Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE.
- Publié avec Vapprobation de M. le Ministre de V Agriculture
- et du Commerce. ^ *
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- TRENTE-NEUVIÈME ANNÉE.
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- PARIS,
- IMPRIMERIE DE L. BOUCHARD-HUZARD,
- IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ,
- RUE DE L’ÉPEROIV-SAIJNT-AlNrDRlÊ-DES-ARCS, N° 7.
- 1840.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N“ CCCCXXVII.) JANVIER 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — machines a vapeur.
- Rapport fait par M. Francceur, au nom du comité des arts mécaniquesj sur une petite machine h vapeur de M. Rcmffet, rue du Marché-Neuf n 5.
- Messieurs, considérant que, dans une foule de circonstances, l'industrie n’a besoin de s’aider que d’une puissance médiocre, telle que celle d’un cheval ou d’un petit nombre de bras, M. Rouffet a eu l’idée de fabriquer une petite machine à vapeur de la force de deux chevaux au plus, et propre à remplacer un manège et à être transportée facilement en tous lieux. On comprend que les pertes causées par le rayonnement étant beaucoup plus fortes dans les petites machines que dans les grandes, ce n’est pas l’économie de la dépense que M. Rouf et s’est proposée; et cependant son appareil a de notables avantages, sous ce rapport, sur les frais causés par le développement de la force de Vhomme ou des animaux. 11 a voulu que sa petite machine fut aisée à mouvoir, pour être facilement déplacée ; qu’elle n’exigeât que peu d’espace et de poids; qu’elle n’eut pas besoin d’un puits et dpune pompe d’alimentation ; qne toute cheminée pût lui servir, et même lui fût inutile, etc.
- Cet exposé que je viens de faire est presque une description de la machine de M- Rouffet. Qu’on se figure un appareil de la grandeur d’un poêle d’appartement : étant chauffé avec, du coke*, l’air brûlé est rejeté par un tuyau de poêle perçant une vitre, ©u se rendant à une cheminée ; auctme famée n’apparaissant au dehors, le voisinage n’en est point incommodé, et nulle précaution spéciale n’est nécessaire pour mettre la machine en jeu. Un simple baquet ow l’on a jeté um seau d’eau et qu’on place sous l’appareil suffit à la
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- 4. ARTS MÉCANIQUES.
- dépense de la chaudière. La machine étant à haute pression, l’eau vaporisée se dégage au dehors, et il n’est pas nécessaire d’avoir un condensateur et une pompe à air. Le niveau de l’eau dans la chaudière est attesté à l’ordinaire par un tube placé au dehors; la machine est réglée par un robinet qui laisse passer la vapeur en quantité variable pour se rendre au piston. Comme nous avons vu fonctionner la machine sans résistance ni travail, nous ne sommes pas en mesure d’en donner la force utile : celle d’un cheval et demi à deux chevaux, que l’auteur lui attribue, est le résultat du calcul basé sur la course et le diamètre du piston, et la tension de la vapeur.
- En résumé, messieurs, la petite machine de M. Rouffet nous a paru fort intéressante, et mériter votre approbation; elle pourra être utilement employée dans une foule de circonstances où l’on a besoin de peu de force, de peu d’espace et d’un faible développement d’action, surtout si, en transportant l’appareil en divers lieux successifs, on doit appliquer la force motrice à des agents différents et sans communication entre eux.
- Nous vous proposons donc, messieurs, d’approuver la machine de M. RouJ-fet, de le remercier de sa communication, et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 9 octobre \ 839.
- TARAUDS.
- Description d’un taraud à expansion, par M. de la Morinière.
- Ce taraud a pour but : 10 de dispenser de l’emploi des séries de tarauds nécessaires à la confection des écrous, séries d’autant plus nombreuses que le taraudage s’opère sur de plus grands diamètres et que les filets sont plus profonds ; 2° de couper le métal pour éviter les chances de casse des tarauds, lorsque la masse de métal qu’il faut déplacer ou recrouir est trop considérable, et aussi de tarauder la fonte qui, à cause de sa fragilité, ne se prête pas au déplacement des diverses molécules qui la composent ; 3° de donner facilement à chacune des parties travaillantes la faculté de s’ajuster sur la meule, lorsque ces parties sont émoussées ou égrenées.
- Pour fabriquer l’instrument, on dresse les surfaces suivant lesquelles les deux éléments qui le composent doivent se réunir.
- On pratique la rainure, qui doit être disposée de telle sorte que les lignes, menées tangentiellement aux angles travaillants, soient parallèles entre elles,
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- TARAUDS.
- lorsque la clef est complètement enfoncée, et que le bout du taraud ait des dimensions telles qu’il entre librement dans le trou a tarauder.
- Il résulte de là que le taraud est conique en commençant, et qu’il doit être cylindrique à la fin de l’opération, lorsque la clef a été poussée jusqu’au fond de la rainure : il est bien entendu que la variation qu’on a fait subir à l’instrument doit être égale à la profondeur du filet. On pratique au bout du taraud une partie cylindrique b3fig. \, Pl. 782, sur laquelle on chausse une bague servant à maintenir les deux pièces pour les tourner, et ensuite les tarauder à la filière à coussinets. Mais, dans cet état, l’instrument ne serait pas susceptible de faire un taraudage correct, par la raison que l’inclinaison des hélices, tracées avant l’expansion, c’est-à-dire sur le taraud fermé ou conique, a varié chaque fois qu’on a enfoncé la clef. Pour régulariser l’appareil, il faut, en faisant successivement varier l’ouverture des deux lames, le passer dans la filière, qui alors fonctionne comme filière simple; de plus, il faut enlever les deux angles ce pour laisser une place aux copeaux, chose nécessaire, surtout au commencement du taraudage.
- Quoique l’instrument soit bien en coupe par suite des opérations qui viennent d’être décrites, il recrouirait encore trop le métal , et il faudrait trop d’effort pour le conduire : ori a, d’après cela, été porté à pratiquer les deux creusures ddà l’endroit où le taraud s’appuie pendant le travail. On doit ajouter enfin que la clef doit être faite en acier, ou mieux, en étoffe ; que, pour le taraudage du fer ou du cuivre, elle peut être enfoncée par de légers coups de marteaux; mais que, pour la fonte, il faut se borner à la placer à la main : sans cela, on s’expose à trop forcer les filets en rentrant dans le cas des tarauds ordinaires.
- Explication des fig. de la Pl. 782.
- Fig, 1. Taraud vu suivant le plan de séparation des deux parties qui le composent.
- Fig. 2. Une des moitiés du taraud, vue intérieurement.
- Fig. 3, 4. Clef qu’on introduit dans les rainures # pratiquées dans les surfaces de joint des deux^pièces du taraud, et qui sert à déterminer l’expansion de ces pièces.
- Fig. 5. Projection de la partie supérieure de l’appareil, faisant voir les deux éléments qui le composent, ainsi que la rainure de la clef.
- Fig. 6. Projection de la moitié du taraud, fig. 2.
- Fig. 7. Coupe de l’extrémité inférieure du taraud.
- Fig. 8. Coupe suivant l’axe du boulon d’assemblage.
- Fig. 9. Détails du boulon et de son écrou.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Rapport fait pat M. Franccetir, au nom du comité des arts mécaniques, sur le niveau de réflexion de M. Burel, simplifié par M. le capitaine Leblanc.
- Messieurs, M. Mabire, fabricant d’instruments de précision et successeur de Lenoii\ vous a présenté un niveau de réflexion auquel M. le capitaine Leblanc a fait subir d’utiles améliorations. En 1827, sur un rapport de M. Hachette, vous avez accordé votre approbation à un niveau de réflexion inventé par M. le colonel du génie Burel, et vous avez encouragé Fauteur, en lui décernant une médaille d’or ; de plus, vous avez changé M . Jod&t, qui faisait l’opération du nivellement de la Meuse, de faire les expériences propres à mettre en évidence le genre d’erreur dont cet intrument était susceptible. Le résultat de toutes les épreuves a été que le niveau Burel était aussi exact que le niveau d’eau, mais plus portatif et d’un usage beaucoup plus rapide et plus commode.
- C’est cet instrument, auquel M. le capitaine Leblanc a apporté d’utiles simplifications, qni est mis sous vos yeux. Il l’a rendu plus facile à construire, en supprimant la double suspension de cardan et adoptant un mode très-facile de rectification. Ce niveau est petit, renfermé dans un étui, et M, Mabire ne le vend que 12 fr.
- Voici la manière de s’en servir et sa composition.
- On sait que, lorsqu’on a un miroir plan devant soi, la ligne qui va de l’œil a son image est exactement perpendiculaire à la surface du miroir ; si celui-ci est vertical, cette ligne est donc horizontale, et tout ce qui est dans son prolongement est de niveau avec l’œil. De plus, le miroir coupe par moitié la distance entre l’œil et son image.
- Un très-petit miroir est suspendu par un axe, et prend la direction verticale par le moyen d’un poids attaché à la base de son cadre : le tout est enfermé dans un étui. Quand l’instrument est bien réglé, ce qui est très-facile, on le pose sur un pied ; le miroir se trouve verticalement placé entre l’opérateur et un objet éloigné, tel qu’un voyant. En tournant légèrement l’étui sur sa base, le miroir se présente un peu obliquement, sans qu’on cesse de voir l’image de son œil, et on peut en même temps apercevoir le voyant, dont on fait hausser ou baisser la ligne de foi jusqu’à ce cju’elle se trouve dans la ligne qui va de l’œil à l’image ; cette ligne est horizontale, et de niveau avec l’œil du spectateur, comme si l’on se servait du niveau à eau.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- Il ne faut pas comparer Inexactitude de eet instrument à celle du niveau à bulle d’air, qui aura toujours la préférence dans les opérations délicates et étendues. Mais dans une foule de circonstances, telles que la conduite des eaux, les levers topographiques, etc., le niveau de réflexion, si facile à employer, offrira le moyen d’accélérer les nivellements, d’autant plus qu’on peut le tenir à la main, à bras tendu, en avant de l’œil.
- Je ne connais pas l’auteur d’un autre instrument, nommé niveau de pente à réflexion, à l’aide duquel on peut non-seulement faire des nivellements, mais obtenir les inclinaisons des pentes, par un système de réflexion different du précédent; mais cet instrument, quoique d’un usage plus étendu, sera moins employé, parce qu’il est plus coûteux (prix 50 fe.), et qu’il est moins aisé à manœuvrer.
- M. Leblanc a joint aux pièees un opuscule sur les levers à vue, destiné spécialement aux militaires en campagne. C’est un nouveau titre qu’il a acquis à la reconnaissance des officiers, auxquels, depu is longtemps, ri porte le tribut de son expérience et de ses talents.
- Nous vous proposons, messieurs, de remercier M. Leblanc de sa communication, et d'insérer le présent rapport au Bulletin, avec une figure qui représente le niveau Sur et, tel qu’il a été simplifié et amélioré.
- Signé Franeœnr, rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ k a&ul 1830.
- Explication des fig, 10, il, 12, PI, 7*82.
- Fig. 10. Le niveau réflecteur simplifié, vu de face et renfermé dans son étui , qui est représenté en coupe verticale,
- Fig» 11. Le même, vu en élévation latérale.
- Fig. 12, Le même, avec le miroir vue® coupe.
- L’instrument a été dessiné de grandeur naturelle. Les mêmes lettres (indiquent les mêmes objets dans ces trois ligures.
- A , corps de l'étui ; B, couvercle ; C., partie inférieure qu’on peut deviaser; D, fond ; E, miroir monté dans un châssis E, qui oscille sur un axe G; H, tige de suspension, dont Je bout est taraudé pour recevoir un pendule I.
- a, Vis pour fixer la position du miroir; b9 vis au moyen de laquelle im rectifie la position du miroir en le rendant vertical. (B*)
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- 8 ARTS MECANIQUES.
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- Extrait d’un mémoire de M. Fiard aîné, architecte à Gap, département des Hautes-Alpes, sur le résultat des travaux dencaissement de la Durance, entrepris par lui depuis Vannée 1825.*
- Nous avons publié, dans le Bulletin de l’année 1832, p. 225 et 280, avec un rapport de M. Mallet, un mémoire de M. Fiard sur son nouveau système d’endiguement des rivières, accompagné des détails nécessaires pour l’intelligence des travaux exécutés par lui pour resserrer le lit de la Durance, reconquérir des terrains envahis par les eaux, et les garantir des inondations résultant des crues subites de cette rivière.
- Dans le mémoire dont nous offrons un extrait à nos lecteurs, M. Fiard rend compte des succès remarquables qu’il a obtenus, et des conquêtes par lui faites sur le lit de la Durance.
- Depuis 1831 jusqu’en 1837, il est survenu plusieurs crues extraordinaires, dont les plus fortes ont lieu ordinairement en automne et au printemps. Quoique le lit de la rivière -ait été débarrassé des grands amoncellements de cailloux et graviers qui l’obstruaient dans diverses parties de sa surface, et que ce lit soit considérablement abaissé par suite du creusement produit par le resserrement des eaux, celles-ci ont quelquefois couvert totalement les divers épis submersibles, construits en avant de la levée longitudinale et établis de l’un à l’autre des grands barrages : leur hauteur était telle qu’on n’apercevait plus que les deux tiers de la levée. A mesure de la diminution des eaux, on voyait paraître les limons déposés le long de la levée; peu à peu les eaux, en se retirant, laissaient apercevoir les ouvrages submersibles ; enfin la rivière rentrait dans son lit, en avant de tous les ouvrages, en laissant des atterrissements en arrière de l’extrémité des petits épis submersibles, jusqu’à la levée longitudinale et sur toute la longueur de la même levée. Toute cette surface, sur une longueur de 20 à 25 mètres, a -été plantée d’aunes, de saules, de peupliers, d’osiers, d’acacias, sycomores, etc.; elle présente aujourd’hui un bois très-serré. On a laissé, entre la levée longitudinale et cette plantation, un chemin de 5 mètres de largeur, qui se trouve ombragé d’un côté par cette même plantation, et de l’autre par les arbres et arbustes très-serrés dont est garnie la levée arrondie. Aujourd’hui, les petits épis submersibles sont enclavés et enfouis dans le bois formé en avant de la levée ; et par suite de l’exhaussement des limons qui y ont été déposés, lors des grandes crues, le terrain se
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
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- trouve au niveau de celui cultivé en arrière de la levée. Deux chemins de voitures, venant de la grande route royale, aboutissent à celui de 5 mètres de largeur, et cette disposition favorise l’exploitation des propriétés.
- On se rappelle que dans son mémoire inséré, p. 230 du Bulletin de 1832 , M. Fiard avait indiqué les quantités de matériaux de chaque espèce qui entrent dans la formation des ouvrages, leurs formes et dimensions, ainsi que les dépenses auxquelles ils donnent lieu. Il ne faudrait cependant pas inférer de ces indications qu’en employant rigoureusement ces quantités de matériaux et en se conformant aux dimensions prescrites pour les divers ouvrages on serait certain d’obtenir toujours les résultats annoncés. Les effets produits par les premières crues, en amont et en aval d’un grand barrage, pourront être plus ou moins avantageux, par suite des îlots ou amas de matériaux qui existeront, soit dans l’emplacement du nouveau lit où l’on veut fixer la rivière, soit dans la partie de l’ancien lit à conquérir. Tous les corps rencontrés par les eaux, comme les creux et les vides dans lesquels elles coulent, jouent chacun leur rôle résultant de leurs forme, masse, ténuité, position, direction, etc. Dès lors, on conçoit qu’en raison de ces différences les travaux doivent se régler sur les dispositions des emplacements du lit sur lequel on veut s’établir, suivant la marche et les effets des eaux, qui indiquent ce qu’il y a à faire et comment il faut s’y prendre. 11 est donc impossible d’établir, -dans un devis fait à l’avance, les formes, le volume et la dépense des ouvrages de chaque espèce, puisque ces objets varient suivant les circonstances. Il est encore d’autres travaux de détail dont l’auteur n’a point parlé dans son premier mémoire, et qui, cependant, concourent au succès de l’entreprise: ils consistent en piquetages, clayonnages avec branchages ou fagots de buissons, levées de cailloux, etc., de diverses formes, longueurs et hauteurs, établis dans le temps des plus basses eaux, à travers des petits bras ou des parties de lit qui présentent des brèches par lesquelles les eaux commencent à verser et à se répandre sur les surfaces à conquérir, à mesure qu’elles s’élèvent durant la crue. On choisit pour leur emplacement les endroits les plus favorables, et où la dépense est la moins considérable; d’où il résulte qu’il y en a d’exécutés sur plusieurs points, en arrière de la ligne du projet d’encaissement, et sur d’autres en avant de celte ligne. Plus on multiplie ces petits bourrelets ou barrages, qui ne sjélèvent jamais au-dessus des plus hauts graviers, avec lesquels leur couronnement vient se raccorder à chacune de leurs extrémités, plus la quantité d’eau ramenée dans le nouveau lit est considérable, et plus, par conséquent, le creusement de ce lit peut s’effectuer rapidement, en même temps qu’on obtient le comblement des creux et l’exhaussement des surfaces qui font l’objet delà conquête.
- Trente-neuvième année. Janvier 1840. 2
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- ARTS MÉCANIQUES*
- Ce n’est que par ces moyens minutieux et bien entendus que l’auteur est parvenu à vaincre les obstacles qui s’opposaient à l’exécution des grands travaux définitifs. Ces petits ouvrages sont d’ailleurs peu coûteux, et quoique quelques-uns finissent par être emportés, et que les autres soient enfouis sous les dépôts qui viennent exhausser la conquête, ils ont toujours parfaitement réussi.
- Lorsqu’on se déterminera à entreprendre des travaux d’encaissement semblables à ceux faits par M. Fiard, il faudra se rappeler que les ouvrages qui en formeront la tête sont ceux qui exigent la plus grande solidité. Les affouillements que fait la Durance, et qui vont quelquefois jusqu’à 20 pieds de profondeur dans les graviers de son lit, indiquent assez qu’il est nécessaire de faire des rechargements de blocs vers la tête d’un épi et où le gros volume des eaux coulera quelquefois dans un chenal, sur une largeur de 20 à 30 mètres, au devant de cette tête, sur une pente de 6 à 7 millimètres par mètre qu’elle prend ordinairement à l’amont de l’ouvrage, lorsque son lit a une grande largeur. Néanmoins elle n’a jamais la force d’emporter les blocs, puisque les pierres qu’elle peut faire rouler ne dépassent guère le volume d’un pied cube. Cette puissance bien reconnue garantit suffisamment que l’on peut établir sur la Durance des ouvrages d’une grande durée. Il n’y a qu’à veiller soigneusement aux rechargements, au fur et à mesure qu’ils deviennent indispensables ; car, une fois que les blocs sont descendus sur la ligne des plus profonds affouillements, la montagne est fondée. Les affouillements n’ont pas lieu en totalité la première année ; leur durée peut varier en raison de la composition du lit sur les points où les épis se trouvent placés : l’on conçoit qu’ils seront plus rapides, si ce lit est formé de pierrailles ou graviers fins, que s’il était eu gros cailloux serrés et mastiqués dans des graviers mélangés de terres fortes et glaiseuses. Pour plus de sûreté, il conviendra d’avoir toujours, durant les premières années, un certain approvisionnement de blocs sur le derrière de chaque épi, afin de pourvoir à tout événement qui pourrait entraîner dans de pins fortes dépenses.
- Les réparations faites aux différents ouvrages, depuis 1826, n’ont consisté qu’en rechargements des jetées des grands épis et des enrochements qui se trouvent aux extrémités inférieures des petits épis submersibles, dont quelques-uns ont été un peu allongés pour favoriser la formation des bois en avant de la levée longitudinale d’un grand épi à l’autre.
- . L’expérience a déterminé l’auteur à apporter une légère modification dans la forme de ces épis submersibles qui doivent protéger la levée longitudinale ; M. Fiard les a établis de manière que leur longueur totale est dirigée sur une
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- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
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- seule ligne oblique en descendant et en s’avançant dans la rivière, afin que le murant soit suffisamment soutenu et ne vienne point attaquer la levée à laquelle ils sont attachés.
- Lorsque M. Fiord commença son entreprise, son intention était de borner la conquête du côté supérieur aux graviers de la plaine située au-dessous du premier épi ; il avait seulement établi un ouvrage composé de piquetages, plantations, cailloux et pierres moyennes, pour soutenir la prise d’eau. Le dépôt de graviers, formant triangle, qui existait dans le lit de la rivière au-dessus du premier épi, ayant bientôt été limoné sur une partie de sa surface, l’auteur jugea convenable de compléter le faible ouvrage de la prise d’eau, en lui donnant la forme d’un grand épi, et une longueur de 70 mètres, avec une partie m retour d’une vingtaine de mètres, côté d’aval. La plus forte partie des eaux de la Durance renaît tomber sur ce point, et il n’y en avait pas ailleurs, lorsqu’elles étaient basses ; elles se dirigeaient obliquement, en descendant et en s’éloignant de la rive droite, pour venir se jeter sur le môle supérieur et sur la partie en retour du premier grand épi. Les piquetages, plantations, cailloux et pierres moyennes du barrage de prise d’eau, qui était submersible, avaient été dérangés, mais ils furent rétablis et devinrent ensuite le talus supérieur de l’épi. La levée de gravier en prolongement, jusques et y compris le retour, fut revêtue d’un perré avec fortes jetées de gros blocs en avant. Depuis 1834, que cet épi a été achevé, la Durance ne l’a jamais abandonné, et c’est sur cet ouvrage que les eaux exercent leurs efforts ; il y a eu des creusements et des affouillements extraordinaires vers sa tête et le long de sa partie en retour ; mais, au moyen de rechargements en blocs qui y ont été faits à trois reprises différentes, il ne pourra plus être ébranlé par la puissance et la rapidité du courant. A 10 mètres en arrière du môle inférieur de cet épi, l’auteur a formé la levée arrondie, garnie de plantations , qui vient aboutir au premier grand épi, vers l’origine du perré, en avant de Faqueduc qui existe à cet endroit; cette levée n’a point été dégradée, quoiqu’elle ne soit protégée par aueun épi submersible. Il est résulté, des nouveaux travaux dont on vient de parler, qu’on a conquis, au-dessus du premier grand épi, un terrain de 20,000 mètres carrés, dont la moitié est aujourd’hui un verger, et le surplus sera bientôt mis en culture.
- La prise d’eau a lieu depuis le complément de l’épi de 70 mètres, placé en tète de la conquête, par une martelière en maçonnerie, pourvue d’une vanne au travers de l’épi.
- Une condition de rigueur est celle d’empêcher que le triangle de graviers élevé en arnont de la levée du premier épi ne soit emporté. Dans le cas où la butte au-dessous de laquelle on attachera le premier épi ne serait pas disposée
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- ARTS MÉCANIQUES.
- de manière à pouvoir ramener la rivière sur la ligne de direction de la partie en retour de cet épi, il faudra construire un épi submersible en gros blocs, d’une longueur convenable, attaché à la berge du côté où se fera la conquête; cet épi sera dirigé sur une seule ligne oblique en descendant, et en s’avançant sur la rivière.
- On pourra garnir de vignes les talus en graviers des grands barrages, ainsi que l’auteur l’a fait. Pour cet effet, après avoir pratiqué des trous dans ces talus, il y a mis, avec les souches, du limon et du fumier, et les plants y sont devenus magnifiques; depuis longtemps on y récolte de bons raisins, et cette décoration, qui masque les graviers, offre un coup d’œil agréable.
- La Durance d’un côté, la prise d’eau du canal du moulin de la Saulce de l’autre, ont toujours donné du terrain bien au delà de ce qu’il était possible de cultiver. Jusqu’à présent M. Fiard a converti en luzernières et autres prairies la partie supérieure de la conquête, sur une longueur de 800 mètres. Les parties inférieures se sont boisées, ou il s’y est formé des prés sur lesquels les eaux se renouvellent continuellement par suite des heureuses dispositions des travaux.
- M. Fiard a planté sur le terrain conquis 300 mûriers qui ont fait, pendant l’année 1837, des progrès extraordinaires, il se propose de continuer, chaque année, des plantations semblables.
- Si le nouveau système était appliqué au cours entier de la Durance, on verrait bientôt, sur les immenses conquêtes qui en seraient le résultat, s’élever des milliers de mûriers et un grand nombre de magnaneries : les produits des soieries ne seraient encore qu’une partie de ceux de toute espèce qui sortiraient de ces terres nouvelles, favorisées par les irrigations et le beau ciel de la Provence.
- L’éloignement des carrières des lieux où les opérations d’endiguement sont nécessaires a peut-être été la cause unique de l’envahissement des vastes plaines qu’occupe aujourd’hui la Durance, et qui étaient anciennement de magnifiques propriétés ; tandis que le système de M. Fiard n’exige qu’une faible quantité de pierres et blocs, qu’on trouve facilement partout.
- (D.)
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- CHEMINS DE FER
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- Observations sur les chemins de fer de l Angleterre^ suivies de
- considérations comparatives sur ceux de l Allemagne} de la
- Russie, des États- Unis d’Amérique et de la Belgique; par M. Huer nie de Pommeuse.
- Ces observations, qui forment le complément de celles publiées sur le même sujet, p. 241 du Bulletin de juillet dernier, ont été soumises par l’auteur à la Société d’encouragement, accompagnées : 1° d’une carte des canaux et des chemins de fer terminés en Angleterre, avec des tableaux synoptiques et l’indication des principaux bassins houillers; 2° d’une carte des canaux et chemins de fer exécutés en France, avec indication des points centraux des principaux bassins houillers et des principales mines de fer; 3° d’un état, présenté au parlement d’Angleterre, le 16 avril 1839, par M. Edward Johnson; secrétaire du bureau des bills d’intérêt privé de la chambre des communes, contenant la nomenclature de 107 chemins de fer qui ont eu à demander et qui ont obtenu des augmentations du capital originaire, et duquel il résulte qu’en 1839 1e capital engagé dans ces entreprises s’est élevé à plus de 1,500,000,000 de francs: sur ce nombre, il n’y en a que neuf dont les actions aient atteint ou dépassé le pair (1). 11 observe que cet état n’existe qu’en Angleterre et par un concours de circonstances particulières au pays; tels sont l’abondance des capitaux, un intérêt faible, les grandes propriétés qui, d’une part, recherchent ces entreprises en raison de la plus-value qu’elles en doivent attendre et qui, d’autre part, évitent les difficultés et les prétentions exagérées des propriétés morcelées; la confiance qu’inspire le jury et les formalités établies pour l’expropriation ; la préférence assurée pour la concession à l’auteürdu projet, la perpétuité de cette concession; le bas prix de la houille etdu fer ; le bon marché et la supériorité des machines; l’agglomération de richesse et dépopulation que des canaux ont progressivement procurée à certaines villes, au point qu’ils ne peuvent plus suffire aux transports du produit qu’ils ont ainsi créé dans des localités avant eux dépourvues de ressources.
- Ce concours de motifs si déterminants pour l’emploi des grands capitaux, par l’industrie particulière, n’existant qu’en Angleterre, il faut, pour les autres pays, tâcher d’y suppléer le mieux possible en recourant à des constructions beaucoup plus économiques, mais bien moins solides, comme aux États-Unis d’Amérique, où, à la fin de 1839, on aura terminé plus de 1,500 lieues de chemins de fer, qui n’auront coûté, moyennement, que 250,000 fr. par lieue de 4,000 mètres. Mais ce système, qui paraît adopté en Allemagne et
- (0 Yoir le tableau synoptique de ces neuf chemins, page 244 du Bulletin de juillet.
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- 1 4 ARTS MÉCAÎtïQCÊS.
- dans d'autres États, ne saurait l’être généralement en France sans de graves inconvénients. Ii serait donc bien important d’y voir résoudre ce heau problème : Etablir les cahiers de charges les plus encourageants pour l’industrie particulière, et trouver les moyens de la soutenir, de la manière la moins onéreuse pour VEtat, dans les entreprises reconnues d'utilité publique qui seraient au-dessus d)e ses propres forces.
- Considérations sur les autres chemins de fer cités chez l’étranger.
- On peut se convaincre de l’opportunité, si ce n’est de la nécessité d’adopter ce dernier système, en considérant plus attentivement quelles sont les circonstances qui accompagnent généralement le mode de construction des chemins de fer que l’on nous cite comme des points de comparaison qui devraient nous déterminer à nous lancer avec ardeur dans cette carrière, tels que ceux de Belgique, dont le bon marché tient à l’horizontalité presque constante qu’ils peuvent suivre d’après les dispositions du sol, ce qui fait que leur prix moyen n’est que de 210,000 fr. à une voie et par mille anglais (1).
- Ceux d’Allemagne qui, comme celui de la Moldau au Dauube, pour un trajet de 120 milles, ne coûtent, moyennement, que 116,532 fr. par lieue, ce qui tient à leur système de construction (2).
- C’est encore ainsi que doit être construit le chemin de fer de 150 lieues de Saint-Pétersbourg à Moscou, pour lequel on aura, indépendamment de l’économie résultant de ce système de construction, à considérer que le terrain ne coûtera rien, que les bois pourront être fournis par les éclaircies des belles forêts limitrophes et que le fer coûtera moitié moins qu’en France. Certes, il est facile d’établir des chemins de fer d’un grand développement, quand on emploie on pareil système et avec de telles conditions ; mais, comme ces chemins de fer ont pris généralement pour exemple ce qui se pratique le plus habituellement aux États-Unis d’Amérique, où leur construction ne coûte moyennement, ainsi que nous l’avons dit, que 20,000 dollars par mille anglais (environ 250,000 fr. par lieue de 4,000 mètres), nous devons nous occuper principalement de ces derniers, en raison de la grande notabilité que leur donnent leur nombre,leur développement et leurs résultats. Nous croyons ne pouvoir mieux faire, pour en présenter avec exactitude un tableau sommaire, que de citer ici
- (1) Il n’y a que œlui de Bruxelles à Anvers, qui soit à deux voies. . ,
- (2) Ce système consiste principalement à placer et river longitudinalement, sxu' de fortes longrines en bois soutenues par des dés placés à des distances convenables et retenues dans leur écartement par de fortes traverses aussi en bois, des bandes de fer d’une épaisseur et d’une largeur suffisantes pour que les roües des chars ou wâggons y roulent et y fonctionnent comme eUes le feraient wr des rails.
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- CHEMIÎSS m EfiR.
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- le résumé des lumineuses observations auxquelles vient de se livrer, pour }es chemins de fer des États-Unis, M. le chevalier de Gerstner, qui se recommande par destitres particuliers pour ce genre d’entreprise. Effectivement, c’est lui qui, ayant été appelé en 1824, par le gouvernement autrichien, à joindre la Moldau au Danube, par le chemin de fer de 120 milles dont nous venons de parler, l’a terminé et livré au commerce en 1832. Depuis il a construit le premier chemin de fer qui ait été établi en Russie, celui de Saint-Pétersbourg à Zarskoe-Selo et Pawlowsk, dont la longueur n’est que de 17 milles, mais qui n’est considéré que comme le commencement du chemin de fer de Saint-Pétersbourg à Moscou.
- Avant de se livrer à cette dernière entreprise qui paraît si gigantesque, M. le chevalier de Gerstner a voulu reconnaître et explorer lui-même les nombreux chemins de fer des États-Unis d’Amérique, afin de constater les diverses observations qu’ils présentent et qui peuvent servir de points de comparaison, soit pour leur construction, soit pour leur administration, soit pour leurs résultats.
- Arrivé àNew-York, en novembre 1838, par le vaisseau à vapeur le Great Western, et après une traversée de seize jours seulement, M. de Gerstner a consacré huit mois au parcours et à l’examen des chemins de fer des divers États de l’Union Américaine. Ainsi il a successivement visité ceux des États de New-York, de Massachusetts, de Philadelphie, Baltimore, Washington, Virginie, des deux Carolines (sud et nord), Géorgie et Alabama jusqu’à la Nouvelle-Orléans. Remontant ensuite le Mississipi et l’Ohio, il a visité les communications intérieures des États de l’Ouest et franchi pins de 2,000 milles de chemin de fer.
- C’est d’après les nombreux documents qu’il a ainsi recueillis sur les lieux mêmes que M. de Gerstner a constaté les résultats suivants :
- 425 machines locomotives , dont la plus grande partie a été construite dans le pays, fonctionnent sur ceux de ces chemins de fer qui sont terminés.
- A la fin de 1839, le développement total des chemins de fer, terminés dans rUnion Américaine, sera de 4,000 milles (1,600 lieues) environ.
- Le capital dépensé pour la construction de ces chemins est, moyennement, de 250,000 ft\ par lieue de 4,000 mètres, y compris les frais de construction des bâtiments, le prix des locomotives et des chars.
- Plusieurs chemins ont été entrepris avec des moyens insuffisants, ce qui a obligé les actionnaires à employer le revenu des premières années au complément des dépenses; mais M. de Gerstner pense que ces chemins donneront un bon revenu. Quelques-uns rendaient déjà de 5 à 10 pour 100 ; d’autres n’avaient point encore fourni de dividende.
- De revenu peut être évalué, terme moyen, à 5 et demi pour 100, et ce résulta t doit être considéré comme satisfaisant, par la raison que plusieurs chemins
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- ARTS MÉCANIQUES.
- n’ont pas été terminés sur toutes leurs lignes, et qu’il y aura accroissement annuel d’au moins 15 à 20 pour 100 quand les lignes seront complétées.
- Passant ensuite à l’examen des chemins de fer de Belgique, M. de Gerstner se livre, à leur égard, à des observations comparatives, et fait l’éloge de la loi du 1er mai 1834, qui a ordonné l’établissement d’un système de chemins de fer dans tout le royaume aux frais de l’État.
- Ce système de chemins de fer aboutit à deux ports de mer, Anvers et Os-tende; il doit se joindre à la France par une issue pariiculière et avec l’Allemagne par une autre issue; enfin ces chemins convergent ensemble vers un centre commun.
- Par suite de l’examen qu’il a fait des chemins de fer de la Belgique, il cite comme remarquables les rapports annuels faits par M. Northomb, ministre des travaux publics, comme présentant des documents qu’on ne pourrait trouver ailleurs.
- D’après ces rapports, la longueur totale des chemins de fer belges est de 159 milles anglais (66 lieues environ); ils ont été livrés au public depuis le 4 mai 1835 jusqu’au mois d’août 1838; la dépense, pour leur ensemble, a été de 34,000,000 de fr.; mais il fait observer que le chemin de Bruxelles à Anvers, qui a 27 milles, est le seul qui soit à deux voies; les autres n’ont qu’une seule voie avec des gares ; les rails pèsent 45 livres par mètre ; d’autres objets de matériel sont encore à établir et porteront le terme moyen de la dépense à environ 500,000 fr. par lieue de 4,000 mètres.
- Après avoir parlé successivement des chemins américains et des chemins belges, M. de Gerstner établit entre eux des observations comparatives dont voici les principaux résultats.
- La vitesse sur les chemins de fer américains est de 12 à 15 milles par heure, y compris les temps d’arrêt.
- Sur les chemins de fer belges, elle est de 17 milles ou de 20 à 25 milles, sans compter les temps d’arrêt pour le mouvement des transports.
- Sur les chemins de fer américains, le terme moyen est de 35,000 passagers et de 15,000 tonneaux de marchandises par an.
- Sur les chemins belges, il est de 468,783 passagers, et les transports de marchandises n’ont commencé que récemment.
- Le revenu brut s’élève, pour les chemins américains, par mille et par année :
- Pour 35,000 passagers à 5 cents (centième partie du dollar
- valant 5 centimes)....................................... 1,750 dol.
- Pour 15 tonnes de marchandises à 7 cents et demi. . . • 1,125
- Pour les malles-postes et moyens de transports qui s’y rapportent. 200
- Total. . . . 3,075 dol.
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- CHEMINS DE FER.
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- Le revenu brut par mille, pour les chemins belges, pour 478,783 passagers et le transport de marchandises, s’élève à 32,000 dol. 1 5 cents par année.
- Les frais par mille^sont, pour les chemins de fer américains, 1 dol., et, pour les belges, 1 dol. 5 c., ou à peu près les mêmes dans les deux pays.
- Nombre des passagers par voyage.
- Sur les chemins belges, il y avait, pour terme moyen de trois années et demie, 143 passagers faisant tout le trajet.
- Sur les chemins américains, chaque train n’en contient moyennement que 40 pour tout le trajet.
- Pour avoir le nombre des voyages, en divisant 35,000 par 40, on trouve 875 voyages;
- Et pour la Belgique , en divisant 478,783 par 143, on aura 3,348 pour le terme moyen de voyages annuellement.
- Comme la rapidité est plus grande sur ces derniers, il a fallu employer des railsdu poids de45 liv. par mètre; tandis qu’elle est généralement bien moindre sur les chemins américains, où on n’emploie souvent que des bandes de fer placées et rivées sur de fortes longrines en bois.
- Frais par passager par mille anglais.
- Ils sont en Belgique seulement de 0,73 cent, et en Amérique de 2 cents et demi ou trois fois et demie plus forts. La raison est que les trains américains contiennent trois fois et demie moins de passagers, tandis que les frais sont les mêmes pour transporter 40 ou 143 passagers.
- Les frais courants annuels en Amérique sont, par mille, pour transport de 35,000 passagers à 2 cents et demi............................ 875 dol.
- Pour transport de 15,000 tonnes de marchandises à 6 c. et demi. 975
- Pour transport de la malle-poste. .........................100
- Ou 63 dol. 41 cents pour 100 dol. de revenu brut total. . . 1,950 dol.
- Priæ des places.
- Les droits sur les chemins de fer belges sont moindres que sur les chemins de l’Angleterre.
- Il y a plusieurs sortes de voitures.
- Le prix pour chaque voyageur et 44 liv. de bagage est par mille; savoir :
- Berlines. . . 2 cents 1/3.
- Diligences. . . 2
- Chars à bancs. 1 1/3.
- Waggons. . . 2/3.
- Soldats, moitié.
- Trente-neuvième année. Janvier 1840.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- La vitesse moyenne est de 17 milles anglais par heure, y compris les points d’arrêt, et de 20 à 25 milles de marche continue.
- Sur le chemin de Liverpool à Manchester, on prend :
- 5 cents pour les berlines.
- 4 3/4 pour les diligences.
- 3 pour les chars à bancs.
- Sur les chemins belges le nombre des voyageurs, en 1837, a été de 1,384,577,
- n i 838, de 2,238,303,
- y compris 5,600 soldats.
- En 1837, le trajet moyen pour chaque passager étaitde 17 milles, et, en 1838, de 23 milles.
- Le revenu brut, en 1838, fut de 3,100,833 fr., y compris 162,015 fr. pour surcroît de bagages.
- Les frais des premiers dix mois de 1838 montaient à 1,619,189 fr. : il y avait des parties non ouvertes. On calcule que le revenu, en 1839, sera de 5,084,000 fr., et le revenu net de 1,700,000 fr., ce qui équivaut à 5 pour 100 du capital dépensé et suffit pour servir l’intérêt et le fonds d’amortissement de 1 pour 100.
- Le nombre des passagers pendant trois ans et demi, réduit pour la longueur dhm mille, montait, année moyenne, pour les chemins de fer belges, à 25,423,361 fr.; ce qui fait 478,783 passagers par an, ou environ 500,000 pour toute la longueur.
- Comparaison avec les chemins de fer des Etats-Unis.
- Prix de construction.
- Un mille à une voie et accessoires coûte en Amérique. . . 20,000dol.;
- En Belgique..............................................41,300
- ce qui fait plus du double.
- Tarif
- En Amérique ^
- Passagers, terme moyen, 5 cents par mille.
- En Belgique 1 cent, ou cinq fois moins.
- Pour le fret*
- En Amérique :
- 7 c. et demi par tonne et par mille.
- Sur les chemins belges, les frais sont de 65 dol. et 59 cents pour 100 du revenu brut, et, par mille, de 3,937 dol. 86 cents.
- Le revenu brut est en Amérique, par mille, de 3,075 dol.
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- CHEMINS DE FER.
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- Les frais annuels de 1,950 dol. laissent 1,125 dol. de produit net; ce qui, comparé avec le prix de construction d’un mille de chemin, donne 5 et demi pour 100 d’intérêt.
- Sur les chemins belges :
- Le revenu brut par mille est de................... . 6,003 dol. 75 cents.
- Les frais de....................................... 3,937 86
- Ce qui laisse pour produit net..................... 2,065 dol. 89 cents,
- comme intérêt sur un prix de construction de 41,300 dol. par mille, ce qui fait exactement 5 pour 100.
- Nota. En Belgique, le revenu de la malle-poste, pour 1837, excédait celui
- de 1836 de................................................ 262,373 fr.,
- et les droits sur les routes de...........................110,000
- parce que, bien que ces droits fussent diminués sur les chemins parallèles aux chemins de fer, ils sont augmentés dans une plus grande proportion sur les routes qui conduisent à ces chemins.
- Résumé.
- L’ensemble des diverses considérations que nous venons d’établir constate les résultats suivants :
- 1° En ce qui concerne l’Angleterre, ce pays présente, pour stimuler et encourager l’émulation particulière, un concours de circonstances qui lui est propre et qui ne peut trouver d’analogie en France ;
- 2° Relativement à la Belgique, les dépenses que nécessitent ces entreprises y restent dans des limites qui tiennent à l’horizontalité presque constante du sol, avec l’avantage d’un niveau qui dispense des ouvrages les plus dispendieux;
- 3° Enfin, au sujet des chemins de fer d’un grand développement exécutés en Allemagne et en Russie, leur dépense a été modérée par suite de l’adoption en général du système de construction pratiqué habituellement par les États-Unis d’Amérique, mais qui ne peut être adopté par un pays aussi peuplé, aussi commerçant et aussi actif dans ses relations que la France.
- Messieurs, nous avons cru devoir vous soumettre l’ensemble de ces considérations comme dignes de votre intérêt, en ce qu’elles prouvent, d’une part, l’injustice des reproches faits à des ingénieurs distingués et des capitalistes honorables, et, d’autre part, l’importance que doit mettre la France à la solution du problème que nous avons énoncé plus haut, page 13.
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- ARTS- CHIMIQUES. — conservation des bois.
- Rapport fait par M. Payen , au nom du comité des arts chimiques, sur un procédé de conservation des bois, de M. Aroza,
- rue Sainte-Anne, 77.
- Messieurs, vous nous avez chargés d’examiner les résultats d’un moyen proposé pour la conservation des bois.
- La question dont s’est occupé M. Aroza est de la plus haute importance, car les altérations des bois de travail occasionnent d’énormes préjudices en compromettant la solidité des constructions ; souvent même l’invasion et les progrès occultes de ces altérations donnent lieu à la chute des habitations , accidents d’autant plus graves qu’ils sont plus difficiles à prévoir et qu’ils arrivent au moment où la charge des planchers est plus forte.
- On peut dire que les principales altérations des bois tiennent, soit à d es réactions spontanées, soit aux attaques des insectes.
- La science et l’industrie gagneront beaucoup en obtenant des données précises sur ces altérations, désignées sous les noms d’échauffement des bois, de pourriture sèche et de pourriture humide, de vermoulure et de diverses autres dénominations.
- Sans aucun doute, les recherches entomologiques et chimiques doivent un jour éclairer beaucoup cette question. Nous pouvons, en attendant, appeler l’attention de la Société sur un fait que nous avons démontré ailleurs, et sur lequel nous reviendrons plus tard : c’est que toutes les parties des plantes qui se forment et se développent recèlent, dans leurs tissus, des substances organiques très-altérables et à composition azotée. Or les agents antiseptiques propres à la conservation de ces matières azotées et des débris animaux sont capables aussi de conserver les bois.
- On ne s’étonnera donc pas que l’un des produits qui ont le plus d’énergie pour assurer la conservation des matières animales, le bichlorure de mercure, soit également l’agent conservateur des substances végétales et des bois en particulier.
- Le bichlorure de mercure, dont M. Aroza fait usage, a été employé avec un grand succès en Amérique et en Angleterre dans les circonstances les plus concluantes, dans des constructions exposées à toutes les chances précitées d’altérations diverses; par exemple, dans les bois de chantiers et pourrissoirs de la marine, dans les charpentes des serres chaudes et tempérées.
- Les essais faits en France ont eu les mêmes résultats ; les expériences que nous avons répétées sur les échantillons des bois imprégnés, par M. Aroza, ont encore prouvé l’efficacité de ce moyen.
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- DEXTRINE.
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- Il ne nous a pas été possible d’obtenir des données aussi positives sur le prix coûtant du moyen préservateur; mais on peut dire qu’en plusieurs circonstances les garanties de durée des bois ne seraient pas payées trop cher au double même du prix indiqué par M. Aroza (25 cent, le pied cube).
- En résumé, le moyen qu’emploie M. Aroza est rationnel et digne d’encouragement : nous vous proposons, pour parvenir à ce but, d’insérer au Bulletin ce rapport, et d’en envoyer un extrait à l’auteur (1).
- Signé Payen, rapporteur.
- Approuvé en séance > le 6 novembre 1839.
- DEXTRINE.
- JS ou veau procédé de fabrication deladextrine^parM. Heuzé (2).
- L’auteur a pris en Angleterre, le 27 septembre 1838, un brevet d’importation pour un nouveau procédé de préparation de la dextrine, qu’il considère comme plus économique et plus parfait que celui actuellement en usage.
- Ce procédé consiste à traiter par l’acide nitrique la fécule des pommes de terre, l’amidon de froment, d’orge ou toute autre substance féculente, en opérant de la manière suivante :
- A 400 parties, en poids, de fécule sèche, on ajoute une partie d’acide nitrique, d’une pesanteur spécifique de 1,4, et préalablement étendu d’une quantité d’eau suffisante pour humecter la fécule et en former une pâte consistante, soit en brassant ou en pétrissant.
- L’auteur préfère employer la fécule sèche, quoiqu’on puisse la traiter humide telle qu’elle sort de l’égouttage; mais, dans ce cas, l’acide sera étendu d’une moindre quantité d’eau.
- La pâte parfaitement homogène est divisée en portions du poids de 25 livres chaque, qu’on laisse sécher pendant quelques heures pour les priver de ^l’humidité surabondante; puis on les subdivise en petites pelotes qu’on expose dans une chambre close, à une température de 80° centésimaux, pendant 20 heures environ. La substance, ayant acquis ainsi un degré de siccité convenable, est portée au moulin ou pulvérisée dans un mortier. La poudre qui en
- (1) Nous publierons ultérieurement une note historique et descriptive sur les divers résultats des essais entrepris, en France et à l’étranger, pour la conservation des bois.
- (2) Extrait du Repertory of arts, cahier de septembre i83g. Ce procédé est breveté, en France, pour une durée de quinze années, sous le nom de M. Jacob, à la date du 8 août i838.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- provient est portée dans une étuve chauffée a 100 ou au-dessus, où on la laisse de cinq minutes à un quart d’heure; moins la température est élevée, plus la dextrine sera blanche.
- Quand on veut appliquer cette substance aux divers usages dont nous allons parler, on la délaye avec de l’eau froide ou chaude en plus ou moins grande quantité, suivant la consistance à donner au liquide gommeux qui est propre à remplacer avec avantage la gomme du Sénégal.
- La dextrine peut être employée avec succès pour donner l’apprêt et le glacé aux tissus de soie, de coton, de lin, etc. ; pour encoller le papier de tenture et pour toute espèce de peinture en détrempe, où elle remplacera le vernis. Elle sert aussi à donner la consistance nécessaire aux gazes et autres tissus qui exigent l’emploi de la gomme ou de l’amidon; à lustrer les cartes de visite et à former des emplâtres agglutinatifs, à l’usage de la chirurgie.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — boulangerie.
- Rapport fait par M. Payera au nom des comités des arts chimiques et économiquessur la boulangerie perfectionnée de MM. Mouchot frères, au Petit-Montrougeprès Paris.
- Les industries destinées à fournir les principales substances alimentaires aux hommes intéressent au plus haut degré toutes les classes de la population ; elles embrassent plusieurs questions d’une haute portée.
- C’est qu’il ne s’agit pas seulement pour elles de fabriquer avec économie des produits commerciaux d’un aspect avantageux et d’un placement facile, il faut encore qu’elles satisfassent aux conditions importantes de la salubrité et des exigences du goût des consommateurs.
- Lorsque de tels résultats sont obtenus par des procédés ingénieux, mettant, à la place de la routine aveugle et d’une adresse capricieuse, une action facile à régler et constante en ses effets, alors le métier est élevé au niveau des plus utiles applications.
- Tel est, en ce moment, messieurs, l’art de la boulangerie. Soutenus par vos encouragements, des hommes spéciaux l’ont conduit à son apogée; s’il réclame encore votre officielle et haute approbation, c’est surtout pour l’aider à diriger ses pratiques rationnelles vers l’amélioration si désirable de la nourriture donnée à nos troupes, ainsi qu’aux populations des hospices et des établissements de détention.
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- BOULANGERIE.
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- Parmi les différentes phases de la fabrication du pain, trois opérations principales , le pétrissage mécanique , la fermentation de la pâte et la cuisson continue, ont été le but de nombreux efforts de la part des économistes, des industriels et des ingénieurs les plus distingués.
- Ce serait une bien longue liste à dérouler que celle des inventions écloses depuis la lambertine, employée encore dans quelques grandes fermes en Amérique et en France, jusqu’au pétrisseur si bien entendu , simple, solide, efficace , dû à la conception ingénieuse de M. Fontaine, boulanger.
- Vous verriez que beaucoup de combinaisons mécaniques appropriées à leur objet, mais trop dispendieuses, trop compliquées ou exigeant trop de soins, se sont multipliées entre ces termes extrêmes qui, tous deux, se rapprochent le plus par leur simplicité, mais dont le dernier nous semble, ainsi qu’à nos collègues plus compétents du Comité des arts mécaniques, nous semble, dis-je, de beaucoup préférable à tous les autres.
- Les expériences et les discussions sur la fermentation ou levage de la pâte et sur le rendement de la farine n’ont pas moins occupé, sans être closes encore, les hommes de science, de pratique et les administrateurs les plus habiles.
- Un grand travail que l’un de nos collègues, M. Gaultier de Claubrj, entreprit et acheva pour le Conseil de salubrité, montre les difficultés ainsi que l’importance de ces questions : il nous dispensera de nous y arrêter plus longtemps ici.
- Enfin, quant à la cuisson du pain, nous nous bornerons à vous rappeler, comme l’un des points de départ, le four continu imaginé et mis en usage, il y a trente ans, par M. le comte Chabrol de Volvic, notre confrère, et M. Gallois, ingénieur en chef des ponts et chaussées. Depuis cette époque, diverses constructions ont aussi plus ou moins approché du but et tenu l’opinion indécise, jusqu’au moment où MM. Jametel et Lemare vous communiquèrent les résultats de leurs premiers essais sur un four à circulation d’air chaud dit aérotherme.
- Toutes nos prévisions les plus favorables se sont aujourd’hui vérifiées à son égard par suite des améliorations et de l’application en grand que M. Jametel en a faites de concert avec MM. Mouchotfrères.
- Une description succincte des procédés suivis dans cette boulangerie, vraiment modèle, fera bien comprendre l’utilité de toutes les dispositions, de toutes les innovations introduites dans leur industrie par MM. Mouchot; vous apprendrez, en outre, avec plaisir que, depuis notre premier rapport, l’extension de cet établissement, son débit considérable et la fourniture des collèges de Taris ont déjà réalisé pour les auteurs une juste récompense de leurs soins.
- La boulangerie aérotherme, construite au Petit-Montrouge, sur la route
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- d’Orléans, près de Paris, reçoit et conserve, dans deux étages de magasins secs, propres, aérés, son approvisionnement en farine.
- Au niveau du sol, un grand tambour est mû par trois couples de gros chiens •qui marchent librement, deux ensemble, et à tour de rôle, dans son intérieur (1).
- Une courroie, directement enroulée sur le tambour, transmet la force motrice au pignon du pétrisseur.
- Pour prouver l’utilité de ce curieux agencerfient, dans cette circonstance et en plusieurs cas analogues, il nous suffira de dire qu’il fut conseillé par M. Amédée Durand, notre collègue, et de plus exécuté par ses soins.
- On place dans le pétrin cylindrique les quantités de farine et d’eau mesurées pour chaque opération.
- La température convenable de l’eau est obtenue en ajoutant à de l’eau froide la proportion utile d’eau spontanément chauffée dans l’étuve du four. On fait d’ailleurs varier ces proportions à volonté, suivant la température de l’air ambiant.
- Dès que l’eau et la farine sont ajoutées, on replace les deux barres mobiles en bois qui constituent les seuls agents de l’étirage de la pâte; un coup de sifflet met immédiatement à l’œuvre les animaux qui agissent dans une pièce séparée , et, au bout de six à sept minutes, un coup de sonnette annonce que le nombre de tours opérés a mis la pâte au point d’être vérifiée, quant à sa consistance. On ouvre le pétrin et la consistance étant reconnue bonne ou ramenée au degré convenable, on remet en mouvement le cylindre. Au bout de dix minutes, le compteur mécanique se fait encore entendre et la pâte est terminée.
- Le levain s’est préparé simultanément dans une autre case du même cylindre, pour une opération suivante, et cette façon donnée à chaque fois au levain l’empêche de s’aigrir et conserve au pain une saveur plus franche.
- La pâte faite est tournée comme à l’ordinaire, celle des pains d’un kilogramme se range sur des tablettes garnies d’une toile relevée dans les intervalles ; portés ainsi sur des traverses en avant du four, la dernière fermentation ou l’apprêt se fait à point pour l’enfournement.
- Au four aérotherme, dont vous avez entendu déjà la description (2), MM. Mouchot ont joint un mode d’éclairage au gaz-light, parfaitement approprié.
- Le gaz vient d’un récipient gradué, alimenté par une compagnie portant à
- (1) On les tient au complet en dressant, par la méthode facile de l’exemple, des animaux semblables qui doivent suppléer aux manquants.
- (2) Voy. Bulletin de l’année i836, pag. 26.
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- BOULANGERIE.
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- domicile j un bec près de chaque porte du four est aisément dirigé vers tous les points de la salle à éclairer, car il est au bout d’un tube à plusieurs articulations et que la plus légère impulsion conduit dans l’intérieur ou ramène au dehors : l’enfournement et le défournement ont donc lieu avec la plus grande facilité.
- Des tubes à robinets amènent d’ailleurs dans l’établissement partout, aux points convenables, soit l’eau froide, soit l’eau chaude, et des treuils à engrenages montent ou descendent à volonté la farine que l’on emmagasine comme celle que l’on va travailler.
- La sole du four, ne recevant ni combustible, ni cendre, ni matières résidus de l’éclairage, s’entretient dans un état parfait de propreté.
- Un thermomètre à tige extérieure indique constamment la température de l’intérieur du four.
- Cette température est entretenue de 280 à 300 degrés centésimaux et régularisée par une soupape qui, interrompant la circulation de l’air au moment où l’on vient de décharger, la rétablit lorsque l’évaporation a fait baisser la température du four.
- Le chauffage se fait au moyen du coke, combustible économique, exempt de fumée et dont il importe de favoriser la consommation dans l’intérêt de plusieurs industries importantes qui utilisent, en le préparant, les produits volatils de la houille.
- Toutes les dispositions que nous venons d’énumérer assurent une telle exactitude dans les différentes opérations, qu’elles permettent de comprendre la belle apparence et l’extrême régularité des produits jusque dans les nuances de leur coloration extérieure, régularité dont on s’étonne toujours, cependant, au premier abord, en apercevant les chargements entiers de pains si homogènes qui se succèdent. /
- Un seul pétrin suffit pour alimenter deux grands fours, dans chacun desquels on achève 24 fournées en 24 heures ou 48 en tout, donnant chacune 130 kilog. de pain cuit, ou, en totalité, 3,120 kilog. dans un seul four.
- Pour le chauffage de chaque four, on emploie 300 kilog. de coke, coûtant 14 francs, tandis que le chauffage au bois coûterait 24 francs pour un four de même dimension, mais qui ne donnerait que 12 fournées en 24 heures.
- La force mécanique et la main-d’œuvre coûtent 23 francs 50 centimes au lieu de 38 à 40 francs qu’il en coûterait par les procédés ordinaires.
- Les détails dans lesquels nous venons d’entrer ont pu faire comprendre les diverses améliorations apportées dans un art qui naguère encore laissait tant à faire; mais, pour en donner une idée plus juste, nous devons ajouter ici que les membres de votre commission, après avoir examiné très-attentive-Trente-neuvième année. Janvier 1840, 4
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- ment tous les appareils et suivi, lés» opérations, n’ont-rien trouvé de plusà: désirer.
- On doit à M. J'ameiel l’idée première et les- perfectionnements du four continu à circulation d’air chaud.. ’ .
- Nous avions, dès l’origine, assez bien auguré des effets avantageux qu’il devait, produire pour décerner à son auteur une médaille d’argent, en liii réservant des droits à une récompense plus élevée pour l’époque où cette invention réaliserait tout ce que nous pensions pouvoir en attendre.
- Sans doute, le four aérotherme réunissait toutes les conditions d’un chauffage bien approprié, continu et méthodique, si longtemps, si péniblement cherché; il apportait un des principaux éléments de la grande question de la boulangerie; mais beaucoup d’autres éléments devaient encore être coordonnés avec celui-là. MM. Mouchot s’en occupaient depuis longtemps, et ce ne fut, pas trop de tous leurs soins, de leurs essais éclairés et nombreux, pendant dix années consécutives, pour amener cette grave question à son terme, pour vaincre tant d’obstacles insurmontés, pour élever enfin la fabrication du pain au niveau des industries les plus complètes, les plus régulières, et jusqu’au point d’atteindre les résultats remarquables de la pratique et de l’adresse de cea opérations manuelles, chez les plus habiles boulangers de Paris.
- Voici, en les résumant, quels sont les principaux avantages des améliorations que nous avons constatées, et les conséquences importantes qu’on doit en attendre.
- La question,, si habilement discutée, du pétrissage mécanique reçoit une solution aussi simple qu’inattendue;
- Lünsalubrité de la pénible profession des garçons pétrisseurs disparaît et fait place à une condition confortable d’un travail peu fatigant.
- Les dangers des coalitions entre les geindres cessent, ainsi que les inconvénients du.bruit de leur travail, et les accidents dus à l’incurie ou bien au mauvais^ vouloir..
- La cuisson du pain; rendue plus économique et plus sûre, n’exige plus ces combustibles- dispendieux;, et parfois rares, pris parmi les, plus coûteuses essences de bois*
- La propreté complète: qui régne dans toutes les phases de la fabrication^ permet d'obtenir des pains parfaitement homogènes dans leur croûte comme dans la mie*
- <£es caractères*, ainsi que la comparaison entre de tels moyens et ceux de la fabrication usuelle, doivent exciter une telle répulsion contre les dégoûtantes; nécessités du pétrissage à; force de bras, que l’ancien procédé insalubre:et? bruyant ne. pourra,, sans doute, résister longtemps*
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- ^ Messieurs, nous devons, en terminant, le déclarer hautement ici; ce n’est pas seulement pour acquitter une dette ordinaire de notre reconnaissance en faveur d’efforts heureux et provoqués par nous, que nous vous demandons aujourd’hui de décerner une double récompense.
- C’est bien plutôt dans la vue de fixer toutes les incertitudes à cet égard, de vaincre de tenaces préjugés, d’appeler enfin l’assentiment général sur des perfectionnements qui réunissent toutes les conditions désirables, économiquement obtenues. C’est encore dans l’espoir de faire luire plus éclatante aux yeux des administrateurs une vérité qui les décide à réaliser promptement, en faveur des classes nombreuses, les bienfaits d’une alimentation agréable et saine.
- Ces améliorations acquises nous,permettront enfin de présenter à l’industrie particulière une boulangerie - modèle ; elles faciliteront, sans aucun doute, la détermination si controversée du rendement des farines, par cette régularité même jusqu’alors inconnue, dans leur hydratation, dans le lavage de la pâte et la cuisson du pain.
- Tant de résultats importants sont dus au concours patient et loyal de M. Jametel d’une part, et de MM. Mouchot frères de l’autre.
- Nous venons d’exposer les faits qui justifient nos espérances, et prouvent combien elles'ont été dépassées; et nous vous proposons, en conséquence, de renvoyer au comité des médailles l’appréciation des droits de M. Jametel à un nouveau témoignage de votre gratitude.
- Nous venons donc avec une entière confiance, et d’un avis unanime, vous proposer d’accorder un haut témoignage de votresatis faction à MM. Mouchot frères, en appelant sur eux la bienveillante attention du Comité des médailles, et d’insérer au Bulletin la description de leur boulangerie (1).
- Approuvé en séance, le 24 avril 1839.
- Signé Payen, rapporteur.
- ,(i) Une médaille d’or a été décernée à MM. Mouchot frères et une semblable médaille à M. Jametel, dans la séance générale du 5 juin 1839. (Voy. Bulletin de juin, p. 228.)
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- Description \de la boulangerie perfectionnée de MM. Mouchot
- frères, située au Petit-Montrouge, n. 112, route â’ Orléans.1
- Cet établissement se distingue par la solidité et l’élégance de sa construction , par la distribution bien entendue de toutes ses parties et par l’extrême propreté qui y règne.
- Le bâtiment est à quatre étages, non compris les caves voûtées occupées par les fours et les pétrisseurs.
- La fig. \, pl. 783, est une coupe longitudinale du bâtiment sur la ligne AB, fig.2.
- Fig. 2. Section transversale sur la ligne CD,j4g\ 1.
- Fig. 3. Coupe de la chaudière placée au-dessus du four, et dont l’eau est entretenue à une température constante pour les besoins du pétrissage.
- Pl. 784,fig. 4. Plan du bâtiment pris au niveau de la voûte des caves.
- Fig. 5. Plan du premier étage.
- Fig. 6. Tambour à chiens vu en élévation et en coupe verticale.
- Fig. 7. Système de suspension de ce tambour.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures de ces deux planches.
- A, Caves voûtées occupées par les fours et les pétrins; elles régnent sous toute l’étendue du bâtiment.
- B, Rez-de-chaussée où se trouvent la chambre à mélange, la paneterie, etc.
- C, Premier étage servant de magasina farine.
- D, E, Greniers dans les combles, destinés à recevoir un approvisionnement considérable de farine.
- On communique aux divers étages par un escalier commode et solidement construit. Chaque étage est muni de plans inclinés, par où l’on descend les sacs de farine; les planchers sont percés de trappes pour monter les sacs à l’aide d’un treuil.
- F, Logement du maître, disposé de manière à faciliter la surveillance des ouvriers, à toute heure du jour et de la nuit.
- a, Chambre située au premier étage, où l’on réunit les diverses quantités de farine pour les mélanger.
- b, Boyau en cuir qui verse la farine de la chambre à mélange dans la huche cf d’où elle est reprise pour être jetée dans le pétrin. Cette huche est couverte d’une table sur laquelle on porte la pâte pour former les pains.
- df Pétrisseurs mécaniques, au nombre de deux.
- e, Four ordinaire qu’on emploie dans le cas où il y aurait quelque réparation à faire aux fours aérothermes.
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- /, Fours aérothermes, de l’invention de MM. Jametel et Lemare, dont la description, accompagnée de figures, se trouve, Bulletin de l’année 1836, p. 26 : M. Mouchot y a apporté quelques utiles modifications.
- g, Chaudière placée au-dessus du four et contenant l’eau chauffée à la température voulue pour les besoins du pétrissage.
- g' Soupape à flotteur servant à régler le niveau de l’eau dans la chaudière.
- h, Tuyau garni de robinets amenant l’eau chaude.
- i, Tuyau amenant l’eau froide d’un réservoir situé en dehors de l’usine et alimenté par un puits de 31 mètres de profondeur, dont l’eau est élevée par un manège.
- k, Plans inclinés disposés à chaque étage pour faire glisser les sacs de farine.
- l, Paneterie.
- m m, Paniers à roulettes qui reçoivent le pain et qu’on élève de la cave, où ils sont chargés, à l’aide d’un treuil. Ces paniers sont ensuite roulés, sur un plan incliné, dans la voiture qui les transporte.
- n, Cheminée par où s’échappe le peu de fumée qui n’a pas été brûlée dans le four.
- o, Tambour recevant les chiens destinés à tourner le pétrin ; il est ouvert sur ses faces latérales; on y introduit ordinairement deux chiens à la fois; ils travaillent toute la journée et ne se reposent que pendant les courts intervalles nécessaires pour vider le pétrin et le charger.
- p, Axe du tambour.
- p y Tringle qui tient cet axe suspendu; cette disposition, qui est toute locale, pourrait être remplacée avec avantage par un arbre à pointe qui tournerait dans des coussinets fixés sur un bâti, ce qui diminuerait les frottements.
- q> Courroie qui entoure le tambour o et embrasse également une poulie montée sur le tourillon du pétrin.
- r, Volant.
- sy Porte de communication entre l’atelier et l’endroit où est placé le tambour.
- 17 Planche inclinée garnie de tasseaux par où les chiens montentet descendent.
- U, Trappe par où l’on monte les paniers chargés de pain.
- Vy Magasin à claire-voie où sont placés les pains.
- Xy Treuil pour monter les paniers m.
- PI. 785, fig. 1. Élévation latérale du pétrisseur mécanique de l’invention de M. Fontaine y boulanger, rue de Châronne.
- Fig. 2. Vue par le bout du même.
- Fig. 3. Coupe transversale. v
- Fig. 4. Section longitudinale.
- Fig. 5. Section horizontale au niveau du couvercle.
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- 'Fig.6.-'Levier à frein pour arrêter le mouvement du volant.
- 7»7g\ 7. Détail de la charnière du couvercle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures de cette planche.
- A, Bâti portant des paliers dans lesquels tournent les tourillons du pétrin. ,B B' B", Pétrisseur, en forme de tonneau allongé, divisé en trois compartiments par les eloisons CGC : celui du milieu sert à la préparation des levains ; les deux autres sont destinés à la formation de la;pâte.
- C' G', Les deux fonds du pétrisseur.
- D Couvercle tournant sur trois charnières.
- EEE, Barres de bois épaisses, larges d’un bout, étroites de l’autre et à arêtes vives. Les barres inférieures se placent dans une position inclinée, dans le sens de la profondeur du pétrin, et diagonalement, en s’appuyant sur des petits taquets de bois; les barres supérieures croisent les premières, mais sont horizontales; elles s’appuient aussi sur des taquets de bois et sont maintenues par le couvercle. La Jig. 5 montre la disposition de ces barres, qui s’enlèvent et se placent facilement.
- FF, Tourillons du pétrin.
- G, Roue dentée montée sur l’un des tourillons.
- H, Pignon engrenant dans cette roue.
- I, Poulie recevant la courroie du tambour à chiens.
- J, Volant. "
- K, Frein embrassant une partie de la périphérie du volant.
- L, Levier au moyen duquel on serre le frein.
- M, Charnière du couvercle.
- a, Verrous servant à fermer le couvercle, b, Roue à rochet du compteur. ctPièce cintrée attachée au pétrin et qui, à chaque révolution, heurte contre le cliquet <7, qui s’engage dans une dent du rochet et le pousse en avant, e, Clavette qui passe dans l’armature du couvercle et qu’on serre pour assurer son exacte fermeture.
- "La fabrication du pain se fait, dans l’établissement de M. Mouchol, avec une grande propreté et une régularité telle qu’il n’y a aucun moment de perdu.
- La pâte se travaille d’elle-même, sans le secours des bras, dans le pétrin B, Jig. 4, pl. 785, de 2m,30 de longueur sur 0m,673 de diamètre, coupé, aux deux tiers de son diamètre,par un couverèle qu’on ouvre et ferme selon le besoin; celui-ci tient au pétrin par trois charnières ?M, placées à égale distance l?nne de l’autre.
- L’intérieur du pétrin est divisé en trois compartiments, dans chacun desquels sont placées deux barres mobiles E, croisées et superposées àOm,l R de distance, l’une diagonalement et liauitre transversalement ; ces barres, qui tra-
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- vaillent et étirent la pâte, sont-introduites-au .moment dû pétrissage;. qui dure i Gàl 8 minutes.
- Chaque compartiment contient environ 200 kilog.de pâte, en tout 660 kilog, formés de 640 parties de farine, 160 parties d’eau à une température de 15 à 20 degrés, 367 gram. de levure, 1/2 kilog. de sel et 200 kilog. de pâte déjà faite, et extraite de la fournée précédente, pour servir de levain.
- Ces 600 kilog. de matière se transforment en pâte, en passant continuellement à travers les barres E, qui l’étirent et la travaillent en tous sens ; pendant l’opération, le couvercle du pétrin doit rester hermétiquement fermé. Chaque tour du pétrin est marqué par un compteur sur lequel passe un levier, communiquant avec un frein, pour arrêter le pétrin lorsqu’il en est besoin; en sorte qu’on sait toujours combien détours a reçu la pâte, ce qui assure au travail une régularité parfaite.
- Une sonnette, disposée dans l’intérieur du bâti A, avertit l’ouvrier chargé de la surveillance qu’il est temps, à la moitié du nombre de tours, d’ouvrir le pétrin pour renouveler l’air indispensable à Faction du pétrissage, et à la fin, pour retirer les barres dites travailleurs et la pâte et donner la forme au pain; c’est le seul moment où l’homme touche à la pâte. Le pétrin fait quatre tours à la minute.
- Des chiens, de la race des mâtins, ont remplacé l’ouvrier qui tournait la manivelle et fatiguait beaucoup. Deux de ces animaux sont placés dans une grande roue en bois o, de 3m,24 de diamètre , dont l’axe est suspendu par deux tringles en fer; cette roue est enveloppée d’une courroie q, qui, par l’intermédiaire d’une poulie I et d’un engrenage GIi> transmet le mouvement au pétrin; un volant J de 1 m,46 de diamètre sert à régulariser ce mouvement.
- L’ouvrier, ayant fait entrer les chiens dans la roue où ils agissent à la manière des écureuils, n’a plus à s’occuper de la pâte qu’au bout de huit minutes pour examiner les progrès du pétrissage et racler 1e. peu de farine qui a pu s’attacher dans les-angles du pétrin; l’avertissement lui est donné par la sonnette que le compteur fait agir; aussitôt que les chiens entendent ce bruit, ils s’arrêtent et ne repartent qu’au coup de sifflet, après que l’ouvrier a refermé le pétrin; au bout de huit autres minutes, le pétrin s’arrête de^ nouveau, les chiens vontsareposer, et l’ouvrier retire la pâte, qui se trouve parfaitement homogène* ayant été étirée constamment par, les barres E,, pendant lasrotation du pétrisseur. Après avoir formé cette pâte en pains, elle est portée au four, où elle esti cuite'au bout diuue heure, Ainsi toute l’opération dure environ une heure demie*
- La roue étant placée dans une pièce séparée, les chiens ne peuvent jamais pénétrer- dans le fournil.
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- La huche ou récipient à farine c,fig. 1, pl. 783, a 4m,22 de longueur; son couvercle sert de table ou, mieux, de tour, sur laquelle on donne la forme au pain. La farine de la chambre à mélange a, qui se trouve immédiatement au-dessus de la huche, est versée par une poche en cuir b. —
- Les fours aérothermes y sont alimentés avec du coke. L’un de ces fours a reçu, de la part de M. Mouchot, de notables améliorations indiquées par une pratique de cinq années.
- Les paniers m, contenant chacun de 130 à 140 pains de 1 kilog. chaque, sont amenés sur un plateau glissant entre quatre montants, pour assurer sa direction; ce plateau, ainsi chargé, est élevé dans la paneterie, à l’aide d’un petit treuil qu’un enfant ferait mouvoir.
- Les magasins à farine sont disposés de manière à être suffisamment aérés et garantis tant de l’influence de l’air humide que des grandes chaleurs, qui sont l’un et l’autre très-nuisibles à la farine. (D.)
- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE
- Liste des brevets d’invention et d importation délivrés par le gouvernement prussien pendant ïannée iB38.
- 1. A M. Kuhn (C.-Enégociant, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un mécanisme propre à régler la consommation du gaz d’éclairage dans les brûleurs (du 10 janvier).
- 2. A M. Feilner (Té), poêlier-fumiste, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour une presse à comprimer les carreaux de terre cuite qui entrent dans la construction des poêles (du 18 janvier).
- 3. AM. Menke, menuisier, à Berlin, un brevet d’invention de cinq ans, pour un nouveau fauteuil mécanique (du 21 janvier).
- 4. A M. Ludersdorff\ chimiste, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un procédé de rectification de l’acide pyroligneux (du 27 janvier) .
- 5. A M. Hendess, libraire, à Goeslin, un brevet d’invention de huit ans>
- pour une presse typographique propre à imprimer des deux côtés à la fois, munie de plaques dites de Congrève, et pouvant servir aussi pour l’impression ordinaire (du 21 février). :
- 6. A M. Hoffmann, inspecteur des fabriques, à Breslaw, un brevet d’irn-portation de huit ans, pour un nouvel appareil de blanchiment des tissus (du 6 février).
- 7. A MM. Stœker et Théodor, facteurs d’instruments de > musique,
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
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- à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour la construction perfectionnée des marteaux, des étouffoirs des pianos et des mécanismes pour tendre les cordes (du 29 mars).
- 8. A M. Baïldon, propriétaire, à Glewitz, un brevet d’importation de quatre ans, pour un fourneau de fusion du zinc, inventé par l’anglais Thomas Hardt (du 7 avril).
- 9. A M. Gladebeck, négociant, à Berlin, un brevet d’invention de cinq ans, pour un nouvel appareil de raffinage des sucres (du 30 avril).
- 10. A M. Ludersdorff, chimiste, à Berlin, un brevet d’invention de cinq ans, pour un procédé de lavage des betteraves et de clarification du jus (du 30 avril).
- 11. A M. Schmidt y coiffeur, à Berlin, un brevet dUnvention de six ans, pour un moyen d’attacher les cheveux pour la confection des perruques, toupets, etc., sans emploi d’un réseau (du 10 mai).
- 12. AM. Asimont, fabricant de bas, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour un nouveau mécanisme propre à être adapté au métier à bas (du 23 mai).
- 13. A M. Zoller, serrurier, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour un moyen d’opérer la fermeture exacte des portes d’appartements (du 30 mai).
- 14* A M. Leverkus, professeur de philosophie, à Wermelskirchen, un brevet d’invention de dix ans, pour un procédé de préparation de l’outremer factice (du 31 mai).
- 15. AM. Behrend, docteur en médecine, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour la confection de plaques propres à remplacer les pierres lithographiques (du 17 juin).
- 16. A M. Taurinus, à Cologne, un brevet d’invention de quinze ans, pour un système de construction des canaux et de transport des matériaux sur les chemins de fer (du 17 juin).
- 17. AM. Kunzemann, bonnetier, à Schœnbeck, un brevet d’invention de cinq ans, pour un nouveau procédé de corroyage des peaux de veau (du 19 juin).
- iy 18. A M. JVeber, notaire, à Ellrich, un brevet d’invention de huit ans, pour une soufflerie hydraulique (du 28 juin).
- 19. AM. Moser, banquier, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour un appareil de macération des betteraves et pour un régulateur de l’écoulement du sirop des bassines (du 2 juillet).
- 20. A M. Beiff\ chapelier, à Aix-la-Chapelle, un brevet d’invention de cinq ans, pour un nouveau genre de chapeaux de soie sans garniture (du 22 juillet).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 21. A M. Mohrenberg, architecte, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour une mitre de cheminée propre à empêcher le refoulement de la fumée (du 3 août).
- 22- A M. Sommer, mécanicien, à Erfurt, un brevet d’invention de six ans, pour une machine propre à tendre et sécher les tissus et pour une machine à brosser les gros draps et les flanelles (du 28 août).
- 23. A M. Mœnling, employé aux postes, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un mécanisme perfectionné destiné à transmettre le mouvement du piston aux roues des locomoteurs (du 18 septembre).
- 24. A M. Thevenin, agent de la principauté de Neuchâtel, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un moyen perfectionné de porter les couleurs sur les tissus à l’aide de planches à la main (du 19 septembre).
- 25. A M. Schmidt, négociant, à Berlin, un brevet d’invention de cinq ans, pour la confection d’une nouvelle étoffe peiuchée et fourrée (du 28 septembre).
- 26. A M. Mœhr, facteur d’instruments, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour un procédé propre à accorder les pianos (du 11 octobre).
- 27. A M. Stœker, facteur d’instruments, à Berlin, un brevet d’invention de six ans, pour une disposition particulière des marteaux des pianos au moyen de laquelle on facilite la répétition des tons isolés (du 11 octobre).
- 28. A M. Krieg, arpenteur, à Wustershausen, un brevet d’invention de cinq ans, pour une machine à élever les eaux (du 18 octobre).
- 29. AM. Preston, à Aix-la-Chapelle, un brevet d’invention de dix ans, pour un régulateur applicable aux machines hydrauliques (du 20 octobre).
- 30. A MM. Bonnardel frères, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour des perfectionnements ajoutés au mouvement des aiguilles et du cylindre du métier à la Jacquard (du 21 octobre).
- 31. A M. Wieprecht, artiste, à Berlin, un brevet d’invention de cinq ans, pour des perfectionnements apportés dans la facture des instruments de musique à vent (du 27 octobre).
- 32. A M. Mœhr, facteur d’intruments de musique, à Berlin, un brevet d’importation de cinq ans, pour un mécanisme destiné à faire mouvoir les marteaux des pianos, de l’invention de M. Pape (du 27 octobre).
- 33. A M. Veutzke, mécanicien, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un procédé de préparation du noir animal en grain (du 13 octobre).
- 34. A M. Egen, serrurier, à Sassenberg, un brevet d’invention de huit ans, pour une nouvelle machine à battre le blé (du 12 novembre).
- 35. A M. Opderheck, négociant, à Kierspe, un brevet d’invention de huit ans, pour un procédé de fabrication des fils métalliques (du 15 novembre).
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- CORRESPONDANCE.
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- 36. A MM. Alberti frères, à Waldenbourg , un brevet d’invention de six ans, pour un nouvel ourdissoir (du 30 novembre).
- 37. A M. Fleischer, à Berlin, un brevet d’invention de huit ans, pour un appareil propre à chauffer et évaporer les liquides (du 14 décembre).
- 38. A M. Kœbling y imprimeur, à Mulhausen, un brevet d’invention de cinq ans, pour une nouvelle disposition des grilles destinées à régler l’intensité du feu dans les appareils culinaires (du 15 décembre).
- 39. A M. Teichman} confiseur, à Breslaw, un brevet d’invention de cinq ans, pour un four à pain mobile (du 16 décembre).
- 40. A M. Serviere> négociant, à Berlin, un brevet de perfectionnement de trois ans, pour des perfectionnements apportés à la machine à imprimer les toiles peintes, brevetée le 18 février 1837, et relatifs au broyage et à l’application des couleurs et au mouvement régulier des tissus (du 21 décembre).
- CORRESPONDANCE.
- Lettre adressée au conseil d’administration de la Société d’encouragement, par M. le professeur Schubarth.
- Berlin, 24 juillet 1839.
- J’ai l’honneur de communiquer à la Société d’encouragement quelques renseignements sur l’état de l’industrie en Prusse.
- 1° Sur les produits des mines pendant l’année 1837.
- Houille....................
- Lignite....................
- Manganèse oxydé...........
- Sulfure de plomb...........
- Antimoine..................
- Fer........................
- Fer en barres..............
- Tôle.......................
- Acier......................
- Acier raffiné..............
- Cobalt.....................
- Acide arsénieux............
- Sulfure d’antimoine.......
- Antimoine métallique......
- 41,573,961 quint. (1). 10,450,520 5,632 42,739 1,671 1,943,982 1,141,356 133,573 103,938 42,463 8,791 3,170 526 375
- Soufre...................
- Argent, 24,036 marks =
- Plomb...................
- Plomb oxydé.............
- Cuivre. • ..............
- Cuivre ouvré............
- Laiton..................
- Zinc....................
- Zinc laminé.............
- Alun....................
- Sulfate de fer..........
- Sulfate de cuivre.......
- Chlorure de sodium......
- 456 quintaux. 5,620 kilog. 23,807 quintaux. (0,847 19,347 16,148 18,544 215,466 15,636 48,877
- minimum.
- 3,46 i J
- 44,109 lasters.
- 2° Sur la fabrication du sucre de betteraves.
- Il existait, pendant le semestre d’hiver 1838-39, quatre-vingt-seize fabriques, qui ont produit 140,000 quintaux de sucre brut, ou ce qui correspond à cette
- (0 he quintal de Prusse équivaut à 55kil» 44-
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- 36
- CORRESPONDANCE.
- quantité en sucre raffiné. Parmi ces établissements, les plus importants se trouvent dans les environs de Magdebourg (il y en a onze seulement à proximité de la ville). Quelques fabriques ont travaillé 150,000 quintaux de betteraves par jour. La méthode Schuzenbacli n’a trouvé chez nous, jusqu’à présent, que peu de partisans; je crois qu’il y a à peine cinq fabriques qui remploient. La macération a obtenu peu d’approbation. La plupart des fabriques travaillent à feu nu, mais beaucoup emploient aussi la vapeur, des chaudières Taylor, à serpentin, les chaudières Pecquear et autres, les appareils du vide d’après Howard, Pelletan et Degrand.
- La consommation du sucre exotique, dans les États prussiens, était jusqu’à présent de 550,000 quintaux environ; en y ajoutant 140,000 quintaux de sucre de betteraves, on aura la somme de 690,000 quintaux ; le rapport du sucre indigène au sucre exotique est comme 1 à 4 . La population étant de 14,000,000 habitants, la consommation de sucre brut est de 5,42 livres par tête.
- On va mettre prochainement un très-faible impôt sur les betteraves, 6 centimes par quintal ; on l’augmentera plus tard. Comme la Prusse ne possède point de colonies, les difficultés que cette mesure éprouve en France ne se présenteront pas chez nous. Nous avons néanmoins aussi des intérêts fiscaux à ménager, en ce que le revenu des droits sur le sucre exotique diminuera chaque année; l’on doit, par conséquent, songer à imposer le sucre indigène avec le plus de ménagement possible.
- Cet impôt sera appliqué généralement par tous les États allemands faisant partie de l’union des douanes. La consommation annuelle, dans ces États, s’élève au moins à 100,000,000 de quint, de sucre brut, équivalant à 51,440,000 kil.
- 3° Les toitures dites deDorn, sur lesquelles j’ai envoyé des renseignements à la Société d’encouragement, il y a un an, se répandent de plus en plus. Il y en a déjà à Berlin plus de cent, et l’université royale sera pourvue d’une pareille toiture. Les grands bâtiments du chemin de fer de Berlin à Potsdam les ont adoptées, et elles se sont bien conservées ; elles exigent une charpente plus légère, ont une pente plus douce, et offrent un aspect agréable; il n’est pas rare de trouver ces toits surmontés de pavillons, de plantes, de pots de fleurs, etc.; leur construction est moins chère que celle des toitures en tuiles ou en zinc ; ils offrent un accès plus facile en cas d’incendie. Depuis trois ans, des brochures et des articles de journaux, etc., ont paru sur ce sujet ; c’est une preuve du grand nombre d’essais qui en ont été faits. Dans les montagnes du Harz même, de pareils toits ont été adoptés.
- 4° L’art de couler en zinc est généralement répandu; des statues, des vases, des ornements d’architecture de toute espèce sont fondus en zinc; ainsi,
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- CORRESPONDANCE.
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- dans la décoration extérieure et intérieure de l’église Saint-Nicolas, à Pots-dam, beaucoup d’ornements, que l’on faisait autrefois en pierre de taille, sont exécutés maintenant en zinc; lors des réparations à faire aux bâtiments de l’université royale, les corniches en pierre très-délabrées seront remplacées par des corniches de ce métal. Beaucoup d’objets, que l’on coulait autrefois en fer, sont fabriqués maintenant en zinc (recouvert d’un vernis), lorsqu’il est applicable à cet usage. Le fabricant qui, â Berlin, a le premier entrepris cette application, est M. Geiss jeune, ancien élève de l’institut des arts et métiers, dont le père fut le premier fabricant qui ait fourni des objets moulés en fer, connus sous le nom de fonte de Berlin.
- 5° Depuis peu, la fabrication du rhum prend à Berlin une grande extension. Il s’est établi une nouvelle fabrique, quoique sur une petite échelle, qui fournit des produits excellents. Le procédé est tenu secret. Beaucoup d’esprit-devin rectifié (extrait de pommes de terre) est exporté par Hambourg en France et en Angleterre; on expédie même pour ce dernier pays du rhum artificiel. La production de l’eau-de-vie de pommes de terre l’emporte tellement sur la fabrication de l’eau-de-vie de grain, que la quantité des pommes de terre employées pour cet usage est en rapport avec la quantité du blé servant au même usage, et d’après le volume comme 14 est à 7. L’impôt prélevé sur cette branche d’industrie s’élève à 5,000,000 thalers, équivalant à 19 1/2 millions de francs. L’impôt est perçu non sur l’eau-de-vie distillée, mais sur le volume du moût; le produit que le fabricant en tire n’est plus assujetti à aucun droit : il peut l’expédier alors partout où bon lui semble.
- La fabrication de l’eau-de-vie la plus importante a lieu dans la province de Brandebourg ; on peut admettre qu’on en produit dans les Etats de Prusse au moins \ 50 millions de quarts (1 quart = 1,145 de litre) par an, sur lesquels il est exporté comme alcool, rhum, employé comme combustible dans les lampes, etc., et transformé en vinaigre une assez grande quantité; le surplus est consommé comme eau-de-vie. La plus grande fabrique paye plus de 50,000 francs d’impôt.
- Je vais vous entretenir maintenant de l’institut royal des arts et métiers, où j’ai l’Iionneurde professer les sciences naturelles. Il a paru, l’année dernière, une brochure sur les écoles d’industrie en Prusse, sous le titre : Notice sur les écoles d'industrie eu Prusse, par le capitaine Beaulieu, chargé d’affaires du roi des Belges, dans laquelle on trouve des renseignements importants sur nos institutions, puisés aux meilleures sources.
- Un ancien élève de notre institution royale des arts et métiers, M. Benrath, qui se trouve actuellement à Saint-Pétersbourg, m’a prié de le proposer comme membre correspondant de votre Société. C’est un homme instruit et de beau-
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- coup d’expérience, qui a établi depuis quelques aimées, comme chimiste-manufacturier, plusieurs fabriques à Saint-Pétersbourg et à Moscou , et les a fait marcher sous sa direction. Souvent le gouvernement a recours à lui et l’emploie comme expert. Il a établi des teintureries en rouge d’Andrinople, une usine à gaz, une usine à émailler les vases de fonte, une fabrique de sucre de betteraves, etc.
- Je le présente avec d’autant plus de confiance que je le crois très-digne du titre qu’il sollicite. La Société pourra s’adresser à lui toutes les fois qu’elle désirera se procurer des renseignements sur l’état de l’industrie à Saint-Pétersbourg.
- J’ai l’honneur d’être, etc. Signé Schubarth.
- OUVRAGES NOUVEAUX.
- B apport sur un ouvrage de M. Yiollet, intitulé Théorie clés puits artésiens, par M. Héricart de Thury (i).
- Messieurs, M. Vioïlet, ingénieur civil hydraulicien, membre de la Société, s’est empressé de vous faire hommage, avant sa publication, du premier exemplaire de sa Théorie des puits forés artésiens, et vous nous avez chargés de vous en rendre compte.
- Déjà M. Viollet vous avait successivement présenté les différentes parties de sa Théorie, et, profitant de vos observations, il y a fait quelques changements et additions que nous allons vous faire connaître.
- Dans son premier mémoire, M. Viollet n’avait seulement considéré que les puits dans lesquels la happe aquifère est tellement abondante que l’érogation produite par ces puits n’influe pas sensiblement sur la vitesse du fluide dans les conduits souterrains. Dans ces puits la perte de charge nécessaire pour faire couler l’eau par les conduits et alimenter la colonne d’eau ascendante reste sensiblement constante, ce qui simplifie beaucoup les formules, surtout les formules différentielles. La grande abondance des puits forés de la ville de Tours avait permis de faire cette hypothèse, que justifiait, d’ailleurs, l’application, du calcul à celui de M. Champoiseau, l’un des plus beaux puits que nous connaissions après ceux de M. le comte de Richemont.
- (i ) Un volume in-8, accompagné de sept planches, chez Carilian-Gœurj, quai des Augus-tins, 39 ; Bouch ard-Huzard, rue de l’Éperon, 7 ; et chez Y Auteur, rue Saint-Louis, au Marais, 79-.
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- Mais depuis, M. Viollet, ayant observé des pubs très-remarquables par leurs produits et les variations qu’ils présentaient, a jugé devoir les soumettre à l’analyse, afin de s’assurer si la constance de la charge perdue ne se réalisait pas; en conséquence, il a repris la question, et il est parvenu à exprimer, par ses formules, la variabilité de cette quantité (page 54 de son ouvrage).
- M. Viollet a donné beaucoup plus d’étendue à l’examen et à la solution de plusieurs points qu’il avait seulement indiqués sommairement dans son second mémoire. Il a étudié la question dans le cas le plus général, en considérant un puits artésien comme un piézomètre implanté sur un système de conduites dont les ramifications innombrables, et pour la plupart ouvertes ou mal fermées à leur extrémité, n’auraient aucune espèce de forme géométrique, et pourraient admettre un écoulement souterrain indépendant de celui du puits artésien.
- Les cas où cet écoulement existe ou n’existe pas ont naturellement amené M. Viollet à diviser les puits forés en deux catégories comprises dans la même théorie générale.
- Après avoir établi les lois du mouvement de l’eau dans un semblable système, l’auteur discute ces lois, puis il en déduit de nombreuses conclusions, et il démontre notamment que l’augmentation du diamètre et l’abaissement de l’orifice du déversement augmentent le produit d’un puits foré, et diminuent les chances de déperdition et celles de sa ruine, ruine trop souvent inévitable lorsque, pour ne pas s’être préalablement assuré et rendu compte de leur action dynamique usuelle, on veut la forcer inconsidérément, en cherchant à en obtenir, à la plus grande hauteur possible, le maximum de puissance.
- M. Viollet fait voir qu’au moyen de deux jaugeages pour des hauteurs extrêmes d’orifice on peut obtenir par le calcul, avec une approximation très-satisfaisante, les résultats qui se rapportent aux hauteurs intermédiaires.
- Il reprend ensuite par ses nouvelles formules la recherche de la hauteur à laquelle il convient de placer l’orifice de déversement pour la production du maximum de travail dynamique.
- Enfin il a joint à son ouvrage, 4 ° un tableau de trente-sept expériences qu’il discute et auxquelles il applique sa théorie qui en reçoit une entière confirmation; et 2° sept planches gravées pour faciliter la solution des diverses questions qu’il a traitées dans l’application de sa théorie.
- Telles sont, messieurs, les principales différences qui existent entre le nouvel ouvrage et les premiers mémoires de M. Viollet. Sur plusieurs points a fait des augmentations considérables, et il a, en outre, traité plusieurs questions entièrement neuves. Les principales modifications qu’il a faites dans son ouvrage portent particulièrement sur le second et le troisième chapitre de la
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- première partie. Le reste est, à quelques additions près, demeuré tel qu’il était lorsque M. Viollet l’a soumis à l’examen de la Société.
- Dans cet état, les mémoires de M. Viollet, ainsi réunis, forment un cours complet de la théorie des puits- forés artésiens, théorie qui présentait de grandes difficultés, dont le premier il a eu l’heureuse idée, théorie qui est fondée sur les résultats de nombreuses expériences, et que M. Viollet a exposée de manière à la rendre indépendante du reste de l’ouvrage, en distinguant, par des astérisques et des petits caractères, les paragraphes qui exigent l’usage du calcul algébrique, mais dont l’étude n’est pas nécessaire pour l’intelligence de la partie usuelle de l’ouvrage.
- D’après cet exposé, et en considérant que vous avez décerné à M. Viollet une médaille de platine pour sa théorie des puits forés artésiens, et que dans votre dernière séance générale, en rappelant cette médaille, vous avez déclaré publiquement qu’il se montrait de plus en plus digne de la haute distinction que vous lui aviez accordée, votre comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer, messieurs, 1° de remercier M. Viollet de l’hommage qu’il vous a fait du premier exemplaire de sa théorie des puits forés, 2° que cet ouvrage soit honorablement mentionné sur le catalogue de votre bibliothèque, et 3° de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Approuvé en séance, le 3 décembre \ 839.
- Signé Héricart de Thury, rapporteur.
- Cours du Conservatoire royal des arts et métiers.
- M. Payen commencera son cours public de chimie appliquée aux arts, le dimanche 22 décembre prochain, à dix heures et demie du matin ; il le continuera les jeudis et dimanches, à la même heure.
- Ce cours théorique et pratique traitera, cette année, des objets suivants : fabrication et analyse des engrais, amendements et stimulants ; composition chimique et nutrition des plantes ; altération et conservation des bois ; chauffage ; extraction et transformations de la fécule et de l’amidon des céréales (dextrine, glucose, etc.) ; extraction et raffinage du sucre des cannes et des betteraves ; préparation des farines et moyens de les conserver, panification ; fabrication du malt, de la bière, des cidres, vins et boissons gazeuses ; distillation de l’alcool, extraction des résines, huiles essentielles, suifs et acides gras, bougies stéariques et autres ; savons ; tannage des peaux ; fabrication du papier, de la gélatine, des colles fortes, et des produits ammoniacaux ; éclairage au gaz.
- Les expériences auront principalement pour but les essais des produits commerciaux et la démonstration expérimentale des procédés et appareils nouveaux qui peuvent améliorer -les opérations manufacturières.
- Imprimerie de L. BOUGHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N°CCCCXXVIII.)FÉVRIER 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — pianos.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur un nouveau clavier de piano inventé par madame Soria, rue Pérou,
- Les difficultés d’exécution musicale dont on réussit à triompher sur le piano, et l’excessive complication des compositions, forcent les personnes qui veulent s’adonner à l’art de jouer cet instrument à se livrer à cette étude dès l’âge le plus tendre ; à cet âge, les organes n’étant pas encore formés, on peut, par un exercice long et soutenu, vaincre les dispositions naturelles vicieuses des muscles, et obtenir dans les doigts une grande mobilité, en même temps que l’esprit se meuble et se nourrit d’idées musicales, et contracte l’habitude de la lecture.
- Mais, dans une très-grande jeunesse, on rencontre un obstacle qu’on avait regardé jusqu’ici comme insurmontable. Les petits doigts des enfants ne peuvent s’étendre sur le clavier de nos grands pianos, et rendre les effets que le compositeur a voulu obtenir ; l’écartement et la largeur des touches ne permettent pas à ces petites mains de faire résonner les octaves, encore moins les dixièmes ; et on se voit forcé, pour y suppléer, ou de ne leur faire jouer que des pièces composées exprès pour le jeune âge, ou d’arriver aux effets en faisant sautiller les mains, et par conséquent en donnant à l’enfant de mauvaises habitudes.
- Madame Soria a voulu éviter cet inconvénient, en armant le piano d’un clavier à touches plus étroites et plus courtes, et comme il ne fallait pas faire construire, pour le jeune âge, des pianos qu’on aurait été obligé de rebuter plus tard, ce qui eût entraîné des frais inutiles, madame Soria a imaginé de Trente-neuvième année. Février 1840. 6
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- 42 : : f‘: - ARTS MÉCANIQUES. . ;
- se servir du piano à clavier ordinaire, sur lequel on adapte son clavier réduit et portatif. Il en résulte qu’on peut enlever cet appareil lorsqu’une grande personne veut jouer l'instrument, ou substituer un autre clavier portatif à plus larges touches, quand la croissance de l’enfant le permet, faisant’' ainsi grandir le clavier avec lui.
- Au reste, le mécanisme employé est fort simple. Chaque touche de l’appareil attaque, lorsqu’on rabaisse, un petit levier coudé qui transmet l’action à la touche de même rang dans le grand clavier, en sorte que c’est comme si le doigt avait été posé sur celle-ci, ce qui met en jeu l’échappement et fait ' résonner la corde. Ainsi l’enfant en jouant sur le clavier réduit, dont l’étendue est proportionnée à celle de ses doigts, se trouve dans le même état que s’il eût joué sur le grand clavier : il peut jouer toute espèce de musique des pianos ordinaires, du moins s’il a acquis l’instruction suffisante pour ce genre d’exécution.
- Ici, il se présente une objection à laquelle il faut avoir égard : ces leviers, qui se trouvent ajoutés au mécanisme général des pianos, exigent dans les doigts le développement d’une force plus grande, et on peut craindre que les mains ne contractent une pesanteur qu’il serait, par suite, difficile de perdre ; bien que nous ayons reçu à cet égard des témoignages propres à nous rassurer, nous ne voudrions pas garantir que cet objection soit sans valeur. C’est à l’expérience, c’est aux gens de l’art à prononcer; quant à nous, qui ne prétendons pas donner des leçons aux artistes, ni présenter nos opinions comme des règles auxquelles ils doivent se soumettre, nous nous sommes bornés à examiner la partie mécanique de rappareil de madame Soria. Nous avons trouvé qu’elle fonctionnait bien et sans dureté, que le mérite de l’exécution des leviers doit sans doute entrer pour beaucoup dans cet effet, et que, lorsqu’ils seront bien ajustés, on n’aura que peu de reproches à faire à cet appareil.
- Le comité des arts mécaniques pense, messieurs, que le clavier réduit de madame Soria peut rendre des services pour enseigner le piano aux enfants dès l’âge de quatre à cinq ans, et qu’il sera employé avec utilité dans les pensionnats. Nous vous proposons donc de remercier madame Soria de sa communication, et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 novembre 1839.
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- betteraves. , 43
- Description d’une machine pour couper et diviser les betteraves, par M. Chaussenot jeune, ingénieur-mécanicien, . allée des Veiwes, -n 45*
- Cette-machine, qui est principalement destinée à diviser les betteraves en parallélipipèdes pour être ensuite desséchées d’après le procédé de Schut-zenbach que nous avons décrit, p. 438 du Bulletin de l’année 1838, est d’une construction simple et solide, d’un service facile, et opère avec une grande rapidité. L’inspection des figures de la PL 786 suffit pour en faire concevoir le mécanisme; toutes les pièces sont en fonte de fer, à l’etféeption des lames tranchantes qui sont en acier.
- Fig. \. Élévation latérale de la machine.
- Fig. 2. Plan de la même.
- Fig.’S. Section transversale.
- Fig. 4 et 5. Les couteaux ou rabots vus séparément et dessinés sur iine plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, bâti de la machine ; *BB', poulie fixe et poulie folle recevant une courroie qui communique avec le moteur principal ; C, arbre moteur; D, plateau circulaire en fonte monté sur cet arbre et garni des couteaux servant à diviser les betteraves; EE, trémies.dans lesquelles on jette les racines; F, tampon pour presser les betteraves contre les couteaux ; a, couteau pour couper la betterave transversalement et en rouelles ; b, petites lames qui divisent la racine perpendiculairement à son axe.
- Le plateau, en tournant, attaque les betteraves par les petites lamés 4, qui opèrent des sections longitudinales dont le nombre est propôrtionnéà l’épaisseur de la racine; cela fait, le couteau a opère une section transversale, et les betteraves, ainsi divisées en parallélipipèdes, tombent dans un panier placé sous la macÈme. Le plateau fait quarante touts à la minute ; le produit est de 500 kil. de betteraves découpées par heure. On ne met, dans chaque trémie, qu’une betterave à la fois, sur laquelle l’ouvrier appuie a l aide du tampon. (D.)
- incendie.
- Rapport fait par M. Yauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques, sur un appareil de sauvetage en cas d’incendie, présenté par 'M. ThÀhaxdt ^ sergent des sapeurs-pompiers-de Saint- Mandé, près Paris.
- L’appareil de M. Thibault consiste dans une échelle de cordes lancée dans ou par-dessus un bâtiment ou un mur, au moyen d’un mortier ou pierrier
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- 44 arts mécaniques.
- chargé de poudre à canon et avec un grappin, projectile auquel l’échelle de cordes est attachée. ,
- L’idée d’après laquelle l’appareil de M. Thibault est établi appartient à Ducarne de Blangy et a été appliquée par M. W. Manbj, pour accrocher les bâtiments naufragés.
- Son application aux incendies paraît appartenir à M. Thibault, citoyen de Saint-Mandé et sergent des sapeurs-pompiers de la commune.
- Elle peut s’étendre à toutes les opérations d’escalade.
- L’épreuve desinstruments proposés par M. Thibault a été faite en présence et sous les ordres deM. le commandantsupérieur des pompiers delà ville de Paris, par M. Thibault lui-même et deux hpmrnes qui lui étaient attachés. On a fait en même temps une épreuve des procédés employés par les pompiers de Paris, pour parvenir à des résultats semblables à ceux que M. Thibault s’est proposé d’assurer. Ainsi, 1° en 3' 33", depuis le commandement de marche! et au «moyen de l’échelle à crochets et du sac de sauvetage, les pompiers ont développé l’échelle, levé, amarré et tendu le sac de sauvetage, et un homme est descendu de 16m,40. Il avait fallu 2! 5'' pour qu’un homme fût parvenu à un quatrième étage élevé de cette quantité.
- i. 2° M. Thibault et ses deux aides ont, en 2' 25", depuis le commandement de marche ! apporté, ouvert et vidé le coffret, dressé le trépied, braqué, chargé, pointé le pierrier, en mettant sur la charge le grappin et l’échelle de cordes y attachée ; on a fait feu, lancé le grappin dans une pièce indiquée au quatrième étage à \ 6m,40 de hauteur, et le grappin étant solidement fixé, un homme est monté au quatrième étage.
- Plusieurs essais ont été faits pour reconnaître si le grappin se fixait aisément, et si l’échelle pouvait alors être pratiquée sans danger. Ces essais ont constamment réussi. On a reconnu que sans grappin et avec un poids de 10 kilog. à l’extrémité de l’échelle le frottement des cordes et des roulons sur les saillies des murs, fenêtres, etc., suffisait pour arrêter assez bien l’échelle afin qu’un homme pût y monter.
- Ces expériences ont été faites avec une entière bienveillance.
- M. Thibault indique plusieurs cas où il croit que les procédés hardis et • ingénieux que le corps des sapeurs-pompiers de Paris exécute, avec autant d’intrépidité que d’adresse et de succès, ne sont pas toujours praticables, tandis que le sien serait d’un emploi général.
- C’est à l’expérience de décider à cet égard; mais, en attendant, il est utile de faire connaître, au moins sommairement, les procédés et appareils de M. Thibault. Il est juste d’applaudir au zèle avec lequel il a tiré, des terribles émotions qu’il a souvent puisées au milieu des catastrophes qu’il se consacre à
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- INCENDIE.
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- rendre moins funestes, des données d’expériences et des projets ingénieux pour améliorer l’art du sapeur-pompier. •
- . En conséquence., le comité des arts mécaniques propose d’écrire une lettre de remercîments et de félicitations à M. Thibault, et de faire connaître, dans le Bulletin, le système qu’il a proposé, décrit et expérimenté.
- Signé Vauvilliers, rapporteur, Approuvé en séance, le \\ septembre 1839.
- Description de Véchelle à incendie et d un grappin de sauvetage, inventés par M. Thibault, sergent au corps des sapeurs-pompiers, à Saint-Mandé.
- Les sapeurs-pompiers de la ville de Paris, pour parvenir aux étages supérieurs de la maison incendiée, en cas de destruction des moyens ordinaires, se servent d’une échelle à crochets dont le service, suivant l’auteur, n’est pas sans danger pour les hommes qui l’emploient. Indépendamment de cet inconvénient, que l’habitude peut faire disparaître, le plus léger obstacle empêche le service que ce moyen peut rendre : 10 la saillie, trop prononcée d’une boutique ; 2° des persiennes ou volets fermés, au premier et au second étage, quand oh veut arriver au troisième ; 3° la trop grande élévation des premières ouvertures, comme dans tous les monuments, théâtres et même beaucoup de maisons.
- M. Thibault a voulu mettre à la portée des sapeurs-pompiers des communes un moyen de sauvetage dont l’application lui paraît certaine dans un grand nombre de circonstances.
- Dans un coffret A,fig. 1 et 2, PL 787, supporté d’un bout sur l’essieu du chariot et suspendu de l’autre à deux crochets, par une chaîne B, qui sert à le traîner lorsqu’il est à terre, sont rangés, 10 une échelle de cordes C, avec échelons en bois, clavette en fer à chaque extrémité du câble servant à les fixer à une traverse aussi en corde. Cette échelle a 20 mètres de long et 30 centimètres de large; elle pèse 9 kilog. et est pliée en S, afin de faciliter son développement ; 2° dans une case parallèle est un tromblon D,Jig. 3, destiné à lancer l’échelle à l’étage voulu. Sous ce tromblon une commande de 25 mètres de long, une hachette, une petite fourche F,fig. 6, un boulet à tige et œil G,Jig. 8, pour y passer une corde et le lancer à toute hauteur, un «rochet H,jig. 7, qu’on passe à l’anneau de ceinture, et si le pompier a besoin de faire un travail étant sur l’échelle, il l’accroche au premier échelon venu ; ainsi suspendu, il a les mains libres ; enfin les clefs pour le service 4de la pompe ; 3° un casier I, renfermant des cartouches, capsules, calepins en
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- 46 arts mécaniques.----INCENDIE.
- toile et bourres pour les changes les plus faihies; sous ce casier un tournevis et monte-ehéminée ; deux cheminées de rechange, etc.
- La pompe est établie au-dessus du coffret, sur un chariot à deux roues, ou partout ailleurs. Le tromblon s’appuie sur une tige K formant prolongement du canon et à laquelle sont assemblées deux tiges K' K' ,Jig. 3, qui composent le pied pour assurer la fixité du pointage auquel concourt un tube L, placé sur le canon et soutenu par une hausse graduée, pour régler les hauteurs.
- Dans le coffret est un grappin à quatre dents M,fig. 5, ayant un boulet a à un bout, et à l’autre un œil b, dans lequel on passe la traverse de l’échelle ; ce grappin la retient à l’étage où on l’a lancée.
- Dans le cas où il y aurait du danger à lancer le grappin dans un appartement et que les personnes à secourir fussent au dernier étage, une prolonge serait attachée entre le grappin et l’échelle, et on jetterait alors le grappin au-dessus du bâtiment attaqué.
- La petite fourche, fig. 6, sert à établir un levier pour décrocher l’échelle du bas, en l’absence de tout autre moyen.
- Cette échelle, dont la manœuvre est facile, peut servir à toute espèce d’escalade, et l’appareil complet ne pesant que 65 kilog. est d’un transport facile.
- Explication des fig. delà PI. 787.
- Fig, \. Le coffret, garni de l’échelle à incendie ployée, du tromblon et de tous ses accessoires, vu en plan et ouvert.
- Fig. 2. Le même, vu en élévation, le couvercle étant rabattu.
- Fig. 3. Le tromblon posé sur son pied à trois branches et chargé du grappin d’abordage et de l’échelle qui y est suspendue.
- Fig. 4. Le grappin jeté par-dessus le faite d’un mur.
- Fig. 5. Le grappin détaché, vu en élévation et en dessus.
- Fig. 6. La fourche pour décrocher l’échelle.
- Fig. 7. Crochet garni de sa corde que le pompier accroche à sa ceinture.
- Fig. 8. Boulet a œil auquel on attache une corde et qu’on lance à toute hauteur.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, coffret renfermant les diverses pièces de l’appareil ; B, chaîne servant à traîner le coffret ; C, échelle de cordes à échelons en bois ; D, tromblon garni de sa platine à percussion; E, corde ou commande de 7 mètres de long, servant à indiquer la distance à laquelle on veut se placer pour attaquer la maison incendiée; F, petite fourche; G, boulet à œil pour être lancé à la mains,* D, crochet attaché à la ceinture du pompier; I, casier, renfermant les cartouches et autres objets ; K' K', pied a trois branches pour porter le trom-blon; L, tube de pointage; M, grappin.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.----OPTIQUE.
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- a, boulet fixé au bout de la tige du grappin et entrant dans le canon du? tromblon; b, œil du grappin auquel est attachée Féchelle; c, marteau à percussion du tromblon. (I>.)
- eagTOBBgiirg-fTwn
- ARTS ÉCONOMIQUES. -------- OPTIQUE.
- Rapport fait par M. Gouriier, au nom du comité des arts économiques, sur les lunettes jumelles de M. Mar g ras, opticien.
- M. Mar gras, opticien, à Paris, rue Neuve-Saint-Merry, 15, a soumis à la Société de nouvelles lunettes jumelles à pliants et échelles parallèles de son invention.
- On sait que les lunettes jumelles se composent ordinairement d’un système de doubles cylindres emboîtés plus ou moins l’un dans l’autre, et qu’on met au point voulu suivant la portée de la vue, au moyen d’une roue d’engrenage.
- Cette disposition, parfaitement convenable, sans doute, à sa destination sous le rapport de la solidité, a, il faut l’avouer, l’inconvénient de rendre les lunettes un peu volumineuses et un peu lourdes, principalement pour les dames auxquelles elles sont particulièrement destinées, et de plus elle en tient le prix toujours assez élevé.
- On a donc cherché plusieurs moyens d’éviter ce double inconvénient.
- Celui de M. Margras consiste à remplacer, 10 le double cylindre de chaque lunette par un pliant parcheminé entièrement opaque; 2° et le double cylindre intermédiaire qui sert à allonger ou accourcir les lunettes par une double échelle en cuivre dont chacune est composée d’un certain nombre de pliants, formés de deux portions d’arc et réunis deux par deux tant par le milieu que par leurs extrémités. Un engrenage à peu près semblable à celui des jumelles ordinaires sert à opérer l’allongement et le racourcissement.
- Si cette disposition n’a pas toute la solidité du système ordinaire et n’assure pas aussi parfaitement le parallélisme des verres, elle est, au moins, à peu près aussi satisfaisante , sous ce double rapport, qu’on peut le désirer pour une lunette de spectacle ; elle procure, en outre, une excessive légèreté et un volume moindre de plus de moitié. EnfinM. Margras annonce que la différence dè prix est & au moins un tiers, pour ne pas dire1 la moitié.
- Le comité a pensé qu’indépendamment de ces divers avantages, ces doubles lunettes méritaient d’être remarquées par leur ajustement ingénieux, princi-
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- paiement en ce qui concerne la double échelle parallèle qui les met en. mouvement.
- Il m’a, en conséquence, chargé de vous proposer, 1 ° de remercier M. Mar-gras de sa communication et de le féliciter sur les avantages que présentent ses lunettes ; 2° de les faire connaître par l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, accompagné d’une figure du mécanisme de ces lunettes.
- Signé Gourlier, rapporteur.
- .Approuvé en séance , le 11 septembre 1 839.
- Desription des lunettes jumelles a pliantes et échelles parallèlesj par M. Margras, opticien.
- Les lunettes jumelles sont aujourd’hui généralement adoptées, et ont remplacé l’ancienne lorgnette de spectacle ,* mais, outre que leur poids et leur volume en rendent l’usage incommode, le mécanisme employé est souvent cause du dérangement du parallélisme entre lés objectifs et les oculaires.
- M. Mar gras a cherché à remédier à ces inconvénients, en formant le corps de ses lunettes de parchemin plissé comme les lanternes de papier, assez opaque pour ne pas donner passage à la lumière, et d’une solidité suffisante pour résister au frottement. Les échelles sont combinées de manière à conserver constamment un parallélisme exact entre les objectifs et les oculaires.
- Cette disposition permet aux nouvelles lunettes de se replier sur elles-mêmes, d’occuper peu de place dans la poche et d’être très-légères.
- La fig. 9, pl. T8T, représente la jumelle vue en dessus ; la fig. 10 la montre ployée et prête à être placée dans l’étui ; dans la fig. 11 on la voit déployée pour l’usage.
- a, Corps de la lunette en parchemin noirci et opaque, et formant des pliants pour rentrer sur lui-même, b, Objectifs, c, Oculairès. d, Échelles parallèles attachées aux bonnettes e e, et réunissapt les objectifs avec les oculaires. /, Bouton moleté qu’on tourne pour développer ou rassembler l’échelle. g, Manche pour tenir la jumelle à la main.
- Pour se servir de la lunette, on commence par ouvrir le manche qu’on tient de la main droite, pendant qu’avec deux doigts de la main gauehe on tourne le bouton f'de gauche à droite, pour développer l’échelle d, ainsi que les pliants a, et de droite à gauche pour fermer la lunette. Il faut avoir soin de ne jamais prendre la lunette par l’un des pliants, sans quoi on les aplatirait.
- Le prix de ces lunettes est d’un tiers moindre que celui des jumelles ordinaires. (D.)
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- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques, sur les cuvettes d’aisance hydrauliques, hermétiques et inodores de MM. Havard oncle et neveu.
- MM. Havard ayant soumis au jugement de la Société leurs cuvettes daisance, vous avez renvoyé ces objets au comité des arts économiques. Plusieurs de sesmembresconnaissaientdéjàdepuislongtemps cesappareils; mais ilenaété fait un nouvel examen dont le comité m’a chargé de vous rendre le compte suivant :
- Un grand nombre de fabricants établissent, depuis plusieurs années, des appareils ayant le même but que ceux dont il s’agit, d’une disposition plus ou moins analogue et réunissant plus ou moins les mêmes avantages, et l’on doit citer, comme s’occupant particulièrement et avec succès de cette fabrication, outre MM. Havard, MM. Decœur, quai d’Orsay, 3; Feuillâtre, rue Croix-des-Petits-Champs, 39 j Ramachard, rue Sainte-Anne, 54, etc. (1).
- Mais MM. Havard ont un droit particulier à l’attention de la Société, indépendamment même du mérite respectif de leurs produits, en raison de l’ancienneté et de l’importance de leur maison, qui nous parait avoir contribué peut-être plus que toute autre à la propagation de ces appareils si utiles à la salubrité des habitations. Depuis plus de vingt ans, feu MM. Havard, frère et oncle des fabricants actuels, s’occupaient avec zèle et persévérance de cette partie, et elle n’a cessé d’être perfectionnée par leurs soins et par ceux de leurs successeurs.
- Nous n’entrerons pas ici dans une description détaillée de la composition du mécanisme des appareils de MM. Havard, le conseil en ayant sous les yeux une gravure très en grand, et notre intention étant de lui proposer d’en faire insérer une réduction au Bulletin; nous nous bornerons à faire observer que ce mécanisme est simple et solide, et que la fermeture en même temps hermétique et hydraulique qui en résulte empêche toute communication des gaz de la fosse, même pendant l’usage des cuvettes, et que la disposition des robinets en assure le nettoyage à lui seul et sans aucun autre soin.
- Ces appareils s’établissent à des prix plus ou moins élevés suivant leur grandeur, suivant la nature de la cuvette (en faïence ou en porcelaine), suivant qu’ils sont avec ou sans réservoir, etc., ce qui permet de les employer dans les différentes circonstances où peuvent se trouver les latrines particulières placées dans l’intérieur de nos habitations ; et l’usage considérable qui s’en fait journellement en a établi le mérite de la manière la plus incontestable. MM. Havard ont dirigé aussi leurs efforts, ainsi que plusieurs autres fa-
- (i) Voir au vingt-troisième volume du Bulletin de la Société, page 176, des garde-robes fixes et portatives de MM. Tirmarche et Morand,
- Trente-neuvième année• Février 1840.
- le compte rendu
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- ARTS ÉCONOMIQUES*
- GARDE-ROBES.
- Bricants l’ont fait avec un succès complet depuis longtemps, sur l’établissement d’appareils destinés à l’assainissement des latrines qui doivent servir en commun à un grand nombre de personnes, par exemple, pour des domestiques, des écoliers, des ouvriers, etc., et ils ont récemment proposé, à cet effet, un nouvel appareil presque entièrement établi en fonte, dont le dessus, en cédant au poids du corps assis ou debout, fait ouvrir et fermer en temps nécessaire le passage destiné aux matières. Cet appareil est construit solidement, et nous ne doutons pas que, dans certaines circonstances au moins, il n’atteigne plus ou moins le but désiré ; mais nous devons faire observer que l’expérience n’en a pas encore constaté rentière convenance.
- En résumé, nous pensons que MM. Havard ont des droits acquis aux encouragements de la Société, et nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer
- 1° De leur écrire pour les remercier de leur communication, les féliciter de leurs succès et les engager à persister dans leurs utiles travaux ;
- 2° De faire imprimer le présent rapport dans le Bulletin, en l’accompagnant de la description et de la figure des appareils et de l’indication desdifférents prix;
- 3° Et enfin de renvoyer ces objets à vos prochaines commissions des récompenses.
- Signé -Goüreier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 oc*&6rel839.
- Description des garde-robes hydrauliques et hermétiques de MM. Havard oncle et neveu^ place du Louvre, 12.
- \j\ jîg. \, pl. 788, représente une section verticale de la garde-robe hydraulique pour appartement, avec réservoir d’eau.
- Fig. 2, Section horizontale prise au niveau delà ligne  B, fig. 1.
- Fig. 3, Garde-robe pour établissements publics sans réservoir, vue en élévation latérale.
- Fig. '4-, Section horizontale de la même.
- Fig. 5, GoUpe du robinet d’introduction de l’eau, dessiné sur une plus grande ééhelle.
- Dés mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Corps delà garde-robe en fonte de fer. B, Siège en bois. C, Cuvette en faïence. D, Soupape “hydraulique à rebord, fermant hermétiquement l’orifiae inférieur de la cuvette. E, contre-poids attaché à la soupape et dont la des-cenTetend à la faire fermer. E, Croissant embrassantxe rontre-'poids .G, Coulisseau le long duquel monte et descend le croissant. H, Tringle attachée au croissant et munie d’un anneau I, pour la faire agir ; en foulant cette tringle on ferme la soupape, et on ouvre en même temps le robinet d’injection de
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- no h k s urnn. nu (H'/<: s /;/' HKHMKriorr.s,t/t .//.* lur.inn ,
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- l’eau. J, Bascule cintrée, percée d’une rainure dans laquelle joue une pièce K, attachée à la tringle. L, Robinet dont la tige sert de centre de mouvement à la bascule J; il produit, en s’ouvrant, l’injection, par le tuyau M, de l’eau d’un réservoir supérieur qui se répand dans l’intérieur de la cuvette pour le nettoyer. N, Tuyau d’arrivée de cette eau. O, Origine du tuyau de descente. P, Siège mobile de la garde-robe pour établissements publics. Q, Armature vissée sous ce siège. R, Crémaillère faisant corps avec cette armature. S, Pignon monté sur l’axe de la soupape qui ferme la cuvette en fonte, et engrenant avec la crémaillère. T, Contre-poids de la soupape. V, Tringle formant prolongement de l’armature, et à laquelle est attaché un levier à bascule Y, qui fait ouvrir et fermer le bouchon X. En s’asseyant sur le siège, le poids du corps fait ouvrir la soupape, et en même temps le bouchon qui ferme le tuyau d’écoulement des urines qui auraient pu se répandre au dehors de la garde-robe.
- Le prix de l’appareil disposé pour réservoir est de 90 fr., et celui de l’appareil pour servir sans réservoir de 60 fr. (D.)
- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- Nouveau producteur de vapeur; par M. le baron Séguier.
- Le fourneau-chaudière ou producteur à vapeur à flamme renversée est composé de la réunion de 16 bouilleurs ou tubes de 0m,16 de diamètre sur h mètres de long. Sept tubes accolés forment un premier plancher faisant paroi supérieure du fourneau. Les deux côtés ou cloisons latérales, ainsi qu’une cloison de refend, sont composés chacun de trois autres tubes. La face de la chaudière présente ainsi la forme de deux parallélogrammes juxtaposés, dont trois côtés sont composés de tubes ; le côté inférieur est formé par les grilles sur lesquelles le feu est allumé. Au milieu de chacun de ces parallélogrammes est la gueule d’un fourneau.
- Tous les tubes ainsi réunis reçoivent sur leur longueur une inclinaison de 66 centimètres.
- Le feu est fait sous le bout le plus élevé.
- En inclinant ses tubes, l’auteur s’est proposé d’abord de fournir à la vapeur, à mesure qu’elle est formée, la possibilité de se dégager du liquide pour arriver dans les réservoirs placés à la partie supérieure qui lui sont spécialement destinés; il a voulu ensuite permettre à la colonne de liquide, ainsi in-
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- clinée, de prendre des températures diverses, et en rapport avec la pesanteur spécifique de l’eau à ses divers degrés de caléfaction. Enfin il a voulu offrir à la flamme des angles d’incidence plus ouverts; son contact devient ainsi avec les tubes bien plus immédiat que si elle les caressait seulement presque parallèlement comme dans les chaudières ordinaires.
- L’alimentation se faisant dans la partie inférieure du tube, on comprendra que, dans le cas d’abaissement de niveau, l’eau injectée à chaque coup de pompe doit se diviser tout au moins par le nombre des bouilleurs formant le plancher supérieur, pour ne toucher néanmoins leurs parois que sur un mince anneau ovale dont la hauteur est donnée par le produit de la pompe divisé par la somme des aires des tubes, et dont le développement est proportionnel à une section des tubes sous l’angle qu’ils forment avec le plan horizontal.
- Pour donner à la combustion, dans ces fourneaux à flamme renversée, le degré d’activité suffisant pour obtenir une abondante production de vapeur, M. Séguier a opéré le tirage d’une manière mécanique à l’aide du ventilateur de M. Combes. Ce tirage artificiel a l’avantage de dispenser de l’emploi d’une haute cheminée, si incommode pour le service de la navigation.
- La possibilité d’imprimer au ventilateur des vitesses variables fournit les moyens de faire traverser les foyers par des quantités d’air toujours suffisantes pour opérer une presque complète combustion de la fumée ( Accid. des sciences, 6 mai 1839).
- Procédé pour Vextraction des matières colorantes des bois de teinture;
- par M. Besseyre.
- Dans ce procédé, qui est simple et très-facile d’exécution, les matières pre^> mières sont employées dans un grand état de division ; ainsi les bois de teinture réduits en copeaux très-minces à l’aide de la varlope sont immédiatement soumis dans un cuvier fermé à un courant de vapeur, et quand la température de la masse totale a atteint près de 80 degrés, on découvre et l’on arrose avec quelques litres d’eau froide, puis on soutire à l’aide d’une cannelle inférieure la portion de liquide qui s’est condensée, et on la rejette à l’aide d’un arrosoir sur la surface des copeaux. Cette manœuvre est réitérée jusqu’à ce que la lessive ait atteint un assez grand degré de concentration, et alors on l’évapore d’abord à feu nu, puis au bain-marie. L’action de la chaleur ainsi ménagée permet d’obtenir des extraits bien homogènes et entièrement solubles dans l’eau chaude. Ainsi on évite ces longues ébullitions au contact de l’air auxquelles on avait recours autrefois, et les matières colorantes éprouvent beaucoup moins d’altération {Acad, des sciences, 29 avril \ 839).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
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- Liste, par ordre méthodique des matières, des brevets d'invention , de perfectionnement et climportation délivrés en Angleterre pendant Vannée i838 (i).
- Alliages métalliques.
- 1 • M. R. Hendlj, à Londres ; alliage métallique susceptible d’être fondu en toutes sortes de formes et pouvant remplacer pour divers usages le fer, le plomb, le zinc, le cuivre, etc. (30 juillet).
- 2. M. de Fontainemoreau, à Londres ; nouvel alliage métallique pouvant remplacer avec avantage le zinc, la fonte de fer, le cuivre et autres métaux (23 août) (pub. Mechanics magaz.,']\ùn 1839, p. 162);
- Ameublement.
- 3. M. TV. Dale, à Stafford ; nouvelle construction des colonnes et piliers de lit (14 mars) (pub. London journal of arts, février 1839, p. 277).
- 4. M. /. Brown y à Londres ; perfectionnement dans la confection des lits, canapés, fauteuils et autres articles d’ameublement, pour les rendre d’un transport plus facile (8 septembre) (pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p. 163).
- 5. M. E. Handcock, à Dublin; nouvelles roulettes pour les meubles (17 octobre) (pub. Lond. journ. of arts, septembre 1839, p. 367).
- Ancres.
- 6. M. W.-H. Porter, à Londres; nouvelle construction des ancres de vaisseaux (15 août).
- Armes à feu.
- 7. M. IV. Richards, à Birmingham; nouvel amorçoir pour les fusils (2 mars).
- 8. M. J.-R. Cooper, à Birmingham ; perfectionnement dans la construction des armes à feu (10 avril).
- (i) Nous avons adopté, pour la publication des patentes délivrées en Angleterre, l’ordre méthodique des matières, au lieu de l’ordre alphabétique des brevetés, suivi jusqu’alors. Ce mode nous a paru plus utile et propre à faciliter les recherches. La loi anglaise permet la publication des spécifications aussitôt leur enregistrement, qui a lieu ordinairement six mois après qu’elles ont passé au grand sceau; mais peu de patentés profitent de cette faculté. Les deux journaux consacrés à ces publications, le Repet tory of patent inventions, et le London journal of arts, n’avaient donné, à la fin de 1839, que 1 3 spécifications sur 384 patentes délivrées. Leur indication se trouve , avec la date de la délivrance, à la suite de l’énoncé des patentes, dont la durée est de i4 années. Les brevets d’importation sont désignés par une astérisque. ( Note du Rédacteur.)
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 9. MM. G. Round et S. Whitford, à Birmingham ; nouvelles platines de fusil et de pistolet (30 juin) (pub. Rep. of arts, mars 1839, p. 163).
- 10. M. Trench Berney, à Norfolk ; perfectionnement dans la fabrication des cartouches de fusil (15 novembre).
- Bains.
- 11. M. A. Paul, à Londres ; nouvelle pompe hydraulique pour administrer des bains en pluie, douches et autres aspersions médicales (30 juillet) (pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p. 176).
- Balances.
- 12. M. W.-R. James, à Londres ; construction perfectionnée des instruments de pesage des solides et des liquides (10 mai).
- 13. M. G. Salter, à West-Bromwich (Stafford); balances perfectionnées (7 juillet) (pub. Rep. of arts, mai 1839, p. 277j.
- Bateaux à vapeur.
- 14. M. R. Essex, à Londres; nouveau mode de construction des roues à palettes employées sur le bateaux à vapeur (8 février).
- 15. M. D. Redmund, â Londres ; perfectionnement dans la construction des bateaux à vapeur, employé soit dans la marine militaire, soit dans la marine marchande (10 avril).
- Betteraves.
- 16. M. J. Gardner, à Banbury ; machine à couper les betteraves et autres racines pour la nourriture des bestiaux (12 décembre).
- Bière.
- 17. M. P. Walker, à Liverpool ; appareil pour clarifier la bière et autres liqueurs fermentées (31 mai) (pub. Repertory oj arts, janvier 1839, p. 44).
- Bijouterie.
- 18. M. D. Beckham, à Londres ; procédé de fusion des objets en or, argent, etc. (27 juin).
- Bitume.
- 19. M. A. Happey, à Londres ; nouvelle méthode d’extraction du bitume et du goudron de toutes les substances qui les contiennent (14 mai).
- Blanc de plomb.
- 20. MM. C.Wattei Th. Tebbut, à Manchester; perfectionnement dans la fabrication de l’oxyde de plomb et du carbonate de plomb (5 janvier) (pub. Repertory of arts, août 1838, p. 108).
- 21. M. T.-R. Sewell, à Carington (Nottingham); perfectionnement dans la fabrication du blanc de plomb (14 juillet) (pub. Lond. journ. of arts, novembre 1839, p. 141).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 22. M. E. Heard, à Londres; préparation de l’oxyde de plomb pour la fabrication du blanc de plomb (161 août) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1 839, p. 41).
- 23. M. J. TVoolrich, à Birmingham ; nouveau procédé de fabrication du blanc de plomb (11 octobre) (pub. Rep. of arts, juin 1839, p. 359).
- 24. M. Horace Cory, à Londres; fabrication perfectionnée du blanc de plomb (3 novembre) (pub. Rep. of arts, décembre 1839, p. 334).
- Bœufs.
- 25. M. J. Carson, à Liverpool; nouveau moyen d’abattre les bœufs dans les boucheries (12 décembre).
- Bois.
- 26. M. J. Jackson, à Kersley ; nouvelle machine à scier, rainer, lan-guetter des bois pour la construction des châssis de croisées et de portes, et aussi pour creuser et sculpter ces mêmes bois à l’aide d’outils appropriés à eet usage (16 février).
- 27. M. J. Davies, à Londres; moyen de rendre le bois incombustible (30 août) (pub. Lond. journ. of arts, 1839, p. 134).
- 28. M. TV. Day, à Londres, nouvelle combinaison des bois employés comme membrures de vaisseaux pour la mâture, la construction des quais, des ponts, etc. (20 septembre).
- 29. M. TV. Newton, à Londres; préparation d’une substance propre à préserver les bois de charpente et autres matériaux de construction de toute altération (22 octobre) (pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p. 4).
- Bonneterie.
- 30. M. Luke Barton, à Arnold (Nottingham); machine à,tricoter, perfectionnée (du 20 janvier).
- 31. M. TV.-A. Robertson, à Londres ; perfectionnement dan la confection des objets de bonneterie, châles, tapis, etc. (4 avril) (pub. Hep. of arts, juin 1839, p. 322).
- 32. M. H. Dunnington, à Nottingham.; métiers pourifaire le tricot et les tissus réticulaires (10 septembre).
- Bouchons.
- 33. M.iVVri/. Larkin, à Londres.; machine pour couper les bouchons et les bondes de tonneaux (23 juin).
- 34. M. TV. Brokedon, à Londres; composition d’une matière pouvant remplacer les bouchons et les bondes de tonneaux (17 octobre).
- Bouteilles.
- 35. M. T. Lund, à Londres ; moyen d’enlever avec facilité et promptitude
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- les bouchons des bouteilles (3 août) (pub. Rep. of arts, septembre 1839, p. 154).
- Boutons.
- 36. M. G. Barnett, à Londres ; perfectionnement dans la fabrication des boutons, de manière à empêcher l’usure du fil qui sert à les attacher (7 avril) (pub. Repertory of arts, juillet 1838, p. 44).
- 37. M. C.-A. Jacquin, à Londres ; fabrication des boutons d’habits, perfectionnée (7 juillet), (pub. Rep. of arts, novembre 1839, p. 293).
- 38. M. H. Gibbs, à Birmingham ; nouveaux boutons à jour (6 septembre).
- Briques.
- 39. MM. Parry et Laveleye, à Londres; perfectionnement dans la fabrication des briques * (25 janvier).
- Brosses.
- 49. M. F. Oldfield JFard, à Londres ; nouvelles brosses d’habits et autres (20 janvier).
- Cadavres.
- 41. M. Luke Hebert, à Birmingham; nouveau moyen d’embaumer les cadavres et de les conserver pour les opérations anatomiques * (8 octobre) (pub. Lond. journ. of arts, août 1839, p. 319).
- Calandres.
- 42. M. Ch. Barnard, à Norwich; une nouvelle calandre (du 13 janvier) (pub. Mechanics magaz., avril 1838, p. 2).
- Caoutchouc.
- 43. M. Th. Hancock, à Londres; nouveau mode de préparation du caoutchouc, soit pur, soit combiné avec d’autres substances (23 janvier) (pub. Repertory of arts, septembre 1838, p. 168).
- ^ Cardes.
- 44. M. J. Walton, à Halifax (York); machine à faire les cardes à coton et à laine (21 septembre).
- Cercueils.
- 45. M. JP. Johnson, à Londres; nouvelle construction des bières et cercueils (15 août) (pub. Lond. journ. of arts, août 1839, p. 320).
- Chandelles.
- 46. M. E. JVhell, à Walsall (Stafford); fabrication perfectionnée des chan-. déliés (1er août).
- Chaudières,
- 47. M. A.-JV. Johnson, à Londres; moyen de prévenir la formation du dépôt dans les chaudières à vapeur ou générateurs et les bassines d’évaporation (30 juin) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p. 110).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 48. M. J. Price, à Gateshead (Durham); perfectionnement dans la construction des chaudières des machines à vapeur fixes et de celles employées à la navigation ou sur les chemins de fer (du 26 juillet) (pub. Lond. journ. oj arts, avril 1839, p. 42).
- Chauffage.
- 49. M. J. Jeffrey s, à Kensington; perfectionnement dans la construction de poêles, fourneaux et cheminées à grille (24 mars).
- 50. M. Miles Berry, à jLondres ; moyen d’économiser le combustible dans des fourneaux et appareils clos * (31 mai) (pub. Lond. journ. of arts, février 1839, p. 285).
- 51. MM. Coope-Haddam et J. Johnston, à Londres ; appareil pour chauffer, éclairer et ventiler les édifices (7 juin).
- 52. M. J. TVhite, à Haddington (Ecosse) ; construction perfectionnée des fourneaux et poêles alimentés par l’air chaud (27 septembre) (pub. Rep. of arts, mai 1839, p. 290).
- 53. M. G. Harrison, à Londres ; moyen d’alimenter d’air les foyers fermés et les fourneaux, et de diminuer la consommation du combustible (17 octobre).
- 54. M. TV. Juhes, à Londres ; appareil ventilateur appliqué aux foyers construits d’après le principe du docteur Arnott (22 octobre) (pub. Lond. journ. of arts, septembre 1839, p. 45).
- 55. M. E. Elude, à Liverpool; nouveau moyen d’appliquer la chaleur pour la production de Ja vapeur et pour d’autres usages, en économisant le combustible, et procédé pour alimenter les chaudières à vapeur d’eau bouillante ( 3 novembre) ( pub. Rep. of arts, novembre 1839, p. 257 ).
- 56. M. A. Smith, à Londres ; appareil pour chauffer les liquides et générer la vapeur (20 décembre) (pub. London journal of arts, octobre 1839, p. 38).
- Cheminées.
- 57. M. S. Stocker, à Bristol; nouvelle construction de cheminées des maisons d’habitation, et appareil pour les ramoner (21 août) (pub. Rep. of arts, mai, 1839, p. 293).
- Chemins de Jer.
- 58. M. G. Ryder-Peppercorne, à Londres ; nouvel appareil locomoteur sur les chemins de fer et autres routes (du 31 janvier) (pub. London journal of arts y novembre 1838, p. 82).
- 59. M. J. Deville, à Londres; perfectionnement dans l’établissement des chemins de fer et des véhicules circulant sur ces chemins ( 8 février ).
- Trente-neuvième année. Février 1840. 8
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 60. M. E. Evans, aux forges de Dowlais ; nouveau rail applicable aux chemins de fer, et moyen de l’attacher et le lixer (10 mars ).
- 61. M. Amant-Ramely à Londres; machine propre à déblayer et remblayer les terres pour l’établissement des chemins de fer ( 19 mars ).
- 62. M. J. White, à Londres; perfectionnement dans l’établissement des chemins de fer, des ponts et des viaducts (18 juin).
- 63. M. J. Hardy, à Wednesbury (Stafford); machine propre à laminer le fer, pour la confection des barres des rails et autres objets de grosse quincaillerie (2 juin) (pub. Lond. journ. of arts, janvier 1839, p. 187).
- 64. MM. Van Wartet S. A. Goddard} à Birmingham ; perfectionnement dans la construction des appareils propres à la locomotion sur les chemins de fer et à la navigation à la vapeur (11 juillet ).
- 65. M. E. de Beuret, à Londres; perfectionnement dans l’établissement des chemins de fer et autres, pour faciliter leur parcours dans les lieux déclives* (10 août) (pub. Rep. of arts, octobre 1839, p. 193).
- 66. M. E. Fox, à Londres; nouvelle disposition des rails sur les chemins de fer, de manière à ce que le convoi puisse passer facilement d’une voie à une autre (15 août ).
- 67. M. J.-E. Haddam, à Londres ; perfectionnement dans la construction des waggons destinés à rouler sur les chemins de fer, et moyen de les réunir en trains (25 août).
- 68. M. W.-J. Curtis, à Londres; nouveaux locomoteurs propres à être employés sur les chemins de fer ( 31 août ).
- 69. M. J. Wilkinson, à Londres; perfectionnement dans l’établissement des chemins de fer et des voitures destinées à les parcourir (13 septembre ).
- 70. M. J. Hawkshaw, à Manchester; mécanisme applicable aux chemins de fer et voitures employées sur ces chemins (17 décembre) (pub. London journal of arts, octobre 1839, p. 74).
- Ciment.
- 71. MM. J. Danforth-Greemvood et R. Wynne-Keene, à Londres; préparation d’un ciment applicable à la décoration des édifices ( 27 février ) ( pub. Repertoiy oj arts, octobre 1838, p. 229).
- Clous.
- 72. M. F. Pope, à Wolverhampton (Slafford); machine à faire des clous, rivets, broches, etc. ( 24 avril ).
- Colle.
- 73. M. W. Rattray, à Aberdeen (Ecosse); préparation perfectionnée de
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- PATENTES ANGLAISES.
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- la gélatine et de la colle ( 31 mai ) ( pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p.173).
- Combustible.
- 74. M. Et. Joyce, à Londres; préparation d’un nouveau combustible applicable aux emplois culinaires et domestiques ( 15 mars ).
- 75. Le même,• nouveau mode d’application du combustible, composé par lui, à la production de la vapeur et à l’évaporation des fluides ( 5 mai ).
- 76. M. Th. Oram, à Londres; composition d’un nouveau combustible ( 26 mars) (pub. Rep. of arts, novembre 1839, p. 302).
- 77. M. R. Goodwin, à Londres; nouveau combustible (26 avril) (pub. Repertory of arts, août 1839, p. 101 ).
- 78. M. S. Geary, à Londres; préparation et composition d’un nouveau combustible ( 28 mai) ( pub. Rep. ofarts, juillet 1839, p. 52 ).
- 79. M. E. Wye-Willïams, à Liverpool; nouveau procédé de préparation delà tourbe, et ses emplois comme combustible (26 juillet) (pub. Rep. oj arts, avril 1839, p. 223 ).
- 80. M. H. Mohutif à Londres; composition et préparation d’un nouveau combustible et fourneau pour le brûler (8 novembre ).
- 81. M. F. Neville, à Londres; nouveau procédé de fabrication du coke, par lequel on recueille séparément l’ammoniaque, le bitume et autres produits de la houille ( 6 décembre ).
- Conservation des substances végétales et animales.
- 82. M. J. Bethell, à Londres; moyen d’augmenter la durée du bois, du liège, des tissus, des cordes et cordages, du cuir, des pierres, etc., et de les rendre moins perméables à l’eau, et moins inflammables (11 juillet) (pub. Mechanics magaz., juillet 1839, p. 309).
- 83. M. R. Treffry, à Manchester; nouveau mode de conservation des substances animales et végétales, et appareil pour les imprégner de certaines solutions (23 juillet) (pub. Lond. joum. of arts, avril 1839, p. 16).
- 84. M. W. Burnett} à Londres; moyen de préserver de la destruction les bois et autres matières végétales ( 26 juillet) ( pub. Rep. of arts, décembre 1839, p. 346).
- 85. MM. S. Hall, à Londres; procédé pour préserver de toute altération certaines matières végétales * ( 3 août).
- Constructions.
- 86. M. Th. Joyce, à Londres; perfectionnement dans la construction, le chauffage et la ventilation des édifices ( 22 juin ).
- 87. M. J. Robertson, à Londres; perfectionnement dans les formes et les combinaisons de l’architecture et de la dimension des édifices (18 juillet ).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 88. M. W. Newton, à Londres; nouvelle construction des ponts, viaducts, combles et supports des édifices (47 octobre ) ( pub. Lond. journ. of arts, juillet 1 839, p. 209).
- 89. M. J. Fraser, à Halifax; appareil employé comme support pour la construction des arches de pont, des tunnels et autres constructions souterraines (3 novembre).
- 90. M. J. Richardson, à Rudley ( York ) ; nouveau système de couverture des édifices (4 janvier) (pub. Rep. of arts, juillet 1839, p. 27 ).
- Coton.
- 91. M. J. Radcliffe, à Stockford ( Chester ) ; procédé destiné à enlever les déchets et la poussière qui résultent des teillage, cardage, battage, peignage du coton, de la laine, du lin et du chanvre ( 24 mai ).
- Couleurs.
- 92. MM. E. Cobbold et P. Richold, à Long-Mitford (Suffolk); préparation de certaines couleurs applicables à divers usages (10 avril ).
- Cuirs.
- 93. M. Ch. Schroth, à Londres; moyen de comprimer et d’emboutir lés cuirs * 10 mars).
- 94. Le même; moyen de construire les outils et appareils employés dans le procédé d’emboutissage des cuirs et autres substances ( g juillet ).
- 95. M. N. Râper y à Londres; moyen de rendre le cuir imperméable ( 31 mai ).
- Cuivre.
- 96. M. N. Troughton, à Londres; nouveau procédé d’extraction du cuivre du minerai de cuivre (21 août), (pub. Rep. of arts, octobre, 1839, p. 249).
- Culture des terres.
- 97. M. Th. Vaux y à Woodfordbridge (Essex); méthode de culture et d’engrais des terres ( 24 avril ).
- 98. M. Winrow, àGunthorpe ( Nottingham); moyen d’extirper les herbes parasites dans les champs et de détruire les insectes nuisibles au blé (8 novembre) ( pub. Lond. journ. of arts, septembre 1839, p. 353 );
- Dentelles.
- 99. M. H.-W. Nunn, à Whippenham (île de Wight); fabrication de certaines variétés de dentelles ou autres tissus réticulaires, ornés de dessins ( 4 janvier ).
- 100. M. J. Thoî'nhill, à Isongreen (Nottingham); nouveau système de fabrication de la dentelle (11 janvier).
- 101. M. TV. Crofts, à Radford (Nottingham); nouveau mode de fabrication de la dentelle (8 mai).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- Dexirine.
- 102. M. E. Heuzé, à Londres; nouveau procédé de préparation de la dex-trine (2T septembre) (pub. Rep. of arts, septembre 1839, p. 164).
- Distillation.
- 103. M. Th. Betts, à Londres; nouveau mode de distillation de l’eau-de-vie de genévrier (24 février).
- 104. Le mêmej nouveau procédé de distillation des liqueurs spiritueuses et de l’eau-de-vie (10 juillet).
- Dragues.
- 105. M. H. Knill, à Londres; nouvelle drague pour curer les rivières, canaux et les docks (30 août) (pub. Lond. journ. of arts, janvier 1840, p. 288),
- Draps.
- 106. MM. J. Clay, S. TValker et Rosenborg, à Leeds; machine ou appareil destiné à tondre et à apprêter les draps et autres tissus (22 février).
- 107. MM. TV. Lewis et J. Ferrabee, à Brunscomb (Glocester); machine à garnir et apprêter les draps et autres tissus (5 mars) (pub. Lonâ. journ. of arts, janvier 1839, p. 189).
- 108. M. G. Haden, à Trowbridge (Wilts) ; préparation d’un savon ou d’une composition propre à fouler les draps et autres étoffes de laine (8 octobre) (pub. Rep. of arts, septembre 1839, p. 167).
- Eau.
- 109. M. Ch. Searle, à Londres; nouveau procédé de préparation des eaux gazeuses et autres fluides (24mai) (pub. Rep. ojarts, octobre 1839, p. 235).
- 110. M. G. Price, à Londres; moyen d’épurer et clarifier l’eau et autres liquides (14 juin) (pub. Rep. of arts, octobre 1839, p. 232).
- Eau de mer.
- 111. M .T. Cotelle, à Londres; moyen de purifier et de rendre potable l’eau de mer (1er décembre) (pub. Rep. oj arts, septembre 1839, p. 129).
- Eclairage.
- 112. M. Hugh Ford Bacon, à Fendrayton (Cambridge); appareil propre à régler d’une manière uniforme l’alimentation des becs de gaz pour l’éclairage (11 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p. 93).
- 113. M.Ze même; nouvelles cheminées de verre pour les lampes à gaz (1 0 novembre).
- 114. M. R. Bright, à Londres ; moyen destiné à faciliter la meilleure combustion des chandelles et éviter de les moucher (13 janvier) (pub. Repertory of arts, septembre 1838, p. 148).
- 115. M. A. Ador, à Londres ; nouveau système de lampes (24 février).
- 116. M. J. Ratcliff, à Birmingham; perfectionnement dans la construction des lampes (22 mai).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 117. M. S. Parker, à Londres ; nouvelles lampes (12 juin).
- 118. M. TV. Palmer, à Londres; lampes perfectionnées (10 juillet) (pub. Rep. of arts y mai 1839, p. 287).
- 119. M. H. Meyer, à Londres; nouvelles lampes (17 octobre) (pub. Rep. of arts, juillet 1839, p. 30).
- 120. M. E. Cassel, à Londres; nouvelles lampes (17 décembre).
- Ecriture.
- 121. M. J. Edwards y à Londres; instrument propre à faciliter l’écriture (11 janvier).
- 122. M. TV. Dolier, à Liverpool ; tablettes propres à l’écriture, et susceptibles aussi de recevoir des dessins, gravures, etc. (30 août) (pub. Lond. journ. of arts y juin 1839, p. 150).
- Equipement militaire.
- 123. M. J. Berington, à Londres; nouveau havre-sac pour les soldats (3 novembre).
- Fer.
- 124. M. TV. Gossage, à Stoke-Prior (Worcester); fabrication perfectionnée du fer (18 juin).
- 125. M. TV. Barnetty à Brighton (Sussex); fabrication du fer, perfectionnée (10 juillet) (pub. Lond. journ.y février 1839, p. 272).
- 126. M. C. Bourjoty à Londres; perfectionnements dans la fabrication du fer (6 août) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 15).
- 127. MM. R.Bradley, TV. Barrows et J. Hall, à Tifton (Stafford); perfectionnement dans la fabrication du fer (21 août) (pub. Repertory of arts, mars 1839, p. 149).
- 128. M. C. Sanderson, à Shefïields; nouveau procédé de fonte du minerai de fer (11 octobre).
- Filature du coton, de la laine et de la soie.
- 129. M. J. Hïll, à Chester ; appareil applicable à la préparation et à la filature du coton et autres matières filamenteuses (du 19 mars) (pub. Repertory of arts, novembre 1838, p. 261).
- 130. MM. TV. Lvison, à Edimbourg; nouveau mode de préparation et de filature de la soie, de la laine, du coton et autres matières filamenteuses et pour décreuser la soie (26 mars).
- 131. M. J. Clark, à Glascow; nouveau rouet à filer (1er avril).
- 132. M..F» Sleddon, àPreston (Lancaster); machine à étirer, filer et doubler le coton, la laine, le lin, etc. (2 juin) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p, 73).
- 133. M. D. Cheetham-Jon, à Hollins-Mill (Chester); métier perfectionné destiné à préparer le coton pour la filature (5 juin).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 134. M. TV. Garnett, à Haslingden (Lancaster); métier à filer et doubler la laine, le lin, le coton, la soie et autres matières filamenteuses (du 19 juin) (pub. Lond. journ. oj arts, avril 1839, p. 24).
- 135. M. P. Fairbairn, à Leeds (York); métier propre à étirer, filer et doubler le coton, le lin, la laine et autres matières filamenteuses (22 juin) (pub. Lond. journ. oj arts, mai 1839, p. 108).
- 136. M. J. Bennett, à Timlay (Derby) ; machine simplifiée pour carder la laine, le coton, le lin et autres matières textiles, applicable à la filature de ces mêmes substances (12 juillet).
- 137. M. TV. Madeley, à Manchester; perfectionnements dans les métiers à boudiner et filer le coton et autres matières filamenteuses (26 juillet).
- 138. MM. J. et TV. Rayner y nouveaux métiers à étirer, filer et doubler le coton, le lin, la soie, la laine et autres matières filamenteuses (31 juillet).
- 139. M. G. Bodmer, à Manchester ; perfectionnements dans la construction des machines à carder, boudiner, étirer, filer et doubler le coton, le lin, la laine et la soie (22 octobre).
- 140. M. Robinson-Williams, à Londres; métier à filer et à doubler le crin et autres poils (12 décembre).
- 141. M. I. Lees, à Salem (Lancaster) ; nouveau métier à étirer, filer et doubler le coton, la soie, la laine, le lin et autres matières filamenteuses (17 décembre).
- 142. M. J. Radcliffeà Stockport; nouvelle garniture des cylindres propres à l’étirage et à la filature du coton, de la laine, du lin, etc. (19 décembre).
- Filtration des liquides.
- 143. M. M. Heath, à Londres ; appareil pour la clarification et la filtration de l’eau, de la bière, du vin et autres liquides (11 octobre).
- 144. M. R. Beart, à Godmanchester (Huntington); appareil pour filtrer les liquides (6 novembre) (pub. Rep. of arts, août 1839, p. 80).
- 145. M. JL Small, à Londres ; nouvel appareil de filtration * (8 novembre).
- 146. M. TV. Ponlifex, à Londres; appareils et matières pour filtrer et clarifier l’eau et autres liquides (1er décembre).
- 147. M. H. comte de Crouy, à Londres ; nouveau procédé de filtration des liquides *(12 décembre) (pub. Repertory of arts, mars 1839, p. 154).
- Fourneaux.
- 148. M. Ch. TVatson, à Londres; perfectionnements dans la construction des fourneaux (10 avril).
- 149. M. S. TVagstafj-Smith, à Leemington-Priors (Warwick); moyen de régler la chaleur des fourneaux de fusion des métaux, applicable aux cornues pour la production du gaz (24 avril).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 150. M. J, Green, à Chelsea (Middlesex); construction perfectionnée des
- fourneaux (2 juin).
- 151. M. R. Rodda, à Londres ; perfectionnements dans la construction des foyers et fourneaux brûlant leur famée et économisant le combustible, applicables à la génération de la vapeur et à la fusion des métaux (du 7 août) (pub. Lond. journ. ofarts, septembre 1839, p. 392).
- 152. M. J.-E. Huxley et J. Oliver, à Londres ; poêles perfectionnés (31 août) (pub. Repertory oj arts, juillet 1839, p. 25).
- 153. M. J. Chanter et J. Grantham, à Londres; nouveaux fourneaux pour les chaudières à vapeur (13 septembre) (pub. Mechanics magaz., mai 1839,
- p. 81).
- 154. M. /. Forbes-Norton, à Manchester ; nouveaux foyers et fourneaux économiques (8 octobre).
- 155. M. J. Jukes; moyen d’alimenter les chaudières à vapeur et les fourneaux et foyers en brûlant la fumée (8 novembre).
- 156. M. 3. Player, à Longher (Glamorgan) ; construction de foyers et fourneaux pour brûler l’anthracite et autre combustible, et propres à générer la vapeur et fondre les métaux (1er décembre) (pub. Rep. ofarts, octobre 1839,
- p. 201).
- 157. M. S. Parker, à Londres; nouveaux poêles et étuves perfectionnés (20 septembre) (pub. Rep. of arts, novembre 1839, p. 275).
- Fumée.
- 158. M. W. Ivison, à Edimbourg ; moyen de brûler la fumée dans les fourneaux en économisant le combustible (24 février) (pub. Lond. journ. of arts, décembre 1838, p. 141).
- 159. M. D. Cheetham, à Staley-Bridge (Chester) ; nouveau moyen de brûler la fumée dans les foyers en économisant le combustible (11 août) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 7).
- 160. M. /. Drew, à Manchester; moyen de brûler la fumée et d’économiser le combustible dans les fourneaux. des machines à vapeur et autres (8 novembre).
- 161. M. P. Chappé, à Manchester; moyen de brûler la fumée et d’économiser le combustible dans les fourneaux des machines à vapeur (31 octobre).
- Garde-robes.
- 162. M. Th. Swinburne, à Londres; nouvelles garde-robes hydrauliques (13 septembre).
- Gaz d’éclairage.
- 163. M. 1F. Holm-Heginbotham, à Stockport (Chester); nouveau système de construction de cornues pour la production du gaz d’éclairage (31 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, février 1839, p. 273).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 164. MM. de Bouffet-Montauban et Carvalho de Medeiros, à Londres; nouvelle production du gaz d’éclairage et des appareils pour le brûler * (28 février) (pub. Lond. journ. of arts, janvier 1839, p. 185).
- 165. M. E. Cobbold, à Long-Melfort (Sommerset) ; nouveau procédé de production du gaz, tant pour l’éclairage que pour le chauffage (5 mai) (pub. Rep. ofarts, juin 1839, p. 368).
- 166. M. L. Clegg, à Londres; mesureur de gaz perfectionné (7 juin).
- 167. M. N. Defries, à Londres ; nouveaux compteurs de gaz (27 juin).
- 168. M. J. Milne, 3i Edimbourg; appareil pour favoriser la circulation du gaz d’éclairage (13 juillet) (pub. Repertory ofarts, avril 1839, p. 208).
- 169. M .A. Croll, à Greenwich (Kent) ; perfectionnement dans la fabrication du gaz d’éclairage (26 juillet) (pub. Repertory of arts, décembre 1839, p. 355).
- 170. MM. Holworihy-P aimer et G.-B. Paterson, à Londres ; perfectionnements dans la construction et l’établissement des compteurs à gaz (28 juillet).
- 171. M. /. Grafton, à Cambridge; perfectionnements dans la construction des cornues propres à la production du gaz d’éclairage (30 août).
- Grains.
- 172. M. W. Soutkam, à Ircbester (Nottingham); appareil propre à sécher le grain et toute espèce de graines (11 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, mars 1839, p. 359).
- 173. M. Luke-Hebert, à Londres; procédés et appareils pour aérer et agiter le grain à l’effet de le préserver de l’atteinte des insectes (3 novembre) (pub. Lond. journ. of arts; juillet 1839, p. 241).
- Gravure.
- 174. M. Ch. Hullmandel, àLondres; nouveau mode de préparation des planches métalliques à l’effet d’être rongées par le moyen des acides pour produire des dessins et ornements applicables à l’impression (26 mars).
- Horlogerie.
- 175. M. E.-J. Massey, àLiverpool; chronomètres et autres montres marines perfectionnées (du 9 juin) (pub. Repertory oj arts, février 1839, p. 93).
- 176. M. J.-E. Macdowally à Londres ; nouvel échappement pour les chronomètres et les montres (15 novembre) (pub. L^ond. journ. of arts, septembre 1839, p. 361).
- Trente-neuvième année. Février 1840.
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- Impression sur tissus et autres matières.
- 177. M. Ch Hancock, à Londres; nouveau système d’impression en relief et en creux, de moulage et d’emboutissage (25 janvier) (pub. Lond. journ. oj arts, août 1839, p. 331).
- 178. M. A. Coidon, à Londres; perfectionnements applicables à l’impression à la planche* (26mars), (pub. Lond. journ. of arts, 1838, p. 323).
- 179. M. A. Applegath, à Crayford (Kent) ; perfectionnements dans l’appareil d’impression des calicots à l’aide de planches plates (22 mai).
- 180. M. J. TVinter, à Londres; procédé pour imprimer en couleur sur le cuir et les tissus de laine, coton et soie, particulièrement applicable aux gants, aux bas, etc. (14 juin) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 50).
- 181. M. R. Sandiford, à Tottingdon (Lancaster); perfectionnement dans le procédé d’impression à la planche (22 juin) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1339, p. 20).
- 182. M. TV. Potts, à Burslem (Stafford); machine applicable à l’impression en une ou plusieurs couleurs de dessins et ornements ou d’oxydes métalliques sur la porcelaine, la faïence, le verre, le bois, les tissus, le papier, etc. (21 août).
- 183. M. A. Bury, àManchester; perfectionnement dans le mode d’imprimer des couleurs sur les tissus de coton et autres, et de produire certains acides propres à cet usage (3 novembre).
- 184. M. Faucpiet-Delarue, à Manchester; nouveau procédé d’application et de fixation de la garance sur les tissus de coton, soie, lin et autres (22 novembre) (pub. Lond. journ. ofarts, novembre 1839, p. 151).
- Incendie.
- 185. M. H. Kessel, à Londres; appareil pour sauver les personnes et les propriétés en cas d’incendie (7 juin) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p. 79).
- Incombustibilité«
- 186. M. F.-H. de Breza, à Londres; combinaison chimique propre à rendre incombustibles les tissus, le bois, le papier, etc., et aussi pour les garantir des ravages des insectes CW février) (pub. Lond. journ. of arts , juin 1839, p. 169).
- Instruments aratoires.
- 187. M. R. Finlayson, à Cheltenham ( Glocesler); perfectionnement dans la construction des herses (21 avril) ( pub. Repertoiy of arts, janvier 1839, p. 39).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 188. M. C. baron Western, à Rivenhall (Essex) ; houe à cheval perfectionnée pour la culture du blé, des graines, et pour enfouir l’engrais (3 novembre).
- Instruments de musique.
- 189. M. J. Shaw, à Glossop ; nouvelle construction des instruments de musique à vent (161 décembre).
- 190. M. Chandler-Hewitt, à Londres; perfectionnements dans la facture de certains instruments de musique (6 décembre).
- Instruments de précision.
- 191. MM. A. Parker et O. Byrne, à Londres; instrument de jaugeage du malt et des contenus fluides ou solides des tonneaux (10 mars).
- 192. M. R.-M. Hoe, à Londres ; nouvel instrument pour déterminer la latitude et la longitude d’un point quelconque, soit sur terre, soit sur mer, et les déviations de l’aiguille aimantée * (18 juillet).
- Laine.
- 193. M. J. Perry, à Leicester ; peignes à laine perfectionnés (27 juin).
- 194. M. H. Ross, à Leicester; machine à peigner et étirer la laine et autres fils (18 juillet).
- 195. M. de Fontainemoreau, à Londres; nouveau procédé de peignage de la laine * (6 août).
- 196. M. F. Marcatan, à Londres ; traitement des déchets provenant du lavage des laines (8 novembre) (pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p. 178).
- Lin et chanvre.
- 197. M. Miles-Berry, à Londres; substitution d’une certaine plante textile exotique au lin, au chanvre, au coton et à la soie * (14 mai) (pub. Londl journ. of arts, janvier 1839, p. 231).
- 198. M. F. Thorpe, à Knaresborrugh (York) ; nouvelle machine propre à teiller, peigner et préparer le lin, le chanvre et autres matières filamenteuses (15 mai).
- 199. M. J. Wordsword, à Leeds (York); machine perfectionnée pour teiller et peigner le chanvre, le lin et autres matières filamenteuses (31 mai).
- 200. M. Farquharson-TVatson, à Londres; nouveau moyen de teiller et de préparer le lin de la Nouvelle-Zélande (phormium tenax) (17 décembre).
- Liqueurs.
- 201. M. A. Richardson, à Hackney (Middlesex) ; procédé de préparation de l’alcool tiré de toute espèce de grains et de substances végétales contenant la matière saccharine (12 juin).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 202. M. Miles-Berry, à Londres ; appareil pour fabriquer des liquides gazeux et pour remplir et boucher les bouteilles qui les contiennent (6 décembre).
- Liquides.
- 203. M. Chater-Wïlson, à Londres; nouveau procédé d’évaporation des liquides (22 juin).
- 204. M. W.-H. James, à Londres ; appareil pour chauffer et rafraîchir les liquides (3 novembre).
- Machines.
- 205. M. JVilton-JVood, à Liverpool ; perfectionnement dans la fabrication des rubans, courroies et autres moyens de transmettre le mouvement de rotation aux machines (26 juillet).
- 206. MM. J. Southwood-Stocker et C. Heely, à Birmingham; nouvelles lanières ou courroies pour transmettre le mouvement aux machines (10 septembre) (pub. Lond.jourTi. of arts, juillet 1839, p. 216).
- 207. M. R. W. Sievier, à Londres; nouvelles lanières et courroies pour transmettre le mouvement aux machines (20 septembre).
- Machines hydrauliques.
- 208. M. H. Adcock, à Liverpool; machines à épuiser l’eau des mines et des puits profonds, ou à l’élever d’un niveau inférieur à un niveau supérieur (22 mai).
- 209. M. S. Parlour, à Croydon (Surrey); roues à palettes perfectionnées et moyen d’obtenir un mouvement de rotation à l’aide de la vapeur (5 juin).
- 210. M. R. Goodridge, à Londres; nouvel appareil pour élever les eaux, applicable à la navigation des bateaux sans le secours de la vapeur (14 juin).
- ,211. M. H. Abraham, à Londres; appareil pour régler l’alimentation de l’eau et la quantité qur en est distribuée dans les réservoirs (14 juin) (pub. Lond. journ. of arts, décembre 1839, p. 203).
- 212. M. W. Knight, à Chichester (Sussex); machines perfectionnées destinées à élever l’eau (7 juillet).
- 213. M. J. Vaucher, à Manchester; pompes à incendie et autres machines hydrauliques pour élever et lancer l’eau (8 septembre).
- 214. M. J.-H. Rees, à Penymaes (Carmarthen); machine à élever l’eau, applicable au mouvement des bateaux, des chariots et des machines (27 septembre) (pub. Rep. oj arts, juillet 1839, p. 35).
- Machines à vapeur.
- 215. M. JR. Ketland-Izon, à Cambridge; perfectionnement applicable aux machines à vapeur (4 janvier).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 216. M. G. Chapmann, à Whitby (York); nouveau système de machines à vapeur (13 janvier) (pub. Méchantes magaz., août 1838, p. 374).
- 217. M. Math-Heath, à Londres ; perfectionnement dans la construction des appareils mus par la vapeur ou par d’autres fluides »27 janvier).
- 218. 3M. Barnett-Humphreys, a Soulhampton; machines à vapeur appli-r-cables au mouvement des bateaux et autres (30 janvier).
- 219. M. John Ericson, a Londres; nouvelles machines à vapeur (16 février).
- 220. M. Haie, à Greenwich; perfectionnement dans les machines à vapeur et leur application à la navigation (8 mars).
- 221. M. J. Seaward, à Londres; nouvelles machines à vapeur (10 mars).
- 222. M. V. Duchemin, à Londres; perfectionnement dans la construction des machines à rotation immédiate, mues par la vapeur ou autres fluides* (19 mars) (pub. Repertorj of arts, août 1838 , p. 65).
- 223. M. Th. JValker, à Birmingham; machines à vapeur perfectionnées (31 mai).
- 224. M. J. Bunett, à Deptford (Kent); machines à vapeur perfectionnées (14 juin) (pub. Rep. of arts, août 1839, p. 75).
- 225. M. G. Holworthj-Paimer, à Deptford (Kent) ; nouveaux générateurs à vapeur, machines fixes et locomotives, et voitures destinées à recevoir ces dernières (25 juin).
- 226. M. H. Elkington, à Northfield (Worcester); perfectionnement dans la construction des machines mues par la vapeur, l’air ou autres fluides (6 juillet).
- 227. M. J. Gray, a Liverpool; perfectionnement dans la construction des machines à vapeur principalement applicables à la navigation (20 juillet).
- 228. M. S. Hall, à Basford (Nottingham) ; machines à vapeur et à évaporation des fluides perfectionnées (30 juillet).
- 229. M. Dickenson, à Londres, nouvelles machines à vapeur (23 août) (pub. Rep. of arts, mai 1839, p. 263).
- 230. M. T. Burstall, à Leith (Ecosse); perfectionnement dans la construction des machines à vapeur appliquées à la navigation et au transport des voyageurs sur terre (6 septembre).
- 231. M. H. Pigot, à Londres ; machines susceptibles de remplacer les machines à vapeur, les pompes et les locomoteurs (13 septembre).
- 232. M. J. Bourne, à Dublin; perfectionnement dans la construction des machines et des chaudières à vapeur (8 octobre).
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 233. M. J. Zambeau, à Londres; nouvelles machines à vapeur à rotation directe (19 décembre) (pub. Rep. of arts , octobre 1839 , p. 206).
- Marine.
- 234. M. G. Charbon, à Londres; perfectionnement dans la confection des ancres, cabestans et autres moyens d’amarrer les navires (8 février) (pub. Repertory of arts, novembre 1838, p. 279).
- Médicaments.
- 235. M. H. Hewilt, à Londres; médicament sous forme de pilules, destiné à la guérison des rhumatismes, de la goutte, du lumbago et autres douleurs de la même nature (18 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, septembre 1838, p. 344).
- Menuiserie.
- 236. M. TV. Dobbs, à Wolverhampton (Stafford); construction des crémaillères et des poulies pour les châssis de croisées (30 juin) (pub. Lond. journ. of arts, août 1839, p. 304).
- Métaux.
- 237. M. Ch. Phillips , à Chippon-Norton ( Oxford) ; machine à creuser, couper, cintrei et assembler des surfaces métalliques, et fixer les pièces qui doivent être soumises à ces opérations (30 janvier).
- 238. M. Miles-Berry, à Londres; nouveau procédé d’alliage des métaux par la cémentation, applicable à la préservation de toute altération du cuivre, de la fonte de fer, du fer forgé et autres métaux , ce qui produit un changement dans leur aspect et leur donne plus’d’éclat * (3 mai) (pub. Lond. journ. of arts, oct. 1639, p. 91}.
- 239. M. P.-A. de Fontainemoreau, à Londres; nouveau procédé propre à préserver les métaux de l’oxydation* (5 mai) (pub. Bep. of arts , mars 1839, p. 169 ).
- 240. M. Luke-Hebert, à Camden-Town (Middlesex); procédé pour souder et réunir des pièces métalliques (31 mai).
- 241. M. March-Hoe à Londres ; machine pour émoudre et polir les surfaces métalliques (12juin).
- 242. MM. G.-R. EUdngton et O.-TV. Barrai, à Birmingham ; procédé pour colorer et plaquer certains métaux (24 juillet).
- 243. M. J. Nasmyth, à Patricroft (Lancaster); machine pour couper, raboter et planer les métaux ( 20 sept. ) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p. 103).
- 244 . M. J. Holmes à Worcestcr; moules pour fondre les boutons de métal, les clous , pointes et une grande variété d’autres objets (13 nov. ) (pub. Lond. journ. of arts, sept. 1839, p. 379)-
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- PATENTES ANGLAISES. 7f
- 245. M. G. Bodmer, à Manchester; machines, outils et appareils pour couper, planer, raboter, creuser et laminer les métaux (22 novembre).
- 246. M. B. Goodfellow, à Hyde (Chester); machine à raboter et planer les métaux (18 déc.) (pub. Lond. fourn. ofarts, déc. 1839, p. 216).
- 247. M. J. Roberts, à Manchester ; machine propre à couper et raboter les métaux (18 décembre).
- Métiers à tisser,
- 248. M. Bennet-LFoodcroft, à Oldham (Lancaster); métiers destinés à fabriquer diverses variétés de tissus, pouvant être mus par une puissance quelconque (4 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, juin 1839, p. 159).
- 249. MM. LFm LFélis et Sam. Eccles , à Manchester; nouveau système de construction des métiers mécaniques pour fabriquer des étoffes brochées et façonnées (5 janvier) (pub. I.&nd. journ. ofarts, mars 1839, p. 355 ).
- 250. MM. Ch. Fitten et Georges Collier, à Combe rworth-Half T près de Wakefield (York) ; perfectionnements ajoutés aux métiers à tisser mécaniques (11 janv.) (pub. Repertory of arts, oct. 1838 , p. 193).
- 251. M. Ch. Fletcher, à Stroud (Glocester) ; perfectionnement dans la construction des métiers à tisser (5*mars) (pub. Lond. journ. oj arts, oct. 1839, p. 19).
- 252. M. T. Meïlodew, à Oldham ( Lancaster); perfectionnements dans la construction des métiers à tisser (15 mai) (pub. Repertory of arts, fév. 1839, p. 82).
- 253. M. P. Fairbairn, à Leeds (York) ; nouveau métier pour la fabrication des rubans et autres* (22 juin) (pub. Mep. ofarts, août 1839, p. 65).
- 254. M. R.-LF. Sieoœr, à Londres ; nouveaux métiers à tisser et moyen de fabriquer des étoffes brochées et façonnées (6 août).
- 255. M. Miles-Berry, à Londres; nouveau métier propre à faire les objets de passementerie en fils d’or et d’argent, tels qu épaulettes , galons , boutons , etc. ( 30 août ).
- 256. M. Ëdcvïn-Bottomby, ix Almondbury (York); métiers à tisser mécaniques et métiers mus à bras, perfectionnés (13 sept.) (pub. Rep. oj arts, avril 1839, p. 219).
- 257. M. W"' Tkorp et T. Meakin; nouveaux métiers à tisser ( 20 novembre).
- Moteurs.
- 258. M. A. Ador,k Londres ; production d ünc nouvelle puissance motrice (20 janvier) (pub. Repert&ty ofarts, septembre 1838 , p. 153).
- 25'*.. M. Wni Bâte, à Warringtou ' (Nortiwimpton ) ; nouveau mode de production et de régularisation de la force motrice (27 janvier.
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 1260. M. TF. Barnett, à Brighton ; perfectionnement dans la production d’une puissance motrice (18 avril).
- 261. M. T. Beck, à Little-Stonham ( Suffolk ) ; appareil ou mécanisme pour produire de la force motrice applicable comme agent mécanique (5 juin).
- 262. M. H. Davis y à Wednesbury (Stafford); machine pour produire de la force motrice applicable à l’élévation des fluides (14 juin).
- 26$. M. L.-C. Callet, à Manchester, perfectionnements dans les appareils ou machines destinés à produire de la force motrice, applicables au mouvement des bateaux, des voitures et autres véhicules * (11 juillet) (pub. Lond. journ. of arts y novembre 1839, p. 154).
- 264. M. L. Heyworth, à Yewtree, près Liverpool; moyen d’appliquer la Vapeur à la périphérie d’une roue pour produire le mouvement de translation soit sur terre, soit sur les rivières ( 30 août\
- 265. M. A. Bromwich, à Clifton; machine agissant par la force d’expansion de l’air et d’autres fluides élastiques pour produire une force motrice ( 8 novembre).
- 266. M. M. Poole, à Londres ; machine pour produire le mouvement de rotation * (8 novembre).
- 267. M. B. Byerly et J. Collier; moyen d’obtenir une nouvelle force motrice
- 3 novembre). 1
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- 268. M. P. Taylor y à Birching-Bower (Lancaster) ; machine pour faire marcher les bateaux, les voitures, etc. , et pouvant aussi servir à élever l’eau (1er décembre) (pub. Bep. ofarts, décemb. 1839 , p. 321 ).
- 269. M. J.-A. Desgrand, à Londres; production d’une nouvelle force motrice et machine pour l’appliquer (12 décembre).
- Moulins.
- 270. M. TF. Horsfield y à Leeds; perfectionnements dans la construction des moulins à moudre le blé (19 mars) (pub. Lond. journ. of artsx janvier 1840, p. 296).
- Navigation.
- 271. J.-A. T amer y à Liverpool ; nouveau système d’accélération de la marche des bateaux (18 janvier) (pub. Repertory of arts y septemb.; 1838, p. 142).
- 272. M. J.-P. Holebrook à Londres ; nouveau moyen d’accélérer la marche des bateaux (27 février) (pub. Repertory of arts y déc. 1839, p. 360).
- 273. M. J. Lowe, à Londres ; perfectionnements dans les appareils pour faciliter la navigation des bateaux (24 mars) (pub. Repertory of arts, nov. 1838, p. 261 ).
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- PATENTES ANGLAISES.
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- 274. M. T. Murrey-Gladstone, à Linacre, près Liverpool ; perfectionnements dans la construction des cabestans (21 avril).
- 275. M. J.-J. O ddy-Taylor , à Londres ; nouveau mode d’amélioration de la marche des bateaux (1er mai) (pub. Lond. journal of arts, mars 1839, p. 346).
- 276. M. T. Hammond-Fiske, à Portsmouth ; appareil pour mesurer et indiquer la profondeur de l’eau dans la cale des navires (5 juin) (pub. Re-pertory ofarts , mars 1839, p. 178).
- 277. M. Needham-Taylor, à Londres ; moyen de remédier aux inconvénients du choc des vagues de la mer et des rivières contre les navires et de les réduire à l’état d’eau morte, en prévenant ainsi la destruction des jetées, moles, piles de ponts , phares, docks , débarcadères , etc. , et ajoutant à la sécurité des côtes et des lieux d’ancrage exposés à la violence des vagues (4 juillet) (pub. Lond. journ. of arts , fév. 1839, p. 292).
- 278. M. F.-E. Fraissinet, à Londres; perfectionnements dans les appareils à vapeur propres à accélérer la marche des bâtiments en économisant la force employée (26 juillet) (pub. Lond. journ. of arts, juil. 1839, p. 238).
- 279. MM. R. Reinagle et R. d’Harcourt, à Londres ; nouveau mécanisme pour faire marcher sur les canaux les bateaux à vapeur et autres embarcations (15 août).
- 280. M. J.-L. Clément, à Londres; moyen de déterminer la vitesse de la marche des vaisseaux (21 août '.
- 281. M. G. Smith, à Londres ; construction de navires propres à être mus par la vapeur ou tout autre moteur, et appareil pour produire ce mouvement (13 novembre) (pub. Lond. journ. of arts, novembre 1839, p. 170).
- Ourdissage.
- 282. M. D. Wilkinson-Sharp, à Bingley ; nouveau système d’ourdissage de la laine, du coton, de la soie, etc. (30 janvier).
- 283. MM. J. Paterson-Reid et T. Johnson, à Londres ; nouveau mode de préparation par mécanique des fils de chaîne pour les métiers à tisser (28 avril).
- Pain.
- 284. M. G.-J. Herbert, à Londres; nouveau mode de panification (23 janvier) (pub. Lond. journ. ofarts, sept. 1838, p. 336).
- Papier.
- 285. M. E. Shaw, à Londres; nouveau mode de fabrication du papier et du carton * (5 mai).
- Trente-neuvième année• Février 1840. 1 o
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- JQI3W£TftXE ÉTRANGÈRE.
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- . 286. M. J<-V. Des grand, k Londres; préparation de certaine pulpe nu matière , non encore employée .pour la fabrication du papier et du carton * (45 mai) (pub,. Repertory ojarts, janvier 1839, p. 48). ,
- 287. M, C. Knight, à Londres ; procédé d’impression en couleur sur papier, vélin et carton (7 juin).
- 288. M, R. d’Harcourt, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du papier * (4 5 août) (pub.Lond. }ourn. of arts, août 4839, p. 823).
- 289. M. M. Balmanno, à Londres ; nouveau procédé de fabrication du pa-pior et du carton (0 septembre).
- 290. M. E. Cooper, à Londres; perfectionnement dans la fabrication du papier * (du 3 novembre),
- 294, M. J. Small, à Londres; fabrication du papier avec une matière non encore employée pour cet usage (1er décembre) (pub. Rep. of arts., octobre 4 839, p. 247).
- 292. M, Th. Sweetapple; m&çh.\x\Q propre à faire le papier (6 décembre).
- Parapluies.
- 293. M. A. Cochrane, à Londres ; parapluies et ombrelles perfectionnées {42 juillet) (pub. Rep. of arts, mai 1839, p. 283).
- Pavage des routes et des rues.
- 294. M. A. Happey, à Londres ; nouvelle composition applicable au pavage des routes, rues, au dallage des terrasses, etc. (25 avril).
- 295. M. D. Stead, à Londres ; nouveau système de pavage des rues, routes, cours, etc., avec des blocs de bois * (19 mai) (pub. Lond. iourn. of arts, août 1839, p. 325).
- 296. J. Browne, à Londres; nouveau système de pavage des routes et des rues (8 novembre).
- Peinture.
- 297. M. A. Bowden-Johns, à Hymouth; nouveau procédé de peinture des murs et panneaux (4er décembre).
- Pierres.
- 298. M. R. March-Hoe, à Londres ; machines et outils pour creuser, raboter et polir la pierre, et autres matériaux (42 juin).
- Plongeur*
- 299. M. W.-E. Newton, à Londres; appareil, plongeur perfectionné * (19 juin) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 1).
- Pompes.
- 390. M. P. Lemesurier, aOuerrresey ; nouveau système de construction de pompes (13 septembre).
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- PATENTES ANGLAISES* 75
- 301. M. Tilton-Slade, à Londres; nouvelles pompes pour les liquides ou les fluides aériforroes (3 novembre).
- , Presses.
- 302. M. R. Garton, à Beverley (York); perfectionnement dans la construction des presses (25 janvier) (pub. Repertory of arts, octobre 1838, p. 215).
- 303. M. H. Bridge-Cowell, à Londres ; appareil pour presser le papier, les tissus, etc. (18 juillet).
- Produits chimiques.
- 304. MM. M.. Watt et Tebbut; perfectionnements dans la fabrication du carbonate de soude extrait du chlorure de sodium et applicable à la fabrication du savon, du verre et autres substances(11 janvier) (pub. Lond. journ. of artst mars 1839, p. 339).
- 305. M. Ch. Flude, à Londres; application de la chaleur à la fabrication des alcalis et des sels (30 janvier).
- 306. M. W. Gossage, à Stoke-Prior (Worcester); nouveau mode de préparation de l’acide sulfurique (8 mai).
- 307. M. E. TVhite-Benson, à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication du carbonate de plomb (27 juin).
- 308. MM. Harrison Grey-Dyar et J. Hemming, à Londres ; nouveau procédé de fabrication du carbonate de soude (30 juin) (pub. Rep. of arts, septembre 1839, p. 159).
- 309. MM. J. Keys et TF.-T. Clougk, à Prescot (Lancaster); nouveau procédé de préparation de l’acide sulfurique obtenu du minerai de cuivre, du régule de cuivre et du sulfure de zinc (31 août).
- 310. M. J. Fowler, à Birmingham ; nouveau procédé de préparation de l’acide sulfurique (16 octobre) (pub. Repertory of arts, juin 1839, p. 350).
- 311. M. E. Samuel3 à Liverpool ; nouvelle fabrication de la soude (13' novembre) (pub. Rep. of arts, août 1839, p. 98).
- 312. M. TV. TVatscm, à Leeds; préparation de l’ammoniaque liquide appli*
- cable à la teinture et à d’autres procédés manufacturiers (20 novembre) (pub. Bond, journ. of arts3 novembre 1839, p». 149).. a
- 313. M. J. TVihon, à Liverpool ; procédé pour extraire la soude du nmriate de soude (22 novembre) (pub. Rep. of arts, juillet 1839, p. 38). /
- 314. MM./. Chisholm et Bellenois, à Londres; nouveau traitement du
- massicot de la litbarge, et autres, produits plombifères, pour en séparer^argent (6 décembre). , ;
- Puits.
- 315. M. J. Reidf: à Bischop’s Stortford (Hertford) ; moyen de cimenter les pierres et le marbre pour la construction des puits et citernes (12? juin)-.-u ~
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- Quincaillerie.
- 316. M. J. Henfrey, à Londres ; nouvelles fiches et gonds de portes (25 octobre).
- Re'sine.
- 317. M. C. JVye-TVilliams, à Liverpool; nouveau procédé d’épuration de la térébenthine, des résines, goudrons, brais et autres matières bitumineuses pour les rendre propres à l’éclairage et au chauffage (11 août).
- Robinets.
- 31 B. MM. Martineau et Rrook-Smith, à Birmingham; nouveaux robinets et cannelles pour soutirer les liquides (24 mai) (pub. Rep. of arts, février 1839, p.76)._
- Roues.
- 319. M. J. Grime, à Bury; fabrication des roues des locomoteurs et des voitures de toute espèce (21 février).
- 320. MM. F. Rourne et J. Bartley, à Manchester ; construction perfectionnée des roues employées pour les waggons des chemins de fer et pour les voitures de toute espèce (6 septembre) (pub. Lond. journ. of arts, décembre 1839, p. 210).
- Sauvetage des navires.
- 321. M. W. Fraser, à Londres ; moyen de remettre à flot les navires naufragés ou submergés (22 juin) (pub. Rep. of arts, mai 1839, p. 296).
- 322. M. J. Bennett, à l’île de Wight ; appareil pour appliquer l’impulsion des fusées de guerre, pour établir la communication entre la côte et un vaisseau naufragé, et pour pointer des mortiers employés à cet usage (2 août) (pub. Rep. of arts, octobre 1839, p. 222).
- Savon.
- 323. M. E. Cooper, à Haverton (Wilts) ; perfectionnements dans la fabrication du savon (21 avril) (pub. Lond. journ. of arts, janvier 1839, p. 226).
- 324. M. J. Bolton-Boe, à Londres; fabrication perfectionnée du savon (14 juin).
- . 325. MM. F.-J. Burnett et marquis de Bouffet-Montauban, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du savon (4 juillet) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 36).
- 326. M. A. Duiin, à Londres; nouvelle fabrication du savon (24 août), (pub. Rep. of arts, avril 1839, p. 205).
- 327. M. J. C. Sheridan, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication du savon (27 septembre).
- Scieries.
- . 328. M. G. Carter, à Londres; nouvelles machines à débiter les bois (2 juillet).
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- Séchage des tissus» n.
- 329. M. J.-G. Seyrig, à Londres ; nouveau procédé de séchage des tissus ou des fils de laine, coton ou autres substances filamenteuses (16 février).
- 330. MM. Th. Ridgway- Bridson et W. Latham, à Bolton (Lancaster) ; machine ou appareil perfectionné propre à étendre, sécher et apprêter les tissus (26 mai) (pub. Lond. journ. of arts, avril 1839, p. 8).
- 331. M. J. Wapshare, à Bath (Sommerset); application de la chaleur au séchage des fils et des étoffes de laine et à 1 apprêt dès draps (13 septembre).
- ‘ ' ‘ Sel.
- 332. M. /. Hall, à Over (Chester) ; perfectionnements dans la fabrication, du sel (13 septembre).
- Sellerie.
- 333. M. E. Davy, à Fordton (Devon); perfectionnements dans la confection des selles et des harnais de chevaux et des sièges de voitures (13 janvier) (pub. Lond. journ. of arts, mai 1839, p. 80).
- Serres.
- 334. M. T. Corbett, à Plymouth (Devon); perfectionnements dans le chauffage des serres et autres édifices (10 août) (pub. Rep. ofarts, juin 1839, p. 346).
- Serrures.
- 335. M. M. Uzielli, à Londres; nouvelles serrures (30 juin).
- 336. M. S. Thompson, à Londres; nouvelles constructions de serrures et verrous de sûreté de portes d’appartements et de meubles (13 novembre), (pub. Rep. ofarts, juillet 1839, p. 20).
- Soie.
- 337. M. TV. Needham, à Manchester ; métier à étirer, filer et doubler la soie (31 mai) (pub. Rep. oj arts, février 1839, p. 89).
- Sucre.
- 338. M. E. Stollé, à Londres; nouveau mode de raffinage et d’épuration du sucre de canne (24 février) (pub. Repertory of arts, octobre 1838, p. 233).
- 339. M. TV. Lawrence, à Londres ; nouveau procédé de concentration de solutions saccharines et autres sucs végétaux (8 mars).
- 340. M. J. Oliver, à Londres; nouveau filtre employé pour le raffinage de sucre (26 mars).
- 341. M. Miles-Berry, à Londres ; nouveau procédé de raffinage de sucre (6 septembre).
- Tabac.
- 342. MM. Heath, à Londres; nouvelle préparation du tabac à fumer et du tabac en poudre (10 août).
- Tapis.
- 343. M, M. Poole, à Londres; perfectionnement dans la fabrication des
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- rtfétrâffifE ^RANeimE.
- -?s
- tapis, couvertures et autres étoffés’ fi fpofiî (2l avril) (pub. Rep. of arts, lévrier1S^9v P> $5). ! ; , - : " .
- 344*-M. R. Badnall, àCotton-fïall (Stafford) ; fabrication perfectionnée des tapis et'àûti^s étoffes analogues, avec des matières non encore employées pour cet lisage ($7. juin) (pub; Lôtid. fourh. of arts, juillet 1839, p. 246).
- Teinture,
- 345. ftl. 6L iSfussey, à Leêds (York) ; nouvelle préparation végétale propre à là teinture en bleu et autres couleurs (31 mai).
- 346. M. J. Robinson, à Huddersfield (York); moyen de teindre, en diverses couleurs, les dessins et ornements sur les étoffes de laine, coton, soie, etc. (27 juin).
- 347. M .TV. TVatson, à Leeds (Ecosse); préparation des matières servant à la teinture en bleu et autres couleurs (8 novembre) (pub. Land, j&urn,. of arts, novembre 1738, p. 146^.
- Télégraphie.
- 348. M. W. Cooke, à Hastings; construction d’appareils propres à transmettre des signaux et a répandre l’alarme à de grandes distances à l’aide de courants électriques passant à travers des circuits métalliques (18 avril) (pub. Reper tory of arts, mars 1839, p. 129).
- 349. M. E. Davy, à Londres; appareil pour transmettre des signaux télégraphiques par le moyen de l’électricité, applicable à la production et à la régularisation des courants électriques pour d’autres usages {4 juillet) (pub. Rep. of arts, juillet 1839, p. 1re).
- Tissus.
- 350. M. J. Dutton, \ Wotton-under-Edge (Glocester) ; nouvelle fabrication des étoffes de laine applicable à la filature et à l’apprêt de ces tissus (8 février) (pub, Lond, journ^of m?tsÿ décembre 1838, p. 121).
- 351. M. C. Nïekels, à Londres; machine à laïner ou tirer à poil certains tissus (21 avril).
- 352. M. B. Ledger-Shaw, à Henley (York); procédé de tissage et d’apprêt des étoffes de laine et au très (12 juin).
- 353. M. H. Dunnington, à Nottingham; machine à monter et parer les
- , chaînes des tissus (8 octobre). . î
- Tuiles. >
- 354. M. le marquis de Tweedaba, à Londres; machine à faire les tuiles, briques et carreaux (1er août) (pub. Rep. cf arts , avrikf839:, p; 193).
- Tuyaux. '
- 355. M. Ch. Green, à Birmingham ; fabrication perfectionnée des tuyaux de a^fre èl de laiton (27 fttiti).
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- PATENTES ANGLAISES. 79
- 356. M, J. Gutler,à .Birmingham.; alliage métallique propre à la fabrieatiçin des tubes et tuyaux, applicable à d’autres usages (17 décembre).
- Typographie.
- 357. M. H. Ressemer, à Londres; appareil propre à fondre les caractères d’imprimerie, et moyen de les distribuer et les compter (3 mars).
- 358. MM. C.-A. Holm ot J. Earrett, à Londres; perfectionnement dansla
- typographie (20 décembre). ‘ T
- Vapeur,
- 369. M. J. Melville, à Londres; nouveau mode de génération de la vapeur et ses applications à la navigation (8 février).
- 360. M. TV. Farquhar, à Londres; nouveau mode de générer ta vapeur pour les machines à vapeur (13 février).
- 361. MM. J. Cutter si T.-G. Hancock, à Birmingham; méthode perfectionnée pour condenser la vapeur dans les machines à vapeur et alimenter d’eau les chaudières (12 juillet).
- 362. M. W. Morgan, à Londres; perfectionnement dans la production de la vapeur (3 novembre).
- 363. M. J. Maccurdy, à Londres ; nouveau moyen dé générer la vapeur et de l’appliquer à l’ébullition et à l’évaporation des fluides (Ier décembre).
- Verre.
- 364. M. J.-T. Chance, à Birmingham perfectionnement dans la fabrication du verre (21 avril) (pub. Repertory of arts, août 1839, p. 84).
- 365. M. E. Ragon, à Londres; perfectionnement dans la fabrication du verre et la production des matières vitrifîables employées dans les constructions (3 novembre).
- 366. M. J. Hariley, à Bishop-Wearmouth ; perfectionnement dans la fabrication du verre (Ie* décembre).
- Vêtements.
- 367. M. F.-J. Caplin, à Londres; perfectionnement dans la confection des buses, corsets et autres parties de vêtement qui exigent le laçage, et instrument propre à prendre mesure de ces objets (14 mai).
- 368. M. Luke-Hebert, à Londres; moyen d’attacher les pantalons et autres parties du vêtement (1" décembre).
- Vins.
- 379. M. M. Poole, à Londres; moyen de conserver en bouteille le vin et autres liqueurs fermentées (24 février).
- Vis.
- 370. MM. TVoodyat et S. ffarrmn, à Birmingham ; nouveau système de
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
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- fabrication des vis en bois (8 novembre) (pub. Repertory of arts, mai 1839, p. 257). .
- Voitures.
- 371. M. N. TVorsdell, à Liverpool; appareil destiné à faciliter le transport des fourgons et waggons sur les chemins de fer et les routes ordinaires (4 janvier) (pub. Repertory of arts, novembre 1838, p. 258).
- 372. M. Houlston, à Bradford; appareil destiné à arrêter ou retarder le mouvement des voitures (24 février) (pub. Repertory of arts, novembre 1838, p 368 ).
- 373. M. /. Macnee, à Edimbourg; perfectionnement dans la construction des voitures (21 avril) (pub. Rep. of arts, août 1838, p. 71).
- 374. M. J. Bail, à Londres; perfectionnement dans la construction des voitures (3 mai) (pub. Repertory of arts, janvier 1839, p. 42).
- 375. M . R. Thomas, à Londres; appareil attaché aux voitures et destiné à empêcher les chevaux de s’emporter dans les descentes (7 juin) (pub. Lond. joum. of arts, octobre 1839, p. 69).
- 376. M. A. Maclellan, à Glascow; nouveau moyen de suspension des voitures et ressorts appropriés à cet usage (13 septembre) (pub. Lond. joum. of arts, avril 1839, p. 6).
- 377 . M. A. Cohen, à Islington; construction des waggons pour les chemins de fer et moyen de les réunir entre eux (26 novembre).
- 378. M. S. Darthez, à Londres; nouveaux essieux et moyeux de voitures (1er décembre) (pub. Lond. joum. of arts, octobre 1839, p. 86).
- 4* 379. M. G. Cavaignac, à Londres ; véhicules pour transporter divers matériaux applicables à l’établissement des routes (6 décembre).
- 380. M. Crofton-Moat, à Putney; nouveau moyen d’appliquer la force des chevaux aux voitures roulant sur les roules ordinaires (17 décembre).
- 381. M. D. Stafford, a Londres; nouvelle construction des voitures (21 décembre).
- Zinc.
- 382. M. E.-F.-J. Duclos, à Church (Lancaster) ; fabrication perfectionnée du zinc, du cuivre et de l’antimoine (31 mai).
- 383. M. H. Grey-Dyar, à Londres; nouvelle fabrication du zinc (20 novembre) (publ. Repertory of arts, novembre 1839, p. 283).
- Imprimerie de L. BOUCHAR.D-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. ( N° CCCCXXIX. ) MARS 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES . — DYNAMOMETRE.
- Rapport fait par M. le comte Lambel, au nom du comité des arts mécaniques sur un mémoire de M. Viollet, concernant les limites des erreurs que Von peut commettre dans la mesure de la puissance des usines, par le frein dynamométrique de IM. de Prony, et sur les moyens d’augmenter Vexactitude de cet appareil.
- Avant de parler du travail de M. Viollet, il est à propos de présenter les justes réclamations de cet ingénieur, qui ont pour objet d’établir les époques fixes auxquelles il a présenté ses divers travaux à la Société d’encouragement, afin de lui assurer la priorité des résultats de ses recherches et de lui éviter l’accusation de plagiat.
- Le 22 juin 1838, il a présenté au conseil les chapitres 6,7 et 8, contenant lès détails consignés dans sa lettre du 1 8 décembre \ 838 , avec trois plans de son ouvrage sur les puits artésiens, un d’un lavoir public et deux relatifs à l’usine de M. Champoiseau. Ce travail, envoyé à une autre Société, a été perdu.
- Le travail^ dont je vais rendre compte au Conseil a été renvoyé au comité le 3 décembre 1838.
- Le présent rapport était fait en grande partie depuis longtemps; mais, dans les conférences qui ont eu lieu avec M. Viollet, des doutes lui furent exprimés sur l’exactitude des résultats du frein dynamométrique décrit dans son mémoire.
- On lui avait fait sentir la nécessité de les vérifier par l’expérience, et il Trente-neuvième année. Mars 1840. \ \
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- ARTS MÉCANIQUES.
- s’était occupé de la conception d’une machine destinée à remplir cet objet.
- Le besoin de vérifier ces résultats a été aussi, depuis peu, senti par plusieurs ingénieurs, et notamment par M. Bresson, ingénieur civil à Rouen, qui a proposé, pour faire cette vérification, un moyen simple et peu dispendieux qui donnerait des résultats suffisamment exacts, en déterminant à l’avance la valeur de la résistance eausée par la roideur des cordes et le frottement de l’axe de la poulie.
- Ce moyen consiste à établir la force dynamométrique d’un moteur d’après la formule adoptée, et d’arrêter l’action du frein au même instant où l’on force ce moteur à élever, en conservant sa même vitesse uniforme, le poids représentant la quantité de dvnamies indiquées par le frein. On fera plus bas une proposition à cet égard, parce que cette question intéresse à un très-haut degré l’industrie et la fortune des industriels, dont la Société d’Encoura-gement, par amour du bien public, s’est attribué le patronage désintéressé.
- Avant de rendre compte du mémoire de M. Viollet} on croit devoir exposer brièvement l’origine du frein dynamométrique.
- D’après des renseignements qui paraissent exacts, ce fut vers 1815 que M. Gengembre essaya d’employer le frottement d’un frein sur l’arbre d’un moteur pour prononcer avec ses collègues nommés arbitres comme lui dans la contestation élevée entre MM. Lecour et Edwards, relativement à la fourniture d’une machine à vapeur. M. Gengembre ayant appliqué à l’extrémité du levier un ressort au lieu d’un poids, les oscillations continuelles du levier qui en résultèrent rendirent cet essai infructueux.
- M. de Prony, dont la perte récente est si douloureuse pour les sciences, nommé postérieurement arbitre dans cette affaire, adopta le principe du frein, y adapta un poids au lieu d’un ressort, en établit la théorie et lui donna son nom.
- Après cette digression qu’il nous a paru à propos de placer ici, on va rendre compte du mémoire de M. V\iollet, dont l’objet utile est de calculer les erreurs que les oscillations du frein peuvent causer*aux résultats des expériences, et d’indiquer des moyens de perfectionner l’exactitude de ces résultats.
- Il donne, à la fin de son mémoire, le plan du frein dynamométrique perfectionné qu’il propose ; il adopte pour l’arbre du moteur le manchon en fonte de M. Morin, décrit dans votre Bulletin; seulement il pense que la surface de frottement doit être droite et non bombée.
- La surface supérieure du frein doit être, suivant lui, en tôle forte doublée entièrement d’une lame de bois fendu suivant son fil, d’un ou deux centimètres d’épaisseur suivant sa flexibilité, que l’on augmente par quelques traits
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- DYNAMOMETRE.
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- de scie intérieurs, afin qu’elle s’applique, le plus exactement possible, sur le manchon; la surface intérieure de la tôle est munie d’aspérités qui maintiennent en place la doublure en bois, ainsi que de deux talons en relief sur la tôle qui en assurent les extrémités.
- a Tous ces détails de construction ont pour objet de rendre la résistance due ail frottement du bois sur la fonte la plus régulière possible; l’auteur y a joint un moyen de faire arriver constamment un filet d’eau à la partie supérieure du manchon, par une entaille faite dans le coussinet supérieur en bois, placé sous le levier. L’eau a été reconnue, par plusieurs ingénieurs, être le moyen le plus simple et le plus exact pour empêcher réchauffement du manchon et pour réduire au minimum les oscillations du frein.
- Enfin, pour obtenir une pression aussi constante que possible du frein sur le manchon, M. Viollet propose des ressorts d’une élasticité suffisante auxquels aboutiraient les boulons maintenant le frein sur le manchon.
- Il suppose qu’avec ces détails de construction les oscillations du levier seront moindres que dans les appareils usités, qui communément, dit-il, n’excèdent pas 3 degrés au-dessus ou àu-dessous de l’horizontale.
- Il calcule ensuite, en admettant cette limite d’oscillation, quelle serait celle des erreurs, et il trouve, en partant des éléments des calculs adoptés jusqu’ici, qu’elle ne produirait qu’une erreur de 0,0027 de l’action dynamique.
- Lorsque l’erreur provient de la variation du moteur, en supposant qu’elle soit de ‘/ta > l’auteur trouve de même que le maximum de l’erreur possible est Vra de l’action dynamique.
- Il cite ensuite une expérience faite par M. Egen, de Berlin, avec le frein dynamométrique, qui pense qu’avec quelques perfectionnements qu’il indique il réduirait l’erreur à 0,0025.
- L’auteur du mémoire propose enfin un moyen de connaître très-approxima-tivement la valeul* des erreurs réelles au moyen d’un style qui tracerait ces erreurs sur une bande de papier, comme l’indique le dynamomètre de M. Morinl
- Toutes ces idées paraissent devoir être utiles au perfectionnement du frein, et l’on ne peut qu’inviter l’auteur k mettre le comité à même d’en bien constater les résultats précis par l’expérience.
- Conclusions.
- Le comité des arts mécaniques vous propose, messieurs, de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le présent rapport au Bulletin, et d’attendre la présentation qu’il désire vous faire de son frein dynamométrique pour prononcer définitivement sur le mérite de son travail, sous le rapport de la
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- 84 arts mécaniques.
- pratique. Le comité vous propose, en outre, de reconnaître l’opportunité et l’utilité de faire de nouvelles expériences sur le frein dynamométrique, et de le charger de vous en présenter la dépense et les détails.
- Signé Lambel, rapporteur.
- Approuvé en séance , le 14 août 1839.
- * OPTIQUE.
- •
- -Rapport fait par M. Francceur, au nom du comité des arts mécaniques, sur un ouvrage de M. Ch. Chevallier, ayant pour titre : Manuel du micrographe.
- i 1
- M. Ch. Chevallier, qui a mérité de vous, messieurs, d’honorables récompenses pour l’exécution parfaite des divers instruments d’optique qui lui ont valu une réputation européenne, est aussi auteur de plusieurs traités dignes d’estime, sur l’art qu’il exerce avec succès. Il vient de publier un ouvrage spécial sur le microscope, sa construction variée et ses usages; on n’y troüVe aucune idée neuve sur les théories d’optique, et l’auteur n’avait pas pour objet de les accroître et de les éclairer ; mais il a voulu mettre le public dans la confidence d’une multitude de pratiques que l’expérience lui a indiquées pour pouvoir tirer du microscope tout le parti désirable : on y remarque plusieurs chapitres destinés à indiquer les moyens de vérifier si les microscopes réunissent les conditions qu’on doit y trouver quand l’exécution en est convenable, et d’en savoir interpréter les indications avec rigueur sous les rapports de grossissement, de formes, de proportions, etc. Le Manuel du micrographe est un très-bon ouvrage qui sera consulté avec avantage par toutes les personnes qui ont besoin du secours du microscope pour voir, étudier et décrire les formes des corps qui échappent à nos yeux parieur petitesse. Ce livre est au courant de l’état actuel de la science, et mérite votre approbation.
- J’ai l’honneur, messieurs, de vous proposer d’adresser des remercîments àM. Ch. Chevallier pour l’exemplaire dont il vous a fait hommage et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Francoeur, rapporteur, approuvé en séance, le 18 décembre 1839.
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- ' ’ : ; MACHINES Â VAPEUR. ? 85
- Description d une machine a vapeur portative et à haute pression,, par M. A. RoufFet fils, mécanicien, rue de VOrme, 12,
- place de la Bastille.
- Dans un rapport inséré au Bulletin de janvier dernier, p. 3, M. 'Fran-cœur a rendu un compte favorable de la petite machine à vapeur de M. Rouf-fet, et en a fait connaître les divers avantages. Pour compléter ce rapport, nous donnons ici une description détaillée de cette machine qui occupe peu de place et est d’un transport facile.
- La Jig. 1, pl. 789, est une élévation longitudinale* de la machine, portée par quatre pieds qu’on fixe solidement, au moyen de boulons à écrous, sur une aire préparée à l’avance.
- Fig. 2. Coupe verticale et longitudinale de la même. .
- Fig. 3. Elévation vue de face.
- Fig. 4 et 5. Tiroirs de distribution dessinés sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- AA, Générateur de vapeur, composé d’une chaudière horizontale et d’une capacité cylindrique verticale communiquant librement avec la chaudière et renfermant le foyer, le cylindre à piston, etc.
- B, Foyer composé dr’une cloche en fonte dont le fond est occupé par la grille B', et qui débouche dans des tuyaux contournés CC, dans lesquels circule la flamme aspirée par le ventilateur. Ces tuyaux sont constamment immergés dans l’eau et lui communiquent la chaleur nécessaire pour la porter au point de l’ébullition.
- D, Ventilateur à ailes courbes d’après le système de M. Combes, dont on* trouve une description détaillée page 178 du Bulletiny année 1838. Cet appareil, monté sur l’extrémité du tuyau contourné C, s’applique contre l’une des parois de la chaudière et opère le tirage du fourneau en aspirant constamment la flamme et favorisant sa circulation.
- E, Poulie montée sur l’arbre du volant et communiquant le mouvement au ventilateur par l’intermédiaire d’une corde sans fin passant sur une poulie F.
- GG, Cloisons circulaires en tôle entourant le foyer et destinées à opérer le renouvellement de l’eau chauffée par l’eau froide, en entretenant une circulation continuelle.
- H, Indicateur du niveau de l’eau dans la chaudière.
- I, Trou d’homme. '
- J, Pompe alimentaire qui aspire l’eau d’une bâche placée sous la chaudière et contenant 500 litres, et la refoule par le tuyau K.
- E, Balancier dont le centre de mouvement est en g*.
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- 86 ARTS MÉCANIQUES. --- MACHINES A VAPEUR.
- M, Cylindre fixé au sommet du générateur dans lequel il plonge d’environ la moitié de sa longueur.
- N, Soupape de sûreté.
- O, Tige du piston de la pompe alimentaire.
- P, Bielle attachée d’une part au balancier, et de l’autre à la-manivelle montée sur l’arbre du volant.
- Q, Excentrique qui transmet le mouvement de l’arbre moteur aux tiroirs de distribution, par l’intermédiaire de la tringle R.
- S, Tiroir de distribution fixé contre la paroi du cylindre M, et qui couvre et découvre alternativement les orifices du disque,Jig. 4.
- T, Orifice d’alimentation du fourneau ; on le bouche avec une brique ou autrement aussitôt que la machine est en train.
- U, Piston dont la tige attachée au balancier est surmontée de deux galets qui montent et descendent dans les directrices b.
- V, Tuyau d’admission de la vapeur dans le cylindre.
- X, Tuyaux de décharge de la soupape de sûreté.
- Y, Tuyau de sortie de la vapeur.
- Z, Volant faisant soixante tours à la minute.
- a, Tuyau ascensionnel par où s’échappent les produits de la combustion après avoir opéré réchauffement de l’eau ; ce tuyau peut être dirigé dans une cheminée ou conduit au dehors.
- b7 Directrices de la tige du piston.
- c} Manomètre attaché à une planche d placée verticalement au-dessus de la chaudière.
- e, Robinet du tuyau V.
- fjf Pieds qui supportent l’appareil.
- g, Centre de mouvement du balancier M.
- hf Manivelle montée sur l’arbre i du volant.
- Je, Poignée fixée à la poulie E.
- Le fourneau est uniquement alimenté avec du coke qui ne produit pas de suie, ce qui maintient l’intérieur des tuyaux CC dans un état de propreté convenable. Tout autre combustible ne pourrait être employé, attendu que les tuyaux, par leur forme contournée, sont d’un nettoyage difficile. On commence par jeter sur la grille un peu de bois enflammé, puis on charge le fourneau jusqu’à la moitié de sa hauteur, on bouche l’orifiçe T, et on manœuvre le ventilateur à l’aide de la poignée k; pour cet effet on enlève la clavette qui fixe la poulie E sur l’arbre du volant, de manière à ce qu’elle puisse tourner autour de cet arbre; il s’établit aussitôt une puissante aspiration à travers'la grille, le coke s’enflamme, et la chaleur se répand dans les tuyaux; au bout
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- ARTS CHIMIQUES. --- PHOTOGRAPHIE.
- 8T
- de 25 minutes, l’eau entre en ébullition, et la vapeur commence à agir; alors on replace la clavette et on abandonne la poignée; aussitôt le mouvement de la machine est transmis au ventilateur qui fait 240 révolutions par minute.
- On alimente le fourneau trois fois par heure ; la consommation est de 100 kilog. de coke par jour, et celle de l’eau de 500 litres. La pression intérieure est. égale à 4 atmosphères, ou à la force d’un cheval et demi; on pourrait la porter à six; atmosphères.
- La machine, avec tous ses accessoires, pèse 400 kilog.; elle se monte et se démonte facilement. Son prix est de 2,006 fr. On est dispensé d’élever une cheminée; un simple tuyau de poêle passant a travers une vitre suffit.
- Comme la vapeur qui s’échappe en pure perte dans l’atmosphère conserve encore une température assez élevée,\M. Rouffet propose de'l'utiliser, soit en la faisant circuler dans Râtelier pour y entretenir la chaleur, soit en la ramenant dans la bâche pour chauffer l’eau d’alimentation. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — photographie.
- Description (Y un appareil photographique simplifié et portatif; par M. le baron Sëguier.
- M. le baron Séguier a présenté au conseil d’administration, dans sa séance du 9 octobre 1839, un appareil photographique auquel il a apporté des modifications pour le rendre plus portatif, et d’un volume et d’un poids moins considérables, sans rien changer à la grandeur des plaques ; ces modifications tendent surtout à rendre praticables, en plaine campagne, les diverses opérations de la photographie, même celles qui semhlent réclamer un abri contre une trop vive lumière. /
- L’appareil représenté avec tous ses détails, PI. 790, se compose d’une chambre noire à soufflet, qui se replie sur elle-même, et est pourvue d’une anse pour la rendre facilement transportable ; elle est logée dans une caisse renfermât aussi la boîte à iode, celle à vapeur de mercure, les cuvettes, la lampe à alcool et autres accessoires.
- La chambre noire est portée par un support en forme de trépied muni d’une articulation à rotule qui lui permet de prendre toutes les positions désirables.
- Un manteau en toile imperméable à l’ea.u et à la lumière, jeté sur le trépied, le convertit en une petite tente sous laquelle se pratiquent commodément et à l’abri du jour les diverses opérations tant préparatoires que finales.
- Explication des figures de la planche 790.
- Eig. \. La chambre noire à soufflet placée sur ses supports au-dessus de
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- ARTS CHIMIQUES •
- l’enveloppe ou tente dans l’intérieur de laquelle sont disposés les appareils pour la préparation des plaques. En fermant cette tente par ses pattes à bouton, on s’y trouve parfaitement à l’abri des influences de la lumière.
- Fig. 2. Section verticale de la caisse renfermant la chambre noire, les plaques, les boîtes à iode et à mercure, et tous les autres accessoires. Cette caisse, de 5 décimètres et demi de hauteur sur 3 décimètres et demi de largeur, est munie d’une anse pour faciliter son transport.
- Fig. 3. La chambre noire à soufflet entièrement développée, vue en coupe.
- Fig. 4. La même, repliée et réduite à un petit volume.
- Fig. 5. Châssis garni de sa planchette.
- Fig. 6. Partie détachée du même.
- Fig. 7. Section verticale du châssis et de la planchette.
- Fig. 8. La planchette garnie de sa plaqye, vue séparément.
- Fig. 9. Le support de la boîte à mercure, vu de face.
- Fig. 10. Le même, vu de côté.
- Fig. 11. Section verticale de la boîte à iode dont le couvercle est muni d’un anneau.
- Fig. 12. L’articulation à rotule de la chambre noire, vu,e en élévation.
- Fig. 13. La même, vue en plan.
- Fig. 14. Section verticale de cette articulation dessinée sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A , Chambre noire à soufflet. B , Caisse dans laquelle est logé cet appareil. B', Anse de cette caisse. C , Boîte à iode. D , Boite à vapeur mercurielle formant le prolongement de la caisse B. EE , Flacons contenant le mercure, l’iode, l’acide, etc. F, Capsule à iode placée au fond de la boîte C. G, Capsule à mercure. H, lampe à alcool. I, Enveloppe de toile noire en forme de tente. K, Planchette. L, Châssis qui reçoit la planchette. M, Support en tringles de fer sur lequel est placé l’appareil. N, Plaques métalliques logées dans une boîte. O, Carton renfermant du coton dont on forme des tampons pour nettoyer et. polir les plaques. P, Bassine pour le lavage des plaques. 0
- a, Anse de la chambre noire, b, Articulation à rotule portant la chambre noire, c, Tube renfermant l’objectif achromatique d. e, Soufflet de la chambre noire, f, Bandes de fer qu’on déploie pour tenir la chambre noire développée; elles sont percées, de distance en distance, de trous dans lesquels s’engagent les crochets g attachés au châssis L. , (D.)
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- ALLIAGE METALLIQUE.
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- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du comité des arts chimiques , sur un alliage destiné a la confection d’objets d’ornementj et présenté par M. Desch, rue Borda, 3, marché Saint-Martin.
- La fabrication du plaqué d’argent que la Société d’encouragement a su, comme tant d’autres, populariser par des récompenses, satisfait à de nombreux besoins dans les arts ; mais le prix élevé de ce beau produit, d’une part, l’altération qu’il éprouve quand il est employé à la confection d’objets destinés à soutenir des chocs, et surtout des frottements multipliés, d’autre part, ne permettent pas de l’employer avec le même avantage dans tous les cas : ainsi, pour les objets de sellerie, de quincaillerie, la lame d’argent, se détruisant assez rapidement, laisse bientôt apercevoir le cuivre, et présente, sous ce rapport, un inconvénient d’autant plus marqué que son éclat était précédemment plus grand.
- Depuis assez longtemps, en Allemagne, on fait usage du pacfong pour une grande variété d’objets de sellerie, de coutellerie et d’ornementation, et le comité a eu l’occasion d’attirer votre attention sur la fabrication de pièces nombreuses fondues en pacfong par M. Pechitiay, auquel vous avez accordé l’une de vos récompenses.
- M. Desch vous a présenté, il y a peu de temps, un grand nombre de pièces fondues en un alliage dont la composition est connue du comité, et qu’il regarde comme susceptible, par la facilité avec laquelle ce produit prend les détails du moule et par son prix, de fournir, à la sellerie, à la coutellerie et à l’ornementation, de nouvelles facilités.
- Les objets exposés sur le bureau prouvent que l’alliage dont il est question peut être utilement employé à ces divers usages, et le comité s’est convaincu, par des essais, des avantages qu’il peut offrir sous ce point de vue.
- Sa teinte, d’un blanc assez pur, la facilité avec laquelle il peut être nettoyé, lorsqu’il s’est altéré par l’action de l’atmosphère, le rendent propre à une foule d’objets, dans lesquels il remplace avantageusement l’argenterie ou le plaqué, comme le fait déjà le pacfong.
- La résistance de ce composé permet de s’en servir pour des pièces qui exigent même une assez grande solidité ; cependant le comité a vérifié qu’il jouissait de cette propriété à un degré un peu moins élevé que le pacfong bien préparé.
- Déjà Wl.Desch a fabriqué beaucoup d’ornements pour la sellerie et la carrosserie; des chandeliers et d’autres objets utiles seulement pour les entreprises des pompes funèbres et les églises qui ne peuvent acquérir ces mêmes objets Trente-neuvième année, Mars 1840. 12
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- ARTS CHEWQUBS.
- m
- en argenterie; enfin pour la coutellerie. Le comité en a examiné un grand nombre avec intérêt, et pense que l’industrie profitera de cette nouvelle application.
- Il a l’honneur de vous proposer de remercier M. Desck de sa communication et d’ordonner l’insertion du présent rapport au Bulletin.
- Signé Gaultier de Claubry, .rapporteur. Approuvé- en séance, le 8 janvier \ 840.
- TANNAGE.
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du comité des
- arts chimiques, sur les procédés de tannage de M. Vauquelin ,
- boulevard de VHôpital, 4°-
- Le comité des arts chimiques a été chargé d’examiner les procédés de tannage de M. Vauquelin, sur lesquels l’un de ses membres, M. Dumas, avait appelé l’attention du conseil.
- Sans nous astreindre à décrire, comme terme de comparaison avec les procédés soumis à votre jugement, les procédés suivis généralement pour le tannage, nous rappellerons qu’avant de soumettre les peaux à l’action du tan on leur fait subir un travail destiné à en séparer le poil et toutes les parties étrangères, et qui se divise en écharnage et lavage de rivière. Cette partie des opérations préliminaires offre beaucoup d’inconvénients, soit relativement aux peaux elles-mêmes, soit relativement aux localités environnant les points ou elles s’exécutent.
- Le procédé de M. Vauquelin supprime le travail de rivière, et remplace le mode de débourrage par une action qui ne tend pas à altérer la peau, comme les moyens habituellement suivis, tels que l’échauffe et l’action des acides ou de la chaux.
- Cet industriel a modifié, à diverses reprises, les procédés qu’il avait d’abord adoptés, et n’est parvenu à celui qui doit nous occuper que par de nombreux sacrifices.
- Le comité s’est rendu deux fois dans les ateliers de M. Vauquelin, et, dans l’une de ses visites, il a pu s’aider des lumières d’un des commerçants les plus distingués dans la partie, M. Gillet, maire-adjoint du onzième arrondissement.
- Pour vérifier l’assertion de M. Vauquelin, relativement à la possibilité de
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- TANNAGE.
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- tanner des veaux en un mois et des vaches en six semaines environ, l’un des membres du comité a marqué, dans les ateliers de cet industriel, toutes les peaux destinées aux opérations, et s’est assuré, dans d’autres visites, de la marche du travail. C’a été pour vérifier l’état de ces peaux tannées et la nature des opérations que le comité s’est réuni dans les ateliers,
- Le procédé deM. Vauquelin consiste d’abord à épuiser le tan des produits solubles, en le soumettant, dans des sacs, à l’action de la vapeur perdue, provenant de la machine motrice; après un quart d’heure d’ébullition, le tan ne fournit plus rien.
- Les peaux sont alors placées dans une caisse qu’échauffe un léger courant de vapeur, et dans laquelle arrive le jus de tan ; des pilons mis en mouvement par la machine à vapeur produisent leur action sur ces peaux, qu’un engrenage convenable transporte alternativement d’une extrémité à l’autre de l’appareil : après ce travail, qui dure un quart d’heure par vingt-quatre heures, elles sont introduites dans une grande cuve, où, un quart d’heure par jour aussi, elles sont agitées dans le jus de tan, au moyen d’un arbre à cames ; on travaille à la fois quinze à vingt douzaines de peaux.
- Les veaux et vaches, tannés dans l’espace d’un mois, examinés par le comité dans les ateliers de M. Vauquelin, ont offert de très-beaux caractères, et M. Gillet a assuré que ces peaux étaient supérieures à la plus grande partie de celles que fournit habituellement le commerce, et qui ont au moins un an et souvent deux ans de fosse, du moins dans le procédé généralement suivi.
- Tout a paru prouver au comité que M. Vauquelin 11e fait usage d’acides dans aucune partie de ses opérations; mais, pour acquérir, à cet égard, une certitude absolue, il se propose de suivre le travail entier avec tous les soins nécessaires : mais, comme les constatations auxquelles il veut parvenir, sur ce point comme sur la diminution du poids de tan employé, exigent un temps considérable, il a cru devoir présenter au conse un premier rapport pour signaler les résultats extrêmement importants qu’offre le procédé de cet industriel, destiné, avec quelques modifications peut-être, à modifier complètement l’art du tannage, et à réaliser des avantages que jusqu’ici on n’avait qu’incomplétement obtenus
- M. Vauquelin a aussi inventé un couteau-drayoir, au moyen duquel une peau est terminée en quelques instants, et qui supprime une opération excessivement pénible pour les ouvriers; nous nous contenterons d’en signaler Femploi, quelques modifications y étant nécessaires pour qu’il réponde complètement à toutes les exigences.
- Le comité avn avec la plus grande satisfaction les efforts de M. Vauquelin
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- pour le perfectionnement de son art, et, en vous en signalant toute Futilité et les résultats actuels, il a l’honneur de vous proposer 4° De le remercier de sa communication,
- 2° D’ordonner l’insertion du présent rapport au Bulletin.
- * Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 29 janvier 1840.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — chauffage.
- Rapport fait par JM. Payen, au nom d une commission spéciale_, sur le calorifère à circulation V/Jair chaudprésenté par M. Chaussenot jeune, allée des Veuves, 45, a Paris.
- A*différentes époques, un grand nombre d’ingénieurs et de manufacturiers se sont occupés des moyens de perfectionner la construction des calorifères : il semblait qu’après les travaux importants des Gauger, Keslar, Rumfordy Curaudauj Desarnod et de plusieurs de nos contemporains, il ne fût plus possible d’imaginer rien de bien neuf en ce genre, et, cependant, les ingénieuses dispositions, soumises à notre examen par M. Chaussenot, ont un caractère d’originalité qui les distingue de toutes les autres; elles remplissent, d’ailleurs, parfaitement le but que s’en était proposé l’auteur : vous en pourrez juger, messieurs, en examinant le modèle déposé sur votre bureau, et dont il nous sera facile de vous expliquer le mécanisme.
- Dans ce calorifère, le foyer, placé au centre, est surmonté par une cloche en fonte et une cheminée verticale, dans laquelle un fort tirage est déterminé par la haute température et la dilatation de l’air brûlé.
- Arrivés à l’extrémité supérieure de la cheminée, les produits de la combustion sont dirigés, à angle droit, dans une couronne creuse en tôle, dont ils parcourent toute l’étendue ; ils redescendent ensuite dans une semblable couronne, où ils font encore une circulation entière : ils peuvent redescendre ainsi, en circulant toujours, dans trois, quatre ou un plus grand nombre de couronnes semblablement disposées, et en perdant, par degré, la chaleur qu’ils avaient reçue de la combustion : descendus à la dernière couronne, et après en avoir fait le tour, ils s’engagent enfin dans le conduit d’une cheminée.
- L’air, qu’il s’agit d’échauffer, est admis dans le calorifère, d’une part, autour de la cloche et de la cheminée centrale, et, d’une autre part, sous la couronne située à la partie inférieure ; il suit autour de cette couronne, et successive-
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- CHAUFFAGE
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- ment autour des couronnes superposées, une direction inverse à la direction imprimée au courant de l’air brûlé. On comprend que, par ce moyen, l’air s’échauffe graduellement, ét dépouille méthodiquement de leur chaleur les conduits où la fumée circule ; qu’ainsi la fumée, peu à peu refroidie, rencontre à sa sortie dans la cheminée, la paroi sur laquelle frappe l’air froid qui entre. D’ailleurs, l’air échauffé autour des couronnes, et celui dont la température s’est élevée autour de l’axe, se mêlent à la partie supérieure du calorifère, et se dirigent à volonté, en vertu de leur force acquise, vers les lieux qu’il s’agit d’échauffer.
- On voit que les conditions de réchauffement économique de l’air sont ainsi théoriquement bien ménagées; au reste, les essais en grand suivis par vos commissaires et rendus plus précis par l’emploi de l’anémomètre de notre collègue M. Combes ont, à plusieurs reprises, démontré que le calorifère de M. Chaussenot permettait d’utiliser au delà des 0,6 de l’effet total du combustible.
- Cet appareil non-seulement met bien à profit les surfaces chauffantes employées, mais encore, par la construction de ses pièces circulaires et indépendantes de la maçonnerie, il évite les inconvénients ordinaires des dilatations et contractions alternatives.
- Déjà les avantages que nous venons de signaler ont déterminé l’application du calorifère Chaussenot pour le chauffage de l’air de grands établissements publics, des séchoirs pour la fécule, les cuirs vernis, le linge, les papiers peints, les cartons, la laine, les étoffes teintes ; et partout on s’est bien trouvé de son emploi, lors même qu’il dut remplacer d’autres calorifères anciennement estimés.
- Si, à ces faits positifs, nous ajoutons qu’avant même qu’ils fussent tous connus, le calorifère en question avait mérité d’être mis au premier rang parmi les calorifères soumis à l’examen du jury central de l’exposition de 1839, que depuis lors, enfin, l’extension des commandes et l’étude des spécialités nouvelles auxquelles il s’applique ont déterminé son habile inventeur à s’adjoindre l’un des bons élèves de l’école centrale, nous ferons, sans doute, partager la haute opinion que nous en avons conçue; vous vous déciderez, messieurs, à faire insérer dans votre Bulletin la description, avec figures, du calorifère Chaussenot, et vous autoriserez l’envoi de ce rapport au comité des médailles.
- Signé Payen, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 octobre 1839.
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- ARTS ÈCONOMrQÜES.
- Description du calorifère à circulation dair chaud, par M. Chaussenot jeune , ingénieur civil.
- Le calorifère de M. Chaussenot, construit en briques, et dont le rapport précédent a fait connaître les divers avantages, a 3m,62 de hauteur sur 2m,20 en carré ; il renferme quatre couronnes creuses en forte tôle, dans lesquelles circulent les produits de la combustion qui, après s’être dépouillés de leur chaleur, sortent presque froids par un tuyau supérieur.,
- La planche 791 représente ce calorifère sur ses diverses faces, et montre les détails intérieurs de la construction.
- Fig. 1. Elévation, vue de face, du calorifère.
- Fig. 2. Section verticale du même, pris sur la ligne A B du plan, fis-8-
- Fig. 3. Seetion horizontale au niveau de la ligne C D^fig. 2.
- Fig. 4. Id. id. . . sur la ligne E F.
- Fig. 5. Id. id. sur la ligne G H.
- Fig. 6. Id. id. . sur la ligne I K.
- Fig. 7. Id. id. . sur la ligne L M.
- Fig. 8. Plan coupé au niveau de la grille, ou sur la ligne N O,fig. 2.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Foyer surmonté d’une cloche en fonte B et d’un tuyau C. D, Grille. E, Cendrier. F, Porte du foyer. G, Tuyau enveloppant la cheminée C; il s’appuie sur la maçonnerie au-dessus de la cloche B. H, H', H", Hw, Quatre couronnes creuses en tôle, dans lesquelles circule l’air brûlé. I I, Tuyaux de communication entre ces couronnes. K, K, K, Portes par lesquelles on pénètre dans l’intérieur des couronnes pour les nettoyer. L, Tuyau de sortie de la fumée, débouchant dans la couronne inférieure, et s’élevant au-dessus du calorifère. M, Tuyau pour le dégagement de l’air chaud. N, Prise d’air extérieur, qui échauffe, dans son passage, les tuyaux C et G. O, Autre canal pour l’admission de l’air froid, circulant autour des couronnes creuses. P, Cloisons pratiquées dans l’intérieur de ces couronnes, et qui forcent l’air brûlé de descendre par les tuyaux de communication I.
- L’air, pénétrant par le canal N, s’échauffe autour de la cloche et du tuyau C, et s’échappe par le tuyau M, tandis que celui qui arrive par le canal O s’échauffe en circulant autour des couronnes, d’où il se réunit au premier pour sortir par le même tuyau. (D.)
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- CHAUSSURES* 95
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiquesy sur les semelles mobiles présentées par M. Jurisch et compagnie, brevetés, rue de Surênes, 23.
- Le peu de durée de nos chaussures tient à différentes causes parmi lesquelles nous devons signaler plus particulièrement ramincissement de la semelle par suite des frottements continuels quelle exerce sur le sol, et la destruction du fil qui sert à coudre ou à réunir Fempeigne avec la semelle.
- Pour parer à cette double cause de destruction, on a depuis longtemps recouru à l’emploi des semelles mobiles : celles qui vous sont présentées en ce moment par M. Jurisch sont formées de plaques en cuir garnies de chevilles de fer rivées des deux côtés, et sont fixées au moyen de petites vis sous les semelles ordinaires.
- Déjà, dans votre séance du \\ avril 1838, vous aviez, d’après un rapport préparatoire de votre comité des arts économiques, accueilli favorablement les premiers essais de semelles mobiles qui vous avaient été présentés par M. Petitpierre.
- Aujourd’hui, messieurs, que l’approbation'd’un grand nombre de personnes, le suffrage des consommateurs et l’expérience de deux années sont venus confirmer les avantages des semelles mobiles, que la fabrication de ces objets prend un développement progressif qui n’est pas sans importance, M. Jurisch et compagnie viennent appeler de nouveau votre attention sur leur industrie.
- Plus de six mille paires de semelles mobiles ont été vendues à Paris, nous disent-ils, dans le cours de l’hiver dernier, sans qu’une seule plainte en ait été faite dans leur dépôt.
- Une compagnie du corps des sapeurs-pompiers de la ville de Paris en a aussi adopté l’usage.
- Dans l’essai que nous en avons fait nous-même, avec des bottes étroites et minces, nous avons remarqué qu’elles gênaient un peu la marche en opposant de la résistance à la flexion du pied ; il est résulté de là des tiraillements assez violents qui ont fini par déterminer la rupture de Fempeigne.
- Mais de semblables inconvénients n’auraient pas lieu avec des souliers larges et forts dans lesquels le talon a toute liberté de se mouvoir.
- Dans une autre expérience, les semelles mobiles adaptées à des souliers de femme ont été portées pendant longtemps et usées en grande partie sans se dëtarcher.
- M. Jurisch nous a communiqué un rapport de M. le colonel du 18e régi-
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- ment d’infanterie légère, qui, d’après les ordres de M. le ministre delà guerre, ^ fait faire l’essai des semelles mobiles par dix hommes de son régiment, désignés comme usant le plus de chaussures.
- Il résulte des observations et du rapport de cet officier supérieur que les semelles chevillées mobiles sont d’un bon usage quant à la durée, et qu’elles peuvent prolonger de près de trois mois celle des souliers dont l’empeigne est encore bonne quand la semelle est usée.
- Le prix des semelles mobiles avec les talons est de 3 fr. 25 cent, la paire. On peut raisonnablement espérer une diminution de prix qui mettra les semelles mobiles de M. Jurisck et compagnie à la portée d’un plus grand nombre de consommateurs ; la pose en est très-facile, et chacun peut, au besoin, la faire lui-même.
- En résumé, messieurs, nous pensons que les semelles mobiles chevillées de M. Jurisch et compagnie ont pour avantages,
- 1° D’augmenter la durée des souliers destinés aux troupes, aux hommes de peine et aux personnes qui marchent beaucoup;
- 2° D’éviter les ressemelages cousus, qui détériorent et coupent l’empeigne, et qui même ne peuvent avoir lieu pour les chaussures corioclaves ;
- 3° De coûter beaucoup moins que les ressemelages ordinaires;
- 4° Enfin de conserver et de maintenir en bon état la semelle et la couture, par conséquent de garantir les pieds contre l’humidité, et de prévenir l’infiltration de l’eau dans l’intérieur des chaussures, ce qui est pour un grand nombre de personnes, surtout pour celles peu aisées ou nécessiteuses, la cause de beaucoup d’infirmités et de maladies graves.
- J’ai l’honneur de vous proposer, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Jurisch et compagnie de leur communication, d’insérer le présent rapport au Bulletin, et de leur en faire délivrer 500 exemplaires.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 janvier J 840.
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques sur les pâtes françaises , façon d’Italie, présentées par M. Magnin-Jonard, fabricant a Clermont (JPuy-de-Domè).
- La consommation des produits alimentaires connus sous le nom de pâtes d’Italie s’est accrue en France d’une manière sensible depuis quelques années.
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- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
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- Ainsi, d’après les documents statistiques publiés par l’administration des douanes, l’importation de ces produits, qui, en 1832, n’était que de 232,000 kilogr., s’est élevée, en 1836, à 723,000 kilogr., et, en 1837, à 893,000 kilogrammes.
- Nous possédons en France, il est vrai, plusieurs fabriques de pâtes façon d’Italie; mais il faut convenir que jusqu’à présent nos produits étaient généralement inférieurs à ceux d’Italie, sous le rapport de la beauté et de la qualité.
- M. Magnin-Jonard, propriétaire d’une fabrique de pâtes alimentaires établie à Clermont-Ferrand, a voulu nous affranchir du tribut annuel que nous payons à nos voisins pour les produits de cette nature. Il a fait plusieurs voyages en Sardaigne et à Naples, pour y suivre et y étudier, dans tous leurs détails, les meilleurs procédés de fabrication des pâtes d’Italie; il les a introduits dans sa fabrique en y apportant les modifications nécessitées par la différence du climat, de la température, et surtout par celle de la qualité des blés. Ses efforts ont été couronnés d’un succès complet; aujourd’hui, il livre au commerce des pâtes qui rivalisent avec celles le mieux préparées qui nous viennent de Gènes ou de Naples, et même qui sont vendues dans plusieurs magasins de Paris sous le nom et au prix des plus belles pâtes d’Italie.
- M. Magniti se plaint amèrement de ce passe-port flatteur qui restreint, sans profit pour lui et même à son grand détriment, la consommation de ses produits aux tables des personnes aisées dé la capitale ; car les mêmes pâtes qui se vendent à Lyon au prix de 40 centimes le demi-kilogramme ne trouvent, à Paris, un débit assuré qu’autant qu’elles portent le nom de pâtes de Naples, et qu’elles sont vendues au prix de 90 centimes le demi-kilogramme.
- « Le préjugé, vous écrit M. Magnin, le préjugé est notre plus grand ennemi ; nous le combattrons par tous les moyens possibles, d’une part, dans notre intérêt, pour mettre fin à l’espèce d’humiliation que nous éprouvons à voir nos produits préférés ne trouver un placement avantageux que sous une dénomination étrangère ; de l’autre, pour affranchir notre pays du tribut qu’il paye pour cet objet. »
- Les qualités que l’on recherche particulièrement dans les pâtes d’Italie, c’est qu’elles soient fines, blanches, nourrissantes et d’un goût agréable ; que par la cuisson elles augmentent beaucoup de volume ; qu’elles conservent bien leur forme, qu’elles ne se mettent point en bouillie ou ne se laissent pas aller au fond du vase où on les fait cuire, comme un dépôt sédimenteux; que le bouillon reste clair et transparent ; enfin qu’elles soient d’une bonne et facile conservation.
- Trente-neuvième année. Mars 1840.
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- ftg 4**3 ÉCONO.ViqüES.
- Les pâtes de M. Magnin réunissent à un três-hâtrt degré les différentes qualités dont nous venons de parler : le jury de l’exposition de 1839 en a reconnu la supériorité et a décerné à M. Magnin-Jonctrd une médaille d’argent ; déjà il avait obtenu la médaille de bronze à l’exposition de 1834.
- La fabrique de M. Magnin occupe habituellement 129 à 130 ouvriers; dans certaines saisons, le nombre en est encore augmenté.
- Toutes les pâtes de M. Magnin sont préparées avec des semoules provenant des blés rouges cultivés en Auvergne; ce fabricant supplée à ce que la qualité de nos blés pourrait avoir d’inférieur à celle des blés d’Italie, par un choix et un mélange judicieux des semoules les plus dures et les plus abondantes en gluten. Les farines excédantes et les semoules farineuses sont livrées à la consommation à des prix au-dessous des cours.
- Les pâtes sont préparées à chaud et desséchées au moyen d’un courant d’air abondant et convenablement échauffé.
- M. Magnin corrige, par une chaleur artificielle habilement dirigée, les inconvénients des fréquentes vicissitudes du climat de l’Auvergne; la dessiccation lui a présenté surtout de nombreuses difficultés à surmonter : l’impression trop vive de l’air, dit-il, fait briser les pâtes; d’un autre côté, les chaleurs les font aigrir et tourner ; l’humidité les fait moisir, etc.
- Enfin M. Magnin a simplifié ses procédés de fabrication d’une manière tellement heureuse, que les frais nécessaires pour réduire les semoules en pâtes de diverses formes ne s’élèvent pas à 2 fr. les 100 kilogrammes.
- D’après la déclaration de son chef, cette maison livre annuellement au commerce près de 500,000 kilogrammes de pâtes et semoules qui sont le produit d’environ 14,000 hectolitres de blé.
- M. Magnin volts a aussi présenté dés farines de divers légumes cuits, dont la préparation vous a paru laisser peu de choses à désirer. Votre comité a remarqué principalement les farines de châtaignes, de pois, de lentilles i qui n’ont pas l’amertume qu’on retrouve fréquemment dans les préparations analogues que l’on vend dans le commerce.
- Le dépôt des produits de la fabrique de M. Magnin-Jonard est établi à Paris, chez M. Sarazin, rue Saint-Honoré, 317, et chez plusieurs marchands dupassage Choiseul.
- D’après les considérations qui viennent de vous être exposées, messieurs,’ votre comité des arts économiques est d’avis queleS produits de la fabrique de M. Magnin-Jonard sont dignes de votre approbation, et que les efforts de cet industriel méritent un témoignage particulier de votre satisfaction.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer, au nom de votre comité, de remercier M. Magnin-Jonard de sa communication, de taire insérer
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- OUTILS,
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- le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer à la Commission des médailles.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 janvier 1840.
- OUTILS.
- Rapport fait par M. Derosne, au nom du comité des arts économiques y sur les râpes .ou limes à taille rhomàoïdale de M. Lenseigne* mécanicien y rue Guillaume> 7, île Saint-Louis.
- Vous avez renvoyé à votre comité des ârts économiques le mémoire que vous a présenté M, Lenseigne sur ses râpes on limes.
- Le but de M. Lenseigne était de solliciter votre suffrage pour approuver l’application dé ces râpes à l’extirpation des durillons et même des cors aux pieds j mais votre comité a pensé qu’il ne devait pas s’immiscer dans cette sorte d’application, qui est plutôt du ressort de la médecine que de l’économie domestique, et, sans infirmer en rien les certificats nombreux et dignes de foi qui ont été délivrés à M. Lenseigne pour cet emploi, il a dû se borner à examiner ces râpes sous le rapport industriel. Il a reconnu qu’elles offraient des avantages marqués sur les outils du même genre employés dans le commerce, avantages qui sont dus à la taille particulière que M. Lenseigne leur donne. Votre rapporteur a eu occasion d’employer ces râpes pour enlever les dépôts terreux qui se forment sur les condensateurs à grandes surfaces des appareils à double effet qu’on construit dans son établissement, et il a reconnu que ces râpes n’avaient pas l’in-convénient de s'empâter aussi facilement que les autres instruments du même genre. Plusieurs membres de votre comité des arts mécaniques ont également constaté les avantages qui résultaient de l’emploi de râpes de M. Lenseigne, et leur supériorité. En conséquence, votre comité vous propose de donner votre approbation au système de taille des râpes de M* Lenseigne, d’approuver le présent rapport, d’en ordonner l’insertioh dans le Bulletin et d’en faire délivrer trois cents exemplaires à l’auteur.
- Signé Ch. Dero&ne, rapporteur. Approuvé en séance, le 8 mai 1839.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — DEVERSOIR.
- DÉVERSOIR.
- Rapport fait par M. Laharraque, au nom du comité des arts économiques> sur le déversoir de M. Lenseigne.
- Messieurs, M. Lenseigne, ingénieur-mécanicien, à qui vous avez eu la satisfaction d’accorder plusieurs fois des encouragements et des médailles bien mérités, vous a soumis le modèle d’un appareil qu’il nomme déversoir ou déchar geoir^ destiné à faciliter la chute dans la Seine des glaces et neiges qui, pendant les grands froids, encombrent la voie publique.
- M. Lenseigne fait observer que les neiges et glaces étaient entassées jadis sur les quais et boulevards au détriment de la salubrité publique, puisque ces matières étaient longtemps à fondre, et que les immondices qui salissaient ces neiges sé putréfiaient. Depuis quelques années on a substitué à ces amoncellements le déchargement des tombereaux sur une partie du quai où déjà on avait démoli le parapet, le trottoir et une portion de mur, de telle sorte qu’en opérant le déchargement de la voiture son contenu se rendait à la Seine. Mais, outre l’inconvénient de gêner la voie publique pendant assez longtemps, il fallait encore des madriers en bois et de fortes ferrures pour consolider le déversoir, et une dépense considérable pour remettre en bon état le quai au retour de la belle saison.
- Pour obvier à ces inconvénients M. Lenseigne a eu la pensée de rendre ce déversoir permanent en lui faisant subir plusieurs modifications qui nous semblent très-heureuses, mais qui néanmoins doivent être confirmées par l’expérience. Voici la manière dont l’auteur décrit son appareil.
- « Il est formé par une ouverture faite au mur du quai, au-dessous du « parapet ; savoir :
- « 10 La partie inférieure de cette ouverture est un plan incliné en pierre « de taille, aboutissant à l’angle du trottoir et de la chaussée.
- « 2° La partie supérieure de cette même ouverture est un pont-levis en « fonte de fer, qui forme la continuité du trottoir. ' *
- « 3° Enfin une galerie en bois portative qui se fixe solidement sur le parapet, « et qui peut être enlevée à volonté sans qu’il en résulte aucune espèce de « dégradation. »
- Pour se servir de l’appareil, il suffit
- « 1 ° De lever le pont-levis le long du parapet, et de le fixer dans cette po-« sition verticale, à l’aide du crochet qui est au garde-fou de la galerie ;
- « 2° De placer un morceau de bois dans l'angle du trottoir et de la chaus-« sée, pour caler les roues de la voiture ;
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- AGRICULTURE. — SOIES. 401
- « 3° De faire monter un homme sur la galerie pour nettoyer l’intérieur de « la voiture à l’aide d’une ratissoire, comme cela se pratique ordinairement.
- « Et, enfin, aussitôt qu’on n’en a plus besoin, on baisse le pont-levis, on « enlève la galerie, et la circulation publique n’est jamais interdite ni gênée « d’aucune manière. »
- D’après cet exposé, vous voyez, messieurs, que l’expérience seule peut prononcer; aussi le comité des arts économiques pense-t-il qu’il pourrait être utile de renvoyer à M. le conseiller d’État préfet de police le modèle de l’appareil de M. Lenseigne avec la copie du présent rapport, afin que le directeur général de la salubrité et les architectes de l’administration puissent en faire l’application, si ces messieurs la jugent économique et praticable. Le comité vous propose, en outre, d’adreser des remercîments à M. Lenseigne pour son intéressante communication.
- Signe Labarraque, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 novembre \ 839.
- AGRICULTURE. -----SOIES.
- Rapport fait pat' M. Huzard, au nom du comité dagriculture, sur un mémoire de M. Bourgnon de Layre, concernant la situation de Vindustrie sérigene dans le département de la Vienne.
- Messieurs, vous avez renvoyé à l’examen du comité d’agriculture un port fait au nom dune commission spéciale de la Société d’agriculture de Poitiers, sur la situation de l’industrie sérigènef et spécialement sur les éducations de vers à soie, opérées, en \ 839, à la magnanerie-modèle départementale de la Vienne3 par M. le baron Bourgnon de Layre.
- C’est de ce rapport que nous venons vous entretenir.
- Ce rapport est relatif à la magnanerie départementale, et à l’établissement de la Cataudière, dirigé par MM. Millet et Robinet. Il est divisé en deux parties, qui traitent, chacune séparément, de l’un des établissements.
- Ces deux rapports sont bien rédigés, et ils le sont sur des faits faciles à véri fier, ou sur des faits ou opérations qui ont été suivis de visu et jour par jour; ils méritent donc toute confiance.
- Ils comprennent une suite d’opérations relatives à la culture des mûriers et à l’éducation des vers à soie pendant l’année 1839.
- Ces opérations sont, pour ainsi dire, comparatives avec d’autres opérations
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- AGRICULTURE.
- déjàexéentées antérieurement,, soit dans- les établissements dont il s’agit, soit dans des étabüssenaeti ta placés dans d’antres localités de h France.
- Différentes méthodes de culture des mûriers et d'éducation des vers à soie sont ainsi mises en présence*- les succèst, comme' les mécomptes* qui ont en lieu dans les établissements, sont également rapportés ; en sorte que le lecteur qui veut s’éclairer, qui vent étudier le sujet, trouve dans le rapport^ à chaque page, des données instructives. S’il avait été facile de faire un extrait de. ce rapport, nous aurions proposé de l’insérer dans 1 e. Bulletin. Mais on ne peut, sans nuire au rapport, sans le tronquer d’une manière défavorable, faire cet extrait.
- Nous avons doue l’honneur de vous proposer de remercier M. le baron Bourgnon de Layre de son travail,, en le priant de tenir la Société d'encouragement au courant de tout ce qui se passera dans la magnanerie départementale de la Vienne et dans sa magnanerie de la Cataudière. Tout fait espérer que l’industrie de la soie , grâce aux deux établissements dont il s’agit et aux bons exemples qu’ils donnent, va prendre de l’extension dans ce département, et il est bon que la Société soit tenue au courant de ces sortes d’améliorations. Ses encouragements, ou plutôt les marques d’intérêt qu’elle accorde aux personnes qui se livrent ainsi à des travaux tout d’intérêt national, ne sont pas sans influence, et ont souvent provoqué de nouveaux travaux.
- Peut-être la Société, dans ce but, devrait-elle demander à la Société d’agriculture de Poitiers un rapport historique sur l’établissement de la magnanerie départementale de la Vienne et sur l’établissement de la magnanerie de laCataudière. Ces échanges de travaux entre Sociétés émules ne peuvent qu’être avantageux, s’ils peuvent s’établir.
- Le comité d’agriculture a donc l’honneur de proposer au conseil, outre les remerciments à M. le baron Bourgnon de Layre, de demander à la Société d’agriculture, belles-lettres, sciences et arts de Poitiers un rapport historique sur les deux établissements dont il s’agit,
- Et de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles.
- Signé Hüzard , rapporteur.
- Approuvé en séance r le 8 janvier 1840.
- PLANTES OLÉAGINEUSES.
- Rapport de M. Vilmorin sur une note relative à T introduction, en France, dune plante oléagineuse connue sous le nom de Madia sativa.
- La note sur le Madia, présentée à la Société par M. Chevallier, me paraît
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- PLANTES Olié&GUŒÜSES. 1433
- pouvoir être insérée convenablement dans le Bulletin. C’est l’énoncé pur et simple de faits recueillis, dans deux localités différentes., sur les produits et la végétation de cette plante. Ces documents ont un caractère de vérité.qui ne peut faire naître l’idée du doute sur leur exactitude ; ils ne sont , d’ailleurs, aucunement en désaccord avec ceux connus jusqu’ici : je ne vois donc qu’u-tilité à les publier.
- Il y aura lieu de mentionner en même temps le don fait à la Société, par M. Bossin, d’un demi-kilog. de graine de Madia, et les résultats qu’il annonce avoir obtenus de la culture de cette plante.
- Signé Vilmorin, rapporteur, approuvé en séance, le 8 janvier 1840.
- Note sur le Madia saliva; par M. A. Chevallier.
- On s’est occupé, en 1839, de la culture du Madia saliva, plante oléagineuse, originaire de l’Amérique méridionale. Voici quelques renseignements qui nous ont été donnés par M. Maige, marchand de graines, rue Moselle, ^ 43, à Metz.
- On a cultivé, dans le département de là Moselle, au moins 20 hectares de terre en Madia saliva; chaque hectare a produit 26 hectolitres. L’hectolitre de graine récoltée pesait 500 kilog , et chaque hectolitre a fourni 10 kilog. d’huile faite à froid et 2 kilog. d’huile obtenue à l’aide de la chaleur.
- La graine du Madia saliva a été semée sans pluie, elle ri’a pas reçu d’eau pendant tout le temps qu’elle est restée sur le sol; elle a cependant levé, et a fourni feuilles, fleurs et fruits.
- ^D’autresrenseignements, que nous avons reçus de M. Bossin, font connaître que M. Beaufortk Landreville, près Toury (Eure-et-Loir), à obtenu, dans les quatre cinquièmes d’un arpent, 550 kilog. de graine. Cette plante, semée lin avril, était récoltée à la fin d’août ; une partie de terrain qui avait été fumée a fourni une récolte moins belle que celle donnée par le même terrain qui n’avait pas reçu d’engrais.
- M. Beaujort annonce, en outre, 1° que les insectes ne touchent pas à la plante; 2° que les oiseaux ne viennent pas manger les graine., que les bestiaux ne veulent pas des feuilles du Madia; 3° que, par conséquent, les feuilles doivent être brûlées ou employées dans les fumiers (1).
- (i) M. Bossin, propriétaire, quai aux Fleurs, n° 5, annonce avoir cultivé le Madia satwa avec le plus grand succès, et en avoir recueilli de 55o à 6oo kilogrammes, sur étendue de 4o ares sous le climat de Paris.
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- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- ARTS MÉCANIQUES.
- Nouvel instrument de perspective; par M. Laffore.
- Si l’on conçoit que d’un point fixe, placé à la hauteur de l’œil de l’observateur, partent deux lignes génératrices, liées entre elles de telle sorte que, l’une se mouvant dans un plan vertical, elle oblige l’autre à se mouvoir de la même manière, dans un plan horizontal; si l’on conçoit, en outre, que le premier plan,- contenant une génératrice, ait la faculté de tourner sur un axe horizontal passant par le point de vue, et que le système qui rend le mouvement de l’une de ces génératrices tout à fait dépendant du mouvement de l’autre n’en éprouve aucun dérangement, on aura une idée du mécanisme de l’instrument de M. Laffore, qui jouit de la propriété de décrire, d’un sommet commun, deux surfaces coniques égales, puisqu’un porte-crayon et une petite lunette avec réticule font précisément les fonctions des deux génératrices dont il s’agit.
- Deux petites aiguilles cylindriques, respectivement perpendiculaires aux génératrices auxquelles elles sont fixées, à la même distance du point de vue, sont liées, l’une à l’autre, avec un fil de métal très-fin, mais de manière que, quel que soit l’angle formé par *l’axe optique de la lunette et le porte-crayon, elles restent perpendiculaires entre elles aux points où elles sont successivement en contact.
- Pour faire usage de cet instrument, après l’avoir solidement attaché au bout d’un poteau vertical, recourbé par ses extrémités supérieures, et vissé par le bas à une tablette à dessiner, on tient de la main droite le porte-crayon, et on le met doucement en mouvement jusqu’à ce que, regardant par l’oculaire de la lunette, on voie l’intersection des fils du réticule coïncider avec un point donné de l’espace; puis, sans déranger la direction du rayon-visuel, on fait descendre la pointe du crayon sur le papier qui couvre la tablette, et l’on a, dans ce cas, la représentation du point observé. En opérant de la même manière pour d’autres points de l’espace, tout en ayant soin de maintenir la tablette stable, on se procure aisément la perspective exacte d’un objet quelconque. (Acad, des sciences, 24 juin 1839.)
- Nouvelle chaudière à vapeur; par M. Beslay.
- Cette chaudière est destinée à fournir de la vapeur à haute pression ; le fourneau, qui est alimenté avec du coke, a la forme d’un tronçon de cheminée en briques ; le foyer occupe la partie inférieure ; les parois supportent
- (x) La Société d’Encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments, et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- le corps principal de la chaudière. C’est un cylindre de tôle horizontal, d’où partent des bouilleurs verticaux, légèrement coniques, qui descendent dans la cheminée, très-près de la grille, et plongent d’environ deux décimètres dans la couche épaisse de coke en ignition.
- Un peu au-dessus du foyer, l’intérieur de la cheminée est divisé en compartiments verticaux, par de minces cloisons en briques, et chaque bouilleur est isolé dans un compartiment, dans un tuyau qu il remplit en grande partie.
- • L’air échauffé trouve dans ces tuyaux un passage d’autant plus resserré qu’il s’élève davantage; il traverse, autour de la chaudière, un véritable étranglement, et s’échappe enfin dans une courte cheminée en tôle qui recouvre et surmonte l’appareil.
- Les avantages qu’on attribue à l’appareil nouveau sont la facilité de l’établissement et des réparations; une combustion suffisamment active, exempte de fumée; une production abondante de vapeur; enfin l’absence de tout danger dans les circonstances qui amènent ordinairement les explosions.
- Sous le rapport de la combustion et du tirage, il est à remarquer que la colonne d’air, qui s’élève verticalement, contribue seule, en vertu d’une diminution de poids, à exciter le tirage, par conséquent la combustion. L’un et l’autre sont ralentis et atténués sans cesse par le frottement de l’air échauffé contre les parois des tuyaux qu’il traverse. En plaçant les bouilleurs verticaux et la chaudière dans la cheminée même, la portion de courant d’air qui les «chauffe par contact sert en même temps, par sa moindre densité, à déterminer le tirage ; elle l’excitera d’autant mieux que c’est au sortir du foyer que la raréfaction de l’air est la plus grande.
- Quant aux conditions intérieures, relativement au mouvement de l’eau, il se détermine dans le liquide une circulation qui amène sans cesse l’eau d’alimentation , encore froide, en contact avec les parties métalliques les plus exposées à l’action calorifiante, une circulation qui ramène, en même temps, l’eau la plus échauffée vers la surface libre, où elle deviendra vapeur.
- Ces conditions sont parfaitement remplies dans la nouvelle chaudière, avec laquelle chaque bouilleur n’a de communication que par trois tubes ; deux de ces tubes prennent l’eau vers le fond du corps principal de la chaudière, pour l’amener jusqu’au fond du bouilleur^ le troisième reçoit la vapeur vers le haut du bouilleur, et la rejette dans la partie supérieure de la chaudière.
- On peut nettoyer ces tubes et les bouilleurs aussi facilement que la chaudière elle-même ; en effet, le fond de chaque bouilleur se détache, en desserrant extérieurement, à la partie supérieure de la chaudière, un boulon qui retient, par une longue barre de fer traversant le bouilleur entier, la calotte inférieure que l’on veut enlever. Cet assemblage a pour but de presser l’une Trente-neuvième année. Mars 1840. 14
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- NOTICES INDUSTRIEUSES.
- contre l’autre, de plus en plus fortement, les deux parties du bouilleur, à mesure que la température s’élève ; cet effet résulte de ce que l’enveloppe du bouilleur, plus fortement chauffée, se dilate plus que la longue barre de fer qui vient, à travers l’eau, retenir la calotte de cuivre.
- Les explosions d’un semblable bouilleur ne peuvent jamais causer de graves accidents.
- La chaudière est munie d’un flotteur qui, par l’intermédiaire d’une tringle, donne passage à la vapeur avec sifflement dès que le niveau de l’eau atteint, en descendant, une certaine limite.
- L’alimentation du foyer se fait par deux boîtes à doubles fonds mobiles en fonte. Ces boîtes, une fois remplies de coke, se referment au dehors avant de laisser tomber la charge qu’elles distribuent d’une manière uniforme.
- En résumé, l’emploi des bouilleurs verticaux, l’ajustement de leurs fonds en cuivre, la manière dont l’eau y est amenée, dont elle circule, dont la vapeur est conduite; la disposition du fourneau; la facilité d’installation, de démontage et de remontage, la bonne combustion du coke, l’absence de fumée, constituent un appareil spécial et nouveau dont les propriétés ont été constatées par les commissaires de rinstilut. (Acad, des sciences, 1er juillet 1839.)
- Expériences faites avec le remorqueur à vapeur de M. Dietz, sur les
- . routes ordinaires.
- • L’appareil remorqueur est principalement composé de deux cylindres à vapeur aceolésà une chaudière tabulaire du genre de celles des locomotives, rhais à foyer circulaire.
- L’action de la vapeur est transmise par deux pistons attelés à des manivelles croisées; le moteur n’agit pas directement sur l’arbre ou essieu des roues, comme dans une locomotive ; il s’appuie sur le sol d’une façon toute différente. Huit roues le portent, six sont plus petites que les deux autres. Les six petites roues sont montées sur des chapes tournantes, à la manière des roulettes de lit; elles sont distribuées aux extrémités de la machine dont elles supportent sur le terrain le poids, ainsi fractionné. Des ressorts très-énergiques, mais qu’une disposition spéciale laisse fléchir dans des limites considérables, sont intercalés entre chacune des petites roues et le corps du remorqueur. Les petites roues sont indépendantes pour la suspension, c’est-à-dire qu’elLs peuvent être poussées par les ressorts dans toutes les cavités rencontrées sur la route; elles conservent toujours ainsi, pour portion du moins, une notable partie du fardeau.
- Les six petites roues sont liées entre elles, pour concourir à la direction, par uni mécanisme qui fait converger simultanément celiesde devant dans un sens, tandis que celles de derrière prennent une position inverse.
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- NOTICES LNDtîSTRlELIiES.
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- La barre du gouvernail du remorqueur leur imprime, sans trop d’effort, des positions tangentes à la courbe à décrire.
- L’impulsion, dans le remorqueur, est donnée par l’adhérence des deux grandes roues sur le sol ; pour assurer cet effet, les roues motrices ne sont pas fr’ettées à l’ordinaire d’un cercle de fer; elles sont munies de morceaux de bois debout, juxtaposés et enctpisonnés latéralement entre deux cercles fixés de champ sur les côtés des jantes de chacune des deux grandes roues.
- Le moteur imprime à ces roues leur mouvement au moyen d’une forte chaîne sans fin. Ce genre de transmission de mouvement permet au corps du locomoteur d’osciller sur les nombreux ressorts qui le supportent, de changer de relation, de position avec les roues, sans qu’aucune perturbation s’ensuive cfans le mécanisme qui ne fait qu’un avec lui.
- Le système d’articulation des voitures entre elles est tel, que les voitures - qui suivent le remorqueur sont obligées de passer sur sa trace ; cette disposition était indispensable pour circuler sûrement avec un long convoi, guidé par le conducteur seul du remorqueur.
- L expérience a eu lieu sur le boulevard extérieur de Paris . Pendant le trajet, soitvolontairement, soit par nécessité, pour éviter les autres voitures, le convoi, composé du tender et d’une grande diligence, a été obligé de passer plusieurs fois du pavé sur la terre ; toujours le retour sur la chaussée a été opéré par le locomoteur et sa suite avec aisance; sa marche ne paraissait pas même sensiblement ralentie. Un obstacle inaccoutumé est venu même, pendant ce parcours, fournir au remorqueur l’occasion de développer toute sa puissance; il a du, pour continuer sa route, franchir les déblais d’une excavation nouvellement pratiquée sur la voie publique pour une réparation.
- L’expérience a été continuée dans les Champs Élysées. Les commissaires de l’Institut ont eu l’occasion de remarquer la facilité avec laquelle le convoi tournait sur lui-méme, pour prendre une direction inverse. La vitesse a été, en moyenne, de 15,000 mètres à l’heure, c’est-à-dire un peu moins de 4 lieues de 4,000 mètres. (Acad. des sciences, 21 octobre 1839.)
- Nouvelle cloche de plongeur; par M. Guillaumet.
- L’inventeur s’est proposé de faire respirer au plongeur un air qui soit toujours à une pression rigoureusement égale à celle qu’éprouve sa poitrine à toutes profondeurs, et qui en même temps n’ait jamais servi à la respiration; il lui laisse, en outre, une grande liberté de mouvement, en ne l’assujettissant qu’à tenir un tuyau dans sa bouche, et à porter sur le dos un petit réservoir.
- L’idée principale de M. Guillaumet consiste à envoyer au plongeur un air qui, avant d’arriver à sa bouche, passe dans un petit réservoir où, parle moyen
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- d’une soupape régulatrice, la pression se maintient parfaitement égale à celle que ce réservoir reçoit extérieurement du liquide.
- Une pompe foulante, manœuvrée par un homme placé au bord de l’eau ou sur un bateau, comprime l’air dans un réservoir à une pression supérieure à celle qui répond à la profondeur où doit descendre le plongeur. L’air de ce premier réservoir passe,dans un tuyau de toile imperméable et se rend dans un petit réservoir régulateur, que le plongeur porte sur le dos. Delà, cet air, ayant ainsi la pression convenable à la respiration, se rend à sa bouche en traversait une soupape à clapet qui s’ouvre par l’aspiration, et le laisse entrer dans un tuyau dont l’extrémité aplatie est tenue entre les lèvres du plongeur.
- Pendant l’expiration, cette soupape reste fermée, et il s’en ouvre une autre qui est à l’entrée d’un tuyau destiné à l’expulsion de l’air qui a été respiré. Le tuyau qui entre dans la bouche s’embranche sur une petite chambre à deux ouvertures fermées chacune à l’aide de ces soupapes.
- Le petit réservoir placé sur le dos du plongeur fait l’office de régulateur pour la pression de l’air au moyen d’une disposition analogue à celle des appareils régulateurs imaginés pour régler les dépenses de gaz. L’air qui vient du réservoir extérieur, et qui se trouve à une pression toujours supérieure à celle qu’il doit prendre dans ce régulateur, y entre par une soupape à glissement qui s’ouvre seulement quand la pression devient plus faible que celle du liquide extérieur et qui se ferme dès que l’équilibre est rétabli.
- Pour opérer cet effet, le réservoir a un couvercle mobile au moyen d’une peau de vessie; un ressort le retient dans un état d’équilibre stable, pour une position moyenne, de telle sorte qu’il ne peut s’enfoncer que par uu. excès de la pression de l’eau sur celle de l’air intérieur.
- En s’enfonçant, le couvercle fait enfoncer aussi le bout de tuyau ou calotte cylindrique, qui joue dans un autre cylindre ou boisseau fixe placé au fond du réservoir, et par lequel arrive l’air comprimé. Le cylindre mobile fermé en dessous ne laisse sortir l’air que par des trous latéraux placés à son contour. Ces trous sont couverts par le cylindre fixe lorsque le couvercle n’a pas cédé, et que l’air ne doit pas entrer; ils se découvrent ët laissent entrer l’air quand la pression, dans le réservoir, ayant diminué par l’effet de l’aspiration du plongeur, la pression extérieure a fait enfoncer le couvercle d’une très-petite quantité.
- Pour conserver au plongeur la même facilité à respirer lorsqu’il se baisse en avant ou lorsqu’il se couche en arrière, c’est-à-dire lorsque sa poitrine se trouve plus basse ou plus haute que son dos où est placé le régulateur, le couvercle est chargé d’un poids en plomb qui n’agit pas, ou très-peu, quand l’homme est dans la position verticale ; mais, quand il se baisse en avant, il
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- comprime l’air du régulateur de manière que ce fluide prend encore une pression égale à celle de la poitrine. Le contraire se produit quand le plongeur se renverse en arrière.
- Enfin le plongeur a la possibilité de se remonter lui-même et de revenir sur la surface de l’eau, à l’aide d’un flotteur qui se trouve attaché à son corps. Ce flotteur est formé d’un sac de toile imperméable où, en ouvrant un robinet placé sous sa main, il fait arriver directement de l’air du réservoir extérieur au moyen d’un tuyau qui s’embranche sur celui qui va au régulateur.
- Un homme muni de cet appareil est resté un quart d’heure dans la Seine à
- une profondeur d’environ 4 mètres. {Acad, des sciences, 16 septembre 1839.)
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- Nouvelle disposition des manomètres destinés aux chaudières à vapeur à haute pression; par M. Peclet.
- La plupart des manomètres dont on se sert habituellement éprouvent une diminution très-notable dans le volume d’air qu’ils renferment, diminution qui résulte quelquefois d’un abaissement brusque de pression dans la chaudière par une trop grande injection d’eau d’alimentation, et dans tous les cas de l’action lente de l’air sur le mercure qui en diminue progressivement le volume. En outre, les constructeurs ne corrigent point la gra -duation de l’échelle de la variation de niveau du mercure.
- La disposition suivante obvie, suivant M. Peclet, à ces inconvénients.
- Une boule en verre de 3 à 4 centimètres de diamètre, est surmontée d’un tube destiné à communiquer avec la chaudière; elle est soudée, par sa partie inférieure, à un tube capillaire qui descend verticalement de 8 à 10 centimètres, se recourbe, s’élève verticalement à la hauteur du centre de la boule, et se prolonge horizontalement sur une longueur de 45 à 50 centimètres. Ce tube capillaire est ouvert à son extrémité, et près de cette extrémité il porte un étranglement; enfin la partie du tube capillaire qui s'élève verticalement est garnie d’une petite boule. On commence par diviser la partie horizontale du tube en parties d’égale capacité ; ensuite on verse du mercure dans la grosse boule jusqu’à la hauteur du tube horizontal, et l’on incline un peu l’appareil, de manière que le mercure remplisse complètement le tube ; alors on introduit l’extrémité du tube dans un bouchon qui ferme un tube rempli de chlorure de calcium, communiquant par l’autre extrémité avec une vessie pleine d’hydrogène ou d’acide carbonique; on incline l’appareil en sens contraire, de manière que le mercure se retire jusqu’à l’origine des divisions, et enfin on fond le verre au milieu de l’étranglement au moyen de la flamme d’un chalumeau.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- M-0
- Dans un appareil ainsi construit, il*n’y a point de corrections à faire pour les variations du, mercure, puisque le niveau est constant; il n’y a pas à craindre la perte d’une portion de gaz par une diminution subite de pression, àcause de la boule placée dans la partie ascendante du tube capillaire, que le gaz dilaté devrait remplir avant de se dégager ; enfin le gaz étant sans action sur le mercure, l’instrument ne devra pas devenir fautif avec le temps. {Acad, des sciences, 20 mai'1839. )
- Microscope achromatique à tous grossissements/ par MM. Trécourt et
- Oberhæuser.
- Cet instrument est tel, suivant le& inventeurs, que, sans changer l’oculaire ni la lentille objective, on obtient les résultats suivants*:
- L’image peut semoir depuis zéro de grossissement jusqu’à plus de cinq cents fois le diamètre de l’objet, en passant graduellement par toutes les amplifications intermédiaires.
- Bans les plus forts grossissements, la distance de la lentille au porte-objet n’a pas moins de quatre millimètres, et cette distance grandit à mesure que l’amplification décroît.
- Un objet de deux dixièmes de millimètre de diamètre peut être vu en entier dans le champ du microscope par un grossissement de cinq cent cinquante fois. De même, par une amplification de deux fois seulement, on peut voir en entier un objet ayant plus de quatre centimètres de diamètre.
- Toutes ces amplifications sont obtenues par un allongement du corps du microscope limité à un tirage de dix centimètres.
- Cet instrument a encore sur les autres microscopes l’avantage de donner une image redressée de l’objet. (Acad. des sciences, 2 septembre 1839.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau moyen de réduction du minerai de cuivre; par M. Troughton.
- L’objet de ce perfectionnement consiste à empêcher que les vapeurs sulfureuses, provenant de la réduction du minerai de cuivre, se répandent dans l'atmosphère et: nuisent à la végétation des lieux voisins. Pour cet effet, l’auteur établit un fourneau renfermant un certain nombre de cornues semblables à celles; employées pour la production du gaz et construites en briques réfractaires. De chacune de ces cornues part un tuyau qui aboutit à un tube central; elles contiennent environ 150 kilog. de minerai occupant une profondeur de 108 millimètres. A l’opposé de l’endroit d’où part le tuyau est disposée une brique percée d’un trou pour l’admission de l’air atmosphérique. On remue de temps en temps le minerai avec un ringard, afin de
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- NOTICES LNDUSTBïELLEfeï
- I 11
- favoriser l’action de l’air; pendant le procédé de la calcination, le'trou et les briques sont lutés avec un peu d’argile. La cheminée est munie d’une soupape pour régler la chaleur du fourneau.
- Le tuyau principal, qui reçoit les vapeurs qui se dégagent des cornues, est muni d’un appareil aspirant et refoulant, composé d’une matière inattaquable par les vapeurs qui se dégagent du cuivre. De cet appareil part un tuyau qui débouche dans un réservoir rempli d’eau froide : la soufflerie porte une série de petits tuyaux qui descendent jusqu’au fond du réservoir, et agitent l’eau de manière à entretenir un courant continuel qui absorbe les vapeurs sulfureuses ; plus les filets d’eau ainsi produits sont ténus, plus le lavage du gaz est complet. (Lond. jouni. of arts, août 1839.)
- Inflammation de la poudre sous Veau par le moyen dC une batterie voltaïque;
- parM. Pasley.
- Ces expériences ont eu lieu à Chatham, en Angleterre, au mois de mars 1839. Dans la première, on a plongé au fond de l’eau 23 kilog. de poudre enfermés dans une boîte; le fil de fer servant de conducteur poure enflammer la poudre avait 6 millimètres de grosseur et 162 mètres de long; il aboutissait au bateau où se trouvait la batterie voltaïque. Aussitôt que la communication fut établie, l’explosion eut lieu, et la commotion se fit sentir à une assez grande distance sur la côte.
- Dans la seconde expérience, on fit plonger à 16 ou 20 mètres l’une de l’autre deux boîtes renfermant chacune 26 kilog. de poudre ; des fils conducteurs de 32 mètres de long et d’un millimètre de grosseur furent attachés à chacune de ces boîtes, et réunis par un fil dont on les enveloppa ; mais l’explosion ne se manifesta que pour une seule de ces boîtes. (Lond. journ. of arts, septembre 1839.)
- Dessins photogéniques obtenus sur papier; par M. Bayard.
- L’auteur emploie pour sa chambre noire un objectif de 38 centimètres de foyer; la plus grande dimension des dessins qu’il obtient est de 21 à 24 centimètres. Les épreuves sont produites sur du papier, au moyen d’une préparation qui constitue, en grande partie, le secret de ce procédé. La qualité du papier le plus propre à assurer le succès de l’opération est celle du papier fin à la mécanique. M. Bayard préfère le papier blanc au papier coloré, parce qu’il acquiert, par le fait même de la préparation, une coloration qui,.par-tant de la teinte rougeâtre et passant par les teintes bistres pour arriver à la teinte neutre tirant au bleu, produit un effet général aussi harmonieux qu’agréable. La préparation qui confère au papier la sensibilité qui le rend propre à recevoir les dessins produits par la lumière s’exécute avec beaucoup de facilité, sans qu’il
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- soit besoin de se mettre à l’ombre, ou de s’entourer de précautions incommodes. Un autre mérite qu’elle possède, c’est de conserver toute sa valeur durant un mois, pour peu que les feuilles de papier qui l’ont reçue se gardent avec quelque soin dans un album ou un portefeuille ; passé ce terme, il suffit de tremper le papier dans un liquide préparé à cet effet, pour que ce papier reprenne toute sa sensibilité.
- L’épreuve que M. Bayard obtient sur son papier dans des circonstances de temps ordinaires met à peu près une demi-heure à se produire. Les dessins obtenus jouissent, du moment qu’ils ont été fixés sur le papier par un lavage, de la propriété de se conserver comme des dessins à l’aquarelle.
- Jusqu’ici, les applications du procédé de M. Bajard ont principalement porté sur des masses d’édifices, sur des détails d’intérieur, sur des ouvrages d’art, statues, bustes, figurines qu’il reproduit avec une grande fidélité. (Mém. encyclop., novembre 1839.) (1)
- Procédé photogénique ; par M. Berri fds.
- On prend une feuille de corne à lanterne bien transparente et bien mince. Le côté sur lequel on veut peindre doit être dépoli à la pierre ponce. La corne étant ensuite posée sur une feuille de papier noir, on esquisse au pinceau avec de l’eau gommée ; on indique aussi de la même manière les parties les plus brunes; la gomme rend à la corne la transparence que le dépoli lui avait un peu ôtée, et laisse voir le noir du papier, ce qui donne déjà l’apparence des ombres. Les demi-teintes et les grandes lumières se font avec du blanc. Le plus ou moins d’épaisseur donne des lumières plus ou moins vives, et rend la planche plus ou moins opaque, ce qui intercepte de même plus ou moins les rayons solaires. On voit donc directement, en travaillant la planche, l’effet qu’aura l’estampe.
- L’impression s’obtient en posant le côté peint sur une feuille de papier sensible et recouvert d’un verre plat; deux minutes d’exposition au soleil suffiront pour donner un résultat satisfaisant. {Acad, des sciences, 30 septembre 1839.)
- (i) Yoici le procédé de M. Bayard, tel qu’il l’a communiqué à l’Académie des sciences : du papier à lettre ordinaire ayant été préparé suivant la méthode de M. Talbot, décrite p. 99 du Bulletin àe mars 183g, et noirci par l’influence de la lumière, M. Bajard le fait tremper, pendant quelques secondes, dans une solution d’iodure de potassium ; puis, appliquant ce papier sur une ardoise, il le place au fond de la chambre noire. Lorsque le dessin est formé, il lave le papier dans une solution d’hyposulfite de soude et ensuite dans une eau pure et chaude, et il fait sécher à l’obscurité.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Perfectionnements ajoutés au daguerréotype.
- M. Daguerre a trouvé le moyen d’abréger, dans les opérations photographiques, la partie du procédé relative à l’iodage des planches de plaqué : pour cela, il substitue à l’iode en nature une planche de bois blanc préparée de manière que toute sa surface exhale des vapeurs d’iode. La planche métallique et la planche iodante sont mises en regard dans une boîte plate que l’on referme aussitôt. Au bout de deux minutes, la surface de l’argent a pris la teinte d’or reconnue nécessaire pour le succès de l’opération. Par l’ancien procédé, il ne fallait pas moins d’une demi-heure ou trois quarts d’heure pour arriver au même résultat.
- La préparation de la planche iodante n’exige aucun soin particulier : quand on ne s’en sert pas, on la tient renversée au-dessus d’une boîte au fond de laquelle sont fixés quelques fragments d’iode ; la vapeur qui s’exhale de ces fragments la tient constamment saturée. {Acad, des sciences, 23 décembre 1839.)
- Moyen de copier les médailles à l’aide du galvanisme;par M. Th. Spencer.
- Les effets obtenus par l’auteur sont les suivants : 10 Graver en relief une plaque de cuivre; 2’couvrir un objet d’une couche de cuivre offrant les lignes en relief ; 3° produire le jac-simile droit ou renversé d’une médaille ou d’un bronze; 4° imprimer voltaïquement un plâtre ou un modèle d’argile; 5° enfin multiplier les effets des plaques de cuivre déjà gravées.
- Pour copier une médaille ou un bronze, M. Spencer fait déposer à la surface du modèle du cuivre voltaïque, et obtient ainsi un moule dont on se sert ensuite pour avoir des jac-simile de l’objet original, en y faisant précipiter d’autre cuivre voltaïque ; on préviendra l’adhérenee du cuivre précipité sur le modèle en enduisant celui-ci d’une très-légère couche de cire.
- Voici d’après quels principes les copies des médailles sont obtenues : on plonge la surface métallique à copier dans une solution de sulfate de cuivre, et, au moyen d’une petite batterie voltaïque, on fait que du gaz hydrogène se dégage contre cette surface. L’hydrogène ramène le cuivre à l’état métallique, et la surface de la médaille se trouve bientôt couverte d’une couche de cuivre que l’on peut séparer sans difficulté quand elle a atteint assez de solidité. Cette opération produit une figure en relief ou en creux, à l’inverse de l’original. On peut aussi simplifier le travail en formant d’abord une matrice qui s’obtient facilement, et peut servir à produire plusieurs copies de la même médaille. Pour cet effet, on prend deux lames de plomb entre lesquelles on place la médaille; après avoir obtenu parla pression une empreinte en creux, ou une matrice des deux faces de la médaille, on y introduit les fils de cuivre de
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- la batterie voltaïque, on rapproche les deux lames et on fait agir la batterie; au bout de quelques jours, le cuivre se f dépose dans la matrice, la remplit et produit une copie identique de la médaille originale. ( Lond. journ. of arts, décembre 1839.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Expériences de MM. Colladon et Duchesne sur l’emploi de la vapeur d’eau
- contre les incendies.
- Ces expériences ont été faites dans une usine à garance à Avignon, qui a pour moteur deux machines à vapeur de la force de dix-huit chevaux chacune.
- On a remarqué que les cas d’incendie dans les étuves de garance sont très-fréquents , cette racine desséchée étant très-combustible. Pour se garantir des accidents résultant de cette cause, les auteurs ont fait disposer un tuyau provisoire, aboutissant dans l’intérieur d’une étuve, et pouvant y amener la vapeur des chaudières. Cette étuve, ayant 117 mètres cubes de capacité, ne reçoit l’air que par ses ouvertures pratiquées dans le bas; elle est terminée en dessus par une voûte et par une cheminée de 0m,40 de diamètre.
- On a suspendu, à deux mètres au-dessous de la voûte, une claie de liteaux en bois de sapin, ayant 8 mètres de superficie ; elle a été couverte de copeaux séchés à l’étuve; cette couche de copeaux, qui avait environ 0"*,40 d’épaisseur, a été allumée dans plusieurs points de sa surface inférieure ; l’inflammation a été prompte. La porte d’entrée était à peine fermée, que la flamme dépassait déjà la voûte, et sortait par la cheminée. Aussitôt que la vapeur a été introduite , l’activité du feu s’est sensiblement ralentie, et en moins de deux minutes la flamme semblait près de s’éteindre, mais un dérangement du tube conducteur de vapeur a forcé d’interrompre le jet. Une seconde introduction de vapeur a entièrement arrêté l'inflammation ; au bout de dix minutes, on n’apercevait plus de feu.
- Les auteurs ont remarqué que l’entrée de la vapeur diminue assez rapidement l'activité de la flamme, mais qu’il faut un temps proportionnellement plus long pour éteindre complètement les parties charbonnées qui continuent de fuser.
- La vapeur empêche plus facilement la combustion des matières végétales que celle des corps gras; elle diminue ou éteint le feu, en remplaçant l’air atmosphérique, en l’empêchant d’arriver par les ventouses, et, en même temps, elle humecte toutes les parties qui ne brûlent pas encore, en se condensant sur leurs surfaces. [Acad, des sciences, 30 septembre 1839. )
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 8 janvier 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que le directeur de l’école d’arts et métiers de Châlons vient de l’informer que l’élève Ehrmann, nommé, sur la présentation de la Société, à la place à trois quarts de pension gratuite, est entré dans cet établissement en octobre dernier, mais qu’il en a été depuis retiré par son père, qui, ne le destinant pas à une profession industrielle, aurait voulu qu’il fût dispensé du travail des ateliers, ce qui ne peut être autorisé.
- M. le ministre pense que la Société jugera sans doute ne pas devoir laisser cette place vacante jusqu’au renouvellement de l’année scolaire et de la donner au jeune Boulanger, qui se trouvait placé le second sur la liste de présentation.
- M. Delevaux, directeur des travaux de recherche de houille de Sully, canton d’Ëpinac (Saône-et-Loire), adresse des détails sur un système de chemin de fer suspendu fonctionnant depuis longtemps dans les mines de houille de Sully.
- M. E estner, consul général de Hanovre, au Havre, adresse un mémoire explicatif d'un nouveau système de construction inventé par M. Louis Laves, architecte de S. M. le roi de Hanovre.
- MM. Gateauet Déon, à Sens (Yonne), brevetés pour les conques acoustiques approuvées par l’Académie royale de médecine, demandent à soumettre leurs instruments à l’examen de la Société d’encouragement.
- Objets présentés. M. Léon Duparc, lieutenant de vaisseau, présente le modèle de roues à aubes, dont l’application a été faite avec succès sur le bâtiment à vapeur le Phare, qu’il commandait. L’idée de cette roue est due à M. Aubert, chef de l’atelier des machines à vapeur au port de Toulon.
- M. Mantoux, rue du Paon-Saint-André, 1, transmet les notes qu’il a recueillies sur un pétrin mécanique de M. Rollet, ingénieur de la marine à Rochefort.
- M. Dietz, rue Fontaine-Saint-George, 29, appelle l’attention de la Société sur un système de tiroir de machines à vapeur pour la navigation, qui permet, au moyen d’un seul levier, de faire marcher le bateau en avant, l’arrêter, et aller immédiatement en arrière ; ce système est également applicable aux locomotives.
- M. Jacquemet, manufacturier à Bordeaux, adresse des observations^ur les moyens de garantir les chaudières à vapeur contrôle danger des explosions.
- M. Chaussenol aîné, ingénieur civil, passage Violet, 3, ayant soumis à la Société son système de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur, croit devoir fixer son attention sur quelques observations en réponse à un mémoire de M. Jacquemet sur le phénomène du soulèvement de l’eau et de sa sortie avec la vapeur îorsqu’étant produite sous une certaine pression on lui ouvre une libre issue.
- M. Gérard, rue Ménilmontant, 86, sollicite l’examen d’appareils pour préparer les substances filamenteuses et les écorces propres à la papeterie.
- M. 3/elzessard, rue des Trois-Bornes, 15, présente des volets et stores en fer pour
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- •H 6
- • PROCÈS-VERBAUX.
- fermeture de boutique, montant et descendant dans des coulisses par des moyens sûrs et faciles ;
- M. Bapterosse, faubourg- Saint Denis, 52, un coupe-mèche pour lampes ;
- MM. Ferry et compagnie, impasse Saint-Dominique-d’Enfer, 4, des abat-jour pour lampes ;
- M. Chevrier, graveur sur bois, à Bièvre (Seiue-et-Oise), des vignettes sur bois.
- M. Gaudin, rue Neuve-Breda , 17, demande à soumettre à la Société différents procédés d’éclairage dont il est l’auteur, et des applications qu’il a faites du chalumeau à gaz oxygène à la production des rubis artificiels, le filage du cristal de roche et du grès; il met à la disposition de la Société ses appareils pour les essais qu’elle voudrait faire avec-la lumière artificielle pour produire des images photogéniques.
- M. le baron de Ladoucette, membre du conseil d’administration, transmet les statuts de la compagnie générale déboisement, rue Neuve-des-Malhurins, 17. Après des considérations sur les graves inconvénients qui résultent de trop nombreux défrichements des forêts, M. de Ladoucette demande que la Société charge son comité d’agriculture de lui présenter un rapport sur cet objet important.
- Le même membre dépose plusieurs exemplaires d’un rapport qu’il a fait à la Société d’agriculture sur l’ouvrage de M. Ramon de la Sagra, intitulé Voyage en Hollande et en Belgique.
- Il est fait hommage à la Société :
- 1° Par M. Jaffa, rue du Faubourg-Saint-Martin, 35, d’un ouvrage qu’il vient de publier sur la tenue des livres ;
- . 2° Par M. Bonafous, du tome Ie* des Annales de la chambre royale d’agriculture et de commerce de Savoie;
- 3° Par M. Chevallier, du n° 1 (janvier 1840) du journal des Connaissances nécessaires-,
- 4° Par la Société d’horticulture, de la cent quarante-cinquième livraison de ses Annales ;
- 5° Par la Société d’agriculture, sciences et arts du Mans, du troisième trimestre 1839 de son Bulletin;
- 6° Par M. Gigault d!Olincourt, des numéros 10 et 11 du journal progressif de l’instruction populaire;
- 7° Par M. Roret, éditeur, du troisième numéro du journal le Technologiste ;
- 8« Par Jules Desportes, du n° 20 du journal le Lithographe ;
- 9° Par M. Jules Rieffel, du prospectus de l’institut agricole et école primaire d’agriculture de Grand-Jouan (Loire-IuférieureJ.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry fait un rapport sur un alliage présenté par M. Desch et destiné à la confection d’objets d’ornement.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit plusieurs rapports :
- 1° Sur un mémoire adressé par M. Bernard, à Yigneux, près Yilleneuve-Saint-Georges, relatif à des améliorations qu’il serait utile d’apporter dans quelques inslru-
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- ments aratoires. L’auteur traite de l’enfouissement des végétaux à haute tige, du rouleau-herse et du semoir de Grignon perfectionné.
- Le comité n’a rien trouvé dans ce mémoire qui ne fût déjà connu 5 il propose de remercier l’auteur de sa communication. (Approuvé.)
- 2° Sur une demande de récompense faite par M. Léonard, fabricant d’instruments aratoires, à Courcelles-Chaussy (Moselle), pour des perfectionnements apportés à divers instruments d’agriculture.
- Le comité, considérant que la Société n’examine que des inventions ou des procédés qui lui sont soumis, propose d’inviter M. Léonard à faire fonctionner ses appareils à Paris ou dans ses environs, afin de pouvoir en constater les avantages. (Approuvé.)
- 3° Sur le compte rendu à la Société d’agriculture de Poitiers, par M. le baron Bour-ynon de Layre, de la situation de l’industrie sérigènedans le département de la Vienne, et spécialement sur les éducations des vers à soie en 1839, dans la magnanerie-modèle du département de la Vienne.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de renvoyer le rapport à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Vilmorin lit un rapport sur le madia saliva; il propose d’insérer dans le Bulletin la note qui a été présentée sur le même objetparM. Chevallier, membre du conseil, et de mentionner le don fait par M. Bossin d’un demi-kilogr. de graines de cette plante. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. le baron Sèguier donne connaissance des sujets de prix qu’elle propose de mettre en concours pour le perfectionnement de la photographie et d’y consacrer une somme de 10,000 fr.; si cette proposition est accueillie, elle présentera, à l’approbation du Conseil, la rédaction des programmes.
- Le conseil adopte, en principe, la fondation de prix pour le perfectionnement des méthodes photographiques, et invite la commission à présenter, à la prochaine séance, une série de questions à mettre au concours, eu les faisant précéder d’un exposé de l’état actuel de l’art photographique.
- Séance du 15 janvier 1840.
- Correspondance. M. Sorel, ingénieur, rue des Trois-Bornes, écrit qu’en continuant ses expériences sur les moyens de prévenir les explosions des chaudières à vapeur il aconstaté des faits d’un très-grand intérêt et qui, selonlui, prouvent toute l’insuffisance des soupapes de sûreté et des plaques fusibles pour prévenir les explosions : il annonce avoir imaginé des appareils avec lesquels non seulement toute explosion lui parait impossible, mais encore, si elle avait lieu par une cause quelconque, l’explosion ne produirait aucun accident , et la machine pourrait continuer ses fonctions dix minutes après l’explosion. Un de ces appareils fonctionne actuellement sur la chaudière à vapeur de l’usine de galvanisation du fer, rue d’Angoulême-du-Temple, 40.
- Objets présentés. M .H. Bovy, ingénieur civil, rue Notre-Dame-des-Victoires, 38, fait hommage d’un exemplaire de la deuxième édition de son traité complet des nouveaux poids et mesures j
- M. Amans Carrier, à Rodez, du dix-huitième cahier (décembre 1839) du Propagateur de l industrie de la soie en France.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Rapports des comités. Au nom du comité d’agriculture, M. Oscar Leclerc-Thoüin fait un rapport sur le résultat du concours ouvert pour l’introduction en France et la culture des plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures.
- Un seul concurrent s’est présenté, mais les végétaux dont il s’annonce l’importateur n’ayant peint encore reçu un emploi utile aux arts et aux manufactures, le comité propose de remettre le prix au concours pour l’année 1842. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin fait un rapport sur les pâtes françaises façon d’Italie, présentées par M. Magnin-Jonard> fabricant, à Clermont (Puy-de-Dôme).
- Le comité propose de remercier Fauteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre fait un rapport sur les semelles mobiles présentées par M. Jurisch et compagnie, à Paris.
- Le comité propose de remercier les auteurs de leur communication , d’insérer le rapport dans 1 q Bulletin et d’en faire délivrer 500 exemplaires à M. Jurisch. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Ed. de Sylvestre fait un rapport sur des ciseaux à leviers inventés par M. Wiltz.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin, avec une figure de l’instrument. (Approuvé.)
- Séance du 29 janvier 1840.
- Correspondance. M. Mignard-Billinge, propriétaire d’une tréfilerie, à Belleville, expose que, depuis plusieurs années, il s’occupe de la fabrication des cordes de pianos en acier, et qu’un de nos plus habiles facteurs s’est empressé de les appliquer à l’un de ses instruments, qui sera transporté dans les salles de la Société, afin de juger de l’effet produit par les nouvelles cordes.
- M. Guittard, employé dans la manufacture de faïence de M. Johnston, à Bordeaux, annonce avoir imaginé un procédé applicable à toutes les voitures et qui les empêche de verser.
- M. Belloc, directeur de l’école royale de dessin, adresse l’état des élèves que la Société entretient à cette école.
- Objets présentés. M. Victor Vantillard, fabricant d’aiguilles àMérouve!,près l’Aigle, soumet à l’examen de la Société des produits de sa fabrique et y joint un mémoire renfermant des données sur l’origine de cet établissement, l’état de la fabrication depuis que la direction lui en a été confiée, son étendue, le nombre et le salaire des ouvriers, ainsi que les lieux de la consommation habituelle, débouchés et placement des produits.
- M. Frick, teinturier, rue de la Paix, 10, présente des châles teints en réserve par un nouveau procédé;
- M. Bourbon-Leblanc, rue du Caire , 4, des outils en fonte adoucie et convertie en acier ;
- M. Bourdon, d’Aiguisy (Oise), la description d’un procédé de fabrication d’un pain à bas prix, procédé expérimenté devant une commission de la Société d’agriculture de l’arrondissement de Compïègne ;
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- PROCÈS—VEÏIBAÜX.
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- M. Magnin-Jonardj, à Clermont (Puy-dc-Bôme), du macaroni et des petites pâtes dont il regarde la qualité comme supérieure à celle des pâtes qu’il a envoyées ;
- M. Levrmtd, fabricant de substances alimentaires, à Nantes, des boîtes s’ouvrant à charnières pour conserver ces substances -,
- M. Girardet{Ch.'), rue des Bernardins, 15, Ie une carte d’Europe gravée en relief sur une petite planche de cuivre • 2° quelques feuilles d’autographie décalquées sur pierre, mises en relief et propres à être elichéeset imprimées à la presse typographique -, 3° une feuille de fac-similé de signatures exécutées en relief sur pierre ; 4° une suite d’épreuves gravées en relief sur cuivre et imprimées en typographie.
- M. Girardet fait observer qu’il a continué à se servir de là pierre pour les objets où elle a pu être employée avec succès, mais que, pour ceux où cette matière était uu obstacle insurmontable pour arriver à faire mieux et à moins de frais que par tout autre moyen , il s’est servi de cuivre.
- M. Jomard dépose sur le bureau plusieurs feuilles de papier photogénique préparé par M. Cooper.
- Il est fait hommage à la Société :
- 1° Par M. P. Desormesj de la troisième édition de son traité élémentaire et pratique sur le gouvernement des abeilles ;
- 2° Par M. Jules Ri effet, d’un ouvrage intitulé Revue trimestrielle de Vagriculture de la Francs;
- 3° Par M. Bouchard-Huzardj de la troisième édition de l’art de faire le vin, par le comte Chaptai;
- 4°Par M. Jules Desportes^ du numéro 1, deuxième année, du journal intitulé le Lithographe ;
- 5° Par M. Roretj, du numéro 4 du journal le Teehnologiste ;
- 6° Par la Société d’horticulture de Paris, du numéro de décembre 1839 de ses Annales ;
- 7° Par la Société pour l’instruction élémentaire, des mors d’octobre et novembre 1839 de son journal ;
- 8° Par la Société d’agriculture du département du Var, de plusieurs numéros de ses Annales ;
- 9° Par la Société d’agriculture du département de l’Ain, des programmes de plusieurs prix sur les maîtrises et jurandes ;
- 10° Par M. Gigault d’Olincourt, du numéro 12, quatrième année, du mémorial progressif de l’instruction primaire.
- Rapports des eomitcs. Au nom du comité d’agriculture, M. Boulange Bodin fait un rapport sur le résultat du concours relatif â la plantation des terrains en pente.
- M. de Monseignat, président de la Société d’agriculture de l’Aveyron, est le seul concurrent qui se soit présenté -, quoiqu’il n’àit pas rempli toutes les conditions du programme, i! mérite du moins un témoignage de satisfaction de la Société pour ses louables efforts : en conséquence, le comité propose de lui accorder une médaille d’or d’ac-çessit de la valeur de 500 fr. et de remettre le prix au concours en faisant quelques modifications au programme. (Approuvé.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Au nom d’une commission spéciale, M. le baron Séguier donne lecture des programmes de prix pour le perfectionnement de la photographie, qu’il fait précéder d’un exposé ^ur l’origine de cet art et sur les modifications qui ont été successivement apportées aux procédés et aux appareils.
- La Société propose 1° un prix de 4,000 fr. pour un moyen de multiplier les images obtenues par l’action de la lumière; 2° un prix de pareille somme de 4,000 fr. pour un moyen de recueillir, sur papier ou autres matières analogues, des images photogénées; 3* des médailles pour la découverte d’un moyeu de produire des images photogénées à l’aide de la lumière artificielle, pour l'expérimentation et la description de l’influence des couleurs, soit des milieux traversés par la lumière, soit des corps qui les réfléchissent, enfin pour des simplifications dans les procédés sous le rapport de la commodité et de la sûreté de l’opération.
- La rédaction de ces programmes est adoptée.
- Au nom d’une commission spéciale, M. Huzard donne lecture des programmes de prix pour la multiplication en grand des sangsues.
- La commission propose 1° un prix de 2,500 fr. pour des expériences sur les moyens de peupler de sangsues les mares et les étangs qui, en 1840, n’avaient point encore nourri de ces animaux, le prix sera décerné en 1844; 2° un prix de 1,500 fr. à décerner en 1842 , pour celui qui aura trouvé un moyen économique de faire dégorger les sangsues qui ont déjà servi à la succion et les rendre propres à un nouvel usage ; 3° des médailles pour ceux qui auront, à partir de 1840, introduit et multiplié, dans nos contrées, des variétés nouvelles de sangsues; 4° des médailles pour ceux qui auront prouvé quelles sont les variétés de sangsues les plus rustiques dans nos climats.
- La rédaction de ces programmes est approuvée.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry fait un rapport sur les procédés de tannage de M. Vauquelin.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin fait connaître le résultat du concours pour la fabrication des vases propres à contenir les substances alimentaires.
- Le comité propose de fermer le concours et de procéder aux expériences exigées par le programme pour apprécier la qualité des vases présentés. (Approuvé.)
- Communications. M.le baron Séguier donne communication d’une note de M. Et. Schodelj mécanicien, à Petershourg, sur l’iodage, par immersion, des plaques du daguerréotype.
- Le même membre exprime le vœu que la Société publie dans le Bulletin le régulateur de Watt pour ouvrir et fermer le registre, du foyer des machines à vapeur.
- M. Castérafait hommage d’une lettre sur les sociétés philanthropiques des ports et sur le compterendu des travaux de celle de Boulogne pendant l’année 1838.
- Imprimerie de L. BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. ( N° CCCCXXX. ) AVRIL 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — ARMES A FEU.
- Rapport fait par M, le baron Séguier, du comité des arts mécaniques, sur les perfectionnements ajoutés au fusil Robert, par M. Desnyau, arquebusier, rue J.-J. Rousseau, 5.
- Messieurs, le fusil Robert, cette invention si remarquable par sa simplicité et ses nombreux avantages, ne semblait pas appelé à subir de notables perfectionnements.
- M. Desnyau, habile armurier qui, le premier, se livra à la construction de cette arme, sous la direction de M. Robert, son inventeur, vient cependant de lui faire subir d’utiles modifications.
- Parmi les chasseurs qui se servent habituellement du fusil Robert, les plus difficiles à satisfaire ne pouvaient lui adresser que trois reproches : le premier, bien léger, d’offrir des gâchettes un peu roides dans leur mouvement, reproche minime auquel un peu d’habitude ne faisait bientôt plus attacher d’importance.
- Le second grief était la difficulté de séparer le canon du bois de monture pour le lavage des pièces de métal de l’arme ; ce reproche était plus fondé, puisque quatre vis au moins devaient être dévissées pour opérer cette séparation, manœuvre désagréable pour quiconque, peu sûr de sa main, craint d’épaufrer avec le tournevis la tête des vis de son fusil. Le troisième inconvénient , plus grave, était le crachement par les ajustements, inconvénient cependant qu’il est très-facile d’éviter par le seul emploi, pour le fusil Robert, des cartouches à culot adoptées par tous les fabricants des autres genres de fusils se chargeant par la culasse.
- M. Desnyau, combattant une à une ces légères imperfections, s’est efforcé
- Trente-neuvième année, Avril 1840. 16
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- \2% ..... ARTS MEGAWIj^lJES. ’ ’
- d’en débarrasser le fusil Robert; disons qu’il a réussi et reconnaissons qu’il a ajouté la commodité à la sûreté que cette arme, sans chien extérieur; présente dans son emploi.
- Sans dénaturer ni compliquer en rien l’appareil de détente en y pratiquant seulement une articulation, en y ajoutant une légère paillette, le départ a été rendu par lui d’un liant remarquable et d’une douceur à satisfaire le doigt le plus exigeant.
- Par une addition aussi simple qu’ingénieuse de crochets de bascule au canon, M. Desnjau peut fixer très-solidement, sans aucune vis, à l’aide d’un seul tenon, le canon sur sa monture ; enfin, en faisant au fusil Robert l’application des cartouches métalliques si commodes de M. Pépin de la Rachéer cet armurier est parvenu à soustraire ce fusil à toutes les chances de fuite de gaz, soit extérieure, soit intérieure : à cet incontestable avantage vient se joindre une augmentation de portée. M. Desnjau n’a pas seulement combattu des inconvénients, il a fait encore éprouver au fusil Robert un réel perfectionnement par la seule possibilité qu’il lui a donnée d’être amorcé avec la capsule ordinaire en remplacement de son amorce spéciale si souvent fabriquée avec infidélité. Cette propriété nouvelle mériterait, à elle seule, de fixer votre attention; elle a déjà valu à M. Desnjau la reconnaissance des chasseurs qui ont usé du fusil modifié.
- Votre comité a pensé que, si ceux qui inventent des choses nouvelles avaient droit aux récompenses, ceux qui modifient utilement les inventions déjà faites n’en étaient pas moins dignes ; il vous propose donc d’adresser le nom de M. Desnjau au comité des médailles, d’insérer le présent rapport au Bulletin avec le dessin des réelles et intéressantes modifications apportées par M. Desnjau au fusil Robert.
- Signé baron Séguieb, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 novembre 1839.
- Description des perfectionnements ajoutés par M. Desrryau
- au fusil Robert.
- PI. 792, fig. 1. Coupe longitudinale d’une partie du fusil armé et se chargeant par la culasse.
- Fig. 2. Coupe du même, dont la culasse mobile est relevée et la cartouche introduite dans le canon.
- Fig. 3, Le canon et la culasse détachés du bois de fusil et vus séparément.
- Fig. 4. Le tube renfermant la cartouche, vu de longueur et par le bout.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
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- CHAtmrÈRES.
- fS3
- et, canon ; h, culasse mobile ; c, levier attaché à eette culasse ; d, awtieau à l’aide duquel o» lève et en. baisse la culasse ; e, joue formant le prolongement de la culasse ; f ’ forte vis autour de laquelle tourne cette joue ; g, vis de la culasse ; h, ressort placé derrière l’anneau d, et qui retient le levier c lorsqu’il est abaissé ; i, grand ressort armé d’un marteau k qui s’engage sous le cran de la détente l; m pontet; n, petite pièce en équerre dont la pointe saillante est frappée par le marteau ; le choc que reçoit cette pièce se transmet à la capsule de poudre fulminante qui coiffe la cheminée du efulot de la cartouche, ce qui communique 1e feu à la charge ; o, pièce nommée bandeur, appuyant par une petite roulette suc le grand ressort pour le comprimer : aussitôt que la détente l est retenue par son cran, et que la eulasseest rabattue, le bandeur abandonne le report et se place dans la position Jîg. t; p, crochets faisant corps avec le cane» et s’engageant dans une armature du bois pour réunir celui-ci au canon; q, tenon percé d’une lumière dans laquelle on passe une clavette pour assurer la réunion du canon au bois ; r, cartouche en cuivre renfermant la poudre et le plomb ; s, culot faisant corps avec la cartouche; il est percé d’une cheminée qu’on coiffe d’une capsule d’amorce ordinaire ; t, gâchette ; w, petite portée adaptée à la cartouche et servant à empêcher celle-ci d’entrer trop avant dans le canon; elle bute contre un petit tiroir qui, lorsqu’on relève le levier c, recule et ramène la cartouche qu’on retire alors facilement pour la remplacer par une autre toute chargée dont le chasseur est muni.
- Les gaz qui se dégagent de Famorce, au lieu de s’échapper par des trous percés verticalement dans la culasse, sont chassés en avant à travers un petit tuyau coudé qui surmonte la culasse ; de cette manière le chasseur n’est pas incommodé par lé gaz, et l’humidité rte peut pénétrer dans l’intérieur du fusil.
- Eu relevant le levier, on découvre le fond du canon , on y engage la cartouche; après avoir rabattu fa culasse, le fusil se trouve armé ; pour le faire partir, ïï suffit de presser la gâchette , aussitôt le grand ressort est dégagé, et le marteau n frappe sur la pièce h, qui met le fe*u à Famorce. (D.).
- CfiAUDlÈRES.
- Appareil pour maintenir Tevax a un niveau constant dans les chaudières de vaporisation $ par 31. le baron Séguier.
- Üet appareil, dont l’auteur a fait la démonstration dans la séance du 22 novembre t83îü, a été pratiqué en grand et a eu un succès complet; il réunit, à une construction simple et â un jeu facile, l’avantage d’assurer un niveau
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- ARTS MÉCANIQUES.
- constant d’eau dans la chaudière, et de remplir toutes les conditions exigées.
- La Jig. 5, PI. 792, est une coupe verticale de l’appareil avec une partie de la chaudière et du bouilleur.
- A, Chaudière. B, Bouilleur. C, Réservoir de l’eau d’alimentation. D, Corps de la pompe alimentaire. E, Tuyau d’aspiration. F, Tuyau qui communique de la pompe alimentaire au réservoir C. G, Tuyau conduisant l’eau d’alimentation dans le bouilleur. H, Tuyau qui met le réservoir à vapeur en communication avec le réservoir contenant le flotteur.
- a, Niveau de l’eau dans la chaudière. bf Flotteur renfermé dans le réservoir C, et attaché par une tringle au clapet de refoulée c. d, Clapet d’aspiration renfermé dans une boite carrée.
- Le niveau de la chaudière s’établit dans le réservoir du flotteur, puisqu’il communique par ses deux extrémités avec la chaudière. (D.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du comité des arts mécaniques, sur un niveau à lunette, présenté par M. Desbordes, ingénieur en instruments de précision > rue Ménilmotitan t, 3.
- Il y a plusieurs années que M. Lenoir exécuta un niveau à lunette, destiné à des opérations de peu d’étendue. Cet instrument fut adopté par le dépôt de la guerre.
- L’instrument, y compris son pied, la mire et la chaîne d’arpenteur, coûtait 180 francs.
- Un seul homme ne pouvait porter en même temps le pied de l’instrument, la boîte qui le renfermait, la chaîne et ses fiches, la mire et son voyant, ce qui formait quatre paquets séparés. e
- M. Desbordes a cherché à simplifier l’instrument de M. Lenoir, de manière à le rendre plus portatif et moins coûteux.
- Le pied est terminé à sa partie supérieure par un cylindre creux en cuivre, dans lequel on renferme la chaîne d’arpenteur et ses fiches.
- Chacune des trois branches en bois du pied est évidée en dedans et sur sa longueur, pour pouvoir y loger le triple mètre sur lequel l’on fait glisser ^ voyant pendant les opérations ; ce triple mètre est formé de trois cannes d’un mètre de longueur chacune, et qui se vissent bout à bout lorsque l’on veut opérer.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION. 125
- Le boisseau en cuivre formant la tête du pied à trois branches porte trois vis calantes sur lesquelles se pose la plate-forme circulaire tournant autour d’un pivot vertical et qui reçoit la lunette.
- Cette plate-forme est plus simple et plus légère que celle de l’instrument de M. Lenoir, parce qu’elle ne porte pas les vis calantes, tandis que celle de M. Lenoir portait ces vis.
- Tous les outils et instruments dont on a besoin pour opérer ont été renfermés par M. Desbordes dans le pied et dans une boîte contenant la plateforme , la lunette, le niveau et le voyant ; cette boîte est moins grande que celle de M. Lenoir, parce que la plate-forme circulaire y exige moins d’espace pour son logement.
- Un seul homme peut facilement porter le pied et la boîte ; et l’instrument complet ne coûte que 110 francs.
- Le comité des arts mécaniques vous propose, 1° de remercier M. Desbordes de sa communication, qui est digne d’intérêt, puisqu’il a rendu un instrument dont tout ingénieur ne peut se passer moins coûteux et plus portatif ; 2° d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, accompagné de la description et de la figure de l’instrument.
- Signé Th. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 18 décembre 1839.
- Description du niveau-cercle a lunette de M. Desbordes.
- Fig. 1, PI. 793. L’instrument monté sur son pied et prêt à fonctionner.
- Fig. 2. Section verticale de l’instrument et du cylindre renfermant la chaîne et les fiches.
- Fig. 3. Cannes-mètres avec le voyant en tôle vernissée, vues de face.
- Lig. 4. Les mêmes, en élévation, de profil, laissant apercevoir adroite la tringle au moyen de laquelle le voyant est élevé au troisième mètre.
- Fig. 5. Vue en dessus de l’instrument monté.
- Fig. 6. Vue intérieure de la partie supérieure de l’un des pieds renfermant les cannes-mètres.
- Fig. 7. Coupe horizontale du même.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Les trois pieds de l’instrument armés de pointes pour les ficher solidement dans le sol; ils sont évidés, chacun, pour recevoir la canne-mètre.
- BB, Cannes, au nombre de trois, ayant un mètre de longueur chaque, et se vissant bout à bout pour y attacher le voyant. Ces cannes portent des divisions en décimètres et centimètres.
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- âKtS MECANIQUES,.
- CL,. Voyant entôle armé, à sœ face postérieur^ d’une douille a, qui s’enfile sur la canne ; une vis de pression b sert à l’assujettir.
- D, Tringle attachée à la douille, et portant une virole c, qui glisse le long de la canne ‘ G’est au moyen de cette tringle qu’on élève ou qu’on abaisse le voyant.
- E, Cylindre en cuivre renfermant la chaîne et les fiches ; il porte un goujon d passant dans un trou percé à travers l’armature qui réunit les trois pieds»
- F, Chaîne de 10 mètres de longueur reployée dans l’intérieur du cylindre.
- G, Fiches qui accompagnent la chaîne.
- H, Couvercle à vis du cylindre F.
- III, Trois vis butantes passant à travers le couvercle, et sur lesquelles repose le disque ou plateau circulaire J. Ces vis servent à régler la position du plateau.
- J, Disque ou plateau circulaire en cuivre creusé au milieu, et portant à sa face supérieure un bord plat K , sur lequel appuient les collets carrés de la lunette.
- L, Ressort attaché au couvercle H , et dont le bout embrasse la tête d’une vis e, entrant dans une partie saillante au centre du plateau. Ce ressort tend constamment à faire appuyer le plateau sur les vis butantes II.
- M, Lunette à objectif achromatique reposant, par ses collets carrés ff, sur le bord du plateau J; elle est munie, au milieu, d’un collet portant deux goujons, dont l’un g entre dans un trou percé au centre du plateau, et l’autre h dans un trou de l’armature du niveau.
- N, Petit cylindre en cuivre servant de recouvrement à l’objectif en cas de soleil.
- O, Petit tube d’oculaire à tirage et à deux verres renfermant un réticule mobile /.
- P, Niveau à bulle d’air enfilé par sou armature sur le goujon h et reposant sur les eollets carrés de la lunette.
- ky Vis pour rectifier la position du niveau.
- Z, Rigole creusée dans l’un des pieds pour y loger la tringle B.
- Q, Courroie à boucle destinée à réunir et serrer Pïffi contre l’autre les trois pieds quand ils sont reployés.
- R, Bretelle à l’aide de laquelle ou transporte facilement l’instrument qui reste muni de son cylindre.
- Le disque circulaine, la lunette, le* ïriveau et le voyant Se placent dans une petite boîte manie d îme poignée.
- Le principal mérite de cet instrument est d’être trés*-portatif, et de renfler-
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- BXNiJMÜMÈTRE.
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- mer, sous un petit volume, tout ce qui est nécessaire pour son usage; il a, comme les autres niveaux à lunette, ses moyens derectification et de retournement, et il est beaucoup moins sujet à se fausser. (B. )
- OYSUJttOMÈTRE.
- Rapport fait par M. de Lambel, au nom du comité des arts
- mécaniques, sur un moyen dynamométrique présenté par
- M. Bai roux, élève a Técole centrale des arts et manufactures.
- M. BarrouXy à qui vous avez accordé une demi-bourse à l’école centrale des arts et manufactures, après un concours vivement disputé, vous a présenté les dessins et le modèle en petit d'un moyen 'dynamométrique applicable, suivant lui, aux arbres de rotation.
- Le moyen qu’il propose n’a point été présenté au concours que vous avez ouvert pour les dynamomètres.
- Entre l’arbre à mouvoir et le moteur il place un réservoir d’air contenu dans une enveloppe imperméable et compressible, de manière que le moteur ne peut transmettre son action qu’en comprimant ce réservoir d’air dont l’enveloppe réagit sur une aile fixée à l’arbre à mettre en mouvement»
- L’air comprimé agissant sur une palette de dimension déterminée à une distance fixe de l’arbre autour duquel elle peut tourner sans y tenir, communique avec un manomètre dans lequel l’élévation du mercure au-dessus de zéro indique la pression sur l’unité de surface.
- Pour avoir la pression totale, il multiplie la surface comprimée de la palette par la pression sur cette unité.
- Il considère ensuite cette pression comme étant de la nature des graves ; il la multiplie par la circonférence que décrit le centre de gravité de la surface de la palette, comme si c’était un corps grave descendu d’une hauteur égale à cette circonférence, avec un mouvement uniforme.
- Ici se présente la question des forces vives déduites des forces de pression assimilées aux graves en mouvement, pour laquelle le conseil a autorisé le comité à lui proposer des expériences dont la dépense et le projet seront incessamment présentés.
- Ce moyen dynamométrique parait ingénieux, mais difficile à mettre en pratique; du moins les délaüs d exécution ne sont point décrits dans le mémoire, non plus que les moyens d’établir d’une manière permanente les variations successives de la pression qui peuvent avoir lieu.
- Ces variations étant communiquées au mercure par l’air, l’action et te réac-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- tion de ce fluide, produite par son élasticité et sa compressibilité, doivent, en outre, donner lieu à plus ou moins d’erreurs.
- Telles sout les observations que le comité m’a chargé, messieurs, de vous présenter, en ajoutant que la clarté, la précision et l’ordre avec lesquels M. Barroux a exprimé ses idées lui font concevoir l’espérance qu’il reconnaîtra la faveur que vous lui avez accordée, par les services qu’il rendra à l’industrie.
- Le comité vous propose, messieurs, de remercier M. Barroux de sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Lambel , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 25 mars 4840.
- MOULE A BALLES.
- Rapport fait par M. de Lambel, au nom du comité des arts mécaniques, sur un perfectionnement apporté par M. Len-
- seigne au moule à balles qu il a présenté en i83f>.
- Dans le moule à balles que M. Lenseigne vous présenta, il y a plusieurs années, et dont le rapport fut fait en 1835 (4), il employait un maillet pour faire mouvoir la lame destinée à réparer les jets du coulage de la balle fondue. Cette opération ne se faisait souvent qu’à deux reprises, et conséquemment plus ou moins parfaitement. Aujourd’hui, il a remplacé le maillet par un levier coudé adapté à l’ensemble du moule, dont le mouvement est plus régulier et moins pénible; c’est un perfectionnement réel.
- Ce moule à balles ne laisserait rien à désirer si, au lieu de couper ce jet par un segment de sphère , on pouvait conserver à la balle sa sphéricité exacte.
- On a cherché à résoudre ce problème par des moules divisés en deux par une ligne passant par les centres des sphères : en élevant les parties de ce moule de la hauteur d’un de leurs rayons, le métal fondu s’introduisait dans l’intérieur du moule; en baissant ensuite de la même quantité la partie du moule que l’on avait élevée, les hémisphères se soudaient entre eux, et auraient produit des sphères exactes, si le métal employé pour le moule chauffé et refroidi à des ^degrés suffisants eût pu prendre un retrait égal à celui du métal employé pour fabriquer les balles.
- Ce problème n’ayant point été résolu, les balles fondues dans ce moule ont toujours présenté plus ou moins de soufflures.
- (i) Voyez Bulletin de la Société, 34e année (i835), page 343.
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- MOULINS.
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- Le comité vous propose, messieurs, de remercier M. Lenseigne de sa communication, et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Lambel , rapporteur.
- Approuvé en séance} le 25 mars 1840.
- MOULINS.
- Rapport fait par M. Ho ri car t de Tliury, au nom du comité des arts mécaniquesj, sur une réclamation de M. Corrége, au sujet de la construction du beffroi du moulin de Duvy.
- Messieurs, M. Corrége, ingénieur-mécanicien, rue de l'Ouest, 40, à Paris, qui a présenté, à la dernière exposition de l’industrie, un tarare ventilateur à force centrifuge et un beffroi de meunerie en fonte de fer, pour lesquels il a obtenu du jury central une médaille d’argent, a adressé à M. le président de la Société d’encouragement une réclamation au sujet du rapport fait suf l’usine meunière de Duvy, près de Crespy, département de l’Oise, rapport inséré dans le Bulletin de septembre 1838, page 365.
- Il s’est, en effet, glissé dans ce rapport une erreur relative au beffroi de l’usire de MM. Eck et Chamgarnier; il nous paraît convenable de rectifier cette erreur : ainsi, pour faire droit à la réclamation de M. Corrége, et pour rendre en même temps hommage à la vérité, nous dirons 1 ° que l’appareil du beffroi de l’usine de Duvy a été établi par M. Corrége, en fonte de fer, suivant les plans, coupes et élévations qu’il en a faits à la date de 1836, et qui sont annexés à sa réclamation.
- H° Que, par suite des inconvénients que MM. Eck et Chamgarnier ont remarqués dans la mouture de l’usine de Duvy, inconvénients qu’ils attribuent aux trépidations continuelles qu’éprouvent, sur leurs points d’appui, les meules des beffrois en fonte de fer, ils ont cherché à y remédier en construisant des beffrois en pierre.
- Au reste, MM. Eck et Chamgarnier n’ont jamais eu la pensée de s’attribuer le nouveau système de meunerie établi dans l’usine de Duvy, par M. Corrége; ils reconnaissent que c’est à l’Américain Oliver Evans, dont le savant ouvrage a été traduit par l’ingénieur Benoit, qu’est dû l’avantage si bien, si généralement apprécié de la nouvelle fabrication des farines; que le Guide du meunier est pour le mécanicien en ce genre d’industrie un excellent thème, et qu’il leur en a bien pris de toujours servilement le suivre dans leurs constructions.
- Après avoir ainsi répondu à la réclamation de M. Corrége, et avoir établi Trente-neuvième année. Avril 1840. 17
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- que -c’est bien réellement d’après ses dessins q*t?il a construit en fonte de fer le beffroi de Vusine de Duyyr nous croyons devoir vous faire connaître le tarare ventilateur que M. Corre'ge a présenté à l’exposition, et dont il vous a soumis les dessins et descriptions. Après avoir longtemps cherché un système de nettoyage simple, peu volumineux, économique ou peu dispendieux, pour expulser ou rejeter toutes les graines, toutes les matières, enfin tous les insectes qui peuvent se trouver dans le blé avant de les livrer à la mouture, M. Cor~ rége est parvenu à construire un appareil qui réunit ces diverses conditions et dont l’effet usuel est de nettoyer parfaitement 1 0 hectolitres de blé par heure avec la force d’un demi-cheval.,
- La description du travail du tarare ventilateur de M. Corre'ge vous mettra, messieurs, à même de le juger et de l’apprécier.
- Le blé, versé dans une trémie placée au-dessus du tarare, descend sur un crible qui en extrait la poussière, la terre et les pierres; de là il passe, dans un ventilateur qui en chasse les balles, les épilions et la cloque. Le blé tombe ensuite dans un cylindre vertical fixe, dans lequel il est démoucheté et épuré de tous les corps étrangers qui peuvent encore s’y trouver, au moyen d’un arbre vertical mobile portant neuf plateaux qui portent eux-mêmes quatre petites ailettes en bois garnies de tôles à râpes.
- Un peu au-dessous de chaque plateau est un petit plan incliné destiné à renvoyer le blé sur le plateau inférieur lorsque la rotation horizontale de l’arbre central qui tient tout le système rejette le grain en dehors par le fait de sa puissance centrifuge.
- Les ailettes, en tournant, font éprouver au grain des chutes; et contre-chutes multipliées qui tendent essentiellement à le nettoyer Jet à le: dégager de toutes les parties étrangères lorsqu’il est renvoyé par les brosses du tarare dans le cylindre horizontal.
- Toutes les parties de cet appareil sont solidaires les unes des autres; elles trouvent toutes leur mobilité dans la mobilité de' l’arbre vertical qui est l’âme et l’agent du mouvement général de la machine et de-toutes ses parties.
- Ainsi, comme cet arbre fait 360 révolutions par minute, chaque plateau fait également 360 tours par minute, et comme chacun- poFte quatre ailettes, on a pour chacun 1,440 tours, lesquels, multipliés par 9 pour les neuf plateaux, donnent au total 12,960 tours, nombre* de coups que chaque grain de blé peut recevoir cfansle parcours des différentes parties; du. tarare; si ce grain met une minute à descendre de son entrée dans la trémie à’ lia sortis; dé l’appareil.
- Enfin le blé, en sortant du cylindre vertical, tombe dans un cylindre diviseur horizontal, garni en tôle découpée, de k mètres de longueur, à l ex-
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- ;tvémité duquel il est encore une fois soumis à Faction d’un dernier ventilateur.
- Le tarare de M. Camége est disposé de telle manière qu’une simple cour-rote adaptée à un moteur quelconque suffit pour mettre le tout en mouvement.
- Les bons effets, k puissance, l’énergie , la modicité du prix et le peu de volume de ce tarare l’ont promptement fait adopter par un grand nombre de meuniers, tant m France qu’à l’étranger, comme le prouvent la correspondance et les certificats produits par M. Corrége..
- de* habile mécanicien vient de monter un de ces appareils chez M. Deso-èty, au moulin du canal, à Saint-Denis, avec un beffroi de huit paires de meules. Cette usine, dans l’ensemble de ses opérations , présente un grand établissement modèle de meunerie d’après les meilleurs procédés de criblage, de ventilation, de moutee et de bluterie, bien digne de fixer votre attention.
- Aussi aurons-nous l’honneur de vous proposer, messieurs, 1 ° de remercier M. Corrége de sa communication ;
- 2° De lui adresser copie de ce rapport en réponse à sa réclamation ;
- 3° De le faire insérer dans le Bulletin de la Société.
- Signé Héricart de Thury, rapporteur. Approuvé en séance, le 25 mars 1S40.
- VOITURES.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur un nouveau marchepied de voiture imaginé par M. Massé, de la Rochelle.
- Les personnes qui se servent de voitures à quatre roues , et qui n’ont que leur seul cocher pour domestique, éprouvent un sujet d’inquiétude , lorsque, étant arrêtées devant une maison où elles doivent entrer, leur cocher est obligé de descendre de son siège pour ouvrir la portière de la voiture et abaisser le marchepied. En effet, on peut craindre que, si les chevaux sont vifs, eu s’ils sont excités par quelque insecte ou par la peur, n’étant pas retenus par les guides , ils ne s’élancent et causent des malheurs. Les médecins, et plusieurs autres professions, sont exposés à être blessés dans les fréquentes stations qu’ils sont forcés à faire pour servir leur clientèle.
- M. Massé est parvenu à éviter cet inconvénient par un mécanisme très-simple : un bouton situé à l’intérieur de la voiture sert à ouvrir la portière, et le mouvement de rotation qu’on fait prendre à celle-ci suffit pour abattre le marchepied et amener chaque marche à se placer horizontalement ; comme
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- ARTS MÉCANIQUES.
- aussi en fermant la portière, le marchepied se redresse de lui-même, et les marches se replient pour se placer dans un plan vertical. - -
- Ces fonctions sont produites par un mécanisme très-simple. Le marchepied est monté sur un axe horizontal en fer qui se prolonge par les deux bouts au delà des tourillons de rotation : à l’un des bouts est un barillet enfermant un ressort spiral qui se bande de plus en plus à mesure que le marchepied descend, et sert à en modérer la chute et à en aider l’ascension. A l’autre bout est une roue d’angle qui engrène avec une roue semblable fixée au bas de l’axe de rotation de la portière. Ainsi, quand on ouvre la portière, le marchepied entraîné par son arbre tombe au dehors de la voiture ; il y remonte, au contraire, lorsqu’on referme la portière. ;
- Il faut ajouter que les marches sont rendues solidaires entre elles par des leviers coudés, en sorte qu’elles se dressent ou s’abattent ensemble par le seul fait du mouvement total du marchepied ; et que les roues d’angle ne sont dentées que sur une portion de leur contour, afin que le marchepied ne commence à se mouvoir que quand la portière est déjà en partie ouverte ou fermée.
- , Cet appareil très-simple fonctionne bien. Messieurs les membres du jury de la Charente-Inférieure nous ont adressé un rapport très-favorable à cette invention, dont notre collègue, M. Fleuriau de Bellevue, fait depuis longtemps usage. M. le duc de Doudeauvïlle, et différentes autres personnes, s’en servent aussi et louent beaucoup l’emploi qu’elles en font.
- Le problème avait, il est vrai, été déjà résolu, et il existait au Conservatoire un appareil qui avait l’objet dont nous venons de parler ; mais le mécanisme en était si compliqué, que cette invention n’a eu aucun succès.
- Quoique cette petite machine ne puisse être à l’usage que d’un nombre restreint de personnes, puisque celles qui ont des voitures à quatre roues ont ordinairement un laquais de service, le comité a pensé que nous ne devions pas rester indifférents à la sûreté publique ; les maîtres des voitures aussi bien que les passants peuvent se trouver victimes d’accidents causés par des chevaux qui momentanément ne sont plus retenus. D’après ces considérations, nous vous proposons, messieurs, de remercier M. Massé de sa communication, et d’insérer le présent rapport au Bulletin, avec la figure nécessaire pour en faire concevoir le mécanisme. L’auteur trouvera dans cette publicité l’occasion d’exploiter son brevet, et les personnes qui en connaîtront l’existence pourront recourir à lui au besoin.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 18 février 1840.
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- VOITURES.
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- Description d’un marchepied de voiture s’abaissant et se relevant par le seul mouvement de la portière; par iM. Massé, carrossier; h la Rochelle.
- La fig. 1, PI. 794, représente le marchepied, vu de face et abaissé par le mouvement d’ouverture de la portière.
- ^ Fig. 2. Le même, vu de côté, et dans la même position.
- Fig. 3. Le marchepied relevé dans l’intérieur de la voiture au moment où la portière va se fermer.
- Fig. 4. Barillet renfermant le ressort, vu séparément et dessiné sur une plus grande échèlle.
- Fig. 5. Engrenage destiné à faire mouvoir le marchepied, vu en dessus. Fig. 6. Portions de la tringle mobile garnie de sa roulette qui roule le long d’une tringle attachée à la portière.
- Fig. 7. Détails.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. a, Châssis du marchepied, b, Axe faisant corps avec la partie supérieure du châssis , et qui, en tournant, le relève ou l’abaisse, c, Marches en fer se relevant et s’abattant par l’effet du mouvement du châssis, d, Tringle coudée tournant par sa partie supérieure sur un boulon implanté dans le bas de fa caisse de la voiture et attaché par sa partie inférieure à un petit levier à bascule e qui relève ou abat la marche supérieure.^/", Autre tringle articulée avec un levier g semblable au précédent, mais plus court, qui relève la marche inférieure du marchepied, h , Portière, i, Tringle vissée sur la portière et dont les deux bouts sont coudés pour laisser l’espace nécessaire au passage de la roulette k attachée à la tringle mobile l; cette tringle est rendue solidaire avec un axeP vertical m, portant une portion de roue d’angle nf qui engrène avec un fort pignon o, dont une partie de la circonférence seulement est dentée ; c’est sur ce pignon qu’est monte l’axe moteur b. p, Barillet renfermant un ressort destiné à modérer les mouvements trop brusques du mécanisme, q, Boulons à anneau et à écrou servant à suspendre l’axe horizontal b. r, Portion de la caisse de la voiture, s, Boîte renfermant l’engrenage pour le garantir de l’humidité. \
- Jeu du mécanisme. Nous supposons la portière fermée. Pour l’ouvrir, la personne placée dans l’intérieur de la voiture tourne un bouton et pousse la portière en dehors ; quand elle est déjà en partie ouverte, la tringle l fait agir l’axe m et par suite la roue d’angle n, le pignon o, et l’axe horizontal b, lequel en tournant abat le marchepied; par le même mouvement, les tringles d et J amènent, par l’intermédiaire des leviers coudés e g, les marches c c dans la
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- ARTS CHIMIQUES.
- position horizontale. Le ressort renfermé dans le barillet p et monté sur l’axe b est destiné à modérer la chute trop brusque du marchepied et à diminuer l’effort nécessaire pour le remonter. Quand on est monté dans la voiture , on tire la portière, et avant qu’elle soit entièrement fermée, le marchepied se replie de lui-même et rentre dans l’intérieur, où il occupe peu de place; il est matelassé comme les marchepieds ordinaires, et, de plus, un talon à coulisse, ménagé dans l’engrenage, le fixe de manière à éviter tout ballottage dans les cahots*
- Les mouvements de ce marchepied, qui pèse environ 7 kilogrammes, sont très-doux, étant modérés par l’effet du ressort, ce qui ménage l’engrenage, lequel n’a qu’un faible effort à exercer pour vaincre les résistances.
- Le prix de ce nouveau marchepied est de 80 francs environ. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — sucre.
- Descriptiojv des moyens employés pour extraire le sucre brut de la betterave; et le convertir en sucre raffiné sans le sortir de la forme; par M. Bouclier (i).
- Le premier moyen employé est la conservation des racines : après la récolte, les place en magasin couvert, ménageant des courants d’air qui enlèvent le calorique produit par les masses ; on les agglomère sur deux mètres de hauteur et sur une largeur et longueur indéterminées.
- Les betteraves sont amenées au lavoir et une femme les jette dedans ; elles sortent par le bout opposé exemptes de terre, et tombent sur une claie près la râpe; un enfant les place au fur et à mesure dans des cases, d’où, par un mouvement régulier de la machine, elles sont approchées du cylindre denté, et elles se trouvent râpées ; mais cette division n’étant pas suffisante pour extraire tout le sue trop visqueux, l’auteur a eu recours à l’eau comme dissolvant : il dirige donc un filet d’eau sur le tambour de la râpe. Les betteraves, en se déchirant, reçoivent, au même moment, cette eau qui s’insinue dans tous les pores, se mêle avec le suc, le rend plus fluide et le laisse échapper plus facilement; sans cette addition il refuserait en partie de couler, rendrait la pulpe grasse, et on obtiendrait moins de produit.
- La pulpe, à mesure qu’elle est râpée, tombe dans un récipient, et toujours la derniè re en dessus ; souvent celle du dessous y restait longtemps et s’altérait.
- (j) L’auteur de ce mémoire a obtenu un prix de 2,000 fr., au dernier concours pour le perfectionnement du sucre de betterave. (Voyez Bulletin de décembre 1889, p. 4*88.)
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- SEUEE.
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- •M. Boucher a remédié à cet inconvénient en établissant, sous la râpe, une vis d’Archimède qui emmène la pulpe à mesure qu’elle se forme, sans en laisser d’ancienne, et produit une espèce de macération en y incorporant feau.
- La pression se fait par la presse à cylindre de M. Pecqueur, et sans interruption, toujours la première râpée est la première pressée, sans le secours d’aucun ouvrier; tout le système est mécanique et continu; il suffit d’un enfant à la râpe', et d’un ouvrier pour enlever la pulpe. L’économie, pour la même quantité, est au moins de douze ouvriers.
- Les cylindres de la presse sont creux, reçoivent le suc qui coule par des tuyaux en cuivre dans un récipient de métal ; aussitôt qu’il est plein, on se sert de la vapeur perdue qui a fait fonctionner la machine pour agir par pression dans le cylindre; le sue monte très-facilement à 8 ou 10 mètres de hauteur dans un réservoir d’où il tombe dans la chaudière à déféquer.
- Aussitôt qu’une des chaudières est au point indiqué par la régie (5 hectol.), le suc coule dans l’autre chaudière'; pendant ce temps, on introduit la vapeur, le suc s’échauffe; il convient donc de préparer les agents nécessaires à sa purification. Si on n’employait que la chaux, son volume serait trop considérable, elle détruirait une partie du sucre, lui ferait contracter une mauvaise odeur (pii ne se dissiperait qu’au raffinage par la fonte de ce sucre i pour y remédier, l’auteur se sert d’une dissolution d’alun pour diviser les parti es extractives et mucilagineuses ; elle s’empare des parties colorantes, soit en les précipitant ou les agglomérant; cette dissolution est donc mise dans la chaudière aussitôt que le suc est arrivé à 25 ou 30 degrés Réaumur; on brasse fortement; ensuite on délaye environ 1 kil. et demi dé chaux fondue (suivant la qualité des betteraves) avec assez d’eau pour en former un lait; la température du suc, dans la chaudière, étant élevée de 70 à 72 degrés, on verse ce lait de chaux, on brasse fortement pour faire agir cet agent sur la masse, on laisse un instant en repos, et le suc ne tarde pas à arriver à l’ébullition ; au deuxième bouillon, on arrête la vapeur, on laisse reposer cinq minutes et on retire une forte écume qui couvre le dessus; on ouvre le robinet de décharge, le suc coule clair sur un filtre à gros noir révivifié, et se rend dans une citerne pour être soumis à l’évaporation (I).
- Si le suc déféqué est très-dair, c’est un signe qu’il est dépouillé des impuretés qui raccompagnaient ; cependant, quoique l’on ne distingue rien de né-
- (i) Le jus étant à 35°R., on y verse une dissolution d’alun contenant i gramme et demi d’alun par litre- de jus ; on défèque à 8o degrés.
- On emploie >j5o grammes de chaux pour roo hectolitres de jns.
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- ARTS CHIMIQUES.
- buleux, il existe encore des sels liquides et adhérant au suc, qui ne s’échap- • pent du liquide que lorsqu’il a acquis une certaine densité (de 12 à 15 degrés Baumé); et pour cela, on le soumet à l’action du calorique dans des chaudières à tubes et à vapeur par l’effet de la continuité ; on règle le robinet du tuyau qui conduit le suc déféqué dans la chaudière divisée en deux compartiments par une cloison en cuivre, pour forcer le suc de tourner à l’entour. Étant arrivé au bout opposé, il sort par le robinet, suit un couloir quj le dirige dans une autre chaudière disposée comme la précédente et sort par l’autre extrémité pour se rendre sur un filtre; alors il est considéré comme sirop; par le passage de la première chaudière la densité du suc s’est élevée à 8 ou 9 degrés, parla seconde jusqu’à 14 à 15 degrés; mais il s’est troublé, et par le repos il dépose une vase saline, c’est pour l’en séparer qu’on le fait passer sur un filtre à gros noir qui a déjà servi pour passer de la clairce; aussitôt cette,opération terminée, il est reporté à une autre chaudière qui le concentre à 28 ou 30 degrés; on ouvre le robinet de décharge pour lui faire traverser une couche de gros noir neuf, et ensuite on le porte à la chaudière à cuire ; si on s’aperçoit que cette clairce n’a pas les qualités requises, parce que les betteraves auraient subi une altération, on soumet cette clairce, arrivée à 30 degrés, à la clarification, en employant un litre de sang et 2 kil. de noir en poudre par chaque hectolitre; après avoir fait monter le sirop et le sang étant bien coagulé, on filtre à travers une poche en tissu de coton; il devient très-clair, et est dirigé dans la chaudière à cuire.
- On cuit moins fort pour des petites formes que pour des grandes ; le sucre, étant cuit, tombe au rafraîchissoir, on remue la première cuite et on laisse en repos jusqu’à la quatrième, où on remue de nouveau, et on emplit dans des formes appelées quatre cassons; le sucre ne tarde pas à cristalliser, on le remue avec un couteau en bois, et huit heures après il est détapé et placé pour laisser couler son sirop; vingt-quatre heures après on verse, sur la pâte du pain, un litre de belle solution sucrée, en entretenant la chaleur du grenier à 20 degrés Réaumur ; le lendemain, on répète la même opération, et, le jour suivant, on unit et tape les fonds avec une truelle, et on verse sur chaque pain un litre de terre argileuse délayée avec de l’eau et en bouillie ; on laisse cette terre pendant quatre jours, ensuite on la relire, on nettoie le sucre et on le laisse égoutter et prendre de la consistance pendant trois jours; ensuite il est retiré des formes et mis à l’étuve.
- - Le sirop qui a coulé à^travers la terre et l’égout rentre en chargement du sucre en pain.
- Mais le sirop vert ou premier qui a coulé est cuit pour mettre en formes plus grandes que l’on appelle bâtardes.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — CHEMINEES.
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- Les sirops ou mélasses qui coulent de ces dernières sont cuits plus fort et emplis dans les plus grandes formes; ce troisième produit, moins riche que les précédents, se nomme vergeoise.
- PHOTOGRAPHIE.
- Nouveau moyen d’ioder les plaques du daguerréotype; par M. Schodel, mécanicien a Saint-Peters bourg.
- Prenez de l’iode de la grosseur d’un pois, dissolvez-le dans une cuillerée d’alcool, ce qui suffit pour cinq ou six plaques, il vaut mieux cependant avoir, chaque fois, une composition fraîchement préparée ; versez de cette composition assez de gouttes dans un verre d’eau froide pour donner à l’eau la couleur orangée sale; puis versez cette dissolution dans un bassin carré de cuivre jaune d’environ 3 centimètres de profondeur, de manière que la surface soit couverte d’une couche de quelques millimètres d’épaisseur de cette substance ; couvrez-le avec la plaque en guise de couvercle; au bout de quatre minutes il se forme une couche parfaitement unie et égale.
- Par ce moyen, on pourrait ioder des plaques de grande dimension.
- ARTS ÉCONOMIQUES . ----CHEMINÉES.
- Description d’un appareil pour empêcher le refoulement de la fumée dans les cheminées y par M. Winnerl.
- La plupart des appareils placés sur les cheminées pour empêcher le refoulement de la fumée ne satisfont qu’imparfaitement aux conditions qu’ils sont destinés à remplir.
- M. Winnerl, horloger distingué, emploie dans ses ateliers un appareil très-simple et qui assure constamment la sortie de la fumée. Il est représenté sur sés diverses faces, pl. 792.
- Fig. 6. Élévation de l’appareil dans son état de repos, et lorsqu’il ne règne pas de vent. Fig. 7. Le même dont la calotte reçoit un certain degré d’inclinaison par l’effet du vent. Fig. 8. Coupe verticale du tuyau et de la calotte.
- a, Tuyau en tôle scellé au-dessus delà cheminée, b, Armature composée de trois hanches rivées sur le tuyau et se réunissant à leur sommet en une seule tige sur laquelle est enfilée une petite boule c, surmontée d’un écrou, d, Calotte percée à son sommet et retenue par l’écrou; elle s’appuie sur la petite boule sur laquelle elle tourne librement et oscille pour prendre toutes les inclinaisons que lui^donne le vent, comme on le voit Jig. 7. On conçoit que la Trente-neuvième année. Avril 1840. 18
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- ARTS ECONOMIQUES.
- calotte, coiffant le tuyau d’un côté, donne une libre issue à la fumée de l’autre, et empêche son refoulement dans la cheminée. (D.)
- CISEAUX.
- Rapport fait par M. de Siivestre^z/s, au nom du comité des arts économiques, sur des ciseaux à leviers inventés par M. Wiltz, tailleur, rue Montmartre, 66.
- Les ciseaux que M. Wiltz a présentés à la Société d’encouragement diffèrent des ciseaux ordinaires en ce qu’une seule de leurs branches est mobile. M. Wiltz, dans la pratique de son art, avait, depuis longtemps, reconnu l’utilité, et même éprouvé le besoin de cette innovation.
- La branche inférieure de l’instrument représente un couteau renversé, le tranchant en dessus, dont la lame d’acier est soudée à un manche de fonte ou de fer forgé. A la partie de ce manche avoisinant la lame, on a disposé, sur une ligne horizontale, deux boulons transversaux servant de tourillons à deux leviers destinés à agir l’un par l’autre, d’un même côté du couteau ; ces deux leviers sont destinés à former, l’un Je manche, et l’autre la lame tranchante de la branche supérieure de l’instrument.
- Le pouce, après s’être engagé dans un anneau qui termine la tête du premier levier, qu’on peut regarder comme le levier de la puissance, exerce son action, en sens inverse, sur l’extrémité de l’autre bras du même levier. A cette. extrémité se trouve un encastrement circulaire destiné à recevoir le bout arrondi de la tête du second levier, qui sera le levier de la résistance, et à transmettre ainsi le mouvement à la lame mobile.
- Chacun des boulons servant de pointsjd’appui aux leviers, et que l’on arrête par le moyen d’un écrou, porte latéralement une petite rainure placée à son extrémité, du côté de la vis. Cette rainure, dans laquelle s’engage une languette qui fait saillie dans l'intérieur des trous dont est percée la branche immobile de l’instrument, sert à ôter aux boulons tout mouvement de rotation sur leurs axes. I>e cette manière, les lames ne peuvent plus s’écarter l’une de l’autre, comme il n’arrive que trop souvent dans les ciseaux ordinaires, lorsque les lames font défaut par suite du retour sur elles-mêmes que leur fait éprouver l’usage prolonge de l’instrument.
- M. Wiltz, par un procédé ingénieux, est parvenu à donner du mordant à ses ciseaux, non-seulement sans augmenter, mais en diminuant même le frottement à la naissance des lames : ponr cela , il a emboîté, dans l’épaisseur du manche de la branche immobile et derrière le point de jonction des deux leviers, unê petite barre métallique, mobile par une de ses extrémités, et qui
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- CISEAUX.
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- sert de régulateur à l'instrument. Quand on veut donner du mordant aux lames, on fait sortir de son encastrement, au moyen d’une vis de pression, l’extrémité mobile de la barre qui, appuyant intérieurement sur la tête du levier de la résistance, tend à l’écarter, et force, par conséquent, les deux lames à se rapprocher l’une de l’autre, principalement à leurs extrémités.
- D’après ce que nous avons dit plus haut sur la disposition des deux leviers dont l’ensemble forme la branche supérieure de l’instrument, on voit que M. TViltz aurait obtenu, au moyen de ces leviers, des effets d’autant plus considérables qu’il aurait rapproché davantage leur point de réunion du tourillon appartenant au levier de la puissance. Il aurait pu arriver à des effets plus grands que ceux obtenus avec des ciseaux ordinaires de mêmes dimensions que les siens; mais il a dû renoncer à cet avantage, afin d’avoir, pour un certain écartement des doigts, un écartement convenable des lames de l’instrument. Il a donc été obligé de rapprocher du tourillon des lames le point de réunion des deux leviers, ce qui donne à ses ciseaux, quant à la force, du désavantage sur ceux employés jusqu ici. Mais, d’un autre côté, M. TViltz, au moyen de son mécanisme ingénieux et commode, offre à la main plus de sûreté , en même temps qu’il apporte dans la coupe plus de justesse et de précision. En outre, cet instrument peut être utile non-seulement aux tailleurs, mais encore aux diverses?industries qui font un usage journalier de ciseaux; au reste, quand, par sa nouvelle invention, M. TViltz n’aurait rendu service qu’à son art, nous pensons, messieurs, qu’il aurait déjà mérité vos encouragements.
- Le comité des arts économiques a donc l’honneur de vous proposer de remercier M. Wiltz de sa communication, et d’ordonner l’insertion au Bulletin du présent rapport avec le dessin deTinstrument.
- Signé de Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance > le \ 5 janvier \ 840.
- Explication des figures de la planche 792.
- Fig. 8. Les ciseaux fermés.
- Fig. 9. Les mêmes vus en dessus.
- Fig. 10. Les ciseaux ouverts et prêts à fonctionner.
- Fig. 11. Lame mobile ou supérieure détachée.
- Fig. 12. Lame fixe ou inférieure.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- " a, Lame fixe ou inférieure, h, Lame mobile ou supérieure, c, Levier mobile de cette lame terminé par un anneau dans lequel on passe le pouce. d, Manche de la lame inférieure ayant une partie plate qui glisse sur le drap, c, Boulon qui réunit les deux lames.y, Boulon sur lequel tourne le levier mo-
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- COMMERCE.
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- bile c. g, Échancrure de ce levier qui reçoit la partie arrondie h de la lame mobile. i, Barre mobile servant de régulateur à l’instrument, k, Butoir sur lequel appuie le levier mobile c quand le ciseau est fermé.
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- COMMERCE. -----AIGUILLES A coudre.
- Rapport fait par M. de Marivault, au nom du comité de commerce., sur une proposition de M. Caclou-Taillefer, tendant à élever le droit a ïimportation des aiguilles a coudre provenant des fabriques étrangères.
- Le conseil a renvoyé à l’examen de son comité de commerce une lettre de M. Cadou-Taillefer, manufacturier à l’Aigle, qui réclame l’appui de la Société près du gouvernement, auquel il demande qu’un tarif plus élevé soit imposé à l’importation des aiguilles à coudre, de fabriqué étrangère.
- M. Cadou-Taillefer rappelle, dans le mémoire joint à sa lettre, que le jury chargé de prononcer sur le mérite des produits admis à la dernière exposition de l’industrie a reconnu qu’il se fabriquait maintenant, en France, des aiguilles dont la qualité ne laisse rien à désirer, et qu’il ne s’agissait plus ' que d’encourager le développement de cette industrie à l’aide d’une protection efficace.
- Lorsqu’on a établi un droit de 200 francs , par 1 00 kilogrammes, sur les aiguilles étrangères, on n’a pu s’occuper, selon M. Cadou, que de protéger les aiguilles de forte dimension, dites à la coupe, parce qu’on ne pouvait pas alors en fabriquer d’autres en France. La protection n’est donc applicable qu’aux grosses aiguilles, et il s’agit aujourd’hui de protéger les aiguilles fines dans une proportion relative. Il croit que ce but ne peut être atteint qu’en élevant le droit d’un à cinq, par conséquent en le portant de 200 francs à 4,000 francs par 100 kilogrammes.
- L’introduction de la fabrication des aiguilles à coudre a été provoquée par la Société d’encouragement dès les premières années de sa fondation. Après avoir admis, dans ses Bulletins, des notices sur cette fabrication en Angleterre et à Aix-la-Chapelle, et fait connaître l’appareil de M. Prior pour empointer les aiguilles, ainsi que celui de M. Abraham pour préserver les ouvriers empointeurs de la poussière de grès, si dangereuse à leur santé, elle a cherché à exciter l’émulation en fondant, dés 1818, un prix de 3,000 fr. qui a été successivement remis au concours, d’année en année, et qui l’est encore pour l’année présente. Mais, jusqu’ici, les concurrents n’ont pas satisfait à toutes les conditions du programme. Elle s’est donc bornée à délivrer à M. Pelletier, d’Amboise, une médaille d’argent au concours de 1831, et,
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- en 1834, une médaille d’or à M. Vanhoutem, en récompense de l’importation, à l’Aigle, de la fabrique d’aiguilles qu’il avait établie antérieurement en Belgique.
- 11 n’est pas inulile de remarquer qu’entre les aiguilles présentées aux différents concours, les plus fines, celles qui sont les plus difficiles à faire, ont été jugées d’une belle exécution, tandis que les bas numéros, soumis à des épreuves, ont été reconnus loin d’atteindre la perfection désirable.
- La Société avait, en outre, institué un prix pour encourager la bonne fabrication des fils d’acier à l’usage des manufactures d’aiguilles ; mais les conditions imposées par le programme n’ayant pas été remplies, ce prix, porté successivement jusqu’à la somme de 6,000 francs, fut retiré en 1827. Toutefois il a été délivré deux médailles d’or, l’une à M. Peyret, l’autre à M. Mignard-B illinge, et deux médailles d’argent à madame veuve Feurs et à M. Fallatieu.
- La Société peut donc se flatter d’avoir contribué, par sa persévérance et, peut-être aussi, par la sévérité de ses décisions, à des succès devenus assez marquants pour avoir engagé le jury de l’exposition à accorder une médaille d’or à M. Cadou-Taïllefer, une médaille d’argent à M. Victor Van-tillard, de l’Aigle, et une médaille de bronze à M. Miguel, fabricant à Amboise.
- Ainsi il est maintenant constaté qu’à l’aide d’une protection efficace, l’industrie des aiguilles pourra se développer dans notre pays. Cette protection, M. Cadou-Taillefer voit qu’elle ne peut être assurée qu’en élevant de huit dixièmes le droit perçu aux bureaux de douane. Vous jugerez, messieurs, après avoir pesé les considérations que nous allons vous soumettre, si une telle surtaxe aurait l’effet que le pétitionnaire en attend.
- Le droit a été fixé au poids sur les aiguilles de tout calibre et de toute dimension. Il résulte de là que les plus fines et les plus chères payent infiniment moins que les plus pesantes et les plus communes; cette anomalie n’avait point échappé à l’attention du gouvernement; mais on a reconnu l’impossibilité de se livrer, aux bureaux de douane, à une vérification assez minutieuse pour combiner la taxe d’après la qualité et le degré de finesse; elle n’a pu l’être, non plus, d’après les dimensions en longueur, attendu que, pour satisfaire à toutes les destinations, on est obligé de fabriquer de grosses aiguilles courtes et de longues aiguilles fines.
- La fixation au poids ne pouvant être évitée, si la taxe est élevée des quatre cinquièmes, elle dépassera, pour certaines qualités, leur valeur réelle. Dès lors, ou l’introduction de ces qualités à l’usage des consommateurs pauvres cessera avant que nous soyons en mesure de les remplacer par la fabrication nationale, ou elles s’introduiront en fraude, autre inconvénient non moins grave. Veuillez vous rappeler, messieurs, que vos commissions chargées de
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- COMMERCE.
- l’examen des aiguilles présentées aux concours ouverte par vous ont trouvé que les bas numéros étaient loin de la perfection désirable. Les fabricants feront mieux, sans doute, lorsqu’ils seront excités par la comparaison qui s’établira entre les fournitures étrangères et les leurs ; mais, si les consommateurs n’ont pas le choix, si les aiguilles livrées au commerce ne les satisfont pas, et si, par suite de leurs réclamations, les grosses aiguilles étrangères sont admises de nouveau à taxe réduite, on n’aura réussi qu’à fortifier le préjugé qui fait rechercher de préférence les aiguilles dont les enveloppes portent une marque étrangère.
- Nous pensons donc que la protection cesserait d’être utile si elle était étendue jusqu’à 1,000 francs par 100 kilogrammes, puisque des fabricants peuvent, dès aujourd’hui, livrer le millier d’aiguilles au prix moyen de 4 fr. 30 cent, à 3 francs, et que, pour les aiguilles les plus communes, la taxe perçue à la frontière dépasserait le prix de fabrique.
- Qu’arriverait-il alors? On composerait, pour tout ce qui ne serait pas introduit par contrebande, les assortiments de manière à répartir la taxe sur la plus grande quantité possible d’aiguilles fines; on nuirait encore ainsi à la fabrication française, sans atteindre le but qu’on se serait proposé.
- Peut-être pourrait-on faire l’essai d’un expédient ; il consisterait à exiger la division des assortiments par classes, et à élever la taxe en raison inverse du poids de chaque classe. Mais le gouvernement seul est en mesure d’apprécier la convenance d’un tel essai. C’est également à lui qu’il appartient de poser les bornes de la protection à accorder à la fabrication française. Nous avons dû seulement montrer comment elles pourraient être dépassées, au détriment de l’industrie à protéger, par l’adoption, sans modification, de la demande de M. Cadou-Taillefer : elle ferait porter l’augmentation du prix sur les numéros qu’il est essentiel de conserver à la portée des moyens du plus grand nombre des consommateurs; en outre, elle favoriserait, par l’appàt que la surtaxe présenterait aux contrebandiers, l’introduction frauduleuse des aiguilles fines.
- Il se passe, depuis quelques années, relativement au commerce de ces aiguilles, des choses dignes d’attention.
- Pendant la période décennale de 4 827 à 1836 inclusivement, on a mis en consommation une quantité moyenne de 41,000 kilogrammes d’aiguilles étrangères représentant, au taux d évaluation de 36 francs le kilogramme, une valeur de 1,486,000 francs.
- Les exportations, trop insignifiantes pour être enregistrées, s’étaient bornées, eu 1832, à 866 kilog., et, en 4836, à 4,277 kilog.
- En 4 837, mise en consommation, 40,000 kilog. d’aiguilles fines étrangères^ valeur, 4,462,000 fr. En 1838, 43,500 kilog.; valeur, 4,567,000 fr.
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- Mais, en 1837, nous avons exporté, principalement en destination des États sardes, 8,573 kilog. d’aiguilles françaises, représentant, au taux d’évaluation de 40 fr., 342,920 fr., et, en 1838, 11,763 kil., valeur 470,528:: fr., ce qui réduit la différence de l’importation sur l’exportation à 1,112,000 fr. pour 1837, et à 1,097,000 fr. pour 1838.
- Dans le même temps, les importations de l’Angleterre , qui n’avaient pas dépassé en moyenne, pendant la période décennale, 3,000 kilog., se sont élevées à 6,900 kilog. en 1837, et à 9,082 kilog. en 1838, et cela lorsque les progrès de notre fabrication et son perfectionnement nous permettaient d’élever nos exportations au quart du taux ordinaire des importations annuelles.
- Cette coïncidence serait-elle l’effet d’une diminution correspondante dans l’introduction frauduleuse qui ne présentait plus assez d’avantage ? serait-elle le résultat de tentatives ayant pour objet d’arrêter, par une redoutable concurrence, l’essor de notre fabrication ? c’est ce qui reste à éclaircir. Quoi qu’il en soit, le chiffre croissant des exportations manifeste un progrès remarquable. L’impulsion est donnée, il ne s’agit plus que de la soutenir.
- Vous y participerez, messieurs, en continuant à stimuler, par vos encouragements, le zèle de nos fabricants.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer , 1 ° de renvoyer au comité des arts mécaniques la question dç savoir s'il y a lieu de maintenir au concours le prix fondé pour l’amélioration de la fabrication des aiguilles à coudre ; s’il ne serait pas utile de rétablir le prix relatif au perfectionnement des fils d’acier, retiré en 1827 ; enfin de rechercher les moyens de faire cesser la contrainte humiliante-à laquelle nos meilleurs fabricants d’aiguilles sont encore assujettis, et qui consiste à donner à leurs produits les plus parfaits une marque étrangère pour en assurer le débit ;
- 2* De joindre le présent rapport au mémoire de M. Cadou-Taïllefer, et, en transmettant l’un et l’autre à M. le ministre du commerce, de le prier de prendre en sérieuse considération la demande de ce fabricant, réduite aux proportions qui peuvent rendre réellement efficace la protection qu’il réclame , et assurer à la France une industrie, exemple le plus frappant des effets merveilleux de l’extrême division du travail, industrie d’autant plus précieuse qu’elle exigera toujours l’emploi d’un grand nombre d’ouvriers, et que nulle autre ne peut fournir une occupation manuelle moins fatigante aux enfants et aux vieillards;
- 3° D’autoriser l’insertion du présent rapport au Bulletin.
- Signé Marivault, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 18 décembre 1839.
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- U4 NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur les moulins de la province de Constantine ; par M. Piôbert.
- Ces moulins sont mus par des roues hydrauliques à axe vertical, dont les cuillers sont formées de morceaux de bois grossièrement taillés et assemblés avec l’arbre, comme les rais d’une roue avec le moyeu. Une certaine quantité d’eau est dérivée de la partie supérieure de la rivière de Rummel, et conduite par un canal jusque près du moulin ; de là elle est dirigée sur un des côtés de la roue par un coursier incliné à l’horizon de 30 à 40°. Après avoir agi sur cette roue, l’eau est réunie et dirigée sur un autre moulin situé plus bas, puis sur un troisième, et ainsi de suite, jusqu’au niveau inférieur de la rivière; de manière que la même eau est employée à faire mouvoir successivement différentes roues ; les chutes partielles ne dépassent pas 5 à 6 mètres.
- Les arbres des roues sont réunis, par leur partie supérieure et au moyen d’un assemblage très-lâche faisant fonction de genou, à une petite meule qui se meut sur une deuxième meule inférieure inclinée à l’horizon de 1 0 à 15°, de sorte que la meule supérieure tourne dans un plan qui n’est pas perpendiculaire à l’arbre, celui-ci restant constamment vertical. Ces moulins à blé préparent la farine destinée à faire la couscoussou, espèce de grosse semoule qu’on fait cuire à la vapeur, et qui forme la nourriture habituelle des indigènes. (Académie des sciences, 13 janvier 1840.)
- Nouvelle soupape de sûreté pour les machines à vapeur; par M. Sorel.
- Cette soupape se distingue de celles qui ont été proposées jusqu’ici surtout en ce qu’elle ne permet pas à la vapeur de dépasser le degré de pression déterminé, tandis que, dans la plupart des appareils ordinaires, malgré l’ouverture des soupapes, la force élastique de la vapeur peut augmenter dans la chaudière de plus d’une atmosphère, ce qui est parfois suffisant pour déterminer une explosion.
- La nouvelle soupape avertit, par un bruit de sifflet très-fort, du moment où la vapeur a atteint la limite de pression qu’on ne doit pas dépasser; à ce moment, elle arrête la combustion dans le foyer en fermant un registre.
- Un second bruit, différent du premier, mais non moins intense, annonce quand la chaudière a besoin de recevoir l’eau. ( Académie des sciences, 3 février 1840. )
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Nouveau sy stème de roues pour les bateaux à vapeur; parM. Léon Duparc.
- Ce système, dont l’essai a été fait sur le Phare, navire que commandait l’auteur, permet de déplacer en très-peu de temps les arbres des roues, soit qu’on veuille les enlever entièrement lorsque le navire doit marcher seulement à l’aide des voiles et sans le secours des machines, soit qu’on veuille varier la position de leur centre d’effort en raison des différents degrés d’immersion des roues par suite du chargement du navire. L’opération se fait dans tous les cas sans exposer à aucun danger les personnes chargées de l’exécuter. {Académie des sciences, 6 janvier 1840.)
- Nouveau système de chemins de fer automoteurs; par M. Peyret-Lallier.
- Dans ce système on établirait deux voies différentes, l’une pour l’allée, l’autre pour le retour. Chaque voie offrirait une suite de plans inclinés au degré nécessaire pour que les convois pussent s’v mouvoir en vertu de leur seule pesanteur, et ces plans inclinés seraient liés les uns aux autres par des rampes roides que les convois remonteraient au moyen de machines à vapeur fixes qui, les ayant remorqués jusqu’au delà du sommet, les abandonneraient sur le versant opposé au point où ils recommenceraient à rouler d’eux-mêmes.
- On conçoit que dans les deux voies la direction des pentes devrait être inverse. (Académie des sciences, 13 janvier 1840.)
- Appareils dynamométriques de rotation propres à mesurer ^pendant un temps
- plus ou moins long, le travail transmis ou consommé par une machine
- sans interrompre sa marche; par M. Morin.
- L’un de ces instruments est destiné à donner, pendant un nombre de révolutions qui peut s’élever de 150 à 450 et plus, la quantité de travail et l’effort moyen transmis par un moteur à une machine avec toutes ses variations, cet appareil devant fonctionner pendant que la machine travaille, sans gêner aucunement la fabrication et, pouvant, au besoin, être appliqué à line ou plusieurs .machines, et transporté de l’une à l’autre sans exiger aucun changement.
- A l’aide de cet instrument, un constructeur peut étudier et déterminer directement la quantité de travail nécessaire pour faire marcher diverses machines de fabrication soit ensemble, soit séparément.
- Le second appareil, destiné à marcher pendant un temps assez long, devait donner, après une journée, une semaine ou une quinzaine, la quantité totale de travail transmise par le moteur ou consommée par une machine, de façon
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- que les résultats indiqués par un compteur renfermé dans une boite à deux clefs ne pussent être altérés.
- Un semblable instrument, placé dans un atelier, indiquerait, à la fin de chaque semaine, la force qui aurait été réellement consommée par le locataire, et servirait de base incontestable au règlement des loyers. Appliqué à une machine à vapeur pendant une quinzaine ou un mois., il montrerait d’une manière irrécusable quelle est la force de ta machine et la quantité de travail qu’elle transmet par kilogramme de charbon brûlé.
- La démonstration de l’exactitude des indications de ces instruments, et de leur rapport avec le travail exécuté ou transmis par la machine, est tellement simple et facile à comprendre, qu’elle n’exige aucune autre connaissance en mécanique que celles qui sont possédées par les chefs ouvriers ordinaires. {Académie des sciences, 17 février 1840.)
- Machine à fouiller la terre; par M. Gervais.
- Cette machine se distingue de celles qui ont été imaginées dans le même but, en ce qu’elle exécute la fouille à l’aide de pioches disposées en bras courbes tournant autour d’axes inclinés.
- Un moteur à vapeur est placé sur un chariot qui s’avance de lui-même très-lentement en roulant sur des rails mobiles qu’on place sur ce terrain réglé à peu de frais aux points d’appui. Le mouvement de rotation du moteur se communique à quatre axes de rotation un peu inclinés sur la verticale, et placés devant le terrain à attaquer. Ges axes sont garnis chacun de dix hras courbes formant des espèces de pioches disposées par paires diamétralement opposées dans cinq plans de hauteur, comprenant ainsi la plus grande profondeur à laquelle on veuille creuser d’un seul coup.
- La distance des axes est telle que les pioches mordent le terrain sur des largeurs qui ne laissent pas d’intervalles entre elles. La largeur totale qui se trouve fouillée par les quatre axes de rotation est de 2m,50. Les terres attaquées par les fourches tranchantes dont elles sont armées viennent tomber sur un plateau inférieur dirigé parallèlement au plan de .rotation ; elles y sont ramassées par des râteaux tournants qui les reportent en arriére, d’où elles tombent dans des godets placés sur une chaîne sans fin inclinée, comme dans les norias. Ces godets relèvent les terres et les versent un peu en arrière dans d’autres godets dont sont armées deux autres chaînes sans fin horizontales, lesquelles sont destinées à reporter les déblais en dehors sur les deux bords de la fouille, à une distance plus ou moins grande, suivant qu’il est nécessaire. Des embrayages à frottement sont disposés pour éviter les ruptures, dans le cas oùles pioches ne pourraient pas mordre dans le terrain; alors elles s’arrêtent, et
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- des hommes sont employé momentanément à enlever les pierres qui s’opposent à l'action de ces pioches.
- Une machine servie par hnit hommes pour disposer les rails et arracher les pierres, et mue par une machine à vapeur de la force de quatre chevaux, déblayerait par jour 950 mètres, ce qui ferait revenir le prix du mètre à 52cent. (Académie des sciences, 2 mars i 840.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Sur la distillation des matières animales pour en obtenir un gaz propre à
- Véclairage ; par M. Séguin.
- L’auteur s’est proposé de recueillir les produits gazeux provenant de la distillation des matières animales, de les purifier convenablement et de les rendre propres à l’éclairage des villes. Pour cet effet, il procède d’abord à la dessiccation de ces matières, qu’il obtient de la manière la plus satisfaisante sous le double rapport de l’économie et de la salubrité ; la buée s’élevant des matières, entraînée par une ventilation bien dirigée, est obligée de traverser le foyer du fourneau où elle se désinfecte complètement.
- Les cornues employées par M. Séguin sont chauffées un peu au-dessus du rouge cerise. Les produits solides de la distillation sont le noir d’os et le charbon des muscles ; les autres produits sont ou liquides ou gazeux, et, comme ils sont accompagnés par du sulfure de carbone, du carbonate, de l’acétate et de Thydrosulfate d’ammoniaque, il faut les purifier convenablement. M. Séguin les force à passer à travers une solution d’hydrochlorate de chaux qui retient tout le carbonate d’ammoniaque. L’acide carbonique s’unit à la chaux, tandis, que l’acide hydrochlorique se combine à l’ammoniaque et la retient dans la liqueur de lavage. Pour séparer du gaz le sulfure de carbone, qui, en brûlant, aurait produit de l’acide carbonique et de l’acide sulfureux, M. Séguin fait passer à froid et lentement le gaz, au sortir du premier épurateur, dans un tuyau rempli de morceaux de soufre, et il n’envoie le gaz au gazomètre qu’ai ors qu’il ne donne plus d’acide sulfureux en brûlant ; le soufre, en sç dissolvant dans le sulfure de carbone, le retient sans le décomposer, en annule la tension, et achève ainsi complètement la purification du gaz.
- Le gaz, après avoir été ainsi purifié, ne contient plus, d’après M. Séguin, que 10 grammes environ de vapeur empyreumalique par mètre cube, et il jouit d’un pouvoir éclairant tel, qu’il n’en faut que 22 litres pour donner, pendant une heure, autant de lumière qu’en produit la lampe de Carcel.
- L’auteur a. apporté des perfectionnements à la construction de la pompe qui, dans certaines circonstances, lui sert à comprimer le gaz, et à l’appareil qu’il emploie pour régulariser l’écoulement du gaz comprimé.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le gaz provenant de la distillation des matières animales, tel que le prépare M. Séguin, brûle sans odeur, et fournit une lumière vive, blanche, et d’un grand pouvoir éclairant. ( Acad, des sciences, 16 mars 1840. )
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- Sur Vioduration des planches métalliques destinées à recevoir les images
- photogénées, et sur le rôle que jouent les bandes de plaqué dont on a
- coutume de les entourery par M. Séguier.
- Voulant s’assurer du rôle que jouent les bandes de plaqué d’argent dont M. Daguerre conseille d’environner les planches de métal au moment où elles sont soumises à la vapeur d’iode, l’auteur a reconnu que ces petites bandes agissent en préservant les bords de la planche du rayonnement de l’iode accumulé dans les parois des boîtes où l’opération est faite.
- Il importe donc, pour que les bandes produisent leur effet, qu’elles soient nettoyées à chaque opération, car, lorsqu’elles sont couvertes d’iode, elles n’arrêtent plus à son passage l’iode rayonnant de la paroi vers la planche de métal.
- Deux moyens se présentent pour éviter l’inconvénient de l’excès d’iode sur les bords de la planche ; il fallait, ou soustraire la planche au rayonnement des parois, ou empêcher les parois de se charger d’iode.
- M. Séguier s’est arrêté à la méthode suivante. Une boîte en bois dur, vernie intérieurement à la gomme laque, renferme un petit caisson de bois tendre garni d’une carde de coton saupoudrée d’iode ; sur ce caisson est placée une planchette recouverte de carton sur chacune de ses faces; l’un de ces cartons fournit par rayonnement, à la planche de métal, la vapeur d’iode, tandis que l’autre reprend sur le coton celle qu’elle a perdue; il suffit de retourner de temps en temps la planchette, quoique l’opération puisse se continuer avec la même rapidité.
- Une plaque de verre est posée sur le carton supérieur lorsque l’on n’opère pas. Deux petits cadres de bois dur, vernis à la gomme laque, servent à soutenir la planche au-dessus du carton chargé d’iode.
- En employant un seul de ces cadres, ou bien en les combinant, on obtient trois distances ; on peut ainsi choisir celle qui convient le mieux à l’état de l’atmosphère. L’été, l’opération marcherait trop vite à la distance d’un centimètre ; les deux cadres superposés donneront une distance de 3 centimètres très-convenable pour cette saison.
- L’hiver, au contraire, le cadre de deux centimètres, ou même celui d’un centimètre, permettra d’opérer avec facilité et promptitude. ( Acad, des sciences, 6 janvier 1840. )
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Nouveau procédé d’application du mercure sur les dessins obtenus par le
- daguerréotypey par M. Soleil.
- On forme un amalgame composé d’une partie d’argent précipité du nitrate^ par le cuivre , et de cinq parties de mercure distillé; on le renferme dans un flacon bouché à l’émeri. Pour l’usage, on y plonge une petite spatule d’argent qui retient assez d’amalgame pour servir à frotter légèrement un disque d’argent fin d’environ 4 centimètres de diamètre et d’un millimètre d'épaisseur, qu’on place au fond de la boîte à mercure.
- On dispose ses épreuves comme à l’ordinaire, et l’on chauffe très-légèrement le fond de la boîte dans le lieu qui correspond au disque d’argent.
- On chauffe ainsi jusqu’à ce que l’image paraisse. La durée de l’opération n’est pas la même dans tous les cas ; il est même telle épreuve qui demande à être passée plusieurs fois au mercure ; il ne faut jamais tarder trop à passer au mercure les plaques, au sortir de la chambre noire.
- Ce procédé remédie aux inconvénients que présente l’emploi du mercure liquide, qui est d’un transport difficile. ( Acad, des sciences, 2 mars 1840. )
- Papier impressionnable à la lumière, destiné à reproduire les dessins et les gravuresj par M. E. Becquerel.
- En étudiant l’action de l’acide chromique sur les matières organiques sous l’influence de la lumière, l’auteur est parvenu à produire un papier photogénique, de manière à représenter dans le dessin produit par l’action du rayonnement solaire les ombres par des ombres et les clairs par des clairs.
- Ayant employé différentes sortes de papiers enduits de bichromate, il reconnut qu’ils n’étaient pas tous aptes à produire rapidement les dessins, que le mode de collage influait sur leur coloration à la lumière, et qu’avec du papier non collé cette coloration ne s’effectuait qu’à la longue. Dès lors il s’aperçut que la principale réaction avait lieu de l’acide chromique contenu dans le bichromate sur l’amidon qui entrait dans la colle du papier ; alors, comme l’amidon a la propriété de former avec l’iode une combinaison d’un très-beau bleu, il pensa que, sur les parties du papier qui n’avaient pas été exposées à l’action des rayons solaires, l’amidon ne s’étant pas combiné avec l’acide chromique, l’iode devait former l’iodure bleu et représenter ainsi les ombres par des ombres.
- Quand on veut copier une gravure, on doit s’assurer, d’abord, que le papier est bien collé, et que l’amidon est répandu également à sa surface; pour eela, on le trempe dans une légère dissolution alcoolique d’iode, puis on le lave à grande eau; par cette seconde immersion/, il doit prendre une belle teinte bleue que la première immersion ne lui donnait pas. Si cette teinte est uni-
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- forme,, on juge le papier convenable à l’expérience ; on le trempeensuite dans une solution concentrée de bichromate de potasse, puis, pofîr que le papier soit teint d’une manière uniforme, après quelques instants d’immersion, on le comprime fortement entre des feuilles de papier brouillard, puis on le fait sécher, soit en le, laissant dans du papier brouillard à l’obscurité, soit en l’approchant du feu. Ce papier, pour être bien impressionnable, doit être très-sec.. Quand il est ainsi enduit de bichromate, on le place sur une planche, puis on le couvre de la gravure que l’on veut copier, en ayant soin que le côté du dessin soit appliqué sur le papier sensible, et avec une plaque en verre munie d’une vis de pression, on presse ces deux papiers l’un contre l’autre, et on les expose ainsi aux rayons solaires. Après un temps qui varie de 30 secondes à 15 minutes, suivant l’épaisseur du papier de la gravure, le dessin est assez marqué > on enlève la gravure, on lave le papier, puis on le fait sécher; quand il est sec, on le trempe dans une légère dissolution alcoolique d’iode, et ensuite, lorsqu’il y a séjourné quelque temps, on le lave dans l’eau et on le fait sécher avec soin dans du papier brouillard, mais pas au feu. Si l’on juge que le dessin n’est pas assez marqué, on répète plusieurs fois cette immersion ; on peut, par ce moyen, obtenir l’intensité de ton que l’on veut donner au dessin , intensité que l’on ne pourrait pas changer à volonté en employant une dissolution d’iode plus concentrée.
- Quand le papier est humide,, les ombres sont d’un très-beau bleu ; mais, quand il est sec, la couleur devient violet foncé.
- Au moyen de ce procédé, on copie avec fidélité des dessins et des gravures, et cela à un très-bas prix, car la préparation est très-peu dispendieuse et d’une facile exécution. Toutefois, la vigueur du dessin produit n’est pas aussi grande que celle de la gravure ; mais il n’en a pas la sécheresse. Les demi-teintes sont fidèlement reproduites, et cette copie se rapproche d’un dessin à l’estompe. ( Acad, des sciences, 16 mars I8/1O. )'
- Perfectionnements dans la préparation de Vamidon;par M. O. Jones.
- L’auteur a reconnu que l’introduction de la matière sucrée dans la farine destinée à la fabrication de l’amidon favorise la fermentation spiritueuse et accélère le procédé, que le mélange de la levure produit un effet semblable, et qu’on peut employer avec succès l’acide acétique pour provoquer la fermentation acéteuse et séparer le gluten de la farine,
- La matière sucrée est fournie par les eaux de lavage de l’amidon; pour cet effet, on fait, bouillir ces eaux avec, l’acide dans les proportions suivantes : A une quantité quelconque d’eau de lavage on ajoute un vingtièmeou un quarantième d’acide sulfurique du commerœ; on iut bouillir pendant deux ou quatre heu-
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- res, suivant la force de l’acide et celle de la liqueur, et, après ce temps,oily introduit autant de chaux qu’il est nécessaire pour neutraliser l’acide; après repos, on décante la liqueur, qui est alors propre pour l’usage.
- A quatre-vingts gallons de cette liqueur chauffée à €5° Fahrenheit,on ajoute quatre cents gallons d’eau et cent boisseaux de farine ou de fécule, et de dix à quinze gallons de levure ; on brasse le tout avec soin, et, quand la fermentation spiritueuse a cessé, on retire l’eau qui surnage, et on k soumet à la distillation pour en retirer l’alcool.
- On ajoute quatre cents gallons d’acide acétique au précipité, ; on remue la masse pendant trois ou quatre jours; on passe à travers un tamis, en usant de l’eau pour le lavage, et l’amidon se déposera; on le lave pour en séparer l’acide, et on le traite ensuite à la manière ordinaire. (Lond. journ. of arts, juin 1839.)
- Procédé de conservation des bois; par M. Boucherie.
- Ce procédé consiste à introduire ou à injecter, dans tous les canaux séveux du bois, du pyrolignite de fer qui a la propriété de convertir en matières insolubles inattaquables aux insectes toutes les substances solubles alimentaires èt putréfiables qui entrent dans la composition physique et chimique des bois.
- L’auteur opère sur des arbres sur pied ou récemment abattus; un réservoir rempli du liquide à injecter est placé au pied de l’arbre, et le liquide s’introduit par la circulation séveuse non-seulement dans le tronc principal, mais dans toutes les branches.
- La plus ou moins grande activité de cette introduction dépend de circonstances particulières ; mais le liquide peut, dans certains cas et avec de certaines conditions, s’étendre à une distance de près de 30 mètres.
- M. Boucherie s’est trouvé conduit, par ses expériences, à la possibilité de donner aux bois diverses qualités ; ainsi il propose d’introduire dans le bois les chlorures de calcium et de magnésium pour lui donner dq la flexibilité et de l’élasticité; ces sels déliquescents diminueraient aussi beaucoup la combustibilité des bois ; enfin M. Boucherie paraît avoir étendu ses soins jusqu’à des pétrifications artificielles, toujours par l'introduction de certains liquides et par des décompositions de nature à donner des précipités à base de silice.
- La méthode la plus puissante pour porter la liqueur aussi loin que possible consiste à conserver l’arbre sur pied , à lui enlever au pied un tronçon , non pas entier, puisque l’arbre tomberait, mais en ménageant sur deux faces latérales assez de bois pour empêcher l’arbre de se renverser. On enveloppe cette tranche vide d’une ceinture ou frette, on lute, et on forme ainsi un léser-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- voir en communication avec un récipient contenant du pyrolignite de fer qu’on obtient en faisant digérer sur des ferrailles l’acide acétique brut ou pyroligneux résultant de la distillation du bois.
- M. Boucherie a opéré le plus ordinairement sur des arbres abattus à l’instant même ou peu de jours après l’abatage y il faut leur conserver les branches et les feuilles, et rechercher pour chaque arbre l’instant de sa vie la plus active ; c’est ce moment qu’il faut fixer pour l’abatage.
- Tous les bois ne sont pas également propres à recevoir des liquides dans da totalité de leurs canaux séveux ; les bois blancs s’imprégnent sur la presque totalité de leur contexture intérieure, tandis que les bois durs ne s’imprégnent que sur un nombre plus ou moins considérable de couches annulaires extérieures, au centre desquelles il reste une masse assez considérable de bois mort sans circulation séveuse.
- L’introduction du pyrolignite de fer donne au bois une teinte marbrée en gris, et une dureté bien supérieure au même bois non préparé.
- Ce procédé, par sa simplicité et le peu de dépense qu’il exige et cependant par les importants résultats dont il ouvre l’avenir, appelle toute l’attention des industriels. En effet, tous les bois blancs considérés jusqu’à présent comme inapplicables aux grandes constructions, peuvent devenir d’un intérêt au moins égal pour les constructeurs, tandis que jusqu’à présent on a dû se borner à l’application presque exclusive des bois durs. {Ann. des ponts et chaussées, 2e semestre, 1839. )
- Extrait des procés-verbauæ des séances du conseil cl administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 19 février 1840.
- Objets présentés. M. Cousinery, ingénieur en chef des ponts et chaussées, rue Sainte-Anne, 42, présente un niveau réflecteur vertical et une note sur les modifications qu’on peut apporter à cet instrument -,
- M. Ruellez, à Paris, un mémoire sur la fabrication des poids métriques à la mécanique, d’après un procédé imaginé par M. Bourgeois,•
- M. de Bourges, médecin à Rollat (Somme), un porte-plume réducteur des poids nouveaux en poids anciens et réciproquement -,
- M. Mercier 3 facteur de pianos, à Paris, des perfectionnements ajoutés par lui au mécanisme des pianos droits ;
- M. Giraud, rue des Sept-Yoies, 27, la description d’un mécanisme où les effets pro-
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- duits sur les corps par les variations de température sont employés à entretenir un mouvement continu applicable à la remonte des horloges;
- M. Pagnon- Vautrin,, fabricant à Reims, des échantillons de laine en fil dégraissée sans emploi de savon;
- M. Guilbaud, de Nantes, une note sur un nouveau mode d'éclairage au gaz;
- : M. Dutel jeune, rue des Trois-Bornes, lt, des appareils imaginés par lui pour exécuter mécaniquement la sculpture ;
- M. Levraud, à Nantes, des bottes renfermant des substances alimentaires conservées d’après le procédé & Appert ,* ,, , ;
- 7 M. Durai, chimiste, à Issy, des pierres artificielles propres aux constructions;
- “ M: Boquet, rue de Richelieu, un encrier pompe ; y .
- 1 M. Delacour, rue Saint-Honoré, un affiloir pour les rasoirs, un timbre et un appareil portatif pour copier les lettres ;
- M. Parizotun modèle de siège inodore ;
- M. Dubus, à Pairis, une pompe à arrosement.
- J II est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Saintourens, àTartas, d’une statistique sérieicole du département des Landes ;
- 2° Par M. Lebouteillier, de plusieurs livraisons de l’ouvrage, qu’il publie sous le litre jde Y Exposition, journal de V industrie et des arts;
- 3° Par M. Bella fils, d’une brochure ayant pour titre Réflexions sur la question des sucres,*
- 4° Par M. A. Chevallier, membre du conseil, du numéro de février 1840, du journal des Connaissances nécessaires
- 5° Par M. Bouchard-Huzard, des cahiers de janvier et février des Annales de l'agriculture française;
- 6° Par M. Amans Carrier, à Rodez, du dix-huitième cahier du Propagateur de l'industrie de la soie en France. . > #
- Rapports des comités. Au nom du comité d’Agriculture, M. Morin de Sainte Colombe lit un rapport sur une note communiquée au conseil, par M. Vallot, et relative à la prompte destruction des bois de pin maritime mis en œuvre soit en charpente, soit en menuiserie, par un insecte que M. Audouin a reconnu pour être la callidie-portejaix.
- M. le rapporteur rend compte des renseignements qu’il a recueillis sur la gravité du mal produit par cet insecte, et la dépréciation qu’il fait éprouver au bois d’œuvre du pin maritime; et il cite les moyens qu’on a tentés pour le détruire. Après avoir donné lecture de la notice de M. Audouin sur ce coléoptère, M. de Sainte-Colombe propose, au nom du comité d’agriculture, d’autoriser ce comité à rédiger le programme d’un prix à mettre au concours pour celui qui fera connaître des moyens efficaces de préserver les bois et principalement le pin maritime de l’attaque de la callidie-portefaix.
- Cette proposition est prise en considération.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. le baron Séguier lit un rapport sur le résultat du concours pour la construction d’une pompe d’alimentation des chaudières à vapeur. Trente-neuvième année. Avril 1840. 20
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- f-454 'Wmcfes^YÊRÉ^iüx.
- }i Plusieurs concurrents se sont présentés ; mais, n’aÿant pas rempli tes conditions du programme, le comité propose de proroger le prix à tannée prochaine, en réservant les droits des concurrents inscrits. (Approuvé.') ‘ r , ,
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur le concours pour des moyens de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur. ' ’ . ,T \
- Le comité propose de décerner à M. Chaussenot aîné une médaillé d’or dè fa valeur de 500 fr.pour avoir présenté des appareils biçn conçus et disposés de man ière à remplir leurs diverses fonctions avec précision et certitude. (Approuvé.) , , c ? *,•,*, ^ Au nom du même comité, M. le comte Lamée/.rend, coinpte du résultat du concours pour la construction d’un dynamomètre perféctfortné propre à ;mesurer la force des machines et pour la construction d’un appareil dynamQmelriqùe applicable à Lagri-
- *-Ü! -il L ii'J Vi • . • î l; ; . A; •
- culture. * .. _ ,t;! _
- Quatre concurrents se sont présentés, mais les expériences entreprises avecdeurs appareils n’ayant pu être terminées en temps utile, le comité propose de clore le concours dont il sera rendu compte dans la séance générale du, deuxième semestre de cette année. (Approuvé.) : V'-"r
- Au nom du mêine comité, M. Amèdée Durand fait connaître le résultat du concours pour la construction des tarauda. • . • r .
- Des quatre concurrents qui se sont mis sur.les rangs, M. Walâeck étant le seul qui ait rempli toutes les conditionadu programme, le comité propose de lui décerner le prix de 1,000 fr. et de mentionner très-honorablement M. Gouet, pour le taraud qu’il a présenté. (Approuvé.) . . ;
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen fait un rapport sur le prix pour la carbonisation du bois. ; *
- Aucun des concurrents qui se sont présentés n’ayant rempli les conditions du programme, le comité propose de proroger le prix à l’année 1842. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur le concours pour la fabrication du flint-glass et du crown-glass.
- Le comité propose de décerner à M. Guinand, 1° le prix de 10,000 fr. pour la fabrication du flint-glass ; 2° une médaille d’or à M. Bontemps, directeur de la verrerie de Choisy ; 3° une médaille de platine à madame veuve Guinandj 4° une médaille d’argent à M. Berthet. r
- Quan t au.con cours pour la fabrication ducrown-glass,M. Bontemps ayant rempli toutes - les conditions du programme, le comité propose de lui décerner le:prix de 4,000 fr. Après avoir examiné les droits respectifs des concurrents aux prix proposés, le conseil renvoie la suite de la discussion à la prochaine séance.
- Au nom du même comité, M. Payen lit un rapport sur le concours relatif à la panification de la fécule.
- M. Robine, l’un des concurrents, ayantrempü unepartiedes conditions du programme, le comité propose de lui décerner un encouragement de 1,000 fr. et de fonder un prix pour la panification de la pomme de terre. (Approuvé.),
- M. Payen, continuant de porter la parole au nom du même comité, rend compte du
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- PR0rè3rV£fiB£KX. 1
- résultat du concours! relatif à la décou Vierted’noe substancepropreàremplacer la «die de poisson dans laelarification de la hiàre.o,v r,l > î' * « - » !?s»tn *! ; uv;
- Plusieurs concurrents se sont présentés -, mais aucun n’ayant rempli les conditions du programme, le comité propose de proroger le prix, à l’année 1841, (Approuvé.) -
- Au nom du,même çomü%, M. Gaultier d&Clauhrylit un rapporteur le résultat dès concours.suivants î i ; i; *;», ?rcv: ,M-hd -;! t -**»<•’ - : iv.-< • •.•*'" j ^
- 1° Pour ha emistmciion dés fourneaux. Deux concurrents sesontpréseutés, mais aucun n’ayant rempli les conditions du programme, le comité propose de proroger le prix àifannêe 1M1* (Approuvé.) ^ r ' ; b . ; . . --
- 2° Description des procédé* de blanchiment et defabricationdes toiles feintes, fl s’esl présenté un seul concurrent qui a fourni de nombreux documents sur la question, te comité, désirant s’assurer del’exactitude des procédés indiqués, demande que le conseil prononce la clôture du concours. (Approuvé,) * ! ?
- Découverte d'un procédë pourdésinfecterles urines et les eaux carmes des fosses d’aisances, Aucun des concurrents n’ayant bien compris tes conditions du programme, le comité pijçspose de proroger le prix:à l’année 1841. (Approuvé.)
- 4* Découverte d’un mëùal.pu alliage moins oxydable que k fer et Varier, propre à être employé dans les machines y, diviser les substances molles alimentaires. Un seul concurrent s’est mis sur les rangs, mais n’ayant point rempli les conditionsdu programme, et la question dont: il s’agit ne donnant pas l'espoir d’une solation prochaine et satisfaisante, le comité propose de retirer le prix du concours.
- 5° Procédé pour reconnaître le mélange de la féculei avec la farine de blé. Des trois concurrents qui se sont fait inscrire, deux ont produit de» moyens qui ont attiré l’attention du comité j mais les essais nécessaires pour ou constater Inefficacité exigeant un^ temps assez long, le comité demande que le concours soit fermé. (Approuvé.)
- &> Découverte d’un procédé propre,à utiliser les eaux des amidonneries et des fêculertes. Un seul concurrent s’est présenté , mais les essais tentés en grand sur les indications par lui fournies n’ayant pas permis de se prononcer d’une manière suffisante sur l’utilité du procédé, le comité propose de clore le concours. (Approuvé.) .
- 7o Fabrication du papier de Chine. Un seul concurrent a présenté des papiers que le temps n’a pas permis de soumettre aux divers essais exigés. Le comité demande la clôture du concours. (Approuvé.) *
- M. Gaultier de Claubry propose de retrancher du programme, indépendamment du prix de 3,000 fr. pour la découverte d’un métal ou alliage moins oxydable que le fer et l’acier, celui de 4,000 fr. pour un appareil propre à donner de la vapeur sous une pressiaaa de trois atmosphères. (Approuvé.)
- Séance du 10 février t#40.
- Rapports des comités. M. Payen donne lecture du programme de prix pour la panification de la fécule^ ce prix, qui est de la valeur de <6,000 fr., comprend trois questions de 2,000 fr. chacune, la première pour le meilleur mode de panification de la pomme
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- proces-verbaux: 1
- de terrei cuite > la seconde pour le meilleur mode d’égrenagè dès tubercules cuits, et la troisième pour le meilleur mode de dessiccation de la pomme de terré cuite et divisée ' en pulpe. se. .<• eiv* »
- Le conseil approuve la rédaction de ce programme/'‘,?s>,i‘>1'l ’nKi- ,J ';i ^ no u->
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Péligot lit-Un rapport sur les résultats du concours pour les perfectionnements relatifs à la fabrication du sucré de betterave. ; * Le comité propose de décerner à M. de'Ltra& urife' médaillétiè? fa valeur de 500 fr; pour sa nouvelle méthode de dessiccation de la betterave,’et un prix de la valeur de 2,000 fr.-à M. Boucher, pour son procédé de conversion du sucre brut en süicFe raffiné sans le : sortir de la forme, et de remettre au concours les cinq prix proposés en 1838 pour le perfectionnement delà fabrication du sucre de betterave. (Approuvé;) no
- Au nom du comité des arts mécaniques^ M. Francœur lit un rapport sur le concours^ relatif à la fabrication des aiguilles à coudre. 1?! c'; .s>.-no!>oo'>iJ.r> *;"•)! -a «1 ;*>?; ou oiq
- Deux concurrents se sont présentés, mais aucun n’ayant rempli les conditions du programme, le comité est d’avis, 1° de rédiger un nouveau programme pour la fabrication des aiguilles, pour être promulgué lors dé la séance générale du deuxième semestre 1840 ; 2° d’examiner etde rendre compte, à la même époque, de la proposition de rétablir le prix pour la fabrication du fil d'acier. (Approuvé.) ’’’- ^ r 0 Hv 5 M. Gaultier de Claubry expose que le comité des arts chimiques, ayant jugé que le prix? de 6,000 fr. pour le perfectionnement des fonderies de fer n’a plus le but d’utilité qui avait déterminé sa fondation, propose de le retirer du concours. (Approuvé.) -
- La discussion est reprise sur les propositions du comité des arts chimiques relatives au concours pour la fabrication du flint-glass et du crown-glass. M. Payen donne une nouvelle lecture des conclusions de son rapport. ! • s< r :f *
- Après avoir entendu successivement MM. Francœur ", Gambey, Dumas , Busche, le baron Sêguier et M. le rapporteur, le président ferme la discussion, et le conseil décide, 1° que le prix de 10,000 fr. pour la fabrication du flint-glass sera partagé entre MM. Guinand et Bontemps, dans la proportion de6,000fr. pour le premier, etde 4,000 fr. pour le second; 2° que le prix de 4,000 fr. pour la fabrication du crown-glass sera partagé par portions égales entre ces deux concurrents ; 3° que deux médailles de platine seront décernées, l’une à madame veuve Guinand, et l’autre à M. Berthet. *
- Séance du 26 février 1840. V v '*
- Correspondance. M. Vantillard, fabricant d’aiguilles à Mérouvel (Orne), adresse des renseignements sur les qualités que doit réunir le fil d’acier fondu propre à la fabrica- ; tion des aiguilles : il pense que, dans l’intérêt des fabriques, il serait à désirer que les droits d’entrée sur le fil d’acier fussent abaissés ; il croit cette mesure préférable au projet que le gouvernement parait avoir formé d’augmenter les droits d’entrée sur les aiguilles étrangères.
- Objets présentés. M. Delonay, à Die (Drôme), présente une balance-romaine donnant leprix et le poids de l’objet pesé ;
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- PROCÈS-VERBAUX. ' . 157
- M. Fusz, rue des Deux-Portes-Sai n t-A ndré-des-Arcs, une nouvelle application qu’il vient de faire de son système de ressorts de voitures.
- MM. Pinart frères, rue du Grand-Chantier, 7, annoncent avoir fondé, à Marquise (Pas-de-Calais), des hauts fourneaux alimentés au cokej ils appellent l’attention de la Société sur la qualité des fontes qu’ils obtiennent. • . > i
- M. Boyer, rue Jean-Beausire, 12, communique des documents relatifs aux arts céramiques. • . ••;<<< ' • -y;--'. . >••• ' • :
- M. Lauzanne fils, rue de la Poterie, 24, présente un nouvel appareil de pyrotechnie destinéà la torréfaction du café ou de toute autre substance ;
- M. Lhotellier, à Paris, des toiles cirées. '•« ~
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par la chambre de commerce de Lille, d’un exemplaire du mémoire qu’elle a adressé à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, sur la protection à accorder à notre industrie ;
- 2° Par la Société d’encouragement pour la production des soies de l’arrondissement de Lavaur (Tarn), du sixième rapport de ses travaux- * • .
- 30 Par l’Académie de Caen, du recueil de ses travaux -,
- 4° Par M. Livet3 capitaine du génie et professeur de géodésie et de topographie à l’école d’application de Metz, d’un ouvrage intitulé : Gnomonique ou l’art de tracer les cadrans solaires -,
- 5° Par M. Saniewski, réfugié polonais, d’un mémoire sur l’emploi du sarrasin -,
- 6° Par M. Bottivij d’un exemplaire de l’Almanach du commerce pour l’année 1840.
- Bapports des comités. Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit un rapport sur une. demande de M. de Monseignat tendant à ce que la Société ajourne sa décision au sujet de la part qu’il a prise au concours pour la plantation des terrains en pente.
- Le comité propose d’accueillir cette demande, et de renvoyer la décision à intervenir à l’assemblée générale du second semestre de 1840. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry donne lecture des programmes de plusieurs prix pour le perfectionnement des poteries, dites faïences fines, dures, grès cérames fins et ordinaires, et porcelaine tendre.
- Le conseil approuve la rédaction de ces programmes.
- Au nom du même comité, M. Pèligot présente le programme de deux prix pour l’emploi du brôme et de Tiode dans les arts.
- La rédaction de ce programme est approuvée.
- Au nom du comité de commerce, M. Delambre lit un rapport sur la proposition d’un prix relatif à un mémoire sur l’association des douanes allemandes ; il donne ensuite connaissance du programme de ce prix dont la rédaction est approuvée.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur lit un rapport sur un nouveau marchepied de voiture présenté par M. Massé, carrossier à la Rochelle.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné de la description et de la figure de l’appareil. (Approuvé.) -
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- UB . pnocèa-vK r*ai/x.
- M. Ficktenbejtfcommunique, A” la composition-ti’un Ferais pour les dessins photogénés; 2° un procédédc transport des émeuves photogénéessur papier.
- H. Gaultier de Claubry met souples yeux du conseil «des échantillons >ée porcelaines de & fabrique de M. Discry-Takmur-, il entre dans quelque&développemenlssur tesnou-veaux procédés de fabrication de cet iniibustiiel, qui tændnt déposés sons cachet dan» les archivesd‘eia Sodété, , -w,, «: .•:*.<} •- i- , .>/..•« Ai.
- Le même membre présente une épreuve de photographie sur métal offrant plusieurs nuances, obtenue par M. Breton, à l’aide d’une nouvelle préparation qui permet de les reproduire à volonté. i . , h : t ; v : ; »
- Séance générale du 11 mort J84*ô..ii*: ^ J?.
- U t:.\ h . .. oi \î
- , Voyez, pour les détails de cette séance, le Bulletin dedécembre 1839 .,;. ( w-, r ' * 1 ' -°iy-r" Séance du 2t> mars 1840. - ‘ ‘ -*1 ” •
- Correspondance- M. Cunin-Gridaine adresse plusieursexemplaires du discours qu’il a prononcé le 15 décembre 1839, commeministtre de L’agriculture etducommerce, àl’ouverture des cours du Conservatoire des arts et métiers, ainsi qu’une notice de M. Ch* Dupin, contenant l’historique de l’enseignement industriel en France. , ’
- .. M. Burel, lieutenant-colonel du génie, en retraite à Toulon (Var), adresse un mémoire intitulé : Niveau à réflexion modifié, pour servir de niveau de pente à réflexion sur tous les talus et escarpements possibles.
- Objets présentés. MM. Callon père et fils, boulevard Beaumarchais, 57, adressent une notice sur le filage du lia en France et le genre de moteur qn’il convient d’y employer de préférence.
- M, Belargent, architecte, rue Mouffetard, 315, présente des solides de géométrie en carton-pierre, semblables à ceux qu’il confectionne pour la ville de Paris, et destinés aux écoles primairesj i
- M. Tardif, rue de Vendôme, 6, un mémoire descriptif des perfectionnements apportés par lui dans la fabrication des lunettes -,
- M. Corberon, rue Nenve-Ménilmoutant, 16 bis, le dessin d’une nouvelle sonde dite sonde française, accompagné d’un rapport de M. Gueymard, inspecteur divisionnaire des mines, à Grenoble j - ,
- M. Fichet, rue de Richelieu, 77, une nouvelle serrure de nsàreté, possédant, pour la même entrée, trois clefs différentes ;
- M. Pentzoldt, à Belleville , le dessin d’une machine qui, fondée sar le principe de la force.centrifuge,. a pour objet le séchage immédiat de tonte espèce d’étoffe, accompa-gnéd’un ménaoâredescriptif pour faire comprendre la mamBuvreet les avantages de cet appareil ;
- M. Sellier, rue de la Paix, hôtel du Timbre, la description d’un procédé propre à reconnaître le mélange de la féculeavee la farine de blé $ • ,
- M. Leeeqa,de nouveaux produits de sa-,fabrique d’ormemeols en teonae estampé pour la décoration des appartements ; -
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- mocÈa-YHarAux.
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- M. Durand, à la Sauretet^lu-DDOit (Lot-et-Garonnes), mit noaTcau système dcplafdn-nage et un four à double voûte ; ü
- M. Gük jeunes, ara» dw Pelifc-Tlronars, 2G,un appareil qu’il nomme tvumparmt'ré-flectmrpour temunérotagedes maisons; O mj; :-h r , n mi
- M. Delmas, employé à l’hospice de Bicêtre, un syslèïnëd’irrigation%r r.\ ri ;i> M
- M. Martekt, me des Quatre-Fris, 8, une machine: agricole? de l’inventionde M.Honet; ' : •• ’’ •••', • • ;<? ' .
- M. Hubert, peintno^rae de Lüte,t&4, unemnivdle méthoé©dtense>gnemen<t.da dessin et de la peinture. r
- M* Martin, rue desMarais-Saint-Martin, 28 , am*»»' avoir apporté à son procédé distraction duglntendel’amidoiL, ,pou» lequel il a obtenu une récwnpen sede la Société, divers perfectionnnements qui en étendent les applications; il prie la Société d’enfaice constater les résultats dans Taraïdonnfer*é*vermicelfletfe étafblienpar lui ài» Villette.
- M, MatMeude Dontôaele sollicite, en faveur de 3YL Niooïm Noël, changé, depuis huit ans, de te’direction^e te fabrique d'instruments aratoires' de Rovilie, une dés médailles que la Société décerne aux contre-maîtres qur-se sont distingués par leur zèle et leur capacité. •' •' ;ri "- ' m--" ^ , W;-
- Il est fait hcnnmagea te Sodéfév : • •• : ^ -
- - 1° Par M. le vicomteHétHcari de Thwty, dea Awntales dè la Société sérfcicofe&out il
- -est‘le président; *
- r' 2» ParM. Mai'ècïml, h Vendôme, d’une brochure intitulée Méthode sàmpbifîêv pour Venseignement et Vemploi du système métrique. , >
- Rapports des comités. Aunomdu comité des arts mécaniques, M Hérieart de THury lit un rapport sur une rëcfamatiow de M. Corrége , au swjet d’on rapport fait sur le moulin établi par MM. Ecket Chamgarnier, àDuvy prôsCrespy (Oise).
- Le comité propose de rectifier l’erreur qui a-été commise au préjudice du réclamant, de le remercier de te communication qu’il a donnée à la Société d’un nouveau tarare ventilateur de son invention, et d’insérer le rapport au •
- Une discussion s’élève sur les meilleurs moyens de garantir les blés de l’attaque des charançons. M. le baron Busche fait connaîlre les difficultés qu’on éprouve de détruire cet insecte, même dans des blés transportés des champsdans des greniers au dans, des silos. M. Huzard rappelle que la Société royale et centrale d’agriculture a approuvé un appareil de:M. Robin, vétérinaire à Ghâteauroux, peur la destruction de Palueite et des charançons. L’expérience a confirmé les bons effets de cet appareil qu’il serait utile de publier dans le Bulletin. .
- Les conclusions du rapport s©nt adoptées.
- Au nom du même comité, M. le comlcLambel lit un rapport sur un moyen dynamo-métrique présente par M. Barraux. \
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.) v
- Au nom du mênreTomitéylemiénremenrbreItt un rapport relatif au perfectionnement x
- apporté par M. Lenseigne un moule à balle qu’il présenta à !a Soéîététen 1885.
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- PROCES-VERBAUX.
- , Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.) % v! ^
- M. Lambel, continuant de porter la parole au nom du même comité, fait connaître un nouveau système de rames à deux cintres mobiles destinées à remplacer les rames ordinaires, imaginé par M. Matthey.> - j. v ‘ K
- Le comité propose d’inviter M. Matlhey à faire des expériences1 comparatives de la rame présentée par lui avec celle actuellement en usage. (Approuvé.) , m .;
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur les pianos droits de M. Mercier. ^ ;>
- Le comité propose d’approuver le nouveau mécanisme imaginé par l’auteur, de le décrire et figurer dans le Bulletin, et de renvoyer le rapport à la commission des médailles. (Approuvé.) .y.v: \ :.v. «î .>e *d, jobooiA a-j Pm Bîc'vrr.rrm'-i-vî»' ae.-rib
- M. Francœur rend compte de l’examen qu’il a fait d’une publication périodique intitulée VExposition ou journal de l’industrie et des arts utiles, , pat M. Lébouteillier. ;
- Le comité propose de remercier l’auteur de cette communication.. (Approuvé.) .
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Calla fait un rapport sur un nouveau métier présenté par M. Nevilel propre à l’organsinage de la soie.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication , d’insérer le rapport au Bulletin, avec la description du mécanisme, et de le renvoyer à la commission des médailles aussitôt que l’application en grand du système de M. Nevil dans un département français sera venue confirmer l’opinion favorable que le comité a conçue de sa machine. (Approuvé.) ,, .. ; \ . .V - >••• v..-^ >
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur les chaussures corioclàves en cuir imperméable, de M. Lebreton, bottier à Meaux (Seine-et-iVIarne).
- M. le rapporteur, après avoir relaté les expériences qui ont été faites pour constater l’im-permcabilité du cuir et le bon usage de ces chaussures, annonce que le comité est d’avis que ces chaussures doivent être mises au nombre des bons produits industriels de cette nature, et offrir des avantages incontestables aux personnes qui, par nécessité, et à la chasse, ont fréquemment à parcourir des terrains humides ou marécageux. En conséquence, le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin. ' .
- Après une discussion, le conseil décide que M. Lebreton sera remercié de sa communication. x ; •
- Au nom du même comité le même membre lit un rapport sur les cuirs à rasoirs élastiques, tendus au moyen d’une vis de rappel et présentés par M. Berghofer rue Mazarine, 54-. . ' ’
- Le comité propose de faire connaître ces produits en insérant le rapport dans le Bulletin. '
- Le conseil décide que M. Berghofer sera remercié de sa communication.
- Imprimerie de L. BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, T. ,
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. ( N° CCCCXXXI. ) MAI 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- /
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — soie.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur la machine de M. Neville, pour Vorgansinage de
- la soie.
- Lorsque les tisserands d’étoffes de soie reçoivent la matière première de leur fabrication sous le nom d'organsin, elle a déjà reçu, comme chacun sait, cinq manutentions différentes.
- 1° Le dévidage des cocons; le produit de cette opération est nommé soie grège;
- 2° Le dévidage des flottes en bobines ;
- 3° La première torsion de droite à gauche, ou premier apprêt; par lequel on obtient la soie filée;
- 4° Le doublage ;
- 5° Enfin la deuxième torsion de gauche à droite, ou deuxième apprêt, c’est ce qui donne l’organsin.
- La machine présentée par M. Neville, et pour laquelle il a obtenu un brevet d’invention et d’importation de quinze ans, le 28 mai 1838, remplace les trois dernières opérations par une seule ; une seule machine qui se rapproche beaucoup, par sa forme, des métiers continus employés pour doubler et retordre les fils de coton, donne à la fois le premier apprêt, le doublage et le deuxième apprêt.
- Nous allons examiner quelles sont les différences dans les procédés usuels et dans le procédé de M. Neville, et quelle doit être l’influence du système présenté sur les résultats obtenus.
- Bien que l’appareil de M. Neville ne modifie en rien la première opération,
- Trente-neuvième année. Mai 1840. 21
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- 162 ---- ARTS MÉCANIQUES.
- le dévidage de cocons, nous en rappellerons, en peu de mots, le principe r afin de donner plus de clarté à ce qui suivra.
- Les cocons de soie sont placés dans une bassine remplie d’eau; cette eau est chauffée à une température dont la limite est fixée par la possibilité, pour la fileuse, de manœuvrer ces cocons et de rattacher les bouts sans se brûler les doigts. Cette température est nécessaire pour dissoudre la substance gommeuse que le ver a déposée avec le fil simple ou bave, et qui donne au cocon une contexture assez solide. /
- Une bassine contient un nombre de cocons qui dépend de la finesse de la bave et de la force qu’on veut donner à la soie grége ; généralement, on réunit cinq brins en un seul, soit dix cocons dans une bassine, car chaque moulin ou dévidoir opère à la fois sur deux fils de soie grége ; chacun de ces deux fils passe d’abord dans un guide ou barbin fixe, puis dans un autre guide placé dans l’intérieur d’une lunette, dite lunette à double croisure; enfin chaque fil est conduit à travers un troisième barbin au dévidoir auquel on donne un mouvement de rotation, soit à la main, soit par un moteur quelconque.
- Dès le commencement de l’opération, on fait faire, à la lunette à double croisure, un certain nombre de révolutions, au moyen desquelles on obtient une première torsion des deux fils composés entre la bassine et la lunette y et une deuxième torsion en sens inverse entre la lunette et le dévidoir. Cette seconde torsion détruit la première, mais ces deux opérations, tout en se détruisant mutuellement comme torsion, ont cependant rempli un but important* Les cinq baves ou brins dont chaque fil est composé sont également tendus, ils sont lissés et arrondis, et en quelque sorte soudés entièrement par la dessiccation ultérieure de la gomme dont ils sont recouverts, et qui n’avait été que momentanément dissoute par l’action de l’eau chaude. Ainsi que je l’ai dit, le produit de ce premier travail est la soie grége.
- Pour obtenir de l’organsin à deux bouts, il faut doubler et tordre deux bouts de soie grége ; mais, pour que cette torsion soit permanente, il faut d’abord donner à chacun de ces deux brins une torsion séparée et en sens inverse de celle qu’on veut avoir dans l’organsin.
- A cet effet, la soie grége est d’abord dévidée d’écheveaux en bobines, soit par de simples dévidoirs à la main, soit plus généralement par des machines qui opèrent sur un assez grand nombre de bobines à la fois ; cette deuxième opération est de la plus grande simplicité et laisse peu de perfectionnements à désirer.
- La troisième opération, c’est-à-dire la première torsion, s’exécute sur une machine dite moulin à premier apprêt, dans laquelle les bobines, chargées de
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- ; 3oie.
- soie grège, sont placées sur une double rangée de broches verticales , rangées suivant une ligne elliptique, et auxquelles deux tambours placés aux deux extrémités de la maehine impriment un mouvement de rotation de droite à gauche, au moyen d’une courroie qui passe sur des poulies ou noix fixées sur lès broches. Cette courroie ne touche qu’une faible partie de la circonférence de ces pondies.
- Â la partie supérieure du moulin sont placés deux arbres horizontaux qui portent des bobines en nombre égal à celui des bobines verticales et dont la vitesse est très-faible relativement à celle des broches. La soie grége, en sortant de la bobine verticale, passe dans une ailette en forme de S qui se termine par deux yeux ; l’un de ces yeux correspond au milieu de la longueur de la bobine qui fournit la soie, l’autre est dans le prolongement supérieur de l’axe de la broche ; de là la soie va s’enrouler sur la bobine horizontale, et pour qu’elle en garnisse régulièrement toute la longueur on la fait passer dans un guide ou barbin auquel un excentrique imprime un mouvement très-lent de va-et-vient.
- La soie qui a reçu ainsi le premier apprêt se nomme la soie filée.
- Il est aisé d’apercevoir combien ce mode d’opération laisse à désirer.
- Lediamètre de la bobine horizontale, quand elle est vide, diffère dans fine assez grande proportion du diamètre qu’elle atteint lorsqu’elle est pleine, et cependant le nombre des révolutions qu’elle fait dans un temps donné est constant ainsi que le nombre de tours de la broche verticale qui donne la torsion; il en résulte nécessairement que la vitesse de l’envidage de la soie au commencement de l’opération étant d’environ un sixième moindre que celle qui correspond à la fin , et la vitesse de torsion étant constante, une longueur donnée de soie envidée, au moment où la bobine commence à se garnir, reçoit une torsion sensiblement plus grande que celle d’une longueur égale envidée lorsque la bobine est presque pleine.
- D’un autre côté, nous avons dit que les broches reçoivent leur mouvement par une courroie qui ne touche qu’une faible partie de la circonférence d’une noix ou poulie ; on conçoit aisément que, dans une telle disposition, la moindre différence dans l’état de pivots et des collets des broches et la manière dont ils sont graissés et entretenus déterminent des frottements et des résistances variables; la vitesse de ces broches ne peut être égale entre toutes, et la torsion, par conséquent, ne peut être la même pour chaque bobine * on remarquera encore que de la disposition elliptique donnée à l’arrangement des broches il résulte que la courroie n’exerce pas une pression égale sur chaque noix et détermine , par conséquent, d’autres causes de différences de vitesse.
- ' La soie filée est livrée alors aux doubieuses.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Cette quatrième opération se fait au dévidoir simple ou rouet et à la main. La doubleuse réunit entre le pouce et l’index deux bouts de soie filée provenant de deux bobines placées sur une tringle de fer horizontale et l’envide sur une bobine. y
- Ici on voit combien la régularité de cette opération dépend de l’adresse manuelle; les brins de soie ne sont pas toujours d’une grosseur parfaitement égale, et il est bien difficile d’admettre que le tact de l’ouvrière soit assez délicat pour presser également les deux brins et pour leur donner précisément la même tension ; nous verrons plus tard quels peuvent être les inconvénients de cette tension inégale ; remarquons aussi que, dans l’opération du doublage, la bobine qu’on emplit marchant avec une très-grande vitesse , lorsqu’un des deux fils vient à se rompre, quelque court que soit le temps qui s’écoule avant que la doubleuse s’en aperçoive et arrête le mouvement du rouet, un bon nombre de mètres de soie simple est envidé. Alors, ou l’ouvrière fait rétrograder sa bobine pour enlever le fil simple et le jeter au déchet, ou plutôt (car elle travaille à la tache), elle rattache simplement le second fil sans détruire la longueur envidée simple ; dans le premier cas, il y a déchet ; dans le second cas, il y a mauvaise fabrication.
- Enfin il arrive souvent que la doubleuse, au lieu de joindre complètement les deux brins entre ses doigts, les envide en les laissant écartés d’une petite distance. L’expérience démontre que la soie ainsi doublée produit des travellages dans l’organsin. Nous donnerons plus tard l’explication de ce terme.
- Il est encore certain que, lorsque la doubleuse réunit le brin d’une bobine pleine avec celui d’une bobine presque vide, celui des deux qui est le plus tordu éprouve, entre ses doigts, une résistance plus forte que l’autre, et que les deux brins ne sont pas envidés sur la bobine du rouet avec une tension égale.
- La soie doublée est enfin portée sur le moulin à deuxième apprêt pour la transformer en organsin.
- Ce moulin est semblable à celui qui donne le premier apprêt ; seulement, les bobines horizontales supérieures sont remplacées par des dévidoirs ou ailes, et les broches verticales tournent de gauche à droite, c’est-à-dire en sens contraire des premières.
- Les défauts que nous avons signalés dans le premier moulin se reproduisent dans celui-ci, en ce qui concerne l’inégalité de la vitesse des broches verticales ; mais il résulte encore de l’imperfection des opérations précédentes que, si les deux brins réunis ne sont pas également tendus et juxtaposés sur la bobine verticale, le fil double tordu présentera l’aspect d’une espèce de vis, c’est-à-dire que le brin le plus tendu restera droit, tandis que l’autre, moins
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- SOIE.
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- tendu, s’enroulera en hélice autour du premier ; c’est ce que l’on appelle travellage.
- Or ces différentes imperfections, ces irrégularités nombreuses dans l’ouvrai-son des soies, portent un grave préjudice à la beauté des étoffes; il semblerait, au premier aspect, que rien ne serait plus facile que d’obtenir un produit parfait en opérant sur une matière aussi régulière que le fil du ver à soie : l’exposé rapide qui précède explique suffisamment les causes des imperfections dont se plaignent les fabricants.
- La machine de M. Neville reçoit la soie grége en bobine immédiatement après le deuxième dévidage ; elle la transforme en organsin par une seule opération.
- Celle que nous avons vue se compose de deux rangs de broches verticales mises en mouvement par un tambour ou cylindre horizontal ; chaque broche porte une poulie et est mue par une corde séparée ; deux rangées de cylindres en bois montés sur des axes en fer sont placées au-dessus des broches, et la vitesse de ces cylindres est mise en rapport constant avec celle du tambour, au moyen d’une série de roues dentées.
- Les broches portent chacune deux bobines de soie grége et, par conséquent, non tordue. Le but que s’est proposé M. Neville consistait à donner à ces bobines un double mouvement; premièrement, un mouvement de rotation sur elles-mêmes de droite à gauche, et, en second lieu, un mouvement circulaire de transposition autour de l’axe de la broche et de gauche à droite.
- Pour y parvenir, il a adapté au collet de chaque broche un système composé de cinq petites roues droites; celle du centre est immobile, deux autres sont adaptées à la base des deux bobines, et les deux dernières agissent comme intermédiaires; la broche que j’ai l’honneur de déposer sur le bureau est ainsi construite et tel était le premier état de l’invention de M. Neville.
- De ce double mouvement de rotation résultent la torsion isolée de chaque brin et la torsion collective des deux brins réunis ; l’organsin passe dans des guides placés au sommet de la broche et va se rendre sur une bobine horizontale mise en mouvement par les deux rangées de rouleaux dont nous venons de parler.
- Ces bobines supérieures posent sur les rouleaux par leur surface, elles sont chargées d’un axe assez pesant pour produire une certaine adhérence entre les deux surfaces. Cette adhérence détermine le tirage de l’organsin et son envidage régulier sur la bobine. Ici on voit que la torsion de l’organsin est nécessairement régulière, puisque le mouvement n’est pas transmis à l’axe de la bobine qui s’emplit, mais bien à sa circonférence même, et que la vitesse d’envidage de l’organsin est le résultat identique de la vitesse des rouleaux conducteurs; d’un
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- ARTS MECANIQUES.
- autre côté , le système de rouages que renferme l'appareil que nous venons de décrire détermine un rapport parfait entre la torsion du fil simple et celle de l'organsin.
- Pour éviter le fil simple, ou, en termes de l’art spécial, le filage, M. Neville a imaginé un petit appareil extrêmement ingénieux ; au-dessus de chaque bobine est une petite traverse portant deux crochets dans le centre même de la broche, l’un fixe et l’autre mobile.
- Chaque bobine est surmontée d’une petite ailette à deux branches, par l’extrémité de laquelle doit passer le fil grége; le crochet mobile dont nous venons de parler est maintenu dans une position verticale, par le passage des deux fils grèges dans leur trajet vers la bobine supérieure. Si l’un des deux fils vient à se rompre, le crochet mobile tombe vers la bobine dont le fil n’est pas rompu, arrête le passage de la branche supérieure de l’ailette, et détermine la rupture du second fil.
- On pourrait objecter que la vitesse avec laquelle doivent tourner les cinq petites roues dont se compose le mouvement de rotation des bobines pourrait entraîner une usure rapide et un entretien dispendieux. M. Nevillea. répondu d’avance à cette objection en perfectionnant ce mouvement et en le réduisant à une simplicité qui ne laisse rien à désirer. Dans ses derniers appareils la bande de chaque bobine porte une petite poulie en bois à gorge concave , qui frotte contre un cercle plus grand à gorge intérieure, mais convexe. Ce cercle est fixe, et les deux poulies des bobines sont pressées légèrement contre ce cercle au moyen d’un ressort double d’une construction très-simple. Le mouvement obtenu ainsi remplit exactement les mêmes conditions que le premier que je viens de décrire, mais avec beaucoup plus de chances de durée.
- Enfin il y a lieu de faire remarquer que la machine de M.JSfeville occupe beaucoup moins de place que les moulins actuellement en usage, et sa disposition s’adapte plus facilement à toute espèce de localité.
- Les avantages de la machine qui vous est présentée sont donc :
- 1° Ensemble et régularité dans la torsion de la soie filée et dans celle de l’organsin ;
- 2° Impossibilité du filage ou fil simple;
- 3° Économie considérable dans les déchets ;
- A° Suppression du doublage, opération toute manuelle;
- 5° Réunion de trois manutentions en une seule, et, par conséquent, moins d’altération dans les produits, moins de chances de vols, moins de temps perdu;
- 6° Économie d’emplacement.
- Nous ajouterons, au surplus, que la machine de IVf. Neville n’est pas à l’état de simple essai;* une manufacture eu grand est organisée a Turin, et les
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- MACHINES A VAPEUR.
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- produits de cet établissement sont envoyés journellement à Lyon. Nous avons reçu de quatre fabricants de premier ordre des attestations orales et écrites qui témoignent de la qualité supérieure des produits de cette nouvelle machine a organsiner et du bel avenir qui lui est réservé.
- En résumé, le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous proposer,
- 1° De remercier M. iVmïZe de sa communication;
- 2° D’insérer dans votre Bulletin le présent rapport avec la description de l’appareil (1 );
- 3° De déclarer que le présent rapport sera renvoyé à la commission des médailles aussitôt que l’application en grand du procédé de M. Neville, dans un département français, sera venue faire jouir la France de sa machine à organsiner, dont le comité a conçu une opinion très-favorable.
- Signé Call v fils, rapporteur.
- Approuvé en séance ? le 25 mars 1840.
- MACHINES A VAPEUR.
- Description (Tune machine a vapeur a rotation directe, inventée par M. Pecqueur, ingénieur-mécanicien, rue JSeuve-
- Popincourt, n.
- Parmi les nombreuses machines à vapeur imaginées depuis vingt ans, principalement en Angleterre, pour remplacer le mouvement alternatif du piston des machines à cylindre par un mouvement de rotation directe, nous avons distingué celle due aux efforts persévérants de M. Pecqueur, et dont le succès parait aujourd’hui assuré.
- En 1825, cet habile constructeur obtint un brevet d’invention de quinze ans pour une machine à rotation directe, qui fut employée sur un bateau remorqueur delà Seine; ellejl été décrite page 4 du Bulletin de la Société du mois de janvier 1828; mais les difficultés de son exécution, qui exigeait une extrême précision, s’opposèrent à son adoption. La machine dont nous allons nous occuper est une modification de la première; elle est d’une construction plus simple, occupe peu de place, et convient principalement pour les locomoteurs et les bateaux à vapeur.
- Les planches 795 et 796 représentent cette machine vue sur ses différentes faces.
- (i) Nous donnerons, dans un prochain Bulletin y la description et la gravuredela machine de M. Neville.
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- ARTS MÉCANIQUES
- Fig. 1, PI. 795. Élévation longitudinale de la machine.
- Fig. 2. Élévation latérale de la même, dù côté de l’excentrique.
- Pig. 3. Coupe verticale de la pompe alimentaire. <
- PI. 796, Jig. 4. Section horizontale de la machine, dont la moitié du corps principal supérieur est enlevée pour montrer la position du piston et l’intérieur du mécanisme.
- Fig. h* La machine vue en plan.
- Fig. 6. Section verticale de la coquille; on y voit la disposition du piston et <des palettes.
- Fig. 7. Coupe ,de robinet à quatre ouvertures destiné à faire tourner la ^machine dans un sens ou dans l’autre.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- La machine est montée sur une charpente en bois QQ, à laquelle est fixé le bâti en fer E'E", fondu d’une seule pièce. Ce bâti supporte le corps principal de la machine, solidement boulonné aux deux montants E'E'; un troisième montant E" reçoit l’arbre moteur tournant sur un palier. Les quatre paliers PPP'P', dont la destination sera ultérieurement expliquée, font aussi partie du bâti en fonte.
- L’anneau creux dans lequel circule le piston et qui remplace le cylindre des machines à vapeur ordinaires se compose de six pièces de fonte ou de bronze A A AA et BB, et de six entretoises CCC et C'C'C'. Les coquilles extérieures AA sont identiques et fondues sur le même modèle ; elles forment les disques des extrémités du corps principal, et portent les moyeux dans lesquels tourne l’arbre moteur. Les coquilles intérieures BB, également semblables, sont placées entre les pièces AA, afin d’augmenter l’épaisseur de la machine : toutes ces pièces sont liées entre elles par des boulons à écrous. La section de la partie vide de l’intérieur de l’anneau creux que le piston doit remplir a une forme analogue à celle d’un cœur, qui a été adoptée parce qu’elle procure une grande vitesse de mouvement et une augmentation de force lorsqu’on emploie une machine comparativement petite.
- L’arbre moteur F tourne par l’effet immédiat de la vapeur; son embase g efc'la semelle h du piston ne forment qu’une seule pièce en fer forgé. Cet arbre est percé, dans le sens de sa longueur, depuis l’extrémité du côté de l’excentrique K jusqu’à l’embase g d’un canal qui, en se recourbant, vient sortir à la surface cylindrique de cette embase, un peu en avant du piston , en u', Jig. 6 ; il est percé, en outre, depuis l’autre extrémité jusqu’à la même embase g, d’un second canal qui, en se recourbant comme le premier, débouche à la surface cylindrique de l’embase, mais]en arrière du piston, en v’.
- Le piston proprement dit, qu’on voit de profil Jig. 6 et en plan Jig. 4, se compose, 10 de la semelle hj 2° d’une garniture métallique d formée de deux
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- MACHINES A VAPEUR.
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- séries de segments et coins poussés en dehors par des ressorts, disposition analogue à celle des pistons métalliques des machines ordinaires; 3° d’une contre-semelle c solidement attachée à la semelle h, et laissant entre elle et cette dernière l’espace nécessaire pour loger la garniture métallique dont chaque série a une épaisseur suffisante pour que le piston puisse passer vis-à-vis la coulisse ménagée pour les palettes G G', entre les coquilles supérieure et inférieure, sans cesser de bien fermer le passage de la vapeur, et sans pouvoir s’y accrocher. ; ,
- H H, Bouchons destinés à comprimer de la fdasse contre l’embase g de l’arbre ; cette filasse sert à garnir le centre de la machine , et à empêcher
- toute fuite de vapeur. ? ; f } .....
- Pour mieux encore atteindre ce but, M. Pecqueur a disposé une garniture métallique composée d’un anneau y ( fig. 4) logé dans des rainures pratiquées dans les coquilles où il est solidement fixé. Des ressorts appuient d’un côté contre cet anneau, et de l’autre contre un second anneaux qui s’ajuste sur l’embase g-. La pression exercée par les ressorts rend toute fuite de vapeur impossible.
- DD, Cônes s’ajustant dans les cavités coniques des bouchons; ils peuvent glisser le long de l’arbre moteur, mais ils sont forcés de suivre son mouvement de rotation par l’effet du collier i et de la base K de l’excentrique, l’un et l’autre fixés sur l’arbre par deux vis dont les bouts pénètrent dans les bases des cônes près de leurs bords. On évite, par cette disposition, que les cônes prennent trop de jeu ; l’arbre se trouve ainsi constamment maintenu au centre de l’anneau creux, non-seulement par les cônes D D, mais encore par le montant E", qui l’arrête dans sa position du côté de la roue motrice pour résister aux efforts que fait celle-ci en transmettant la puissance.
- JJ, Plateaux d’inégal diamètre, dont l’un est fixé sur l’arbre moteur, et l’autre est mobile sur le moyeu du premier. C’est entre ces plateaux qu’est prise la roue motrice 11 serrée par les boulons a a ( voy-fig. 4, où cette roue est indiquée par des lignes ponctuées ). On conçoit qu’elle peut varier de diamètre selon la vitesse que l’on veut imprimer à l’arbre qu’elle commande. Dans les petites machines, il suffit d’une poulie pour transmettre le mouvement par l’intermédiaire d’une courroie.
- G G', Palettes fermant alternativement l’anneau creux, et servant de point d’appui à la vapeur qui arrive par le centre de l’arbre F, entre le piston et celle des deux palettes qui se trouve fermée, tandis que l’autre recule pour laisser passer le piston et revenir à la première position dès qu’il est passé ; pendant ce temps, la palette opposée recule, et ainsi alternativement. Ces palettes, dont la surface est un peu plus grande que celle du piston, afin de pouvoir s’appuyer sur les bords de l’anneau creux, et interdire ainsi toute .Trente-neuvième année. Mai 1840. ' 22
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- ARTS» MÉGÂJTOQfCES.
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- issue à la vapeur qui presse sur elles, portent du côté de l’embase une lame mobile e iogée dans leur épaisseur et poussée par un ressort. l)e cettemanière, et comme on le voit fig. 6T toute communication, est interceptée entre l’arrivée de la vapeur et sa sortie pendant qu'elle produit son effet. \ . '
- Les palettes portent chacune des tiges parallèles k k, qui sortent en dehors de ta machine après avoir traversé des boîtes à étoupes, et se fixent à des traverses LL armées des bielles mm assemblées avec des bras de leviers nn faisant corps avec l’arbre N mobile sur les paliers P P. Des galets o o, attachés aux bras de leviers nn, roulent dans l’excentrique K dont ils suivent Je contour et transmettent ainsi le mouvement au système de bielles et à la traverse L, et par suite aux palettes. - m > ;
- L’excentrique K K se compose d’un eroisillon monté sur L’arbre moteur et de deux cercles elliptiques d'une forme particulière fixés sur le croisillon concentriquement l’un par rapport à l’autre (voy.^gv 2). Un peu plus de moitié de ces cercles elliptiques est une véritable portion de cercle placée concentriquement sur l’arbre moteur, tandis que le surplus, de forme ovoïde , présente l’excentricité convenable pour communiquer le mouvement de recul aux palettes, afin que le piston, en tournant, puisse passer vis-à-vis de chacune, sans la toucher. Ges cercles, qui tiennent les galets o o emprisonnés dans l’intervalle qui les sépare, obligent les palettes à prendre un mouvement alternatif de va-et-vient, quand l’arbre et le piston tournent. Il résulte de cette forme de l’excentrique que les palettes restent fermées un peu pins de la moitié du temps, c’est-à-dire que l’une ne commence à s’ouvrir que lorsque l’aiitre est déjà entièrement fermée depuis un certain temps, et se retrouve fermée pendant un temps analogue avant que la seconde palette commence à s’ouvrir.
- Les orifices uf et v' r indiqués par les lignes ponctuées, Jig. 6, et par lesquels la vapeur pénètre dans la machine et en sortsont percés à égale distance d’une ligne droite, qui, partant du centre de l’arbre, passerait par le milieu de l’épaisseur du piston ; iis se trouvent tous deux sur la moitié de l’embase, de manière que l’autre moitié ne porte aucun trou; c’est contre cette dernière moitié pleine de l’embase que les bouts des palettes viennent s’appuyer et interdire le passage à la vapeur pendant son action, qui est constante sur le piston, et alternative sur les palettes.
- On obtient, par cette combinaison, les résultats suivants : 1° l’une des palettes étant toujours interposée entre l’orifice; d’entrée et celui de sortie de la vapeur, celle-ci une fois introduite dans la machine n’en peut plus sortir sans avoir produit son effet dynamique ; 2° les palettes, quand elles se meuvent, ne sont jamais pressées par la vapeur plus en dessus qu’en dessous, parce que, pendant le temps de leur clôture, les orifices u ou selon le sens dans lequel
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- MACHINES A VAPEUR. f 7\!
- tourne la machine, se présentent vis-à-vis de la palette qui doit s’ouvrir la première; la vapeur qui la pressait encore, quoique déjà séparée de celle entrant dans la machine, par la dernière palette fermée, s’échappe auss itô, et ce n’est qu’a près cette évacuation, c’est-à-dire après que l’équilibFe de pression est rétabli au-dessus et au-dessous de la palette, que celle-ci commence à s’ouvrir; au moyen de cette disposition, les palettes se meuvent avec la plus grande facilité et ne présentent d’autre résistance que leur propre poids, qui est peu considérable.
- Cette liberté absolue du mouvement des palettes, qui existe même quand la vapeur est employée à une forte tension, est d’une grande importance, 1° parce qu’on peut donner toute la légèreté possible aux pièces qui concourent à arrêter successivement ou à faire marcher les palettes, ce qui permet de faire fonctionner la machine avec une plus grande vitesse, et par conséquent d’avoir une machine plus petite pour produire une force donnée ; 2° parce que toutes ces pièces étant les seules de la machine qui affectent le mouvement de va-et-vient et éprouvant peu de frottement, elles sont dans les meilleures conditions possibles pour la durée de la machine, absorbent moins de force et fonctionnent très-bien ; ces fonctions s’accompliraient également malgré les cahots que la machine éprouverait si elle était montée sur une locomotive destinée à parcourir les routes ordinaires, et à plus forte raison sur les chemins de fer, sur les bateaux à vapeur et sur terre, à demeure, où les trépidations n’existent pas.
- U et 1, 4 et 5, Tuyaux d’entrée et desortie de la vapeur s’embran-
- chant, d’une part, sur l’arbre moteur, et de l’autre sur un robinet à quatre ouvertures R, fig. 5 et 7, qui fait changer alternativement le passage de la vapeur en donnant un quart de tour à la clef.
- Les boîtes à étoupes/jf adaptées l’une au plateau J et l’autre à l’excentrique K, et qui compriment la filasse contre les bouts de l’arbre et les tuyaux U et V, permettent à l’arbre de tourner autour de ces tuyaux qui sont immobiles, sans perte de vapeur; mais ces tuyaux éprouvent une pression intérieure qui tend à les faire sortir de l’arbre auquel ils doivent rester unis : on évite cet inconvénient en adaptant sur l’arbre des pièces r r' composées chacune d’une bague et de deux tiges filetées, passant à travers les collets des tuyaux U et V et serrées par des écrous, et d’un anneau æ,Jïg. 4, dont l’embase est engagée dans la boîte à étoupe; l’autre partie est prise dans la bague r, où elle est arrêtée par une vis ; ces tuyaux ne peuvent reculer et sont ainsi maintenus en place malgré la pression de la vapeur.
- Le robinet R à quatre ouvertures ou à quatre tubulures s91, u, t>, représenté en coupe, //g, 7, et dont la clef est percéede deux trous courbes, sert à faire
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- i 72 arts mécaniques . T
- alterner l’entrée et la sortie de la vapeur, et à faire tourner la machine dans un sens ou dans l’autre, ainsi qu’on va l’expliquer. Soit s la tubulure par laquelle la vapeur arrive de la chaudière, selon la position de la clef du robinet; cette vapeur passera par les tubulures u ou v pour se rendre dans la machine parle tüyau U ou par le tuyau V. r ' • ' •' ' ;
- Si la vapeur arrive par le tuyau U, elle pénètre dans la machine par l’orifice u\ et, s’appuyant sur la palette fermée G,jig. 6, et sur le piston, elle fait tourner celui-ci dans le sens indiqué par la flèche. À mesure que le piston avance, la palette G se referme et parvient au fond de la course lorsque l’orifice u' se présente vis-à-vis d’elle ; mais la vapeur, étant encore en communication avec le dessus et le dessous de cette palette, ne peut s’appuyer sur elle plus fortement d’un côté que de l’autre ; elle conserve son point d’appui sur l’autre palette jusqu’à ce que l’orifice u' ait dépassé la palette G qui vient de se fermer; celle-ci commence, à son tour, à servir d’appui à la vapeur entrante, et aussitôt l’orifice v' se présente vis-à-vis la palette ; la vapeur, ayant produit son effet dynamique, est emprisonnée entre les deux palettes fermées, dans la partie de la machine non occupée par le piston, et s’échappe finalement par l’orifice v'. L’équilibre de pression s’établit au-dessus et au-dessous de la palette, qui recule alors pour livrer passage au piston. Ce qui vient d’être dit pour la palette G s’applique à la palette G' et le même effet recommence.
- Il résulte de celte disposition une pression constante de la vapeur sur le piston, qui continue de tourner dans le sens indiqué par la flèche, aussi longtemps que la vapeur arrive par l’orifice u, pour s’échapper ensuite par l’orifice v’} entrée et sortie qui dépendent de la position de la clef du robinet R. Nous ajouterons, pour compléter cette explication, que la vapeur, en sortant par l’orifice v'} se rend au robinet par le tuyau V, qui communique avec la tubulure t, d’ou elle passe soit dans le condenseur, soit dans l’atmosphère, soit enfin dans une autre machine plus grande, pour y agir par détente.
- En donnant un quart de tour à la clef du robinet R, tout se trouve interverti. Le tuyau S d’entrée de vapeur se met en communication avec le tuyau V, le tuyau de décharge T avec le tuyau U. La vapeur pénètre dans la machine par l’orifice o' et en sort par l’orifice u'; le piston reçoit l’action de la vapeur à sa face opposée, et tourne en sens contraire. Les mouvements des palettes ont lieu comme il a été expliqué plus haut, mais dans un sens inverse.
- La machine que nous venons de décrire peut marcher avec une vitesse de 80 à 100 tours par minute, et développer la force de 13 à 16 chevaux, avec de la vapeur à quatre atmosphères. L’auteur assure que son peu de volume et de poids (environ 30 kil. par force de cheval), la facilité et la promptitude avec lesquelles on peut changer la direction de son mouvement,
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- l’égalité de sa puissance à tous les points du cercle parcouru par le piston , la célérité et la douceur de sa marche, la solidité de toutes ses parties , le peu d’usure et de dérangement dont elle est susceptible, la rendent principalement applicable aux locomoteurs sur chemins de fer. D’ailleurs elle est d’un entretien moins dispendieux que les machines à cylindre, qui éprouvent des frottements considérables par l’effet de la vitesse de leur mouvement, ce qui met les pièces du mécanisme hors de service et exige de fréquentes réparations.
- La machine à rotation directe ne participe à aucun de ces défauts; il suffit, en effet, d’imprimer le mouvement de va-et-vient à des palettes légères et ayant très-peu de chemin à parcourir; en outre, l’expérience a démontré que ce système développe une force utile beaucoup plus grande que celle fournie par des machines ordinaires. Cette précieuse qualité contribue à l’économie du combustible et permet de diminuer les dimensions des chaudières.
- En appliquant ce système dans des circonstances où l’égalité de l’impulsion de la vapeur sur le piston n’est point exigée, comme pour les locomotives, on pourra utiliser la détente de la vapeur, soit en ajoutant une distribution qui arrêterait la rentrée de la vapeur pendant une partie de la course du piston , soit en employant deux machines dont l’une aurait son anneau creux d’une contenance double de celle de l’autre. Pour faire usage de ce dernier moyen, on attellera les deux machines à l’arbre moteur de manière qu’elles fassent autant de tours l’une que l’autre. On dirigera la vapeur du générateur dans la plus petite, et en sortant de celle-ci on la fera passer dans la plus grande.
- La pompe alimentaire, représentéeJig. \, 2 et 3, est remarquable en ce que les soupapes et clapets des pompes ordinaires y sont remplacés par un tiroir semblable à celui de distribution de la vapeur, ouvrant le passage au liquide en changeant de position à la fin de chaque course du piston.
- Le pignon \ fixé sur l’arbre moteur engrène dans la roue 2, qui, au moyen d’un tourillon 3, fixé vers son centre et formant manivelle, fait mouvoir le piston cylindrique 5 par l’intermédiaire de la bielle 4. Le support 6 sert de guide au piston, dont la tige, en glissant dans l’œil de ce support, est maintenue dans la direction de Taxe du corps de pompe 7. Le boulon qui assemble à charnière la bielle avec le piston se prolonge en avant et porte un anneau dans lequel passe la tringle 8 du tiroir 9. Cette tringle porte deux arêtes destinées à faire faire au tiroir un petit mouvement ascendant, quand le piston arrive au haut de sa course, et à provoquer un mouvement contraire, quand il est parvenu au bas.
- Le corps de pompe porte trois orifices disposés horizontalement et parallèlement l’un sur l’autre ; celui qui se trouve sous les autres correspond avec l’intérieur du corps de pompe, celui du milieu avec le réservoir par le tuyau d’aspira-
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- don 10, enfin l’orifice supérieur avec la chaudière au-moyen-du tuyau 11. Par cette disposition, le piston, parvenu au haut de sa course, fait monter le tiroir ; celui-ci ne couvre plus alors que l’orifice d’aspiration, comme on le voit Jîg. 3, et l’eau refoulée par la descente du piston passedans la chaudière par le tuyau 41, qui communique avec l’intérieur du corps de pompe ; quand le piston arrive au bas de sa course, le droir descend, couvre les deux orifices inférieurs, et établit la communication entre l’intérieur du corps de pompe et le tuyau d’aspiration 10; la pompe se remplit d’eau, et le piston, étant arrivé de nouveau au haut de sa course, remonte le droir, qui se trouve alors placé de manière que l’eau refoulée par la descente du piston se rendra dans la chaudière, et ainsi alternativement. '
- Les fonctions de cette pompe ne peuvent, en aucune manière, être paralysées par des corps étrangers qui seraient entraînés avec le liquide; car, au lieu d’interdire le jeu du tiroir, ils sont coupés ou écrasés par lui, ce qui fait disparaître l’obstacle. (D.) ^
- TARAUDS.
- Description d’un taraud a expansion et à diamètre variable, inventé par M. Waldeck, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-Saint-Denis, l'j i.
- On sait que les tarauds actuellement en usage ont le grave inconvénient de refouler la matière au lieu de la couper, d’où résultent un taraudage imparfait et la nécessité de faire passer l’outil plusieurs fois pour obtenir des filets à peu près exacts, sans compter la fatigue qu’éprouve l’ouvrier et la longueur du travail.
- , La Société d’encouragement a appelé l’attention des mécaniciens sur la nécessité de perfectionner la construction des tarauds et en a fait l’objet d’un prix.
- M. JValdeck, ayant présenté un outil qui remplit toutes les conditions du programme, a obtenu ce prix, qui lui a été décerné dans la séance générale du 11 mars dernier (1).
- Le taraud de M. JValdeck, qui a résisté à toutes les épreuves qu’on lui a fait subir, et qui commence à s’introduire dans les grands ateliers de construction, se distingue des outils de ce genre généralement employés, en
- (i). Voyez Bulletin de décembre if>3g, p. 460.
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- • TARAUDS. 1Î5
- ce qu'il forme le filet en coupant la matière sans la refouler, qu’il est susceptible de produire à volonté des filets carrés et des filets triangulaires dits à gt'ciin d’orge, et d’opérer dans des trous de différents diamètres et à toute profondeur, enfin d’être d une manœuvre prompte et facile.
- La planche 797 représente des tarauds de ce genre de diverses dimensions, mais tous construits sur le même principe,
- Fig. 1.- Section verticale sur la ligne A B,Jig. 2, d’un taraud perfectionné propre à produire des filets triangulaires et à pouvoir prendre tel diamètre exigé pour les trous à percer.
- Fig. 2. Coupe horizontale du même, sur la ligne CD, fig. \.
- Fig. 3. Peigne détaché du taraud pour les filets triangulaires. 1
- Fig. A. Autre peigne pour les filets carrés.
- Fig. 5. Burin pour les filets triangulaires, vu séparément.
- Fig. 6. Autre burin pour les filets carrés.
- Fig. 7. Section verticale sur la ligne EF,fig. 8, d’un taraud pour percer des trous de grand diamètre.
- Fig. 8. Section horizontale du même sur la ligne G H,jig. 7.
- . Fig. 9. Burpi détaché avec sa vis de rappel.
- Fig. 10. Vis butante pour donner l’écartement nécessaire à l’outil.
- Fig. 11. Élévation d’un grand taraud à pièces de rechange portant trois vis de rappel, et une quatrième pour maintenir la partie amovible.
- Fig. \‘l. Plan du même.
- Fig. 13. Section verticale sur la ligne I K, fig. 14.
- Fig. 14. Section horizontale.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, Corps du taraud portant à sa partie cylindrique un peigne à filets triangulaires; il est partagé sur sa longueur en deux parties inégales b c, dont la partie amovible c s’ajuste exactement dans l’entaille de la partie fixe. Le corps de taraud est surmonté d’une tige d, sur laquelle on enfile un manche nommé tourne-à-gauche, e e, Vis de rappel engagées dans la partie fixe b, et dont les bouts sphériques se logent dans des cavités creusées dans la partie amovible ; elles règlent l’écartement de cette partie suivant le diamètre qu’on veut donner au trou. fy Burin, g, Vis fixée au talon du burin et munie d’une tige h pour le centrer convenablement; on manœuvre ce burin à l’aide d’une clef à griffe. Les burins des tarauds, Jîg. 7 et 11 , sont dépourvus de la tige régulatrice', i, Segment amovible drr taraud, fig. 11, qu’on fixe solidement par deux vis.. k% troisième vis d’écartemenÊ delà partie.supérieure mobile du taraud, fig. 11. I, Vis verticale à bout sphérique, servant à assurer la position de la pièce amovible c. ( D. )
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- ARTS CHIMIQUES. — betteraves.
- Extrait d’un mémoire sur la dessiccation des betteraves et Vextraction la plus économique de la matière sucrée qu elles contiennenty par M. de Lirac, propriétaire a Sarrians (Vaucluse) (1).
- Ayant observé qu’il était avantageux de devancer autant que possible l’é— époque de la maturité des betteraves, ou plutôt le moment où elles sont le plus riches en matière sucrée, l’auteur fit préparer, dès le mois de décembre 1837, par une bonne culture à la bêche, environ un hectare de terre qui reçut ensuite pour engrais moitié fumier de litière et moitié marc de colza. Il avait espéré pouvoir semer les graines de betteraves blanches de Silésie du 15 au 25 février de l’année suivante; mais des pluies abondantes survenues au milieu de ce mois et qui se renouvelèrent, par extraordinaire, au commencement du mois suivant, retardèrent l’opération jusqu’au 22 mars : à cette époque, la terre étant bLn ressuyée et la température assez douce, on sema les graines en lignes distantes d’environ 0m,540. Après une douzaine de jours elles levèrent bien et elles furent sarclées en mai; la portion qui avait reçu le fumier de litière offrit d’abord une végétation plus vigoureuse, mais au mois de juin le colza prit une supériorité qni se maintint jusqu’à la récolte. M. de Lirac fit arracher quelques betteraves des plus fortes, vers le 18 du même mois, pour commencer ses expériences ; elles pesaient déjà un kilogramme chaque ; plusieurs ayant été râpées, leur jus ne marqua que 5 degrés Baumé ; il avait un goût herbacé et désagréable ; les autres, coupées en tranches d’une à deux lignes d’épaisseur, séchèrent bien au soleil sur une claie et restèrent presque blanches; trempées dans l’eau, leur suc fut semblable, pour la densité et le goût, au jus exprimé, quoique beaucoup plus limpide.
- Le 15 juillet suivant, une seconde expérience fut faite; les racines choisies parmi les plus grosses et dans le même champ pesaient environ 2 kilogr. ; le jus de celles qui furent râpées marquait 6 degrés et demi ; les betteraves coupées en tranches, étalées au soleil à sept heures du matin, furent parfaitement sèches à quatre heures du soir; le thermomètre de Réaumur avait marqué 35 , 40 et 4-3 degrés au soleil. Après trois macérations dans un poids d’eau égal à celui des betteraves avant leur dessiccation, on n’obtint qu’un suc à 10 degrés Baumé. Le temps était favorable pour dessécher, mais la maturité des racines
- (i) L’auteur de ce mémoire a obtenu une médaille d’or de la valeur de 5oo fr. au dernier concours, pour la dessiccation économique de la betterave. (Voy. Bulletin de décembre 183g, P- 466.) . ,
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- BETTERAVES.
- i?r
- n’était point complète, car malgré la sécheresse de la saison elles grossissaient toujours.
- Le 4 août, les mêmes opérations furent répétées ; cette fois, le jus des racines râpées marquait S degrés ; les tranches étalées sur des claies, dans la proportion de 7 à 8 kilogrammes par mètre carré, prirent bientôt une couleur violette, tant celles exposées au soleil que celles qu’on avait eu soin de mettre à l’ombre; le thermomètre indiquait 36 et 39 degrés; à cinq heures du soir, les tranches qui avaient reçu directement les rayons solaires avaient perdu les 7^100 de leur poids, celles tenues à l’ombre seulement257100. Le vent du nord soufflait; elles passèrent la nuit sur les claies ; le lendemain matin, avant le lever du soleil, on les trouva un peu ramollies sans qu’elles eussent augmenté de poids; à midi elles furent parfaitement sèches. A la troisième macération, leur suc, qui avait bon goût, marquait 13 degrés Baumé.Dès cette époque, M. de Lirac voulut entreprendre des expériences plus en grand : pour cet effet il fit emploi des claies dont il se sert pour les vers à soie au nombre de six cents, il pouvait ainsi dessécher toute sa récolte, environ70,000 kilogr., dans une seule semaine.
- Le 23 août, il fit arracher, nettoyer et transporter, au pied des coupe-racines, quatre voitures de betteraves ; elles offraient alors un jus à 9 degrés et demi Baumé. On disposa tout auprès cinquante ou soixante claies placées sur le sol, à double rang, avec des intervalles , pour faciliter la manœuvre des personnes qui devaient y étaler les tranches de betteraves.
- Le lendemain, à six heures et demie du matin , il fit commencer l’opération par deux femmes, dont l’une était occupée au coupe-racines, pendant que l’autre transportait sur les claies les tranches découpées de 3 à 5 millimètres d’épaisseur. A neuf heures, cinquante-quatre claies furent entièrement couvertes de tranches, et il restait encore une voiture de racines réservées pour une expérience nouvelle.
- Ayant observé que la betterave prenait une couleur foncée dès qu’elle était découpée, ainsi que cela arrive au suc exprimé et à la pulpe exposés à l’air, inconvénient qui ne cesse qu’à l’instant de la défécation, l’auteur eut l’idée de le prévenir en saupoudrant avec de la chaux les tranches au moment où on les étalait sur les claies. En conséquence, il fit éteindre quelques livres de chaux vive et placer un supplément de vingt claies à côté des autres ; aussitôt que la dernière voiture de betteraves eut été découpée et étalée, il les couvrit de poudre de chaux au moyen d’un tamis de crin. Elles prirent alors une couleur de soufre, et l’on s’aperçut qu’elles se desséchaient sans noircir; de plus, on remarqua que la dessiccation était beaucoup plus prompte, cet agent chimique absorbant une partie de l’eau de végétation répandue sur les surfaces avec lesquelles il se trouvait en contact. Satisfait de l’avantage que pro-
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- mettait ce procédé, M. de Lirac résolut de le rendre d’une application plus facile.
- Cependant, comme il attendait la visite des autorités afin de dresser procès-verbal de son expérience, il crut devoir donner tous ses soins à la dessiccation des racines étalées sur les claies. Quelques-unes se trouvant trop chargées, il les fit alléger en répandant une partie des tranches surabondantes sur cinq ou six draps étendus sur le sol et le reste sur un gazon nouvellement fauché. A six heures du soir de cette même journée du 24 août, les betteraves découpées le matin étaient sèches aux trois quarts; celles saupoudrées avec de la chaux, quoique étalées deux heures plus tard, étaient plus fermes que les premières et presque cassantes.
- Le lendemain, au lever du soleil, les betteraves des cinquante-quatre claies et celles laissées sur les draps se trouvèrent un peu ramollies ; les tranches abandonnées sur le gazon l’étaient davantage, mais les tranches saupoudrées de chaux étaient presque aussi fermes que la veille. Bientôt la chaleur du soleil fit disparaître toutes ces différences, et la dessiccation s’opéra rapidement. A midi, les betteraves chaulées étaient entièrement sèches et prêtes à être mises en tonneaux. A deux heures, les étalages de toutes les autres claies, et même ceux des draps et du gazon, se trouvaient aussi complètement secs ; 50 kilogrammes de racines fraîches , pesées la veille , s’étaient réduits à 7.
- Après la visite de l’adjoint du maire, qui consigna dans son procès-verbal les faits ci-dessus, l’auteur fit ramasser toutes les tranches sèches, qui furent emballées dans trois ou quatre sacs ; il réserva seulement 1 0 kilogrammes des betteraves chaulées et autant de celles qui s’étaient le plus colorées à la dessiccation, pour en faire un essai comparatif. Les unes et les autres furent mises séparément dans de petits vases de macération munis d’un robinet à leur base : au troisième virement de la série n° 1 qui contenait les tranches non chaulées, le suc marqua 14 degrés; il était assez coloré : celui provenant du troisième vase de la série n° 2, contenant les tranches qui avaient été saupoudrées de chaux, accusa la même densité. On ajouta encore deux vases à chaque série, et par ce moyen on poussa jusqu’à 21 degrés les sucs des deux opérations ; ils furent mis à part dans deux récipients en verre découverts, à une température moyenne de 17° Réaumur. Après vingt-quatre heures de repos, le suc du n° 1 était presque noir, filant, un peu acide et tout à fait impropre à être travaillé ; celui du n° 2 avait une belle couleur, un bon goût, et se conserva ainsi pendant trois jours. Les 2 kilogrammes de tranches placées dans chaque vase de tête des deux séries susdites se trouvant épuisés, à un demi-degré près, par les cinq passages d’eau froide, on les fit sécher séparément, et, après
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- BETTERAVES.
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- les avoir pesées, on reconnut qu’elles s’étaient réduites à 700 grammes, ce qui représentait un rendement de 8 à 9 pour 100 de sucre brut, et en tenant compte du poids de la chaux adhérente aux tranches mises en expérience , il s’ensuivra que celles-ci auront rendu au moins 1 pour 100 en sus des autres.
- Un avantage bien précieux qu’offre la méthode du saupoudrage de chaux, c’est le parfait état de sécheresse dans lequel elle maintient les tranches de betteraves, quoique exposées longtemps à une température humide : témoin celles qui, abandonnées dans des sacs Ouverts au milieu d’un grenier, se sont conservées fermes et cassantes jusqu’au 12 décembre, malgré un automne très-pluvieux ; tandis que les autres, dans le même local, se sont, au contraire, sensiblement ramollies sans avoir cependant éprouvé d’altération sensible.
- Désirant compléter ses expériences sous le double rapport de la dessiccation et de la densité du jus des betteraves, l’auteur fit préparer, le 5 septembre, quelques centaines de kilog. de racines, dont une moitié seulement fut saupoudrée de chaux. Leur suc exprimé marquait 9 degrés, un demi de moins que le 24 août précédent. Les tranches chaulées se desséchèrent en deux jours , tandis que les autres ne furent sèches que le troisième à midi ; le thermomètre s’éleva à une moyenne de 34 degrés.
- Le 10 et le 11 septembre, il plut assez fortement ; le 15, on renouvela l’expérience : le jus exprimé ne marquait plus que 8 degrés. Les tranches séchèrent, celles avec de la chaux en deux jours et demi, les autres en trois.
- Enfin, le 20 octobre, favorisé par un vent du nord sec et violent, la même opération fut répétée ; le suc exprimé accusa 8 et demi, et les tranches abandonnées deux jours et une nuit sur des claies avaient perdu, au bout de ce temps, les unes les 80/100, les autres les 75/100 de leur poids ; la chaleur solaire avait varié entre 28 et 30 degrés.
- Traitement de la betterave desséchée.
- Les betteraves étant desséchées et réduites en poudre ou petits fragments, on peut en extraire la matière sucrée avec un appareil fort économique, dont le principe est dû à la méthode de macération de M. de Dombasle. Six cuves en bois, s’il s’agit d’une petite fabrique, ou le même nombre en maçonnerie revêtue de briques vernissées, si l’on veut travailler sur une grande échelle, suffisent à l’opération. Des tuyaux en plomb d’un diamètre convenable doivent communiquer du fond de chaque cuve à quelques pouces au-dessous de l’arasement supérieur de la suivante ; ils seront tous fixés au même niveau, munis chacun d’un robinet pour arrêter à volonté l’introduction du liquide. Au fond et sur la face antérieure de chaque cuve, il sera placé une bonde
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- ARTS CHIMIQUES.
- servant à la vider le plus promptement possible. L’appareil ainsi disposé et pouvant être alimenté, supérieurement, par l’eau d’une fontaine ou d’un réservoir, on introduira d’abord, dans la première cuve, un f>oids de betteraves desséchées, équivalent au quart ou au cinquième de celui du liquide qu’elle peut contenir. Ainsi, dans une cave jaugeant 1,000 litres, on peut mettre 200 ou 250 kilogrammes de tranches sèches, suivant le degré aréométrique qu’on désire obtenir. On dirigera immédiatement sur cette première cuve un courant d’eau suffisantpour la remplir le plus tôt possible ; pendant ce temps on verse la même quantité de tranches sèches dans la seconde cuve qui sera remplie avec le liquide de la première, après une heure et demie de macération. La troisième, avant été à son tour chargée de betteraves sèches, recevra le jus contenu dans la seconde, après le même laps de temps de macération, et ainsi de suite, seront continuées les opérations jusqu’à la sixième cuve, dont on ouvre à cet instant la bonde inférieure pour recueillir un liquide à 20 ou 25 degrés Baümé, tandis que celui contenu dans la première cuve doit mar-quer zéro ; aussi s’empresse-t-on de la vider et d’en enlever les résidus épuisés pour y substituer de nouvelles tranches. Dès lors les macérations suivront régulièrement leur cours, et on obtiendra toutes les heures une même quantité de jus concentré aux degrés indiqués.
- L’enlèvement des résidus épuisés est la seule main-d’œuvre importante qui mérite d’être mentionnée ; dans les grandes fabriques on peut la simplifier en établissant deux batteries de cuves, au lieu d’une seule, pour avoir moins de peine à les vider, ce qui facilitera encore Je travail des filtres et des chaudières, où les jus concentrés doivent être conduits au moyen d’une pompe.
- Il serait facile, si on le désir ait, d’obtenir un sirop à 28 degrés en construisant des batteries de huit cuves au lieu de six.
- 'Observations.
- Il est deux faits reconnus par les chimistes et les industriels, savoir : que la betterave desséchée, sans altération, réunit les conditions les plus favorables pour extraire la matière saccharine qu’elle contient, et que trouver un moyen simple et économique pour arriver à ce double résultat serait rendre un service important à llndustrie sucrière. Il existe deux méthodes de dessiccation , Tune,’ artificielle, très-coûteuse ; l’autre, naturelle et à bon marché. Le procédé badois a besoin de combustible, d’appareils , de vastes bâtiments et de beaucoup de main-d’œuvre; il ne tentera guère, sous ces rapports, les petits fermiers. Celui proposé par l’auteur ne demande que les rayons solaires et un peu de chaux. -
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- BETTERAVES. 18*
- Pour obtenir une chaleur atmosphérique suffisante au succès de l'opération, il est essentiel de semer de bonne heure les graines de betteraves ( au plus tard dans le mois de mars ). Les betteraves atteignent leur maturité sucrière dans les premiers jours d’aout. M. de Dombasle, qui habite le département de la Meurthe, a extrait du sucre de betteraves récoltées en juin ; on peut donc supposer, avec raison, que dans le centre et le midi de la France, avec les précautions nécessaires, on pourra récolter au mois d’août. A cette époque, la chaleur solaire élève communément la colonne de mercure du thermomètre Réaumur de 35 jusqu’à 45 degrés au-dessus de zéro, dans presque toute l’étendue de la France, suivant les latitudes et la direction des vents. Une moyenne de 40 degrés est plus que suffisante pour dessécher dans une seule journée, avec le secours de la chaux, des tranches de betteraves de 3 à 5 millimètres d’épaisseur; il faut deux jours pour une moyenne de 36 degrés, et trois jours au plus pour celle de 32 degrés.
- Tout travail de dessiccation devant être suspendu pendant les jours pluvieux, nuageux ou brumeux, on suppose que, du 1er août au i 5 septembre, on ne pourra disposer que de vingt-cinq jours de beau temps, vingt en août et cinq en septembre. Il est de notoriété publique que, dans vingt-quatre départements du midi de la France, le défaut de pluies, dans cette saison, compromet souvent les récoltes. Dans dix départements, dont Vaucluse représente à peu près le centre, il se passe quelquefois soixante et soixante-dix jours, de juillet en octobre, sans qu’il tombe une goutte d’eau, et cependant cinq de ces départements seraient assez fertiles pour alimenter plus de fabriques qu’il n’en existe actuellement en France. Au reste, les petits propriétaires sauront toujours bien mettre à l’abri leurs claies ou leurs draps, soit pour éviter la rosée, soit au moment d’un orage ; dans les grandes exploitations, là surtout où le climat est plus inconstant, on fera bien d’avoir en réserve Un grand local, comme, par exemple, une magnanerie d’après le système de M. d’jJrcei, avec calorifère et ventilateur pour achever une dessiccation interrompue. On aura toujours gagné une réduction de poids de 50 à 60 pour * 00, n’eût-on exposé les betteraves découpées que pendant cinq ou six heures aux ardeurs caniculaires.
- La possibilité de dessécher, sans altération , les betteraves aux rayons solaires étant démontrée , et la culture de ces racines étant répandue dans les grandes comme dans les petites exploitations, on concevra aisément combien il sera facile de multiplier les moyens de dessiccation en opérant sur de grandes ou petites masses, suivantl’importance des récoltes. Quant à l’économie du procédé, il suffit de savoir que l’on trouve partout des claies, des draps, ou, enfin, au besoin, la surface d’une prairie ou d’un gazon nouvellement fauché, et qu’avec le seul secours d’un coupe-racines, de deux hommes et de six femmes,
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- on peut découper et faire sécher de 80 à 100 mille kilogrammes de betteraves par semaine.'
- Le mode de dessiccation dont il s’agit promet encore une économie remarquable dans le transport des betteraves. Tous les fabricants et les agriculteurs savent combien il en coûte pour faire arriver ces racines aux magasins ou dans les silos, surtout si les champs d’exploitation sont éloignés. Quelquefois, au mois d’octobre, les pluies rendent les terres inabordables, les chemins impraticables ; ces difficultés disparaissent si, à l’époque indiquée , on transporte, sur le lieu même de la récolte, les coupe-racines et les draps nécessaires pour y opérer la dessiccation ; seulement il faut des voitures pour transporter, chaque jour, les tranches desséchées ; un seul cheval traîne ainsi facilement le produit de 8,000 kilogrammes de racines fraîches.
- Enfin il est un fait constant, c’est qu’on parvient à dessécher au soleil, dans un ou deux jours, des tranches minces de betteraves qui, au moyen de la chaux, ne s’altèrent point, ni pendant, ni après l’opération, et que de ces racines ainsi séchées on obtient facilement un sirop à 25 ou 30 degrés, et, par suite, une cuite qui cristallise promptement.
- Aperçu de la densité des jus exprimés aux époques sus-mentionnées.»
- 1838, 18 juin. . . . 5 degrés Baumé.
- 15 juillet, i . 6 1/2.
- 4 août. ... 8.
- 23 août. ... 9 1/2.
- 5 septembre. 9.
- 15 septembre. 8.
- 20 octobre.. . 8 1/2.
- Nota. Les précieux avantages obtenus par le saupoudrage de chaux ont donné à l’auteur l’idée d’adapter au coupe-racines un cylindre en toile métallique , qui, recevant son mouvement de l’axe de cette machine, répand la poudre de chaux dont on l’a garni, sur les tranches de betteraves à l’instant où elles sont découpées, ce qui épargne la main-d’œuvre des tamis et régularise l’opération.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — écriture. 183
- Rapport fait par M.. Herpiu y au nom du comité des arts économiques, sur le rouleau-copiste et la boîte typographique présentés par M. Delacour, rue Saint-Honoré^ 122.
- Le rouleau-copiste qui vous a été présenté par M. Delacour a pour objet de produire une copie ou un fac-similé d’une lettre ou de tout autre écrit récemment tracé.
- Pour obtenir cette copie, il faut écrire sur du papier ordinaire avec de l’encre dite communicative, ou tout simplement avec de l’encre commune à laquelle on a ajouté un peu de sucre ; ensuite on place sur l’écrit une feuille de papier à lettre non collé convenablement mouillée ; on enroule le tout autour d’un cylindre de bois entre une étoffe ou un papier imperméable et une étoffe de laine ; on le comprime pendant quelques instants dans les mains ou entre les mâchoires d’une sorte d’étau cylindrique nommé pressoir. La copie est alors terminée ; une portion de l’encre communicative s’est déposée sur le papier mouillé, et y a reproduit l’empreinte très-lisible des caractères tracés sur l’écrit original, sans que celui-ci. en éprouve une altération sensible. Toutefois, on ne peut obtenir, par ce procédé, qu’une seule copie bien lisible ; mais on peut prendre, d’un même coup, la copie des quatre pages d’une lettre.
- Le commerce a depuis longtemps apprécié l’utilité du rouleau-copiste, qui remplace d’une manière avantageuse et fort économique la presse à copier ; son prix est de 10 francs. Les commis-voyageurs, plusieurs maisons de banque , ont adopté le rouleau-copiste à cause de sa légèreté, du peu d’espace qu’il occupe, et surtout à cause de la facilité, de la simplicité et de la célérité de l’opération (1).
- M. Delacour vous a présenté aussi une boîte qu’il appelle typographique; c’est une sorte d’encrier pour servir à l’application des griffes, timbres et cachets. Cette boîte, qui a la forme d’un livre, renferme de l’encre grasse, un petit rouleau, un tampon en gélatine, les timbres, etc.
- Depuis plusieurs années, on fait usage, au secrétariat de votre Société, de la boîte typographique de M. Delacoury les tampons se sont bien conservés et sont encore en très-bon état; les employés de vos bureaux sont satisfaits du service et de la commodité de ce petit appareil.
- J’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts éco-
- (1) On trouve dans le Bulletin de la Société, année XVII (1818), page 29, la description et la figure d’un rouleau à copier, présenté par M. Scheibler, et qui est construit sur le même principe que celui de M. Delacour.
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- 484 . AJRTS ÉCONOMIQUES. •—ElfCRIER-^POfilPE.
- nomiqués , de remercier M. Delacour de sa communication, et de faire connaître les produits de sa fabrique, en insérant le présent rapport dans le Bulletin. -
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance 3 le 8 avril 1840.
- Rjpport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques ? sur Vencrier-pompe présenté par M. Boquet, rue de Richelieu, i.
- Conserver l’encre à l’abri de l’air et de la poussière, empêcher qu’elle ne se perde par une évaporation surabondante, lui imprimer une légère agitation qui en recombine les principes et lui donne une teinte égale et prononcée au moment où l’on en veut faire usage ; la présenter à la plume en plus ou moins grande abondance, selon le besoin que l’on en a, tels sont les principaux avantages de l’encrier qui vous a été présenté par M. Boquet.
- Ce n’est point par l’action d’un piston ou d’une pompe agissant sur le liquide, que l’encre s’élève dans le tube où la plume vient la puiser, comme pourrait le faire croire le nom impropre à'encrier-pompe qui lui a été donné; c’est un simple déplacement du liquide, déterminé par l’immersion d’un cylindre solide de verre ou de porcelaine qui, étant introduit et plongé d’une certaine quantité dans le réservoir rempli d’encre, la déplace plus ou moins, en exhausse le niveau, et la fait arriver plus ou moins abondamment à l’orifice du godet.
- Le réservoir n’étant point hermétiquement clos , l’air qui s’y trouve renfermé peut s’échapper facilement, et l’on n’a pas à craindre que l’action de la chaleur ou celle des rayons solaires, en dilatant l’air contenu dans le réservoir, fasse extravaser l’encre et la répande au dehors, comme il arrive pour plusieurs encriers anciens abandonnés depuis longtemps et qui ont été reproduits, il y a quelques années, sous les auspices d’un brevet d’invention et d’un nom tiré du grec.
- Le service de l’encrier de M. Boquet est commode^ la forme en est gracieuse et très-variée ; on peut le nettoyer avec une grande facilité. Pour faire arriver l’encre daus le godet ou l’en retirer, il suffit de tourner le bouton.à vis qui est placé sur l’encrier, et qui sert à immerger plus ou moins le cylindre qui déplace le liquide.
- Le prix de cet encrier est de 6 francs, et au delà Lorsqu’il est enrichi d’ornements.
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- CHAUSSURES.
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- J’ai l’honneur de vous proposer, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Boquet de sa communication, et de faire connaître son encrier en insérant le présent rapport dans le Bulletin.
- Signe' IIerpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 22 avril 1840.
- CHAUSSURES.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques , sur les chaussures imperméables présentées par M. Lebreton, bottier a Meaux (Seine-et-Marne).
- M. Lebreton, bottier à Meaux, a soumis à votre examen des chaussures corioclaves en cuir imperméable.
- La préparation des cuirs imperméables a depuis longtemps fixé l’attention de la Société d’encouragement ; et le Bulletin des années 1804, 1808, 1817 et 1818 contient, sur ce sujet, plusieurs rapports fort intéressants qui vous ont été présentés par notre honorable collègue M. d’Arcet.
- L’huile de lin plus ou moins siccative à laquelle on ajoute du suif, de la cire, de la résine ou du caoutchouc forme la base de la plupart des préparations qui sont connues pour rendre les cuirs imperméables à l’eau.
- Les procédés employés par M. Lebreton ne paraissent pas différer beaucoup de ceux qui sont généralement usités ; toutefois, M. Lebreton n’expose point ses cuirs à l’action d’une température élevée, la chaleur des rayons du soleil lui suffit pour ramollir la composition dont il fait usage et la faire pénétrer dans le cuir ; il ne court, par conséquent, aucun risque de l’altérer ou de le brûler.
- M. Lebreton a fait connaître à votre comité la composition qu’il emploie ; il nous en a remis des échantillons, et en a consigné la formule dans un écrit cacheté qui sera déposé dans vos archives.
- Les empeignes que nous a remises M. Lebreton sont d’un cuir souple, moelleux et très-doux.
- Un soulier confectionné par le même industriel a été immergé pendant dix jours dans l’eau froide , et il n’a augmenté en poids, pendant cet intervalle, que de 14 grammes.
- Poids primitif du soulier avant l’immersion, 0k,349 ;
- Poids du même soulier après dix jours d’immersion dans l’eau froide, 0k,363;
- Augmentation de poids, 0k,014, ou environ 4 pour 100.
- Il est à remarquer que les cuirs ordinaires bien tannés et de bonne qualité,
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- chaussuHes.
- lorsqu’ils sont immergés dans l’eau froide , assortent, en 24 heures, de 35 à 72 pour 160 de leur poids d’eau. r>:' ; î . t ? i
- »* Dans l’essai qui a été fait, par votre rapporteur, d’une paire de bottines qui lui ont été fournies par M.Lebreton en mars 1839, il a reconnu que ces chaussures entretenaient d’abord une assez forte chaleur aux pieds; mais peu à peu l’intensité de cette chaieur a diminué, de sorte qu’aprés un mois d’expérience elle était devenue tout à fait inappréciable.
- Laissées en repos pendant huit mois dans un lied, frais, mais point humide, ces chaussures ont été retrouvées dans un bon état de conservation, et aujourd’hui encore ( 20 avril 1840 ), le cuir de l’empeigne est souple et ne présente aucune trace de gerçure ou de cassure dans les plis.
- M. Lebreton nous a remis de nombreuses attestations de personnes notables qu’il fournit depuis plusieurs années, et qui certifient avoir été satisfaites de ses produits.
- Le prix d’une paire de demi-bottes corioclaves, confectionnées par M. Lebreton, en cuir imperméable desa fabrique, est de 25 francs.
- Considéré sous le point de vue hygiénique ou médical, l’emploi des chaussures imperméables peut donner lieu à des observations fort importantes qu’il n’est pas inutile peut-être de rappeler ici.
- De même que les chaussures imperméables empêchent I infiltration de ï*hu-midité extérieure, elles s’opposent aussi à l’évaporation des produits de la transpiration ; la sueur condensée reste dans la chaussure, elle humecte et attendrit les pieds ; ^augmentation de chaleur produite par les chaussures imperméables peut êtretrès-mtiiedans certains cas ou pour certains individus; elle peut quelquefois aussi devenir nuisible ou désagréable en certaines circonstances.
- Mais ce n’est pas ici le lieu de traiter la question médicale, et sans vouloir la préjuger en aucune manière, votre comité se borne à vous exprimer l’avis : que les chaussures imperméables de M. Lebreton, lorsqu’elles sont bien confectionnées, doivent être mises au nombre des bons produits commerciaux de cette nature, et qu’elles peuvent être d’une utilité incontestable aux personnes qui, par ieurs occupations, ont fréquemment à parcourir des'terrains aquatiques on marécageux. ;
- J’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Lebreton de sa communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bu/Uetin.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 22 avril 1840.
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- NOTICES, INDUSTRIELLES
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- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- ARTS MÉCANIQUES. ; \
- Nouvelle machine à draguer,* par M* HaUette.
- L’auteur vient d’inventer un système complet de machines à draguer, élargir et creuser lés canaux et rivières par la vapeur. Avec l’une de ces machines, qu’il appelle bêche mécanique et qui est destinée à recouper sous l’eau les talus d’un canal, on peut, en un point quelconque d’un marais ou de tout autre lieu, ouvrir un fossé d’une largeur quelconque, et extraire delà tourbe jusqu’àô mètresde profondeur au-dessous de l’eau, en rejetant les produits sur le sol. Avec sa deuxième machine, qui est un bateau-dragueur à vapeur, on peut entrer dans le fossé fait par la première et en faire un .canal, l’approfondir jusqu’à 2 mètres sous l’eau aussi régulièrement qu’on pourrait le faire à ciel ouvert. La troisième machine de M. HaUette est une grue-de déchargementqui prendles terres et les vases sur les salopes et les décharge de l’autre côté du chemin de hallage. Ces appareils ont été essayés avec un succès complet sur le Scarpe, à Blangy, en présence des ingénieurs du département. (Mèm. encyclop., février 1840.)
- Nouvelle machine à épuisement; par M. Brunier.
- Dans cet appareil, la vapeur agit dans le corps des tuyaux eux-mêmes et non sur le piston d’un cylindre. La hase première de la machine est le vide ou plutôt la raréfaction de l’air comme dans les pompes ordinaires d’où résulte l’ascension de l’eau ; mais, dans cet appareil, une série de tuyaux et de récipients ont été combinés pour élever l’eau à une hauteur quelconque. La partie la plus remarquable de l’invention consiste dans la manière dont l’auteur est parvenu à opérer la raréfaction de l’air dans les récipients à l’aide d’un courant de vapeur dont la pression est de cinq atmosphères environ -, le fluide sort du récipient par une ouverture très-étroite avec une grande vitesse, entraînant avec lui beaucoup d’air, de sorte que le reste de la vapeur étant liquéfié, une éprouvette en communication avec le récipient et l’air extérieur indique, dans le premier, une hauteur de mercure de 40 centimètres. Une fois que le courant de vapeur a produit son effet, si l’on vient à ouvrir le tube aspirateur contigu, l’air de ce dernier se précipitera dans le premier et avec lui une colonne d’eau s’élèvera.
- L’auteur a adopté un système particulier pour faire déverser l’eau affluente à chaque étage, dans un grand réservoir servant à alimenter successivement les gros tubes aspirateurs. Ce passage de l’eau d’un vase dans un autre s’exécute au moyen d’un flotteur qui, poussé de bas en haut par l’eau affluente, ferme la communication de l’air des tuyaux d’ascension avec l’air raréfié du récipient, et soulève, en même temps, deux soupapes par lesquelles s’introduit l’air atmosphérique. Cet air, par sa pression sur l’eau déjà élevée, fait retomber le clapet d’ascension et permet la sortie de l’eau dans le réservoir
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- adjacent. Une fois l’eau vidée, le flotteur détaché par son propre poids redescend ; l’air atmosphérique ne pénètre plus, le réservoir se ferme et l’ascension recommence. (Mèm. encyclop., janvier 1840.)
- Navigation rapide sur les canaux de VÉcosse.
- M..R«sseZ,profésseurdephysiqueà Edimbourg, vient de faire une nouvelleapplicatiou delà vapeur comme force locomotive. C’est de 1834 que datent les premières expériences entreprises par lui sur les canaux de l’Écosse. Yoici quelques détails sur de nouvelles expériences. Sur un chemin de fer improvisé tout le long d’un biez du canal de Forth and Clyde unemachinelocomotive a remorquéun bateau chargé de soixante-dix passagers avec une vitesse de 7 lieues et demie à l’heure, et si cette vitesse n’a pas été plus grande, il ne faut l’attribuer qu’à la locomotive elle-même, machine d’un ancien système j mais avec une locomotive de construction nouvelle, on ne doute pas qu’il ne fût facile d’atteindre une vitesse de 12 lieues à l’heure. Ces expériences de halage ont pleinement justifié la théorie de M. Eussel. On avait calculé que, pour vaincre la résistance des vagues du canal, il fallait une vitesse de 14 à 15 milles à l'heure, attendu la grande profondeur des eaux, et celte vitesse devait faire surmonter les vagues à une barque, la faire glisser doucement sur l’eau sans produire ces violentes ondulations inévitables à une vitesse de 8 à 10 milles.
- Deux expériences comparatives ont justifié la théorie : 1° un bateau chargé de passagers, remorqué à la vapeur, a franchi un espace de 100 mètres en 12 secondes, ce qui est près de 8 lieues à l’heure. Le bateau courait sur la vague et ne produisait que de faibles ondulations ; 2° un bateau contenant plusieurs voyageurs, mais mal disposé pour une rapide navigation, a franchi 100 mètres en 34 secondes j c’est une vitesse de moins de 3 lieues à l’heure. Le bateau soulevait à sa proue de fortes vagues qui allaient se briser sur la rive.
- D’autres épreuves ont été également satisfaisantes. Le système exige, comme on le voit, un canal et un chemin de fer suivant ensemble deux lignes parallèles et contiguës. {Mèm. encyclop., janvier 1840.)
- Sur la construction et Y installation des grands bateaux à vapeur anglais, naviguant sur mer; par M. Léon Duparc.
- Le pont des grands navires à vapeur construits en Angleterre et destinés au transport des passagers a, à l’arrière, un surhaussement qui permet de le diviser en deux étages. Le supérieur sert de salon de compagnie, desalle à manger. Les banquettes,| au moyen d’une disposition particulière, se transforment en couchettes pour la nuit. Il y a, le long du bord de chaque côté de cet appartement commun, des chambres particulières. L’étage inférieur est plus particulièrement réservé aux femmes ; il y a des couchettes à droite et à gauche, elles sont placées en biais j de cette façon, il y a plus de couchettes que si elles étaient disposées dans le sens de la longueur du bâtiment, et il reste, pour circuler, un espace plus grand que si elles étaient disposées dans le sens de la largeur. Elles sont sur deux de hauteur, le rang supérieur est séparé de l’inférieur par un plancher.
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- Pour obtenir un renouvellement d’air dans ce dortoir, on emploie des tubes qui, en suivant la direction des allonges des couples, viennent aboutir d’une part au faux pont, et de l’autre extrémité s’élèvent au-dessus du pont. Cette extrémité est recourbée pour que la pluie ne puisse entrer par l’ouverture.
- Un petit treuil fixé au grand mât et au mât de misaine sert à faire toutes les manœuvres dévoilés et diverses autres; on n’a besoin alors que d’une très-faible partie de l’équipage.
- Tout bâtiment à vapeur d’une force de 200 à 300 chevaux a, dans le local de sa machine, un ventilateur à force centrifuge destiné à donner de l’air aux foyers; ce soufflet est mis en action par la machine.
- On a placé à la base des tambours, à l’intérieur du navire, un conduit pour recevoir et porter immédiatement à la mer l’eau qui, fréquemment, arrive à bord par les joints de ces tambours et entretient le navire dans un état d’humidité continuel. Une communication est établie entre les deux tambours des roues au moyen d’un pont fort léger qui permet au capitaine de se porter rapidement d'un bord à l’autre.
- Sur quelques bateaux, pour ne point découper le pont et gagner l’emplacement des échelles, on pratique un escalier tournant à l’intérieur de chacun des tambours placés à l’avant des roues, pour les défendre du choc de la lame. Un des escaliers conduit à l’entrepont, l’autre à la machine.
- En Écosse, sur la Clyde une très-grande partie des bateaux n’ont qu’une machine de la force de 50 à 60 chevaux. L’arbre de couche surmonte le cylindre à vapeur; le reste du mécanisme est aussi au-dessus de ce cylindre et s’élève, par conséquent, plus haut que le pont, sans cependant dépasser le niveau supérieur des tambours. Ces machines sont légères; on ménage ainsi un grand espace à bord. Les cylindres sont plus longs et moins larges que dans les appareils ordinaires. La machine se manœuvre de dessus le pont; le mécanicien a sous la main tout ce qui lui est nécessaire. Ce genre d’appareil est appliqué à Liverpool à des bâtiments de 160 chevaux. U y a alors deux machines \ les grands cylindres sont placés proche du bord; les condenseurs et pompes à air sont placés sur une même ligne transversale entre ces cylindres.
- Quelques bateaux à vapeur ont des chaudières ovales qui sont proportionnellement plus petites que les chaudières parallélipipèdes; ayant une forme qui leur donné une plus grande résistance, on y laisse croître la tension de la vapeur de manière à pouvoir em-plcy trune légère expansion. Le coffre à vapeur entoure la cheminée qui forme le prolongement de la chaudière ; il s’élève un peu au-dessus du pont, la tige de la soupape de sûreté le traverse ; lorsque, par un motif quelconque, il devient nécessaire défaire varier la pression de la vapeur, le chef mécanicien se porte à la soupape ; là, sous la main du capitaine, il manœuvre cette soupape d’après son commandement.
- Les drosses de presque tous les bateaux sont en chaînes ; beaucoup ont la tête de leur gouvernail surmontée d’un secteur en fonte; il en est même quelques-unes dont la roue est en fonte. (Ann. des ponts et chaussées, premier semestre 1839.)
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- Procédé électro-chimique pour dorer l’argent et le laiton sans Y emploi du mercure;
- par M. Delarive.
- L’auteur a cherché à appliquer au dorage l’action chimique des courants électriques et dé fixer ainsi les molécules d’or sur l’argent et le laiton. Pour cet effet, il a mis l’objet à dorer dans une dissolution neutre d’or étendue avec de l’eau distillée et renfermée dans une espèce de sac cylindrique fait de baudruche ou de vessie qu’on aura soin de remplir d’eau avant de s’en servir, afin de bien Fhumecler, de rendre ses parties bien flexibles et de s’assurer qu’il n’y a aucun trou par où le liquide puisse s’écouler. Après avoir introduit la dissolution d’or dans le sac de vessie, on place ce dernier dans un bocal de verre plein d’eau acidulée par quelques gouttes d’acide sulfurique ou nitrique ; dans cette eau plonge une lame de zinc à laquelle on peut donner la forme d’un cylindre crenx qui entoure la vessie cylindrique. Cette lame de zinc communique par un fil métallique avec l’objet à dorer, et l’on a ainsi un couple dans lequel cet objet joue le rôle de métal négatif. Le faible courant auquel ce couple donne naissance suffit pour décomposer la dissolution d’or ; l’or se porte sur le métal qui plonge dans cette dissolution, et le zinc se dissout dans l’eau légèrement acidulée sans qu’il y ait mélange entre les deux liquides, grâce au diaphragme de baudruche. Au bout d’une minute à peu près, on retire l’objet, on l’essuie avec un linge fin ou une peau, et en le frottant un peu avec ce linge on le trouve déjà un peu doré 5 après deux ou trois immersions semblables la dorure est devenue assez épaisse pour qu’il soit inutile de prolonger l’opération.
- Le fil métallique dont l’auteur se sert pour établir la communication entre l’objet à dorer et le zinc est en argent ou en platine 5 il communique, d’une part, par l’intermédiaire d’un gros fil de cuivre, avec Je morceau de zinc, et est attaché, par son autre extrémité, à un point de l’objet à dorer ; il faut changer de temps en temps ce point d’attache.
- La solution acide dans laquelle plonge le zinc doit être excessivement étendue, car plus le courant est faible, mieux l’opération réussit ; cinq ou six gouttes d’acide dans un verre d’eau de grandeur ordinaire suffisent pour aciduler cette eau convenablement. L’acide sulfurique doit être employé pour dorer l’argent, et l’acide nitrique pour le laiton uu le cuivre.
- Il n’est pas nécessaire de donner au zinc une grande surface; on peut, en le tenant suspendu au moyen d’un support, l’enfoncer plus ou moins, et s’arrêter quand on voit que le courant est assez fort ; on juge do la force de ce courant par la quantité de gaz qui se dégage sur l’objet à dorer.
- La surface du métal à dorer peut être préalablement polie ou simplement décapée; dans le premier cas, la dorure s’opère beaucoup plus facilement; elle ressort de l’opération parfaitement brillante, sans qu’il soit besoin du brunissoir; dans le second cas, l’opération est plus longue et la dorure est tout à fait semblable à celle qu’on obtient quand on a chassé, en le vaporisant, le mercure de l’amalgame dont on a recouvert la surface à dorer; il faut la brunir pour la rendre brillante. Dans les deux cas, il faut avoir soin de
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- bien décaper et surtout de bien nettoyer et dégraisser .l’objet à dorer ; il est bon aussi de le laver dans de l’eau légèrement acidulée chaque fois qu’on le retire de la dissolution, avant de l’essuyer et de le frotter, et même après qu’on l’a frotté avant de l’y remettre. Un moyen assez bon de le décaper consiste à le faire communiquer quelques instants dans de Peau acidulée avec un morceau de zinc qui, formant avec lui un couple, détermine sur sa surface un dégagement abondant d’hydrogène.
- Voici la marche exacte des opérations pour effectuer le dorage. L’objet à dorer, étant attaché au fil d’argent ou de platine fixé au zinc, est trempé un instant dans de l’eau acidulée pour enlever de sa surface, qui est brunie ou simplement adoucie, toute substance étrangère, toute poussière qui pourrait y adhérer. Après ce bain, l’objet est plongé en totalité, ou partiellement s’il est trop grand, dans la dissolution d’or,; on l’y laisse une ou deux minutes, puis on le trempe de nouveau dans l’eau acidulée, et on l’essuie avec un linge fin et en le frottant un peufortement.il suffit de répéter deux ou trois fois cette opération lorsque la surface à dorer a été bien polie et brunie ; il faut la répéter cinq ou six fois quand cette surface a été simplement décapée sans avoir été polie.
- Le procédé est très-économique; il ne faut que 5 milligrammes d’or dans un centimètre cube de dissolution ; l’auteur a réussi à dorer dix cuillers à café en argent avec une dissolution qui renfermait 800 milligrammes d’or ; ainsi la dorure de chaque cuiller revenait à peu près à 32 centimes; il est vrai qu’elle n’est pas très-épaisse, quoiqu’elle ait résisté au frottement réitéré d’une peau et du brunissoir ; une température de 300 à 400 degrés ne l’a pas altérée, elle a seulement fait pénétrer l’or un peu plus intimement dans la surface de l’argent; mais une seule dorure mise par-dessus la première, d’après le même procédé, produit alors une couche plus épaisse et probablement d’une grande durée. Le dorage du laiton est encore moins coûteux que celui de l’argent ; il s’effectuera beaucoup plus promptement, et il n’est pas nécessaire d’avoir une couche d’or aussi épaisse pour obtenir la couleur convenable; cette couleur pour l’argent est d’une nuance jaune vert qu’on nomme couleur de l’or anglais.
- Il faut aussi ne pas négliger de recueillir l’or qui reste adhérent au linge avec lequel on a essuyé et aux vessies ou baudruches quand elles ont servi pendaut quelque temps; il suffit, pour cela, de les incinérer.
- Les divers objets que l’auteur a dorés au moyen de ce procédé sont des fils, des plaques, des cuillers à café en argent, des cuvettes de montre en laiton. On peut même dorer partiellement une surface, soit en recouvrant de cire les parties qti’on ne veut pas dorer, soit en amenant avec un pinceau la dissolution d’or sur les parties à dorer ; on peut ainsi y produire, par la dorure, des traits dont les coutoursjforment des lettres ou des figures.
- La pratique du procédé est si simple, si facile, si peu çqûteuse, que loutfabricant pourra dorer lui-même ou faire dorer par une personne de confiance, sans avoir besoin d’autre chose que d’un ou deux bocaux de verre, un peu de zinc, quelques sacs de vessies, de l’acide sulfurique et une dissolution d’or qu’on peut préparer soi-même ou faire préparer chez les fabricants de produits chimiques.
- Une précaution essentielle à prendre, c’est que l’objet à dorer ne soit jamais en co.n-
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- tact avec la dissolution d’or même pendant une seconde sans que le courant électrique soit établi ; cela est surtout important pour l’argent. {Bibl. univ., février 1840.)
- Perfectionnement dans la fabrication du savon;par M. J. Davis.
- Ce procédé consiste à ajouter, au savon, de la terre à foulon, de la terre de pipe, de la soude ou de la potasse. Ces matières, après avoir été calcinées, sont mises à refroidir, puis réduites en poudre fine, et mêlées avec du savon en fusion. Ce savon, qui s’obtient ainsi à peu de frais, peut être employé avec de l’eau de mer ou de l’eau douce, et sera très-propre à déterger les fils et les tissus.
- Le savon employé dans les manufactures de laine et qui se dissout complètement dans de l’eau de mer est formé ainsi qu’il suit : à 62 kilogr. de savon on ajoute 27 kilogr. de terre à foulon, semblable quantité de terre de pipe et 55 kilogr. de soude calcinée-, ces substances seront réduites en poudre fine et passées au tamis. La masse étant bien brassée est versée ensuite dans des moules.
- Lorsque le savon est destiné à blanchir les toiles dans de l’eau de mer, on supprime la terre à foulon et on ajoute à 59 kilogr. de savon jaune ou de savon marbré 55 kilogr. * de terre de pipe bien calcinée et 47 kilogr. de soude pulvérisée.
- Les proportions suivantes sont employées lorsque le savon doit servir à blanchir les toiles dansl’eau douce ; 55 kilogr. de savon, 13 1/2 kilogr. de terre de pipe desséchée, et 17 1/2 kilogr. de soude calcinée et réduite en poudre fine. (Lond. journ. of arts, janvier 1840.)
- Réduction des figures de ronde bosse; par M. Sauvage.
- M. Sêguier a présenté à l’Académie des sciences, au nom de l’auteur, plusieurs copies de proportions différentes d’une même figure de ronde bosse exécutées au moyen d’un appareil qui n’est qu’une modification du pantographe appliqué à la sculpture, mais qui se distingue de ceux qu’on a employés précédemment dans le même but par une grande simplicité, ce qui permet de se le procurer à peu de frais. La substance sur laquelle on opère est un bloc de savon ou de cire qui se taille très-aisément, et sur lequel on fait ensuite un moule qui peut donner un nombre illimité d’épreuves en plâtre ou en métal. L’argile plastique, à l’état où l’emploient les statuaires, peut aussi servir pour une réduction. {Acad, des sciences, 6 avril 1840.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadminis-tration de la Société d’encouragement.
- Séance du 8 avril 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse plusieurs exemplaires du rapport du jury central de la dernière exposition des produits de l’industrie. ^
- iVl. Fiard, architecte, à Gap , adresse un troisième mémoire sur les résultats obtenus par l’application de son système d’encaissement des rivières à la Durance, au lieu dit le plan de Vitrolles.
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- lîROCES VE P, B A UX.
- Objets présentés. M. Berendorffmécanicien, rue Mouffêtard, 300, présente une pompe d’alimentation pour laquelle il est breveté;.
- M. Boittier, rue Montmartre, 132, un moulin h ailes verticales,
- M. Cuiftier, chef raaehiniste et inspecteur général du théâtre des Variétés, le dessin #un appareil pouvant s'adapter aux locomotives pour faire monter les convois sur deschemins de fer en pente. Il annonce avoir apporté d’utiles modifications à l’appareil contre l’incendie des cintres des théâtres pour lequel la Société lui a accordé une médaille d’argent en 1838.
- M. Sellierj rue de la Faix, 3, dépose une addition au mémoire précédemment adressé par lai et contenant un procédé pour constater la présence de la fécule de pommes de terre dans la farine ordinaire.
- MM. Budy et compagnie, rue Saint-Pierrc-Popincourt, 18, annoncent qu’ils viennent de former une Société pour l’exploitation de leur procédé d’étamage de la fonte, du fer et du cuivre, et que, d’après des essais multipliés, M. le ministre de la marine, l'administration des bouillons hollandais et un grand nombre d'établissements publics ont adopté ce nouveau mode d’étamage. MM. Budy prient la Société de faire visiter leur établissement, qui occupe plus de vingt ouvriers.
- M. Rouget Delisle, rue du Faubourg-Poissonnière, 8, adresse plusieurs échantillons des produits de sa fabrication, couleurs, laines teintes, dessins et impressions sur papier, canevas et tissus propres à la broderie et à la tapisserie de points.
- M. Kaeppetin, rue du Croissant, 20, dépose deux cadres contenant des impressions zincographiques.
- MM. Vantenac et Thieuïlen font hommage de leur prompt comparateur des poids et mesures ;
- M. F. dè Bouïlenois, du numéro 3 des Annales de la Société séricicole pour l’amélioration et la propagation de l'industrie delà soie en France;
- M. Viollet, ingénieur civil, d’un exemplaire de l’ouvrage qu'il vient de publier sous le titre : Essai sur Vétablissement et le contentieux des usines hydrauliques.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vaumiliers lit un rapport sur l’application aux voitures du système de ressorts de M. Fusz.
- Les voitures sont bien installées, et les ressorts, montés avec précision, paraissent devoir offrir à l’usage les avantages de la légèreté et d’élasticité que l’auteur a cherché à donner aux applications de son système; mais, comme il n’a pas fait de modifications notables et des perfectionnements essentiels à ce système, le comité se borne à proposer d’écrire à M. Fusz que la Société verra avec intérêt les épreuves que l’industrie particulière le mettra à portée de faire de ses ressorts et le succès qu’ils obtiendront. (Approuvé.)
- Au uom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur un coupe-mèehe présenté par MM. Bapterosse et Feldtrappe, brevetés.
- Le comité propose de remercier les auteurs de leur communication et d’insérer le rapport au Bulletin accompagné de la figure de l’instrument. (Approuvé.) Trente-neuvième année. Mai 1840.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur le rouleau-copiste et le rouleau typographique présentés par M. Delacour.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et de faire connaître les produits de sa fabrique, en insérant le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. M. le président annonce que M. Grenier vient de terminer les outils et appareils propres à la confection de son système de parapluies; il invite le comité des arts économiques à s’occuper de l’examen des modifications apportées par cet industriel à celte fabrication.
- M. le vicomte Hêricart de Thury dépose la description d’un procédé imaginé par MM. Rouffîer, de Genève, pour le délitement des vers à soie. Les auteurs avaient pensé d’abord à se pourvoir d’un brevet d’invention; mais, ne voulant pas exploiter ce procédé à leur profit, ils le présentent comme étant de la plus haute importance pour l’éducation des vers à soie.
- Le même membre communique des renseignements sur la continuation des travaux de percement du puits artésien de l’abattoir de Grenelle, arrivé à 508 mètres de profondeur ; il donne lecture de la partie de son rapport présenté sur cet objet au conseil des mines relative aux questions d’art.
- M. le baron Sêguier rappelle à cette occasion que M. Jobard a observé que l’eau éprouvait, dans les puits artésiens, un mouvement spiral en sens inverse de la direction des filets des écrous qui réunissent les tiges des sondes, mouvement qui, à la longue,, finissait par détacher ces parties, ce qui occasionnait du retard dans les travaux et souvent la perte des outils de sonde.
- M. de Thury croit que cette observation appartient à un sondeur français, et que M. Baillet a consigné, dans un rapport fait à la Société, le fait signalé par M. Billy de l’action de la marée sur les variations de la hauteur de l’eau dans les puits forés.
- M. le président incite M. de Thury à rédiger sur cette communication une note qui sera insérée au Bulletin.
- M. le baron Sèguier communique au conseil le résultat des essais entrepris par lui pour s’assurer d’un fait curieux, celui de la production, dans le même jour, desépreuves photographiques bleues, noires, etc.; il entre dans des détails sur le mode d’opérer pour produire ces effets, et rappelle les essais auxquels il s’est livré pour obtenir un régulateur de l’intensité lumineuse des corps; il termine en rapportant les effets obtenus sous l’influence des couleurs.
- M. le président, en remerciant M. Sèguier de son intéressante communication, le prie de vouloir bien rédiger, sur ce sujet, une note pour être publiée dans le Bulletin.
- Séance du 22 avril 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce, en adressant le trente-septième volume des brevets d’invention expirés et le quinzième supplément au catalogue, annonce qu’ayant appris que la bibliothèque de la Société ne possédait qu’un
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- exemplaire de cette collection, il a donné des ordres pour qu’un second exemplaire fût mis à sa disposition, sauf le premier volume qui est épuisé.
- Le conseil vote des remercîments à M. le ministre pour le don de cet ouvrage.
- M. Alloy, ingénieur des constructions navales à Cherbourg, adresse une collection de tarifs ou de comptes faits d’un système entièrement nouveau -, il y joint le mémoire dans lequel il explique ses tarifs, qui doivent être considérés comme une machine à calculer à la portée de tout le monde.
- Objets présentés. M. Charles Dietz, ingénieur-mécanicien, rue de Marbœuf, ii, prie la Société de nommer des commissaires pour assister à une expérience de son remorqueur à vapeur fonctionnant sur les routes ordinaires.
- M. Lazard présente une pompe à un seul corps et à jet continu, sans employer un récipient d’air j
- M. Perlot, graveur-typographe, rue Saint-Pierre-Popincourt, 18, des caractères propres aux enseignes et des jouets dits d’Allemagne;
- M. Vincent Chevalier, ingénieur-opticien, quai de l’Horloge, 60, des épreuves de photographie microscopique obtenues par son microscope solaire achromatique.
- M. Bonafous annonce que le roi de Sardaigne vient d’accorder à M. Poidebard (Sébastien) un privilège de dix années pour l’invention d’une nouvelle mécanique au moyen de laquelle la soie se file et se dévide par une seule opération.
- M. le baron Séguier rappelle que, dans la séance du 20 novembre de l’année dernière, il a signalé les utiles modifications faites par M. Desnyau au fusil du système Robert ; il présente un fusil auquel cet armurier a ajouté de nouveaux perfectionnements.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur un appareil d’incubation artificielle, établi chez madame Rousseau, au Pecq, près Saint-Germain, d'après le système de Bonnemain, perfectionné par M. Sorel.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à madame Rousseau et à M. Sorel, et d’insérer le rapport au Bulletin avec la description et la figure de l’appareil.
- M. Payen rappelle que feu Bonnemain avait formé un établissement d’incubation artificielle qui a eu4du succès, et que plusieurs de ses appareils ont fonctionné lors même qu’ils n’étaient plus sous sa surveillance ni sous sa direction ; il demande qu’une phrase du rapport portant que la température de l’appareil s’était élevée au point de faire cuire les œufs soit supprimée.
- M. Gaultier de Claubry regrette que le comité n’ait pas indiqué les divers modes (Pincu-balion artificielle et l’application faite, par M. Felgère? de la chaleur des eaux thermales à l’éclosion des œufs.
- M. Gourlier répond que le rapport n’avait pas pour but la description des différents appareils et modes propres à l’incubation artificielle, mais seulement de signaler une utile application du régulateur du feu de M. Sorel.
- M. le baron Séguier pense que, dans cet té occasion, il s’agissait simplement d’établir une comparaison entre le régulateur de Bonnemain et celui de M. Sorel : ce dernier a des avantages incontestables sur le premier ; M. Becquerel s’en est servi avec succès dans
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- PROcfeft^VER ffAtJX .
- ses. expériences surfa chaleur animale; il hii donnait une température constante à un dixième de degré près.
- M. confirme lb bonne opinion conçue du régulateur de M. Sorcl dont il s’est
- servi avec avantage pour obtenir une température constante pour régler ses chronomètres.
- M. Jomardannonce que dans les fours à poulets de l’Égypte, qui contiennent 150,000 à 200,000 œufs, la température est maintenue au degré nécessaire sans remploi d’aucün appareil ; l’opération y suit une marche régulière et la perte des œufs est peu considérable.
- Après cette discussion, le conseil adopte les conclusions du rapport, avec la suppression de la phrase contre laquelle a réclamé M. Payen.
- Au nom du même comité, M. Herpin lit un rapport sur un encrier-pompe présenté par M. JBoquet.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- M. Herpin, continuant de porter la parole au nom du même comité, rappelle qu’il a présenté, «ans une dès dernières séances, un rapport sur des chaussures imperméables de M. Lebreton, bottier à Meaux, rapport dont l’adoption a été ajournée par le conseil jusqu’à ce que l’auteur ait fait connaître sou procédé pour rendre le cuir imperméable. M. Herpin annonce que M. Lebreton a rempli cette condition et qu’il a tracé un historique dès divers moyens et procédés proposés pour atteindre ce but.
- Le conseil adopte les conclusions du rapport.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M". Amédèe Durand lit un rapport sur la fabrication des moulures eu bois de M. Fanzvoll.
- Le eomité propose, 1° d’écrire à l’auteur une lettre pour lui exprimer l’intérêt que la Société prend à sa position ; 2° de renvoyer ses titres à la commission des médailles; 3'» d’insérer le rapport au Bulletin; 4° d’en délivrer immédiatement et par exception une expédition à M. Fanzvoll. (Approuvé.)
- Communications. M. A . Chevallier présente des transports d’anciennes et de nouvelles impressions faits sous lès yeux de la commission de lithographie par les soins de M. Dupont de Périgueux, et signale l’utilité de ce procédé et ses avantages industriels ; il fait remarquer qu’un de ces transports a été pris sur le feuillet d’un ouvrage imprimé en 1G16.
- Imprimerie de L. BOUCHARD^HUZARD, rue dé l’Éperon, 7,
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N° CCCCXXXII. ) JUIN 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — machines a vapeur.
- Extrait d’un mémoire sur un nouveau système de sûreté contre l’explosion des chaudières a vapeur; par M. H.-B. Chaussenot
- aînéj ingénieur civil, passage Violet, 7 (1).
- La sécurité publique réclamant depuis longtemps de nouveaux moyens de sûreté contre les dangers d’explosion des chaudières à vapeur, il était important d’étudier d’abord la construction et les effets des appareils employés jusqu’à présent, afin d’éviter, par des combinaisons plus rationnelles, les graves inconvénients qui les rendaient insuffisants.
- Après plusieurs années de recherches et d’expériences, l’auteur est parvenu à composer un système complet desûreté qui fera, sans doute, cesser les craintes, malheureusement trop fondées, qu’inspire la vapeur dans son emploi.
- Avant d’entrer en matière, il est utile de rappeler les causes réelles d’explosions signalées par plusieurs savants, particulièrement par MM. Arago et Séguier :
- 1° La tension progressive de la vapeur, qui dépasse la résistance de son enveloppe;
- 2° L’abaissement du niveau, qui permet aux parois des chaudières de prendre une température plus élevée que celle de l’eau qu’elle renferme ;
- 3° Le suréchauffement du fond des chaudières, dû à des précipités calcaires adhérents.
- (1) Dans sa séance générale du n mars 1840 , la Société d’encouragement a accordé une médaille d’or à M. Chaussenot, pour ses appareils de sûreté contre l’explosion des chaudières à vapeur. ( Voy. Bulletin de décembre 183g, page 462. )
- Trente-neuvième année. Juin 1840. 26
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- ARTS MECANIQUES.
- 10 Tension progressive de la vapeur.
- Pour éviter les dangers qui résultent d’un excès de tension de la vapeur, on applique, sur les chaudières, des soupapes mobiles dites de Papin.
- Ces appareils ingénieux paraissent, en principe, répondre au but que se proposait leur inventeur ,• malheureusement leur construction et leur mode d’application étant très-imparfaits, ils deviennent par cela même quelquefois une cause réelle d’accidents.
- Les diverses parties mobiles de ces soupapes sont exposées à des frottements qui les privent d’une entière liberté dans leurs mouvements.
- Ajoutons que, par suite de l’étendue des surfaces qui forment le joint de la soupape avec sa tubulure, ces parties adhèrent souvent assez fortement entre elles pour ne plus céder à l’effort de la pression qui doit les ouvrir ; ce qui a fait recommander, par les ordonnances royales et par plusieurs praticiens, de les soulever de temps en temps avec la main pour s’assurer de leur mobilité; et, si la volonté de l’homme se joint à la négligence, rien n’empêche de surcharger ces soupapes, même placées sous une grille, d’attacher leur partie mobile à une partie fixe, circonstance qui, faisant croître la tension au delà de sa limite, détermine nécessairement l’explosion.
- Supprimer les frottements, rendre la mobilité parfaite, limiter exactement la force élastique de la vapeur, tel a été le but que l’auteur s’est proposé dans la construction de sa soupape de sûreté, dont la précision ne peut être altérée, étant préservée des atteintes de la malveillance par une boite dont l’intérieur est inaccessible.
- Grande soupape perfectionnée. Les parties en contact des surfaces horizontales de cette soupape, pour laquelle M. Chaussenot a pris un brevet d’invention de quinze ans, le 48 janvier 1837, ainsi que celles de sa tubulqre, quoique fermant hermétiquement par juxtaposition et sans conducteur, sont tellement minces, qu’elles sont réduites à moins d’un millimètre d’épaisseur; elles échappent ainsi à toute adhérence et à l’influence de la pression atmosphérique. Son levier, complètement isolé, fonctionne en tournant librement sur des pointes, ce qui lui donne une extrême mobilité et annule pour ainsi dire tout frottement.
- Enfin sa précision est encore due à la position du point de contact de la partie mobile de la soupape avec sa tubulure, qui se trouve sur la môme ligne horizontale que le point d’appui et le centre de rotation du levier.
- La boîte dans laquelle la soupape est logée se ferme, soit par un cadenas dont la clef pourrait, au besoin, rester dans les mains des inspecteurs délégaés par l’autorité, soit par un scellé métallique analogue au plombage des douanes.
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- Dès 1ors il devient impossible aux chauffeurs, aux ingénieurs,-même aux propriétaires des chaudières, de surcharger cette soupape dans le but d’augmenter la puissance de la vapeur au delà du maximum de tension qu’elle doit avoir.
- La vérification des fonctions régulières de la soupape n’a pas besoin d’être souvent répétée, puisque rien n’est à craindre ni du côté de son adhérence, ni du .côté de la mobilité constante de son levier.
- Telle est l’exactitude de cette soupape, qu’elle se lève constamment à l’instant précis où la tension est arrivée au degré déterminé.
- Lorsque la force élastique de la vapeur décroît au-dessous de son maximum, le contact parfait de la soupape avec sa tubulure empêche toute fuite de vapeur, propriété qu’elle conservé fort longtemps, quels que soient d’ailleurs les soulèvements multipliés qu’elle éprouve.
- La vapeur que laisse échapper la soupape passe aussitôt dans l’atmosphère par une large tubulure pratiquée au fond de la boîte, de manière à n’exercer aucune pression contraire sur sa partie mobile.
- Petites soupapes. Quoique la grande soupape limite avec précision la tension de la vapeur, pour satisfaire à l’ordonnance royale, l’auteur a cru devoir laisser deux petites soupapes à la disposition des chauffeurs.
- Ces soupapes sont construites sur les mêmes principes que celle renfermée dans la boîte ; elles n’en diffèrent que par leur moindre surface ; leur surcharge volontaire n’est aucunement à redouter, car la grande soupape laissera toujours échapper immédiatement la vapeur arrivée à son maximum de tension.
- 2° Abaissement du niveau de Veau.
- Si les soupapes mobiles, actuellement en usage, avaient la mobilité de celle dont on vient de parler, il est certain qu’aucun accident résultant de l’accroissement progressif de la force élastique ne pourrait se manifester.
- Cette partie du problème étant résolue, l’auteur s’est attaché à prévenir les explosions provenant d’un abaissement extraordinaire du niveau de l’eau dans les chaudières, quelle que soit la cause de cet abaissement.
- Les procédés employés jusqu’à présent pour parer à cet accident sont loin de remplir les conditions voulues. Si nous parcourons la liste de ces divers procédés, nous reconnaîtrons qu’ils ont tous de graves inconvénients ; ainsi les indicateurs transparents ou à tubes de verre sont non-seulement très-fragiles, mais ils n’indiquent pas toujours convenablement l’état du niveau, soit par l’effet des oscillations d’une très-grande étendue aux
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- extrémités des chaudières mobiles, soit dans les chaudières fixes, par l’immobilité de la colonne liquide du tube due à l’obstruction des tuyaux et robinets de communication, et,, enfin, généralement par la perte de la transparence de ces tubes.
- Les robinets-jauges que l’on applique plus particulièrement aux chaudières servant à la navigation et à celles des locomotives ne méritent pas plus de confiance; car ces robinets, destinés à faire connaître l’état du niveau, n’apprennent rien sans la volonté et sans les soins plus ou moins empressés des chauffeurs, lesquels peuvent négliger de les ouvrir en temps utile.
- L’indication donnée par ces robinets est, en outre , assez inexacte quand on les ouvre; car, si la vapeur se produit à une haute tension, il peut arriver qu’au moment où le niveau réel se trouvera au-dessous du robinet ouvert, le soulèvement de l’eau contre son orifice détermine un niveau artificiel qui fera sortir, par ce robinet, du liquide et de la vapeur. L’effet contraire a lieu quelquefois dans les chaudières à basse pression, lorsque la pesanteur de l’air atmosphérique accidentellement supérieure à la force élastique de la vapeur refoule l’eau qui se trouve au-dessus du robinet, et ne laisse sortir ni liquide ni vapeur.
- Les oscillations sont encore des causes d’erreurs pour ces robinets comme pour tous les appareils que l’on place aux extrémités de ces chaudières.
- Enfin les flotteurs que l’on applique généralement aux chaudières fixes sont de même très-imparfaits et induisent fréquemment en erreur. La tige qui suspend directement le flotteur, ayant besoin d’être assez grosse pour résister à son poids et aux balancements continus que lui imprime l’eau en ébullition, éprouve une résistance proportionnelle à sa surface, en passant dans la boîte à étoupes généralement onctueuse et convenablement serrée pour éviter le plus possible les fuites de vapeur, ce qui empêche le flotteur de suivre facilement les mouvements ascendants et descendants de l’eau, et oblige les chauffeurs à s’assurer de sa mobilisé, en faisant mouvoir à la main son balancier, indication qui d’un moment à l’autre peut devenir illusoire.
- Le défaut de surveillance de cet appareil et de sa manœuvre expose donc à des conséquences d’autant plus funestes, qu’il peut laisser abaisser le niveau sans en donner la plus légère indication.
- L’application de ce genre de flotteurs aux chaudières servant à la navigation serait tout à fait impossible, car les oscillations l’entraîneraient dans tous les sens, briseraient promptement la tige de suspension , et priveraient alors tout à coup les chaudières de leur appareil le plus essentiel.
- Indépendamment des flotteurs à tige frottante dans une boîte à ètoupes,' on
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- a aussi imaginé des flotteurs à soupape et à sifflet; mais ces appareils, destinés seulement à avertir avec bruit que le niveau de l’eau s’abaisse, n’ont présenté jusqu’à présent aucun des caractères de précision qu’il leur est si important de posséder. Dans ces systèmes, les flotteurs fixés à une tige verticale n’ont que leur propre poids pour vaincre les frottements et les adhérences provenant de l’influence des matières salines et terreuses que peuvent éprouver et la tige dans ses conducteurs et la soupape dans son siège.
- Aussi, par suite de leur imperfection, ces flotteurs ont-ils été rarement employés, quoique M. A. Siebe les ait appliqués pour la première fois dès 1824, et que depuis cette époque d’autres personnes les aient proposés, mais sans les rendre plus exacts.
- Cependant il était possible d’utiliser avec un entier succès l’action d’un corps flottant sur l’eau pour faire connaître convenablement la hauteur de son niveau.
- Flotteur indicateur perfectionné. En examinant la construction de cet appareil, il est facile de voir à quoi est due la mobilité qu'il possède, et comment la hauteur du niveau de l’eau est toujours indiquée avec la plus grande exactitude sur un tableau. Ce tableau fixe porte une échelle divisée par unités et fractions, avec le maximum et le minimum du niveau ; il est élevé et placé sur les chaudières, de manière à ce que les chauffeurs puissent, sans quitter la porte de leur fourneau, voir à chaque instant la hauteur de ce niveau.
- Lorsqu’on l’appliquera aux générateurs de vapeur servant à la navigation, on pourra le placer sur le pont du bâtiment, de sorte qu’il montrera publiquement l’état du mouvement de l’eau, et offrira ainsi une garantie positive contre la négligence.
- Le soin de cette importante appréciation ne sera donc plus confié aux chauffeurs seulement qui, dans la crainte de laisser abaisser le niveau, consulteront plus souvent les robinets-jauges ou autres analogues laissés à leur disposition.
- La tension de la vapeur sera également indiquée par un manomètre placé sur le devant de la colonne supportant le tableau indicateur. ( Voy./%. 12, PL 799. )
- Le flotteur devra, autant que possible, se trouver placé au milieu de la longueur de ces chaudières mobiles, afin d’être moins influencé par les oscillations toujours très-prononcées à leurs extrémités, et, au contraire, peu considérables au point central de leur longueur. Du reste , malgré leurs efforts, ces oscillations ne pourraient déplacer le flotteur ni faire dévier de sa position verticale le fil métallique qui transmet ses mouvements à l’indicateur.
- Ce fil étant d’un très-petit diamètre n’éprouve, en passant dans la boîte à
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- ^oüpes, qu’une résistance pour ainsi dire insensible, et l’axe du balancier auquel est fixé le flotteur, tournant librement entre les côtés de la chape qui le suspend dans la chaudière, donne à cet appareil toute la mobilité désirable ; aussi, lorsqu’il est en fonction, voit-on les plus légers mouvements du niveau de Teau être toujours reproduits et mesurés exactement par l'indicateur sur son tableau.
- Cet appareil s’applique, avec le même succès et avec la même facilité, aux chaudières à haute ou à basse pression, fixes ou mobiles, sans exiger aucune disposition particulière.
- Flotteur de sûreté perfectionné. La précision des fonctions du flotteur indicateur devrait suffire pour garantir les chaudières de l’explosion résultant d’un abaissement extraordinaire du niveau.
- Cependant cet abaissement étant le plus grand danger que l’on ait à redouter, on ne saurait prendre trop de précautions pour éviter les accidents qu’il pourrait occasionner.
- Les chaudières, du moins les chaudières fixes, ne sont-elles pas souvent abandonnées à elles-mêmes par les chauffeurs ? Ceux-ci ne s’en éloignent-ils pas quelquefois pour vaquer à d’autres travaux ou pour se livrer au sommeil? Dans ces circonstances, le niveau de l’eau peut s’abaisser extraordinairement par suite de quelque dérangement accidentel des appareils d’alimentation ou d’une dépense de vapeur plus considérable que la proportion d’eau introduite, et laisser ainsi préparer une explosion qui pourra se réaliser, soit en remontant le niveau, soit par l’effet d’une dépression quelconque.
- Ces diverses considérations ont déterminé l’auteur à appliquer à ces chaudières un second appareil qu’il nomme flotteur de sûreté, et qui, dans le cas où le tableau indicateur ne serait pas consulté, aurait pour but d’empêcher d’abord par un grand bruit que l’abaissement du niveau marche vers ses limites extrêmes, et ensuite de faire cesser la combustion dans le foyer avant que cet abaissement ne devienne dangereux.
- Mais, pour réaliser convenablement ces divers effets, il est indispensable que l’appareil employé fonctionne avec la plus grande précision, et que ni le temps ni aucune autre circonstance ne puissent altérer la rigoureuse exactitude qu’il doit posséder; autrement son application deviendrait funeste, puisque, si quelque cause venait à en retarder l’action, rien n’indiquerait plus le danger dont on serait menacé, comme cela peut arriver aux flotteurs à sifflet et à tiges verticales dont nous avons parlé.
- Maintenant, le flotteur de sûreté remplit-il toutes les conditions de sécurité, en évitant les graves inconvénients de ceux qui l’ont précédé ? Le temps et l’expérience autorisent à l’aflîrmer.
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- La longueur du levier à l’extrémité duquel le flotteur est fixé présente une disposition (fui lui permet d’avoir une action puissante pour ouvrir et fermer la soupape rapprochée du point de rotation de ce même levier.
- La forme de la soupape ainsi que celle de sa tubulure n’offrent, au point de contact, que des surfaces excessivement minces qui les empêchent d’avoir entre elles la moindre adhérence. :
- Enfin l’extrême mobilité du levier tournant sur des pointes permet de l’isoler de tout corps fixe et de tout frottement.
- Cet appareil ainsi construit présente un instrument de précision que rien ne peut altérer, et dont les effets sont constamment produits à l’instant voulu.
- • Lorsque le niveau sera convenablement élevé, comme on le voit dans la chaudière représentée PL 798, fig. 1, le flotteur sera pressé par l’eau, de bas en haut, et appuiera fortement la soupape contre sa tubulure pour la fermer hermétiquement; mais, dès que le niveau s’abaissera jusqu’à la ligne Y correspondante au point où le flotteur se trouvera en équilibre avec le volume d’eau qu’il déplace, il suivra la progression de cet abaissement en ouvrant la soupape pour laisser échapper la vapeur; alors celle-ci, dirigée vers les ouvertures de plusieurs sifflets, produira un bruit qui deviendra de plus en plus intense et avertira ainsi, au loin, que le niveau a dépassé les limites dans lesquelles il devait se maintenir.
- Si, malgré cet avertissement, des causes volontaires ou accidentelles venaient à empêcher le prompt rétablissement du niveau et le laissaient encore descendre davantage, alors l’excès de vapeur qui ne pourrait s’échapper par les sifflets se dirigerait, soit sur le foyer, soit dans les carneaux, en sens inverse du courant d’air, ralentirait progressivement la combustion qu’il finirait par faire cesser entièrement, dans le cas où ce niveau arriverait à la ligne W des carneaux.
- Pour ranimer la combustion du foyer, il faudra nécessairement arrêter le courant de vapeur, qui ne cessera qu’en remontant le niveau, ce qui pourra avoir lieu immédiatement sans aucun danger, puisque les parois de la chaudière auront conservé la même température que celle de l’eau. Alors, à mesure que le liquide remontera, le flotteur suivra la même progression en rapprochant graduellement la soupape de sa tubulure. Le passage devenant moins grand, le courant de vapeur diminuera et finira par permettre à la combustion de reprendre son activité ordinaire.
- Lorsque le flotteur aura complètement refermé la soupape, le bruit des sifflets cessera, et la chaudière sera rendue à son état habituel.
- La vapeur, en faisant fonctionner les sifflets, pourrait aussi être dirigée en même temps, soit à l’entrée ou au dehors du foyer, pour prévenir les
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- chauffeurs que le niveau est descendu extraordinairement, et les empêcher en même temps de continuer à entretenir la combustion avant d’avoir remédié à cet abaissement de niveau.
- Ces dernières dispositions peuvent s’appliquer utilement aux chaudières servant à la navigation ; car, n’étant jamais abandonnées lorsqu’elles fonctionnent, ces avertissements, que rien ne peut empêcher, devraient suffire pour faire éviter tout accident.
- Pour les chaudières des locomotives, l’auteur a cru devoir modifier ces effets en ne faisant sortir la vapeur que par des sifflets. ( Voy. PI. 799,Jig. 19.) Alors, si le niveau s’abaisse jusqu’à la ligne Z, la petite soupape s’ouvre, un bruit aigu se fait entendre et se continue aussi longtemps que ce même niveau n’est pas remonté convenablement.
- Mais, dans le cas où un dérangement grave des appareils d’alimentation mettrait dans l’impossibilité d’empêcher les progrès de cet abaissement, alors, avant que le fond de la chaudière ne vienne à se trouver dépourvu d’eau, on ralentirait, on arrêterait même immédiatement la combustion par l’arrivée d’un courant de vapeur dans le foyer en ouvrant le robinet /.
- 3° Surêchauffement du fond des chaudières.
- L’excès de température que peut prendre le fond des chaudières, par suite d’incrustations calcaires, deviendrait dangereux si une couche assez épaisse empêchait la facile transmission de la chaleur à l’eau qu’elle doit vaporiser : cette circonstance peut être complètement évitée en vidant les chaudières en temps convenable. Railleurs, il est facile de s’opposer à l’adhérence de ces sels par l’emploi de l’argile ou du sirop de fécule, ce qui conduit à l’inutilité absolue d’appareils mécaniques.
- Cependant on pourrait employer l’un de ces appareils, qui réunirait les conditions les plus favorables, si toutefois quelques raisons prévalaient pour en faire adopter l’usage.
- Les avantages attribués par l’auteur aux appareils de sûreté que nous venons de décrire sont les suivants : 10 Quant aux soupapes de sûreté des chaudières fixes et mobiles, diminution considérable du frottement dans le sens de l’axe de rotation du levier ; absence totale du frottement de ce même levier et de la soupape par la suppression des guides; réduction de l’épaisseur des surfaces en contact de la soupape et de sa tubulure; juxtaposition parfaite de ces surfaces et absence de toute adhérence ainsi que de l’influence de la pression atmosphérique; horizontalité des points de contact, d’appui et de rotation, dispo-
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- sition qui permet à la soupape de conserver la verticalité de son mouvement, et qui lui donne une grande précision ainsi qu’une extrême mobilité.
- La vapeur ne peut exercer aucune pression contraire sur la partie mobile de la soupape par sa réaction sur la boîte dans laquelle elle est renfermée ;
- " la fermeture de cette boite la met à l’abri de toute malveillance.
- 2° Relativement au flotteur indicateur des chaudières fljces et de celles des bateaux à vapeur y transmission du mouvement du flotteur à l’indicateur, parun fil métallique passant dans une boîte à étoupes, dans laquelle il n’éprouve qu’une résistance presque insensible ; verticalité constante de ce fil dans ses mouvements ascendants et descendants; mobilité parfaite du point de rotation du balancier du flotteur ; quelles que soient les oscillations du liquide, il ne peut se mouvoir que verticalement ; les mouvements du flotteur ou du niveau de l'eau sont rigoureusement reproduits sur le tableau indicateur.
- 3° En ce qui concerne le flotteur de sûreté des chaudières fixes et mobiles, son action se produit par l’intermédiaire d’un levier dont l’axe de rotation est maintenu par des pointes ; les oscillations ne peuvent le déplacer ni agir sur la soupape ; il est isolé de tout corps fixe et n’éprouve aucun frottement; deux demi-sphères, l’une pleine et en bronze, l’autre percée et en cuivre rouge, constituent la soupape et sa tubulure ; sans adhérence, la juxtaposition est très-exacte ; la petitesse de son ouverture ne peut occasionner aucune dépression sensible ; les points de rotation et de contact sont sur une même ligne horizontale; lorsque la soupape s’ouvre, la vapeur se dirige vers des sifflets protégés par une grille, et son excès peut s’échapper par un tuyau rjui la conduit soit sur le foyer ou au dehors, soit dans les carneaux.
- Depuis plus d’une année, les appareils qui composent ce système de sûreté sont appliqués à la chaudière d’une machine de la force de quinze chevaux fonctionnant constamment ; pendant cette longue épreuve, ils n’ont cessé de conserver leur précision et leur exactitude. .
- Tube à alliage fusible.
- Depuis longtemps Trevithick avait employé des bouchons fusibles pour fermer des ouvertures pratiquées au fond des chaudières à haute pression, pour qu’à l’instant de leur fusion une issue s’ouvrît vers le foyer pour éteindre le feu.
- Plus tard, M. Galy-Cazalat perfectionna ce procédé d’une manière ingénieuse, en plaçant le bouchon fusible dans un tube vertical, dont la partie supérieure, fermée par un robinet à poche, traverse la paroi supérieure delà chaudière, et dont l’extrémité inférieure est fixée dans le fond de cette même Trente-neuvième année. Juin 1840. 27
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- chaudière, de manière à isoler du contact de l’eau le bouchon qui terme l’orifice du tube. La vapeur, au contraire, est mise en communication avec l’intérieur du tube, au moyen d’ouvertures latérales pratiquées dans son épaisseur au-dessus du niveau de l’eau ; de sorte que, lors de la fusion du bouchon,, la vapeur se précipite sur le foyer et en arrête la combustion (4).
- Cet appareil ne pouvant être rendu indépendant, la fuite de la vapeur continue à avoir lieu jusqu’à l’instant du remplacement dm bouchon fondu par un nouveau que le courant de vapeur entraine habituellement à sa place j. mais si, par une cause accidentelle, il ne ferme pas immédiatement toute issue à la vapeur, soit parce que des corps étrangers se seront interposés entre les surfaces du tube et le bouchon, soit parce que la, force élastique de la vapeur ne l’aura pas entraîné avec assez de puissance pour établir une juxtaposition convenable, alors la vapeur continuera à s’échapper, et il ne sera possible de l’arrêter qu’en laissant refroidir la chaudière pour pouvoir, en démontant la clef du robinet, faire joindre ce bouchon par un moyen quelconque. : . ....
- Ces inconvénients disparaissent complètement en supprimant les ouvertures latérales de ce tube, suppression qui peut, en outre, faire éviter toute obstruction provenant des matières terreuses ou salines que projette l’ébullition par ces ouvertures. . : V
- Lorsque le nouvel appareil sera construit et disposé comme on le voit appliqué à une chaudière de locomotive (fig. 4 5 et 16, PL. 799), dès qu’une température assez élevée aura déterminé la fusion du bouchon, le courant de vapeur qui se dirige dans le foyer pourra être arrêté en fermant le robinet/. Dès ce moment, le tube se trouvera complètement indépendant, et on pourra, pendant que la chaudière continuera à produire de la vapeur comme à l’ordinaire, dévisser le tampon qui ferme sa partie supérieure, et remettre un autre bouchon que l’on fera joindre hermétiquement dans l’ouverture conique qui le reçoit, en frappant)dessus avec une tringle qu’on introduira dans le tube ; après cette opération, on revissera le tampon, et l’on rétablira la communication en ouvrant le robinet/.
- On voit que cet appareil entre en fonction aussitôt que le niveau est descendu à la ligne W, qui, alors, laisse à découvert les surfaces extérieures du tube, ainsi que le fond du chapeau dans l’épaisseur duquel est fixé le conducteur de chaleur. Dès lors, le calorique, n’étant plus absorbé par le liquide, entraîne très-promptement la fusion du bouchon, pendant qu’une
- (i) Voyez Bulletin de la Société, 36e année (1837), p. 92.
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- épaisse couche d’eau couvre encore le fond de la chaudière et le garantit cainsi complètement de tout surëchauffement par abaissement de niveau, effet qui ne peut être produit par le procédé de M. Galj qu’au moment ou ce même fond se trouve entièrement privé d eau.
- Cet appareil, par sa construction, s’appliquerait utilement aux chaudières à fover intérieur, sur le fond desquelles il n’existe ordinairement qu’une "couche d’eau assez mince.
- ; Il pourrait aussi servir de préservatif contre les dangers d’explosions par abaissement du niveau et contre ceux qui résultent d’un excès de température ; toutefois, autant que le permet l’exactitude du degré de fusion des alliages, qui, comme on le sait, varie considérablement par les diverses altérations que ses composés éprouvent avec le temps.
- Les avantages du tube à alliage fusible perfectionné sont la suppression des ouvertures du tube dans la chaudière; son indépendance permet d’arrêter la fuite de la vapeur et de remplacer le bouchon fondu pendant le travail de la machine ; il peut garantir aussi contre l’abaissement du niveau de l’eau et contre la haute température. ’ " : .
- I . O. . , # #
- Appareil à gravitation.
- Le surëchauffement des côtés des chaudières résultant de l’inclinaison accidentelle et prolongée d’un bateau à vapeur peut quelquefois présenter de graves dangers ; dans les chaudières à basse pression, on parvient à garantir leurs surfaces de l’excès de chaleur qu’elles acquièrent quelquefois lorsqu’elles se trouvent momentanément privées d’eau, en diminuant l’amplitude des oscillations du liquide par des cloisons verticales convenablement disposées dans leur intérieur.
- Mais, dans les chaudières cylindriques, cette disposition est impraticable et empêcherait leur nettoyage, en ne permettant pas d’y entrer facilement pour effectuer cette opération ; aussi ces chaudières, dépourvues de cloisons, n’ont rien qui les protège contre l’action du feu dans les fâcheuses conditions qui
- viennent d’être citées.
- C’est pour parer à cet inconvénient que M. (Jhaussenot a imagine la disposition que l’on voit PI. t9d,Jig. 20.
- N’ayant pas encore eu l’occasion d’en faire 1 application, il ne présente ce moyen que comme exemple de l’un de ceux qu’il serait possible d’employer pour soustraire à l’action de la flamme qui se précipite dans les carneaux, les
- côtés des chaudières momentanément dégarnis d’eau.
- Ce moyen n’est autre chose que deux obturateurs mobiles, dont l’un vient s’appliquer contre le côté privé d’eau, tandis que Vautre s’éloigne de celui
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- baigné par le liquide toutes les fois que le bateau s’incline, soit à droite, soit à gauche. Cette fermeture des carneaux, pour intercepter le passage de la flamme, est toujours proportionnée à l’inclinaison du bateau.
- Description des appareils de sûreté de M. Chaussenot aine.
- PI. 798, Jig. 1. Coupe longitidinaie sur la ligne AA, fîg. 3, delà chaudière présentant la réunion de trois appareils qui composent un système complet de sûreté contre la haute tension progressive de la vapeur et l’abaissement du niveau de l’eau, savoir : 1° une boite de sûreté dans laquelle est renfermée une soupape perfectionnée; à l’extérieur de cette boîte sont disposées deux soupapes semblables, mais de plus petite dimension, à la portée du chauffeur; 2° un flotteur indicateur montrant l’état du niveau de l’eau sur un tableau portant des divisions, et dont l’index reçoit le mouvement d’un fil métallique attaché au ‘flotteur ; 3° un flotteur de sûreté auquel est fixé un levier fonctionnant sur des pointes, et qui, lorsque le niveau s’abaisse au-dessous de la ligne Y, ouvre une soupape hémisphérique d’où la vapeur est lancée, soit devant la porte du foyer, soit à l’entrée du foyer ou dans les carneaux, en sens inverse du courant d’air, après avoir préalablement averti, par des sifflets, que le niveau d’eau a dépassé les limites voulues.
- Fig. 2. Coupe transversale de la chaudière sur la ligne CC, Jig. 1, montrant l’indicateur vu de face.
- Fig. 3. Vue en plan des trois appareils placés sur la chaudière, et coupe sur la ligne BB,Jig. 1, du fourneau, montrant la direction, dans les carnçaux, de la vapeur qui s’échappe de la soupape du flotteur de sûreté.
- Fig. 4. Coupe verticale sur la ligne DD, Jig. 5, de la soupape perfectionnée renfermée dans la boîte de sûreté, montrant la réduction à moins d’un millimètre d’épaisseur du point de contact des deux parties de la soupape ainsi que la ligne horizontale XX à laquelle correspondent les points d’appui et de rotation du levier et le contact de la soupape avec sa tubulure, moyens auxquels sont dues , sans l’emploi de conducteurs et sans frottement, la possibilité de cette réduction ainsi que l’extrême mobilité de cette soupape.
- Fig. 5. Coupe horizontale sur la ligne EE, fi g. 4, de la boîte de sûreté, montrant le système d’ajustement sur pointes du levier de la soupape et les deux petites soupapes latérales construites sur le même principe.
- Fig. 6. Détail du système d’ajustement des petites soupapes.
- Fig. 7. Chape de suspension du flotteur indicateur, vue de côté.
- Fig. 8. La même, vue de face.
- Fig* 9. Coupe verticale de la soupape du flotteur de sûreté montrant la tu-
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- buîure d’écoulement de la vapeur dans les carneaux et le sifflet qui la surmonte. ' — - ; : i* . ' - '
- jF/g. 10. Chape de suspension du flotteur de sûreté.
- Les jig. 4, 5, 6, 7, 8, 9 et 10 sont dessinées sur une échelle double, r Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces diverses figures.
- A, Chaudière cylindrique. B, Fourneau en briques. C, Foyer. C', Porte du foyer. D, Carneaux pour le passage de la flamme. E, Trou d’homme.;
- V ' : * Soupape de sûreté.
- > a, Boite de sûreté. ,
- b b, Petites soupapes extérieures placées en dehors de la boîte.
- • c, Tubulure fixée sur la chaudière, conduisant la vapeur à la grande soupape renfermée dans la boîte et aux deux soupapes extérieures, c', Vue de l’intérieur de l’une des tubulures des petites soupapes.
- : d, Boulon vertical fixé au fond de la boite et réunissant la partie supérieure de cette boîte formant couvercle, d', Écrou vissé sur le boulon d servant à appuyer et retenir solidement cette partie supérieure de la boîte, d" (Jîg. 1), Cadenas de fermeture de la boîte. ^ *
- e, Tuyau pour laisser échapper dans l’atmosphère la vapeur qui s’introduit dans la boîte lorsque la soupape se soulève par un excès de tension. '* r; f\ Levier de là soupape dans l’enfourchement duquel passe le boulon d’ajustement d, qui s’en trouve isolé de manière à éviter tout frottement. Poids suspendu à l’extrémité du levier f. Lorsque la boîte de sûreté sera appliquée aux chaudières des locomotives, le poids pourra être remplacé par un ressort comme à l’ordinaire. • ^ • • i • ; , ’
- g, f/g. 5. Arbre horizontal ou axe du levier de la soupape dont les bouts
- en acier sont coniques et forment pointes de tour, t . o ,? , -
- h, fig. 6. Chape portant des coussinets en bronze dans lesquels tournent
- librement les pointes de l'arbre g. ,• v . ,
- i /, Coussinets en bronze vissés dans l’épaisseur des côtés de la chape. j, fig. 4, Partie mobile de la soupape au centre die laquelle est pratiquée une cavité dont le fond est conique. Partie fixe de la soupape. /", Tige verticale terminée en cône à son extrémité inférieure, de manière à pouvoir se loger dans la cavité de la partie mobile de la soupape; cette tige est complètement isolée des parois de la cavité au fond de laquelle sa pointe seule vient appuyer, en se trouvant sur la même ligne horizontale XX. passant par le point de rotation du levier et par le point de contact des deux parties de la soupape. Écrou réunissant l’extrémité supérieure de la tige y" au levier J dans l’épaisseur duquel est pratiquée une ouverture d’un assez grand dia-
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- mètre pour pouvoir régler la position verticale de cette tige dans le but d’obtenir une juxtaposition parfaite au point de contact des deux parties de la soupape.
- Flotteur indicateur pour les chaudières fixes et mobiles.
- F, fig. \, Flotteur sphérique en fonte ou en cuivre avec son contre-poids F', «t dont le levier G est tenu suspendu par une chape fixée sous la paroi supérieure de la chaudière. ? ;
- k, fig. 7 et 8, Chape de suspension du levier G du flotteur indicateur.
- /, Axe du levier G dont les extrémités portent des tourillons en acier V qui tournent sans frottement dans les ouvertures l" pratiquées dans les côtés parallèles de la chape.
- m, Boîte à étoupe dans laquelle passe un fil mince en cuivre rouge m' qui communique du flotteur à l’indicateur j ce fil est attaché par son extrémité inférieure au flotteur F, qui porte en cet endroit un secteur m" correspondant à la direction centrale du flotteur et à celle de la boîte à étoupe m pour maintenir ce fil dans sa verticalité pendant le mouvement ascendant et descendant du flotteur.
- n, Support creux du tableau indicateur dans l’intérieur duquel passe, sans
- frottement, la petite tringle n! à la partie inférieure de laquelle est attaché le; fil mr.
- o, fig. 2, Tableau percé au milieu d’une ouverture longitudinale dans la-i quelle monte et descend l’indicateur p, qui suit les variations du niveau de
- l’eau et porte sur ses deux faces des divisions comprises entre celles du minimum et du maximum de hauteur du niveau.
- q, Poids servant à tendre le lil métallique et à déterminer ses mouvements
- ascendants ; il est suspendu à une corde à boyau passant sur une poulie fixée au sommet du tableau et attachée à l’indicateur p. 1 -
- Flotteur de sûreté, fig.' 1 et 9, auquel est fixé un levier fonctionnant sur des pointes, et qui, lorsque le niveau s’abaisse, ouvre une soupape hémisphérique d’où la vapeur est lancée, soit dans des sifflets, soit dans les carneaux , soit dans le foyer ou au dehors. . ; ^
- H, Levier de la soupape du flotteur de sûreté. '
- l, Flotteur creux en fonte ou en' cuivre, fixé à l’extrémité du levier H.
- J, Contre-poids du flotteur servant à l’équilibrer. Ce contre-poids pourrait être supprimé si l’on employait un flotteur en cuivre mince.
- r, fig. 10, Chape fixée au dôme de la chaudière et servant de suspension
- au levier H tournant sur des pointes en acier r' r' qui forment le centre de rotation de l’arbre horizontal de ce levier. • : \
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- MACHINES A VAPEUR.
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- s, Arbre ou axe du levier H, dont les extrémités garnies en bronze reçoivent les pointes en acier r' r'. :
- t, fi g. 9, Soupape hémisphérique en bronze dont l’extrémité inférieure traversant le levier H.y est fixée au moyen d’un écrou*,
- u, Partie fixe de là soupape, en cuivre rouge qui présente un angle contre
- lequel s’appuie la soupape hémisphériquev ,
- vt Tuyau 4e prolongement de la partie fixé de la soupape dirigeant la vapeur dans la chambre w sous les ouvertures des sifflets x entourés d’une grille K pour* les préserver de toute atteinte. La coupe, 9, n’indique qu’un seul sifflet,, mais il est plus convenable^d’en placer plusieurs sur le plateau qui ferme le haut de la chambre x. . .ad rém a-r; ;S i j; Th;. ...
- y y Boîte dans laquelle se rend, en descendant, l’excès de vapeur, par suite d’une plus grande ouverture delà soupapé, au fur et à mesure que le niveau d’eau s’abaisse. ;j- • _• ; * a f
- h, Tubulure desorbc: de l’excès de vapeur qu’on dirige, soit sur le foyer par le tuyau M, soit dans les carneaux par le tuyau N, soit à l’entrée du foyer par le tuyau O, ou au dehors par le tuyau P, en faisan! correspondre à volonté l’un de ces tuyaux avec la tubulure L.
- R, /%- Pièce conique par laquelle la vapeur venant du tuyau N se dirige dans les carneaux en sens inverse du courant d’air qui se rend dans la, cheminée*
- z. Sortie de la vapeur sur le foyer, z', Sortie de la vapeur derrière la porte du foyer, z". Sortie de la vapeur devant la porte du foyer*
- La ligne FF,Jig* 9, indique la concordance horizontale du point de rotation du levier avec le point de contact des deux parties de la soupape; la ligne W, Jig. 1 et 2le niveau de l’eau à son maximum d’élévation; la ligne YY, le niveau où le flotteur de sûreté commence à entrer en fonction ; enfin la ligne WW, le niveau à son maximum d’abaissement, c’est-à-dire à la ligne des carneaux.
- Flotteur indicateur du niveau de Veau applicable à la navigation. PI, 799, Jig, 11. Coupe verticale sur la ligne AA , Jig, 12, d’un indicateur du niveau d’eau appliqué aux chaudières servant à la navigation, jFig, 12. Elévation, vue de face, du même.
- Fig. 13. Coupe horizontale sur la ligue BB. ,
- F/g. 14. Autre coupe sur la ligne CC, ftg. 11.
- Q, Colonne sur son socle supportant le tableau indicateur ; dans l’intérieur de cette colonne se trouvent à l’abri de toute atteinte les diverses parties qui composent l’indicateur.
- S, Cage vitrée renfermant le tableau indicateur qui porte les divisions.
- T, Tringle à laquelle est attaché le fil métallique m’ qui fait communiquer le flotteur avec l’indicateur, comme pour les chaudières fixes.
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- U, Corde à boyau passant sur la poulie U' et réunissant l’indicateur au poids qui sert à tendre le fil et à déterminer ses mouvements ascendants. - ,
- V, Secteur d’un poids déterminé soutenu dans la position voulue par rapport au flotteur, au moyen de la tringle de communication V\ V", Bras du secteur fixé sur un axe terminé, à ses extrémités, par des pointes en acier, tournant librement dans des coussinets en bronze, comme pour les soupapes de sûreté, de manière à ne permettre au secteur V d’autre mouvement que ceux ascendants et descendants.
- W, Chape fixée dans l’intérieur et contre le socle de la colonne ; les cous-
- sinets en bronze dans lesquels tourne l’axe du secteur sont fixés dans l’épaisseur des côtés parallèles de cette même chape. 1 •>>'
- X, Boîte à étoupe dans laquelle passe le fil métallique m'. ;
- Y, Manomètre fixé sur le devant de la colonne Q. • ; ;
- Z, Tuyau de communication de la chaudière au manomètre. .i : *
- Chaudière de locomotive (PL 799, Jig. 15 ) à laquelle est adapté un tube
- renfermant un bouchon d’alliage fusible qui fond lorsque le niveau de l’eau s’abaisse jusqu’à la ligne W, pendant que le fond de la chaudière reste couvert d’une épaisse couche d’eau qui l’empêche d’acquérir un excès dangereux de température, la combustion se trouvant arrêtée par la vapeur qui s’échappe du tube et est lancée dans le foyer.
- Fig. 15. Coupe transversale de la chaudière sur la ligne DD, fig. 16.
- Fig. 16. Élévation, vue de côté, de la même.
- Fig. 17. Tube à bouchon fusible, vu en coupe verticale et dessiné sur une plus grande échelle. Il est muni d’un robinet servant à arrêter la fuite de la vapeur quand le bouchon est fondu, ce qui permet de le remplacer facilement par un nouveau bouchon qu’on y introduit et qu’on fait descendre à l’aide d’une baguette de fer.
- Fig. 18. Le même tube, vu en élévation.
- a, Chapeau fixé sur le fond de la chaudière percé en cet endroit d’une ouverture égale au diamètre intérieur du chapeau.
- b, Pièce métallique servant de conducteur de chaleur pour déterminer plus promptement la fusion du bouchon aussitôt que l’eau ne baigne plus la partie supérieure du chapeau a.
- c, Ouverture par laquelle la vapeur s’échappe dans le foyer pour arrêter la combustion quand le bouchon est fondu.
- d, Bouchon fusible arrêtant la sortie de la vapeur tant que le niveau ne s’abaisse pas jusqu’à la ligne W.
- e, Tube dont la partie inférieure est réunie au conducteur de chaleur b.
- f, Robinet destiné à rendre l’appareil indépendant en interceptant l’écoule-
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- MOULURES.
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- ment de la vapeur dans le foyer, lorsque le bouchon a été fondu ; on le ferme au moment d’introduire un nouveau bouchon.
- g-, Tampon à vis fermant le haut du tube et qu’on ôte pour remettre un bouchon fusible poussé en avant au moyen d’une tringle que l’on introduit à cet effet dans l’intérieur du tube.
- h, Levier de la clef du robinet pouvant être arrêté par un cadenas.
- Fig. 19. Chaudière de locomotive à laquelle est appliqué le flotteur de sûreté, A#- 9, PL 798, ainsi qu’un robinet pour l’émission facultative delà vapeur dans le foyer.
- a, Flotteur de sûreté semblable à celui précédemment décrit, à l’exception que l’ouverture de la soupape est de plus petit diamètre, n’ayant pour objet que d’avertir, par des sifflets, que le niveau d’eau s’abaisse. ,
- bf Tuyau pour diriger la vapeur dans le foyer au moyen du robinet /, lors-qu’on veut modifier ou arrêter la combustion.
- La ligne ZZ indique le'moment où le flotteur commence à s’abaisser, et où les sifflets entrent en fonction.
- La ligne X montre la concordance du point de rotation du levier du flotteur avec le point do contact des deux parties de la soupape.
- Fig. 20 et 21. Obturateur à gravitation pour les chaudières cylindriques servant à la navigation, et destiné à empêcher l’action de la flamme sur les parois latérales d’une chaudière lorsque ces parois se trouvent dégarnies d’eau par suite de l’inclinaison prolongée du bâtiment.
- c c, Obturateurs placés à l’entrée des carneaux et suspendus à des axes e e; ils ont la faculté de s’éloigner ou de se rapprocher de la chaudière, et gardent constamment, par leur propre poids, une position verticale, quelle que soit l’inclinaison du bâtiment.
- d, Boîte en fonte dans laquelle sont placés les obturateurs. * ff Porte pour faciliter le nettoyage de l’intérieur de la boîte.
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- MOULURES*
- Rapport fait par M. Amédée Durand, au nom du comité des arts mécaniques, sur la fabrication de moulures en bois, par M. Fanzvoll, rue des Marais-du-Temple.
- Messieurs, il existait naguère à Paris un établissement dans lequel le bois de sapin du Nord était travaillé par procédés mécaniques, sous l’action d’une machine à vapeur. Ses produits étaient des moulures de tous les profils qui s’appliquaient aux besoins de la fabrication des cadres , à ceux de la Trente-neuvième année. Juin 1840. 28
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- ARTS MÉCANIQUES.
- menuiserie, et qui venaient même en aide aux travaux d’intérieur de la maçonnerie en leur fournissant des corniches, des baguettes d’angles et autres articles d’un emploi assez récent. Ces produits se vendaient en quantité considérable , de nombreux dépôts en existaient dans Paris, et les arts de construction s’approvisionnaient avec facilité d’objets qui, en diminuant les frai& d'établissement, contribuaient pour une part notable à la commodité et surtout à l’élégance de nos demeures. L’ensemble de ces circonstances formait un état de prospérité qui récompensait dignement l’industriel qui l’avait créé, lorsque, le 16 février dernier, un incendie est venu tout engloutir.
- M. Fanzvoll, messieurs, ruiné, mais non découragé par ce désastre, se présente à vous, ne demandant pas que vous interrogiez les ruines de son établissement, mais pour que vous vous fassiez rendre compte, par votre comité des arts mécaniques, du mérite qu’il renfermait, si ce comité se trouve suffisamment éclairé à cet égard.
- Un concours heureux de circonstances permet que cette demande soit accueillie : plusieurs membres du comité avaient eu l’occasion de connaître et d’étudier les éléments de la fabrication de M. Fanzvoll.
- Son établissement avait uniquement pour but, ainsi que nous l’avons dit, de produire des moulures ou objets analogues en bois de sapin du Nord; et il admettait, parmi ses moyens, l’emploi de la scie rectiligne et circulaire dans toutes les combinaisons auxquelles peuvent se prêter ces outils. Aussi est-ce chose que l’on ne peut passer sous silence que la bonne entente avee laquelle M. Fanzvoll parvenait à débiter son bois de manière à ce que les moulures sortissent, quant aux masses, les unes de dedans les autres, et que l’économie de la matière vînt encore augmenter la réduction de prix que procuraient ses autres moyens d’exécution. Quant à ceux-ci, que l’on est fondé à considérer comme les meilleurs, puisque nuis autres produits exécutés mécaniquement n’ont encore égalé ceux de M. Fanzvoll, ils reposaient sur les mêmes principes que les outils qu’on emploie à la main.
- Pour qu’un bon résultat fut obtenu de l’application d’une idée aussi simple et nécessairement réalisée bien des fois sans succès, il a fallu l’action de ces études prudentes et laborieuses dont seuls sont capables les hommes organisés pour l'industrie. Dans le système d’outillage de M. Fanzvoll3 l’instrument travaillant avait un mouvement rectiligne alternatif très-rapide et opérait toujours dans un même plan; pendant chaque retour de l’outil, le tranchant se trouvait relevé au-dessus de la matière. Il est à observer ici que, quoique l’outil eût son parcours ordinaire rigoureusement dans un plan, il jouissait de la faculté de s’élever suivant la rencontre accidentelle d’un nœud dans le bois,
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- et qu’ainsi se trouvait produit, sans dommage pour la machine, un des effets du travail à la main.
- Quant au bois formant toujours un plan parallèle à celui du parcours de Toutil, il se trouvait élevé proportionnellement à sa diminution par un système de plans inclinés très-bien conçus et d’un effet infaillible.
- Nous avons vu plus haut que l’outil, dans sa marche rétrograde, ne produisait pas d’effet ; il en serait donc résulté, dans l’application de la force, des intermittences très-préjudiciables à la machine motrice. Pour remédier à cet inconvénient, M. Fanzvoll avait accouplé ses appareils dans le prolongement Pun de l’autre de manières ce que l’un agît tandis que l’autre marchait à vide.
- Le résultat de cet ensemble de moyens et de combinaisons consistait en moulures d’une exécution pure et franche, malgré les difficultés que présentaient les fibres du bois, et en madriers, dressés en plans si exacts, que la main de l’homme serait inhabile à les produire avec une aussi grande perfection.
- Quant à la rapidité du travail, elle était telle qu’en présence de l’un des membres du comité des arts mécaniques 17 mètres de moulures, ayant de large 7 centimètres, pnt été produits en trois minutes dans lesquelles se trouve compris le temps de placer et d’enlever le bois.
- Tels sont les faits, messieurs, que M. Fanzvoll est venu vous prier de constater par l’approbation de ce rapport. Tant que sa fortune n’a dépendu que de son courage et de sa capacité, elle a été prospère ; maintenant qu’une cruelle fatalité a détruit dans ses mains le fruit de tant de travaux, vous ne refuserez pas d’encourager ses nouveaux efforts et de récompenser ses anciens services.
- Le comité des arts mécaniques me charge d’avoir l’honneur de proposer, 1° qu’il soit écrit à M. Fanzvoll une lettre qui lui exprime le haut intérêt que la Société prend à sa position ;
- 2° Que les titres de M. Fanzvoll soient présentés à votre commission des médailles;
- 3° Que le présent rapport soit inséré au Bulletin ;
- 4° Qu’en considération du malheur éprouvé par M. Fanzvoll, une expédition du présent rapport lui sera, par exception, immédiatement délivrée.
- Signé Amédée Durand, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 22 avril 1840.
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- B apport fait par M. Francœur. au nom du comité des arts mécaniques, sur les pianos droits de M. Mercier, fabricant de pianos, boulevard Poissonnière, 3i,
- L’une des principales difficultés que présente rexécution des pianos est dans le mécanisme qui meut les marteaux. 11 faut que ce mouvement soit d’une grande rapidité sans exiger beaucoup de force, qu’ensuite le marteau s’éloigne à l’instant de la corde qu’il a frappée, afin de laisser la vibration se produire, enfin que l’artiste puisse sur-le-champ, si la pièce musicale qu’il joue l’exige, faire de nouveau parler la même corde, et cela avec une prodigieuse vivacité. Ces difficultés sont encore accrues quand le système de toutes les cordes est disposé dans un plan vertical; car, dans le cas contraire, le marteau,, après avoir frappé Ja corde, s’en éloigne par son propre poids et sans exiger un mécanisme spécial ; quelquefois aussi, comme dans les pianos de M. Pape, le marteau est éloigné de la corde par un petit ressort.
- L’assemblage des organes destinés a transmettre le mouvement imprimé aux touches par les doigts de l’artiste exige aussi de nombreuses attentions pour que les frottements soient faibles et n’appesantissent pas sa main. Des conditions indispensables à remplir compliquent encore le problème. Ce n’est pas assez que l’action de la touche soit transmise au marteau le plus rapidement possible, avec le degré de force que lui veut imprimer le talent de l’exécutant, il faut encore que cette action puisse être réitérée aussi vivement qu’il le désire, avec toutes les nuances de force possibles, et que, par conséquent, quelque court que soit l’intervalle entre les coups donnés à une même touche, le marteau, à chaque répétition de son mouvement, parcoure tout l’espace qui lui est assigné pour sa course. Il faut surtout, que ces divers effets se produisent sans que l’oreille perçoive d’autre bruit que le son rendu par la corde frappée.
- Ces conditions variées ont été remplies par d’habiles facteurs à l’aide à' échappements divers, et les noms de Pape, Erard, Pleyel, Boiter, etc., sont cités par les beaux succès qu’ils ont obtenus dans leurs fabrications. M. Mercier a voulu marcher sur leurs traces et tenter de les surpasser, s’il lui était possible. Il a cherché à diminuer la complication du mécanisme, à assurer les effets, à empêcher la détérioration rapide que l’usage produit nécessairement. C’est principalement du piano droit qn’il s’est occupé (c’est ainsi qu’on appelle les pianos qui ont toutes leurs cordes inclinées à l'horizon et dans un plan vertical); mais il pense que son mécanisme peut également être employé dans
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- PIANOS.
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- les pianos carrés ou à queue, dont les cordes sont dans un plan horizontal. Quoique nous n’ayons vu qu’un piano droit de M. Mercier où son échappement soit appliqué, nous pensons, comme lui, que de légères modifications-permettront de l’appliquer aussi aux autres espèces de pianos.
- Il nous serait difficile, impossible peut-être, de faire comprendre l’échappement de M. Mercier sans le secours d’une figure; et nous ne l’entreprendrons pas ici, d’autant plus qu’il faudrait en même temps montrer en quoi il' diffère de ceux qui sont en usage, et dont la diversité est telle que cette description deviendrait fatigante et prolixe. Nous croyons donc devoir nous en référer, à cet égard, au Bulletin de la Société, laissant chacun apprécier les différences et le mérite d’une invention qui est garantie à l’auteur par un brevet.
- Il nous suffira de dire que ce mécanisme est assez simple , qu’il fonctionne bien, que le jeu est facile et doux, qu’enfin cet échappement rerhplit toutes les conditions exigées, sans cependant prétendre affirmer qu’il soit, en effet, préférable à d’autres, jusqu’à ce que le temps et l’expérience aient mis à même de juger et de prononcer. Le jury de la dernière exposition des produits de l’industrie, d’après le suffrage éclairé de M. Savart, a fait accorder à M. Mer-cier une médaille de bronze, comme témoignage de sa satisfaction, et la famille royale lui a fait des commandes dont elle a eu sujet de se féliciter. Il croit avoir assez réduit la complication des agents mis en œuvre par son mécanisme pour que le prix de fabrication de cette partie de l’instrument soit diminué de 40 pour 100, ce qui permettra de le donner au commerce à des conditions modérées.
- Quoique la Société d’encouragement se soit interdit de porter un jugement sur les objets d’arts étrangers à ses travaux ordinaires, pour n’avoir pas lieu de craindre de le voir infirmer par les artistes mêmes, qui sont plus compétents pour prononcer définitivement sur ces matières, nous ne croyons pas devoir terminer ce rapport sans rappeler que le piano carré de M. Mercier a été entendu à la fin de la dernière séance générale de la Société, et que le public présent à cette séance a été satisfait de la beauté des sons rendus par cet instrument, de leur douceur ou de leur force, de la rapidité avec laquelle les effets ont été rendus, au gré du caprice de l’habile M. Karr, qui le jouait.
- Le comité des arts mécaniques vous propose, messieurs, d’approuver le mécanisme de M. Merciert de le figurer et décrire dans votre Bulletin, et de recommander cet artiste au comité des médailles.
- S ign é F r a N coeur , rapporteur, approuvé en séance, le 22 avril 1840. ' 7
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- Description des perfectionnements ajoutés par M. Mercier aux
- pianos droits.
- Dans quelques pianos Y échappement ou la pièce qui établit la communication entre la touche et le marteau est articulée avec la première, tandis que son extrémité supérieure engagée dans un petit cran pratiqué dans la noix du marteau s’en échappe, après avoir déterminé l’impulsion de celui-ci, et reprend sa position avant qu’il soit tout à fait retourné en arrière, pour se remettre en prise dans le cran.
- Dans d’autres instruments, cet échappement est articulé avec la noix même du marteau, et son extrémité inférieure reçoit l’action de la touche dans un cran de laquelle elle échappe.
- Gette dernière disposition est préférable parce que ses effets sont plus certains; mais elle est accompagnée d’inconvénients provenant de la nécessité d’une double articulation qui résulte de l’application à l’équerre chargée de faire mouvoir les étouffoirs, d’une seconde pièce à laquelle est fixé le régulateur de l’échappement. D’un autre côté , cet échappement, construit en bois , est sujet à se déjeter sous les influences atmosphériques, et par conséquent à manquer ses effets. Son retour sur le talon de la touche, déterminé par l’action d’un ressort, a quelque chose de brusque et de heurté qui prive le mécanisme de la douceur qui doit toujours accompagner ses mouvements les plus rapides.
- Après s’être assuré que cette dernière disposition est la plus avantageuse, l’auteur s’est attaché à en simplifier les organes et à la rendre plus solide. Il y est parvenu au moyen du mécanisme que nous allons décrire.
- La fig. 1, PL. 800, est une coupe verticale de ce mécanisme.
- Fig. 2. Le même vu par devant.
- Fig. 3. Le même vu par derrière.
- Fig. 4. L’échappement vu séparément et dessiné sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, Touche vers l’extrémité de laquelle est disposé un talon 4, recouvert en peau et suffisamment flexible, c, Encoche de l’échappement, d, Échappement en fil métallique recourbé sous la forme représentée1. L’auteur a choisi le fil métallique parce qu’il offre toutes les garanties contre les influences de l’atmosphère; cependant il n’exclut pas les autres matières, comme les bois imprégnés de corps gras, et la corne qui, étant douée d’une certaine élasticité, convient non-seulement pour l’échappement, mais aussi pour quelques autres parties du mécanisme.
- Les deux extrémités supérieures de l’échappement’s’îÿgipulent avec la noix f
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- PIANOS.
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- du marteau g. L’échappement, au lieu d’être droit comme ceux employés jusqu alors, se compose de trois plans, dont le premier d est à peu près perpendiculaire à la touche, le second d'fait un angle assez prononcé avec celui-ci, et le troisième d" a une direction parallèle au premier; par conséquent, la partie d'forme un plan incliné par rapport aux plans droits d et d.
- Le plan d est traversé par la tige taraudée du régulateur h , qui pénètre dans la branche horizontale de l’équerre i. destinée à agir sur le levier y de l’é-touffoir k. La tête de ce régulateur détermine la position de l’extrémité inférieure de l’échappement sur le talon b de la touche, de manière que, lorsque celui- ci se soulève, l’extrémité d tombe dans l'encoche c, après, toutefois, qu’une impulsion suffisante a été donnée au marteau g, dont l’axe de rotation est en L On voit, en outre, que le pilote m, placé à l’extrémité de la touche a, agit en même temps sur l’équerre z, dont il soulève la .branche horizontale, et que, dans ce mouvement, la tête du régulateur h détermine l’arrivée du bas de l’échappement d dans l’encoche c plus ou moins promptement, selon qu’elle tient le bas de l’échappement plus ou moins près de cette encoche.
- Si maintenant nous considérons ce qui se passe lorsque, abandonnant la touche à elle-même, son extrémité b c m retombe, nous verrons la pièce zz, bourrée d’un morceau de parchemin rendu imperméable et recouverte d’un tissu moelleux, agir comme un ressort sur le plan incliné//' et ramener le bas de l’échappement sur le talon b, avant que la descente de la touche soit entièrement accomplie; on parvient ainsi à redoubler la même note bien avant que la touche ait repris sa position de repos.
- Cette disposition de la pièce n présente le double avantage d’un point d’appui suffisant contre le plan incliné dr, pour remettre l’échappement en place aussitôt que la touche descend, et assez flexible pour ne gêner en aucune manière le mouvement d’ascension de ce plan incliné.
- o p sont des pièces destinées à amortir les vibrations du marteau.
- On voit que les conditions essentielles à remplir, indépendamment de celles dont on vient de parler, consisleut dans les rapports à établir entre la position du bas de l’échappement z/sur le talon b, position réglée par la tète du régulateur h, la profondeur de l’eucoçhe c, l’inclinaison du pian incliné d' et la flexibilité du point d’appui formé par-la pièce n.
- La souplesse que conserve la pièce n a déterminé l’auteur à appliquer les mêmes dispositions à tous les coussins employés dans la fabrication ordinaire des pianos, pour empêcher le bruit des organes mécaniques dont les mouvements amènent un contact plus ou moins brusque, coussins qui, en durcissant sous les chocs répétés qu’ils éprouvent, produisent des bruits qu’il est essentiel d’éviter.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- En comparant ce nouveau mécanisme aux anciens, on verra que ses effets sont plus sûrs, qu’il est plus simple de construction, ce qui a permis de diminuer le prix de fabrication des pianos de M. Mercier de plus de 40 pour 100.
- (D.)
- AIGUILLES.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniquessur la fabrique d’aiguilles de M. Vantillard.
- Messieurs, la fabrique d’aiguilles de Mérouvel, près l’Aigle, est la première qui ait été formée en France; mais elle a subi diverses chances malheureuses depuis sa création. Deux sociétés en nom collectif y ont perdu un capital de plus de 600,000 fr. sans avoir fait faire de notables progrès à ce genre d’industrie, depuis l’an 1822.
- C’est en juin 1831 que M. P^antillard, simple ouvrier de cette fabrique, devenu premier commis de la dernière société, a pris la fabrique d’aiguilles à son propre compte; et cette société lui reconnut assez de zèle et de capacité pour lui confier la suite de ses affaires , lui qui ne possédait que ses talents industriels. Éclairé par une longue expérience, il s’est mis en garde contre les fautes qui avaient été commises, et, par des procédés nouveaux et économiques qu’il a découverts, il a élevé l’établissement de Mérouvel à un degré de prospérité qu’on ne devait pas espérer d’un homme sans fortune.
- La fabrique d’aiguilles n’a pris de l’importance qu’en 1835, et les produits se sont sans cesse accrus en nombre et en qualité. En 1838, elle était de cent vingt-cinq mille paquets de mille; elle dépassera, cette année, cent trente mille. C’est ce qu’atteste un certificat délivré par M. Rossigriol, maire delà ville de l’Aigle, qui lui-même est fabricant d’aiguilles. « Trois fois l’établissement de Mérouvel avait cessé sa fabrication, dit M. Rossignol,• il était réservé à l’intelligence d’un jeune homme de relever cet intéressant établissement de sa ruine et d’en assurer la marche. » Cette belle fabrique d’aiguilles, d’une étendue vaste et pittoresque, fonctionne par la force d’un cours d’eau qui meut des roues hydrauliques; plus de quatre-vingts ouvriers y sont employés, dont le salaire moyen est de 1 fr. 80 par jour. Paris, Lyon, Marseille sont les principaux débouchés par lesquels s’écoulent les produits, qui sont des aiguilles de tous numéros, et même des aiguilles à tricoter que le directeur fabrique de ses mains.
- M. Vantillard a soumis au comité des arts mécaniques des échantillons de tout genre de sa fabrique. Les aiguilles sont cannelées et percées, par des procédés mécaniques u’un nouveau système, avec une grande régularité; le poli est
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- HYDRAULIQUE.
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- d’un brillant fini; l’œil ne coupe pas le fil, la pointe en est très-aiguë et dans l’axe , la trempe très-bonne ; enfin ces produits, soumis aux épreuves des personnes qui sont les plus aptes à en porter un jugement exact, ont paru extrêmement satisfaisants. .4
- Hâtons-nous d’ajouter que le préjugé est tel, contre les aiguilles françaises, qu’elles ne peuvent être reçues par notre commerce que par une sorte de fraude qui leur donne une livrée étrangère. Espérons enfin que l’approbation de la Société d’encouragement et celle du jury de l’exposition feront revenir d’une erreur qu’il importe de faire cesser; espérons que le public comprendra tout ce que cette prévention a d’injuste, et que notre pays cessera d’être tributaire de l’Angleterre et d’Aix-la-Chapelle pour une somme qui dépasse 4 millions par an , qui doit appartenir à notre propre industrie.
- M. Vantillard ne s’est pas présenté comme concurrent au prix de 3,000 fr. proposé par la Société, parce que plusieurs conditions du programme n’étaient pas remplies. Comme on ne trouve pas encore en France les fils d’acier fondu propres à cette fabrication, il est obligé de tirer ces fils d’Angleterre, d’où ils ne lui viennent que de qualités variables et incertaines; il en est réduit à n’employer que des fils de cémentation. Espérons que sous peu de temps notre industrie suffira à cette utile fabrication.
- Le comité vous propose, messieurs, d’insérer le présent rapport au Bulletin, et de recommander M. T^antillard au comité des médailles.
- Signé Francoeur , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 mai 1840.
- HYDRAULIQUE.
- Rapport fait par M. Francoeur, sur un ouvrage intitulé : Essai pratique sur l’établissement et le contentieux des usines hydrauliques; par M. Viollet, ingénieur civil Jiydr milicien (ï).
- Messieurs, vous m’avez chargé de vous rendre compte d’un ouvrage que vous a présenté M. Piollet, intitulé : Essai pratique sur Vétablissement et le contentieux des usines hydrauliques. Considérant les nombreuses causes de déception qu’éprouvent les industriels qui veulent tirer parti des cours d’eau pour faire mouvoir les machines de leur entreprise, l’auteur a voulu leur donner le tableau fidèle des difficultés qu’ils doivent rencontrer et vaincre pour assurer leur succès.
- (i) i vol. in-8. Paris, chez l’auteur, rue Saint-Louis, au Marais, 79, et chez M. Bouchard-Huzard, imprimeur-libraire, rue de l’Éperon,
- Trente-neuvième année. Juin 1840.
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- 222 ARTS MÉCANIQUES. ---HYDRAULIQUE.
- Le livre est composé de douze chapitres qui traitent de la législation des cours d’eau et des mécaniques qu’ils meuvent. Ce n’est pas un livre savant que M. Viollet a voulu faire, il n’a eu l’intentibil tjiié exposer,'avec clarté, tous les inconvénients que doit prévoir celui qui veut établir une usine sur un cours d’eau, défendre les droits des propriétaires contre les envahissements , et montrer la marche à suivre pour prendre toutes les mesures de prudence propres à assurer le succès des usines.
- Après avoir posé des principes généraux sur la jurisprudence elles droits de l’administration, M. Viollet traite des propriétés des cours d’eau, des détournements, des contraventions, de la distribution des pentes, des servitudes, enfin de tout ce qui concerne les relations entre les propriétaires et l’administration. Il indique la marche à suivre pour obtenir les autorisations et les formalités à remplir.
- Lorsqu’on veut acheter un cours d’eau, mille dangers se rencontrent pour l’acquéreur. Il peut se tromper sur la force disponible, sur la validité des titres, sur les garanties, sur les mesures d’économie, sur les épuisements et autres moyens d’exécution, sur les droits des autres riverains, etc. Sans doute, M. Viollet ne prévoit pas toutes les circonstances variées de cet état de choses; ce serait se jeter dans une foule de détails que rien ne pourrait suffire à épuiser; mais les cas principaux qu’il traite mettront les lecteurs à même de décider ceux qu’il est forcé de taire.
- Ensuite vient l’examen des travaux d’art qu’on doit entreprendre pour opérer les prises d’eau, construire les vannes et déversoirs, choisir le récepteur hydraulique, etc. Enfin, l’auteur termine par des conseils sur la mesure de la force motrice et la nécessité d’éviter les contestations. Des notes relatives aux lois de la matière et aux sujets traités dans l’ouvrage y sont ajoutées et le complètent.
- En résumé, le livre de M. Viollet est un traité clair et judicieux sur les usines hydrauliques qui manquait à l’industrie, et nous pensons qu’il doit être le guide spécial des administrations publiques, des personnes que les tribunaux chargent des fonctions d’experts pour juger les contestations et des industriels qui sont propriétaires d’usines ou qui veulent en établir. J’ai l’honneur de vous proposer d’accorder votre approbation à cette utile publication, et d’ordonner l’insertion du présent rapport au Bulletin, afin de répandre la connaissance de l’existence de ce livre.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 mai 1840.
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- ARTS ÉCONOMIQUES, — lampes.
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- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts
- économiques, sur le coupe-mèche de lampe, présenté par MM, Bapsterosse et Feldtrappe, rue du Faubourg-Saint-Denis, ID2.
- Le petit outil qui vous a été présenté par MM. Bapsterosse et Feldtrappe est destiné à couper et à enlever, avec beaucoup de facilité et de propreté, les portions carbonisées de la mèche des lampes à courant d’air.
- Tout le monde sait que l’emploi des ciseaux, pour cet usage, présente, de nombreux inconvénients : l’opération est assez longue; elle demande des précautions et une certaine adresse pour être bien faite. Les débris de la mèche tombent dans le canal intérieur de la lampe, ils restent adhérents aux parois de ce canal et interceptent plus ou moins le passage de l’air ; d’autres fois ils tombent sur les dorures ou les ornements extérieurs de la lampe et les tachent ou les salissent. Enfin la mèche, lorsqu’elle est coupée inégalement, donne lieu à des globules ou champignons qui affaiblissent considérablement l’intensité delà lumière.
- Le coupe-mèchc a pour objet de remédier à la plupart de ces inconvénients.
- Cet instrument se compose d’une tige métallique terminée par une partie conique que l’on introduit dans l’intérieur du canal formé par la mèche ; la base de ce cône renversé est armée d’une lame d’acier ou d’un petit couteau qui, en tournant sur lui-même, coupe circulairement, horizontalement et avec netteté, la partie supérieure de la mèche, et en forme une espèce d’anneau que l’on enlève d’une pièce et très-facilement.
- Le coupe-mèche est peu susceptible de se déranger ; le petit couteau peut être enlevé et remplacé facilement; il est disposé, d’ailleurs, de telle sorte qu’il s’aiguise lui-même en fonctionnant. Cet outil est d’un service commode; bien que la construction en soit assez difficile et soigneusement exécutée, il ne se vend, au détail, que 5 francs.
- La fabrique de MM. Bapsterosse et Feldtrappe est en activité depuis quelques mois seulement, et déjà ils ont livré au commerce des quantités considérables de leurs instruments ; il est probable qu’ils seront, dans peu, adoptés généralement, surtout par les établissements où l’on emploie en grand nombre des lampes à courant d’air.
- Les dimensions arbitraires et indéterminées que le caprice de nos ouvriers donne au diamètre des becs des lampes retarderont un peu, chez nous, l’adoption du coupe-mèche, car celui-ci doit avoir un diamètre exactement proportionné avec celui de la mèche.
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- 224 ' ARTS ÉCONOMIQUES-
- En Angleterre, où les plus petites choses se font avec précision et régularité, cet inconvénient n’a pas lieu; tous les becs des lampes construites dans ce pays ont un diamètre uniforme ; il en est ainsi pour les mèches et pour les cheminées de verre qui ont tous une égale dimension.
- Il serait à désirer que l’emploi du coupe-mèche pût amener, chez nous, cette uniformité si précieuse et si économique pour la fabrication, ou, du moins, que le diamètre des becs de lampe fût réduit à trois ou quatre dimensions fixes et invariables. Les lampes provenant dé la maison Carcel présentent déjà cette uniformité; les becs de ces lampes ont tous les mêmes dimensions.
- Votre comité des arts économiques pense que le coupe-mèche de MM. Bapsterosse et Feldtrappe est un instrument utile, et il vous propose, messieurs, de remercier ces industriels de leur communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin, en y joignant la figure et la description du coupe-mèche.
- Signé IIerpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 8 avril 1840.
- Explication clés figures de la planche 800.
- Fig. 5. Le coupe-mèche de lampe, vu en élévation et de grandeur naturelle.
- Fig. 6. Le même, vu en plan au niveau de la ligne AB,fg. 5.
- Fig. 7. Section verticale, prise par le milieu de l’instrument.
- Fig. 8. Le couteau, vu en plan et séparément.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- . A, Cage de l’instrument. B, Partie inférieure de la cage formant ressort et qui se chausse sur le bec C de la lampe. D , Tige passant à travers la cage A et terminée par une pièce conique E destinée à presser la mèche F contre l’anneau tranchant G de l’orifice de l’outil. II, Couteau triangulaire fixé à la pièce conique E, et qui coupe la mèche. I, Bouton godronné monté sur la tige D, et au moyen duquel on fait tourner le couteau.
- Le service de ce petit outil est très-simple. Après avoir chaussé la partie B sur le bec de la lampe où elle est maintenue par l’elfet du ressort, on relève la tige comme ou le voit fig. 5, et on engage la mèche dans l’anneau G, puis on la descend comme on le voit fig. 7. Sa partie conique E, qui entre dans le bec, presse la mèche contre le bord tranchant de l’anneau G. Il suffira alors de donner un tour entier de gauche à droite à la tige par le bouton godronné I, pour que le couteau tranche avec une grande netteté la partie charbonuèe de la mèche qui se dépose sur le bord de l’orifice de Poutil. (D.)
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- ! RASOIRS.
- Extrjit d'un rapport fait par M. Dizé_, au nom du comité des arts économiques, sur les cuirs a rasoirs de M, Aubril, Palais-Royalj galerie de Valois, 1.39.
- M. Aubril a présenté à la Société d’encouragement un cuir à repasser les rasoirs, qui a la propriété de rendre au tranchant du rasoir son énergie, sans cependant en arrondir les bords.
- La disposition de l'instrument qui réunit ces conditions n’est autre qu’un cuir ordinaire dont les deux extrémités reposent sur les deux bouts d’un ressort trés-flexible, ouvert en demi-cercle et fixé par son centre sur un support; la composition qui recouvre sa surface est une poudre très-énergique pour agir sur le tranchant du rasoir.
- Le cuir ainsi disposé, on affile le rasoir en le passant et repassant sur le cuir, de façon à décrire un x, et en l’enlevant vivement après avoir frappé avec la lame, bien à plat, la surface du cuir. Dans cette action, le ressort fléchit sous la pression de la lame, en opposant, cependant, une légère résistance, et il se relève sur-le-champ du côté opposé où la main dirige le rasoir pour fléchir de nouveau et former un tangage continu qui ne permet point au tranchant de s’arrondir contre le renflement du cuir; car, plus la bande d’un cuir est molle, et plus son renflement se prononce sous la pression de la lame du rasoir, et, rebroussant son tranchant, ii l’arrondit au point de le mettre bientôt hors de service. La disposition du cuir de M. Aubril prévient cet inconvénient. Il est une autre observation relative au moyen de rendre au tranchant du rasoir, après l’avoir passé sur le cuir, cette douceur qui plaît tant dans la coupe delà barbe : ce moyen, très-simple, consiste à faire glisser perpendiculairement le tranchant du rasoir sur la surface de l’ongle du pouce, pour replacer dans leur position rectiligne les petites dents du tranchant que le repassage sur les cuirs dérange toujours.
- M. Aubril a ajouté à son cuir un moyen de l’entretenir et de renouveler l’énergie du mordant. C’est une lame d’acier dentée qu’il nomme herse-Au-brilj il suffit de la passer légèrement, et en diagonale, sur la surface du cuir pour rendre à l’apprêt toute sa force.
- M. le rapporteur signale un autre procédé pour repasser les rasoirs : il consiste à les tremper, pendant une demi-heure à peu près, dans l’eau acidulée avec un cinquième d’acide hydrochlorique, ou bien un vingtième d’acide sulfurique. Après cette immersion, on les essuie et on les laisse sécher; ils reprennent d’autant plus vite leur tranchant, que l’acide, ayant agi unifor-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- mément sur toute la surface de la lame , a fait les fonctions de la meule , et qu’il suffît alors de les passer sur le cuir pour obtenir le douci.
- Ce mode de repassage par les acides minéraux, quelque efficace qu’il puisse être, n’exclut pas les qualités qui sont particulières au cuir de M. Aubril; car, avec la disposition de son instrument qui possède bien les qualités annoncées, on peut entretenir en bon état de service les rasoirs, sans avoir besoin de recourir à l’action delà meule, qui finit par affaiblir promptement la trempe du rasoir.
- Le comité des arts économiques, ayant reconnu/ l’utilité du cuir à rasoir présenté par M. Aubril, a proposé d’adresser des remercîments à cet industriel zélé et d’insérer un extrait du rapport dans le Bulletin.
- Ces conclusions ont été adoptées dans la séance du 6 mai 1840.
- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- ARTS MÉCANIQUES.
- Aubes articulées et à mouvement alternatif, applicables aux bateaux à vapeur;
- par M. de Jouffroy.
- L’auteur a installé, à l’arrière de son bateau à vapeur, deux paires d’aubes suspendues à de longs leviers; ces aubes sont composées de deux vantaux liés par des charnières pouvant se rapprocher et s’écarter de façon à devenir parallèles entre eux, ou à former, l’un par rapport à l’autre, un angle très obtus. Un moteur à vapeur imprime à ces aubes articulées un mouvement de va-et-vient ; l’état de parallélisme est celui assigné aux aubes au moment du retour.
- L’ouverture et la fermeture des vantaux des aubes est le résultat de la différence de position des centres d’oscillation des leviers. La diversité de relation de leurs positions respectives réagit sur les vantaux avec lesquels ils sont liés et détermine successivement leur ouverture et leur fermeture. Ces fonctions s’exécutent dans des temps inégaux ; pour les faire accomplir, il a suffi de faire relier les organes d’impulsion par des bielles d’une longueur convenablement calculée avec un arbre plusieurs fois coudé auquel une double machine à vapeur imprime un mouvement de rotation continu.
- Les commissaires de l’Académie des sciences chargés d’examiner le nouveau mé-
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- canisme de M. deJouffroy ont assisté à un essai de navigation h vapeur répété avec une goélette de 20 mètres de long, 5m,30 de large et 2m,14 de tirant d’eau 5 la maîtresse section présentait au liquide une surface de résistance de 10 mètres carrés. La force motrice, pour mettre en jeu les nouveaux organes, était empruntée à un double appareil à vapeur à haute pression. La vitesse imprimée au navire a varié pendant l’expérience entre 8 et 9 kilomètres par heure.
- Le navire, après avoir remonté le courant de la Seine au-dessus du pont du Pecq, vira de bord et vint s’amarrer au-dessus du même pont. Pendant toute la durée de l’essai, les commissaires ont constaté que l’appareil d’impulsion avait fidèlement rempli toutes ses fonctions-, toutefois il est à regretter qu’un effet plus considérable n’ait pu lui être appliqué, afin de rapprocher davantage la vitesse de la marche de cette goélette de celle des autres bateaux à vapeur.
- L’auteur rencontrera des difficultés pour la réalisation pratique de sou ingénieux mécanisme. Leprincipemèmede l’action de ce nouveau mode d’impulsion à efforts alternatifs et instantanés exige que toutes les pièces du mécanisme, àchaque pulsation, passentbrus-quement de l’état de repos à celui de mouvement rapide ; l’appareil se trouve ainsi exposé à des chocs qui pourront peut-être, par leur fréquente répétition, compromettre la solidité et la durée de ses organes. Des expériences suffisamment prolongées, répétées dans les circonstances mêmes où l’appareil nouveau est destiné à fonctionner habituellement, c’est-à-dire eu mer, sur un vaisseau ballotté par les vagues, exposé au choc violent des lames, pourront seules permettre de porter un jugement certain sur la réalité et l’importance de ses avantages. (Acad, des sciences, 4 mai 1840.)
- Vaisseau de guerre à vapeur construit en Angleterre.
- O11 a lancé, des chantiers de Sherness, au mois de décembre de l’année dernière, un navire à vapeur nommé le Cyclope, qui est peut-être le plus grand de ce genre qui existe; il est du port de 1,200 tonneaux et il participe à la fais des avantages d’un vaisseau à voiles et d’un navire à vapeur. Il est monté de 210 hommes d’équipage et armé de 22 canons, dont IG de 32, 4 de 48 et 2 de 08. Voici ses dimensions :
- Longueur de tête en tête..........• . 217 pieds (1).
- Largeur, y compris les tambours des roues. . 57
- Id. du bau. . ..................38
- Profondeur..............................23
- Ce navire est mû par deux machines à vapeur delà force de 160 chevaux chacune, d’une construction simple et très-légère, n’ajant ni balancier ni volant. L’eau d’alimentation des chaudières est chauffée par des tujaux de cuivre dans lesquels circule la vapeur sortant du cjlindre; on obtient ainsi une économie de 7 pour 100 sur la consommation du combustible.
- Il y a quatre chaudières en cuivre accouplées et enveloppées d’une chemise qui pré-
- ^1) Le pied anglais = 3o centimètres.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- vient la radiation du calorique. Ce système, déjà introduit dans d’autres bateaux à vapeur, a l’avantage non-seulement d’économiser le combustible, mais de diminuer aussi la chaleur qui règne ordinairement dans le lieu où se tient le chauffeur. Un appareil ingénieux, placé sur les chaudières, sert à indiquer le degré de salure des eaux dont elles sont alimentées. L’approvisionnement de combustible est de 450 tonneaux ( 450,000 kilogr. ), quantité suffisante pour un voyage de vingt-cinq jours. La consommation est de 3 kilogr. de charbon par cheval et par heure.
- Ce navire, dont les roues ont 26 pieds de diamètre, tire 16 pieds 6 pouces d’eau ; on n’y éprouve pas cette trépidation désagréable qui existe sur d’autres bateaux à vapeur. Sa vitesse est de 10 à 11 nœuds à l’heure. (Mechanics Magazine, décembre 1839.)
- Nouveaux perfectionnements dans le peignage delà laine; par M. Fontainemoreau.
- Ce nouveau procédé présente une grande économie sur les procédés ordinaires en ce qu’on obtient jusqu’à 93 livres de laine peignée de 100 livres (1) de laine brute. Le peignage se fait par des machines qui ressemblent aux cardes ordinaires, mais dont les tambours sont de plus grande dimension j on se sert aussi de peignes à la main 5 l’un et l’autre sont chauffés par la vapeur.
- La laine bien lavée et épurée, et convenablement chauffée, est jetée sur une toile sans fiuel passe entre deux grands cylindres armés de dents ou peignes; lecylindre principal est en rapport avec des rouleaux également armés de dents; le second cylindre, plus petit, porte aussi des rouleaux semblables aux premiers; c’est sur ce cylindre que la laine reçoit sa première préparation avant de passer sur le tambour principal.
- Les deux tambours sont chauffés au moyen de récipients placés dans leur intérieur et alimentésdevapeurpardes tuyaux pourvus de robinets. Les tambours, ainsiehauffés, communiquent leur chaleur à la laine qui passe dessus; elle acquiert par là plus d’extension, prend un plus grand degré d’élasticité et permet à ses brins de s’allonger sans se tordre. Après avoir été ainsi peignée, la laine est recueillie en nappe, puis portée à une machine à boudiner; les boudins, de 8 à 10 pieds de long, sont placés, pendant dix minutes, dans une boîte doublée de zinc, dans laquelle on introduit de la vapeur ; on les retire ensuite pourles faire sécher etonles soumet à un peignageà la main,ce qui se fait avec des peignes ordinaires, mais plus petits, n’ayant que 3 pouces de large ; les dents ont 2 pouces de long. Ces peignes sont placés dans une boîte dans laquelle on fait arriver la vapeur et d’où ils sont retirés chaque fois qu’on en-a besoin. (.Mechanics Magazine, février 1840.)
- Instrument pour sécher la soie sur le métier ; par M. J. Ryan.
- . /
- On sait que la, soie est très-hygrométrique et que, exposée à l’air humide, elle contracte une humidité très-nuisible à la bonne confection des tissus. On sait aussi que la chaîne est enroulée dans le métier sur deux ensouples, l’un qui la développe à mesure de la fabrication et l’autre qui l’enroule sous forme de tissu. L’espace entre les deux ensouples peut
- (0 La livre anglaise correspond à .j53 grammes.
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- être divisé en deux portions séparées par les lisses. La partie postérieure la plus rapprochée de l’ensouple de chaîne consiste en fils parallèles exposés à l’air en dessus et en dessous. Dans les temps humides et froids, et généralement en hiver, quand le tisserand abandonne l’ouvrage pendant la nuit, l’air de son atelier se refroidit, se charge d’humidité et tend à se mettre eu équilibre avec l’air extérieur 5 quand le tisserand reprend son ouvrage le malin, il trouve sa chaîne humide; le frottement des fils l’un contre l’autre augmente par leur gonflement, et l’ouvrage avance lentement jusqu’à ce que l’atelier soit assez échauffé pour opérer l’évaporation de l’humidité, ce qui exige quelquefois deuxheures. Indépendamment de la perte de temps, le tissu est lâche et spongieux et tend à se crisper, ce qui provient de ce qu’il y a des fils plus humides les uns que les autres. Les tissus prennent aussi moins bien la teinture.
- Pour remédier à ces inconvénients, M. Ryan a imaginé un instrument très-simple qui consiste en un tube quadrangulaire en fer-blanc, fermé à son extrémité par un bouchon ; sa longueur est égale à la largeur de la chaîne, et il porte deux poignées pour le manœuvrer. Ce tube étant rempli d’eau chaude est promené alternativement au-dessous et au-dessus de la chaîne jusqu’à ce que l’humidité soit évaporée ; ensuite on attache l’appareil à l’équipage, et tout est sec en dix ou vingt minutes.
- Une médaille d’argent a été accordée à l’auteur de ce procédé par la Société d’encouragement de Londres.
- ARTS CHIMIQUES.
- Procédé d’impression des cartes géographiques en couleur,* par M. Ch. Knighf.
- Le procédé ancien de graver les caries sur des planches de cuivre, puis de les imprimer, enfin de les colorier à la main, était assez coûteux pour mettre les cartes géographiques hors de la portée de la classe pauvre; il entravait, par la même raison, bien des travaux géographiques, et il empêchait la publication de découvertes intéressantes. L’invention dont nous allons parler non-seulement détruit cet obstacle, mais donne aux couleurs des cartes tout le brillant, tout l’éclat d’une peinture. Elle est employée dans la grande imprimerie de MM. Cowles à Londres.
- Eu entrant dans la pièce réservée à cette fabrication, l’attention se fixe d’abord sur des cylindres à impression qui brillent l’un du plus beau jaune, le second d’un rouge vif, Je troisième d’un bleu d’azur. Au milieu de la chambre est une sorte de caisse carrée très-peu profonde, ayant quatre couvercles fixés sur ses quatre côtés, dont chacun peut, à son tour, en s’abaissant sur la caisse, la remplir et la fermer tout à la fois; nous les désignerons par les lettres a h c d.
- Pour imprimer une carte, l’ouvrier chargé de ce travail étend au fond de la boîte une feuille de papier blanc ; puis, par un mouvement imprimé à la machine, il fait descendre dans la boîte le couvercle a, sur lequel est inscrustée une planche de métal enduite d’abord de bleu au moyen du cylindre bleu; une forte pression donnée à ce couvercle lui fait déposer sur le papier la couleur dont il est chargé. Cela fait, ce couvercle se relève ; à l’instant même, le couvercle b, dont la planche est enduite de jaune , s’abaisse sur le papier pour accomplir la même opération, apuis, près celui-ci, le couvercle c Trente-neuvième année. Juin 1840. 30
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- <230 NOTICES ‘INDUSTRIELLES^
- chargé de rouge; puis enfin, après ceux-là, vient le tour du couvercle d, dont la planche, au lieu de porter une couleur, ne présente à l’œil que des lignes en divers sens, des tracés de rivières, de montagnes, des noms de-villes et de provinces, le tout enduit d’encre noire.
- Par ces quatre opérations successives exécutées très-rapidement, la feuille de papier blanc devient une jolie carte peinte en sept couleurs, contenant océans, empires, et principautés, villes et fleuves, lacs et montagnes, non-seulement avec tous leurs noms, mais-accompagnés de leurs degrés de longitude et de latitude respectifs. La carte contient sept nuances, quoique trois des couvercles seulement soient chargés de couleurs; voici comment on leur fait remplir deux fonctions au lieu d’une : lorsque le couvercle b, enduit de jaune, va colorier, sur le papier, les provinces ou pays destinés à porter cette teinte, il dépose en même temps sa couleur sur quelques parties couvertes de bleu par l’impression du couvercle a; celles-ci étant encore humides, le bleu qu’elles contiennent se mêle avec le jaune qu’y dépose la seconde opération, et ce mélange forme un beau vert. Dans la troisième opération, accomplie par le couvercle c, sa planche, enduite de rouge, imprime à la fois trois teintes : du rouge pur, puis, sur d’autres points de la carte, du rouge mêléau bleu qui s’y trouvedéjà, et forme avec lui du violet; puis, dans d’autres parties, du rouge se combinant avec le jaune laissé par l’opération précédente et devenant du brun-clair. La planche bleue elle-même a commencé par déposer deux nuances de la même couleur; les lacs et les mers y sont gravés en lignes légères et sinueuses de manière à ne recevoir du cylindre et à ne porter sur le papier qu’une teinte de bleu très-claire, tandis que les parties destinées à recouvrir des pays gravés plus en creux prennent et déposent une nuance de bleu plus épaisse. Indépendamment de l’emploi de coloristes rempli par les trois premiers couvercles, iis font en même temps l’office de-mouiller le papier de la carte et de le mettre par là en état de recevoir, en encre d’impression, l’empreinte de toutes les lignes, teintes, marques et noms qui forment ce quoi* appelle le dessin d’une carte de géographie.
- L’invention de M. Charles Knight, brevetée en Angleterre le 7 juin 1838, a réduit le prix des cartes au point de les mettre à la portée de toutes les écoles. (Bibl. univ.j mars 1840.)
- Composition pour rendre les tissus incombustibles ,* par M. Breza.
- Pour rendre ininflammables des tissus non encore blanchis, on fait dissoudre, dans 2 pinteset demie (1) d’eau chauffée à 190 degrés Fahrenheit (87° centigr.), une once (2) d’alun, une once et demie desulfate d’ammoniaque, une demi-once d’acide borique et 1 drachme de colle animale bien purifiée, et enfin 1 drachme d’amidon délayé dans un peu d’eau. On aura soin de faire dissoudre chacun de ces ingrédients séparément dans l’ordre qu'on vient d’indiquer, et, avant d’ajouter l’amidon, on porte la chaleur au degré d’ébullition. Les tissus sont alors plongés lentement dans la solution, et, quand ils sont bien saturés, on les tord pour faire sortir le liquide surabondant, puis on les met sécher à Poaibre.
- ( i ) Le pint anglais vaut o1’1,473.
- (2) X’once troy — 3i gram.; le drain ou drachme = 3,884 gr.
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 23f
- Quant atuttissus imprimés ou teints, on les étend sur une table, on passe dessus à l’envers, à l’aide d’une éponge, la solution, qui doit être tenue moins chaude. Si les couleurs sont solides, on plonge les tissus dans la solution, comme il vient d’être dit.
- Le papier et le carton peuvent être rendus incombustibles par les mêmes moyens, sauf qu’on emploiera une quantité double d’alun et d’acide borique et moitié seulement de sulfate d’ammoniaque.
- La composition suivante est recommandée pour rendre incombustibles les toiles des décorations de théâtre : 2 pintes et demie d’eau, 2 onces d’alun, 2 onces de sulfate d’ammoniaque, une once d’acide borique, une demi-once décollé et 4 drachmes d’amidon, le tout préparé comme il a été expliqué. Quand les décorations sont déjà peintes, on colle sur leur face opposée le papier préparé comme il est dit.
- Toute espèce de bois peut être rendu incombustible en le trempant dans la solution indiquée; on l’y laisse au moins vingt-quatre heures; il faut qu’il en soit entièrement couvert ; on conçoit que le temps de l’immersion dépend de la nature plus ou moins poreuse du bois. (Mechanics Mag., décembre 1839. )
- Moyens de déterminer, à l’avance, la durée de l’exposition des épreuves à la chambre
- noire; par M. Soleil.
- Les changements de couleur que le chlorure d’argent éprouve par l’action delalumière peuvent être mis à profit pour fixer le temps nécessaire à la production des images photogéniques, puisque la même partie de la radiation donne naissance aux unes et aux autres.
- Pour cet effet, on prend un tube de laiton, de 40 millimètres de longueur sur 25 de diamètre; il est noirci intérieurement, ouvert à l’une de ses extrémités et fermé à l’autre par une plaque mobile au devant de laquelle on glisse une carte; sur cette carte, préalablement enduite de gomme ou de dexlrine, on applique, avec une spatule, une couche d’environ 1 millimètre d’épaisseur de chlorure d’argent humide que l’on conserve pour cet usage dans un flacon de verre enveloppé de papier noir.
- On tourne le tube ainsi disposé du côté de l’objet dont on veut prendre l’image et l’on compte le temps que le chlorure d’argent emploie pour passer du blanc au gris ardoise. Ce temps est égal à celui durant lequel la plaque iodée doit être maintenue dans la chambre noire. {Acad, des sciences, 25 mai 1840.)
- Procédé pour obtenir mr papier des images photo gênée s; par M. Yérignon.
- Le papier blanc doit être lavé d’abord avec de l’eau acidulée par l’acide hydrochlo-rique, puis après dessiccation, passé dans une solution composée de 14 parties d’eau eontre une d’un mélange formé de 2 parties de chlorhydrate d’ammoniaque, 2 parties de bromure de sodium et une partie de chlorure de strontium.
- Le papier desséché de nouveau est passé dans une solution très-étendue de nitrate d’argent ; il se forme ainsi, par double décomposition, un chlorure et un bromure d’argent qu’on fait noircir en exposant le papier à la lumière pendant une demi-heure. Le papier ainsi prépare peut rester sensible pendant quinze jours.
- Pour obtenir l’effet photogénique, il suffit de tremper le papier dans une solation
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- très-étendue d’iodure de sodium et de le porter de suite et tout humide dans la chambre obscure en le plaçant de manière à recevoir l’image lumineuse j au bout de douze minutes, si le temps est favorable, l’effet photogénique est obtenu. L’image étant produite sur le papier, il ne faut plus, pour fixer le dessin, que le passer dans une-solution très-étendue d’hyposulfite de soude et de fer, puis le laver à l’eau pure.
- Lorsque l’on trempe le papier chloruré et noirci dans la solution d’iodure de sodium,, il faut sc placer dans un lieu obscur ou très-peu éclairé. (Acad, des sciences^ 24 février J 840.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 6 mai 1840.
- Correspondance. M. le directeur de l’école royale d’arts et métiers de Châlons adresser le tableau des notes et du résultat des examens du premier semestre de l’année scolaire 1839—1840 concernant les élèves admis sur la présentation de la Société d’encouragement.
- Objets près entés. M. Heruville, rue Chamont, 8, boulevard du Mont-Parnasse, demande que la Société nomme des commissaires pour examiner une machine à imprimer les tissus à plusieurs couleurs pour laquelle il est breveté ;
- M. Chevremont, ingénieur des mines en Belgique, présente, de la part de M. Monti-gnyj armurier à l’Évêque, près Charleroi, un fusil perfectionné;
- M. Boyer, membre de la Société, rue Jean-Beausire, 12, des échantillons de creusets réfractaires ;
- MM. Loysel, Froger et compagnie, rue du Grand-Prieuré, 10, un fourneau à concentrateurs avec lequel on obtient simultanément la cuisson de toute espèce de mets avec économie et célérité à l’aide d’une lampe à courant d’air appliquée à tous les cas où le bois et le charbon sont employés aujourd’hui ;
- M. Lessèrè, rue Montmartre, 84, une écritoire qu’il appelle apothêthique;
- M. Savary, fabricant de stores, rue du Roule, 1, des stores perfectionnés.
- M. Vuiguier (.Émile), inspecteur des canaux de Paris, rue Hauteville, 46 , adresse des exemplaires d’une note avec figure sur un nouveau système de pont portatif, ployant et à coulisse.
- M. Leroy (.Louis-Charles), horloger, Palais-Royal, 15, convaincu de la possibilité d’é-tabür, àParis, des montres, soit de toute pièce, soiten employant les ébauches à la fabrique deMortain (Doubs), annonce avoir fondé un atelier de ce genre qui fournit de cent à cent vingt montres par an ; il prie la Société de nommer des commissaires pour l’examiner.
- M, Bonafous, membre correspondant de la Société, communique une note sur la dessiccation de la betterave par le froid.
- M. Ch. Derosne fait hommage, au nom de M. Yalin, ancien directeur de sucrerie,
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- d’une brochure intitulée : La question des sucres envisagée sous le rapport de la production des richesses en France.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Combes fait un rapport sur un système d’aubes amovibles imaginées par M. Aubert, chef de l’atelier des machines au port de Toulon.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de le faire insérer dans le Bulletin, accompagné de la gravure du modèle envoyée par M. Aubert. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur la fabrique d’aiguilles de M. Vantillard, à Mérouvel, près l’Aigle (Orne).
- Le comité propose de renvoyer le rapport au comité des médailles et de l’insérer dans le Bulletin. (Approuvé.)
- M. Francœur rend compte de l’examen qu’il a fait d’un ouvrage présenté par M. Viollet, ingénieur civil, et intitulé : Essai pratique sur l’établissement et le contentieux des usines hydrauliques; il propose à la Société d’honorer de son approbation cette utile publication et d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Dizê lit un rapport sur un cuir à repasser les rasoirs présenté par M. Aubril.
- Le comité propose d’adresser des remercîmcnts à M. Aubril et d’insérer le rapport au Bulletin avec la figure de l’appareil.
- Après une discussion, le conseil décide que le rapport sera inséré par extrait dans le Bulletin.
- Au nom du même comité, M. Gourlier lit un rapport sur les sièges d’aisances inodores de M. Filliol.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication , de faire insérer le rapport au Bulletin, avec la figure et la description de l’appareil, et d’en délivrer deux cents exemplaires à M. Filliol. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Herpin lit uu rapport sur les matelas en crin végétal itsur ceux à ressorts présentés par M. Proeschel.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. M. Ch. Derosne donne lecture d’une brochure sur la question des sucres, qu’il doit faire distribuer à la chambre des députés : l’auteur y démontre la nécessité de ne faire peser qu’un seul et même droit sur tous les sucres, bruts, bruts-blancs ou claircés, provenant des colonies françaises et réciproquement sur les diverses qualités de sucres indigènes, quel que soit d’ailleurs l’impôt dont le sucré sera grevé.
- A la suite de cette lecture, M. le baron de Silvestre expose les avantages de l’établissement des sucreries indigènes et les moyens qu’il croit les plus propres à les développer.
- M. le président remercie M. Derosne pour la communication de ce travail, et lui exprime le désir des membres du conseil d’en posséder des exemplaires. M. Derosne annonce qu’à la prochaine séance il en mettra un certain nombre à la disposition de la Société.
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- Séance du 20 mai 1840.
- Correspondance. M. Cavè, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-Saint-Denis, 214, en accusant la réception de l’arrêté pris par la Société pour exciter, chez les ouvriers, l’esprit d’ordre, l’amour du travail et le zèle pour les devoirs de leur profession, exprime le regret de ce que cet arrêté ne soit pas imprimé sous forme d’affiche, afin que les ouvriers puissent en prendre plus facilement connaissance.
- M. Cavè offre à la Société de laisser lever les dessins et publier la description de plusieurs outils mécaniques qu’il emploie avec succès dans ses ateliers, tels que machine à raboter, tour vertical, alésoir pour robinets, etc.
- M. Brunetquai d’Orléans , 30, adresse un exposé des causes qui, selon lui, donnent lieu aux explosions des chaudières à vapeur et indique les moyens qu’il croit les plus propres à prévenir ces accidents.
- M. Champavère, ingénieur civil, rue Grange-Batelière, 13, réclame la priorité d’invention d’un système de chemin de fer double à contre-pente, attribué à MM. Peyret et Lallier, sous le nom de chemins de fer automoteurs, d’après une note publiée dans le Bulletin; il demande que la Société veuille bien prendre connaissance de ce système.
- M. Coulaux aîné, à Molsheim (Bas-Rhin), adresse une note sur la fabrication des faux en France et y joint des échantillons de faux provenant de son usine.
- M. René Plessis, propriétaire à Bonnétable (Sarthe), présente le dessin et la description d’un système de leviers mobiles.
- M. Duprat, propriétaire à Bordeaux, adresse, pour le concours, un mémoire sur les moyens de planter les terrains en pente.
- M. Boquillon, bibliothécaire du Conservatoire des arts et métiers, expose que la reproduction en cuivre, au moyen du galvanisme, de gravures, bas-reliefs, médailles, etc., faite en Russie et en Angleterre, par les procédés de MM. Jacobi et Spencer, lui a paru créer un nouvel art dans.lequel la France avait aussi son contingent à apporter ; il annonce avoir obtenu des résultats qui pourraient servir de base à des applications industrielles et artistiques du plus haut intérêt ; il prie, en conséquence, la Société de nommer uue commission chargée de prendre connaissance de ce nouvel art, qui, dès son début, fait pressentir son utilité et son importance.
- M. Girardin, professeur de chimie industrielle, à Rouen, adresse l’extrait d’un rapport fait par lui à l’académie de Rouen sur uue machine de M. Perrot pour l’encrage mécanique des pierres lithographiques.
- Objets présentés. M. Dietz, ingénieur-mécanicien, rue Marbœuf, 11, fait hommage des dessins d’une machine à vapeur et de son générateur, construits par lui pour le bateau en fer la Picardie, naviguant sur la Garonne entre Bordeaux et Agen;
- M. le général Rémond, rue Laffitte, 44, un fusil de guerre se chargeant par la culasse;
- M. Henry Robert, horlorger, rue du Coq, 8, un procédé au moyen duquel il est parvenu à dorer à froid , sans employer ni mercure, ni acides concentrés;
- M. Ménotti, aux Batignolles, près Paris, des échantillons de savon destiné à rendre les tissus hydrofuges et des étoffes ainsi préparées ;
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- M. Wetzel, rue du Bac, 43, des échantillons dé pain dans lequel il a fait entrer de la pulpe de betterave réduite en poudre.
- M. Hutin , rue Saint-Honorc, 94, appelle l’attention de la Société sur une scierie mécanique propre à diviser les pierres fines, actuellement placée sur le bateau broyeur, ejuai de l’Horloge>
- M. Fugère, graveur-entrepreneur, rue des Juifs, 24, demande que la Société fasse examiner les travaux qu’il vient de terminer pour le compte de M. Lecocq, dans la salle Favart. ......
- M. Boubée-Nérée, professeur de géologie, rue Guénégaud, 17, fait hommage d’une brochure qu’il vient de publier sur les rapports de la géologie avec l’agriculture et l’économie politique ;
- 31. Robison,secrétaire de la Société royale d’Edimbourg , d’une brochure, en anglais, sur les meilleurs moyens de brûler le gaz comme combustible.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, 31. Gaultier de Claubry propose d’adjoindre à ce comité M31. Guérin de Vary et Frëmy, chef des travaux chimiques au college de France.
- Cette proposition est prise en considération.
- Au nom des comités des arts mécaniques et d’agriculture, M. Huzard rend compte d’une note adressée à la Société par MM. Rouf fier frères, de Genève, sur un procédé de délitement des vers à soie.
- Le comité propose de remercier les auteurs de leur communication et de renvoyer la note à M. le rédacteur du Bulletin pour en faire un extrait qu’on insérerait dans les notices industrielles, en rappelant ce qui se faitdéjà en France et en Italie. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Leclerc-Thoüin lit un rapport sur une pompe portative à jet continu propre aux arrosages, présentée par 31. Dubuc.
- Le comité propose d’insérer un extrait du rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- 31. Jomard donne lecture, pour 31. de Marivault, de la première communication adressée de 3Ionte-Yideo, par le capitaine Lucas, qui a entrepris un voyage autour du monde. Ces renseignements sont relatifs aux relations commerciales entre la France et le Brésil. 31. le rapporteur pense qu’il est utile d’attendre une série suffisante de documents pour apprécier le degré d’utilité à retirer de cet essai de voyage d’exploration.
- Ce compte rendu est renvoyé à la commission du Bulletin.
- Communications. M. le duc de Praslin fait observer que, dans les divers systèmes de parquets qui ont été confectionnés, ou ne peut parer à l’inconvénient de l’écartement des jointures que par le désassemblage des feuilles, et leur remise en place, tandis que, dans le système qu’il met sous les yeux des membres du conseil, toutes.ies parties qui le composent peuvent être rapprochées sans déplacement et par l’effet d’un simple coin.
- M. de Praslin, après avoir donné quelques détails sur le mode d’assemblage des bois de ce système de parquet, ajoute qu’une expérience de vinglrcinq a#s en a constaté l’efficacité.
- 31. le président invite 31. le duc de Praslin h vouloir bien rédiger, sur cet objet, une note pour être insérée au Bulletin.
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- M. de Silvestre rappelle que la Société a proposé un prix pour le transport des anciennes gravures sur pierre lithographique, et il fait connaître que, par suite de cet appel, M. A. Dupont a cherché la solution de cette question ; il montre le résultat des essais de ce genre auxquels M. Dupont propose de donner suite.
- M. Ch. Derosne dépose sur le bureau des exemplaires d’une brochure sur la nécessité de ne faire peser qu’un seul et même droit sur tous les sucres bruts, bruts-blancs ou claircés, et réciproquement sur les diverses qualités de sucres indigènes. L’auteur ajoute quelques détails pour faire sentir les avantages qui, selon lui, résulteraient de l’adoption du mode d’impôt qu’il propose. \
- M. le baron Sèguier rappelle qu’il a communiqué au conseil un moyen pour iodurer les plaques destinées à recevoir les images photographiques, lequel consistait principalement en une planchette en bois ou une feuille de carton imprégnés d’iode qui fournissait par rayonnement à la planche métallique la vapeur d’iode. Ce procédé avait donné des résultats satisfaisants; mais depuis, après leur lavage, les planches ainsi iodu-rées donnaient des dessins ternes et comme salis. M. Sèguier attribuait d’abord la cause de ce changement soit à l’eau de lavage, soit à l’impureté de l’iode ; mais il a reconnu que cette infériorité des dessins était le résultat d’un emploi prolongé de la planchette à iodurer, et que cet inconvénient se produisait plus promptement avec la planchette de bois qu’avec la feuille de carton. Il donne quelques explications sur la manière de préparer et de se servir avec avantage de ce carton en le renouvelant après un certain temps.
- Le même membre ajoute qu’il s’occupe de recherches pour transporter sur pierre les épreuves photogéniques de la plaque d’argent ; il pense qu’en coulant sur la plaque une matière en suspension dans un liquide qui se solidifierait, on enlèverait tout le dessin; le plâtre lui a réussi ; mais il reste à trouver une encre lithographique qui puisse prendre le fac-similé du dessin.
- M. le président invite M. le baron Sèguier à consigner par écrit la communication qu’il vient de faire pour être insérée au Bulletin.
- M. Jomard annonce que le roi de Naples vient d’établir, dans ses États, l’uniformité des poids et mesures. Ainsi la palme, base du système, a une valeur de 0m,264. La canne=
- 10 palmes, 2m,645. Lemoggio, mesure de grains, = 10 cannes. Le tomolo, mesure de capacité pour les matières sèches, = trois fois la palme cube. Le barile, mesure de capacité pour les liquides, est un cylindre droit, d’une palme de diamètre sur 3 de hauteur;
- 11 se divise en 60 carafe; 12 barili font la botte ; c’est un cylindre de 3 palmes de diamètre sur 4 de haut.
- Le rotolo est l’unité des mesures pondérales ; il se divise en parties décimales et contient 1,000 trappesi; sa valeur est de 0klL,89O.
- Le cantar vaut 100 rotoli.
- Une palme cube d’eau distillée à la température de 16°,144 et sous la pression de 0ra,758 est égale à 20 rotoli, plus 736 trappesi.
- Imprimerie de L. BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, T.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N° CCCCXXX1II.) JUILLET 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — bateaux a vapeur.
- Rapport fait par M. Combes, au nom du comité des arts mécaniques, sur le système d’aubes amovibles imaginé par M. Aubert, chef de Vatelier des machines au port de Toulon.
- M. Aubert s’est proposé de substituer, au système de crochets et d’écrous par lesquels les aubes ou pales sont ordinairement fixées aux rayons en fer des roues de bateaux à vapeur, un mode d’assemblage qui permit de monter et de démonter facilement et rapidement les aubes , soit pour les rapprocher ou les éloigner de l’axe, suivant que le bâtiment est plus ou moins chargé et tire, par conséquent, plus ou moins d’eau, soit pour les enlever tout à fait, lorsque le bâtiment doit faire usage de ses voiles, et les remettre en place, sans arrêter la marche, quand il veut se servir de sa machine.
- Pour atteindre ce but, M. Aubert compose chaque aube, dont la hauteur totale, dans le sens du rayon, est d’environ 0m,60, de trois parties de 0m,20 de hauteur ; chaque partie est fixée aux rayons de la roue par trois crochets, dont deux, ceux qui correspondent aux rayons intérieur et extérieur, sontpercés'd’un trou, dans lequel pénètre une pointe ou tenon fixé à demeure sur le plat des rayons. Les tenons fixés aux rayons les plus rapprochés du bâtiment sont percés d’un trou rectangulaire, dans lequel on chasse une clavette qui, placée en arrière du crochet, maintient à elle seule tout l’assemblage. Des tenons fixes, équidistants sur les rayons, permettent déplacer les parties des pales à diverses distances du centre ; ainsi, quand on veut remonter les pales d’une quantité égale au tiers de leur hauteur, il suffit d’enlever la partie extrême, et de la reporter au-dessus de celle qui était la plus rapprochée de l’axe. On voit que, dans le système d’assemblage de M. Aubert, il suffit da Trente-neuvième année* Juillet 1840. 31
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- faire sauter une seule clavette , pour permettre d’enlever chaque portion d’aube; et, pourvu que cette clavette soit bien assujettie, les tenons fixés aux rayons qui traversent les crochets extrêmes donnent à l’assemblage le même degré de solidité que les anciens crochets taraudés avec écrous.
- Les écrous so t très-difficiles à enlever, lorsque l’oxydation, si rapide à la mer, les a rendus adhérents aux tiges taraudées des crochets; déjà, en 1833, M. le lieutenant de vaisseau Léon du Parc, commandant la Salamandre , avait substitué des clavettes aux écrous, ce qui avait facilité renlèvement des pales; mais il fallait toujours enlever deux clavettes au moins, pour chaque partie d’aube, et de plus l’enlèvement des aubes ne pouvait se faire qu’en envoyant des hommes au mouillage dans les roues, manœuvre qui peut être queiquef is hasardeu e. \ . . .
- M. Aubert a ajouté à son système des dispositions qui en sont le complément nécessaire, et qui facilitent encore la manœuvre de l’enlèvement des aubes, en garantissant delà manière la plus complète, et dans toutes les circonstances , la sûreté des hommes. Elles consistent 1° dans un moyen d’arrêt, qui se compose, tribord et bâbord, d’un disque tournant avec l’arbre des roues, portant des entailles carrées sur sa circonférence, et engrenant à volonté avec deux linguets placés à l’avant et à l’arrière sur la muraille du navire; les entailles sont distribuées sur le contour du disque, de manière à correspondre aux différentes positions des rayons des roues ; indépendamment du disque à entailles, un autre disque, monté sur l’arbre intermédiaire, portant des numéros repérés avec les rayons, et tournant devant une aiguille fixée au bau du pont, permet au machiniste de stopper les roues, à toute heure du jour et de la nuit, sur tel numéro des rayons indiqué par le capitaine; 2° dans un moyen de mouvoir les roues, sans le secours de la vapeur, pour faire arriver successivement les rayons devant le panneau placé sur le tambour des roues, par lequel les hommes doivent placer ou déplacer les aubes ; ce moyen consiste dans une chaîne sans fin, embrassant les traverses qui lient les limbes extérieurs des roues, engrenant avec une poulie en fonte à empreintes, qui est montée sur un axe, en dehors de l’extrémité avant uu des tambours. Cette chaîne reçoit le mouvement d’un treuil portatif servant à d’autres manœuvres du bord; un seul homme agissant sur la manivelle du treuil suffit pour vaincre les frottements des roues et ceux de l’appareil à vapeur, et amener ainsi les rayons devant le panneau.
- Le système d’aubes amovibles de M. Aubert a reçu la sanction de l’expérience. »« Il est constaté officiellement, par le journal du bâtiment à vapeur le « Phare, que ces aubes ont été essayées à la mer, et ont résisté à toutes les « épreuves du 4 au 12 septembre 1836, pendant 124 heures, en présence
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- « d’une commission nommée par M. le préfet maritime de Toulon, et du «16 septembre 1837 au 12 mars 1839, pendant 2,672 heures de marche, « sous le commandement de M. Léon du Parc. » (Note extraite du rapport de la commission de Toulon, en date du 12 mai 1839, commission qui était composée de MM. Delassauæ, capitaine de vaisseau, président; Campaignac, ingénieur des constructions navales ; Dispan et de Gasquet, lieutenants de vaisseau.) ' .
- Les expériences de la commission de Toulon , dont le procès-verbal a été communiqué à la Société, par M. Léon du Parc, ont constaté, 1° qu’il avait fallu, moyennement, 29 minutes pour démonter 32 pièces intermédiaires (16 de chaque bord) des aubes à crochets ordinaires et à écrous, du genre de celles du Vélocè; la même manœuvre, pour les aubes à crochets fixes et à clavettes de M. Aubert, n’a exigé que 18 minutes 1/2 : en outre, la commission remarque que les aubes provisoires du genre de Celles du Véloce venaient d’être placées, qu’elles n’avaient qu’un seul écrou au lieu de deux qui sont indispensables pour la solidité, et que les taraudages n’avaient pas eu le temps de s’oxyder, ce qui a réduit au moins de moitié le temps nécessaire au démontage. 2° Le démontage et le remontage des aubes Aubert, pour les rapprocher du tiers de leur hauteur, ou de 0m,20 de l’axe (32 pièces, 16 de chaque bord), ont exigé, moyennement, 25 minutes. 3° Le démontage de 7 jeux d’aubes Aubert, pour marcher à la voile, sans la vapeur (42 pièces, 21 de chaque bord), a exigé moyennement 13 minutes. 4° Le remontage du même nombre de pièces, pour marcher à la vapeur, a duré 15 minutes.
- Toutes ces opérations ont été exécutées avec quatre hommes de chaque bord, qu’on a envoyés dans les roues, après les avoir préalablement arrêtées.
- Enfin, dans un essai fait le 9 mai 1839, la commission a constaté que le bâtiment, marchant à la voile et sans la vapeur, prenait, toutes choses égales d’ailleurs, quand les aubes étaient enlevées et n’offraient plus que leur carcasse en fer à la résistance de l’eau, une vitesse à peu près double de celle qu’il atteignait, lorsqu’on laissait les aubes entièrement garnies à la traîne, de sorte qu’elles obéissent à l’impulsion de l’eau et entraînassent le mouvement de l’appareil moteur, dont elles n’étaient pas rendues indépendantes.
- L’utilité du relèvement des aubes, lorsque le tirant d’eau d’un bâtiment dépasse le tirant d’eau moyen, ce qui arrive toujours, au moment où il quitte le port, avec un approvisionnement complet de combustible, et de l’enlèvement complet des aubes, lorsque le navire peut économiser son combustible, en marchant â la voile, sans faire usage de la machine, est un fait universellement reconnu de tous ceux qui se sont occupés des bateaux à vapeur. On ne connaissait point, avant l’invention de M .Aubert, un système d’aubea
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- ARTS MÉCANIQUES., ,,
- réunissant à l’amovibilité le même degré de solidité que les aubes ordinaires; cela résulte, avec une évidence complète, du mémoire sur les roues à aubes-de M. Aristide Mornay, imprimé à la suite de la nouvelle édition de l’ouvrage de Tredgold sur les machines à vapeur, publiée à Londres, en 4839, par M. Woolhouse. L’auteur du mémoire s’exprime ainsi, p. 439 de-l’ouvrage cité Nous ne connaissons qu’un moyen d’atteindre ce but (re-« médier aux inconvénients de la trop grande immersion des aubes, quand u le bâtiment fortement chargé a un tirant d’eau supérieur au tirant d'eau U moyen) ; ce serait de carguer les aubes, c’est-à-dire de les reporter de la « circonférence plus près de l’axe. Celte manœuvre est accompagnée actuelle-« ment de trop de difficultés et de dangers pour qu’elle soit généralement « mise en pratique; mais nous ne voulons pas dire que l’on ne saurait trou-« ver un moyen de la rendre assez facile pour qu’elle fût praticable. »
- Dans plusieurs passages d’un mémoire de M. P. W. Barlovv, sur le mou-. vement des bateaux à vapeur, publié, en 4 834, dans les Transactions philosophiques, et réimprimé également, en 4 839,«dans la nouvelle édition de Tredgold, l’auteur exprime aussi combien il serait important de trouver un moyen de relever et d’enlever les aubes avec facilité.
- Votre comité dés arts mécaniques pense, avec la commission de Toulon, que les expériences faites sur le bâtiment à vapeur le Phare, par la commission, et surtout par M. le lieutenant de vaisseau Léon du Parc, établissent,, d’une manière certaine, que le système d’aubes amovibles de M. Aubert r avec les dispositions additionnelles qu’il y a ajoutées, se prête à la manœuvre du démontage et du remontage, avec une grande facilité, par toutes les circonstances de vent et de mer, et que la navigation à la vapeur est appelée à recueillir de grands avantages de ce système. Il vous propose, en conséquence, de faire imprimer, dans le Bulletin, le présent rapport accompagné de la gravure du modèle envoyé par M. Aubert; l’envoi du rapport au comité des médailles; de faire connaître votre approbation à l’inventeur, M. Aubert, et de remercier M. le lieutenant de vaisseau Léon du Parc; cet habile officier avait déjà simplifié l’ancien système de fixation des aubes.
- Ce sont les expériences suivies qu’il a faites à bord du Phare, qui ont prouvé d’une manière positive les avantages du système d’aubes imaginé par M. Aubert, et la notice, fort instructive, qu’il a jointe à l’envoi du modèle a singulièrement facilité la tâche de votre rapporteur.
- Signé Ch. Combes , rapporteur.
- Approuvé en séance} le 6 mai 4840.
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- Explication des figures de la planche 801.
- Fig. 1 . Élévation de la roue , vue du côté intérieur du bâtiment, sur la ligne AB du plan. . ; ? ;.
- Fig. 2. Plan ou vue en dessus.
- Fig. 3. Rayons de la roue, vus à plat, assemblés avec leurs limbes ou cercles, et fixés sur le plateau monté sur l’arbre moteur. -
- Fig. 4. Les mêmes rayons représentés de profil, et section des plateaux sur la ligne CD,fg. 3. On y voit la disposition des aubes divisées en trois parties, et la manière dont elles sont attachées aux rayons.
- Fig. 5. La roue d’embrayage avec ses linguets et leviers, vue de face.
- Fig. 6. La même, vue de profil.
- Fig. 7. Une des pales détachées, vue de profil.
- Fig. 8. Plan du système d’attache des aubes aux rayons des roues.
- Les six dernières figures sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures. !
- A , Partie de la muraille du navire. B, Panneau du tambour. C , Charpente dans l’intérieur de laquelle est logée la roue. D, Tambour enveloppant la partie supérieure de la roue en fer E. F, Arbre moteur tournant sur un palier a. GG, Cercles ou limbes formant, avec les rayons H H', la carcasse de la roue; les rayons sont fixés aux plateaux I montés sur l’arbre F. J, Aubes ou palettes amovibles divisées en trois parties. K, Roue d’embrayage portant sur sa circonférence des entailles carrées. LL, Linguets qui s’engagent dans ces entailles. MM , Leviers mobiles sur des boulons b et opérant l’embrayage et le débrayage par l’intermédiaire des linguets. N, Treuil portatif établi sur le panneau du tambour et portant sur son axe une poulie à pans coupés c, sur laquelle passe une chaîne sans fin O embrassant les traverses qui lient les limbes extérieurs de la roue.
- P, Disque monté sur l’arbre intermédiaire et portant des divisions correspondant aux rayons de la roue ; il tourne devant une aiguille fixée au bau du pont.
- ddy Poulies de renvoi de la chaîne O. ce, Crochets attachés aux aubes par des vis à écrou et embrassant les rayons de la roue ; ceux des rayons extrêmes sont percés pour recevoir des tenons ff en forme de pointes adaptés aux rayons; le tenon du côté intérieur de la roue est également percé pour livrer passage à la clavette g, qui assemble très-solidement les aubes avec la roue ; on conçoit qu’en faisant sauter cette clavette les aubes sont facilement démontées.
- ht Crochets des leviers d’embrayage M, qui s’engagent dans des pitons i pour arrêter ces leviers. (D.)
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- ARTS MÉCANIQUES.
- PONTS.
- Happort fait par M. Mallet sur une brochure de M. Viguier, intitulée Pont portatif, ployant et à coulisses.
- Messieurs, M. Viguier, inspecteur des canaux de Paris, pour la compagnie des concessionnaires, vous a présenté un imprimé intitulé : Note relative à un nouveau système de pont breveté, sous la dénomination de pont portatif ployant et à coulisses; et vous l’avez renvoyé à votre comité des arts mécaniques.
- Aujourd’hui, chargé de vous faire un rapport verbal sur cet imprimé, je vais chercher à m’acquitter de cette tâche.
- L’auteur annonce, avant tout, que la première idée a été conçue par M. La-vanchy, mécanicien suisse, qui l’a prise lui-même dans les jouets d’enfants sous forme de parallélogrammes se déployant et se reployant sur eux-mêmes et qui portent des soldats ou des animaux que l’on fait ainsi avancer on reculer.
- Quant aux ponts auxquels M. Lavanchy a fait l’application de cette idée, ils sont composés de deux ou d’un plus grand nombre de fermes consistant chacune en un système de moises en bois ou en fer forgé qui se réunissent les unes aux autres sur quatre ou six points ; mais lesdites fermes, placées verticalement et rendues solidaires entre elles au moyen de boulons en fer, dont l’un inférieur et l’autre supérieur; ce dernier destiné à supporter la voie formée de planches qui s’élèvent ou s’abaissent suivant que l’on reploie ou déploie les parallélogrammes, et ceux-ci entraînent encore avec eux une chaîne qui forme garde-corps, lorsque le tout est déployé.
- Enfin l’ensemble présente un prisme égal au dixième de la longueur totale et d’une hauteur plus ou moins grande selon que les moises se réunissent les unes aux autres sur six points ou sur quatre; ces ponts reçoivent aussi, suivant chacun de ces deux cas, des applications differentes que nous allons passer en revue. ,
- Ainsi, après cet énoncé dont nous venons de donner une idée sommaire, l’auteur passe à celui des perfectionnements qu’il dit avoir apportés au système pour en faire varier l’application et la rendre plus facile.
- 11 était d’abord nécessaire, pour que ce pont répondit à la dénomination de pont portatif ployantà coulisses et à roulettes, dernière propriété que M. figuier ajoute aux trois premières, qu’il remplît la condition de possibilité de transport d’un point à un autre, suivant que l’on voulut franchir soit un fossé ou tout autre espace séparant deux points, soit une rivière.
- A cet effet, il serait monté sur voiture ou sur bateau : deux feuilles
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- PONTS.
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- de dessins représentent les dépositions prises pour chacune de ces applications. < > » . '
- Etabli sur une voiture, il est rendu solidaire avec un fort châssis en bois ou'en fer monté sur des roues, et fixé lui-même à l’essieu des roues qui, contre-coudé, donne le moyen d’élever le système au-dessus du plan de l’essieu ou de l’abaisser au niveau du sol. o
- Ce pont, ainsi ajusté, peut encore être également transporté sur le point d’une rivière ou d’un canal qu’il s’agirait de traverser, et y être développé,; soit en restant à la hauteur de l’axe des roues, soit en étant ramené au niveau du sol.
- Enfin l’auteur indique encore une infinité d’usages auxquels ce pont pourrait être appliqué, dans l’intérêt tant du service militaire que du service civil.
- Ainsi, d’après M. Viguier, il serait facile d’établir un pont de ce nouveau système ou sur un bateau, pour que, étant déployé, il formât deux travées, l’une vers la droite, l’autre vers la gauche, ou sur une série de bateaux en nombre suffisant pour la traversée d’une rivière d’une largeur déterminée ; un régiment en campagne, dans tin pays coupé par de nombreux cours d’eau, pourrait en tirer un parti utile; il remplacerait avec avantage les ponts d’équipages adoptés aujourd’hui par l’artillerie : dans la marine militaire on s’en servirait avantageusement pour ponts d’abordage de 7 à 8 mètres de longueur; appliqué au service civil, soit particulier, soit public, il donnerait la facilité de franchir, pendant le jour, un saut-de-loup ou un cours d’eau dans un parc, et d’intercepter le passage pendant la nuit ; sur les canaux, il faciliterait la réparation de ces ouvrages d’art; sur les quais des ports de mer, sur les bords des canaux ou des rivières navigables, il faciliterait le chargement et le déchargement des marchandises; les bateaux à vapeur, munis d’un de ces ponts, auraient un moyen de donner plus de sécurité aux voyageurs pour rembarquement et le débarquement; enfin, en cas d’incendie, on pourrait encore s’en servir utilement pour arriver d’un côté d’une rue à l’autre.
- M. Viguier annonce, de plus, qu’il a fait confectionner un modèle de ehaque espèce de ces ponts , c’est-à-dire de chacun de ceux dont les moises se réunissent les unes aux autres soit sur quatre points, soit sur six; j’ai vu ces modèles, et il les a fait fonctionner en ma présence, maïs je Ferai observer qu’ils se développaient sur le plancher de la pièce dans laquelle ils sont déposés, ce qui ne m’a pas permis de juger du plus ou moins de rigidité du système ; ou sait, d’ailleurs, combien il est difficile déjuger, sur de simples modèles, des effets qu’attend l’exécution en grand.
- Telle est, messieurs, l'invention de M. Lavanchy, tels sont les divers
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- ARTS CHIMIQUES.
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- usages auxquels M. Figuier propose (l’en étendre l’applicalion ; quant aux détails des moyens d’exécution, les limites du rapport verbal que j’avais à vous faire n’en comportent point la description ; ces détails ne peuvent, d’ailleurs, être bien entendus qu’au moyen du texte, ainsi que des planches et figures qui l’accompagnent; mais je dois à la justice de dire que l’examen •attentif que j’ai fait de ces détails et des deux modèles qui ont fonctionné sous mes yeux m’a laissé une idée avantageuse du système et des détails de sa mise à exécution, comme aussi de l’esprit d’invention joint à une pratique éclairée qui a présidé à leurs diverses combinaisons.
- Quant aux avantages et aux inconvénients qui pourraient être attachés à la mise en pratique du système et de ses diverses applications, c’est à l’expérience qu’il appartient de les faire connaître et d’en donner la mesure sous le rapport de son utilité.
- En résumé, messieurs, j’ai l’honneur de vous proposer 1 ° De remercier l’auteur de sa communication, en lui témoignant votre satisfaction à l’égard des extensions qu'il propose de donner à l’invention première et des moyens d’exécution qu’il lui sont dus ;
- 2° De lui faire connaître l’intérêt que vous mettriez à apprendre que l’expérience aurait confirmé ses prévisions;
- 3° D’insérer dans le Bulletin l’exposé que je viens de vous faire.
- . Sig?ié Ch. Mallet, rapporteur*
- Approuvé en séance, le 3 juin 1840.
- ARTS CHIMIQUES. — tannage.
- Second rapport fait par M. Gaultier de Ciaubry , au nom clu comité des arts chimiques, sur le procédé de tannage des cuirs de M. Yauquelin, corrojeur , boulevard de VHôpital, 4°*
- Messieurs, le comité des arts chimiques a eu l’honneur de vous présenter, le 29 janvier dernier, un rapport (inséré dans le Bulletin de mars 1 840, p. 90) sur les procédés de tannage dus à M. Fauquelin t signalé les avantages que l’on pouvait attendre de leur adoption. Malgré les soins qu’il avait mis à suivre le travail, il voulait être encore plus assuré de la nature et de la marche de toutes ces opérations, avant de se prononcer définitivement sur un point qui intéresse à un si haut degré l’industrie : aussi avait-il annoncé son intention
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- TANNAGE.
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- de faire exécuter une opération sur une quantité considérable de peaux, en suivant toute la marche du travail.
- Trente douzaines de [peaux de veau salé de Hambourg, qui avaient été procurées à M. Vauquelin, par les soins de M. Gillet, ont été apportées dans l’atelier; et, le 23 avril, le rapporteur les a marquées avant qu’elles fussent mises entre les mains des ouvriers. Il a suivi très-fréquemment le travail ; mais, dans l’impossibilité où se trouvaient les membres du comité d’examiner journellement la marche du tannage, ils ont chargé de ce soin trois élèves de l’école centrale, qui ont tenu note de toutes leurs observations. Le 24 avril* les peaux ont été retirées de l’étuve et débourrées; une partie a été travaillée sans chaux, les autres , et seulement comme moyen de conservation, ont été placées dans de l’eau qui n’en renfermait qu’une très-petite quantité : les 25 , 26 et 27, on a écharné; le 28, on les a foulées et on a commencé à les mettre dans le tan; le 3 mai, on a commencé le eoudrement, et, le 14, les peaux marquées de nouveau ont été soumises aux opérations du corroyage, qui a été terminé le 24. Ainsi, en trente jours, le cuir pouvait être employé.
- M. Gillet j qui s’est empressé de satisfaire au désir du comité, et plusieurs commerçants en cuir ou tanneurs, se sont réunis avec nous pour examiner les cuirs, à la terminaison des opérations de tannage; ils se sont unanimement accordés à déclarer la bonne qualité de la marchandise obtenue : nous tenions à réunir, sur ce point, l’avis d’hommes experts dans cette partie, et dont le témoignage était d’un si grand poids.
- Les peaux, dont une partie est placée sur le bureau, se sont trouvées bien et uniformément tannées, d’un poids convenable, et ont offert toutes les qualités que l’on pouvait désirer : on a pu tailler dans quinze veaux dix-huit paires de tiges complètes, un avant-pied et un derrière de qualités convenables; sd’eù il résulte que ces peaux n’offraient aucune partie faible.
- Ces résultats sont de nature à fixer l’attention, et présagent d’importantes améliorations dans un art dont les progrès exercent une grande influence sur le commerce et l’industrie , par la masse considérable de matière première sur laquelle il s’exerce, et le mouvement de capitaux auxquels il conduit.
- Le comité vous propose, en remerciant M. Tauquelin de sa communication, d’ordonner l’insertion du présent rapport au Bulletin, et de le renvoyer à la. commission des médailles.
- Signé Gaultier de Claubry , rapporteur» Approuvé en séance, le 3 juin 1840.
- Trente-neuvième annee. Juillet 1840.
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- ARTS CHIMIQUES.
- PAPIER.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur des papiers plâtrés présentés a la Société.
- Messieurs, vous avez chargé le comité des arts chimiques de vous faire un l’apport sur des papiers qui vous ont été adressés, et dans la pâte desquels on a fait entrer une certaine quantité de sulfate de chaux. L’auteur de cet envoi a cru faire une chose utile, et, quoique le comité ne soit pas de cet avis, il pense qu’on ne peut blâmer un homme qui a déjà publié plusieurs mémoires scientifiques appréciés, et qui a cru, en indiquant l’usage du plâtre, rendre service à notre industrie, et particulièrement aux fabricants de papiers.
- L’introduction de substances étrangères dans la pâte des papiers n’est pas nouvelle, et, si nous consultons nos souvenirs, nous voyons que, il y a plus de douze ans, des papiers fabriqués sous l’empire , qui furent employés à des certificats de décès, et qui avaient été livrés au ministère de la guerre, étaient formés d’une pâte dans laquelle on avait introduit du carbonate de chaux.
- L’introduction du plâtre remonte à peu près à la même époque, et nous nous souvenons que, dans l’imprimerie Huzard-Coureier, on se plaignait vivement de papiers contenant de ce sel. Deux brevets furent pris, l’un le 24 décembre 4 827, l’autre le 24 mai 4 832, pour l’introduction du plâtre dans la fabrication du papier : dans l’un de ces brevets il est dit que le plâtre, introduit dans la pâte de papier, dans la proportion d’un dixième et même d’un cinquième, communique à ce papier des propriétés particulières : le plâtre utilisé dans ce cas est le plâtre obtenu de la précipitation du muriate de chaux par l’acide sulfurique.
- Dans l’autre, le plâtre est, dit-on, destiné à blanchir et à augmenter le poids de la pâte du papier ; le procédé consistait à introduire dans la cuve des quantités variables de sulfate de chaux, selon la qualité du papier; ce sulfate de chaux provenait 4° du travail de l’acide tartrique; 2° de la précipitation des muriates calcaires, des fabriques de colle d’os par l’acide sulfurique; 3° de la décomposition des craies et des marbres par l’acide sulfurique.
- Déjà, comme nous l’avons dit antérieurement à la prise de ces brevets, l’introduction des substances minérales dans la pâte des papiers avait été mise en pratique, et déjà des plaintes sur les qualités du papier se faisaient entendre.
- Les imprimeurs établissaient que le papier plâtré n’avait point de solidité , et qu’il prenait mal l’encre d’imprimerie.
- M. Wislin, pharmacien à Gray (Haute-Saône), publiait dès expériences qu’il avait faites, et qui lui avaient fait connaître 4° que le papier plâtré présente
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- ÉCLAIRAGE.
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- des inconvénients dans l’impression typographique; 2° que, employé dans îe tirage lithographique, il détruit les dessins et l’écriture.
- L’exæmen que nous avons fait des papiers envoyés à la Société nous a fait reconnaître que le papier dans la pâte duquel on fait entrer du plâtre est très-ionrd. En effet, l’un de ces papiers, que nous avons désigné par le n° 1, pèse 1 1 grammes la feuille, tandis qu’une feuille de papier à peu près de la même grandeur et de pâte de papier seulement ne pèse que 6 grammes 5 centigrammes; de sorte que la rame de 500 feuilles pèserait 5 kilogrammes 1 /2, tandis que la rame de papier de grandeur analogue ne pèse que 3 kilogrammes 250 grammes.
- Cette augmentation en poids se fait aussi remarquer dans d’autres papiers; en effet, des feuilles de ce papier pèsent 14 grammes 8 décigrammes, d’autres 47 grammes.
- Le papier n° 1, quoique pesant 1 i grammes la feuille, est un papier sans consistance, et avec lequel on ne pourrait faire un tirage typographique.
- Le comité des arts chimiques partageant l’opinion émise par le jury de la Seine que Vaddition du plâtre dans la pâte du papier rend ce papier moins tenace, plus perméable à l’air plus accessible à Vhumidité atmosphérique ; en un mot plus propre à subir une destruction spontanée, est d’avis que l’introduction du plâtre dans la pâte destinée à la fabrication du papier ne doit point être encouragée. Le comité est aussi d’avis que le papier contenant des substances étrangères à la pâte du papier ne devrait être vendu que pour ce qu’il est, c’est-à-dire que le fabricant devrait être tenu d’indiquer les substances qu’il fait entrer dans son papier, afin que l’acheteur sut si ce papier peut convenir aux usages auxquels il le destine.
- En résumé, le comité pense que l’introduction du plâtre dans la pâte du papier doit être considérée comme une fraude, et que celte pratique ne saurait trop être blâmée.
- Signé A. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 juin \ 840.
- éclairage.
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry., au nom du comité des arts chimiques, sur le procédé pour Véclairage par le gaz de M. Gui Iba a cl, de 1\ antes.
- Messieurs, depuis que l’éclairage parle gaz a commencé à être adopté d’une manière un peu générale, les établissements destinés à l’alimentation de nombreux becs de lumière se sont singulièrement multipliés dans tous les pays ;
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- mais, placés toujours près des grands centres de consommation, exigeant des capitaux considérables, et ne pouvant prospérer que lorsqu’ils sont formés sur une grande échelle, leur création se trouve limitée à des circonstances données.
- Pour suppléer à la difficulté et aux inconvénients de procurer, par leur moyen, la lumière nécessaire pour des points limités, éloignés surtout des grandes usines, on a adopté deux modes différents, le gaz portatif avec ou sans compression, et la formation de petits appareils dont l’établissement fut. peu dispendieux et la conduite facile ; parmi ceux qui ont été établis dans ce but, on peut citer l’appareil de M. Lépine, sur lequel un rapport a été présenté à la Société il y a quelques années (1).
- C’est particulièrement pour l’éclairage d’une fabrique ou d’une maison isolée qu’un appareil de petite dimension peut rendre de véritables services ; dans les villes, à la consommation desquelles de grands établissements peuvent fournir, la production particulière de gaz offre beaucoup moins d’intérêt.
- Nous n’avons pas besoin de signaler ici les avantages qu’offre pour un établissement industriel d’une certaine étendue l’éclairage au gaz, qui l’emporte de beaucoup sur tout autre par sa régularité, la facilité de l’étendre plus ou moins, et la simplicité du service qu’il exige. Dès longtemps des usines ont été éclairées par ce moyen, et il n’est pas à notre connaissance qu’on ait eu d’objections à présenter sur cet emploi.
- Quelques expériences de Boyle, de Shirley et de Haies avaient déjà fait connaître, en 1667, la combustibilité des gaz. provenant du bois et de la houille. James Lowther décrivit, le premier, les phénomènes que présente le gaz de la houille. En 1 739, Clajton indique de nouveaux faits à ce sujet, et, en 1767, Watson détermine, par des expériences, les propriétés du coke et du goudron que donnent diverses houilles.
- En 1786, Lebon établit un appareil d’éclairage par les gaz provenant du? bois et de la houille, et en 1792, Murdoch éclaire sa maison, à Redruth en Cornwall; en 1797, il éclaire de la même manière Old-Kunnock, en Ayrshire, et, en 1798, il établit, à la fonderie de Soho, près Birmingham, un très-grand appareil d’éclairage.
- C’est en Angleterre que ce procédé se répandit d’abord, et depuis son introduction en France il a acquis un développement immense.
- Un peu plus tard, M. Cartier établit, dans sa fabrique à Puteaux, un appareil destiné à l’éclairer en totalité.
- L’appareil de M. Guilbaud se compose d’une cornue en fonte et d’un petit gazomètre susceptibles d’être placés dans un espace très-peu étendu : c’est
- (0 Yoy, Bulletin de la Société, 27e année (1828), p. 25,
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- particulièrement au moyen du goudron que l’auteur obtient son gaz que nous avons vu à plusieurs reprises employé dans diverses localités, et particulière-' ment dans la belle fabique de M. Farcot.
- Les petits appareils d’éclairage ont l’inconvénient d’exiger pour leur conduite un ouvrier spécial, circonstance qui augmente le prix de revient du gaz; aussi, pour le diminuer, M. Guilbaud a-t-il, dans l’établissement de M. Farcot, placé sa cornue dans le massif même des chaudières à vapeur, de sorte que le même ouvrier conduit facilement les deux appareils.
- Toutes les fois que ces dispositions peuvent être adoptées, l’appareil de M. Guilbaud peut être utilement appliqué, et, dans toutes les circonstances où les matières qu’il emploie pour produire son gaz seront abondantes et à un prix peu élevé, son procédé fournira des moyens avantageux d’éclairage.
- Lorsqu’il faudra un fourneau particulier et un ouvrier spécial pour la conduite de l’appareil, le procédé de M. Guilbaud ne pourra présenter d’avantages que relativement à la nature des matières qu’il emploie pour produire du gaz, et restera comparable à divers appareils de petites dimensions, comme celui de M. Lépine, par exemple.
- L’utilité que l’appareil et le procédé que nous venons d’indiquer peuvent offrir a semblé au comité de nature à être signalée en insérant le présent rapport au Bulletin.
- Signe' Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 juin 1840.
- ARTS ÉCONOMIQUES. — literie.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur divers objets de literie présentés parM. Proes-cliel tapissier y boulevard des Capucines, 15.
- On a proposé divers moyens de remplacer la plume, la laine et le crin qui entrent dans la confection des couchages et objets de literie.
- Plusieurs mousses, notamment YHjpnum crispum, sont employées à cet usage dans quelques localités.
- Parmentier, qui a écrit un mémoire intéressant sur les plumes et duvets, a recommandé les bractées ou les feuilles qui enveloppent la fleur du maïs.
- M. le général Bory de Saint-Vincent, dans un savant rapport à l’Académie des sciences, a préconisé la Zostère, plante marine qui, étant convenablement
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- préparée, est souple, élastique, mollette, inodore, point hygrométrique, et ne s’imprégnant point par la transpiration.
- On a fait aussi des matelas en étoffe imperméable, distendus, remplis d’air et très-portatifs-
- Enfrn les lits a ressorts métalliques, dont les avantages ont été signalés, il y a longtemps, dans votre bulletin, par notre vénérable collègue M. Bouriat, se répandent de plus en plus dans les diverses classes de la société (1 ).
- M. Proeschel, tapissier, a soumis à votre examen des couchages en crin végétal et à ressorts métalliques.
- Le crin végétal ou caragate, tillandsia usneoides, est une plante parasite de la famille des Broméliacées ; elle croit en grande abondance sur l’écorce des arbres vieux ou malades, au Brésil, au Mexique, à la Louisiane, etc.
- Ce végétal produit des tiges de deux à trois mètres de longueur, filiformes et articulées ; dépouillée, par une sorte de rouissage, du duvet soyeux qui la recouvrait, cette plante prend l’aspect noirâtre et crêpé du crin commun, au point même de s’y méprendre, si l’on n’y regardait avec quelque attention; elle est susceptible d’être cardée ;on s’en sert, dans le nouveau monde, pour rembourrer les selles de cavalerie.
- Le crin végétal est moins élastique et plus mou que le crin ordinaire, il se casse facilement ; comme il nous arrive brut d’Amérique, la préparation et le rouissage qu’il faut lui faire subir en élèvent le prix à près de 2 fr. le kilog., c’est-à-dire au prix du crin commun, et, à prix égal, il est probable que ce dernier aurait la préférence. M. Proeschel pense que, si le crin végétal recevait sur le lieu même de sa production les préparations nécessaires, il pourrait être livré au commerce à bas prix et l’emploi pourrait en devenir avantageux.
- M. Proeschel a aussi essayé d’employer des feuilles vertes de plusieurs graminées, lesquelles, après avoir été soumises à l’ébullition, tordues comme le crin et séchées, ne manquent pas d’une certaine élasticité; mais cette matière est fragile, elle se réduit en poussière lorsqu’elle est froissée; enfin elle conserve, pendant longtemps, une odeur defoin très-prononcée; le bas prix seul de cette matière, en permettant de la renouveler fréquemment, pourra déterminer quelques personnes à en faire usage.
- M. Proeschel a introduit, dans la confection des matelas dits élastiques, plusieurs améliorations qui ne sont pas sans importance.
- Ainsi, au lieu d’élablir, comme on le pratique ordinairement, les ressorts sur un châssis sanglé qui se distend et cède sous la pression, il fixe les spirales (*)
- (*) Yov. Bulletin de la .Société., 26e aimée ( 1S27), p.
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- en fit de fer sur un fond solide en planches soigneusement assemblées à languettes et divisées en plusieurs panneaux.
- Il proportionne la force'et le nombre des élastiques au poids de la partie du corps qu’ils doivent supporter; ils sont, par conséquent, plus forts au milieu qu’aux extrémités, et plus faibles aux pieds qu’à la tête. Il donne au matelas une légère inclinaison de la tête aux pieds, il le recouvre d’une enveloppe d’étoffe que l’on peut enlever facilement pour la nettoyer.
- Ces matelas sont disposés aussi de manière à ce que deux personnes puissent y coucher à la fois sans qu’ils se déforment ou perdent leur élasticité.
- Enfin, dans les lits destinés aux enfants ou aux malades, il a pratiqué une ouverture ou un conduit qui facilite l’écoulement et la sortie des eaux et dont les parois sont recouvertes d’une toile imperméable. i
- Les divers couchages élastiques qui ont été soumis, par M. Proesckel, à l’examen de votre comité nous ont paru convenablement soignés et bien exécutés.
- Les avantages des couchages à ressorts métalliques commencent à être suffisamment appréciés par le public; mais il serait à désirer qu’il pussent s’introduire dans les hôpitaux, les hospices, les casernes et établissements de bienfaisance.
- M. Proeschel nous a donné à ce sujet quelques renseignements qui méritent d’être connus, et de fixer l’attention des commissions administratives des hospices.
- Les lits dont on fait usage dans les hospices de Paris se composent d’une paillasse et de deux matelas.
- Le prix de revient de ces trois objets est de 119 fr.
- L’établissement d’un même coucher, composé d’un matelas élastique ordinaire et d’un matelas en laine, présenterait une économie de 19 fr., ou, pour mille lits, 19,000 fr.
- La comparaison de la dépense de l’entretien annuel des couchages est encore en faveur de ceux à ressorts métalliques..
- On peut évaluer à 1 fr. 50 c. la dépense moyenne annuelle d’entretien d’un couchage élastique.
- Celle de l’entretien du couchage ordinaire, dont il est question, devant être portée à 4 fr. environ, il résulte une économie annuelle de 2 fr. 50 c., en faveur des lits élastiques. Soit, pour mille lits, 2,500 fr.
- Déjà un essai des couchages élastiques a été fait à l’hôpital de la Clinique ; il a été satisfaisant. Les malades que l’on avait momentanément privés de ces couchages les réclamèrent avec de vives instances, et ils exprimaient leurs regrets en termes qui prouvaient assez que ces lits avaient contribué pour beaucoup à adoucir leurs souffrances.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- En résumé, messieurs, votre comité est d’avis que les efforts qu’a faits M. Proeschel pour perfectionner son art, que les améliorations qu’il a apportées dans la confection des lits à ressorts métalliques, méritent vos éloges et vos encouragements.
- J’ai l’honneur de vous proposer de remercier M. Proeschel de sa communication et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Hf.rpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 6 mai 1840.
- INCUBATION ARTIFICIELLE.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques , sur un appareil d’incubation artificielle établi par feu Bonnemain et perfectionné par M. Sorel.
- Le régu’ateu du feu inventé par M. Sorel a été appliqué de la manière la plus heureuse à l’incubation artificielle des poulets.
- Madame Rousseau, rentière, avait fait établir dans sa propriété, au Pecq (Saint-Germain), et pour son agrément, un appareil d’incubation artificielle, par Bonnemain, physicien distingué auquel la science est redevable de plusieurs découvertes utiles, et notamment du chauffage par la circulation de l’eau.
- On sait, d’après les belles expériences de Réaumur sur l’incubation artificielle, que, pour assurer le succès de cette opération, il est nécessaire que les œufs restent exposés, pendant vingt et un jours, à l’action régulière et soutenue d’une chaleur de 30 à 32 degrés R.
- Pour maintenir cette température d’une manière constante et uniforme, Bonnemain avait imaginé d’adapter au fourneau de son appareil un registre destiné à ouvrir ou à intercepter plus ou moins le passage de l’air nécessaire à la combustion. Ce registre était mis en mouvement par le jeu d’une tige métallique qui, en se dilatant par la chaleur ou en diminuant de longueur par 1’abaissement de la température, ouvrait ou fermait ce registre, et activait ou ralentissait la combustion du charbon contenu dans le fourneau.
- L’appareil incubatoire fonctionna bien tant qu’il fut sous la direction et la surveillance de Bonnemain ; mais la négligence des préposés, plusieurs causes accidentelles, par exemple, un fragment de charbon qui empêchait les mouvements du registre, occasionnaient assez fréquemment des mécomptes sérieux.
- Ces inconvénients déterminèrent, il y a deux ans, madame Rousseau à substituer le régulateur de M. Sorel à celui de Bonnemain.
- Vous vous rappelez, messieurs, que le régulateur de M. Sorel, déjà décrit
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- INCUBATION ARTIFICIELLE.
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- dans le Bulletin, année 1834, page 242, consiste essentiellement en un flotteur formé par une cloche renversée contenant de l’air, lequel, en se dilatant ou en se condensant, fait monter ou descendre le flotteur, intercepte ou laisse libre le passage de l’air destiné à l’alimentation du foyer.
- Ce régulateur jouit d’une très-grande sensibilité.
- Depuis cette heureuse substitution, le couvoir a toujours fonctionné avec une précision et une régularité remarquables ; aucun accident n’est survenu; la température s’est constamment maintenue très-exactement au degré déterminé, et le domestique intelligent de madame Rousseau a pu même constater, par de nombreuses expériences, que la température la plus favorable pour le succès de l’éclosion varie entre 30 degrés et demi et 31 degrés et demi R.
- La surveillance de l’appareil actuel se réduit à très-peu de chose. Il suffit de le visiter une ou deux fois par jour et d’y mettre la provision de charbon. Il fallait, autrefois, surveiller nuit et jour le régulateur de Bonnemain. Enfin la dépense du combustible est moindre aujourd’hui qu’elle n’était pour l’ancien appareil.
- La combinaison du régulateur de M. Sorel avec l’appareil à circulation d’eau de Bonnemain, pour l’incubation artificielle, doit être considérée comme un perfectionnement important et qui a donné de très-bons résultats. Une pratique de quatre années les a pleinement confirmés.
- C’est pourquoi votre comité des arts économiques vous propose de faire décrire et figurer, dans votre Bulletin, l’appareil d’incubation artificielle établi chez madame Rousseau.
- C’est à la fois servir la science et honorer la mémoire d’un homme utile que de faire connaître l’appareil incubatoire qui a été établi par Bonnemain lui-même, qui est peut-être Tunique qui existe aujourd’hui ; qui, d’ailleurs, n’a pas encore été complètement décrit ou figuré : c’est aussi remplir les intentions généreuses de madame Rousseau, qui a conservé religieusement la -création de Bonnemain, dans le but unique de répandre et de propager les 'bons procédés d’incubation artificielle.
- Le comité vous propose, en outre, messieurs, d’adresser des remercîments à madame Rousseau et à M. Sorel.
- Signé IIërpin, rapporteur, 4 |
- Approuvé en séance, le 22 avril 1840.
- Trente-neuvième année. Juillet 1840.
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- arts Économiques•
- Description de t appareil d’incubation artificielle de Bonno-main, perfectionné par M. Sorel.
- PI. 802 ,fig. 1, Section verticale sur la ligne A B du plan de l’appareil d’incubation établi chez madame Rousseau, au Pecq, à Saint-Germain.
- Fig. 2, Plan de l’appareil, pris au niveau de la ligne C D,Jig. 1.
- Fig. 3, Section verticale du fourneau à circulation d’eau avec le régulateur de M. Sorel.
- Fig. 4, Coupe horizontale du même sur la ligne E F,Jig. 3.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Couvoir, composé d’une caisse soutenue par quatre montants, et contenant quatre rangées de six tiroirs chacune, dans lesquels on place les œufs destinés à l’éclosion. Ces tiroirs a sont chauffés par des tuyaux b, dans lesquels circule l’eau chaude provenant de l’appareil, jig. 3. Cette eau entre au point c, au sommet du couvoir, et, après avoir circulé autour des tiroirs, elle rentre au point g?dans l’appareil, où elle reprend son niveau et s’échauffe de nouveau. La chaleur communiquée ainsi aux œufs placés dans les tiroirs favorise l’écîosion des poussins, qu’on dépose dans la boîte a . BB, Cages établies dans la partie C du bâtiment attenant à la chambre d’éclosion. Elles sont chauffées par des tuyaux e y dans lesquels circule l’eau provenant d’un second fourneau D, placé entre les deux cages et construit d’après le système de Bonnemain. Cette eau entre enf, et, après avoir échauffé les cages, elle sort en g9 pour rentrer dans l’appareil D.
- Les cages B sont composées de quatre étages superposés ; elles sont garnies de peaux de moutons h, sous lesquelles les poulets éclos jouissent d’une température douce, favorable à leur accroissement; le devant de ces cages est fermé par des trappes i et le fond par un grillage k,• l’eau pour abreuver les poulets est contenue dans les petites auges /.
- E, Grandes caisses à grillage formant le prolongement des cages B ; on y fait entrer les poulets au sortir de ces cages, lorqu’ils ont déjà acquis un certain degré d’accroissement.
- F, Poêle pour entretenir, en hiver^ une température suffisante dans l’établissement.
- G, Chambre qui reçoit les poulets élevés.
- M,fig. 3, Récipient de forme ovale contenant l’eau chauffée par le réservoir intérieur I, également plein d’eau, dans lequel baigne un cylindre J, qui transmet la chaleur à l’eau. Ce cylindre reçoit un calorifère cylindrique K, dont
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- RÉGULATEUR DE CHALEUR.
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- les parois inférieures sont peinées de trous et qu’on emplit de charbon de bois, lequel repose sur la grille K'.
- L, Cendrier portant à sa circonférence des orifices pour l’admission de l’air nécessaire à la combustion. . *
- L', Cloche ou régulateur plongeant dans l’eau du réservoir I, et surmonté d’un tuyau M, qui monte et descend le long d’un tuyau N, servant à conduire l’air sous le cendrier. La partie supérieure de ce tuyau est percée de plusieurs rangées de trous m, que le tuyau M couvre et découvre par l'effet de la dilatation ou de la condensation de l'air sous la cloche, ce qui acccéïére ou ralentit la combustion ; le tuyau est fermé par un bouchon n.
- G, Petit tuyau fermé aussi par nn bouchon o; il est soudé à la cloche L'et laisse échapper l’air chassé par la vapeur contenue dans la partie supérieure vide de la cloche.
- P, Bouchon qu’on ôte pour remplir d’eau le récipient I.
- Q, Couvercle du calorifère K qu’on enlève pour charger le fourneau de charbon.
- R, Tuyau pour laisser échapper les gaz de la combustion.
- S, Tuyau de sortie de l’eau.
- T, Tuyau de rentrée de l’eau.
- L’eau de la partie supérieure du récipient intérieur I sort par le tuyau R, d’où elle passe dans les tuyaux a; elle y circule continuellement pour sortir par le tuyau d, et rentrer par le tuyau T.
- Ce système de circulation, dit à Bonnemain et décrit dans la 23e année du Bulletinj pag. 23B, résulte de la différence de température entre l’eau sortant de l’appareil et celle qui rentre. (D.)
- RÉGULATEUR DE CHALEUR.
- Description d’un appareil propre a régler la chaleur d’une maniéré constante et uniforme; par M. Sorel.
- Cet appareil, semblable à celui que nous venons de décrire, et qui a été employé avec succès par M. Becquerel dans ses belles expériences sur la chaleur animale, donne une température rigoureusement constante à un dixième de degré près. Il est représenté pl. 802.
- Fig. 5, Section longitudinale et verticale de l’appareil sur la ligne G H de
- la fig- 6- ;
- Fig. 6, Coupe horizontale du même, sur la ligne I K, fig. 5.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Fig. 7, Section verticale et transversale du fourneau et du régulateur sur la ligne L M,fig. 6.
- Fig. 8, Cheminée conique dont le fond est percé de trous pour laisser échapper les gaz de la combustion.
- Fig. 9, Section d’une lampe qu’on peut placer dans le fourneau et substituer au combustible.
- Fig. 10, Vue en dessus de la lampe.
- Fig. 11, Porte-mèche vu en plan et en coupe.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, Récipient carré rempli d’eau enveloppant un cylindre b, dans lequel entre le fourneau c, chargé de charbon, qui repose sur la grille d. Le combustible est tassé à l’aide d’un tuyau conique et amovible e, qui laisse échapper les gaz de la combustion. Ce tuyau est muni d’une anse f9 pour l’enlever facilement.
- g f Récipient carré du régulateur plein d’eau, dans lequel plonge une cloche Æf, dont le tuyau k monte et descend le long d’un tube l servant à l’introduction de l’air sous la grille d; cet effet est produit par la dilatation et la contraction de l’air renfermé sous la cloche. La partie supérieure du tube l est percée de trous m, que le tuyau k couvre ou découvre pour augmenter ou diminuer le-tirage du fourneau.
- 7i, Chapeau couvrant le tube /.
- o, Petit tuyau fixé sur la cloche et destiné à régler la quantité d’air que doit renfermer la cloche.
- p, Troisième récipient plus grand que le précédent et faisant corps avec lui; il est rempli d’eau dans l’espace qui le sépare de la boîte q7 dans laquelle on place les objets soumis à la chaleur. Le dessous r de cette boîte est à jour, et son couvercle est percé de deux trous pour y introduire des thermomètres.
- s y Tuyau coudé faisant passer l’eau du récipient a dans le récipient gf qui communique librement avec le récipientp en dessus et en dessous.
- ty Petite soupape placée sur le sommet de la cloche i, et qui, lorsque cette cloche s’élève, bouche le tuyau s et interdit le passage de l’eau du récipient a dans le récipient g.
- u, Couvercle de la boîte q.
- v, Tuyau de communication entre les récipients a et g.
- je. Petite lampe placée dans le fourneau c en remplacement du combustible pour donner des températures plus basses.
- jy Armature de cette lampe.
- z, Porte-mèche. (D.)
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- GARDE-ROBES.
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- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts éco-nomiqueSy sur les sièges d’aisance inodores de M. Filliol. rue Fontaine- au-Roi y i5.
- Le 23 octobre 1839, j’ai eu l’honneur de lire au conseil, au nom du comité des arts économiques, sur les cuvettes d'aisance hydrauliques, hermétiques et inodores de MM. Havard oncle et neveu, un rapport dans lequel, indépendamment des éloges dus à ces fabricants, étaient cités ceux qui s’occupent également de la confection-d’autres appareils de ce genre (1).
- M. Filliol vous a présenté, peu de temps après, des sièges de son invention*, et l’examen qu’en a fait le comité des arts économiques, auquel vous les avez renvoyés, l’a convaincu que, si ces appareils n’ont pas encore pour eux la garantie d’une longue expérience, ils paraissent fondés sur une idée ingénieuse qui doit en faire augurer le succès.
- Nous allons en faire connaître les dispositions.
- La cuvette de M. Filliol ne diffère pas sensiblement de celle des autres appareils de ce genre ; elle est de même en faïence ou en porcelaine et reçoit également, par une ouverture pratiquée prés de son bord supérieur, un jet d’eau venant d’un réservoir superposé et arrivant obliquement de façon à parcourir, en spirale, toute la partie inférieure des parois. Mais, d’abord, ce jet d’eau, au lieu de n’opérer qu’à l’aide d’un mouvement qu’on lui imprime spécialement, est mis enjeu par la levée ou l’abatage même du couvercle, et, de plus, la cuvette, au lieu de ne reposer que sur un simple récipient, communiquant au tuyau de chute et à une seule soupape, est établie sur deux récipients superposés, ordinairementen fonte, dont le supérieur est garni de sa valve ou soupape en cuivre. Quand on ne se sert pas de l'appareil, la première soupape, placée immédiatement au-dessous de la cuvette, est levée ou fermée de façon à en boucher hermétiquement l’orifice, tant par juxtaposition que par la quantité d’eau qui y a été retenue en quantité convenable; la seconde soupape, au contraire, communiquant immédiatement avec le tuyau de chute, est baissée ou ouverte. Veut-on se servir de l’appareil, le couvercle, en se levant, fait baisser la soupape supérieure et lever, au contraire, celle inférieure, qui vient à son tour former une fermeture hydraulique tant par juxtaposition qu’à l’aide de l’eau qui était retenue parla soupape supérieure et de celle dont le jet a été déterminé par l’élévation du couvercle. Les matières tombent alors dans cette eau ainsi contenue dans le récipient inférieur; et enfin l’abaissement du couvercle produit d’abord un nou veau jet qui nettoie la cuvette, et fait, en outre, élever la soupape supérieure de façon k fermer toute issue aux émanations, et baisser ou
- (ï) Voy. Bulletin de février 1840, p. 49*
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- 258 ARTS ÉCONOMIQUES.---GARDE-ROBES.
- ouvrir la soupape inférieure, qui précipite alors les matières dans le tuyau de chute.
- Il semble d’abord que ces différents effets ne puissent être obtenus que par un mécanisme plus compliqué que celui des cuvettes hydrauliques employées jusqu’ici; cependant, ainsi que le conseil peut s’en convaincre par l’appareil qui est sous ses yeux, le mécanisme en paraît simple et solide.
- Bien que ces appareils soient encore tout nouveaux, M. Filliol a mis sous les yeux du comité des certificats de différents architectes et propriétaires qui lui en ont fait placer et qui en témoignent leur satisfaction; nous avons recueilli la même attestation de vive voix de la part de l’un de ces propriétaires qui, après avoir fait poser d’abord un seul siège, s’est décidé à en faire établir également dans toute sa maison.
- Quant aux prix, M. Filliol annonce que, toutes choses égales t ils correspondent à ceux des autres appareils connus.
- Ces appareils peuvent, du reste, être également ajustés à l’usage des garde-robes portatives.
- D’après ce qui précède , nous avons l’honneur de vous proposer
- 10 De remercier M. Filliol de sa communication ;
- 2° De faire imprimer le présent rapport dans le Bulletin, avec la figure et la description de l’appareil, et l’indication des différents prix auxquels il peut être établi;
- 3° Et enfin de faire tfrer a part 200 exemplaires du rapport qui seront mis à la disposition de M. Filliol.
- Approuvé en séance 3 le 6 mai 1840. Signé Gourlier, rapporteur.
- Des cri et ion du siège d aisance inodore de M. FillioL
- PL 803,fig. 1, Section verticale et latérale du siège inodore.
- Fig. 2, Section verticale et longitudinale du même.
- Fig. 3, La cuvette et les récipients vus séparément.
- Fig. 4, Vue, en élévation et en dessus, du levier articulé qui fait mouvoir la soupape de la cuvette et le robinet. ^
- Fig. 5, Parties détachées du bouchon à vis et de la boîte hermétique qui s’adapte sur les axes des soupapes.
- Fig. 6, Section verticale de ces pièces assemblées et montées sur l’axe.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- h, Coffre du siège. B, Couvercle du siège. C, Cuvette. D, Soupape hydraulique bouchant l’orifice inférieur de la cuvette., E, Contre-poids de cette soupape. F, Premier récipient en fonte placé sous la cuvette; il est surmonté d’une plaque en fonte F* portant deux cercles, dont l’un reçoit l’orifice inférieur de la cuvette, et l’autre sert à retenir Peau de la soupape D pour former une fermeture hermétique. G, Soupape qui s’applique contre le fond
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- I
- a/a'aa’ /a/av a\ aa; avaaaav-/ ./ dot/ilk //avva/aa r rr ./ sorr.irKs .nynn.jruo(!ks, r.-m oj,
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- AGRICULTURE. — ARROSEMENT. 259
- de ce récipient. H, Second récipient débouchant dans le tuyau de descente I. J, Tuyau qui amène l’eau dans la cuvette. R, Tuyau aboutissant à un réservoir supérieur. L, Robinet d’admission de l’eau dans la cuvette. M, Levier qui ouvre ou ferme ce robinet. N, Coffret servant à loger le contre-poids quand la première soupape est ouverte.
- a, Tringle sur laquelle est montée la soupape D. b, Tringle de la soupape G. c, Bouchon à vis comprimant un morceau de caoutchouc renfermé dans une boite d, enfilée sur l’axe des soupapes afin d’éviter les émanations qui pourraient s’échapper par les vides qui tiendraient à quelque imperfection dans l’ajustement du mécanisme, e, Petit levier muni d’un galet et servant de prolongement au couvercle B, qui commande le système des tringles./, Tringle supérieure portant une platine de cuivre/', sur laquelle roule le galet de la pièce e; cette tringle est maintenue dans la position verticale par Une boîte g fixée sur la plaque F'. Elle est articulée avec une seconde tringle h, qui lui sert de prolongement, i /, Équerres ou petits bras de leviers des soupapes, k, Levier courbe qui fait tourner le levier M, pour ouvrir ou fermer le robinet.
- Quand le couvercle Best levé, son prolongement e appuie, en décrivant un arc de cercle, sur la platine de la tringle/, laquelle, en s’abaissant, opère l’ouverture de la première soupape D, par l’intermédiaire de l’équerre i. En même temps, la tringle h, agissant sur le bras de levier /, ferme la seconde soupape G. Pendant que ce mouvement s’opère, le bras de levier k fait tourner la clef du robinet et livre passage à l’eau dans la cuvette.
- Il résulte de cette disposition que, lorsque la soupape D est ouverte, l’eau qui afflue dans la cuvette ail moment de la levée du couvercle se précipite dans le récipient F.
- Quand, après avoir quitté le siège, on abaisse le couvercle, l’appareil, mû par les mêmes moyens, accomplit les mêmes fonctions, mais en sens inverse , c’est-à-dire que la soupape D se ferme comme le représente la Jig. 2, et la soupape G s’ouvre; aussitôt les matières s’échappent dans le récipient ïï, d’où elles tombent dans la fosse avec Veau de la cuvette ; en même temps, le robinet L se ferme et la passage de l’eau est intercepté.
- Le prix de l’appareil complet, y compris le coffret du siège, le réservoir, les tuyaux, robinets, etc., et la pose, est de 150 f. ; il est de 1 00 fr. seulement sans le réservoir et ses accessoires. (D.)
- AGRICULTURE. — arrosement.
- , Rapport fait par JM. Oscar Leclerc-Thoüin , au nom du comité d’agriculture, sur une pompe d’arrosement présentée par JM. Dubuc, impasse de la Pompe, 3.
- Messieurs, M. Dubuc vous a présenté une pompe portative à jet continu
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- AGRICULTURE.
- propre aux arrosages. Elle se compose d’un tube métallique dans lequel se meut un piston en bois, simplement recouvert de filasse, supporté par une tige également en bois, terminée en béquille. A la partie supérieure de cette pièce principale se trouvent, à gauche une poignée , à droite quelques trous équidistants recouverts extérieurement d’une plaque demi-cylindrique qui descend jusqu’au tiers environ du corps de pompe, et forme gouttière lorsque l’eau s’est élevée accidentellement au-dessus du piston; elle ne peut ainsi, dans aucun cas, mouiller les mains de l’ouvrier. A la base est un prolongement conique percé de manière à permettre l’introduction du liquide jusqu’à la soupape.
- Attenant au corps de pompe se trouve un récipient d’air d’un diamètre à peu près égal au sien, au point de communication, c’est-à-dire à la hauteur du piston, mais de plus en plus large jusqu’à la hauteur de la poignée. Il présente donc la forme d’un cône renversé, tronqué, légèrement coudé vers son sommet et complètement fermé à la partie opposée par une soudure.
- Le tuyau d’écoulement est fixé sur le récipient de la même manière que celui-ci l’est sur le corps de pompe; son diamètre diminue constamment de largeur de bas en haut. Un prolongement coudé sert à diriger le jet d’eau, et deux plaques diversement recourbées en dessous permettent de le diviser dans un sens ou dans un autre suivant le besoin.
- Chaque fois que le piston descend, l’eau refoulée pénètre dans le récipient jusqu’à ce que la pression croissante de l’air emprisonné fasse équilibre à la force employée par l’opérateur; le liquide jaillit alors comme dans une pompe ordinaire. Lorsque le piston remonte, l’air tendant à reprendre son volume, la réaction qu’il opère suffit pour conserver momentanément l’impulsion donnée.
- Le principe, comme on voit, ri’est pas nouveau; mais l’application m’a paru offrir de l’intérêt au jardinage; les essais que j’ai faits ont pleinement confirmé, dans mon esprit, ce que M. Dubuc a avancé : le jet une fois établi se maintient, à très-peu près à la même distance de l’orifice du tuyau, de sorte que l’eau peut être portée en entier sur un point voulu ; ce jet, par un temps calme, a dépassé 13 mètres sous le vent, il les a presque atteints dans la direction contraire; en moins d’une minute, il a fourni, à cette distance, 30 à 35 litres d’eau ; enfin, grâce aux ajutages, on a pu répandre l’eau à l’état de pluie fine , soit sur des espaliers, soit sur des semis délicats sans endommager les premiers et sans faire éprouver à la terre des seconds le tassement qui résulte toujours de l’emploi des arrosoirs à pommes même percées de trous très-fins.
- A de tels avantages que je ne me rappelle pas avoir vus aussi bien ou aussi complètement réunis dans aucune machine de ce genre, la pompe qui fait
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- COMMERCE.
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- l'objet de ce rapport joint celui de la modicité du prix. En zinc, elle coûte de 8 à 12 fr. selon les dimensions du modèle ; en cuivre, de 15 à 20 fr.
- M* Dubuc a obtenu une mention honorable à la dernière exposition des produits de l’industrie française; je vous propose, messieurs, d’ajouter votre approbation à celle du jury en faisant insérer le présent rapport dans votre Bulletin.
- Signé O. Leclerc-Thouin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 mai 1840.
- COMMERCE.
- Note sur le voyage de circumnavigation entrepris par M. le capitaine Lucas ; communiquée par M. de Marivault.
- e
- M. le capitaine Lucas, qui a entrepris un voyage autour du monde et à quil conseil de la Société d’encouragement a remis des instructions, vient d’adresser de Montevideo, sous la date du 21 février dernier, un premier rapport destiné à expliquer les causes de son retard à donner de ses nouvelles et à fournir quelques documents commerciaux.
- Le capitaine Lucas a eu beaucoup d’obstacles à vaincre pour organiser définitivement son entreprise. « Un peu d’expérience, écrit-il, m’aurait évité « bien des travaux, mais je m’étais armé de persévérance et d’une ferme voce lonté qui, je le vois avec satisfaction, ont suppléé à l’inexpérience inséparable « d’un premier voyage. J’ai à annoncer à la Société qu’à l’avenir je serai plus « exact ; je viens d’instituer un journal hebdomadaire où tout ce que nous « ferons d’intéressant sera inséré. »
- Les premiers renseignements transmis sont relatifs aux relations commerciales de la France avec le Brésil, vaste et admirable empire, dit le capitaine Lucas, qui, bien dirigé et bien exploité, pourrait, à lui seul, par sa fertilité, faire la fortune de toutes les puissances maritimes de l’Europe.
- La France se trouve placée en première ligne pour profiter des relations commerciales avec cet empire. Les croyances religieuses sont les mêmes; nos modes, nos coutumes, nos usages sont copiés avec un empressement remarquable; nos articles de nouveautés et de modes y sont donc enlevés avec avidité.
- Mais partout les Anglais introduisent leurs marchandises avec des chefs et des inscriptions françaises, quand ils savent que l’article français est préféré au leur. Par exemple, on trouve, chez les marchands de draps anglais, des pièces de drap avec le chef français ; le consommateur, trompé dans l’usage
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- COMMENCE,
- qu’il fait de marchandises qu’il croit provenir de pays divers, achète indifféremment chez les Anglais et chez les Français, persuadé qu’il est d’être aussi bien servi chez les uns que chez les autres. Malgré ces supercheries, la France conserve, pour les draps, la supériorité à Montevideo; c’est le seul port de l’Amérique du Sud où le commerce français marche de pair avec celui de la Grand e-Bre I agne.
- Partout nous pourrions rivaliser avec elle, puisque les besoins et les goûts sont les mêmes dans tout le pays ; mais comment soutenir la concurrence en persistant dans le mode d’opérations que viennent de suivre des Français qui cherchent vainement depuis deux mois à réaliser la valeur d’une pacotille assez considérable?
- Ces Français, qui n’avaient jamais mis le pied à Rio-Janeiro, ont acheté des marchandises à Bordeaux, sous la condition de payer comptant 30 pour 100 de la valeur; mais le vendeur, pour se garantir du payement de l’autre partie, les a forcés de s’adresser à des correspondants de Rio, qui ont reçu toutes les marchandises. Tout en laissant les pacotilleurs vendre eux-mêmes, ces carrespondants ne livrent pas un ballot sans que la valeur ne leur soit comptée. Celui qui engage ces sortes d’affaires avec les pacotilleurs ayant reçu 30 pour 100 comptant et, peut-être, réalisé un bénéfice égal sur sa vente, ne court aucun risque , mais les pacotilleurs sont ruinés. N’ayant aucune connaissance locale, comment auraient-ils pu assortir leurs marchandises et prendre ce qui convenait?
- CVst ainsi cependant que, pour les cinq sixièmes, notre commerce se fait. Pour remédier à cet état de choses, il faut imiter nos capitalistes de l’intérieur et former des associations, en leur offrant, pendant quelques années, l’appât d’une prime; au bout de trois ans, on pourrait la supprimer, et nos affaires n’en iraient pas moins bien.
- Toute marchandise française bien achetée, c’est-à-dire de première main et de bonne qualité, se vend toujours bien, si le pays auquel on la porte en fait usage.
- Afin de guider dans le choix des marchandises, le capitaine Lucas a joint à son rapport un état des marchandises importées à Rio par la Fiance et la nomenclature générale des importations effectuées à Montevideo en 1834; mais ni les prix de vente, ni les quantités ne se trouvent indiqués; il est seulement fait mention, en ce qui concerne Montevideo, du mode ordinaire de livraison de chacun des articles désignés par l’un des mots suivants : barriques, arrobes, tares, pièces, douzaines, fanègues, yards, etc,, en prévenant que le mot yard est annexé à tous les articles de livraison anglaise.
- A ces renseignements généraux, le capitaine Lite as a ajouté quelques con-
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- NO TIC®. IUBÜSTIUEtLES.
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- sidérations systématiques réfutées, d’avance, par les récentes décisions de la chambre des députés sur la question des sucres, et par quelques ouvertures sur ses projets ultérieurs qu’il serait, sans doute, prématuré de reproduire et de discuter. L’occasion s’en présentera plus convenablement lorsque la Société aima reçu une série suffisante de rapports pour qu’elle puisse apprécier le degré d’utilité à retirer de cet essai de voyage d’exploration dans les régions équatoriales^ les Indes et l’Océanie.
- NOTICES INDUSTRIELLES (I).
- ara UBGJtaïQUBS.
- Nouveau navire à vapeur d’une dimension extraordinaire.
- Ce navire, nommé le Président, le plus grand qu’on ait jamais construit, vient d’être achevéj il est destiné pour le service entre Liverpool et les États-Unis d’Amérique; son port est supposé de 2,500 tonneaux, et il est muni de trois mâts et d’un beaupré pour recevoir une voilure complète. Sa longueur est de 273 pieds anglais (82 mètres) ; sa largeur de 41 pieds (12m,30) et sa profondeur de 30 pieds (9 mètres). Sa construction est très-solide, étant renforcée à l’avant et à Tarrière par une armature en fer, de manière à pouvoir résister à la fureur des vagues de l’Océan.
- Ce navire est installé avec le plus grand soin et pourvu de tout ce qui est nécessaire pour la commodité des voyageurs. La cale est divisée, par de fortes cloisons, en chambres ou compartiments, qui offrent l’avantage de concentrer sur un seul point et de se rendre maître d’une voie d’eau lorsqu’elle vient à se manifester, moyen qui assure, dans ce cas,le salut du navire.
- La machine à vapeur qui fera marcher cette énorme masse flottante est de la force de 540 chevaux et sort des ateliers de MM. Fawcett et compagnie, à Liverpool ; toutes les pièces en sont construites avec une solidité remarquable. Yoici ses dimensions : diamètre du cylindre, 80 pouces (2 mètres), longueur du coup de piston, 7 pieds (2m,IO). La machine complète, avec tous ses accessoires, chaudières, bouilleurs, etc., pèse 540 tonneaux (540,000 kilog.); l’arbre moteur des roues est du poids dé 9,000 kilog., les chaudières de 30,000 kilog., et toutes Tes autres pièces en proportion. (Meck. tnag., avril 4840.)
- Machine électro-magnétique; par M. Patterson.
- Le principe d’action de la machine est puisé dams la propriété que possède uu £afe-
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- ceau de lames de fer doux recouvert d’une hélice de fil de cuivre convenablement isolé, de recevoir et de perdre, dans des temps très-courts, le pouvoir magnétique.
- Des morceaux de fer doux sont placés à des intervalles égaux sur la circonférence d’une roue ; ils passent, pendant la rotation de la roue, tour à tour devant deux aimants électro-magnétiques. Les fils destinés à établir les courants sont liés à un mécanisme simple qui permet au courant électrique de s’établir au moment où le morceau de fer doux va arriver en présence de l’aimant; lorsque le rapprochement est le plus complet, lecourant est supprimé tout à coup. La roue continue de tourner par la vitesse acquise; le courant n’est rétabli que lorsque plus de la moitié de l’espace qui sépare les morceaux de fer doux a été parcourue. L’attraction, en commençant à volonté tantôt un peu avant, tantôt un peu après ce point milieu, détermine et règle le sens dans lequel la roue continue de marcher. Il suffit donc, pendant l’action, de déplacer d’une petite quantité l’appareil qui sert à établir et à supprimer la communication pour donner à la machine des mouvements inverses.
- La machine est arrêtée et fixée en laissant le courant agir d’une manière continue. La suppression complète du courant remet la roue dans un état parfait de liberté.
- La puissance électrique de cette machine est empruntée à une pile composée de zinc amalgamé avec du mercure et de feuilles de plaqué d’argent recouvertes de platine par précipitation. Des feuilles de tôle de fer, recouvertes également par une précipitation de platine, peuvent, avec avantage, remplacer le plaqué d’argent. Ces éléments sont plongés dans de l’eau acidulée avec l’acide sulfurique dans la proportion de neuf parties d’eau et une partie d’acide.
- Une machine de ce genre, suivant M. Patterson, sert à mettre en jeu une presse mécanique destinée à l’impression d’un journal hebdomadaire (Acad^ des sciences, 8. juin 1840).
- Autre machine électro-magnétique inventée par M. Taylor, de New-York.
- La plupart des machines électro-magnétiques imaginées jusqu’à présent sont fondées sur le principe de l’attraction et de la répulsion du fluide électrique. Celle de l’auteur, au contraire, se meut par la seule force attractive sans changement de polarité, ou, en «d’autres termes, son invention consiste à transmettre et à supprimer le courant du fluide électrique à une série d’aimants qui agissent avec une telle puissance d’attraction positive qu’ils produisent un mouvement de rotation continue de la roue à laquelle ils sont attachés. Cette roue en bois, de 60 centimètres de diamètre, et placée dans une position verticale, est munie de sept morceaux de fer forgé doux ou armatures, fixés à des intervalles égaux sur sa circonférence. Quatre aimants électriques de mêmes forme et dimension sont fixés sur le bâti dans lequel tourne la roue, de telle sorte que les armatures puissent passer devant eux sans les toucher; ils sont entourés d’une hélice de fils de cuivre aboutissant à une pile galvanique. Un disque composé alternativement d’anneaux de cuivre et d’ivoire juxtaposés et en nombre égal à celui des armatures est monté -sur l’essieu de la roue et tourne avec elle. Quatre tiges de cuivre coudées ou marteaux sont réunis chacun avec l’un des bouts des fils à l’un des pôles des aimants électriques;
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- l’autre bout de ces fils étant attaché à l’un des pôles de la batterie. L’intervalle, entre chacun de ces marteaux mobiles sur des axes, s’appuyant constamment sur les anneaux dm disque, est tellement réglé que le marteau touche l’anneau de cuivre quand l’aimant auquel il est attaché est vis-à-Vis de l’armature correspondante; quand le centre de cette arma* tureest vis-à-vis le centre de l’aimant, son marteau s’appuie sur l’anneau d’ivoire; alors le courant est interrompu et l’armature passe librement pendant qu’uq autre anneau de cuivre vient se placer sous un autre marteau et charge l’aimant suivant, et ainsi successivement.
- La puissance de celte machine est très-faible et son prix de revient n’est point encore connu. La roue fait cent cinquante tours à la minute. Cette vitesse pourrait être doublée par le moyen d’une batterie plus puissante. La machine a été appliquée à un tour •ordinaire. (Mech. Magaz., mai, 1840.)
- Pavage en bois des rues de Londres.
- L’essai qu’on a fait à Londres, il y a quelques mois, de paver en bois une partie d’Oxford-Street présente des résultats très-remarquables. Sur ce pavage ont passé journellement 7,000 voitures pesant de 200 à 5,000 kilog. chacune, et plus de 12,000 chevaux, sans qu’il ait subi la moindre détérioration. La facilité de roulement y est aussi grande que sur les chemins de fer, de sorte qu’un seul cheval peut y traîner une voiture que quatre chevaux auraient de Va peine à faire mouvoir sur un chemin pavé de grès ou de cailloux. La marche des voitures ne cause aucun bruit.
- Ce pavage, inventé par le comte de l’Isle, qui a pris une patente à Londres sous le nom de Hodgson, le 27 juin, 1839, présente un plan parfaitement horizontal, et consiste en pieux de chêne de 60 centimètres de longueur, dont les deux bouts offrent chacun une surface de 225 à 250 millimètres carrés ; ces pieux, placés perpendiculairement, reposent sur une couche de sable et de chaux ; ils sont recouverts d’un mélange des mêmes matières, qui remplit tous les interstices de leur surface supérieure; ils ont été enfoncés dans le sol à l’aide de moutons.
- Il a été pris, en Angleterre, plusieurs brevets pour l’établissement de pavés en bois. Le premier en date est celui de M. Stead, du mois de mai 1838. Les blocs sont de forme hexagonale et placés debout l’un à côté de l’autre; pour assurer la solidité du pavage, on chasse, entre chaque bloc, des coins qui tendent à les rapprocher; on leur donne 30 centimètres de long sur 175 à 250 millimètres de diamètre, et on les fait bouillir, avant leûr pose, dans du goudron de houille, pour les garantir de toute altération ; on coule ensuite, dans l’intervalle de chaque bloc, de la poix mêlée avec du sable, pour former un tout bien compacte.
- La seconde patente a été délivrée en novembre, même année, à M. Brown, qui propose d’encastrer des blocs en bois dans des châssis en fonte qu’on serrerait l’un contre l’autre pour former le pavé.
- La troisième patente a été obtenue par M. Carey, en janvier 1839 ; elle a pour objet «an pavage composé de blocs de bois assemblés à queue d’aronde et formant une surface
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- NtraGES> RIDtlSTR USEEES.
- homogène searait impossible die désunir, cb qui est ua grand inconvénient en efts de répara de*.
- M, Parkm rat porteur de la quatrième patente, datée du mois d’octobre lg$$. Les Hoes qu’il propose sont disposé* sot» au certain angle d’inclinaison ; des clous à tête saülante chassé»entre ce»blocs*ont le double but de leseonsolider et de donner de là prise aux. pieds des» chevaux. {Mec. Magot., août 183», janvier 1940.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Préparation dit Mm de Prusse; parM. L. Thompson.
- On réduit en poudre grossière deux parties de potasse, pareHte quaiïtitè de cohe et une partie de tournure de fer; on les place dans un creuset ouvert et on les expose à la chaleur rouge pendant une demi-heure en agitant continueltement. On observera, pendant l’opération, des petits jets d’une flamme pourpre se dégager du mélange; lorsqu’ils «sut cessé de se produire, on retire te creuset et ou te laisse refroidir. On fait dissoudre ensuite te mélansge dams Peau et on réserve le précipité noir pour une opération subséquente.
- ta solution, après avoir été filtrée, est mêlée avec une partie de sulfate de fer, et on y ajoute de Facidé muriatique à la manière ordinaire.
- La Société d’encouragement de Londres a décerné une médaille d’or à l’auteur de ce procédé.
- Nouveau procédé de purification du cuivre; par le même.
- Ou prend, pour cent parties de cuivre impur, dix parties d’écailles de cuivre et pareille quantité de verre de Bouteille pulvérisé qui sert de fondant. On fait chauffer le tout dans un creuset couvert, et on entretient le cuivre à l’état de fusion pendant vingt minutes ou une demi-heure 5 au bout de ce temps ou trouvera le cuivre au fond du creuset parfaitement pur.
- L’explication de ce procédé est très-simple; les impuretés contenues dans 1e cuivre se combinent avec l’oxygène des écailles de cuivre et forment des oxydes ou des acides qui sont dissous par le fondant ou s’échappent sous forme gazeuse* laissant au fond du creuset du cuivre parfaitement pur avec celui réduit des écailles. L’auteur ai opéré, de cette manière, le départ complet du cuivre des alliages de bronze, métal de cloche, etc., et d’autres contenant du fer, plomb, antimoine, étain, bismuth, arsenic, etc.
- La Société d’encouragement de Londres lui a décerné une médaille d’oc..
- Moyren de purifier le bitume; par M. Williams.
- L’auteur jgtlelo bitume deasune bassine-, où il 1e fait fondre -r lorsqu’il est asr’rvé au point de l’ébullUion, il fait descendes* daasda bassine; un second vase- dent le fend et
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- NOTICES INDlTSTRIELtaBS»
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- lesiparois sont criblés de trous comme une écumoire. Aussitôt que ce vase est rempli de bitume fondu,on l’élève brusquement et on le tient suspendu pendant quelques minutes, afin que le bitume s’en écoule en petits filets qui sont continuellement en contact avec un courant d’air atmosphérique, qu’on fait pénétrer dans l’appareil à l’aide d’un ventilateur ou d’un soufflet.
- En répétant cette opération le bitume est débarrassé de l’ammoniaque qui s’y trouve en combinaison et complètement épuré. (Lond. journ. ofarts, avril 1840.)
- Perfectionnements dans la fabrication du papier; par M. Mac-Gauran.
- L’auteur broie entre des cylindres les tiges du houblon, les divise en petits brins et les fait macérer pendant vingt-quatre heures dans l’eau froide bien pure. La pâte ainsi obtenue est blanchie par le chlore, mêlée ensuite avec celle de chiffons et traitée à la manière ordinaire. (Lond. journ. of arts, avril 1830.)
- Sur l’emploi du palladium dans les arts..
- Ce métal a été découvert en 1803 par feu Wollaston, dans une mine de platine provenant de l’Amérique espagnole. En 1812, M. Johnson signala son existence dans des lingots d’or apportés du Brésil. Jusqu’alors, la rareté de ce métal avait empêché son emploi dans les arts ; mais, à partir de ce moment, son importation en Angleterre est devenue plus fréquente. Il a quelques avantages sur l’or par son inaltérabilité , mais il exige un degré de chaleur plus élevé pour être amené à l’état de fusion. Sa pesanteur spécifique est de moitié moindre que celle du platine, et il est à l’or dans le rapport de 11 et demi à 19 ; on voit donc qu’il est d’un usage plus économique. Son prix, à volume égal, n’est pas du huitième de celui de l’or et de moitié seulement de celui du platine; il peut être amené, sans nuire à ses propriétés, à tous les degrés de dureté et de ductilité.
- Son principal emploi est, quant à présent, restreint à la confection des montures de dents artificielles ; on en fait des échelles graduées pour des instruments de précision et d’astronomie, des ressorts, des pointes de paratonnerres et des ornements de diverses espèces. (Lond. journ. of arts, février 1840.)
- arts Économiques.
- Nouvel appareil de blanchissage à la vapeur et de séchage du linge ; par M. Wapshare.
- Cet appareil consiste en une petite chaudière de laquelle partent deux tuyaux, l’un pour conduire la vapeur dans la cave à lessiver le linge, et l’autre dans un séchoir doublé en zinc efttraversé par un grand nombre de tuyaux horizontaux et contournés qui établissent une circulation continuelle de vapeur; de chaque côté de ces tuyaux sont des cames ou chevalets amovibles qu’on retire pour y étendre le linge et qu’on fait rentrer ensuite 3 le linge forme une doublure complète dams la boite et empêche la chaleur
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- transmise par les tuyaux de Réchapper ; une soupape donne issue aux vapeurs qui se dégagent du linge, lesquelles sont chassées par un courant d’air pénétrant par «dessous.
- Près des conduits qui entourent la chaudière est établi un petit fourneau pour chauffer les fers à repasser, de sorte que toute l’opération s’accomplit par le même feu.
- Cet appareil, placé dans une maison pénitentiaire, a opéré le blanchissage complet, le séchage et le repassage de plus de deux cents pièces de linge de ménage et de corps en deux jours, avec le secours de huit femmes et de deux petites filles seulement. (Mech. Mag.f janvier 1840.)
- Perfectionnements dans la fabrication des biscuits de mer; par M. Overton.
- La pâte, préparée à la manière ordinaire, est jetée dans une large trémie dont le fond est occupé par deux cylindres cannelés engrenant l’un dans l’autre et tournés par une manivelle. La pâte, saisie par ces cylindres, est pétrie au degré convenable, étant fortement comprimée par les cannelures, pour tomber ensuite dans une boîte placée au-dessous $ de là elle est portée sur une espèce de laminoir composé de quatre cylindres unis, au elle est étirée à l’épaisseur convenable en un gâteau qui est ensuite découpé en biscuits de forme hexaèdre parsemés de trous qu’y pratique un cylindre garni de pointes j une disposition particulière empêche les pointes d’adhérer à la pâte, qu’on peut passer plusieurs fois dans les cylindres cannelés, si l’on juge qu’un premier pétrissage n’est pas suffisant. Finalement, les biscuits ainsi préparés glissent sur un plan incliné, d’où ils sont portés au four. (Lond. journ. ofarts, février 1840.)
- Application du gaz hydrogène extrait de la houille au chauffage ; par M. Robison, secrétaire de la Société royale d’Êdimbourg.
- En employant le gaz hydrogène comme chauffage, il est rare qu’on l’applique en même temps à l’éclairage. Si l’on fait passer un mélange de gaz et d’air atmosphérique à travers un large tuyau vertical recouvert, à son extrémité supérieure, d’un tissu métallique, et qu’on allume le gaz au moment où il s’échappe à travers les mailles du tissu, on obtieut un fourneau propre aux usages culinaires. Ce moyen de chauffage, que j’ai essayé avec succès, est susceptible d’être appliqué à une foule d’arts et offrira de grands aventages dans les ateliers. On peut modifier la forme de l’appareil suivant l’usage auquel on le destine ; mais il faut avoir soin que le gaz passe constamment à travers la maille de la toile, et que son mélange avec l’air atmosphérique ne soit pas assez fort pour donner une flamme jaune ; moyennant celte précaution, la combustion de l’hydrogène carboné sera complète, et les matières fuligineuses se déposeront sur les parois froides du vase placé sur la flamme ; un robinet adapté à l’appareil règle l’alimentation du gaz.
- Les cylindres sur lesquels on pose les vases auront, pour les usages ordinaires de la cuisine, 30 pouces (75 cent.) de long et 3 à 4pouces (0m,075 à 0m,100) de diamètre»
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- et le tissu métallique, 'semblable à celui fabriqué pour les lampes de sûreté, portera 30 fils par pouce ( 25 millim.) (1).
- Aussitôt qu’il se forme uu trou dans le tissu métallique il faut le renouveler, sans quoi la flamme, passant à travers ce trou, se mettrait en communication avec le gaz sortant du tuyau d’alimentation et l’allumerait comme du gaz-ligbt ordinaire; il noircirait les parois des vases placés au-dessus et répandrait une mauvaise odeur. Le tissu métallique peut durer plusieurs mois sans altération.
- Quand on veut produire une chaleur plus intense que celle obtenue de la combustion d’un mélange de gaz et d’air atmosphérique, il faut avoir recours à diverses formes de tuyaux souffleurs.
- Il esta regretter que ce moyen d’utiliser le gaz ne soit pas plus généralement pratiqué; il offre, aux ouvriers, des facilités quils ne pourraient obtenir sans peine de tout autre moyen analogue, entreautres pour chauffer des outils d’acier. On sait que, lorsque l’acier est chauffé au rouge dans un fourneau ou sous une moufle, il est sujet à s’oxyder; il s’y forme des écailles noires qu’il est difficile d’enlever après l’opération ; mais lorsqu’il est chauffé dans la flamme du gaz, comme il n’y a pas d’oxygène libre susceptible d’attaquer sa surface, on pourra le maintenir à la chaleur rouge, sans crainte de gauchir la pièce. L’ouvrier a aussi la possibilité de voir son ouvrage pendant la chauffe et de le retirer au moment où il a acquis la chaleur convenable, ce qui sera surtout d’une grande importance pour les instruments tranchants en acier fondu.
- On a fait beaucoup d’essais pour appliquer le gaz hydrogène au chauffage des édifices, mais sans succès, parce qu’il n’y a réellement pas augmentation de chaleur, soit que le gaz brûle à l’air libre, soit qu’on le renferme dans des poêles ou autres appareils. D’ailleurs ce chauffage est insalubre et plus dispendieux que le chauffage ordinaire.
- AGRICULTURE.
- Procédé de délitement des vers à scie ; par MM. Bouffier frères, de Genève.
- Les auteurs ont présenté à la Société d’encouragement un nouveau procédé de délitement auquel ils attribuent divers avantages sur celui au moyen des filets : ils annoncent avoir employé avec succès l’appareil de tables mobiles inventé par M. Vasseur, de Charmes (Ardèche); sur chacune de ces tables, qui s’arrêtent devant la personne chargée du soin des vers, MM. Bouffier placent deux cadres mobiles en bois de 2 mèt. «de long sur 0m, 650 de large, ayant quatre compartiments égaux séparés par des traverses ; sur ces cadres, qui remplacent les claies, sont collées et bien tendues des feuilles die fort papier percées de trous ronds régulièrement espacés et de 0m,016 de diamètre. Lorsque ces cadres sont chargés de feuilles fraîches, les vers montent à travers les trous
- (i) Yoy. la description d’un de ces appareils. Bulletin de la Société, 3ae année, p. 324. «
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- du papier j o» enlève alors le cadre inférieur, on le nettoie et on le fait servira une autre étagère.
- Les auteurs annoncent que par leur procédé les vers jouissent d’un renouvellement d’air continuel, d’une nourriture toujours fraîche et d’une grande propreté; que la manœuvre des cadres est facile et qu’il y a une grande économie de feuilles.
- Le comité d’agriculture, qui a examiné ce procédé, fait observer que, dans quelques parties du midi de la France et dans beaucoup de lieux d’Italie, on se sert de papier percé de trous pour déliter les vers à soie des premiers âges ; dans quelques localités du Bolonais, on l’applique même au délitement des vers de tout âge ; seulement, au lieu de fort papier, on prend des cartons minces percés de trous de diamètres différents, suivant les âges : quand on veut s’en servir, on les établit sur des supports, afin qu’ils ne puissent poser sur les vers qu’on veut déliter.
- Ainsi le procédé de MM. Bouffier ne présente d’autre nouveauté que l’emploi de feuilles de papier tendues sur un cadre en bois, et en ce que le délitement est rendu plus prompt et plus facile, quoique déjà les fdels posés sur des cadres offrent les mêmes avantages.
- C’est à l’expérience à résoudre cette question, et celle d’économie des feuilles; mais ce qu’on peut affirmer dès à présent, c'est que les cadres en papier ne peuvent être nettoyés comme les filets, et devront être renouvelés fréquemment.
- Sur la dessiccation de la betterave par le froid; par M. Bonafous.
- L’auteur a recherché, de cqncert a?ec M. Pag en, quels seraient, pour les pays du Nord, d’ailleurs favorables à la culture delà betterave, les moyens de dessiccation dont on devrait essayer l’emploi dans les campagnes ; et d’abord ils ont songé à la congélation des racines, qui, désagrégeant les tissus, facilite l’évaporation de l’eau de végétation. Des tentatives faites en Piémont sur des racines entières ont prouvé que le temps nécessaire pour la dessiccaiionà l’air libre serait trop considérable pour qu’elle fût opérée durant la gelée, et qu’après le dégel les sucs épanchés pourraient s’altérer promptement. Essayant alors d’exposer à la gelée des tranches de betterave, les auteurs ont obtenu, durant les derniers froids qui ont régné à Paris, une dessiccation assez avancée pour assurer la conservation ou du moins permettre de compléter cette dessiccation dans un courant d’air plus ou moins chaud. Le sucre cristailisable contenu dans ces tranches n’avait subi aucune altération, ce qu’il est aisé de concevoir, puisque l’eau qui détermine surtout le» réactions nuisibles avait été en grande partie éliminée sous une basse température. (Acad, des sciences,, 4 mai 1840.)
- BEAUX-ARTS.
- Procédé de gravure des images photogéniques sur plaqué d! argent ; par M. Donnée
- Le premier soin à prendre pour l’application de ce procédé est le choix des plaques. Ayant obtenu une plaque bien planée, bien polie, bien homogène, n’offrant ni raies, ni
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- bouillons , l’image doit être exécutée par les procédés ordinaires du daguerréotype et être aussi parfaiteque possible; le lavage s’opère également de même avec la solution peu concentrée d’hyposulfite de soude et l’eau ; la plaque étant bien séchée, ôa recouvre ses bords d’une couche de vernis des graveurs; on la dispose horizontalement au-dessus d’une cuvette sur les bords de laquelle elle repose par ses quatre angles ; ou verse, à sa surface, de i’aekle nitrique étendu dans les proportions suivantes : trois parties d’acide nitrique pur et quatre parties d’eau ; ces proportions sont de rigueur.
- Au bout de trois à quatre minutes l’action du mordant commence, d’abord dans un point, par de petites bulles de gaz qui s’étendent de proche en proche sur toute la plaque.
- Il est difficile de fixer le temps pendant lequel on doit prolonger l’action de l’acide; mais, dans tous les cas, cette action est très-prompte et ne doit pas duter au delà de deux à trois minutes.
- Dès que la planche est suffisamment mordue, on écoule la liqueur acide dans la cuvette, on lave à grande eau et on essuie légèrement avec un tampon de coton cardé très-fin, et l’opération est terminée.
- Il ne s’agit plus alors que de confier la planche à un imprimeur eu taille-douce pour en tirer des épreuves par les procédés ordinaires. (Acad, des sciences, 15 juin 1840.)
- Nouveau procédé de gravure à Veau-forte.
- iVI. Jobard, de Bruxelles, vient de faire connaître un procédé nouveau de gravure à l’eau-forte. Il consiste à remplacer, sur la planche de cuivre, par le dorage le vernis que l’on emploie ordinairement ; une surface de cuivre de 32 centimètres carrées peut être dorée pour moins d’un franc, soit par l’amalgame, soit par le procédé galvanique publié par M.Delarive. La pointe de l’instrument permet de tracer, sur For, des traits bien plus déliés et plus nets que sur la couche de vernis, et l’eau-forte, en pénétrant sur le «uivre mis à nu, ne peut attaquer l’or; il faut supposer que l’on enlève ensuite par le mercure ce qui peut rester du dorage. (Bibl. unie., avril 1840.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d encouragement.
- Séance du 3 juin 1840.
- Correspondance. M. te préfet du département de la Meuse annonce que M. Arvez, dessinateur-lithographe à Yeràuu, a découvert, dans les environs de cette ville, plusieurs gisements considérables d’une pierre qu’il croit propre à la lithographie. M. le préfet a faitexaminer ces pierres, etlecompte qui lui en a été reudu ne confirme point l’opinion que M. Àrmz a conçue de leur bonne qualité.
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- Objets présentés. M. Henry-Robert, horloger, rue du Coq, 8, présente des chronomètres ou montres marines et un tour à faire les pivots dont la forme géométrique est obtenue directement par la construction de l’outil et non par l’adresse de l’ouvrier;
- M. Guénard, quai de la Râpée> à Paris, une machine ayant pour objet d’exécuter des travaux de terrassement ;
- MM. Eug. Trottin fils et comp., fabricants d’ornements métalliques militaires, une machine pour fabriquera froid les lames de couteau;
- M. Taille de la Varenne, quai Jemmapes, 22, un moyen d’animer, d’une vitesse rotative, un rodoir ou polissoir destiné au polissage des marbres;
- M. Poussier, rue Godot-de-Mauroy, 8, un appareil propre à prévenir l’explosion du gaz d’éclairage ;
- M. Lesgent, rue Bourg-l’Abbé, 22, des couverts en métal blanc avec une lame d’acier dans l’intérieur, ce qui leur donne de la consistance et de l’élasticité;
- M. Arizollij poêlier-fumiste, rue Saint-Jacques, 15, une nouvelle méthode d’éclair rage pour l’intérieur des voitures publiques.
- M. de Marivault fait hommage d’une série d’observations sous le titre de défense du système protecteur du travail national, défense entreprise au moment où des négociations relatives à un traité de commerce avec l’Angleterre venaient de s’ouvrir ;
- M. J. Robison, secrétaire de la Société royale d’Edimbourg, du dessin et de la description d’une machine à disque rotatif de MM. Ravies et comp., à Birmingham;
- M. Armengaud (Ch.), professeur, rue des Filles-du-Calvaire, 12, d’un petit traité de mécanique pratique qu’il vient de publier ;
- M. O. Leclerc-Thoüin, d’un exemplaire d’une lettre de M. le ministre de l’agriculture et du commerce, relative aux droits d’entrée sur les bestiaux étrangers.
- Rapports des comités. M. Ch. Mallet fait un rapport sur une brochure intitulée : Note relative à un nouveau système de pont sous la dénomination de pont portatif, ployant, et à coulisse, par M. Viguier, inspecteur des canaux de Paris.
- M. le rapporteur propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevalier lit un rappport sur des papiers qui ont été adressés à la Société et dans la pâte desquels on fait entrer une certaine quantité de plâtre.
- Le comité est d’avis que le papier contenant des substances étrangères ne devrait être vendu que pour ce qu’il est, c’est-à-dire que le fabricant devrait être tenu d’indiquer les substances qu’il fait entrer dans son papier, afin que l’acheteur sût si ce papier peut convenir aux usages auxquels il le destine.
- M. le baron Thénard pense que le comité n’a pas été assez sévère contre ce genre de fraude ; car ce n’est point pour perfectionner la fabrication du papier qu’on y intro" duit du plâtre, quoique cette substance permette de lui donner du lustre, mais pour en augmenter le poids, et le papier a perdu de sa ténacité et se déchire facilement.
- M. Payen observe que le peu de ténacité du papier provient non-seulement de l’in-
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- troduction du sulfate de chaux dans la pâte, mais encore de l’emploi dans le blanchiment d’une trop forte proportion de chlore ou de chlorure de chaux qui détruit la fibre végétale.
- M. le rapporteur ajoute que les fabricants de papier sont quelquefois dans la nécessité de livrer des papiers ayant un poids donné, pour servir à envelopper des marchandises, et que, s’ils ne se soumettaient pas à cette exigence, leur fourniture serait refusée.
- M. le président fait remarquer que les faits cités viennent à l’appui de ceux exposés dans le rapport, pour flétrir l’introduction de matières pesantes et étrangères dans la fabrication du papier.
- M. Chevalier soumet au conseil les conclusions suivantes : « En résumé, le comité « pense que l’introduction du plâtre dans la pâte du papier doit être considérée comme « une fraude et que cette pratique ne saurait être trop blâmée. »
- Ces conclusions sont approuvées. Le rapport sera inséré au Bulletin.
- Au nom du comité des arts chimiques , M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur le procédé de tannage des cuirs de M. Vauquelin.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur un nouveau procédé d’éclairage au gaz présenté par M. Guilbaud, de Nantes.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. O. Leclerc-Thoüin lit un rapport sur les améliorations agricoles apportées dans les départements de l’ouest de la France, par M. Rieffel.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du jury des écoles, M. le baron de Silvestre rend compte des notes et du résultat des examens du premier semestre de l’année scolaire 1839-1840, concernant les élèves admis sur la présentation de la Société à l’école d’arts et métiers de Châlons.
- Le jury propose d’écrire au directeur de l’école que la Société a remarqué avec satisfaction la bonne direction et les progrès des élèves George, Radat, Pierret et Louyot; mais qu’il y aura lieu de prendre des mesures sévères contre les élèves Têtard et Boulanger, s’ils ne réforment pas leur conduite et n’apportent plus d’assiduité à leurs travaux. Le jury exprime en même temps le désir que le jeune Louyot, qui ne jouit que d’une bourse à trois quarts, obtienne la première bourse entière qui viendra à vaquer. (Approuvé.)
- Au nom de la commission des fonds et de celle du Bulletin, M. Francœur, en rappelant les bons effets produits par la décision de la Société relative aux récompenses à accorder aux contre-maîtres et ouvriers qfti se sont distingués par l’esprit d’ordre, l’amour du travail et le zèle pour les devoirs de leur profession, annonce que des exemplaires de cette décision ont été adressés aux personnes qui ont obtenu des récompenses aux expositions des produits de l’industrie. M. Cave regrette qu’elle ne soit pas imprimée de manière à pouvoir être placardée dans les ateliers, afin que tous les ouvriers puissent en prendre connaissance.
- Les commissions proposent d’imprimer cette décision, sous forme d’affiches, à i ,500
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- exemplaires* et de l’adresser aux divers manufacturiers, en les invitant à seconder les vues de lâ Société pour lui donner la plus grande publicité possible. (Approuvé.)
- Séance du 17 juin 1840.
- Objets présentés. M. Léon Duparc, officier de marine, présente un instrument nommé clinomèlre, destiné à mesurer la différence du tirant d’eau d’un bâtiment, imaginé dans cebut par M. de Conink, capitaine de vaisseau danois. M. Duparc annonce que ce clino-mètre est devenu un instrument tout à fait nautique par suite des améliorations qu’il y a apportées.
- M. Bobine boulanger, adresse un mémoire dans lequel il relate les nombreuses expériences auxquelles il s’est livré de nouveau pour fabriquer des biscuits de mer avec ou sans gluten, afin de rendre l’aliment de la pomme de terre plus général, d’utiliser ses propriétés particulières accréditées dans la marine, enfin d’cteudre les ressources qu’elle présente.
- M. Binon, fabricant de creusets, à Sens (Yonne), dépose une collection de creusets pour prendre part au concours ouvert par la Société pour l’établissemen t d’une fabrication de creusets réfractaires.
- M. Ménotti, aux Bâti g nolles, communique un certificat qui lui a été délivré par plusieurs fabricants de draps d’Eibeuf qui déclarent que son savon hydrofuge appliqué aux draps, non-seulement leur donne de l’imperméabilité, mais aussi n’altère en riea l’aspect du drap, ne lui communique pas La moindre odeur et ne diminue nullement son brûlant et sa souplesse naturels.
- M. Tillette de Clermont, à Cainbrou, près Abbeville, annonce que la Société d’émulation de cette ville elle comice agricole dont il est président, ont, en 1829, donné des encouragements à la culture dapolygonum tinctorium et à l’extraction de l’indigo que contiennent ses feuilles; M. Mettez-Michaud, teinturier, a réussi à en ex traire plusieurs kilogrammes de très-belle qualité. M. Tillette de Clermont expose que les fonds dont le comice peut disposer ne lui permettent pas de faire pour celle nouvelle industrie tout ce qu’il désirerait, et il espère que la Société d’encouragement ne lui refusera pas son concours.
- M. Giuseppe Giuletti, de Brescia, royaume lombardo-vénitien, présente un fléau à battre le blé.
- Il est fait hommage à la Société, 1° du numéro 4 (mars 1839) du Buttetm du comice agricole de l’arrondissement d’Abbeville; 2° du numéro de janvier 1840, du Bulletin de la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar ; 3° des numéros 57, 58, 59, 60 et 61, du Bulletin de la Société industrielle de Mulhasasea ; 4° des cahiers de janvier, février et mars 1840, du Bulletin de la Société d’instruction élémentaire ; 5° -des nom. de janvier à mai des Annales de la Société d’hortieulture de Paris ; 6° des mémoires de la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille pour les années 1836,1837 et 1838; 7° des mémoires de la Société d’agriculture, sciences naturelles etarts du département du Doubs, années 1838-183i) ; 8° des numéros 2, 3 et 4 du Bulletin
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- de te Société d’agriculture, sciences et arts dé Limoges ; 9o du Bulletin des séances de la Société royale et centrale d’agriculture, de janvier, février, mars, avril et mai-, 10» des mémoires de l’Académie royale de Metz pour les années 1837, 1838 et 1839; 11° du Bulletin de la Société des sciences, agriculture et belles-lettres du département de Taru-et-Garonne, calsier de décembre 1838, janvier, février, mars, mai, août, novembre et décembre 1839; 12° du procès-verbal de la séance générale de la Société d’agriculture du départemenlde Loir-et-Cher, du 30 août 1 838; 13° des mémoires de l’Académie des sciences , arts et belles-lettres de Dijon, années 1837 et 1838; 14° d’un extrait des séances de la Société d’agriculture et de commerce de Caen pour l’année 1839 ; 15° du précis analytique des travaux de la Société des sciences , belles-lettres et arts de Rouen, année 1839 ; 16J des procès-verbaux des séances générales tenues en 1838 et 1839 par la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne; 17° des annuaires pour 1838 et 1839 de la Société académique, agricole, industrielle et d’instruction de l’arrondissement de Falaise; 18° des numéros 8 et 10 du Bulletin des travaux de la Société d’agriculture de la Drôme; 19° des numéros 65 et 66 des mémoires de la Société d’agrieulture, sciences et arts du département de l’Aube; 20° des numéros 6 et 12 du Bulletin de la Société agricole et industrielle du département du Lot ; 21° des numéros 1, 2 et 5 du tom. XIX et 1 du tom. XX des mémoires de la Société d’agriculture, arts et belles-lettres du département d’Indre-et-Loire; 22° du deuxième trimestre du Bulletin de te Société d’agriculture, sciences et arts du Mans ; 23° du lie cahier du tom. III et du numéro 23 du journal des coawmsr sances usuelles publié par la Société d’émulation du département des. Vosges; 24° de plusieurs numéros du Bulletin de la Société d’encouragement de Bavière.
- La Société reçoit également les publications suivantes :
- 1° Journal des connaissances nécessaires et indispensables, parM. A. Chevalier; numéros 3,4, 5et6,1840; 2° Annales de l’agriculture française, numéros 3, 4, 5, 6; 3° journal le Lithographe, par M. Jules Desportes, numéros 25 et 26 ; 4° journal américain des sciences et des arts, parM. Benjamin Silliman, numéros 71 à 76; 5° 2e livraison de la revue trimestrielle intitulée agriculture de l’Ouest, par M. Jules Rieffel, directeur de l’école agricole de Grand-Jouan ; 6° Annales de l’institution royale et agronomique de Grignon, parM. Bellay 7° le Technologiste, numéros 5, 6, 7, 8 et 9, publié par M. Ro-ret; 8° le Propagateur de l’industrie delà soie en France, par M. Amans Carrier,• 9° essai sur la taille et l’entretien du mûrier, par M. Adrien Sènèclauze10° mémoire sur la nécessité d’un changement de système et d’un gouvernement civil en Algérie, par M. Sagot de Nantilly • 11° Examen impartial et solution de toutes les questions qui se rattachent à la loi des sucres, par M. le marquis de Forbin-Janson12° coup d’œil sur l’agriculture de la Sicile, parM. le comte de Gasparin, pair de France.
- A l’occasion de cette longue énumération d’ouvrages adressés à la Société, M. Che-,valier fait observer que plusieurs d’entre eux ont été publiés il y a près d’un an; il exprime le désir que des mesures soient prises pour que ces publications parviennent en temps utile.
- Rapports des comités. M. Gourher lit un rapport sur un ouvrage intitulé : Traité com-
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- PROCES-VERBAUX.
- plet théorique et 'pratique de la peinture en bâtiment, de la vitreries de la dorure et de la 4enture des papiers, par M. Maviez.
- M. le rapporteur, après avoir fait connaître la division de l’ouvrage dont les matières sont traitées avec clarté et précision, propose au conseil d’en prendre un certain nom-ère d’exemplaires pour être délivres en prix aux contre-maîtres et de recommander l’auteur au ministre des travaux publics.
- Le conseil vote des remercîmenls à l’auteur pour sa communication, et renvoie à la commission chargée d’examiner les litres des candidats aux médailles des contre-maîtres la proposition d’acquérir l’ouvrage de M. Maviez pour être donné en prix.
- |gAu uom du comité des arts chimiques, M. Bussy fait un rapport sur les étoffes de soie nettoyées et remises à neuf, et sur les châles reteints, par M. Frick, teinturier-apprêteur.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à l’auteur et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Amêdée Durand lit un rapport sur une serrure à bec de canne présentée par M. Soumet, serrurier à Fontainebleau.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles, et de l’insérer au Bulletin accompagné de la description et de la figure de la serrure. (Approuvé.)
- Communications. M. le baron Séguier trace sur le tableau les éléments d’une machine électro-magnétique, pouvant servir de moteur, de l’invention de M. Patterson, de New-York. Cette machine, dont on trouve la description plus haut, page £63, est en expérience chez M. Andelle, rue Hauteville, n° 5.
- Imprimerie de L. BOUCHARD-HUZARD, me de l’Éperon, T.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N° CCGGXXXIV.) AOUT 1840.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 12 août 1840.
- La Société d'encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi’12 août 1840, en assemblée générale, à l’effet d’entendre la lecture du compte rendu des travaux du conseil d’administration pendant l’année 1839 et celle du rapport sur les recettes et les dépenses de la Société pendant le même exercice. Vingt et une médailles d’encouragement pour des inventions nouvelles ou des perfectionnements utiles, dont quatre en or, six en platine, six en argent et cinq en bronze, ont été distribuées dans cette séance, qui avait attiré un concours nombreux de sociétaires.
- Parmi les objets exposés dans les salles de la Société, nous avons remarqué
- 1. Une nombreuse collection de médailles, bas-reliefs et sujets divers en cuivre, obtenus par le nouveau procédé de la galvano-plastie, perfectionné par M. Boquillon, bibliothécaire du Conservatoire des arts et métiers.
- 2. Des sculptures en bois, des médaillons, cadres ornés et autres produits, obtenus par un procédé de l’invention de MM. Frantz et Graenaker, rue Mazarine, 46.
- 3. Une collection choisie d’aiguilles à coudre de divers numéros de la fabrique de M. Kantillardy à Mërouvel, près l’Aigle (Orne).
- 4. Des peaux de veau tannées en 30 jours, des peaux de cheval préparées en deux mois par M. Vauqitelin, boulevard de l’Hôpital, 40.
- 5. Une nombreuse collection d’outils de toute espèce et de faux de lp ma» nufaciure de MM. Couleaux aîné et compagnie, à Molsheim (Bas-Rhin),
- 6. Des armures complètes en fer poli, des mannequins de chevaux et d’hom-
- Trente-neuvième année. Août 1840. 36
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- 278. 1 coaseil d'administration. ; w ,'V . . .
- • .•je**’-*-*.- ' . -y- '»**•*'¥**-« .. - 6»grr-ag**'’
- mes susceptibles de prendre toutes les positions désirables et divers objets d’ornements en cuivre estampé et doré, par M. Grcmger» rue de Bondy, 70.
- 7. Un métier perfectionné pour organsiner la soie, palM. Neville, rue du Mont-Blanc, 42.
- 8. Des casseroles et autres vases culinaires en fonte brute, revêtus d’un étamage fortement adhérent et solide, par M. Budj, rue St-Pierre-Ameîot, 18.
- O,. Le modèle d’une roue de bateau à vaptfi&r à aubes amovibles se montant et se démontant avec facilité, par M. Aubert, chef de l’atelier des machines* au port de Toulon- - , . , 1*4 * ‘
- 10. Un métier à fabriquer, avec régularité et promptitude, des mèches de chandelles, par M. Benoît, au Neubaurg (Eure).
- 11. Des garde-robes et cuvettes hydrauliques et inodores, par MM. Havard, oncle et neveu, place du Louvre, 12.
- 12. D’autres garde-robes à double soupape dégagées de tout mouvement manuel, par M. Filïiol, rue Fontaine-au-Roi, 15. ,
- 13. Une serrure perfectionnée à bec-de-canne , par M. Bournet, serrurier, à Fontainebleau. : ’ ;
- 14. Des châles reteints, et des étoffes de soie ramenées à leur éclat et a Ifeira»
- aspect primitifs, par M. Frick, teinturier, rue Saint-Méry, 70. - ' -
- 15. Un tarare perfectionné, par M. Vilcoq, mécanicien, à Meaux. - ?
- 16. Un encrier dit apothétique, par M. Resserré, rue Montmartre, 84.i:
- 17. Une forge portative avec soufflet cylindrique à simple et à double effet, par M. Enfer, rueÀmelot, 60.
- 18. Des fontaines à filtre ascendant , par M. Relogé, rue Neuve-Saint-Etienne, 15.
- 19. Un nouveau système de soupapes de sûreté pour machines à vapeur:» par M. Sorel, rue des Trois-Bornes, 11.
- 20. Une nombreuse collection de poteries en grès, de faïence imprimée er* couleur et de porcelaine opaque, par M. de Saint-Amans, fondateur de 1» fabrique de Bordeaux.
- 21. Un moulin à farine, à meule cylindrique en pierre, par M. Reinhard% mécanicien, à Strasbourg.
- 22. Des médailles fondues et en carton-pierre, de grand modhle, pour enseignes, par M. Hutin, rue Sairÿ-Honoré, 94.
- 23. Des caractères d’enseignes, fondus compactes et ployants, inaltérables à l’air, par M. Perlot, rue Saint-Pierre-Popincourt, 18.
- 24. Des porcelaines de la fabrique de M. Tinel, à Montreuil-sous-Bois, qui sont la reproduction des divers genres de porcelaines fabriquées en Chine et au Japon.
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- OMETS EXPOSÉS.
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- Un fusil def chasse du système Robert, perfectionné par M. Desnyau, arquebusier, me J.-J. Rousseau, 5.
- 26. Des échantillons de couleurs nécessaires à la reproduction des dessins coloriés, soit pour la tapisserie des Gobelins, soit pour la fabrication de toute espèce de tapis, etc», par M. Rouget de Lisle, rue Faubourg-Poissonnière, 8. m 27* ©es produits des .machines à faire les moulures sur bois de tous les promis, qui Rappliquent aux besoins de la menuiserie, par M. Fanzvoll, rue des Marais-du-Temple.
- i>8. Des sculptures en marbre et en pierre, exécutées par un procédé mécanique, par M. Dutel jeune, sculpteur, rue des Trois-Bornes, 4 4.
- ;29. Jf. Laignel. rue Chanoinesse, 42, avait exposé 40 un modèle de wagon à un seul essieu pour chemins de fer; 2° un instrument portatif pour mesurer le fléchissement des rails, l'élévation des extrémités et l’élasticité du sol lors du passage des convois; 3° plusieurs hydromètres pour la marche du navire et les études des eaux ; 4° un auxiliaire en bois à la sonde ordinaire pour la faire arriver au fond de la mer pendant la marche du navire; 5° un compteur sans roues d’engrenages, donnant de 2 à 3,000 tours.
- 30. M. -Desbordes, fabricant d’instruments de mathématiques, rue Ménil-montant, 3 : i° une machine à comprimer l’air atmosphérique, à corps de pompe en cristal; 2° une machine pneumatique à double épuisement et à un seul robinet ; 3° des modèles de machines à vapeur à cylindre oscillant ; 4° un niveau indicateur à clefs transversales.
- 31. M. Lcgey, ingénieur en instruments de mathématiques, rue de Ver-neuil, 54 : i° un instrument servant à relever, par une seule opération, l’angle graphique et l’angle magnétique, et à donner le coup de niveau sans attendre le repos de l’aiguiüe et sans compter sur sa précision ; 2° un dépressiomètre, instrument servant à prendre la dépression à l’horizon en même temps que la hauteur, puis, les angles en arrière, jusqu’à 300°.
- 32. M. de Girard, de Varsovie, deux bois de fusil faits à la machine.
- La séance a été ouverte à 7 heures du soir, sous la présidence de M. le baron Thénard, pair de France.
- M. lébaron de Gérando, pair de France, secrétaire delà Société, a lu le rapport suivant sur les travaux du conseil d’administration, depuis la séance générale du 5 juin 4839.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Compte rendu des travaux du Conseil d’administration de la Société d'encouragement, depuis le 5 juin i83c) jusqu’au 12 août 1840} par M. le baron de Gérando, secrétaire. V
- Messieurs, dans le discours que le président du jury de l’exposition des produits de l’industrie adressa au roi, à l’occasion des récompenses décernées le 28 juillet 1839, M. le baron Thénard, après avoir jeté un coup d’œil rapide sur l’origine des expositions, leurs conséquences fécondes pour les améliorations de toutes les branches de l’industrie, signala les grands progrès faits dans les cinq années qui s’étaient écoulées de 1834 à 1839. , u] i
- Quelles sont les causes qui ont produit de si merveilleux résultats? « La paix, « dit-il, qui est l’âme de l’industrie; les sciences, qui jettent la plus vive « lumière sur les arts et les préservent des erreurs d’une routine toujours, u aveugle et mensongère ; les efforts des Sociétés savantes, surtout de la So-u ciété d’encouragement, qui, par ses nombreux et brillants concours, est. « parvenue a faire résoudre les questions les plus importantes et les plus u difficiles. »
- La valeur des prix et médailles décernés par la Société d’encouragement, en 1839, s’élève â la somme de 25,000 francs, et jamais, depuis son origine, elle n’avait été appelée â signaler des efforts aussi heureux de la part de ceux qui aspirent à ses récompenses, soit en portant dans l’art qu’ils exercent des innovations qui lui ouvrent des routes nouvelles, soit en résolvant des problèmes industriels posés dans ses programmes.
- Aujourd’hui elle a pour plus de 200,000 francs de prix au concours, et on se rappelle que ceux qui ont été remportés sont remplacés par d’autres qui embrassent des perfectionnements à apporter à la photographie, aux arts céramiques, à la panification de la pomme de terre , aux appareils et procédés-destinés au blanchissage du linge, à l’emploi du brome et de l’iode dans les arts, à la multiplication des sangsues, et à un mémoire sur l’association des douanes allemandes. ,
- Communications des membres du conseil. . -
- Dans cette année, les communications des membres du conseil d’administration n’ont été ni moins nombreuses, ni moins intéressantes : ainsi nous devons à M. le duc de Praslin un système de parquets dont toutes les parties qui le composent peuvent être rapprochées sans déplacement;
- A M. le baron Séguier, un appareil imaginé et appliqué par lui pour maintenir l’eau à un niveau constant dans les chaudières de vaporisation ; le moyen mis en pratique par M. Bornes pour opérer la condensation de la va-
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
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- peur dans les machines à basse pression; la connaissance de l’appareil d’épuisement de M. Roux, dans lequel l’air chaud est employé comme force motrice;
- ;Au même méinbre, celle des divers perfectionnements apportés successivement, à L’art photographique depuis la promulgation de votre programme de prix, et les modifications qu’il cherche lui-même à introduire, soit dans la construction des.appareils, soit dans les procédés de ce nouvel art;
- A M. le comte de Lambel, le résultat de ses expériences sur la purifica-lioor de la résine extraite des arbres verts;
- A JVÏ. Chevallier, des renseignements sur la culture du madia saliva, et les qualités de l’huile extraite de ses graines;
- A M. Huerne de Pommeuse, un mémoire sur les chemins de fer, des observations sur ceux d’Angleterre, suivies de considérations comparatives sur les chemins de fer de l’Allemagne, de la Russie, des Etats-Unis d’Amérique et de la Belgique; une notice sur la nécessité de recourir, en France, à l industrie particulière pour l’exécution des chemins de fer, et compléter sa canalisation.
- Industrie étrangère.
- Pendant de longues années, M. le baron de Fàhnenberg se faisait un devoir de vous mettre à portée d’apprécier les progrès de l’industrie en Allemagne ; son âge et sa position ne lui ont plus permis de recueillir des documents. Vous devez à votre correspondant, M. Schubarth, professeur des sciences physiques, à Berlin, des renseignements précieux sur l’état de l’industrie en Prusse; le journal de la Société polytechnique de Munich, et celui de Dingler, sont des répertoires qui renferment le tableau exact de l’état des arts et de l’industrie de l’Allemagne.
- C’est avec un zèle qui ne se dénient jamais que M. Bonafous vous a fait connaître les travaux industriels et agricoles du Piémont et de l’Italie.
- Sociétés départementales.
- Les relations de la Société d’encouragement avec les Académies et les Sociétés des départements se sont multipliées, et nous devons leur adresser ici nos remercîments pour l’empressement qu’elles mettent à propager la connaissance des programmes des prix. Les chambres de commerce et les chambres consultatives des arts et manufactures secondent aussi la Société d’encouragement dans le but élevé qu’elle s’est proposé.
- Écoles.
- Institution royale agronomique de Grignon. — L’élève Blanche continue ses études avec le même zèle et le même succès.
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- 282 CONSEIL X) ’-ADMfiStSTR AT40.ÎT..
- •Quant à l’élève Page., il est fort à regretter -que eejeùne homme ait été forcé de s’absenter ; il serait devenu un cultivateur distingué, ear il réunit toutes les qualités désirables. - +
- Écoles 'vétérinaires. — La Société a partagé la boursefpi’elle a fondée dans les écoles vétérinaires entre MM. Doutrua. et Bernard, élèves de l’école vétérinaire de Toulouse, j j 1 ! «:*.
- École royale de dessin, de mathématiques,et de sculpture.'— Le conseil aura à procéder au remplacement des élèves de cette école, qui ont terminé leurs études, et de ceux qui ne peuvent plus en suivre les cours. Le jeune Rateau, l’un d’eux, est aujourd’hui à l’école royale -des beaux-arts, où il a déjà obtenu des médailles.
- École royale d’arts et métiers de Châlons. — Le conseil a remarqué, avec satisfaction, la bonne direction et les progrès des élèves Georges, Radat, Pierret etLoiyo t; il espère que les deux autres élèves suivront le bel exemple que leur donnent leurs condisciples.
- École centrale des arts et manufactures. — M. Lavallée, directeur de cette école, avait annoncé que les quatre élèves boursiers de la Société venaient de terminer leurs trois années d’études ; et il résulte, du compte qu’il a rendu des dernières épreuves qu’ils ont subies devant le conseil des professeurs, que M. Bourgougnon a obtenu le diplôme d’ingénieur dans la spécialité de la mécanique; M. Savignon, le certificat de capacité dans la même Spécialité; M. Latapie de la Garde, le certificat de capacité dans la spécialité de la métallurgie ; que M. Anthmann, après avoir mérité, par ses travaux, d’être admis au concours de diplôme, n’a pu, par des circonstances indépendantes de sa volonté, s’y présenter ; il a été autorisé à venir concourir de nouveau à la fin d’une autre année scolaire.
- Ce résultat paraîtra d’autant, plus satisfaisant que, sur 120 élèves admis, il y a trois ans, à l’Ecole, après examen, il ne s’en trouve que 42 qui aient mérité soit le diplôme, soit le certificat de capacité.
- Les candidats qui s’étaient présentés pour remplir les places vacantes ont pu satisfaire à un examen approfondi sur des parties de mathématiques non exigées par le programme de l’École. Le conseil a nommé MM. Lucquet, Ber-tin de Blagivy, Barroux et de Bauge, élèves boursiers de la Société. La commission d’examen avait éprouvé un vif regret de n’avoir pu proposer l’admission de M. Pot, qui, simple ouvrier, s’est élevé à un degré de connaissances qui lui eussent ouvert une carrière que son zèle et son application lui auraient, sans doute, fait parcourir d’une manière profitable à l’industrie.
- Le conseil d’administration a compris ce vœu, et a créé, en faveur de M. Pot, une cinquième demi-bourse.
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- COMPTÉ RËNïHir BES; TRAVAUX.
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- La Société apprendra avec- satisfaction que les dix candidats déclarés admissibles suivent tous les cours de l’école centrale ; son patronage leur au fait franchir les obstacles qui les en, séparaient, et leur assure la plus constante sollicitude.
- Amélioration du Bulletin.
- Le Bulletin a reçu de nouvelles améliorations; le conseil, par les soins: d’une commission spéciale secondée par M. le rédacteur, ne néglige rien pour donner «V cette publication l’intérêt et la variété qui lui assurent les nombreux documents qu’il renferme sur l’industrie française et étrangère.
- Nous appellerons votre attention sur des perfectionnements qui ont été l’objet de propositions de récompenses spéciales..
- 4° M. le docteur Lesseré, pénétré de l’importance dont pourrait être un encrier qui, par son organisation, réunirait la condition conservatrice de l’encre, a imaginé un petit appareil applicable à la conservation des encres de couleur, et particulièrement des encres alcalines ou acides de sûreté.
- Le conseil lui accorde une mention honorable.
- 2° La Société d’encouragement pour la production et l’emploi des soies de, rarrondissement de Lavaur, département du Tarn, avait arrêté en principe que les travaux particuliers seraient soumis à l’investigation de tous, pour que chacun pût utiliser ce qu’il y avait de bon chez son voisin et abandonner ce qu’il y avait de vicieux dans ses procédés. Cette Société forme aujourd’hui une réunion d’actionnaires, qui, avec le capital qu’ils ont constitué, avec les fonds qu’ils reçoivent annuellement des différentes sources, avec les produits que donne le capital, a fondé une école publique, non-seulement des pratiques reconnues les meilleures pour la culture des mûriers, l’éducation des vers à soie et le dévidage, mais encore une 4fole d’expériences de tous les nouveaux procédés, qui peuvent être une source d’améliorations.
- Si cette association n’avait pas déjà reçu votre médaille d’or pour ses importants travaux, elle aurait acquis des droits à cette récompense; la nouvelle voie dans laquelle elle vient d’entrer la rend apte à prendre part aux. divers concours que la Société a ouverts pour la propagation de l’industrie de la soie.
- 3° L’importance des laques de garance dans la peinture et les arts rappelle les travaux de. MüL Mérimée, Robiquet et Colin, ainsi que ceux de JYL. Louis Robertr de Sèvres; mais les laques de garance de madame Gobert présentent, sous le rapport delà nuance, une incontestable supériorité : elles offrent, en outre, des couleurs qui, jusqu’ici, n’avaient pas été obtenues au moyen de la garancef et, pour la première fois, elle a tiré parti de la substance colorante jaune qui entre en si grande abondance dans cette matière tinctoriale.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- De nombreuses expériences ont constaté la solidité de ces laques, qui sont maintenant sur la palette de nos peintres les plus renommés.
- Depuis l’outremer factice de M. Guimet, dont la Société d’encouragement a si heureusement provoqué la découverte, aucune matière colorante plus digne d’encouragement n’a été présentée; aussi votre conseil d’administration sn’^urait-il pas hésité à décerner à madame Gobert la médaille d’or, si tfcette dame n’avait cru devoir se réserver la connaissance de ses procédés.
- 4° La France produit une grande quantité de lin, et a, par conséquent, un puissant intérêt à manufacturer ce produit de son sol.
- Aussi l’empereur Napoléon, ayant compris de quelle importance la filature du lin devait être pour le pays, proposa, en 1810, un prix de la valeur d’un million pour être décerné à celui qui parviendrait à résoudre cet utile problème.
- Nous pouvons revendiquer «ajuste titre la découverte de la filature de^ lin par mécanique ; elle nous revient d’Angleterre ; fixons-la sur le sol français.
- L’importance de l’établissement de construction de machines à peigner et à filer le lin, fondé par M. de Coster, mérite toute notre attention. Les machines à filer le lin, exécutées dans ses ateliers, sont conformes aux meilleurs modèles dans plusieurs de leurs parties ; M. de Coster y a apporté d’utiles perfectionnements, soit comme exécution, soit comme montage et ajustage : déjà quatorze établissements de filature ont été montés par ses soins; on peut donc espérer de voir la filature du lin n’être plus réduite à chercher ses machines à l’étranger, les ateliers français pouvant désormais satisfaire à tous les besoins.
- La Société apprendra avec satisfaction que le jury de l’exposition des produits de.filature de lin du département de la Somme a déclaré que les fils de trois établissements munis de machines construites en France ne sont pas inférieurs à ceux provenant d’appareils importés d’Angleterre.
- Le conseil aurait, dès à présent, décerné à M. de Coster la récompense la plus élevée, s’il n’avait attendu le résultat du concours ouvert pour une machine à peigner le lin, et qui permettra de’ démontrer les progrès de la filature de lin à la mécanique. Alors l’établissement de construction de M. de Coster se présentera, sans nul doute, au premier rang, comme ayant contribué puissamment aux progrès de cette industrie toute française.
- Les médailles que vous allez décerner sont un témoignage des nouvelles acquisitions faites par notre industrie, acquisitions qui constatent de remarquables progrès.
- Signé Baron de Gérando, secrétaire.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
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- Rapport sur les recettes et les dépenses de la Société d’encouragement pendant ïexercice i83q\parM. Bordier-Dubignon.
- Messieurs, vous avez applaudi à la clarté et à la régularité que M. Agasse, votre trésorier, apporte dans les comptes qu’il rend, chaque année, des recettes et des dépenses de la Société. Le compte de l’exercice de 1839, sur lequel nous allons appeler votre attention, forme deux divisions, comme précédemment, l’une pour ce qui concerne le temps antérieur au 1er janvier 1839 et l’autre pour l’exercice de cette même année.
- M. votre trésorier a ensuite établi trois comptes particuliers, l’un du fonds d’accroissement, le second relatif au legs fait par M. le marquis dJArgenleuU, et le troisième concernant le legs de M. Bapst.
- Il est terminé par l’état des valeurs appartenant à la Société au 1 "janvier 1840.
- Temps antérieur au 1er janvier 1839.
- Recette. 1* Balance du compte de 1838............
- 2° Recouvrements de trente-quatre souscriptions arriérées.................................... ... 1,224
- 3° Vente du Bulletin des années antérieures à 1839. 2,221
- L’état de vente indique ce qui reste disponible tant des bulletins que de la table des matières et de la notice et de ia description de la magnanerie salubre de M. d'Arcet.
- Pour faciliter la comparaison avec Tétât de Tannée précédente, une colonne a été ajoutée par votre trésorier, indiquant les restes au 1er janvier 1838.
- 4° Produit de la vente de 99 exemplaires du mémoire
- de M. d Arcet, sur les magnaneries..................
- 5° A-compte payé par M. Vincent fils, sur la somme dont la Société lui a fait l’avance en 1836. ....
- M. Vincent fils n’est plus débiteur que d’une somme de 712 fr. 50 c.
- 6° A-compte sur le prix de la machineà graver fournieà M. Millet, à partir du mois de février 1839.
- Au moyen du payement ci-dessus, la dette de M. Millet est réduite à 730 fr.
- Il n’a pas été fait de retenue sur les travaux, d’après une délibération fondée sur le mauvais état de la santé de M. Millet.
- Total de la recette. . . Trente-neuvième année. Août 1840.
- 1,095 fr. 95 c.
- »
- 35
- 222
- 187
- 80
- / o
- 50
- 5,031 fr. 55 c.
- 37
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- *286
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Dépense. 1° Payé à l’agent de la Société pour son droit
- sur des souscriptions arriérées recouvrées.............
- 2° Pour des objets relatifs au Bulletin, à M. le rédacteur pour droit sur les collections vendues chez le
- libraire. . ' . ’................. . 130 fr. » c. \
- A M. Boucbard-Huzard pour bro- J
- ch âge d’années du Bulletin, et loyer de (
- magasin pour les paquets du Bulletin. 263 80 /
- Reliure des Bulletins du roi pour 1
- -1836, 37 et 38..................... 108 /
- 3° Combustible fourni en 1837, et qui n’avait pas été
- payé à cette époque..................................
- 4° Dépenses diverses, comprenant les copies du compte de 1838 et le remontage des pendules. ..... .
- Total de la dépense.
- Balance.
- La recette s’élève à............5,031 fr. 55 c.
- La dépense à.................... 680 76
- Excédant de recette. . 4,350 fr. 79 c.
- 48 96
- 501 86
- 78 26
- 51 75
- 680 fr. 76 c.
- DEUXIÈME PARTIE. EXERCICE 1 839.
- ' Recette.
- 1° Reliquat du compte précédent...................4,350 fr. 79 c*
- 2° Allocation annuelle du roi..................... 2,400 «
- 3° Souscription de Mgr le duc d’Orléans. 300 fr. )
- Idem, deMme la princesse Adélaïde. 200 f w
- 4<> Abonnement du ministère du commerce. . . 4,000
- 5° Recouvrements de sept cent trente-cinq souscriptions applicables à l’exercice de 1839 , à 36 fr. chacune. 26,460 »
- Il n’a été recouvré, en 1838, que sept cent dix-huit souscriptions; le nombre de celles de 1839 est donc plus élevé. Nous avons la certitude que le chiffre 735 a été dépassé; car, depuis la clôture du compte , des souscriptions arriérées sont rentrées.
- A reporter. . 37,710 fr. 79 c.
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- RECETTES ET DEPENSES.
- 287
- Ci-contre. . . . 37,710 fr. 79 c.
- 6° Les trois quarts libres des arrérages des 12,597 fr. de rente 5 pour 100, provenant de la succession de madame
- ta comtesse Jollivet....................................... 9,447 60
- 7° Dividende de deux cents actions de la banque de
- France..................................................... 28,800 >»
- Vous remarquerez, messieurs, qu’en 1838 ce dividende ne s’est élevé qu’à 22,800 fr.
- 8° Intérêts reçus de la caisse des dépôts volontaires. 314 80
- y". i ny-nm., .i.
- Total de la recette. . 76,273 fr. 19 c.
- C’est avec satisfaction que vous remarquerez une augmentation dans le chiffre de vos recettes; en 1838, elles n étaient que de 70,282 fr. 27c.; c’est, par conséquent, une augmentation de 5,990 fr. 92 c.
- Dépense.
- Dépense de publication du Bulletin ,.................. 22,389^fr. 92 c.
- Savoir : 10 Rédaction. . . . . 3,300 fr. » c. 2° Frais d’impression et papier. . 6,898 10
- 3° Dessins......................... 2,485 »
- 4° Gravures.........................3,140 »
- 5o Impression des planches et fourniture de papier. ...... 3,719 40
- 6° Gravures de lettres. . . . 350 »
- 7° Fourniture de planches de
- cuivre.................................. 352 80
- 8° Affranchissement du Bulletin. 1,898 62
- 9° Remises à des libraires, . . . 246 »
- 22,389 fr. 92 c.
- On pourrait penser que cette partie de la dépense a subi une augmentation de 2,263 fr. 93 c., comparativement à celle de 1838, qui était de 20,125 fr. 99 c., et qu’elle a surpassé la moyenne des dix années de 1828 à 1837, qui est de 21,077 fr. 6j c.; il n’en est rien, et, sans nuire à l’intérêt des matériaux qui composent votre Bulletin, vos commissions des fonds et du Bulletin, de concert avec votre rédacteur, ont obtenu sur ce chapitre une diminution de 3,191 fr. 94 c. ; car, comme le fait remar-
- A reporter. . . . 22,389 fr. 92 c..
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- D'autre part. . . 22,389 fr. 92 c.
- quer M. Agasse dans cette somme de 22,389 fr. 92 c., se trouvent comprises
- 1° La réimpression de la première année du Bulletin. . .... 1,241 fr. 94 c.
- 2° La valeur de dessins en réserve. 995 »
- 3° Celle de gravures également en réserve.............................. 955 «
- 3,191 frT 94 c.
- La dépense de l’année n’a donc été réellement que de 19,197 fr. 98 c., ainsi que l’établit le compte.
- La mesure prise d’avoir des dessins et des gravures en réserve a puissamment contribué à la publication de votre Bulletin dans la première quinzaine de chaque mois.
- 2° Impression des programmes de prix................ 976 95
- Cette dépense a éprouvé une augmentation de 325 fr. 45 c. sur celle de 1838; elle est due à l’impression de nouveaux programmes de prix, mis au concours dans votre dernièreséancegénérale; elleest d’ailleurs inférieure à celle de 1,989 fr. 32 c., moyenne du tableau décennal des dépenses.
- 3° Impressions diverses.................... 988 10
- Elle est inférieure de 884 fr. 55 c. à celle de 1838, et de 210 fr. 67 c. seulement à la moyenne décennale.
- Nous devons faire observer que, dans cette somme de 988 fr. 10 c., figure celle de 73 fr. pour tirage à part de rapports donnés à titre d’encouragement.
- A cette occasion, nous rappellerons le vœu émis par M. le baron de Ladoucette et par M. votre trésorier, d’employer en dépense, comme encouragement, ces tirages h part. Votre commission des fonds veillera à ce que cette mesure reçoive son exécution pour l’exercice 1840.
- 4° Médailles et prix................................ 26,049 90
- Il reste en réserve quelques-unes des médailles payées àlaMonnaie; leur nombre, tantenorqu’en platine, argent et bronze, est de treize, et leur valeur, y compris les boites, de 1,123fr. 66c..,*c’estdonciine somme de24,926fr. 36c., qui a été distribuée en prix et médailles : elle surpasse celle des prix et médailles décernés en 1838 de
- A reporter. . . . 50,404 fr. 87 c.
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- RECETTES ET DEPENSES. 2S9,
- Ci-contre. . . . 50,404 ft\ 87
- 13,115 fr. 10 c., et de 13,524 fr. 91 c. la moyenne des récompenses adjugées dans la période décennale de 1828 à 1837.
- Ce n’est qu’après un examen sévère que votre conseil d’administration a proclamé que des questions d’un haut intérêt pour notre industrie étaient résolues; pour d’autres questions dont le but a été près d être atteint, il a décerné des médailles et des encouragements pécuniaires.
- 5° Encouragements.
- Vos comités n’ayant fait aucune proposition qui ait pu
- donner lieu de délibérer sur cet objet, cet article figure seulement pour ordre.
- 6° Pensions d’élèves...............................3;820 «
- Cette dépense, qui de 360 fr. s’est élevée, de 1828 à 1837, à 3,847 fr., a été réglée par un arrêté du conseil, qui en a fixé le maximum à 4,000 fr.
- 7° Expériences et objets d’art..................... 773 30
- En 1838, il n’a été dépensé pour cet article que 304 fr.;
- M. le Trésorier a fait observer que, dans la somme de 773 fr. 30 c., sont compris 480 fr. à compte sur un crédit de 1,200 fr. ouvert, par délibération du 13 mars 1839, pour des expériences relatives à la fabrication du sucre de betterave; d’ailleurs cette dépense est moindre que celle moyenne de la période décennale de 1828 à 1837, qui s’est élevée à 991 fr. 04 c.
- 8° Frais des séances générales.................... 347 »
- L’augmentation de 43 fr. sur 1838 provient d’une séance extraordinaire tenue en sus les deux séances générales annuelles.
- 9° Abonnements à diversjournaux français et étrangers. 392 60
- Votre commission à\\ Bulletins recherché si la somme de 454 fr. 25 c., affectée à cet article en 1838, était susceptible de diminution ; elle est parvenue à réduire cette dépense à 392 fr. 60 c. en suspendant l’abonnement à quelques ouvrages dont les spécialités ne sont pas en rapport avec les matières traitées dans le Bulletin.
- 10° x4ffranchissements divers et ports de lettres de l’a-
- 586 10
- gence
- A reporter. . . . 56,323 fr. 87 c.
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- conseil d’administration.
- 290
- D'auire part. . .
- Ce chapitre était de 548 fr. 15 c. pour l’exercice 1838. L’augmentation de 37 fr. 95 c. résulte de l’envoi de lettres pour la convocation d’une séance extraordinaire, de frais de lettres reçues, etc.; elle dépasse la moyenne décennale de 60 fr. 02 c.
- 11o Loyer. .... ........................
- Ce chapitre ne donne lieu à aucune observation. . .
- 12° Traitement de l’agent et droit sur les recettes.
- Cette allocation était, en 1838, de 3,109 fr. 92 c.; le conseil, sur la proposition de votre commission des fonds, a accordé àM. Delacroix, à titre de gratification, pour ses bons services, la somme de 600 fr. ; le surpius restnic du recouvrementd’un plus grand nombre de souscriptions.
- 13° Appointements des employés.....................
- En récompense du zèle et de l’intelligence de M. Vincent (Ernest), votre employé aux écritures, le conseil d’administration avait porté à six années au lieu de trois le remboursement de ce qu’il reste devoir sur la somme de 1,200 fr. avancée par la Société pour son exemption du service militaire. Madame Larousse, décédée, laissant disponible la somme de 200 fr. qui lui était allouée comme veuve d’un ancien employé , le conseil a donné au sieur Vincent une nouvelle preuve de satisfaction en ajoutant cette somme à son traitement, qui se trouve ainsi porté à 1,400 fr.
- 14° Pensions et secours à des veuves d’employés. .
- La Société se trouve aujourd’hui affranchie du secours qu’elle accordait à madame veuve Larousse. •
- 15° Chauffage et éclairage.........................
- Quoique ce chapitre présente une augmentation, il se trouve cependant de 204 fr. 14 c. au-dessous de la somme employée pour cet objet lors de la récapitulation des dépenses décennales.
- Il est présumable qu’une notable économie sera obtenue sur ce chapitre pour l’exercice 1840, les derniers approvisionnements ayant été faits dans le courant de décembre 1839.
- 16° Bibliothèque...................................
- A reporter. .
- 56,323 fr. 87 c.
- 6,080 »
- 3,734 40
- 3,350
- 1,250
- 1,576 70
- 270 35
- 72,585 fr. 32 c.
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- f&XtëTTBS ET DÉPENSAS.
- Ci-contre, . . . 72,585 fr. 32 c.
- Cette dépense est l’exécution d’une décision de votre conseil d’administration, pour la reliure des ouvrages de la bibliothèque. 17° Mémoires d’ouvriers et fournisseurs 408 37
- En 1838, cette dépense était de 604 fr. ; depuis 1837, elle a subi une notable diminution, puisqu’elle était portée, comme moyenne de dix années, à 1,482 fr. 63 c. 18° Dépenses diverses. . 697 95.
- Elles sont supérieures à celles de 1838 et inférieures de 273 fr. 19 c. aux dépenses faites antérieurement, de 1828 à 1837. 19° Dépense relative au portrait de M. le comte Chaptal 906 50
- Cette somme a été employée pour le tirage et le papier du portrait lithographié exécuté parles ordres de la Société. 20» Placement à la caisse des dépôts volontaires. 2,000 »
- 21° Jetons de présence 5,233 20
- Total de la dépense. 81,831 fr. 34
- Balance.
- La dépense est de 81,831 fr. 34 c.
- La recette est de. 76,273 19
- Excédant de dépense .... 5,558 fr. 45 c.
- Mais, messieurs, ainsi que l’a fait observer M. votre
- trésorier, il faut retrancher de la dépe ;nse divers objets
- tenus en réserve, savoir : 1 ° Dessins, pour 995 fr. » c.
- 2° Gravures, pour . . . 955 »
- 3° Médailles, pour. . . . . 1,123 66
- 4° Jetons de présence . . 539 »
- Et 5° placement à la ^caisse des dépôts volontaires. 2,000 »
- Total. 5,612 fr. 66 c.
- L’excédant de dépense ci-dessus est de. . 5,558 15
- Il y a donc un excédant réel de recette de 54 fr. 15 c.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Il nous reste, messieurs, à vous faire connaître les comptes particuliers des .divers legs faits à la Société.
- 1° Fonds daccroissement.
- ne fonds, qui se compose du quart des arrérages du legs de madame la comtesse Jollivet, doit s’accroître jusqu’au 30 janvier 1882, par les placements successifs faits tant de ce quart que des revenus.
- Recette. 1° Balance du dernier compte................ 26 fr. 46 c.
- 2° Le quart des arrérages de l’inscription de 12,597 fr.
- ^provenant des capitaux de cette succession.................. 3,149 40
- *3° Arrérages de rentes déjà acquises.................... 3,297 50
- Total. . 6,473 36 "
- Dépense. Achat de 294 fr. d’inscriptions de rente
- 5 pour 100, moyennant........................... 6,473 60
- Excédant de dépense. . 0 fr. 24 c.
- 2a Legs de M. le marquis d’Argenteuil.
- Pour connaître les détails relatifs à ce legs, il faut se reporter au compte de l’exercice de 1838. Nous rappellerons qu’avec son capital de 40,790 fr. 70 c. il a été acheté une inscription de 1,830 fr. de rentes 5 pour 100 ; ce legs est destiné à décerner, tous les six ans, un prix à l’auteur de la découverte que
- la Société d’encouragement jugera la plus utile.
- Recette. 1° Balance du dernier compte. .... 12 fr. 60 c.
- 2° Pour une année échue des arrérages de l’inscription
- sus-énoncée........................................ 1,830 »
- 3° Pour intérêts touchés à la caisse des dépôts volontaires , produits par le placement fait en 1838 de 915 fr. et de 1,830 fr. en 1839. . 30 35
- Total de la recette. . . 1,872 95
- Dépense. Placement à la caisse des dépôts volontaires pour produire des interets au compte dudit legs. ... 1,830 >*
- Reste. . . 42 fr. 95 c.
- 3° Legs de M. Bapst.
- Ce legs a pour objet une fondation dont les détails sont consignés dans le compte de 1838.
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- RECETTES ET DEPENSES.
- 293
- Il a été remis à votre trésorier une inscription de 1,400 fr. de rente 5 pour 100 et une somme de 178 fr. 80 c. pour arrérages de cette inscription. M. et madame Bapst-Menière continuent de jouir de l’inscription de 1,000 fr., dont la Société n’a que la nue propriété.
- La recette se compose de 878 fr. 80 c.
- Il n’a été fait aucune dépènse.
- Nous terminerons en vous présentant l’état des valeurs appartenant à la Société au 1er janvier 1840.
- Actif,
- 1° Deux cents actions de la Banque de France, représentant, au cours de ce jour, un capital de 675,000 fr.
- ; 2° 19,345 fr. de rente 5 pour 100, en toute propriété, provenant de divers legs.
- 3° La nue propriété d’une inscription de 1,000 fr. de rjinte, 5 pour 100, dont l’usufruit appartient à M. et madame Bapst-Menière.
- 4° 14,745 fr. placés à la caisse des dépôts volontaires.
- 712 fr. 50 c. restant dus par M. Vincent fils,
- 6° 730 fr. restant dus par M. Millet.
- 7° 995 fr. en valeurs de dessins.
- 8° 955 fr. en valeurs de gravures.
- 9° Deux cent vingt-six jetons en réserve.
- 10° 42 fr. 95 c. formant la balance du compte du prix fondé par M. cCAr-gcnteuil.
- Et 11° les 878 fr. 80 c. provenant du legs de M. Bapst.
- . Passif.
- 1° 5,557 fr. 84 c. formant la balance passive du compte des fonds généraux;
- 2° 24 c. formant celle de la partie du compte relative au fonds d’accroissement.
- Nous venons, messieurs, de mettre sous vos yeux l’exposé des recettes et des dépenses de l’exercice 1839 ; votre situation est prospère, et si un excédant de dépenses s’y fait remarquer, il est dû aux prix et médailles qui ont été décernés pendant cette année. La Société doit éprouver une vive satisfaction en considérant que ces rémunérations ont contribué à étendre le domaine de notre industrie par la solution de problèmes importants. Nous devons ajouter que le travail de votre rapporteur a été rendu facile par la régularité des comptes de M. votre trésorier, qui vous permet déjuger, avec pleine'connaissance de cause, de votre situation financière.
- Signé Bordier-Dubignon, rapporteur. Approuvé en séance générale, le 12 août 1840,
- Trente-neuvième année* Août 1840.
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- 204
- CONSÏlfc ^’^D^HVISTtATWN.
- . MÉDAILLES D'ENCOURAGEMENT. : t
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- Rapport sur une nouvelle,, serrure a bec-de-canne inventée par M. Bournet \ par JdL Aroédée Durand, fo ;t f*; , f
- [' \jH JV h ÎS ‘>i> rC‘ " <-î - t-Yf ? 1
- AI. Bournetj serrurier à Fontainebleau, vous» a présenté une de ces serrures dites à bee-de-eanne qui, telles qu’elles existent dans la quincaillerie, ont pour moyen d’ouverture un bouton ou une bascule qui s’offre, à ta main comme l’un des bras d’un levier dont le complément agit à l’intérieur de la serrure.
- Quand la bascule est employée, on ne fait qu’appuyer pour obtenir le dégagement du bec-de-canne. Quand c’est le bouton à olive ou tout autre, on peut tourner soit à droite, soit à gauche; niais l’un des cotés est généralement moins favorable que l’autre à l’effet qu’on veut obtenir, d’où résultent souvent des essais infructueux et des tâtonnements fâcheux pour le temps qu’ils font perdre et le bruit qu’ils occasionnent. ,< é 1 m : ;-
- Ces inconvénients se font particulièrement sentir dans les circonstances où des mains peu habituées à l’ouverture des portes d’appartements agissent sur les becs-de*canne ordinaires ; ils étaient même devenus assez, graves dans une salle d’audience publique pour que le problème de leur suppression par un moyen mécanique fût proposé à M. Bournet ; cette circonstance ajoute trop au mérite de l’œuvre pour que nous ne devions pas la citer.
- Pour arriver à ce résultat , le beode-canne de M. Bournet jouit de la singulière propriété de livrer l’ouverture de la porte, soit que le bouton que saisit la main soit tourné à droite ou soit tourné à gauche, qu’il soit tiré ou poussé suivant le côté où on se trouve placé pour l’ouvrir, soit enfin qu’on le tire latéralement comme celui d’une targette. Ces effets si variés sont produits avec une simplicité.de moyens très-remarquable; mais, malgré cette simplicité, une figure est nécessaire pour les faire comprendre, et nous devons nous borner, pour le moment, à en faire la mention. r .
- La serrure de M. Bournet renferme un autre perfectionnement qui réside dans la manière dont il compose son grand ressort. Cette pièce, qui, dans les serrures ordinaires, est d’une forme assez ouvragée et d’une résistance peu sure, est ici remplacée par une simple paillette empruntée au ressort de pendule. La bonté de la disposition se joint à la bonne qualité de la matière pour que ee ressort soit souple, bien, monté et facile à remplacer au besoin. La gorge de cette serrure à mouvement perpendiculaire au pêne, et la disposition du foliot, dont le centre de rotation est dans, l’axe du pêne, sont d’excellentes dispositions qui rappellent celles dont ks serrures de M. Toussaint ont déjà donné l’exemple, .et qui sont décrites dans le trentième volume du Bulletin de la Société.
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- MÉDAILLES Ù"eîYÜOUR AÙ£!M*î?t.
- ï*âr suite de l’expose que nous avons eu l’honneur de présenter, le conseil d’administration vous propose de décerner la médaille de bronze à M. Bour-net j et de décrire et figurer sa serrure dans le Bulletin.
- Signé Amédée Duranu, rapporteur. Approuvé en séance générale } le août 1840.
- Rapport sur tes étoffes de soie nettoyées et remises à neuf, par M. Frick, leinlurier-dègraisseur, rue Saint-Merry, io; par M. Bussy*
- Les étoffes de soie sont, plus que toutes autres, sujettes à s’altérer par l’influence de la lumière, de l’humidité et des divers agents à l’action desquels elles sont exposées. On a cherché depuis longtemps les moyens de les restaurer, et de remettre à neuf celles qui ont été ainsi détériorées par l’effet de la vétusté ou du service auquel on les applique; mais, malgré tous les efforts qui ont été faits dans ce sens, nous sommes loin de posséder, pour nettoyer les étoffes de soie, un procédé simple et d’une exécution facile analogue à ceux qu’on emploie pour les autres tissus. Cette difficulté s’explique facilement par le peü dé fixité des couleurs et par la grande altérabilité du tissu lui-même : aussi est-ce un problème très-difficile que celui dont nous nous occupons ici et qui n’a pas de Solution générale ; c’est l'habileté, le savoir de l’ouvrier qui doivent, dans chaque cas particulier, déterminer les agents à employer et la manière d’opérer, suivant la nature des taches, la nuance des couleurs.
- Les échantillons présentés par M. Frick ont été nettoyés avec beaucoup de perfection, tout en conservant à la soie son éclat et son apprêt primitifs; la plupart de ces échantillons sont des fonds unis petit teint, des roses, des gris de perle et autres analogues, dont les couleurs n’ont rien perdu de leur éclat. Quelques-uns présentent réunies un grand nombre de couleurs différentes qui n’ont point eu à souffrir des opérations du nettoyage.
- M. Frick a, en outre, soumis à l’appréciation de votre comité différents châles de cachemire ou de tissus analogues, qui ont été non-seulement nettoyés, mais reteints par un procédé qui lui est propre. Ce procédé permet de teindre une partie seulement du tissu, en réservant telle portion que l’on désire et conservant à celle-ci les couleurs primitives ; ainsi le fond seul du châle peut être teint, en respectant les détails les plus délicats du dessin qu’il porte, les bordures, les palmes : nous en avons vu plusieurs dont les fonds, primitivement blancs, ont été teints en bleu-clair, jaune; et quelques-uns dont les fonds, primitivement colorés, ont été reteints en d’autres nuances ou mis en noir, et tous avec une grande perfection d’exécution.
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- 296 conseil d’administration., ]f_
- Il est facile d’apercevoir l’importance de ce procédé, qui peut ainsi remettre en valeur des châles d’un prix élevé, qui, sous le rapport de la couleur, ne, satisferaient plus aux exigences de la mode... r V v •
- Déjà un autre teinturier, M. Klein (1), est parvenu au même résultat, au moyen d’une réserve qu’il applique sur les parties qu’il veut conserver : ce procédé ingénieux, qui a mérité à son inventeur la médaille d’argent de la Société, n’est point celui que suit M. Frick; ce dernier consiste dans l’appli-* cation directe de la couleur sur la partie que l’on veut teindre, elle y est fixée par des mordants, à la manière des imprimeurs sur étofFes. Ce procédé a été exécuté avec beaucoup de succès sous les yeux du comité.
- D’après cet exposé, nous vous proposons, au nom du conseil d’administration, de décerner la médaille de bronze à M. Frick. - , ,
- . , Signé Bussy, rapporteur, Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Rapport sur les fontaines filtrantes de M. Lelogé ; par
- M. Gourlier,
- Dès 1831, M. Lelogé ayant soumis à l’examen de la Société son système de f ontaines à pression continue et à fltre ascendant et double, au moyen du charbon ou d’une pierre poreuse, le comité des arts économiques et le conseil d’administration ont successivement reconnu les avantages que ce mode devait et paraissait avoir sur le mode ordinaire, mais en en appelant à l’expérience pour constater ces avantages d’une manière irrévocable (2).
- C’est ce qui a eu lieu, grâce aux soins et aux perfectionnements apportés à la fabrication des fontaines de ce genre par M. Lelogé, qui n’a pas manqué de trouver des imitateurs.
- Le jury central de l’exposition nationale a accordé successivement à M. Le* logé, en 1834, une citation honorable et, en 1839, une médaille de bronze.
- Votre comité des arts économiques, vos commissions des récompenses, votre ‘ conseil d’administration ont unanimement pensé qu’il y avait lieu, de la part de la Société, d’accorder la même récompense à ce fabricant, en raison de 1 utilité de ses produits, démontrée par une expérience de plusieurs années.
- Signé Gourlier, rapporteur. Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- (1) Le procédé deM. Klein ayant été rendu public par le rapport du jury central de l’exposition de 1839, nous demandons qu’il soit inséré dans le Bulletin de la Société.
- (2) Voyez un rapport sur les fontaines filtrantes de M. Lelogé et leur description , Bulletin de la Société, 30e année (1831), p. 171.
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT. 29?
- Extrait d’un rapport sur les cuvettes hydrauliques et inodores, de MM. Havard ; par M. Gourlier.
- Parmi les fabricants qui établissent des cuvettes d’aisance hydrauliques, hermétiques et inodores, MM. Havard on! le mérite particulier que leur mai- ' son s’est occupée, des premières et depuis un grand nombre d’années, de cette fabrication, qu’elle n’a cessé d’apporter tous ses soins à la perfectionner, et que, de cette manière, peut-être a-t-elle contribué plus qu’aucune autre à la propagation de ces appareils si utiles à la salubrité des habitations.
- C’est d’après cette considération que votre comité des arts économiques, vos commissions des récompenses et votre conseil d’administration ont unanimement pensé que MM. Havard avaient droit à la médaille de bronze (1).
- Signé Gourlier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Rapport sur les tarares et coupe-racines construits par M. Vilcoq j par M. Huzard.
- M. Vilcoq, menuisier-mécanicien à Meaux, a déjà fait parvenir à la Société des renseignements sur quelques perfectionnements qu’il a introduits dans la confection des tarares et qui consistent à les avoir rendus plus solides et moins chers; depuis, il a continué à s’occuper d’améliorer cet instrument et il a joint à sa fabrique la construction et la vente des coupe-racines.
- M. Vilcoq est d’une famille de menuisiers qui, depuis un siècle, fabrique ces sortes d’instruments agricoles, et qui, par sa persévérance à tes* perfectionner, a contribué à eu faire adopter l’usage dans divers cantons de la Brie. Son fils aîné a été établi par lui à Brie-Comte-Piobert, et se livre à la même industrie.
- Depuis quelque temps, le père et le fils font, pour répandre l’usage des coupe-racines, ce que le père a fait à l’égard des tarares.
- Le conseil d’administration, dans la persuasion qu’une marque d’intérêt à une famille qui, depuis si longtemps, s’occupe de généraliser dans nos campagnes un instrument aussi utile que le tarare, et qui, en se livrant actuellement à la construction des coupe-racines, contribuera, sans aucun doute, à répandre
- (1) Voyez un rapport détaillé sur les cuvettes inodores de MM. Havard, et la description de ce* appareils, Bulletin de février 1840, p. 49.
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- 29a CONSEIL D’ADMINISTRATION. v
- la .culture des plantes à racines tuberculeuses, culture qu’il est si désirable de voir faire de plus grands progrès en France ; considérant, de plus, qu’on ne saurait trop encourager, dans les départements, l’établissement des fabriques d’instruments aratoires perfectionnés,
- ’ A l'honneur de vous proposer de décerner à M. Eilcoq père, menuisier à Meaux, la médaille de bronze.
- Signé Huzard, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- J
- Extrait d’un rapport sur les petites machines a, vapeur de M. Rouffet ; par M. Francœur.
- II est une foule de circonstances où l’on ne peut employer les grandes machines à vapeur, soit parce que leur force dépasse les besoins et nécessite d’inutiles dépenses de combustible, soit à cause du capital engagé et de l’espace propre à les loger, soit enfin à raison de l’incommodité que le voisinage éprouve par l’épaisse fumée que le fourneau exhale. M. Rouffet a réussi à construire une machine de peu de force, transportable avec facilité, qu’on peut loger partout, qui n’exige pas un grand réservoir d’eau d’alimentation, qui n’occupe que la place d’un poêle chauffé avec le coke, et qui perd sa fumée par un simple tuyau. Cet utile appareil a paru digne de vos récompenses, surtout lorsqu’on reconnaît que M. Rouffet est un de nos fabricants de machines à vapeur les plus habiles et les plus ingénieux.
- Vous concevrez, messieurs, les raisons qui ont déterminé votre conseil d’administration à accorder à cet artiste la médaille d’argent (1).
- Signé Francœur, rapporteur. -
- Approuvé en séajice générale, le \ 2 août 1849.
- Extrait d’un rapport sur les pianos droits de M» Mercier}
- par M. Francœur.
- La fabrication des pianos droits a reçu, dans les dernières années, des perfectionnements très-importants, et l’on est souvent embarrassé de donner la préférence aux instruments qui sont sortis de diverses fabriques. M. Mercier a modifié avec bonheur l’échappement, et le comité des arts mécaniques y a reconnu des avantages qui distinguent les pianos droits confectionnés par
- (f) Fun- rapport détaillé sur la machine à vapeur de M. Rouffet, et sa description, Bulletin de janvier 1840, page 3, et mars, page 85.
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- MÉDAILLES d’eNCOURAGEMENT.
- m
- cet industriel. Le Bulletin de juin dernier vous a fait connaître cet ingénieux mécanisme. A la fin de la dernière séance générale, messieurs, vous avez eir-tendu avec satisfaction un de ces instruments. Le conseil d’administration a jugé M. Mercier digne de recevoir, pour encouragement, votre médaille d’argent comme récompense de ses succès.
- Signé Francoeür, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Extrait d’un rapport sur une roue de bateau a vapeur, a aubes amovibles, de M. Aubert; par M. Combes. .
- M. Aubert, chef de l’atelier des machines au port de Toulon, a substitué, au système de crochets et d’écrous par lesquels les aubes sont fixées sur les rayons en fer des roues de bateaux à vapeur, un mode d’assemblage qui permet de monter et de démonter facilement et rapidement ces aubes, soit pour les rapprocher ou les éloigner de l’axe,, soit pour les enlever tout à fait et les remettre en place, sans arrêter la marche du bâtiment.
- Ce système, essayé à bord d’un bâtiment à vapeur de l’État, a parfaitement réussi.
- Votre conseil d’administration a jugé M. Aubert digne de la médaille d’argent, que nous vous proposons de lui décerner (1).
- Signé Combes, rapporteur »
- Approuvé, en séance généraley le 12 août 1840.
- Rapport sur un métier a façonner les mèches de chandelles, de M. Benoit, au Neubourg (Eure)’, par M. Amédée Durand.
- En présence des progrès rapides de l’éclairage par le gaz, par l’huile, par la bougie stéarique, une machine qui a pour objet de façonner des mèches de chandelles peut sembler une production arriérée et désormais sans but comme sans utilité ; mais, en interrogeant la réalité des faits, on en juge différemment. Malheureusement les choses ne sont pas encore telles que ces brillants éclairages puissent réduire la consommation de la chandelle; ce luminaire est encore loin d’être accessible à toutes les existences, et ce n’est que graduellement, et au fur et à mesure des progrès de la fortune publique,
- (1) T^oy. un rappoit détaillé sur la roue à aubes de M. Aubert> et sa description, Bulletin de juillet 1840, p. 237.
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- ,300 conseil d’administration.
- que beaucoup de nos compatriotes arriveront à changer leurs lampes de terre ou leurs chandelles de résine contre la chandelle de suif, plus éclairante .et plus portative. M. Benoît a donc fait une chose utile en construisant un métier qui procure le double avantage de l’économie et de l’amélioration de la qualité dans un des éléments de la chandelle ordinaire. L’économie résulte de la simplification du travail, qui, sous le rapport du temps, se trouve abrégé des trois quarts, au moins; l’amélioration vient de ce que les mèches n’ont plus besoin d’être fabriquées en quantité, et, conséquemment, longtemps d’avance, circonstance à laquelle on attribue l’effet connu sous le nom de mèches éventées.
- Les moyens mécaniques mis en œuvre par M. Benoît sont des plus simples. La mission que nous avons reçue du comité des arts mécaniques d’en demander la publication nous dispense de chercher de les décrire ; nous nous bornerons donc à en faire ressortir le mérite. Ils constituent un métier presque entièrement construit en bois et parfaitement approprié à sa destination, par le peu d’élévation de son prix et par sa simplicité ; aussi est-il, dès à présent, très-répandu dans les départements de la Seine-Inférieure, de l’Eure, de l’Orne, de l’Aisne et de la Marne.
- Par son emploi, toutes les opérations qui précédent l’immersion de la mèche dans le suif, et qui étaient faites à la main, seule alors chargée de doubler le coton, le tordre, le couper, l’enfiler avec espacement régulier sur des baguettes, sont obtenues avec facilité, précision et célérité, sans le secours d’aucun apprentissage. ,
- Ce qu’on remarquera particulièrement dans cette machine est, d’abord, le moyen très-simple employé pour opérer uniformément sur vingt-quatre mèches à la fois la torsion que réclame le coton, et ensuite le jeu du couteau , qui tranche toutes ces mèches en une seule passe, entraîné par un simple cordon et conduit entre deux tasseaux de bois.
- Le service incontestable rendu à la fabrication de la chandelle par M. Benoît n’est pas le seul mérite que présente sa machine : il s’y en rencontre un non moins grand dans l’exemple qu’il a fourni de la possibilité de construire, avec des éléments ordinaires, une machine qui satisfait à des conditions nombreuses et d’une difficulté réelle.
- . Par suite de l’exposé qui vient d’être fait, le conseil d’administration a jugé M. Benoît digne de la médaille d’argent que nous vous proposons de lui décerner, et a décidé que son métier à fabriquer les mèches de chandelles serait décrit et figuré dans le Bulletin.
- Signé Amédbe Durand, rapporteur, Approuvé en séance générale, le 12 août 1840, - >
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- Extrait dun rapport sur un fusil de chasse se chargeant par la culasse, de IM. Desnyau} par M. le baron Séguier.
- M. Desnyau a apporté de notables améliorations au fusil de chasse du système Robert, qui se charge par la culasse, en facilitant la séparation du canon du bois pour le nettoyage de l’arme, en évitant le crachement par les ajustements et en simplifiant le mécanisme de la détente : il y a ajouté la possibilité d’amorcer le fusil avec la capsule ordinaire, en remplacement de son amorce spéciale.
- Votre conseil d’administration a jugé devoir récompenser les efforts de M. Desnyau en lui décernantla médaille d’argent (1).
- Signé Baron Séguiek, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 1 2 août 1840.
- Rapport sur les cuirs tannés et corroyés, de M. Vauquelin ; par M. Gaultier de Glaubry.
- Depuis les rapports présentés par le comité des arts chimiques sur les procédés de tannage de M. Vauquelin (2), cet industriel a continué des essais qui ont été suivis avec régularité pour en constater les résultats.
- Parmi ces produits, nous signalerons particulièrement des cuirs noirs pour sellerie tannés et corroyés en deux mois, des culées de cheval, des croupons de vache en huile, des tiges d’ordonnance militaire confectionnés dans le même temps, des peaux de chevreau préparées en dix jours, qui, de l’avis des hommes spéciaux, offrent toutes les qualités désirables, et dont la confection complète les essais dont le comité avait désiré constater la marche.
- Ces résultats, qui assurent à l’industrie des peaux un nouvel essor, auraient mérité à M. Vauquelin la première récompense de la Société, s’ils avaient été obtenus dans une fabrication sur une très-grande échelle ; mais, en considérant que, sous ce dernier point de vue seulement, cette industrie laisse encore un champ à parcourir , le comité des arts chimiques a proposé, les commissions des médailles et de révision et le conseil d’administration de la Société ont décidé, qu’il serait accordé à M. Vauquelin une médaille d’ar-
- (1) Voyez un rapport sur le fusil de M. Desnyau et la description de cette arme, Bulletin. de mars 1840, p. 121.
- (2) Voyez Bulletins de mars 1840, p. 90, et de juillet, p, 24/p Trente-neuvième année. Août 1840.
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- gent, pour bien établir les perfectionnements qu’il a déjà réalisés. Si, comme tout le fait présager, ses procédés acquièrent l’extension dont* ils sont susceptibles, comme dans d’autres cas analogues, la Société sera de nouveau appelée à lui accorder une récompense de premier ordre. >.
- : ! Signé Gaultier de Claujbry, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 0. \ ... r;^ , V
- Extrait d’un rapport sur les moulures en bois de M. Fanzvoll ;
- par M. Amédée Durand. r ; : .or c v
- M. Fanzvoll travaille le bois de sapin du Nord par des procédés méca-i/ niques avec une très-grande rapidité et une perfection encore sans égale. Ses produits sont des moulures de tous les profils s’appliquant aux besoins de la fabrication des cadres et à ceux de la menuiserie. Ces moulures sont d’une exécution pure et franche, malgré les difficultés que présentent les fibres du bois; les madriers sont dressés en plans si exaots, que la main de l’homme serait inhabile à les produire avec une aussi grande perfection.
- Le conseil d’administration voulant récompenser les efforts de M. Fanz-voll, dont un incendie a naguère détruit l’établissement, lui a décerné la médaille de platine (1). >
- Signé Amédée Durand, rapporteur.
- approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
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- Rapport sur la fabrique d’armures et d’objets de luxe de M. Oranger; par M. Amédée Dnrand.
- D’après la décision du conseil d’administration, le comité des arts mécaniques s’est transporté dans les ateliers de M. Granger, rue de Bondy, 70, à l’effet de prendre connaissance de l’ensemble des travaux et des produits sur lesquels il avait appelé l’examen de la Société.
- M. Granger est un ancien élève de l’école de Châlons, et l’industrie qu’il a créée est en rapport avec les études qu’il avait faites. Là se trouve un exemple bon à citer, parce qu’il serait bon qu’il servit de règle à la conduite de tous les élèves qui sortent de cette école.
- (i) Voyez un rapport sur les moulures en bois de M. Fanzvoll, Bulletin, de juin 1840, p. 213.
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- L’application des arts mécaniques, par M. Granger, a eu pour objet trois produits distincts, se recommandant chacun par un genre particulier de mérite, et relatifs soit aux beaux-arts, soit au commerce des objets de fantaisie. Nous parlerons d’abord de ceux de ces objets qui ont la destination la plus élevée : ils se rapportent, les uns aux arts dramatiques, les autres aux arts d’imitation; l’an consiste dans l’exécution des armures de toutes les époques, mais surtout de celles du moyen âge, qui sont employées sur nos théâtres. Accoutumés que nous avons été à ne voir sur la scène que des simulacres d’armures dont le carton formait la base, noos avons peine à croire aujourd’hui que celles qui sont revêtues dans les principaux rôles sont véritables ; elles sont cependant véritables ces armures, et par la matière qui les compose, et par le procédé qui les a produites, et par leur fidélité historique. On concevra que, à part même la juste exigen ce de nos auteurs et de nos artistes, rien n’était plus naturel qu’un semblable résultat, quand il était demandé à un industriel qui, comme M. Granger, avait acquis une connaissance approfondie du travail des métaux, ainsi que celle des ressources mécaniques applicables à son entreprise.
- Le comité des arts mécaniques a vu avec une vive satisfaction, dans ses ateliers, la reproduction exacte de ces casques en fer d’une seule pièce, dont la forme et la légèreté offrent de si grandes difficultés d’exéculion, qu’ils semblaient appartenir à une industrie très-avancée, mais désormais perdue ; les dessins dont les armures sont couvertes sont reproduits avec la même fidélité, car ce sont les mêmes formes et particulièrement le même procédé que dans les modèles : l’action d’un acide sur le métal. Quant aux ornements de haut relief, aux ciselures artistiques, la fonte de fer, et surtout la fonte malléable, moulée avec la perfection à laquelle elle est parvenue, ont été d’un secours aussi efficace qu’économique. Par l’emploi de tous ces moyens réunis, M. Granger est parvenu à établir, à des prix dont la modération est prouvée par l’extension de son commerce, toutes les espèces d’armes que réclame aujourd’hui la juste exigence des représentations théâtrales. Une autre destination de cette fabrication est la formation de ces trophées d’ornement que la mode, appelle h la décoration des appartements. Pour ceux-là, qui ne doivent être aperçus que d’un point de vue déterminé, les armes n’ont qu’une face, et c’est la tôle de fer employée avec intelligence, découpée, gravée, repoussée en bosse et en creux, qui en forme l’élément principal. En France, comme à l'étranger, M. Granger règne seul dans ce genre de production et de commerce, et on concevrait difficilement qu’il pût y être surpassé.
- Nous avons dit que sa fabrication avait eu aussi pour objet les arts d’imitation. En effet, il a construit, en mécanicien habile, et pour les besoins des
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- CONSEIIi D’ADMINISTRATION.
- peintres et des sculpteurs, des chevaux remarquables par l’exactitude et la merveilleuse facilité des mouvements de leur encolure, par la variété de leur^ poses et la fixité avec laquelle ils les conservent. Ces mannequins, qui sont à peu près au dixième des dimensions naturelles* sont accompagnés de petites armures du moyen âge, exécutées avec une précision qui ne laisse rien à désirer. Ces objets, qui sont forcément d’un prix élevé, sont cependant de nàtiirè à rendre des services immenses aux artistes. Par leur secours, des effets que, dans le travail de la composition, on ne pouvait demander qu’à l’imagination et dont la reproduction sans modèle fatiguait beaucoup l’esprit, se trouvent aujourd’hui réalisés et fixés, et s’offrent ainsi à tous les besoins d’une étude prolongée et approfondie. ' •
- La troisième partie qu’embrassent les travaux de M. Granger est la confection d’une multitude d’ornements légers en cuivre, imitant le plus souvent des fleurs et qui sont employés à la décoration, s’ils n’en composent même: la totalité; des flambeaux, des lustres, des cadres, et une infinité d’autres? bagatelles pour lesquelles l’industrie parisienne, a pour tributaires toutes les parties du monde où régnent la richesse, le luxe et la mode.
- En nous résumant, nous avons à exposer que M. Granger a fait preuve d’une grande habileté industrielle, et a rendu des services réels aux représentations scéniques en construisant des armures qui sont la reproduction exacte de celles des temps passés, et en les accommodant aux convenances actuelles de leur destination, par la légèreté qu’il a su leur donner;
- Qu’il a bien mérité des arts d’imitation en fournissant des modèles de chevaux et d’armures, qui, dans de petites dimensions, reproduisent tous les effets de la nature, en les variant suivant la rapidité ainsi que l’exigence de la pensée de l’artiste; et enfin, qu’il a bien mérité de l’industrie en général, par l’habile confection, à laquelle il se livre, de ces objets de mode qui concourent pour une part incontestable à la bonne renommée de cette partie du commerce qu’on qualifie, sur tous les points du globe, par la désignation d’article de Paris.
- Par suite de l’exposé qui vient d’être reproduit, votre conseil d’administration a accordé à M. Granger la médaille de platine qu’il vous propose de lui décerner.
- Signe' Amédke Durand, rapporteur.
- Approuve en séance générale, le 12 août 1810.
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- MÉDAILLES DENCOURAGÉMENT.
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- Extrait du rapport sur un appareil pour régler la dépense du gaz et sur des procédés de galvanoplastie de M. Boquillon ; par M. Francœur.
- üy a une difficulté extrême à régler la dépense d’un gaz comprimé sous une pression variable, qui s’est surtout fait sentir lorsqu’on a voulu se servir du gaz-light, dont la compression varie de 4 à 30 atmosphères. M. Boquillon est l’inventeur d’un appareil ingénieux qui a été soumis à des expériences réitérées et décisives, et qui a complètement triomphé de toutes les épreuves.
- En outre, un nouvel art, la galvanoplastie, venait d’être découvert en Allemagne; cet art a pour objet de précipiter d’une dissolution les molécules de cuivre par l’action galvanique et de les réunir agglomérées sur une médaille, dont on reproduit ainsi l’exacte empreinte. M. Boquillon a été assez heureux pour deviner les procédés de l’inventeur, M. Jacobi, et de les perfectionner. Ce qui, à vos yeux, messieurs, ajoutera un mérite aux travaux de M. Boquillon, c’est qu’il a rendu cet art industriel en obtenant des clichés très-délicats qu’on emploie avec succès dans la typographie.
- Par ce double motif, le conseil d’administration a jugé M. Boquillon digne de recevoir la médaille de platine de la Société.
- Signé Fraxcoeue , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Rapport sur la machine a organsiner la soie, de M. Néville ;
- par M. Calla.
- Messieurs, le comité des arts mécaniques a examiné avec le plus grand intérêt la machine qui lui a été présentée par M. Néville et qui a pour objet d’or-gansiner la soie par une seule opération mécanique; les principes de sa machine ont paru à votre comité incontestablement bons. Elle remplace avec beaucoup plus de régularité les trois opérations successives qui constituent aujourd’hui l’organsinage; c’est-à-dire, 1° le premier apprêt, 2° le doublage, 3° le deuxième apprêt.
- Il est bien à regretter que la fabrication de la soie n’ait pas suivi les progrès que nous avons vu faire à la filature du coton, de la laine, du cachemire et du lin.
- tandis que dans chacune de ces branches d’industrie chaque année vient faire connaître quelque importante amélioration, la soie reste stationnaire, et, sur les trois opérations que nous venons de citer, la première et la dernière s’exécutent jusqu’à présent par les machines inventées par Vaucanson, et
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- CONSOLL Jî’ADMIMSTEiiriDIf.
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- la deuxième se fait encore à la main. Cette lenteur dans la voie du progrès nous parait résulter des circonstances locales dans lesquelles l’industrie de la soie se trouve placée. L’éducation des vers à soie n’a étésuivieen grand jusqu’à ces derniers temps que dans nos départements méridionaux, et c’est là, vous le savez, où la construction des machines est le moins avancée.
- Des essais infructueux ont, sans doute, découragé les fabricants dans leurs intentions de perfectionnement, et s’opposent peut-être encore aujourd’hui à l’adoption de procédés nouveaux et bien raisonnés.
- Votre comité des arts mécaniques, après avoir vu fonctionner le nouveau système de M. Néville et en avoir examiné les produits, a acquis la conviction qu’il était appelé à rendre de très-grands services à la fabrication de la soie.
- Il offre, comme nous vous le disions tout à l’heure, une plus grande régularité dans les produits, exige beaucoup moins d’emplacement que les machines anciennes, et peut, par conséquent, être exploité sous les yeux du maître fabricant, ce qui assure à la fois une meilleure fabrication et une diminution dans les chances de vols ; enfin il offre une économie notable dans les déchets.
- Ces considérations, messieurs, ont déterminé votre conseil d’administration à vous proposer de décerner la médaille de platine à M. Néville (1).
- Signé Calla fils, rapporteur, approuvé en séance générale, le \ % août 1840.
- Rapport sur les travaux de M. Léon Duparc, officier de la marine royale, relatifs h la navigationy par M. Jomard.
- Les travaux de cet habile officier de marine sont nombreux, et tous ont rapporta la navigation. En 1831, il imagina, pour les bateaux à vapeur, un système d’attache des aubes aux rayons des roues, qui permet de les déplacer eu très-peu de temps, soit qu’on veuille les enlever entièrement lorsque le navire doit marcher seulement à l’aide des voiles, sans le secours des machines, soit qu’on veuille varier la position de leur centre d’efforts en raison des différents degrés d’immersion des roues par suite du chargement du navire.
- Commandant en 1833 la Salamandre, il mit ce système à exécution avec succès. ,v
- Chargé, en 1836, du commandement du bateau à vapeur le Phare, M. Du~
- (i) \ oyez un rapport détaillé sur le métier de M. Néville, Bidtelin de mai 1840, p. i6rt
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- méotailïæs d ’ éwcou k a oe ment.
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- parjs^ ept; jjconnaissasice d’un système qui en paraissant offrir la même solidité que le sien, avait, en outre, l’avantage d’une manœuvre plus facile par les ingénieuses combinaisons de M. Aubert; il n’hésita pas à l’adopter et à le soumettre à une foule d’essais pratiques à la mer qui ont fournt*le& nrôVëtïsr de ÏUïfafre atteindre1 une perfection difficile à dépasser, surtout après :le# légers changements qui sont indiqués comme devant y être encore apportés. Des pièces officielles constatent que, contrairement à ce qui arrrvq d'habitudey et malgré- le grand nombre d’essais faits sur le Phare, tant pour le perfectionnement du système de M. Aubert que pour diverses améliorations apportées au système des machines à vapeur en général par M. Dicptirc, ce navire est resté un de ceux dont l’appareil évapora-toire était le mieux eonservé, quoique continuellement en cours de navigation.
- L’Académie royale des sciences, sur le rapport d’une commission composée de MM; Arago, Beauiemps^Beaup ré et Freycinet_, constata que M. Léon Duparc, par des modifications qui sont matériellement peu considérables, mais dont les résultats sont importants, est parvenu à rendre le clinomètre de M. Coninck d’une installation prompte et facile, et surtout à lui donner la précieuse qualité de pouvoir rester constamment en expérience, avantage inappréciable, surtout à bord des bâtiments à vapeur qui changent si rapidement de tirant d’eau, par suite de la grande quantité de houille qu’ils consomment.
- M. Léon Duparc cherche constamment à apporter des améliorations dans tout ce qui a rapport à l’honorable mission qui lui est confiée ; on lui doit aussi une instruction simple et bien appropriée pour les conducteurs des machines à vapeur à bord des bâtiments ; il recueille avec soin tous les documents qui peuvent servir à perfectionner, en France, cette navigation, et il a rédigé des notes d’un grand intérêt sur la construction et l’installation des grands bateaux à vapeur anglais naviguant sur la mer (1).
- Dans un moment ou la navigation â la vapeur acquiert une si haute importance , le conseil d’administration a pensé qu’il ferait une chose utile en signalant à l’attention du public les services rendus par M. Léon Duparc, et en décernant à cet officier distingué la médaille de platine.
- Signé Jomard , rapporteur. •
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- (r) Voy. Bulletin de la Société, mai i84o, p. 188.
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- Rapport sur Vétamage de M. Budy ; par M. Gaultier dé -
- ' ; Claubry " !Î*.
- i .<• . . oi;.; * -• :| 'rcn -, Y, t
- • ; * • '. ! "Y. ii :.'fl *; 1 » .‘fjjifY
- Messieurs, depuis longtemps déjà M. Budy vous avait présenté divers objets étamés au moyen d’un alliage beaucoup plus résistant que Tétaii* et qu’il regardait comme pouvant être très-avantageusement employé en remplace-*-ment de ce métal par la solidité beaucoup plus grande des vases préparés par ce moyen. _ '• , - - si •
- Les essais faits alors par le comité des arts chimiques ne l’avaient pas sa- • tisfait, et il s’était abstenu de vous présenter un rapport dans la pensée que M. Budy parviendrait à des résultats plus favorables ; ses espérances se sont réalisées, et, après de nombreuses et dispendieuses tentatives, cet industriel est parvenu à surmonter les difficultés qui s’étaient d abord offertes à lui et à donner à ses produits toutes les qualités désirables.. ; .. \
- L’étamage de M. Budy s’applique parfaitement au cuivre, et déjà, sous ce rapport, offre des avantages très-marqués; mais c’est surtout pour la fonte, qu’il en présente de plus dignes d’attention. >' j
- La proportion d’alliage qui adhère à l’objet à étamer n’est pas sensiblement plus grande que celle d’étain, et cependant l’étamage dure entre cinq et six fois plus, comme le prouve un fait très-positif qui résulte de l’adoption de cet étamage par le propriétaire du café de Paris, et par un grand nombre de restaurateurs ou de charcutiers dont la nature du travail permet de juger promptement et sûrement de la solidité d’un étamage. '
- Le ministère de la marine a également adopté l’étamage de M. Budy. L’étamage dont nous nous occupons résiste non-seulement au frottement, mais encore à des actions bien autrement capables de l’altérer, comme le prouve l’échantillon de plat en cuivre qui est sous les yeux du conseil, fabriqué par M. Parquin, et qui a été postérieurement à l’étamage plané et repoussé, sans que, comme pour l’étamage ordinaire que l’on n’avait pu appliquer jusqu’ici à cet usage, il ait cédé dans aucun point ; l’attestation de M. Parquin complète ce que nous avons à dire à ce sujet. ,
- La fonte s’étame si difficilement, que jusqu’ici on a renoncé à ce moyen de préservation, si important cependant pour diminuer l’altérabilité du fer et indispensable pour éviter à certains mets que l’on prépare dans ce métal de prendre une couleur désagréable que l habitude seule peut faire tolérer.
- La facilité avec laquelle M. Budy étame en un temps très-court les objets en fonte a été appréciée parde comité, comme elle l’avait déjà été par le jury central de l’exposition ; la fonte décapée et chauffée sur une petite forge prend
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- l’étamage avec autant de facilité que le cuivre prend l’étain, et l’étamage est d’une grande solidité.
- Le procédé de M. Budy s’applique aussi bien à la vieille fonte qu’à la fonte neuve, comme le prouve, parmi beaucoup de pièces, une chaudière hors de service, et qui, depuis quinze mois qu’elle a été étamée, a servi à une foule d’usages comme si elle était neuve.
- Cette application particulière offre un grand intérêt, par le prix peu élevé auquel on peut fournir un grand nombre de pièces en fonte qui, étamées, seront d’un usage aussi agréable que le cuivre, sans présenter de danger dans leur emploi.
- Vous vous souvenez, à cet égard, messieurs, des objets de moulerie de la fabrique de M. Mcireschal, à Foulonval, que leur légèreté faisait rechercher, mais qui donnaient, comme la fonte, une teinte désagréable à certaines préparations culinaires, et ont été moins recherchés qu’on ne l’avait espéré. A l’aide de l’étamage de M. Budj, ces objets acquirent une importance qui a considérablement multiplié leur fabrication.
- Ainsi, sous le rapport de la bonne confection et d’un long usage, l’étamage de M. Budy présente beaucoup d’intérêt; aussi l’inventeur a-t-il reçu, à l’exposition de 1839, une médaille d’argent, quoique sa fabrication fût encore très-limitée.
- Mais une autre question d’un puissant intérêt ne doit pas être négligée. L’étamage de M. Budy est-il salubre? peut-on, sans inconvénient, l’employer pour toutes sortes de vases culinaires ?
- 11 résulte de nombreux essais que des légumes ou des mets acides, ou le devenant par une altération spontanée, des matières grasses abandonnées pendant un temps plus ou moins long dans des vases étamés par M. Budy n’ont jamais offert aucun caractère défavorable.
- 11 résulte de tous ces faits que l’étamage de M. Budy mérite de fixer l’attention de la Société. Votre conseil d’administration, à raison de l’importance de ce nouvel étamage et des nombreuses ressources qu’il offre à l’industrie, a jugé M. Budy digne de la médaille d’or que nous vous proposons de lui décerner.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Trente-neuvi 'eme année. Août 1840.
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- Extrait d un rapport sur un procédé' de sculpture en bois inventé par MM. Graenaker et Frantz; par M. Amédée Durand. : '* ' ^ ( ,
- MM. Fi antz et Graenaker ont imaginé un procédé de sculpture prompt, facile et économique, applicable à toute espèce de bois, et principalement aux bois spongieux et communs. On trouve dans les produits de cette invention toutes les qualités qui constituent la bonne sculpture ; les formes sont accusées avec fermeté, souplesse, légèreté et délicatesse, suivant le sentiment de l’artiste qui en a créé le premier modèle.
- Cette industrie, qui s’appuie sur un atelier assez bien monté pour qu’il puisse entreprendre tous les travaux qui lui seraient demandés, produit des bas-reliefs d’une saillie et d’une dimension tout à fait en rapport avec l’une de ses destinations, la décoration des édifices publics et des habitations particulières.
- Le conseil d’administration, en considération des services rendus par MM. Graenaker et Frantz à une industrie qui a acquis, dans ces derniers temps, une grande'importance, a jugé ces artistes dignes de la médaille] d’or que nous proposons de leur décerner.
- Signé Amédée Durand, rapporteur. Approuvé en seance générale, le 12 août 1840.
- Extrait d'un rapport sur la manufacture de grosse quincaillerie et de faux et faucilles _, de MM. Couleaux aîné et compagnie} a Molsheim ( B as-Rhin ) ; par M. Héricart de Thury.
- La manufacture de faux, outils, instruments et grosse quincaillerie d’acier fondu de MM. Couleaux est connue depuis longtemps par la supériorité de ses produits, et soutient la réputation qu’elle s’est acquise dans ce genre. Les outils qui en proviennent sont bien fabriqués, et dans beaucoup on remarque des améliorations de détail qui contribuent puissamment à déterminer la préférence des consommateurs. Les faux d’acier fondu sont d’excellente qualité.
- Le conseil d’administration, considérant que MM. Couleaux ainé et compagnie, par l’immense étendue de leur fabrication et la bonne qualité de leurs produits, ont puissamment contribué à nous affranchir du tribut onéreux que nous avons payé longtemps à l’Allemagne et à l’Angleterre pour les articles de grosse quincaillerie, et particulièrement pour les faux et faucilles, a jugé ces
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- Fabricants distingués dignes de la médaille d’or que nous vous proposons de leur décerner en récompense des importants services qu’ils ont rendus à l’industrie.
- Signé H Éric art de Thury, rapporteur.
- approuvé en séance générale, le 12 août 1840.
- Extrait d'un rapport sur la fabrique d’aiguilles à coudre de JM. Vantillard ; par JM. Francœur.
- Qu’un simple ouvrier sorte, par son mérite personnel, de la classe où il est né, et s’élève par ses travaux au rang des plus habiles industriels, voilà, messieurs, un spectacle qui sera toujours digne d’attirer votre attention ; tel est celui que vous présente M. Vantillard. Contre-maître d’une fabrique d’aiguilles, à l’Aigle, dans laquelle un capital de plus de 600,000 francs avait été perdu sans résultats heureux, M. Vantïllard a obtenu assez de confiance pour être chargé de la diriger et de la relever. Maintenant, grâce à ses soins et à son talent, cette fabrique est dans l’état le plus prospère, et les aiguilles qu’on y fait ne le cèdent en rien à celles qui nous viennent de l’étranger : disons plus, l’injuste prévention du public s’est trouvée mise en défaut, puisque,* pour faire recevoir ses aiguilles dans le commerce, M. Vantillard a été obligé de leur donner la livrée anglaise, sans que personne s’aperçût de cette ruse. Cette circonstance, à laquelle M. Vantillard n’était pas le maître de se soustraire, était d’ailleurs fâcheuse pour lui, puisqu’elle nous a forcés de repousser ses produits du concours pour le prix que vous avez proposé. Toutefois, considérant l’utilité de la fabrique de M. I^antillard, et surtout le mérite qui a élevé cet industriel au-dessus de l’état où il était classé, le conseil d’administration lui a accordé la médaille d’or; il sera consolé, par cette récompense,de ne pas recevoir un prix qu’il n’a pas dépendu de lui de demander(1).
- Signé Francoeur, rapporteur. Approuvé en séance générale, le 12 août 18401
- Rapport sur les travaux agricoles de JM. RiefFel, directeur de la ferme expérimentale de Grand- Jouan (Loire-Inférieure); par JM. Leclerc-Thoüin.
- Un fait agricole important se poursuit depuis quelques années dans l’ouest de la France ; votre comité a cru devoir vous le signaler.
- (i) Voy. un rapport détaillé sur la fabrique d’aiguilles de M. T^antillard, Bulletin de juin i84o,p. 220-
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- , T/CONSEIL J)’ADMINISTRATION".
- T Depuis dix ans, M. Jules Rieffel , l’un des élèvès les plus distingués1 de Roville, est venu se fixera Nozay, sur l’un des points de la Bretagne les plus incultes et les plus pauvres en moyens de culture. Grâces à lui, les landes ont commencé à disparaître ; leur sol s’est couvert de travailleurs ; il a pu nourrir une population prospère: ce qui n’était naguère qu’une triste solitude s’est transformé en un centre d’activité et en un foyer d’instruction généreusement ouvert aux enfants pauvres qui ont ainsi compris les bienfaits du savoir sans abandonner les champs. Plus tard, une école d’agriculture s’est formée, et elle annonce devoir devenir, dans l’Ouest, ce que Roville est pour le nord-est de la France. ,
- En 183Ô, M. Jules Rieffel, comme agent d’une société en commandite créée principalement en vue du bien public, commença l’exploitation du domaine de Grand-Jouan ; il est devenu, depuis, propriétaire pour une grande partie, à la suite d’une liquidation mutuellement consentie , après que sept années d’expériences eurent consacré de premiers succès et rendu le secours d’une association inutile. ' :
- La terre de Grand-Jouan, située près de Nozay, dans la Loire-Inférieure, comprend 500 hectares; elle fut acquise par la société susdite à raison de *6,500 fr. Sept ans après, l’augmentation de valeur territoriale était*estimée, par arbitres, 52,550 fr.; chaque action de 1,000 fr. s’était élevée: à? 1,351 fr. 71 cent. : c’est à ce taux que le gérant acheta la plupart de celles dont il n’était point encore possesseur.
- De tels résultats étaient déjà un grand et utile enseignement; car ils démontraient la possibilité de réaliser des bénéfices raisonnables sur les défrichements. Au lieu d’exploiterja crédulité publique par des espérances mensongères, ils prémunissaient les imaginations faciles à exalter contre toutes les merveilles dont on les nourrit trop souvent; ils faisaient voir, étudier dans leurs détails, que ce n’est ni sans travail, ni sans argent, qu’on peut réussir en pareille matière. Ils résumaient, enfin, clairement, la question économique, en établissant une juste balance entre le prix de revient et les produits. ,
- Pour réussir dans la mise en culture des landes, il faut savoir lutter contre des difficultés de plus d’un genre. L’homme ignorant est tel, que son amour-propre s’offense du bien qu’on veut lui faire en changeant des usages qu’il s’était habitué à considérer comme la perfection même. Longtemps on voit sa vanité d’enfant aux prises avec ses intérêts, et trop souvent, pour entraver le mieux qu’il n’a pas su atteindre, il ne se borne malheureusement pas à une résistance passive. Il faut à la fois une grande conviction, une ferme volonté et une longue persévérance pour triompher des obstacles moraux.
- Les bras, d’ailleurs, sans lesquels le sol reste peu productif en dépit des
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- perfectionnements apportés à la mécanique , qui peuvent seuls élever la terre au plus haut degré de production et que nous voyons, en effet, se multiplier partout en raison directe des progrès de la culture ; les bras, qui surabondent dans les villes, manquent encore dans la plupart de nos campagnes, et, à plus forte raison, dans les contrées de landes : ce n’est pas une petite tâche que dé" les y appeler et de les y fixer.
- Puis, malgré leur richesse apparente, les terres de cette nature ne présentent souvent qu’une fécondité mensongère : les débris organiques qu’elles contiennent, pour devenir assimilables, veulent être étudiés et modifiés; ils ne peuvent, dans aucun cas, suffire à l’alimentation de nos plantes économiques, sans le concours des engrais, et le plus souvent ceux-ci seraient encore insuffisants si leur emploi n’était combiné avec l’emploi des amendements. La science doit donc venir en aide au cultivateur pour élever la puissance du sol en améliorant ses propriétés physiques, pour augmenter sa richesse, tantôt en ajoutant à la masse des substances fermentescibles, tantôt en développant la faculté nutritive de celles qui abondent, inertes encore, dans la masse labourable.
- 7 Ces difficultés sont telles, que, malgré des connaissances et une activité incontestables, beaucoup de personnes ont échoué dans l’entreprise. Honneur donc à ceux qui, par leur réussite, ont ouvert une voie de plus aux succès de leurs imitateurs dans des entreprises qui intéressent aussi directement la prospérité nationale ! .
- Déjà M. Trochu, à Belle-Isle-en-Mer ( Morbihan ) (1) , et M. Lemarne, à la Sauvagère, commune de Saint-Seglin (Ille-et-Vilaine ) (2), nous ont donné de bons exemples de défrichement. En marchant dans la même voie, M. Riejfel non-seulement a augmenté, en peu d’années, la valeur productive de la terre de Grand-Jouan, mais il a encore appelé sur une localité presque déserte une colonie laborieuse qui prouve désormais l’aisance, le bien-être, et qui, d’un terrain naguère stérile, exporte déjà une quantité notable de produits : il a substitué peu à peu, dans les assolements et la nourriture des gens de la campagne, le froment au seigle et au sarrasin; amélioré sensiblement les diverses races de bestiaux; aux bœufs, donné plus de (aille et de force; aux vaches, plus de lait sans diminuer en rien la proportion relative du beurre ; aux moutons, plus de poids, un lainage plus abondant et de meilleure qua-
- {i) Notice sur la création d’une ferme importante dans une lande de la Bretagne, i833, in-8. { Mémoires de la Société royale et centrale d’agriculture, i832. )
- (a) Compte rendu d’une entreprise faite en Bx’etagne. ( Annales d’agriculture, 2e série, vol. NLIII, page a5y ; vol. XLIY, page 5o. )
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- lité, etc., etc. Il a créé pour les enfants pauvres une école gratuite sur laquelle nous pourrons vous donner prochainement des détails; il vient enfin d’ouvrir un institut agricole dans lequel il enseignera théoriquement les moyens qui ont fait la prospérité de rétablissement qu’il dirige et dans lequel l’exemple viendra si lieureusement à l’appui des préceptes.
- A tant de titres, votre conseil d’administration croit devoir vous demander, au nom de l’agriculture, pour M. Rieffel, comme témoignage de votre approbation, la médaille d’or.
- Signé O. Leclerc-Thouin , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 42 août 4840.
- Rapport sur un encrier, dit apothétiquej de M. le docteur
- Lesseré, par M. Dizé.
- Messieurs, les recherches qu’on a faites jusqu’à ce jour sur le perfectionnement des encriers ou écritoires laissaient beaucoup à désirer pour la conservation de la bonne qualité de l’encre à écrire et de son emploi avec économie.
- M. le docteur Lesseré, pénétré de l’importance dont pourrait être une écri-toire qui, par son organisation, réunirait les conditions conservatrices de l’encre, en la défendant de l’influence atmosphérique qui tend constamment à la modifier, a imaginé une écritoire dont la simplicité est propre à atteindre le but qu’il s’est proposé.
- Cette écritoire se compose de deux pièces : la première, appelée le réservoir, parce qu’elle tient l’encre en réserve ; elle peut être de cristal,, de porcelaine, et varier de capacité, sous la forme carrée ou cylindrique, mais, toujours, devant se terminer à col court, comme un bocal. L’orifice de cette pièce est entouré d’un cercle en cuivre dans lequel on a pratiqué une soupape à bouton pour communiquer, au besoin, l’air dans l’intérieur.
- La deuxième pièce, désignée sous le nom vulgaire de godet, à cause de ses fonctions, est un tube cylindrique pourvu d’un fond à son extrémité inférieure et percé d’un trou très-petit au niveau intérieur de ce même fond.
- L’ouverture de l’extrémité opposée est garnie d’une boîte en cuivre, avec son couvercle, qui ferme exactement et s’ouvre à volonté.
- Lorsqu’on veut mettre de l’encre dans le réservoir, il faut y conserver un espace vide que le godet doit remplir.
- Il résulte de cette disposition que, le godet étant préalablement bien fermé par son couvercle et introduit dans le réservoir, il fait en même temps les^ fonctions d’obturateur au moyen d’un pas de vis dont il est pourvu;
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- mais que, aussitôt qu’on ouvre le couvercle du godet et que l’on presse le bouton de la soupape du réservoir, la colonne d’air pèse sur la surface de l’encre et force son entrée dans le godet par le trou pratiqué à sa partie inférieure : par conséquent, l’encre peut être introduite, à volonté et dans les proportions qu’on désire, dans le godet , où elle ne peut subir l’action de l’air que sur une très-petite surface, et dont on a toujours la faculté d’arrêter les effets en fermant le godet après s’en être servi.
- Tel a été le but que M. le docteur Lesseré s’est proposé pour préserver l’encre, autant que possible, d’une altération qu’elle éprouve dans les éeri-toires par le contact de l’air.
- Mais un exposé très-succinct sur l’altération que le contact de l’air fait subir à l’encre mettra plus en évidence l’efficacité du système de l’écritoire pour la conserver avec ses qualités calligraphiques.
- Cette liqueur, si généralement en usage, est colorée en noir. L’inaltération de ses principes constituants, sa facilité calligraphique, sa durée sur le papier sont des objets très-importants qui dépendent de la conservation de son homogénéité. Sa composition, ayant pour base le tannatede fer tenu en suspension dans l’eau gommée, est d’une couleur peu foncée lorsqu’elle est récemment préparée avec le protoxyde de fer; mais l’écriture devient plus noire au contact de l’air, qui change le protoxyde de fer en peroxyde. Mais, si cette peroxydation, a lieu en abandonnant l’encre au contact de l’air, l’action de ce dernier devient incessante ; la molécule colorante , d’abord très-divisée, devient plus intense, et elle perd de son équipondérance ; le fluide tendant à s’épaissir, ses principes constituants se modifient, sa surface se couvre d’une moisissure visqueuse par la décomposition de la gomme, et la matière féculente, très-abondante dans la noix de galle et le tannate de fer, n’étant plus soutenue, forme promptement un précipité boueux en raison de l’évaporation de l’eau, qui contribue à rendre l’encre impraticable : par conséquent, pour conserver la bonne qualité et la propriété calligraphique de l’encre noire préparée avec le gallale de protoxyde de fer, il est indispensable de la préserver du contact de l’air dans les encriers, afin que la peroxydation du fer ait lieu au fur et à mesure de son application sur le papier.
- L’encrier apothétique a offert ces moyens conservateurs dans les essais auxquels il a été soumis, par les motifs seuls que l’air atmosphérique ne peut pénétrer dans le réservoir qu’en raison de la quantité d’encre qu’on veut introduire dans le godet de service, et qu’on peut aussitôt remplacer dans le réservoir la soustraction qu’on lui a faite et, par ce moyen, le tenir constamment privé du contact de l’air.
- Cette disposition heureuse de l’encrier apothétique, qui n’a aucun des inconvénients des encriers déjà connus, peut servir à la conservation des encres
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- de couleur dont le dissolvant est un corps volatil, comme dans l’encre carmin et autres; mais ce qui doit ajouter à son importance, c’est particulièrement son application à l’usage des encres alcalines ou acides de sûreté.
- La partie colorante essentielle de cette espèce d’encre est le charbon, qui a la propriété de résister a l’action du temps et des réactifs chimiques connus ; mais il est insoluble dans l’eau et il ne peut s’y soutenir longtemps suspendu, quelle que soit la ténuité de ses molécules , inconvénient grave qui force à l’assujettissante précaution d’agiter sans cesse cette encre pour obtenir l’écriture avec Tuniformité d’une couleur noire ou également chargée de charbon.
- L’encrier apothétique, par son organisation, peut modifier beaucoup cet assujettissement attaché à la nature de cette encre. De la faculté qu’il donne de pourvoir le godet de service avec l’encre qui occupe toujours le fond du réservoir où le principe colorant tend à s’accumuler, il résulte que le godet ne peut que recevoir la partie la plus également chargée de charbon et, par conséquent, une écriture plus égale en sûreté et en nuance. Il peut, par tous ces motifs, contribuer à faciliter l’usage de l’encre de sûreté à base de charbon, plus qu’aucune des écritoires connues.
- Cet encrier est fondé sur de bons principes, reconnus tels par notre savant et honorable collègue M. Dumas, qui a déclaré que, d’après les essais auxquels il l’avait soumis avec l’encre à base de charbon, aucun des accidents si communs avec les encriers préconisés depuis quelques années ne s’était présenté avec celui-ci.
- L’usage de l’encrier apothétique doit être nécessairement recherché; il ren- , dra service dans l’emploi des encres en général, parce qu’il les économise et conserve leur qualité calligraphique en les défendant du contact de l’air, cause principale de leur altération.
- D’après l’exposé qui précède sur les propriétés de l’écritoire apothétique pour la conservation des encres en général et l’économie de leur emploi, le comité des arts économiques vous propose d’adresser des remercîments à l’auteur, d insérer le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles (1 ).
- Signé Dizé, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- (i) Le Conseil d’administration a accordé une mention honorable à M. Lesseré pour son écritoireapothétique. {Voy. le compterendu des travaux,)
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- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d'administration de là Société d’encouragement.
- Séance du 1er juillet 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse deux exemplaires du 38e volume de la description des brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M. le président de la chambre de commerce de Marseille, en accusant réception de l’envoi des programmes de prix de la Société d’encouragement, annonce que la chambre de commerce, désirant contribuer au succès des utiles travaux de la Société, s’est empressée d’annoncer, par un avis affiché à la Bourse et inséré dans les feuilles périodiques de Marseille, que les programmes seront communiqués à toutes les personnes qui voudront en prendre connaissance.
- M. Cotton, à la Rochelle (Charente-Inférieure), présente deux projets de ponts en fer construits d’après un nouveau système, qui, selon l’auteur, a l’avantage de pouvoir établir un pont d’une seule arche à peu de frais sur toute espèce de terrain sans flexibilité, tension, ni poussée.
- M. Gaite, à Bordeaux (Gironde), adresse une notice sur les moyens imaginés par lui pour rendre les. voitures inversables, et l’accompagne de deux modèles de voitures auxquels ces moyens sont appliqués.
- M. Vimort-MauXj manufacturier à Perpignan, transmet une notice sur un séchoir volant appliqué au métier à tisser, précédée d’observations générales sur l’art du tissage.
- M. Durand, ancien notaire à la Sauvelat-du-Drot (Lot-et-Garonne), envoie le dessin et la description d’un four à double voûte, et un rapport fait à la Société d’Agen sur ce four.
- Objets présentés. M. Thèvenin, ancien avocat aux conseils du roi, appelle l’attention de la Société sur une machine imaginée par M. Carville, pour la fabrication des tuiles, briques et carreaux, qui est en activité à la ferme des Moulineaux au bas Meudon.
- M. Nonathier, employé à la manufacture royale de Sèvres, annonce avoir trouvé un mode d’application de l’or musif autrement que par le saupoudrage, et qui permet d’en faire usage sans nuire à l’éclat et sans qu’il se décompose; il envoie divers échantillons de porcelaine qui ont reçu l’application de ce procédé.
- M. Josselin, rue du Ponceau, 2, présente des perfectionnements ajoutés par lui au système de corsets à délaçage instantané qu’il a inventé -,
- M. Heulte, fabricant de cuirs et feutres vernis, rue Pastourelle, 5, divers produits de sa fabrique ;
- M. Colleau, place Yauban, 3, des objets de literie en liège et des ceintures de sauvetage en liège et en étoffes à air;
- M. Zimanski, grande rue Ycrte, de nouvelles garde-robes dites américaines:, simples ou avec réservoir d’eau ;
- Trente-neuvième année. Août 1840.
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- I
- 3^8 procès-verbaux* ,
- M. lissier {Louis), graveur, rue Poissonnière, 44, des épreuves â’un nouveau système de gravures typographiques sur pierre, donnant des clichésà l’infini et pouvant, selon cet artiste, remplacer avantageusement la gravure sur bois et sur cuivre employée dans la typographie. 1
- M. Bussance, artiste peintre, rue des Petits-Augustins, 28, annonce avoir fait des recherches sur la peinture des anciens, autrement dite peinture àt encaustique.
- M. Macquet, petite rue de Mademoiselle, 2, associé de M. Allier pour l’invention et l’exploitation d’une machine propre à la conservation des céréales, graines oléagineuses et autres, prie la Société de nommer des commissaires pour assister à une expérience de cette machine. 4 n s; : ; > .
- M. Dejean, conseiller d’État et membre de la chambre des députés, rue de VUniver-silé, 17, adresse une lettre de M. Chahet, maire de la commune de Villanton (Aude),: contenant le détail des procédés qu’il a employés pour l’établissement d’une machine à battre le blé. ; — . ; j
- M. Soyer, fondeur statuaire, rue des Trois-Bornes, 28, adresse la description d’un procédé pour arrêter l’humidité et l’empêcher de pénétrer dans les habitations. * -
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. le vicomte Bért-cart de Thury fait un rapport sur la fabrique de grosse quincaillerie^de MM. Coulaux aîné et compagnie. . . ; >
- Le comité propose 1° d’adresser à ces industriels une lettre de remercîrnent pour le bel assortiment d’instruments de leur fabrique dout ils ont fait hommage à la Société* 2° De renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Calla fait un second rapport sur la machine à organsi-ner la soie, de M. Néville.
- Cette machine, en activité dans un atelier à Paris, ayant justifié complètement la bonne opinion que le comité en avait conçue, il propose de renvoyer le rapport à la coin-' mission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre fait un rapport sur un moulin à cylindre à double rotation, de M. Beinhardt, mécanicien à Strasbourg.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport dans le Bulletin avec la gravure de l’appareil. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Clauhry fait un rapport sur les procédés d’étamage de M. Budy.
- Le comité propose de remercier cet industriel de sa communication, d’insérer lerap-ort au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- ; „ Séance du 15 juillet 1840.
- Correspondance. M. de SaintsJmms aîné, propriétaire du domaine de Lamarque, près Agen (Lot-et-Garonne), expose qu’il a réalisé, depuis 1830, par la fondation, à Bordeaux, d’une grande manufacture de produits céramiques, la promesse qu’il avait faite, à la Société, de poursuivre, jusqu’à parfaite réussite, les travaux céramiques dont il avait présenté quelques échantillons en 1828.
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- PROCES-VERBAUX. 3f9
- f ' '
- U rappelle que l’honorable récompense qui lui fut accordée alors par la Société l’a encouragé dans les efforts qu’il n’a cessé de faire pour perfectionner la fabrication des poteries fines et des faïences, et nous affranchir ainsi du tribut que nous imposait l’industrie étrangère; il fait connaître que des produits semblables à ceux dont il adresse une nombreuse collection furent admis à l’exposition de 1839 sous le nom de son associé, à qui il avait fait cession de tous ses droits, mais avec réserve expresse que la première exposition serait faite en son nom et qu’il en recueillerait les honneurs et les récompenses. Cette clause n’ayant pas reçu d’exécution, M. de Saint-Amans prie la Société de nommer une commission pour examiner l’importance de son oeuvre industrielle et lui en rendre compte.
- Objets présentés. MM. Andette et Fouras^ rue Hauteville, 5, demandent à soumettre à l’examen delà Société le modèle d’une nouvelle machine rotative de M. Patterson, dont le moteur est lefluide électrique, et qui, dans son état actuel, développe la force d’un homme.
- M. Castera présente des leviers et de doubles échelles d’une utilité générale j
- M. Anastasi, aux Quinze-Vingts, un pétrin mécanique auquel il annonce avoir ajouté plusieurs perfectionnements ;
- M. Delhomme, rue Saint-Jacques, 44, une notice sur une presse mécanique en taille-douce à mouvement continu ;
- . M. Coiret, rue Saint-Denis, 340, des peignes en fer-blanc dits à papillotes et à chignon , recouverts d’un vernis qui les fait résister à la transpiration et les rend inaltérables ;
- M. Charrière, rue de l’École-de-Médecine, 9, une notice explicative sur de nouveaux appareils de sauvetage et sur les modifications qu’il a apportées dans les boîtes de secours pour les asphyxiés ;
- MM. Pichenot et compagnie, rue des Trois-Bornes, 5, des plaques de terre cuite émaillées pour constructions pyrotechniques, qui ne présentent dans leur emploi ni tres-saiflures ni gerçures ;
- M. Bossin, quai aux Fleurs, 5, des échantillons de spergula maxima, plante fourragère qu’il a importée, l’année dernière, d’Allemagne et qu’il cultive en plein champ à Limours. Les tiges ont atteint une hauteur de HO centimètres.
- M. Dalger annonce avoir exécuté plusieurs gravures sur acier avec incrustations gravées au marteau et au burin, et demande que ses produits soient examinés.
- M. d’Arcet communique une lettre de M. Brunet-Lagrange, chargé, par le gouvernement, d’une mission pour la propagation de méthodes pour l’éducation des vers àsoie. L’auteur, après avoir/ait connaître les résultats constatés par lui, observe que le système de magnanerie salubre n’a été bien appliqué que là où se sont trouvés, soit un modèle, soit sa description extraite des Bulletins de la Société d’encouragement.
- M. J. Engelmann, cité Bergère, fait hommage d’un exemplaire du traité théorique et pratique de lithographie de M. G. Engelmann, sou père, et demande que la Société s’en fasse rendre compte.
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-Royal, 163, remet, de la part de M. Brèbisson, naturaliste à Falaise, un mémoire renfermant quelques renseignements nouveaux sur la photographie.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Belloc, directeur de l’école de dessin et de mathématiques, transmet l’état des élèves boursiers nommés par la Société d’encouragement pour suivre les cours de cette école.
- M. Gandais, fabricant de plaqué, adresse les litres du sieur Hèbling, contre-maitre dans ses ateliers, à l’une des récompenses que la Société a instituées en leur faveur.
- Il est fait hommage des ouvrages suivants : .
- i° Par M. Chevalier, du numéro 7, juillet 1840, du journal des Connaissances nécessaires; /.
- 2° Par M. Girardin, de Rouen, d’un essai chimique et technologique sur le polygonum tinctorium; ' ’
- 3° Par la Société d’horticulture du mois de juin 1840 de ses Annales;
- 4° Par la Société industrielle de Mulhausen, du numéro 63 de son Bulletin ;
- 5° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro 7, juillet 1840, des Annales de Vagriculture
- » • -O .. : AV.
- française;
- 6° Par M. Amans-Carrier, du numéro de mai 1840 du Propagateur de l’industrie des soies en France ; ;
- 7° De la première livraison 1840 des Annales des mines. ‘ " ' ' ' c ’
- Bapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Olivier lit un rapport sur les ateliers de machines à préparer et filer le lin de M. de Cosler.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin, avec la description et la figure de la double poulie de renvoi. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Amédée Durand lit un rapport sur les sculptures en bois de MM. Frantzel Graenaker.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.) .
- Le même membre, au nom du même comité, lit un rapport sur un métier à fabriquer le mèches de chandelles de iVI. Benoît, au Neubourg (Eure).
- Le comité propose de figurer et décrire ce métier dans le Bulletin, et de renvoyer le rapport à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Le même membre, au nom du même comité, lit un rapport sur les armures et objets de luxe présentés par M. Granger.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles^ et de l’insérer au Bulletin. (Approuvé.) „ ' ’
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Peligot lit un rapport sur les laques de garance de madame Gobert. ' ‘
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.) .
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. de Lambel fait un rapport sur le système de leviers appliqué au treuil par M. René Plessy, propriétaire à Bonnétable.
- Le système de leviers mobiles ne présente rien de nouveau ; c’est celui connu sous le nom de leviers de la Garousse. Il paraît que l’auteur ignorait l’existence de ces leviers, et rju’iî a imaginé une chose déjà connue.
- Le comité propose de le remercier de sa communication, en lui adressant une copie du rapport. (Approuvé.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Dizè fait un rapport sur un encrier, dit apothètique, de M. le docteur Lesserè.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit un rapport sur les tarares de M. Vil-coq, mécanicien à Meaux.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au' Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur les travaux de Ir Société d’encouragement pour la production et l’emploi des soies de l’arrondissement de Lavaur (Tarn).
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. Francœur Mi un rapport sur les procédés de galvanoplastie de M. Boquillon. —
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin, et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom de la commission de lithographie, M. Gaultier de Claubry expose que M. Rouget deVIsle avait adressé à la Société une série de documents d’un grand intérêt qui avaient été renvoyés à l’examen de la commission dont il est l’organe. La commission a reconnu que les travaux de l’auteur pouvaient se diviser en trois classes : 1° substitution du zinc à la pierre lithographique; 2ocomposition des couleurs et leur application; 3° un métier à haute lisse; et qu’en conséquence leur examen lui paraissait devoir être l’objet de rapports présentés par divers comités.
- M. Gaultier de Claubry propose de maintenir à la commission l’examen du procédé de subslitutiou du zinc à la pierre lithographique et d’inviter les comités des arts mécaniques et celui des arts chimiques à présenter des rapports, le premier sur le métier à haute lisse et le second sur la composition des couleurs et leur application.
- Celte proposition est adoptée. Le rapport sera inséré au Bulletin.
- Communications. M. Gaultier de Claubry communique, de la part de M. d’Arcet, des documents sur le dégorgement des conduites d’eau par le moyen de l’acide hydrochlori-que ; il rappelle que le Bulletin de 1827 renferme une notice deM. d’Arcet, dans laquelle il rend compte d’une opération pour le dégorgement de la conduite d’eau d’Arcueil, notice tendant à recommander un procédé susceptible de nombreuses applications. Les documents présentés confirment les prévisions de M. d’Arcet, et M. Gaultier de Claubrg propose, au nom du comité des arts chimiques, d’en faire l’objet d’une nouvelle notice pour être insérée au Bulletin. (Approuvé.)
- M. Francœur fait hommage, de la part de M. Bonafous, d’une brochure de M. Labbë, de Genève, sur la théorie delà grêle. Cet ouvrage est divisé en deux parties : dans l’une, l’auteur cherche à établir une théorie de ce phénomène; dans l’autre, il signale les moyens qu’il croit propres à prévenir sa formation et par suite ses ravages.
- M. Francœur pense qu’il seraitutile de faire connaîtrece moyen par la voie du Bulletin.
- Le conseil l’invite à rédiger une note à ce sujet.
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- ) LISTE :
- Des Membres y Adjoints et Membres honoraires composant le Conseil dadministration de la Société dencouragementau 12 août 1840. s
- BUREAU.
- MM. _ii "
- Président.
- Le baron Thénard (C. ^), pair de France, membre de F Académie royale des sciences , place Saint-Sulpice , n° 6.
- Viee-Présiden ts.
- Lecomte de Lasteyrie (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture -, rue de Gre-nelle-Saint-Germain, n° 5g.
- Francoeür (^), professeur à la Faculté des sciences, rue de l’Université, n° 10.
- Vice-Président honoraire.
- Le duc de Doudeau ville (O. ^)., rue de Va-rennes, n° 33.
- Secrétaire.
- Le baron de Gérando ( C. ^ ), pair de France, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, rue de Vaugirard, n® 52 bis.
- Secrétaires-Adjoints.
- Cl.-Anth. Costaz, ancien chef de la Division des arts et manufactures au Ministère de Tinté— rieur, rue du Mont-Blanc , n° io.
- JomardCO. ^), membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, conservateur des plans et cartes à la Bibliothèque royale, rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 12.
- Trésorier.
- Agasse notaisredioiïoraire, rue de TUniver-sité, n° y. ; .
- Censeurs. " : z :< • : .
- Le duc de Praslen ( C. , pair de France, i’ue de Grenelie-Saint-Germain, n° io5. ‘ r
- Le duc de Montmorency ( C. ^ ) , pair de France, rue de l’Université, n° 80. COMMISSION DES FONDS.
- Bordier-Dubignon ( , peintre d’histoire, rue
- de Grammont, n° i3.
- Le baron de Ladoucetïe (O. membre cle la Chambre des Députés et de la Société royale
- MM. . • •••• -' ’•
- et centrale d’agriculture, rue St-Lazare, n° 5.
- Leduc i>e Mirepoix (^), rue de la Planche, n° 17.
- Michelin (Hardouin), conseiller référendaire à la Cour des comptes, trésorier de la Société géologique de France, rue d’Orléans, nto 5, au Marais. '
- Molinier de Mont planqua (^), doyen des avocats à la Cour de cassation et aux conseils du Roi, vice-président de la Société philanthropique, rue de Grammont, n° ig. •
- Le baron de Montmorency (^), rue Sàint-Do-minique-Saint-Germain, n° i it . ^ r
- Morin* de Sainte-Golombe , membre de la Société royale et centrale d’agriculture , rue de Grenelle-Sâint-Germain , n° 98.
- Le comte de Perrochel , quai Voltaire, n® i5.
- Le vicomte Posüel î>e Verneaux ( , membre
- de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Grenelle-Saint-Germain, n° 77.
- Membres honoraires.
- Le comte Alex, de Laborde (C. ^), membre de la Chambré des Députés et de l’Académie des Inscriptions ét Belles-Lettres, rue Laffitte, n° 32.
- Le marquis de Pastoret (G. C. ^), membre de l’Académie française et de celle des Inscriptions et Belles-Lettres , place de la Concorde, n°6.
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES.
- Amédée Durand, ingénieur-mécanicien, rue de T Abbaye-Saint-Germain, n° 10.
- Francoeür (^), professeur à la Faculté des scieu-' ces, rue de l’Université, n® 10.
- Gambey (^), membrede l’Académie dessciences, ingénieur en instruments de mathématiques, rue Pierre-Levée, n° 17, faub. du Temple.
- Le vicomte Héricart de Thury (O. ^), membre de l’Institut, inspecteur général des Mines , rue de l’Université, n® 2g.
- Le comte Lambel(C. , maréchal de camp du
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- LISTE DES MEMBRES. • 323
- MM.
- Génie, me Saiüt-Dominique-St-Ger., n° 87.
- Mallet (Ch.) (0. ^), inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées, me Taranne, n° 27.
- Olivier ( Théodore ) ( ^), professeur à l’École centrale des arts et manufactures, rue de , Vaugirard , n° 7.,-
- Saulnier ( Jacques-Franç. ) (^|), ingénieur-mécanicien, membre du conseil général des manufactures, rue Notre - Dame - des - Champs, n® 51.
- Le baron A. Séguier (^), conseille»' à la Cour
- ... royale, membre de l’Institut, rue Garancière, n" i3.
- Adjoints.
- Calla , ingénieur-mécanicien, rue dti-Faubourg-Poissonnière, n° 92. ^
- Lecomte Chabrol de Volvic (G. O. ^}, membre de l’Institut, rue Madame,- n° 27.
- Combes (^), ingénieur en chef des mines, professeur à l’École royale des mines, rue de Yau-girard, n° 22.
- la Morinjère (^), ingénieur de la Marine.
- Yauyilliers (O. ^), inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées, rue Dupliot, n° 28. Membres honoraires :
- Baillet de Belloy (^), ancien inspecteur divisionnaire des mines , à Abbeville (Somme).
- Hümblot-Conté (^), pair de France, place St-Sulpice, n° 6.
- Tarbé de Vauxclairs (C. ^ ), pair de France, inspecteur général des Ponts et Chaussées, rue Saint-Dominique-Saint-Gefmain, n° 38. COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- Bréant (^), vérificateur général des essais, à la Monnaie.
- Bussy ( ^ ), professeur de chimie à l’École de pharmacie, rue de la Verrerie, n° 55.
- Chevallier (^), membre de l’Académie royale de médecine, quai Saint-Michel, n° 25. v
- d’Arcet (O. ^), membre de l’Académie royale des sciences, inspecteur général des Essais, à la Monnaie.
- Dumas (0. {^-), membre de l’Académie royale des sciences, professeur de chimie à l’École polytechnique, rue Cuvier, n° 3$.
- Gaultier de Claubry (^), membre du^ Conseil de salubrité, professeur adjoint à l’École de pharmacie, à l’École polytechnique.
- 1 MM. ' -,.t -
- Payen (^|), membre delà Société royale et centrale d’agriculture, à Grenelle.
- Pelletier (^), pharmacien, membre de l’Académie royale des sciences, rue Jacob, n° 43.
- Pèligot , professeur de chimie à l’Ecole polytechnique.
- Adjoints.
- Bocllay {jfe), pharmacien , membre de l’Académie royale des sciences , rue du Helder, n° 5.
- Fremy, préparateur des cours de chimie au Collège de France.
- Guerin-Vary, maître des conférences des sciences chimiques à. l’Ecole normale, quai Saint-Michel, n° 27.
- Magendie (0), membre de l’Académie royale des sciences , quai Malaquais, n0- 5.
- Persoz , professeur de chimie à Strasbourg.
- Membres honoraires.
- Dartigues ( ifê), rue du Faubourg-Poissonnière, n° 3o. ;
- Roard (^), membre du Comité consultatif des arts et manufactures, propriétaire de la fabrique de céruse de Clichyif rue du Faubourg-Montmartre, n° i3.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- Bouriat , membre de l’Académie royale de médecine , me du Bac, n° 3g.
- Le baron Cagniard de Latour (£§?), me du Rocher, n° 36. *
- Derosne (Charles) (^), chimiste-manufacturier, membre de l’Académie royale de médecine, me des Batailles, n° 7, à Chaillot.
- Gourlieb (£§)), architecte du Gouvernement, rue de Seine, n° 6. '
- Herpin, docteur en médecine, me des Beaux-Arts, n° 12.
- Labarraque (^), pharmacien, membre de l’Académie royale de médecine, rue St-Martin , n° 69. .
- Péclet (#}), professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures, quai Saint-Michel, n° 25.
- Pquillet {;%'), membre de la Chambre des Députés et de l’Académie royale des sciences, directeur du Conservatoire des arts et métiers, rue St-Martin.
- Yallot (^), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, ru&de Lille, n° 36.
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- LISTE DES MEMBRES.
- MM.
- MM.
- Adjoints.
- Ije prince de Craon (Edmond ) ( ^ ) , à Saint-Ouen, pi'ès Paris.
- Dizé, chimiste, boulevard Beaumarchais, n° 85.
- De Silvestre fils, ancien élève de l’Ecole polytechnique, rue du Bac, n° 36.
- Trébuchet (^), chef de bureau à la préfecture
- - de police, rue de l’Ouest, n° [gx.
- Membre honoraire.
- Le baron Delessert (O. ^), membre de la Chambre des Députés, régent de la Banque de France, rue Montmartre, n° 176.
- COMITÉ D’AGRICULTURE.
- Dailly (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Pigalle, n° 2.
- Darblay (^5, propriétaire, membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Lille, n° 82.
- Lecomte de Gasparin (G. O ^), pair de France, membre de l’Académie royale des sciences , rue de Lille, n° 79.
- Huzard (^), membre de la Société royale et centrale d’agrichlture, rue de l’Eperon, n° 5.
- Le comte de Lasteyrif. (^). ;
- Leclerc-Thodin ( Oscar ), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Jacob, n° 48.
- Le baron de Silvestre (^), membre de l’Académie royale des sciences,'secrétaire perpétuel de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Taranne, n° i3.
- Soulange Bodin (-^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue du Mont-Blanc , n° 44-
- Yilmorin aîné (^|), pépiniériste, membre de la Société royale et centrale d’Agriculture, rue de Seine, n° 10.
- Adjoint.
- Le comte de Rambcteau (C. ^), pair de France, préfet du département de la Seine, membre de la Société royale et centrale d’agriculture.
- COMITÉ DE COMMERCE.
- Le baron Busche (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue des Saints-Pères, n° 5.
- ! Le baron L. Costaz(0.^), membre de l’Institut, rue du Mont-Blanc, n° 10.
- Delambre, chef du bureau des arts et manufactures au ministère du commerce , rue de, Yaugirard, n° 56.
- Desgranges (^), négociant, rue de Grammont, n° 19.
- Legentil 6Ü), négociant, membre de la Chambre des Députés , rue Bleue, n° 3.
- De Marivadlt (^), ancien secrétaire d’ambassade , rue Gaumartin , n° 9.
- Thomas , directeur de l’entrepôt du Marais, à l’entrepôt.
- Warden, ancien consul des États-Unis, membre correspondant de l’Institut, rue du Pot-de-Fer, n° 12.
- Membres honoraires.
- Bérard ( ), conseiller d’État, rue Joubert,
- n° 45>
- Delessert (François) (O. {^), banquier, membre de la Chambre des députés, rue Montmartre, n° 176.
- Vincens (Émile) (O. ^ ), conseiller d’État, rue Thiroux, n° 8.
- COMMISSION DU BULLETIN.
- jArts mécaniques. Arts chimiques.
- J Arts é
- economiques.
- Francoeür,
- Amédée Dürand,
- Chevallier,
- Payen,
- Bouriat,
- Péclet,
- De Lasteyrie,
- Bottin,
- Desgranges,
- Michelin, £ Fonds
- MolinierdeMontplanqüa, )
- Rédacteur du Bulletin de la Société.
- M. Daclin (^), chef de bureau à l’Administration des forêts, rue de Surênes, n° 37.
- Agriculture. | Commerce.
- Bottin (^|), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue J.-J. Rousseau, n° 20.
- Agent de la Société.
- M. Théophile Delacroix , rue du Bac, n° 42.
- Imprimerie de L. ROUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7»
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. ( N° CCCCXXXV. ) SEPT. 1840.
- BUL
- DF. LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — lin.
- Rapport fait par M. Thëod. Olivier, au nom du comité des
- arts mécaniques, sur les ateliers destinés a la construction des machines à peigner et à filer le lin, établis par M. Decoster, nie Stanislas, 9, a Paris.
- Chaque pays doit chercher à manufacturer les produits de son sol.
- Tant que l’industrie n’est pas parvenue «à atteindre ce but, le gouvernement doit encourager les essais et récompenser les perfectionnements successifs qui y tendent.
- Aussitôt que le but est atteint, et ainsi, aussitôt que les'produits manufacturés dans le pays rivalisent avec ceux du même genre obtenus en pays étrangers, le gouvernement doit établir des droits protecteurs de l’industrie nationale, en frappant d’un impôt l’exportation de la matière première, et l’importation de cette matière manufacturée à l’étranger, et ces droits doivent être basés sur la consommation et la quantité de produits fabriqués que l’industrie nationale peut livrer à cette consommation.
- La France produit une grande quantité de lin ; elle a donc le plus puissant intérêt à manufacturer ce produit de son sol.
- Aussi l'empereur Napoléon, ayant compris de quelle importance la filature du lin devait être pour la France, proposa, en 1810, un prix de la valeur d’un million de francs, pour être décerné à celui qui parviendrait à résoudre ce beau et utile problème.
- Nul doute que M. de Girardjic soit l’inventeur des premières machines, réellement aptes à filer le lin ; on doit reconnaître que les machines employées
- Trente-neuvième année. Septembre 1840. 42
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- 326 arts mécaniques. ; * .
- par lui, en 1813, résolvent le problème, et l’on doit aussi reconnaître qu’elles furent depuis perfectionnées par lui.
- Les événements de 1814 amenèrent en Franee un nouveau gouvernement, qui oublia et le prix proposé et la filature du lin ; d’autres intérêts l’occupaient.
- L’invention de M. de Girard Dassa en Angleterre en 1815, et ce fut à l'insu de l’inventeur. -< • , t.t
- Les Anglais perfectionnèrent les procédés mécaniques dus à M. de Girard, et, depuis cette époque, les machines anglaises, à raison de leur supériorité, furent recherchées ; et, sans s’inquiéter si l’invention était ou non française, on fit exclusivement honneur aux Anglais de la solution du [froblème si important de la filature du lin.
- Il appartient à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale de revendiquer hautement pour la France l’honneur de cette découverte.
- Il est arrivé pour la filature du lin ce qui est arrivé en France pour tant d’autres inventions.
- Nous trouvons f parce que notre esprit est vif et ingénieux; nous ne perfectionnons pas, parce que notre esprit court aussitôt après la recherche d’inventions nouvelles.
- Il y a longtemps que l’on a remarqué que la plupart des idées heureuses en industrie , et que plusieurs de celles qui sont importantes, étaient françaises; quelles sortaient de France pour être rendues utilisables , vraiment industrielles y soit en Angleterre , soit en Allemagne , et qu’enfin elles nous revenaient de l’étranger sous la forme utile et pratique, pour être de nouveau reprises par nous et portées en France au plus haut point de perfection.
- Au rester tout cela tient en grande partie à notre système d’éducation, qui est trop exclusivement théorique et spéculatif pour les uns, et seulement pratique et manuel pour les autres ; espérons qu’enfin on saura , et bientôt, établir dans l’éducation nationale l’enseignement qui convient au plus grand nombre, et dès lors basé sur un heureux mélange de la pratique et de la théorie.
- La filature du lin nous revient de l’Angleterre, fixons-la sur le sol français qui l’a vue naître; récompensons ceux qui, en la perfectionnant, forceront les Anglais eurtnêmes à reconnaître qu e sou origine est toute française.
- M. Decoster a établi, à Paris, un grand atelier destiné à la construction des machines propres à peigner et filer le lin.
- Les peigneuses sont de l’invention de M. de Girard; mais elles ont été très-perfeetionnées par M. Decoster, et de telle sorte, que d’une machine imparfaite et incorrecte., si je puis m’exprimer ainsi, en un mot, peu avancée, il a fait une machine fonctionnant utilement et réduisant de beaucoup le pei-
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- UN.
- gnage à la main, seul genre de peignage employé encore par les Anglais dans la plupart de leurs filatures.
- Cette peigneuse donne des ëtoupes très-propres à être filées, ce qui est la chose importante pour qu’une machine à peigner le lin puisse être admise dans l’industrie linière. o • •
- Le lin qui a passé par cette machine n’a plus besoin d’être peigné à la main, si ce n’est à son extrémité seulement, pour être débarrassé de la petite quantité d’étoupe que la machine lui laisse en cet endroit.
- Les machines à filer le lin construites par M. Decosler sont conformes aux meilleurs modèles anglais ; en plusieurs parties, il a apporté d’utiles perfectionnements, soit comme exécution y soit comme montage et ajustage.
- Les ateliers établis à Paris, rue Stanislas, peuvent marcher parallèlement avec les beaux ateliers d’Alsace établis et dirigés par MM. Schlurrtberger.
- M. Decosler a déjà construit les machines de quatorze filatures.
- Ses ateliers sont bien tenus, Y outillage est complet et bien approprié aux travaux mécaniques de l’usine.
- La Société d’encouragement doit voir avec plaisir que le principe si utile de la division du travail s’introduit enfin non-seulement dans les ateliers en particulier, où. il existe déjà, depuis longtemps, pour les ouvriers, mais encore dans l’industrie en général, puisque l’on reconnaît maintenant l’utilité des ateliers spéciaux , destinés à la construction d’un seul genre de machines où d’un certain nombre de machines ayant de l’analogie entre elles.
- Nous avons remarqué, dans les ateliers de M. Decoster> une pièce dont l’emploi est non-seulement utile, mais même indispensable, dans les usines où la force motrice doit être distribuée sur des points placés à des distances déterminées entre eux.
- Ainsi, ayant un arbre de couche portant en des points particuliers et inégalement distants entre eux des poulies qui, au moyen de courroies, doivent transmettre le mouvement de rotation à des axes également distants entre eux; par exemple, on a besoin de deux poulies intermédiaires situées dans des plans différents. L’axe de chaque poulie intermédiaire doit pouvoir prendre toutes les positions possibles, pour que ces poulies puissent remplir l’effet demandé, quelle que soit la place qu’on leur assigne dans l’atelier, et par rapport à la poulie fixée sur l’arbre de couche et par rapport à la poulie fixée à l’axe à faire mouvoir.
- Celte pièce est un support ou palier recevant un axe composé de deux parties, chaque partie sert de fusée à une poulie; les deux parties sont réunies l’une à l’autre par une articulation sphérique.
- Ainsi l’un des axes porte à son extrémité une sphère qui est prise entre
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- ARTS MECANIQUES»
- deux coussinets sphériques; chaque coussinet a la forme d’une coquille creusée en forme de demi-sphère; l’un des coussinets est fixé à l’extrémité d’une des parties de l’axe 'articulé, l’autre coussinet est une pièce isolée. :
- Les deux coussinets embrassent la sphère, et le coussinet isolé est pressé contre le coussinet fixé à l’extrémité de l’axe au moyen d’une vis dont l’écrou fait partie du palier. ni >- ; ; ; a : •'
- Plusieurs systèmes d’embrayage et de débrayage adaptés aux diverses machines-outils dont on se sert pour planer, dresser et buriner doivent aussi être distingués. ' ; ! v. . ; f
- Tous sont connus, maisM. Decoster les a presque tous perfectionnés, avec cette intelligence qui fait reconnaître le constructeur habile comprenant bien le travail des outils. =
- Les machines livrées, par M. Decoster, à l’industrie liniére sont exécutées avec soin; elles fonctionnent bien, et nous pouvons espérer maintenant voir la filature dii lin ne plus aller chercher ses machines en Angleterre ; les ateliers français peuvent désormais satisfaire à tous ses besoins. " . '
- En conséquence, le comité des arts mécaniques a rhonneur de vous proposer l’insertion du présent rapport dans votre Bulletin, avec la description et la figure de la double poulie de renvoi, et de renvoyer à la commission des médailles les titres de M. Decoster, qui est très-digne des récompenses de la Société.
- Le comité des arts mécaniques vous aurait proposé de publier l’ensemble des machines propres à filer le lin s’il n’avait la certitude que M. Decoster s’occupe activement de la publication de tout ce qui concerne l’industrie linière. \
- Signe' Th. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- MACHINES A VAPEUR.
- DescriPTiON d une machine a vapeur a haute pression et a deux cylindres, et des générateurs pour la production de là vapeur; par M. Ch. Dielz, ingénieur-mécanicien, rue Mar-bœuf, ii.
- La machine à vapeur dont nous offrons ici la description et les détails est de la force collective de 60 chevaux; eile est placée à bord d’un bateau en fer nommé la Picardie, dont la longueur est de 47m et la largeur de 3m,85 seu-
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- lement ; l’un et l’autre ont été construits dans les atdiers de M. Dietz. Ce bateau était d’abord destiné pour la navigation de l’Oise ; après avoir fait, pendant quelques mois, ce service, il fut envoyé à Bordeaux pour la navigation de la Garonne, et quoique sa forme et ses dispositions ne fussent pas appropriées à un voyage de mer, le trajet du Havre à Bordeaux , le long de côtes dangereuses s’effectua sans aucune avarie et avec une vitesse de 8 à 9 milles à l’heure, la machine agissant sous une pression constante de cinq atmosphères.
- Les cylindres des machines à-vapeur dont une seule est représentée en élévation et en coupe , planche 804^ ont 0m,38 de diamètre, et le piston 0m,82 de course; ces cylindres sont oscillants etdisposés verticalement sous le grand arbre moteur ; ils sont maintenus par quatre colonnes en fer forgé liés d’une part aux paliers des tourillons des cylindres, et de l’autre aux supports en fonte, lesquels sont boulonnés entre deux pièces de bois A'A',Jîg> 2, placées transversalement sur le bateau, dépassant sa muraille et supportant les roues à aubes. Celles-ci, qui ont 4 mèt. de diamètre, font communément 32 révolutions à la minute ; leurs aubes, au nombre de dix , ont 2 mèt. de longueur sur 0m,80 de hauteur. Les roues n’ayant qu’une seule coquille, se trouvent complètement séparées des tambours, de sorte qu’en supposant que les roues fussent disloquées pas des abordages, la machine ne cesserait point de fonctionner.
- Pour mettre le bateau en état de prendre un mouvement rétrograde, ce qui est assez difficile quand il y a deux machines à bord, M. Dietz a disposé deux manivelles H et I communiquant ensemble par deux autres petites manivelles a a avec la tige S, et ayant ainsi un mouvement inverse l’une par rapport à l’autre. Lorsqu’il est nécessaire de marcher en arrière, il suffit de changer le levier K de la manivelle supérieure H , et de le mettre sur la manivelle inférieure I; aussitôt le bateau recule. Cette manœuvre peut se faire aux deux machines à la fois par une simple communication de levier.
- Les pistons sont métalliques et composés de six pièces, croisées et superposées et pressées contre les parois du cylindre par des lames de ressorts.
- De chaque côté des machines est disposée une pompe alimentaire à soupape sphérique T, mue par un excentrique U fixé sur le grand arbre. L’eau d’alimentation, avant d’entrer dans la chaudière, traverse un double tuyau chauffeur en cuivre entre lequel passe la vapeur perdue. Indépendamment des deux pompes mises en action par la machine même, il y a une petite machine qui fait marcher une pompe à double effet pour alimenter les chaudières pendant le repos des machines, s’il est nécessaire. Les tiges des pistons E n’ont pas de guides ; le tiroir est contre-balancé par un poids U, afin que l’oscillation se fasse sans plus d’effort d’un côté que de l’autre. Les accessoires de la
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- 330 ARTS MJÉCANIQUCS.*
- machine étant semblables à ceux généralement eu usage, il est inutile de les décrire* ^
- Des générateurs de vapeur. Le système des générateurs pour la production de la vapeur, représenté planche 805, est composé de trois corps de chaiir dières cylindriques A AA, de O"1,65 dé diamètre sur environ 6 mètres de longueur, munies de deux bouilleurs RB, de O”1,325 de diamètre chacun, et un peu plus courts que les chaudières, pour laisser le passage libre à la flamme et à.la fumée. Les chaudières et les bouilleurs sont placés l’un à côté de l’autre dans une cage garnie en tôle et dont les flancs sont revêtus d’une muraille en briques. Les bouilleurs communiquent entre eux, sur le devant, par deux tuyaux en cuivre. Les chaudières communiquent également dans le fond par deux tuyaux XX afin que l’eau puisse circuler librement dans les trois chaudières et les bouilleurs, et se maintenir constamment au même niveau, quoique l’alimentation se fasse par les deux bouilleurs aux robinets B'B'. Le niveau d’eau est indiqué soit par un flotteur* soit par des robinets-jauges C'C' fixés à chaque chaudière..
- La flamme et la fumée, après avoir passé sous les houilleurs, reviennent sur elles-mêmes, entre les bouilleurs et la chaudière* et s’échappent par la cheminée placée sur le devant du fourneau. Pour obtenir un tirage convenable, on est forcé de recourir à de grandes cheminées, qui sont toujours gênantes pour la manœuvre et le passage des ponts. Pour obvier à cet inconvénient, et surtout pour diminuer les proportions des générateurs, M. Dietz a appliqué au tuyau de décharge de la vapeur perdue longeant la cheminée u.n tuyau recourbé O, qui pénètre dans l’intérieur de la cheminée. Deux clefs Sqnt disposées l’une au-dessus de la prise de vapeur au point Q, et Fautreau CQude même au point R. Lorsque le tirage se ralentit, on,ferme la clef Q; dans ce cas, toute la vapeur est forcée de passer par le, coude 0 dans la cheminée. Ce jet de vapeur détermine un tirage considérable. L’orifice est réglé suivant la tension de la vapeur et la- vitesse de la machine. Ainsi, en ouvrant ou en fermant alternativement l’une et l’autre clef, on peut augmenter ou diminuer à volonté le tirage, et par conséquent la production de la vapeur dans les générateurs. Ce tirage artificiel permet aussi de diminuer notablement la hauteur et le diamètre de la cheminée.
- Le système de générateurs dont on vient de parler, quoiqu’un peu lourd comparativement aux foyers intérieurs, à cause de la maçonnerie qui entoure le feu, a néanmoins l’avantage de pouvoir se nettoyer très-promptement et d’exiger très-peu de réparations. Pour nettoyer la chaudière et les bouilleurs, il suffit de retirer les bouchons EE.
- Lorsqu’un bateau tel que la Picardie fait un service de 50 lieues par jour
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- MACHINES A VAPEUH.
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- sans interruption, il est indispensable qne les chaudières puissent être net* toyées promptement pour ne pas interrompre le service.
- La consommation de combustible de la machine est de 3 hectolitres et demi à l'heure, ou 4,7 kilog. par heure ert par force de cheval. Les génératètifis sont timbrés à 6 atmosphères et demie. Chaque corps de chaudière est mufti de deux soupapes et de deux rondelles fusibles ; celfe du centre a un réservoir de vapeur C, qui dépasse un peu le pont ; il y a des tuyaux de communication pour réunir les deux autres chaudières dans ce même réservoir. La prise de vapeur pour la machine a lieu h la partie supérieure du réservoir.
- Explication des figures des PL 804 et 805.
- PI. 804,fig. 1. Élévation,-vtie de face, de la machine à'tapeur et d'une partie de la roue à aubes.
- Eig. 2. Elévation latérale de la même.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans Ces deux figures.
- A, Cylindre à vapeur.
- B, Boîte contenant les tiroirs pour la distribution de là tapeur.
- CC, Grands paliers en fonte recevant les tourillons des cylindres ; ils sont boulonnés sur les carlingues P'P'.
- DD, Colonnes en fer forgé destinées à lier les cylindres aux paliers de l'arbre de couche.
- E, Tige du piston.
- FF, Paliers en fonte fixés entre les pièces de bois A' par les boulons E'E'.
- G, Arbre de couche divisé en trois parties.
- H, Manivelle fixée sur l’arbre V'et communiquant avec la tige du tiroir par une articulation X'.
- I, Seconde manivelie communiquant également avec les tiroirs par la tringle S et les deux petites manivelles aa.
- J, Axe sur lequel oscille le cylindre A.
- K, Levier ajusté à charnière contre l’une des colonnes D. C’est en plaçant ce levier sur les manivelles H ou I que la machine imprime au bateau un mouvement en avant ou en arrière, suivant le besoin.
- L, Robinet d’introduction de la vapeur venant de la chaudière par le tuyau M.
- N, Tuyau de sortie de la vapeur des cylindres pour se rendre de là dans la cheminée.
- O, Tige du tiroir.
- P, Armature composée d’un collet et de deux tringles serrées par des
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- ARTS MÉCANIQUES.
- écrous, qui réunit la boîte à étoupe L' dans laquelle passe la tige du piston au corps du cylindre A.
- QQ, Manivelles montées sur l’arbre G et assemblées avec la tige du piston par l’intermédiaire d’un axe d passant dans des coussinets ou collets R.
- S, Tringle qui réunit entre elles les deux petites manivelles aa.
- T, Pompe alimentaire fonctionnant par l’intermédiaire d’un excentrique U
- fixé sur l’arbre G. »
- V, Guides de la tige du piston de la pompe alimentaire.
- X, Soupapes ou clapets de la pompe alimentaire ; pour les visiter, il suffit de desserrer la vis b.
- Y, Tuyau d’aspiration de la pompe.
- Z, Tuyau d’ascension delà même.
- A'A', Fortes pièces de charpente contre lesquelles sont fixés les paliers F des colonnes D. •
- B'B', Autres pièces de charpente sur lesquelles sont boulonnés les paliers C' des roues à aubes.
- D' Coquille en fonte des roues à aubes.
- E'E', Boulons à écrous qui attachent les paliers F aux pièces de charpente A'A'.
- F'F', Aubes en bois des roues.
- G'G', Rayons des roues.
- H', Tambour en bois ou en fer pour couvrir les roues.
- 1T, Tringles fixées à chaque rayon de la roue et destinées à leur donner de la roideur.
- L', Boîte à éloupes dans laquelle passe la tige du piston.
- M', Pont en bois du bateau.
- N', Ligne d’eau.
- O'O', Supports de la manivelle H.
- P'P', Carlingue du bâtiment.
- R', Levier pour manœuvrer le tiroir à la main.
- T'T', Muraille en tôle du bateau.
- U', Contre-poids pour équilibrer les boîtes et les tiroirs des cylindres afin qu’il ne se produise pas plus de frottement d’un côté que de l’autre de la tige du piston.
- V'V', Axes portant la manivelle H et les petites manivelles aa.
- X', Articulation qui établit la communication entre l’axe V' et la tige du tiroir.
- Y', Ecrous pour régler la tension des tringles IT.
- Z', Boite à étoupes de la tige du tiroir.
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- MACHINES A VAPEUR.
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- aa> Petites manivelles montées sur l’axe V'. by Écrou qui retient la soupape de la pompe alimentaire. cey Tiges attachées à l’excentrique U et faisant monter et descendre le piston de la pompe alimentaire dont la tige passe dans le guide V.
- d, Axe passant à travers la manivelle Q, et servant à l’assembler avec la tige du piston.
- PL. 805,fig. 3. Élévation, vue de face, du générateur, et section verticale c|u bateau et de la cheminée sur la ligne AB, fîg. 4.
- Fig. h. Coupe longitudinale et verticale sur la ligne CD,Jig. 3, des chaudières, des bouilleurs et des fourneaux.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans ces deux figures.
- A, Corps des trois chaudières à moitié remplies d’eau.
- BB, Bouilleurs au nombre de six.
- C, Réservoir de vapeur.
- D, Soupape de sûreté et rondelle fusible.
- EE, Bouchons qu’on retire pour nettoyer les chaudières et les bouilleurs. FF, Portes du fourneau.
- G, Foyer.
- H, Cendrier.
- I, Maçonnerie du foyer.
- K, Muraille en briques.
- L, Colonne en fer pour supporter la chaudière.
- M, Carlingue en bois qui règne d’un bout à l’autre du bateau.
- N, Carlingue en fer sous le foyer.
- O, Tuyau courbe débouchant dans la cheminée et d’où s’échappe la vapeur pour activer le tirage.
- P, Tuyau de décharge de la vapeur.
- Q, Clef de ce tuyau.
- R, Clef du tuyau O.
- S, Muraille du fond de la chaudière.
- TT, Charnière pour abattre la cheminée.
- U, Capot de la chaudière.
- V, Pont du bateau.
- XX, Tuyaux de communication pour l’eau entre les bouilleurs.
- Y, Tuyau de communication pour l’eau entre les chaudières.
- Z, Capot des soupapes.
- A'A', Soutes à charbon.
- B'B', Robinets pour l’introduction de l’eau d’alimentation dans la chaudière.
- C C', Robinets de jauge.
- Trente-neuvième année. Septembre 1840. 43
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- zM»té 'iiêcmqBiSËf.1*
- D'D', Cornière du bâti delà cage de la chaudière.
- E', Devanture du fourneau.
- E', Support du fourneau.
- G'G', Tubes de communication entre la chaudière et les bouilleurs.
- H'H', Tôles de la cage du fourneau.
- I',. Charnière du tuyau de décharge.
- SERRURES.
- î
- Description cïune serrure a bec-de-canne} perfectionnée par
- M. Bournet ? quincaillier à Fontainebleau.
- Ce qui distingue cette serrure des serrures ordinaires, c’est qiPon peut ouvrir le bec-de-canne, soit en appuyant sur le bouton ou le tirant, soit en le tournant à droite ou à gauche, soit enfin en le tirant latéralement.
- La fig. 1 de la PI. 806 est une élévation de ta serrure dont la couverture a été enlevée pour faire voir l’intérieur du mécanisme.
- Fig. 2. Coupe longitudinale et horizontale de la même sur la ligne A B, fig. 1.
- Fig. 3. La gorge munie de sa paillette à ressort, vue de face.
- Fig. -4. La même, vue de côté.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Palastre sur lequel sont montées les pièces de la serrure.
- B, Cloison qui enveloppe la serrure.
- C, Pêne de demi-tour ou bec-de-canne.
- D, Ressort en spirale appuyant sur le bec-de-canne pour le pousser en dehors.
- E, Plaque mobile qui fait reculer le bec-de-canne.
- E', Coulisse dans laquelle glisse cette plaque.
- FF', Équerre mobile sur la broche a.
- G, Tige du bouton.
- HH', Bouton double vissé sur la tige G.
- I, Ergot en forme d’équerre soudé sur cette tige.
- K, Canon donnant passage à la tige.
- LL, Double levier faisant corps avec le canon.
- L', Retour en équerre du bec-de-canne contre lequel s’appuie le levier L, en le faisant tourner soit â droite, soit à gauche.
- M, Canon d’entrée.
- N, Pêne à tour entier.
- O, Pièce à mouvement rectiligne remplaçant celle dite gorge dans les
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- SCULPTURE»
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- serrures ordinaires; cette pièce, étant soulevée par la clef, dégage le pêne N.
- P, Ressort à paillette remplaçant le grand ressort ordinaire.
- Quand on veut ouvrir le bec-dc-canne, soit en appuyant sur le bouton H, soit en tirant le bouton H', l’ergot I presse l’équerre F et le fait pivoter autour de sa broche a ; par ce mouvement, l’extrémité F' de l’équerre engagée dans une entaille b du bec-de-canne l’entraîne et le fait reculer,
- Si l’on tourne le bouton à droite ou à gauche, l’ergot I, engagé dans l’entaille du canon K, fait faire à ce canon un quart de tour, en même temps qu’au double levier L; ce levier bascule, et, appuyant contre le retour en équerre L/, il opère l’ouverture du bec-de-canne en le faisant reculer.
- Enfin on peut obtenir le même effet en tirant latéralement le bouton ; tout le système établi sur la plaque E glisse alors au fond de la serrure dans la coulisse E' (1). (D.)
- SCULPTURE,
- Nouveau procédé de sculpture du marbre; par M. Moreau.
- Sous l’action de ce procédé, le marbre reçoit la forme qu’on lui destine* comme s’il se moulait ; c’est en effet par le moyen d’un moule en fonte de fer, incessamment frappé sur le marbre, pendant que du grès et de 1 eau s’écoulent entre les deux corps, que la sculpture se trouve opérée.
- Si l’on cherche à se rendre compte de l’efi’et mécanique produit, on peut considérer chaque grain de sable à l’instant où il reçoit le choc du moule en fer comme une pointe très-fine qui pénètre d’une quantité infiniment petite dans la matière, puis, pour ainsi dire en même temps comme se divisant par petits fragments dont chacun, en s’éloignant, exerce sur le marbre une action semblable à celle du grès sous la scie du scieur de pierre.
- Ces deux effets répétés à chaque choc du moule et ces chocs répétés 600 fois par minute ont, en très-peu de temps, pour résultat un marbre sculpté avec une perfection qui ne pourrait admettre de retouche que dans quelques cas particuliers.
- M. Moreau a montré que, sans le secours d’aucun instrument de précision, il peut exécuter la sculpture de ronde-bosse; les têtes formant consoles, qu’il a présentées à la dernière exposition de 1839, étaient produites sur trois de. leurs faces, les ligues de raccordement étaient imperceptibles ; dès lors des statues peuvent être confiées au procédé, qui toutefois se trouve astreint à l’identité avec le moule, sans changement de dimension.
- Le jury a accordé à M. Moreau la médaille d’argent.
- (i) Une médaille de bronze a été décernée à M. Bournet dans la séance générale du 12 août t84o. ( Voyez Bulletin d’août, page 2g5. )
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- SOUDURE.
- 336 ARTS CHIMIQUES. —
- Description d’un nouveau procédé de soudure du plomb
- nommé autogène, et d’un chalumeau à air et a hydrogéné dit aérhydrique destiné a cet usage ; par M. Desbassayns de Richemont.
- Nous avons publié, dans le Bulletin de 1839, p. 62, une note succincte sur ce procédé qui présente des avantages réels sur la soudure par les moyens ordinaires, avantages constatés par dé nombreuses expériences et qui ont valu à l’auteur la grande médaille d’or de la part du jury de l’exposition de 1839. Pour compléter ces renseignements, nous allons donner la description de l’appareil dit chalumeau aérhydrique, au moyen duquel on opère la soudure, d’après le journal anglais intitulé Mechanics magazine r du mois d’avril 1840.
- Dans cet appareil, l’hydrogène produit par la réaction entre l’eau, l’acide sulfurique et le zinc, est poussé dans un tube flexible au bout duquel il rencontre l’air simultanément insufflé par un soufflet à vent continu. Les deux gaz, mêlés dans la proportion d’un volume du premier et de deux du second, alimentent, au bout d’un troisième tube flexible, un jet de flamme ou dard de chalumeau qui est dirigé sur le joint de deux lames de plomb.
- Cet appareil se compose, 1 ° d’un producteur d’hydrogène dans lequel la production se règle sur la dépense; 2° d’un soufflet vertical et circulaire fortement chargé et destiné à donner un courant d’air forcé au moyen d’une pédale ; 3° d’une boîte de sûreté ; 4° d’un tube à mélange garni de deux régulateurs; 5° de tubes flexibles et d’ajutages de combustion à l’aide desquels les jets de flamme peuvent être portés et réglés à toute distance et dirigés en tous sens.
- La fig. 5 de la Pl. 806 est une coupe verticale de l’appareil portatif renfermé dans une boîte à couvercle.
- Fig. 6. Partie de l’appareil avec laquelle l’ouvrier opère.
- Fig. 7. Disposition pour produire une flamme longue au lieu d’un dard de flamme.
- Fig. 8. Ajutage terminé en pomme d’arrosoir pour obtenir une flamme d’un grand volume.
- Fig. 9. Fer à souder chauffé par la flamme du gaz hydrogène passant dans le manche de la poignée.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Boîte en bois munie de deux anneaux, pour faciliter son transport.
- B, Couvercle de la boite, ouvrant à charnière. -
- a , Bâche carrée en plomb contenant de l’acide sulfurique étendu de sept
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- . SOUDURE. : A 337
- fois son volume d’eau, b, Tuyau qui fait communiquer le récipient à acide avec un autre récipient en plomb c, dans lequel on introduit des fragments de* zinc par l’orifice e recouvert d’un bouchon serré par des écrous, d, Tringle terminée par une poignée pour être manœuvrée à l’extérieur : elle porie un bouchon conique d , qui ferme l’entrée du tuyau b et interdit la chute de l’acide dans le récipient c. f \ Orifice percé dans le couvercle du récipient a, par lequel on verse l’acide, g, Boîte de sûreté qui reçoit le gaz hydrogène à mesure qu'il se forme dans le récipient c. h, Tube coudé qui conduit le gaz dans la boîte de sûreté g ; il plonge à 0m,054 du fond de cette boîte dan$> l’eau de lavage qui est introduite par le tuyau i. k , Robinet qui permet ou interdit le passage du gaz du récipient c dans la chambre de sûreté. Le tube en caoutchouc mt vissé sur le sommet de la boîte de sûreté, sert à conduire le gaz à l’outil tenu à la main par l’ouvrier ou posé sur la fourche Z.
- Tant que l’acide étendu tombe sur le zinc, il se dégage du gaz qui passe dans la boîte de sûreté lorsque le robinet k est ouvert, et sans qu’il y ait aucun danger d'explosion, la production du gaz n’excédant jamais la quantité nécessaire.
- Quand l’acide étendu est saturé de zinc et qu’il ne se produit plus de gaz, on ouvre un tuyau de décharge, afin que le liquide s’écoule.
- Le tube en caoutchouc m est réuni au tuyau fourchu o, dont la branche opposée est attachée à un tuyau q, qui plonge dans un soufflet cylindrique dans l’intérieur duquel est un double ressort en spirale s, qui est alternativement comprimé et développé ; ce soufflet, établi sur un bâti t et surmonté d’un poids u, est mis en mouvement par la pédale e. Un robinet n règle l’alimentation du gaz , et un autre robinet p l’alimentation de l’air, x est le tuyau dans lequel s’opère le mélange de gaz et d’air ;j la lance d’où s’échappe le dard ou jet de flamme d après avoir été allumé.
- Le tuyau fourchu o est attaché à la ceinture de l’ouvrier, et les robinets régulateurs sont disposés de manière que d’une seule main il peut les régler pour opérer le mélange du gaz et de l’air dans de justes proportions ; en fermant ces robinets, la flamme s’éteint aussitôt; mais il faut les ouvrir avec précaution, sans quoi il se manifesterait une petite explosion qui, du reste, n’est accompagnée d’aucun danger.
- La lance à feu^ peut être remplacée par d’autres de formes variées suivant la dimension à donner aux dards de flamme.
- L’ajutage, fig. 8, terminé en pomme d’arrosoir, est destiné à produire un grand nombre de jets de flamme lorsqu’on a besoin d’une chaleur intense.
- L’outil, fig. 7, a pour objet de produire une flamme très-longue ; n p sont les tuyaux d’arrivée du gaz et de l’air ; b\ tube dans lequel s’opère le mélange ; ç\ tuyau percé d’une fente longitudinale, et d', autre tube qui s’enfile sur
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- ARTSiCHtMIQLES.
- e^nWi.Legazétanlallumé siéeliappe par la fetite du tuyau el, sotis formé d’une longue irainéede; flamme, qn*ompeut augmenter ou dfrninuer en tirant’ ou poussant le tuyau d\.
- Le fer à • souder» j%o 9,-'.est employé lorsqu’on n’applique pas le jet àë flamme directement; oeltti-ci sert alors à chauffer la pièce de cuivre A' montée dans une chape g';e' est une tige camuse passant dans la poignée / '; np sont les tuyaux d’arrivéedu gaz et de lair dont le mélange s’opère au point i pour1 passer ensuite danslatige,e'.On donne, au fer à souder h! toutes les formes; exigées par le travail. Il suffit de quelques secondes pour le porter à là* tempéBature nécessaire ; il peut y* être maintenu pendant des journées entières sans causer aucun accident ; il suffit, pour cet effet, que l'ouvrier règle la flamme par le moyen des robinets; il est dispensé ainsi de l’embarras de remettre aui feu «td’oter plusieurs fers successivement. Il y a, par conséquent,’ économie de travail manuel et de combustible, et facilité de service.
- Nous avons déjà expliqué comment s’opère la réunion des bords des lames de plomb, sans remploi d'aucune soudure, et par la seule puissance du dard de flamme dont ^intensité est telle qu’il fond instantanément le-plomb dont la solidification a lieu avant que la liquéfaction s’étende aux parties voisines, c’est-à-dire que, le dard étant dirigé sur le joint de deux lames de plomb au point où le bout d’une lanière de même métal suit la pointe de la flamme, la. fusion; des trois parties est complète, mais tellement circonscrite, qu’elle se borne à établir la jonction, et que la consolidation s’opère en suivant très-près la flamme qui s’éloigne.
- C:est principalement dans son application aux differents vases métalliques employés dans les laboratoires de chimie que le nouveau procédé présente de grands avantages. On sait, en elfet, combien la construction desvgrands vases en plomb de différentes épaisseurs destinés à des fabrications où tout autre métal est moins bien approprié ou même inapplicable présente de difficultés. Le procédé de soudure autogène permet de réunir des lames de plomb de 8 millimètres... d’épaisseur, sans aucun alliage. Ces soudures, faites avec une extrême facilité et une grande économie, offrent toute la résistance désirable. Ainsi, désormais, les chaudières pour la concentration des solutions acides ou salines , les bacs à dérocher employés si fréquemment dans les arts, les cristallisons, etc., pourront être construits en plomb pur, quelles que soient leurs dimensions. On construira des vases de plomb revêtus d’une enveloppe de bois dans lesquels l’acide sulfurique, mis à l’abri des chocs auxquels cédaient les bouteilles, n’occasionnera plus d’accidents pendant leur transport par roulage ou sur des vaisseaux. Indépendamment de ces avantages, on trouvera une grande économie à appli-
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- *qu«r; le /procédé ^,1aKft’ôparation des vases cnplorwb dont,.le fond est spercé par l’actkm du; feu net qu’il est si difficile de remettre. en ? état par, des moyens usités. Enfin il fait disparaître les .dangers des, incendies,par l’incurie des aides-plombiers, ceux résultant dn transport du métal en fusion (jusqu’aux parties.supérieures des, chambres de plomb,,et les.asphyxies dues .à la combustion du charbon.'dans des espaces clos ou mal ventilés.
- Employé dans les soudures les plus-usuelles des plombiers, des, fon tabliers, il rendra d’utiles sévices,en.réalisant de.notables économies.
- (»•) .
- GAJLVAJWIPLASTJUE»
- Rapport fait par M. Franoceur, au nom dune commission spéciale, sur les procédés de galvanoplastie de. M. Boqu.ilIon.
- 11 y;a environ huit mois, l’un des secrétaires perpétuels de l’Académie des sciences-a annoncé que M.Jacobi avait réussi, à obtenir,, à l’aide du, galvanisme, des copies métalliques de diverses médailles. Qn mit même plus tard sous les yeux des membres de eette illustre assemblée, des pnoduits.de cet art nouveau auquel on a donné le nom de, galvanoplastie, résultat des recherches de son savant auteur; mais les procédésdont il faisait usage les appareüs..et les subslanees dont il se servait étaient demeurés inconnus..
- M., Boquillon, bibliothécaire du Conservatoire des arts et métiers, déjà bien connu par d’u:iles et ingénieuses inventions, sans avoir aucune idée des pro-.cédés de M. Jacobi , se crut capable d’arriver aux mêmes résultats, et.s’est livré à une suite d’expériences et de. recherches qui l’ont, conduit à obtenir des copies de médailles eide bas-reliefs, à l’aide d'actions galvaniques, età deviner les procédés def'inventeur. Un brevet d’invention pris en février dernier, constate que M. Boquillon était en possession, à cette époque, des procédés de la galvanoplastie, et que, sans le secours d’aucune communication avec M. Jacobi, il pouvait / comme lui, former les empreintes métalliques, «oit en relief, soit en creux, de toute espèce de médailles et de moules. Il reconnaît d’ailleurs avoir connu quelques indications sur les procédés de M. Spencer, de Liverpool, publiés dans le Mechanics magazine.
- Depuis lors, dans le mois de mai dernier, des publications en style assez obscur, faites en Allemagne et à Saint-Petersbourg, ont pu donner quelque idée des procédés de M. Jacobi y mais c’est seulement depuis quelques jours (5 juillet ) que le journal XArtiste a donné une description incomplète de l'appareil de M. Jacobi.
- Ainsi il est parfaitement établi que ce savant est l’inveuteur de la galvano-
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- ARTS CHIMIQUES.
- plastie, et que M. Boquillon, sans connaître aucun des moyens employés par celui-ci, sachant seulement ce que le galvanisme pouvait produire, a réussi à obtenir les mêmes résultats que lui.
- Depuis l’époque de cette découverte, M. Boquillon travaillant avec une grande persévérance, après mille tentatives souvent infructueuses , a perfectionné sa méthode; il atteint maintenant à des produits d’une beauté remarquable. Vous avez, messieurs, sous les yeux, différentes pièces propres à vous mettre à même d’apprécier un art qui peut recevoir une foule d’applications, et dont sans doute l’industrie saura bientôt tirer parti. Les dimensions de quelques-unes de ces empreintes sont fort étendues. M. Boquillon a modifié les procédés de l’inventeur, se les est appropriés sans les connaître, et est arrivé à un degré de perfection remarquable
- Sans faire ici la description de ces procédés et des soins qu’ils exigent, nous nous bornerons à dire qu’un moule , Soit en plâtre, soit en métal, portant une empreinte quelconque, en creux ou en relief, quelle que soit la délicatesse des traits qui la forment, étant mis dans un appareil convenablement disposé et plongé dans une dissolution concentrée de sulfate de cuivre, reçoit l’action d’un courant galvanique, et se recouvre d’une assez forte épaisseur de cuivre solide, précipité de la solution, qu’on a soin de roain-teriir sans cesse à l’état de saturation.
- Ce précipité qui s’est réuni en masse, dont l’épaisseur varie avec le temps, et que M. Boquillon a porté de deux à dix-sept jours, selon les circonstances, forme une sorte de cliché qui a reçu l’empreinte exacte du moule, et qui est en creux quand ce moule est en relief, et en relief quand il est en creux. Cette empreinte peut, à son tour, servir de moule pour obtenir une seconde épreuve de la même manière ; celle-ci peut en former une troisième , et ainsi de suite. Ces épreuves sont d’ailleurs aussi parfaites les unes que les autres.
- L’appareil est d’une composition très-simple et très-peu coûteuse, surtout quand le inouïe est de petite dimension ; lorsqu’elle est plus étendue, il faut employer exactement le même mode d’action ; mais l’appareil est différent, parce que le moule, disposé horizontalement dans le premier cas, est vertical dans le second , et même dans ce dernier cas on peut obtenir à la fois plusieurs empreintes de moules divers. C’est même alors que les procédés de M. Boquillon ont plus d’importance, parce qu’ils sont réellement de son invention, et qu’avant lui personne n'avait pu obtenir plusieurs empreintes à la fois. .
- M. Boquillon a même produit par ses procédés des empreintes qui ont ensuite été employées dans la typographie à la manière des clichés dont elles
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- TEINTURE.
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- réunissaient toutes les conditions, ainsi qu’on peut en juger par les pièces imprimées que nous mettons sous vos yeux.
- Voilà donc, messieurs, un art nouveau introduit dans notre industrie par les soins de M. Boquillon, et cet art galvanoplastique, nous devons le déclarer, a trop d’avenir pour que la Société d’encouragement reste indifférente aux avantages qu’on en doit retirer.
- La commission considérant que M. Boquillon, s’il n’est pas l’inventeur du procédé, l’a beaucoup perfectionné et l’a rendu industriel, a l’honneur de vous proposer d’insérer le présent rapport au Bulletin, d’écrire une lettre de félicitation à M. Boquillon sur les succès qu’il obtient dans l’art de la galvanoplastie, et de recommander ce savant au comité des médailles (1).
- Signe' Fr incoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- TEINTURE.
- Procédé pour la teinture des châles en réserve ; par M. Klein, t e i n turier-app ré te 11 r, rue Saint-Honoré, 3 27.
- On commence par délayer, dans une partie d’albumine, de la craie en quantité suffisante pour que tout forme une pâte ferme ; on y ajoute une dissolution de gomme, arabique qui a dû être préparée à l’avance, dans la proportion de cinq hectogrammes pour un demi-kilogramme d’eau. La quantité de dissolution de gomme à ajouter à cette pâte doit être environ de la moitié du volume de l’albumine.
- Lorsque le tout sera délayé , on y ajoute de l’eau jusqu’à ce que l’on ait donné à la réserve la consistance voulue ( à peu près celle des couleurs à l’huile ).
- On applique cette réserve au pinceau sur les bordures, palmettes et ornements qu’on veut réserver ; en peu d’instants elle est sèche : pour obtenir une réserve complète sur une partie brochée, il faut en mettre des deux côtés de l’étoffe.
- On plonge ensuite le châle dans ’a teinture, qui prendra seulement sur les parties non réservées.
- (1) Une în 'diille de platine a été décernée à M. Boquillon, dans la séance générale du 12 août 1840. (Voy. Bulletin d’août, pag. 3o5.)
- Trente-neuvième année. Septembre 1840.
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- AGRIGUtSTÜH®.
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- L'enlevage tic la: réserva s’obtient èn lavant' l'étoffe à grande eau et' en frottant légèrement entre les mains les parties réservées; • r
- .;?.v ' AGRICULTURE.— soies*1 u : '
- Rapport fait par M. Huzard, au nom du comité d’agriculture, sur les travaux de la Société d’encourageaient pQMr la produc-tiou et Vemploi des soies de Varrondissement de Iaw mtr,pén-dan/ Tannée iH.U). * . ^
- Messieurs, la Société d’encouragement pour la production et l’emploi des soies de l’arrondissement de Lavaur (Tarn) vous a adressé le, rapport annuel de ses travaux pendant l’année qui vient de s’écouler, et vous avez chargé votre comité d’agriculture de vous rendre compte de ce rapport.
- Lors de son institution, la Société de Lavaur avait adopté pour principe de l’association que les travaux particuliers ou de chacun seraient soumis à l’investigation de tous, pour que chacun pût profiter de ce qu’il y avait de bon chez son voisin, et abandonner ce qu!il y avait de vicieux dans ses.procédés. Nous avons vu que cette manière de s’éclairer mutuellement avait, en trois années, doublé la valeur des produits chez la plupart des membres de, l’association. Ce mode de mettre en commun ses lumières et ses efforts a été;re»v placé par un autre : maintenant la Société est une réunion d’actionnaires, qui, au moyen du capital qu’ils ont formé avec les fonds, qu’ils reçoivent annuelle^ ment de différentes sources, avec les produits même que le capital donne, a formé une école publique non-seulement des pratiques reconnues les meilleures pour la culture des mûriers, l’éducation des vers à soie et le dévidage de la soie, mais encore une école d’expériences de tonales nouveaux procédé» qui peuvent être une source d’améliorations. Et qu’on ne croie pas que la Société doive retirer un bénéfice direct des fonds ainsi employés, si jamais ils donnent un bénéfice; tous les revenus de l’établissement seront, pendant 99 ans, employés en essais ou en améliorations. Ainsi l’école est une écoleN gratuite, théorique et pratique, ouverte a tous ceux qui veulent étudier la culture des mûriers, l’éducation des vers .à soie et la filature delà soie.
- La Société, dans la maison qu’elle a achetée, a fait disposer une magnanerie pour son école : ses pépinières de mûriers, plus anciennement établies que la-magnanerie hti-rapportent déjà des somme» assezr importantes ; et la sagesse et le désintéressement qui président à ses opérations lui ont permis, malgré l’exiguïté de ses ressources, de faire des dépenses extrêmement utiles
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- aubuî qu’elle se propose. Ainsi, en déduisant, de Î3,761 fr. qui ontforméses revenus en 1839, la somme de 6,125 fi*, destinée à solder l’acquisition de la maison, elle aem ployé .2,724 fr. aux'travaux des pépinières et des semis de mûriers; elle a consacré 300 fr. pour un voyageur chargé de recueillir tout ce qui se. rapporte à la taille du mûrier; 700 fr. en primes pour les meilleures cultures de. mûriers et pour la conservation des pépinières ; 300 fr. en primes de filature de da soie; 3,221 fr. pour L’atelier d’expérimentation à l’école de magnanerie, en achat, en construction et en essais d’appareils nouveaux. Les dépenses d'administration sont de 250 fr. L’impôt et l’assurance de la maison, montant à 140 fr. ,-complètent le budget des dépenses.
- Le chapitre qui traite de la production des mûriers a pour conclusion remarquable le désir exprimé pardâ Société que le gouvernement et les Sociétés .agricoles suppriment .les primes de plantations de mûriers pour les changer en récompenses pour la conservation des pépinières de mûriers. Vous trouverez, messieurs, dans cette conclusion, une sanction bien forte, puisqu’elle est fondée sur l’expérience des choses, de la prévision qui vous a fait rejeter ces mêmes primes de la série de vos encouragements pour l'extension de l’éducation des vers a soie.
- : ; La,tailledu mûrier, qui influe d’une manière si remarquable sur la quantité des. produits, et surtout sur la longévité de l’arbre, fait le sujet d’une étude» approfondie. Uni Peltzer doit visiter le midi de la France pour examiner toutes les pratiques et les étudier comparativement. M. Boyer, pépiniériste distingué de.Nîmes, vaétablir, dans les pépinières de la Société, une école comparative de cultures et de taille de mûriers. Enfin les résultats «comparés de la production de la soie au moyen de la feuille de mûrier greffé et du mûrier non greffé vont être étudiés. Le rapporteur dit qu’il faudra vingt années, peut-être, d’expériences^ pou ravoir une conclusion, et il ne désespère pas de l’obtenir d’une Société créée pour arriver à un pareil résultat, et qui doit avoir un siècle d’existence.
- La magnanerie particulière de la Société n’est entrée en activité que dans l’année 1839.Cependant les expériences ont roulé de suite sur les divers inodes d’aérage, sur les systèmes variés de claies, tables ou filets, sur les races differentes de vers à soie, sur leurs maladies, sur les meilleurs modes d’incubation des œufs, siuTétouffage des cocons, el, quoique si nouvellement organisées, elles ont donné des résultats de quelque importance.
- Ainsi on a eu lieu d’observer que l’incubation des œufs pour l’éclosion est une opération qui mérite beaucoup plus d’attention qu’on ne lui en donne ordinairement, si on veut qi e l’éducation marche d’une manière régulière, et que, pour être bien faite, il faut que les œuf s mis à V éclosion passent de la
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- AGRICULTURE.
- température où ils ont été conservés à une température qu'on élève, chaque joury d’un degré à peu près jusqu'à la naissance. "
- Ainsi il est résulté des opérations quà la montée des versf le petit nombre de ceux qui restaient sur la litière ayant été retirés des claies, puis lavésr placés sur d'autres clayons et couverts de paille hachée, se sont séchés très-vite dans cette paille, et que la feuille leur ayant été servie dessus, ils ont, après avoir mangé, monté promptement à leur tour ; que ce procédé, renouvelé des Chinois, est, par conséquent y excellent.
- Ainsi le nouveau tarare de M. Villeneuve a paru préférable à tous les autres.
- Ainsi le chaulage des vers à soie, repoussé par quelques bons esprits, ayant été essayé néanmoins par la raison que des faits ne peuvent point être rejetés par de simples théories, il en est résulté que cette méthode, loin d’avoir été nuisible, a été très-utile à l’éducation. Il avait été décidé que la chaux serait donnée à chaque repas; elle a été prodiguée, les vers en ont reçu au moins250 fois, et elle a produit de très-bons effets. Quoique, par rapport à la muscardine, quelques faits semblent promettre que la chaux sera un préservatif, les expériences tentées à ce sujet n’ont pas encore été assez concluantes ; elles seront renouvelées. . :
- Les différentes races de vers ont été élevées séparément ; on a comparé le nombre de cocons qu’elles ont donné par 25 grammes; le poids de la chrysalide comparé à celui de la soie ; la quantité de soie dévidée avec celle des déchets. On conçoit combien toutes ces expériences serontjécondes en résultats, quand elles auront été suivies, et leurs résultats comparés pendant quelques années. .
- Les primes de fdage ont produit les meilleurs effets : malgré les conditions imposées pour être admis au concours , le nombre des fileuses concurrentes s’est considérablement augmenté, et le rapport dit : L'art de nos fleurs est enfin parvenu à faire produire à presque tous les cocons des soies supérieures, d’une force, d'une finesse et d’un poids presque égaux, au moyen d'une torsion proportionnée', c’est-à-dire plus forte suivant la faiblesse des cocons. Nous rappellerons à ce sujet que c’est le bon filage qui donne la valeur aux soies, et nous terminerons, comme le rapporteur, par la réflexion suivante : 2,000 livres de soie fine de plus augmentent les capitaux créés, dans le département, d’une somme de 20,000 fr., et le travail d’une somme de 1,500 fr. à 2,000 ( page 14, ligne 7 ) pour les ouvriers.
- Nous bornerons ici ce rapport trop bref pour vous rendre un compte exact des travaux de la Société de Lavaur pendant 1839, mais suffisant pour vous en donner une idée. Comme notre Société, celle de Lavaur n’est fondée que pour faire le bien du pays, et ses actions ne sont que de véritables dons fon-
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- SANGSUES.
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- «lateurs, puisque tout ce qu’ils produisent doit être employé pendant 99 an& à augmenter les expériences et les travaux de la Société, sans rien rapporter aux souscripteurs. Si nos antécédents le permettaient, nous vous aurions proposé de vous associer à ces expériences, comme actionnaires, parce qu’un établissement de ce genre dirigé par une Société ne meurt pas comme celui créé: par un seul homme. Mais en prenant en considération que la Société de La-vaur est une nouvelle Société, et qu’une marque d’assentiment de la part de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale peut être un puissant encouragement pour la formation de pareilles associations, même dans d’autres branches de l’économie rurale* votre comité d’agriculture a l’honneur de vous proposer de vous associer aux travaux de la société de La vaur et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Huzard, rapporteur*
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- SANGSUES.
- Note rectificative sur les ennemis des sangsues > au sujet des priæ proposés pour la multiplication de ces annelides y par
- M. Huzard (i).
- Lorsque je soumis au conseil les considérations qui me déterminèrent à lui proposer de décider que des encouragements seraient donnés pour la multiplication des sangsues, je lus une note insérée au Bulletin, et contenant des renseignements sur le mode de reproduction de ces animaux ; dans cette note se trouve le passage suivant :
- Pour voir les sangsues se multiplier, il suffira d’en mettre un certain nombre dans les mares ou étangs qui leur conviennent, pourvu, toutefois, quelles y soient garanties des attaques de leurs ennemis, ce qui est facile, ceux-ci étant certains poissons, les grenouilles, des oiseaux carnivores, etc.
- Or, cette phrase paraît contenir une erreur ; il est donc utile de l’expliquer, parce qu’elle pourrait empêcher des personnes de se livrer aux essais que nous cherchons à provoquer.
- Cette erreur consisterait à avoir compris les grenouilles au nombre des ennemis des sangsues. M. Chastellux père, propriétaire à Haguenau, m’a écrit pour me dire qu’il croyait que les grenouilles , loin de détruire les sangsues,
- (i) Voir le Bulletin de la Société, n° de décembre i83p, page 49» •
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- AGRICULTURE.
- qetir servaient de pâturte. Sa lettre m’a fait prendre dès informations, et fai *trOiïtféf,d’antres personnes dé son opinion : je tentai alors une expérience <dï-Tecte.
- Je plaçai dans un bècal quatre grenouilles ët quatre sangsues. Les grenouilles ne s’inquiétèrent point d’abord de la présence de ces nouveaux hôtes ; mais ceux-ci profitèrent de ce laisser-aller, et le firent bientôt chère-Ment payer. Ils attaquèrent les grenouilles avec leur suçoir, après s’y être tatPaéhôs aVec lèuè disque terminal, leur firent ces plaies triangulaires que tout le monde connaît, et ne quittèrent leur victime que lorsqu’ils le voulurent ‘bien, malgré des efforts que celle-ci faisait pour se délivrer : la même Sangsue fit souvent ainsi plusieurs plaies à la grenouille qu’elle avait attaquée.
- Il était d’autant plus nécessaire de rétablir les faits véritables, que, relativement aux étangs d’üne grande étendue, on pouvait craindre qu’il ne fut difficile d'y détruire les grenouilles.
- Mais avais-je commis une véritable erreur en plaçant les grenouilles parmi les ennemis des sangsues? on va en juger : M. Moullon, docteur en médecine de la faculté de Paris, à présent commissaire de police à la Villette, m’a dit, et m’a 'permis de le répéter én son nom, que les grenouilles avalent et détruisent un grand nombre de sangsues quand celles-ci sont petites, quand elles sont encore blanchâtres et qu’elles rentrent et sortent de leur cocon reproducteur. 11 parait donc raisonnable, d’après ce que je viens de rapporter, de penser que les sangSUes, quand elles Sont fortes, attaquent les grenouilles, tandis que celles-ci mangent les sangsues encore très-jeunes. Ainsi se trouvent expliquées les deux opinions tout à fait différentes, sinon contradictoires; ainsi se trouve rectifiée l’espèce d’erreur que j’avais commise.
- Puisque j’ai cité ici M. Moulion, il m’a parlé d’üne cause de destruction dés Sangsues dans les étangs que je ne dois pas passer sous silence : il m’a rappelé que quand on pêchait les sangsues, air-moment ou les petites sortaient du cocon , on trouvait beaucoup de celles-ci attachées au corps des grosses sangsues, et que la négligence ou l’avidité des pêcheurs, qui les empêchait de rejetér ces sangsues, non-seulement causait en pure perte la mort des jeunes qui étaient attachées aux grosses et qui n’étaient pas encor e bonnes à servir aux usages médicaux, mais encore tarissait ainsi en partie la source des reproductions. Je répéterai ici ce que j’ai déjà dit dans ma première note, qu’il n’est nullement probable que les petites sangsues qu’on trouve attachées aux grosses sèient leurs filles ; qu’il n’est nullement probable aussi que les petites sucent, les grosses.
- Quant aux poissons cités comme ennemis des grenouilles , M. Chasiellux
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- NOTICES. INDJJSTRJECLES* 347r
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- m’écrit qu’un marchand de sangsues lui dit que c’est également une erreur y, mais il ne donne aucun fait à l'appui de son opinion ; c’est donc une de. celles, qu’il s’agit de détruire ou de confirmer par des expériences.
- Tous les poissons de nos,étangs sont-ils ennemis des sangsues? ou bien, n’y* en a;tril que quelques-uns, et dans ce cas. quels-sont-ils ? Enfin, y a-t-il, au contraire, quelques poissons que les sangsues attaquent;? Telles» seraient lefc questions à résoudre.
- Enfin quelques personnes m’ont dit. que les canards, domestiques, loin de détruire les sangsues, en étaient quelquefois attaqués ; c’est encore une chose à examiner . Je puis dire, à ce sujet, que j’ai vu dans le Berry, auprès de Ghâtii-lon-sur-Indre, un bel étang de plus de 25 hectares assez garni de canards sauvages, quoique, tous les ans, on y pêchât des sangsues. Les deux genres d’animaux y vivaient-ils sans se nuire, ou quoique l’un put être la proie, de l’autre ? c’est ce que je ne sais pas. Cependant la voracité des canards et des oiseaux de leur genre doit les faire regarder, jusqu’à preuve contraire, comme des ennemis des sangsues, ou au moins doit engager à faire des expériences à. ce sujet.
- J’ai cru devoir rapporter les détails qui précèdent,, quoiqu’ils puissent par raître futiles à quelques personnes : celles qui savent quelles sont les difEcui^ tés qu’on éprouve, quand on veut faire des innovations, savent aussi que les non-réussites tiennent souvent au défaut de précautions* qu’on a regardées comme bien inutiles, et qu’il aurait été cependant aisé de prendre.
- NOTICES INDUSTRIELLES (P
- ARTS MÉCANIQUES.
- Nouveau bateau à vapeur.
- Ce bateau est mû non par des roues, mais par une vis d’Archimède; il est du port de 240 tonneaux et a une machine de la force de 89 chevaux. La vis que cette machine fait mouvoir se trouve placée à l’arriére du bâtiment et sous l’eau , ce qui la mot à l’abri de tout choc extérieur, même de celui des projectiles de guerre et de toute résistance propre à diminuer sa force motrice. Dans sa marche la plus rapide,
- (i) La Société d’encouragement ne.garantit point les avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- te bateau n'agite pas plus l’onde que ne le ferait un navire à voile de la même dimension.
- Ce bateau vient de faire le tourdes côtes d’Angleterre. Le capitaine qui le commande «st d’avis qu’en adaptant aux plus grands vaisseaux de guerre un appareil semblable, ils pourraient, malgré les vents contraires les plus violents, être mis en ligne de bataille (journal des débats, 1erjuillet 1840).
- Nouvelle étoffe de laine foulêesans être tissée.
- M. Dowling a pris en Amérique une patente pour un nouveau procédé de préparation d’étoffes de laine drapées et foulées, sans tissage préalable. L’air est le seul véhicule çmplové dans cette fabrication. La laine, réduite en flocons très-légers, est introduite dans une boîte bien fermée, où elle est tenue dans une agitation continuelle à l’aide d’un soufflet ou d’un ventilateur. L’une des parois de cette boite est formée d’un tissu métallique très-fin communiquant avec un récipient dans lequel on produit le vide au moyen d’une pompe pneumatique. A mesure que l’air de la boîte est aspiré par cette pompe, les flocons de laine viennent se coller contre le tissu métallique et forment, en s’entrelaçant, une couche homogène d’une certaine épaisseur, et assez solide pour tenir lieu de drap.
- On assure que ce procédé offre une économie de main-d’œuvre et de matière ( Civil Engeneers joum.j mai 1840).
- Moyen d’assembler des pièces de charpentepar M. Brunei.
- L’auteur propose de réunir des pièces de bois par des clefs en fer noyées dans de l’asphalte. On a employé, dans le tunnel de Londres, du mastic pour sceller des petites plaques de fonte dans ’a charpente qui soutient la voûte; quoique constamment plongée dans l’eau et exposée à des chocs violents, elle a parfaitement résisté. L’asphalte est préférable au mastic pour les scellements, parce qu’il durcit immédiatement. M. Brunei pense que des pierres peuvent être réunies par le même moyen qui est applicable aux constructions navales et à d’autres usages (Lond. journ. of arts, mai 184-0)..
- Nouvelle construction des murs des édifices en briguespar M. Rogers.
- L’objet de cette invention est d’économiser la main-d’œuvre et les briques dans l’érection des édifices. Supposons qu’ils’agisse de construire un mur de briques de 9 pouces (22 centimètres) d’épaisseur-, on commence par former les fondations à la manière ordinaire, c’est-à-dire en superposant des briques sur leur épaisseur, de manière à obtenir le mur de ladimenson \ou!u? j cela fait, on place de champ, sur cette fondation, et poséesdans le sens de leur longueur, une rangée de briques intérieure et une autre rangée extérieure, laissant entre elles un espace vide; pour donner à celte construction la solidité nécessaire, on place transversalement des briques dans le sens de leur longueur, à chaque troisième brique de la rangée antérieure et postérieure. On conçoit, d’après
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- cela que les briques étant disposées de champ, il en faudra un moins grand nombre que d’après le système actuellement en usage ; il faudra aussi moins de mortier pour les réunir.
- Les faces intérieures de ces murs peuvent être facilement unies et recevoir immédiatement les tentures en papier sans l’interposition d’une couche de plâtre, et sans crainte d’ôtre altérées par l’humidité, la couche d’air existant entre les deux parois de briques absorbant celle de l’atmosphère. Des maisons ainsi construites pourront donc être immédiatement habitées, puisque les murs sécheront plus vite(f ond. journ. of arts, mai 1S40J.
- Nouveau système de carrelage des appartements en ardoise dure.
- Des expériences ont été faites à Londres pour s’assurer de la possibilité d’appliquer les ardoises autrement qu’à la couverture des édifices ; le résultat a prouvé qu’on peut les employer avec succès à carreler les rez-de-chaussée des magasins, buanderies, celliers, etc., et qu’ils réunissent une grande solidité à une longue durée. On a essayé ce moyen sur une grande échelle dans les docks de Londres. Le pavé formant le sol étant détérioré, on l’a remplacé par des ardoises de 0m,05i d’épaisseur; on a substitué également à un plancher usé un carrelage en ardoise qui a réussi complètement; les ardoises, divisées à la scie, serrées l’une contre l’autre et convenablement scellées à mesure de leur placement, ont formé un carrelage tellement homogène, que l’huile, le vernis et d’autres matières répandues sur le sol n’ont point été absorbés. Ce carrelage se nettoie facilement et ne retient point l’humidité. On a fait passer sur un pavé d’ardoise de 0m,054 d’épaisseur des waggons chargés de quatre à cinq tonneaux de marchandises sans qu’ils aientlaisséla moindreimpression (Lond.journ.of arts, mai 1840).
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Moyen d’obtenir, avec une lampe d’Àrgand ordinaire, une grande intensité de lumière;
- par M. Hershell.
- Ce moyen consiste à élever la cheminée de verre de manière que son bord inférieur soitdistautdubordsupérieurde la mèche d’environ un quart dudiamètre delamèche elle-même. Ce changement peut s’adapter à toute espèce de lampe en fixant, au bord qui supporte la cheminée, quatre fils de fer un peu roides et courbés de manière à former quatre longs crochets droits sur lesquels repose le bord inférieur de la cheminée.
- L’élévation la meilleure se détermine aisément par un essai préalable, et, comme les limitesà rechercher sontbien étroites, le moyen le plus commode serait de faire mouvoir, par une vis, la pièce qui porterait des lames minces de laiton ou de fer, ayant leur plan dirigé selon l’axe de la mèche et qui remplaceraient les fils de fer. L’expérience peut se faire en un instant: si l’on prend une lampe d'Argand ordinaire, qu’on élève et abaisse alternativement la cheminée d’un mouvement assez rapide, mais régulier, on aperçoit aussitôt une grande différence dans l’intensité delà lumière selon les diverses positions
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- FKOGÈS—TKRÏîÆtîX.
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- de ta cheminée, et on remarque un maximum à la hauteur indiquée éi-dessus. La flsans>& diminue légèrement de diamètre, s’allonge, cesse de donner de la fumée, et atteint une intensité lumineuse remarquable.
- Cette augmentation de lumière n’est point accompagnée d’une consommation correspondante d’huile ; car l’auteur ajoute qu’une lampefainsi modifiée en consomme très-peu de plus qu’une autre lampe ordinaire (Philos. Magazmars 1840).
- Nouveau procédé d’embaumement des cadavres*
- M. Hebert a pris à Londres, le ê novembre 1838, une patente pour un nouveau procédé d’embaumement des cadavres, qui diffère, sous quelques rapports, de celui de M. Gannal, pratiqué avec succès en France. Voici en quoi consiste ce moyen.
- On commence par injecter dans l’artère carotide une solution d’acétate d’alumine, qui se répandra dans les veines et dans tout le système artériel. Cette dissolution, dont la force est de 28 à 30 degrés Baume, conservera parfaitement l’intérieur du corps; mais, si on ne prend pas quelques précautions, la peau se couvrira d’une sorte de byssus ott de moisissure. Pour parer à cet inconvénient, onjrevêi le corps d’une chemise, de bas, etc., on le place sur une peau huilée et on répand sur tes vêlements des huiles essentielles de citron ou de benjoin, de lavande, du camphre, delà térébenthine, ou une teinture de musc; la peau huilée est ensuite rabattue sur le corps, et entourée de bandelettes à fefe manière des momies égyptiennes (Lorvd. jomrn. of arts, août 1830).
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société d encouragement.
- Séance générale du 12 août 1840.
- M. le président exprime les regrets de M. Gouin, ministre de l’agriculture et du commerce, de ne pouvoir pas assister à cette séance, ses fonctions le retenant près du roi ; mais M. le ministre a voulu s’associer aux efforts de la Société pour le perfectionnement de notre industrie en demandant que son nom soit inscrit sur la liste de ses membres.
- M. le président fait ensuite connaître que, dans la séance extraordinaire du 5 de ce-mois, le conseil a été appelé à délibérer sur la position dans laquelle se trouve M. Millet, ancien graveur de la Société. Cet artiste, atteint d’une maladie chronique, n’ayant pu continuer ses travaux, M. Adolphe Leblanc, dessinateur de la Société, s’est chargé de la gravure des planches du Bulletin et a entretenu à ses frais sou confrère dans une maison de santé.
- Le conseil d’administration a pensé que l’admission de M. Millet dans un hospice pouvait seule lui assurer les soins qu’il est hors d’état de se procurer ; en conséquence, il a sollicité cette admission auprès de M. le préfet de la Seine qu’il compte au nombre
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- JPROCfcS-VERBAUX.
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- de ses membres. M. de Rambuteau s’-esl empressé d’accueillir cette demande, et a ordonné que M. Millet serait placé à l’hospice des Incurables.
- Voici la lettre qu’il a adressée à ce sujet à M. le président de la Société.
- Paris, 12 août 1840.
- Monsieur le président,
- « Je n’hésite pas à partager la sollicitude que la Société me témoigne en faveur de « M. Millet, que des malheurs non mérités ont plongé dans une position déplorable. « Pour mieux remplir les vues de la Société et prouver l’intérêt que m’inspire ce « malheureux artiste, je viens de jlui donner une’place à l’hospice de Incurables du « faubourg Saint-Martin.
- « Je suis heureux de pouvoir ainsi seconder les intentions bienveillantes de là So-« ciété en faveur de M. Millet, et aussi de vous donner une nouvelle preuve, monsieur « le président, de tout le prix que j’attache à votre recommandation. »
- Agréez, etc.
- Le pair de France, préfet,
- Signé comte de Rambuteau.
- L’assemblée, sur la proposition de M. le président, vote des remercîments à M. le préfet de la Seine.
- Après la distribution des médailles de bronze, d’argent et de platine , M. le baron Thénard énumère rapidement les motifs qui ont déterminé le conseil d’administration à voter-ces récompenses. Avant d’apprécier les titres de ceux qui ont été jugés dignes de recevoir des médailles d’or, M. le président signale les travaux deM. de Gosier, pour l’établissement d’ateliers propres à la construction des machines à préparer et à filer le lin j il en fait ressortir l’utilité et le degré d’importance qu’ils ont acquis, ayant déjà fourni les machines pour monter quatorze filatures de lin 5 il ne doute pas que, d’ici à quelques années, ce produit de notre sol ne soit appelé, de concert avec nos laines, à nous affranchir du tribut que nous payons à l’étranger pour le coton. M. le prèsidènt ajoute que le conseil aurait couronné les travaux de M. de Coster, s’il avait pu réunir en temps utile les documen Is suffisants pour constater le nombre des machines sorties de ses ateliers.
- La séance a été terminée par le renouvellement du bureau et des comités, conformément au règlement. Les président, vice-présidents, secrétaire, secrétaires-adjoints, trésorier et censeurs ont été réélus -, les membres sortants de la commission des fonds et des comités des arts mécaniques, des arts chimiques et des arts économiques ont été également réélus. Au comité d’agriculture, MM. Huerne de Pommeuse et Labié décédés ont été remplacés, le premier, par M. le comte Gasparin, pair de France, et le second par M. Daillg. Au comité de commerce, M. Delambre remplace M. Bérard, nommé membre honoraire.
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- . PROCES-VERBAUX.
- Séance du 26 août 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que M. Jagu, passementier à Tours, le prie de recommander à l’attention de la Société des documents relatifs à la découverte et à l’emploi des chatons femelles du peuplier de Virginie, comme pouvant suppléer le coton.
- M. le président informe le conseii que M. Leclerc-Thoütn se propose de visiter l’établissement de M. Jagu.
- Les membres de la chambre de commerce du Havre, voulant concourir aux efforts de la Société pour l’amélioration de notre industrie, annoncent qu’ils ont donné la plus grande publicité aux programmes des prix proposés.
- M. Lavallée, directeur de l’École centrale des arts et manufactures , adresse un rapport sur les progrès des élèves boursiers placés par la Société. Les notes satisfaisantes obtenues par ces élèves, pendant leur première année d’études, font présager qu’ils acquerront une aptitude remarquable dans la carrière de l’industrie -, ils se sont placés tou» au premier rang, dans la première classe de leurs divisions.
- M. Placide Lombardini, docteur en chirurgie, dans les États sardes, envoie un mémoire en italien sur la navigation.
- M. Pagnon-Vautrin, fabricant à Keims, en rappelant que c’est à M. d’Arcet qu’on doit la première idée de l’emploi des eaux savonneuses provenant du dégraissage des laines en fds, annonce qu’il a utilisé avec succès les eaux grasses résultant du dégraissage des laines peignées, et en a formé la base d’un procédé qui remplace avec économie le savon mou pour le dégraissage des filés eu laine.
- MM. Andrieux et Sassez, plâtriers à Château-Thierry (Aisne), adressent un mémoire sur les exploitations de plâtre de leur arrondissement, et demandent que la Société leur indique un moyen d’entretenir de la lumière dans les carrières percées à plus de 32 mètres de profoudeur.
- M. Vinet-Buisson, à Moutmirail, transmet une notice sur sa fabrication de pierres meulières et sur sa machine à nettoyer les grains.
- M. Van Marie3 à Zutphen (Hollande), propriétaire d’un grand nombre d’étangs pour la multiplication des sangsues, communique des détails sur les moyens pratiqués par lui dans ce but, et donne des explications sur la question relative à la possibilité d’employer les sangsues deux ou plusieurs fois.
- Objets présentés. IM. Champavère, ingénieur civil, présente un mémoire accompagné d’un dessin, sur un nouveau régulateur pour les machines à vapeur.
- M. Renaud de Vilback, rue Castellane, 3, adresse une brochure sur son système économique de construction des chemins de fer, en ce qui concerne les pentes rapides et les courbes à petit rayon ; il joint à cet envoi la copie d’un rapport fait au conseil général des ponts et chaussées sur ses procédés, et un dessin du mécanisme à l’aide duquel il procure la convergence des essieux sur les courbes.
- MM. Sterlingue et compagnie, tanneurs à Paris, appellent l’attention de la Société sur leur nouvelle fabrication de cuir noir..
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. Brosson, membre de la Société, présente le plan et la description d’un séchoir à~ bascule, imaginé par lui pour la dessiccation de la betterave, et demande que là Société désigne des commissaires pour assister au service habituel de ce séchoir dans sa fabrique de produits chimiques à Aigueperse.
- M. Tinet, rue du Bac, 29, présente des échantillons de sa fabrique de porcelaine à l’imitation des porcelaines de Chine et du Japon , établie à Montreuil-sous-Bois.
- M. Devinant, à la Glacière, communique un procédé de réserve à l’usage des impressions sur tissus de soie, laine et colon.
- M. Savoye, rue d’Angoulême-Saint-Honoré, 13, annonce avoir importé d’Angleterre des procédés nouveaux, à l’aide desquels il est parvenu à donner au gypse la force du ciment le plus énergique.
- MM. A. Lisbonne, rue du Cimetière-Saint-Nicolas, 13, et Turquetile, boulevard Bonne-Nouvelle, 31, présentent un papier ayant la propriété d’être ininflammable et imperméable.
- M. Bonafous, membre correspondant, fait hommage de la quatrième édition de son Traité de T éducation des vers à soie, et demande qu’il en soit rendu compte.
- M. Nys expose les titres des sieurs Chauvet et Willemin aux récompenses que la Société destine aux contre-maîtres -,
- M. Leroy (Louis-Charles), horloger, ceux du sieur Pointaux, chef de son atelier d’horlogerie.
- Il est fait hommage à la Société :
- 1° Par 31. Jules Rieffel, de la 3e livraison de la Revue de l’agriculture de Y ouest de la France ;
- 2° Par M. Chevalier, du n° d’août du Journal des connaissances nécessaires ;
- 3° Par MM. Parisot et Robine, d’un essai sur les falsifications qu’on fait subir aux farines, au pain, et sur les moyens de les reconnaître ;
- 4° Par la Société industrielle de Mulhausen , du n° 64 de son Bulletin;
- 5° Par 31. Roret, du n° 11 du Journal le technologiste ;
- 6° Par M. Desporles, du n° 2 du Journal le lithographe ;
- 7° Par 3IM. Girardin et Preisser, d’un essai chimique et technologique sur le poly-gonum tinciorium.
- Communications. 31. Théod. Olivier communique les renseignements recueillis par lui sur l’industrie du grand-duché de Baden pendant un voyage qu’il a fait dans ce pays, et sur l’école polytechnique établie à Carlsruhe.
- M. le président remercie M. Olivier de cette communication, et l’invite à en faire l’objet d’une note qui sera insérée au Bulletin.
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- LISTE PAR ORDRE METHODIQUE
- DES BREVETS DETENTION, .DE PERFECTIO'NiVEMENT ET D’iMPORTATTGiV
- délivrés en France pendant Vannée 1839.
- ACOUSTIQUE.
- !.. MM. Galeati et Déon , à Sens ( Yonne ) ; appareils acoustiques. (i6,mai. — 5 ans.)
- 2. M. Charrière, rue de l’Ecole-de-Méde-cine, g ; nouvelle disposition acoustique permettant de communiquer de vive voix et sans dérangement, de l’intérieur d’une voiture, soit avec 4e cocher, suit avec les personnes placées derrière. (27 novembre. — 5 ans. )
- AÉROSTAT.
- 3. M. de Castro, rue Gaillon, hôtel de la marine ; machine propre à donner toute direction aux aérostats. ( 14 décembre. — 5 ans. )
- ' AFFICHES.
- 4. M. Baudelier deBéfort, rue duTemple, 1 ig; moyens et procédés appliqués à l'affichage. (19 février. — 10 ans.)
- AIGUILLES. 1
- 5. M. Bartlet ( W.) de Redditch, rue de Cboi-seul, 2 1er, à Paris ; perfectionnements dans la fabrication des aiguilles et dans les machines et appareils^mployés dans cette industrie. ( 12 juin. — i5 ans.)
- ALLIAGE MÉTALLIQUE.
- 6. M. Ajasson {J.-B.), rue de la Cerisaie, 8; emploi d’une matière d’une duretépresque égale à celle du rubis, et propre à confectionner les objets suivants et auti’es analogues : i° coussinets de machines à vapeur et autres; 20 boîtes pour moyeux de roues de voitures et autres ; 3° poulies en général, anneaux par lesquels on fait passer les cordages à bord des navires, etc.; 4° crapaudines pour les pivots des portes cochères, etc. ; 5° ustensiles pour la chimie et les arts. (22 mars. — i5 ans.)
- 7. M. Rousseviüe (A.-F.)3 rue St-Denis, aÔq; alliage imitant l’argent dit wolfram, servant à la fabrication des couverts et autres objets d’économie domestique, tels que théières, vaisselle, et généralement tous les objets qui se font en poterie. (3o mars. — 10 ans.)
- ALLUMETTES.
- 8. TVI. Allien, rue de la Vannerie, 34; moyen de faire des papiers-allumettes et les allumettes sans explosion propres â allumer les cigares. (5 décembre. — 5 ans.)
- AMEUBLEMENT.
- g.M. Ragoneau {F.-M.), quaiMalaquais, 15, à Paris; emploi de la fibre de coco tant comme remplaçant le crin pour les couchers, les meubles, voitures, etc., que pour la fabrication des tapis, biosses, etc. (ig février. — 5 ans.)
- 10. M. Curette {.J,-P. ), rue du Faubourg-Poissonnière , 31 ; décors d’appartements sur châssis mobiles. (22 mars. — 5 ans.)
- 11. M. Bonnié (/?-.), rue Caumartin, 2 ; divan contenant un lit de repos avec son baldaquin , le tout se bridant à volonté pour rentrer dans sa forme première. (6 avril. — 5 ans.)
- 12. M. Chuinte ( E.-A. ), rue Meslay, 5o ; élastiques isographiques applicables à toute espèce de meubles et matelas élastiques, sans charpente ni châssis. (2.Ô avril. — 10 ans.)
- ANNONCES.
- 13. M. Mesnard (F.), rue Saint-George, 12; nouveau système d’annonces ou de publicité. (6 avril. — 5 ans.)
- i [. M. Badin {J.-7’.), rue ]\c ve-Saint-Au-gustin, 14 ; nouveau système d’annonces par la
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- voie dés planchettes1 employées à fcemKsle$jouv-naux dans les cafés . (7 juin, —5 ans.)
- APPAREILS Efïei-ÉNTQOESV
- r5. M. Feuillâtre ( E,-J. ), nie Ciorx-des-Petîts-€bamps, $9; bidet hydraulique pouvant servir aux fumigation», lavements, douches ascendantes, injections-, et autres usages hygiéniques analogues. (2*9 avril. — io- ans:) apprêts:
- ïGt. M. Passée, à Montpellier; papier-cartoni fabriqué sans fin et selon les articles plus ou moins épais , soit lissé , satiné ©» lustré â glace , etc., propre aux apprêts et décatissage de toutes sortes d’étoffes , et machiné dite ap'pre-teuse destinée à cet usage. ( i;4 décembre. — 10 ans.)
- ARMES A FEU.
- 17. M. Cooper (R.-B.), de Londres, rue Fa-vart, 8, à Paris ; perfectionnement» ajoutés-aux fusils de chasse et de guerre, pistolets et autres armes à feu portatives. (6- février. — 10 ans.)
- 18. MM. Gandon, Aubry et Robert ( A. )à Reims ; perfectionnements apportés aucs fusils qui les rendent susceptibles de tirer, avec un seul canon, plusieurs coups- sans qu’on soit obligé de les recharger. (8 mars. — 10 ans.)
- 19* M. Bâche ( M. ), rue d» Faubourg-St-Martin , 89 ; amorçoir de fusil à percussion. (27 mai. — 5 ans.)
- 20. M. Martin (R.), rue du Temple, 119; perfectionnements apportés aux armes à feu. (8 juillet.— 5 ans.)
- 21. M. Mahiet, à Chinon ( Indre-et-Loire ) ; nouveau système de fusil à piston, et nouvelle cartouche. (22 août.— 5 ans.)
- 22. MM. Davoust (P‘.—F.) et Léoêque (Z?.), à Alençon ( Orne )' ; amorçoir à l’usage du fusil à piston. (2.4 septembre. — 10 ans.)
- 23. M. Cohin, à Ëonnétable ( Sarthe ) ; nouveau fusil. (3i octobre. — 5 ans.)
- ASTRONOMIE..
- 24. M. Adorni (F.), rue de la Barouillère, 6 ; machine uranographique. et astronomique. (22 mai. — 5 ans.)
- BAINS.
- 25. M. Kierzk'owski ( A.-E. ) , rue de Pro-
- vence, 61; appareil- constituant un bain à la, rosée. (20 juillet. — 5 ans.)
- 26. M. Duval (J.-rue du Temple, io5; appareil propre; aux bains f douches», fuunigaf-tions, etc.., de vapeur sèche et humide. (aaaoût i— 1 o ans.)
- BALANCES.
- 27 . M. Mcdiee (?Æ,)î, à Vieille (Isère) ; nenu-velïe balance à bascule,, du calcul d’un à> vingt, (ê avril. —5 ans.)
- BANHAGES,
- 28. M. ÏEickham ( J.-J. ) T rue Ferait,, S; moyens efcpiiocédés propres à fabriquer de nour vieaux bandages applicables aux, deux, sexes, et qu’il appelle ceinturons abdominaux puMseiens* (11 mai. — 10 ans.)
- 29.. MM.. Galop père:et fila,- à L.yoq:j nou»-veau bandage herniaire; à. double extension., (20 juillet.. — 1 q ans.)
- / BASSINOIRES.
- 3o. M. EmMierÆavard ( J. à Villedieu (: Manche) J bassinoire de nouveau, modèle.
- « (8 juillet. — 5- ans..)
- ‘ BATEAUX.,
- ' 3i » M. Lctesëu, rue J.-J. Rousseau, 18; nouveau, système de, bateaux articulés à sphère et à* cylindre, pouvant marcher dans. les eaux le» plus basses et dans les canaux les plus, sinueux. (14 décembre. — 5 ans.)
- BATEAUX. A VAPEUR,
- 32. M. Hoheberger ( A. ), de Burgau ( Bavière ), rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; perfectionnements dans le, remorquage des bateaux à vapeur. (3i juillet, — 10 ans.)
- BIÈRE.
- 33. M. B-ernhart^rne de Richelieu, hôtel des. princes ; nouvelle méthode de fabriquer toute sorte de bière; blanche et brune dite, méthode polonaise. (5 décembre. — i5 ans.)
- BIJOUTERIE.
- 34. MM. Malka et Arbib, à Marseille ; procédés d’imitation d’ambre et de corail. ( 3 juin.
- *— 10 ans.)
- 35. M. Miel {J.-A. ), à Châteauroux (Indre); lmoyen.de rendre indestructibles des bijoux exposés au frottement,, et qu’il, nomme indestruc-
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- tibles simples et indestructibles à la paresseuse. (10 juillet. — 5 ans.)
- BILLARDS.
- 36. M. Godin (N.-P.), à Rouen ; bandes de billard qu’il nomme bandes continues. (29 avril.
- — 5 ans.)
- 37. M. Astorquisa (B.), rue Saint-Pierre-Amelot, 18 ; application des tables en ardoise aux billards, en remplacement de bois. (26 avril.
- — 5 ans.)
- BITUME.
- 38. MM. Arraull (C. H.) et Sotteau (L.-J.), à Montmartre, près Paris ; bitume qu’ils nomment bitume de fer et bitume de fer mosaïque. (19 février. —5 ans.)
- BLANC DE PLOMB.
- 39. M. TVood (H.-TV.), rue Haute ville, 5; procédé nouveau aussi prompt qu’économique propre à la fabrication du blanc de plomb ou blanc de céruse. (10 juillet.— i5 ans.)
- 40. M. Tyrell, de Londres, rue Favart, 8 ; perfectionnements’apportés dans la fabrication du blanc de plomb. (25 octobre.— 10 ans.)
- BLANCHISSAGE.
- 41. M. Boucher (P.-L.), à Rueil, près Paris ; nouveau procédé applicable au blanchissage du linge au moyen d’un appareil dit foulon coulant. ( 7 juin.— 5 ans.)
- BLÉ.
- 42. MM. S tombe, frères, à Ribemont (Aisne); procédé propre à éviter la cai’ie et la brouissure du blé. (9 octobre. — 5 ans.)
- 43. M. Audineau , à Bordeaux ; machine à dépiquer le blé. (12 octobre.— i5 ans.)
- BOIS.
- F 44* MM. Royer-Truchetet et Valson (C.), à Gevrey ( Côte-d’Or ) ; machine destinée à débiter les arbres en grume , à les réduire en mer-rain , solives , madriers , quartiers , planches, échalas, lattes, et toute autre espèce de bois, quel qu’en soit l’usage , de toutes longueurs , épaisseurs et dimensions, et dans tous les sens quelconques; à dresser, languetter et graver les planches, y pratiquer des queues d’aronde, et à fabriquer des caisses, le tout par le moyen de scies circulaires ; procédé qui prévient réchauf-
- fement et la dilatation des scies , et permet de s’en servir avec succès, quelle que soit l’étendue de leur diamètre. (25 avril.— i5 ans.)
- 45. M. Gamelin fils (P.), à Bolbec (Seine-Inférieure); machine propre à réduire les bois de teinture. (3 juin.—10 ans.)
- 46. M. Charpentier (A.), aux Ternes, près Paris ; dessiccation et conservation des végétaux, et notamment des bois de toute nature, au moyen d’appareils ventilatoires à air chaud et de dissolutions alumineuses et ferrugineuses. (20 juillet. — i5 ans.)
- 47- MM. Dupont et Dreyfus, à Chéhery ( Ardennes) ; système de torréfaction des bois, dans les forêts. (19 septembre.— i5 ans.)
- BOIS DE TEINTURE.
- 48. MM. Puval frères, à la Chapelle-Yvon ( Calvados ) ; machine propre à réduire les bois de teinture en poudre, effilés et copeaux. (3o septembre.— i5 ans.)
- BOISSONS.
- 49. M. le comte de Castelet, à Marseille ; boisson classée parmi les rafraîchissements, qu’il nomme limonade mousseuse champenoise. (i5 avril.— 5 ans.)
- BONNETERIE.
- 50. M. Clostre (F.), rue Folie-Méricourt, 23: métier propre à tisser les tresses de laine, de coton ou de soie, pour faire des chaussons unis ou de diverses couleurs, et nouvelle manière de tisser ces tresses et ces chaussons. (17 juin. — 5 ans.)
- BOUCHONS.
- 51. M. Goin (£.), rue d’Anjou-St-Honoré, i3; bouchon mécanique. (24- septembre.— i5ans.)
- BOUGIES.
- 52. MM. Lambert, Guillot et compagnie, à Priay (Ain ) ; confection d’une bougie nouvelle à plusieurs pans et filets angulaires. ( 23 décembre. — 5 ans.)
- BOUILLOIRES.
- 53. M. Joumar {T.-J.), rue de la Sonnerie, 7; bouilloire propre à empêcher l’effusion résultant de l’expansion des fluides en ébullition, spécialement applicable à la cuisson du lait. (22 juin.— Sans.)
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- BOUTEILLES.
- 54* M.Dembinski(H.), ruedeChoiseul, 2 ter; procédé propre à empêcher la casse des bouteilles contenant le vin de Champagne et autres liquides sujets à fermentation. (10 juillet.— i5 ans.)
- BOUTONS.
- 55. M. Huré (C.-F.), rue Saint-Denis, 1 iu ; boutons de soie à queue flexible en soie. (9 septembre.— 5 ans.)
- BRIQUES.
- 56. MM. Michotte et compagnie, rue du Bac , 38 ; nouvelle machine à double pression, propre à la fabrication des briques. (6 février. — 10 ans.)
- 57. M. Cousin (A.), rue de Choiseul, 2 ter-, machine rotative et son gâcheur propres à la fabrication de toute espèce de briques pour la construction , ainsi que de tous carreaux , briquettes , et pouvant aussi servir au moulage de la tourbe. (8 mars.— i5 an*.)
- 58. M. Camille ( C.-L.), rue St-Louis, 47 ; machine propre à fabriquer les briques. (3o mars.— 10 ans.)
- 59. M. Gurts ( E. )., rue Monsigny, 5; machine mobile à mouler et cylindrer les tuiles, briques et carreaux. ( 17 juillet. — i5 ans.)
- 60. M. Delminique ( P.) , à Tibers (Isère) ; cuisson des briques et tuiles au moyen de l’anthracite cru. (26 septembre.— 10 ans.)
- 61. M. Guéroult, à Passv, près Paris; machine dite brojeuse à l’eau , propre à la liquéfaction des terres destinées à la fabrication, soit de la brique, soit de la chaux hydraulique, soit des poteries. (5 décembre.— 5 ans.)
- BROSSES.
- 62. M. Edwards ( J.-E. ), rue Ribouté , 1, à Paris ; nouveau genre de brosses, balais et pinceaux dits à variation. (29 avril.— 5 ans )
- CABESTANS.
- 63. M. Robertson ( TP.-A. ), de Londres, place Dauphine, 12; perfectionnements apportés aux cabestans des navires et vaisseaux. (27 mai.— 10 ans.)
- 64- M. Sterling, à Bordeaux; nouveau guindeau. (22 octobre.— 5 ans.)
- CAFÉ.
- 65. M. Oberwarth ( L. ), rue des Trois-Pa-villons, 3 ; café ralraîchissant et dépuratif d’Allemagne. (6 avril.—5 ans )
- ^ CAFETIÈRES.
- 66. M. Darru, rue Montmartre , 134 ; nouvelle cafetière locomotive. (10 décembre.— 5 ans.)
- CALCULS.
- 67. M. Lorimier, rue Amelot, 3o ; barèmes* cylindriques ou comptes faits mis sur cylindres. (14 décembre.-— 5 ans.)
- «ALEPIN.
- 68. M. Sirven, à Toulouse; nouveau calepin. (27 novembre.— 5 ans.)
- CALORIFÈRES.
- 69. M. Irroy (S.), à Saint-Mandé, près Paris ; nouveau calorifère. (3i janvier.— i5ans.)
- CANAUX.
- 70. M. Geroais (M.-F.)j à Caen (Calvados) ; terrassier locomoteur propre au creusement des canaux et des terrassements des chemins de fer et autres. (6 avril.— i5 ans.)
- CARDES.
- 71 M. Poole (il/.), de Londres, rue Favart, 8, à Paris ; perfectionnements dans la construction des machines propres à faire des cardes à coton, à laine, et autres matières filamenteuses. (17 juillet. — 10 ans.)
- 72. M. Datncs> de Manchester, rue de Choiseul, 2 ter ; perfectionnements dans les machines propres à carder, étirer, filer en gros et en fin, le coton, le lin, la laine, et autres matières filamenteuses. (23 décembre.— i5 ans.)
- 73. MM. Mansart et Moriceau, à Mouy (Oise) ; carde fileuse. ( 3i octobre.— 5 ans.)
- CARTES GÉOGRAPHIQUES.
- 74- M. Zugcnbuhler, rue du Faubourg-St-Martin , 56 ; carte géographique simplifiée.
- ( 5 décembre.— 10 ans.)
- CARTON.
- 75. M. Beners ( P.-L. ) , rue Neuve-Saint-Denis, 11 ; nouveaux procédés propres à la fabrication des cartons perméables ou imperméables. (22 mai.— 5 ans.)
- Trente-neuvième année. Septembre 1840.
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- CARTON-PIERRE.
- 36. M.. Thibert ( P.-L. ), rue du Cberehe-midi, 100; fabrication de carton-pierre appliqué aux sciences naturelles et à l’anatomie humaine et comparée, envisagée sous le rapport pathologique et normal. (11 mai.— i5 ans.)
- CHALES.
- 77. M. Junot, rue de Choiseul, 2 ter ; nouvelle disposition de châle appelé archi-châle. (16 octobre. — 5 ans.)
- 78. MM. Trutlin, Souvent aîné et Dumont, rue Neuve-Saint-Eustaclie, 9 ; procédés de fabrication de châles sans envers. (22 octobre. —10 ans.)
- CHANDELLES. ,,
- 79. M. Benoist (P.-G.), à Neubourg (Eure); appareil propre à la préparation des mèches de ^chandelles. (.11 avril.— 5 ans.)
- CHANVRE ET LIN.
- 8a. MM. de Cosler et compagnie, rue Bleue, 18; nouveau système de battoir destiné à assouplir le lin, le chanvre, et autres matières filamenteuses. (9 octobre.— 10 ans.)
- 81. M. Garnier, rue de Choiseul, 2 ter-, machine à peigner le lin dite à nappe continue. (23 décembre.— 5 ans.)
- CHAPELLERIE.
- 82. M. Pillard (P.), à Lyon; procédés propres à rendre les chapeaux de soie imperméables tant à l’eau qu’à la transpiration. ( 12 mars. —> Ô ans.)
- 83. M. Bordas ( F. ), rue du Temple, 119; nouveau système de chapeaux mécaniques. (17 avril.— 5 ans.)
- 84- M. Deharbes (J.-B.), rue Meslay, 9; procédé de fabrication de drapeaux imperméables à la transpiration , pouvant être appliqué sur tou tes choses qu’on veut garantir de la sueur ctde l’humidité, telles que feutres, tissus, peaux pour chaussures, etc. (22 mai.— 10 ans.)
- 85. M. Jullien (A. ), à Aix (Bouclies-du-Rhône) ; mécanique propre à fabriquer des toques imperméables en feutre, ou en d’autres matières malléables, telles que toile apprêtée, cuir de mouton ou de veau, etc. (24 septembre. —5 ans.)
- 86. M. Placet fils aîné, rue Bleue, 18; nouveau genre de garniture de chapeaux. ( 9 octobre.— 5 ans.)
- I 87. M. Guignet,, à Arles ; chapeaux de soie sur galettes en papier et en. toile sans couture. j(i 4 décembre.— 5 ans.)
- charpente.
- 88. MM. Aubrun ( N.-M.) et Herr ( G.*~A.)y rue de Choiseul, 2 ter ; nouvelles dispositions de combles à suspension. (6 avril.— 5 ans.)
- CHARRONNAGE.
- 89. MM. Cybaulle (iV.-D.) et Pladis (J.-B.)r rue du Bac ,121; machine destinée à cintrer à froid les fers plats à l’usage du charronnage. (11 mai.— 5 ans.)
- CHAUDIÈRES.
- 90. M. Simon: (H.), à Saint-Dié (Vosges);, chaudière portative et économique. (12 mars. — 10 ans.)
- 91. M. Cail (J.), rue de C bail lot, 42 > joint de tuyaux dans les chaudières à vapeur et autres appareils. (29 avril. — 5 ans.)
- 92. M. Beslay {C.-V.'), rue Neuve-Popiu*-jcourt ; nouvelle chaudière à vapeur et accessoires. (10 août. 15 ans.)
- 93. M. Clavière, rue de Choiseul, 2 ter ; nouvelle disposition de chaudières vaporisant l’eau iau moyen de la chaleur ordinairement perdue 'des fours à coke. (23 décembre. —- i5 ans.)
- | CHAUFFAGE.
- ; 94. M. Jacquemyns ( A.), rue Saint-Denis ,
- ,277; appareil à vapeur propre à chauffer les .appartements. (26 janvier. — 5 ans.)1
- gS. M. Davies (G.), de Manchester, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris; perfectionnements dans lès moyens employés pour brûler la fumée et économiser ainsi le combustible ou augmenter la chaleur dans les fourneaux de générateurs ou autres fourneaux ou foyers, lesquels perfectionnements sont aussi propres à jirévenir l’explosion des chaudières ou générateurs- à vapeur. (6 février. — i5 ans.)
- 96. MM. Hadden (J -C.) et Johnston (Jde Londres, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; perfectionnements dans les appareils propre» an
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- «feauffage et à la ventilation des appartements et des maisons. (12 mars. — 10 ans.)
- 97. M. Delaiinay {A.-H.), rue du Four-Saint-1 Germain, 47 ; système de combustion économique provenant des perfectionnements apportés à la construction des fours et fourneaux. (3 juin.— 5 ans.)
- 98. M. Radctl (A.), à la gare d’Ivry , près Paris ; utilisation du calorique provenant de la fabrication du coke et perfectionnements dans l'extraction de l’acide pyroligneux. {3 juin. — 5 ans.)
- 99. M. Chavoulier (J.-C.), me de Paradis-Poissonnière, 3; nouveaux appareils de chauffage dont le système est combiné de telle sorte qu’ils puissent donner le maximum de chaleur nécessaire au chauffage d’un local quelconque où l’on pourra les placer ou les établir, à y éviter la fumée et à y conserver la chaleur. (8 juillet.—xo ans.)
- 100. MM. D avoir et compagnie, rue Neuve-Coquenard , t 1 ; nouvel appareil calorifère. (25 juillet. — 10 ans.)
- toi. M. Barthélemy (F.), rue de Cléry, 9; moyen nouveau d’activer la combustion et de développer le calorique à un plus hautdegré avec économie notable dans l’emploi du combustible. (9 septembre. — i5 ans.)
- 102. M. Ckartron , rue Saint-Martin, 194; nouveau procédé de chauffage dit aérifère. (27 novembre. — i5 ans.)
- CHAUSSURES.
- 103. M. Chavin (J.), rue Saint-Denis, 3o5 ; application du txicot à la chaîne ou à maille fixe à la confection des brodequins, bottines à l’usage des femmes , des hommes et des enfants, nouvelles chaussures appelée&neupodomes. (ier mars. -— 5 ans.)
- *04. M. Clerx (J.-J.), rue Vivienne, 4; bottes, souliers, brodequins, et toute espèce de chaussures à tiges et semelles élastiques. (6 avril. — 5 ans.)
- 105. M. Duval (A.), rue du Temple, 29; nouveau genre de boucles à bascules et brides à ressorts pour fixer aux pieds les doubles chaussures. (22 mai. — 5 ans.)
- 106. M. Debrinay-BoijJ'ard (/>.), à Romoran-
- tin (Loir-et-Cher); coupe prompte,.sûre et exacte des bottes, souliers et brodequins, et la mesure de chacune de ces chaussures. (5 septembre.— 5 ans.)
- 107. MM. Demay (H.-JS), M or saline (JF.-Ji) et madame Signaux , rue Marie Stuart, 3 ; nouvelle chaussure contre le froid et l’Jiumidité qu’ils nomment sabotines. (24 septembre. — 5 ans.)
- 108. M. Bridard, rue Favart, 8; moyens et procédés propres à confectionner de nouvelles bottes et bottines-guêtres à Fusage de la troupe, des chasseurs , etc., et à les rendre imperméables par un enduit dit huile de caoutchouc. (16 octobre. — Sans.)
- 109. M. Bidouin, rue Richelieu, 74 ; nouvel instrument qu’il nomme pied de cordonnier, propre à prendre la mesure des chaussures. (25 octobre.— 5 ans.)
- 110. M. Paumier, rue du Four-Saint-Germain, 82; nouveau système de bottes et souliers. (5 décembre.— 5 ans.)
- ni. M. Cochet, rue Ménilmontant, 3 ; nouvelle chaussure qu’il nomme garantie-bottes. (10 décembre.— 5 ans.) *
- CHEMINÉES.
- 112. M. 7,flSJi«(J.-^.),rue'Pbélippeaux, 32; nouvelle disposition de garde-feux en toile métallique, sans charnières ni tringles, s’appliquant très-avantageusement aux paravents dans l’intérieur des appartements. (22 juin.—5 ans.)
- 1 ï 3. MM. Hutinet ( E.) et Capilain ( R.), à S’onne ( Vosges ) ; fabrication de cheminées en fonte de fer en tous genres, avec ou sans ornements , avec chenets à tiroirs, foyers et grilles mobiles. (26 août.— 5 ans.)
- CHEMINS DE FER.
- 114. M. Benoil-Dulaurier ( J.-P.) , rue Laffitte, 44 î nouveau système pour la construction des chemins de fer. (3o mars.— 5 ans.)
- 115. MM. Lejars-Chavanne, Pernol et Priât, rue Saint-Sauveur, 7 ; fondations, compositions et établissements de nouveaux rails en matières vitrifiées. (3 juillet.— 5 ans.)
- 116. M. Gary de Favier ( F. ), rue Tique-tonne , 24 ; système nouveau applicable aux
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- chemins de fer dits doubles chemins de fer à contre-pente. (25 juillet.— 5 ans.)
- 117. M. Cuiller, au théâtre des Variétés; appareils servant à faire monter les waggonssurun chemin de fer de pente de 10 à i5 degrés. {9 octobre.— 5 ans.)
- 118. M. Bertrand-Geoffroy, à Saint-Paul-Îès-Dax (Landes); nouveau système de chemin en bois et en fer avec des waggons appropriés. (12 octobre.— 10 ans.)
- 119. M. Ralhen, à Montmartre, près Paris.; deux systèmes perfectionnés de chemins de fer. (12 octobre.— i5 ans.)
- 120. M. Peyret, à Saint-Etienne ( Loire ) ; nouveau système de chemins de fer. ( 31 octobre.— 5 ans.)
- 121. M. Trollope, rue du Faubourg-Saint-Honoi’é, 35; perfectionnements dans les chemins de fer, les machines locomotives et les trains des voitures. (5 décembre.— i5 ans.)
- CHIFFONS.
- 122. MM. Lyon-Crémieux père et fils, à Lodève ( Hérault ) ; machine à défléchir les vieux chiffons de laine non foulés, de telle sorte que, rendus à leur état primitif, ils redeviennent propres à la fabrication. (26 août.— 5 ans.)
- CHIRURGIE (INSTRUMENTS DE).
- 123. M. Grimoux {J.-F.), à Saumur (Maine-et-Loire ) ; sondes et autres instruments de chirurgie et d’hippiatrie à hélice. (29 avril.— 5 ans.)
- 124- M. Charrière, rue de l’Ecole-de-Méde-cine, à Paris ; nouveaux procédés de fabrication de divers objets élastiques employés , soit dans la chirurgie , soit dans l’économie domestique, tels que sondes, bougies, tubes , canules, pes-saires , bouts pour biberons et bouts de sein artificiels, etc. (5 décembre.— i5 ans.)
- CIRAGE.
- 125. M. Martinet-Boulard (L.), à Yille-neuve-1'Archevêque (Yonne); nouveau cirage oléo-mucilagineux végétal, liquide et pâteux. (9 septembre.— 5 ans.)
- CIRE.
- 126. M. Munier {H.), rue de la Boule-Rouge, 3 ; cire végétale destinée à remplacer la
- cire animale pour le cirage des parquets, meubles, etc. (20 juillet.— 5 ans.)
- CISEAUX.
- 127. MM. Dumouthier (J.-C.) et Guille (F.)r à Houdan (Seîne-et-Oise); confection de ciseaux de toutes formes à branches en maillecliort adaptées à des lames d’acier soudées au moyen de la soudure d’argent et ayant une dimension de 54o à 542 millimètres. ( 11 avril. — 5 ans.)
- CLOUS.
- 128. M. Laranza ( A. ) , rue de Trévise, 9 ; moyens mécaniques propres à la fabrication des becquets ou clous de souliers et des pointes de Paris. (6 avril.— i5 ans.)
- 129. M. Irvoy (S.), rue de Marivaux , 3 ; nouvelles espèces de clous fabriqué! à la mécanique avec du fer chauffé dans un four couvert de sable. (25 avril.— 10 ans.)
- 130. M. François-Feuillet ( L. ), à Mézières (Ardennes); procédé propre à la fabrication des becquets et des pointes à bottes. ( 7 juin.—-10 ans.)
- 131. M. Soley (J.), rueFavart, 8; machine propre à faire à chaud des clous découpés dans une feuille de fer forgé. (10 juillet.— i5 ans.)
- 132. MT Montaudon ( J.-P. ), rue de Choi-seul, 2 ter -, machine à fabriquer les rivets avec du fil de métal. ( 3i juillet.— 10 ans.)
- 133. M. Low, rue du Sentier, 20 ; machines et appareils propres à la fabrication des vis, des épingles , des clous d’épingle, des rivets , etc. (25 octobre.— i5 ans.)
- COIFFURE.
- 134- M. Coquet ( N. ), à Bordeaux ; poudre propre à nettoyer entièrement la tête et qu il nomme capophile. ( 19 février.— 5 ans.)
- 135. MM. Doumergue et Felliel, à Amiens (Somme) ; nouveau pot à double fond propre à faire chaufferies peignes à peigner. ( 11 mai. — 5 ans.)
- COMBUSTIBLE.
- 136. M. Lamb (R.) , de Londres, rue Fa-vart, 8, à Paris; perfectionnements dans la composition, la préparation et l’emploi d’un nouveau combustible. ( 19 septembre.—1 o ans.)
- 137. M. Chardon, à Maubeuge (Nord);
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- perfectionnement dans la fabrication du coke par la carbonisation de la houille. ( 10 décembre.*- 10 ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- i38. M. Casaubon, à Bayonne; nouveau procédé propre à éclairer les maisons obscures au moyen d’une charpente couverte en verres à crochet. ( 14 janvier.— 5 ans.)
- i3g. MM. JVinkel et Volhaber ( G.-A.), rue du Faubourg-Montmartre, 6i ; mécanisme propre à la fermeture et à l’ouverture des per-siennes. (22 janvier.—10 ans.)
- ,40. M. Kestener, au Havre ( Seine-Infér. ) ; nouveau système applicable à des constructions de différentes natures. (12 mars.— 5 ans.)
- i4i. M. Lefranc (P.-B.), à Neuilly (Seine) ; constructions par encaissement, tant en fondation qu’en élévation, pour murs, piles, colonnes, plafonds et puits à plâtre. ( 6 avril. — i5 ans. )
- 142- MM. Rotin (A.)et Peudecœur ( T1.), rue de Choiseul, 2 ter ; nouveau genre de fermeture de croisées et de portes, dite crémone parisienne (11 avril.— 5 ans.)
- 143- M. Place ( J.-B.y,, rue du Temple, 76 ; nouveau système de couverture de toits avec des ardoises de zinc agrafées. (17 juillet.— 5 ans.)
- 144* M- de Mory (E.-A.), boulevart Saint-Martin, 1 o ; perfectionnements apportés dans la construction des croisées, portes et châssis. (19 septembre.— 10 ans.)
- 145. M. Chauderlot- Chevallier- 7 iollet, à Reims ; abat-jour en zinc d’une nouvelle construction. (9 octobre.—5 ans.)
- 146. MM. Guillon et Humbert, rue de la Coutellerie, 9; perfectionnements apportés dans la construction des portes et croisées (10 octobre.—15 ans.)
- ,47. M. Charbonnier, rue Guillaume, 9, ile Saint-Louis ; nouvelle crémone dite crémone parisienne, remplaçant les espagnolettes dans la fermeture des fenêtres, volets, portes d’appartements, d’armoires, etc., pouvant fonctionner avec poignée ou clef à volonté, soit ensemble ou séparément. (25 octobre.— 10 ans )
- 148. M. Gras-Dussart, à Lille ( Nord ) ; corniche nochère en fonte de fer, dite corniche de Gras. (3o décembre. — 5 ans.)
- constructions maritimes.
- i49- M. Burle (L.-C.), à Toulon; nouveau système de bassin propre à recevoir les navires-à flot et à les y mettre à sec pour les réparer. (19 février. —10 ans.)
- 150. M. Vauiv(C. ), de Woodford-Bridge, en Angleterre, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; méthodes nouvelles de restreindre et de diminuer les dommages résultant du choc ou de la violence des vagues de la mer, et de les réduire à cet état comparativement peu dangereux, connu sous le nom de vagues brisées, et, par ce moyen, de prévenir les dégâts qui peuvent résulter pour les brise-lames, môles, jetées, fortifications , digues, ponts fixes ou ponts de bateaux, et aussi d’augmenter la sécurité et la défense des ports , rades , ancrages , et autres localités exposées à l’action violente des vagues. (27 mars.—10 ans.)
- cosmétiques.
- 151. M. Franc-Bloque, rue du Mail, 18; composition destinée à blanchir et à adoucir les mains, dit limon synodal leu colon if ère. (3 juillet.— 5 ans.)
- 152. Mademoiselle Pery, à Saint-Germain en Laye ( Seine-et-Oise ) ; pommade propre à empêcher la chute des cheveux, qu’elle nomme pommade péruvienne. (25 octobre.—Sans.)
- COULEURS.
- 153. M. Weber ( J. ), à Venins ( Aisne) ; moulin à broyer les couleurs. (a5 avril. - 5ans.)
- COUPOIR.
- i 54. M. Nicolet ( F.-A. ), rue d’Enfer-S.-Michel, 7 ; coupoir pour platine sur des emporte-pièces. (12 février—15 ans.)
- COUTELLERIE.
- 155. MM. Charrière et Fannct, rue de l’E-cole-de-Médecine, 9; application d’une nouvelle substance et de nouveaux procédés à l’aiguisage des tranchants délicats, tels que rasoirs, lancettes, bistouris, etc. (27 novembre.— 5 ans.)
- 156. M. Thierry, rue Thiroux, 8; procédés propres à rendre les lames de couteaux ou
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- autres instrumente à manche .non fermant, fixes j et stables dans leurs «tanches sans le secours ! du ciment ni mastic, ( i o décembre*—<-5 ans,)
- . > • curas. -
- tS'j. JVL Wkilcicker ( J. ) , an Vidion , tprès Mézières'(Ardennes); fabrication devenirs factices destinés, à remplacer le cuir animal pour le montage des cardes. (32 mars. —10 ans.)
- 1S8. -M. Fauquetin ( L.-F- ), boulevard de l’Hôpital, 4°+ procédés mécaniques.pour l’art de la cornoieaûe. (3o mars.—1 o ans. )
- 1,59. M. Durand de Menestrol, à Brignolies ( Yar ) ; appareil dit ramoümeme^ propre à ramollir les cuirs, pour la fabrication de la vache lissée , de la vaclie .molle , des cuirs forts j des moutons et des veaux. (16 octobre.-—15 ans.)
- CUIRS VBRNHS.
- 160. M. Deplaf^ ( L.-A. ), rue de Choiseul, 2 ter ; application de couleur brome sur les peaux etcuirs vernis. (3i juillet. — 5 ans.) 1
- CCRAOE.
- 161. M. Galy-Cazalat (A.), rue Folie-Méri-court, s3; appareil propre à l’assainissement d’uu port ou le dessèchement d’un marais. (15 avril.—5 ans )
- DÉCOUPOIR.
- 162. M. Boucher, rue Saint-Jacques, 5ÿ; moyen à l’aide duquel on peut, sans pression ni percussion, découper, perforer ou repercer d’une manière uniforme et quels qu’en soient la grandeur et le dessin, le papier, le parchemin, le cuivre, l’étain, le plomb, ou toute autre substance, ayant à peu près la flexibilité, l’épaisseur et la consistance du papier et du parchemin. (23 décembre. — 5 ans.;
- DENTELLES. j
- 163. M. Doguin fils (J/.), à Lyon; machine à fabriquer tous les genres de dentelles, quelle qu’en soit la maille , ainsi que le tulle bobine, avec accompagnement de quelque genre d’étoffes que ce soit, dans l’intérieur des fonds dentelle. (22 mars.—10 ans.)
- 164. M. Fradel (L.-H.), à Caen (Calvados); nouveau genre de dentelles avec point â jour sur tulle de coton, imitant les points à jour des
- j dentelles en fil et blondes en sœe, faite a» biseau. (2a ma».—5 ans )
- j i65. M. de Gabriel {J .-M. ), à Lyon ; non—
- | veaux moyens de perfectionnement ajoutés aux métiers des tuiles , à l’aide desquels il imite les dentelles-blondes. ( 7 juin. —»e ans.)
- 166. M. Fischer («/.)., de Londres, rue Fa-vart, 8, à Paris; perfectionnements ajoutés aux métiers à faire la dentelle brochée à points d’esprit dite b oh b. in net, (26 juin.— 10 ans.)
- j £>7. MM. Bellatony hiandra et S alignât f à Lyon; genre d’imitation de dentelle brodée cannelée. (8 juillet*— 5 ans.)
- DENTISTE.
- 168. M, IVeber, rue de Choiseul, a ter ; procédé perfectionné propre à adapter les dents artificielles sur les bonnes racines des dents naturelles, sans employer de pivots ni de crochets. (10 décembre.—5 ans.)
- DÉSINFECTION,
- 16g. MM. Callon (G.-A.) et Pauivels rqe du Faubourgs-Poissonnière, j 09 ; mode de transport des matières fécales .solides et liquides bois des villes où il existe un cours d’eau; disposition des appai'eils de transport à ce destinés ; disposition de l’établissement destiné à recevoir lesdites matières et à les convertir -en engrais. (29 juin. —10 ans.)
- dessiccation.
- 170. MM. Camus et Havard, rue Neuve-Saint-Gilles, i3 ; appareil à mouvement circulaire avec ventilateur à air chaud propre à obtenir, par évaporation, la dessiccation complète des matières contenant des parties aqueuses, depuis le sulfate de chaux jusqu’aux fécules les plus légères. (3i octobre. — i5 ans.)
- DISTILLATION,
- 171. M. Tachouzin ÇJ.-F.), rue Sainte*-Appl-| line, 20; appaieil distillatoire appliqué à la purification et à la distillation des matières résineuses pour la fabrication de l'cssencc de térébenthine. (29 juin.—5 ans.)
- DRAPS.
- 1 72. MM. Hall, Pauwels et Scott, à Rouen; perfectionnements dans les machines à cylindres propres à fouler les draps. (1.1 mai. —15 ans.)
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- *7^ M. Qberg,àe Stockholm v me d’Anjou-Saint-H on are, 22 ,à Paris ; mécanique propre à la fabrication des* draps et antres étoffes de laine, f 12 juin. —15 ans.)
- 174- M Caphain^ au Petit-CourOnne (Seine-Inférieure); machine à tondre les draps et toute espèce de tissus r transversalement, oblique»- • ment et triangulairement, par le mouvement rotatif, d’oscillation ou akerHUtif. ( 12 octobre. — i5ans.) - ... » 11
- 175. M. Guerrie^à Vienne (Isère); machine* propre à la tuer le» draps, dite garmssügè iv cardes. (3i octobre.—-5 ans.)
- DYNAMOMÈTRE.
- 176. M. Montcinier (J.-L.), à Nantua (Ain); instrument dit dynamomètre, propre à constater la force de toute sorte de fils. ( 20 juillet.— 5 ans.)
- éclairage.
- 177. MM. Nicole{J.-C.) et Fimbert (L.-S.), rue Àmelot, 64 ; appareil fümivore aspirant,, appliqué à l’éclairage. (19 février.—5 ans.)
- 178. M. Pools ( M. ), de Londres, rue Fa-vart , 8, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des lampes astrales et des garde-vue ou abat-jour. (11 avril.— »o ans.)
- 179. M. le baron d’ingrande ( A.-L. ), à Rouen; appareil d’éclairage à cheval, qu’il nomme lanternes-fontes. (27 mai. — 5 ans.)
- 180. M. Gaudin ( A.-M. ),. rue Neuve-de-Breda, 11 ; nouveau système d’éclairage. (2ojuin. —15 ans.)
- 181. M. Bot/uilion (N.), rue S.-Martin, 208; système d’appareils et de procédés destinés à régulariser l’écoulement des liquides et du gaz à toutes les pressions par divers moyens destinés à prévenir les dangers résultant de la compression des fluides élastiques dans les récipients, ainsi que divers procédés relatifs à leur compression, procédés et appareils applicables à plusieurs industries et spécialement à L’éclairage par le gaz portatif comprimé et non comprimé. (20 juin.—15 ans.)
- 182. M. Chardigny (P.-J.), rue Pierre-Levée , 19; nouvelle fabrication d’appareils propres à l’éclairage par le gaz. ( 1 o juillet.—5 ans.)
- i83>. M. Huntfrcys {£.), de Londres* rué de Cboiseul, a ter, à Paris ; perfectidunefaents ayant pour objet de «égtilâarisër la. quantité de gaz servant à l’alimentation des bees-à gaz et de fixer à ces mêmes becs les verres d’une manière plus avantageuse. Ç5 septembre.—10 atis.)
- 184. M. Guyot, rue de la Victoire, i o; nouveau mode d’éclàirage intérieur etr extérieur qu’il nomme hydrogène liquide-. {27 novembre. — e5 atis.)
- ÉCLOSES.
- 185. M. Barbeau jeune ( P.-E. .), à- Montmartre , près Paris ; nouveau système d’écluses de terre eu puits en spirale cylindrique pour chemins de fer, Vallées et plateaux, houillères, carrières , dessèchement des marais, points de vue, réservoirs d’eau. (11 mai.—5 ans.)
- ÉCRITURE
- 186. M. Poncel, à Lyon (Rhône) ; procédé pour enseigner la calligraphie en peu de temps et à peu de frais. {9 octobre.—10 ans.)
- EMBALLAGE.
- 187. M. Etard ( J.-G. ), me Pagevin, 4; boîte à emballage dite boite Etardpcrjectionnée.
- : (a5 avril. — 10 ans.)
- ENCRIERS.
- 188. M. Perry (/.), de Londres, rue de Cboiseul, 2 1er, à Paris; perfectionnements apportés aux encriers et aux substances et appareils employés pour clore et. cacheter les lettres et autres papiers.; (3i juillet. —15 ans.)
- ESCALIERS.
- 189. M. Lhomme {F.)y rue S.-Sébastien, 11 ; nouvelle disposition d’escaliers en fer. (ier mars. —10 ans.)
- ESTAMPAGE.
- 190 M. Bauchery, boulevard Beaumarchais:, 79 ; matrice en bronze incrusté pour estamper. (10 décembre.— 5 ans.)
- faïence.
- 191. M. le baron drIlunrtde Nothomb (H.-J.), à Longwy ( Moselle ) ; four à cuire la faïence. (26 juin.—5 ans.)
- FER.
- 192. M. Durand-Morinbau, rue Bourbon-Villeneuve, 7 ; procédé propre à émailler le fer
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- et le cuivre rouge. (26 janvier. — i5ans. )
- iq3. M. Corbin de Boissières, à Cheminon (Marne); appareil qu’il nomme fonderie a double •effet, (il mai.—10 ans.)
- i<j4* M. Sanderson («/.), de Sheffields, rue de Clioiseul, 2 ter, à Paris; perfectionnements apportés aux procédés employés pour réduire les ^minerais de fer. (i5 juin.—15 ans.)
- ï<j5. M. Marchai(J.~A.), à Yernon (Eure); nouvelle machine propre à forer le fer avec toute la promptitude et la justesse désirables. (22 août.— 5 ans.)
- .96. M. Pouch-Lafarge, à Glandier ( Corrèze) ; nouvelle fabrication du fer économisant les deux tiers du temps et les deux tiers du combustible (14 décembre.— i5ans.)
- 197. M. Escanyé, à Yinça ( Pyrénées-Orientales) ; améliorations apportées dans la fabrication du fer d’après la méthode dite catalane. (23 décembre.— 10 ans.)
- FERS A CHEVAL.
- 198. M. Muel-Doublât, rue Cliauveau-La-garde , 3 ; nouveaux moyens et procédés de fabrication des fers.à cheval. (8 mars.— i5 ans.)
- 199. M. Marchai, à Gondrecourt ( Meuse ) ; machine destinée à la fabrication des fers à cheval. (17 août. —15 ans.)
- FERMETURES.
- 200. M Gerisch (F.- JF.), rue de Chaillot, 34 ; j mécanismes qu’il nomme réacteurs, parce qu’ils servent à faire fermer d’elles-mêmes toutes les fermetures auxquelles ils sont convenablement adaptés, telles que portes, fenêtres, volets, etc. (3x janvier. — 10 ans.)
- FILATURE.
- 201. M. Chantriaux {J.-P.), à Reims; bo-binoir propre à dévider les écliets et les pochets, tant en soie qu’en laine et en coton. ( 19 février. — 5 ans.)
- 202. M. Brown (£”.), d’Oldham, en Angleterre, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; perfectionnements apportés aux machines employées pour filer, tordre et doubler le coton, la soie, la laine, le lin, le chanvre, et d’autres matières filamenteuses. (8 mars.— i5 ans.)
- 203. M. Poolc ( M. ), de Londres , rue Fa-
- vart, 8, à Paris; perfectionnements ajoutés aux métiers à filer et doubler le coton, le lin, ta laine, la soie, et autres matières filamenteuses. (12 mars.—10 ans.)
- 204. MM. Constanl-Peugnot et compagnie, à Audincourt ( Doubs ) ; nouveau système de bandes porte-collets et porte-crapaudines en fer avec bouchons en bronze, et de crapaudines, soit en bronze, soit en acier fondu, propres aux filatures. (18 juillet.—10 ans.)
- 205. M. Fourneyron ( , rue de Choiseul,
- 2 ter ; perfectionnements dans les machines ou appareils propres à carder, étirer et filer en gros et en fin le coton, la laine, le lin, la soie et autres matières filamenteuses. (9 septembre.— i5 ans.)
- FILTRATION.
- 206. M. Barraud [F.-A.), à Àntony (Seine); clarification en grande quantité de l’eau vaseuse et de tous autres liquides. (6 février.— i5 ans.)
- 207. M. Souckon (J.-M.), rue du Faubourg-Saint-Denis ,106; clarification et filtration de l’eau ordinaire pour les besoins domestiques, les fabriques, et généralement pour tous les besoins. (8 mars.— i5 ans.)
- 208. M. Poole ( M. ), de Londres , rue Fa-vart, 8, à Paris ; appareils ou vases propres a filtrer toute espèce de liquides. (12 mars.— 10 ans.)
- FLEURS ARTIFICIELLES.
- 20g. M. Patin, rue du Ponceau, 3g; nouveau genre de travail dans la confection des fleurs et feuillages artificiels. ( 16 octobre.—5 ans )
- FLUIDES.
- 210. MM. Farcot et Legris, rue Moreau-St-Antoine, 1 ; moyen d’employer les fluides, gaz, ou liquides, comme force motrice ou comme chauffage. ( 3o décembre.— 5 ans.)
- FOURNEAUX ET FOURS.
- 211. M. Sasfd (/>.), à Chàlons-sur-Saône ; nouveau fourneau. (19 février. — 10 ans.)
- 212. M. Mauger ( N.-F. ), à Grenelle, près Paris ; fourneau économique modifié sur des bases nouvelles. (8 mars.—5 ans.)
- 213. M. Delaunay {A.-H. ), rue du Four-Saint-Germain, 47; perfectionnements apportés
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- dans la construction des fours et fourneaux. (3 juin. — i5 ans.)
- Craven (G.), à Saint-Quentin (Aisne); excitateur thermique à vapeur produisant une augmentation d’intensité de la flamme dans les fourneaux, avec économie de combustible et combustion d’une partie de la fumée. (7 juin.
- — 5 ans.) : '
- 215. M. de Fontenay (F.-F.), à Plain-de-Valch (Meurthe) ; système de ventilation à air froid et à air chaud, applicable aux fours de verreries et aux fours de poteries (18 juillet.
- — 10 ans.)
- 216. M. Maille (P.-H.), à Villeneuve-le-Roi (Yonne); fourneau destiné à faire cuire les briques et la chaux. (20 juillet. — i5 ans.)
- 217. M. Daoies (G.), de Manchester, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; perfectionnement dans la manière de brûler la fumée et d'économiser le combustible dans les fourneaux des machines à vapeur et dans d’autres fourneaux de forges. (5 septembre. — 10 ans.)
- 218. M. Corbin de Boisst'ères, à Cheminon (Marne); appareil nommé carbonifère, applicable aux hauts fourneaux, fonderies, affineries et aciéries. (9 octobre.— i5ans.)
- 219. M. Maurand, rue de la Bourse, 9; appareil propre à obtenir avec célérité, commodité et économie la cuisson parfaite de toutes sortes de mets, en employant pour combustible le gaz qui sert à l’éclairage, ou l’alcool provenant de la distillation du vin, du blé et de toute autre substance végétale ou organique. (9 octobre.
- — 15 ans.)
- 220. M. Ding, à Grenoble (Isère); six fourneaux de forme nouvelle spécialement destinés à brûler l’anthracite. (3i octobre. — 5 ans.)
- 221. M. Frèrejean, à Lyon (Rhône), fours à réverbère employés à la fabrication du fer à la houille dans lesquels il sera fait emploi d’un courant d’air forcé. (10 décembre. — 10 ans.)
- 222. MM. TVoljff, à Ilothan (Vosges) et Sirodol, à Bèze (Côte-d’Or); perfectionnement notable apporté au fourneau servant à la carbonisation du bois. (3o décembre, — 5 ans.)
- FUMEE.
- 223. M. Fournel (G.), rue de Choiseul, 2 /«*; appareil fumifuge propre à empêcher les vents de refouler la fumée dans les appartements. (25 juillet.—5 ans.)
- carde-robes .
- 224. M. Guenon de la Chanterie (G.-B.-L rue de la Monnaie, 7 ; appareil qu’il nomme antiscalodique ou garde-robe désinfectante dite indispensable. (2g avril. — 5 ans.)
- 22Ô. MM. Haoard oncle et neveu, place du Louvre, 12; garde-robes hermétiques à bascule destinées aux lieux publics. (6 mai. — 10 ans.)
- 226. M. Dalmont (C.-M.), rue de Breda, i3; appareil servant à diviser les matières solides des matières liquides avant leur arrivée dans les récipients destinés à les recevoir, et à désinfecter les matières solides au moyen de chaux, cendres ou terres carbonisées. (21 septembre. 10 ans.)
- 227. M. Bourg, à Bercy, près Paris; sièges inodores secrets tournant sur cylindres. (27 novembre. — i5 ans.)
- 228. M. Filliol fils aîné, rue du Faubourg-Saint-Martin, 262 ; nouveau siège inodore extrêmement commode, d’une grande etconstante propreté, soit qu’on l’applique aux lieux d’aisances à l’assainissement desquels il est principalement destiné, soit qu’on en fasse une simple garde-robe pour le rendre portatif. (i5 décembre. — 5 ans.)
- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
- 229. M. Milne (G.), d’Edimbourg, rue du Faubourg-Poissonnière, 92, à Paris ; nouveau régulateur à gaz. (19 février. — iôans.)
- 230. M. Martin {Emile), rue des Marais-Saint-Martin, 28; production d’un gaz économique d’éclairage. (3o mars. — 10 ans.)
- 231. M. Vincent {G.-H.), à Versailles ; nouveaux appareils propres à la fabrication du gaz hydrogène. (6juillet. — 5 ans.)
- GRAINS.
- 282. M. Vallod {G ), rue du Delta, 6; appareil à laver, sécher et conserver les grains par injection et mouvement continu, qu’il nomme hydro-aérothermo-continu. (26 août. — 5 ans.)
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- Trente-neuvième année. Septembre 1840.
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- (( 3S& ))
- GRAISSE.
- 233. MM. Robertson et compagnie,rue des Vinaigriers, 7 ; procédés de composition et de fabrication de vieux oing artificiel. (27 mars.
- — 5 ans.) ,
- 234- MM. Brioude dit Sanrefas {A.-A.) et Messand (H.-N.) , à Belleville , près- Paris ; graisse accélérante blanche propre au service des voitures, moulins, usines, chemins de fer et toute espèce de machines. (6 avril. — 5 ans.)
- HACHOIR.
- 235. M. Leticvant (G.), rue Quincampoix, 67; hachoir cylindrique. (10 juillet.—5 ans.)
- 236. M. Euaillat, à Dole (Jura) ; machine propre à hacher les suifs ainsi que les viandes employées par les. charcutiers et autres marchands de comestibles. (5 décembre. — 1 q ans.)
- HARPES.
- 237. M. Chcdhot (A.-E.), rue Saint-Honoré, 336; procédé applicable à la fabrication des harpes. (3i janvier. -—5 ans.)
- HORLOGERIE.
- 238. M. Lacroix (E.), à Morey (Jura) ; arbre en 1er sur lequel est adapté un cylindre d’horlogerie cannelé en spirale, servant à rouler la corde du poids et à empêcher ainsi la corde de croiser. (12 février. — 10 ans.)
- 239. M. Kingdotn (TV.), de Londres, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris; perfectionnements apportés aux échappements des montres,pendules et horloges. (6 mai. — i5 ans.)
- 240. MM. Roger et compagnie, Palais-Royal, 27, à Paris; nouveau réveil. (11 mai.
- — 5 ans.).
- 241. M. Guyenot (E.-L.),, rue Montmartre, 139; nouveau balancier compensateur et autre d’une seule pièce en pierres fines, verre, cristal, etc. ( 1 o juillet. — 5 ans.)
- 242. M. Casanova de Cyrnus, au Pont-Saint-Esprit (Gard) ; montre n’ayant ni verre , ni aiguilles et montrant l'heure par un guichet prar-tiqué au centre de la boîte (1 o août. — 5 ans.)
- 243. M. Neuburger (A.), fue Portefoin, i3; mouvement de pendule à marche et sonnerie de trois mois, à quatre tours de ressorts. (5 septembre. — 1 o ans.)
- 244* * Wagner*,. rue. Montmartre, .1 i8.;f
- ouvelles dispositions mécaniques applicables fmx machines en. gépéral et particulièrement jmx horlogpspubUqups^ 1 ° décembre;-ri Sans.), j 245. M, BaymobidtBmtrand, boulevard des» Italiens». 2$ améliorations >à la fabrication des*' inontres se 'remontant sans* qu’il soit besoin de * les ouvrir ou de se servir de clef. ( 14 décembre, f— 10 ans») .
- HUILES.
- 24 6- MM. E héritier (S.-D.) et Dufresne (E,)}i rue du Temple, 119 ; .procédés dje purification des huiles de poisson. (8 juillet — 5 ans.)
- JMfRESSIOirç DES TISSUS. •
- 247. M. Perrot (Z/,-G.),à Rouen; machines? nouvelles propres à l’impression des tissus, papiers, toiles cirées,. etc., avec des planches en relief. ( 1 o août. — 15 ans.)
- : 248- M. Potier, rue de Choiseul, 2 ter', procédés employés à imprimer, colorer ou teindre les tissus,, de coton, ou auti'es. (10 octobre. —
- 5 ans.)
- , 249. M; Gondeau, à Puteaux,y.près Paris ;
- métier ou mécanique .destinée à faciliter l’impression des étoffes et papiers et au moyen, de laquelle on peut appliquer six couleurs en même temps. (10 décembre. — 5. ans.) ’
- INSTRUMENTS ARATOIRES-
- 25o. M. Cambray {A.‘B.), rue Saint-Maur-diu-Temple, 47 > appareil réunissant un hache-paille, un moulin à concasser les grains et un coupe- racines, le tout mû par un même moteur et pouvant agir ensemble ou séparément. (29 avril. — 5 ans.)
- 2Ûi. MM. Goldenberg et compagnie, à Zom-dorff (Bas-Rhin); perfectionnements apportés à la fabrication. des faux laminées à dos rapportés. (27 mai. — 10 ans.)
- 2Û2. M..Roussillon (G.), à Baverans (Jura) ; machine portative mue à bras destinée à battre labié et autres espèces de grains. (26 septembre, — 5 ans.)
- 253. M. Banquet {A.-G.), rue de Chabrol, 11; nouveau semoir. (26 septembre. —
- 5 ans.)
- 254. M. Bonnet, à Rousset (Bouches-du-
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- Rhône); charrue à- doubhï défoncernent. (22 oc-; tobre. — î5 ans.)- m - , / .iiï--
- . 'ja5H. aiter^ -àï Iiiglet (Vienne) ; ch?wrac
- fonfctionisantt. dans la ' plus- grande - quauititéàde t«©l passible.. (i£ décembre.''*— 5ians.)
- ^INSTRUMENTS <I>E PRÉCISKKsT^
- 256. M. Êvrard-Latran(L.-P*)\ à SoisscHis (Aisne); mesures de longueur rapporteurs. (29 avril. — 5 ans.) , ,
- 25*j. MM. Purée et Duoerger (B.), rue Bour-tibourg, 12 ; fabrication d’instruments de mathématiques. (17 août.—Sans.)
- 258. M.‘ Mdillier ., a Bordeaux ; instrument qu’il nomme acribomètre .propre à prendre d’une manière mathématique les formes du corps de ' l’homme,. quelque imparfaites qu’elles soient. (20 septembre. — 10 ans.)
- 259. TV1 Bain, à* Limoges (Haute-Vienne);
- niveau à eau plus exact que ceux usités. (12 oc-1 tobre. — 10 ans.) ,
- t JEUX.
- ‘260. M. Loys'el (G.-B.)i à Béziers; nouveaux' jeux de combinaison qu’il nomme jeux Loysel. (19 février. — 10 ans.)
- 261. M. Jacquot (G\-A.) , rue Saint-
- Jacques, 33o ; nouveau jeu fondé sur des com-; binaisons géométriques et qu’il.nomme jeu des cfdloïdes. (29 juin. — 5 ans.) 1
- LAINES.
- 262. M. Roche (M-.A.), à Castres (Tarn) ; procédé propre à économiser dans les.fabriques de laine la moitié des huiles qui y sont ordinairement employées. (3 juin. — 5 ans.)
- Ü63. Î-MÏVI. Alcan (M.), a Elbeuf (Se’ne-ïnférieure), et Peligot (El), rue de Paradis-Poissonnière, 12 ; nouveau procédé de graissage' et de dégraissage des laines et étoffes de laine teintes ou non teintes. (26 juin. — 1 o ans.)
- LAMINOIR.
- 264..M. Trotm fils ( F.-A.) et madame Vi-gnit, fCue Saint-Denis, 368 ; nouveau système de laminoir propre à. remplacer la façon de la forge dans divers instruments tranchants, tels -que* lames de couteaux,’de rasoirs, de canifs,
- ; d e : bistou ris etunêmei de «poignards. (12 février. -l’iSsm.)’!: . '«J " - :
- ; ' b LAMPES.
- 265. Mi Cabeu (F.), rué de la Grande-Friperie, 21 ; nouveau genre de lampe. (i5 avril. —>5 ans.) ' " i:
- 1 s!66. ,;MM. ‘Roger 'et compagnie , Palais-Royal, 7 ; lampe 'mécanique qu’ils nomment lampe à échappement, sans volant. (3 juin. — 5 ans.)
- •267. M. Rasiez (L.%‘àJMontauban (Tam-et-Garonne)1; lampe mécanique. (7 juin. — ‘«ï o ans. )
- 268. ,!M. Gvmëllè ' (F.), ruè de Grenelle-'Saint-Hono'ré, 22; lampe à pression croissante. (20 juin. — 1 o ans.)
- 26g. M.! Catez (C.-F.), 'à Arras (Pas-de-Calais); lampe dite à niveau «onstant. (26 juin. — 10 ans.)
- *270. ;M. Mangàl (P.-Mi), rue de Pon-•thieu,: 16; nouvelle lampe. (29 juin. — 10 ans.)
- Latrines.
- 271. M. Hoüssard, rue du Monceau-du-Roule, 2 ^nouveau système complet de latrines, vidanges et désinfection complète des matières fécales. (3o décembre.— i5ans.)
- LIMES.
- '2^2." M. Loeatëlli (//.), riie Anïélot, 60 ; nou-vtillës Unies.'(6 février. — i'5ans.)
- LIN.
- 273. M. Newton (TV.), de Londres, rue de Chôiseul, 2 ter, à (Paris ; machines employées à peigner le ‘lin , le chanvre et autres matières filamenteuses. (31 juillet.— 10 ans.)
- linge.
- ' 274. M. Lemit, à Sablon ville, commune de Nèuilly (Seine); appareil propre à chauffer le linge' dit thermo-litige. (5 décembre. —5 ans.) ligueurs.
- 275. M. Aubert ! (P.-G.), rue Quincam-poix, 10; nouvelle liqueur de table composée avec 'les sucs des fruits les plus délicats, et qu'il nomme parisienne, ou ratafia blanc des six fruits. (25 avril. — 5 ans.)
- liquides.
- ' 276. M. T'andcrmculen, de Gand, rue du Mont-Blanc, 2, Paris; nouveaux procédés de-
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- vaporation des liquides el spécialement des so- -lutions salines. (5 décembre. — i5 ans.)
- LITHOGRAPHIE.
- 277. M. Behrend (F.-G.), de Berlin, rue de Richelieu , 60 ; pierre artificielle destinée à remplacer la pierre lithographique. (7 juin. —
- 5 ans.)
- LITS.
- 378. M. Letestu rue J.-J. Rous-
- seau, 18 ; lits à bascule. (3 juin. — 5 ans.)
- 279. M. Blondin (F.-H.), à Saint-Quentin (Aisne) ; couchette à traversins élastiques et sommier - traversin élastique. (20 juin. —» jo ans.)
- 280. M. Artaud, k Marseille; lit portatif. (31 octobre. — 10 ans.)
- LOCOMOTEURS.
- 281. M. EdwaPds (H.), rue de Choi-Seul, 2 ter-, perfectionnements applicables aux machines locomotives. (8 mars. —• 10 ans.)
- 282. M. Basliné (C.-F.), rue d’Engliien, 1 o; nouveau mécanisme qui diminue «onsidérable-ment le frottement et la force de traction de rotation dans presque toutes les machines locomotives sur mer et sur terre. (11 mai.— 5 ans.)
- 283. M. de Rathen {A.-B.), à Montmartre, près Paris ; nouveau système de locomotive et fabrication d’un nouvel article de commerce essentiel pour l’application de ce système. (7 juin. — i5 ans.)
- 284. M. Fayel jeune, à Roanne (Loire) ; machine hydro-locomotive dont le principe aspirant produit par le vide formé par la vapeur n’avait pas reçu jusqu’à ce jourle développement que cette puissance méritait. (26 juin. — 10 ans.)
- 285. M. Stehelin, à Bischwiller (Bas-Rliin) ;
- moyen d’empêcher les fuites dans les machines locomotives et autres appareils à vapeur, en posant les tubes dans les fonds des chaudières, de manière à empêcher toute variation dans leur position, ainsi que dans celle des fonds de chaudières, par des viroles avec et sansépaule-ment et fendues à clavette, de diverses formes et pour toutes les dimensions des tubes. (9 octobre. -v* i5 ans.) _, _
- • hV- -.i'- MACHINAS». > ; s.. .i
- 286. M. Lavoipierre, rue Saint-Denis, 371 $ nouveau système à rotule ayant pour but d’anéantir les frottements dans tou tes les machines, mécaniques et mécanismes, et principalement destiné à l’usage des voitures, moulins et usines;. (3o déêembre. — i5ans.)
- - ' ' MACHINES HYDRAULIQUES. '
- 287. M. Perlet (G.) fils, à Trans (Yar); machine propre à faire arriver les eaux à une hauteur indéterminée et à les utiliser soit pour l’arrosage des terres, soit pour le mouvement d’autres machines ou usines employées dans l’industrie et le commerce. (6 février. — 5 ans.)
- 288. M. Pavin de Cour te ville (L.-H.), a Uzès (Gard); machine destinée à élever les eaux d’un cours d’eau régulier ou irrégulier par la force motrice seule de ce cours d’eau.
- (11 mai. — io ans.)
- 289. M. Lucas Richardieu (G.-N.), à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; application aux turbines hydrauliques du flux et du reflux de la mer et application de turbines portatives à des travaux momentanés tels que ceux des ponts et chaussées, épuisements, etc. (3o août. — i5 ans.)
- 290. M. Passot (F.), rue des Postes, i5 ; nouveau moyen d’utiliser la pression des fluides. (3o août. — i5 ans )
- 291. M. Faucon (G.), à Beaucaire (Gard); machine hydraulique à pompe foulante destinée à élever les eaux, (ig septembre. — 5 ans.)
- 292. M. Olivier (E.-A.), à Pont-Audemer (Eure) ; nouvelle roue hydraulique portative. (3o septembre. — i5 ans.)
- 298. M. Cadiot, à Reichshofîen (Bas-Rhin) ; modifications apportées dans la construction des roues hydrauliques horizontales dites turbines. (5 décembre. — 10 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 29^- M. Hamond (E.), à Charenlon (Seine) ; construction des machines à vapeur locomotives. (6 février. — 10 ans.)
- 2g5. M. Mordan (S.), rue Favart, 8; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur à rotation directe. (8 mars. — 10 ans. )
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- M. Seaward (G.), place Dauphine, 12; perfectionnement apporté aux machines à vapeur à condenseur. (3o mars. — 1 o ans.)
- 297. M. Champavère (Z5’.), rue de Marivaux, i 1 ; machine s vapeur rotative. (29 avril.
- i5 ans.)
- 298. M. Hallette {L.-A.), à Arras (Pas-de-Calais); nouvelle machine à vapeur à épuisement, à haute pression et à simple effet destinée principalement à l’épuisement des mines. (22 mai. — 10 ans.)
- 299. M. TVayte {TV.), de Basford en Angleterre, rue Favart, 8, à Paris ; perfectionnements aj'outés aux machines à vapeur, aux appareils pour générer la vapeur, et aux moyens de chauffer et évaporer les liquides. (8 juillet. — i5 ans.)
- 300. M. Seavmrd (G.), de Londres, place Dauphine, 12, à Paris; perfectionnements apportés aux machines à vapeur marines. (1 7 juillet. — 10 ans.)
- 301. M. Poole (M.), de Londres, rue Fa-vart, 8, à Paris ; perfectionnements ajoutés à la construction des machines à vapeur. (17 juillet. — 10 ans.)
- 302. M. Arrowsmith, de Londres, rue de Choiseul, 2 1er, à Paris ; invention et nouvelles combinaisons apportées au système de la machine à vapeur. (12 octobre. — i5 ans.)
- 303. M. Rollet, à Marchiennes(Nord); construction de machines à vapeur. (12 octobre. — 1 o ans.)
- 3o4- M. Turner, rue Favart, 8 ; appareil à vapeur dit appareil évaporatoire à cloisons détachées et à cornues pour être appliquées aux machines à haute et basse pression, ainsi que pour toutes les branches d’industrie que nécessite leur emploi. (25 octobre. — 10 ans.)
- 305. M. Cntchley, place Dauphine, 12 ; machine à vapeur rotative perfectionnée. (10 décembre. — 10 ans.)
- 306. M. Pinchbeck, à Lille (Nord) ; nouvelle combinaison adaptée aux machines à vapeur. (10 décembre. — 10 ans.)
- 307. M. Homberg, de Francfort, rue de Choiseul ,2 ter, h Paris ; perfectionnements
- dans les machines à vapeur et dans les voitures mises en mouvement par la vapeur ou par tout autre moteur. (23 décembre. — 10 ans.)
- MALADES.
- 308. M. Delrand {P.-P.), à Laon (Aisne); brancard destiné à enlever un malade hors de son lit, le déposer sur un autre, un fauteuil, un siège, une chaise, le transporter d’une place dans une autre et lui faire prendre des bains de vapeur ou autres sans le toucher, et lui donner la position qu’il désire. (22 mars. — 5 ans.)
- MARBRE.
- 309. M. Mudesse {G.-N.), rue Ménihnon-tant, 12 ; procédé de placage du marbre sur le bois qui reçoit son application pour les socles de pendules, les entablements, les portes, les tables, toute espèce d’encadrements, les meubles et tout ce qui peut recevoir un placage. (24 septembre. — 10 ans.)
- , MEDICAMENTS. (
- 310. M. Claro {A.), à Compiègne (Oise); eau qu’il nomme eau de Mars, contre les maux de dents. (12 mars. — 5 ans.)
- 3i 1. M. Crespy aîné {P.-B.), à Bordeaux ; remède anti-ophtlialmique. (2g avril. — 5 ans.)
- 312. M. Milleret {G.-F.), rue J.-J.-Rousseau, 21 ; nouveau produit, intitulé eau balsamique pour les dents, du docteur Jackson. (29 avril. — 5 ans.)
- 313. M. Thivaud (G.), à Montpellier; composition et application d’un médicament dans les maladies secrètes. (22 mai. — 5 ans.)
- 314- M. Espic (P.-C.), à Bordeaux; médicament qu’il nomme cigaritte pectorale, propre aux affections nerveuses des voies aériennes. (20 juin. — 5 ans.)
- MENUISERIE.
- 315. M. Klotz, à Strasbourg (Bas-Rhin) ; machine applicable à la menuiserie pour faire des panneaux, parquets, plateaux de précision, instruments de dessin , parquets de billard, lambrissage uni pour la peinture, etc. (27 novembre. — 5 ans.)
- MÉTAUX.
- 316. M. Elkington (G.-R.), rue Favart, 85 procédés propres à argenter tous les métaux
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- Xif370 )
- *-et poilr couyriï ét colbter d'uttê’ Côtîtehe de zinc iH?éti3c f|iri *èü"Süht'sü^cè|)tibrfes, afito dé tes prësérj-rer de'VùifAàûon: (22r nfcirs:1 & ané.) j
- 317. M. Pickard(F.-L.), rue Beaubourg, 20;
- • vdtwpttsmou d’uhe eau ' itiétallitàrgè propre à 'fiéttôyer' mstaritanéttiént, sans odetïrîïésagréa-!1fele,4 les bois, les' pierresJ et ' tes' bbjéts doublés râ*üt et d’argfeht'én fcuivre, or et âVgetit , tels quô ;d»atideliers, ' fettX de‘tbetliiriées, garnitures de 'rtiteübies, batteries de eàisine, poignées* dq sabrej etc ^n' ittai.'— S ans.)
- 318. M. Munier (H'.), rue de la Boule-j
- 'Rouge," 3 ; éonrpositiôn propre à polir du: ïiet-i loyer tdllS les métaux 'èt à tes ptésétver dë Loxy-i Mâtibn;!(2’o'juillet. — 5‘ans.) . ‘ j
- r'MÉtfïEfcS X‘*bâs. |
- 3i‘c). "Madame veuve *Pètit et fils, à Calais ;j perfectionnements apportés aux métiers à bas; et à tricot. (27 mars. — ï5 ans.) \
- 320. M. Prei'ost (C:-~D.); rue de la Tablet-
- terie ,9 ; îtié'éàinïque k tricot varié a carrfeaux, etc.} (£5 -avril. — 5 ans.) ' ‘’v J
- 321. M. Craig (TV.)j de Londres, riié Fa-I
- Vàrt, 8, à‘Paris ; perfectionnements ajoutés aux métiers à tricot dans lesquels sont employées toutes espèces dé matières filamenteuses. (18 juil-< jet. — 10 ans:) ' ‘
- ’Pèdrsùri'(F.) ,"à Saint-Pierre-ies-Calais (Pas-de-Calais) ; perfectionnements apportés âüX Métiers à bas. (10 avril. — 10 ans.); 'métiers a tisser.
- 323.’MM. Du/josc frères, à Rouen ; métier Jaèquart, mécanique propre à tisser mécanique-j ment, Sans le secours d’ouvriers expérimentés, des étoffes façonnées en laine, en soie et autres matières. (11 avril. — 5 ans.)
- 324- MM. T'ergniaud, Jobert et Guinaud, à Lyon; nouveau procédé de lisage et de repiquage des dessins adaptés aux métiers à la Jac-quart. (7 juin. — 15 ans.) 1 '325. MM. Chentery et Par pile-, à Sedan (Ardennes) ; machine dite découpoir, propre à confectionner des maillons en zinc servant â remplacer les lissures en laine mises en usage pour la confection des lames à tisser les draps et les casimirs. (9 séptembre. — 5 ans.)
- 3a6. M. 'Afartinét, à'Rouen; nouveau système ou appareil de déclenchement applicable à tous les métiers He tissage à la raaiitet spécialement aux métiers mécaniques de passementerie sur lesquels on fabrique des sangles, des ceintures, rubans, bretelles, jarretières, «tc.^en un mot tous les tissus qui s’exécutent avec une seule navette,'soit avec le concours d’un nombre quelconque'de navette&fonctionnant simultanément, appareil propre à éviter dans le tissage les défauts ou irrégularités ainsique les pertes dé' temps qu’exige leur réparation.(10 décembre.— 5 ans.) ;
- 327. ' M. Jacquemin, à Reims (Marne).?métiers à tisser mécaniquement, (io décembre. .
- 10 ans.)
- 328. M. Romagny, à Reims (Marne)-, système de Jacquart perfectionné dit rémoise. (10 décembre. — i5 ans.)
- 32g. M. Fessard, à Rouen (Seine-Inférieure); mécanisme applicable à toute espècerde métiers à tisser pour en mouvoir les lames. (3o décembre
- — 10 ans.)
- moteurs. .
- 330. M. Paine (E.) de New-York , rue de Choiseul , 2 ter, à Paris ;• nouveau moteur fondé sur le galvanisme. (3i janvier.— i5 ans.)
- 331. M. Huet (A.-J.-L.) ; nouveau système de mouvement appliqué aux locomotives des chemins de fer. (3i janvier. — 10 ans.)
- 332. M. Jecker {F.-A.), rue de Bondy, 48 ; application du paradoxe hydrostatique comme puissance motrice provçquée par le moyen du gaz ou de mélange des gaz avec la vapeur* et machine nouvelle , propre à l’emploi de cette découverte. (ier mars. — i5 ans.)
- 333 M. Sicardo (G.), à Marseille , machine rotative propre à l’application du-système de rotation à l’emploi de là force motrice de la vapeur. (ier mars. — 10 ans. )
- 33q. M. Coma ( E.-A.i), au Havre (Seine-Inférieure) ; mécanisme propre à augmenter la force des machines à vapeur et de tout autre moteur agissant sur terre et sur mer. £22 mars.
- — 10 ans. ) ,
- 335. M. 'THaubtanc (G.), rue Saint-Étienne ,
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- h ; machine propre à remplacer la vapeur ou autre force motrice, pouvant servir, à toutes machines ou usines fixes et à la locomotion terrestre, fluviale et même .maritime. {22. mai» i5 ans.) .
- 336. MM. Muller (J/.) et Koch (P.) , à Ni-, daltroff ( Moselle) ; nouveau moyen de profiter de l’action, du vent s’orientant et se réglant spontanément. (29 juin. — 5 ans.)
- 337. M. Pai'i'Y (./.-fi.) ,,rue «Blanche , 4o > nouveau moteur à tout vent, destiné à favoriser la marche des bâtiments en général de la petite et de la grande navigation., et applicable comme moteur aux moulins à farine, aux pompes , aux usines, manèges et à toutes les machines qui exigent un- nouveau moteur. (18 juillet. — i5ans.)
- 338. M. Carleüi (L.), rue du Faub.-Montmartre , 42 ; machine qu’il nomme Polymo-chles d’artuni , ou Leviers articulés , au moyen-desquels les forces sont transmises et augmentées sans perte de temps , applicable aux voitures, machines à vapeur, etc., partout où il est avantageux de diminuer la force d’impulsion motrice. (26août. — i5 ans. )
- 339. MM. Couver s ( C. ) et Bonds tôt (A.), à Besançon ( Doubs.) ; application, du principe de la réaction des moteurs liquides^et- fluides à une machine rotative sans force centrifuge. (3o août. — 5 ans.)
- 340. M. Pikstone-Dobr.ée ( TV. ) , de Guer-
- nesey, rue de Choiseul, 2 ter., à Paris ; procédé propre à convertir en un mouvement rotatif le mouvement rectiligne, alternatif. ( 5 septembre-------5 ans. )
- 341. M. deFresne (E.-L.), rue d’Alger,,i4» moteur atmosphérique propre à la direction des aérostats et à la navigation. ,19 septembre. — i5 ans.)
- 342. M. Caron (P.-J.), rue de Paradis-Pois-sonuière , 4 ; nouveau mouvement qu’il nomme mouvement progressif diminutif. (26 septembre. —. 5 ans.)
- 343. M. Amezaga, à Pau (Basses-Pyrénées); machine nommée cinélophile , propre à aug-
- menter, .indéfiniment.la. force des moteurs.. (2.2. octobre.-— io ans;) s • /'
- : 344- M. Figuier* à Yincennes , près Paris, ; nouveau système moteur applicable aux moulins. (5 décembre. — i5 ana. )
- 345. M. Postel, àr Villers-Bretonaeusr(Spmr-me>; moteur hydraulique dit rcwe turbine. (5 décembre. — to- ans..)
- 346. . M. Okey, rueduFaub.-St-Honoré, 35;, .cei tains perfectionnements dans la production de la force motrice. (.10 décembre. — i5 ans.)
- ; 347. M. Roussel, rue du Regard , 24,; appareil propre à utiliser la,force expansive de Pair . (i4 décembre.— x-5 ans.)
- MOUI.IN A CAFÉ.
- 348. M. Delabarre aîné , à Rouen ; moulin à café et à poivre à bascule. (5 décembre.—5 ans,)
- MOULINS A VENT.
- , 349. M. Berton, à Bârbonne (Marne); moyen propre à tendre et‘à détendre la'toile de toutes sortes de machines à vent. ( zj novembre. -— ,10 ans.)
- MUSIQUE (INSTRUMENTS DE).
- 350. M..Buffet {J..-L.), rue .du.Bouloy , 4. ; nouvelle flûte,et application de son système à la petite flûte et à tous les autres instruments à vent. ( 22 janvier.. — 5 ans. )
- 351. M.Périnet (E.-F.f rue Bourbon-Villeneuve , 4^ ; améliorations apportées an cornet; à piston’ et applicables^ aux trombones:,, cors ,, trompettes et autres instruments en cuivre et à piston. (6 mai. — 5 ans.),
- 352. M. Alexandre (/.), rue Transnonain, 6 ; nouvel instrument dit concertina ou piano con-certina,.{ 11 mai. — ans.)
- 353. M. Fischer (F.), rue des.Filles-du-rCal-vaire, 15 ; instrument de musique qu’il nomme piano-lyre. (3 juin. — 5 ans.)
- 354. M. Barker (C.), rue de Choiseul, 2 1er perfect onnements apportés dans la construction des orgues d’église. ( 20 juin. — 10 ans.)
- NAVIGATION.
- 355. M. le marquis de Jouffroy {A.-F.), me de Verncuil, 5 ; appareil mécanique., au moyen duquel la puissance de la vapeur est rendue
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- applicable à tous les navires et bâtiments qui servent à la navigation, sans les priver d'aucun de leurs avantages, et sans changements aucuns à leur forme , leurs agrès , voilures et manœuvres. (i2 mars. — i5 ans.)
- 356. M. Llorens (J.), à Bordeaux ; nouveau système de navigation économique à marche rapide et constante, sans l’emploi du feu, et propre à toute espèce de bâtiments. (12 septembre. —» i5 ans.)
- ' OEILLETS MÉTALLIQUES.
- 357. M. Daudé, rue des Arcis, 22; instrument nouveau servant à la fabrication des œillets métalliques. (12 octobre. — 5 ans. )
- 358. M. Sauvage, rue de Choiseul, 2 ter; machine à fabriquer les œillets métalliques. (16 octobre. — 5 ans.)
- OMBRELLES.
- 359. M. Faublain de Banville , galerie de Valois, 174, au Palais-Royal, à Paris ; ombrelle à inclinaison (19 septembre. — 10 ans.)
- OPTIQUE.
- 360. M. Lebrun (A.), rue du Temple , 3o ; nouveau microscope appliqué à une lunette de campagne. (11 mai. — 5 ans.)
- 361. M. Cauche , rue Saint-Martin, 161 ; nouveau moyen de redresser les images photogéniques sans affaiblissement de lumière et combinaison de courbes achromatiques. ( 16 décembre. — 5 ans. )
- ORNEMENTS.
- 362. MM. Sorlin (F.) et Maire (P.) , rue de Jarente , 6 ; substitution du zinc doré avec ornements , au bois et au cuivre dans la fabrication des pendules , vases et autres objets de fantaisie. (12 février. — 10 ans.)
- 363. M. Moreau (F.), rue Nolre-Dame-des-Champs, 46 ; reliefs et sculptures factices par appliques et incrustations dans le marbre de substances minérales autres que le inarbre même , et s’identifiant parfaitement avec lui. (27 mars. — 5 ans. )
- 364- M. Guilberi-Danelle, place du Carrousel, 1; procédé propre à incruster, dans les bois des meubles , cadres et tableaux , des dessins
- et ornements en porcelaine, métaux émaillés , glaces, cristaux , etc. (26 août. — 5 ans.)
- ORTHOPÉDIE.
- 365. M. Louvrier, à Pontarlier (Doubs) t appareil destiné à redresser les jambes ankylosées. (14 décembre. — 10 ans.)
- OUTILS. *
- 366. MM. Goldenberg et comp., à Zornlioff, (Bas-Rhin) ; nouveau procédé de fabrication de toutes sortes d’outils de menuisier, tels que rabots, ciseaux, fers de colombre, etc. (22 juin.-
- — i5 ans.)
- . 367. M. Ferdinand ( G.), rue Geoffroy-1’Angevin ,11; pinces à suspension. (19 septembre.
- — 5 ans.)
- PAIN.
- 368. M. Richaud (J - B.) , rue Saint-André-des-Arcs, 60 ; nouveau procédé de panification et machine destinée à cet objet. (25 avril. —-i5 ans.)
- 369. M. Lievin {L.) , rue de Viarme , 18 ; procédé propre à faire le pain sans levain. ( 26 août. — 10 ans.)
- 370. M. Dias,à Bordeaux ; nouveau procédé de fabrication du pain azyme (3o décembre. — 10 ans.)
- PAINS A CACHETER.
- 371. MM. Guillemin frères, rue Neuve-Saint-Merry , 46 ; machine propre au découpage des pains à cacheter. (10 décembre. — 5 ans.)
- PAPIER.
- 372. M. Gerle (C.-P.) , quai d’Anjou , 3i ; moyen de fabrication du papier imperméable et transparent. (ier mars. — i5 ans.)
- 373. M. Moinier-Legoux, rue de Choiseul , 2 ter ; fabrication de la pâte à papier avec toute espèce deboispréalablement réduit en copeaux, écorces, racines , feuilles , graminées, roseaux , pulpe de racines tuberculeuses, légumineuses, paille de froment, foin , herbes , mousses , herbes aquatiques , plantes marines et tous les végétaux de quelque nature qu’ils soient , le tout au moyen d’appareils mécaniques et de procédés chimiques nouveaux. (12 mars. — 5 ans.)
- 374. M. Coquard (P.), à Lyon ; moyen de
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- blanchir la feuille, la racine et la canne de maïs propres à la fabrication du papier. ( 25 avril. — 10 ans.)
- 375. M. Chabert (C.Æ.), à Rouen ; moyen de produire avec la tige du colza (chou champêtre) une matière propre à remplacer le chiffon dans la fabrication du papier. (11 mai.—10 ans.)
- 376. MM. Bryan-Donkin et compagnie , de Londres, rue Favart , 8 , à Paris ; appareil propre à être appliqué aux machines à fabriquer le papier daus lequel la toile métallique est tournante sans fin. (7 juin. — 10 ans.)
- 377. M. Aposialy (H.-C.) , rue Thévenot, 12; nouveau régulateur servant à distribuer régulièrement, sur la toile métallique , la pâte à papier. (26 août. — 5 ans.)
- 378. M. Perrier, aux Batignolles, près Paris ; substance propre à la fabrication du papier et du carton. (5 décembre. — 5 ans.)
- PARAPLUIES.
- 379. M. Barral(A.)j galerie Vivienne, 11 ; coulant nouveau solide et commode , dont le système permet d’éviter les entailles sur la canne du parapluie , et qu’il nomme double coulant à ressort intermédiaire. (ier mars. — 10 ans.)
- 380. M. Faublain de Banville (F.-E.), rue du Four-Saint-Honoré , 33 ; parapluie à canne excentrique. (29 août. — 5 ans.)
- 381. M. Bouvard {A.) , rue de Bussy, 27 ; nouveau genre de parapluie-canne. (22 août. — 5 ans.)
- PARQUETS.
- 382. M. Haumont (N.), rue de Bourgogne, i4 ; parquets d’un nouveau système , dits parquets mobiles. (7 juin. — 10 ans.)
- 383. MM. Aniel et Pellet, rue Saint-Denis , 81 ; nouveau parquet, dit parquet Aniel. (31 octobre. — 5 ans.)
- PAVAGE.
- 384^ Luszelewski, rue de Ponthieu, 5 ; nouveau système de pavage , de dallage et de travaux hydrauliques. (31 janvier. — i5ans)
- 385. M. Legouge {A.) , rue Lepelletier , 6 ; nouveau système de pavage en bois debout et
- PEIGNES.
- 386. M. Chabert (JE.), à Lyon ; nouvelle forme de peignes en fer. (12 mars. — 5 ans.)
- PEIGNES DE TISSERAND.
- 387. MM. Lamier et Veillas, à Saint-Quentin (Aisne); peignes à tisser sans lames. (10décembre. — 5 ans. )
- PEINTURE.
- 388 M. Alaux, rue du Four-Saint-Germain, 55 ; préparation chimique , liquide, propre à détremper les couleurs broyées à l’huile, ne portant aucune odeur deux heures après les couches données , et poudre minérale propre à faire sécher en six heures les couleurs à l’huile. (10 décembre. — 5 ans.)
- PIANOS.
- 389. MM. Boisselot et fils , à Marseille ; piano dit clédi-harmonique. (16 mai. — 5 ans.)
- 390. M.Rinaldi (/.), boulevard Saint-Denis, 11 ; changement notable apporté aux pianos. (11 mai. —5 ans.)
- 3g r. M. Vandermère, rue de la Chaussée-d’Antin, 12 ; pianos à cordes croisées et à deux tables mécaniques. (10 décembre. — 5 ans.)
- PIPES.
- 392. M. John (J.), rue Favart, 8 ; procédés propres à fabriquer des pipes dites écumes de mer, avec des matières indigènes. (9 septembre. — 5 ans.)
- 3g3. MM. Hurel et Greyenbuhl, à Strasbourg; application de la porcelaine, faïence et autres terres émaillées , comme doublure aux pipes en bois. (3i octobre. —5 ans.)
- PLATRE.
- 394. M. Barbeau (L.), àChâtillon près Paris; système complet relatif à l’industrie plâtrière , comprenant l’extraction, le montage, la cuisson,, la pulvérisation, la conversion de la houille en coke et du bois en charbon épuré , distillant la fumée de la houille en sel ammoniac et essence de goudron , et tirant du bois l’acide pyroligneux formant l’acétate de chaux , et aussi l’essence de goudron. (27 mai.— 5 ans.)
- 3g5. M. Marochetti (P.-C.) , rue Louis-le— Grand, 20 ; appareil pour cuire le plâtre en poudre. (26 septembre. — i5 ans.)
- 48
- une composition bitumineuse. (6 mai. — 10 ans. )
- Trente-neuvième année. Septembre 1840.
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- 3g6. M. Meigret (H.-C.) , à la petite Villette^ près Paris ; fours à cuire le plâtre, qu’il nommq prompts cuiseurs. (3q septembre. —* 1 o ans.) ; î
- 397. M. Ajassors, rue de la Cerisaie , 8; améliorations apportées tant à la fabrication qu’à la qualité et .à la revivification des vieux plâtres, (g octobre. — i5 ans.)
- 3g8. M. LeveiUé, à Darnetal ( Seine-Inférieure ) ; nouvelle machine destinée à cuire au charbon de terre le plâtre en pierre . ainsi que les poussières ou menus. (12 octobre.—10 ans.)
- PLUMES A ÉCRIRE. '
- 3gg. M. Jolly (A.-E.), nie Saint-Martin * 224 ; améliorations apportées dans les porte-plumes. (8 mars. —- 5 ans.)
- POELES.
- 400. M. Morin {G.-H.), à Bordeaux ; nouveau système de poêle calorifère à maximum d’effet utile, (g janvier. —- 10 ans.)
- 401. M. Duchon (C.) , à Lyon ; poêle en fonte à galerie et à flamme renversée. (20 j uillet. — 5 ans.)
- 402. MM. Accarier etDufoumel, à Arc, près Gray ( Haute-Saône ) ; poêle économique en fonte de fer (14 décembre. — 10 ans.)
- POIDS.
- 4©3. M. Toumsin {J.-L.), place Saint-Sulpice, 10 ; perfectionnements dans les poids en cuivre. (24 septembre. — 5 ans.)
- POMPES.
- 404. M. Letestu (M.) r rue J.-J. Rousseau , 18; pompe universelle sans clapets ni piston , pouvant être entièrement construite en métal. (22 janvier. — 5 ans..)
- 405. M. Leda(A.-F.), rue de Grenelle-Saint-Germain , 61 ; pompe ayant une poulie à deux engrenages en remplacement du balancier. (3i janvier. —5 ans.)
- 406. M. Hussenet ( M.-A. ), vieille rue du Temple , 80 ; pompe à rotation excentrisée. (12 février. — 5 ans.)
- 407. M. Chctrrière , me de l’École-de-Méde-cine, g ; nouvelle espèce de pompe à écoulement continu, applicable à divers usages domestiques ou industriels, et notamment aux injections thérapeutiques, (g octobre. — 10 ans.)
- 4°8. M. Iiale , rue de Clroîseul , 2 ter ; peri-fectioenemeuts dans les pompes rotatives. (23 décembre. — 10 ans.) ;
- • =.. : ; PONTS.
- 4©9- M. Lavanchy (J.~B.), rue de l’Arbre-Sec , 33 ;.pout portatif ployant, à coulisse et à roulettes. (22 août. •*— ro ans.)
- POTERIES.
- 410. MM. Legé (J.) et Praux (.E.-H.), à Bordeaux ; moyen d’opérer le transport des impressions lithographiques sur les poteries en général. (22 janvier. — i5ans.) *
- PRESSES.
- 4i 1. M. Jollat {J.-B.), rue des Filles-Dieu, 6; presse à. double effet et à piston. (18 janvier. — 5 ans.)
- 412. M. Ryland (J.) , de Londres , rue Fa-vart, 8, à Paris; construction de nouvelles presses à vis. (6 février. — 10 ans.)
- 4*3- M. Lenoir {A.-J.) , à Beauvais (Oise) ; nouvelle presse portative , propre à faire du cidre et du vin. (22 juin. — 5 ans.)
- PRESSES D’iMPRIMEBIE.
- 4*4- M. Coursier (P.), passage de l’Industrie , faubourg Saint-Martin ; presse propre à opérer tout genre d’impression , notamment applicable à la lithographie, la zincograpbie, l’autographie , la gravure en taille-douce , etc. (6 avril.—5 ans.)
- PRESSOIRS.
- 415. M. Luteaud (E.), à Locbé (Saône-et-Loire) ; nouveau pressoir qu’il nomme pressoir à la Luteaud. (3o mars. — 5 ans.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 416. M. Pelouse (T.-J.), à l’hôtel des Monnaies, à Paris ; nouveau procédé de fabrication de l’acide sulfurique. (3i janvier. —15 ans.)
- 417. M. Buran (E.) ; rue du Temple , 1 ig ; nouveaux moyens d’extraction du soufre des pyrites et d’autres sulfures. (22 mars. —-5 ans.)
- 418. M. Delaunay {A.-H.) , rue du Four-St-Germain , 47 > nouvelle méthode de fabriquer le carbonate de soude. (27 mai. — iSans.)
- 4 * g. M. Rousseau (E.), rue Poultier, 14, île Saint-Louis ; méthode de fabrication de l’acide sulfurique. au moyen de l’acide sulfureux
- e
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- par faction simultanée «Tua courant d’air atmosphérique et de vapewrd’eau. (9 septembre — io ans.)
- 4*o. M. Berend (S.-S,), dé Liverpeot , rue Favart, 8; perfectionnements dans les procédé d’extraction de Ja sonde de l’hydrochlorate de soude (sel marin). ( 19 septembre. — i5ans.)
- RAISIN.
- 4^f. M. Bechade fils (S.), à Bordeaux ; machine à égrener le raisin, qu’il nomme égrap-poir à godets. (26 janvier. — 10 ans.)
- RASOIRS.
- 422. MM. Molerat et compagnie , rue Geoffroy-!’ Àngevin , y ; nouvelles boîtes et étuis à rasoirs. ( v r mai. — 5 ans.)
- réglure.
- 423. M. Violette , à Brest ; instrument qu’il nomme linéagraphe, au moyen duquel on obtient une ou plusieurs portées de musique d’un même coup, et aussi des réglures d’états, de registres et tracés au crayon. ( 25 juillet. — 10 ans.)
- 4a4- M. Dubée (C.), à Nantes ; composteur mobile avec tire-lignes renforcés, et réservoir mobile , au moyen duquel on peut exécuter toutes sortes de réglures au châssis de quelque modèle et avec quelque changement que ce soit. (22 août. — 5 ans.)
- reliüre.
- 425. M. Jalasson (J.-D.) , rue de Choiseul ,
- 2 ter ; nouvelle reliure à couverture métallique mobile. (27 mars. — 5 ans.)
- 426. M. Moreau (P.) , à Saint-Dizier, Haute-Marne) ; nouveau mode de reliure des livres et registres en bois et à charnières. (i5 avril.—
- 5 ans.)
- 427. M* Roumestant ( V.-N. ), rue de Choiseul , 2 ter ; registres perfectionnés, collés au caoutchouc et cousus. (19 septembre. — 5 ans.)
- RIZ.
- 42$. MM. Foussat frères , à Bordeaux ; machine nouvelle destinée à épailler et glacer le viz. (17 août. — 10 ans.)
- routes.
- 429. M. Fabre cl’ Olive t (J.-A.}, rue de Pon-thieu , 12; nouveau système de pavage qu’il
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- lïOtmne ehaiessêes adhérentes mobiles. (z5 avril. — 10 ans. ) 1
- 430. M. fVhite (J.-C.), de Londres, rue Fa-vart, 8 , à Paris ; perfectionnements dans la construction des routes de toute espèce et généralement de tous les endroits qui exigent un pavage quelconque. (8 juillet.— 10 ans.)
- SAVON.
- 431. M. Beaulard (A.-E.) , passage du Ponceau , 12 ; création de quatre produits différents des eaux de savon jusque-là perdues et inutiles. (i4 janvier. — i5ans.)
- 432. M. Miles-Berry , de Londres , rue de Choiseul ,2 ter y à. Paris ; appareils perfectionnés , employés dan» la fabrication du savon.
- ( 6 avril. — i5 ans.)
- 433. M. Reboul ( J.-F.-H. ), à Marseille ; composition d’un savon dit savon gris. (12 septembre. — 10 ans.)
- SCIES.
- 434. MM. Peugeot frères, à Hériinoncourt (Doubs) ; fabrication des lames de scie de petites et moyennes dimensions, amincies régulièrement des dents aux dos, au moyeu du Laminoir. (5 septembre. — i5 ans.)
- SCULPTURE.
- 435. M. Ardisson (A.), à Belleville, près Paris ; moyens propres à reproduire sur bois tout ce que la sculpture peut produire. (3o septembre. — io ans.)
- SELLERIE.
- 436. M. Duclos ( P.-L.), rue du Faubourg-Saint-Denis , ri4 ; nouvelle selle élastique, avec arçons en fer. (9 janvier. — S ans.)
- 437. M. Peyrels {P.-G.) , rue de Provence,
- 52 ; selle de dame à fourche mécanique. (17 avril. — 5 ans.)
- SERRURERIE.
- 438. M. Roy, à Saint-Blimont (Somme) ; nouveau mécanisme de serrures. (6février.—5 ans.)
- 43g. M. Herbinol (C.-M.), passage Philibert,
- 7, faubourg du Temple ; nouvelle serrure. (12 mars. — 5 ans.)
- 44»- M. Bellenger-Picard (G.-F.), à Caude-bec-lès-Elbeuf (Seine-Inférieure) ; nouveau sys-
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- tème de verrou destiné à fermer toute espèce de portes et fenêtres. (26 juin. — 5 ans.)
- 44 * - M. Dailly (L.) , rue de Grenelle-Saint-Germain, 86 ; système de serrure perfectionné et simplifié. (29 juin. — 5 ans.)
- 442. M. Gérard (E.-F.), rue Saint-Denis , 3g6 ; nouvelle serrure fonctionnant à un tour et demi avec un foliot. (3i juillet. — 5 ans )
- 443. M. Bournet {P.-J.) , à Fontainebleau ; serrures nouvelles fonctionnant au moyen d’un système de bascule , d’une combinaison très-simple , d’une confection facile, élégante et fort économique, et d’un emploi varié très-commode. (3i juillet. — 5 ans.)
- 444- M. Letestu (J.-M. J, rue J.-J. Rousseau, 18 ; cadre de tableau à quatre clefs. (9 septembre. — 5 ans. )
- SOIE.
- 445. M. Dunod (J.-B.), à Lyon ; mécanique propre à filer la soie , la sécher, tordre et dévider par une seule opération, et moulin propre à organsinerla soie. (3i janvier.— i5ans.)
- 446. MM. Durand frères, à Grasse (Drôme) ; machine à battre les cocons. (31 janvier.—5 ans.)
- 447- M. Mitifot (K), à Loriol (Drôme); nouveau procédé qui doit empêcher la soie de casser dans les fabriques où on la dévide. (19 février. — 5 ans.)
- 448. MM. Eigezzi-Riva (D.) et Doninelli(A.), à Lyon ; mécanique propre à mouliner la soie en organsin et trame tout à la fois, et d’une manière plus parfaite que toutes celles connues. (19 février. — 10 ans.)
- 449- M. l'Vhite (/.), de Londres, rue Favart, 8, à Paris ; perfectionnements apportés dans la construction des métiers à préparer et filer les bourres ou déchets de soie , soit purs, soit mélangés avec la laine , le lin et autres matières filamenteuses. (12 mars. — 10 ans.)
- 450. M. Mirial (S.), à Anduze (Gard); mode de perfectionnement de peignage applicable aux déchets de soie. (25 avril. — 10 ans.)
- 451. M. Esprit (J.), rue de la Coutellerie , i3 ; perfectionnements propres au tissage des étoffes de soie unies, telles que taffetas lustrés et satins. (3o septembre. *— 5 ans.)
- 452. M. Morin à Montanày ( Ain ) ; métier mécanique propre à filer la soie au cocon , la filager, tordre , dévider, doubler et mouliner dans une seule opération, ét à défaut de cocons doubler et mouliner également dans une seule opération les soies filées ou grèges. (10 décembre. — 10 ans.)
- SOUFFLETS.
- 453; M. Delaforge (E.-C.), rue de Choiseul, 2 ter; soufflet de forge avec réservoir alimenté par deux ventilateurs simultanément. (27 mai. — 5 ans.)
- spartekie.
- 454. M. Arqué, rue Bourbon-Villeneuve , 23 ; apprêt de la sparterie gazée des deux côtés. (25 octobre. — 5 ans.)
- STUC.
- 455. M. Bex , rue de Monsieur ,11; nouveau stuc. f3i octobre. — 10 ans.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 456. M. Saillard {A.-V.), àVaugirard, près Paris ; procédés de fabrication d’un produit dit bouillon de voyage. (3 juillet. — 5 ans.)
- 457. M. Fastier (L.-A.), rue Neuve-Saint-Eustaclie, 41 ; moyen de conserver les substances alimentaires, opéré par le vide obtenu par un nouveau procédé et par une nouvelle application du calorique, et nouveau système de vases. (17 juillet. — i5 ans.)
- 458. MM. Bertrand (F.) et Feydeau {A.), à
- Nantes ; nouvelle confection de vases de fer-blanc ou fer battu étamé, propres à contenir des substances alimentaires , et procédé au moyen duquel on peut les souder et dessouder ainsi que leurs couvercles sans que ceux-ci ni les vases soient endommagés. (25 juillet. — 10 ans.) •
- SUBSTANCES ANIMALES ET VEGETALES.
- 45g. M. TVoodheat, de Londres , rue Favart, 8, à Paris ; moyens et procédés propres à empêcher la détérioration de certaines substances animales et végétales destinées à divers usages. (8 juillet. — 10 ans.)
- 46o. MM. /oar^a«frères(71.-F’.), à Marseille; mode de préparation relatif à la conservation
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- des -substances animales et végétales en nature. (a5 juillet. — 5 ans.)
- 4 461 • M. le baron de Suarce, de Londres, rue deChoiseul, 2 ter ; procédé perfectionné, propre à obtenir des extraits de substances végétales -et animales, applicables à L’extraction des couleurs, du tanin , des huiles essentielles , et à l’obtention de tous les extraits pharmaceutiques* (5 septembre. — 15 ans.)
- SUCRE.
- 462- M. Dogliani (S.) , rue Dauphine , 45 ; nouveaux appareils propres à la superposition des formes à sucre. (6 mai. — 15 ans.)
- 463. M. Colin (P.-J.)^ rue deChoiseul, 2 ter; perfectionnements apportés aux formes à sucre. (6 mai. — i5 ans.)
- 464. MM. Verneau{S.-M.) et Monroy(C.-A.), rite Marsollier, i3 ; appareil propre à la fabrication du sucre. (22 mai. — 1 o ans.)
- 465. M. Beisson (J.-H.), à Marseille ; filtre à l’usage des raffineurs de sucre. (3 juin. — 10 uns.)
- 466. M. Okey (C.), rue duFaubourg-Saint-Honoré , 35 ; moyen propre à ôter au sucre brut de betterave l’odeur particulière et le goût salin et amer qu’il possède. (10 août. — ïo ans.)
- 467. M. Charpentier (C.-J.), rue Neuve-Saint-Augustin , 5o ; nouveau système d’extraction du sucre de betterave. (3o août. — 10 ans. )
- 468. M. Beitin , à Bordeaux ; nouvelle méthode d’épuration ou de blanchiment du sucre . dans les formes destinées à remplacer le terrage et qu’il nomme blanchiment par ablution. (3i octobre. — i5 ans.)
- SUIF.
- 46g. MM. Taulet (C.) et Hamelin (F.), rue Neuve-des-Petits-Champs, 42 j procédés et appareils employés à la fonte du suif en branche par la vapeur. (8 mars. — i5 ans.)
- 47 o. MM. 'Thibault fils et Perraud, à Nantes ; fonte des suifs en branche sans aucune odeur in-xommode , sans creton et sans danger du feu. (18 juillet. — 5 ans.)
- SUREITE.
- 471. M. Guyot (.J.-M.), rue de la Paix , 4 bis; petite oreille cornet acoustique fort légère, tenant sur la tête et qui rend de suite l’ouïe au moyen d’une vis qui resserre ou relâche à volonté cet appareil. (3o mars. — 5 ans.)
- 472. M. Rveillard (C.-A.), aux Prés-Saint-Gervais, près Paris ; appareil propre à prévenir les vols qui se commettent dans les appartements pendant l’absence des personnes qui les habitent. (6 février. — 5 ans.)
- TABAC.
- 473. Mme Casaubon et M. G anal, rue Saint-Fiacre, 20; nouveau procédé propre à la? préparation et à la fabrication des tabacs à fumer, à priser et à chiquer. (9 janvier. — i5 ans.)’
- TABLEAUX.
- 474. MM. Vallée et Bourniche ; toiles archi-grométriques à tableaux .(10 décembre.— 5 ans.)
- TEINTURE.
- 475. MM. Aynard (A.), Pinchon{A.)t Laurent (J.-B.) et Denuelled’Hérouville (J.-S.), rue Neuve-Saint-Eustache , 53 ; procédés simples et économiques, propres à remplacer l’indigo. (26 septembre. — i5 ans.)
- TERRASSEMENT.
- 476. M. Guêrard(L.-J.-F.), rue Villot, 4 bis, quai de la Râpée ; machine qu’il nomme géocopte , destinée à faire tous les ouvrages de terrassement pour l’exécution des chemins de fer, canaux , défrichements et autres ouvrages analogues. (17 avril. — 10 ans.)
- TERRES.
- 477. M. Brisset (A.-P.), rue Pavée-Saint-André-des-Arcs, 1 ; nouveau système de transport des terres. (6 février. — 10 ans.)
- 478. M. Truffaut (L.-H.), rue Favart, 8 ; mode de culture et de fertilisation des terres. (12 juin. — 10 ans.)
- TISSAGE.
- 479. M. Eude (N.-F.), à Rouen ; procédé au moyen duquel la chaîne se trouve prise en tissant. (22 mai. — 10 ans.)
- 480. M. Haley (J.) ,de Manchester , rue de Choiseul , 2 ter , à. Paris ; perfectionnements
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- dans les appareils employés pour encoller les fi1à de chaîne, (n mai. — i5ans.)
- 481. MM. Fergussonct Bornèque, à Bavillîers (fiâut-Bhin) ; nouveau procédé propre à l’application du tambour au tissage mécanique , â l’effet d’augmenter le nombre des marches en Usage jusqu’à ce jour, et obtenir par là des tissus façonnés. (26 juin. — 5 ans.)
- 48?.. M. Penelle, à Domfront (Orne) ; appareil de tissage au moyen duquel les mains de l’ouvrier sont inutiles pour pousser la navette. (5 décembre. — 5 ans.)
- TISSUS.
- 483. M. Auduc {/.-/?.), à Lyon ; combinaison de differents mécanismes à l’effet de produire une machine propre à fabriquer des tissus unis, façonnés et variés , mélangés ou non avec lfe point de dentelle. (. *r mars. — 10 ans.)
- 484- MM. Benoît frères et Vergues (F.) , à Montpellier (Hérault) ; machine propre aux foulage , dégraissage et lavage des lainages, et autres tissus. (17 juillet.— i5 ans.)
- 485. MM. Balp (.y.) et Blaquière fils, à Lodève, (Hérault) ; appareil destiné à effiler la matière des vieux tissus et à la rendre propre à une nouvelle fabrication. (10 juillet. — 5 ans.)
- 486. M. Périlleux-Michelet, rue de Choiseul, a ter ; canevas d’un nouveau genre, propre à la tapisserie à l’aiguille. (3i juillet. —Sans.)
- 487. M. Despréaux (A.), k Courbevoie(Seine); nouveau genre d’étoffes imitant les étoffes brochées à laJacquart. (24 septembre. — i5ans.)
- 488. M. Coignet, rue Bleue , ; 8 ; procédés de fabrication de nouveaux crêpes façonnés. (5 décembre. — 5 ans.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 489. MM. Thibaut, de la Fresnaye et LaBbé, à Caen (Calvados) ; procédé d’imperméabilité des tissus eu fil de lin, chanvre , coton , soie , laine, etc., au moyen de la vicïne et du caoutchouc combinés. (9 octobre. — 10 ans.)
- 4qo. MM. F au (F.) et Bernadac-Dclarbrc , rue des Vinaigriers , 27 ; procédé propre à rendre imperméables à l’eau, sans intercepter le passage de l’air , toutes les étoffes de laine, co-on, chanvre et lin, et autres tissus ou feutres
- susceptibles d*éu recevoir l’application. (6 avril. — 5 ans.)
- 491 - M. Vivien-Guérin (P.), rueFavart, 8; moyens et procédés mécaniques propres à rendre les étoffes imperméables à l’air et à l’eau. (27 mai. — 5 ans.)
- TOILES MÉTALLIQUES.
- 492. M. Crcspel-Dellisse , à Arras (Pas-de-Calais) ; nouvelle toile métallique garnie de substances animales ou végétales , devant être appliquée à divers genres d’industrie, et principalement à l’extraction du jus de betterave. (3o décembre. — Sans.)
- TONNEAUX.» '
- 493. M. Guebhard fils, rue du Temple, >19 ; procédé propre à extraire et recueillir des barriques , futailles et tonnes vides , les esprits , huiles et autres liquides ou matières quelconques dont elles restent ordinairement imprégnées, servant aussi, aies nettoyer et à les priver de l’odeur et’ de la couleur que ces matières déposent dans les pores du bois. (i5juin. — i5 ans.)
- 4g4- M. Cartier (E.-J.), rue des Marais-du-Temple, 4o ; moyens mécaniques propres à fabriquer les douves et fonds de tonneaux et autres objets de tonnellerie. (26 juin. — i5ans.)
- TOURBE.
- 4g5. M. Demarest (P.), à Belloy-sur-Somme, (Somme) ; machine propre à l’extraction de la tourbe. (25 avril. — i5 ans.)
- TOURS.
- 4g6. M. Truffaut (L.-H.), rueFavart, 8; nouvelle combinaison de mécanismes , propre à tourner ou à former les objets ronds. (26 août. — jo ans.)
- TREUIL.
- 497. M. Cornu (E.-A.y r au Havre ; treuil mécanique: pour le déplacement, dés fardeaux. (ier mars. — 5 ans.)
- TRICOT.
- 498. M. Delarothière (J.-A.), à Troyes; fabrication d’une nouvelle espèce' de tricot et son application à la confection d’objets sanscottUice. (3o septembre. — 10 ans.)
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- ~4gg. Le même, fabrication d’une nouvelle espèce Je tissu ou tricot doué d’élasticité dans, un sens seulement. (3o août. — i o ans,)
- /TULLE.
- 5oo. MM. Bigmit frères, à Morcorat (À^sne); mécanique fabriquant ua tulle façon -dentelle dite Valencienne. (3i octobre. — 5.ans )
- TUTAUX.
- 5ot. JVI. Thartmd (P.), à Limoges ; moyens et procédés de lutage, mise en œuvre et établissement des tuyaux émaillés en terre cuite composée , de toute dimension , avec rapports de proportion entreles Iran leurs, épaisseurs et diamètres , conducteur d’air, liquides, vapeur et gaz. (8 mars. — 10 ans.)
- 5oa. M. Beaumont t rue de Choiseul, a ter-, perfectionnements dans les machines ou appareils employés pour former des tuyaux ou des tubes en plomb ou en d’autres métaux mous et dans la manière d’étamer ou de revêtir ces tuyaux, tubes ouautres articles avec une couche d’aulre métal. (23 décembre. — 15 ans )
- TTPOGRAPHIE.
- 5o3. M. Feuillet (L.-F.)i rue du Vert-Bois, 3 ; presse mécanique à platine à l’usage de la typographie. (3o août. — 5 ans.)
- 5oj. M. Colson (D.-J.), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; nouvel alliage propre à la fabrication des caractères d’imprimerie. (3o août.
- i5 ans.)
- 5a5. M. Feuillet (L.-F.), rue Neuve-Saint-Martin , 3o ; machine à fondre Les caractères d’imprimerie, (i 2.septembre. — 15 ans.)
- 506. MM. Dupont frères, rue de Grenelle-Saint-Honorë , 55 ; nouveau procédé de réimpression nommé -par eux lit ho - typographie. (23 décembre. * i5.a»s.)
- Ustensiles culinaires.
- 507. M. Coulon (J.), rue Favart, 8; nouveau gril propre à cuire toute espèce de viande et poisson sans odeur ni fumée. (19 septembre. — 5 ans.)
- 6 VAPEUR.
- 508. M. Benson (/.), de Londres , rue Favart, 8, à Paris ; méthode perfectionnée décondenser la vapeur et de ramener dans la chau-
- dière l’eau ainsi condensée. ( 1{^juillet.—-ioans.)
- ' VELOURS.
- 509. M. Mialet (G.)yà Lyon ; rabot régulateur avec son pince, propre à la fabrication des vtelours. (6 avril.—'5 ans.)
- 510. MM. Barillot et Snvct, àLvon; nouveaux procédés à l’aide desquels les velours sont exempts du défaut connu sous Je noua d'aiguisage. (7 j uin. — 1 o ans.)
- VENTILATEUR.
- 5i 1. M. Baillie (B.) de Londres, mfe de Choiseul, 2 ter, â Paris; ventilateur perfectionné. (26 juin. — 1 o ans.)
- VERNIS.
- 5 ta. M. de Cuzenove (C), àEpernay (Marne); fabrication du vernis-copal dissous par l’alcool absolu pur, (,20 juin. — 10 ans.)
- VERRE.
- 5i3. M. Truffant, rue Favart, 8; procédés propres à user et polir le verre à vitre et les feuilles de verre blanc (crown-glass). (6 février-, — 10 ans.)
- 5.4- MM. Grégoire et compagnie , à Saint-Evroult ( Orne ) ; procédés de fabrication du verre-marbre. (t2 février. —- 5 ans.)
- 515. MM. Coutures frères, à Bordeaux; fabrication des bouchons de verre de toute espèce applicables aux bouteilles, flacons, fioles , etc. (8 mars. — 5 ans.)
- 516. MM. Rèaller^Brépols de Saint-Pcrray et Desfossés (A), à Lille (Nord) ; nouveau procédé d’étendage du verre. (17 juillet. — i5 ans.)
- 517. Les mêmes; étamage sans pression du verre à vitre pour glaces communes au moyen d’un alliage fusible appliqué à l’aide dé la chaleur. (26 août. — i5ans.)
- 5.8. M. Léonard (L.-J ), à Charleville (Ardennes) ; nouveau procédé d’étendage du verre à vitre. (9 septembre. — 5 ans.)
- VÊTEMENTS.
- 5 j 9. M. Brisbarl ( E. - A.) , à Montinirail (Marne) ; sous-pieds qu’il nomme articlides. (26 janvier. — 5 ans.)
- 520. M. JViss (C.-F.) , rue de Choiseul, 2
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- terj perfectionnements dans les guêtres et les brodequins. (24 septembre. — 5 ans.)
- VIANDES.
- 5a 1. AI. Buquet, à Bordeaux ; machine propre au hachage des viandes et autres corps, gras ou non. (19 septembre. — 5 ans.)
- VIN.
- 5a2. M. Painparé (F.), rue Favart, 8; procédés propres à fabriquer du vin de sucre. (7 juin. — 5 ans.)
- 523. M. Sérane {J. - L.), à Montpellier ; nouveau procédé de vinification. (3 juillet. — 5 ans.)
- VOIT ORES.
- 524. M.Raulin (J.-B.), rue Grange-aux-Belles, impasse Sainte-Opportune ; système de ressorts à compression d’air propres à suspendre toute espèce de voitures, ainsi que pour tout autre objet où l’élasticité est nécessaire. (6 février.— 10 ans.)
- 525. M. Pasquier (J.-J.) , rue de Sèvres , i33; nouvelles dispositions de voitures destinées au transport des ânesses laitières. ( 19 février. — 5 ans. )
- 526. Al. Bergeron (P.), à Bordeaux ; nouvel essieu de voiture nommé essieu-Bergeron. (22 mars. — » 5 ans. )
- 527. M. Buchanan (.J.-C.), de Glascow, rue de Choiseul, 2 ter, à Paris ; perfectionnements apportés à la construction des voitures marchant sur les routes ordinaires et les rails-routes. (27 mai. — i5ans.)
- 528. M. Rigoureux (S.), rue Grange-Batelière, 18 ; nouveaucricà vis. (22 juin. — 5 ans.)
- 529. Le même, nouveau tirage de voiture. (22 juin. — 5 ans.)
- 530. M. Leroy {J. -J.), rue du Faubourg-Saint-Denis, 164 ; nouveau système de voiture et de charrue. (29 juin. —5ans.)
- 531. M. Maréchal (/?.), à Bordeaux ; échan— tignolle mécanique, et essieu mobile sur se» quatre portées, propre à toute espèce de roulage. (20 juillet. — 10 ans.)
- 532. M. Houdinet (P.), rue du Sentier, 18 ; système d’inversabilité pour toutes les voitures suspendues ou non suspendues. (25 juillet. — i5 ans.)
- 533. M. Buros (7.), rue du Faubourg-Saint-Honoré, 4<>; essieux tournants et voitures à caisse suspendue aux ressorts. (22 août. — 10 ans.)
- 534 M. Constant (7.-2?.),àBordeaux ; système d’essieux brisés à trois roues, applicable à toute espèce de voiture. (3o août. — 1 o ans.)
- 535. M. Hue , à Mortagne (Orne) ; machine tendant à économiser le tirage des chevaux , et qui peut s’adapter à toute espèce de voiture. (16 novembre. — 5 ans.)
- VOLETS.
- 536. AI. Levasseur (F.-D.), au Havre (Seine-Inférieure) ; appareil qu’il nomme volets à engrenage, au moyen duquel on peut de chez soi fermer sa boutique , si grande qu’elle soit, dans l’espace de trois minutes , avec la force d’un enfant de 8 à 10 ans. (22 mai. -—10 ans.)
- WAGGONS.
- 537. AI. Cousin (E.), rue de la Paix, 6 ; nouveau waggon à train mobile, pouvant circuler sur chemin de fer et route ordinaire. (12 mars. — 5 ans.)
- 538. AI. Chesnaux (C.-F.), rue de Navarin , 17; perfectionnements applicables aux waggons circulant sur les chemins de fer et dans toutes les courbes. (i5 juin. — i5 ans.)
- 53g. AI. Gerbet (A.-J.), rue Meslay , 65 ; nouveau waggon terrassier. (9 septembre. — 5 ans.)
- \
- Imprimerie de L. BOUCHARD-HUZ ARD, rue de l’Éperon, 7.
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- trente-neuvième ann. (N° CCCCXXXYI.) oct. mo.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- __ mu h TTTT—n»M i
- ARTS MÉCANIQUES. — sculpture.
- Rapport fait par M. Amëdëc Durand, au nom du comité des arts mécaniques, sur un procédé de sculpture en bois inventé par MM. Graenaker et Frantz.
- Parmi les opérations qui semblaient pouvoir porter aux conceptions et aux ressources industrielles un défi irrévocable était assurément la sculpture en bois, considérée suivant l’exacte signification de ces mots. La sculpture est Je travail au moyen duquel la pensée de l’artiste, quelle qu’elle soit, et conçue en dehors de toute préoccupation relative aux moyens d’exécution, reçoit une réalisation ; il faut donc que ce travail obéisse à toutes les modifications de cette pensée et ne soit dépendant que d’elle. Il opère en conservant à la matière qu’il traite, et, dans le cas qui nous occupe, c’est le bois, son organisation intime. Tout ce qui est étranger à la forme à produire doit se trouver enlevé; tout ce qui est la substance de cette forme doit rester dans les conditions quelle tient de la nature; Tout autre travail qui modifie l’organisation de la matière, tel que la compression pour obtenir les formes, est un moulage, un frappage, mais n’est pas de la sculpture; tout autre travail qui, respectant l’organisation de la matière, et en enlevant les parties étrangères à la forme à produire, ne peut en même temps se plier à toutes les exigences de la pensée, et n’opère que dans des conditions géométriques, n est pas de la sculpture, c’est un genre de guillochage.
- Les effets peuvent en être variés à l’infini, mais ne peuvent jamais être assimilés à la sculpture, qui a pour base la pensée humaine et doit la rendre dans toutes ses modifications et son intégrité.
- Les produits industriels qu’a présentés M. Frantz aîné sont en même temps des productions artistiques, car ils renferment tous les caractères de la sculpture en bois.
- Trente-neuvième année. Octobre 1840.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- La forme y est obtenue avec netteté et précision, au moyen d’un procédé tellement simple, que le premier exemple s’en perd dans la nuit des temps, et qu’il n’a jamais été employé que par des hommes à l’état sauvage. Pour enlever la matière sous laquelle se trouve la forme à produire, la combustion est employée, comme elle le fut pour creuser les premiers canots.
- Dans cette idée se trouve la seule ressemblance-qui existe entre le procédé nouveau et ce qui était connu : le reste a droit au litre d’invention.
- Le mérite en appartient à deux auteurs; l’un qui n’a pas fait défaut à l’œuvre, mais à la récolte de ses fruits, est feuM. Frantz jeune. L’industrie n’est pas seule à regretter la fin prématurée de cet intéressant jeune homme ; l’école gratuite de dessin, dont il fut un des plus brillants lauréats, lui doit et lui conserve un douloureux souvenir : l’autre auteur de l’invention est M. Graenctker, sculpteur d’ornements, renommé parmi les plus habiles. Tout ici ajoute un intérêt particulier à l’invention, puisque ce sont ceux qui avaient besoin de la chose qui l’ont cherchée, l’ont trouvée, l’ont étudiée, et l’ont transformée en une opération industrielle des plus faciles et des plus propres à devenir la base d’une grande fabrication. Voici en quoi consiste le procédé :
- 11 a été dit plus haut que la matière, le bois à enlever, était brûlée ou convertie en charbon ; cet effet est dû à l’application, avec l’aide d’une forte pression, d’un moule en fonte de fer chauffé jusqu’au rouge ; on. aperçoit de suite que le moule ne transmet pas immédiatement sa forme au bois, mais la produit avec l’interposition d’une couche de charbon. Remarquons que cette couche ne doit jamais avoir plus de deux à trois millimètres d’épaisseur, ainsi qu’il va être expliqué, et que, plus elle est mince, et plus la sculpture a de netteté.
- Pour que cette netteté Soit obtenue, il faut que la couche carbonisée soit limitée de la manière la plus exacte possible, et qu’il n’y ait, entre le moule et la forme produite, que du charbon parfait, c’est-à-dire friable et pouvant se détacher facilement sous l’action d’une brosse. La forme perdrait beaucoup de sa netteté et le procédé de sa certitude, s’il se trouvait, entre le charbon parfait et le bois inférieur, une couche de bois à l’état de charbon roux, c’est-à-dire carbonisé à différents degrés et cédant irrégulièrement à l’effet du brossage. Pour obtenir ce résultat indispensable de limiter l’action comburante du moule chauffé au rouge, on a la précaution d’immerger le bois à travailler, jusqu’à ce qu’il soit entièrement saturé d’eau; cette eau? sous l’action du moule, se convertit- en vapeur et ne permet, dès lors, d’employer qu’une pression intermittente qui en facilite l’écoulement. Si eette pression était continue, la vapeur pourrait Se trouver assez comprimée dans certaines places pour que son expansion détachât quelques pareelles de bois et compromît la perfection du résultat.
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- SCULPTURE.
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- L’action du moule sur le bois ne dure que vingt secondes environ; elle est simplement le résultat de l’emploi d’un levier qui quintuple le poids de l’ouvrier, qui s’assied dessus et donne à sa personne un mouvement vertical très-répété ; après ces vingt secondes, le bois est retiré de la presse et jeté dans l’eau pour, d’une pari, arrêter la combustion du charbon, et,.de l’autre, faciliter sa dispersion sous l’action d’une brosse. Par ces opérations, répétées autant de fois que l’exige la profondeur du moule, on obtient un relief qui reproduit avec fidélité les détails du modèle primitif.
- Une chose à faire remarquer, c’est que l’imbibition du bois par l’eau étant une des conditions du procédé, plus les bois sont spongieux et plus facile est l’opération, et que, par conséquent, les bois les plus communs sont les plus propres à être convertis en objets sculptés. Cette transformation n’affecte pas seulement leur forme, elle a une influence profitable à leur dureté, qui s’en trouve très-sensiblement augmentée. L’aspect des sculptures ainsi obtenues sur le bois de peuplier ou de marronnier acquiert beaucoup de ressemblance avec celui du vieux noyer et est d’un effet très-agréable.
- Dans les nombreux produits de cette invention, on trouve toutes les qualités qui constituent la bonne sculpture ; les formes sont accusées avec fermeté, souplesse/légèreté et délicatesse, suivant le sentiment de l’artiste qui en a créé le premier modèle.
- Cette industrie, quoique récente, s’appuie sur un atelier assez bien monté pour qu’elle puisse entreprendre tous les travaux qui lui seraient demandés : elle est déjà riche d’un grand nombre de modèles d’un mérite remarquable et qui sont dus à la main habile de M. Graenaker; elle a produit des bas-reliefs d’une saillie et d’une dimension tout à fait en rapport avec l’une de ses destinations, la décoration des édifices publics et des habitations particulières. Quant aux objets d’une moindre étendue, destinés à la décoration de petits meubles, il ne reste aucun doute que la simplicité et l’économie de ce procédé n’en vulgarisent l’emploi de la manière la plus étendue.
- Par suite des considérations qui viennent d’être exposées, le comité des arts mécaniques propose
- 1 ° Que le présent rapport soit renvoyé à l’examen de la commission des médailles ;
- 2° Que son insertion soit admise dans le Bulletin (i).
- Signé Amédée Durand , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- (i) La Société a décerné, dans sa séance générale du 12 août dernier, à MM. Frantz aîné et Graenaker, la médaille d’or pour leurs travaux. (Yoy. Bulletin d’août, p. 3io.)
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- 384 ARTS MÉCANIQUES. --INDÜSTRIE ÉTRANGÈRE.
- _ZYote sur les établissements industriels du grand-duché de Bade ; par M. Théodore Olivier (i).
- Lorsque les membres de la Société d’encouragement voyagent, sans nul doute ils s’empressent de recueillir des renseignements sur l’industrie des localités qu’ils visitent, et leur devoir est de venir, dans l’intérêt de l’industrie française, vous rendre compte, à leur retour, des documents qu’ils ont pu se procurer.
- M’étant proposé, depuis longtemps, d’aller visiter l’école polytechnique établie à Carlsruhe, dans le grand-duché de Bade, j’ai pu enfin, dans le mois de juillet dernier, exécuter le projet conçu depuis plusieurs années.
- Il me semblait, d’après les renseignements que je m’étais procurés, que cette école devait être organisée sur le plan de notre école centrale des arts et manufactures, et, de plus*, qu’en la visitant je serais dispensé de voir les autres écoles du même genre établies dans les divers pays de l’Allemagne, attendu qu’elles devaient être inférieures à celles de Carlsruhe.
- Dans l’exposé succinct que j’ai l’honneur de présenter à la Société , je ne parlerai point de cette école vraiment remarquable et qui comptait, au moment où je l’ai visitée, 265 élèves; dans une autre séance je vous ferai un rapport détaillé sur son organisation.
- Aujourd’hui je me propose seulement de mettre sous les yeux de la Société diverses observations que j’ai eu l’occasion de faire dans les heures de loisir que me laissait l’examen approfondi de l’école de Carlsruhe ; car, pendant quinze jours, j’ai passé de quatre à six heures par jour au sein de cette école : dès lors, on peut compter sur l’exactitude des notes que j’aurai l’honneur de vous lire plus tard.
- En visitant l’école et les établissements d’artillerie établis à Gottesau, ancien couvent et qui est situé à un quart de lieue de Carlsruhe, j’ai eu l’occasion de recueillir deux faits qui sont dignes d’intérêt ; l’un pour la géométrie, l’autre pour les constructions du matériel de l’artillerie.
- Le capitaine d’artillerie Ludwig me fit part d’une idée ingénieuse et tout à fait nouvelle et si simple, qu’il-est étonnant que personne avant lui n’y eût encore songé.
- Il s’agit d’un compas à tracer les ellipses, compas aussi simple que celui employé pour le tracé des cercles.
- (i) Cette note a été lue dans la séance du conseil d’administration du 26 août 1840.
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- 385
- Imaginez une tige cylindrique et pleine sur laquelle on fait glisser une douille cylindrique, laquelle porte une branche de compas pouvant s’ouvrir et se fermer à volonté au moyen d’un assemblage semblable à celui des têtes à compas ordinaires.
- Placez la tige cylindrique de manière qu’une de ses extrémités repose sur le plan sur lequel vous voulez tracer une ellipse, et qu’elle soit en une position fixe, tout en faisant un angle aigu avec le plan.
- Passez la douille dans cette tige, la branche de compas étant ouverte d’une quantité donnée, et supposez que l’angle d’ouverture reste invariable comme dans le compas ordinaire employé à tracer les cercles.
- Cela fait :
- Faites glisser la douille le long de la tige, tout en faisant tourner la branche de compas autour de cette tige, et de telle sorte que la pointe de la branche de compas touche le plan en toutes ses positions ; la courbe tracée par cette pointe sur le plan sera une ellipse.
- Le capitaine Ludwig n’a point encore fait exécuter son compas.
- Je le fais exécuter dans ce moment; lorsqu’il sera terminé, j’entrerai dans les détails nécessaires à connaître pour savoir l’employer, et ainsi arriver à tracer une ellipse sur deux axes donnés en grandeur linéaire. Je montrerai aussi que l’on peut, d’après le même principe , construire un compas à ellipse du même genre cpie ceux à cercle nommés compas à ba-lustre et destinés à tracer des cercles de très-petits rayons ; seulement le compas à balustre-ellipse pourra tracer une ellipse entière et sans déranger l’instrument, tandis qu’on sera obligé de retourner l’instrument destiné à tracer les grandes ellipses, lorsque les axes auront certaines grandeurs.
- Le capitaine Ludwig n’avait point encore mis à exécution son idée lors de mon départ et 11e m’a point indiqué ses moyens d’exécution ; il fera peut-être construire un compas qui différera de celui que je fais exécuter; car l’on peut matérialiser une idée géométrique de plusieurs manières différentes ; au reste, on pourra comparer et choisir entre les deux instruments.
- Le capitaine Ludwig me montra ensuite le nouveau système d’artillerie mis en expérience depuis six mois; ce système se distingue par un mécanisme tout particulier au moyen duquel on parvient à soutenir le timon dans les pièces de campagne.
- Les artilleurs allemands, et avec juste raison, n’ont pu se décider à adopter la limonière ainsi que l’ont fait les Anglais ; ils ont toujours préféré le timon et l’ancien, je pourrais dire l’antique attelage à l’allemande , dans lequel on emploie la grande volée à laquelle on attache autant de palonniers qu’il y a de chevaux de front ; ils ont toujours repoussé, et, je crois, avec raison, les
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- ARTS MÉCANIQUES.
- modes d’attelage où les chevaux tirent, trait sur trait, ainsi que cela se pratique en Angleterre et en Suède.
- Mais avec la nouvelle construction , dite à l’anglaise, des flasques et des avant-trains , la sassoire ayant disparu , le timon se relève ou s’abaisse au moindre choc. En un mot, le timon n’est, pas en équilibre pendant la marche de la voiture.
- Equilibrer le timon est un problème dont les diverses artilleries de l’Europe se sont beaucoup occupées lorsque, après les campagnes de 1813 et de 1814, on songea à adopter le système anglais, tout en repoussant l’usage de la limonière.
- En France, on a fait plusieurs essais divers : enfin on a renoncé à équilibrer directement le timon ; on le fait soutenir par le col des chevaux timoniers.
- En Suède, on a employé une sassoire, mais qui n’est plus placée comme l’ancienne derrière la cheville ouvrière , mais bien entre la cheville ouvrière et l’essieu d’avant-train. Ce système est dû au major JVrède. Mais le timon ne se trouve point équilibré dans le système suédois, quoi qu’en dise son auteur, tandis que l’on doit reconnaître que, dans la construction badoise, l’équilibre parfait est obtenu.
- La première idée de cette disposition ingénieuse est due à un sous-officier d’artillerie nommé Kaltenbrunn, natif de la forêt Noire; le eapilaine Ludwig a modifié et fait construire.
- Deux batteries complètes, pièces et caissons, sont construites d’après ce système, qui a été éprouvé pendant un voyage de trois mois dans la forêt Noire.
- On reproche à ce système d’être un peu lourd et de fatiguer les chevaux; on trouve aussi que, pour la manœuvre d.’ôter et remettre l’avant-train, les soldats ont un poids de 50 livres de plus à lever. Dans l’ancien système, les canonniers chargés de lever les flasques , au commandement d’ôter ou d’amener l’avant-train, portaient 150 livres, maintenant ils ont 200 livres à soulever ( la livre badoise est égale à un demi-kilogramme ).
- Mais les avantages de ce système sont
- 1° Que le timon est en équilibre, de sorte que les chevaux timoniers sont ménagés, et qu’ils ne risquent,plus d’être blessés;
- 2° Que les quatre roues sont égales;
- 3” Que l’angle du tournant de la voiture est droit. D’ailleurs les essieux et les roues, etqnesque toutes les ferrures, sont de même échantillon pour le 6, 8 et 12, calibres dont se compose l’artillerie de campagne, de sorte que les,rechanges sont faciles.
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- L’industrie du sucre de betterave est très-dé vélo ppée dans le grand-duché de Bade. On est parvenu à opérer la dessiccation de la betterave à feu nu, et l’on évapore plus de six fois le poids du combustible employé. L’air chaud et élevé à la température de 60° Réaumur passe, sans altérer le principe sur-eré, à travers les betteraves découpées sous forme de petits cubes, qui, après la dessiccation, sont un peu plus gros que des dés à jouer.
- On retire régulièrement 8 pour 100 de sucre du poids de la betterave non desséchée.
- La betterave desséchée par le procédé badois se conserve très-bien et sans qu’on prenne aucune précaution : j’en ai vu qui était déposée depuis trois mois dans un hangar ouvert, fort exposé à l’air humide, et qui n’avait éprouvé aucune altération.
- Ce procédé permettra au grand-duché de Bade de soutenir l’industrie du sucre indigène en présence du sucre de canne qui s’est mis en concurrence, la Hollande étant entrée dans la confédération des douanes allemandes.
- Il faut espérer que ce procédé de dessiccation sera adopté généralement en France, et que chez nous, comme de l’autre côté du Rhin, la fabrication du sucre indigène, malgré les droits dont elle est frappée avec tant de sévérité, pourra soutenir avec avantage la lutte contre les sucres coloniaux ; car il est du plus grand intérêt pour la France, et sous le point de vue politique et sous le point de vue agricole, que cette industrie non-seulement ne périsse pas, mais même se développe sur son sol.
- L’hôtel des monnaies de Carlsruhe, le seul qui existe dans le grand-duché, emploie, pour frapper les monnaies d’or et d’argent, des machines fabriquées par l’ingénieur-mécanicien et inventeur Ulhorn, de Cologne, machines que M. Tonnelier avait reproduites, en France, il y a*environ trois ou quatre ans.
- Ce sont les machines de l’inventeur Ulhorn qui sont aussi employées, en Bavière, à la monnaie de Munich. On préfère à Carlsruhe et à Munich, et avec raison, les machines d'Ulhorn à celles employées encore à la monnaie de Paris, et dites machines à balancier. Et, en effet, on peut placer les premières partout où l’on veut dans l’atelier, car on n’a pas besoin de ces fondations si coûteuses à établir pour asseoir les machines à balancier ; et d’ailleurs, un seul homme suffit pour manœuvrer la manivelle, aidé qu’il est par un volant assez puissant. .
- A Carlsruhe, les deux machines à balancier qui existaient avant l’adoption des- machines à levier brisé ou levier à genou à’Ulhorn ne sont plus employées qu’à frapper les monnaies de cuivre ; on a voulu, par une économie bien entendue, les utiliser jusqu’à ce qu’elles fussent hors de service.
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- ARTS MECANIQUES.
- L’hôtel de la monnaie de Carlsruhe emploie trois machines du nouveau système; la première est destinée à frapper les florins et doubles florins, la seconde frappe les demi-florins, et la troisième les pièces en argent de 6 et 3 kreutzers.
- Une petite machine est destinée à donner préalablement le cordon aux cinq espèces de pièces d’argent en circulation, car la machine d’Ulhorn ne peut cordonner les pièces en même temps qu’elle les frappe.
- Au reste, les avantages de la nouvelle machine sont connus de tout le monde; plus de célérité dans le travail , une plus grande facilité de se rendre compte du nombre des pièces frappées, moins d’erreurs à craindre à ce sujet, et aucun bruit, aucune secousse dans l’atelier, économie d’hommes et de temps.
- Nous espérons que la monnaie de Paris adoptera ce nouveau système, lorsque la commission aura terminé son important travail sur la refonte des monnaies.
- L’or que l’on monnaye ji Carlsruhe provient des sables du Rhin ; les paysans en retirent pour environ 18,000 florins par an.
- Toute leur récolte est apportée à la monnaie sous forme de petits culots d’or de poids divers; car chacun d’eux connaît et pratique, d’après des instructions imprimées, l’art de laver les sables et d’en extraire l’or.
- Chacun reçoit comptant la valeur de ce qu’il apporte; cette industrie est assez lucrative pour les paysans qui s’y adonnent.
- Les pièces d’or sont de la valeur de 6 florins ou 12 francs et portent un exergue qui apprend que l’or provient des sables du Rhin.
- On ne frappe pas de pièces d’or d’une autre valeur , ni avec de l’or d’une autre provenance.
- Le grand-duché possède plusieurs mines d’argent, Dans la forêt Noire il existe une mine qui était abandonnée depuis plus de vingt ans; son exploitation était vicieuse et dès lors d’un faible produit. L’exploitation a été reprise depuis deux ans environ, et elle donne 48,000 florins par an.
- Les autres mines produisent ensemble 24,000 florins par an; ces dernières existent aux environs de Fribourg dans la vallée de la Kinzig.
- C’est à l’hôtel des monnaies qu’est établi le timbre; j’y ai remarqué une machine ingénieuse qui sert à poser en même temps et le timbre sec et le timbre à encre.
- Par un mouvement de manivelle on sépare les deux pièces de chaque timbre; mais en même temps un excentrique fait reculer la pièce inférieure du timbre à encre, jusqu’à ce qu’elle passe sous un rouleau-tampon qui la charge. Par un tour de manivelle en sens inverse , les pièces supérieures qui s’étaient élevées verticalement redescendent; et, au moyen de l’excentrique, la
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- pièce encrée vient reprendre sa position primitive, en même temps qu’un petit chariot se trouve conduit sous le rouleau-tampon et y dépose l’encre dont il doit se charger pour encrer de nouveau la pièce du timbre.
- Pendant que j’examinai cette petite machine, on était occupé à timbrer les feuilles destinées aux passe-ports, et je remarquai que chaque feuille portait une ligne divisée et de la longueur exacte du pied badois , lequel est égal en longueur à 3 décimètres ; par ce moyen, on peut, en tout lieu, vérifier la taille du porteur d’un passe-port.
- Sous le règne du grand-duc Louis, prédécesseur de son frère Léopold, grand-duc régnant, on avait voulu établir dans le grand-duché le système décimal pour les monnaies, et dès lors fabriquer des pièces d’argent de même valeur et de même poids que celles adoptées en France et dans quelques pays d’Italie. Cette idée était vraiment bonne, son exécution aurait été utile au commerce et elle aurait facilité les étrangers dans leur voyage outre Rhin. Sans nul doute il serait à désirer que tous les pays de l’Europe eussent les mêmes poids, les mêmes mesures, la même monnaie, chose facile à établir, si les gouvernements voulaient ou pouvaient s’entendre à ce sujet; car cette unité de système métrique ne touche en rien à la nationalité d’un peuple.
- Mais la confédération germanique s’est oppposée aux désirs des Badois, et le système duodécimal a été imposé au grand-duché, comme à tous les autres pays de la confédération ; seulement l’argent des monnaies badoises est au même titre que l’argent de celles de France.
- On avait déjà fabriqué un assez grand nombre de pièces de 10 kreutzers ou 50 centimes, lorsque l’ordre est arrivé de suspendre le travail; alors on expédia en Italie les pièces décimales, et elles ont été écoulées sans peine, l’argent étant de bon aloi.
- A deux lieues de Carlsruhe, au pied d’un contre-fort de la forêt Noire, on trouve la petite ville d’Eslingen, ville autrefois fortifiée et qui était regardée comme la porte de la Souabe. Cette ville, qui est démantelée maintenant , renferme un grand nombre de fabriques et d’usines.
- On trouve dans la vallée où coule l’Albe, à un quart de lieue d’Eslingen, une grande filature de coton, qui vient d’être établie par Wi.Kœchlin, du Haut-Rhin; cette fabrique emploie 1,000 ouvriers environ. Une fabrique de sucre de betterave, une féculerie, une amidonnerie , une fabrique de papier continu, dont le moteur est une turbine exécutée par M. Fourne/ron, plusieurs moulins à blé, etc., existent à Eslingen.
- La plupart de ces établissements emploient d’anciens élèves de l’école poly-Trente-neimème année. Octobre 1840. 50
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- technique de Carlsruhe, et leur voisinage de cette école permet aux professeurs d’y conduire les élèves, par brigades et suivant leur spécialité, non-seulement pour les visiter, mais pour s’y installer pendant deux ou trois jours et y faire des levers, prendre des croquis et des notes, sous l’inspection de leurs professeurs; et, parce moyen, renseignement de l’école s’efforce d’unir, autant que possible, la pratique à la théorie.
- Le grand-duché possède cinq grands établissements de construction de machines ; deux à Manheim, un à Carlsruhe, un à Holstein, sur la frontière, près Bâle en Suisse, et un à Finerdingen, près de Donaueschingen.
- Celui de Carlsruhe, que j’ai pu visiter, et qui est établi depuis trois ans par MM. Kesler frères, compte 130 ouvriers et fabrique des machines à vapeur, des presses hydrauliques, des métiers pour la filature du coton, etc. : on y trouve une grande fonderie, un atelier de chaudronnerie pour les chaudières à vapeur, un atelier d’instruments de mathématiques.
- Dans une des salles de ce dernier établissement, on a monté sur une pile isolée une machine à diviser, construite d’après celle de Reichenbach.
- Cet établissement, monté sur une grande échelle, est dirigé avec intelligence et savoir par M. Kesler, ancien élève de l’école polytechnique de Carlsruhe et qui y avait suivi tous les cours des ingénieurs des ponts et chaussées. Nous devons faire remarquer que cette école, qui fut fondée en 1825, mais qui ne date, à bien dire, que de 1832, époque où elle fut réformée et réorganisée sur le plan de notre école centrale des arts et manufactures, a déjà produit plusieurs hommes distingués et utiles.
- On trouve à Carlsruhe un grand haras , le seul qui existe dans le grand-duché : on y compte 130 étalons ; c’est à la porte delà ville que sont construites les écuries, vaste bâtiment élevé depuis peu et parfaitement approprié à sa destination. Quatre vastes écuries peuvent recevoir,sur deux rangées, ^chevaux chacune. Chaque cheval a sa stalle, sa mangeoire en pierre de 10 à 12 centimètres de profondeur, son râtelier en fonte ayant la forme d’un quart de sphère. Chaque cheval est attaché au moyen de deux chaînes qui vont, en divergeant, s’accrocher au mur. Par ces moyens, les chevaux sont, autant que possible, isolés les uns des-autres.
- Le plancher est en bois, incliné de l’avant à l’arrière. Les ordures sont,
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- dans la journée, immédiatement enlevées par les palefreniers, qui sans cesse se promènent dans l’allée pavée qui sépare les rangées de chevaux. Chaque soir, l’on fait une litière fraîche, qui est enlevée le lendemain matin.
- Les écuries sont ventilées, au moyen d’ouvertures pratiquées au sommèt de chaque voûte. La construction des voûtes permet d’établir avec facilité ces ouvertures ; car, construites en briques, elles n’offrent point la forme d’une voûte d’arête, mais, au contraire , celui d’un pendentif aplati : ainsi chaque voûte est un quart de sphéroïde, surbaissée et réunie à sa voisine par un arceau en plein cintre.
- M. Hubschy architecte du gouvernement, affectionne d’une manière toute particulière ce système de construction, et, comme il a déjà construit un grand nombre d’édifices publics et de maisons particulières soit à Carlsruhe, soit dans plusieurs autres villes badoises, il n’est pas étonnant que ce genre de voûte soit généralement adopté dans le grand-duché et remplace les voûtes d’arête partout où nos architectes croiraient devoir en placer.
- Au reste, ce n’est pas sans raison que ce genre de voûte est préféré, car la forme en est gracieuse, surtout pour les vestibules ; elles sont d’ailleurs solides et d’une construction très-facile.
- On trouve, au centre du bâtiment destiné au haras royal, un grand ma— négepour l’instruction des jeunes officiers de l’armée et de toutes armes, et là ils reçoivent gratuitement des leçons d’équitation.
- Pendant la saison convenable, les étalons sont promenés dans les campagnes, et chaque habitant peut faire couvrir sa jument sans payer aucun droit.
- Chaque jument poulinière est inscrite sur un registre ; lorsqu’elle met bas, on enregistre le poulain, et des inspecteurs sont chargés de visiter de teiiips en temps les poulains enregistrés. Lorsque ces poulains ont atteint l’âge de quatre ans environ, s’ils paraissent convenir à la remonte de la cavalerie, l’inspecteur demande au propriétaire s’il veut vendre et à quel prix. Si l’on ne tombe pas d’accord, on nomme des experts qui débattent le prix ; de sorte que et le gouvernement et le propriétaire sont également satisfaits, car, par ce moyen, les intérêts de chacun ne se trouvent point lésés.
- Très-certainement, les écuries du haras de Carlsruhe peuvent être proposées comme modèle; elles sont bien ventilées, bien aérées, spacieuses, etc.
- D’après le dernier recensement , il existe 78,000 chevaux dans le grand-duché.
- L’entretien du haras grand-ducal, administration, personnel et matériel compris, coûte à l’état 65,000 florins par an.
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- En ce moment on construit un chemin de fer de Manheim à Heidelberg, et qui ira par Manheim s’embrancher sur celui qui est déjà établi entre Mayence et Francfort.
- On espère continuer ce chemin depuis Heidelberg jusqu’à Bâle en Suisse, à travers le grand-duché et en longeant la rive droite du Rhin ; mais les petits États de l’Allemagne ne sont pas, isolément, assez riches pour qu’un grand travail s’exécute promptement. Le chemin demandé ne sera pas fini de longtemps si le grand-duché seul en supporte les frais ; mais, très-certainement, ce chemin de fer projeté entre Heidelberg et Bâle se fera, parce que, comme il est dans l’intérêt commercial de l’Allemagne du sud, plusieurs États voisins se confédéreront entre eux pour l’amener à bonne fin; car les Allemands du sud comprennent très-bien toute la valeur et toute la portée du mot confédération germanique. .
- Nota. Prochainement je donnerai 10 la description et les dessins du compas à ellipse, 2° le système au moyen duquel le timon est équilibré dans les voitures d’artillerie, et 3° tout ce qui est relatif à la construction des voûtes en briques, généralement employées dans le grand-duché de Bade.
- Th. Olivier.
- MOULINS.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques , sur un moulin a meule cylindrique de M. Reinhardt, de Strasbourg.
- Messieurs, M. Reinhardt, mécanicien à Strasbourg, vous a présenté un moulin à cylindre à double rotation.
- Ce moulin, qui repose sur les principes de celui décrit dans l’ouvrage de Boekler} Theatrum machinarum novum, publié à Leipsick dans le xvii* siècle, consiste principalement en un cylindre en pierre, tournant avec une assez grande vitesse dans une autre pierre, dont la surface concave est décrite d’un rayon à peu près égal à celui du cylindre.
- Cette idée a été exploitée il y a quelques années par M. Maitre, deVillate, près Châtillon-sur-Seine, par M. Brillantais et par M. Nodier de Paris. Dans ces dernières machines, le diamètre du cylindre était de 40rà 60 centimètres, et sa vitesse de 2 à 300 tours par minute. Ces dimensions offraient la possibilité d’obtenir des produits assez abondants, mais entraînant la nécessité d’un moteur plus puissant que la force de l’homme. Ainsi disposés les moulins
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- MOULINS.
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- à cylindres ne pouvaient convenir qu’à une exploitation d’une certaine importance, et leur prix variait de 1,200 à 3,000 francs.
- M. Reinhardt a réduit toutes ces dimensions; il en a fait un moulin essentiellement portatif et néanmoins assez complet, puisqu’il renferme un blutoir à brosses sur le système employé en Angleterre, et dont nous avons vu en 1818 l’application chez M. Benoît ; à Saint-Denis; plus qne trémie munie d’un cylindre alimentaire dont la vitesse est niise en rapport constant avec le cylindre écraseur au moyen d’une série de roues dentées.
- M. Reinhardt a fait aussi à ces moulins une modification très-importante : au mouvement rotatoire de la meule cylindrique il a ajouté un mouvement de translation rectiligne sur la longueur de son axe ; de sorte que les points opposés de la meule et de la pierre concave ou gîte changent constamment de position relative.
- Il en résulte d’abord que le broiement des matières à moudre est mieux opéré, et, en second lieu, que les surfaces de la meule et du gîte s’usent d’une manière plus uniforme. C’est une heureuse application d’un principe connu. Les meules du moulin que nous avons vu sont en lave, et M. Reinhardt nous a soumis d’autres pierres qui paraissent être une espèce d’arkose , et qu’il dit avoir tirées du grand-duché de Bade.
- Nous avons fait opérer ce moulin sous nos yeux, et nous avons conclu de cette expérience que, s’il ne pouvait pas être appliqué convenablement à la mouture en grand du blé, il pouvait cependant trouver de fréquentes applications pour le broiement de diverses substances dans des exploitations d’une faible étendue. D’ailleurs cette machine est très-ingénieusement construite; nous regrettons seulement que, pour obtenir une vitesse assez grande au cylindre, M. Reinhardt ait dû employer un mouvement d’accélération par engrenage , qui augmente beaucoup la résistance.
- La machine de M. Reinhardt se recommande encore par un prix très-modéré, et nous vous proposons en concluant, messieurs,
- 1° De remercier M. Reinhardt de sa communication ;
- 2° D’insérer le présent rapport au Bulletin, avec la gravure de l’appareil.
- Signé Calla fils, rapporteur.
- Jpprouvé en séance, te 1er juillet 1840.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- mu
- - Desciiiptio:y du moulin a cylindre de M. Reinhardt. *
- Ce moulin, représente, avec [tous ses détails, PL 807, et portant une seule meule cylindrique, se Compose de quatre agents principaux, savoir : 10 la trémie, 2° la meule cylindrique, 3° la coquille, et 4° le blutoir. Le tout est contenu dans un bâti en bois assemblé en forme de caisse carrée fermant exactement.
- La fig. 1 est une troupe verticale et transversale du moulin et du blutoir, sur la ligne AB, fig. 2.
- jP/g. 2. Section longitudinale du même sur la ligne CD, fig. 1.
- Fig. 3. La trémie vue séparément.
- Fig. 4. Meule cylindrique détachée. •
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Bâti du moulin.
- B, Coffre placé au-dessous du moulin et dans l’intérieur duquel tourne le
- blutoir à brosse. ; i . ,
- C, Trémie. V
- D, Meule cylindrique. '
- E, Coquille ou gite embrassant une partie de la meule. ,
- F, Bluterie.
- La trémie est semblable àcelledes moulins ordinaires, avec la différence qu’il s’y trouve dans le fond un cylindre alimentaire en bois G qui frotte contre la paroi inférieure de la trémie, et tourne avec une vitesse calculée à l’avance.
- a, Petite vanne glissant le long des parois inclinées de Ja trémie pour régler la quantité de matière à moudre à admettre dans le moulin, b, Queue de cette vanne taillée en crémaillère, et dans laquelle engrène un petit pignon monté sur l’axe d’une aiguille cqui, en cheminant sur un limbe gradué d, permet d’obtenir une ouverture plus ou moins grande de la vanne.
- II, Axe du cylindre en bois.
- I, Roue dentée montée sur cet axe et menée par un pignon fixé sur l’arbre moteur X. -
- K, Volant.
- La meule cylindrique D est en pierre ou en lave et pourvue de cannelures en hélice ; elle est montée sur un arbreL, portant à Tune de ses extrémités un pignon M au moyen duquel le mouvement lui est communiqué par l’intermédiaire d’une roue dentée Z montée sur 1 arbre moteur X. Indépendamment du mouvement circulaire autour de son axe, le cylindre prend un mouvement de va-et-vient dans le sens de sa longueur, par l’effet d’une bague inclinée e fixée sur son arbre et s’engageant dans une encoche de la pièce f.
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- PUITS ARTESIENS* 395
- N, Brosse montée au bout d'une lame de ressort et appuyant constamment sur le cylindre pour l’empêcher de s’encrasser.
- O, Vis servant à faire appuyer le cylindre contre la coquille E, afin d?obfe*-nir une mouture plus ou moins fine. Cette coquille, également en pierre, est solidement fixée dans le bâti.;
- La blulerie P se compose d’ün arbre P portant dèux ou treis croisillons sur lesquels se trouvent fixées trois lames garnies de brosses QQ, et tordues légèrement en hélice; cet arbre tourne dans une auge R, garnie de gazes plus ou moins fines et qui reçoit la mouture, laquelle s’v trouve agitée par les brosses ; chaque qualité passe ainsi entre sa gaze respect ive pour tomber dans les récipients S', S" et S"’, tandis que le son sort par l’ouverture T pour tomber dans une boîte placée au-dessous.
- La poulie U, montée à l’extrémité de l’arbre P, est enveloppée d’une corde passant sur une poulie V que porte l’arbre moteur; le mouvement de celui-ci est ainsi transmis à la bluterie à brosses. ' (D.)
- PUITS ARTÉSIENS.
- IYote sur la continuation des travaux de percement, du puits artésien de Vabattoir de Grenelle et sur le de^ré probable du jaillissement des eaux; par M. Héricart de Tluiry (i).
- pire e ment du puits artésien de l’abattoir de Grenelle est arrivé à 508 mètres ; à cette profondeur, le sondage est entré dans les sables, grès verts, marnes et argiles du gault inférieur à la craie. M. Mulot, ne doutant point du prochain jaillissement des eaux, a demandé à percer à 600 mètres de profondeur. Le conseil municipal de la ville de Paris a décidé qu’il y avait lieu de continuer et prolonger au besoin ce puits jusqu’à 100 mètres au delà des 500 déjà exécutés, aux conditions stipulées par M. Mulot. M. le ministre de l’intérieur, avant de statuer sur cette disposition , a prié le ministre des travaux publics de la soumettre au conseil des mines. Le sous-secrétaire d’Etat au même département a cru devoir consulter M, .Héricart de Tkuiy sur cette affaire et lui demander son avis.
- Il résulte de son rapport que M. Mulot, pour arriver «à la profondeur de 508?mètres, a traversé 1° un terrain d’atterrissement de sable et cailloux,
- (i) Lue dans la séance du conseil d’administration du 8 avril iSfo.
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- 396 arts mécaniques.
- ancien lit de la Seine, environ. ..........
- 2° Un mètre environ de calcaire marin chlorité et ensuite des sables verts, des argiles, des lignites, des argiles colorées, de nouveaux lignites, du bois pyriteux, des argiles et des sables
- graveleux aquifères........................ 30
- 3° A 40 mètres de profondeur, des fragments ou nodules de craie et de l’argile en couches irrégulières empâtant ces fragments de craie. ..................... . . . . . . 5
- 4° A 45 mètres, de la craie, d’abord sableuse, puis de la craie blanche pure, en masse, coupée par des bancs de silex pyromaque noir, en rognons plus ou moins espacés et plus ou moins épais. . 350
- 5° A 395 mètres, craie blanche avec quelques silex blonds, alternant avec des bancs de calcaire siliceux et des grès calcaires. . 70
- 6° A 465 mètres, la craie grise ou bleuâtre et verdâtre plus ou moins argileuse et séparée par des bancs de calcaire siliceux, très-argileux vers la fin du dépôt.................... 27 50
- Total.............. 492 50
- M. Mulot a continué son forage de 15m50, et il est arrivé à la profondeur de 508 mètres en s’enfonçant sous les sables et grès du gault dans une masse d’argile qu’il a reconnu présenter d’abord une argile glaiseuse compacte, ensuite une argile grasse, puis de plus en plus humide et devenant même tellement coulante qu’il a été forcé de suspendre son forage pour l’élargir et le tuber afin d’en prévenir le comblement.
- M. tfalferdin, après avoir fait connaître à la Société de géologie la nature des terrains argileux traversés de 492m50 à 508m, et les avoir rapprochés des argiles et marnes du gault qui se trouvent au S.-E. de Paris, à Lusigny, à 18 kil. de Troyes, a annoncé, 1° que la hauteur à laquelle les eaux pénétrent dans les sables de Lusigny était de 125 à 130m au-dessus du niveau de la mer, et celle du sol de l’abattoir de Grenelle de 31 mètres seulement; il en résultait que, lorsque la sonde aurait atteint les sables correspondant à ceux de Lusigny, l’eau devrait sensiblement s’élever au-dessus de la surface du sol ; 2° que si l’on cherchait d’autre part, soit dans la direction du S.-E., soit dans celle du N.-E., quelle est la hauteur au-dessus du niveau de la mer des principaux cours d’eau superficiels dont les pertes et les infiltrations pourraient alimenter des nappes souterraines, on reconnaîtrait qu’il y a dans cette direction des plateaux élevés argileux et sableux bien supérieurs au niveau du sol de Grenelle, et pouvant, en effet, produire des nappes d’eau jaillissantes.
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- PUITS ARTÉSIENS.
- 39T
- Les probabilités énoncées par M. Walferdin sont fondées sur des observations géologiques parfaitement exactes. Les sondeurs savent bien que, dans toutes les vallées où les argiles plastiques, les sables et grès verts du gault et les argiles du groupe wéaldien sont à peu de profondeur ou même à découvert , il existe des entonnoirs plus ou moins profonds du fond desquels surgissent des eaux jaillissantes provenant des nappes d’eaux souterraines alimentées par les pertes et infiltrations des eaux des plateaux supérieurs, vers lesquels ces divers terrains vont en s’élevant insensiblement comme on peut le voir par la carte ci-jointe, PL 808, et les profils qui l’accompagnent.
- On voit, en effet, sur cette carte, et comme le démontrent les profils ou coupes AB, AC, AD, AE, AF et AG, que les sables, les grès et les argiles du gault, et les marnes argileuses inférieures forment autour du (bassin crétacé de Paris, à l’est, au sud-est, au sud, au sud-ouest et à l’ouest, fine grande ceinture beaucoup plus élevée au-dessus de la mer que le sol de Paris. Ainsi, 1° à l’est, suivant la ligne et le profil AB, au delà de Châlons-sur-Marne, le grand plateau de l’Argonne, couvert d’étangs nombreux, présente les argiles et les sables graveleux et argileux du gault et du grouffe wéaldien, à 329 mètres au-dessus de la mer, et à 298 mètres au-dessus de l’étiage de la Seine à Paris. On ne peut donc douter qu’une grande partie des eaux des étangs de ce plateau, en s’infiltrant dans ces terrains, n’y forment des nappes d’eau souterraines propres à alimenter des sources jaillissantes.
- 2° Au sud-est, suivant la ligne AC, M. TValjerdin a reconnu les sables des argiles du gault, près de Lusigny, de 1 25 à 130 mètres au-dessus du niveau de la mer, ou à 100 mètres environ au-dessus du sol de Paris. En prolongeant la ligne jusqu’au plateau de Langres, dont la hauteur est de 473 mètres, on passe sur des sables graveleux alternant avec les argiles wéal-diennes et les marnes qui précèdent le groupe oolithique. Dans les vallées voisines l’on trouve de nombreux groupes ou entonnoirs du fond desquels surgissent des eaux jaillissantes plus ou moins abondantes qui prouvent le succès qu’obtiendraient dans ces vallées les puits artésiens qu’on y forerait.
- 3° Au sud, dans la direction AD, de Paris à Nevers, par Montargis, après avoir quitté la craie au sud-est de Cosne, à 137 mètres de hauteur, et ensuite les grès verts près de la Charité, à 154 mètres, on passe sur les argiles et les sables du gault, à 201 mètres, près de Nevers, puis, et au delà de cette ville, on trouve les argiles wéaldiennes et leurs sables graveleux aquifères, à 227 mètres, par conséquent à 196 mètres au-dessus de Paris.
- 4° Au sud-ouest, dans la direction AE, de Paris à Toufs, dont la hauteur à l’étiage de la Loire est de 51 mètres au-dessus de la mer, et où MM. De-gousée et Mulot ont obtenu, dans le percement des puits forés, des succès si
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- ARTS MÉCANIQUES.
- éclatants, les sables et les grés verts, qui sont très-épais, s’étendent de 92 à 1 50 mètres de profondeur ; au-dessous sont des argiles qui ont été percées entièrement jusqu’au calcaire oolithique. La différence de l’étiage de la Loire à Tours et de l’étiage de la Seine à Paris étant de 20 mètres, le groupe des argiles et des sables du gault est, à Tours, à 430 mètres au-dessus de celui de Paris.
- 5° Dans la ligne AF, de Paris au Havre, M. Mulot a percé à Elbëuf sept puits artésiens de 160 à 170 mètres de profondeur, dans lesquels la sonde a fait jaillir des sables, des grès verts, des eaux qui s’élèvent à plus de 25 mèt. au-dessus delà surface du sol. Elbeuf étant à 11 mètres au-dessus de la mer et les grès verts ayant été atteints à 165 mètres, ces sables et ces grès sont élevés de 325 mètres au-dessus de ceux de Paris, comme le prouve d’ailleurs, à p^ti de distance à l’ouest, le relèvement du groupe des argiles wéaldiennesqui se montrent à la surface de la terre vers le Havre, Honfleur et la vallée de Troarn.
- 6° Dans la ligne AG, de Paris à Saint-Amand, sans parler des puits forés de Saint-Ouen, Saint-Denis, Épinay , Pierrefitte, Soisy, Meaux, la Ferté-sous-Jouarre, dont les eaux jaillissantes appartiennent aux grandes nappes des sables aquifères , des argiles plastiques et lignites supérieurs, nos sondeurs ont obtenu, dans les départements de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais, de 100 à 150 mètres dans les terrains inférieurs à la craie, des eaux jaillissantes qui prouvent qu’au nord, comme à l’est et au sud, ces terrains, par leurs relèvements, forment sous la craie une sorte de barrage qui ne laisse d’écoulement souterrain vers la Manche que dans la direction du nord-ouest entre le Havre et Boulogne-sur-Mer.
- En reconnaissant la possibilité d’atteindre des nappes d’eau dans des sables graveleux et argileux inférieurs à la craie, on a demandé 1 ° à quelle profondeur ces nappes d’eau se trouveraient sous la craie, autrement de combien de mètres il faudrait approfondir le puits de Grenelle pour les atteindre ; 2? si ces nappes s’élèveraient, et de combien elles s’élèveraient au-dessus de la surface du sol à l’abattoir de Grenelle ; 3° quelle serait la quantité d’eau qu’on pourrait obtenir, et si elle répondrait à la dépense ; 4° enfin quelles seraient la nature et la température des eaux jaillissantes.
- D’après les résultats déjà obtenus dans les grands puits forés au-dessous de la craie, on peut répondre à ces questions , 1° que des nappes d’eau jaillissantes ont été trouvées à différentes profondeurs au-dessous de la craie, et que ces profondeurs varient suivant le relèvement des groupes inférieurs. En prenant la moyenne des épaisseurs du gault et des argiles wéaldiennes qui recouvrent les sables graveleux aquifères inférieurs, on estime approxi-
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- inativement qu’il faudra approfondir le puits de Grenelle de 60 à 75 mètres pour atteindre ces sables et la nappe d’eau qui doivent s’y trouver; 2° que le bassin crétacé de Paris étant enveloppé presque de toute part d’une ceinture plus ou moins élevée de terrains argileux et sableux aquifères du gault ou du groupe wéaldien, et ces deux groupes se trouvant, au contraire, sous la ville de Paris à plus de 500 mètres de profondeur, il y a tout lieu de penser que, du moment où la sonde atteindra , dans ces terrains , les couches de sable graveleux dans lesquelles se perdent et s’infiltrent les eaux des plateaux élevés de la grande ceinture du bassin crétacé, ces eaux surgiront au-dessus du sol, et qu’elles s’élèveront à une hauteur déterminée et proportionnelle .à celle d’où elles proviennent, mais qu’il est impossible de fixer d’une manière positive ;
- 3° Qu’il est également de toute impossibilité de déterminer la quantité d’eau qu’on pourra obtenir. En supposant le puits foré de Grenelle dans les mêmes conditions que les puits d’Elbeuf, de Cangé et de Tours, on pense que ce puits pourra donner, au minimum, 1,950 litres à la minute comme celui d’Elbeuf, et, au maximum, 4,000 litres comme celui de M. Champoiseau, à Tours, et, pour terme moyen, de 2,500 à 2,600 litres, si le forage est tubé avec toutes les précautions convenables et nécessaires.
- 4° Quant à la nature des eaux qu’on obtiendra, elle sera la même que celle des puits dont on vient de parler, c’est-à-dire qu’elles seront douces, pures, limpides, cuisant bien les légumes, dissolvant parfaitement le savon, enfin des eaux propres à tous les usages de l’économie ménagère et domestique, ou de l’industrie.
- 5° Enfin, quant à leur température, en calculant, avec M. Jrago, qu’un degré d’élévation du thermomètre centigrade correspond à 31 mètres de profondeur, la température des eaux, au fond du puits, étant présentement de 27°, il y a lieu de penser que celle des eaux qui jailliront pourra être de 30° environ.
- M. Héricart de Thury a consigné, à la fin de son rapport, un fait qui devra mettre l’administration en garde contre des événements possibles et même probables lors du jaillissement des eaux au puits de Grenelle. Ce fait est relatif à un puits foré à Chiswick, en Angleterre. Lorsque son forage atteignit les sables et les argiles du groupe wéaldien, les eaux surgirent avec une telle abondance fct’une telle impétuosité, qu’elles couvrirent en un instant tout le jardin où se faisait le forage en renversant les murs, et inondèrent les jardins voisins. Sur les plaintes portées contre le propriétaire, il fut condamné à des dommages, indemnités et réparations, et, en outre, obligé de construire un aqueduc souterrain pour porter à la Tamise l’excédant des eaux de son puits.
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- ARTS CHIMIQUES. — verbe.
- Description du procédé de fabrication du flintglass et du crownglass , par G. Bon temps, directeur de la verrerie de Ch o isy -le-Roi.
- Le 27 janvier 1840, j’ai lu, à l’Académie des sciences, un mémoire sur la fabrication du flintglass et du crownglass; dans ce mémoire je trace d’abord l’historique des travaux qui ont été entrepris à diverses époques, pour arriver à produire du flintglass et du crownglass, bons pour les usages de l’optique. P.-L. Guinand père, des Brennets, en Suisse, fut le premier qui découvrit un procédé spécial pour cette fabrication. Après sa mort, j’achetai de son fils le secret de cette fabrication ; je parvins à fabriquer , en 1828, du flintglass bon pour l’optique, et dont je présentai de grands échantillons à l’Académie des sciences, en octobre 1828. La partie la plus importante du problème se trouvait résolue; mais je voulais aussi arriver à la fabrication du crownglass qui était nécessaire pour remplacer la glace coulée dans la construction des instruments d’optique soignés; j’ai rencontré dans ces essais d’immenses difficultés que j’ai enfin surmontées, et’j’ai fabriqué du crownglass d’une qualité équivalente à celle du flintglass, c’est-à-dire exempt destries, de bulles, de fils, et n’attirant pas l’humidité. Après avoir fait connaître toutes les phases de cette fabrication, le détail de toutes les difficultés qu’il a fallu vaincre, j’arrive à la description du procédé.
- L’invention de M. Guinand père consiste dans le brassage de la matière en fusion, au moyen d’un outil de la même matière que le creuset. 11 fit un cylindre creux en terre réfractaire de la hauteur du creuset, fermé par son extrémité inférieure, ouvert par le haut et ayant un rebord plat de quelques centimètres. Il introduisait dans le verre fondu ce cylindre chauffé préalablement au rouge, puis au moyen d’une longue barre de fer coudée à son extrémité à angle droit sur une longueur de quelques centimètres qu’il engageait dans le cylindre en terre, il brassait le verre en imprimant à la barre un mouvement horizontal de rotation.
- J’ai adopté, pour la fabrication du flintglass et du crownglass, un four rond dans le centre duquel je place le creuset, dont toutes les parties sont ainsi exposées à la même température^; et j’ai adopté l’usage des creusets couverts, parce qu’avec cette forme de creusets on ne, craint *pas que des parcelles de combustible ou des larmes de la couronne ne viennent gâter le verre.
- La forme et les proportions du four et du creuset entrent pour beaucoup dans la réussite de l’opération.
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- VERRE.
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- Je vais à présent entrer dans le détail d’une fonte de flintglass et d’une fonte de crownglass.
- Les figures de la planche 809 représentent le four, le creuset, le cylindre en terre, le crochet et son support.
- Le flintglass, d’une densité ordinaire, comme le cristal quJon travaille pour service de table, etc., est composé ordinairement de 300 parties de Sable, de 200 parties de deutoxyde de plomb, et 100 parties de sous-carbonate de potasse.
- La densité fie ce flintglass est de 3, 1 à 3, 2.
- La composition suivante exprimée en kilogrammes donne la quantité nécessaire pour remplir le creuset: sable 100 kil., deutoxyde de plomb 100 kil., sous-carbonate de potasse 30 kil.
- Cette composition donne du flintglass très-blanc et d’une densité de 3, 5 à 3, 6 qui convient parfaitement aux opticiens.
- Il n’est pas besoin d’insister sur la nécessité de la pureté des matières premières, et sur la propreté avec laquelle doit être fait le mélange. Il n’est pas nécessaire d’employer ni de la chaux, ni de l’arsenic, qui ne peuvent qu’altérer la blancheur de la matière.
- Détail de l’opération du Jlintglass. On chauffe le creuset à part dans un four spécial consacré à cet usage, et, quand il est rouge-blanc, on l’introduit par les moyens ordinaires dans le four de fusion chauffé également; cette opération refroidit le four et le creuset; il faut rechauffer le four pour le remettre au plus haut degré de température possible avant d'enfourner ; cela s’obtient en trois heures environ; alors on débouche la gueule du creuset garnie de deux couvercles pour qu’il ne puisse pas s’y introduire de fumée, et on met dans le creuset environ 10 kilogrammes de composition ; une heure après on enfourne environ 20 kilog. de composition , puis deux heures après 40 kil.; à chaque fois on rebouche le creuset avec le plus grand soin, et on observe de n’enfourner que lorsque le charbon qu’on a mis sur la grille ne donne plus de fumée. Au bout de 8 à 10 heures, toute la composition se trouve enfournée ; on laisse le creuset environ 4 heures sans l’ouvrir; puis on ôte les couvercles pour y introduire le cylindre en terre qu’on a chauffé dans le même four séparément du creuset, et maintenu rouge-blanc jusqu’à son introduction dans le creuset; on a soin de ne l’introduire que bien propre, exempt de parcelles de cendre. A ce moment le flintglass est fondu, mais la matière est encore bouillonneuse ; néanmoins on met une barre à crochet dans le cylindre, et on fait un premier brassage qui sert à enverrér le cylindre et à opérer déjà un mélange plus intime; au bout de trois minutes environ la barre est d’un rouge blanc; on l’ôte, on pose le bord du cylindre sur le bord du creuset; ce cylindre, étant spécifiquement plus léger
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- ARTS CHIMIQUES.
- que le verre, flotté légèrement incliné, parce que son bord supérieur est en dehors du verre. On remet les deux couvercles disposés de manière à ne pas repousser le bord du cylindre dans le verre, et on recommence le tisage. Cinq heures après on fait un nouveau brassage d’un crochet, on trouve le verre déjà bien raffiné, puis d'heure en heure un brassage d’un crochet; on a bien soin de ne faire chaque brassage qu’avec absence de fumée dans le four, et les portes de cave fermées. Après avoir usé ainsi six crochets, on fait un tisefroid, c’est-à-dire qu’on met environ 25; à 30 centimètres d’épaisseur de houille sur la grille, ce qui forme une masse promptement réduite en coke, qui permet de refroidir le four sans laisser la grille à nu. On ouvre les tisards et les ouvreaux, tout le four et le creuset se refroidissent ainsi peu à peu ; cette opération tend à faire monter les bulles qui ne se sont pas encore dégagées. Au bout de deux heures cette opération est terminée, on remet le four en pleine fonte ; après cinq heures de température poussée au maximum, le verre a repris la plus grande liquidité, les bulles ont disparu, alors on bouche exactement les grilles par-dessous, et on commence le grand brassage, c’est-à-dire qu’aussitôt qu’une barre à crochet est chaude, on lui en substitue une autre, et ainsi de suite pendant environ deux heures. Au bout de ce temps la matière a pris une certaine consistance, le brassage ne se fait plus que difficilement; alors on ôte la dernière barre, on sort le cylindre du creuset que l’on bouche bien exactement, ainsi que les cheminées et les ouvreaux, sauf un petit trou de 2 centimètres pour le dégagement du gaz qui pourrait se trouver encore dans te combustible. Quand il n’y a plus de dégagement de gaz, on achève de boucher le four, et on le laisse ainsi refroidir, ce qui dure environ huit jours; alors on enlève la porte du four, on extrait le creuset avec son contenu qui y est attaché, et ordinairement en une seule masse, sauf quelques fragments qui se détachent autour du creuset; il ne s’agit plus que de tirer parti de cette masse et des fragments, ce que nous expliquerons tout à l’heure; nous allons auparavant donner le détail de l’opération du crownglass qui, comme on le pense bien, a une grande analogie avec la précédente.
- Fonte de crownglass. La composition qui m’a réussi après bien des essais résulte des proportions suivantes: sable blanc 120 kil., sous-carbonate de potasse 35 kil., sous-carbonate de soude 20 kil., craie 15 kil., arsenic 1 kil.
- Le creuset ayant été mis dans le four comme pour le flintglass , on complète l’enfournement de toute la matière en huit heures environ, puis quatre ou cinq heures après on introduit le cylindre, et on fait un premier brassage, puis un brassage d’une seule barre, de deux heures en deux heures; on en fait six de cette manière; on fait un tisefroid de deux heures, puis on réchauffe pendant sept heures, ce verre reprenant beaucoup plus difficilement sa
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- chaleur que le flintglass, et on fait le grand brassage, qui dure environ une heure un quart; on bouche le creuset, les cheminées, les ouvreaux, comme pour le flintglass, et on laisse refroidir. Assez ordinairement, comme pour le flintglass, on obtient une masse et quelques fragments.
- On fait des faces parallèles polies sur les côtés de la masse soit du flintglass, soit du erownglass pour examiner l’intérieur, et voir comment elle doit être divisée, car elle n’est jamais exempte de stries qui se trouvent ordinairement ramassées dans une seule région. Après cet examen on scie la masse par tranches parallèles, et en raison des observations qu’on a faites. Pour les fragments on polit aussi des faces pour les examiner, et on en fait des disques résultant de leur poids; pour cela on les chauffe dans un premier four, puis on les introduit dans un moufle où on les chauffe seulement à la température nécessaire pour le mouler. Si le fragment est irrégulier, on le ramasse avec une pince, de manière à l’arrondir grossièrement, puis on le saisit avec une autre pince et on le pose dans un moule sous une presse à levier qui lui fait prendre exactement la forme du moule, enfin on le reprend avec la pince et on le porte dans le four à recuire.
- Explication des figures de la planche 809.
- Fig. \. Projection horizontale du four de fusion et du creuset.
- Fig. 2. Coupe suivant la ligne EF, fig. 1, c’est-à-dire suivant la longueur du tisard.
- Fig. 3. Coupe verticale suivant la ligne CD du plan.
- Fig. 4. Section verticale suivant la ligne AB.
- Les mêihes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Siège qui supporte le creuset couvert B. C C, Murs du four. D D, conduits par lesquels on projette la houille sur la grille. E, Voûte ou couronne du four. F, Portine par laquelle on entre et on sort le creuset B ; dans cette portine est pratiqué un ouvreau. G G G, Six cheminées. H, Ouvreau. I, Trou pour faciliter la pose du creuset sur le siège. K, Barre recourbée pour agiter le cylindre en terre. L, Support avec un rouleau en travers sur lequel s’appuie la barre K. M, Trou garni d’un bouchon par lequel on projette la houille. N, Trou garni d’un bouchon par lequel on décrasse la grille. O, Hotte en tôle sous laquelle se rassemblent les cheminées.
- aa, Grille du four, b, Gueule du creuset, c, Niveau du verre fondu, d, Cylindre en terre réfractaire pour le brassage, e, Ouvreau, j fx Chenets portant la grille, g, Portine de l’ouvreau e. ' ( D.)
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- ARTS CHIMIQUES. --- COULEURS.
- Rapport fait par M. Péligot,, au nom du comité des arts chimiques , sur les laques de garance de madame Gobert rue d’Enfer.
- Madame Gobert a soumis, le 28 mai 1838, à l'examen de la Société d’encouragement des laques de diverses couleurs extraites de la garance. Votre comité des arts chimiques, auquel ces laques ont été renvoyées, a pensé que l’importance de ces produits exigeait qu’ils fussent soumis à des essais spéciaux, notamment à l’épreuve du temps ; c’est donc seulement après avoir satisfait à ces conditions qu’il vient vous présenter son rapport sur cet objet.
- Il y a longtemps que la couleur rouge que fournit la garance est connue et utilisée ; mais, si l’emploi de cette précieuse racine ne présente aucune difficulté quand il s’agit d’appliquer immédiatement sur les tissus sa belle et solide matière colorante ; si cet emploi est devenu tellement important que la garance, par les tons si nombreux qu’elle fournit, est désormais l’une des matières les plus nécessaires à la grande industrie des toiles peintes, il en est tout autrement quand il s’agit d’isoler ce principe colorant, de l’isoler surtout avec assez de régularité et d’économie pour l’appliquer à des besoins industriels.
- Les peintres des xve et xvie siècles employaient pourtant la garance ; les teintes pourpres brillantes qu’on remarque dans les tableaux des grands maîtres de la renaissance étaient dues à cette racine ; telle était du moins l’opinion de notre regrettable collègue M. Mérimée, juge si compétent pour ces questions ; tel est aussi l’avis de presque tous les peintres actuels.
- Plus tard, la cochenille, qui heureusement n’était pas connue au temps des écoles vénitienne et flamande, est venue remplacer les laques de garance. On sait combien le principe colorant de la cochenille est riche, abondant et facile à extraire, mais on sait aussi combien il est altérable ; il suffit de comparer les tableaux des anciens maîtres avec ceux des peintres du dernier siècle, pour se convaincre que l’art est loin d’avoir gagné à cette substitution. Ainsi, tandis que les toiles de Rubens présentent encore aujourd’hui un coloris si admirable de richesse et d’harmonie, les productions de plus grands maîtres modernes sont déjà ternies et décolorées, et ils ont eu la douleur de les voir, pour ainsi dire, s’effacer sous leurs yeux.
- Profitant des épreuves de leurs devanciers, les peintres actuels abandonnent les laques carminées pour revenir aux laques de garance, et depuis les efforts de M. Mérimée qui, le premier de nos jours, a obtenu une laque pure de garance, beaucoup de tentatives ont été faites pour perfectionner ou plutôt pour retrouver cette intéressante fabrication. Tout le monde connaît les laques
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- COULEURS.
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- roses de MM. Robiquet et Colin, et aussi les belles laques plus foncées de M. Louis Robert, de Sèvres.
- Les laques de garance, dites de Suif rue, de madame Gobert, présentent, sous le rapport de la nuance , une incontestable supériorité ; elles offrent, en outre, des couleurs qui jusqu’ici n’avaient pas été obtenues au moyen de la garance.
- Ces laques sont au nombre de huit ; cinq offrent les nuances pourpres et roses ; les trois autres fournissent le rouge-brun, le jaune-brun, et la nuanc« capucine.
- Le pourpre concentré n° 1 , de madame Gobert, est certainement le rouge végétal le plus riche, le plus intense, que possède aujourd’hui la peinture ; le pourpre n° 2 est déjà supérieur au plus beau rouge connu, auquel paraît égal le pourpre n° 3 ; ce dernier est livré au commerce à un prix trois fois moindre, d’après madame Gobert, que celui des plus belles laques de garance employées par les peintres. Les laques roses, qui sont comparables à celles de MM. Robiquet et Colin, sont d’un prix assez modique ; l’une d’elles se vend 32 fr. le kilogramme.
- Bien que ces produits soient déjà à un prix relativement plus bas que celui des autres laques connues, il est à désirer que madame Gobert les diminue encore, afin de rendre plus général l’usage de ces laques.
- Madame Gobert a tiré parti, pour la première fois, de la matière colorante jaune qui existe en si grande abondance dans la garance; elle en a extrait une laque jaune capucine, d’un ton très-chaud , dont les peintres font le plus grand cas ; et aussi plusieurs laques jaunes ou brunes.
- Ces nouvelles laques sont maintenant sur la palette de nos peintres les plus renommés, et tous ont attesté leur supériorité. MM. Horace Hernet, Paul Delaroche, Eugène Isabey, Couder, Alaux , Court, en font un constant emploi ; M. Ziegler en a largement usé dans son grand tableau de la Madeleine, après avoir constaté lui-même la solidité qu’elles présentent.
- Ces laques ont jusqu’ici parfaitement bien résisté à la lumière solaire, et. l’on sait que l’exposition d’une couleur à la lumière du soleil pendant un certain laps de temps équivaut à une épreuve infiniment plus prolongée à la lumière ordinaire. Dans le rapport du jury central de 1839, M. Dumas, qui a fait un rapport très-favorable sur ces produits, cite, comme une expérience très-décisive pour leur solidité, les deux stores peints avec ces laques qui étaient placés en plein midi dans une des salles de l’exposition ; toutes les couleurs, même le rose le plus faible, avaient résisté, malgré la réunion des circonstances les plus défavorables à leur conservation.
- De plus, et comme pour compléter cette expérience, M. Eugène Isabey, à.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- la demande de votre comité, a appliqué sur une toile des bandes de ces diverses laques, pures ou mélangées ; cette toile a été longtemps exposée au soleil, une partie étant tenue dans l’obscurité au moyen d’un écran de papier; il est impossible, jusqu’ici, de distinguer la partie préservée de là lumière de celle qui y a été exposée.
- Enfin, votre rapporteur a soumis ces laques à un examen chimique, et il croit pouvoir affirmer que le seul principe colorant qu’elles renferment est tiré de la garance. Il est utile, peut-être, d’indiquer une des réactions qu’il a observées , cette réaction offrant un moyen facile et pratique de distinguer ces produits de ceux aussi beaux et moins solides que fournit la cochenille. En traitant la laque de garance par l’ammoniaque liquide, puis en jetant le mélange sur un filtre, la liqueur passe entièrement incolore, tandis que les laques carminées, soumises à la même épreuve, fournissent une dissolution plus ou moins rouge ou violette.
- En résumé, les laques de madame Gobert ont paru, à votre comité des arts chimiques, mériter toute votre attention. Depuis l’outremer factice de M. Gui-met, dont vous avez si heureusement provoqué la découverte , aucune matière colorante plus digne de vos encouragements ne v.ous avait été présentée. Aussi n’hésitons-nous pas à vous proposer d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Peeigot, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 juillet 1840.
- NOTICES INDUSTRIELLES (1).
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau procédé de fabrication du blanc de plomb; par M. J. Woolrich.
- On divise le plomb du commerce en petits grains ou fragments par le moyen employé pour faire du plomb de chasse. On jette dans un tambour cylindrique ou hexagonal de plomb ou de terre, percé à chaque bout d’un trou pour recevoir un axe, une certaine quantité de grenaille humectée avec une solution acide, composée de protoxyde de plomb dissous dans de l’acide acétique, dans des proportions telles que l’acide soit entièrement neutralisé et que la solution soit d’une pesanteur spécifique de 1,60. Le tambour étant placé horizontalement sur un chevalèt, on lui imprime un ^nouve-ment de rotation, en ayant soin d’humecler constamment le plomb avec la solution dont
- (i) La Société d’encouragement ne garantit point les: avantages des machines ou instruments et le succès des procédés consignés dans ces notices.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- nous venons de parler. Le frottement des grains de plomb l’un contre l’autre, aidé de la solution, en détache de petites parcelles qu’on recueille par le lavage. Le produit ainsi obtenu est retiré toutes les douze heures 5 on ajoute alors de nouvelles quantités de plomb humecté comme il a été dit, afin de remplacer celui qui a été décomposé. Celui-ci est jeté avec l’eau de lavage dans un récipient hermétiquement fermé et dans lequel tourne un mouveron ; un courant de gaz acide carbonique dégagé d’un feu de charbon est introduit dans le récipient, et il se formera du carbonate de plomb qui se précipitera au bout de quelques heures et qu’on retirera après avoir soutiré l’eau de lavage. Ce précipité étant ensuijte séché sera propre pour l’usage.
- Le tambour hexagonal, de 1 m, 625 de large et O m, 542 de diamètre, pourra contenir environ de 4 à 500 kilogr. de plomb. (Lond. journ. of arts, juin 1840.)
- Moyen de laminer le plomb et autres métaux ductiles ,• par M. Burr.
- Ce-moyen consiste à chaufferies rouleaux du laminoir soit par la vapeur, l’eau chaude ou l’air chaud, afin de faciliter l’opération du laminage.
- Lorsqu’on emploie de la vapeur, le rouleau est percé de part en part d’un trou de 0m, 020 de diamètre, dans lequel on introduit un tuyau criblé de trous et communiquant avec la chaudière dans laquelle la vapeur sera à une tension de 5 kilog. par pouce carré. Un tuyau est attaché à l’une des extrémités du rouleau, pour conduire au dehors la vapeur condensée.
- L’eau chaude et l’air chaud sont employés de la même manière -, ce dernier est chassé dans l’intérieur du rouleau à l’aide d’un ventilateur. (Lond. journ. of arts, juin 1840.)
- Sur les applications des forces électro-chimiques ci la métallurgie de l’argent, sans l’intermédiaire du mercure; par M. Becquerel.
- Les travaux de l’auteur sur le traitement de l’argent, du cuivre et du plomb, sans l’intermédiairedumercure, en n’employanlquepeu de combustible., ontétécontinuésavec succès sur des quantités considérables de minerai venues des diverses parties de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique. Les recherches ont porté 1° sur la séparation immédiate des métaux les uns des autres, en particulier de l’argent du plomb dans la galène, opération tellement rapide qu’à l’usine d’essai établie à Paris, 2 kil. d’argent peuvent être aujourd’hui retirés à l’état métallique d’un minerai d’argent proprement dit dans l’espace de six heures $ 2° sur la préparation à faire subir au minerai pour disposer chaque métal à être enlevé par le courant électrique, préparation qui, variant suivant la nature du minerai, ne présente aucune difficulté quand l’argent s’v trouve à l’état métallique ou à 1 état de sulfuse, tandis qu’elle devient plus compliquée quand l’argent est en combinaison av^c d’autres substances, l’emploi d'une petite quantité de combustible devenant alors indispensable pour effectuer un grillage à basse température.
- Au Pérou et au Mexique il arrive souvent que les minerais sont abandonnés, soit faute de combustible nécessaire pour les fondre ou les préparer à l’amalgamation, soit à cause de l’éloignement où iis se trouvent de la mer, ce qui s’oppose à leur transport dans des localités de l’Europe où l’on pourrait les traiter avec avantage.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Dans la Colombie, où se trouvent des amas considérables d’or et d’argent très-zinci-féres, les plus riches sont exportés quelquefois en Europe, pour être fondus, tandis que les plus pauvres et ceux d’une teneur moyenne sont ou abandonnés ou traités avec si peu d’avantage que les compagnies sont en perle.
- Les minerais d’argent qui résistent le plus à l’amalgamation et aux autres traitements sont ceux qui ont une grande teneur en cuivre ou en arsenic ; Ja quantité en est considérable surtout au Chili, dont les habitants les offrent aux Européens, qui, parfois, les prennent comme lest sans avoir la certitude d’en tirer un parti avantageux, en raison de l’ignorance où ils sont de leur véritable teneur et du mode de traitement à leur appliquer.
- Il s’agissait donc d’extraire séparément de ces minerais en Europe, et sans trop de dépense, l’argent, le cuivre et l’arsenic -, ce problème vient d’être résolu d’une manière satisfaisante. '
- Le ralentissement de l’exploitation des mines en Amérique doit être attribué non-seulement à la difficulté de traiter certains minerais, mais encore au prix du mercure, qui est tellement élevé, qu’au Mexique et au Pérou, les petites exploitations ont été contraintes de cesser leurs travaux et, déplus, à la difficulté d’épuiser les eaux qui inondent les mines.
- Il n’en est pas de même en Asie, dans les possessions russes, où il existe de grandes richesses minérales dont on tire de jour en jour un parti plus avantageux, grâce aux perfectionnements apportés en Europeaux traitements des métaux précieux.
- Dans les mines d’argent de l’Altaï, les frais d’extraction, de traitement et d’administration ne s'élèvent guère qu’au quart du produit brut, et cependant les minerais sont, en général, d’une très-faible teneur. Ces avantages sont dus au bas prix de la main-d’œuvre, à l’abondance du combustible et des substances nécessaires à la fonte.
- Quoique le traitement électro-chimique s’applique parfaitement aux minerais del’Altaï, néanmoins il ne faut pas se dissimuler que, dans les pays où le combustible est abondant, le sel marin rare, la fonte sera toujours préférable.
- Les mines d’argent en exploitation sont peu nombreuses en Russie 3 on ne compte, comme ayant de l’importance, que celles de l’Altaï et de Nertschinsk; on cite aussi quelques exploitations dans le Caucase et l’Oural ; mais la grande richesse minérale de cet empire consiste principalement dans les sables aurifères et platinifères dont le lavage attire en ce moment toute la sollicitude du gouvernement. Ce lavage est encore imparfait ; car on perd souvent une partie notable de l’or renfermé dans les sables. Néanmoins le produit est déjà considérable, puisqu’en 1839 il a été de 6,100 kilogr., c’est-à-dire au delà de 20 millions de francs.
- Les galènes argentifères et aurifères traitées par le procédé électro-chimique pour argent et plomb sont parfaitement disposées pour l’extraction de l’or par le lavage. En effet, le traitement exige une pulvérisation et un grillage qui dégagentl’or des pyrites ou autres composés qui le retiennent enchâssé ; l’argent et le plomb étant enlevés, le minerai se trouve réduit à peu près à moitié de son poids, et le lavage peut s’effectuer alors avec une grande facilité; le quartz et autres matières légères sont dans un état de division tel qu’un homme exercé peut en laver plusieurs centaines de kil. par jour j l’applica-
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- lion en a été faite récemment sur la galène argentifère, découverte il y a peu d’années à Saint-Santin-Cantalès, département du Cantal, et dont la teneur en or ne s’élève pas au delà d’un décigramme et demi par 100kil.de minerai contenant 30 pour 100 de plomb. Après le. traitement électro-chimique et le lavage, on arrive bientôt à des résidus renfermant 8 grammes et même plus d’or qui peuvent être traités avec avantage, soit qu’on les fonde, soit qu’on pousse plus loin le lavage. {Acad, des sciences3 13 juillet 1840.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Moyen de purifier Veau de mer ; par M. Cotelle.
- L’auteur emploie, pour priver l’eau de ses parties salines, un appareil consistant en trois vases qu’il nomme la chaudière, le reclificateur et le condenseur; le premier reçoit l’eau, qui est chauffée par le feu placé au-dessous; les vapeurs qui s’en dégagent passent à travers un certain nombre de tuyaux dans le rectificateur et delà dans le condenseur, après avoir déposé les matières hétérogènes qu’elles pourraient contenir encore. L’eau de condensation est propre à tous les usages, mais pour la rendre potable on la passe sur un filtre où elle perd sa saveur. Le filtre est muni d’un couvercle, et l’eau y tombe à travers un crible serré ; l’air est admis dans l’intérieur de ce filtre par des tuyaux projetant à l’extérieur et dont le nombre est réglé suivant la quantité d’air à introduire. (Rep. of patent, invent., mars 181-0.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d administration de la Société d en couragement.
- Séance du 9 septembre 1840.
- Correspondance. M. le ministre de la marine, en accusant réception de deux médailles décernées par la Société, l’une à M. Léon du Yarcs lieutenant de vaisseau, l’autre à M. Aubert, maître mécanicien au port de Toulon, pour leurs travaux relatifs aux progrès de la navigation par la vapeur, remercie la Société de la pensée qu’elle a eue de le rendre l’intermédiaire entre elle et ces hommes laborieux.
- M. Renaud de Vilback, rue Castellane, 3, eu adressant une notice sur l’exposition permanente d’objets d’arts et de sciences formée à Londres par la Société des sciences pratiques, demande que la Société examine jusqu’à quel point cet exemple pourrait être imité à Paris.
- Objets présentés. M. Raincelin, serrurier en bâtiment, à Neuilly, présente des charnières à ressort perfectionnées;
- M. Bresson, ingénieur civil à Rouen, uia« notice sur le blanchiment des toiles de coton destinées à l’impression ;
- MM. AndrêoJetty frères, fumistes, le dessin et la description d’un calorifère salubre propre à sécher les grains dans les brasseries ;
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- PROCES—VERBAUX.
- MO
- M. Bassin, pépiniériste, quai aux Fleurs, 5, un échantillon de seigle de Vierland, avec des détails sur son origine, sa culture et ses produits.
- M. Brusicks ancien chirurgien (à Yaugirard, annonce avoir trouvé un composé de graisse de boucherie qqi a été reconnue supérieure aux diverses graisses en usage dans l’économie domestique.
- Il est fait hommage à la Société :
- l°Par la Société d’agriculture, des scienceset belles-lettres du département d’Indre-et-Loire, des nos 2 et 3, année 1840 de ses Annales ;
- 2° Par la Société d’agriculture, sciences et arts de Limoges, du n° 1, t. 18, de son Bulletin ;
- 3° Par la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille, du recueil de ses mémoires pour 1839, première partie ;
- 4° Par la Société agricole et industrielle du département du Lot, des nos 3, 4 et 5 de son Bulletin;
- 5° Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar, du recueil de ses travaux pour les mois d’avril, mai, juin 1840 ;
- 6° Par la Société d’agriculture, arts et commerce du département de la Charente, du n° 2 (1840) de ses Annales ;
- 1 Par la Société royale d’horticulture du mois de juillet 1840, de son Bulletin ;
- 8° Par M. Benjamin Silliman, du premier trimestre 1840 du journal américain des sciences et des arts ;
- 9° Par MM. de Précorbin et Legris, delà gravure et de la description d’un moteur électromagnétique j
- 10° Par M. Bouchard-Huzard, du n° 8, août 1840, des Annales de l’agriculture française ;
- 11° Par M. Carrier, du n° de juin 1840 du Propagateur de l’industrie de la soie en France.
- M. le président annonce la perte que le conseil d’administration vient de faire dans la personne de M. le vicomte Pomel de Verneaux, membre de la commission des fonds.
- Séance du 23 septembre 1840.
- Correspondance. M. Vantillard, fabricant d’aiguilles, à Mérouvel, près l’Aigle, en remerciant la Société de la médaille d’or qu’elle lui a accordée, en récompense des succès qu’il a obtenus dans la fabrication des aiguilles, annonce l’intention de livrer prochainement au commerce ses produits, sans l’attache de la marque étrangère ; il espère détruire, par ses efforts, le préjugé qui s’est élevé Gontre les aiguilles françaises; mais il faudrait pourvoir nos fabriques d’aciers étirés ou au moins laminés jusqu’au n° 18.,Il pense que les encouragements de la Société devraient se porter sur ces aciers, ou bien que le gouvernement réduisit les droits qui pèsent sur les fils d’aciers anglais, plutôt que d’augmenter le tarif à l’entrée ea-France des aiguilles étrangères.
- Objets présentés. MM. Champavère et Braymont présentent un mémoire avec dessin sur îun nouveau thermomètre métallique applicable aux chaudières à vapeur pour en prévenir les explosions;
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- M. uéstery, rue Basse-du-Rempart, 14, le dessin et la description d’un nouveau ' système de mécanique.
- Il est fait hommage à la Société :
- 1° Par M. Bresson, ingénieur civil à Rouen, d’un numéro du Mémorial de Rouen, contenant ses vues sur les moyens d’améliorer le sort des classes ouvrières-,
- 2° Par M. Léon Duparc, lieutenant de vaisseau, de deux brochures, l’une sur un cli-nomètre marin, perfectionné par lui, l’autre sur la vitesse des bâtiments à vapeur 5
- 3o Par M. Chevallier, du numéro de septembre du journal des Connaissances nécessaires
- 4° Par la Société d’encouragement de Berlin, des deuxième et troisième livraisons, année 1840, de ses mémoires.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. le baron Sylvestre lit un rapport relatif à l’examen des candidats qui se sont présentés pour obtenir les places vacantes à l’école royale d’arts et métiers de Chàlons-sur-Marne.
- Des dix candidats qui se sont présentés, sept ont rempli les conditions exigées par le concours.
- M. le rapporteur propose, au nom de la commission, 1° de présenter, à la nomination du ministre du commerce, MM. Niogret cl Tabouret, le premier pour la place à bourse entière et l’autre pour celle à trois quarts déboursé, actuellement vacantes -, 2° de considérer comme admissibles à l’école de Chàlons MM. Charpentier, Crépaux, Massé, Brondel aîné et Killer, et de décider qu’ils sont appelés de droit, dans cet ordre, à occuper les places qui deviendraient vacantes et seraient mises à la disposition de la Société. (Approuvé.)
- M. Payen expose que, par suite d’une communication faite par M. Vallot, le 23 février 1839, la Société a compris toute l’importanee des questions qui sè rattachent aux altérations des bois et aux moyens de prévenir les immenses dommages qui en résultent.
- Une commission spéciale fut chargée de s’en occuper ; elle a recueilli un grand nombre de documents ; des faits nouveaux sur les ravages occasionnés par les insectes, la pourriture sèche et humide, lui parvinrent de la part de membres du conseil d’admh nistratiou et de ceux de la Société royale d’agriculture.
- MM. Vallot et Morin de SainterColombe avaient fait des observations sur l’altération des bois dans le département de la Sarthe, et M. Âudoin, à la Rochelle. Depuis, des mémoires sur la composition immédiate des bois ont appris la cause principale de toutes ces altérations et donné une direction certaine aux recherches sur les agents de conservation à essayer. D’un autre côté, les procédés de MM. Rrèant, Boucherie, de Bordeaux, et Millet, du département de l’Aisne, ont fait concevoir l’espérance d’obtenir économiquement la pénétration des réactifs dans toute la masse ligneuse des arbres les plus volumineux.
- M. Payen annonce avoir commencé, avec ses collègues, des essais qui promettent de rendre plus faciles et plus simples encore les moyens d’imprégner les arbres en végétation, peut-être même les bois anciennement abattus.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- La commission a pensé que, dans la vue de hâter la solution d’un problème aussi important, d’assurer les débouchés de nos plantations d’arbres verts en garantissant la G durée des constructions, d’améliorer les conditions de succès de plusieurs de nos industries, d étail temps que des expériences sur une échelle un peu plus grande fussent entreprises et suivies par elle; que de temps à autre les résultats fussent communiqués à la Société, afin que ce travail pût profiler de toutes les bonnes inspirations de ses membres; enfin que, pour subvenir aux frais de ces expériences, un crédit de 1,000 fr. lui fût ouvert.
- Cette proposition, qui a obtenu l’assentiment de la commission des fonds, est adoptée. M. Daclin fait un rapport sur les mémoires de la Société d’encouragement de l’industrie dans les États prussiens.
- M. le rapporteur fait connaître l’origine de cette Société, les sujets de prix et les médailles qu’elle a mis au concours et décernés, et les documents renfermés dans le recueil de ses mémoires publiés en 183.9. Il propose de remercier la Société de Berlin de l’envoi de ses mémoires et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. Il est donné lecture d’une note de M. Chevallier, membre du conseil d’administration, sur le nettoiement des conduits en fonte employés pour amener les eaux à Bourbonne-les-Bains.
- Après des considérations sur les eaux naturelles qui tiennent en dissolution des carbonates, et l’indication des localités où ces eaux sont plus abondantes, M. Chevallier annonce que le conseil municipal de Bourbonne, voulant amener les eaux d’une source éloignée de près de 4,000 mètres de la ville, a fait établir des conduites en fonte qui se sont obstruées par suite de dépôts calcaires; que pour dissoudre ces dépôts on a employé de l’acide hydrochlorique étendu d’eau, moyen déjà indiqué par M. d’Arcet. Cette opération a parfaitement réussi, et la dépense moyenne annuelle a été de 188 fr. 30 c. depuis 10 ans.
- Le conseil ordonne l’insertion au Bulletin de la note de M. Chevallier.
- M. le baron Sylvestre appelle l’attention de la Société sur l’utilité qu’il y aurait à chercher les moyens de remédier aux inconvénients de la fumée qui se dégage des fourneaux pendant la combustion. Ce sujet lui paraît digne d’être l’objet des recherches d’une commission qui examinerait si cette question devrait être mise au concours. Il rappelle les expériences faites avec un fourneau fumivore de M. Lefroy, et regrette que les procédés de cet ingénieur ne soient pas assez répandus.
- M. Payen pense que la commission pourrait d’abord réunir les moyens et procédés qui ont été proposés et mis en pratique, et qui ont en partie donné la solution du problème.
- Le conseil charge les comités des arts mécaniques et chimiques d’examiner la proposition de M. de Sylvestre et de lui présenter leurs vues à cet égard.
- Imprimerie de L. BOUCH ARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N° CCGCXXXYII.) NOV. 1840.
- BUL
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES.—outils
- Rapport fait par M. Héricart de Thury, au nom du comité des arts mécaniques, sur la fabrique de quincaillerie de MM. Coulaux aîné et compagnie, à Molsheim, département du B as-Rhin.
- M. Coulaux ainé, fondateur de la fabrique de quincaillerie de Molsheim, département du Bas-Rhin, s’était proposé, avant son décès, de présenter à la Société d’encouragement, dont il était un des plus anciens membres, une série complète des instruments de sa fabrique, de cette belle fabrique tant de fois distinguée dans nos expositions deU’induslrie française, dont ce célèbre fabricant était un des agents, un des soutiens les plus fermes, les plus actifs et les plus éclairés. En vous faisant hommage de ses instruments, M. Coulaux se flattait que, d’après les soins qu’il avait apportés dans leur fabrication, vous les jugeriez dignes de faire partie de votre collection des produits des arts , fabriques et manufactures.
- La mort nous a ravi M. Coulaux au milieu de ses succès toujours croissants. Voulant remplir ses intentions, MM. Coulaux aîné, ses héritiers et successeurs, vous ont présenté et fait hommage, en son nom, d’un bel assortiment d’échantillons des produits de leurs divers ateliers, et notamment des faux d’acier fondu à ressort rapporté, que les premiers ils ont fabriquées en France. Ils vous ont en même temps priés de soumettre leurs instruments à l’examen de votre comité desfarts mécaniques, heureux qu ils seraient, disent-ils, d’apprendre que leurs produits ont été jugés dignes de votre approbation.
- Chargé' par votre comité d’examiner les instruments de MM. Coulaux, comme j’en avais été chargé à la|’dernière exposition, je crois ne pouvoir Trente-neuvième année. Novembre \ 840. 53
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- ARTS MECANIQUES.
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- mieux faire que de vous présenter mon rapport au jury central avec quelques rectifications d’après les renseignements produits par MM. Coulaux aîné et compagnie dans la lettre qu’ils vous ont adressée le 5 mai dernier, et quelques détails sur la quincaillerie pour laquelle, il n’y a pas encore longtemps, nous payions annuellement des sommes considérables à l’étranger.
- Le commerce de la quincaillerie comprend, \° les aciers raffinés pour la taillanderie, la coutellerie, les ressorts, les lames, les buses , etc. ; 2° les limes et râpes de toute espèce; 3° les instruments de tous les arts, de tous les étals, maçons, charpentiers, menuisiers, serruriers, couvreurs, carrossiers, selliers, tonneliers, maréchaux, cordonniers, etc. ; 4° ceux des bijoutiers, orfèvres, metteurs en œuvre, horlogers, etc., etc.; 5° ceux de ménage et appareils divers de notre économie domestique ; 6° les instruments et outils de jardinage et de labour; 7° les lames de scie droites et circulaires de tout genre pour toutes les professions ; 8° les boulons, vis, écrous; 9° les vrilles, tarières, mèches ; 10° les ciseaux et cisailles de toutes dimensions ; 1 \ ° les faux et faucilles, etc., etc. Le commerce de la quincaillerie entrait, autrefois, annuellement dans la balance de nos importations pour plus de 15 millions ; nous affranchir d’un tel tribut présentait de grandes, d’immenses difficultés et semblait au-dessus des forces de nos fabricants.
- Cependant M. Coulaux n’en désespéra pas, il l’essaya et ne se découragea point : pour y parvenir il fallait faire, beaucoup faire, bien faire, et surtout faire à bas prix, en faisant bien et très-bien ; il fallait vaincre les préjugés, les oppositions de la trop aveugle routine, et souvent l’entêtement des praticiens, des ouvriers et des consommateurs.
- Fort de ses connaissances théoriques et pratiques, éclairé par sa longue et sage expérience, et soutenu par cet esprit de persévérance qui ne connaît aucun obstacle, aucun sacrifice, et qui vient à bout de tout, M. Coulaux fonda, en 1817, la fabrique de Molsheim, département du Bas-Rhin , en faisant venir du grand-duché de Berg cinquante à soixante maîtres ouvriers avec leurs familles. Au moyen de ces maîtres il forma des ouvriers indigènes pour donner à son industrie les brillants développements qu’elle prit rapidement sous sa sage direction, développements tels, que plusieurs autres fabriques se sont bientôt successivement élevées dans le département du Bas-Rhin et dans les départements voisins, en tirant des ouvriers de celle de Molsheim.
- D’après le succès de ces diverses fabriques, notre quincaillerie, cette importante branche de l’industrie qui tient, en Angleterre, le troisième rang, puisqu’elle est immédiatement classée après celle des laines et celle des cotons, notre quincaillerie, comme vous l’avez vu à la dernière exposition, paraît devoir devenir incessamment, pour la France comme pour l’Angleterre, une
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- OUTILS.
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- de ses premières et de scs plus belles industries, et déjà elle figure d’une manière remarquable dans les colonnes des produits de l’exportation de notre administration des douanes.
- M. Coulaux avait senti que la première condition à remplir, pour parvenir plus sûrement à son but, était de faire lui-même les diverses qualités d’acier nécessaires et convenables pour chaque genre de fabrication; aussi commença-t-il par faire une étude approfondie des différents aciers Jfrançais ou étrangers pour arriver à faire les aciers naturels, aciers fondus et aciers raffinés, suivant la spécialité d’instruments ou d’outils qu’il devait fabriquer, et c’est ainsi qu’ils s’est mis en mesure pour monter successivement les nombreux ateliers dans lesquels se fabriquent généralement aujourd’hui, à Mols-heim, avec tant de supériorité, toute la quincaillerie, tous les outils et instruments employés dans les arts et métiers de quelque genre qu’ils soient, tous les appareils de ménage ou d’économie domestique, tous les instruments de jardinage , de labour et d’agriculture, les limes et râpes de toute espèce, les scies droites et circulaires dans toutes les dimensions, les vis, les écrous, les vrilles, les tarières, les mèches, les ciseaux, les cisailles, les marteaux, les pinces, les tenailles, etc., etc.
- Dans ce grand nombre d’outils, d’instruments et d’appareils de tout genre qui se fabriquent dans les ateliers de MM. Coulaux aîné et compagnie, il en est trois sur lesquels je crois devoir fixer un moment votre attention, ce sont les faux et faucilles, les scies circulaires et les moulins à café.
- Longtemps la France fut tributaire de l’Allemagne pour les faux et faucilles nécessaires à sa population agricole, et, suivant les relevés et documents de statistique rurale, sa consommation variait annuellement de douze à quinze cent mille faux, dont la Styrie eut pendant plusieurs siècles le monopole exclusif.
- La fabrication de ce précieux instrument, l’une des premières nécessités de notre industrie agricole, commença à s’introduire en France après la conquête des provinces illyriennes; mais ce ne fut qu’au retour de nos armées que cette fabrication y fut réellement établie : elle s’y fait suivant le mode allemand ou suivant le mode anglais. D’après le mode allemand, celui qui est particulièrement pratiqué dans les fabriques de nos départements du Midi (I), les faux comme celles de Styrie sont composées d’une seule pièce, soit d’acier naturel, fer et acier corroyé, soit d’acier fondu, la lame, le dos et le talon étant forgés ensemble et ne formant qu’un seul corps.
- (!) Parmi les diverses fabriques de nos départements du Midi, nous devons signaler celle de Toulouse, celle du Sault-du-Tarn, celle de la Touille (Haute-Garonne), etc., etc.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Les faux anglaises étaient anciennement, comme les faux allemandes, d’une seule pièce; mais celles-ci ont été abandonnées il y a déjà longtemps, et elles se fabriquent généralement aujourd’hui de pièces rapportées. La lame est en acier fondu laminé, et le dos, ainsi que le talon, en fer forgé ou laminé, et rapporté avec des rivets.
- Depuis quinze ans que MM. Coulaux ont, les'premiers, établi chez eux la fabrication des faux suivant le mode anglais, ils ont apporté de grands perfectionnements dans leurs procédés, et ils font aujourd’hui des faux d’excellente qualité qui, malgré leur prix plus élevé que celui des faux d’Allemagne et d’Angleterre, obtiennent partout le plus grand succès ; ce succès est même tel, que MM. Coulaux et les différentes fabriques qui ont adopté leurs pro-* cédés ne peuvent suffire aux demandes qui leur sont adressées. La fabrication de faux de MM. Coulaux est, annuellement, de 30,000 environ, qui se vendent de 3 francs .30 cent, à 6 francs la faux de 0m,55 jusqu’à 1 mètre, ainsi qu’il résulte de leur tarif, sur lequel ils font la remise et l’escompte.
- Le prix des faux de MM. Coulaux est plus élevé que celui des faux d’Allemagne des mêmes dimensions, qui se vendent de 2 fr. à 4 et 5 fr.; mais il est aussi bien compensé par la qualité identique de l’acier dans toute l’éten-aue de la lame, et, conséquemment, par le bon usage qu’elle fait; aussi croyons-nous pouvoir déclarer que, d’après le degré de perfection auquel sont parvenues nos fabriques de faux, soit d’après les procédés anglais, soit d’après les procédés allemands, bientôt, et ce moment n’est pas éloigné, bientôt la France ne tirera plus une seule faux de l’étranger.
- MM. Coulaux ont également introduit, depuis quelques années, chez eux, la fabrication des scies circulaires, qui, jusque-là, se tiraient d’Angleterre. Ces scies, bien confectionnées, deviennent d’un usage général, et leur consommation augmente tous les jours, leur fabrication ayant reçu d’importantes améliorations, qui contribueront, il faut l’espérer, à détruire le préjugé qui nous rendait à leur égard tributaires de l’étranger.
- La fabrication des moulins à café est d’une plus haute importance qu’elle ne semble l’être au premier aspect.
- Les moulins à café sont, en effet, d’un usage si général, qu’on en trouve dans presque tous les ménages ; mais jusqu’à ce jour ces moulins étaient restés à peu près ce qu’ils étaient primitivement les moulins d’origine. MM. Cou-lauXy tout en les maintenant au prix le plus modéré pour les mettre à la portée des plus petits ménages, ont cherché, comme M. Lejeune t rue de Charenton, à Paris, à les améliorer et perfectionner, et ils y sont, en effet, parvenus sans aucune augmentation de prix : 1° en plaçant, dans l’intérieur
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- OUTILS.
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- de la boite qui renferme le mécanisme, la coupe qui était au-dessus ; et 2° en Y appliquant un moyen déjà connu pour hausser ou baisser la noix à volonté, de manière à obtenir, suivant le besoin ou au gré du consommateur, du café plus ou moins fin. Il résulte de ces modifications que le moulin à café de MM. Coulaux, cet appareil de première nécessité pour tant de ménages', est réellement meilleur, plus parfait, plus commode, plus solide et, par conséquent, de plus longue durée que l’ancien, et cependant toujours au même
- prix.
- Enfin la fabrique de MM. Cpulaux aîné et compagnie se compose de dix-huit usines dans lesquelles on compte près de 700 ouvriers, savoir :
- . „ . -r, t, i . (a Molsheim et les environs.
- 1» Dans le Bas-Rhin, J à Greswiller et UrmaM. .
- 2° Dans la Moselle, au bas-renthal..................
- 3° En ouvriers employés hors les ateliers.
- 350
- 110
- 120
- 115
- Au total
- 695
- Résumé.
- Fondateur de la fabrique de Molsheim en 1817, M. Coulaux père obtint des médailles d’or aux expositions de 1819 , 1823 et 1829 ; le jury central lui en a accordé le rappel à celle de 1834.
- MM. Coulaux, ses héritiers et successeurs, ont repris ses établissements; ils y ont introduit diverses améliorations et de nouveaux perfectionnements dans les procédés.
- Leurs produits sont aujourd’hui partout recherchés; ils jouissent d’une haute réputation de qualité et de supériorité due aux soins apportés dans toutes les parties de la fabrication.
- Les faux de la fabrique de Molsheim, quoique plus chères que celles d’Allemagne, à raison de leur bonne qualité et de l’égalité de leur trempe dans toute l’étendue de la lame, qui est douce, ductile et malléable, obtiennent le plus grand succès et sont., dans divers pays, préférées à celles de Slyrie.
- Les scies circulaires, les lames de scie, les aciers d’horlogerie, les lames de ressort, etc., d’après leur perfection de fabrication, sont exportés avec succès en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemage. Les documents publiés par l’administration des douanes donnent des preuves positives de cette exportation qui va toujours croissant d’année en année.
- Enfin, à l’exposition de 1839, le jury central a accordé à MM. Coulaux aîné et compagnie le rappel des médailles d’or qui avaient été décernées aux précédentes expositions à M. Coulaux aîné, leur père.
- Conclusions. — D’après cet exposé, votre comité des arts mécaniques a
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- ARTS MÉCANIQUES.
- l’honneur de vous proposer, messieurs, 1 ° d’adresser à MM. Coulaux aîné et compagnie une lettre de remercîments pour le bel assortiment d’instruments de leur fabrique de Molsheim dont ils vous ont fait hommage ;
- Èt 2° de décider que leur belle série d’outils et d’instruments de tout genre, de tous états et professions, remarquables par leur bonne qualité et leur perfection, sera honorablement déposée dans votre collection avec les noms des donataires.
- Subsidiairement, et en considérant que MM. Coulaux aîné et compagnie, par l’immense étendue de leur fabrication et la bonne qualité de tous leurs produits, ont puissamment contribué à nous relever et affranchir du tribut onéreux que nous payions annuellement autrefois à l’étranger pour l’importation de tous les articles de quincaillerie d’Allemagne et d’Angleterre, et plus particulièrement pour celle des faux et faucilles, votre comité vous propose, messieurs, de renvoyer à vps commissions des médailles et de révision le présent rapport, qui sera inséré au Bulletin (1).
- Signé Héricart de Thüry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1er juin 1840.
- SOIE.
- Description d’une machine a organsiner la soie inventée
- par M. Néville.
- La machine à organsiner la soie de M. Néville, sur laquelle un rapport a été fait dans la séance du 25 mars 1840, a valu à son auteur une médaille de platine, qui lui a été décernée dans la séance générale du 12 août dernier (2).
- Nous donnons aujourd’hui la description et les dessins de cette intéressante machine, dont l’usage deviendra, sans doute, de plus en plus étendu.
- La fig. 1, PL 810, représente l’élévation latérale de la machine, et la Jig. 2, l’élévation des extrémités d’une de ses longues faces. On voit que, pour économiser l’espace occupé par la machine, elle est disposée à deux étages ; le système inférieur étant identiquement semblable au système supérieur, nous nous bornerons à décrire l’un des deux.
- La Jig. 3, PI. 811, est une coupe transversale et verticale de la même machine.
- (î) Une médaille d’or a été décernée à MM. Coulaux, dans la séance générale du 12 août dernier. (Y oyez Bulletin d’août 1840, p. 310.)
- (2) Voyez Bulletin de la Société, mai 1840, p. 161, et août, p. 305,
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- PI. But.
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- SOIE»
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- Les Jig, 4, 5, 6 et 7 représentent les bobines dessinées sur une plus grande échelle. Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- AA, tambour horizontal donnant le mouvement aux broches B B.
- L’arbre de ce tambour porte un pignon qui, au moyen des roues intermédiaires C et D et d’un pignon invisible sur le dessin, mais qui est fixé sur la douille de la roue D, donne le mouvement à la roue E, et celle-ci, par les deux roues intermédiaires F, G, le transmet à la roue H.
- Les roues E et H sont fixées sur deux arbres I, I qui portent autant de galets cylindriques en bois J, J, Jig. 3, que la machine contient de broches.
- Les bobines en bois K, rendues pesantes par leurs axes en fer et des rondelles de plomb fixées à leurs extrémités, sont placées vides dans de petits châssis en bois L, et posent, par leur surface, sur la surfaee des galets J, qui sont revêtus de drap ou de peau. Ces bobines sont destinées à envider la soie organsinée.
- Les rouages que nous venons de décrire sont placés à l’extrémité de la machine qui reçoit le mouvement du moteur.
- A l’extrémité opposée, un des arbres I porte un pignon M (Jig. 2), qui donne le mouvement à une roue N, placée au bout d’un arbre 0. Cet arbre porte un cylindre en bois P, sur lequel est creusée une rainure hélicoïde destinée à imprimer un mouvement de va-et-vient aux deux porte-guides Q; à cet effet, ces porte-guides sont réunis entre eux par une traverse R portant une touche S qui s’engage dans la rainure. x
- Sur les porte-guides sont fixées des lames en cuivre fendues T, en nombre égal à celui des broches, qui servent à coucher régulièrement l’organsin sur toute la longueur des bobines.
- Le tambour A donne le mouvement aux broches B, au moyen de cordes sans fin.
- Pour éviter la nécessité de raccourcir les cordes lorsqu’elles s’allongent, on a imaginé de porter chaque broche sur un petit châssis en bois à double équerre U, qui pivote sur les deux tiges VV (Jig• 1, 2, 3 et 8 ).
- Une petite crémaillère dentée X, qui s’engage dans un arrêt Y, sert à maintenir le châssis à la distance où on l’a porté, et la corde à la tension voulue.
- Nous avons à décrire maintenant le mécanisme particulier de la broche proprement dite, représenté en coupe et en plan,./g-. 4 et 5.
- B est la broche en acier à laquelle le mouvement est donné au moyen d’une poulie ou noix a; cette broche entraîne dans son mouvement une boite plate circulaire en tôle emboutie b, sur le fond de laquelle sont rivées deux tiges
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- ARTS MÉCANIQUES.
- SOIE.
- rondes en fer c, qui servent d’axes aux bobines en bois d. C’est sur ces bobines qu’est placée la soie à organsiner.
- Pour effectuer l’organsinage, il est nécessaire que les bobines d reçoivent un mouvement de rotation sur elles-mêmes de droite à gauche et, en même temps, un mouvement de translation rotative de gauche à droite autour de la broche B qui est l’axe de l’ensemble du mouvement.
- Cet effet est produit par le système d’engrenages représenté en plan, fis- 5> au niveau de la ligne CD, jig. 4, et en coupe,Jig. 4, sur la ligne AB,Jig. 5. Au centre de la boite b est une roue e, qui est maintenue immobile au moyen de deux faces plates pratiquées sur la douille et engagées dans la fourchette de la branche supérieure du châssis U.
- Sur le fond de la boîte b sont rivées deux petites tiges qui servent d’axe à deux pignons f; enfin deux autres pignons g tournent sur les tiges c et portent, en contre-haut, une douille carrée dans laquelle s’engagent les bobines d.
- L’inspection de la Jig. 5 suffit pour démontrer qu’un mouvement de rotation imprimé daus un sens donné à la broche et à la boite b suffit pour faire tourner en sens inverse les deux bobines d, d.
- Une autre disposition très-ingénieuse a été prise pour éviter le fil simple, c’est-à-dire pour empêcher que, l’un des deux fils étant rompu, l’autre continuât à s’envider sur la bobine horizontale J ; voici en quoi elle consiste :
- Sur la boîte b sont encore fixées deux tiges verticales hh réunies entre elles par une traverse horizontale qui ne peut être aperçue dans la figure. Les tiges h portent deux autres tiges courbes i, r qui se terminent dans le prolongement de l’axe des bobines par un œil r.
- Sur le centre de la traverse s’élèvent deux bcirbins, l’un fixe et vertical j, et l’autre k pouvant basculer à droite et à gauche suivant un angle limité par une boucle oblongue l réservée dans la longueur du barbin fixe/.
- Au-dessus de chaque bobine et sur la tige verticale c on place un petit appareil qu’on peut appeler casse-fil. Il consiste en une petite rondelle en bois m traversée par une branche de fil de fer courbée suivant la forme n,o,p,q; à son angle o, cette branche est contournée et forme un œil.
- Le fil simple, en sortant de chaque bobine, vient passer dans l’œil o, puis dans l’œil r, et enfin dans les deux barbins j et k; de là il se relève verticalement et se rend sur la bobine horizontale J en passant sur la tringle horizontale Z.
- On conçoit que le barbin mobile k est maintenu vertical tant que les deux fils continuent leur marche; mais, si un de ces fils vient à rompre, le barbin mobile, n’étant plus soutenu des deux côtés, tombe dans la direction s; aussi-
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- ARTS CHIMIQUES.---CONDUITES d’eAU.
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- tôt la branche supérieure q du casse-fil rencontre ce barbin, son mouvement s’arrête, et comme le mouvement de rotation de la bobine verticale continue, le fil simple est nécessairement rompu.
- Les fig. 6 et 7 représentent, en coupe sur la ligne EF et en plan, une variante du mouvement de double rotation.
- Dans ce système, les rouages sont supprimés; la boite b'b’ est fixe et rivée à la douille méplate e' ; sur son bord supérieur est fixé un cercle u\u' tourné à l’intérieur en biseau.
- La broche tourne avec un plateau t,t qui porte les tiges h! ,h' autour de la base desquelles, comme centre, deux platines vfv peuvent décrire un arc de cercle en s’approchant du bord intérieur du cercle ur; à l’autre extrémité de ces platines sont rivées les tiges c'c' servant d’axes aux bobines.
- Le bord inférieur des bobines présente une gorge dans laquelle s’engage le biseau du bord intérieur du cercle i/it; d’un autre côté deux ressorts x,œ appuient sur le champ des platines v,v de manière à déterminer un frottement suffisamment fort entre les bobines et le cercle u', et l’on obtient ainsi exaî-tementle mouvement de double rotation exigé.
- La partie supérieure du mécanisme de cette broche modifiée est identiquement la même que celle correspondante dans la broche à engrenages.
- (Calla.)
- ARTS CHIMIQUES. — conduites d’eau.
- ‘ ï.
- Note sur le dégorgement des conduites en fonte employées pour amener les eaux h Bourbonne-les-Bains; par Al. Chevallier.
- On sait qu’il existe des eaux naturelles qui tiennent en dissolution une très-grande quantité de carbonates et que ces sels, qui sont dissous par l’acide carbonique, se précipitent lorsque les eaux qui les contiennent sont placées dans certaines circonstances, c’est-à-dire quand elles sont exposées au contact de l’air qui en vaporise une petite quantité, qu’elles sont agitées, et qu’elles tombent d’une certaine hauteur; dans ces derniers cas, elles perdent une portion de l’acide carbonique qu’elles contenaient et elles laissent déposer une certaine quantité de sels qui, par accumulation, obstruent les tuyaux dans lesquels les eaux coulent : dans quelques cas elles donnent lieu à différents phénomènes selon la disposition des lieux, la manière dont les eaux prennent leur écoulement, etc.
- Les dépôts fournis par les eaux naturelles sont souvent très-curieux ; ils Trente-neuvième année. Novembre \ 840. 54
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- ARTS CHIMIQUES,
- méritent, d’être examinés. En effet, on sait, 4° qu’à Saint-Al y re, près Clermont-Ferrand, les eaux de la fontaine dite de Saint-Alyre sont conduites dans des chambres dites d'incrustation, et qu’elles sont distribuées de manière à recouvrir d’une couche saline des végétaux, des matières animales ; que celte couche incruste ces produits et fournit des objets qui sont vendus aux voyageurs sous le nom de pétrifications; que cette même fontaine a, en déposant sans cesse des sels sur le sol, construit des ponts, donné naissance à des masses de pierres, qui, dans les rues du faubourg de Saint-Alyre, servent de bornes; enfin qu elle a donné lieu à la production d’une chaussée de 78 mètres de longueur sur 6 mètres de hauteur; 0
- 2° Qu’à Saint-Nectaire on obtient, par incrustation, des médailles en faisant tomber de l’eau de çelte localité sur des pièces métalliques ou dans des moules;
- 3° Qu’à Arcueil on a vu les tuyaux des conduites s’engorger et s’obstruer par suite du dépôt des matières salines;
- 4° Qu’à Langoiran près Bordeaux il existe une pierre ayant la forme d’un champignon, et quia été fournie par une source qui depuis a disparu;
- 5° Qu’en Islande il y a des eaux qui forment des bassins, par suite du dépôt des matières salines tenues d’abord en dissolution dans ees eaux.
- Des faits semblables à ceux observés à Arcueil ont été remarqués à Bour-bonne-les-rBains (Haute-Marne). Ces faits ont dû fixer notre attention; voici ce que nous avons été à même d’apprendre et d’observer :
- La ville de Bourbonne-les-Bains, bien connue par des eaux minérales, qui sont visitées, chaque année, par douze ou quinze cents malades qui y laissent plus de 500,000 francs, était peu favorisée sous le rapport des eaux destinées aux usages économiques; les habitants étaient dans la nécessité de faire usage des eaux tirées des puits ou recueillies dans des citernes ; mais ces eaux étaient difficiles à tirer : quelquefois celles des citernes se corrompaient dans ces réservoirs Quelles se trouvaient en contact ayecdes matières organiques, ce qui nécessitailde fréquents curages.
- Ce conseil municipal, voulant procurer à la ville de l’eau, en abondance, conçut, en 1825, l’idée de faire venir à Bourbonne l eau d’une source située dans les terres, à 3,900 mètrçs de la ville, eau qui, en raison de la hauteur à laquelle était située la source, pouvait être amenée dans le.s quartiers.les plus élevés de la ville.
- Ces eaux furent donc amenées à l’aide de conduites en Conte (1 \ dans un réservoir dit château^ $eau , situé sur la partie dominante de la ville* puis dis-
- 0) les tujiaux ont dç.5 à, 7 centimètres de diamètre.
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- CONDUITES D’EAU.
- m
- tribuées, à l’aide dé canaux, dans tous les quartiers par des fontaines publiques.
- Là distribution de ces eaux, qui se fit pour la première fois en 1826, fut partiellement interrompue en 1830 dans quelques-uns des quartiers de Bour-bonne, dans le quartier des Capucins d’abord, puis, plus tard, dans les rues Vélone et Grande-Rue ; celte interruption était due à ce qu’une paitie des conduites étaient engorgées et ne fournissaient plus qu’un étroit passage à l’eau ; l’obstruction de ces canaux s'étendait, pour le quartier des Capucins, sur une longueur de 345 mètres, et, pour les rues Vélone et Grande-Rue, sur une longueur de 534 mètres. Dans ces dernières, l’engorgement presque total des conduites ne date que de 1840.
- Cet engorgement des conduites, qui rendait nu lies toutes les dépenses faites parla ville dans un but d’amélioration utile aux habitants, inquiéta le conseil municipal; il crut devoir consulter M. Bastien, alors pharmacien à Bourbonne. Notre collègue, qui était resté au niveau des connaissances chimiques, conseilla l’emploi de l’acide hydrochlorique, moyen qui avait été indiqué par notre collègue M. d’Arcet. L’opinion émise par M. Bastien ayant été adoptée, le premier essai de dégorgement des tuyaux fut fait en 1830; il réussit complètement. En effet, de l’acide hydrochlorique étendu d’eau, dans la proportion de neuf parties d’eau pour une partie d’acide, ayant été introduit dans la partie supérieure de la conduite à l’aide d’un entonnoir , cet acide opéra la dissolution des carbonates, dissolution qui eut lieu avec effervescence et dégagement d’acide carbonique ; le muriale de chaux formé s’écoulait par la partie inférieure, en entraînantavec lui une certaine quantité de sels insolubles qui n’avaient pas été dissous par l’acide hydrochlorique employé; les conduites ainsi dégorgées, lavées à l’eau, servirent alors à la répartition des eaux.
- L’opération faite par M. Bastien en 1830 devint, parla suite, une opération usuelle ; elle fut exécutée par l’entrepreneur de la ville, et pratiquée en 1832, 1835, 1836, 1838, 1840; elle est peu|couteuse, puisqu’il résulte des renseignements que nous nous sommes procurés que l’acide et le transport de cet acide ont coûté à la ville : . -
- En 1830. . . . . 262 f. 95
- En 1832. . . . . 123 75
- En 1835. . . . . 174 »
- En 1836. . . . . 217 60
- En 1838. . . . . 390 60
- En 1840. . . 716 45
- Ce^qui, pour les dix années, donne une somme totale de 1,885 francs, ou une moyenne de 188 fr. 30 c. Cette dépense, à laquelle ii faut joindre celle résul^
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- tant de l’emploi de quelques journées d’ouvriers, qui s’élève au plus à 200 f. (1), a mis la ville à même d’utiliser les fontaines dont elle n’eût pu faire usage, de façon que Bourbonne est abondamment alimentée d’eau, eau dont elle eût été privée sinotje collègue n’avait pas eu l’heureuse idée d’employer l’acide hydro-chlorique, d’après la méthode de M. d’Arcet., pour dégorger les tuyaux et opérer l’enlèvement des sels calcaires qui s’y déposent, puisque la dépense à faire pour enlever les tuyaux et en substituer d’autres n’eût pu être faite par la ville en raison des sommes qu’elle eût nécessitées.
- Nous avons eu en notre possession un des tuyaux engorgés par suite du passage des eaux. Ce tuyau, de 6 centimètres de diamètre, de dedans en dedans, offrait une couche très-dure, résistant au ciseau à froid; cette couche, qui tapissait ce tuyau, avait 2 centimètres d’épaisseur, de façon que la partie centrale qui servait au passage des eaux n’avait plus que 2 centimètres de diamètre.
- Nous avons enlevé une partie de la couche saline que nous faisons passer à la Société. Une partie de cette matière saline a été examinée; par suite de cet examen, nous avons reconnu que 100 parties de cette matière saline étaient composées de 96 parties de carbonates et d’un résidu insoluble, pesant 4 parties. Ce résidu nous a paru être du sulfate de chaux. Nous nous proposons cependant, à notre retour, d’expérimenter sur cette couche avec plus de soin, ce que nous n’avons pu faire à Bourbonne, puisque nous manquions d’instruments et de réactifs.
- A. Chevallier.
- LITHOGRAPHIE. •
- Rapport fait, par M. Gaultier cle Glaubry, au nom de la com- ' mission de lithographie, sur les travaux de M. Rouget de Lisle, rue du Faubourg-Poissonnière^ 8.
- M. Rouget de Lisle a adressé à la Société une série de documents du plus grand intérêt qui avaient été renvoyés à l’examen de la commission de lithographie. 0
- Cette commission a pris connaissance des objets dont elle était chargée de rendre compte, et a reconnu que les travaux de M. Rouget de Lisle pouvaient se diviser en trois classes.
- 1° Substitution du zinc à la pierre lithographique;
- 2° Composition des couleurs et leurs applications;-
- (l) Cette dépense eût été moindre si l’acide, qui a été tiré de Paris, eût été prisa la fabrique de Dieuze, rès Nancy, et si les tourilles étaient arrivées de Paris en bon état.
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- arts Économiques. — vêtements.
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- 3° Un métier de haute lisse.
- La commission a pensé qu’elle n’avait à donner son opinion que sur l’emploi du zinc en remplacement de la pierre lithographique.
- Dans le rapport que la commission présentera sur le concours que la Société a ouvert pour cette question, elle se fera un devoir d’exposer avec détail les titres que M. Rouget de Lisle aura apportés à la solution du problème.
- Votre comité des arts chimiques, qui a déjà apprécié les résultats obtenus par M. Rouget de Lisle } étudiera avec soin les couleurs et leurs applications à la teinture, et fera ressortir le mérite qui s’attache à des travaux poursuivis avec une rare persévérance.
- Le comité des arts mécaniques s’est chargé de prendre connaissance du métier de haute lisse, et son rapport vous prouvera, messieurs, que, dans ses recherches, l’auteur n’a pas mis moins de zèle et d’esprit ingénieux pour la fabrication des tapis. Les membres ne manqueront pas également de fixer votre attention sur la belle application qu’il a faite du kaléidoscope, muni d’un appareil optique, et éclairé par une lampe , pour recueillir des dessins . variés propres à la tapisserie.
- La commission ne peut relater ici tout ce qui a fixé son attention dans l’établissement de M. Rouget de Lisle ; elle a voulu seulement vous faire connaître les motifs qui l’ont empêchée de présenter un rapport d’ensemble sur des objets qui sont dignes d’un examen approfondi.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ 5 juillet i&AO.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — vêtements.
- Rapport fait par M. Herpin, au nom du comité des arts économiques , sur un procédé pour faciliter la coupe des habits,
- présenté par M, Peîissery, rue de Chartres, i3.
- Les deux moitiés correspondantes ou symétriques du corps de l’homme sont loin d’avoir entre elles une ressemblance aussi exacte qu on le croit généralement.
- Envelopper ce corps d’une manière commode, économique et gracieuse; donner aux vêtements une tournure, une disposition telles qu’en conservant les formes et l’élégance naturelles du corps ils soient justes, aisés et se prêtent facilement à toutes les inflexions qu’exigent nos mouvements divers; diminuer
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- le poids el le volume de l’habit, ainsi que son prix, en économisant l’étoffe et en évitant les pertes occasionnées très-fréquemment par les tâtonnements dans la coupe et les retouches : tel est l’objet de l’art du tailleur on plutôt du coupeur d’habits.
- La coupe des habits présente des difficultés de plus d’un genre ; elle exige, pour être bien faite, de la part de celui qui l’exécute, une adresse, un coup d’œil particulier et une habileté qu’un très-petit nombre d’ouvriers peuvent seuls acquérir.
- On a indiqué depuis longtemps divers moyens pour guider le tailleur, donner de la certitude et de la précision à son travail.
- On a tracé des réseaux de lignes géométriques dont les points d’intersection forment des repères assez exacts dans plusieurs circonstances.
- Mais la surface du corps n’étant point plane, il en résulte, dans la pratique, que les lignes ne s’appliquent pas toujours d’une manière suffisamment précise; d’un autre côté, l’exécution et l’emploi de la méthode géométrique présentent des difficultés et exigent des connaissances qui manquent aujourd’hui à beaucoup de tailleurs.
- Ordinairement on fait usage de patrons ou de modèles en papier; mais ces patrons ne sont pas toujours bien faits ou ils n’ont pas les dimensions voulues, il faut alors y ajouter ou en retrancher; c’est là précisément l’écueil des ouvriers peu exercés.
- D’autres ont multiplié les patrons à l’infini; ils en ont fait pour toutes les tailles et les grosseurs. Un tailleur, qui a écrit sur son art, il y a quelques années, porte à plus de mille le nombre des patrons nécessaires. Enfin le même patron servant à couper à la fois les deux moitiés semblables de l’habit, il en résulte quelquefois de graves erreurs, lorsque l’une des deux moitiés ou une partie du corps a pris un développement plus considérable que la partie correspondante, ce qui a lieu très-souvent du côté droit.
- Les divers procédés dont nous venons de parler, établis théoriquement sur une nature idéale et artificielle, laissent beaucoup à l’arbitraire de l’ouvrier : ils l’obligent à des tâtonnements fastidieux et multipliés; encore lui faut-il presque toujours faire essayer l’habit avant son entière confection afin d’y apporter les changements convenables et d’en corriger les défauts.
- M. Pelissery vous a communiqué un moyen qui, s’il n’a pas le mérite d’être savant, a du moins celui d’être très-commode dans la pratique, de n’exiger aucun calcul ni aucun travail intellectuel, de donner plus fidèlement que par aucun des procédés usités jusqu’à présent, et sans tâtonnements ni perte d’étoffe, les mesures exactes dont on a besoin.
- Le procédé de M. Pelissery est fort simple : il consiste en un patron unique
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- VETEMENTS .
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- en étoffe, ou plutôt en une sorte de vêtement dont les différentes pièces, au lieu d’être cousues et réunies ensemble, sont séparées, mais peuvent s’adapter facilement les unes aux autres, s’écarter ou se rapprocher suivant le besoin, au moyen de boucles,, de crémaillères et d’armatures métalliques. En ajustant ce vêtement sur le corps de la personne que l’on veut habiller, on obtient, avee la plus grande facilité, les dimensions exactes et naturelles qu’il faut donner aux différentes pièces qui entrent dans la composition de l’habit. Un mécanisme particulier indique la place et l’ouverture des emmanchures; les dimensions et les mesures de toutes les pièces de l’habit sont inscrites sur une feuille de papier ou sont figurées en pièces pour les deux côtés du corps.
- L’application du patron de M. Pelisserj a mis en évidence, pour beaucoup de tailleurs, les différences considérables (de 5 à 10 centimètres) qui existent entre les deux* moitiés correspondantes du corps, et leur a expliqué la cause d’erreurs dont ils n’avaient pu jusque-là se rendre compte.
- Un bon nombre des principaux tailleurs de la capitale ont apprécié les avantages du procédé de M. Pelisserj, et il a été consigné dans un procès-verbal, et d’après l’essai fait par les commissaires de la Société philanthropique des tailleurs, que c’était le moyen le plus exact et le plus avantageux qui fût parvenu à leur connaissance.
- Votre comité, messieurs,, n’a rien à ajouter à des témoignages aussi compétents; il pense que le patron universel de M. Pelisserj donne des résultats plus certains, plus exacts et plus naturels que ne le font les moyens usités ; qu’il a l’avantage d’éviter les tâtonnements et les retouches; qu’il présente une économie de temps, de main-d’œuvre et d’étoffe ; enfin, surtout, qu’il rendra un véritable service et offrira de précieuses ressources aux ouvriers tailleurs, bons couseurs, qui n’ont pu acquérir l’habileté (nécessaire jusqu’à présent) pour entreprendre la coupe ou former un établissement commercial pour leur propre compte.
- J’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Pelisserj de sa communication et. de faire connaître son procédé par la voie de votreBulletin.
- Signé Hkrpin, rapporteur.
- Approuvé en séanceA le 7 octobre 1840.
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- Rapport sur les mémoires de la Société pour Vencouragement de Vindustrie dans les Jitats prussienss par M. Daclin.
- La Société fondée en 1820, à Berlin, pour l’encouragement de l’industrie nationale en Prusse, poursuit le cours de ses importants travaux. J’ai eu l’honneur de vous rendre compte des mémoires qu’elle publie, des prix qu’elle a proposés et de ceux qu’elle a décernés. Les efforts de cette honorable association , a la tête de laquelle est placé M. le conseiller Beuth, dont le mérite et les connaissances sont justement appréciés, ont exercé une heureuse influence sur le développement des diverses branches d’industrie dans un pays peu favorisé sous le rapport des richesses agricoles, mais dont les manufactures ont pris un rapide accroissement depuis la paix.
- La Société avait proposé un prix consistant en une médaille d’or et une somme de 1,600 fr. pour des perfectionnements à introduire dans la fabrication des toiles peintes à l’aide de cylindres gravés. Ce prix a été remporté parM. Kœnig, dont les produits ont paru satisfaisants.
- Une médaille d’or a été décernée à M, Piette, à Dillingen, pour son traité de fabrication du papier de paille, dont l’auteur vous a fait hommage il y a quelques années.
- Parmi les prix proposés, nous indiquerons les plus importants :
- 1° La médaille d’or et une somme de 5,000 fr. pour la fabrication par mécanique du tulle de soie et de coton connu sous le nom de tulle-bobin ;
- 2° Une semblable médaille et 4,000 fr. pour un procédé propre à débarrasser le sirop de betterave de sa saveur et de son odeur désagréables;
- 3° Une semblable médaille et 3,500 fr. pour la composition de pierres artificielles imitant la pierre à bâtir;
- 4° La médaille d’or et 2,500 fr. pour l’établissement d’une cuve d’indigo h froid propre à la teinture en bleu des toiles de coton ;
- 5° La médaille d’or et 2,000 fr. pour la préparation d’un ciment hydraulique avec des matières indigènes;
- 6° La médaille d’or et 3,500 fr. pour des expériences propres à déterminer la force de traction des chariots sur les routes empierrées et pavées;
- 7° La médaille d’or et 2,000 fr. pour l’alimentation régulière des chaudières à vapeur sans le secours de la pompe.
- Les mémoires de la Société de Berlin, publiés par cahiers bimestriels, sont enrichis d’un grand nombre de planches gravées avec beaucoup de soin à l’aide d’une machine anglaise.
- Ceux qui ont paru en 1839 renferment, entre autres documents intéressants, dont plusieurs sont puisés dans les recueils étrangers,
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- INDUSTRIE ETRANGERE.
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- 1° Un mémoire sur la fabrication des vis des micromètres, par M. Bau-mann;
- 2° Une note sur la culture des betteraves, en Prusse;
- 3° Sur la fabrication de l’acier fondu, par M. Krtipp, avec le résultat des épreuves auxquelles il a été soumis;
- 4° Mémoire sur la fabrication des lames de Damas;
- 5° Description d’une machine propre à tailler les dents des roues, établie dans les ateliers de M. Hoffman, à Breslaw;
- 6J Description d’une pompe à trois corps accolés, par M. Stephan;
- 7° Procédé de teinture de la laine en nuances bleu clair, au moyen du prus-siate de fer;
- 8° Mémoire sur le pouvoir décolorant du charbon animal;
- 9° Sur les qualités comparatives de l’acier anglais et de l’acier d’Allemagne;
- 10’ Description d’une machine à trois cylindres pour l’apprêt des toiles de fil et de coton ;
- Il0 Expériences sur l’établissement de trottoirs avec diverses compositions de bitume.
- Ces mémoires, rédigés par des fabricants instruits et des savants distingués, mériteraient sans doute d’être transportés dans notre langue, à raison des renseignements utiles qu’ils renferment; mais leur étendue ne permet pas de les publier dans le Bulletin, à moins de les abréger, ce qui ne pourrait se faire sans inconvénient.
- Plusieurs inventions françaises ont été naturalisées avec succès en Prusse; nous citerons entre autres le four de boulangerie dit aérotlierme, de M. Ja-metel, que vous avez récompensé par une médaille d’or ; la machine de M. Perrot, de Rouen, pour imprimer les toiles en plusieurs couleurs; la magnanerie salubre de M. d’Arcet, etc.
- Parmi les objets présentés, on a remarqué un portrait de Jacquart tissé en soie, chef-d’œuvre de l’industrie lyonnaise, par MM. Didier, Petit et compagnie, et imitant la gravure avec une rare perfection.
- Contrairement aux usages de notre Société, celle de Berlin ne publie point les rapports de ses membres ; elle n’en donne que l'analyse dans les procès-verbaux de ses séances.
- Enfin sa situation financière, sans être aussi brillante que la vôtre, présente des résultats satisfaisants. Son capital est de 150,000 fr., indépendamment de plusieurs legs. Ses recettes, y compris les intérêts des fonds placés, ont été, en 1838, de 33,000 fr., et ses dépenses de 30,000 fr., . nt 4,000 en médailles et encouragements.
- Le cabinet de la Société s’est enrichi d’une foule d’objets et d’échantil-
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- Ions de produits de l’industrie recueillis tant en France qu’en'5 Angleterre.
- Nous avons l’honneur de vous proposer de remercier la Société de Berlin de l’envoi de ses mémoires,, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signe' Ch. Daclin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 23 septembre 1840.
- CORRESPONDANCE.
- CASTRES, LE I X JUILLET l8fo,
- Lettre de M. A. Brunet de la Grange, en mission pour la production de la soie, a M. d’Arcet, membre de VAcadémie des sciences.
- Monsieur, depuis mon départ de Paris, j’ai successivement visité les départements de Seine-et-Gise, de Seine-et-Marne, du Loiret, de Maine-et-Loire, de la Charente-Inférieure, de la Charente, de la Gironde, des Landes et de Lot-et-Garonne. L’accueil empressé que j’ai reçu des autorités locales, des sociétés savantes et industrielles, des comices agricoles et des populations, prouve non-seulement l’opportunité de ma mission, mais encore combien chacun est disposé à seconder activement l’élan imprimé par l’administration à l’industrie séricicole. Dans les départements où cette industrie est nouvelle, de grands propriétaires sont venus donner un généreux exemple en fondant d’immenses établissements, tandis que, dans les départements où elle est depuis longtemps connue, il n’est pas jusqu’aux plus petits éducateurs qui ne se soient empressés d’entrer dans la voie du progrès. Ainsi donc, il faut le reconnaître, on a déjà beaucoup fait ; mais, je ne puis le dissimuler, il reste peut-être encore beaucoup à faire pour que la production de la soie tienne, dans l’économie agricole du pays, le rang qu’elle y doit occuper; et sans parler ici, monsieur* des fautes énormes qui ont été commises dans tout ce qui est étranger à votre spécialité, je ne dois pas vous laisser ignorer qu’à quelques rares exceptions près, votre admirable système de ventilation, si simple dans ses principes, si facile dans son application, a été étrangement faussé ; et comment en serait-il autrement, lorsque, dans une tournée de près de six cents lieues, je n’ai pas trouvé quatre éducateurs munisde votre Mémoire^ 1), et qu’un seul département sur dix est doté d’*an modèle en relief?... Dans une précédente lettre, en informant M. le ministre du commerce et de l'agriculture de cet état ée choses, j’ai vivement insisté pour qu’il fît déposer le plus tôt possible auchef-lieu de ch a -
- (1) Ce mémoire accompagné de planches se trouve chez BondhardéHuzard, imprimeur-libraire
- ue de l’Éperon, 7. r
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- cun des départements ci-dessus désignés un modèle de magnanerie salubre, plus un pour l’arrondissement de Saumur (Maine-et-Loire) et un autre pour l’arrondissement de Lesparre (Gironde), qui, par leur importance séricicole, méritent cette exception. En attendant celte distribution, j’ai obvié, autant qu’il était en mon pouvoir, aux fautes déjà commises, et, pour en éviter de nouvelles dans le grand nombre d’établissements dont j’ai jeté les bases, je me suis aidé du modèle en relief que je fais voyager avec moi pour faire tracer des dessins et dresser des plans. Puissé-je avoir marqué mon passage par quelques améliorations !
- A mon retour à Paris, qui aura probablement lieu vers la fin du mois, j’aurai l’honneur de vous donner de plus amples détails sur tout ce dont je ne fais que vous parler ici en courant.
- Agréez, etc. Signé Brunet.
- NOTICES INDUSTRIELLES.
- (La Société d’encouragement ne garantit point Vefficacité des procédés et les avantages des machines et instruments consignés dans ces notices.)
- ARTS MÉCANIQUES.
- Nouvelle construction d’un bateau à canal; par M. Wye Williams.
- En Écosse, sur le canal de Glascow et de Paisley naviguent des bateaux à vapeur très-légers, mais d’une grande longueur, avec une vitesse de 9 milles (lm}1 33) à l’heure.
- L’auteur, voulant appliquer ce système aux canaux de l’Irlande, a remarqué que les écluses n’admettaient que des bateaux de 20 mètres de longueur. Pour remédier à celte difficulté, il a eu l’idée de construire un bâtiment en fer de 26 mètres de long et de 2 mètres de large, dont la poupe et la proue, chacune de 3m,250 de long, sont attachées au corps du bateau par de fortes charnières, de manière à pouvoir être promptement relevées à l’aide d’un treuil. Le bateau se trouvera ainsi réduit momentanément à 20 mètres, pour pouvoir passer dans l’écluse.
- Ce système a parfaitement réussi ; la manœuvre se fait avec facilité et sans secousses, et le passage des écluses a lieu très-promptement. Le bateau peut recevoir soixante voyageurs3 il n’endommage par les berges du canal, attendu qu’il n’excite pas d’agitation dans l’eau. (Lond. journ. of arts,, septembre 1840.)
- Nouveau locomoteur, par M. Rudge.
- Cet appareil se compose de deux, trois ou d’un plus grand nombre de cylindres verticaux ouverts par le haut. La vapeur entrant au-dessous des pistons qui fonctionnent
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- dans ce cylindre est condensée, ce qui met en jeu la pression atmosphérique, laquelle, agissant successivement sur les pistons, procure la force voulue. Quand on emploie des cylindres horizontaux, l’huile servant à lubrifier les cylindres est introduite par un petit tuyau au sommet de la tige du piston, d’où elle s’écoule dans la partie creuse de cette tige, et de là dans une gouttière ménagée autour du piston.
- Comme il devient quelquefois nécessaire de recourir à une force additionnelle, fauteur propose d’employer un réservoir de force renfermant de l'air comprimé. Cet appareil consiste en un grand récipient cylindrique horizontal, avec une pompe de condensation de chaque côté, réunie à la manivelle de l’arbre moteur. Quand la force est en excès, c’est-à-dire quand on descend des pentes inclinées, les pompes sont mises en mouvement et le récipient se remplit d’air fortement condensé. Quand, au contraire, la locomotive monte le long d’un plan incliné, une communication est ouverte entre le récipient et un cylindre placé au-dessus et dont la tige du piston est réunie avec l’arbre moteur : l’air condensé, passant alternativement devant et derrière le piston par une soupape à détente, le fait agir, et, par suite, la manivelle principale. (Mech. Magaz., septembre 1840.)
- Bouclier pour garantir les bateaux à vapeur du choc des vagues à la mer,• par
- M. Taylor.
- Ce bouclier consiste en une série de bras et de traverses couvertes de plaques de tôle disposées en demi-cercle, de manière à couvrir constamment la moitié de la roue à palettes. Un segment de roue dentée est solidement attaché au bord intérieur du bouclier qui tourne librement sur l’arbre de la roue à palette. Un arbre placé transversalement au-dessus du tambour de la roue porte une roue dentée et une poulie ; la première, en engrenant dans le segment denté dont il vient d’étre parlé, fait tourner le bouclier sur l'arbre. Une forte chaîne passant sur la poulie est attachée à l’exlrémité du bouclier et assure sa stabilité. Eu faisant tourner l’arbre transversal le bouclier peut être abaissé de manière à couvrir les palettes, soit devant, soit derrière, quand le vaisseau est à l’ancre, ou bien on peut abaisser l’un des boucliers à bâbord ou à tribord pour faciliter le virement. (Meck. Magaz., août 1840.)
- Régulateur solaire par M. de Saulcy.
- L’auteur a imaginé un appareil à l’aide duquel on peut placer, chaque jour, le cadran dans la position convenable pour qu’il marque le temps moyen à toute heure, et cela avec la seule connaissance du jour de l’année. Pour cet effet il trace sur une plaque de porcelaine d’environ 2 décimètres de longueur et de largeur un cadran solaire horizontal pour la latitude de 45°. Ce cadran est attaché à un triangle rectangle en fer nommé sellette dont les deux côtés sont égaux. Par cette disposition l’hypoténuse est parallèle au style -, elle se trouve aussi parallèle à l’axe de la terre quand le cadran est horizontal et bien orienté. C’est autour de cette hypoténuse que s’opère le mouvement du ca-
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- dran, au moyen de deux pivots attachés à un support, consistant dans un prisme triangulaire droit. La grande face repose sur un plan horizontal ; les deux autres étant égales et perpendiculaires l’une à l’autre sont toutes deux inclinées à 45° sur l’horizon. C’est sur la face parallèle de l’axe de la terre que se trouvent les deux pivots autour desquels tourne la sellette. Sur la face du support parallèle à l’équateur est une roue dentée divi-^sèe en 360 parties égales pour tous les jours de l’année. Au centre de celte roue on a fixé une plaque en cuivre terminée par une courbe dont les rayons varient comme l’équation du temps. Une tringle nommée gouvernail, garnie d’un repoussoir qui s’appuie constamment sur la courbe excentrique de l’équation du temps, s’incline dans le plan de l’équateur et détermine le mouvement angulaire du triangle qui porte le cadran quand on fait tourner la roue dentée avec un pignon, pour amener le jour de l’année sous un index convenablement placé.
- Quand la latitude du lieu est plus grande ou plus petite que 45°, au lieu de placer le support sur un plan horizontal, on le pose sur un plan incliné d’une quantité égale à la différence entre 45° et la latitude du lieu, de manière que le style se trouve toujours parallèle à l’axe du monde. Alors le plan du cadran donne le temps moyen comme pour la latitude de 45°. {Acad, des sciences, 12 octobre 1840.)
- Nouveau procédé pour donner la forme concave ou convexe aux miroirs de télescopes, par la pression atmosphérique ; par M. J. Nasmyth.
- La difficulté d’obtenir de grands miroirs de télescopes et l’inconvénient résultant du poids, de la fragilité et de la disposition à s’oxyder du métal employé pour cet usage ont engagé l’auteur à diriger son attention sur l’emploi du verre plan clamé pour les télescopes, parce qu'il aune surface parfaitement régulière, est plus léger que le métal, et non sujet à l’oxydation, enfin qu’il réfléchit une plus grande masse de lumière que toute espèce de surface métallique.
- Pour donner la forme convexe ou concave à un disque de verre plan , il faut le soumettre à une certaine pression qui s’exercera également sur toute la surface; cette égalité de pression est obtenue, suivant M. Nasmyth, en profitant du poids de l’atmosphère.
- Un disque de verre plan étamé, d’un mètre de diamètre et d’un millimètre d’épaisseur, est ajusté et luté sur un cvlindre de fonte parfaitement alésé, afin de rendre l’espace au-dessous bien à l’épreuve de l’air. A l’aide d’un tube communiquant avec cet espace, un volume quelconque d’air peut être soustrait ou injecté.
- Pour produire un miroir concave, il faut si peu de force, qu’en appliquant la bouche au tube et aspirant l’air, le poids de l’atmosphère détermine dans le verre une concavité de près de -20 millimètres, qui excède de beaucoup celle nécessaire pour uu miroir de télescope. En faisant rentrer l’air, le verre reprend aussitôt sa surface plane, et en soufflant il affectera une convexité presque égale à sa précédente concavité. Pour maintenir la forme du verre ainsi obtenue, on l’entoure d’un disque de fer bien luté. ( Lond. journ. of arts, septembre 1840.)
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- J*0<tflCËS INDUSTRIELLES.
- ARTS CHIMIQUES.
- Moyen de garantir le fer de Voxydation ,* par M. Neilson.
- Le moyen imaginé par l’auteur consiste à couvrir le fer avec du cuivre ou un alliage de cuivre, de zinc ou d’étaiu. Ces matières, après avoir été portées à un grand état de division, sont répandues dans le moule des pièces de fonte et mêlées avec du borax ou u^ autre fondant. Aussitôt que le fer en fusion est coulé dans le moule, le cuivre ou l’alliage se fondra, de manière à couvrir la pièce et à la garantir de l’oxydalion^Pour préserver le fer malléable, on le saupoudre de cuivre ou d'alliage pulvérisé , puis ou le chauffe j le borax contribuera à étendre sur la pièce chauffée le métal ou l’alliage préservateur ; la pièce est ensuite plongée dans l’eau froide pour enlever les parties oxydées
- (Civil ing. joif,rn.} octobre 1840.)
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- Procédé pour garantir le fer de ïoxydation ,• par M. Fontainemoreau.
- L’objet du perfectionnement imaginé par l’auteur consiste à corriger certaines erreurs du procédé patenté en 1837 sous le nom de W. Crafurd, et à rendre le zinc plus généralement applicable à préserver les métaux de l’oxydation.
- En préparant des pièces destinées à recevoir la couverture de zinc, on suit le même procédé que celui indiqué dans la précédente patente, savoir l’immersion dans un bain acidulé et le décapage pour enlever l’oxyde. Si l’on ne veut pas appliquer la couverture aussitôt après avoir retiré les pièces du bain acide , on les plonge dans de l’eau de chaux ou autres solutions alcalines.
- Pour couvrir de zinc des boulets de canon et des pièces de grande dimension, on les fait chauffer dans un fourneau à réverbère ; les vis et autres pièces qui n’ont pas besoin d’être préservées sont couvertes d’une couche mince d’argile, et les trous sont bouchés avec du bois.
- Pour préserver les clous et autres petits objets, on les place dans une boîte en tissu métallique et on les plonge dans le zinc en fusion recouvert de sel ammoniac. La boîte retirée du bain de zinc est secouée pour que l’excès de zinc s’en détache, puis on la plonge dans l’eau.
- L’auteur décrit ensuite un moyen de combiner des plaques de zinc avec d’autres métaux, afin de les préserver de l’oxydation. Ces métaux sont d’abord bien décapés, puis couverts d’une mince feuille de zinc après avoir été saupoudrés de sel ammoniac ; les deux feuilles sont ensuite passées dans un laminoir dont les cylindres sont chauffés, puis on les plonge dans l’eau j elles seront*alors parfaitement adhérentes. ([Lond. journ. of arts j juillet 1840.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Moyen de brûler la fumée dans les fourneaux j par M. Hall.
- Le fourneau est divisé sur si longueur en deux compartiments par une mince cloison en briques'réfractaires ; il y a, par conséquent, deux foyers sous la chaudière, communiquant chacun avec la cheminée par un conduit séparé, et entre eux par une ouver-
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- tore percée dans le haut de la cloison. Parce moyen les deux foyers communiquent entre eux, de manière que, lorsqu’un des conduits est bouché et l’autre ouvert, le seul passage pour l’air chaud et la fumée de l’un des foyers dont la communication directe arec la cheminée est alors interrompue aura lieu par l’ouverture percée dans la cloison ; cette fumée, en passantsur le second foyer qui communique avec la cheminée, se brûlera.
- Par celte disposition la fumée du foyer dont la communication avec la cheminée est interceptée est forcée de traverser le second foyer. Pendant ce temps, le foyer le dernier chargé étant en pleine ignition, la charge de l’autre foyer sera renouvelée-, pour cet effet on bouche le conduit, on charge, la fumée passe sur le feu du premier foyer, où elle se brûle, et ainsi alternativement.
- Le mécanisme pour ouvrir et fermer les jegistres qui bouchent les conduits des foyers est très-simple. (Lond. joum. of arts, février 1840.)
- Sur la magnanerie établie à Sainte-Tulle {Basses-Alpes).
- L’éducation de la magnanerie salubre de Sainte-Tulle vient d’être terminée avec un succès complet. 5,132 kilog. de feuilles non mondées, consommés pendant son cours, ont produit 323 kilog. d’excellents cocons. C’est, comme on le voit, environ 61 kil. de cocons pour 1,000 kil. de feuilles, ou 1 kil. pour 16 kil. de feuilles. La moyenne des produits obtenus par nos tnigers ne s’étant guère élevée qu’à 28 kil. pour 1,000 kil. de feuilles, nous pouvons en conclure que l’éducation delà magnanerie salubre de Sainte-Tulle a fourni encore, cette année, un produit au-dessus du double de celui des éducations ordinaires du pays.
- Cette éducation a été, cette année, un véritable triomphe pour l’appareil d’Arcet. Commencée le 26 mai seulement, elle a eu d’abord à supporter, pendant huit jours consécutifs, une température qui s’élevait à l’extérieur, durant la journée, à 25 et 26 degrés R., tandis qu’au moment de la montée, un retour brusque et subit de notre mistral de Provence a abaissé la température extérieure, pendant la nuit et le matin, à 13 degrés R. L’énergique ventilation du tarare a fait heureusement traverser les moments difficiles des chaudes journées ; les poêles, chauffés au rouge dans la chambre à air, ont protégé la montée, en maintenant l’égalité de la température dans toutes les parties de l’atelier. L’éducation ne s’est pas ressentie un seul instant de cette tourmente atmosphérique j toutes ses phases se sont accomplies avec une précision très-remarquable.
- (Propagateur de l’industrie de la soie en France, août 1840.)
- BEAU X-ARTS.
- Transport des gravures en taille-douce sur des plaques de zinc; par M. Redmann.
- La première partie du procédé consiste à tirer une épreuve par les procédés ordinaires, en employant une encre dont voici la composition :
- 92 grammes de gomme-laque,
- 30 — de résine,
- 46 — de cire jaune, ^—
- 15 — de suif,
- 123 — de savon dur et du noir de fumée en suffisante quantité pour colorer
- pencre.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Ces matières, après avoir été bien mélangées et incorporées, sont brûlées pendant dix minutes, en remuant continuellement. Le résidu, exposéà l’air, devient humide, de manière qu’en le triturant dans un mortier il se prend en une pâte d’une très-forte consistance.
- Une partie de cette encre, broyée avec deux parties d’encre lithographique ordinaire, forme l’encre de transport, qui, passée sur la planche, procure une épreuve très-nette sur du papier préparé de la manière suivante :
- 122 grammes de farine de première qualité sont délayés dansde la bière commune, dans des proportions telles qu’elle forme, par l’ébullition, une bouillie claire d’une consistance parfaitement uniforme ; cet enduit est étendu le plus également possible sur une feuille de papier de Chine, et séché lentement.
- L’impression,étantobtenuesur lepapierainsi préparé,est transportée,parles moyens ordinaires, sur une plaque de zinc bien polie -, quand le zinc a reçu l’impression , on le recouvre d’une infusion de noix de galle dans la proportion de 30 grammes de galles qu’on fait bouillir pendant dix minutes dans un quart de litre d’eau. La liqueur doit rester sur la plaque de cinq à dix minutes, son effet étant de neutraliser l’alcali de l’encre de transport, de la durcir et de l’empêcher de s’étendre quand elle est épongée avec de l’eau avant l’impression. (Transactions de la Société d’encouragement de Londres, tome LU deuxième partie.)
- Extrait des procès verbaux des séances du conseil dadministration de la Société dencouragement.
- Séance du 7 octobre 1840.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce informe la Société que deux nouvelles bourses, au choix de la Société, sontdevenues vacantes à l’école d’aris et métiers de Châlons-sur-Marne, par la sortie des élèves Têtard et Boulanger; qu’il se trouve dés lors de disponibles trois places d’élèves à titre gratuit et une à trois quarts de bourse.
- M. le ministre fait connaître qu’il a pourvu à trois d’entre elles en nommant d’abord les deux candidats désignés par la Société, MM. Niogret et Tabouret, et ensuite celui qui les suit immédiatement, M. Charpentier : il demande que la Société lui fasse parvenir les pièces du jeune Crépaux, placé le quatrième par le jury d’examen ; si elles sont régulières, il lui accordera la place à trois quarts de bourse que la sortie de Boulanger laisse vacante.
- M. de Lamolère, à Chartres, annonce que depuis quelque temps il fait usage d’un moteur hydraulique de son invention et fait connaître l’opinion avantageuse qu’en a conçue, d’après des expériences, M. Moline, ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- M. Grillon de Villeclair, ancien maire deChâleauroux, appelle l’attention delà Société sur une noria mue parle vent dont les effets sont calculés de manière à fournir, dans les vingt-quatre heures, plus de 3,000 hectoî. d’eau.
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- PROCÈS- VERBAUX.
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- M. Ârturj membre de la Société, communique une lettre de mademoiselle Cuir et, ft Bayeux, accompagnée de trois échantillons d’un mastic propre à la restauration des tableaux.
- M. Donnadieu, fils aîné, graveur et lithographe, à Montpellier, annonce qu’il vient de découvrir, dans la commune de Monlclarier, arrondissement du Yigan (Gard), une carrière de pierre calcaire dont l’homogénéité, la dureté et la belle couleur l’engagèrent à faire des essais qui ont donné des résultats satisfaisants. Cette carrière étant très-étendue et offrant des pierres de grand volume, M. Donnadieu annonce qu’il les livre à 25 pour lüO au-dessous du prix de celles du commerce.
- Le secrétaire de l’institution royale d’encouragement de Naples exprime, au nom de cette institution, le désir d’établir des relations avec la Société d’encouragement.
- Objets présentés. M. Deschamps, rue de Chabrol, 49 bis, présente des objets de couchage et de literie.
- J1 est fait hommage à la Société :
- 1° Par M. Pt 'eisser, professeur de physique et de chimie à l’école normale de Rouen, d’une brochure intitulée Voyage industriel en Angleterre, en Irlande et en Écosse ;
- 2« Par M. Dehalette, à Boulogne-sur-Mer, d’un mémoire sur un nouveau montage de voitures 5
- 3°ParM. Berthelot, secrétaire général delà commission centrale de la Société de géographie, d’un extrait du rapportées travaux de cette Société pendant l’année 1839;
- 4° Par la Société d’agriculture et de commerce de Caen, du résultat du concours qu’elle a ouvert pour le labourage ;
- 5° Par la Société d’horticulture, du numéro de septembre 1840 de ses Annales;
- 6° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro d’octobre 1840 du journal des Connaissances nécessaires ;
- 7o Par M. Bouchard-Hnzard, du numéro d’octobre des Annales de l’agriculture française -,
- 8° Par M. Amans Carrier, du cahier d’aoùt du journal intitulé le Propagateur de Vindustrie des soies en France;
- 9° ParM. Cave, ingénieur-mécanicien, des dessins d’une machine à aléser verticalement les corps de pompe, cylindres et tuyaux, et d’une machine h percer les métaux, l’une et l’autre employées dans ses ateliers.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Uerpin lit uu rapport sur un procédé présenté par M. Pelissery pour faciliter la coupe des habits.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire connaître son procédé par la voie du Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur fait un rapport sur diverses propositions de M. T'antillard, fabricant d’aiguilles à Mérouvel (Orne), relatives à cette branche d’industrie.
- Le comité fait observer 1° que la fabrication des aiguilles à coudre a atteint, en. France, un degré de perfection qui lui permet d’écouler ses produits sous une marque étrangère il est vrai, mais que M. Vantillard espère bientôt remplacer par une estampille de sa fabrique; que, dans cet état de choses, les conditions à remplir ne de-Trente-neuvième année. Novembre 1840. 56
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- PROCÈS-VERBAUX.
- vraient plus résider dans la qualité des produits, mais bien dans la quantité à fournir; que la vérification de ces conditions est très-difficile, et qu’ainsi il n’y a pas lieu de fonder un nouveau prix pour la fabrication des aiguilles à coudre.
- 2° En recherchant les moyens d’encourager la fabrication du fil d’acier propre aux aiguilles, le comité a reconnu qu’à l’époque du premier concours ouvert pour ce sujet, des tréfileurs français, entre autres M. Mignard-Billinge, avaient présenté des fils qui ont offert les qualités désirables, et que, s’ils n’ont pas donné suite à ce genre de fabrication, c’est que la petite quantité demandée de ces produits ne permettait pas de se livrer avec fruit à leur confection. Le comité ne doute pas que nos tréfileurs ne se mettent promptement en mesure de satisfaire aux demaudes qui leur seraient faites à cet égard.
- M. Francœur rappelle qu’on vient d’augmenter le droit d’entrée en France des aiguilles étrangères. Le comité doute que ce droit soit d’une grande efficacité, en raison de la facilité d’introduire en France ce genre de produits : il pense que la demande de M. Tantillard de réduire les droits qui pèsent sur les fils d’acier anglais mérite d’être l’objet d’un examen approfondi de la part du gouvernement,
- M. le rapporteur a proposé, au nom du comité des arts mécaniques, qu’il ne soit point ouvert de nouveaux concours pour la fabrication du fil d’acier et des aiguilles à coudre.
- Cette proposition est adoptée.
- Communications. M. Castera, après avoir rappelé les encouragements et l’appui que la Société a bien voulu prêter au succès des mesures proposées par lui en faveur des naufragés, sollicite son intervention pour leur rendre un nouveau service; il pense qu’il serait utile de signaler à ceux de nos sens qui agissent à la plus grande distance, l’ouïe et la vue, les bouées de sauvetage que l’on place le long des chaînes de rochers vers lesquelles on présume que les victimes seront entraînées. Il est facile sans doute de produire du bruit à l’aide d’un mécanisme que la vague puisse tenir toujours en mouvement; mais ce bruit peut être couvert par celui du vent, et, s’il était possible d’y joindre l’avertissement d’un point lumineux, ce serait une meilleure garantie. M. Castera croit que le comité des arts chimiques de la Société ferait une chose utile à l’humanité en recherchant un moyen d’indiquer ces bouées par une clarté quelconque, soit qu’elle fût produite par un corps éclairant par lui-même ou par reflet, soit qu’il fallût l’obtenir par combustion, et alors d’en faire l’objet d’un éclairage dont la portée serait combinée avec l’économie.
- Séance du 21 octobre 1810.
- Correspondance. M. le comte de Montalivet, intendant géuéral de la liste civile, annonce que S. M., sur sa proposition, a bien voulu l’autoriser à mettre, celle année, à la disposition de la Société une somme de 2,400 fr. à titre d’encouragement.
- M. de Montalivet adresse en même temps un exemplaire de l’ouvrage intitulé : Galeries historiques du palais de Versailles, dont le roi fait don à la Société. r,M. G. Dèlessert, conseiller d’État, préfet de police, adresse un exemplaire des rapports généraux des travaux du conseil de salubrité, pendant les années 1829 à 1839, inclusivement;
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. Numa Conte, horloger à Périgueux, le prospectus d’une école d’horlogerie qu’il a fondée sous le patronage de l’administration supérieure du département delà Dordogne ;
- M. Constant, graveur et lithographe, à Bordeaux, un mémoire descriptif d’un nouveau système d’essieux brisés applicables à toute espèce de voiture.
- M. L éon Duparc, capitaine de corvette, rappelle que, par suite du concours ouvert par la Société pour la découverte de moyens de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur, beaucoup de procédés ont été proposés et d’essais tentés qui atteignent plus ou moins le but désiré; il pense qu’un tableau synoptique offrant la nomenclature des difficultés à vaincre, une description succincte des essais déjà entrepris, de ceux proposés avec des chances probables de succès épargnerait aux industriels des recherches pénibles et coûteuses. La Société possède sans doute les éléments nécessaires pour la formation d’un pareil tableau qui pourrait être annexé aux programmes de prix.
- M. Duparcétant, par sa position, à portée d’étudier à la mer les effets des machines qui ne peuvent être observés sur terre ou sur les rivières, offre ses services pour les diverses indications que la Société pourrait désirer d’obtenir.
- M. Francœur pense que le tableau synoptique dont parle M. Duparc serait d’une grande utilité ; en attendant que ce travail soit fait, la Société atteindrait le but proposé en indiquant dans son programme les sources où ceux qui voudront prendre part au concours pourraient puiser pour les guider dans leurs recherches, notamment l’extrait de la table générale des matières du Bulletin.
- Objets présentés. M. Baticher, propriétaire,[rue d’Angoulême-du-Temple, 19, soumet le projet d’un bateau souleveur pour pouvoir mettre à portée d’exploiter un navire submergé.
- M. Pourageot, rue de Charonne , 134, appelle l’attention de la Société sur une machine à déblayer les terres qu’il a placée à la Yillette dans l’établissement de la Société plâtrière.
- M. Boissière, îuede l’Arbre-Sec,,42, présente les résultats d’un procédé de panification imaginé par lui.
- M. Meifredy, à Puy-Loubiers près Aix, annonce avoir découvert la composition d’une encre de sûreté qui réunit toutes les conditions exigées.
- MM. Quiqueres et ('ourlet, rue Saint-Antoine, 32, présentent de nouvelles chaussures à cambrure flexible ;
- M. Labouhrie, rue de l’Éeole-de-Médecine, 4, des appareils dits petites fileuscs continues de vingt-quatre broches et un métier perfectionné qu’il va établir dans le départemeut des Côtes-du-Nord.
- M. C. * F. Robert, horloger, rue Saint-Honoré, 161, fait hommage d’un ouvrage intitulé Manuel d'horlogerie pratique ,• la Société pour l’instruction élémentaire, de sou Bulletinpour les moisde juin, juillet, août et septembre 1840.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Tkêod. Olivier fait un rapport sur le remorqueur sur routes ordinaires de M. Ch. Dietz.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné de la description et du dessin du remorqueur, et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
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- LISTE, PAR ORDRE MÉTHODIQUE,
- DES BREVETS D’INVENTION , DE PERFECTIONNEMENT ET 1 .VIIMPORTATION
- délivrés en Angleterre pendant l'année ] 83q.
- Nota. La durée de chaque brevet est de quatorze aos. Les brevets d’importation sont
- indiqués par un astérisque.
- acier .
- 1. M. TV. Vickers , à Londres; perfectionnements dans la fabrication de l’acier fondu. (25 juin.}***-Pub. Repertory of'paient inventions, février ï84o, />. 100.
- AIGUILLES.
- 2. M. A. Morall, à Studlev ( Warwick ) ; nouvelle fabrication des aiguilles et machines employées pour cet usage. ( 3 janvier.)
- AIGUILLES AIMANTÉES.
- 3. M. le baron de B ode , à Londres ; moyen de garantir les aiguilles aimantées des attractions locales , applicable à d’autres objets aimantés. ( 8 juin. )
- ALLIAGE.
- 4. M. Job Cutlcr, à Sparbrook ( Wanvick ) ; nouvel alliage métallique propre à divers usages. (3 octobre.)—Pub. Mechanks magazine, janvier 1840, />. 237.
- ALLUMETTES.
- 5. M. /. Mayer , à Londres; machines pour couper et diviser le bois propre à faire des allumettes. { 4 décembre.)—Pub. Hepert^ofpatent inventions, septembre ï$f\o,p. 1 4-5.
- ameublement.
- 6. M. H. Brown , à Londres,; enduit propre à être appliqué sur les meubles, les cadres, les objets de fantaisie et autres. ( i3 août.'
- 7. M. D. Harcourt, à Birmingham; roulettes pour meubles. (10 octobre.) — Pub. Repert of patent invent., juillet iS^o,p. 10.
- AMIDON.
- 8. M. P.-J. Verdure, à Londres; procédé de préparation de l’amidon et emploi des déchets produits dans cette fabrication. (25 janvier.)
- 9. M. Orlando Jones, à Londres; perfectionnements dans la préparation de l’amidon, et moyen d’utiliser les déchets de la fabrication. (6 mars.) — Pub. Lond/journ. of arts, octobre 1839,/?. 94,Bull, de la Société, avril 184o,p. 15o.
- APPAREILS CULINAIRES.
- 10. M. J. Jones, à Sheffield nouvelle poêle à frire et gril pour rôtir des viandes , etc. (25 avril.)
- 11. M. G. Caider, à Londres ; fourneau de cuisine et appareil pour rôtir les viandes. (22 juin.)
- 12. M. R. Bt •oum, à Lyine-Regis ( Oorset ) ; nouvel appareil de. cuisine. (20 juillet.) — Pub. Repert. of patent invent., avril 1840, /> 215.
- APPRIT.
- 13. M. P. Rolhwell-Jackson, à Great-Boltou ( Lancaster ) ; méthode de ealandrer, lustrer et apprêter les tissus de coton , de lin , de laine et autres. ( 8 juillet.)
- ARMES A FEE .
- «4- ûl. H. Manton , à Londres; fusils de chasse et au li es armes à feu perfectionnées.
- ( f 1 février.) — Pub. ftepert. tf patent invent., octobre 1839, p. 219.
- 15. M. le baron Heurteloup, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des fusils et des balles employées à leur usage. ( 2,3 février.)
- 16. MAI. G. Stocker et J. Bentley, à Birmingham ; fabrication des fusils, pistolets et autres armes à feu. ( 9 avril. )
- 17. M. II. TVilkinson, à Londres ; nouvelle construction des armes à feu. ( 22 juin.)
- 18. M. F. French-Berney, à Morton-Hall ( Norfolk ) ; perfectionnements dans la fabrica-
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- tion des cartouches. (6 juillet.) —Pub. Mecha-nics magazine, avril i84o, p. 4q3.
- 19. M. C. Banuell Coles, à Londres; moyen d’attacher et de transporter à cheval les armes à feu. ( 23 août. )
- BAINS.
- 20. M. P.-J. Ferier, à Londres ; nouveau système de bains de vapeur et de bains d’air chaud. (1 août.)
- BALANCES.
- 21. M. TV. Newton, à Londres ; machine pour peser divers objets ou marchandises. ( 19 septembre. ) *
- BANDAGES.
- 22. M. Herbert Rend TVilliams, à Glocester ; nouveaux bandages herniaires. (21 février.) — Pub. Repertory of patent inv., mars 1840, p. 125.
- BATEAUX A VAPEUR.
- 23. M. TV. Holtnc Heginbolham, à Stockport, appareil pour faire naviguer des bateaux et autres embarcations mus par la vapeur et employés sur mer ou pour la navigation intérieure. (17 janvier.)— Pub. Lond.journ. of arts, octobre i83g, p. 79.
- 24* M. J.-C. Haddan, à Londres; appareils pour faire marcher les bateaux par la force de la vapeur. (22 janvier.) — Repert. of patent invent., novembre 1840,p. 276.
- 25. M. D. Napier, à Millwall ; perfectionnement dans la construction des bateaux à vapeur en fer. (23 avril.)—Pub. Repert. of patent inv., avril 1840, p. 218.
- 26. M. G. Holworthy Palmer, à Londres ; construction des roues à palettes propres à faire marcher les bateaux à vapeur et autres. ( 23 avril. )
- 27. M. J. Barnett Humphreys, a Soutliamp-ton; construction des bateaux à vapeur dont plusieurs sont nouveaux et quelques autres déjà connus. ( 10 octobre. )
- BERCEAUX.
- 28. M. T. Collette, à Aylesbury (Buckingham); nouveaux berceaux d’enfants (21 janv.)
- BIÈRE.
- 29. M. H. Montagu-Grover, à Boveney (Buckingham) ; perfectionnements dans l’opération
- du brassage, à l’aide d’une substance non encore employée pour cet usage. (26 mars.) — Pub. J,ond. journ. of arts, avril 1840, p. g3.
- 30. M. S. Socker, à Londres; appareils servant à la fabrication de la bière, du cidre et des liqueurs spiritueuses. ( 11 septembre.)
- BLANCHIMENT.
- 31. M. Lemuel-TVellman-TVright, à Manchester ; machines ou appareils pour laver, nettoyer et blanchir le linge de fil, de coton, et autre. ( 9 avril. )
- 32. M. A.-M. de Herrypon, à Londres; appareil pour nettoyer et blanchir la laine , le coton, la soie et autres matières filamenteuses , soit en fils, soit en tissus. ( 25 mai. )
- BOIS.
- 33. M. Hickling-Burnett, à Londres ; machines propres à scier, planer, creuser et préparer le bois. (8 janvier.)
- 34. M. J. Pons, à Londres ; moyen de garantir le bois de l’attaque des vers et de la pourriture sèche, et de le durcir. (22 juin.) — Pub. Lond. journ. of arts, février 1840, p. 3^5.
- 35. M. M. TJzielli, à Londres; procédés pour pénétrer le bois de certains agents chimiques qui le conservent. (17 août.) — Pub. Repert. of patent inv., mars 1840 , p. i5o. *
- BONNETERIE.
- 36. M. Caleb-Bedells, àLeicester; fabrication des gants, des bas et autres objets de bonneterie. (21 janv.)— Pub. Lond. journ. of arts , octobre
- 1839, p. i3.
- 37. M. TV. Bâtes, à. Leicester ; procédé pour apprêter la bonneterie et autres tissus à mailles. (4 juin.) — Pub. Rep. of patent inv., février
- 1840, p. 94-
- BOUCHONS.
- 38. M. C. Osborne, à Birmingham ; nouveau tire-bouchon à double vis. (2 juillet.) — Pub. Repertory of patent invent. , février 1840, p. 75.
- 3g. M. H.-N. Scrope-Sharpnell, à Gosport ; nouveau tire-bouchon. (26 septembre.)—Pub. Repert. of patent inv., juillet 184o, p. 23. BRIQUES.
- M. J. TVhite, à Londres; machines à
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- Trente-neuvième année. Novembre 1840.
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- préparer l’argile propre à faire des briques et des tuile*. ( 12 novembre. )
- CABESTANS.
- 41. M. Th. Pratt, à South-Hylton (Durham); cabestan et vindas pour lever les ancres des navires, également applicables à l’extraction du charbon des puits de mines, à l’aide de câbles ronds ou plats. (23 février.)
- CABLES ET CORDAGES.
- 42. M. A. Smith, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des cordages et des cables. (20 mars.) — Pub. Lond. journ. of arts, janvier 1840, p. 2g3.
- CAFÉ.
- 43. MM. J. Vardy, à Wolverhampton, et Th. Platow, a Londres; nouvelle préparation du café et autres liqueurs. (17 août.) — Pub. Rep. of patent inv., juin 1840, p. 313.
- CAOUTCHOUC.
- 44. M. C. Nickels, à Londres ; procédé pour] couper et diviser le caoutchouc. (x eraoùt.)—Pub. Méchantes magaz., novembre i83g, p. x55.
- CARDAGE.
- 45. M. J. Garnetl, à Haslingdon (Lancaster); machine à carder le coton, le lin, la laine et autres matières filamenteuses, (ig janv.)
- CARDES.
- 46. MM. J. Potiery à Ancoats, et TT. Horsfall, à Manchester; construction de cardes pour carder diverses matières filamenteuses. (20 avx’il.)
- Pub. Rep. of patent inv., janv. 1840, p. 3o.
- 47. MM. J. Cutts et Th. Spencer y à Manchester ; machine pour faire les cardes propres à carder le coton, la laine, etc. (21 décembre.)
- CARTON.
- 48. M. G. Lindsay- Young, à Hackney (Mid-dlesex) ; moyen de lustrer le papier , le carton et le parchemin. (21 décembi’e.)
- CHAMBRE OBSCURE.
- 49 M. Miles-Berry, à Londres ; reproduction spontanée des images de la nature dans la chambre obscure. ( 14 août.) — Pub. ReperL of patent invent., avril 1840, p. 176. *
- CHANDELLES.
- 5o. M. J. Crockfordy à Londres; moyen
- d’employer les mèches de coton dans la fabrication des chandelles. (20 juillet.)
- CHAPEAUX.
- 5x. M. J. Ponsford, à Londres; perfectionnements dans la fabrication des chapeaux et nouvelle espèce de feutre propre à cet usage.
- ( 12 janvier. )
- CHAUDIÈRES A VAPEUR.
- Û2. M. H.-R. Abraham, à Londres; appareil applicable aux chaudières à vapeur. (3 janv.)
- 53. M. J. Ruthven, à Edimbourg; construction des chaudières pour généx’er la vapeur, en économisant le combustible, et moyen de faire marcher les bateaux par la vapeur et de les ventiler. (20 mars.) — Pub. Repert. of patent inv. y février 1840, p. 78.
- 54. M. Pools, à Londres; nouvel appareil applicable aux chaudières à vapeur poulies garantir de l’explosion. (11 septembre.) — Pub. Repert. of patent invent., mai 1840,
- P• 247- *
- 55. M. F. Macerony, à Londres ; construction des chaudières à vapeur et des générateurs ( 27 septembre. )
- 56. M. Th. Wahl, à Londx*es ; construction des chaudières applicables aux machines locomotives et autres. (2 novembre.) — Pub. Rep. of patent invent., août 1840, p. 1 o t.
- CHAUFFAGE.
- 67. M. G. Stevens, à Stowmarket (Suffolk) ; poêle et fourneaux perfectionnés. ( 22 janv. )
- 58. M. R. Prosser, à Birmingham ; appareils pour générer la vapeur, brûler la fumée et chauffer les appartements. (9 février.) — Pub. Lond.jouj'n. of arts , janv. 1840,7?. 271. — Mechanics mag.y novembre i83g, p. i^5.
- 5g. MM. TV. Harper et Th. TValker, à Birmingham ; fourneaux et grilles perfectionnés. (10 mai.) — Pub. Repert. of patent inv.,février 1840, p. 87.
- 60. M. C.-A. CaldwelL, à Londres ; construction des fourneaux et des appareils pour produire et distribuer la chaleur. (8 juin.) — Pub. Repertory of patent invent., février 1840, p. 83.
- 61. M. C. JVye-Williams, à Liverpool; construction des chaudières et des fourneaux éco-
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- noniisant le combustible. (22 juin.) — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1840, p. 4oi.
- 62. M. S. Joyce, à Croydon (Surrey) ; construction des poêles pour chauffer les appartements , applicables aux usages culinaires. (21 août.)
- 63. M. F. Brown, à Luton (Bedford) ; construction des poêles et fourneaux, (g septembre.) — Pub, Repert. of patent invent., juin 1840, p. 33o.
- 64. M. H. Vanner-Cocks, à Birmingham ; perfectionnements dans la construction des poêles et fourneaux. (2 novembre.)
- 65. M. JF. Cheslermann, àBurford (Oxford); construction des poêles. (12 novembre.)—Pub. Repert of patent invent., juillet 1840, p. 4-
- 66. M. March-Perkins , à Londres; appareils pour transmettre la chaleur par la circula-tion de l’eau. ( i3 décembre.) — Pub. Mecha-nics magaz., juin i84o,p. 5o.
- CHAUSSURES.
- 67. M. Poole, à Londres ; socques perfectionnés. — (11 janv.) —Pub.Repert. of patent invent., octobre i83g, p. 217.
- 68. MM. A.-S. Stocker, à Birmingham, et Johnson, à Ridgecow (Stafford); machine à faire les chevilles de bottes et les pointes pour les souliers. (20 juillet.)
- 69. M. E. Morrice , à Londres ; fabrication de bottes et de souliers. (17 octobre.) — Pub. Repert. of patent inv., juillet 18^0, p. i5. *
- CHEMINÉES.
- 70. M. J. Parsons, à Londres ; moyen d’empêcher les cheminées de fumer. (21 novembre.)
- CHEMINS DE FER.
- 71. M. T. Harper, à Grange (Glocester) ; construction des chemins de fer et d’autres routes. (22 mai.)
- 72. M. G.-A. Kollmann, à Londres ; construction des chemins de fer et des locomoteurs. (17 août.)
- 73. MM. J. Dodds, à Masbrough, et JF. Owen, à Rotherham ; perfectionnements applicables aux chemins de fer, et construction des roues et locomoteurs employés sur ces chemins. (16 septembre.)
- 74. M. J. Parasse, à Middlewich (Chester) ; nouveau mode de construction des embrayages des rails des chemins de fer, pour réunir les différentes voies et faire passer les convois d’une voie sur une autre. (21 novembre.)
- 75. M. J. Nasmyth, à Patricoft, près Manchester; voitures propres à rouler sur les chemins de fer. (4 décembre.)
- CHEVAUX.
- 76. M. H.-J. Pidding, à Londres; colliers de chevaux et autres animaux. (27 septembre.)
- CHIRURGIE.
- 77. M. J. Amesbury, à Londres; lit et appareil pour placer les malades et les blessés. (20 mars.)
- CIDRE.
- 78. MM. E. Jones et J. Ham, à Bristol; nouveau procédé de fabriquer le cidre et le poiré. (6 juillet.)—Pub. Mechanics mag.,juillet 1840, p. 102. .
- CLOUS.
- 79. M. E.-H. Collier, à Londres ; machine à fabriquer les clous. (14 mars.)
- 80. M. Rosser, à Birmingham ; machine pour fabriquer des clous et des vis. (8 mai.)
- 81. M. Poole, à Londres; machine propre à faire des clous, des chevilles et des béquets. (12 novembre.) *
- COLLE.
- 82. M- G. Nelson, à Milverton (Warwich); moyen de préparer la gélatine et de lui donner les propriétés de la colle forte. (23 mars.) — Pub. Rep. of patent inv., mai 1840, p. 26g.
- 83. M. S.-G. Dordoy, à Londres ; perfectionnements dans la fabrication de la gélatine et de la colle forte. (31 octobre.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 84- M. Edwin-Martin, à Brasted (Kent) ; couverture d’édifices en plomb avec des gouttières pour recueillir l’eau et pour la laisser écouler. (12 janv.)
- 85. M. TF. Nash, à Londres ; construction des ponts, viaducts, toitures et autres parties du bâtiment. (23 février.) — Pub. Lond. journ. of arts, février i84o, p. 355.)
- 86. M.. Job Ciuler, à Birmingham ; méthode
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- de construction des câbles-chaînes pour les ponts , les mines et autres usages, et des boulons et articulations qui les réunnissent. (12 mars.)—Pub. Repert. of patent inv., avril 1840 , p. 2\i.
- 87. M. rFk. Edwards , à Londres; fiches et gonds de portes perfectionnés. (3 avril.)—Pub. Lottd. journ. of arts , juin 1840, p. 226. ÀJech. mag., octobre 1889, p. 5i.
- 88. M. K. Hodgson, à Londres ; perfectionnements ajoutés à la forme des matériaux em-ployéspourbâtiretpour paver. (27 juin.)—Pub. Repert. of patent invent., avril 1840, p. 200. *
- 89. M. S. Rogers, à Bristol; construction des murs en briques des édifices, et autres habitations ( 16 septembre.) — Pub. Lond. journ. of arts, mai 1840, p. i35. Bulletin de la Société, septembre 1840, p. 348.
- 90. M Th.-R. Williams, à Londres; fabrication d’une substance flexible applicable à la couverture des édifices et à d’autres objets. (28 septembre.)
- COULEURS.
- 91. M. A.-R. Lemire de Normaridy, à Londres ; préparation des couleurs et des encres. ( icr août.) — Pub. Repert. of patent invent., octobre 1839, p. 237.
- 92. MM. F. Gybson-Spilsbury, à Walsall (Stafford) , F.-M. Doelzer- CoNaux et A.-S. R y me, à Londres ; préparation des couleurs et peintures , et moyen de les appliquer. (3 octobre.) -T- Pub. Repert. of patent inv.-nt., juillet i84o, p. 29.
- COUTELLERIE.
- 93. MM. J. Bingham et A. Boden, à Shefïield; composition imitant l’ivoire, la corne, la nacre de perle , propre à faire des manches de couteaux , fourchettes et rasoirs, etc. (26 juin.)
- 94. M. J. Jones, à Shefïield ; nouveau couteau de table à découper. (7 nov.)
- CROISÉES.
- 95. M. T. Hardeman-Clarcke , à Birmingham ; verrous pour les croisées à coulisses. (24 décembre.)
- CUIVRE.
- 96. M. Ch. Shafhautl, à Londres; procédé
- pour fondre et réduire la mine de cuivre. (6 mars.)
- 97. M. W. Jejferies, à Londres; procédé pour extraire le cuivre du minerai et pour le fondre. (22 mai.) — Pub. Lond. journ. of arts , mars 1840, p. 427-
- 98. M. Nicolas Troughton, à Londres ; extraction du cuivre des minerais. (22 mai.)
- 99. M. E. Brown, à Whiterock (Glamorgan); procédé pour fondre et affiner le cuivre par lequel il est rendu plus ductile et préservé de l’oxydation. (22 juin.)
- 100. M. Th. Bell, à Londres; moyen de retirer le cuivre des minerais. (13 juillet.)
- DENTELLES.
- 101. M. H. Dunnington , à' JNoltingham ; métiers pour faire de la dentelle et de la bonneterie. (16 avril.)
- 102. Le même ; métier propre à faire delà dentelle, du tricot et autres tissus réticulaires. (2 décembre).
- 103. M. W. Crofts, à Radford (Nottingham) ; métier pour faire du tulle noué , broché et autres de diverses espèces. (20 avril.)
- DENTISTE.
- 104. M. W. Lukyn, à Cowley-House(Oxford); nouveau moyen de poser et de fixer les dents artificielles et naturelles. (29 janv.) —Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1839, p. )86.
- DISTILLATION.
- 105. M. 'F. Robinson, à Londres; perfectionnements dans le procédé de rectification des liqueurs spiritueuses et principalement de l’cau-de-vie. (7 février.)
- 106. M. J.-T. Betts, à Londres; procédé de préparation des liqueurs spiritueuses et de l’eau-de-vie. (11 février.)
- DRAPS.
- 107. M. J. Clisild-Daniell, à Limphey-Stoke (Wilts) ; moyen de tisser les draps et autres étoffes de laine. (9 janvier.)
- 108. M. J. Webb, à Huddersfield ; machine pour garnir et apprêter les draps et autres étoffes. (ier août.) — Pub. Repert. of patent invent., juin 1840, p. 3oi.
- 109. M. L. Wood-Fletcher , à Cliarlton-
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- Upon-Medlock, perfectionnements dans la fabrication des draps et de leur application à différents usages. (a3 décembre.)
- ÉCLAIRAGE.
- no. M. Hugh-Ford-Bacon , à Fendravton (Cambridge) ; appareil régulateur de l’alimentation du gaz dans les lampes. (17 janvier.)
- 111. M. A.-F. baron d' Asda, à Londres; nouvelle production de lumière dite astrale. (8 mars.)
- 112. M. R. Lamb, à Londres; appareil pour l’alimentation de l’air dans le production de lalumière et de la chaleur. ( 15 mars.)—Pub. Lond.joum. of arts, mai 1840, p. 142.
- n3. M. J. Barlow, à Birmingham; nouveau chandelier. (a5 avril.)
- 114. M. TV. Palmer,h Londres; construction des lampes et fabrication des chandelles. (1e1'juin).
- 115. MM. Goldsworth - Gurney , à Bude ; (Cornwall),et F. Rixon, àLondres; construction des appareils pour produire de la lumière.
- (8 juin.) — Pub. Lond. jour a. of arts, septembre 184o,p. 9.
- «16. M. Hébert, à Birmingham; appareil pour produire et répandre lalumière. (22 juin.)
- 117. M. Th. Greenway, à Douglas (île de Man); mouchettes’perfectionnées. (5 septembre.)
- 118. M. J.Malley, à Manchester ; instrument pour couper les mèches des lampes. (25 novembre.) *
- 119. M. TV ait on- Faxon, à Londres; appareil propre à être appliqué aux cheminées des lampes à gaz pour favoriser la combustion du gaz. (16 décembre.)
- ÉCRITURE.
- 120. M. Barnabas-Daft, à Londres; nouvelle écritoire et moyen de cacheter les lettres et de sceller les documents et titres. (2février.)—Pub. Repert. of patent invent., novemb. 1839, p. 288
- 121. M. J. Bogardus, à Londres; moyen d’appliquer des sceaux aux lettres et autres documents. (26 août.) —Pub. Repert. of patent invent., mai 1840, p. 278.
- ÉPINGLES.
- 122. M. Miles-Berry , à Londres ; machine pour faire les épingles et les bouter sur le papier. (2 décembre.) *
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- FARDEAUX.
- 123. M. G. England, à Londres; cric à vis pour soulever de lourds fardeaux, soit verticalement, soit latéralement. ( 7 mai.) — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840, p. 3g.
- FER.
- 124. M. J. Vardy , à Wolvcrhampton ; nouveau procédé de laminage du fer. (22 mai.)
- 125. M. J. TVright, à Glascow ; moyen d’allier le fer avec d’autres métaux pour augmenter sa force ou sa cohésion, lequel alliage est particulièrement applicable à la construction des maillons des chaînes, aux anneaux et autres objets. (18 juin.) —Pub. Lond. journ. of arts, mai i84o,p. 121.
- 126. M. J.-A. Tuck, à Leaton (Cumberland) ; perfectionnement dans la fabrication du fer (26 août.) — Pub. Repert. of patent inv., août 1840, p. 109.
- feutre.
- 127. M. TV. Abbott, à Londres; nouvelle espèce de feutre. (ie‘ août.) — Pub. Repertory of paient invent., juin 1840, p. 309.
- FILATURE.
- 128. M. J. Howarth , à Aldermanbury ; machines et métiers pour filer, étirer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (11 janvier.)—Pub. Repertory of patent inv., septembre 1839, p. i34.
- 129. M. TV. Nash, à Londres ; nouveaux métiers à filer, étirer et doubler la soie et autres matières filamenteuses. (23 février.)—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 184 o, p. 20.
- 130. M. R. Roberts, à Manchester ; perfectionnements applicables aux métiers mull-jennys, pour étirer et filer le coton , la laine et autres matières filamenteuses. (26 mars.)
- 131 - MM. Templetonet IV. Quig/ay,h Pais-ley ; métier pour filer et préparer la soie, le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (25 juillet.)
- 132. M. Th. Knowles, à Manchester ; métier propre à préparer et à filer le coton et autres matières filamenteuses. (ieraoût.)
- 133. M. P. Robin, àLondres; perfectionnements dans la filature du coton. (9 septembre,)*
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- i34- M. J. Bum-Smith,k Salfordprès Manchester ; métier pour étirer, filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses. (16 novembre.)
- 135. M. G. Anthony-Ermen, à Manchester; machine et appareil pour filer, étirer et doubler le coton, le lin, la laine, etc. (2 décembre.)
- 136. M. J. Gibbs, à Kennington (Surrey) ; métier pour préparer les matières filamenteuses à la filature. (21 décembre.)—-Pub. Lond.journ. ojatts, août 1840, p. 3a8.
- FILTRES.
- 187. M. Narcisse Cronier, à Londres ; construction des filtres et moyen de les nettoyer et de séparer par la filtration les matières tannantes et colorantes. (4 décembre.) *
- FONTE DE FER.
- i38. M. Th. Clark , à Wolverhampton ; procédé pour émailler la fonte de fer et autres métaux. (?.5 mai.)
- FOURNEAUX.
- 13g. M. Th. Hall , à Leeds ; fourneau brûlant sa fumée et économisant le combustible , applicable aux chaudières à vapeur et autres. ( 21 février.) — Pub, Lond. journ. oj arts,février i84<>, p. 348. —> Bulletin de la Société, novembre 184o, p. 435.
- i4o. M. TValker, à Londres, fourneau à coke. (22 mai.)
- ,41. M. J. Yates, à Rotherham ; construction des fourneaux de fusion des minerais.
- ( 13 juillet.)
- 142. M. TV. Miller, à Clithero (Lancaster) ; grilles pour les fourneaux des chaudières à vapeur et autres. (ier août.)
- 143. M. J. Yates, à Rotherham; perfectionnements dans la construction des fourneaux. (19 Octobre).
- i44- M- J * Jukes, fourneaux économisant le combustible. (9 décembre.)
- GAZ HYDROGÈNE.
- i45. M. G. Holworthy Palmer, à Londres, et G. Paterson, à Hoxton; appareils pour régler la consommation du gaz. (6 mars.)
- ' i4b. -M. E-O. Martby, à Swausea; nouveau fnode de préparation du gaz pour l’éclairage.
- (8 mai.) — Pub. Mechanics magaz. , décembre
- *839,/>. 173.
- 147. M. A.-P. Valmarino, à Londres; fabrication du gaz et appareil pour le brûler pour l’éclairage. (22 juin.)— Pub. Reperloryof paient invent., août 1840, p. 65.
- 148. M. J. Hemming, à Londres ; nouveaux mesureurs de gaz. (16 juillet.)
- 149. M. J. Henson, à Raschliff (York); appareil pour mesurer et régler la quantité de gaz, eau ou autres fluides. (24 juillet.)
- 150. M. A. Croll, à Greenwich procédé de préparation et de purification du gaz. (2 novembre.)
- 151. MM. G. Lowe et J. Kirkham, à Londres ; moyen de fabriquer le gaz pour l’éclairage. (4 décembre.)—Pub. Repertory of patent invent., octobre 1840 , p. ig3.
- „ GRAINS.
- 152. M. Fischer-Salter, à Hallingsbury (Sussex); nouveau tarare pour ventiler et nettoyer le grain. (2 3 mars.)
- gravures.
- 153. M. H. Griffiths , à Londres ; procédés pour obtenir des impressions des planches gravées sur acier, cuivre ou autres métaux. (25 mai.) — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840,p. 42.
- HORLOGERIE.
- i54- M. G. Philcox,k Londres; construction des chronomètres et des montres. (6 juillet.) — Pub. Lond. journ. of arts, août 1840, p. 3z5.
- 155. M. P.-F. Gougy, à Londres ; construction des horloges, des montres et des chronomètres. (11 décembre.)— Pub. Mechanics ma-gaz., juillet 1840, p. ig3.
- HORTICULTURE.
- 156. M. J. Cutten, à Londres ; nouvelles caisses et pots à fleurs. (2 novembre.)
- INCENDIE.
- 157. M. C. Chubb, à Londres ; appareil pour garantir de l’incendie les livres, papiers et documents. (11 juin.)
- IMPRESSION DES TISSUS.
- 158. M. J. Burch , à Londres ; impression des tissus de coton, de laine, du papier et autres matières. (15 janvier.)
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- i $g. M. J. Leesh, à Manchester; perfectionnement dans l’art d’imprimer les calicots, les mousselines et autres tissus. (26 mars.)
- *60. M. M. Pcole, à Londres ; impression des calicots et autres tissus, (z 1 juin.)
- 161. M. R. Beard, à Londres; impression de calicots et autres tissus. (17 juin.)
- 162. M. P.-A. Dueote, à Londres; nouveau procédé pour imprimer sur papier et tissus de soie et de coton. (26 juin.)
- t63. Le même ; impression sur la porcelaine, la faïence et les poteries., le papier, les étoffes de soie, de coton , le cuir, etc. (21 novembre. )
- 164. MM. J. Mercier, à. Oakensbaw, J. Dyn-ley-Prince , à Manchester, et TV. Blytke, à Ghurcli (Lancaster); procédé pour imprimer en diverses couleurs les toiles de coton, et les tissus de laine, de soie ou auti'es. (ieraoût.)
- *65. M. J. Capple-MLller, à Manchester ; perfectionn ements dans l’impression des calicots, mousselines et,autres tissus. (15 août.)
- *6.6. M. Harold-Potier , à Manchester; procédé d’impression du calicots, de la mousseline et autres étoffes, (g novembre.)—Pub. Repert. of patent, invent., août 184o,p. g8.
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 167. M. TV. Newton, ix Londres; instruments propres à labourer la terre et à semer le grain. (i.i janvier.)—Pub. Lond. joum, of arts, octobre 183g,p. 65.)
- 168. MM. A.-F. Campbell, à Great-Plum-stead (Norfolk), et Ch. TF hit e, à Norwich ; charrue perfectionnée. (18 mars.)
- 16g. Les mêmes ; construction des charrues, herses , cultivateurs , scarificateurs et lioues à cheval. (17 juin.)
- 170. JVI. FF. Armstrong, à. Hawnes (Bedford) ; nouvelle herse. (3o mai.)
- 171. M. TV. Graunsell, à South-Lincoln ; appareils pour semer le blé, les graines légumineuses et répandre le fumier. ( 12 juin). — Pub. Mechanics magaz., janvier 18^,0, p. 226.
- 172. M. R- Hornsley, à Spittlegate (Lincoln); charrue et semoir nouveaux. (26 novembre.)
- 173. MM. G. Saunderset TVilmotrNewbtrry,
- à Hooknorton (Oxford); houe pour planter le froment et autres graines, (g décembre.)
- 174* M. A. Mac-Rae, à Londres ; machines pour labourer et herser les terres, mises en mouvement par la vapeur. (24 décembre.) — Pub. Repert. of patent invent., octobre i84o, p. 212.
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- 175. M. TV. Newton, à Londres; construction des cadrans solaires pour observer le temps moyen. (27 juin.) — Pub. Lond. journ. of arts, août 1840, p. 352.
- 176. M. G. Lothian, à Edimbourg ; appareil pour mesurer ou apprécier le poids, le tirage ou la pression. (10 octobre.)
- 177. M. G. Craydon, à Chelsea; compas pour la navigation, applicable au moyen de prendre hauteur en mer et mesurer des. angles par la reflexion ou la réfraction, et aussi à la boussole pour connaître et déterminer la déviation de l’aiguille aimantée. (24 octobre.)
- 178. M. F.-A. Glover, à Cliarlton, près Douvres; instrument pour mesurer les angles. (2 novembre.)
- LAINES.
- 17g. M. J. Swaimmrth, à Manchester; machine pour nettoyer et préparer la laine propre à être filée. (11 janvier.) —Pub. Repert. of patent invent., septembre i83 Q,p. îS'j.
- 180. M. J. Smith, à Deanstone-Works (Ril-mardock); métier à filer la laine et autres matières filamenteuses. (3o avril.)
- 181. MM. TV. Davis, à Leeds, et G. Kinder, à Aldmansbury ; appareil perfectionné pour nettoyer et préparer la laine. (7 mai.)
- LIN ET CHANVRE,
- «82. MM. J. Boyd et H.-F. Rennie, à Belfort; perfectionnements dans la construction des métiers à filer le lin et le chanvre. (3o avril.)
- i83- M. J.Key, à Pendleton (Lancaster); métier à préparer le lin , le chanvre et autres matières filamenteuses. (24 juillet.^
- JUTS.
- 184. M. G.-TV Thompson*, à Londres;nouveaux lits destinés particulièrement aux ma-lades<et blessés et aux invalides. (16 décembre.)
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- LOCOMOTEURS.
- 185. M. F. Iiills , à Bepftord; construction des chaudières à vapeur et des machines locomotives. (29 juin.)
- 186. M. F. Cayley-TVorsley, à Londres ; locomoteurs et autres voitures perfectionnées. (i4 février.)
- MACHINES.
- 187. M. Samuel Clegg, à Londres; soupapes perfectionnées et moyen de les appliquer aux machines. (3 janvier.)
- 188. M. R. Dugdale , à Manchester; moyen d’augmenter la force et la résistance des baux , des axes, des tiges et autres pièces en fer et en acier. (19 janvier.)
- 189. MM. Williamson TVhitackeretRowland-Hall-Healon, à Bolton ; moyen de réunir les rubans et les courroies servant à imprimer le mouvement aux machines. (20 mai.)— Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840, p. 84-
- 190. M. TF. Cotes, à. Londres ; moyen de diminuer le frottement dans les machines employées à faire marcher les bateaux et à faire tourner des tours. (23 août.)
- MAGHINES A VAPEUR.
- 191. M. Miles Berry , à Londres; nouvelles machines à vapeur à rotation directe. (4 janvier.)
- 192. M. TV. TVitham, à Huddersfleld ; construction des machines mues par la vapeur, l’eau et autres fluides. (i5 janvier.)
- 193. MM. J.-H. Kyan et TV. Hyatt, à Londres ; machines à vapeur perfectionnées. (29 janvier.)
- 194. M. J. Dickson, à Londres ; machines à vapeur à rotation directe. (6 mars.) — Pub. Repert. 0f patent invent.,février 1840, p. 65.
- ig5. M. TV. Hancock, à Stratford (Essex); construction des chaudières à vapeur et des condenseurs. (6 mars.)
- 196. M. Butler-Rowley (E. ), à Manchester , machine à vapeur, pouvant servir sur terre, sur les bateaux et comme locomotive. (26 mars).
- 197. M. Nasmyih(J.), àPatricroft (Lancaster); supports et paliers des machines à vapeur, loco-
- motives et autres. (9 avril.)—Pub. Lond. journ. of arts, février 18^0, p. 35j.
- 198. M. Galloway (E.), à Londres; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur (23 avril).
- 199. MM. Maudsley (J.) et Field («/.), à Londres ; perfectionnements applicables aux machines à vapeur de grande dimension employées pourla navigation. (7 mai.)—Pub. Lond. journ. of arts, septembre 1840, p 1
- 200. M. Zander {H.), à Londres; construction des machines à vapeur, des chaudières à vapeur et des condenseurs. ( 17 juin.) —. Pub. Repertory of patent invent., août i84<> ? P'.!'
- 201. MM. Punshon, à Londres ; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur, applicables à celles généralement en usage. (22 juin.)
- 202. M. Arrowsmith (J.), à Bilston (Stafford); construction de machines à vapeur. (25 juin.)
- 203. M. Ericson (J.), à Londres; machine à vapeur particulièrement applicable aux locomoteurs et à la navigation. (6 juillet.) — Pub. Mechanics magaz., janvier 1840,79. 29g.
- 204. M. Sfiuttleworlh (J.-G.), à Sheffield ; moyen de convertir le mouvement rectiligne des pistons des machines à vapeur en mouvement de rotation. (18 juillet.) — Pub. Repert. of patent invent., avril 1840, p. 212.
- ao5. M. Moore (J.), à Bristol ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (5 août.)
- 206. M. Swainworth (J.), à Manchester; construction des machines à vapeur à rotation directe applicables aux pompes pour élever l’eau. (10 octobre.)
- 207. M. Murdoch (J.), à Londres ; machine à vapeur pour la navigation. (7 novembre.)
- 208. M. Hawlhorn (R.), à Newcastle-Upon-Tyne ; construction des machines à vapeur locomotives ou autres, et principalement des bouilleurs, et moyen de transmettre la vapeur aux cylindres. (21 novembre.)
- 209. M. TVilson (G.), à Salfprd ; sifflets à vapeur adaptés aux locomoteurs et aux chaudières. (16 décembre.)
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- 210. MM. Japy et Jouffroy-Dumery, à Londres ; machines de rotation mues par la vapeur ou par l’eau. (16 décembre.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 211. M. Copland (R.), à Londres; construction des roues hydrauliques. (24 janvier.)
- 212. M. TVhitelaw (./.), à Glascow ; machine de rotation mue par la pression et la réaction d’une colonne d’eau, pouvant être employée comme la machine à vapeur, et appareil pour élever l’eau et autres liquides par la force centrifuge. (7 mai.) — Pub. Mechanics magaz. ,
- mars 1840 , p- 444*
- 213. M. Lenormand de l’Osier, à Londres; machine pour élever l’eau. (8 mai.)
- 2 14. MM. Harvey (N.), à lïayle (Cornwall), et TVest {TP.), à Saint-Blazey; soupape applicable aux machines à élever l’eau et autres fluides. (12 juin.)
- 215. M. Smith (S.), à Londres; machine propre à élever l’eau. (ier août.)
- 216. M. Sutcliffe (J.), à Limerick ; machine ou appareil pour puiser et élever l’eau et employer sa puissance sur les roues hydrauliques. (24 octobre.)
- MACHINES DIVERSES.
- 217. M. Newton {TV.), à Londres; machine pour défoncer et creuser la terre , applicable au creusement des canaux, au nivellement des routes et des chemins de fer, etc. (27 mars.) — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840, pag. 57.
- 218. M. Miller (J.), à Bolton (Lancaster); machine à percer les métaux. (23 avril.)—Pub. Repertory of patent invent., avril 1840, p. 173.
- 219. M. Bcnham {J.-Lee), à Londres; instrument pour s’assurer du nombre des voyageurs transportés par les omnibus ou autres voitures publiques. (18 juin.)
- MARBRE.
- 220. M. Clinton-Robertson {J.), à Londres ; nouvelle méthode de fabriquer du marbre artificiel. (2 7 septembre.) *
- MARCHANDISES.
- 221. M. Luke-Hebert, à Birmingham ; mécanisme et procédé pour emballer et comprimer les marchandises. (2 décembre.) *
- MATIERES INFLAMMABLES.
- 222. M. Cruikshancs {A.), à Londres ; préparation de certaines matières inflammables et application à divers usages de la chaleur et de la lumière qu’on en obtient. (3 juillet.)
- MÉDICAMENTS.
- 223. M. Newton {TV.), à Londres; préparation d un médicament ferrugineux pour donner du ton a 1 estomac dans le cas de digestions laborieuses. (12 juin.)
- MÉTAUX.
- 224. M. Dowling {T.), à Londres ; moyen de garantir les métaux de l’oxydation. (24janvier.) — Pub. Repertory of patent invent., septembre 1839, pag. i45.
- 225. MM. Paltinson {Hugh-Leé), à Bonshain (Durham), et L0A1 {TV.), à Walker (Northum-berland) ; perfectionnements dans la réduction des minerais. (3 avril.)— Pub. Repertory of patent invent., décembre 1889, pag. 352.
- 226. M. Heath{J.-M.),h Londres; traitement du fer et de l’acier. (5 avril.)—Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1839, pag. 221. Mechanics magaz., septembre 1839, p. 37.
- 227. M. Bodmcr {G.), à Manchester; machines et outils pour raboter, planer, tourner et percer les métaux. (20 mai.)
- 228. M. Jennings {J.), à Bessow-Bridge (Cornwall) ; moyen de séparer les métaux des pyrites. (22 juin.)
- 229. M. TVhitiuorth {J ), à Manchester ; machines et instruments pour planer, percer et diviser des substances métalliques ou autres. (7 août.)
- 230. M. Mason (/.), àRochdale; machine ou appareil pour tourner et percer les métaux. (15 août.)
- MÉTIERS A TISSER.
- 231. M. Rostrom {J.), à Edenfield (Lancaster); nouveaux métiers à tisser. (3o avril.)
- 232. M. Naylor {D.), à Halifax, et Crighton (/.), à Manchester ; métiers pour tisser, soit à la mécanique, soit à la main, des étoffes delaine unies et des draps double broche. (7 mai.)
- 233. M. Lomax {P.) , à Bolton-le-Moors ;
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- perfectionnements dans la construction des métiers à tisser. (19 juin.)
- 234. M. Smith (J.), à Kilmardock (Pertb); temple agissant spontanément et applicable aux métiers à tisser mécaniques ou autres.. 10 octobre.) — Pub. Repert. of patent invent., août 1840, p. 85.
- 235. M. Th. Ramy-Godclard, à Londresi; métier à tisser mû par la vapeur ou par une autre force. (7 novembre.) *
- 2.36. M. Th. Yates, à Bolton-le-Moors ; nouvelle construction de métiers à tisser pouvant être mus par la force de la vapeur ou autrement. (7 novembre.)
- 23.7. MM. D. Naylor, à Halifax, et J. Crigh-ton, à Manchester; métiers à tisser le drap à double broche, soit à la main, soit parla mécanique. (16 décembre.)
- MINES.
- 2.38. MM. Horion, à Princes-End (Stafford), et E. Smith, à Horseley-Heatb; chaînesà l’usage des puits et des galeries des mines. (6 mars.)
- MOTEURS.
- 239. M. TT. Newton, à Londres; machine mue par l’air ou les gaz-. (17 janvier.)
- 240. M’. J.-F. Carlos-cTArtenn, à Londres; mécanisme pour transmettre le mouvement et la force motrice aux machines et augmenter cette; force sans perte de vitesse. (5 avril.)
- 241. M- A‘. Gordon, à Londres;- machine ou appareil pour employer la vapeur ou autres fluides élastiques eommeforce motrice. (3o mai.)
- 242. M. A. Parsey, à Londres; moyen de produire de la force motrice. (6 juin.)
- 2.43. M. B.-T. Bromwich, à Clifton-on-Tom. (Worcester) ; machine mue par l’application de la force expansive dé Pair et d’autres fluides élastiques. (17 juin.)
- 244- M- J- Scoti-RMie, à Kensington ; application des fluides élastiques au mouvement des machines. (i-er août.)
- 245. M. H. PinJcus, à Londres; moyend’appli-quer la puissance motrice aux machines. {2&U0ÛÈ.)
- 246'. M. Samuel Hall, à Basford ; machine propre à imprimer un mouvement de transla-
- tion. (7 octobre.) — Pub. Repert. of patent invent. , mai 1840, p. 25g.
- 247. MM. D. Greenwood et TT. Pickering, à Liverpool machine produisant de la force. (2 novembre.) — Pub. Repert. of patent invent., juillet 1840, pag. 1.
- 248.. M. TT. Hannis-Tayfor, à Londres; moyen d’obtenir une force motrice par l’emploi de l’électtfo-magnétisme. (2 novembre.)—Pub. .Méchantes magaz*, mai 1840 ,pag. 6g4-
- 249. M. J. Sutton, à Londres; moyen de produire de laforce pour être appliquée au mouvement des machines. (25 novembre.)— Pub. Repert. of paient invent., octobre 1840, p. 207.
- 250. M. G. Bavey, à Handudno (Carparvon); moyen d’appliquer l’eau comme force motrice. (2 décembre.)
- 251.. M. J. Brazill, à Deptford ; nouvelle force motrice. (16 décembre.)
- MUSIQUE.
- 252. M. H. Pape, à Londres; instruments à cordes perfectionnés. (2 juillet.)
- 253. MM. F. Miers et J. Storer, à Londres; construction de certains instruments de musique applicables aux pianos, orgues, et à ceux nommés séraphines omaccordions. (20 juillet.)*
- NAVIGATION.
- 254.. M. A, Movillon, à. Londres ;, appareil pour donner, l’impulsion aux vaisseaux, bateaux et autres embarcations, et dispensantde l’emploi des roues à palettes. (23. avril.)— Pub. Rond, journ. of arts, avril 184o, pag. 33.
- . 255. M. TT. TTatson,.k Dublin; mécanisme
- applicable à toute espèce de bâtiments de mer et aux bateaux pour la navigation intérieure.
- ( 12 juin )Pub..Mech.mag.,décemb. 183g,^9.21 o.
- 256i, M. TV. JVoodley, à Stoke-Newington ; moyen d’imprimer le mouvement aux bateaux et autres embarcations. (13 juillet.) — Pub. Rond, journ, qf arts , février i84°Pag- 3r]2.
- 357. M. J. Fell, à Workington,(Cumberland); construction des navires et autres.embarcations. (5 août.)— Pub. Repert. of patent invent., avril 1.840, pag. 210.
- 258. M. J. Rapson, à Londres; moyen de gouverner et de diriger les vaisseaux et autres
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- embarcations. (9 septembre.) — Pub. Repert. of patent invent., juin 18^0,pag. 32B.
- 259. M. Th. Todd, à Kingston-Upon-Hull; moyen de faciliter la navigation des bateaux.
- ( 19 septembre.) 1— Pub. Repart, of patent inventions, pag. 256.
- 260.. M. J.Smith, à Kilmardock(Pertb) ; perfectionnements applicables à là navigation sur les canaux. (10 octobre.)— Pub. Repert. of patent invent., septembre 1840, pag. \hf>.
- 261. M. F. Worrell-Stevens, à Chigwell ( Essex ) ; appareil pour faire naviguer les bateaux et autres embarcations. (19 novembre.)
- 262. M. J. Huret, à Greenwich ; moyen de gouverner et de diriger les batiments de mer. (23 novembre.)—Pub. Mechanics mag., juin
- 1840, p. 34.
- 263. M. G. Rennie, à Londres ; moyen de faire marcher les navires. (26 novembre.) — Repert of patent invent., novembre 1840, p. 269.
- 264. M. J. Robinson, h Northshields; appareil pour diriger et gouverner les vaisseaux. (16 décembre. )
- NOIR ANIMAL.
- 2.65. M. F. Parker, à Londres; procédé pour révivifier le charbon animal. ( 22 juin.)
- ORNEMENTS.
- 266. M. J. Cléments, à Liverpool; moules pour fondre des ornements et prendre des empreintes produisant l’effet des ouvrages sculptés. (10 avril.) — Pub. Repert. of patent invent., novembre 1839, pag. 299.
- 267. MM. C. Wickers et J. Danforth-Greenwood, à Londres ; moyen de produire des ornements et des figures avec du ciment ou des terres.
- (4 juin* )
- 268. M. C. Schroth, à Londres ; procédé pour produire des ornements et dessins en relief sur le cuir et autres matières. (26 juin. )
- 269. M. J. Yates, à Rotherham ; moyens de produire des lettres, figures et ornements en relief, propres à la décoration extérieure des bâtiments. (3 juillet. )
- PAIN.
- 270. M. TF. Overton, à Londres; machines et appareils pour préparer le biscuit de mer.
- a )
- (3 avril.]) — Pub. Lond. journ. of arts, février 1840, pag. 35o.
- PAPIER.
- 271. M. J. Evans, h Birmingham; nouvelle fabrication du papier. (4 février.)— Pub. Rep. of patent invent.,février 1840, pag. 72.
- 272. M. W. Johnson, à Saint-Mary-Cray (Rent) ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (21 février.)1-— Pub. Lond. journ. of arts, avril A 840, pag. q3.
- 278. M. Th. Bonsor-Crompton, à Tamworth (Lancaster) ; nouveau système de fabrication du papier. (9 avril.)—Pub.Repert. of patent invent., février 1840, pag. 69.
- 274. M. H. Crosley, à Londres ; fabrication du papier perfectionnée. (i5 avril.)
- 275. M. Ferguson-Saunders, à Londres; fabrication de certaines espèces de papier, de carton, papier mâché et autres produits analogues. (20 avril.)
- 276. M. H. Zander, k Londres; perfectionnements dans la fabrication du papier. (2 juillet.)
- 277. M. Th. Mac-Gauran, à Pontonville; papier fait avec une matière non encore employée à cet usage. (26 août.)— Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840, p. 3o.
- 278. M. Bryan-Donkin , àBermondsey ; nouveau moyen de fabriquer le papier à la main ou par machines. (5 septembre.) *
- 27g. M. J. TVertheimer, à Londres ; moyen de fabriquer le papier gaufré portant des ornements en relief. (19 septembre.) —Pub. Rep. of patent invent., septembre 1840, p. 129. *
- 280. M. J. Dickson, à Londres; nouvelle fabrication du papier. (17 octobre)— Pub. Lond. journ. of arts, juillet 1840, pag. 282.
- 281. M. Miles-Berry, à Londres ; moyen de rendre applicables à la fabrication du papier certaines plantes textiles et d’en obtenir du fil remplaçant le lin et le chanvre, (ig novembre.)5*'
- 282. M. J. Craig, à Newbattle , près Edimbourg ; machine à fabriquer le papier perfectionnée (25 novembre.)
- 283. M. J. Evans, à Birmingham; moyen chimique de préparer et de nettoyer les blanchets employés dans lesmanufact. de papier. (2 déc.) ‘
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- .284. M- R. Gill-Ransom, à ïpswich; perfectionnements dans la fabrication du papier.
- (13 décembre.)
- PARAPLUIES.
- 285. M. E. Haie, à Londres; fabrication des parapluies et des ombrelles. (27 mars.)
- 286. Mad. Besnicr de Bligney, à Londres; parapluies et des ombrelles nouveaux. (3 juin.)
- PASSEMENTERIE.
- 287. M. M. Poole, à Londres; nouvelle fabrication de galons, épaulettes et autres objets en fil doré ou argenté. (21 février. )
- PAVAGE.
- 288. M. R. Carey, à Londres; pavage des rues et des grandes routes. (29 janvier.)—Pub. Pond, journ of arts,juillet 1840, p. 271.
- 289. M. D. Stead, à Londres , nouveau système de pavage des chemins et des rues, ainsi que des cours, des ponts, etc., avec des blocs en bois. (23 avril.) — Pub. Lond. journ. of arts, novembre 1839, p. 170, et juillet 184*3, p. 273. Mech. mag., août 1839 ,p. 338.
- 290. M.Stephen-Geary, à Londres; système de pavage des chemins et des rues. (i*r juin.)— Pub. Lond. journ. of arts, juillet 1840, p. 274.
- 291. M. D. Ramee, à Londres; système de pavage des routes. (i5 juillet.)—Pub. Lond. journ. of arts, juillet 184 o,p. 269. *
- 292. M. Seymour-Moore- Vandeleur, à Kil-rusli (Irlande) ; nouveau pavage des rues et des routes. (16 décembre.) — Pub. Lond. journ. of arts, juillet 18.jo, p. 267.
- PEINTURE EN BATIMENT.
- 293. M. A. Bowden-Johns , à Plymouth ; peintures des murs et autres surfaces, et préparation des couleurs pour cet usage, (ig juin.)
- PIANOS.
- 294. M. J.-A. Stumpf, à Londres; perfectionnements dans la construction des pianos carrés et autres. (21 février.)
- 2g5. M. G.-A. Kolmann, à Londres ; nouveau mécanisme de pianos. (23 février.)
- PIERRES ARTIFICIELLES.
- 296. M. G -R. d'Harcourt, à Londres; composition de granit, pierres et marbres artifi-
- ciels. (6 mars.) — Pub. Repert, of patent invent., décembre i83g, p. 348.
- PLOMB.
- 297. M. Th. Burr, à Slirewsbury ; perfectionnements dans la fonte et le laminage du plomb et d’autres métaux ductiles. (8 août.) — Pub. Repert. of patent invent., mars 1840, p. 162. Bulletin de la Société, octobrei8^o, p.^oy.
- PLONGEUR.
- 298. M. TV.-H. Burke, à Slioreditch ; construction de vases remplis d’air pour ramener à la surface de l’eau des objets submergés ou maintenir des corps flottants. (3 octobre.)
- POMPES.
- 299. M. M. Platoiv, à Londres ; nouvelle pompe aspirante et foulante. (6 mars.)
- 300. M. L.-A. Faulkner, à Cheadle(Chester); moyen de faire agir des pompes ou soupapes applicables aux pompes à incendies. (11 avril.)— Pub. Lond. journ. of arts, février 18^0, p. 36o.
- 301. M. H. Lemesurier, à Port-Saint-Pierre (Guernesey) ; nouvelle construction de pompes. (17 juin.)
- 302. M. A. Collen, à Stocke-by-Nayland (Suffolk); nouvelles pompes. (25 novembre.)
- PORTES.
- 303. M. J. Sylvester, à West-Bronrwicli (Stafford) , nouvelle disposition de l’appareil pour suspendre et fermer les portes. (21 février.)
- 3o4- M. D. Johnston, à Glascow; gonds et fiches de portes. (20 juillet.) — Pub. Repert. of patent invent., janv. 1840,/?. 53. *
- POTERIES.
- 3o5. MM. A. Singer et H. Pethcr, à Londres; fabrication de la porcelaine et des poteries pour la confection des pavages etmosaïques. (2.3 avril.)
- 3o6 MM. TV.-G. Turner, à Londres, et H. Minton, à Stokc-Upon-Trent (Stafford); nouvelle fabrication de la porcelaine. (22 juin.) — Pub. Repert. of patent invent., juin 1840, p. 317.
- 307. M. H. Trewhitt, à Newcastle-on-Tyne; machines et appareils pour fabriquer la porcelaine et les poteries. (4 décembre.) *
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- 3o8. M. J. JVood, à Burslem (Stafford); procédé d’application des fonds de couleurs sur la porcelaine et les poteries, afin de pouvoir peindre dessus des fleurs et ornements d’une manière prompte et économique. (16 décembre.)
- PRESSES.
- 3og. M. H. Curzon , à Kidderminster ; perfectionnements dans la construction des presses. (16 avril.)— Pub. Repert. ofpatent inverti.,février 1840, p. 67.
- 310. M. S. Tf'itks, à Darleston (Stafford) ; fabrication des boîtes, des vis et des broches employées dans les presses. (26 septembre.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 311. M. Oglethorpe-TVarklin-Barrat, à Birmingham ; moyen de décomposer le muriate de soude pour la fabrication des alcalis minéraux et autres produits utiles. (19 janvier.) — Pub. Lond. journ. of arts, octobre 1839, p. 87.
- 312. M. Ch. Binks, à Edimbourg; moyen de préparer le chlorure de chaux et de soude et de le rendre applicable au blanchiment. (8 février )
- 313. M .J. Leigh, à Manchester; préparation du carbonate de plomb ou blanc de plomb. ( 28 février.) — Pub. Repert. of patent invent., août 1840, pag. io3.
- 314- M* Pord,k Liverpool; fabrication du sulfate de soude , de l’acide hydroclilorique et autres , et des alcalis qui dégagent des vapeurs délétères , et construction de fourneaux propres à cet usage. (8 mars.)—Pub. Lond. journ. of arts, décembre 1839, p. 229.
- 3ï5. M. C.-J. Gamble, à Sainl-Helens (Lancaster) ; appareil pour la préparation du sulfate de soude, de l’acide muriatique, du chlore et des chlorures. (14 mars.) — Pub. Bep. of patent. invent.> septembre 1839, p. 187.)
- 316. M. C.-A. Roederer, à Londres; procédés de préparation des sels chimiques nommés acétates. (9 avril.)— Pub. Repert of patent invent., juillet 1840, p. 40.
- 317. M. Laurence Rowe, à Londres; préparation du sulfate de soude. (i3 avril.) —Pub. Repert. of patent invent., décembre 1839, p. 344 •
- 318. M. J. Swindells, à Manchester ; préparation du bleu de Prusse, du prussiate de potasse et du prussiate de soude.( 16 avril.)—Pub. Lond. journ. of arts, septembre iS.jo, p. 32.
- 319. M. J. Hunt, à Londres; fabrication de la soude extraite du muriate de soude. (7 mai.)
- 320. MM Harisson-Grcj -Dyar et J. Chis-holrn , à Londres ; moyen de retirer le soufre des pyrites. (6 juin.)— Pub. Repert. of patent invent., mai 1840, p. 267.
- 321. M. E.-F. Duclos, à Clyne-Wood (Swansea) ; fabrication du soufre, de l’acide sulfurique et du sulfate de soude. (11 juillet.) —• Pub. Repert. of patent invent.,février 1840,
- P• 9°*
- 322. M. Ch. Flude, à Liverpool ; fabrication du blanc de plomb. (20 juillet.)
- 323. M. TV. TViseman, à Londres ; fabrication de l’alun. (16 novembre.)—Pub. Repert. of patent invent., juillet i84o, p. 53.
- 32.j. M. M. Poole, à Londres; fabrication du carbonate de soude. (9 décembre.)—Pub. Rep. ojpatent invent., août 184o,p. 113. *
- 325. M. Th. Richardson,à Newcastle; préparation du sulfate de plomb, applicable à quelques usages auxquels le carbonate est actuellement employé. (9 décembre.) —Pub. Repert. of patent invent., août 1840, p • 92.
- 026. M. R. Hervey, à Manchester; préparation et purification de l’alun, de l’alumine, des mordants alumineux, et application de ces produits à l’indsstrie. (i3 décembre.)
- ROBINETS.
- 327. M. Stocker, à Birmingham ; robinets pour soutirer les liquides. ( 13 mai.) — Pub. Repert. of patent invent., janvier 1840,/). 47*
- 328. M. G. Hanson, à Huddersfield; cannelles et robinets pour soutirer les liquides. (7 novembre.)
- ROUES.
- 329. MM. J. Coope-Haddan, à Londres et G. Hcwks, àGateshead (Durham); construction des roues applicables aux chemins de fer. ( 17 octobre.)
- 3 3o. M. M. Poole, à Londres; nouvelles boîtes
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- de roues. ( 26 février.)—Pub. Repert. of patent invent., novembre 1839,/?. 297V.
- SAUVETAGE.
- 331. Isi.J.Bradf wd-Furnival, à Street-Ashton (Warwick) ; appareil pour empêcher les personnes de se noyer. (4 juin.) — Pub. Repert. of patent invent., juillet\8^o, p. 25.
- 332. M. Samuel TVhile, à Charlton (Dorset); moyen d’empêcher les personnes de se noyer. (9 décembre.)
- SAtyON.
- 333. M. J. Davis , à Londres; nouvelle préparation du savon. (20 avril.) —Pub. London journ. of arts, janvier 1840,7?. 304. Bulletin de la Société, mai 1840, p. 192.
- 334. M. M. Poole, à Londres; fabrication du savon avec des matières non encore employées pour cet usage. (4 juin.) — Pub. Repert. of patent invent., mars 18^0, p. i54*
- 335. M. TP. Hawes, à Londres; fabrication du savon applicable à la préparation du suif pour faire les chandelles. (12 juin.)—Pub. Repert. of patent invent., juin 1840, p. 321.
- 336. M. TV. Colchester, à Ipswicli; nouveau moule à savon. (29 juillet.)—Pub. Lond. journ. of arts, mai 18^0, p. ï 44--
- 33^. M. S. Guppy, à Bristol; appareil et procédé pour préparer le savon. (1e1 août.)
- SCULPTURE.
- 338. M. J. Taylor, à Pendleton; machine pour sculpter le bois et y pratiquer des moulures. (19 septembre.)
- SÉCHOIR.
- 339. M. B. Hick, à Boltôn(Lancaster); appareil pour sécher les tissus de coton, de laine et autres matières filamenteuses. (25 mai.)
- SEL..
- 340. M. E. Law, à Londres ; méthode d’éva-
- poration de l’eau de mer et de fabrication du sel. (20 mars.)
- 34» • M. J. Reynolds, à Londres; perfectionnements dans la fabrication du sel. (16 juillet.)
- 342. M. Firmstone, à Newcastle; nouvelle fabrication du sel. (24 décembre.)
- SELLERIE.
- 343. M. J. Broiune, à Londres ; selles et étriers perfectionnés. (25 avril.)
- SERRURES.
- 344* M. J. Sandets, à Barton-oa-Trent (Stafford) ; nouvelle disposition des serrures et des clefs. (12 juin.)
- 345. M. M. Uzielli, à Londres; nouvelles ser-
- rures et autres moyens de fermeture. (21 février.) .
- 346. M. A. Cochrane , à Londres ; serrures perfectionnées. (3 juillet.)
- 347. M. Ch. Schwieso, à Londres; nouvelles serrures. (20 juillet.)
- 348. M. TV.-M. TVilliams,h Londres; serrure et clef perfectionnées. (ier août.)
- 34g. M. J. Guest, à Birmingham ; serrures et autres fermetures. (2 décembre.)
- SOIES.
- 350. M. J. Ashton, à Manchester; fabrication des peluches de soie et d’autres matières fila-ménteuses. (11 janvier.)
- STORES.
- 351. M. V. Newman , à Birmingham; nouveaux stores de croisées. (16 décembre.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 352. M. E. Moody, à Maiden-Bradley (Wilts) ; machine pour couper et préparer les betteraves, les carottes et les pommes de terre, et autres racines pour la nourriture des bestiaux. (7 novembre.) — Pub. Repert. of patent invent., août 1840, p. 96.
- SUBSTANCES ANIMALES.
- 353. M. J. TVertheimer , à Londres ; conservation des substances animales et végétales et des liquides. (20 juin.)
- SUCRE.
- 354. M. E. Loos, à Londres ; procédé d’extraction du principe sucré de la canne à sucre et des autres substances de nature saccharine, applicable à l’extraction du principe colorant des bois. (17 juin.)
- 355. M. J. Fairie, à Londres ; procédés de cuisson et de raffinage du sucre. (6 juillet.)— Pub. Repert. of patent invent., juillet 184o,
- P. 43.
- 356. M. H. Crosley, à, Londres ; appareil propre au raffinage du sucre. (2 novembre.)
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- TANNAGE.
- 357. M. F. Brewin , à Londres ; emploi .de certaines-matières pour le tannage et la préparation des cuirs. (11 janvier.)
- 358. M. M. Poole, à Londres ; peifeetionne-ments dans les procédés de tannage. ^28 février. ) •~~Pub.Repert. of patent invent., septembre 1889, p. i51.
- T&PIS.
- 35g. M. J.Humpkries, àKidderminster;nou-velle fabrication des tapis. ( icr août.)
- TEINTURE.
- 360. MM. le baron de Suarce et TP". Pontifex, à Londres ;: procédé pour retirer des substances végétales des couleurs propres à la teinture. (.11 février.)—Pub. Repert. of patent invent., août i83g, p. g5.
- 361. M. J. Muir, à Grlascow; appareil adapté à la presse qui distribue la liqueur d’enlevage sur les tissus. (26 août.)
- 362. M. Ch. Kober, à Londres ; moyen de fixer les couleurs sur les draps. (19 octobre.)— Repert. of patent invent., novemb. 1840, p. 277.
- TISSAGE.
- 363. M. JE. Pearson-Tre, à Barnsley (York); perfectionnements dans le tissage des toiles de lin et autres, (ri février.) — Pub. Repert. of patent invent,^.janvier 18^0, p. 37.
- 364- MM. R. TVhytock et G. Chine, à Édim-bourg ; mécanisme pour produire des dessins et des figures régulières dans les tapis et autres tissus. (1er mars.)
- TISSOS.
- 365. M. R. Logan, à Londres; tissu fabriqué avec les fibres delà noix de coco, et préparation de cette matière. (11 janvier.)
- 366. M. JT. Horrocks-Ainsworth, à Hallwejl (Lancaster); appareil pour étendre, apprêter et sécher les tissus. (24 janvier.)
- 367. M. C. Nickels, à Londres ; fabrication des tissus de lin., de'laine, de soie et autres matières filamenteuses; (i5 mars.)—Pub. Lond. journ. of arts, novembre i83g, p. 162.
- 368. M. F. Pouillon, à Londres ; fabrication de tissus brochés et façonnés. (8 juin.) — Pub. Repert. of patent invent., juillet 1840, p. 18;
- 36g. M. J. Fitz-Patrick, à Londres; métier pour filer et tisser une nouvelle matière textile. (10 août. )*
- 370. M. M. Poole, à Londres ; moyen d’introduire dans les tissus des matières propres à les rendre élastiques. (23 août.) — Pub. Lond. journ. of arts, août 1840,79. 35g. *
- 37 1. MM. TV. Hornejr et. TV. Kenworthy , à Blackburn ; appareil pour encoller les chaînes de coton, de laine, de fil et autres. (26 septembre.)
- 372. M. S. Morand, à Manchester ; machine pour tendre les étoffes. (2 novembre.)
- 378. M. Th. TThiteley, à Stappleford (Not-tingham ) ; machine à monter les chaînes des tissus. (7 novembre.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 374. M. Th.-N. Râper, à Londres ; moyen de rendre imperméables à l’eau les tissus et le cuir. (3 janvier.)—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1840, p. 444-
- 3^5, Le même; procédé pour rendre imperméables les tissus et le cuir.(20 juillet.) — Pub. Repert. of patent invent., juillet 1840,79. 5i.
- 376. M. R. Varicas, à Londres; procédé propre à rendre imperméables les tissus et le cuir. (10 août.)
- 377. M. Heaton-Hall, àDoncaster; moyen de rendre imperméables à l’eau les étoffes de laine et le cuir. (5 décembre.)—Pub, Repert. of patent invent., octobre \8^o, p. 23g.
- TOURBE.
- 378. M. P. Drummond, lord TVilloughby de Eresby ; machine à comprimer et sécher la tourbe. (20 juillet.) Pub. Mechan . magaz.,.septembre 1839,79. 45o.
- TUYAUX.
- 37g. M. J. Russel, à Handsworth (Stafford); tuyaux pour la conduite du g az et autres usages. (26 février).
- TYPOGRAPHIE.
- 38o. M. M. Poole, à Londres ; procédé de fonte de caractères typographiques. (20 juillet.)*
- 38 r. M. Zi.-F. Feuillet, à Londres ; perfectionnements dans la fonte des caractères typographiques. (ier août.)
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- 38a. M. Th. Edmonsonà Manchester ;
- presses typographiques, (g novembre.) .
- 383. M. D. Morison, à Londres; perfectionnements dans la typograjjliie. (16 décembre.)
- ; USTENSILES DIVERS.
- 384-M. Julian S h rine, à Cambridge ; fabri- I cation des cuillers et fourchettes, des coins et des médaillés. (3o avril.)— Pub. Lond. journ. of art s, mai 18 4o, p. i4i.
- VAISSEAUX.
- 385. M. W. Danbury-Holmes, à Londres; construction de bâtiments en fer et moyen de les empêcher de sombrer. (23 novembre.);,
- VÊTEMENTS.
- 386. M. H. Rodgers, à Birmingham; agrafes applicables aux vêtements. (i3 mai.)
- 387. M. J. Procter- TVesthcad, à Manchester; nouvelles forme et disposition en buses et corsets. (4 juin.)
- 388. M. J. Leslie, à Londres; moyen de prendre la mesure des vêtements et les formes des personnes. (9 décembre.) — Pub. Lond. journ. of arts, août 1840, p. 32g.*
- vis.
- 38g. M. J. Hillard, à Londres ; machine propre à faire des vis. (2g janvier.)
- 3go. M. H. Ryland, à Birmingham ; fabrication des vis à bois, <?h fer, laiton, cuivre ou alliage. (18 mars.)
- 3gi. M. TP. Edmonstone , à Manchester ; machine pour faire les vis à bois et les boulons à écrou. (23 avril.)
- 3g2. M. /. Newton, à Londres; machine à fabriquer des vis. (24 octobre.) *
- VOITURES
- 393. M. L.-M. Busson du Maurier, à Londres; ressorts de voitures. (3 jan\.) —Pub Lond. journ. of arts, octobre i83g, p• 10.
- 3g4. M. C.-J. Williams, à Londres ; perfec- tionnements dans la construction des voitures a deux roues. (2g janv.)
- 3g5. M. M. Poole, à Londres; moyen de
- transport des voyageurs et marchandises. (4 fév.)
- 3g6. M. J. Clare, à Londres ; construction de jambes ou leviers destinés à faire avancer les voitures sur les routes ordinaires et les chemins de fer, et nouvelle disposition des locomoteurs par laquelle le poids de la charge à transporter contribue à la locomotion. (6 mars.)
- 397. M. TV. Vickers , à Fishill (Slieffield); moyen d’obtenir la force de traction des roues de voitures dans certaines circonstances. (6 mars.) — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1840,pag. 26.
- 398. M. Th. Parkin, à Londres ; construction des voitures roulant sur les chemins de fer et autres, (g avril.) — Mech. ma gaz., décembre i83g, pag. 162, et mars pag. 413.
- 3gg. MM. J. Gillolt et Th. TValker, à Birmingham ; véhicules et chariots mus par la vapeur ou toute autre force. (i3 avril.)
- 400. M. M. Poole, à Londres; moyen de diminuer le frottement des roues sur les essieux et nouvelles boîtes de roues. (i3 mai.)
- 401. Le même; perfectionnements applicables aux voitures et à leurs ressorts. (29 juin.)*
- 402. M. TV. Prior, à Londres; construction des voitures et des essieux de roues. (6 juin.)
- 403. M. R.-TV. Jearrard, à Londres; moyen d’enrayage des voitures. (6 août.)
- 404. M. Nelson-Holloway, à Pontonville ; nouvelle impériale de voiture. (i3 août.)*
- 405. MM. TV. Bridges-Adcnes,h Bayswater, et J. Buchanan, à Glascow; construction des voitures dont une partie est applicable au mouvement des bateaux. (16 août.)
- 406. M. C. Nickles, à Londres ; moyen de faire marcher les voitures. (4 décembre.) *
- 407. M. H. Francis Richardson , à Londres ; voitures dites omnibus. (21 décembre.)
- ZINC.
- , 408. M. N. Troughton, à Swansea (Glamor-gan) ; perfectionnements dans la fabrication du zinc. (22 mai.)
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- TRENTE-NEUVIÈME ANN. (N° CCCCXXXYIII.) DÉC. 4840.
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
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- ARTS MÉCANIQUES. — locomoteurs.
- Rapport fait y par M. Théod. Olivier, au nom du comité des arts mécaniques, sur un remorqueur à vapeur marchant sur les routes ordinaires3 par M. Charles Dietz.
- Lorsqu’il y a plusieurs années on entendit parler des essais tentés par divers mécaniciens pour arriver à la solution du problème de la locomotion sur les routes ordinaires au moyen de machines à vapeur, tout le monde, on se le rappelle, fut frappé des difficultés à vaincre et l’on douta du succès. On se disait : Comment parviendra-t-on à suspendre le mécanisme, pour qu’il n’éprouve pas de chocs, lorsque les roues du remorqueur couperont les ruisseaux ? Comment parviendra-t-on à tourner dans un petit cercle de quelques mètres de rayon? Comment parviendra-t-on à se déranger à chaque instant de la ligne droite, et fera-t-on dès lors suivre une courbe serpentante, non-seulement au remorqueur, mais encore à son tender et aux grandes voitures ou diligences qu’il traînera après lui? etc., etc.
- Toutes les difficultés prévues ont été heureusement vaincues parM. Dietz, qui ne s’est point laissé décourager par des essais infructueux, et dont la persévérance est digne d’éloges. En industrie, comme en toutes choses, il faut des efforts constants pour arriver à bien ; ceux qui abandonnent la solution d’un problème, parce que leurs premiers essais sont infructueux, ne produiront jamais rien d’utile. Tous ceux qui ont vu marcher le remorqueur-Dietz, suivi de son tender et de deux grandes voitures de la forme des diligences et des omnibus, sont restés convaincus de ce fait, savoir, que le problème proposé était, en effet, résolu et d’une manière satisfaisante sous le point de vue mécanique.
- Trente-neuvième année. Décembre 1840.
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- 458. • , . ARTS mécaniques. ......
- Ce remorqueur peut tourner dans un cercle de 3 mètres de rayon : ainsi le remorqueur tournant à droite,, par exemple, toutes les roues de droite peuvent décrire un cercle der 3 mètres de rayon (c’est le plus petit cercle qu’elles puissent décrire); et, comme le remorqueur a 2 mètres de voie, il peut facilement tourner, pour rebrousser chemin, sur une chaussée ou dans une rue qui aurait 10 à \\ mètres de largeur.
- La chaudière et tout le mécanisme sont supportés par six roues, disposées en deux groupes de trois placés de chaque côté de la locomotive ; l’axe ou moyeu de chacune de ces roues sert de point d’appui à une lige verticale à l’extrémité de laquelle est fixé un ressort, et ce ressort est attaché au cadre ou châssis horizontal sur lequel reposent la chaudière et les diverses pièces du mécanisme, destiné à donner à un axe horizontal le mouvement continu de rotation, en vertu du mouvement de va-et-vient des pistons; dès lors, chaque roue peut descendre ou monter suivant les inégalités du terrain, les vibrations et secousses étant amorties par les ressorts.
- Ce mode de suspension est heureusement combiné, puisque, pendant la marche du remorqueur, on ne sentait aucun mouvement brusque, soit qu’il passât de la chaussée sur les bas côtés de la route, soit qu il coupât la chaussée pour passer du bas côté de droite sur le bas côté de gauche. D’ailleurs, il a marché sur des portions de routes mal pavées, il a coupé plusieurs ruisseaux, et les secousses n’étaient pas sensibles, on remarquait seulement une espèce de trépidation.
- L’axe horizontal, qui reçoit le mouvement de rotation de deux pistons, au moyen dé deux manivelles, le transmet, par l’intermédiaire d’une chaîne sans fin, à un essieu qui porte deux grandes roues. Cet essieu est fixé à un second châssis horizontal, auquel est attaché le Mécanisme h l’aide duquel on dirige la voiture, et qui permet de la faire dévier à droite ou à gauche.
- De chaque côté du remorqueur, deux des trois roues directrices sont placées en avant de la roue motrice, elles forment Favant-train ; au moyen du mécanisme qui imprime la direction, on fait pivoter ces deux roues d’avant-train dans le même sens, et on fait pivoter en sens inverse la troisième roue disposée en arrière de la roue motrice, de telle sorte que les quatre roues de chaque côté du remorqueur ont leur point d’appui sur le sol, placées à peu près sur une circonférence de cercle dont, le centre est sur le prolongement de la droite qui passe par les points d’appui sur le sol des deux roues motrices.
- Cette description succincte n’est pas suffisante pour donner une idée exacte du jeu du mécanisme et de son originalité; les dessins seuls peuvent faire comprendre, d’une manière complète, l’ensemble des dispositions et les détails
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- LOCOMOTEURS.
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- d’assemblages et le jeu de chaque partie ; cependant elle suffit pour Ifaire voir qu’il y a indépendance complète entre le châssis, auquel sont fixées les roues motrices et les pièces du mécanisme qui imprime la direction voulue à la voiture, et le châssis qui supporte la chaudière et l’axe qui reçoit le mouvement de rotation au moyen des deux manivelles mues par les deux pistons; ce second châssis est celui auquel sont fixés les six ressorts reposant sur les six roues conductrices au moyen de tiges verticales.
- De sorte que, s’il est permis de s’exprimer ainsi, je dirai : le second châssis, et ce qu’il comporte, est la voiture et ses six roues, et le premier châssis, et ce qu’il comporte, est 1 ° les chevaux ou, en d’autres termes, les roues motrices, et 2" les rênes ou, en d’autres termes, le mécanisme imprimant la direction aux six roues conductrices, et la chaîne sans fin est le harnais, l’attelage.
- Votre comité des arts mécaniques, ayant été chargé d’examiner le remorqueur de M. Dietz, a dû faire diverses expériences pour arriver à apprécier le mérite de l’inveution soumise à votre jugement.
- On a fait trois expériences :
- La première a eu lieu le 13 mai 1840, la seconde, le 5 juillet, et la troisième, le 6 octobre même année.
- Dans la première expérience, le convoi se composait de la locomotive, de son tender, chargé de la provision de combustible et d’eau, et de deux voitures-omnibus contenant environ quarante-deux personues.
- Ce convoi est parti des ateliers deM. Dietz, situés rue Marbœuf, à 7 heures 51 minutes du matin, et il a été de retour à 8 heures 46 minutes. Ainsi l’expérience a duré 55 minutes.
- Le chemin parcouru dans cet espace de temps a été de 12,119 mètres, ce qui répond à 13220 mètres ou 13 kilomètres et 220 mètres par heure (3 lieues 3/10es, ancienne mesure).
- Dans cette première expérience, les commissaires de la Société ne se sont point occupés de constater la quantité de coke employée avant et pendant la marche du convoi ; M. Dietz seul a tenu note de ces quantités et il a trouvé une dépense de 180 kil. 100 gr. par heure de marche.
- Dans la seconde et la troisième expérience, l’un des commissaires s’est rendu, dès le matin, à l’atelier de M. Dietz; on a pesé le coke en sa présence, puis on a allumé le fourneau, à 7 heures la première fois et à 7 3/4 la seconde fois. Le convoi, dans les deux dernières expériences, était composé de la même manière que lors de la première expérience.
- Dans la seconde expérience, le convoi est parti à 10 heures 24 minutes et il est rentré à 11 heures 35 minutes; le chemin parcouru a été de 15,460 mètres en 71 minutes, ce qui répond à 13,065 mètres ou 13 kilomètres et 65 mètres
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- par heure (3 lieues 1/4, ancienne mesure); et, d’après le coke consommé, on trouve 152kil. 500 gr., par heure de marche.
- Dans la troisième expérience, le convoi est parti à 11 heures 18 minutes et il est rentré à 1 heure 55 minutes. Le temps employé à l’expérience a été de 2 heures 37 minutes; mais le convoi a été obligé de s’arrêter une fois, pendant 5 minutes, pour resserrer un.écrou, et une seconde fois, pendant 10 minutes, pour prendre une seconde provision d’eau, le tender n’en pouvant contenir que pour une heure de marche environ; ainsi le convoi n’a réellement marché que pendant 2 heures 22 minutes, et, pendant ce témps, il a parcouru 31,225 mètres, ce qui répond à 13 kilomètres et 193 mètres par heure (3 lieues 1/3, ancienne mesure); pendant les 2 heures 37 minutes qu’a duré l’expérience, on a consommé 453 kilogr. de coke, ce qui donne 170 kil. 350 gr., par heure. ;
- Dans cette dernière expérience, on a mis 8 minutes pour aller de l’extrémité du pont de Neuilly au haut de la montée de Courbevoie, ce qui donne, pour vitesse moyenne, 2 lieues à l’heure (la lieue étant de 4,000 mètres).
- La côte de Courbevoie a une pente d’environ 1 sur 22.
- Pendant nos expériences, le remorqueur a marché sous une pression constante de quatre atmosphères.
- En prenant la moyenne des diverses expériences faites depuis deux ans, M. Dietz a calculé que l’on dépensait en maximum, par heure, 180 kilog. de coke pour une vitesse, en minimum, de 3 lieues à l’heure, le convoi marchant sur une route peu accidentée.
- La question, si digne d’intérêt (parce qu’elle pourrait conduire à des applications utiles), de la locomotion sur les routes ordinaires, au moyen de la vapeur, est réellement complexe ; car elle dépend de la solution de deux problèmes : le problème mécanique et le problème industriel ou plutôt financier et économique.
- Le problème mécanique est résolu ; mais l’est-il de manière à ce que le problème industriel se trouve en même temps résolu? Cette question ne peut être discutée maintenant par votre comité des arts mécaniques ; car la Société d’encouragement ne peut constater, dans l’intérêt de l’industrie, que des faits et les faire connaître aux industriels en les publiant dans son Bulletin.
- Or les expériences faites sous les yeux et par les soins de vos commissaires ne peuvent leur permettre de préjuger la question industrielle.
- Aussi votre comité des arts mécaniques, en vous proposant de faire publier le présent rapport, la description et les dessins du remorqueur de M. Dietz, n’entend donner son opinion que sur la solution du problème considéré sous le point de vue mécanique, solution qui lui paraît tout à fait satisfaisante.
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- En outre, votre comité a l’honneur de vous proposer le renvoi des divers travaux de M. Dietz à la commission des médailles.
- Signé Théodore Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance y le 21 octobre 1840.
- portes.
- Rapport fait par M. Amétlée Durand, au nom du Comité des arts mécaniques, sur des charnières a ressort destinées aux
- portes des appartements y présentées par M. Raincelin.
- Les circonstances dans lesquelles on a besoin que les portes des appartements se referment d’elles-mêmes se renouvellent assez souvent pour avoir donné lieu à la confection de différents appareils qui sont devenus, par leur emploi multiplié, des articles de grande fabrication. Tels sont entre autres les tambours renfermant un ressort spiral qui agit sur un bras de levier terminé par un galet mis en contact avec la porte.
- Cet appareil qui fonctionne bien a l’inconvénient, outre celui d’un prix assez élevé, d’être volumineux et d’un aspect qui contraste trop avec la décoration habituelle des portes, pour qu’en beaucoup de cas on ne renonce pas aux commodités qu’il procure.
- Tels sont aussi les ressorts à torsion qui, par la facilité avec laquelle ils se logent dans la feuillure du dormant d’une porte, ont paru avoir remédié aux inconvénients que nous venons de signaler. Voici maintenant une nouvelle combinaison de l’emploi d’un ressort en acier résistant au mouvement d’ouverture des portes, et présentant pour premier et incontestable avantage celui de rester inaperçu.
- M. Raincelin, serrurier à Neuilly sur Seine, a imaginé d’abord de joindre le ressort qui opère la fermeture à l’une des charnières de la porte, ensuite de loger ce ressort, qui est hélieoïde, à travers le dormant jusque dans la muraille. '
- Cette disposition a pour résultat une simplification incontestable dans les éléments apparents de la ferrure, puisque, même en l’absence du petit mécanisme de M. Raincelin, la charnière serait toujours employée; elle comporte, en outre, cet avantage de donner les moyens d’étendre, suivant le besoin, la dimension longitudinale du ressort sans que rien en apparaisse à la vue.
- Ce ressort est contenu dans un étui cylindrique en forte tôle ayant environ 20 mill. de diamètre ; il agit par compression et son extrémité fixe a pour point d’appui la charnière elle-même à laquelle il est adapté.
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- Une objection semblerait se présenter résultant de la nécessité de percer le dormant de la porte d’un trou de 20 millim. de diamètre, et, par conséquen t, d’affaiblir cette pièce de bois.
- Mais on fera remarquer que les dormants les moins forts ont toujours plus du double de la dimension de ce trou et que leur dénomination même annonce suffisamment qu’ils ne sont sujets à aucune des fatigues qui résultent d’un mouvement quelconque, scellés qu’ils sont toujours dans les murailles ; il serait d’ailleurs facile de les consolider en plaçant à l’endroit même du trou l’une des pattes au moyen desquelles on les fixe.
- Les charnières à ressort de M. Raincelin, examinées sous le rapport de leur solidité, ont paru satisfaire aux données de leur destination ; l’ouverture d’angle qu’elles procurent est suffisante pour répondre à tous les besoins.
- Le problème que s’est proposé M. Raincelin a donc paru au Comité des arts mécaniques avoir reçu une solution complète par l’emploi de moyens que le premier il a combinés de celte manière.
- Là ne se sont pas terminées les recherches de M. Raincelin, et, comme pour montrer toute la fécondité du principe qu’il avait adopté, il lui a donné une application à laquelle ne pouvait satisfaire aucune des combinaisons de ressorts connus.
- Il arrive quelquefois qu’on exige d’une porte qu’elle livre passage, quelque soit le sens dans lequel on la pousse, et qu’elle reprenne sa position par laquelle sa baie se trouve close. *
- Cet effet s’obtenait, mais imparfaitement, par l’emploi de la pesanteur même de la porte placée entre deux pivots, par l’axe desquels ne passait jamais son centre de gravité. Après le mouvement d’ouverture de la porte, celle-ci abandonnée à elle-même éprouvait des oscillations qui, en s’épuisant, amenaient la porte à sa position de fermeture.
- Il n’a fallu à M. Raincelin, pour résoudre complètement ce problème, qui n’était pas sans de sérieuses difficultés, que doubler son appareil tout en le renfermant dans la même attache de la porte. Si ce résultat n’est pas le plus important des recherches de M. Raincelin sous le rapport usuel, il l’est certainement sous le rapport de l’invention, et il a mérité un intérêt tout particulier de la part du Comité des arts mécaniques.
- A cette faculté de ramener une porte à sa position de fermeture, la charnière à ressort joint la propriété de suspendre son action pendant un temps quelconque. A cet effet, un verrou caché neutralise l’effet du ressort et ajoute une commodité nouvelle à ce petit appareil.
- Par suite de l’exposé qui vient d’être fait, le Comité des arts mécaniques
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- PORTES
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- charge son rapporteur de soumettre à l’approbation du conseil les propositions qui suivent : ' *
- 1° Renvoyer à l’examen de la commission des médailles les titres de M. Raincelin aux récompenses de la Société ; . -
- 2° Insérer le présent rapport au Bulletin en l’accompagnant de la figure et de la description de la charnière à ressort de M. Raincelin.
- Signé Amédée Durand, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 novembre 1840. v
- Explication des figures de la pl. 812.
- Fig. 1. Coupe verticale de la charnière et du tube dans lequel entre le ressort à boudin.
- Fig. 2. La charnière ouverte.
- Fig. 3. Projection horizontale de la charnière ouverte et du tube vu extérieurement.
- Fig« 4. Charnière double d’une porte qui peut s’ouvrir en dedans comme en dehors; elle est représentée fermée.
- Fig. 5. La même charnière, vue en dessus, dans la position où la porte est ouverte d’un côté.
- Fig. 6. La même ouverte de l’autre côté.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- AA', Les deux platines de la charnière. B, Articulation attachée d’une part à la platine A et de l’autre à la tige C, traversant le [ressort à boudin D et retenue par une rondelle d. E, verrou placé sur la platine A', et terminé par une broche ntqui entre dans un trou dont est percé le tuyau F et la tige C, afin de maintenir la porte ouverte. F, tube fixé à l’aide de vis sur un mamelon cylindrique b faisant corps avec la platine A' de la charnière. G, dormant de la porte dans lequel entre le tube F.
- c fig. 7. Élévation et plan d’une pièce attachée d’une part à la tige C et articulée de l’autre avec la partie du milieu de la charnière; elle ne sert que pour la double charnière fig. 4, 5 et 6. Dans ce cas, on emploie deux ressorts à boudin et deux tubes F et F'.
- La platine A de la charnière se fixe à la porte et la partie A' au dormant G.
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- 464 ARTS MÉCANIQUES. --- CHANDELLES.
- Description d’un métier a façonner les mèches de chandelles,
- inventé par M. Benoist, au Neubourg {Eure).
- La Société d’encouragement, en décernant à M. Benoist, dans sa séance générale du 12 août dernier, une médaille d’argent pour son métier à façonner les mèches de chandelles, a ordonné que cette machine serait décrite et figurée dans le Bulletin. (Voy. Bulletin d’août, p. 300.)
- Le métier, représenté sur ses différentes faces, pl. 813, et presque entièrement construit en bois, a pour objet de dévider sur les bobines les mèches de coton destinées aux chandelles, de les plier, doubler, de les enfiler sur les baguettes, puis de les couper à la longueur voulue, enfin de les rouler légèrement, opérations qui jusqu’alors étaient faites à la main. Vingt-quatre mèches sont ainsi fabriquées simultanément, avec célérité et précision.
- Fig. 1. Élévation vue de face du métier.
- Fig. 2. Section verticale et longitudinale.
- Fig. 3. Plan du plateau inférieur, le plateau supérieur étant enlevé.
- Fig. 4. Le métier vu en dessous, montrant tout le mécanisme.
- Fig. 5 et 6. Détails du métier dessinés sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Plateau inférieur sur lequel se couchent les mèches.
- B, Plateau supérieur qui s’applique sur les mèches couchées.
- C, Support du plateau supérieur, quand il est rabattu.
- D, Râteau ou dentier composé de deux lames de zinc entre lesquelles passe le couteau qui coupe les mèches.
- E, Couteau représenté en élévation et de profil en plan et coupe ,fig. 6; b b, coursier sur lequel il est monté.
- F, Poignée qui conduit le couteau à l’aide de sa corde a a attachée à chaque bout du coursier b portant le couteau.
- G, Leviers attachés par des tringles au plateau inférieur qui lui-même fait mouvoir le plateau supérieur en sens inverse, à l’aide de cordes.
- H, Fils servant à former les mèches.
- I, Pelotes. K, Planches sur lesquelles se posent les pelotes.
- L, Crochets qui reçoivent les fils des mèches et font résistance pour faciliter leur tension.
- M, Guide des mèches, pour les espacer sur les baguettes. On le voit en éië-tion et en plan,^. 5.
- N, Baguette sur laquelle se replient et se doublent les mèches.
- Lorsque les mèches ont été amenées parallèlement sur le plateau inférieur,
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- MACHINES. 465
- on abaisse le plateau supérieur qui les presse alors légèrement; on fait agir les leviers G, les plateaux cheminent horizontalement en sens contraire l’un de l’autre, et les mèches prises entre les deux plateaux reçoivent ainsi un léger degré de torsion. Ensuite on fait marcher le couteau E de droite à gauche, à l’aide de la poignée F, et toutes les mèches sont coupées successivement.
- Cela fait, on enlève les baguettes N, et avec elles les mèches qui passent dessus et s’y trouvent retenues par la torsion qu’on leur a donnée. (D.)
- MACHINES.
- Description de poulies dites universelles, pour transmettre le mouvement de rotation à des axes également distants entre eux; par M. üecosert.
- En rendant compte des machines à peigner et à filer le lin,établies dans les ateliers de M. Decostcr(\ov. Bulletin de septembre 1840, p. 325), M. Théod. Olivier a appelé l’attention de la Société sur une disposition ingénieuse qu’il a remarquée dans ces ateliers, et dont l’emploi est indispensable dans les usines où la force motrice doit être distribuée sur des points placés à des distances déterminées entre eux.
- Il s’agit de poulies intermédiaires ou de renvoi montées sur des axes susceptibles de prendre toutes les positions possibles, soit par rapport à la poulie fixée sur l’arbre de couche, soit par rapport à celle montée sur l’axe à faire mouvoir. f
- Ces poulies sont représentées avec leurs détails, pl. 814.
- Fig, 1. Élévation latérale des poulies.
- Fis;. 2. Élévation vue de face des mêmes.
- ‘ O
- Fig. 4, 5 et 6. Détails des axes et des coussinets.
- A, Support ou palier des poulies, dans lequel jouent deux axes, l’un B terminé par une partie sphérique B', tournant dans une coquille C ; l’autre D dont l’extrémité concave D' embrasse une partie de la sphère B', et dont la partie convexe tourne dans une partie creuse du palier A. On conçoit dès lors que ces deux axes sont situés dans des plans différents et qu’ils peuvent recevoir avec les poulies E qu’ils portent tel degré d’inclinaison qu’on désire. On les arrête définitivement dans la position voulue en serrant la vis F. (D.)
- Trente-neuvième année. Décembre 1840.
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- ARTS CHIMIQUES.
- ARTS CHIMIQUES. — gaz.
- Description d’un régulateur de Témission des gaz à toutes les pressions , inventé par M. Boquillon , bibliothécaire du conservatoire des arts et métiers.
- Le but spécial que M. Boquillon s’était d’abord proposé dans l’invention de cet appareil était son application à l’éclairage par le gaz portatif comprimé.
- Le problème à résoudre consistait à réaliser les conditions suivantes :
- 1 ° Que le consommateur pût, à volonté, ne faire brûler que le nombre de becs qui lui conviendrait, à partir d’un maximum ;
- 2° Qu’un nombre quelconque de becs étant allumés, la dépense du gaz restât constante pour ce nombre de becs, et devînt immédiatement proportionnelle à tout autre nombre qu’il conviendrait au consommateur de faire brûler en plus ou en moins; .
- 3° Que, quelles que fussent les variations du pouvoir éclairant du gaz employé, le consommateur pût constamment obtenir la même lumière des becs allumés, sans être obligé d’en réduire ou d’en augmenter le nombre; en d’autres termes, qu’il pût, à volonté, augmenter ou réduire la hauteur de la flamme de chaque bec ;
- 4° Enfin que toutes ces conditions pussent être accomplies par des moyens assez simples pour que leur application pût être confiée aux mains les plus inhabiles.
- Pour obtenir toutes ces conditions il suffisait d’en accomplir une seule, savoir : que la pression du gaz restât constante à l’orifice de tous les becs, quel qu’en fût le nombre ; ou, en d’autres termes, que cette pression fût constante dans une capacité communiquant à tous les becs : d’où il devait nécessairement résulter que l’écoulement serait constant pour chaque bec, indépendamment des autres, de sorte qu’on pourrait en augmenter ou en diminuer le nombre, sans que le volume de gaz dépensé par chaque bec laissé ouvert s’en trouvât affecté, et qu’on pourrait aussi, au moyen de son robinet, augmenter ou diminuer sa dépense, en raison du pouvoir qplairant du gaz employé.
- Voici par quelles considérations théoriques ces conditions ont été résolues par M. Boquillon, en dehors des formes mécaniques très-diverses que peut comporter l’appareil régulateur, représenté sous deux formes différentes par les fig. 7 et 8, pl. 814.
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- gaz. 467
- Soit une capacité A dans laquelle il s’agit de rendre constante la pression du gaz qui lui est fourni par un récipient B dans lequel la pression, toujours supérieure à celle de la capacité A, décroît en raison de la dépense.
- . Supposant mobile la paroi supérieure C de la capacité A, cette paroi se soulèvera aussitôt que la pression du gaz y sera suffisante pour vaincre le poids de cette paroi C. - *
- Si les choses sont disposées de manière que, quand la paroi C est soulevée, elle applique une soupape D contre l’orifice E qui fait communiquer le récipient B avec la capacité A, il est évident que le gaz cessera de s’écouler par cet orifice tant que la paroi C sera soulevée. Il est évident, en outre, que la pression dans la capacité A sera représentée par le poids de la paroi C, ou par la résistance qu’elle opposera à se mouvoir.
- Si, alors, on ouvre, dans une autre paroi de la capacité A, un orifice F d’une grandeur quelconque, mais moindre toutefois que celui par lequel s’écoulerait tout le gaz que pourrait fournir l’orifice E, une certaine quantité de gaz s’écoulera par ce nouvel orifice; et la paroi C n’étant plus soutenue à la même hauteur par le gaz dont le volume aura diminué dans la capacité A s’abaissera; elle cessera d’appliquer la soupape D contre l’orifice E; une nouvelle quantité de gaz entrera dans la capacité A, jusqu’à ce que la paroi G soit de nouveau assez soulevée pour rëappliquer la soupape D contre l’orifice E. Mais l’écoulement continuant par l’orifice F, la paroi s’abaissera de nouveau pour se relever encore, ouvrant et fermant ainsi périodiquement l’orifice E. La périodicité d’ouverture et d’occlusion de cet orifice n’a toutefois lieu que quand la soupape D a d’assez grandes dimensions ; lorsque son diamètre est assez petit , elle ne ferme jamais entièrement l’orifice E ; et sa distance à cet orifice est en raison inverse de la pression dans le récipient B. L’écoulement est alors continu
- On voit que la pression du gaz dans la capacité A est toujours indépendante
- 1° De la pression du gaz dans le récipient alimentaire^
- 2° Du diamètre de la soupape,
- 3° Des dimensions de l'orifice de décharge.
- 4° Que même, dans le cas où le diamètre de la soupape serait assez grand pour déterminer des pulsations périodiques, les frottements qu’éprouvera le gaz dans les tuyaux qui le mèneront aux becs seront suffisants pour détruire cette périodicité, et que l’écoulement au bec sera réellement continu.
- Il résulte de toutes les considérations qui précèdent qu’on se rapprochera d’autant plus de la théorie que l’appareil sera disposé de manière que les résistances autres que le poids à soulever seront moindres et moins susceptibles de
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- ARTS CHIMIQUES.
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- varier, soit par des changements de température ou d’humidité, soit par toute autre cause.
- Les fig. 7 et 8 représentent deux des nombreuses conditions matérielles que peut revêtir l’appareil théorique dont la description précède.
- La paroi mobile C est formée d’une membrane très-souple, qu’il faut bien se garder de tendre; elle est pincée entre deux disques de métal laissant à découvert un anneau de cette membrane seulement suffisant pour lui permettre de former une charnière annulaire très-flexible.
- Au centre de ces disques est adaptée une petite bielle G s’articulant au grand bras du levier H dont le petit bras détermine les mouvements de la soupape D, de manière que, lorsque la paroi mobile C s’abaisse, la soupape s’éloigne de l’orifice E, et s’en rapproche lorsque cette même paroi s’élève.
- Dans la fig. 7, la masse I qu’on peut placer en un point quelconque du grand bras du levier H sert à régler la pression sous laquelle le gaz s’écoule du régulateur et détermine plus franchement les mouvements du levier que ne pourrait le faire seule la bielle G.
- Dans la fig. 8, le ressort J permet de placer le régulateur dans toutes les positions possibles ; et dans le cas où cette position serait telle que le poids de la paroi mobile C deviendrait nul, ou même serait contraire aux fonctions normales de l’appareil, ce ressort J, opposant sa résistance au mouvement de la paroi mobile sollicité par l’accumulation du gaz dans la capacité A, devient le régulateur de la pression dans cette même capacité.
- On voit qu’outre la résistance du poids à soulever la force élastique du gaz a encore à vaincre celles du frottement du levier sur son axe et de la soupape dans ses guides; mais, comme ces résistances sont très-faibles et à peu prés invariables, elles ne font qu’ajouter peu de chose à celle du poids. Il n’en est pas de même de celle de la membrane dont la flexibilité varie et dont la rigidité, plus ou moins grande, peut entrer en jeu avec les changements de température ou d’humidité. C’est pour réduire le plus possible cette influence qu’au lieu de tendre cette membrane on lui a donné le plus d’ampleur possible, pour arriver à ce résultat que la soupape ferme l’orifice E et arrête, par conséquent, le mouvement des disques C avant que ceux-ci soient arrivés assez haut pour tendre la membrane.
- On a vu que la pression du gaz dans le régulateur et, par conséquent, sa vitesse d’écoulement à l’orifice d’émission sont déterminées uniquement par le poids de la paroi mobile ou les résistances qu’elle oppose à un mouvement.
- Les conséquences de ce principe sont que plus on augmentera ce poids ou ces résistances, plus on augmentera la pression du gaz, la vitesse de l’écou-
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- lement et, par conséquent, la quantité dépensée par un même orifice, pour un temps donné; qu’enfin la seule limite à cette pression et à cette dépense est dans la résistance même de la matière dont sont formées les parois du régulateur.
- On voit donc qu’en lui donnant une solidité suffisante, cet appareil, placé comme intermédiaire entre une chaudière et le cylindre d’une machine à vapeur, peut régler l’admission de la vapeur dans ce dernier sous une pression constante, quelles que soient les variations de la production ou de la tension de la vapeur dans la chaudière.
- On voit également que, dans tous les cas où pourrait être employé l’air ou un gaz quelconque sous une pression donnée, quelque considérable qu’elle soit, cet appareil peut encore servir à régulariser l’admission de cet air ou de ce gaz dans les capacités où on voudrait la faire arriver, sous une pression constante, soit pour l’employer comme moteur, soit pour tout autre usage.
- On voit de même que pouvant régulariser l’écoulement sous des pressions quelconques depuis la plus grande jusqu’à la plus faible, il peut s’appliquer au gaz courant comme au gaz comprimé.
- On voit encore que ses fonctions utiles ne se bornent pas à régler l’écoulement des fluides gazeux, mais qu’il peut encore servir à régulariser l’écoulement des liquides, quelles que soient les variations de niveau dans le réservoir alimentaire.
- On voit enfin qu’il peut déterminer le niveau constant d’un liquide dans une capacité en communication, par son intermédiaire, avec un réservoir alimentaire dans lequel le niveau ou la pression du liquide serait variable.
- La seule condition à remplir, dans ce cas, consisterait à rendre les résistances que la paroi mobile oppose à son mouvement, égales au poids de la colonne liquide qu’on voudra maintenir à un niveau constant (1).
- VERRE.
- Description du procédé de fabrication du Jiint-glass ; par M. Gui nanti, rue Mouffetard, 283.
- M. Guinand, qui a perfectionné la fabrication du flint-glass propre aux verres d’optique, a obtenu de la Société d’encouragement, dans sa séance gé-
- ‘!ii< ü ;ii nce générale du 12 août dernier, la Société d’encouragement a décerné une médaille de platine à M. Boquillon, pour l’invention de ce régulateur à gaz. Yoy. Bulletin d’août 1840, p. 305.
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- ARTS CHIMIQUES.
- nérale du 11 mars 1840, un prix de la valeur de 6,000 fr., comme ayant rempli les principales conditions du programme. (Voyez Bulletin de décembre 1839, p. 473.) Il a communiqué à la Société les détails du procédé au moyen duquel il produit des plaques de grande dimension dont la matière est très-dense et exempte de bulles et de stries.
- Voici les proportions des diverses substances qui entrent dans la composition
- du üint-glass.
- Sur 600 parties, on prendra : «:
- Minium.................... . . 225
- Sable de fontaine blanc. ... . . . 225
- Potasse ou perlasse d’Amérique......52
- Borax. . . . . . ................ 4
- Nitre. . .............. 3
- Manganèse. ........... 1
- Arsenic. ................. . 1
- Résidu de flint des précédentes opérations. . 89
- Total. . . . 600
- Ces matières, qui doivent être parfaitement pures, principalement la potasse, sont réduites en poudre fine, passée au tamis de soie et bien mélangée.
- Le creuset dans lequel on jette cette poudre, et qui ne sert que pour une seule opération, est formé d’une argile réfractaire composée de trois parties deterre de Forges bien brûlée et de deux parties d’argile de Forges fpulvérisée et passée au tamis n° 24.11 est cylindrique, surmonté d’un dôme surbaissé et a une large gueule pour l’introduction du cylindre; on le voit en coupe, fig. 1 et 3, planche 815. Il peut contenir environ 150 kilogrammes de matière.
- Après avoir fait chauffer ce creuset au rouge blanc, dans un four à réverbère, on le place dans le grand four de fusion; au bout d’une heure et demie environ il aura acquis la température de ce four; puis on y jette des résidus de flint-glass des précédentes opérations; quand ces résidus sont fondus, on en-verre le creuset, on chauffe de nouveau pendant une demi-heure et on retire les résidus. Après que le creuset a été exposé à la chaleur du four, pendant une heure, on y introduit trois ou quatre pelletées de la composition, et on le bouche; le verre étant fondu au bout d’une heure, on enfourne une nouvelle quantité, on rebouche avec soin; quatre heures après, quand la matière est fondue, on renfourne une dernière- fois, et on met de la composition jusqu’à ce que les sels neutres coulent. Alors on donne un fort coup de feu et, quand le verre est suffisamment affiné, ce qui demande douze à quatorze heures, on débouche le creuset pour laisser monter les crasses qu’on enlève. A ce moment, on introduit le cylindre en terre réfractaire, représenté fig. 4 ,
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- VERRE
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- et qu’on. a fait préalablement chauffer au rouge blanc ; on le pose sur le bord du creuset, on y engage le crochet b, adapté à la barre T, et on passe la cheville S dans les oreilles R du cylindre; ayant ainsi attaché la barre, on la suspend à la chaîne U et on commence le brassage en saisissant la poignée V, et tournant le cylindre par un mouvement horizontal de va-et-vient de la barre. Ce premier brassage, qui dure 40 ou 50 minutes, fait disparaître les cordes. Le verre devient dur ; on retire le crochet ; on chauffe pendant une heure et demie, puis on recommence le brassage le plus chaud qu’il est possible pendant le même espace de temps. Les troisième et quatrième brassages se font comme les précédents, seulement on chauffe pendant 45 minutes, le verre devient alors un peu plus dur et les fils fins disparaissent. Le brassage étant terminé, on retire le cylindre, on laisse le creuset ouvert pendant une demi-heure, puis on le bouche hermétiquement ainsi que les ouvreaux du four et on laisse refroidir le tout pendant huit jours.
- Les zones ou rondelles a, qufentourent le cylindre, lequel est plein, excepté le trou pour recevoir le crochet, déterminent la réunion et l’expulsion des bulles et rendent le brassage plus parfait.
- Quand on retire le creuset du four, on trouve le'flint-glass en une seule masse ou en fragments qui se détachent facilement, et qu’on ramollit en les introduisant dans le four à reverbère; on les livre ensuite sous forme de disques aux opticiens pour en composer des objectifs.
- Les fours sont alimentés avec de la houille de Mons, dont on consomme quatre voies (4,000 kilog.), trois pour le four de fusion et une pour le four à réverbère.
- On procède de la même manière pour le crown-glass, mais on ne brasse que pendant une heure.
- Voici la composition de ce verre :
- Sable. . . . 400
- Potasse. . . . . 160
- Borax. . . . 20
- Minium. . . 20
- Manganèse. . . . 1
- Description du four de fusion.
- La fig. 1, pl. 815, est une coupe verticale du four sur la ligne A B, fig. 2. Fig. 2. Section horizontale au niveau de la ligne C D, fig. 1.
- Fig. 3. Section transversale et verticale.
- Fig. 4. Le cylindre vu en élévation et en coupe.
- Fig. 5. Détails des chevilles et de la barre.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, siège qui supporte le creuset; BB, murs du four; C, voûte ou couronne du four; DD, cheminées au nombre de quatre ; E E, tisards ou foyers; G G, grilles; H H, cendriers ; 11, ouvreaux ; K K, bouchons des ouvreaux ; L, portine par laquelle on enfourne et on retire le creuset ; M, armature du four; N, creuset à dôme surbaissé; 0, gueule du creuset; P, cylindre en terre cuite entouré de zones ou de rondelles a a, pris sur la masse; Q, ouverture percée dans le cylindre pour recevoir le crochet Rattaché à la barre; R R, oreilles du cylindre, dans lesquelles on passe la cheville en terre S, quand on place la barre T; U, chaîne de suspension de la barre; Y, poignée de la barre.
- NOTICES industrielles.
- (La Société d'encouragement ne garantit point l'efficacité des procédés et les avantages des machines et instruments consignés dans ces notices.)
- arts mécaniques.
- Sur les perfectionnements successivement introduits dam les bancs à broches des filatures ;
- par M. Thierry.
- On sait que les bancs âbroehes servent à donner le premier tors et à mettre sur bobines la mèche qui, arrivée à un certain degré de finesse, n’aurait pas la force de se soutenir par elle-même. Les mouvements ou agents de ce système sont au nombre de quatre. 1» Les cylindres cannelés qui servent à l’étirage de la mèche provenant des machines préparatoires et qui, conservant un mouvement uniforme, fournissent, par conséquent, une longueur de mèehc constante en un temps donné. 2° La broche avec son ailette donnant le tors nécessaire à la mèche fournie par les cylindres. Ce tors devant être uniforme sur toute la longueur, la vitesse constante et invariable des cy lindres entraîne celle des broches. 3« La bobine qui tourne librement autour de la broche et qui reçoit le coton au sortir de l’ailette. Comme la mèche s’enveloppe au fur et à mesure sur cette bobine dont le diamètre augmente sans cesse, la différence de vitesse entre l’ailette et la bobine doit être variable. 4° Le chariot ; il possède un mouvement de translation vertical qui varie avec l’augmentation de diamètre des bobines.
- La réunion et la combinaison de ces quatre mouvements forment le banc à broches tel qu’il fut livré en 1821 par MM. Cogher et Higgins, de Manchester, et tel qu’il fut importé en France quelque temps après. Plusieurs ateliers de Paris en construisirent soit d’après des modèles anglais, soit d’après des systèmes praticuliers adoptés par eux; nous citerons entre autres M. Pihet et M. Lahorde dont le banc à broches a été publié dans la vingt-cinquième année du Bulletin de la Société d’encouragement, pag, 361.
- Le premier établissement d’une certaine importance où les bancs à broches furent
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- employés avec succès est la filature d’Ourscamp, en Picardie. Plusieurs constructeurs en établirent peu après, mais sans y apporter de changements essentiels.
- Ce fut en 1828 que les constructeurs d’Alsace commencèrent à confectionner des bancs à broches en assez grand nombre. Les premières difficultés vaincues dans leur construction, on chercha à les perfectionner. De soixante à quatre-vingts broches qu’ils avaient d’abord, on les porta à quatre-vingt-huit; on augmenta également les dimensions des bobines. Cependant le prix élevé de ces machines, leur grande dépense de force motrice jointe à la faiblesse de leur produit et au manque de contre-maîtres capables de les régler convenablement, firent hésiter les filateurs à les employer généralement; mais, lorsque le tissage à la mécanique se fut répandu de plus en plus, on reconnut que les bancs à broches devenaient indispensables pour atteindre dans le produit des filatures la perfection que réclamait le nouveau mode de tissage. ’ ;
- Les filatures de la Belgique adoptèrent les bancs à broches de 1830 à 1833, en remplaçant par des engrenages les cordes au moyen desquelles on avait jusqu’alors commandé les broches et les bobines.
- En 1832, MM. Leyden et Kermens, à Gaud, introduisirent les nouveaux cônes dits à expansion et composés de segments de cylindres maintenus par deux disques traversés les uns et les autres par des tringles en fer formant les génératrices du cône même. La poulie de friction fut remplacée par un deuxième cône de plus petite dimension.
- En employant des engrenages en remplacement des cordes, on se servit, pour commander les broches, de roues d’angle ordinaires; mais, pour les bobines où l’arbre de commande doit se trouver dans un plan différent de l’axe de la roue qui est commandée, on fit usage de roues d’angle à dents inclinées, c’est-à-dire n’aboutissant pas à l’axe. On employa également pour ce dernier mouvement des engrenages droits, commandés par des roues d’angle et faisant marcher chacun trois pignons fixés sur les esquives, ce qui permettait de n’employer qu’un seul arbre.
- Jusqu’en 1833 les bancs à broches n’avaient guère servi qu’à la production de la mèche destinée à filer les numéros ordinaires, soit 28 à 30 en chaîne, et 36 à 40 en trame. Ce fut alors que M. iY. Schlumberger établit le premier banc conçu d’après un principe différent, c’est-à-dire que les cordes y furent remplacées par des courroies; les bobines se trouvèrent réduites à des dimensions moindres, ce qui permit d’accélérer tous les mouvements. Il parvint ainsi à préparer la mèche fine pour les numéros élevés. L’exemple donné par M. Schlumberger fut suivi par MM. Joly, de Saint-Quentin, qui, au lieu de courroies, employèrent des eugrenages pour commander les broches et les bobines. Pour cela, ils firent usage de roues droites combinées avec des roues d’angle en plaçant les broches des deux rangs ies unes vis-à-vis des autres et faisant marcher quatre broches ou quatre bobines au moyen d’une roue droite intermédiaire; cette roue portait sur son axe un pignon d’angle recevant le mouvement d’une roue de même forme fixée sur un arbre moteur qui régnait dans toute la longueur de la machine.
- A la fin de 1833, M. André Kœchlin prit un brevet pour un moyen entièrement nouveau de conduire les broches et les bobines, et qui consistait dans l’emploi de roues à dents hélicoïdes commandant des vis sans fin à plusieurs filets. Ce système fut Trente-neuvième année. Décembre 1840. 61
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- d’abord appliqué à des bancs de cent vingt broches destinés à ta préparation de la mèche pour les numéros élevés. Les rapports entre les dents des roues el les filets des vis furent établis dans la proportion de 50 à 27, ce qui permit de donner une inclinaison de 45 degrés aux dents ou filets. ; ; • •«*»»; a e u: o è. ? ^
- L’avantage résultant de l’emploi des engrenages une fois reconnu, tous les constructeurs se hâtèrent de les adopter.» •.•> ;j ‘ : % T > > . - •
- Indépendamment des changements ou modifications dont on vient de parler, les banes à broches ont encore subi d’autres améliorations importantes dans les dispositions des différentes parties de leurs mouvements^.! • M hv- '
- Ainsi M. Saladin a eu l’idée de communiquer par roues droites le mouvement à l’arbre de couche fixé sur la chariot porte-bobine qui lui-même possède un mouvement de translation vertical. Cette application résout un intéressant problème, celui de l’arbre de couche accomplissant avec lechariotson mouvement de translation vertical sans qu’il résulte pour lui la moindre modification dans son mouvement de rotation. La majeure partie des bancs à broches construits jusqu’à présent, soit à engrenages, soit à cordes, avaient l’inconvénient de renvider inégalement la mèche ou d’opérer sur celle-ci un tirage irrégulier, par suite de l’effet produit par le mouvement d’ascension o© de descente du chariot ; on se trouvait ainsi dans la nécessité de maintenir ce tirage au delà de celui qui eût été nécessaire. Le perfectionnement de M. Saladin obvie à cet inconvé-, nient. {Bull, de la Soc. indust. de Mulhausen ,n° 57.) ,,
- Nouveau système de navigation par la vapeur ,• par M. À. de Jouffroy.
- L’appareil que l’auteur propose de substituer aux roues à aubes des bateaux à vapeur se compose de deux palmes ou pattes de cygne articulées, placées à l’arrière du bâtiment et douées d’un mouvement alternatif, qui s’ouvrent pour frapper l’eau à reculons et se ferment ensuite pour revenir à la place qu’elles occupaient d’abord. La surface des palmes, étant très-considérable par rapport à la surface immergée des aubes, donne aux palmes cet avantage qu’avec la même force motrice elles impriment une moindre vitesse au liquide placé en arrière du bâtiment, et par suite unei vitesse plus grande au bâtiment lui-même. Les palmes, agissant toujours en sens op-. posé de la direction que suit le bâtiment, ne produisent qu’un effet utile à la marche de celui-ci. La grande profondeur à laquelle elles travaillent tend à les préserver d’un inconvénient offert par lés roues à aubes, qui peuvent devenir inutiles ou même nuisibles non-seulement au milieu d’une tempête pendantlaquelle ces roues se trouveraient exposées, avec les tambours qui les renferment, au choc violent des lames et des vents, mais aussi dans un bâtiment marchant sous voiles par un vent largue, puisque alors une des roues sortant de l’eau tournerait à vide, l’autre étant noyée. Appliquées à un bâtiment de guerre, les roues obstruant au moins douze sabords le privent d’autant de canons et peuvent d’ailleurs être facilement endommagées par l’artillerie, tandis que les palmes plongées dans Veau et se dérobant à la vue courent beaucoup moins de danger et ne causent nul embarras. '
- Ce système, qui présente une grande économie de force motrice et, par conséquent,
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- de combustible, est applicable à toutes sortes de bâtiments de guerre et de commerce, quelle que soit leur construction, sans exiger aucune modification dans leur voilure, sans priver lés bâtiments de guerre d’une partie de leurs canons , sans élargir la voie des bâtiments de commerce destinés à naviguer sur les canaux. {Acad, des sciences, 2 novembre 1840.)
- ' Moyen de construire une pile de pont sans batardeau; par M. Fauvelle.
- Sur le sable de la rivière où l’auteur voulait fonder cette pile, il a établi un cadre ou patin en chêne taillé en biseau par le bas, formant extérieurement le périmètre de la fondation de la pile ; sur ce patin bien boulonné, il a fait monter un véritable puits, ou mieux une tour dont les parois en briques avaient 0m,44 d’épaisseur, 22 mèt. de développement et 4 mèt. de hauteur. Ce puits était bardé et étrésillonné intérieurement de manière à résister à la poussée des terres et aux inégalités de pression verticale qui devaient nécessairement avoir lieu dans sa descente à travers un gravier mêlé de cailloux assez gros. Sa figure était une surface annulaire régnant autour d’un rectangle terminé par deux demi-cercles.
- Cette masse creuse une fois élevée sur le sable de la rivière, il ne s’agissait plus que de la faire descendre. Pour cet effet, des ouvriers piochant dans l’intérieur, enlevaient le sable et le gravier du milieu, et l’opération marcha avec une régularité parfaite. Jusqu’à 1 mèt. de profondeur, on enleva le sable à la pelle et à la corbeille sous 50 centimètres d’eau ; mais, parvenu à cette profondeur, il fallut se servir de la drague. En quinze journées de travail la pile fut descendue à 5 mèt. de profondeur dans le sol argileux très-compacte dont la présence avait été préalablement reconnue au moyen d’un sondage; il n’arriva, pendant tout ce temps, aucun accident, et les murailles conservèrent parfaitement leur aplomb; il n’y eut plus alors qu’à remplir l’intérieur de manière à former une masse compacte et sans élever l’eau ; on y fit jeter du béton et des pierres ; des trous faits dans la muraille avec un ciseau soudé à une longue barre de fer relièrent celte maçonnerie aux parements en briques. Deux hommes occupés sans relâche à la damer fortement firent du tout une construction indivisible et inattaquable. {Acad, des sciences, 2 novembre 1840.)
- Nouveau mode de fondation à la mer pour les jetées des ports; par M. Poirel.
- Ce nouveau svstème de fondation consiste dans l’emploi de blocs de béton d’une grande dimension, qui se construisent soit dans l’eau et sur la place même qu’ils doivent occuper, soit à terre pour être ensuite lancés à la mer.
- Les premiers se font en immergeant du béton dans des caisses échouées sur l’emplacement des blocs. Ces caisses sont de grands sacs en toile goudronnée dont les parois sont fortifiées par quatre panneaux en charpente sur lesquels la toile est étendue et fixée. La masse du béton qui la remplit peut donc se mouler parfaitement sur le terrain et se lier avec lui par les aspérités même qu’il présente.
- La seconde espèce de blocs, qui se fait à terre, est fabriquée dans des caisses sans fond formées de quatre panneaux à assemblage mobile. Ciuq à six jours après le remplissage,
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- on enlève cespanneaux qui servent pour un autre bloc. Le béton, ainsi mis à nu, a acquis au bout d’un mois ou deux au plus, suivant la saison, une consistance suffisante pour que le bloc puisse être lancé à la mer.
- M. Poirel prépare ses blocs sur des chariots qui roulent sur des chemins de fer ; il emploie deux modes d’immersion, le premier en faisant poser le bloc sur deux planches ensuifécs et en donnant au chariot une légère inclinaison qui suffit pour que le bloc glisse par son propre poids. Dans le second mode d’immersion, le bloc placé sur une cale inclinée est d’abord descendu dans l’eau jusqu’à ce qu’il plonge d’un mètre à l’avant; dans cette position, il est saisi par un flotteur formé de deux tonnes qui le transportent en le maintenant sur l’eau.
- Les travaux de ce genre exécutés par M. Poirel au port d’Alger ont subi victorieusement l’effet des plus grosses mers. {Acad, des sciences, 9 novembre 1840.)
- Bateau portatif; par M. Leclerc.
- Des épreuves ont eu lieu avec ce bateau dans le parc de Monceaux. Le bateau d’essai pesait 200 kil. seulement; il a été lancé à l’eau avec facilité par quatre hommes. Un détachement de 43 soldats avec armes et bagages et quelques mariniers y sont entrés. Le bateau a évolué comme l’aurait fait toute autre embarcation de même forme, mais avec unmoindre tirantd’eau, puisqu’il pèse beaucoup moins. Le bateauaélé tiré de l’eausans effort, complètement démonté et renfermé dans une caisse formée des parties mêmes du bateau, de 2 mètres de long, 70 centimètres de large et 90 centimètres de hauteur. Cette manœuvre s’est opérée en 21 minutes. Il fauta peu près le même temps pour monter le bateau.
- Ce bateau, exposé sur la Seine à un violent orage, a été monté et démonté à quatorze reprises, sans avoir éprouvé la moindre avarie. {Journ. des Débats, 20 novembre 1840.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau procédé de préparation du sulfate d’alumine; par M. Wieseman.
- Après avoir fait calciner au rouge de l’argile à potier exempte de fer, on la pulvérise et on la place dans des bassines chauffées à un feu doux ou par la vapeur, et on y ajoute de l’acide sulfurique à 66 degrés de Baumé, et en quantité suffisante pour dissoudre complètement l’argile.
- On remue le, mélange dans la bassine jusqu’à ce qu’il soit bien sec, et on y verse de l’eau bouillante pour dissoudre le sel qui s’est formé; on continue ainsi jusqu’à ce que la totalité du sel soit séparée. La liqueur ainsi obtenue est versée dans des bassines, où elle est mise à reposer jusqu’à clarification complète.
- Pour s’assurer sielleconlient encore du fer, on l’essaye à l’aide du prussiatede potasse. Quelle que soit la quantité de fer reconnue, on ajoute à la liqueur un poids égaldeprus-sialc de potasse dissous dans l’eau. L’acide prussique s’empare du fer, et l’un et l’autre sont précipités. La liqueur clarifiée ou filtrée sera alors composée d’acide sulfurique, d’alumine et d’eau. Lorsqu’on veut obtenir des cristaux , on la fait évaporer dans de grandes jarres jusqu’à ce que la pellicule de sel surnage; on la verse ensuite dans des réc ipients, où elle refroidit et cristallise. (Lond. journ. of arts, août 1840.)
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- Fabrication perfectionnée du bleu de Prusse, du prussiate de potasse et du prussiate de
- soude ; par M. Swindclls.
- v
- On fait fondre, dans un fourneau à réverbère déformé ordinaire, une quantité quelconque de sulfate de potasse ou de sulfate de soude, et on ajoute peu à peu un mélange de charbon concassé et de limaille de fer, en remuant continuellement ; au bout de dix à quinze minutes on tire les matières du four et on les laisse refroidir, puis on les dissout dans l’eau; après le repos la solution est évaporée jusqu’à ce qu’elle ait pris uue pesanteur spécifique de 1,320 à la température de l’ébullition. On la verse ensuite dans des réfrigérants, où le prussiate dépotasse ou le prussiate de soude cristallisent au bout de quatre à cinq jours; les cristaux devront êtreredissous pour obtenir une nouvelle cristallisation ; ils seront alors prêts pour l’usage et pourront être convertis en bleu de Prusse par la méthode ordinaire. (Lond. journ. of arts, septembre 1840.)
- Moyen de remplacer l’huile d’olive par ï acide oléique dans la préparation des laines ; par
- MM. Péligot et Alcan.
- Pour opérer le eardage et la filature de la laine, on est obligé de la graisser, et on l’a fait jusqu’à présent en employant une grande quantité d’huile d’olive. Quelquefois, pour les étoffes communes, on ne se sert que d’huile de graines. Dans les deux cas, lorsque la fabrication est arrivée à un certain point, on s’occupe de dégraisser la matière, opération coûteuse et longue, surtout quand il s’agit de traiter des étoffes tissées. C’est habituellement avec du savon que ce dégraissage s’opère; pour cet effet, on fait tremper le drap dans l’eau courante pendant six à dix jours, on le passe entre deux cylindres disposés dans une auge contenant de l’argile délayée afin d’extraire le corps gras ; puis on lave .à grande eau l’étoffe pour la débarrasser de toute impureté. L’huile ainsi retirée de la laine se trouve délayée dans une si grande masse d’eau, qu’il ne faut pas songer à l’utiliser; elle est entièrement perdue.
- Ceprocédé de dégraissage, pratiqué dans les fabriques de Louvicrs, d’Elbeuf et autres, est suivi du foulage , qui se fait au moyen d’une action mécanique et d’une addition assez forte de savon.
- En substituant l’acide oléique à l’huile, MM. Péligot et Alcan ont apporté uue notable amélioration à cette fabrication. Le dégraissage se fait alors av ec une grande facilité. Les laines sont graissées dans les mêmes proportions que lorsqu’on emploie l’huile d’olive de première qualité; et ensuite, pour l’enlever, on remplace 10 kil. de savon par 2 à 2,5 kil. de soude. C’est surtout pour le dégraissage des étoffes que ce procédé simplifie le travail, puisqu’il suffit de tremper le drap dans une dissolution de soude, aussitôt qu’il est descendu du métier. Il ne faut alors qu’une demi-heure pour opérer la saponification de l’acide oléique et pour en débarrasser entièrement le tissu. On lave ensuite pour purger le drap de la colle de tisserand et de quelques autres corps étrangers qu’il peut contenir. Cet acide oléique saponifié et toujours peu étendu n’est, en réalité, qu’un savon en dissolution plus ou moins concentré, qu’on peut employer immédiatement au foulage.
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- , v De cette manière, l’acide oléique provenant de la fabrication des bougies de stéarine trouve un utile emploi ; le dégraissage et le foulage des laines se font avec plus de promptitude, de facilité et d’économie, les résidus sont utilisés et les déchets de cardage et de filature sont garantis de toute fermentation. {Bull, de la Soc. indust. de Mulhausen, n° 64.) .
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- De la meilleure méthode de brûler le gaz propre à V éclairage ; par M. Robiscm.
- On croit généralement que plus l’accès de l’air est facilité dans une lampe, plus elle répand de lumière; c’est une erreur. En effet, s’il passe dans la cheminée une quantité d’air excédant celle nécessaire pour la parfaite combustion du gaz, la flamme et la lumière diminuent. Si, au contraire, il en passe un volume moindre, la flamme s’allonge et la lumière décroît, parce qu’une partie du carbone échappe à la combustion.
- Les dimensions et la forme des becs de gaz, le diamètre et la hauteur des cheminées sont donc d’une grande importance, et les meilleurs sont ceux qui donnent le maximum de lumière que le gaz est capable de fournir.
- Eu thèse générale, on obtiendra le maximum de lumière proportionnellement au gaz dépensé en élevant la flamme aussi haut que possible sans la faire fumer. Il s’ensuit que, lorsqu’on a besoin d’une certaine intensité de lumière, il convient d’employer le bec qui suffira pour la donner, et que c’est une mauvaise économie que d’avoir un fort bec dont on tient la flamme au-dessous de sa hauteur propre. • . -
- La même règle s’applique aux trous percés dans un bec à courant d’air. Si les jets sont de hauteur inégale, soit à raison de ce que quelques trous sont mal percés ou obstrués par des impuretés accidentelles, il en résultera que, lorsque la flamme est élevée jusqu’à ce que le jet du plus grand trou atteint la hauteur la plus favorable, les jets provenant des trous obstrués consument le gaz à perle, et d’autant plus que la différence de hauteur est plus considérable.
- Des cheminées plus petites que celles généralement en usage seraient les plus propres à l’éclairage; mais malheureusement, lorsqu’on leur donne une dimension moindre et propre à produire un maximum de lumière, elles sont sujettes à se ramollir par la chaleur et à se fendre lorsqu’elles ne sont pas bien centrées. On est donc réduit à chercher, à cet égard, un juste intermédiaire entre les deux inconvénients. .
- Quel que soit le diamètre du bec, la cheminée ne doit pas le dépasser de plus de 14 millimètresj ainsi, lorsque le diamètre du bec a moins de 20 millimètres, celui du verre ne devra pas excéder 30 millimètres ; sa hauteur sera de 108 millimètres au-dessus de l’ouverture de laquelle s’échappe le gaz.
- Le peu d’intervalle laissé entre la flamme et le verre exige que la galerie qui doit soutenir ce dernier soit bien faite, pour le maintenir perpendiculaire et bien concentrique avec la flamme. Les défauts de ce genre sont communs, et ils sont l’une des principales causes de la fréquente rupture des verres.
- Un bon moyen d’y remédier consiste à fixer la galerie au-dessous du bec et à y visser
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ce dernier. Dans ce cas, il est nécessaire de donner à la galerie un peu plus de diamètre, afin que l’air puisse pénétrer par ses ouvertures. Les becs seront de forme coni- : que plutôt que cylindrique, et, [ce qui est plus important, ils devront être percés du plus grand nombre de trous possible et très-rapprochés, car ce n’est pas le nombre de trous, mais l’ouverture du robinet qui règle la dépense du gaz..
- Pour que la galerie soit parfaitement concentrique au bec, il faut qu’elle soit ajustée sur un mandrin ayant la forme exacte des cheminées. Les meilleures cheminées sont, les verres coudés des lampes à courant d’air; on les ajuste de manière que le bord du bec soit de niveau avec le coude : la hauteur du petit diamètre du verre sera de 108 millimètres.
- On croit généralement que la lumière qui noircit les plafonds est due à la mauvaise qualité du gaz ; mais elle provient uniquement, soit de ce qu’on élève trop la flamme,. soit de la négligence avec laquelle on allume les becs. Si l’on tourne le robinet brusquement et q.u’on allume le jet, une épaisse fumée s’en échappe et noircit le plafond ; si, au contraire, on ôte les verres et qu’on tourne le robinet avec précaution, de manière à donner une flamme circulaire bleue et légère, qu’on replace ensuite les verres et qu’on ouvre les robinets jusqu’à ce que la flamme s’élève à 81 millimètres, on brise très-peu de cheminées et on ne noircit pas les plafonds. »
- Ce qui vient d’être dit est relatif à l’éclairage domestique de l’intérieur des habitations: Quant à l’éclairage public des rues et places, quel que soit le système qu’on adopte, celui des lampes à double courant d’air est le meilleur. Les lanternes devront être remplacées par des globes de verre. (Edinburgh philos, journal, avril 1840.)
- Compteur à gaz ; par M. Clegg.
- Le principe sur lequel est fondé cet appareil consiste à faire agir une source de chaleur presque constante sur une portion donnée du gaz qui traverse l’appareil, puis à déterminer par réchauffement de cette portion du gaz les oscillations d’un pendule d’une espèce particulière.
- La source de chaleur est un petit jet du gaz combustible lui-même qui sort par un trou capillaire quand on veut que l’éclairage commence. On allume ce jet et il donne une flamme semblable à celle d’une veilleuse. La flamme est la base d’une cheminée métallique étroite et longue; cette cheminée s’échauffe. Il faut que sa température demeure à peu près constante, que cette invariabilité se maintienne d’elle-même.
- Suivant que la cheminée s’échauffe ou se refroidit, elle s’allonge ou se contracte. Son extrémité supérieure monte ou descend, et avec elle, par l’intermédiaire d’un levier et d’un fil, s’élève ou s’abaisse un petit cône qui pénètre plus ou moins dans l’ouverture inférieure du tuyau d’alimentation de la veilleuse, rétrécissant ou élargissant? ainsi cette ouverture. >
- Le pendule se compose de deux boules creuses en verre de même diamètre communiquant entre elles par un tube recourbé. Une certaine quantité d’alcool est d’abord introduite de manière à remplir presque en totalité l’une des boules. L’ouverture qui a servi à l’introduction est ensuite fermée à la lampe, et l’alcool demeure isolé de tout contact extérieur.
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- Le tube qui joint les deux boules est pris au milieu de sa longueur dans un collier de fer blanc faisant corps avec une plaque de même métal interposée transversaleiaententrc les boules comme un écran. A cette plaque est soudé un axe en fer horizontal, mobile sur des tourillons autour desquels le système entier peut tourner librement.
- ' Supposons une des boules pleine d’alcool et située au-dessous de l’axe de rotation, l’autre vide et située au-dessus -, puis échauffons d’une manière quelconque la boule inférieure. La vapeur qui se forme détermine, par son élasticité, l’ascension du liquide dans le tube de communication, sou déversement dans la boule supérieure. Lorsque celle-ci est suffisamment remplie, le centre de gravité du système se trouve au-dessus de l’axe horizontal, dans une position excentrique5 un renversement a lieu, la boule qui vient de se remplir tombe à la partie inférieure, la boule qui s’est vidée remonte $ l’équilibre se rétablit presque aussitôt, et tout se retrouve disposé comme à l’origine.
- Le jeu du compteur se concevra maintenant sans difficulté : le gaz, en y pénétrant, se partage entre deux tuyaux ; par le premier il arrive froid à a surface de l’autre boule j car ce second tuyau enveloppe, dans une certaine étendue, la cheminée métal -Jique portée à une haute température. -
- Ainsi la boule supérieure se trouve constamment ramenée à la température du gaz affluent de l’air extérieur ; la boule inférieure a une température plus élevée et constante. De là une suite de renversements à des intervalles de temps réguliers.
- Ce compteur est d’une installation facile, et l’on peut toujours s’assurer, sans toucher aux pièces intérieures, si l’appareil qui règle la température fonctionne convenablement; cette vérification doit porter non-seulement sur le plus grand et le plus petit nombre de becs que le compteur doit alimenter, mais sur les nombres intermédiaires. (.Acad. des sciences, 27 juillet i840.)
- Éclairage oxy-oléique, par M. Gurney.
- Cet éclairage est produit au moyen d’un bec ordinaire d’Argand alimenté avec de l’huile, dans l’intérieur de la flamme duquel on fait passer un courant d’oxygène au lieu d’un courant d’air atmosphérique. L’oxygène ainsi conduit enveloppe le carbone, à mesure qu’il se dégage par la décomposition de l’huile, le brûle et produit uue lumière d’une extrême intensité.
- MM. Faraday et David Brewster, chargés d’examiner ce nouveau mode d’éclairage, ont constaté 1° qu’une lumière oxy-oléique, avec un bec de 6 millimètres de diamètre, a une intensité égale à deux becs semblables d’Argand; 2° que cet éclairage est d’un prix plus élevé que celui obtenu avec la lampe d’Argand seule, dans la proportion de 104 à 82,5 ; 3° que la lampe a brûlé avec beaucoup de stabilité pendant huit heureè, en ayant soin de nettoyer le bec toutes les quatre ou cinq heures; 4° enfin que la lumière est très-facile à gouverner et ne présente aucun danger.
- L’oxygène est produit par la distillation à sec du peroxyde de manganèse dans des cornues de fer. Il n’y a aucune difficulté pour préparer et diriger le gaz, pour allumer et conduire les becs.. Le danger d’explosion est nul, puisqu’il n’y a aucun mélaugc explosif. (l'echnologiste, avril 1840.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 481
- Nouveau procédé de doublage des navires; par M. Hancock.
- Ce procédé consiste à prendre des baguettes de baleine de 7 millimètres de largeur, qu’on amincit et qu’on lamine à l’ordinaire; puis on les range l’une à côté de l’autre en laissant un intervalle de 7 millimètres. On couvre ces baleines , de chaque côté, d’un feutre épais saturé de caoutchouc qui est préparé de la manière suivante : On dispose deux rouleaux de bois ou de métal au-dessus d’une auge contenant le caoutchouc dissous et chauffé. Le feutre plonge dans cette auge au sortir de laquelle il est passé dans le laminoir pour en extraire le caoutchouc superflu; puis on place dessus les baleines qu’on recouvre d’un autre feutre préparé de la même manière, et on passe le tout au laminoir. On obtient ainsi un feutre épais qui sera très-propre pour le doublage. (Mech. Magaz., août 1840.) ^
- ' . . ’ -Emploi de la vapeur d'eau pour éteindre les incendies; par M. Fourneyrou.
- L’auteur se trouvant, le 24 octobre dernier, dans uue grande filature, le feu prit tout à coup dans le bâtiment au-dessous duquel étaient trois grandes chaudières de machines à vapeur en pleine activité. ,
- Les ateliers furent aussitôt abandonnés, tous les ouvriers étant accourus au nombre de quelques centaines pour porterdes secours à l’endroit où des matières très-combustibles étaient déjà la proie des flammes; les machines furent arrêtées et la vapeur lâchée dans l’air extérieur. Le bruit avec lequel elle s’échappait suggéra à M. Fourneyron l’idée de tirer parti de cet agent et d’essayer d’en remplir tout l’espace occupé par le feu. 11 pensa,que la vapeur lancée avec aboudance remplacerait en grande partie l’air de la salle, refroidirait les surfaces en ignition et ralentirait au moins la combustion si elle ne l’empêchait tout à fait.
- Il y avait d’autant plus d’urgence à tenter cet essai qu’une seule pompe à incendie avait pu être mise en jeu, et que malgré l’activité avec laquelle elle était manœuvrèe, elle restait impuissante contre les flammes qui sortaient menaçantes par toutes les fenêtres et s’étendaient à une grande distance en dehors des murs.
- Les soupapes furent à l’instant même ouvertes comme il convenait ; la vapeur, lancée dans l’intérieur du bâtiment, eut bientôt rempli tout l’espace envahi par le feu, et en quelques minutes l’incendie fut éteint (1).
- Il est bon de dire que chacune des trois chaudières est capable dé fournir la vapeur nécessaire à la production de trente chevaux de force, et que l’on a employé pendant quelques instants toute la vapeur d’un appareil de quatre-vingt-dix chevaux. {Acad, des sciences, 16 novembre 1840.) ' * ; ' ïï
- Nouveau procédé électro-typique ; par M. Kobell, de Munich. ^
- Sur une plaque bien polie en argent, l’auteur exécute au pinceau le sujet dont il veut obtenir la planche gravée. La couleur dont il se sert est de l’oxyde de fer broyé avec de
- (1) Les mêmes effets ont été constatés par Colladon et Dnchesne, dans une usine à garance à Avignon. (Voy. Bulletin de mars, p. il 4.)
- Trente-neuvième année. Décembre 1840.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- l’essence de térébenthine mêlée d’une certaine quantité de cette même essence épaissie par le temps ; il peut substituera l’oxyde de fer du noir minéral, etc.
- La diversité des teintes est produite par les épaisseurs différentes de la couleur appliquée sur la plaque d’argent, de sorte que les lumières sont données par la surface métallique et les demi-teintes et les ombres par l’épaisseur plus ou moins grande de la couleur.
- Lorsque la peinture est bien sèche et bien adhérente à la plaque, M. Kobell dispose celle-ci dans un appareil électro-typique pour y recevoir le dépôt de cuivre qui se fait immédiatement sur les parties non recouvertes par la peinture, plus tard sur celles qui ne sont recouvertes que d’une couche mince, et plus tard encore sur celles dont l’épaisseur est plus grande en raison du défaut de conductibilité du vernis qui s’oppose d’autant plus longtemps au dépôt du cuivre qu’il a été appliqué en couches plus épaisses.
- Pour accélérer l’opération, M. Kobell n’attend pas que les plus fortes épaisseurs soient recouvertes ; il relire la plaque de l’appareil, et, aprèsl’avoir séchée convenablement, il applique une couche de graphite sur les parties non recouvertes , et recommence l’opération. Bientôt la surface tout entière est recouverte, et il ne s’agit plus que de prolonger l’opération jusqu’au moment où le dépôt a acquis l’épaisseur nécessaire pour supporter l’action de la presse en taille-douce. Il sépare alors le dépôt de la plaque d’argent, et on obtientainsi en creux une contre-épreuve fidèle de la peinture exécutée en relief sur la plaque d’argent. (Acad, des sciences, 9 novembre 1840.)
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Expériences sur les roues hydrauliques à axe vertical et sur l’écoulement de l’eau dans les coursiers et dans les buses de forme pyramidale; par MM. Pio-bert et Tardy. In-4. Paris, Mathias.
- Cours complet d’agriculture, par le MM. baron de Morogues, Mirbel, Héricart de Thury, etc., sous la direction de M. Vivien. 47 vol. in-8 avec pl. Paris, Pourrai frères.
- Essai historique $ur les céréales; par K. Martin. In-8, Paris, Huzard.
- Guide du mécanicien conducteur de machines locomotives; par MM. Fia-chat et Petiet. In-12, Paris, Mathias.
- Archives des inventions et découvertes nouvelles faites dans les sciences, les arts et les manufactures, pendant l’année 4838. 4 vol. in-8, Paris, Treuttel et Würtz. ,
- Reproduction des forêts ; par le comte Bakowski. In-42.
- Annales de la Société séricicole, fondée en 4837, pour la propagation et l’amélioration de la soie en France. Année 4839, Paris, rue Taranne, 42.
- Résultat des expériences faites à Lyon, du procédé de MM. Talabot frères, pour le conditionnement de la soie par la dessiccation absolue* In-8, Lyon, Barret.
- Chemins de fer de l’Angleterre;parM. Bineau.lnS, Paris, Carilian-Goeury.
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- BIBLIOGRAPHIE .INDUSTRIELLE. - 483.
- Recueil de mémoires, et d’observations de physique, de météorologie et d’agriculture; par d’Hombres Firmas. In-8, Nîmes. ' . - ïi
- Traité d’hydraulique; par Daubuisson de Voisins. 1 vol. in-8, Paris, Pi-tois-Levrault. ‘
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention, t. 27, 28 et 29. 3 vol. in-4av. pi., Paris, Bouchard-Huzard.
- Essai pratique sur l’établissement et le contentieux des usines hydrauliques ; par L. B. Viollet. \ vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Théorie des puits artésiens; par le même. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury. . •; .
- Des bateaux à vapeur; par M. A. de Jouffroj. In-8.
- Guide du chauffeur et du propriétaire de machines à vapeur; par MM. Grou-velle et Jaunez. \ vol. in-8 av.pl.
- L’ouvrier mécanicien, traité de mécanique pratique; par C. Armengaud. In-12, av. pl. . ' v- r.l}
- Guide de l’inventeur dans les principaux Etats de l’Europe; parle même. In-8, Paris, Mathieu.
- Publication industrielle de machines, outils et appareils; par le même. In-8, avec pl. • 7
- Cours de dessin linéaire appliqué aux machines ; par le même. In-4, avec pl., Paris, Mathieu.
- De L’influence des chemins de fer; par Seguin aîné. 1 vol. in-8, aris, Carilian-Gœury.
- Examen comparatif de la question des chemins de fer en France et à l’étranger; par Tell Poussin. In-8.
- Du blanchissage des toiles et de la culture du lin, traduit de l’allemand, du docteur Breunlein. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Nouveau traité des sciences physiques; par Jehan. In-12* Paris, Périsse.
- Des divers systèmes de pavages; par Lesieur aîné. In-8, rue de la Roquette, 53.
- Moyen d’utiliser les animaux morts; par G. Heuzé. In-8, Nantes, Prospei* Jebire. , -
- Annuaire de l’observatoire de Bruxelles pour l’an 1840 ; par A. Qaetelet. Iu-18, Bruxelles, Tircher.
- Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de soie, de laine; par Villermé. 2 vol. in-8, Paris, Jules Renouard.
- De la construction des .toitures en argile dites à la Dorn ; par G. Lenke. n-8, Metz, Dosquet.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Mémoire sur l’emploi du sarrasin ; par Saniewski. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Traité général de statistique,|culture et exploitation de$ bois; par Thomas. 2 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- La Géologie dans ses rapports avec l’agriculture; par N. Boubée. In-18, Paris, rue Guénégaud, 17.
- Etudes théoriques et pratiques sur l’établissement des charpentes à grande portée; par Ardant. In-4, Metz.
- Instruction pratique pour la fabrication du vinaigre; par\Munz. In-8.
- Mémoires de la Société d’agriculture, sciences , arts et belles-lettres du dé-partement de l’Aube pour 1839. Troyes, Payn.
- Rapport à l’Académie royale de Naples, sur le daguerréotype; parM. Mel-loni. In-8, Paris, Lenormant.
- Manuel élémentaire d’agriculture; par Gossin fils. In-18, Paris, Schwartz et Gagnot. • 7 r
- - Mémoire sur un nouveau moyen de] fertilisation ; par P. Lehoc. In-8, Paris, rue d’Angoulême, 25. v • - •••*••
- Bibliothèque suisse du commerce et de l’industrie; par G. Schmuts. In-8, Paris, Renard. . , -,
- Éléments de statique pour servir d’introduction à un cours de physique. In-8, Paris, Schwartz et Gagnot.
- Manuel de Métallurgie générale; \>&Y\Lampadius. 2 vol. in-8, Paris, Ca-rilian-Gœury. • . •
- Mémoire sur la stabilité des revêtements et de leurs fondations; par Poji-celet. In-8, Paris, Bachelier.
- Introduction à la mécanique; par le même. 1 vol. in-8, Paris Carilian-Geeury. . ‘.
- Plans d’appareil inventés par Louis Vasseur pour améliorer l’éducation des vers à soie. In-8 av. pl., Valence. _ j U’.vi
- Des usines sur les cours d’eau ; par Nadault de Buffbn. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- La législation des patentes; \>&Y\Carpmael. In-8, Paris, rue Favart, 8.
- Notice sur l’origine et |les progrès|de la gravure en relief sur pierre ; par Girardet. In-4.
- . Agriculture de l’ouest de la|France ; par Jules Rieffel. In-8.
- ; Mémoire sur le météorisme|[des bêtes bovines ; par Robin. In-8, Chà-teauroux.
- Précis des travaux de la Société centrale d’agriculture de Nancy; par Mandel. In-8, Nancy. , .
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- Nouveaux documents relatifs à l’emploi alimentaire de la gélatine ; par M. d’Arcet. In-8.
- Changements à faire dans les procédés actuels de la saponification ; par le même. In-8.
- Mémoires de l’Académie royale des sciences de l’Institut de France, t. 17. ïn-4, Paris, Didot.
- Préceptes d’agriculture pratique de Schwertz. 1 vol. in-8.
- Notice sur la culture du polpgonum tinctorium. In-8, Abbeville, Paillart.
- Essai sur les falsifications qu’on fait subir aux farines et au pain ; par Pa-riset et Robine. In-8, Paris, Béchet et Labbé.
- Traité sur l’éducation des vers à soie; par Bonafous. 1 vol. in-8 av. pl., Paris, Boucbard-Huzard.
- Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique, publiés par la Société royale et centrale d’agriculture, année 1839. 1 vol. in-8, Paris, Bou-chard-IIuzard. '
- Des crises commerciales; par Briaune. In-8, Châteauroux.
- Recherches sur la chaleur spécifique; par MM. Delarive et Marcel. In-8.
- De l’air comprimé et dilaté comme moteur; par Andrand. In-8, Paris, Guillaumin.
- Cours complet ou traité pratique sur la taille et la culture du mûrier; par Gaillard. In-8 av. pl., Lyon, Perrin.
- Mémoire de l’Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d’Aix, t. IV, in-8.
- Mémoires sur les kaolins ou argiles à porcelaine; par A. Brongniarl. In-4.
- Notice sur la fabrication des eaux minérales artificielles; par Soubeiran. In-8.
- Exposition de l’industrie française de 1839. Rapports du jury central. 3 vol. in-8, Paris, Boucbard-Huzard.
- Du travail des enfants qu’emploient les ateliers, les usines et les manufactures; par le baron Ch. Dupin. In-8.
- Essai philosophique sur la technologie ; par M. Alex, de Humboldt. In-8.
- Note sur le cylindre employé en Prusse à la compression des empierrements; par le même. In-8.
- Mémoire sur la pomme de terre ; par Girardin et Dubreuïl fils. In-8.
- Atlas du mineur et du métallurgiste. In-fol.
- Essai sur la composition des machines; par MM. Lanz et Bêtaiicourt. 1 vol. in-4 av. atlas.
- Essai chimique et technologique sur le polygonum tinctorium ; par Girardin et Preisser. In-8, Rouen.
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- 406 BIBLIOGRAPHIE INOUSTR tELLE» %
- Notice sur un procédé électro-chimique pour dorer l’argent et le laiton; par Delarive. In-8. ' ,A _.tt %
- . Notice sur les cendres calcaires et leur emploi en agriculture; par Limousin-Lamothe. In-8, Albi. R ; F . f?V ~
- Voyage industriel en Angleterre, en Irlande et en Écosse ; par F. Preis-ser. In-8. • ; ; ^?
- Mémoire descriptif du nouveau système d’essieux brisés applicables à toute espèce de voitures ; par Constant. In-4. (5 . . ; v
- Tableau général du commerce de la France avec ses colonies et les puissances étrangères pendant l’année 1839. In-4. q
- Nouveaux moulins à vent; par MM. Précorbinet Legris. In-8. . > ? : ;
- Éléments de physique expérimentale et de météorologie; par Pouillet. 2vol. in-8. , ;; ; .. ..
- Des courbes des chemins de fer; parM. Renaud de Vilback. In-12.
- De la ferrure des chevaux sous le point de vue de l’hygiène; par Rodet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. f , •
- Instruction sur les cadrans solaires. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. Théorie des affûts et des voitures d’artillerie, par MM. Migout et Bergerj. \ vol. in-8 av.pl., Paris, Gaultier-Laguionie.
- Considérations générales sur la maréchalerie ; par Biquet. In-8. ,
- L’Indispensable du distillateur; par Lignieres. In-12.
- Manuel d’horlogerie pratique; par C.-F. Robert, in-12, Paris, Amyot. Notice sur les améliorations à introduire dans la fabrication de sucre exotique; par Hotessier. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. ? î; ~
- Prospectus historique de la réforme scientifique de la locomotion ; par Hoené FFronski. In-4, Paris, Didot.
- L’Association des douanes allemandes; par MM. Delanourais et Berès. Paris, Paulin.
- Connaissance des temps pour l’an 1843. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier. Manuel du menuisier-charpentier; par Mérçiult. In-8, Paris, rue du Figuier-Saint-Paul, 22. *
- Nouvel appareil de vaporisation. In-4, Paris, Didot aîné.
- Statistique agricole du département de l’Eure; par Achille Begé. In-4, Êvreux. • • . • ~ . • .
- Traité pratique du lessivage du linge à la vapeur; par M, le baron Bourgnon de Lajre. In-18, Paris, Maison.
- Traité sur la culture du mûrier ; par Charrel. In-8, Grenoble. Multiplication et entretien du porc; par J. Magne. Paris, Bouchard-Huzard. \ î
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- Traité de la législation des travaux publics et de la; voirie en France; par A. Husson. In-8, Hachette. ' ,,i ?
- Traité élémentaire de ragriculture du département de la Seine; par Ed. Lecouteux. In-12, Paris, Bouchard-Huzard. '; •’ :
- Cours de multiplication et de perfectionnement des principaux animaux domestiques; par L.-F. Grog nier. A vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- De la fabrication du sucre aux colonies; par MM. Ch. Derosne et Cad. In-4, Paris, Bouchard-Huzard. ; ; ^ .
- Système de voitures pour chemins de fer de toute courbure ; par C. Ar-noux. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Cours élémentaire de dessin linéaire perspectif ; par Trelis. In-8, Paris, Carilian-Gœury. L ?
- Manuel de géométrie, de dessin linéaire, d’arpentage, etc.; par MM. Normand aîné et Rebout. In-8, atlas, Paris, Carilian-Gœury.
- Notions les plus essentielles sur la physique, la chimie et les machines ; par Sainte-Preuve. Ævol. in-8, Paris, Hachette.
- Application de la géométrie à la topographie, par Duhousset. In-8, Paris, Gaultier-Laguionie. 1 y 2
- Éléments d’agriculture; par Bodin. In-12, Rennes.
- Notice sur le mélèze et ses avantages; par Koenig aîné. In-8, Colmar.
- Notice sur les fosses antiméphitiques portatives; par Huguin. In-8, Paris, boulevard Bonne-Nouvelle 25.
- Précis du cours de construction a l’école royale forestière ; par C. Laurent. In-8, Nancy.
- Rapport général sur l’état de l’agriculture dans le département de la Loire-Inférieure. In-8, Nantes. N
- Secrets modernes des arts et métiers; par Pelouze. 3 vol. in-12 , Paris, Maison.
- Recueil d’escaliers en pierre, charpente, menuiserie; par Thierry. In-4, Paris, rueSt-Jean-de-Beauvais, 10.
- Théorie de la charrue ; par Lejèvre des Allais. In-8, au Mans.
- Traité de l’affouage dans les bois communaux; par Migneret. Paris, Bfefrasne. *
- Culture des plantes à grains farineux ; par Schwertz. 1 vol. in-8, Paris, Bbudhard-Huzard. *
- Nouveau traité élémentaire d’horlogerie; par Moinet. In-8, Paris, rue Meslay, 34.
- Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre; par Ch. Coqüelin.
- 1 vol. in-8, Paris, Carilian jeune
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- Cours de physique de l’école polytechnique; par Lamé. \ vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Poêles et calorifères à anthracite; par Michel Chevalier. In-8, Paris, Paulin, et Hetzel.
- Histoire et description des voies de communication aux États-Unis; par le même. 1 vol. in-4, avec atlas, Paris, Gosselin.
- Leçons d’un cours de constructions; par Sganzin. 1 vol. in-4, Paris, Ca-rilian-Gœury.
- Rapport sur l’horlogerie de Paris; par C.-L. Leroy. In-8, Paris, Dupont.
- Traité raisonné de la façon et pose des ouvrages de menuiserie; par A. Di-geon. In-8, Paris, Carilian jeune. '
- Essai sur l’influence de la longueur des canaux mobiles dans les machines à réaction;par Convers. In-4, Besançon.
- Notice sur l’industrie cloutière. In-8, Orléans.
- Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pendant l’année 1839. 1 vol. in-8.
- Procédé Gannal, mis à la portée de tout le monde. In-12, Paris, Desloges. - .
- v Annuaire de l’école royale polytechnique pour 1840. In-18, Paris, Bachelier.
- Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées ; par Monl-ferrier. In-8, Paris, rue de Vaugirard, 60.
- Cours de mathématiques à l’usage de l’ingénieur civil; par J. Adhémar. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Traité de la coupe des pierres; par le même. In-8, Paris, Bachelier.
- Règlements concernant les machines et chaudières à vapeur employées aux établissements industriels ; par Mondot-Lagorce. Lyon.
- Annales agricoles de Roville; par M. Mathieu de Dombasle. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Dictionnaire de l’industrie manufacturière et commerciale; par Baudri-mont, Blanqui, etc. T. 9, in-8, Paris, Baillière.
- Éléments de mécanique ; par Boucharlat. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Bachelier. ,
- Mémoire sur le pain de cheval destiné à remplacer l’avoine donnée aux chevaux; par MM. Legros et Palandre. Paris, rue d’Angoulême-du-Temple, 28.
- Traité théorique et pratique de lithographie; par G. Engelmann. In-4, Paris, cité Bergère.
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- Del’artséricicoleau printemps 1840; par^. Puvis. In-8, Paris, Bouchard-Huzard. *
- Plantation des terrains en pente; par le même. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Dissertation sur la mécanique; par L. Bresson. In-8, Paris, Pélissonnier.
- Des douanes allemandes; par Thiériot. In-8, Paris, Ledoyen.
- Chemins de fer. Du concours de l’État ; par F. Tourneux. In-8, Paris, Carilian-Goeury.
- Recueil de machines, instruments et appareils qui servent à l’économie animale et domestique ; par Leblanc. 3e partie, 2e livraison, in-folio, Paris, rue du Faubourg-Saint-Martin, 41.
- Guide de l’amateur de photographie; par Soleil. In-18, Paris, rue de l’O-déon, 35. .
- Traité théorique et pratique de comptabilité rurale; par Royer. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Abrégé de géographie commerciale et industrielle; parSardou. 1 vol. in-18, Paris, Hachette.
- Tarif du cubage des bois ronds et carrés ; par Lamore. 1 vol. in-12, Nantes, Forest.
- Annales de la Société d’agriculture, sciences, arts et commerce du Puy, pour 1837-1838. 1 vol. in-8.
- De la construction des engrenages ; par Haindl. In-18, Paris, Mathias.
- Mémoire sur l’état en France de l’industrie des moteurs à la vapeur; par Stehelin. In-8, Paris, Bourgogne.
- Le parfait serrurier; par Louis Berthaux. In-8, Dijon.
- Notice sur quelques espèces de chêne; par A. Malherbe. In-8, Metz, Vé-ronais.
- Agriculture élémentaire théorique et pratique; par M. A. Lagrue. 1 vol. in-12, Paris, Hachette.
- Expériences sur la ventilation des magnaneries, par Robinet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Manuel du tisseur; par LJons. In-8, avec pl., Roubaix.
- Nouveaux éléments de chimie théorique et pratique; par Guérin Varj.
- 1 vol. in-8, Paris, Hachette.
- Guide industriel du propriétaire et de Partisan ; par Henriot. In-8, Reims.
- Traité de chimie organique; par Justus Liebig. 1 vol. in-8, Paris, Fortin et Masson.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Architectonographie des théâtres; par Kaufmann. 1 vol. in-8, avec atlas, Paris, Mathias.
- Des eaux de source et des eaux de rivière sous le rapport industriel; par A. Dupcisquier. 1 vol. in-8,Paris, Baillière.
- Expériences sur les carabines à double rayure de M. Tiinmermans. ïn-8> Paris, Corréard. ^ -
- Manuel de métallurgie générale; par Lampadius. 2 vol. in-8, Paris, Cari-lian-Gœury.
- Mémoire sur le nouveau système des fusées de guerre; par Emin-Pacha, général d’artillerie ottomane. In-8, Paris, Bachelier.
- De la législation et du mode d’exécution des chemins de fer; par C. Pec-queur. 2 vol. in-8, Paris, Desessarl.
- Expériences sur le tirage des voitures, faites en 1837 et 1838; par Arthur Morin. In-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Du perfectionnement des assolements; par Ducroquet aîné. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Esprit et méthode comparés de l’Angleterre et de la France dans les entreprises de travaux publics; par Ch. Dunoyer. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Notice sur l’emploi du bois dans la construction des chaussées et des pavés; par Survïile. In-8.
- Sur le jaugeage métrique, le rendement en alcool des substances soumises à la distillation ; par Prosse. In-8,JNancy,
- Astronomie pratique; par M. Francœur. 1 vol. in-8, avec planches, Paris, Bachelier.
- Nouveaux cahiers de chimie ; par M. Burnouf. Paris, Roret.
- Panorama de l’industrie française ; par^. Lucas. 1 vol. in-4, Paris, Caillet.
- Dictionnaire portatif d’architecture; par Urbain Uitrj. 1 vol. in-16. Paris, Audot.
- Examen de la question des sucres; par P. Molroguier. 1 vol. in-8, Paris, Lenormant.
- La maison rustique de 1840. 2 vol. in-8, Paris, Baudouin.
- Cours complet d’agriculture et d’économie rurale ; par Raspail. In-18, Paris, Hachette. ,
- Statistique annuelle de l’industrie, Almanach du commerce de Paris et des départements pour 1840; par Séb. Bottin. 1 vol. in-8, Paris, rue Jean-Jacques Rousseau, 20. - -
- Des routes royales et départementales et des chemins vicinaux; par J'ac quinet. In-8, Nancy,
- Histoire de la télégraphie; par Chappe ramé. 1 vol. in-8, au Mans, Ri-chelet.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Gnomonique ou Art de tracer les cadrans solaires; par Livet. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Essai sur l’enseignement des éléments de la pratique des levers et des nivellements topographiques; par^. Clerc. 2 vol. in-8, Metz, Véronnais.
- Publications périodiques.
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- Répertoire de l’industrie française et étrangère; par Perpigna et Dussard. In-8, avec atlas de planches, Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs, 5.
- Journal de l’École royale polytechnique, t. XVI. Paris, Bachelier.
- Recueil de la Société polytechnique. In-8.
- Le technologiste; par Malpeyre. In-8, Paris, Roret.
- Bulletin de la Société industrielle d’Angers et du départemant de Maine-et-Loire. In-8, Angers.
- Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen. In-8, avec planches, Paris, Mathias.
- Bulletin de la Société industrielle de l’arrondissement de Saint-Étienne. In-8.
- Mémorial encyclopédique et progressif des connaissances humaines ; par le 'vicomte de Lavalette et M. Bailly de Merlieux. In-8, Paris, rue des Petits-Augustins, 21.
- Annales de la Société royale d’horticulture. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales de l’agriculture française. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales de chimie et de physique; par Gay-Lussac et Arago. Paris, Fortin et Masson.
- Annales des mines. In-8, avec planches, Paris, Carilian-Gœury.
- Annales des ponts et chaussées. In-8, avec planches, Paris, Carilian-Gœury.
- Bibliothèque universelle de Genève. In-8, Paris, Anselin.
- Revue progressive d’agriculture et de jardinage; par Boitard et Noisette. In-8.
- L’exposition, journal de l’industrie et des arts; par Lebouteillier. In-folio.
- Revue générale de l’architecture et des travaux publics ; par César Daly. In-4, avec planches.
- Journal des connaissances nécessaires et indispensables; parM. A. Chevallier. In-8.
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- 492 PROCÈS-VERBAUX.
- Kxtrâit des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société dencouragement.
- Séance du 4 novembre 1840.
- Correspondance. M. le directeur de l’école royale d’arts et métiers de Chàlons adresse le tableau des notes et du résultat des examens du deuxièmeserneslre de l’année scolaire 1839-1840, concernant les élèves admis sur la présentation de la Société d’encouragement.
- M. Morin, capitaine d’artillerie, professeur • de mécanique au Conservatoire des arts et métiers, adresse une notice contenant la description, la théorie et la manière de se servir de divers appareils dynamométriques qu’il a soumis à l’examen de la Société.
- < Quelques-uns de ces instruments destinés à mesurer le travail des machines de rotation sont une application nouvelle des principes qui l’avaient guidé dans la construction des précédents.
- M. d’Hombres Firmas, correspondant de l’Institut de France, adresse deux brochures, l’une sur les fusils de M. le colonel d’artilîerie Borino, l’autre sur le moulin à extraire l’huile d’olive de M. le chanoine Stancovich-, il joint quelques détails sur les objets décrits dans ces opuscules.
- Objets présentés. M. Maublanc, avocat, rue de la Jussienue, 9, présente le dessin et la description d’une nouvelle voiture mue parla vapeur ou tout autre moteur;
- M. Martin, rue du Faubourg-Saint-Marlin, 12, un outil de charron, pour la confection des roues de voitures;
- M. Montmirel, quai des Orfèvres, 46, un appareil de photographie au moyen duquel il a exécuté plusieurs portraits qui sout joints à son envoi.
- M. Warden, membre du conseil, adresse le tableau de la valeur des importations et des exportations aux États-Unis d’Amérique pendant les années 1834 à 1839.
- M. d’Arcet, membre du conseil, fait hommage d’une brochure ayant pour titre : Changements à faire dans les procédés actuels de saponification ou vues nouvelles sur le meilleur mode d’organisation des grandes savonneries.
- La Société industrielle d’Angers adresse un exemplaire du journal de Maine-et-Loire et de la Mayenne dans lequel elle a fait insérer le tableau des prix proposés par la Société d’encouragement.
- Il est fait hommage à la Société ,
- 1° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro de novembre 1840, du journal des Connaissances nécessaires ;
- 2° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de novembre des Annales de Vagriculture française -,
- 3° Par l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, des programmes des prix qu’elle propose pour 1840 ;
- 4° Par MM. Prêcorbin et Le gris, d’une brochure intitulée Nouveaux moulins à vent. -
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. César Daly, en adressant un numéro de la Revue générale de Varchitecture et des travaux publics, dans lequel il en a rendu compte de la séance générale du 12 août dernier, demande l’cchauge de ce recueil avec le Bulletin de la Société.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Âmédée Durand fait un rapport sur les charnières à ressort destinées pour portes d'appartements, présentées par M. Raincelin, serrurier à Neuilly-sur-Seine.
- Le comité propose de renvoyer le rapporta lacommission des médailles et de l’insérer au Bulletin, accompagné de la figure et delà description delà charnière à ressort. (Approuvé.)
- M. Vauvilliers fait un rapport verbal sur un moyen proposé par M. G-uitard de Bordeaux pour rendre les voitures invcrsables.
- Ce moyen dont le rapporteur donne ladescription non-seulement n’est pas nouveau, mais il est loin de répondre au but que l’auteur s’est proposé. M. Vauvilliers propose de remercier M. Guitard de sa communication. (Approuvé.)
- Communications. M. Jomarddépose, de la part de M. Æossm/grainicr-pépiniéristc, quai aux Fleurs, 5, un échantillon de seigle multicaule en épis et en grains récoltés à Litnours (Seine-ët-Oise), ainsi que de la farine et du pain de ce même seigle qu’il a reçus de M. Earmel, de l’Orient. M. Bossin accompagne cet envoi du rapport fait par M. Karmel, sur les expériences de culture de ce seigle faites eu 184 0, dans la ferme modèle de Kvignac (Morbihan). Le même agronome présente un échantillon d’un jus de betterave qui a été obtenu à Kvignac et indique les procédés d’extraction.
- Séance du 18 novembre 1840.
- Objets présentés. M. Laignel, ingénieur civil, rue Chanoinesse, 12, appelle l’attention de la Société sur les inventions suivantes : 1° divers hydromètres donlil signale les applications j 2° un moyen pour aider à l’insuffisance du gouvernail des navires et de le remplacer; 3° de nouvelles portes de bassins de largeur ü laisser passer les bateaux à vapeur avec leurs roues latérales, quelle que soit leur largeur; 4» un moyen de faire rentrer vers le centre en tout ou en partie les roues des aubes des roues des bateaux à vapeur, de faire approcher les joues latérales l’une contre l’autre; 5» un système de palettes verticales pour remplacer les roues latérales et les systèmes en arrière du bâtiment; 6° de nouvelles écluses de chasse fixes et mobiles ; 7° des compteurs sans engrenages pouvant servir à indiquer pendant un temps quelconque le nombre de tours de roues ou de coups de piston; 8° diverses améliorations dans les chemins de fer; 9° un nouveau moyen de faire sécher les tissus; 10°du pain susceptible d’une longue conservation.
- M. Montvignier, rue delà Corderie-du-Temple, 15, présente un nouveau procédé de fermeture hermétique hydraulique pour les lieux d’aisance ;
- M. Migeot, rue Saint-Louis au Marais, 79, un mécanisme qui permet d’ouvrir et de fermer les persiennes sans ouvrir les croisées ; .
- M. Patin, rue Saint-Denis, 277, des feuillages artificiels fabriqués en chenille et par un procédé nouveau dit par entrelacement.
- Il est fait hommage à la Société ,
- l°ParM. Molinier de Montplanqua, du volume des rapports de la Société philanthro-
- e pour l’année 1839; • ,,
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- 2° Par la Société d’horticulture, du numéto d’octobre 1840 de ses Annales ;
- 3° Parla Société d’agriculture, sciences et arts de la Sarthe, du premier et du deuxième trimestre de son Bulletin;
- 4° Par M. Amans Carrier, des cahiers de septembre et d’octobre du Propagateur de V industrie delà soie en France ; ''' ’
- 5° Par M. Roret, des nos 13 et 14 du journal le Technologiste.
- Rapports dés comités. Au nom de la commission du Bulletin, M. Francœur fait un rapport sur l’cchange demandé par M. César Daly contre le Bulletin de la Société d’un ouvrage périodique publié sous sa direction et intitulé Revue générale de l’architecture et des travaux publics.
- La commission s’est convaincue, par l’examen de plusieurs cahiers de cet ouvrage, que les matières dont il traite et les planches qu’il renferme sont d’un grand intérêt et pourraient fournir au Bulletin d’utiies matériaux.
- En conséquence, elle propose d’accepter l’échange demandé à compter du 1er janvier 1841. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur fait un rapport sur un mesureur de gaz présenté par M. Eude.
- Le comité propose 1° d’insérer le rapport au Bulletin accompagné d’une figure de l’appareil, 2° de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.) r
- Le même membre, au nom du même comité, rend compte de plusieurs communications deM. de Montureux.
- L’auteur propose 1° de se servir du plan incliné pour le passage des bateaux d’un biez inférieur à un biez supérieur ; 2° d’utiliser la chaleur concentrée au foyer des lentilles de verre ou celle produite par le frottement pour en faire diverses applications à l’industrie ; 3° un moyen d’empêcher la falsification des billets de banque.
- M. le rapporteur fait observer qu’en France et en Angleterre l’emploi du plan incliné pour l’usage auquel le destine M. de Montureux est connu, et qu’on a pu l’utiliser dans diverses circonstances; que la chaleur solaire concentrée au foyer des lentilles a été proposée aux États-Unis et que ses applications ont été tentées plusieurs fois ; qu’il en est de même de la chaleur développée par le frottement, puisqu’aux États-Unis une patente a été prise pour la construction d’un appareil de chauffage fondé sur le calorique produit par ce moyen. Quant aux procédés proposés pour empêcher la contrefaçon des billets de banque, M, Francœur regrette que l’auteur n’ait pas pris connaissance des procédés déjà décrits.
- Le comité propose de remercier M. de Montureux de sa communication. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Mallet fait un rapport sur une communication de M. Lombardino, docteur en chirurgie résidant à Olegio en Italie.
- L’auteur a soumis à la Société un mémoire sur les moyens de rendre insubmersibles les barques et sur ceux qui s’appliqueraient aux navires ou à tout autre bateau quelconque.
- M. le rapporteur, après avoir fait connaître les conditions que l’auteur s’est proposé de remplir et les résultats auxquels Pont conduit l’étude et l’application des dispositions qu’il a combinées, décrit succinctement les moyens indiqués dans le mémoire.
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- Le comité pense que M. Lombardino a fait preuve, dans son mémoire, d’un zèle pour le- bien de l’humanité qui lui fait honneur ; mais, étranger aux connaissances d’hy-drodynamic, il a dû nécessairement commettre quelques erreurs. Quant à la question de savoir si les conditions qu’il s’est imposées seront remplies, ce n’est qu’à l’expérience qu’il appartient de prononcer à cet égard. Toutefois le comité propose 1° de remercier M. Lombardino de sa communication, 2°de le féliciter des vues philanthropiques qui l’ont déterminé à s’occuper de la question importante qui en a formé l’objet. 3° d’ordonner le dépôt du mémoire dans les archives. (Approuvé.)
- Au nom du comité de commerce, M. de Marivault rend compte d’une communication de M. Bresson, ingénieur civil à Rouen.
- M. Bresson a adressé à la Société une notice sur l’exposition des produits industriels du département de la Seine-Inférieure, et des réflexions sur les moyens d’améliorer le sort des classes ouvrières.
- Le comité, en proposant au conseil d’autoriser le dépôt de ces mémoires dans la bibliothèque et d’adresser des remercîments à l’auteur, pense qu’il ne convient pas d’engager une discussion sur l’organisation des travailleurs; cette importante question pourrait être renvoyée à une commission spéciale qui, après l’avoir envisagée sous toutes scs faces, proposerait la recherche des moyens de prémunir les ouvriers de toutes les classes et de toutes professions contre les doctrines pernicieuses et les promesses mensongères que leurs prétendus défenseurs mettent en avant pour exploiter leur crédulité.
- Après une discussion, le conseil décide que le comité de commerce, auquel sera adjoin t un membre de chaque comité, examinera s’il y a lieu de proposer un prix sur l’organisation du travail ou de faire une instruction pour les ouvriers.
- Au nom du même comité, M. Delamtre fait un rapport sur les mémoires de M. Labbé relatifs à l’état actuel de la production.
- M. Labhè, membre de la Société et l’un des fondateurs du bazar central de l’industrie, a publié, depuis plusieurs années, des mémoires qu’il a fait parvenir, soit à l’administration, soit à l’Institut, soit à la Société d'encouragement, dans le but d’appeler l’attention des autorités et des corps savants sur l’état actuel de la production.
- L’auteur a profondément médité sur les tristes effets d’une production irréfléchie, soit qu’elle ait pour cause la stagnation momentanée des affaires, le manque de débouchés à l’intérieur et à l’extérieur, soit que les objets fabriqués restent trop souvent inconnus aux consommateurs, soit enfin que la mauvaise confection des produits, en détruisant la confiance, produise ces engorgements qui conduisent non plus à un malaise de quelques instants, mais à une crise commerciale.
- Pour remédier à ce fâcheux étal de choses il suffirait, suivant M. Labhè, 1° d’encourager les perfectionnements sous le rapport de la bonne confection et du bon marché; 2® d’aider, par tous les moyens possibles, à l’écoulement des produits. Dans ce but, il demande que la Société ouvre une exposition permanente, qu’elle n’y admette que les produits supérieurs par leurs perfectionnements, par leur loyale confection et par un prix modéré qui en répande et en multiplie la consommation.
- Le comité, tout en applaudissant au zèle et à la persévérance que met l’auteur à poursuivre le succès d’une création à laquelle il accorde peut-être trop d’importance, ne
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- pense pasquïl y ait lieu de la part de la Société d’accueillir sa demande^mais, comme JIes mémoires qu’il a adressés ont un but d’utilité publique et renferment d’heureuses indications pour le cas où la Société croirait devoir un jour donner quelque extension à ses expositions, le comité propose de les déposer dans la bibliothèque et d’adresser des remcrcîments à M. Labbê. (Approuvé.)
- Communications. M. Payen communique une lettre de M. Mathieu de Domhasle qui annonce l’intention de présenter, cette année, au concours le procédé de fabrication du sucre de betterave par macération, qui a reçu, depuis ses dernières publications, d’importants perfectionnements ; il fera constater avec le plus d’authenticité possible le résultat des opérations pendant une semaine au moins de travail continu, et il demande que la Société nomme*des commissaires pour y assister.
- La proposition de M. de Dombasle est adoptée et le conseil désigne, en qualité de commissaires, MM. Braconnot, correspondant de l’Institut, Masson, membre de la Société d’agriculture de Nancy, et Simonin, pharmacien à Nancy.
- M le baron Sèguier saisit cette occasion pour annoncer qu’il déposera sur le bureau des échantillons de sucre de premier jet produit de la fabrication de la dernière campagne et qu’à son passage à Roville il a coupé dans la forme 3 ce sucre n’a subi ni terrage ni raffinage.
- Le même membre annonce que M. de Dombasle a témoigné le désir que la Société provoquât une fabrication de bouteilles munies de bouchons de verre. M. Sèguier pense que ce sujet est digne d’être pris en considération : on pourrait le renvoyer à une commission qui examinerait si cette fabrication est susceptible de donner lieu à une proposition de prix.
- M. Boquillon donne des renseignements sur lesprocédés d’électro-typie ayant pour but la production directe de planches en taille-douce dont les épreuves imitent le lavis 3 il fait connaître les essais faits en Allemagne et ceux qu’il a répétés pour éviter les accidents qui peuvent survenir dans celte application des procédés électro-typiques; il termine en offrant de mettre à la disposition de la Société une planche ainsi disposée dont on pourrait tirer des exemplaires pour être joints au Bulletin. v
- M. le président adresse à M. Boquillon des remcrcîments pour cette offre, qui est acceptée.
- Séance du 2 décembre 1840.
- Correspondance. Le roi, désirant faciliter les expériences que se propose de faire la Société d’encouragement sur les moyens de garantir les bois contre les altérations de diverses natures auxquelles ils sont exposés, a chargé l’intendant de la liste civile de mettre à sa disposition un ou deux arbres de chacune des espèces de sapin, pin et chêne, soit sur pied, soit abattus.
- M. Payen fait connaître que celte mesure a reçu son exécution et que la liste civile s’est empressée de mettre à sa disposition des arbres en plus grand nombre que celui demandé, et que dans une des prochaines séances il rendra compte des expériences auxquelles ces bois ont été soumis.
- M. Milard fils, à Ménil-Saint-Père, prèsTroyes (Aube), annonce que, depuis le mois
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- de juillet dernier, il fait usage de la machine à fabriquer les briques imaginée par M. Camille, et qu’il en a obtenu une économie très-sensible dans la confection des produits, qui l’emportent en qualité sur ceux faits à la main.
- M. Carny, directeur de la saline de Dieuze (Meurthe), en réponse à l’invitation de transmettre à la Société les observations qu’il a pu faire dans son établissement sur l’action plus ou moins prolongée de matières salines ou de l’eau salée sur les bois de construction, sous le point de vue spécial de leur durée ou de leur conservation, adresse des documents à ce sujet et des échantillons de bois conservés, qui datent de 1804 et de 1807.
- M Magny, à Troyes, envoie le dessin et la description d’une charrue à laquelle il annonce avoir apporté des perfectionnements.
- Objets présentés. M. Romancé, mécanicien à Paris, présente les pian et description d’une machine à vapeur pour laquelle il a pris un brevet d’invention et qui fonctionne rue des Marais, 49;
- M. Daubigny, peintre-décorateur, rue des Rosiers au Marais, 7, divers essais d’un procédé d’enduits et de peinture à l'huile pour conserver les statues et sculptures en pierre, en plâtre, en terre cuite, en plastique, etc., et peindre sur des murs en plâtre, frais et humides.
- M. Rollet, ingénieur delà marine, transmet le procès-verbal des expériences, faites à la boulangerie générale des hôpitaux et hospices civils de Paris, d’un procédé de panification sur lequel il appelle l’attention de la Société.
- M. Carné (Urbain), rue Saint-Jacques, 160, adresse un mémoire sur un projet de calorifère agricole. /
- M. Quentin-Bar and demande que la Société nomme des commissaires pour examiner les améliorations qu’il a successivement apportées dans la construction du hache-paille.
- M. Gandais, rue du Ponceau, 42, rappelle qu’il a fait hommage, à la Société, d’une brochure publiée en 1839 sous le titre Notice historique sur l’art du plaqué. Cette notice contenant quelques recherches historiques qui offrent de l’intérêt et l’exemple de cette publication en pouvant encourager d’analogues dans d’autres branches d’industrie, M. Gandais demande qu’il en soit fait mention dans le Bulletin.
- 11 est fait hommage à la Société,
- 1° Par la Société pour l’instruction élémentaire, de son Bulletin pour octobre 1840 ;
- 2° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de décembre 1810 des Annales de Vagriculture française ,•
- 3o Par M. Jules Desportes, du n° 28 du journal le Lithographe ,•
- 4° Par MM. Vandermaelen et Muisser, à Bruxelles, du prospectus d’un ouvrage intitulé Tables générales d’indications des connaissances humaines.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Calla fait un rapport sur le séchoir volant pour chaînes de tissus de M. Villemort-Maux.
- Le comité propose 1° de faire connaître cet appareil par la voie du Bulletin en y insérant le rapport; 2° de renvoyer le rapporta la commission des médailles. (Approuvé.)
- Trente-neuvième année. Décembrè 1840. 64
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- M. le baron Thenardgxpose que M. Petit de Beauverger, ancien membre du conseil, a légué une rente de500 francs pour l’entretien d’un enfant à l’école d’arts et métiers de Châlons. Aux termes du testament, la Société d’encouragement doit déléguer un de ses membres pour assister aux examens que le candidat doit subir. Cette formalité n’ayan t pas été remplie, le ministre de l’agriculture et du commerce demande que la Société désigne une personne du département de Seine-ei-Marnc pour la représenter.
- Après une discussion , le conseil décide que M. l’ingénieur eu chef des ponts et chaussées sera invité à accepter cette mission, et, dans le cas où il ferait lui-même, à d’autres titres, partie des examinateurs, il sera autorisé à déléguer ses pouvoirs soit à un ingénieur ordinaire, soit au professeur de mathématiques du collège.
- M. Théodore Olivier lit une note sur les compas à ellipse ; il rappelle que, dans une des dernières séances, il a fait connaître le principe d’un compas à ellipse qui lui avait été communiqué par le capitaine d’artillerie Ludwig, lors de son voyage à Carlsruhe.
- M. Olivier expose les motifs qui lui avaient fait penser que ce compas était nouveau mais l’invention en appartient à M. Baradelle fils, qui présenta à la Société en 1814 un instrument construit d’après un principe analogue. Ce fait ayant été signalé par M. Gaultier de Latouche, membre de la Société, M. Olivier s’est procuré chez M. Vincent Chevalier un autre compas du même auteur, construit en 1815 et entièrement différent, et qu’il serait utile de publier dans le Bulletin. Il ajoute que le compas qu’il fait exécuter par M. Desbordes a quelque analogie avec celui qui fut présenté en 1814 par M. Baradelle; mais il le croit préférable à celui de cet auteur.
- Le conseil partage l’opinion de M. Olivier sur l’utilité de la publication, et renvoie la proposition à la commission du Bulletm.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Dizè fait un rapport sur des questions adressées à la Société par MM. Andrieux et Sassez, propriétaires de carrières à plâtre à Château-Thierry, et relatives à la possibilité de conserver lalumière dans ces carrières à une profondeur de 33 mètres.
- M. le rapporteur décrit un appareil présenté à la Société par M. Dauret, de la Seine-Inférieure, cl qui lui parait propre à aspirer l’air contenu dans les carrières à plâtre.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin avec la gravure de l’appareil.
- M. le président regrette que le comité n’ait pas été à même de constater la nature des gaz qui se dégagent, ce qui aurait permis d’indiquer le mode de les neutraliser ou de les faire écouler par des moyens chimiques ou mécaniques. M. Payen ajoute que l’aérage des mines a été l’objet d’un travail étendu de M. Combes et qui a été consigné dans les Annales des mines.
- Le conseil, ne se trouvant pas suffisamment éclairé sur l’état des questions posées, adjoint le comité des arts chimiques à Celui des arts économiques, et arrête que des renseignements ultérieurs seront demandés pour motiver la décision à prendre.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Dizè fait un rapport sur des plaques de faïence pour cheminées , non susceptibles de se gercer, présentées par M. Pichenot.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles.
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- Après une discussion, le conseil approuve le rapport, sauf quelques modifications dans la rédaction.
- M. le président invite le comité à faire des essais avec les plaques de M. Pichenot, de manière à prouver que, dans toutes les circonstances où elles peuvent être employées, elles réunissent les qualités énoncées dans le rapport. -
- Au nom du comité de commerce, M. Delambre fait un rapport verbal sur une proposition de M. Renaud de Vilback relative à une exposition permanente d’objets d’arts et de sciences.
- L’auteur a eu l’occasion de visiter, pendant son séjour en Angleterre, une exposition permanente d’objets d’arts et scfences qui appartient à la Société d’encouragement des sciences pratiques, et à laquelle on est admis moyennant un prix d’entrée. On voit fonctionner dans cet établissement des appareils, des modèles, etc.
- M. de Vilback pense que la Société d’encouragement ferait une chose utile en suivant un exemple qui a produit d’heureux résultats en Angleterre.
- Le comité de commerce ne partage pas celte opinion; il fait ressortir les considérations qui en France ne permettent pas d’obtenir les mêmes résultats; elles sont tirées de ce que chez nous tous les cours sont publics et gratuits; il démontre que les ressources pécuniaires de la Société, qui d’ailleurs ont un but spécial, ne pourraient suffire à réaliser un projet de musée industriel dans le genre de celui qui est indiqué.
- En conséquence, il propose de remercier M. Renaud de Vilback de sa communication. (Approuvé.) '
- Au nom du comité d’agriculture, M. Huxard fait un rapport sur l’entretien d’élèves dans les écoles d’agriculture.
- Le comité propose de répartir ainsi qu’il suit la somme de 2,550 fr., qui reste disponible pour l’année 1841 pour l’entretien d’élèves agriculteurs, savoir : 850 fr. reliquat de l’exercice 1840, pour la seconde année d’étude de l’élève Page à l’institut agronomique de Grignon; et, sur les 1,700 fr. disponibles pour 1841 ,
- 1° D’allouer pour une troisième année d’étude à Grignon, de l’élève Blanche, 850 fr.;
- 2° Pour la pension d’un élève à l’institution de M. Dombasle, à Roville, 425 fr.;
- 3° Pour une demi-bourse d’un élève à l’institution agricole deGrand-Jouan (Loire-Inférieure), 4 425 fr.
- Total, 1,700 fr.
- Après une longue discussion sur la question de savoir s’il faut deux ou plusieurs années d’études dans les écoles d’agriculture, et sur le but que la Société «’est proposé en fondant des bourses dans ces écoles, le conseil, considérant que la durée des cours dans l’institut agronomique de Grignon est de deux années, rejette la proposition faite en faveur de l’élève Blanche,• et quant à l’élève Page, prenant en considération l’interruption forcée d’une année qu’il a éprouvée dans ses études, approuve l’emploi de la somme de 850 fr. pour une seconde année.
- Iæs propositions du comité relatives à la répartition d’une somme de 850 fr., dont moitié pour la pension d’un élève à l’école de Roville et l’autre moitié pour une demi-bourse à l’institution agricole de Grand-Jouan, sont également adoptées.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Séance du 16 décembre 1840.
- Correspondance. M. Bonafous, correspondant étranger à Turin, annonce que la ville d’Annecy a obtenu de S. M. le roi de Sardaigne l’autorisation d’élever, par souscription, un monument à la mémoire de l’illustre Berthollet. M. Bonafous appelle l’attention des membres de !a Société d’encouragement sur l’érection de ce monument, et les invite à honorer de leurs noms la liste des souscripteurs.
- M. Meurs, mécanicien à Valenciennes, adresse un mémoire descriptif des perfectionnements qu’il a apportés dans la construction de la balance à bascule, etjointàson envoi deux modèles de balance.
- M. deLagucheyaîné, à Clairvaux (Lot-et-Garonne), envoie le modèleetla description d’une pompe.
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien, Palais-Royal, n° 163, en rappelant que la photographie comprend deux parties distinctes, l’appareil optique et l’appareil mécanique, fait connaître les modifications qu’il a apportées dans l’une et l’autre partie. ^
- Objets présentés. M. Michel Turk, ingénieur-mécanicien, rue de la Harpe, n° 89, et M. Carter on 3 docteur en médecine, exposent qu’ils sont auteurs de divers appareils dont l’ensemble compose un appareil de vaporisation. Leur but a été de rendre les générateurs in explosibles, et en même temps de produire la vapeur avec plus d’économie qu’on ne le fait actuellement. Ils prient la Société défaire examiner ces appareils et annoncent vouloir prendre part aux divers concours ouverts pour la construction d’une pompe alimentaire, les moyens d’éviter les explosions, et de produire plus avantageusement la vapeur.
- M. Savaresse, rue des Ma rai s-d u-Temple, présente des appareils et des vases de son invention destinés tanta fabriquer qu’à contenir les eaux minérales gazeuses -,
- M. Cazal, fabricant de parapluies/divers perfectionnements qu’il a apportés à son système de parapluie.
- M. Victor Chevalier, rue Montmartre, nQ 140, annonce que depuis le rapport fait à la Société, le 5 juin 1839, sur l’ensemble de sa fabrication, il a cherché à réunir, dans son calorifère portatif et mobile, les meilleures conditions d’emploi du combustible et à modifier sa disposition intérieure, de manière à pouvoir l’adapter aux cheminées dont la force de tirage est variable. M. Chevalier demande que la Société veuille bien faire examiner cet appareil.
- M. Bully, professeur de sténographie, rue de Valois, n° 2, dépose la description d’un nouveau système de sténographie.
- Il est fait hommage à la Société ,
- 1° Par la Société royale d’horticulture, du numéro de novembre 1840 de ses Annales
- 2° Par M. G. Rieffel, de la 4e livraison de la Revue trimestrielle de Vagriculture de Vouest de la France.
- M. Francœur communique une lettre de M. Rat'ngo, horloger à Bruxelles, qui annonce avoir apporté au ventilateur des modifications dont il se propose de faire connaître plus tard les résultats; il le prie d’appeler l’attention delà Société sur une presse lithographique sans pédale, de son invention, qui a reçu l’approbation des imprimeurs-litho
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- PROCES-VERBAUX.
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- graphes de Bruxelles, et entre autres de M. Jobard. Il offre d’adresser à la Société les plan et description de cette presse.
- Rapports des comités. Au nom du comité d’agriculture, M. Oscar Lecïerc-Thoüin fait un rapport sur plusieurs communications deM. Bossin. Cet horticulteur a envoyé, à la Société, des échantillons et des notes au sujet 1° d’un seigle qui lui a été adressé d’Allemagne sous le nom de Vierland, 20d’un autre seigle qu’il possède depuis plusieurs années sous celui de muUicaule.
- Le seigle Vierland n’a pas paru devoir motiver dès à présent un rapport spécial, M. Bossin l’ayant compris dans des semis d’essai dont il fera connaître ultérieurement les résultats.
- M. le rapporteur, après avoir parlé avec étendue du seigle muUicaule, annonce que le comité regrette que les semis de ce seigle n’aient pas été faits comparaliveinent avec des semis de seigle de la Saint-Jean, afin de constater, mieux qu’on ne l’a fait jusqu’à présent, les caractères distinctifs des deux variétés, et ensuite leur dissemblance sous le point de vue cultural j que les expériences qui ont donné lieu au rapport, quoique satisfaisantes dans leur généralité, ne sont pas absolument concluantes aux yeux du comité. Toutefois la Société, en engageant M. Bossin à compléter ses expériences, doit lui témoigner l’intérêt qu’elle mettra à les suivre et le désir qu’elle éprouve de pouvoir en constater ultérieurement le succès. (Approuvé.)
- Communications. M. Millet, employé à l’administration des eaux et forêts, soumet à la Société le résultat de ses expériences sur la conservation et la coloration des bois. Avant de développer cette importante question, il entre dans quelques détails sur les recherches qui ont été faites à ce sujet -, ces explications lui paraissent nécessaires pour que la Société puisse apprécier la véritable valeur de telle ou telle découverte, et les droits que chaque auteur peut avoir à son approbation ou à ses encouragements.
- Le conseil renvoie le mémoire à la commission spéciale chargée de rechercher les meilleurs moyens de conservation des bois.
- M. le baron Sèguier communique des renseignements sur l’explosion d’une machine à vapeur établie dans une distillerie près de Liège, et fonctionnant ordinairement sous une pression de trois atmosphères. L’alimentation était régulière, et aucune cause apparente ne semble avoir déterrai né la catastrophe dont les effets sont inexplicables. La chaudière cylindrique à foyer intérieur a été coupée en travers etlesdeux parties ont ôté lancées avec-une très-grande force des deux côtés, renversant les murs et perçant les plafonds. On a remarqué que la machine était établie sur une aire d’asphalte, et on attribue l’explosion à l’électricité accumulée. M- Sèguier ajoute qu’il a entretenu M. Savart de ce phénomène, et que ce savant lui a cité un fait qui s’est manifesté dans le cabinet de physique du collège de France, et qui viendrait à l’appui de l’opinion émise sur la cause de cette explosion, qui a coûté la vie à plusieurs ouvriers.
- Séance du 30 décembre 1840.
- Objets présentés. MM. Vallet et Morgan, opticiens, à Paris, présentent un diorama portatif avec des modifications de lumière.
- M. Boucherie, docteur en médecine, rue des Saints-Pères, 67, adresse un mémoire
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- PROCÈS-VERBAUX.
- sur la conservation des bois que l’Académie des sciences a jugé digne de son suffrage* il y joint quelques pièces de bois préparées d’après les procédés dont il est l’inventeur.
- M. Délateur, ancien officier, rue Bayard, 5, présente un système de roues légères *
- M. Adam Luszewski, le dessin et la description d’une soupape de sûreté pour les machines à vapeur et d’un piston métallique, inventés par le comte Ck. Brxostoicski, qui lui ont été envoyés de Pologne *
- M. Lerebours, opticien de l’Observatoire et de la marine, un microscope dit Stanhope ,•
- M. Pasquier, serrurier-mécanicien à la Fer té-sous-Jouarre, une herse de son invention *
- M. Letellier, à Saint-Leu-Taverny , des considérations sur les procédés proposés pour la conservation des bois.
- M. Bebert, professeur à Chambéry, adresse une note sur le polygonum tinctorium et des échantillons de matière tinctoriale extraits de cette plante.
- M. Dumas communique de la part de M. Ogerau une note sur un nouveau procédé de tannage des cuirs par la circulation de l’extrait de tan, qui abrège considérablement cette opération.
- M. Michelin, membre du conseil, dépose sur le bureau un exemplaire des cinq premiers volumes de VAnnuaire du Journal des Mines de Russie, dont le colonel Tchefkine, major général des ingénieurs des mines de Russie, fait hommage à la Société.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Péclet fait un rapport sur le calorifère portatif et mobile présenté par M. Victor Chevalier.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné de la gravure de l’appareil. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen fait un rapport sur les procédés de conservation des bois imaginés par M. Brèant, membre du conseil.
- Le comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin et de le renvoyer aux Ministres de la marine, des travaux publics et du commerce. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur fait un rapport sur la fabrique d’horlogerie de M. Leroy.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin avec la gravure des mécanismes d’horlogerie et de le renvoyer au comité des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du comité de commerce, M. de Marivault fait un rapport sur une note de M, de Montureux relative à la possibilité de diminuer le prix des céréales de la plus grande partie de ce qui peut y être ajouté par les frais de manutention et par les chances d’altération des quantités conservées.
- Après avoir fait connaître le système de M. de Montureux, M. de Marivault rappelle qu’il a traité le même sujet il y a trois ans avec plus de développement, dans le double but d’assurer plus de fixité au prix des grains , et de faire entrer les propriétaires fermiers en participation des avantages qu’on peut s’en promettre. Il donne l’explication détaillée de son système, et demande que son mémoire soit publié dans le Bulletin.
- Après une discussion, le conseil renvoie le mémoire aux comités d’agriculture et de commerce.
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- Liste des Membres de la Société admis pendant Vannée 1840.
- Aubril, parfumeur, Palais-Royal, galerie de Valois, 139, à Paris.
- Balandine, quai des Augustins, 3g, à Paris.
- Barbier e,t Daubrée, négociants, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
- Béarn (le comte Hector de), rue Blanche, a3, à Paris.
- Bérendorff, ingénieur-mécanicien, rue Moufle-tard, 3oo, à Paris.
- Bertrand (Arthus), rue Hautefeuille, a3, à Paris.
- Biaise et comp.y fabricants de vases de fonte étamée, rue Saint-Pierre-Popincourt, à Paris.
- Bossange (Hector), libraire, à Paris.
- Breton frères, fabricants de papiers, à Grenoble (Isère).
- Breuzin, mécanicien-lampiste, rue du Bac, i3, à Paris.
- Brunet, rentier, quai d’Orléans, 3o, à Paris.
- Busset, géomètre en chef du cadastre du département de la Côte-d’Or, à Dijon.
- Cercle littéraire ( le président du ), à Colmar (Haut-Rhin).
- Cercle de lecture de Neufcliâtel (le président du).
- Chaleyer, mécanicien, rue du Roi-de-Sicile, 24, à Paris.
- Coiret ( L.), fabricant de peignes métalliques, rue Saint-Denis, 35o, à Paris.
- Constant-Traies, fabricant de perles, rue du Temple, 7 i,à Paris.
- Coulaux et comp, , manufacturiers, à Molslieim (Bas-Rhin).
- Cousin, mécanicien, à Bordeaux (Gironde).
- Decan et comp. ^fabricants de porcelaine, à Gri-gny (Rhône).
- Desnyau, arquebusier, rue J.-J. Rousseau, 5, à Paris.
- esportes (Jules), professeur de lithographie de
- l’institut royal des sourds-muets , rue d’En-fer, à Paris.
- Dietz (Ch.), ingénieur-mécanicien, rue Mar-bœuf, 11, à Paris.
- Duriez, propriétaire, rue Cliantereine, 10, à Paris.
- Faulcr frères, fabricants demaroquins, à Choisv-le-Roi ( Seine-et-Oise).
- Ferré de Ferris, aux Leurveillères par Mortain ( Manche).
- Fremy fils, répétiteur de chimie à l’école royale polytechnique.
- Frick, teinturier, rue de la Paix, 9, à Paris.
- Gasset, juge â la cour royale de Dijon, à Dijon (Côte-d’Or).
- Gauthier de Lalouche, rue Godot-de-Maurov, 1, à Paris.
- De Glinka, rue de Varennes, 37, à Paris.
- Gosse, propriétaire, à Metz (Moselle).
- Gouin, ingénieur civil, i'ue de Tivoli, à Paris.
- Gravet, rue Cassette, 14, à Paris.
- Grenier, horloger-mécanicien, faubourg Sairit-Martin, i3, à Paris.
- Griset (Antoine-Louis-Sulpice), fondeur, lamineur de métaux et fabricant de doublé d’or et d’argent, rue Ménilmontant, 79, à Paris.
- Guérin- Far y, maître de conférences à l’école normale, quai Saint-Michel, 27, à Paris.
- Guérineau-Favre , fabricant de chandelles , à Poitiers (Vienne).
- Guillaume (Achille), agent-caissier central du chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, rue de Lille, io5, à Paris.
- Hennecart, fabricant de tissus pour bluterie , rue Neuve-Saint-Eustache, 5, à Paris.
- Hérét icn, secrétaire de la Société d’agriculture du Lot, à Caliors.
- Hoffmann, mécanicien, à Nancy (Meurthe).
- Hugand fils, propriétaire, à Charlieu (Loire).
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- Hunould -Fontenelle , serrurier-mécanicien, à Argentan (Orne).
- Jean (Amand-Benoît- Joseph), négociant, rue d’Angoulème-du-Temple, 27, à Paris.
- Jorès, négociant, 111e de Trévise, 9, à Paris.
- Lacroix (L.), constructeur de machines à vapeur, à Rouen (Seine-Inférieure).
- Lalanne, ingénieur des ponts et chaussées, à Saint-Brice, près Ecouen (Seine).
- Lange-Desmoulins, fabricant de couleurs, rue du Roi-de-Sicile, 32, à Paris.
- Lapointe, mécanicien, rue Jarente, 6 bis, à Paris.
- Lelogé, fabricant de fontaines à filtre ascendant, rue Saint-Etienne-Bonne-Nouvelle, 15, à Paris.
- Lerebours (Noël), ingénieur-opticien, place du Pont-Neuf, à Paris.
- Lescellier de Blécourt, propriétaire, au Cellier, près Laon (Aisne).
- Levasseur, directeur d’imprimerie, à Louviers (Eure).
- Levavasscur, fabricant de becs de lampes en cuivre, rue Montmorency, 18, à Paris.
- Loysel et Froger, ingénieurs civils , rue du Grand-Prieuré, 10, à Paris.
- Maître, maître de forges, à Châtiilon-sur-Seine (Côte-d’Or).
- Malherbe, propriétaire, à Selongev, arrondissement de Dijon (Côte-d’Or).
- Margraz, ingénieur-opticien, rue Saint-Merry, 15, à Paris.
- Marioite, mécanicien, impasse Saint-Sabin, ai, à Paris.
- Monnier, quai des Augustins, 45, à Paris.
- Nozo, ingénieur civil, attaché au chemin de fer d’Orléans, à Corbeil (Seine-et-Oise).
- Ogerau, membre du conseil général des manufactures, rue de BufFon, 5, à Paris.
- Olivier (Adolphe), ingénieur des ponts et chaussées, à Pont-Audemer (Eure).
- Perlot, graveur typographe, rue Saint-Pierre-Amelot, 18, à Paris.
- Sainte-Croix, fils (le marquis de), rue Tronchet, 29, à Paris.
- Saint-Féréol (de), ingénieur civil, quai Manquais, i5, à Paris.
- Saladin (Eugène), ingénieur-mécanicien, à Mulhouse (Haut-Rhin).
- Savary, fabricant de stores, rue du Roule, 1, à Paris.
- Soufleto, fabricant de pianos, rue du Faubourg-Saint-Martin, 174, à Paris.
- Vanüllart, fabricant d’aiguilles à coudre, à Mc-rouvel, près l’Aigle (Orne).
- Cav.ssin-Char dane, conducteur au corps royal des ponts et chaussées, à Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise).
- Vibraye (le comte Paul de), rue de, Varennes, 10, à Paris.
- F’ileoq, menuisier-mécanicien, à Meaux (Seine et-Marne).
- Zang, propriétaire, rue de Richelieu, 92, à Paris.
- Correspondants étrangers.
- Amoretii frères et Sassi, imprimeurs et fondeurs en caractères, à Bologne (Italie). Conservatoire des arts, à Madrid.
- Decq, libraire, à Bruxelles.
- Figueiredo (le marquis Emmanuel de), professeur de technologie dans l’université de Coimbre (Portugal).
- Leroux, de Mons, à Mons (Belgique).
- Rinchan et Félisse, libraires, à Madrid.
- Schodel, mécanicien, à Saint-Petersbourg. Veinlig, docteur-médecin, rédacteur du Jour- , nal central polytechnique, à Leipsick (Saxe).
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- TABLE ALPHABETIQUE
- DES NOMS DES AUTEURS MENTIONNES DANS LA TRENTE-NEUVIEME ANNEE DU BULLETIN.
- ... ... >^g<gB»-—
- A.
- Andricux et Sassez, exploitation des carrières à plâtre, 498.
- Argenleuil (d’) , legs, 292.
- Aroza, conservation des bois, 20.
- Aubert, aubes amovibles pour bateaux à vapeur, ix5, 237 ( méd. argent), 299.
- Aubril, cuirs à rasoirs, 225.
- B.
- Bapst, legs, 2g3.
- Bapterosse et Feldtrappe, coupe-mèche, 223.
- Baradelle, compas à ellipse, 49^*
- Bar roux, moyen dynamométrique, 127.
- Bastien, dégorgement des conduites d’eau, 423.
- Bayard, dessins photographiques sur papier, ïii.
- Beaufort, culture du madia sativa, io3.
- Becquerel, papier photographique, 149; — application des forces électro-chimiques à la métallurgie, 407.
- Benoist, métier à façonner les mèches de chandelles, 29g (méd. argent), 3oo, 464*
- Berghofer, cuirs à rasoirs, 160.
- Bernard, amélioration des instruments aratoires, 116.
- BerriJils, procédé photogénique, 112.
- Berlhollet, monument à éx’iger à sa mémoire, 000.
- Beslay, chaudière à vapeur, 104-
- Besseyre , extraction de la matière colorante des bois de teinture, 52.
- Billy, action des marées sur l’eau des puits forés, 194.
- Bonafous, dessiccation de la betterave, 270.
- Bonnemain, incubation artificielle, 195, 252, 254.
- Bontemps, fabrication du flint-glass, 4oo.
- Baquet, encrier-pompe , 184.
- Boquillon, régulateur du gaz; galvanoplastie (méd. de platine) , 3o5. — Galvanoplastie, 339. — Régulateur de l’émission du gaz, 466; — production directe des planches en taille-douce par l’éleclro-typie, 497-
- Bossin, graine de madia saliva, io3, 1 17; — seigle multicaule, 493,5oi.
- Boucher, fabrication du sucre de betterave, 134.
- Boucherie, conservation des bois, x5r.
- Bouffier, délitement des vers à soie, 194, 235, 269.
- Bourgnon de Layre, industrie sérigène dans le département de la Vienne, 101, 117.
- Bournet, serrure perfectionnée; 276, 294 (méd. bronze), 295, 334-
- Boyer, culture du mûrier, 343.
- Bréant, conservation des bois, 5o2.
- Bresson, moyen d’améliorer le sort des ouvriers. 495.
- Breton, photographie, i58.
- Breza, tissus incombustibles, 2.3o.
- Brunei, assemblage despièces de charpente, 348*
- Brunet de la Grange, sur les magnaneiies établies en France, 43o.
- Brunier, machine à épuisement, 187,
- Budy, étamage de la fonte, ig3, 3o8 (méd. or),
- 3°9.
- Burel, niveau de réflexion, 6.
- Burr, laminage du plomb, 4° 7.
- C.
- Cadou-Taille fer, sur l’importation des aiguilles à coudre, i4°>
- Carey, pavage en bois, 2.65.
- Castera , sociétés philanthropiques, 120; — moyen de sauvetage, 438.
- Trente-neuvième année. Décembre 1840.
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- Chastellux, sangsues, 345.
- Chaussenot aîné , système de sûreté contre les explosions des machines à vapeur, 197, 208.
- Chaussenot jeune, calorifère à circulation d’air chaud, 92, 94; —machine pour couper et •diviser les betteraves, 43-
- Chevalier (\ ictor), calorifère portatif et mobile, 502.
- Chevalier (Cli.), Manuel dit micrographe, 84.
- Chevallier (A.), sur le madia sativa, plante oléagineuse, io3 ; —sur le nettoiement des conduites en fonte de Bourbonne-les-Bains, 4-12, 421*
- Clegg, compteur à gaz, 479*
- Cogher et Higgins, bancs à broches de filatures, 472.
- Colladon et Duchène, emploi de la vapeur contre les incendies, 1 f 4-
- Corrige-, construction de moulins, 129.
- Cotelle, moyen de pui’ifier l’eau de mer, 4°9-
- Coulaux, fabrication de grosse quincaillerie, — faux, faucilles, 3io (méd. 01), 311, 4*3-D.
- Daguerrc, nouveau moyen d’ioder les planches métalliques, 113.
- Daly, journal intitulé : Revue générale de l'architecture, 494-*
- Z>’y//ce/,dégorgementdes conduites d’eau, 321.
- Davis, fabrication du savon, 192.
- Decoster, filature du lin, 284, 325, 35i ; — poulies dites universelles, 465.
- Delacour, rouleau copiste et boîte typographique, i83.
- Delamorinière, tarauda expansion, 4.
- Delarive, procédé de dorure sans emploi du mercure, 190.
- Delisle, pavage en bois, 265.
- Derosne (Ch.), sur la question des sucres, 233, 2.36.
- Dcshassayns de Richemont, soudure du plomb, 336.
- Deshordes, niveau à lunette, 1î —instruments de précision, 279.
- De sch, alliage pour objets d’ornement, 89.
- Desnyau , fusil de chasse perfectionné , 121 (méd. argent), 3oi.
- Dietz (Ch.), remorqueur à vapeur pour les routes ordinaires, 106, 457 ; — macliiue à vapeur à haute pression, 328.
- Discry Talmàur, porcelaine, i58.
- Donné, procédé photogénique, 270.
- Dorn, toitures nouvelles, 36.
- Dowling, étoffe de laine foulée, 348.
- Diibucj pompe d’arrosement, 235, 25g.
- Ducarne de Blangy, appareil de sauvetage, 44-
- Duparc (L.), roues à aubes des bateaux à vapeur, x 15, i45, 238, 23g; — construction et installation des bateaux à vapeur, 188 ; — perfectionnements dans la navigation à vapeur, 3o6 (méd. de platine), 307 ; — clino-mètre, 274.
- Dupont, transport d’anciennes et de nouvelles impressions, 196.
- E.
- Eck et Changarnier, construction de moulins,
- I29-
- Egen, expériences sur le frein dynamométrique, 83.
- Eude, mesureur à gaz, 494-
- F.
- Fanzvoll, moulures en bois, 196, 2x3 (méd. de platine), 3o2.
- Fauvelle, pile de pont sans batardeau, 475.
- Fawcett, machines à vapeur de grande dimension, 263.
- f'7«/'tf?,travauxd’encaissementdelaDurance, 8.
- Fichlenberg , vernis pour dessins pliotogénés ,
- i58.
- Filliol, sièges d’aisances inodores, 2.57, 258.
- Fontaine , pétrisseur pei’fectionné, 23.
- Fontainemoreau, peignage de la laine, 228; — moyen de garantir le fer de la rouille, 434-
- Frantz, sculpture en bois (méd. or), 310, 381.
- Frick, teinture et apprêt, 276, 295 (méd. bronze), 296.
- Fourncyron, moyen d’éteindre les incendies, 48 x.
- Fusz, ressorts de voitures, ig3.
- G.
- Gandais, notice historique sur la fabrication du plaqué, 497.
- Galy Cazalat, bouchon fusible pour chaudière à vapeur, 2o5.
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- Gerstner (de), sur les chemins de fer de l’Amé-{Jouff'roy (de), aubes articulées rique, 15.
- Germis, machine à fouiller la terre, i46. ' Gillet, tannage des cuirs, 245.
- Girardet, gravure en relief sur cuivre et sur pierre, 119.
- Gobert (madame), laques de garance, 283, 4t>4* Graenacker et Frantz, sculpture en bois (méd. or), 010, 38i.
- Granger, armures et objets de luxe, 3o2 (méd.
- de platine), 3o4-Grenier, parapluies, 194.
- Guilbaucl, éclairage par le gaz, 247.
- Guillaumet, cloche de plongeur, 107.
- Guinand, fabrication du flint-glass, 4&)-Guitard, voitures inversables, 493.
- G urneéclairage oxy-oléique, 48° •
- H.
- Hall, moyen de brûler la fumée dans les fourneaux, 434-
- Hallette, machine à draguer, 187.
- Hancock, doublage des navires, 431.
- Havard, cuvettes d’aisance hydrauliques, 49» 5o (méd. de bronze), 297.
- Hébert, embaumement des cadavres, 35o. Héricart de Thury, puits forés à Grenelle, 3g5. Hcrschell, moyen d’augmenter la lumière des lampes, 34g.
- Iieuzé, fabrication de la dextrine, ai,
- Hodgson, pavage en bois, 265.
- Hubsch, construction de bâtiments, 3g 1. Huerne de Pommeuse, sur les chemins de fer de l’Angleterre, i3.
- J.
- Jacob, fabrication de la dextrine, 21.
- Jacobi, galvanoplastie, 33g.
- Jametel, four aérotherme, 23, 26.
- Jobard, effet de l’eau dans les puits artésiens , ig4; — gravure à l’eau-forte, 271.
- Johnson, palladium trouvé dans l’or, 269. Johnson (Ed.), nomenclature des chemins de fer de l’Angleterre, 13.
- Jollivet, legs, 292.
- Jomard, système des poids et mesures établi à Nàpl es, 236.
- Jones, préparation de l’amidon, i5o.
- pour bateaux à vapeur, 226 ; — navigation à la vapeur, 474* Jurisch, semelles mobiles, g5.
- K.
- Karmel, seigle multicaule, 4g3-Kesler, construction de machines, 3go.
- Klein, teintures des châles en réserve, 341 • Knight, impression en couleur des cartes géographiques, 229.
- Kobel-l, procédé électro-typique, 481.
- Kaechlin (A.), filature du coton, 473.
- L.
- Labbé, théorie de la grêle, 32.
- Labbé, état actuel de la production, 49®* Laffore, instrument de perspective, io4-Laignel, divers appareils de précision, 493. Leblanc, niveau de réflexion perfectionné, 6. Lebrcton, chaussures imperméables, 160, i85. Lebouteiller, journal de l’industrie, 160. Leclerc, bateau portatif, 476.
- Lelogé, fontaines filtrantes (méd. br.), 296. Lenseigne, râpes à taille rhomboïdale, 99 ; — déversoir, 100; — moule à balle, 129. Léonard, instruments d’agriculture perfectionnés, 117.
- Leroy, horlogerie, 5o2.
- Lesseré, encrier nouveau, dit apothétique, 3 î 4 (ment, honorable), 316.
- Leyden et Kermcns, filature du coton, 473. . Lirac (de), dessiccation de la betterave et extraction de la matière sucrée, 176.
- Lombardini, moyen de rendre ies bateaux insubmersibles, 4g5.
- Lucas, voyage de circumnavigation, 235, 261. Isudwig, compas à ellipse, 384*
- M.
- Mabire, niveau de réflexion, 6.
- Mac Gauran, fabrication du papier, 267. Magnin Jonard, pâtes françaises, façon d Italie, 96.
- Manbj, appareil de sauvetage, 44-Margraz, lunettes jumelles, 47»
- Marivault (de), moyen de diminuer le prix des grains, 5o2.
- Massé, marchepied de voiture, i3i, i33. Mathey, rames à deux cintres mobiles, 160.
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- Mathieu de Domhasle, fabrication du sucre de betterave, 496; — bouteilles à bouchons de verre,ibid.
- Maviez, traité de la peinture en bâtiment, 276.
- Ménotti, savon hydrofuge, 274*
- Mercier, pianos droits, 160, 216, 218 (méd. argent),'299.
- Mignard-Billinge, cordes depianos en acier ,118.
- Millet, magnanerie, 101.
- Millet, conservation des bois, 5oi.
- De Montureux, diverses inventions , 494» — moyen de diminuer le prix des céréales, 5o2.
- Moreau, sculpture du marbre, 335.
- Morin, appareil dynamométrique, i45, 492-
- Mornay, roues à aubes des bateaux à vapeur, 240.
- Mouchot, boulangerie perfectionnée, 22, 28.
- Moulion, multiplication des sangsues, 346.
- Mulot, percement de puits forés, 3q6.
- N.
- Nasmylh, verres optiques, 433.
- Ncilson, moyen de garantir le fer de l’oxydation, 434.
- Neville, organsinage de la soie, 160, i6i,3o5 (méd. de platine), 3o6, 418.
- Northomb, sur les chemins de fer de la Belgique, 16.
- O.
- Ogerau, tannage des cuirs perfectionné, 5o2.
- Olû’icr (Théod.), établissements industriels du grand-duché de Bade, 353, 384;—compas à ellipse, 498-
- Oi’crton, biscuits 4e mer, 268.
- P.
- Pasley, inflammation de la poudre sous l’eau par une batterie voltaïque, ni.
- Patterson, machine électro-magnétique, 263.
- Payen, cours de chimie appliqué aux arts, 4o.
- Pcclet, manomètre pour chaudières à haute pression, 109. I
- Pecqueur, machine à vapeur à rotation directe, 167.
- Pcligot et Alcan, acide oléique pour la préparation des laines, 477*
- Pclissery, moyen de faciliter la coupe des habits, 4s5. #
- Peltzer, industrie sérigène, 343.
- Peyret Rallier, chemins de fer, i45.
- Pichenot, plaques en faïence ingerçables , 498. Piobert, moulins de la province de Constantine,
- i44-
- Plessy, leviers mobiles, 320.
- Poidebard, dévidage de la soie, ig5.
- Poirel, fondation à la mer pour les jetées des ports, 476.
- De Praslin , nouveau système de parquets, 235.
- Proeschel, objets de literie bourrés de crin végétal, 25o.
- Prony, frein dynamométrique, 81.
- R.
- Raincelin, charnière à ressort pour portes d’appartements, 461.
- Raingo, presse lithographique sans pédale, 5oo. Redmann, transport de gravures, 435. Reinhardt, moulin à meule cylindrique, 392,
- 394-
- Renaud de Vilback, expositions industrielles ,
- 4".
- Rieffel, amélioration de l’agriculture dans l’ouestde la France, 278, 312 (méd. or), 314. Robert, fusil de chasse, 121.
- Robin, appareil pour la destruction des alucites dans les blés, i5g.
- Robinet, magnanerie, 101.
- Robison, application du gaz hydrogène au chauffage, 268; — moyen de brûler le gaz pour l’éclairage, 478.
- Rogers, construction des murs en briques, 348. Rouffet, petites machines à vapeur, 3, 85 (méd. argent), 298.
- Rouget deLislc, couleurs, lithographie, 321,
- 424.
- Rousseau (madame), incubation artificielle, 25s. Rudge, nouveau locomoteur, 43i.
- Russel, navigation sur les canaux de l’Ecosse, 188.
- Ryan, séchage des chaînes de soie, 228.
- S.
- Saint-Amans, faïences, grès et poteries fines,
- 3ig.
- Saladin, filature du coton, 474-
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-
-
-
- ( 509 )
- Sauley (de), régulateur solaire, 432.
- Saurage, réduction des figures de ronde bosse, 192.
- Schlumberger, filature du coton, 473.
- Sckodel, iodage des plaques du daguerréotype,
- 120, iZ']. -
- Schubarth, sur les produits des mines et l’état de l’industrie en Prusse, 35.
- Séguier(A.), nouveau producteur à vapeur, 5i;
- — appareil photographique simplifié, 87 ; — proposition de prix pour le perfectionnement de la photographie, 117, 120; —ioduration des plaques photogénées, 148, 2.36;— épreuves photographiques coloriées, ig4; — appareil pour maintenir l’eau à un niveau constant dans les chaudières de vaporisation, 123;
- — explosion d’une chaudière à vapeur, 5oi.
- Seguin, gaz d’éclairage, 147 -
- Silrester, fourneaux fumivores, 4 12.
- Soleil, perfectionnements dans la daguerréoty-pie, x4g, 23i.
- Sorel, incubation artificielle, 195, 252, 254;— appareil pour régler la chaleur d’une manière [constante, 255 ; — soupape de sûreté pour les machines à vapeur, 117, i44*
- Soria (madame), nouveau clavier de piano, 41 •
- Spencer, médailles, copiées à l’aide du galvanisme, 113.
- Stead, pavage en bois, 265.
- Swindells, fabrication du bleu de Prusse, 477•
- T.
- Talbot, papier photogénique, 112.
- Taylor, machine électro-magnétique, a65.
- Taylor, bouclier pour les bateaux à vapeur, 432.
- Thibault, appareil de sauvetage en cas d’incendie, 43, 45.
- Thierry, perfectionnements dans les bancs à broches des filatures, 472.
- Thompson, fabrication du bleu de Prusse, 266;
- .— purification du cuivre, ibid.
- Trécourt et Oberhaeuser, microscope achromatique, 110.
- 'Trcriihick, bouchons fusibles pour chaudières à vapeur, ao5.
- Troughton, réduction du minerai de cuivre, 110.
- U.
- Ulhorn, machine à monnayer, 387.
- V.
- Fallot, destruction des bois de pin, i53.
- Fantillard, aiguilles à coudre, 118, 156, 220 (méd. or), 3i 1,4^7-
- Fauquelin, procédés de tannage des cuirs, 90, 244, 3oi (méd. argent), 3o2.
- Ferignon, papier photogéné, 231.
- Figuier, pont portatif et ployant, 242.
- Filcoq, tarares et coupe-racines, 297 (méd. br.), 298.
- Fillemort - Maux , appareil pour sécher les chaînes des tissus, 497-
- Villeneuve, tarare, 344*
- Fiollet, théorie des puits artésiens, 38 ; — mesure de la puissance des usines par le frein dynamométrique, 81, 82; — contentieux des usines hydrauliques, 221.
- W. «
- Waldech, taraud à expansion et à diamètre variable, 1 74-
- TFalferdin, sur le jaillissement des eaux des puits artésiens, 3g6.
- TVapshare, blanchissage à la vapeur, 267.
- TFieseman, préparation du sulfate d’alumine,
- 476.
- TFilliams, purification du bitume, 266.
- TFiltz, ciseaux à leviers, 138.
- TFinnerl, appareil pour empêcher le refoulement de la fumée dans les cheminées, 137.
- TFoolrich, fabrication du blanc de plomb, 4o6.
- TT y e Williams, bateau à canal, 431.
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- ( 310 )
- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA TRENTE-NEUVIEME ANNEE DU BULLETIN.
- ♦
- A.
- Acide chromique appliqué à du papier destiné à reproduire des dessins pliotogènes, par M. Becquerel, 149-
- hydrochlorique mêlé d’eau ; on y trempe les rasoirs pour les faire couper , 225. — Dissout les incrustations des conduites cTeau, 423.
- — oléique, de son emploi pour la préparation des laines, par MM. Peligot et Alcan, 477-
- Agriculture de l’ouest, perfectionnée, par AI. Rieffel, 3i2 (rnéd. d’or), 314*
- Aiguilles à coudre, proposition d’élever le droit d’importation sur celles provenant de l’étranger, par AI. Cadou Taillefer, i3o. — Fabriquées par M. Wantillard, 220 (méd. d’or), 3i 1.
- Alliage destiné à la confection des objets d’ornement, par M. Desch, 89.
- Amidon , nouveau procédé de fabrication de 1’, par M. Jones, i5o.
- Appareil photographique simplifié, par M. Sé-guier, 87 (pl. 790).
- — de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur, par M. Chaussenol aîné, 208 (pl. 798, 799).
- Appartements, nouveau système de carrelage des, 349*
- Ardoises employées au carrelage des appartements, 349.
- Argent, de son traitement sans l’intermédiaire du mercure, par M. Becquerel, 4<>7- —Doré par le procédé électro-chimique de M. Dela-rive, 190.
- Armures et casques en fer poli à l’imitation de ceux du moyen âge, par M. Granger, 278, 3o2 (méd. de platine), 3o4.
- Artillerie, nouveau système d’, du grand-duché de Bade, 385.
- Aubes amovibles pour roues de bateaux à vapeur, par AI. Aubert, 237, 240 (pl. 801).
- — articulées et à mouvement alternatif pour-bateaux à vapeur, parM. de Joujfroy, 226.
- B.
- Bancs à broches de filature (perfectionnements des), par M. Thierry, 472 •
- Bateaux à cariai, par M. TVye Williams, 431 -— Portatif, par M. Leclerc, 476; moyen de les rendre insubmersibles, par M. Lombar-. dini, 4q5.
- — à vapeur perfectionnés, par M. de Joujfroy, 226, 474* — Aubes amovibles pour roues des, par M. Aubert, 2.3']. — Mus par une vis d’Archimède, 347* — Anglais naviguant
- — sur mer, de leur installation, par M. Du parc, 188. — Moyen de les garantir du choc des vagues de la mer, par M. Taylor, 432.
- Béton, de son emploi pour les fondations à la mer, 475.
- Betteraves, machine pour couper et diviser les, par M. Chaussenet jeune, 43 (pl. 786). — De leurs conservation et conversion e» sucre*, par M. Boucher, 134- —— De leur dessiccation par la chaleur, par M. de Lirac, 176, i 79, 181, 182. — Desséchées par le froid , par M. Bonafous, 270.
- Bibliographie industrielle, 482.
- #
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- ( 511 )
- Bïchlorure de mercure, de son emploi pour la conservation des bois, 20.
- Bichromate de potasse, son application à la préparation du papier pliotogéné , par M. Becquerel, 15o.
- Biscuits de mer, fabrication perfectionnée des , par M. O ver Ion, 268.
- Bitume, moyen de le purifier, par M. TVilliams,
- 266.
- Blanchissage à la vapeur, par M. TVapshare,
- 267.
- Blanc de plomb, nouveau procédé de fabrication du, par M. TVoolrich, 4o6.
- BleudePrusse, desapréparation,parM. Thompson , 266. —Par M. Swindells, 47 7 «
- Boîte typographique, par M. Delacour, i83.
- Bois, moyen de les conserver, par M. Aroza, 20;—parM. Boucherie, 151 ;—parM. Bréanl. 5oa. —Essais entrepris parles commissaires de la Société, sur la conservation des, 4.11. — Mémoire de M.Millet, sur la conservation des, 5o 1. — Appliqués au pavage des rues, 265. — Procédé mécanique pour les mouler et sculpter, parM. Fanzvoll, 214* —Par MM. Grae-naker et Frantz, 381, 382. — Procédé pour les rendre incombustibles, parM. Breza, 23o. — Mode d’assemblage des pièces de, par M. Brunei, 348.
- Bo is de pin maritime, de sa prompte altération, I par un insecte nommé callidie portefaix, i53.
- — de teinture, moyen d’en extraire la partie colorante, par M. Besseyre, 52.
- Boulangerie de M. Mouchol, description de la, 28. — Opérations qui y sont pratiquées, 3i I
- (pl. 783, 784).
- Bouteilles à bouchons de verre, parM. de Dom-basle, 496.
- Brésil, relations commerciales de la France avec le, 261.
- Brevets d’invention et d’importation délivrés en Angleterre en i838, 53. — En 1839, 44°* ~ En France pendant l’année i83g, 354* — En Prusse pendant l’année 1838, 32.
- C.
- Cadavres, nouveau procédé d’embaumement des, par M. Hébert, 35o.
- Caissons d’artillerie du grand-duché de Bade, 386.
- Calorifère à circulation d’air chaud, par M. Chaussenot jeune, 92. — Sa description, 94 (pl. 791).—Portatif et mobile, par AI. Chevalier, 502.
- Canaux de l’Écosse, moyen de naviguer avec une grande rapidité sur les, par AI. Russell, 188.
- Carrières à plâtre, ventilation et éclairage des, par MM. Andrieux et S assez, 496.
- Cartes géographiques imprimées en couleur, par M. Knight, 229.
- Carton iocluré pour les images photographiques, par M. Ség uier, 236.
- Chlorure de calcium introduit dans le bois, le rend élastique et incombustible, 151.
- Chlorure d’argent, changements de couleur qu’il éprouve par l’action de la lumière, 231.
- Chaînes des tissus, moyen de les sécher, par M. Ryan, 228. — Appareil pour sécher les, par M. Tillemort-Maux, 497 -
- Châles, procédés de teinture en réserve des, par M. Klein, 34‘.
- Chaleur, appareil pour la régler d’une manière constante, par M. Sorel, 2.55 (pl. 802). — Produite par le frottement, moyen de l’utiliser, par AI. de Montureux, 494-—Solaire concentrée au foyer d’une lentille de verre, par le même, 49^.
- Chalumeau aérhydrique pour la soudure du plomb, par AI. Desbassaynsde Richcmont, 336 (pl. 806).
- Chandelles, moyen de façonner les mèches de, 464. (Voyez Mèches.)
- Charnières à ressort pour portes d’appartements, par M. Raincelin, 461 (pl. 812), 463.
- Chaudières à vapeur nouvelles, par AI. Beslay, 104. — Aloyen de mesurer leur pression intérieure , par AI. Péclet, 109 ; — d’y maintenir l’eau à un niveau constant, par AI. Sé-guier, 123 (pl. 792) ; — de prévenir les explosions des, par Al. Sorel, 1x7 ; — d’éviter le suréchauffement de leur fond, 204, 207. — Nouveau système de sûreté contre les explosions des, par AI. Chaussenot aîné, 197 (pl. 798, 799). — Moyen de prévenir l’a-
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- ( 5)2 )
- baisseraient du niveau de l’eau dans les, 199.
- Chauffage par le gaz hydrogène, par M. Ro-bison, 269.
- Chaussures, moyen d’augmenter leur durée, par M. Jurisjch, 95. — Imperméables de M. Lebrelon, 160, i85i
- Cheminées, moyen de les empêcher de fumer, par M. TFinnerl, i3y (pl. 792).
- Chemins de fer de l’Angleterre sur les, par
- . M. Huernc de Pommeuse, i3. — Nombre de ceux livrés à la circulation en Amérique, i5. — Produit du transport, 17. — Ceux d’Angleterre comparés, 18. — Moyen de les creuser, par M. Gerçais, 146. — Appliqués à la navigation, par M. Russel, 188. —Construits dans le grand-duché de Bade, 3g 1. — Automoteurs, par TA.Peyret Pallier, i45.
- Chevaux, leur nombre dans le grand-duché de Bade, 3gi.
- Chiens, de leqr emploi dans la boulangerie de M. Mouchot, 3i.
- Ciseaux à leviers, par M. TViltz, i38, i3g (P1- 792)-
- Clavier de piano, par madame Soria, ^1.
- Cloche de plongeur, par M. Guillaumet, 107.
- Cochenille, les couleurs qu’elle fournit à la peinture sont altérables, 4°4-
- Cocons de vers à soie, procédé pour les filer, 162.
- Commerce de la France avec le Brésil, 262.
- Compas à tracer lesellipses, par M. Ludwig, 385; — parM. Baradelle, 498.
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration pendant l’année 1839, 280.
- Compteur à gaz, parM. Clegg, 479-
- Conduites d’eau, leur dégorgement par l’acide hydrochlorique, par M. d’Arcet, 321. — Nettoiement de ceux qui amènent les eaux à Bourbonne-les-Bains, par M. Chevallier,
- 412,421.
- Conseil d’administration, compte rendu des travaux du, pendant l’année 1839, 280.— Ses membres et adjoints, au 12 août 1840, 322.
- Contre-maîtres, donner plus de publicité à la décision relative aux récompenses à leur accorder, 273.
- Cordes de pianos en acier, par M. Mignard-JBil-linge, 118.
- Couchages élastiques, par M. Proeschel, 251.
- Couleurs, moyen de les appliquer sur les cartes géographiques, 23o. —Pour teinture d’étoffes, par M. Rouget de l’Jsle, 425.
- Coupe-mèche , par MM. Baplerosse et Feld-trappe, 223, 224 (pl. 800).
- Coupe-racines, par M. Chaussenot jeune, 4^ (pl. 786).
- Cours du conservatoire des arts et métiers, par M. Payen, 4o.
- Couvoir perfectionné, par M. Sorel, 2.54*
- Crin végétal, de son emploi pour des objets de literie, par M. Proeschely 25o.
- Crown-glass, fabriqué par M. Bontcms, 402. — De sa composition, par M. Guinand, 471.
- Cuirs, tannés par un nouveau procédé, par M. Tauquelin, 91, 244 (méd. argent), Soi; parM. Ogerau, 5o3.—Moyen de les rendre imperméables, parM. Lebrelon. i85.
- Cuirs à rasoirs de M. Aubril, 225.—DeM. Berg-hofer, 160.
- Cuivre, nouveau procédé de purification du, par M. Thompson, 266.— Moyen de le porter sur des médailles ou bas-reliefs à l’aidç de l’action galvanique, 34o.
- Cuvettes d’aisances hydrauliques, par M. Ha-vard, 49, 5o (pl. 788) (méd. de bronze), 297; — par M. Filliol, 257 (pl. 8o3).
- D.
- Daguerréotype perfectionné, par AI. Daguerre,
- ii3.
- Dépenses de la Société antérieurement à 1889, 286; — en i83g, 287.
- Dessins de perspective, instrument pour les produire, 104.
- — photographiques obtenus sur papier, par AI. Bayard, 111. — Afoyen de les produire, par AI. Berri fils, 112 ; — d’y appliquer le mercure par AI. Soleil, 149. — Papier pour les reproduire, par AI. Becquerel, ib. — Effet de leur coloration, par AI. Scguier, 194. — Gravure des,par AI. Donne, 270.
- Dextrine, nouveau procédé de fabrication de la, par AI. Ileuzé, 21.
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- ( 513 )
- Déversoir de M. Lenseigne, j oo.
- Dorure de L’argent et du laiton sans mercure, par M. Dclarive, igo.
- Drague nouvelle, par M. Halette, 187.
- Durance, travaux d’encaissement de la, entrepris par M. Fiard, 8.
- Dynamomètre pour mesurer le travail transmis ou consommépar une machine, par M. Morin, i45, 492- — Perfectionné par M. Bârroux , 127.
- E.
- Eau, moyen de la maintenir à un niveau constant dans les chaudières à vapeur, par M. Sé-guier, 123 (ph 792)- — Nouvelle machine pour l’élever, parM. Branler, 187.
- — de mer, moyen de la purifier, par M. Co/elle, 4og.
- Eaux, moyens d’empêcher l’envahissement des, par M. Fiard, 8. — Température des — souterraines, 399.
- Echelle à incendie par M. Thibault, 45 (pl. 787).
- Eclairage oxy-oléique, par M. Gurney, 480.
- Ecole d’arts et métiers de Châlons, examen des élèves admis sur la présentation de la Société, 273. — Nouveaux candidats présentés, ^11.
- Ecole centrale des arts et manufactures, élèves de la Société à 1’, 282.
- Écoles d’agriculture, élèves à placer dans les,
- /4"-
- Ecoles vétérinaires, élèves entretenus par la Société aux, 282.
- Electricité appliquée à l’inflammation de la poudre à canon, par M. Pasley, j 1 j ; —• à la dorure de l’argent et du laiton, par M. Delarive, 190. — Cause des explosions des chaudières
- , à vapeur, 5oi.
- Electro-chimie, ses forces appliquées au traitement de l’argent, par M. Becquerel, 407.
- Electro-magnétisme appliqué au. mouvement des machines, 264.
- Eîectro-typie, perfectionnements de 1’, par M. Boquillon, 497*
- Embaumement des cadavres, par M. Hébert, 35o.
- Encaissement des rivières par M. Fiard, 8.
- Encrier pompe, par M. Baquet, 184. — Apothé-
- tique, parM. Lesséré, 4*4 (ment, hon.), 316. Essai sur Vétablissement et le contentieux des usines hydrauliques, par M. Fiollet, rapport sur cet ouvrage, 221.
- Etamage de la fonte par M. Budy, 3o8 (méd. d’or)! 3og.
- Etoffe de laine feutrée sans être tissée, 348. Etoffes de soie nettoyées et apprêtées r par M. Frick, 2g5 (méd. de br.), 296. Expositions publiques des produits manufacturés, par M. Renaud de T ilback, 499*
- F.
- Faux et faucilles de MM. Coulaux (méd. d’or), 311,416.
- Fer, moyen de le garantir de l’oxydation , par M. ISeilson, 434; —parM. Fontainemoreau, ibid. ,
- Fers à souder chauffés par le gaz hydrogène, 338.
- Ferme expérimentale du Grand-Jouan, fondée parM. Rieffcl, 312.
- Feutre pour doublage de navires, par M. Hancock, 481.
- Figures de ronde-bosse, moyen de les réduire, par M. Sauvage, 192.
- Filature du coton, perfectionnements des bancs à broches, par M. Thierry, 472.
- Flinl-glass, de sa fabrication, par M. Bontems ,
- 400. — Sa composition et son traitement,
- 401. —Moyen de s’assurer de sa qualité, 4<>3. — Procédé de fabrication , parM. Guinand,
- 469.
- Flotteur indicateur du niveau de l’eau dans les chaudières à vapeur, par M. Chaussenot ainé, 2oi (pl, 799);—de sûreté, par le même, 202.
- Fondations à la mer, par M. Poirel, 47$. Fontaines filtrantes, parM. Lelogé(mé d. debr.), 2 96.
- Fonte étamée, par M. Budy, 3o8 (méd. d’01), 3og.
- Four aérotlierme de MM. Jamctel et Lemare, 29 (pl. 783, 784).
- Four de fusion pour la fabrication du flint-glass, parM. Bontems, 4oo (pl. 809), 4<>3; — par M. Guinand, 471 (pl. 815).
- Trente-neuvième année. Décembre 1840.
- 66
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- ( 514 )
- Fourneau pour la production de la vapeur, -par M. Séguier, 5i.
- Fourneaux fumivores; par M. Hall,434-
- Frein dynamométrique de Prony, moyen d’augmenter son exactitude, par M. Fiollel, 81.
- Fumée, moyen d’empêcher son refoulement dans les cheminées, par M. TVinnerl, i37.— Recherches à faire pour remédier aux inconvénients de la , 412. — Moyen de la brûler dans les fourneaux, 435.
- Fusil de chasse perfectionné par M. Desnyau, 121, 122 (pl. 792) (méd. argent), 3oi.
- G.
- Galvanisme appliqué à la reproduction des médailles, par M. Spencer, ii3.
- Galvanoplastie , procédé de, par M. Boquillon (méd. de platine), 3o5, 339;— parM. Kobell,
- 48t.
- Garance , fournit des couleurs inaltérables pour la peinture, 4.06.
- Garde-robes hydrauliques et inodores, par MM. Hasard, 49 » 5o (pl. 788) ; — par M. Filhol, a58 (pl. 8o3).
- Gaz hydrogène, de sa préparation, par M. Guil-baud, 249. — De son application au chauffage, parM. Robison, 268. —De la meilleure méthode de le brûler, par le même, 478. — Appliqué à la soudure du plomb, 336. — Moyen de régler son émission, par M. Boquillon, 466(pl. 814); — parM. Clegg, 479. -T- Mesureur à , par M. Eude, 494*
- —- extrait des matières animales , moyen de le distiller et dé le purifier, 147-
- Générateurs à vapeur, parM. Dielz, 33o.
- Géologie d’une partie de la France, sous le rapport des terrains renfermant des eaux jaillissantes, 397 (pl. 808).
- Glaces, moyen de les déverser dans la Seine, par M. Lenscigne, 100.
- Grains, moyen de diminuer le prix des, par
- ' M. de Marivau.lt, 5o2.
- Grand-duché de Bade, établissements industriels du, par M. Tkéod. Olivier, 384-
- Grappin de sauvetage, par M. Thibault, 46 (pl.
- _ 7y7)- ' ^ -
- Gravure à l’eau-forte, nouveau procédé de, par
- M. Jobard, 271. —En relief sur cuivre et sur pierre, par M. Girardet, 119. —Entaille-douce, moyen de la transporter sur zinc, par M. Rcdmann, 435. •
- — des images photogéniques sur plaqué d’argent, par M. Donné, 270. — Electro-typique, parM. Kobell, 481.
- Gravures anciennes et nouvelles transportées, parM. Dupont, 196.
- Grêle , théorie de la, par M. Labbê, 32 1.
- Grenouilles,servent de pâture aux sangsues, 346.
- H.
- Habits, procédé pour faciliter la coupe des, par M. Pelissery, 42-5.
- Halage accéléré sur les canaux de l’Ecosse, par M. Russe/, 188. ’
- Haras du grand-duché de Bade, 3go.
- Huile, moyeu de la remplacer dans la préparation des laines, 477*
- I.
- : Images photogéniques, durée de leur exposition dans la chambre noire, par M. Soleil, 231.
- Incendies, appareil de sauvetage pour les, par M. Thibault, 4-3, 45 (pl. 787). — Moyen de
- ‘ les éteindre, par MM. Col/adonet Duchesne,
- 114.—Par M. Fourneyron, 48t.
- Incubation artificielle , par M. Sorel, 252, 254 (pl. 802). ^
- Industrie du grand-duché de Bade, par M. Olivier, 384-
- — Sérigène, de sa situation dans le département de la Vienne , par M. Bourgtion de Layve, 101*
- Institut des arts et métiers en Prusse, 37.
- Institution agronomique de Grignon, élèves entretenus par ia Société à 1% 281.
- Instruments de précision, par M. Desbordes, 279. — Par M. Legey, ib.
- Iode, de son application sur les planches photographiques, par M. Séguier, r48.
- }.
- Jetées des ports de mer, moyen de les construire, par M. Poirel, 475. .
- L.
- Laine, perfectionnements dans le peignage de la, par M. FonlainemoreGU , 228. —Moyen de
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-
-
- ( 515 )
- la feutrer, 348. — De la préparer sans huile, par MM. Peiigot et Alcan, 477* ' *
- Laiton doré sans mercure, par M. Delarive, 190. : >
- Lampes d’Àrgand, moyen de leur faire produire une grande intensité de lumière, par M. Hers-chell, 349. •
- —à gaz, perfectionnements à apporter dans les,
- 478.
- Landes, culture et fertilisation des, par M. Ritf-Jcl, 3i3.
- Laques de garance, de madame Gobert, 283, 404, 4°5.
- Legs de M. le marquis d’Argentcuil, 292. — De M. Bapst, ibid.
- Leviers mobiles , appliqués au treuil , par M. René Plessy, 320.
- Lime à taille rlioinboïdale de M. Lenseigne, 99.
- Lin , machine à filer et peigner le , par M. De-coster, 284, 32,5.
- Linge blanchi à la vapeur et séché, par M. Tfrap$hare, 267.
- Literie perfectionnée, par M. Proesckel, 25o.
- Locomoteur nouveau, par M. Rudge, 431.
- Lunettes jumelles à pliants et échelles parallèles, par M. Margraz, 47? 4^ (pl* 7^7)-
- M.
- Machine à épuisement, par M. Brunier, 187.
- — électro-magnétique, par M. Patterson, 263. — Autre , par M. Taylor, 264*
- — à vapeur portative et à haute pression , par M. Bouffet, 3, 83 (pl. 789) (méd. d’argent), 298. — A rotation directe, par M. Pecqueur, 167 (pl. 795, 796). — Ses fonctions, 172.— Avantages de ce système, 173.-—A haute pression et à deux cylindres, par M. Ch. Dietz, 328 (pl. 8o4 et 8o5). — Soupapes de sûreté pour les, par M. Sorel, 144 î — de grandes dimensions, construites à Liverpool, 263. — i Effets de l’explosion d’une, 5o 1.
- Machines, moyen de mesurer leur travail, i45. —Ateliers de construction des, dans le grand-duché de Bade, 3go.
- Madia saliva , nouvelle plante oléagineuse, de sa culture, parM. Chevallier, io3.
- Magnanerie établie par la Société de l’arrondis-
- sement de Lavaur, 343. — Dans le département de la Vienne, 101. — A Sainte-Tulle (Basses-Alpes), 435.
- Manomètre pour les chaudières à haute pression, par M. Péclet, 109.
- Mannequins de chevaux, par M. Granger, 3o4-
- Manuel du micrographe, ouvrage deM. Ch. Chevalier, 82.
- Marbre, sculpture du, par M. Moreau, 335.
- Marchepied de voiture s’abaissant et se relevant de lui-même, par M. Massé, i3r, 133 (P1- 794)-
- Matelas bourrés de crin végétal, par M. Proes-chel, 25o. — Elastiques, par le même, 2.5 1.
- Mèches de chandelles , métier à façonner les, par M. Benoist (pl. 813% 464-
- — de lampes, moyen de les couper avec précision, par MM. Baplerosse et Feldtrappe, 223.
- Médailles et gravures copiées à l’aide de l’action galvanique, par M. Boquillon, 33g; — par M. Spencer, 11 3.
- — d’encouragement décernées dans la séance générale du 12 août 1840, 294.
- Membres de la Société admis pendant l’année 1840, 5o3.
- Mercure, moyen de l’appliquer sur les dessins photogènés, par M. Soleil, î^g.
- Métier à façonner les mèches de chandelles, par M .Benoist, 299 (méd. d’argent), 3 00, 464 (pl. 813).
- — à filer et à peigner le lin, par M. Decostés, 325.
- — à orgaitsiner la soie par M. Neville, 160, 161.
- — Sa description, i65. — Avantages de ce système, 166, 3o5 (méd. de platine), 418 (pl. 810, 811).
- —haute lisse, par M. Rouget de l’Isle, 425.
- Métiers à filer le coton, perfectionnements des, 472.
- Microscope, ouvrage sur le, par M. Ch. Chevallier, 82. — Achromatique, par MM. T recourt et Oberhaeuser, no. . ,
- Minerais d’argent, de leur traitement au Pérou, au Mexique et en Russie, 407, 4°^-
- ___de cuivre, nouveau moyen de réduction des ,
- par M. Troughton, 110. . 7.! ‘
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- ( 516 )
- Mines, leurs produits eft Prusse pendant l’année 1837, 35.
- Miroirs de télescope en verre, moyen de leur donner la forme convexe ou concave, par M. J. Nasmyth, 433. i
- Mitre de cheminée nouvelle, par M. TVinnerï. i37 (pl. 792). ,
- Monnaies, machine à frapper les, parM. Ulhorn, 387v— De leur fabrication à Carlsrulie, 388. Monument à ériger à la mémoire de Bcrthollel, 5oo.
- Moule à balles perfectionné, par M. Lenseigne,
- 128.
- Moulins, construction des, par M. Corrige,
- 129. — De la province de Constantine, par M. Piobcrt, 144. —A meule cylindrique, par M. Beinhardt, 318, 3g2, 3g4 (pl. 8o7).
- — à café de la fabrique de MM. Coidaux à Molsheim, 4*6.
- Moulures en bois, par M. Fanzvoll, 2i3 (méd. de platine), 3o2.
- Mouvement, moyen de le transmettre à des axes également distants entre eux, par M. Decoster, 327, 465.
- Mûrier, de sa culture dans l’arrondissement de Lavaur (Tarn), 343.
- Murs en briques, nouvelle construction des, par M. Rogers ,548.
- Musique, moyen de faciliter son enseignement aux enfants, 4* • *
- K. -
- (Navigation à la vapeur, travaux de M. L. Du-parc, relatifs à la, 3o6 (mécl. de platine), 3o7. — Nouveau système de, par M. de Jovffroy,
- 474-
- Navir es,.nouveau procédé de doublage des, par M. Hancok, 48 * ; — à vapeur d’une dimension extraordinaire, 263.
- Neiges , moyen de les déverser dans la Seine, par M. Lenseigne, 100.
- Niveau de réflexion de M. Burel, simplifié par M. Leblanc, 6 (pl. 782); — à lunette , par M. Desbordes, 12.4, *25 (pl. 793). V Notices industrielles, 5i, io4, i44> *87? 226, 263,3473 4°6> 43*7 472*
- / , O -
- Objets exposés dans la séance générale du 12 août 1840, 277. , .
- Obturateur à gravitation pour chaudières à vapeur, par M. Chaussenot, 207, 213.
- Œufs, moyen de les faire éclore artificiellement, par M. Sorel, 253. .
- Organsin delà soie, moyen de le produire, 162.
- Ornements en alliage imitant l’argent, par M. Desch, 89; — en cuivre, par M. Oranger, 3o4.
- Outils et grosse quincaillerie, par M. Coulâux, (med. d’or), 311, 414*
- Ouvriers , moyen d’améliorer leur sort , par M. Brcsson, 4g5.
- Oxygène, de son emploi pour augmenter l’intensité de la lumière, 480.
- P.
- Pain, fabrication mécanique du, par MM. Mou-chot frères, 3i.( ; ,
- Palladium, de son emploi dans les arts, 267.
- Palmes articulées propres au mouvement des bateaux à vapeur, par M. de Jouffroy, 474*
- Papier, fabrication perfectionnée du, par M. Mac Gauran, 267. — Plâtré présenté à la Société, 246, 247. — Photogénique, par M. Bayard, ni; — par M. Vérignon, 231. — Impressionnable à la lumière, destiné à reproduire des dessins et des gravures, par M. Becquerel, 149*
- Parapluie nouveau, par M. Grenier, 194-
- Parquets, perfectionnements dans l’assemblage des, par M. de Praslin, 235.
- Patentes délivrées en Angleterre en i838, 53.
- — En 1839, 44°*
- Pâtes alimentaires, façon d’Italie, par M. Ma-gnin Jonard, 96.
- Patrons pour la coupe des habits, par M. Pelis-sery,^.
- Pavage en bois des rues de Londres, 2.65.
- Peaux tannées par le procédé deM. F auquelin, 245.
- Peintures métalliques, moyen de les reproduire, parM. Ko bel l, 482.
- Perspective, nouvel instrument de, parM. Laf-fore, 104.
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-
- ( 517 )
- Petrisseur mécanique de M. Fontaine, 23, 3o (pl. 785).
- Photographie perfectionnée, par M. Séguier, ^7 î—par M. Berri fils, 112.
- Piano, nouveau clavier de, par madame Soria, ’4 — Droit, par M. Mercier, 216, 218
- (pl. 800) (méd. argent), 299. .
- Piles de pont, construction des, sans batardeau, par M. Fauoelle, ^5. ••
- Planches métalliques servant au daguerréotype, moyen de les ioder, par M. Daguerre, 113; -----par M. Séguier, 148. ’
- Plaqué, notice historique sur l’art du, par M. Gandaù. 497-
- Plaques photographiques, nouveau procédé d’iodage des, par M. Schodel, i3r.
- Plâtre, inconvénients de son introduction dans
- la pâte du papier, 247.
- Plomb, nouveau procédé de soudure du, par M. Desbassayns de Richemont, 336 (pl. 806). — Nouveau moyen de laminer le, par M. Bürr, 4°7* ’ ’
- Plongeur, moyen de faciliter ses mouvements et, sa respiration sous l’eau, 108. ;
- Poids et mesures du royaume de Naples, 236.
- Pompe alimentaire d’une machine à vapeur par M. Pecqueur, 173 (pl. 7g5);— par M. Dietz, 32p.
- -— d’arrosement, par M. Dubuc, 25g.
- Pont portatif, ployant et à coulisse, par M. Fi-
- , guier, 242.
- Ponts, moyen de construire les piles de, par M. Fauvelle, 47^.
- Portes d’appartements , charnières à ressort pour, par M. Raincelin, 46r.
- Ports de mer, construction des jetées des, par M. Poirel, 47 5. *
- Poteries en grès et faïences imprimées, par M. Saint-Amans , 278,818.
- Poudre à canon, moyen de l’enflammer sous l’eau par une batterie électrique, par M. Pas-ley, iii...
- Poulies dites universelles pour transmettre le mouvement de rotalion,par M. Déco s 1er, 3zq
- (pl. 8i4),
- Pi •esse lithographique sans pédales , par M. Raihgo, 5oo.
- Procès-verbaux des séances du conseil d’administration delà Société (extrait des), séance du 8 janvier 1840, 115, — 15 janvier, 117, — 29 janvier, 118, — 12 février, 162, — ^février, i55,—26lévrier, i56, — 25mars, i58, 8 avril, 192,—22avril, ig5,— 6mai,232, 20 mai, 234, — 3 juin, 27 1 ,—1 7 juin, 274, — 1 juillet, 3i7, — i5 juillet, 3i8, — 12 août, 35o, 26 août, 352, — 9 septembre,
- 4ot>, — 23 septembre, 410, — 7 octobre, 4^6, 21 octobre, q38, 4 novembre,
- 492; ( >8 novembre, 49^, —2 décembre,
- 49^» — *8 décembre, 5oo, — 3o décembre , 581. , ' - . :
- Production manufacturière, état actuel de la, par M. I.abbc, 49-’. .
- Prusse, état de l’industrie en , 35.
- Prussiate de potasse, de sa fabrication, par M* Swindells, 477* *’ •'
- Puits artésiens, théorie des, par M. Fiollel, 38. — Mouvement de l’eau dans les, par M. Jobard, igj. — Percés dans diverses parties de la France, 398. —Phénomène remarquable de celui de Cliiswick, 3gg. — Sur le percement de celui de l’abattoir de Grenelle, par M. Héricart de Thury, 3g5; —sa profondeur, 396; — terrains traversés, ibid. 1 -
- Pyrolignite de fer, appliqué à la conservation des bois, par M. Boucherie, i 51.
- Q. s
- Quincaillerie, objets de, de la fabrique de M. Cou/aux, à Molsheim, 4i3.
- 11. > '
- Piames à deux cintres mobiles, par M. Matthey, 160. " '
- Râpe à taille rhomboïdale , par M. Lenscrgne,
- 99* . " r’ ' - ' " '
- Rasoirs, moyen de les repasser, 225. :
- Recettes de la Société antérieurement à i83q, 285; —en i83g, 286.
- Régulateur du feu de M. S or cl, appliqué à l’incubation artificielle, 255, 254 (pb 802).
- — pour lemission du gaz, par M. Boquillon (méd. de platine), 3o5, 466 (pl. 8i4).
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-
-
-
- ( ,518 )
- Régulateur solaire. parM. de Saulcy, 432. Remorqueur à vapeur sur roules ordinaires, par M. Dietz, expériences faites sur le, 107,
- 457> 4%- -, . : .;•> > Z...,,
- Ressorts de voitures, par M. Fusz, ig3. ; p Revue générale de Varc\itectit?cx par JYI. Daly,
- ‘ 494- -Lîf -t .0;!/ ,
- Rhum artificiel ; préparation du , 37, x Rivières, travaux d’encaissement des ,_ par M. Fiard, 8.;-, ; .
- Roues des bateaux à vapeur, construction des, par M. L. Duparc, i45. —Moyen de monter et de démonter les aubes des, par M. Auïert, 238 (méd. d’argent), 29g.
- Rouleau copiste, par M. Delacour, 183- ^ Routes ordinaires, locomoteur sur les , par / M. Dielz, 4^7.
- Rues de Londres pavées en bois, 260.
- . ". S. , , _
- Sangsues, les grenouilles leur servent de pâture, expériences à cet égard, 346. — Causes de leur destruction dans les étangs, ib. Sauvetage en cas d’incendie, appareil de, par M. Thibault, 43, 4^ (pl* 787). — Des nau-' fragés, par M. Castera, 438.
- Savon, fabrication perfectionnée du, par M. Davis, 192. — Hydrofuge, par M. Ménotti, 274. Sculpture, moyen de faciliter les opérations de la, par M. Sauvage, 192; — en bois, par MM. Graenakcr et Frantz , 381, 382 (méd. d’01), 310; — du marbre, par M. Moreau, 335,
- Séance générale du 12 août i84<b 277. ., Seigle multicaule, cultivé par M. Karmel, 4g3;
- — par M. Bossin, 5oi.
- Semelles mobiles de M. Jurisch, g5. _ ,r r . Serrure à bec-de-caune, par M. Bournet, 294 (méd. de bronze), 2g5, 334 (pl• 806). , i
- Sièges d’aisance inodores, par M. Filliol, 25q, 208 (pl. 8o3); — par M. Havard, 49, 297. Sirop de betteraves, moyen de .le cuire, par M. Boucher, i36.
- Société pour l’encouragement de l’industrie dans les Etats prussiens. —Prix proposés, 4*8. — Mémoires publiés, 429* , . ^
- Société d’encouragement pour la production des
- soies de l’arrondissement de Lavaur (Tarn), ses travaux pendant l’année i83g, 342.
- Soie, procédé pour la filer, .162, i63 ; — pour la doubler, 164. — Par M. Neville, i65. — Machine à organsiner la, 418 (pl. 810, 811). — Moyen de la sécher sur le métier par M. Ryan, 228. — Obtenue par la Société de l’arrondissement de Lavaur, 344-— Etat de la production de la, dans diverses parties de la France, par M. Brunet, 44®. 1 •
- Soudure du plomb, par M. Desbassayns de Richemont, 336. •. ...
- Soupape de sûreté pour les machines à vapeur, parM. Sorel, 144- > — parM. Chaussenotaîné,
- 198*
- Sucre de betterave, de sa fabrication en Prusse. 35. — Dans le grand-duché de Bade, 387.— Moyen de le raffiner sans le sortir de la forme, par M. Boucher, 134* — Obtenu des betteraves desséchées, parM. de Lirac, 179, 180.— Fabriqué par macération,parM.de Dombasle, 496- — Sur l’impôt qui doit frapper le, par M. Ch. Derosne, 233, 236. •
- Sulfate d’alumine , préparation. du, par M. TVieseman, 476. - , , r
- '' • . . f*.. rp : ' . : ' • '
- Tannage perfectionné, par M. Tauquelin, 90;
- — par M. Ogerau, 5o2.
- Tarare ventilateur, par M. Corrége, 13 r. — Perfectionné par M. Tilcoq, 297 (méd. de br.), 298.
- Taraud à expansion de M. Delaorinière, 41 (pl. 782); — et à diamètre variable, par M. TValdeek, 174 (pl- 797)* ,•
- Teinture en réserve des châles de cachemire, par M. Frick, 2g5 ; — par M. Klein, 341. Terre, machine à fouiller la, par M. Gervais, i46*
- Terrains renfermant les eaux jaillissantes, 307 (pl. 808). ....
- Tissus rendus incombustibles, par M. Breza, 23o. ‘ -
- Toitures nouvelles de M- Dorn, 36. .
- Traité de la peinture en bâtiment, par M. Mariez; rapport sur cet ouvrage, 276. , , .
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-
-
- y
- ( 519 )
- Transport des gravures en taille-douce, par M. Rcdmann, 435; —des gravures anciennes et nouvelles, par M. Dupont, 196.
- Travaux du conseil d’administration pendant Tannée 1839, 280.
- Tube à alliage fusible applicable aux chaudières à vapeur, par M. Chaussenol, 2o5 (pl. 799).
- u. ' .
- Usines, moyen de mesurer leur puissance, par M. Viollet, 81. . .
- V. -, .
- Vaisseau de guerre à vapeur construit en Angleterre, 227.
- Vapeur, nouveau moyen de la générer, par M. Séguier, 5i ; —par M. B esta y, io5. — Procédé pour éviter son excès de tension dans les chaudières, 198. — De son emploi pour éteindre les incendies , par MM. Colïadon et Duchesne, 114*—Par M. Fourneyron, 481.
- Vases de plomb de grande dimension-, moyen de les souder, 338. . .......
- Vases propres à contenir les substances alimentaires, concours fermé, 120.
- Vernis de graveurs, moyen de le remplacer, 271.
- Vers à soie, de leur éducation dans le département de la Vienne, 101.—Dans l’arrondissement de Lavaur, 344 - — Procédé de délitement des, par MM. Bouffier, 194» 269.
- Vêtements, nouveau moyen de les couper, par M. Pelissery, 426. . ... ,
- Vis d’Archimède appliquée au mouvement des bateaux à vapeur, 347.
- Voiture, marchepied de, par M. Massé, i3i, i33 (pl. 794); —inversable par M. Guitard, 493. -
- Voyage de circumnavigation,parM. le capitaine Lucas, 261.
- Z. '• '
- Zinc, objets de sculpture et d’ornements coulés en, 37.—Substitué à la pierre lithographique, par M. Rouget de l’Isle, 42-4-
- PLANCHES.
- Pl. 782 double. Taraud à expansion, par M. Dclamorinière. — Niveau de réflexion de M. Burei perfectionné par M. le capitaine Leblanc, en regard de !a page 4. •
- Pl. 783 triple.' Boulangerie' perfectionnée par MM. Mouchot frères, p. 28.
- Pi. 784 triple. Suite de la boulangerie perfectionnée par MM. Mouchot frères, p. 29.
- Pl. 785 triple. Pétrisseur mécanique perfectionné par M. Fontaine, p. 30. •
- Pl. 786 double. Coupe-racines, parM. Chaussenot jeune, p. 43.
- P.l. 787 double. Échelle à incendie et grappin de sauvetage, par M. Thibault. — Lunettes jumelles à pliants et à échelles parallèles, par M . Margras, p. 45.
- Pl. 788 double. Garde-robes hydrauliques et hermétiques, par M. Ilavard, p. 50.
- PL 789 triple. Machine à vapeur portative et h haute pression, par M. Rouffet, p. 85.
- Pl. 790 double. Appareil photographique simplifié par M. le baron Séguier, p. 88.
- Pl. 791 triple. Calorifère à circulation d’air chaud, par M. Chaussenot jeune, p. 94.
- Pl. 792 double. Fusil Robert perfectionné par M. Desnyau. — Appareil pour maintenir le niveau de l’eau dans les chaudières de vaporisation, par M. le baron Séguier. — Appare.l pour empêcher le refoulement de la fumée dans les cheminées, par M; Winnerl, p. 122.
- Pl. 793 triple. Niveau-cercle à lunette, par M. Desbordes, p. 125.
- Pl. 794 triple. Ciseaux à leviers, par M. TViltz. — Marchepied de voiture s’abattant et se relevant par le mouvement de la portière, par M. Massé, p. 133. ..........
- PL 795 triple. Machine à vapeur à rotation directe, par M. Pecqueur, p. 168. ;
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-
-
-
- Pi. 796 triple. Suite de la machine à vapeur à rotation directe, par M. Pecqueut', p. 170.
- PI. 797 double. Taraud à expansion et à diamètre variable, par M. Waldeck, p. 174.
- PI. 798 triple. Appareils de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur, par M. Chenu-senot aîné, p. 208. . ; . ; , , ; .s.
- PI. 799 triple. Suite des appareils de sûreté contre les explosions des chaudières à vapeur, par M. Chaussenot aîné, p. 211.
- PI. 800 double. Mécanisme perfectionné de pianos, par M. Mercier. - Coupe-mèche de lampes, par MM. Bapterotse et Feldtrappe, p. 218.
- PI. soi double. Roue de bateau à vapeur à aubes amovibles, par M. Aubert, p. 241. -
- PI. 802 triple. Appareil d’incubation artificielle de Boïinemain, perfectionné par M. Sorel.— Appareil pour régler la chaleur, par M. Sorel, p. 254.
- PI. 803 double. Siège d’aisance inodore à double récipient et à soupapes hydrauliques, par M. Fil-' liol, p. 288.
- PI. 804 triple. Machine à vapeur à haute pression et à deux cylindres, employée sur un bateau à vapeur, par M. Ch. Dielz, p. 328.
- PI., 805 triple. Générateur à vapeur de la machine à haute pression et à double cylindre de M. Dictz, p. 330.
- PI. 806 double. Serrure à bee-de-canne perfectionnée par M. Soumet.—Chalumeau aérhydrique ; pour la soudure du plomb, par M . Desbassayns de Hichemont, p. 334.
- PI. 807 double. Moulin à meule cylindrique, par M. Beinhardt, p. 394.
- PI. 808 triple, coloriée. Carte géologique d’une partie de la France, p. 397.
- PI. 809 double. Four de fusion et creuset pour la fabrication du flint-glass, par M. Bontems, p. 403.
- PI. 810 double. Machine à organsiner la soie, par M. Neville, p. 418. i;. ,
- PI. 811 double. Suite de la machine à organsiner la soie, parM. Neville, p. 420. -, L,, \
- PI. 8\2 simple. Charnières à ressort pour portes d’appartements, par M. Rciincelin, p. 463.
- PI. 813 double. Métier à façonner les mèches de chandelles, par M. Benoist, p. 464.
- PI. 814 double. Poulies universelles, par M. Decoster.—Régulateur <!i gaz, par M. Boquillonf
- P- 465.
- PI. 815 double. Four de fusion pour la fabrication du flint-glass, par M. Guinand, p. 471.
- /
- Imprimerie BOUCHARD-IIUZARD, rue de l’Éperon j/T.
- •>. '•
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