes ses excursions inégales, la durée de chacune reste la même. Cet isochronisme est jùsqu’ici 1 regardé comme presque impossible à obtenir, et les recherches des plus * habiles àrtistês ont été impuissantes. Ce n’est pas,' au reste, l’objet que. ‘ s est proposé M. Vallet dans la construction de l'instrument qu’il à présenté1 à Ja Société : iî ne veut qu’apprécier la jiiàte énergie qtié5‘possède un spiral*, que d’autres essais lui font considérer* comme vraisemblablement couve-0* nable à une montre donnée.1* • ^ t. > k ; ,i i: .->? r, rs Leurt
- - La tlélicatesse du spiral, son défautd’hdmogénéité ou d’éîasïicité, fè rôle1.1 Trente-quatrième année. NovëmBFéHBM.^ ^ wA/t
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- conditions si difficiles à concilier, que lesJiorlogers^ne réussissent à en adapter un convenable à çAsjqué montre ;qu’a|jrès les; ejsa^s &ussi multipliés que difficiles, ce qui les expose à' line grancfé perte de temps : il faut ajouter que les soins qu’on prend à cet égard^ dans la plupart des montres de commerce, sont tellement imparfaits, qu’il est bien rare que la marche de ces pièçes- soit, aussi bjen réglée qu’on» le -désire jr le >hasard et le bofih<|iw’\o^it souvent plus'd’infltieVrce’que l’habil'etê dê l’artiste. ]\î. Vâllêt s’est proposé de construira un instrurpenÇ très pe^i.cqûteu£frd’un. usage extrêmement facile, qui abtègé tous les' és&tis, et rende certain, du premier coup, qu’un ressort spiral convient ou ne convie»4pas*à-^wie montre donnée.
- Avant d’adapter un spiral à une .montre, l’horloger lui fait subir une première épreuve, pour s’assurer que les développemens en sont réguliers. Il suspend un petit poids à l’extrémité centrale de ce spiral; tirant en haut l’autre bout avec des pinces,, il voit si ce ressort se déroule coni-quement d’une manière régulière : car, s’il n’en est pas ainsi, le'ressort n’a pas l’élasticité assez uniforme, par défaut d’homogénéité ou par défaut de trempe, et il ne peut jamais être employé..'Mais, en admettant que ce spiral résiste à cette première épreuve très* simple , il peut üe pas? convenir à la monlre( qui doit le recevoir, soit par excès-,-soit ..par défaut d’énergie, comparée au poids du balancier : l’horloger l’essaie donc , et il reconnaît presque toujours quql.en faut substituer uq autre pour que la montre ne marche pas trop lentement pu trop rapidement. ij;. .... , -ry . y
- Supposons qu’un spiral ainsi adapté à une montre lait fait .avancer d’une heure par jour et qu’on ne puisse assez l’afTaiblir en l’alongeant, c’est à dire, en reculant son poipt d’arrêt extérieur sur la; platinç* pour,réduire à zéro cette avapeç j..voici, comment $1, ValLçt opère.
- ,11 enlève çe spiral de pop. balancier et ;en diminued’épqisseur dans ses. tours les plus,larges en grattant avec un burin ; cFautrès horlogers laissent plonger quelques instans ce spiral dans de l’acide nitrique étendu d’eau : cette j opération suffit ordinairement pour modérqçjL’énergieau point ^donner au balancier upe marche convenable. ;)La montre ayance alpys^très,peu i.en^ vin^t-quatre heures ^mais ce:Sj^rjd.;jque j’appellerai dVjowwv ,%e peut£çst£r& à la 'montre, parce (cj^e jses développerpeps 41e sont pas, nnifp râpesque-x les secousses degfip^ps snjffirpnt pour-armener des tçuirS fà^ tewbél*: oup même à se mêler: il faut donc en substituer un autre développé*n
- mens, soient plus réguliers.^xnais^qui ait à.peu près la smêmp énergie!'r>i)Cf est alors que M. Vallet se sert de son instrument. y\ «.
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- •£K>râoè£RHM'r;|A'•» ' 5l I
- Get idstiumwtnt. est,composé 4’u»€erülc a,jfigvjr * PE; 64^^ ^gradué eu ;i8o degrés etémobibe':sur son ax-e c'entral ôq »n second cerclé en anneaii c l’eijtotiref vCt porte deux ponts dd ; l’u-0 , d-, est .destiné à soutenir le pivot d’un axe armé*d’uneraigtiiHe #, ietiauqnel on adapte- Je ;spiral tju’on veut substituer au spiral d’essai , et qu’qn supposé présenter à l’examen les motifs de confia nce; que donne l’èxpériènce.,j ,éJ erp fi li ç o; ; . >
- „ ; On adapte d’abord sur l’instrument le spiral dessai g. En faisant tourner d’anneau qui porte lesdeux ponts , op amène ssur la division zéro la pointe defraiguille qui est portée par l’axe; puis son suspend un petit poids k à cette aiguille, afin de.bander le spirak; fj’aigudle est :muiûe d’tin œil -qui sert ’ à -accrocher ce poids ; on dispose ensuite le limbe verticalement. En faisant tourner le cercle central, lequel entraîne avec lui les deuxrponts , on amène l’aigmlle a la situation horizontale, qui est indiquée sur le limbe par deux repères. Dans cet état, l’aiguilie, entraînée, d’une part, par le poids additif, retenue, d^utre part, par l’énergie du spiral d’essai,,.ira marquer une des ;di visions r,du cercle-gradué , par exemple , . 135 degrési- G’est dohc - la mesure de l’énergie du .ressort dont il s’agit, et il est clair que l’objet qu’on se propose consiste à:se procurer un autre spiral plus ^régulier, et capable de la même force dejrgssort, savoir 135 degrés;.; ro pwd'b >b hc.: .r.;
- : A'P rès avoir choisi un autre spiral qu’on suppose'convenir à l’objet ^ le soumet à la .mêmeiêpreuVe. IL n’est pas nécessaire de faire .'observer que ce nouveau spiralüdoit plutôt être trop long que trop countipiâfin de.n’avoir besoin que d’en diminuer l’énergie*, et que'l’instrument est Corfistruif; de telle sorte qu’on paiisse y adapter des spiraux de toute dimension , attendu que. le pont d!, qui sert à fixer l’extrémité extérieure h dit spiral, peut s’approcher sou s’éloigner du centre. oi* oh j\Y-.-,'wy,V\ ua 1. 'pirr: h; •'
- On adapte .donc ce nouveau spiralüsur 1-instrument à la pîàce du spiral d’essai. En poussant l’aiguille avçp ledqigt ,onremarque d’abord si, dans ses excursions , ce, spiral présente un développement bien régulier; car, s’il n’en était pas ainsi, il faudrait le rejeter. On amène de nouveau l’aiguille * sur le zéro, et on charge cette aiguille du même poids qpe la première fois. Si, lorsqu’on dispose le cercle verticalement, l’aiguille s’arrête sur i35 de-
- grés, quand on lui a donné la situation horizontale, le* spiral à juste l’énergie convenable^et on peut l’adapter immédiatement5 à la montre*, en fixant
- les arrêts aux,méfies points du>spiral;ci9ab vkapbisùsouvent, il n’en é§f pas ainsi, et on trouve que ce spiral n’a pas assez d’énergie pour.accuser/ï35 degrés : il faut raccourcir ;un peu ep /f,retà 1’aide.de quelques.essais^ très faciles on arrive bien^it^etr^yer les^35 ^egçés.^., V,:q£ ub Miocf.. f,
- ' ' «9-
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- 5j2, - t ARTS ^^A^QÜES. •
- ,r*r. Il fautjobsèTye^ quepresqtïe toujours lé-spii«bcfê*ssafi', apïès^ qta^ l’a eu travaillé au-burin, ne règle pas exactement la montre pjgllè* avanceràpsi d’on veut,,de. trois minutes en vingt-quatre heures;" mais cette modification : suffira, car en reconnaissant que ce spiral a encore un peu trop d’énergie on fera en sorte que le spiral à substituer en ait un peu moins ; que, par exemple, il n’indique que i3o degrés/au lieu de i55. On arrivé ainsi à une précision suffisante , puisque l’on achève de régler la pièce à l’aide de -la fourchette d’avance et retard. Il faut sans doute un peu d’expérience pour se servir avec adresse de l’instrument de M. Vallet ;' mais on en doit dire autant de tous lés outils^ même les plus simples.' *'Si "' * » ‘
- t D’après cet exposé, le Comité des arts mécaniques vous propose, Messieurs; d’accorder votre approbation à l’instrument que M. Fallet vous a présenté, parce que cet instrument;-très ingénieux, facilite èl abrégé considérablement la recherche des spiraux qui conviennent aux montres I celles qui sont répandues en si grand nombre dans le commerce d’horlogerie n’ont le plus souvent une mauvaise marche que parce que l’artiste ne peut, vu le bas prix dont on les paie , y perdre le terftps nécessaire pour leur donner des spiraux dont les mouvemens et l’énergie soient convenables. L’instrument de M .Fallet pourra être d’une immense utilité, et rendra certainement ces pièces beaucoup meilleures. Du reste, nous ajouterons que feu Brèguet avait inventé un instrument qu’il appelait balance, et qui avait même destination que celui de M. Vallet ; mais cet instrument, assez compliqué, n’était d’usage que pour les chronomètres et autres pièces précieuses.
- Le Comité vous propose, en outreMessieurs, d’écrire à M. Vallet un lettre qui constate votre suffrage et .vos félicitations, et d’insérer le présent rapport au Bulletin de la Société, avec description et fleures, afin de répandre là connaissance de l’instrument que vous approuvez. ^ î Approuvé en séance, le 3o septembre 1835. ^ i i ^ > h
- ; • C': ’ y ' Signé Francoeur, rapporteur,1 ' '
- Explication desfigures de la PI. 642.
- i .
- Fig. r. Elévation, vue de face, du mécanisme de M. Vallet, pour mesurer la force d’un spiral de montre, dessiné de grandeur naturelle.. ^
- Fig. 2.- Coupe du mécanisme dans la position horizontale et dans la po-
- sition verticale. >
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- Fig. 3. Le spiral vu isolément, montrant la manière dont il est attaché à Taxe. Le bout du spiral, recourbé en crochet, entre dans un trou pratiqué
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- V ' * - ]«ÛSIQÜE. * 5l5 v
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- dans la partie conique de l’axe, où il est arrêté par une goupille qu’on en--fonce verticalement. .m ?*.»*'* » •••', '• -j ; 1 •'*' _“!• 4>
- * Les mêmes lettres indiquent les! mêmes objets dans ‘toùtes les figures. 1 ’ a, Cercle gradué divisé en 180 degrés et mobile sur un axe central b.
- • c, Second cercle en anneau portant deux ponts dd'. Le pont d sert à
- soutenir le pivot de l’axe central ù, armé d’une aiguille «, et auquel on fixe l’un des bouts du spiral g ; le pont d’est muni d’un petit pilon dans lequel passe l’autre bout du spiral, qu’on y arrête par une goupille h. Le lar-, don e, portant le piton, peut avancer ou reculer à l’aide de la vis à tête carrée/. ; ;>, t> .V : •• :
- « k, Petit poids suspendu à l’aiguille i et servant à bander le spiral.
- - //, Galets pour faciliter le mouvement du cercle c. 1 "
- > in, Bouton par lequel on saisit l’instrument pour le relever ou l’abattre.
- ; • -, '•yy- ..o.)
- ' ' ' ‘ ‘ MUSIQUE. ' '
- > : . • . *: . . _ . : •' • -1 ; ’ ;
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du Comité des arts mécaniques , sur, un nouveau moyen de tendre les cordes d’un forté-piano, inventé par M. Cluesmann, facteur dinstrumens de musique, rue Favart, n° 4> à Paris.
- On sait que les cordes d’un forté-piano sont tendues, d’une part, en accrochant une bouclette de la corde à une goupille fixée près du sillet, et tirant graduellement cette corde, qui est enroulée , d’une autre part, autour d’une cheville d’acier entrée dans un trou de la table au delà du chevalet : on fait tourner cette cheville avec une clef à carré qui en saisit la tête aussi carrée , et la corde\ ën s’enroulant à la surface de la cheville, est tendue au degré désiré. ^
- L’inconvénient de ce mode de tension est que le plus petit mouvement donné à la cheville d’acier agit tellement sur le degré diatonique du son que rend la corde, qu’il est assez difficile de proportionner la torsion de la clef à l’intervalle du ton qui reste à obtenir, sans compter qu’il îfrrive aussi qu’une trop forte tension fait quelquefois casser la corde. On a paré, du moins en partie, a cet inconvénient en donnant à la clef la forme d’iine manivelle à long bras ; il faut alors des mouvemens plus étendus pour produire un effet sur la tension ; mais comme la cheville tourne sur son axe d’autant de degrés que le bras de la manivelle , que, d’ailleurs, la Ion-
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- £m4 , arts ,^iÉcykWiQüEs.
- gueur de ce bras est,gènante à manoeuvrer, ee mocle de tension n’est pas d’un usage général. , iUi..s, r >.i
- L’invention de,M- PltAesmcum a ;pquri;obj£t ||e ne produire la tension xîe la corde que par des degrés si faibles qu’on atteint très facilement le son qu’on demande, ce qui offre une très grande commodité-pou r obtenir l’accord dès pianosi II convient d’ajouter que cet instrument de musique ayant deux cent seizé cordes, quand il est à six octaves, le temps qu’on ménage sur 1’aceord de chacune se trouve répété deux cent seize fois , ce qui est t comrhei èn voit, une chose importante. Les cordes qui cassent1 rendent encore cette opération plus longue , et il-n’est pas rare qu’un bon accordeur emploie jusqu’à deux heures pour accorder l’instrument. Le mécanisme de M. Cluesmann abrégera beaucoup cette opération, et en outre les amateurs pourront eux-mêmesi rétablie l’accord: qui se démangera , ce qui est d’une grande utilité à la campagne, et dans tous les lieux où il est difficile de se procurer un accordeur. Du reste , il faut nous empresser d’ajouter que les exigences de ce qu’on appelle le tempérament en musique, qui forcent d’altérer les accords, en affaiblissant les quintes et en augmentant les quartes , rendent très difficile l’accord dès forté-pianos.
- C’est un art qui exige de l’étude et.çlu soip, et il ne faut pas espérer en venir à bout sans une habitude particulière et une oreille très exercée ; mais ,l’invention de M. Cluesmann sera appréciée non seulement des accordeurs de profession , mais aussi des amateurs, qui ne seront plus obligés de recourir h à ceux-ci, quand les discordances ne frapperont que sur un petit nombre de cordes, parce qidil sera toujours facile.de Jps faire disparaître chaque, fois qu’elles se feronl remarquer7. ^ v j - <‘f»ï as
- Au lieu de fixer l’extrémi'.ê antérieure de la corde par une goupille qui accroché"une bouclette? M. Ciucs^nçinn enraulç, le bopt de.cette conde autour d’une broche d’acier a, /^v i,Pl. 643, qui est. carrée à sa: base. infé-; rieure et entre assez librement dans un trou carré pratiqué à la table Get, enroulement se fait sur la partie inférieure de ja broche; et, pour faciliter l’adhérence, la broche gst^ percée d’un, trou où J’on entre de bout de la > • corder*,' pratique observée pour les5,chevilles de rjnstrurnerit, comme,pour celles du violon,‘de la guitare, etc, - 4 > ^ îs.çpiî>^in
- “ Al extrémité, supérieure de la broche,, est disposée une vis horizontale en f cuivçe ç, doqt lpJ)out,viqnç bipqf çphtre.Ia hrpçhefacette visjdongimrd?eiryi“jvt roii 5 centimètres, est entrée, jusqu’en son milieu > dans un écrou immo-n;U b île ^ fixé sur ' uné^ t i^yde vi^esh^cée,
- et on la saîsitpar une c •ont
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- on la présente horizdntaleiiient 1 là tété • cïè!‘læ'vîs^4 'Eiï fâîsant* piVôuétter cette tige, on fait tourner la vis dans son écrou, et oïi pousse plus Gu moins le bout de la broche d’acier ( mGttVemënt f êtV-èhaftgeàht TiiYèHhaison
- de la broche sur la table ^selranstïlet à la corde, dont on fait ainsi varier la tension par quantités aussi petites qu’on veut ; bien entendu que le fabricant a soin que le coude que'fait la corde sur son appui au sillet soit peu prononcé, pour que le mouvement de la corde soit assez libre. • , Y f.
- ‘ Quant à l’autre bout de ta corde*, il est, â l’orcfinaire, enroulé sur une cheville1 d’acier; mais celle-ci rlé sert^plns ’^u’a prôduirè les grands mouve-mens : ainsi, pour monter une corde au ton voulu , quand ses deux extrémités ont été enroulées, d’une part, sur la broche, de l’autre^sur la cheville, on fait tourner la cheville avec sa clef, jusqu’à ce que la tension que ce mouvement lui fait prendre l’amène à^eu près au ton désiré; on achève ensuite l’opératibn , en manœuvrant la vis avec sa clef : c’est ceiqu’il est si facile de faire, qu’iln3 faut qu’un léger exercice pour réussir; ^
- Les pianos que fabrique M. Cluesmcinn ne diffèrent que par cet appa-, rèil de ceux qui sont en usage ; et, comme ce mécanisme ne peut en rien altérer les sons de l’instrument, on en conclura que cette invention ne lui donnera ni ôtera rien des qualités qui sont propres à sa construction. Si la Société d’encouragement ne résistait pas, avec raison, à étendre ses travaux jusqu’à embrasser les beaux-arts, nous dirions que les pianos delà fabrique de M. Cluesmcinn nous ont paru avoir une belle qualité de sons et mériter, sous ce rapport, l’accueil que leur fait le public; mais, pour nous renfermer dans nos attributions spéciales, nous nous bornerons à affirmer que l’ébe— t nisterie eh est très belle et très bien composée, et surtout que le mécanisme nouveau est extrêmement commode pour remplir son objet. -Nous avons vu 1111 de ces pianos, qui n’a pas eu besoin du secours de l’açcordeur depuis environ un an, à ce qui nous a été assuré, et nous sommés d’autant plus portés à ajouter foi à cette assertion, que, chaque fois qu’une corde.^ s’écarte du ton de son diapason par l’effet des influences atmosphériques, on l’y ramène de suite sans aucun embarras, en sorte que l’accord se.yon-serve ainsi presque indéfiniment.. Cet appareil peut,* avec des frais très modiques ( environ 35 à 40 francs), être adapté à toute espèce de pianos £ et nous avons vu chez M. Cluesmann un vieux,piano ,^()queue* q«51 a rajeuni* en y adaptant le mécanisme..tfe $09 invention * qui fonctionne très h ,v: "«s» • •; .à, /Hr.vfi *rb «'• >1: rfli'-.jà»];;;; l ' • a
- ees considérations, $fessiéurs,le Comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer de donner votre approbation â l’appareil ima-
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- 5i6 ARTS mécaniques. — chemins de fer.
- • • v -a Kfi-u.-!#.
- giné par M. C> uesmann , et (l’insérer le présent rapport dans le Bulletin > avec la figure explicative. , u jw-j sit.-.i
- Approuvé en séance, le 25 novembre. 18-35. s *•»: .% ~ - *.4. ,-.4 >.»-.nuînjf / 5 ?i ; ï r Signé Fr an coeur , rapporteur.'^***'
- '• r-' ' V'r ‘ - yV~. . % H
- ^ 'chemins de fer. ^ r:'*i :i'Ji
- Mémoire sur T application du système des chemins de fer aux nivelle mens irréguliers de routes ordinaires ; par M. Brard , ingénieur des mines (1). r i 1 ^ ^ ^ v i .
- ^ * . ~ # ' •'••i»-*' . .
- On a dil^que le seul moyen de multiplier les chemins de fer en France, d’une manière proportionnée aux besoins de notre industrie, consisterait à en simplifier l’exécution et, par conséquent, à en diminuer les frais; mais c’est bien moins dans la force du fer et dans la manière plus ou moins coûteuse de l’attacher au sol, qu’il faut chercher cette simplification et cette économie, que dans le tracé ou dans l’emplacement de ces nouvelles voies, qui entraînent des difficultés et des lenteurs résultant des expropriations forcées, du morcellement des propriétés, de l’occupation de terrains enlevés à l’agriculture, qu’il faut payer le double et le triple de leur valeur, sans éviter, pour cela, de mécontenter celui qui est forcé de céder ou de laisser couper son champ. Aussi la Société d’encouragement a si bien senti et si parfaitement compris les avantages qui résulteraient de l’emploi des routes ordinaires à la pose des voies de fer, qu’elle a proposé de résoudre la seule difficulté qui puisse entraver l’application du système des chemins de fer aux nivellemens irréguliers des routes ordinaires.
- $ ^ - * " '*• M, : • V *' • ? - ; . . v
- La trop grande largeur de la plupart de nos roules est si généralement reconnue, qu’il serait superflu de revenirsur cet excès, si cet abus lui-même ne venait se justifier en s’offrant tout naturellement aujourd’hui pour recevoir un système de transport qui sera universellement adopté quand 011 aura bien compris que c’est le seul moyen de soulager l’État de l’entretien ruineux de nos vieux empierremens. ^ ‘
- ‘ Rien ne s’opposerait donc à l’emploi de ces routes pour rétablissement {
- 'Xi) La Société d’encoüragément a décerné M. Brard, dans sa séance générale du
- 24 décembre *i834'/ une médaille d’or, tdnt pour la1'maniéré judicieuse dont il ^traité la -i question de l’application dos chemins de fer aux nivellemens irréguliers des routes ordinaires ’ * que pour un spécimen de chemin^ de fer qu’il.,a exécuté dan^f le .département du Gard. (Voyez Bulletin de décembre 4834» f - ^ r,y*,.r.* •, O' .0, - vUm ** û / 5 b
- -.XiH ü i; l - y - * - -1 * 5 i
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- * CHEMINS DE FER.1 * SlJ
- 'iVs’^'WP* ’fjî èshb .wiàïn:* ^i-;.'’
- des chemins de fer, puisqu’aucun intérêt né serait -froissé,<si les contrées quelles traversent étaient parfaitement horizontales $'mais, comme il n’en est pas ainsi, il faut se résoudre à employer les moyens que la mécanique et l’expérience ont mis à notre disposition, et qui sont en pleine activité chez nos voisins; car, en définitive, il ne s'agit que de franchir des plans inclinés , dont le maximum delà pente est de six à sept centièmes, et c’est ce queTori fait tous les fours dans les travaux de mines , où l’on n’a pas la . même facilité qu’en plein air, et où les inclinaisons sont bien autrement rapides. Cependant, je crois qu’il faut reconnaître et poser en principe qu’il y a des pays de montagnes où les chemins de fer ne seraient pas plus praticables que les canaux ; mais gardons-nous bien de rejeter cet excellent • système par cela seul qu’il n’est peut être pas possible de l’appliquer parfont. Convenons encore qu’il est impossible d^’appliquer les mêmes rUoyens à toutes les localités, et qu’il faut se résoudre, au contraire, à les modifier et à les changer toutes les fois que les accidens du terrain l’exigent ; et afin de mettre plus d’ordre dans les moyens proposés pour franchir les pentes irrégulières de nos routes, nous classerons ainsi leurs différens accidens par rapport à leurs dispositions respectives.' * Ti/ ï J > ;n r ;; ï
- ! i°. Pentes uniformes continues, allant d’un point à un autre, sur un dé-
- veloppement égal à une journée de marche ordinaire ou plus ; *
- Ji’ 2°. Pente rapide séparant deux plaines, ou deux pentes faibles et uniformes; r ‘ : •• t. !:’ ; r r :
- 5°. Pentes et contre-pentes contiguës, formant chevrons, ou séparées par des paliers horizontaux et peu étendus ; i- • ' v . ^-y , , .
- ' 4°. Pentes rapides avec lacets multipliés et tournans d’un petit rayon ;
- 5°. Pentes successives plus ou moins rapides, s’ajoutant les unes aux autres, avec ou sans palier, et traversant un pays de montagnes. ’
- • Tels sont à peu près les divers mouvemens de terrains qui se présentent sur nos routes. Quant aux accidens particuliers , tels que les rues étroites et tortueuses de quelques petites villes, certains ponts plus étroits encore où deux voitures ont peine à se croiser, il est tout aussi urgent de les éviter^ avec les routes ordinaires qu’avec les voies de fer, et ce sont de mauvais pas dont nous voyons diminuer le nombre de jour en jour. L’établissement de ces nouveaux chemins ferait disparaître tous ceux qui restent; de Paris à Bordeaux par Limoges/il n’en existe plus qu’un. - ^ *, ; r
- ""Quels sont donc des ihoyens qu’il faudrait employer pour que les wagons,
- roulant sur des rails de fer, pùssent franchir les plus grandes pentes de nos Trenté-quairième année. Novembre i835. i"*‘ ‘ i‘ r '-j ? J ‘
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- ARTS MÉÇAJSIQüEi*,,
- routes ordinaires, et quelles espèçps .ctej$$5Y£u* .deyra^oq^écuter pour diminuer le nombre et la roideur de ces pentes?r..r 4r,,lt w.n • ^
- Toutes les fois que l’on pourraitjpqdifierde .profil ,dernos jyieiljes routes, de manière à diminuer les, peut,es. nombre .qu en inclinaisQU;.sans en-
- vahir de nouveaux terrains, et sans se jeter dans les inconvéniens d’un nouveau tracé, je crois que ce serait agir de la manière la pli^r.sag^.et laplu$ durable, et l’on y parviendrait toujours à l’aide de chaussées élevées.sur des arceaux k^fig. 2 et 4, Pl. 643, pareils à ceux des aqueducs, et par des galeries souterraines B ,fig. 2 et 3, analogues à celles dont on fait usage pour le roulage des mines. • . i: uv t f.. .> r« .n • /, i; ,,
- Il n’y a rien là d’extraordinaire, car dans les tracés neufs, où l’on cherche une pente uniforme, il faut bien combler les vallées, jeter des ponts et percer les montagnes ; seulement, je demanderais que ces ouvrages fussent exécutés sur le bord des routes actuellement existantes, et que les galeries débouchassent sur les memes routes dont elles,abrégeraient souvent le dér veloppernent en supprimant les lacets,r . ' i' , s
- Les crémaillères et les chambrières qui s’opposeraient au reculement, et qui permettraient aux chevaux de reprendre haleine toutes les fois qu’ils en éprouveraient le besoin, devraient être établies, par les concessionnaires, sur les montées où tout autre moyen serait jugé eu,disproportion avec l’importance de l’obstacle à franchir ; elles consisteraient en une bande de fer ou de fonte dentée a, fig. 5, placée de champ entre les rails, et au milieu de la voie, sur laquelle traînerait une chambrière solide ù, .également dentée, qui s’engrenerait avec la crémaillère et s’opposerait au recul, à peu près comme cela se pratique en Suisse pour les routes très rapides où les charrettes traînent après elles une chambrière qui bute continuellement sur les inégalités du sol.. Ces;machines seraient applicables aux montées courtes et rapides, que les charretiers désignent par l’expression de coups de collier.
- Quand une descente succède immédiatement à une montée ou n’en est séparée que par un palier peu étendu, je crois qu’il ne faut point balancer à faire usage de l’effet du contre-poids, qui consiste à diviser en deux Kéqui-page, que jç suppose toujours composé de plusieurs wagons à deux roues enchaînés les uns aux autres, à monter la première partie Jusqu’au palier, à attacher un câble aux; wagons qui sont restés, au bas de la montée au moment où le cheval, qui est en tête, commence à, entrer sur la descente et à continuer la marche en descendant comme , en montant^J’exçès de force développé par le cheval qui descend, et qui. tire comme en montant, joint à l’effort des wagons, qui tendent-à descendre^ suffit, et au delà, pour faire
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- » CHEMIÎfSrBE FSft. &Î9
- ni o nier ceux qui s©«t restés en arrière:. Iei,je parle {sar expérience ; de cette manière on s’épargne la peiné de dételei*; de retourner sur ses pas pour aller chercher la deuxième' partie du convoi, pour dételer et ratteîer de noriTesatt «ur le^palier; tle càSj où une montée se joint à une descente de même longueur, n’est pas aussi rare qu’on pourrait l’imaginer, et l’on peut toujours employer le moyen que je propose en attendant que l’on se soit décidé à rétablir le niveau par une galerie souterraine, comme on le voit fîg.Q,^' *’ i y 1 i- '"utr?' ^ î-ï J s ^’Hi-"—- '
- La fig, 7 présente la situation de l’équipage pendant le premier temps de la manoeuvre, à l’instant où il sè partage en deux sections ; ' * r T
- La fig. 8, le deuxième temps, à l’instant où la première section va remorquer la seconde ; ' *—-p"'/;A' ..** > u- iU-- •* • (
- i La fig. 9 , le troisième temps, au moment ou la deuxième section est arrivée au palier, et enfin la fig. io, le quatrième temps, à l’instant où la deuxième section du convoi vient d’être enrayée, et commence à descendre pour aller se rattacher à la première , et continuer sa route comme avant la montée;;;? .. ^ Y'.. '-Y* y-;- * Y Y yy 'Yyy; y* 'Y:y^y.—\ ; -v-y
- Quant à l’en raya gè des wagons,'les divers moyens employés sur les routes ordinaires seraient à peu près les mêmes sur les chemins de fer ; ils consistent;, comme on le sait, à opposer dit frottement à la force qui tend à les entraîner avec trop de vitesse, et les différens freins en usage pourraient s’appliquer aux wagons tout aussi bien qu’aux voitures et aux charrettes, je crois même qu’ils pourraient ne s’y attacher que momentanément tout comme les chambrières dont nous avons parlé plus haut; car il est bien entendu que les câbles, et tout ce qui serait particulier au service de ces chemins, se trouveraient en dépôt chez les cantonniers / comme tout ce .qui a trait au service des canaux se trouve chez les gardes-écluses. s
- Enfin , quand le conducteur d’un faible équipage né pourrait pas ou ne voudrait pas supporter les frais de remarque occasionés par l’usure des câbles, des rouleaux ou des chambrières, il diviserait son convoi en deux parties, car je suppose toujours que la charge d’un cheval serait partagée sur plusieurs Wagons, et après en avoir monté une première division , il irait chercher l’autre, absolument comme le pratiqtientjournelleipent les voituriers qui voyagent ensemble, et qui dôublent pour ne point payer de renforts*!-» rt-mu. * n,- ,• •• -y - :i - -Y-- ' "
- Le moyen de franchir les pentes irrégulières de U os routes ordinaires, sur lesquelles ou placerait des rails dë fer, se dMserait donc naturellement eri deux classes..; ;tmr - >r-va-- -Y . • •••,’
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- £ lesouvrages sonterrainsetles machines fixesppn
- Kip ^ Les machines loeoiïtotives et totfâ J es .engieP mùbiles^ jap/ axj&i im&n ou^Dass- fopremifre> °n comprendrait la -rectification des pentes#? les chaos* s sées-^aqueduesy le® galeries* sou iesrnainesj, les tranchées aoalogüeSfà nos rues a basses y ^et garnies, comme elles#/de: parapets ©ar de balustrades en fer^éty a enfin, les crémaillères et les machines à vapeur fixes ^fy^ce>biiïk:Siroi!ropK?î oc Et,; dans:la seconde, on rangerait les câbles , les chaînes y lesyroüleaux , les freins , les chambrières elles machines locomotives, dont l’usage serait o compris dans le péage,iou dont le service serait taxé par un tarif uniforme ou proportionnel, à peu près comme cela se pratique pour le pilotage , et avec les mêmes garanties*pj4 f TÙquabéup.oh m&d -umt rièp arcr
- junQue l’on ne s’imagine pas, toutefois, que les équipagesseraient forcés d’ar-.fréter, à chaque instant pour recourir à toutes ces machines , car ils n’en auraient besoin que pour les fortes montées, puisqu’un cheval peut traîner, sur un chemin de fer de deux ou trois centièmes de pente, cinq à six fois plus qu’il ne peut traîner sur la.terre dure; et, dans les parties horizontales , il ne traîne presque rien et marche au trot. Ici y je parle encore par i .expérience r un jour viendra où l’on saura que y sur telle route, il a été -placé un chemin de fer, dont la pente permet de charger deux à quatre fois plus que sur terre ; que telle autre route est garnie d’un chemin sur Je--/quel on roule six fois plus; qu’à tel point, il faut se faire remorquer par * unemachine quelconque, qui coûte tant par collier, et que l’on y parcourt tant de rnyriamètres par jour ; de là, faculté pour les commissionnaires de •pouvoir choisir quand plusieurs chemins conduiront à la même ville,, et concurrence dont le commerce sentirait tout l’avantage en peu d’années;
- « car, je le répète encore, ce sont les tracés nouveaux qui absorbent le plus TtJe temps-etleplus d’argent.îe-^B », ,n -
- Quant aux machines locomotives, que l’on appliquera sans doute sur 'Certaines lignes, il sera facile d’en augmenter ou d’en modérer la force avec la douceur ou la roideur des pentes, en chargeant plus ou moins les soupapes et en activant ou ralentissant le tirage de leur chauffe.. rn; Sans doute, une pente uniforme, une voie parfaitement horizontale, sont bien préférables à tous ces moyens artificiels ; c’est le point deperfeetion ide tout système de transport par eau et par terre mais, aussi y c'est le beau idéal de» l’art, et l’on ne peut y atteindre que par des tracés savamment développés^ «qui augmentent infiniment le trajet à parcourir pour aller td’un point à un autre , qu’en exécutant des travaux de mines extraordinairement coûteux , qu’en enlevant à l’agriculture de précieux terrains, et qu’en exi-
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- • IMm FER, . ? 521
- géant dè cette mère de toutes leS industries de nouveaux sacrifices ajoutés à tous ceux qu’elle a déjà faits. On dira que la facilité des transports sur une voie horizontale, et les avantages qui en résultent; compensent à la longue les énormes sacrifices que ce point de perfection a demandés * on dira que l’ôn paie en détail, sur un chemin incliné, toutes les indemnités et tous les surcroîts de dépenses d’un tracé neuf ÿdet qu’en définitive on n’a toujours qu’un moyen de transport imparfait; je conviens de tout cela, mais on conviendra aussi que toutes les localités ne peuvent pas supporter ces dépenses, et qu’il faut calculer avant tout si les transports possibles d’un point à un autre pourront jamais payer l’intérêt d’un chemin à pente uniforme, et s’il ne serait pas déjà très béau de quadrupler l’effet utile dés chevaux en dépensant peu et en soulageant l’État d’une très grande .partie, des sommes énormes qui sont périodiquement absorbées par l’entretien de nos routes. Ce terme moyen entre la perfection des chemins horizontaux et l’état actuel du tirage *sur terre conviendrait à une foule de localités qui en seraient à jamais privées, faute de pouvoir rapporter assez pour payer l’intérêt d’un trop grand capital, ainsi que cela arriverait si l’on voulait absolument des pentes uniformes ou des voies horizontales : car, de même qu’il faut " bien se garder d’établir des chemins de fer sur les routes où les transports ne sont point assez considérables pour payer l’intérêt et amortir le capital, de même aussi doit-on proportionner la perfection de ces,chemins an tonnage présumé des transports possibles; car si le péage ne peut arriver qu’à dix,'et que l’intérêt du fonds capital demande douze, il faudra bien renoncer à l’entreprise ou l’exécuter d’une manière moins parfaite, mais aussi . moins coûteuse; i jj/t/uho-ë'naiùtarnoo ol naob
- Le plus grand inconvénient des travaux parfaits d’exécution, c’est qu’on en est privé pendant des siècles, et qu’assez souvent les projets ne s’en exécutent jamais. au'ï cnrp ^xü'-ryioiiuï, j-imuO
- ‘ Un pont de fil de fer n’est point aussi monumental ni aussi idurable qu’un pont de pierre ; mais un pont suspendu coûte dix fois moins et s’exécute en quelques semaines. Il en sera de même des chemins de fer en France, si l’on veut absolument s’en tenir à la perfection des pentes uniformes ; et si l’on ne consent pas à en passer par les inconvéniens attachés au service des plans inclinés et des machines , service qui n’est pas nouveau, qu i est en pleine activité en Angleterre, où l’on connaît tout aussi bien qu’en France les avantages qui résultent dés pentes légères et uniformes^’qqol * Le maxinïÉkn des pentes irrégulières de nos routes sur lesquelles il s’agit
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- ARTS niCAÎflQïîES.
- d’établir des chemins de fer est d’environ six à sept centièmes,- tandis que,, dans le Derbyshire, les chemins de fer de Cromford et de Peak-Forest s’élèvent, sur plusieurs points, de huit et même de treize centièmes, et la raideur de ces pentes n’empêche pas que les voitures chargées y roulent avec une vitesse de 4 milles (une lieue un tiers ) à l’heure, au moyen de machines à vapeur et de chaînes soutenues et dirigées par des poulies. Pourquoi n’en ferions-nous pas autant en France , et ne profiterions-nous pas , toutes les fois que la chose est possible, de l’emplacement de nos belles routes ordinaires, pour établir sur leurs accotemens des rails plus ou moins forts, en fer ou en fonte, sur bois ou sur pierre, et même quelquefois sur terre, assortis à l’importance de tel ou tel service ? Pourquoi nous lancerions-nous dans des tracés nouveaux et ruineux, dont l’étude secrle absorbe le temps et l'argent qui suffiraient à la confection de quelques mille mètres de chemin, et qui, le plus souvent, restent en projet ?: ./
- •• Je n’ai point la prétention d’indiquer ni de nouveaux moyens ni toits ceux qui sont déjà connus : on n’invente pas de la force, et c’est à l’intelligence et au bon esprit des constructeurs qu’il appartiendra de décider si une tranchée , une galerie ou une rectification du tracé sont préférables à une machine à vapeur fixe ou locomotive. Ici, c’est une question de chiffres dont les élémens résident dans la dépense comparée au produit possible ; c’est aussi à la sagesse des concessionnaires qu’il appartiendra de tirer le meilleur parti possible des travaux d’art que l’exécution de leur chemin de fer exigera. Ainsi, par exemple , il se présentera certainement bien des cas où les chaussées élevées, que je propose d’établir pour franchir les petites vallées, pourront remplir les fonctions d’aqueducs, et porter la fertilité sur des plaines où l’irrigation n’est pas possible , où ces même aqueducs remplaceront des ponts projetés et non exécutés. 11 en arrivera tout autant pour les voies souterraines que l’on exécutera pour éviter des montées trop rapides ou de nombreux lacets, et qui deviendront aussi des canaux d’irrigation , idée, au reste, qui ne m’appartient pas * puisqu’elle fait partie du projet de M. Talabot pour le chemin de fer d’Alais à Nîmes, dont le tracé recevrait tout à la fois les rails de ce chemin et les eaux que cette dernière ville réclamedepuis si long-temps-J pour lesquelles la colonie romaine avait fait tantfde sacrifices, et dont l’aqueduc du Gard est un si beau témoin. i Je voudrais que les machines à vapeur fixes cuisent un double emploi j ceserait un moyen dèAlégrever lés chemins de fer d’uiie partie des frais ou philot d’au"rnenter le produit clé ceux qui ne Seraient pas continuellement
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- • 8î* a01 -*
- îiX
- ^2?i
- occupés; je m’explique, toutes les fois qu’une pente exigerait T'établisse^ ment d’une machine à vapeur, je voudrais qu’elle eût un usage permanent dont’on pourrait sans inconvénient emprunter momentanément tout on partie de la force pour le service du chemin. tJn moulin à blé , à huile, à tan , a plâtre, une scierie à bois ou à marbre . un martinet, un laminoir ou toute autre fabrique de ce genre, pourraient utiliser cette machiné pendant toiit le temps où il ne passerait rien sur le chemin; et, quand la localité s’y prêterait, cette même tnachine pourrait être employée, pendant la nuit, à l’irrigation des terres ou à l’arrosage d’une ville voisine. Ce service n’exigerait d’autre dépense additionnelle que celle du combustible et d’un chauffeur: combien de villes sont privées d’eau, faute d’avoir les fonds nécessaires à l’etablissement des tuyaux et des fontaines , ou par leur situation élevée au dessus des vallées. Ce double service est applicable à presque toutes les machines â vapeur qui sont situées dans les villes , quelles que soient les fabriques qu’elles desservent. - ' " r * 1 ' ' ;
- Enfin , l’idée cfutiliser les routes ordinaires pour la pose des chemins de fer a déjà reçu un commencement d’exécution à Âlais, département du Gard, où l’on voit quelques cent mètres d’un de ces chemins destiné au service d’une fonderie de fer à t’anglaise, non placés sur ^accotement, mais tout simplement sur les bords du fossé de la route de Mende. Ce faible essai, qui, sans doute, est bien loin d’être parfait, à du moins le mérite de la nouveauté et de l’économie; car ce chemin, qui est décrit et figuré dans une brochure publiée à ce sujet (i), n’a pas coûté n francs le mètre, et quoiqu’il ne soit point horizontal, un seul cheval y traîne ^,000 kilog., ou cinq fois plus que sur terre. Ce système en petit est applicable dans une foule de localités où les transports ne pourraient pas payer l’intérêt d’un capital considérable. •’ ^ J /
- PONTS.
- Construction- des arches de ponts en briques et ciment hydraulique , sans cintres ni échafauds ; par M. Brunei, à Londres. ‘................ ' ' ‘
- Nous ayons publié, p. 55a du Bulletin de juillet dernier, une note succincte sur des essais faits par M.. Brunei pour construire des arches de ponts sans cintres ni échafauds. M. Mallet, inspecteur divisionnaire des
- (f) Essai sur les moyens de multiplier les chemins de fer en France et de diminuer T entretien dés grandes routes, par Brard. ' , 4 ' • y
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- |6g4 ARTS M^y^QUES.
- pronts etj ^haussées ? a ;reçu ». surfes sujet * des jrenseigrtemen^ éx|çt$, .\$t&
- de;.-.l’auteur jui-même que d’une personne quij_a Jvisiçp lesJrayaux ij.^
- eu la complaisance de nous les communiquer, en nous autorisant: .à les. biier^ avec les dessins des diverses parties dç ,1a con$trucJtion;5. ?
- M. Bruneï observe d’abord qup dans^ une arche d c ejf,Plf 64^, c’çs| la partie inférieure a-& portant sur la pile, qui est pressée ckqs le spni perpendiculaire à ^normale dq.Ja courbe | tandis que.la partie supérieur a /'tend à se disjoindre, suivant des fissures normales jj.fii longueur % bf çtj peser de .tout ^ou poids spr. la partie inférieure,: il faut dqnc «faire partie inférieure a b c d en pierres dures, posées en voussoirs, pour plus de s.firçtji, et faire la partie supérieure‘légère, en liant les pierres qui la. corçig posent de manière à empêcher l.a disjonction? M.:Brunelt^remarqué qiTuji(| assez forte liaison de toutes les pierîes composant la voûte d’une ârcfi^ suffisait pour sa stabilité, Le pont de la Trinité, à Florence, n’est qu’uq revêtement de’ marbre rempli de moellons non taillésx quoique po^és avec ordre. Ainsi, voilà un pont dans lequel l’expérience montre que la liaison du mortier qui unit les pierres a suffi pour assurer sa stabilité, sa,n§ que ces pierres fussent posées en voussoirs. On avait craint dy faire pas§ei| les voitures jusqu’à l’époque de l’occupation par lés Français, qui le tcave^ sèrent avec leur artillerie ; depuis ce temps, jes voitures y passent en doute sécurité. Mais comment opérer cette liaison entre les pierres? M. Brunei recours, pour cela, à un procédé analogue à celui de la paille employée dans les murs des chaumières. Si l’on cherche à diviser un fragment de ces murs^
- J;.,?, ... > .. ® : ' ' l - ' i: Y*
- on voit que les brins de paille, lorsqu ils n ont pas subi l’influence déçom-posante de l’air, offrent une assez grande résistance. ,; , „. Vt ^ 1
- : Si donc on avait des liens semblables d’une assez grande force, et qui eussent fies. racines bien fermement implantées, on obtiendrait une rér?. sistance extrême. Pour ces liens, M. Brunei emploie le fer et le bois;s des bandes de fer, dans le genre des cercles de tonneaux, mais très peu, épaisses, sont interposées entre les différens lits de briques ou de pierres qui forment les voûtes. Ces jiens sont disposés dans la longueur de l’arche* puisque c’est dans ce sens qu’il faut chercher à produire une forte cohésion. Outre le fer, M. Brunei, considérant qu’on peut repfire le bois incor--ruptible, se sert, pour former ces liens, de bois en lattes, comme celles en usage pour le plâtrage. On peut objecter que le bois n’adhérerait pas au ciment qiuTunit les briques entre elles, tandis que cette adhérence est essen* tjelle pour l’effet qu’on veut produire; mais il y a un moyen faciie.de pré-r pgcer le bqis de manière à Qbtenir cçlîte adbéreuce^pjl qouf is.te. à enduire ^
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- bols d’une côùcfié de goudron minéral qui* lé rend incorruptible ; on le saupoudre de poussière de briques, et il est alors susceptible d’une adhé-^ rence extrêmement forte avec le ciment. Si, par èxemple, on interpose une latte, préparée ainsi, entre deux briques réunies par du ciment, il sera impossible de retirer le bois d’entre les deux briques.1 ’* A) ' 4‘ ' -v 5
- Tel est le principe sur lequel M. Brunet s’est Fondé pour l’exécution de son arche: il a prévu qu’il pourrait construire ainsi des arches extrêmement plates et minces à la clef; mais, pour avoir tout le bénéfice d’une construction de ce genre, M. Brunei recommande tout ce qui peut empêcher ou du moins diminuer les tassemens après la construction ou la fermeture de la voûte, et il considère comme moyen essentiel, pour arriver à ce but, une grande largeur de pile. Il proposerait même de donner aux piles la forme représentée fig. 2, s’élargissant sous l’eau, afin de donner de l’empâtement à la base et de l’asseoir sur une assez grande étendue pour diminuer, autant que possible, les tassemens qui ont toujours lieu après la construction et la charge du pont, et d’une manière fort inégale, surtout entre les piles et les culées, au point de produire des fissures qui détruiraient tout l’effet des précautions prises pour assurer la stabilité de l’arche. Ainsi M. Brunei trouve de beaucoup préférable la construction d’arches de grande ouverture et de piles de grande largeur : son intention serait d’avoir des piles de 5o pieds pour des arches de 180 à 200 pieds ; outre la grande largeur des piles, M. Brunei tâcherait d’alléger , par tous les moyens qui ne compromettraient pas la stabilité, le poids de la masse qui doit porter sur les piles. 5 ; ’* , * - ' ' ' 1 *
- Guidé par ces considérationsil a pensé que l’emploi des moyens qu’if
- avait imaginés, combiné avec celui du ciment romain des Anglais ou ciment de Parker, pouvait permettre de construire, sans aucun cintre ni appui d’aucun genre, les deux moitiés d’une arche très surbaissée et de grande ouverture ; Fessai qu’il en a fait a confirmé son opinion par la preuve la plus' heureuse et la plus convaincante. Mais, pour la construction d’un grand pont, M. Brunei n’exécuterait de cette manière qu’une petite épaisseur du corps de l’arche. Quant a la pile et aux parties adjacentes sur une petite longueur, rien n’empêche de les construire, dèsl’abord, telles qu’elles doivent être : ainsi M .Brunei construirait la pile sur un plan représenté^-. 3 ’ avec la forme fig. 4 en coupe , pour la rendre propre à se lier au corps de l’arche. On établira, en conséquence, sur les milieux des appuis, Une première arche, que M. Brunei appelle arche de service et d'épure. Cela fait, les deux moitiés de l’arche étant conduites jusqu’à la clef, on laissé le tra-Trente-quatrième année. Novembre i835. 71
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- vail pendant un temps suffisant pour permettre aux tasseraens de s’opérer,, et après ce temps on pose la cief de la voûte. Si, alors , il y a eu des tasse-' mens inégaux dans les arches ou des erreurs d’épure dans la construction , il sera facile de les réparer sur cette première arche de pëtite épaisseur. La voûte étant ainsi fermée, WL. Brunei en augmente la largeur par des briques ou des pierres accolées, à défaut de briques; il ne voudrait employer que des pierres de 6 pouces de largeur sur un pied de longueur. Par les épaisseurs successivement ajoutées , on finira par gagner une épaisseur de 6 pieds , et M. Brunei considère alors l’arche comme pouvant servir de pont de service, sur lequel il fait apporter des matériaux, pierres ou briques, qu’il dispose sur la pile et les parties voisines dans une certaine proportion, de manière à produire une masse représentant le poids du pont après son achèvement et la charge qu’il aura à supporter lorsqu’il sera livré au passage. On opérera ainsi, pour que le pont prenne tout son tassement avant de l’achever, et on continuera ensuite comme on a commencé.
- L’exposition préliminaire de ces principes rend parfaitement compte du mode et de tous les détails de construction de l’arche que M. Brunei a fait exécuter dans le chantier qui entoure le puits du tunnel creusé sous la Tamise à Londres. Cet essai, fait en maçonnerie de briques, se compose de deux parties d’arche s’étendant de chaque côté d’une même pile, occupant toute la longueur de l’espace dont M. Brunei pouvait disposer et dont la /%. 5 représente l’élévation et indique en même temps l’appareil : l’une des parties, H, forme exactement la moitié d’une arche qui aurait ioo pieds d’ouverture et io pieds de flèche; l’autre partie, I, est moins longue, l’espacé n’ayant pas permis de lui donner plus d’étendue. A l’extrémité de cette arche est suspendu un poids K, de 25 6oo livres, en fonte et vieux fer, afin de contre-balancer l’excès du poids delà partie achevée; la pile n’a que très peu d’épaisseur. Toute cette construction est faite en briques anglaises ordinaires, qui ont 2 pouces et demi d’épaisseur, 4 pouces de largeur et g pouces de longueur, et en ciment romain de Parker noirâtre, qui, au bout de très peu de temps , devient extrêmement dur et adhère parfaitement à la brique. Les joints ont généralement -A. de pouce ou un demi-pouce d’épaisseur moyenne. Cette voûte, sauf les liens de bois et de fer employés, se fait sans cintre, comme on ferait la maçonnerie d’un mur vertical , appliquant les lits de briques les uns sur les autres, en forme de voussoirs, dans la partie inférieure, ainsi que l’indique l’appareil fîg.5. Les lignes de joints des voussoirs sont parallèles à l’axe de la voûte et les vous? soirs de chaque lit disposés de manière à se lier entre eux. / , ^
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- Lay?g-. 6 est une coupe suivant la ligne AB de lelévation , la fig. 7 une coupe suivant G D, et la fig. 8 une élévation et l’appareil de l’extrémité de la demi-arche dans le plan vertical EF. - , r : $-,i ? 4 • i , * »,
- • La couche supérieure, d’un pouce d’épaisseur, est un enduit de ciment dont on a recouvert la,plate-forme après la construction. ^ , ^ ^,
- Le travail reçoit ainsi la forme représentée par les fig. .5, 6, 7 et 8. On voit que l’intrados est formé par un arc qui a i5 pouces et demi d’épaisseur, 5 pieds 6 pouces de largeur, et qui est en saillie de g pouces de chaque coté sur le nu du parement du massif principal, qui n’a ainsi que 2 pieds d’épaisseur. On voit, d’après l’appareil indiqué dans l’élévation générale, que, vers la clef, la partie de l’arche composée de voussoirs ne consiste que dans cet arc d’extrados ; mais, vers la pile, elle se compose de cet arc d’extrados et d’un autre arc concentrique de 9 pouces d’épaisseur au dessus du premier, mais qui n’est point, comme celui-ci, en saillie sur les pare-mens du massif du corps principal; puis, à partir du point M, la partie formée de voussoirs se compose de l’arc d’extrados saillant et d’une partie du massif général terminée au plan horizontal supérieur auquel aboutit la pile: tout le reste du massif est formé de lits horizontaux de briques posées à plat et allant se terminer à la rencontre des arcs d’extrados des voussoirs,, Les deux becs de la pile, ayant leurs arêtes extérieures légèrement obliques, sont composés de lits de briques perpendiculaires à ces arêtes; le couronnement est composé de parties en saillie les unes sur les autres. r0
- ; Cette maçonnerie, faite en briques et ciment, est renforcée par des liens de bois et de fer disposés par lignes horizontales et parallèles, partant du massif delà pile et courant dans toute là longueur de la voûte. Dans la partie inférieure, formée de lits de voussoirs, on a employé des barres de bois rectangulaires d’un pouce d’épaisseur sur un pouce un quart de largeur; on a posé trois de ces barres les unes sur les autres, en les liant solidement par des clous , et on a formé ainsi des liens qu’on a placés, par étages, au milieu du massif de l’arche, à ç) pouces d’intervalle, verticalement les uns au dessus des autres, à peu près de la manière indiquée fig. 6. Lorsque ces liens horizontaux arrivaient près de l’intrados de la voûte, on les coupait et on couvrait l’extrémité par une brique. , , * : >
- Cet essai fait pour expérience n’étant pas destiné à de fortes épreuves ni à une longue durée, le bois employé n’a point été recouvert de l’enduit qui 1 aurait rendu incorruptible et qui aurait augmenté l’adhésion du ciment. Dans la partie supérieure, composée de lits horizontaux de briques, on a
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- remplacé le bois par le fer^et' àû liëu’d’un seul lien au milieu dû inàssiï JiJ on a employé trois rangées de liens disposés dans le même plan, suivant des lignes parallèles, en augmentantMce nombre à mesure que l'épaisseur1® du massif augmentait,’et le portant jusqu’à six dans la partie supérieure. Ces rangées de liens composés de bandes de fer très piaf, d’un pouce et un quart de largeur, posées entre les lits de briques, ont été disposées tantôt de " deux en deux et tantôt de trois en trois lits de briques. Ces bandes sont réunies bout â bout pour former la longueur nécessaire lorsqu’une'seule n est point suffisante , en les liant par des clous rivés.
- La construction n’est soutenue par aucun cintre ni aucun appui autres que la pile. La fig. 9 est une élévation de la pile, la fig. 10 le plan de la base, coupée au niveau de la ligne A B ,fig. 9, et la fig, 11 une coupe horizontale sur la ligne C D. ' Ji>'~1 1 '* a 1 ‘ .
- 1 La pile avait peu d’épaisseur; mais, une fois le travail commencé, on augmenta la force dé ce support en ajoutant à la pile, sous la naissance de l’arche, de petits massifs a, de 2 pieds 7 pouces de largeur, au milieu de l’arche : en sorte que la pile présente la forme indiquée dans l’élévation * fig! 12 et dans la coüpe)%. i3. Û* ' H* * 1 ^ ' r ‘ jy * ‘
- Pour exécuter l’arche et donner à la courbe d’intrados la forme voulue, on s’est sérvi d’un petit appareil très simple et léger, portant sur les deux saillies de l’arc d’intrados. “ *\ ;
- Cét appareil est représenté Vu de face, fig. 14, et en coupe, fig. i5.*
- Lorsque la partie CD du travail était achevée, on suspendait aux saillies de l’arc d’intrados, et de chaque côté , l’appareil, Composé d’un madrier de champ ÊF, taillé, d’un côté, suivant la courbure que doit avoir l’arc d’intrados , et porté par deux pièces AB / appliquées sur la surface verticale de la saillie de l’arc, et soutenues au moyen de la saillie G, fig. i5, sous lesquelles on chasse un coin ou clavette A, de manière à bien serrer le bord courbe du madrier contre la portion d’arche déjà faite. La partie extrême, vers la clef CE du madrier, était entaillée, dans sa largeur, de l’épaisseur d’un demi-pouce seulement, pour recevoir des madriers /, qui se trouvent ainsi supportés, et forment un cintre, pour la partie à prolonger, sur lequel on pose les briques et le ciment jusqu’à ce que l’on arrive à l’extrémité de C E ; cela fait, oh avancé cette espèce de cintre - de manière à le faire porter sur la nouvelle partie qu’on vient d’achever, et ainsi de suite. ~ ^ ni-
- -“Une fois ce massif bit noyau achevé, M. Brunei a commencé à augmenter la largeur d’un côté, afin d’exposer bien clairement toutes les parties dé ce mode dé construction £ elle a été portée à 5 pouces, à partir de la pile, sur
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- une certaine longueur vers la çieL;on n’a augmenté ainsi. que l’épaisseur et v la largeur de l’ar£ d’extrados dont il a été parlé , et qui était déjà <en saillie sur les massifs.; on a seulement appliqué, sur la surface supérieure de cettef saillie, et sur la face verticale , une largeur de briques, eu posant toujours les nouvelles briques en forme de voussoirs, de manière à former un nouvel . arc de i8 pouces d’épaisseur et de i3 à i4 pouces de saillie sur le nu du parement du massif. Les épaisseurs surajoutées offrent ainsi des joints dans des plans verticaux parallèles aux têtes. Ces parties ne tiennent guère que par l’adhérence du ciment au massif déjà formé, mais elles seraient suscep-. tibles de porter de grandes charges une fois que la clef de la voûte serait
- posée. . ,£> , ,v>y rv _^fî„ Y -r:~: ic -•-< -, T •.»; ,? ..,f
- Au lieu d’augmenter de la même manière d’épaisseur.du massif pour soutenir l’augmentation de largeur de la partie supérieure, on élève, de là saillie e f, fig. 17, formant le nouvel arc d’intrados, des piliers ayant en largeur toute cette saillie, toujours en briques et ciment, sur lesquels on forme de petites voûtes en plein cintre c? fîg. 16, qui doivent porter la partie supérieure ; ces petites voûtes n’ont ainsi, avec les massifs du noyau contre le parement duquel elles sont appliquées, d’autre liaison que celle du ciment interposé. , r. r -.j. „ ? , , -, f » * . ,
- La fîg. 16 est une élévation de l’appareil après la construction des arcades, et la fîg, 17 une eoupe verticale du massif. , , ,
- Les petites arcades de 3 pieds d’ouverture sont formées de deux arcs concentriques, composés chacun d’une largeur de brique ; elles supportent les lits horizontaux de briques de la partie supérieure : les piliers qui les soutiennent ont un pied un pouce et demi d’épaisseur, avec une base plus large formée de trois épaisseurs de briques.
- £i . ARTS ÉCONOMIQUES.—glace. * •?» ; ^
- Description d une glacière domestique élevée au dessus du sol .. et proposée par M. L. Yalcourt. *
- La Société d’encouragement, considérant combien il serait utile de pourvoir conserver une provision de glace suffisante pour les besoins des smé-r nages, proposa, dans sa séance générale du 10 novembre 1824, un prix de a,000 francs pour l’établissement de glacières portatives. % riji wtT£j
- -Cette importante question ne? fut point résolue; peu de eonenrrens présentèrent, et aucun ne remplit les conditions exigées.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
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- ; Le concours, successivement prorogé pendant lesannées 1828, i83o, ï83r, i832 et i833, n’ayant amené aucun résultat satisfaisant, la Société décida, dans sa séance générale du 24 décembre i834 » que des médailles d’argent seraient offertes aux propriétaires qui auraient établi des glacières publiques dans des localités où il n’en existe pas ; elle arrêta, en outre , sur la proposition de M. de Lasleyrie, qu’une instruction renfermant toutes les données relatives à la conservation de la glace serait publiée dans le Bulletin, et elle chargea les Comités réunis des arts chimiques et des arts économiques de faire des expériences à ce sujet.
- En attendant que le travail de la Commission soit présenté, nous croyons devoir publier un projet de glacière économique dont l’idée a été suggérée à M. L. Valcourt pendant ses voyages en Amérique.
- Se trouvant, dans l’été de 1801, chez un fermier de l’État de Virginie, il fut surpris de voir servir sur la table, malgré la chaleur accablante de la saison, du beurre couvert d’un gros morceau de glace. Ayant demandé au fermier par quel moyen il conservait de la glace, celui-ci lui apprit que de la neige amoncelée près de sa grange pendant l’hiver, étant restée couverte -d’une couche de paille, il la trouva parfaitement conservée au mois de juillet, après avoir débarrassé la paille. Cette observation lui fit naître l’idée de transformer en glacière un petit bâtiment construit en madriers^ à claire-voie et servant de resserre pour le maïs non égrené : en conséquence, l’ayant tapissé d’un épais lit de paille , tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, il le remplit de glace , qui s’y est très bien conservée , et qui suffit aux besoins de sa consommation.
- Réfléchissant sur ce procédé si simple et si économique , M. L. Falcourt observe que le plus grand ennemi de la glace est l’humidité, et que loin de creuser la glacière dans le sol, il faut la placer dans un endroit un peu élevé, aéré, sec, ombragé par un massif d’arbres, et sur un remblai susceptible d’absorber l’eau qui s’écoule delà glace fondue. Voici donc quelle serait, suivant lui, la construction à adopter. ~
- La fig. 1, PI. 645 , est la coupe , et la fig. .2 le plan de là nouvelle glacière; lafig. 5 est une vue de face de la mansarde dessinée séparément.
- aa, Poutres ou sommiers sur lesquels repose la glacière.
- ; Poutrelles disposées transversalement sur les trois sommiers du centre et suffisamment espacées entre elles pour laisser écouler l’eau de la giaee^ fondue. v. à . ^ -; t
- ;,ï;.cc , Vingt-quatre poteaux élevés verticalement et formant la cage dans laquelle on place la glace} ils ont chacun de 10 à i3 centimètres ( 4 â 5 pouces ) d’équarrissage.
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- dd, Planches en chêne formant le revêtement des poteaux c tant en dehors qu’en dedans. . "... .--..--k* ^
- ; ei Couche de charbon pilé , qu’on tasse fortement entre les poteaux b et les planches d. ___ ^ - __ ; yr-,? ‘ - “f rt z* f ç. -f *#
- /, Paille qui tapisse les planches d'de l’intérieur de la cage à glace y ainsi que le dessus des poutrelles il conviendra de'placer une couverture de laine ou du drap épais entre cette paille et la.glace, u s* -;3ï * ' a»^ b
- gy Vingt-quatre poteaux de 33 centim. de large sur 16 centimètres d’épaisseur, formant la galerie qui entoure la cage à glace. ! i nb - * < *
- h, Planches en chêne qui recouvrent les deux faces des poteaux g. I
- i, Charbon pilé, que l’on peut remplacer par du tan; il faut qu’il soit bien tassé entre les poteaux^ et les planches h. .• = * ’ v c ^ ‘ A ^ «
- j, Mansarde tournée au nord , et conduisant au couloir qui aboutit à la trappe /, recouverte d’une porte m, donnant entrée à la cage à glace. ’
- 72, Cage à glace. > : ?
- o, Porte d’entrée delà mansarde. ‘ . * , . .
- p, Porte du fond du couloir k, près la trappe /.
- q, Autre porte pratiquée dans la partie latérale du couloir k ; elle donne
- accès dans le comble, et permet de descendre, à l’aide d’une échelle, dans la galerie fermée r, qui entoure la cage à glace. • ' *
- s j Couche épaisse de paille formant la toiture de la glacière et de la mansarde ; les quatre faces du bâtiment sont également entourées d’un, lit de paille, fortement serré et cloué sur les planches b. ' -
- t} Chevrons de la toiture.
- u, Couche de décombres de démolition, de tan ou de charbon, tassée sous
- toute l’étendue du sol au dessous de la glacière. » : -jr,
- v, Sol, qui devra être bien damé en double dos-d’âne. — .
- x, Fossé pratiqué autour de la glacière et dans lequel coule l’eau provenant de la glace fondue. . ; ; j i
- y, Maçonnerie en terre rapportée et bien foulée contre les poteaux Le dessus de cette terre doit être recouvert de carreaux ou d’un crépi épais , pour ne pas laisser pénétrer l’eau de pluie de la toiture, qui sera rejetée dans le fossé x.
- M. Valcourt a reconnu que le carton ou papier un peu épais est un des corps le moins conducteurs de la chaleur; il est impénétrable à l’air, et ne pourrit presque jamais, surtout s’il est fait avec de l’étoupe de cordes goudronnées, comme celui employé pour le doublage des navires. Il propose de coller avec du goudron bouillant ce carton de doublage sur les planches
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- qui revêtent ïes deux faces des poteaux c et g. Au moyen de ce carton, le comble et la galerie / retiennent un lit ou matelas d’air d’un mètre d’épaisseur, qui n’a aucune communication avec l’air extérieur, et qui, par conséquent , se maintiendra toujours froid. On sait qu’un pareil matelas d’air non déplacé est peu conducteur du calorique ; aussi ne doit-on se servir que très rarement delà galerie r, pour y déposer des alimens qu’on veut tenir frais. ’ ' ; ?:i- ;; J J
- La préparation du carton se fait de la manière suivante: on commence parle laisser tremper quelques heures dans l’eau, et on l’empile ensuite sur une planche inclinée, pour laisser écouler l’eau surabondante; le lendemain, on le colle avec le goudron bouillant, qui pénétre facilement dans l’intérieur de ses pores ouverts par l’humidité. ^
- Il faut prendre la glace avant le lever du soleil, et fermer la porte o avant d’ouvrir la porte p ou la porte q, quand on veut descendre dans la galerie r. "~V ^ C V'.
- On peut varier les dimensions de cette glacière et ne donner que 5o centimètres, au lieu d’un mètre de largeur, à la galerie r. Dans ce cas, l’intérieur de la cage à glace aurait 4m?35 carrés au lieu de 3m,33 , et contiendrait 58 mètres cubes de glace au lieu de 34m ; l’augmentation de dépense sera peu sensible. Dans nos climats, la glacière devra toujours contenir de la glace pour deux ans, afin de ne pas en manquer si l’hiver n’était pas assez froid pour en donner (i). > ; , »
- r] m ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- Rapport fait par M. le baron de Silvestre, au nom dune Commission spécialesur les éleves de l’Ecole des arts et métiers de Châlons-sur-Marne^ nommés sur la proposition de la Société d’encouragement.
- Messieurs, à l’occasion d’un rapport qui vous fut présenté, le 4 mai i83i , par votre Commission d’examen des candidats aux places d’élèves à l’Ecole royale des arts et métiers de Châlons-sur-Blarne, rapport qui avait pour objet la conduite et les travaux des élèves qui avaient été nommés sur votre présentation à ladite Ecole, vous distinguâtes particulièrement les notes
- (t) On trouve, page 224 du Bulletin de 1827 , la description d’une glacière économique employée en Amérique, mais creusée dans le sol, et qui offre, entre autres avantages , celui de pouvoir être établie à peu de frais dans toutes les localités.
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL. 555
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- quiconcernaient les sieurs Delaplante et Mulot,.et* vous décidâtes, sur la proposition de M. le comte Chaptal, de douloureuse et glorieuse mémoire ^ qui était alors votre président, q.u’il serait accordé 4 ces deux élèves une récompense, et que des éloges de leur zèle etT|e ^ur bonne conduite seraient %dcessés*à leur, famille ; en conséquence Directeur, de...i!Ecolc^ftit;
- autorisé à donner, aux frais de la Société, à ces deux élèves, des livres ou autres objets utiles à leurs travaux, jusqu’à concurrence de 4° b. pour le sieur Delaplante, et de 3o fr. pour le sieur -Mulot.-^ *»**-,'. ^ -J «,* ^
- ~s4Un cas semblable se présente à vous aujourd’hui : parmi les élèves qui, chaprès votre choix, sont en ce.moment à l’Ecole dé Châtions > l’un d’eux r lf sieur Renaud, s’est tellement distingué dans ses étudesy qu’une lettre-pffb| cielle du Directeur de cette Ecoles atteste qu’il a lait de très grands progrès^, notamment en ÿdessin et en mathématiques, et qu’il est d’une force supérieure dans ces deux parties ; qu’il a aussi des succès remarquables;à l’atelier de l’ajustage, et que sa conduite est excellente. Votre Commission a examiné avec un très vif intérêt les dessins du jeu ne Renaud, qui ont été envoyés de l’Ecolé de Ghâlons ; ceux surtout qui ont pour objet rarchitec-ture et la construction des machinés nous ont paru avoir acquis un grand degré de perfection, et annoncer des études approfondies et de rares dispositions dans un si jeune dessinateur. Nous avons désiré que MM. les membres du Comité pussent tous voir ces dessins, qui sont exposés sous leurs yeux en ce moment, et qui l’ont été avant le commencement de la présente séance. “ “ “ -
- Nous avons l’honnéitr dé vdûsprojïdlâyMessieurs^de décider qu’il sera accordé au sieur Renaud un témoignage de votre satisfaction } et que M. de Directeur de l’Ecole de Châlons sera autorisé à lui donner en instrumens, livres ou autres objets utiles à son instruction, jusqu’à concurrence de 4o francs, dont il sera remboursé par M. le trésorier de la Société. v
- Approuvé en séance, le 11 novembre i835.
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- ^ Signé le baron de Silvestre, rapporteur.
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- * * " ;s ENSEIGNEMENT AGRICOLE.~
- Rapport fait par M. le baron de Silvestre, au nom d’une Commission spécialeconcernant l examen des candidats pour les places d éleves aux frais de la Société h IInstitution royale agronomique de Grignon.
- Messieurs, la Commission que vous avez chargée d’examiner les candidats qui së présenteraient pour obtenir les deux places gratuites d’élèves que vous destinez à l’Ecole royale agronomique de Grignon s’est réunie le mardi 5 novembre. ;
- Un seul candidat, remplissant les conditions exigées par la Société, s’est présenté à la Commission; il s’appelle Charles Lœuillet, et il est âgé de vingt ans ; il a déclaré que sa famille était décidée à le faire remplacer â la conscription. Ses parens du côté maternel sont cultivateurs à Villeblevin, canton de Villeneuve-la-Guyard , département de l’Yonne. Lesieur Charles Lœuillet demeure à Paris , rue du Caire , n° 6; il a étudié pendant trois années au collège de Bourbon , iî a fait sa troisième, et s’est livré ensuite à l’étude des mathématiques ; il s’est présenté récemment à l’Ecole polytechnique, et y a fait preuve de connaissances acquises, puisqu’il a été déclaré admissible à cette Ecole" ainsi que le constate un certificat d’admissibilité , qui a été signé et qui lui a été délivré par M. Bourdon., son examinateur.
- La Commission réunie a procédé, suivant vos intentions, à l’examen du jeune Lœuillet, examen dont on pouvait juger d’avance le résultat, d’après les antécédens dont il avait convenablement justifié : ainsi, il a assez bien répondu aux questions qui lui ont été adressées sur l’arithmétique , la géométrie, la statique, la théorie de la chaleur, et sur plusieurs autres relatives à la physique et à la chimie élémentaires. Bien qu’il ait passé ses premières années dans la'campagne , il n’a répondu que d’une manière moins positive aux questions d’agriculture qui lui ont été adressées ; enfin, pour juger à la fois de son écriture , de son orthographe et de sa rédaction, la Commission lui a demandé une composition écrite dans laquelle il ferait connaître quels étaient les motifs qui le portaient à se livrer à l’étude de l’agriculture, et quels étaient ses projets ultérieurs. Il a mis un quart d’heure environ à écrire cette composition , qui est d’un seul jet et presque sans rature.
- D’après cet examen et les antécédens du sieur Lœuillet, la Commission a été unanimement d’avis qu’il était convenable de l’admettre à Tune des
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- ENSEIGNEMENT AGRICOLE. 535
- deux places gratuites créées par la Société à l’Ecole de Grignon; et considérant aussi qn’il était d’une grande importance que ce jeune homme assistât à l’ouverture des cours, qui a dû avoir lieu le 4 de ce mois, elle a jugé qu’elle remplirait les intentions du Conseil en faisant partir de suite le sieur Lœuilletj qui a été muni d’une lettre de recommandation de M. le comte de Lastcyrie, l’un des vice-présidens de la Société. , - i .
- D’après ces considérations , Messieurs, nous avons l’honneur de vous proposer . .. , . . . , > . ... . -, ni,-é . -
- i°. D’approuver la nomination du sieurLomillet, comme élève aux frais de la Société, à l’Ecole royale de Grignon, et l’envoi qui a été fait dudit élève à cette Ecole;. ; :.. . -, ' ï
- 3°. De décider qu’iLsera procédé à un nouvel examen de candidats pour obtenir la seconde place gratuite ,, dans le courant du mois de septembre de l’année i836 ; , t . .
- 3°. Qu’il sera donné connaissance, dans les journaux, de cette disposition, qui sera renouvelée un mois avant le prochain examen, et qui rappellera les conditions du programme, qui aura toujours essentiellement pour objet les élémens de l’arithmétique et delà géométrie, la lecture,l’écriture, l’or-thographe et la rédaction, le dessin linéaire et des notions d’agriculture: il sera exprimé aussi que toutes les autres connaissances d’un ordre supérieur, que les candidats prouveront avoir acquises , et qui seront de nature à favoriser le progrès de leurs études à l’Ecole de Grignon, seront prises en considération , et deviendront de puissans motifs pour déterminer, en leur faveur,le choix du Comité d’examen.
- Approuvé en séance , le ii novembre i835. -
- . ’i Signé baron de Silvestiie, rapporteur.
- Rapport fait par M. Huzard pére> au nom du Comité d agriculture, sur les travaux des élèves entretenus aux frais de la Société à VEcole /vétérinaire d Alfort> pendant l’an-née l835..; =:.t ^ .
- Messieurs , je viens aujourd’hui vous rendre compte des progrès des élèves que la Société entretient à l’Ecole vétérinaire d’Alfort, pour cette année, comme je fais annuellement, après les examens généraux. ’ rt -i-i°; M. Félizet, entré. à l’Ecole d’Aifort , aux hais de ses parens , aù Ier octobre i83i, a été admis à ceux delà Société le ier janvier i852, d’après
- *U Ci kïS ' . i : ... . * J J:-
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- Tes lions témoignages de Fa cl minis trât ion de l’Ecole; il paraissait avoir faibli et s’était montré moins avantageusement lors du rapport que j’ai eu l’hofl-neur de faire au Conseil lé 3o octobre de l’année dernière; mais quelques avis paternels du Conseil l’ont rappelé à ses devoirs , et à l’examen général d’aoùt dernier, il a obtenu son dîjilomo'dé Vétérinâiré^ fé quatrième sur quarante-quatre. Il a quitté l’Ecoie pour se livrer, à l’exercice pratiquede Fart vétérinaire et méttré a profit lê bienfait de la Société, uâ {hc> <
- Dans une lettre du 21 septembre dernier , M. Fêlizet me charge d’être 'finterprète de sa rèêonnâissanCë envers la Société f et s’excuséfdé l’espèce de retard qu’il a éprouvé l’année dernière sur des chagrins particuliers ;ni èspère que la Société n’aura qu’à se louer des bontés qu’elleoa eues pour lui, et qu’il fera tous ses efforts pour continuer de les méritera *
- 2°. M.Régere, de Bordeaux; entré à l’Ecole d’Alfort aux frais de ses pareils , le 1er octobre 1833, et à ceux de la Société au icr décembre i83/j, a continué,.cette année, à justifier le choix du Conseil ; il aV/remporté le second prix de la deuxième année d’études, lors de l’examen général d’aoùt dernier, et il est entré dans sa troisiènie (aunée, où if se trouve placé le second sur cinquante^dnq. niÂrrr ejbofrg sf ; ê<5îoe?niletd'nroa fV Le Conseil décidera s’il doit remplacer M-m Félizet} et dans le cas de l’affirmative, il sera suivi pour le remplacement la même marche que les années précédentes^ qui donne toujours de bons sujets sous .tous les rapports. :/ü>*Vf.s;:byil ;ïr2 r '
- Approuvé en séance. Le 11 novembre 1835.... -, * r? ;
- t. - 1» „ . • » .... Signç Huzard, rapporteur.
- < •. INDUSTRIE ÉTRANGÈRE, , ^
- 'M'ÉbÂÏLLÊs décernées par la Société pour Vencouragemen t des .arts et métiers , séant a Londres, pendant Vannée i835.
- , Agriculture. i °. A M. E. Rogers, à Stanage-Park, près Ludlow, pour ses plantations d’àrbres fruitiers ; la grande'médaille d’or.
- Mécanique. 20. A M. Markinnon, à Sheffieîds, pour une serrure dite per-^ mutante; la médaille d’argent. ;
- 2°. A M. J. Flight, à Londres, pour un moyen de prévenir là chute des lourds fardeaux, lorsque la corde qui les tient suspendus vient à éasser ; la médaille d’argent.
- “ pAA M. Boehfifyh. ti)iidres, pôür tiïl nioÿen de transmettre le mouvement' de rotation ^ la grande médaille d’argent. ’• d0i5
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- I
- A k .Birndughanju pour son nouveau parallélogramme
- applicable aux machines à vapeur • la grande médaille d’argent. ^ .
- 5^,. fë°- A M. W'Maclaunn* à Londres , pour samachine à graver ; la grande
- $ argent*#:: {clioveh.é èlaqqea Jno'f IbêaoD nb «Arrntcq ?À'?f, ma 7?* A/M. G.-H. Pearçe,k Londres, pour umarr# de gçiive;rnaisl ^la g^n4e ^/médaille d’argent, i è vi w-M' *rieq o!oô3’f •ùfîiijp « fl ^‘rïum~onn^mY>
- 8°. Au même y pour des lanternes de vaisseaux servant de signaux peuplant la nuit ; la grande médaille d’argent,s,>îc«!a t£ t1\} >Tmï $na(I g°C A M. FF*. Rooke, pour des additions aja! métier, de Jacquard, pour, * tisser les étoffes façonnées; 5 guinées. s 9::müe‘i b'mozqh £ fi ot? h’ïpm zb
- iüfôao^Au même y pour son métier à broder les étoffes de soie ; la médaille d’argent , a5 guinées. ohéimmitfioo iuoq eUcoïta m* anot met Uop in ,bd ') 11°. A M. Franklin, à Londres, pour une machine propre à fabriquer les bouts des tiges de parapluies ; la médaille d’argent et 5 guinées. d ' ia°i AM.//. Poivell, à Londres, pour un pied de microscope perfectionné; la médaille d’argent; h* >>.-> ;:*? z ur-zi zi : ic
- s t5®. A M\ Goadby, à Londres , pour son microscope /et ses instramens pour disséquer les insectes; la grande médaille d’argent.oai ? 7ua fanon*
- L Chimie. \4°. A M. Maugham , h Londres,; pour son chalumeau à gaz
- hydrogène ; la médaille d’argent. ri;s » - -mou > h b i
- 1 i5°. A M. Roberts, à Londres , pour un nouvel ajutage à adapter au chalumeau à gaz hydrogène; 5 guinées. s enoo
- i6°. AM. Knight, à Londres, pour ses expériences sur la nature des aciers destinés â former des àimans ; la médaille d’argenL
- Liste des brevets d’invention concédés par le gouvernement , néerlandais pendant les neuf premiers mois de Vannée i835.
- Un brevet du 7 février 1835, délivré, pour le terme de dix ans, a M. Henri Penkus, Américain, pour l’introduction d’une nouvelle machine destinée à faire mouvoir sur les canaux et les chemins de fer les bateaux et les voitures. " "y '' r "-•5u, a. « •••:•
- TJn brevet du ier mars jusqu’au 7 septembre, i836, concédé à lord Co-1 chrane % pour l’importation de la machine à vapeur perfectionnée du sieur
- HT • n I J 1 r "4 -lJ!‘ i<»p ?u:> fcil OOOS'ïOi'- iïÜ’moi
- Moïse Poole, de Londres. 1
- h ohffibàrn,
- • :>-"rü.n brevet du 20 avril poux; le terme de quinze ans, concédé à la Société néerlandaise des bateaux à, vapeur ptabjieà Rotterdam,,pour l’importation
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- d’un procédé qui perfectionne l’ouverture par laquelle la vapeur s’échappe du cylindre. *
- Un brevet du 23 avril, pour le terme de cinq ans, délivré aü sieur G.-M. Roentgen, à Rotterdam, pour l’introduction d’une machine destinée à moudre et à nettoyer le lin, le café elles graines brutes. , T
- Un brevet du 2 août, pour le terme de cinq ans, accordé aux frères Rartzjeld, inventeurs dune eau odoriférante, nommée eau delà Haye.
- Un brevet du 16 août, aussi pour cinq ans, accordé au sieiir Dytingër d’Utreclit, inventeur d’un moyen de perfectionner la toile cirée, coloriée, et la toile à tableaux.
- Un brevet du 6 septembre , pour le terme de quinze ans , accordé à MM. Ketjen , Jarmon et compagnie à Amsterdam , pour l’amélioration des appareils destinés à la confection de l’acide sulfurique. .
- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- Arts mécaniques. — Sur les bateaux à vapeur naviguant sur le Missis-sipi. Le nombre des bateaux à vapeur naviguant sur le Mississipi et ses affluens est de trois cent quarante. Les machines employées à bord de ces bateaux sont toutes à haute pression, et la force moyenne avec laquelle ils travaillent est de 9 atmosphères. Il arrive fréquemment que deux bateaux, faisant la même route, cherchent à lutter de vitesse : alors on charge la soupape de sûreté, on augmente l’intensité du feu , on brûle les douves des barils à goudron, et même souvent on projette du goudron dans le foyer; cependant on 11’a pas d’exemple que pendant ces courses il y ait eu des explosions. Cet accident arrive assez fréquemment par une autre cause, que les ingénieurs américains attribuent à la diminution de l’eau dans les générateurs, pendant les arrêts que font les bateaux pour mettre à terre les voyageurs et les marchandises', en prendre d’autres, embarquer le combustible, etc. Pendant ce temps, on maintient assez ordinairement le feu , afin d’être toujours prêt à partir, et la vapeur qui s’accumule sort par la soupape de sûreté; mais la pompe alimentaire ne travaillant plus alors, l’eau qui s’évapore n’est point remplacée, et son niveau s’abaisse clans le générateur. Après un certain temps, une zone du générateur, frap-
- (1) La Société d'encouragement n’entend garantir, en aucune manière , les avantagés des machines ou instrumens?et le succès des procédés consignés dans ces notices. , r ^ ^ .
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- NOTICES industrielles.
- pee par le feu, n’étant plus garantie intérieurement par l’eau, rougit et élève la vapeur à une très haute température; cette vapeur se formant avec trop d’abondance et trop de rapidité pour pouvoir s’échapper par la soupape de sûreté et mettre en fusion les plaques fusibles, il y a nécessairement explosion , à moins que le générateur ne soit assez solide pour résister à la forte pression intérieure qu’il éprouve.
- Pour se garantir de ces dangers, sur les bateaux à vapeur du Mississipi, où les bras sont toujours en grand nombre, M. L. J^alcourt propose d’y installer une petite pompe foulante supplémentaire, qui, lorsque la machine à vapeur s’arrêtera, sera mue par deux ou trois hommes, et plus s’il est nécessaire. Si les bras manquent, on emploiera une petite machine à vapeur de la force d’un cheval, que l’on fera marcher aussitôt que la grande s’arrête, et qui fera fonctionner, soit la pompe foulante supplémentaire, soit la pompe alimentaire que l’on débraiera, et dont la course sera ralentie, afin de n’injecter dans le générateur que la quantité d’eau néceesaire pour maintenir le niveau. : - . ; — -
- Cette petite machine sera alimentée par la vapeur qui s’échappe par la soupape de sûreté, et comme elle ne sera ni à condensation ni à expansion, elle sera très simple et coûtera peu.
- Une seconde cause d’explosion des bateaux à vapeur est attribuée au sédiment qui se forme dans le fond des générateurs, par l’emploi des eaux bourbeuses du M ississipi, et qu’on néglige souvent d’enlever. Pour remédier à cet inconvénient, M. Valcourt propose d’alimenter le générateur avec de l’eau distillée , en employant le condenseur dont nous avons donné-la description pag. 487 du Bulletin d’octobre. . / '
- Nouvel instrument de musique, par 'M. Tsoard. L’auteur observe que les instrumens à cordes et à archet sont les seuls qui ne sont pasxtempérés. Cette propriété, qui met ces instrumens au dessus de tous les autres, en les rapprochant, sous ce point de vue, de la voix humaine dépend de ce que les cordes peuvent être,'à volonté, raccourcies de quantités aussi petites que la délicatesse de l’oreille peut désirer. Un instrument qui jouirait, d’un côté, de cette propriété, et qui, de l’autre, serait susceptible de produire des sons dont le timbre et l’intensité seraient les mêmes que ceux des instrumens à vent, serait d’une importance très grande, «oit comme instrument d’orchestre, soit comme destiné uniquement à chanter.' - • '
- On pourra se faire une idée exacte de ce nouveau mode de production du son , si l’on se représente une corde tendue entre deux lames de métal
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- ou de bois, à la manière des languettes des anches libres, et si l’on conçoit que cette corde soit, à l’une de >es extrémités, ébranlée par un courant d’air, tandis que de l’autre, en la serrant contre une touche, on la raccourcisse par la pression des doigts, ainsi qu’on le fait dans les ^violons et dans les basses. On voit, par conséquent, qu’un tel instrument n’est autre chose qu’un violon dont les cordes sont ébranlées à l’aide d’un courant d’air au lieu de l’être par un archet. ' ‘
- Pour le timbre et l’intensité du son, un instrument construit sur ce principe fait entendre des sons qui semblent tenir le milieu entre ceux du cor et ceux du basson ( Institut, n° 153 ). ’ ' *
- Fabrication des dés à coudre, par MM. Berthier et Delaporte. Nous avons publié dans le Bulletin de mars dernier, page iio, un rapport sur des dés à coudre présentés par M. Berthier; mais les procédés de fabrication n’y sont point mentionnés : ayant* été publiés dans le 9.5e volume des brevets dont la durée est expirée, nous croyons devoir les consigner ici. . x
- ' Le breveté observe que l’objet de son invention est de produire, avec des cuivres de la même épaisseur que ceux que l’on a coutume d’employer ordinairement, des dés dont le diamètre du bord est double de l’épaisseur de la coque. Cet avantage s’obtient de la manière suivante.
- Le dé est d’abord embouti et préparé par les procédés ordinaires jusqu’au moment de former le bord, qui se trouve disposé à l’étampe, de manière à pouvoir être roulé ; ensuite il est soumis à la pression d’une molette construite convenablement pour produire, par une même opération, les effets de ployer et d’arrondir à la fois, et de porter un dessin quelconque sur le dé. Au moyen de cet outil, on exerce une pression considérable, et, par conséquent, la piqûre se trouve beaucoup plus récrouie que par les moyens ordinaires, en même temps que le dé acquiert plus de solidité. , , V /
- -Le dé que l’on veut fabriquer est monté sur un arbre de tour, sur lequel, à deux lignes environ du dé, se trouve une partie divisée servant d’engrenage à la molette, qui .est du même diamètre que l’arbre, et qui fait sa révolution en même temps que cet arbre. Sur le bord opposé de la molette est divisé en relief un rang de piqûres proportionné au diamètre: du dé, de sorte que le mouvement communiqué par l’arbre du tour à la molette est transmis par celui-ci au dé, monté sur ce même arbre, lequel se trouve exactement divisé en même nombre que le diviseur qui a donné le mouvement.
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- ; Cette opération faite, on peut moleter, avec une molette ordinaire qui aurait, avec les points dessinés à la piqûre, les dessins qu’on désire obtenir, comme écussons, étoiles et autres; en observant /toutefois, d’avoir le nombre de points pareil à celui déjà tracé sur le dé. '
- Pour faciliter le mouvement de rotation imprimé à l’arbre du tour, on adapte, à l’opposé de l’endroit où s’exerce l’effort donné par la molette, des galets roulant sur leur axe, afin d’éviter le frottement de l’arbre du tour sur son coussinet. ' . . . <
- Ce procédé est également applicable à la fabrication des dés de tailleurs.
- Arts chimiques. — Moyens de multiplier les gravures et les dessins, par M, S. Garner. L’auteur propose de remplacer les pierres lithographiques par des planches de zinc,*qui offrent le triple avantage d’être d’un transport et d’un maniement plus faciles ; de ne point être exposées à se rompre sous l’effort de la presse, et de n’exiger, pour le tirage; que la presse ordinaire des imprimeurs en taille-douce. \ ,
- On fait choix de zinc de très grande pureté, qu’on coule dans des moules appropriés à la dimension des planches. Pour donner plus de densité au métal, on le passe dans un laminoir, d’abord en long, puis entravers; ce moyen est préférable à l’écrouissage au marteau. On soumet les planches, ainsi laminées, à l’action d’une machine à planer qui leur procure une épaisseur uniforme, et pour rendre leur surface propre à recevoir les traits du dessin et leur donner le grain nécessaire, on les frotte, dans tous les sens, soit avec du sable fin , de la pierre-ponce pulvérisée, ou toute autre substance, qu’on mêle avec de l’eau ; dans cette opération on doit avoir l’attention d’employer des poudres assez fines pour ne pas rayer la planche. Ainsi préparée, elle est soigneusement nettoyée, et pour la rendre propre à recevoir le dessin on la lave avec une dissolution de soude ou de potasse. On trace ensuite sur la planche,' avec de l’encre ou un crayon lithographique, et on y fixe les traits, en passant dessus une liqueur composée d’une décoction de noix de galle, à laquelle on ajoute quelques gouttes d’acide nitrique et d’acide muriatique. Cette liqueur, qui est plus ou moins forte, suivant la nature du dessin , est laissée quelques minutes sur la planche, qu’bn lave ensuite avec de leau froide, et qu’on couvre d’une eau gommée, à la manière des pierres lithographiques. 7 ' n H r ’4 ! “ '/ 7 ‘ \ \( ... .
- ^ Le tirage des planchesde zinc ainsi préparées se fait soit à la presse typo-Trente-quatrième année. Novembre 1835. , v
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- graphique, soit a celle des imprimeurs,en t&illpr dpii,€£ jfc.UepeHdfy of patent inventions, décembre 1835) P i sofïioyVdnrt ffü- toh-ai;
- Extraction du tan contenu dans Vécorce de chêne $ par M. Caccia.. La substance tannante est extraite en soumettant les écorces ousommités du bois de chêne, ' du sumac, etc., à l’action de la vapeur de l'eau chauffée à un degré considérable au delà du degré ordinaire d’ébullition de l'eau.1 2 * nui, i Vu h*
- L’appareil consiste dans une chaudière capable de générer une vapeur d’une très grande élasticité’, et dé conduire cette vapeur, dans le même état d’élasticité/ dans une cuve renfèrmant les écorces placées sur un fond à claire-voie; un tuyau, percé de trous, est attaché au conducteur delà vapeur, et dirige la vapeur sous les écorces, qui sont préalablement trempées dans l’eau. La liqueur tannante se rassemble au fond de la cuve. {Description des brevets, t. 2j.) • ; > , : . : - ,
- . Goudron vermifuge propre à la conservation des hâtimens de mer, par M„ Dàgneau. On fait bouillir dans de l’huile de lin des plantes les plus amères, telles que l’absinlhe, la petite centaurée, la gentiane,Taurone, le bois de Surinam, qu’on écrase comme le tan des tanneurs. Quand les vapeurs cessent de s’élever, on introduit cette huile dans du brai ou du goudron , en proportion de la quantité qu’on veut préparer, en le faisant de nouveau bouillir jusqu’au degré convenable. Lorsqu’on fera chauffer ce goudron pour l’appliquer sur le bois, on y semera légèrement de l’aloès en poudre.
- L’auteur annonce que ce goudron repousse les vers et peut remplacer avantageusement le cuivre pour le doublage des vaisseaux. Il peut aussi être utilement employé pour couvrir les toits en bois, les bâtimens ou radeaux qui séjournent long-temps dans les bassins ou les rivières / pour les bains flottans, les écluses, les ponts, etc. (f). (Description des brevets , t. 2rj.) ... .v-'. . • ;
- Arts économiques. .— Moyen de garantir les : toits de chaume contre
- (1) Depuis quelques années, on a fait des tentatives pour remplacer les pierres lithographiques par des planches de zinc; mais il est à remarque* que lès tons 6ns et délicats s’effacent par l’usage. Des essais de ce genre ont été présentés, en i834, à la Soeiélé d’encouragement.
- . ..... * ' '• (A. d. R.) ’
- (2) M. A. Chevallier a proposé au Ministre de la marine y,u moyen qui parait tout aussi
- efficace.qne celui que nous venons d’indiquer. Il consiste à mêler avec le goudron de l'huile pyrogénée provenant de la distillation des côtes dix tabac : cette huile, dont la saveur est extrêmement âcre et pénétrante , ne peut manquer d’éloigner les insectes des bois qui en sont recouverts^. ; vV/* R,) * -
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- BIBLIOGRAPHIE ISOÜSTRïELïÆ*' -;f
- l'incendié? Iî^ 'Sbdétè^<fàgrtctiftùrë> da ' département' dû Nord vient de publier un moyen fort simple et peu dispendieux de préserver les toits de chaume de fineendiè. If consisté a couvrir le chaume d’un enduit composé de -^- dè terre glaise, de sablé, de crottin de cheval et de chaux vive, le tout bien mélangé et corroyé avec soin jusqu’à consistance de mortier. Cet enduit doit être appliqué à la surface du chaume et à l’épaisseur d’environ un centimètre, en ayant soin de remplir les fentes et fissures qui se forment à mesure que la dessiccation s’opère. Le prix de cette h préparation n’est que de 7 fr. 5o cent, pour un toit de p6o ; raètrçs carrés (1). ‘ : t .. Vvd-nVi V.: w
- ^ t. O |\M ) > .'V* . v i I V ^
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE*
- Livres françaisi ^ ‘ ,
- Instruction sur les fondoirs de suif et les soufrojrs, par M. d’Arcet; * broch. in-8. é ./J,
- Mémoires de la Société royale d’agriculture et des arts utiles de Lyon,
- i833~ i834 ; in-8. rc-h- èrX , /. .
- Mémoires de la Société linnéenne de Normandie, années 1829 à 1855 ; ;
- in“4- , "• ' - • ;> ,. -, / . . : ' ! ..^',1, l I l '.VlV . (î
- Histoire des sciences mathématiques en Italie, depuis, la renaissance -des lettres jusqu’à la fin du dix-septième siècle, par G. Libri; t., ierÿ^ vol. in-8.. u-"'1
- Cours de physique de l’Ecolè polytechnique, par M. G, Lamé} t. 1 ” in-8. - ' ) ' * '* ; ..
- Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon; séance publique du 26 août i855; in-8. < ^ \ n/ d \ v
- Dictionnaire universel du commerce, de la banque et des manufactures, par Maç-Çaiihy -t vol. in-8. > , Ç < ' ^v ’ v : V
- Élémens de chimie appliquée à la médecine et aux arts, par M.,Orfila;
- 6e édit., 2 vol. in-8. . .>-?*• . ^ ^ < V
- Manuel du menuisier en meubles et en bâtimens, par 2 vol. in-18. » : ’ '» in--'
- Traité élémentaire d’arpentage et de levée des, p.lpns, parJj^JLàinùUe ;
- 4- edit., m 12. *i*v-Vv'"V. T- 'h,--- b»ir»rrf»»****»#H?•;th.I?4
- L’agriculture pratique de la Flandre, par AI. Vanaelbrok yin-8* - 4 • ® nî' VI
- (celui-ci ont été proposés depuis long-temps; pour garantir les;v* toits de chaume coutreTincendie ; ils sont indiqués dans plusieurs ouvrages. ( N. d. R. ) -, \ . ,
- 75-
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- 544 BIBLIOGRAPHIE * INDUSTRIELLE.
- ; Cours complet d’agçi culture par MM. de $f&rqgftgs^$[ifbel.% etc,*; t, 9,
- • fri Où •*. u) -?b £9>d'?r!9H haOQ i.-M .'i-
- Chemins de 1er. Courbes à petits rayons, (système-LaigneJ.) y broch, in-8.
- Notice historique sur ,1a ville de Darnetal et sur. les divers genres ^’i^idustrie qui s’y exerçepdepuis sqq origine jusqu’eq §35£ in-8* •...
- >3H5VL*i»•.R.it:.q (Livres1 anglais.'a»f• .*1 m;-a;...?bm'idbgfiiri>?
- Philosophical Transactions "(Transactions philosophiques de la Société royale de Londres), pour l’année i835; T vol. iii-8.ri ** . >nms-*>«...« ?
- Transactions of the astronomical Society1 (Transactions dé laf Société astronomique de Londres); 1 vol. in-8.
- Transactions of the geologicat Society (Transactions de la Société géologique de Londres); a* série, vol. 5. > o- H ?~*V? ^
- Transactions of the philosophical Society of Cambridge ( Transactions de la Société philosophique de Cambridge); 5e vol.
- Expeiimerds on the strenght of malléable iron, byP. Barlow (Expériences sur la force du fer malléable ); in-8. A ,
- diepertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées). Novembre 1835; in-8, avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées i° à J. Gibbs et /. Gatley, pour des machines propres à débiter, rainer et languelter le bois; 20 à R. Barlow, pour de nouveaux ressorts de voitures; 3Q à TV. Ranger, pour la préparation de pierres artificielles; 4° à R. Sinister, pour de nouvelles plumes métalliques, 5° a J. 7'aker, pour des appareils propres à préparer le thé et le café; 6° à /. Lyman, pour un moulin destiné à nettoyer le riz; 70 à J. Jecks, pour une machine à tirer et à mettre les bottes. — Rapport fait à la Société des arts , séant à Edimbourg, sur la fabrication des tapis en Angleterre^ par M. Sang. — Sur les ouvrages en relief et les moyens de lès garantir de toute altération; extrait d’un rapport fait à la Chambre des communes. itrLondon Journal of arts and manufactures f Journal des arlt et manufactures), publié à Londres par M. W. Newton, novembre i835; *in-8; avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Patentes délivrées i° à iJdDodd, pour des perfectionnemens dans la construction des machines à débiter le bois; 20 à R. Abbey, pour la préparation d’un thé artificiel; 3° à W. Williams et E. Hay, pour un procédé d’étamage de^jeuilles de zinc^ propres au doublage des navires*; 4° a J-~Gr- Bodmer, pour des machines à vapeur perfectionnées ; 5* à R. Beart, pour des perfectionnemens dans, ja fabrication des briques; 6° à M. Cosnahan, pour un moyen de distiller Îeau de mer ; 70 à j. Ltttt&n, pour des fauteuils perfectionnés; 8° & A* Stoc-
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- ; J JS, ï tPROGïtS*-VEB3 SJSCt 0 ï -1 ï t*
- 545
- fcer\ poiîV nii^feilîchin'è Sîûifexïes chevilles poiir les talons de bottes; 9° à T. Parsons, pour des serrures de sûreté; io°à/. Hardy, pour des perfec-tionnerïîéns dans la fabrication des essieux de voilures,
- '"^.-Mechahics Magazine { Magasin du mécanicien ), novembre i835;m 8, avec gravures en bois. Articles principaux contenus dans ce cahier : nouvelles plates-formes pour les chemins dç fer, par M. Jopling.—Nouvelles presses à vis, par M. Bame. — Fourneau s’alimentant lui-même, et consumant sa fumée. —Nouvelles roues et essieux de voitures, par N. Hyne.— Enquêtes sur diverses branches d’industrie, faites par ordre de la Chambre des communes. : - ’ f
- Extrait des Procès-verbaux des séances du Conseil , . “ d’administration de la Société d’Encouragement» : :
- Séance du i i novembre i835.
- 'i:3 i
- , Correspondance. M. le Ministre du commerce adresse copie d’une noté énon-eiative des brevets d’invention ou d’importation concédés par le gouvernement néerlandais pendant les neuf premiers mois de la présente année. M. le Ministre pense qu’il serait utile de publier cette note dans le Bulletin.r * - *
- Objets présentés. M. Fichet, serrurier-mécanicien à Paris , demande des corn-missairtes pour constater les avantages résultant d’un nouveau système de fermeture qu’il a imaginé. * ;ï\, /q,
- M. Wimien, facteuf d’instrumens à vent, présente un nouvel instrument dont il est inventeur, et qu’il nomme lassonore ; . n'Au:- 'Uu-t* X
- Chabrier, lampiste à Paris, un nouveau système de becs de lampes y s.qM. Marchand, propriétaire d’une verrerie à Sainte-Menehould (Marne), des bouteilles de verre, destinées à contenir des vins mousseux. _
- M. Castéra fait hommage, au nom de la Société centrale des naufrages, de plusieurs exemplaires, i° des programmes de prix de cette Société, 2° de son premier bulletin, 3° du mémoire qu’il a lu à l’Académie des sciences, lë 25 février i833, sur urrnou-veau système de sauvetage ; - V t,j h aj.ldoq
- M. d’Arcet} i° de deux mémoires qu’il a pùbliëè^éy&nt pouf titré , Ymï*Instruction sw' les soufroirs, l’autre Instruction sur les fonderies de suif j yii° de plusieurs exemplaires, des Recherchés statistiques sur ï emploi de la gélatine ctithme substance alimentaire ,. par M. Edwards y :/'r-" *f-t , '- *0 . ;V io
- M. Huzard père, d’une brochure intitulée Notes bibliographiques si r louvrage de Hortéhsio-Lândo, ayant pour titre Sermoni funebH de vefsi authore nella morte de dièérsi ahimaïi?m tTD -‘SPoq , m* Au sus A U ê aï)d funlid • '
- Rapports des Comités. Au nom dû Comité d’agriculturë, M. Huzard lit un rapport
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- PR0d&-VERBAÜX.
- sur les travaux, pendant l’année i835, des élèves entretenus par la,Sociétés l’École vétérinaire d’Alfort. F ,
- Le sieur Felizet,ayant obtenu son diplôme de vétérinaire, a quitté l’Ecole, et le, sieur Regère continue de justifier le choix de la Société. M. le rapporteur propose de remplacer lè sieur Felizet, d’après le mode précédemment adopté. [Approuvé.] Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Francœur fait un rapport verbal sur les aiguilles à coudre , envoyées par MM. Peltier et compagnie, d’Amboise.
- Le Comité propose i° d’inviter ces fabricans à faire un nouvel envoi de leurs produits, qui ne soit pas moindre d’un millier d’aiguilles de plusieurs numéros *, a° de faire légaliser cet envoi par l’autorité locale -, 3° de chercher les moyens d’établir une proportion plus exacte entre l’œil de l’aiguille et sa grosseur. [Approuvé.]
- Au nom d’une Commission spéciale, M. le baron de Silvestre rend compte de l’examen du candidat qui s’est présenté pour l’une des places d’élève fondées par la Société à l’Institution royale de Grignon. ! ' ' 4
- La Commission propose i° de nommer le sieur Charles Lœuillet, qui remplit toutes les conditions voulues a0 de décider qu’il sera procédé, dans le courant de septembre i836, à un nouvel examen de candidats pour la seconde place gratuite. [Approuvé.]
- Au nom de la meme Commission le même nombre lit un rapport sur le jeune Renaud , élève à l’Ecole d’arts et métiers de Chàlons ;
- M. le rapporteur propose d’accorder à cet élève un témoignage de satisfaction de la Société, et d’autoriser M. le directeur de l’Ecole à lui donner, en objets utiles à ' son instruction , jusqu’à la concurrence d’une valeur de 4o francs. [Approuvé.] t.r Commuai, niions. M. Henri Bourdon donne lecture d’un mémoire en forme de
- lettre sur la production des soies , mémoire dans lequel il discute les trois points suivans : la culture du mûrier , l’éducation des vers à soie et^ le dévidage des cocons. ; . ... ;
- M. Laignel annonce que son système de courbes a petits rayons sur les chemins de fer vient d’ètre adopté, en Belgique, par diverses compagnies' il appelle ensuite j l’attention de la Société sur le chemin de fer qu’il a établi pour un dépôt de houille, à la Yillette. Ce chemin, qui traverse la route royale, n° 76, est construit dans le genre! des grandes communications, c’est à dire en dés de pierre et en rails ) il i renferme une courbe d’un quart de cercle au rayon de a8m5o. Le passage sur ... la voie publique ne présente aucune aspérité , çt il est traversé , depuis trois mois ,
- par toutes sortes de voilures.•> {; F -« v.- > . - ^ ' T _ .
- M. Laignel demande des commissaires pour prendre connaissance de ce chemin.
- de fer* i fi ~~; ,.- . :^*! . ’ ,' - » * * ' * - ^ * - . '" • * ,
- .. Séance du 2Ônovembre i835. ’ !‘î’'
- - .-oiv'+^ü6 y* •? # . ‘i,y> À .t :"• "i
- Correspondance. M* Abraham Poupart, ancien manufacturier a Sedan , adresse ^
- i° les plans et dessins de diveî?ses machines à tondre et à garnir les draps dont il est v auteur%° une notice sur la machine dite tondeuse à double effet.
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- PHOCES-YERBA.ÜX.
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- M. Gralibert, lampiste et membre dé la Société, annonce que, depuis le rapport fait par M. Francœur, le 2,4 septembre i834 ? sur ses lampes mécaniques, 41 a trouvé le moyen d’en réduire le prix par de nouveaux procédés de fabrication , sans rien ôter à la bonne confection. . , „ , ,1 > r ....
- M. Delhomme adresse le dessin et la description d une machine-à pression d’eau, à laquelle il a adapté le nouveau régulateur qu’il a déjà présenté à la Société; 5 M. Degrand, ingénieur civil, annonce qu’il n’existe plus de procès entre M. Ch. Derosne et lui , relativement à l’appareil de condensation , objet du prix de 4,ooo francs, que la Société lui avait adjugé l’année dernière, et dont la délivrance avait été ajournée jusqu’à ce que les tribunaux eussent prononcé. Ce condensateur, d’une espèce nouvelle, appliqué à des chaudières closes , permet d’évaporer à basse température des dissolutions salines, saccharines et autres. 9 M. Degrand annonce qu’il en a fait une autre application à la pompe à feu, et qu’il existe chez M. Laurent , mécanicien à Paris, une machine à vapeur munie de ce perfectionnement. . . i: 7 - à; \ Aavaav a'
- Objets présentés. M. Carpentier sollicite l’examen d’un nouveau système dé lits plians en fer, disposés de manière que plusieurs de ces lits, placés dans une même pièce, n’y causent que peu d’embarras pendant le jour. ? - i ^ rr v î>i 5 • 1 a
- M. Hutin appelle l’attention de la Société sur les perfeclionnemens qu’il à apportés aux brunissoirs dits silex , pour remplacer ceux en agate. > '
- M. Robin Schmidt, serrurier-mécanicien à Paris, présente une nouvelle serrure à.combinaison. . ; - -j ... r-r- .a -aa'A-- ?-.
- M. Lemare adresse divers documens sur ses fours aérothermes.
- M. Soleil fds présente une cafetière de son invention, qu’il désigne soüs le nom de cafetière atmopneumatique ; . ; J > t 4 -, i -
- M. Modetpk Paris, des semelles en caoutchouc et un cirage pour la chaussure,
- . Rapports des Comités. Au nom du Comité d’agriculture , M. Huzard fds fait une proposition tendant à ce que la Société fonde divers prix pour encourager la production des soies 5 il développe les motifs de cette proposition, et donne lecture du programme qu il a rédigé à cet effet, de concert avec ses collègues et M. Bellangé. Il y aurait deux prix , l’un de 5,000 francs, et l’autre de i,5oo francs, à décerner en 1842 , pour l’établissement d’une éducation de vers à soie et de filature de soie , d’après les procédés les plus perfectionnés, dans les départemens où celle industrie n existe pas, et un troisième prix de 1,000 francs à décerner en i83y , pour une bassine perfectionnée. . . _ - Ai ÎV ..v_ ^ t j*’ aa; -'A s
- M. Bellangé lit une note sur la décadence de l’industrie des soies dans la Tou4-raine, décadence qu’il attribue moins à la révolution de 1789 qu’à la supériorité des filatures du Midi j, et au peu d’efforts faits par les cultivateurs et filateurs de la Touraine, pour obtenir les mêmes avantages , en suivant les progrès de cette »adustrie<-? il termine en proposant de foiré participer ce •ptfjfe au bénéfice dès encou-ragemens votés par le Comité d’agriculture , en instituant des prix , soit potir y
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- ' ..J. V • OJT'I
- favoriser la culture du mûrier et la récolté des soies, par association, soit pour y provoquer rétablissement de magnaneries suivant les procédés de M. Gensoul , joints aux perfectionnemens indiqués par M. cCArcet, et mis en œuvre par M. Camille Beauvais. , . , -< -i' ^ i hifsqi.-* 4-i’
- A M. Cl.-Anth. Costaz pense que le hut de la Société serait beaucoup mieux atteint par des médailles comme celles qui ont été distribuées dans la vue de propager l’usage des puits forés , et qui ont produit de si heureux effets. '
- ; Après une discussion , le Conseil renvoie au Comité d’agriculture tant le rapport de M. Huzard que les propositions; de MM.. Costaz et Bellangé.' l
- Au nom des Comités réunis des arts mécaniques et des arts économiques , M. Gourlier expose T utilité qu’il y aurait d’ouvrir un concours ayant pour but d’améliorer les moyens d’extraction des pierres à bâtir, et le travail mécanique de ces pierres dans les carrières 5 il indique différens prix que, dans l’opinion des deux Comités, il conviendrait de proposer à ce sujet. ? fJ Le Conseil prend cette proposition en considération , et la renvoie à ces mêmes Comités pour rédiger le programme. ; s.b b iï'/'Mî:? .
- .. Au nom du Comité des arts mécaniques, M Francœur lit un rapport sur les
- moyens imaginés par AI. Cluesman pour tendre les cordes de forté-pianos. H;
- Le Comité propose d’approuver le; mécanisme imaginé par AI. Cluesman , et d’insérer le rapport dans leBullctin, avec une figure explicative. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité, AI. O/tVier fait un rapport verbal sur la demande de AI. Laignel, tendant à ce que la Société soumette à de nouvelles expériences son système de petites courbes dans les chemins de fer. | ^ v ^
- . ' AI. Olivier rappelle que, d’après, des expériences faites aux frais de là Société et dont il a rendu compte , le Comité des arts mécaniques avait acquis la certitude que l'application du système de AL Laignel permettait de faire; parcourir , aux wagons une vitesse des 22,900 mètres (5 lieues et demie) à l'heure, sans qu’ils sortissent de la voie.. f( î(,-j ,, tri ihiiM . esKïBÏeù* sors b-
- Le Comité, pensant qu’un examen plusapprpfondi de ce système ne pourrait qu’en faire ressortir les avantages , regrettait de n’avoir pu obtenir, à cause des dispositions
- du spécimen des Champs-Elysées , une vitesse de 8 lieues» à l’heure -et au dessus. AI. Laignel, sur l’invitation du Comité n lui,a soumis un projet d’expériences qui ^ consiste.à établir, dans une. tangeute.au cercle des.Çhanipe-Élysées ,^un échafaudage en plan incliné, et(4e,hauteur convenable;;, propre^ la *tildsfe de 8 lieues
- à l’heure au moins à l’entrée et au passage d’une partiet de ;ce cerclei^jLfe devis présenté par M^ Laignel s’élève^ à ,£00 Jrauçs,; ,'jsu |
- ^ Le Comité des arts mécaniques donne son, approbation è ,§.e projetrd^xpërienoes, pt propose de» yo^er^pne. sommeti de* Ôoo, francs^ tant pour la construction dè la rampe que pour les expériences^ ^ -'èÿ.’tri&t - * «oMi^oqeib erisjv f
- Cette proposition est prise en considération, et renvoyée à la Commission des fonds.
- . Communications* M.^S{/?erû57»eannojnce; qu’il sera procédé^jeudi 3 dédêmbre
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- à >."<
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- V PROCÈS-VERBAUX.
- v.W\t îioa ♦aohiîb<mi» isq f &»rot «ob sttossi- **
- ..iîs /jü ylLiilijû fi
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- ÎLÜÏÔi
- prochain ,? dans son établissement uie-ChaîHot, à «ne expérience ayant pour but de favoriser le jeu d’ua appareil d évaporation a triplë- èffet^ -e’e'St à dirSé 'dansH lequel la vapeur produite par; un générateur procure trois évaporations utiles , en ? offrant une économie de combustible-'Considérable'/'lju il estime â do p. 100 en-' viron du combustible ordinairement employé. Gêt àppareil est le meme qui .celui qui, au mois de mars dernier, ^fonctionné, pendant plus de quinze jours, dans la fa-. brique de sucre de betteraves deM. Ducel, à la ferme de Viileroy,près Versailles, et qui a donné les résultats les plus satisfaisans. ? \ ; " ;.•, V
- M. Derosne invite les membres dû Conseil à assister à cette expérience^ *
- Il saisit cette occasion pour communiquer à la Société les renseignemens qu’il a recueillis sur une découverte récemment annoncée par les papiers publics / et par suite de laquelle on empêcherait la formation de la mélasse dans la fabrication du sucre de betteraves. D'après ce qui a été rapporté à M. Derosnè, ce procédé consisterait àne plus recuire séparément les sirops obtenus de l’égoütlemerit dés formes remplies de sucre de premier jet ; ces sirops , au fur et à mesure de leur écoulement, seraient mêlés continuellement avec le jus de betteraves à déféquer, c’est à dire-traités de nouveau par la chaux en même temps que le jus extrait des betteraves , et filtrés ensuite sur le noir en grains /etc.1
- M. Derosne. pense que le fond de ce procédé est bôn , mais qu’on a beaucoup exagéré ses résultats en disant qu’il empêchait complètement la formation des mé-1 lasses. Selon lui ; ce procédé peut én diminuer les quantités , mais il doit appauvrir successivement la richesse des produits , et faire retrouver au bout de là campa-gne la mélasse qui s’est amoncelée dans les derniers produits. ^ ^ , , G V ;
- iv M. le baron Séguier communique un procédé imaginé par lui pour main- tenir l’eau à un niveau constant dans les chaudières des machines à vapeur, sans flotteur et sans surveillant. Ce moyen d’alimentation consiste dans l’emploi de deux pompes foulantes, dont l’une fonctionne a l’ordinaire, et dont l’autre aspire i dans la chaudière , pour refouler dans la première pompe’, soit de l’eau, soit de la * vapeur, suivant le point où se trouve le niveau, b1 ». t1 ' *** a' -oÿj?
- Cette simple disposition empêche, dans le cas où le niveau de ï’eau est trop élevé / dans la chaudière, la pompe alimentaire ordinaire de produire son effet 5 car elle ne saurait aspirer, se trouvant remplie par l’envoi que lui fait la pompe additionnelle de l’eau qu’elle vient de puiser dans la chaudière. Un semblable effet ne peut se > produire lorsque cette dernière pompe aspire de la vapeur par l’abaissement du niveau ; car, agissant alors sur de la vapeur qui est compressible, la première pompe a eu le temps de se remplir en partie, avant que la vapeur comprimée dans la ; deuxième ait acquis assez de densité pour soulever le clapet de refoulée , qui doit être, dans celte disposition , chargé d’un poids au moins égal à celui de la sou-- pape de sûreté de la chaudière. i r-.'.,i;: v j - - -• -
- o jc'.Uüe note détaillée sur cette invention, accompagnée d’un dessin, Sera insérée au Bulletin. ' ,fT J, .
- Trente-quatrième année. Novembre i835. 74
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- SOMMAIRE DU CAHIER DE NOVEMBRE r835.
- Arts mécaniques. — Horlogerie. Rapport de M. Francœur sur un instrument pour. faire choix du spiral qu’il convient d’adapter à une montre , inventé par M. Fallet ( pl 642 ' «-î. \ ; v-'V» v T- "> 'V . V .- Page 5og
- Musique. Rapport de M. Francœur Sur un nouveau moyen de tendre les cordes d’nn forté-piàno, inventé par M, Cluesman. . . . « . .. , v-'« . . . 5i3
- Chemins de fer. Mémoire sur l’application du système des chemins de fer. aux nivelle- f mens irréguliers des routes ordinaires^ par M. Brard(pl. 643)-. ^ r-4 J . 5i6
- Ponts. Construction des arches de ponts en briques et ciment'hydraulique, sans cintrés * ? » ni échafauds, par M. Brunei (pl. 644 )• • *f • - «y * *• » •' • «y,>* ? • • 523
- Arts économiques» — Glace. Description d’une glacière domestique élevée au dessus du '
- : sol et proposée par M. F. Falcourt (p].'645). « ... . . . ; . 52g
- Enseignement industriel. — Rapport de M.'Silvcstrç sur les élèves de l’Ecole des arts \^. et métiers de Châlons-sur-Marne , nommés sur la proposition de la Société d’encoura-gement. y . y y.-* . . *. . . d y . . . . 532
- Enseignement agricole. Rapport de M.Silvestre , conqérnant Pexamen pour des plac.es d’élèves à l’Institution agronomique de Grignon.. *Y:. ;= . 534
- Rapport de M. Huzard sur les travaux des élèves entretenus 5 PÉcoIe vétérinaire d’ÀÎ-fort pendant l’annce 1835. s. s : ï - 1. ; i.ü | W ’ v » • .-5 1 ". , 535
- Industrie étrangère. Médailles décernées par la Société d’encouragement de Londres, pendant l’année j835.. . • • . • . • * • '..Vi. • i y - / 536
- Liste des brevets d’invention concédés par le gouvenaementnéerîanda^ pendant les neuf ‘V
- * premiers mois dë l’année 1835. .; . ,.t •• ’•* ^ TJV:. ,..yry , » ^‘ ivA.it .ir.S&j
- Notices üjpüstriéCéeS. — ’jïrfs mécaniques. Sur les bateaux- à vapeur naviguant sub kt.;*;;; j
- * Mis»ssipi, 538.Nouvel instrument clç musique, pal M. Isoat;d,-53g. — Fabrica- . 1
- * tion des dés à coudre ,'par M. Berlkîér, 54o. — Arts, chimiques. Moyen de multiplier* *
- . .les.gravures et les deésins, par M. Gamèr, 54i. — Extraction du tan contenu dans ; l’écorce, par M. Caccia, 5^1. Goudron vermifuge propre à la conservation des bâ-. timens de mer, par M. Dagneauj ih.— Moyen de garantir les toiles de chanvre contre t
- , l’incendie, ih. .y ; . i ' 1 . ' ' - • 1 ->J - , , ' V
- Bibliographie industrielle. Livres français, 543. — Livres anglais. \ . . . 544
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-. couragement. Séance du ii'novémbre 1835, 545. Séancé du 25 novembre.. . y 54j
- :u ** ‘.ni t.-. - '
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- A liV^RIMERIE< DE HUZARÏ> («ée VALLàT LA CHAPELLE)^
- RÜE DE l’ÉDERON-SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS , K° 'j. c •-
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- TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE.(N°CCCLXXVIIL)dÉCEMB. i835.
- ' SBaBaBaaasBaaaBSBBssaBsasaa
- BULLETIN
- "'< : " '• DE LA "" .
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- : CONSEIL D’ADMINISTRATION. .
- .. . Séance générale du 3o décembre i835.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le raer-. credi 3o décembre i835, en assemblée générale, à l’effet de procéder à la distributioudes prix mis au concours pour cette année, et d’entendre la lecture dés programmes de quelques nouveaux sujets de prix d’un grand ‘ intérêt pour les progrès de nos manufactures ; ces prix sont relatifs à l’éducation des vers à soie et à la filature des soies, dans les départemens où cette • industrie n’existe point encore. : :
- Parmi les objets exposés dans les salles de la Société, nous avons remarqué les suivans : :
- i°. Des modèles de machines à vapeur et de pompes hydrauliques à cylindres en verre, dont toutes les parties sont exécutées avec beaucoup de soin. Ces modèles, destinés à la démonstration, ont été construits par M. Eugène ' Bourdon, ingénieur civil, rue du Faubourg du Temple, n. 74, dont la Société a récompensé les talens, en lui décernant une médaille d’argent dans sa séance générale du 26 décembre i833.
- 20. Des cordages, des tissus pour ameublement,et autres objets confectionnés avec les fibres de l’aloès et d’autres plantes textiles, par M. Pavy, rue des Fossés-Montmartre, n. %3. Cesfilamens, auxquels l’auteur donne le nom de soie végétale, à cause de leur aspect soyeux, quoique fins, sont d’une grande ténacité. Les cordages sont moins lourds que ceux de chanvre et n’ont pas besoin detre goudronnés : la marine américaine en fait un grand usage.
- 3 . Des échantillons décria végéial, pour la confection des meubles et - matelas, par M. Proeschel, boulevart Saint-Martin, n. 4* * - = ‘
- 40* Des toile« métalliques sans fin de grande largeur et d’une bonne Trente-quatrième année. Décembre i835. ' ^5
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- / f 1 ' :< //. •
- füT/.TJO-TiYa/IT
- Denis, n. 228. , -., .A-., - ,,4rt r.»^,.-',.^,,-,, /'
- 5°, Un modèle; de moulin à/vent en fer, à huit ailes, s’orientant de lui-même et destiné "à mouvoir des pompes, exécuté par M. Eugène Philippe, ingénieur-mécanicien, dont lestalens en ce genre sont connus par les beaux modèles exposés dans les salles du Conservatoire des arts et métiers. v* 6°. Des papiers de tenture coloriés/? imitant la peinture? à d’Jauile, et destinés à la décoration des cafés, des restaurant ét lu très "‘lieux de réu-
- nions publiques^ de la fabrique d^ JM. Dauptain, ruej^alntJBernard, n. 26,
- P , , f. ' \ i f ‘ . - I * f *'r* ' • k i_. i'-' é i.: * ÀÏ. À 3- £ \ . »
- faubourg Samt-Anfoirie."*
- 70. Des cuirs vernis à l’usage de la carrosserie et de la sellerie , par M. Nys, rue de Lorillon, n. 27.
- 8°. Des vis et tarauds, bien exécutés, par M. Eenseigne, ingénieur-méca-
- nicien. - - ’ ; ; - ; 7
- g». Un meuble en pin des Landes, présenté par la Compagnie d’exploitation des Landes.\ t'i - - * -4
- „ io°. Des parapluies et des ombrelles à bagues et à bascule, pàr M. Cazal, rue Montmartre , n. 169. - * - ‘
- il0. Un modèle de vis soufflante , par M. Cagniard de Latour. -i2°. Des lampes mécaniques, par M. Careau,; rue des Fossés-Montmartre , n. 14* ’* ' " ; ;.../
- i3°. Des lampes hydrauliques, par M. Thilorier, rue du Bouloy, h. 4*
- : i4°. Dès lampes de bureau, par M. Chabrier, rue de la Monnaie, n. 9.
- i5°. Un coffre-fort avec serrure de sûreté, par M. Huret, serrurier-mécanicien , rue Castigîione. 1 ' . ^ ‘ ,
- 160. Des glaces polies et doucies par une machine? de l’inventioi* de M. Hoyau, ingénieur-mécanicien, membre delà Société. -,
- 170. Un instrument nommé tractiomètre, par *M. Laignef < ingénieur-mécanicien, rue Chanoinesse, n. ii. Cet instrument sert àdeux fins, comme pesomèlre et comme tractiomètre. Le pesomètre fait connaître le. poids de toutes les voitures sans les arrêter, lors même que le train serait» considérable en nombre. Le tractiomètre donne avec précision- les valeurs des efforts faits par le moteur, ainsi que les variations, la durée de ces variations, la vitesse,'etc. - ‘ x' '"'v; i
- 180. Des chapeaux perfectionnés* pouvant se replier sur eux-mêmes, par Mi. Gibus, chapelier, place des^ Victoires ^ eut:*
- 190. Dés modèles d’une échelle à inèendieéfc de voitures^ par M. Castéra. r 20°. Des instrumens de précision*'par M; £egey$rue de l’Université, n. 4» tels instrument a réflexioa- pour l’étude de l’astmaornie ; un
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- i-#:-COïrciMJRS. ' '-T,
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- ... % . v . r ^ 'i-f _
- dépressiomètre* susceptible de remplacer le cercle de Borda; une presse d’une très grande force, pouvant être substituée au timbre sec et humide, etc.
- Parmi les objets déjà exposés dans les précédentes séances générales et . reproduits dans celle-ci, nous avons remarqué les lampes mécaniques perfectionnées, par M.< Galihert, rue Neuve-Saint-Augustin, n. i4; les appareils pyrostatiques , propres à l’économie domestique, de M. Sorel, rue du Bouloy, n. 4 ; les objets en bijouterie imitant l’or, de M. Houdaille, rue Saint-Martin, n. 171 ; enfin, les instrumens de lithotritie et de chirurgie et les cornets acoustiques de M. Greiling, quai Napoléon, n., 55.
- La séance a été ouverte à sept heures du soir, sous la présidence de M. le baron Thénard, pair de France. , » ... ^ .
- M. le baron Degérando, secrétaire,' a donné lecture du. rapport suivant sur le résultat des concours ouverts pour l’année i835.
- ; Rapport sur les concours ouverts pour Vannée 1835 ; :
- |f par M. le baron Degérando. ^ -
- ' Messieurs, une somme de 120,5oo fr. était proposée pour l’année i835, en prix destinés par vous à des découvertes ou des perfectionnemens dans les arts utiles, m . v « ? .
- Vingt-sept concours différens se partageaient ces couronnes, et quelques uns d’entre eux se subdivisaient en plusieurs questions. ? T
- En multipliant et variant ainsi les sujets, vous vous proposez d’ouvrir une large carrière au génie inventif, d’éveiller l’attention, d’exciter l’émulation ; c’est une sorte d’enseignement par lequel vous révélez les lacunes qui subsistent dans les procédés, les desiderata qui se font sentir dans l’intérêt de l’industrie. Il est naturel de prévoir que tous ces problèmes ne peuvent rencontrer à la fois des esprits préparés pour les résoudre. L’pxpérience c montre que dans ces matières, où il ne suffit pas des méditations du sauvant, mais où il faut encore, pour atteindre au but, un long exercice pra-: tique, un haut degré d’habileté, de nombreuses conditions matérielles et , positives* les moyens, le temps manquent souvent aux uns pour tenter, aux autres pour réussir, et c’est précisément parce que .tous vos prix ne peuvent être remportés à la fois que vous en augmentez le nombre. . _ j ç ta Mais il faut le reconnaître aussi, et déjà plusieurs fois nous vous avons signalé cette observation,il faut reconnaître que vos concours ne reçoivent pas ci..une suffisante publicité.. Souvent aussi il ne reste pas un intervalle suffisant ( .entre la proposition du sujet de prix et le jugement pour que les concur-^rens aient le tempsmécessaire pour leurs essais et leurs travaux, et-vos Corn-
- . ........'"V * -
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- missaires celui qu’exigent l’examen, la vérïhcatioii et les 'épreuves.'.
- Cependant l’année i835 a été heureuse; il ne faut pas, du resté, mesurer uniquement les avantages produits par ces concours sur le nombre des prix remportés. Les simples tentatives elles-memes, alors qu’elles lie sont pas suivies du succès, sont cependant déjà un pas utile ; elles entretiennent le mouvement et la vie dans les arts, et souvent donnent quelque résultat fructueux : vous allez en voir aujourd’hui des exemples. ~ ^
- Cinquante-sept concurreris se sont mis en marche à votre voix et ont voulu répondre à votre appel : leurs recherches ont embrassé dix-sept des sujets de prix proposés pour i835 ; il en reste donc dix à l’égard desquels, pour le moment du moins, personne n’est entré en lice. \ *
- Nous , indiquerons ces derniers lorsqu’en terminant ce compte rendu nous vous proposerons de proroger les concours.
- Les sujets de prix qui ont été disputés par les concurrens se divisent en trois classes. , ;
- , Il en est à l’égard desquels le prix est reconnu n’ètre pas remporté, d’après l’examen qui a été fait des pièces envoyées au concours.
- Il en est à l’égard desquels le succès reste encore incertain , parce qüe l’examen n’est pas encore terminé , le temps ayant manqué à vos Commissaires pour compléter les expériences indispensables : le prix reste donc en suspens jusqu’à ce que ce travail soit achevé. 7 *
- Enfin, il est des prix remportés. - . 5 " ' '
- La première classe comprend sept sujets de prix : les recherches auxquelles ils ont donné lieu ont été plus ou moinsétendues et multipliées ; mais elles n’ont point suffisamment satisfait aux conditions exigées par votre programme. ^
- N° 1. Fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en terre cuite/ '-V" ' Ï J ^ r’^‘* zwns
- Vous vous rappelez, ' Messieurs, que dans votre séance générale du , décembre de l’année dernière , en signalant de nouveau la haute importance dé ce concours, vous le subdivisâtes en sept sujets partiels, afin de laisser une plus grande latitude aux inventeurs. Si, malgré la facilité que vous aviez accordée d’exercer les recherches sur les divers élé-mens de cette fabrication, il 11e s’est encore présenté qu’un Seul concurrent, nous devons croire ou que le programme n’est pas parvenu dans les nombreux établissemens que ce sujet intéresse , ou que le temps a manqué à ceux qui jes dirigent. u.r *3,!; v>n--:-v*dhs/i
- Cé 4 concurrent unique S M. Gérard Marëcatt fabricant de briques à
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- CONCOURS. -
- cKoiTMCMutMÂ-a '- • Jfâkmé'
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- Moqjl|çç|iain <J Aisne ^ a embrassé dans ses recherches trois des sept objets que vous aviez indiqués?H*'.r ‘U ' ; • c':')uf.l"r'îk..-,,r
- i°. Il a imagine, pour le rebattag^et le reparage des pannes ou tuiles qu il . . fabrique ,t pne petite machine en bois,5 simple et peu dispendieuse; mai4 -quoiqu’atteignant convenablement son but, dans son état actuel, l’applica-"
- . "i! ,L 'a*'. c S.i| i(ii t >}
- tion en parait trop restreinte. " > ^ * f . , r \ ,
- a°. Il annonce avoir obtenu , par les modifications apportées à ses fours,. une grande régularité et line économie notable de combustible ; mais il a omis ou il n’a pas eu le temps de faire constater ces résultats et d’en en-
- voyer la preuve. . -
- 3°. Il a introduit son procédé de vernissage des tuiles dans une contrée où il était inconnu ; mais ce procédé n’est point nouveau par lui-même.
- Déjà ce fabricant a reçu de vous une médaille d’argent ; il continue, comme vous le voyez, à s’en montrer digne : ses droits lui seront réservés en pro-
- . 1 'J-- : ‘H K.iiJ *’SV> ’-yj-y ^ V-r? : •> ~ : ' $' ’
- rogeant le concours.
- >r. Nu 3. Construction d'un instrument propre à remplacer les tarauds, ['f*1*- !
- N° 4* Construction d’un instrument propre à former les pas de vis sur les tiges de toute espece. ^ ^ f - 1 .. .fb
- Des deux concurrens qui se sont présentés,l’un, fe n° i , s’est mépris sur le sens du programme, en ce qu’il s’est borné à fournir une filière simple et des tarauds qui ne diffèrent pas essentiellement des outils en usage ; l’autre , n° 2, n’a adressé qu’un dessin; ce dessin reproduit un moyen usité et ne répond pas au but proposé. .. t--4*./ * *“'* ** tp^nhm.
- sf-iviCvï .* '4 -1 'Ht -far*' W&£.},'} r-, ? ' v
- :f j N° iq. I}escription du procédé de blanchiment des toiles destinées à la - fabrication des toiles peintes ^ de la préparation des couleurs et de leur application , et de toutes les machines qui servent à ces dijfèrens usages. v Un seul.concurrent s’est présenté; il connaît bien toutes les manipulations dont se composent ces opérations délicates, mais il a omis de décrire t; en détail les procédés, et de les accompagner de dessins exacts des machines ;et ustensiles ; ses droits lui seront réservés en prorogeant le concours. ,
- ? ; N° 12. Nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la , fabrication du papier,, ,,, ïllt. ,A„hfrf 1 ,!%•
- Des deux concurrens qui se Sont présentés . le premier n’a fait des essais ^. que sur le mûrier blanc et le mûrier noir ; il se borne à en faire rouir les, écorces, comme on rouit celles du lin et du chanvre.
- 2orî Le second ; par une immersion dans le chlore ^ détruit ^complètement ladhérence de l’épiderme et de la matière verte jamais ses expériences i demandent à être continuées et exécutées tsur une plus grande échelle.
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- . . ; Vf* ; <. • r * -, - jj n -'.-‘v ç »' > 1 "» :4':
- Nbus devons rappeler aux concurrens que le point essentiel ne consiste pas dans le blanchiment de l’écorce, qui peut facilement s’obtenir dans la trituration, mais dans l’extraction complète de l’épiderme.1 ‘ ii 'l ‘ ‘ *
- N° 14. Découverte d'un procède destiné à procurer à la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui defarine de froment. -M. Gaultier de Claubry fera le rapport.. ^ ^' 3
- N° 19. Confection d'armures métalliques et de tissus d'amiante propres à préserver de l’action des flammes, et procédé destiné à rendre les substances organiques incombustibles. ' I , ,, V , „ n -h:- ; , ^ 4
- Un seul concurrent s’est présenté. Vous aviez demandé un tissu ; il a envoyé du carton. Son échantillon de carton, quoique confectionné avec l’amiante, n’a point, d’ailleurs, l’utilité que les préparations de cette substance sont susceptibles d’obtenir dans les arts. ;/ „ 3 * j-
- Je passe à la seconde classe; elle comprend cinq concours à l’égard desquels la décision reste suspendue, le temps ayant manqué à vos Commissaires pour terminer l’examen et les expériences : nous, ne pouvons qu’indiquer ici les concurrens. ' ,
- N° 2. Peignage du lin par machines. 0 5 ^ ; ' - ' j
- Nous avons remarqué sous le n° 1 les mémoires et machines de M. Schlum-berger, sous le n° 2 celles de M. de Girard, ingénieur des mines de Pologne , et sous le n° 3 une lettre de MM. IV. Mojardi et Vincent de Toma. '
- N° 13. Procédé propre à recueillir le gluten dans la fabrication de l’amidon et à utiliser les eaux des amidonneries et des féculeries..**Slh i> '£
- Ce concours a donné des résultats si intéreggans, qu’un rapport spécial vous en sera lu dans cette séance par M. Gaultier de Claubryï \ ér
- N° 17. Perfectionnement de la lithographie st - -NV‘ïèl\
- Çe concours se subdivise, comme vous le savez, en deux questions; l’une pour les meilleurs crayons lithographiques, l’autre pour Vencrage mécanique des pierres. Trois concurrens ont répondu sur la première mais on n’a pu terminer toutes les expériences nécessaires pour apprécieç le mérite de leurs produits. JJ -,3.krstf \
- Un seul concurrent a répondu sur la seconde : déjà il vous avait été rendu compte de son àppâreil ; mais il n’a fourni depuis aucun document propre à en faire juger le méritef V ^ A ; 3 ; „ ^
- N° 22. Substance propre à rèmplacer la colle de poisson dans la tlarifi-cation de la biere. < * • 3 . . ' r>
- Le procédé du concurrent qui sest présenté, Vépété par vos Commissaires, a donné jusqu’à ce moment des Résultats* satisfaisant. ..4.5 rm
- 3;>i4';îvj <\'ï .-wx *.l
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- CONCOURS,
- . YMlM&MWYSSItB A. '* .*21»W80D
- T$° q. Détermination des effets de la <chausç^ ernplqyèe.àf amendement des terres, . , 1
- n Une émulation Remarquable, s’est annoncée.,jSept conçu rreiis ont répondu à votre appeL ^ 5Ai *>\» .>* *>a<^ -v* ü. A iv *ï\*:vh\ .4t
- Sous le n° i, un mémoire portant pour devise : Sous le poids du malheur la pauvreté succombe /vmuw o^ iv i ,*W N
- N° 2 . Un mémoire avec la devise*^ Le dêsif^d’êtéé utile.'*'u ^% r;
- N° 3. Un mémoire de M. Gérard Marècat^PMoïitbrebà.m (Aisne }• " ^ a, jvp> ^ Mémoire de M. Burgraff, maréchal-de-camp en retraite, propriétaire - à Biîbartaut ( Seiriè-ét-Marne). >y tîJiinP \'iUf ».* ^ ^
- "P N° 5.**Un mémoire* un billet cacheté et un certificat de la Société d’agriculture* d’Indre-et-Loire , avec la devise : Beatus ille qui procul negotiis.
- N° 6/Uri mémoire de M. Poittevin, propriétaire et manufacturier à Tracy-lè-Mont ( Aisne ). v M AM* ' ^ .
- • N° rj.‘ Un ouvrage imprimé sur l’emploi de lar chaux en, agriculture, par M. Puvis, à Bourg (Ain). - . bn »r* >
- Un examen approfondi a fait reconnaître ;que cinq sujets ont été traités d’une manière conforme,aux conditions du programme ,» et vont être, dans cette séance, l’objet de rapports spéciaux, Ce sont : 5,’ >,
- N° 6. Fabrication des bouteilles destinées à contenir des •vins mousseux.
- M. Pouillet fera le rapport. Vv i \v-w-v4 Ci ^
- N° 8. Moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudièrm de vaporisation. M. le baron Sèguier fera le rapport.-
- N° ï 5.i Décom>erte d’un procédé propre à reconnaître le mélangé de la fécule avec la farine de blé. M. Gaultier de Claubry fera le rapport.'v
- N° 2i. Perfectionnement de la construction des fourneaux. M. Dumas - fera le rapport.^- *, , vf**y Vf v "-r, f v. v- >*• •'v* r -
- - N° 25. Etablissement de sucreries de betteraves sur des exploitations rurales. M. Derosne ferade rapport) ili v ^ 4 4 ^^
- 'Nous vous proposons de proroger d’abord ceux des sujets de prix pour lesquels il ne s’est présenté, cette année, aucun concurrent, savoir :
- N° 5. Reports de dessins et lettres autographiques, .,v. <•
- N° g. Perfectionnement des fonderies de fer. , *„ T ^ /
- - N° ii. Fabrication du papier de Chine. îf* 16. Fabrication de bougies économiques.
- 18. Impression lithographique en couleur.
- N° 20. Etablissement en grand:dune f abrication de creusets réfractaires*
- or -‘.f-i V3>.-n*
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- N® .23.;' Etamage des glaces à miroirs par un^procédédiffered# d# ceuai* qui sont connus*,..!Vw.:o,..:,-:j ry.»i? i^oé *?é t ar.ct eh
- N° 24. Découverte d’un métal ou alliage moins oxidable que le fer et Vacier, propre à ëirts employé dans les machines à diviser les substances mollesedimèntairesi% >**.*«'4 •;3 JVè»
- N° 26. Fabrication de vases propres à contenir et à conserver pendant plusieurs années des substances alimentmres^m iu-k^ù u *
- N° 27. Plantation du mûrier à papier*
- Ensuite ceux à l’égard desquels l’examen a fait connaître que les conditions du programme n’ont point élé suffisamment remplies. Ce sont :
- N° 1. Fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en terre cuite. Vi;u v/r , ; v : ' ',vV;\1
- N° 3. Construction d’un instrument propre à remplacer les tarauds. s N° 4. Construction d’un instrument propre à former les pas de vis sur les tiges de toute espèce. r->/;
- N° 10. Description des procédés de blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes. ’ r"?’4' ;ï; H "MT:
- N° 12. Nettoiement des écorces propres à la fabrication du papier. ‘
- 14. Découverte d’un procédé destiné à procurer à la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui de farine de fromenti '
- 3S° 19. Confection d’armures métalliques et de tissus d’amiante propres à présenter des flammes.’ : v** ;-uiv'- s /. $*..
- Parmi ceux à 1 egard desquels la décision reste suspendue faute de temps pour achever l’examen , il en est trois que nous pouvons cependant considérer, dès ce moment, comme ayant donné lieu à la solution désirée , et pour lesquels nous vous proposons de clore le concours ; ce sont : r N°. 2. Peignage du lin par machines. " v ; iiS * ; ;
- N° 7» Détermination des effets de la chaux employée à l’amendement des terres. i . ,r-
- N® i3. Procédé pour recueillir le gluten dans la fabrication de V amidon.
- Il en est deux autres qui peuvent continuer encore à être mis au concours, en réservant les droits des coucurrens qui s.e sont déjà présentés; ce sont: : - - . V' ' ;, t ' : '
- N® xq. Perf ectionnement de la lithographie. ‘ ^t
- N“ 22. Substance propre à remplacer la colle de poisson. ^ ~ ‘ ? i ^ r Enfin , nous vous proposons de remettre au concours, pour 1837, deux prix qui devaient être maintenus en i 832, et qui avaient élé omis par erreur depuis, cette époque : ce sont eux qui ont pour objet l’introduction en France et la culture des plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manu-
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- ARTS M^CAKIQÜtâ^^ WfiiëaiirEé^lÊ^WPEOR.
- L-tin df^cés ^'rîjc fiïï décerné à-'M. Perrottet en ï83£f triais de tels sujets ne s’épuisent pas ; ce sont des problèmes permanensÿ-ët les con^s cjuètes, qb’ds prd^ôqüent'SOrit toujours nouvelles^ ** tp. ^
- Approuvé en séance générale, le 3o décembre 1835.- a , H \
- Signé baron Degérando , rapport eur.m 4 %% &n-i$ st* \ ai.< -ri -
- >t-, - i ' î, , K «, . i~ > rivl"? t «5 '£ Fl ’
- «ibiîûs &f 9u ARTS MÉCANIQUES.—- machines a vapeur. *iit» * niu^aH
- ' % lïîdît*. .; : ;ij -?» » î,i * fc '. : ’i .?.' 4 >* j ifh
- Il j P port sur le concours pour la découverte de moyens de
- sûreté contre les explosions des machines à vapeur et de&n chaudières de vaporisation ; par M. le bctron Séguier. ' ,
- ,i ’ •* , ' h f
- ’i*'1 '"Vv-V?- f.U k-' <‘.1 : * .1. - -i ii -4éV- î; ; * * : • -. S ’ 1 7 r 's
- Messieurs, trois prix sont offerts par vous pour hâter le perfectionne-, v ment des machines à yarpeur : un premier prix de i2.,ooq fr., pour celui qui découvrira des moyens de sûreté applicables aux chaudières existantes* \ un second prix de 12,000 fr., pour l'inventeur de chaudières à l’abri, par le seul fait de leur construction, des dangers des explosions. Convaincus que la plupart des explosions sont le résultat de l’abaissement du niveau dans les chaudières, vous avez offert un troisième prix, de i,5oofr., à celui qui vous présentera une pompe alimentaire d’un effet certain. Vous avez attaché à la solution de ces diverses questions un haut intérêt; l’importance de vos prix l’atteste : les concurrens doivent donc*; s’attendre à vous trouver sévères sur l’observation des diverses conditions^ que vous avez très sagement imposées^^n pareille matière, vous ave* i exigé, avec grande raison, delà part des concurrens, une réalisation pratique de leurs conceptions , et votre prudence habituelle a voulu, de plus , que des applications , sur grande échelle, et pendant un temps d’une durée V suffisante, vinssent sanctionner leur invenî ion ; vous avez pensé qu’il ne devait rester aucun doute sur le mérite des procédés présentés comme titres à vos récompenses.a i, . p-p. s ? urr.b; z J i-rs
- Vous annoncer, Messieurs, que, parmi les concurrens qui se présentent, aucun ne satisfait complètement aux conditions prescrites par votre programme, serait un moyen trop facile de nous libérer de la tâche que vous nous avez imposée. Nous avons à cœur de prouver aux concurrens que la Société d’encouragement comprend bien sa haute mission. Nous 1 désirons qu’ils sachent que leurs mémoires ont été examinés avec soin, que 1 Trente-quatrième année. Décembre i835. . b i; u.:; jQ > -
- M'
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- 560r ARTS MÉCANIQUES.
- les théories qu’ils contiennent ont été discutées ; nous voulons qu’ils restent convaincus que la Société n’a point offert ses prix comme un appât trompeur, et qu’elle ne ressent pas moins de peine à les refuser qu’elle n’eût éprouvé de bonheur à en faire une solennelle distribution. j
- Si nous devons vous faire éprouver des regrets en vous annonçant qu’aucun des concurrens ne nous paraît avoir accompli la totalité des conditions de vos programmes, au moins avons-nous la satisfaction de vous faire remarquer que l’importante question dont vous proposez la solution a fait de grands progrès ; les causes des explosions des machines à vapeur paraissent être enfin généralement comprises, et si les remèdes présentés par les concurrens ne sont point encore suffisamment efficaces , du moins la source du mal a été reconnue et signalée par eux dans son véritable siège.
- L’auteur du mémoire qui a pris pour devise : Un début, commence par se plaindre de l’exigence de votre programme; il s’élève contre cette obligation que vous imposez aux concurrens pour chacun de ces prix, d’avoir réalisé et appliqué Ifes moyens desûreté présentés contre les explosions, pour qu’on soit par vous jugé digne de vos récompenses. C’est vous dire, Messieurs , que ce mémoire ne contient que le développement d’une pure théorie. Nous allons, néanmoins , vous en faire succinctement l’exposition. Ce concurrent, qui entend fort bien les causes des explosions, croit qu’elles seraient infailliblement évitées, en séparant l’eau de la vapeur formée. Il propose de diviser les chaudières en deux capacités également exposées à l’action du feu : l’une contiendrait le liquide sous une faible pression de deux atmosphères, par exemple; l’autre serait destinée à renfermer la vapeur sous une pression plus considérable. Une pompe alimentaire à double effet enverrait d’abord dans la première capacité l’eau qu’elle aurait aspirée dans une bâche extérieure; cette eau, reprise de nouveau par la pompe, lorsqu’elle aura eu le temps de s’échauffer, sera refoulée par elle dans la seconde capacité, pour y être transformée en vapeur. Le concurrent, qui paraît familier avec les lois de la physique, pense que l’eau trouverait facilement et promptement, dans la seconde chaudière , le calorique nécessaire pour changer d’état, si le fond de cette chaudière était couvert d’alliage fondu , au travers duquel la pompe foulante contraindrait l’eau à passer; le second récipient, comme le premier, serait pourvu d’un manomètre à air libre. La pression de la seconde chaudière ne pourrait jamais être que le résultat d’une faible quantité d’eau réduite en vapeur ; une limite serait assignée à cette pression , en permet-
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- MACHINES À VAPEUR. 56l
- tant à fa vapeur de s’élancer dans un condenseur, toutes les fois qu’elle aurait atteint une force élastique trop considérable. Ce concurrent insiste sur l’avantage qu’il y aurait à faire déverser la vapeur des chaudières dans les condenseurs, plutôt que de la laisser répandre dans l’air, à cause de la rapidité de l'écoulement dans le vide. La première capacité serait, à son avis, tout à fait à l’abri de l’explosion, puisqu’elle ne contiendrait que de l’eau maintenue par la pression à l’état de liquide, et ne renfermant pas encore assez de chaleur pour se transformer subitement en vapeur.
- L’auteur du mémoire que nous analysons a non seulement le tort de ne pas nous offrir une réalisation pratique de sa théorie, mais nous avons encore le regret de lui annoncer qu’il n’a pas même le mérite de l’invention ; ces procédés ont été mis en œuvre depuis plusieurs années par M. Perkins, et forment la base de son système de vaporisation.
- L’auteur du mémoire ayant pour devise : Encourager les arts et Vindustrie, cest enrichir les peuples et sa patrie, vous offre un r ésumé d’une enquête faite aux États-Unis sur le nombre et les causes des explosions ; on y voit que ce nombre, qui s’élève à cinquante-deux, se divise en vingt pour les machines à haute pression, et en trente-deux pour celles à basse pression. Dans cette enquête, les causes les plus fréquentes d’explosion y sont réduites à six principales : i° construction vicieuse par la forme: 2° mauvaise qualité des matériaux; 3° trop long usage; 4° défaut de soins et desurveillance; 5° surcharge de la soupape; 6° défaut d’alimentar tion.
- Cet exposé, placé par le concurrent en tête de son mémoire, nous indique en lui une parfaite connaissance de la matière, et cependant, pour toute solution du problème, il se borne à vous offrir des calculs sur la limite de ténacité du métal; et il croit avoir gagné votre prix en vous disant que le meilleur moyen de. parer à tout danger d’explosion, c’est de faire une chaudière assez résistante et par sa forme et par son épaisseur.
- Un autre concurrent, qui a pris pour devise les lettres LN, vous adresse un mémoire en italien, dans lequel il considère l’explosion des chaudières comme le résultat de l’augmentation de leur température; il vous propose, pour parer à cet inconvénient, de faire tomber sur elles, en temps utile, une certaine quantité d’eau froide.
- Ce concurrent, qui pense bien à tort que l’augmentation de chaleur est toujours et nécessairement accompagnée d’une augmentation de tension, confie à cet excès de pression le jeu d’un mécanisme destiné à arroser
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- 562 A BTS MECANIQUES.
- la chaudière. Nous croyons n’avoir point besoin de discuter devant vous un pareil moyen.? ^ ^ . n a-t h tu: ».;!> aoc-; à,
- I Le concurrent, .qui a pris pour devise : Être utile est le devoir cle tous, vous a soumis uu mémoire fort bien fait ; les causes des explosions y sont parfaitement indiquées, classées et discutées. Pour chaque nature de cause de danger, l’auteur indique un remède convenable. Les appareils décrits parle concurrent attestent, par leurs combinaisons, tout à la fois des connaissances étendues en théorie et en pratique; ils sont tous aussi simples qu’ingénieux; nous regrettons vivement que le défaut d’application de la plupart d’entre eux, à des chaudières d’une force suffisante, et pendant le temps exigé, nous fasse un devoir de nous conformer au désir de leur auteur; il nous prie de ne vôuioir faire connaître ses procédés que dans le cas où le prix lui serait accordé.
- Les procédés soumis à votre examen par le concurrent inscrit sous le numéro 4? sans devise, ont déjà été décrits par nous, dans un précédent rapport : nous en avons discuté et reconnu l’utilité , et, en vous déclarant qu’il n’y avait pas lieu à accorder le prix à leur auteur, nous vous avons proposé de récompenser ses efforts par une médaille d’argent. Cette honorable distinction lui a été décernée; mais ses droits au concours lui ayant été réservés, il se représente aujourd’hui. II ne nous offre niaîheu-Teusement, comme titre nouveau, qu’une plus longue expérience de ses procédés. ':v-- - ^ ^ ~
- Parmi les mémoires adressés à la Société pour le concours, nous avons lu avec intérêt celui portant pour devise : Le désir d'être utile à notre prochain doit être le premier de nos soins.
- Ce mémoire, à la suite d’une judicieuse discussion des causes des explosions , de l’insuffisance de la plupart des moyens actuellement employés pour Jes prévenir, contient la description et le devis d’un producteur de vapeur construit dans le but de rendre nul le danger de l’explosion.
- L’auteur de ce mémoire a parfaitement compris que le seul moyen de résoudre ce problème était de diviser le plus possible la masse de liquide à vaporiser. Après avoir indiqué quelles étaient les circonstances dans lesquelles le calorique était le plus utilement appliqué au liquide pour le transformer en vapeur, il nous a soumis les plans et les devis d’un producteur de vapeur ; nous nous plaisons à rendre hommage à sa bonne disposition^ et nous exprimons ici le regret qu’une expérience pratique n’ait point encore sanctionné le jugement favorable que nous n’hésitons pas à porter sur Je mérite«et appareil. v ^ ; ; r-, ;-vov;’.>r
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- .. MAdôtÿ^l . 563
- *r Ge concurrent ne s’est pas disëimulé qu’il sè trouvait hors des conditions du concours; il n’en a pas moins voulu vous soumettre ses réflexions et ses plans : nous le prions d’accepter nos remercîmens pour son zèle désintéressé. ; : ? , * = : , &
- » Au ? nombre des pièces du concours se trouve un mémoire fort bien rédigé, ayant pour devise : Quelquefois l’un se brise oit Vautre s’est sauvé. Ce mémoire contient un exposé succinct des principales causes d’explosion. L’auteur de ce travail, comme le précédent concurrent, a pensé que le plus sûr moyen d’éviter les explosions était de les rendre nulles, par la construction même de la chaudière; il a également adopté le principe de la division du liquide; son esprit inventif s’est aussi dirigé vers le moyen d’assurer et de régulariser le jeu de la pompe alimentaire; à tout évènement, il a pourvu son producteur d’un mécanisme simple, qui supprime subitement le feu, lorsque, contre toute attente, le niveau de l’eau s’est abaissé au dessous d’un certain point. Ce moyen prévient tout à la fois la détérioration des parois du producteur exposées sans eau à l’action du feu , et le danger de l’explosion rendu presque nul par la construction même de l’appareil.
- Un certificat joint au mémoire constate l’existence et les bons services du producteur dont nous vous allons indiquer brièvement les dispositions générales. ^
- L’appareil vaporisant est composé d’une série de longs tubes placés les uns à côté des autres, sous une certaine inclinaison î tous ces tubes communiquent entre eux par leur extrémité inférieure pour l’alimentation; ils déchargent tous dans un réservoir commun la vapeur qu’ils ont formée. Un récipient particulier, hors de l’influence du feu, et en relation avec le producteur, par deux petits tuyaux seulement, renferme un flotteur; celui-ci met en jeu, par son abaissement, le mécanisme simple qui supprime le feu au moment du danger et celui qui règle le service de la pompe alimentaire. ; 1 * i
- Kous désirons que de nouveaux renseignemens, pris tant sur la force de de cet appareil, dont l’existence nous parait bien constatée, que sur l’époque depuis laquelle il fonctionne, nous permettent de reconnaître que les conditions de votre programme sont remplies par ce concurrent, et nous mettent à même d’examiner s’il est digne d’un de Vos prix. "
- Unconcurrent, quia pris pour devise : A vec le temps et la patience la feuille de tnürier devient sàtiti f nous & adressé phas qu’un mémoire, il nôus a envoyé une jolie petite machine à vapeur^ Son travail nous a semblé fort
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- 564 arts n&AviQuÈs'I
- remarquable; mais malheureusement, comme il ne remplit pas toutes les conditions de votre programme , nous nous bornons à en faire ici mention pour ordre, car nous avons l’intention d’appeler sur sa machine toute votre attention , par un rapport spécial.
- Deux mémoires, sans numéros d’ordre ni devises, figurent encore au concours : l’un est l’œuvre d’un homme qui, sans être complètement étranger, à la théorie, ne paraît avoir aucune connaissance pratique de la construction des machines à vapeur. Les moyens qu’il propose ou ne peuvent aucunement atteindre leur but, ou sont bien inférieurs à ceux actuellement employés; nous ne vous en entretiendrons pas plus longtemps. L’autre mémoire, bien différent du premier, est l’œuvre d’un physicien aussi habile que persévérant: après de nombreux , de dispendieux essais, il vient vous offrir le résultat d’expériences faites sous les yeux mêmes de votre Comité.
- Dans le mémoire dont nous vous entretenons, les différentes causes d’explosion sont judicieusement signalées , à chacune d’elfes un moyen est opposé : nous allons les énumérer successivement.
- Le cas le plus fréquent d’explosion est l’abaissement du niveau. Une pompe alimentaire d’une capacité plus que suffisante pour fournir à la plus grande dépense de la chaudière est le moyen que l’auteur oppose à ces dangers. Le niveau de l’eau étant progressivement élevé par l’action de la pompe, bientôt un globe métallique maintenu dans un large tube peçcé de trous, afin qu’il ne puisse se mouvoir que de bas en haut, se trouve soulevé. Cette espèce de flotteur est suspendu à une petite soupape, il la maintient fermée par son poids tant qu’il est hors de l’eau; cette soupape peut donner passage à un jet de vapeur vers le corps de pompe alimentaire dès que l’eau, en soulevant le flotteur, est venue l’en décharger; le jeu de la pompe se trouve tout à coup arrêté par cette injection de vapeur, qui suspend l’aspiration en s’opposant à la formation du vide
- Tant que la petite soupape, qui permet l’arrivée de la vapeur au corps de pompe, demeure ouverte, le piston monte et descend sans faire autre chose que de comprimer la vapeur. Cette injection ne cesse que lorsque l’abaissement de l’eau a permis au flotteur d’agir par son poids sur la soupape; la petite quantité de vapeur contenue dans la pompe est bientôt condensée par la masse du piston refroidie dans l’air : à chaque pulsation , le vide se fait, l’aspiration se produit et la pompe reprend son service.
- Une bonne disposition à suivre dans la construction d’une chaudière,
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- MACHINES A VAPEUR. §6J>
- suivant l’auteur de ce mémoire, serait encore de faire arriver l’eau d’alimentation dans deux gouttières longitudinales percées de petits trous et placées au dessus des carreaux; les murailles latérales de la chaudière seraient ainsi toujours arrosées par le liquide, et l’on éviterait l’augmen-tation du calorique dans leurs parois, lors même que le niveau de l’eau serait complètement abaissé. . , _ '
- Il existe un genre d’explosion fréquent, et cependant contre lequel personne n’a présenté de moyen de sûreté; nous voulons signaler le danger résultant de l’accumulation des sédimens dans les chaudières. Le mal commence lorsque la paroi isolée du liquide, par un corps mauvais conducteur du calorique, a pu acquérir’une haute température. L’explosion, dans ce cas, est la suite d’une production instantanée de vapeur par le contact de l’eau avec la paroi incandescente, quand la différence de dilatation a détruit l’adhérence des sédimens. L’auteur dont nous analysons le mémoire s’en est sérieusement occupé , et lui oppose, nvec un grand succès, l’ingénieux moyen que nous allons vous faire connaître.
- Un tube, terminé dans sa partie supérieure par un robinet à poche, est fixé sur la chaudière perpendiculairement au dessus du coup de feu ; son extrémité inférieure est ouverte et rivée avec la paroi du fond de la chaudière. Ce tube n’a de communication avec le fond de la chaudière, qu’il traverse, que par des ouvertures latérales, pratiquées dans sa partie supérieure et bien au dessus du point de niveau de l’eau :l’ouverture inférieure permettrait donc à la vapeur seule de s’échapper ; mais elle est fermée par la méthode sur laquelle nous appelons toute votre attention. Un petit cône de métal fusible, déposé dans la poche du robinet, est jeté dans le tube par un demi-tour de clef, le courant de vapeur l’entraîne avec violence, à la manière de la balle du fusil à vent; mais comme ce bouchon est plus gros que l’ouverture qu’il doit fermer, il est fortement appliqué, et l’expérience nous prouve qu’il bouche hermétiquement. Dès lors le cône de métal fusible devient partie intégrante de la paroi de la chaudière, et se trouve, comme elle, exposé à l’action du feu, avec cette différence notable, qu’il n’est en contact qu’avec de la vapeur.
- Si donc la paroi de la chaudière acquiert une température plus élevée que celle de la vapeur, et cela ne peut avoir lieu que dans deux cas seulement, lorsque la paroi a été abandonnée à l’action du feu sans eau, ou éloignée de l’eau par des dépôts, le bouchon fondra, là vapeur s’élançant aussitôt perpendiculairement sur le feu, de haut en bas, au travers du tube qui lui assure cette direction, le feu sera infailliblement éteint.
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- Ce procédé a le triple avantage de fournir une indication du danger* de l’éviter, et de permettre, après en avoir écarté les causes, de continuer le service de la machine; quelques secondes suffisent pour jeter dans le tube, au moyen de la clef du robinet, un nouveau bouchon, qui va fermer l’ouverture, jusqu’à ce qu’une cause semblable à la première entraîne sa fusion. ,
- Vos commissaires ont assisté aux épreuves de ce procédé; ils se sont assurés par eux-mêmes de son efficacité, ils le regardent comme infaillible; ils auraient été tentés, à cause de sa grande utilité, de vous proposer de faire fléchir, en faveur de son inventeur, la rigueur de vos programmes, si l’auteur lui-même n’y avait mis un obstacle insurmontable , en déclarant qu’il entend conserver la propriété exclusive de son procédé, pour lequel il a pris un brevet. *
- Une chaudière munie de bouchons fusibles ainsi placés pour obvier au danger des explosions par l’accumulation des sédimens, et pourvue d’un bon appareil alimentaire, nous paraîtrait offrir une sécurité suffisante; mais comment être sur que les fonctions des pompes d’alimentation ne se trouveraient jamais interrompues par le dérangement de leurs clapets? Vous avez été, Messieurs , tellement frappés de ce danger que vous avez fondé un prix spécial pour l’invention d’une pompe à l’abri de ce grave inconvénient. ....
- Si aucun concurrent n’a présenté jusqu’ici une pompe construite dans les conditions de votre programme, nous pouvons néanmoins vous annoncer que le problème de l’alimentation nous semble complètement résolu par un dernier mécanisme, sur lequel en terminant nous appelons votre bienveillante attention. < - ; s
- Le propriétaire d’une grande usine nous a adressé le plan et les dessins d’un appareil hydraulique alimentant une chaudière à niveau constant et sans emploi de force ; cet appareil,. éminemment simple de construction , quoique l’inspection des plans semble le présenter comme assez compliqué, consiste en un récipient et deux robinets à plusieurs ouvertures, mis en jeu par un contre-poids dont la masse est momentanément soulevée par un levier hydraulique : vous vous en formerez une idée juste en vous représentant un fléau de balance dont un bout est lié à un cylindre en cuivre, l’autre bout chargé d’un poids.
- Le récipient de cuivre peut se remplir tout à coup d’eau ou de vapeur ; son poids peut ainsi varier et devenir plus grand ou plus faible que celui
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- du contre-poids. Dans le premier cas, le fléau s’incline du côté du récipient; dans le cas où il n*est plein que de vapeur, le contre-poids l’emporte^ et le fléau s’incline de son côté. Il est temps de vous dire que les axes du fléau sont les robinets mêmes, qui, dans les diverses positions résultant du mouvement du fléau, mettent le récipient en communication, tantôt avec un réservoir d’eau, tantôt avec la chaudière. L’eau du réservoir ne se trouve introduite qu’en temps utile dans la chaudière, à cause de la position qu’occupe ï’orificé de cleux tuyaux de communication ; le premier est placé vers le fond, le second est fixé au point où doit être tnainlehu le niveau. Le récipient ne peut se vider dans la chaudière , tant que l’eau ne s’est pas abaissée au dessous de l’orifice du second tuyau. La disposition de toutes les parties de cet appareil est telle que, dès qu’il est vide, il oscille pour se remplir; mais qu’il ne se vide qu’au fur et à mesure que le niveau tendrait à s’abaisser. i r 1
- Une épreuve en grand, et de plusieurs années, a complètement démontré la Certitude d’un pareil mode d’alimentation; son autëur paraît donc réunir les conditions de votre programme. Nous n’hésitons pas à déclarer qu’à notre avis l’inventeur de ce mécanisme a bien mérité de la Société d’encoura-gemenf et est digne d’une de ses récompenses; mais sous quel point de vue considérerez-vous cette invention? La regarderez-vous, Messieurs, comme une pompe d’alimentation remplissant les conditions de votre programme, ou plutôt ne la rangerez-vous pas au nombre des plus efficaces moyens de prévenir les explosions dans les chaudières ordinaires? C’est la question grave sur laquelle nous aurons l’honneur de provoquer plus tard votre discussion, n-; h? u -oiue!r >i.uu
- C’est dans ces circonstances, Messieurs , et sur l’avis de votre Comité des arts mécaniques, que la clôture du concours pour les machines à vapeur a été prorogée a l’année prochaine, les droits des concurrens étant formellement réservés. r f : .-u ,r.r < v- /;
- Parmi eux ne pourra plus être compris l’auteur de l’avant-dernier mémoire, dont nous vous avons présenté l’analyse succincte, puisqu’il se place lui-même hors de concours, par l’intention positivement exprimée de conserver, par des brevets, la propriété exclusive de ses procédés. *• V.t?
- ; La haute utilité de son moyen de préservation des chaudières contre l’explosion, par l’application des bouchons fusibles, ne restera pas pour cela sans récompense; l’importance de cette, invention vous a tellement frappés, que vous ayez décidé qu’une grande médaille d’or serait décernée à son auteur. En accordant cette honorable distinction, vous vous êtes pro-Trente-quatrième année. Décembre i835. 77
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- posé, Messieurs, d’atteindre un double but; couronner dignement d’utiles, de dispendieuses recherches, signaler par la nature même delà médaille le degré d’utilité suffisante que vous n’hésitez point à reconnaître à ce moyen de préservation des chaudières. ' r* ;•
- Encore celte fois,. Messieurs, vous aurez converti une récompense individuelle en un bienfait pour l’humanité. - - i
- Ne retardons pas plus long-temps le plaisir que nous éprouvons tous à proclamer M. Galy-Cazalat digne de cette grande médaille d or.
- Approuvé en séance générale r le 3o décembre i835. ; , \
- i '" Signé baron Séguier, rapporteur.
- ARTS CHIMIQUES. — bouteilles.v * :
- Rapport sur le concours pour la fabrication des bouteilles destinées a contenir des vins mousseux ; par Pouillet.
- En 182g, vous avez proposé un prix de trois mille francs pour le perfectionnement des bouteilles destinées à contenir les vins mousseux de" Champagne et de Bourgogne. La commission spéciale que vous aviez nommée à cet effet s’était d’abord assurée, par des expériences préalables, que les bouteilles de celte espèce, qui étaient alors en circulation, ne pouvaient supporter, sans se rompre, que 12 à i5 atmosphères de pression intérieure, et que leur résistance n’allait que très rarement jusqu’à 18 atmosphères; elle s’était assurée, en outre, par des renseigneraens fournis par les principaux négociaris en vins mousseux des diverses parties de la Champagne, que laçasse-, dans les meilleures caves, s’élevait de 10 à 20 pour 100, et quelquefois même beaucoup plus haut. Comme il fallait plusieurs années pour changer des procédés de fabrication qui paraissaient stationnaires depuis des siècles, dans toutes les verreries de France, et pour apprécier en même temps l’influence que ces changemens pourraient exercer sur la casse ou sur la perte énorme que le commerce de vins mousseux s’était résigné à supporter régulièrement chaque année, vous aviez décidé que le prix ne serait décerné qu’en i833. " ï
- Cette question était assurément d’un très grand intérêt; mais il faut convenir aussi qu’elle présentait de très grandes difficultés ; car, en dernier résultat, ce ne sont pas les.propriétaires, ni même les directeurs des verreries, qui fabri-qjientlesbouteilles, ce sont les ouvriers, et il n’est pas toujours facile de faire
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- BOUTEILLES.
- comprendre aux ouvriers qu’ils peuvent faire mieux qu’ils ne font, et qu’ert -changeant quelque chose à la série des moyens auxquels ils sont parvenus 1 par une longue pratique et par des réflexions souvent très ingénieuses, ils peuvent se perfectionner encore et donner à leurs produits des qualités bien supérieures, sans y dépenser plus de forceou plus detemps. C’est, sans doute, à cause de ces difficultés , qu’en i833 un seul fabricant répondit à l’appel de la Société d’encouragement. M. Darche, propriétaire de la verrerie d’Hautmont, près de Maubeuge, vint seul vous offrir le résultat des efforts qu’il avait faits pendant les années i83o; i83i et i832. Votre commission reconnut qu’il avait fait de véritables progrès; elle put constater d’une part, par ses propres expériences, que les bouteilles de M. Darche résistaient, avant de se rompre, à une pression moyenne de 21 atmosphères, et d’une autre part elle put constater, autant qu’on peut le faire par des certificats , que la casse avait été réduite à 5 ou 6 pour 100: les bouteilles avaient donc gagné plus de moitié en force, et la casse se trouvait réduite de moitié. La Société d’encouragement, heureuse d’un résultat aussi important, s’empressa de récompenser le zèle et le succès de M. Darche, et elle lui décerna une médaille d’or de première classe;en iriéme temps, elle modifia, L en quelques points, les conditions du programme, et la question fut remise au concours pour 1835. ' '
- Nous avons cru devoir rappeler sommairement ces faits, parce qu’ils servent de base aux conclusions que nous avons à vous présenter, et parce qu’ils sont éminemment propres à démontrer que les industries les plus stationnaires en apparence ne sont, en réalité, que les industries les plus routinières^ et que les ouvriers de toute espèce peuvent toujours, quand ils le veulent, surpasser leurs devanciers et s’élever à une perfection beaucoup plus grande. * '
- - Nous avons maintenant à vous rendre compte du concours de i835.
- Quatre concurrens se sont présentés : s jf.
- MM. Blum frères, propriétaires de la'verrerie d’Epinac ;
- M. Darche, propriétaire de la verrerie d’Hautmont, le meme qui a ob- [ tenu une médaille d’or en i853 ;
- M. le baron de Poilly, propriétaire delà verrerie de Follambray; ^
- M. deJ^iolaine, propriétaire de la verrerie de Vauxrot (Aisne).
- Vos Commissaires ont procédé à l’examen des bouteilles envoyées par ces divers fabricans ; ils se sont, à cet effet, réunis chez M. Collardeau, qui a bien voulu mettre sa machine à leur disposition et les seconder avec son zèle accoutumé; mais, en discutant les résultats de toutes les expérien-
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- ces, il a été facile de reconnaître que le nombre des bouteilles envoyées pour les essais éti^t beaucoup trop restreint pour qu’il fût possible d’asseoir un jugement assuré sur le mérite relatif des quatre fabriques qui se présentaient au. concours. En effet, les bouteilles d’une même fabrique présentent des inégalités de force qui sont très grandes : la résistance ; des plus fortes est presque double de la résistance des plus faibles; il en résulte que, pour avoir une force moyenne qui inspire quelque confiance, il ne faut pas opérer sur cinq on six bouteilles, ni même sur douze ou quinze, car, en appliquant le calcul des probabilités à cette question intéressante, on voit qu’il ne faut pas opérer sur moins de vingt-cinq à trente bouteilles pour avoir une moyenne qui soit approchée seulement à une demi--atmosphère. Un exemple rendra cette observation plus sensible : pour l’un des concurrens, la plus forte bouteille a supporté 3i atmosphères et la plus faible i4; en opérant sur ces deux bouteilles seulement, on aurait eu une moyenne de 22atm\7; mais, si l’on avait opéré sur trois bouteilles, deux fortes et une faible, on aurait eu 25atm-,5 pour force moyenne, et seulement 20 atmosphères en opérant sur deux faibles et une forte. Ainsi, en opérant sur trois bouteilles, on courrait le risque d’avoir une différence de plus de 5 atmosphères sur la forc^5moyennes il est donc bien évident que l’on peut? se tromper grossièrement, si l’on n’opère pas sur un nombre de bouteilles suffisant. r'p**l‘' J 'V i. ’ -,
- L’époque de la séance générale était trop rapprochée pour qu’il nous fut possible de recourir aux fabricans , en les priant de vouloir bien nous ad resser un nouvel envoi, avec toutes les formalités nécessaires . En conséquence, nous avons dû renoncer, quant à présent, à établir entre eux une supériorité ou une infériorité qui aurait pu être enveloppée de quelque incertitude,' Toutefois , nous avons cru devoir vous présenter les résultats de notre examen , et nous les avons consignés dans le tableau suivant. « ,,
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- BOUTEILLES. . D7I '
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- Poids des bouteilles U vides, -
- NOMS
- Force
- OBSERVATIONS. >j
- max.
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- moyen,
- Blum
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- 'ï% -
- Le bar. dePoilh
- Si ce tableau, par les raisons que nous avons essayé d’indiquer, ne peut aucunement servira porter un jugement définitif sur le mérite relatif des quatre concurrens, il peut servir du moins à constater les progrès remarquables qui ont été faits depuis 1829 et depuis le concours de i833. Les plus faibles des bouteilles, qui soiit maintenant livrées au commerce par cés fabricantsv-l’emportent sur la plus forte de celles qui étaient fournies en 1829, et les plus fortes ont une résistance double de celles de 1829; la force moyenne est pareillement plus que doublée, sans qu’il y ait deschangemens notables dans les poids des bouteilles, dans leur capacité et dans les prix auxquels elles sont livrées au commerce. Si l’on compare maintenant les produits actuels et ceux du concours de i853, il en résulte que la moyenne de tous les concurrens de i83ô surpasse la moyenne de 1833, et si l’on s’en rapportait aux certificats qui ont été délivrés aux concurrens, par un très grand nombre de négocians, il en résulterait aussi que la casse dans les caves de Champagne est maintenant inférieure à 5 pour 100.
- Le but que la Société s’était proposé, en instituant un prix de 3.000 fr.,se trouve, par conséquent, rempli ; mais votre Commission est convaincue que Ion peut obtenir des résultats encore plus satisfaisans, que la plupart des verriers qui travaillent pour les bouteilles à vins mousseux sont en voie
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- de progrès; et elle a lieu d’espérer qu’en soutenant l’émulation dont ils sont maintenant animés, elle portera cette fabrication à un point de perfection véritablement inespéré. En conséquence, elle vous propose de remettre le prix au concours pour l’année i838, après avoir fait quelques modifications au programme. ^ - "T
- Mais, en -meme temps, elle a été unanimement d’avis de rappeler la médaille d’or accordée à M. Darche} en i833 , et d’accorder une médaille pareille aux trois autres concurrens, MM. Blurn, de Poilly et de Violaine, comme un témoignage delà haute satisfaction qu’elle a éprouvée en ap- , prènant les succès remarquables qu’ils ont obtenus.
- Apvrouvé en séance générale > le 3o décembre i835. - ^ y-
- ; Signé Poüillet , rapporteur.
- ' . '' . _ AMIDON. , .. . . . '
- Rapport sur le concours relatif à la découverte dun procédé propre a la préparation de ïamidon en conservant le gluten; parM. Gaultier de Cîaubry. s ; ; m ^ 1
- Messieurs, vous avez décidé, l’année dernière, queîes droits desdeuxconcur-rens qui s’étaient présentés pour ce prix seraient conservés, parce que le procédé de l’un d’entre eux, qui laissait apercevoir une solution satisfaisante de la f question, exigeait une pratique étendue pour qu’il fût définitivement acquis , à l’industrie. A ces deux concurrens sont venus s’en joindre deux autres, des mémoires desquels nous nous occuperons plus loin. / ;;
- Le mémoire nQ 1 , sous l’épigraphe '. 'Dans toutes les recherches d’art on doit se garder de soumettre l observation à des hypothèses, est celui qui a figuré au dernier concours; l’auteur n’y a rien ajouté, nous n’avons rien de plus à vous en dire que dans le précédent rapport. , . ?
- Sous le n° 2 se trouve un mémoire étendu et renfermant beaucoup de,., détails remarquables, avec l’épigraphe : Le déchet est la conséquence inévitable de Vimpeifection de nos instrumens et de nos procédés; c’est celui qui , avait fait concevoir à votre Comité l’espoir que la question serait résolue. L’auteur y a ajouté de nouveaux détails, qui ont convaincu le Comité qu’il ne s’était pas trompé dans ses prévisions. Par quelques modifications simples, mais d’une grande importance pour la réussite de l’opération,la concurrent est parvenu à rendre son procédé d’une simplicité telle qu’il parait difficile d’arriver à de meilleurs résultats industriels. s _ „ , ,.t
- Ce 11’t st pas une découverte qu’a faite le concurrent; il a seulement mis à, ^
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- À*ti»ojsr.!
- profit un proeédér:chimiques connu/ quil a rendu tellement pratique en grand, que rien ne peut s’opposer à son adoption dans tous les ateliers. ^
- Ce procédé consiste à laver sous un filet d’eau, convenablement divisé, " la pâte laite avec de la faiine et de l’eau. Cette opération , très facile à effectuer , quand1 on opère sur une très petite quantité, devient très-difficile quand on doit travaillée sur de* grandes proportions de matières ; l’emploi des sacs de toile ou de crin, les tamis de cette dernière substance permettent d’opérer avec quelque facilité, mais sont loin de valoir la toile métallique, d’un tissu suffisamment serré, que le concurrent a adoptée dans son établissement depuis le dernier concours. Le Comité l’a vu opérer à Paris, et il a été surpris de la rapidité avec laquelle le lavage complet ’de la pâte est opéré; mais il n’a pas voulu se borner à un essai de laboratoire , il a délégué l’un de ses membres , qui s’est transporté à Vervins, pour suivre l’opération manufacturière. Le délégué a assisté aux travaux de la fabrique, qui est en activité depuis deux ans, et a pu s’assurer de l’exactitude des données^ fournies par le concurrent; nous les indiquerons ici brièvement.
- La pâte, préparée à la manière ordinaire, est lavée sur des tamis de toile métallique n» 120, par portions de 4 à 5 kilogrammes, par des femmes qui emploient à peu près huit minutes pour ee travail; de sorte ;que deux ouvrières, dans un travail de dix heures, lavent 700 kilogrammes de pâte, re-^; présentant environ 5oo kilogrammes de farine ; l’eau tombe sur la pâte au moyen d’un tube en T, percé d’un grand nombre de trous qui la divisent .suffisamment. i-
- . L’amidon qui tombe dans les bernes n’a plus besoin que d’être passé 5 une seule fois au tamis de soie; les eaux peuvent être mises en levain* soit seules, soit en y mêlant les gros-noirs provenant de l’opération, et le gluten servir, après avoir été mélangé avec de la fécule, à la nourriture de l’homme, ou, avec du son, à l’engrais des porcs, usage auquel le concurrent l’a déjà adapté : de sorte que tous les produits de la farine sont utilisés, avec ce grand avantage qu’aucune des opérations pour les obtenir n’offre le plus ! léger inconvénient pour la salubrité, condition d’une extrême impor- > tance pour toutes les localités où s’exerce cette industrie. ï t , : - \ ?
- Les eaux de lavage peuvent aussi servir à la préparation d’une boisson agréable, dont l’usage pourrait être utile à cause de son bas prix.. ; . c ?
- 1 Le concurrent a aussi indiqué divers usages auxquels le gluten pourrait être employé, et qui méritent d’attirer l’attention. * ^ , - ritq : -ru 3 ^
- Il est facile de comprendre que , dans le traitement ordinaire des farines de céréales, pour en obtenir l’amidon% une partie de ce corps doit être perdue, et l’on ne sera pas étonné quand nous dirons que la proportion
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- d’amidofi est beaucoup plus grande par le fiouveâü procède que par celui de la putréfactionT- ^ »>kœ gsb , bis .net k memmuom -au
- Le Comité a vu avec la plus vive satisfaction les résultats obtenus par le concurrent, qui a porté sa fabricationsrâ un degre de perfection qu’il paraît difficile de surpasser. La question aurait été complètement résolue, si unë condition, qui n était pas exprimée dans le programme, maisqtu ën'l constitue l’esprit, n’était restée à examiner; celle de savoir si l’amidon ob-1 tenu par ce procédé pouvait être employé avec autant d’avantage que ce-lui qui provient de l’ancien procédé pour les apprêts des tissus : ' car il ne ' suffirait pas d’obtenir une plus grande proportion d’amidon, de faire disparaître les inconvéniens du procédé ordinairement suivi, si le produit 11’é-tait pas d’une qualité semblable. • • *
- Pour obtenir, à ce sujet, des résultats positifs, le délégué du Comité s’est “ rendu à Saint-Quentin , pour s’entendre, avec M. Descroisilles fils, sur les5 essais nécessaires pour décider la question : il serait inutile de dire combien cet industriel distingué a mis de zèle à faire opérer, avec lé plus grand soin, la comparaison de l’amidon du concurrent avec celui du commerce; le Comité se plaît à lui exprimer ici sa gratitude. '“ -1 ' " : * 'L"t
- Les essais faits par trois blanchisseurs sur divers tissus ont donné gêné-* râlement des résultats très favorables; cependant, pour l’apprêt des tissus, il a fallu modifier un peu le mode habituel d’opérer, ce qui augmenterait legè— ? rement les frais, il a paru résulter de l’examen de l’amidon employé qué' cette différence provenait d’un défaut dans la préparation ; mais, à causé de l’importance de la question manufacturière, qui se rapporte à cet usage dé l’amidon, le Comité a jugé que de nouveaux essais plus multipliés étaient indispensables, et il va s’occuper de les faire. : ~ 1 î" ‘
- Sous le n°3 se trouve, avec l’épigraphe : Fais ce que dois, advienne que pourra, une courte note dans laquelle le concurrent propose le lavage du froment moulu dans des sacs sur lesquels tombe de l’eau divisée, et l’on fait .agir un rouleau analogue à ceux que l’on emploie pour le chocolat, et portant des cannelures horizontales : d’après le concurrent, le gluten et l’amidon doivent traverser les sacs et le son y rester seul.
- L’appareil n’a pas été exécutée par le concurrent, et, par conséquent, le Comité n’a pu en vérifier le travail. - ^ - ^4 - »,> .n , ^
- * Enfin, sons le n° 5, se trouve un mémoire portant pour devise T. Z, dans lequel l’auteur, qui a pris un brevet d’invention pour sa machine, propose d’extraire l’amidon en faisant gonflerle grain grossièrement moulu et le lavant dans des sacs de toile, dans un appareil formé de cases k
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- c À&ïiDON. ÎTÜA SjS
- plan incliné, dans lesquelles on place les sacs que viennent presser, par un mouvement alternatif, des mâchoires cannelées qui malaxent la matière. - ,<o| fS - ' ; ki f:f ')'? t»'/ f, '>,)
- Le concurrent étant venu former, près deParis, une fabrique d’après son procédé , le Comité a été à même d’en suivre les opérations : il a été surpris de trouver la machine décrite dans le mémoire déposé , remplacée^ par la réunion de quatre cylindres coniques cannelés, agissant sur des sacs renfermés dans une auge circulaire en bois. Le concurrent n° 3 avait? prévenu le Comité que sa machine était employée par le concurrent n° 5,? auquel il l’avait lui-même indiquée; le concurrent n° 5 est tombé d’accord, de l’exactitude de ce fait. ,,.;r„.,;V d,*. . , . . .> ^
- Dans l’opération pratiquée par le moyen de l’appareil dont il a été parlé,, l’amidon est entraîné par l’eau, avec une assez grande proportion de gluten, tellement divisé, qu’il se réunit, à la surface de l’eau, sous la forme d’é-3 cume; une autre partie passe en filamens au travers des tissus, et s’attache à sa surface; une autre partie très petite reste avec le son dans les sacs. ,, h.
- La fabrique n’étant en activité que depuis un mois, le Comité n’a pu soumettre ces procédés à des essais comparatifs ; dans cet état de choses, il lui a semblé qu’il n’avait autre chose à vous proposer que de clore le concours pour être à même de faire opérer des comparaisons qui vous permettent de prononcer avec une entière certitude, Il s’agit de remplacer un procédé par un autre, qui proscrira entièrement l’usage du premier ; on ne saurait examiner avec trop d’attention, avant de décider une question semblable.. ; ^
- Le Comité croit devoir signaler , en terminant, le désintéressement avec, lequel le concurrent n°2 s’offre à communiquer les résultats de son expérience. « Ayant, dit-il, travaillé plus par l’amour du progrès et le besoin d’ètre utile que par intérêt, je m’empresserai d’aider de mes conseils et de mon exemple tous ceux qui veulent suivre mon procédé; je ne veux ni brevet, ni privilège. » ,•• .. , ï 4
- Le Comité, espère que cette offre sera acceptée, le procédé adopté dans un grand nombre de fabriques , et que, par là, ses avantages seront encore, plus faciles à apprécier. ' * r . L, / :/ ^ f
- Approuvé en séance générale, 3o décembre i835.,«r ,
- £ T sïj.iùh ujoq JuLiioq Signé Gaultier de Claubry,"-rapporteur^
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- Rapport sur le concours pour la découverte cïun moyen dutiliser les eaux des féculeries et des amidonneries;parM. Gaultier
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- -v... -U- * -, > -•.'K* »;•* Y\r [>
- Messieurs, les ineonvéniens graves que présentent les eaux provenant des
- féculeries et des araidonneries pour les localités où elles s’écoulent, et la perte d’une proportion encore considérable de substance organique dont on pourrait tirer parti, rendent très désirable la découverte d’un moyen qui permette de les en extraire. Un seul concurrent a répondu à l’appel que vous avez fait par votre programme. Son mémoire porte la devise '.Avec rien, on ne peut rien. . •' '
- En faisant passer les eaux sures des amidonneries ou celles des féculeries en décomposition sur du charbon animal, on parvient à les désinfecter; mais cette expérience, que cite le concurrent, ne pourrait conduire à des résultats pratiques. Les eaux renfermant en dissolution une quantité considérable de substances organiques, elles reprendraient bientôt leur odeur fétide et leurs caractères primitifs par l’altération de ces substances. Ce procédé ne présenterait donc aucun avantage.
- Le concurrent en indique un autre, qui diffère entièrement du précédent, et qui paraît destiné, au contraire, à produire des résultats utiles* il consiste à verser dans les eaux des amidonneries ou des féculeries une décoction de sumacpréparée avec des précautions qu’indique le concurrent; un abondant précipité se forme, la liqueur s’éclaircit et s’en sépare très facilement. .
- Le précipité paraît susceptible de servir à divers usages, soit comme nourriture pour les animaux, soit comme engrais; mais des expériences suivies sont nécessaires pour prononcer sur cette question.
- La liqueur qui reste est alcoolique et peut trouver aussi diverses applications; c’est encore à l’expérience à prononcer sur sa valeur.
- La brièveté du mémoire déposé par le concurrent, le peu d’expériences qu’il a faites lorsqu’il se trouvait dans une voie qui semblait pouvoir conduire à des résultats utiles, pourraient sembler difficiles à expliquer; mais la devise qu’a choisie fauteur indique bien sa position : Qui n’a rien ne peut rien. Privé de tout moyen d’existence, gagnant à peine de quoi suffire aux besoins les plus pressans, inscrit au rôle des indigens de son arrondissement, il a consacré quelques fractions’d’un salaire très minime, pour faire quelques recherches sur deux des questions que vous avez mises au concours, et ces deux tentatives donnent de l’espérance. Le Comité n’a pu voir, sans un vif intérêt, les efforts du concurrent; et, dans l’impossibilité de prononcer aujourd’hui sur le'résultat du concours actuel, il vous propose
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- /^FECULE. '
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- . i°. -De remettre la question au concours pour t836 ;
- 2°. De réserver les droits du concurrent; , i i ; i n; ; -
- 3°. Pour lui permettre de continuer ses travaux, de mettre à la disposition du Comité une somme de 3oo fr., pour être employée à suivre les expériences à ce sujet. _ ! , v
- . Approuvé en séance générale, le 3o décembre 1835-
- Signé Gaultier de Claubuy, rapporteur.
- ' : . - ' : *. FECULE. — 1 V '
- * ' î • ' - O
- Rapport sur le concours pour la découverte d’un procédé propre h procurer h la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui de farine de fromenty par M. Gaultier de Claubry. * ^ ...
- Messieurs, cinq concurrens se sont présentés au concours qui nous occupe; nous allons avoir l’honneur de vous rendre compte des objets
- qu’ils ont adressés à la Société. ' ; * ; .....»
- Le concurrent n° i , dont la lettre ne porte pas d’épigraphe, s’est borné à indiquer le moyen de faire du pain avec de la pomme de terre bouillie dans l’eau et réduite en pulpe, sans indiquer aucune proportion; il est évident qu’il n’a satisfait en aucune manière aux conditions du concours. * Le concurrent n°2, ne portant pas non plus d’épigraphe, a décrit avec soin les procédés qu’il suit pour obtenir, avec le riz mêlé au froment dans le rapport d’un septième , un pain qui lève aussi bien que celui de farine de froment pure. De nombreux essais faits devant les commissaires de l’Académie de médecine, et l’examen qu’a fait de ce pain le Conseil de salubrité, ont prouvé qu’il est léger, bien percé, en un mot qu’il offre les caractères physiques d’un bon pain ; mais l’expérience a prouvé aussi que ce pain retient une quantité d’eau beaucoup plus grande qtie celui de froment, et alors il devient indispensable de savoir si ce pain a une propriété nutritive égale à celle du pain de froment. Votre Comité ne peut le penser, malgré les assertions contraires du concurrent, qui, voyant l’eau retenue beaucoup plus * fortement par le pain .obtenu au moyen du riz, en conclut que ce liquide s’y trouve à un autre état; rien n’est plus facile, cependant, que de se rendre compte de ce résultat. La fécule dont les grains sont entiers ne peut absorber d’eau que par imbi-: bition et en proportion peu considérable; mais lorsque, par l’action de la chaleur, on fait crever les grains, ils s’hydratent d’une manière, toute différente,, et alors , si la fécule est, d^ns cet état, mêlée avec de la farine , elle doit retenir une quantité d’eau beaucoup plus grande. ;
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- ARTS ^IMJQÜES.
- Du reste, le procédé suivi par le concurrent5 n’esLrpas nouveau; MM. Lefebvre et Gannal l’ont suivi, il y a quelques années , pour la préparation de- pain de pomme de terré que l’Académie des sciences et la plupart des Sociétés savantes ont été appelées à examiner. Ce procédé consiste à faire cuire une portion de la fécule qui ; doit entrer dans la confection du pain et à mêler l’empois obtenu avec le reste de la substance. _ f-.9 „
- Colquhoun et Pleischl avaient fait aussi un travail du même genre, et obtenu, par ce procédé, du pain bien levé. , > ;
- Le concurrent, convaincu de l’importance de son procédé, se livre à des spéculations que l’on 11e peut considérer que comme hasardées, sur les immenses avantages qu’il croit que l’on retirerait de l’usage du pain de riz : nous en citerons un exemple. ? i o j .
- Admettant que la fécule est la substance essentiellement nutritive des graines de céréales, ce qui est en opposition directe avec les résultats obtenus par M. Magendie et par beaucoup d’autres physiologistes^ il compare le principe nutritif du riz à celui du froment, d’après les proportions de fécule que ces corps renferment ; et;; comme le froment contient au plus 71 de fécule, le riz 97, il en conclut que le pain de riz est d’un quart plus nutritif que celui de fromenti>v\ 1 ' M'i'l
- Saus vouloir discuter iei la question relative aux: propriétés nutritives des substances azotées, nous ferons seulement remarquer que le gluten / dont la qualité nutritive est incontestable, n’ést pas même mentionné par le concurrent, et cette substance existe dans la farine de froment, dans le rapport d’un dixième , terme moyen, en la supposant à l’état sec, et de plus d’un cinquième à l’état humide. 0 ^ \;y<oq ^ j s -
- On ne sera pas étonné, d’après cela, d’entendre le concurrent annoncer qu’en adoptant l’usage du pain de riz la ville de Paris seule ferait une économie de 19.519,375 fr., que pour la moitié de la France elle s’élèverait à 390,587,500fr., et que 1,160,700 hectares de terre pourraient être enlevés à la culture des céréales, pour être livrés à celle des prairies artificielles. Tous ces calculs ne trouveraient d’application que s’il était prouvé d’une manière irréfragable, ce que nous regardons comme presque impossible, que le pain de riz nourrit aussi bien que celui de froment, quoiqu’il contienne une beaucoup plus grande quantité d’eau., ; y»-'
- Ce court exposé prouve que le concurrent n’a pas rempli le but du programme. , y
- • Le concurrent inscrit sous le 110 5, et dont le mémoire porte l’épi—-
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- s^sefhd'i Les ^sciences 'et les arts ont pour patrie le monde entiery a divisé les résultats de son travail en expériences inconcluantes et expériences concluantes : pour les unes Comme pour lés autres, il dohnè des formules gui ne permettent pas de juger des effets obtenus; il a expérimenté sur de trop petites doses. Voici une' de ces formules : A ^ 1 ^ * ‘ ’ '
- '/ oL Farine. . ‘ r *
- Sucre . . .' V, . • • ,*, _•= ••
- ' f-f Ichtyocolle en gelée . >
- Sel. . # . . . . . . « « . t ,
- < J . Levain de froment et eau tiède, quantité suffisante. < ? - .. _ . »
- Quoique fauteur ait ind’quéles doses des substances qu’il propose d’em-* ployer, on ne peut porter un jugement sur la nature des produits qu’il a obtenus; les quantités sont beaucoup trop petites pour procurer aucun résultat; ce n’est qu’en opérant sur des masses comme celles qu’on emploi©, chaque jour dans les usages domestiques qu’il est possible de se prononcer sur cette question. : : . . y ’ A; / •• -v
- Le concurrent inscrit sous le n® l\ avait pour but de prouver les avan-y tages que l’on peut retirer en préparant du pain dans lequel on ferait entrer un septième de fécule de pomme de terre. Le procédé qu’il suivait était le même que celui que MM. Gannal et Lefebvre avaient mis en usage, et dont nous avons précédemment parlé. Les essais qui ont été faits par le Conseil de salubrité ont prouvé qu’on était loin d’obtenir ce que le concurrent; s’était flatté d’avoir réalisé, te-y-i « vu ëuHui-
- Ce que nous venons de dire prouve que la question mise au concours n’a pas çté résolue; le Comité vous propose de la comprendre dans celles que vous proposerez pour i836. «oî -,
- : Approuvé en séance générale} le 3o décembre i 855. . * ^ . - ' / ‘
- i ju • ! Signé Gaultier de Clàuery, rapporteur/*.
- FARINE.
- ' L .
- Rapport sur le concours, pour un procédé propre a reconnaître le mélange de la fécule avec la farine de blé $ par '-M. Gaultier de Claubry. • ...y W Æ é ^ ..yr^yy'
- Messieurs, le concours dont nous avons à vous entretenir a encore, attiré, cette année, un assez grand nombre de* concurrens ; nous allons,' vous rendre compte de leurs travaux, avec les détails que nous parâî- 1 tront mériter les objets qu’ils 6ht présentés, i—M1 ^^
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- ARTJ| CHIMQUES.
- $8o
- ij y-
- Nous nous occuperons plus loin du mémoire n° ^
- D’Sous le n° 2, avec l’épigraphe : Une première défaite ne doit pas décourager, s’est présenté un concurrent inscrit au dernier concours sous le n° 3. Sans rien ajouterai! procédé qu’il avait précédemment décrit., l’auteur rectifié une légère erreur qu’il avait faite dans son premier mémoire, et qui provenait de la manière dont avait été gradué l’instrument dont il se sert, et ce qu’il avait aussi avancé sur la différence de densité de la farine de froment et de la fécule de pomme de terre, qu’il a bien reconnue depuis‘être semblable, de sorte que la différence apparente ne provient que du volume différent de leurs grains. \
- Le procédé de l’auteur consiste à délayer, dans une quantité donnée d’eau , la farine de froment et, après un repos de six heures, à marquer le niveau du depot,à opérer de la même manière sur la fécule, et à déterminer par'-la'différence de volume la nature du mélange de ces deux
- substances.* ' ? : ' • '' ' ....‘ ‘ ' • " , ^ '
- r>Pour des mélanges renfermant un cinquième de fécule, ce moyen réussit assez bien ; mais il est insuffisant quand la farine de blé ne renferme que 5 à 6 pour ioo de fécule, et c’est pour des mélanges au dessus d’un dixième que les moyens de les reconnaître doivent être employés particulièrement; car, au delà de io pour ioo, la manière dont se comporte la pâte dans le four-indique suffisamment qu’elle renferme quelque mélange. . .
- 1 !“Le moyen proposé par l’auteur ne remplit donc pas les vues de la Société. ' ; - • •" ._ ...* .
- Un concurrent inscrit sous le n° 3 n’a adressé à la Société aucun mémoire ni description de procédés; il demandait à être autorisé à communiquer celui dont il est l’auteur à l’un des membres du Conseil d’administration quil désignait. Il a semblé à votre Comité que cette proposition ne pouvait être admise, d’après la décision qui a été adoptée précédemment : il vous aurait'cependant soumis cette question, s’il avait cru que le concurrent eût rempli complètement les conditions du programme; mais les essais faits par l’auteur devant plusieurs membres du Conseil ont démontré que le concurrent a un procédé meilleur que ceux qui ont été indiqués jusqu’à ce joii_t%, puisqu’il permet de reconnaître si une farine contient ou non de la fécule ; mais que ce procédé est encore; en défaut lorsqu’il s’agit de reconnaître les proportions exactes de ces mélanges , c’est du moins ce qui résulte des expériences faites par l’auteur pour le conseil de salubrité et pour l’administration des vivres de la guerre. ^ " "" -Suce procédé peut être perfectionné de manière à faire reconnaître exâc-^
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- S „ , . ,* • > ' • ' ...; . J-V «-'H ?" :-
- tement les proportions de fécule dans leur mélange, il sera très utile
- dans les années où les farines sontjchères et la fécule à bas prix.
- • Le concurrent inscrit sous lé n0 4 a pris pour épigraphe : Labor im-
- probus omnia vinciU Le procédé qu’il propose consiste à traiter.la. matière soupçonnée de mélange avec de la teinture d iode et à mettre.en-suite le résidu en contact avec l’ammoniaque, r , . , v t- - h ' vcl
- ; Si la farine est pure, le précipité se décolore entièrement; si elle ren-ferme de la fécule il est formé de deux couches, la première d’un grain . serré légèrement coloré en bleu, la couche supérieure blanche formée de grains floconneux qui s’affaissent ensuite. , i
- L’auteur ne donne d’ailleurs aucun moyen pour déterminer les proportions relatives des substances dont il s’occupe ; le moyen qu’il propose . serait peut-être susceptible de conduire à quelques résultats ; mais, dans l’état où il est présenté, il ne remplit pas les vues de la Société. ,, > , Sous le n°.5, et avec l’épigraphe : La mauvaise foi ne peut rien sur les arts, se trouve un mémoire dans lequel l’auteur s’est occupé de tous les mélanges que peut renfermer la farine de froment : il croit que diverses propriétés physiques, comme le tact et l’aspect, peuvent suffire, dans la plupart des cas, pour reconnaître avec exactitude les mélanges. D’après lui, le bruit particulier que fait entendre la fécule, en là jetant avec force sur des charbons ineandescéns, suffit'pour en faire reconnaître la présence dans la farine de froment. ‘ i - ;
- Sans nier les légères différences qu’offrent les diverses substances mélangées à la farine de froment, des moyens semblables à ceux que propose le concurrent sont insuffisans pour prononcer .avec certitude sur l’existence de ces matières; et quant à l’aspect de la farine, ainsi que votre Comité a déjà eu occasion de vous le faire remarquer dans de précédons concours ; lorsque le mélange a été passé sous la meule, il devient, très difficile de le reconnaître. ' ’ : • ' -
- Dans la deuxième partie de son mémoire, l’auteur propose de déter-^ miner la dose du mélange, par le poids "d’un volume donné de farine, ( et donne celui de divers mélanges,; o ' • . ^ •
- Votre Comité a déjà eu occasion de s’expliquer plusieurs fois sur les va- ,t leurs de ce caractère; il ne peut que répéter qu’il est sujet à trop de... chances d’erreur pour être mis en usage. La densité de la fécule et de., la farine de froment étant la même, un tassement très peu différent peut faire varier beaucoup le poids du mélange. x 1 r ' . .p
- Le concurrent n° 6, dont la lettre porte la devise : Tune mélangeras pas les diverses mouturesj propose aussi de se servir du poids compara-
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- tif des mélanges, et.^voudrait cpieja Soeiét^/îtuneqmçs^re-e'ta/o/?, qui servirait de base au^x transactions commerciales. ^oii^ji^aHro^^açf..
- à nous étendre plus longuement sur cette, CQH|’^ notÇrifsnd^ou vmoïo*
- iSniin sous le n* i se trouve ipsçrit. un mémoire....qui mérite, d’attirei^ l’attention du Conseil^ et au sujet diiqueljnous fleyon^, entrer xjans quel-,,
- qués .dévetoppemensV . ^ *5,„y( ; jùmn.n ouptw 3i™,;
- On s’aperçoit facilement, en lisant Ce mémoire, que l’auteur a acquis, une grande pratique dans l’art de manipuler la farine, et que les observations qu’il présente sont le résultat d’un grand nombre d’essais.
- Il présente d’abord des considérations sur la préparation du pain, faits parfaitement ressortir les conditions qui doivent être réunies, soit dans la mouture, soit dans la préparation et la cuisson des pâtes,, pour, .obT*.? tenir un pain de bonne qualité, les difficultés qui environnent le travail du boulanger, et qui mettent facilement en défaut la pratique , seul guide dans ce travail important. . . r , ^ ^ v , p fn s-
- Observateur exact, cberchant à se rendre compte à lui-même de la fabrication à laquelle il se livre, il s’est créé des moyens d’étude, qui. l’ont conduit à des résultats satisfaisans. Sans prétention sur la nature des procédés qu’il a mis en usage, il ne cherche à s’attribuer l'honneur-d’aucun d’entre eux. Avec une éducation au dessus de celle que reçoivent fréquemment ceux qui pratiquent le même état, il a étudié, suivi les leçons de nos professeurs les plus distingués,, consulté les hommes de la science, et, profitant de leurs enseignemens ou de leurs conseils,, il a rapporté dans son atelier des pratiques utiles dont il qr su tirer un grand
- parti. ->f - , îîiraroaen *-L
- Pour déterminer la nature d’une farine, l’auteur sépare le gluten par le lavage, en se servant de 20 grammes delà matière d’essai, qu’il mélo avec l’eau dans un vase de porcelaine avec un tube de [verre, et il lave sa pâte au dessus d’un verre à pied de limonadier, dans lequel il la laisse déposer pendant une heure; au bout de ce temps, il retire la plus grande partie de l’eau avec un siphon , et deux heures après il enlève le reste au moyen d’une pipette. Le résidu est formé d’une couche supérieure renfermant du gluten divisé, et d’une inférieurecontenantde l’amidon; on retire la première avec une cuiller,1 et douze heures après on peut enlever le cône d’a-? midon sans le briser. Si la farine est pure, la masse est parfaitement homogène; s’il y existe de la fécule, le sommet du cône la renferme presque en entier; et par l’aspect brillant qu’il présente, elle peut déjà être reconnue, et sa quantité même déterminée approximativement par le moyen suivant : v " ? .
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- Si ôri cléfache le sommet du cène, et qu’après l’avoir trituré dans un mortier d’agate, on y ajoute de l’eau, et qu’on filtre la liqueur, elle se colorera immédiatement, par le contact de l'iode, en bleu violacé, qui ne disparaît qu’après vingt-quatre heures, tandis que la base du cône ne prend, dans les mêmes circonstances, qu’une légère teinte violacée, qui disparaît presque aussitôt : suivant l’épaisseur de la couche susceptible de coloration permanente , on peut approximativement déterminer la proportion de fécule. “ ;
- Si on opérait sur la farine même, on n’arriverait à aucun résultat, et si on se servait de mortiers de porcelaine couverts ou de verre, la fécule ne serait pas broyée; dans celui de biscuit, la farine de blé elle-même se trouverait broyée. * . .
- Lé concurrent a fait sur le gluten des observations importantes; il a bien constaté que cette substance n’existe pas toujours au même état dans la farine et que de son état dépend, comme on peut facilement le comprendre, de la propriété de lé ver que présente la pâte. Pour s’assurer de la nature du gluten,' qui doit être très élastique et non gluant, le concurrent le place dans le four après la sortie du pain ; le gluten se boursoufle alors et forme une masse poreuse extrêmement légère, et dont le volume et la densité indiquent la propriété qu’il communique à la farine dont il fait partie/* ' M ">* *> ' ,.i
- Depuis plusieurs années, le concurrent fait usage de ces moyens pour déterminer la qualité de toutes les farines qu’il achète, et cette méthode lui a seévi dans toutes ses transactions commerciales; c’est le premier exemple dans ee genre, et plusieurs membres de votre Comité qui ont été à même dé je suivre depuis long-temps apprécient combien il serait à désirer qu’il fût suivi. Jüsqu’ici les boulangers n’ont opéré qu’au hasard, et dans une fabrication sur laquelle là fraude exerce si facilement une influencé ' qui se fait sentir à la société entière, on ne saurait trop tôt apporter des améliorations qué l’administration appelle de tousses voeux, et que tout consommateur est intéressé à voir se réaliser. 1
- Votre Comité a pu s’assurer bien antérieurement à ce jour, des avantages que présentent les procédés suivis parle concurrent, qui s’est prêté, avec le plus grand zèle, a tous les essais qu’il lui avait demandés, avant même qu’il vînt se soumettre à vôtre jugement; dans tous les travaux faits à diverses reprises, par différentes administrations, sur les procédés de pa-nifièation/ Ié concurrent a également mis a là disposition des commissaires sa personne et sa boulangerie; c’est un exemple que votre Comité se plaît à citer honorablement.
- Trente-quatrième année. Décembre iS55.
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- ARTS CHIMIQUES.
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- Le moyen proposé par l’auteur n’est pas suffisant pour mériter le prix proposé; niais son utilité prouvée par une expérience de plusieurs années, l’excellent exemple qu’a donné le concurrent dans un art où tout est encore à faire,'et pour lequel un premier pas peut conduire à des résultats immenses, ont déterminé votre Comité à vous proposer de lui décerner, comme encouragement, une médaille d’or de deuxième classe. W
- Le concurrent est M. Boland, boulanger, île Saint-Louis, à Paris.
- Le Comité a l’honneur de vous proposer, en outre, de remettre la question au concours pour l’année i836.
- * ' Approuvé en séance générale, le 3o décembre i855.
- Signé Gaultier de Claibry, rapporteur.
- FOURNEAUX.
- Rapport sur le concours relatif au perfectionnement de la construction des fourneaux / parJ/. Dùmas.
- La Société d’encouragement a proposé trois prix en faveur des personnes qui auraient perfectionné la construction des fourneaux dans des circonstances déterminées par votre programme. Le Comité des arts chimiques vient vous rendre compte de l’examen auquel il s’est livré , tant à l’égard des mémoires qui vous ont été adressés qu’en ce qui concerne les appareils qu’on vous a soumis. .
- i°. Un prix de la valeur de 3,ooo francs avait été proposé en faveur do celui qui aurait amené à un haut degré de perfection les fourneaux propres à l’oxidation des métaux.
- La Société a reçu, sons le n® 2, un mémoire qui renferme la description, avec plans à l’appui, d’un projet de fourneau à réverbère destiné à remplir ce but. Deux dispositions particulières qu’on y remarque méritent de vous être signalées. La première consiste en ce que l’auteur propose d’employer la chaleur perdue du fourneau à chauffer l’air qui est consommé par le combustible, méthode mise en pratique pour tous les fourneaux en général, par M. André Kœchlin de Mulhausen , qui emploie un appareil différent et vraisemblablement plus efficace que celui qui est proposé pai l’auteur. La seconde disposition est conforme de tout point à celle qui, depuis long-temps, est mise en pratique dans les fourneaux à rôtir des Anglais. Xe pontîde? la chauffe forme un canal qui reçoit l’air du dehors et qui le verse sor la sole sans qu’il,ait subi J’influence du combustible.
- Votre Comité aurait voulu trouver dans le mémoire de hauteur des résultats d’expériences, des données précis es sur les proportions les plus fa-
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- FOÜRTf«ÀUX.' 58 31
- vorabtes des diverses parties du fourneau,, des faits positifs enfin, en ce qui concerne l’oxidation de quelque substance connue, Au lieu de tout cela, l’auteur se borne à donner une description raisonnée et judicieuse d’un fourneau théorique , ce qui ne saurait remplir les vues de,la Société. '
- 2°. Vous aviez proposé un second prix de 5,ooo francs pour celui qui aurait enseigné le moyen d’établir parfaitement les fourneaux destinés à la fonte des métaux et à là réduction des oxides métalliques.
- Il nous est parvenu en réponse un mémoire du même auteur que le précédent, et enregistré sous le n° ier, qui est accompagné d’un plan circonstancié. Le fourneau qui s’y trouve décrit et figuré est, dit l’auteur, un four à réverbère de fusion, construit dans une des fonderies les plus importantes de France, mais qui n’avait pas encore travaillé quand le mémoire vous est parvenu. ' ............. '
- Cette circonstance vous suffit pour prononcer; car ce ne peut être sur des mémoires explicatifs ni sur des dessins que la Société forme son opinion, en ce qui touche des questions aussi délicates, et le concurrent qui a présenté les mémoires î et 2r dont il vient, detre question, n’a pas fourni dans le courant de cette année , les nouveaux documens ou les moyens d’expérimentation qu’il avait annoncés. ;
- 3°. Vous avez enfin proposé des prix de la valeur de 4»°°° fr-? pour ceux qui auraient présenté i° le meilleur appareil servant à produire delà vapeur à deux dixièmes d’atmosphère; 2° un appareil propre à donner de la vapeur sous une pression de trois atmosphères; 3° enfin un appareil servant à évaporer des liquides tenant eu dissolution des substances salines ou autres. ,
- Deux mémoires vous ont été présentés en réponse à ces questions :
- L’un, sous le n° 3, où se trouve la description d’un fourneau-chaudière, servant à produire de la vapeur sous une pression de deux dixièmes d’at-mospbère ;
- L'autre, sous le il° 2 ( i835 ), où l’on décrit un appareil propre à l’évaporation des dissolutions sucrées dans le vide.
- Ges deux appareils sont remarquables , mais surtout le dernier.
- Le premier de ces appareils vous a déjà été présenté l’année dernière, et il fut l’objet d’un rapport favorable, mais dans lequel, toutefois , on trouve quelques remarques critiques.
- Frappé de la justesse de ces observations, et d’accord sur les inconvé— niens que présentaient quelques parties de son appareil, le concurrent y a apporté des modifications qui le rendent d’un service plus facile et d’une plus grande résistance; -
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- ARTS CHIMIQUES.
- Le Comité s’est réuni pour vérifier; "comme il PaVàif fait précédemment, la marche de l’appareil; les résultatsobtenus Qntëtè lèssuivàiïS¥ ‘ L’opération a duré huit heures. * ï M * T ! ':r "*
- On a brûlé en houille et en Lois évalué en houille. . . 10935 kil.,
- Et on a évaporé. . . . . . ... . . , . . . . . . . . 928 lit. d’eau.
- Ce qui donne, pour chaque kil. de houille brûlée, 8,49 d’eau réduite en vapeur. ; ‘
- . Comme ce résultat se trouvait au dessous de celui que l’on avait obtenu précédemment, le Comité a cru devoir procéder à une nouvelle expérience; elle a duré 7 h. i5 m. , v
- La quantité de houille ou de bois évalué en houille a été de. 76,876 kil.;
- La proportion d’eau, de............. . . .... . ..... 717 litres.
- D’où il résulte que chaque kilogramme de houille brûlée a vaporisé 9,32 kil. d’eau, résultat presque semblable à celui qui avait été obtenu l’année dernière. Le Comité doit faire remarquer que la température du jour de l’expérience s’est constamment maintenue à 5° ; tandis qu’elle avait toujours été, dans les précédentes, de beaucoup supérieure à ce point, ce qui est un désavantage pôur l’emploi du combustible.
- Le concurrent a placé plusieurs de ses appareils dans des fabriques; mais le Comité n’a pu obtenir sur leur emploi des données assez positives pour prononcer définitivement sur les avantages que présenterait son adoption. Dans cet état de choses, il croit devoir vous proposer de clore le concours sur les questions qui nous occupent, et de borner le programme à la seule question relative à un appareil propre à évaporer les liquides sous une pression de trois atmosphères. Cette proposition lui paraît d’autant plus juste, que la mort vient de frapper le concurrent, dont la Société d’encouragement avait été à même d’apprécier les talens, et auquel ses récompenses avaient été quelquefois accordées pour des travaux intéres-
- L’auteur du mémoire qui a pour objet l’évaporation des liqueurs sucrées s’est proposé de construire un appareil d’évaporation dans le vide qui pût fonctionner avec la plus petite quantité possible d’eau de condensation. Il a réussi au delà de ce qu’on aurait pu prévoir, puisque la condensation de la vapeur s’opère avec une quantité d’eau qui ne dépasse pas le poids de la vapeur condensée.
- L’appareil, employé d’abord à Marseille, où il fut visité par votre rapporteur, servait à cuire dans le vide les sirops de la raffinerie de MM. Rey baud et compagnie. Il a été construit à Paris, dans plusieurs raffine-
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- ries depuis cçttf époque et a bonné des résultats, analogues., ou, plus avantageux quçp çeuv qu’U Jpmyiissgit à Marseille. ,tfal éh odown *f \ïU Récemment, on l’a essayé dans la fabrication du sucre de betteraves, en lui faisant éprouver, jl est vrai, une modification légère; mais votre Comité pense que l’expérience n’eût offert aucun inconvénient, si on s’était rapproché, pour cet objet meme, des conditions de l’appareil primitif. ,-^J. . -V'*- / ^ 'y 5
- . Celui-ci se compose, en effet, d’une chaudière fermée contenant le sf- ' rop et chauffée à la vapeur. Le vide étant fait dans l’appareil par la vapeur même, on ferme toute issue et on condense. Pour cela, on fait tomber de l’eau en pluie fine sur un serpentin, au travers duquel passe la vapeur, et qui est encaissé dans une sorte de tuyau de cheminée. L’eau qui tombe en pluie, ayant déjà passé dans une enveloppe qui entoure le tuyau de vapeur à sa sortie de chaudière, est à peu près à 70 ou 8o° centigrades; la chaleur qu’elle communique à l’air contenu dans la cheminée, la vapeur quelle fournit,.tendent donc à diminuer la densité de la colonne d’air que la cheminée renferme, et à exciter un tirage très actif; mais, par cela même, l’air qui arrive s’échauffe et se sature d'humidité* refroidissant, ainsi l’eau qui tombe, par la chaleur qu’il lui emprunte,, et par l’évaporation qu’il détermine.xot:b vb aiudieuiq fcosîqjs *
- Ainsi, l’eau, arrivée bouillante presque au haut de la cheminée, est portée;, à ao ou qS degrés au bas, et la tension de la vapeur dans le serpentin se trouve diminuée dans le même rapport. ,t i; ; ju orb sb l&ib ir*>
- La théorie et l’expérience indiquent également que, pour évaporer dans le vide un kilogramme d’eau% à l’aide d’un tel appareil, il faudra moins d’un kilogramme d’eau de condensation^ 1 mPb . 1 i; 4 iï
- Ce résultat nouveau pour les arts , et susceptible d’applications nombreuses et importantes, a paru mériter à l’auteur, dans l’opinion de votre Comité , le prix de 4>ooo fr.^ proposé par la Société.?•>
- Le Comité pense qu’il est, en outre, nécessaire de publier le mémoire de Fauteur, en y joignant le plan d’un de ses appareils , ainsi que les résultats numériques quoi» en a obtenus. ; i;? .0 4 ,>uoi: ï *
- Le Comité des arts chimiques propose,^ vt ru* vwojoirirot tu i°. De remettre au concours, pour l’année i838, le prix, de la valeur de 3,ooo fr., pour la construction de fourneaux propres à l’oxidatiqn des métaux ; •*»•*,. - 'iiîscü&v *> *>b •
- 2°. De remettre an concours polir la même année, le prix de 3,000 fr., pour rétablissement de fourneaux destinés à la fonte des métaux et à la réduction des oxides métalliques ;
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- CELLIER-BttjMEW^1» AL.
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- 3°.J De remettre également an concours, pour l’année 1836, le prix de i 4,ooo fr., pour la construction d’un appareil propre adonner de la va*1 peur sous la pression de trois atmosphères au moins ;
- 4°. De clore le concours relatif à la construction d’un appareil servant à produire de la vapeur à une pression de deux dixièmes d’atmosphère^ -en réservant les droits que l’appareil présenté au concours pourrait avoir au prix ;
- 3°. De décerner cà M. Degrand, ingénieur civil , le prix de 4>°°° fr., qui avait été proposé pour un appareil servant à évaporer les liquides * tenant en dissolution des substances salines ou autres.
- Approuvé en séance générale, le 3o décembre i835. ‘ .
- v Signé D umas , rapporteur.
- Rapport sur les travaux de M. Cellier-Blumenthal \ par
- M. Payen.
- Messieurs, dans diverses communications qu’il vous a successivement faites, M. Cellier-Blumenthal, rappelant ses ingénieuses conceptions , indiquait les dates des brevets qui constatent en sa faveur la priorité de plusieurs inventions utiles. 1
- Il vous a transmis, avec des mémoires étendus, les plans détaillés et les descriptions à l’appui.
- C’est avec confiance qu’il s’adressait à vous, espérant obtenir votre approbation comme un puissant témoignage des services qu’il a rendus dans sa longue carrière industrielle. • 1
- Si, pour remporter les prix de vos concours, ce n’est pas assez d’idéesin-génieuses ; s’il faut, en outre, des appareils exécutés fonctionnant, et dont vos Commissaires soient à portée de suivre les opérations et de constater les résultats pratiques , les principes signalés par l’auteur à l’attention publique n’en ont pas moins porté leurs fruits et donné lieu à des applications au moins réalisées par d’autres et d’une haute utilité.
- Votre Comité des arts chimiques s’empresse de reconnaître les droits de M. Cellier-Blumenthal à votre bienveillance et pour toutes les personnes qui s’occupent des applications des sciences à l’industrie, il est, d’ailleurs, évi-^ dent que l’on doit aux heureuses idées de l’auteur la base de la plupart des perfectionnemens notables dans l’art de la distillation des vins et autres liquides alcooliques, ainsi que dans l’évaporation des solutions organiques altérables.
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- ARTS ÉCONOMIQUES*-—SUCRE DE BETTERAVES. 5,89
- «Déjà, pour la première partie de ces améliorations, l’auteur a mérité et t obtenu l’une de vos plus éclatantes récompenses.. . ' ' i !
- •>; ; Les membres du Comité,- unanimes sur ce point, ont pensé que vous ne ^pouviez donner une plus utile direction à vos encouragemens qu’en les ^accordant à ceux que désigne si honorablement la voix publique, et nous venons, en conséquence, vous proposer de décerner votre grande médaille ; d’or à M. Cellier-lHumenlhal, - * * ' '
- Approuvé en séance générale, le 5o décembre i835. é ; r , ^ Signé Payen, rapporteur.
- ARTS ÉCONOMIQUES.—- sucre de betteraves.
- Rapport sur le concours pour Vétablissement de sucreries de betteraves sur des exploitations rurales; par M. Ch. Derosne.
- Messieurs, dans le rapport que nous eûmes l’honneurde vous faire, l’année dernière, pour le même concours, nous vous témoignâmes le regret qu’un des concurrens, dans un métnoire du reste très bien fait, eût négligé d’appliquer à sa fabrication les perfectionnemensrécemment introduits dans cette industrie, et nous vous déclarâmes que nous n’avions pu vous proposer de décerner le prix à ce concurrent, par la raison que le système de fabrication suivi par l’auteur ne pouvait être présenté comme modèle aux -autres propriétaires. Nous ajoutâmes que nous avions la conviction qu’une partie des perfectionnemens obtenus depuis quatre ans pouvait tout aussi bien s’appliquer aux sucreries agricoles qu’aux sucreries spéciales, et," pour cette raison, nous vous proposâmes de continuer le concours.
- Un seul concurrent s’est présenté cette année, ou plutôt il s’était présenté dès l’année dernière; mais, par suite de circonstances tout à fait étrangères a notre Société, son mémoire s’était égaré, et ne nous est parvenu que celte année.
- L’auteur expose, dans ce mémoire, qu’il exploite le domaine deRoquetaii-lade, situé dans les communes de Quint et Péchaurinle* canton sud de Toulouse. Ce domaine est de la contenance de soixante hectares de terres arables, dont dix seulement ont été consacrés à la culture de la betterave depuis 1828. L’auteur a établi une rotation de culture telle, que la hetterave ne revient dans le même sol que tous les quatre, ans. Il expose, dans son mémoire, que le domaine qu’il exploite ne produisait originairement que 6,000 francs lorsqu’il était soumis à la culture routinière, avec
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- ARTS ÉCONOMIQUES. ,
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- jachères. En 1824» l’auteur l’a soumis à une culture mieux entendue, dans laquelle il a introduit les prairies artificielles; en 1827, le produit brut était plus qtie doublé, c’est à dire atteignait près de i3,ooo francs. En 1828, l’auteur a introduit dans son domaine la culture delà betterave; il en porte la récolte moyenne à 3o,ooo kil. par hectare, et le prix de vente , à la fabrique de sucre, à raison de 14 fr. les mille kilogrammes.
- Par suite de l’introduction de cette culture, des nombreux bestiaux qu’il a pu nourrir dans son domaine, des engrais considérables qu’il a pu produire, l’auteur porte la valeur de ses produits à la somme de près de 25,ooo fr., c’est à dire à une somme quadruple de celle produite par le domaine à lepoque où il a entrepris sa culture et double de celle produite par sa culture mieux entendue de 1824 à 1827.
- La durée d’une séance publique ne nous permet pas d’entrer dans tous les détails nécessaires pour bien faire apprécier l’importance du mémoire de l’auteur sous le rapport agricole.
- Nous nous bornerons à dire que l’état des bestiaux sur l’exploitation, aux trois époques dont nous venons de parler, indique suffisamment les progrès de sa prospérité.
- En 1823, il n’y avait que i45 bêtes à laine, dont 65 agneaux;
- 1824 à 1827, — 290 ----- dont 140 agneaux ;
- 1828 a 1833, — 56o ----- dont 260 agneaux.
- Il y avait en outre, en i835, 12 jumens ou chevaux; 6 vaches, et 14 porcs à l’engrais.
- Enfin, les fumiers qui, en 1823, étaient estimés à 1,200 quintaux métriques, en 1827 étaient portés à 2,700 quintaux métriques, et en i853 à5,5oo quintaux métriques.
- Et la plupart des autres produits suivent à peu,près la même progression.
- Dans le compte que nous venons de vous rendre , il n’a été question des betteraves que comme produit agricole, livré à la fabrique au prix de i4 fr* les mille kilogrammes; il nous, reste maintenant à vous entretenir de la fabrication proprement dite. .
- L’auteur est parfaitement au courant de toutes les améliorations qui ont été successivement introduites dans la fabrication jusqu’à l’époque où il a rédigé son mémoire. Ainsi, répudiant le système des cristaliisoirs, il a basé sa fabrication sur l’emploi de la chaux pour la défécation, l’évaporation rapide des jus sucrés, leur filtration à travers le noir en grain employé à grande dose et à trois reprises différentes, leur cuisson dans
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- ' SUCRH DE BETT£RAVES.\ 5gI
- A
- des chaudières à bascule, et enfin la mise en forme du sucre à la sortie des ratraichissoirs. •
- L’auteur, quoique connaissant très bien l’avantage des procédés au moyen de la vapeur, n’a pas pensé qu’ils fussent susceptibles d’être adoptés dans des petites fabriques comme la sienne; il reconnaît que ces appareils au moyen de la vapeur, a peu près indispensables dans l’origine de la fabrication, ont perdu une partie de leur importance depuis l’emploi du noir animal, et surtout depuis l’emploi de la filtration à travers le noir en grain de M. Dumont. * - ..
- L’auteur reconnaît que ces appareils à la vapeur , très utiles dans les grandes fabriques, dans lesquelles on travaille sur des masses considérables, peuvent présenter de l’économie, sous le rapport du temps, et du corm-bustible, mais que ces avantages sont plus que compensés pour les petits industriels par la cherté de ces appareils. L’auteur insiste sur les dangers de ces appareils, placés dans des mains peu expérimentées, sur la difficulté de leur réparation et les inconvéniens qui résultent de leur moindre dérangement, en suspendant tous les travaux. D’après toutes ces considérations, l’auteur s’est déterminé à donner la préférence aux chaudières à feu nu et à bascule. Votre Comité des arts économiques n’a pu qu’approuver ces considérations et partager complètement l’opinion de l’auteur.
- Sans s’en rapporter aux produits exagérés annoncés par certains fabri-cans, l’auteur annonce qu’il obtient moyennement environ 4 et demi pour ioo de sucre, en réunissant le premier et le second jet, et établit que le prix de revient de ce sucre est d’environ 3g à 40 centimes le kilogramme.
- Sous ce dernier rapport, les calculs de l’auteur pourraient, jusqu’à un certain point, être plus ou moins controversés.. On pourrait lui objecter qu’il a négligé plusieurs articles de dépense qui devraient figurer dans son compte; mais, en somme, ces objets sont d’une faible importance comparativement au prix de revient et de vente, qu’il fixe à 39 cent. le kilogramme pour le revient et à 1 fr. 55 c. pour le prix de vente. On sentira quelle distance énorme il y a entre ces deux prix, qui, du reste, dépendent beaucoup des localités, et qui sont susceptibles de beaucoup de variations. .
- Votre programme exigeant que les «concurrens eussent exploité au moins cent mille kilogrammes de betteraves, l’auteur du mémoire annonce qu il en travaille annuellement environ trois cent mille, qu’il en a obtenu plus de 4 et demi pour 100 de sucre; et que la qualité de ce sucre ne laisse rien à désirer. . .
- Trente-quatrième année. Décembre i835. 80
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- %a ARTS ÉCONOMIQUES.
- L’auteur établit que les dépenses qu’il a dû supporter pour élever sa fabrique se composent des bâtimens qu’il a dû construire, et dont l’établissement lui a coûté 6,000 fr., et de l’achat du matériel, qui se monte à 4>35o fr. environ. Avec ces bâtimens et ce matériel, l'auteur annonce qu’il travaille journellement trois mille kilogrammes de betteraves, et que la dépense de cette fabrication se monte, tout compris, à io5 francs 5o centimes par jour, et estime que tous les produits se montent journellement à 260 fr., et, partant, que le bénéfice est de 1 54 fr. 5o centimes. Nous le répétons , nous n’admettons pas tous les calculs de l’auteur; nous trouvons, dans la recette comme dans la dépense, plusieurs articles susceptibles de contrôle; mais aussi nous pensons que l’auteur a fourni les uns comme les autres consciencieusement, et nous avons la conviction que la fabrication bien conduite, avec les élémens de fabrication employés par l’auteur, peut procurer de très grands bénéfices.
- Mais, qu’on ne se le dissimule pas , pour obtenir ces beaux bénéfices il faut réunir toutes les circonstances favorables , et il ne faut pas croire que le métier de fabricant de sucre de betteraves soit aussi facile que bien des personnes sont disposées à le croire ; il est peu d’industries qui exigent une surveillance aussi active. L’extrême facilité avec laquelle les jus de betteraves s’altèrent impose aux fabricans la surveillance la plus soutenue, et la moindre négligence apporte de suite une telle perturbation dans tout le travail, qu’au lieu de sucre on n’obtient plus que des mélasses détestables et sans valeur.
- Que les cultivateurs qui voudront suivre l’exemple donné par l’auteur soient donc bien sur leurs gardes, et qu’ils restent persuadés que, si ces calculs donnent, sur une minime fabrication de trois mille kilogrammes de betteraves par jour, des bénéfices journaliers qui dépassent i5o francs, il ne faut pas croire que le relevé du travail de l’année sera dans cette proportion. Toutefois, le travail, aujourd’hui, est ramené à des élémens si simples, qu’un homme intelligent et soigneux, qui surveillera tout parlni-même, peut être assuré de réussir, s’il a le bonheur d’avoir de bonnes betteraves.
- Dans les calculs de l’auteur, les produits ne sont nullement exagérés. Le produit est d’environ 4 et demi pour 100 en sucre de deux qualités, et le produit, en mélasse, d’environ 3 et demi pour 100; mais on remarquera que les moyens mécaniques employés par l’auteur ne lui permettent pas d’obtenir plus dé 65 pour 100 de suc de la betterave, et que ces produits seraient bien plus considérables, si, comme tout le fait espérer, le procédé de macération de M. Mathieu de Uombasle, plus
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- SUCRE BEîBETTEILaVES.
- ou moins perfectionné, pouvait être mis à la portée des petites exploitations. Si tout ce qu’on annonce de cette modification importante se réalise, les produits pourront être augmentés de plus d’un tiers; car, au lieu de 65 pour ioo de suc, obtenus avec les instrumens imparfaits de l’auteur, par la macération bien exécutée on pourra obtenir plus de go pour ioo de jus. - 1
- La revivification économique des noirs animaux, qui, ainsi que le procédé de macération, étaient inconnus à l’auteur, lorsqu’il a rédigé son mémoire, apportera nécessairement encore une importante économie dans la fabrication agricole; cet article, qui figure pour une somme journalière de 16 fr. 20 centimes, n’y figurera plus désormais que pour le huitième de cette valeur.
- Tout nous fait donc espérer qu’un jour, qui n’est pas éloigné, la fabrication du sucre deviendra populaire en France, et que la concurrence qui en résultera, en en abaissant nécessairement le prix, en augmentera la consommation, en la portant dans les classes les moins fortunées. Espérons donc que le gouvernement, mieux éclairé, et appréciant ces résultats inévitables, ne se hâtera pas d’imposer la fabrication indigène. En retardant le moment où il croira devoir frapper d’un droit la production française, et en modérant autant que possible ce droit, il s’as-, surera un revenu d’autant plus productif que la consommation du sucre en sera devenue pjus générale.
- En résumé, Messieurs, le Conseil d’administration, d’après le rapport de votre Comité des arts économiques, pense que le concurrent a rempli les conditions imposées par votre programme, et vous propose de lui décerner le prix de i,5oo francs. L’auteur nous a adressé les certificats des maires des deux communes sur le territoire desquelles est fondée sa culture, qui affirment tous les faits contenus dans le mémoire ; il a, en outre, envoyé un certificat de M. le maire de Toulouse, qui atteste qu’il a rendu les services les plus importans à la culture du département de la Haute-Garonne; qu’il a obtenu, en 1828 et i834, deux médailles d’or, dans le concours ouvert par la Société d’agriculture de la Haute-Garonne, et que, récemment, le concurrent a reçu du Roi la croix de.la .Lésion??, d Honneur, en récompense des services qu’il a rendus à l’agriculture de son département. , ' .
- L auteur est M. Lacroix fils, juge au tribunal de commerce, membre de la chambre de commerce de Toulouse et de nombreuses Sociétés savantes*;;
- Approuvé en séance générale, le 3o décembre 1835. ~ —......_—
- - * Signé Ch. Debosne , • rapporteur.'*'* G (1 i
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- AGRICULTURE.
- AGRICULTURE. — soie.
- Rapport fait par M. Huzard fils, au nom du Comité (ïagriculture j sur une proposition dencourager Vextension de la production de la soie grège.
- À l’occasion d’une communication de M. Camille Beauvais sur sa magnanerie créée au domaine des Bergeries de Sénart, vous avez renvoyé à l’examen d’une Commission composée du Comité d’agriculture et de MM. Bellangé et Bonafbus, non seulement la communication de M. Camille Beauvais, mais encore l’examen de la question de la possibilité d’élever avec profit les vers à soie dans les départemens où cette industrie n’existe pas encore. * *
- Déjà la Commission vous a soumis son avis relativement au premier objet; je viens aujourd’hui vous présenter le résultat de ses conférences sur la question générale.
- Cette question en soulevait plusieurs autres accessoires. Les principales ont été le sujet de nos discussions; il en résulte ce qui suit :
- Premièrement. Par rapport à la possibilité d’élever le mûrier dans les dèpar-temens de la France où il n’est pas cultivé en grand.
- Le mûrier est un arbre rustique ; peu de terrains lui sont contraires ; les froids de nos hivers les plus rigoureux ne le font point périr, et si quelques plantations n’ont pas réussi, leur nombre est si petit, qu’on ne peut regarder ces non-réussites que comme des exceptions, de la faute des planteurs et non de celle du climat.
- Le mûrier n’est pas plus sujet dans ces départemens à ces gelées printanières qui font périr les premiers bourgeons, et dans le cas où cela arrive, des bourgeons nouveaux y repoussent souvent mieux.
- Il y a, par conséquent, moins à craindre que les vers manquent de nour -riture dans le commencement de leur vie. Cette crainte devra à peine exister si l’éleveur retarde l’éclosion des œufs, ce qui est aisé.
- Dans tous ces départemens, la feuille du mûrier est aussi bonne, puisque les faits prouvent que les vers sont aussi vigoureux, qu’ils y donnent des cocons aussi pesans, et que, suivant les races,- ils donnent les mêmes qualités de soie (1).
- (1) On peut consulter, à ce sujet, l’ccrit de M. Bonafousf intitulé : Aperçu sur la culture du
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- Deuxièmement. Par rapport à la santé des insectes.
- Non seulement, comme nous venons de le dire, les insectes viennent aussi bien dans les autres départemens que dans ceux du Midi; mais , dans beaucoup, le climat paraît avoir cet avantage qu’on y est moins exposé à ces chaleurs étouffantes qui, dans le Midi, dépeuplent parfois les magnaneries.
- On sait, au reste, qu’un abaissement de température au dessous de celle qui est la plus favorable à la croissance rapide des vers n’est pas nuisible , et même qu’on peut y remédier artificiellement. : ^
- On sait encore qu’avec de bons moyens de ventilation les mortalités sont moins fréquentes et moins graves, et que c’est dans des localités, en France, qu’on regardait naguère comme contraires aux vers à soie, qu’au moyen des procédés perfectionnés d’éducation on obtient, d’une quantité donnée d’œufs et de feuilles, la plus grande quantité de cocons.
- Troisièmement. Par rapport à la difficulté de sécher les feuilles de mûrier, dans les années à printemps pluvieux.
- Depuis longtemps on emploie divers moyens très bons pour arriver à sécher les feuilles. Dans les établissemens bien conduits, ces moyens n’oc-casionent pas une dépense de main-d’œuvre qui puisse augmenter assez le coût de l’éducation pour rendre celle-ci non lucrative. Nous ne vous parlerons pas de ces moyens , dont le plus convenable et le plus sûr, peut-être , est détaillé dans la description d’une magnanerie salubre, publiée par vos ordres.
- Cette difficulté ne peut donc plus maintenant en être une dans les magnaneries bien exploitées (i).
- mûrier et l'éducation du ver à soie dans quelques départemens du centre de la France. ( Mémoires de la Société royale et centrale cCagriculture. Année i832. )
- (i)Ce paragraphe est tel qu’il a été lu au Comité d’agriculture et au Conseil d’administration ; mais, depuis, j’ai pensé qu’il était insuffisant, et qt’il pourrait faire passer légèrement sur une difficulté assez grave, la seule réelle qu’on rencontre dans l’éducation des vers à soie, considérée isolément, c’est à dire séparée de la culture des mûriers et du tirage de la soie. Je crois donc devoir entrer ici dans quelques développemens.
- Dans le Midi, quand des pluies continuelles viennent, au moment de l’éduealion, contrarier la cueillette des feuilles, il en résulte qu’on est obligé de donner ecs feuilles mouillées, ou de les faire sécher tant bien que mal : dans le premier cas, elles sont nuisibles ; dans le second , les vers les mangent moins avidement : il y en a beaucoup de rebutées par eux , et par conséquent de perdues ; souvent même encore, elles sont cause de maladies, et les mortalités qui s ensuivent rendent les éducations peu lucratives, sinon dispendieuses. Dans les magnane-
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- AGRICULTURE.
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- Quatrièmement./7#/ rapuort aux limites agricoles.
- Il y a, dans la plupart des départemens de la France, autant de localités où,à l’époque deTéducation.des vers à soie, la main-d’œuvre est à aussi bas prix,, à plus bas prix même que dans les localités du Midi, où cette industrie est le plus florissante. su ; 5 ‘ ~ . : ^
- Il y a, par rapport à la distribution de la population agricole, les mêmes différences ; ainsi il y a des pays de petite culture où le cultivateur et sa famille peuvent s’occuper des vers à soie, sans avoir recours à des domestiques étrangers. . • i r - . ;
- II y a autant de localités où les petits propriétaires, s’occupant de leur héritage, peuvent joindre cette éducation à leurs occupations, au moyen de leurs propres travaux et de ceux de leurs domestiques.
- Enfin, généralement, il n’y a pas plus que dans le Midi d’occupations
- ries bien tenues , l’on a donc pris le parti d’avoir toujours une pièce destinée à recevoir les feuilles inoudlées , pour les y retourner plusieurs fois ( pour les faner, pour ainsi dire), afin de les sécher avant de les donner aux vers.
- Le séchoir de M. Darcet, qui consiste dans une chambre garnie d’un poêle à courant d’air, et dans laquelle on a disposé des filets à larges mailles, placés les uns an dessus des autres, et sur lesquels on dispose en couelies minces les feuilles mouillées et humides, sera certainement de tous le meilleur, en ce qu’il permettra de sécher très économiquement et très bien, beaucoup mieux que le fanage, une masse considérable de feuilles. Celte raison seule a fait penser que l’inconvénient des pluies au moment de l’éducation des vers, quoique grave, ne Détail pas encore assez pour devoir détourner d’entreprendre cette industrie là où elle n’existe pas encore ; mais d’autres considérations aussi concluantes viennent appuyer cette opinion. • '
- Une première, que nous ne ferons que citer, parce que l’expérienee p’a pas encore prouvé que le procédé qu’elle a fait imaginer fût économique , était que la culture des mûriers en buissons et en lignes, qui prend de l’exleusion parce qu’elle présente de grands avantages , pouvait permettre de mettre à l’abri sous des châssis de toile mobiles sur des roulettes, ou seulement transportables sur des piquets, la quantité d’aibres nécessaires à.la nourriture de l’atelier pour le jour suivant ; et qu ainsi les pluies printanières ne seraient plus à craindre , puisque les feuilles auraient pu être séchées sur l’arbre avant d’ètre cueillies , ce qui était encore bien préférable au séchoir : mais en attendant que l’expérience rejette ou adopte ce moven , qui n’est encore qu’en projet , passons à d’autres que l’expérience a sanctionnés.
- Les feuilles mouillées, ou mal séchées , sont nuisibles aux vers à soie ; mais cet inconvénient est-il dû à ce que la feuille mouillée est nuisible par elle-même, ou bien plutôt à ce que la feuille mouillée excite une fermentation rapide dans la litière , fermentation qui, comme l’on sait, est la principale cause des grandes mortalités parmi les vers? Déjà des opinions et des faits semblent indiquer que les vers ne souffrent point de ce que la feuille est mouillée, mais bien seulement de la fermentation qu’elle développe dans la litière : or, l’enlèveineut journalier de la litière, quand on'donne les feuilles humides ou mouillées, empêche celte fer-
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- rurales qui , à cetle époque de l’année, réclament plus particulièrement l’attention et les soins de la population agricole (t). .
- Cinquièmement. Par rapport à V objection que T industrie des vers à soie, " autrefois prospère dans la Touraine , allait en diminuant depuis une certaine époque. ' v ; r f
- Des causes bien patentes expliquent cette diminution sans qu’on puisse accuser le climat.
- La principale de ces causes a été la révolution de 1789, qui a ruiné en partie les fabriques d’étoffes de Tours, et qui a arrêté, dans ce pays, la demande des matières premières.
- mentalion, et l’on sait combien l’enlèvement de la litière est facile , par conséquent peu dispendieux, et surtout sans inconvénient pour les vers, au moyen des filets sur les claies. Cette innovation précieuse , d’abord sous le rapport de la facilité du service , ensuite par rapport aux vers, dont elle préserve si efficacement la vie, le devient bien plus encore dans ces circonstances de temps pluvieux , parla facilité qu’elle donne d’enlever la litière presque à volonté.
- Mais une autre considération biên plus concluante vient lever toute la difficulté.
- Ou sait que, dans la Chine, on fait plusieurs éducations consécutives; des personnes ont également en Italie et chez nous essayé cette méthode, et ont parfaitement réussi , parce -que l’époque à laquelle on fait l’éJucatiou dans la belle saison et l’âge des feudles, pourvu _ que celles-ci ne soient pas trop anciennes, n’influent pas sur les vers d’une manière appréciable. L’avantage d’une éducation ou de plusieurs paraît donc dépendre uniquement de la quantité de feuilles qu’on a, relativement au local et au nombre de bras dont on peut disposer. Il résulte de là qu’on peut choisir le moment défaire éclore les vers, et qu’on peut retarder ce moment, ou même l’avancer, suivant que le temps est plus ou moins favorable. Or, en France , il est peu de localités où les pluies printanières n’aient pas une marche assez régulière, pour qu’on ne sache l’époque où elles viennent, le temps approximatif qu’elles durent, et pour que cette connaissance ne puisse faire calculer le moment où , chaque année , il sera le plus favorable de faire éclore les œufs.
- En nous résumant, nous pensons donc que là où l’on ne pourrait entreprendre l’éducation des vers à soie que sous des pluies continuelles, il serait imprudent de le faire ;
- Mais que, sous nos climats, •
- Là où l’on aura d’abord un bon séchoir, surtout celui proposé par M. Darcet j
- Là où on ajoutera à ce premier mode le procédé de changer la litière des vers, au moyen du système de filets par dessus des claies ,
- Là où, enfin , on aura la précaution de consulter l’arrivée des pluies printanières pour avancer et surtout retarder les éducations ,
- Là , dis-je, en France, les pluies printanières ne sont plus un obstacle aux éducations."~
- . ( Note de M. Iluzard fis. )
- (1) On peut voir, à ce sujet, une petite brochure de M. Huzard fils, intitulée : De l’éducation fructueuse des vers à soie dans le centre et dans le nord de la France.
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- AGRICULTURE.
- La seconde a été la réunion à l’empire français de quelques États d’Italie, parmi ceux produisant le plus de soie; ce qui a diminué la demande de la soie dans toute la France, et, dans l’espace de cinq ans, de 1808 à 1812, a réduit, en Touraine seulement, cette production de 5o,ooo kilogrammes à 16,000, près de moitié , suivant les calculs de Chaptal (1).
- Une troisième, c’est que, pendant que la demande de la soie diminuait en Touraine, la culture de la vigne devenait plus profitable, en sorte que les populations agricoles renonçaient facilement à l’éducation des vers, pour se livrer à une autre industrie, qui exclut la première dans la même exploitation. Aussi, dans le Midi, dit-on que la vigne est antipathique au mûrier (2).
- Une autre cause qui a contribué à cet abandon est l’usage presque général où l’on est, dans ce pays, de ne soumettre le mûrier ni à la greffe, ni à une taille régulière; ce qui diminue la quantité de feuilles produites, fait périr plus souvent les arbres, augmente la difficulté de la cueillette des feuilles, et, par conséquent, rend les éducations plus dispendieuses.
- Enfin, une dernière raison peut se trouver dans l’infériorité commerciale des soies de Touraine, infériorité due à l’inégalité des filatures. .
- En effet, les éducations étant en général minimes, et la manière de tirer la, soie différente chez chaque éleveur, les assortimens et les ap-provisionnemens deviennent difficiles et moins avantageux pour le fabricant de tissus; ce qui diminue la valeur des soies grèges, et, par conséquent, les bénéfices de l’industrie (5). .
- Depuis quelques années, cependant, que la fabrique de Tours a repris ,
- (1) Chaptal^ de VIndustrie française, 2 vol. in-8.
- (2) La culture du mûrier peut bien s’allier avec celle de la vigne; mais c’est l’éducation du ver à soie qui s’allie difficilement, dans la même exploitation, avec la culture de la vigne.
- (3) La décadence des filatures de soie en Touraine , signalée par M. le baron Silvestre, n’est que trop réelle; elle doit être attribuée moins aux circonstances de la révolution de ï 789, qui, par la dépréciation des soies, suite de l’inaction du commerce ét de l’industrie, fit arracher beaucoup de mûriers, ce qui fut commun à toutes les localités où ils se cultivent, qu’à des causes plus récentes; ces causes sont la supériorité des filatures du Midi et le peu d’efforts faits par les cultivateurs de la Touraine pour obtenir les mêmes avantages en suivant les progrès de celte industrie. Les filatures de Tours, de Saumur et des environs ne produisaient généralement que de petites récoltes de 5 ; 10 ou i5 livres. Il fallait s’adressera des négo-cians commissionnaires qui , pour eu composer des balles de 200 livres que demandaient les fabriques de gazes et de soieries et le commerce, rassemblaient ces divers produits plus ou moins exigus , la plupart dissemblables par la grosseur des brins et par le plus ou moins de soins apportés à la filature (ces soies inégales étant filées à six, sept, huit ou neuf cocons ), et
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- SOIE.
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- et qu’elle confectionne des étoffes d’une consommation journalière, la demande des soies recommence en Touraine, et l’éducation des vers fait des progrès lents, mais sensibles, surtout sous le rapport des bonnes méthodes. Ce qui retarde encore les progrès, c’est l’ignorance presque générale de ces bonnes méthodes, et la rareté des feuilles de mûrier par suite des arrachages qui ont été faits à la fin du siècle dernier, ainsi que l’a indiqué M. Champoiseau, dans une réponse qu’il a faite à des demandes de la Société royale et centrale d’agriculture à ce sujet (1).
- Sixièmement. Enfin, il s’élève ? objection que l’industrie des vers à soie, entreprise à plusieurs époques dans des localités nouvelles, avait toujours été abandonnée.
- Ici, Messieurs, se trouve une objection puissante, puisqu’elle repose sur un fait matériel que l’on paraît ne devoir expliquer, d’après ce qui précède, que d’une seule manière, c’est que Véducation des vers à soie n’est pas assez lucrative. ^ * • >
- Il n’en est rien cependant, et aucune industrie agricole ne rapporte autant de bénéfices, si l’on consulte les chiffres authentiques, et non contredits, publiés, dans les dernières années, par M. Amans Carrier. En
- par là exigeant de l’acheteur un examen et un tri que souvent l’oeil ne pouvait obtenir avec assez de certitude.
- D’un autre côté, les soies du LanguedoCf.£t particulièrement celles d’Alais, de Saint-Jean-du-Gard , d’Anduse , présentaient un ensemble très satisfaisant, en raison des récoltes importantes et des filatures multipliées, dont plusieurs élevaient leurs produits jusqu’à 5 à 600 kilogrammes. Toutes les soies d’une même filature , ainsi établie en grand , étaient d’un brin régulier , d’une finesse que l’on n’obtenait pas avant la révolution ; elles étaient constamment uniformes : dès lors, et cela remonte à une vingtaine d’années, les fabricans de gazes et d’étoffes, qui, à Paris, entre eux, consommaient plusieurs milliers de livres de soie de Tours, se dégoûtèrent de ces soies irrégulières et devenues inférieures à celles du Midi, auxquelles ils durent donner la préférence.
- Les producteurs tourangeaux se virent par là découragés, éprouvant sans doute aussi la même défaveur à Lyon, où s’envoyait aussi une partie de leurs soies, et dès lors n’eurent presque plus que la ressource des fabriques de soieries de Tours, qui, elles-mêmes , tiraient une grande partie de leurs soies d’Italie ou de Lyon , où l’écoulement que leur procurait la passementerie, moins rigoureuse, moins difficile que les fabriques précitées à l’égard de l’inégalité des filatures, ne leur offrait d’un autre côté que des prix moins élevés ; il en est résulté un abaissement de la valeur des soies dans ces localités , tandis que cette matière trouvait plus d’élévation dans les autres lieux de culture ; et de là, nécessairement, découragement de la part des cultivateurs et des éleveurs de la Touraine . (Note de M. Bellangé. ) (1) Annales d?agriculture. Novembre i834- •
- Trente-quatrième année. Décembre i835. . ; > 81
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- AGRICULTURE.
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- réduisant, même à moitié, les produits qu’il obtient, ce seraient encore de très beaux produits sous le rapport du profit , et M. Amans Carrier a établi sa magnanerie sous un climat moins favorable peut-être par ses intempéries , sur le sommet des Cévennes, que le climat de presque tous les départemens de la France • aussi beaucoup de personnes pensaient-elles que sa localité était tout à fait impropre à son établissement. , ,
- Si l’industrie de la production de la soie a été, jusqu’à présent, moins lucrative dans les localités où elle a été nouvellement introduite, on doit donc penser que cela est dû à des causes qui ont échappé à l’investigation, ou, du moins, qui n’ont pas été suffisamment indiquées : c’est ce que votre Commission a pensé. Comme elle croit, du reste, connaître ces causes, elle vous demande la permission d’entrer dans quelques explications à cet égard, explications qui serviront à motiver les propositions qu’elle aura l’honneur de vous faire. - . . ^
- Outre la culture du mûrier et l’éducation des insectes, la production brute de la soie se compose encore du dévidage des cocons , soit la fi- lature, et si, dans les localités où l’industrie de la soie existe depuis longtemps il est des personnes qui réunissent ces trois branches, il en est beaucoup plus qui n’en exercent qu’une ou deux : en sorte qu’il y a division du travail, et que la personne qui veut se livrer à l’une ou l’autre des deux premières branches est sûred’un débouché, que ce soient seulement des mûriers qu’elle cultive, ou que ce soient des vers qu’elle élève; ellesait presque même,à quelques variations près, le bénéfice sur lequel elle devra compter.’ Tout , dans ces localités, est donc organisé, et les débouchés et les bénéfices sont prêts pour celui qui arrive , en raison de son .activité, de son intelligence et de ses moyens. •» *
- En est-il de même pour la personne qui veut introduire l’industrie dans un pays nouveau ? Au contraire, tout est contre elle.
- Le plus grand nombre des personnes qui fout ces tentatives sont isolées; elles sont obligées d’abord de planter des mûriers, ensuite d’élever les vers, et la plupart arrivent à ce résultat assez facilement, il est vrai; mais, quand elles ont obtenu des cocons, ce n’est pas tout, il faut les vendre ou en tirer parti. Or, elles ne trouvent pas à les vendre, ou seulement à des prix très minimes : alors il faut forcément qu’elles tirent parti de ces cocons, ou qu’elles renoncent àl’industriede la soie; etc’estcedernierparti que la plupart prennent, parce que le tirage de la soie, soit la filature, n’est pas une branche de l’industrie aussi facile à pratiquer qu’on le pense ordinairement.
- Elle est simple, il est vrai; avec de l’attention et un peu d’adresse, toute personne peut le faire ; les instrumens sont même peu compliqués, et par
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- . • •: soie. : •> t Coi
- <ees ràisons, au premier aspect ; elie paraît facile. Il n’en est pas ainsi cependant ; cette filature demande d’abord de la patience et de l’iiabitude : or, la patience n’est pas donnée à tout le monde, et l’habitude ne s’acquiert que difficilement à un certain âge. Quelle contrariété ne doit donc pas rencontrer la personne qui veut faire apprendre à des ouvriers une profession nouvelle, qui demande patience, attention et quelque adresse? -Mais si, à ces premières difficultés, il se joint pour l’ouvrier une cause de dégoût, on sera bientôt persuadé que le tirage de la soie n’est pas une branche d’industrie qui puisse s’introduire facilement: or, cette cause de dégoût n’est malheureusement que trop réelle; elle provient de l’odeur des bassines dans lesquelles on place les cocons à dévider, mauvaise odeur, qui rebute peut-être autant que les efforts à faire pour prendre l’habitude du firage de la soie. -,îtV- ,.:c - , ...» 7\ U —ui «•;•><» il
- -;.M. Gensoul a dernièrement, il est vrai, introduit une grande arnélio-. ration dans la filature des soies, en y adoptant l’emploi de la vapeur pour chauffer l’eau des bassines; mais l’appareil n’enlève pas suffisamment la mauvaise odeur, et l’ouvrier en est encore poursuivi : enfin, si l’appareil a diminué les difficultés, de la filature, il est loin encore d’avoir rendu l’opération facile et à la portée de tout ouvrier.
- i/Pour n’avoir pas la difficulté de former des fileuses, car ce sont des femmes qui font ordinairement ce métien* on .a proposé d’en faire venir du Midi ; mais quand on .sait ce qu’il en coûte pour déplacer des ouvriers, et presque.toujours des familles entières, on n’est pas étonné que les éducateurs nouveaux , même riches, n’aient pas essayé .ce moyen , ou même y aient renoncé après l’avoir employée tm/iqax . iû. -.9.* ."mVjvnï ü Quant à l’objection que des élêveurs qui étaient parvenus à établir des ateliers de dévidage ont cependant aussi renoncé à l’industrie , nous répondrons d’abord que c’est parmi ceux-là fseTriement qu’il s’est rencontré des hommes qui ont conservé leur magnanerie tant qu’ils ont pu s’en occuper; nous ajouterons que ces magnaneries étant restées isolées, n’ayanj; produit que des quantités minimes dë cocons, et le plus souvent des cocons jaunes provenant de races peu recherchées, n’ayant donné enfin, le plus souvent encore , que des soies mal tirées, elles n’ont été conservées que par amusement, ou pour ne pas perdre entièrement l’intérêt du capital dépensé. ^ ,
- La difficulté du tirage de la soie a donc paru à votre Commission, sinon la seule cause, du moins la principale des non-réussites des tentatives faites pour l’introduction de l’industrie de la soie dans des localités nouvelles : elle ne lui a pas paru cependant un obstacle insurmontable. Comme, d’ailleurs,
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- l’extension de cette industrie ne peut produire une concurrence fâcheuse pour les éleveurs actuels, puisque la France achète à l’étranger pour plusieurs millions de soie, votre Commission a voulu essayer s’il était des encouragemens qui pussent aider au développement de cette industrie, là où elle n’est pas encore établie.
- . Elle répétera ici ce qu’on a déjà dit si souvent, qii’il est fâcheux que le Midi, qui renferme tant d’élémens de succès pour cette branche d’industrie agricole, ne s’y livre pas davantage aii moyen des nouveaux procédés qui paraissent donner des résultats beaucoup plus lucratifs que les anciens.
- = C’est dans le but d’exciter l’attention et l’émulation dans les parties de la France où cette industrie peut être introduite que la Commission a l’honneur de vous proposer d’adopter les résolutions suivantes :
- i°. Il sera fondé deux prix pour encourager la production des soies: l’un de 3,ooo fr. et l’autre de i,5oo fr. à décerner en 1842, pour un établissement de vers à soie èt de filature de soies d’après les procédés les plus perfectionnés, dans les départemens où cette industrie n’existe pas..
- -2°s Uri troisième prix , de la valeur de 1,000 francs, sera décerné, en 1837, à celui qui présentera une bassine perfectionnée. '
- 1 Signé Huzard, rapporteur. *
- TV. B. Ces propositions furent renvoyées à l’examen d’une nouvelle Commission, composée du Confié dsagriçulture^ auquel furent adjoints M. de Marwault, Bonafous, Bellangé, Costaz, Pouillet et Payen.
- Cette Commission, apporta quelques modifications aux premières résolutions du Comité*, et soumit au Conseil le projet qu’elle avait jugé devoir arrêter. Le Conseil approuva'ce projet dans sa séance du 25 décembre i835. Il fut adopté définitivement dans l’assemblée générale du 5o du même mois.
- Extrait des Proces-verbaux des séances du Conseil dadministration de la Société d* Encouragement.
- Séance du 9 décembre i835. /
- Correspondance. M. Fusz, à Paris, adresse un mémoire descriptif concernant les nouveaux ressorts de voitures, pour lesquels il est breveté.
- M. de Rigoult adresse , de la part de M. Barbeau, un mémoire intitulé Manuel du plâtrier, et comprenant i° l’extraction, 20 le moulage, 3° la cuisson, 4° la pulvérisation et le tamisage.
- M. Vivien, membre de la Chambre des députés, annonce que M. Guilain-
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- PROCÈS-VERBAUX. 6o3
- Dupont, propriétaire dans le département de l’Aisne, est inventeur d'une charrue
- perfectionnée, et qu’il en sollicite l’examen. ** .......
- M. Boyer, membre de la Société, annonce qu’il vient de terminer la statistique des carrières de marbre , albâtre:, serpentine, granit et porphyre , et demande que
- la Société veuille bien se faire rendre compte de ce travail. l ! ' ' v "
- Objets présentés. M. Féronvilley à Palis, appelle l’attentiôn de la Société sur une machine à battre le blé, dont il est l’inventeur."
- M. Laigncf ingénieur civil., fait hommage d’une brochure intitulées De T emploi des petites courbes, dans les chemins de fer.'A^~-‘A * '* 1?!y }
- Rapports des Comités. Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Olivier lit un rapport sur le résultat du concours relatif au peignage du lin par machines.
- Trois concurrens se sont présentés ; mais le temps qui s’est écoulé depuis l’expiration du délai prescrit pour l’envoi des mémoires et autres pièces, n’ayant pas suffi pour les vérifications, recherches et expériences nécessaires, le Comité propose de clore le concours, sous la réserve des droits des concurrens. [Approuvé. J Au nom du Comité des arts chimiques, M. Mérimée lit un rapport sur le concours pour le nettoiement des écorces propres à la fabrication du papier.,
- - Deux concurrenssè sont présentés* mais aucun n’ayant rempli les conditions du programme, le Comité propose de proroger le prix ,à l’année prochaine, [ Approuvé. ] \v ) .m-. , k . • •• • ‘ : . . ‘
- Au nom du mèmeComité, M. Gaultier de ClaubryMt unrapport sur le concours pour fa découverte d’un procédé propre à rèconnattre le mélange de la fécule avec la farine défié., ••'•V **;tîl* n * n ‘•v-**,'t ♦ •••
- Six concurrens se sont fait inscrire. Le Comité a distingué l’auteur du mémoire n° 1, qui a traité la question d’une manière satisfaisante, et indiqué un procédé insuffisant pour mériter le prix , mais dont futilité est prouvée par une expérience de plusieurs années. , J -
- Le Comité propose de décerner une médaille d’or de deuxième classe à ce concurrent , qui est M. Boland, boulanger à Paris, et de remettre le prix au concours pour l’année prochaine. [Approuvé. ] ^
- Au nom du même Comité , le même membre lit un rapport sur le concours pour la découverte d’un procédé propre à procurer à la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui de farine de froment. ‘f Quatre concurrens se sont présentés ; mais aucun n’ayant résolu la question , le Comité propose de remettre le prix à l’année prochaine. [ Approuvé.J
- M. Gaultier de Clauhry, continuant de porter la parole au nom du même Comité, lit un rapport sur le concours relatif à la préparation des tissus d’amiante.
- Un seul concurrent s’est présenté5 mais n’ayant pas compris la question, le Comité propose de remettre le prix au concours pour l’année prochaine. [Approuvé.] Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Amèdèe-Durand lit un rapport sur une voiture à deux roues et un harnais présentés par M. Pourrai.
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- j6°4 Plfpf isrYEMAPf •
- , . Le Comité propose de faire i°graver la partie*de la voiture de. M. Pqurmf ,.qûi en forme l’essieu, ainsi que son mode duUobgeo' a0 ’d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la Commission des médailles. [ Approuvé. ] . v - l\ -h
- Communications, :comte de Lambel présente, iau nom de M. William Saimders, colon .de Vile Maurice i un échantillon; ndé isucre de bettera-j déféqup; àt;frqid;, . etid-écrit les procédés suivis- .par l’auteur. Il demande que la note et les échantillons de sirops, qu’il dépose sur le bureau soient renvoyés aux Comités des ar^-fibimiqtiesfdet récéncmiquesi, auxquels il donnera tous les rensei-gnemens qu’ils pourraient désirer sur-la méthode de M. Saunders , consignée dans,son brevet ,d’intention et daps les deux additions qu’il y a faites. [Approuvé.] Mv- le baron Séguier appelle l’attention du Conseil sur le chemin de fer établi à l’entrepôt du rGros-Caillouÿ ,et il pense qu’il serait important que le Comité des arts mécaniques pût se livrer à quelques expériences sur le système du chemin de jfçr qui y ,a été.adopté., pour le comparer avec le système de M* Lûignel. ; îr,,.
- [ b 5 •uuriitruno'' Sé.an&e. #u g3 décembre 1835. n. otolo o- oqoiq
- ^.Correspondance. M. £ç.vallée\j-.directeur..de l’Ecole centrale des arts et manufactures, annonce que 4es élèves titulaires des quatre demi-bourses fondées par la Société d’encouragemqnt damin oette École ^viennent d’entrer dans leurjtroi-ÿème unnée d’étude^. ;d jq d i*r oic-rq ou Msc-pnq Atimol) oi < omrnnrr.c'it] : h Objets présentés. M. Legey, ingénieur en instrumens de mathématiques» adresse le dessin et la desoriptiqçL.d’pnè. machine .de son inyention, destinée au plombage des marchandises* et remplaçant le.timbré.aec et d u.vy
- M. Deïhomme sollicite l’examen d’un nouvel appareil dynamo me trique» pour me-surer la force de tous les moteurs animés?et inapimés. , '; ujc». os > zhî
- : M. Jules Desportesj imprimqur-litbograpbe:,adresse los. épreuves: d’un ouvrage qu’il impjçjme eu lithographie au. mftyjehide reports de typpgraphije sur pierreriavee des dessins, etc., intercalés dans le texte, et fait hommage d’un .exemplaire del’ou-* yr^gp^ur la lithographie^,, qu’il a publié.eit qui lui a, valu dé la Société une .médaille
- l,f ur. >.ivf oî ?>n îo a 'rqpifcjüou > ' ; wo.i ; a :up t î c:»
- M. Lenseigne, mécanicien à Paris, présente des. appareils qu’il a imaginés pour
- tarauder .perpendiculaire ment;.; vidmü.u ‘>mo;n tu\nuü.j Ktnbcn ; > mua : ^ ,yM. Poitraf, à. Paris, adresse le manuscrit d’um ouvragei-qd’il va publier .sous Iq titre de Régulateur commercial; . y •«».,% ^ ':yvyj ^uuwv* •omA. :y- v’v\ —- v -v-.'.xJ.i M.^Geslin^ lesr^inq.premières livraisons, d’un ouvrage intituléi: Ze Peintréjen décor. r.î •-•> A. 1 .— -U'Âna nbrm&i t, /..\q oi s'b ohm' J
- Rapports de,4 Comités. f du Comité desarts chimiques, M. ‘'Gaultier de
- Claubry lit un rapport sur le résultat du;çençours relatif à la découverte d’un procédé propre à recueillir le gluten, dans la fabrication de F amidon. : *: J
- f Cinq concurrens se sont présentés ; mais le Comité n’ayant pas eu le temps d& soumettre les produits de plusieurs à des essais comparatifs $ il propose de dore le concours, sous la réserve dos droits des coneurrens. [Approuvé.] ;; -j;i - ,rr t.**.
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- -X "^roces'-yeeba’ux .
- y Au nom du mente Comité ,'le même méittBredît mi rapport? sur le concôürs relatif à la découverte d’un procédé pour utiliser les* eauxprovenant des amidonne-ries et des féculeries. - - - * ijut Ji -'V
- i Un seul concurrent s’est présenté^ Épais- lé Comité n’a pas eu le temps dé faire les expériences nécessaires pour constater l’efficacité du procédé soumis à sort examen ; il propose de remettre la question au concours pour l’année prochaine, sorts la réserve des droits du concurrent. [Approuve.] !ii co ... • — ; :
- : Au nom de la Commission de lithographie ,1e même membre lit un rapport sur le résultat du concours relatif au perfectionnement de la lithographie - Il s’est présenté trois concurrens pour la question concernant la fabrication des meilleurs crayons ; mais la Commission n’a pu se livrer encore aux expériences nécessaires pour constater la supériorité des produits. * : : r 'Y ; -
- La deuxième question relative à l’encrage mécanique n’a appelé qu’un seul concurrent, qui a présenté une machine dont les avantages doivent être constatés par
- Un long service*. * Ü *».- i euc-t^W-v».. • •• <• ....1 '.....- * 'f
- i. Aucun concurrent n’a disputé les prix pour Y impression lithographique en couleur et pour les reports de dessins et lettres autographiques. ^ V ^ ^ ~
- . En conséquence la Commission propose de remettre au concours , pour l’année i836, ces différens Sujets de prix. [Approuvé.] ; u o , ......-•* . u
- Au nom du Comité des arts chimiques, M. Payen fait un rapport sur le concours relatif à la découverte d’une substance propre à remplacer la colle de poisson dans la clarification de la bière. • • a • • • • • ' ' - .. . - - •
- Un seul concurrent s’est présenté ; mais de nouveaux essais sont nécessaires pour constater la supériorité de ses procédés. Eu conséquence, le Comité proposé de remettre la question au concours pour l’année prochaine, en réservant les droits du concurrent. [Approuvé.] ; a ra „ *! •* et
- !... Au nom du même Comité, -M.'- Dumas lit un rapport sur le concours relatif au
- perfectionnement de la construction des fourneaux. •-1- i ^ .• -<-•-> ♦•••<
- Le concurrent qui, l’année dernière, avait envoyé le dessin et lai descrîptiotx d’un fourneau propre à la désoxidation des métaux , n’a pu réaliser sa conception.
- Le même concurrent, qui avait pris part au concours relatif à la construction de fourneaux destinés à la fonte des métaux et à la réduction des oxides métalliques , n’a envoyé aucune pièce constatant l’établissement des fourneaux de ce genre. 4 Le fourneau-chaudière de M. Lemare, inscrit pour le concours concernant le meilleur appareil servant à produire la vapeur à une pression de deux dixièmes d’atmosphère, est en activité dans diverses fabriques ; mais le Comité n’a pu encore obtenir sur son emploi des données positivés. * . "
- Aucun concurrent ne s’est présenté pour résoudre la question relative à la construction d’un appareil propre à donner de la vapeur sous une pression de 3 atmosphères.
- Enfin , le prix pour la construction d?un appareil propre à l’évaporation des solutions salines ou autres est remporté. ' ' > a r . ^ • '*•
- En conséquence, le Comité propose i° de remettre au concours, pour Tannée i838, les prix pour la construction des fourneaux propres à l’oxidation des
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- PROCÈS-VERBAUX.
- métaux, à ia fonte des métaux et à la réduction des oxides métalliques; 2° de clore le concours pour le meilleur appareil servant à produire de la vapeur sous la pression de deux dixièmes d’atmosphère; 3° de remettre à l’année prochaine le prix pour un appareil propre à donner de la vapeur sous une pression de 3 atmosphères au moins ; 4° de décerner à M. Degrand, ingénieur civil, à Marseille , le prix de 4,ooo fr. proposé pour la construction d’un appareil à évaporer les liquides tenant en dissolution des substances salines ou autres. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité, M. Payen lit un rapport sur le concours relatif au blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes.
- Un seul concurrent s’est présenté ; mais il a omis de décrire en détail les procédés, et de les accompagner de dessins exacts des machines et ustensiles.
- Le Comité propose de lui réserver ses droits et de proroger le concours à l’année 1837. [Approuvé.]
- Au nom du même Comité, le même membre lit un rapport sur les travaux de M. Cellier-Blumenthal, aux heureuses idées duquel on doit la base de la plupart desperfectionnemeus notables dans l’art de la distillation des vins et autres liquides alcooliques , ainsi que dans l’évaporation des solutions organiques altérables.
- Le Comité propose d’accorder à M. Cellier-B lumenthal la grande médaille d’or, qui sera considérée comme un accessit au prix pour la construction des fourneaux. [Approuvé.]
- Au nom des Comités des arts mécaniques et économiques réunis, M. Goarlier lit un rapport sur le concours relatif à la. fabrication des briques, tuiles et carreaux.
- Un seul concurrent, M. Gérard-Marécat de Montbrehain (Aisne), qui avait obtenu une médaille d’argent au dernier concours, s’est présenté ; mais, quoiqu’il ne cesse de faire des efforts qui doivent lui mériter la satisfaction de la Société, le Comité n’a pas pensé qu’il eût des droits suffisans à l’un des prix proposés.
- En conséquence, le Comité estime qu’il y a lieu de proroger à l’année prochaine les différens prix pour lesquels les droits de M. Gérard-Marécat seront réservés. [Approuvé.] . v.
- Au nom du Comité des arts mécaniques, M. Amédée-Durand lit un rapport sur les concours pour des instrumens propres à remplacer les tarauds et pour former les pas de vis sur des tiges métalliques.
- Deux concurrens se sont présentés ; mais n’ayant rempli aucune des conditions du programme , le Comité propose de proroger ces prix à l’année prochaine. [Approuvé.]
- Au nom d’une Commission spéciale, M. Pouillet lit un rapport sur le concours relatif à la fabrication des bouteilles destinées à contenir des vins mousseux.
- Quatre concurrens se sont présentés ; mais le nombre des bouteilles envoyées pour essais était beaucoup trop restreint pour qu’il fût possible d’asseoir un jugement assuré sur le mérite relatif des fabriques des concurrens. „ . .
- Toutefois, comme cette fabrication est en voie de progrès, le Comité propose 1° de rappeler la médaille d’or de première classe, décernée, en i833, à M. Darchej
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- 2° d’accorder à chacun des trois autres concurrens , MM. Blum frères , de Potlly et de Violaine, une semblable médaille d’or, comme un témoignage de la haute satisfaction que la Société a éprouvée, en appréciant les succès remarquables qu’ils ont obtenus.
- Le Comité propose, en outre , de proroger le concours à l’année i838. [Approuvé.] . .
- Au nom du Comité des arts mécaniques , M. le baron Séguier lit un rapport sur le résultat du concours pour la découverte de moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation. - - :
- Dix concurrens se sont présentés, et, quoique la question soit aujourd’hui bien comprise, aucun d’eux n’a rempli complètement les conditions du programme.
- Toutefois, le Comité a distingué le mémoire d’un physicien habile, qui propose un moyen d’éviter les explosions , ayant le triple avantage de fournir Une indica- ' lion du danger, de l’arrêter et de permettre, après en avoir écarté les causes, de continuer le service de la machine. . ; , H 1 - ; '* ''
- Le Comité propose de décerner une médaille d’or de première classe à l’auteur de ce mémoire, M. Galy-Cazalat, professeur des sciences physiques, à Versailles , et de proroger le concours à l’année prochaine. [Approuvé. ] . •
- „ Au nom du Comité-des arts économiques,’ M. Derosne lit un rapport sur le résultat des concours Y établissement de sucreries de betteraves sur des exploi-
- tâtions rurales. ; . ri?; .
- Un seul concurrent s’est présenté. C’est M. Lacroix fils, juge au tribunal de commerce de Toulouse * il a rempli toutes les conditions du programme.
- En conséquencele Comité propose de lui décerner le prix de i,5oo francs.
- ( [Approuvé.] ; .g. 0;. , . •Ci,;../?
- Au nom du Comité d’agriculture, M. Huzard fils lit un rapport sur le concours pour Yemploi de la chaux comme engrais. . , v ..... f
- Sept concurrens se sont présentés 5 mais le Comité n’ayant pas eu le temps d’examiner leurs titrés et de recueillir les renseignemens nécessaires, il propose ) de clore le concours, sous la réserve des droits des concurrens. [ Approuvé. ] .
- Au nom du même Comité ^ le même membre donne lecture du programme î de deux prix, l’un consistant en médailles d’or, de platine et d’argent, à décerner .en 1840, pour le perfectionnement et l’extension des filatures de soie dans les ? départemens où cette industrie existe depuis long-temps ; l’autre consistant aussi en médailles d’or, de platine et d’argent, et en outre en une somme de 4,5oo fr.,
- - pour l’introduction de l’élève des vers à soie et la filature des soies dans les dépar-temeus où cette industrie n'existait pas avant i83o. [Approuvé.] • •
- Séance générale du 3o décembre 1835. . . - J
- ( Voyez plus haut les détails de cette séance. )
- Trente-quatrième année. Décembre 1 835. 82
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- Liste des-Membres de la Société admis pendant Tannée i835.
- MM. - r' 1
- Allain, (îf|), chef de bureau au Ministère de la justice, rue d’Aguesseau, n° i,à Paris.
- Bibliothèque de la ville de Valenciennes (Nord).
- Bqkel (René), capitaine d’état-major , rue de l’Université, n° 120, à Paris.
- Bossange (Hector), libraire, à Paris.
- Boubert, propriétaire à Aueh (Gers).
- Bury, graveur-dessinateur, rue Saint-Landry, n° 5, à Paris.
- Cabasse, manufacturier à Ventron par Remire— mont (Vosges).
- Castagnier fils, ingénieur civil, à Montpellier, (Hérault).
- Le Cercle du commerce, rue du Sentier, n° 20, à Paris.
- Chambert, libraire, à Lyon.
- Claviers, ingénieur-mécanicien, rue de la Madeleine, n° 27, à Paris.
- Clerc, affineur, à Harfleur, près le Havre (Seine-Inférieure). -
- Cordier (Achille), libraire, rue des Grands-Augus-tins, n° 21, à Paris.
- Cordier (Simon), libraire, rue des Grands—Augus-tins, n° 21.
- Coste (Ferdinand), maître de forges à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire).
- Coste-Floret (Antoine), négociant à Agae (Hérault).
- CourtÉpee (Laurent), rue du Jardin-du-Roi, n° 12, à Paris.
- Delaunay (Prosper) , manufacturier , à Laval (Mayenne).
- Deleschamps , pharmacien, place du Pont-St-Michel, n° 43, à Paris.
- Duverger, imprimeur, rue de Verneuil, n° 4> à Paris.
- MM. '
- Eynard, docteur-médecin, à Lyon.
- Février(^), notaire, rue du Bac, n° 3o, à Paris.
- Fichet, serrurier-mécanicien, rue de Richelieu, n° 77, à Paris.
- Fossin père, joaillier-bijoutier, rue de Richelieu, n° 62, à Paris.
- Fossin fils, joaillier-bijoutier, rue de Richelieu, ii° 62, à Paris.
- Furia, ingénieur civil, rue d’Enghien, n° 7, à Paris.
- De Gatigny (Alfred), fabricant de tapis, rue de Richelieu, n° 8g, à Paris.
- Gibus, chapelier, place des Vicloires, n° 1, àParis.
- Gillet de Grammont, docteur en médecine, rue du Faubourg-Poissonnière, n° i4, à Paris.
- Grangoir (Louis), serrurier-mécanicien, rueMouf-fetard, n° 307, àParis.
- Greiling, fabricant d’instrumens de chirurgie, quai Napoléon, n° 33, à Paris.
- Guiffrey, ancien notaire, rue Hauteville, n° 1, à Paris.
- Hall, ingénieur-mécanicien, rue d’Enghien, n° g, à Paris.
- Hardy jeune, filateur de coton, à Condé-sur-Noirot (Calvados).
- Le Comte d’HoFFELiZE, propriétaire à Nancy (Meurthe).
- Houdaille, bijoutier, rue St-Martin, n° 171, à Paris. >
- Hubert, directeur de l’Agence générale des fabriques et manufactures , boulevart Montmartre, n° 8, à Paris.
- Hutin, fabricant d’outils, rue Soîy, à Paris.
- Hutter et compagnie, manufacturiers à Rive-de— Gier (Loire).
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- MM.
- MM.
- 609
- Japy (Adolphe), ancien Élève de l’École polytechnique, à Beaucourt (Haut-Rhin).
- Jouet, capitaine de vaisseau, à Paris.
- Kammerer, libraire à Strasbourg (Bas-Rhin).
- Lacordaire (Jules), directeur de la Société des eimens de Pouilly, à la Gare d’Ivry, r.° 22, à Paris.
- Lafosse, docteur en médecine, à Caen.
- Lafosse, propriétaire, à Abbeville (Somme).
- Lamort, imprimeur à Metz (Moselle).
- Lecointe et Pougin, libraires,quai des Augustins, n° à Paris.
- Lefaucheux, arquebusier, rue de la Bourse, n° 10, à Paris.
- Len eveu ( Auguste), propriétaire, quaiMalaquais, n° 3, à Paris. • .....................
- Luszczeweki (Adam), ingénieur polonais, rue du Faubourg-du-Roule, n° 16, à Paris.
- Mantoux, imprimeur-lithographe, rue du Paon, n° 1, à Paris. .
- Mariotte, chimiste, ancien directeur de mines à Valenciennes (Nord).
- Mathias, libraire, quaiMalaquais, n° i5, à Paris.
- Montague (Jobn-Humphrey), au château d’Os-mond, près Vimoutier ( Orne).
- -De Mornay, propriétaire à Mornay, par Fontaine-Française (Côte-d’Or).
- Néron jeune, fabricant d’indiennes à Bapaume-Ies—Rouen (Seine-Inférieure).
- Pavy jeune, négociant, rue des Fossés-Montmartre, n° 25 , à Paris. '
- Peligot (E.), professeur de chimie à l’École centrale, rue de Paradis-Poissonnière, à Paris.
- Le baron deRanchin, membre de la Chambre des députés, rue St-Florentin, n° 10, à Paris.
- Rieffel (^) , directeur de la ferme-modèle de Grandjouan, par Nozay (Loire-Inférieure).
- Robert (Eugène), horloger, rueNeuve-Vivienne, n° 4i> à Paris.
- Robin Schmidt, serrurier-mécanicien, rue Royale-St-Honoré, n° 14? à Paris.
- Le vicomte de Saintenac , député de l’Arriége , rue de la Ville-l’Évêque, n° 21, à Paris.
- Taffin, fabricant deliterie, rue St-Denis, n° 2o3, à Paris.
- Tarbé de Vauxclairs fils, ingénieur des ponts et chaussées, rue du Bac, n° 4o, à Paris.
- Thomas, arquebusier, rue de l’Université, n° 44> à Paris.
- Thoron, aîné, propriétaire, àCarcassonne (Aude).
- WARÉEjeune, libraire, rue de la Sourdière, n° 25, à Paris. .
- CORRESPONDAIS ETRANGERS.
- MM.
- Artaria et Lafontaine, libraires, à Manheim. Desoer, libraire , à Liège (Belgique).
- Le directeur des postes de Saarbruck (Prusse). Dmitriew (Nicolas), capitaine du génie au corps impérial des mines de Russie, rue de Varen-nes, n° 17, à Paris.
- Gluksberg, propriétaire, à Varsovie.
- Orell Fussli, libraire, à Zurich (Suisse).
- MM.
- Pescator (Guillaume), propriétaire, à Eich, près Luxembourg (Belgique).
- Pic, libraire, à Turin.
- Prache, maître de forges à Dilling, près Sarre-Louis (Prusse). *
- Le prince royal de Suède, à Stockholm.
- Schwertz fils, ingénieur suédois, à Stockholm. Zürhausen, directeur des postes, à Aix-la-Chapelle (Prusse).
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- 6io
- SOMMAIRE DU CAHIER DE DÉCEMBRE i835.
- Séance générale du 3o décembre i835................. . . Page 55i
- Rapport sur les concours ouverts pour l’année i835; par M. le baron Dcgérando. . . 553
- Arts mécaniques. — Machines à vapeur. Rapport sur le concours pour la découverte de moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation ; par M. le baron Séguier...............................................55g
- Arts chimiques. — Bouteilles. Rapport sur le concours pour la fabrication des bouteilles destinées à contenir des vins mousseux ; par M. Pouillet. . . . . . . 568
- Amidon. Rapport sur le concours relatif au procédé propre à la préparation de l’amidon, en conservant le gluten ; par M. Gaultier de Clauhry. . . . . ... 5^2
- Rapport sur le concours pour un moyen d’utiliser les eaux des féculeries et des ami-
- donneries ; par le même. ..... t _ . -................. . . . . . 5^6
- Fécule. — Rapport sur le concours pour la découverte d’un procédé propre si procurer à la fécule- la propriété de donner un pain qui lève comme celui de farine de froment ; par le meme. . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . 5yj
- Farine. Rapport sur le concours pour la découverte d’un procédé propre à reconnaître
- le mélange de la fécule avec la farine de blé, par le meme. . . . .. . 579
- Fourneaux. Rapport sur le concours relatif au perfectionnement de la eonstruction des
- fourneaux; par M. Dumas....................................... . . . . 58£
- Rapport de M. Payen sur les travaux de M. Cellier-Blumenthal. . . ... . . . „ 588
- Arts Économiques. — Sucre de betteraves. Rapport sur le concours pour l’établissement
- de sucreries de betteraves sur des exploitations rurales; par M. Ch. Derosne. . . . 58g
- Agriculture. —- Soie. Rapport de M. Huzard sur une proposition d’encourager l’extension de la production de la soie grège. ... ... .. . . . . . . . . . 5g£
- Extrait des procès-verbaux des séances du Conseil d’administration de la Société d’En-couragement. Séance du 9 décembre i835, 601. Séance du 23 décembre. . . . 602
- Liste des membres de la Société admis pendant l’année i835..........................608
- IMPRIMERIE DE Mme HUZARD (née VALLAT LA CHAPELLE)
- RUE DE L ÉPERON-SAINT-ANDRÉ-DES-ÀRCS , H° J.
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- NOTE SUR L’ORGANISATION
- DE LA SOCIÉTÉ d’eNCOURAGEM^^MS^MÆ^^^ NATIONALE, SEANT A PARIS, ' « RUE DU BAC, N° 42*
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- Jmhes de l’indus-
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- i°. Distribution de prix et médailtès pour des inventions et dès pérfectionnemens dans les arts utiles ; .
- 2°. Expériences et essais pour apprécier les nouvelles méthodes ou pour résoudre des problèmes d’art ;
- 3°. Publication d’un Bulletin mensuel distribué exclusivement aux Membres de la Société, et renfermant l’annonce raisonnée des découvertes utiles à l’industrie , faites en France ou à l’étjRrogfrY* » g[ -TT . 0 f Yj »/| % r p O' f ^ /VJ} A T
- 4?* ^ËntrîtœWd^léfe^ &ns Ils écoles v^tér+baireA et dans d^uvtrei^taËlfe^aens. ^ ê--l-La Société distribue en outre , tous les quatre ans , des médadles aux ouvriers-conlre-maî-tres qui se distinguent par leur bonne conduite çt par leurs talensi ['{*>?
- * Elle a huit places gratuites, à sa nomination , dans l’Ecole d’arts eï métiers de Châlons ; tous les Sociétaires ont le droit de présenter des candidats.
- ; Les Membres de la Société peuvent concourir ppjnr les.prix qp’çllç, propose, niais non les Membres du Conseil d’administration. ^ Y . . ... •
- Le Bulletin est adressé^ ^inè d^^’iérl, tirtà&mo^^MM^tef'itcflSïaircs', quel que soit le lieu de leur résidence.
- Chaque numéro de ce Bulletin forme un cahier in-4° de 4 à 5 feuilles d’impression , et contient trois ou quatre planches gravées avecTe plus grand soin.
- Les personnes qui deviennent Sociétaires peuvent se procurer les volumes des années précédentes, à raison de 6 francs. iotuiée.YY'ïM #^ .1 lÉJi
- La collection des Bulletins de là Société forme aujourd’hui (en i836 ) 34 volumes in-4°, et peut être regardée comnp^çj^ epçyçlopéilief^agressi.ve des a^ts et Métiers. Le Bulletin offre aux personnes qui veulent l’acquérir cet avantage, qu’elles peuvent acheter l’ouvrage volume par volume , au prix porté au tarif, sans s’engager à prendre les autres.
- La Société d’encouragement tient ses assemblées générales deux fois par an.
- La première a lieu dans le courant du premier semestre ; elle est consacrée : !<>_ la reddition du compte général des travaux dé la Société par" le Sèèrét&irè , et (lu
- compte général des recettes et dépenses par la;Commission des fonds et les Censeurs ;
- 2°. Au renouvellement du Conseil d’administration;
- . 3V A la distribution des médailles d’encouragement. r ï 5’ ; a i
- ^ La deuxieme a lieu dans le courant du deuxième trimestre ; elle est consacrée a la distribution des prix.»^ ^ i ,o •*<;/.,: .. «> a. > ^ » - - * ^
- î;.. Le Conseil d’administralion s’assemble de. deux mercredis l’un , de quinzaine en quinzaine, pour entendre les rapports sur les objets soumis au jugement de la Société.,
- Les Sociétaires peuvent assister aux séances ; ils y ont voix consultative.
- h iîOS
- -r: Pour être reçu dans la Société d’encouragement, il suffit d’être présenté par un de ses Membres, admis par le Conseil , et de s’engager pour une contribution annuelle de 36 fr.
- Toute demande d’admission peut d’ailleurs, et pour plus de facilité, être adressée directe-ment.au Président de -la-. Société--------- ----------, ..... ............, ..iriin..
- Lorsqu’une invention est approuvée par la Société , le rapport est inséré au Bulletin , avec gravure ; si l’objet l’exige ; sans que l’inventeur ait rien à débourser ni pour l’examen ni pour l’iusertion. : ; . • .. .. •• r-, - : - Y- . - . .• . :-v.-,y . *.
- Les programmes des prix se distribuent gratuitement au Secrétariat de la Société, rue du Bac, n" 4 a. ' 'Ui'
- La correspondance a lieu sous le couvert de M. lé Ministre du commerce
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- * a vapeur.
- • I >- «V. »
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de quinze cents francs pour la construction d’une pompe d’alimentation à l’usage des chaudières des machines a vapeur, tant à haute qu’à basse pression. Les organes obturateurs de ces pompes, soit à l’aspiration , soit à la refoulée, devront être tellement disposés que leurs fonctions ne puissent, en aucUn cas, être paralysées, lorsque des corps étrangers seraient entraînés par le liquide.; £r ^ f ^ ' V ^ ’ 1a
- . -j a, :•'»! ..- !„ î fo*% ft'jüoiui b .i-os-y aoiertïiiihRl} oüiiïsinali àîyoi
- • (i) Le Conseil d’administration de la Société d’encouragement a arrêté qu’il ne sera publié dorénavant que l’énoncé et les conditions des prix déjà proposés ou remis au concours, renvoyant , pour les détails, aux programmes complets joints aü Bulletin de Tannée ï83i, qui se vend chez Madame Hiizard, nie de l’Épero», n° 7.^ q ^;s .* a *> 4d
- Les programmes des prix proposés depuis 1331 on|; été conservés dans leur entier. , ,
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- • ..; . .. ... (4 ) . . .. ,
- ÎLe prix sera décerné , s’il y a Ueii,rd^ns* la .séance générale du deuxième semes-'ire**i836*••* «L ;• m &.••>** m, ai> ...*‘*<'4 au Sr-e^o-n
- Les mémoires descriptifs, accompagnés des dessins nécessaires et des certificats des autorités locales, constatant l’existence ^d’emploi de ces pompes, ou les machines * elles-mêmes, seront adressés avant le ier juillet de la même année.
- Prix pour la construction d’un dynamomètre perfectionné propi'e à mesurer la force ; , ; des màchines. ;
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de deux mille francs pour la con%li’«etiop\d,un appareil dynamortiétrique-pou vaut fadi^apprécier ^exactement lesk forces développées dans un temps quelconque, ainsi que leurs variations successives. L’instrument devra conserver et laisser, des traces visibles de toutes les indications. < * " “ * ‘ ^ m-** . ni-** i.C.> y.. - * Ji w
- Cet appareil est spécialement destiné à faire connaître les forces exigées pour la traction des chafrues, des* voitures , des bateaux sur les canaux , des wagons sur les chemins de fer , .et geiïeralemént de tous les*corps pesant, soit qu’ils glissent, soit
- qu’ils roulent.
- Ce dynamomètre devra être tellement construit que ses indications puissent être facilement perçues d’une manière directe et sans le secours du calcul.
- Il devra faire connaître la* durée de chaque oscillalio» dans la force , afin de fournir les sommes totales d'action dans unr temps donné poup^çet effet, il sera utile qu’il puisse fractionner le‘temps par quantités variables, à volonté, depuis la fraction de seconde jusqu’à l’heure. *
- Les unités des fractions du temps, pour donner des appréciations exactes , devront être d’autant plus courtes, que les oscillations, dans ua temps donné, seront plus fréquentes. • '• *» ' . • -
- En résumé, le but à atteindre, pour mériter le prix, est de présenter un appareil qui puisse faire exactement* connaître, non seulément la forée développée pendant urt temps déterminé , mais encore les sommes parliellos d’action correspondantes à chaque fraction de temps. ’ « '• ' - -1 /' ' • . ; . :
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre-x836. " : é ^ -• ; ; :l- V‘ ' _ ; _ • *• _ !
- Les mémoires et les instrumens devront êtfèremis avàntllé Ier juillet de là même
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- {j%~ «rtyrTS ’B' Jfrrî^TSTTrmrrw j; r:î*rrwf.’rr~i?
- Prix poiirla êonstHiàtidn (Pün appàÆVàynamoméirique àpplicâVlh a tagriculture.
- ,1 ' i> : sf, «V,-' ,\*K Oi', -v*.-; y ^ 7.:; : %•=«•• f
- ; La Société d’Encouragement, dansla vue de répandué^t^besdin pressant qu’éprouve hagriduliure-, d?êiï,ë%iûvdéé'p&i‘ dée-doiHiées eertàîfies dàhît sdià choit eWtrè'les
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- dtfféreote^chamïés comidérees sous le rùppart de lremploi de# forces qu’ellesexigént, propose un prix de la valeur de mille francs pour un instrument particulièrement applicable à cette destination; ‘ ' , ç**J*;;‘.hé-‘ *
- *% L’indication fournie,. soit qu’elle offre un fotal de la force dépensée , soit qu’ellp présenteunemoyenne d’intensité et dedurée dans les oscillations decelte.force, pourra
- n’ètre qu’approximative , et la Société se réserve le droit d’apprécier la suffisance de cette approximation ; cette indication devra être perceptible et intelligible à première VUe. ' > (i) * * 4 i ‘ .. . .... .
- j En outre, elle devra être donnée par un moyen qui la préservé de toute altération 'produite par les intempéries de l’air, et protégée contre la possibilité de tout dérangement par la volonté des hommes. ' * ( ; v» .• 7
- Les moyens fournis devront, par la facilité de leur emploi ou leur solidité , être parfaitement appropriés aiix convenances de l’agriculture. ' ‘ ; * r? ' - .y '1
- La même considération détermine la Société à fixer une limite au prix de revient de l’instrument mis au concours; on exige qu’il soit renfermé dans celui de 3oo fr.
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre i836. f ‘ :;' jt — “-/î
- 1 Le concours restèra ouvert jusqu’au icr juillet de la même année. '
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- r r
- •ix pour le perfectionnement du système de navigation des canaux.
- • La Société d’Encouragement, considérant la haute importance que présente, pour les intérêts respectifs de l’agriculture, du commerce et des manufactures, le système de la navigation intérieure de la France, propose un prix de la valeur de six mille francs, pour un bateau de halage, construit ë» France et disposé pour recevoir quatre-vingts voyageurs et leur bagage, qui satisfera,: avèc-le plus'd’avantages comparatifs , aux conditions suivantes : ; ^ s, u. . * r - - ' ;
- : i°. Le bateau devra faire deux lieues (8,ooo mètres) en 3o minutes, sur uneanal en grand biez, au moyen d’un halage 'dont l’effet dynamique n’excédera pas......
- ....d’après l’indication moyenne du dynamomètre (i). . b »
- • 2°. Celte expérience sera renouvelée trois fois avec les mêmes moyens et les mêmes agens pour le halage, à un intervalle qui ne pourra être de plus de s heures.
- 3*. Le bateau ne devra exciter, sur les berges du canal, qu’un clapotage tel que Son remous ne dépasse pas...i.centimètres au dessus do lajigne de niveau du canal, avant le passage du bateau. * y>:^\‘vtnb ?7f:icvu-p r — ;» rrr ^ i -
- (i) Il y aura lieu de faire des distinctions, en raison des différentes sections que peuvent
- avoir les canaux où se feront les, expériences , savoir,,: «pour la petite section , qui ne dépasse
- . pas. ia mètres a.la ligne d'eaü, pour la section-ordinaire* qui est de 12.à ao mètres,à lajigne
- - d’eau,;ej; pour la grande seqlion,. qui est au dessus d£, 29, mètres,,«
- «JT*
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- ( 6 )
- mestre ;l:fi«$^5tqi ®a! aé" ucfauoô'û** wf fiiph- 2**v-*jf i'fiiroï 8f»ô'h>t?<soos> ^>f ^W'ifio1'!- '
- ô La Société 4jl^c9W®g^ent propose? qn prps|le ]a valeur de
- pourun b^te^^^pnjstr^ite^ France* disposa pour dou^ joent^ ypyageurçjet Jeu?
- hagage,et parlai, 1^-m^aye son moteur. h ^i ^fjlffjgj^,; ^V£cje.
- comparatifs, aux conditions suivantes . .«o<nm8<îtwn<»' ah ‘tnÏQq .^üoq--«o«fàiî->
- , s‘A?k II devra, faire sixièmes en une heure 3ur tin canal*,, :tt;h;v ^ s.f
- a®. Inexpérience sera répétée deux fois, à un intervalle qui ne pourra eiççéjdsr t5 minutes entre chacune ^.ri ,. ,ffî.%>}-», &.>;.. j-,r :vf-u*.*> £/,..';?;iib;:* 'tfïo’ibv s&ierf
- , 3°, Le bateau ne devra^citer, sur les rives du canal, qu’un clapotage içl que le remous ne dépasse pas.....centimètres au dessus de la ligne de niveaq du canal,
- avant le passage du bateau. • ? si-tnt Vw*
- . Dans l’un et l’autre cas, le poids des voyageurs et de leur bagage sera évalué compte «n Angleterre, à raison d’une tonne ( i,ooo kilogrammes) pour douze voyageurs.
- Les bateaux pourront prendre carrière avant de se rendre au point de départ fixé pour la mesure des distances à parcourir pour l’expérience, afin d’arriver à ce point de départ avec le degré de vitesse qu’ils croiront convenable^., >v ît- ,, J On défalquera, du temps qu’on aura mis a franchir les distances indiquées, celui qui aurait été employé au passage des écluses, s’il s’en trouve dans le trajet parcouru.
- Ce prix sera décerné , s’il y a lieu h dans la séance générale du deuxième semestre i837, | i;. Mtj,4^,,.
- Les avantages comparatifs, entre les bateaux de chaque genre , devront être pris en considération par les concurrens : ainsi iis indiqueront i° le degré de vitesse • moyenne -, a0 le degré de sécurité, de stabilité et de commodité pour les voyageurs 5 3° la durée probable du bateau ^4° la moindre force motrice employée pour le degré de vitesse moyenne obtenu -, 5° l’économie de la dépense pour l’action des moyens moteurs, celle des frais de prem^pr établissement et d’entretien probable. ^ ^ f
- En cas d’égalité de droits entre les concurrens , en raison des avantages comparatifs ci-dessus, la préférence sera accordée à celui qui se sera mis le premier en date pour l’expérience prescrite par le programme „en en donnant connaissance au secrétariat de la Société , et à celui qui aura donné à ses expériences le plus d’étendue et
- de durée. r
- Les concurrens qui auront satisfait aux principales conditions prescrites auront la faculté de faire insérer, dans 1 e Bulletin de la Société, les détails les plus intéressans et les résultats de leurs expériences, quand ils auront été dûment constatés.
- - Les expériences définitives, tendant à établir les droits des concurrens, seront annoncées, au moins quinze jours d’avance, à la diligence des concurrens ^ dans le journal du département, ou par tout autre moyen équivalent, -h *>*) ."i i ï a J :i ^ La’Saeiété d-Encouragement prendra ^de son coté, les mesures qu’elle jugera les plus propres à assurer la publicité de ces expériences.êu5r>0ano3 zu j>b 3t1 à&hjxa 3 ^ Les expériences définitives seront faites en présence des menaces du Comité des arts mécaniques de la Société1, ou de telles autres personnes désignées parlai^ M* Eln-
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- èîïil âWôWÎîëù sërSl|>à'î,ticüiliërémlnFîtfvfleâ ÿaslsistér.
- - Pour «jue les cbncùrrens soient:, jugés- dans les circonstances les jplus ànalogues |' les ëfplrîënb%l^év¥ontlVre faites par uri tëtppis câlihe, oiTsrëUes ne pouvàîeüî béire, éafis uhé^fléidnëe 'qüëlcôiïqtfe Hi^^etit*, ?onf ferait alors deux expériences pîèürttiif
- prévient,
- ëê^brÿeéf^liBifi^ob'tenîr cêuéïiiëSsé et la hauteur de raction du clapotage Iurf les rives seront calculées et déterminées par des méthodes et des instrumens umfortheé pburHôétésbles Expériences y fet conformément à une instruction rédigée par les irïembtds*düfùomité dés arts mécaniques dé la Société et déposée én éomiriünîcatîoir à son secrélariaU , ' . ; b./;;.' • >* f >™V*
- 8.18iî$|làl ttÿbjà’lâ'résultats obtenus, de quelque nature qu’ife soienfï-^se-rorit consignés dans un procès-verbal dressé sur les lieux, signé par les membres du Cbmîte ou ses délégués, par M. l’Ingénieur en chef, directeur du canal , par les parties intéressées , et rendu authentique par les autorités locales. ‘ ‘ ' u?î>sI
- Le concours pour ces prix sera fermé, savoir : i® polir le prix de 6,000 fr.j destiné âli bateau ?dë halàge1, le ifr juillet' r8.36 ,* et les procès-verbaux constatant les expérience définitives dont on vient de parler devront être adressés au secrétariat dé la Sociétéavant le 15 juillet de la meme année; a” pour le prix de 12,000 fr., destiné au bateau portant son appareil motepr }ile ier juillet i83^ , et les procès^vér-baux seront remis avant lé 4 5 du même mois. s : » j -
- La Société se réserve le droit dé ne point faire la délivrance des prix'j' dans le cas ou une solution plus étendue et plus heureuse des problèmes proposés par le programme aurait été obtenue en France, en dehors du concours, êt de remettre alors au concurrent qui se serait le plus rapproché , de cette solution la récompense que le jury jugera convenable , pour reconnaître son zèle et le mérité des moyens qu’il àüraëmpiopé»’^^^w •• *'ir-",l:'
- ti Oién’admettra pas au concours fes bateaux qui ne présenteraient qu’unë simpîe copié de bateaux du meme genre préexistans en Angleterre. " ?} 'u’ r' " ,
- jy : ;.lbü9'î3 iî 'in-i ôi p:i/ïji'ijqSï --‘v ïMUPoü üq ïUiàO i. 19 , èî£**90<S £i ah U'Àlhî
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- Pi ix pouf la fabricationdèstuyaux de conduite des ènuMï1 9b oiumsl
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- - r La Société^dvEncourageraënt prepœé ckiq sujets de prijcsp^ie la,)fobpicption jdes tuyaux de conduite des eaux ^ savoir : s • ; e*wor axnwp p.pjom vs , sohonoit '
- i°. Un prix de deux mille francs pour celui qui présentera, des tuyaux de fonte, et qui fera connaître y-eu- outre v ie meilleur enduit propreà/pré venirlexidation de ce métal. De deux concurrens qu i aurop tégalem eni salis la it aux conditions du programme, celui qui présentera des tuyaux de. fontejdepremière |uskm ou dp moindre épaisseur aura mérité leprix.impq œtiusi eelhy &bpo.pblùb.oè Z‘jüpu*£?km &tf
- ,9
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- ' 2®. Un prix de qwcttre mille francs poureelui gui présentera des tuyaux an fer laminé, et qui donnera le meilleur enduit gui mette ces tuyaux à i’abri de la décomposition parles agens extérieurs. ' : 'ir î ^ ^ ? - f **f C
- 1 3°. Un prix de trois mille francs pour la fabrication des tuyaux on bois, de quel-qae manière qu’ils soient faits, soit on bois naturel, soit d'assemblage, soit en douces recourbées. Ces tuyaux seront recouverts d’un enduit qui les garantisse de toute altération. .H-y-.iS, , .î-'.f.-- : ÏJ:>T -- " -- : ^ '
- 4°. Un prix de deux mille francs pour des tuyaux en pierre, de quelque nature qu’elle soit. La Société désire que le mastic qui servirait à assembler ces tuyaux résiste à toute décomposition par les agens extérieurs. -. > M ?
- 5°.' Enfin , un prix de deux mille cinq cents francs pour des tuyaux dé pierre artificielle, en mastic ou en chaux hydraulique. v ; • - ^
- Tous ces tuyaux , qui seront présentés avant le t*r juillet i836 , devront avoir a mètres de longueur et o“,33 de diamètre intérieur, ? - •* f
- Us seront soumis, réunis bout à bout par le système de joints adopté par le concurrent, à une pression intérieure de io atmosphères, base adoptée par le Conseil général des ponts et chaussées, pour la conduite des eaux de Paris.
- Pendant cet essai , les tuyaux ne seront serrés bout à bout contre leur joint par aucun autre moyen que celui résultant de la construction de ce joint lui-même, afin que la. pression intérieure conserve tout son effet, tendant à ouvrir ce joint de réunion ou tout autre joint qui pourrait se trouver dans la construction de chaque tuyau isolé. . • - '
- La Société exige que les systèmes de tuyaux présentés au concours aient été employés avec succès à la construction d’une conduite d’eau de 3o mètres au moins de longueur , de i5 à 25 centimètres de diamètre intérieur , et dont le prix d’établissement ne dépasse pas les prix ordinaires de ce genre d’ouvrage.
- Cette dernière condition n’est pas de rigueur pour le cinquième prix. , i Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre 1836. . i - ,» ... .... - •. ; -
- PRIX REMIS AU CONCOURS POUR L’ANNÉE 1836. ••• ' -
- -, ; ii, .i : j } ; ' .. ‘ - ' - - : '. ^ -A. i • . » A . -A A . v - '
- • . VI. a,,-,.. A -'j •' • - ' •>
- ..A'-:-• A-.-.., •’• • • a/ i A*. a i. A-a•
- Prix pour la fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en
- à iis. a--;? .r.'à. v - s terre cuite. . .... . . • - ; -
- La Société d’Encouragcment,f ^ ï ; * 5 .
- Considérant quelle est l’importance de la fabrication des briques, tuiles, earreaux et autres produits en terre cuite, pour les constructions et pour l’industrie en général , et combien il importe d’améliorer celte fabrication , de la rendre moins coûteuse et delà multiplier autant que possible, et surtout d’en introduire Posage-dans
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- les. localité*? pu pncqre étahli, «ause de^lUgiipraRcq^des procédés,;ou de
- lqur imperfectiuuf ougnfin, dLe lçur?lrop.grande cUerCé j«, *.<•& k&. m |
- Considérant, en outre, que les procédés de cette fabrication sont .extrêmement variables en raison, soit de, i,% nature et.de la consistanceparticulieres des terres dans chaque localité , soit de. la nature même des produits à.fabriquer, soit enfin des h&-^ biludfis loçales., etc. jv. ; _v_ « ^ '1 ~ -.<> **
- Qu’en conséquence , si, dans certaines localités, l’ensemble des procédés de ce* genre de fabrication réclame des améliorations plus ou moins importantes , > il est possible que, dans beaucoup d’autres, une partie seulement de ces procédés soit susv ceptible d’ètre améliorée; ,, „, ^ <.
- Et que, d’ailleurs, dans un art aussi important et aussi répandu, il importe de laisser aux inventeurs et aux industriels la faculté d’exercer leurs recherches sur l’objet qui leur paraîtra ou plus urgent ou plus facile à traiter, r
- A cru devoir diviser, ainsi qu’il suit, le prix unique qu’elle avait précédemment^ proposé pour ce genre de fabrication. ; - > ; > - r: . ' ; - ; ‘ r' éi
- 1 Procédé propre à opérer, plus économiquement ou plus parfaitement qiion ne le J ait ordinairement, la division des terres dont la préparation exige cette division.
- La Société d’Encouragement propose, pour être distribué dans sa séance générale du deuxième semestre i836, un prix de cinq cents francs pour celui qui, soit dans une manufacture déjà existante , soit dans une manufacture nouvelle, aura inventé et mis en usage un procédé quelconque pour opérer, d’une manière plus économique ou plus parfaite qu’on ne pourrait le faire par les procédés ordinairement employés, ; la division des terres qui, en raison de leur ténacité naturelle, réclament celte opération préparatoire. > - ? ..... - 4 ^ ^ ; ï ’ ^ ^
- La Société â principalement en vue les terres de la nature des glaises de Yaugîrard, Vanvres, Gentilly, etc. , dont la consistance saponiforme et la forte ténacité rendent cette division assez longue et assez difficile.
- On sait qu’elle s’opère ordinairement, soit lorsque cette glaise est fraîchement tirée , en la coupant en tranches plus ou moins épaisses au moyen d’un couteau à deux mains, soit, lorsqu’elle est sèche, en la concassant et en la laissant ensuite tremper le temps nécessaire. ? <
- La Société ne prescrit aucune condition quant au moyen de division et à la nature du procédé à employer.- , . .... ; , ;
- Elle demande seulement que ce procédé soit, à perfection égale, plus économique que le procédé ordinaire, ou plus parfait, à dépense égale. ... ... s r
- La comparaison à établir entre l’ancien et le nouveau procédédevra être appuyée i° de certificats authentiques constatant, d’une part, quels étaient la nature , les avantages ou les inconvéniens , et enfin le prix de main-d’œuvre de l’ancien pro-cédé, et, d’autre part, quels sont ceux du nouveau procédé ; 2° de la production
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- d’échantillons authentiques de briques , tuiles , carreaux ou autres produits , tant crus que cuits * fabriqués les uns suivant l’ancien procédé, et les autres suivant le procédé nouveau.
- On devra aussi faire connaître ,rd’une manière exacte , la nature et la consistance ordinaires des terres et en fournir des échantillons également authentiques.
- Si le nouveau procédé est mécanique, on devra produire des dessins détaillés des
- machines, accompagnés d’une description exacte. -
- . . , " -,
- , * 2°. Mélange et corroyage des terres.
- La Société propose , pour être décerné dans sa séance générale du second semestre i836, un prix de cinq cents francs pour celui qui, dans les mêmes circonstances que ci-dessus et sous les mêmes conditions , aura inventé et mis en usage un procédé quelconque pour opérer, d’une manière plus économique ou plus parfaite qu’on ne pourrait le faire par les procédés ordinairement employés , le mélange et le corroyage des terres.
- Les concurrent devront fournir les mêmes documens que pour le prix précédent.
- y ' : - ...
- 3°. Nouveau procédé de moulage.
- La Société propose, pour être décerné dans sa séance générale du second semestre i836, un prix de cinq cents francs pour celui qui, dans les mêmes circonstances que ci-dessus et sous les mêmes conditions, aura inventé et mis en usage un procédé quelconque pour opérer, d’une manière plus économique ou plus ,parfaite qu’on ne le pourrait faire par les procédés ordinairement employés, le moulage des briques, tuiles, carreaux ou autres produits en terre cuite.
- Les concurrens devront fournir les mêmes documens que pour les prix précédons.
- ; 4°. Procédé de rebattage et de réparage.
- ..... . „ .' \ , f
- La Société propose, pour être décerné dans sa séance générale du second semestre 1036, un prix de cinq cents francs pour celui qui, dans les mêmes circonstances que ci-dessus et en remplissant les mêmes conditions, aura inventé et mis en usage un procédé quelconque pour opérer, d une manière plus économique ou plus parfaite que par les procédés ordinairement employés, le rebattage et le réparage des briques, tuiles, carreaux, etc., etc.
- On devra s’attacher à ce que ce procédé assure, aussi complètement que possible , la régularité et la parfaite conformité de formes et de dimensions des briques , tuiles,, etc.
- La Société admettra, pour concourir successivement à ce prix et à celui du mou-luge, sous les memes conditions que ci-dessus, l’auteur d’up procédé de moulage qui
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- (II )
- aurait l’avantage de dispenser des opérations de rebattage et de réj)arage} sans aucun inconvénient pour la bonté et la perfection des produits fabriqués. r
- Les concurrens devront fournir les mêmes documens que pour les prix pré-cédens. v
- - /'=. 5°. Cuisson. ' ' : ;T
- La Société propose, pour être décerné dans sa séance générale du deuxième semestre i836, un prix de mille francs pour celui qui, dans les mêmes circonstances que ci-dessus et en remplissant les mêmes conditions , sera parvenu à rendre la cuisson plus parfaite, plus sûre, plus égale ou plus économique, soit au moyen d’une meilleure construction et disposition des fours, soit au moyen de meilleurs procédés d’enfournement, de conduite du feu , d’emploi des combustibles, etc., etc.
- On devra, indépendamment des documens précédemment indiqués, produire les plans, coupes et profils de construction et de disposition des fours, l’indication du mode d’enfournement, de la quantité des produits enfournés, de la nature et de la quantité des combustibles, et enfin des procédés de cuisson et conduite du feu, le tout authentiquement certifié. ~ •
- Dans le cas où les avantages qu’il est nécessaire d’obtenir, sous le rapport de la cuisson, ne seraient atteints qu’en partie par les concurrens , par exemple , s’il y avait seulement amélioration de la construction ou disposition des fours , sans amé- , lioration des procédés de cuisson, ou viceversd , la Société se réserve la faculté de réduire le prix à moitié de sa valeur. . ^
- . 6°. Vernissage.
- La Société propose , pour être décerné dans sa séance générale du second semestre i836, un prix de mille francs pour celui qui, dans les mêmes circonstances et en remplissant les mêmes conditions que ci-dessus , aura inventé et mis’èn usage un *
- procédé de vernissage des tuiles , carreaux et autres produits , plus parfait ou plus économique que les procédés ordinairement employés.
- Il est désirab+e que ce procédé puisse être mis en usage, d’une manière satisfai- *. santé , sans exiger une seconde cuisson.
- On devra faire connaître, d’une manière exacte et suffisamment détaillée, les matières employées au vernissage, ainsi que la manière de les employer.
- Au besoin , on fera connaître également la disposition du four ou le mode particulier de cuisson que le procédé pourra exiger. . v t
- Dans le cas où ce procédé ne remplirait qu’une partie des avantages désirés , par exemple, s’il exigeait une cuisson particulière, et qu’en conséquence il n’y eût qu’une faible économie, comparativement aux procédés ordinairement employés, la Société se réserve la faculté de réduire le pri^à moitié de sa valeur. , x , 7
- 2
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- - ' ‘ y0. Extraction de la glaise. ^
- La Société, considérant que l’extraction de la glaise des environs de Paris et de diverses autres localités se fait ordinairement par puits et galeries souterraines , et que les procédés employés pour cette extraction sont fort imparfaits et assez coûteux, quoique peu lucratifs et fort dangereux pour les ouvriers qui y sont employés, en raison des nappes d’eau dont les bancs de glaise sont toujours accompagnés ;
- Que celte extraction importe non seulement à la fabrication des briques , tuiles , carreaux, etc., mais encore à celle de poteries, faïences et autres y
- Et enfin que l’amélioration du mode de cette extraction intéresse en même temps çes différentes fabrications, ainsi que le bien et la sûreté des ouvriers glaisiers,
- Propose-un prix de cinq cents francs pour être décerné, dans la séance générale du deuxième semestre i836, à celui qui aura inventé et mis en usage , soit dans les carrières de glaise des environs de PaFis, soit dans celles d’autres localités où l’on extrait de la glaise à peu près de même nature , un procédé d’extraction plus sûr, plus facile ou plus économique que celui qui est actuellement employé.
- On devra faire connaître, par un mémoire suffisamment détaillé et'accompagné des dessins nécessaires, « - ^ -
- id. Le gisement de l’espèce de glaise dont il s’agit, la profondeur à laquelle elle se trouve * la hauteur des bancs et la nature de ceux qui lui sont superposés-,
- 2°. Le mode d’extraction présentement en usage , la nature, les formes et dimension des outils et ustensiles qu’on y emploie, les inconvéniens qu’il présente particulièrement quant à la sûreté des extracteurs y le prix de main-d’œuvre qu’exige le procédé 5 ' >.,- .m U
- 3°. Et, enfin, les détails du nouveau mode d’extraction , la nature et les formes des outils et ustensiles qu’il exige, les avantages qui en résultent et le prix de main-d’œuvre auquel il donne lieu. , <
- " Tous ces documens devront être accompagnés de certificats authentiques et due-menl légalisés.
- Enfin, on y joindra des échantillons de la glaise dont il s’agit et des produits à la fabrication desquels elle est employée. < , ; v ; -
- -• ; - J 's;'i JO ; -;’T ........
- ;:.L> r VII. ~-é : Uf '
- ' ' ...... 1 ’
- Prix pour la construction d’un instrument propre à remplacer les tarauds.
- \ \ ' -i'-f '
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de mille francs pour
- celui qui aura construit un instrument ou appareil propre à remplacer entièrement les tarauds employés dans les ateliers où se travaillent les métaux pour former les pas
- • de vis. .... , .... •• ....
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- L’instrument ou l’appareil présenté au concours devra satisfaire aux conditions suivantes:* < e- -
- i°. Former le filet en coupant entièrement la matière sur laquelle il opère, sans la refouler dans aucune de ses parties ; b v r : ^ ^
- 2°. S’appliquer indifféremment aux filets à section quadrangulaire ou triangulaire dits filets carrés et filets à grain d'orge-, - r ; è - - • . s .. , » «>.
- 3°. Pouvoir opérer dans des trous dont le diamètre n’excéderait pas un centi-
- mètre *,
- 4°. Opérer dans des trous qui ne traverseraient pas entièrement la pièce de métal dans laquelle ils seraient pratiqués; ' ; , 5- } i >
- 5°. Exécutera toute profondeur, dans cette espèce de trous, les filets demandés ; 6°. Être d’une manœuvre commode, au moins aussi prompte que celle des tarauds usités , et ne pas exiger l’emploi de mains plus habiles que celles qui les emploient ordinairement 5 ->y. v-y ' :’y"; ' -y--yy'-wy^
- rj°. Être d’une construction simple , ainsi que d’un entretien facile et moins dispendieux que celui des séries de tarauds qu’on emploie aujourd’hui; ! m u 8°. ISf’étre pas d’un prix plus élevé que celui d’une série de quatre tarauds opérant dans un trou de diamètre semblable; . >; yy , ’î‘; i ‘
- 9°. Dans le cas où l’instrument ou l’appareil serait de nature à s’appliquer à des diamètres de trous qui varieraient d’un à trois centimètres au moins, son prix ne devrait pas dépasser ioo fr. , et son entretien présenter de l’économie sur celui des anciennes séries de tarauds. > • >,, yycrsyryy'o ‘ *
- , Le concours restera ouvert jusqu’au ier juillet i836. ^ »
- * Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année., . . . .
- VIII. ,
- Prix pour la construction d'un instrument propre à former les pas de vis sur des :nn: «euim • -î! ’ tiges métalliques de toute espèce. ,> -ts-f
- La Société d’Encouragerhent propose un prix de la valeur de' mille francs pour celui qui aura construit un instrument propre à former les pas de vis de toute espèce sur des tiges métalliques quelconques, et particulièrement pour tarauder les vis et boulons qui s’emploient dans la construction des machines.
- Cet instrument, spécialement destiné à remplacer les filières en usage, devra satisfaire à la condition de coüper la! matière , et non de la refouler, comme le font sensiblement les filières à coussinets et surtout les filières simples. ;y . f
- L’objet du concours ne serait pas rempli, si l’instrument présenté ne répondait pas aux données suivantes : . . .;y,^
- 4 x6. Son poids ne devra pas excéder celui des filières à coussinets, donnant des produits de même calibre ; -
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-
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- (*4) _ .
- 2°. Il ne devra pas augmenter la dépense de force nécessitée pour les filières usitées, ni diminuer la facilité de leur manœuvre;
- 3°. Il devra donner, en un temps moindre, des produits semblables pour la forme; v>'
- 4°. Pouvoir opérer sur des tiges à sections elliptiques, comme est la tringle de fer du commerce dite ovale , sans que le taraudage ohlenu conserve aucune trace de la forme primitive de la matière ; -- r
- 5°. L’organe qui produira l’enlèvement de la matière sera combiné de manière à pouvoir être entretenu dans le meilleur état possible, par un moyen qui, agissant sur toutes les parties essentielles à ses fonctions, ne présente pas plus de difficultés ni de*dépenses quelconques que l’emploi de la meule ordinaire;
- 6°. Le prix de. l’instrument ne devra pas dépasser le double de celui des filières à coussinets comparables pour la similitude des produits ;
- y. Son entretien sera de beaucoup inférieur, pour le temps et la dépense, à celui des anciennes filières qu’il doit remplacer.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu , dans la séance générale du deuxième semestre l836. .. .. : ; -
- Le concours restera ouvert jusqu’au 1er juillet de la meme année. ,
- ’ ' ’ IX. " ' " ' ;
- Prix pour des moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation.
- La Société d’Encourageiqent a décidé qu’elle accorderait deux prix de douze mille francs chacun, l’un pour celui qui perfectionnera ou complétera les moyens de sûreté employés ou proposés jusqu’ici contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation , ou qui en indiquera de meilleurs; l’autre pour celui qui trouvera une forme et une construction de chaudières qui préviennent ou qui annulent tout danger d’explosion.
- Chacun de ces prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre iB36, à tout Français ou étranger qui en aura été jugé le plus digne et qui aura rempli les conditions suivantes :
- i°. Les moyens que proposeront les concurrens seront simples, faciles, peu coûteux et d’un usage général pour toutes les machines à vapeur à pression quelconque , et pour les chaudières de vaporisation ;
- 2». Cesmoyens devront avoir été confirmés par une expérience continuée, pendant six mois, sur une machine à vapeur à haute pression, de la force de dix chevaux au moins, ou sur une chaudière de vaporisation aussi à haute pression , et produisant au moins la quantité de vapeur nécessaire pour une machine de la force qui vient d’être désignée ;
- 3°. L’efficacité de cesmoyens et la durée de leur épreuve seront constatées par des certificats authentiques, que MM. les préfets seront invités à délivrer sur les
- %
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- (’5)
- rapports de MM. les ingénieurs des ponts et chaussées, ou de MM. les ingénieurs des mines 5 : x- v-;'; ? • - ;., y t
- 4°. Les concurrens devront renoncer à prendre un brevet d’invention, et abandonneront la propriété de leurs découvertes à la Société d’Encouragement, qui se réserve de les publier; "- ^ ,, -
- 5°. Les mémoires, dessins ou modèles, rapports et certificats seront envoyés avant le ier juillet i836. .
- V ... PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1857. : / ^ *" -
- Prix pour la fabrication des aiguilles à coudre. ' -
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs , qu’elle décernera, dans sa séance générale du deuxième semestre 1837 ? à celui qui aura formé,.dans l’un des départemens français, une fabrique d’aiguilles à coudre comparabl es , j our la variétéde leur forme et de leur grandeur, la perfection et le prix, à celles que le commerce préfère. - < ; ; ;
- Pour être admis à ce concours , il sera nécessaire de faire parvenir au secrétariat de là Société, avant le ier juillet 1887 ,♦
- - i°. Des échantillons de toutes les variétés d’aiguilles que la manufacture fournit au cortimerce, avec l’indication des prix de chaque variété ;
- 20. Des certificats des autorités locales qui constatent non seulement l’activité de la fabrique, mais encore qu’elle est montée et organisée de manière à ne laisser aucun doute sur la permanence et le succès de ses travaux, et qu’elle a versé dans le commerce des produits pour une valeur annuelle de 10,000 francs.
- - Indépendamment des aiguilles fabriquées avec du fil de fer cémenté, les concur-
- rens devront adresser des aiguilles de tous les numéros en acier fondu ; à l’instar de celles provenant d’Angleterre. ,
- Le concurrent qui, à l’époque indiquée ci-dessus, aura formé la fabrique d’aiguilles à coudre la plus étendue, et obtenu des produits aussi parfaits que ceux des fabriques étrangères, par des moyens économiques et sans danger pour les ouvriers, sera considéré comme ayant le plus approché du but que la Société s’est proposé d’atteindre.
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- ( :i6 )
- ARTS CHIMIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1856.
- »
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- XI
- - y -a <; r ~ ' i
- ïi ,i -C ; y
- Prix pour la découverte et Vexploitation de carrières de pierres lithographiques.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs pour la découverte et l’exploitation d’une carrière de pierres lithographiques.
- L’origine de ces pierres étant bien constatée, la Société demande que les concur-rens puissent en fournir qui se débitent facilement, présentent un grain uniforme et une dureté égale dans tous les points, qui soient sans défaut et reviennent a meilleur marché que celles de Munich. Les dimensions devront être celles qui sont usitées dans le commerce.
- Les concurrens.fourniront la preuve que trois lithographes au moins ont employé chacun douze pierres, qu’elles ont été trouvées comparables aux meilleures pierres de Bavière, et que les lithographies qui en proviennent ont été mises dans le commerce, où elles ont été appréciées. ; ' 5 ' . ;y
- Le concours sera fermé le ier juillet i836. i ; ^ ' y y • •
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre de la même année. ' •
- y.y '
- XII. •
- - y
- ‘ ! ’ 'U : V
- Prix pour la fabrication de pierres artificielles propres à remplacer les pie n'es . r _ *...... lithographiques. ; ? - ;
- La Société d’Encouragement demande un procédé propre à donner des pierres lithographiques d’un grain constant, d’une épaisseur convenable, d’un ton semblable à celui des belles pierres de Bavière et pouvant être moulées sur les plus grandes dimensions que réclament les besoins de la lithographie.
- Pour établir la bonté des pierres factices, les concurrens devront prouver que trois lithographes au moins auront fait usage chacun de douze pierres de 24 pouces sur 3o, qu’elles ont offert les mêmes qualités que les bonnes pierres de Munich, et que les lithographies qui auront été imprimées avec elles ont été versées dans le commerce, qui les a appréciées.” ' ' 1 *
- Les pierres devront être d’un prix moindre que celles de l’étranger.
- Le prix, qui est de la valeur de deux mille francs , sera décerné , s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre 1836.
- Le concours sera fermé le ier juillet de la même année.
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- -- •' XIII. >;
- Prix pour le transport des anciennes gravures sur la pierre lithographique.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de mille francs pour cette question ; elle ne demande autre chose, si ce n’est que le transport soit parfait.
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu , dans la séance générale du second semestre i836. . . .
- Le concours sera fermé le Ier juillet de la même année.
- • • ; -...XIY.. • . ' , V
- Prix pour la fabrication d'un gaz et la construction d’appareils propres à . ; •; ... ... T éclairage. *-
- Les avantages incontestables que présente l’éclairage au gaz-light seraient plus grands encore, si l’on parvenait à éliminer, plus complètement qu’on ne l’a fait jus-, qu’à ce jour, l’acide hydrosulfurique qui accompagne le gaz extrait de la houille. On éviterait l’odeur forte et désagréable du gaz non brûlé , ainsi que les altérations produites sur les peintures au blanc de plomb, l’argenterie et les dorures, et l’on n’aurait plus à redouter quelques effets nuisibles de l’acide sulfureux qui se dégage avec le gaz brûlé. ~ '
- On peut arriver à ce but, soit en purifiant, mieux qu’on ne l’a fait généralement, le gaz extrait de la houille, soit en fabriquant le gaz-light avec des substances exemptes de soufre ou de sulfure, telles que les produits des résines et.quelques matières
- grasses. ' ' '•.... ' ' • -
- Mais le gaz-light, ainsi obtenu, n’annoncera plus sa présence lors des fuites des tuyaux ou robinets, par une odeur aussi marquée; il y aurait donc quelques chances de plus dans la formation inaperçue de mélanges détonnans, si quelques précautions spéciales n’étaient prises à cet égard. Les concurrens devront s’occuper des meilleurs moyens de parer à l’inconvénient précité, afin d’obtenir une sécurité au moins égale à celle que laisse le gaz-light à odeur forte, toutes les fois que l’imprudence ne porte pas à négliger l’indice qui décèle sa présence. , , / •
- D après ces considérations, la Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de deux mille francs pour celui qui indiquera la fabrication d’un gaz et la disposition d’appareils ne coûtant pas plus que ceux relatifs à la distillation de la houille, exempts des inconvéniens qu’offrent l’hydrogène sulfuré et l’acide sulfureux , mais ne laissant pas plus de ohances d’explosion.
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu , dans la séance générale du deuxième semes- v tre i836. T -
- Les mémoires devront être adressés avant le 1er juillet de la même année.
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- XV.-;
- Prix pour la découverte de procédés propres à rendre plus lumineuses les flammes de ïhydrogène peu ou point carboné , de T alcool ou de toute autre substance.
- On savait, par suite des recherches de Davy, que le charbon précipité incandescent dans la flamme de l’hydrogène carboné était la principale cause de la lumière produite dans la combustion du suif, delà cire , de la résine, du bitume, etc., et M. Payen a démontré que la quantité de lumière est proportionnée à la quantité de particules solides, précipitées à la fois dans la flamme , et à l’élévation de leur température; qu’en outre, pour le gaz-light, par exemple, si l’on augmente l’éclat et la blancheur de la flamme , en élevant la température et hâtant la combustion par un courant d’air plus rapide, on perd plus ou moins en intensité totale; enfin, que lé maximum d’intensité et d’effet utile est obtenu lorsque le courant d’air est tellement ménagé que la flamme présente le plus grand volume possible, c’est à dire que les particules charbonneuses incandescentes sont plus nombreuses, bien que leur température, moins élevée que dans la flamme blanche, leur laisse une teinte rougeâtre. ’
- Les travaux important de M. Péclet ont confirmé cette théorie, dont la pratique a profité, et qui est d’accord avec les résultats de diverses dispositions ingénieuses des becs à gaz.
- L’application des mêmes principes fait aisément concevoir comment, dans l’éclairage du microscope à gaz, la présence d’un corps solide, porté à l’incandescence produit une si éclatante lumière par son contact avec la flamme si peu lumineuse
- elle-même d’un mélange d’oxigène et d’hyd rogène purs. ....'
- 11 est donc bien certain que la propriété lumineuse des flammes peut être considérablement augmentée ou réduite dans les circonstances précitées, et il y a lieu d’espérer qu’en cherchant à réunir les conditions favorables de la plus grande surface de particules solides élevées à la plus haute température possible, on pourra parvenir à des résultats nouveaux et utiles.
- . En conséquence, la Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de deux mille francs pour la découverte de procédés qui rendraient plus lumineuses et applicables, économiquement, à l’éclairage usuel les flammes de l'hydrogène peu ou point carboné, de l’alcool ou de toute autre substance. - - s
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu , dans la séance générale du deuxième semestre i836. ,v„ j
- Le concours restera ouvert jusqu’au ier juillet de la même année.1 w"
- -y.I: * . , Y...... ... ... . ,
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- XVI.
- Prix pour la préparation économique du blanc d’ablette.
- La matière argentée que l’on emploie dans la fabrication des perles fausses est, dans le commerce, désignée sous le nom d'essence d’Orient ou de blanc et ablette : en effet, on la retire des écailles de ce petit poisson, que l’on trouve assez abondamment dans les rivières et les lacs de l’Europe.
- Pour préparer cette matière, on enlève les écailles de l’ablette, lesquelles sont peu adhérentes, et on les lave à plusieurs reprises, à grande eau, pour en dégager le sang qui peut y être mêlé, et la matière gluante qui entoure le corps des poissons $ lorsqu’elles sont parfaitement nettoyées, on en extrait la matière argentée, à l’aide de la trituration et en les arrosant d’eau sur un tamis : cette matière, très ténue, passe, avec l’eau, au travers du tamis *, on la recueille lorsqu’elle est déposée, et on la conserve dans l’ammoniaque : abandonnée à elle-même, elle ne larderait pas à fermenter et à entretien putréfaction.
- Le blanc d’ablette est aussi employé dans la peinture à l’aquarelle, pour représenter certains objets revêtus de couleurs brillantes à reflets métalliques : on s’en servirait, avec le plus grand succès, dans la décoration, si le prix n’en était pas aussi élevé.
- La réduction du prix de cette matière est donc à désirer dans l’intérêt des arts, mais celte réduction dépend de l’extension que la préparation de l’essence d’Orient peutrecevoir 5 et, quelque abondante que soit l’ablette dans nos rivières, elle ne l’est pas assez , sur aucun point, pour que l’extraction de la matière argentée se fasse économiquement. fii ^
- Mais l’ablette n’est pas le seul poisson qui recèle en abondance cette précieuse matière \ il est très probable qu’on peut la retirer des écailles de la sardine, et les produits de la pêche de la sardine sont tels, qu’un seul coup de filet procurerait plus d’écailies argentées que la pêche de l’ablette n’en peut donner dans le cours d’une .année., ^ *. ..... ‘
- On peut donc présumer qu’iFexiste, en France, plusieurs localités où l’on établirait, avec économie, une fabrication d’essence d’Orient, que l’on pourrait livrer au commerce à un prix de beaucoup inférieur à celui qui existe maintenant. " i - ; Dans cette persuasion, la Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de mille francs pour celui qui parviendra à préparer l’essence d’Orient assez économiquement pour pouvoir livrer cette matière à un prix qui n’excède pas le quart du prix actuel de celte matière. -
- Les concurrens devront envoyer, avant le ier juillet i836, avec un échantillon de leurs produits, un mémoire détaillé, dans lequel ils établiront les procédés de fabrication, et le détail des frais qu elle entraîne.
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- Le prix sera décerné, s’il y a Heu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année. ~ t *
- XVII.'
- Prix pour les meilleurs procédés propres à remplacer le rouissage du chanvre et
- , . s . du lin.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de six mille francs, qui sera décerné , dans la séance générale du deuxième semestre i836 , à celui qui aura préparé 5oo kilogrammes de chanvre, sans employer le.rouissage, par des moyens nullement nuisibles à la santé. Le concurrent devra remplir les conditions suivantes :
- ï°. Les procédés mécaniques ou chimiques employés seront également applicables aux chanvres et aux lins.
- 20. Ils seront simples, faciles et assez peu coûteux pour pouvoir être généralement adoptés.
- 3°. Le déchet ne sera pas plus considérable que par le rouissage ordinaire.
- 4°. Si, par la nouvelle méthode, les filasses n’étaient pas aussi complètement dégagées des matières gommeuses et résineuses que par le rouissage ordinaire, il y sera pourvu par une opération subséquente, mais toujours de manière à ce que les prix n’en soient pas sensiblement augmentés, et qu elles puissent entrer en concurrence sur nos places de commerce avec les mêmes marchandises préparées par tout autre moyen. ' a-’*-”- - • i: . — ...
- 5°. Les Concurrens feront confectionner, avec des chanvres préparés d’après la nouvelle méthode, une quantité suffisante de cordages, ayant environ 27 millimètres de circonférence, pour être employés à l’expérience suivante : 2 mètres de ces cordages seront attachés, par l’un des bouts, à une romaine , et tendus, par un moyen quelconque, jusqu’à ce qu’ils se rompent.< - : > ; ^
- . La même opération sera faite avec 2 mètres de cordages, de la même dimension , confectionnés avec des chanvres de première qualité, préparés par la méthode ordinaire : d’après la résistance indiquée par la romaine, la force comparative de ces deux sortes de cordages se trouvera constatée. y ^ 1 ; ^ '
- On constatera également, avec exactitude, l’alongementde chaque cordage avant la rupture, pour pouvoir juger delà différence de leur élasticité.-’ bm ' * u
- 6°» Enfin, des mémoires contenant l’indication exacte et très détaillée des moyens employés, ainsi que la description des machines dont on aurait fait usage, seront adressés au secrétariat de la Société avant le ier juillet i836. r n : ^
- ^ On joindra à ce mémoire 6 kilogrammes de filasse provenant du chanvre préparé par les nouveaux procédés, afin que les commissaires de la Société puissent les soumettre aux expériences qu’ils jugeront nécessaires^ • «r- * ; * -*
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- HJ CONCOURS POUR L’ÀNNËE 185G. V-'* ' Klk*4 /.
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- XVIII. ‘ , 1 1
- Prix pour des transports sur pierre de, dessins, gravures et épreuves de caractères
- typographiques. '*
- La Société d’Encouragement propose ùn prix de là valent* de ù-ois mille francs, qu’elle décernera, dans sa séance générale du second semestre i836, au concurrent
- qui aura fait adopter définitivement les transports sur pierre de dessins, gravures et
- , -, , T . o-kk-O1: t.un .-et
- épreuves de caractères typographiques. . .
- Il sera nécessaire de prouver, par un succès incontesté dans deux ou trois ouvrages de librairie, offrant ensemble 4o feuilles d’impression, tirés à i,ooo ou r,5oo exemplaires, ou ensemble de 4,5oo exemplaires, que les lettres et figures viennent .assez bien pour être comparables, commercialement, avec les caractères semblables dans les mêmes éditions. Les concurrens seront tenus de justifier que les ouvrages qu’ils présenteront auront moins coûté que s’ils eussent été imprimés, typographiquement, et avec des figures sur bois, cuivre ou acier dans le texte.
- Cl ' . i ' • j -T: r, ••.*.. * - y .• J - - ;
- La préférence sera donnée à celui qui pourrait employer l’encre typographique
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- ordinaire dans ! epreuve de transport. . / .
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- Le concours restera ouvert lusqu au ier iiiillet iboo. . ;
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- • ’ • . Prix pour le perfectionnement de la lithographie. x
- La Société d’Encouragement décernera, dans la séance générale du second se mestre i836, les récompenses suivantes :hu*>tUk ûnunxsp tint MiOiü- « .
- ï°. Un prix de six cents francs au concurrent qui aura indiqué une recette facile à exécuter pour, la préparation des meilleurs crayons à l’usage de la lithographie : ceux-ci devront se tailler aisément, fournir un trait graisseux y être peu cassans et capables de conserver leur pointe. La Société demande que l’on en prépare qui soient numérotés suivant deux ou plusieurs degrés de dureté, comme cela a lieu pour les crayons de Conté et ceux de carbure de fer (dits de mine de plomb), j < . * i
- 2°. Un prix de quinze cents francs pour 1 "encrage des pierres lithographiques par un moyen quelconque différent du rouleau et exempt de ses inconvéniens, et surtout qui soit indépendant, autant que possible , de l’adresse de l’imprimeur, de ma-i nière à fournir toujours des épreuves égales, comme dans l’impression en taille—
- ' douce. •• houo. uo .Ujüo idkMk ;jü kvkkk/k;-; ‘k .ky s
- Les recettes présentées par les concurrens seront examinées et soumises à l’expérience, par les commissaires.de la Société, pendant tout le temps qu’ils jugeront nécessaire, pour bien constater la supériorité des moyens proposés : à cet effet, toutes les pièces relatives au concours devront être déposées au secrétariat de la Société d’Encouragement avant le ier juillet i836. -
- La Soejété appréciera, en outre, toutes les inventions ou améliorations relatives
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- à la lithographie, qui lui seront présentées, et accorderaà leurs auteurs des récompenses proportionnées à l’importance des objets qu’ils auront fait connaître.
- . ^ y , Prix pour Iimpression lithographique en couleur* .
- La Société d’Encouragement offre un prix de la valeur de deux mille francs à celui qui aura découvert un moyen sur et économique pour Y impression lithographique en couleur, et qui l’aura mis en pratique avec succès, de manière i° à fournir au moins mille épreuves de chaque sujet, soit terminées, soit assez avancées, dans le cas où l’on exige beaucoup de fini dans le travail, pour; qu’on puisse, à peu de frais, achever le coloriage des estampes5 20 à procurer des résultats moins dispendieux, sans être moins parfaits, que ceux qui sont fournis par l’impression en couleur sur cuivre. . , ........ , ,
- La Société ne fait pas une loi aux eoncurreas de se borner à l’emploi d’une seule pierre; elle demande la description exacte des procédés, le calcul de la dépense, ainsi que des échantillons de plusieurs planches différentes , suffisans pour qu’on puisse porter un jugement comparatif entre les divers modes d’impression et de coloriage. ....
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre 18 36.
- Les mémoires et échantillons devront être déposés au secrétariat de la Société -avant le r^r juillet de même année. , ,
- XXL ' '
- .,k rt ,-,r .
- Prix pour le perfectionnement des fonderies de fer. :
- ' La Société d’Ëncouragement propose un prix de la valeur de six mille francs pour celui qui indiquera un ou plusieurs procédés simples et peu dispendieux, et en faisant usage des minerais de diverses natures et produisant habituellement des fontes de qualité inférieure, pour obtenir constamment des fontes grises à grain homogène jouissant de beaucoup de ténacité , pouvant être fondues plusieurs fois, et recevoir les diverses opérations de moulage en petites et en grandes pièces, sans perdre de leurs qualités, faciles à travailler à la lime, au burin, à tarauder et à polir, et pouvant se comparer, sous ces divers rapports, aux bonnes fontes anglaises et de Franche-Comté. \
- Les procédés que demande la Société doivent être applicables à des minerais de 'diversesnatures; ét^ quoiqu’elle sente bien la grande difficulté où se trouvent les maîtres de forge d’un pays dé traiter convenablement tous les minerais employés à faire de la fonte pour moulage,plus lés procédés Seront applicables à un grand nombre de minerais, plus le but que la Société se propose sera atteint. -
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- jL£&ÆQ&$ju.ff$n& deyroat faire* connaître ^dans un mémoire, la forme pies proportions et les dispositions du haut-fourneau,, la nature des jnatériaux employés dans ; sa construction , le nombre et la position des tuyères, la force et la quantité du vent, j l’espèce de soufflerie, la nature des minerais employés , les opérations préliminaires auxquelles il afallu les soumettre, la nature des fondans, leur proportion relative, la nature du charbon, et joindre à celte description des plans, coupes et élévations du haut-fourneau tracés sur une échelle métrique (i). . - 1
- La Société verrait avec plaisir des détails exacts sur l’allure du haut-fourneau dans le traitement des différens minerais, et l’influence qu’exerce le mélange de diverses espèces sur la qualité de la fonte. ’ F'T f u,,.,;, , y ; >.* **;
- Pour mettre la Société à même de décider l’importante question qui fait le sujet j de ce prix , les concurrens devront envoyer des gueuses ou gueusets en quantité suf- ? fisante, par exemple, deux mille kilogrammes environ, pour les soumettre à divers t essais et pouvoir faire couler des pièces d’une assez grande dimension (2). : f ï ; C - Ces fontes devront être accompagnées de certificats authentiques délivrés par les.» ingénieurs des mines ou les officiers d’artillerie , directeurs de fonderies et d’usines ^ métallurgiques du Gouvernement, et constatant i° quelles proviennent de première fusion -, 20 qu’elles sont le produit habituel du haut-fourneau y et non un produit obtenu avec des précautions particulières et qu’on ne pourrait se procurer à volonté ;
- 3° que le haut-fourneau marche, depuis plusieurs mois, en fonte semblable, quel que soit le minerai employé 5 que la quantité de ces fontes , versées dans le commerce f est assez considérable pour qu’elles aient pu être employées à mouler de grandes pièces. : ^ F ! v’ ; s;-.-; ' .. F
- IL sera nécessaire que les concurrens joignent à leur envoi des échantillons des minerais et des fondans employés, et -de quelques laitiers provenant des fondées (3). . . r
- Les concurrens seront tenus de faire, devant les commissaires de la Société, tous les essais qui seront jugés nécessaires pour s’assurer de la bonne qualité de leurs fontes5 et , pour conserver les procédés dont ils auront fait usage, ils pourront prendre un brevet d’invention. , ; H , . * ï “ ’-i
- « > ,<• • - • - » ........................................................................
- (1) Userait à désirer que tous les concurrens choisissent la même échelle, par exemple celle
- d’un cinquantième , pour rendre plus facile la comparaison des^divers plans : cèpendaHtrla Société*n’en fait pas une condition essentielle.’ ; v c . 1 ; : j , ' *•*' ’ ! -
- (2) La Société tiendra compte aux maîtres de forge du prix de transport des fontes, dans
- le cas où les pièces moulées ne pourraient être vendues à Paris, et des déchets obtenus dans le moulage des diverses pièces qu’il sera convenable de faire exécuter. • :
- (3) Un ouvrage très remarquable sur le traitemertt des minerais de fer a été pùblië en France,
- il y a plusieurs années ; les maîtresde forge-pourront y puispr des notions importantes , et la Société le signale d’une manière particulière à l’attention des concurrens. Cet ouvrage est ntilülé : De la Métallurgie du fer, par Karsten, traduit de l’allemand par Coulman, officier d’artillerie. J : ..... -‘ • I • • • *' v
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- (»4)
- Les échantillons et le mémoire descriptif devront être adressés à la Société avant le r*r juillet i836. Le prix sera décerné dans la séance générale du second semestre de la même année. . . ; ..... . .
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- XXII.
- Prix pour la découverte d'un procédé propre à utiliser les eaux des amidonneries ' : ct- des féculeries. . , . ;
- Les eaux qui proviennent de la fabrication de l’amidon, soit par le moyen du blé, soit par celui de la pomme de terre , présentent de très graves inconvéniens, lorsqu’elles ne peuvent se répandre immédiatement dans une masse d’eau ayant un cours rapide. ,
- Trouver un procédé pour utiliser les eaux de cette fabrication, en extraire le gluten ou la matière albumineuse qu’elles renferment, ce serait rendre à la fois un grand service à d’importantes industries et à toutes les localités où elles se trouvent exercées. Chaque jour, la fabrication de la fécule de pomme de terre prend plus d’extension, et rien n’a encore pu remédier aux inconvéniens qu’elle présente.
- Pour la solution de cette question , la Société propose un prix de la valeur de trois mille francs, qui sera décerné dans la séance générale du éecond semestre de l’année j836.“' • m ; . "r ' :
- Les mémoires et autres pièces pour constater les droits des concurrens seront adressés avant le ier juillet de la même année.
- . y ; \ ; . .. xxiii. _ ;5; f
- Prix pour la fabrication du papier de Chine.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de deux mille francs pour le fabricant qui aura mis dans le commerce la plus grande quantité de papier Teconnu par les graveurs au moins égal au meilleur papier de Chine.
- Les échantillons, ainsi que les certificats des imprimeurs en taille-douce constatant la qualité du papier, devront être envoyés avant le ier juillet i836. '
- ? La quantité de papier mis dans le commerce ne devra pas être moindre de cinq rames, format jésus* et de l’épaisseur du papier de chiffon, ordinairement employé. • :-'5 ' y •••'* -’v-ïv ; :i;|
- V>« -ki- ft'd.'. :;su -h? ,5 i:. ï - a ; : XXI s' • •" ir,; ' ; -v
- V -ï . i -r-: 5! ;i> ,! i j . r*u.ijx < ;--i * i ni
- , Prix pour le nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la ;Yr- 'fabrication du papier» -, ; m r> i:i> «îq-iiv
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de douze cents francs pour celui qui trouvera un procédé meilleur que celui décrit par Kcmpfer, de sé-
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- parer les parties intérieures des écorces du mûrier* pâpyrier de l’épiderme et de la matière verte qui le recouvre. ,
- L’épiderme est ce qu’il importe particulièrement d’enlever. La couche herbacée disparaît dans l’opération du blanchiment et dans celle de la trituration ; mais l’épiderme ne peut être séparé par aucun de ces moyens, et la plus petite quantité qui en resterait gâterait le papier.
- Le procédé ne doit pas seulement être applicable à l’écorce du mûrier-pâpyrier > mais à toute autre qui pourrait être employée avec succès dans la papeterie..
- Le dépouillement des écorces, dans les premiers temps de la sève, pouvant, dans quelques cas, nuire à la végétation, ou ne pas être placé à l’époque la plus commode pour les agriculteurs, il faut que le procédé puisse être employé au nettoiement des écorces adhérentes au bois. , ?
- Les mémoires, accompagnés des résultats obtenus, devront être envoyés au secrétariat de la Société avant le ier juillet 1836.
- Le prix, s’il y a lieu, sera distribué dans la séance générale du second semestre de la même année. . . ... ; r ; -
- "-••"'b : -XXV. : ; y '
- Prix pour la découverte d’un procédé destiné à procurer à la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui de farine de froment.
- La Société d’Encouragement propose la question suivante :
- « Trouver une ou plusieurs substances qui puissent procurer à la fécule de pomme » de terre, ou à la pomme de terre, la propriété de donner une pâte qui lève aussi » bien et donne un pain aussi léger que celui fait avec la farine de froment. »
- Le pain fabriqué par ce procédé devra être aussi nutritif que celui de la meilleure espèce de farine de froment, et n’avoir aucune saveur étrangère 5 et le prix de matière première et de manutention ne devra pas élever celui du pain fabriqué par ce moyen au prix du pain de froment de même qualité. i *.,•?> m k -jM ?
- Si la substance employée est animalisée, le pain doit renfermer la même proportion de substance azotée que les farines de bonne qualité qui, terme moyen, contiennent 10 pour 1Q0 de gluten sec 5 mais si la matière destinée à faire lever la pâte n’est pas azotée , il faudra que l’on trouve en même temps un moyen d’animaliser le mélange au même degré, sans que les substances employées offrent de saveur étrangère et changent les caractères physiques du pain.
- Les farines de plusieurs légumineuses, comme les haricots, les pois, etc., ont souvent été employées, dans lesmomens de disette, à la préparation du pain. La Société ne fait pas une condition indispensable de l’application à ces substances des procédés qu’elle demande 5 mais elle verrait, avec grand intérêt, que les concurrens dirigeassent leurs recherches sur cette question particulière 5 il en serait de même de l’application des mêmes moyens à la paille, dont on a cherché à utiliser les propriétés nutritives. ’ ' : 1
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- Les concurrens devront faire, en présenee des commissaires choisis par la Soeiétér tous les essais qui seront jugés convenables. . , rj ,
- Le priy pour la découverte du procédé dont il est question sera d’une valeur de six mille francs $ il sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre t836. ; : ; .- ^
- Les mémoires devront être adressés avant le ier juillet de la même année.
- Les concurrens pourront consulter avec intérêt deux notices de M. d Arcet; l’une sur l’emploi de substances animales dans la fabrication du pain de pomme de terre, insérée page 35i de]'Industriel, de février 1829, et l’autre sur la préparation des biscuits animalisés pour l expédilion d’Alger , Recueil industriel, par Moléon.
- " ;......' ' ' 'XXVI. ' A :
- Prix pour la découverte d un procédé propre à reconnaître le mélange de la fécule
- avec la farine de blé.
- Les syndics de la boulangerie dé Paris ont fait les fonds d’un prix dont la Société d Encouragement a été priée de rédiger le programme. Ce prix, de la valeur de deux mille quatre cents francs, sera décerné à celui qui aura indiqué un moyen simple, facile et prompt, à la portée des boulangers, et n’exigeant aucune élude spéciale, pour reconnaître, dans la farine de blé, le mélange de la fécule de pomme de terre, et pour déterminer approximativemen t la proportion de la substance sophisticante, au moins dans des limites assez larges pour que le boulanger puisse ne pas être induit en erreur sur la valeur de la farine.
- Comme la fécule n’est pas la seule matière employée pour le mélange avec la farine de blé (on emploie aussi la farine de haricots, de pois, de féveroles, etc.), les concurrens devront aussi faire connaître les moyens de s’assurer de la présence et de la nature de ces mélanges. Sans en faire une condition de rigueur, la détermination approximative de la quantité de substance étrangère serait appréciée par la Société.
- Les concurrens devront faire leurs essais et indiquer les moyens particuliers, s’ils sont nécessaires, pour les diverses qualités de farine formant l’approvisionnement du carreau de Paris; en un root, mettre le boulanger lui-même dans le cas de s’assurer avec certitude de la nature d’une farine quelconque au moment du marché.
- Les mémoires devront être adressés au secrétariat de la Société avant le ier juillet 1806, et le prix sera décernq, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année. *
- ...I, . :: XXVII. . . .J. ^
- PHx pour la confection cl armures métalliques et de tissus d amiante propres à préserver de V action des flammes, et pour un procédé destiné à rendre les substances ‘ 'àrgüniques incombustibles.’ V ‘
- La Société d Encouragement propose un prix de la valeur de quinze cents francs à l’auteur qui aura apporté les modifications les plus utiles aux armures propres à
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- préserver les pompiers dans les incendies , imaginées par M. le chevalier Aldini. La parfaite préservation du corps, la légèreté et la facilité des mouvemens sont des conditions essentielles. Du reste, la Société ne prescrit aucune forme ni aucune disposition particulières pour les appareils préservateurs, dont un modèle complet devra être adressé à la Société, avec la description des procédés employés pour la confection des tissus. •
- Un prix de la valeur de douze cents francs sera décerné à l’auteur du meilleur procédé propre à filer et tisser l’amiante, en lui donnant le plus de moelleux et de finesse possible. Les concurrens devront indiquer les localités d’où l’on peut tirer la meilleure espèce d’amiante, le procédé pour le réduire en fils; Si le carton d’amiante pouvait remplacer les armures de toile métallique, les concurrens décriront le moyen d’en fabriquer et de lui donner les qualités nécessaires.
- Les concurrens devront adresser à la Société une quantité de toile d’amiante suffisante pour faire un vêtement.
- Un prix de la valeur de quinze cents francs sera accordé à l’auteur du meilleur procédé propre à rendre incombustibles les substances organiques.
- Quoique l’objet spécial que la Société a en vue soit la préparation des vêiemens de laine propres à préserver les pompiers dans les incendies , elle demande que les concurrens s’occupent de la question relative aux bois ; toutes les substances rendues incombustibles devront n’êlre pas sensiblement plus hygrométriques que les matières organiques employées , et les tissus devront conserver leur souplesse.
- Des échantillons de tous les produits devont être adressés à la Société.
- Les envois seront faits avant le ier juillet i836, et les prix décernés, s’il f a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année.
- Nota. Les concurrens pourront consulter avec fruit, relativement aux modifications à apporter aux armures métalliques, le rapport du Comité des arts économiques sur les expériences de M. Aldini ( Bulletin de novembre 1829, p. 448)? celui du Conseil de salubrité ( Annales d'hygiène publique, janvier i83o, p. 277).
- Pour l’emploi des sels propres à rendre les substances organiques incombustibles, le mémoire de M. Gay-Lussac ( Annales de chimie et de physique, t. CXVIII, p. 211 )•, celui de M. Fuchs ( Annales de l’industrie, cahier d’avril 1826, p. 33y).
- ' ' ' XXVIII. . ; , • ’
- ‘ Prix pour létablissement en grand d’une fabrication de creusets réfractaires.
- La Société d’Encouragement propose un prix^de la valeur de trois mille francs pour celui qui établira en grand une fabrication de, creusets ,a£seç aéfçactairespour pouvoir être, employés à fondre; le fer pur, v :»i oi. »>, -/'•.<! ...,r> .
- Ceux qui voudront être admis à ce concours seront tenus d’enyoy^r 4” des échantillons de creusets de différentes graudeurs-, 20 une quantité suffisante d’argile non travaillée, telle qu’elle sort de la terre, et une quantité proportionnelle de ciment ,
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- afin que les commissaires puissent/ avec ces matériaux,' faire confectionner des creusets, pour les essayer comparativement avec ceux qui auront été présentés au •concours. ’ ... : i
- Les concurrens devront joindre à leurs échantillons un mémoire contenant la désignation de la terre, et la description exacte de ses caractères extérieurs et de son gisement 5 enfin, tous les détails des opérations préliminaires employées avant de la travailler , ainsi que des procédés suivis dans la fabrication : ils y joindront aussi un aperçu des dépenses , afin que ia Société puisse s’assurer que l’établissement formé pourra soutenir, avec avantage, la concurrence étrangère.
- L’épreuve à laquelle les creusets seront soumis consistera à fondre, sans addition de carbone, 3 à 4 kilogrammes de fer doux, par exemple, des clous d’épingle. Les échantillons et mémoires devront être envoyés avant la iep juillet j836, et le prix sera décerné, s’il y a lieu , dans la séance générale du second semestre de la même année. T': ; . .. y.
- : iii,. i « " •< \-i V.i: î • » • ' • •
- XXIX. .
- Prix pour une substance propre à remplacer la colle de poisson dans la clarijîcation : ! j de la bière , façon de Paris.
- La Société d Encouragement propose un prix de la valeur de deux mille francs pour celui qui présentera une substance propre à remplacer l’ichthyocoile ou colle de poisson dans la clarification de la bière, façon de Paris, dont le prix n’excède pas ro fr, le kilogramme, et que l’on puisse se procurer en quantité suffisante pour les besoins du commerce.-»* ?>i> «v mb snv». ;rv v*h- -n 1
- Le prix sera décerné dans la séance générale du second semestre 1836. * -Les échantillons devront être remis au secrétariat de la Société avant le ier juillet de -la memë ânnéei'1Q;' i .mtr. mu roj.
- XXX.'
- 9f VO b ôii -c.il;^nioï '!I1 > :*-M ni* !R ---------.i i. ::L ?: f .
- Prix pour T étamage des glaces à miroirs par un procédé différent de ceux qui ' . sont connus. ‘
- La Société d’Encouragemenl propose un prix de la valeur de deux mille quatre cents francs, qu’elle décernera, dans la séance générale du second semestre i836, à celui qui aura trouvé un moyen économique d’étamer les glaces à miroirs , d’après le procédé indiqué dans le programme , ou par tout autre moyen analogue.
- Les concurrens adresseront, avant le'icr- juillet de la même année, deux glaces étamées, l’une’de 3o pouces sur no, l’autre de' 4o pouces sur 3o, accompagnées des procès-verbaux des autorités locales constatant que les glacés ont été passées âu tain d’après les procédés énoncés dans le mémoire de l’auteur. Ce mémoire devra contenir une description détaillée dé la'méthode qui aura été pratiquée pour l’étamage des glaces-, on y joindra des dessins sur échelle, représentant les plan, coupe,
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- profil et élévation tant des fourneaux, tables à étamer, que des étuves, outils, etc., nécessaires au s'uccè? de l'opération, le tout accompagné d’une explication de ces divers appareils.
- '^.^'^-xxxl /. . ........
- Prix pour la découverte d'un métal ou alliage, moins oxidable que le fer et Vacier, propre à être employé dans les machines à diviser les substances molles alimentaires. '' = ‘ i ' ' '?ïî%
- * La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs pour la découverte d’un métal ou d’un alliage , d’un prix peu élevé, qui ne soit pas nuisible à l’économie animale, non oxidable par l’eau, par les sucs des fruits.et des légumes, ou infiniment moins attaquable que le fer et l’acier, sans donner de couleur ou de goût aux substances à la préparation desquelles on l’emploierait. . ^ t Ce métal ou cet alliage serait assez dur, en conservant une ténacité suffisante, pour pouvoir en former des crochets, des râpes solides, des instrumens propres à écraser, couper, séparer, diviser convenablement les poires , les pommes , les betteraves , les pommes de terre et autres produits végétaux mous destinés aux usages domestiques.
- La Société exige que les auteurs fassent connaître la nature des métaux et la composition des alliages qu’ils emploieront, en y joignant des échantillons de chacun d’eux , et déposant un modèle d’une machine connue avec laquelle on puisse faire les expériences propres à constater la bonté des pièces principales composantes; les pièces secondaires pourront être en bois dur ou en fonte de fer coulée, de grandeur convenable, et non limée , ou en toute autre composition moins attaquable que le fer et l’acier. -v^-...é -.uè Kî;Si :... r
- Les mémoires, les échantillons, le modèle fonctionnant seront déposés au secrétariat de la Société avant le ier juillet i836.
- Le prix sera décerné dans la séance générale du second semestre de la même année, v’h«f:vV: ï . .. . . , ,, * ti ..... V: ", .. ..**•
- XXXII. . / ” ° ..-
- Prix pour un appareil propre à produire de la vapeur sous une, pression de trois
- , ...v; • ^fîe ; b.'ioa.'jf jiO tatmosphères. v... r
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de quatre mille francs pour celui qui présentera le meilleur appareil propre à produire delà vapeur sous une pression de trois atmosphères au moins. f, M %. c è
- . Les pièces constatant l’existence de cet appareil et ses bons effets seront adressées ayant le icr juillet i83.6....:w, •; .,v. . ^ f; - »4
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu, .darçsja séance générale du deuxième semestre de la même année. è , f ‘
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- ( 3o.)
- PRIX REMIS AU CONCOURS POUR I/ANNÉE 1057.
- XXXIII.
- Prix pour la description des procédés de blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes, de la préparation des couleurs et de leur application ,
- et de toutes les machines qui servent à ces dijférens usages.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de cinq mille francs , qui sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre i83^ , à celui qui aura adressé une description exacte des procédés employés pour le blanchiment, la préparation et l’application des mordans, celle des couleurs employées pour les toiles peintes.
- Les concurrens devront faire connaître tous les détails particuliers et pratiques qui pourraient mettre à même d’appliquer immédiatement les procédés indiqués.
- Là Société demande que les concurrens décrivent exactement et donnent des plans des machines les plus importantes destinées à l’application des couleurs; elle exige, en outre, qu’ils fassent connaître, avec la même exactitude, les principales machines employées pour les diverses opérations du blanchiment.
- Les concurrens seront tenus de répéter, devant les commissaires de la Société, toutes les expériences qui leur seront demandées, et de prouver les avantages que leurs procédés présentent sur ceux qui sont le plus habituellement en usage, tant sous le rapport de la perfection des produits que sous celui de l’économie.
- Les mémoires et plans devront être adressés au secrétariat de la Société avant le ier juillet i83j.
- La Société se réserve, si les concurrens ne répondent pas à toutes les questions, d’accorder, à ceux qui se seraient le plus rapprochés du but, des récompenses proportionnées à l'importance de leur travail.
- PRIX REMIS AU CONCOURS POUR L’ANNÉE 1858.
- XXXIV.
- Prix pour le perfectionnement de la construction des fourneaux.
- Là Société d’Encouragement propose
- i°. Un prix de la valeur de trois mille francs à l’auteur du mémoire qui aura amené à un haut degré de perfection la construction des fourneaux propres à l’oxi-dation des métaux ;
- 2°. Un semblable prix de trois mille francs au concurrent qui aura enseigné les moyens de parfaitement établir les fourneaux destinés.à la fonte des métaux et à la réduction des oxides métalliques.
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- (3.)
- La Société d’Eneouragement, désirant hâter et faciliter, le plus possible, la solution de ces questions, si importantes pour les progrès de notre industrie manufacturière , a, de plus, pensé qu’un puissant moyen d’arriver à ce but serait d’obtenir, des fabrieans qui ne voudraient pas concourir pour ces prix , le tableau exact des dimensions, de 1a. dépense en combustible et des effets des différens fourneaux construits dans leurs ateliers • elle a , en conséquence, décidé qu’il serait accordé ,' indépendamment des prix dont il est question , des médailles d’encouragement aux fabrieans qui lui auront fait connaître les résultats les mieux constatés, les plus complets et les plus avantageux. •
- Les mémoires envoyés au concours devront parvenir au secrétariat de la Société avant le ier juillet i838.
- Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année. ; . .
- XXXV.
- Prix pour la fabrication des bouteilles destinées à contenir les vins mousseux.
- La Société d’Eneouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs pour le verrier qui, pendant deux années consécutives, aura fourni aux négocians en vins mousseux cinq mille bouteilles qui satisferont aux conditions suivantes : i°. Que le prix nouveau ne dépasse pas d’un quart l’ancien prix 5 a0. Que la capacité moyenne soit comme clans les bouteilles en usage, el le poids moyen du verre de 880 à 890 grammes. , ,
- Les concurrens adresseront quatre cents bouteilles dont l’origine sera constatée par les autorités locales, par les ingénieurs des ponts et chaussées et par ceux des mines du lieu des fabriques.
- Ces bouteilles devront résister, moyennement, aune pression de a5 atmosphères, et la force moyenne du tiers des plus faibles bouteilles essayées ne devra pas descendre au dessous de 21 atmosphères 5 c’est à dire que, si l’on opère sur quatre-vingt-dix bouteilles pour déterminer la force moyenne, on exige que les trente plus faibles aient encore une force moyenne supérieure à 21 atmosphères (1). ' .
- La Société verrait avec intérêt que lés concurrens joignissent à leurs envois la description des procédés de fabrication ; mais elle 11’en fait pas une condition de rigueur. ,:;v"v -r.\ X: ^
- Les pièces et les bouteilles seront adressées au secrétariat de la Société avant le 1" juillet 1838. ' / - • "
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année. -'v ?V ::J.
- (1) Les bouteilles seront essayées à la machine construite , à cet effet, par M. Collardeau^ ingénieur en iostrumeus de physique, rue du Faubourg-Saint-Martin, n. 56.
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- :( 52 ) ;
- ArTS ECOIVOMIQ€ES.s^^';^"‘!":. v;vi' \
- Vv>; ; PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1356 :'; v
- ^ • " • ‘ ; L"v xxxvi.
- . Prime pour T établissement de grandes glacières dans des localités où il nen
- r. existe pas.
- La Société d’Encouragement, dans le but de provoquer l’établissement de grandes glacières dans les localités où il n’en existe pas, décernera des récompenses honorifiques, consistant en médailles d’argent, aux personnes qui formeront de semblables glacières. Elles devront contenir au moins 200,000 kilogrammes de glace, et être construites de manière à pouvoir en conserver la moitié d’une année à l’autre. Une condition rigoureuse, pour avoir droit aux récompenses de la Société, est que ces glacières soient publiques , c’est à dire que chacun ait le droit de s’v présenter pour acheter de la glace. . . y .
- Les médailles seront décernées, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre i836. \ ^
- PRIX REMIS AU CONCOURS POUR L’ANNÉE 1850.
- XXXVII.
- , , Prix pour la fabrication de bougies économiques.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de quatre mille francs pour le fabricant qui aura livré au commerce au moins deux mille kilogrammes de bougies, au prix de 2 francs le kilogramme. Ces bougies devront remplir les conditions suivantes : .
- i°. Donner au moins autant de lumière à poids égal , et durer aussi long-temps que la bougie de cire ordinaire; ,
- 2°. Brûler sans avoir besoin d’être mouchées ;
- 3°. Ne répandre aucune odeur ou fumée désagréable ;
- 4°. Ne pas couler plus que les bougies de cire ou de blanc de baleine;
- 5°. Être dures et sèches au toucher, quelle que soit d’ailleurs la matière dont elles seront fabriquées, pourvu que la fusibilité de cette substance ne sdit pas au dessous de 5o degrés.
- Les échantillons de bougies et les Certificats des autorités locales constatant qu elles sont le produit ordinaire de la fabrique, ainsi que les mémoires contenant la description détaillée des procédés, seront adressés avant le ier juillet i836.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre de la même année.
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- XXXVIII.
- Prix pour la fabrication de vases propres à contenir et à conserver, pendant plusieurs années, des substances alimentaires.
- La Société d’Encouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs, qui sera décerné , dans la séance générale du second semestre i836, à celui qui aura rempli les conditions suivantes : ' . . -
- i°. Les vases que demande la Société devront être en fer battu élamé, ou en tout autre métal ou alliage aussi salubre que ceux de fer. Leur grandeur devra varier pour contenir depuis 2 kilogrammes jusqu’à 20 de substances alimentaires ;
- 2°. Ces vases seront surmontés d’un couvercle assez grand pour pouvoir y introduire, en l’élevant, et selon leur capacité, des viandes d’une certaine grosseur;
- 3°. Ces couvercles devront être soudés ou lutés , ou fermés d’une manière quelconque , afin de ne pas permettre, ainsi que le reste du vase, l’introduction de l’air dans l’intérieur : ces luts ou soudures, dans le cas où on les emploierait , offriront la résistance convenable pour que l’eau bouillante à laquelle sont soumis les vases ne les altère point ; cependant, il faudra qu’ils cèdent à une température plus élevée lorsqu’on voudra les déluler ou dessouder, sans endommager ni le vase, ni le couvercle; : a*3.• .0 • ’n.iï e- )v>.vtomr
- 4°. Les concurrens adresseront à la Société douze de leurs vases de diverses grandeurs, pour en faire, à leurs frais, les essais convenables et en embarquer onze ; le douzième sera fermé par eux , suivant leur procédé, après y avoir introduit de l’eau jusqu’au quart de la capacité ; ces vases leur seront remis aussitôt que les expériences seront terminées.
- Ils adresseront ces modèles à la Société, avec un mémoire descriptif de la nature de leurs vases et de leurs moyens de fermeture. Le tout devra être remis à la Société avant le ier juillet i836. H :v è\:ï '>
- Le prix sera accordé à celui des concurrens qui aura présenté les modèles les plus parfaits : ces modèles, qui devront être d’un métal solide et pouvoir servir plusieurs fois au même objet, présenteront encore de l’économie sur ceux en ferétamé, quand bien même ils coûteraient le triple, puisqu’ils pourront être employés un assez grand nombre de fois ; cependant, à mérite égal, on donnera la préférence à ceux qui offriront le plus d’économie dans leur prix. ! =':-
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- PRIX PROPOSÉS POUR. L’ANNÉE >
- XXXIX.
- Prix pour des moyens de prévenir ou défaire cesser les effets de thumidité sur V..les constructions. *' i-’- :. >r- ••• ;• -
- On sait combien sont graves, pour nos habitations en général, et surtout pour leurs parties inférieures , les inconvéniens de l’humidité ; et*, par conséquent, on ne
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- (54)
- saurait trop désirer qu’on s’occupe, cI’uuq' jpjtujère plus générale, plus complète et plus suivie qu’on ne l’a fait jusqu’ici , des moyens, soit de prévenir, soit de faire cesser,cesJqconvéniens. - 4 ^ ^ ‘v .
- Divers moyens ont déjà été proposés et même* employés avec plus ou moins de succès, et plusieurs sont dus,aux trayaux et aux recherches de sayans, merabresde la Société; niai?, e,n général, ce sont moins des préservatifs que de? palliatifs, et ils ne peuvent guère s’appliquer avec un succès non douteux.que dansquelque? cas parti-, culiers. . „
- - . . ; y. - y:.— ,*> n?;* »trr,7*ç?n .'Oioorç-.*-!/>?u:e-ro® ïc non ^ - ,.t •.*
- Dans ces circonstances, et en raison de. l’immense intérêt que procurerait la solution des différentes questions qui se rapportent à ce sujet, soit pour la .cpnserya.tion des constructions mêmes,, ainsi que du mobilier des habitations., soit pour l’agrément et la santé des habitans., la.Société d1 Encouragement croit d’abord devoir pro-. voquer la rédaction d’une înstfuction.'th<?orique et pratiquesurles diverses causes de l'humidité, et de ses incoiwéniens quant aux constructions en général et aux habitations j 2° sur ies-etifjerens moyens, soit, de prévenir ^es inconvénient lors de Vexè- cution même des conslrnçtioiis^ §pit< de les faire^ cesser, çu de s’en, préserver dans les constructions existantes. ....... : . . .•...... . .
- ; i.iu ii L:-r...yy t.. ... ç> ru>, -, ... - .
- Cette instruction, claire ^^é^odique^et aussuconeise que possible , devra néanmoins embrasser tous les cas généraux et particuliers qui sont le plus susceptibles de se présenter, soit dans les constructions Urbaines, soit dans des constructions rurales; dans les habitations de la classe peu aisée, ainsi que. les paysans., non moins que dans celles de la classe riche ; et, enfin ,. dan<s les circonstances diverses qui peuvent résulter, ou de la manière dont les conslructions: peuvent être situées , ou du climat et de la température même.
- On ne devra' pas manquer d’y comprendre les circonstances particulières aux di vers genres de construciionsiindnsirielles. -- :
- Tout en se fondant sur les principes posés par la science, cette instruction devra s’appuyer, en outre, sur des faits pratiques bien constatés, et, toutes les fois qu’il sera possible, sur des expériences spéciales non susceptibles d’être contestées , et qu’il soit facile de vérifier : enfin , surtout, elle devra rester à la portée de tout le monde , notamment des ouvriers constructeurs et d’autres personnes peu instruites.
- Dans l’indication des diverses causes d’humidité et des différens moyens d’en prévenir les inconvéniens, on devra envisager principalement : i° la nature diverse des sols sur lesquels les constructions peuvent être établies; a0 la 'disposition des constructions memes, soit quant à la hauteur des sols intérieurs par rapport aux sols extérieurs, soit quant h rétablissement des courarns d’air nécessaires pour assainir et assécher les constructionsd ies localités intérieures; ,3° le choix destnaiériaux em-ployés à l’exécution des constructions, et particulièrement des fondations et des parties qui reposent immédiatement sur le sol; 4° les précautions à prendre dans l’emploi de ces matériaux; 5° enfin , les données à l’aide desquelles on pourrait éviter les dangers que présente l’habitation dans des constructions trop récemment
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- exécutées, ou hâter, sans inconvénient pour les constructions mêmes, l’évaporation de l’humidiié dont ces dangers proviennent. ; • : t , : ^ ^ '
- On devra, en outre, ne pas négliger de donner des-renseignfemetis au moins généraux sur la dépense qu’occasioneraienl les dispositions ou les procédés indiqués. ' • • ; • ;*: : r-.; i.ian iir./r ' /; • ' r;
- Dans l’étude des moyens de préserver de rhuriiïditéîeséofnstrueiions existantes, on devra s’attacher à eeque ces moyens ne soient pas suéceptibiéfc de Uuii’e, sous d’autres rapports, à la salubrité ou même à l?agrément des habitations, soit par l’odeur qu’ils y répandraient, soit en s’opposant à l’exécution des boiseries, peintures ou tentures dont on voudrait les décorer, etc., ..
- On devra, en outre, chercher à éviter, s?il est possible, rirtconvénient qui a été reconnu inhérent à la plupart des moyens qui ont été indiqués jusqu’ici, et qui consistent en ce que ces moyens, au lieu de détruire ou, au moins, neutraliser l’humidité, ne font que l’éloigner d’un point pour la reporter sur un autre.
- Les mémoires, manuscrits ou imprimés, devront être adressés avant le ier juillet i83^.
- La Société d’Encouragement se réserve, d’après l’examen qui en sera fait, et suivant les différens degrés dé mérite qu’ils seront reconnus présenter, de délivrer, à leurs auteurs, savoir:
- i°. Un premier prix de deux mille francs o t un second prix de mille francs pour ceux de ces Mémoires dans lesquels le sujet aura été traité assez complètement et d’une manière assez satisfaisante pour remplir suffisamment les différentes conditions du programme, et notamment celle qui est relative aux faits pratiques et aux expériences spéciales nécessaires 5 .
- 2°. Des médailles d’accessit pour ceux qui, sans embrasser l’ensemble de la matière ou sans traiter cet ensemble d’une manière satisfaisante, en auraient, au moins, traité complètement une partie distincte 5 ;
- 3°. Enfin des mentions honorables pour ceux qui, sans remplir l’une ou l’autre de ces conditions, offriront cependant des indications de détail utiles.
- Les auteurs des ouvrages récompensés auront droit d’en faire telle publication qui leur semblera convenable; mais la Société se réserve expressément de les publier, soit en entier, soit par extrait, ou dans sôn Bulletin, ou séparément. : "
- La Société accueillera en outre, avec satisfaction, la communication dé toute matière première ou fabriquée, ou de tout procédé dont l’emploi pourrait être jugé susceptible, soit de prévenir, soit de faire disparaître les ineonvéniens de l'humidité,. ou d’une manière générale, ou clans tel ou tel cas particulier. j 5 ' *'u
- Cetté communication devra être accompagnée d’abord de renseignemerts, aussi authentiques que possible, ëut l’emploi qui aura pu déjà être fait de'ces matières ou procédés; sur les résultats qui êu auraient été obtenus ; surlèHemps depuis lequel cet emploi a eu lieu; sur la dépense qu’il occasione, etc.
- Elle devra, en outre, être de nature à mettre la Société à même de faire faire par
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- ses commissaires, et, s’il y a lieu, avec le concours des auteurs des procédés, tels essais et expériences qui seraient jugés nécessaires.
- A cet effet, les, communications de cette nature devront également être adressées à la Société avant le ier juillet i83y. :
- D’après l’examen qui aura eu lieu suivant les différens degrés de mérite des procédés communiqués, la Société d’Encouragement sq réserve d’accorder ï
- i°. Un premier prix de mille francs et un second prix de cinq cents francs pour les procédés qui seraient reconnus d’une application sûre, facile et plus ou moins générale; . ; • .. , 4. \‘
- 2°. Des médailles d’accessit pour les procédés dont l’application serait également reconnue sûre et facile, mais qui seraient de nature à n’être employés que dans certains cas particuliers. ;
- Attendu le temps nécessaire pour constater les effets des moyens proposés, la distribution des prix n’aura lieu que dans la séance générale du second semestre i838.
- AGRICULTURE.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE i856.
- ' " XL.
- /
- , Prix pour la plantation des terrains en pente.
- La Société d’Encouragement propose deux prix , l’un de trois mille Jrancs et Fautre de quinze cents francs, pour ceux qui auront planté en chênes, en châtaigniers, en hêtres, en micocouliers, en aliziers, en frênes, en merisiers, en ormes, ou seulement en trois ou quatre de ces espèces d’arbres, dans les pays élevés et montagneux, le plus d’étendue de terrains en pente situés sur les parties élevées et déclives des montagnes. Cette étendue ne pourra être moindre de 25 hectares , et la plantation devra avoir au moins cinq ans.
- Les concurrens feront constater, par les autorités locales, la contenance et Létal de leurs plantations, et en enverront le procès-verbal au secrétariat de la Société avant le ier juillet 1836.
- Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année.
- L’ouvrage dans lequel les concurrens trouveront le plus de faits est celui de M. Dugied, intitulé Projet de boisement des Basses-Alpes, imprimé par ordre du Gouvernement, en 1819. Us trouveront également des documens relatifs à cet objet, dans le Nouveau Dictionnaire d'agriculture, imprimé par D été r ville ^ libraire à Paris. 1 ,
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- Prix pour la plantation du mûrier à papier.
- La Société d’Encouragement décernera, dans sa séance générale du second semestre i836, un prix de quinze cents francs au cultivateur qui aurait fait, avec le plus de succès, la plus grande plantation de mûrier à papier ( broussonetiapapy rifera ).
- L’étendue du terrain planté ne pourra être moindre d’un demi-hectare. .
- Les plants devront avoir, au moment de la plantation à demeure, deux ans au moins , et ils devront être espacés entre eux à un mètre au plus ^de manière qu’il y ait au moins cinq mille plants par demi-hectare. , ,
- La plantation sera entretenue, pendant deux ans, par des binages et des rem-placemens, et elle devra être en bon état et bien venante ; ce qui sera constaté par les autorités locales, dont les certificats seront produits à la Société avant le icl juillet i836.
- Il sera décerné des médailles d’or et d’argent aux cultivateurs qui auront fait les plus belles et les plus nombreuses plantations de mûrier à papier, soit en tiges de cinq à six ans pour faire des têtards, soit en haies ou palissades, pouvant donner, à la tonte, des branches propres à la fabrication du papier.
- . PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1857.
- XLII. -,
- Prix pour la culture du pin du Nord, du pin d’Ecosse et du pin-laricio.
- La Société d’Encouragement n’a pas cessé, depuis l’année 1815, d’exciter les cultivateurs à la propagation de ceux des arbres résineux que leur nature indique être à la fois le meilleur moyen d’utiliser immédiatement et d’améliorer pour l’avenir les landes, les sables, les terrains craïeux, et les autres sols de mauvaise qualité dont le défrichement désirable s’exécutera avec moins de lenteur quand on verra que les avances peuvent en être assez promptement couvertes.
- Elle a vu, avec satisfaction, ces sortes de plantations s’étendre chaque année davantage et présenter, en diverses localités, des exemples qui sont imités de proche en proche, et dont le succès fonde insensiblement, pour les parties les plus ingrates du sol français, desélémens assurés d’une prospérité inappréciable.
- Il s’est fait, surtout dans ces dernières années, des plantations si considérables de mélèze, principalement dans les parties élevées de la France, qu’il semble désormais superflu d’encourager la culture de cet arbre dont les propriétaires ont reconnu le mérite, et que leur intérêt éclairé porte à étendre dans les situations et dans les sols qui lui conviennent.
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- (38)
- Il s’est fait également, dans ces derniers temps, des plantations assez importantes de pin-larieio, tant en Champagne que dans plusieurs départemens dépendans des anciennes provinces du Berry, de la Bourgogne, du Bourbonnais, de la Bresse, etc.; mais, soit que les planteurs ne se soient pas trouvés dans les conditions du programme ou bien qu’ils n’en aient pas eu connaissance, aucun d’eux n’a concouru. La Société a jugé utile de proroger le concours pour la propagation de ce résineux dé la première grandeur, dont le bois, employé avec avantage dans les constructions civiles et navales, est surtout propre à la haute mâture.
- Quant au pin sylvestre et à ses variétés, les semis et plantations qui en ont été faits, par les encouragemens de la Société, décèlent une émulation qu’elle ne doit pas encore abandonner à sa propre action; mais elle doit désirer que les opérations soient faites sur une plus grande échelle, et entreprises par des hommes qui sachent déjà voir le gage assuré de leurs avances dans les principes de fécondité qu’en recevront aussitôt des propriétés dont le produit était, pour ainsi dire, nul, et qui soient,
- . en conséquence, disposés à y consacrer de plus vastes surfaces.
- Par ces diverses considérations, la Société d’Eneouragement a arrêté ce qui suit :
- i°. Deux prix sont proposés pour la culture du pin du Nord ou pin sauvage ou sylvestre (pinus sjlvestris de Linnée), connu aussi sous le nom de pin de Riga, de Russie et de Haguenau, ainsi que de la variété désignée sous le nom de pin rouge (pinus rubra, de Miller), vulgairement pin d’Écosse, lequel pin d’Ecosse reçoit en Ecosse même, où il est vulgairement appelé ScoCs fir, le nom de pinus sjlvestris.
- Chacun de ces prix consistera en une médaille d’or de la valeur de cinq cents francs.
- Ces prix seront accordés aux cultivateurs qui auront semé ou planté en ces espèces ou variétés de pins la plus grande étendue de terrains de mauvaise qualité, et ne produisant pas plus de six francs de rente par hectare, sans que, toutefois, cette éten-. due puisse être moindre de dix hectares pour les semis et de vingt hectares pour les plantations.
- A surface égaie, la préférence sera donnée aux semis ou plantations exécutés sur des terrains précédemment incultes, et défrichés ou préparés pour l’entreprise même.
- 2°. Un prix est proposé pour le culture du pin-larieio (pinusaltissima, de Linnée).
- Ce prix consi&tera en une médaille d’or de la valeur de cinq cents francs.
- Il sera décerné au cultivateur qui aura semé ou planté en pin-laricio la plus grande surface de terrain, sans condition relative à sa qualité ou à son produit, sans que, toutefois, cette surface puisse être moindre de deux heclarespour le semis, et de huit hectares pour la plantation.
- Les semis ou plantations ci-dessus désignés devront être âgés de trois à six ans, être en bon état de culture; et, pour ce qui concerne le pin sylvestre et ses variétés, être distans au moins de i5 lieues de toute ancienne plantation de pins sylvestres ou d’Ecosse.
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- ( 39.)
- Les concurrens justifieront qu’ils ont satisfait aux conditions du programme, par des certificats des Sociétés d’agriculture les plus voisines, dûment légalisés : ils de-/vront produire leurs titres avant le ier juillet i83^. -
- Les prix seront décernés dans la séance générale du second semestre de la meme année.
- XLIII. 1
- Prix pour T introduction en France de plantes utiles à l'agriculture, aux arts et aux
- manufactures.
- Les relations des voyageurs et les recherches des botanistes ont indiqué un assez grand nombre de plantes qui, abandonnées à la seule nature, donnent cependant des produits qui peuvent être appliqués, soit à notre nourriture, soit à nos vètemens et aux besoins des arts. Il existe même des plantes que certaines nations ont su approprier à leurs besoins, en les recevant immédiatement des mains de la nature, ou en les soumettant à une culture réglée.
- L’Inde, la Chine et surtout la vaste contrée de l’Amérique méridionale produisent unegrande variété de végétaux qui, transportés dans notre climat ou sur notre sol, pourraient augmenter considérablement la variété de nos produits, enrichir notre agriculture, nous procurer de nouveaux moyens de subsistance, et fournir à nos manufactures, à notre industrie de nouveaux perfectionnemens et une bien plus grande extension.
- C’est d’après ces considérations que la Société d’Encouragement croit devoir proposer deux prix, l’un de deux mille francs et l’autre de mille francs, pour l’introduction d’une ou de plusieurs plantes pouvant être cultivées en pleine terre, soit dans le midi, soit dans le nord de la France, et dont les produits trouveraient un emploi im' portant dans l’agriculture ou dans un art quelconque.
- Les concurrens devront prouver que ces plantes ont été cultivées en pleine terre, assez long-temps pour constater leur naturalisation en France, et qu’elles ont reçu un emploi utile à l’agriculture et aux arts. La Société, en accordant aux importateurs le prix qu’elle propose, distribuera des médailles aux personnes qui se livreront d’une manière plus spéciale à la culture ou à la fabrication des produits de ces plantes.
- Le concours restera ouvert jusqu’au ier juillet 183^?^ le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre de la même année.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1840.
- XLIV
- Pour le perfectionnement et ï extension des filatures de soie dans les départemens où cette industrie existe depuis long-temps, la Touraine comprise,
- MÉDAILLES.
- La Société décernera, en iBzjo, des médailles d’or, de platine et d’argent aux personnes ou aux associations qui auront établi ou perfectionné, d’après les meilleurs
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- (4o)
- procédés, des filatures de soie dans les départemens où 1’induslrie de la soie existait déjà depuis long-temps. -
- Le minimum de la soie grège produite par année, pendant les années 1838 et i83g, devra être environ de 3oo kilogrammes de soie.
- Si un grand nombre de concurrens se présentent, la Société prendra en considération, pour la répartition des médailles, non seulement la quantité de soie filée, mais surtout la nature des procédés perfectionnés.
- Ces procédés devront donc être soigneusement décrits, et l’époque de leur introduction authentiquement constatée par les maires ou par des membres des Sociétés d’agriculture du département.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNEE 1844.
- XLV.
- Pour V introduction de T élève des vers à soie dans les départemens où celte industrie
- n existait pas avant i83o.
- MÉDAILLES.
- Des médailles d’or, de platine et d’argent seront décernées, en i844i aux cultivateurs ou propriétaires qui, dans les départemens où l’industrie de la production de la soie grège n’existait pas en i83o, auront obtenu le plus grand nombre de cocons pendant les années 184*"» i84*a et i843.
- Dans la répartition de ces médailles, la Société prendra en considération surtout la bonté des procédés de culture des mûriers et d’éducation des insectes.
- Ces procédés devront donc être soigneusement décrits, et l’exactitude des faits avancés par les concurrens authentiquement constatée par les maires ou par des membres des Sociétés d’agriculture.
- XL VI.
- Prix pour Vintroduction de filatures de soie dans les départemens où cette industrie
- n existait pas avant i83o.
- Un premier prix de deux mille francs, un second prix de quinze cents francs et un troisième prix de mille francs seront décernés, en i844? aux associations ou aux particuliers qui, dans les départemens où l’industrie de la soie n’existait pas avant i83o, auront établi, d’après les meilleurs procédés , une filature de soie , et qui, dans les années i84T? et ^4^, auront filé le plus de soie.
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- ( 4< )
- Le minimum de la soie grège tirée pendant ces trois années devra être d’environ 5o kilogrammes, dont 25 kilogrammes au moins provenant de cocons produits dans l’établissement.
- La preuve des opérations devra être faite par procès-verbaux annuels authentiques, certifiés par les maires ou par les délégués des Sociétés d’agriculture, sans qu’il puisse s’élever de doutes sur les faits.
- La Société ajournerait la remise des médailles et prix, si les conditions n’étaient pas remplies en i84o et 1844> et sh à- cette époque, il se présentait des concurrens qui donnassent des probabilités de les remplir dans les années suivantes.
- CONDITIONS GÉNÉRALES A REMPLIR PAR LES CONCURRENS. '
- i°. Les modèles, mémoires, descriptions, renseignemens, échantillons et pièces destinés à constater les droits des concurrens seront adressés francs de port au secrétaire de la Société d’Encouragement pour Vindustrie nationale, rue du Bac, n° 42, hôtel de Boulogne ; ils doivent être remis avant le Ier juillet de chaque année : ce termeest de rigueur .
- 20. Les procédés ou machines seront examinés par des commissaires que la Société désignera.
- 3°.Les membres du Conseil d’administration et les deux censeurs sont exclus du concours.
- 4°. Les autres membres de la Société sont admis à concourir^ les étrangers le sont également. -
- 5°. Les concurrens sont avertis que la communication qu’ils font à la Société de leurs procédés ne peut leur tenir lieu d’un brevet d’invention, et que, s’ils veulent prendre le brevet, il faut qu’ils le fassent avant de se présenter au concours.
- 6°. Les brevets d’invention n’étant délivrés que sur la description détaillée des procédés, et chacun, d’après les lois des 7 janvier et 25 mai 1791 , pouvant en prendre connaissance (1), la Société se réserve la faculté de publier, en totalité ou en partie, les découvertes qui auront obtenu les prix et médailles (2).
- (1) Loi du y janvier 1791.
- « Art. n. Il sera libre à tout citoyen d’aller consulter, au secrétariat de son département, le catalogue des inventions nouvelles ; il sera libre de même à tout citoyen domicilié de consulter, au dépôt général établi à cet effet , les spécifications des différentes patentes actuellement en exercice. »
- (2) On peut consulter, pour la législation des brevets d’invention, l’année i831 dn Bulletin delà Société d’encouragement; le tome Ier de la Description des machines et procédés spé~ cifiés dans les brevets d? invention, de perfectionnement et d’importation , et l’ouvrage de M. Régnault, De la législation et de la jurisprudence des brevets d’invention , 1825, in-8. — Histoire de l’administration en France de Vagriculture, des arts utiles, du commerc e, des manufactures, des subsistances, des mines et des usines, par M. Cl.-A. Costaz, 2 vol. in—8, i832.
- 6
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- 7°. La Société conservera les mémoires descriptifs et les dessins qui n’auront point été couronnés; mais elle permettra aux auteurs d’en |M!en4re!enpân^®Bttedw^EenS dra les modèles. ... . ^ K ,K
- 8°. Les concurrens ne mettront pas leurs noms à leurs mémoires; ils y mettront seulement une devise , et ils joindront aux modèles , mémoires ou échantillons un billet cacheté, renfermant la même devise,, leur nom, et l’indication de leur domicile. 1
- 9°. Les concurrens qui auraient traité plusieurs dés questions nàises au concours sont invités à envoyer des mémoires séparés sur chacune d’elles. A '***' ^ io°. Les médailles ou la somme seront remises à celui qui aura obtenu le prix, ou à son fondé de pouvoirs. k ‘ * '•t&'kf'H
- Approuvé en séance générale, le 3o décembre i835.
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- 1 : Le Baron THÉNARD, Président; £1; :
- Le Comte DE LASTEYRIE, le Duc DE DOUDEAUVILLE, Vicé-Prêsidens
- Le Baron DE GËRANDO, Secrétaire,* " r ; .
- CL.-ANTHELME COSTAZ, JOMARD, Secrétaires-Adjoints.
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- u IMPRIMERIE DE MADAME HUZARD (njée Ya.ll\t la. Chipe lle)
- ; rue de l’Éperon, n* n*
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- TABLEAU DES PRIX PROPOSES
- PAR LA. SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’INDUSTRIE NATIONALE,
- POUR ÊTRE DÉCERNÉS^DANS LES 'ANNÉES 1856, 1857, 1858, 1840 et 1844.
- NUMÉROS
- SES
- PROGRAMMES.
- DÉSIGNATION DES SUJETS DE PRIX.
- i.
- il.
- m.
- IY.
- Y.
- VI.
- VII.
- VIII. IX.
- X.
- IY.
- XI.
- XII.
- XIII. XVIII.
- XIX.
- XX.
- XIY.
- XV.
- XVI.
- XVII.
- XXI.
- XXII. XXIII.
- XXIV.
- XXV.
- XXVI. XXVII.
- XXVIII.
- XXIX.
- XXX. XXXI.
- XXXII.
- XXXIII.
- XXXIV. - XXXV.
- XXXVI.
- XXXVII.
- XXXVIII.
- XXXIX.
- XL.
- XLI.
- XLII.
- XLIII.
- XLIV.
- XLV.
- XLVI.
- ARTS MECANIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1836.
- Pour la construction d’une pompe d’alimentation des chaudières des machines à vapeur...................
- Pour la construction d’un dynamomètre perfectionné propre à mesurer la force des machines......
- Pour la construction d’un appareil dynamométrique applicable à l’agriculture.. . . ."7 . .... . ... . . .
- Pour le perfectionnement du système de navigation des canaux (bateau de halage)........................
- Pour la fabrication des tuyaux de conduite des eaux , en fer, en bois et en pierre ; cinq questions de prix, ensemble de.. Pour la fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres produits en terre cuite; sept questions de prix, ensemble de. .
- Pour la construction d’un instrument propre à remplacer les tarauds.. . ...............................
- Pour la construction d’un instrument propre à former les pas de vis sur les tiges métalliques..........
- Pour des moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation ; deux prix de 12,000 francs chacun, ci...............................................................................
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1837.
- Pour la fabrication des aiguilles à coudre. ............................................................
- Pour le perfectionnement du système de navigation des canaux (bateau portant son moteur)................
- ARTS CHIMIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1836.
- Pour la découverte et l’exploitation de carrières de pierres lithographiques............................
- Pour la fabrication de pierres artificielles propres à remplacer les pierres lithographiques............
- Pour le transport des anciennes gravures sur la pierre lithographique...................................
- Pour des transports, sur pierre, de dessins, gravures et épreuves de caractères typographiques..........
- Pour le perfectionnement de la lithographie ; deux questions de prix, ensemble de................
- Pour l’impression lithographique en couleur, ...........................................................
- Pour la fabrication d’un gaz et la construction d’appareils propres à l’éclairage.............• • .....
- Pour la découverte de procédés propres à rendre plus lumineuses les flammes de l’hydrogène peu ou point carbone,
- de l’alcool ou de toute autre substance....................... . ....................................
- Pour la pi’éparation économique du blanc d’ablette................ ....................................
- Pour la préparation du lin et du chanvre sans employer le rouissage....................................
- Pour le perfectionnement des fonderies de fer..........................................................
- Pour la découverte d’un procédé propre à utiliser les eaux des amidonneries et des féculeries. ........
- Pour la fabrication du papier de Chine...................... . ........................................
- Pour le nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la fabrication du papier.......
- Pour la découverte d’un procédé propre à procurer à la fécule la propriété de donner un pain qui lève comme celui de
- farine de froment....................................................................................
- Pour la découverte d’un procédé propre à reconnaître le mélange de la fécule avec la farine de ble......
- Pour la confection d’armures métalliques et de tissus d’amiante propres à préserver de l’action des flammes, et pour un procédé destiné à rendre les substances organiques incombustibles ; trois questions de prix, ensemble de.
- Pour l’établissement en grand d’une fabrication de creusets réfractaires. -............................
- Pour une substance propre à remplacer la colle de poisson dans la clarification de la bière.............
- Pour l’étamage des glaces à miroirs par un procédé différent de ceux qui sont connus. ..................
- Pour la découverte d’un métal ou alliage moins oxidable que le fer et l’acier, propre à être employé dans les machines
- à diviser les substances molles alimentaires.. . ,...................................................
- Pour un appareil propre à donner de la vapeur sous une pression de trois atmosphères....... . .........
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1837.
- Pour la description des procédés de blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes , de la préparation des couleurs, de leur application et de toutes les machines qui servent à ces différens usages.....
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1838.
- Pour le perfectionnement de la construction des fourneaux; deux prix, ensemble de...............‘. . . .
- Pour la fabrication des bouteilles destinées à contenir des vins mousseux................*.............
- ARTS ECONOMIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1836.
- Pour l’établissement de grandes glacières dans des localités où il n’en existe pas ; des Médailles d’argent..
- Pour la fabrication de bougies économiques. ...........................................................
- Pour la fabrication de vases propres à contenir et à conserver, pendant plusieurs années, des substances alimentaires.
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1838.
- Pour des moyens de prévenir ou de faire cesser l’humidité sur les constructions ; quatre prix, ensemble de.
- AGRICULTURE.
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1836.
- , 1 ( Ier prix. . . .
- Pour la plantation des terrains en pente.......................................j ^
- Pour la plantation du mûrier.. . ............................................................
- PRIX PROPOSÉS POUR VANNÉE 1837.
- Pour la culture du pin du Nord, du pin d’Ecosse et du pin-laricio..... . . ...............
- ( icr t>t1x« •
- Pour l’introduction en France et la culture de plantes utiles à r agriculture , aux arts et aui manufactures [
- ( 2e prix.....
- PRIX PROPOSÉ POUR VANNÉE 1840.
- Pour le perfectionnement et l’extension de la filature de la soie, dans les départemens où elle existe depuis long-temps ; des Médailles d’or, de platine et d’argent.......................................
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1844.
- Pour l’introduction de l’élève des vers à soie dans les départemens où cette industrie n’existait pas avant i83o ; des Médailles d’or, de platine et d’argent. . ...................................................
- S 1er prix. . . 2e prix. . . 3e prix. . .
- TOTAL
- ÉPOQUES
- VALEUR de l’envoi des Me' moires, Descriptions , Dessins,
- DES de la Distribution OBSERVATIONS.
- PRIX. Machines , Mo- i' des
- dèles ou Echantillons. Prix;
- 1,500 Fr. Ier Juillet i836. 2e Semestre i836.
- 2,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- 6,000 id. id.
- i3,5o 0 id. id.
- 4,5oo id. id.
- 1,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- 0 0 0^ id. id.
- 3,000 xcr Juillet 1837. 2eSemestre 1837.
- 12,000 id. id.
- 3,000 ier Juillet i836. 2e Semestre i836.
- 2,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- 3,000 id. id.
- 2,100 id. id. •
- 2,000 id. id.
- 2,000 id. id.
- 2,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- 6,000 id. id.
- 8,000 id. id. ,
- 3,000 id. id. '
- 2,000 id. id. S
- ï ,200 id. id. 1
- 6,000 id. id. Les fonds de ce prix sont faits par les syndics de la Boulangerie de Paris.
- 2,400 id. id.
- 4,200 id. id.
- 3,000 id. id. *
- 2,000 id. id.
- 2,400 id. id.
- 3,000 id. \ id.
- 4,000 id. id.
- 5,000 se* ier Juillet 1837. 2e Semestre 1837.
- 6,000 xer Juillet i838. 2eSemestre i838.
- 3,000 id. id.
- » iec Juillet x836. 2e Semestre 1836.
- 4,ooo id. id.
- 3,ooo id. id.
- 4,5oo ier Juillet 1837. 2e Semestre x838.
- 3,ooo i« Juillet i836. 2e Semestre 1836.
- 0 0 10 id. id. *
- O O w id. id.
- i,5oo Ier Juillet 1837. 2e Semestre 1837.
- "2,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- î> xer Juillet 1840. 2cSemestre 1840.
- Y) 1e1' Juillet i844» 2e Semestre 1844*
- 2,000 id. id.
- 0 0 id. id.
- 1,000 id. id.
- i73,3oo Fr.
- RECAPITULATION.
- / i*
- PRIX PROPOSÉS POUR 1836
- PRIX PROPOSÉS POUR 1857. PRIX PROPOSÉS POUR 1838
- ( Arts mécaniques , 9 prix.
- 1 Arts chimiques, 22 prix.
- \ Arts économiques , 2 prix \ Agriculture, 2 prix. . ,
- I . , .
- ÎArts mécaniques , 2 prix. Arts chimiques , 1 prix. Agriculture , 2 prix.. .
- Arts chimiques, 2 prix. . Arts économiques, x prix.
- PRIX PROPOSÉS POUR 1844..
- Agriculture , 1 prix
- 54,5oo
- 63,3©o
- 7,000
- 0,000
- î5,ooo
- 5,ooo,
- 4,5oo
- 150,800
- 24,500
- 9,ooo 4,5oo ;
- 4,5oo
- 15,500
- 4,500
- TOTAL GÉNÉRAL..
- 175,500 FR.
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-
-
- TABLE DES NOMS
- 6l t
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- * ‘ ' .\ - C .. y. y ^ , v y y
- DES NOMS DES PERSONNES CITÉES DANS LA TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- ’ A.
- Abadie et Maynard Lavais se ; collage du papier, 5o3.
- Adam.} roues de voitures, 276.
- Aidons; machine à vapeur , 467. x
- Amiard; collier de cheval , 146.
- Anr'es; huile pour l'horlogerie, 29. —(méd. de bronze), 321. . y
- Appleby; machine à vapeur, 35^.
- D’Argence ; filature du lin, 5oo.
- D’Asda; voiture à vapeur, 47-Audley; serrure de sûreté, 466.
- Averty; machine à vapeur rotative, 276.
- B.
- Barnard; solution extraite du caoutchouc, i36. Barton; pompe de vaisseau, 276.
- Bayvet ; raffinage de sucre ( méd. d’or), 3og. Beart; machine à faire les briques, 467.
- De Beaujeu; extraction du jus de betteraves , j 118, 287.
- De Bec; noria mue parle vent, 499*
- Bellangé; culture de la soie, 547, ^97»
- Berthier; fabrication des dés à coudre, no, 54o. Berlin; note nécrologique sur ce membre , 294. B esnier-D uchaussais; pétrin mécanique, 93. Blum; fabrication des bouteilles ( méd. d’or de ire classe), 572.
- Boland; moyen de reconnaître la falsification de la farine (méd. d’or de 2e. classe ), 584» Booth- substance pour lubrifier les essieux des roues, 425. " .
- Bordier—Dubignon; portrait de Ckaptal, 3oo.
- Boucherat; nouvelle machine motrice, 422, .,
- Bourdon; vers à soie , 548.
- Boyer; statistique minérale de la France, 65. Brame-Chevalier ; appareil pour concentrer les sirops, 142 ( méd. d’arg.), 3i3.
- Brard; application des chemins de fer aux nivel-lemens irréguliers des routes ordinaires, 5i6. Bvéant; conservation du bois, 279.
- Bruntel; fusil se chargeant par la culasse, 433. Brunei; tunnel sous la Tamise, 181.—Voûtes en ciment hydraulique , 355. — Construction d’arches de ponts en briques, sans cintres ni échafauds, 520.
- Buck; moyen de dessiner sur les tissus, 36i. Budd; cylindres pour l’impression des toiles ,
- 426. v
- Burden; bateau à vapeur double, 86.
- Surdon ; tunnel creusé sous le lit d’une rivière,
- 467. , . - ' '
- Byerley; oléagine, 36o.
- - - - ' C. ‘ V •-
- Caccia; extraction du tan.de 1 ecorce de chene, 542.
- Cagniard-Latour; animalcules du ferment, 35g. Caiman-Duverger; nouveau mors de bride, 47°-Camille Beauvais; vers à soie , 368, 452. Cavalié; scie circulaire ( méd. de bronze) , 320. Cavé; machine à vapeur, i55.
- Cellier - Blumenthal ; appareil d’évaporation (méd. d’or), 58g. > *
- Chaley; pont suspendu en fil de fer, 38, 33i» Chapuy; lampe hydraulique, 124»r, .1'
- 83
- Trente-quatrième année. Décembre i835. .
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-
-
-
- TABLE DES NOMS.
- 6ï2
- Charrière; scie circulaire pour opérations chirurgicales, 95.
- Chausseriot; appareilà gaz de résine, 436-Chenal ; couleurs en tablettes, i63 ( méd. d’argent), 314-
- lentilles achromatiques, 85.
- Child; machine hydraulique, 4^4- -
- De Chimay; école industrielle, l\\o.
- Cluesmann; moyen de tendre les cordes des pianos, 5i3. ,
- Coignet; machine à élever les fardeaux, 466. Colladon et Championnière; machines à vapeur,
- 356. .
- Congr 'eve; impressions polycolores, 4°9-
- D.
- Dagneau; goudron vermifuge, 542.
- Dandolô; éducation des vers à soie, 460, , Danger; pneumatomètre , 68.
- Danré; gaz de résine (méd. d’arg.), 3i5.
- Darbo ; biberons en liège, 168 (méd. d’ar-' gent), 317.
- D&vcet; magnanerie, 72. •
- Darche; fabrication des bouteilles, 56g. Degrand; machine à fabriquer des clous , 274. —Fourneau d’évaporation (prixde4°°° fr*)?
- 588.
- Delamolère; moulin à vent, 4g8.
- Deleschamps; mordant pour gravure sur acier, 262, 266 ( méd. d’arg.), 3ï4*
- Delon; greffe du mûrier (méd. de bronze), 322. Dent; chronomètre, 38. -
- Derosne; fabrication de sucre de betteraves, 121,
- 491» 549-
- Destreillis et Damien; couchage en feuilles de zostera, 27g.
- Domeny; harpe perfectionnée, 19.
- Dubuisson; extraction de la matière colorante du bois de teinture, ,35g.
- Dutertre {Adélaïde) ; filature du lin, 236 ( méd.
- de bronze), 320. -
- Dutton; machine à presser les draps, 35y. Dwerger ; mélo-typographie ( médaille d’or ), 3o3.
- : Efr, ' ..
- Eder el Gaugain;jnasïoeu .fant£, 281. .
- Enderby; cordages en lin de < la üouvellcwZé-lande, 136^ ^ ^
- Êrard; mécanisme de harpe, 22..
- F.
- Faguer-Lahoullée; savon, 488.
- Fahnenberg; industrie allemande, 1^4-Faraday; plumes à écrire, 361.
- Farrow, machine à étamer les glaces, 182» Flokton; résine , 278.
- Fromman; puits forés selon la méthode chinoise,.
- 143. *
- : , . ; G. • •
- Galibert; lampes mécaniques (méd. d’arg.), 312» Galy-Cazalat ; moyen de sûreté contre les ex-; plosions des machines à vapeur ( méd. d’or de 2e classe ), 568.
- Gamboge; fer préservé de la rouille, l46. Gandais;orfèvrerie mixte (méd. d’or), 3oi, 3o2. Gannal; pain de fécule, 678.
- Garner; moyen de multiplier les gravures , 54* Garrod; fabrication du sel, x37.
- Gensoul; filature de la soie, 599. Gecrge^Oberhauser; lentilles en diamant, 84» Gérard Marécat; briques, 554-Gibus; chapeau mécanique, 49^-Gille ; fumivore-calorifère, 88.
- Grangoir; serrures à combinaisons, 221.
- Gréau; blanchiment et teinture des tissus,.238-Grimaud; substance alimentaire, 4<>-Grimpé; machine à faire les bois de fusil, 468» Guepin; conservation des viandes, 36o.
- H.
- Hall; machine à vapeur, 85.
- Hammond*Jones; liqueur à l’usage des peintres, i38.
- Hancock; machine locomotive, 424* . —
- Hardy; essieux de voitures, 5oi.
- Heilman; métier à broder, 274»
- Héricart de Thury ; percement des puits en Chine , 144- ; r
- Heurteloup; amorces de poudrefulminante, 192» Hochstettcr; globe terrestre en relief, 254 (méd. d’arg.), 319.
- Honoré et Grouvelle; porcelaine (>méd. d’or), 3o8. • i
- Houzeau-Muiron ; gaz portatif non comprimé r
- 469.
- Hueme de Pommeuse; navigation des canaux et rivièiises, 476.vi
- Huet; serrure de sûreté , 26, 474*
- HuUmmddii impression dçs .toiles, 5t>2.
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-
-
-
- TABLEUE& NOMS.
- 6t5
- .v. ; ; I. . :,
- Isoard; nouvel instrument dé musique, 53g.
- J. .
- Jaxquetnhrl; wagon à ftèche brisée, 23i.
- -J«rt^er/ 'machines à cokmxms d’eau, 423.
- -- : ' k. v "
- Kyan; sublimé corrosif pourempêcher la pourriture du bois, 183, 279. . i i
- L.
- Lacroix; sucre de betteraves (prix), 5g3. .
- Laignel; système de courbes à petits rayons, 286, 323, 546, 548.
- Lefaucheux; fusils se chargeant par la culasse , 0h.—mousqueton de cavalerie, 106 ( méd. d’or), 3e4. .
- Lefèvre; pain de fécule, 5^8.
- Legavriand; extraction du jus de betteraves, 120'. Legrand; compas-optique, 38.
- Leible-, vernis pour poterie, 174.
- Lemare; fours aérothermes., 3g, 280. •
- Lenseigne; moule à balles, 343. —- Outils, 38i. Leroux-Dufié; raffinage du sucre (méd. d’arg.), 3i2. J .
- Leroy; remorqueur à vapeur, i35.
- Lœuillet; élève nommé à l’École d’agriculture de Grignon , 534-
- Losh; blatichîment des graisses animales , 48g. Lymann; machine à nettoyer le riz, 5oo.
- " ' . m. " ... -
- Mac-Curdy; roues pour bateaux à vapeur, 180. Magneville; étiquettes en zinc, 88.
- Malteau; gaz portatif, 867.
- Martin et Champonnois ; extraction du jus de betteraves , 1 ig.
- Mathieu de Dombasle ; extraction du jus de betteraves, 117.
- Maudsley et Field; machine locomotive, 4^5.
- Mauny; moulin à vent, 49^-
- Mérimée; moyen d’affiler les rasoirs, 45o.
- Merle; gaz extrait de la tourbe, 48g.
- Michaux; ardoises, 261.
- Michel-, pince à étirer les métaux ( médaille de bronze), 320.
- Mollerat; gaz pour l’éclairage, 277.
- Morey; lampe brûlant du gaz, i38.
- Mouchel; régulateur des vannes de moulins , x5.— Yaunes mobiles, 3g6. —
- ‘ ! - N.
- De Noailles ; note nécrologique sur ce membre, 2g4.
- Noble; machine à vapeur, '423.
- Nutt; nouvelle ruche, 4©-
- 0.
- Oliver-Evans; bateau-dragueur, 482.
- P.
- P allas; sucre de maïs, 87.
- Palmer; chandelles, i83.
- Paulin; appareil pour éteindre le feu des cayes , 128 ( méd. d’or), 3o5.
- Pecqueur; machine à vapeur, 477*
- PclletiCn; raffinage du sucre , 27g.
- Perrochel; lin filé au rouet, 234 (méd. d’or), 3o5.
- Perrot; machine à imprimer les étoffes, Pescheûr; ratissoire à cheval, 33.
- De Poilly; fabrication des bouteilles (méd. d’or de ire classe), 572.
- Porchéron et Languereau ; farine de légumes cuits, 271. ,. - • ,
- Price; machine â ouvrir la laine, 62.
- Prinsep , préservation du fer de la rouille, 278.
- R. '--r
- Raspail; farine de gruau, 47©-Raucourt; machine à peser les grands fardeaux , 36. -
- Raybâud; moutardes, 25t (méd. d’arg.), 3x6. /leyno/éfoymachine pour préparer les plumes, 137. Robin; serrures à combinaisons, 24 (méd. d’arg.),
- 3ix. • •
- Robin; compas en bois, 112.
- Robison ; verres de lampes à gaz , g4. — Expériences pour déterminer la résistance des bateaux sur les canaux, 344-Rodgers ; machine à tailler les peignes pour la coiffure, 182.
- Roizard; machine à mouliner et toi'dre les fils ,
- 358.
- Rondet (Madame); pompe laryngienne, pes-saire , 3o.
- Rosé; instrumens aratoires, 271 ( méd. d’arg.), 3ig. •
- Ross; rouge à polir, 277.
- Roth; appareil pour cuire les sirops dans le vide,
- 86.
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-
-
-
- 4
- r
- TABLE DES NOMS.
- 6l 4
- Rougier; assainissement des fabriques de soude , 39’
- Russel; voiture «à vapeur, i34*
- S. ...
- Salmon; noir désinfectant, 38. — Noir anima-lisé pour l’engrais des terres , 88.
- Saulnier; machine à vapeur, 3, 49-
- Saunders; sucre de betteraves déféqué à froid , 6o3. -
- Saxton; presse typographique, 468.
- Schimko , moyen de retirer l’or de la sauce de orfèvres, 17 5.
- Schubler; emploi de l’air chaud dans le traitement du fer, 176. :
- Schwilgué; quantième perpétuel, i49- — Balance de ménage, i53 ( méd. d’arg. ), 3io.
- Séguier ; pompe alimentaire des machines à vapeur, 549.
- Sehlmacher, machine à laver la laine, 17.
- Sella; teinture jaune sur laine, 35g.
- Socket ; four à pain, 3g.
- Sorel; régulateur du feu ( méd. d’argent ), 3i8.
- Squire et Macerone; chaudière à vapeur, 85.
- Stephenson ; supports pour les rails de chemins de fer, 275, 3g 1. — Machines locomotives, 387.
- Stoddart; papier de papyrus, 48.
- Symington; roue pour bateaux à vapeur, 180.
- .. T. . '
- Taffin; épuration des plumes , , 245 ( méd.
- d’arg. ), 3i5.
- Tassel—Grant ; appareil pour préparer le biscuit de mer, i84-
- Thilorier y gaz acide carbonique liquéfié , 5oi.
- Thomassin; chemins en béton, 227.
- Thomson ( Th. ) ; impressions des toiles, 397.
- Trécourt, lentilles en diamant, 84. , ’
- V, .
- Valcourt; machine à draguer, 482. -— Glacière domestique, 52g. — Moyen d’empêcher les explosions des machines à vapeur, 53g.
- Tallet ; instrument pour mesurer la force d’un spiral de montre, 5og.
- Valpêtre; pâte pour faire couper les rasoirs,
- 474-
- De Villiers ; laque imitant celle de la Chine , i37. ’
- Vincent; chapeaux vernis, i65,(méd. de bronz.), 322. " .
- De Violaine ; fabrication des bouteilles ( méd. d’or de ire classe), 572. ' >
- Voisin', plombs coulés ( méd. d’or ), 3o3.
- w. .v-
- TValker—TVood; blanc de plomb, 358. '
- TVeddingj préparation de la laine cardée , 16, 62, 382. " .
- TVell; bateau en caoutchouc, 4^5. • -
- TVzslrubb et Gubbinsj distillation de l’eau de mer, 5o2.
- TVhitelaw; moyen d’alimenter les chaudières des machines à vapeur, 181.
- TVild; machine à couper le marbre, 275. *
- TVilliams; moyen de prendre des empreintes de planches gravées, ï86.
- TVilliams et Hayj doublage des vaisseaux, i83.
- TVillis; bateau à ailes tournantes, i35.
- TVitty; moyen de consumer la fumée, 280.
- Z. '
- Zegelaar; cire à cacheter, 160.
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-
-
- TABLE DES MATIÈRES
- 6i5
- 7 777 TÀBÎE 777\7:,777/ .' ,7/
- . 7 ; " ? ^ • „ .
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE .
- des matières,
- CONTENUES DANS LA TRENTE-QUATRIÈME ANNÉE DU BULLETIN.
- - ; - A.
- Ablette (préparation des écailles d’) ; ( progr. ),
- I9‘ . , ,
- Acide chlorhydrique substitué à l’acide sulfurique dans le blanchiment des toiles, 23g.
- — citrique ; de son emploi dans l’impression
- . des toiles, 4°°*
- — tartrique ; de son emploi dans l’impression des toiles, 4°°-
- Acier; ses qualités pour la gravure, 267. Agriculture ; de son état en France, 4^4? 49^* Aiguilles à coudre (prix pour la fabrication des); (progr.), i5.
- Air ; moyen de mesurer les variations qu’il éprouve dans son volume, par M. Danger, 68.
- — chaud ; de son emploi dans le traitement du fer, 176.
- Alcool ; moyen de rendre sa flamme plus lumineuse; (progr. ), 18.
- Allemagne ( progrès de l’industrie en ), 174. Alliage moins oxidable que le fer et l’acier ( prix pour un ); (progr.), 29.
- — métallique pour doublage de vaisseaux, par MM. Williams et Hay, i83.
- Amérique (canaux creusés en), i33.
- Amiante; prix pour son emploi; (progr.), 27-
- Amidon ; de sa préparation, 573. — moyen d’en extraire le gluten, ô'jS.
- Amidonneries et des féculeries (moyen d’utiliser les eaux des ) ; résultat du concours , 5^5; " (progr.), 24.
- Amorces de poudre fulminante ; moyen de les enflammer , par M. Lefaucheux, 107.
- Ancres perfectionnées, par M. J^alcourt, 488.
- Appareil propre à donner de la vapeur sous une pression de trois atmosphères ; prix proposé ; (progr. ), 29.
- — pour remplacer les cintres des arches de ponts, 5a8.
- ;— pour éteindre les feux des caves, par M. Paulin, 128. '
- — pour purifier les plumes et duvets, 7 par
- M. Taffin, 245. •
- — pour fabriquer le gaz-light de la résine, par M. Chaussenot, 436, 4^8, 448.
- Arbres des machines; moyen de les fabriquer, 5o 1.
- Arches de ponts en briques et ciment hydraulique, par M. Brunei, 355, 523, 528. .
- Ardoises à écrire de M. Michaux, 261.
- Armures métalliques pour préserver de l’action des flammes ; résultat du concours, 556 ; (progr.), 26.
- Aveugles ; moyen de les instruire, 254-
- B.
- Balance de ménage de M. Schwilgué, t53.
- Balancier hydraulique, par M. Junker, lyxZ.
- Bateau de halage sur les canaux ( prix pour la construction d’un ) ; (progr.), 5.
- — portant son moteur (prix pour la construc ] tion d’un) ; ( progr. ), 6.
- — à ailes tournantes , parM. Willis, i35.
- — de sauvetage en caoutchouc, 42^.
- Bateaux; expériences pour déterminer leur ré-
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-
-
-
- 6i6 ; TABLE DÈS
- «stance sur les-canaux^ par M. RoMison, g4,
- 344- •
- Bateaux-dragueurs; origine de cette découverte* 482;—perfectionnés, par M. Valcourt, 483. ;
- — à vapeur double , par M. Burden, 86 ; — à grande vitesse, 424»-~ naviguant .sur le„ Mississipi; causes de leur explosion,Ïr38 * moyen de sûreté, 53g.
- Bergeries de Sénart (sur l’établissementdes } 9 pour la production de la soie , 455.
- Béton employé pourTétablissement des chemins, 229.
- Betteraves ; moyen d’en extraire le jus , par M. Mathieu de Dombasle, 1x7; — ( macération des ) , par M. de Beaujeu , 287 ; — de leur culture ; par M. Lacroix, 590.
- Biberon en liège élastique, par M. Darho, 168 ; — (méd. d’arg. ), 317. -
- Bibliographie industrielle : janvier 1835,41--
- février, 89 ; — mars, ï3g ; — avril, 186; — mai, 281 ; — juillet, 362 ; — août, 426 ; — septembre, 472 i — octobre, 5o3 ; — novembre, 543. '
- Biscuit de mer; appareil pour le préparer, par M. Tassel-Grant, 184.
- Bitume ( emploi du), 362.
- Blanc d’ablette ( prix pour la préparation du ) ;
- (.J>rogr. )» 19*
- —- de plomb; de sa préparation, 358. v
- Blanchiment des tissus , par M. Gréau, 23g.
- Bois ; moyen garantir l’action des flam-
- mes, 175 ; — de la pourriture sèche, 182, 2-79; employé pour le pavage des rues, 273 ;
- __moyen de le rendre incorruptible, 525.
- fusil ; machine pour les fabriquer, 468.
- — de teinture ; moyen d’en extraire la matière colorante, 35g.
- Bougies économiques ( prix pour la fabrication des);—(progr.), 32.
- Bouteilles destinées à contenir des vins mousseux; rapport sur ce concours, 568 ; ( progr. ),
- 3i. , n
- Bouts de sein à mamelons en liege, par fl|. Dar-bo, 168. - " .
- Brevets d’invention et d’importation accordés en France pendant i’annee i834) *9^» délivrés en Angleterre- pendant l’année i834,
- . __ par le gouvernement néerlandais ,
- .537! - ' '
- MANIÈRES.
- Briques (machines à faire les^ parM. Beart,, — de leur emploi dans la constructicn des arches de ponts , 526 ; — moyen de les lier entre elles , 527 ; — prix proposé pour leur fabrication ; ( progr. ), 8.
- : -v : c
- Cadavres ; moyen de les conserver, 35i.
- Canaux creusés en Amérique, 133 ; — ( navigation des), par M. Robison, 345.
- — ( prix pour le perfectionnement du système de navigation des); (progr.), 5.
- Caoutchouc ( liqueur extraite par la distillation du), i36.
- Caractères typographiques ( épreuves de) transportés sur pierre , prix proposé ; ( progr. ) , 21.
- Carbonate de plomb ( nouveau procédé de fabrication du), par MM. TValker-TVood et Torassa, 358.
- Carreaux ( prix pour le vernissage des);
- ' (progr. ), 8. v
- Carton goudronné ; mauvais conducteur dn calo-, rique , 531.
- Cartouches pour les armes de guerre, par M. Le-i faucheux, 106, 192.
- Censeurs ( rapport des) sur les comptés du tréso-rier, 299.
- Chaîne sans fin pour les bateaux ; par M. Pec-! queur, 486. ‘
- Çhambrière pour empêcher le recul des wagons i sur les chemins de fer, 5i8.
- Chandelles perfectionnées par M. Palm,er,‘ r83. Çhanvre ( préparation du ) sans rouissage ; i (progr. ), 20.
- Chapeaux vernis par M. Vincent, i65; —(Méd.
- - de broDze), 322; — mécaniques; par M. Gi-; bus , 493. '•
- Çharrues construites par M. Rosé, 271. Chaudières des machines à vapeur ; de leur dis—
- 1 position dans la machine déM. Saulnier, 4, 5; j — de MM. Squire et Macerone, 85 ; —" i moyen de les alimenter, par M. TJ^iitelaw, t8i;
- | — parM. Vàlcourlf/fôo ; •— par M. Galy-I Cazalat, 565; — moyen d’y maintenir un ni-î veau d’eau constant, par M. Séguier, 56g ; i— ( moyen de sûreté contre les explosions des ); •
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-
-
- TABLE ! DES MATIÈRES
- résultat du concours , 559; —- causes de leur explosion, abaissement du niveau de l’eau, 564 j — sédiment formé au fond , 565; — moyen d’y remédier, ib.;{ progr.), i4*
- Chauffage à la vapeur de la raffinerie de M. Bayvel, 3og4
- Chaume; moyen dele rendre incombustible, 543.
- Chaux employée à l’amendement des terres ; résultat du concours, 55^.
- Chemins en béton ; de leur supériorité sur les chemins de fer , par M/ Thomassin , 227. ,
- — de fer d’Amiens à Boulogne ( prix pour l’étude d’un ), 393 ; — moyen de les établir, par M. Stephenson, 2^5, 3gi. ;— perfectionnés par M. Jacquemart , 231.— de leur application aux nivellemens irréguliers des routes ordinaires, par M. Brard /5i6.T
- Chronomètre, parM. Dent, 38.
- Cimens ( expériences à entreprendre pour constater la solidité des), 34g-
- Cires à cacheter, par M. Zegelaar, 160.:
- Cloches en fonte de fer, 17 7.
- Clous fabriqués par machines , 274.
- Cocons de vers à soie obtenus par M. Camille Beauvais, 4^5-
- Colle de poisson 5 substance propre à la remplacer ; résultat du concours, 556; (progr.) , 28.
- Collier de cheval de trait, parM. Amiard, 146.
- Compas optiques de M.. Legrand, 38.
- — en bois , de M. Robin ,112.
- Compte rendu des travaux du Conseil d’administration de la Société d’encouragement ; par M. Degcrando, 292.
- Concours de -1835 ( rapport sur les ), 558.
- Concurrens ; conditions qu’ils ont à remplir; (progr.), 41.-
- Condenseur des vapeurs, par M. Pecqueur, 480.
- Conseil d’administration ; ses; travaux pendant l’année i834,292 ; —ses membres au 3o juin i835,327.
- Constructions ( moyen de prévenir les effets de l’humidité sur les ); ( progr. ), 33.
- Cordages en lin de la Nouvelle-Zélande , 136.
- Cordes de pianos ; moyen de les tendre , par M. Cluseman, 5i3.
- Couleurs ; de leur application sur toiles peintes, 4°2 ; — prix proposé pour ce sujet ; ( progr,),
- 61.7
- ' 3o ; -— en tablettes , par M. Chenal, i63 ; —
- ( méd. d’arg. ), 3i4* •
- Courbes à petits rayons sur les chemins de fer, par M. Laignel, 323. -
- Crayons de Fichtenberg (méd. d’arg.), 313.
- — lithographiques (prix pour la fabrication des); résultat du concours, 556 ; ( progr.), 21.
- Creusets réfractaires ( prix pour la fabrication^ des ); ( progr.), 27.
- Cylindres ; de leur disposition pour l’impression des toiles , 3g8,4^6. . '
- I). •
- Danube ; navigation à la vapeur sur ce fleuve t
- ^ -Dépenses de la Société pendant l’exercice A834,
- 297.
- Dés à coudre de la fabrique de M. Berthier1 to, 54o.
- Dessins ( transport sur pierre des) ; — prix proposé; (progr. ), 21;—sur toile, parM. Buck, 361.
- Détente ; manière de la régler dans la machine . à vapeur deM. Saulnier, 9.:
- Drague pour curer les ports et rivières, par M. Valcourt, 482.
- Draps, (machine à presser les), deM. Duttom,
- • ; 357 t,-
- Duvets ; de leur assainissement, par M. ’Taffin, 243. (
- Dynamomètre - applicable à . l’agriculture ; (progr.), 4. ,
- — ,pour mesurer la force des machines ( prix pour la construction d’un) ; (progr,) , 4»
- E. , ‘ '
- Eau de mer ( appareil pour distiller 1* ), 147 ; — de sa distillation, par MM. TFestrubb et Gub-binf, 5o2.
- — distillée employée dans une machine à va-
- ' ' peur, 480. -
- Eaux des féculeries et des amiddntoerfes ; moyen dé les utiliser ; résultat du concours , 5^6 ; , (progr.), 24.
- Éclairage par‘le gafc de là-résine ( voy.’ Gaz ). École industrielle fondée à Mftnrrs> par le prince de Chimay, \lo.
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-
-
-
- TABLE DES MATIERES.
- 61B
- i
- École d’agriculture de Grignon ; proposition d’y créer deux bourses, 464? 49^’
- — vétérinaire d’Alfort ( travaux des élèves entretenus à 1’), 535.
- — d’arts et métiers de Châlons ; récompense accordée à un élève, 533.
- Écorces propres à la fabrication du papier ( nettoiement des) ; résultat du concours, 555; (progr.), 24.
- Encrage des pierres lithographiques ( prix pour 1’ ) ; résultat du concours , 556 ; ( progr. ) , 21.
- Essieux des roues ; moyen de les graisser, 42$ ;
- .— de les fabriquer, 5oi.
- Étiquettes en zinc de M. de Magneville, 88.
- Étoffes ( machine à imprimer les ), par M. Perrot, 35^.
- Explosions des chaudières à vapeur ( voy. Chaudières ).
- F.
- Fabriques de soude ; moyen de les assainir, par M. Rougier, 3g.
- Fardeaux (machine à peser les), par M. Rau-court, 36 ;—moyen de les élever, par M. Coi-gnet, 466.
- Farine ; moyen de reconnaître son mélange avec la fécule ; résultat du concours , 579,582 ; ( prbg1’- ), 26 ; — de déterminer sa nature , par M. Boland, 582, 583.
- — de gruau ; moyen de l’obtenir , par M. Ras-
- pail, 47°*
- — de légumes cuits, par MM. Porcheron et Lan-guereau, 171.
- Fécule; moyen de lui procurer la faculté de donner un pain qui lève comme celui de farine de froment; résultat du concours, 577 ; (progr.),
- 25.
- Fer ; moyen proposé pour le préserver de la rouille, 278.
- Ferment ( animalcules du ), par M. Cagniard-Latour, 35g.
- Feuilles de mûrier ; de leur dessiccation , 5g5.
- Feux des caves; moyen de les éteindre, 128.
- Fil de fer ; de son emploi dans les ponts suspendus, 33g ;—moyen de le garantir de la rouille, ib.
- Fils (machine à mouliner et tordre les), 358.
- Flammes de l’hydrogène carboné; prix pour un moyen de les rendre lumineuses; (progr.), 18.
- Fonderies de fer (prix pour le perfectionnement des) ; (progr. ), 22.
- Fonte de fer rendue malléable, 176.
- Fosses d’aisance ; moyen de les assainir, 38.
- Four à pain de M. Socket, 3g.
- Fours aérothermes, par MM. LemareetJametel, 3g, 280.
- Fourneaux ( perfectionnement de la construction des ) ; résultat du concours, 584 5 — prix de 4,000 fr. décerné à M. Degrand, 586 ; (progr.), 3o.
- — pour l’oxidation des métaux présentés au concours, 584-
- — pour fondre les métaux, 585.
- — pour évaporer les liqueurs sucrées, 586, 587;
- Frein nouveau pour les machines locomotives ,
- 389- '
- Fumée ; moyen de la brûler dans les fourneaux, par M. T'Pitty, 280.
- Fumivore - calorifère de M. Gille, 88. •
- Fusil se chargeant par la culasse , par M. Le-faucheux, 97 ;—expériences faites avec le —, comparativement avec d’autres fusils, 101 sa description, io4; —( méd. d’or), 3o4-
- — perfectionné de M. Bruneèl, 433.
- G.
- /
- Gaz acide carbonique liquéfié, par M. Thilorier} 5oi.
- Gaz propre à l’éclairage (prix pour la fabrication d’un ) ; (progr.), 17; — préparé par M. Mollerat, 277.
- —- extrait de la résine, par M. Chaussenot, 438;
- — premiers essais faits , 43g ; — moyen de l’éprouver, 445 ; — de sa préparation , par M. Danré; — (méd. d’arg. ), 3i5.
- — extrait de la tourbe, 489*
- — portatif ; moyen de régler son émission , par M. Chaussenot, 449-
- — — non comprimé, parM.[Houzeau-Muiron^
- 469.
- Géographie ; moyen de l’enseigner aux aveugles, 255.
- Glace ; moyen de la conserver en Amérique , 53o.
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-
-
-
- TABLE DES MATIÈRES.
- Glaces à miro.TS ( prix pour l’étamage des ) ;
- ( progr. ) , 28; — machine pour les étamer, par M. Farrow, 182.
- Glacières (prime pour l’établissement de grandes) ; (progr.), 32.
- — domestiques, par M. Talcourt, 522.
- Glaise ( prix pour son extraction); (progr.), 12. Globe terrestre en relief à l’usage des aveugles ,
- par M. Hochstetter, 252 ; — sa composition,
- 25^ ;— ses avantages, 259; — (méd. d’arg. ),
- 3i8.
- Gluten ; moyen de le recueillir dans la fabrication de l’amidon ; résultat du concours ,5^2,
- 583.
- Gluphogène ; nouveau mprdant pour la gravure sur acier, par M. Deleschamps, 266.
- Goudron vermifuge pour la conservation des bois , par M. Dagneau, 542.
- Graine de vers à soie ; quantité produite par M. Camille Beauvais, 455.
- Graisse pour les essieux des roues, épi5\ —’ moyen de l’épurer et de la blanchir , par
- M. Losh, 469.
- Gravures; moyen de les multiplier, par M. Gar-ner, 541 ; — prix pour un moyen de les transporter sur les pierres lithographiques; (progr.), 21.
- — sur acier (mordant pour les), parM. Deleschamps, 262.
- Grignon ( Ecole d’agriculture fondée à), 4^3.
- H.
- Harpe à double mouvement, parM. Domeny, 19, 23; —mécanisme de celle deM. Erard, 22. Houblon ; moyen de le dessécher, 366.
- Huile pour horlogerie, par M. Anrès, 29; — ( méd. de bronze ), 321.
- Huiles essentielles aromatisées, employées dans la préparation des moutardes, 252.
- Humidité ; moyen de prévenir ses effets sur les constructions; (progr.), 33.
- Hydrogène carboné ( prix pour un moyen de rendre plus lumineuses les flammes de 1’ ) ; ( progr. ), 18.
- I.
- Impression des toiles, par M. Thomson, 397.— polycolores , par lord Congrève, 409.
- 6ï9
- Impressions lithographiques en couleur ' ( prix pour les) ; (progr.), 22.
- Incendie ; moyen de les éteindre dans les caves ; par M. Paulin, 128 ; — (méd. d’or), 3o5.
- Institution agronomique de Grignon ; élève nommé à 1’ , 534*
- Instrumens aratoires de M. Rosé, 271;—(méd. d’arg.), 319.
- Instrument propre à remplacer les tarauds ; résultat du concours , 555 ; (progr. ), 12.
- — pour former les pas de vis ; résultat du concours, 555; (progr.), i3.
- — pour faire choix du spiral qu’il convient d’adapter à une montre, par M. Tallet, 5og, 5ii.
- — de musique , parM. Jsoard, 53g.
- Iode employé pour reconnaître la falsification de la farine, 581.
- Ivoire ; moyen de le préparer pour la peinture en miniature, i38.
- L.
- Lacléine ; nouvelle substance alimentaire , par M. Grimaud, 4°*
- Laine cardée pour draps; de sa préparation, par M. TVedding, 16; — désuintage, 175 — moyen de l’ouvrir, 62; — de la graisser, 382 ; — de la mélanger, 384-
- — de son épuration , par M. Taffin, 243.
- — teinte en jaune, 35g.
- Lait ; moyen de le conserver, i35.
- Lampes mécaniques de M. Galiberty (méd. d’argent), 3ii. *
- -— hydrauliques à gardes, parM. Chapuy, 124-
- — à gaz, par M. Morey, i38. ^
- Laque imitant celle de Chine ,137.
- Légumes cuits réduits en farine , par MM. Por-cheron et Languereau, 17 1.
- Lentilles achromatiques en pierres précieuses,
- 84-
- Lin ; prix pour sa préparation sans rouissage ; (progr.), 20; — (peignage du) par machines ; résultat du concours , 556 ; — filé au rouet, présenté par M. de Perrochel ,
- . 234, 235 ; (méd. de br. à Adélaïde Dutertre), 320;—filé par madame d’Argence , 58o.
- Literie épurée de M. Taffin, 245.
- — en feuilles de zostera marina, 27g. ^ .
- 84
- Trente-quatrième année. Décembre 1835.
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-
-
- 620
- TABLE DES MATIERES.
- Lithographie (perfectionnement de la ) ; résultat du concours, 556 ; ( progr.), 2t.
- Locomoteurs roulant sur des chemins de fer, par M. Stephenson, 387.
- Loup pour ouvrir la laine, 62.
- M.
- Machine à colonnes d’eau , par M. Junkei•, 4^3.
- — à couper le marbre, par M. THild, 275.
- — à draguer, par M. Valcourt, 482, 487.
- — à élever les fardeaux par le poids des hommes, 466.
- — à fabriquer les clous, par M. Degrand, 274*
- — à fabriquer les bois dfc fusil, par M. Grimpé, 468.
- — à faire les briques, par M. Beart, 467.
- — à imprimer les étoffes, de M. Perrot, SS'].
- —- à laver la laine , 17; — à ouvrir la laine, 62.
- — à mélanger la laine grasse , 383.
- — à mouliner et tordre le fil, par M. Roizard,
- 358.
- — à nettoyer le riz, par Lyman, 5oo.
- — à presser les draps, de M. Dutton, 357.
- — hydraulique nouvelle , par M. Child, 424.
- — motrice, parM. Boucherat, 422.
- Machines ; moyen de les graisser, 425; — de mesurer leur force; ( progr. ), 4-
- >— locomotives perfectionnées par M. Stephenson , 387 ; — roulant sur des routes ordinaires ; par MM. Hancok et Mandsley,
- 424.
- — à vapeur, de M. Saulnier, 3, 7, 49, 55, 61;
- — de M. Hall, 85 ; — à cylindres oscillans , de M. Café, i55 ; — de MM. Colladon et Championnière , 356; — de M. Appleby , SS’] ; — de M. Noble , 423 ; — de M. Al-dous, 467 ; — de M. Pecqueur, 477» 4®2;
- — de M. Valcourt appliquée à une drague , 485; — rotative, par M. Averty, 276; —
- ( moyen de sûreté contre les explosions des); rapport sur le concours , 55g; (progr.) , 14.
- Magnanerie salubre, par M. Darcet, 72; — de M. Camille B eau fais, 456.
- Maïs; sucre extrait de ses tiges, par M. P allas, »7* ,
- Manomètre à air-comprimé, de M. Saulnier, S. Marbre (machine à couper le»), par M. Tf'ild, 275.
- Médailles d’encouragement décernées dans la séance générale du 24 juin i835, 3oi et suiv.
- décernées par la Société d’encouragement de Londres, 536.
- — d’accessit proposées par la Société d’encouragement;— (progr. ), 32.
- — d’or de 2e classeremplacées par des médailles de platine, 35l.
- Mélasse ; moyen d’empêcher sa formation dans le sucre de betteraves, 54g.
- Métal moins oxidable que le fer et l’acier ( prix
- ; pour un); — (progr.), 2g.
- Métier à broder, de M. Heilman, 274.
- Mordans pour l’impression des toiles, 3g8.
- Mordant nouveau pour la gravure sur acier, par M. Deleschamps , 262; —(méd. d’arg.), 3r4•
- Mors nouveau pour les chevaux, par M. Caiman-Duferger, 47°*
- Moule .à fondre les balles, de M. Renseigne, 343.
- Moulin à vent de MM. de la Molère et Mauny, 498.
- Mousqueton de cavalerie de M. Lefaucheux, 106.
- Moutardes; de leur préparation, par M. Ray-baud, 251 ; — ( méd. d’arg. ), 326.
- Mulots ; moyen de les détruire, 186,
- Mûrier ; de sa culture dans les départemens où il n’existe pas, 5g4. — ( moyen de sécher les feuilles du ), 5g5;—( greffe du ), par M. Delon; —(méd. de bronze), 322.
- — à papier ( prix pour la plantation du ) ; (progr. ), 37.
- Murs ; prix pour un moyen de les préserver de l’humidité; (progr.), 33.
- IV.
- Navigation à la vapeur sur le Danube, Sq.
- Nécrologie, MM. de -Noailles et Berlin, 2g4-
- Noir animal ; moyen de le revivifier, par M. De-rosne,t±ÿ\.
- — désinfectant, par M. Salmon, 38, 88.
- Noria mue par le vent, par M. de Bee, 499.
- Notices industrielles ; janvier, 36 ; — février,
- 84 ; — mars, i33 ; — avril, 180 ; — mai, 273 ; — juillet, 354 ; — août > 422 ; — septembre, 466 ; — octobre, 498» — 'novembre , 538.
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-
-
- TABXE DES
- o.
- Objets présentés à la séance générale du 2/f juin i83.5, 289 ; —à la séance générale du 3o décembre, 55i.
- Oléagine propre à remplacer l’huile d’olive dans les manufactures, 36o.
- Opium; moyen de le préparer , 89.
- Orfèvrerie mixte de M. Gandais ( méd. d’or ), 3o2.
- Or ; moyen de le retirer de la sauce des orfèvres, i^5.
- Outils présentés par M. Renseigne, 38i.
- Oxide d’étain ; de son emploi dans l’impression des toiles, 399.
- P.
- Pain de fécule ; prix pour un moyen de le préparer ; résultat du concours , 582 ; ( progr.), 25.
- — de riz ; ses avantages, 578.
- Papier ( procédé de collage du) , par MM. Abadie et Maynard-Lavayssc, 5o3.
- — de Chine (prix pour la fabrication du);
- ~ (progr. ), 24. ,
- Papyrus des anciens, imité par M. Stoddart ,
- 46.
- Pas de vis ; moyen de les former ;—(progr.), i3.
- Pâte à porcelaine desséchée (voy. Porcelaine).
- — propre à affiler les rasoirs, 45o.
- Patentes délivrées en Angleterre pendant l’année i834, 370.
- Pavé des rues en bois, 273.
- Pavot; de sa culture en Asie, 89.
- Peignes pour la coiffure; machine pour les tailler, 181.
- — aimantés employés dans la filature du lin ,
- 5oo.
- Peroxide de fer ; sert de mordant pour les toiles peintes, 399.
- Pessaire en caoutchouc, de madame Rondet, 3o.
- Pétrin mécanique de M. Besnier-Duchaussais , 93.
- Piano eii fonte, par MM. Eder et Gaugain, 281.
- Pierres lithographiques (prix pour la decouverte et l’exploitation de carrières de); —- (progr.) , 16 ; — moyen de les remplacer, 541.
- — artificielles propres à remplacer les pierres lithographiques ( prix pour des ); — (progr.), 16.
- MATINEES. 021
- 'Piles de pont; moyen de les construire, par M. Brunei7 5%5.
- Pince à étirer les métaux, par M. Michel ; —* (méd. de bronze), 321.
- Pins du Nord, d’Écosse etlaricio (plantation des), prix; (progr.), 37.
- Planches d’acier ; manière de les préparer pour la gravure, 268.
- — composées pour l’impression de plusieurs couleurs à là fois, 4°9-
- —gravées (moyen de prendre des empreintes sur des), 186.
- Plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures ( prix pour l’introduction de) ; (progr.), 39.
- Platine ; son emploi pour la fabrication des médaillés, 353.
- Platine de fusil de M. Bruneel, 4^4> 4^5-
- — de presse typographique , par M. Saxton, 468. ,
- Plombs coulés deM. Voisin; (méd. d’or), 3o3.
- Plumes; moyen de les sécher, par M. Reynolds, 137 ; — de les épurer , par M. Paffin , 244 j 249 ( méd. d’^arg. ), 316.
- — à écrire (commerce des ), en Angleterre, 36i.
- Pneumatomètre , par M. Danger, 68.
- Pompe alimentaire des chaudières des machines à vapeur, par M. Séguier, 54g ; présentée au concours, 564;—(progr.), 3.
- — laryngienne de madame Rondet, 3o.
- — de vaisseau, par M. Barton, 276.
- Pompes pour élever l’eau, mues par une machine à vapeur, de M. Saulnier, 3, 5o.
- — aspirantes pour l’aérage des mines, 354.
- Pompiers ; moyen de les préserver de la fumée
- dans les feux des caves, par M. Paulin , 129.
- Pont suspendu en fil de fer, construit à Fribourg, par M. Chaley, 38, 331.
- Ponts (arches de) en briques, sans cintres, par M. Brunei, 355, 524.
- Porcelaine ( dessiccation des pâtes à ) , par MM. Honoré et Grouvelle; — (méd. d’or ) , 3o8.
- Porte-crayons nouveaux ; par M. Berthier, 111.
- Portrait de Chaptal, par M. Bordier-Dubignon , 3oo.
- Poudre fulminante (nouvelle propriété delà), par M. Heurteloup, 192.
- .Presse à dessécher la pâte à porcelaine, par
- i MM. Honoré et Growelle, 3o6.
- 1 84.
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-
- TABLE DES MATIÈRES.
- 632
- Presse typographique à platine élastique , par M. Saxton, 468.
- Prix proposés par la Société philanthropique, 478.
- Procès-verbaux des séances du Conseil d’administration (extrait des) séance du 7 janvier, i835, 45 ; — du 21 janvier, 46;—du 4 février
- • 92; — du 18 février, g5 ; — du 4 mars 142;—du 18 mars, i44 » —du 1er avril, 189; —du i5 avril, igo;—du-29avril, 191 ;—du i3 mai, 283 ; — du 27 mai 286 ; — du 10 juin, 324; — du 8 juillet , 365; — du 22 juillet, 367 ; — du 19 août , 429? — du 2 septembre, 47^; —du 16 septembre, id.; — du 3o septembre, 476;—du i3 octobre, 5o6;
- — du 28 octobre, Ôo'j ; — du 11 novembre , 545 ; — du 25 novembre , 546 ; — du 9 décembre, 606 ; — du 23 décembre, 607.
- Pro grammes des prix proposés par la Société pour les années i836 , 1837 , i838, 1840 et 1844? annexés au n° ccclxxviii. Décembre
- i835.
- Protoelilorures de fer et d’étain ; de leur emploi comme rongeurs des toiles, 4oo.
- Puits forés d’après la méthode chinoise, i43.
- Pyraéromoleur, par M. Boucherai, 422.
- Q
- Quantième perpétuel deM. Schwilgué, 149» — (méd. d’arg. ), 3io.
- R.
- Rails des chemins de fer ; moyen de les consolider, parM. Stephenson , 275, 391.
- Rasoirs; moyen de les affiler , par M. Mérimée , 45o.
- Ratissoire à cheval, par M. Pescheur, 33.
- Recettes de la Société pendant l’exercice i834> 296.
- Régulateur des vannes de moulins, par M. Mou-chel, 15.
- — du feu , par M. Sorel; — (méd. d’arg.) , 3iS.
- Remorqueur à vapeur, deM. Leroy, i35.
- Réserves pour les toiles imprimées, 4oï-
- Résine; de sa préparation, par M. Flocton, 278;
- — moyen d’en extraire un gaz pour l’éclairage ; par M. Chaussenot, 438.
- Riz ; moyen de le nettoyer, 5oo ; — de son mélange avec le froment pour la panification}
- 577.
- Rongeurs pour l’impression des toiles, 4°°-
- Roues ; de leur forme dans les machines locomotives , 388.
- —- de voitures nouvelles ; par M. Adam , 276.
- — pour bateaux à vapeur, par MM. Mac-Cur-dy et Symington, 180.
- Rouge à polir; de sa préparation , par M. Ross, 277.
- Rouissage ; prix pour un moyen propre à le remplacer ; — (progr. ), 20.
- Routes; moyen de franchir leurs pentes, 517, 520.
- Ruche nouvelle, par M. Nuit, 4°*
- Rues (pavage des), à Pétersbourg, 278.
- S.
- Savon dulcifié, de M. Faguer-Lahoullée, 488.
- Scie circulaire deM. Cavalié-,—(méd. de bronze), 320.
- — circulaire pour opérations chirurgicales, par M. Charrière, g5.
- Séance générale du 24 juin i835,289; — du 3o décembre, 551.
- Sel (fabrication du), par M. Garrod, 137.
- Serrure de sûreté, de M. Huet, 26; — par M. Audley, 466.
- Serrures à combinaison , de M. Robin, 24 ; — (méd. d’arg.),311 ;—deM. Grangoir,221; — ( méd. d’arg. ), 3r x.
- Sirops; moyen de les cuire dans le vide, par M. Roth, 86; —appareil pour les concentrer, par M. Brame-Chevalier, 142; — (méd. d’arg. ), 313 ;—moyen de les évaporer, par M. Degrand, 587.
- — de betteraves ; moyen de les évaporer, par M. Derosne, 121.
- Société philanthropique (prix proposés par la ), 178.
- Société d’encouragement de Londres ; médailles décernées, 536.
- Soie grège ; proposition d’encourager sa production, 5g4.
- Soies ; causes de la décadence de cette industrie
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-
-
- TABLE DES MATIERES.
- 625
- en Touraine, 596; — obtenues par M. Camille Beauvais, 455; — par M. Bourdon, 546.
- Sondages chinois , par M. Fromman, 14^3-
- Sphère terrestre en relief pour l’instruction des aveugles, 254-
- Spiral des montres; moyen d’en mesurer la force, par M. Fallet, 5io. #
- Statistique minérale et houillère de la France, par M. Boyer, 65.
- Sublimé corrosif employé pour garantir le bois de la pourriture sèche , 182.
- Substances organiques ; moyen de les rendre incombustibles , prix proposé ; ( progr. ) ,
- 2?.
- Sucre (égouttage du), par M. Leroux-Dufié; — ( méd. d’arg. ), 312.
- — ( raffinage du ), par M. Bayvet ; — ( méd. d’or), 3o8 ; — par M. Pelletan, 279.
- — extrait des tiges du maïs, par M. Pallas, 87.
- — de betteraves , par M. dé Beaujeu , 118; — par MM. Martin et Champonnois, 1x9'; — par M. Legavriand, 120; — importance de sa fabrication, J 23; —perfectionnée par l’emploi du filtre-Z)«77ion£, 492*
- Sucreries de betteraves établies sur des exploitations rurales ; résultat du concours, 589; — prix de x,5oo fr. décerné à M. Lacroix, 590,
- Suif employé à la fabrication des savons, 488.
- Supports des chemins de fer, par M. Stephenson, 391.
- T.
- Tableau des prix proposés par la Société pour les années i836, 1837, i838, 1840 et 1844 ? annexé aux programmes.
- Tan ; moyen de l’extraire de l’écorce de chêne, par M. Caccia , 542«
- Tarauds; prix pour un instrument propre à les remplacer ; (progr. ), X2.
- Teinture jaune sur laine, par M. Sella, 35g.
- Terrains en pentes (prix pour la plantation des); (progr. ), 36.
- Terres propres à la fabrication des briques ; prix pour un moyen de les mélanger; (progr.), 9.
- Tissus ; de leur destruction dans le blanchiment et la teinture , par M. Gréau, 238,
- — d’amiante propres à préserver de l’action des
- flammes; résultat du concours, 556;-—(progr.), 27-
- Toile de lin de grande largeur , fabriquée dans le département de la Sarthe, 236.
- Toiles ; de leur blanchiment, par M. Gréau ,
- 2.39' .
- — imprimées en faux teint ; moyen de les nettoyer, 241.
- — ( impression des ) ; par M. Thomson , 397 ; — mordans, 398 ; — rongeurs, 4°° » — — réserves, 4°i ; —- application des couleurs, 402.
- Toiles peintes ( procédés de blanchiment des) , résultat du concours, 555 ; ( progr. ), 3o.
- — (impression des), par M. Hullmandel, 5o2.
- Toits de chaume ; moyen de les garantir de l’incendie , 543.
- Tourbe employée comme chauffage dans une raffinerie , 3og ; — fournit du gaz pour l’éclairage, 469.
- Tourillons des machines ; moyen de les graisser, 276.
- Tourniquets ; leur disposition dans la harpe de M. Domény, 21.
- Tuiles ( vernissage des ); (prix pour le vernissage-des ) ; (progr.), 11.
- Tunnel sous la Tamise, parM. Brunei, i8r.
- — creusé sons une rivière navigable, par M. Surdon, 467.
- Tuyaux de conduite des eaux, en fer, en bois et en pierre (prix pour la fabrication des) -( Progr-)> 7-
- Typographie musicale de M. Duverger ; ( méd» d’arg. ) , 3o2.
- V. ,
- Vannes de moulins ; moyen de les régler, i5.
- — mobiles applicables à tous les barrages , par M. Mouchel, 3g6.
- Vapeur ; avantage de l’employer à moyenne pression dans les machines, 324; —|de sa production et de sa distribution dans la’fma-chine de M. Pecqueur, 479 ; — de sa condensation, 480.
- Vases propres à contenir les substances [alimentaires ( prix pour la fabrication des ); (progr.), 33.
- Vernis salubre pour les poteries , par M. Leible%
- ï74-
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-
- TABLE DES MATIÈRES.
- ' Vers à^oie ; moyen de les ventiler et de les chauffer, par M. Darcet, 72.
- — ( sur la culture des ), 368,369 ; — leur éducation , par M. Camille Beauvais, 452 ; — de * leur acclimatation dans le centre de la France, 595.
- Viandes (conservation des), par M. Guepin, 36o.
- Visières de casquettes vernies , par M. Vincent,
- 185.
- Voiture à vapeur de M. Russel, i34 ; • à
- . flèche brisée , par M. Jacquemard, 231.
- Voûtes en ciment hydraulique , par M. Brunei, 355.
- W.
- Wagon circulant sur un chemin de fer, par M. Jacquemart, 231 ; — par M. Brafd , 519 j—par M. Laignel, 548.
- • Z.
- Zinc ( étamage du ), par MM. TJ^illiams et ffaj',
- 184.
- — employé pour remplacer les pierres lithogra-i phiques, 541 •
- Zostera marina ; ses feuilles employées pour la literie, 279.
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-
-
- PLANCHES, 62S
- PI. 606 double. Régulateur des vannes de moulins établi dans la tréfilerie de M. Mouchel fils, à Laigle ( Orne ), en regard de la page i5.
- PI. 607 double. Machine à laver la laine , par M. Sehlmacher, p. 18.
- PI. 608 double. Mécanisme de harpe , par MM. Erard et Domenj, p. 22.
- PI. 609 double. Nouvelle serrure de sûreté, par M. Huet, p. 26.
- PI. 610 simple. Ratissoire pour les jardins, par M. Pescheui’, p. 35. '
- PI. 611 double. Machine à ouvrir et nettoyer la laine, par M. Price, p. 62.
- PI. 612 double. Suite de la machine à ouvrir et nettoyer la laine, par M. Price, p. 63.
- PI. 613 quadruple. Magnanerie établie chez M. de Grimaudet, à Villemonble , département de la Seine, p. 73.
- PI. 614 double. Détails de la magnanerie établie chez M. de Grimaudet, p. y/j*
- PJ. 615 quadruple. Élévations et coupes de la magnanerie établie chezM. de Grimaudet, P* 77-
- PI. 616 triple. Fusil de chasse et mousqueton de cavalerie se chargeant par la culasse,"par M. Lefaucheux, p. 104.
- PI. 617 double. Compas en bois , par M. Robin, p. 114- — Lampe hydraulique , par M. Chapuy, p. 125.
- PI. 618 simple. Casaque à incendie, par M. Paulin, p. i32.
- PI. 619 double. Quantième perpétuel et balance dé ménagé, par M. Schivilgué, p. i5i.
- PI. 620 double. Machine à vapeur à cylindres oscillans , par M. Cavé, p. i5q.
- PI. 621 double. Coupe de la machine à vapeur à cylindres oscillans , par M. Cavé, p. i58.
- PI. 622 double. Détails de la machine à vapeur à cylindres oscillans, par M. Cavé, p. 15g.
- PI. 623 double. Serrure à combinaisons, par M. Grangoir, p. 224»
- PI. 624 double. Wagon à flèche brisée circulant sur un chemin de fer, par M. Jacquemart, p. 232.
- PI. 625 triple. Appareil pour épurer et assainir les plumes, duvets, laines et crins , par M. Taffin, 246.
- PI. 626 double. Coupe de l’appareil pour épurer les plumes, duvets , laines et crins, par M. Tajffin, p. 248.
- PI. 627 simple. Divers tons obtenus sur acier par le nouveau mordant de M. Deleschampsi,
- 270.
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-
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