Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- s. e. i. n:
- Bibliothèque
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- D'h- ( A
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE.
- Publié avec l approbation de M. le Ministre de VAgriculture
- et du Commerce.
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- QUARANTIÈME ANNÉE.
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- PARIS,
- IMPRIMERIE DE L. BOUCHARD-HUZARD,
- IMPRIMEUR. DE IA SOCIÉTÉ,
- RUE DE l’ÉPERON-SAINT-ANDRÉ-DES-ARCS, M° 7.
- 1841.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. (N® CCCCXXXIX.) JANVIER 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — tissus.
- Rapport fait par M. Calia, au nom du comité des arts mécaniques, sur un séchoir 'volant pour les chaînes des tissus, de M. Vilmort-Maux, à Perpignan.
- L'appareil que vous a présenté M. VilmoruMaux, sous le nom de séchoir volant, est destiné à sécher les chaînes d’étoffes sur les métiers de tisserand.
- On sait que les tisserands doivent fréquemment interrompre leur travail pour enduire leur chaîne d’un apprêt dont le but principal est de coucher et lisser le duvet ou pluehe sur le fil, afin de faciliter son passage à travers les lisses et le peigne; c’est ce qu’on appelle parer la chaîne. Cet apprêt, qui est presque toujours composé de collé de pâte qu’on a laissée parvenir à un certain degré de fermentation, est étendu sur la chaîne à la main et au moyen de brosses ; mais il est nécessaire qu’il soit presque séché avant qu’on puisse recommencer l’opération du tissage.
- L’action du temps serait trop lente, elle occasionnerait une trop longue interruption de travail, et les tisserands abrègent ce temps perdu, soit en agitant au-dessus et au-dessous de la chaîne un large éventail en carton, soit en passant au-dessous un réchaud de charbon ; cette dernière méthode est très-vicieuse, elle sèche irrégulièrement et peut occasionner des accidents. La ventilation à la main est de beaucoup préférable; mais elle occasionne néanmoins une perte de temps d’autant plus fâcheuse qu’elle se répète assez souvent dans le courant d’une journée.
- M. Vilmort-Maux vous présente, pour remplacer cette opération manuelle, un ventilateur oscillant dont le mouvement est déterminé par l’action des lames ou lisses.
- Il recommande de combiner les intervalles du parage de la chaîne de manière à ce qu’il reste en arrière des lames environ 20 centimètres du précé-
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- dent paré, lorsqu’on applique du parement frais. Par ce moyen, l’action du ventilateur s’exerce sur la partie humide de la chaîne pendant tout le temps exigé pour le tissage des 20 centimètres de chaîne sèche.
- Le ventilateur se compose tout simplement d’une tige en bois terminée par deux petits tourillons en fer et adaptée horizontalement à la partie supérieure du bâti du métier. A cette tige sont ajustés deux branches ou rayons au bas desquels on fixe une feuille de carton ou de bois très-mince qui pend verticalement et parallèlement à la chaîne. Deux courroies clouées sur l’axe de cet appareil viennent s’attacher aux’ lames ; et le mouvement de va-et-vient de ces lames produit par l’action des pieds du tisserand, et qui a pour objet le croisement des fils de la chaîne, suffit pour faire osciller le ventilateur.
- Vous le voyez, messieurs, rien n’est plus simple que ce mécanisme, et cependant nous sommes convaincus qu’il atteint complètement le but proposé. Dans les notes que nous avons reçues, Fauteur paraît vouloir s’excuser de cette simplicité; nous pensons, au contraire, qu’elle est un titre aux éloges de la Société d’encouragement.
- Il fallait, pour que cet appareil devînt d’un usage général, qu’il pût être établi à très-bas prix, et marcher sans accident et sans réparation, et nous croyons que sous ce rapport il ne laisse rien à désirer.
- M. T^ïlmort-Maux ne nous indique point les dimensions de la surface agissante de ce ventilateur, nous sommes d’avis qu’elles doivent être faibles ; car, le nombre des oscillations étant égal à celui des coups de navette, chaque centimètre de longueur parcouru par la chaîne sera très-abondamment ventilé, et d’ailleurs il est essentiel que le mouvement de ce petit appareil n’oppose pas une résistance trop sensible à l’action des pieds du tisserand.
- Nous ne devons pas négliger de Vous faire remarquer que l’appareil présenté par M. Vilmort-Mauæ mérite d’autant plus votre approbation qù’il est destiné à améliorer l’industrie d’une classe d’ouvriers peu heureuse.
- Ce n’est pas là une de ces inventions éclatantes qui font révolution dans le monde industriel; mais elle devra, nous l’espérons, profiter directement à la population nombreuse et digne d’intérêt des tisserands à la main.
- Ces diverses considérations, messieurs, ont déterminé votre comité des arts mécaniques à vos proposer
- 10 D’insérer le présent rapport au Bulletin ;
- 2° De le renvoyer à la commission des médailles.
- * Signé Calla fils, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 décembre 1840.
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- LOCOMOTEURS.
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- Description du remorqueur à vapeur marchant sur les routes ordinaires et de son tender a articulation ^ inventé par
- ,M. Ch. Dietz, ingénieur-mécanicien y rue de Mar bœuf, n.
- Le remorqueur à vapeur deM. Ch. Dietz, sur lequel M. Th. Olivier a fait un rapport favorable, inséré SLuBulletm de décembre \ 840, p. 457, se compose principalement de deux cylindres à vapeur accolés à une chaudière tubulaire du genre de celles des locomotives, mais à foyer circulaire. Le moteur n’agit pas directement sur Taxe ou essieu des roues, mais il transmet son mouvement par l’intermédiaire d’une chaîne sans fin à deux grandes roues qui s’appuient sur le sol; six autres roues plus petites, liées entre elles par un mécanisme particulier qui les fait tourner dans toutes les directions, supportent le remorqueur, qui est représenté avec tous ses détails, pl. 816, 817, 818 et 819.
- La fig. 1, ph 816, est une élévation longitudinale du remorqueur vu extérieurement et montrant la suspension des roues motrices et directrices.
- Fig. 2, pl. 817. Section longitudinale et verticale de l’appareil indiquant la disposition des diverses pièces qui contribuent à la transmission du mouvement. ' * '
- Fig. 3, pl. 818. Le système de roues vu en plan, avec leurs tringles de communication.
- Fig. 4. Partie du mécanisme placé sur le devant du remorqueur et servant adonner la direction nécessaire aux roues.
- Fig. 5 et 6. Elévation et coupe d’une partie de la roue motrice.
- Fig. 7 et 8. Coupe, vue de face et vue de profil, d’une des roues directrices.
- Fig. 9, 10 et 11. Élévation et coupe de la roue à rochet du mécanisme et. de la bride à double cliquet.
- Fig. 12. Élévation longitudinale d’une partie du tender ou waggon portant la provision d’eau et de charbon.
- Fig. 13. Le train articulé sur lequel est monté 1 q tender, vu en plan.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures 1, 2, 3 et 4.
- A, Chaudière cylindrique traversée dans toute sa longueur par des tuyaux A', dans lesquels circule la. chaleur.
- B, Foyer cylindrique. B', Grille. B", Trou pour le chargement du foyer.
- C, Dôme surmontant la chaudière.
- C', Capacité renfermant les deux cylindres et dans laquelle se réunit la fumée après avoir traversé les tuyaux A'. Les flèches indiquent sa direction.
- D, Cylindres à vapeur disposés au nombre de deux au-dessous de cette capacité.
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- 6 arts mécaniques.
- E, Cheminée en tôle surmontant l’appareil. On n’a pu la montrer dans
- toute sa hauteur, à cause du défaut d’espace. , . ,
- F, Tuyau à vapeur ; il est coudé à sa partie supérieure et évasé. La partie antérieure est contournée et aboutit au tiroir du cylindre. Les .flèches indiquent la direction de la vapeur.
- G, Tuyau partant du cylindre D et lançant dans la cheminée un jet de vapeur qui a pour objet de déterminer le tirage du feu.
- H, Tige du piston.
- I, Tringles en fer recourbées, d’une seule pièce, fixées à la tige du piston et dont les deux bouts sont boulonnés sur une pièce T, qui glisse le long des guides RR.
- J, Bielle attachée à la pièce I' et transformant le mouvement de va-et-vient du piston en mouvement de rotation à l’aide de la manivelle K.
- L, Poulie garnie de dents et fixée à demeure sur l’arbre des deux manivelles K. L’arbre ainsi que la manivelle sont maintenus par deux supports en fer M. .
- . N, Essieu des roues motrices 00. .
- 0 0' 0, Roues directrices, au nombre de six.
- P, Poulie montée sur l’essieu N et garnie de dents à sa circonférence ; elle est plus grande d’un cinquième que la poulie L.
- Q, Chaîne sans fin enveloppant les poulies L et P et dont les maillons s’en-
- gagent dans leurs dents; elle sert à transmettre Faction du moteur à l’essieu N et par conséquent aux deux roues 0 0. On la tend à volonté à l’aide d’une vis de rappel fixée d’une part aux coussinets de l’essieu, et de l’autre à la chaudière. .
- S, Tiroir pour la distribution de la vapeur dans le cylindre D; son mouvement de va-et-vient est produit par la tringle T'attachée à un excentrique que porte l’arbre des manivelles K K.
- T, Pompe alimentaire en cuivre, à soupape sphérique. La tige du piston de cette pompe est attachée à la tringle I, qui la fait mouvoir. T", Tuyau alimentaire muni d’un robinet et aboutissant au réservoir d’eau que porte le tender. Ces pompes sont doubles, on peut en placer une troisième sur la plateforme V à la portée du chauffeur pour alimenter la chaudière pendant le repos du remorqueur, si cela est jugé nécessaire.
- U U, Soupapes de sûreté disposées au sommet de la chaudière. Il y a également deux rondelles fusibles, trois robinets de jauge, un niveau d’eau et un manomètre.
- X, Siège du conducteur.
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- LOCOMOTEURS.
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- Y, Croisillon du gouvernail que fait manœuvrer le conducteur pour donner la direction convenable au remorqueur.
- Z, Levier à poignée du robinet d’introduction de la vapeur dans le cylindre D; il est à la portée du conducteur qui le fait manœuvrer lorsqu’on veut arrêter le mouvement'.
- S', Point d’attache pour le tender.
- Description des roues et du mécanisme servant à leur donner la direction convenable, représentés fig. 1, 3 et 4.
- Les roues motrices 00 sont à double rang de rais (voy. fig. 5 et 6). aa, Rais en bois placés vis-à-vis l’un de l’autre, bb, Jantes doubles et croisées Tune sur l’autre maintenues ensemble par les boulons c c. d, Séparation des rais en bois.ee, Tenons des rais, ff, Pièces de bois clouées sur la circonférence des jantes b, juxtaposées et encloisonnées entre deux cercles de fer hh, lesquels sont boulonnés sur chaque côté de la roue et dépassent les jantes d’environ 4 centimètres. Les pièces en ferg g des mêmes dimensions et au nombre de vingt sont placées en travers delà jante, et rivées entre les deux cercles h h. Les vides laissés par chaque séparation de ces pièces de fer sont remplis par des pièces de bois debout ff, soit chêne, soit orme, qui y sont clouées; lorsqu’elles sont usées on les remplace facilement. Cette garniture en bois sur la circonférence des roues motrices a pour objet de détruire en partie les cahots de la voitüre sur les routes raboteuses.
- Les roues directrices 0' 0', fig. 7 et 8, montées dans des chapes tournantes O" 0", à la manière des roulettes de lit, sont construites de la même manière que les roues motrices ; seulement elles sont à simple rang de rais k et frettées, comme à l’ordinaire d’un cercle de fer 1. Les rais sont encastrés dans un moyeu et entrent à tenon dans une jante m. Deux plaques n n, dont une fait corps avec le moyeu, sont solidement fixées contre les rais pour les maintenir. La tige Y'de la chape 0" tourne à frottement doux dans les brides ou colliers C" C", qui sont boulonnés contre les parois de la chaudière. Les ressorts en pincette D' D', très-énergiques, mais qu’une disposition spéciale laisse fléchir dans des limites considérables, sont intercalés entre chacune des petites roues et le corps du remorqueur et maintenus par deux tiges E' E/ ; ils peuvent être tendus à volonté par des écrous o o, qui se vissent sur l’extrémité filetée des tiges E' E'; ces ressorts appuient constamment sur la tête de la tige de la chape et, par conséquent, sur l’essieu des petites roues0'.
- F' F', fig. 3, Tringles qui régnent le long du remorqueur et servent à don» ner l’impulsion aux deux roues de derrière; elles sont articulées avec les bras de levier IT, liés avec les chapes 0 ', au moyen desquels elles amènent les roues
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- dans des positions tangentes à la courbe à décrire, comme l’indiquent les lignes ponctuées. .
- G', Autres tringles destinées à lier entre elles les quatre roues de devant.
- H', Tringles fixées aux deux premières roues de l’avant-train et terminées par une crémaillère K'. La tringle F' est également terminée par une crémaillère dans laquelle engrène un pignon Jr, comme on le voit fig. 1. Ce pignon, en tournant, fait avancer ou reculer alternativement les tringles H'et F'.
- VU, fig. 3 et 4, Arbre transversal divisé en deux parties portant à chaque extrémité le pignon J', et au centre les roues d’angle M' M', menées par un pignon P, monté sur la barre verticale N' du gouvernail, laquelle est surmontée d’un croisillon Y que le conducteur fait tourner.
- Les tringles F' G' H' sont liées aux roues directrices par les bras de levier F I' F, à l’aide de doubles articulations U' U'.
- Si l’on a bien saisi la composition de ce mécanisme, il sera facile d’en comprendre le jeu pour imprimer au remorqueur la direction voulue. Supposons que le conducteur tourne le gouvernail à gauche; par la communication des pignons aux roues d’angle et aux crémaillères, les quatre roues de devant seront forcées de tourner également à gauche, tandis que les deux roues de derrière tourneront à droite (voy. fig. 3 ). Le mouvement contraire s’opérera en tournant le gouvernail à droite.
- On remarquera que les bras de levier F F des deux roues de devant sont plus courts que ceux des autres roues. Par cette disposition, les deux roues de devant convergent davantage que les autres, à cause de leur éloignement du centre de pivotement qui a lieu au grand essieu moteur, afin que la ligne des axes de toutes les roues aboutisse comme autant de rayons au centre du cercle décrit par la voiture. -
- Les deux roues motrices sont libres sur l’essieu; elles sont seulement liées à ce dernier pour leur transmettre la puissance de la machine par une roue à rochet, fig. 9, 10 et 11, pl. 819, fortement boulonnée contre la roue. Voici en quoi consiste ce mécanisme.
- pp, fig. 9, Bride fixée à demeure sur l’essieu u par deux clavettes; à cette bride sont ajustés deux cliquets à charnière q q, lesquels s’appuient constamment contre l’intérieur de la roue et contre les dents tt par les ressorts rr. La roue à rochet vv est solidement boulonnée contre les rayons de la roue, fig. 5. La contre-plaque fig. 11 est boulonnée à l’extérieur de la roue. Les boulons i i servent à attacher la roue à rochet et à maintenir les rais a a.
- Cette disposition de laisser les roues libres sur l’essieu est indispensable pour diriger le remorqueur. Supposons qu’on veuille lui imprimer la direction de droite, alors c’est la roue droite qui agit seule sur le terrain pour faire
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- avancer la voiture, car celle de gauche est forcée de prendre un mouvement plus accéléré parce qu’elle décrit un plus grand cercle. Ainsi, lorsque l’essieu u, fig. 9, par son mouvement de rotation indiqué par la flèche, entraîne la bride p p, il est évident que la roue à rochet est obligée de suivre cette direction, puisque les cliquets qq appuient contre les dents tt. Si, au contraire, la roue a un mouvement plus rapide que l’essieu, ce qui arrivera à la roue qui décrit le plus grand cercle lorsqu'on change de direction, les cliquets n’éprouvant plus de résistance rentrent par l’inclinaison des dents du rochet en faisant fléchir les ressorts r r, et par conséquent il n’existe plus de liaison entre l’essieu et la roue. Chaque roue motrice est, en outre, munie d’un grand ressort Q', dont le milieu appuie sur l’essieu, et les extrémités sont fixées contre la chaudière. Une vis de rappel R' sert à tendre ces ressorts.
- Le tender ou waggon portant l’approvisionnement d’eau et de coke est représenté en élévation et en plan, fig. 12 et 13.
- A, Réservoir d’eau en tôle, au milieu duquel est ménagé un espace libre pour recevoir le coke.
- B B, Châssis en bois maintenu sous la plate-forme de la voiture par les chevilles ouvrières D D.
- CC, Deux chaînes dont les extrémités sont attachées aux secteurs C' C'. Ces chaînes sont croisées de manière à lier ensemble les deux trains. Par cette disposition, lorsque le train de devant tourne à droite, celui de derrière tourne à gauche, et réciproquement.
- EE, Ressorts fixés aux châssis et aux essieux. L’arrière-train est semblable à Favant-train.
- F, Double tirant en fer articulé avec l’essieu près des roues I. Cette pièce est terminée par la douille H, et une double charnière pour lier le tender au remorqueur.
- K, Tirants de la même construction que ceux de devant, pour lier les voitures de suite au tender. Ces voitures, destinées à recevoir des voyageurs ou des marchandises, sont également à articulation ; elles sont à 4, 6 ou 8 roues, suivant le fardeau qu’elles doivent supporter. Si c’est une voiture à 4 roues, les deux du milieu ne sont pas articulées ; l’articulation des roues de devant et de derrière est pareille à celle fig. 13. Si c’est une voiture à 8 roues, elles sont articulées toutes les huit; dans ce cas, les deux roues de devant et les deux roues de derrière convergent plus que les quatre roues intermédiaires. Le mécanisme employé pour opérer ce mouvement est le même que le précédent; seulement il y a une différence de longueur des secteurs auxquels sont fixées les chaînes. Dans une voilure à 8 roues, les 4 de devant tournent à droite tandis que les quatre de derrière tournent à gauche et réciproquement.
- Quarantième année. Janvier 1841. 2
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- 10 ARTS CHIMIQUES. — électrotypie.
- JSote sur les procédés d électrotypie$ par M. Boquillon.
- La note publiée par M. le professeur de minéralogie Fr. de Kobell, dans le Gelehrte anzeigen, etc.,de l’Académie des sciences de Munich, du 2 mai 1840, contient la description de procédés électrotypiques ou galvano-plastiques, ayant pour but la production directe de planches en taille-douce, dont les épreuves imitent le dessin au lavis ou à la sépia. ~
- On sait que la condition essentielle de la précipitation du cuivre à l’état solide dans les opérations galvano-plastiques est que la surface sur laquelle se fait le dépôt soit conductrice de l’électricité.
- Dans presque tous les cas, on a besoin de limiter cette surface conductrice, pour éviter un dépôt de cuivre inutile. On y parvient en recouvrant les parties qu’on veut réserver d’un corps non conducteur (de cire ou de vernis, par exemple), sur lequel le dépôt ne se produit pas ; mais il faut que ce corps ait une certaine épaisseur. Trop mince, il se recouvre, mais plus tard que les parties non isolées, d’une couche de cuivre qui se moule sur lui avec la plus rigoureuse fidélité. Une fois ces portions entièrement recouvertes, la couche générale se comporte comme si aucun corps isolant n’avait été interposé entre la surface primitive et l’action électrique.
- C’est de ce fait, déjà bien connu, qu’est parti M. de Kobell pour obtenir directement des planches en taille-douce imitant le lavis.
- Sur une plaque de cuivre ou d’argent ( ce dernier métal est préférable ) bien polie, il exécute au pinceau le sujet dont, il veut obtenir la planche gravée.
- Cf
- La couleur dont il se sert est de l’oxyde de fer broyé avec de l’essence de térébenthine, mêlée d’une certaine quantité de cette même essence épaissie par le temps, ou bien avec une dissolution de résine de Dam m ara dans l’essence de térébenthine. Il y ajoute quelquefois, mais sans y attacher d’importance, du formiate d’argent qui donne une faible conductibilité à la couleur. Enfin il peut substituer à l’oxyde de fer jdu noir minéral, etc., etc.
- On voit que cette peinture est monochrome, et que la diversité des teintes n’est produite que par les épaisseurs différentes de la couleur appliquée sur la plaque d’argent, de sorte que les lumières sont données par la surface métallique, et les demi-teintes et les ombres par l’épaisseur plus ou moins grande de la couleur.
- Sur cuivre, M. de Kobell emploie quelquefois une dissolution de sulfure de potasse pour obtenir des dessins à la plume, dont les traits doivent être lavés avant leur entière dessiccation.
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- s ÉLECTROTYPIK. \-\
- Lorsque la peinture est bien sèche et bien adhérente à la plaque, M. de Ko-bell dispose celle-ci dans un appareil électrotypique pour y recevoir le dépôt de cuivre qui se fait immédiatement sur les parties non recouvertes par la peinture, plus tard sur celles qui ne sont recouvertes que d’une couche mince, et plus tard encore sur celles dont l’épaisseur est plus grande.
- Pour accélérer l’opération, il n’attend pas que les plus fortes épaisseurs soient recouvertes ; il retire la plaque de l’appareil, et après l’avoir séchée convenablement, il applique une couche de graphite sur les parties non recouvertes, et recommence l’opération. Bientôt la surface tout entière est recouverte, et il ne s’agit plus que de prolonger l’opération jusqu’au moment où le dépôt a acquis l’épaisseur nécessaire pour supporter l’action de la presse en taille-douce.
- Il répare alors le dépôt de la plaque d’argent, et débarrasse le premier de la peinture qui peut y rester adhérente au moyen d’un lavage à l’éther.
- On a alors, en creux, une contre-épreuve fidèle de la peinture exécutée en relief sur la plaque d’argent, et l’on conçoit que si, par les procédés ordinaires de l’impression en taille-douce, on tire une épreuve de cette planche, la couleur déposée sur le papier aura les épaisseurs de la peinture primitive et en sera la reproduction fidèle, si, ce que M. de Kobell n’indique pâs dans sa note, cette couleur est suffisamment transparente pour laisser voir le papier sous les demi-teintes.
- En effet, dans les épreuves qu’il présente, celles qui sont imprimées en noir manquent de modelé et sont d’un ton presque partout uniforme, tandis que celle qui est imprimée au bistre a toute l’apparence d’un dessin au lavis et annonce le parti que les arts du dessin pourront tirer de cetle importante application de la science.
- On voit toutefois, par les conditions mêmes du procédé, que cette application se borne à l’exécution de planches imitant le lavis ou la sépia, et qu’elle ne pourrait se concilier avec les détails précis et arrêtés qu’on obtient du burin, de la pointe sèche et même de l’eau-forte.
- Quant à l’opération même du dépôt de cuivre, une seule condition paraît nouvelle ou importante dans la description qu’en donne M. de Kobell.
- On sait que le dépôt de cuivre est toujours plus abondant sur les bords d’un moule que partout ailleurs : M. de Kobell évite ces cordons rugueux en plaçant la plaque peinte sur une autre plaque de cuivre qui déborde la première de 15 millimètres dans tout son contour. Cette zone, à la vérité, se recouvre d’un dépôt inutile, mais paraît avoir l’avantage d’empêcher la production de ces bourrelets dont l’enlèvement peut quelquefois compromettre la planche obtenue.
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- ARTS CHIMIQUES.
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- > SAVON.
- Sur les changements à faire dans les procédés actuels de saponificationj par M. d’Arcet.
- •V
- Ayant été chargé, en 4812, d’établir à Paris une savonnerie assez grande pour qu’on y pût fabriquer, par jour, jusqu’à 4 5,000 kilog. de savon, j’ai eu à réfléchir mûrement sur la mission que j’avais à remplir, et ce n’est pas sans peine que je suis arrivé au but qui m’était proposé,
- . Il n’y avait jamais eu de grandes savonneries établies dans Paris, et je savais que les savonniers du midi de la France n’ont à craindre ni la gêne que le froid apporte aux opérations des savonneries, ni l’effet destructif des gelées sur des bâtisses presque toujours mouillées. D’un autre côté, le haut prix où le combustible et la soude étaient à Paris en 4842 , et de graves considérations chimiques et industrielles, me firent penser qu’il ne convenait pas d’établir dans le nord de la France la fabrication du savon comme on le fait à Marseille, et me déterminèrent à organiser notre savonnerie d’après des principes et sur un plan mieux raisonnés ou plus en rapport avec les circonstances atmosphériques et les données industrielles et commerciales sous l’empire desquelles j’avais à opérer. Voici quel fut le résultat de mes réflexions à ce sujet.
- En pensant à ce qui se passe lors de la saponification des corps gras par le moyen des alcalis; sachant que quelques savons se préparent à froid; et partant de ce fait bien connu, qu’un morceau de suif plongé dans de la lessive caustique, et même dans une dissolution de carbonate alcalin, s’y convertit à la longue en savon parfait, à la température de l’air, et bien que la surface seule du suif soit en contact avec la lessive, je pensai qu’il devait être facile de perfectionner les procédés de saponification, et j’en cherchai les moyens. Ce fut alors que je reconnus qu’il serait économique de fabriquer le savon en grand, en n’employant qu’une basse température, capable seulement de maintenir le corps gras à l’état liquide, et en remplaçant par une action purement mécanique l’ébullition,! moyen trop lent et trop coûteux d’établir les points de contact nécessaires entre des liquides ayant des densités aussi différentes que le sont celles des huiles et de la lessive caustique (4).
- (l) On voit que j’ai fait ici pour l’art du savonnier ce qui a été fait pour l’art du verrier, à l’époque à laquelle on a cessé de fabriquer le verre, en une seule opération, au four à verrerie, et où l’on a commencé à pulvériser et à fritter les éléments du verre avant de le fondre et de l’affiner. Je pense, à ce
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- SAVON.
- 13
- Il y a deux opérations bien distinctes dans la fabrication du savon; la première a pour but de combiner chimiquement l’alcali aux corps gras, tandis que dans la seconde il ne s’agit que d’amener le savon formé à contenir la quantité d’eau convenable, et ensuite de le liquéfier ou de le madrer, suivant que l’on veut fabriquer du savon en table, contenant 50 pour \ 00 d’eau, ou du savon marbré n’en contenant que 33 centièmes.
- La première opération, connue sous le nom à?empâtage, présente, en grand, de nombreuses et de graves difficultés : il faut fournir au corps gras la lessive caustique nécessaire, peu à peu et à une densité convenable, afin que le savon, en se formant, ne puisse ni se dissoudre dans la liqueur, ni s’y réunir en grains trop gros et trop durs. Si le savon formé se dissolvait dans la lessive bouillante, toute la cuite se prendrait bientôt en masse, le savon brûlerait au fond de la chaudière, et l’opération, ainsi conduite, deviendrait impraticable. Si, au contraire , on voulait faire l’empâtage en employant trop de lessive ou des lessives trop concentrées , l’ébullition ne parviendrait que difficilement à multiplier convenablement les points de contact entre le corps gras et la lessive, ce qui retarderait la saponification et augmenterait la dépense en combustible, en main-d’œuvre, etc.
- Cette nécessité de maintenir le savon pendant toute la durée de l’empâtage, pour ainsi dire en demi-dissolution dans la lessive bouillante, présente, comme je l’ai dit, de grandes difficultés d’exécution , fait d’ailleurs traîner bien inutilement l’opération en longueur, et la rend beaucoup trop coûteuse; on verra plus bas comment je suis parvenu à éviter tous ces inconvénients.
- L’empâtage terminé, on opère la coction du savon, c’est-à-dire que l’on concentre, par évaporation, la lessive sur laquelle surnage le savon, jusqu’à la densité à laquelle le grain contient juste la quantité d’eau nécessaire. C’est ainsi qu’après l’empâtage le* savon formé contient plus de 50 centièmes d’eau, tandis que vers la fin de la coction le grain du savon s’est resserré, et ne retient plus alors qu’environ 16 d’eau au cent. L’opération dont il s’agit a pour but principal de ne laisser dans le grain du savon que la quantité de lessive convenable ; mais elle présente en même temps l’avantage de compléter l’empâtage, si cette première opération avait été mal faite, et de rendre, en outre, le savon homogène dans toutes ses parties. Les seuls perfectionnements à apporter à la coction du savon naissent de l’emploi des chaudières métalliques
- sujet, qu’il serait h désirer que l’on examinât la question de savoir s’il ne serait pas utile, dans l’exploitation des mines, de suivre l’exemple du verrier, c’est-à-dire de pulvériser, de convertir en briques et de fritter les mélanges à basse température , avant de les porter, soit au fourneau à manche, soit au haut fourneau.
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- et de la construction de fourneaux disposés de manière à y bien économiser le combustible. On verra plus bas que, sous ce nouveau rapport, le mode de fabrication que j’ai suivi conduit encore bien au but.
- Après la coction du savon, vient sa liquidation, si l’on veut le convertir en savon en table , ou son madrage, s’il doit être fabriqué en savon marbré à manteau rouge ou à manteau isabelle (1).
- La liquidation a pour but de ramollir le grain du savon, d’y introduire jusqu’à 55 centièmes d’eau, au lieu des 16 centièmes que la coction y avait laissés , de rendre la pâte presque liquide , et de favoriser ainsi, pendant le refroidissement du savon dans la mise , la précipitation de tous les corps étrangers que ces grains pouvaient contenir, ce qui contribue à blanchir cette espèce de savon et à lui donner beaucoup d’homogénéité et un grand degré de pureté. Je n’ai pu perfectionner cette opération que sous le rapport de la sécurité des ouvriers, et en les garantissant du danger de tomber dans la chaudière en pratiquant l’opéraîion dont il s’agit (2).
- Quant à la marbrure du savon, il en a été tout autrement. On marbrait certainement le savon à Marseille depuis longues années, et, lorsqu’on connaît bien les détails de l’art du savonnier, on reste même convaincu que, dès l’origine de cet art, les fabricants ont dû obtenir, malgré eux, des savons plus ou moins bien marbrés, et qu’en cela ils n’ont fait, par la suite , que régulariser tant bien que mal un accident de fabrication qu’ils n’auraient pu éviter qu’à grands frais et en compliquant beaucoup le travail ; mais il y avait loin de là au point où nous sommes arrivés. Ce qui suit indiquera les progrès qui ont été faits dans cette partie importante de l’art du savonnier.
- La première donnée scientifique publiée relativement au marbré du savon est due à M. Laurens, et se trouve dans les Annales de chimie, tome LXVII, page 97; mais M. Vauquelin a certainement bien plus avancé la question dans la note qu’il a ajoutée à ce mémoire, et qui se trouve à la page 105 du même volume. Seloir M. Vauquelin, l’hydrogène sulfuré s’unit au fer et à Vhuile-y d’où résulte une matière bleue-verdâtre qui ne se combine point au savon, mais qui, s’y disséminant en petites masses par l’ébullition et l’enipâ-
- (1) L’ocre rouge, ajoutée aux cuites que l’on veut convertir en savon bleu vif, à manteau rouge, ne fait que se mélanger au marbré ; sa nuance n’est pas altérée par l’action de la lessive sulfurée, mais elle se fond dans celle du marbré, qui passe ainsi amiolet. Lors de la liquidationst du madrage de ce savon, le marbré, opérant comme une espèce de collage dans la pâte, entraîne l’ocre rouge avec lui, et se fonce ainsi d’autant plus en couleur ; quand ensuite l’action de l’air vient détruire la couleur bleue du marbré à la surface des briques de savon, lacouleurde l’ocre reparaît, et forme ce qu’en terme de savonnerie on appelle manteau rouge ; dans ce cas, la teinte jaune du savon de fer est masquée par celle de l’ocre rouge.
- (2) La note que j’ai publiée à ce sujet se trouve dans les Annales d'hygiène, tome XXI, page 123.
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- tage, produit la marbrure. Je pense que cette explication est loin d’être complète, et voici, selon moi, celle que l’on doit y substituer.
- Lors de l’empâtage, le fer qui se trouve en dissolution dans la lessive de soude sulfurée se combine aux acides gras et forme du savon de fer; il en est de même lorsque, les lessives ne contenant pas assez de fer, l’on est obligé d’y suppléer par une addition de couperose verte. D’un autre côté, l’alumine et la chaux contenues dans les lessives se convertissent également en savon d’alumine et de chaux, et ces savons de fer, de chaux et d alumine se dissolvent dans le mélange d’huile et de savon presque liquide soumis à l’opération de l’empâtage (1).
- Plus tard, lorsque l’empâtage est terminé, et même à la fin de la coction du savon, les savons de fer, de chaux et d’alumine sont si uniformément répartis dans toute la cuite, que l’on peut dire qu’ils y sont à l’état de véritable dissolution ; ils la colorent uniformément en bleu noirâtre dans toutes ses parties, si la lessive sur laquelle bout le savon n’a pas cessé d’être sulfurée; et le savon, refroidi brusquement et coupé en plaques minces, ressemble alors parfaitement à de l’ardoise mouillée.
- Le savon étant achevé sous le rapport de la coction, et étant à l’état qui vient d’être indiqué, quant à sa coloration, se trouve trop desséché par la haute densité des lessives bouillantes sur lesquelles il nage ; il faut le ramener à contenir au plus 36 centièmes d’eau, et c’est ce qui se fait par l’opération connue sous le nom de madrage, opération dont le but est de gonfler, de ramollir convenablement les grains du savon, de les mettre pour ainsi dire dans un état de demi-dissolution, et de faire agir jusqu’à leurs centres cette espèce de liquidation. Ici le grain du savon doit être un peu plus conservé que lorsqu’il est question d’en faire du savon en table ; aussi le madrage doit-il être poussé moins loin que la liquidation.
- Quand le madrage est achevé, la masse du savon doit être également pénétrée d’eau dans toutes ses parties; les grains doivent être flasques, volumineux et à peine séparés de la lessive chaude sur laquelle ils nagent, et dont une grande partie se trouve interposée entre les grains convenablement ramollis : on coule alors le savon dans la mise, et l’opération est terminée : voyons maintenant ce qui se passe dans la mise relativement à la marbrure du savon.
- Si l’on coule en plaque mince et que l’on fasse refroidir promptement une portion du savon prise au moment où l’on verse la cuite dans la mise, on n’obtient qu’un savon uniformément coloré en bleu, comme l’est l’ardoise
- (1) Les acides gras décomposent l’hydrosulfate de soude, et il se dégage continuellement de l’acide hydrosulfurique et un peu d’hydrosulfate d’ammoniaque pendant Vempâtage des cuites de savon.
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- mouillée; le savon n’est donc pas encore marbré au moment où on le coule dans la mise : le mélange des savons de fer, d’alumine et de chaux, coloré par l’acide hydrosulfurique, se trouve encore en dissolution dans toute la niasse; mais, peu à peu et par suite du refroidissement progressif du savon, la lessive achève de se séparer et tombe au fond de la mise ; les savons de fer, d’alumine et de chaux, étant moins solubles, moins fusibles que le savon à base de soude, se séparent, s’isolent et se concentrent çà et là dans la masse du savon, qui se trouve en grande partie blanchie, et qui reste seulement parsemée de veines fortement colorées, plus ou moins grandes, plus ou moins contournées, et qui sont formées par la portion du savon où s’est concentré le mélange des savons de fer, d’alumine et de chaux, coloré en bleu par l’action de la lessive sulfurée.
- Le marbré du savon n’est donc pas un effet produit par un simple mélange mécanique de deux savons dont un seul serait coloré; la cause qui préside à sa formation est d’un ordre bien plus élevé, car la séparation de savons à bases différentes, pendant le refroidissement de la cuite dans la mise, s’opère par l’action de cette force, qui désorganise les alliages au moment de leur solidification, dont l’effet est connu sous le nom de liquation, et à laquelle il faut sans doute attribuer la formation des granités, des porphyres, et en général de toutes les roches primitives cristallisées (1).
- Dans la fabrication du savon en table, en employant des lessives sulfurées, on obtient du savon tout blanc, parce qu’on pousse la liquidation jusqu’au point où la pâte est assez fluide pour permettre à la totalité des savons de fer, d’alumine et de chaux colorés en bleu de se séparer complètement et de tomber au fond de la mise.
- Dans la fabrication du savon marbré, la liquidation étant poussée moins loin, les savons insolubles et colorés ne se séparent qu’en partie, et y forment des veines, des marbrures dont le nombre, la grandeur, la forme et l’intensité résultent du degré de liquidité qui a été donné à la cuite, et du temps dans lequel s’est opéré le refroidissement de la masse du savon coulée dans la mise.
- (i) Dans le voyage que je fis en 1826 avec M. Gay-Lussac, nous trouvant à Rheinfelden, sur le bord du Rhin, je rassemblai une collection de cailloux roulés, en siénite , présentant les divers degrés de marbrure et les différents accidents de coloration que l’on remarque dans la fabrication du savon marbré. J’ai même vu dans la collection minéralogique du collège de France une très-belle plaque en agate, qui est parfaitement pure et transparente vers l’une de ses extrémités, et qui, vers l’autre bout, est de plus en plus chargée de veines et de filaments noirs; cette plaque d’agate présente absolument le même aspect, sous ce rapport, qu’une tranche de savon coupée verticalement et dans toute la hauteur d’une mise où l’on aurait coulé une cuite de savon en table.
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- ' tèriiëlaiige de savons de for, d’alumine et de chaux dissous dans le savon ordinaire, et coloré en bleu par l’action delà lessive sulfurée, perd promptement sa Couletir à l’air, Sous l’influence de l’eau et de l’excès d’alcali que contient le savon ; la couleur bleue, en disparaissant, laisse une trace jaune d’autant plus foncée qu’il y avait plus de fer dans ce savon, ce qui provient de ce que le marbré ou bien le mélange des savons de fer, d’alumine, de chaux et de soude, ayant été désulfuré, n’est plus alors coloré que par du savon de fer pur qui a une nuance jaune ocracée (1). Ces traces jaunes du marbré, lorsqu’elles ont une nuance trop foncée à la surface des briques de savon, déplaisent aux acheteurs et sont une cause de désagréments et de pertes pour le savonnier. On exige de lui qu’il donne une marbrure d’un beau bleu foncé, et l’on veut cependant que la partie du savon ainsi nuancée devienne blanche à l’air, c’est-à-dire que l’on exige de lui qu’il satisfasse tout à la fois à deux conditions diamétralement opposées.
- J’ai eu longtemps à lutter contre cette difficulté, qui était pour moi d’autant plus grande que, faisant usage de chaudières construites entièrement en tôîe, j'avais, en suivant l’ancien système de fabrication, toujours trop de savon de fer dans la cuite; mais je suis parvenu à la surmonter d’un côté, en changeant le mode d’empâtage, et surtout en faisant usage du savon de plomb au lieu de savon de fer pour colorer le mélange des savons insolubles auquel est due la marbrure. Ce nouveau mélange, dans lequel se trouve toujours accidentellement plus ou moins de savon de fer, se colore bien par Faction des lessives sulfurées, et donne une marbrure d’une nuance bleue-noirâtre très-foncée, qui se détruit par Faction de l’air et laisse toute la blancheur désirable aux surfaces de la brique de savon.
- En résumé, quant à la marbrure du savon, l’on voit que les conditions à remplir sont, 4^
- 1 ° Qu’il y ait dans la cuite la quantité de savon de fer ou de plomb nécessaire pour lui donner le degré de coloration demandé ;
- 2° Que le savon de fer*oy. de plomb soit combiné avec une assez grande quantité de savon de chaux, et surtout de savon d’alumine, pour que le marbré ait plus de transparence, pour qu’il soit plus homogène, et pour qu’il ait une nuance plus douce et pour ainsi dire plus veloutée ;
- ^;(i) La boue de Paris présente, en été, un exemple du même effet. Colorée en noir par du sulfure de fer, elle perd cette couleur à l’air, et ne donne, en se desséchant, que delà poussière seulement colorée en gris. .
- Lorsque la couleur du marbré a été détruite par l’action de l’air à la surface d’une brique de savon , il suffit, pour la faire reparaître, de mettre le savon à tremper dans une lessive sulfurée, ayant 1040 à 1050 de densité.
- Quarantième année. Janvier 1841.
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- Qa’il f ait constamment mais partout vêts la fin de la cuilo,. un eîfcès convenable de lessive sulfurée eai contactawrle:k ? u .ï'fhniïJm/ r' 4° Que• le madrage de la eulte et le refroidissement du savon dans, la mise soient opérés de manière à produire la marbrure voulue (1 • •
- N’ayant pas. eu pour but de décrire Fart du savonnier, et désirant seulement faire connaître les perfectionnements- que j’ai apportés dans la pratique de eet. art, et quelques faits nouveaux relatifs aux opérations qui s’y exécutent, je ne suis entré que dans les seuls détails nécessaires pour faire bien apprécier l’avantage du nouveau' système de fabrication que j’ai adopté; je vais maintenant donner une idée générale du plan que j’ai suivi, et que je regarde comme: étant parfaitement applicable à l’organisation des grandes savonneries ,, quelle que soit la température moyenne du lieu où on aura à en. établir. . V : j
- Au lieu d’opérer l’empâtage avec des lessives faibles et dans des chaudières coniques et profondes, comme cela a lieu ordinairement, je fais cette importante partie du travail dans de grands bacs en tôle, ayant en longueur trois fois leur largeur, chauffés en-dessous seulement par la fumée et la chaleur perdue provenant des chaudières ordinaires où se font la eoction et la marbrure du savon , et je fais usage de lessives caustiques fortes et contenant un peu de sel marin, au lieu d’employer des lessives faibles et augmentant graduellement en densité (2).= ' ,;j
- (1) Un madrage trop ménagé et un refroidissement trop prompt donnent au savon l’aspect du gra-
- nit. En poussant, au contraire, trop loin le madrage et en ralentissant trop le refroidissement de la cuite, on obtient un savon qui ne confient que quelques grandes veines bleues, et qui peut même , dans le cas extrême, n’en plus présenter, et se trouver alors en' tout pareil au savon blanc connu sous le nom de savon en table: • . •.
- Les divers sels contenus dans la lessive employée ont, en outre, une grande influence sur la marbrure du savon, car la dissolution de sulfate de soude rend le savon si liquide, qu’il peut .être passé à travers un linge fin, tandis que, à densité et à températures égales, la dissolution de sel marin grène le savon et lui donne un grand degré de sécheresse.et de dureté : j’avais profité de la connaissance de cette action de la dissolution de sulfate de soude sur le savon pour donner au savoure que l’on appelle coupe douce sans êtêe obligé d’ajouter comme on le fait ordinairement, et depuis que l’on ne trouve plus de potasse dans les soudes brutes, une grande quantité d’huile de graine dans chaque cuite.
- (2) Pour éviter leplus possible la présence du savon de fer dans le marbré, il faut né donner aux
- grands bacs en tôle qu’un peu plus de profondeur qu’il n’en faudrait pour recevoir à la fois toute ia lessive nécessaire pour une cuite de savon. On élève ensuite les bords du bac à la hauteur convenable au moyen d’une maçonnerie faite en bonnes briques et en chaux hydraulique ; le savon n’est ainsi jamais en contact avec de la tôle exposée à l’air. Ce mode de construction est employé à Marseille pour l’établissement des grandes chaudières des savonneries; mais il présente là de graves inconvénients; en effet, il manque dans ce cas de solidité, et entraîne une perte énorme de temps, de combustible, de frais généraux, etc., tandis que; appliqué à rétablissement des caisses en tôle , qui ne sont que faiblement chauffées et qui ne le sont seulement que par la partie moyenne de leurs fonds , ce système de construction présente tous les avantages désirables. On pourrait encore construire ces caisses tout en maçonnerie et y échauffer la lessive et le savon par le moyen de la vapeur. »
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- La chaleur communiquée aux caisses en tôle ou se fait l’empâtage ne dépasse pas 54) degrés centigrades, et peut même n’êire que suffisante pour entretenir le corps gras en parfaite liquidité. >
- Au lieu d’agiter le mélange par le moyen de l'ébullition , comme on le fait dans toutes les grandes savonneries du Midi, je me sers d’un agitateur méca nique convenablement établi, qui multiplie, bien plus promptement et bien plus économiquement que ne le fait rébulition, les points de contact entre le corps gras liquéfié et la lessive sur laquelle il surnage. L’agitation du mélangé est continuée jusqu’à ce que la combinaison chimique qui constitue le savon soit bien achevée, ce que l’on reconnaît au titre de la lessive qui ne doit plus diminuer et à la Solubilité complète du savon dans l’eau distillée bouillante. Le savon formé se trouve alors converti en petits grains arrondis, n’ayant pas d’adhérence entré eux et nageant sur l’excès de lessive caustique employée ; l’empâtage se trouve ainsi terminé.
- Le bac où se fait cette opération a ses bords élevés d’un mètre au-dessus de celui de la grande chaudière conique et profonde où doit s’achever la cuite; une gouttière en bois ; posée d’un côté sur le bord antérieur du bac et de l’autre sur le bord de la grande chaudière, sert à transvaser dans cette chaudière le savon dont l’empâtage a été opéré dans le bac ; on retire la lessive usée qui reste au fond du bac, et l’on peut y commencer aussitôt une nouvelle opération d’empâtage : quant au savon en grains qui a été coulé, dans la grande chaudière sur de là lessive neuve, on en perfectionne la saponification, et on en opère là coction dans cette chaudière, comme on le fait ordinairement; on l’y convertit ensuite, soit en savon en table, soit en savon marbré, en opérant absolument comme on le fait dans les grandes savonneries, et en donnant toute sécurité à l’ouvrier au moyen de l’appareil de sauvetage dont il a été parlé plus haut.
- Lorsqu’on veut fabriquer du savon en table, on n’a point de matière colorante à ajouter dans le bac, lors de l’empâtage ; mais, lorsqu’il s’agit d’obtenir du savon marbré, la cuite doit être convenablement colorée dans le bac , et dès le commencement de l’empâtage. Voici comment j’opérais cette coloration :
- Je préparais dans une chaudière à part un mélange de savons d’alumine, de chaux et de plomb, en décomposant séparément dans l’ordre indiqué ci-dessous, et par un excès de savon dissous dans l'eau, des dissolutions à doses convenables d’acétate de plomb, de chlorure de calcium et d’alun ou de sulfate d’alumine simple. Le mélange obtenu était conservé sous l’eau et servait à colorer les cuites de savon marbré, ce qui se faisait en ajoutant dans le bac, et au commencement de l’empâtage, assez de ce mélange pour donner la nuance convenable à la masse du savon. La lessive sulfurée servant à l’empâtage donnait promptement au savon de plomb la couleur bleue-noirâtre de-
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- vaut colorer le marbré, et il était, par conséquent, facile d’arriver, soit en pesant la matière colorante, soit par tâtonnement, à donner au savon la nuance désirée. . r:
- En appréciant les grandes difficultés que présente l’opération de la marbrure du savon , en remarquant qu’avec tout le talent possible le savonnier ne peut pas répondre d’obtenir l’espèce de marbrure qu’il désire, on doit naturellement se demander pourquoi les acheteurs persistent à préférer le savon marbré au savon blanc ; mais cette préférence est bien motivée par les considérations suivantes. »' im-.--'/- • •-.« \ ».
- Ce que j’ai dit de la marbrure du savon prouve qu’il y a une relation obligée entre la beauté ou la perfection de la marbrure du savon et la quantité d’eau qu’il contient. Un savon bien marbré ne peut pas contenir plus de 33 à 34 centièmes d’eau, tandis que le savon blanc peut en recevoir une proportion bien plus grande, sans cesser d’avoir bonne apparence, et est même d’autant plus blanc qu’il contient plus d’eau, En achetant du savon bien marbré, le consommateur est donc assuré d’avoir un produit toujours égal en qualité et en puissance détergente, avantage qu’il ne trouverait probablement pas en se procurant du savon blanc, qu’il est trop facile de frelater.
- D’un autre côté , pour fabriquer du savon blanc ne contenant, comme le savon marbré, que 33 centièmes d’eau, il faudrait n’employer que des lessives non sulfurées, ce qui augmenterait de beaucoup les frais de fabrication • et, ici, les intérêts du savonnier, comme ceux de l’acheteur, se confondent pour maintenir la fabrication du savon marbré. J’ai cru utile de signaler ce .fait, parce que l’on croit généralement que la préférence accordée au savon marbré par les grands consommateurs est ridicule et sans fondement, tandis que cette préférence est, au contraire, de leur part, le résultat d’une longue expérience et d’une entente parfaite de leurs véritables intérêts.
- :'Ç: bois. ‘
- Rapport fait par M. Payée, au nom d’une commission spéciale sur le procédé de conservation des bois de M, Bréaot.
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- La commission que vous avez chargée, il y a trois ans, d’examiner les divers procédés de conservation des bois, s’est occupée, avec une vive sollicitude, d’approfondir cette importante question.
- A plusieurs reprises, nous vous avons verbalement rendu compte de nos travaux, des résultats déjà obtenus; nous attendions que des données plus positives, plus pratiques encore nous eussent été fournies par l’expérience, pour vous présenter un rapport écrit sur l’ensemble des procédés soumis à notre examen.
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- ri Mais dès aujourd’hui nous pouvons vous communiquer les observations que nous avons faites sur les bois imprégnés par le procédé deM. Bréant. ^ , a Ce procédé, vous vous le rappelez, messieurs, date de 4831, époque à laquelle les bois ainsi pénétrés de sulfate de fer en solution saturée furent prér-sentés à la Société d’encouragement (4); il consiste à imprégner les pièces de bois immergées dans des cylindres, à l’aide d’une forte pression exercée sur le liquide, ** •' ’-é* • -i-'\ ’
- La pénétration est telle que des solutions même huileuses arrivent jusque dans l’intérieur des cellules végétales; ainsi, sous ce rapport, l’efficacité du procédé est évidente : il est probable que les parties excessivement serrées des nœuds et du cœur de certains bois qui résistent à cette imbibition ne seraient atteintes par aucun autre moyen. On conçoit d’ailleurs que les portions des bois que l'altération avait rendues poreuses sont facilement remplies du liquide destiné à les garantir des détériorations ultérieures. On en jugera par un échantillon sur lequel la pourriture a été arrêtée depuis 1834 .
- Quant à la question économique, nous serons Sans doute à portée de la juger bientôt, car M. Bréant a promis de mettre à notre disposition le grand cylindre en fonte et la pompe foulante qui ont servi à ses premières opérations. -
- Dans tous les cas, nous n’aurons pas à comparer le procédé de notre collègue avec les moyens de pénétration si remarquables de M. Boucherie, car ceux-ci utilisent la force d’aspiration de la plante vivante, d’arbres sur pied ou récemment abattus, tandis que l’appareil de M. Bréant doit être employé pour traiter les pièces de bois déjà équarries ou façonnées.
- Il est applicable à faire pénétrer des solutions oléiformes ou résineuses qui n’ont pas, que nous le sachions, été mises en usage par les auteurs des autres ' procédés. - >
- Mais la première, la plus importante condition à laquelle devait satisfaire le procédé dont nous avons l’honneur de vous entretenir était de fournir des, pièces de bois qui résistassent dans des circonstances où le même bois normal fût détérioré; à cet égard, une expérience décisive a été faite et vient d’être régulièrement constatée.
- Des planches en sapin de 6 centimètres d’épaisseur, les unes imprégnées d huile de lin, les autres à l’état ordinaire, ont été posées simultanément sur le pont Louis-Philippe en 1834. Maintenant le platelage en bois ordinaire de ce pont est tellement détérioré par la pourriture, qu’on a dû le refaire à neuf. Quant aux parties confectionnées avec les bois imprégnés d’huile, elles sont
- (t) Voyez Bulletin de la société, -30e année, p. 525.
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- S *
- dures, sonores, exemptes d’altérations, et pâmassent dans le ifflécœe état qu’au moment de leur pose, il y a six .ans. kj%\m.m«;r,
- On en peut juger encore en remarquant la solidifié très^^rande «des elous fixés dans ce bois. Nous conservons deux des planches isi|fM?égnées d’fiuile enlevées sur le pont ; les au tres restent en place afin de sservir à nos «observations ultérieures.^ Ç ^ ; 'l - ;; v:V;,
- Au moment où l’administration supérieure s’occupe des applications utiles à faire des procédés de conservation des bois, votre commission spéciale a pensé que les faits précités devaient être portés à sa connaissance ; elle a, en conséquence, l’honneur de vous proposer d’insérer le présent rapport au Bulletin et d’en envoyer un extrait à MM. les ministres de l’agriculture, de la guerre, de la marine, des travaux publics et des finances.
- # ‘ Signé Paten, rapporteur,
- Approuvé en séance, le. 30 décembre 1840. r .
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- ' .. . ARTS ÉCONOMIQUES.— poêles. : , - . '
- Rapport fait par M. Dizé, au nom du comité des arts économiques, sur la fabrication des poêles de faïence inger cable, de M. Pichenot j rue des Trois-Bornes, b.
- Messieurs, le poêle de faïence doit l’importance qu’il a acquise à l’usage presque général qu’on en fait depuis que l’expérience a démontré combien cet appareil peut procurer une température égale et suffisante pour chauffer l’intérieur des maisons et surtout des grands appartements, avec l’économie que les cheminées à foyers ouverts ne peuvent produire. Aussi les fabricants de poêles se sont-ils appliqués à leur donner des formes élégantes et des ornements recouverts d’émail de faïence. .
- |HMais toutes les recherches qu’on a faites jusqu’à ce jour ont été sans succès pour corriger plusieurs défauts essentiels attachés à ce genre de fabrication et lui donner le degré de perfection qu’on désirait depuis longtemps.
- Le premier de ces perfectionnements, qui consiste à prévenir la gerçure de l’émail qui|reeouvre les pièces de terre cuite dont on construit les poêles et les ornements de cheminées, est dû aux recherches de M. Pichenot.
- Ch Ce fabricant est parvenu, après de nombreuses observations sur le mélange des différentes terres, à réunir celles dont les qualités sont propres à recevoir l’émail par une combinaison chimique plus intime, et qui le garantit de la gerçure, accident très-préjudiciable pour les fabricants de poêles. Ces gerçures de
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- .. BOitES* ?i
- m
- l’émail sont si multipliées quelquefois et tellement saillantes, qu’elles s’enlèvent souvent par éclats au moindre frottement, 'ef malgré tous les soins de l’ouvrier.
- Les pièces fabriquées par M. Pichenot réunissent, à la propriété de ne pas se gercer, la faculté’de pouvoir être travaillées à volonté sans s’écailler, de former des joints presque imperceptibles et de résister à la chaleur la plus forte qu’aient pu supporter les terres en usage jusqu’à ce jour.
- Mais l’amélioration faite à un procédé d’après un bon principe contribue à le perfectionner dans toutes ses parties ; aussi l’application heureuse que M. Pichenot en a: faite dans la composition de la terre dont il se sert a, non-seulement, rendu l’émail ingerçable, mais encore elle lui a donné les moyens de fabriquer des pièces de poêles et des garnitures de cheminées d’une dimension qu’on n’avait pas obtenue jusqu’à ce jour, et de conserver dans leur cuisson la régularité exacte des formes.
- On voit, dans la fabrique de M. Pichenot, des poêles avec des frises et des socles ronds de 65 à 66 centimètres de diamètre d’une seule pièce,* des poêles de niches ayant des frises et des socles d’un mètre de façade sur 10 centimètres de retour, également d’une seule pièce. '
- La précision avec laquelle les pièces émaillées, soit de petite ou de grande dimension, s’ajustent.entre elles, est telle, que la vue n’est pas choquée par l’intervalle de.leur point de jonction, et ferait croire que lé poêle est construit d’une seule pièce.
- Oh- y trouve encore des panneaux d’intérieur de cheminée, depuis le plus petit diamètre jusqu’à deux mètres de longueur sur la largeur demandée. Les foyers des cheminées de la Société, qui en sont ornés, attestent de leur perfection, et de la beauté de leur émail supérieur à celui des objets de ce genre.
- En résumé, le comité s’est convaincu, d’après les faits cités, que M.. Pichenot a fait des progrès incontestables dans la fabrication dès poêles de faïence, 1° par le choix des terres mieux entendu, qui, en se combinant plus intimement avec l’émail, le garantit du tressaillement ainsi que des éclats dans rajustement des pièces ; 2° qu’il est parvenu à fabriquer des pièces de poêles et des garnitures de cheminées dans de grandes dimensions, et qu’il peut établir à des prix peu au-dessus des prix actuels.
- En conséquence, le comité des arts économiques m’a chargé d’avoir l’honneur de vous proposer, \° qu’il soit adressé à M. Pichenot les remercîments de la Société pour sa communication; 2° que le présent rapport soit inséré dans le Bulletin et renvoyé à la commission des médailles.
- Signé Dizé, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 décembre 1840.
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- AGRICULTURE.
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- Rapport fait par M, Leclerc-TIioüin, au nom du comité', d agriculturej sur divers échantillons de seigle adressés a la Société par M. Bossin. i ; ; ..•» ar; --j ?:n h y.a hioh-'op
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- Messieurs, M. Bassin, pépiniériste, quai aux Fleurs, 5, a fait parvenir à la Société deux échantillons et deux notes , au sujet 4° d’un seigle qui lui a été adressé d’Allemagne sous le nom de Vierland, et 2° d’un autre seigle qu’il possède depuis quelques années sous celui de multicaule* r ; ^ ’
- Le seigle de Vierland décrit par M. FV. Albert, conseiller des finances du duché d’Anhalt-Coethen, comme variété distincte et très-productive de l’espèce ordinaire, ne nous a pas paru devoir motiver dès à présent un rapport spécial. M. Bossin l’a compris dans des semis d’essais dont il annonce qu’il fera connaître ultérieurement le résultat. La Société ne lui doit donc jusqu’ici que sa sympathie pour l’activité avec laquelle il cherche à enrichir le domaine de notre agriculture de productions étrangères. ;
- Le seigle multicaule, s’il diffère du seigle de la Saint-Jean depuis longtemps connu en France, présente dans ses habitudes de végétation une grande analogie avec lui ; semé dans le courant de mai, il donne jusqu’aux approches de l’hiver un fourrage faucliable, dont la récolte ne nuit en rien à la production des épis pour l’année suivante. .
- En 4839, M. Bossin avait transmis une certaine quantité de graines de cette céréale à la Société d’agriculture et à la ferme modèle de Lorient. Des essais ont été entrepris, en conséquence, par divers cultivateurs du Morbihan, du Finistère, d’Ille-et-Vilaine, et M. P h. Karmel, secrétaire de la Société susdite, en a fait connaître les résultats en son nom personnel, par une lettre comprise en entier dans celle qui vous est adressée. , : ; r
- D’après son contenu, le seigle multicaule a donné deux et quelquefois trois coupes. Chez un des expérimentateurs, M. de Lorgeril, ancien maire de Rennes, président actuel du comice agricole de Plesder, le produit en fourrage vert s’est élevé à 35,000 kilog. à l’hectare. \ , - •
- Le produit en grain a été, en moyenne, de 60 pour un.
- On a trouvé une économie de près de moitié dans la semence.
- Le poids en grain a été supérieur à celui du seigle du pays, dans le rapport de 6 pour 4 00. / " .
- La paille d’excellente qualité a dépassé, en moyenne, 2 mètres de hauteur et atteint sur divers points celle de 2m,55.
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- Les touffes d’un diamètre de 0M,25 à 30 centim. ont porté, en moyenne, de 4 5 à 20 épis contenant environ chacun 60 grains. ~ '
- Sans combattre aucune de ces assertions, dont nous n’avons pas lieu de soupçonner la véracité, nous ferons seulement quelques observations sur la manière dont les résultats annoncés semblent avoir été obtenus. Et-d’abord, un seul des expérimentateurs a eu l’idée de peser le fourrage vert obtenu d’un hectare ; ce n’est pas assez pour avoir une opinion générale sur le rendement d’une semblable récolte. Tous ceux qui ont cherché à prolonger l’existence de nos céréales usuelles par un semis très-tardif du printemps savent que beaucoup de variétés restent gazonneuses et ne laissent tomber que des feuilles sous la faux. Un pareil fourrage est infiniment plus aqueux et moins nourris-sant à poids égal qu’une herbe fauchée à l’époque de la floraison, c’est-à-dire au moment où elle abonde en sucs qui vont se porter vers les embryons naissants. Il résulte de là que le poids d’un fourrage vert quelconque n’est.qu’un des éléments de sa valeur, et que, pour bien apprécier celle-ci, il faudrait deux pesées comparatives, l’une à l’état vert, l’autre à l’état sec. U se peut donc que les apparences soient plus séduisantes que vraies. En fut-il autrement, on devrait se demander encore si, malgré l’économie de main-d’œuvre que présente une récolte qui donné deux produits différents au moyen d’un seul semis, une telle combinaison serait toujours aussi profitable qu’on est tenté de le croire au premier aperçu. Assurément, dans les contrées où les assolements biennaux et triennaux sont encore rigoureusement suivis, toutes les fois que les façons de jachère, que l’on commence ordinairement fort tard afin de ménager quelques dépaissances aux troupeaux, auront pu être complétées dès la fin de mai, sans compromettre l’état physique et la netteté du sol, la culture estivale du seigle multicaule, ne procurât-elle qu’un pâturage, serait encore une importante amélioration; mais dans les localités mieux assolées, la question est loin de pouvoir se résoudre aussi nettement. 11 est impossible, en effet, de semer le seigle comme récolte dérobée, puisque aucune culture printanière n’a pu être enlevée aux approches de juin. Il reste donc comptable des frais de location et d’impôt du terrain, sous forme de fourrage, pendant toute la première année. Or, à de telles conditions, il semblera au moins douteux qu’il soit, dans tous les cas, aussi profitable qu’un fourrage semé quelques mois plus tôt sans autre destination.
- Les produits énormes qu’on a obtenus en grain, l’économie de semence employée et les dimensions remarquables des talles nous semblent s’expliquer très-bien, trop bien peut-être, pour qu’on puisse ajouter une très-grande importance aux résultats généraux. Dans une bonne terre, on a maintes fois compté sur des pieds isolés de froment ou d’orge au delà de 100 à 150 épis,
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- tandis que les touffes de même origine, semées en plein champ à là manière ordinaire, ne donnaient que 3 ou 4 chacune. Pour peu que le sol dans lequel on a fait les semis d’expérience fût fécond, l’écartement même des pieds rend assez bien compte de leurs dimensions et de la fécondité exceptionnelle de chacun d’eux. Il n’en résulte pas moins une forte présomption en faveur du multicaule ; mais, faute d’une précision suffisante dans le mode d’opérer ou dans le compte rendu des essais, ce ne peut être encore pour nous qu’une pré somption. Si l’on s’en rapporte aux notes transmises à la Société de Lorient par la plupart des expérimentateurs, ce ne serait plus 60, mais 150 et 200 pour un, en pieds, qu’on aurait obtenus. Il est impossible d’approcher de tels résultats en dehors d’une culture jardinière. ! -
- Que la paille soit longue et de bonne qualité, que le grain ait beaucoup de poids, ce sont là deux avantages notables qui peuvent bien être dus en partie à la richesse du sol> mais qui sont certainement aussi inhérents aux caractères intimes de la race, et probablement à l’époque même des semis, puis-qu’en général plus une plante occupe longtemps le sol et plus elle devient productive.
- Conformément aux essais entrepris dans les minoteries à vapeur de Pours-corff, il n’existe aucune différence de produit en farine, en gruau et en pain entre le multicaule et le seigle ordinaire, à poids égal de grain mouluré. Le premier étant un peu plus pesant que le second, l’avantage lui réste encore dans cette épreuve. Nous ne relèverons qu’en passant une erreur de chiffres qui attribuerait au demi-hectolitre de seigle le poids de 72-kilog. qu’il n’atteint presque jamais, et que le froment ne dépasse pas toujours à l’hectolitre entier. Une telle inadvertance, résultat sans doute de l’inattention d’un copiste, ne change rien au fond de la question.
- En résumé, si nous regrettons que les semis de seigle multicaule n’aient pas été faits comparativement, dans les divers lieux que nous avons cités, avec des semis de seigle de la Saint-Jean, afin de constater d’abord mieux que ne l’ont été jusqu’ici les caractères distinctifs de deux variétés que plusieurs de nos plus habiles agronomes considèrent comme identiques, et, ensuite, leurs dissemblances sous le point de vue cultural ; si, quelque satisfaisantes qu’elles semblent être dans leur généralité, les expériences qui ont donné lieu à ce rapport ne sont pas absolument concluantes à nos yeux, nous ne croyons pas moins que la Société d’encouragement, en engageant M. Bossin à les compléter, doit lui témoigner l’intérêt qu’elle mettra à les suivre, et le désir qu’elle éprouve de pouvoir ultérieurement en constater le nouveau succès.
- Signé O. Leclerc-Thouin , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 16 décembre 1840. -
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- (La Société d’encouragement ne garantit point Vefficacité des procédés et les avantages des machines et instruments consignés dans ces notices.)
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur une nouvelle machine à sécher les étoffes nommée hvdro-estracteur, inventèepar . - M. Caron. .
- Les moyens dont on se sert ordinairement pour retirer l’eau des tissus sont l’égouttage, le lordage à force de bras et la compression entre deux cylindres.
- L’égouttage est le moyen le plus simple, mais aussi le plus long ; il exige un grand emplacement et ne peut s’appliquer qu’aux matières qui ne risquent point de s’altérer en restant humides. ,
- Le tordage à force de bras est le plus généralement employé ; mais cette opération tend évidemment à déplacer, à allonger par places et à rompre même les filaments d’un tissu ou les fils d’une échevette; l’eau n’est jamais régulièrement extraite et il reste toujours des parties qui contiennent plus d’eau les unes que les autres ; d’ailleurs l’opération exige beaucoup de temps et devient, par conséquent, très-coûteuse.
- L’extraction de l’eau par la compression entre deux cylindres a été pendant longtemps le moyen par excellence. Une machine simple et peu coûteuse remplace l’égouttage et le tordage à la main; elle consiste en deux rouleaux en bois superposés maintenus dans un bâti et pressés l’un contre l’autre par des leviers. Cette machine présente divers inconvénients : elle écrase le tissu et fait décharger les couleurs dans les étoffes ; elle extrait l’eau irrégulièrement, et le teinturier de fils en écheveaux n’a jamais pu s’en servir avec avantage.
- La machine de M. Caron ne présente aucun des inconvénients que nous venons de signaler. Pour s’en faire une idée, concevons une boule aplatie en cuivre tournant sur pivot et percée d’une infinité de petits trous. C’est dans cette boule aplatie que l’on place les matières mouillées; on imprime un mouvemeut de rotation au pivot et on l’accélère successivement de manière à ce que la vitesse devienne telle que la force centrifuge projette, du centre à la circonférence et à travers les petits trous dont elle est percée, toute l’eau dont les matières contenues dans la boule sont imprégnées. L’eau ainsi projetée tombe dans une chemise qui entoure la boule et s’écoule librement.
- Cette machine a quelque analogie avec celle de M. Pentzaldt dont on trouve la description dans le Bulletin de la Société d’encouragement, 38eannée, pag. 31 ; mais, au lieu de la faire tourner par une corde enveloppée autour d’une poulie, M. Caron lui imprime un mouvement progressif d’accélér ation à l’aide d’engrenages, moyen qui exige moins de force. . . .
- La machine a généralement d’un mètre à un mètre 10 centimètres de diamètre et fait 1,500 tours à la minute avec la charge de 125 kil. d’étoffe; elle n’exige que la
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- *force d’un cheval. Elle opère l’extraction de l’eau très-promptement et mieux que la machine à essorer avec cylindres, sans exiger plus de force motrice et avec une grande économie de combustible dans les séchoirs chauds. (Bulletin de la Société industrielle de Mulhatisen, n» 65.)
- Nouvelle pompe; par M. Milch.
- Cette pompe est à jet continu, à un seul corps et à un seul piston. Le piston est un long cylindre tourné dont le diamètre est plus petit que le diamètre intérieur du corps de pompe ; les garnitures sont ces rondelles de cuir embouti dont la presse hydraulique de Bramait a offert le premier exemple et que l’on a appliquées depuis aux pompes ordinaires à simple effet. . .
- Le corps de pompe unique se compose de deux portions de cylindre égales, fermées à un bout et ouvertes à l’autre, portant chacune à l’extrémité ouverte un rebord plat et circulaire. Ce sont deux chapeaux dont les rebords s’appliquent l’un sur l’autre et se boulonnent ensemble. Entre ces rebords est maintenu et fortement pressé le contour extérieur de deux rondelles de cuir dont le bord intérieur est libre et embouti en sens contraire de manière à se replier vers les deux bases opposées du corps de pompe. Un anneau de corde sépare ces deux lèvres de cuir qui pressent le piston cylindrique, mais par une très-petite étendue seulement; car la résistance de frottement est proportionnelle à celle étendue de contact. Il est facile de régler l’ajustement d’une manière convenable, et l’on obtient ainsi une séparation parfaite des deux moitiés du corps de pompe dans quelque sens que le piston foule ou aspire.
- Avec celte disposition, la course du piston n’est limitée que par les bases mêmes du corps de pompe; mais l’avantage principal c’est la facilité d’exécution, d’entretien et d’installation. .
- Les proportions de la pompe de M. Milch sont bien entendues. Les tuyaux, les soupapes de communication sont larges ci ne donnent naissance par suite des étranglements de la colonne liquide qu’à une faible perte d’effet utile. {Acad, des sciences, 28 décembre 1840.) -
- Sur le développement de Vélectricité dans le jet de vapeur d’une chaudière ; par ... M. Armstrong.
- Une machine à vapeur à haute pression, de la force de 28 chevaux, a été établie pour le service de la houillère Cramlington, près de Newcastle. Chaque chaudière est munie d’une soupape de sûreté placée au-dessus d’un court cylindre terminé, à chaque extrémité, par un anneau plat ; l’anneau inférieur est boulonné sur la chaudière, et, pour en rendre le contact étanche, on y a interposé un enduit étoupé formé de litharge et d’huile de graine de lin. L’anneau supérieur porte’ la soupape de sûreté. Yers la fin du mois de septembre dernier il se fit une fissure dans l’épaisseur de l’enduit au travers de laquelle la vapeur s’échappa. Le 29 du même mois, le mécanicien touchait d’une main le levier de la soupape au moment que la vapeur projetée atteignait l’autre; il sentit des pico-
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- tements tout particuliers dont il ne se rendit pas compte. Les 2 et 3 octobre suivant, le même effet s’étant reproduit avec plus de force, il voulut en connaître la cause; il vit alors qu’en approchant doucement le doigt du levier de la soupape, pendant que l’autre main recevait le jet de vapeur, il en sortait une étincelle. Cette observation fut constatée par tous les témoins qui voulurent tirer l’étincelle d’eux-mêmes. Cet effet se reproduisait, quel que fût le point de la chaudière qu’on louchait du doigt, si en même temps on recevait le jet de vapeur sur une autre partie du corps,
- Plusieurs expériences faites dans le but de constater cet effet ont donné les résultats suivants: .
- 1° La chaudière reposant sur un massif de briques très sèches se trouve quelque peu isolée;
- 2o Si la chaudière est tenue propre et débarrassée des incrustations salines, et qu’on emploie l’eau de pluie, la vapeur qui en sort ne manifeste aucune action électrique ;
- 3° Si l’on emploie de l’eau ordinaire contenant des sels en dissolution , la vapeur ne donne pas d’abord de signe électrique ;
- 4° Par suite du travail continu et de la production de la vapeur, il se forme un dépôt qui s’attache à la paroi delà chaudière; la vapeur commence alors à donner des signes électriques, et ces signes augmentent avec l’épaisseur de la couche saline; la vapeur est positive et la chaudière négative ;
- 5° Avec une chaudière ayant une pression plus faible, la tension électrique est moindre;
- 6° Pendant l’expérience, si l’on augmente la pression, la tension diminue pour un moment. {Annales de chimie, novembre 1840.)
- Machine à faire les briques ,• par M. Carviîle.
- Le broyage de la terre s’exécute dans un cylindre vertical au moyen d’un axe en fer muni de bras placés en étages et garnis de couteaux. Un cheval à l’aide d’un levier imprime à cet axe un mouvement de rotation. La terre jetée dans le cylindre par son extrémité supérieure est ainsi sans cesse coupée, recoupée et pétrie. La matière, bien malaxée, est chassée dans les moules au travers d’une ouverture latérale pratiquée vers la hase du cylindre.
- Des palettes inclinées en forme d’ailes de moulin à vent sont liées à l’extrémité inférieure de l’axe vertical ; la pression résultant de l’inclinaison de ces palettes constamment appuyées contre la terre pendant leur mouvement de rotation force la matière à fuir â travers l’ouverture; une petite vanne en tôle règle et limite sa sortie.
- Une chaîne sans fin composée de cadres en fonte joints à charnières les uns aux autres en passant sous la base du cylindre s’y remplit de la matière préparée.
- Un lourd rouleau de fonte commence la compression, elle s’achève par l’étirage des moules chargés au travers d’une espèce de filière composée de deux plaques de tôle dont les surfaces ne sont pas tout à fait parallèles.
- Le démoulage s’exécute immédiatement après la compression à l’aide d’un refouloir agissant de haut en bas ; en laissant participer le refouloir, pendant le démoulage, au
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- mouvement de translation de la chaîne des moules, on a obtenu des fonctions continues avec une grande simplicité de mécanisme. L'instant précis de l’action du refouloir est déterminé par des butoirs attachés aux moules eux-mèmes; son mouvement, ainsi emprunté à celui de la chaîne au moyen d’organes restant dans des rapports invariables avec les moules, soustrait la machine à tous les inconvénients qui résulteraient de l’allongement de la chaîne par suite de l’usure inévitable des charnières.
- L’adhérence de la terre aux parois latérales des moules est évitée par leur immersion pendant une demi-révolution dans l’eau dont un bac placé sous la machine est rempli.
- Deux trémies sont intercalées dans le mécanisme avant et après le réceptacle où la terre est préparée ; elles répandent à propos, au moyen d’un cylindre cannelé, le sable fin dont elles sont constamment pourvues; l’un verse le sable avant le remplissage des moules sur des plaques de tôle liées en forme de chaîne sans fin, cheminant avec les moules pour leur servir de fond ; l’autre trémie saupoudre la surface des briques avant la com -pression. Ainsi se trouve encore évitée l’adhérence de la matière, soit avec le rouleau qui commence la compression, soit avec la filière qui l’achève, soit avec le refouioir qui démoule.
- Pour obtenir des surfaces plus unies, un léger filet de liquide humecte continuellement le rouleau de pression. Les briques sont reçues au fur et à mesure de leur démoulage sur une toile sans fin qui pourrait les conduire jusqu’au séchoir.
- Un seul cheval, en tournant au pas, peut préparer environ 1,500 briques à l’heure. (Acad, des sciences, 7décembre 1840.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Sur le zincage par la voie humide ,• par M. Sorel.
- L’auteur annonce être parveiïu, au moyen d’un appareil électro-chimique basé sur le principe de la pile à courant constant de Daniel, à fixer sur le fer une couche de zinc. Le fer, ainsi galvanisé à froid, est complètement à l’abri de l’oxydation, et le zinc adhère mieux au fer que par la voie de l’étamage dans un bain de zinc fondu. M. Sorel assure avoir réussi également, par des procédés analogues, à fixer tous les autres métaux en couches plus ou moins épaisses, soit sur du fer, soit sur tout autre corps métallique. {Acad, des sciences, 14 décembre 1840.)
- Moyen de purifier les puits, mines, etc., de certains gaz irrespirables.
- M. le professeur Eubbard, de New-York, a suggéré l’emploi du charbon calciné dans le but d’absorber l'acide carbonique qui existait au fond d’un puits dans lequel des ouvriers devaient descendre. Les expériences de M. de Saussure ont démontré que le charbon rougi récemment absorbe trente-cinq fois son volume de gaz acide carbonique dans les vingt-quatre heures. L’absence d’odeur en même temps que l’extinction d’une bougie allumée ayant démontré la présence de l’acide carbonique dans un puits, M. Eub-bard y fit descendre jusqu’à la surface de l’eau un chaudron rempli de charbon allumé. Le charbon s’éteignit bientôt et l’absorption commença. Une heure ou deux après il fut
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- retiré et allumé de nouveau, puis redescendu; après quoi, au moyen d’une bougie allumée, on put suivre les effets de l’absorption. Après deux immersions de ce genre, un puits, qui contenait une hauteur de 3 mètres de gaz acide carbonique, fut purifié, et un autre, qui renfermait 9 mètres de gaz, fut rendu praticable pour les ouvriers dans une demi-journée. (Bibl. univ., octobre 1840.)
- .. . .. « ' arts Économiques. . r .
- Four pour la cuisson du pain à bord des navires;par M. Pironneau.
- Il résulte des expériences faites avec ce nouveau four à bord du navire la Galatèe,
- 1° Que la nature du combustible employé (la houille) ne donne au pain ni odeur ni saveur désagréables ; .
- 2° Que le prix du chauffage n’est pas augmenté et qu’il y a relativement à l’emmaga-sinement du combustible un grand avantage, la houille n’occupant guère que la sixième partie du volume qu’occuperait le bois auquel on la substitue;
- 3° Que dans le chauffage à la houille le four n’est pas exposé à être endommagé comme par le chauffage au moyen du bois, car les bûches sont jetées souvent sans précaution;
- 4° Enfin que, dans ce dernier mode de chauffage, les portes du four restant toujours fermées, on est à l’abri des chances d’incendie auxquelles expose, dans les mouvements violents du bâtiment, la chute sur le pont de bûches embrasées. {Acad, des sciences, 2 novembre 1840.)
- Sur léclairage au gaz de la houille; par M. Blondeau de Carolles.
- Après avoir démontré qu’un kilog. de bouille peut donner naissance à 510 litres de gaz propre à l’éclairage et qu’il n’en fournit que 250 au maximum dans la pratique, l’auteur annonce que cela tient au mauvais procédé de distillation en usage, et qu’il fallait, pour se rapprocher du nombre que l’analyse indique, que la houille déposée eu couches peu épaisses se trouvât en contact immédiat avec les parois de l’appareil, de manière à ce que ses éléments, saisis par l’action d’une forte chaleur, se réunissent sous forme de fluide élastique permanent auquel on doit encore faire parcourir un long trajet le long de surfaces chaudes pour opérer la décomposition complète des parties bitumineuses qu’il entraîne.
- C’est en mettant ces principes en pratique que M. Blondeau de Carolles assure être parvenu à retirer de la houille 380 lit. de gaz par kil.
- Pour épurer le gaz il se sert de coke recouvert d’une couche de chlorure de calcium, substances qui jouissent l’une et l’autre de la propriété d’absorber l’ammoniaque que contient la houille.
- Le soufre qui s’y trouve également, venant à réagir sur le carbone à une haute température, produit un sulfure de carbone que l’on peut rendre moins volatil en le mettant en contact avec le soufre qu’il dissout. Une couche de soufre jointe à une couche de coke légèrement imprégné de chlorure de calcium suffit pour compléter l’épuration
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- et empêcher que le gaz ne produise, en brûlant, du gaz sulfureux, qui, mêlé à la vapeur d’eau, altère les couleurs soumises à son aclion. r n '
- Les compteurs étant sujets à de nombreuses causes d’erreurs, l’auteur a cherché un mode de mesurage plus exact. Son procédé est fondé sur cette considération que le gaz d’éclairage est saturé de vapeur d’eau à la température à laquelle s’effectue sa combustion, en sorte qu’on peut, en absorbant cette vapeur au moyen de substances avides d’eau, telles que la chaux, la potasse, le chlorure de calcium, déterminer par l’augmentation de poids de ces matières la quantité de gaz consommée.
- Enfin l’auteur parvient à régulariser l’émission au moyen d’un appareil très-simple. [Acad, des sciences, 28 décembre 1840.)
- Application à la gravure des procédés de dorage par la voie humide.
- Un graveur de Genève a fait une heureuse application du procédé de dorage de M. Delarive, décrit p. 190 du Bulletin de mai 1840, à la gravure à l’eau-forte. Au lieu de vernir la planche destinée à recevoir la gravure, il l’a dorée et a tracé sur la surface les traits du dessin en enlevant l’or partout où passait sa pointe -, il a ensuite fait mordre la planche à la manière ordinaire.
- Ce procédé paraît présenter quelques avantages sur la méthode usitée. D’abord, l’enduit d’or étant permanent, on peut corriger la planche si la première épreuve indique qu’il y a des défauts 5 de plus, les traits qu’on peut tracer sur l’enduit d’or sont beaucoup plus fins et plus déliés que ceux que l’on trace sur le vernis (1). (Annales de chimie, novembre 1840.)
- (l) La même application a été faite par M. Jobard de Bruxelles. (Voyez Bulletin de juillet 1840, p. 271.)
- Imprimerie BOUCHAI1D-HUZARD, rue de l’Éperoa , T.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N” CCCCXL. ) FÉVRIER 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES.—horlogerie.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur les ateliers dhorlogerie de M. Le Roy, horloger au Palais-Rojalj 15, et sur deux pendules contenant des mécanismes nouveaux. .
- • Messieurs, M. Le Roj a sollicité l’examen des ateliers d’horlogerie qu’il a créés à Paris ; le comité des arts mécaniques a vu et examiné avec soin ces établissements, et vient vous rendre compte de l’opinion qu’il s’en est formée.
- M. Le Rojj considérant que le commerce des pendules est devenu comme la propriété des bronziers, qui, complètement étrangers à l’art de l’horlogerie, n’en font que l’accessoire de leur industrie, et livrent au public des pièces plus ou moins défectueuses, dont la cage est la principale valeur, a conçu l’idée d’établir un atelier où l’horlogerie de la fabrique de Dieppe est montée dans des cages vitrées et à jour. Le bronze n’y joue aucun rôle, et les prix des objets se trouvent déterminés surtout par le bon établissement des mouvements, la boîte n’étant qu’un accessoire de peu d’importance. • .
- Dans l’atelier de M. Le Roj, le chef est secondé par sept ouvriers et quatre apprentis. Ce chef fait par lui-même le plus grand nombre de ses remontés-polis, et commande depuis dix ans aux hommes qu’il a sous sa direction. M. Prince est un excellent chef d’atelier, qui se recommande à votre bienveillante protection et à vos récompenses.
- Parmi les pièces sorties de cette fabrique, nous en avons distingué deux qui méritent d’attirer l’attention du public.
- La première est une petite pendule portative marquant les secondes fixes par un mécanisme nouveau, que nous jugeons digne d’occuper une place dans notre Bulletin. On sait qu’il faut un rouage exprès pour donner les secondes Quarantième année. Février 1841. 5
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- 34 ' ARTS mécaniques.
- mortes, et celui de M. Le Roy ne charge pas le mouvement. Une roue folle, qui est menée par 1® roue du centre, porte «ne lsan# courbée de ressort fixée à son axe : cette lame, par son élasticité et en appuyant son bout sur une goupille de la roue decbamp, conduit la roue des secondes, par un engrenage dont un volant est le modérateur. Une figure est nécessaire pour faire concevoir ce mécanisme. *
- La seconde pendule est à remontoir ou à force à peu près constante. C’est le barillet de sonnerie qui monte celui du mouvement, chaque fois que la pièce sonne l’heure. Ce mode d’action a déjà été en usage, mais il présente un inconvénient auquel il faut parer. Quand il arrive que la pendule avance, et que, pour la remettre à l’heure, on fait successivement sonner les douze heures, un tour entier du chaperon, on accroîtrait la force de tension du ressort de mouvement au point d’arrêter la sonnerie ; on n’aurait plus d’ailleurs une force motrice constante. Plusieurs moyens ont été imaginés pour remédier à cet effet. Celui que M. Le Roy emploie est neuf et très-ingénieux ; c’est un décliquetage qui ne fonctionne que quand la pièce sonne plus qu’elle ne doit. Nous croyons que cet appareil mérite d’être gravé pour le faire concevoir aux horlogers.
- La fabrication des montres, à Paris , a été écrasée par la concurrence de la Suisse. Quelques artistes n’ont pas réussi à la relever, malgré leur zèle et leur talent. La cherté de la main-d’œuvre et d’autres causes ont empêché leur succès, M. Le Roy a entrepris cette honorable tentative, et nous avons vu avec un grand intérêt son atelier de montres, qui, il est vrai, n’est encore établi que sur une petite échelle, mais qui laisse espérer une extension avantageuse. Cet établissement ne peut encore produire qu’une partie des montres que M. Le Roy vend dans, son commerce ; mais le travail est tellement réglé et les bases sont posées avec une si juste appréciation, qu’il y a lieu de penser que, dans quelques années , les horlogers pourront s’y fournir de montres à des prix peu différents de ceux de Genève, et avec des qualités supérieures.
- Le chef d’atelier est en même temps remonteur-doré, surveillant l’établissement dans tous ses détails ; son second fait, en outre, les repassages en blanc et les échappements Dupleix ; deux planteurs d’échappements font des repassages en blanc; deux finisseurs font des plantages; un blantier fait particulièrement des ébauches pour les montres à ancre et à Dupleix; deux pierristes, l’un pour faire les trous, et l’autre pour sertir les pierres, dirigent trois apprentis. Comme les travaux de M. Le Roy ne peuvent pas seuls fournir de l’occupation aux pierristes , ceux-ci travaillent pour les horlogers , et ont donné d’excellents ouvrages à un rabais notable.
- Les échappements à cylindre sont confectionnés par M. Parent, hors de
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- râtelierles boites et cadrans sont aussi faits à l’extérieur, comme on le pratique à Genève.
- Tout marche dans cet atelier sous la surveillance de M. Le Rqyf qui est arrivé à faire exécuter à Paris des montres, lesquelles, lorsqu’on tient compte du poids de l’or qui entre dans lia boîte, n’excèdent que de bien peu le prix de celles de Genève , et qui sont mieux confectionnées et d’un service plus soutenu. M. Le Roy espère avant peu de temps qu’il sortira de son atelier 150 à 200 montres par an, et que des ouvriers de Genève viendront s’y établir : il est en relation maintenant avec des personnes de ce pays qui ne tarderont pas à profiter des avantages qui leur sont offerts. .
- Les ébauches sont tirées de Morteau, département du Doubs ; le reste est fait à Paris ; il y a des montres à échappement Dupleix, avec balancier compensé, le tout plus solidement fait qu’à Genève et presque au même prix.
- Cet atelier de montres a paru à votre comité digne de tout l’intérêt de la Société, à raison des espérances qu’il fait concevoir pour la prospérité du commerce de l'horlogerie en France. Mais, comme cet établissement est encore trop jeune pour mériter vos récompenses, nous attendrons, pour les réclamer de vous, que l’expérience nous ait éclairés sur les durables succès que nous présageons.
- Le comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer, messieurs,
- p De décrire au Bulletin, avec figures, les mouvements de pendules, l’une à secondes mortes, l’autre à remontoir, imaginés par M. Le Roy j
- 2° De renvoyer le présent rapport au comité des médailles.
- iSzgzzè Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 décembre 1840.
- Explication des figures de la planche 820.
- Fig. 1 et 2. Système de secondes mortes pour les pièces de voyage.
- Cet effet de secondes est produit par un ressort fixé sur une roue folle par un volant et une étoile de six dents montée sur le même axe que la roue d’échappement.
- a, Étoile portée par le pignon de la roue d’échappement; on la voit en plan
- f'g- 2* • • ' ;
- 4, Volant du rouage des secondes. . *
- c, Roue de champ du grand rouage.
- d, Rôtie dite petite moyenne.
- ef La roue du centre, de 84 dents, conduit le pignon de la roue mobile g, de 50 dents : cette dernière porte le ressort/ fixé à son centre ; ce ressort
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- courbé et revenant sur lui-même, appuie son extrémité sur une goupille placée sur le champ de la roue g.
- La roue mobile g- conduit la roue des secondes h, de 60 dents, et celle-ci conduit la roue de champ /, également de 60 dents, qui engrène dans le pignon du volant b: le volant fait un tour par chaque dent de l’étoile a, et soulage ainsi le ressort^*, force motrice du rouage des secondes.
- Ce moyen de faire marquer la seconde morte à une pièce de voyage ne charge pas le mouvement, et n’augmente le prix de la pièce que de 25 à 30 fr. environ.
- L’aiguille des secondes fait son tour à la minute, puisque la roue qui la porte en fait soixante pour un de la roue du centre. De plus, le volant échappant à chaque dent de l’étoile, donne six secondes pour un tour de la roue d’échappement qui en fait elle-même six cents dans l’heure; 600 X 6 = 3,600 secondes. ' *! ’
- Pièce à remontoir ou à force constante.
- Fig. 3. La pièce vue de profil.
- Fig. 4. Roue du remontoir détachée, vue de face. - ,
- Fig. 5. Barillet et sa roue, et pièce excentrique, vus de face.
- Fig. 6. Arbre du barillet.
- Fig. 7. Levier du remontoir détaché.
- A, Platine portant le cadran.
- B, Platine de derrière.
- C, Arbre du barillet.
- D, Rochet d’encliquetage. Ce rochet sert àjfretenir la tension donnée au
- ressort et lorsque le décliquetage a lieu. . .
- E, Roue portant le barillet.
- F, Barillet.
- G, Pièce de forme excentrique. *
- H, Levier du remontoir s’ajustant à carré sur l’arbre du barillet.
- I, Cliquet posé sur la roue K du remontoir et servant à pousser le levier du remontoir H pour tendre le ressort.
- K, Roue du remontoir portant le cliquet I et son ressort.
- L, Petite broche portée par le levier du remontoir et destinée à faire mouvoir la pièce excentrique en passant dans ses entailles lorsqu’on fait sonner la pièce à volonté un tour du chaperon.
- , M, Petite broche portée par le cliquet et que l’excentricité de la pièce G soulève pour opérer le décliquetage lorsqu’on fait sonner la pièce à volonté un tour du chaperon.
- N, Virole ajustée sur l’arbre du barillet pour laisser tourner libre entre deux portées la roue du remontoir K.
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- A la roue K on a laissé, sous le cliquet, de la matière qui prend la forme du cliquet, afin que la broche M, dépassant aussi le cliquet du côté de cette roue et entrant dans une entaille, serve de goupille de repos et soutienne le cliquet à une hauteur convenable pour le bout du levier H qu’il doit pousser.
- L’effet du décliquetage ne se fait jamais que lorsque la pièce sonne plus qu’elle ne le doit ; mais il est très-utile alors, car on n’obtiendrait pas de force constante sans lui. On aurait l’inconvénient, le ressort de mouvement étant remonté jusqu’au haut, de voir la sonnerie s’arrêter, la tension extraordinaire du ressort du mouvement s’opposant à sa marche.
- : GAZ. . .
- Rapport> fait par M. Francceur, au nom du comité des arts „ mécaniques , sur un mesureur de gaz inventé par M. Eude, à Offranville, département de la Seine-Inférieure.
- M. Eude, inventeur d’un instrument d’horlogerie propre à mesurer le temps qu’ont brûlé des becs à gaz d’éclairage, a présenté d’abord cet appareil à la Société libre d’émulation de la ville de Rouen, qui, après en avoir fait l’examen, a jugé l’auteur digne de recevoir une médaille d’argent.
- Pour donner une plus grande publicité à son invention, et jaloux, messieurs, d’obtenir votre suffrage, M. Eude est ensuite venu vous offrir le même instrument, et le comité des arts mécaniques va vous exprimer son opinion sur sa construction et son utilité.
- M. Eude,horloger à Offranville (Seine-Inférieure), dispose son appareil sur le conduit d’écoulement, du gaz; et, lorsque l’on veut allumer les becs, on tourne un robinet avec une clef, et le gaz arrive. Ce compteur mécanique a un mouvement d’horlogerie dont le régulateur est un pendule ; il est renfermé dans une boite de bronze de la forme d’un parallélipipède rectangle. Le gaz passe par un tuyau et s’écoule ou s’arrête selon que le robinet est ouvert ou fermé. L’échappement est à ancre, et le pendule entre en oscillation ou s’arrête, selon le sens suivant lequel le robinet a été tourné. Un cadran à divisions décimales indique par ses aiguilles le nombre d’heures de l’écoulement et, par suite, le volume de gaz consommé, sous la pression constante que détermine le poids du gazomètre. Comme on ne peut toucher aux aiguilles sans la présence du représentant de la compagnie de gaz, celle-ci a la certitude que le payement de ses droits est proportionné exactement à la consommation, d’après le nombre des becs alimentés. Enfin la machine peut marcher au moins un mois sans qu’il soit nécessaire de remonter le mouvement.
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- C’est ordinairement au service de quatre becs que l’appareil de M. Eucle est appliqué, pour l’éclairage des billards publics , car il serait assez difficile H trop dispendieux de l’adapter à chaque bec, le prix de l’instrument étant 4e cent francs. Il fallait aviser à une objection grave, qui consisterait à empêcher le consommateur d’éteindre quelques becs, ou à les laisser brûler inutilement tous; c’est pourquoi on a jugé que l’appareil devait être réservé pour les circonstances et les établissements qui ont besoin de becs multiples brûlant ensemble leur gaz. .
- Toutefois M. Eude a construit un autre instrument disposé de la même manière et pourvu de quatre cadrans, dont l’un a une marche obligée. Les aiguilles des trois autres ne fonctionnent que quand le robinet du tuyau qui alimente particulièrement les autres becs est ouvert. Lorsqu’on arrête l’écoulement du gaz, la quadrature désengrêne et les aiguilles s’arrêtent; on a donc encore la quantité de gaz consommée, quoique tous les becs, qui peuvent être au nombre de dix, n’aient pas dépensé le gaz à la fois. Le prix de ce second appareil est de 250 fr.
- Au reste, ces prix de 100 et de 250 fr. sont susceptibles de diminution, si le débit devient plus considérable ; déjà, à Paris, un assez grand nombre d’établissements ont été pourvus du compteur mécanique de M. Eude et n’y ont observé aucun inconvénient. .
- Ce que cet instrument offre de remarquable, c’est que le consommateur ne paye que le gaz qu’il a dépensé et n’est point obligé d’en brûler plus qu’il n’en a besoin, pouvant, à tout instant et à volonté, éteindre ou allumer tout ou partie des becs dont il dispose; mais il est surtout utile pour l’éclairage avec quatre becs des billards et autres établissements qu’on ne veut pas éclairer toujours, et qui ont besoin d’admettre des intermittences d’obscurité ; on ne court pas le risque de consommer plus de gaz qu’on ne veut, ni de payer plus de gaz qu’on n’en a brûlé. ' ij
- Le compteur mécanique est également propre à mesurer l’écoulement de l’eau sous une charge donnée, car il mesure la durée, et, d’après la charge et l’orifice du robinet, on peut conclure le volume écoulé, soit d’eau, soit de tout autre liquide ; il pourrait donc être employé à la distribution journalière des eaux de Paris dans les maisons de bains, et même pour les usages domestiques. L’appareil est conçu de manière à éviter de grands abus dans les procédés mis en usage actuellement. •
- L’administration qui fournit le gaz trouvera toute sûreté dans remploi de ce cômpteur-Eude, puisqu’on ne peut consommer plus de gaz que le cadran n’en indique, pourvu que la pression reste constante : mais le consommateur n’est pas certain qu’en diminuant la pression, l’entreprise du gaz n’affaiblira pas la lumière, en diminuant la quantité écoulée dans un même temps. Sous
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- ce rapport, l'appareil compteur imaginé par M. Clegg offrirait des garanties réciproques plus assurées, parce que celui-ci donne une mesure réelle de la quantité de gaz écoulée ; mais aucun de ces instruments n’est propre à mesurer le pouvoir éclairant du gaz et, pour la satisfaction des consommateurs et la certitude que la Compagnie les sert avec équité, il serait à désirer que les qualités éclairantes fussent aussi mesurées.
- La Société d’émulation de Rouen pense que, sans répondre à toutes les objections, l’instrument de M. Eude présente de grands avantages pour l’éclairage de quatre becs, et exprime le vœu qu’en le perfectionnant on en augmente encore l’utilité. Nous ne pouvons, messieurs, qu’accorder notre entière approbation à des conclusions aussi sages, et nous vous proposons „
- 4° D’insérer le présent rapport au Bulletin avec une p]anche ;
- 2° De le renvoyer au comité des médailles.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 8 novembre 1840.
- Explication des Jigures de la planche 821.
- - • ' .
- Fig. 4. Compteur mécanique de M. Eudexu de face, la platine de devant étant enlevée pour laisser voir le mécanisme.
- Fig. 2. Lé même vu de profil.
- Fig. 3. Le même vu par derrière, et découvert. •
- Fig. 4. Le cadran vu de face et de profil.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Robinet à travers lequel passe le gaz, dont la clef, munie de dents, ne peut être tournée sans faire tourner en même temps la pièce B.
- B, Secteur denté engrenant avec les dents de la clef du robinet ; à l’autre extrémité de l’axe, fig. 3, se trouve un ergot D, qui se met en prise avec une détente C ; sur cet ergot se trouve une cheville a, qui appuie contre l’extrémité inférieure du pendule lorsque le robinet est fermé, effet qui cesse lorsqu’on l’ouvre parce qu’alors cette cheville se trouve abaissée.
- C, Détentébrisée qui est mise en jeu par son levier E, au moyen de l’ergot D, au moment où l’on ouvre le robinet. Son effet consiste à mettre le pendule en mouvement, ce qui s’opère à l’aide de la cheville b, qui fait perdre au pendule sa position verticale ; puis, tout à coup, lorsque l’ergot D cesse d’être en prise avec le levier E, cette détente est renvoyée par le ressort c à la place qu’elle occupait, et le pendule F, abandonné à lui-même, se met en mouvement. • G, Barillet. H, Roue de mouvement. I, Roue moyenne. J, Roue de champ. K, Roue d’échappement. L, Echappement.
- M, Cadrature disposée pour qu’une aiguille fasse une révolution en dix
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- heures, et que l’autre, qui marque sur une division de 50, saute un point seulement à chaque révolution de la première ; par conséquent, chaque point de celte division de 50 représente 40heures démarché. -
- Il est à remarquer que la pièce est en marche avant l’émission du gaz; mais, comme la clef du robinet n’est pas encore au bout de sa course, le consommateur l’y fait arriver; alors a lieu l’émission. Parla même raison, quand on ferme, la pièce est encore en marche, quoique l’émission ait cessé ; mais,
- comme la clef n’ést pas au bout de sa course, en l’y faisant arriver, la pièce
- s’arrête. r • ...
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- VERRES D’OPTIQUE. ;
- * * ' .
- Rappor t fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur la loupe de Slanhope,
- n *
- La loupe de Stanhope est employée avec avantage en Angleterre depuis plusieurs années, et on doit savoir gré à M. Lerebours de l’avoir introduite et exécutée en France, car elle peut être fort utile pour les observations des petits objets, et principalement pour l’étude de la botanique et des autres sciences naturelles. . * * ^
- En effet, on sait que, pour agrandir les petits corps et en avoir les détails avec netteté, on est obligé de se servir d’une loupe qu’on place près de l’œil, en même temps qu’on approche l’objet jusqu’à une distance focale fixe. L’objet ne peut être vu nettement qu’autant que cette distance est rigoureusement conservée, surtout quand on veut de forts grossissements. Or les vacillations de la main qui tient l’objet troublent sans cesse les images, et il faut une grande habitude de ce petit instrument pour en tirer quelque fruit. C’est pour éviter cette confusion des images que M. Stanhope a imaginé sa loupe.
- Elle est formée d’un cylindre de verre dont les deux bases sont des segments de sphère d’inégales courbures ; c’est, à proprement parler, la loupe ordinaire dont les deux surfaces convexes sont écartées l’une de l’autre par du verre interposé. Mais l’une des courbures est tellement combinée, qu’elle se trouve au foyer de l’autre courbure, et que l’objet doit être immédiatement appliqué sur cette dernière pour être aperçu nettement en apportant l’œil à la première. On colle donc l’objet sur la base la moins courbe du cylindre, et on le voit en regardant par l’autre base : l’objet se trouve ainsi fixé au point juste de la vision nette, et les vacillations de la main n’y causent plus d’obscurité ni de déformation. .
- Il est vrai qu’on ne peut guère se servir de cette loupe que pour voir des objets plus ou moins transparents ; mais on peut aussi voir les corps opaques
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- co s’en servant comme d’une loupe ordinaire, c’est-à-dire en mettant l’œil sur la face la moins convexe, et dont le foyer étant plus éloigné se trouve situé au delà de l’autre base. *
- La loupe de Stanhope, telle que la construit M. Lerebours, est d’un usage très-avantageux, et elle est destinée à rendre des services aux observateurs de la nature.
- Signé Francoeur, rapporteur. <
- Approuvé en séance, le 27 janvier 1841. .*
- MACHINES A VAPEUR.
- Description dune machine a vapeur simplifiée, applicable à la navigation, inventée par feu M. Ph. Gengembre, directeur des usines d lndret ( Loire-Inférieure ).
- Cette machine, d’une construction simple et de la force de 220 chevaux , a pour but d’éviter l’encombrement des navires, en remplaçant, par un seul appareil, les deux employés jusqu’à ce jour dans les grands bâtiments ; elle présente les modifications suivantes :
- 1° Une seule plaque de fondation supportant toutes les parties de la machine ; 2° une seule pompe à air placée dans le condenseur au centre de l’appareil et servant à faire le vide pour tout le système ; 3° quatre cylindres à vapeur disposés deux par deux aux extrémités de la plaque de fondation, et accouplés par une traverse ou joug : une bielle unique transmet, par divers renvois de mouvement aux manivelles des arbres por ant les roues à aubes, la force d’action des pistons qu’elle reçoit elle-même au moyen du joug ; 4° la suppression des balanciers en fonte qui transmettent le mouvement dans les machines ordinaires, et l’emploi d’un seul tiroir pour la distribution de la vapeur à chaque paire de cylindres.
- Ce système a, suivant l’auteur, l’avantage de charger beaucoup moins le navire, en permettant de supprimer une partie du bâti en fonte que nécessite la construction actuelle, et de ménager des deux côtés de l’appareil un espace considérable où l’on pourrait établir des soutes à charbon qui se trouveraient disposées de manière à garantir le mécanisme contre les boulets et l’effet des chocs extérieurs.
- Explication des figures de la planche 822.
- Fig. 1. Élévation latérale de la machine, montrant.en coupe la pompe à air, les pompes alimentaires et la distribution de la vapeur.
- Quarantième année. Février 1841. 6
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- Fig* 2. La même, vue en plan.
- Fig. 3. Section transversale et verticale de la pompe à air et du condenseur. Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans les trois figures.
- a, Arrivée de la vapeur à la boîte à tiroir.
- b, Tiroir de distribution de la vapeur, commun aux deux cylindres de chaque côté de la machine.
- cc cc, Cylindres à vapeur au nombre de quatre. Leurs socles sont fondus d’une même pièce avec la plaque de fondation.
- d, Conduits de la vapeur au condenseur.
- e, Pompe à air commune aux quatre cylindres.
- f, Cuvettes d’évacuation de l’eau de condensation, g-, g-, Pompes alimentaires.
- h. Boîte à soupapes des pompes alimentaires.
- iy Prise de l’eau d’alimentation au bas des cuvettes de la pompe à air. ky Jougs ou traverses communs aux tiges des deux pistons de chaque machine.
- l, Bielle pendante unique de chacun de ces jougs.
- m, Double flasque formant jonction de cette bielle avec celle de la manivelle.
- n, Leviers angulaires qui dirigent l’oscillation de ces flasques.
- Oy Bielle donnant le mouvement au piston de la pompe à air.
- p, Système de tirants et de leviers maintenant la direction des tiges des pistons à vapeur.
- q, Coulisses remplissant le même objet pour le joug du piston à air.
- T, Barres directrices du joug des pompes alimentaires.
- Sy Excentrique et ses communications de mouvement au tiroir. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — fonte.
- Rapport fait par M. Gaultier de Glaubry, au nom du comité des a/ is chimiques y sur les objets en fonte affinée fabriqués par M. Bourbon-Leblanc, rue de Rocliechouart, 58.
- Messieurs, le comité des arts chimiques a été chargé d’examiner les produits en fonte affinée présentés à la Société par M. Bourbon-Leblanc ; ]e vais, en son nom, vous rendre compte du résultat de ses essais.
- Depuis que Réaumur a fait connaître que la fonte recuite dans un certain nombre de substances éprouvait dans ses propriétés des changements très-
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- remarquables et acquérait, des propriétés qui la rapprochaient du fer qu’elle pouvait alors remplacer dans beaucoup de ses usages , de nombreuses tentatives ont été faites pour tirer parti de ce fait dans les arts. La Société a récompensé les efforts de Baradelle\ en Angleterre, des établissements importants se sont formés pour l’exploitation de procédés plus ou moins analogues; en France, on a fait des efforts pour réaliser aussi les espérances qu’avaient fait concevoir les résultats obtenus par Réaumur; mais les modes d’opérer ont varié : au lieu de recuire seulement les pièces en fonte dans divers céments, on a mêlé à la fonte en fusion des substances destinées à l’amener à un état d’homogénéité et à lui faire acquérir des propriétés qui la rapprochassent du fer.
- C’est un procédé de ce genre que M. Bourbon-Leblanc pratique pour obtenir les pièces qu’il fabrique. Le comité, sans connaître la nature des substances qu’il ajoute à la fonte pour lui donner les propriétés désirables, a assisté à ses opérations, et a constaté que plusieurs affinages successifs modifient de plus en plus ses caractères : l’opération peut être faite, soit dans des creusets, soit dans le bassin du fourneau à la Wilkinson, ce qui rendrait le procédé plus industriel.
- La fonte obtenue par ce moyen se moule parfaitement, prend un beau poli, un tranchant vif, et conserve assez de ténacité pour que divers instruments, comme hache, ciseau à bois, marteaux et autres outils qui ont été employés sans aucune précaution, aient bien résisté à tous les essais qu’on leur a fait subir.
- Les établissements fondés, soit en Angleterre, soit en France, pour fabriquer un grand nombre d’objets avec la fonte affinée, après avoir atteint une plus ou moins grande prospérité, ont tous plus ou moins rapidement cessé leurs opérations, parce qu’il suffit de quelques pièces dans lesquelles il se trouve une seule sou fflure, qui les fait briser sous le moindre effort, pour déprécier tous les produits analogues; d’une autre part, la nature très-variable des fontes ne peut manquer d’exercer une grande influence sur celle des produits que fournit une usine; mais nous devons dire que des fontes de qualité très-médiocre, soumises au traitement que leur fait subir M. Bourbon-Leblanc, nous ont paru acquérir une homogénéité qui présagerait des résultats uniformes.-
- Le comité n’a aucune donnée sur- le prix de revient des pièces fabriquées par M. Bourbon-Leblanc. D’après les renseignements qui lui ont été fournis par son auteur, l’affinage ne s’élèverait que d’une quantité qui serait de beaucoup au-dessous de la valeur acquise par les matières, lors même que l’opération par laquelle on le détermine devrait être répétée plusieurs fois.
- Si ces résultats sont exacts, et c’est à une fabrication en grand à le prouver,
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- ARTS CHIMIQUES.
- si les produits sont toujours comparables à eux-mêmes, le procédé de M. Bourbon-Leblanc peut rendre de véritables services à l’industrie.
- Le comité vous propose, en remerciant l’auteur de sa communication, d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin. •„
- Signe' Gaultier de Cl aubry, rapporteur. Approuvé en séance t le 27 janvier .
- TANNAGE.
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du comité des arts chimiques, sur le procédé de tannage de M. Vauquelin, boulevard de lHôpital, 4°*
- Messieurs, le comité des arts chimiques a déjà eu l’honneur de vous entretenir, à deux reprises, du procédé de tannage de M. Hauquelin, et des résultats importants auxquels est parvenu cet industriel (1 ). Ces résultats étaient tels que l’on pouvait regarder comme assuré qu’ils se reproduiraient dans le travail de toute espèce de peaux , de celles-là même qui font le désespoir des tanneurs, par les difficultés qu’elles leur offrent pour se pénétrer de matière tannante. Cependant il était à désirer que l’occasion se présentât de vérifier ce fait, et le comité a saisi avec empressement celle qui s’est offerte; il vient vous rendre compte de cette nouvelle série d’essais.
- Des vaches d’Afrique, tellement desséchées par le soleil, à l’action duquel on les expose, qu’elles étaient restées longtemps sans acquéreurs, par suite de la difficulté de les tanner, ont été choisies par M. Vauquelin pour démontrer l'avantage de ses procédés; elles ont été marquées par l’un des membres du comité, et traitées par le procédé que nous avons précédemment décrit. Dans le but d’acquérir, sur la nature des peaux et la qualité des cuirs obtenus, toute la certitude désirable, le comité a invité à assister à ses réunions MM. Gillet, Lemoine, Gavoty, Durand et Jules Coussin, commerçants en cuirs, et MM. Leroy, de Sàint-Germain-en-Laye, et Varia, tanneurs habiles, qui ont traité une partie des mêmes peaux.
- Dans la séance où les peaux entièrement tannées ont été examinées , les commerçants et tanneurs ci-dessus désignés se sont trouvée unanimement d’accord sur la bonne qualité de toutes les peaux, à l’exception d’une seule que M. Leroy ne regardait pas comme devant fournir un bon corroyage.
- (J) Voyez Bulletin de la Société d’encouragement, cahiers de mars 1840, p. 90, et de juillet, p. 244.
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- Quoiqu’une seule exception ne pût être regardée comme indiquant un résultat défavorable, le comité a voulu pousser jusqu’au bout l’expérience; la peau a été marquée de nouveau, et, lorsque toutes ont été corroyées, il s’est réuni de nouveau en appelant, pour lui donner leur avis sur la totalité des peaux corroyées, les industriels et commerçants qui l’avaient déjà assisté précédemment : une affaire a empêché M. Leroy de se trouver à cette réunion, mais la peau corroyée a été trouvée de qualité parfaite par tous les assistants.
- Les cuirs pouvaient être lissés ou mis en suif : par le premier moyen on aurait obtenu un plus grand bénéfice ; le second offrait plus de difficultés, c’est celui queM. Vauquelin a choisi, afin de prouver que les peaux tannées par son procédé offraient pour le corroyage un caractère particulier, celui de gagner en poids au lieu de perdre dans cette opération. Ainsi, tout en reconnaissant avec MM. Gillet et Durand que, sous le rapport du bénéfice, il eût été plus avantageux de lisser ces cuirs, nous devons dire que la mise en suif a offert la preuve de l’un des résultats annoncés par M. Vauquelin.
- L’une des peaux a été convertie en cuir noir qui s’est trouvé de très-bonne qualité; c’est pour le procédé qui nous occupe un très-grand avantage que de pouvoir ainsi procurer des peaux destinées à des usages variés.
- Voici le détail des opérations :
- 23 peaux pesant en poil. 77 kil. ont pesé corroyées. 99 kil.
- 1 corroyée, marquée de nouveau. 3 500 6
- 1 sèche en croûte 3 500 4 500
- 3 pour tiges et avant-pieds. . 10
- 1 pour cuir noir.. . . . 5 500 9 500
- 3 pour lisser 14 * 21
- 1 pour cuir fort.. . 5 500
- 1 mauvaise et 6 fraîches. . 21 500
- 140 500
- Moyennant le drayage en tripes, les peaux n’exigent plus ni crépissage , ni drayage, ni mise au vent ; au sortir des cuves elles peuvent être mises immédiatement en huile. Les tiges faites avec leur moyen sont blanchies à la mécanique sans se décambrer.
- Une seule peau avait été séchée pour déterminer l’augmentation de poids au tannage; cette augmentation considérable est facile à expliquer; dans le procédé Vauquelin, les peaux ne sont soumises au tannage qu’à veines découvertes, parce que le travail en tripes se fait au moyen du couteau drayoir qui permet de ne soumettre à l’action de la matière tannante que les portions de peaux réellement utiles et de séparer celles qui absorbent en pure perte du
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- tanin et qui doivent être séparées ensuite à l’état, de rognures du cuir achevé, et ne peuvent plus servir qu’au chauffage, tandis qu’enlevées sur la peau avant le tannage, elles peuvent être avantageusement appliquées à la préparation de la colle forte. •• :
- A partir du jour où le travail a*élé commencé par l’ébourrage jusqu’au tan* nage complet, le travail a duré deux mois; le corroyage a été retardé parce que le temps était alors si humide, que la dessiccation était très-difficile; mais ce que nous avons particulièrement à considérer, c’est l’espace de temps employé pour le tannage, des moyens d’une application facile permettant de dessécher les peaux en toutes saisons. ,» • • ir
- La quantité de tan employée ne s’est élevée qu’à 900 kil., proportion peu considérable, mais dont on se rend facilement compte en se rappelant que le tannage est rapide et que la transformation du tanin en acide gallique est alors moins considérable que dans le procédé ordinaire.
- Nous aurions voulu pouvoir donner ici un compte de revient exact et qui permit de calculer les bénéfices que fournit ce procédé; mais le travail ayant été limité à une quantité de peaux de beaucoup inférieure à celle que l’on pouvait travailler avec les ustensiles et machines de l’établissement, les frais généraux pèseraient trop fortement sur la masse des opérations exécutées : cependant l’un de nous, qui a suivi très-assidument le travail, regarde comme certain que le prix de la main-d’œuvre n’excède pas celui que l’on emploie habituellement, et quand on considère que le cuir est obtenu au moins trois fois plus vite, en consommant moins de matière tannante, que les peaux les plus rebelles sont tannées aussi bien que les plus faciles à travailler, et qu’au corroyage ces cuirs gagnent au lieu de perdre, le comité ne peut que confirmer l’opinion favorable qu’il a émise sur le mode de tannage suivi par M. P^au-quelin. Les tiges et avant-pieds de bottes, fabriqués avec ces peaux, ont offert tous les caractères d’une excellente fabrication. Au surplus , pour fournir à ce sujet des preuves irréfragables, le comité citera ici les opinions écrites des tanneurs et commerçants en peaux qu’il avait appelés aux expériences, en faisant remarquer que MM. Leroj et Varin ont travaillé des peaux de même nature que celles qui ont été tannées par M. Vauquelin.
- Lettre de M. Durand.
- «J’ai examiné les divers cuirs préparés par le procédé de M. Vau-« quelin ; j’ai reconnu qu’ils sont bien fabriqués de tannerie et cor-« roierie; j’ajoute même qu’ils sont aussi bien fabriqués qu’ils peuvent l’être, « en raison de la mauvaise espèce de cuirs en poil; je trouve seulement qu’on « a fait une mauvaise application des cuirs d’Afrique en les corroyant, et « qu’ils devaient être employés à la semelle en les lissant.
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- « Les veaux corroyés en’ blanc sont bien faits de tout point; ils sont même (< mieux qu’on ne pouvait l’espérer, d’après leur mauvaise qualité en poil.
- « Les tiges et avant-pieds, faits avec des peaux d’Afrique, sont aussi bien « faits, et même mieux qu’on ne pouvait l’espérer. » Signé Durand.
- Lettre de M. Gillet.
- « M. Fauquelin s’est créé une grande difficulté en opérant sur des peaux u africaines; ce sont, de toutes celles qui viennent en France, les plus difficiles « à tanner; leur nature coriace et desséchée a été jusqu’ici un obstacle insur-e montable à leur parfaite saturation. M. Fauquelin me paraît le seul qui « jusqu’alors ait surmonté avec bonheur les difficultés de ce travail; en effet, « les peaux qui mal à propos ont été mises en huile ont de la souplesse, et il « est étonnant qu’en deux mois elles aient obtenu ce degré de saturation.
- .. «Les tiges et les avant-pieds sont irréprochables, et M. Fauquelin est « probablement le premier qui ait eu l’idée d'en faire avec des peaux afri-« caines; c’est une nouvelle difficulté qu’il a parfaitement vaincue.
- « J’ai dit que ces peaux avaient mal à propos été mises en huile. Quand une « expérience industrielle se fait, on se propose d’atteindre deux buts, la per-« fection des produits et le profit du fabricant. Il est donc essentiel de donner « à chaque objet la destination qui lui est propre; dans l’espèce, il fallait lisser « les peaux qui ont été mises en huile , j’en excepte celles qui ont servi à « faire des tiges et des avant-pieds qui ont bien réussi : ces peaux, lissées,
- « eussent été d’une vente plus facile et d’un meilleur produit. Ma critique, « au reste, ne porte que sur ce point. Si l’opération dont il est question eût « été faite dans ce sens et les peaux achetées au prix actuel (90 cent.), elle eût « donné un bénéfice considérable relativement au peu d’importance de l’essai.
- « Mon opinion consciencieuse, sincère est que le procédé est bon, et qu’il « peut, surtout et par préférence, s’appliquer à la peau sèche. Cela ne veut « pas dire qu’il ne soit propre à la peau fraîche; mais la peau sèche offrant « plus de marge à cause de la difficulté du travail par les procédés ordinaires,
- « cette difficulté étant facilement vaincue par le procédé Yauquelin, on devra,
- « comme je l’ai dit, donner la préférence à cette fabrication.
- « L’exploitation de ce procédé serait très-avantageuse en Auvergne, pro-« vince où les peaux se vendent sèches et sont d’une excellente nature.
- « L’ébourrage à la vapeur est une innovation très-heureuse, car l’action « de la chaux de l’ancien procédé ôtait aux peaux de leur souplesse et de leur « solidité. » Signé Gillet.
- Lettre de M. Gavotj.
- « Je vous dirai que le procédé employé par M. Fauquelin, pour passer
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- « toute espèce de peaux , me paraît avantageux parce qu’il y a économie de « main-d’œuvre et de temps; que, par ce motif, la marchandise peut être livrée « à la consommation plus promptement et à meilleur marché ; que par son « procédé, d’où est exclue toute espèce d’acide, le cuir reste bien plus liant, « point cassant, et par conséquent aura plus de durée. Pour ce qui est du « cuir noir, outre qu’il aura les avantages ci-dessus , la fleur en sera plus « unie; et si l’on veut y faire un grain, quel qu’il soit il se formera infiniment « plus beau.
- (( Ce procédé a tellement mon approbation, que, si je n’avais pas une position « faite, si j’étais moins âgé, je me serais mis à la tête de cette fabrique. »
- Signé Gavoty.
- Lettre de M. Coussin.
- « Je suis bien convaincu que nui tanneur n’a jamais fabriqué les mêmes « sortes de marchandises, d’une manière aussi avantageuse, tant sous le rap-« port de la parfaite fabrication que sous celui que procure l’avantage d’une « grande promptitude de travail, car un de mes commettants en a acheté six (( mois avant M. Vauquelint et pourtant ces peaux ne seront èn état d’être « livrées à la vente qu’au mois de mai prochain. Le genre de travail adopté « par M. Vauquelin donne à ses peaux une supériorité reconnue sur la fa-« brique ordinaire.
- «Les tiges feront un très-bon usage à la consommation, ainsi que le « cuir noir.*
- « Ce genre de peaux convient, selon mon opinion, tant pour faire du lissé « que pour semelles; il donnera de grands bénéfices par son rapport, sa bonne « qualité et l’économie de temps. » Signé Jules Coussin.
- Lettre de M. Lemoine.
- « Les cuirs des Iles, tannés par le procédé Vauquelin, étaient d’une nature « très-ingrate; j’en ai rarement rencontré d’aussi durs, c’est-à-dire d’aussi « difficiles à revenir ; plus d’un fabricant a renoncé à en mettre en fabrique. « Je déclare donc que M. Vauquelin en a tiré un grand parti, puisqu’il est « parvenu à les rendre propres à faire des tiges de bottes pour cavalerie, et (( qui sont vraiment de première qualité.
- « Quant à ceux mis en cuir noir, ils sont convenablement faits; mais ce a n’était pas leur emploi. Je suis certain qu’en donnant de bonnes peaux à ce « fabricant il tirerait un grand résultat de son procédé. J’ajouterai aussi que « je n’ai pas encore rencontré de petits veaux cirés qui vaillent les siens, « tant leur qualité est supérieure. » Signé Lemoine.
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- , Lettre de M. Varin. j *
- u J’ai reconnu que les peaux des Iles sèches, travaillées par M. Vauquelin (( étaient d’une nature très-ingrate et d’un travail difficile; je reconnais, en « outre, que ce procédé est supérieur à celui connu jusqu’à ce jour; moi-même « j’ai tanné de ces peaux, je n’ai pas aussi bien réussi. Je dois ajouter qu’un « des avantages de ce procédé est de. renouveler quatre fois au lieu d’une. »
- ; , . Signé Varin. - >
- , Lettre de M. Leroy. \ •
- cc J’ai chez moi en travail 500 peaux en croûte pareilles à celles que vous «avez marquées pour être corroyées; elles sont très-difficiles à travailler, ce mais au point où elles sont arrivées, j’ose espérer qu’elles seront au moinsk ce égales et peut-être supérieures à celles que j’ai vues chez M. F^auquelin, ce ff que dès ce moment je puis affirmer ; mais le tannage parfait, chez moi, sera ec de six à sept mois, tandis que lui, par son procédé, peut les tanner en cf deux mois quinze jours, ce qui ferait trois opérations contre moi une avec (t le procédé ordinaire : voilà le grand avantage que j’ai pu reconnaître; quant cf au mieux ou à la supériorité de qualité, je n’y crois pas. Voici, monsieur,' c< les conclusions consciencieuses que je peux en déduire. »
- Signé Leroy.
- Le comité pense que la publication de ce rapport peut offrir un grand degré d’utilité, et vous propose d’en ordonner l’insertion au Bulletin. . ,
- Sig né Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en seance, le 10 février 4841.
- Quarantième année. Février 1841.
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- arts Économiques . ,
- ARTS ÉCONOMIQUES.—chauffage.
- Butp port fait par M. Peclct, au nom du comité des arts économiques, sur le calorifère de-, M. ' Victor - Chevalier, rue Montmartre), i/jo. ^ / '
- M. Chevaliçr a eu pour objet, dans la construction de son calorifère, de faire un appareil portatif, par conséquent d’un poids et d’un volume peu considérables, pouvant fonctionner par la seule introduction d’un tuyau court dans une cheminée d’appartement, sans qu’il soit nécessaire de la fermer, et pouvant servir à échauffer successivement plusieurs pièces.
- Ce calorifère se compose \ ° d’un cyliiiclre de fonte vertical, qui renferme le foyer ; ce cylindre est surmonté par une calotte sphérique sous laquelle on peut disposer plusieurs pièces de fonte, qui, en faisant varier la longueur du courant de la fumée, produisent à la fois un effet utile plus grand, et une diminution de tirage; dans chaque localité on cherche par expérience la pièce la plus compliquée avec laquelle le calorifère peut fonctionner; 2° d’une chemise de tôle qui enveloppe le cylindre de fonte, et d’une plus grande hauteur; l’air s’échauffe en passant entre le cylindre et la chemise , et s’échappe, ou latéralement par des bouches de chaleur pratiquées dans la chemise de tôle en échauffant un bain de sable placé à la partie supérieure, ou librement à la partie supérieure du cylindre de tôle lorsqu’on a enlevé les pièces qui obstruent son passage. Les calorifères sont montés sur des roulettes et de formes très-élégantes. '*•’ " : -
- Nous avons commencé par reconnaître si les appareils transportés dans différentes pièces de dimensions très-variables pouvaient fonctionner facilement, et si le tirage s’établissait sans produire de fumée. Un appareil a été monté dans la pièce de réunion des comités, et d’autres l’ont été dans des pièces petites et basses, chez un des membres du comité, et partout, en employant les appareils convenables pour la circulation de la fumée, le tirage s’est bien établi, et l’appareil a bien fonctionné.
- Pour reconnaître l’effet utile produit, nous ne nous sommes pas bornés, comme on le fait souvent, à observer la température à laquelle une pièce d’une dimension connue est maintenue par une consommation connue de combustible, parce que la quantité de chaleur perdue dans le chauffage dépend beaucoup moins du volume de la pièce que de l’étendue, de la nature et de l’épaisseur des surfaces, et surtout de la ventilation. Nous avons employé le seul moyen qui puisse donner une approximation suffisante, qui consiste à observer la température à laquelle la fumée se dégage dans la cheminée, et à la
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- CHAüFFVGE
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- comparer a la température qu’aurait l’air chaud si toute la chaleur développée par le combustible était employée à réchauffer ; il est évident que le rapport de ces deux températures donne la perle de chaleur. -
- On sait que la puissance calorifique dubois, dansl’élat ordinaire de dessiccation, est de 2,800, et qu’il faut dans un foyer fermé 10 mètres cubes d’air ou 13 kilog. pour brûler 1 kilog. de bois; d’après cela, la température à laquelle serait élevé l’air qui a servi à la combustion du bois, en supposant que toute la chaleur développée soit employée à cet effet, serait
- 2,800 X 4 i3
- 861°.
- Dans les expériences faites sur le calorifère établi dans le local de la Société d’encouragement, un thermomètre placé dans un tube plein de sable posé sur le tuyau d’écoulement de la fumée, et près de la cheminée, n’a jamais indiqué une température supérieure à 1 05°, lorsque la combustion était la plus active; mais comme la température du thermomètre était nécessairement plus basse que celle de la fumée, parce que la partie inférieure du thermomètre était à une distance de 2 ou 3 millimètres de tuyau, nous admettrons le chiffre 120, qui est certainement supérieur à la réalité, surtout pour les cas ordinaires d’une combustion lente; alors la perte de chaleur de l’appareil serait
- — = 0,14 = 861 ’ 7
- Cette perte est à peu près celle des grands calorifères ; elle est plus petite que celle de beaucoup de poêles, mais elle est plus grande que celle des poêles dans lesquels on aurait employé de grandes surfaces de chauffe, attendu que dans ces appareils, le tirage pouvant avoir lieu pendant la chauffe et sans l’intervention de la cheminée, la fumée, par des dispositions convenables, pourrait être abandonnée à la température ordinaire.
- Les appareils de rechange que M. Chevalier place au-dessous de la cloche et qui sont destinés, comme nous l’avons déjà dit, à réduire le tirage qui se produit dans le calorifère à celui qui est rigoureusement nécessaire pour appeler dans la pièce l’air nécessaire à la combustion , sont simples et faciles à placer, et ont une efficacité bien constatée. Nous avons cependant fait observer à M. Chevalier qu’il aurait pu éviter les tâtonnements qui accompagnent la pose d’un calorifère pour la première fois, en employant l’appareil le plus compliqué, mais en faisant arriver, d’abord l’air chaud dans la cheminée par le plus court chemin, et en lui faisant parcourir ensuite un chemin plus long au moyen d’un petit registre, lorsque le tirage de la cheminée serait bien établi. Mais M. Chevalier nous a fait voir le dessin d’un calorifère dans lequel il avait employé cette disposition •
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- . Une disposition très-remarquable de l’appareil de M. Chevalier, c’est celle de la surface de chauffe. Pour rendre son calorifère réellement portatif, d’un poids et d’un volume très-petits, il fallait disposer les surfaces de chauffe de manière à obtenir de grands effets avec de petites surfaces; et M. Chevalier a été assez heureux pour trouver la disposition qui convenait le mieux au but qu’il s’était proposé. L’effet obtenu par M. Chevalier résulte d’un principe constaté il y a plus de dix ans par un des membres du comité, et qui peut s’énoncer ainsi : lorsqu’un tube vertical renferme de l’air chaud, et qu’il est surmonté par un tube d’un plus grand diamètre assez long pour que la veine en sorte épanouie dans toute son étendue, la vitesse de l’air dans le tuyau inférieur augmente indéfiniment avec le diamètre du tuyau supérieur, de sorte que cette vitesse peut être rendue un nombre quelconque de fois plus grand que la vitesse due à la hauteur totale de la colonne d’air chaud.
- Dans le calorifère en question la surface de chauffe consiste^ comme nous l’avons déjà dit précédemment, en un cylindre de fonte vertical surmonté d’une calotte sphérique, environné d’un cylindre de tôle d’une plus grande hauteur. Pour que cette disposition fût efficace, il fallait 1° que l’intervalle des deux cylindres fût assez petit pour que le mouvement de l’air, qui ne tend réellement à se produire que sur les couches qui sont en contact avec le cylindre de fonte, parce que celles-là seules sont échauffées, se transmît dans toute l’étendue de la veine ; 2° que le cylindre enveloppant excédât assez le cylindre de fonte pour que l’écoulement de l’air chaud eût lieu par toute l’étendue de sa section. Ces deux conditions sont satisfaites, et, quoique le cylindre de tôle ne dépasse celui de fonte que de 30 à 40 centimètres, nous n’avons pas remarqué de différences sensibles dans la vitesse des différents points de sa section; mais la forme sphérique du dôme qui termine le cylindre de fonte contribue pour beaucoup à l’épanouissement de la veine.
- On conçoit facilement, d’après cela, que les surfaces de chauffe doivent être beaucoup mieux utilisées que dans les appareils ordinaires où l’air qui touche les surfaces ne se renouvelle qu’avec une petite vitesse ; c’est en effet ce qui a lieu. Dans les grands calorifères, tels que ceux qui sont établis à la chambre des pairs et à la chambre des députés, on emploie 14 mètres carrés de surfaces de fonte pour une combustion de 10 kil. de houille à l’heure, ce qui revient à 1m,4 pour 1 kil. de houille, ou à 0m,7 pour 1 kil. de bois; pour 5 ce serait 3,n,5, tandis que les calorifères de M. Chevalier, pour cette consommation de combustible, n’en renferment pas plus de 0m,5 ; c’est un septième seulement.
- Dans les expériences qui ont été faites par le comité, il a été constaté que jusqu’à certaine consommation de combustible, variable avec les dimensions
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- des appareils, la fonte n’arrivait pas à l’incandescence, et qu’au delà on pouvait toujours empêcher la fonte de rougir, et par suite l’odeur désagréable de l’air brûlé, en enlevant le bain de sable, et en même temps le dôme; ou, pour les combustions les plus vives, en surmontant le cylindre enveloppant d’un cylindre additionnel de même diamètre, et de 0m,40 à 0m,50 de hauteur.
- Les tuyaux des calorifères, étant simplement introduits dans la cheminée, y produisent iin appel, et par suite une ventilation dans la pièce, en sus de celle qu’exige la combustion. Cette ventilation a été observée dans la pièce destinée aux réunions des comités. La vitesse de l’air, à l’entrée de la cheminée, mesurée à deux époques différentes, a été trouvée de 1 m,75 dans l’une, et de 1m,55 dans l’a*utre ; la section étant de 0m,24 , il en résulte que l’air appelé pendant une heure était, dans le premier cas, de
- 1,75.0,24.3600 = 1512 mètres cubes, et, dans le second, de 1,55.0,24.3600 — 1332 mètres cubes.
- En supposant cette ventilation seulement de 1200 mètres cubes, elle suffirait pour plus de 200 personnes; elle doit être beaucoup plus grande encore par l’emploi des foyers de cheminée.
- Le même effet est produit dans toutes les cheminées, mais les volumes d’air aspiré varient singulièrement avec la hauteur des tuyaux, avec les dispositions des foyers et avec la-facilité plus ou moins grande qu’éprouve l’air pour pénétrer dans les pièces. Dans une chambre très-petite n’ayant que 36 mètres cubes de capacité, renfermant une petite cheminée disposée de manière à utiliser une assez grande partie de la chaleur perdue, pour une consommation de 2 kil. de bois par heure l'appel de la cheminée a été trouvé de 300 mèt. cubes par heure. C’est évidemment à l’énorme quantité d’air appelé par les foyers de cheminée qu’est dû le peu d’effet utile du combustible qu’on y brûle, effet qui devient même négatif dans certaines circonstances, comme le rapporteur a eu plusieurs fois l’occasion de l’observer.
- D’un autre côté,les poêles sont presque complètement abandonnés par la classe moyenne, du moins dans les pièces constamment habitées, parce que, malgré le grand effet utile qu’on obtient du combustible, même dans ceux qui sont le plus mal disposés , l’insuffisance de la ventilation qu’ils produisent les rend insalubres.
- Mais, d’après les expériences que nous avons rapportées, votre comité a pensé qu’une ventilation convenable et un bon emploi du combustible étaient choses très-conciliables, et qu’en employant le calorifère de M. Chevalier ou un poêle quelconque, abandonnant la fumée à une température voisine de 100°, fermant complètement l’ouverture inférieure de la chëmiuée et y ménageant seulement une grande ouverture qu’on pourrait fermer plus ou moins,
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- on obtiendrait facilement la ventilation dont on aurait besoin, tout en utilisant pour le chauffage une fraction très-grande de la chaleur dégagée.
- En résumé, le comité, considérant que le calorifère en question renferme des dispositions ingénieuses qui remplissent parfaitement le but que l’auteur voulait atteindre, vous propose de remercier M. Chevalier de sa communication, et d’ordonner l’insertion du présent rapport dans le Bulletin de la Société, avec la gravure de l’appareil.
- Signé Péclet, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 décembre 1840.
- Description du calorifère portatif de M. Chevalier. . ^
- La figure'1re de la planche 823 représente une coupe verticale de l’appareil; la figure 2, une coupe horizontale à la hauteur de la ligne X; les figures 3, 4 et 5, des pièces de fonte qui se placent dans l’intérieur du calorifère. La figure 6 représente la cheminée dans laquelle on introduit le tuyau à fumée.
- A A A A, Cloche en fonte qui renferme le foyer. B, Grille sur laquelle on brûle le combustible. G, Pièce de fonte qui oblige la fumée à passer contre les parois de la cloche, pour se rendre dans le tuyau M, qui conduit la fumée dans la cheminée. Cette pièce est représentée en projection et en élévation dans la figure 4. La figure 3 représente une pièce qui facilite le mouvement de l’air chaud, et qu’on emploie quand la première gêne trop le tirage. La figure 5 représente une pièce plus compliquée, qui fait faire un plus grand circuit à la fumée, mais qui ne peut être employée qu’autant que l’air extérieur ne s’introduit pas dans la pièce avec une trop grande difficulté. C'C', Pièce de fonte qui recouvre la pièce C. D, D, Bouches de chaleur. E, Bain de sable. F, Calotte percée d’un grand nombre d’orifices par lesquels se dégage de l’air chaud. G, Porte du foyer; elle glisse dans deux coulisses verticales et se trouve maintenue en équilibre dans toutes les positions, par un contre-poids en fonte. H, Conduit par lequel les cendres tombent dans la pièce mobile I. K, Enveloppe extérieure en tôle ou en cuivre. K' X, Orifices par lesquels l’air extérieur s’introduit entre le cylindre de tôle et celui de fonte. L, Bouchon servant à fermer le tuyau à fumée quand on transporte le poêle d’une chambre à une autre. MM, Tuyau par lequel se dégage la fumée quand on l’introduit dans une cheminée ouverte ; il se termine par un coude de 0,50 à 0,60 de hauteur. N, Registre au moyen duquel on modère l’activité de la combustion. P, Support du tuyau à fumée. Q, Orifices de ventilation placés dans une plaque de zinc qui ferme la cheminée; ils sont garnis d’une pièce mobile, au moyen de laquelle on fait varier l’étendue des orifices.
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- CORRESPONDANCE.
- •Soufewirs d’un voyage en Belgique et en Hollande en 18/fO \ par M. le baron tTHombres Firmas.
- Les Hollandais entretiennent leurs maisons avec plus de soin qu’aucune autre nation. La propreté est un goût inné chez eux, et c’est en même temps un besoin ; l’humidité, la gelée, l’air de la mer détérioreraient bientôt leurs habitations, s’ils ne s’appliquaient à y remédier. *
- Leur architecture n’offre rien de bien remarquable, mais intérieurement leurs maisons sont bien distribuées, selon l’état du propriétaire. On est frappé de l’air d’aisance qu’on trouve chez un villageois, et la demeure d’un riche négociant, fort simple en apparence, est revêtue de marbre dans l’intérieur ; l’escalier, les pavés, les soubassements, les chambranles sont en marbre ou en granit. Jfai cité les deux extrêmes en maisons, toutes en général, les édifices publics et les auberges sont parfaitement tenus ; tous sont d’une propreté excessive. Mais avant d’y entrer, de parler de leur distribution , de leur arrangement, de leur décoration et de leur ameublement, examinons-les en dehors ; je décrirai plus tard ce qui, dans l’intérieur, dans les usages et les mœurs, m’a paru plus particulier aux Hollandais, et pouvoir nous être avantageux.
- On a dit qu’on lavait, qu’on frottait le devant des maisons en Hollande, comme les salons dans les autres pays; cela n’est point exagéré. J’ai vu jeter l’eau à pleins seaux dans les rues, gratter, laver nôn-seulement les trottoirs, comme à Londres , mais le milieu du pavé , dans la plupart des villes de Hollande où j’ai séjourné. J’excepterai néanmoins Amsterdam; j’y arrivai, il est vrai, un jour de pluie, mais j’y trouvai, dans les rues commerçantes surtout, autant de mouvement et de boue que dans les quartiers populeux de Paris ou de Lyon : tandis qu’à Leyde, à Rotterdam , à la Haye surtout, on peut craindre de salir les rues en y marchant. Quant aux maisons, chaque matin les domestiques sont occupés à laver les façades, au moins jusqu’au premier étage; les uns ont des pompes, comme celles qui nous servent à arroser les arbres, des éponges, des brosses montées sur de longues perches, d’autres se servent d’échelles doubles ; de tout côté on lave, on frotte les vitres, les boiseries et les murs. -
- Lfne fois par an on blanchit avec un lait de chaux, ou l’on badigeonne les façades en gris, en jaune, en rose. Quelques propriétaires plus riches les font peindre à l’huile ou vernir, soit d’une seule couleur, soit en briquetage , c’est-à-dire en petits carrés rouge brun, avec des traits blancs pour représenter les joints, si les briques sont premièrement recouvertes d’un enduit; lorsqut
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- CORRESPONDANCE.
- les briques restent en évidence, l’on fait remplir et repeindre en blanc les intervalles qui les séparent, ce qui est un travail assez minutieux , mais qui évite l’inconvénient de voir des portions d’enduit pénétrées et soulevées par la gelée se détacher et tomber.
- Ces réparations annuelles se font ordinairement au printemps ; ceux qui ne repeignent pas toute leur façade ont toujours quelques trous, quelques fissures, quelques taches à faire restaurer, et ne le négligent jamais , parce que ce serait le commencement d’une dégradation plus considérable, et une plus forte dépense pour l’année suivante.
- On conçoit qu’il faut pour ces réparations des moyens d’échafaudage économiques , faciles et prompts. Ceux que j’ai remarqués réunissent ces trois conditions à la commodité, la solidité, et ne gênent pas la circulation des rues.
- En construisant les maisons, on a laissé dans le haut, sous la génoise, une rangée de trous de 8 à 10 centimètres eu carré, distants l’un de l’autre de 2 mètres à 2,25. Le plus souvent ces ouvertures restent apparentes, quelquefois elles sont bouchées d’une brique ou d’un morceau de bois façonné ou peint en rosace., et figurant dans les entrelacs d’une sorte de frise.
- Lorsqu’il s’agit de peindre ou de restaurer une façade, on place dans chacun de ces trous un barreau qui ressort de près d’un mètre, on pose dessus deux soliveaux qui supportent tous les étages d’échafaudages jusqu’à 2 mètres du sol. * -
- Cet échafaudage se compose d’une sorte d’échelle ou de châssis formé de deux montants d’environ 4,5 mèt. de longueur, et de trois traverses de 0,8 m. assemblées par des mortaises. Les soliveaux dont j’ai parlé passent sous la première traverse; les deux autres supportent des planches sur lesquelles travaillent les ouvriers.
- Pour descendre l’échafaudage plus bas, on suspend de nouveaux châssis aux premiers, en changeant successivement les étages, à mesure que le travail se fait.
- Les maçons, les peintres en bâtiments ont en magasin une quantité de ces châssis, comme de planches et de soliveaux. Leur échafaudage est dressé dans un instant et démonté de même ; il est solide, et les ouvriers y travaillent à leur aise ; il n’est point appuyé sur les façades, et ne leur occasionne aucune dégradation ; tandis que dans nos pays on emploie des journées entières pour échafauder, on fait des trous pour fixer avec des coins des barreaux dans les murs, ils sont liés par des cordes à de longues poutres plantées dans le pavé, qui peuvent être heurtées par les voitures, et, si la rue est étroite, les empêchent de passer. J’ai vu arriver des accidents funestes avec ce mode d’échafauder.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- A Amsterdam j’ai remarqué des maisons qui surplombent vers la rue. J’avais cru, après m’être assuré que ce n’était pas une illusion, que l’architecte avait voulu faire une chose extraordinaire, vaincre une difficulté, comme celui qui construisit la tour de Pise ; puis je pensai que c’était accidentel et qu’elles menaçaient. On m’assura qu’elles étaient bâties ainsi pour les préserver des infiltrations de la pluie, qui glissait mieux à leur surface et ne s’arrêtait pas sur les appuis des fenêtres... .
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Halage par la vapeur sur les canaux; par M. Mallet.
- Les expériences déjà faites sous la direction de M. Macneill ont été reprises par cet ingénieur sur le canal de Forlh et Ciyde, en Écosse, les 10 et 11 octobre 1839. Le locomoteur employé a halé diversement tant des bateaux de passagers que d’autres de plus grande dimension, destinés au commerce du canal; entre plusieurs résultats obtenus on a remarqué ceux qui suivent.
- Avec un bateau chargé de passagers, on a marché à raison de 20 milles à l’heure, et il a été évident que la limite de la vitesse a été celle de la force de la machine. Huit bateaux marchands de 364 tonneaux et tirant de 2m,600 à lm,460 d’eau ont été attachés à la suite les uns des autres, et en premier lieu à la machine. La machine a halé cette charge avec le quart de sa force, à raison de 2 milles et demi (4 kilomètres) à l’heure. Les vagues produites par le mouvement des bateaux de plus grande dimension , au train suivant lequel ils ont été halés, étaient d’une dimension et d’une nature ordinaires ; celles des bateaux rapides, quoique fortes, n’étaient, sous aucun rapport, assez formidables pour faire craindre qu’ils devinssent un obstacle à l’adoption de ce mode de transport. Dans une des dernières expériences quatre bateaux passagers ont été halés sur une ligne, et le volume des ondes s’est divisé en une infinité de vagues plus petites qui s’étendaient sur toute la surface du canal ; l’effet contraire avait lieu quand on attachait deux bateaux l’uu à côtêdel’aulrc, la vague s’étendait depuis les bateaux jusqu’aux berges. Ces effets font voir que la forme, l’étendue et la position des vagues sont toutes susceptibles de "modification. On n’a remarqué dans la machine aucune disposition à sortir des rails au moment de sa plus grande vitesse ; pour éviter ce dernier effet que pouvait causer la résistance des bateaux halés, on avait placé le rail extérieur un peu plus haut que le rail intérieur en donnant ainsi à la machine une légère tendance à s’incliner
- vers le rail intérieur.
- On a l’espoir que l’adjonction d’un chemin de fer à un canal, toutes les fois qu’elle sera praticable, aura l’avantage sur toute autre disposition sous les rapports de la sûreté, de la rapidité et de l’économie {Ann. des ponts et chaussées, juillet et août 1840).
- Quarantième année. Février 1841. 8
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau procédé de préparation des sels chimiques connus sous le nom d’acétates ; par
- M. Rœderer.
- Dans ce procédé, l’acide est employé à l’état de vapeur au lieu d’être sous forme liquide. L’appareil approprié à cet usage se compose d’un vase inattaquable à l’acide, et d’une capacité proportionnée à la quantité d’acétate qu’on veut préparer; il est muni d’un couvercle qui le ferme hermétiquement. Dans l’intérieur est disposé un faux fond ou diaphragme criblé de trous, à travers lequel la vapeur de l’acide acétique passe librement ; pour prévenir toute perte d’acide, plusieurs diaphragmes sont placés à diverses hauteurs dans le vase. Lorsqu’on veut obtenir de l’acétate de plomb, on dépose une couche de lilharge sur chacun de ces cribles ; après quoi on bouche hermétiquement, et à l’aide d’un alambic ordinaire on y fait arriver l’acide réduit en vapeur ; à mesure qu’il traverse les cribles, il se répand dans le vase, se combine avec la base employée et forme l’acétate qui se précipite; pendant sa chute l’acétate rencontre la vapeur acide ascendante et se trouve ainsi complètement neutralisé. Quand l’acide se combine avec la base, les liqueurs aqueuses se dégagent, et, comme elles conservent leur température propre, elles passent en s’élevant à travers les couches successives de la base, se dépouillent de l’acide qu’elles pourraient retenir encore, se rassemblent sous le couvercle et finalement sont dirigées par un tuyau dans un serpentin placé dans un vase contenant l’acide liquide auquel elles communiquent leur chaleur, ce qui aide à l’évaporation. La distillation de l’acide continue jusqu’à saturation complète de la base, qui arrive ainsi à un degré déconcentration qui facilite sa cristallisation.
- A mesure que l’opération avance, la vapeur s’échappe de dessous le couvercle encore assez chargée d’acide pour être dirigée dans un autre vase contenant une certaine quantité de la base ; et c’est ainsi que tout l’acide se trouve employé.
- L’auteur assure que ce procédé est simple, d’une exécution facile, et qu’il économise le combustible et la main-d’œuvre. L’acétate obtenu est d’une qualité supérieure. (Lond. journ. of arts, octobre 1840.)
- Procédés propres à apprêter les tissus de coton et autres ; par MM. Mac-Culloch et
- ' Brunei.
- L’apprêt servant pour l’organdi simple dit de l’Inde se compose de 4 à 6 kilogr. d’amidon qu’on fait bouillir au bain-marie pendant une heure dans 30 litres d’eau, et auquel on ajoute une quantité suffisante de bleu d’azur en poudre. Après la cuisson le bain s’est transformé en une matière glutineuse qu’il faut introduire dans le grain de la mousseline, ce qui s’opère en pétrissant la pièce avec la quantité d’apprêt nécessaire jusqu’à ce que toutes les parties en soient suffisamment imprégnées. Pour dégager les vides du tissu de la matière qu’ils retiennent on transporte la pièce dans une chambre chauffée à 20 ou 30 degrés, à l’aide de tuyaux de vapeur ou d’un calorifère; après avoir été déployée la pièce est balancée un instant dans l’air; onia réunit ensuite en plis
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- NOTICES INDUSTRIELLES»
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- égaux pour la lordre sans en extraire l’apprêt, puis on la déploie de nouveau et on recommence la même opération. Pendant le balancement, la chaleur, en pénétrant la pièce qui est étendue, fait sécher la matière glutineuse dont elle est imprégnée et qui se lie au fil avec beaucoup d’intensité. En ramassant la pièce à plusieurs reprises on conserve assez d’humidité pour qu’il soit possible de réitérer le balancement sans obtenir un dessèchement entier. L’étoffe parvient enfin à un état de dépouillement complet, toutes les parties de l’apprêt ayant quitté les vides pour se réunir autour du fil qui prend alors un degré de finesse extraordinaire par suite de la crispation. Les derniers balancements se donnent dans une chambre froide. Dans ce moment la pièce est légèrement humide et gluante, maisbien claire. Comme les fils ont perdu, pendant la manutention précédente, leur ordre et leur uniformité, ils sont redressés dans toute la longueur de la pièce par de légères secousses données dans le sens le plus favorable àce redressement. Cette opération se nomme dëraülage.
- L’étiragefde la mousseline, pendant lequel on la sèche entièrement, s’opère dans une chambre chauffée à 25 degrés environ, sur un métier propre à cet usage. Cet étirage se fait d’abord en long et en large, puis en biais, pour donner au tissu l’élasticité et la souplesse nécessaires, opération qui se nomme cassage. Pour cela deux ouvriers s’emparent des deux lisières, en ayant soin de ne pas se placer exactement vis-à-vis l’un de l’autre. Chacun d’eux saisit à deux mains le bord de la pièce, et l’un l’attire à lui vivemeut pen. dant que l’autre la retient dans cette position. On réitère l’opération de l'étirage en large, et, par un ventilateur placé au-dessus du métier ou par un autre moyen, on achève de sécher la pièce. On renouvelle ensuite le cassage, qui se fait deux ou trois fois, suivant la finesse de l’étoffe. {Brevets, t. 39.)
- Sur les propriétés diverses que peuvent acquérir les pierres à ciment et à chaux hydrau-. lique par ïeffet d’une incomplète cuisson,• par M. Yicat.
- 1° On rencontre, sur la limite qui sépare les chaux hydrauliques des ciments, des espèces de chaux tenant moyennement 53 pour 100 d’argile, et qui, rebelles aux procédés ordinaires d’extinction, paraissent vouloir être traitées comme des ciments -, mais elles lâchent prise après quelque temps en obéissant à une extinction lente dont l’effet est d’anéantir en grande partie les proportions hydrauliques de la combinaison.
- 2» Toute substance argilo-calcaire capable de donner un ciment par une cuisson complète donne encore un ciment par une cuisson incomplète, pourvu que le rapport de l’argile à la portion de chaux supposée libre dans l’incuit ne soit pas au-dessus de 273 pour 100.
- 3° Toute substance argilo-calcaire capable de donner une chaux hydraulique par une cuisson complète peut, par l’effet d’une cuisson incomplète , donner un ciment ou du moins un produit qui en a toutes les propriétés, pourvu que le rapport de l’argile à la portion de chaux supposée libre dans l’incuit ne soit pas au-dessous de 64 pour 100.
- Or comme on ne possède aucun moyen pratique de décerner, de prime abord, les incuits ciments de ceux qui ne le sont pas, et encore moins de régler la cuisson de manière
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- à expulser uniformément, des fragments calcaires gros et petits, la quantité d’acide carbonique voulue, il en résulte qu’en pulvérisant les incuits pour les incorporer indistinctement dans les mortiers on peut, au lieu d’améliorer ces mortiers, y introduire un véritable ageut de destruction.
- 4° Tout essai direct tendant à constater la qualité d’une chaux hydraulique doit être précédé d’une expérience qui puisse elle-même constater la quantité d’acide carbonique contenue dans cette chaux. *
- Il est impossible de ne pas attribuer à la présence des mauvais incuits dans les mortiers la dégradation des rejointoieraents, la chute et l’efflorescence des enduits, les poussées et tous les autres accidents qu’on ne remarque jamais quand on emploie des chaux hydrauliques bien franches, bien éteintes et bien purgées d’incuits ou de tout ce qui y ressemble. L’introduction fortuite ou calculée des mêmes matières dans les ciments est considérée par l’auteur comme l’unique cause de l’exfolialion et de la pulvérulence à iaquelle ils sont quelquefois sujets.
- Les ciments provenant d’incuits s’éventent et se détériorent absolument dans les mêmes circonstances que les ciments ordinaires.
- L’appréciation des qualités de la chaux hydraulique ou du ciment que peut fournir une substance calcaire donnée peut se faire par l’analyse chimique avec plus de célérité et plus exactement que par les moyens directs. Pour cela il faudra convertir immédiatement en chaux ou ciment quelques grammes de la matière préalablement réduite en poudre très-fine, s’assurer qu’il ne reste plus d’acide carbonique et dissoudre le tout fians un excès d’acide hydrochlorique. Le résidu non attaqué, s’il y en a, donnera la quantité de silice ou d’argile non combinée et ne pouvant conséquemment convenir que faiblement à l’hydraulicité de la chaux ou du ciment. {Acad, des sciences, 9 novembre 1840.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Enduit économique propre à préserver les objets extérieurs des effets de Vhumidité; par
- M. Dive.
- On fait dissoudre à chaud un kilogr. et demi d’acétate de plomb cristallisé dans 4 kilog. et demi d’eau distillée. Dès que le liquide est entré en ébullition, on y projette par parties un kilogr. d’oxyde de plomb demi-vitreux, bien pulvérisé. On agite continuellement le liquide avec une spatule de bois, ayant soin de ne projeter de nouvelles quantités d’oxydequelorsquelaliqueuresten pleine ébullition; on poursuit l’opération jusqu’à ce que l’aréomètre pour les sels marque bouillant 30 degrés.
- A un kilogr. d’huile pyrogénée obtenue de la distillation à feu nu du brai sec ou ajoute 96 grammes de sous-acétate de plomb préparé ainsi qu’il vient d’être dit-, on brasse fortement le mélange à plusieurs reprises et on interrompt cette opération dès qu’on s’aperçoit que la combinaison commence à acquérir de la consistance ; au bout de vingt-quatre heures,^l’enduit peut être employé. (Brevets, t. 3 8.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Procédé pour êmailler les vases culinaires en fonte de fer; par M. Clark.
- La première partie du procédé consiste à nettoyer et décaper les parois intérieures des vases en fonte, afin de les rendre propres à recevoir l’émail. Pour cet objet, on se sert d’une eau légèrement aiguisée d’acide sulfurique, dans laquelle on plonge le vase; après trois ou quatre heures d’immersion on le relire pour le frotter avec du sable, puis on le plonge pendant quelques instants dans de l’eau bouillante, afin de le préparer à recevoir le premier enduit ou le fond composé ainsi qu’il suit : à 50 kilogr. de silice calcinée et réduite en poudre fine on ajoute 25 kilogr. de borax également calciné et pulvérisé; on fait fondre et on le laisse refroidir lentement. On prend 20 kilogr. de cette composition qu’on broie dans de l’eau avec 2 kilogr. et demi d’argile à potier, jusqu’à ce qu’elle ait acquis un degré de consistance suffisant pour être portée sur le vase. Quand ce premier enduit a été séché sous la moufle, ce qui a lieu au bout de cinq à dix minutes, on le recouvre d’un second enduit composé de 62 kilogr. et demi de verre blanc qui aura été préparé sans plomb; 12 kilogr. et demi de borax et pareille quantité dessoude. On pulvérise ces ingrédients , on les mêle ensemble et on les vitrifie; après refroidissement on broie l’émail avec de l’eau et on le fait sécher ; on en prend 22 kilogr. et demi et on y ajoute un demi-kilogr. de soude ; le mélange s’opère dans l’eau bouillante; lorsqu’il est sec, on le passe au tamis de soie et on en saupoudre l’intérieur du vase déjà couvert du premier enduit. Après que le vase a été préparé d’après le procédé indiqué, on le porte sous la moufle, où il est soumis à la température ordinaire pour obtenir la fusion de l’émail.
- L’auteur assure que cet émail ne se détache ni ne se gerce, et résiste aux brusques variations de température (Lond. journ. of arts, octobre 1840) (1 ).
- BEAUX-ARTS.
- Moyen d’abréger le temps nécessaire pour la formation des images photographiques sur
- papier ; par M. Talbot.
- L’auteur annonce avoir découvert, au mois de septembre dernier, un moyen d’augmenter extrêmement la sensibilité des papiers impressionnables à la lumière. Cette augmentation n’est pas moindre de cent fois , de sorte qu’il est possible maintenant de fixer les images de la chambre obscure avec une rapidité inespérée. Le moindre temps qui a paru suffisant à cet effet a été jusqu’ici de huit secondes, c’est-à-dire au mois d’octobre, mais tout porte à croire qu’au milieu de l’été il sera possible de le diminuer encore.
- La préparation des papiers s’effectue à la lumière d’une bougie; car la lumière du jour les détruit instantanément lors même que le ciel est couvert de nuages.
- D’après cela, on pourrait peut-être s’attendre que la fixation définitive du tableau fût difficile; mais c’est le contraire, et celte opération réussit facilement. (Acad, des sciences,
- 18 janvier 1841.)
- (1) Yoyez un mémoire de M. Schiceighaeuser sur l’émaillage de la fonte, Bulletin de la Société, dixième année, p. 168.
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- bibliographie industrielle.
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Livres français.
- Traité élémentaire de l’agriculture du département de la Seine; par B. Lecouteux. 1 vol. in-12. Paris, Bouchard-Huzard.
- Le vieux laboureur, traité élémentaire d’agriculture; par Brunet. In-12, Paris, Pitois-Levrault.
- De la pêche sur la côte orientale d’Afrique ; par S. Berlhelot. In-8, Paris, Béthune.
- Traité de la culture du mûrier ; par Chabrol. In-8, Grenoble, Ferary.
- Essai historique sur les céréales; par le docteur Martin de Moussy. In-8 /Paris , Bouchard-Huzard.
- Éléments de physique expérimentale et de météorologie; par M. Pouillet. 2 vol. in-8, Paris, Béchet jeune.
- Traité élémentaircde minéralogie et de]géologie ; par Baudrimont.In-8, Paris, Cousin.
- De la fabrication du sucre aux colonies et des nouveaux appareils propres à améliorer cette fabrication ; par MM. Derosne et Cail. In-4, Paris, Bouchard-Huzard.
- De l’influence des chemins de fer et de l’art de les tracer et de les construire; par Séguin aîné. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Code des architectes et entrepreneurs de constructions; par M. Fremy Ligneville. 1 vol. in-8.
- Bulletin scientifique publié par l’Académie impériale des sciences de Saint-Petersbourg, tom. IV et Y; 1838, 1839 et 1840.
- Mémoire de l’Académie impériale de Saint-Petersbourg; 1839, 1840.In-8. .
- De la télégraphie de jour et de nuit; par le docteur Jules Guyot. In-8, Paris, Dondey-Dupré.
- Dissertation sur le vin et ses falsifications ; par Roy d’Iversais. In-4, Paris, Baudouin.
- Nouveau manuel complet de physique ; par C. Bailly. In-18, Paris, Roret.
- Mémoire sur l’analyse chimique de l’écorce du tulipier; par M. Bouchardat. In-8, Paris, Ducessdis.
- Sur l’exploitation des bois et la fabrication du fer en Corse; par Tom Richard. In-8, Paris, rue Meslay, 31.
- Recherches sur les propriétés diverses que peuvent acquérir les pierres à ciment et à chaux hydraulique par l’effet d’une incomplète cuisson ; par L.-J. Vicat. In-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Traité de chimie organique ; par Justus Liebig. In-8, Paris, Fortin et Massone.
- Tableau général du commerce de la France avec ses colonies et les puissances étrangères pendant l’anuée 1839, publié par l’administration des douanes. In-4.
- Annuaire du journal des mines de Russie, années 1835, 1836, 1837 et 1838. 4 vol. in-8 avec pl., Paris, Carilian-Gœury.
- Application du fer aux constructions de l’artillerie; par Thierry. In-4, Paris,
- Coriéarcb
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Calculs faits des pieds de fer suivant leurs épaisseur et largeur réduits aux poids ; par Bablot. In-12, Paris, Bachelier.
- Éléments de mathématiques et de cosmographie; par Coince. Ic-8, Paris, Belin-Mandar.
- Traité des vaches laitières; par Guenon. In-8, Bordeaux, Guenon.
- Cours de physique de l’École polytechnique; par Lamé. Tom. III, in-8, Paris, Bachelier.
- Encyclopédie du xixe siècle, répertoire universel des sciences, des lettres et des arts. Tom. IY, Paris, rue de Seine-Saint-Germain , 16.
- Almanach encyclopédique, industriel et artistique pour 1841. In-16, Paris, Desloges.
- Cours de topographie et de géodésie; par J.-F. Salneuve. 1 vol. in-8, Paris, Gautier-Laguionie.
- Système de voitures pour chemins de fer de toutes courbures; par Arnoux. In-4, Paris, Bachelier.
- Agriculture du département du Nord; par F. Rendu. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Clef du coloriste , brodeur et tapissier des Gobelins; par Rouget de l’Isle. In-8, Paris, rue du Faubourg-Poissonnière, 8.
- Description des machines et procédés consignés dans les hrevets d’invention dont la durée est expirée. Tom. XL, 1 vol. in-4 avec pl., Paris, Bouchard-Huzard.
- Notice sur la culture des oseraies dans le département de l’Aisne; par C. Millet. In-8, Paris, Dupont.
- Petit manuel de l’ouvrier et du commerçant ; par J. George. In-18, Paris, Delloye.
- Encyclopédie moderne ou dictionnaire des sciences, des lettres et des arts. In-8, Paris, Duménil.
- Notices sur diverses questions de chimie agricole et industrielle ; par J. Girardin, In-8, Rouen, Périaux.
- Cours élémentaire des sciences physiques; par R. Kaeppelin. In-12, Paris, Delalain.
- Des institutions hippiques et de l’élève du cheval; par M. Montendre. 1 vol. in-8, Paris, rue du Bac, 104.
- Statistique annuelle de l’industrie. Almanach Bottin du commerce de Paris, des départements de la France et des principales villes du monde; par Sèb. Bottin. 1841, 44e année delà publication. 1 vol. gr. in-8, Paris, rue J.-J.-Rousseau; 20.
- Taille raisonnée des arbres fruitiers; par Butret. In-12, Paris, Bouchard-Huzard.
- Du travail à donner aux classes ouvrières; par A. Delaveleye. In-8, Paris, Delacombe.
- Le Havre, Paris, Marseille. Perfection des voies de communication ; par Casimir Leconte. In-8, Paris, Dupont.
- Mémoire sur la situation agricole de la Sologne ; par Bourdon. In-8, Orléans, Dani-court-Huet.
- Mémoires de la Société géologique de France. Tom. 1Y, in-4, Paris, Langlois et Leclerc.
- De la concurrence industrielle et commerciale ; par J.-S. Lefèvre. In-8, Rouen, Lefèvre.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Études géologiques dans les Alpes ; par L.-Â. Necker. i vol. in-8 avec pl., Paris , Langlois et Leclerc.
- Manuel complet du cultivateur français; par Thiébaut de Berneaud.2 vol. in-18, Paris, Roret.
- Statistique annuelle de l’industrie, almanach du commerce du Havre, 1841. In-18, Havre, Lemale.
- Sténographie des sténographies; par Poudron. In-12, Paris, rue de la Verrerie, 52.
- Annuaire du Bureau des longitudes pour l’année 1841. In-18, Paris, Bachelier.
- Almanach du cultivateur et de l’industrie du département de Maine-et-Loire pour 1841. In-18, Angers, Launay-Gagnot.
- Considérations sur l’application en France des bateaux à vapeur à la navigation transatlantique', par J. Dufresne. Cherbourg, Lecouflel.
- Notice sur l’emploi continu et régulier de la gélatine pendant 11 ans dans le régime alimentaire de l’hôpital Saint-Louis ; par M. d’Arcet. In-8.
- Observations sur le traité de commerce entre la France et la Hollande ; par J. Clerc. In-8, Paris, Duverger.
- Traité de la législation des travaux publics; par Armand Husson. 2 vol. in-8, Paris, Hachette.
- Tableau général des mouvements du cabotage pendant l’année 1839, publié par l’administration des douanes. In-4.
- Notions de statique et de mécanique industrielle ; par M. P eyre. 1 vol. in-8, Paris, Mathias.
- La nouvelle maison rustique; par Châteauneuf. 2 vol. in-8, Paris, rue Hautefeuille, 4.
- De la vapeur; par M. Lalanne. In-8.
- Notice sur l’architecture des abeilles ; par le même. In-8.
- Observations et recherches expérimentales sur le platine ; par M. Hoefer. In-8.
- De la ferrure sous le point de vue de la conservation des animaux et de leur aptitude au travail ; par M. Rodet. In-8.
- Expériences sur la résistance et la flexion, et sur la résistance à la rupture des fers forgés; parM. Giulio. In-4.
- Publications périodiques.
- Annales de la Société d’agriculture de l’Ailier. Tom. I à VI, iu-8, Moulins, place Bujon.
- Bulletin de la Société d’agriculture de l’arrondissement de Senlis. In-8, Senlis, Regnier.
- Journal de l’Institut d’Afrique. In-4, Paris, Baudouin.
- Journal de la Société d’agriculture de l’arrondissement de Joiguy. In-8, Joigny, Zanolte.
- Livres anglais.
- Pepertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées), janvier 1841. ln-8 avéc planches. Articles contenus dans ce cahier : patentes délivrées 1« AM.Hamp-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- ton, pour une nouvelle méthode d’impression à la planche des tissus de lin, coton, soie et laine j 2° à MM. Maltby et Cuerton, pour un moyen d’extraire et de concentrer les couleurs, le tanin et autres matières contenues dans les substances qnimales et végétales; 3° à M. Bainbridge, pour un nouveau moteur ; 4° à M. Smith, pour des becs de gaz et des lampes perfectionnées; 5« à M. Beart, pour un appareil de fibration des liquides^0 à M. Godard, pour un métier à tisser mécanique; 7° à M. Wllkes, jour un nouvel étau.
- Même journal, février 1841. Patentes délivrées 1° à M. Baggs, pour un nouveau procédé de gravure applicable à la lithographie ; 2° à M. Carson , pour un appi r A\ propre à soustraire l’air et la vapeur; 3° à M. Holmes, pour de nouveaux moules pour fondre des boutons, des clous, des broches et autres ojjjets ; 4° à M. Jackson,pour une lampe à gaz ; 5° à M. Hebert, pour une fabrication perfectionnée des pelles, bêches et autres outils analogues; 6° à M. Smith, pour un (appareil d’alimentation et de combustion du gaz; 7° à M. Taylor, pour un nouveau métier à lacet; 8° à M. Cookson, pour un procédé de réduction du minerai de cuivre.
- Mechanic’s magazine (Magasin du mécanicien), janvier 1841. In-8 avec planches en bois. Principaux articles con tenus dans ce cahier : Nouveaux becs de gaz ; par M. Smith.
- — Machine à vapeur à rotation directe; par M. Avery. — Machine à coudre les bottes et les souliers. — Nouveau système de condensation ; par M. Symington. — Nouveau poêle fumivore. — Roue hydraulique perfectionnée; par MM. Whitelaw et Stirrat. — Roue à palettes pour bateaux à vapeur; par M. Winkle. — Navigation à vapeur transatlantique.— Observations sur l’état actuel des locomoteurs et des chemins de fer; par M. Johnston. — Sur les surfaces métalliques et le moyen le plus convenable de les préparer ; par M. Withworth. — Nouvelle machine à vapeur employée pour la navigation. —Frein perfectionné pour les locomoteurs. — Lampe de sûreté de Davy, perfectionnée par M. Walker.—Moyen d’essayer le cuivre par l’action électro-chimique; par M. Biers. — Propriété du sulfate de cuivre pour garantir les bois de la détérioration.—Appareil pour chauffer et ventiler ; par M. Sylvester.—Nouveaux tiroirs pour les machines à vapeur; par M. Une in. — Appareil pour 'prévenir les accidents sur les chemins de fer; parM. Gaulay. —Extraits de nouvelles patentes délivrées en Angles-terre et en Amérique.
- The civil engeneers and architects journal (Journal des ingénieurs et des architectes), janvier 1841. In-4 avec planches en bois. Principaux articles : Construction de la jetée de Saint-Malo. —Sur la chaux ; par M. Vicat. — Moulin à eau de Whitelaw et Stirrat £
- — Nouvelles tiges excentriques. — De l’architecture à Liverpool. — Extrait des patentes délivrées. — Progrès des chèmins de fer. — Mélanges.
- Même journal, février 1841. Principaux articles : — Maison commune d’Ashton. under Lyne.— Sur l’état des arts en Italie. — Travaux publics des anciens. — Remarques sur les mortiers employés dans les anciens édifices. — Sur la permanence de l’absorption calorifique. —Machine à rotation directe à double cylindre ; par Woolf. — Sur les docks de Liverpool.—Communication par chemins de fer avec l’Écosse.—Nouvelles inventions et perfectionnements. — Sur la combustion de la houille; par
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- M. Williams. — Navigation par la vapeur du bâtiment la Némésis de l’Angleterre à Ceylan. , . • • * * ... • .
- The Mining journal (Journal des mines). In-8, Londres.
- A treatise on the teeth of wheels (Traité des dents de roues) ; par J. Hawkins. 1 vol. in-8, Londres.
- . Transactions of the royal Irish Àcademy (Transactions de l’Académie royale d’Irlande). Yol. 19', in-4, Londres.
- Eléments of electro-metallurgy (Éléments d’électro-typie) ; par Smee. 1 vol. in-8, Londres. .
- Railway-magazine (Journal des chemins de fer) ; par Herapath. In-8, Londres.
- An Essay on the nature and application of steam (Essai sur la nature et l'application de la vapeur); par Alderson. 1 vol. in-4, Londres.
- Practical treatise of locomotive engines (Traité pratique de la construction des locomoteurs); par le comte de Tambour. 1 vol. in-8, pl.* .
- , Livres italiens.
- Déliamecanica. — Des machines employées dans la fabrication de l’huile en Italie; par M. de Vecchi. ln-8, Florence.
- Repertorio di agricolturapratica, etc. Répertoire d’agriculture pratique et d’économie domestique; par Rocco Bagazzony. In-8, Turin.
- Il latte, etc. (Surle lait et ses produits) ; par Antonio Cattanee. In-12, Milan.
- .Livres allemands.
- Anleitungzur untersuchung und darstellung des waldzustandes (Manuel du forestier); par Smallin. In-8, Berlin.
- Aufmunterung zur torfbenutzung (Exploitation de la tourbe et son application au chauffage). In-8, Bayreuth. * .
- Allgemeines handbuch der heitzung (Manuel universel de chauffage) ; par Hegelin. ïn-8, Tubingen.
- Das Eisenbahn bauwesen (Traité pratique de la construction des chemins de fer en Angleterre et en Amérique) ; par Zimpel. 2 vol. in-8 avec pl., Stutfgard.
- Vollstaendiges Handbuch des satllers (Manuel du sellier et du bourrelier) ; par Cil-*liax. 1 vol. in-8, Augsbourg.
- Technische mechanick und maschinenlehre (Traité de mécaniques et de machines); par Ruehlmann. 1 vol. in-8, Dresde.
- Allgemeines faerbebuch (Manuel du teinturier); par Kindermann. Leipzig.
- Technologische encyklopaedie (Encyclopédie technologique); par Prechtel. 10 vol. in-8, Stuttgard, dotta.
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- • PROCÈS-VERBAUX.
- G#
- Extrait des proces-verhauæ des séances du conseil d administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 13 janvier 1841.
- Correspondance. M. Mathieu de Dombasle transmet trois pièces relatives à la fabrication du sucre de_belterave par le procédé de la macération. , *
- M. le baron d’Hombres Firmas, à Alais (Gard), adresse un fragment de la relation d e son voyage en Belgique et en Hollande en 1840*, il décrit les moyens employés par les Hollandais pour l’entretien de leurs maisons.
- Objets présentés. M. Gaujon, rue Bourbon-Villeneuve, 43, sollicite l'examen des moyens qu’il a imaginés pour arrêter les chevaux qui s’emportent.
- M. Tissot, membre de la Société, passage de l’Opéra, 15, présente quatre pièces de verrerie filigranée, dite verrerie de Venise ; , »
- M. Ch. Derosne un appareil de chauffage construit par M. Hoffmann, et qui est établi dans les bureaux de M. Laffitte, où il maintient une température de 15 à 16 degrés, dans une vaste salle, avec une petite quantité de combustible.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro de janvier 1841 du journal des Connaissances nécessaires ;
- 2o Par M. Bouchard-Busard, du numéro de janvier 1841 des Annales de l’agriculture française ;
- 3° Par M. Amans Carrier, du numéro de novembre 1840 du journal intitulé le Propagateur de l’industrie de la soie en France;
- 4° Par la Société d’horticulture de Paris, du numéro de décembre 1840 de sçs Annales; •
- 5° Par le Comice agricole de l’arrondissement de Château-Thierry, du cdmpte rendu de sa séance publique du 8 juin 1840 -,
- 6° Par M. Roret, du numéro de décembre 1840 du journal le Technologiste;
- 7° Par la Société d’émulation du département des Vosges, du premier cahier, tome IV, 1840, de ses Annales. -
- Rapports des comités. Au nom du comité'des arts chimiques, M. Chevallier expose que les membres des comités chargés de l’examen des produits présentés à la Société ont souvent regretté de n’avoir pas à leur disposition des tables indiquant les ouvrages qu’ils pourraient consulter avec fruit, soit pour donner une appréciation plus exacte de l’utilité des produits, soit pour assigner aux procédés ou appareils une date de priorité. Il n’existe qu’un seul ouvrage entrepris dans ce but; c’est celui publié par M. Armonville sous le titre de la Clef de l’industrie ; mais il ne renferme que le dépouillement de cent trente-huit ouvrages et s’arrête à l’année 1825. Le comité a pensé que des tables bien faites, indiquant les sources où l’on pourrait puiser pour obtenir les renseignements désirables, seraient d’un grand secours lorsqu’il s’agirait de mettre de nouveaux prix au concours parce qu’elles permettraient de faire connaître aux concurrents les travaux antérieurs sur les problèmes qu’ils sont appelés à résoudre.
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- PROCÈS—VERBAUX. -
- Le comité propose de décider en principe que des tables des principaux ouvrages industriels seront dressées par les soins de la Société, sous la direction d’une commission.
- Le conseil adopte cette proposition et arrêté que la commission sera composée d’un membre de chaque comité. -
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry rend compte du résultat du concours pour le perfectionnement de la construction des fourneaux.
- Trois concurrents se sont présentés, mais aucun d’eux n’ayant rempli les conditions du programme, le comité proposé de| remettre la question au concours pour l’année 1842. (Approuvé.) . •
- Communications. Un terrible accident est arrivé récemment à l’école de pharmacie. Les préparateurs du cours de chimie de M. Bussy opéraient à l’effet d’obtenir l’acide carbonique à l’état solide, d’après les procédés de M. Thilorier. Ces expériences devaient être répétées dans l’amphithéâtre de chimie, en présence des élèves qui suivent le cours de M. Bussy. L’acide carbonique gazeux venait d’être comprimé sous une très-forte pression dans un cylindre de fonte de la capacité d’environ trois litres, et dont les parois avaient à peu près 3 centimètres d’épaisseur. M. Thilorier assistait aux préparatifs de l’expérience qui avaient été faits avec toutes les précautions nécessaires. Il venait de passer dans un cabinet voisin, laissant près de l’appareil les deux préparateurs, lorsqu’une épouvantable! explosion se fait entendre. Le cylindre en fonte vole en éclats, brise tout ce que contient le laboratoire; les deux préparateurs sont renversés. L’un d’eux, M. Hçrvy, est lancé contre la muraille avec tant de force que son corps brise une armoire et les tablettes qu’elle renferme; ses deux jambes sont mutilées. L’autre préparateur est relevé sans connaissance, mais il n’est pas blessé.
- Les précautions prises par M. Thilorier semblaient devoir éloigner toute crainte de danger, car, depuis plusieurs années, ces expériences avaient été répétées un grand nombre de fois sans accident.
- M. Lenseigne pense que, si l’appareil eût été entouré d’un fort grillage en fer, l’accident ne serait pas arrivé. , . * .
- M. Chevallier fait observer que cette précaution auraitétéinutile, puisque, par l’effet de la violence de l’explosion, un éclat de fonte a percé un mur.
- M. Gaultier de Claubry partage cette opinion, et fait connaître l’état dans lequel s’est trouvée, après l’explosion, une-partie de l’appareil. M. Payen ajoute que le cylindre, en fonte grise, offrait beaucoup de cohésion ; mais il existait sur une des parois une goutte froide et un renflement le long des côtés qui ont pu occasionner un manque de force par la différence de contraction des diverses parties de l’appareil au moment de l’expérience. D’après les expériences de M. Savart, les cristaux des métaux changent de forme lorsqu’on les soumet à différentes vibrations; cet effet a pu influer sur la diminution de ténacité du métal de l’appareil, et sa résistance a dû être diminuée à chaque expérience par la variation des réactifs et l’action de l’acide sulfurique sur la fonte. Le gaz acide carbonique développe, |lors de sa formation, une haute température, et la pression, élevée instantanément dans l’intérieur, peut être évaluée à 300 atmosphères.
- M. Payen pense donc que, dans la construction de l’appareil de M. Thilorier, le fer
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- LaUu ayant une certaine épaisseur doit être préféré à la fonte, pour résister à une puissance de 600 atmosphères ; qu’aucun moyen de sûreté ne doit être négligé, et qu’il sera nécessaire de placer l’appareil derrière un mur d’un mètre d’épaisseur au moins.
- M. le baron Séguier entretient le conseil des travaux de M. Scott Russel pour modifier la forme des bateaux. 11 rappelle que, lorsqu’un bateau navigue sur un canal, il se forme, enavantde la proue, une vague qui augmente de hauteur àmesureqüela vitessedubaleau s'accroît, et que c’est à cette vague nommée proue mobile que l’on doit les détériorations graves causées aux berges d’un canal -, mais que, si la vitesse du bateau dépasse celle de la proue mobile, qui est d’environ 16,000 mètres (4 lieuesj à l’heure, le bateau glisse pour ainsi dire sur la surface de l’eau, et les flots qui s’élancent contre les berges et à une distance assez grande en arrière du bateau ne se manifestent plus. M. Russel a conclu de ces faits, qui ont reçu une heureuse application à la navigation sur les canaux, que les formes du bateau devaient recevoir d’importantes modifications et prendre celles mêmes de l’onde.
- M. le baron Séguier trace sur le tableau les formes prises par les ondes, soit en avant, soit en arrière du bateau, et fait connaître les résultats importants que ces modifications doivent apporter dans la navigation au moyeu de la vapeur. Il annonce que M. Scott Russel se propose de faire hommage à la Société d’encouragement des plans, coupes et profils des bâtiments construits d’après ses expériences. *
- M. le baron Séguier entretient ensuite le conseil d’un nouveau système d’écluses proposé pal- M. Smith. \
- Pour éviter les frais considérables de construction des écluses actuelles et l’énorme consommation d’eau qu’elles occasionnent, M. Smith propose de diviser les canaux en une série de biez où les niveaux des eaux ne seraient élevés que de 30 à 40 centimètres les uns au-dessus des autres. L’extrémité de chacun de ces biez serait renfermée de manière à ne présenter juste que l’espace nécessaire pour le passage d’un bateau. En ce point, on ne placerait qu’une seule porte fixée à charnière sur un seuil traversant d’un bajoyerà l’autre et dont la tête serait inclinée sous un certain angle contre les eaux du biez supérieur, les côtés appuyant sur des enclaves pratiquées dans la maçonnerie. Cette porte serait construite en matériaux flottant sur l’eau. A sa partie supérieure seraient placés des galets qui, roulant contre la proue du bateau, faciliteraient son passage. Lorsqu’un bateau devrait passer d’un niveau supérieur à un niveau inférieur, le bec de sa proue abaisserait la porte d’une quantité égale au tirant d’eau du bateau, et il ne s’échapperait d’eau que celle qui passerait entre ses flancs et les bajoyers, dans cette partie resserrée du canal. La même manœuvre s’opérerait à la montée; seulement il faudrait une certaine force pour permettre au bâtiment de surmonter la différence de niveau entre les deux biez.
- On annonce que ce système a réussi en petit; mais on ne Sait si son application en grand ne rencontrera pas des obstacles qui n’auront pas é‘té prévus.
- M. le baron Séguier annonce que M. Biot a fait à l’Académie des sciences un rapport sur un mémoire de M. E. Becquerel contenant des recherches sur le rayonnement chimique qui accompagne la lumière solaire et la lumière électrique. L’auteur a établi que des
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- rayons qui ne peuvent impressionner une substance préparée à l’abri de toute radiatioK peuvent continuer très-vivement l’action que des rayons différents auraient commencé à exercer sur elle. En conséquence, il appelle ceux-ci rayons excitateurs et les autres rayon# continuateurs. Il a constaté ce fait remarquable par deux genres d’expériences. Le premier consiste à briser, par le prisme, un trait de lumière claire introduit dans la chambre obscure, et à faire agir séparément les diverses portions de la radiation totale ainsi réfractée. Ayant jeté dans une chambre un cercle lumineux horizontal dont la direction longitudinale contenait les éléments tant visibles qù’invisibles de la radiation solaire, séparés et dispersés suivant l’ordre de leur réfrangibilité respective, on a préparé une longue feuille de papier sensible en l’imprégnant d’abord d’une solution de bromure de potassium,la faisant sécher et recouvrant ensuite la couche de bromure par une solution de nitrate d’argent dans la Chambre même. Ce procédé a été indiqué par M. Talbot. Quand la feuille ainsi préparée a été bien sèche, on l’a partagée en deux bandes dont l’une a été enfermée soigneusement à l’abri de toute radiation, tandis que l’autre a été immédiatement placée dans le spectre, de manière à recevoir sur sa longueur l’action de toutes les radiations de diverses réfrangibilités comprises non-seulement dans l’amplitude visible du spectre, mais encore au delà de celte amplitude jusqu’à une cer- s taine distance, principalement du côté de l’extrémité du rouge. Après peu de temps, le papier s’est impressionné dans les parties exposées aux radiations les plus réfrangibles., concordantes avec les rayons visibles bleus, violets et même au delà; mais la portion exposée aux radiations les moins réfrangibles concordantes avec les rayons visites verts, jaunes, orangés, rouges n’a éprouvé aucune coloration appréciable, même après un séjour assez prolongé pour que tout le reste de la bande fût déjà très-notablement noirci. Alors on a pris la bande de papier sensible qui avait été enfermée à l’abri de toute radiation et on l’a recouverte d’une bande de carton épais plus longue et plus large, qui était, sur toute sa longueur, découpée par bandes transversales alternativement vides et pleines, puis on l’a présentée un instant, peut-être moins d’une seconde, à la radiation so-laire.directe sous cet abri partiel. Enramenantle tout dans une chambre obscure et découvrant le papier pour le regarder à la lueur d’une bougie, on pouvait déjà entrevoir dans toute sa longueur quelques faibles tracesde coloration sur les bandes vides que la coloration avait frappées; mais, en le portant dans le spectre, ces bandes prirent bientôt une teinte noire beaucoup plus forte sous l’influence des radiations invisibles correspondantes aux réfrangibilités des rayons verts, orangés et rouges, tandis que leurs intervalles, primitivement non impressionnés, demeuraient tout à fait insensibles. Dans tout le reste du spectre, au contraire, la coloration, d’abord un peu plus marquée sur les bandes impressionnées, s’est bientôt étendue uniformément. Après quelque temps la coloration des bandes impressionnées, situées vers l’extrémité la moins réfrangible, s’est montrée au plus haut degré d’intensité dans la plage correspondante aux rayons verts, étant là presque aussi forte que dans les violets et se dégradant des deux côtés de ce maximum, au lieu qu’il ne s’était opéré aucune trace d’action dans cette même plage quand la bande n’avait pas été préalablement exposée à la radiation générale.
- La succession des résultats confirme le fait annoncé, savoir que certains rayons inha-
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- biles à exercer primitivement une action sur le papier sont très-propres à continuer cette action quand elle a été commencée par d’autres. fs,, M. Biot& fait observer que, d’une part, les substances de nature dissemblable sont généralement sensibles à des portions diverses de la radiation totale -, d’autre part, que le fait primordial observé pap M. Niepce et depuis étendu par M. Daguerre montre que les substances, en s’impressionnant, changent de nature, et que c’est là ce qui produit la distinction des linéaments de l’image dans les dessins ainsi obtenus. Dans cette seconde manière de voir, le phénomène observé par M. Becquerel peut s’énoncer en disant que le papier impressionné et modifié devient Sensible à des portions de la radiation àuxquellcs il était primitivement insensible.
- M. le président adresse les remercîments du conseil à M. le baron Séguier pour ces diverses communications. - '*
- Séance du 27 janvier 1841.
- Correspondance. M. Bollet, directeur des subsistances de la marine au port de Roche-fort, adresse le procès-verbal qui constate les résultats de panification obtenus en présence d’une commission mixte de la marine et de la guerre. "
- M. d’Arcet adresse le résultat de l’examen qu’il a fait du système de ventilation agissant latéralement ou horizontalement.
- M. Léon Duparc, capitaine de corvette , présente des considérations sur les moyens qui lui semblent les plus propres pour continuer ou plutôt refondre l’ouvrage intitulé là Clef de l’industrie, et offre sa coopération pour les parties qui se rapportent à ses études spéciales. •
- MM. Deschaux et compagnie annoncent qu’ils viennent d’établir dans les galeries du commerce et de l’industrie une collection chino-japonaise-recueillie dans les mers de l’Inde ; ils pensent que cette collection pourrait fournir d’heureuses données à l’industrie nationale.
- Objets présentés. M. Levasseur (L.-Q.), menuisier-mécanicien, rue Contrescarpe-Saint-Marcel, 10, présente un chevalet-pupitre à l’usage des dessinateurs j
- M. Lexcellent, rue Saint-Martin, 299, un moteur qu’il croit propre à pouvoir être substitué à la vapeur ; .
- M. Castera, rue de Grenelle-Saint-Germain, 56, des modèles de leviers destinés à aider les rouliers et autres conducteurs de voitures à sortir leurs roues des enfoncements qui arrêtent souvent leurs charrettes et chariots soit dans les rues, soit dans les chemins ;
- *M. Charrière, fabricant d’instruments de bhirurgie, rue de VÉcoïe-de-Médecine, 9, 1® des bouts de sein en ivoire inflexible et.diverses applications de cette matière à la confection des sondes, bougies, etc. -, 2° un modèle de pompe à courant régulier, applicable à divers usages domestiques et industriels ;
- M. Gâujon, rue Bourbon-Villeneuve, 43, le dessin et la description d’une machine à balayer les rues.
- M. Goultj Tue Neuve-Sainl-Roch, 45, adresse un exposé des moyens qu’il propose
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- PROCÈS-VERBAUX.
- pour rendre les rues de Paris propres, salubres et moins périlleuses pour les piétons.
- M. Gaultier de Claubry annonce que M. Disery est parvenu à résoudre un problème d’une haute importance, celui delà cuite des objets en porcelaine sans support, quelle que soit la délicatesse des formes. Pour donner une idée des applications que ce procédé doit recevoir, il présente un oiseau, une mouche et un scarabée qui n’ont éprouvé aucune déformation dans la cuite. M. Disery a offert de déposer, sous cachet, la description des moyens qu’il a imaginés.
- Cette offre est acceptée. •
- Il est fait hommage à la Société, ' . ' ’
- 1° Par M. d’Arcet, d’une note sur la construction et l’emploi des silos et d’une description des appareils de chauffage à employer pour élever convenablement la température du courant ventilateur dans les magnaneries salubres, ainsi que quelques renseignements sur l’emploi du tarare et sur l’étouffement des cocons des vers à soie;
- 2° Par M. Jules Desportes, du n° 29 du journal le Lithographe,•
- 3° Par M. Amans Carrier, du numéro de novembre 1840, du Propagateur de Vindustrie de la soie en France /
- 4o Par M. Roret, du numéro de janvier 1841, dujournal/e Technologiste;
- 5° Par M. Belloc, du compte rendu de la distribution des prix de l’école gratuite de dessin;
- 6» Par MM. Préçorhin etLegris, d’une brochure intitulée Nouveaux moulins à vent. Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur lit un rapport sur la loupe dite de Stanhope, présentée par M. Lerebours.
- Le comité propose d’approuver cet instrument est d’insérer le rapport au Bulletin, (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les objets en fonte affinée présentés par M. Bourbon-Leblanc.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.) .
- M. Gaultier de Claubry présente, delà part deM. Bourbon Leblanc, huit échantillons de l’application de ses procédés pour l’amélioration de la fonte des métaux; ils consistent en une statuette de Napoléon, une sonnette ornée, des cuillers, etc. Le rapporteur, après avoir énuméré les diverses propriéSés que l’auteur attribue à ce résultat dé ses travaux, propose de charger le comité des arts chimiques de faire les essais nécessaires pour les vérifier.
- Cette proposition est adoptée. * . *
- Au nom du comité desarts économiques, M. Herpin lit un rapport sur un four servant à la dessiccation des fruits, de M. Durand (Jean), à la Sauvetat (Lot-et-Garonne).
- Le comité propose de demander de nouveaux renseignements sur la construction de ce four, le dessin et la description que l’auteur a adressés étant insuffisants. (Approuvé.)
- Imprimerie BOUCHAUD-HUZARD, rue de l'Éperon, 7.
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- >ili'
- QUARANTIÈME ANNÉE./ N° CCCCXLI. ) MARS 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du mars 1841-
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie le mercredi 24 mars 1841, en assemblée générale, à l’effet de procéder à la distribution des prix proposés pour l’année 1840. L’examen des nombreuses pièces envoyées au concours a retardé cette distribution qui devait avoir lieu à la fin de l’année dernière. D’un autre côté, plusieurs sujets de prix exigent des expériences qui sont encore en cours d’exécution, et dont le résultat ne pourra être présenté qu’à la prochaine assemblée générale.
- Divers produits nouveaux de l’industrie, exposés dans»les salles de la Société, attiraient les regards des nombreux 'sociétaires que celte solennité avait réunis. Parmi ces objets nous avons distingué :
- 10 Le modèle, au dixième de grandeur naturelle, de la chaudière établie à bord du bateau à vapeur le Sphinx, dont les machines sont de la force de 160 chevaux. Ce modèle a été construit avec beaucoup de soin par M. Philippe, ingénieur-mécanicien, rue Château-Landon, 17;
- 2° Des dynamomètres perfectionnés destinés à faire apprécier les forces développées dans un temps quelconque, ainsi que leurs variations successives, par M. Morin, professeur au Conservatoire des arts et métiers, rue de l’Arcade, 9; .
- 3» Un appareil dynamométrique propre à donner les mêmes indications, par MM. Martin et Rajmondon, mécaniciens, rue Saint-Denis, 300 ;
- 4° Un système de fanaux mobiles à verres de couleur pour éviter l’abordage des bateaux à vapeur pendant la nuit ou en temps de brume, par M. Laignel, rue Chanoinesse, 12;
- 5° Un daguerréotype photographe perfectionné, des microscopes solaires
- Quarantième année. Mars 1841. * - 10
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- 74 ; fcüKSËtt. d’administratif!*. . 1; •
- achromatiques, un goniomètre avec diverses modifications, un polariscope perfectionné > des lunettbes mégamétriques pour la mesure des distances, par M. Ch. Chevalier, i ngén i eur-opt i cien, Palais-Royal, galerie de Valois, 163;
- 6° Des pièces d’anatomie dites élastiques en pâte de carton imitant la nature, par M. Auzou, docteur en médecine, rue des Saints-Pères, 13;
- 7° Des mors de bride, des boucles et anneaux de harnais, et autres objets en métal blanc imitant l’argent, des cymbales en alliage de cuivre, des clous de navire, et des planches pour l’impression des velours, par M. Dcsch, rue du Temple, 91;
- 8° Des vases en porcelaine imitant celle du Japon, par M. Tinet, rue du Bac, 29; "m
- 9° Des bas-reliefs , statuettes et autres objets de ronde bosse, obtenus à l’aide du procédé galvanoplastique , par MM. Soyez et Ingé, fondeurs statuaires , rue des Trois-Bornes, 26;
- 10° Des échantillons de produits en fonte aciérée et polie, de la bijouterie en cuivre imitant la dorure, parM. Bourbon-Leblanc, rue Roehechouart, 58;
- 11° Un appareil pour faciliter la coupe des habits, inventé par M. Pellis-seiy, cloître Saint-Honoré; - , - • •
- 12° Des théières, cafetières, bouilloires et autres ustensiles en métal anglais dit iridium, par M. Pierenfrue Qmncampoix, 17; . . . .
- 13° Des lampes mécaniques simplifiées et à bas prix, par M. Careau, rue Croix-des-Petits-Champs, 27; ; • •
- Î44° Des manomètres, des étuis de mathématiques, et une machine à essayer les bouteilles propres à contenir des vins mousseux, des eaux gazeuses, etc., par M. Desbordes, ingénieur en instruments de précision , rue Ménilmontant, 3; , •
- 15° Une horloge publique munie d’un système très-simple pour les marteaux, qui dispense d’un poids pour moteur, par M. Hanriot, horloger à Dijon; '
- 16° Un nouveau système de pompes, par M. Chaussenot aîné, ingénieur civil, passage Violet, 2;
- 17°.Des balances-bascules perfectionnées, par M. Meurs, à Valenciennes (Nord);
- 18° Un modèle d’appareil pour connaître la hauteur des eaux des rivières, et propre à remplacer les échelles adaptées aux ponts ,, par M. Michaux, de la Sociétëroyaled’agriculture,quaiauxFleurs,19;
- 49° Une bombe sous^arine laisant partie des divers moyens «de sauvetage de M. Casteraj rue de Grenelle-Saint-Germain, 56;
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- OWRTS EXPOSÉS* s. ff
- 20° Une collection de moulures en bois exécutées au moyen de machines de l’invention de M. Mazeron, rue Bergère, 23; ^ • ' - *
- 21° Des guillochages sur bois, marbres et métaux, faits à la machine, par M. Pennequin, ébéniste, rue de Lesdiguières, 3; ,
- 22° Des colonnes torses, résultats de l’application d’un appareil imaginé par M. Régnault, rue Saint-Antoine, 195; .
- . 23° Des bois conservés d’après le procédé de M. Bréant, vérificateur des essais à la Monnaie; '
- 24° Des bois conservés et colorés d’après les procédés de M. Boucherie, docteur en médecine, rue des Saints-Pères, 65;
- 25° Des échantillons d’indigo extrait du polygonum tinclorium, par MM. Farel, de Montpellier, Bor, d’Amiens, et Hervy, de Paris;
- 26° Des échantillons de papiers façon de Chine, des gravures, des lithographies imprimées sur ce papier, par M. Breton, à Grenoble;
- 27° Des cuirs et des peaux tannés par le procédé de M. Tauquelin, boulevard de l’Hôpital, 40;
- 28° Des statuettes, des bustes, etc. , en paefong, alliage imitant l’argent, par M. Pechinay, quai de Valmy, 45; - *
- 29° Des faïences à couverte ingerçable, pour appareils de chauffage, etc., par M. Pichenot, rue des Trois-Bornes, 5; . •
- 30° Un appareil complet propre à la fabrication du biscuit de mer, par M. Bollet, directeur des subsistances à Rochefort; ♦ *’
- 31° Des garde-robes inodores, par M. Darras, rue Sainte-Apolline, 15;
- 32° Des échantillons de soies filées provenant de la fabrique de M. Tes-sier-Ducros, à Valleraugue ( Gard );
- 33° Un modèle de machine à battre le blé, de l’invention de M. Cambray, rue Saint-Maur-du-Temple, 47; ^
- 34° Un hache-paille nouveau, par M. Deliard, menuisier à Commercy, ( Meuse );
- 35° Un modèle de la statue de la Vénus de Milo, réduit avec line précision remarquable par la machine de M. Collas, rue Notre-Dame-des-Champs , 25;
- 36° Une copie exécutée par des moyens mécaniques de la statue de la Vénus accroupie, par M. Dutel, rue des Trois-Bornes, \ 1; .
- 37° Des cartes et figures en relief produites par les procédés de gaufrage et d’impression en couleur de MM. Bauerkeller et compagnie, rue Saint-Denis, 380;
- 38° Des objets d’art en plâtre recouverts d’un vernis qui les garantit des intempéries, par M. Daubigny,
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- 76 conseil d’administration.
- 39° Des plumes; cahiers, etc., propres à l’exercice de l’écriture, par M. Dejernon, au bazar Bonne-Nouvelle;
- 40° Un piano à queue, construit par M. Plejrel, rue Rochechouart, don t une partie des cordes en acier provient de la tréfilerie de M. Mignard-Bil-linge, à Belleville. Ce piano, essayé à la fin de la séance par M. Pleyel, est remarquable par le volume et la rondeur des sons. Les cordes de basses sont de fabrication anglaise ; mais les cordes fines, qui sont, en général, d’une exécution plus difficile, sont dues à M. Mignard-Billinge.
- La séance a été ouverte à sept heures du soir, sous la présidence de M. le baron Thénard, pair de France. . .
- M. le baron Degéraudo, secrétaire, a donné lecture du rapport suivant sur les concours ouverts pour l’année 1840.
- Rapport sur les résultats dés concours ouverts pour Vannée 1840; par M. le baron de Gerando.
- Les sujets de prix à juger, en 1840, étaient au nombre de vingt-deux et ont donné lieu à l’envoi de soixante mémoires. ,
- Nous allons les passer successivement en revue.
- 1° Bédaction de mémoires descriptifs et raisonnés sur Voutillage par machines des grands ateliers de mécanique. -
- Pour répondre au but que la Société s’est proposé, de réunir une série de descriptions de machines-outils propres aux constructions mécaniques de grandes dimensions en puisant dans tout ce qui existe, soit en France, soit à l’étranger, de nombreuses pièces ont été envoyées à ce concours ; le comité des arts mécaniques n’a pu en terminer l’examen et faire les expériences nécessaires pour s’assurer si les conditions imposées par le programme ont été remplies. .
- 2° Perfectionnement de la construction des fourneaux.
- ' Depuis un grand nombre d’années, la Société remet annuellement au concours une série de questions relatives au perfectionnement des fourneaux employés dans l’industrie; jusqu’ici elle n’a reçu aucune réponse satisfaisante, quoique trois concurrents se soient présentés. . ' .
- Le concurrent inscrit sous le n° 1, sans épigraphe, signale, comme devant conduire à une grande économie, un fourneau dans lequel on n’introduirait que la quantité d’air strictement nécessaire pour la combustion, en utili-
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- CONCOURS. *' 77
- sant la flamme par son choc direct sur les parois du vase à chauffer.
- Deux résultats défavorables seraient la conséquence de l’application de ces principes : une combustion imparfaite, parce que le combustible brûlerait à basse température, et, si la flammcavait une activité suffisante, l’altération de la paroi des chaudières sur laquelle elle agirait comme le dard d’un chalumeau.
- Sous le n°2, avec l’épigraphe : lesjaits, rien que les faits, se trouve inscrit un mémoire sur des modifications des étalages des hauts fourneaux, auxquels le concurrent propose de donner une forme elliptique pour mieux concentrer la chaleur.
- Dans les dessins qui accompagnent le mémoire, on voit que l’auteur fait l’application de ses principes à des hauts fourneaux à ouvrages, dans lesquels le point déplus haute température doit nécessairement se trouvèr dans l’ouvrage lui-même. .
- Si l’on admettait la forme des étalages proposée par l’auteur, il serait à craindre que des engorgements se produisissent en ce point, surtout si les minerais étaient difficiles à fondre, et qu’ils exigeassent une longue préparation que l’inclinaison donnée aux étalages suivant leur nature leur permet seule de recevoir. Au reste, pour des objets de cette importance, il faudrait que l’expérience eût prononcé; sans elle, on s’exposerait à de graves mécomptes en adoptant des modifications qui apporteraient des différences aussi marquées dans l’état des substances soumises à une action aussi compliquée que celle qui s’effectue.dans le haut fourneau.
- Dans la courte notice portant le n° 3, et sans devise, l’auteur, en signalant l’application faite par MM. Loyer et Dartois, de l’eau pour accélérer la combustion, fait connaître un appareil qu’il regarde comme susceptible de réaliser complètement les effets que se proposaient ces industriels.
- Sans discuter ici l’influence que peut exercer la vapeur d’eau injectée sur les combustibles, il nous suffira de dire que l’appareil du concurrent offre, par sa complication et ses dispositions, des résultats défavorables; car, au lieu de faire passer de l’eau au travers de grilles creuses dans lesquelles elle se vaporiserait pour arriver sur lé combustible, il serait de beaucoup préférable d’injecter de la vapeur. '. *
- 3° Extraction de l’indigo ^/wpolygonum tinctorium.
- Ce concours a donné d’utiles résultats dont M. Bussy rendra compte.
- 4° Analyse de la betterave à diverses époques de sa maturation.
- TJn seul mémoire a été envoyé pour ce concours; il porte pour devise Antequam inceptes et aggrediare qnippiam seu aliquid, operæ pretium est accurate pensicidare utrum debeas et possis. Coménius.
- Après quelques considérations sur la culture, sur la conservation de la
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- 78 conseil d’administration.
- betterave et sur la fabrication du sucre, l’auteur fait connaître ses recherche# sur l’analyse de cette racine : il dit que, pour déterminer l’époque à laquelle le sucre se trouve le plus abondamment dans la betterave , il a suivi périodi» quement sa croissance, et c’est, ajoute-t-il, sur le nombre de feuilles pédicales développées que l’espace d’une analyse à l’autre a été établi»
- Les analyses ont été faites en traitant, au moyen de l’alcool faible y les betteraves desséchées : les solutions alcooliques, provenant de huit traitements successifs, sont évaporées à siccité dans un alambic ; le résidu est dissous dans l’eau, puis filtré pour séparer les substances insolubles; déféqué ensuite avec un gramme d’hydrate de chaux pour un kilogr. de betterave fraîche, passé au filtre Dumont et évaporé jusqu’au point nécessaire pour la cristallisation. Les cristaux étant purgés , on obtient, dit l’auteur, une mélasse assez sucrée dont on sépare une nouvelle quantité de sucre cristallisable, au moyen de l’acide tartrique cpii donne un précipité de crème de tartre ; on sature de nouveau par la chaux, et la liqueur filtrée et évaporée fournit un nouveau poids de sucre et de mélasse. ‘
- Il est évident que ce procédé est trop compliqué pour fournir des résultats exacts. Aujourd’hui qu’on sait que la mélasse ne préexiste pas dans-la betterave, mais qu’elle provient uniquement de l’altération que subit une portion de sucre cristallisable sous l’influence des divers agents qui' interviennent dans les procédés d’extraction, il n’est pas possible d’admettre des résultats qui reposent en partie sur le dosage du sucre à l’état de mélasse. D’ailleurs, les différences très-grandes qui se trouvent dans la composition des mélasses de diverses provenances, différences qui tiennent surtout aux quantités d’eau variables que ces résidus peuvent conserver, doivent entièrement annuler les différences, sans aucun doute, plus minimes que présente la composition de la betterave elle-même à ses diverses époques de maturation.
- Aussi le conseil d’administration regrette de ne pouvoir proposer de récompense pour ce travail qui paraît fait avec soin et conscience.
- 50 Fabrication du sucre de dextrine.
- Ce concours n’a donné lieu à l’envoi d’aucun mémoire. "
- " 6° Perfectionnement de la fabrication de la dextrine et ses applications aux arts et à Vindustrie.
- Les conditions du programme étant remplies,' le rapport sur ce concours sera présenté par M. Chevallier.
- 7° Procédé propre à apprécier dé une manière sûre, facile et prompte la qualité des farines destinées à la panification.
- * Deux concurrents se sont proposé de résoudre cette question : celui inscrit sous le n° 1 n’indique, pour arriver au but, que l’exàmen des farines à la
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- eowomras. ?ï^îf - T§
- loupe ou au microscope ; il est facile de juger par la combien peu il répond à la question.
- Sous le n° 2 un autre concurrent présente des moyens qui ont déjà reçu la sanction d’une longue expérience, et qui, bien dirigés, paraissent au comité des arts chimiques devoir fournir des indications assez approximatives pour devenir usuéls.
- Ce comité a déjà vérifié les principales données du procédé dont nous venons de parler; mais la question offre un intérêt si majeur, les résultats auxquels conduira l’application de ce procédé pour le commerce et la manutention des farines sont de telle nature, qu’il est indispensable de varier beaucoup te essais avant de se prononcer.
- 8° Machine portative ou mobile propre à battre le blé. '
- Seize concurrents se sont présentés. Une commission spéciale a examiné les différents mémoires et pièces adressés par chacun d’eux. ‘
- Elle aurait désiré soumettre à la délibération du conseil d’administration des propositions en faveur de plusieurs des concurrents; mais elle n’a pu obtenir en temps utile les renseignements qui lui manquent pour asseoir son opinion, et elle n’a pas été mise à même de constater les effets de plusieurs machines fonctionnant près de Paris.
- Le conseil avait été d’avis de proroger ce sujet de prix, en conservant les droits des personnes inscrites ; mais il a pensé, en prenant en considération les efforts heureux de plusieurs concurrents, que la clôture du concours permettrait à la commission de présenter, cette année, le tableau de ses expériences et de ses investigations. •
- 9° Perjectionnement et extension de la,filature de la soie dans les départements où elle existe depuis longtemps.
- M. Colla fera connaître le résultat satisfaisant de ce concours.
- , 10° Fabrication de pierres artificielles ou celle de plaques métalliques ou
- cartons propres à remplacer les pierres lithographiques.
- Quatre concurrents se sont fait inscrire.
- Trois d’entre eux ont proposé de remplacer frisage des pierres lithographiques par des planches de zinc. #
- La commission de lithographie, ayant eu connaissance que la question de priorité pour la substitution du zinc à la pierre lithographique et de l’emploi des divers procédés imaginés à cet effet était pendante devant les tribunaux, avait pensé qu’elle retirerait d’utiles renseignements des débats et du Jugement à intervenir qui fourniraient les moyens de mieux apprécier les travaux des concurrents.
- Le jugement n’ayant été rendu qu’au mois de février dernier,-la commission
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- 80 conseil d’administration.
- n’a pu procéder à des expériences et vérifications propres à démontrer jusqu a quel point les conditions du programme ont été remplies.
- 11° Moyen de prévenir ou défaire cesser les effets de l'humidité sur les constructions.
- % Treize concurrents se sont fait inscrire; un seul n’a présenté aucune pièce.
- Celui qui est inscrit sous le n° 11 a fourni, dans un mémoire très-étendu, un grand nombre de documents précieux sur les matériaux employés dans les constructions; il a proposé de former, à la partie inférieure des habitations, une assise en briques pénétrées de bitume qui empêcherait la transmission de l’humidité aux parties les plus élevées. •
- La commission n’a pu suivre les essais sur ce procédé d’une manière assez étendue pour que la Société puisse prendre une décision relative à la récompense qu’aurait pu mériter le concurrent.
- Les moyens proposés par plusieurs d’entre ceux qui ont envoyé à temps leurs mémoires, et un concurrent arrivé trop tard, paraissent de nature à fournir des résultats avantageux.
- Dans cet état de choses, le conseil a pensé que ce concours devait être prorogé à l’année 1842, en conservant les droits des auteurs des mémoires inscrits. •
- Le conseil avait à se prononcer sur les résultats des concours dont la Société avait, dans les années précédentes, décidé la clôture; ce sont :
- \° Peignage du lin par machines.'
- Le concours que la Société avait ouvert pour le peignage du lin par machines a donné des résultats qui, pour ne laisser aucun doute, ont besoin d une enquête à laquelle se livre votre comité des arts mécaniques. D,’ailleurs, le conseil d’administration recueille sur l’industrie liniére des documents qui lui permettront, à l’occasion de ce concours, de délibérer sur des propositions qui, nous l’espérons, exciteront une vive émulation.
- 2° Construction d’un dynamomètre propre à mesurer la force des machines.
- 3° Construction d'un appareil dynamométrique applicable à Vagriculture.
- Quatre concurrents s’étaient présentés pour obtenir ces deux prix, ce sont 1° M. Morin, 2° MM. Martin et Raj mondon, 3° M. Laignel, et 4° un anonyme qui a mis à son mémoire cette devise : Le tracé graphique est la méthode qui satisfait le mieux aux conditions du programme.
- Les deux derniers concurrents n’ayant envoyé que des mémoires et surtout n’ayant présenté aucun instrument susceptible d’être soumis à l’expérience, conditions fondamentales des concours, les deux premiers sont seuls appelés à concourir.
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- CONCOURS. 81
- Vos commissaires désirent encore faire des expériences, afin de n’offrir au public que des instruments dont ils auront déterminé, d’une manière précise, l’exactitude.
- 4° Procédé propre à utiliser les eauæ des amidonneries et des féculeries.
- M. Gaultier de Claubry fera connaître les travaux qui ont mérité à leur auteur une récompense. ^
- 5° Procédé propre à reconnaître le mélange de la fécule avec la farine de blé.
- Le comité des arts chimiques poursuit les essais nécessaires pour provoquer une décision sur ce concours.
- 6° Description des procédés de blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toilespeintes, de la préparation des couleurs, de leur application et de toutes les machines qui servent à ces différents usages.
- Pour vérifier l’exactitude des procédés décrits et leur adoption dans les manufactures, le conseil n’a pas encore reçu tous les renseignements dont il sent l’utilité pour juger de l’importance du travail entrepris par le concurrent qui s’est fait inscrire. ç
- 7° Construction de vases propres à conserver les substances alimentaires.
- Le comité des arts économiques a pris les mesures nécessaires pour que les vases présentés soient soumis à tous les essais qui doivent faire ressortir les qualités qui les distinguent de ceux employés.
- 8° Plantation des terrains en pente.
- Le concurrent qui s’est présenté avait demandé le temps de faire constater, par une commission composée des ingénieurs du département de l’Aveyron, quelle est la pente moyenne des terrains qu’il a plantés , et il avait exprimé le désir que la décision fut ajournée jusqu’à un nouveau rapport du comité d’agri-cplture. Le concurrent n’a pu, par suite du décès de son père, remplir cette condition; le conseil a cru devoir renvoyer la décision à intervenir à l’assemblée Générale du deuxième semestre 1841.
- 9° Fabrication du papier de Chine.
- Vous apprendrez avec satisfaction que les essais nombreux auxquels sé sont livrés vos commissaires les ont convaincus que les concurrents, MM. Breton, de Grenoble, ont rempli toutes les conditions du programme.
- M. Gaultier de Claubry Mrs. un rapport sur ce sujet de prix.
- 10° Nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la fabrication du papier.
- Un seul concurrent s’est présenté ; il a donné la description du procédé qu’il emploie, et les commissaires de la Société ont vu fonctionner l’appareil pour lequel il a pris un brevet d’invention.
- Quarantième année. Mars 1841. 11
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- CONSEIL d’ÀDMINISTRA.TION.
- Quelques circonstances ont interrompu des expériences qui éclaireront la commission sur les droits du concurrent.
- 11° Fabrication des bouteilles destinées à contenir les vins mousseux.
- Nous rappellerons que cinq concurrents se sont mis sur les rangs pour disputer ce prix.
- Pour se livrer à une nouvelle série d’expériences, vos commissaires avaient besoin d’appareils dont la confection n’a pu être achevée en temps opportun.
- Dans sa séance du 11, mars 1840, la Société avait approuvé la proposition de remettre au concours, avec des modifications au programme, le prix pour la fabrication des aiguilles à coudre.
- Votre conseil d’administration a examiné avec soin cette proposition, et celle d’encourager la fabrication des fils d’acier destinés à faire les aiguilles.
- La fabrication des aiguilles a atteint en France un degré de perfection qui permet à nos manufacturiers d’écouler leurs produits.
- Vos comités ont pensé que, dans cet état de choses, les conditions à remplir ne devraient plus résider ni dans les procédés de fabrication, ni dans la qualité des produits, mais bien dans la quantité livrée au commerce. La vérification de ces conditions étant très-difficile, sinon impossible, ils sont d’avis qu’il n’y a pas lieu de fonder un nouveau prix pour la fabrication des aiguilles à coudre.
- En recherchant les moyens d’encourager la fabrication du fil d’acier propre aux aiguilles , les comités ont reconnu qu’à l’époque du premier concours ouvert à ce sujet, des tréfileurs français avaient présenté des fils offrant les qualités désirables, et que, s’ils n’ont pas donné suite à ce genre de fabrication, c’est que la petite quantité demandée de produits de ce genre ne permettait pas de se livrer avec fruit à leur confection.
- Le conseil d’administration, persuadé que nos tréfileurs sont en mesure dè satisfaire à toutes les demandés, n’a pas pensé que cette question doive être remise au concours.
- Conclusions.,
- Nous avons l’honneur de vous proposer
- 1° De proroger à l’année 1842 les prix suivants :
- 10 Analyse de la betterave à diverses époques dé sa maturation ;
- 2° Moyens de prévenir ou de faire cesser les effets de V humidité sur les oonstructiojis, avec la réserve des droits des concurrents incrits ;
- 3° Perfectionnement de la fabrication du sucre de dextrine :
- 2° De proroger à l’année 1843 les prix
- 1° Pour leperfectionnement delà construction desfourneaux;
- 2° Le nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la fabrication du papier : <
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- <, 3° De prononcer la clôture des concours suivants : e
- 1° Peignage du lin par machines;
- 2° Construction d’un dynamomètre propre à mesurer la force des machines; ...... .
- 3° Construction clun appareil dynamométrique applicable à F agriculture ;
- 4° Rédaction de mémoires descriptifs et raisonnés sur Toutillage, par machines, des grands ateliers de mécanique ;
- 5° Description des procédés de blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes, de la préparation des couleurs, de leur application et de toutes les machines qui servent à ces différents usages ;
- 6° Procédé propre à reconnaître le mélange de la fécule avec la farine de blé ; ,
- 7° Procédé propre à apprécier d’une manière sûre, facile et prompte la qualité des farines applicables à la panification',
- 8° Construction des vases propres à conserver les substances alimentaires;
- 9° Machine portative ou mobile à battre les grains ;
- 40° Fabrication des bouteilles à contenir les vins mousseux;
- 11° Fabrication des pierres artificielles ou celle des plaques métalliques ou cartons propres à remplacer les pierrres lithographiques ;
- \ 2° Plantation des terrains en pente :
- 4» Enfin de décider que la Société n’ouvrira pas de nouveaux concours pour la fabrication du fil d’acier et pour celle des aiguilles à coudre.
- Il résulte de l’exposé que nous venons de présenter que, des vingt-deux questions à juger,
- Trois sont entièrement résolues ;
- Deux donneront lieu de décerner à leurs auteurs des récompenses honorables.
- Onze concours sont clos, avec réserve des droits des concurrents ;
- Trois sont prorogés à 1842;
- Deux sont restés sans résultat, faute, par les concurrents, d’avoir satisfait aux conditions du programme. Il ne s’est présenté personne pour disputer un dernier prix qui est digne de fixer l’attention des industriels.
- Nous terminerons en rappelant qu’à dater du 1er janvier 1838 , la Société d’encouragement, conformément au vœu exprimé dans le testament de M. le marquis cF Argenteuïl, décernera, tous les six ans, un prix de 12,000 fr., au moins, à l’auteur de la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française.
- Signé Baron de Gérando, secrétaire.
- Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841.
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- ARTS CHIMIQUES.
- ....-........L •r’
- Rapport sur le résultat du concours relatif a Vextraction, de rindigo du polygonum tinctorium } par M. Bussy.
- Les pièces envoyées au concours pour la fabrication de l’indigo au moyen du polygonum tinctorium. sont , • . , , ; • , - »
- 1° Un mémoire avec cette épigraphe : Ars longa, vita brevis ;
- 2° Une note de M. Farel, de Montpellier, sur la culture du polygonum tinctorium et l’extraction de son indigo : cette lettre est accompagnée de l’envoi d’une certaine quantité de cet indigo;
- 3° Une lettre de M. Janvier, député du département de Tarn-et-Garonne, qui prie la Société d’admettre M. Hervy au nombre des concurrents.
- Le mémoire n° 1, dont l’auteur est M. Bor, pharmacien à Amiens, contient le résumé des essais plus ou moins heureux qui ont été entrepris par ce concurrent pour extraire l’indigo des feuilles du polygonum tinctorium. Ces essais, faits sur des quantités qui ne s’élèvent pas, en général, au delà de 30 à 40 kilogr. de feuilles, ajoutent peu à nos connaissances sur la possibilité et les moyens d’extraire l’indigo du polygonum; mais ils sont accompagnés de cinq flacons pouvant contenir ensemble un demi-kilogramme d’indigo .de belle qualité.
- Quoique ce concurrent soit loin de remplir les conditions du programme, cependant il a paru digne d’un encouragement, en raison de la beauté des produits qu’il a présentés.
- Le deuxième concurrent, M. Farel, a envoyé la quantité d’indigo exigée par le programme, 10 kilogrammes; ces 10 kilogrammes sont répartis dans diverses boîtes et bocaux; ils paraissent provenir de beaucoup d’opérations différentes, et offrent une assez grande variété de qualités. La majeure partie est en fragments irréguliers ; la pâte en est généralement sèche et dure; cependant quelques échantillons sont d’une couleur riche, prenant un aspect cuivré par le frottement.
- Nous ne doutons pas que dans une fabrication suivie on ne pût parvenir à donner à ces pâtes un aspect régulier, des caractères constants qui. permettraient de les classer dans le commerce en concurrence avec les espèces exotiques. Nous avons soumis cet indigo à divers essais de teinture; nous en avons toujours obtenu de bons résultats, soit en préparant des dissolutions avec l’acide sulfurique, soit en faisant des cuves à froid avec le sulfate de fer et la chaux. Nous avons l’honneur de mettre sous les yeux de la Société divers échantillons de coton et de soie teints en bleu avec cet indigo par M. Frick, lauréat de notre Société.
- Votre comité pense que M. Farel a rempli une des conditions essentielles du programme, en envoyant une quantité convenable d’indigo marchand; mais il est une autre condition non moins indispensable, c’est le prix de revient.
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- INDIGO. ^ 85
- "% . .. .
- .-k. '
- Sur cette question, M. Farel, avec une bonne foi qui lui fait honneur et dont nous devons lui savoir gré, avoue qu’il n’est pas encore en mesure de donner une solution précise. « En présentant à la Société d’encouragement, dit-il,
- « les 10 kilogrammes d’indigo qu’elle a demandés, je regrette de ne pouvoir « encore, cette année, formuler une opinion bien précise sur les avantages « économiques que peut procurer cette nouvelle industrie. La sécheresse quia - « régné dans nos contrées, pendant les neuf premiers mois de cette année,
- « m’a entièrement, privé de mes moyens ordinaires d’irrigation; mes plantes « étaient très-pauvres et bien loin de présenter le luxe de végétation qu’elles (( offraient l’an dernier. Cette contrariété ne m’a pas permis de constater le • (( rendement exact de la totalité de mes opérations, ayant souvent opéré sur « des feuilles qui ne pouvaient promettre qu’un faible résultat.
- a Sur les portions de terrains où les plantes avaient le moins souffert, j’at Y( obtenu 200 kilogrammes de feuilles séparées des tiges par are; dans quel-« ques autres parties, 100 kilogrammes par are. » 4
- Le procédé d’extraction de M. Farel est celui de la fermentation en usage : dans les colonies, mais légèrement modifié. Néanmoins ce procédé aura toujours une grande infériorité en raison du temps qu’exige la fermentation, et de l'incertitude que présente le produit lorsqu’il dépend d’une opération qn’il est impossible de maîtriser complètement. Ces difficultés sont reconnues par M. Farel lui-même, car il dit dans sa note : « La manipula-« tion pour l’extraction de l’indigo est difficile; il survient, dans le cours des « opérations, des accidents qui diminuent ou font manquer le résultat : les u causes en sont encore peu connues. » ’
- M. Farel fournit, en outre, quelques données sur la production du polpgo-num et la quantité d’indigo qu’on peut en retirer. Suivant lui, le produit en feuilles fraîches doit être de 20,000 kilogrammes à l’hectare; et, terme moyen, les feuilles doivent donner ‘Sjli- pour 100 d indigo. « Il est probable, dit-il, qu’avec des procédés mieux connus et une plus grande expérience on aura i pour 100 sur les feuilles employées. » •
- Ces données, messieurs, ne sont pas encore définitivement acquises à la question industrielle. Un de nos honorables collègues, dont l’expérience fait, à bon droit, autorité en cette matière, M. Film or in, élève quelques doutes sur la possibilité d’obtenir, terme moyen, 20,000 kilogrammes de feuilles à l’hectare; il n’évalue cette quantité moyenne qu’à 8,000 kilogrammes dans les départements du nord de la France. D’une autre part, MM. Girardin et Preisser, de Rouen, portent à 12,968 kilogrammes la moyenne de ce qu'on peut obtenir de feuilles par hectare dans le département de la Seine-Inférieure.
- Cependant les assertions de M. Farel sont, si positives, sa bonne foi est tellement reconnue par ceux-là même qui n’ont pas obtenu de résultats sem-
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- §6 ARTS CHIMIQUES.
- blables aux siens, que nous ne faisonsaucune difficulté d’admettre la quantité qu’il indique. . ? ,,, -
- Quant au produit en indigo, qu’il évalue à 3/4 pour 100, et que l’on pourrait porter, suivant lui, à 1 pour 100, nous pensons qu’il est peut-être un peu exagéré. Le concours ouvert par la Société de pharmacie de Paris, • sur ,,1e .même sujet, a conduit à ce résultat, que l’on ne pouvait guère retirer au delà de 1/2 pour 100 d’indigo. Il est vrai que quelques essais ont donné 3/4, d’autres même 1 pour 1(30; mais il faut remarquer que cette augmentation est presque toujours aux dépens de la qualité, c’est-à-dire que l’indigo reste chargé d’une plus grande quantité de matières étrangères.
- Si maintenant, suppléant au silence de M. Farel, nous cherchons, d’après les données encore incomplètes que nous possédons, à évaluer en argent la production possible de l’indigo, nous sommes conduits à admettre que 1 hectare fournissant 20,000 kilogrammes de feuilles donnerait à 1/2 pour 100 100 kilogrammes, qui, à 10 fr. le kilogramme seulement, représenteraient 1000 fr., sur lesquels il faudrait prélever les frais de culture et de fabrication. M. Farel porte ces derniers à 3 fr. 50 c. par kilogramme, ce qui nous paraît exorbitant pour un travail suivi en grand. Quant aux frais de culture, location de terrain, c’est un élément plus variable encore que le prix de fabrication, et sur lequel on ne saurait émettre un chiffre bien positif; mais, malgré cette incertitude, on voit qu’il reste, pour les frais de culture, une marge assez grande pour qu’on puisse espérer voir prospérer cette industrie dans notre pays.
- * Les détails dans lesquels nous venons d’entrer ont eu particulièrement pour objet de bien faire connaître quel avait été le but de la Société dans le concours qu’elle a ouvert pour la préparation de l’indigo du polygonum tincto-rium; ils serviront aussi à justifier les conclusions de la commission.
- Mais, avant de les faire connaître, nous devons ajouter quelques mots sur le troisième concurrent, M. Hervy, au nom duquel s’attachent tant d’intérêt et de si douloureux souvenirs.
- Ce jeune chimiste, déjà couronné par la Société de pharmacie de Paris pour un mémoire dans lequel il a traité, mais au point de vue scientifique, la question qui nous occupe, dirigea plus tard ses recherches vers la solution industrielle de cet intéressant problème. Malheureusement la récolte du polygonum ayant manqué presque partout l’année dernière, il ne put se mettre en mesure d’offrir à la Société la quantité d’indigo réclamée par le programme. 11 n’est pas permis de douter que, sans cette circonstance, il n’eût pu satisfaire à la condition imposée ; nous savons d’ailleurs qu’il avait, pour l’extraction de l’indigo , un procédé d’une exécution prompte et sûre, qui, en raison des arrangements qu’il a pris à ce sujet, doit devenir la base d’une exploitation
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- DEXTRINE. . 87"
- iodustriellew Ce procédé, il se proposait de le pratiquer sous les yeux du comité dés «arts chimiques dès que la saison l’aurait permis, sa mort l’en a em-* pêché ; cependant il a fait assez pour la question mise au concours, pour ’ que la Société lui-accordé une récompense. Cette récompense, qu’il a méritée, vous l’offrirez, messieurs, à une famille respectable, à son vieux père, dont il était le plus cher espoir et l’unique appuis
- D’après ce que nous venons d’exposer, et en vertu de l’article du pr©»*' gramme ainsi conçu : « Dans le cas où un concurrent, sans avoir atteint com- ' « pîétementle but; aurait cependant résolu, à la satisfaction de la Société, une (( partie de la question, elle se réserve de lui décerner une médaille, » vôtres conseil d’administration vous propose les résolutions suivantes :
- 1° Une médaille de platine de la valeur de 500 francs est accordée à « M. Farel.
- 2° Il sera décerné à MM. Bor et Hervy, à chacun une médaille d’argent de" la valeur également de 500 francs.
- 3° Le prix pour l’extraction de l’indigo du polygonum tinctorium est prorogé jusqu’au 1®r janvier 1843, en modifiant les conditions exigées ainsi qu’il est* indiqué dans le programme suivant :
- Prix pour la fabrication de l’indigo au moyen du polygonum
- tinctorium.
- La Société d’encouragement propose un prix de la valeur de 3,000 fr. pour la personne qui aura fabriqué la plus grande quantité d’indigo au moyen du polygonum tinctorium : cette quantité ne devra pas être moindre de 300 kil. d’une qualité marchande obtenue en fabrique, dans un travail en grand; il devra, pour le prix, soutenir la concurrence avec les qualités analogues du commerce.
- La production et le prix de revient devront être constatés par les registres de fabrication et de culture ; le terme du concours est fixé au 1er janyier 1843. Le prix sera délivré, s’il y a lieu , dans la séance générale du second semestre de la même année. -
- Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841. Signé Bussy, rapporteur.
- DEXTRINE.
- Rapport sur le concours relatif à la fabrication de la dextrine;
- ♦ . par M. Chevalier.
- Messieurs, parmi les principes immédiats répandus dans les plantes et qui méritent de fixer l’attention, il en est un, l’amidon, qui s’y trouve en très-grande abondance ; il est sécrété dans diverses tiges souterraines, dans les péri-* spermes de divers fruits et graines, où la nature semble l’avoir mis en réserve pour fournir un aliment aux progrès ultérieurs de la végétation.
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- 88 ARTS CHIMIQUES.
- On sait que ce principe forme la base de la substance alimentaire de l’homme et qu’on l’obtient en abondance par divers traitements qu’on fait subir aux-tubercules de la pomme de terre, aux patates, aux fruits des céréales, aux graines de diverses légumineuses, etc., etc. Extrait économiquement, surtout de la pomme de terre, il est maintenant un produit très-important, qui, sous le nom de fécule, est livré au commerce, en très-grande quantité, puisque son extraction en grand produit annuellement plus de dix millions de kilogrammes. * .. ; ^ ;
- * La conversion facile de l’amidon en une substance sucrée analogue au sucre de raisin, en glucose, rend encore ce produit plus utile: en effet, plusieurs de nos industries ont mis à profit les produits fournis par la fécule; telle est la préparation des vins, des cidres, de la bière, etc. . *
- On sait que la fécule insoluble dans l’eau peut être rendue soluble dans ce ' véhicule lorsqu’elle a été soumise à diverses opérations. En 1804, Bouillon-Lagrange avait observé que la fécule torréfiée se convertissait en une matière ' soluble dans l’eau : ce fait fut publié par Vauquelin, qui, ayant aussi reconnu cette propriété de l’amidon, la fit connaître en 1810, dans son mémoire ayant pour titre : Expériences comparatives sur le sucre, la gomme et le sucre de lait. Bouillon-Lagrange, la même année, dans une note insérée au Bulletin de pharmacie, tome 3, annonça que la matière indigène qu’il employait dès 1804, ainsi qu’il l’avait dit dans le tome 50 des Annales de chimie, pour faire de l’encre sans employer la gomme, était la fécule torréfiée. Ce savant, dès cette époque, s’exprimait ainsi : Il serait à désirer qu on s'occupât d'étenclre cette découverte ou de-la perfectionner si elle en est susceptible. »
- Les opérations à faire subir à la fécule devinrent plus régulières par suite des recherches faites par Codverchel sur l’emploi du bain d’huile ; mais toutes ces applications fournissaient des produits trop colorés ou trop incomplètement solubles pour qu’on en fit l’application dans des fabrications importantes : la préparation des apprêts, les impressions des tissus blancs, des tissus teints en nuances délicates.
- ‘ La Société d’encouragement, comprenant les immenses avantages qui résulteraient, pour notre industrie, de l’emploi d’un produit indigène qui pourrait entrer en concurrence dans nos fabriques avec la gomme qui est annuellement importéeen France pour une somme moyenne d’à peu près 1,260,000 fr., fonda un prix pour le perfectionnement de la fabrication de la gomme avec l’amidon , gomme connue sous le nom de dextrine et qui déjà avait été employée à la fabrication, des papiers peints par M. Drouard; de la bière, par M. Martin de Vervins; au vernissage des tableaux et des estampes, par notre honorable collègue M. le baron de Silvestre. Il fut décidé, dans la séance du 17 janvier 1838, qu’un prix de 2,000 fr. serait décerné au concurrent qui, le premier, aura fabriqué par jour et livré au commerce au moins 100 kilog. de
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- dextrine, de qualité bonne et régulière, pouvant remplacer les gommes dans les apprêts de divers tissus même blancs ou de nuances claires, etc.
- Déjà, dans ces derniers temps, des expériences sur l’amidon et sursa conversion en une matière gommeuse avaient été faites par MM. Biot, Braconnot, Couverchel, Dubrunfault, Guérin, Jacquelain, Persoz, Pajen, Raspail ; mais les observations faites par ces savants et qui apprennent que, sous diverses influences, la fécule amylacée peut être transformée en-une substance soluble à laquelle M. Biot a donné le nom de dextrine, parce qu’elle dévie sur la droite le plan de polarisation de la lumière plus qu’aucune autre substance soluble connue jusqu’ici et prise à masse égale, ne peuvent qu’être mentionnées dans ce rapport; nous renverrons, pour l’étude de ces intéressantes observations, aux ouvrages dans lesquels elles ont été insérées.
- L’un des membres du comité des arts chimiques, en s’occupant de l’étude des propriétés et de la composition de la fécule amylacée et de la dextrine, reconnut qu’il y avait plusieurs moyens de désagréger la fécule, de la rendre soluble et d’obtenir un produit incolore : un de ces procédés de la conversion de la fécule en dextrine lui parût pouvoir être appliqué en grand; mais, dans le doute où il était de pouvoir s’occuper lui-même de réaliser cette application, il se borna à constater la priorité du fait scienlifique en décrivant le procédé et le déposant, sous enveloppe cachetée, à l’Institut.
- On sait qu’il y a un immense intervalle entre une idée théorique et son application à des choses utiles; aussi ne sera-t-on pas surpris d’apprendre que les efforts de plusieurs manufacturiers habiles ont été nécessaires pour atteindre le but que se proposait la Société. En effet, lorsqu’en juillet 1838 M. Jacob se présenta au concours, l’examen de la question fit voir que la fabrication de la dextrine n’était pas encore arrivée à l’état de perfection demandé par le programme; les applications de la dextrine n’étaient pas suffisamment étendues, ni définitivement acquises à la pratique des ateliers. La solution complète du problème posé par la Société d’encouragement nécessita de la part de MM. Ileuzê frères , qui se présentent au concours, des études, des travaux assidus, de grands sacrifices : leurs nombreux efforts ont été couronnés de succès.
- Pour arriver à la solution de la question, MM. Heuzé frères durent se por-curer des débouchés pour les produits qu’ils fabriquaient : ce fut d’abord à Rouen qu’ils purent faire employer la dextrine; son usage s’étendit ensuite graduellement : ainsi on en fit usage àBolbec, dans plusieurs villes du département de l’Eure, à Paris, puis, plus tard, en Alsace, enfin en Belgique et en Angleterre.
- La consommation de la dextrine devenant de plus en plus importante, MM. Heuzé donnèrent plus d’extension à leur fabrique, située à la Petite-Quarantième année. Mars 1841. 42
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- Villette, près Paris; leur travail devint plus régulier,, les produits obtenus présentèrent toute la perfection qu’on devait attendre de la pratique journalière des procédés de préparation.
- Plusieurs membres de votre comité des arts chimiques sont allés visiter rétablissement de MM. Heuzé; ils ont suivi les travaux, qui sont faits avec un ordre et une économie méthodique remarquables. Nous avons constaté qu’on fabrique dans cet établissement de la dextrine blonde et blanche : cette dernière diffère à peine, par son aspect extérieur, de la plus belle fécule commerciale, bien qu’elle contienne 20 pour 100 de plus de substance solide et sèche que n’en contient la fécule. La dextrine préparée est expédiée en tonneaux rendus imperméables par un enduit souple qui est d’avance appliqué à l’intérieur de ces tonneaux.
- Lors de la visite faite, le 21 janvier 1841, par deux des membres du comité et votre rapporteur, on consulta les registres de MM. Heuzé, et il fut constaté 1° que, du 10 novembre 1840 au 20 janvier 1841, ils avaient livré au coip-merce 127 tonneaux de dextrine de 225 kilog. chaque. 11 résulte de ce relevé que, du 10 novembre au 10 janvier, cette fabrique avait livré 28,575 kilog. de dextrine; soit 408 kilog. de ce produit par jour.
- Si l’on prend une année de 360 jours et une production moyenne de 4 05 kilog. par jour, la fabrication annuelle de la dextrine, dans l’établissement de la Petite-Villette, serait de 145,800 kilog.
- 2° Que la fabrique de MM. Heuzé faisait des expéditions en Angleterre, en Belgique et dans plusieurs de nos départements, et notamment dans les départements de la Seine, de la Seine-Inférieure et du Haut-Rhin;
- 3° Que, indépendamment des livraisons qu’ils font à des fabricants dont nous avons pu voir les noms, MM. Heuzé livrent aussi leur dextrine à des entreposi-taires qui la prennent pour leur compte et la vendent à des manufacturiers.
- Le prix de la dextrine la plus pure ne dépasse pas la valeur ordinaire de l’amidon de blé, 8Q fr. les 100 kilog. On doit penser que l'accroissement.de la production de la fécule, qui, chaque année, fait des progrès, que l’extension desdébouchéset, parsuite, de sa fabrication permettront plus tard à MM. Heuzé de diminuer le prix de la dextrine. Déjà ces fabricants ont pris des dispositions pour doubler, au besoin, la fabrication de la gomme de fécule.
- Les principaux usages auxquels on emploie la dextrine sont le parage des chaînes, les apprêts et le gommage des tissus de coton, les apprêts et impressions des indiennes, les impressions sur laine. Ces applications, tout avantageuses qu’elles sont, doivent prendre de l’extension, se multiplier et créer de nouveaux débouchés à la dextrine. Ainsi on sait d’avance que ce produit pourra être employé pour les apprêts des tulles et gazes, pour la confection des bains mueilagineux, pour l’impression sur soie, pour le
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- gommage des couleurs, pour la fabrication de l’encre, des papiers peints, l’encollage des papiers, le collage du papier à lavis, la fixation des dessins au crayon, le vernissage des tableaux, la préparation des bandes agglutinatives pour consolider les appareils chirurgicaux, particulièrement dans les réductions des fractures.
- Le comité avait encore un devoir à remplir avant de vous présenter ses conclusions, c’était de connaître l’opinion des fabricants qui font usage de la dextrine de MM. Heuzé. Pour s’éclairer à ce sujet, le comité a eu recours à M. Girardin, professeur de chimie à Rouen, président de l’Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de celte ville.
- Des recherches faites par ce savant il résulte
- 1° Que, depuis un an, la dextrine de MM. Heuzé est connue et employée dans les fabriques du département de la Seine-Inférieure;
- 2° Que partout on s’en sert pour les apprêts et que sa supériorité sur tous les autres épaississants est incontestable; que sa transparence est égale à celle de la gomme, son apprêt moins cassant, et que le toucher qu’elle donne aux étoffes a plus de moelleux; que l’économie qu’elle apporte dans la préparation des apprêts est de plus de 50 pour 100, comparativement à la gomme;
- 3° Qu’elle est plus avantageuse à employer que l’amidon, sous certains rapports; elle exige moins de soins que ce dernier, qui demande à être tenu constamment chaud ; les proportions sont plus faciles à varier suivant les genres; elle ne nuit pas à l’éclat des nuances et elle a sur l’amidon l’avantage de ne pas masquer certaines parties de l’étoffe;
- 4° Qu’il faut généralement 250 grammes de dextrine au maximum et 120 grammes au minimum pour apprêter une pièce de 65 mètres;
- 5° Que la dextrine n’est pas employée- pour le paillissage des mordants et des couleurs d’application, que M. Rheni s’en sert pour la préparation des rongeants;
- 6° Que tous les fabricants consultés s’accordent à dire que la dextrine de MM. Heuzé est préférable aux autres produits de ce genre ; qu’elle est d’une fabrication soignée et suivie ; qu’elle l’emporte sur les autres dextrines pour la transparence, qui permet de l’employer sur les fonds noirs sans en altérer le brillant; que, son usage étant maintenant très-répandu, les ouvriers savent parfaitement la préparer et l’employer : ils disent qu’il faut la laisser quelques jours en contact avec l’eau pour en obtenir un mucilage épais, opération sans laquelle elle perdrait les trois quarts de ses propriétés épaississantes ;
- 7° Enfin que tous les renseignements obtenus sont très-favorables à la dextrine fabriquée par MM. Heuzé.
- D’après cet exposé, votre conseil d’administration est d’avis que la ques-
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- ARTS CHIMIQUES.
- tion mise au concours pour le perfectionnement de la fabrication de la dextrine est résolue; il vous propose, en conséquence, de décerner le prix de 2,000 fr. à MM. Heuzé frères, fabricants de dextrine à la Petite-Villette (1).
- Signé A. Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841.
- féculerie.
- Rapport sur le concours pour un procédé propre a utiliser les eaux des féculeries et des amidonneries ; par M. Gaultier de Claubry.
- Le comité des arts chimiques vous avait demandé de retarder la décision relative aux procédés propres à utiliser les eaux des féculeries et des amidonneries, afin que des essais en grand’pussent lui permettre de mieux apprécier le degré d’utilité qu’il pourrait offrir. Ces essais ont été discontinués par une circonstance de force majeure, la suppression de la fabrique dans laquelle le comité avait opéré; mais ils sont de nature à lui permettre de vous présenter une proposition à l’égard de ce concours.
- Le procédé dont il s’agit consiste à verser dans les eaux provenant de la fabrication de la fécule ou de l’amidon, soit du lait de chaux, soit une décoction de tan, soit un mélange de l’un et l’autre de ces corps. Dans un temps très-court, il se précipite une masse abondante d’une matière floconneuse, et la liqueur s’éclaircit. Abandonnée à elle-même, cette liqueur est d’une odeur légèrement ammoniacale quand on a employé un excès de lait de chaux, mais qui ne prend plus d’odeur putride comme l’eau naturelle; et d’une faible odeur fade seulement quand on a fait usage de dissolution de tan.
- A cet état, les eaux peuvent être versées au dehors de la fabrique, et, en s’écoulant, elles ne produisent plus les inconvénients si graves, et dont l’action se porte à des distances quelquefois si éloignées, comme le prouve la suppression même de l’établissement dont nous avons parlé.
- Les précipités réunis se dissolvent facilement et sont employés avec avantage comme engrais.
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- La connaissance de ces faits peut devenir d’une grande importance pour des fabriques placées dans de telles circonstances qu’elles ne peuvent ni verser
- (l) Le procédé de fabrication de la dextrine de M. Heuzé a été publié dans la 39e année du Bulletin (1840), p. 21.
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- directement leurs eaux dans un grand cours d’eau, ni les utiliser pour l’arrosage des terres, comme l’a proposé M. Dailly dans un mémoire arrivé après la fermeture du concours, et dans lequel il signale les avantages de ce moyen, connu , du reste , depuis longtemps, et les droits de ses contre-maîtres aux récompenses de la Société pour le zèle et l'intelligence avec lesquels ils ont suivi ces essais.
- Votre conseil d’administration vous propose
- 1° D’accorder une médaille d’encouragement, d’argent, de 500 francs à M. Leduc, pour récompenser ses efforts dans la solution d’une question que vous aviez mise au concours;
- 2° De remettre la question au concours pour 1843, en réduisant à 2,500 fr., au lieu de 3,000 fr., la valeur du prix ;
- 3° De renvoyer à la commission des médailles, pour les contre-maîtres, la demande de M. Dailly en faveur des sieurs Jaris et Longcoté.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841.
- PAPIER.
- Rapport sur le concours pour la fabrication du papier façon de Chine ; par M. Gaultier de Claubry.
- En décernant, en 1831 , à M. Delapierre le prix de 3,000 fr. pour ses procédés de fabrication d’un papier façon de Chine, la Société avait récompensé un travail d’une haute importance ; elle a pensé qu’en publiant les procédés suiyis par M. Delapierre il convenait de proposer un prix de 2,000 f. pour celui qui aurait mis dans le commerce la plus grande quantité de papier que les imprimeurs en taille-douce et en lithographie auraient trouvé égal au meilleur papier de Chine. Cette quantité ne devait pas être moindre de cinq rames de papier format jésus, et de l’épaisseur du papier de chiffon ordinairement employé.
- En 1837, la Société d’JÉcharcon avait seule présenté des produits; mais les conditions imposées par le programme, relativement aux dimensions et épais^-seurs du papier, n’avaient pas permis de faire accepter par le commerce celui qui avait été fabriqué d’après les indications; mais la qualité supérieure de ce produit avait donné l’assurance que l’on parviendrait facilement à imiter le papier de Chine, quand on se bornerait à en conserver les proportions.
- Après avoir mûrement examiné les questions qui se présentaient à cet égard, la Société a remis ce sujet de prix au concours en modifiant le pro-
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- gramme, et demandant que les papiers aient les dimensions et épaisseurs de celui de Chine; mais considérant que le concurrent qui s’était présenté avait rempli, aussi complètement que possible, les conditions du programme, elle accorda la médaille d’or à la fabrique d’Écharcon.
- MM. Breton père et fils, de Grenoble ( Isère ), ont pris part à ce nouveau concours.
- En rendant compte, en 1839, de ses résultats, les commissaires de la Société avaient fait connaître que ces concurrents avaient produit des certificats qui prouvaient qu’ils avaient livré au commerce bien au delà de la quantité demandée par le programme ; ils avaient également adressé des attestations de plusieurs graveurs et imprimeurs qui l’emploient avec succès.
- Lorsque la Société arrêta que le portrait du comte Chaptal serait lithographié, elle décida que le tirage aurait lieu sur papier façon de Chine, provenant de fabriques françaises. Cette mesure a reçu son exécution avec le papier des concurrents.
- C’est de 1833 que datent les premiers essais de MM. Breton père et fils, essais qui ont été continués depuis par MM. Breton frères.
- Depuis cette époque, ils n’ont cessé d’apporter dans leur fabrication des améliorations qui leur étaient signalées par les imprimeurs, et leurs efforts ont été suivis de nombreuses commandes qu’atteste le relevé des livres de ces fabricants, d’où il résulte que, pendant les années 1837, 1838, 1839 et 1840, iis ont livré au commerce 1,327 paquets.
- Chaque paquet contient 100 feuilles ; c’est donc plus de 212 rames, et le programme n’en demandait que cinq.
- M. Pegeron, imprimeur-lithographe, à Grenoble, préfère ce papier à celui de Chine, parce qu’il n’a pas de petites pailles et autres petits brins noirs qu’on est obligé d’éplucher.
- MM. Thierry frères, lithographes, à Paris, ancienne maison Engelmann, ont faitrsur ce papier divers essais de planches, entre autres le tirage d’un portrait extrêmement fin de mademoiselle Taglioni, dessiné par M. Jalabert. Ces épreuves ont très-bien réussi; celui à 350 épreuves d’une planche de M. Dauzats, pour le Voyage de Vancienne France, par M. le baron Taylor; cette planche est une vue du maitre-autel de la cathédrale de Perpignan ; la planche s’est parfaitement soutenue; le tirage est aussi bien à la fin qu’au commencement.
- MM. Thierry ont trouvé le papier de MM; Breton très-bon, et l'emploient aussi bien que le véritable papier de Chine.
- MM. Lemercier, Bénard et compagnie ont reconnu que ces papiers étaient préférables pour la pureté delà pâte, qu’ils relèvent parfaitement le noir et
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- arts economiques .
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- que les demi-teintes viennent avec autant de fermeté et de transparence que sur le plus beau papier de Chine.
- M. Chardon aîné trouve que ces papiers remplissent les conditions nécessaires à l’impression des gravures en taille-douce.
- M. Chardon jeune a fait l’essai de ces papiers qu’il trouve être ceux qui se rapprochent le mieux de celui de Chine.
- Enfin M. Richomme, graveur, membre de l’Académie royale des beaux-arts, annonce que les épreuves sur ce papier qu’il a fait tirer sur sa planche de Henri IC lui paraissent venir aussi bien que sur le papier que nous tirons journellement de Chine.
- Il résulte des faits que nous venons d’exposer que, sous le rapport de la quantité, MM. Breton ont livré au commerce plus de 1,212 rames de papier, dont les principaux débouchés sont, à l’étranger, Naples, Venise, Turin, Nice, Trieste, Parme, Milan, Bologne, Florence, Livourne, Ancône, Bruxelles, Francfort-sur-Mein, Genève; i
- En France, Dijon, Paris, Montpellier, Grenoble, Rives, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Annonay, Marseille, Moulins, etc.
- Sous le rapport des qualités , les autorités que nous venons de citer, des imprimeurs en taille-douce et en lithographie, l’opinion favorable émise par M. Richommej et les essais de la commission, ne laissent aucun doute que les papiers façon de Chine, fabriqués par MM. Breton, rivalisent avec succès avec ceux que nous tirions de l’étranger.
- D’après toutes ces considérations, votre conseil d’administration estime que MM. Breton, de Grenoble, ont rempli, et au delà, toutes les conditions voulues par le programme; il vous propose, en conséquence, de décerner à ces fabricants le prix de 2,000:fr. mis au concours par la Société.
- Signé Gaultier *de Claubry , rapporteur. Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841.
- ARTS ÉCONOMIQUES.—soie.
- Rapport sur le conemirs pour le perfectionnement de la filature de la soie dans les départements ou cette industrie existe depuis longtemps ; par M. ( alla.
- Messieurs, dans la séance générale du 16 janvier 1839, la Société d’encouragement a proposé des médailles aux personnes qui auraient contribué à l’extension et au per fectionnement des filatures de soie dans les départements où cette industrie existe depuis longtemps.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Un seul manufacturier, M. Teyssier-Ducros, de Valleraugue (Gard), s’est présenté au concours ; il a envoyé des échantillons de soie grége filée à deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, douze", vingt et trente-deux cocons, ainsi que des renseignements sur le mode de fabrication qu’il emploie et sur l’extension de son établissement. Un certificat en bonne forme, délivré par les autorités locales, est joint aux pièces fournies par le concurrent.
- Nous avons été frappés de la beauté des soies présentées par M. Teyssier-Ducros : leur fabrication est à peu près irréprochable, et l’éclat de leur couleur ne laisse rien à désirer. Noiisconcevrions difficilement comment on a pu vaincre aussi heureusement les difficultés qu’offre la filature d’une grége à vingt et trente* deux cocons, si les pièces ne nous apprenaient que M. Teyssier-Ducros exerce son industrie depuis quarante-six ans. Une longue expérience et une grande aptitude étaient effectivement nécessaires pour obtenir d’aussi beaux résultats que ceux qui vous sont présentés.
- M. Teyssier-Ducros emploie, depuis 1815, la filature à la vapeur, c’est-à-dire que, depuis cette époque, il a appliqué la vapeur au chauffage des bassines qui reçoivent les cocons suivant le système Gensoul : depuis 1837, il emploie pour force motrice une machine à vapeur, et sa filature se compose aujourd’hui de cent vingt-sept bassines; il occupe environ trois cents ouvriers et ouvrières, dont la moitié environ pour le dévidage des cocons et le reste pour le moulinage des soies. Suivant la déclaration du concurrent, la quantité moyenne et annuelle de soie grége fabriquée a été, pendant les cinq dernières années, de plus de trois mille kilogrammes.
- En adoptant la vapeur comme force motrice de sa filature, le concurrent a pu modifier avantageusement quelques-unes des dispositions usuelles : ainsi il a augmenté de beaucoup la distance entre les bassines et les roues ou dévidoirs qui reçoivent la soie grége; il a élevé aussi ces dévidoirs à une plus grande hauteur au-dessus du sol, et il a obtenu ainsi une dessiccation partielle du fil grége avant son envidage, ce qui tend à diminuer les eollures, c’est-à-dire l’adhérence des fils entre eux, adhérence qui occasionne des défauts graves dans la teinture, lorsque les fabricants veulent teindre la soie en grége.
- La soie grége à douze cocons, présentée par le concurrent, se file en divisant les douze cocons en deux groupes de chacun six. Ges deux brins se réunissent dans une filière avant d’arriver à la croisure.
- La filature de la soie grége à vingt ou à trente-deux cocons diffère encore de celle à douze : la grége à trente-deux cocons, par exemple, se compose de quatre groupes de chacun huit cocons; cela rend plus facile la surveillance de la fileuse. Les brins des quatre groupes se réunissent d’abord deux par deux dans deux filières séparées, puis les deux fils qui en proviennent se doublent
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- de nouveau dans une troisième filière. Le fil ainsi composé se croise avec lui-même en passant sur deux petites poulies horizontales, et se rend enfin sur le dévidoir, qui ne reçoit, dans ce cas, qu’une seule flotte au lieu de deux. Cette grége, d’un titre aussi élevé, paraît obtenir de quelques fabricants de tissus forts la préférence sur l’organsin, composé de quatre grèges de huit cocons chacune.
- M. Teyssier-Ducros, en appliquant la force motrice d’une machine à vapeur à son établissement, n’a pas entièrement supprimé le travail des tourneuses à la main : il a considéré que la conservation d’un atelier de trente-sept bassines avec tourneuses lui procurait l’occasion de conserver une pépinière de jeunes ouvrières qui se forment sous la direction des fileuses pour remplacer celles que l’âge ou toute autre cause oblige à quitter le travail ; il a remarqué que ces tourneuses, qui reçoivent tous les jours, tout en travaillant, des leçons de filature, acquéraient généralement, dans l’espace de deux ans, assez d’habileté pour devenir fileuses à leur tour. Ces élèves, formées dans la manufacture où elles doivent travailler plus tard, obtiennent de meilleurs résultats que celles qui sortent d’établissements dirigés par des principes différents.
- Enfin, en 1826, il a établi un filtre composé de couches successives de charbon de bois et de gravier ; il y épure les eaux de l’Hérault, et obtient par là plus d’éclat dans les couleurs de ses soies.
- En résumé, messieurs, nous pensons que M. Teyssier-Ducros a complètement satisfait à toutes les conditions de votre programme, et qu’il a droit à uns des récompenses proposées.
- Si vous considérez, en outre, la longue carrière industrielle du concurrent, l’extension de son établissement et la perfection remarquable de ses produits, déjà quatre fois récompensés par le jury central aux expositions de 1823, 1827, 1834 et 1839, vous le jugerez sans doute digne de la médaille d’or que votre conseil d’administration propose de lui décerner, et de remettre ce sujet de prix au concours pour l’année 1843.
- Signé Çalla, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 24 mars 1841.
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- Quarantième annee. Mars 1841.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Notice sur le puits foré de Vabattoir de Grenelle; par M. Héricart de Thury (i).
- Messieurs, tout Paris est en émoi, tout Paris court voir le puits de Grenelle, admirer son brillant succès, et certes ce n’est pas sans motifs, car, malgré les assurances les plus positives données par la théorie, par la géologie, par l’expérience, comme par la pratique de l’habile sondeur qui avait entrepris cette grande opération, on doutait encore, on niait la possibilité du succès; on ne pouvait croire qu’une source, qu’un torrent d’eau chaude, surgit de plus de 500 mètres de profondeur et vînt couronner la persévérance infatigable de M. Muloty en justifiant les prévisions delà géologie qui avait osé, disait-on, conseiller cette folle entreprise.
- Le secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, M. Ârago, & est empressé d’annoncer ce succès. Son rapport a eu le plus grand retentissement. Le conseil municipal de la ville de Paris a noblement récompensé M. Mulot; le roi lui a accordé la décoration de la Légion d’honneur. Les journaux ont tous publié le succès et les récompenses. Enfin le conseil municipal a ordonné la publication de tous les faits relatifs au forage du puits de Grenelle. Ainsi rien ne doit manquer à son histoire. Cependant il est une omission que nous devons craindre et que nous devons signaler à l’historien. Voici quelques faits qui ne peuvent être omis, ils sont relatifs à la Société d’encouragement, à votre Société, messieurs, entièrement oubliée dans tout ce qui 'vient de se passer, dans tout ce qui a été dit et écrit, à votre Société qui a tant fait pour propager, pour encourager l’industrie des puits forés, dans 1 intérêt des cités, de l’agriculture et des arts. Voici ces faits, je les rappellerai rapidement; il suffira de les indiquer, plusieurs sont déjà consignés dans vos bulletins.
- La Société d’encouragement, dans un programme adopté dans sa séance générale du 23 novembre 1818, proposa deux prix, l’un de 8,900 fr., l’autre de 1 ,,500 fr. pour le manuel ou la meilleure instruction élémentaire et pratique sur l’art de percer, à l’aide de la sonde du mineur ou du fonte»ier,les puits artésiens, etc.
- Dans sa séance générale du 3 octobre 1821, sur le rapport d’une commission mixte composée des membres de ses comités des arts mécaniques et d’agriculture, la Société décerna son grand prix à M. Garnier, ingénieur des mines, pour son manuel de l’art du fontenier sondeur, manuel qui fut imprimé par ordre du gouvernement, sur la demande de la Société.
- (l) Lue dans la séance 'générale du 24 mars 1841.
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- PUITS FORÉS.
- Aussitôt sa publication et d’après le programme des prix proposés par la Société, de nombreux sondages furent entrepris à Paris et dans les environs. Plusieurs réussirent, quelques-uns manquèrent, mais tous contribuèrent à répandre et à mieux faire connaître l’art de forer les puits artésiens; aussi la Société décerna-t-elle successivement à MM. Flachat, Mulot, Degousée, etc., des médailles d’or, ces trois sondeurs s’étant particulièrement distingués par les plus brillants succès de leurs puits forés.
- D’après les rapports publiés dans les bulletins et dans les annales ou mémoires de la Société royale et centrale d’agriculture, qui, de son côté, encourageait également cette belle industrie, le conseil municipal de la ville de Paris, éclairé sur les avantages que plusieurs grandes villes retiraient déjà des puits artésiens qu’elles avaient fait forer, se proposa d’en faire un sur la place de la Madeleine. M. le comte de Bondy, alors préfet (2 octobre 1832), pensa qu’il fallait préalablement demander à la théorie quel était le degré de possibilité du succès ; la théorie et la géologie lui répondirent (6 octobre) que, si l’on traversait entièrement la masse de craie, il y avait certitude d’obtenir des eaux jaillissantes dans les sables, grès et argiles qui séparent la craie du calcaire oolilhique. Le conseil municipal ayant décidé qu’un puits serait foré sur cette place, M. Emmery, ingénieur en chef du service municipal des eaux de Paris, fut chargé de rédiger un cahier des charges pour l’adjudication du forage. Ce cahier fut soumis par M. le comte de Rambuteau, préfet delà Seine, successeur de M. de Bondy, à l’approbation de M. le ministre des travaux publics, lequel demanda l’avis de Mo le conseiller d’Etat, directeur général des ponts et chaussées et des mines. Renvoyé d’urgence, le 6 juillet 1833, à l’examen de l’ingénieur en chef des mines, directeur de l’arrondissement de Paris, cet ingénieur fit, le 30 juillet, au conseil général des mines, un rapport dont voici le résumé et les conclusions qui furent dans le temps communiqués au conseil d’administration de votre Société, à raison de l’intérêt qu’elle prenait à l’opération.
- Résumé.
- « Des généralités exposées ci-dessus et de tous les faits successivement (( rapportés (sur les forages faits dans le bassin de Paris), il paraît démontré « qu’on n’obtiendra d’eau jaillissante, des niveiux ou nappes d’eau supérieures « à la craie dans le puits projeté sur la place de la Madeleine, qu’autant a 1° que le calcaire marin à cérithes y recouvrira les argiles plastiques;
- « 2° que celles-ci seront intactes et non lacérées ou en lambeaux; 3° que ces « argiles seront séparées de la masse de craie par les bancs de sables, de grès et « graviers inférieurs aux liguites, et 4° que la masse de craie sera elle-même « intacte dans sa partie supérieure.
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- « Or, par sa situation, la place de la Madeleine paraît ne devoir présenter « aucune de ces conditions : en effet, elle est dans l’ancien marais situé entre « la rive droite de la Seine et le pied de la grande colline qui s’étend au nord « de Paris depuis Bercy et Saint-Mandé à l’est jusqu’à Chaillot etPassyà « l’ouest, marais dans le fond duquel on a reconnu, sous les terrains de remet biais ou les terres rapportées, tantôt des sables alternant avec des argiles « marneuses et tantôt des argiles tourbeuses au-dessous desquelles sont les « brouillages argilo-crayeux qui précèdent la grande masse de craie.
- Avis.
- « Si le fond du sol de la place de la Madeleine est ainsi qu’on vient de le « décrire, et tout porte à croire que c’est exactement l’état physique du sol a d’après les fouilles faites dans les environs de Paris, nous pensons 1° qu’il (( ne faut compter sur aucune des nappes d’eaux jaillissantes supérieures trouer vées jusqu’à ce jour dans les puits forés dans le bassin de Paris;
- « 2° Que, dès lors, il faudra forer la craie;
- « 3° Que, commepl n’y a rien à espérer à Paris dans la partie supérieure u de la craie, d’après tous les exemples rapportés dans le présent rapport, il u faudra nécessairement la percer entièrement, dût-elle avoir en cet endroit (( son maximum de puissance, c’est-à-dire forer jusqu’à 400 mètres de pro-« fondeur et au delà ;
- « 4° Enfin qu’il est impossible qu’à cette condition on n’obtienne un sue-« cès complet dont la garantie se trouve dans les puits qui ont traversé « entièrement la masse de craie et qui ont tous donné des eaux jaillissantes « en grande quantité. »
- D’après cet avis, M. le ministre n’ayant pas cru devoir approuver le projet de forage sur la place de la Madeleine, le conseil municipal proposa de le faire sur l’un descinq points suivants : 1° le faubourg Saint-Honoré; 2° le faubourg Saint-Germain; 3° le faubourg Saint-Antoine; 4° le Gros-Caillou; et 5° la Roquette. M. le comte de Rambuteau demanda, le 26 octobre 1833, à l’ingénieur des mines de l’arrondissement de vouloir bien examiner la question.
- Le 31 octobre, l’avis fut donné, et, comme il devait l’être, il fut entièrement conforme aux conclusions du rapport du 30 juillet, c’est-à-dire 4° qu’au faubourg Saint-Honoré, au Gros-Caillou et dans le faubourg Saint-Germain on n’obtiendrait d’eaux jaillissantes qu’au-dessous de la craie, qu’il faudrait percer entièrement, quelle que fût son épaisseur, et descendre dans les sables des grès verts situés au-dessous ; 2° que dans les rues de la Roquette et dans le faubourg du Temple il y avait quelques probabilités de
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- succès dans les nappes d’eau supérieures des argiles plastiques qui sont au-dessus de la craie, si elles étaient intactes; et 3° qu’il y avait encore plus de probabilités de succès pour ces mêmes nappes d’eau supérieures dans les parties basses des faubourgs du Temple, Saint-Martin, Saint-Denis, Poissonnière et Montmartre, mais que plus on s’approcherait des Champs-Elysées, moins il y aurait de chances de succès, et plus on serait obligé de creuser profondé ment, étant alors dans la nécessité de percer la craie.
- Le conseil municipal, par suite de ce rapport, renonça au puits foré de la place de la Madeleine et décida qu’il en serait fait un dans le bassin de l’abattoir de Grenelle; l’entreprise en fut donnée à M. Mulot, qui, suivant le cahier des charges, devait en poursuivre le forage jusqu’à 500 mètres, s’il était nécessaire.
- M. Mulot entreprit aussitôt son forage, et, malgré quelques accidents assez graves qui auraient pu décourager tout autre que lui, M. Mulot n’a pas cessé de poursuivre ses travaux avec autant d’activité que d’intelligence. Sa confiance dans le succès était même telle, qu’arrivé à la profondeur de 500 mètres, et sans attendre la décision du conseil municipal, il ne craignit pas de continuer à ses risques et périls l’approfondissement de son puits foré, dont, en effet, le conseil municipal décida la continuation.
- Avant d’approuver la délibération du conseil municipal, le ministre des travaux publics demanda, le 26 février 1840, un nouvel avis et 1° de fixer la profondeur à laquelle se trouveraient les eaux jaillissantes, ou de combien il faudrait encore approfondir le puits ; 2° si les eaux s’élèveraient au-dessus du sol, et de combien elles s’élèveraient; 8° quelle serait la quantité d’eau et si elle répondrait à la dépense; et 4° quelles seraient la nature et la température des eaux.
- Le 24 mars 1840 (ily a aujourd'hui un au), il fut répondu au ministre, dans un rapport détaillé, avec une carte et différentes coupes géologiques du bassin crétacé de Paris, rapport qui fut communiqué à la Société d’encouragement et dont elle a ordonné l’insertion dans son bulletin du mois d’octobre 1840, il fut répondu à M. le ministre 1° qu’il fallait approfondir le puits de Grenelle de 60 à 75 mètres, et qu’on obtiendrait des eaux jaillissantes, de 560 à 575 mètres : or les eaux ont jailli de 548 mètres, ainsi il n’y a eu que 12 mètres de différence dans l’évaluation, qu’il était bien difficile de fixer d’une manière plus positive; .
- 2° Que les eaux surgiraient indubitablement au-dessus du sol, sans qu’on pût en déterminer précisément la hauteur, mais qu’elle ne serait pas moindre de celle des puits de Tours etd’Elbeuf; ainsi, que les eaux s’élèveraient cer-
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- tainement à plus de 15 mètres au-dessus du sol, et on a la certitude qu’elles s’élèveront au delà;
- 3° Qu’il était de toute impossibilité de fixer la quantité d’eau qu’on obtiendrait , mais qu’en supposant le puits de Grenelle dans les mêmes conditions que ceux de Cangey, de Tours et d’Elbeuf, et tout prouve qu’il s’y trouvait, le minimum serait de 2,000 litres d’eau à la minute et de 4,000 lit. au maximum : or, d’après l’évaluation que M. Arago en a faite, la quantité d’eau est de 4,000 litres, maximum annoncé;
- 4° Que, sous le rapport de leur nature ou de leur qualité, les eaux (après leur épuration , qui exige ordinairement un ou deux mois ) seraient douces , pures, limpides, cuisant bien les légumes , dissolvant parfaitement le savon, enfin des eaux propres à tous les usages de l’économie ménagère et domestique ou d’industrie et d’agriculture : or toutes les analyses qui en ont été faites, et particuliérement celles de nos collègues, MM. Payen et Chevalier, prouvent que ces eaux remplissent toutes les conditions annoncées, et qu’elles sont aussi bonnes et aussi pures que celles de la Seine, épurées;
- 5° Que la température, qui était, à 500 mèt., de 27°, serait de 30° de 560 à 575 mét., et elle a été reconnue de 28° pour les eaux surgissant de 548 met.'
- 6° Quant à la question relative à la dépense que l’on a supposé ne pouvoir être compensée par la quantité d’eau qu’on obtiendrait, il semble que le chiffre de 4,000 litres à la minute ne peut laisser aucun doute, puisqu’il présente un produit annuel de plus de 100,000 francs pour une dépense qui, à tout comprendre, ne s’élèvera pas à 300,000 fr.
- 7° Enfin l’administration avait été prévenue qu’elle devait se mettre en garde contre les événements qui pourraient arriver lors du jaillissement des eaux, ainsi que cela a eu lieu dans quelques grands puits forés, et l’inondation de l’abattoir de Grenelle, le samedi 28 février, au moment du surgissement des eaux, a prouvé que cet avis n’avait pas été donné à tort, puisqu’il a fallu promptement ouvrir une tranchée pour donner un libre cours au torrent qui, comme dans le forage de Chiswick, menaçait de causer de grands dommages dans l’abattoir et dans les propriétés voisines.
- Messieurs, d’après tout ce que vous avez fait pour notre belle industrie des puits forés, d’après le vif intérêt que vous n’avez cessé de prendre et de témoigner au forage de celui de Grenelle, dont tant de fois vous avez demandé des nouvelles avec une sollicitude bien encourageante pour M. Mulot, nous avons cru devoir vous exposer rapidement ces faits; ils serviront à compléter la notice historique ordonnée par le conseil municipal de la ville de Paris, dans laquelle la Société d'encouragement ne peut ni ne doit être oubliée. Nous nous flattons qu’en faveur du motif vous voudrez bien nous excuser
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- d’avoir prolongé votre séance, et vous ne la terminerez probablement pas sans adresser, par l’organe de votre honorable président, les félicitations de la Société à l’habile sondeur auquel nous devons le merveiilèux et admirable succès du puits de Grenelle, succès qui a justifié les prévisions de la géologie que M. Mulot, dans tous ses travaux, a constamment appelée à son aide.
- Signé Hericart de Thcjry.
- AGRICULTURE.
- Rapport fait par M. de Silvestre, au nom du comité d*agriculture, sur les travaux de la Société impériale d’économie rurale de Moscou.
- Messieurs, vous avez chargé votre comité d’agriculture de vous rendre compte d’un rapport sur les travaux*de la Société impériale d’économie rurale de Moscou, pendant les années 1838 et 1839, qui vous a été adressé par cette Société. Ce rapport, qui est écrit en français avec une concision remarquable, expose un grand nombre de résultats de la plus haute importance ; il fait apprécier les sages dispositions qui ont dirigé les travaux de cette Société, et les avantages qui ont été obtenus pour l’agriculture du pays : il a pour objet principal le compte rendu des faits recueillis en 1838 et 1839, et qui sont dus en principe à l’école d’agriculture et à la ferme-modèle établies sur une très-grande échelle par la Société, à l’aide des secours multipliés accordés à cet effet par le gouvernement, secours qui ont toujours été accrus depuis seize ans, et appliqués spécialement à l’entretien de l’école et de la ferme-modèle qui lui est annexée. Les élèves restent quatre ans dans cette école et y suivent les cours qui peuvent préparer une complète instruction théorique ; ils se livrent, notamment pendant l’été, aux pratiques de l'agriculture : une nombreuse bibliothèque, des cabinets de physique et d’histoire naturelle, ainsi que des collections d’instruments agricoles, sont annexés à cette école, quia déjà fourni un assez grand nombre d’agronomes instruits dans les divers gouvernements de la Russie.
- Ces bienfaisantes dispositions ont produit, dans le pays, d’heureux résultats qui sont indiqués dans l’excellent rapport qui vous a été envoyé et qu’il faudrait reproduire en entier pour faire bien apprécier tous les avantages qui déjà ont été obtenus pour le perfectionnement des arts agricoles. Ainsi
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- une grande fabrication de machines aratoires, établie à Moscou, a fourni, dans le cours des deux années, pour plus de 440,000 fr. d’insiruments perfectionnés, et plusieurs autres établissements particuliers du meme genre ont contribué à répandre aussi les instruments d’agriculture perfectionnés qui sont en usage dans les différentes contrées de l’Europe. Un immense dépôt de graines établi à Moscou fournit des semences de toutes les plantes alimentaires et fourragères dont la culture n’est pas assez répandue. Il y a aussi une école pour l’éducation des abeilles établie dans le gouvernement de Tchernigoff, sous les auspices de la Société ; cette école, formée depuis dix ans , a déjà reçu deux cent vingt-sept élèves , dont cent cinquante-quatre ré-< pandent maintenant, dans les divers gouvernements de la Russie, les connaissances théoriques et pratiques qu’ils ont acquises dans cette école qui possède et entretient un très-grand nombre de ruches.
- Mais un des résultats les plus extraordinaires des travaux entrepris sous le patronage de la Société est le succès de l’éducation des vers à soie et de la culture du mûrier sous une latitude qui est de 5 à 6 degrés plus au nord que les parties les plus septentrionales de la France. Les plantations de mûrier sont déjà très-nombreuses aux environs de Mbscou, de très-beaux échantillons de soie blanche ont été présentés à l’impératrice de Russie, et cette industrie s’étend avec succès dans le pays.
- La fabrication du sucre de betterave prend aussi une grande activité en Russie; cinquante établissements de ce genre ont été formés récemment dans plusieurs des gouvernements de l’empire, et l’on y compte déjà cent cinquante-huit fabriques dont le produit en sucre indigène s’est élevé à 3,000,000 dekil. Il serait possible, messieurs, que cette citation devînt pour nous le sujet d’une . sérieuse réflexion. En effet, la France peut être considérée comme inventrice de la fabrication du sucre de betterave; car, longtemps après le premier aperçu de Margrciff'et les essais de M. Achard, à Berlin, on regardait encore cette indication comme une simple expérience de laboratoire, et lorsque les travaux multipliés de nos plus célèbres chimistes ont porté la fabrication du sucre indigène au plus haut degré, que déjà des établissements nous assuraient la possession inaltérable de cette précieuse denrée, qui devait bientôt se confectionner chez nos simples cultivateurs comme lebeurre et le fromage, et fournir à l’agriculture une denrée salutaire et profitable, des dispositions administratives nouvelles ont soumis les travaux de ce genre à des impôts perçus par l’exercice, moyen qui empêchera toujours nos agriculteurs de se livrer à cette industrie, même pour la consommation de leur famille; d’un autre côté, une quantité notable de fabriques de ce genre a été abandonnée chez nous, tandis
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- que le résultat de nos propres travaux servira seulement à augmenter l’aisance et le bien-être de la classe laborieuse dans les pays étrangers.
- La Société d’économie rurale de Moscou a exercé une utile influence sur la préparation do lin, la fabrication et le blanchissage des toiles , le tannage des peaux, l’emploi et la carbonisation de la tourbe. L’usage de la sape pour la récolte des céréales se propage; la culture du colza, de la garance et la préparation du produit de ces plantes se perfectionnent; la propagation des bêtes à laine, race supérieure, a été un des travaux suivis avec le plus de soin pendant les deux années dont l’ouvrage qui vous a été envoyé fait connaître les résultats. Déjà, depuis bien longtemps, comme vous le savez, messieurs, un troupeau mérinos à laine superfine, fourni par la France, était élevé à Odessa; non-seulement ce troupeau a procuré des mérinos aux parties plus centr ales delà Russie, mais encore il en est venu de plusieurs parties de l’Allemagne: des moutons à laine longue ont été tirés de l’Angleterre; la Société a contribué à multiplier ces précieux animaux dans toutes les parties de l’empire, et plusieurs de ses membres entretiennent dans leurs vastes propriétés de 10 à 12,000 et jusqu’à plus de 20,000 bêtes à laine améliorées (1).
- Le compte rendu de la Société impériale d’économie rurale de Moscou est terminé par l’indication des médailles qu’elle a décernées pour le perfectionnement des machines appliquées aux industries rurale et manufacturière, parmi lesquelles on remarque surtout celles qui ont fait faire des progrès remarquables à l’éducation des vers à soie, à la fabrication du sucre indigène, à la culture et à la préparation du lin, et à la fabrication des pelisses tannées à l’usage des habitants des campagnes.
- Votre commission, messieurs, doit vous exprimer la satisfaction qu’elle a éprouvée en prenant connaissance de l’intéressant rapport que vous avez renvoyé à son examen; elle a l’honneur de vous proposer d’adresser une lettre de remercîments à la Société impériale d’économie rurale de Moscou, de lui témoigner le désir de recevoir d’elle d’ultérieures communications et de lui envoyer un exemplaire du compte rendu de vos séances générales. La commission vote l’impression du présent rapport dans votre Bulletin.
- Signé Baron de Silvestre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 10 mars 1840.
- (i) Le rapport cite, spécialement à ce sujet, le duc âiAnhàlt-Kœthen dont les-bergeries contenaient 22,000 bêles; il dit aussi que, lors de la même année, le district d’Oslrogogesk possédait plus de 100,000 bêtes à laine fine.
- Quarantième année. Mars 1841.
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- Extrait des procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 10 février 1841.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce informe la Société que, par suite des graves désordres qui ont éclaté, le 21 janvier dernier, à l’école d’arts et métiers de Châlons, il s’est vu dans la nécessité de prononcer le renvoi de soixante élèves qui lui ont été signalés comme les plus coupables et parmi lesquels se trouvent quatre jeunes gens occupant des bourses affectées spécialement à la Société d’encouragement. Ces élèves sont déclarés inadmissibles dans les écoles d’arts et métiers fondées par le gouvernement.
- M. Jousselin, ingénieur en chef des ponts et chaussées du département de Seine-et-Marne, annonce qu’il accepte la mission de représenter la Société d’encouragement dans le jury d’examen des candidats à la place d’élèves à l’école d’arts et métiers de Châlons, fondée par M. Petit de Beauverger.
- Le secrétaire de la Société impériale d’économie rurale de Moscou adresse des exemplaires du rapport sur les travaux de cette Société pendant les années 1838 et 1839 ;
- M. Burnier, capitaine d’artillerie, rue Samt-Bominique-Saint Germain, 55, une notice sur un instrument pour dessiner d’après nature ;
- M. Chauvin, aux Batiguolles-Monceaux, la description et le plan d’une équerre construite de manière à ce que tout intervalle quelconque s’y trouve divisé en autant de parties que l’on a besoin ;
- M. Bonafous, membre correspondant de la Société à Turin, le numéro de la Gazette pièmontaise qui relate la description d’une nouvelle méthode inventée par M. Magnini pour extraire le gaz d’éclairage;
- M. Vertel, élève métallurgiste à l’école d’arts et manufactures de Besançon, un mémoire relatif à des expériences de carbonisation faites d’après un nouveau système;
- M. Bazocke3 président de la Société d’agriculture de Commercy (Meuse), le plân d’un hache-paille perfectionné par M. Deliard, mécanicien;
- La Société d’encouragement pour la production et l’amélioration des soies de l'arrondissement de Lavaur (Tarn), son rapport sur la situation et les travaux de cette Société au 31 décembre 1840;
- M. Bourgnon de Layre, président de la Société d’agriculture de Poitiers, un rapport sur la situation de l’industrie sérigéne dans le département de la Vienne, pendant l’année 1840.
- M. Jomard donne communication des lettres par lesquelles M. l’amiral Duperrè, ministre de la marine, et M. Humann, ministre des finances, accusent réception du rapport fait à la Société sur un procédé imaginé parM. Brèânt, pour la conservation du bois.
- Objets présentés. M. Benoît Clément, géomètre du cadastre à Saint-Claude (Jura), pré-
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- PROCES-VERBAUX.
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- sente des instruments susceptibles d’être utilement appliqués pour la précision des opérations géodésiques;
- M. Ricord (A.), rue de Vaugirard, 32, un nouveau système d’essieu en fer à renfort intérieur j .
- MM. Pierron et fils aîné, à Avignon (Vaucluse), le dessin et la description d’un nouveau mode de montage desu cloches 5
- M. Farcot, rue Moreau, 1, plusieurs serrures de sûreté;
- M, Mollender, rue Àumaire, 9, un mouvement de pendule à marche et sonnerie de trois mois ;
- M. Thomas, des souliers-guêtres ;
- M. Deny de Curis, rue Jacob , 36, un nouveau système de fabrication de mortiers.
- M. Bottin, membre du conseil, fait hommage d’un exemplaire de l’Almanach du commerce pour l’année 18415 il ajoute que ce livre, à la fois statistique, industriel et commercial, qu’il publie depuis vingt-trois ans avec beaucoup de soins et à grands frais, et qui n’a emprunté à autrui ni son plan, ni ses divisions, ni ses nomenclatures, continue de recevoir un bienveillant accueil du public;
- M. Chevallier, membre du conseil, du numéro de février du journal des Connaissances nécessaires ;
- La Société royale d’horticulture, des numéros de décembre 1840 et janvier 1841 dé ses Annales;
- La Société d’agriculture et de commerce de Caen, du compte rendu de sa séance générale du 20 novembre 1840 ;
- La Société d’agriculture, belles-lettres, sciences et arts de Poitiers, des nos 62 et 63 de son Bulletin ;
- M. Bouchard-Huzardj du numéro de février 1841 des Annales de Y agriculture française;
- M. Lebouteiller, delà sixième livraison du journal Y Exposition.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry fait connaître que le comité n’a pu terminer l'examen des procédés et mémoires présentés au concours pour les prix relatifs au blanchiment des toiles età la fabrication des farines; il propose de proroger, jusqu’à la seconde séance générale de l’année, la clôture provisoire de ces concours. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre fait un rapport sur les procédés de tannage de M. Vauquelïn.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. le comte Lambel fait un rapport sur le dendromètre de M. Masquelier.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin avec le dessin de l’instrument. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre fait un rapport sur la machine à faire les briques de M. Carville.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin avec le dessin de la machine, (Approuvé.) -
- M. Francœur fait un rapport verbal sur un pupitre de dessinateur, présenté par M. Levasseur, et qui a paru simple et utile ; il propose de le faire connaître par une note à insérer au Bulletin. (Approuvé.)
- M. le baron Busche a la parole pour faire connaître la délibération des comités d’agriculture et de commerce au sujet d’une proposition de M. de Marivault.
- M. le rapporteur rappelle que M. de Marivault} en rendant compte d’une note de M. de Montureux, relative à la possibilité de diminuer le prix des céréales de la plus grande partie de ce qui peut être ajouté pour les frais de manutention et par les chances d’altération des quantités conservées, a annoncé avoir traité ce sujet avec plus do développement dans le double but d’assurer plus de fixité au prix des grains, et de faire entrer les propriétaires, fermiers ou colons en participation des avantages résultant du crédit sur lequel reposent lès opérations des négociants.
- Dans la séance du 30 décembre dernier, M. de Marivault a développé son plan d’organisation des réserves et a demandé que la Société lui donnât de la publicité, ses vues pouvant inspirer des idées meilleures et de plus utiles propositions.
- Les comités, après avoir mûrement examiné cette proposition, n’ont pas jugé à propos de l’adopter -, toutefois ils estiment que la Société doit adresser des remercîments à M. de Marivault pour cette communication. (Approuvé.)
- Communications. M. J omar d informe le conseil que, par suite d’une explosion de gaz-light arrivée, le 24 janvier dernier, dans une boutique de la rue de Richelieu, les ouvriers plombiers de la compagnie anglaise ont découvert la cause de la fuite qui avait eu lieu dans une ouverture très-grande pratiquée dans la conduite de plomb, et dont il présente un fragment ; l’épaisseur du tuyau est de 4 millimètres, l’ouverture de 3 à 4 centimètres et presque circulaire. Les plombiers ont déclaré que cette ouverture a été faite par les rats et que d’autres exemples du même genre se sont présentés à eux.
- Séance du 24 février 1841.
- Correspondance. M. Sauvé, secrétaire de la Société des sciences naturelles de la Rochelle. communique la description d’un procédé de rouissage du lin et du chanvre dont un membre de celte Société a obtenu d’utiles résultats.
- Objets présentés. M. Beullard, peintre en bâtiment, rue du Rocher, 38, présente des bouchons de liège rendus imperméables et propres au bouchage des vins mousseux sans communiquer aucune odeur ni saveur.
- M. Brunet de Lagrange fait hommage d’un exemplaire de sou rappo rt sur la mission qu’il a remplie dans l’intéiêt de l’industrie sèricicole ;
- M. Rocco Ragazzoni, secrétaire de la Société d’agriculture de Turin, du n° 317 du Répertoire de Vagriculture ;
- La Société royale et centrale d’agriculture, du n° 21 du Bulletin de ses séances ;
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- La Société d’agricullure du département de Loir-et-Cher, du compte rendu de sa séance annuelle du 30 août 1840;
- La Société industrielle de Saint-Qaontin, du Bulletin de ses travaux pendant les années 1838, 1839 et 1810 ;
- M. Amans Carrier, du numéro de décembre 1840 du Propagateur de Vindustrie de la ioie en France. .
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Combes fait un rapport sur le mode de tenue du journal sur les bâtiments à vapeur, proposé par M. Léon Duparc, capitaine de corvette.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de mentionner le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du meme comité, M. Vauvilliers fait un rapport sur l’équipage de sauvetage en cas d’incendie, présenté par M. Rouget.
- Le comité, considérant que cet appareil ne peut convenir au but philanthropique que l’auteur s’est proposé , et que son usage ne pourrait être adapté avec sécurité qu’à des machineries de théâtre et des échafaudages de peintures et d’intérieurs d’édifices pour lesquels on ne manque cependant pas de moyens faciles, sûrs et économiques, propose de remercier l’auteur de sa communication. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur les résultats du concours ouvert pour l’extraction de l’indigo du polygonum tinctorium.
- Le comité propose 1° d’ouvrir un nouveau concours, qui sera fermé le 31 décembre 1842, en mettant pour condition que les concurrents devront avoir une fabrication industrielle régulièrement exploitée : le prix sera de 3,000 fr. - 2° de décerner à M. Farel de Montpellier une médaille de platine de la valeur de 500 fr., et à MM. Bercy et Bor chacun une médaille d’argent de la même valeur. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Labarraque fait un rapport sur un habit sans couture présenté par M. Bontems, tailleur à la Queue en Beauce.
- Le comité ne peut se prononcer sur le mérite de cette fabrication. L’auteur déclare que sa machine est simple et que, conduite par un seul homme, elle pourrait confectionner douze à quinze capotes de soldat par jour et les livrer au prix de 15 fr. chaque.
- Le comité fait des vœux pour la réussite du projet de M. Bontems qu’il propose de remercier de sa communication. (Approuvé.)
- Séance du A0 mars 1841.
- Correspondance. M. le comte de Montalivet, intendant général de la liste civile, adresse le cinquième volume de la description du musée de Versailles.
- MM. Chesneaux et Verrier, mécaniciens, rue de Navarin, 13, exposent que, par suite des études et travaux faits sur leur système de waggons destinés à franchir les plus petites courbe s des chemins de fer, ils pensent avoir atteint le but qu’ils s’étaient proposé ; ils demandent que la Société fasse examiner leur système.
- M. Guillinij à JNyons (Drôme), annonce avoir fait de nouveaux efforts pour com-
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- plèter les opérations relatives a la «soie ; il est parvenu à construire des métiers à filer et ouvrer la soie dont l’expérience a conslaté le succès et qui ont mérité un rapport favorable de la chambre consultative dès arts et manufactures delà viUe d’Orange.
- Objets présentés. M. Michaux j membre de la Société royale et centrale d’agriculture, quai aux Fleurs, 19, présente le modèle et le dessin d’un appareil fort simple et d’une construction peu coûteuse, pour connaître les variations survenues dans le mouvement des eaux de là Seine ;
- M. Prieur, à Sainl-Germain-en-Laye, une serrure et un bec-de-canne d’après un nouveau Système ;
- M. Mazeron, rue Bergère, 23, une nouvelle machine pour la fabrication des moulures en bois ;
- M. Pemequin, rue de Lesdiguières, 3, des moulures sur bois produites par un tour à guillocher;
- M. Régnault, rue Saint-Antoine, 195, des colonnes torses faites avec un appareil qu’il a construit à cet effet;
- M. A. Dubois, rue Montmartre, 78, des échantillons de café en liqueur;
- M. Murget, rue des Mauvais-Garçons, 13, un procédé applicable aux peaux et aux cuirs de toute sorte pour les conserver contre l’humidité de l’air.
- M. Ch. Derosne dépose sur le bureau des pièces transmises par M. Marcellin Cadet Devaux, contenant la description d’un appareil pour prévenir ou arrêter les ravages de l’alucile.
- M. Blondeau de Carrolles, ancien élève de l’école normale, adresse ün mémoire sur l’éclairage au gaz de la houille.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro de mars 1841 du journal des Connaissances nécessaires et indispensables ,*
- 2° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de janvier 1841 des Annales de V agriculture française,•
- 3° Par M. Amans Carrier, du numéro de mars du Propagateur de l’industrie de la soie en France;
- 4° Par MM. J. Girardin et Dubreuil_, à Rouen, de trois brochures ayant pour titres : Améliorations des cidres j Instructions sur la culture de la garance; Lettre au rédacteur du Moniteur de la propriété et de i’agricullure;
- 5° Par la Société d’agriculture du département de l’Indre, de ses Êphèmêrides pour 1840;
- 6° Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar, de plusieurs numéros de son journal.
- M. Alexandre de Sabloukoff, lieutenant général au service de S. M. l’empereur de Russie, et M. Paul de Moukhanow, présents à la séance, prient la Société d’agréer, le premier, 1° la traduction qu’il a faite, en langue française, d’une notice de M. Pokorsky* Jourawko, sur les moyens employés en Russie pour élever les abeilles; 2° un mémoire en français concernant la construction des machines généralement connues sous le nom
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- de ventilateurs ou tarares, et l’application du même principe pourle déplacement des corps liquides 5 3° une histoire, en langue russe, de l’amélioration de la ruche -, 4° des règlements de la Société économique de Saint-Petersbourg.
- M. deMoukhanow présente un traité sur les constructions rurales accompagné d’un atlas de planches.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. le comte Lambel Ht un rapport sur le résultat du concours relatif à la construction d’un dynamomètre pour mesurer la résistance des machines.
- Le comité propose 1° de clore le concours -, 2° d’admettre comme concurrents M. Morin et MM. Martin et Raymondon; 3° de décerner le prix, s’il y a lieu, dans la séance générale destinée à rendre compte du résultat des concours ouverts pour 1841, après que quelques parties des instruments présentés auront été soumises à l’expérience 5 4® de publier dans le Bulletin le planimètre de M. Ernst, ainsi que sa figure qui se trouve dans le mémoire de M. Morin.
- M. le baron Séguier pense qu’il serait utile de faire connaître en même temps les perfectionnements ajoutés par M. Léon Lalanne au planimètre.
- Le conseil adopte les conclusions du rapport et décide que le planimètre de M. La-ianne sera décrit après qu’il aura été examiné par le comité des arts mécaniques.
- Au nom du même comité, M. Francœur rend compte de l’état du concours pour la rédaction de mémoires raisonnés et descriptifs sur l’outillage, par machines, des grands ateliers de mécaniques.
- Le comité, n’ayant pu terminer l’examen des nombreuses pièces envoyées pour disputer ce prix, propose de clore le concours, dont on fera connaître les résultats en même temps que ceux des concours ouverts pour 1841. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un rapport su? le prix relatif au perfectionnement de la fabrication de la dexlrine et son application aux arts et à l’industrie.
- Les conditions du concours ayant été remplies, le comité propose de décerner lé prix de 2,000 fr. à MM. Ileuzê frères, fabricants de dextrine à la Petite-Yillette. (Approuvé.)
- Au nom de la commission de lithographie, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur le résultat du concours pour la fabrication du papier façon de Chine.
- La commission propose de décerner le prix de 2,000 fr. à MM. Breton frères, à Grenoble, comme ayant rempli toutes les conditions du concours. (Approuvé.)
- . Au nom de la même commission, le même membre fait connaître les résultats du concours pour les pierres artificielles et pour la fabrication de plaques métalliques ou cartons propres à remplacer la pierre lithographique.
- La commission propose de clore le concours, dont il sera rendu compte en même temps que de ceux de 1841. (Approuvé.)
- Au nom dé 'là'même conmission, M. Gaultier de Claubry fait un rapport sur le nettoiement dés écorces ou de toute autre substance propre à la fabrieationidu papier.
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- La commission propose de maintenir ce sujet de prix au concours pour l’année 1843, en conservant les droits des concurrents. (Approuvé.)
- Âu nom du comité d’agriculture, M. Calla lit un rapport siir le concours pour le perfectionnement de la filature de la soie dans les départements où cette industrie existe depuis longtemps.
- Le comité propose d’accorder à M. Teyssier-Ducros, propriétaire à Yalleraugue (Gard), qui a rempli toutes les conditions du programme, une des récompenses promises, la grande médaille d’or, et de continuer ce sujet de prix pour l’année 1843. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Pèligol lit un rapport sur le résultat du concours ouvert pour l’analjse de la betterave à diverses époques de sa maturation.
- Les conditions du concours n’étant pas remplies, le comité propose de proroger le prix à l’année 1842. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Trëbuchet lit un rapport sur les patins-nageoires de M. Deîatour.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin, avec le dessin de l’appareil et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. le baron de Silvestre lit un rapport sur les travaux de la Société impériale d’économie rurale de Moscou pendant les années 1838 et 1839.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à cette Société, de lui témoigner le désir de recevoir d’elle d'ultérieures communications et d’insérer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. de Marïvault fait un rapport Yerbal sur la machine dilepetite pieuse, destinée, par M. Labouherie, à introduire la filature du lin et du chanvre dans les ménages ruraux.
- M. le rapporteur, après avoir donné une idée succincte de cette machine, expose les motifs qui semblent militer en faveur de l’introduction de la filature du lin par procédés mécaniques dans les ménages qui pratiquaient déjà la même industrie par l’emploi de la quenouille et du fuseau -, il termine en proposant de témoigner à M. Labouherie le vif intérêt que la Société attache au succès de son entreprise. (Approuvé.)
- Communications. M. Francœur expose que, par suite d’un entretien que M. Hanriot a eu, avec M. le baron Sëguier, sur les moyens actifs et économiques à employer dans le service de toute espèce de tranchant sur les corps durs, tels que le fer, l’acier, etc., ce savant l’a invi té à donner con naissance, à la Société, du moyen qu’il emploie à cet effet, qui est l’essence de térébenthine, ainsi que des diverses applications qu’il en a faites et qui out donné pour résultat plus de cinq sixièmes d’économie sur le temps et sur l’outillage.
- Imprimerie BOUCHARD-HUZAÏ1D, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N° CCCCXLII. ) AVRIL 1841.
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- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision. _ rKr 4
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- Rapport fait, par M. de Lambel, au nom du comité des arts s niée uniques, sur le dendrometre ou instrument pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres, présenté par JM. Masquelier.
- ' Messieurs, vous avez renvoyé, en 1834, au comité des arts mécaniques un mémoire et un instrument de M. Masquelier, dont l’objet était de trouver, sans changer de station, la hauteur et Tépaisseiir, à un point quelconque, de différentes pièces de charpente que l’on peut tirer d’un arbre non abattu. j L’instrument présenté par M. Masquelier pouvait, par le moyen d’un fil à plomb, indiquer sur une échelle divisée en millimètres la hauteur de l’arbre à un décimètre près, à la distance de dix mètres; mais, pour trouver le diamètre du même arbre, il fallait, ou faire des calculs, ou consulter des tables, et les erreurs de la première opération pouvaient influer sur l’expression de la valeur de la seconde. ; ,
- Nous avons fait observer à M. Masquelier, 1° qu’il était possible d’obtenir, avec le même instrument et sans aucun calcul, le diamètre de l’arbre observé à une hauteur quelconque, en partant du principe qu’il avait adopté pour trouver la hauteur ; 2° qu’une lunette avec deux cheveux croisés au lieu d’un mire à l’œil nu donnerait plus d’exactitude : il en est convenu, et se proposait de faire ces petits changements à son instrument, lorsque des circonstances malheureuses, des causes desquelles il était entièrement, innocent, 1’engagèrent à s’expatrier ; il doit être maintenant en Russie.
- Ayant eu besoin, pour mon usage, de cet instrument, je l’ai fait exécuter par M. Legey, ingénieur-mécanicien, dont vous avez été à même déjà d’apprécier les connaissances théoriques et pratiques très-distinguées, de la manière dont j’étais convenu avec M. Masquelier; et c’est cet instrument qui vient d’être soumis au comité des arts mécaniques.
- Quarantième année. Avril 1841. ' 15
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- 414 r- J? JX'Mty. mépàn^ues.^b^^:/ mtl'iMlh)
- On a adopté , pour en faire usage, le pied des niveaux à bulle d’air actuels : un triangle en'pjùvle supporte une colonne creuse verticale qui y est fixée en conservant "lui mouvement de^otatâon horizontal ; cette colonne sert à la rotation d’un axe vertical qui en est enveloppé et qui porte à son sommet une douille creuse.
- paÿs cette douille se meuf; dans le sens vêfjlicâl, d’un côté u|e lupetGr à cheveu, et de l’autre un triangle isocèle en cuivre dont le centre de rotation est sur la nuahae’ligaetfUtejcdpî'jdeila. liirietéf. Ail tomnaiet du .triangle est l’axe d’un perpendicule auquel, quand il est vertical, la base graduée est perpendiculaire à la distance précise de dix centimètres, parallèlement à l’axe de la lunette. • -'-b -'U hïn:i\i'rj^f;uA — ;*T
- Pour se servir de ce premier appareil, après avoir établi verticalement les tiges au moyen du perpendicule et amené celui-ci au zéro de l’écheMe, l’on fait mouvoir horizontalement la colonne mobile qui porte la douille jusqu’à ce que Je point où se croisent les cheveux dans la lunette, c’est-à-dire la ligne de mire, corresponde au point du milieu de la circonférence de l’arbre; puis on fixe l’axe vertical avec une vis de pression, et l’on note la distance du point donné par la ligne de mire sur le milieu,, de l’arbre à celui du milieu de la circonférence suivant laquelle l’arbre doit être recepé inférieurement ; 1-ea* prend le diamètre de l’arbre au même point, comme on l’indiquera plus bas;: Ue ë:b;
- On fait ensuite mouvoir l’axe qui porte la lunette et le triangle^ jusqu à ce que la ligne de mire tombe sur le point où l’arbre doit être recepé supérieurement. La quantité en millimètres comprise entre le zéro de l’échelle graduée du triangle et le perpendicule donne le moyen de déterminer k distance du premier point observé au deuxième. ^ ré *s ^ > j:
- Si la station a lieu à 10 mètres de distance du milieu de l’arbre, chaque millimètre représente alors un décimètre de hauteur, car le triangle formé parle perpendicule, la base et fa ligne de milieu du triangle de l’instrument est semblable à celui donné par la ligne de mire, l’arbre et la ligne horizontale, puisqu’ils ont deux cotés parallèles, et le troisième perpendiculaire : on a donc, dans le cas présent, 10«l'm*é 11 (quantité des millimètres trouvés)
- : : 10,00 : x (hauteur cherchée) ; d’où x = 11 X ^ir, ou 11 X 100: il faut donc multiplier le nombre de millimètres trouvés par 100, c’est-à-dire que chaque millimètre représente un décimètre; et, comme on peut facilement déterminer à la vue l’espace qui se trouve entre le perpendicule et k plus voisine des divisions millimétriques, on voit que l’erreur ne peut être an plus que de 5 centimètres ou 2 pouces anciens. Si la distance de la slatio» à Farbre était plus grande ou plus petite que 10 mètres, on aurait toujours 10m,m,11 : : 1000 : x, dont trois premiers sont connus, et x facile à calcuîer.
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- INSTRUMENTS- DE PRECISION.
- 0‘ii trouve lG diaraéïïê^^u lâr eorde qjui en approche;le pk*s, d’aprèsle méine principes p.v?',?, .h-'iK .»*> o\ ïouimT. i .'•» I -ioo^î .sif-ur:* ::;ynci^i ;
- A la base de l&. colohnje sont disposées deux lames dont l’une est fixée horizontalement sur le triangle de l’instrument et lia seconde se meut sur le » même( axe que la colonne. - La première laine horizontale fixée ai* triangle dia support poirtie à soh extrémité une échelle graduée en cinquièmes de millimètre qjui est tangente à un rayon de 20 centimètres.; La secondé lame se meut avee? la eolonrte,; et porte à son extrémité une petite’ fenêtre transparente où la ligne de milieu de la lame inférieure se trouve répétée et correspond au zéro de/béchelle graduée placée au-dessous. ,, aî ? f.Âmji La ligne de mire de là lunette restants- placée sur le milieu de l’arbre et les lames iafériebresi au zéro,-de i’éehelle graduée ,; une vis de pression fixe la colonne arl’axe vertical p oh faitantouvoir, la lunette horizontalement sur la colonne, de manière que la )igné der mire sbit tangente de la.eircbnfêt-rence de l’arbre air point .où/Lon jyfiutàfeær ,prendre les diamètre ; on note de combien la ligne du milieu de la lame mobile s’est; .éloignée du zéro de la hranehe inférieure, et on la cohduilt ensuite jusqu’à la. limite de la eircoilfé-rehce de l’arbre du cèfcé opposé*. On ajoute les deux \ quantités des millimètres trouvés, on les multiplie par 50, et l’on obtient la quantité de décimètres ou de parties de décimètres5 qu’à 'ht diamètre cherché.
- La corde ou le diamètre approximatif donné paît l’iàstruméntiesf proportionnel à la longueur des rayons quand les angles sont égaux, comme dans le cas présent. Celui des lames étant double de celui employé pour mesurer la hauteur, on multiplie par 50 au lieu de 100. ; iîUÏ; V^ î -.t .pi! «• i ~ t Le millimètre étant divisé en cinq parties'et 2 millimétrés représentant 1 décimètre, on voit que les lames poussent l’approximation à moins d’un centimètre près»‘!i;;-r-r-.;;:r': i/uao! - "i:! !>h ; : > 5' .i -\\i •
- On a dit que l’on n’obtenait qu’approximativement le diamètre de l’arbre. Ën supposant-.la; station à 10 mètres dè distance de l’arbre et le diamètre réel de 50 centimètres, la corde trouvée sera 49 centimètres 936 millièmes de cèhti-mètre* ce qui ne diffère de 50 centimètres que de 64 centièmes' de millimètre, différence à négliger dans la solution du problème que l’on se propose, où l’épaisseur seule très-variable del’écôpce peut en produire de bien plus grandes, et qui peut être d’ailleurs compensée dans la table dont on s’occupe. * Lorsqu’on a déterminé les différentes circonférences du même tronc de l’arbre, on les additionne pour en prendre la moyenne; on a là hauteur en ajoutant là hauteur trouvée au-dessus de la ligne horizontale à celle que l’on a mesurée au-dessous : on peut donc avoir le nombre de décistères que doit produire chaque bille. • .
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- 116 ARTS MÉCANIQUES.
- Cet instrument sera utile aux personnes même habiles chargées de faire l’estimation d’une coupe, pour déterminer le nombre *de décistères de charpente que doivent donner les arbres quând ils sont hors des dimensions de ceux qu’ils sont habitués à estimer au simple coup d’œil ; il le sera de même aux propriétaires de biens pour vérifier si la personne qu’ils emploient pour estimer leur coupe est capable, puisqu’il leur donne la facilité, en établissant les dimensions de quelques arbres dont la valeur partielle leur est donnée par l’estimateur, de juger si l’estimation correspond au nombre de décistères que l’on peut tirer de chaque arbre d’après le prix du décimètre convenu.
- Enfin cet instrument peut servir aux propriétaires à établir seuls la quantité de décistères de charpente que peuvent donner leurs coupes.
- : On s’occupe de calculer des tables indispensables, depuis la mise en vigueur du système métrique, pour rendre l’usage de cet instrument aussi prompt que facile , dans les deux hypothèses en usage \ c’est-à-dire supposant le côté du carré égal au quart de la circonférence dont on a ôté préalablement un cinquième ou un sixième. ; ;d, , ' -
- Le comité vous propose de remercier M. Masquclier de sa communication, et d’insérer le présent rapport au Bulletin , accompagné d’un dessin de l’instrument.* . • '>
- * ü 1 Signé de Lambel, rcippovtéur.
- Approuvé en séance, le 10 février 1841. • ;
- Description du dendrometre de M. Masquelier.
- PI. 824, fig. 1. - Elévation latérale de l’instrument.
- Fig. .2. Vue, en dessus, du même.:
- Fig. 3. Elévation vue par devant.
- Fig. 4. Section verticale de la colonne qui porte rinstrument. •
- Fig. 5. Secteur gradué, vu séparément.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- , aa^ Base de l’instrument à trois branches. "
- bb, Vis à pointes à tête godronnée pour fixer l’instrument sur une planchette.
- c, Colonne creuse dans laquelle passe l’axe vertical d de l’instrument enveloppé d’un fourreau dcet axe est évidé au milieu pour donner plus de prise à la vis de pression e qui traverse la colonne et le fourreau, et vient presser fortement contre l’axe d quand on veut arrêter l’instrument dans la position désirée. La colonne c est engagée sur un pivot faisant corps avec la base de l’instrument, et sur lequel elle tourne horizontalement à l’aide de l’alidade p.
- f, Lunette passant dans le collier h.
- g, Axe horizontal sur lequel l’instrument prend divers degrés d’inclinai-
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- son; il est évidé au milieu et engagé dans une douille creuse g'; une vis de pression i le serre et interdit ainsi tout mouvement vertical de l’instrument.
- /, Triangle isocèle en cuivre monté sur la douille g', et prenant divers degrés d’inclinaison, ainsi que l’indiquent les lignes ponctuées de la fig. 1 .
- f, Base du triangle portant des divisions en centimètres. :
- À, Quart de cercle divisé sur le triangle:
- Z, Barrette attachée à Taxe horizontal g derrière le triangle par des vis mm.
- ?i, Perpendicule qui oscille sur un axe attaché au sommet du triangle par un pontet.
- > o, Secteur gradué formant l’extrémité d’une lame qui fait corps avec le triangle a. , :
- p, Alidade attachée à la colonne par quatre vis qq et arrêtée dans la position convenable par un valet r, serré par une vis s.
- t, Fenêtre en corne transparente portant un trait passant par l’axe de chaque division. (D.)
- Note sur les compas a ellipse ; par M. Théodore Olivier.
- Dans la séance du conseil d’administration de la Société d’encouragement du 26 août 1840, j’ai fait connaître le principe d’un nouveau compas à ellipse, principe qui m’avait été communiqué par le capitaine d’artillerie Ludwig, lors de mon voyage à Carlsruhe.
- Je connaissais plusieurs compas destinés à tracer des ellipses , mais je n’en avais vu aucun qui fût construit d’après le principe qui me fut exposé en Allemagne ; j’avais donc pensé que le compas construit d’après ce principe serait, en effet, nouveau.
- Cependant il n’en est rien; l’invention est ancienne, car elle date de 1814 et elle est française, et comme nous désirons tous rendre à chacun ce qui lui appartient, aux étrangers comme à nos compatriotes, je m’empresse de remercier M. Gauthier de Latouche, demeurant rue Godol-de-Mauroy, 1, à Paris, de m’avoir écrit pour me faire savoir qu’il existait, chez M. J^incenl Chevalier, opticien, quai de l’Horloge, 69, un compas à ellipse construit d’après les principes que j’avais énoncés dans la note publiée dans le Bulletin de la Société d’encouragement (octobre 1840).
- Je.me suis rendu chez M. Chevalier et j’ai obtenu, au sujet de cet instrument, les renseignements suivants : M. Baradelle fils, ingénieur-opticien, a exécuté, de 1815 à 1817, quatre compas semblables à celui que je mets sous les yeux de la Société.
- En 1814, le même ingénieur en instruments de mathématiques avait présenté à la Société un compas destiné à tracer de petites ellipses, mais dont la forme était entièrement différente de celui exécuté en 1815, quoique la construction
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- fût fondée sur le même principe. M. Molard fit, sur le compas présenté en 1814, un rapport à la Société d’encouragement qui porte la date du 13 avril 1814 ; et ce rapport, ainsi que le description et le dessin de l’instrument, ont été publiés dans le Bulletin de mars 1814, p. 50. »
- Comme le compas exécuté en 1815 est entièrement différent de celui présenté à la Société en 1814, je pense qu’il est utile de le publier, en indiquant la manière de s’en servir. ; \ ; * ? .
- Cette publication aura , d’ailleurs, l’avantage de constater que l’invention est bien française et.non allemande, et qu’elle appartient à feu Bar ad elle.
- Le eompas que j’ai fait exécuter par M. Desbordes a quelque analogie avec celui construit en 1814 par Baradelle; cependant je crois qu’il serait préférable, non-seulement sous presque tous les rapports, à celui exécuté en 1814 par cet artiste, mais encore, sous certains rapports, à celui qu’il a exécuté en 1815,* car il est évident que le compas Baradelle de 1815 est infiniment supérieur au compas de 1814. Ces sortes de compas ne peuvent pas facilement tracer des ellipses dont la différence entre les axes est assez grande, tandis qu’ils peuvent décrire, avec la plus grande facilité, les ellipses presque circulaires, celles dont la différence entre les axes est très-petite et aussi petite que l’on veut.
- Au contraire, les compas à ellipse dont la construction est fondée sur la propriété de la différence entre les axes, et qui sont très-anciennement connus, peuvent tracer des ellipses dont la différence entre les axes est grande et aussi grande qu’on veut; mais cette différence ne peut être petite, elle ne peut être moindre qu’une quantité donnée, qui est toujours assez considérable, à cause de l’épaisseur qu’il faut donner aux pivots de la branche mobile, lesquels glissent dans les rainures en croix.
- Pour pouvoir tracer des ellipses de toutes grandeurs, les deux espèces de compas me paraissent indispensables.
- Compas a ellipse (théorie}. .
- I. Si l’on a un cylindre de révolution, fig. 1, pl. 825, dont Taxe soit A et la section droite un cercle C dont le rayon op = R ; si l’on prend sur l’axe A un point a, et que de ce point on mène une suite de droites passant par les divers points du cercle C, on forme une surface conique de révolution ayant pour axe l’axe A.
- 1° Les droites qui vont du point a aux divers points m, m' du cercle C ont toutes la même longueur.
- 2" Les diverses droites am, amr font toutes avec l’axe A un même angle et.
- II. Si Ton suppose, fig. 2, que l’on coupe un cylindre de révolution ayant
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- INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
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- pour section droite un cercle C dont le rayon o'r =s R, par un plan faisant avec son axe A un angle 6, on obtient une ellipse E dont les axes sont bb’ et pp\
- te demi-petit axe ob = R et le demi-grand axe op = —- . ; '
- Si l’on suppose que l’on mène par un point a de l’axe A une droite allant aboutir au point p, extrémité du grand axe de l’ellipse, cette droite ap fera, avec l’axe A, un certain angle A ; et si l’on faittourner cette droite ap autour de l’axe A, te point a restant invariable ainsi que l’angle son extrémité p décrira sur 1e cylindre un cercle C', dont le rayon sera le même que celui du cercle G. Mais, si l’on veut que l’extrémité p de cette droite ap décrive l’ellipse* E , l’angle et restant invariable, il faudra que le point a se meuve sur Taxe A; et, pour que l’extrémité p de la droite ap décrive la demi-ellipse p bq, il faudra que le point a parcoure sur l’axe A une distance égale à p'q , projection sur l’axe A du grand axe pq de l'ellipse E.. .
- C’est sur eê qui précède qu’est fondée la construction des deux compas h ellipse dont je: vais donner la description..
- Description du compas h ellipse inventé et exécuté par feu ; Bamdelle fils. ;
- Fig. 3 et 4 , pi. 82a. La tète d’un compas ordinaire a deux poin tes est percée, en son centre, d’un trou dans lequel on fait passer une petite tige a, portant à son extrémité une charnière b, fixée à l’extrémité d’une longue tige cylindrique c, terminée en pointe d. Une douille ^ portant une branche de compas g, glisse librement le long de l’axe c.
- En ouvrant le compas ordinaire à deux pointes et plaçant en arrière l’axe c., on peut donner à cel axe toutes les inclinaisons que l’on voudra par rapport au plan sur lequel repose l’instrument et sur lequel se trouve placée la feuille de papier.
- En faisant tourner la douille f et, par suite, la branche de compas g ouverte d’un certain angle, le crayon h décrira sur 1e papier une ellipse.
- Mais il est important de pouvoir construire une ellipse dont le centre est donné, et dont les axes sont aussi donnés en grandeur et en direction.
- Voyons donc comment on devra manœuvrer l’instrument pour tracer une ellipse dont le centre est donné en o et dont les demi-axes sont op et oq ( op étant le demi-grand axe).
- L’axe de la longue lige c devra se projeter rigoureusement sur le grand axe de l’ellipse. Il faut donc, d’abord, que cette tige soit bien cylindrique et que son axe passe bien par la pointe d qui la termine ; il faut, en un mot, que cette tige soit bien centrée.
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- J 20 ARTS MÉCANIQUES. :
- On placera la pointe d au centre o de l’ellipse à tracer ; on prolongera le demi-grand axe op, et l’on placera les pointes x ety du compas ordinaire sur une perpendiculaire à l’axe op, et de manière à ce que ces deux points x ety soient également éloignés de la droite poz. On sera dès lors assuré que l’axe de la longue tige c se projette rigoureusement sur la ligne poz. -
- Cela fait, on fera tourner la douille f autour de la tige c, et l’on amènera la pointe h du crayon au point q, extrémité du demi-petit axe de l’ellipse à tracer. Cette opération s’effectuera en ouvrant plus ou moins la branche de compas g-. . ; V : : ;
- L’angle d’ouverture de la branche g- étant ainsi déterminé, on le rendra invariable; puis on fera de nouveau tourner la douille pour amener la pointe h du crayon sur la ligne poz. Cette pointe h viendra se placer ou à droite ou à gauche du point p. On devra dès lors relever ou abaisser la tige c pour amener la pointe h du crayon au point p. ; ^ •
- Pour faire mouvoir ainsi la tige c, il faudra faire mouvoir le compas à deux branches, et de manière à ce que ses pointes x ety se meuvent sur deux droites xxr, yyr, tracéës parallèlement à la ligue poz, opération qui nécessitera l’emploi d’une règle à T glissant sur une autre règle.
- Lorsque l’inclinaison de la tige c sera déterminée, la pointe h du crayon ayant été amenée au point p, on fixera l’instrument en la position obtenue, et l’on tracera l’ellipse demandée. ..
- Description du compas a ellipse inventé par M. Théod. Olivier . et exécuté par Mi. Desbordes.
- Fig. 5, 6, 7 et 8. Un limbe A, placé d’équerre sur deux embases H, H, porte deux équipages B et D.
- A l’équipage B est fixée une tige cylindrique c, sur laquelle glisse librement une douille f, à laquelle est ajusté, à charnière, un tire-ligne g.
- L’équipage B ainsi que l’équipage D peuvent se mouvoir librement et cir-culairement sur le limbe A autour du centre d; on peut les fixer en une position déterminée au moyen des vis de pression R et V.
- A l’équipage B est fixé un écrou mobile e, et à l’équipage D un conducteur k, pour la vis de rappel x, qui s’engage dans l’écrou e.
- De sorte que, ayant fixé l’équipage D au moyen de sa vis de pression Y, on peut avancer ou reculer l’équipage B au moyen de la vis de rappel x, et, ayant amené l’équipage B en la position voulue, l’y fixer au moyen de sa vis de pression R.
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- , INSTRUMENTS DE PRECISION. 121
- Pour tracer line ellipse dont le centre o est donné ainsi que ses demi-axes op et oq en grandeur et direction, on se servira de l’instrument de la manière-suivante £-.;- ,V.; \ Vi -*
- On prolongera le demi-grand axe op ; on placera la pointe d de la tige cylindrique c au centre o. . ,
- On tournera le limbe de manière à ce que la droite op, prolongée, passe par les deux coches ou crans m, m, tracés sur les embases H et H. Ces deux crans m, m sont tracés sur l’instrument de manière à ce qu’ils soient rigoureusement sur les embases II, H, la trace d’un plan vertical passant par l’axe de la tige cylindrique c, ce plan étant supposé mené parallèlement au limbe A.
- La tige c doit donc être bien centrée.
- Ces crans m, m remplacent, pour placer l’instrument, la règle à T, qui est indispensable lorsque l’on veut se servir du compas de Baradelle.
- Cela fait, on sera assuré que l’axe de la tige c se projette rigoureusement sur le demi-grand axe de l’ellipse à tracer. .
- Ayant placé la tige cylindrique c en une position quelconque, on fera tourner la douille y jusqu’à ce que la pointe h du tire-ligne passe par l’extrémité q du demi-petit axe de l’ellipse, et l’on obtiendra la superposition des points q et h en ouvrant plus ou moins la branche g du tire-ligne, et lui faisant faire un angle plus ou moins grand avec la tige c.
- Cela fait, on retournera le tire-ligne pour amener son extrémité h sur le demi-grand axe op, et l’on fera coïncider les points h et p en faisant faire à la tige c un angle plus ou moins aigu avec le plan horizontal.
- Pour cela, on desserrera les vis de pression R et V, et l’on fera mouvoir circulairement et ensemble les deux équipages B et D.
- Lorsque, par cette manœuvre, le point h sera très-près du point p, on fixera l’équipage D, et au moyen de la vis de rappel x on amènera le point h sur le point p*
- Cela obtenu, on fixera l’équipage B et l’on tracera l’ellipse.
- Si l’on voulait tracer un cercle, on placerait l’équipage B, ayant entraîné avec lui l’équipage D, de manière à ce que les points v et 'v1 se placent sur les points vr et v”, marqués par deux coups de burin donnés sur la face verticale du limbe. En celte position, l’axe delà tige c sera vertical, il sera dirigé suivant la ligne dz. >
- Cet instrument peut servir de compas à ellipse et de compas à cercle. On doit remarquer que le compas de Baradelle ne peut pas servir à tracer des cercles, car rien, dans cet instrument, ne peut permettre de placer verticalement et d’une manière rigoureuse la longue tige cylindrique c. Mais, si le compas de Baradelle ne peut pas servir à tracer des cercles, il est, par contre, disposé de telle sorte qu’il peut remplacer, dans les étuis de mathématiques, le compas à trois pointes. Théod. Olivier.
- Quarantième année. Avril 1841. 16
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- m ARTS ÉCCSVOMIQUES.
- ,?v; ^ • MACHINES A VAPEUR. ' ' *4 “R 'tr-Uu HU ’ï
- ; ; . i ; ; ' !'U iri-l.'ii’h] <' ' •* * i' * •... ‘V*
- Sur la machine a vapeur a quatre cylindres avec condenseur commun j par feu Gengembre, directeur de V usine de la marine royale a Indret (Loire-Inférieure). '*
- La description de cette machine, donnée dans le Bulletin de février dernier, page 41, se trouve ne pas contenir un document important, celui de sa date ; il est établi que ce fut à la fin de février 1834 que les études en furent terminées, et que le dessin général en fut dressé officiellement.
- ARTS ÉCONOMIQUES.—chaussures.
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques, sur les chaussures a cambrure flexible présentées par MM., Quiquerez et Cour tôt, rue S aint-Antoine ^ 3a.
- : L’inflexibilité de la semelle, dans les chaussures fortes, présente plusieurs inconvénients graves pour la marche. . . .
- D’une part, la stabilité du corps est peu assurée, car il ne repose que sur un petit nombre de points saillants , tandis que la forme concave du pied , le nombre et la mobilité des pièces qui le composent lui donnent naturellement la faculté de poser de toute sa largeur sur le sol, de s’y appliquer exactement et même de s’accommoder aux inégalités qui peuvent s’y trouver.
- D’une autre part, lorsque, par l’effort des muscles de la jambe, le talon est soulevé, il quitte la semelle, et à chaque pas il monte et descend alternativement dans l’intérieur du soulier.
- 11 résulte de là v
- 1° Que les chaussures doivent être plus longues et plus larges qu’il ne le faudrait, ce qui rend la marche plus difficile et plus fatigante
- 2° Que le mouvement du talon et le poids du corps, en agissant sur le quartier du soulier, tendent à rabattre et à le ployer en dedans, ou, comme on le dit vulgairement, à Yéculer;
- 3° Que le frottement continuel du talon contre le quartier du soulier use et déchire promptement les bas, et détermine fréquemment des blessures ou des excoriations très-douloureuses au talon. Çeei se remarque principalement
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- CBAUiSUMs*
- chez les soldats qui fout des marches forcées et dont les éhàüSsures exécutéef en fabrique sont généralement très-larges ; ils sont obligés^ pour continuel* leur foute, ou bien de ployer le quartier de leurs souliers et de les mettre en pantoufles, ou bien, pour éviter la douleur que leur cause le frottertiëttt du soulier sur le talon, au lieu de relever celui-ci, comme cela doit avoir lieu naturellement, ils glissent, ils traînent les pieds horizontalement à la surface du sol.
- Le nombre des traînards, par suite de blessures au talon, s’élève quelque^ fois au cinquième et même au quart de l’effectif d’une compagnie; il faut ou les laisser en route et quelquefois même les abandonner, ou suspendre pendant plusieurs jours la marche d’un corps d’armée.
- 4° Lorsque le pied est emprisonné dans des bottes et*que le talon n’a plus la liberté de faire ses mouvements, les semelles sont forcées nécessairement à ployer et à fléchir; alors les coutures sont tiraillées et distendues, le fil se casse ou coupe l’empeigne. On ne pourrait pas marcher avec des semelles tout à fait inflexibles, pas plus qu’avec des socques sans brisure.
- Les semelles confectionnées par MM. Quiquerez et Courtot sont formées de trois pièces solidement cousues et assemblées ; lé talon et la semelle sont en cuir fort; la portion intermédiaire est formée d’un double cuir souple et flexible, qui est préparé à l’iinile et que l’on connaît sous le nom de croupon.
- Cette disposition présente les avantages suivants :
- La chaussure s’adapte mieux aux pieds et suit tous les mouvements du talon ; la marche est plus légère et moins fatigante; on est moins exposé à se crotter. N ' •
- 2° Les chaussures ainsi confectionnées peuvent être de meilleure qualité et néanmoins être vendues à plus bas prix que les chaussures ordinaires , parce qu’au lieu d’une grande pièce en cuir fort, nécessaire pour faire les semelles dim seul morceau, qui n’est pas toujours homogène dans toute son étendue, on peut utiliser de très-petits morceaux et les choisir de qualité convenable.
- L’expérience des chaussures de MM. Quiquerez et Courtot a été faite par l’un des employés de vos bureaux ; les résultats en ont été satisfaisants.
- En résumé, votre comité pense , messieurs , que les souliers à cambrure flexible seraient fort utiles aux personnes qui marchent beaucoup sur les routes ou sur le pavé des villes. •
- MM. Quiquerez et Courtot sont de simples ouvriers qui ont mis en commun leur pécule et leur travail pour exercer et développer leur industrie ; ils . fondent leur espoir sur le patronage de la Société d’encouragement ; leur position et leurs efforts sont dignes de votre intérêt.
- gjNous avons, en conséquence, l’honneur dé vous proposer, au nom du comité.'
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- des arts économiques, de faire insérer le présent rapport au Bulletin, et d’en délivrer 500 exemplaires à MM. Quiquerez et Courtot. : * r.
- Signe' Rervix, rapporteur, r
- Approuvé en séance, le 7 avril 1841. / ^
- . . - . . . - S CAFETIÈRES. > ^ ;
- i
- Rapport fait par M. Herpin_, au nom du comité des arts économiques, sur la cafetière atmo-pneumatique présentée par M. Soleil, opticienrue de VOdéon, 35.
- Il y a déjà plusieurs années, M. Soleil soumit à votre examen une cafetière qu’il appelle atmo-pneumatique et dont le mécanisme a beaucoup d’analogie avec celui de la lampe à gaz hydrogène de M. Gaj-Lussac.
- Ce petit appareil, imaginé par un physicien distingue, M. Noremberg, professeur à Darmstadt, était primitivement construit en verre; mais la frangibilité de cette matière, les précautions qu’il fallait prendre, avaient de graves inconvénients; M. Soleil le fit exécuter en fer-blanc, et y apporta d’utiles modifications; du reste, il déclare, avec la plus grande loyauté, que toutes ses prétentions se bornent à populariser l’ingénieux appareil de M. Noremberg.
- Quelques membres de votre comité des arts économiques avaient exprimé la crainte que le tube plongeur destiné à la circulation du liquide ne vînt, à la longue, à être obstrué, soit par un dépôt du marc de café, soit par toute autre cause, et donnât lieu à des accidents.
- Le comité fut d’avis qu’il fallait, avant de vous faire son rapport, soumettre l’appareil présenté par M. Soleil à une épreuve décisive et suffisamment prolongée. „ •
- En 1836, une de ces cafetières fut remise à l’un de nous, qui l’envoya à la campagne, où elle servit habituellement deux ou trois fois par semaine pendant les saisons d’été et d’automne, et demeura en repos tout le reste de l’année.
- Cette cafetière ayant été ouverte, il y a peu de temps , on trouva l’intérieur du vase, le tube plongeur et le filtre parfaitement nets et ne contenant pas la moindre trace d’un dépôt de marc de café ; elle n’avait reçu, l’année précédente, d’autres soins que le lavage habituel. . *
- La cafetière atmo-pneumatique se compose de deux vases superposés et soudés ensemble, mais séparés par une sorte de diaphragme. La communication entre les deux vases ne peut avoir lieu qu’au moyen d’un petit tube qui plonge jusqu’au fond du vase inférieur. ,
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- "' NATATION.* 125
- Ce dernier étant rempli d’eau, on le ferme avec un bouchon de liège et on place l’appareil sur le feu. Bientôt la vapeur se forme, et, comme elle ne peut pas s’échapper au dehors, elle presse la surface du liquide et le force à s’élever, par le tube plongeur, jusque dans le vase supérieur où se trouve le café pulvérisé. Alors on retire l’appareil de dessus le feu ; la vapeur contenue dans le vase inférieur se condense, le vide se forme, et, par l’effet de la pression atmosphérique, le liquide s’y précipite avec force; il se filtre et se charge à la fois en passant à travers le café, qui est retenu par un tamis très-fin.
- L’opération se fait promptement, sans difficulté ni embarras; l’infusion, préparée selon les conditions les plus convenables, est très-limpide et bien colorée ; elle conserve tout 'l’arome du café et peut être servie presque bouillante.
- . Un bon nombre de personnes qui font usage de la cafetière de M. Soleil, et parmi lesquelles nous pourrions citer l’un de nos physiciens les plus célèbres, membre de l’Académie des sciences, trouvent, dans le café préparé au moyen de cet appareil, une qualité supérieure et un parfum délicat qu’ils n’ont pu obtenir par aucun des autres moyens usuels. ' *
- J’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques,
- De remercier M. Soleil de sa communication et de faire connaître sa cafetière en faisant insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé IIerpijv, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 7 avril 1841 •
- NATATION.
- Map port fait par M. Trebuchet, au nom du comité des arts économiques , sur les patins-nageoires de M. Delatour, rue Bayard, 5, aux Champs-Elysées.
- Messieurs, M. Delatour, ancien officier, a soumis à votre examen des patins-nageoires de son invention.
- Convaincu que l’art de la natation consiste notamment à augmenter le plus qu’il est possible la surface de résistance qu’on doit trouver dans l’eau , et a faire le meilleur emploi de la force musculaire tant pour la durée que pour la vitesse de la locomotion, M. Delatour a pris ces principes pour base de ses recherches; elles l’ont conduit, après un grand nombre d’expériences, à confectionner l’instrument dont nous allons avoir l’honneur de vous rendre compte. ' • ‘ - ;
- Les patins-nageoires, qui sont pour l’eau ce que le patin ordinaire est pour
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- 126 ARTS ECONOMIQUES.
- la glace, forment une chaussure nautique composée de deux parties * la nageoire proprement dite, et la sandale. • i v. ^ .
- , La nageoire est formée de lames en bois très-mince qui > placées dans le sens de la largeur du pied, se couchent et se relèvent, au gré de 1 eau, sur deux montants. Sa longueur est à peu près du double de celle du pied ; sa largeur est triple. Ce n’est pas, du reste, arbitrairement que ces dimensions ont été adoptées; on les a calculées avec Soin. Si la nageoire est trop petite, ainsi que l’observe M. Delatour, elle produit peu d'effet, ou bien il faut précipiter les mouvements; car elle n’est pas en rapport avec la force musculaire ; si, au contraire, elle dépasse en grandeur les limites convenables, on obtient, il est vrai, un support plus résistant, mais aux dépens de là facilité des mouvements en général et, surtout, des mouvements de retour. La résistance du patin dans ces derniers mouvements , c’est-à-dire quand on le ramène à soi, provient aussi de la largeur des lames; plus elles sont petites et, par conséquent, nombreuses, pour former la même surface totale, plus elles augmentent le tirage ; mais, d’un autre côté, les lames se couchant plus vite, l’effet de la nageoire se fait sentir plus directement sous les pieds.
- La sandale, à laquelle s’applique la nageoire , est une semelle composée de deux montants liés entre eux, soit par du liège, soit par un morceau de bois très-léger ; sa largeur est celle du pied ; ses dimensions sont proportionnées, d’aillenrs, comme celles de la nageoire dont nous venons de parler, à la grandeur du pied qui doit s’en servir. Cette sandale est, en outre, garnie d’un talon fixe et de deux brides mobiles ; l’une maintient le devant du pied, l’autre passe par-dessus le eou-de-pied; celle-ci est la seule qu’il soit nécessaire de relâcher pour se déchausser. Ces brides sont ajustées à la semelle, suivant le pied de chaque personne, et sont doublées de peau de buffle aux endroits convenables ; elles n’occasionnent aucune pression désagréable sur le pied et ne gênent en rien les mouvements; elles sont disposées de telle sorte, qu’elles peuvent se défaire instantanément avec une grande facilité, tout en étant fixées solidement. - • • . \
- La pesanteur spécifique de l’instrument suffit pour le faire flotter. '
- Munie de ces patins, une personne, qu’elle sache ou non nager, agit nécessairement sur l’eau avec une force beaucoup plus considérable qu’elle ne pourrait le faire sans eux; dès lors, toutes choses égales d’ailleurs, pour peu qu’elle puisse faire les mouvements convenables, elle parvient à se soutenir sur l’eau et à s’y mouvoir. * - .
- En effet, en enfonçant le pied dans l’eau d’une manière quelconque, les lames de la nageoire sont forcées de tourner sur leurs charnières et de s’appliquer l’une contre l’autre, se disposant, pour ainsi dire, comme les
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- '.- ' ITATÀTIOÏP.: ’*/ 1 ¥Tï
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- écailles dun?poisson; elles opposent alors une grande sur face,- qui, est le point d'appui du nageur et sous laquelle l’eau résiste et s’échappe lentement. Si, au contraire; on lève le pied, 1$, pression de l’eau ne s’exerçant plus que du coté opposé, les lames reprennenfcnatureliement leur position verticale et ne présentent plus à l’ea-u que leurs parties compactes. La résistance est donc faible em presque nulle; quand on lève le pied, elle est très-grande quand on Fa-baisse,; et .d’autant plus forte qu’on enfonce- le pied plus vivement r la résistance de l’eau, comme celle de tous les fluides en général, augmentant en raison du-carré de la vitesse. Il est aisé de comprendre la puissance d’action que doit donner au nageur le mouvement alternatif des deux pieds , mouvement semblable à celui qu'on exécute lorsqu’on monte un escalier. La force musculaire agit alors dans le sens naturel, c’est-à-dire perpendiculairement, ês@ qui est préférable au mouvement Horizontal que prend le corps dans le mode habituel de natation) et qu’on remplace ainsi par les mouvements naturels de la marche et de la course. Il en ressort cet autre avantage, de laisser hors de l’eau les organes extérieurs de la respiration. Cette position permet, en outre, de parcourir un très-long trajet, de porter des objets pesants , de vaincre des courants rapides, et de se transporter dans des endroits où cela serait presque impossible par la méthode ordinaire. On peut, au surplus, quand on le désire, prendre toutes les autres positions qu’exigent les différents exercices de la natation, que les patins-nageoires facilitent, quels qu’ils soient.
- Cependant il ne faudrait pas conclure, de ce qui précède, qu’il suffit de chausser ces patins pour se soutenir dans l’eau : il n’en peut être ainsi; car, indépendamment de la frayeur que l’eau inspire naturellement aux personnes qjui ne savent pas nager et que la méthode actuelle d’instruction augmente plutôt qu’elle ne la diminue, il faut avoir l’habitude de cet instrument pour pouvoir utilement s’en servir; cette habitude s’acquiert, au surplus, en quelques leçons : une personne qui ne sait pas nager se maintient alors parfaitement dans l’eau, y marche en quelque sorte, n’éprouve plus de crainte et parvient facilement à exécuter tous les mouvements du nageur ; à la voir, en effet, debout au milieu delà rivière, le corps près du tiers hors de l’eau et dans un état remarquable d’assurance et de tranquillité, on serait tenté de croire qu’elle touche un terrain solide, quelle a pied enfin , suivant 1 expression consacrée : on comprend de suite avec quelle promptitude elle doit apprendre à nager. '•
- Quant aux personnes qui savent nager, elles éprouvent, lorsqu’elles mettent ces patins pour la première fois, une gêne et un embarras qui les porteraient à les rejeter si elles n’en ressentaient promptement de puissants effets. 11 semble, et nous en avons fait nous-même l’expérience, ainsi qu’un de nos
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- collègues, qu’à chaque mouvement du pied on atteint un fond élastique d’une grande résistance qui tend à vous faire sortir de l’eau; puis, il en résulte une telle aisance dans les mouvements, un tel soulagement pour la respiration; qu’on ne ressent ni la fatigue, ni l’oppression qui obligent toujours un nageur à ne pas rester trop longtemps dans l’eau. ~ * ' ' ^
- L’invention de M. Delatour, indépendamment des services importants qu’elle peut rendre dans un grand nombre de circonstances, si on la considère surtout comme moyen de sauvetage, doit donc tendre à populariser et à perfectionner l’art de la natation, qui, malheureusement, est peu répandu; elle laisse bien loin derrière elle les divers appareils connus jusqu’à ce jour, et qui servent seulement à soutenir plus ou moins complètement sur l’eau ; éprouvée déjà par un grand nombre de personnes, remarquable par son extrême simplicité, résultat d’une théorie qui repose sur les principes les plus vrais de la physique, elle remplit parfaitement le but que son auteur voulait atteindre. :• , , , . u.t ^ g
- En conséquence, le comité a l’honneur de vous proposer, 1° de remercier M. Delatour de sa communication; 2° d’insérer le présent rapport au Bulletin, avec le dessin des patins-nageoires ; 3° de le renvoyer à la commission des médailles. .
- Signé Trebüciiet, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 10 mars 1841. . ..
- Description des patins-nageoires de M. Delatour.
- Pî. 826, fig. 1. Élévation latérale des patins-nageoires, les lames étant dans la position verticale. ; ’
- Fig. 2. Plan des mêmes.
- Fig. 3. Élévation latérale, les lames dans la position qu’elles affectent lorsque le nageur foule l’eau. •
- a, Corps du patin, b, Lames mobiles à charnières suspendues au-dessous du corps a. c, Talonnière. d d, Brides passant sur le pied et servant à attacher le patin. (D.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- 129
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ‘ - arts MECANIQUES.
- Sur quelques sondages exécutés par M. Degouséc. Si
- Dans le courantdes années 1838 et 1839, l’auteur exécuta vingt-deux forages dans le département du Bas-Rhin, pour constater et reconnaître les gisements bitumineux et asphaltiques. Les forages ont eu lieu dans les alluvions et le terrain tertiaire.
- Le 30 novembre 1838, a Schabwiller (Bas Rhin), la sonde a traversé, à la profondeur de 20m,66, une couche d’argile bleuâtre de 5ra,33 de puissance, imprégnée de pétrole. L’eau, qui jaillit du forage par un orifice tubé de 0“,22 de diamètre, bouillonne par intermittences en donnant passage à des bulles de gaz et à du pétrole dont on obtient, depuis plus de deux ans sans interruption, 50 à 60 litres par jour; le moyen de lerecueil-lirestsimplè et sans frais. L’eau jaillissante tombe dans un grand cuvier muni, à 0m,30 en contre-bas de sa partie supérieure, d’un robinet et percé , à sa base, d’une ouverture par laquelle elle s’écoule constamment, tandis que le pétrole se condense à la surface. Tous les trois jours on ouvre le robinet, et le pétrole sort et remplit une barrique : on en a ainsi recueilli 300 barriques de 150 litres chacune. V ;
- Cette huile brûle très-bien : traitée par l’acide nitrique, elle a produit un bon gazj mais sa propriété la plus importante est de pouvoir servir pour le graissage des machines. M. Degousèe l’emploie, depuis deux ans, avec succès pour les pas de vis de ses tiges de sondes et pour ses treuils en remplacement de l’huile de pied de bœuf, à laquelle ellepourra faire concurrence dans le commerce. (Acad, des sciences, 8 mars 1841.)
- Nouvel indicateur du niveau pour les chaudières à vapeur - par M. Daillot.
- Cet appareil consiste en une colonne creuse de métal implantée sur la chaudière ; l’extrémité inférieure de celte colonne plonge dans le liquide lorsque celui-ci est en suffisante quantité dans la chaudière -, dans le cas contraire, son orifice inférieur s’ouvre dans la vapeur. Un cylindre de verre continue et termine par en haut la colonne que nous venons d’indiquer. Une boule creuse, plus légère que l’càu qu’elle peut déplacer, flotte dans le liquide dont la colonne est remplie. Tant que sa base est plongée dans l’eau, cette boule indique, par sa position, qu’il y a suffisamment d’eau dans la chaudière. Au moment où le niveau s'abaisse, l’eau est remplacée par de la vapeur dans la colonne et le cylindre de verre qui la termine : la boule n’est donc plus alors portée vers l’extrémité supérieure -, elle tombe et demeure au bas du cylindre : c’est ainsi qu’elle avertit du danger, qui pourra être aussitôt combattu par les ouvriers conducteurs de la machine. (Acad, des sciences, 1er mars 1841.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouvelles recherches sur la conservation des bois ) par M. Boucherie.
- Le procédé de pénétration des bois par l’aspiration vitale ne peut être exécuté que dans le temps de la sève, et, outre que ce temps est limité à quelques mois de l’année. Quarantième année. Avril 1841. 17
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- 130 NOTICES INDUSTRIELLES.
- l’abatage des bois, à cette époque, contrarie toutes les pratiques établies dans l’intérêt de l’économie forestière, et laisse dans beaucoup d’esprits la conviction mal fondée que les bois doivent être très-altérables lorsqu’ils ne sont pas abattus en hiver.
- Ces considérations ayant engagé l’auteur à chercher un moyen de pénétrer économiquement les bois en hiver, il est parvenu à découvrir un mode de pénétration diiférent de celui effectué par aspiration vitale, aussi économique et aussi complet, à l’aide duquel il peut, en plein hiver et en un très-court espace de temps, pénétrer tous les bois en grume ou équarris destinés à l’industrie. Ce procédé, qui s’applique uniquement aux bois nouvellement abattus et divisés en billes de toutes longueurs, consiste à placer ces billes verticalement et à adapter, à leur extrémité supérieure, des sacs en toile imperméable faisant fonction de réservoir, dans lesquels on verse incessamment les dissolutions salines ou autres dont on fait choix, pour donner aux bois des qualités nouvelles. Dans le plus grand nombre de cas, le liquide pénètre promptement par l’extrémité supérieure, et presque au même instant la sève s’écoule. L’opération est terminée lorsqu’on recueille, par l’extrémité inférieure de ces pièces de bois, des liqueurs parfaitement identiques avec celles qui ont été versées sur la partie supérieure. (Acad, des sciences, 15 février 1841.)
- Expériences sur la conservation des bois ; par M. Payen.
- L’auteur a essayé d’opérer une filtration ou déplacement des sucs naturels du bois à l’aide de la pression de 1 ou de 2 mètres du liquide à infiltrer; une disposition très-simple lui a permis d’opérer en laissant les arbres étendus sur le soi ou posés sur des chantiers. . . : . .....
- La filtration au travers des parties perméables des couches ligneuses parut à M. Payen aussi facile, un mois après P abatage en saison ordinaire, que pendant l’afflux de la sjvc. Des différences très-notables ont eu lieu entre les effets de ce mode d’infiltration appliqué à des espèces différentes ; en voici un exemple :
- Des chênes de 30 centimètres de diamètre, coupésà une longueur de Gm,15, ayant été mis en communication avec un baril plein d’une solution d’acétate de plomb, laissèrent écouler, en moins d’une heure, par l’extrémité opposée, un mélange de la sève avec la solution employée; les proportions de celle-ci augmentèrent graduellement, mais au bout d’un mois l’aubier seul encore était imprégné.
- Dans les mêmes circonstances, un pin-larieio de 30 centimètres de diamètre cl de 8 mètres de longueur laissa écouler 150 litres de sève sans que la moindre trace de solution de plomb pût y être décelée par le sulfure de sodium ; le mélange ne devint sen-sihiequ’après l’écoulement de 175 litres, et ses proportions furent alors très-rapidement croissantes jusqu’à la fin de la filtration, qui donna 250 litres. (Acad, des sciences, 8 mars 1841.)
- Procédé de teinturefpropre à former des dessins sur toutes sortes d’étoffes de soie, laine et coton, par le moyen de la pression ,• par M. Durand.
- On emploie des presses en bais ou en métal, suivant les couleurs qui sont fixées suc
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- NOTICES INDUSTRIELLES. f^|!
- l’étoffe au moyen du moule ou dessin aussi en métal et qui est mis dans le bain de teinture. Les parties non pressées reçoivent la couleur désirée.
- Pour faire un dessin à étoiles semées, on se sert de plusieurs étoiles en métal qu’on met deux à deux et entre lesquelles on fait passer l’étoffe; les étoiles et l’étoffe sont serrées par une presse, et l’on jette le tout dans un bain de teinture : les parties non pressées reçoivent seules la teinture, les autres parties restent de la couleur primitive.
- Pour faire des dessins foncés sur des couleurs claires, on se sert de boîtes en métal dans lesquelles se trouve hermétiquement fermé le tissu sur lequel on veut teindre les fleurs ou autre dessin ; à celte boîte est pratiquée une ouverture de la forme du dessin désiré. Le tout est plongé dans la teinture dont on veut le dessin en couleurs plus foncées que le fond. L’opération terminée, ou ouvre la boîte, et l’étoffe qui n’a pas été présentée à son ouverture en sort intacte. ,
- Enfin, si l’on veut teindre un fichu en y réservant des bandes ou cadres blancs, ou d’une autre couleur, garnis de dessins faits au métier, on se sert de doubles cadres et règles en métal, creux à l’intérieur. Le fichu placé entre le cadre et les règles serrés par une presse est mis dans la teinture ; on l’en sort, on détache le cadre et les règles ; les parties pressées par les machines n’ont pas reçu la couleur du fond.
- On emploie, dans la teinture d’un grand nombre de pièces, des moules composés de cinq parties parfaitement égales, ce qui présente quatre intermissions. Chacune de ces intermissions sert à réserver une des quatre couleurs réservées, blanc, bleu, lilas et vert.
- Les moules à réserve sont en métal ou en bois ; parmi ceux-ci il y en a qui sont doublés en cuivre pour garantir les tissus de la couleur ou de la vapeur qui pourrait pénétrer à travers les pores du bois.
- Pour obtenir une pression égale on adapte des plaques en cuivre aux deux côtés qui doivent faire pression. (Description des Brevets, L 40.)
- BEAUX-ARTS.
- Appareil destiné au dessin de la perspective / par M. Mauduit.
- Cet, appareil, construit sur un tout autre système que ceux qui ont été jusqu’à présent employés dans le même but, permet d’obtenir des images presque égales en grandeur à l’objet qu’on copie, ce qui-«nppose les rayons visuels presque parallèles, et par conséquent le point de vue à une très-grande distance du plan sur lequel on trace les contours; mais ce point de convergence des rayons visuels, qui dans les appareils ordinaires ne doit pas être éloigné de plus d’une longueur de bras de la surface sur laquelle on dessine, et dont la position est indiquée par une pinnule à laquelle doit rester collé l’œil du dessinateur, ici est un point purement rationnel où l’artiste n’a pas besoin de se placer, et qui peut être même en dehors de l’appartement. L’appareil, en effet, est disposé de telle sorte que le crayon, partout où on le conduit, se meut toujours normalement à la surface d’une sphère.'(Acad, des sciences, 29 mars 1841.)
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- PROCÈS-VERBAUX
- "Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d'administration de la Société d’encouragement.
- Séance extraordinaire du 17 mars 1841.
- Correspondance. M. le marquis de Louvois, membre de la Société, appelle son attention sur les bateaux en toile portatifs, inventés par M. Leclerc.
- M. Rollet, ingénieur de la marine à Rochefort, transmet de nouveaux documents sur le système de panification qu’il a présenté à la Société.
- M. Picren, rue Quincampoix, 17, annonce avoir fait de nouvelles applications de l’alliage d’étain et d’antimoine qu’il emploie pour la fabrication des théières et d’autres objets. '
- Objets présentés. M. Bartaccioli, rue du Parc-Royal, 1, présente une liqueur ayant la propriété de rendre impénétrable à la transpiration et à l’humidité la peluche de soie et autres tissus ;
- M. Fauqueux, rue du Vieux-Colombier, 17, le dessin et la description d’une cheminée et d’un poêle; ' '
- M. Risler-Heilmann, passage Saulnier, 6, un appareil daguerréotype perfectionné par MM. Voigtlaender et fils, de Vienne en Autriche, lesquels ont trouvé le moyen d’obtenir des portraits d’une grande supériorité en employant des lentilles achromatiques.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Buzard fait connaître le résultat du concours pour la construction d’une machine portative ou mobile propre à battre le blé.
- La commission n’ayant pu obtenir en temps utile les renseignements qui lui manquent pour asseoir son opinion sur les diverses machines présentées par les concurrents, afin d’en constater les effets, propose de clore le concours, dont il sera rendu compte à la prochaine assemblée générale. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry fait connaître le résultat du concours relatif à la découverte d’un procédé propre à apprécier , d’une manière sure, facile et prompte, la qualité des farines destinées à la panification.
- Les essais des moyens présentés par les concurrents n’ayant pu être terminés et exigeant d’être variés, le comité est d’avis de clore le concours. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission mixte, le même membre lit un rapport sur le résultat du concours pour des moyens de prévenir ou de faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions.
- La commission est d’avis de proroger à l’année 1842 les questions déjà proposées en conservant les droits des concurrents, et, pour pouvoir acquérir une certitude entière sur les avantages des procédés mis en usage, elle demande qu’il soit mis à sa disposition une somme de 1,000 fr. pour les essais qui devront être faits sur ce sujet.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions, et renvoie à la commission des fonds la demande d’une dépense pour les essais.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit uni rapport sur le résultat du concours pour la découverte d’un procédé propre à utiliser les eaux des fé-culeries et des amidonneries.
- Le comité propose 1° d’accorder à M. Leduc une médaille d’argent de la valeur de 500 fr.; 2° de remettre le prix au concours pour l’année 1843, en le réduisant à 2,500 fr.; 3° de renvoyer à la commission des médailles pour les contre-maîtres la demande de M. Bailly en faveur de MM. Jarrina t Long côté. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Bussy donne lecture du programme d’un prix de la valeur de 3,000 fr. pour l’établissement d’une fabrication d’indigo extrait du polygo-num ténetorium.
- La rédaction de ce programme est approuvée.
- Séance générale du 24 mars 1841.
- Après la distribution des prix, M. le baron Thénard, président, a retracé les causer des résultats des progrès de notre industrie et démontré qu’ils sont dus à l’impulsion donnée par les expositions publiques, aux concours ouverts par le gouvernement, les Sociétés savantes; et surtout par la Société d’encouragement, qui est parvenue à faire résoudre des questions importantes et difficiles. Il rappelle que les prix proposés eu 1810 par le gouvernement pour la filature du lin par machines, la fabrication de sucre de betterave, celle du café indigène, de l’indigo extrait des plantes de notre sol, etc., ont créé d’importantes industries qui ont survécu aux événements politiques, telles que les sucreries de betteraves, la fabrication du café de chicorée, qui est aujourd’hui l’objet d’un grand commerce dans les départements du nord de la France. M. le président est convaincu que la filature du lin par machines, cette industrie duc à un Français , M. Girard, qui, en Angleterre, a pris un si grand accroissement, ne tardera pas à nous être complètement acquise ; il conçoit l’espoir que les travaux pour la fabrication d’une matière bleue remplaçant l’indigo, qui ont donné des résultats dignes d’être appréciés, recevront une extension nouvelle par le concours que la Société vient d’ouvrir pour l’établissement d’une fabrique d’indigo extrait du polygonum tinctorium.
- Il termine en faisant observer que si, sur les questions mises au concours pour 1840, la Société n’a pu décerner, dans cette séance, que des prix et médailles pour une valeur de 6,500 fr., elle tient en réserve une somme de 44,900 fr., et qu’elle consacre pour l’année 1841 une somme de122,0C0 fr., qui, jointe à celle de 89,000 fr., valeur des prix proposés pour 1842 et années suivantes, et les 12,000 fr. provenant du legs de iVI. le marquis d’Argenteuil, forme un total de 267,900 fr. qu’elle destine à la solution des problèmes posés dans ses programmes.
- (Voyez, pour les détails de cette séance, le Bulletin de mars.)
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- LISTE,
- PAR ORDRE METHODIQUE DES MATIERES,
- DES BREVETS D’INVENTION, DE PERFECTIONNEMENT ET D'IMPORTATION délivrés en Angleterre pendant Vannée 184o- : ;
- Nota. La durée de chaque brevet est de quatorze ans. Les brevets d’importation sont
- indiqués par un astérisque.
- AGRAFES.
- 1. M. Hamphrey (J.), à Birmingham; machine à fabriquer les agrafes et les portes. (2 novembre.)
- AIGUILLES.
- 2. M. Luke-Hebert, à Birmingham; fabrication des aiguilles. (17 août. — Pub. Meclianics Magazine, février i84i, p. iyS-)
- ALLUMETTES.
- 3. M. Edwards (R.), à Londres; préparation et composition propres à donner instantanément du feu. (29 février. — Pub. Repert. of patent invent., novembre 1840, p. 273.)
- AMEUBLEMENT.
- 4. M. Hall (/.), à Grlascow; perfectionnement dans la confection des matelas, bois de lit et autres couchers, et des fauteuils. (21 janvier. — Pub. Meclianics Magaz., août 1840, p. 206.)
- 5. M. Malcolm Rymer, à Londres ; nouvelles roulettes de meubles. (23 avril.)
- 6. M. Walton (/.), à Sowerby-Bridge (Halifax); construction de lits, matelas, oreillers et autres articles analogues, et nouvelle matière pour les bourrer. (12 mai. —Pub. Meclianics Magazine, novembre 1840, p. 5o2.)
- 7. M. Bachelard (L.), à Londres; perfectionnements dans la confection des matelas, couchers, canapés, fauteuils et autres objets d’ameublement. (3o juillet.) *
- 8. M. Young (J.), à Wolverhampton; fabrication et confection de cassettes, tablettes et autres objets servant à l’ameublement. (17 août.)
- 9. MM. Payne Makelean et Murdoch (./.), à
- Birmingham ; nouvelle construction des tables applicables à d’autres objets d’ameublement. (23 décembre.) *
- AMIDON.
- 10. M. Orlando Jones, à Londres; perfectionnements dans le traitement des substances farineuses pour en obtenir de l’amidon, et nouvelle préparation de ce produit. (3o avril. — Pub. Rep. of patent in vent., avril 1841, p. s3o.
- APPRET..
- 11. M. Unsworth (H.), à Blackood (Lancaster) ; nouvelle calandre et moyen d’apprêter, de lustrer et presser les draps et autres tissus. (27 août.—Pub. Meeh. Mag., mars 1841 ,p. 204.
- ARDOISES.
- 12. M. Magnus (G.-Eà Manchester; nouveau moyen de préparer et de polir les ardoises, et leur application à l’économie domestique. (8 février. — Pub. Meclianics Magaz., août 1840, page 239.)
- ARMES A FEU.
- 13. M. Cooper (J.-R.), à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des armes à feu et des balles employées dans ces armçs. (21 janvier.) .
- 14. M. Bush {TH.), à Camberwell; perfectionnements dans la construction des armes à feu et des cartouches. (20 mai. * — Pub. Meclianics Magazine, décembre 1840, p. 588.)
- 15. M. Poole (M.), à Londres ; perfectionnements dans la construction des armes à feu portatives. (18 juillet. *— Pub. Mechanics Magaz., janvier îSji, p. 78.)
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- - r6i M. Shmo (J.), à Londres; moyen de communiquer le feu aux fusils de chasse, de guerre et autres armes. (17 novembre.)
- BALANCES.
- 17. M. Dampier (C.-E.), à Ware; machines à peser perfectionnées. (14 janvier.)
- • 18. M. TVillis (R.), à Cambridge; nouvel appareil pour peser les marchandises. (8 février.-—Pub. Repert. of patent in vent., octobre 1840, p. 217.)
- J9* Bursill (G.-H.), à Islington ; perfectionnements dans la construction des appareils a peser. (28 mai. — Pub. Mechanics Magaz., décembre 1840, p. 548.) ,
- 2©,. M. Freeman (A/.), à Londres; appareil pour peser les marchandises. (10 septembre.— Pub. Mech. Mag., mars 184*, P- 237.) .
- BATEAUX A VAPEUR»
- •2K M. Needham Tayler, à Plymoulh; perfectionnements dans la constructiondes bateaux à vapeur et nouveau système de navigation. (8fév.—Pub. Mech. Mag., août 1840, p. 221.)
- 22. M. Trewhiit (H.), à Newcastle on Tyne; nouvelle application de la force de la vapeur à faire mouvoir les roues à palettes (7 août.) * — Pub. Mech. Mag., février.7184r,p. 18g.)
- *23. M. JVimfuirst (H.), à Limehouse; construction et arrimage des bateaux à vapeur, et moyens de communiquer le mouvement aux roues de ces bateaux. (2 novembre.)
- 24. M. Rapson (J.), à Limehouse; perfectionnements dans la construction des roues à palettes des bateaux à vapeur, (a novembre.)
- •'25, M. Dauheny (J.-C.), construction des roues à palettes pour les bateaux à vapeur applicables aux moulins. (25 novembre»)
- ' * BLANCHIMENT.
- 26. M'. K ni "ht (S.), à Woodhôuse (Lancaster); appareil pour blanchir et déterger les étoffes de coton destinées à l’impression. (25 mars.)
- BLÉ. ;
- 27. M. Atkinson (J.), à Roundliill (York); appareils propres à vanner et nettoyer le blé. (7 mars.)
- , 38. M. le baron de Los Vallès, à Londres; nouveau moyen de nettoyer, décortiquer et pré-
- server de toute altération lé grain et les graines. (i5 avril.) *
- 29. M. Payne Mackelean, à Birmingham ; machine à battre le blé. (ier octobre.)
- BOIS.
- 30. M. Holdsivorth (A.-H.), à Brookhill (De-von); moyen de conservation des bois. (21 janvier. — Pub. Repert. of patent inventors, octobre 1840, p. 286.)
- 3t. M. Hodgson (J.), à Iiverpool ; machines pour varloper, rainer et languetter le bois et y produire des moulures. (3 août. — Pub. Civil En gineer Journal, mars 1841, p. g4> Mech. Magaz., février 1841, p. 126.)
- 32. M. Richards (Th.), à Birmingham; machines pour scier et débiter le bois. (5 août *. — Pub. Mecli. Magaz., février 184», p. 174*)
- 33. M. Van Al monde -(O.), à Londres; moyen de produire dans le bois les effets de la mosaïque. (12 novembre.) *
- 34. M. TValker TVood, h Londres ; machine pour produire des moulures et des surfaces raboteuses sur le bois. (26 novembre.) *
- ' BOIS DE TEINTURE.
- 35. MM. Gadd Matlhews et Robert Leonard, à Bristol; machine ou appareil pour scier, diviser et râper les bois de teinture et l’écorce de tan. (5 mai. — Pub. London journ. of arts, avril 1841, p. 81.
- BONNETERIE.
- 36. MM. Coltmann (TF.) et TF ale (J.), à Lex-cester; métiers à tricot et à tissus à mailles perfectionnés. (21 janvier. — Pnb. Mech. Mag., 1841, p- 236.)'
- 37. Les mêmes ; métiers à tricot et à bas. (^septembre.)
- ' 38. M. Wicks (J.-B.), à Leicester; nouveaux métiers à tricot et à bas. (3o mai.)
- 3g. M. Bedford (TV.), à Hinckley (Leicester); métier à tricot et à bas, perfectionné. (17 sept.)
- 4o. M. Reynolds ( O.-L.), à Londres ; métiers à tricot perfectionnés. (25 novembre.)*
- BOUCHONS.
- 4.. MM. Cutler (J.) et Hancock (G.), à Birmingham; nouveaux procédés pour couper les bouclions et former le col des bouteilles. (22 fé-
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- vrjeiv—Pub, Mecli. Magaz., août 1840, p. 254.)
- BOUTEILLES.
- 42. M. Brokedon {TV.), à Londres; moyen de bouclier des bouteilles et autres vaisseaux contenant des liquides. (3i janvier.)
- BOUTONS.
- 43. MM. Rowley{Ch.)elTVakefœld{B.),hKiv-mingbain; nouvelle méthode pour couper, estamper et percer les boutons métalliques. (21 janv.
- — Pub. Mecli. Magaz., août 1840, p. 2o5.)
- 44. M. Prosser (/!-), à Birmingham; fabrication des boutons, applicable à la production des anneaux et autres objets. (17 juin. — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 5g2.)
- 45 ,M. Hawkins (./.), à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des boutons et dans le mode de les attacher aux vêtements. (8 août *.
- — Pub. Mecb. Magaz., février 1841 ? p- i4^-)
- 46. M. Parkes (J.), à Birmingham ; nouvelle fabrication de boutons façonnés en soie et autres (3i décembre.)
- BRANCARDS.
- 47. M. Ernest (H.), à Londres; perfection-
- nements dans la construction des brancards et civières. (s3 mai. —Pub. Mech. Mag., mars 1841 j P - 209.) ^
- CABESTANS.
- 48. M. Caldwell (/.), à Londres ; nouvelle disposition des grues et des cabestans. (i5 avril.
- — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 43o.)
- CANNELLES. • '
- 49. M. Cowell, à Londres ; perfectionnements dans la construction des cannelles en bois, pour être employées, comme des robinets, pour soutirer ou arrêter l’écoulement des liquides. (2 décembre.)
- CARDES.
- 50. M. H or sfail (TV.), à Manchester; cardes perfectionnées pour carder le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (ier octobre.)
- 51. M. Jones (/.), à Leeds; nouvelles cardes pour la laine et autres matières filamenteuses. (23 décembre.) *
- CHANDELLES.
- 52. M. G. Gwynne, à Londres; fabrication des chandelles et du suif, et épuration des hui-
- les. (10 mars. — Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 3i6.)
- 53. Le même; procédé de fabrication, de chandelles et de traitement des huiles et des graisses. (5 novembre.) . -
- 54. M. Palmer {TV.), à Londres; perfection-., nements dans la fabrication des chandelles et des appareils pour produire la lumière. (a5 mars.) >
- 55. M. MoUneux (F.), à Londres nouvelle
- fabrication des chandelles et moyen de brûler ; le suil et autres matières propres à l’éclairage. (23 avril. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 479.) : ,.r, ,, , -O -
- CHAPEAUX. • • '
- 56. M. TVakeJield (J.), à Salford ; perfec-
- tionnements dans la confection des corps des chapeaux. (21 novembre.) v . *
- CHARBON ANIMAL, i
- 57. MM. Bancrofft {P. ) et Mac Innés, à Liver-
- pool ; procédé de révivification du charbon ani- • mal. (3i mars. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 381.) . *
- CHAUDIÈRES.
- 58. M. Moindron {M.), à Londres ; perfectionnements dans la construction des fourneaux et des chaudières. (3i janvier.) *
- 5g. M. Howard (S.), à Manchester; nouvelle construction des chaudières et des fourneaux. -(8 août.)-
- • CHAUDIERES A VAPEUR. '
- 60. M. Knowles (./.), à Little-Bolton (Lancaster) ; appareil pour régler l’alimentation de l’eau des chaudières à vapeur. (10 mars.)
- 61. M. Frank Hills, à Deptfort (Kent) ; perfectionnements dans la construction des chaudières à vapeur et des locomoteurs. (5 mai. —, Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 494-)
- 62. M. Davis {J.), à Slioreditch; moyen d’appliquer la chaleur aux chaudières à vapeur,. (16 octobre.)
- CHAUFFAGE.
- 63. MM. Prosser {K,) et Rippon (J.), à Birmingham; appareil pour le chauffage des appartements, applicable aux usages de la cuisine. (17 juin, —- Pub. Mech. Magaz., janvier 184r, p. 13 et 18.)
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- CHAUSSURES.
- 64. Madame Cox (Sophie), à Londres; moyen d’attacher et réunir les bords des pièces composant les bottes, souliers, bandages et autres objets d’économie domestique. (7 mars.)
- CHEMINÉES.
- 65. M. Car son (S. ), à Londres ; moyen d’aug-
- menter le tirage des cheminées. (5 février. — Pub. Repert. of patent invent., février 1841, p. 71.) .
- CHEMINS DE FER.
- 66. M. Rangeley (J.), à Çamberwell ; perfectionnements dans rétablissement des chemins de fer et dans l’application de la force aux locomoteurs. (3 mars.)
- 67. M. Montagne Grooer (H.), à Boveney (Buckingham); nouveau moyen de ralentir et arrêter le mouvement des convois sur les chemins de fer. (7 mai. — Pub. Me ch. Magaz., novembre 1840, p. 479-)
- 68. M. Smith (TV.-H.), à Londres; moyen de remédier aux chocs éprouvés par les convois sur les chemins de fer, de réunir et de séparer* les waggons, et d’y adapter des ressorts (28 mai. — Pub. Mechanics Magaz., décembre 1840, p. 53g.)
- 69. M. Petetit (TV.), à Bradwell (Bucks); appareil servant à réunir et attacher les waggons sur les chemins de fer. (3o mai.)
- 70. M. Shuttlcworlh (G.), à Sheffield ; nouvelle construction des chemins de fer. (9 juin —Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 562.)
- 71. M. Smith (A.), à Londres; perfectionnements dans rétablissement des chemins de fer, des supports des rails et des roues des waggons. (7 août. — Pub. Mech. Magaz., février 1841, p. 189.)
- 72. M. Pinkus (H.), à Londres; nouvelle puissance motrice applicable aux chemins de fer et autres voies de communication. (24 septembre.)
- 73. M. Pettit (R.), à Londres; perfectionnements dans l’établissement des chemins de fer et dans les véhicules qui circulent sur ces chemins. ( 15 octobre.)
- 74. M. Birch (E.), à Londres; perfection-Quarantième année. As>ril 1841.
- nements applicables aux chemins de fer et aux, voitures roulant sur ces chemins. ( 12 nov.)
- 75. M. Haughton (J.), à Liverpool; moyens d’éviter les accidents, sur les chemins de fer, résultant de la rencontre des convois, (24 novembre.)
- 76. M. Lindo (A.), à Londres; moyen de
- prévenir les accidents sur les chemins de fer. (18 décembre.) • . , . .
- 77. M. Hancock (R.), à Birmingham; méca-
- nisme applicable aux plateaux tournants pour changer la position des waggons sur les chemins' de fer. (18 décembre.) . , ; :
- 78. M. Thornton (G.), à Brighton ; perfectionnements applicables aux chemins de fer, aux locomoteurs et aux waggons. (23 décembre.)
- chevaux. ,
- 79. M. de Gournay (S.), à Londres; fers de chevaux perfectionnés. (21 janvier. —Pub. Repertory of patent in vent., septembre 18.40,
- P- l54.) • ...
- CIMENT. S
- 80. AI. Kerr ( 7’A.), à Forecroft-Dunse (Ber-wick) ; nouveau mortier ou ciment pour les constructions, applicable à la fabrication des tuiles, de la poterie, des pierres factices, moulures, ornements, etc., lequel ciment peut servir d’engrais et détruit les insectes nuisibles. (22 février. — Pub. Mechanics Magaz., août i8 jo, p. 253.)
- 81. M. Freen Martin (R.), à Derby ; nouvelle composition de ciment. (2 juin. — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840,p. 54t.)
- 82. Al. Smith (C.), à Exeter; fabrication de la chaux et des ciments. (27 août. — Pub. Mech. Alag., mars 1841, p. 2o5.
- CLEFS.
- 83. Al. Stubs (G.), à Warrington; nouvelle combinaison des clefs propres à serrer et desserrer les vis et les écrous. (31 décembre.) *
- clous. •
- 84. M. Jackson (G.), à Manchester; per-
- fectionnements dans la fabrication' des clous, boulons, rivets. (19 mars.— Pub. Repert. of patent invent., novembre 1840, p. 263.) _ „
- 85. AL Soulhioood Slokcr, à Birmingham ;
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- machine à faire les elofts, les boulons et les rivets. (2 juin. — Pub. Meeli. Magaz., décembre ï84o, p. 606.) ;
- COKE. -r " ' :i'> ' 1
- 86. M; TV cils (G.), à Londres; procédé de préparation du coke. (3o décembre.)
- COMBUSTIBLE.
- 87. M. Stirling (Th.), à Limehouse; nouvelle préparation du combustible. (20 mars. — Pub. Mecb. Magaz.,' novembre 1840, p. 348.)
- 88. M. TàsselGrant, à Gosport ; nouveau
- combustible. (i3 juillet.—Pub. Mecb. Magaz., octobre 1840,p. 381.) 4
- - • CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 89. M. Marshall (H.), h Canterbttry ; nouveaux châssis de croisées à coulisse, et moyen d’attacher ces croisées. (i4 janvier. — Pub. Mecb. Magaz., août 1840, p. 189.)
- 90. M. Cubitt (TV.), à Londres; perfection-feemenls dans la construction des toitures des édifices. (31 janvier. — Pùb. Mech. Magaz., août 1840, p. 189.)
- 91. M. Cucrton (R.), à Londres; perfection-* nements dans la fabrication des corniches, des moulures et des châssis de croisées. (22 février. * —-r Pub. Mecb. Magaz., septembre
- 1840, p. 269.)
- 92. M. Lecomte (L.), à Leicester; construction des édifices pour les mettre à l’abri du feu. (9 juillet. — Pub. Mech. Magaz., janvier
- 1841, p. 46.)
- 93. M. Roberts (J.), à Londres; appareil susceptible d’être appliqué aux croisées des maisons pour pouvoir les nettoyer facilement et sans danger pour lés personnes chargées de ce soin. (18 juillet. — Pub. Mechanies Magaz., janvier 1841. p. 76.)
- 94. M. Taaffe (J.), à Dublin ; construction des combles et des toitures des édifices. (1 août. — Pub. Civil Engineer journal, mars 1841, p. 94.'— Mecb. Magaz., février 1841, p. 125.)
- 95. M. Simpson (A.-H.), à Londres; appareil ou échafaudage mobile pouvant servir d’observatoire et de sauvetage en cas d’incendie, mais principalement pour la construction et la réparation des édifices. (5 novembre). *
- CONSTRUCTIONS NAVALES.
- 96. M. Daubney Holmes, à Londres; per-
- fectionnements dans l’architecture navale et appareil pour préserver les vaisseaux des naufrages. (3 septembre. — Pub. Mech. Mag., mars 1841, p. 223.) )
- CORDAGES.
- 97. M. Stirling Newall, à Dundee; confec-
- tion de cordages en fil de fer et machine poulies fabriquer. (7 août. * — Pub. Mecb. Magaz., février iS4i,p. 148 ) . *
- 98. M. Orange (J.-E.), à Londres ; appareil pour le commettage des câbles et cordages. (2 novembre.)
- . COULEURS.
- 99. M. Pontifex (TV.), à Londres; nouveau traitement des fluides contenant des matières colorantes, pour en extraire les couleurs. (28 janvier. — Pub. Mech. Magaz.., janvier 1841» P- l30 . > '
- 100. M. TVinsor (TV.), à Londres; moyen
- d’employer et de conserver les couleurs. (22 février, -r- Pub. Mecb. Magaz., octobre 1840, p. 38o.) -
- . 101. MM. Maltby (TV.) et Cuerton (R), à Londres ; moyen d’extraire et de concentrer les couleurs et le tanin contenus dans les substances animales et végétales. (7 mars.—Pub. Repert. of patent invent., janv. i84i, p. 12.)
- 102. M. Rouquette (H.-P.), à Londres; nouvelles couleurs. (25 mars.—Pub. Rep. of patent invent., avril i84*,p-23g.)
- COUTELLERIE.
- 103. MM. Bingham (J.) et Amory Boden, à Sheffield; composition imitant l’ivoire, la corne et la nacre de perle , propre à faire des manches de couteaux, de fourchettes, de rasoirs et divers autres objets. (25 janvier.)
- 104. Le même; composition imitant l’ivoire, la corne et la nacre de perle, pouvant servir à former des manches de couteaux, fourchettes et autres instruments. (3 septembre.)
- 105. M. Greaves (F'.), à SheffieM ; fabrication des couteaux et des fourchettes. (11 juin. —Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 562.)
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- CUIRS.
- 106. M. Keene (Ch.), à Londres ; moyens et procédés pour imprimer le cuir en relief. (a3 mars.*—Pub. Rep. of patent invent., oct. i84o, p. 233.)
- ... CUISINES. , .
- 107. M. Wilkinson Sleele, à Edimbourg; perfectionnements dans la construction des fourneaux de cuisine, et des appareils pour élever la température de l’eau à ,1’usage des bains. (5 février. — Pub. Repert. of patent invent., septembre iS.fo, p. i5i).)
- cuivre. ;
- 108. M. Cookson (TV.-J.)) à Newcastle ; nouveau procédé pour obtenir le cuivre et d’autres métaux de leurs minerais. (5 février. *— Pub. Repert. of patent invent., octobre 1840,p. 222.)
- 109. M. Jefferics [TV.), à Londres; procédé pour la réduction des minerais de cuivre, de laiton, etc. (1 juillet. —Pub. Mech. Magaz., janvier 1841, P* 92-)
- . ; - DENTELLES. ^
- 110. MM. Smith (J. et F.), à Chesterfield ; perfectionnements dans la construction des métiers à dentelle et à tulle figuré. (28 janvier.)
- m. M. Crofts (TF.), à Radford (Nottin-gham); métier propre à fabriquer le tulle figuré, la dentelle etautres tissus réticulaires.(16 mars.)
- 112. Le même ; métier pour fabriquer la dentelle, le tulle-bobin et le tulle figuré. (9 nov.)
- 113. M. Draper (S.), à Nottingliam ; fabrication du tulle noué et autres tissüs réticulaires. (21 septembre.)
- DESSIN. ’
- 114. M. Beard (R.), à Londres; moyen de dessiner des portraits et autres objets d’après nature. (i3 juin. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1841, p. 112; Repertory of patent invention, mars 1841, p. 137.)
- 115. M. Hullmandel (C.-J.), à Londres ; nouvel effet de lumière et d’ombre imitant le dessin à l’estompe et porté sur la pierre lithographique. (5novembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841 j P-207.)
- ' DISTILLATION.
- 116. M. Poole (J.-.D.), à Londres ; procédé
- d’évaporation et de distillation de l’eau et autres fluides. (4 juillet.) * . . •
- DRAPS.
- .117,. M. Halliday (E.), à Leeds ; machine propre à garnir et lainer les draps et autres tissus de laine. (21 janvier.)
- . 118. M. Hirst (TV.), à Leeds (York) ; perfectionnements dans la fabrication des draps et autres étoffes de laine. (24 septembre.)
- EAUX GAZEUSES.
- 119. M. Hayward Tyler, à Londres; appareil pour imprégner les liquides avec le gaz et pour boucher les vases contenant ces liquides. (7 mars.)
- ÉCLAIRAGE.
- 120. M. Smith (H.), à Birmingham; perfectionnements dans la construction des becs à gaz et des lampes. (25 mars. <— Pub. London journ. of arts, janvier 184 r ? P* 282.)
- 121. MM. Crâne TVilldns (TV.) et Iiendrick (S.), à Londres; perfectionnements dans l’eclai-rage et dans la construction des lampes. (28 avril. — Pub. Mecli. Magaz., octobre 1840, p. ^5o.)
- 122. M. Mechi (J.), à Londres; nouvelle méthode d’éclairage des édifices. (12 mai.)
- 123. M. A'ïotley (Th.), à Bristol ; moyens et procédés pour brûler des matières grasses concrètes. (7 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p. 223.)
- ÉCRITURE. •
- 124. M. Poole (M.), h Londres; appareil pour apprendre à écrire. (17 septembre. * — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p. 2.51.)
- ENCRE.
- 125. M, Scott (H.), à Londres ; nouveau procédé de préparation de l’encre. (3 i décembre.)
- ENCRIER.
- Ï26. M. Dain (C.),h Edgbarton (Warwick) ; construction des encriers pouvant recevoir d’autres applications. (2 juin. — Pub. Mechanics Magaz., décembre 1.840, p. 588.)
- 127. M. Barnabas Dcift, à Birmingham; nouvelle disposition d’encriers et d’écritoires. (ieraoût.—Pub. Mech. Mag., fév. 1841,p. 126.
- ÉPINGLES.
- 128. M. Goodmann (G.), à Birmingham; perfectionnements dans la fabrication des épia-
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- gles noires et autres. (24 septembre. — Ptib. Mech. Magaz., mars 184':,p. 253.) •’
- ÉQUITATION.
- 129. M. Br y an Janson Bromwick , à Clifton-on-Tine(Worcester); nouveaux étriers. ( 13 mai.)
- ÉVAPORATION. .
- 1 3o. M. Hind Edivards (H.)-, à Londres; nouveau procédé d’évaporation des fluides. (5 novembre.) ^
- FARDEAUX.
- 131. M. !Goodacre (R.), à Alestliorpe ( Lei-céster) ; appareil pour élever à une hauteur quelconque de pesants fardeaux sur des voitures. (10 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p. 200.)
- 132. M. Grylls (</.), à Portsea ; machine pour élever et descendre des fardeaux. (3i décembre.)
- 133. M. Haley (J.), à Manchester; nouveau cric, pour lever de lourds fardeaux, applicable à la compression des bois et autres substances. (3i décembre.)
- FER.
- 1 34. M. TVhitehouse (J.), à West-Bromwicli ; nouvelle préparation et laminage du fer et autres métaux ou alliages métalliques. (28 janv.).
- 135. M. Ralston (G.), à Londres; nouveau système de puddlage et de laminage du fer. (22 février.-) ' *
- 136. M. Neilson (J.), à Glascow; moyen de couvrir le fer d’un enduit pour le garantir de l’oxydation. (29 février.) .
- 137. M. Neal Clay, à Flimby (Cumberland); perfectionnements dans le traitement du fer. (3i mars.)
- 138. M. Marlow Banks, à Bilston (Stafford) ; perfectionnements dans la fabrication du fer. (16 avril.-—Pub. Mech. Magaz;, octobre 1840,
- p. 445.)
- i3g. MM. Guest (J.) et Evans (Th.), aux forges de Dowlais (Glamorgan) ; perfectionnement dans le traitement du fer et autres métaux. (28 mai. — Pub. Mech. Magaz., octo-re 1840, p. 381.)
- 140. Roberts (/?.), à Bradford ; nouveau procédé pour durcir le fer. (25 novembre.)
- FILATURE.
- 141 • M. Lawson (S.), à Leeds ; nouveaux métiers à filer, étirer et doubler le lin, la soie, le coton et autres matières filamenteuses. (2 janvier.) * . *":
- 142. M. Mont gomery {R), à Johnston (Ren— frew) ; perfectionnements ajoutés aux métiers à filer, applicables aux mull-jennys , métiers continus, bancs à broches, etc. (11 janvier.)
- 143. M. Aitken (Th.), à Chadderton ; nouvelle machine à étirer le coton et autres matières filamenteuses. (28 janvier.) ‘
- i44 MM. Craig {JE.), à Glascow, et Douglas Sharp, à Stanley (Ecosse); métiers perfectionnés pour préparer, filer et doubler le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (3 mars.)
- 145. MM. Smith (R.) et Hacking (R.), à Bi:ry (Lancaster); métiers propres à étirer, doubler et filer le coton, la laine, le lin, la soie et autres matières filamenteuses. (i3 mars.)
- 146. Les mêmes; métiers perfectionnés pour filer le coton et autres matières filamenteuses. (16 mars.)
- 147. M. Lebrecht Steinhauser (J.), âLondres; nouveaux métiers à étirer, filer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (3i mars. * —Pub. Repert. of patent. invent., avril 1841, p- 206.)
- 148. M. TEalker {Th), à Galashiels (Sel-kirk) ; appareil applicable à l’alimentation des machines à mélanger, carder et étirer les matières filamenteuses. (7 mai. — Pub. Repertory of patent inventions, mars 184.1, p.129.)
- 149. M. Leach \E), à Roclidale (Lancaster) ; métier pour carder, doubler et filer le lin, le coton, la laine et la soie. (28 mai.)
- 150. M .Spencer {Th.), à Manchester ; métier pour filer, étirer et doubler le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (26 juin. — Pub. Repert. of patent invent.-, mars 18 4 1, p. 134-)"
- 151. M. T ravis {E), â Oldham; métier pour préparer et filer le coton et autres matières filamenteuses. (15 juillet.)
- 152. M. Burdett TEhilaker, à Royton (Lancaster) ; machines et appareils pour étirer le
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- coton et autres matières filamenteuses. (3i décembre.) •• .4 •""'••• - —* * • :
- FILTRES. v 1 M ’ . *
- . Y53. M. Beart (R.), à Godmanchester ; perfectionnements dans les appareils de filtration. (8 février. — Pub. Repert. of patent invent.,
- janvier 1841» P-25.)
- • 154. -M. Schrocder (H) , à Surrey-Cottage (Peckham); nouveaux filtres. (2 novembre.) *
- FLUIDES.
- 155. M. Adcock (H), à W-instanley; moyen et appareils pour condenser, concentrer et évaporer des fluides aériformes et autres. (3o déc.)
- FOURRAGES. ,
- 156. M. May (C.), à Ipswich; machine propre à préparer et couper la paille, le foin et autres matières végétales. (6 juillet. — Pub. Mech. Magaz., janvier i84i,p. 75.)
- - FOURRURES.
- 157. MM. Ritchie (G.) et Bowra, à Londres; fabrication des manchons, boas, pelisses, palatines garnitures de robes, etc. (ier octobre.)
- FOURS ET FOURNEAUX.
- 158. M. Hett(A.), à Londres; nouvelles disposition et construction des grilles de fourneaux et des foyers applicables à divers usages. (28 janvier. —Pub. Lond. journ. of arts, avril 1841, p. 73.)
- 159. M. Sylvester (J.), à Londres ; nouvelle construction des portes des fourneaux et foyers, des cendriers, cheminées et de diverses cornues. (3 mars. — Pub. Médian. Magaz., septembre
- 1840, p. 287.)
- 160. M. Kurtz {A.), à Liverpool; nouvelle construction de fourneaux. (5 novembre.)
- 161. M. JVyc Williams, à Liverpool ; perfectionnements dans la construction des fourneaux et des chaudières. (17 novembre.)
- 162. M. Cox (J.), à Londres; nouvelle construction des fours à fabriquer le coke. (21 novembre. —- Pub. Civil Engineer journal, mars
- 1841, p. 94.)
- 163. M. Smith (J.), à Londres; perfectionnements dans la construction des fourneaux. (2 5 novembre.)
- GARDE-ROBES.
- if>4- M. Beelson (TV.), à Londres ; garde-ro-
- bes hydrauliques et boîtes à étoupes applicables aux pompes et robinets. (5 août. •— Pub. Mechan. Magaz., février 1841 > P- • 89.—Repert. of patent invent., avril 1841, p. 218.)
- 165. M. TV)rdworlh Robson, à Londres ; garde-robes hydrauliques perfectionnées. (2 nov.)
- gaz d’éclairage.
- 166. N.. Hanson (J.), à Huddersfield ; nou-
- veaux compteurs pouvant mesurer le gaz,- les liquides et les fluides, et robinets servant à cet usage. (22 février.)
- 167. M. Inkson (J.), à Londres; appareil pour brûler le gaz propre à l’éclairage. (3o avril. * — Pub. Repert. of patent inventions, février 1841, p. 79.)
- 168. M. TVaystaff Smith, à Leamington ; appareil pour l’alimentation et la combustion du gaz. (9 juin.—Pub. Lond. journ. of arts, mars 1841, p. 21.)
- 169. M. Angus Croll, à Londres ; procédé de.génération et d’épuration du gaz d’éclairage. (29 juillet. — Pub. Mechanics Magaz., février 1841, p. i4°.)
- 170. M. Delbritek (Ch.), à Londres ; perfectionnements dans les appareils pour appliquer le gaz au chauffage. (10 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p. 25o.) *
- 171. M. Botton (Ch.), à Londres ; nouveaux
- compteurs à gaz. (16 décembre.) _
- 172. M. Bavker (J.), à Londres ; nouveaux compteurs à gaz. (23 décembre.)
- gravure.
- 173. M. TValker (A.-E.), nouvelle machine à graver. (14 janvier. — Pub. Repertoryof patent inventions, février 1841, p. 14^0
- 174. M. Baggs (J.), à Cheltenliam ; nouveau procédé de gravure par machine, applicable à la lithographie. (17 mars. — Pub. Repeit.'of patent inventions, février 1841, p. 55.) -
- 175. MM. Spencer (Th.) et TVilson (J.), à Liverpool ; procédé de gravure sur métaux par lé moyen de l’électricité voltaïque, procédé appelé galvanoplastiquc. (7 octobre.)
- HORLOGERIE.
- 176. M. Molyneux (R.), à Londres; nouveaux chronomètres. (7 mars )
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- î'']. M. Moinau (A.), à Londres ; chronomètres perfectionnés. (9 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 480.) ; P
- 178. M. Callard Davies, à Camdentown; perfectionnements dans la construction des horloges et des chronomètres. (20 mai. -•— Pub. bond, journ. of arts, avril 1841, p. 87.)
- 179. M. Poney (J.-P.), à Londres ; perfec-
- tionnements dans les horloges et les chronomètres. (13 août. * — Pub. Meclianics Magaz., février j841, p- -190; — Rep. of patent invent., avril 1841, p. 223.) .
- 180. M. Dent {J.), à Londres ; perfectionne-
- ments dans les horloges et les . garde-temps. (10septembre.—Pub. Mech. Mag.,mars 1841, p. 2.49.) .
- ‘ HUILE. •
- 181. M. Belhell (J.), à Saint-Johns Hill (M andsworth); nouveaux traitement et préparation des huiles et des matières grasses. (28 mars. — Pub. Mecli. Mag., novembre 1840, p. 382.)
- 182. M. Miles Berry, à Londres ; raffinage et épuration des huiles. (9 mai. * — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 5oi.)
- 183. M. Getten (J.), à Londres ; préparation et épuration de l’huile de baleine. (11 juillet.)
- 184. M..-Parker- (S.),- à Londres ; appareil pour conserver et épurer les huiles, et moyen de les brûler. (10 septembre.—Pub. Mech. Mag-, mars 184 .1, p. 248.)
- 185. M. TValther (LL), à Londres; procédé d’épuration des huiles*animales et végétales, du suif et des graisses pour les rendre propres à la fabrication du savon ou pour brûler dans les lampes,.procédé applicable à l’épuration du pétrole, de la naphte et autres huiles minérales. (2.3 décembre.) *
- 186. M. Holbeck (b.), à Hammersmith ; nouveau procédé d’extraction de l’huile. (3i déc.)
- IMPRESSION DES TISSUS.
- 187. M. Beard (R.), à Londres; perfectionnements dans l’impression des calicots et autres tissus. (6 avril. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 429«)
- 188. M. Rice Barris, à Birmingham; perfectionnement dans la construction des cylindres
- et des planches employés à l’impression des tissus. (12 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 494.) , ’
- 189. M. Hampson (B.), à Manchester ; méthode d’impression à la planche des tissus de coton, de laine, de lin ou autres. (9 juin. — Pub. Repert. of patent invent., janvier 1841, p. 1.)
- 190. M. Delarue {Th.), à Londres; perfectionnement dans l’impression des calicots et autres tissus. (20 juin.)
- 191. M. Le en. (./.), à Manchester ; perfectionnement dans 1 art d imprimer les calicots et autres tissus. (24 juin. —Pub. Mech. Magaz., janvier 1 B4'i > p.
- 192. M. Lockeii (J.), à Manchester; fabrication des cylindres gravés pour l’inipression des tissus. (27 août.-—Pub. Mech. Mag., .mars 1841, p. 221.)
- 193. M. Philip pi {F.-T.), à Londres ; perfectionnements dans l’art d’imprimer les étoffes de coton, de soie et autres. (2.5 novembre.)
- 194. M. Tudor Mabley, à Londres ; moyen de produire des dessins servant à l’impression des toiles peintes. (17 décembre.)
- 195. M. Kempton (TV.-II.), à Londres; nouveau procédé de fabrication des cylindres propres à l’impression des toiles. (3o décembre.)
- INCENDIE.
- 196. M. Milner (Th.), à Liverpool ; moyen de garantir du feu les papiers et autres objets inflammables. (26 février. — Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 315.)
- 197. M. Gerish (F.-TV.), à Londres ; appareil de sauvetage en cas d’incendie, pouvant remplacer les échelles ordinaires. (8 août. — Pub. Mech, Magaz., février 1841, p. 142.)
- 198. M. Hannah (J.-L.), à Brighton ; appareil de sauvetage en cas d’incendie. (25 nov.)
- instruments aratoires.
- 199. M. Huckmle (Th.) , à O ver-Norton (Oxford) ; nouvelle charrue. (25 février. —Pub. Lond. journ. of arts, avril 1841, p. 111.)
- 200. M. Ilebert (L.)f à Birmingham ; fabri-
- cation de bêches, pelles, serpes et autres instruments analogues. (7 mars. .-—Pub. Repert. of patent invent., février 1841, p. 81.) . ’ ,.
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- 201. M. Hay (./.), à Belton (Écosse); nouvelle charrue. (2.5 mats.)
- 202. M. Cooper (R.), à Petworth (Gloces-ter); charrue perfectionnée. (16 avril.)
- 203. M. Bradshaw (T.), à Dean (Bedford) ; perfectionnements dans les houes pour la culture des terres. (12 mai.)
- 204. MM. Campbell {A.-F.) et TFhiic (Ch.)} à Norwich ; construction des charrues et autres instruments aratoires. (28 mai.)
- 205. M. Palmer {TF.), à Feltweîl (Norfolk); perfectionnements clans la construction des charrues. (11 juillet. —Pub. Mech. Magaz.,* janvier 1841, p. 4^- — Hep. ofpatent invent., avril 1841, p. 211.)
- 206. MM. Sauciers (./.), TFilliams {JF.') et Taylor J.), à Bedford ; charrue perfectionnée. (3 août. —Pub. Mech. Ma gaz., février 1841, p. 188.)
- 207. M. Edinuncls (R.), à Banbury (Oxford): nouvelles machines à labourerîa terre et à déposer en même temps dans les sillons la semence et le fumier. (22 octobre.)
- 208. M. Duncan (/.), à Londres; machine pour faucher l’herbe, le blé et antres plantes. (2 novembre.) *
- 209. M. Ilensmann JF.), à Woburn ; perfectionnement dans la construction des charrues. (3i décembre.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- 210. M. Cummins (Ch.), à Londres ; baromètres et sympiésomètres perfectionnés. (2 août.)
- 211. M. Johnston (J.), à Glascow ; instrument pour apprécier la vitesse des espaces parcourus par des vaisseaux, chariots, etc , applicable à la mesure du temps. (24 septembre.).
- 212. M. Pt uss d’Olzoïvski, à Londres; niveau pour mesurer les diverses inclinaisons des terrains. (16 décembre/)*
- LACETS.
- 213. M. TJnsworth JF.), à Derby ; nouveau foret de lacet. ( 16 avril. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 44^0
- LAINE. '
- 214- M* Burnett JF.), à Londres ; moyen de garantir de toute altération la laine et autres
- substances filamenteuses. (19 mars. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 397.)'
- 215. Le même; machine pour préparer et mélanger la laine. (24 juin.)
- 216. M. Aube (B.), à Londres ; nouvelle préparation de la laine pour la fabrication des draps et autres tissus. (7 mai.)
- 217. M. Dowsthrope (G.-E.). à Leicester ; machines et appareils pour peigner et préparer la laine etautres matières filamenteuses. (7ÏÎOV.)
- 218. M. Pierce JF.), à Londres ; préparation de la laine brute ou filée, au moyen de laquelle sa qualité est considérablement améliorée. (9 décembre.)
- LAMPES. • •
- 21g. M. Young (TA.), à Londres ; lampes à courant d’air perfectionnées. (i3 avril. — Pub. Repert. of patent iuvent., décembre 1840 , p. 349.)
- 220. M. Halpin (G.), à Dublin ; nouveau moyen d’appliquer l’air à la combustion des lampes. (7 novembre.)
- 221. M. Mechi {J.-J ), à Londres ; appareil applicable aux lampes pour profiter de la chaleur-et des produits de la combustion. (10 novembre. — Pub. Mecli. Magaz., janvier 1841, p. 45.)
- 222. M. DeaconJ.), à Londres ; nouvelles cheminées de verre pour les lampes. (19 nov.)
- 223. M. Kemplon JF.-H.), à Pentonville ; nouvelle construction de lampes. (3i déc.)
- LANIÈRES.
- 22.4. M. Heywood JFkitehead, au moulin de Royal-George (York); fabrication des rubans de laine, lanières et courroies pour transmettre le mouvement aux machines. (12 novembre.)
- LIN ET CHANVRE.
- 225. M. Low (D.), à Londres; machine à teiller, peigner et préparer le lin, le chanvre, le phormium teriax et autres matières filamenteuses. (7 janvier.) *
- 226. M. Buchanan (J.), à Glascow; machines et mécanismes applicables à la préparation clu lin et du chanvre pour filature, et goudronnage des fils de carret et des cordes. (22 mai.) ,
- 227 M. Fairbairn (P-), à Leeds (York); ma-
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- cliine pour teiiler, peigner et préparer le chanvre et le lin. (i 3 juillet.) *
- 228. M. Molyneux (7.), à Preston ; moyen de préparer et de teiiler le lin, le chanvre et les étoupes. (16 décembre.)
- • 1 LOCOMOTEURS.
- 229. M. Moat {TV.), à Thistlegrove (Bromp-
- ton) ; nouvelle application de la force de la vapeur au mouvement des voitures sur les routes ordinaires. (5 février. — Pub. Mecli. Magaz., •août 1840, p. 222.) : ' •
- 230. M. Rudge (E.), à Tewkesbury ; nouveau système pour augmenter la puissance des locomoteurs. (8 février. —Pub. Mecli. Magaz., août 1840, p. 220.)
- 231. M. Crosland (J.), à Leeds; perfectionnements applicables aux locomoteurs et autres machines à vapeur. (2 avril.)
- 232. M. Dirks (H.), à Liverpool; perfection-
- nements dans la construction des appareils locomoteurs roulant sur les chemins de fer, et de leurs roues. (12 mai. — Pub. Mecli. Magaz., novembre 1840, p. 49-iO -
- 233. M. Gooch (D.), à Londres ; construction de roues et de locomoteurs employés sur
- les chemins de fer. (28 mai. — Pub. Lond. journ. of arts, avril 1841, p. 84-)
- 234. M. Turner (JE.), à Leeds (York) ; perfectionnements applicables aux machines locomotives et autres. (6 juillet. — Pub. Mecli. Magaz., janvier 1841, p. 76.)
- 235. MM. Parhin (TV.) et TVdcle (E.), à Liverpool ; nouveau mode de construction Tet de mise en mouvement des locomoteurs et autres machines à vapeur. (12 novembre. —Pub. Mecli. Magaz., janvier 1841, p. 93.)
- 236. M. Pope (F.), à Wolverliampton ; moyen de détacher ou de désassembler les locomoteurs et les ivaggons. (2.4 novembre.)
- 237. M. Condie (J.), à Ayr (Ecosse) ; nouvelle application des ressorts aux locomoteurs sur les chemins de fer. (27 novembre.)
- 238. M. Bcathi (./.), à Londres ; perfectionnements dans la construction des locomoteurs, des waggons et des supports des rails des chemins de fer. (16 décembre.)
- 144 )
- I MACHINES A VAPEUR.
- 23g. M. Curzon (H.), à Kidderminster ;.ma-, chines à vapeur perfectionnées. (28 janvier. )
- 2.40. M. Pcel (Th.), à Londres; machines à vapeur perfectionnées. (11 mars.) * .
- 241* M. Victor Fabien, à Londres; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur rotatives. (16 mars).
- 242. M. Craddock (Th.), à Broadheath (Rad-nor) ; machines à vapeur et chaudières perfectionnées. (16 mars.)
- . 2^3. M. Seavmrd (S.), à Londres; nouvelles machines à vapeur applicables à la navigation.
- ( 17 mars. — Pub. Mecli. Magaz., septembre 1840, p. 290.)
- 244* M. Galloivay (E.), à Londres; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur, lesquels sont applicables aux machines à éle-,. ver les eaux. (23 avril.)
- 2.45. M. Mackay (G.), à Londres; perfectionnements dans les machines à vapeur rotatives. (5 mars..*.— Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 480.) . •
- 2j6. M. Taylor Beale, à Greenwich; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (10 juillet. — Pub. Mech. Magaz., janvier 1841, p. 4^0
- 247* MM. Jamieson Cordes et Loke (E.), à Newport ; nouvelle machiue à vapeur à rotation directe. (18 juillet.)
- 248. M. Unwinn (B..), à Southshields; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur. (29 juillet.)
- 249. M. Daubncy Holmes, à Londres ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur et dans les moyens de générer la vapeur et de l'appliquer comme force motrice. (Ier août.— Pub, Mecli, Magaz., février i84r,
- p. 173.)
- 250. M. Macrae(C.), à Cornhill (Pertlisliire); perfectionnements dans la construction des machines rotatives mues par la vapeur, le gaz ou l’air chaud. (5 août.) *
- 251. M. Hick (B.), à Bolton-le-Moors (Lancaster) ; construction des régulateurs et des modérateurs réglant la vitesse du mouvement de5.
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- machines à vapeur, des roues hydrauliques et autres moteurs. (27 août. — Pub. Mech. Mag., mars 1841, p-221.)
- 252. M. Pilbrow (J.), à Tottenham ; machines à vapeur perfectionnées. (10 septembre.)
- 253. M. Hannuic {P.), à Londres; construction des régulateurs et modérateurs des machines à vapeur et autres machines motrices.
- ( 10 septembre. —Pub. Mech. Mag., mars 1841, p. 23g.)
- 254. MM. Fourdrinier (E. et //.), à Hanley (Stafford) ; machines applicables au mouvement des bateaux. (17 septembre. .— Pub. Mech. Mag., mars 1841, p. 25o.)
- 255. M. Mill (TV.), à Londres ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur et dans les moyens-de mesurer la tension de la vapeur. (21 septembre.) 1
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 256. M. TVinkles (B.), à Islington; construction des roues hydrauliques et des roues des bateaux à vapeur. (11 juin. ^— Pub. Mech. Ma-gaz., décembre 1840, p. 58g.)
- . 257.. M. Hancock (J.), à Londres; machine destinée à élever les eaux et autres fluides. ( 15 octobre.)
- MACHINES ET MECANISMES DIVERS.
- 258. M. Bennett (J.), à Turnlee, près Glos-sop ; machines à couper et diviser les chiffons, les cordes, la paille, le foin et autres matières végétales molles. (29 juillet. — Püb. Civil Ing. journal, mars 1841, P- 98. Mech. Magaz., février 1841, P- 123.)
- 25g. M. Sivainworlh, à Manchester ; machine propre à couper les matières végétales. (29 juillet )
- 260. MM. le comte de Ducie, Clyburn (R.) et Budding (E.), à Uley (Glocester) ; machine à diviser et couper les substances végétales et autres. (i5 octobre.)
- 261. M. Paterson (G.-D ), à Truro; machine à creuser des cavités dans lebois,et à formerdesjat-tes et toute espèce de formes curvilignes. (5noy.)
- 262. M M’Kinley (TV.),h Manchester ; machine et mécanisme pour plier, mesurer etrou-ler les étoffes. (10 novembre.)
- Quarantième année. Avril 1841.
- MÉTAUX.
- 263. M. Sliore (J.), à Birmingham ; moyen de préserver de l’oxydation les métaux ét les alliages. (3 mars. —Pub. Repertory of patent inventions, décembre t84o, p. 353.)
- 264. M. Elkington (R.), à Birmingham; nouveau procédé pour couvrir ou plaquer les métaux. (?.5 mars. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 497 )
- 266. M. TVall(A.), à Bermondsey; nouveau procédé pour empêcher la corrosion des métaux. (2 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1841,
- p. 478.)
- 266. M. le comte de Fontainemoreau, à Londres ; moyen de recouvrir les métaux et les alliages d’un enduit qui les garantit de la rouille. (i5août.—Pub, Mech. Mag.,fév. 1841, p. 175.)
- 267. MM. TValtcr Richardson et Mott Braith-tuaite, à Londres ; procédé d’étamage des métaux. (17 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841 > P- 251.)
- 268. MM. TVhilworth (J.) et Spear(J.); machines, outils et appareils pour couper et raboter les métaux. (17 novembre.)
- 269. M. Batho (H.), à Manchester; machine propre à planer, raboter et percer les métaux. (25 novembre.)
- MÉTIERS A BAS.
- 270. M. Mottershaw Foreman, à Sheepshead (Leicester) ; nouveau métier à bas et à tricot. (28 janvier. — Pub. Mech. Magaz., août 1840, p. 206.)
- MÉTIERS A TISSER.
- 271. M. Clarke (G.), à Manchester ; nouveau métier à tisser. (21 janvier.)
- 272. MM. Myerscough (Fh.), à Little-Bol— ton, et Sykes (IV.), à Manchester ; perfectionnements d'ans la construction des métiers propres à fabriquer de nouveaux tissus. (5 février.)
- 273. M. Deplangue (A.), à Londres; nouveaux métiers à tisser. (8 février.) * \
- 274* MM. Newton (J.) et Collier (G.), à Bighbridge-Mill (York); perfectionnements dans les métiers pour tisser des étoffes brochées et façonnées. (4 mars.)
- 275. M. TVood (TV.), à Wilton ; métier pro-
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- pre à la fabrication des tapis et autres tissus.
- (24 juin. — Pub. Mech. Magaz., janvier 1841 ? p. 92.)
- 276. M. Davics (/.), à Manchester ; machine ou appareil propre au tissage des étoffes. (7 octobre,) *
- 277. M. Parker {Ch.), à Darlington (Durham) ; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser la toile et autres tissus , et conduits à !a main, par la vapeur ou tout autre moteur. (22 octobre.)
- 278. M. Debergue {Ch.), à Blakheath ; machine pour faire les ros ou peignes de tisserand.
- (7 novembre.) *
- - 279. M. Healon (J,), à Preston; moyen de préparer et de parer les chaînes de fil ou de coton pour la fabrication de diverses espèces de tissus. (12 novembre.-)
- 280. M. Henson {TV.), à Londres; machines ou métiers pour fabriquer certains tissus de fil.
- (19 novembre.)
- 281. M. Miles Berry, à Londres ; perfectionnements ajoutés aux métiers à tisser. (22 nov.)
- MOTEURS.
- 282. M. Poole {M.), à Londres; nouveau moteur. (7 janvier, * — Pub. Repertory of patent invent., octobre 1840, p. 21 3.)
- 283. M. Bainbridge (/Th-.), à Londres; nouveau moteur. (i3 avril. —Pub. Repertory of patent invent., janvier 184.15 p. 17.)
- 284. M. Salisbury Eagles, à Liverpool ; mécanisme pour obtenir une puissance motrice.
- (2 juin.—Pub. Mech. Mag., janv. 1841 ? P- 7^.)
- 285. M. Gilbert {G.-A.), à Londres ; appa-
- reil pour obtenir et appliquer la puissance motrice. (10 septembre.---Pub. Mech. Magaz.,
- mars 1841 » p. 238.)
- 286. M. Fox Talbot {H.), à Lacock-Abbey ; nouveau système de production de force. (ier octobre.)
- 287. M. Fût (J.), à Londres; mécanique destinée à transmettre le mouvement et la for ce mécaniques. (7 octobre.)
- 288. M. Newton {TV.), à Londres ; machine établie sur un nouveau système, mue par Pair comprimé ou tout autre fluide. (i5 octobre.)
- MOULINS.
- 289. MM. Dean {A.) et Evans (E.), à Birmingham ; moulin à blé applicable à la pulvérisation d’autres substances. (24 septembre.)
- musique (instruments de)
- 290. M, Clarke (/.), à Boston ; nouvelle construction de pianos. (14 février.)
- 291. M. Pellerin {E.-A.), à Londres; perfectionnements dans les instruments de musique à cordes et à vent. (4 mars.) *
- 292. M. Hawley (/.), à Londres ; perfectionnements dans la construction des pianos et des harpes. (ier juin. — Pub. Mech. Magaz > décembre 1840, p. 589 ) '
- 293. M. Érard (P-.), à Londres; nouvelle construction des pianos. (24 septembre.)
- 294. M. Mannoury {P.-M.), à Londres ; nouveaux instruments de musique, à vent et à cordes. (5 novembre.) *
- 295. M. Dodd {E.),- h Kentishtown ; mécanisme de pianos perfectionné. (7 novembre.)
- 296. M. Steivard' {J.), à Wolverhampton ; nouvelle construction des pianos, des harpes et autres instruments à cordes. (16 décembre.)
- NAVIGATION.
- 297. M. Jenks Cotes, à Londres; moyen d’accélérer la marche des bateaux sur les canaux. (13 juin. * —Pub. Meçb. Magaz., décembre 1840, p. 592.)
- 298. M. Carpenter {E.-J.), à Toft-Monks (Norfolk) ; mécanique propre à favoriser la manœuvre et les évolutions des navires, et à les gouverner pour leur faire prendre le vent. (i3 juin. — Pub. Mech. Magaz., déc. 1840, p. 608 )
- 299. M. Miles-Berry, à Londres; nouvelle disposition des appareils pour faire marcher les bateaux , vaisseaux et autres embarcations. (i4 août. *—Pub. Mech. Magaz., février iSji?
- P- 374-)
- 300. MM. Hutchins {TV-H) et Bakewell (</.), à Brixton ; moyen d’empêcher les vaisseaux de sombrer et de les relever lorsqu’ils ont coulé bas. (21 novembre.)
- 301. M, Blaxland{G.), à Greenwich ; nouveau système de navigation des bâtiments en mer et sur les rivières navigables^ (28 novembre.)
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- , - ORTHOPÉDIE.
- 302. M. Kingdon (R.), à Londres ; appareil pour corriger les difformités de la taille et les déviations de l’épine dorsale. (a5 février.)
- OUTILS,
- 303. M. Robert (J.), à Sheffield; moyen d’attacher les manches de corne à certains outils. (3 juin. — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 561,)
- 3o4- M.Asti (7F)), à Sheffieîd; outils pour percer les métaux. (24 juin. —Pub, Mech. Magaz., janvier x841 ? P- 92.)
- PAIN.
- 305. M. Hill (S.), à Londres; perfectionnements dans la préparation du pain et du biscuit de mer. (25 mars.)
- 306. M. Defaure cle Monlmiral, à Londres ; nouvelle méthode de préparation du pain. (2 juin. * — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 589.)
- PAPIER.
- 307. M. Wilson {G.), à Londres; nouvelle machine à couper et rogner le papier. (21 janvier. — Pub. Repert. of patent invent., septembre 1840, p. i56.)
- 308. M. M’Murray (7F.), à Edimbourg ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (ier juillet.)
- 3og. M. Martin (77.), [à Londres ; moyen dé préparer la surface du papier. (3o mars. — Pub. Mech. Magaz'., octobre 1840, p. 382.)
- 310. M, Amos (C.-F.), à Londres; perfectionnements dans la fabrication | du papier. (10 novembre.)
- 3i 1. M. Barrait (Ch.), à Sommerset ; perfectionnements dans la fabrication du papier. (25 novembre.)
- 312. M. Dickinson (/.), à Londres; perfectionnements dans la fabrication du papier. (23 décembre.)
- PARAPLUIES.
- 313. M. Holland (77.), à Birmingham ; nouveau mécanisme de parapluies et d’ombrelles. (7 mai.)
- passementerie.
- 314. M. Taylor (77.-A.)} à Londres ; perfec-
- tionnements dans la fabrication des lacets et des tresses. (28 mai. — Pub. Repert. of patent invent., février 184i,p. 86.)
- 315. M. Nickels (C.), à Londres ; confection des tresses et des lacets, (g juin. — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 607.)
- PATINS.
- 316. M. Kir ch (77.), à Londres; établissement et composition d’une aire ou surface propre à remplacer la glace à l’usage des patineurs. (28 mars.)
- PAVAGE.
- 817. M. Gnmman(W.), à Londres ; nouveau mode de pavage en bois des rues. (i5 avril. — Pub. Lond. journ. of arts, décembre i84o,
- p. 214.)
- 3i8. M. Harvey (/.), à Londres; méthode de pavage des rues et des routes avec des blocs de bois, et moyen de couper et de former ces blocs. (2 juin. — Pub. Lond. journ. of arts mars 1841, p. 11.)
- 3ig. M. Saunders (7F)), à Londres ; nouveau, système de pavage des rues et des routes. (3 août. —Pub. Lond. journal of arts, mars 1841, p. 17; — Rep. of patent invent., avril 1841, p. 214.)
- 320. M. Davis (J.), à Londres; moyen de former des blocs de bois servant au pavage des rues, des routes, des cours d’habitation et autres usages. (8 août.)
- 321. M. Freeman (W.), k Londres; système de pavage des rues et des routes. (7 septembre. * — Pub. Mech. Magaz., mars 1841 p. 223.)
- 322. M. Wocd (77?.'), à Londres; perfectionnements dans le pavage des rues, routes f ponts, quais, etc. (7 octobre.
- pèche.
- 323. M. Lance (7F.), à Londres; appareil propre à la pêche de la baleine. (11 juin. — Pub. Mech. Magaz., décembre 1840, p. 5go.)
- PLOMB.
- 324. M. Sparke (7.), à Langley-Mills (Nor-thumberland) ; nouveau traitement du minerai de plomb. (28 avril.)
- PLUMES.
- 325. M. Laives (Th.), à Londres; procéda
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- et appareil pour nettoyer et préparer les plumes, (i 3 novembre.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 326. M. TVinterton Baylis, à Birmingham ; nouvelles plumes à écrire métalliques et flexibles, et porte-plume. ( 6 décembre.)
- POMMES DE TERRE.
- 327. M. Doiunes Edwards, à Kingston ; moyen de conserver des pommes de terre et autres substances végétales. (8 août. — Pub. Mecli. Magaz., février i84i,p. 190.)
- 328. M. Greltet (Ch.), à Londres; mode de préparation des pommes de terre de manière à les convertir en diverses substances alimentaires, et nouvel appareil pour les sécher. (25 novembre.)
- POMPES.
- 329. M. Fabien {Victor), à Londres ; pompes perfectionnées. (7 janvier.)
- 330. M. Poole (M.), à Londres; nouvelle pompe foulante et aspirante pour élever les eaux. (3o janvier.) *
- 331. M. Home (/.), à Clapham Common ; robinets et soupapes pour pompes aspirantes. (3 mars. — Pub. Mecli. Magaz., septembre 1840, p. 287. — Rep. of patent invent., avril j 84 * ? P- 228.)
- 332. M. Beelson {TV.), à Londres; perfectionnements dans la construction des pompes, des robinets et des soupapes hydrauliques applicables aux garde-robes. (5 mai. —. Pub. Mecli. Mag., février, p. 18g.)
- 333. M. Noon {G.-E.), à Londres; pompes et appareils pour soutirer la bière, le cidre et autres fluides. (3 août. — Pub. Mecli. Magaz., février 184 f, p. 141 *)
- * 334. M. Clarke (J.), à Islington (Lancaster); pompe hydraulique aspirante et foulante. (5 novembre.) *
- 335. MM. Palmer (G.-H.) et Perkins {Ch.), à Londres; construction perfectionnée des pistons et des soupapes pour retenir et laisser couler les liquides, les gaz et la vapeur. (28 novembre.)
- 336. M. Simpson {A.-H.), à Londres; nouveau mécanisme pour faire agir des pompes. (9 décembre.)
- PORCELAINE.
- 337. MM. Ridgeway {J.) et TV ait (G.), à Cauldon-Place (Stafford); perfectionnements dans la fabrication de la porcelaine et des poteries. (11 janvier.)
- PORTES.
- 338. M. TVilkes {S.), à Darïston; nouvelle fabrication des fiches et des gonds de portes et de meubles. (21 janvier. — Pub. Lond. journ. of arts, mars 1841, p. 37.)
- 339. M. Home {Th.), à Birmingham ; construction de gonds de portes. (3 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p- 222.)
- 340. M. TVhitehouse {J.), à |Birmingham ; construction des fiches à ressort et des gonds de portes. (3 septembre. — Tub. Mecli. Magaz., mars 1841, p. 224.)
- POTERIES.
- 34.1. M. Ridgway (J.), à Cauldon-Place (Stafford) ; procédés de préparation des moules employés dans les fabriques de porcelaine, de poterie et autres, au moyen desquels ils sont rendus plus solides. (11 janvier. — Pub. Mech. Magaz., avril 1840, p. 225.)
- presses. •
- 342. M. Brindléy {TV.), à Birmingham ; appareil pour presser le coton , la laine et autres marchandises. (25 février. — Pub. Repert. of patent invent., novembre 1840, p. 260.)
- PRODUITS CHIMIQUES. ‘
- 343. M. Hunt {TV.), à Londres; perfectionnements dans la fabrication de la soude, de la potasse et de leurs carbonates. (21 janvier.)
- 344. M. Miles-Berry, à Londres ; fabrication perfectionnée du prussiatede potasse et du prus-siate de soude. (21 janvier.) *
- 345. MM. Blanc {A.) et Gervais Bazille, à Londres; perfectionnements dans la fabrication' de la soude obtenue par la décomposition du muriatede soude. (12 février.)
- 346. M. Farmer {Th.), à Londres ; perfectionnements dans le traitement des pyrites pour en retirer le soufre, l’acide sulfureux et autres produits. (25 février. — Pub. London journal of arts, décembre 1840, p. 209 )
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- 347. M. TVilson (J.), à Liverpool ; nouveau procédé de fabrication du carbonate de soudé. (25 février.)
- 348. M. Borner (/.), à Hunslet (York); fabrication du carbonate de soude perfectionné. (4 mars )
- 34g- MM. Harrison Blair, à Kearsley (Lancaster), et Hough TValtson, à Little-Bolton ; perfectionnements dans la fabrication de l’acide sulfurique, de la soude cristallisée, des cendres de soude, etc. (6 avril.)
- 35o. M. Nyren (TV.), à Bromley ; fabrication de l’acide oxalique. (26 juin.)
- 35ï. M. TVaterton (H.), à Londres; procédé de fabrication du sel ammoniac. (27 août.)
- 352. M. Lee Pattison, à Durham ; fabrication du blanc de plomb. ( 10 septembre. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p. 249.)
- 353. M. TPildes (G.), à Londres ; nouveau procédé de fabrication du blanc de plomb. (16 décembre.) *
- 354. M. Brumioeïï Gregson, à Newcastle ; préparation des couleurs, des sulfates de fer et de magnésie. (23 décembre.)
- 355. M. Sewell (T.-R.)* à Cannington (Not-tingliam) ; moyen d’extraire l’acide carbonique de certaines substances minérales. (3i décembre.)
- PROJECTILES.
- 356. M. JPapier (D.), à Londres; nouveaux projectiles. (12 février. -— Pub. Repert. of patent invent., décembre 1840, p. 257.)
- QUINCAILLERIE.
- 357. M. Joyce (Th.), à Manchester ; fabrication de divers objets propres à l’intérieur des appartements, comme boutons de portes, sonnettes, agrafes, crochets et autres. (ier octobre.)
- RÉSERVOIRS.
- 358. M. Cotes (R.), à Southampton ; composition des réservoirs, cuvettes et autres vases en ardoise, pierre, marbre et autres matières. (28 décembre.)
- ROUES. '
- 35g. M. Greenumy (Ch.), à Douglas (île de Man) ; moyen de réduire le frottement des
- roues de voitures, applicable aux coussinets et paliers des machines. (3 janvier.)
- ROUTES.
- 360. M. TVhitworth (J.), à Manchester; perfectionnements dans les machines ou appareils pour nettoyer et réparer les joutes et les chemins. (i5 avril.)
- 361. M. Pinkus (H.), à Londres; combinaison et application de certains matériaux propres à l’établissement des routes. (i5 octobre.)
- savon.
- 362. M. Poole (M.), à Londres; préparation des lessives de savonniers et fabrication perfectionnée du savon. (17 mars.) *
- 363. M. Lambert (J.), à Londres ; procédé de préparation du savon. (i5 juillet *. — Pub. Mech. Magaz., février 184.1, p- 124.)
- SCULPTURE.
- 364- M. Newton (TV.), à Londres; appareil et mécanisme pour obtenir des sculptures de ronde bosse et des bas-reliefs sur marbre ou autres substances dures. (5 mai.) *
- SEL.
- . 365. M. Davidson (J.), à Edimbourg; moyen de conserver le sel. (12 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 5oi.)
- SERRURES. -
- 366. M. Morrett TVilliams, à Londres ; nouvelles serrure et clef. (27 février.)
- 367. M. Gerish (F.-TV.), à Londres; clefs, serrures et verrous perfectionnés. (20 mars. — Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 34g-)
- 368. M. Pierce (TV.), à Londres; perfectionnements dans la construction des serrures et des clefs. (2 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 4g3.)
- 36g. M. TVolverton (J.) et Rawlett (N.), à Willenhall (Stafford) ; construction des serrures, des verrous et autres fermetures. (i3 juin.)
- 370. M. Clark (Th.) , à Wolverhamptou ; construction de serrures, verrous et autres fermetures analogues pour portes, barrières, croisées, etc. (22 octobre.) *
- 371. M. Baillie (B.), à Londres; nouvelles serrures, cadenas et autres fermetures. (23 décembre.)
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- SIGNAUX.
- 372. M. Foote (R.), à Faversham (Kent); perfectionnements dans la construction des sonneries d’alarme. (12 mai. — Pub. Mech. Ma-gaz., novembre 1840, p. 5oi.)
- SOIE.
- 3 j3. MM. Gibson et Muir, à Glascow; moyen de nettoyer la soie et autres matières filamenteuses. (24 septembre.)
- SOUFRE.
- 874. M. Harvey (J.), à Londres; procédé d’extraction du soufre des pyrites et autres substances qui le contiennent. (8 juillet. — Pub. Mech. Magaz., janvier 1841, p. 92.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 375. M. TVerlheimer (/.), à Londres ; nouveau procédé de conservation des substances animales et végétales, et des liquides. (8 février.) *
- 376. M. le baron de TPetterstcdt, à Liine-housé ; procédé pour conserver les substances animales, végétales et autres. (15 août. — Pub. Mech. Magaz., février 1841, p. 190-)
- 377. M. Payne (Ch.), à Londres ; procédé de salaison des substances animales. (i3 octobre.)
- 378. M. H andfor d (C.), à Londres; préparation d’une nouvelle substance alimentaire végétale. (21 septembre *.— Pub. Lond. jdurn. of arts, avril 1841 > P- 96.)
- SUCRE.
- 379. M. Robinson (J.), à Londres; moulin
- pour extraire le jus de la canne à sucre, établi d’après un nouveau système, et perfectionnements dans'la fabrication du sucre. (2 décembre.) . •
- SUIF. . . ;
- 380. M. Elhanan Bipkenell, à Londres; moyen de séparer les parties solides des parties liquides du suif et d’autres matières grasses. (25 mars.) *
- 381. M. Chaudron Junot, à Londres; nouveau procédé d’épuration et de solidification.du suif, des graisses et des substances oléagineuses. (3o mars.)
- 382. M. Delianson Clark, à Londres; procédé d’épuration des suifs, des graisses et des hui-
- les ; moyen de les priver de leur mauvaise odeur et de les solidifier pour séparer la stéarine de l’élaïne. (5 novembre.)
- TABLEAUX.
- 383. M. Potts (TP.), à Birmingham; moyen de suspendre les tableaux et les rideaux dans les appartements. (i5 avril. — Pub. Mech. Mag., octobre 1840, p. 445-)
- TANNAGE.
- 884. M. Webster (H.-B.), h Ipswich ; nouveau procédé de tannage des peaux et fabrication de la gélatine. (16 avril.)
- TAPIS.
- 385. M. Grahatn (H.), à Hoxton ; méthode de combinaison des dessins et de teinture des laines qui entrent dans la composition des tapis dits de Kidderminster. (16 décembre.)
- TEINTURE.
- 386. M. Kober (Ch.), à Londres; moyen de fixer les couleurs sur les draps. (7 mars.)
- TÉLÉGRAPHIE.
- 387. 'MM. Wheatstone (C.) et TP. Fothergill Cooke, à Londres ; moyen de transmettre des signaux par des courants électriques. (21 janvier.—Pub. Mech. Magaz., août 1840, p. 189.)
- THÉÂTRES.
- 388. M. Roivland Stephenson, à Londres; moyen de construire et de faire mouvoir des machines théâtrales. (29 février.—Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 257.)
- TISSAGE.
- 38g. M. Clisild Daniell, à Bradford (Wilts) ; nouvelle méthode de préparation des chaînes et des trames pour le tissage des étoffes de laine. (3 mars.)
- 3go. M. Forrester (TV.), à Barrhead (Ren-frew) ; perfectionnements dans le parage et la préparation des chaînes des tissus. (11 mars.)
- TISSUS.
- 3g 1. M. Robinson Williams, à Londres; fabrication d’un tissu dont la laine forme la base, et métier pour le confectionner. (14 février. — Pub. Mech. Magaz., mars 1841, p 2Ûi.
- 392. DU.-Newton (TP.), à Londres; moyen d’augmenter la force et de garantir de toute altération les tissus ligneux. (23 mars.) *
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- TISSUS ÉLASTIQUES.
- SqS. M. Hancock (J.), à Walworth ; moyen de produire un nouveau tissü applicable à divers usages , en combinant le caoutchouc avec le bois, la baleine et autres matières fibreuses, et même avec des substances métalliques. (8 février.—Pub. Mech. Magv, août 1840, p. 221.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 394* M. Faricas (R.), à Londres ; procédé pour rendre imperméables les tissus et les cuirs. (16 mars.) •
- 895. M. JSeivberry (/.), à Londres; moyen de rendre imperméables à l’eau les tissus de coton, de lin, de laine et de soie. (12 mai.—Pub. Mech. Magaz., novembre 1840, p. 4gû.)
- TONNEAUX.
- 3g6. M. Brown (S.), à Londres ; construction de tonneaux et de barriques en fer et autres métaux. (21 janvier. — Pub. Mech. Magaz., août 1840», p. 2o5.)
- TOURS.
- 397. M. Hannis Taylor, à Londres; perfectionnements dans la construction des tours. (i3 mai. — Pub. Mech. Magaz., novembre
- 1840, p. 498.)
- 3g8. M. Steoens {A.), à Manchester; mandrin universel applicable au tour et aux machines à percer. (19 novembre.)
- TUYAUX.
- 3gg. M. Stocker (A.-S.), à Birmingham ; perfectionnements dans la fabrication des tubes et tuyaux, applicables à la conduite du gaz. (27 mars.—Pub. Mech. Magaz., décembre
- 1840, p. 607.)
- 400. M. P rosser {R.), à Birmingham; perfectionnements dans les machines ou appareils pour fabriquer les tuyaux. (27 mars. — Pub. Mech. Magaz., octobre 1840, p. 385.)
- 401. M. Smedley (T’A.), à Holywell (Flint); fabrication des tubes, tuyaux et cylindres. (4 avril. — Pub. Bepert. of patent invent., décembre 1840, p. 332.)
- 402. M. Southwood Stocker, à Birmingham ; perfectionnements dans la confection des tubes et tuyaux pour la conduite du gaz et autres usages, (g juin»)
- 51 )
- 4o3. M. Farger-Emmerson, à Walworth; moyen d’appliquer un enduit préservateur sur les tuyaux et les tubes de fer. (3 novembre.)
- TYPOGRAPHIE.
- 4o4- M. Gaulert {E.-R.), à Londres ; machine pour distribuer les caractères typographiques dans les casses. (13 mars.)
- 405. MM. Young (H.) et Delcombe {A.), à Londres : moyen de composer les caractères typographiques. (i3 mars. — Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 317.)
- 406. M. Edmonson {Th.), à Manchester; nouvelles presses typographiques. (9 juin. —-Pub. Mech. Magaz., janvier i84r, p. i3.)
- 407. MM. Clay (G.) et Rosenberg. (F.), à Cottingham (York) ; machine à composer des pages typographiques. (27 novembre.)
- VAISSEAUX.
- 4.08. MM. Allison (T.) et Lumsden {G.), à Durham ; nouvelle disposition des courbes et équerres en fer pour maintenir les baux des navires. (3o mai.)
- 4oq. M. Robinson TFilliams, à Londres ; moyen de mesurer la vitesse de la marche des navires, et celle du fluide en mouvement. (27 août.)
- 410. M. Newton {TF.), à Londres; nouveau
- système de ridage des navires et autres embarcations. (3i décembre.) * *
- VAPEU r.
- 411. M. TFilliams ( T.-rR. ), à Londres; moyen d’obtenir la puissance de la vapeur ou de certains fluides élastiques et l’appliquer à la distillation et à l’évaporation. (i5 avril.)
- 412. MM. Aitchison (J.) et Haslie {A.), à Glascow ; production et condensation de la vapeur, pour chauffer, rafraîchir et évaporer les fluides. (24 juin.)
- VERRE.
- 413. M. Crosficld{J.), à Warrington ; perfectionnements dans la fabrication du verre en table. (25 mars.)
- 414. M. Gold (T), à Birmingham ; nouveaux siphons et autres objets en verre. (x5 avril.)
- 415. M. Dodd (Ch.), à Londres; nouveau
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- ( 452 )
- procédé de fabrication du verre en table, et matière imitant le marbre, la pierre, l’agate et autres matières pour servir à l’ornement des appartements. ( 12 novembre. * — Pub. Mecli. Magaz., mars 1841 » p. 237.)
- VÊTEMENTS.
- ' 416. M. Sabbcrton (J.), à Londres ; nouveau moyen d’attacher des sous-pieds aux pantalons. (26 mars.)
- 417. M. Barnett (G.), à Londres; chevalet pour suspendre les habits et autres vêtements. (11 juillet. — Pub. Mech. Magaz., janvier 1841, p. 47-)
- 418. M. Church {TV.), à Birmingham; agi'afes et attaches d’habits et de tout autre vêtement. (27 août. —Pub. Mech. Magaz., mars
- I 84 T , p. 221.)
- VIN.
- 4ig. M* Stone '{TV.), à Winsley ; nouvelle préparation du vin. (21 janvier. — Pub. ile-pertory of patent invent., novembre 1840, p. 282.)
- VINAIGRE.
- 420. M. Troubat{F.), à Londres; procédé de fabrication du vinaigre. (1 août.—Pub. Mech. Magaz. , février 1841, p- 188.)
- vis.
- 421. M. TVilks {S.), à Darleston (Stafford) ;
- nouvelle fabrication des vis de toute espèce. (16 avril. — Pub. Repertory of patent invent., janvier 1841 ,p. 38.) '
- • 422. M. TVhite (/.), à Manchester; moyen de fabriquer les vis. (23 avril.)
- VOITURES.
- 423. M. Nicolas (/.-L.), à Clifton (Bristol);
- nouvelle méthode de construction et de transport des voitures sur les chemins de fer, les routes ordinaires et à travers les champs poulies besoins de l’agriculture. (1 janvier. — Pub. Lond. Journ. of arts, avril 1841 •> p. 76.)
- 424- M. Cook {TB.), à Londres; nouvelles voitures. (22 février. —- Pub. Mech. Magaz., septembre 1840, p. 268.)
- 4^5. M. Houldsworth {H.), à Manchester; perfectionnements dans,la construction des voitures et des waggons sur les chemins de fer. (10 septembre.—Pub. Mech. Mag., mars. 1841, p. 239.)
- 426. M. Paine {Th.), h Londres; moyen de faire marcher les voitures par la pression atmosphérique sans le secours de toute autre puissance. (22 septembre.)
- 427. M .Maugham, à Londres ; perfectionnements dans la construction des véhicules à roues. (24 septembre. — Pub. Mech. Magaz,, mars 1841, p-253.)
- 428. M. Galloway {E.), à Londres ; moyen d’accélérer la marche des voitures sur les chemins de fer. (2 novembre.)
- 429. M. Boydell {J.), à Cheltenham ; moyen de faire marcher les voitures sur les chemins de fer, de les arrêter et de les empêcher de sortir des rails. (2 novembre.),
- 430. M. Buchanan {J.), à Glascow ; perfectionnements dans les véhicules à roues pour les routes ordinaires et les chemins de fer. (28 décembre.)
- 431. M. Adams {TV.), à Londres; nouvelle construction des voitures et de leurs accessoires,
- | (28 décembre.)
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- quarantième année. | N° CCCCXLIII. ) mai mi.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — briques. ^
- H jp port fait par M. de La m bel, au nom du comité des arts mécaniques, sur la briqueterie mécanique de M. Carville, établie a la ferme des Mouline aux, commune d’Issy, prés Paris.
- Messieurs, M. Carville a déjà présenté à l’Académie des sciences sa machine à faire des briques, et elle l’a déclarée digne de son approbation (1).
- Bans un tel état de choses, la tâche du comité était facile. Aussi, messieurs, nous conclurons comme l’Académie ; seulement nous ajouterons à la description qu’elle a donnée de cette machine quelques détails, ou quelques considérations pratiques, qui sont spécialement dans les attributions de notre Société.
- Le broyage de la terre, et son mélange avec du sable ou des composés d’alumine, quand la terre dont on se sert l’exige, se font dans un cylindre vertical au moyen d’un axe en fer aussi vertical, auquel sont fixées des lames en fer plat inclinées à 45°, portant des couteaux en fer ou acier de 8 à 10 centimètres de hauteur; ces lames sont espacées de l’intervalle nécessaire pour laisser passer les couteaux. Au bas de cet arbre, il y a deux rangs de lames plus Fortes et plus larges, inclinées de même à 45°, et qui dans leur révolution forcent la terre à passer à travers une ouverture qui se trouve au bas du cylindre. La quantité de terre qui sort par cette ouverture est réglée par une petite vanne en tôle que l’on peut maintenir au degré d’élévation que l’on juge convenable. Une chaîne sans fin, composée de cadres en fonte joints à charnière les uns aux autres et passant sous la base du cylindre, s’y remplit de la matière préparée. Un lourd rouleau de fonte en commence la compression, elle s’achève par l'étirage de la charge des moules sous une plaque 'en fer qui donne à la brique l’épaisseur exacte qu’elle doit avoir, et en lisse la partie
- (l) Voyez Bulletin de janvier 1841, p. 29. ^
- Quarantième année. Mai 1841. 20
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- 154 X " ARTS MÉCANIQUES.' . ''
- supérieure immédiatement après son passage sous le cylindre compresseur.
- La sortie du moule a lieu au moyen d’un refouloir agissant de haut en bas , dont Faction est déterminée par un buttoir fixé à la surface latérale des moules, de manière que Faction du buttoir, liée à la marche du moule même, est toujours précise et régulière. Ce moyen est simple et ingénieux. Les briques moulées tombent sur des planchettes, conduites par des plans articulés formant une bande sans fin, dont Faxe est perpendiculaire à celui de la machine, ce qui permet de retirer les briques du côté opposé à celui où l’on place la planchette qui doit recevoir chaque brique; cette planchette et sa brique sont ensuite placées sur une brouette qui peut en recevoir trente, puis transportées sous un hangar de deux mètres environ de large, où elles sont empilées les unes sur les autres à la distance de la planchette qui sert à les transporter et à les placer dans le séchoir, au moyen d’une deuxième planchette, de manière que la main de l’homme ne touche pas les briques qui conservent la forme exacte que le moule leur a donnée. Les planchettes retournent ensuite à la machine sur les brouettes pour recevoir d’autres briques , ce qui diminue beaucoup le nombre de planchettes nécessaires et le temps de leur manœuvre.
- L’adhérence de la terre aux parois des moules est évitée par l’immersion dans un baquet oblong et plein d’eau, placé sous la machine, de la chaîne sans fin des moules pendant le temps qu’ils parcourent la partie inférieure de leur course. Deux trémies, placées de chaque côté du cylindre broyeur, répandent, au moyen du mouvement de rotation d’un cylindre cannelé placé à leur extrémité inférieure, le sable nécessaire pour empêcher l’adhérence de la terre au fond du moule et à la surface supérieure de la brique.
- Un petit filet d’eau humecte sans cesse la surface du cylindre compresseur, aussi pour éviter toute adhérence de ce cylindre avec la terre.
- Cette machine moule 1,500 briques à l’heure, et la terre employée y est bien malaxée; elle donne les moyens de fabriquer de même des tuiles plates et des carreaux, et de préparer les éléments des tuiles creuses.
- Il faut, pour son action, un cheval pour mettre la machine en mouvement; deux hommes, l’un pour humecter et pétrir la terre, l’autre pour la conduire dans le cylindre broyeur ; quatre enfants, l’un pour placer les planchettes, l’autre pour ramasser les rognures des moules et maintenir le cheval dans un pas égal, et deux pour charger les briques; enfin quatre adolescents ou femmes, deux pour conduire les briques au séchoir et deux pour les y empiler.
- L’inventeur estime les journées d’hommes à 3 fr. 25, celles des enfants à i fr., et celles des adolescents ou femmes à 2 fr.
- Cela fait par jour pour les hommes, en en comptant un de plus pour surveiller,
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- 8IUQURS..
- m
- 3 hommes à 3 fr. 25 c. 9 fr. 75 c.
- Pour 4 adolescents • .. • . ,. , . .. . 8 fr. » •
- Pour 4 enfants. . * • .* •. ... . .^4 fr. »
- Pour le cheval. . . . .' . . ' 4 fr. »
- Entretien 75 c.
- Total. . . . . . 26 fr. 50 c,
- Avec 26 fr. 50 c. on peut donc mouler en dix heures de travail i 5,000 briques, ou un mille pour 1 fr. 76 c.; en y ajoutant 24 c. pour frais imprévus, accessoires, etc., le mille revient à 2 francs, mais err ne portant la journée d’homme qu’à \ fr. 50 c., celle des femmes à 1 fr. 25 c., celle des enfants à 75 c. et la journée du cheval à 2 fr. 50 c., comme cela a lieu fréquemment hors des villes, la façon du mille de briques se trouve réduite, y compris 25 c. par mille pour frais imprévus à 1 fr. 30 c.
- Le mouvement est donné aux différentes parties de ia machine par un bras de manège à une des extrémités duquel on attelle un fort cheval.
- L’extrémité opposée est fixée à l’arbre en fer du cylindre broyeur,* cet arbre porte, en dessous du point où s’attache le bras, une roue d’angle qui fait mouvoir un petit arbre horizontal sur lequel court une chaîne sans fin, dite de Galle (1), qui s’engrène successivement aux trémies, au cylindre compresseur, et au plan sans fin perpendiculaire à l’axe de la machine qui reçoit les briques comprimées. .
- Cette machine réunit plus complètement que celles que nous connaissons toutes les opérations relatives au moulage, au transport, au séchage des briques; elle procure un moulage exact que la main de l’homme n’altère pas, et les moyens qui y sont employés sont simples, ingénieux et solides.
- M. Car ville se sert, pour cuire sa brique, d’un four qui parait mériter l’attention de la Société; il y cuit 80,000 briques à la fois et dépense moins de deux hectolitres de charbon par \ ,000 ; il y a employé des détails de construction qui ont mis à même ce four de résister latéralement à l’effort de la dilata» tion causée par la chaleur. ^
- J’ai l’honneur de proposer, au nom du comité des arts mécaniqiTés, de remercier M. Carville de sa communication, d’insérer le présent rapport au Bulletin avec les dessins de la machine et du four, et de le renvoyer au comité des médailles, en conservant à l’auteur ses droits au concours ouvert par la Société pour la fabrication des briques.
- Signe' Lambel , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 10 jévrier i 841. .
- (i) Cette chaîne est décrite et figurée, p. 361 de la 31e année (1832) du Bulletin de la Société.
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- ARTS MECANIQUES.
- 4 56
- Description de la machine h fabriquer les briques, les tuiles et les carreaux y inventée par M. Carville aîné.
- La fig. 1 de la planche 827 représente une élévation longitudinale de la machine.
- La fig. 2 est une élévation vue de face. _
- Fig. 3. Détails du mécanisme qui fait fonctionner le plancher mobile qui reçoit les briques moulées.
- Fig. 4, pl. 828. Coupe verticale et longitudinale de la machine.
- Fig. 5. Section transversale.
- Fig. 6. Le moulinet qui fait marcher la chaîne des moules, vu de face et de profil.
- Fig. 7. La chaîne des moules, vue en plan et de profil.
- Fig. 8. Section horizontale du cylindre broyeur de la terre.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des deux planches.
- La machine se compose de sept parties principales maintenues et supportées dans un bâti AA.
- 1° Le cylindre broyeur. C’est un tonneau B, fig. 4, ouvert par le haut, placé à l’extrémité de la machine et dans l’intérieur duquel tourne un arbre vertical C, qui reçoit son mouvement d’un grand bras incliné K, faisant partie du manège, et à l’extrémité duquel est attelé un cheval. L’arbre vertical C porte des bras « inclinés à 45° et armés de lames tranchantes destinées à diviser et broyer la terre qui y est amenée par l’ouvrier à l’aide de brouettes montant sur le plan incliné I. Des palettes bb, c, plus fortes et plus larges, appuient constamment sur la terre pendant leur mouvement de rotation, et la forcent à sortir du tonneau, quand elle est suffisamment malaxée, par une ouverture J pratiquée à sa base, et fermée par une vanne en tôle'J', montant et descendant dans des coulisses, et qu’on manœuvre à l’aide d’un levier. L’ouverture plus ou moins grande de cette vanne règle la quantité de terre qui doit entrer dans les moules.
- 2° Moules à briques. Ces moules, en fonte de fer, forment une longue chaîne sans fin P tournant à l’aide de deux moulinets QQ dont les bras portent des chevilles Z qui s’engagent dans les articulations m de la chaîne. Chaque chaînon se compose de quatre moules (vop. fig. 7 ). Des rouleaux PT' supportent cette chaîne dans l’intérieur de la machine, et facilitent son mouvement. . .
- 3° Mouillage des moules. La chaîne des moules P passe, pendant son tra-
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- BRIQUES.
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- jely dans de l’eau contenue dans une bâche I' qui règne sous toute l’étendue de la machine. Cette eau est destinée à mouiller les moules, afin que la terre ne puisse y adhérer.
- 4° Fond des moules. Les moules P sont à jour; leur fond est formé de plaques de tôle articulées entre elles et rivées sur une chaîne sans fin A' mise en mouvement par des moulinets B' B', et supportée par une suite de rouleaux C' C' très-rapprochés. Ce plancher mobile marche avec une vitesse égale à celle des moules.
- Une trémie D', adaptée au tonneau B, verse constamment le sable sec et fin dont elle est remplie, sur le fond mobile des moules, pour empêcher la terre d’y adhérer. La sortie du sable est déterminée par un rouleau cannelé n occupant le fond de la trémie.
- 5° Compression de la terre dans les moules. Un lourd cylindre en fonte de fer Pi commence la compression de la terre dans les moules, à mesure qu’elle sort du tonneau broyeur. Pour que la terre ne s’y attache point, le cylindre est constamment arrosé par un petit filet d’eau sortant du récipient kf. La compression s’achève par l’étirage des moules au travers d’une espèce de filière composée de deux plaques de tôle dont les surfaces ne sont pas tout à fait parallèles; cette disposition n’a pu être indiquée dans la figure. La surface des briques ainsi comprimées es.t saupoudrée de sable conteipi dans une trémie H' semblable à la trémie D'.
- 6° Démoulage des briques. Le démoulage des briques s’opère par l’inter-médfaire d’une barre verticale S munie à son extrémité d’un renoussoir
- x
- double S' dont les dimensions sont égales à celles de l’aire des moules, et qui y entre juste. Ce repoussoir fonctionne par les moyens suivants : la partie latérale de chaque moule porte à son milieu, et sur un des côtés, un petit ergot ou mentonnet oo, fig. 7, qui, en cheminant, pousse un bras de levier attaché à l’arbre vertical h; le mouvement de rotation de cet arbre s’arrête quand le bras de levier échappe au mentonnet. A la partie supérieure de l’arbre vertical h est montée une poulie X; une chaîne V est attachée par un bout à cette poulie, et de l’autre à la poulie X'. La chaîne Y imprime un mouvement d’oscillation à un bras pendant p fixé sur l’axe d’un balancier T, lequel en basculant fait monter et descendre la barre verticale S. Quand le bras de levier de l’arbre vertical h échappe au mentonnet, les repoussoirs ont achevé leur mouvement de haut en bas. Alors le contre-poids V dont est chargée l’extrémité du balancier T les relève en les faisant sortir des moules. La chaîne des moules ayant un mouvement horizontal continu, il s’ensuit que les repoussoirs une fois engagés dans les moules doivent suivre leur mouvement jusqu’au moment où ils se relèvent; ils sont ramenés à leur première position par
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- 158 ARTS MECANIQUES. --- BRIQUES.
- mie corde Y passant sur les poulies dd, et à laquelle est suspendu un contrepoids è.
- 7° Transport des briques. Un plancher mobile K', fig. 2, .marchant dans une direction perpendiculaire à celle des moules, reçoit, les briques après qu’elles ont été poussées hors des moules, et les fait sortir de la machine. Ce plancher est semblable à celui qui sert de fond à ha chaîne des moules, ou bien il est formé d’une toile métallique sans fin portée par des rouleaux Lé L', et mue par les moulinets M' M'. Le mouvement de translation du plancher est combiné de manière à ce qu’il marche pendant que les repoussoirs se relèvent, et reste stationnaire quand ils s’abaissent. Ces fonctions s’accomplissent par les moyens suivants. Chaque mentonnet o de la chaîne des moules, en rencontrant le bras de levier g, fig. 3, fait tourner l’arbre vertical y et agir le levier Z; une poulie li entraîne le tambour N', fig-.-2, et, par suite, le plancher mobile K' marche d’une quantité suffisante pour recevoir deux briques sur sa largeur ; cpiand le mentonnet cesse d’agir sur le bras de levier g, la poulie est ramenée à sa position primitive par le contre-poids i. Le plancher ne participe pas à ce mouvement rétrograde; il reste stationnaire pendant le retour de la poulie h'.
- Les briques sont enlevées avec les planchettes qui les reçoivent et déposées sur de^brouettes servant à les transporter au séchoir.
- Transmission du mouvement. Sur l’axe vertical C du tonneau broyeur est montée une roue d’angle horizontale D qui engrène dans une roue d’angle verticale E fixée sur l’arbre F; cet arbre porte une roue G, dont les dents s’engagent dans les maillons d’une chaîne sans fin L, construite d’après le principe de celle de M. Galle et qui entraîne successivement les roues M, N et O. Sur l’axe O' de la roue M est monté le moulinet Q, qui opère la translation de la chaîne des moules. La petite-roue N fait tourner le moulinet B', qui fait cheminer le plancher mobile A'; enfin la roue O, montée sur l’axe du cylindre compresseur R, fait tourner celui-ci.
- Il résulte de cette disposition que le cheval attelé au manège, en faisant tourner le grand bras K, transmet à la fois le mouvement à l’arbre C pour opérer le broyage de la terre, et à l’arbre F, et, par suite, a la chaîne sans fin L, qui fait fonctionner les parties mobiles de la machine. Nous avons déjà expliqué comment marchent les repoussoirs et la toile sans fin qui reçoit les briques. Les rouleaux cannelés un des trémies à sable D' II tournent par l’intermédiaire des chaînes sans fin E' F', pissant sur des roues dentées dont sont munis les moulinets B' B'. Ainsi tous les mouvements se combinent et leur vitesse est réglée par la relation des engrenages entre eux. Un levier d’embrayage Il sert à arrêter le mouvement de la machine.
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- ARTS CHIMIQUES.PRODUITS CHIMIQUES. 159
- Fours. Quand les briques ont acquis le degré de siccité nécessaire, on les transporte dans les fours carrés représentés pl. 829, où elles sont cuites à la manière ordinaire. Deux de ces fours enterrés à une certaine profondeur dans le sol sont accolés dans la même maçonnerie.
- La fig. 1 est une élévation vue de face des fours sur la ligne AB, fig. 3 ;
- La fig. 2 une projection horizontale prise au niveau de la ligne C D.
- Fig. 3. Coupe verticale et transversale passant par le milieu de l’un des fours au niveau de la ligne E F, fig. 2.
- Fig. 4. Section longitudinale et verticale sur la ligne G H.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Sole du four. B, Foyer. C, Cendrier. D, Porte d’enfournement. E, Cheminée. FF, Carneaux au nombre de quatre pour chaque four et disposés dans les angles. G G, Armature enlongrines de bois, de 2 décimètres et demi, traversant les contre-forts du four et serrées par des clavettes. H H, Pâlies planches appliquées contre le mur du four pour empêcher son écartement par l’effet de la chaleur; elles sont retenues parles longrinesG G.I, Contre-fort du four. F Voûte au-dessus du passage qui conduit au four. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. -------- PRODUITS CHIMIQUES.
- Notice industrielle et statistique sur la saline et la fabrique de produits chimiques de Dieuze, département de la Meurthe, par M. Chevallier.
- A l’étranger, on montre avec orgueil, aux voyageurs , les fabriques qui ont quelque importance et qui sont la richesse du pays ; en France, il n’en est pas de même : nos fabriques sont peu connues, même des nationaux qui souvent vont visiter dans des pays lointains des établissements qui ont moins d’importance que les nôtres, établissements dont plus tard ils font l’éloge.
- Ces réflexions nous ont été inspirées lorsque nous visitâmes la saline de Dieuze, et la fabrique de produits chimiques établie dans cette saline, exploitations qui sont dirigées par un homme d’un haut mérite, M. Carny.
- Ces beaux établissements devant être vendus, par suite de la décision prise par les chambres, nous avons voulu , par un tableau statistique, faire connaître l’importance des établissements de Dieuze ; établissements qui méritent de fixer l’attention de tous les voyageurs, puisque l’on trouve dans cette localité 1 ° des mines de sel gemme qui ne le cèdent en rien à celles tant vantées de Wieliecza en Pologne ; 2° une fabrique de produits chimiques d’une très-grande importance et par ses produits et par ses débouchés.
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- Statistique industrielle de la rtïine de sel gemme et de la saline
- de Dieitze.
- PRODUCTION INDUSTRIELLE. NATURE des OBJETS 1 IsEUR QUANTITÉ ou nombre en kilogrammes, en mètres ou en litres. VALEUR de chacun d'eux en francs et centimes. VALEUR TOTALE par approximation en francs. LIEUX D’ORIGINE dos MATIÈRES PREMIÈRES.
- \. Matières premières j employées j annuellement. [ Houille Sel gemme pour la saturation des eaux et pour la vente... 11,000,000 k. i5,000,000 10,000 î. f. 5o c. les 100k. » 5o « ï . 60 » 27.1,000 fr. 75,000 65,ooo Sarrebruck, Prusse rhénane. Mine de Dieuze. Arrondissement de Château-Salins.
- 1 1 ’ Produits facturés l Sel gemme en bloc........... ou manufacturés •? id. égrugé annuellement. ( Sel rafliné 1 4,ooo 100,000 27,000,000 4 » ' » 2 5o »> 9 » » 160 a5,ooo 2,43o,oo<i Débouchés ou lieux de destination des produits. —_ L’Est de la France, la Suisse, la Prusse et le grand-duché do Luxembourg. •
- OUVRIERS. MOTEURS. FEUX. MACHINES,
- r„ _ v 1 Hommes... 280 Leur nombre, j Enfants (l) 2Ô Leur-salaire journalier ( Hommes... 1 80 en francs et centimes. | Enfants . . . Go (1) Au-dessous de i5 ans. Machine à vapeur (2) 1 Moulin à eau 1 — à manège 1 Chevaux - •. 5 , / (2) Sa force, 16 chevaux. Fourneaux 20 Forges...................... 8 Fours : s Mécaniques 7
- 4f
- ARTS CHIMIQUES
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- année. Mai 1841
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- Statistique industrielle de La fabrique de produits chimiques de la saline de Dieuze.
- PRODUCTION INDUSTRIELLE • NATURE des OEJETS, LEUR QUANTITÉ ou nombre en kilogrammes, en mètres ou en litres. VALEUR de chacun d’eux en francs et centimes. VALEUR TOTALE par approximation en francs. LIEUX D’ORIGINE des MATIERES PREMIÈRES.
- Soufre i,o5o,ooo k. 4o f. » les 100 k. 420,000 f. Sicile.
- Nitrate de soude 100,000 72 » )) 72,000 Amérique.
- Étain 20,000 200 » » 5o,ooo —
- ' ' 1 Acide muriatique 2.600,000 6 » » i56,000 Fabrique de Dieuze.
- Matières premières 1 Sel raffiné 3,4oo,ooo 6 5o » 2? 1,000 Saline de Dieuze.
- employées l Acide sulfurique, à 6o° 3,4oo,ooo 18 » D 6l2,000 Fabrique de Dieuze.
- annuellement. Pierre calcaire 4,200,000 » 70 59,400 Delme (Meurtlie).
- | Manganèse 800,000 18 » )) 144,000 Romanèche (Saône-et-Loire);
- Chaux blanche 600,000 5 » » 3o,ooo Meurt lie et Meuse.
- Houille 9,000,000 £0 » 2 25,000 Sarrebruck (Prusse rhénane).
- Bois en stères 15,ooo stères. 5 5o le stère. 82,500 Arrondissement de Château-Salins.
- Débouchés ou lieux de destination de» produit».
- , Acide sulfurique, à 60° -3,320,ooo 27 » )) 896,400 Soudière de Dieuze et quelques départements de l’fcst.
- Acide nitrique, 32° à 36° 170,000 7° » » ] 19,000 Fabrique de Dieuze, —
- Acide muriatique 3,200,000 6 )) )> 192,000 — ~
- Produits facturés | Sulfate de soude 4,200,000 26 )> » 1,092,000 — —
- ou manufacturés l Soude brute 6,100,000 23 » )) i,4o3,ooo _ —
- annuellement. Sel de soude , à 5o° et g5°..... 1,900,000 60 » » i,t4o,ooo
- Cristaux de soude 4;o,ooo 28 » )> i3i,600 1
- Soude caustique 8,700 63 » » 5,655 L Les départements de l'Est, la Prusse,.
- Chlorure, 90“ à ioo° 1,020,000 48 )) )) 489,600 la Suisse et la Belgique.
- Sgi d’étain 42,000 175 » » 75,5oo ..
- OUVRIERS.
- S Hommes...... 3go
- Enfants au-nombre. i dessous de
- ? i5 ans..... ao
- Leur salaire ( Hommes....
- journalier. ( Enfants......
- Chaudières à vapeur.......... 5
- Machine à vapeur (i)......... j
- Moulins à manège............. 4
- Chevaux..........-......... 20
- (1) Sa force en nombre de chev.
- Fourneaux................. 134
- Forges..................... 4
- Fours...................... 17
- Néant.
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- PRODUITS CHIMIQUES
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- ARTS ÉCG©ï®MRpjRS. garde-robes.
- Rapport fait par M. Herpip, au nom du comité des arts économiques , sur les sièges de garde-robes présentés par
- M. Szymansky, grande rue JTerte^ 19.
- M. Szymansky a soumis à votre examen des sièges de garde-robes en fonte qui peuvent être posés et .déplacés avec une grande facilité.
- Cet appareil se compose d‘un manchon cylindrique en fonte, dans l’intérieur-duquel est adaptée une cuvette en faïence, recouverte par un plateau en bois, qui est fixé au manchon par des écrous placés extérieurement.
- L’ouverture inférieure de la cuvette est armée d’une cuiller ou capsule en métal que l’on élève ou que l’on abaisse à volonté en faisant mouvoir une tige métallique destinée à cet usage.
- La capsule n’a, par conséquent, ni ressorts, ni engrenages, ni contre poids, qui, par leur dérangement, l’empêchent de fonctionner ou nécessitent des réparations plus ou moins fréquentes.
- L’appareil ainsi disposé se place sur le sol même de l’appartement, au-dessus de l’ouverture du tuyau de descente ; on fixe le manchon au plancher par le moyen de vis ; on lute les interstices avec du bitume ou avec du mastic de vitrier.
- Les sièges métalliques de M. Szymansky présentent plusieurs avantages :
- 1° Ils peuvent être fabriqués à l’avance, être posés ou enlevés avec la plus grande facilité, et comme ils forment le siège par eux-mêmes, on n’a besoin de rien maçonner ou démolir ; 2° leur prix est peu élevé (35 fr. ); 3° ils occupent un très-petit espace et peuvent être isolés des murs et des cloisons. 4° Construits en fonte étamée et enduite de bitume ou d’un vernis, ils sont peu susceptibles d’altération, et par conséquent ils sont bien préférables aux sièges en maçonnerie, qui s’imprégnent facilement des matières, tachent et dégradent les murs voisins , conservent et répandent toujours une odeur désagréable. 5° Enfin ils sont disposés de manière à former un réservoir dans lequel on peut conserver de l’eau, qui est projetée sur les parois de la cuvette, au moyen d’un piston que l’on fait agir et dont le mouvement est indépendant de celui de la cuvette; l’émission de l’eau peut être réglée et modérée à volonté.
- D’après ces considérations, j’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Szymansky de sa communication, et de faire connaître ses appareils par la voie de votre Bulletin.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 21 avril 1841.
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- IVOIRE»
- Rapport fait par M. Herpin , au nom du comité des arts économiques} sur divers objets en ivoire flexible présentés par
- M. Charrière, rue de lEcole 'de-Médecine, 9.
- On sait depuis longtemps qu’en traitant les os au moyen de l’acide hydro-chlorique, on enlève le phosphate de chaux qui entre dans leur composition; les os ainsi préparés conservent leur forme primitive et acquièrent une grande flexibilité.
- C’est par ce procédé que M. Charrière amollit l’ivoire dont il se sert pour fabriquer des tubes flexibles, des sondes, des bouts de sein et d’autres instruments utiles pour la chirurgie.
- Ces pièces, après avoir reçu, au tour, les formes et le poli qu’elles doivent conserver, sont immergées, en tout ou en partie, et pendant le temps convenable, dans l’acide étendu d’eau.
- L’ivoire, après avoir subi cette préparation, devient souple, flexible, élastique, et prend une couleur un peu jaunâtre. Par la dessiccation, il redevient dur et inflexible ; mais il suffit, pour entretenir la flexibilité de l’ivoire, de l’humecter, soit en l’entourant d’un morceau d’étoffe mouillée, soit en introduisant de l’éponge dans les cavités des pièces.
- Nous avons conservé pendant huit jours, dans l’eau, quelques pièces d’ivoire flexible ; elles ne s’y sont point altérées n i déformées, ni trop amollies ; elles n’avaient contracté aucun goût ni aucune odeur désagréables.
- Nous n’avons point à nous occuper ici du mérite des pièces fabriquées par M. Charrière sous le rapport de leur utilité médicale. Elles ont été examinées par des juges compétents, et approuvées par l’Académie royale de médecine.
- Mais la préparation de l’ivoire flexible pouvant donner lieu à diverses applications utiles aux arts ou à l’industrie , j’ai l’honneur de vous proposer, messieurs, au nom du comité des arts économiques, de remercier M. Charrière de sa communication, et de faire insérer le présent rapport dans votre Bulletin.
- Signé Herpin, rapporteur.
- Approuvé en séance> le 24 avril 1841.
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- AGRICULTURE. — magnaneries.
- Rapport fait par M. de Gasparin, au nom du comité d}agriculturesur un mémoire de M. Strada, relatif aux ateliers de magnaneries.
- La Société a renvoyé à l’examen de son comité d’agriculture un mémoire italien intitulé : Riforma délia bigaltiera ( Réforme des ateliers de magnaneries, par J.-L. Strada ); le comité m’a chargé de lui en rendre compte.
- Un vif mouvement de perfectionnement a été imprimé à l’industrie de la soie par les travaux de Dandolo, d’abord, puis par les nouvelles méthodes proposées par M. d'Arcet, mises en pratique aux bergeries de Senart, et propagées par de nombreux écrits et des missions du ministère du commerce, enfin par les besoins toujours croissants du luxe et par les demandes de l’industrie. L’Italie, qui a donné le signal, ne s’est pas arrêtée dans la voie qu’elle a ouverte, et après nous avoir expliqué la cause de la muscardine, elle continue à lutter avec nous dans la voie du perfectionnement, lutte généreuse dans laquelle le vaincu profitera des dépouilles du vainqueur.
- L’ouvrage que vous nous avez renvoyé est un des résultats de cet esprit d’investigation dont nous venons de vous signaler l’origine. L’auteur pose en fait, d’abord, que sur deux points principaux nous contrarions la nature dans l’éducation des vers à soie. Selon lui, ce n’est pas en vain que cet insecte attache ses œufs à un corps immobile, et quand, en l’en détachant, nous le privons d’un point d’appui, nous nuisons à son éclosion ; le jeune ver est obligé à beaucoup plus d’efforts pour percer sa coquille; ne pouvant ensuite se débarrasser de ses fragments, il les traîne après lui. Il en résulte des individus moins vigoureux et moins nombreux , car un plus grand nombre périt dans l’éclosion. Pour prouver cette assertion, l’auteur propose une expérience; mais, d’après les termes dont il se sert, il est impossible déjuger s’il l’a faite lui-même ou si elle est encore à faire.
- L’auteur indique, en passant, un fait qui est exact, mais qui n’a pas encore, que je sache, été annoncé dans les nombreux écrits que nous possédons sur les vers à soie : c’est qu’au moment de la mue, ils s’enveloppent d’un réseau soyeux, pour attacher fixement la peau qui doit se détacher. Ce n’est pas précisément un réseau, mais une bride que forme le ver à soie, et cette bride retient la partie postérieure de son corps par ce point fixe.
- Il critique ensuite le mode de disposition des cocons au moment où les papillons doivent en sortir. Si alors les cocons ne sont pas attachés fixement à un point d’appui, le papillon qui travaille en dedans à percer son cocon, en agissant par le moyen des facettes de ses yeux, selon Réaumiir, qu’il
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- MAGNANERIES.
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- emploie en guise de tarière, est contrarié dans cette opération, si le cocon n’est pas maintenu dans une position parfaitement fixe. On peut ajouter qu’à sa sortie le papillon éprouve alors de la peine à se débarrasser du cocon, et que souvent il le traîne après lui et ne s’en sépare qu’avec peine. Ici encore l’auteur indique une expérience comparative à faire et il est à regretter qu’il ne l’ait pas exécutée lui-même.
- Dans la seconde partie de son mémoire l’auteur passe à la description de sa magnanerie. Sa réforme est basée sur ces deux observations que, par la disposition ordinaire, l’entre-deux des tables est mal ventilé, et que les ouvrières sont mal placées pour donner aux insectes leurs repas et faire les délitements. Il suppose, du reste, l’intérieur de la magnanerie convenablement chauffé et aéré. Cette réforme a donc précisément le même objet que paraît avoir rempli M. Vasseur par ses tables mobiles. Voici comment il résout le problème.
- Au centre de l’appartement, s’élève un axe vertical tournant sur deux pivots adaptés l’un au plancher ; l’autre au plafond de la pièce ; autour de cet axe sont fixées les tables circulaires destinées aux vers, en nombre proportionné à la hauteur de l’appartement et à la distance de 55 centimètres l’une de l’autre ; ces tables ont 1,68 de rayon, elles sont vides vers le centre sur un rayon de 0,72 centimètres. A deux des extrémités de ces tables se trouvent deux autres axes montant aussi du plancher au plafond et munis, vis-à-vis de l’intervalle des tables, de huit ailes propres à ventiler cet intervalle; ces axes engrènent avec le grand axe par le moyen d’une courroie et, par conséquent, sont mis en mouvement chaque fois qu’on fait tourner les tables avec ce grand axe. Déplus, dans la partie vide intérieure des tables se trouve une pièce de toile tendue qui se meut avec tout le système et met, par conséquent, l’air en mouvement dès qu’on la fait tourner. Tel est son système de ventilation.
- Sur un des côtés des tables sont fixées quatre pièces de bois portant des échelons .auxquels s’attache un léger échafaud sur lequel monte l’ouvrière, qui par une manœuvre fort simple s’élève ou s’abaisse, à son gré, au niveau des différents étages de tables. Comme elle peut les faire tourner sur leur axe central sans se déplacer, elle les amène successivement à sa portée. Voilà pour le système de service.
- On ne peut nier que l’auteur n’ait pourvu à deux nécessités importantes de ^éducation ; mais cet appareil ne peut servir que pour un petit nombre de vers à soie, et il faudra le répéter autant de fois que l’on voudra multiplier ce nombre.' Il a le défaut de ne pouvoir se démonter facilement et, par conséquent, d’occuper d’une manière permanente des locaux qui, dans les maisons des colons, doivent servir à plusieurs usages. Il n’a pas, comme l’appareil Vasseur, l’avantage de faire passer le ver à soiedubas en haut de la magnanerie et
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- 1 66 NOTICES INDUSTRIELLES.
- cle maintenir, par conséquent, l’égalité entre ceux qui jouissent habituellement d’ùnair plus échauffé et ceux qui, placés-au ba% sont dans la partie la moins chaude de la pièce ; enfin il est plus coûteux et plus embarrassant que celui-ci, et force les ouvrières à un service pins pénible pour changer Pëlévation de leur échafaud; tandis que, dans l’appareil Vasseur, chaque table est amenée \. successivement à la portée de l’ouvrière, sans qu’elle quitte le plancher de la magnanerie.
- Nous croyons donc que nous possédons déjà mieux que l’appareil proposé ; cependant votre comité d’agriculture a pensé que l’auteur du mémoire, qui annonce une connaissance approfondie de l’art de la magnanerie, méritait les remercimenls de la Société pour son intéressante commmunication.
- Signé de Gaspàrin, rapporteur.
- approuvé en séance, le 21 avril 1840.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Ressorts de voitures en fil d'acier; par M. Stains.
- Ces ressorts sont placés dans des tubes d’une longueur égale à la largeur de la voiture. Chaque ressort consiste en un assemblage de fils d’acier tordus dans des directions opposées en partant du centre, et traversés par une tige de fer à la manière des cordes servant à tendre les lames des scies à main. Le ressort s’appuie contre deux platines à roehet percées de trous à travers lesquels passent les fils isolés, de telle sorte qu’on peut les tendre simultanément. Les rochets sont armés de cliquets et servent à donner au ressort un degré de tension proportionné au poids de la voiture. La résistance des ressorts est transmise à un rouleau qui porte les menottes auxquelles est suspendue la caisse de la voiture.
- Ces nouveaux ressorts réunissent, suivant l’auteur, les avantages suivants : 1° Étant tendus sur leur longueur, ils n’éprouvent aucun frottement les uns sur les autres j on peut augmenter leur épaisseur et leur nombre, et les tendre simultanément suivant l’accroissement de poids qu’ils ont à supporter. 2° Ils sont beaucoup plus légers que ceux en feuilles d’acier communément employés. 3° Le poids total des ressorts pour une voiture à quatre roues étant d’un kilogramme et demi, on peut en transporter plusieurs de rechange ; dix minutes suffisent pour remplacer ceux qui se seraient rompus par un accident quelconque. 4° Le prix de ces ressorts est bien
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- inférieur à celui des (ressorts usités. 5° Les deux côtés de la voilure étant réunis par le rouleau, la caisse n’éprouve ni cahots, ni balancement, et sera toujours maintenue dans une position parallèle au terrain sur lequel roule la voiture, quelle que soit la vitesse de la course.
- L.a Société d’encouragement de Londres a décerné une médaille d’argent à l’auteur de celte application.
- Sur la drague rochellaise ; par M. Bonniot.
- Dans cette machine les hommes sont employés comme moteur, et exercent tous les efforts dont ils sont susceptibles. L’organe mécanique le plus propre à recevoir leur action est une roue ou tambour à palettes d’une longueur égale à la largeur du bateau dragueur, organisé de manière que dix hommes puissent s’y placer de front, y monter extérieurement comme sur un escalier, et y exercer, selon le besoin et le plus avantageusement possible, l’action du poids de leur corps, leur force musculaire et un effet de percussion. Les hommes ne pourraient, à la vérité, soutenir longtemps un travail qui exigerait l’emploi simultané de ces divers efforts, mais ils ne doivent les exercer qu’alternativement. Ainsi le poids des hommes appliqué à l’extrémité du levier horizontal du tambour suffit pour surmonter la résistance permanente en proportionnant leur nombre au degré de dureté du terrain ; et lorsque la machine se trouve arrêtée par des obstacles accidentels, les hommes étant alors en repos, bien que leur poids agisse encore contre la résistance,ils y ajoutent, en agissant avec leurs bras, un effort de traction verticale qui s’exerce sur une traverse fixe, et cet effort, dans la position où ils se trouvent, peut être évalué moyennement au double de leur poids. Enfin, quand ce moyen est insuffisant, ils sautent à pieds joints sur la marche du tambour où ils sont montés, et produisent ainsi une force vive bien plus énergique qui .se transmet immédiatement à l’obstacle par le chapelet dont la poulie supérieure est fixée sur l’essieu du tambour.
- La machine, établie sur un bateau à fond plat, est d’une construction simple et solide ; elle enlève par heure 25 mètres cubes de vase, et occasionne une dépense journalière de 16 fr. La vitesse des hommes montant sur la roue à palette est au moins de 1000m à l’heure, la circonférence de la roue étant de 4m.70, elle fait pendant ce temps 212 tours, et élève 424 seaux.
- En résumé, la machine présente les avantages suivants :
- 1° Les hommes qui la manœuvrent, étant successivement moteurs, bateliers et déchargeurs, utilisent tout leur temps, en économisant la dépense d’un autre moteur ; la variété du travail les fatigue moins que s’ils appliquaient constamment leur force'de la même manière.
- 2° Le mécanisme, étant d’une extrême simplicité, n’occasionne que peu de frottement, et n’est pas sujet à se détraquer.
- 3° Le bateau dragueur, n’ayant qu’un faible tirant d’eau, à cause de la légèreté de la machine, peut fonctionner sur les rivières les moius profondes {Ann. des ponts etekam-sèeSy septembre et octobre 1840).
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Nouveau système pour la charge des armes à feu rayées; par M. Weld, à Zurich.
- Dans ce système, la balle est enveloppée d’une substance flexible qui se moule exactement sur l’âme du canon. Cette enveloppe, qui protège la paroi intérieure contre les frottements divers ou les chocs du plomb, se sépare bientôt de la balle, à laquelle elle communique le mouvement de rotation que les spires de la carabine l'ont elle-même forcée à prendre j la balle cependant a conservé sa forme sphérique, et cette circonstance paraît à l’auteur fort importante pour la justesse du tir aussi bien que pour l’étendue de la portée. (Acad, des sciences, 5 mai 1841.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Appareil au moyen duquel on vaporise de grandes masses d’eau ; par M. Pelletan.
- Le principe de cet appareil consiste à aspirer, par un moyen quelconque, la vapeur qui se forme au-dessus d’un liquide, et à la pousser en la comprimant dans l’appareil de chauffe de la chaudière. Pour obtenir ainsi une élévation de 4 degrés de température, il suffît d’exercer sur la vapeur une pression constante de 1/6 d’atmosphère, ce qui présente théoriquement une économie de 5/6 du combustible aujourd’hui employé à une semblable opération. La dépense peut être encore réduite de moitié si l’on se contente de faire produire à la surface de chauffe 7 kil. 5 de vapeur par mètre carré et par heure.
- La puissance qui change ainsi la tension de la vapeur peut être empruntée à une machine ou à toute autre force naturelle.
- Les résultats de ce nouveau procédé de dessiccation, d’évaporation et de distillation consistent, suivant l’auteur,
- 1° A produire l’évaporation du liquide au moyen du feu, eu ne dépensant que 1 kil. de charbon pour évaporer 30, 37, 43 et même 100 kil. d’eau;
- 2° À produire à volonté toutes les évaporations au moyen d’une force mécanique, comme celle des animaux, ou d’une chute d’eau, en évaporant 150 kil. d’eau au moins par force de cheval et par heure. (Acad, des sciences, 5 avril 1841.)
- Sur la fabrication du gaz de Véclairage ; par AI. Penot.
- L’auteur a dirigé d’abord ses recherches sur la quantité plus ou moins grande d’eau que peut contenir la houille qu’on distille, et sur l’influence que cette humidité peut exercer sur le rendement du gaz. 11 a distillé jusqu’à entier épuisement de la houille contenant 10 pour 100 d’eau. Ce gaz, après avoir été épuré par les moyens ordinaires, était reçu dans des cloches chacune de la contenance de 5 litres, d’ou on le faisait passer immédiatement dans une cloche à robinet pour le brûler. Par ce fractionnement il était permis déjuger de la qualité du gaz aux différentes époques de la distillation. M. Penot a obtenu d’un kil. de celle houille,
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 1 69
- 1° Gaz de bonne qualité brûlant avec une flamme blanche et vive. . . . 160 lit. 2° Gaz de mauvaise qualité donnant une flamme rouge sans éclat. . . . . 92
- Total. . . . 252
- dont 160 seulement auraient pu être employés à l’éclairage, de sorte qu’on aurait dû cesser la distillation après leur production.
- Après avoir desséché la même houille, l’auteur en a obtenu par kil.
- Gaz de bonne qualité. ........................ 240 lit.
- Gaz de mauvaise qualité. ................. 92
- Total. . . . 332 lit.
- Ainsi, lorsqu’une houille contenant 10 pour 100 d’eau n’a fourni à la distillation que 160 litres de gaz de bonne qualité par kil. , le même poids de houille desséchée a donné 240 litres. La distillation a été moins longue avec la houille sèche qu'avec l’aut e, de sorte qu’il y a eu économie de temps et de combustible.
- L’auteur, en épurant le gaz, a cherché à détruire la mauvaise odeur de l’hydrogène sulfuré ; en substituant à la chaux généralement employée du sulfate de plomb, il est parvenu à enlever aubicarbure d’hydrogène jusqu’aux dernières traces d’acide sulfhy-drique; il est vrai que le sulfate de plomb est plus cher que la chaux, mais le sulfure de plomb obtenu par la distillation du gaz conserve encore une certaine valeur. (JBulL de la Société ind. de Mulhausen, n° 66.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Sur la conservation des viandes alimentaires ; par M. Gannal.
- L’auteur propose d’appliquer, dans ce procédé, la méthode d’injection qu’il pratique pour conserver les cadavres. La substance qu’il propose est une dissolution d’alun. L’opération est très-simple.
- Lorsque l’animal est abattu par un coup sur le front, on lui ouvre la carotide et la jugulaire, d’un côté en faisant une incision depuis le larynx jusqu’au-dessous des deux vaisseaux qu’on vient de désigner; puis, par un mouvement brusque, on soulève l’instrument tranchant qui sectionne toutes les parties et permet au sang de s’échapper en totalité. Quand le sang a cessé de couler, on introduit de haut en bas un siphon dans la carotide, on fait une ligature à la partie supérieure pour éviter l’écoulement du liquide, on fait la ligature des deux ouvertures de la jugulaire, puis on introduit l’injection composée d’une dissolution de chlorure d’aluminium marquant 10 degrés à l’aréomètre deBaumé. 1 kilogr. de ce sel suffit pour 6 litres d’eau ; il faut de 9 à 10 litres de ce liquide pour la'conservation d’un bœuf.
- L’instrument le plus convenable pour l’injection est un tube de toile imperméable de 2 mètres de longueur, 3 centimètres de diamètre en bas, et 5 à 6 centimètres en haut, lequel tube doit être fixé au siphon qui est en bois ou en corne.
- Aussitôt qu’on s'aperçoit que l’animal est bien injecté, c’est-à-dire quand il n’entre plus de liquide, d’une part, et que, de l’autre, on voit les veines sous-cutanées bien gonflées, on serre le tube entre les deux doigts, et, avec une légère pression, on descend le Quarantième année. Mai 1841. 22
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- long de la colonne ; par ce moyen, on peut augmenter la quantité de liquide dans l’intérieur du corps de l’animal. Enfin on fait une ligature au dessous du siphon, puis on le retire ; vingt minutes après cette opération on écorche l’animal, puis on le vide, et enfin on le divise par les procédés ordinaires, mais on n’a plus besoin d’enlever les os et la graisse comme dans les procédés de salaison.
- Lorsque l’animal est divisé et étalé à l’air, on laisse la chair dans cet état pendant un temps suffisant pour qu’elle puisse refroidir ; la seule précaution à prendre,.c’est d’éviter que les mouches puissent y venir. .
- La viande qu’on désire conserver un certain temps n’exige pas d’autre préparation ; * il suffit de la pendre dans un endroit sec et aéré.' Quand on a l’intention de garder de la viande plus d’une quinzaine de jours, il faut la laver dans un bain composé d’une solution de 10 degrés de chlorure de sodium et d’égale quantité de solution de chlorure d’aluminium. Lorsque ce lavage est terminé, on applique la viande à sa destination.
- Quand on veut conserver de la viande fraîche, on l’empile dans des barriques qu’on emplit de solution saturée de chlorure de sodium, puis ouïes ferme. (Acad, des sciences, 22 mars 1841.)
- Carreaux en mica substitués aux carreaux de verre des ateliers; par M. Glynn.
- La fréquente réparation des carreaux de verre des ateliers de construction brisés par des pièces de fer ou de cuivre lancées par les tours et les outils des ouvriers est l’objet d’une assez forte dépense. L’auteur a cherché à y remédier en substituant le mica au verre. Les châssis des croisées sont en fonte de fer, et les feuilles de mica dont on les garnit réunissent la résistance à l’élasticité. La dépense première sera, à la vérité, plus élevée ; mais, dès que des cumulandes nombreuses auront été faites de plaques de mica, le prix baissera. La couleur particulière du mica n’est pas désagréable à l’œil et procurera toujours assez de lumière à l’atelier. (Transactions de la Société d’encouragement de Londres, t. LUI, lre partie (1). . • ‘
- BEAUX-ARTS.
- Perfectionnement du daguerréotype.
- M. Ettinghausen, professeur de physique à Tienne, en Autriche, a imaginé un perfectionnement par le moyen duquel on peut obtenir, en quelques instants et avec la plus grande netteté, le portrait des personnes vivantes à l’aide du daguerréotype.
- (i) Les collines de Behar et d’autres provinces de l’Inde recèlent une immense quantité de mica, dont lei habitants se servent pour divers usages; on en trouve aussi en Sibérie et en Amérique. En is 14, M. Rochon proposa d’employer cette substance pour garnir les lanternes de vaisseaux en remplacement ds§ feuilles de corne. (Yoy. Bulletin de la Société, 13e année, p. 219.}
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- NOTICES IND USTRIELLÊS.
- m
- Ce perfectionnement consiste dans Une nouvelle combinaison des lentilles, laquelle, sans nuire à la précision de l’image, permet de porter sur la plaque iodée une masse de lumière très-forte. Le temps nécessaire pour opérer la fixation de l’image se trouve tellement abrégé, que 45 à 50 secondes suffisent pour faire un portrait éclairé par le soleil , 2 minutes à l’ombre, et 3 à 3 minutes et demie lorsque le temps est couvert.
- Ce qui vient encore ajouter à l’intérêt que présente cette découverte, c’est qu’elle est due au calcul et non au tâtonnement. M. Etlinghausen, après avoir étudié la combinaison des lentilles adaptées à la chambre noire du daguerréotype, a pensé qu’il serait possible de trouver une formule plus favorable pour leur construction ; il communiqua son idée au professeur Petzval, qui fil les calculs nécessaires. Après avoir trouvé la formule cherchée, celui-ci chargea M. Voigllander, opticien, de l’exécution des lentilles et de la construction d’un appareil approprié au portrait. Les plus grandes difficultés à vaincre consistaient autant dans la détermination de la force réfractaire du cristal qu’on a à sa disposition, puisque c’est sur ce résultat que la formule est basée, que dans l’extrême précision de la courbe des lentilles; car l’expérience a prouvé que pour réussir il fallait que l’exécution répondît au calcul jusqu’à la troisième décimale. Néanmoins M. Voigllander a réussi complètement en établissant un appareil parfait, dont le maniement est sâr et facile. (Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen, n* 66.)
- Perfectionnement dans la photographie.
- M. Arago a présenté à l’Académie des sciences,
- 1° Une planche que M. Fizeau a obtenue, en faisant déposer du cuivre sur une épreuve daguerrienne fortifiée par le sel d’or, à l’aide de la méthode galvanoplastique : cette planche de cuivre se distingue de tout ce qui avait été tenté en ce genre, par son étonnante perfection et aussi parla circonstance non moins remarquable que, dansl’opération, l’épreuve daguerrien ne n’a éprouvé aucune altération ;
- 2° Deux portraits faits d’après nature au moyen des procédés photographiques, mais à l’aide d’une chambre noire dans laquelle la lentille unique est remplacée par quatre lentilles, Au moyen de cette substitution et de quelques autres modifications dans la partie chimique de l’opération, M. de Dreger, de Vienne, obtient un portrait sans qu’il soit nécessaire d’exposer aux rayons du soleil la personne dont on veut reproduire l’image. (Acad, des sciences, l‘r mars 1841.)
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Livres français.
- Les Chevaux français en 1840 ; par M. Person. In-8, Caen, Poisson.
- Éléments de chimie minérale ; par Ferd. Hœfer. In-8, Paris, Dezobry et Magdeleine, rue des Maçons-Sorbonne, 1.
- Nouveau manuel à l’usage du commerce; par Orilieb. In-8, Paris, Baudot et Moine.
- Nouvelle méthode de calligraphie; par Chevalot. In-8, Saint-Quentin, Ribaud Le-radde.
- Traité de balistique appliquée à l’artillerie navale; par M. Roche. In-8, Paris, Cor-réard, rue de Tournon, 20.
- Manuel géologique; par H. de Labèche; traduit de l’anglais. 1 vol. in-8, Paris, Lan-gloiset Leclercq, rue de la Harpe, 81.
- Nouveau tarif métrique pour la réduction des bois en grume ; par MM. Godard et Périnet. In-12, Paris, Carré, passage du Caire, 77.
- Rapport au ministre de l’agriculture et du commerce sur un voyage entrepris par ses ordres dans le nord de l’Allemagne pour en étudier les cultures et les modes d’enseignement agricole; par C. Rivière. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- De l’industrie manufacturière en France; par M. Michel Chevalier. In-18, Paris, Renouard, rue de Tournon, 6.
- De l’assainissement du port de Marseille; par M. Galy-Cazalat. In-4, Paris, Carilian-Gœury, quai des Augustins, 30.
- Description des appareils de chauffage à employer pour élever la température dans les magnaneries salubres ; par M. d’Arcet. Paris, Carilian-Gœury.
- Dictionnaire de l’approvisionnement de Paris en combustible; par P. Rousseau, i vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Cours de construction des ouvrages qui établissent la navigation des rivières et des canaux; par M. Minard. 1 vol. in-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Dessins et description des piliers en fonte du pont de Cubzac; par M. E. Martin. In-fol., pl., Paris, Schneider.
- Cours de chimie à l’usage des élèves de l’école militaire de Saint-Cyr; par M. Colin. 1 vol. in-8, Paris, Gaultier-Laguionie, rue et passage Dauphine, 36.
- De l’amélioration de la race chevaline dans le département de l’Aisne; par le comte de la Tour-du-Pin Chambly. In-8, Laon, Leeoînle.
- Description du puits artésien de Grenelle. Ih-12, Paris, Chassaignon.
- L’éclaireur universel, ou résumé encyclopédique des sciences, des arts et de l’industrie ; par Naboulet. In-fol., Bordeaux, Ramadie.
- Éducation des vers à soie, en 1840, dans les environs de Metz; par T. Adam. Metz, Yéronnais.
- Éphémérides de la Société d’agriculture du département de l’Indre pour l’an 1840. In-8, Châleauroux, Migné.
- Almanach de la Société industrielle de Nantes pour l’année 1841. In-18, Nantes, Mellinet.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- L’art de connaître les pendules et les montres; par M. Henri Robert. In-12, Paris, rue du Coq, 8.
- Essai sur les eaux publiques; par Grimaud de Caux. In-8 , Paris, Cousin, rue Jacob, 25.
- Études pratiques sur la navigation du centre, de l’est et du nord de la France; par Aulagnier. 1 vol. in-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Manuel complet du chocolatier, du limonadier, distillateur-liquoriste, confiseur, etc.; par Barette. 1 vol. in-8, Paris, Mathias, quai Malaquais, 15.
- Nouveau manuel complet du maçon plâtrier, du carreleur, du couvreur et du paveur; par M .Toussaint. In-18, Paris, Roret, rue Haulefeuille, 10 bis.
- Mémoire concernant quelques applications à la construction des ventilateurs ou tarares; par A. Sabloukoff. In-8, Paris, Guiraudet.
- Moniteur des fabriques de Paris. In-18, Paris, rue du Temple, 101.
- Essai sur les différentes méthodes de construire des murs de revêtement; par Merkès; traduit du hollandais par Gauberl. 1 vol. in-8, Paris, Corréard, rue de Tournon, 20.
- Recueil de mémoires d’agriculture et d’économie rurale; par M. de Gasparin. Tom. III, in 8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Traité élémentaire d’astronomie physique; par M. Biot. 1 vol. in-8, Bachelier, quai des Augustin», 55.
- Des explosions des chaudières à vapeur ; par M. E. Dumesnil. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Manuel des fabriques. In-18, Tours, Marne.
- Petit alphabet des arts et métiers. In-18, Paris, Gauthier, quai du Marché-Neuf, 34.
- Sucre indigène. Procédé de macération en 1841 ; par M. Mathieu de DombasU. In-8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Théorie et construction de la charrue; par Lefèvre des Àllays. In-8, le Mans, Mon-noyer.
- Traité élémentaire d’arpentage; par Luçon. In-12, Agen, Bertrand.
- Annales de la Société séricieole, année 1840. ïn-8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Manuel des inventeurs et des brevetés; par A. Perpigna. In-8, Paris, rüe Choi-seul, 2 ter.
- Manuel du bottier, par Mourey. In-12, Paris, rue de l’Université, 44.
- Manuel du raffineur de sucre de canne et de betterave; par Blachetle et Zoega. In-18, Paris, Roret.
- Mémoire sur l’ergot du seigle; par Payan. In-8, Aix, Nicot.
- Annuaire de la Société royale et centrale d’agriculture. In-12, Paris, Bouehard-Huzard.
- Explication sur la machine à vapeur rotative de Craig; par E. Staiie; traduit de l’anglais. In-8, Paris, Raymond Boquet, place de la Bourse, 13.
- Mémoires sur les réserves de grains; par M. A. Thomas. In-8, Paris, Malteste.
- Sur la multiplication des sangsues; par M. Huzard. In-8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Cours élémentaire de physique; par Béguin. 1 vol. in-8, Paris, Belin-Mandar, rue Christine, 5.
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- \ 74 BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Manuel élémentaire d’agriculture pratique et d’économie rurale5 par/. Barbaroux. ln-8, Marseille, Achard.
- Projet d’un système d’instruction agricole complet; par M. Descieux. In-8, Paris, Bouch ard-Huzard.
- Calculs sur la force centrifuge développée par le passage des convois sur les courbes des cheniins de fer. ln-fol., Paris, Crapelet.
- Expériences sur la ventilation des magnaneries; par E. Robinet., Iu-8, Paris, Bou-chard-Huzard.
- Manuel du poids des fers méplat, carré et long; par Van Alphen. In-12, Paris, Ca-rilian-Gœury.
- Description pratique du procédé du daguerréotype; par Vincent Chevalier. In 8, Paris, quai de l’Horloge, 69.
- Notice sur l’éducation des vers à soie ; par MM. Millet et Robinet. Iu-8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Traité complet de la culture des melons; par Loisel. In-12, Paris , Cousin, rue Jacob, 25.
- Annales de la Société d’agriculture, arts et commerce du département de la Charente. Tom. XXIII, in-8.
- Des fumiers considérés comme engrais 5 par M. J. Girardin. In-8, Caen.
- Introduction à la mécanique industrielle physique ou expérimentale; par M. Poncelet. 1 vol. in-8.
- Notice sur les moyens employés en Russie pour élever des abeilles ; par M. Pokorsky Jour aie ko. In-8.
- Amélioration des cidres; par MM. Dubreuil et Girardin. In-8, Rouen.
- Primes proposées par la Société d’agriculture du département de la Seine-Inférieure et instruction sur la culture de la garance; par les mêmes.
- Bulletin des travaux de la Société industrielle et commerciale de Saint-Quentin, années 1838, 1839 et 1840. In-8.
- Essai sur l’histoire de l’introduction du ver à soie en Europe; par M. le comte de Gasparin. In-8, Paris, Bouehard-Huzard.
- Documents sur l’art d’élever les vers à soie; par M. de Lubac. In-8.
- Chemins de fer américains. Historique de leur construction ; par M. G. Tell Poussin. In-4.
- De l’application de la ventilation forcée aux magnaneries; par M. d’Àrcet. In-8.
- Essais sur les instruments et sur les tables de navigation et d’astronomie ; par M. Richard. In-8, Brest.
- Leçons d’agriculture appliquées au département d’Ille-et-Vilaine ; par Bodin. 1 vol. in-12, Rennes, Molliex.
- Traité de la comptabilité agricole ; par M. Perrault de Jotemps. In-fol., Paris, Bouehard-Huzard.
- Mémoire sur le pain de cheval, destiné à remplacer l’avoine donnée aux chevaux; par MM. Leroux et Palandre. Paris, rue d’Angoulême-du-Temple, 28.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Nouvelles applications de l’anthracite eu Angleterre; par M. Odolent-Desnos. In-8, Paris, rue de Castiglione, 12.
- Note sur la construction et l’emploi des silos dans le nord de la France par M. d’Àrcet. In-8, Paris, M. Bouchard-Fluzard.
- Mémoire sur l’arithmoplanimètre ; par M. Lalanne. ïn-8.
- Archives des découvertes et des inventions nouvelles faites en France et dans l’étranger pendant l’année 1839. 1 vol. in-8, Paris, Treuttel et Wurtz.
- Publications périodiques.
- Annales agricoles et littéraires de la Dordogne. In-8, Paris, Dupont.
- Annales delà Société économique d’agriculture, commerce et arts du département des Landes.
- L’industrie, le commerce et les arts. In-8, Paris, place de la Bourse, 29.
- Journal illustré d’agriculture, d’industrie agricole et d’économie rurale ; par M. Baillot de Saint-Martin. In-8, Paris, Blanchard, place des Trois-Marics.
- Livres anglais.
- The art of engraving (L’art de la gravure comprenant l’histoire des principaux genres de gravures, la lithographie, la zincographie, etc.) ; par Fielding. In-8, Londres, Àkermann.
- The rail-ways of great Britlain (Les chemins de fer de la Grande-Bretagne) ; par Whishaw. In-4, pl., Londres, Simpkin, Marshall et compagnie.
- Eléments of electro-metallurgy (Éléments de métallurgie électrique, ou l’art de travailler les métaux au moyen du fluide électrique) ; par Smee. In-4, Londres.
- A practical treatise on rail-ways (Traité pratique des chemins de fer) ; par Lecount. In-8, Edimbourg, Blacke.
- Transactions of the royalIrish Àcademy (Transactions de l’académie royale d’Irlande). In 4, avec pl., Dublin, Hodges et Smith.
- Transactions of the Society for the encouragement of arts, 'manufactures and commerce (Transactions de la Société d’encouragement des arts, des manufactures et du commerce). Vol. LUI, première partie, in-8, avec planches.
- Craig's rotatory steam-engine (La machine à vapeur rotative expliquée par Craig), In-8 , avec pl., Londres, Houlton.
- Experimental researches (Recherches expérimentales sur la force des piliers enfer fondu); par Eaton Hodgkinson. ln-%.
- Davy on artificial foundations (sur les fondations artificielles des bâtiments); par M. Davy. In-8, avecpl., Londres.
- Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées), mars 1841. In-8 avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Patentes délivrées 1° à M. Walker, nouvelles machines pour carder, teiller et ctirer des matières filamenteuses; 2° à M. Spencer, perfectionnements dans les métiers à filer, étirer et doubler le coton, la [aine, etc.; 3° à M. Beard, appareil pour produire des images de la nature par le procédé photographique; 4° à M. Farmer, nouveau mode de traitement des pyrites pour en obte-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- nir le soufre* l’acide sulfurique, etc.; 5° à M. Walker, machine à graver perfectionnée ; 6° à MM. Horion et Smith, chaînes propres à être employées dans les puits de mines.
- Même journal, avril 1841. Patentes délivrées lo à M. Hawthorn, nouvelle disposition des chaudières des locomotives, et moyen de conduire dans les cylindres la vapeur générée; 9° à M. Sewell, procédé de fabrication du blanc de plomb; 3° à M. Steinhauser, métiers à filer et doubler la laine, le colon, la soie et autres matières filamenteuses; 4° à M. Palmer, charrue nouvelle ; 5°âM. Saunders, pavage en bois des rues et des routes ; 6° à M. Beetson, nouvelles garde-robes et fermetures applicables aux pompes et aux robinets; 7° à M. Poney, nouveau mécanisme des horloges et des chronomètres; 8° à M. Home, perfectionnements dans les boîtes à étoupes des pompes élévatoires; 9° à M. Jones, moyen de retirer l’amidon des substances farineuses ou d’autres produits ; 10° à M. Rouquette, préparation d’une couleur métallique; 11° à M. Margary, moyen de préserver de toute altération certaines substances végétales et animales.
- Même journal, mai 1841. Patentes délivrées 1° à M. Beale, perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur ; 2° à M. Bennett, machine pour couper et diviser les chiffons, les vieux cordages, le foin, la paille et autres matières applicables à la fabrication du papier ; 3° à M. Turner, perfectionnements applicables aux machines locomotives et autres; 4° à M. Noone, pompes pour soutirer la bière, le cidre et autres liquides; 5° à MM. Sandèrs, Williams et Taylor, nouvelle charrue ; 6° à M. Dent, perfectionnements dans la construction des horloges et des chronomètres ; 7° à M. Gooch, construction des roues des locomotives employées sur les chemins de fer; 8° à M. Berry, mécanisme pour accélérer la marche des navires et autres bâtiments; 9° à M. Pattinson, fabrication du blanc de plomb ; 10° à M. Dodd, fabrication du verre en table, et substance propre à imiter le marbre, la pierre et autres productions minérales; 11° à M. Water-ton, procédé de fabrication du sel ammoniac; 12° à M. Stirling, nouveau combustible * 13° à M. Todd, procédé pour séparer l’argent de ses minerais; 14° à M. Bachelard, confection de lits, couchers, canapés, fauteuils et autres objets de ce genre.
- London journal and Repertory of arts, sciences et manufactures (Journal des sciences, des arts et des manufactures publié à Londres, par M. W. Newton), janvier 1841, avec planches. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées 1° à M. Melling, perfectionnements dans les machines locomotives et autres; 2° à M. Drummond, machine à presser et comprimer la tourbe; 3° à MM.-Dams et G. Kinder, machine à apprêter et nettoyer les draps; 4° à M. Pain, perfection nemenlsdaus les horloges; 5° à M. Douglas, nouvelle disposition des fourneaux, etc.; 6" au même, moyen propre à priver les jus végétaux de ieur principe acide; 7° à M. Gardner, machine à couper les betteraves; 8* à M. Smith, nouveaux becs de lampes à gaz ; 9° à M. Brunton, machine à creuser la terre; 10° à MM. Leclsam et Jones, perfectionnements ajoutés à la fabrication des aiguilles et des épingles ; 11° à M. Welch, métiers à tisser mécaniques et mus à la main; 12° à M. Douglas, système de production de force motrice.
- Même journal, février 1841. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées 1° àM. Gossage, perfectionnements dans la fabrication du fer; 2» MM. Reidel Johnson, métiers à tisser les draps; 3° à M. Sharp, réduction des vieux cordages en étoupes et préparation du lin et du chanvre à la filature; 4« à M. Quantin, perfectionnements dans
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- la construction des voitures; 5° à M. Redmund, voilures à vapeur simplifiées ; 6° à M. fValton, nouveau système de filature du coton -, 7° à M.-Palmer, roues à palettes ; 8° à M. Millichap, perfectionnements dans la construction des locomotives et autres véhicules; 9° à MM. Ransom et Milbourn, nouvelle fabrication du papier; 10° à M. De-vertu, gravure des cylindres servant à l’impression des tissus; 11» à M. Hendrics, procédé de teinture en jaune de la laine et des tissus de laine ; 12° à M. Shee, appareil dislillatoire; 13° à M. d’Asda, pompes nouvelles ; 14° à M. Legget, système d’impres sion des couleurs sur les tissus.
- Même journal, mars 1841. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées, 1° àM. Thompson, perfectionnements dans la construction des lits ; 2° à M. Ckaussenot, lampes à gaz; 3° à M. Wolf, machines à vapeur perfectionnées ; 4°àM. Harvey, système de pavage en bois ; 5° à M. Saunders, pour le même objet; 6° à M. Smith, mode d’alimentation et de combustion du gaz ; 7<> à M. Brown, machine à faire des épingles; 8° à MM. Chuhh et Hunter, nouvelles serrures; 9° à M. Midgley, production des sels ammoniacaux; 10° à M. Léman, nouveau procédé de fabrication du savon; Ho à M. Dunn, pour le même objet; 12° à M. Sheridan, pour le même objet; 13° à M. Wüks, charnières perfectionnées; 14° à MM. Herapath et Cox, nouveau procédé de tannage; 15° à M. Potter, cardes propres à carder les matières filamenteuses; 16° à M. Guppy, nouveau procédé de fabrication du savon.
- Même journal, avril 1841. Articles contenus dans ce cahier : Patentes accordées 1° à M. Hett, perfectionnements dans la construction des foyers et des grilles ; 2° à M. Mi-ehollay, voilures à vapeur ; 3° à MM. Matlhews et Leonard, machine propre à râper et diviser les bois de teinture et l’écorce de tan ; 4° à M. Gooch, locomoteurs établis sur de nouveaux principes; 5° à M. Davies, système d’horlogerie perfectionné; 6° à M. Vaux, herse tournante; 7o àM. Armstrong, charrue simplifiée; 8° à M. Keene, nouveau semoir; 9° à M. Handford, préparation d’une substance végétale susceptible de remplacer le café; 10° à MM. Taylor et Davies, machine à vapeur; 11° à M. Noble, pompes à double piston; 12° à M. Finlayson, herses perfectionnées; 13° à M. Beart, appareil propre à la filtration des liquides ; 14° à MM. Vardy et Platow, moyen de préparer l’infusion du café; 15° à M. Hackvel, nouvelles charrues; 16° à M. Beard, procédé photographique simplifié; 17° à M. Haddan, mécanisme propre à accélérer la marche des navires; —Analyse des séances de l’institution des ingénieurs civils; —Sur les travaux publics des anciens Egyptiens, par M. Perring.
- Mechanics magazine (Magazin du mécanicien), février 1841, in-8°, avec planches. Principaux articles contenus dans ce cahier. Machine à vapeur à rotation directe, par MM. Cordes et Loche. — Soupapes concentriques pour les locomoteurs, par M. Pearce. — Instrument très-simple pour trouver la ligne méridienne. — Appareil de sûreté pour descendre dans les puits de mines, par M. Foster.—Mémoire sur les machines à vapeur à rotation directe et à mouvement alternatif. — Appareil pour prévenir les accidents sur les chemins de fer, par M. Cayley. — Pompe à incendie flottante. — Incendies à Londres pendant l’année 1840. — Roues hydraulique employée pour le dessèchement des marais. — Extrait de nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique. Quarantième année. Mai 1 841. 23
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- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’adminis-tration de la Société €Ïencouragement.
- ..v:^ :.V-\ , Séance du 7 avril 18M.
- Correspondance. M. Basset, géomètre en chef du cadastre, à Dijon, adresse, avec un mémoire sur l’impression de la musique par des caractères mobiles, deux spécimens obtenus par ce procédé.
- M. Lafarge, à Brantôme (Dordogne), présente un instrument de mathématiques de la forme d’un compas ordinaire, modifié d’après les conseils de la Société.
- M. Poimbœuf, serrurier, à Pontarlier (Doubs), annonce avoir construit un appareil à faire les pas de vis.
- M. Risler-Heilmann annonce que MM. Voigtlaender et fils, opticiens, à Vienne en Autriche, ont commandé à M. Guinand, qui a remporté le pris proposé par la Société pour la fabrication du flint-glass, plus de 3,000 disques en flint et en crown qu’ils ont reconnu supérieur pour la qualité au meilleur verre qu’ils avaient précédemment tiré d’Angleterre.
- M. J. Mêrat, pharmacien et distillateur à Grasse (Var), après des considérations sur l’importance de la fabrication des huiles essentielles, signale une fraude qui se commet dans la vente de ces produits et qui consister y mêler de l’essence de térébenthine en assez fortes proportions, et qu’il est difficile de reconnaître. Il annonce avoir trouvé un procédé pour découvrir cette falsification et prie la Société de le faire examiner.
- M. Rollet, directeur des vivres de la marine, à Rocheforf, adresse un exemplaire du journal VArmoricain, dans lequel il a tracé l’historique des procédés de panification, d’après le mode qu’il a soumis à l’appréciation de la Société.
- M. Monin, mécanicien, à Lyon, adresse un mémoire relatif à une mécanique pour teiller le chanvre sans rouissage. . ^
- M. le ministre des travaux publics , en accusant la réception d’un rapport de M. Payen sur les procédés de M. Brêant pour la conservation des bois, annonce qu’il va faire insérer ce document dans les Annales des ponts et chaussées, afin qu’il reçoive toutelapublicité désirable. ....
- Objets présentés. M .Eugène Dumesnil présente une brochure sur les explosions des chaudières à vapeur et donne la description d’une nouvelle chaudière ;
- M. Beringer, arquebusier, un fusil de chasse perfectionné g : M. Kuhlmann (F.), un mémoire sur l’incrustation des chaudières à vapeur et sur un procédé nouveau pour empêcher l’adhérence des dépôts calcaires ;
- ’M. Arnold, à Clignancourt, des applications d’un vernis sur l’or et les dorures.
- M. Smets,rue du Haut-Moulin, 11 (Cité), annonce avoir fait des recherches pour désinfecter les matières végétales et animales, à l’aide d’un agent chimique qui empêche en même temps la putréfaction. Il prie la Société de nommer des commissaires pour assister à ces expériences. _ • , ‘ :
- M. Isidore Niepce, rue de l’Université, 50, donne quelques détails sur la culture de la garance dans diverses localités, et adresse des échantillons de cette matière récoltée
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- PROOÈS^-¥CRfi AU X# 179
- au mois d’août 1840 dans sa propriété de Lux, près C h àlo ns-sur-Saô ne. II désiré que la Société s’assure par des expériences si cette garance possède les qualités tinctoriales qui peuvent rendre sa culture avantageuse dans le département de Saône-et-Loire.
- M. Rouget de Liste, membre de la Société, rappelle qu’il a adressé, en avril 1840, plusieurs produits de sa fabrique et diverses notes imprimées et manuscrites sur quelques applications; il déclare qu'en réclamant le témoignage de la Société il n’a eu d’autre pensée que d’attirer la confiance publique et de s’assurer ainsi les moyens du développer ses idées industrielles.
- Après une discussion, M. le président invite les comités compétents à présenter leurs rapports sur les documents produilspar M. Rouget de Liste.
- M. Jomard dépose plusieurs exemplaires lithographiés d’une analyse d’un mémoire de M. Arnollet, ingéuieur en chef des ponts et chaussées, concernant un nouveau moteur pouvant agir également par la puissance de l’eau ou par celle de la vapeut comprimée. *
- Il est fait hommage à la Société, ,
- 1° Par l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, du précis analytique de ses travaux pendant l’année 1840;
- 2° Par M. Huzard, d’une brochure sur la multiplication des sangsues;
- 3° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro d’avril 1841 du journal des Connaissances nécessaires ; :
- 4° Par M. Bouchard-Huzard , du numéro d'avril 1841 des Annales de ïagriculture française;
- 5° De la quatrième livraison de 1840 des Annales des mines;
- 6° Par M. Roret, du numéro d’avril 1841 du journal le Technologiste.
- Rapports des comités. Au nom de la commission des fonds, M. A gesse fait un rapport sur la proposilion d’ouvrir un crédit dé 1,000 fr. destiné à être mis à la disposition du comité des arts chimiques pour faire des essais sur divers procédés présentés au concours et relatifs au moyen de prévenir ou faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions.
- La commission propose 1° de voler le crédit de 1,000 fr. pour les expériences dont il s’agit ; 2° de fixer le terme du crédit à la fin de 1842 ; 3° d’inviter les comités auxquels des crédits ont été accordés à faire connaître prochainement le temps pendant lequel ils pensent que ces crédits doivent rester ouverts. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Eerpin lit un rapport sur les chaussures à cambrure flexible présentées par MM. Quiguerez et Cour tôt.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, et d’en délivrer 500 exemplaires aux auteurs. (Approuvé.) '
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur la cafetière atmo-pneumatique de M. Soleil, opticien à Paris. \
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’ordonner l’insertion du rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
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- 180 PROCÈS-VERBAUX.
- Au nom du même comité, M. Herpin expose que MM. Vallet et Morgan ont présenté un appareil d’optique qu’ils nomment dioramaportatif.
- Le comité, n’ayant reconnu dans cet appareil aucune disposition nouvelle, propose de remercier les auteurs de leur communication. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Huzard lit un rapport sur un appareil de M. Cadet de Vaux, destiné à détruire l’alucile des blés.
- L’instrument paraît simple et bien approprié à l’objet qu’il est destiné à remplir ; il a obtenu un rapport favorable de la Société d’agriculture du Cher ; mais, n’ayant point été envoyé à la Société, le comité n’a pu se livrer aux expériences nécessaires pour en constater l’efficacité ; il n’y a donc pas lieu de s’en occuper, du moins quant à présent.
- Le rapport est renvoyé à la commission du Bulletin.
- Communications. M. Chevallier rappelle que, par suite du concours ouvert pour des perfectionnements dans la confection de divers ustensiles en grès, poterie commune, mais solide, le conseil, considérant que l’un des meilleurs moyens pour atteindre le but était de mettre sous les yeux des concurrents les produits les plus remarquables en ce genre fabriqués en Angleterre , a voté une somme de 400 fr. pour contribuer, avec la manufacture royale de Sèvres, à l’acquisition des pièces qui seraient déposées pendant un an dans une des salles du Conservatoire des arts et métiers. M. Chevallier annonce que ces objets sont arrivés et que le comité des arts chimiques a pu se convaincre de leur bonne confection et de leur utilité; il pense qu’il conviendrait de faire dessiner et publier dans le Bulletin plusieurs de ces appareils qui offrent des dispositions ingénieuses.
- M. le baron Sêguier propose de déposer dans le local de la Société les objets dont il s’agit; au bout d’un an ils pourraient être placés dans le musée céramique de la manufacture de Sèvres.
- Après une discussion, le conseil adopte cette proposition.
- / Séance du 21 avril 1841.
- Correspondance. M. le directeur de l’école royale d’arts et métiers de Châlons adresse le tableau des notes et du résultat des examens du 1er semestre de l’année scolaire de 1840 à 1841, concernant les élèves admis à l’école, sur la présentation de la Société d’encouragement.
- M. Francis Markoe, secrétaire de la correspondance de l’institution nationale pour l’avancement des sciences, établie à Washington (États-Unis d’Amérique), adresse un exemplaire des règlements de cette institution en exprimant le désir d’entrer en relation avec la Société d’encouragement.
- MM. Bouthey, Vallangin et Rith demandent que la Société se fasse rendre compte de l’école praliqued’horlogerie qu’ils ont fondée dans la commune de Morteau (Doubs); ils joignent à leur mémoire des échantillons des produits de cette école.
- Objets présentés. M. Alkan jeune, ingénieur civil, rue Jacob, 31, présente une nouvelle machine à ramer les draps, dans la construction de laquelle il a cherché à éviter tous iesinconvénients des anciennes machines destinées au même usage;
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- Procès-verbaux.
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- M. Paul Grisou, une serrure desûreté et un pistolet qui ne peut partir que lorsque la baguette est mise en place ;
- M. Drouard, rue Dauphine, 35, des tapis en papier offrant une grande solidité, recouverts d’un vernis qui les rend parfaitement imperméables, et ornés de dessins variés;
- M. Menu (X.), faubourg Montmartre, 17, un petit appareil qu’il appelle abat-jour mobile,*
- M. Carra, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 9; un appareil pour chauffer les fers à repasser.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. d’Arcet, membre du Conseil , d’une brochure intitulée : De l’application de la ventilation forcée aux magnaneries
- 2° Par M. Mathieu de Dombasle, de plusieurs exemplaires imprimés d’une lettre à un fabricant sur le procédé de macération du sucre de betterave ;
- o° Par M. Bovy, ingénieur civil, d’un ouvrage intitulé Encyclopédie commerciale, manufacturière, agricole et intellectuelle ,*
- 4» Par la Société d’agriculture de la Drôme, d’un exemplaire d’un rapport sur les procédés employés par M. Lebas pour l’éducation des vers à soie ;
- 5° Par la Société d’agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne, du compte rendu de ses travaux pendant l’année 1840; -
- 6* Par la Société royale et centrale d’agriculture, du n° 2, février 1841, du Bulletin de ses séances ; •
- 7” Par la Société séricicole, du quatrième numéro, année 1840 , de ses Annales ;
- 8° Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar, du numéro de janvier 1841 de son journal ;
- 9° Par la Société d’émulation du département des Yosges, du mois de mars 1841, de ses publications, sous le titre de Connaissances usuelles.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur divers objets en ivoire flexible présentés par M. Charrière.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire insérer le rapport dans le Bulletin.
- Après une discussion sur la priorité du mode de traitement de l’ivoire employé par M. Charrière, le conseil invite M. le rapporteur à tenir compte des faits signalés et adopte les conclusions du rapport.
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur les sièges de garde-robes de M. Szymansky.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de faire connaître see appareils par la voie du Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. le comte de Gasparin lit un rapport sur une communication de M. Stancovich, relative à un procédé pour dépouiller les noyaux des olives de leur pulpe et faciliter ainsi l’extraction de l’huile.
- M. le rapporteur annonce que, sur la demande de la Société royale et centrale d’agriculture saisie de la même communication, M. le ministre de l’agriculture et du corn-
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- PROCES-VERBAUX .
- merce fera venir d’Islrie la machine de M. Stancovich pour être mise en expérience à Marseille.
- Dans cet état de choses, le comité propose au conseil de suspendre son jugement jusqu’au moment où il sera informé du résultat des expériences. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur un mémoire italien intitulé Réforme des ateliers de magnanerie, par M. Strada.
- La réforme de l’auteur est basée sur ces deux observations que, par la disposition ordinaire, le centre des tables est mal ventilé et que les ouvrières sont mal placées pour donner aux insectes leurs repas et en faire le délitement. L’appareil proposé par l’auteur pour remédier à ces inconvénients est inférieur à celui de M. Vasseur. Quoiqu’il en soit, comme M. Strada annonce des connaissances approfondies dans l’art du magna-nier, le comité propose de lui adresser des remercîments pour son intéressante communication. (Approuvé.)
- . Communications. M. Gaultier de Ckmbry signale une application de M. Boucherie pour la conservation des bois et entre dans quelques détails à ce sujet. v
- M. le président invite M. Gaultier de Claubry à rédiger une note sur cette communication pour être insérée au Bulletin. ~
- M. le baron A. Séguier appelle l’attention du conseil sur le système de chauffage établi par M. Léon Duvoir jeune, dans les bâtiments du quai d’Orsay.
- L?appareil se compose d’une chaudière dans laquelle on entretient l’eau dans un état voisin de l’ébullition; cette eau circule continuellement dans une série de tuyaux disposés horizontalement dans les pièces à chauffer. M. le baron Séguier fait observer que ce n’est point par le rayonnement que ces tuyaux portent leur chaleur dans les appartements, mais qu’ils sont renfermés dans une gaine pour ne pas laisser perdre le calorique; l'air pris au dehors passe dans ce fourreau, s’y échauffe, et par sa légèreté spécifique monte dansun embranchement vertical au sommet duquel est pratiquée une ouverture par où s’échappe et se répand la chaleur dans la pièce. Le même tuyau plein d’eau chaude porte autant de ces fourreaux coudés qu’il y a de pièces à chauffer et qui augmentent de longueur à mesure qu’ils s’éloignent de la chaudière. Les tuyaux aquifères ne supportent que la pression de l'atmosphère et la charge d’eau qu’ils renferment; ils ont une ouverture à l’air libre pour donner issue à la vapeur; à mesure de son refroidissement, l’eau retourne à la chaudière, où elle est ramenée par uu conduit.
- M. le baron Séguier fait remarquer que ce système de circulation de l’eau, imaginé et appliqué par Bonnemain, a reçu de M. Duvoir des améliorations qui méritentde fixer l’attention du conseil.
- Séance du 5 mai 1841.
- Objets présentés. M. Trèzel, mécanicien à Saint-Quentin (Aisne), présente des mesures en cuivre à double coulisse, avec ou sans calibre!, et qui donnent, développées, le demi-mètre; il annonce qu’elles sont exécutées par des outils de précision et particulièrement à l’aide d’une machine à diviser combinée de telle sorte que la régularité de son travail est indépendante de l’adresse et de l’attention de l’ouvrier.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- . M. Mercier, boulevard Bonne-Nouvelle, 31, annonce avoir apporté des perfectionnements dans la construction de ses pianos.
- MM. Jacomy-Rgnier et Montenot, rue du Pont-aux-Choux, 19, sollicitent l’examen de machines qu’ils nomment pompes potamaphores.
- M. Dalger, graveur, à Paris, présente un nouveau fer à repasser.
- M. Rouget de l’Isle remet une notice sur l’emploi du bitume ou poix de montagne comme préservatif de l’humidi lc dans les constructions.
- Il est fait hommage à la Société,
- ParM. Chevallier, membre du conseil, 1° du numéro de mai 1841 du journal des Connaissances nécessaires, 2° d’un mémoire sur les incendies et inflammations spontanées , 3° d’une notice sur la rupture de l’appareil de M. Thilorier pour la préparation de l’acide carbonique et sur la mort de M. Hervy, préparateur à l’école de pharmacie ;
- Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de mai 1841 des Annales de l'agriculture française;
- Par M. Amans Carrier du numéro de mars 1841 du Propagateur de l'industrie de la soie en France;
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. le vicomte Iléri-cart de Thury lit un rapport sur la sonde de M. Corheron, ingénieur-mécanicien.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication ; 2° d'insérer le rapport au Bulletin, avec la figure et la description des outils et de l’appareil de la sonde française; 3° de renvoyer le rapport à la commission des médailles ; 4° d’en délivrer 500 exemplaires à M. Corheron, en l’invitant à tenir la Société au courant du résultat des forages qu’il a exécutés soit pour des recherches de mines, soit pour le percement des puits artésiens; 5° enfin, de recommander M. Corheron à M. le préfet de la Seine pour qu’il soit admis au nombre des concurrents qui pourraient se présenter, dans le cas où la ville de Paris se déterminerait à faire exécuter de nouveaux travaux de sondage. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Francœur lit un rapport sur un appareil imaginé par M. Michaux {André), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, pour mesurer les variations de niveau de l’eau des rivières.
- Le comité propose 1° d’insérer le rapport au Bulletin3 avec la figure et la description de l’appareil ; 2° de le renvoyer à la commission des médailles; 3° d’écrire à M. le préfet de là Seine pour lui faire connaître cet instrument qui, destiné à l’usage public, n’exigera, pour son établissement, qu’une dépense modique.
- M. Vallot annonce que M. de Prony a fait, il y a quelques années, sur les variations des pentes de la Seine, un travail où se trouve indiqué un moyen, à la portée de ceux qui fréquentent la rivière, de constater exactement la hauteur de ses eaux. Il demande que ce fait soit consigné dans le rapport.
- Le conseil approuve cette proposition et adopte les conclusions du rapport.
- Au nom du môme comité, M. Francœur fait un rapport sur un mécanisme présenté par M. Robert Oudin, horloger, et destiné à empêcher la sonnerie des pendules de raécompter.
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- Le comité propose d’approuver ce mécanisme, de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin avec une description et une figure. (Approuvé.) ' » .
- Au nom du même comité, M. Mallet fait un rapport sur un mémoire adressé par M, Baucher, sous le titre de Projet d’un bateau souleveur. 7
- M. le rapporteur décrit les moyens d’exécution indiqués par l’auteur; le comité regarde son idée comme juste, mais n’offrant rien de nouveau. Il propose de remercier M. Baucher de sa communication. (Approuvé.) . •
- Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur une fabrication de pain dans lequel M. Bourdon d’udiguisy introduit jusqu'à trois quarts de son poids de pommes de terre tant crues que cuites. .
- Le comité propose de faire connaître, parla voie du Bulletin, le procédé de l’auteur; mais le conseil, considérant, d’une part, que la Société a proposé un prix pour la panification de la pomme de terre, et, de l’autre, que des expériences sont nécessaires pour constater les résultats obtenus par le procédé de M. Bourdon sous le point de vue de la qualité du pain et de son prix de revient, prononce l’ajournement des conclusions du rapport.
- Communications. M. Grouvelle, ingénieur civil, a la parole pour une communication : t° il entre dans quelques détails sur l’application qu’il a faite, de concert avec M. Cham-pionnière, des foyers à flamme renversée des fours aérothermes, foyers qu’ils ont construits chez MM. Mouchotfrères;
- 2° Sur les fourneaux au bain-marie destinés aux cuisines des grands établissements;
- 3° Sur le chauffage à circulation d’eau établi par M. Granger et lui dans la serre à boutures du jardin des plantes de Rouen.
- Le conseil, par l’organe de M. le président, remercie M. Grouvelle de sa communication et renvoie ses mémoires aux comités compétents.
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- quarantième année. ( N° CCCCXLIV. ) juin mi.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — sondages.
- Rapport fait par M. le vicomte Hëricart de Thury, au nom du comité des arts mécaniques 3 sur la sonde française de M. Corberon, ingénieur-mécanicien-sondeur de la compagnie Fréminville (i). • ' *
- Messieurs, en vous rendant compte des puits forés par MM. Flachat, Mulot, Degousée, Beurier, Roza, etc., auxquels vous avez accordé des prix et des médailles pour les brillants succès qu’ils ont obtenus dans leurs forages de puits artésiens, nous vous avons fait connaître leurs procédés de sondage et les modifications ou améliorations qu’ils ont successivement faites et introduites dans leurs appareils, soit d’après leurs observations et leur expérience, soit d’après les conseils et les avis ou instructions des ingénieurs français ou étrangers qui se livrent également aux opérations de forage, tant pour la recherche des mines que pour l’établissement des puits artésiens.
- Ingénieur-mécanicien de la Société Fréminville, M. Corberon vous a demandé, messieurs, de vouloir bien faire examiner une sonde de son invention, et pour laquelle cette Société a été brevetée par ordonnance du 11 février 1838, sous le nom de Compagnie de la sonde française. Vous avez chargé votre comité des arts mécaniques d’examiner cette sonde : c’est en son nom que je viens vous rendre compte de l'élude que nous en avons faite.
- M. Guejrmard, ingénieur en chef des mines de farrondissement de Grenoble, qui a suivi les forages faits par M. Corberon3 dans le département de
- (1) M. Corberon, ingénieur-mécanicien de la compagnie de la sonde française de Fréminville pour l’entreprise de sondages et la fabrication d’appareils pour recherches de mines, forage de puits artésiens, explorations de terrains, élude de canaux, de chemins de fer, dessèchement de marais, établissement de puisards, puits perdus ou boitouts, etc., etc., à Paris, rue de Crussol, 17 et 19, Quarantième année. Juin 18H. 24
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- ARTS MECANIQUES.
- VIsère, et qui en a constaté les résultats et les difficultés, dit, dans un rapport du 15 novembre '1839, que la sonde française de la compagnie Fré-minville est un instrument composé de la sonde artésienne et de la sonde chinoise, qu’on a pris tout ce qu’il y avait de parfait dans ces deux instruments, qu’on en a composé une nouvelle sonde qui réunit tous les avantages qu’on peut désirer, que non-seulement cette vérité est manifeste pour tous les mécaniciens qui ont fait des études spéciales de sondes, mais qu’elle est aussi évidente pour les hommes^ étrangers à cet art; qu’il suffit d’avoir vu manœuvrer la sonde dé M. Corberon dans les terrains d’argiles coulantes, de sables mouvants et de cailloux roulés de la vallée de l’Isère, aux environs de Grenoble, pour juger et apprécier sa puissance, enfin que les terrains les plus difficiles à traverser l’ont été avec autant de facilité que si l’on avait eu à forer le terrain crayeux moyennement dur et consistant.
- La sonde de M. Corberon diffère essentiellement des sondes de MM. Fia-chat, Degousée, Mulot, Roza, Reurier, Danticq, Laplanche, HelreJle, Pequeux? et autres sondeurs artésiens, en ce qu’elle n’a point de liges et qu’on la manœuvre à l’aide d’un câble ou d’une simple corde. Sous ce rapport, elle ressemble a la sonde chinoise que nous savions être une sonde à corde, mais dont nous n’avions que des descriptions peu satisfaisantes.
- En 1818, lorsque vous m’avez chargé, messieurs, de rédiger le programme du grand prix que vous proposiez pour le meilleur manuel du fontenier-sondeur artésien, je crus devoir faire des recherches : 1° sur ces belles fontaines jaillissantes que certains auteurs disent exister au milieu de quelques anciennes villes d’Assyrie, de Perse, de Phénicie, etc., qui ont du être obtenues du percement mécanique du sol, à en juger par la grande profondeur perpendiculaire et Xétroitesse ou le petit diamètre du conduit par lequel s’élèvent les eaux jaillissantes ; 2° sur les grands puits des déserts d’Égypte, de Thébaïde, d’Arabie, de Libye, de Numidie, des oasis, etc., indiqués sur les cartes sous les noms d’Hydron, Hydræon, Hydræuma, Hydragyra, puits creusés d’abord dans les sables retenus avec un double ou triple cuvelage, et au fond desquels les anciens ont percé mécaniquement des bancs de pierre très-durs à une plus ou moins grande profondeur, pour en faire jaillir des sources de la mer souterraine qu’ils disaient et qu’ils savaient exister au-dessous des sables du désert; 3° sur cette verge miraculeuse et toute-puissante (!) dont après la sortie d’Égypte Moïse frappa les rochers ou la pierre (2) d’Ho-reb, dans le désert de Sin à Raphidim, et avec laquelle il en fit jaillir les douze sources où les douze tribus d’Israël vinrent se désaltérer; 4° enfin sur
- ( l) Qui convertit petram in stagna üquarum etrupem in fontes aquarum. Ps. CXIII, v. 8. (2) L’hébreu dit les rochers et non la pierre d’Horeb. Ps. LXXVII, v. 15.
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- SONDAGES.
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- les diverses descriptions de la sonde chinoise, pour tâcher de connaître et de comparer les procédés des anciens, avec nos sondes de mineurs et de foreurs de puits artésiens.
- Convaincu alors, comme je le suis encore aujourd’hui, que les anciens ont du employer des procédés mécaniques pour percer ces puits désignés dans l’Orient sous les noms de puits persan, puits d’isaae, de Jacob et de Moïse, sur le forage desquels nous n’avons aucune donnée, je ne pouvais croire que les anciens, comme le font aujourd’hui les Chinois, suivant les missionnaires, fussent réellement parvenus à forer par percussion avec une sonde composée 1° d’un mouton suspendu à une corde, 2° d’un tube à soupape par en bas pour enlever les détritus des terrains forés et délavés, et 3° d’un tube-tarière pour les terres et argiles qui peuvent y adhérer. Je communiquai mes doutes sur la sonde chinoise à M. le baron Séguier, premier président de la cour royale, alors président de la Société royale et centrale d’agriculture, en lui représentant la nécessité de tâcher d’obtenir des renseignements précis sur ces questions, dont la solution intéressait vivement notre industrie du fonte-mer-sondeur. M. le baron Séguier m’engagea â rédiger une série de questions à ce sujet, se chargeant de la faire parvenir à M. le supérieur des missions étrangères en Chine, et vingt-un mois après, nous reçûmes, en effet, une réponse tellement positive sur la profondeur des sondages faits en Chine, à la corde, et dont quelques-uns excédaient même 1,000 mètres, qu’il n’était plus permis de mettre en doute le succès de la sonde à corde ; malheureusement la réponse ne donnait que peu de détails sur la construction de la sonde; néanmoins, en étudiant avec soin les descriptions données dans quelques ouvrages chinois et dans les lettres édifiantes des missionnaires, nous parvînmes à construire une sonde à corde, d’après le système chinois ; mais l’essai, qui semblait d’abord devoir parfaitement réussir, ne fut- point satisfaisant, et nous fûmes obligés de revenir à la sonde à tiges de nos mineurs et artésiens, et probablement la sonde dont les anciens se sont servis pour les puits jaillissants des différents pays du Levant où les voyageurs disent en avoir reconnu.
- Plus heureux que nous, M. Jobard^ de Bruxelles, et M. Selligue, ingénieur-mécanicien, à Paris, persistèrent dans leurs essais de forage à la corde; ils firent même quelques sondages, mais de graves accidents qu’ils ne purent vaincre interrompirent leurs travaux et ΀5 firent renoncer à leurs entreprises.
- Et cependant nous savions, à n’en pas douter, que les Chinois se servaient avec succès de la sonde à corde, et qu’ils poussaient leurs forages à mille mètres et au delà.
- Nos sondeurs continuèrent donc à se servir de leurs anciennes sondes, qui furent considérées comme les seules véritablement propres à faire des fo-
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- rages profonds. Ces sondes ont bien, en effet, l'avantage de réunir le forage à percussion à celui du rodage, et, d’après l’habitude comme d’après les succès qu’on en obtenait généralement, on devait bien penser que les sondeurs ne renonceraient pas facilement à leurs sondes à tiges, et cependant ces sondes présentent plusieurs graves inconvénients.
- Ainsi, au fur et à mesure que l’enfoncement a lieu, ou que le forage descend, les difficultés et les obstacles se multiplient, l’allongement forcé des tiges augmente le poids de l’appareil ; son poids devient même si considérable dans les grands sondages, que la manutention des tiges devient longue, pénible , difficile, dangereuse, et que sa manœuvre exige la force d’une très-grande puissance. Dans le beau puits foré de Grenelle, par exemple, l’appareil pesait plus de 14,000 kilogrammes, et M. Mulot était obligé de mettre huit chevaux à son manège. %
- Ainsi les tiges de sonde , lorsqu’elles sont abandonnées à elles-mêmes pour battre comme pour forer, produisent dans toute leur longueur, et conséquemment dans toute la profondeur du sondage, une vibration, un tremblement continuel ou incessant qui détruit les assemblages de la sonde en même temps qu’il dégrade les parois du forage*, en y causant des éboulements et des coulées de terre, qui déterminent souvent au plus léger choc la rupture d’une tige, et, ce qui est bien plus grave, quelquefois, en tombant, les tiges se rompent dans leur assemblage, et forment un faisceau très-difficile ou même impossible à retirer, à moins de frais excessifs. Ces accidents obligent, dans le service, à n’élever les sondes à tigés que d’une quantité très-limitée, et en , ayant même encore soin de ne rendre les coups ni trop brusques ni trop fréquents. '
- Dans les terrains mous, coulants et glissants, celte vibration des liges nécessite le prompt emploi de tubes, et là, bien souvent, se présentent d’autres difficultés; les éboulements ou les coulées de terre se propageant quelquefois avec une telle rapidité que le tubage est sans cesse entravé, et qu’il devient même impraticable si les éboulements continuent, ou si les argiles et les sables délayés remontent dans le forage en recouvrant les instruments et les tiges. Le puits foré de Randans, chez S. A. R. madame la princesse Adélaïde d’Orléans, par M. Laplanche, ingénieur civil à Gannat, avait près de 200 mètres de profondeur, et tout donnait lieu d’espérer qu’on y obtiendrait des eaux jaillissantes abondantes lorsque les argiles, délayées au défaut du tubage, déterminèrent de tels éboulements de terres et de sable qu’on fut obligé de renoncer à ce forage fait avec une sonde à tige qui avait éprouvé plusieurs graves accidents, et dont une partie est même restée dans le puits.
- Cet inconvénient, certainement l’un des plus graves des sondes à tiges, nécessite la poursuite, et souvent à grands frais, pendant la nuit, des forages
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- SONDAGES.
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- faits dans les terrains mous, coulants et ébouleux, et de la poursuite également sans relâche, sans aucune suspension, dans les terrains sujets aux resserrements, de crainte de ne pouvoir retirer les tiges et d’être même obligé de renoncer aux forages, ainsi que nous en avons vu plusieurs exemples.
- On a bien cherché à remédier et on a, en effet, remédié depuis longtemps à ces inconvénients en Russie et en Prusse en remplaçant, pour le battage, uiie grande partie des tiges de fer par des tiges en bois revêtues d’une armure de fer. Ces tiges de bois, qui ont de grands avantages, ont été apportées en France par M. Degousée, l’un de nos plus habiles sondeurs, qui y a même fait plusieurs perfectionnements importants. Cependant ces tiges de bois ne sont pas sans inconvénients; ainsi elles ne peuvent pas servir indistinctement dans toute espèce de terrain; d’ailleurs, pour le rodage, on est toujours obligé de se servir de barres de fer. Dès lors, quand on a une sonde à tiges, on se trouve forcé d’avoir deux appareils, l’un à tiges de fer et l’autre à tiges de bois, en réservant celles-ci pour le battage, et les tiges de fer pour les opérations de rodage et d’élargissement.
- Enfin nous dirons, en terminant cet article, que les tiges de bois ont l’immense avantage de réduire de près des deux tiers le poids des grands appareils de sondes à tiges. Ainsi le poids total de la grande sonde avec laquelle M. d’OEynhausen , conseiller supérieur des mines de Prusse, a fait exécuter le sondage de 400 mètres de la saline de Neusalzwerk, près de Minden, aurait été de 10,144 kilogrammes, et il a été réduit à 3,405 kilogrammes au moyen des tiges de bois. C’est cette sonde que nous a fait connaître M. Le-play, ingénieur en chef des mines. Elle a servi de modèle à M. Degousée pour celle qu’il a, depuis, fait construire avec divers perfectionnements, et qu’il emploie avec le plus grand succès dans le grand puits foré qu’il a entrepris dans la ville de Haguenau, forage aujourd'hui à plus de 200 mètres de profondeur.
- Mais revenons à la question des sondes à cordes, et particulièrement: à celle de M. Corbeion.
- Les sondes à cordes n’ont point, il est vrai, les inconvénients des sondes à tiges, mais celles que nous avons vues opérer primitivement en présentaient d’autres assez graves dépendant de leur construction, et qui en rendaient l’usage très-difficile, ou même impossible dans certains terrains.
- Ainsi, dans quelques unes de ces sondes, le mouton des instruments était attaché excentriquement à la corde sur une petite poulie, au moyen de deux tiges ou tringles de fer portant son boulon et fixées à la tête des instruments. Cette disposition de suspension excentrique était destinée, tout.en forant, à obtenir l’élargissement nécessaire à la descente du tube; mais cet effet a constamment éprouvé les plus grandes difficultés, et n’a nullement répondu à
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- cette condition d’excentricité. Les tiges de fer qui supportaient le boulon de la poulie de suspension, quelque force qu’on leur donnât, ne résistaient que difficilement à l’effet répété de la percussion, et, lorsqu’elles étaient brisées, il ne restait plus aucun moyen d’extraire les instruments.
- Ces sondes fonctionnaient, en général, très-bien dans les terrains parfaitement homogènes, ni trop durs, ni trop tendres; mais, lorsque les terrains présentaient des inégalités de dureté et qu’un côté du forage était plus dur que l’autre, ou lorsqu’on rencontrait des corps durs isolés, tels qu’un galet ou un rognon, ces sondes, ainsi suspendues excentriquement, en frappant sur ces corps, oscillaient et perdaient leur perpendicularité, de manière que le tube ne pouvait plus descendre.
- Les difficultés et les inconvénients étaient bien plus grands encore lorsqu’on forait dans les terrains mous, mouvants et ébouleux, soit par l’effet de l’inclinaison de rinstrument qu’on était obligé, de maintenir pour travailler sous le tube, eu laissant au-dessous de lui une distance égale à la longueur de l’outil, soit par suite de la hauteur nécessaire pour lui imprimer le mouvement ascensionnel qui devait produire le choc ou la percussion.
- Enfin, dans les terrains gras et argileux qui empâtent les instruments et qui exigent des efforts considérables pour pouvoir les retirer, la tringle de fer qui réunissait le mouton au cylindre se rompait souvent, et, comme on vient de le voir, l’extraction de la sonde élait alors absolument impossible, parce que, le point d'attache une fois rompu, il n’y avait plus aucun moyen de ressaisir le mouton ; aussi était-on obligé d’abandonner et le forage et les instruments. •
- La sonde française de M. Corberon, ainsi que nous l’avons dit en commençant, est une sonde.à corde; elle agit comme la sonde chinoise et celles qui ont été construites d’après elle, par percussion, au moyen d’un mouton suspendu à la corde. Le moyen d’attache ou de suspension n’est pas la poulie de nos premières sondes à corde; c’est un touret ou anneau très-mobile tournant sur lui-même à chaque coup. Cet anneau joue un très-grand rôle dans le mouvement de la soude, car, chaque fois qu’elle tombe pour frapper, elle tourne naturellement par l’effet de la mobilité de cet anneau et de son extrême facilité à tourner sur lui-même au plus léger mouvement de la corde. Ainsi, lorsque la sonde est soulevée, elle tend, par son poids, â faire allonger la corde ; cet allongement se fait aussitôt que la corde peut se détendre; elle s’allonge en se détordant dès que l’anneau a tourné, et, par suite de cet allongement de la corde et de la mobilité de l’anneau, les instruments tournent à chaque levée, de manière qu’ils ne peuvent jamais retomber sur les points qu’ils avaient déjà frappés. '•
- Aussitôt la percussion et pendant l’instant que la sonde re&ie en repos,
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- quelque court que soit cet instant, la corde reprend promptement son premier degré de torsion, puis aussitôt après, lorsque la sonde est soulevée et que l’anneau a tourné, la corde s’allonge et la nouvelle percussion a lieu.
- L’appareil de batterie de M. Corberon élève la sonde à telle hauteur que l’on veut, sans qu’elle soit limitée comme dans les sondes à tiges, et l’on peut, en outre, donner un plus grand nombre de coups; M. Corberon espère même pouvoir en porter le nombre de 25 à 30 par minute, au moyen d’une nouvelle machine à battre de son invention.
- f Un autre avantage de cette sonde est que le tube descend avec l’instrument auquel il est lié, de telle sorte que le mouvement circulaire qu’on lui imprime, à l’aide d’un collier à bras fixé au tube, fait tourner l’outil, et, à mesure que celui ci s’enfonce, il fait descendre le tube; or, comme l’outil n’est jamais qu’à une très-petite distance du fond du forage, il en résulte qu’il ne peut jamais se faire d’éboulement. Aussi n’est-on point obligé de travailler de nuit, comme avec les sondes à tiges, dans les terrains mous, coulants et ébouleux, avantage précieux qui épargne des frais souvent bien considérables dans les travaux de nuit.
- Le mouton avec lequel, dans l’ancien procédé, on enfonçait les tubes faisait éprouver aux couches des terrains traversés une commotion ou un mouvement qui y déterminait souvent des éboulements, et par suite occasionnait de très-grandes difficultés pour le tubage.
- M. Corberon a remédié à cet inconvénient en plaçant à peu de distance au-dessus de la tarière un instrument élargisseur composé de deux lames de scie bien aeiérées, formant deux portions de cylindre. Ces lames, dont l’extrémité inférieure est den tée, sont placées de manière à occuper par en haut, suivant le besoin, un espace d’un diamètre plus grand ou plus petit que celui du tube qui le suit. Pendant le travail, ces laines de scie sont écartées du haut; en tournant avec l’instrument, elles élargissent le forage et donnent un libre passage au tube, qui n’éprouve aucune difficulté clans sa descente.
- Pour forer dans les terrains durs, on se sert d’un instrument composé d’une masse de fonte de forme conique, ayant à sa base, adaptés et fixés avec des vis et des écrous, les ciseaux destinés à attaquer le terrain. Autour de la masse et dans toute sa hauteur, sont pratiquées des cannelures pour que les matières broyées, pulvérisées et délayées puissent, à chaque percussion, remonter et aller se déposer dans un entonnoir fixé au-dessus de l’instrument.
- Pour les terrains mous, on emploie un cylindre creux dont l’extrémité intérieure est tranchante, et peut, au besoin, être garnie d’un clapet ou d’une soupape à boulet. Ce cylindre pénètre dans le terrain à l’aide du mouton en fonte qui le surmonte, et auquel il tient par une forte tige de fer nerveux de première qualité qui les traverse tous les deux.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Lorsqu’on n’a point vu manœuvrer la sonde de M. Corbero?i, on pourrait craindre qu’à de grandes profondeurs le mouvement de rotation qu’il imprime à sa colonne de tubes n’éprouvât des difficultés insurmontables; par exemple, si, à 4 ou 500 mètres, il rencontrait une résistance extraordinaire occasionnée par ces nœuds ou ces rognons de silex qui arrêtent les sondes à tiges et leur font quelquefois subir, malgré leurs plus fortes dimensions, 10, 12 et 15 torsions avant d’agir à leur base, ou un de ces bancs de quartz et de schistes quartzeux dont les esquilles peuvent être prises entre la paroi extérieure de la colonne et le banc de quartz à traverser, on pourrait craindre que le mouvement de rotation, l’action de son élargisseur et la descente de ses tubes ne fussent arrêtés.
- Mais l’expérience a positivement prouvé que, dans les terrains siliceux et de quartz, l’action de l’instrument a lieu rotativement au fond du forage, d’après le même principe que la scie du scieur de pierre ou du charpentier agit, c’est-à-dire par son propre poids. En effet, dans la sonde française, l’instrument fait corps avec la base de la colonne ou du tube auquel il adhère, et comme ils sont solidement agrafés ensemble lorsqu’on agit, la colonne, étant soutenue, n’exerce que la pression voulue; et, comme on n’emploie pas dVz-coup de force majeure pour vaincre la résistance, il est impossible que la torsion ait jamais lieu comme dans les sondes à tiges.
- D’ailleurs, du moment qu’on éprouverait quelque résistance qui pourrait arrêter le mouvement rotatif, telle que celle qu’occasionneraient des éclats de quartz, de silex, ou des esquilles de schistes quartzeux, il suffirait de soulever et de descendre peu à peu et successivement la colonne jusqu’à ce qu’elle eût repris son mouvement; ces éclats ou esquilles seraient bientôt entraînés au fond du forage, où ils seraient broyés et pulvérisés de manière à faire promptement cesser la résistance qu’ils auraient pu opposer un instant au mouvement : il est même bon de remarquer à cet égard 1° qu’on peut également et indistinctement, quelle que soit la profondeur , fut-elle même de 5 à 600 mètres, toujours tourner de droite à gauche et de gauche à droite, avec la plus grande facilité, les instruments et les tubes; et 2° que dans la supposition, ce qu’on n’a encore éprouvé dans aucun forage fait avec la sonde française, où l’on viendrait à rencontrer un de ces obstacles insurmontables qui ont obligé de renoncer aux sondages faits avec les sondes à tiges, et qu’un tel obslacle s’opposerait absolument à la descente du tube, au moyen d’un nouveau procédé que M. Corberon emploie pour descendre la colonne, et pour lequel il est présentement en demande d’un brevet, il introduirait facilement un ou deux tubes intérieurement là où, avec l’ancien système,«Mi aurait été obligé d’en descendre 4, 5 et 6 de différents calibres, qui auraient réduit le forage aux plus petites dimensions.
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- SONDAGES.
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- Ce nouveau procédé de M. Corberon, qui le rend entièrement maître de donner, à sa volonté, tel degré de force ou de puissance nécessaire au mouvement, avec la régularité la plus parfaite, consiste en un plateau circulaire percé au centre, pour que la colonne de tubes puisse y passer librement. Ce plateau descend et monte, suivant le besoin, au moyen de verrins. Un collier fixé sur la colonne, et ayant en dessous des galets, roule sur le plateau lorsqu’on imprime le mouvement de rotation à la colonne au moyen du collier à bras. Quand le plateau est au bas de sa course, on,le remonte à son point de départ ainsi que les colliers, et on recommence celte manœuvre jusqu’à ce que l’opération soit terminée.
- La facilité avec laquelle M. Corberon, par ce procédé, descend ses tubes dans les forages, lui donne la même facilité pour les extraire et les retirer, lorsqu’un sondage infructueux de* puits artésien ou de recherche de mine est à abandonner; leur extraction s'effectue même d’autant plus rapidement qu’elle se fait par portions de 15 à 20 et 25 mètres sans difficulté.
- Enfin, dans les forages qu’il a faits 1° au bois Rolland, près de Grenoble, vallée de l’Isère (1), à 68 mètres de profondeur, 2° aux Mozzes, à 96 mè-
- (1) Coupes géologiques des forages exécutés par M. Corberon. I. Puils foré du bois Holland, près Grenoble, vallée de l’Isère (a).
- Nos d’ordre Nature des couches traversées. Épaisseur de chaque couche. Profondeur au-dessous du sol. OBSERVATIONS.
- 1 Terre végétale lm 25 ira 25
- 2 Argile grise l 25 2 50
- i 8 Argiîe bleue 2 00 4 50
- 4- Argile bleue très-molle 0 27 4 77 .
- ! 5 Argile bleue 0 90 5 67 •
- 6 Argile bleue très-molle 0 45 6 12 j
- 7 Argile d’un gris noirâtre charbonneuse.. 0 85 G 97
- 8 Argile grise 0 15 7 12
- 9 Vide 0 24 7 36
- 10 Argile d’un gris noirâtre charbonneuse.. 0 34 7 70
- 11 Vide 0 25 7 95
- ! 12 Argile d’un gris noirâtre charbonneuse.. 0 50 8 45 •' •
- 13 Argile grise 0 50 8 95 j
- 14 Cailloux roulés, sables et graviers 7 82 IG 77
- 1 15 Sables mouvants 9 23 26 00
- lG Sables agglutinés comme la mollasse.. • 2 G0 28 60
- 17 Sables mouvants 19 40 48 00 .
- 18 Argile bleue 2 88 . 50 88
- 19 Sables mouvants 2 50 53 38
- I 20 Limon argileux 2 25 56 63
- 21 Sables très-serrés 4 95 GO 58
- 22 Argiles 1 72 62 30
- 23 Sables ordinaires.. 6 70 68 00 — J
- (a) Extrait de la notice de M. Guejmard , ingénieur en chef des mines de l'arrondissement, die Grenoble.
- Quarantième année. Juin \ 841. _ 25
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- ARTS MECANIQUES.
- très, et 3° au communal de Ternay, à 106 mètres, sur la rive gauche du Rhône, vis-à-vis Givors, M. Corberon a rencontré de très-grandes difficultés dans le percement des bancs épais de cailloux et de galets, de poudingues, de quartz, de grès et de schistes quartzeux ; mais, quelles qu’aient été les difficultés, il les a toutes surmontées; ses instruments ont triomphé de tous les obstacles sans éprouver aucun accident.
- Il Sondage des Mozzes de Ternay, près de Vienne, vallée du Rhône.
- Nos d’ordre Nature des couches traversées. Épaisseur de chaque couche. Profondeur au-dessous du sol. n 1 OBSERVATIONS. \ ü
- 1 Terre végétale 0m 65 0m 65 1 H
- I 2 Cailloux roulés G 00- 6 65
- j* a Sable graveleux 12 70 19 ü
- 4 Grès jaunâtre. 5 80 25 15 |
- 5 Grès gris 8 70 33 85 il
- 6 Schiste très-lriable 9 85 43 70 8
- 7 Schiste plus dur et plus noir 4 72 48 42 1
- 8 Petite veine de houille 0 25 48 67
- 9 Grès houiller 3 90 52 57 !
- 10 Schiste ébouleux 8 74 61 31
- 11 Lit boueux 0 23 61 54
- 12 Grès très-dur, le quartz domine 16 88 78 42 j
- 1 13 Quartz pur 8 70 87 12
- 14 Grès quartzeux 9 80 j 96 92
- III. Sondage du communal de Ternay, près de Vienne, vallée du Rhône.
- i Terre végétale 0m 60 0m 60 1
- 1 2 Cailloux roulés 4 00 4 60
- | 3 Grès dur par lits, le mica est abondant -. 5 80 10 40
- ! 4 Quartz pur 9 60 20 00
- 1 5 Grès gris micacé 3 85 23 85
- ! 6 Argile schisteuse friable 17 20 41 05 1
- i 7 Lits coulants, boue liquide 0 42 41 47
- 1 8 Grès gris 5 54 47 01
- ! 9 Schiste très-noir 8 42 55 43 |
- i îo Schiste moins noir 0 85 56 28 1
- il Schiste plus noir. 4 70 60 98 (1
- 1 12 Houille 0 19 61 17 i
- 4 13 Schiste 5 70 66 87
- 14 Houille 0 27 67 14
- i 15 Grès houiller 4 80 71 94 il
- j 16 Lit boueux 0 29 72 23
- i 17 Schiste 2 30 74 53
- i 18 Schiste très-noir 1 80 76 33
- 19 Grès houiller. 3 90 80 23
- j 20 Grès quartzeux 4 80 85 03
- 1 21 Grès, le quartz domine ...... 3 70 . 88 73 .
- 22 Schiste très-noir. '. 2 90 91 63
- fi ^3 Lit boueux 0 70 92 33
- 1 24 Grès : 5 40 97 7 3
- f 25 Schiste très-dur 4 80 102 53
- J 26 Grès micacé <> O 70 106 23
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- SONDAGES.
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- Résumé. ‘
- M. Corbcron a été longtemps chef d’ateîier et premier contre-maître de l’entreprise de sondages de MM. Flachat, auxquels vous avez décerné, en 1829, une médaille d’or de première classe, et la Société royale d’agriculture une autre médaille pour leurs beaux puits forés de Saint-Ouen et de Saint-Denis.
- MM. Flachat ont, à ce sujet, délivré à M. Corberon le certificat le plus honorable, en reconnaissant que c était à lui} et à lui seul, qu’ils devaient les beaux succès et les nombreux perfectionnements qui leur avaient valu vos prix et vos médailles.
- Ayant fait et dirigé lui-mème, avec les anciennes sondes à tiges, un grand nombre de sondages, M. Corberon a tellement reconnu les inconvénients de ces sondes, qu’il s’cst décidé à essayer la sonde à corde des Chinois, et c’est en suite de ses essais qu’en en adoptant le principe il a construit sa sonde, mais d’après ses observations, sa pratique éclairée et sa longue expérience. Cette sonde présente un mécanisme très-simple (4), au moyen duquel l’instrument de percussion, à volonté soulevé plus ou moins haut, tombe plus ou
- (l) La sonde française se compose t° d’une chèvre à quatre montants, moisée, boulonnée et ferrée avec soin, avec son treuil à engrenages, son arbre en fer, les poulies, manivelles, chaises garnies de coussinets, etc.;
- 2° D’un levier supporté par deux tourillons roulant sur une chaise en fonte garnie de coussinets et portant une agrafe avec vis de pression pour serrer la corde;
- 3° D’une machine à battre, composée d’un châssis en bois, d’arbres en fer dont les axes roulent sur des paliers garnis de coussinets, avec les engrenages, volant excentrique, poulies, manchons à dents, ressort,manivelles, etc.;
- 4° D’une sonde en fer forgé, avec outils de rechange en acier fondu:
- 5° D’une scie avec lames de rechange, et de son conducteur;
- 6° D’un cylindre cureur;
- 7o D’une tarière;
- 8° D’un porte-coup servant à river les tubes;
- 9° D’une agrafe à coulisse pour la descente de la scie;
- 10° De deux supports à béquilles;
- 11° D’une anse et deux allonges;
- 12° D’un collier à quatre branches;
- 13° De deux colliers à vis;
- 14° De deux clefs pour les vis des colliers, et d’un tournevis à béquille pour les vis des emmanchements;
- 15° D’une machine à percer les tuyaux;
- 16° D’une tringle pour placer les rivures; i lo D’un arçon avec la boîte et les forets;
- 18° D’un chasse-rivet; l9o D’un marteau à river;
- 20° D’un bout de tube d’environ 3 mètres, muni, à sa base, d’une frelte en acier, et des dispositions nécessaires à l’emploi de la scie.
- Quant au prix, il varie de 4 à G,000 fr. suivant la force de l’appareil et le diamètre des instruments.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- moins brusquement, en même temps qu’il éprouve un mouvement circulatoire qui donne la facilité d’aller à de grandes profondeurs avec peu d’ouvriers (4, 5 ou 6 au plus).
- L’instrument ne peut dévier de la perpendiculaire à la rencontre des substances d’inégale dureté, condition essentielle et de rigueur dans les forages pour puits artésiens et puits d’aérage dans les mines.
- On peut user ou scier toute saillie que la sonde aurait laissée le long des parois du puits, et qui s’opposerait à l’enfoncement des tuyaux.
- Le tube adapté immédiatement au-dessus de l’instrument et descendant avec lui prévient tous les éboulements à la rencontre des sables et des argiles coulantes et des schistes mous, argileux et friables.
- Les matières brisées sont enlevées sans être entièrement converties en boue, de manière qu’on peut toujours en reconnaître la nature ou le mode d’agrégation.
- On fonce à de grandes profondeurs avec un seul tube, de manière à toujours avoir le même diamètre, avantage précieux pour les puits forés comme pour les boitouts, pour les puits d’aérage de mines, etc.
- On n’a à craindre aucun des accidents, ou du moins aucun accident grave dans le cas de faire renoncer au forage.
- En cas de rupture de la corde ou de l’anneau de suspension, de simples crochets suffisent pour l’extraction des instruments, qui se fait avec la plus grande facilité.
- Enfin les tubes d’allongement s’ajustent successivement à la colonne, au fur et à mesure que le foncement s’exécute, avec autant de précision que de solidité.
- Conclusions.
- D’après l’examen que nous avons fait de la sonde française de M. Corberon, et les détails que nous venons de vous exposer pour vous faire connaître sa construction et vous faire apprécier les avantages qu’elle nous paraît présenter, nous pensons, avec M. Gneymard, que cette sonde peut être employée avec un plein succès pour les forages de grande profondeur, qu’elle agira avec sûreté, célérité et économie, et que M. Corberon a résolu les doutes et les incertitudes dans lesquels nous étions restés sur la sonde à corde dont les Chinois se servent avec tant de succès pour leurs forages les plus profonds.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer, messieurs, 1° de remercier M. Corberon de la connaissance qu’il vous a donnée, sans aucune réserve, de sa sonde et de tous les perfectionnements qu’il a faits dans la construction de ses appareils;
- 2° De faire imprimer le présent rapport dans votre Bulletin , avec la description et les figures des instruments et de l'appareil de la sonde française ;
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- SONDAGES.
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- 3° De remettre à M. Corberon, qui se trouve dans les conditions de votre ar_ rèté du 5 octobre 1831, 500 exemplaires de ce rapport, en l'engageant a vous tenir au courant des résultats des forages qu’il exécutera, soit pour des recher?-ches de mines, soit pour le percement de puits artésiens ;
- 4° De renvoyer le rapport à votre commission des médailles.
- Subsidiairement, nous aurons l’honneur de vous proposer, messieurs, d’examiner si, dans la supposition où la ville de Paris ferait faire de nouveaux puits forés, il ne conviendrait pas de signaler M. Corberon à M. le préfet du département de la Seine, et de lui demander de vouloir bien l’admettre au nombre
- des concurrents qui pourraient être appelés pour le forage de l’un de ces puits, assurés, nous le répétons, que cet habile mécanicien exécuterait le sondage qui lui serait confié avec sûreté, célérité et économie (1 ).
- Approuvé en séance, le 5 mai 1841.
- Signé le vicomte HÉricart de Tiiury, rapporteur.
- i.— «wsin.i "i m .mi.i (1) Comparaison des prix des sondages faits avec les sondes à tiges et la sonde française à corde.
- 1 Sonde à tiges. Sonde â corde.
- I. Pour 100 mètres. Le plus 13,600 f. Le moins.... 4,400 I. Pour 100 mètres. Différence OBSERVATIONS.
- [ 18,000 M. Corberon com- i
- Prix moyen. 9,000 100m de tubes de 0ml 7 de diamètre pesant 12 kil. le ! met. à raison I de 2 f. le kil. 2,400 Prix moyen.... 7,000 f. 2,000 f. prend dans ses prix j une colonne de tu- | bes de 0ml7 de diamètre, mais lorsqu’on demande des j tubes d’un plus grand diamètre,l’excédant des prix est j en sus de ceux qui I sont portés ci-con-
- Total n,400 Le mètre. 114 f. 00 Le mètre... 70 f. 44 f.
- tre.
- II. Pour 200 mètres. Le plus 36,700 Le moins.... 16,400 II. Pour 200 mètres. |
- 53,100 1
- Prix moyen. 26,550 200m de tubes à 24 f. le met. 4,800 Prix moyen... 20,000 f. 6,550 f.
- Total 31,350 Le mètre. 156 f. 75 Le mètre.. 100 f. 56 f. 7 5
- III. Pour 300 mètres. Le plus... . 73,400 Le moins... 37,400 III. Pour 300 mètres. i
- 110,800
- Prix moyen.. 55,400 300ra de tubes à 24 f. le m. 7,200 Prix moyen... 39,000 f. 16,400 f.
- Total... 62,600 Le mètre. 208 f. 67 Le mètre.. 130 f. 78 76 1
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- 198 ARTS MÉCANIQUES.
- Description des outils de sondage h la corde et des appareils a battre, imaginés par M. Corheron.
- Les outils de sondage employés par M. Corheron, et représentés* pl. 830, sont de trois espèces : 1° les sondes proprement dites, pour percer les terrains durs; 2° les tarières, pour opérer dans des terrains mous et friables; 3° les scies, pour élargir le trou et faciliter la descente du tube. Il y a, de plus, un cylindre cureur semblable à ceux usités pour les sondages ordinaires.
- Sondes. La nouvelle sonde est représentée montée de toutes ses pièces, vue de face et de profil, fig. 1 et 2. La fi g. 3 est une coupe horizontale, sur la ligne ah, du trépan adapté au bout de la sonde et vu séparément, en élévation et en plan, fig. 4. La fig. 5 est la partie tranchante du trépan, et la fig. 6 la clavette qui le fixe à la sonde.
- Cette sonde, à quatre branches en fer forgé, a a, est armée, à sa base, d’un trépan en acier fondu h, retenu par la clavette c ; ses bords tranchants d d forment quatre angles droits {voy. fig. 4) et offrent une très-grande résistance. La disposition des branches a a est telle, que. si la corde casse, le crochet le plus simple suffit pour retirer la sonde.
- Le toureteestune espèce d’anneau mobile adapté à la tête de la sonde, et-auquel s’attache la corde, qui conserve ainsi la faculté de s’allonger et de se détordre alternativement, ce qui produit le mouvement de rotation de la sonde. Cet effet s’explique en observant qu’au moyen du touret la sonde, lorsqu’elle se trouve soulevée, tend, par son propre poids, à allonger la corde; mais, pour que cet allongement ait lieu, il faut qu’elle se détorde, de sorte qu’en laissant tomber la sonde, celle-ci ayant tourné d’une certaine quantité sur elle-même, le trépan qui la termine ne frappe plus les mêmes points qu’il avait entamés avant d’avoir été élevé ; pendant que la sonde reste stationnaire, la corde reprend sa torsion naturelle pour bientôt se détordre de nouveau, aussitôt qu’on élèvera la sonde.
- Tarières. La tarière jf, représentée en section verticale fig. T et en section horizontale fig. 8, prise au niveau de la ligne c d, s’attache, par son tenon g, à l’équipage des scies dont nous allons parler.
- Scies. A peu de distance au-dessus de la tarière sont deux lames de scie aciérées h h, fig. 9, 10 et 11, formant deux portions de cercle; elles sont disposées de manière koccuper un espace d’un diamètre plus grand ou plus petit que celui du tube auquel elles sont attachées. Pendant le travail, les lames s’écartent et détachent, sur toute la paroi du trou formé soit par la tarière, soit par la sonde, une assez grande quantité de matières pour laisser un libre passage au tube. Tant qu’on se trouvera dans des bancs de roche ou autres matières dures et compactes assez serrées pour ne pas se tasser, le tube
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- S0NDAGTDS.
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- n’éprouvera pas de difficultés à y pénétrer, puisque l’ouverture qu’on y a pratiquée avant son passage est sensiblement plus grande. >
- , Les lames portent en dessous un tenon i qui s’adapte au tenon g de la tarière. ^.
- Lorsqu’on descend l’équipage, l’écartement des lames et leur réunion avec la base du tube s’opèrent au moyen de deux tasseaux coniques j j, sur lesquels repose le guide k k de la lige conductrice l du porte-lames. Par ce moyen, l’écartement des lames est déterminé, et le tasseau conique j descend en glissant jusqu’à ce que les lames aient pris leur entier développement.
- Pour que le guide dont nous venons de parler repose toujours sur les tasseaux, le manchon m, qui enveloppe la scie, porte des languettes ou nervures 77, qui s’engagent dans des rainures pratiquées à la base du tube, qui conserve ainsi sa direction. Le conducteur k produit en même temps un résultat non moins important. Les verrous à coulisse disposés dans l’intérieur se logent dans leurs cavités et font résistance à la répulsion, qui peut être occasionnée par le plus ou moins de dureté du terrain que l’on perce.
- La fig. 9 est une vue, de face et de profil, de l’équipage de la scie, garni, de son manchon, qui s’engage dans le tube. La fig. 40 est une coupe verticale du manchon pour montrer le conducteur et les guides. La fig. 4 4 représente l’équipage de la scie détaché de son manchon. Le tenon o s’agrafe avec le tenon p de la partie supérieure de l’équipage.
- Cet équipage, vu en élévation, en coupe et en plan, fig. 42, 43 et 44, se compose d’une tige q, surmontée d’un touret ou anneau mobile r, et terminée, à sa partie inférieure, par un coin s, qui s’engage dans une boîte t divisée en deux moitiés et portant une anse u destinée a recevoir le crochet qui sert à retirer l’équipage du trou de sonde, dans le cas où la tige q viendrait à se rompre. Dans l'intérieur de la boîte se trouve un double verrou v v, qui est poussé en dehors quand le coin descend, et rentre lorsqu’il s’élève; les bouts de ce verrou, en s’engageant dans des cavités du tube, rendent solidaire l’équipage de la scie avec le tube, qui descend dans le trou à mesure que le travail avance, comme nous l’expliquerons plus bas.
- Le tube x en forte tôle, de 46 à 48 centimètres de diamètre, et qu’on voit dans tout son développement fig. 17, pl. 834, se compose de tronçons de 2 à 3 mètres de longueur, réunis bout à bout par des rivets qu’on enfonce à l’aide d’un outil nommé porte-coup, représenté en coupe et en section horizontale fig. 4 5, pl. 830. Lorsque tout est disposé et que les rivets sont en place, on descend l’outil en face de la jonction. En serrant alors la visj- passant dans l’écrou z, le cône a! descend dans la cavité du cylindre plein bf divisé sur toute sa longueur ; les deux moitiés du cylindre s’écartent et font effort contre les
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- ARTS MECANIQUES.
- têtes des rivets; on aplatit ces rivets à l’extérieur à coups de marteau. Ce mode de jonction est simple et offre toute la solidité nécessaire.
- La fig. 1 6 est une coupe verticale du cylindre cureur, muni, dans le fond, d’un clapet c et portant une anse d au moyen de laquelle on le relire. Ce cv-lindre nettoye le fond du trou et enlève les déblais.
- Appareils pour manœuvrer les outils.
- Machine à battre. Cette machine est représentée en élévation et en plan fig. 18 et 19, pi. 831 ; elle se compose d’une chèvre à quatre montants A, garnie 1° d’un treuil à engrenage B, pour descendre et monter les outils; 2° d’un levier C, mobile sur le boulon e' et terminé par un segment de cercle D, dans la gorge duquel entre la corde E, qui y est retenue et pressée par une vis f entrant dans une agrafe g. La corde passe sur une poulie F, montée sur la tête de la chèvre; 3° d’une machine à battre faisant mouvoir le levier C.
- Au-dessous de l’axe de la poulie G, qui reçoit la corde H, de 4 centimètres de diamètre, attachée à l’extrémité du levier C, est disposé un second axe portant un excentrique /, fig. 23, mû par l’engrenage I. Cet engrenage sert à désengrener le côté du manchon h', qui s’emmanche avec celui de la poulie, et à produire l’échappement de la corde E chaque fois qu’elle a élevé la sonde d’une petite quantité. Pour cet effet, on imprime un mouvement de bascule au levier, opération qui se répète douze à quinze fois par minute. Nous avons expliqué plus haut comment la corde, après avoir été roidie, se détord et produit à chaque coup un léger mouvement de rotation de la sonde ; J est un| levier d’embrayage qui repousse constamment le manchon h'.
- Machine à soutenir les tubes. Cette machine est représentée en élévation et en plan fig. 20 et 21. La descente progressive du tube ce s’opère à l’aide de leviers K, que des hommes font tourner et qui embrassent le tube par un collier ï ; le tube descend ainsi avec l’instrument, et se tient toujours à une petite distance du fond du forage ; mais, lorsque le tube est parvenu à une certaine profondeur, sa longueur et son poids rendraient la manœuvra difficile et empêcheraient l’outil de tourner si l’on n’y av^it pourvu par le mécanisme suivant.
- Le tube est embrassé par un collier k roulant, à laide des galets qu’il porte, sur un plateau /',qui monte et descend le long de trois verrins m' m\ que des;* roues dentées n ' font tourner; ces roues sont commandées par une roue centrale o', sur la douille de laquelle est montée une roue d’angle horizontale p, menée par une autre roue d’angle q. L’arbre de cette roue porte une roue dentée r', menée par une roue s ; celle-ci, à son tour, reçoit le
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- * INSTRUMENTS DE PRECISION. 20}
- mouvement, d’un engrenage d’angle £, que des hommes font tourner à l’aide des leviers L. C’est ainsi que le tube est soutenu pendant sa descente , afin qu’il ne pèse pas sur le fond du trou de sonde. ' ‘
- La fig. 22 est une projection horizontale du châssis qui porte le mécanisme qu’on vient de décrire. >
- Fig. 24. Plateau inférieur du même châssis.
- Les terrains dans lesquels pénètre la sonde sont toujours assez humides pour faciliter le percement ; mais, s’ils ne l’étaient pas, on jetterait un peu d’eau au fond du trou, afin d’éviter l'usure trop prompte des outils. > (D.)
- ; ; ; v '
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Rapport fait par M. Francœur , au nom du comité des arts mécaniques, sur un appareil imaginé par M. Michaux (André), membre de la Société royale et centrale d’agriculture , pour mesurer les variations de n 'weau de Veau des rivières.
- \ C’est une connaissance bien importante à acquérir, par toutes les personnes qui sont intéressées à la navigation des rivières, que les mouvements de croissance et de diminution des eaux; et, à Paris surtout, les arrivages des nombreux objets de consommation sont tellement favorisés ou empêchés par les variations du niveau des eaux de la Seine, qu’à de certaines époques de l’année, les entrepreneurs de transports par bateaux sont incessamment occupés à visiter les échelles de nos ponts, pour s’assurer s’il y a assez d’eau dans le fleuve, ou s’il y en a trop, pour que la navigation ne soit pas interrompue: car quelques centimètres de plus ou de moins du niveau apportent des obstacles qu’il est de leur intérêt de connaître. Dans certaines circonstances, le public est même très-attentif aux crues d’eaù, et ce n’est pas toujours par un simple effet de curiosité, puisque de nombreux intérêts se rattachent à ces variations. • •
- Or on n’a, à Paris, pour connaître le niveau de la Seine, que des échelles tracées sur des piles de nos ponts, et il est facile de reconaître combien les évaluations qu’on en tire sont imparfaites et insuffisantes. Outre qu’il est difficile de voir avec netteté les traits, les points et même les chiffres des échelles, les embarras des rivages, lejs bateaux qui y sont réunis, les cordes qui les retiennent, et surtout le remous et le clapotage des eaux, empêchent de lire avec sûreté la hauteur du niveau au-dessus de l’étiage. . »,
- M .Michaux, convaincu des avantages d’un meilleur système d’évaluation, et sollicité par les commerçants en vins, bois, fruits, pierres, etc., qui trans-Quarantième année. Juin 1841.
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- portent par bateau ces divers produits, a présenté à la Société d’encouragement un appareil très-simple et très-ingénieux qu’il nomme hydromètre, et qui est propre à montrer distinctement à chacun, pour peu qu’il y donne attention, l’élévation des eaux du fleuve. , V\
- Cet appareil consiste en un long tuyau percé de trous à sa partie inférieure, qui plonge au fond de la rivière, s’élève jusqu’à une hauteur suffisante, et qui est attaché à une pile du pont, en aval; dans ce tuyau est suspendu un flotteur qui monte et descend avec les eaux. Ce flotteur est attaché à une chaîne passée sur une poulie et tendue par un contre-poids, ou tout autre moyen équivalent. La poulie est fixée sur le parapet du pont, et ses mouvements de rotation, qui sont précisément la mesure de ceux des crues, sont mis en évidence par des chiffres et des traits placés en vue des passants.
- Deux procédés sont mis en usage par M. Michaux pour marquer ces mouvements de la poulie. Tantôt c’est un curseur à marche verticale dans une rainure graduée, où chaque division représente un décimètre, et est. fractionnée pour indiquer les centimètres; tantôt c’est un cadran, armé de deux aiguilles comme ceux des horloges publiques, dont l’une marque les mètres de 1 à 1 0 qui répond à un tour entier du cadran, et dont l’autre indique les décimètres et centimètres. Le chiffre de dix mètres est remplacé par un zéro, parce que les plus grandes eaux ne dépassent jamais 9 mètres, et que, dans le cas où elles passeraient 10 mètres, on ne pourrait s’y tromper, tandis que dans certains cas on pourrait peut-être éprouver quelque confusion par ce chiffre 10.
- Les appareils, en modèle, sont mis sous les yeux du conseil; ils ont été construits par l’habile mécanicien M. Bourdon. Nous ne croyons pas nécessaire de décrire ici les rouages qui transmettent le mouvement de la poulie ; chacun se les représente aisément. Il est évident que, par exemple, dans l’appareil à cadran, auquel on doit certainement donner la préférence, les aiguilles sont mues par une combinaison semblable aux minuteries des horloges, l’une des aiguilles marchant dix fois plus vite que l’autre. Il faut, d’ailleurs, que ces rouages aient un mouvement très-facile pour que les frottements ne fassent pas éprouver de retards à celui du flotteur, et, en outre, qu’ils soient assez abrités des effets atmosphériques pour ne pas s’oxyder, conditions qui, du reste, sont exigées des sonneries de toutes les horloges publiques.
- Le célèbre Prony, consulté, il y a quelques années, par l’administration, sur les moyens d’apprécier avec précision les crues d’eau de la Seine, a fait sur ce sujet un travail qui ne nous est pas connu, et qui est déposé dans les archives des ponts et chaussées, où M. le préfet pourra se le procurer s’il le juge à propos. Un mécanicien du mérite de Prony a dû proposer une machine aussi utile que bien combinée. ^ ^ -
- Le comité des arts mécaniques, persuadé qu’il serait très-important, pour
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- le commerce de Paris, qu’un pareil instrument fut construit sur nos ponts, vous propose, messieurs,
- 1° D’approuver Fhydromètre de M. Michaux ;
- 2° D’écrire à M. le préfet de la Seine pour lui faire connaître cet instrument, qui, destiné à l’usage public, n’exigera qu'une dépense tellement modique qu’elle n’est nullement en rapport avec les avantages qu’on y trouvera ;
- 3° De décrire et figurer Fhydromètre au Bulletin , en y insérant le présent rapport;
- 4° De renvoyer l’examen de cet instrument au comité des médailles.
- ' Approuvé en séance, le 5 mai 1841.
- Signé Francoeur, rapporteur. Description de Z’hydromètre, de M. André Michaux.
- La fig. 1, pl. 832, représente une élévation vue de face, et la lig. 2 une vue de profil d’un hydromètre à cadran appliqué à un pont.
- La fig. 3 montre les engrenages qui font marcher les aiguilles.
- Fig. 4, section verticale du cadran.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, Partie de l’arche et de la pile du pont à laquelle est attaché le tuyau b, par des tirants de fer c c. Le cylindre d, dans lequel monte et descend le flotteur e, est fixé contre l’éperon a' de la pile ; il' est percé de trous sur toute sa circonférence pour que Feau y entre facilement.
- f, Cadran portant deux aiguilles, dont la petite marque les mètres sur un limbe intérieur depuis 0 à 9, et la grande les centimètres tracés sur un cercle extérieur de 0 à 90. Ce cadran fait face à la rivière; il est double afin que les personnes qui passent sur le pont puissent l’apercevoir.
- g, Chaîne à laquelle est suspendu le flotteur; elle passe sur une poulie h, montée sur l’axe du pignon i, fig. 4, qui mène la grande aiguille; ce pignon engrène avec la roue k, qui, par l’intermédiaire du pignon Z, fait tourner la grande roue m, et par suite la petite aiguille fixée sur son canon. contre-poids attaché à l’autre bout de la chaîne g, pour équilibrer le poids du flotteur.
- Les fig. 5 et 6 montrent une autre disposition du mécanisme indicateur. C’est une tablette o portant une échelle graduée sur laquelle un index p, fixé au bout d’une crémaillère q, indique la hauteur de Feau. Dans cette crémaillère engrène un pignon monté sur l’axe d’une poulie r, sur laquelle passe la chaîne qui tient le flotteur en suspension. (D.J .
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- ARTS MÉCANIQUES. — SERRURES.
- Happort fait par M. Amédée Durand , au nom du comité des arts mécaniques , sur une combinaison de serrure présentée par M. Monturié, serrurier, rue St-Jacques la-Boucherie, i5.
- Le mode d’ouverture des verrous de sûreté dans lesquels l’inlroductiou de la clef est soumise à deux directions différentes déterminées par la position à angle droit de deux entrées successives a paru, àM. Monturié, pouvoir être adapté 'avec avantage aux serrures d’appartement. A cette disposition déjà connue, l’auteur en ajoute une autre qui consiste à diviser son panneton en deux éléments différents entre eux par des détails correspondants à des garnitures particulières de la serrure.
- Cette combinaison exige que la forme de ces éléments de pannetons soit telle que la première entrée laisse passer les deux pannetons , et que la seconde soit découpée exactement d’après le profd du panneton, qui seul doit la traverser. Il est certain que cette succession de difficultés dépendant des entrées, alors surtout que la seconde est soustraite aux regards, doit apporter de grands obstacles à l’ouverture des serrures par l’emploi des crochets, et à la fabrication des fausses clefs. *
- La nouveauté de cette idée serait assez difficile à constater au milieu de cette immense quantité de tentatives du même genre que font continuellement les ouvriers serruriers, tentatives auxquelles manque presque toujours la publicité. ,
- Le comité des arts mécaniques, en rendant justice à la bonté du moyen proposé par M. Monturié, à la facilité et au bon marché de son exécution, se bornera à dire que rien n’est arrivé à sa connaissance qui puisse atténuer le mérite d’invention que réclame l’auteur. -
- M. Monturié, qui s’occupe de perfectionnements en rapport avec l’industrie du serrurier, avait déjà présentëà la Société d’encouragement une monture de rouleau à distribuer l’encre sur les caractères d’imprimerie : cette monture jouissait de l’avantage de pouvoir^être allongée ou raccourcie suivant les différences de longueur des rouleaux employés, les besoins de l’imprimerie rendent ces différences très-nombreuses; et l’idée de l’auteur présentait des avantages qui vous furent développés dans un rapport que contient le 36e volume du Bulletin de la Société, page 215. Il y est dit : « M. Monturié a eu « l’idée de remplacer par un seul porte-rouleau ceux des quatre ou cinq rou-« leauxde chaque presse. » Ce qui alors n’était que dans les prévisions de l’auteur s’est entièrement réalisé dans la pratique. Le rapport qui annonçait ce résultat a reçu une entière confirmation par l’adoption générale du petit
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 205
- appareil de M. Monturié. Ainsi l’avantage obtenu dans le remplacement de quatre ou cinq montures anciennes, nécessaires à chaque presse d’imprimerie, par une seule est devenu incontestable; quant à l’augmentation de frais d’établissement, elle est plus que compensée, ainsi que le fait observer le judicieux rapporteur que nous avons cité, par la simplification du service, la facilité de la conservation et de l’entretien, et surtout par la simplification du matériel de l’imprimerie. Mais, à côté de l’exposition de ce résultat, si avantageux, nous devons , pour compléter notre tâche de rapporteur, ajouter que M. Monturié a subi le sort de tous ceux qui n’ont eu de moyens pécuniaires que tout juste ce qu’il en faut pour amener une petite entreprise à fin et se rendre utiles aux autres, mais qui n’en ont plus eu assez pour mettre leur propriété sous la protection de la loi. M. Monturié, artiste modeste et peu fait pour les affaires, a vu son invention exploitée par d’autres mains qui en ont recueilli les bénéfices. Dans cette position des choses, le comité Ses arts mécaniques a chargé son rapporteur de présenter au conseil les propositions suivantes r.-.v* . v* •,*
- d° Renvoyer k la commission des médailles l’examen des titres de M. Montané, résultant de sa monture des rouleaux d’imprimeur ;
- 2° Insérer le présent rapport au Bulletin ;
- 3° En remettre 500 exemplaires à M. Monturié, qui satisfait aux conditions imposées pour ces sortes d’encouragement.
- Signé AmedÉk Durand, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 juin \ 841.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur les roues à réaction ou à, tuyaux; par M. Combes. \
- La première partie du mémoire de l’auteur traite des machines ou roues dans lesquelles l’eau motrice circule en s’écartant de l’axe vertical de rotation, et qui sont dépourvues de tuyaux adducteurs disposés en avant des tuyaux mobiles , de sorte que l'eau arrive aux orifices d’admission de ces derniers avec une vitesse absolue, dirigée perpendiculairement à l’axe. Les expériences de M. Combes ont ensuite porté sur des roues dans lesquelles l’eau circule en se rapprochant de l’axe, et qui sont pourvues de tuyaux adducteurs ; enfin la dernière partie du mémoire se rapporte aux machines aspirantes destinées à élever de l’eau ou de l’air.
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- Après avoir indiqué les causes qui influent sur le travail perdu dans les roues à . tuyaux de toute espèce, et donné les principes théoriques de leur établissement, Fauteur termine par l’énoncé d’un principe général applicable à tous ces appareils, et qui doit être la règle pratique des constructeurs. , r4 ; ^ r ^ ; -
- 1° Une roue à tuyaux fonctionnera avec un égal avantage sous toutes les chutes, en dépensant des volumes d’eau proportionnels aux racines carrées des chutes, et prenant des vitesses angulaires relativement proportionnelles à ces mêmes racines carrées ;
- 2° Deux roues semblables, mais de dimensions différentes, placées sous la même chute, fonctionneront avec le même avantage, en dépensan t des volumes d’eau proportionnels aux carrés des dimensions linéaires et en prenant des vitesses angulaires en raison inverse de ces memes dimensions. r
- Ces deux principes sont vrais, quels que soient les coefficients du frottement et de la construction ; ils supposent uniquement que les résistances dues à ces deux causes sont proportionnelles' aux carrés des vitesses, ce qui est vrai quand les vitesses sont un peu grandes. - ' ’ .. --
- De ces prémisses découle la conséquence suivante : h > ; " v
- Si l’on a une fois construit une roue fonctionnant, avec avantage, sous nue chute connue, en débitant un volume d’eau exactement mesuré, cette roue pourra servir de type pour la construction de toutes les autres. , ^ * >-:*! re-
- connaissant la chute et le volume d’eau à dépenser pour la roue à construire, on fera celle-ci semblable à la roue type; ses dimensions linéaires seront, aux dimensions de la première, en raison directe des racines carrées du volume d’eau à dépenser et en raison inverse des racines quatrièmes des hauteurs de chute ; sa vitesse angulaire sera, a celle de la roue type, en raison directe des racines quatrièmes des cubes des hauteurs de chute et en raison inverse des racines carrées des volumes d’eau. (Acad, des sciences, 29 mars 1841.) %
- Voiture mise en mouvement par le ressort de l’air; par MM. Andraud et
- Tessié du Motav.
- Celte locomotive peut porter, indépendamment de son appareil, huit personnes ; elle a 2 mètres de hauteur et 1 mètre 50 de largeur entre les rails. Cinq récipients à air comprimé sont placés sous la voiture ; Pair, avant de se rendre aux corps de pompe qui font tourner la roue, passe à travers le régulateur, mécanisme au moyen duquel Pair s’ouvre lui-même un passage qui s’agrandit à mesure que la pression décroît, de sorte que sou choc conserve toujours la même ,énergie et imprime à la machine un mouvement égal. On marche ainsi avec Pair comprimé seulement.
- Mais, si l’on veut utiliser en même temps la propriété que possède Pair de se dilater par la chaleur, il faudra qu’au sortir du régulateur on le fasse passer par 1 e dilateür, porte de serpentin placé entre les corps de pompe. Cet appareil est tellement disposé, que Pair s’y dilate avec une extrèmerapiditô. . «
- La voiture marche donc tantôt à froid avec de Pair comprimé seulement, et tantôt avec de Pair comprimé et dilaté. Cette dernière combinaison est celle qu’il faudra met-
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- tre en pratique si l’on veut obtenir de suite un effet utile des voitures à. air. Lorsqu’on aura des moyens simples d’arriver promptement à de hautes pressions, la dilatation pourra être supprimée ; au reste, la dilatation elle-même peut arriver à ce point de se suffire ; alors c’est la compression qui serait supprimée.
- Cette voiture, comparée avec une locomotive à vapeur, est d’une extrême légèreté ; elle permettra donc de construire avec économie les chemins de fer, qui, dans certaines circonstances, pourront avoir des pentes de 15 à 20 millimètres par mètre. C’est dans, cette prévision que les auteurs ont placé sous la voiture un. récipient spécial contenant un réservoir d’air très-fortement pressé, et dont on se servira lorsqu’il s’agira de donner un coup de collier pour franchir une côte; ils ont aussi cherché à améliorer, en le simplifiant, le mécanisme général de la voiture : ainsi ils ont supprimé les excentriques, qui, dans les locomotives à vapeur, ouvrent et ferment les tiroirs des pompes. Les deux roues qui impriment le mouvement sont indépendantes l’une de l’autre; les deux roues libres sont pivotantes et parallèles, afin que la voiture puisse tourner dans les plus petites courbes. .. -..-wr c: o-.' v = •; ' - * n-
- Ouvrir et fermer à propos un robinet est tout le travail qu’exige la direction des voitures à air ; il suffit de changer le jeu des tiroirs, pour que les voitures marchent en sens contraire. Quant à leur vitesse, elle n’aura de limites que celles que devra prescrire la prudence, puisqu’on pourra accélérer le mouvement à volonté.
- Avec une voiture à air bien construite, on obtiendrait, suivant les auteurs, des parcours de trois à quatre lieues sans réapprovisionner. Ce réapprovisionnement s’opérera au moyen de vastes réservoirs placés de distance en distance sur le bord des chemins et alimentés par des roues hydrauliques ou éoliques. {Acad, des sciences, 17 mai 1841.)
- Construction d’un pont monolithe en béton; par M. Lebrun, de Montauban.
- La voûte monolithe construite par l’auteur estune portion d’arc de cercle de 12 mètres de corde sur lm 60 de flèche. L’entier massif des culées et de tout le corps de la voûte est en béton, excepté les arêtes ou bandeaux des têtes exécutés en briques, et les quatre angles des pieds-droits vers les banquettes construits en pierres de taille. Ce pont, élevé à Grisolles, département de Tarn-et-Garonne, est décinlré depuis cinq mois, et livré à la circulation sans que les moindres traces de mouvement ou de dégradation se soient manifestées.
- Le nouveau système de cintrement que l’auteur a employé, et qui est spécialement approprié à ce genre de construction, consiste en plusieurs assises de briques superposées à plat et liées avec du plâtre ou du ciment. Ces briques, soutenues d’abord en tête par de simples cercles en planches, maintenues elles-mêmes par quelques entretoises très-légères, ont été posées de proche en proche en procédant des têtes vers le milieu, et se sont soutenues ainsi à vide par la seule adhérence du plâtre ou du ciment, sans autre appui que les arches. Quand ce cintre de briques est fini, on le recouvre de couches légères de terre argileuse battue et lissée, afin d’isoler de la brique le béton qu’elle doit porter. On forme alors le massif, et, quand le moment est venu, on démolit le cintre, dont toutes les briques peuvent indéfiniment servir à de nouveaux usages.
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- La construction de la voûte a duré six jours; quatre mois et demi après, on a procédé au décintrement ; il n’y a eu aucun tassement. Le béton a subi, sans la moindre altération, l’épreuve de l’hiver de 1840 à 1841. {Acad, dessciences, 17 mai 1841.) r' h->
- - Fabrication de draps feutrés..
- La fabrication des draps feutrés a été récemment importée en Belgique; mais elle s’y pratique par des moyens différents de ceux que nous avons indiqués dans le Bulletin du mois de septembre 1840 , pag. 348. * r > .
- La première machine employée pour cet usage consiste en une carde en gros suivie d’une carde en fin pour exécuter ce qu’on appelle la nappe. Deux ouvriers étalent, le plus uniformément possible, de la laine, non graissée, sur une claie sans fin, qui la présente aux dents des cylindres: cette laine, débourrée, divisée, épluchée, passe d’un cylindre sur l’autre en s’égalisant jusqu’à la dernière carde, d'où le peigne détache un voile continu, mince et transparent qui s’engage sous d’autres gros cylindres garnis d’une toile sans fin qui ramène cette première nappe en la repîoyant en zigzags assez nombreux et assez espacés pour constituer une pièce de drap jusqu’à son point dedépart; là elle se double d’un second voile, puis d’un troisième, et ainsi de suite jusqu’à 20, 30 ou 40, selon l’épaisseur qu’on veut donner au drap. - ^ c ^
- La nappe, arrivée à l’épaisseur voulue et rendue très-égale par la superposition d’un grand nombre de voiies, s’enroule sur une cnsouple que l’on porte à la machine à feutrer. 1 -• '
- Cette machine se compose d’une grande table couverte d’une toile sans fin, sur laquelle reposent une trentaine de cylindres en fer, revêtus de toile et animés tous ensemble d’un léger mouvement de va-et-vient dans le sens de la longueur , et d’un mouvement de rotation très-lent. La nappe engagée sous celle rangée de feulreurs mécaniques reçoit sans cesse des bouffées de vapeur qui disposent, plus que tout autre agent, la laine au feutrage en faisant tortiller ses brins en crochets spiroïdes, lesquels s’enchcvè-trent les uns dans les autres.
- La pièce, passée et roulée sur une nouvelle ensouple, est présentée à la machine à finir età durcir l’étoffe; la nappe, introduite entre deux toiles, est travaillée parune trentaine de rouleaux de fonte qui sont agités d’un mouvement de droite et de gauche. La pièce est, pendant ce temps, arrosée d’eau de savon et de bouffées de vapeur.
- Au sortir de cet appareil, le drap peut être considéré comme terminé, à l’exception du peignage, de la tonte, de la teinture et de l’apprêt , qui se pratiquent à la manière ordinaire. (Mëm. encyclop., avril 1841.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Sur les chaux hydrauliques, les ciments et les pierres artificielles} par M. Kuhlman.
- Chaux hydraulique. L’auteur a reconnu que, si la chaux peut directement se combiner avec la silice lorsque cette dernière lui est présentée à l’état d’hydrate, celte combinaison est considérablement facilitée par l’addition, au mélange, d’un peu de potasse,
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- de soude, ou de sels de ces i>ascs, susceptibles de se transformer en silicates dans les conditions où la calcination a lieu. Pour déterminer la transformation d’une grande quantité de carbonate de chaux en silicate, il n’est pas nécessaire d’ajouter au mélange de craie ou de chaux et d’argile une grande quantité d’alcali, car le rêle de ce dernier paraît sc borner à faciliter le transport successif de la silice sur la chaux.
- Pierres artificielles. M. Kuhlmann a remarqué qu’en mettant en contact, même à froid, Ja craie en poudre avec une dissolution de silicates alcalins, il y avait un certain échange d’acide entre les deux sels, et qu’une partie de la craie était transformée en silicate de chaux et une quantité correspondante de silicate dépotasse en carbonate de potasse.
- En délayant de la craie en poudre dans une dissolution de silicate de potasse, on obtient une matière qui durcit lentement à l’air, en prenant assez de dureté pour devenir applicable, dans quelques circonstances, à la restauration des monuments publics, à la fabrication des objets de moulures, etc.
- La craie en pâte artificielle ou en pierre naturelle, plongée dans une dissolution de silicate dépotasse, absorbe, meme à froid, une quantité de silice qui peut devenir considérable, en exposant la pierre, alternativement et à plusieurs reprises, à l’action de la dissolution siliceuse et à l’air; la craie prend un aspect lisse, un grain serré et une couleur plus ou moins jaunâtre suivant qu’elle est plus ou moins ferrugineuse.
- Les pierres ainsi préparées sont susceptibles de recevoir un beau poli ; le durcissement, d’abord superficiel, pénètre peu à peu au centre, lors même que la pierre présente uneassez grande épaisseur ; elles paraissent pouvoir devenir d’une utilité incontestable pour faire des travaux de sculpture, des ornementsdivers d’un travail même très-délicat; car, lorsque la silicatisation a lieu sur des craies bien sèches (ce qui est essentiel pour obtenir de bons résultats), les surfaces ne sont nullement altérées.
- Le plâtre subit des transformations analogues ; l’nction du silicate alcalin est même plus énergique; aussi convient-il d’opérer au moyeu de dissolutions faibles, pour pénétrer convenablement de silice les objets en plâtre moulé, et mieux de gâcher tout d’abord le plâtre avec une dissolution-de silicate dépotasse. {Acad, des sciences, 10 mai 1841.)
- Procédé propre à garantir de toute altération les matières végétales et animales;
- par M. Loyd Margery.
- La substance que l’auteur recommande, pour préserver de toute altération les bois et les tissus, est le sulfate de cuivre : il en fait dissoudre un demi-kiiogr. dans 18 litres d’eau chaude, pour accélérer la dissolution qui s’opère dans un vase de bois.
- Les pièces de bois a préparer sont placées au fond d’une auge dans laquelle on verse la dissolution ; elles y baignent pendant deux jours , plus ou moins, suivant leurs dimensions. Le bois doit être sec, afin de pouvoir absorber une plus grande quantité de liquide.
- Les tissus de chanvre sont plongés dans cette solution, par couches, pour en être complètement saturés; on les y laisse pendant huit ou seize heures, suivant que le tissu est plus ou moins serré.
- On peut préparer de la même manière les tissus de laine, de colon, le papier, le Quarantième année. Juin 1841. 27
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- cuir, etc., et remplacer le sulfate pour de l’acétate de cuiyre, en mêlant un demi-kilogr. de ce dernier avec 2 litresd’aeide pyroligneux et le faisant dissoudre dans. 14 litres d’eau. (Repertory of patent inv., avril 1841.)
- BEAUX-ARTS.
- Moyen de fixer les dessins au pastel ou au fusain.
- M. le marquis de Y avenues vient de trouver un moyen aussi simple qu’ingénieux de donner aux dessins au pastel ou au fusaiu la solidité de la peinture, sans nuire à aucune de leurs qualités 3 il a eu l’heureuse idée de les fixer en les vernissant à l’envers, c’est-à-dire en étendant sur la face postérieure du papier une dissolution alcoolique de gomme-laque blanche. Cette dissolution pénètre rapidement le papier, et s’introduit, par la capillarité, jusque dans les molécules du dessin ; l’alcool s’évapore rapidement, de telle sorte rju’en un instant toute cette poussière si légère, du pastel ou du fusain, est si adhérente au papier, que le dessin peut être roulé et emporté sans s’effacer.
- Voici quelles sont les proportions de la dissolution :
- On fait dissoudre 10 grammes de gomme-laque ordinaire daus 120 grammes d’alcool, et on décolore ensuite la liqueur au moyen du charbon animal. On peut aussi employer la teinture toute faite de laque blanche au sixième, que l’on trouve chez les marchands de couleurs, en y ajoutant les deux tiers d’esprit-de-vin rectifié. Après avoir filtré, il suffit d’étendre une couche de l’une ou de l’autre de ces dissolutions avec un pinceau, à l’envers du dessin, pour lui donner toute la solidité désirable. (Journ. des Débats, 9 juin 1841.)
- Fabrication des mosaïques et des camées en Italie,• par M. Wilson.
- On peut regarder les mosaïques comme des tableaux formés par la réunion d’un nombre immense de petits fragments de marbre colorés ou de pierres artificielles 3 ces fragments sont fixés, au moyen d’un mastic très-tenace, sur une lame de cuivre, et les matériaux colorés sont ensuite réduits au même niveau ou polis comme le serait un marbre solide. On copie en mosaïque les plus grands tableaux des maîtres célèbres, dont on reproduit ainsi, d’une manière inaltérable, les admirables effets. Le nombre des teintes diverses dont on dispose, au moyen des smalti oupierresartificielles, dépasse dix-huit mille. Ces fragments sont, en général, tres-petits 3 ils n’ont souvent que le diamètre d’un cheveu : on les prépare, à Venise, sous la forme de baguettes de la grosseur d’un crayon, et l’ouvrier les tire au chalumeau en fils très-fins qui dépassent rarement l’épaisseur de la tige des plus délicates graminées. Plus les fragments sont ténus, plus grandes sont aussi la gradation des nuances et la beauté du travail : il exige un temps onsid érable ; une ruine, un bouquet de fleurs ou un groupe de figures de 2 pouces carrés exigeront deux mois de travail d’un bon artiste et vaudront de 125 à 500 fr., selon cia beauté de l’exécution.
- Les mosaïques de Florence que l’on appelle pietra dura sont fabriquées avec de véritables pierres colorées naturellement. Cet art a fait de grands progrès, et l’on exécute aujourd’hui, en pierres dures, des vases, des fleurs, des fruits avec une vérité et une beauté d’effets surprenantes. La valeur des matériaux qu’on emploie rend ces ouvrages d’un prix bien plus élevé que les mosaïques romaines en smalti.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- La taille des camées, art fort antique, est cultivée à Rome avec un grand succès. II y a deox espèces de camées, ceux qui sont taillés sur des pierres précieuses et ceux en coquilles. Quant aux premiers, la valeur de la pierre entre pour élément important dans le prix de l’échautilloH, indépendamment du fini du travail. Les pierres les plus estimées sont l’onyx orientai et la sardoine : la première est une sardoine à lignes parallèles et alternativement blanches et noires ; la seconde, une cornaline brune et blanche. Lorsqu’on trouve une pierre qui présente quatre ou cinq couches de teintes ou de couleurs différentes et assez minces pour que l’artiste puisse donner au camée, en le taillant, une certaine harmonie d’effet, la valeur de l’échantillon s’en accroît beaucoup. Le travail de ces camées se fait au tour, au moyeu d’instruments d’acier pointus et de poudre de diamant.
- Les côtes du Brésil et d’Afrique fournissent de grandes coquilles qui présentent deux couches, l’une blanche et l’autre qui forme le fond, tantôt d’un brun pâle, tantôt d’un rouge orangé foncé: celles-ci sont les plus estimées. La partie blanche forme le camée, et on la taille avec de petits ciseaux d’acier. On imite ainsi des dessins de l’antique ; on fait des portraits souvent très-ressemblants, d’un fini remarquable et d’une pureté parfaite de contours. Ge genre de travail, qui paraît être facile, est peu coûteux ; un portrait vaut environ 100 fr., et une tète imitée de l’antique ou un dessin original bien exécuté, de 25 à 50 fr. (Bibl. unie. Avril 1841.)
- Extrait des procès-verbemæ des séances du conseil d administration de la Société d encouragement.
- Séance du 19 mai 1841.
- Correspondance. M. Mouchel fils, membre de la Société et du conseil général des manufactures, à l’Aigle (Orne), transmet, de la part de M. Richer, de cette ville, un mémoire descriptif et des plans sur la construction d’une pompe alimentaire de chaudière de machine à vapeur, sans soupape, pour laquelle la Société a proposé un prix.
- Le même membre envoie, avec des échantillons de pierres lithographiques que M. Le-sieur, de l’Aigle, a découvertes dans le département de l’Orne, des détails sur la carrière dont ces pierres sont extraites.
- M. Lebrun, architecte à Montauban, adresse un mémoire sur les mortiers hydrauliques et les constructions en béton, dans lequel il donne l’explication de la marche suivie dans les travaux du pont de Grisolles élevé entièrement en bétou, de manière à pouvoir apprécier plus exactement le degré de résistance des bétons aux* diverses pressions auxquelles ils ont été soumis pendant et depuis la construction du pont,
- Objets présentés. MM. Serveille et Pecqueur, rue Neuvc-Popiacourt, 11, appellent l’attention de la Société sur une machine destinée aux travaux de terrassement qu’ils viennent d’établir.
- MM. Muzard et de Varaigne, rue Pigalie, i 6, présentent des télégraphes susceptibles
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- de fonctionner la nuit comme le jour ; ils signalent les avantages de ce système dû à M. Muzard, et qui a obtenu les encouragements des ministres de l’intérieur, de la guerre et de la marine. •
- M. Pnssot, rue d’Angoulême-Saint-Honoré, 9, présente le dessin et la description d’une machine apprêteuse pour tissus, faisant l’apprêt sans plis, au moyen d’un nouveau système de carton continu ;
- M. H. Truffaut, rueFavart, 8, des échantillons d’objets dorés d’après le procédé imaginé par M. Elkington ; il annonce que des expériences seront faites en présence des commissaires de la Société, pour constater les avantages de ce procédé de dorure sans mercure j
- M. Brosson, membre de la Société, des échantillons de carbonate de baryte, qu’il a obtenu en transformant les sulfates en hydrosulfure et décomposant les dissolutions sulfurées par un courant d’acide carbonique. M. Brosson espère pouvoir livrer ce produit à un prix qui ne dépassera pas 1 franc le kilogr. ;
- MM. Grevevald, Lisbonne et Turquetille, boulevard Saint-Martin, 9, de nouveaux brancards destinés aux blessés ;
- MM. Dupont frères, rue de Grenelle-Saint-Honoré, 55, des épreuves d’une gravure faite sur pierre par leur procédé de litho-typographie.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Mathieu de Dombasie, d’une brochure ayant pour titre : Deuxième lettre à un fabricant sur le procédé de macération;
- 2° Par M. Jules Rénaux, ingénieur civil à Lyon, d’un mémoire sur un nouveau système de filature de la soie, dans lequel on substitue le gaz hydrogène carboné à la vapeur -,
- 3° Par M. Chevallier j membre du conseil, du numéro de mai 1841 du journal des
- Connaissances nécessaires ;
- 4° Par M. Roret, du numéro de mai 1841 du journal le Technologiste,•
- 5° Par la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille, du recueil de ses mémoires pour l’année 1840 j
- 6° Par la Société d’horticulture, du numéro de ses Annales pour avril 1841 ;
- 7o Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar, du numéro de février 1841 de son journal.
- Bapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Théod. Olivier lit un rapport sur le système d’essieux de M. le docteur Ricord. .
- L’auteur a eu l’idée de placer une âme en fer forgé et de bonne qualité dans l’intérieur de l’essieu, qui* dès lors, est creux. Cette âme, soudée aux extrémités des fusées, est destinée à empêcher la chute de la roue, lorsque la fusée est soudainement brisée par un choc ou toute autre cause.
- Le comité, tout en reconnaissant ce qu’il y a d’ingénieux dans l’idée et de remarquable dans l’exécution des essieux garde-roues, ne peut proposer que de remercier l’auteur de sa communication, de nombreuses expériences pouvant seules mettre à même
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- d’apprécier les avantages ou les défauts de ce genre de construction et de faire connaître si les nouveaux essieux sont préférables à ceux actuellement en usage. (Approuvé).
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur un appareil imaginé par M. Burnier, capitaine d’artillerie, pour dessiner d’après nature ta perspective des objets.
- JLe comité propose de remercier l’auteur de sa communication, de renvoyer le rapport à la commission des médailles et dé l’insérer au Bulletin, accompagné d’une figure de l’instrument. (Approuvé.)
- Communications. M. le vicomte Hcricartde TImry annonce que M. le préfet du département de la Seine recueille les documents nécessaires pour le forage d’un nouveau puits artésien ; il demande que la Société recommande au préfet les travaux de sondage de M. Corberon dont il a été rendu un compte favorable dans la séance du 5 mai.
- M. Guérin Vary communique une lettre par laquelle M. Verlel, ancien élève de l’école centrale et ingénieur civil à Besançon, rappelle qu’il a soumis à la Société un mémoire relatif à des expériences de carbonisation dubois d’après le procédé dont il a donné la description ; il fait connaître les résultats satisfaisants qu’il a obtenus, non plus en traitant du bois ordinaire, mais du lignite de la mine du Grand-Denis, près Morleau (Doubs).
- M. Gaultier de Claubry présente, au nom de M. Blondeau de Carollcs, une notice, déjà publiée dans le journalfe Constitutionnel;, sur l’éclairage au gaz en France, son origine, son développement et son état actuel, dans laquelle l’auteur démontre que l’honneur de l’invention appartient à juste litre à la France.
- M. Rouget de l’Isle rappelle qu’il a soumis à la Société un mémoire sur i’application des couleurs et qu’il se propose de communiquer des renseignements sur les travaux des anciens qui lui paraissent avoir de la supériorité sur ceux employés aujourd’hui.
- M. le baron Sèguier annonce que M. John Rohison, présent à la séance, lui a fait part d'un procédé qu’il a imaginé pour dessiner de petits objets; il se sert d’une glace non étamée qu’on lient dans une position verticale; elle laisse apercevoir l’objet par transparence, et l’œil voit en même temps l’image de l’objet de l’autre côté de la glace formée par la réflexion de la lumière; cette image peut être suivie par la pointe d’un crayon.
- M. le baron Sèguier entretient ensuite le conseil des machines de l’invention de M. Wheatstonej dont l’agent principal est un conducteur galvanique. Ce savant étranger en a fait d’ingénieuses applications pour obtenir la vitesse des projectiles, pour faire marquer, à l’aide d’une seule pendule, les heures et minutes sur des cadrans placés dans les divers appartements d’une maison. M. Wheatstonc a construit d’après son système un télégraphe électrique qui indique, sur un cadran très-éloigné, toutes les lettres d’un mol qu’on veut transmettre. M. Sèguier signale, en terminant, l’emploi que M. Wheatstone se propose de faire de son conducteur galvanique pour indiquer le départ des convois sur les chemins de fer.
- M, Francomr donne lecture du passage d’un ouvrage dans lequel on cite une application faîte de 1797 à 1798 de l’électricité à la calligraphie par M. Reverony Saint-Cyr}
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- prrocÈs-rERB'Atrx.
- ex-professeur adjoint pour les fortifications â l’école polÿ technique. C’était un con<fag-’ teur de numéros par commotions qui pouvait aussi rendre les paroles en s’exprimant par chiffres. M. Sëguier fait observer que l’appareil de M. Wkeatstone n’a aucun rapport avec celui dont M. Francœur vient de donner connaissance.
- M. le président adresse à M. Robison les remercîments du conseil pour l’empFesscs -ment avec lequel il donne communication des faits qui peuvent intéresser les progrès de l’industrie.
- Il invite M. le baron Sëguier à vouloir bien rédiger, pour être insérée au Bulletin, une note sur les diverses communications qu’il vient de faire au conseil1.
- Séance du 2 juin 4'84-f, .
- Correspondance. M. Constant, ancien horloger, à Bordeaux, adresse un mémoire descriptif sur un nouveau système d’essieux brisés applicable à toute espèce de voitures et waggons.
- M. le marquis de Louvois transmet une notice sur les bateaux de M. Leclerc, dont l’avantage principal est de pouvoir se démonter et se remonter avec facilité et se transporter en tous lieux.
- M. Bresson, ingénieur civil, à Rouen, envoie une note sur la filature de lin établie par M. Chesnêe au Petit-Quevilly (Seine-Inférieure) dont les machines sont sorties des ateliers de M. Decoster.
- M. Sanlaville, propriétaire à Beaujeu(Rhône), adresse une notice sur les prairies artificielles avec indication d’un moyen d’en améliorer et augmenter le produit ; il annonce qu’il se propose de soumettre â la Société un instrument pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres et une équerre à réflexion.
- MM. Avy et Ripert, à Cadenet (Vaucluse), informent la Société qu’ils ont imaginé des machines pour filer la soie dont ils demandent l’examen.
- Objets présentés. M. Lepage (Louis), rue Descartes, 17, appelle l’attention de la Société sur une jambe mécanique de son invention.
- M. Valerius, bandagiste, rue du Coq-Saint-Honoré, 7, annonce qu’en 1829 il a fait à ses divers appareils orthopédiques des perfectionnements qui ont été approuvés par le conseil des hospices ; il demande que le comité prenne connaissance de la partie mécanique de ces appareils.
- M. Bêlas, rue d’Angevilliers, 10, présente un appareil propre à prendre mesure des habits et pour lequel il a pris un brevet d’invention en 1838 ;
- M. Ferrouil, le dessin et la description d’un escalier a jour ;
- M. Bovy, ingénieur civil, rue Notre-Dame-des-Yictoires, 38, un petit instrument qu’il nomme le correspondant, et qui est destiné à la reproduction de l’écriture ,*
- M. Ch. Chevalier, ingénieur-optîcièn, Palais-Royal, 163, la description d’un perfectionnement apporté, par M. de Brebisson, au layage des épreuves daguerriennes dans la solution d’hyposulfite de soude.
- M. Reltoc, directeur de l’école gratuite de dessin, informe le conseil que les six
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- élèves.quisui vent ses cours aux frais de la Société ont cessé leurs études après avoir remporté dçs prix.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1* -Par la Société royale et centrale d’agriculture, du n° 3, tom. II du Bulletin de ses travaux,j
- 2° Par la Société libre d’émulation de Rouen, du recueil de ses Bulletins pour 1840;
- 3° Par la Société d’agriculture, sciences et arts de Limoges, du n° 4, tom. XVIII de son Bulletin;
- 4° Par la Société de statistique, des arts utiles et des sciences naturelles du département de la Drôme, de là première livraison du tom. III de son Bulletin;
- 5° Par la Société agricole et industrielle du département du Lot, des nos 7 à 12 de son Bulletin;
- 6° Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Var, du numéro de février 1841 de son journal ;
- 7° Par M. Chevallier* membre du conseil, du numéro de juin 1841 du journal des Connaissances nécessaires ;
- 8° Par M. Silliman, du numéro du journal américain des sciences et des arts pour le quatrième trimestre de 1840 ;
- 9° Par M. Laignelj d’un mémoire intitulé : Des eaux courantes dans les fleuves et rivières;
- 10° Par M. Deluret, d’un exemplaire de son rapport a la Société de Limoges sur un mémoire de M. le colonel Brousseaud, sur la mesure d’un arc du parallèle moyen entre le pôle et l’équateur;
- 41° Par M. le baron de Silvestre, de notices biographiques, qu’il a lues dans la séance publique de la Société royale et centrale d’agriculture du 28 avril 1841, sur MM. Huerne de Pommeuse et Labbê.
- Rapports des comités. Au nom de la commission des fonds, M. Agasse propose de fixer à 6 fr., pour le public comme pour les membres de la Société, le prix de la table générale des matières des 36 premières années du Bulletin, et d’inviter M. le ministre du commerce à en faire prendre 200 exemplaires, nombre égal de celui des Bulletins qui lui sont fournis. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Combes lit un rapport sur un régulateur à insufflation présenté par M. Molinié, ingénieur-mécanicien.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin accompagné de la description et de la gravure des deux modèles tle régulateur adoptés par M. Molinié, et des principaux systèmes de vannes mobiles qn’il a imaginés pour l’application aux roues hydrauliques. (Approuvé.)
- Au nom du meme comité, M. Amèdée Durand lit un rapport sur une combinaison de serrure présentée par M. Monturië et sur sa monture de rouleaux à distribuer l’encre sur les caractères d’imprimerie.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles, de l’insérer au Bulletin et d’en remettre 500 exemplaires à M. Monturié. (Approuvé.)
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- Au nom du comité des arts économiques, M. Labarraque lit un rapport sur le clysoléide de M. Lehodey, appareil destiné à remplacer les seringues, clysoirs et autres instruments de môme genre.
- M. le rapporteur fait observer que les modèles présentés par M. Lehodey n’ayant rapport qu’aux usages hygiéniques et médicaux, le comité n’a pu s’occuper de l’examen du cîysoléide sous le point de vue des arrosements des rues et jardins.
- Il propose de remercier l’auteur de sa communication et de déposer le rapport aux archives. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le môme membre lit un rapport sur les bouchons de liège rendus imperméables par M. Beullard; cet industriel a eu la pensée de faire pénétrer les bouchons de liège par une mixtion qui les rend impénétrables à l’humidité, et il assure qu’ainsi préparés iis deviennent propres à conserveries vins et les eaux minérales gazeuses.
- Le comité craint que ces bouchons ne communiquent aux iiquides un goût particulier ; des expériences répétées peuvent seules donner quelque certitude à cet égard. Il propose de déposer le rapport aux archives. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur le café en liqueur de M. Dubois. Ce produit conserve ses qualités pendant plus de vingt jours ; mais, comme Fauteur n’est pas le premier qui ait songé à livrer à la consommation du café liquide, le comité propose de déposer le rapport aux archives. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Gourlier lit un rapport 1° sur la lampe-réflecteur de M. Gille, destinée à éclairer en même temps l’intérieur et l’extérieur des passages de portes coebères, d’ailées, etc., 2° sur ses cheminées en porcelaine.
- Lecomité propose de remercier l’auteur de sa eommunicaliou, de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de l’insérer au Bulletin, avec un dessin de la lampe. (Approuvé.)
- Communications. M. Chevallier signale des observations sur les causes de la colique de plomb chez les tisserands qui travaillent sur les métiers à la Jacquart et sur les moyens d’y remédier, par M. le docteur A. Dalmanesche,• ces observations, consignées dans les Bulletins de la Société d’émulation de Rouen, lui paraissent dignes d’attention.
- M. Gaultier de Claubry fait connaître que M. V. Discry, après s’être occupé de fa production, sur porcelaine, de diverses couleurs au grand feu, a étudié et vaincu, par un nouveau mode d’application, des difficultés qui semblaient jusqu’alors insurmontables et qui consistaient à ne pouvoir obtenir ces couleurs que sous la moufle. Sa première étude s’est fixée sur le bleu dû à M. le baron Thénard. M. Gaultier, en présentant un vase qui a reçu ce bleu et qui réalise les prévisions de M. Discry, fait observer que ce succès, bien digne d’attention, est un garant de celui qui attend cet industriel dans la nouvelle voie qu’il s’est ouverte; il annonce que la description de ce nouveau procédé sera jointe à celle que l’auteur a déjà donnée, pour être conservée sous cachet dans les archives delà Société.
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- LISTE
- DES BREVETS D’INVENTION, DE PERFECTIONNEMENT ET D'IMPORTATION
- délivrés en France pendant Vannée 1840 (i).
- Nota. Les brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- abat-jour. s
- I. Madame veuve Sauterieux (M.-A.), rue Bleue, 18; perfectionnements dans les abat-jour d’éclairage, (g octobre. — 5 ans.)
- ACIDE HYDROCllLORIQUE.
- • 2. MM. Martin (Z,.), à Orléans (Loiret), et Moisson (/.), àPassy; procédé de fabrication de l’acide hydrochlorique. (i3 juillet.—5 ans.)
- 3. MM. Boissard ( P.-C. )5 et Goupillât (N.-F.), rue Saint-Martin, 261 ; appareil en fonte propre à fabriquer de l’acide hydrochlorique liquide, au moyen de l’acide sulfurique à 5o degrés et du muriate de soude. (23 septembre.—10 ans.)
- ACIDE SULFURIQUE.
- 4. Ml Ajasson (J.-B.), rue de la Cerisaie, 8; nouveaux procédés propres à la fabrication de l’acide sulfurique , au moyen du sulfate de chaux, du sulfate de baryte et de quelques autres sulfates naturels. (4 septembre.—5 ans.)
- 5. M. Brosson(F.)7 rue Saint-Honoré, 295 ; procédé de fabrication de l’acide sulfurique au moyen du soufre contenu dans les sulfates de baryte et de strontiane. (18 août.— i5 ans.)
- ACOUSTIQUE.
- 6. M. Luer (A.-G.), rue Bleue, 18; nouvel appareil acoustique dit animacourtès. (3i août. — 5 ans.)
- AÉROSTATS.
- 7. M. Dembinski (H.), rue Roquepine, 8; procédé propre à donner aux ballons une di-
- rection invariable et usages auxquels on peut l’appliquer. (8 août. — i5 ans.)
- 8. M. Baratte {J.-A.), à Lons-le-Saulnier (Jura), ballon et nacelle, et moyen de les diriger dans les airs, (g septembre. — 5 ans.)
- 9. M. Borgne (J.-P.}, à Cassagnes (Lozère); moyen de diriger les aérostats. (22 octobre. — i5ans.)
- AGRAFES.
- 10. M. Allain (J.-B.), rue du Faubourg-Montmartre , 5; nouvelles agrafes et portes. (7 mai — 10 ans.)
- 11. M. Church (TF.), de Birmingham, rue de Choiseul , 2 ter; perfectionnements dans les agrafes, boucles et autres articles servant à opérer la réunion des vêtements,et des machines, et appareils propres à fabriquer lesdites agrafes et boucles. (18 septembre. — i5 ans.) *
- 12. M. Simonel (A.), rue Saint-ThomaS-du-Louvre, 22; agrafe mécanique adaptée aux sous-pieds de pantalons. (8 octobre. — 5ans.)
- 13. M. Boudot (J.), rue Grenier-Saint-Lazare , 5 ; fabrication des agrafes sans soudure. (4 novembre.— 10 ans.)
- ALBATRE.
- 4- M. Bernard cadet (A-F.), à Avignon (Yaucluse), procédé de fabrication de nacre argentée d’albâtre. (3o septembre. — 10 ans.)
- ALLIAGE MÉTALLIQUE.
- i5. M. Lawford-Ackland, rue Favart, 8; préparation d’un alliage métallique applicable
- (1) Le nombre des brevets d’invention’et d’importation délivrés l’année dernière est plus considérable . qu’il ne l’a jamais été ; il s’élève à 1,305, tandis qu’il n’était que de 539 en 1839 : on ne sait à quelle cause attribuer cette progression croissante; pour en donner une idée à nos lecteurs, nous mettons sdus leurs yeux l’état numérique des brevets délivrés pendant les dix dernières années.
- ANNÉES. BREVETS TOTAL.
- d’invention. d’importation.
- 1830 219 44 263
- 1831 126 24 150
- 1832 176 26 202
- 1833 287 45 332
- 1834 353 , 73 426
- 1835 .316 54 370
- 1836 354 63 417 •
- 1837 537 68 605
- 1 1838 754 126 880
- 1839 451 88 539
- 1840 1088 217 1305
- 4661 828 5489
- Quarantième année. Juin 1841. 28
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- iila construction des tubes ou tuyaux et àd’antTes usages. (21 janvier. — 10 ans.) *
- 16. MM. Lebet (A.-G.) et Colifral (A’), vue Grenetat, 2 ; nouveaux alliages de divers métaux qu’ils nomment omnidamas. ( 18 septembre. — 5 ans.) '• : ^ ;
- ALLUMETTES. f
- 45. M. Jeunet {F.-IL), rue Bleue, 18; pro-: cédé de fabrication des allumettes. (3o septem-' bre.— 5 ans.) ;
- ALUN.
- 18. M. Rommelaers {JD.-Ai), à Lille (Nord) ; nouveau procédé propre à la fabrication et à la manipulation de l’alun concentré et privé de fer. (22 février. — i5 ans.)
- AMIDON.
- 19. M. Poole (M.), de Londres, rueFavart,8; perfectionnements dans le traitement des ma-, trères farineuses pour la production de l’amidon. (28 décembre.—loans.)^
- . AMORÇOIR.
- 20. M. Lenfle (.J.-E.), à Gi’eneïle, près Paris;
- nouvel amorçoir ou porte-capsules. (28 septembre. —5 ans.) I
- ANNONCES.
- 21. MM. Froger (JL.-H.) et LoyselÇE.), rue Lepelletier, 7 ; mode de publicité au moyen; d’un appareil mécanique qu’ils nomment ««/ion-dateur mécanique, ou almanach général alphabétique permanent et mobile des arts, des sciences, del’industrie ètducommerce. (1.4 avril.—5ans.);
- APPARTEMENTS. .
- 22. M. Lefuel (L.-F.), rue Saint-Jacques, 358 ; mécanique propre à frotter les appartements. (2.1 avril. — 5 ans.)
- ARMES A FEU.
- 23. M. Puttet (C.), rùe N eu ve-de-Luxem-bourg, 1 ; nouveau système d’armes à feu à percussion avec la cartouche faisant partie de ce système. (i5 avril. — i5 ans.)
- 24. MM. Fez Maurel (F.-M.) et Bessières .(P.) ; boulevart Poissonnière, 25 ; nouveau système pouvant s’appliquer aux armes à feu de tous genres, soit de guerre, soit de chasse, au moyén duquel elles peuvent s’amorcer seules et se chai'ger sans baguette. (25 mai. — i5 ans.)
- 25. M. Prélat (J.-F.), rue Neuve-des-Petits-Champs, 1 o3 i armes à feu à percussion , à six
- coups plus ©u moins. (22 mai. — 10 ans.)
- 26. M. Tignères-Géraud, à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; mécanisme dit sous-garde de sûreté propre à prévenir les accidents dans le maniement des armes à feu. (4 juin.— 10 ans.)
- 27. MM. Landraud (F.) et Marcel (C.), à Saint-Etienne (Loire) ; perfectionnements apportés aux armes à feu. (23 juillet. — 5 ans.)
- 28. M .-Mathieu (P.), rue Laffitte, 89 ; nouveau système d’armes à feu qu’il nomme armes fulminantes. (4 août.— i5ans.)
- 29. Le meme-, nouveau système d’armes à feu se chargeant sans baguette. (23 octobre.— 5 ans.)
- 30. MM. Falasse {L.-N.) et Brillant {A.), à Chàteauroux (Indre) ; perfectionnements apportés dans les armes à feu. (12 août. — i5 ans.) 4
- 31. M. Minié (C.-E.), rond-point des Champs-Elysées, 1 ; procédé propre à amorcer les armes à feu avec facilité et promptitude. (27 août.— 5 ans.)
- 32. M. l’Hermitte (/.), à Saumnr (Maine-et-Loire) ; perfectionnements apportés aux armes à feu se chargeant par la culasse. (3i août. — 5 ans.)
- ATTELAGE.
- 33. M. Gateclou JJ.-M.), à Fel (Orne) ; traits
- métalliques propres à l’attelage. (19 octobre. — 5 ans.) .
- 34. M. Driollet. [H.-G.), rue Saint-Antoine, 161 ; nouveau système d’attelage des voitures qu’il nomme attelage à la roue. (23 octobre.— 5 ans.)
- BAINS,
- 35. M. Jardin (L.), à Belleville, près Paris ; appareil portatif devant servir à donner des bains aromatiques secs. (4 avril. — 10 ans.)
- 36. M. Mazard (J.-J.), rueChoiseul, 2 ter; pavillon hydraulique à six procédés, au moyen duquel on peut prendre des bains de vapeur ou russes, des douches, des jets d’eau continus et des bains ordinaires. (13 avril. — 10 ans.)
- 37. M. Mulot (N.-F.) , rue des Gravil-liers, 47 j nouveau bain et douches de vapeur portatifs et pouvant donner plusieurs atmosphères. (22 juin. — 5 ans )
- 38. M. Baud de Saint-Martin, rue des Filles-
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- bandages herniaires. _ '
- 5i. M. Dujardin, à Lille (Nord); nouveau
- du-Calvaire, 6 ; appareils ou baignoires aumnios en tissus imperméables propres à prendre, toute espèce de bains volatils, fluides ou sotides ; lit-fauteuil et appareil à feu servant à ces mêmes bains, (g septembre.—5 ans.)
- 3g. M. Collai (P.), rue du Colisée , rg ; transport des bains à domicile. (12 septembre. — 5 ans.) . .
- 40. M. Bomitz (L.), rue du Faubourg - Saint-Denis, 78 ; appareils de douches et de bains. (a3 septembre. — 5 ans.)
- 41. M. Meaume (P.-J.-Z.), rue du Fau-
- bourg-Saint-Denis, 24 ; nouvel appareil propre à prendre des bains de vapeur ou des douches et qu’il nomme vaposanateur. (g octobre. -— 5 ans.) -
- 42. MM. Broquet (J.) et Guillemin (E.-L.), rue Neuve-Saint-Merry, 46 ; procédé de désinfection instantanée des eaux provenant des bains de.Baréges. (3i décembre. — 5 ans.)
- BALANCES.
- 43. M. Beerbolin (J.-A.), de Londres,, rue Choiseul, 2 ter; balance perfectionnée propre au pesage. (18 juin. — i5 ans.) *
- 44- M. Delonay (J.-A.), à Die (Drôme); instrument de pesage qu’il nomme compteur Delonay. (2g juin. — 5 ans.).
- 45. M. Perring (J.), de Londres, place Dauphine, 12, à Paris ; perfectionnements apportés aux machines à peser. (i4 août. — xo ans.) *
- 46. M. Georges (A.), quai de lîilly, 4.0; nouveau système de balances. (27 août. — i5 ans )
- 47. M. Béranger (/.), à Lyon (Rhône); per-
- fectionnements apportés aux balances-bascules système Béranger. (2g août. -— i5 ans.) 1
- 48. M. Canning (A.), rue Saint-Lazare, 24; balances perfectionnées de nouvelle construction. (28 septembre. — 5 ans.) *
- 4g. MM. Lefèvre, Fiévct et compagnie, à Turcoing (Nord); balance-bascule sans frottement, se réglant d’elle-même. (8 octobre.—
- 5 ans.)
- 5o. M. Meurs (B.), à Valenciennes (Nord) ; construction de balances portatives à bascule. (23 octobre. — 10 ans.)
- bandage herniaire. (12 mars. — 10 ans.) *
- Ô2. M. Touzet {A.), à Amiens (Somme); nouveau bandage herniaire principalement applicable aux hernies inguinales. (24 mars. — 5 ans.) -
- 53. M. Pernet (J.-F.), rue des Ursulines, 5; bandages ditsfram-comtois, propres à maintenir les hernies. (i3 avril. — 10 ans.)
- 54. M. Jalade-Lafond (J.-B.), rue Vi-vienne , 2.3 ; nouveaux bandages herniaires. (22 juin, — 5 ans.)
- BATEAUX.
- 5a. M. Renaud {J.), à Bordeaux (Gironde) ; nouveau bateau en fer destiné à naviguer sur les fleuves où il y a peu d’eau, (1.4 septembre.
- — 5 ans.)
- 56. M. Rcuïiel (F.-J.), passage Saulnier, 23; bateaux-foudres et waggons-foudres propres a transporteries liquides sans futailles. (7 octobre.
- — ï5 ans.)
- 57. MM, Maille (P.) et Masson (F.), à Au-tun (Saône-et-Loire) ; machine propre à faire marcher les bateaux sans l’usage dé la vapeur. (8 octobre*—10 ans.)
- 58. M. Valson (C.), à Gevrey (Côte-d’Or); bateau remorqueur. (23 octobre. — i5 ans.)
- 5g. MM. le marquis de Loue ois (.A.-M.) et Leclerc {J.-F.), rue du Faubourg-Saint-Bo-noré, 11 o ; bateau en toile se pliant et se démontant à volonté. (3o novembre. — i5 ans.)
- BATEAUX A VAPEUR.
- 60. MM. Sormani ÇP.- /.) et Lagoulte de Lacroix (L.-A.), rue des Yieux-Augustins, 24; nouveau système de palettes applicables à la navigation à la vapeur, tant sur la mer que sur canaux, fleuves et rivières , dit système à palettes verticales et parallèles. (6 janvier. —-
- i5ans.)
- 61. M. TVayte (TV.), rue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés aux roues des bateaux à vapeur et autres embarcations. (15 janvier. — i5 ans.) *
- 62. M.Mandat de La gerce (A.-J.), à Lyon ; bateau à vapeur de construction nouvelle qu’il
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- nomme bateau roulant locomotif. (7 mai. — i5 ans.)
- 63. MM. Ferpilleux frères, à Rive-de-Gier (Loire) ; nouveau système de bateau à vapeur spécialement employé à la remonte des voyageurs et des marchandises sur les fleuves , rivières et canaux. (25 juin. — i5 ans.)
- 64- M. Rennie (G.), de Londres, rue Hau-teville, 5; nouveau système de palettes d’une forme tout à fait spéciale applicables aux roues des bateaux à vapeur, (^septembre. — i5ans.)*
- 65. M. Poole (M.), rue Favart, 8; perfectionnements dans la construction des navires et des bateaux à vapeur. (3o septembre. — îoans.)^
- 66. M. Ni lias (C.), au Havre (Seine-Inférieure) ; appareil remplaçant les roues à aubes des bateaux à vapeur et applicable aux navires à voile. (i4 novembre. — 5 ans.)*
- 67. M. Clark {A.}, de Londres, rue Favart, 8 ; moyen de préserver les roues des bateaux à vapeur du choc des vagues de la mer, et application de la force de la vapeur au mouvement des cabestans. (i4 novembre. — 10 ans.)*
- 68. M. Lesnard (F.), rue Guénégaud, 3; nouveau système pour remplacer les roues à aubes des navires à vapeur. (21 novembre. — i5 ans.)
- 6g. M. Duclos (C.), rue de l’Eglise , 4 , au Gros-Caillou ; nouveau système de roues de bateaux à vapeur. (3i décembre. — 5 ans.)
- BETTERAVES.
- 70. M. îe marquis de F0rbin-Janso 11, à A il-lelaure, près Caclenet (Vaucluse) ; perfectionnements apportés à la dessiccation des racines de betteraves. (2 juillet. — 5 ans.)
- 71. M. de Lirac , à Sarrians (Vaucluse) ; dessiccation des racines de betteraves aux rayons solaires par le moyen de la chaux. (9 juillet.— 5 ans.)
- 72. M. Loi'in {J.-J.), rue du Bac , 20 ; appareil au moyen duquel on obtient l’extraction complète du jus de betterave par pression de jus et d’eau et le dessèchement simultané de la pulpe. ( 16 juillet. — 5 ans.)
- 73. M. Bernhardt {M.-J.), rué Croix-des-Petits-Champs, 22 ; moyen de travailler et d’u-
- tiliser la betterave, afin d’en retirer divers produits. (12 septembre. — i5 ans.)
- BIÈRE.
- . , ' :f -,
- 74. M. Modelon (Z).-P.), rue de Rohan , 4 * nouvel appareil de fabrication de la bière. (20 juillet. — 5 ans.)
- 75. M. Heck (G ), à Biscliwiller (Bas-Pihin);
- nouvelle substance propre à la fabrication de la bière qu’il nomme humulinc. (6 novembre. — 10 ans.) ' .
- BIJOUTERIE.
- 76. M. G ranger (L.-J.), rue des Rosiers ,17 ? nouvelles chaînes sans soudure ni rivure, dont les maillons cl’abord façonnés à l’estampage et au découpoir, s’ajustent ensuite et se lient par un emmaillement qui ne cause jamais la moindre saillie à leur surface, mais que cette forme, régulièrement plane, permet de polir et de soumettre au lapidaire. (11 juin. — 5 ans.)
- 77. M. Bravard (Z7)), rue Michel-le-Comte , 18; nouveau fermoir pouvant s’adapter à tout bijou qui a une pose. (20 juillet. — 5 ans.)
- 7.8. M. François (/.), rue Choiseuî, 2 ter; procédé perfectionné propre à rendre élastiques les bracelets en métal, et qui permet de les disposer de manière à conserver, sur les bras des dames, la place où ils auront été posés , lequel procédé est aussi applicable à la fabrication des chaînes en bijouterie. (3o septembre. — 5 ans.)
- BILLARDS.
- 79. M. Esprit (J.), à Lyon ; nouveau genre de billards d’une forme non usitée jusqu’à présent. (24 mars. — 10 ans.)
- 80. M. Leroux (P.-F.), rue de Verneuil ; perfectionnements apportés aux tables de billard. (13 avril.— 5 ans.)
- 81. MM. Loire (A.-N.) et Semé (P.-A.), rue de Braque, 6; billard brisé. (3i août. — 5 ans.)
- 82. MM. Piet et compagnie, rue Moreau-Saint-Antoine , 1 o ; perfectionnements apportés dans la fabrication des billards. (3i août. — 5 ans.)
- 83. M. Brevet (J.-C.), à Pithiviers (Loiret) ; billard mécanique à bobine. (3o septembre. — 5 ans.)
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- *>“ • • •• • • «' BISCUITS.
- 84- M. Cellier (P.-G.), rue Favart, 8; application de substances ferrugineuses à la fabrication de biscuits et autres articles analogues. (8 octobre. —5 ans.)
- " : ’ • •' BITUME. ' ’ ' ' ' ' i ' '
- 85- M. Laborne {A.-A.), rue de Bourgogne,
- 4o ; nouvelle composition de bitume dit bitume lilinidroléifuge. (5 février. — 5 ans.) * *
- 86. Madame veuve Marc-Hubert B ex, rue de la Chaussée-d’Antin , 3 ; application de tous les asphaltes et bitumes quelconques au doublage du stuc et autres matières poreuses, à l’effet de les garantir contre l’humidité et d’en étendre ainsi l’application, notamment au doublage , au carrelage et à la garniture des murs. (22 février. — io ans )
- 87. M. Ledru (C.-F.), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; mise en œuvre des matières bitumineuses d’Auvergne, afin de les appliquer à la composition des mastics bitumineux. (13 juillet.— loans.) ,
- 88. M. Darbier (P.), à la Gare, près Paris; nouvelle application des bitumes et asphaltes à la construction des caves, fosses d’aisances, canaux , aqueducs, bassins, rez-de-chaussée et bas-fonds, afin d’empêcher l’humidité et l’in-üliration des eaux. (28 septembre, — 5 ans.)
- 8g. MM. Brarard (A.)'et Ferny {J.-B.), rue Croix-des-Petits-Champs, 12 ; nouvelles applications de bitumes. (9 octobre. — 5 ans.)
- BLANC DE CERUSE.
- 90. M. Hull-Greioe (J.), à Valenciennes (Nord) ; nouveau procédé pour la fabrication du blanc de céruse. (3i décembre. —10 ans.) *
- ^ « BLANCHIMENT.
- q !. M. Gagnon (Hippolyle), au Havre (Seine-Inférieure) ; machine qu’il nomme appareil à régulateur et à jet alternatif et régulier, propre aux lessives, blanchiments et infusions de tout genre, fonctionnant de lui-même sans échappement d’eau, de vapeur ni d’odeur. (29 février. — 5 ans.)
- 92. M. Rougé (A.-V.), à Belleville, près Paris ; machine propre aux lessivage, lavage et
- rinçage du linge de ménage , lavage et blanchiment des laines. (i3 juillet. — i5 ans.)
- g3. M. Poimbocuf (P.-J.), à Hotelans (Jura) ; lavoir nouveau propre à opérer le blanchiment de toute espèce de linge et qu’il nomme linto-bluleur. (16 juillet.— 10 ans.) ^
- blé. ‘ -
- 94- M. Lorriot (P.-,/.), à Meaux ( Seine-et-Marne ; machine à battre et nettoyer les céréales. (22 mai. — 5 ans )
- g5. M. Demars (E.), à Lyon (Rhône) ; nouvelle machine à battre le blé. (27 août. — 10 ans.)
- 96. M. Koenig {J.-F.), à Meaux (Seine-et-Marne) ; machine à bras propre à battre les grains. (3i août. —5 ans.)
- 97. M. Sarrey (C.), à Mâcon (Saône-et-Loire) ; machine propre à battre les blés. (12 septembre. — 10 ans.)
- 98. MM. Brunet frère et sœur, boulevard Bonne-Nouvelle , 25 ; nouvelle machine à battre les grains intitulée batteur mécanique à fléaux rotatifs. (12 septembre. — i5ans.)
- 99. M. de Laurens, à Mont-de-Marsan (Landes) ; machine propre à battre le blé. (8 octobre. — 5 ans.)
- 100. M. Mécus(A.), de Bruxelles; boulevard Bonne-Nouvelle, 8 ; nouvelle machine à battre le blé. (8 octobre. — 5 ans.) *
- BLEU DE PRUSSE.
- 101. M. Boilley {J.-F.), à Dole (Jura) ; procédé de division des substances susceptibles de détremper, et application de ce procédé à la fabrication du bleu de Prusse. (18 septembre.
- — i5 ans.)
- BOITES.
- 102. M. Busnel (A.), rue du Temple, 1 ig ; boîte dite tête-à-tete portatif. (i5 janvier. — 5 ans.)
- BOIS.
- 103. M. Burnett (E.-H.), de Londres, rue Choiseul, 2 ter ; machines perfectionnées propres à travailler ou façonner le bois. (15 février.
- — i5 ans.) *
- 104. M. Pesieux (A.-A.), rue Bellefond,
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- j iis; collage, mise en couleur, glaçage et gau-irage d’un bois-papier. ;(ai avril, — 5 ans.) m..
- 105. M. Levien (C.-N.), de Londres, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les procédés propres à imprégner les bois ou autres substances de solutions colorantes, afin de les teindre, ou antiseptique, afin de les préserver de la pourriture sèche. (i5 juin. — io ans.) *
- 106. MM. Regard {J.-C.) et P entier (.7.-il/.), à Saint-Claude (Jura) ; machine propre à débiter des planchettes de sapin dites plaions. (i8 septembre.—5 ans.)
- 107. M. Millet (L.), rue Louis-le-Grand, 2; procédés propres à introduire dans les arbres sur pied des matières colorantes, odorantes ou conservatrices. (29 septembre. — i5 ans.)
- .108, M. Legendarme (J.-B.), rue Saint-Nicolas-Saint-Antoine, 16; nouveau procédé de sciage applicable à tous les bois et qu’il nomme scie circulaire tranchante. (7 octobre. —* 5 ans.)
- 109. MM. Mathieu Varnier (J.-JP.) et Mathieu Chauffour, à Alareuil-sur-Aï (Marne); nouvelle machine propre à trancher le bois de placage. (23 octobre. -—5 ans.)
- BOIS DE TEINTURE.
- no. MM. Soins Contre]ean et à!Autricourl, à Yazemmes (Nord) ; appareil à l’aide duquel on supprime l’ébullition pour l’extraction de toutes les parties colorantes des bois de Cam-pêche. (4 mai. — Sans.)
- iii. M. le comte de Prédaval (R.), rue de Richelieu, 111 ; nouveau procédé propre à remplacer le bois des Iles, les noix de galle et le sumac, parles écorces de bois indigènes, dans la teinture, la peinture et la fabrication de l’encre. (18 mai. — 5 ans.)
- 112 M. Jantf J C.-A.}, à Yazemmes (Nord) ; appareils destinés à l’extraction complète des parties colorantes des bois de leiqture. (28 septembre. — 10 ans.)
- 113. M. Hunier Murdoch (//.), de Londres, rue Bleue, 18; machines à diviser et pulvériser les bois de teinture. (8 octobre. — 5 ans.) *
- 114- MAI. le baron de Suarcc et Fabre (L.), me Cboiscul, 2 ter; . système perfectionné
- propre à réduire en sciure les bois de teinture. (4 novembre.------,10 ans.) * > V . r
- ; ii5. M, Newton (T/7.), de Londres, rue Ckoiseul, 2, ter; perfectionnements apportés aux machines ou appareils propres à scier, râper ou pulvériser le bois de teinture et les écorces à tan. (3i décembre. — 10.ans.) *4
- BOISSONS.....
- 116. AIM. Figeac et Reynie, à Toulouse (Haute-Garonne) ; nouveau système de fabrication de clairette mousseuse, boisson rafraîchissante. (29 août. — 5 ans.) ; i. > h i
- ' -BOUCHONS.
- 117. ' MAI. Piet frères, rue Aloreau-St-
- ; Antoine, 10; procédé propre à fabriquer les bouchons et bondes à la. mécanique, par une combinaison toute neuve, au moyen de trois machines , et d’après un nouveau système. (15 janvier. — 5 ans.) ' . -
- 118. M. Feresse (H.-M.), rue Froidrnan-teau, 21 ; perfectionnements apportés dans les machines propres à fabriquer les bouchons en liège à la mécanique. (3i août. —- 10 ans.)
- BOUCLES.
- 1 ig. M. Simonet (A.)r rue de F Arbre-Sec, 5o ; nouveau genre de boucles et boutons s’adaptant aux sous-pieds des pantalons qu’on peut enlever sans se baisser, ni y porter les doigts. (21 janvier. — 5 ans.)
- 120. AI. Larivierc {J.-C.), rue Bourg-l’Abbé,
- 11 ; boucles métalliques à pompe pour ceintures et bretelles. (4 août. — 5 ans.)
- 121. AI. Poitevin (P.-C.), rue de Richelieu, 1; boucles sans ardillons, à bascule, à simple et double pression, cannelées et unies, à gorge simple et double pour être établies en tous les métaux et sous toutes les formes. (4 septembre. — 10 ans.)
- j22. MM. Dufaure {P.) et de Beaurepaire, rue Choiseul, 2 ter; boucles-bascules sans ardillons, (3o septembre. — i5 ans.)
- 123. M. Robin (F.), rue de la Calandre, ai* boucle jumelle. (28 décembre. — 5 ans.)
- BOUGIE.
- 124. AIAI. 'J'resca et Eboli, rue Théve—
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- not, 24 ; procédé économique propre à fabriquer la bougie stéarique. (27 août. — 10 ans.)
- Ï2S. M. Rèîgnier(H.)y vue Clioiseul, 2 ter; machine propre à laver -, sécher et frotter la bougie. (4 septembre. — 10 ans.)
- BOURSES.
- 126. M. Warée (B.-T.), rue Bleue, 18; perfectionnements dans les mécaniques propres à fabriquer des bourses , au moyen desquels on obtient des dessins non encore produits par ces machines. (6 juillet. —5 ans.)
- 127. M. Pacquot (C.-L.), rue Bourg-I’Àb-bë, 17; fermoir fixe à charnière et à secret,applicable aux bourses simples et longues à coulants , aux aumônières, etc. (25 août. — 5 ans.)
- . BOURRELETS.
- 128. M. Chartes (J.), rueSaint-Victor, 55; moyen d’appliquer la plume d’oie aux bourrelets d’enfants. (28 septembre. — 5 ans.)
- BOUTEILLES.
- 129. M. Muller {F.-A.)y à Reims (Marne); machine à ficeler les bouteilles. (18 mai.— "5 ans.)
- 130. M. Dessaint "(£,.-C.),' à Epernay (Marne) ; precëdé propre à empêcher l’oxydation du fil de fer employé au bouchage des bouteilles. (27 août. — 5 ans.)
- 131. M. Antoine{E.), à Metz (Moselle) ; appareil destiné à remplacer l’usage du plomb et des chaînettes dans le nettoyage des bouteilles et cruchons et obtenir une économie de temps et une perfection dans le lavage. ( ï 2 septembre. — 5 ans.)
- • BOUTONS.
- 132. MM: Grq^hrc?et compagnie, rue Neuve-St-Laurent, 29 ; nouveaux moyens propres à la fabrication des boutons de corne, écaille en feuille ou en poudre et de touteautre substance susceptible d’être moulée. (12 août. — 5 ans.)
- îi33. M. Dôire (L.-M.), rue du Petit-Hurleur, 3 ; boutons métalliques nouveaux de diverses formes, dont la surface inférieure peut être établie plane ou concave. (4 avril. — Sans.)
- *34. -M* Pelletier (J.-B.), rue Royale, 17 ;
- nouveau bouton sans couture. X^5 mai. _________
- 5 ans.)-- ; . • >-h: ' . . • m • ' ,ivs
- 135. M. Heindrychs ( J. -X. ) ,• me des Postes, 12; nouveau système de boutons dite boutons à racines. (4 août. -—10 ans.) *
- 136. M. Gcoff'-oy-Feret, à Beauvais (Oise); mise en teinture des boutons à quatre trous, en os et en hippopotame. (9 septembre. — 5 ans.)
- 137. M. Rocher [L.-A.), rue Chapon, 12; bou-
- ton sans coulure, dit bouton Rocher. (9 septembre. -----5 ans.)
- 138. M. Duvallier (C.-F.), rue Saint-André-des-Arcs, 38 ; système de boutons qui n’ont besoin d’être ni cousus* ni cramponnés, ni agrafés. (29 septembre. — 5 ans.)
- i3g. MM. Paya (J.) et Pieux (G.), rue St-Germain-l’Auxerrois, 3g ; composition nouvelle de boutons en écaille et en poudre d’écaille pour habillements. (6 novembre. — 5 ans.)
- 140. M. Besnicr (C.), rue du Vert-Bois, 25; fabrication de boutons en poudre d’écaille, jaspés d’or et d’argent, de toutes couleurs et de toutes nuances. (3i décembre. — 5 ans.)
- BRETELLES.
- i4r. MM. Blay (M.) et Quautier(J.-B.)y rue Quincampoix, 1 ; bretelles en tissu de gomme élastique ou caoutchouc. (24 mars. —5 ans.)
- 142. M. -Deroise (F.-D.)y rue Saint-Martin, 277 ; fabrication de pattes de bretelles, soit simples, soit doubles, d’une seule pièce. (18 juin. — 5 ans.)
- BRIQUES.
- i43’. M. Eoerat {A.), rue Riclier, 10; application d’une espèce de terre à la fabrication des briques, tuiles, carreaux et autres objets en terre cuite. (25 mai. — 5 ans.)
- 144. M .Maigret (H.-C.), à la Villette, près Paris ; machine propre à faire la brique, le carreau et la tuile. (22 mai. — io ans.)
- 145. M. Van-LocTihorst (T7.), de Bruxelles, faubourg Poissonnière, ig; nouvelle machine à fabriquer les briques. (8 juin. — i5 ans.) *
- 146. MM. Mothereau (R.-'F. ) et Ledreux ('1*.-^.); briques creuses pour cloisons. (3i août. — 5 ans.)
- 147. M. Cabaret {J.), à Rethel (Ardennes) ;
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- • ' CABRIOLET. : . , , '
- 58. MM. George (A.) etPany (J.-B.), quai
- nouvëau mécanisme servant à la cuisson des briques et de la chaux. (3i août. — 5 ans.)
- i48. M. Delpierre (C.-E.), à Retliel (Ardennes) ; fabrication des briques et carreaux à l’aide d’un moule de forme particulière et d’une presse portative qui peut se fixer sur la table du mouleur; et cuisson des briques, des carreaux, des tuiles et de la chaux à four continu. (3i août.— i5ans.)
- i4g. M. Martin (F.-E.), à Besançon (Doubs); •principes, procédés et appareils propres à la fabrication, par percussion, des briques, tuiles, carreaux et autres objets de moulage en terre et autres matières. (9 septembre. — 5 ans.)
- 150. MM. de Castro (P.-F.), et Salazar (/?.), rue Basse-du-Rempart, 44; nouvelles briques propres à faire des constructions sans autre liaison que celle qui résulte de la combinaison de leurs formes., ( 12 septembre. — 5 ans.)
- 151. M. Lebrun (J.-A.), à Saint-Sulpice (Tarn); fours continus propres à cuire la brique, les tuiles et les carreaux en pierre calcaire et gros blocs. (i4 septembre. — i5ans.)
- 152. M. Garret \A.), rue Richer, 6 bis; machine propre à fabriquer les briques, pannes et carreaux. (i4 novembre. — i5 ans.)
- BRIQUETS.
- 153. M. Chaussard (G.), rue Ste-Avoie, 53 ; briquet-bougie portatif et sans soudure. (i4 août. — 5 ans.)
- BRIQUETTES.
- 154. M. Brunard (F.), rue Lacuée, 9 ; nou- velles briquettes économiques à brûler. (19 octobre. — 5 ans.)
- BRODEQUINS.
- 155. MM. Bergeret et compagnie, à Bayonne (Basses-Pyrénées); brodequins-guêtres. (22juin.
- ' — 10 ans.)
- BROSSES.
- 156. M. Deboves (A.-M.), rue Saint-Denis, 18; nouvelle brosse appelée brosse flexible. (9 juillet. — 10 ans.)
- CABESTANS.
- M. Bouin aîné (7.), à Bordeaux (Gironde) ; guindeau à mouvement circulaire continu. (9 octobre. — 5 ans.)
- de Billy, 4o; nouveau système de cabriolet in-veisable et présentant toute sécurité. (9 octobre. — 10 ans.) „ . . ; . ,r-
- CADRES.
- 109. M. Mora (B.-L.), rue Choiseul, 8 bis/ cadre doré qu’il nomme cadre multiple à coulisses, qui a la propriété de s’agrandir à volonté. (2 juillet. —Sans.)
- CAFÉ.
- 160. M. Burin, k Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; produit d’économie domestique qu’il nomme café-sucre, et appareil servant à sa confection. (12 septembre. — 5 ans.)
- — CAFETIÈRES.
- 161. MM. TViesenegg {J. G.) et TameU {J.-B.), rue Saint-Jacques, 72; nouveaux appareils ayant pour but de faire sur table, à la minute, diverses boissons chaudes, telles que café, thé, etc. (24 mars. — 5 ans.)
- 162. M. TVhitehcad (J.), deBrompton, près Londres, place Dauphine, 12 ; appareil ou cafetière propre à produire des infusions immédiates de café, de thé, de quinquina, d’herbes et poudres médicinales et autres. (18 juin.
- 5 ans.) -,
- CALCULS.
- 163. M. Michaut Delacroix, à Châtillon-sm-Seine (Côte-d’Or) ; mécaniques à calculs, propres à calculer sans le secours de la plume. (12 mars. — 5 ans.) *
- 164- M. Gloquel (J-F.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; instrument dit cadran à calcul ou barème mécanique. (12 septembre. — 5 ans.)
- 165. M. Bot h (D.), rue Neuve-des-Mathu-rins, 68; machine à calculer. (28 septembre. — i5 ans.)
- 166. M. Lapeyre{J.), à Libourne (Dordogne); instrument d’arithmétique servant à abréger les calculs des quatre premières règles de l’arithmétique. (3o septembre. — 5 ans.)
- CALORIFÈRES.
- 167. M. Cerbelaud (L.), rue Saint-Lazare, 77; nouveau calorifère. (4 avril. — 5 ans.)
- 168. M. Chevalier {V.), rue Montmartre, i4o;
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- CAH BONIS ATI ON.
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- calorifère portatif, qu’il nomme calorifère veilleuse, principalement applicable aux voitures.
- . f4. août. — 5 ans )
- 169. M. Duooir (L.), rue Notre-Dame-des-Champs, 24 î calorifère qu’il nomme ventilateur hydropyrotechnique. (25 août. — 5 ans.)
- 170. MM. Fournet (D.) et Julien {C.), à Lyon (Rhône); nouveau système de calorifère dit thermostat. (3o novembre. — 5 ans.)
- CANAUX.
- 171. M. Lepage (A.-L.), à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; machine destinée au creusement des canaux et tranchées, et au transport immédiat des déblais qui en proviennent. (7 mai. — 5 ans.)
- CANNES.
- 172. M. Gallois (.B.-M.), rue S.-Martin, 114; procédés perfectionnés propres à la fabrication des cannes, fouets, baguettes, etc., en baleine. (4 mai. — 10 ans.)
- CANONS DE FUSIL.
- 173. M. Bonnefoy (J.-P.), à Saint-Etienne (Loire) ; procédé propre à graver en creux, avec l’application de tous les dessins possibles, les canons de fusils damassés à rubans ou tordus. (27 août. — 5 ans.)
- 174. M. Breuil (J.), à Saint-Etienne (Loire) ; procédé de façon des canons de fusil et de pistolet à rubans croisés et damas croisés. (23 septembre. — 5 ans.)
- CARABINE.
- 175. M. Cotes ( C.-H.), rue Clioiseul, 3 ter; nouveau porte-carabine. (31 mars. — iSans.)*
- CARACTERES TYPOGRAPHIQUES.
- 176. M. Lorilleux Jincard {R.-À.), rue du Cimetière-Saint-André-des-Arcs, 14 ; fonte de lettres typographiques clichées de gauche à droite. (9 septembre. — 5 ans.)
- CARBONATE DE SOUDE.
- 1 77. M. Canning (A.), rue Saint-Lazare, 24; procédé perfectionné de fabrication du carbonate de soude. (9 octobre. — 5 ans.) *
- 178. M. TVilson (/.), de Liverpool; rue Fa-vart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication du carbonate de soude. (9 octobre.— i5ans). * Quarantième année. Juin \ 841.
- 179. MM. Laurens (C.) et Thomas (£.) , rue de l’Universisé, 26 ; procédé de distillation ou carbonisation des matières combustibles avec emploi d’un courant de vapeur. (i3 juillet. — i5 ans.)
- 180. M. Bonnevialle Bouoeron (A.), à Bordeaux (Gironde) ; procédés de carbonisation de toutes les vases de rivière. (12 septembre.—-10 ans.)
- 181. M. Smitt (N.), à Saaralbe (Moselle); nouveau procédé pratique propre à la carbonisation du bois en meule dans les forêts. (12 septembre. — 5 ans.)
- CARDES.
- 182. M. Caste (J,-P.), à Limoux (Aude) ; carde fileuse en fer pour laine et coton. (22 février. — 10 ans.)
- 183. MM. Andresset (F.-G.) et Lallée (C.'', à Louviers (Eure); nouvelle carde boudineuse. (11 juin. — 5 ans.)
- 184. M. TVhitacker (J.), à Mézières (Ardennes) ; fabrication des cardes avec l’emploi du feutre, d’une toile et d’une dissolution de caoutchouc. (27 août. — 10 ans.)
- 185. M. Jonoux (J.-B.), à Reims (Marne); carde fileuse à broches continues. (9 septembre. — 5 ans.)
- 186. M. Delvaux (G.-A.), rue de la Bruyère, 13 ; carde à filer la laine. (23 septembre. — 10 ans.) *
- 187. MM, Moriceau (P.) et Leroy (7'.), à Mouy (Oise) ; nouvelle carde fileuse. (9 octobre. — 5 ans.)
- 188. MM. Papavoinè (A.) et Chalel (/?.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; machine servant à fabriquer les cardes à laine et à coton. (29 juin. — 0 ans-.)
- CARTES GÉOGRAPHIQUES.
- 189. MM. Bauerkeller et compagnie, rue Bleue, 18; nouveau genre de cartes géographiques dit géomonotopographie. ( 13 juillet. — i5 ans.)
- CARTOUCHES.
- 190. M. Robertson {V.-A.), place Dauphi-
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- ne, 12; perfectionnements apportés aux cartouches. (7 mai. — i5 ans.') *
- CASQUETTES.
- 19t. M. Paul (L.), rue Sainte-Avoie, 28 ; nouveau genre de bonnets ou de casquettes. (8 août. — 5 ans.)
- chaînes métalliques.
- 192. M. Lasserre (P.), à. Coudet-sur-Vezère (Dordogne) ; machine appelée tour à fabriquer les chaînes en fils métalliques. (11 mai. — 10 ans.) *
- CHAISES.
- ïï}3. M. Girurdin ( C. ), rue Roche-cliouart, 14 ; chaise, dite nécessaire, facile à transporter et à servir en tous lieux. (27 août. —» 10 ans.)
- 194. M. Guerrier (F.-L.), rue Saint-Lazare, 142; chaise confortable de jardin. (29 septembre. — 5 ans.)
- CHANDELLES.
- 195. M. TVilson {J.-P.)y de Londres, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 35; nouvelle combinaison propre à la fabrication des chandelles d’une substance produite du suif avec une substance produite de l’huile de noix de coco. (isr juin. — i5 ans,) *
- 196. M. Despiau (P.), à Barbaste (Lot-et-Garonne); machine, qu’il nomme mècheteuse, à l’usage des fondeurs de chandelles, de suif et cire. (3i juillet. — 10 ans.)
- .197. M. Benoist {P.-G.), au Neubourg (Eure) ; appareil destiné à éviter la mouchure des chandelles et à les empêcher de couler. (29 juin. — 5 ans.)
- 198. M. Pion {J.-B.), à Elbeuf (Seine-Inférieure); mécanique, qu’il nomme mècherion, propre à fabriquer promptement et économiquement la chandelle, principalement par le mode dit à la baguette, et par suite par celui dit au moule, (i4 septembre. — 5 ans.)
- 199. M. Hamsselin (P.-N.), rue du Fau-bourg-du-Temple, 26; fabrication de chan-
- delles et bougies stéarines. (28 septembre. —-5 ans.)
- 200. M. Myers (F.), de Londres, rue Fa-vart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication des chandelles et dans la préparation des huiles et des graisses. (6 novembre. — 10 ans.) *
- CHANVRE ET LIN.
- 201. M. Oiu'rard(G.-P.), rue du Bouloy, 17; moyens de rendre le chanvre imperméable à l’eau et à l’air, et application de ces moyens à la fabrication des câbles et à la construction des ponts de câbles. (17 août. — 3 5 ans.)
- 2©2. M. Delagrange Bucê, rue Grange-Batelière, 11 ; application des feuilles et des enveloppes grossières du bananier, à l’obtention Ie d’une filasse susceptible d’être substituée avec avantage au chanvre et au lin pour la confection des cordages, nattes et tissus divers ; 20 d’une substance propre à remplacer le chiffon pour la confection du papier de toutes qualités. (12 septembre. — 5 ans.)
- 2q3. M. Kmchlin {A.), à Mulhouse (Haut-Rhin) ; machine à filer le lin, le chanvre et autres matières filamenteuses, alimentant par un seul rang de cylindres un double rang de broches. (7 octobre. — 5 ans.) *
- CHAPEAUX.
- 204. MM. Séguin (P.) et Gausseran (R.), rue Saint-Denis, 289; apprêt destiné à blanchir et apprêter toute espèce de chapeaux de paille d’Italie, de Suisse, du Brésil, de France, et de tout ce qui a rapport aux chapeaux de paille et d’écorces. (i5 février. — 5 ans.)
- 205. M. Popp (^.), rue de la Cliaussée-d’Antin, 47; améliorations dans la fabrication des chapeaux. (24 mars. — 10 ans.)*
- 206. M. Carrier (J.-F.), passage Pecquet, 12; fabrication des coiffures imperméables, telles que chapeaux, casquettes, toques, etc., dits chapeaux ou coiffures en double tissu de caoutchouc. (2 juillet. — 5 ans.)
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- 207. M. Plataret {J.-L.)r rue Pavée, 9^ peluche de soie propre à la fabrication des chapeaux de soie. (16 juillet. — 10 ans.)
- 208. M. Delmas (J»-P.}, rue des Blancs-Manteaux,25 ; no «veau, drapeau qu’il nomme chapeau. velouteux imperméable. ( 25 août. — 5 ans.)
- 20g. MM. Delosme frères., à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; nouveau mode de confection-neinent des coiffes intérieures des chapeaux d’hommes- (25 août. — 10 ans.)
- 210. M. TVhile ÇS.), rue Favart,8; chapeaux et autres coiffures ,, qu’il nomme aquatiques, propres à empêcher les hommes de se noyer. (18 septembre. — 10 ans.) *
- 211. M. Gibus (A.).x rue Vivienne, 20 ; dispositions mécaniques applicables à toute espèce de coiffures , et plus spécialement aux chapeaux militaires et chapeaux dits à eornes. (a3 septembre. — i5 ans.)
- 212. MMmes Chossan et Lemoine, vue Go— quillière, 12; nouveau genre de chapeaux et bonnets d’hommes, de femmes et d’enfants. (28 septembre. — 5 ans.)
- 213. M. Mottet (P.-L.). rue de la Corderie-du-Temple, 3o r nouvelle machine à nettoyer et donner de l’éclat aux drapeaux. (7 octobre. — 5 ans.)
- CHARBON.
- 214. M. Sénécal ( A.-F- ), rue Choiseui, 2 ter ; appareils perfectionnés propres aux chargement, transport et déchargement du charbon de bois. ( 15 juin. — 10 ans.)
- CHARBON ANIMAL.
- 21 5. M. Loy er (H.), rue Laffitte, 19; moyen d’utiliser les matières fécales humaines en les décomposant, en vase clos, par la chaleur, afin de fournir à l’industrie dn charbon animal, des sels ammoniacaux et du gaz hydrogène carboné. (4 septembre. — 15 ans.)
- CHARIOTS.
- 216. MM. Court mut (IV.) et Cowvoisier (A.), rue des Filles-Saint-Thomas, 9 ; moyen de transport sur terre au moyen de chariots à vapeur. (17 août, — i5 ans.)
- : CHARNIÈRES.
- 1 217. M. Raincelin (H.-F.), à Neuilly, près
- Paris ; charnière à ressort ouvrant et fermant les portes et châssis. (24 mars. — 5 ans.)
- 218. M. Lejeune {J.-H.), rue de Charen-ton , 83 ; charnières en fonte, dites charnières à souder, pour portes, volets, etc. (ier juin. — 5 ans.)
- 219. M. Kilburn (B.), de Londres, rue Bleue, 18; nouveaux procédés de fabrication de gonds à charnières, et des machines propres à opérer cette fabrication. (23 juillet.— 10 ans.) *
- 220. M. JVillougby , de Londres, rue Choiseui, 2 ter; perfectionnements dans la fabrication des charnières. ( 17 octobre. — i5 ans.) *
- 221. M. Poolede Londres, rue Fa-vavt, 8 ; perfectionnements dans la construction des fiches et charnières. (3o novembre. — 10 ans.) *
- 222. MM. Mattehet et Moore, de Birmingham, rue Bleue, 18; procédés perfectionnés de fabrication de charnières. (3i décembre. — 10 ans.) *
- CHARPENTES.
- 223. M. Bernard (J.-B.), à Valenciennes (Nord); bois debout combinés avec le fer, la fonte, appareillés suivant les principes de la stéréotomie, liés entre eux par un ciment asphaltique ou bitumineux, ou autres , et appliqués à toutes les constructions et substructions en usage. (7 mai. — i5 ans.)
- CHARRUES.
- 224. M. Lépinois (sP-J7'.), à Neuville-Day (Ardennes) ; charme dite tournande à tourne-oreille. (24 mars. — 5 ans.)
- 225. M. Dufour (J.-N.), à Marseille (Bou-ches-du-Rliône) ; charrue à double soc et à pivot. (29 mai. — i5 ans.)
- 226. M. Croyset (C.-E.), à Cutz (Oise); charrue et herse nouvelles. (4 août. — 5 ans.)
- 227. M. Camiron J.-M.), à Saint-Estephe (Gironde) ; perfectionnement à un instrument aratoire qu’il nomme araire courbe, propre à
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- tous les labours et principalement à celui des vignes, (i4 août. — 5 ans.)'
- 228. M. Magny (N.), à Vandevanne (Yonne); charrue perfectionnée. (?.5 août. — 5 ans.)
- 229. M. Egard (/.),à Marsas (Drôme); confection d’une charrue à défoncement. (î4 septembre. — 5 ans.)
- 230. M. Z>î«/rejne(Zi#.-C.),à Daours(Somme); charrue établie sur un nouveau système (28 décembre. — 5 ans.)
- CHASSE.
- a31. M. Dumouthier (J.-C.), à Houdan (Seine-et-Oise) ; fabrication de couteaux de chasse pistolets. (i4 niai. — i5ans.)
- 232. M. Boche {N.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 89; bouchon de sac à plomb. (4 juin.
- — io ans.)
- 233. M. Cottiau (A. - G.), rue Sainte-Avoie, 23; nouveau bouchon pour poire à poudre, sac à plomb, ou boyau quelconque, dit bouchon à clef à ressort. ( 12 août. — 5 ans.)
- 2.34. MM. Devisjne (JL.-F.) et Tiesset {A.), rue Bleue, 18; nouveau sac à plomb. (12 août.
- — 5 ans.)
- CHAUDIERES.
- 2.35. M. Perkins (A.-M.), de Londres, rue Hauteville, 5; nouveau système de chauffer toute espèce de chaudière , soit pour la production de la vapeur, soit pour la mise en ébullition de tous fluides ou liquides par la transmission du calorique au moyen de tuyaux ou tubes contenant de l’eau mise en circulation, et fermée de toutes parts, sans que le feu frappe aucunement le fond ou les parois de la chaudière. (3o novembre. — i5 ans.) *
- CHAUDIÈRES & VAPEüR.
- 236. M. de Grenier (S.), à Saint-Omer (Pas-de-Calais) ; chaudière à vapeur à tubes bouilleurs , circulaires et séparés, chauffés dans un four ou fourneau à réverbère, et communiquant séparément avec un cylindre vertical placé en dehors de ce four. (5 février. — 10 ans.)
- 287. M. Bourdon (£.), rue du Faubourg-du-Temple, 74 ; nouvel indicateur du niveau, avec sifflets de sûreté pour les chaudières à vapeur. (21 avril. — 10 ans.)
- 238. M. Laffitte (C.), place Vendôme, 22 ; principes, moyens et procédés d’un système préservatif des explosions des chaudières par la tension même de la vapeur, lequel est indépendant de tous soins, et produit à point réglé toujours son effet conservateur, quelle que soit la volonté imprudente ou ignorante de ceux qui les gouvernent. (7 mai.— i5 ans.) *
- 2.3o: M. Lawthorn (J-), de Londres, rue Fa-vart, 8; perfectionnements ajoutés aux chaudières des machines locomotives, ayant pour objet de conduire la vapeur de ces chaudières dans les cylindres. (14 septembre. — 10 ans.) * chauffage.
- 2.40. M. Bronzac (J.), quai Voltaire, 21 bis j nouveau mode de construction en pierres factices d’appareils de chauffage, dit système Bronzac. (i3 avril. — i5ans.)
- 241. M. Duperrier {J.-B.), rue Bleue, 18 ; perfectionnements apportés dans les appareils de chauffage. (4 août. — 5 ans.)
- 242. M. Descroizilles (P.), rue du Delta-La-fayette, 3; appareils qu’il nomme calorivores, applicables à toute espèce de fourneaux propres à utiliser l’excès de chaleur ordinairement perdu , soit en chauffant de l’eau ou d’autres liquides , ou de l’air, etc. (18 septembre. —
- 5 ans.)
- 243. MM. Lassalle (P.-L.) et Brandely (A.-A.), rue Saint-Dominique-St-Germain, 25; perfectionnements apportés aux appareils fixes et portatifs propres au chauffage des appartements et des établissements publics. ( i4 novembre. — 1 o ans.)
- 244* M. Carrière (J.-J.), à Belleville, près Paris; nouveau système de chauffage. (14 novembre. — 5 ans.)
- 245. M. Fillard (C.), à Lyon (Rhône) ; nouvel appareil de chauffage à réflecteur parabolique et calorifique, qu’il nomme thermophore.
- (21 novembre. — 5 ans..)
- chaussures.
- 246. MM. Braquemont (A.) et Falton (A,), rue du Bac, 102; plaque sous-pieds. (21 janvier. — 10 ans.)
- 247* M. Gros (J.-B.)f à Mèze (Hérault);
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- chaussure imperméable au moyen d’un enduit bydrofuge non adhérent. (7 février. — 5 ans.)
- 24S. AI. Jacob (F.), rue du Faubourg-Saint-Denis, i52; nouvelle fourrure pour chaussons en tresses et bottines. (15 février. — 5 ans.)
- 249 MM. Dcffloux (P.) et Riperty (J.-J.), à Autun (Saône-et-Loire) ; machine, dite fermier mécanique, propre à fabriquer les formes des chaussures. (4 mai. — 5 ans.)
- 25o. MM. Gillaux (J.) et Marchet (J.), à Bordeaux; nouvelle chaussure. (8 juin. — 10 ans.)
- a5i. MM. Paulican (C.) et Monan {J.-J.), à Juzier (Seine-et-Oise) ; nouvelles chaussures. (22 juin.— 10 ans.)
- 252. M. Bade (C.-A.) , rue des Fossés-Montmartre, 3; nouvelle chaussure d’une seule pièce et sans couluie. (25 juin. — 5 ans.) *
- 253. M. Bader (J.-F.), rue de la Cordonnerie , 4 5 bottines d’hommes et de femmes à double ou à simple enti'ée et les guêtres agrafées. (3i juillet.— 5 ans.)
- 254. M. Dufeu {A.), rue du Faubourg-du-Temple, 128; machine contenant plusieurs appareils propres à nettoyer les substances animales, végétales et minérales, mais spécialement destinée à nettoyer et lustrer les chaussures, soit en cuir, soit en bois. (3i août. — 5 ans.)
- 255. MM. Quiquerez (P.-L.) et Courteaut («/.), rue Saint-Antoine, 32; chaussures à cam-bruré flexible, semelles et talons tournants avec talons à enveloppes. (29 septembre. — 5 ans.)
- 256. Madame veuve Boudreaux, à Passy, près Paris ; nouveau genre de chaussures principalement destinées aux ouvriers et nommées souliers pour le bâtiment ou chaussures de précaution. (3o septembre. — 5 ans.)
- CHEMINÉES.
- ?5t. M. Garcenot (A.), à Dijon (Côte-d’Or); appareil propre à échauffer les appartements, Uu moyen des bouches de chaleur adaptées aux cheminées. (6 janvier. — 5 ans.)
- 258. M. Muhremberg (C.), de Berlin, quai Voltaire, 1 ; mitre de cheminées propre à les empêcher de fumer. (28 janvier. — 5 ans.) *
- 259. M. Charollais {P.), rue du Faubourg-Montinartre, 64 ; nouveau système de cheminées. (i3 avril. — 5 an>.)
- 260. M. Contzen \M.)r rue Neuve-Saint-Augustin, 4; appareil propre à empêcher les cheminées de répandre la fumée, à activer la combustion dans tous les fourneaux, à enlever le mauvais air qui s’exhale de toutes les localités où il y a stagnation d’air. (ie‘ juin. — 10 ans.)
- 261. M. Quibal {P.-H.), à Saint-Nicolas-d’Aliermont, près Dieppe ; appareil de cheminée de cuisine d’un nouveau genre, et qui peut s’adapter à tout autre appartement. (3i juillet: — 5 ans.)
- 262. M. Poliot (L.-A.), rue Mazarine. 42; cheminée hydro-calorifère pouvant se monter dans toutes les localités. (28 septembre. — 5 ans.)
- 263. MM. Andreoletty (T.-F.) et Antoine Mayeul, rue Dauphine, ; cheminée qu’ils nomment cheminée à la gaitc. (9 octobre. — 5 ans.)
- 364- M. Fauqueux (P.), rue du Vieux-Colombier, g ; nouveau procédé de cheminées et poêles. (21 novembre. — 5 ans.)
- CHEMINS.
- 265. M. Mathieu (P.), rue Fontaine-Saint-George , 25 ; nouveau système de chemins, qu’il nomme viacycles. (29 septembre.—5ans.)
- CHEMINS DE FER.
- 266. M. Fichet (/.-/.), à Meaux (Seine-et-Marnè) ; appareil propre aux chemins de fer et applicable à l’exploitation des carrières. (i5février. — 5 ans.)
- 267. M. Serveille (B.), rue Amboise, 4 ; système d’enrayage applicable aux chemins de fer et aux routes ordinaires, qu’il nomme enrayage à ressorts. (24 mars. — i5 ans.)
- 268. M. Nepveu (M.-C.-A.), rue d’Anjou, 8; chemins de fer suspendus. (i3 avril.—15 ans.)
- 269. M. Chameroy (E.-A.), rue du Faubourg-Sain t-Martin, 136 ; système de chemins à voie rotative et de voitures à rails mobiles sans roues. (27 avril. —15 ans.)
- 270. M. Testa (C.), rue du Faubourg-Mont-
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- martre, 4 ; système de nouveaux chemins de fer. (11 mai.— 5 ans.)
- 271. MM. Bisson et Mercier, à Valenciennes (Nord) ; nouveau système de coussinets à l’usage des mécaniques et des chemins de fer. (8 juin. — 10 ans.).
- 272. M. Channe aîné (G.), à Montpellier; moyens d’améliorer les chemins de fer, en diminuant le frottement qui a lieu entre les roues des voitures et waggons, et les rails, principalement aux courbes, (29 juin.— i5 ans.)
- 273. M. Pouület {C.)j, rue Saint-Domini-
- que, 211; machine destinée à fabriquer les coins en bois destinés à serrer dans leurs supports en fonte les rails formant les voies des chemins de fer. août.—10 ans.)
- 274. M. Baudrimant (A.-E.), rue des Ma-thurins-Saint-Jacques, 10; système général de nouvelles voies économiques propres à remplacer toute espèce de route, et notamment les chemins de fer. (3i août.— i5ans.)
- 275. M. Jarry (N.), rue Olivier-Saint-George , 5 ; nouveau système d’exécution de transporta bon marché et à grande vitesse, au moyen de chemins de bois bituminés et de véhicules perfectionnés, destinés à remplacer les chemins à guides, ou rails, et les waggons à roues fixes. (28 septembre.— 5 ans.)
- 276. M. de Galbais (P.-V.), à Saint-Étienne (Loire) ; mécanisme propre à la remonte des waggons sur les chemins de fer. ( 3o septembre.— 5 ans.)
- 277. MM. Rcaerchon fils et Pascal, à Saint-Étienne (Loire); mécanisme propre à la remorque des waggons sur les chemins de fer. (7 octobre. — 10 ans.)
- 278. M.. S mil h {W. ), de Londres, rue Choiseul, 2 ter ; perfectionnements dans la construction des rails-routes ou chemins de fer. (8 octobre.— ioans.)*
- 279. M. Radfovi ( VA.), de Sneinton, en Angleterre, rue Favart, 8; perfectionnements dans les chemins de fer et des moyens pour appliquer un moteur quelconque au mouvement des voitures sur ces chemins. (14 septembre. — 5 ans.) *
- CHEVAUX..
- 280. M. Riquet (A.), à Tours (Indre-et-Loire) ; instrument qu’il nomme pédomètre, propre à mesurer les pieds et à ferrer les chevaux. et autres animaux qui sont susceptibles de l’être. (21 août-— 5 ans.);
- 281. M. Ragault (P.-S.), rue de Charen-ton, 179 ; appareil propre à empêcher la chute des chevaux attelés aux voitures à quatre roues. (7 octobre. — 5 ans.)
- CHEVEUX.
- 282. M. Amiot (G.), à Chartres (Eure-et-Loir) ; nouvelle machine à friser les cheveux. (22 février. — 10 ans.)
- chirurgie. .
- 283. M. Dubois (C.-N.)r rue Saint-Honoré, 53; composition et fabrication des suppositoires qu’il nomme vaginaux. (6 janvier, —-10 ans.)
- 284. M. Demlle (P.-H-.), rue Serpente, 14 ; nouveau scarificateur. ( 18 septembre. — 5 ans. )
- CHLORURE DE SOUDE.
- 285. MM. Blanc {h.-A.) et Nouvion (JP.), rue des. Petites-Ecuries, 44; procédés et appareils nouveaux, soit dans leur forme, soit dans leur application pour décomposer lq chlorure de sodium (sel marin ), pour recueillir l’acide chlorhydrique qui résulte de cette décomposition, pour faire immédiatement du verre avec le produit concret que l’on obtient, ou bien pour séparer de ce produit le protoxyde de sodium (soude caustique) qui en fait la base et le transformer en carbonate de soude, lesquels procédés et appareils sont applicables à la décomposition de tous Les chlorures et de tous les chlorhydrates alcalins en général. (11 mai. — i5ans.)
- CHOCOLAT.
- 286. M. Allemand (J.-B.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); chocolat indigène. (6 juillet. — 5 ans.)
- 287. M. Chomeau (L.) , rue Quincam-poix, 63 ; nouvelle broyeuse à chocolat applicable aussi au triturage de toute espèce de graines. (14 septembre. —5 ans.)
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- 288. M. Espanantyk Oloron.(Basses-Pyrénées) ; machine propre à la fabrication du chocolat.;
- -octobre. —5 ans.)
- -CIMENT. -
- 289. MM. Pillet (F.) et Bertkomène {L.\ à Bordeaux (Gironde); nouveau système de moulage en -ciment hydraulique. (8 octobre. — 10 ans.)
- cire.
- 290. M. Rolland {P.’G,)4 à Sens (Yonne) ; nouveaux moyens propres à produire la cire des abeilles avec des matières non employées jusqu’ici à cet usage. (7 octobre. — 5 ans.)-
- CLOCHES.
- 291. MM. Pierre Pieron et fils aîné , à Avignon (Vaucluse) ; nouveau montage de cloches. (21 novembre. — 10 ans.)
- CLOÜS.
- 292. M. Ilouade (C.), rue de Lesdiguières, 7 ; disposition nouvelle de machines destinées à fabriquer les rivets pour chaudronniers. (29 mai. — 5 ans.)
- 293. M. Tyrrell (T'.), de Londres, rue Fà-vart, 8 ; nouvelle machine à fabriquer les clous en formant la tête par refoulement. (22 juin.—
- 1 o ans.) *
- 294. M. Fardy {W.-H ), de Londres, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 35; perfectionnements dans les appareils servent à la fabrication des clous, boulons et rivets applicables à divers objets utiles. (6 juillet. — 10 ans.) *
- 295. M. Mathieu (J.-B.), rue Taitbout, 23; machine à fabriquer les clous à froid. (20 juillet. — i5 ans.) *
- 296. M. de Beaubois, rue Montmartre, 76; machine propre à la fabrication des clous d’épingle. (17 août. — i5ans.)
- 297. M. Rony {F.), rue du F au bourg-du-Tem-ple, gS ; fabrication de clous dits chevilles et trê-poinles. (31 août. — 5 ans.) *
- 298. MM. Beringier(G.-P.)etCollas(J.-J.), rue Royale-Saint-Honoré, 12; nouveau principe propre à la fabrication par compression des clous, clous à lattes, de fer à cheval, pointes, crochets , rivets , vis, boulons, etc, (9 octobre. —15 avril.)
- COFFRES.
- 299. M. Perreymond{A.), à Marseille ; coffre calorifuge, c’est-à-dire impénétrable à la chaleur. (13 avril. — 5 ans.)
- COLLE FORTE.
- 300. M. Faucher {E.), rue des Petites-Ecuries, 27 ; nouveau procédé propre à liquéfier les gélatines ou colles fortes ; à les conserver toujours liquides; à les rendre imperméables et employables à froid. (14 mai. — i5 ans).
- COLLIERS.
- 301. M. Hermet (G.), rue Boürg-l’Àbbé, 9; nouveau collier de cheval. ( 9 octobre. — 10 ans.)
- COLS.
- 302. M. TVillary - Faveret , à Besançon (Doubs) ; fabrication d’une étoffe destinée à la confection des carcasses de cols. (ier juin. — 5 ans.)
- 303. Le meme; nouveau modèle de col. (19 octobre. — 5 ans.)
- 3o4- M* Mari-orei («/.), rue de Rivoli, 12 ; cols métalliques à ressort qu’il nomme inter cols. (8 juin. — 5 ans.)
- COMBUSTIBLE.
- 305. M. Parrinle {A.-H.), à Belleville, près Paris ; nouveau combustible qu’il nomme pâte de bois, (8 juin. — 5 ans.)
- 306. M. Duchampt {A.-F.), rue des Fossés-Montmartre, hôtel de Tours; nouveau combustible qui remplace avec avantage les bûches et briquettes de charbon de terre et de tourbe. (17 août..— 5 ans.)
- 307. M. Poolc (M.), de Londres, rue Fa-vart, 8; moyens et procédés propres à fabriquer un nouveau combustible avec diverses substances minérales et animales. (6 novembre.—10 ans.)*
- COMPTEURS A GAZ.
- 308. M. Selligue {A.-F.), rue de Bondy, 60 ; compteur mécanique mesurant le gaz avec une grande précision et n’exigeant pour ses fonctions aucun des autres agents , tels que feu, eau, etc., qui sont indispensables dans les compteurs en usage. (3i août. — 5 ans.)
- 3og. M. Pion (/.-/>.), à Elbeuf (Seine-Inférieure) ; nouveau compteur à gaz qu’il nomme
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- almidomètre, propre à conserver les quantités fie gaz passant par un orifice quelconque, et dont le principe peut recevoir avantageusement plusieurs applications ( 14 septembre.—5 ans.)
- 3io. M. Edge {Th.), de Londres , rue Clioi-seul , 2 ter} perfectionnements apportés aux compteurs à gaz (3o septembre. — i5 ans.) *
- 3i i. M. Chapuy (C.), à Lyon'(Rhône) ; perfectionnements applicables à tous les compteurs pour le gaz, fonctionnant au moyen d’un niveau d’eau. (3o novembre. — io ans.)
- CONFISEUR.
- 312. M. Monigot {C.-A.), à Nevers; alphabet et chiffres en sucrerie et bonbons de toute espèce. (17 août. — 5 ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 313. MM. Demoni{A.-L.) et Follet {A.), rue des Charbonniers-Saint-Marcel ; matière imitant la pierre et dont l’emploi reproduit par le moyen du moulage tous les ornements destinés à la construction et au décor, tels que chambranles, consoles, bases, chapiteaux,modillons,caissons , corniches, piédestaux , fontaines, bas-reliefs , figures ronde bosse, vases, etc., ainsi que e arreau imitation du liais et du marbre. (22 février. — i5 ans.)
- 3i4- M. Proeschel{J.), boulevard Saint-Martin , 4 ; moyens et procédés propres à garantir de l’humidité les constructions nouvelles et à combattre , neutraliser ou enlever celle existant dans les anciennes constructions. (28 septembre. — 5 ans.)
- CORDES ET CORDAGES.
- 315. M. Renoux (R.), à Trossays (Loire-Inférieure) ; nouveau système de fabrication de cordages non susceptibles de s’allonger et propres aux manœuvres dormantes. (17 août. — 5 ans.)
- 316. M.' Miroude (.A.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; machine à fabriquer les cordes en lin et autres matières filamenteuses. (i4 septembre. — 10 ans.)
- 317. M. Graves (R.), à Saint-Malo (Ule-et-Vi-laine); machines à fabriquer des ficelles, des cordes et des câbles. (7 octobre.—15 ans.)*
- CORDES MÉTALLIQUES.
- 318. M. Tegm (E.), de Sienne en Toscane, rue du Faubourg-Poissonnière, 2 ; application des cordes métalliques rondes et plates, propres à la traction et plus particulièrement à l’exploitation des mines ainsi que différents moyens de fabrication dé ces mêmes cordes. (i4 novembre. — 10 ans.) *
- 319. M. Comitti {P.-J.) , à. Yalenciennes (Nord) ; fabrication de cordes en fil de fer, composées de sept cordonnets dont six sont de fer et le septième de chanvre goudronné. (18 septembre. — i5ans.)
- CORS AUX PIEDS.
- 320. MM. André (.J.-P.) et Soyez {P.-A.), rue Galande, 1 ; nouvel instrument de chirurgie dit sarcalopeide, propre à enlever d’un trait les cors aux pieds et toutes autres excroissances ou tumeurs. (21 avril. — 5 ans.)
- 321. M. Menu (L.-T.), rue du Faubourg-Montmartre, 17 ; application de l’onguent ag-glutinatif d’André Delacroix à l’extirpation des cors aux pieds, oignons, etc. (i3 juillet. — 5 ans.)
- CORSETS.
- 322. M. Legras {J.-N.), rue du Ponceau, 2; buse mécanique de corset. (18 juin. — 5 ans.)
- 323. M. Bacqueville (.A.-F.), rue Neuve-des-Petits-Champs, 64 ; nouveau système de corsets et d’appareils audonclogiques. (3i juillet.
- — 5 ans.)
- 324. M. Manchon, rue Pastourelle, 18; application d’étoffes de soie, laine, fil et colon gommées et vernies sur les buses d’acier afin de les préserver de l’oxydation. (3i juillet. -— 5 ans.)
- 325. Madame Nouguier, rue Neuve-Saiut-Augustin, 15 bis; nouveau corset qu’elle nomme aérifère. (3i juillet. — 5 ans.)
- 3a6. M. Deschamps jeune (A.-D.), à Rouen (Seine-Inférieure); corset métrique (3i août.
- — 5 ans.)
- COSMÉTIQUES.
- 327. M. Guerlain {P.-F.), rue de Rivoli, ùp. ; cosmétique anglais nommé lotion de Rowland,
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- propre à blanchir et dissiper les boutons et taches de rousseur. (5 février. — 5 ans.) *
- 3a8. M. Mailhat (E.-E.}, rue du Faubourg-Saint-Martin, i3; préparation d’une eau destinée à la toilette qu’il nomme baume tonique. 'a4 mars. — 5 ans.) *
- 329. M. Si/far (F.), rué Sainte-Anne, 18 ; vinaigre de toilette qu’il namine vinaigre Napoléon. (14 août. — 5 ans.)
- 330. M. Baila (./.-P.), à Toulouse (Haute-Garonne) ; composition d’une liqueur qu’il nomme eau des baigneurs. (4 septembre. — 5 ans.)
- 331. M. Milleret (J.-F.), rue Montmartre, 35; eau de toilette qu’il nomme eau des princes. (28 décembre. — 10 ans.)
- COTON.
- 332. MM. Achet (J.), Sandford (H.), Travail {TF.) et Odent (A.), rue Jacob, 26; perfectionnements apportés à une machine propre au nettoiement des déchets de coton et cliènevottes, des étoupes de lin et de chanvre, et des grosses toiles d’emballage. (4 mai. — 10 ans.)
- COULEURS.
- 333. M. Daubigny (E.-F.), rue des Rosiers, 7; nouveau procédé de couleurs conservatrices nommé lapidifugüe, pour tous les tons de la palette pour amalgame, et par conséquent pouvant remplacer la fresque sur toutes parties de pierre ou plâtre, à l’intérieur comme à l’extérieur. (22 juin.— 10 ans.)
- 334. M. Parry (J.-B.), rue St-Lazare, 24; nouvelle machine à broyer les couleurs, dite hroyeuse Leiestu. (3i mars. — 5 ans.)
- 335. M. Poole {M.), de Londres, rue Fa-vart, 8 ; nouvelle préparation de couleurs propre à la peinture en bâtiments et moyen de les appliquer et de les fixer. (3o septembre. — x o ans.) *
- 336. M. Truffant {H.), rue Favart, 8; nouveau procédé d’extraction et de concentration des couleurs, du tanin et autres matières contenues dans les substances végétales ou animales. (3o novembre, — 10 ans.)*
- COUVERTS.
- 337. M. Ferry (J.-N.), rue St.-Martin, 277 ; Quarantième année. Juin 1841.
- nouveau système des couverts en or, en argent, en doublé, en plaqué, etc. (i5 février. — 10 ans.) •
- 338. M. Dcniere (J.-F.), rue d’Orléans, 9, au Marais; fabrication de couverts unis, à filets et ornements en argefit, en plaqué on en tout autre métal. (4 juin. — i5 ans.) *
- 33g M. Martin (/.-P.), à Morizecourtf Vosges) ; nouveau procédé de fabrication de couverts en fer. (18 septembre. — 5 ans.)
- COUVERTURES D’ÉDIFICES.
- 34o. M. Ckibon (P.), rue de Charonne, 4 ! ; nouveau système de couverture de maisons et édifices avec du zinc ou tout autre métal laminé. (27 août. -— 10 ans.)
- 34r M. Lebrun {J.-H.), à Mon tau ban (Tam-et-Garônne) ; nouveau système de cintres propres à la construction des voûtes en maçonnei’ie avec l’application de ce système à la couverture des édifices. (i5 juin. — 5 ans.) ‘
- 342. M. Berton (P.-T.), à Barbonnc (Marne); construction et entoiture métallique sur toutes sortes de bâtiments. (8 août. — 10 ans.)
- 343. M. Dubourjal (J.-B;), rue Guérin-Boisseau, 33; nouveau système de couvertures métalliques de bâtiments, composées de plaques triangulaires ou de plaques carrées disposées triangulairement, agrafées par leurs bords. (27 août. — 5 ans.)
- 344- M* Jusserand et compagnie, à Lyon (Rhône) ; nouveau système de toiture en fer et en fonte. (3o septembre. — 5 ans.)
- CRICS.
- 345. M. Canning (A.), rue St-Lazare. 24 ; cric à vis d’une nouvelle construction. (3 i mars. — 10 ans.) *
- 346. M. Charnboredon (R.) fils, à Bordeaux (Gironde); système de cric subdivisé en deux espèces. (25 août. —- 10 ans.)
- CRIN.
- 347. M. Barraud aîné, à Limoges (Haute-Vienne) ; machines, moyens et procédés propres à la préparation des crins et soies de porc en général. (3i août. — i5 ans.)
- CROISÉES.
- 348. MM. Gandillot frères et Boy, rue Rel-
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- léfond, 32 ; moyens de construction de nouvelles fenêtres en fer creux. (i5 février. — i5 ans.) ;
- 349. M. Courtois (A.-J.-F.), rue Saint-Lazare, différents systèmes de châssis, et
- système de vitrage à recouvrement. (13 avril.: —- i5 ans.)
- 350. M. Rogè (/.), rue du Petit-Lion-Saint-;
- Sauveur, 26 ; nouveau système de fermeture des croisées remplaçant l’espagnolette. ( 14 septembre. —- 5 ans.) ;
- CUIRASSES.
- 351. MM. Suclds, Atkins et Barker, à Rouen; moyens et procédés propres à assembler mécaniquement les cuirasses et autres objets, soit bout à bout, ou de toute autre manière. (29 avril. — 10 ans.) *
- CUIRS.
- 352. MM. Debarle (L.-F.) et Defremont frères, rue Beaubourg, 45 ; cuirs gaufrés, moirés et autres dessins teints à la brosse et en bon teint destinés aux garnitures des chapeaux. (15 janvier. — 5 ans.)
- 353. M. de Bergue (H.), rue Grange-aux-Belles, 1 g ; nouvelle machine destinée à parer les cuirs et à en resserrer les pores, afin de remplacer le battage à la main. (22 février. — 5 ans.)
- 354. MM. Sterlingue et compagnie, rue Mouffetard, 3?. 1 ; nouveaux procédés propres à la fabrication des cuirs noirs à sellerie (28 septembre. — i5 ans.)
- CUISINE.
- 355. Madame la marquise de Raincourt, au Fourneau-de-Fallon (Haute-Saône); fabrication de fourneaux économiques de cuisine en fonte de fer. (4 mai. — 5 ans.)
- 356. M. Debrieux (.A.) fils, à Lyon (Rhône) ; fourneau économique de cuisine. (23 juillet.— 5 ans.)
- CULTURE.
- 357. M. le comte de Bonmval (A.), rue St-Dominique-St-Germain, 87 ; nouveau mode de culture des céréales. (2 juillet. — 10 ans.)
- CURAGE.
- 358. M. Lefrançois (A.), a Ingouville, près
- le Havre (Seine-Inférieure); système d’appareils destinés à dessabler les navires et déboucher les entrées des ports. (11 mai. —.5 ans.)
- 359. M. Diol (F.), à Lyon (Rhône); moyen de transporter directement sur la berge à une distance indéterminée les produits d’un bateau dragueur, soit sur un canal, une rivière, etc., et nouveau. moyen de transmission des mouvements. (i3 juillet. — 10 ans.)
- DÉCORS.
- 360. M. Nouailher (L.-P.), rue de Richelieu, 1.; application de l’or musif au pinceau, aux décors intérieurs et extérieurs des bâtiments, meubles, cadres de tableaux et autres. (4 septembre. — 5 ans.)
- DENTELLES.
- 361. M. le baron Mercier, à Alençon (Orne); système de fabrication de la dentelle .connue sous le nom de point dAlençon. (9 septembre. — io ans.)
- 362. M. Mariage (O.), à St-Quentin (Aisne) ; procédé de fabrication d’un article en laine pure, à jour, imitant la dentelle. (9 octobre.— 5 ans.)
- DENTS.
- 363. MM. Mallan et fils, de Londres, rue Çhoiseul, 2 ter; succedaneiun minéral propre à boucher les trous qui se forment dans les dents cariées et à remplacer avec avantage le plomb, les feuilles d’or et d’argent qu’on a coutume d’y introduire. (16 juillet. — 5 ans.) *
- DÉSINFECTION.
- 364. MM. Krafft (L.-C.) et Boissié S acquêt, rue de Castiglione, 2 ; nouveau procédé propre à la désinfection des fosses d’aisances , des voiries, des puisards, des égouts, des ports de mer, des marais, des matières animales en putréfaction. (23 juillet. — i5 ans.)
- 365. M. Siret, à Meaux (Seine-et-Marne) ; désinfection des matières fécales. (3i août. — 5 ans.)
- 366. MM. Broquet (J.) et Marie (JE.), rue Neuve-Saint-Merry, 48 ; procédé propre à la désinfection des fosses d’aisances et des lieux inodores. (28 septembre. — 5 ans.)
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- : DESSIN.
- 367. MM. Remercier {R.-J.) et Tirpenne (J.-L,), rue. Mazaijne, 64; nouvelle méthode élémentaire et progressive applicable à l’enseignement du dessin, (29 février. — 5 ans.)
- 363. i\l. Levasseur (L.-Q.), rue Contrescarpe-Sain t-Marcel, 10 ; chevalet-pupitre à l’usage des dessinateurs. ( 11 mai. — 5 ans.)
- 369. M. Burnier (A.-JS.), rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 55; instrument propre à dessiner d’apres nature, qu’il nomme homographe. (9 octobre.— 5 ans.)
- 370. M. Poole (A/.), de Londres, rue Fa-vart, 8 ; machine nouvelle propre à copier les dessins, et à graver, applicable à la lithographie. (4 novembre. — 10 ans.) *
- DISTILLATION.
- 371. M. André, dit Dcwignaud, à St-Jean-d’Angely (Charente-Inférieure) ; chaudières dis-tillatoires propres à la fabrication des eaux-de-vie. (20 juillet. — 5 ans.)
- 372. M. Braud (P.), aux Batignolles-Mon-ceaux, près Paris ; nouveau procédé de distil-lation-ou d’évaporation applicable à la distillation de l’eau de mer. (8 août. — i5 ans.)
- 873. MM. Grimaud, Chambardel et Frère, à Poitiers (Vienne); nouvel appareil distilla-toire propre à séparer l’alcool du vin. (29 août. — 5 ans.)
- 374. M. Bazin (/.-il/.), à Auch (Gers); appareils distillatoires, ambulants et sur place, propres à distiller les vins pour eau-de-vie. (4 septembre. — 10 ans.) .
- 375. M. Robert de Massy (L.-P.), à Saint-Quentin (Aisne); procédés propres à utiliser avec économie les vinasses des distilleries de vin de raisin, ainsi que l’évaporation. (12 septembre. — 10 ans.)
- - DORURE.
- 876. MM. Bonnet et Villermé, rue de Seine-Saint-Germain, 36; procédé de dorure sans mercure. (7 février, 5 ans.)
- 377. M. Muller (J.-rlV.), rue Saint-IIonoié, 15q ; nouvelle forge propre à la dorure sur métaux. (29 septembre. — 10 ans.)
- 397.8*. M. Bellenot (Z.-jF’.y, me Saint-Antoine?
- impasse Guilleminet ; procédé propre à appliquer la pâte anglaise sur toute espèce de métaux* (2 2,octobre, 5 ans.)
- 379. M. Pomel (L.-C.), rue des Fossés-Saii^t-Victor, i3; nouveaux procédés de dorure eu relief. (3o novembre. — 5 ans.)
- DRAPS.
- 380. M. Hervieu (C.), à Camfleur-Courcelles (Eure) ; nouvelle machine propre à fouler les draps. (18 mai. — 5 ans.)
- 381. M. Fayard (2/.), à Sedan (Ardennes) ; procédé qui consiste dans l’emploi de la vapeur au lainage des draps. (i5 juin. —5 ans.)
- 382. M. Pimont (P.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; confection des draps à poils ou tondus, sans couture, destinés particulièrement à couvrir les rouleaux et propres à divers autres usages. (i3 juillet. —5 ans.)
- 383. MM. V aller y (2s.) et Lacroix (2s.), à Rouen ( Seine-Inférieure) ; machine propre au foulage des draps et autres étoffes de laine. (29 août.— i5ans.)
- 884. M. Laubereau (J.), rue Chaptal, 3 bis ; ventilateur propre à extraire l’eau de quatre pièces de drap à la fois ou de tout autre pareil volume de laine ou de coton, (g septembre. — 5 ans.)
- 385. M. Cosle (J.-P.), à Litnoux (Aude) ; foulon pour les draps. (4 septembre.—10 ans.)
- 386. M. Piet (P.-J.), rue de la Fidélité, 4 ; nouveau procédé propre à. fabriquer toutes sortes de draps par l’application du caoutchouc au moyen d’un tissu quelconque, soit toile, calicot, et saupoudré de laine teinte propre à lui donner le soyeux du drap, et servant à remplacer la peluche pour chapeaux ; le tout d’une imperméabilité à toute épreuve. (9 octobre. — 1 o ans.)
- 387. M. Ruffai (E--S.), à Limoux (Aude) ; machine à fouler les draps. (23 octobre. — 10 ans.)
- 388. M. Alcan (I/.), rue Jacob, 31 ; machine à ramer les draps. (28 décembre, —5 ans.)
- EAU DE MER.
- 38g. M. Cote lie (T.-P.), aux Batignolles-Mon-eeuux, près Paris ; moyens et procédés destinés
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- à dessaler et épurer complètement les eaux de la mer, les rendre lavables et propres à tous les besoins et à un continuel usage, (n mai. — i5 ans.) *
- 390. M. Pujols fils aîné, à Bordeaux (Gironde) ; nouvel appareil distillatoire, propre à convertir à bord des navires l’eau de mer en eau potable. ( 18 septembre. — 5 ans.)
- EAU-DE-VIE.
- 391. M. de Salle Rongé {A.-J.), rue de la Paix , r2.o ; composition d’une nouvelle eau-de-vie qu’il nomme vascheky ou eau-de-vie amère, stomacale, aromatisée. ( 14 septembre. —10 ans.)
- EAUX GAZEUSES.
- 89a. M. Briet (J.-E.), rue Bleue, 18; perfectionnements dans les appareils portatifs propres à la fabrication des liquides gazeux. (9 septembre. — 5 ans.)
- 898. M. Chaussenot (Bpassage Yiolet, 2; appareil propre à la préparation des liquides gazeux.(6 novembre. -^-10 ans.)
- ÉCLAIRAGE.
- 3g M. Chairié (N.-B.), rue de la Monnaie , g ; système adapté à l’éclairage à l’huile de lampes Carcel ou à tout autre système mécanique ou non mécanique capable d’élever l’huile à une certaine hauteur. (i3 avril. —
- 5 ans )
- 3g5. M. Rogers (A.), de Londres, place Dauphine, i 2 ; nouvelles méthodes et perfectionnements apportés à l’application de la combustion de certaines matières inflammables pour la production et la communication de la chaleur et de la lumière. (29 juin. —: i5 ans.) *
- 3g(h M. Gruardel (G.), à Lyon (Rhône) ; nouveau mode d’éclairage. (9 juillet. —5 ans.)
- 397. M. Keene (TV.), rue de la Ferme-des-Mathurins , 43 ; nouveau système d’éclairage par les gaz oxy-hydrcgènes comprimés et portatifs. (29 août. — 5 ans.)
- 3g8. M. Gilles (J.-M.), rue du Temple, 129 et 13 r ; réflecteur transparent destiné à éclairer les numéros des maisons et siphon ventilateur propre à allumer le feu. (4 septembre. — 5ans.)
- 3gg. MM. Campiche et Saget, rue Sainte-Éhsaheth ; système d’éclairage latéral et sidéral
- imitant l’éclairage au gaz. (8 octobre.—10 ans.)
- 1 3 écriture. '•
- 400. MM. Mordan (J.) et compagnie, rue Feydeau, 1 ; diverses améliorations dans l’invention des porte-plumes. (ierjuin.—- 5ans. *
- 401. M. Dufay(A.-E.),rueSaint-Merry, 13; procédé propre à empêcher le blanchiment intégral ou partiel de l’écriture tracée sur le papier avec l’encre usuelle sans que le papier en soit altéré, de manière à rendre la fraude sensible.
- (8 août. — 16 ans.)
- 402. MM. Benoît (J.) et Sarron Méric, à Lo-
- dève (Hérault) ; système propre à empêcher le blanchiment intégral ou partiel de l’écriture tracée sur du papier avec l’encre usuelle. *** (18 septembre. — 5 ans.). -
- 403. MM. Jacquet (J.) et Danhy (G.-F.), à Privas (Ardèche) ; machine dite prompt copiste à la main. (22 octobre. — 5 ans.)
- 4o4- M. Feroaeche (2?.), de Gand, rue du Fau-bourg-Saint-Honoré , 35 ; perfectionnements dans la préparation des objets nécessaires pour apprendre à écrire d’après la méthode nommée euphéographie. (30 novembre. — 10 ans.)'* .
- ÉMAUX.
- 405. M. Desaghre (L.--F.), à Valenciennes (Nord) ; procédé de fabrication d’un émail et son application sur le fer. (4 avril. — 5 ans.) *
- EMBALLAGE.
- 406. ' M. Feytaud (N.-R.), à Montron (Dordogne) ; procédé d’emballages en commun dits emballages sociétaires. (3o novembre.—10 ans.)
- EMBOUTISSAGE.
- 407. M. Dida {A.), vieille rue du Temple,
- 123 ; nouveau moyen de fabrication à l’effet de descendre les vases en fer ou de tout autre métal, de quelque forme qu’ils soient sous le balancier, découpoir ou mouton , sans qu’il soit * nécessaire d’avoir recours à un seul coup de marteau ou de martinet pour effacer même les plis que)la tôle peut faire à l’embouti, d’après ce qui se pratique dans toutes les fabriques qui confectionnent ces sortes d’ouvrages. (12 mars.
- — 5 ans.)
- ENCRE.
- 4o8. M. Bezanger (J.-J.}, rue Saint-Jacques,
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- 22 ; procédés de composition et de fabrication d'une encre indélébile propre à l’écriture. (29 février. — 10 ans.).
- 409. M. Prudon (B.), rue Sainte-Llisabetli, 2. ; encre solidifiée à l’imitation de l’encre de la Chine, (i/f. mai. —5 ans.)
- 410. M. Fabre (/,.), rue Choiseul, % ter-,
- appareil perfectionné propre à la filtration des encres et autres liquides. (14 septembre. — s5 ans.)- •
- 4i 1. M. Chambiant (P.-N.) ; perfectionnement des flacons j bouteilles et tourilles destinés à contenir l’encre, les cendres et produits chimiques. (18 septembre. — 10 ans.)
- 412. M. Bagatta (J.), rue des Bernardins-
- Saint-Yictor, 34 ; procédés d’encre inattaquable par tous les agents chimiques. (3o septembre. — 5 ans.) •
- ENCRIER.
- 413. M. Lesserré {£.), rue Montmartre., 84.; encrier d’un genre nouveau qu’il nomme encrier npoihétique. (4 septembre.— 10 ans.)
- 414• M* Labrousse (/.), rue de Lancry, i3 ; encrier métallique non oxydable , simple et composé. (29 septembre. — 5 ans.)
- ENGRAIS.
- 415. M. Jean (AJ), rue d’Angoulême, 27, au Marais ; nouvel engrais. (12 septembre. — i5 ans.)
- ÉPINGLES. •
- 416. M. Coales (.E.-J.), de Londres, rue Choiseul, 2 ter; -perfectionnements apportés aux machines ou appareils destinés à fabriquer les épingles et à les encarter. ( 8 octobre. — i5 ans.) *
- ÉQÜERRES.
- 4 i 7. MM'. Camion frères, à Vivier (Ardennes); machines à confectionner les équerres et les fiches. (11 juin. — i5 ans.)
- ESCALIERS»
- 418. M. Saulreuil (P.- A.), à Féeamp (Seine-Inférieure) ; procédé propre à tordre les bois à l’usage des limons et garde-mains d’escaliers ou autres, (g octobre. •— 10 ans.)
- ESSIEUX.
- 419. MM. Bojiif as- Cabanne et Paul, à An- |
- duzc (Gard) ; essieu célérifère. (3i mars. — i5ans.)
- 420. MM. Laral {J.-J.) et Aÿiiettant (J?.), à Lyon (Rhône); nouveau système d’essieux brisés et dô roues en fer. (7 octobre. — 5 ans.)
- ESPAGNOLETTES.
- 421. M. Benoît (D.), rue Bellefond, 26; système d’espagnolettes et croisées. (27 août. —
- 10 ans.) .
- ÉTAMAGE.
- 422. M. Sorel(S.-E.), rue des Trois-Bornes,
- 11 ; application importante du fer et de la fonte de fer préservés de la rouille par l’étainage galvanique ou par tout autre moyen conservateur, tel que les étamages ordinaires et les peintures. (21 janvier. — i5 ans.)
- ÉTEIGNOIR.
- 4s3. M. Dida (A.), vieille rue du Templer 123; éteignoir mécanique dit photolypon. (3o septembre. — 5 ans.) *
- 424* M. Delprat [J.-B.), rue Jean-Robert, 23 ; nouveaux éteignoirs mécaniques en plaqué d’argent. (3i décembre. — 5 ans.)
- ÉTOFFES.
- 425. M.. Arnaud (J.-A.), à Lyon ; confection * des mètres à aiguilles pour régulariser la mesure et le pliage des étoffes. (27 août.— 5 ans.)
- 426. M. Morand (V.), de Manchester, rue Favart, 8; machine propre à rendre aux étoffes leur largeur première. (14 septembre. — i5ans.)*
- ÉTOFFES NOUVELLES.
- 427. M. VtnuV/o«(F.},rueMénilmontant, 23; nouveau moyen de fabriquer sans filage ni tissage toute espèce d’étoffes de laine , coton et soie , coton et soie mélangés , laine et soie mélangées, et amélioration dans la manière de préparer le poil de vache et de bestiaux propres a produire quelques-unes des fabrications d’étoffes ci-dessus. (4 mai. — i5 ans.) *
- 428. MM. S aileron (L.-B.) et Pichat-Bre-mond, rue Bleue, 18; nouvelle étoffe. (4 août.
- — 5 ans.)
- 429. MM. Detrez et compagnie, à Wazem-mes (Nord); étoffe nouvelle pour robes, châles,
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- manteaux, tenture et ameublement, (T 4 septembre. — 5 ans.) *
- ÉTOFFES (CONSERVATION DES).
- 430. M. Collas {A.-J.), rue Saint-Antoi-ne, 74; poudre dite 'vermimort, ou préservatif contre les vers et fa mité , pour tout ce qui est laine, lainage, fourrure, crins, plumes, employés de toute manière. (4 avril. — io ans.)
- étuve.
- 431. MM. Laperont (C.) et Rollet (A.)\ à Niort (Deux-Sèvres) ; étuve pour sécher les farines. (3 r décembre.— 5 ans.)
- ÉVAPORATION.
- 432. MM. Carteion (J.-B.) et 'Lurk (il/.), à Mâcon (Saône-et-Loire) ; appareil inexplosible d’évaporation avec alimentation de sûreté et proportionnelle à la dépense de l’eau. (29 juin. — i5 ans.)
- 433. M. Pelletait (P.), rue de Verneuil, 27 ; nouvelle méthode de produire la dessiccation, l’évaporation et la distillation des liquides en modifiant la tension des vapeurs par un agent mécanique. (12 septembre.— i5 ans.)
- EXTIRPATEUR.
- 434. MM. Graciert et Iiouet (P.), à Hamel (Oise); extirpateur tricycle à barres mobiles. (15 janvier.— 10 ans.)
- faïence.
- 435. MM. Pichenot et compagnie, rue dès Trois-Bornes , 5; procédé de fabrication de faïence ingerçable et réfractaire, spécialement applicable aux articles de chauffage, tels que poêles, cheminées et autres. (25 mai. — 10 ans.)
- fardeaux.
- 436. M. Millet (P.-L.), riie du Faubourg-Saint-Antoine, 218; machine propre à charger et décharger des sacs ou tout autre fardeau. (23 octobre. — 5 ans.)
- f- FARINE.
- 437. M. Gentilhomme '(/?.), à Ilamfoervillers (Vosges); procédé propre à la fabrication de toute espèce de farine. (j4»«ai.— 10 ans.)
- fécule.,
- 438. MM. Saint-Etienne père et fils , , rue d’Arcole, .3 ; appareil propre à la fabrication de la fécule de pommes de terre et le lavage dés
- pulpes de betteraves dans la fabrication du sucre. (16 juillet.—5 ans,) <
- 439. M. Gentil (F.-X.), à Alfort, près Paris ; procédé propre, à convertir en sirop et en alcool les résidus seuls de la pomme de terre provenant de la fécule. (17 août.— S ans.)
- FER.
- 44 o. Madame veuve JLrendel, à Hayange (Moselle) ; procédé pour corroyer les fers cassant à froid et à chaud, et faciliter l’affinage au four à pudler de toutes les fontes. (4 avril.— i5 ans.) '
- 441. M. Dechanot ( J .-B. ) , à Charente» (Cher) ; nouvelle méthode d’affinage ou de conversion de la fonte en fer au charbon de bois. (12 août.— 10 ans.)
- 442, M. David (H..), à Metz (Moselle); procédé nouveau destiné au laminage du fer à boulons. ( 14 août.— 5 ans.)
- 44^* MM. Festugières frères, à Péri gueux (Dordogne) ; procédé de perfectionnement du fer feuillard battu pour cercles de .futailles. (31 août.— 10 ans.)
- 444- Mh Lacomhe (J.) , à Surbe (Ariége) ; procédé tendant à appliquer au feu de chaufferie d’un ou plusieurs martinets à parer le fer, sans augmentation de combustible, le calorique du feu de fusion d’une forge à la catalane. (3o septembre.— 10 ans.)
- . 445. M. Gandillot ( J.-D. ) , rue Belle-fond, 32; système complet de fabrication de fers creux, étirés et soudés à chaud. (7 octobre.
- — i5ans.)*
- 446. MM. Dacel (J.-J.) et Viry (P.), à Pore (Indré-et-Loire) ; améliorations dans le traitement du minerai de fer, et moyen d’obtenir une économie dans le combustible par là substitution du bois au charbon de bois. (28 décembre.
- — î5 ans.)
- .FERS A CHEVAL.
- 447* M* Char trou (M.-Ii.), rue Saint-Martin , 94 ; fabrication de fers à cheval et construction des appareils nécessaires à cette fabrication. (8 juin — 15 ans.)
- FEUTRES.
- ! 448. MM. Boucher {A.) et Dauvers (L.-A*)}
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- xuç ^ainïe-Àsei^, ,3* ; carcasses en tissu croisé de coton, remplaçant remploi des feutres dits galettes dans la. fabrication des chapeaux de soie. (8 juin.— 5 ans.)
- 44g. M. Querêù '{P.}, *ue ,d.e la Ghaussée-d’Antin, 28 ; fabrication des feutres avec une machine et à la main, avec et sans couture, simples et composés, imperméables et incombustibles. (25 août.— mo ans.)
- FIL.
- 450. M. Mulot (B.), au Petit-Àndely (Eure) ;
- mécanique servant à sécher le fil..(i5 avril.— Sans.) ,
- FIL DE FER.
- 451. M. Bouillaud(F.-J.), rue S.-Denis, 248; nouveau procédé de fabrication du fil de fer. (7 octobre.— 10 ans.)
- FILATURE DE DIVERSES MATIERES.
- 452. MM. de Jongh père et fils, à Lauter-bach (Haut-Rhin) ; machine propie à faire cueillir ou renvider avec facilité et régularité, sur une bobine de bois ou autre matière assez dure, du fil de coton on d’autres matières filamenteuses, de quelque grosseur qu’on puisse le désirer. (27 avril. — 5 ans.) *
- 453. M. Ziemmer (F.-JE.), rue Pierre-Levée, t o ; machines formant un système complet de filatui’e de lin et de chanvre et de toute autre matière filamenteuse similaire au lin, et en même temps à la fabrication des ficelles de tou te espèce. (11 mai. —> 10 ans.)
- 454* MM. Portefaix (S.), Ramondenc {N.) et Sumat (M.), à Lodève (Hérault) ; machine propre à déflocher les bouts tordus de laine. ( 11 mai. — Sans.)
- 455. MM. Bureau Brisez et Louis Bureau, à Reims (Marne) ; caléfacteur propre à remplacer l’opération du tortillonnage dans la filature des laines peignées. (i5 juin.— 10 ans.)
- 456. MM. Galibert père et fils, à Bordeaux (Gironde) ; moyen de filer et de tisser une matière non encore appliquée à cet usage. (20 juillet.— 10 ans.)
- 457. M. Billette (P.-J-), à Rouen (Seine-Inférieure) ; perfectionnements apportés dans la
- filature du coton dit rota frotteur. (31 juillet.— 5 ans.)
- 458. M. Maioe (T’A.), de Londres,.rue Dauphine, 12, à Paris ; perfectionnements apportés dans les machines à préparer certaines matières fibreuses pour la filature, et aussi la manière de filer certaines matières fibreuses. (i,j août.— i5 ans.} * ,
- 45c). M. Goodsell (IV)), rue des Saints-Pères, 69 ; machine propre à briser, nettoyer et filer la laine ou le chanvre, et autres matières filamenteuses.. (14 août.— 5 ans.)
- 460. M. Guillini (P.-L.), à Nyons (Drôme) ; système de tordage applicable à toutes les matières filamenteuses. (25 août.— 5 ans.)
- 461. MM. Estique (J.-P.) et Jacquemart (J.), à Reims (Marne) ; machine à filer en gros continu. (4 septembre.— 5 ans.)
- 482. M. Ducôté (C,-A.), à Louviers (Eure) ;• perfectionnements aux appai’eils et machines à boudin continu, et rendant simple et facile leur application à toute espèce de cordes, soit bou-dineuses, soit ordinaires, pour le cardage et la filature des laines. (4 septembre.—- ïq ans.)
- 463. M. Mrmen {G.-A-.), de Manchester, aux Batignolles-Monceaux, près Paris; machine à filer et à retordre. (29 septembre. — i5 ans.) *
- 464. M. Levalleux ÇP.-C.), à Lille (JNord) ; moyen de perfectionner l’étirage du coton. (9 octobre.— 5 ans.)
- ^65. M. Masson (E.), à Amplepuis (Rhône) ; système de légèreté et d’économie applicable aux métiers à filer. (22 octobre. — 5 ans.)
- FILET.
- 466. M. Pecqueur (O.), rue Neuve-Popin-court, 11 ; métier à fabriquer le filet. (20 juillet.—15 ans.)
- 1 FII^AGE.
- 467. MM. Tiesset (A.) et Moussier Fièvre (R.-L.), rue des Fossés-Montmartre, 27; procédé de filtrage par le vide et à pression atmosphérique, appliqué comme exemple à une cafetière. (7 octobre.— 5 ans.)
- 468. M. Ryton {TV.), rue Favart, 8 ; appareils perfectionnés propres à filtrer les liquides. (9 octobre.— 10 ans.) *
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- 469. M. Neroi (£).), de Londres, rue Choi-seul, 2 ter ; nouvelle manière de filtrer toute espèce de liquides à l’aide d’une haute et basse pression, et en faisant usage de matières non encore employées pour produire ce résultat. (21 novembre. — 10 ans.) *
- FILTRES.
- 470. MM. Jules Mareschal et compagnie, rue de la Planche, 20 bis ; nouveau moyen de construire et d’agencer les faux fonds, et de placer et comprimer !a matière filtrante de manière à rendre le filtre indestructible. (4 mai. — 15 ans.)
- 471. M. Cousin (J.), à Bordeaux (Gironde); filtre condensateur à l’usage des raffineries. (29 août.— 5 ans.)
- FLEURS ARTIFICIELLES.
- 472. M. Hugo (Félix), rue Choiseul, 2 ter j perfectionnements apportés à la fabrication des fleurs artificielles, et emploi d’une étoffe non encore employée à cette fabrication. (6 novembre. — 1 o ans.)
- FLUTE.
- 473. M. Cœur (£.-/.), à Belleville, près Paris ; nouvelle flûte, qu’il nomme flûte française. (27 avril.— 5 ans.)
- FONTAINE.
- 474- M. Sanders (H.), rue Joly, 13 ; nouvelle fontaine économique. ( 19 octobre. — 5 ans.)
- FORGES.
- 475. M. Royer (A.-L.), rue de Verneuil, i3; nouvelle usine, dite forge-verrerie à triple effet, propre à fabriquer en même temps le fer, le verre et les cristaux avec une grande économie, résultant d’un double produit important et de plusieurs autres effets tenant tous leur principe de la même cause, et au moyen desquels, sans augmenter la dépense de combustible, on peut faire divers emplois du fer pour les arts et métiers. (15 janvier.— i5ans.)
- 4^6. M. Claudot.(«/.), à Yerdun (Meuse); nouvel appareil à air chaud. (14 août. — 5 ans.)
- FOSSES D’AISANCE.
- 477. M. Brun (C.-L.), rue du Faubourg-Montmartre, 33 ; nouvel appareil, qu’il nomme
- séparateur, ou appareil à bascule adapté aux fosses mobiles, afin de séparer les matières solides des liquides. (8 octobre.— 5 ans.)
- 478. M. Huguin (E.-J.), boulevard Bonne-Nouvelle, 25 ; fosses antiméphitiques portatives. (22 octobre. — 5 ansi)
- FOULON.
- 479. MM. Mellet frères et Sehct, à Lodève (Hérault) ; nouveau foulon à pression à ressorts, servant à fouler les étoffes de laine. (7 mai. — 10 ans.)
- FOURNEAUX.
- 480. MM. Antoine [J.-A.) et Jusseautuc (P.-F.), rue de Charonne, 23; fourneau évapo-rateur principalement appliqué à la fabrication des sons, recoupes et recoupettes avec les résidus de fécule,.et propre à extraire les eaux de tous autres résidus de légumes quelconques. ( 12 mars. — 10 ans.)
- 481. MM. Gauthier frères, à Grenoble (Isère) ; deux fourneaux à deux marmites avec four en fonte, et pouvant être construits de dimensions différentes, dont l’un pour ne brûler que du bois seul, et l’autre pour brûler à volonté de l’anthracite, de la houille et du bois. ( 18 mai.
- — 5 ans.)
- 482. MM. Bois père et fils, à Bcaurepaire (Isère); trois fourneaux économiques. (j5 juin.
- — 5 ans.)
- 483. M. Guignet (J.-J.), à Arles (Bouches-du-Rhône); nouveau genre de fourneau-poêle tout en fonte. (15 juin.— 5 ans.)
- 484. M. Coffneau (F.) , rue des Prêtres-Saint-Paul , 5 ; fourneau propre à cuire le plâtre et la chaux. (29 juin.— 5 ans.)
- 485. M. le comte de Sassenay {H.), rue de la Rochefoucauld, 3 ; nouveau fourneau destiné à chauffer et à recuire les métaux laminés , par immersion, dans le sable chauffé. (4 août.— 5 ans.)
- 486. M. Ringuelet (P.), à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; fourneau ou poêle en fonte de fer. (4 septembre.— 10 ans.)
- 487. M. Laffitte (C.), place Vendôme, 22;
- système nouveau de fourneaux des chaudières à vapeur. (18 septembre___i5 ans.) *
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- ( 241 ) ; <
- - .t 4^8. MM. Coiniry et fils, à Nantes (Loire-In- ! férieure) ; construction d’un fourneau spécialement destiné à la carbonisation des poussières de tourbe, os et autres matières. (18 septembre. — 5 ans.) -
- 489. M. Delrieux père ( J.-B. ), à Lyon (Rhône) ; nouveau fourneau économique. (28 septembre. —5 ans.)
- V 49° •M- Cosserat (F.-N.), h Sedan (Ardennes); I procédé de construction de fourneaux économiques pour le chauffage des chaudières des brasseurs, teinturiers, des machines à vapeur, et, en général,toute espèce de foyers alimentés par le combustible. (29 septembre. — 5 ans.)
- FOURRURES.
- 491. M. Auprêtre rue Saint-Ho-
- noré, 261 ; manchon nouveau qu’il nomme manchon aérien. (22 mai. — 10 ans.) :
- fours. -
- 492. M. Ferrand (P.), à Angers (Maine-et-Loire); four multiple. (i5 janvier. — 10 ans.)
- . 493. M. Mathieu Corj’ot, rue du Bac, 38; four
- de boulangerie à bascule. (3i mars. — 5 ans.)
- 494- M. Boistel (P.), à Toulouse (Haute-Garonne) ; améliorations apportées à un nouveau système de four propre à la cuisson des briques et potei'ies en général. (29 mai. — 15 ans.)
- 4g5. M* Bonnet {A.-L.)} rue du Canal-Saint-Martin , 4 ; construction de fours à briques de forme cylindrique à plan trivière et à bouches d’appel latérales , avec cuirasse en béton réfractaire applicable à tous les fours et foyers. (4 juin.— 10 ans.)
- 496. M. Arribert (P.), à Mo ns (Isère) ; four continu à cuire le pain avec toute espèce de combustible. (22 juin. — i5 ans.)
- 497- M. Devienne {J.-JF.), à Belleyille , près Paris; fours destinés à la cuisson des oignons. (25 juin. — 5 ans.) -
- . 498* M. Deligny (R.-F.), rue Saint-Honoré, 243 ; nouveau four à coke muni d’une machine à vapeur et d’un appareil propre à cuire le plâtre en partie pulvérisé. (12 août. — 5 ans.)
- S; ' 499-M- Renier (/.-P.), à Arras (Pas-de-Ca-; ' lais); four de boulangerie à cuisson continue. (17 août.— 5 ans )
- Quarantième année. Juin 1841.
- ’• FOYERS FCMIVORES.
- 500. M. Descroizilles (P.), rue du Del La-balayette, 3 ; nouveau foyer fumivore pour chaudières et fours de toute espèce, pour cheminées domestiques, poêles, calorifères, fourneaux de cuisine et appareils chauffant et éclairant par un
- seul et même feu. (23 septembre. — 5 ans.)
- . . . ..
- - FUMEE.
- 501. M. Droinet (P.), à Reims (Marne);
- moyen propre à diriger la fumée, à empêcher ses effets incommodes sur les chemins de fer et à en augmenter le tirage à volonté. (i4 mai. — i5 ans.) ‘ , ;
- 502. M. Cheradame (A.-L.), boulevard des
- Italiens, 28 ; appareil destiné à recevoir la fumée et à la transformer en eau. (i4 août. —• 5 ans.) f
- 503. M. Autier-Boche (N.), à Iiirson (Aisne); appareil préservateur de la fumée. (3 août. •— (Sans )
- FUMIGATIONS.
- 5o4- M. Chouippe (A.-L.), rue Sainte-Apolline ,.20 ; procédé de fumigation par la bougie pulmonaire. (21 octobre. — 5 ans.) -
- FUSÉES.
- 505. MM. Andelle et Soûlas, rue Haute-ville , 4 5 nouveau procédé dans la confection et fabrication des fusées servant aux signaux soit à bord du navire , soit ailleurs. ( 25 juin. — 5 ans. ) V
- FUSILS.
- 506. AI. Desnyau {P.-F.), rue Jean-Jacques-Rousseau , 5 ; modifications apportées au fusil Robert. (4 mai. — 5 ans.)
- 507. M. Tessié Dumotay: à Cholet ( Maine-et-Loire) ; nouveau système de fusil à charger par la culasse. (2 juillet, — 5 ans.)
- 008. MM. Bourquaud et compagnie , à Saint-Etienne (Loire) ; système d’engrenage à détente cachée applicable aux pistolets et aux fusils simples et doubles. (29 août. — 5 ans.)
- 5o9. M. Lambert (N.-J.), à Reims (Marne); fusil à percussion propre à tirer plusieurs coups dans un seul canon, (g septembre. — 5 ans.)
- 5i o. M. Guérin (J.-J.), rue des Filles-Saint-
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- Thomas, 3 ; nouvelle batterie de fusil à percussion. ( 12 septembre. — 10 ans.) * M
- 5i i. MM. Tourelle et compagnie , à Saint-Etienne (Loire) ; perfectionnement apporté au fusil se chargeant par la culasse. (j4 septembre. •— 5 ans ) - : -. •. '•• /
- 513. M. Jarre fils (/.), à Montpellier ( fiera ult); nouveau genre de fusil se cKargeant par derrière au moyen de deux cartouches en fer portant les cheminées. (29 septembre.—5 ans.)
- 513. M. Rosse (L.), àSaint-Maurice (Loiret) ; système de fusil se chargeant par la culasse et tirant deux coups de suite dans le même canon. (19 octobre. — 5 ans.)
- 5ï4. MM. Petit Ozone (L.-P.) et Chaloupin (F.-G), rue du Temple , 63 ; noix de sûreté destinée à empêcher le chien des fusils de s’abattre sans la volonté du chasseur. (19 octobre.
- — 5 ans.)
- gants. ' ’ ' *
- 5j5. M. Allemand {A.), rue des Marais-Saint-Martin, 47 ; procédé de fabrication des gants dit coupe-gants. (22 mai. — 5 ans.)
- • 516. Madame Mayer, passage Choiseul, 32 ; nouvelle façon de gants demi-longs. (22 mai.
- — 10 ans.) : .
- 517. MM. Jean Ducruy et fils, à Grenoble (Isère); machine à couper les gants. ( 18 juin.
- — 10 ans.) •
- 518. M. Filhon (L.-A.), rue Sainte-Anne, 24 ; emporte-pièce mobile propre à la coupe régulière des gants. (27 août. — 5 ans.)
- 5x9. M. O ulrequin (/’.), rue Marie Stuart, 3 ; nouvelle coupe de gants. (18 septembre. — 5 ans.) '
- 520. M. Caldesaigues (L.), rue de Cléry, 3x ;
- nouvelle coupe et nouveau montage des gants. (29 septembre. — 10 ans.) 4 . »,
- 521. M. Keene (C.), à Londres, rue des ï’ossés-Montmartre, 4; nouveaux procédés de fabrication des gants. (6 novembre. — 5 ans.) *
- GARANCE.
- 522. M. Bastel (J.-A.), b Orange (Vaucluse) ; fabrication d’un extrait de garance appelé ga-rancine Bastel. (3 x août. — 10 ans.)
- . 523. MM. Biron {J.-Bf Allaud (A.) et Per-
- rin (F.), à Avignon (Vaucluse) ; extraction de la matière colorante de la garance qu’ils nomment indigo de garance, (7 octobre. — i5 ans.)
- U « ; GARDE-ROBES. ç '' v> ” ‘ '
- 524. M. Boutet (.A.-D.), aux Batignolles, près Paris; garde-robes inodores. (28 janvier. — i5 ans.) ' ',
- 5a5. M. Feuillatre (E.-J.), rue Croix-des-Petits-Champs , 49 ; robinet de sûreté ayant pour effet d’éviter toute fuite d’eau et principalement applicable aux garde-robes. (4 mai. —
- 1 o ans.) ...... : •
- 526. M. Renaudot (J'.-J.), rue de Grenelle -Saint-Germain, 24 ; appareil dit siège de compression hydraulique pour garde-robes et perfectionnements des garde-robes. (29 juin.— 10 ans )
- 527. M. Pion (J.-C.), rue de l’Échiquier, 26 ; nouvel appareil de siège inodore avec arrivée d’eau. (23 juillet. — 5 ans.)
- 528. M. Dedreux , rue Taitbout, 9 ; sièges et garde-robes à abattoirs avec lunettes et cuvettes à caniveau. (17 août. — 5 ans.)
- 529. M. Guinier {Th.), rue Bleue, 18; garde-robes hydrauliques inodores. (27 août. — 5 ans. )
- 530. M. Martinet (/?.), rue Jacob, 4 ; garde-
- robes à doubles valves et rafraîehissoir mû par une pompe foulante, et à siège mouvant. (27 août. — 5 ans.) • - '
- 531. M. SzymansH (L.-J.), grande rue Verte, 19 ; moyen propre à simplifier et rendre inodores les appareils des lieux d’aisances et des garde-robes immobiles et portatifs, (g octobre. — 10 ans.)
- 532. M. Durand fils aîné , rue Saint-Nicolas-d’Antin, 29; garde-robe hydraulique fonctionnant par un mouvement horizontal tournant des deux côtés, (rg octobre. — 5 ans.)
- 533. M. Place {J.-B.), rue du Temple, 76;
- robinet inodore à grille et à clapet. (19 octobre. — 5 ans. . ^ • .
- ' GAUFRAGE., • • * -r 1
- 534. MM. Sanichon (J.) et Fënet {L.-J.}, vieille rue du Temple, 44; composition d un cylindredit contre-partie des machines a gaufrer le papier, cuir, linge, etc. (8 juin. —5 ans.)
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- , T V-yilr>'GAjr d’ÉCI.AIRAGE.
- 535. M. Manby (J.), de Londres, rue de Rivoli, lo bis; nouveau moyen pour fabriquer le gaz propre à l’éclairage. (27 avril.— 10 ans.)*
- 536. M. Gourlier {A.-J.), à Beïleville, près
- Paris ; instrument destiné à mesurer la quantité de gaz brûlé chez les consommateurs. (27 avril. — 10 ans.) • :-y "
- 537. MM. R e in h old-Rulbach et Fichet (C.), rue du Fauhourg-Saint-Honoré, 14 ; petit ap-pareil qu’ils nomment epislomium rcetor, propre à régler et modérer la flamme du gaz, à apporter une grande économie dans la consommation et à éviter la fumée et la mauvaise odeur occasionnée par l’incomplète combustion de l’hydrogène protocarboné lorsque le courant est poussé avec trop de rapidité. (27 avril. — 15 ans.)
- 538- M. Moulin (J.-P.), à Grenoble (Isère) ; deux robinets divisionnaires pour la distribution des gaz et des liquides. (4 mai. — 10 ans.)
- 53q. M. Poussier (C.-P.), rue de la Calandre, 28; appareil propre à prévenir en tout temps et dans toute localité les explosions occasionnées par le gaz hydrogène carboné. (7 mai. —' ô>ans-)'. ( • •
- 5qo. M. Taillehert (/?.),- à Beïleville, près Paris ; appareil continu propre à la décomposition des houilles en gaz-light. (i4 mai. — ïo ans.)
- 54i- M. Séguin (J.), rue Vanneau, 1 ï; appareil destiné à régulariser la marche du gaz comprimé. (18 mai. -— 10 ans.) - “
- 542. M. Pauwells (A.), faubourg Poissonnière, 100; théorie, disposition et combinaison du matériel d’une usine pour la fabrication du gaz propre à l’éclairage et pour la conversion des produits bitumineux en gaz. (22 mai. — 1 o ans.)
- 543- M. Rurghart (F. '), de Londres, rue Fa-vart, 8 ; perfectionnements apportés aux appareils producteurs du gaz d’éclairage et aux becs ou brûleurs destinés à la combustion. (22 juin.— 10 ans.)*
- 544- 31. Houzeau-Midron (N.}, à Reims (Marne) ; nouveau mode de production du gaz d’éclairage. (6 juillet. — 10 ans.^
- 545. M. Mallet (A.); à Saint-Quentin (Aisne'' ; nouveau procédé d’épuration du gaz de la houille. (i4août. — io ans.) *
- 546. MM. Cote (F.) et Garella (H.), à Lyon ; nouveaux procédés propres à conduire et distribuer le gaz. (25 août. — 5 ans.)
- Ô47. M. Maeldy (/?..), à Rouen (Seine-Inférieure); nouveau procédé propre à donner plus de clarté à la lumière du gaz. ( 12 septembre. — 5 ans.) "ri ' = AA . y.,
- -
- 548. M. Canning (A.), rue Saint-Lazare , 24 ; nouveaux procédés propres à fabriquer et purifier le gaz d’éclairage, à recueillir l’ammoniaque qui en résulte et appliquer, dans cette fabrication , un nouveau système de chauffage qui présente une grande économie de combustible. (23 septembre. — 5 ans.) *
- 549. MM. Féry (A.-C.) et de Beaurepaire (.D.-L.), rue du Faubourg-Saint-Martin , 71 ; appareil et procédé propre à la purification complète du gaz produit de la bouille servant à l’éclairage. (23 septembre. — i5 ans.)*
- 550. M. Pools {M.), de Londres, rue Favart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication du gaz propre à l’éclairage. (23 septembre.—10 ans.) *
- 551. MM. Blanchard (J.-A.) et Poret (N.-C.), rue Neuve-Saint-Martin, i4 ; mécanisme qu’ils nomment valve desûreté, applicable aux appareils à gaz et propre à préserver les habitations des émanations et des explosions 1-i gaz. (7 octobre. — 10 ans.)
- * 552. M. Blondeau de Carolles(C.), me Va vin,
- 13 ; nouveau système de production du gaz d’éclairage. (7 octobre. 10 ans.)
- GAZOMÈTRES.
- 553. M. Rohart (F.'), à Reims (Marne); gazomètres complètement inexplosibles. ( 13 juillet. — 5 ans.)
- GÉLATINE.
- ' - ' % ' :
- 554. M. Briers-Senior (A.-J.), à Âuteuil, près Paris ; procédés perfectionnés dans la préparation des peaux animales ou des rognures de ces peaux pour la*confection de la gélatine incolore et des autres colles du commerce. (i5 janvier. — 5* ans.) .
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- GLAN0IR. , t **
- 555. M. Potonne (C.), à Sèvres, près Paris; glanoir cylindrique. (19 octobre. — 5 ans.)
- GLOBES.
- 556. M. Engelhardt (P.), à Strasbourg (Bas-Rhin) ; fabrication, polissage et colorisation des globes de 2 centimètres à 6 centimètres de diamètre , en marbre et généralement en tous calcaires compactes. (11 mai. — 5 ans.)
- GOUDRON.
- 557. MM. Tachouzin{J.-E.) etSensamat(J.), à Mont-de-Marsan (Landes); nouvel appareil fixe ou ambulant destiné à la fabrication du goudron et à la distillation des résidus des produits résineux. (8 octobre. — 5 ans.)
- GRAINES OLÉAGINEUSES.
- 558. MM. d’An glas (E.-L.) etBienbar (L.) ; machine propre à froisser et triturer les graines oléagineuses. (29 septembre.—5 ans.)
- GRAINS.
- : 55q. MM. Lasseron (C.) et Rollet (A.), à Niort (Deux-Sèvres) ; appareil propre à laver toute espèce de grains. (14 niai. — 10 ans.)
- 560. MM. Delignac (A.) et Signoret (J.), à Bégadan ( Gironde) ; nouvelle machine à dépiquer les grains sans la paille. (9 octobre. — 5 ans.) «
- GRAISSE.
- 561. M. François (L.-F.), rue Montmartre, 34 ; nouvel appareil destiné à la composition d’une graisse verte propre aux voitures et à toute espèce de mécanique. (4 août. —5 ans.)
- 56a. M. Barrera (J.-J.), boulevard Saint-Denis , 24 ; procédé propre à préparer diverses compositions destinées à remplacer les huiles et les graisses employées au graissage des mécaniques et dans le travail du fer. ( 11 mai. — 10 ans.)
- 563. M. Busnel (A.), rue du Petit-Thouars, 20 ; graisse propre au graissage des voitures , machines , chemins de fer, etc. (8 juin. — 5 ans.)
- 664. MM. Miilington (P.) et Sanderson, à Rouen; composition propre à graisser les machines qu’ils nomment graisse économique des mécaniciens. (7 octobre. — 5 ans.)
- 565. M. Daumas (T’.), quai Napoléon ,11; graisse dite sapoide, propre à remplacer avec avantage tous les corps gras employés au graissage des essieux de voitures, engrenages de mécanique et toute rotation en fer et en bois. (3i décembre. — 5 ans.)
- GRAVURE.
- 566. M. Bonnot (L.-M.), rue Saint-Denis, 227 ; moyen qui remplace et évite la gravure. (5 février. — 5 ans.) «
- 567. M. Pourchet (N.-M.), rue Poliveau, 7 ; nouveau système de production de gravure et disposition des planches permettant d’obtenir une impression en relief continue. (25 août. — 10 ans.)
- 568. M. Boquillon ( L.-M.), rue Saint-Martin, 208; nouvelles dispositions propres à la production en un métal quelconque et principalement en cuivre soit par des procédés de fonte ou de clichage , soit par des procédés électro-chimiques de toute espèce de formes, procédés et dispositions applicables à diverses industries, notamment à la gravure en taille-douce ou en relief, à la typographie et à la sculpture. (29 septembre.— i5ans.)
- 56g. M. Becker (F.-P.), de Londres, rue Favart, 8 ; perfectionnements apportés à une machine à graver. (9 octobre. — io ans.) *
- GRILLES. '
- 570. M. Jomeau (L.), rue Cloche-Perche, 12; nouveau système de fermeture en fer à charnières et à ressort, à l’usage des ponts, couvertures et terrasses de grande étendue. (2g septembre. — 5 ans.)
- GRUES.
- 571. M. Plessix,k Bonnétable (Eure); leviers mobiles pouvant remplacer la grue et la chèvre dont on se sert dans les travaux. (18 . mai. — 10 ans.)
- HABITS.
- 572. M. Renaud (P.), à Tonnerre (Yonne) ; fer à rainer d’un seul coup, la totalité soit d’un collet, soit d’un parement, soit d’un revers. (4 septembre. — 5 ans.)
- 573. MM. Diericks {J.-J.) et Bannelly (P.), de Bruxelles ; boulevard Montmartre, 13 ; appa-
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- reil propre à prendre la mesure et à couper les habits, qu’ils nomment appareil juste à tous les corps. (7 octobre. — 5ans.)*
- HAUTS FOURNEAUX. #
- 574. M. Durot (H.-F.), à Bussy, près Joinville (Haute-Marne); creuset-puisard destiné à extraire la fonte des hauts fourneaux à marchandises, sans interrompre leur roulement. (31 août. —5 ans.)
- 570. MM. Duquesne (A.) et Cojfyn (ZL.), à Valenciennes (Nord) ; moyens et procédés propres à obtenir une température égale ou supérieure à celle obtenue jusqu’ici dans les hauts fourneaux. (8 octobre.— i5ans.)
- 576. M. de Précorbin (J.-B.), me de Casti-glione, 12 ; nouveau moyen propre à économiser le combustible dans les hauts fourneaux et autres fourneaux. (21 novembre. — i5 ans.)
- ... HAYRE-3AC.
- 577. M. Randall(TFr.), rue Favart, 8; havre-sac perfectionné. (29 avril. — 10 ans.) *
- HORLOGERIE.
- 578. M. Hanriot(Cl.-F.), à Dijon (Côte-d’Or); horloge à quart d’un nouveau mécanisme. (18 mai. — 10 ans.)
- 579. M. Robert-Houdin (/.-£.), rue de Vendôme , 11 ; nouveau mécanisme appliqué à l'horlogerie ayant pour but de faire remettre d’accord la sonnerie et les aiguilles d’une pendule dans le cas où elle viendrait à décompter. (22 mai. —- 5 ans.)
- 580. M. Palognes (C.-F.), rue du Grand-Chantier, 18; procédé nouveau ajouté aux moyens mécaniques sous la dénomination de mélochrone (6 juillet. —5 ans.)
- 581. M. Merle {P.), rue Bleue, 18; perfectionnements apportés dans les mouvements d’horlogerie. (14 août. — Sans.)
- 58?.. M. Brocot {L.-G.), rue d’Orléans, i5, au Marais ; nouvelles dispositions mécaniques applicables à l’horlogerie. (9 octobre. — 5 ans.)
- 583. M. Robert (//.), rue du Coq-Saint-IIo-noré,.8; nouvelle machine qu’il nomme chronomètre adjudicateur, destiné à remplacer les bougies dans les ventes judiciaires , adjudications, etc. (18 septembre. — 5 ans.)
- 584- M. Girod {A.), à Morez (Jura) ; nouveau système de sonnerie applicable aux horloges et pendules dites de Morez. (3i août. — 5 ans.)
- ' HOUILLE.
- 585. M. Guyot-Duclos (T'.), rue Louis-le-Grand, 3 ; distillation des houilles par le principe continu , la conversion de ces charbons en coke et soudés à l’état de bûches en forme régulière. • (5 février. — i5ans.)
- 586. M. Martin rue des Marais-Saint-
- Martin, 28; nouveau système d’emploi delà houille au chauffage des fourneaux des machines à vapeur et autres. ( 4 septembre. — 5 ans.) ' •
- HUILE. ' '
- 587. M. Legrand {L.), quai Jenunapes, 204 ; procédés propres à décolorer l’huile de lin. (29 août.—Sans.)
- 588. M. Julienne {A.) et Dumesnil (IV.
- à Rouen (Seine-Inférieure); appareil propre à la filtration des huiles et autres liquides. (29 septembre.— io ans.) :
- 589. M. Bourgais (L.-A.), au Havre (Seine-Inférieure); nouveaux procédés pour l’épuration des huiles de baleine, de morue, afin de les rendre propres à divers usages, tels que l’éclairage, le graissage des machines, etc. (8 octobre.
- — 5 ans.) * *
- 590. M. Hardemponl (A.-L.), à Saint-Quentin (Aisne) ; procédé relatif à la filtration et à la décoloration des huiles grasses. (21 novembre.
- — 10 ans.) ?
- IMAGES.
- 591. MM. Decker frères, à Montbéliard
- (Doubs); nouveau procédé de fabrication des images coloriées. (9 juillet.— 10 ans.) ^
- IMPRESSION SUR ETOFFES, PAPIER, ETC.
- 592. M. Morgan (C.), de Londres, rue Favart, 8; perfectionnements ajoutés à l’impression des toiles à l’aide de cylindres gravés. (27 avril.— 10 ans.) *
- 5g3. M. Poole (M.), de Londres, rue Favart, 8 ; perfectionnements apportés dans l’impression des tissus de toute espèce à l’aide de la planche. (27 avril.— 10 ans.)*
- 594. M. Trotry Laloughe (L.-J.)} rue Mi-
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- chel-le-Comle, il\ ; procédé d’impression sur étoffes de laine et autres, et donnant le fond et les dessins de diverses couleurs d’un seul coup de planche, (g juillet.— 5 ans.)
- 5g5. MM. Privé {J.-B.) et Duboc {J.-P.), à Déville (Seine-Inférieure) ; manière d’imprimer sur étoffes autant de couleurs que l’on voudra au moyen de la perrotine , du rouleau, de la ploinbine et de l’hémeline. (28 juillet.— 5 ans.)
- 5g6. M. Durand (C.-F.), à Puteaux, près Paris ; métier à imprimer les étoffes à quatre couleurs. (4 août.— 5 ans.)
- 597, M. Fagot aîné, à Déville-lès-Rouen (Seine-Inférieure) ; métier à rouler les pièces d’indienne pour rentrures, une planche élastique à plusieurs contours et divers perfectionnements «à la perrotine. (12 août.— 5 ans.)
- _ 098. MM. D uclos et Peyle, à Lyon; application de l’impression sur chaîne aux velours façonnés. (25 août.— 5 ans.) .
- 599. MM. Duboscfrères, à Rouen; machine,
- dite chariot à leviers, propre à tous genres d’impression sur laine, soie et coton. (27 août. — 5 ans.) -
- 600. MM. Lemercier (R.-J.) et Thierry {F.), rue Mazarine, 64; nouveau mode d’impression des tissus ou des papiers peints, veloutés, dorés, etc. (29 août.—5 ans.)
- 601. MM. H'uguenin et Ducommun, à Mul-
- hausen (Haut-Rhin) ; machine à imprimer à une ou plusieurs couleurs sur les étoffes, le papier, et sur toute la largeur de la pièce à ia fois, au moyen de cylindres ou de portions de cylindres gravés en creux ou en relief. (12 septembre.— 10 ans.) _ -
- 602. MM. Bataille (P.-A.) et Dérugue (L.j, à Rouen (Seine-Inférieure); petite machine propre à imprimer les boi’dures des cravates et foulards. (12 septembre. —5 ans.) *
- 603. Les memes ; machine destinée à impri-
- mer en même temps les fonds, et les bordures des eravates et foulards. (23 septembre. — 5 ans.) * :\ . ** .•
- 604. M., Beard (B.},' de Londres, rue Fa-vart, 8 ; nouveau procédé propre à imprimer sur toutes sortes d’étoffes, papiers, etc., un nom-
- bre indéterminé de couleurs, soit avec la machine à rouleaux cylindriques, soit à la planche; (23 septembre.—10 ans.)* - • - ,
- 605. M. Brocchi ( j rue du Four-Saint-Honoré, 9 ; machine à impression simultanée de plusieurs couleurs pour papier de tenture et nouveau cylindre imprimeur pour papiers et étoffes. (23 septembre. — 10 ans.)
- 606. M. Beckwith Towse, de Londres, rue
- Favart, 8 ; perfectionnements relatifs au
- transport de dessins, gravures et ornements sur porcelaine, poterie, et autres substances et impression sur papier, cuir, calicots et étoffes de soie et de laine. (23 septembre. — 10 ans.) *
- 607. M. Perrot (L.-J.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; machines propres à la gravure des rouleaux à imprimer et à l’impression des tissus, papiers, etc. (23 septembre. — i5ans.)
- 608. M. Binyan {A.), rue de Choiseul, 2 ter;
- système- perfectionné d’impressions de tissus à la planche plate. . ( 19 octobi’e. — 10 ans.) * . . .
- . 609. MM. Escande-Sibas et Renaut (/.), à
- Saint -Mandé , près Paris ; appareil propre à imprimer les métaux en poudre sur papier ou toile. (22 octobre. — 5 ans.)
- INCENDIE.
- 610. M. Messire {J.-B.), à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire); nouveau système de pompe à incendie et d’échelle de sauvetage. (12 mars.
- — 10 ans.) • ’ - '4:
- 611. M. Rabot (J.-F.), rue Phélippeaux, i5;
- chars de sauvetage destinés à secourir les personnes dans les incendies. ( i3 juillet. — 5 ans.) ^
- . INDIGO.
- 612. M. Gagnage (C.-M.), rue Barouillère-Saint-Germain, 7 ; procédé propre à la fabrication de l’indigo du polygonum tinclorium. (15 juin.
- — 5 ans.) *
- 613. M. Martin (J.-F.), rue de Riche-
- lieu, 5o ; nouveau système de fabrication propre à raffiner les indigos de toute provenance. (27 août. —10 ans.) . '
- 614* M. Siveisgiilh-Coudray (C.-P.) ,. à Mulhouse (Haut-Rhin) ; nouveau procédé de
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- fabrication de l’indigo indigène. (19 octobre. r*^? |5ans.),ç - •
- . JEOX- ' V
- 615. M. Douce (£>.), rue du Four-Saint-Honoré, 3i ; jeu nouveau qu’il nomme jeu de ta bataille. (19 octobre. — 5 ans.) .
- LACETS.
- 6t6. M .Draper {TV.) de Boston, rue Choi-seuî, 2 ter; machine à fabriquer les lacets. (16 juillet.— 1 o ans.) *
- LAINE., % ' ;
- 617. MM. Lucas frères, à Reims (Marne); machine dite bobinoir chauffeur, propre au filage de la laine peignée. (7 février. — 10 ans.)
- 618. M. Romàgny jeune (J0.), à Reims
- (Marne); système de préparation, de peignage et de mise en rubans, applicable à la laine et à toutes matières filamenteuses. (16'mai. — i5 ans.) - *- -r- ' - i-•
- 619. M. Armengaud {J.-P.), à Saint-Pons (Hérault) ; machines; à laver les laines et autres matières filamenteuses. (a3 juillet. — 10 ans.)
- 620. M. Cockerill {J.), à Saint-Denis, près Paris ; nouveau système à la mécanique pour laine et thibet. (3i juillet. — i5 ans.) *
- 621. MM. Pruneaux et Demor/nant, place des Victoires ; machines à peigner la laine et autres matières filamenteuses. (i4 août. — 5 ans.)
- 622. M. de Villeneuve ( H.-M. ), rue Bleue, 26; emploi d’une substance filamenteuse exotique propre à remplacer la laine animale dans tous ses usages. (27 août. — 10 ans.)
- 623. MM. Chavepeyre (E.) et Pichon («/.), rue de Paradis-Poissonnière, 28 ; procédé de chauffage par la vapeur des peignes à laine à mains d’homme. ( 14 septembre. 15 ans.)
- 624. M. Griolet (/?.-£.), rue Albouy, 11; nouvelles dispositions mécaniques applicables au peignage de la laine et autres matières filamenteuses. (28 septembre. — 5 ans.)
- 625. Madame, veuve Collier, rue Richer, 24 ; perfectionnements aux machines à peigner la laine. (3o septembre. — i5ans.)
- 626. MM. Mellet frères et Faulqué, à Lodève (Hérault); nouvelle machine à laver la laine. (7 octobre. —(10 ans.)
- 627. MM. de Mont fleur y {A.f à Elbeuf (Seine-Inférieure); perfectionnements dans les machines, appareils et procédés pi'opres à mieux carder la laine et à la mieux préparer pour la filature. (6 novembre, — 10 ans.)
- r ; . ,n LAMINOIRS. ' ; -
- 628. M. Lecoffre (S.-N.), à Barentin (Seine-Inférieure); machine qu’il nomme laminoir réu-nisseur symétrique. (15 janvier.— 10 ans.) »
- ; LAMPES. ; , ? ’
- 629. M. Marie {G.-A.), rue Sainte-Apol-
- line, 3i; lampe mécanique dite lampe-Marie. (21 avril. — 10 ans.) . " , ,
- 630. MM. Bapterosse et Feldtrappe, rue du
- Faubourg-St-Denis, » 5s ; taille-mèche de lampes. (21 avril. — 10 ans.) , ^ !>.».
- 631. M. Ratel fils {J.-C.), rue Sainte-Apolline, 29; lampe mécanique. (4 mai. — ï o ans.)
- 632. M. Dubain (J.-J.), rue du Mail, 13 ; lampe dite lampe hydraulique perfectionnée.
- ( >4 mai.—-5 ans.) n-h
- 633. M. Clochet (A.-L.), rue Dauphine, 12 ;
- fabrication de nouvelles lampes dites lampes à spirale. {4 juin. —5 ans.) ;
- 634. M. Holtorp (E.-A.), rue Ghoiseuï, 2 ter; perfectionnements apportés aux becs de lampes, applicables à toutes les lampes, quel qu’en soit le système. (j8 juin. — 5 ans.) *
- 635. M. Braithwaite (F.), de Londres , place Dauphine, 12; lampe à chandelle perfectionnée. (2.5 juin. — 5 ans.) *
- 636. Madame Mevckel, rue Bleue, 18 ; nou-
- veau bec de lampe dit bec photophore. ( 13 juillet. — 10 ans.) ;
- 637. M. Smith (H.), de Birmingham, rue
- Ghoiseuï, 2 ter-, perfectionnements apportés aux becs de lampe et aux becs à gaz. (16 juillet. — i5 ans.) * . :
- 638. M. Thilorier {A.--7.),.place:'Vendôme, 21; nouvelle lampe à trois capacités et sans bouchons ni soupapes, dite lampe oléostatique. (27 août. — 5 ans.) -
- 63g. M. Faure (J.), à Nancy (Meurthe) ; lampe mécanique dite à rotation et à dégorgement continu. (29 août. — 5 ans.)
- 64o. MM. Laurent frères, à Toulouse (Haute-
- %
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- Garonne) ; nouveau système de bougies ou becs de lampe à pompe, appliqués à tous modèles, grandeur de pied et réservoir. (3i août. —
- 5 ans.) . •
- 641. MM. Recordon (L.-P.)et Thomas Bril-let, rue Frépillon, 8; lampe mécanique dite lampe Carcel. (18 septembre. — 5 ans )
- 642. M. Fontanie (A.-C.), rue Meslay, 62; nouvel instrument qu’il nomme ellychnotile, destiné à placer les mèches de lampes sur leur bec ou tube à courant d’air intérieur. (29 septembre. — 5 ans.)
- 643. M. Poisot (L.-A.), à Dijon (Côte-d’Or); nouveau système de faire monter les mèches de lampe, appelé becs de lampe à robinet. (7 octobre. — 5 ans.)
- 644. MM. Cramer {J.-M.) et Roze (J.-N.), rue Chapon, i5; lampe à pression croissante. (22 octobre. — 5 ans.)
- 645. MM. Benkler (F.) et Ruhl (</.), de Wi$-baden ( grand-duché de Nassau), rue d’Anjou, 9, au Marais ; nouveau système de lampes pouvant brûler toute espèce d’huiles sans odeur ni fumée, avec augmentation de flamme et de lumière. (8 décembre. — 10 ans.) * '
- LATRINES.
- 646. M. Riboud (J.-F.), à Lyon (Rhône) ;
- nouveau procédé propre à empêcher les mauvaises odeurs de s’échapper des latrines. (27 août. — 5 ans.) * ' •
- 647- M. Roehn (F.-L.), rue de la Victoire, 44 ’> appareil qu’il nomme séparateur, destiné à séparer les matières liquides et solides lors de la chute dans les fosses. (7 octobre. — 5 ans.) s»
- I.AIETIER.
- - 648. MM. Stevenel (H.) et de Lavalette (L), à Châlons (Marne) ; procédé mécanique propre à la confection des caisses à vin de Champagne. (6 juillet.—5 ans.) *
- « LETTRES. . '
- 649. M. Lecour (£.), boulevard Montmar-
- tre, t ; composition avec le sulfate minéral (plâ- -tre) de lettres en relief à biseau ou épaisseurs réelles de tous les modèles. (.14 mai. — 5 ans.)
- \ ' LITHOGRAPHIE. '
- 65o. M. Brisset (P.-D.), rue des Martyrs, 12, machine propre au repérage de l’imprimerie lithographique en plusieurs couleurs. (29 mai.—
- 5 ans.) ;.*... *
- 65-i. Le meme; rouleau propre à l’encrage de l’impression lithographique. (4 août. —
- 5 ans.)
- •? _ - i;? • - ; * . .
- LITS. ‘
- 652. M. Longchamp (E.-J.), à Bicêtre, près Paris; modèle de couchage hygiénique. (ier juin. — 1 o ans.)
- 653. M. Poolè (M.), de Londres, rue Fa-vart, 8 ; confection d’objets de couchage, literie et d’ameublements élastiques. (3i décembre.—
- 1 10 ans.)* ,, .
- LOCOMOTEURS.
- 654. M. Few (R.), de Londres, rue Fa-
- vart, 8; perfectionnements apportés dans la construction et l’établissement des locomoteurs sur les chemins de fer. ( 28 janvier.. — 15 ans.) * '
- 655. M. Clark (J.), rue Choiseul , 2 ter; nouvelle disposition ou combinaison de mécanismes s’appliquant aux voitures-locomotives, et déterminant la progression desdites voitures et utilisant le poids dont elles sont chargées , comme puissance motrice, et au moyen d’appareils propellateurs d’un nouveau genre (28 janvier. — 15 ans.) *
- 656. M. Marcescheau (A.-J.)’, me Saint-Honoré, 371 ; nouvelle locomotive. ( 22 mai. —
- 15 ans.) t
- 657. MM. Driolet de Cressoir (H.-G.) et le marquis de Lagrange, à Belleville, près Paris ; nouveau système de roues pour locomotives et waggons, disposées d’une nouvelle manière. (4 juin. — 5 ans.)
- %
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- €
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- 658. M. Mathey (7.-7.), à Baume-les-Dames (Doubs) ; locomoteur porteur à vapeur, sans rails. (22 juin. — 5 ans.) 7
- 65g. MM. Mereclith (7.), TVinchesler (7.) et Harris (T.-H.), de Londres, rue Bleue, 18 : perfectionnements apportés dans les machines locomotives. (16 juillet. — 10 ans.)*
- 660. M. Collas (A.), vue Notre-Dame-des-Champs, 25 bis; nouvelles dispositions mécaniques applicables aux véhicules de toute espèce, soit sur routes ordinaires, soit sur les chemins de fer. (12 août. — 5 ans.)
- 661. M. Henry (L.-A.), aux Batignolies, près Paris; procédé propre à empêcher les fuites d’eau par les tubes et viroles des machines locomotives du côté de la boîte à feu, au moyen de stuffmgbox, qui, même en cas de fuites légères, vaporisent l’eau et obligent .la vapeur à prendre son cours par les tubes pour s’échapper par la cheminée. (27 août. — 5 ans.)
- 662. M. Maublanc (G.), rue de la Jus-sienne, g ; nouvelle voiture-locomotive propre aux routes ordinaires et aux chemins de fer. (22 octobre. — 5 ans.)
- 663. MM. Barrié (7.-5.) et Legros (L.-A.), à Dijon (Côte-d’Or); essieu avec jambe de force et régulateur à adapter aux locomotives et waggons pour la marche sur les voies de fer ascendantes, (22 octobre. — 5 ans.)
- LORGNETTES.
- 664. M. Filakoenig (A.), rue des Gravil-liers, 7 ; nouvelle espèce de lorgnettes jumelles à plusieurs tirages. (i4 mai. —- 5 ans.)
- 665. M. Fournier (J.-B.-N.), rue du Ponceau, 2.5 ; perfectionnements apportés aux lorgnettes à double branche. (7 octobre. —5 ans.)
- LORGNON.
- 666. MM. Girou (J.) et Mitaine (7.-5.), rue du Ponceau, !\i » lorgnon dit lorgnon rapproche, principalement utile aux myopes et non moins indispensable aux presbytes. ( 7 février. —
- 5 ans.)
- LUNETTES.
- 667. M. Tardif (A.)j rue Bleue, 18; perfectionnements dans la fabrication des lunettes. (18 juin. — i5ans.)
- Quarantième année. Juillet 1841.
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 668. M. Stirrat (7.), de Paisley (Écosse), place Dauphine, 12 ; machines hydrauliques et à vapeur rotative perfectionnées (29 avril. — i5ans.) *
- 66g. M. François (L.-E.), à Mézières (Ardennes) ; procédé dit oscillateur hydraulique, destinéaumouvementdesmachines,usines, etc. (4 juin. — 10 ans.)
- 670. MM. Daujas (C.) et Carteron (J.-B.), à Mâcon (Saône-et-Loire) ; machine hydraulique qu’ils nomment promoteur hydraulique. (4 juin. — i5ans.)
- 671. M. Caucanas (J.-L.), rue de Paradis-Poissonnière, 16; machine hydraulique propre à élever l’eau à toutes les hauteurs et à la prendre à toutes les profondeurs. (18 juin. — i5 ans.)
- 672. M. Avcrly (F.), à Lyon (Rhône); perfectionnements apportés à la machine hydraulique à chapelet incliné. (3i juillet. — 5 ans.)
- 673. M. Robert (J.-A.), rue du Faubourg-Poissonnière, 3 ; nouveaux appareils hydrosta -tiques propresà élever les liquides et à en opérer la distribution à toutes les hauteurs. (8 août. — 5 ans.)
- 674* MM. Ré^illon ( Th.), à Mâcon, et Per-non (7.), à Saint-Clément (Saône-et-Loire); machine hydraulique dite irrigaleur portatif, propre à élever l’eau à une hauteur moyenne. (12 août. — 10 ans.)
- 676. M. Jourdan (A.), rue du Marché-Saint-Jean, 5 ; procédé propre à élever par elle-même l’eau d’une rivière, quel que soit son courant. (17 août. — 5 ans.)
- 676. M. Calvert (A.-C.), rue Ménihnon-tant ,^3 ; bande de laine ou de crin dite hydraulique ou élévateur d’eau. (4 septembre. — 10 ans.)*
- 677. M. Leclerc (L.-P.), à Dourdan (Seine-* et-Oise) ; machine propre à l’élévation de l’eau au-dessus de son niveau. (12 septembre. —-10 ans.)
- 678. MM. Andraud (A.) et Tessié du Mo-tay (C.), rue Chabrol, 35; nouvelle machine lydraulique dite roue fluviale, destinée à utiliser
- 32
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- ( 250 ;
- la force des eaux courantes sans le secours des chutes. (29 septembre. — i5 ans.)
- 679^ MM. Frappa {A.) et Sicconi (F.-A.), rue Choiseul, 2 ter; machine propre à élever les eaux qu’il nomment oscillateur hydraulique. (3o septembre. —10 ans.)
- 680. M. Talbot (S.), à Louviers (Eure) ; machine économique hydraulique de Stappers. (7 octobre. — i5ans.)*
- 68r. M. George {L.), à Uzès (Gard); roue hydraulique à rotation perpétuelle dite roue romaine. (19 octobre. — 5 ans.)
- 682. M. Rossignon (F.-E.), à Thonnelle (Meuse); nouvelle machine hydraulique. (3o novembre. — 10 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 683. M. Chainay (J.), de Maestricht, rue
- Michel-le-Comte, 23 ; machine à vapeur d’épuisement et de dessèchement à double cylindre , à mouvement x’ectiligne alternatif sans intermittence d’écoulement, avec chaudières inexplosibles économiques. ( 29 février. — ïoans.)* *
- 684. M. Maudslay {Th.), rue de Choiseul, 2 ter ; perfectionnements dans la construction des machines à vapeur propres à la navigation, lesquels perfectionnements sont spécialement applicables aux machines de la plus grande force. (4 avril. — i5 ans.) *
- 685. M. Turner {TF), rue Favart, 8 ; machine à vapeur â cylindre dite jumelle. (27 avril. — 10 ans.) *
- 686. M. Brunier (L.), rue de Savoie, 12; nouvelle machine à vapeur rotative. (7 mai. — i5 ans.)
- 687. M. Mallette, à Arras (Pas-de-Calais); nouveau système de machines mues par la vapeur et à bras d’hommes, principalement applicables aux creusement et élargissage des canaux, draguer les rivières , extraire la tourbe , dessécher des marais. (ix mai. — 10 ans.)
- 688. M. Truffaut {L.), i*ue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés aux machines mues par la vapeur, l’eau et autres fluides. (22 mai. — 10 ans.)*
- 68g. M. Martin {N.), rue Breda, 24; per-
- fectionnements et applications apportés à la machine rotative de M. Galy-Cazalat. (29 mai.
- — 5 ans.)
- 690. M. Vergniais (J.-L.), à Lyon (Rhône) ; nouvelle machine à vapeur à rotation. (ier juin.
- — i5 ans.)
- 691. MM. Kirck {D.) et Wright {TF.), à Caen ( Calvados ) ; machine rotative mise en action par la vapeur ou d’autres gaz élastiques. (i5juin.— i5ans.)
- 692. M. Bouchet aîné {J.), à Nîmes (Gard) ; deux appareils servant à améliorer et perfectionner les machines à vapeur. ( r8 juin. — 5 ans.)
- 6g3. M. Seaward {S.), de Londres, place Dauphine, 12; perfectionnements apportés aux machines à vapeur. (8 août. — 10 ans.) *
- 6g4- M. Muschamp-Soiverby (J.), de Whitby, en Angleterre, place Dauphine , 12; perfectionnements apportés dans les garnitures des machines à vapeur. (i4 août. — i5 ans.) *
- 695. M. Laurens (C.-A.), rue de l’Université , 26 ; appareil générateur de vapeur au moyen de la combustion des gaz qui s’échappent des hauts fourneaux. (17 août. — 10 ans.)
- 696. MM. Cavê {A.) et Lemaître {L.), rue du Faubourg-Saint-Denis, 216; moyen de condenser une partie plus ou moins grande de la vapeur sortant des cylindres des machines motrices , et d’y faire le vide aussi parfait qu’on l’obtient habituellement, en condensant la totalité de la vapeur. (27 août. — 5 ans.)
- 697. M. Symian {J.-N.), rue des Poissonniers , 24 ; nouvelle machine à vapeur à rotation immédiate. (27 août. — 10 ans.)
- 698. M. le comte deRosen {A.-F.),rue Bleue, 18; perfectionnements apportés dans les machines et chaudières à vapeur. ( 27 août. —-
- 5 ans )
- 699. MM. Loyer (H.) et Matin, rue de Seine,
- 6 ; appareil de sûreté propre à empêcher l’explosion des machines à vapeui’. (i4 septembre.
- — 5 ans.)
- 700. MM. Demichelis {J.-B.) et Monmer (,J .-M.), rue Folie-Méricourt, 36 ; nouvelle machine à vapeur rotative à point d’appui, propre
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- à marcher à basse et à haute pression. (14 septembre. — 5 ans.) •
- 701. M. Slinzel {G.—AS), à Batterans (Haute-Saône) ; nouveau genre de perfectionnements apportés à la construction des machines à vapeur dites rotatives à mouvement continu, (18 septembre.— 10 ans.)
- 702. M. Shuttleworth (J,-G.), de Shefîield, rue Beaujolais , 5 ; nouveau mode d’obtenir un mouvement rotatif du mouvement rectiligne d’une tige de piston d’une machine à vapeur ou toute autre machine. ( 23 septembre. — i5ans.)*
- 703. M. Durosay {JS), à Tuchan (Aude); machine à vapeur rotative. (29 septembre. — 5 ans. )
- 704. M. Clary-Forest, rue Tliévenot, 19; machine à vapeur rotative à détente et mouvement immédiat. (3o septembre. — i5 ans.)
- 705. M. Murdoch (H.), de Londres, rue Bleue, 18 ; perfectionnements apportés dans les machines à vapeur appliquées à la navigation. (8 octobre. — 5 ans.) *
- 706. M. Rossin (E.), à Nantes (Loire-Inférieure) ; nouveau système de machine à vapeur. (22 octobre. — 5 ans.) .
- 707. M. Frimot (J.-/.), rue de Vendôme, 2 ter; chaudières et machines à vapeur nouvelles. (6novembre. — i5 ans.)
- 708. M. Febvrier (L.-M.), rue de Provence, 3 ; nouveau système de machines à vapeur. (14 novembre. — i5 ans.)
- 709. M. TFright (J.), de Londres, rue Fa-vart, 8; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur à rotation directe, pouvant servir à élever des fluides. (21 novembre.— 1 o ans.) *
- ' MARBRE.
- . 710. M. Bénard (J.-F.), rue de l’Abbaye, 4» procédé nouveau de marbres factices, ou imitation de marbres sur tous métaux, bois, pierres, cuirs, étoffes, papiers, et enfin tout ce qui a corps en général. (ic‘ juin. — 5 ans.)
- 711. M. Fourgère {L.-MS), rue du Faubourg-Poissonnière, 48; nouveau procédé de fabrication de marbres , agates , jaspes , onyx, etc., disposés sous toute espèce de for-
- mes et de figures par une préparation mécanique et par le soudage à l’aide de la chaleur. (i5 juin. — i5 ans.)
- 712. M. Gosselin (J.-F.), rue Amelot, 28 ; application des marbres sur les socles en toute espèce de métaux, et procédé propre à solidifier les socles à l’intérieur. ( 18 septembre. — 5 ans.)
- mathématiques (instruments de).
- 713. MM. Coyen (A.), Leblanc (L.) et Muller {J.-F.), à Trou ville (Meuse); instrument de mathématiques qu’il nomme pantoscale ou aéromètre, au moyen duquel on peut trouver la surface de toutes figures et le cube de tous solides. (21 novembre. — 5 ans.)
- MÉDICAMENTS.
- 7 14. M. Èvangélista {F.), à Angoulême (Charente) ; remède qu’il nomme élixir antifébrile, propre à guérir les fièvres intermittentes. ( 15 février. — 10 ans.)
- 715. M. Boubée {Th.), à Auch (Gers); médicament contre la goutte. (22 mai. — 5 ans.)
- 716. M. Compingt {J.), à Bergerac (Dordogne) ; baume propre à la guérison de différentes maladies, et spécialement des lésions artérielles et veineuses, de l’hémoptysie, des pertes utérines, de l’hématurie, et généralement de toutes les hémorragies actives et passives, des inflammations en général ayant pour cause une sur-excitation dans la circulation sanguine. ( 15 juin.
- — i5 ans.) x
- 717. MM. Gelis (A.) et Conté {J.-L.), rue Jacob, à la Charité; introduction dans la thérapeutique d’un nouveau médicament. (15 juin.
- — 10 ans.)
- 718. M. Brocard {A.), à Morteau (Doubs); nouveau procédé propre à la guérison des affections rhumatismales. (18 juin. — i5 ans.)'
- 719. MM. Guérin {R.) et Nativele {A.), rue Bleue, 18; procédé d’extraction des principes fébrifuges de certaines matières végétales. (9 juillet. — 10 ans.)
- 720. M. Mayer (E.-L.), rue d’Arcole, i5; capsules copahufères sucrées. (29 septembre.— 10 ans.)
- . 721. MM. Bureau (C.-F.) et Gervais (6.),
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- à Verneuil (Eure); eau dentifrice qu’ils nomment vernosienne. (3o septembre. — 5 ans.)
- 722. M. le comte de Beaurepaire \A.-F.\ grande rue Verte, 52 ; appareil dit injecteur mobile, destiné à prévenir ou à guérir les maladies de la matrice. (7 octobre. — 1 o ans.)
- 723. M. Roman (F.), à Lyon (Rhône) ; préparation pharmaceutique qu’il nomme dragée arabique. (3o novembre. — 5 ans.)
- 72.4. M. Chassaigne de Francséjour {A.), rue de Grenelle-Saint-Germain, 68; pilules purgatives qu’il nomme pilules de jamille. (3o novembre. — 10 ans.)
- 725. M. Béral (P.-J.), rue de la Paix, 12; citrate de fer et d’ammoniaque, et son emploi sous la forme de sirop.de saccharure, de pastilles et de pilules, et emploi du citrate de fer simple sous la forme de saccharure et de pilules. (3o novembre. — 5 ans.)
- 726. MM. Jozeau [F.-A.) et Mége (//.), rue Montmartre, 161 ; médicament contre les maladies syphilitiques qu’ils nomment antibien-[ norrhagique Mége. (28 décembre.— i5 ans.)
- 727. M. Étienne {J.-B.), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; élixir purgatif qu’il nomme élixir antibilieux. (31 décembre. — 5 ans.)
- 728. M. *lJrablii(C.)) rue Jean-Jacques-Rousseau, 21 ; procédé pour l’emploi du baume de Tolu, soit en sirop, tablettes et chocolat. (3i décembre. — 10 ans.)
- MESURES.
- 729. M. Per rot eau (J.), à Lyon; nouveau système de mesures pour habillements d’hommes. (22 février. — 5 ans.)
- 730. M. Tressel(A.) à Saint-Quentin (Aisne); nouvelle mesure métrique portative (29 février.
- 10 ans.),
- 731. M. Pellisery (F.),rue Montmartre, 110; machine servant à prendre la mesure des habits, gilets et pantalons. (25 mai. — 5 ans.)
- 732. M. Lapointe (F.-A.), rue Jarente, 6» mesures à becs à coulisses libres. ( 29 août. —
- 5 ans.)
- 733. M. Champion (F.), rue Dauphine , 42 ; nouvelles mesures linéaires semi-métalliques. (6 novembre. — 10 ans.)
- MÉTAUX.
- 734. MM. Sanford {H.) et Farell (TV.), rue Bleue ,18; perfectionnements dans les machines propres à raboter, tailler et tourner les métaux. (29 mai. — 5 ans.) *
- 735. M. Rousseau ( F. ), rue du Puits-des-Blancs-Manteaux, 7 ; procédé nouveau propre à décorer les métaux , et notamment le zinc. (8 juin. — 5 ans.)
- 736. M. Finino {J.-A.), rue Beaubourg, 48; nouvelle matière imitant le bronze. (12 août — 5 ans.)
- 737. M. Cornillard ( A. ), rue Bleue, 18; procédés de fabrication de feuilles d’étain, plomb, etc. (6 novembre. — 5 ans.) *
- 738. M. Elkington (G.-R.), de Birmingham, rue Favart , 8 ; divers procédés propres à argenter tous les métaux. ( 28 décembre. — i5 ans.) *
- 789. M. Arnold («/.), de Londres, rue Ménil-montant, 23 ; nouvelle composition propre à empêcher l’oxydation des métaux, applicable à d’autres usages. (28 décembi'e. — i5 ans.) *
- 740. M. Claudot («/.), à Verdun ( Meuse ) ; creuset-puisard mobile destiné aux fonderies des divers métaux. (3i décembre. — 5 ans.)
- MEUBLES.
- 741. M. Holmes (Z).), rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les roulettes propres aux meubles et à d’autres usages. ( 4 avril. — 10 ans.) *
- 74^. MM. de Castra (P.-F.) eide Salazar (£.),-rue Basse-du-Rempart, 44 > application des soufflets d’appartements aux banquettes de pied, afin de rendre ce meuble plus commode. (iSjuin. — 5 ans.)
- 743. M. Callou ( G.-A. ), rue Grange-aux-Belles, 7 bis; bandelettes applicables au con-feetionnement des fonds, dossiers et bras de fauteuils, chaises, tabourets, sièges et banquettes, suspension des voitures , et dans toute circonstance où l’élasticité peut être nécessaire. (28 septembre. — 10 ans.) *
- 744. M. Baes {M.-A.), rue Traversière-St-Honoré , 15 ; nouveau nécessaire de toilette à l’usage des hommes. (9 octobre. — 5 ans.)
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- <j45. M. Canning ( A. ), rue St-Lazare , 24 ; roulette spliérique perfectionnée pour meubles et autres objets. (3o novembre. —: 5 ans.) *
- " 746. M. S chreiber {H, rue Montmartre, 132;
- nécessaire complet à l’usage des militaires. (28 décembre. — 5 ans.)
- meules.
- 747. M. de Delloy d’Apaise (A.-G. ), rue d’Angoulême, i3; nouveau mode de suspension de la meule courante sur la meule gisante dans les moulins à farine, par un nouveau mécanisme de la position de l’anilie. ( 2.5 août. — 5 ans.)
- 748. M. Neppel, à devers (Nièvre); fabrication de pierres et meules factices propres à aiguiser. (8 octobre. — 10 ans.)
- 749. MM. Leistenschneider ( G.-F. ) et Noi-rat (J.-H.), à Poncey-lès-Pellerey (Côte-d’Or); nouvelle machine dite rhabilleuse, propre à tailler les meules de moulins. ( 22 octobre. — 10 ans.)
- . 750. MM. Lasseron ( C. ) et Follet (A.),k
- Mons (Deux-rSèvres); nouvelle meule à moudre le grain. (31 décembre. — 5 ans.)
- MINES.
- 751. MM. Eriger et de Lascazes, rue Saint-Florentin, g ; procédé de cuvelage propre à l’exploitation des mines , qu’ils nomment eu-pelage culbuté. (i5 mars. —10 ans.)
- 752. M. Canning (A.) , rue St-Lazare , 24; système d’aérage des fosses houillères et autres au moyen des foyers et cheminées des chaudières à vapeur. (31 mars. — 5 ans. ) *
- j53. M. Prélat {J.-F.), rue Favart, 8 ; appareil destiné à détruire les gaz acides carbonique et hydrogène dans les mines. ( 9 octobre. — 10 ans.) *
- MIROIR.
- 754. M. Barbot ( L.-Z. ), à Elbeuf ( Seine-Inférieure); miroir circulaire portatif. (14 août. — 5 ans.)
- MOISSONS.
- n55. M. Çaussin (A.),k Berthenay (Haute-Marne); machine dite moissonneuse. (4 avril.— jo ans.)
- 756.- M. Polonne (C.), à Sèvres près Paris; |
- glanoir cylindrique. (19 octobre.-—5 ans.)
- MONNAYAGE.
- r]5rj. M. Thonnélier '(//.), rue des Trois-Bornes, 26; eoupoir monétaire s’alimentant de lui-même par un mouvement rotatif. (17 août. — 5 ans.)
- MONTRES.
- 7 58. MM. Lederich père et fils et M allai, rue de Montmorency, 3 ; nouveau calibre de montre à roue de rencontre qui donne la facilité de faire des montres plates à haute verge. (i4 août.— i5ans.)
- 759. M. Truchelul (J.-N.), à Lyon (Rhône); montre thexique ou à réveil. ( 7 octobre. — 5 ans.)
- MORS DE BRIDE.
- 760. M. Gaillf (J.-F. ), à Metz ( Moselle ) ; mors de bride sans gourmette dit mors à effets certains. (22 jùin. — 5 ans.)
- MOTEURS.
- 761. M. Roblin (A.-L.), à Courseulles (Calvados); cabestan éolien, moteur universel, système Roblin. (21 janvier. — 5 ans.)
- 762. M. Sbodio ( J. ) , à Marseille ; moteur propre à obtenir, parla pression de l’air, les mêmes avantages que ceux obtenus-par les machines à vapeur. (i5 février. — 10 ans.)
- 763. M. Foizot (E.), à Châtiîlon-sur-Seine ( Côte-d’Or) ; appareil ayant pour but de changer le mode d’action d’une force motrice agissant à bord d’un navire, appareil auquel il donne le nom de tube d’inertie. ( 15 février.
- 5 ans.)
- 764. MM. Arnet, Conscience et Morel, à Besançon ( Doubs ) ; machine dite boîte motricer propre à faciliter le roulage et le roulement des voitures, usines, moulins à eau et à vent, fabriques de vis à bois, filatures, pieds-de-chèvre, grues, grenouilles, cabestans , et généralement tout ce qui a trait aux roulage^et roulement en tout sens, de quelque manière que l’objet puisse être mû, soit par la force des bras , soit par celle des chevaux et autres animaux , soit enfin par l’effet de l’eau, de l’air, de la vapeur, etc. (29 février. — 10 ans.)
- 765. M. Robertson ( TF.-A. ), de Londres,
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- place Dauphine 12 ; machine électro-magnétique. (27 avril. — i5 ans.)*
- 766 MM. Demicheiis(J.-B*.) etMonnier^J.-M.), rue Folie-Méricourt, 36; nouvel agent qu’ils nomment électro-gazeux , pi’opre à remplacer la vapeur dans les machines motrices. ( 7 mai. — 5 ans.)
- 767. MM. Andraud {A.) et Tessier du Mo-tay (.E.-M.), rue de Chabrol, 35; système complet d’agents mécaniques propre à transformer toute espèce de force en une force unique dite à air comprimé, pour être mise en réserve, transportée et dépensée à volonté , soit comme moteur, soit comme force de compression, (i 1 mai. — i5 ans.)
- 768. M. Parry ( J.-B. ), rue Blanche, 4o ;
- nouveau mécanisme destiné à convertir le mouvement circulaire en mouvement rectiligne, et vice versa, avec des vitesses égales ou inégales selon l’application du mouvement. (10 mai. — r5 ans. ) *
- 769. MM. Carteron et Turk, à Mâcon (Saône-et-Loire); machine qu’ils nomment sténo-fluide, circulaire, à rotation immédiate et continué et à double diamètre concentrique. ( 22 mai. — i5 ans.)
- 770. M. Corneille ( J.-P. ), rue de la Madeleine, 3; machine exécutant la rotation perpétuelle d’une boule pouvant servir à faire mouvoir une ou plusieurs pompes ou toute autre machine. (29 mai. — 5 ans.)
- 771. M. Mathieu (P.), à Lyon (Rhône); mécanisme servant de moteur universel et prenant son impulsion par sa propre puissance. (8 juin. —• 10 ans.)
- 772. M. Doens (F.-A.), rue Jacob, 14; nouveau système d’application mécanique de l’action de l’homme, (i 1 juin. — i5 ans.)
- 773. M. Rémond {J.-F.), à Orléans (Loiret); machine électro-magnétique remplaçant fa vapeur dans tous ses effets et usages, et pile galvanique dont l’effet est rendu continu par les liquides employés. ( i3 juillet. — i5 ans.)
- 774. MM. Rattier et Guihal, rue des Fossés-Montmartre, 4 ; nouvel emploi de l’air comme force motrice. (8 août. — i5 ans.)
- 775. M. Leveque dit Lewesky ( N. ), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; machine qui doit remplacer la vapeur au moyen de trois moteurs principaux et sans employer ni fer ni combustible. (14 août. — 5 ans.)
- 776. M. Paris ( P. ), place du Chantre, 5i ; nouveau système de moteurs pouvant remplacer les machines à vapeur et toutes les forces motrices avec une grande économie. ( 14 septembre. — 5 ans.)
- 777 . M. Labbé ( P.-F. ), rue Amelot, 5z ; machine liydraugiolique avec un nouveau moteur de pompe à feu locomobile à mouvement circulaire alternatif, et pouvant servir de pompe à feu locomotive, et en général partout où il s’agira d’avoir besoin d’un moteur. ( 14 septembre. — i5 ans.)
- 778. M. Dufour (H.), à Isigny (Rhône); moteur indéfini, machine motrice propre à comprimer l’eau. (28 septembre. — 5 ans.)
- 779. M. Flamant ( P.-J. ), à Béthune (Pas-de-Calais); système d’appareils propres à augmenter la force de tout moteur. (29 septembre.
- — 10 ans.)
- 780. M. Brent {D.), rue de la Yictoire, 20 ; nouveau moteur applicable à l’agriculture et aux transports sur chemins de fer, canaux et routes ordinaires. (7 octobre. — i5 ans.) *
- 781. M. Ledreuille ( F.-A. ), rue de Ba-gneux, 7; nouveau moteur qu’il nomme aérogène. (8 octobre. — i5 ans.)
- 782. M. Sorel(S.-T), ruedesTrois-Bornes, i4; nouveau système de moteur à vapeur ou à air. (8 octobre.— i5ans.)
- 783. M. Robertson (,J.-Cde Londres , rue de Bussy, 15; nouvelle méthode propre à obtenir et appliquer une force motrice. (9 octobre.
- — i5 ans,) *
- 784- MM. Peyron (P.-F.) et Bréguet (L.-F.), quai de l’Horloge, 79; procédés électro-magnétiques appliqués à la construction des machines motrices. (3o novembre. — i5 ans.)
- 785. M. Bainbridge {A.-F. ), de Londres, rue Favart, 8; nouveau moyen d’augmenter la puissance motrice. (3i décembre.—10 ans.) *
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- MOULINS A FARINE.
- 786. M. Contjr (A.), à Abilly ( Indre-et-Loire); nouvelle anille rigide à l’usage des moulins à farine. (5 février. — 10 ans.)
- 787. MM. Ferray et compagnie, rue du Sentier, 3; application du récipient mobile circulaire à l’intérieur des archures ou entourage des meules pour toute espèce de moulins. ( r5 février. — 10 ans.)
- 788. M. Moll (J.), à Colmar (Haut-Rhin) ; nouveau système de moulin à farine en fonte qu’il nomme farinière. ( 31 mars. — 15 ans. ) *
- 789. M. Dureau («/•), à Orgon (Bouches-du-Rhône) ; colonne ronde tournante, remplaçant le rouet des moulins à farine et autres usines. (18 mai. — 5 ans.)
- 790. MM. Richard (B.) , Fourneyron (A.) et Arnaud (/.), à Saint-Etienne (Loire); moulin à blé à demeure, fixe ou transportable, à un ou deux tournants, produisant 4° à 5o kilog. de farine à l’heure , tournant.sans autre moteur que la force d’une bête de somme. (29 mai. — i5 ans.)
- § MOULINS A VENT.
- 791. M. Angros (R.-J.), à Villeneuve-Saint-Georges ( Seine) ; moulin à vent perfectionné à mouvement horizontal. (16 juillet. — 5 ans.)
- 792. M. Follet ( P.-A. ), rue Choiseul, 2 terj moulin s’orientant de lui-même , tournant à tout vent, applicable à l’élévation des eaux et à d’autres usages. (23 octobre.—5 ans.)
- 793. M. Col (F.), rue du Temple, 5 ; moulin horizontal tournant à tout vent. (8 décembre. — 5 ans.)
- MOULINS A CAFÉ.
- 794. M. Lej eunè fils, rue de Charenton, 83; nouvelles dispositions de moulins à café, remplaçant les moulins à manivelle sur le côté, pour épiciers , moulins destinés à broyer toute espèce de graines et matières. (15 juin.—5 ans.)
- 795. MM. Goldenberg et compagnie, à Strasbourg ( Bas-Rhin ) ; perfectionnements apportés au mécanisme des moulins à café. (28 septembre. — 5 ans.)
- MOULINS DIVERS.
- 796. MM. B. Jean Ferret et fils, rue des
- Amandiers-Popincourt, 17 ; machine dite nouveau broyeur universel. (29 mai. — 5 ans.)
- 797. M. Husson (J.), à Bar-le-JDuc (Meuse); moulin au moyen duquel on obtient la farine de graine de lin, et au besoin celle de moutarde. (20 juillet. — 5 ans.)
- 798. M. Damon (B.-F.), à Viviers (Ardèche); moulin coupe-feuille. (29 septembre. — 5 ans.)
- 799. M. Coutenot ( C. ), passage Tivoli, 2 ; moulin à couler les plâtres et à broyer les charbons de bois et de terre, etc. (8 octobre. — 5 ans.)
- MOULURES.
- 800. M. Lacarrière {A.), rue S te-Elisabeth, 3; nouveau procédé propre à faire des moulures en fer plein , étiré et revêtu d’une feuille de cuivre agrafée. (i4 septembre. — 5 ans.)
- MOUTARDE.
- 801. M. Boudin (P. ), rue Royale , 52 , barrière des Deux-Moulins ; nouvelles meules de moulins propres à fabriquer de la moutarde de graines blanches. (4 avril. — 5 ans.)
- MOUTURE.
- 802. MM. Filcoq père et fils, à Meaux (Seine-et-Marne ) ; nouvelle disposition de tarare à cribler et à vanner le blé, l’avoine, et toute espèce de grains. (4 mai. — 5 ans.)
- 803. M. Clarac (G.), à Bordeaux (Gironde) ; machine qu’il nomme machine à griser les recoupes. (8 juin. — 5 ans.)
- 8o4- M. Clément (A.), àl’île St-Ouen (Seine); appareil mécanique devant servir à remplacer les bluteaux à froid que l’on adopte généralement dans les moulins à moudre les grains. (14 septembre. — 5 ans.)
- 805. M. Delemer (G.), à Wazemmes (Nord); blutoir à tamis métallique et à plan incliné. (9 octobre. — 5 ans.)
- 806. M. Hennecart ( J.-F. ), rue Neuve-St-Eustache , 5 ; améliorations apportées à la fabrication des gazes pour bluteries. (a 4 novembre. — 10 ans.)
- 807. M. Roumieu-Montpriest ( J.-F. ), rue des Martyrs, 42 ; nouveau système de mouture des grains. (21 novembre. — i5 ans.)
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- MOUVEMENTS.
- 808. M. Perrin (J.-F.), à Chaprois, près Besançon ( Doubs ) ; système de transmission de mouvement à pression et vitesses variables à volonté, pendant la marche des machines et sans les arrêter par l’intermédiaire d’un liquide et du jeu d’un simple robinet ; mécanisme propre à changer instantanément le mouvement direct des machines en mouvement rétrograde et réciproquement pendant leur marche et sans les arrêter; application à un locomoteur porteur et remorqueur, sur les routes ordinaires. (20 juillet. 10 ans.)
- 80g. M. Fanonct de Changy, à Montmartre, près Paris ; nouveau système de transmission de mouvement applicable aux pompes, tours, manèges, etc. (4 août. — 5 ans.)
- 810. M. Frolich (J.-/.), rue de l’Ouest, 26; mouvement continuel marchant sans alimentation d’une puissance indéfinie. (28 septembre. —- 5 ans.)
- MOUVEMENT PERPETUEL.
- 8 i i. M. Andrieux (E.-F.), à Aigny ( Seine-et-Oise); mouvement perpétuel et obtention des produits que l’on fait résulter de la force répulsive de l’eau stagnante. ( 8 décembre. — 5 ans.)
- MURIER.
- 812. M. Domergue, comte du Rozct, rue de la Pépinière, 55; procédé propre à tirer de l’écorce du mûrier en général, mais principalement du mûrier multicaule, une matière soyeuse et filamenteuse qu’il nomme morialure, propre à fabriquer des étoffes. (27 août. — 5 ans.)
- 813. MM. Piquet {J.-B.) et Cordier (F-
- à Cuisery (Saône-et-Loire) ; machine propre à hacher la feuille de mûrier pour la nourriture des vers à soie. (18 septembre. — 10 ans.) musique ( enseignement de la).
- 814» M. Duprat de Tressoz ( J.-H. ), boulevard des Italiens, 3 ; principes, moyens et procédés relatifs à la reproduction de la musique exécutée ou improvisée au piano ou à l’orgue, en employant du papier sans préparation préalable, et à sa transcription en écriture musicale usuelle. (3o novembre. — i5 ans.)
- 815. M. Magner (E.-E.), à Moulins (Allier);
- instrument qu’il nomme bracelet, servant à fixer la position des mains sur le piano. (12 août. ! 1 o ans. ) '
- musique (impression delà).
- 816. M. Quinet ( A. ), rue du Coq-Saint-Ho-noré, 6 ; impression typographique de la mu-sique avec lignes, notes , lettres , paroles et lignes de musique, par des moyens qui améliorent cette branche d’industrie et en diminuent les frais. (9 septembie. — i5 ans.)
- 817. M. Derricq ( J.-C. ), rue Notre-Dame-des-Champs, 8; procédé typographique propre à l’impression de la musique. ( 23 juillet. — 5 ans. )
- musique (instruments de).
- 818. M. Johnson {A.), rue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés à des instruments de musique. (15 janvier.— 10 ans.) *
- 81g. M. Myers (F.). de Londres, rue Favart, 8; perfectionnements ajoutés aux instruments de musique à soufflerie nommés sera-pkines. (2g juin. — 10 ans.)*
- 820. M. Legris ( A.), rue du Renard-Saint-Merry, 6 ; nouvel instrument qu’il nomme or-ganino, et changements apportés à la confection des orgues expressifs à anches libres. (17 août. — 5 ans.)
- 821. M. Gand (C.-F.), rue Bleue, 18; perfectionnements apportés dans la fabrication des violons, basses et contre-basses. (31 août. — 5 ans.)
- 822. M. Lecoupey (C.), passage Vivienne, l3; perfectionnements apportés aux instruments de musique à cordes et à archet. ( 22 octobre. — 10 ans.)
- 823. M. Hcrold (G.-F.), rue des Marais-du-Te'mple , 12 ; innovations apportées au mécanisme du pianino. (23 octobre. — 5 ans.)
- 824. M. Casimir Martin, à Toulouse (Haute-Garonne); instrument qu’il nomme chirogym-naste. (6 novembre. — 10 ans.)
- NATATION.
- 825. M. Davcy (/i.), de Londres, place Dauphine , i,2; appareil perfectionne à l’aide duquel on peut rester sous l’eau à une profon-
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- deur de vingt brasses pendant cinq heures et travailler pour le sauvetage des objets naufragés , quel que soit leur poids. (25 juin. — 5 ans.) * ,
- NAVIGATION.
- 826. M. le marquis de la Fciullade d’Au-busson, rue du Bac , 91 ; piston sous-marin à double effet appliqué à la navigation ordinaire et sous-marine. (25 mai. — 5 ans.)
- 827. M. Merle (/.), rue Beaujolais, 5 ; moyen d’empêcher les navireâ de sombrer, rendre plus facile le passage des bateaux sur les canaux, préserver les cargaisons de l’effet de la chaleur, etc. (3o septembre. — i5 ans.) *
- 828. M. Gallathy- Fickers (/.), de Londres, rue Clioiseul, 2 ter; perfectionnements dans les appareils employés pour faire avancer les vaisseaux ou bateaux dans l’eau. ( 19 octobre. — 10 ans.) *
- 829. MM. Callat (L) et Rouslan (J.-L.), cloître Saint-Honoré , 6 ; nouveau système de navigation au moyen d’un bateau qu’ils nomment cyclonydrome. ( 21 novembre. — 5 ans.)
- 830. M. Mucastiale (N.), à Lyon (Rhône); lit à mécanique pour tirer les bateaux en travers. (21 novembre. — 5 ans.)
- NAVIRES.
- 831. M. Legoff (E.), à Brest (Finistère); linguet destiné à arrêter les chaînes à bord des navires. (i5 janvier. — 5 ans.)
- 832. M. Mancel {A.-J.), à Brest (Finistère) ; gouvernail de l'échangé construit avec des objets qui se trouvent à bord de tout navire de guerre, et système propre à le monter avec facilité à la mer. (29 mai. — 5 ans.)
- 833. M. Sterling (P.-M.), à Bordeaux ; man-telet imperméable propre à la fermeture des sabords ou hublots des navires de guerre ou marchands. (14 août. — 5 ans.)
- 834. M. Muller (G.-H.), à Brest (Finistère); ridage à chaîne sans fin et pignon régulateur. (9 septembre.— i5ans.)
- 835. M. Chariot (B.-C.), à Rochefort (Charente-Inférieure); nouveau système de ridage applicable aux haubans des navires de toute
- Quarantième année. Juillet 1841.
- grandeur et de toute forme. (21 novembre. •— 10 ans.) *
- NECESSAIRES. V -
- 836. M. Gaultier (ib), à Lyon ; garnitures de nécessaires estampées. (25 août. — 5 ans.)
- NIVEAU. ; •
- 837. M. George {A.), quai de Billy, 4° ; niveau à balancier et à indicateur accusant tous les degrés d’inclinaison des surfaces planes. (29 septembre. — 5 ans.)
- NOIR ANIMAL. *
- 838. M. Parker ( C.-H.), de Londres, rue
- Favart, 8 ; perfectionnements dans les procédés propres à révivifier les diverses matières destinées à la décoloration des sirops , etc. (21 janvier. — 10 ans.) * - .
- 839. M. Champonnois (jE.), à Arras (Pas-de-Calais) ; appareil propre à la fabrication du noir animal. (15 juin. — 5 ans.) *
- 840. M. Davies (/.), de Manchester, rue de Choiseul, 2 ter) procédé perfectionné pour .ranimer et raviver le charbon animal après qu’il a été épuisé dans certains emplois auxquels il est applicable, pour lui restituer son efficacité première et pour le rendre propre à être employé de nouveau à de pareils usages. (6 juillet. — i5 ans.) *
- 841. M. de Lavelaye {C.)\ rue Albouy, 6; nouveau moyen de production et de manutention d’un noir propre à la décoloration des sirops et autres liquides. ( 17 août. — 1 o ans.)
- 842. MM. Lupé {P.-A.) et Salmon (L.-J.), quai de la Grève, 10; nouveau système de fourneaux et de vases propres à la carbonisation des os et autres substances, et rcvivification du noir qui a servi à la décoloration des sirops. (17 août. — 10 ans.)
- 843. AI. Laumonier (C.), à Caen (Calvados) ; procédé au moyen duquel on change instantanément toutes les matières organiques putré-fiables ou putréfiées en noir végéto-animal. (6 novembre. — 10 ans.) &
- 844- MM. Brochardet Pignon de Charbonnel, à Nantes (Loire-Inférieure) ; nouveau noir animal propre aux engrais , aux clarifications des
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- raffineries de sucre et à la peinture. (8 décembre. — 5 ans.) t'
- OEILLETS MÉTALLIQUES.
- 845. M. Deslandes (J.-B.), rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur, 12; nouveaux procédés propres à faciliter et activer la pose des œillets métalliques. (21 novembre. — 5 ans.)
- OPTIQUE.
- 846. MM. TVallet (J.-B.) et Morgand frères (C.-A.), quai de l’Horloge, 73 ; nouvel optique avec modification de lumière appelé diorama portatif des salons. (8 décembre. — 5 ans.)
- orgue. Î;J.,
- 847. ' M. Fourneaux (J.-B.), rue du Petit-Beposoir, 6 ; nouveau système d’organisation de l’orgue expressif à anches libres. (19 octobre.
- — 5 ans.)
- ORNEMENTS.
- 848. M. Promoli (J.-B.), à Boulogne, près
- Paris ; moyens et procédés propres à produire des dessins façonnés avec ou sans relief sur bois, carton, etc., et susceptibles d’être ensuite dorés, argentés, bronzés ou peints de diverses couleurs. (29 avril. — 5 ans.) * r
- 849. M. Lefèvre (,J.-C.), rue du Faubourg-Saint-Denis , 90 ; procédé de fabrication d’ornements de sculpture en carton-pierre. (14 mai.
- — 5 ans.)
- 850. M. Miles-Berry, de Londres, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans la manière de former ou de produire des lettres , figures, devises ou autres ornements en relief. (18juin. — 10 ans.)*
- 851. M. Galbrenner{C.), rue du Temple, 45; garnitures de nécessaires estampées. (25 août.
- — 5 ans.)
- 852. M. Pitoux (J.-V.'), rue de Crussol, 10 ; nouveau procédé d’application sur des feuilles de gélatine, des cuirs , maroquins , dentelles, papier et tissus en général. (18 septembre. — 5 ans.)
- ORSEILLE.
- 853. MM. Martin et Badin, à Lyon; procédés de fabrication de l’orseille (18 septembre. —
- 15 ans.)
- 0 ORTHOPEDIE.
- 854. M. Guérin (J.), à la Muette, près Paris ; nouvel appareil orthopédique dit à double déviation latérale , propre à combattre les difformités de l’épine dorsale. (25 août. — 5 ans.)
- OUTILS.
- 855. M. Poirier de Saint-Charles (P.), rue du Petit-Thouars, 20 ; nouvel outil à découper. (22 juin. — 5 ans.)
- ' 856. MM. Peugeot• frères , à Hérimoncourt (Doubs) ; soudage des rabots en grandes pièces finies au laminoir, et ébauche obtenue par le même procédé des bouves doubles, des bouvets simples, des outils de moulure, des ciseaux pour menuisiers et pour tanneurs, des gouges , des mèches à trois pointes , des planes et des hachoirs. (13 juillet. — 10 ans.)
- 857. M. Desaint{L.-C.), à Epernay (Marne); perfectionnements . au ferrement du palon. (i3 juillet. >—5ans.)
- 858. MM. Bailly {P.-A.) et Lebedel{P.-A.), rue Marie-Stuart, 8 ; pince propre au service de table, principalement destinée à extirper lesr arêtes des poissons, (23 septembre. — 5 ans.)
- 859. M. Bavoil {L.-M.), rue de la Barille-rie , 1 ; clef qu’il nomme clef parisienne à locomotive, propi-e à serrer, desserrer les écrous, et exécutée d’après un procédé nouveau. (29 septembre. — 5 ans.)
- 860. M. Della-Janna (A.), à Vienne (Isère) ; ribe à main propre à piler le gypse ou plâtre de toute qualité. (21 novembre. — 10 ans.) *
- PAIN.
- 861. Madame veuve Dulac, rueNeuve-Saint-Jean, 10; procédé de panification. (15 janvier.
- .— 5 ans.) s;
- 862. M. Verzy (J.-B.), grande rue Verte, 26 ; procédé propre à obtenir diverses préparations paniformes de plusieurs substances féculentes et de plusieurs céréales cuites qui sont celluli-fiées sans aucun ferment par la substitution immédiate de l’air atmosphérique à l’eau dont elles ont été remplies par la cuisson. (7 février. — i5 ans.)
- 863. M. Richer (C.), à Anzin (Nord) ; four à
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- cuire le pain au charbon de terre. (24 mars. — 5 ans.)
- 864- MM. Legros (Z).) et Pallandre (L.), à Lyon (Rhône) ; fabrication d’un pain dit horse-bread, destiné à remplacer l’avoine donnée habituellement aux chevaux. (2.5 mai. — i5ans.)
- 865. M. Fouju (A.-C.), rue du Cloître-Saint-Jacques, 8 ; procédé propre à faire le pain et l’eau-de-vie de grains. (14 septembre.—Sans.)
- 866. M. Herrypon (N.-A.), rue de la Paix, 20; nouveau procédé propre à faire du pain ferrugineux. (3o novembre. — i5 ans.)
- PAINS A CACHETER.
- 867. MM. Guillcmin frères, rue Neuve-Saint-Merry, 46 ; nouveaux pains à cacheter dits pains-cachets. (i3 avril. ^—5 ans.)
- S PANTALONS.
- 868. M. Jaroski (J.), rue Sainte-Anne, 4° : nouvel instrument applicable à la coupe des pantalons et qu’il nomme fémoralimèire. (20 octobre. — 5 ans.)
- PANTOGRAPHE. :
- 86g. M. Blondeau (J.-P.), quai de l’Ecole , 10; pantographe perfectionné à l’usage des dessinateurs. (14 mai. — 5 ans.)
- FAPIER.
- 870. MM. Debergue, Spréafico et compagnie, rue Grange-aux-Beiles, 19; nouvelle machine à couper le papier longitudinalement et transversalement. (15 janvier. — 5 ans.)*
- 871. M. Tripot (J.-F.), à Auteuil (Seine); procédés mécaniques de fabrication du papier peint. (21 janvier. — 10 ans.)
- 872. M. Molinié(L.), à Saint-Pons (Hérault) ; appareil appelé mémomètre ou distributeur de la pâte à papier, destiné à régulariser l’écoulement d’un jet continu proportionnellement à la vitesse de la machine, et quelle que soit, d’ailleurs , la pression du liquide contenu dans la cuve de la papeterie. (7 février. —5 ans.) *
- 873. M. Okey (Ch.), rue du Faubourg-Saint-Honoré, 35 ; nouvelle fabrication du papier. ( 15 février. — 5 ans.) *
- 874* M. Mairet (F.-A.), à Morlaix (Finistère ) ; application de la marbrure dite au baquet sur des papiers servant à la tenture , aux
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- tapis de pied et dessus de table ; le tout imitant les marbres et agates avec la plus grande vérité. (24 mars. — 10 ans.)
- 875. MM. Noble (F.) et Clark (S.-M.), rue , Censier, 6; nouvelle machine propre à couper les chiffons. (24 mars. — 5 ans.)
- 876. MM. Jean Zuber et compagnie , à Rix-
- heiin (Haut-Rhin) ; système de machines servant à imprimer et apprêter le papier au cylindre avant que celui-ci ne sorte des machines à papier continu dans son état de dessiccation et d’apprêt habituel : ces impressions ont lieu en une ou plusieurs couleurs et sur un des côtés du papier ou sur les deux simultanément. (27 avril. — 15 ans.) w
- 877. MM. Huin frères et Hyrvoix, à Nancy (Meurthe) ; procédés de fabrication d’un papier marbré dit papier lissé au fer d’Allemagne. (18 mai. —- 5 ans.) v
- 878. M. Marion ( C.-M. ), rue Choiseul, 2 ter; nouveau papier à reflet prismatique dit papier des daines. (18 mai, — 5 ans.)
- 87g. Le meme; machine propre à là fabrication du papier-dentelle et susceptible d’autres applications. (4 septembre. — 5 ans.)
- 880. M. Achet (J.-J.), rue Jacob, 26 ; moyen
- de vernir le papier de manière à lui permettre de remplacer la toile cirée, le papier d’emballage goudronné anglais, imperméable. (4 août. —' 5 ans.) .
- 881. MM. Blanchot frères et Kléber, à Rives (Isère) ; rouleau cylindrique appelé typographe, pouvant être adapté à la machine à fabriquer le papier continu et propre à fabriquer le papier dit vergé, à rayer en pâte et à apposer des enseignes sur le papier fabriqué à ladite mécanique. (12 août.— 5 ans.)
- 882. M. Vial(P.-C.), place Royale, 25 ; procédés de fabrication de papier et de parchemin continus , et moyen de leur donner une consistance qui les rende propres à de nouveaux emplois. (17 août. — 5 ans.)
- 883. M. Desorgues (J.-F.), rue des Fossés-Saint-Bernard , 16; nouveau papier propre à divers usages, fabriqué avec des matières non employées jusqu’à ce jour. (17 août. — Sans.)
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- 884- M. Quernet (P.-N.),rue des Amandiers-Popincourt, 16 ; nouveaux procédés mécaniques d’encoller les papiers-cartes et les papiers sê mordants. (27 août. —5 ans.)
- ' 885. M. Maurel (G.), à Vienne (Isère) ; nouveaux procédés propres au collage du papier. (29 août. — 5 ans.)
- * ' 886. M. Labouriau (P.-E.), faubourg Saint-
- Denis, 82 ; appareils et procédés propres à la fabrication du papier en relief. (3i août. — ïo ans.) ; &
- 887. M. Morlière (L.-F.), à Yic-sur-Aisne fÀisne) ; fabrication de toutes sortes de papiers avec les tiges du solanum luberosum, vulgairement nommé pomme de terre. (23 septembre, t- 10 ans.)
- 888. M. Dubochei (T.), rue Lafayette, 3; procédé au moyen duquel on extrait des végétaux leur substance filamenteuse dans les conditions les plus propres à. sa conversion en pa-
- $ pier. (28 septembre. — 10 ans.)
- 889. M. Tltebe, à Tarbes (Hautes-Pyrénées); dérampoîr effilocheur propre à hacher les chiffons pour la fabrication du papier. (28 septembre.— 5 ans.)
- 890. M. Oechelhaeuser (7.), à Siegen , en » Prusse, rue Montorgueil, 71; nouvelle machine à fabriquer le papier sans fin. (8 octobre.
- •— 10 ans.) * ”
- 89:. M. Poole (Y.), rue Favart , 8; perfectionnements dans l’encollage et le séchage du papier fabriqué à la mécanique. (8 octobre. — ïo ans.) * '
- PARAPLUIE.
- 892. M. Jouani (J.), place Vendôme , 2 ; nouveau coulant de parapluie pouvant s’adapter - aux coulants existants , et remédiant à la plupart des inconvénients de ceux en usage. (i5 février. — 5 ans.)
- 893. M. Cazal (R.-M. ), rue Bleue, 18 ; perfectionnements dans la construction des parapluies et ombrelles. (24 mars. — 10 ans.)
- 894. M. Hamelaerts (T.), rue Saint-Sauveur, 24.; améliorations dans la construction des parapluies et ombrelles, qu’il nomme para-
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- pluie à coulant-bascule agrafante. (i5 avril. 1— 5 ans.) *
- 8g5. MM. Mangin et Tessier, passage Saint-Guillaume, 11 ; trois nouveaux ressorts et deux nouveaux tenons de parapluies. ( 29 juin. — 5 ans.)
- 896. MM. Lefort(L.-F.) et d’Orléans, à Versailles ( Seine-et-Oise ) ; coulant de parapluie nouveau. (4 août. — 5 ans.)
- 897. M. Dages(J.-A.), rue Saint-Denis, 3oo: machine à préparer la baleine pour la fabrication des parapluies. (i4 septembre. — 5 ans.)
- 898. M. Mottet {A.-J.), boulevard Saint-Martin , i5i ; perfectionnements aux cannes-parapluies. (19 octobre. — 10 ans.)
- 899. M. Dangles (/.), à Lyon (Rhône) ; nouveau procédé de fabrication des noix et doubles noix de coulants de parapluies et d’ombrelles. (23 octobre. — 10 ans.) s
- PARQUETS.
- 900. M. Laurent (F.), rue Ménihnontant, 36; système de parquets dit parquet multiple. (8 octobre. — 5 ans.)
- tT PASSEMENTERIE.
- 901. M. Mantelet (P.), passage du Caire; nouveau procédé de battant propre au tissage de la passementerie. (4 août. — 5 ans.)
- 902. M. Donzé (L.),.rue de la Poterie-des-Arcis, 3 ; nouveau procédé propre à l’exécution de tous les articles de passementerie. (19 octobre.— 5 ans.)
- PAVAGE.
- go3. M. Noakes (77t.), rue Favart, 8; perfectionnements dans le pavage des rues, routes, cours et autres voies publiques avec des matériaux divers employés séparément ou cumulativement. (6 janvier.— 10 ans.) *
- 904. M. Vouvy (A.), rue Cadet, 18 ; nouveau système de pavage en bois. (i3 avril.—15 ans.)
- 905. M. de Thierry (C.-F.), rue Duphot, 22; nouveau système de pavage. (21 avril. .— i5 ans.) *
- 906. M. Polonccau (A.-R.), rue de Casti- « glione, 8; nouveau système de pavage , de dallage et moulure en terre cuite , dure et perfec-
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- tionnée, nommé pavage uranique. (29 août. — 1 o ans.)
- 907. M. Obhin (G.), à Lille (Nord) ; pavage
- en bois debout assemblé au moyen d’un chevillage en bois. (8 octobre. — 5 ans.) - •
- PEAUX.
- 908. M. Hulen de la Touche (C.), à Trie-Château (Oise) ; machine à broyer le dégras provenant de la fabrication des buffles et des chamois. (14 septembre. ~ 10 ans.) ‘
- 909. M. Poncy-Hlan, rue du Faubourg-Poissonnière., g4 ; procédé propre à rendre blanches les peaux tannées à l’écorce et plus particulière-inent les peaux destinées à la sellerie. (22 octobre. — 10 ans.)
- 910. M. Serres (//.), à Grenade (Haute-Garonne) ; nouveau système de fabrication de dessins et ornements à l’encre et en couleur sur les peaux et maroquins. (6 novembre.— 5 ans.)
- PEIGNES A LAINE.
- 911. M. Harding, à Turcoing (Nord) ; perfectionnements apportés aux peignes à peigner la laine. (i4 mai. — 5 ans.) *
- PEIGNES A COIFFER.
- 912. MM. Lemoine {L.-/.), Guilbert {Th.-A.) et Pujet (L.), rue des Francs-Bourgeois, 25; moyen d’empêcher l’encrassement des peignes à décrasser. (a5 mai. — 5 ans,)
- gi3. M. Ohert {V.), rue Bourg-l’Âbbé, ; nouveau moyen propre au polissage des peignes. (22 juin. — 10 ans.) *
- PEINTURE.
- 914. M. Yonge ( J.), rue Favart, 8; perfectionnements dans la peinture des murs et autres surfaces et dans la préparation des couleurs employées à cet usage. (4 mai. — 10 ans.) *
- 915. M. Lena {J.), rue du Faubourg-Saint-Martin , 78 ; composition d’une eau propre à nettoyer et à déjaunir la peinture à l’huile ou vernis, d’art ou de décors sans craindre aucune altération. (4 juin. — 5 ans.)
- 916. M. Desert (P.-N.), à Rouen (Seine-Inférieure); pinceau ou brosse de peintres à trois liens. (29 septembre. — 5 ans.)
- PENDULES.
- 9!7. M. Vérité (A.-L.), à Beauvais (Oise) ;
- échappement libre à force constante applicable aux pendules. (4 juin. — 5 ans.)
- g 18. MM. Boussard (F.) et Viel {G.-Hl), rue des Fossés-Montmartre, 3 ; pendule portative à force constante. (25 août. — 10 ans.)
- 919. M. Geslin (P.-F.), rue des Martyrs, 18;
- machine qu’il nomme pendule historien?ie. (3i août. — 5 ans.) - * .
- PERRUQUES.
- 920. M. Clerville (P.), rue de la Paix , 20 ; perruques salubres inrétrécissables , dites perruques hygiastelniques. (12 mars. — 5 ans.)
- PERSIENNES.
- 921. M. Muel (G.), à Hayange (Moselle) ;
- persiennes en fer et en tôle. (21 avril. — 10 ans.) - >
- 922. MM. Doumaux frères, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); nouvelles persiennes en fer. (23 juillet. — 5 ans.)
- 923. M. Renaudot {J..-J.), rue de Grenelle-Saint-Germain, 24 ; système de construction de nouvelles persiennes et encadrement de vitrage formés de moulures en zinc, laminées, étirées à la filière. (r4 septembre. — io ans.) •
- 924. M. Mignot {J.-B.), rue Saint-Louis, 79 ; nouvelle ferrure de persienne brisée. (22 octobre.— 5 ans)
- PÉTRIN.
- 925. M. le comte de Beaurcpaire (.A.-V.), grande rue Yerte, 32 ; nouveau système de pétrissage sous le nom de pétrin producteur. (31 août. — 1 o ans.)
- PHOTOGRAPHIE.
- 926. M. Browne {J.), de Londres, rue Favart, 8; nouveau moyen et procédé propre à fixer les images photogéniques sur des planches métalliques et à les graver ensuite. (11 juin. — io ans.)*
- 927. M. Poole (Ar.), de Londres, rue Favart , 8 ; appareil propre à remplacer la chambre obscure dans le procédé photogénique. (29 septembre. — 10 ans.) * '
- PIANOS.
- 928. MM. Casimir Martin et compagnie, à Toulouse (Haute-Garonne) ; système de suspension du sommier prolongé, appliqué à la cou-
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- struction des pianos grand format, six octaves et demie, et sept octaves, à deux et trois cordes, (6 janvier, — 5 ans.)
- 929. M. Reintjes (H.), rue des Fossés-Saint-Germain-rAuxerrois , 26 ; mécanisme propre à remplacer les chevilles de piano. ( 7 février, —
- Sans.) ,
- g3o. M. de Rodhen (F.)' rue Neuve-d’An-goulème, 6; système de barres de marteaux pour pianos dits à fourches détachées en cuivre. (4 juin. — 5 ans.)
- 931. M. Bemhardt (P.-J.), rue Buffault, 7 ; nouvelle mécanique de pianos à frapper les cordes en dessus. (22 juin. —5 ans.)
- 932. MM. Sanguniède et Capt, de Genève , rue Saintonge ,11; cordes en acier trempé à l’usage des pianos!'(2 juillet. — xo ans.)
- 933. M. Souffleto (F.), rue Bleue, 18 ; appareil propre à la fabrication des pianos. (16 juillet. — 5 ans.)
- 934* M. Cluesmann (J.-R.), rue Favart, 4; piano en fer à levier. (3i juillet. — 5 ans.)
- 935. M. Mercier (V.-P.), rue Basse-Saint-Pierre-Popincourt, 4 5 nouvelles dispositions applicables aux pianos. (4 août. —5 ans.)
- 936. M. Brhsil (P.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; nouveau mécanisme des claviers des pianos et orgues. (i4 août. — 10 ans.)
- 937. M. le comte de Prédaval (B.-R.), rue Neuve-des-Mathuvins, 9; nouveau moyen de remplacer les couvertures des touches de pianos. (27 août. — 5 ans.)
- 938. MM. Boisselot et fils, à Marseille (Bouches-du-Rhône); nouveau mécanisme de piano. (3o octobre. — 5 ans.)
- 989. M. TVirth (S.), à Lyon ; nouveau genre de piano, dit piano à doucine. (7 octobre. — 5 ans.)
- 940. M. JVoelfel {G.-H.), rue de l’Université ; perfectionnements dans la fabrication des pianos, (9 octobre. — i5 ans.)
- 941. M. Billion jeune (F.-F.), rue Ménil-montan , 5 ; nouvelle fabrication de feutres à l’usage des. ^marteaux et étoulîoirs de pianos. (19 octobre. — 5 ans.)
- 942. M. Roussin{G.-C.), rue du Chercher midi, 59 ; roue propre à tirer les pierres des carrières, laquelle est mise en mouvement à l’aide de manivelles. (4 août. — 10 ans.)
- g43. M. Anrès {A.), rue Chapon, 6; procédés propres à donner à la pierre une teinte de vétusté. (7 octobre. — 10 ans.)
- g44- M. Alexandre (F.), à Épinal (Vosges) ; nouvelle machine à déclic pi’opre à piloter, extraire des pierres, des minerais,, de la houille, etc. (19 octobre. — 5 ans.)
- ^ PIPES.
- 945. M. 'JFalette (B.-N.), rue du Bac, 100; nouvelles pipes. (14 novembre. — 5 ans.)
- PLANCHERS.
- 946. M. Packam (G.), à Eu (Seine-Inférieure); machine à confectionner les planchers. (4 avril. — 5 ans.)
- PLATRE.
- 947. M. Jaunie (J.-L.), rue Royale-Saint-Honoré, 22; nouveau four à cuire le plâtre et révivifier les plâtras. (23 septembre. — 10 ans.)
- PLUMEAU^.
- g48. M. Chagot (.D,-A.), rue de Richelieu, 81 ; nouveau plumeau àxt plumeau-brosse. (8 octobre. — 5 ans.)
- 949. M. Loddé (A.), rue Sainte-Avoie, 10 ; procédé de fabrication de plumes et plumeaux dits économiques. (6 juillet. — 5 ans.)
- 4 PLUMES A ÉCRIRE.
- g5o. M. Pezieux {J.-H.) , à Lyon; porte-plume contenant l’encre. (14 août. — 5 ans.)
- POELES.
- g5i. M. Poole (M.), rue Favart, 8; divers perfectionnements dans la construction des poêles destinés à chauffer les appartements. (i5janvier. — 10 ans.) *
- 952. M. Hazard (J.-J.), rue Copeau, 4; nouvelle espèce de poêle dit poêle-fontaine. (29 février. — 10 ans.)
- g53. M. Huxley (J,-F.), de Londres, boulevard Saint-Denis, 9 bis; perfectionnements apportés aux appareils propres à régler la tempéiatuie de certaines espèces de poêles. (25 mai. — 10 ans.) * ^
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- g54- M. Lavy (P.-F.\ à Lyon (Rhône); nouveau fourneau qu’il nomme poêle à galerie. (8 juin. — 5 ans.)
- 955. M. Lamouroux {A.), k Vervins (Aisne) ; poêle en fonte à plusieurs compartiments. (16 juillet. — 5 ans.)
- g56. M. TF'hite (R.), à Sittingbourne, en Angleterre, rue du Faubourg - Saint - Honoré , 35 ; poêle économique perfectionnné. (22 octobre. — 10 ans.) *
- * POIDS ET MESURES.
- 957. M. Bonnet (C.), rue Grenétat, 16; tableau comparatif de l’ancien système de poids et mesures avec le système métrique, tableaux qu’il nomme tableaux synoptico-mobiles. (24 mars. —- 5 ans.)
- g58. M. Charpentier fils, rue de la Ferronnerie, 22 ; nouveau procédé propre à la fabrication des poids en cuivre. (22 mai. 10 ans.) — . poivre. ;
- g5g. M. Daries (A. ), rue des Nonan-dières, 13 ; nouveau mode de préparation appliqué au poivre cubèbe. (18 septembre. — 5 ans.)
- POMMES DE TERRE.
- 960. M. Guilard (A.), rue delà Tour-d’Au-vergne, i5 ; système de traitement de la pomme de terre pour la rendre propre à faire divers objets d’alimentation. (6 novembre. — i5 ans.)
- pompes.
- 961. M. Lamotte (P.), de Bruxelles, chez M. Redon , rue Croix-des-Petits- Champs , 3i ; nouveau système de pompe à double effet continu. (i5 avril. — 10 ans.) *
- 962. M. Dubuc (J.-F.), rue de la Paix, 20 ; pompe à jet continu et à récipient d’air. (21 avril. — 5 ans.)
- 963. M. Lantoin (E.), à Draguignan (Yar) ; pompe aspirante, foulante, à piston fixe et corps flottant. (21 avril. — 5 ans.)
- 964. MM. Gentet frères, à Lons-le-Saulnier (Jura) ; nouveau système de pompe à incendie et circulaire propre à tous les usages, et qu’ils nomment pompe jurassienne. (4 mai. — i5ans.)
- , 965. M. Gérin (£'.), à Lyon (Rhône) ; nouveau genre de pompe élévatoire pouvant servir
- à tout usage, sans boite à graisse. (18 mai. —
- 5 ans.)
- 966. M. Labbé (P.-F.), rue Amelot, 52 ; système de pompe hydraulique pouvant se convertir en pompe à feu rotatoire sans aucun changement, avec un système de double levier aussi rotatoire pour lui servir de moteur, et mouvement hydraulique pouvant se convertir en mouvement de lampe sans aucun changement. (2Ô mai. iô ans.)
- 967. M. Gournay (J.), rue Sainte-Anne, 69; application du système breveté des pompes dites françaises de MM. Balin et Desvignes au lavage des laines , au système actuel des bains à domicile et à la distillation des eaux. (16 juillet. — 5 ans.)
- 968. M. Chaussenot aîné (H.-B.), passage Yiolet; nouvelle pompe. (3i juillet. — i5 ans.)
- 969. M. Pichon (G.), rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 7 ; nouveau système de pompe à jet continu dite pompe à diaphragme, sans frottement et sans scellement aucuns. (4 août.
- 5 ans.)
- 970. M. Trewhitt (H.), rue Bleue, 18; nouveau système de pompe applicable aux liquides.. et aux fluides. (4 août. — i5 ans.) * ....
- 971. M. Fabrégue (/.), à Grenoble (Isère) ; pompe aspirante et foulante de toute dimen- ^ sion, propre à l’épuisement et à l’élévation des eaux à la hauteur désirable, avec prompte facilité. (27 août. — 5 ans.)
- -972. MM. Lucas (MF~.) et S cordel (Z#.-6’.), ÿ. Vue Saint-Martin, 222 ; pompe applicable à toute espèce de vases contenant des liquides, et notamment des encriers. (4 septembre. —
- 5 ans.) ^ ;
- 973. M. Miegeville (./.), à Toulouse (Haute-Garonne) ; pompe destinée soit à élever, soit à lancer les liquides et propre à tous les genres d’industrie hydraulique et à vapeur qui nécessitent une grande quantité d’eau en peu de temps, et à tous usages. (12 septembre.—
- 10 ans.)* ”
- 974- M. Robin-Gogué, à la Châtre (Indre); système de pompes perfectionnées. (18 septembre. —- io ans.)
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- 9>j5. M. Berendorff (J.), rue Moufïetard, 3oo; nouvelle pompe sans soupapes ni clapets pour l’alimentation des cliaudièrés à vapeur et l’élévation de toute espèce de liquides. (23 septembre.— 5 ans.)
- 976. M. T lu Haye (F.), à Rouen (Seine-inférieure) ; nouvelle poxnpe à incendie. (29 septembre. — o ans.)
- 977. M. Perris (J.), à Trêves (Aude); nouvelle pompe rotative à jet continu, pouvant aspirer et refouler les liquides. (21 novembre.— 5 ans.)
- 978. MM. Brunet et B ri gandin, rue des Gra-villiers, 24; nouvelle pompe qu’ils nomment •pompe à valvules, (8 décembre. — 10 ans.)
- 979. M. Aubin (JL.-F.), à Rouen (Seine-Inférieure), pompe à incendie à double effet. (21 novembre.—5 ans.) •
- PORCELAINE.
- 980. M. Denuelle (A.), boulevard Saint-
- Denis, 18; fabrication de toutes les pièces de porcelaine dure à pieds émaillés. (17 août. — 5 ans.) ••
- 981. MM. Plantié et compagnie, à Bayonne #(Basses-Pyrénées), broiement et décantation
- des matières à porcelaine. ( 8 juin. — i5 ans.) potasse. '
- ^ 982. M. Ch. Balard {A.), à Montpellier
- (Hérault); extraction des sels de potasse contenus dans l’eau de mer. (12 août. — i5 ans.)
- - 983. MM. Blanchet (L.) et Rey (C), rue du # Chercbemidi, 100; extraction des sels de potasse des cendres non utilisées dans ce but jusqu’à ce jour, extraction à laquelle s’appliquent i° un procédé particulier pour lessiver les cendres et séparer simultanément les uns des autres les sels solubles contenus dans les eaux de lessivage ; 20 l’emploi delà chaleur dégagée pendant l’incinération des végétaux dont on exploite les cendres. (27 août. —10 ans.)
- POTERIES. k
- 984. M. H agonis (P.), à Bordeaux (Gironde); appareils en terre cuite et (briques , bruts ou vernis à l’intérieur et destines à la conduite et à la distribution des eaux en général ou à leur dégorgement, aux égouts, descentes et con-
- duites de latrines , aux aqueducs en dalles, dans la terre, dans les épaisseurs et les carrelages, ainsi qu’à tous conduits en général. (4 septembre. — 5 ans.)
- -' POUDRE A CANON.
- 980. M. Lechcvalier (F.-A.), rue du Bac, 82 ; nouveau procédé de conservation de la poudre de guerre et des munitions, en les préservant de l’humidité. (8 octobre. — 5 ans.)
- -- PRESSES. y- '
- 986. M. Mariage (A.), à Lille ( Df ord) ; moyen de chauffer à la vapeur des plaques de métal fonctionnant dans la presse même, se serrant et se desserrant à volonté tout en laissant libre ou interrompant à volonté les conduits de vapeur, moyen qu’il entend appliquer à la confection des bougies stéariques, de l’huile et à tout chauffage et toute pression quelconques. ( 14 niai. — 10 ans.)
- 987. M. Petre {PJ, à Lyon; application des
- vis en fer fondu, tournées et filetées, à filets renforcés aux arcs des presses destinées à la fabrication des huiles de graines et autres. (13 juillet. —5 ans.) ;
- 988. M. Radier (P.), à Autun (Saône-et-Loire); nouvelle presse à broyer la terre. (23 juillet. —
- 1 o ans.)
- 989. M. Barthélemy (J.-F. ), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; nouveau système de pression. (i2 août. — 5 ans.)
- 990. M. Delkomme ( A.-P. ), rue Saint-Jacques, 44; presse mécanique en taille-douce à mouvement continu. (31 août.— i5 ans.) '
- 991. M. Héruville (J.-M.), rue Chaînent, 8 ; machine à comprimer les tissus de toute espèce, les papiers de tenture, etc. (9 octobre. — 5 ans.)
- PRESSES LITHOGRAPHIQUES. **
- 992. M. Thuvien (T’.), place de l’Odéon, 4;
- nouvelle presse lithographique à cylindre mobile. (7 mai. — Sans.) -
- 993. M. Grentier {L.), à Lyon (Rhône); presse lithographique accélérée pouvant s’appliquer à la taille-douce et ne nécessitant de l’imprimeur qu’un seul mouvement. (11 mai. — 10 ans.)
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- PRESSES TYPOGRAPHIQUES.
- 994- M. Perrot (L.-Jà Rouen ; machines propres aux impressions typographiques, lithographiques, tachygraphiques, etc. (28 janvier.
- — i5 ans.)
- 995. M. Bédouin (A.-F.), rue de Richelieu, 74î nouveau système de presse mécanique à imprimer. (17 août. — 10 ans.)
- 996. M. Rousselet (E.-F.), rue de Sèvres, 38 ; brosse appliquée à une machine à imprimer en caractères. (25 août. — 5 ans.) .
- 997. M. Kolb (G.), à Strasbourg (Bas-Rhin); presse typographique à galets. (9 octobre. — 5 ans.)
- 998. M. Poole(N.), de Londres,rueFavart, 8; perfectionnements dans l’impression typographique. (23 octobre. — 10 ans.) *
- 999. M. Normand (F’.), rue de Sèvres, 97; presse mécanique propre à l’impression des ouvrages de librairie. (6 octobre. — 10 ans.)
- PRESSOIRS.
- 1000. M. Benoit (E.-M.), à Troyes (Aube) ; pressoir destiné à divers usages. (29 avril. — 10 ans.)
- 1001. M. de Daimas, à Alby (Tarn) ; nouveau pressoir à piston. (14 niai. — 5 ans.)
- 1002. MM. Hanriot {J.-D.) et Marillier Kra-mer, à Nuits (Côtes-d’Or) ; pressoir cylindrique propre à faire les vins et autres liquides. (29 mai.
- — 5 ans.)
- 1003. M. Bail (G.), à Dardilly (Rhône); nouveau pressoir à vin. (23 octobre. •— 5 ans.)
- ioo4- M. Lemoine (H.-J.), à Loches (Aube); pressoir mobile à puissance progressive et à chambres cenofuges. (23 octobre. — 10 ans.)
- 1005. M. Perret (B.), à Saint-Genis-Laval (Rhône); nouveau pressoir simultané. (6 novembre. — 5 ans.)
- 1006. M. Jenisch (Gotilob), à Dijon (Côte-d’Or) ; perfectionnements apportés au pressoir cylindrique à cliantepleure propre à la pression de tous les liquides. (21 novembre. — 5 ans.)
- 1007. M. Laligant (C.-F.), à Onnaing(Nord); laminoir horizontal ou nouvelle machine propre à écraser d’une manière continue les fruits, les racines, les graines oléagineuses et, en général.
- Quarantième année. Juillet 1841.
- toutes les substances dont on veut extraire le
- jus ou les parties aqueuses. (21 novembre. ____
- 5 ans.) .
- PROJECTILES.
- 1008. M. Debigne (G.), rond-point des Champs-Elysées, 1 ; confection des balles-obus. (i3 avril. — 5 ans.) *
- PUNAISES.
- 1009. M. Lesage (F.-L.), rue Corbeau, 16 bis; application de la vapeur à la destruction des punaises. (9 octobre. — 5 ans.)
- RAISINS.
- 1010. AI. Militas (P.), àCourneau (Gironde; ; nouvelle machine à égrener les raisins. (15 janvier. — 5 ans.)
- , RAMONAGE.
- 1011. AI. Cogniet (L.), à Lyon (Rhône) ; système de ramonage des cheminées. (8 octobre. 10 ans.)
- . RASOIRS.
- 1012. AI. Aubril (/.), Palais Royal, galerie, de Yalois , 139 ; poudre propre à faire couper les rasoirs, lancettes et autres instruments de fine coutellerie. (i5février. — 10 ans.)
- 1013. Le meme , galerie de Yalois , 1 3q ; rasoirs en cristal. (4 août. — 5 ans.)
- 1014. Oulman (M.), à Bordeaux; pierres vernies à rasoirs chimiques supérieurs, dits de Berlin. (4 avril. — 5 ans.)
- 1015. AI. Jenningros ( J.-C. ), à Oman s (Doubs) ; nouveau genre de rasoir. (23 septembre. — 5 ans.)
- 1016. AI. Teyssier (P.-31.), à Alilhau (Aveyron) ; poudre et pommade destinées à donner un tranchant vif et doux aux rasoirs et instruments de chirurgie. (9 octobre. — 5 ans.)
- RÉCHAUD.
- 1017. M. Truc (G.), rue Portefoin, 3; appareil qu’il nomme réchaud perpétuel, à esprit-de-vin et à niveau constant. (3o septembre. — 5 ans.)
- RÉFRIGÉRANT.
- 1018. AI. Bailly [P.-A.), rue AJarie-Sluart, 8; machine destinée au renouvellement de l’air dans les grandes salles, qu’il nomme réfrigérateur ou machine à rafraîchir. ( 17 août. — 5 ans )
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- RELIURE.
- 1019. M. Chilliat (M.-J.), rue de la Calandre, 5o ; percaline à l’usage de la reliure, du cartonnage, de la gaînerie, de la papeterie et de tous autres états analogues employant la peau. (i3 avril. — 5 ans.)
- 1020. M. Poole (M.), de Londres , rue Fa-vart, 8; machine à rogner le papier. (8 octobre. — 10 ans.) *
- REMORQUEUR.
- 1021. M. Coade (A.-P.), à Passy, près Paris ; nouveau système de remorquage de bateaux dans les fleuves et les rivières. (25 août. — 5 ans.)
- RÉSINES.
- 1022. MM. de Blair (C.-A.) et Chevalier (A.), à la Teste-de-Buch (Gironde) ; nouveau mode de filtration et d’épuration des matières résineuses , mode par lequel ces matières deviennent propres à donner divers produits perfectionnés et notamment des savons. (18 mai. — 10 ans.)
- 1023. M. Bérard ( A.), quai de l’Ecole, 10 ; appareil propre au traitement des matières résineuses , afin d’en obtenir l’essence de térébenthine, et, en général, à toutes les opérations de distillation, particulièrement à celles qui exigent une température élevée. (28 septembre. 5 ans.)
- RESSORTS.
- 1024. M. Morin (A.), rue de l’Arcade, 9; ressorts de voiture d’égale résistance à la rupture et fléchissant de quantités proportionnelles aux charges. (i3 juillet. — 10 ans.)
- 1025. M. Jourdant (G.), rue deA'erneuil, 9; nouveau ressort pour les voitures, qu’il nomme hascule à rassort. (27 août. — 5 ans.)
- RIDEAUX.
- 1026. MM. Daudville et compagnie, à Saint-Quentin (Aisne) ; bordures de rideaux en coton broché à une ou plusieurs couleurs. (4 septembre. — 5 ans.)
- ROBINETS.
- 1027. M. Montvignier-Monnet (T%.), rue de la Corderie-du-Temple, i5 ; nouvelle fermeture hydraulique. (7 octobre. — 5 ans.)
- 1028. M. Cansnn (E.)r à Annonay (Ardèche) ; robinet d’alimentation à niveau constant. (23 octobre. — 5 ans.)
- ROUES DE VOITURES.
- 1029. M. Lesueur (F.), rue Saint-Jean, au Gros-Caillou ; nouvelle boîte de roues. (8 août. — 5 ans.)
- 1030. M. Gengembre{C.-A.), ruePigalle, 27; nouvelle construction de roues. (17 août. —
- 5 ans.)
- 1031. M. Sterling jeune (F.), à Bordeaux; nouvelle boîte applicable aux roues de voitures, afin d’en diminuer le frottement. (17 août. — 5 ans.)
- 1032. M. Mathon (P.-J.), rue Ménilmon-tant ,102; nouveau système de roues pleines dites roues-tambours. (27 août. — 5 ans.)
- 1033. M. Bergerolles ÇD.-J.), à Sedan (Ardennes) ; machine propre à aléser les boîtes de roues cylindriques et coniques au moyen de l’arbre incliné. (3i août. — 5 ans.)
- io34- M. Pascal (J.-B.), à Saint-Mandé, près Paris ; nouveau système de roues élastiques principalement applicables aux voitures de maîtres. (8 octobre. — 5 ans.)
- 1035. M. Driollet (H.-G.), rue Saint-Antoine, 161 ; roues à ressorts métalliques excentriques. (19 octobre. — i5 ans.)
- 1036. M. D a vies (J.), de Manchester, rue Choiseul, 2 ter; roues marchant sur les chemins de fer et sur les routes ordinaires. (21 novembre. — 15 ans.) *
- 1037. M. Leclerc (A.-L.), rue Saint-André-des-Arcs, 4i ; nouveaux perfectionnements apportés dans l’assemblage des pièces qui composent les roues de voitures faites en fer. (21 novembre. — 5 ans.)
- ROUES HYDRAULIQUES.
- 1038. MM. Sudds, Atkins, et Barker, à B.ouen ; perfectionnements dans les roues hydrauliques tournant horizontalement, complètement noyées et destinées à servir de moteurs, lesquels perfectionnements peuvent aussi s’appliquer aux roues mises en mouvement par le vent. (21 janvier. — 10 ans.) *
- 1039. M. Fontaine (JP.-Z/.), à Chartres (Eure-
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- et - Loir) ; roue-turbine. ( 4 avril. — 5 ans.)
- 1040. M. Stedmann ( Ck.-H. ), rue Choi-seul, 2 tery perfectionnements dans les roues à palettes. (ï3 avril. — i5 ans.)*
- 1041. M. Blundell {Ed.), de Londres, rue Beaujolais, 5 ; roue à eau perfectionnée propre à être employée dans l’intérieur. ( 8 août. — io ans.) *
- 1042. M. Fontaine {P.-L.), à Chartres (Eure-et-Loir) ; roue hydraulique horizontale prenant l’eau en dessus par plusieurs vannes. (12 septembre. — xo ans.)
- 1043. M. Gentilhomme (N.-A.), quai de la Tournelle, 33 ; pex’fectionnement dans le système des roues hydrauliques horizontales appelées turbines. (28 septembre. — 5 ans.)
- 1044. M- Parriaux (N.-F.), rue de Charen-ton, 32 ; moyen de rendre immobiles les palettes des roues hydrauliques marchant dans les courants d’eau. (6 novembre. — 5 ans.)
- BOULETTES.
- 1045. M. Pape (H.), rue des Bons-Enfants, 19; roulettes à ressort pour meubles. ( 2.5 août. —» 5 ans.)
- 1046. MM. Planche (P.) et Dusse (J.), rue des Trois-Bornes, 26 ; divei’S systèmes de roulettes sphériques pivotantes. (9 octobre. — 5 ans.)
- routes.
- 1047. M. de Libert (P.-A.), rue du Petit-Re-posoir, 6; système de chemin à coi'don de pierre et machine propre à faciliter la construction. (17 août. — 5 ans.)
- SANGSUES.
- 1048. M. Defert (P.), rue Notre-Dame de-Nazareth, 9 ; instrument propre à remplacer les sangsues, qu’il nomme bdellomètre. (18 octobre. — 5 ans.)
- SAUVETAGE.
- 1049. M. Borrowdaile {F.-TV.), de Londres, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 35 ; améliorations au procédé propre à hausser les vaisseaux et autres objets coulés à fond. (i5 février. —> x5 ans.) *
- 1050. M. Laprade {P.-F.), rue du Faubourg-Poissonnière , 52 ; machine destinée au
- sauvetage des navires échoués ou naufragés, au curage des ports et canaux, et pour faciliter aux vaisseaux le passage pai-dessus les barres ou autres obstacles. (29 février. — 10 ans.)*
- 1051. M. Cabriol (J.-M.), à Boi’deaux (Gironde) ; ceintui’e dite de natation, de sûi'eté et de sauvetage. (3i mars. —5 ans.)
- 1052. M. Truffant (L.-II.), rue Favart, 8; appareil propre à garantir les personnes de l’immersion. (29 avril. — 10 ans.) *
- xo53. M. Painchaud fds (J.-F.), à Morlaix (Finistère) ; appareil qu’il appelle paracôle, pro-pi’e à retarder la dérive et prévenir les nau-fx-ages. (x 7 août. — 5 ans.)
- 1004. M. Duval (C.-F.), rue du Faubourg-Poissonnière , 70; nouvel appareil de sauvetage. (19 octobre. — 10 ans.)
- SAVON.
- 1055. MM. Rampel (M.) et Gaulofret ’(/.), rue Hauteville , 48 ; système de chauffage par la vapeur appliqué a la fabrication des savons de Mai’seille. (24 mars. — i5 ans.)
- 1056. M. MénottiiC.), aux Batignolles, près Paris ; savon hydrofuge, hygiénique, populaire, ou savon propre à rendi’e, par un simple lavage, impénétrables à l’eau et non à l’air, toutes Sortes de fils ou tissus de laine, coton, chanvre, cordages, carton et tout habillement fait qui, en garantissant de la pluie , laissera passage à l’air et à la transpiration. (i3 juillet.—10 ans.)
- ioS']. M. Tessier (IV.), rue JNeuve-Saint-Augustin, 3g ; procédés propres à traiter les eaux de savon ou dissolutions savonneuses ayant servi dans les ai’ts, de manière à en extraire les corps gras et les sels qu’elles peuvent contenir. (8 août. — 10 ans.)
- io58. M. Rodier (A.), rue Chariot, 19, au Marais ; procédés de fabrication d’un nouveau savon animal. (3o novembi'e. — i5 ans.)
- ioôg. Le même (A.) et Thuilier (J.-C.), rue Chariot, 19; fabrication d’un nouveau savon et immenses économies applicables à toutes les matières saponifiées. ( 4 septembre. — 5 ans.)
- 1060. M. Aubonnet {J,-B.), rue des Fossés-
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- Montmartre, 24; nouvelle composition de savon. (29 septembre. — 5 ans.)
- 1061. Madame Bernhardt, à Compiègne (Oise) ; nouveau procédé de fabrication du savon. (7 octobre. — 5 ans.)
- 1062. M. Douglas (J.-M.), de Londres , rue Saint-Honoré, 335 ; perfectionnements dans la fabrication du savon. (19 octobre. — 5 ans.)*
- 1063. M. ArchbaldiTF.), à la Chapelle-Saint-Denis , près Paris ; nouveau procédé de fabrication du savon. (19 octobre. — i5 ans.) *
- 1064. M. Cuveiller (L.), à Blangy-sur-Bresle, me Dauphine , 42 ; nouveau mode de fabrication des savons. (23 octobre. — 5 ans.)
- 1065. M. Cartier (F.), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; nouvelle fabrication de savon avec les grignons ou marcs d’olives et extraction du cristal de soude et de la potasse qui se trouvent dans les résidus. (23 octobre. — i5 ans.)
- CHALES.
- 1066. MM. Dumottier (P.-L.) et Bara (.A.), a \adencourt (Aisne) ; procédé destiné à apporter une grande économie dans la fabrication des châles brochés. (3i mars. — 10 ans.)
- 1067. M. Grillet (F.), à Lyon (Rhône) ; nouveau procédé de fabrication de franges des châles. (4 novembre. — 10 ans.)
- SCIES.
- 1068. M. Guillaume ÇF.-F.), petite rue Saint-Pierre, 16; nouvelle scierie. (29 mai. — 5 ans.)
- SÉCHOIR.
- 1069. M. Ohnesorgen ( rue Vivienne,, 2 ; machine qu’il nomme hy dro-exlr acteur, propre à l’extraction des liquides des différentes substances et étoffes. (4 août. — 5 ans.) *
- 1070. M. Brosson (F.), rue Saint-Honoré, 295 ; séchoir à bascule propre à opérer avec promptitude et économie la dessiccation des matières des trois règnes de la nature. (7 octobre. — 5 ans.)
- 1071. M. & heureux ( P. - U. ), à Bolbec (Seine-Inférieure) ; séchoir à la vapeur. (3i décembre. — 5 ans.)
- SEL.
- 1072. M. Carmin g {A.), rue Saint-Lazare, i[\ ;
- procédé perfectionné de fabrication et de raffinage du sel. (29 juin. — i5 ans.) *
- SEL AMMONIAC.
- 107 3. MM. Figuera et compagnie, rue Saint-Sébastien, 22; procédé de fabrication des sels ammoniacaux et de l’alcali volatil. (17 août. —
- 5 ans.)
- SELLERIE.
- 1074- M. Pareillet (Z,.), à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; collier de cheval dit Jerrei-liége, ou collier caaiIonien. (4 novembre. —
- 5 ans.)
- SERINGUES.
- 1075. M. Lehodey (C.-B.), quai Pelletier, 26; clysoléide destiné à remplacer avec avantage les seringues , clysoirs, clyso-pompes et autres instruments analogues. (17 août. — 10 ans.)
- 1076. MM. Denis {A.-B.) et Chicard (E.), rue du Petit-Hurleur, 4; nouvelle seringue qu’ils nomment clyso-colonne. (6 novembre. — 5ans.)
- SERRURES.
- 1077. M. Bourgeois (P.), à Tangues (Orne); procédé applicable à la construction des serrures, verrous, loquets, targettes, becs-de-canne, boutons [d’horloge , crochets , cadenas, ^caclie-en-trées, etc. (i5 janvier. — i5 ans.)
- 1078. MM. Depoilly frères, à Escarbotin (Somme); nouvelles serrures. (21 avril. — 5 ans. )
- 1079. M. Du pille (I\7.), à Bellevillc, près Paris; nouvelle serrure. (22 mai. — 5 ans.)
- 1080. M. Hunout-Fonlenelle (P.-F.), à Argentan (Orne); nouvelle serrure de sûreté à clef à deux pannetons. (25 mai. — 5 ans.)
- 1081. M. Gouttcbaron (A.), à Lyon; nouvelles serrures de sûreté. (8 août. — 10 ans.)
- 1082. MM. Farcoi (M.-J.) et Monestier (F.), rue Moreau, 1; nouveau système général de serrures. ( 17 août. — 5 ans. )
- 1083. M. Tosi {J.-B.), de Tienne, en Autriche ; rue Saint-George, 2 ; moyens de confection de serrures et de cadenas dits desûreté. (17 août. — 5 ans.)
- 1084. M. Breteau (H.-F.), rue Bleue, 18;
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- serrures perfectionnées. ( 27 août. — 5 ans. )
- io85. MM. Brunet et B ri gandin , rue des Gravilliers, 24; nouvelle serrure. (12 septembre. — 5 ans.)
- xo86. MM. Duvillard et Gallois, à Melun (Seine-et-Marne) ; nouvelle serrure. {12 sep-tembi'e. — 5 ans.) ^
- 1087. M. Poucet (P.-F.), à Belleville, près Paris ; fermetures et arrêts des portes et per-siennes. (3o septembre. — 5 ans.)
- 1088. M. TViliamson{Th.), de Londres, rue Choiseul, 2 ter; nouveau système de garnitures applicables aux serrures, cadenas de sûreté et nouvelle clef pour les faire mouvoir. (22 octobre — 15 ans.) *
- 1089. M. Ringé {A.-H.), rue Saint-Maur-Popincourt , 1 5 ; nouveau système de serrure à effet de verrou desûreté, à bascule, d’arrêt et à chaînette. (14 novembre. — 5 ans.)
- 1090. M. Guilly { P.-A.), rue de Touraine, 1, au Marais; diverses améliorations apportées aux serrures. (21 novembre. — 5 ans.)
- SIGNAUX.
- 1091. M. Iraing (./.), de Londres, rue des Fossés-Montmartre, 4; méthode perfectionnée pour donner des signaux et sonner des alarmes par le moyen de courants électriques transmis au travers de fils métalliques. (6 novembre. — i5 ans.)’*'
- 1092. M. Rouate (//.), à Mai’seiile (Bouches-du-Rhône); signal-écueil. (8 décembre. — 5 ans.)
- SILOS.
- iog3. M. Ouvrard {G.-J.), rue Croix-des-Petits-Champs ,21; préparation de bitume ou pâte minérale et briques bitumineuses propres à la construction des silos destinés à la conservation des grains , farines, céréales, etc. (2-5 août. — i5 ans.)
- SIROPS.
- 1094. M. Fouschard frères; moyen propre à opérer d’une manière complète la dessiccation et le blanchiment des sirops de fécule rendus en grains, et conséquemment d’en améliorer la qualité d’une manière très-sensible. (3i juillet. — 5 ans.)
- 1095. M. Pilay (H.), rue des Arcis, 10; huile et eau aromatiques et charbon propre à la décoloration des sirops et des acides. (17 août.— 10 ans.)
- SOCOUES.
- 1096. M. Cisco (A.-D.), rue des Vinaigriers, 25; perfectionnements apportés aux socques. (28 septembre. —- 10 ans.)
- SOIE.
- 1097. M. Figezzy-Riva (D.-C.), à Lyon; mécanique propre à tordre la soie, en organsin et trame, et à la dévider en même temps. (21 avril. — i5 ans.)
- 1098. M. Buffcircl {F.), à Lyon; nouvelle machine propre à ourdir par flottage et à plier par fil simultanément et qu’il nomme ourdis-soir-plioir. (27 avril.— i5ans.)
- 1099. MM. Regard {J.-J.), et Bcauthéac («/.), à Privas (Ardèche); procédé nouveau propre à rendre plus facile et moins coûteux le tordage de la soie, et des autres matières qui ont besoin d’être tordues, à un ou plusieurs fils. (22 juin.— i5 ans.)
- 1100. M. Meynard ( 'F - M. ), à Valréas (Vaucluse); machine à filer la soie. (23 octobre. — 10 ans.)
- SONDAGES.
- il 01. MM. Degousée et compagnie, rue de Chabrol, 35; système de tiges en bois, avec armatures en fer, destinées à prolonger les sondes sans en augmenter le poids. (i4 août. —-10 ans.)
- SONDES.
- 1102. M. Halleite (L.-A.), à Arras (Pas-de-Calais) ; appareils propres aux sondages et à la recherche de la houille. (7 février. — 5 ans.)
- I io3. M. Mathey (J.-J.), àBaume-les-Dames (Doubs); trois appareils de sondages en fer, dits lire-sondes. (22 juin. — 5 ans.)
- SOUDE.
- 1104. Mmc Trouilhas, à Marseille (Bouches-du-Rhône); fabrication de cristaux de sel de soude et de potasse extrait du marc d’olives. (3i mars. — 5 ans.)
- II o5. Mv Hunt ( TV. ), de Londres , rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans la fa-
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- brication de la soude et dans la production du sulfate de soude. (3o septembre. — i5 ans.) *
- SOUFFLETS.
- 1106. MM. Saint-Joannis et Girod (/.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); soufflet du forge cylindrique en fer et à double effet. (i4 septembre. — 5 ans.)
- SOULIERS, /
- 1107. M. Hunt {H.), rue Jean-Goujon, 4; enduit propre à rendre la semelle des souliers imperméable et à leur donner plus de force. (17 août. — 5 ans.)
- soüs-pieds. ^
- 1108. M. Guillet ( Th.), rue Chariot, 19; nouveaux sous-pieds (28 janvier. — 5 ans.)
- 1109. M. Santune (J.-B.), rue Neuve-de-la-Fidélité, 8 ; nouveaux sous-pieds brisés métalliques à ressort. (12 mars. — 5 ans.)
- 111 o. M. Joannis ÇJ.-F.), rue d’Orléans, i3; mécanisme à ressorts applicable aux sous-pieds, ceintures de gilets et de pantalons, et aux ceintures et corsets de dames. (2 juillet. — 5 ans.)
- 1111. M. Brossier {M.-J.), rue de la Vieille-Monnaie , 28 ; nouveau système de sous-pieds. (i4 août. — 5 ans.)
- 1112. M. Maillot (P.-D.), rue Quincam-poix, 81; ressort nouveau applicable aux sous-pieds, ceintures, bandages, bretelles, bracelets, jarretières, etc. (25 août. — 5 ans.) *
- 1113. M. Bouchon (T7!), rue Notre-D’ame-des-Victoires, 29; nouveau genre de sous-pieds. (23 septembre. — 5 ans.)
- STORES.
- 1114- M. Lalande (P.-L. ) , rue Choiseul, 2 ter; stores-jalousies. (15 juin. —5ans.)
- 1115. MM. Charpentier-Appert ( A.-E. ) et Foullon (H.-P.), rue Neuve-Breda, 18; stores, qu’ils nomment hydatofuges ou zerasphiles, applicables aux voitures. (i3 juillet. — 5 ans.)
- 1116. MM. Chapuy (J.-N. ) et Lhuillier {J.-F.), rue Salle*au-Comte, 5; nouveau mécanisme ou système de chariot de tirage à poulie applicable à tous les systèmes de stores propres à garantir de l’ardeur et de la réverbération du soleil tous les locaux et établisse-
- ments quelconques, mécanisme qu’ils nomment clathrateur. (i8 septembre. —5 ans.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- ii 17. MM. Bertrand et Feydeau, à Nantes (Loire-Inférieure) ; différentes manières de bouclier et fermer hermétiquement les vases ou bouteilles à large embouchure, de verre, grès ou toute autre matière, destinés à contenir et à conserver pendant plusieurs années les fruits et autres substances alimentaires et qui doivent être exposés à résister à l’action du bain-marie. (3i août. — 10 ans.)
- 1118. M. Levraud?(P.-J.), à Nantes (Loire-Inférieure) ; nouvelles boîtes propres à la conservation des substances alimentaires. (12 septembre. — 10 ans.)
- 1119. M. Chevalier {Ch.-J.), à Bordeaux (Gironde) ; nouveau genre de fabrication de boîtes en fer-blanc pour les conserves alimentaires. (14 novembre. — 10 ans.)
- 1120. M. Belliol (J.-A.), rue des Bons-Enfants , 3a ; nouvelle substance alimentaire qu’il nomme lanakoub de l’Inde. (8 décembre. — 10 ans.)
- SUBSTANCES VEGETALES.
- 1121. M. Bourdon {H.), à Dunkerque (Nord); procédé de consolidation et de conservation des substances végétales, ligneuses et textiles. (24 mars. — i5 ans.)
- SUCRE.
- 1122. MM. le comte de Beaurepaire et Lons {J.-J.), rue de Ponthieu, 10; nouveau système d’extraction et d’épuration, par digestion chimique instantanée, à froid ou à chaud, et sans pression des parties saccharines de la betterave, de la canne à sucre et des autres substances saccharifères ainsique des parties colorantes tanniques , gommeuses et oléagineuses de diverses substances végétales, animales ou minérales. (3i mars. — i5 ans.) *
- 1123. M. Rambaud (E.), à Lyon; coagula-teur sec propre à la clarification des sucres et des vins. (27 avril. — 10 ans.)
- 1124. MM. Peyssel (E.) et Jourdan, à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; application du sirop de fécule de pomme de' terre afin d’obtenir
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- une amélioration au raffinage des sucres; de canne et de betterave. (25 mai. — 10 ans.)
- 1125. M. Boucher (J.-B.), à Pantin, près Paris; système complet d’un nouveau mode d’extraction du sucre de betteraves et de sa conversion en sucre raffiné , sous le rapport de la blancheur, solidité et du goût, qui consiste particulièrement en un nouvel appareil appelé extracto-fhre et de la manière d’opérer sur les défécations, et enfin suivre les moyens usités en raffinerie. (18 juin. — 5 ans.)
- 1126. MM. Piet et compagnie, rue de Paradis-Poissonnière , 45 ; système de fabrication de sucre indigène, comprenant l’appareil dit liquê-facteur et émporateur. (13 juillet. — 5 ans.)
- 1127. MM. Guillaume (M.-H.) et Dorey (J.-F.), boulevard Bonne-Nouvelle, 3i ; appareil, nommé cristallisoir pneumatique, propre à purger les sucres par le vide, soit dans la fabrication , soit au raffinage. (20 juillet. — 10 ans.)
- 1128. M. Chomeau ( L. ), rue Quincam-poix, 63; pompe d’aspiration propre à extraire le sirop de la cristallisation des sucres en pains dans les formes. (i4août. — 5 ans.)
- 112g. M. Mecus (P.-J.), rue de la Micho-dière,23; nouveaux procédés appropriés ou étendus à la fabrication du sucre. (25 août. — 10 ans.)*
- 1 i3o. MM. Barbier (A.) et Daubrée, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); nouveaux appareils et procédés propres à la fabrication du sucre. ( 14 septembre. — 5 ans.)
- ii3i. M. Paulet (G.), à la Petite-Villette, près Paris ; nouveau procédé propre à cristalliser les mélasses liquides. (23 septembre. — 5 ans.)
- r 132. M. Berlin (E.), à Bordeaux (Gironde) ; procédé de blanchiment ou d’épuration des sucres, qu’il nomme blanchiment direct. (3i décembre. — i5 ans.)
- n33. M. Bouchard aîné, à Nantes (Loire-Inférieure); nouveau genre de planchers-lits à courant d’air, propres au raffinage du sucre. (31 décembre. — 5 ans.)
- SUIF.
- n 34. MM. Tresca et Eboli (J.), rue Thé-
- venot, 24 ; nouveau procédé propre à l’extraction des principes liquides et solides du suif et des autres corps gras. (i4 août. — 10 ans.)
- 1135. M. Hainsselin {P.-H.), rue des Trois-Couronnes, 3o ; machine qu’il nomme hacheur, pour le suif en branche. ^17 août. — 5 ans.)
- 1136. M. Canning {A.), rue Saint-Lazare, 24; nouveaux procédés perfectionnés propres à purifier, solidifier et désinfecter les suifs, graisses, huiles et autres substances oléagineuses. (23 septembre. — i5 ans.) *
- SULFATE DE PLOMB.
- 1137. •M-* Bleyer (A.), à Mulhouse (Haut-Rhin); procédé propre à décomposer par la voie humide le sulfate de plomb , par la fonte en poudre, en formant du plomb métallique et du sulfate de fer cristallisé. (21 avril. — 10 ans.)
- 1138. Mme veuve Derored, rue Neuve-Saint-
- Eustache, 36 ; procédé propre à préparer le sulfate de plomb et les savons solubles et diverses compositions hydrofuges. (3i juillet. — i5ans.) ,
- TABATIÈRES.
- 113g. M. Geslot-Menier (A.), à Tours (Indre-et-Loire ) ; tabatière à châssis construite d’après un nouveau système. (21 janvier. — io ans.)
- TABLEAUX.
- 1140. M. Polts (W.), de Birmingham , rue Favart, 8; nouveau mode de suspension des tableaux encadrés, et autres objets. (22 octobre. — 1 o ans.) *
- TABLES.
- 1141 • M. Tanerer (J.-N.), à Lyon ; meuble, dit table-tricoteuse ou guéridon à corbeille, renfermant la table ou guéridon, le bureau pour écrire, le porte-livre et le porte-musique. (29 février. — 5 ans.)
- TABOURET.
- 1142. Le meme-, meuble dit tabouret-crachoir. (i5 février. — 5 ans.)
- TANNAGE.
- n43. MM. Sterlingue et compagnie, rue Française, 8 ; procédés de tannage à température constante, avec addition d’alcalis et à vase clos. (14 mai. — 5 ans.)
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- TEINTURE.
- il44- MM. Barallon(C.) et Formier{J.-C.), à Saint-Etienne (Loire); nouvelle machine propre à ombrer et nuancer de diverses couleurs les rubans et étoffes en soie grège et autres. (4 août. — io ans.)
- n45. MM. Kestner père et fils, à Thann (Haut-Rhin); procédés applicables à la teinture des étoffes de fil, de soie, de coton et de laine. (17 août. — 10 ans.)*
- 1146. M. Giraud (P. ), à Saint-Étienne (Loire); nouveaux procédés et appareils propres à la teinture des étoffes de soie et rubans fabriqués en soie grége, et à rappeler les couleurs avariées de toute espèce de tissus. (a5 août. — 10 ans.)
- 1147. M. Frezon (F.-N.), rue Saint-Victor, 65 ; teinture des draps couleur garance , teints en laine, aussi clairs , aussi beaux , aussi éclatants que ceux teints en pièces, (^septembre. — 5 ans.)
- 1148. M. Fabre (£.), rue Choiseul, 2 ter; nouveaux procédés et appareils perfectionnés propres à obtenir des extraits des substances végétales et animales en général, et particulièrement des teintures, des tanins, des huiles essentielles , et pouvant aussi servir à recevoir d’autres applications, (^septembre. — 5 ans )
- n4g. M. Duchan {F.), rue du Faubourg-Montmartre, 4; nouveau procédé de teinture en bleu indigo. (28 septembre. — i5 ans.)
- TÉLÉGRAPHIE.
- 1 i5o. M. Gujot (J.), rue de la Victoire, 10; application de l’hydrogène liquide aux signaux demarine et à la télégraphie de nuit, (agaoût.— 5 ans.)
- TENTES-
- 115t. M. Façon net (J.) , rue Bleue, 18; nouveau système de tentes perfectionnées. (12 août. — t 5 ans.)
- térébenthine.
- ii 52. M. Tachouzin (J.-E.), rue Sainte-Apolline, 20; perfectionnements apportés à une machine distiilatoire appliquée particulièrement à la purification et à la distillation des
- matières résineuses, pour la fabrication de la térébenthine. (12 mars. — 10 ans.)
- TERRASSEMENT.
- 1153. M. Sassiat (J.-E.), rue de Richelieu ,71; machine destinée à élever sur beige les matériaux pouvant se rencontrer dans toute espèce de terrassement. (4 juin. — i5 ans.)
- ii54- M. Journet (P.), rue du Helder, 12; machine mobile applicable au terrassement des canaux et des chemins de fer. (22 octobre. — 5 ans.)
- TERRES.
- 1155. M. Cotelle (Th ), rue delà Tour-des-Darnes, 12; machine propre à creuser et h enlever la terre, dite poly-cryctonc. (8 août. — 5 ans.)
- THÉÂTRES.
- 1156. M. Curtis (T.-A.), de Londres, place Dauphine, 12; nouveau système propre à la construction et mouvement de l’appareil et des machines diverses du théâtre, y compris tous les décors des scènes quelconques. (2 juillet. — 10 ans.) *
- THÉIÈRES.
- 1157. M. Pieren ( E.-A. ), rue Quincam-poix, 17; nouvelle disposition de théières dites fontaines à thé. (i4 septembre. — 10 ans.)
- TISSAGE.
- 1158. M. Poole (M.), de Londres , rue Fa-vart, 8; nouvelle méthode de tissage des draps et des tissus mêlés de laine et d’autres matières filamenteuses. (21 janvier. — i5 ans.)*
- 1 i5g. M. Davies (G.), de Manchester, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les machines ou appareils propres à encoller ou apprêter les fils pour chaînes de coton, laine, lin et autres matières employées dans le tissage. (18 mai. — i5 ans.)*
- 1160. M. S allier (J.-A.), à Lyon (Rhône); nouvelle mécanique propre à faire les cannettes pour le tissage des étoffes de soie. (2 3 juillet.— 5 ans.)
- 1161. MM. Biallon frères (J.-P.), à Saint-Etienne (Loire); nouveaux peignes propres à la fabrication des tissus en tous genres et en toutes largeurs. (3i juillet.— 10 ans.)
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- 1162. M. Dutot (F--A.)) me Guénégaud, 27; nouveau procédé propre à faire plusieurs pièces de tissus à la fois dans le même métier. (3i août. — 5 ans.)
- 1163. M. Sangouard. (C.), rue des Fossés-Montmartre , 14 ; nouvel outil appliqué à la fabrication des tissus, qu’il nomme tondeur continu, (ig octobre. — 10 ans )
- 1164. M. Robert (£.), à Tarare (Rhône); nouvelles bobines et broches à jour propres à chasser et parer toute espèce de matières destinées au tissage. (22 octobre. — 10 ans.)
- 1165. M. Lecoq (L.-ff.), à Bolbec (Seine-Inférieure); système de rentrage à la mécanique dans la fabrication des indiennes. (a3 octobre. — Sans.)
- 1166. M. Triquet (C.), à Lyon (Rhône); nouveau système de lisage des dessins pour tissage des étoffes brochées et façonnées. (21 novembre. — 5 ans.)
- 1167. M. Dufaur (J.-B.), à Rouen (Seine-Inférieure); moteur à fabriquer mécaniquement les laines pour le tissage. (3o novembre.— 5 ans.)
- 1168. M. Labussière (L.-J.), rue Saint-Denis , 196 ; mécanisme propre à tisser les pantalons sans couture et tous autres tissus circulaires. (3i décembre. — 5 ans.)
- tisser (métiers à).
- 116g. M. Cuningham, rue Favart, 8; diverses améliorations apportées à la construction des métiers à tisser mécaniques, fonctionnant à l’aide de la vapeur ou par tout autre moteur, et destinés à la fabrication des tissus brochés et façonnés en soie, lin, laine et coton ou toute autre matière filamenteuse, lesquelles améliorations sont applicables soit aux métiers ordinaires mus à bras, soit aux métiers à la Jacquart. (6 janvier. — i5 ans.) *
- 1170. M. Poole (N.), rue Favart, 8; construction de métiers à étoffes élastiques, dits mécaniques à chaîne. (15 janvier. — 10 ans.) *
- 1171. M. Gonon (J.) y à Saint - Étienne (Loire); nouveau battant à plusieurs navettes propre à la fabrication des rubans et étoffes. ( 15 janvier. — 5 ans.)
- Quarantième année. Juillet 1841.
- 1172. M. Parpnite aîné, à Messincourt (Ardennes); nouveau système de métier à chasse. (21 janvier. — 10 ans.)
- 1173. M. Seutre (E.-F.), à Saint-Étienne (Loire); battant-brocheur à trois navettes. (29 février. — 5 ans.)
- 1174. MM. Bornèque et Fergrtsson, à Bavil-liers (Haut-Rhin); i° application du tambour à douves mobiles au métier à tisser mécanique ; 20 emploi des crochets servant à lever les lisses, leur forme à talons, leur plaque d’appui formant levier et point d’appui en même temps ; 3“ le couteau à recul servant à enlever les crochets des lisses sans que l'octogone ait besoin de suivre d’autres mouvements que celui de rotation périodique de son axe ; 4° application du double tambour à douves mobiles; 5° le mouvement de va-et-vient appliqué au tambour pour faire la toile ou les bouquets ; 6° la poitri-nière tournante conduisant la toile et guidant la marche du tambour à bosquets par le moyen du compteur placé à son extrémité ; 70 l’application de ces systèmes tant aux métiers à tisser à bras qu’aux métiers à tisser mécaniques. ( 5 février. — 15 ans.)
- 1175. M. Daoies (J.), de Manchester, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans la construction des métiers à tisser. (31 mars. — i5ans.)*
- 1176. MM. Malmazet aîné, Desplanque fils et compagnie, à Lille (Nord); métier propre à fabriquer toute espèce d’étoffes façonnées par le moyen de la vapeur. (4 avril. — 10 ans.) *
- 1177. MM. Gouet (P.) et Gaudin (//.), à Lyon; perfectionnement à la mécanique dite à la Jacquart, propre à la fabrication des étoffes de soie. (21 avril. — 5 ans.)
- 1178. M. Fan quel- Lemaître, à Bolbec (Seine-Inférieure); perfectionnements ajoutés au métier à tisser fonctionnant à la main ou à l’aide d’un moteur quelconque. (27 avril. — toans.) *
- 1179. Mme Bisso(M.), avenue de Saxe, 14 bis; métier à tisser mécaniquement le chanvre, le lin, le coton, la laine, la soie et tous les fils de manière à produire avec un grand avantage
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- d’accélération des chemises d’hommes, de femmes, des sacs, des blouses, des lits de plume, des paillasses et tous autres objets qui en sont susceptibles circulairement, c’est-à-dire sans couture, (i i mai. — i5 ans.)
- 1180. M. Molinard (C.-M.), rue de Chail-lot, 54; perfectionnements d’une mécanique connue sous le nom de battanl-brocheur pour velours. (i i mai. — 5 ans.)
- 1181. M. Gaillard («/.), à Lyon (Rhône); métier propre à faire deux pièces de peluches à la fois, superposées l’une sur l’autre. (22 mai.— 5 ans.)
- 1182. M. Boillé (A.-D.), rue d’Assas,3; mécanique au moyen de laquelle on fait ouvrir la chaîne dans les métiers à tisser, progressivement en forme d’éventail, et qui donne la possibilité de rabattre en même temps qu’on lève, ce qui évite la rupture des fils de chaîne. (22 mai. — 10 ans.)
- xx83. M. Boneau (X), à Rouen (Seine-Inférieure); métier à tisser plusieui’s bandes propi’es à la fabrication des bretelles. (11 juin. — 10 ans.)
- 1184. M. Debergue (H.), quai de Jem-mapes, 228 ; nouveau métier à tisser les étoffes de lin, chanvre, soie, laine, coton, etc. , et principalement en grandes largeui’S. (18 juin. — 5 ans.)
- 1185. M. Blondel (J.-S.), à Rouen (Seine-Inférieure); procédé propre à la conservation des lames à tisser et des pièces qui en dépendent. (28 juin. — 5 ans.)
- 1186. M. Quénin (P.-C.), à Rouen (Seine-Inférieure); métier à tisser à pareur mécanique et régulateur pei’fectionné. (4 août. 10 ans.)
- 1187. M. Guédé (G.),àMontdidier (Somme); mécanisme propre à faire figurer et perfectionner dans les tissus de laine toute espèce de fleurs et de dessins. (8 août. — 5 ans.)
- 1188. MM. Fournel {F.) et Laval (A.)-, à Saint-Chamond (Loire); procédé propre à doubler, sans augmenter le nombre de bras, la puissance des métiers à la Jacquart, dits à la barre, employés à la fabrication des rubans. (29 août. — 5 ans.)
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- 118g. M. Richard {F.), à Lyon (Rhône); machine à brocher les étoffes de soie, laine et coton en nombre de lés ou couleurs indéterminées suivant le diamètre des rondelles composant le chemin. (4 septembre. — ïo ans.)
- 1 igo. MM. Guiraud (J.) et Picard (A.), rue Olivier-Saint-George, 9 ; nouveau métier à tisser propre à la fabrication de toute espèce d’étoffes façonnées. (12 septembre. — i5 ans.)
- 1191. M. Migeon aîné, à Reims (Marne); mouvement de va-et-vient propre à toute machine bobineuse et au frottoir des lames. ( 18 septembre. — 5 ans.)
- 1192. M. Delaroque {J.-A.), à Luneray (Seine-Inférieure); mécanisme qui s’adapte sur les métiers à tisser, afin de parer en tissant. (23 septembre. — 5 ans.)
- 1193: M. Fervacke (E.), de Gand,. rue du Faubourg-Saint-Honoi’é, 35; métier à tisser les étoffes unies, croisées, unies et façonnées, fu-taines, satins, coutils, etc., de fil de lin, coton, laine, soie et auti-es matières filamenteuses. (29 septembre. — 10 ans.)*
- x 194. M. Belleme (J.-B.), nie des Boui-don-nais, 6; combinaison d’encoi’dement et de marches pi'opres à mouvoir les lisses des métiers à tisser les coutils, les croisés, les basins et autres étoffes de cette nature. (3o septembre. — 5 ans.)
- 1195. MM. Hardy (A.-C.) et Hurel(N.-A.), à Tlieillemerft (Eure); appareil pi’opre à faire arrêter les métiers à tisser lorsque la trame casse ou manque, (7 octobre. — 5 ans.)
- 1196. MM. Givre (B.) et Magat (G.), à Tarare (Rhône); nouveau mécanisme propre à s’adapter à toute espèce de navettes pour tenir la trame tendue au point voulu. (8 octobre. — 5 ans.)
- 1197. M. Miles-Berry, de Londres, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les métiers à tisser. (9 octobi’e. — i5 ans.) *
- 1198. MM. Bertrand (G.), à Elbeuf (Seine-Inférieure); appareil qui, appliqué au métier à la Jacquart et à armui*es, permet de tisser l’endroit de l’étoffe en dessus. (19 octobre. — 10 ans.)
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- H99* M. Greenwood (T’A.), à Manchester, rue Clioiseul, 2 ter; perfectionnements apportés dans la construction des métiers propres à tisser et à produire de nouveaux tissus. (22 octobre. — 15 ans.) *
- 1200. M. Bosquillon (A.-S.), rue Neuve-Saint-Eustache, i3; perfectionnements apportés à la machine Jacquart. (23 octobre. —15 ans.)
- 1201. M. CordieryL.-F.), rue de Chabrol, 42; nouveau métier mécanique à tisser. (28 décembre. — 10 ans.) *
- TISSUS.
- 1202. M. Cocheleuæ (F.), à Templeuve-en-Pewele (Nord); tissu nouveau qu’il nomme Virginie façonné. (4 août. — 5 ans.)
- 1 2o3. M. Meuron (C.), à Puteaux, près Paris ; machine propre à examiner toute espèce de tissus et les plier d’après le système métrique. (4 septembre. — xo ans.)
- 1204. MM. Scheibet et Laos, à Tliann (Haut-Rhin); machine servant à élargir les toiles de coton et autres tissus, et qu’ils nomment élargisseur. (12. septembre. —-5 ans.)*
- 1 2o5. M. Boulfroy (P.-L.), rue d’Angou-lême-du-Tempîe, 25; machine propre au grillage des tissus de laine et autres par le gaz. (23 septembre. — 10 ans.)
- 1206. M. Douden (F.), à Cambray (Nord); nouvelle étoffe côtelée pour jupons à tournure. (29 septembre. — 5 ans.) *
- 1207. M. Perrillal (F.-A.), rue Colbert, 2 ; nouveau tissu gazé pour chapeaux de dames. ( 14 novembre. — 5 ans.)
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 1208. MM. Gillet {M.-N.) et Manier (A.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); procédé propre à rendre imperméables à l’eau et à l’air toutes les étoffes en général. (25 juin. — 5 ans )
- 1209. M. Quinet (A.-JS.), rue • Croix-des-Petits-Champs, 4 ; procédé qui donne à tous les tissus en général la qualité d’imperméabilité. (x3 juillet. — 5 ans.)
- 12X0. MM. Durden (F.-L.) etStears (H.-N.), rue de Bondy, 48 ; moyen de rendre le drap ou toute autre étoffe ou tissu , quelle qu’en soit la
- matière, imperméable à l’eau sans l’être à l’air.
- ( 15 juillet.— 10 ans.) *
- 1211. M. Muston (T.). d’Amsterdam, rue Hauteville, 5 ; nouveau procédé propre à rendre toute espèce d’étoffe soit de laine, coton , de lin ou de soie imperméable-à l’eau, tout en conservant la perméabilité à l’air. (18 septembre. — 5 ans.) *
- 1212. M. Nunn (TA.), de Londres, rue Hauteville, 5; nouveau procédé propre à rendre toute espèce d’étoffes imperméables à l’eau, tout en conservant la perméabilité à tous les fluides élastiques, lequel procédé est également propre à rendre les cuirs imperméables à l’eau.' (3o novembre. — 10 ans.) *
- 1213. MM. Aaieny Flory (J.-E.) , Bayol (J.-N.) et Laurens (G.), rue du Faubourg-Poissonnière, 68 bis; nouveau moyen de rendre toutes les étoffes ou tissus imperméables à l’eau, sans l’être à l’air et aux fluides élastiques. (8 décembre. — 5 ans.)
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- TISSUS METALLIQUES.
- 1214. MM. Tronchon et Dutourlan (L.-E.), rue Bourg-l’Abbé, 11 ; nouveau système de machines à fabriquer des tissus obliques métalliques, autrement dit grillage en fd de fer ) laiton, ou de-tout autre métal. (6 janvier. — 5 ans.)
- 1215. M. Monlagnac (A.), rue de Paradis-Poissonnière, 47 j toiles métalliques à l’usage des papeteries mécaniques. (25 mai. — 5 ans.)
- TOILETTE.
- 1216. M. Hazard {J.-J.), rue Clioiseul, 2 ter ; toilette-bureau de joui' et de nuit. (16 juillet. — 5 ans.)
- TONNEAUX.
- 1217. M. Simyan (J.-N.), à Bordeaux (Gironde) ; machine à débiter les merrains épais en douves toutes dolées, par une seule opération, en coupant le bois dans son fil et sans autre perte de bois que celle nécessitée par un fort trait de scie ordinaire. (6 juillet. —15 ans.)
- i2î8. M. de Manne aille {L -T.), à Gonne-ville, près Honfleur (Calvados) ; nouvelle mécanique de tonnellerie qui à la fois coupe de longueur, j-able, pave sans rogner aux deux extié-
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- mités, creuse à l’intérieur, plane et arrondit toutes les douves nécessaires à la composition des tonneaux de toutes dimensions. (16 juillet.
- — 5 ans.)
- 12ig. M. Forbes-Orson (E.), de Londres, rue Clioiseul, 2 ter-, perfectionnements dans les procédés employés pour fabriquer et perfectionner les douves de tonneaux et les objets qui en sont formés, et moyen de découper les bois en lattes , aisseaux , échandoles, etc. (21 novembre. — i5 ans.)*
- 'p
- TOURNEBROCHES.
- 1220. M. Mousquet {J.-N.) , à Cavaillon (Vaucluse); volant modérateur, à force centrifuge, applicable aux tournebroclies. (4 septembre. — 5 ans.)
- TOURS.
- 1221. M. Bonhomme {P.-A.), à Lyon (Rhône); procédé mécanique qu’il nomme tour alcsoir plat forme. (28 septembre. — 5 ans.)
- TREILLAGE.
- 1222. M. Parocle (A.), à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) ; nouveau treillage et machine propre à le confectionner. (6 novembre.
- — 10 ans.)
- tricot (métiers à).
- 1228. MM. Bastide frères et Landera, à Nîmes (Gard) ; nouveau procédé de fabrication sur des métiers à mailles fixes, de filets, hamacs, caparaçons, gibecières, cliales, écharpes, etc. (11 mai. — 5 ans.)
- 1224. M. Bossens fils, à Sauve (Gard) ; machine qui s’adapte aux métiers à faire des bas, pour la fabrication des gilets et jupons de laine imitant le tricotage à deux aiguilles (18 mai.
- — i5 ans.)
- 1225. M. Oulrequin {A.-J.), rue Quincam-poix, 19; machiné ou métier à châssis, dit tricoteur Outrequin. (23 juillet. — i5 ans.)
- 1226. M. Joyeux fils aîné, à Nîmes (Gard); perfectionnements apportés aux métiers anglais pour faire les bas. (29 septembre. — 5 ans.)
- 1227. M. Mauduit {A.), à Falaise (Calvados); machine destinée à la fabrication des tissus i
- pour les bonnetiers, qu’il nomme rêunisseur pour la fonction d’un métier circulaire. (19 octobre. — 5 ans.)
- TUILES.
- 1228. M. Maître (J.), à Villette-sur-Ource (Côte-d’Or); tuilesbituminées remplaçant celles dites plombées. (16 juillet. — 5 ans.)
- 1229. M. Klein {F.), à Saint-Vit (Doubs); procédé de fabrication de tuiles en verre, zinc, asphalte, etc. (3o septembre. — 10 ans.)
- TULLE.
- 1230. Mademoiselle Guersant (E.), à Caen (Calvados) ; points à jour sur dentelle de coton. (7 février. — 5 ans. )
- 1231. M. Lefort (L.-P.), au Grand-Couronne (Seine-Inférieure) ; fabrication des tulles, points de champ et Malines réunis, sur les métiers à tulle-bobin ordinaires. (i5 février. — 5 ans.)
- 1232. M. Blasidale (TF.), de Londres, rue Favart, 8; moyens et procédés propres à fabriquer du tulle imitant la dentelle de Valenciennes, le point de Malines, Bruxelles, Alençon, etc. (27 avril. — 10 ans.)*
- 1233. M. Pearson (F.) , à Saint-Pierre-lès-Calais (Pas-de-Calais) ; fabrication d’un nouveau point de dentelles ou tulle-bobin, avec broderie imitant le point et la dentelle de Valenciennes, et application du tulle-bobin à cette fabrication nouvelle. (8 juin. — 10 ans.)*
- 1234. Le meme et TValkland (G.), à Calais (Pas-de-Calais); perfectionnements apportés aux métiers à tulle , lesquels sont applicables aux métiers en général pour joindre les fils de chaîne. (3o novembre. — 10 ans.) *.
- 1235. M. Fendroux ( J.-P.), à Calais (Pas-de-Calais) ; perfectionnements apportés dans les métiers à tulle-bobin dits à chevilles droites. ( 15 janvier. — 5 ans.)
- 1236. M. Andrics (P.-F.), à Lyon ; application de procédés dits à la Jacquart, au métier à tulle-bobin circulaire pour la fabrication du tulle brodé par ce procédé. (26 août. — 10 ans.)
- 1237. M, Austin (J.), rue Choiseul, 2 ter;
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- perfectionnements dans les métiers à tulle dits mechlin. (3i août. — 5 ans.)
- 1238. M. Kirck(D.), à Caen (Calvados); modifications apportées aux machines à tulle, système de Leavers, à l’aide desquelles on peut fabriquer sur le même métier du tulle points de champ et Malines réunis, enfin Malines ou chacun de ces tulles seulement. (28 septembre. — Sans.)
- 1239. Le meme; perfectionnements apportés aux métiers à tulle-bobin. (23 octobre.—5 ans.)
- 12,40. M. Fisher ( /. ), de Londres, rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans lès machines employées pour fabriquer le tulle-bobin et d’autres tulles. (7 octobre.— 10 ans.)*
- 1241. MM. Jourdan et compagnie, à Cam-bray (INord); application du système Jacquart aux métiers à tulle-bobin , afin de faciliter le changement du point de tulle et la formation d’un dessin à volonté. (29 septembre. — 10 ans.)
- 1242. MM. rofflin-Marlho et fils et Couplet, (J.-B.) , à Caudry (Nord); mécanisme servant à exécuter un nouveau tulle-bobin moucheté. (9 octobre. — 5 ans.)
- 1243. M. Bertrand (L.-F.), à Saint-Pierre-lès-Calais (Pas-de -Calais); fabrication par métiers à tulle, système circulaire et métier dit à rotation du tulle point de champ et brodé à pois. (28 décembre. — 5 ans.)
- TURBINES,.
- 1244. MM. Japy frères, rue du Temple, 102, et Dumery, à Grenelle, près Paris; turbine ou machine rotative propre à être mue par l’eau ou la vapeur. (i4 août. — i5 ans.) *
- 1245. MM. Couvers et Boudsot, à Besançon, (Doubs) ; système particulier de construction applicable aux turbines en général, (^septembre.— i5ans.)
- 1246. M. Callon (P.), boulevard Beaumar-otxais, 57 ; perfectionnements apportés aux turbines hydrauliques.
- TUYAUX.
- 1247. MM. Renaudot ( J.-J. ) et Dejardin (L.-A.), rue de Grenelle-Saint-Gerniain, 24»
- procédés de fabrication de tuyaux coulés en zinc et étirés à chaud dans des cylindres cannelés. (i3 juillet. — 10 ans.) *
- 1248. M. Laivford-Ackland, rue Favai’t, 8 ; préparation d’un alliage métallique applicable à la construction des tubes et tuyaux et à d’autres usages. (9septembre. — xo ans.)*
- 1249. Deconclois (E.-J.), rue Choi-seul, 2 ter; machine perfectionnée propre à la fabrication des tuyaux sans soudure. (19 octobre. 5 ans.)
- 1250. M, Rupert-Smedley, de Manchester, rue Ghoisenl, 2 ter; perfectionnements dans la fabi'ication des tubes, tuyaux et cylindres. (21 novembre. — x5 ans.) *
- typographie.
- 1251. M. Progin (F.-X.), rue du Paon-St-Victor, 17; machine dite plume typographique polyglotte pouvant servir : < o à imprimer presque aussi rapidement qu’on écrit avec une plume ordinaire ; 20 à peindre ou teindre toute espèce de tissu ou de papier ; 3° à former des planches stéréotypes pour la reproduction de caractères d’imprimerie ou de musique ; 4° à préparer, avec ou sans burin, des matrices pour la formation des plaques de plomb ou d’autre métal, lesquelles représentent, en creux ou en.relief, toute espèce de signes ou de figures. (i5 janvier.— 5 ans.)
- 1252. M. Rejany (J.-B.), rue Neuve-Bourg— l’Abbé, 18 ; divers modes de réglure des impressions typographiques en même temps que le tirage en noir. (4 mai. — 10 ans.)
- 1253. MM. Bouvet (J.-B ) et Masset (E.-P.)r rue Sainte-Avoie, 35; nouveau mode d’impression typographique dit planche-composleur mobile. (14 septembre. — 5 ans.)
- 1254. M. Young (A.), de Londres, rue St-Honoré, 335 ; machine ou appareil perfectionné propre à composer les caractères d’imprimerie. (7 octobre. — i5 ans.)*
- 1255. MM. Gaubert(E -R.) et Mazure (N.), rue Servandoni, 16; machine destinée à la composition et à la distribution des caractèi'es dans la typographie. ( 3o novembre. — i5 ans.) *
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- VAISSELLE. '
- 1256. M. Parquin(Th.), rue Choiseul, 2 ter; système perfectionné propre à la fabrication d’une nouvelle vaisselle. (9 septembre.—-5 ans.)
- VANNES.
- 1257. M. Mauzaisse à Lèves (Eure-
- et-Loir) ; vanne s’appliquant à la roue hydraulique de M. Passot. (12 août. — 5 ans.)
- VAPEUR.
- 1258. MM. Chal/n et Machlf (/?.), à Rouen (Seine-Inférieure); appareil destiné à refouler la vapeur perdue. (11 juin. — 5 ans.)
- VASES.
- 125g. M. Barbereau (J.-A.), rue Grange-aux-Belles, 9 ; nouveau moyen de confectionner toute espèce de vases, soit en or ou argent, soit en plaqué or ou argent, de manière à ce qu’ils 11e puissent brûler la bouche ou les doigts de ceux qui s’en servent, quoique remplis d’eau bouillante. (11 juin. — 10 ans.)
- 1260. M. Camion-Pierron, à Vrignes-aux-Bois (Ardennes) ; moyen de braser les vases aux fiches en fer de toutes les espèces. (3o septembre. — 10 ans.)
- velours. -, „
- 1261. M. Plataret (/.-L.), rue Pavée, 9 ; fabrication de velours en bourre de soie. (i3 avril — 5 ans.)
- 1262. M. Lesarcel (/.), à Beauvais (Oise) ;
- appareil propre à la fabrication des velours d’Utrecht avec dessins de diverses couleurs. (14 septembre. — 5 ans.) f < 3
- 1263. M. S anguleux {F.), à louage (Isère) ; nouveau rouleau applicable à la fabrication des velours unis et autres. (7 octobre. — 5 ans.)
- 1264. M. Damien-Limousin, à St-E tienne (Loire) ; procédé propre à fabriquer les velours brochés et façonnés. (21 novembre. — 5 ans.)
- VENTILATEUR.
- 1205. M. Maître (E.)} à Châtillon-sur-Seine (Côte-d’Or); ventilateur à double effet utile. (12 septembre — 15 ans.)
- 1266. M. Petit (.A.), rue Grange-Batelière,
- 21 ; ventilateur à graduation destiné à favoriser le renouvellement de l’air dans l’intérieur des habitations. (23 septembre. — l5 ans.)
- VERNIS.
- 1267. MM. Muller {J.-H.) et Merger(A.-E.)i à Versailles (Seine-et-Oise); vernis à tableaux incolore. (8 octobre. — 5 ans.)
- VERRE.
- 1268. M. Duquesne (/’.), à Valenciennes (Nord) ; deux machines destinées à laminer, presser, étirer et en même temps imprimer et graver le verre. (12 mars. — i5 ans.) *
- 1269. MM. Clemandot (L.) et Mais (L.-/.), à Boulogne, près Paris ; procédé de fusion destiné à améliorer ainsi qu’à faciliter la fabrication du cristal et du verre en produisant une action plus uniforme de la chaleur sur la matière. (4 juin. — i5 ans.)
- 1270. M. Jouet (D.), à Stolberg (Prusse), rue du Faubourg-Poissonnière, 4°; four à étendre le verre à vitre. (4 juin. — 5 ans.)
- 1271. M. Goulard (/.-£.) , à Mégecoste (Haute-Loire) ; appareil à trancher la calotte des manchons et cylindres de verre par l’application d’une tige-corde ou chaîne de fer, de cuivre, d’argent ou de platine, de laiton fortement chauffé au lieu d’un filet de verre fondu employé dans toutes les verreries. (25 juin. — i5 ans.)
- 2172. M. Lesueur (C.-N.), rue de la Micho-dière, io; application du verre et du cristal aux ornements d’architecture et autres. (2 juillet.— 5 ans.)
- 1273. M. .Fould (E.), rue des Bons-Enfants, 29 ; nouveau procédé propre à étendre le verre à vitre. (9 octobre. — i5 ans.) *
- 1274. M. Tissot {J.), passage de l’Opéra, i5 et 17; fabrication des objets en verre filigrané, dit de Tenise. (3i décembre. — 5 ans.)
- VERS A SOIE.
- 1275. M. Giraud (P.), à Bourg-Saint-An-déol (Ardèche) ; procédé dit hygrodrome ou étouffoir dessiccatif, destiné à donner la mort et à sécher la chrysalide du ver à soie. (4 juin. — 5 ans.)
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- VETEMENTS.
- 1276. MM. tâcheron {L.-F.) et Lefrançois (J.~A.), rue Choiseul, 2 ter; procédés à l’aide desquels ou peut confectionner, sans couture et en tissu de caoutchouc, des bas, brodequins, chaussons, guêtres, pantalons, corsets, tiges de bottes, chapeaux et autres objets de ce genre. (18 juin. —5 ans.)
- 1277. M. Douret (J.-N.) , rue Choiseul, 2 ter; caleçon hygiénique à l’usage des daines. (22 octobre. — 5 ans.)
- VINS.
- 1278. M. Galice (G.), à Épernay (Marne); moyen propre à empêcher le coulage des vins mousseux. (6 janvier. — 10 ans.)
- 127g. MM. Charpentier {H.-Ai), Maizière (.A.), Emy {A.) et Foullon (H.), rue Bre-da, 18; appareil qu’ils nomment paracasse, propre à régler le travail de fermentation des vins destinés à devenir mousseux, et propre en même temps à empêcher la casse de ces vins. (18 mai. — i5 ans.)
- 1280. MM. Sallard (B.) et Saladin (J.), à Moulins (Allier); principes, moyens et procédés propres à vieillir les vins, à leur procurer une conservation plus grande et une clarification plus parfaite. (4 septembre. — 5 ans.)
- 1281. M. Dubourg (J.-P.), boulevard du Temple, 16; procédés qui préservent les vins des maladies, les empêchent de se gâter, les bonifient, les vieillissent et mettent les vins de Bourgogne en état d’être transportés par mer, avec une nouvelle méthode de faire les vins ordinaires et mousseux qui en rend l’exportation plus facile et économique; lesdits procédés applicables à la conservation de toutes les boissons fermentées. (29 septembre. — 10 ans.)
- vis.
- 1282. M. Davies (/.), de Manchester, rue Choiseul, 2ter; perfectionnements dans les machines ou appareils employés à fabriquer les vis à bois et les boulons filetés. (8 juin. — i5 ans.) *
- 1283. M. Fardy ( W.-H, ), de Wolver-
- hampton, rue du Faubourg-Saint-ïIonoré, 35; perfectionnements dans l’étirage du fer pour la fabrication des vis, vis à écrous, boulons et autres. (18 septembre. — 10 ans.) *
- VOITURES.
- 1284* M. Fages (P.-E.), à Toulouse (Haute-Garonne) ; voiture à quatre roues dite briska, qui se transforme en dix minutes en un tilbury ou cabriolet à deux roues. (22 février. — 5 ans.)
- 1285. M. Billiet (P.-J. ), rue Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les mécanismes employés pour rendre les voitures in-versables. (3i mars. :— i5ans.)
- 1286. M. Lefaucheux (C. ), rue du Hel-der, 12; nouvelle mécanique d’enrayage des voitures. (3i mars. — i5 ans.)
- 1287. M. Longueville (T.-L.), rue du Cher-chemidi, 3o ; nouveau système de caisses de voitures, dites voitures-nacelles. (3i mars. — i5ans.)
- 1288. M. Houdinet (J.-N.), à Reims; système à niveau constant rendant les voitures inversables. (27 avril. — i5 ans.)
- 1289. M. George (A.), quai de Billy, 4°; établissement et emploi d’un nouveau système de traction applicable aux voitures de transport par terre de tous genres. (27 avril. — i5 ans.)
- 1290. M. Barbier (J.-B.), à Nantua (Ain) ; procédé propre à rendre les voitures inversables. (4 mai. — 5 ans.)
- 1291. M. Belvalelte (J.-A ), à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais); nouveau montage de voiture. (11 mai. — 10 ans.) '
- 1292. M. Massé (C.), à la Rochelle (Charente-Inférieure); nouveau marchepied mécanique pour voitures. (18 mai. — 5 ans.)
- 1293. M. le marquis de Jouffroy-d’Aubans (A.), rue de Verneuil, 5 ; nouveau système de train articulé applicable à toute espèce de voitures à quatre roues. (4 août. — ïoans.)
- ,294. M. Jailloux (A.), rue du Faubourg-Saint-Denis, 178; nouveaux rouages de voitures. (17 août. — 5 ans.)
- 1295. M. Rugel (G.), rue Joubert, 6; nouveau mode de suspension des caisses de voitures
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- de toute espèce, ayant pour objet la- suppression de la flèche. (27 août. — 5 ans.)
- 1296. M. Richardson (F.), de Londres, rue Favart, 8 ; nouveaux procédés de construction des voitures omnibus. (4 septembre. — 10 ans.) *
- 1297. M. Tonchard (£.), rue Laval-Montmorency, io; moyens et procédés propres à rendre les voitures inversables. (23 septembre, — î5ans.)
- 1298. M. Matthieu (P.), rue Laffitte, 39; nouveau mode de traction qu’il nomme traction continue. (28 septembre. — 5 ans.)
- VOLETS.
- 1299. M. Melzessard{J.-Z1.), rue Bleue, 18;
- nouveau système de fermeture destiné à remplacer les volets fixes où mobiles de toute espèce de baies, et principalement applicable aux devantures de boutiques. (25 aoûté — i5 ans.)
- ZINC.
- 1300. M. Beslay (E.-V.), rue Neuve-Popin-eourt, 17; tirage et moulage du zinc pour couvertures, coulisseaux, gouttières, tuyaux de descente, etc. (29 août. -— 5 ans.)
- 1301. M. Poole (M.), de Londres, rue Favart, 8; perfectionnements dans le traitement du zinc. (29 septembre. — 10 ans.)*
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N° CCCCXLV. ) JUILLET 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — dessin.
- *
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur un appareil imaginé par M. Burnier, capitaine d’artilleriej pour dessiner, d’apres nature, la perspective des objets. »
- Plusieurs appareils ont été présentés à la Société d’encouragement, pour mettre les objets en perspective, depuis les idées du père Niceron, habilement reproduites par M. Gavard, jusqu’à l’ingénieux instrument inventé par M. Boucher. Ces appareils sont conçus de manière à laisser les traces d’un crayon sur une feuille de papier tendue horizontalement, les mouvements de ce crayon étant soumis à ceux des rayons visuels qui partent d’un oculaire fixe et vont raser le contour apparent des objets. Diverses autres machines conçues sur la même idée ont souvent attiré l’attention publique : mais il faut l’avouer, elles ont toutes trompé, jusqu’à un certain point, les espérances qu’on en avait fait concevoir, parce que, si elles sont tout à fait propres à donner exactement la perspective de certains points isolés, elles ne se prêtent pas à la formation des traits continus, des lignes, soit droites, soit courbes. D’ailleurs on s’était imaginé que ces machines dispenseraient de savoir dessiner, et c’était une grave erreur, car elles exigent au contraire un long exercice pour en tirer parti avec art. Elles ont cependant rendu de véritables services, quand on n’en a exigé que les secours qu’elles sont capables de prêter, en donnant facilement de certains points détachés, que l’artiste joint après coup par des traits, ce qui lui offre, en peu de temps, la perspective souvent compliquée qu’il désire.
- L’instrument présenté par M. Burnier et qu’il appelle homographe, trace la perspective sur un plan vertical ; semblable en cela à celui de M. Clinchamp, Quarantième année. Juillet \ 841. 36
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- 282 / , ; ARTS MÉCANIQUES.
- qui a fait le sujet d’un rapport inséré au tome xxii de vos Bulletins, année \ 823, page 126, et quë Fauteur appelle hyalographe, parce que le dessin est tracé sur une glace verticale, légèrement enduite de gomme, qui ne lui ôte pas sa transparence.
- Toute perspective n’est autre chose que l’empreinte des rayons visuels dirigés aux objets, sur les points où iis pénètrent le plan du tableau; c’est l’intersection par un plan vertical des rayons émanés de l’œil.fixe, formant des cônes dont l’œil est le sommet. Ainsi l’hvalographe n’est que la mise en action du procédé même qu’on vient de décrire. Envoyez aux contours d’un objet des rayons visuels qui traversent une glacé verticale interposée, que chaque rayon laisse sur la glace son empreinte au point où il pénètre, et vous aurez la perspective de l’objet. * - ♦
- Mais on reproche à l’hyalographe de ne donner qu’une perspective qu’il faut recopier ensuite; d’ailleurs l’attitude du dessinateur n’est pas commode pour bien conduire son bras et la pointe traçante.
- M. Burnier nous paraît être parvenu à triompher de ces difficultés, en mettant directement en pratique l’énoncé précédent xlu problème général de la perspective.
- Le dessin sera fait au crayon sur une feuille de papier tendue verticalement parce qu’elle est appliquée sur une tablette verticale, que maintiennent divers ajustements inutiles à décrire. En avant de la tablette et au-dessus d’elle, est soutenu un oculaire fixe, contre lequel on applique l’œil d’où émanent les rayons dirigés aux objets. Une baguette en laiton rase la surface de la tablette en prenant divers mouvements qu’on lui imprime de la main droite. Cette baguette porte en haut un index qu’on fait promener dans l’espace, de manière à cacher tour à tour les divers points de l’objet qu’on veut dessiner ; la baguette se meut donc dans un plan vertical, et son index monte et descend au gré de la main qui le guide. Cette main tient un crayon perpendiculaire au papier, maintenu dans une chape cylindrique, qui est appuyée sur la tablette. Tous les mouvements de l’index sont traduits par le crayon sur le papier ; et, lorsqu’on le veut, le crayon se retire en avant et cesse de marquer. La chape est enfilée sur la baguette de laiton, et aucun mouvement de la baguette et de son index ne cesse de porter la trace du crayon, à moins qu’on ne veuille qu’il soit retiré.
- La baguette est soutenue dans son plan vertical par une sorte de volet mobile sur charnières, lequel porte des coulisses en haut et en bas dans lesquelles elle est constamment retenue. Cette pièce est la plus essentielle de l’homographe. ' s
- Il est clair, par cette description, que la perspective qu’on obtiendra sera
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- DESSIN.
- fidèle, et qu’il ne faudra qu’un léger exercice pour s’habituer à se servir de l’instrument. Tous les mouvements en sont si faciles que l’on peut tracer des courbes de toute nature, ce qui est bien difficile avec le diagraphe. Un autre avantage de l’appareil de M. Burnier, et qui n’est pas à dédaigner, c’est que, n’étant formé que d’une tablette et de règles en bois, il ne coûte que 20 fr. Je n’ai pas cru devoir décrire ici l’agencement qui supporte la baguette de laiton, et permet de lui imprimer tousses mouvements, parce que le dessin qui en sera donné le fera bien comprendre.
- Comme la tablette ne doit pas être très-éloignée de l’œil, pour que la main puisse l’atteindre et y promener le crayon, les limites dans lesquelles l’oculaire peut s’écarter d’elle sont peu étendues ; il en résulte que le cône de rayons visuels est coupé par ce plan en des points assez rapprochés du sommet, et que le dessin ne donnerait que de petites images d’un objet très-distant, ou des images déformées des objets rapprochés, parce que le plan vertical couperait les rayons extrêmes trop obliquement.
- M. Burnier avait imaginé un procédé semblable à celui du physionotrace de Chrétien pour éloigner le sommet du cône derrière la tête du dessinateur, et par conséquent renfermer l’image dans un espace où aucun rayon visuel n’est coupé trop obliquement; mais sur l’observation que nous lui avons faite, que M. Clinehamp s’était déjà servi du long bras du physionotrace, il nous a immédiatement indiqué un autre moyen très-ingénieux d’obtenir le même résultat. 11 ajuste à sa tringle mobile un système de règles mobiles avec elle, qui transporte l’index servant de mire sur la partie latérale et arrière de la tablette; en sorte que ce n’est plus le sommet du cône qui est éloigné derrière la tête du dessinateur , c’est le tableau qui est comme reculé de l’œil, parce que le cône se trouve coupé plus loin du sommet par ce plan, quoique le dessin soit tracé sur la tablette qui est restée à la portée de la main.
- Nous croyons, messieurs, que Y homographe de M. Burnier, quoique offrant, des points de ressemblance avec l’hyaiographe de M, Clinehamp, a des parties vraiment neuves et ingénieuses; qu’il est plus facile et plus commode à manœuvrer que celui-ci; d’un usage plus expéditif et plus sûr que divers autres instruments inventés dans le même but; qu’il est beaucoup moins coûteux.
- D’après ces considérations, nous avons l'honneur de vous proposer de décrire et figurer cet instrument au Bulletin, en y insérant le présent rapport; de remercier l’auteur de sa communication et de le présenter aux récompenses du comité des médailles.
- " . iS%«e FRANC0EUR, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 19 mai 1841.
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- ARTS MECANIQUES.
- Description de l’homographe, appareil pour dessiner la perspective, inventé par M. Burnier, rue St-Dominique ^ h. 55.
- PI. 833, fig. 1. Élévation latérale de l’homographe.
- Fig. 2. Plan de cet instrument.
- Fig. 3. Élévation vue de face.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans ces figures. a, Tablette verticale sur laquelle on tend le papier pour dessiner. bb, Cordons métalliques soulevés par des cales et maintenus parallèlement à la tablette. •
- cc, Semelles avec arrêtoirs pour poser l’instrument sur une table. dy Montants contre lesquels on dresse la tablette. ^
- e, Arcs-boutants pour maintenir la tablette verticale.
- D Oculaire formé d’une plaque de métal percée d’un petit trou; il est fixé à une tige ronde.
- g, Règle fendue portant la tige ronde de l’oculaire. hhf Règles porte-oculaire réunies par un écrou à oreilles i. k, Baguette en laiton portant l’index l.
- m, Porte-crayon formé d’un tube en cuivre renfermant un ressort à boudin qui pousse le crayon; ce tube est percé d’une fenêtre longitudinale à travers laquelle on peut retenir le crayon avec l’index.
- n, Chape cylindrique qui unit le porte-crayon à la baguette.
- o, Volet mobile tournant librement autour de deux gonds attachés au montant p. Ce volet porte à ses parties supérieure et inférieure une coulisse en cuivre q fendue pour livrer passage à la baguette ; elle est destinée à maintenir cette baguette dans une position toujours verticale.
- r, Caisse oblongue dans laquelle on place les pièces de l’instrument lorsqu’il est démonté. C’est à cette caisse que s’adapte le montant p du volet o. (D.)
- Description d’une chambre claire, simple et économiquepour dessiner des Jleurs et autres petits objetsy par M. Robison, secrétaire de la Société royale d’Edimbourg.
- ABCD, fig. 4 , pl. 833, carreau de verre mince posé debout sur la table à dessiner E; ce carreau est emboîté par l’un de ses bords dans la rainure d’un montant en bois F, où il est retenu par lès coins GG. Le montant F est muni d’un pied qui permet de le transporter et de l’établir partout où l’on voudra.
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- . ... . HORLOGERIE. 285
- Pour se servir de cet appareil, on le dispose en face de l’artiste qui se trouve alors avoir le montant F devant lui. L’objet à dessiner est placé sur la table E, à gauche du carreau, au point K. La tête de l’observateur est aussi un peu à gauche du montant, et l’œil H étant dirigé vers le milieu du carreau au point I, on apercevra, par réflexion , l’image distincte de l’objet K comme s’il était placé sur le papier en L. Le crayon étant tenu de la main droite et visible à travers le carreau, tracera ensuite l’image de K à l’endroit marqué L.
- Cet appareil ne peut servir que pour dessiner des objets de petite dimension, tels que des fleurs et des sujets d’histoire naturelle, qui occupent peu d’espace sur la table; il en donnera une image fidèle qu’on pourra tracer avec la plus grande facilité. L’appareil est d’ailleurs d’une extrême simplicité et d’un service commode, pourvu qu’on ait le soin de se placer dans la position convenable pour bien distinguer l’image à travers le carreau de verre.
- . . (D.).
- HORLOGERIE.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur une invention de M. Robert Houdin pour empêcher la sonnerie des pendules de mécompter.
- Nous avons plusieurs fois saisi l’occasion de dire combien il était avantageux de préférer les sonneries à râteau aux sonneries, à chaperon. Les fabriques d’horlogerie de M. Pons et celles du Jura ont souvent adopté les premières, qui sont d’un effet plus sûr; mais l’habitude du commerce l’emporte, et nous voyons la plupart des pendules pourvues de roues de compte ou à chaperon, quoique celles-ci aient divers inconvénients, parce qu’elles sont fabriquées à un peu meilleur marché que les premières.
- La sonnerie à chaperon est sujette à mécompter, c’est-à-dire à faire entendre une heure différente de celle que les aiguilles indiquent. En effet, si, au bout de quinze jours, on oublie de remonter la pendule, comme généralement le ressort de la sonnerie est plus court et moins soigné que celui du mouvement, celle-ci s’arrête avant le rouage et cesse d’être d’accord avec lui; et lorsqu’on remonte la pièce, la discordance continue. On rend le ressort du mouvement plus long que celui de la sonnerie, pour que, faisant un plus grand nombre de tours dans le barillet, sa force reste à peu près constante pendant quinze jours; car, vers la fin du développement, cette force diminue beaucoup, et la pendule retarde ou s’arrête. Le ressort de sonnerie exige moins de régularité dans sa force, et, par économie, on le prend plus court.
- Une autre cause qui fait mécompter la pièce quand le rouage n’est pas très-
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- 286 ARTS MÉCANIQUES.
- libre, par une raison quelconque, le détentillon se lève sans qu’il reste au ressort assez de force pour faire courir le rouage ; la détente retombe avant que le volant ait fait le nombre de tours nécessaire pour son délai ; et ce ne sera quelquefois qu’à l’heure suivante que la sonnerie se fera entendre, en faisant résonner un coup de moins, ainsi qu’aux heures suivantes. <
- Enfin, si l’on fait tourner les aiguilles en sens direct sans attendre que l’heure soit complètement sonnée, ou si l’on fait rétrograder l’aiguille des minutes au delà du point de 60 minutes, ou quand le détentillon a été levé pour faire délai, la pendule mécompte encore.
- Il est sans doute bien facile, dans tous ces cas, de remettre la sonnerie d’accord avec les aiguilles; mais le public ignore ordinairement la cause des mécomptes et les moyens de les faire disparaître, craignant d’ailleurs de faire des dégâts dans les rouages. - . .. "•
- Ainsi, il est préférable de se servir des sonneries à râteau, qui permettent de faire courir l’aiguille des minutes avec le doigt sans attendre la sonnerie ; jamais alors la pièce ne mécompte; mais on ne peut faire rétrograder cette aiguille par-dessus le chiffre de 60 minutes, ou quand le détentillon de délai est levé, quelques minutes avant de sonner l’heure.
- M. Robert Houdin a réussi à apporter aux roues de compte une petite modification très-simple et ingénieuse, qui peut être appliquée à toutes les pendules sans presque aucune dépense : du moins, lorsqu’on construira une pendule à sonnerie, il n’en coûtera rien de plus pour y pratiquer le procédé pour lequel M. Houdin est breveté, et que MM. Japj frères,, de Beaucourt, ont obtenu d’employer. Ce procédé consiste à faire en sorte que, quand la sonnerie mécompte, elle se taise jusqu’à l’heure où elle se retrouvera d’accord avec les indications des aiguilles. Voici comment cet effet est produit. .
- Une petite pièce d’acier occupe, sur le chaperon, la place où doit être le dernier coup de 12 heures ; elle porte un plan incliné qui soulève la détente pendant le douzième coup, un peu plus qu’elle n’est soulevée pour les onze premiers coups. La goupille de la roue d’arrêt, qui passait dans une encoche de la détente pendant que la sonnerie fonctionnait, n’y petit plus passer, et bute contre la partie solide de la détente, au delà de l’encoche. Ainsi, soit que la sonnerie mécompte, soit qu’elle ne mécompte pas, elle se trouve arrêtée par cette goupille. Sur le plat de la roue des heures est fixée une goupille qui, à midi ou minuit et demi, en attaque une autre placée sur le détentillon, soulève la détente, et la goupille d’arrêt passe dessous, pour faire le délai.
- Ainsi, quand la sonnerie mécompte, le désaccord dure jusqu’à ce que la pièce sonne douze coups; la sonnerie alors ne fonctionne plus jusqu’à ce que les aiguilles, continuant démarcher, arrivent à la demie; le dégagement de
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- l’arrêt rend la liberté au rouage de sonnerie, parce que la détente est soulevée assez haut pour faire passer le bec de cette pièce par-dessus la goupille d’arrêt; enfin la sonnerie se retrouve d’accord avec les aiguilles. H ? ?
- Le comité des arts mécaniques, considérant que cet appareil très-simple, qui peut être ajouté à toute sonnerie à chaperon, remplit très-exactement ses fonctions sans causer de dépense spéciale quand on fabrique les mouvements, vous propose, messieurs, d’accorder votre approbation à ce mécanisme, d’insérer le présent rapport avec une figure et une description, dans votre Bulletin, et de renvoyer M. Robert Houdin au comité des médailles. • *
- ' Approuvé en séance, le 5 mai 1841. ^ - --y-v, «.•>"* • • ^ ^ •
- • * • • . • »:.v; Signé Francoeur, rapporteur, \
- Description du mécanisme dhorlogerie de M. Robert Houdin., horlogerj, rue de ï^endome, n. 11.
- PI. 834, fig. 1. Cadrature d’une sonnerie de pendule, dessinée de grandeur naturelle. ' ‘ 8 ‘ " ':î ‘
- Fig. 2. Roue de chaperon ou de sonnerie, vue de face. ^:: ?
- Fig. 3. Détentillon, vu séparément. ' '' '
- Fig. 4. Détente, vue en élévation.‘ ' ! *!="; ; ^ -
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets. : ^ ?
- Les modifications qui font remettre le mouvement d’accord avec la sonnerie consistent 1°dans le prolongement du bec de la détente A, fig. 4, dans lequel est pratiquée une encoche B qui commence où finirait la détente ordinaire ; 2° dans l’emploi d’une petite plaque d’acier C fixée sur le chaperon D, fig. 2. Cette plaque porte un plan incliné qui soulève la détente pendant le douzième coup en glissant sous le couteau E, de sorte que la goupille H de la roue d’arrêt L, qui pendant les onze premières heures passait librement dans l’encoche B de la détente, vient alors buter contre la partie pleine de cette détente.
- La roue des heures I, fig. 1, est munie, en-dessous, d’une goupille K qui, en attaquant une autre goupille F placée sur le détentillon G, soulève la détente A et laisse passer au-dessous la goupille d’arrêt H pour faire le délai. Lorsque la goupille F cesse de lever le détentillon, il tombe naturellement quelques minutes a vant l’heure sur la goupille placée sur la chaussée.
- Quand la sonnerie mécompte, le couteau E de la détente A, soulevé par le plan incliné de la plaque C, amènera l’extrémité du bec de la détente sur la route de la goupille H de la roue d’arrêt L, et empêche tout mouvement ultérieur de cette roue, jusqu’à ce que les aiguilles, continuant de marcher, aient
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- 288 ARTS MÉCANIQUES.
- X.
- marqué midi ou minuit et demi ; alors la goupille K de la roue des heures I attaque le détentilion G par lintermédiaire de la goupille F. Le détentillon soulève la détente d’une quantité suffisante pour faire passer le bec par-dessus la goupille d’arrêt; alors la sonnerie marchera d’aecord avec les aiguilles.
- ; INSTRUMENTS DE PRECISION. <
- Extrait d’un mémoire sur un nouvel anémomètre propre au jaugeage des courants d’air qui circulent dans les galeries de mines , les tuyaux de calorifères , les cheminées, et généralement les conduites d’une grande section; par M. Combes, ingénieur en chef des mines (i).
- L’auteur a entrepris , en 1837, une série d’expériences relatives à l’aérage des mines de houille du département du Nord et de la Belgique. Pour atteindre le but qu’il avait en vue, il était nécessaire de mesurer les volumes d’air mis en circulation dans les diverses mines par l’action des foyers d’aérage ou le jeu des machines aspirantes à pistons, en un mot de jauger les courants d’air qui avaient lieu dans certains puits ou galeries. Pour cet effet, il a fait exécuter un anémomètre à l’aide duquel il a pu déterminer les vitesses de l’air circulant dans une galerie ou une conduite, en différents points d’une même section transversale perpendiculaire à l’axe de cette galerie.
- Cet instrument, représenté en élévation latérale, vu de face et en plan, fîg. 1, 2, 3, pL 835, se compose d’un axe très-délié A terminé par deux pivots très-lins tournant dans des chapes d’agate B, et sur lequel sont montées quatre ailettes planes C C C C également inclinées sur un plan perpendiculaire à l’axe. Au milieu de l’axe est taillé une vis sans fin a, laquelle conduit une roue de 100 dents D, de sorte que celle-ci avance d’une dent pour chaque révolution de l’axe A. L’axe de la roue D porte une petite came b qui peut agir sur les dents d’un rochel E de 50 dents ; ce rochel est maintenu par un ressort en acier très-flexible F attaché sur la plaque horizontale G sur laquelle est monté l’instrument. A chaque révolution complète de la roue D, la came fait sauter une dent du rochet; les deux roues sont numérotées de 10 en 10 dents, la première depuis 1 jusqu’à 10 , et la seconde depuis 1 jusqu’à 5.
- (i) Voyez Annales des mines, ire livraison de i838.
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- Des aiguilles indicatrices H II', fixées au montant I qui porte l’une des chapes de l’arbre des ailettes, servent à marquer le nombre de dents dont chaque roue a avancé et, partant, à indiquer le nombre des révolutions de l’axe A. Au moyen d’une détente K et de deux cordons LL qui servent à la mouvoir, on peut, à distance, arrêter le mouvement de rotation des ailes ou leur permettre de tourner sous l’impulsion du courant d’air qui les frappe; ces cordons attachés aux extrémités de la lame cc fixée sous la plaque servent à la faire tourner sur le boulon d ; cette lame fait mouvoir la détente K au moyen d’une tige de communication e qui traverse la plaque G par l’ouverture^, lig. 3.
- M est une petite tige verticale vissée sur la plaque G et servant à porter l’anémomètre et à- le.maintenir fixé dans sa boîte. On peut dévisser cette tige quand on met l’instrument en expérience : pour cet effet, on ramène d’abord le zéro de chacune des deux roues vis-à-vis les aiguilles indicatrices respect tives correspondantes, puis on place l’instrument sur un pied dans la section transversale de la galerie où circule le courant d’air que l’on veut jauger, l’axe des ailettes étant mis dans la direction du courant qui frappe les ailettes par devant comme le vent frappe les ailes d’un moulin à vent. La détente arrête les ailettes de manière que le courant ne peut les faire tourner; puis on s’éloigne de l’instrument en tenant à la main les deux cordons de la détente, et on se place en dehors du courant d’air ; à un instant donné, on tire le cordon de la détente pour laisser aux ailes la liberté de tourner. On compte le temps qui forme la durée de l’observation et qui doit être en général de 2 ou 3 minutes au moins; quand l’intervalle que l’on a choisi est écoulé, on tire l’autre cordon de la détente, ce qui arrête le mouvement des ailes, et l’on vient lire sur l’instrument le nombre de révolutions que les ailettes ont accompli pendant la durée de l’observation. Chaque dent de la roue menée par la vis sans fin représen te un tour de l’arbre des ailes, et les centaines de tours sont accusés par la roue E de 50 dents. Du nombredes révolutions faites par l’arbre des ailes, on conclut ensuite, par une formule appropriée à l’instrument, la vitesse du courant d’air qui a produit le mouvement.
- Le poids total de l’axe des ailettes et des ailettes est de 2,67 grammes. Les ailettes carrées formées de feuilles de clinquant fixées sur un léger châssis ont 0nl,0225 de côté. La distance du bord des ailettes à l’axe autour duquel elles tournent est de 0m,013.
- L’anémomètre a été soumis à quinze expériences dont les résultats sont consignés dans un tableau joint au mémoire. L’auteur en a déduit une formule très-simple dont la forme lui a été donnée par la théorie de l’impression d’un fluide en mouvement sur une surface plane mobile. L’anémomètre a acquis ainsi un degré de précision qui le rendra précieux dans toutes les
- Quarantième année. Juillet 1841. 37
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- circonstances où l’on voudra déterminer la vitesse de l’air ou le volume d’un courant qui circule dans une conduite à large section.
- Soit aby fig. 4, la section d’une surface plane qui se meut parallèlement à elle-même suivant une ligne XY formant avec le plan de la surface mobile un angle aCX. que l’auteur désigne par Cette surface reçoit le choc d’un courant fluide animé d’une vitesse dirigée suivant la ligne AB perpendiculaire à la direction XY, et se meut uniformément sous l’impression de ce courant dans la direction CX. En supposant que C772 représente en grandeur et en direction la vitesse de translation de la surface, et Cn la vitesse du courant, portant sur le prolongement de CX, de C vers Y, la longueur Cm' — Cm, et achevant le parallélogramme rectangle m'Cnr, la diagonale* Cr représentera en grandeur et en direction la vitesse relative du fluide par rapport à l’aile considérée comme immobile.
- D’après la théorie généralement admise, l’impression normale du fluide sur une surface plane choquée obliquement est proportionnelle" à Faire de cette surface, au carré de la vitesse du courant projetée sur la normale à la surface, et à la densité du fluide. En désignant par I cette impression, par a l’aire de la surface choquée, et par U la vitesse relative, par tt le poids du mètre cube de fluide, et par g la gravité, on aura
- l=zk— sirr MO. (a),
- éT ^ * *
- k désignant un coefficient numérique qui varie avec l’étendue de la surface choquée.
- Or, en désignant par o la vitesse du fluide représentée par Cn, et par zz la vitesse de la surface ab représentée par Cm =,Cmf, Fon a
- Cr2 = U2 = è2~f-zz2, l’angle MCzz = MCX—«.
- D’ailleurs le triangle rectangle m'Cr donne
- sin m'Cr — sin MCX == ^ = -
- Cr yV4-w2
- C ni u
- cos MCX = Cr = d’où il suit que :
- sin MCa = sin ( MCX — ^ ) = sin MCX cos * — cos MCX sin a
- v cos St — u sin 46 \/ uA -f- c2
- Les valeurs de U et de sin MCa étant portées dans l’équation (a),-il vient I = k — ( o cos. 46 — zz sin. « )2.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Puisque la surface choquée par le courant fluide animé d’une vitesse constante se meut uniformément, l’impression normale à la surface projetée sur la direction du mouvement doit être égale à la résistance que la surface éprouve, estimée suivant la même direction. Appelant R cette résistance, et observant que la projection de l’impression normale I sur la direction CX du mouvement est égale à I sin «t, on a
- • 'TT Ct
- R=I sin a. — k — ( v cos. «, — u sin. * )2 sin «&,
- d’où l’on tire
- i> — U tang a Hr
- ra sin. ci cos . et
- (*)•
- C’est le signe -f- que l’on doit prendre dans le second membre de cette équation ; car v doit être plus grand que u tang «t pour que l’impression du courant fluide tende à faire avancer la surface de C vers X ainsi qu’on le suppose.
- On peut assimiler le mouvement des ailettes de l’anémomètre, lorsqu’elles sont frappées par l’air, au mouvement de la surface qu’on vient de considérer. En supposant que les résistances que les ailettes éprouvent à se mouvoir soient indépendantes de la vitesse, la formule (b) sera applicable au mouvement des ailettes, en regardant R comme une constante indépendante des vitesses c et u. L’angle a étant également constant et le nombre de révolutions de l’axe des ailettes dans une seconde étant proportionnel à la vitesse du centre des ailettes, il en résulte que la vitesse c du courant d’air qui frappe les ailes et le nombre de révolutions de Taxe dans l’unité de temps doivent être liés par une équation de la forme très-simple : v a -f- b X 72 > dans laquelle a et b sont des coefficients numériques dont le second dépend seulement de l’inclinaison des ailes, tandis que le premier dépend à la fois de cette inclinaison, de l’intensité des frottements qui déterminent la grandeur de R, de la densité du fluide et de l’étendue des ailes, qui font varier le coefficient k.
- Le coefficient a dépend de la densité du fluide qui choque les ailettes de l'anémomètre et qui varie en raison inverse de la racine carrée de cette densité. Pour opérer avec une grande précision, il sera nécessaire de corriger ce coefficient a d’après la densité de l’air dont on voudra mesurer la vitesse ; lorsque cette densité est considérable, le coefficient a devient très-petit et s’efface devant le second terme de la formule, de sorte que la vitesse du courant fluide doit être alors sensiblement proportionnelle à la vitesse dea ailettes.
- Lorsqu’on voudra jauger un courant d’air circulant dans une conduite un peu large, il suffira de placer successivement l’anémomètre en divers points de l’aire d’une même section transversale de la conduite, l’axe des ailettes
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- ARTS MÉCANIQUES. ---VOITURES.
- étant posé dans la direction exacte du courant. L’instrument devra d’ailleurs être posé sur un pied approprié dont le volume soit très-petit, de sorte que sa présence ne puisse pas modifier sensiblement le régime du courant. En chaque point on déterminera le nombre de tours de l’axe des ailettes, par seconde, sous l’impulsion du courant. Les ailettes de l’anémomètre sont d’abord arrêtées par la détente, et on les laisse partir en un instant déterminé en tirant le cordon convenable ; on les arrête de nouveau au bout de deux ou trois minutes en tirant le deuxième cordon, et l’on vient ensuite lire le nombre de secondes comprises dans la durée de l’observation. Plusieurs expériences étant faites ainsi, en divers points d’une même section transversale à Taxe de la conduite, il suffira de prendre la moyenne arithmétique des nombres zz correspondants aux diverses expériences et de calculer ensuite par la formule donnée la vitesse e correspondant à cette moyenne arithmétique. Cette vitesse sera la vitesse moyenne du courant, laquelle, multipliée par Faire de la section transversale, donnera le volume d’air qui circule dans la conduite exprimée en mètres cubes.
- Si l’on veut mesurer le volume d’un courant d’air chaud ou d’un courant, dont la pression soit sensiblement différénte de la pression atmosphérique ordinaire, il faudra préalablement mesurer la température et la pression de l’air dans le courant. * (D.)
- VOITURES.
- Rapport fait par ÏM. Th. Olivier, au nom du comité des arts mécanijfues , sur un moyen d?empêcher la rupture des essieux de voitures, par M. Pucord, rue de Vaugirard, 3a.
- M. Ricord, docteur en médecine, frappé des accidents graves qui arrivent par le bris en éclats des essieux de voitures, a cherché une construction nouvelle des essieux, et telle qu’elle leur permit, lorsqu’ils se brisent par un choc, de porter en eux le remède au mal.
- Il a donc imaginé de placer une âme en fer forgé et de bonne qualité, dans l’intérieur de l’essieu qui dès lors est creux.
- Cette âme, soudée aux extrémités des fusées, est destinée à empêcher la chute de la roue, lorsque la fusée est soudainement brisée par un choc ou toute autre cause : de sorte que l’on pourrait conduire la voiture jusqu’à l’atelier de réparation, l’âme en fer qui se serait pliée, mais non rompue, après le bris de la fusée, permettant de faire encore cheminer la voiture sur ses roues.
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- ARTS CHIMIQUES. --- TEINTURE.
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- Cette idée est ingénieuse, on ne peut en disconvenir ; des essais, en petit nombre il est vrai, paraissent justifier les prévisions de l’inventeur.
- Le comité ne peut se prononcer, et toutefois aussi il ne peut repousser une invention qu’une longue pratique peut seule faire apprécier.
- Très-certainement, comme pièce de forge, le problème est curieux, et les ouvriers qui ont exécuté l’essieu inventé par M. Ricord sont des ouvriers habiles.
- D’après les pièces justificatives qui ont été mises sous les yeux du comité des arts mécaniques, un des essieux, employé par la compagnie des accélérées, a fait 6,000 lieues sans présenter de fissure, expérience qui prouve la bonne exécution de cet essieu.
- Ainsi, tout en reconnaissant ce qu’il y a d’ingénieux dans l’idée, et de remarquable dans l’exécution des essieux garde-roues, nous ne pouvons vous proposer que de remercier l’auteur de sa communication, de nombreuses expériences pouvant seules mettre à même d’apprécier les avantages ou les défauts inhérents à ce genre de fabrication, et faire savoir si les nouveaux essieux sont préférables, en définitive, à ceux adoptés par les carrossiers.
- Signé Théodore Olivier , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 5 mai 1841.
- ARTS CHIMIQUES. — teinture.
- Rapport fait par M. Bussy, au nom du comité des arts chimiques , sur Vindigo extrait du polygonum tinctorium, par M» Bébert, de Chambéry.
- Vous avez renvoyé à l’examen de votre comité des arts chimiques des échantillons d’indigo extrait du polygonum tinctorium par M. Bébert, pharmacien à Chambéry.
- Ces échantillons sont au nombre de quatre, parmi lesquels il en est deux, les numéros 3 et 4, qui peuvent soutenir la comparaison avec les belles qualités du commerce. La pâte en est fine, homogène, légère, d’une belle nuance, prenant un aspect cuivré par le plus léger frottement.
- A cet envoi est jointe une très-courte notice indiquant la quantité de feuilles récoltées et la proportion d’indigo qui en a été retirée.
- Il résulterait, des données fournies à ce sujet par M. Bébert, qu’il aurait pu récolter, dans les environs de Chambéry, 8,333 kilog. de feuilles par hectare, proportion qui est à peu de chose prés la quantité obtenue dans les en-
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- ARTS ÉCONOMIQUES.—* GARDE-ROBES.
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- virons de Paris par notre collègue M. Vilmorin. Les feuilles ont été récoltées en deux fois ; la première cueille a eu lieu dans le mois de juillet, sur des plantes de 0m,75 de hauteur : cette cueille a fourni 3,333 kilog.; la deuxième a eu lieu en septembre de la même année 1840, sur des plantes de 0m,90 de hauteur; elle a fourni 5,000 kilog., en tout 8,333 kilog. Ces feuilles ont fourni 7/8 pour 100 de leur poids de l’indigo dont nous mettons un échantillon sous les yeux de la Société.
- Il est à regretter que M. Bébert n’ait pas fait connaître le procédé d’extraction qu’il a suivi.
- Néanmoins, nous avons l’honneur de vous proposer de remercier M. Bébert de sa communication, et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin comme un témoignage de l’intérêt que vous prenez à la production de l’indigo indigène, et afin de fournir une donnée déplus à ceux qui s’occupent de la solution industrielle de cet intéressant problème.
- Signé Bussy, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 1 6 juin 1841.
- ARTS ÉCONOMIQUES.—garde-robes.
- Description des sièges de garde-robes fixes et inodores de M, Leon Szymanski, rue Sainte-Apolline, iS.
- Dans un rapport inséré au Bulletin de mai dernier, p. 161 , M. Herpin a rendu un compte favorable de ces appareils , et a proposé de les faire graver et de les décrire.
- Les sièges de garde-robes de M. Szymanski sont de deux espèces : les uns simples et sans réservoir d’eau, dont la pose se fait facilement; les autres avec réservoir d’eau.
- Les fig. 1,2 de la pl. 836 représentent des sections verticales des sièges simples. Dans la première , le couvercle est rabattu et la soupape fermée ; dans la seconde, il est levé et la soupape est ouverte. La fig. 3 est une vue en dessus du couvercle, et la fig. 4 une section horizontale de la cuvette, prise au niveau de la ligne AB, fig. 2.
- La fig. 5 est une coupe verticale du siège avec réservoir d’eau, sur la ligne CD, fig. 6.
- La fig. 6 est une section horizontale de cet appareil, prise au niveau de la ligne EF, fig. 5.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- A, Manchon cylindrique en fonte de fer, formant le corps de l’appareil et reposant sur trois pieds indiqués par les lignes ponctuées fig. 1 et 2 ; sa partie inférieure se termine en entonnoir. Ce cylindre est établi sur le plancher de l’appartement, au-dessus du tuyau de descente A', au moyen d’un scellement entouré d’une plinthe circulaire M.
- B, Cuvette en faïence placée dans l’intérieur du manchon A.
- G, Siège percé, en bois, recouvrant l’appareil.
- D, Couvercle ou abattant.
- E, Soupape fermant le fond de la cuvette B et qu’on tient constamment remplie d’eau.
- F, Tige métallique passant dans un tuyau a; elle est articulée avec des leviers attachés à la soupape E. En élevant cette tige au moyen de la poignée G, la soupape est ouverte; en l’abaissant, elle est fermée. Cette disposition est indiquée dans les fig. 1 et 2.
- H, Réservoir d’eau qui enveloppe le manchon A.
- I, Pompe.
- K, Tuyau qui amène l’eau dans la cuvette.
- L, Ouverture pour remplir d’eau le réservoir H. (DO
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Nouveau système de locomotion rapide et économique ; par M. Marcescheau.
- Ce système est fondé sur l’emploi de la pesanteur comme puissance. Le procédé consiste à mettre et à maintenir en mouvement les waggons ou les bateaux par l’effet combiné de deux contre-poids, tous deux composés d’eau, dans la plus grande proportion possible : l’un, qui descend un plan automoteur, a pour fonction de faire équilibre à la somme de toutes les résistances qui tendent à éteindre le mouvement, et s’appelle locomotive spontanée; l’autre, après une chute verticale de quelques mètres, se sépare du système, qu’il laisse animé de la vitesse uniforme requise pour la durée du voyage, ce qui le fait nommer le tachymètre. Le mouvement est transmis du plan automoteur aux divers chemins qu’il dessert à l’aide de moyens de communication semblables à ceux employés dans les grandes usines et sur les chemins de fer servis par une machine à vapeur fixe. Leur course rapide achevée, la locomotive et le tachymètre se vident en une ou deux minutes, et l’on n’a plus à ramener au point de départ qu’une faible partie du poids utilisé comme puissance ; en outre, comme, pour effectuer le retour de ces vases, on disposera généralement d’un levier beaucoup plus long que celui pendant le-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- quel ils ont du fournir leur course, cela permettra de profiter pour celle opération des petilcs forces qui agissent longtemps. On y pourra mémo employer la force donnée par les waggous dans le cas où ils descendent d’eux-mêmes. (Académie des sciences, 28 juin 1841.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Teinture garance des draps en pièces • par M. Werdet.
- Première opération. Dans vingt-cinq seaux d’eau de rivière on fait bouillir 10 kilog. de garance de bonne qualité pendant deux heures ; on passe le bain à travers un tamis du une toile, et on met dans ce bain un demi-kilog. de muriale d’étain. (On réserve la garance, qui, bouillie de nouveau avec du muriatc d’étain, fournit beaucoup de couleur.)
- Le bain étant ainsi préparé, on en prend six seaux et on foule dans une caisse de bois blanc, pendant deux heures, une pièce de drap, ayant soin d’entretenir le bain un peu chaudj plus la chaleur est élevée, et plus promptement, par un foulage bien fait, la couleur s’introduit dans la corde du drap jusqu’au cœur des fils dont se compose l’étoffe. Quand l’opération est bien faite, la couleur est plus foncée dans l’intérieur du* drap qu’à la surface.
- Le foulage s’opère, soit à froid, soit à chaud, avec les pieds, des maillets, des cylindres cannelés ou de toute autre manière. Au sortir du foulage, on doit laisser la pièce de drap pliée pendant vingt-quatre heures et la laisser sécher sans la laver.
- Alunage. On fait fondre au bouillon 1 kilog. 1/2 de tartre ; on ajoute 4 à 4 1/2 kilog. d’alun, et, lorsque le tout est fondu, on y passe la pièce de drap pendant deux heures, en ayant soin de ne mettre la pièce de drap dans le mordant que lorsque l’apprêt bout.
- La pièce de drap ainsi préparée doit rester pliée, mise au frais, recouverte d’une toile mouillée vingt-quatre heures avant de la faire sécher à l’ombre ; lorsque le drap est sec, on doit laver soigneusement la pièce à la rivière ou dans une eau courante.
- Teinture. On emploie 6 kilog. de garance par pièce. On met 5 kilog. de garance dans un baquet; on y verse six seaux d’eau à 20° si le foulage se fait avec les pieds, mais presque bouillante s’il est fait par des mécaniques quelconques; on y foule deux heures la pièce de drap. On transporte ce bain de garance dans la chaudière, et on y ajoute 1 kilog. de garance en poudre; on y verse, lorsque le bain de garance est parvenu au-dessus du tiède, 1 kilog. de composition d’étain ; on pallie le bain et on y tient la pièce une heure et demie à deux heures; mais il est important de faire durer le bain de teinture deux heures pour que la couleur tranche parfaitement.
- Composition d’étain. 4 kilog. d’acide muriatique ordinaire du commerce, 1/2 kilog. d’acide nitrique, 2 kilog. d’eau de rivière clarifiée, 1 kilog. d’étain dissous par petites parties. Lorsque la dissolution est faite, on y ajoute 2 kilog. d’eau claire.
- Deuxième procédé. Le drap sans préparation préalable, bouilli quelques heures avec le tartre, l’alun et la garance, acquiert une couleur brillante et tranchée. (Description des Brevets, t. xli.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Fabrication du papier avec la paille de diverses graminées; par MM. d’Arcct, Chaptal
- et Bronzac.
- Rouissage de la paille. On prend la paille brute et telle que la livre le commerce, on la place et on la comprime dans de grands réservoirs construits en bois, en plomb ou eu toute autre substance inattaquable par l’action des alcalis; on verse sur cette paille de la lessive de soude caustique, de potasse caustique, de chaux, ou la dissolution de sulfure de chaux; celte lessive doit être bouillante et marquer 4 degrés environ au pèse-liqueur : on y laisse macérer la paille jusqu’à ce que le rouissage soit complet, et on soumet la paille rouie à l’action d’une presse hydraulique très-puissante.
- Fermentation de la paille après le rouissage. On délaye la paille rouie et comprimée dans une infusion de fariuede seigle germé ; on y ajoute de la levure de bière, on élève la température de l’atelier pour établir une bonne fermentation dans les mélanges; on arrête la fermentation lorsque la paille se trouve suffisamment altérée, on la lave à grande eau et ou la soumet de nouveau à l’action de la presse hydraulique.
- Trituration et blanchiment de la paille. On met là paille qui a subi la fermentation dans un bain chargé de chlorure de chaux marquant 16 degrés au chloromclre de M. Gay-Lussac : pour achever de la désorganiser, mais sans en attaquer les nœuds et les épis, on fouille bien ce mélange et on favorise ainsi l’action du chlorure sur la pâte. Lorsqu’on juge la pâte assez divisée et assez blanche, on la sépare du chlorure de chaux, on la lave avec soin, on la passe dans un bain d’eau acidulée par l’acide sulfurique, et on la lave de nouveau par décantation.
- Tamisage de la pâte pour en séparer les nœuds et les épis. La pâle brute préparée comme on vient de le dire est passée dans un blutoir cylindrique garni de toile métallique à mailles d’un millimètre en carré. Le blutoir placé horizontalement est en partie plongé dans l’eau et reçoit un mouvement de rotation convenable, qui oblige la pâte délavée dans l’eau contenue dans l’intérieur du blutoir à en sortir avec elle à travers les mailles de la toile métallique. L’eau chargée de cette pâle, ainsi tamisée, est conduite dans de grands réservoirs, où la pâte se dépose facilement ; on décante L’eau qui la surnage, on met la pâle à égoutter sur des cadres garnis de toile et placés horizontalement : la pâte s’y égoutte complètement; dans cet état, elle peut être portée au cylindre pour y être affinée quelques instants avant de la convertir en feuilles de papier, ou soumise à l’action de la presse hydraulique pour être convertie en pains solides d’un transport facile.
- Pour fabriquer 75 kilog. de pâte de papier sèche, on emploie 100 kilog. de paille sèche, 23 kilog. de soude brute à 33 degrés, 17 kilog. de farine de seigle germé, 67 kilog. de chlorure de chaux.
- L’infusion de farine de seigle se fait à chaud; on l’ajoute à la paille rouie et on établit la fermentation dans le mélange en l’échauffant jusqu’à 30 degrés centigrades.
- Ce procédé est applicable à la pâte de papier fait avec des roseaux. (Description des Brevets, t. xli.)
- Quarantième année. Juillet 1841. % 38
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Sur les causes de la colique de plomb chez les tisserands; par M. Dalmenesehe.
- La partie supérieure des métiers à la Jacquart est munie de petites cordes nommées collets, portant de petits crochets auxquels sont fixés de longs fils nommés fils d’arcade, qui vont se rendre aux maillons servant à soulever les fils de la chaîne du tissu; dans ces maillons sont passées de petites cordes qui tiennent suspendus despfomfoqui varient de 1000 à 8000, suivant la largeur de l’étoffe. Quand l’ouvrier travaille, la moitié des plombs remonte tandis que l’autre descend, d’où résulte un frottement continuel des plombs les uns contre les autres, au point qu’au bout de trois jours de travail on voit sous les métiers une poussière noire, qui n’est autre chose que du plomb métallique trés-divisé.
- La réunion d’un grand nombre de ces métiers dans un même atelier, le mouvement des contre-maîtres pour exercer leur surveillance, la colonne d’air continuellement tourmentée par le mouvement des métiers eux-mêmes, tout contribue à soulever dans l’air les molécules de plomb déjà tombées ; ces molécules, absorbées par les ouvriers, peuvent occasionner de graves accidents et leur donner des coliques très-fortes et très-violentes.
- Pour remédier à cet inconvénient, l’auteur propose de remplacer les plombs par de petits cylindres de verre ou de cristal, ou mieux encore par des cylindres de verre creux, dans lesquels on coulerait du plomb pour leur donner le poids nécessaire; mais le moyen auquel l’auteur donne la préférence consiste à encaisser les plombs dans une espèce de boîte ou d’auge en bois proportionnée à la largeur du métier : le côté qui fait face à l’ouvrier serait mobile et pourrait s’abaisser pour mettre les plombs à découvert en cas de réparation; la partie supérieure de la boîte serait recouverte d’une toile métallique à mailles serrées, et le fil de fer suspenseur du plomb passerait à travers ces mailles. De cette manière, la poussière métallique délétère resterait renfermée et se répandrait moins facilement dans l’atmosphère. On ajouterait à cette précaution une bonne ventilation des ateliers et, s’il est possible, l’isolement des ouvriers dans de petits ateliers exempts d’humidité. (Bulletin de la Société d’émulation de Rouen.)
- AGRICULTURE.
- Nouveau mode de construction et d'emploi des silos pour conserver les grains; par
- M. d’Arcet, membre de l’Institut.
- On construira le silo dans un terrain à l’abri de l’infiltration des eaux ; tout l’intérieur sera revêtu de petits moellons piqués, préalablement trempés à chaud dans le mélange hy-drofuge employé pour enduire la coupole du Panthéon. Cet enduit est préparé en fondant ensemble 100 de cire jaune et 300 d’huile de lin cuite avec 30 delitharge. Les join ts de revêtement seront remplisavec le ciment de Dihl, dont nous avons donné la composition, Bulletin de la Société13e année, p. 123. Le silo étant terminé et rendu ainsi complètement imperméable, on le tient ouvert pendant quelques jours pour y laisser
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- circuler l’air et pour que l’enduithydrofuge perde son odeur et acquière toute la consistance qu’il peut prendre.
- On place ensuite, à un décimètre au-dessus du fond, un faux fond circulaire en madriers de bois blanc bien sec, supporté par des piliers en briques solidement établis et touchant partout sa circonférence à la paroi montante du silo; ce faux fond sera percé à son centre d’un trou rond ayant 6 centimètres de diamètre, et criblé de trous inégaux percés sur huit rayons également espacés et formant sur chaque rayon une série de trous croissant en diamètre du centre du faux fond à sa circonférence.
- Au moment d’employer ce silo, on placera à son centre un tuyau de forte tôle^ s’ajustant sur le trou central du faux fond en bois, s’élevant verticalement de toute la hauteur du silo et se terminant à quelques centimètres seulement au-dessous du niveau inférieur de la première bonde de fermeture. On remplira ensuite le silo avec du blé, en ayant soin de placer partout des paillassons bien secs entre les parois et le grain, et en maintenant le tuyau de tôle bien vertical et dans l’asc du silo.
- Dans le cas où l’on aurait à opérer sur des blés humides ou déjà attaqués par le charançon, l’auteur conseille d’établir sur une petite charrette un fourneau ventilateur et pouvant fournir à volonté de l’air chaud, de l’acide sulfureux, ou un mélange d’azôte et d'acide carbonique; la communication entre la soufflerie et le tuyau de tôle, dans l’axe du silo, serait établie au moyen d’un tuyau coudé.
- On commence par dessécher convenablement le blé dans le silo même, en y faisant passer mécaniquement un assez grand volume d’air chaud ; après avoir ainsi amené le blé à un bon degré de dessiccation, on substituera au courant d’air chaud un courant d’acide sulfureux pour tuer les charançons. Cela fait, et toujours sans déplacer l’appareil, on chasse l’acide sulfureux contenu dans le silo au moyen d’un courant d’azote et d’acide carbonique, dont l’action est continuée jusqu’à complet dégagement du gaz sulfureux. Enfin, on fermera le silo avec soin, et la bonde supérieure sera bien murée, puis recouverte d’une couche épaisse de terre franche fortement comprimée. {Ann. de VAgriculture française, février 1841.)
- BEAUX-ARTS.
- Préparation du papier photographique; par Æf. Talbot.
- La préparation du papier calotype (c’est le nom que l’auteur lui donne) se divise en deux parties assez distinctes.
- Première partie. On dissout 100 grains (5gr, 3 il) de nitrate d’argent cristallisé dans 183 grammes d’eau pure; on lave, avec cette solution, une feuille de papier à écrire surun de seseôtésque l’on marque pour pouvoir la reconnaître ensuite ; on la fait sécher lentement; ensuite on la plonge pendant deux minutes dans une solution de 500 grains (26gr,556)d’iodure de potasse dans une pinte (0Ut,93) d’eau ; enfin on lave le papier dans l’eau et on le sèche. Quoique peu sensible à la lumière, on a soin de le tenir enfermé dans un portefeuille; avec celte précaution, le papier peut se conserver pendant un temps indéfini. M. Talbot l’appelle papier iodé, puisqu’il est recouvert d’une couche d’iodure d’argent.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Deuxième partie. On prend une feuille de papier iodé et on la lave avec une solution d’argent ainsi préparée :
- A. On dissout 100 grains (5gr,31l) de nitrate d’argent dans 2 onces (6i®%88) d’eau; on y ajoute la sixième partie de son volume d’acide acétique un peu fort.
- B. Solution saturée d’acide galiique cristallisé dans l’eau froide. La quantité ainsi dissoute est assez faible.
- Les solutions A et B étant ainsi préparées, on les mêle par volumes égaux, mais en petite quantité à la fois, parce que leur mélange se décompose en peu de temps; c’est avec ce mélange, désigné sous le nom de gallo-nitrate d’argent, qu’il faut laver le papier iodé, et, pour cela, on se sert de la lumière d’une bougie. On laisse le papier ainsi humecté pendant une demi-minute, puis on le plonge dans l’eau, on le sèche avec le papier brouillard en le tenant avec précaution devant le feu.
- Telle est la préparation du papier calotype : on le garde enfermé dans une presse jusqu’au moment où l’on veut s’en servir ; cependant, si on veut l’employer immédiatement, il est inutile de le faire sécher, puisqu’il réussit également bien lorsqu’il est un peu humide. , *
- Usage du papier. On le met au foyer de la chambre obscure, qu’on dirige sur l’objet dont on veut prendre l’image : en supposant la lentille objective de 28 millim. de diamètre et de 417 millim. de foyer, la durée de l’action lumineuse sera d’une minute ; ensuite on retire le papier et on l’examine à la lumière d’une bougie. Pour rendre l’image visible, on lave de nouveau le papier avec le gallo-nitrate d’argent, puis on le chauffe doucement devant le feu. On verra alors sortir tous les détails du tableau. Une ou deux minutes suffisent ordinairement pour faire acquérir au tableau sa plus grande perfection. Il faut alors le fixer d’une manière permanente, ce qui se fait de la manière suivante:
- Après avoir lavé le tableau, on l’humecte avec une solution de 100 grains (5?r,3îl) de bromure de potasse dans 8 à 10 onces (245 à 306 grammes) d’eau ; au bout d’une ou de deux minutes on doit le laver encore et le sécher.
- Les tableaux ainsi fixés offrent le grand avantage de rester transparents, ce qui est nécessaire pour pouvoir en tirer de belles copies. Pour cet effet, on peut employer une deuxième feuille du papier calotype, qu’on presse fortement contre le tableau et qu’on expose ainsi à la lumière ; mais il vaut mieux se servir de papier photographique ordinaire : à la vérité, cela exige plus de temps, mais les copies sont d’un aspect plus agréable. Le tableau fournit ordinairement plusieurs bonnes copies, mais il s’affaiblit peu à peu.
- La propriété la plus extraordinaire que possèdent les tableaux calotypes, c’est qu’on peut les rajeunir et leur rendre leur beauté primitive : pour cela, il suffit de laver encore avec le gallo-nitrate d’argent et les chauffer doucement. Les ombres du tableau noircissent alors beaucoup sans causer aux parties claires aucun changement ; il faut, après cela, renouveler la fixation du tableau, et alors on peut en tirer une deuxième série de bonnes copies.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- On peut substituer l’extrait de noix de galle à l’acide gallique cristallisé. (Acad. des sciences, 7 juin 1841 (!)•)
- Nouveau procédé d'iodage des planches destinées à la photographie ; par M. Claudet.
- La plaque, préparée comme à l’ordinaire, est d’abord placée dans la boîte à iode; puis, lorsqu’une légère teinte commence à se montrer, on la promène au-dessus d’un flacon contenant du chlorure d’iode qui la jaunit très-rapidement; enfin on la replace pendant quelques secondes dans la boîte à iode, et elle est prête à recevoir l’impression de la lumière.
- Avec un objectif d’un très-court foyer, M. Lerehours a obtenu, à l’ombre, en quinze à vingt secondes, des portraits qui eussent exigé quatre et cinq minutes par les procédés ordinaires.
- La préparation du chlorure d’iode consiste à faire arriver du chlore à l’état gazeux dansun flacon contenant une certaine quanlitéd’iode; mais, toute simple qu’elle paraisse, elle présente de notables difficultés dans l’appréciation de la quantité de chlore à introduire : s’il n’y en a pas suffisamment, le flacon perd rapidement les propriétés accélératrices : s’il y en a trop, à qhelque hauteur qu’on tienne la plaque au-dessus du flacon , elle se recouvre immédiatement d’une couche verdâtre qui empêche l’épreuve de paraître. La réussite de cette préparation dépend donc d’une certaine habitude que la pratique seule peut donner ; un peu de pratique est également nécessaire pour obtenir une couche uniforme de chlorure d’iode sur la plaque. (Acad, des sciences, 7 juin 1841.)
- Emploi du brome dans la photographie sur plaqué) par M. Fizeau.
- La plaque iodurée ordinaire est exposée quelques instants à la vapeur d’une dissolution très-étendue de brôme dans l’eau ; la couleur de la couche sensible change peu sous l’influence du brôme, de sorte qu’il faut un peu d’habitude pour apprécier le temps nécessaire à cette opération.
- La plaque ainsi bromurée jouit alors d’une grande sensibilité, et la durée d’exposition dans la chambre noire est réduite à un tiers de minute. La rapidité de l’opération dépend de l’intensité de la lumière. Il est vrai que deux causes, la réduction de l’image et l’aberration , empêchent d’augmenter indéfiniment cette intensité -, mais cependant on a pu, à l’aide de simples modifications de construction, la faire varier suffisamment pour réduire la durée d’exposition dans la chambre noire à une ou deux minutes avec la plaque iodurée ordinaire. (Acad, des sciences, 21 juin 1841.)
- (1) En présentant à l’Académie des sciences des échantillons de papiers calotypes de M. Talbot,; M. Mot a fait observer que ces papiers pourront devenir d’une grande utdité pour les voyageurs, si l’on prend la précaution 1° de les préparer toujours avec du papier d’une pâte bien égale et de les sécher sans les approcher du feu ; 2° d’adapter à la chambre obscure des objectifs dont les courbures soient calculées de manière à réunir en un même foyer toutes les radiations invisibles qui agissent le plus efficacement sur la substance impressionnable employée à leur confection; 3° de les tenir pendant très-peu d’instants en présence des objets et de continuer le développement de l’image hors de leur présence par ^influence de la radiation solaire transmise à travers un verre rouge.
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- Nouvelles découvertes photographiques; par M. Daguerrc.
- L’auteur, ayant isolé et ensuite électrisé la plaque d’argent iodurée dont il faisait usage dans son ancienne méthode, a reconnu qu’il augmentait ainsi prodigieusement la sensibilité de la couche impressionnable. Il suffisait alors, en effet, pour créer les images que la vapeur de mercure rend ensuite si apparentes, de soulever l’écran et de le faire tomber avec rapidité immédiatement après.
- Dans l’application , ce procédé n’a produit que des images voilées, striées et sans harmonie. Ce manque de réussite peut s’expliquer en remarquant que la partie inférieure de l’image focale reçoit la lumière plus longtemps que la partie supérieure -, que le bord de l’écran, pendant sa descente, projette successivement des rayons diffractés en dedans et en dehors ; que le mouvement de cet écran, autant qu’il s’opère le long de deux coulisses et quelque rapide qu’il soit, ne saurait être uniforme -, que d’inappréciables temps d’arrêt, que d’imperceptibles changements de vitesse doivent inévitablement être accompagnés de temps d’arrêt correspondants, de pareils changements de vitesse dans la marche de la lumière diffractée. Une circonstance semble venir à l’appui de celte explication -, quand la partie inférieure de l'écran est courbe, les sillons qui traversent çà et là l’image photogénique sont courbes eux-mêmes.
- La production d’images photographiques pures ayant échoué par l’excès de sensibilité de la couche impressionnable électrisée, M. Daguerre a essayé des matières peu sensibles, de ne plus isoler la plaque et de l’électriser au foyer de la chambre obscure, un seul instant, c’est-à-dire à l’aide d’une simple étincelle. Cette expérience a réussi 5 la matière devient très-impressionnable au moment où la décharge électrique l’atteint, et la durée si prodigieusement courte de ce phénomène n’empêche pas que l’image, au foyer de la chambre obscure, n’ait eu le temps de naître, de se fixer comme dans la méthode ancienne. Dans ce second mode d'expérimentation, les mouvements de l’écran pourront être comparativement très-peu rapides, sans inconvénient appréciable. {Acad, des sciences, 28 juin 1841.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseild’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 16 juin 1841.
- M. le président annonce la perte que la Société vient de faire dans la personne de M. le duc de Doudeauvilïe, son vice-président honoraire, qui a toujours porté le plus vif intérêt à ses travaux et a saisi toutes les occasions pour lui témoigner combien il savait apprécier ses efforts pour les progrès de l’industrie.
- Le conseil décide qu’une députation se rendra auprès de la famille de M. le duc de
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- DoudeauviUe, pour lui exprimer les sentiments d’estime, de regrets et de vénération dont la Société est pénétrée pour la mémoire de son honorable vice-président.
- Correspondance. M. le comte de Lasteyrie, l’un des fondateurs de la Société, après avoir exercé pendant vingt-sept ans les fonctions de vice-président, exprime le désir de les voir cesser.
- Le conseil, tout en accédant avec regret au vœu de M. de Lasteyrie, décide qu’une proposition tendant à lui conserver la titre de vice-président honoraire sera soumise à la prochaine assemblée générale, comme un témoignage d’estime de la Société pour le caractère et les travaux de M. de Lasteyrie.
- M. Benoît, ingénieur civil, à Montpellier, adresse un mémoire sur le nouveau procédé de foulage des draps par percussion et par parties, et sur les fouions à percussion modérabîe, inventions pour lesquelles il a demandé, le 16 mai 1839, conjointement avec son frère et M. Vergnes, un brevet de quinze ans.
- Objets présentés. M. Collas, ingénieur-mécanicien, rue Notre-Dame des-Ghamps , 25 bis, présente un nouveau système d’essieux ayant pour principe le frottement entre des cônes d’acier et applicable aux voitures sur les routes ordinaires comme aux wag-gons sur les chemins de fer;
- M. Lëmèant (L.) , aux Batignolles-Monceaux, le modèle d’une roue sous-marine pour la navigation à la vapeur;
- M. Guérin jeune, rue Neuve-Breda, 11, un mécanisme qui, adapté sous un piano, a la propriété d’imprimer la musique en même temps qu’on l’exécute ;
- M. Juranny, place Sainte-Opportune, 8, un appareil destiné à absorber, par la combustion, le gaz acide carbonique qui se dégage des mines ;
- M. Astéry, chey M. Faure, rue Basse-du-Rempart, 11, une notice sur l’application à l’industrie, comme force motrice, d’une partie du poids de la masse d’un système roulant;
- MM. Nepel fils et Guérin, à Nevers, divers échantillons de capsules, creusets et pierres à aiguiser;
- M. Deville fils, rue Neuve-Saint-Paul, 4, du papier métal pour préserver les habitations de l’humidité ;
- M. Farnault, directeur du salon littéraire de la tente, au Palais-Royal, un lustre en ardoise, exécuté par le sieur Clairet, couvreur à Courtenay (Loiret) ;
- M. Vincent Chevalier, ingénieur-opticien, quaide l’Horloge, 69, un portrait au daguerréotype obtenu par lui en 3 minutes, au moyen d’un nouveau procédé;
- M. Montmirel, quelques portraits exécutés avec un appareil de photographie perfectionné par lui : il rappelle que depuis longtemps il a mis en usage le brôme mêlé d’iode comme moyen accélérateur.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. fferpin, membre du conseil, d’une brochure intitulée Considérations agricoles sur l’importation des bestiaux étrangers en France et sur les droits d’entrée à Paris;
- 2° Par la Société industrielle de Mulhouse, du n° 67 de son Bulletin;
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- 3° Par la Société d’horticulture, du numéro de mai 1841 de ses Annales;
- 4° Par la Société royale d’Édimbourg, du vol. XÏV de scs Transactions ,•
- 5° Par la Société polytechnique de Bavière, de ses publications pour les mois de septembre, octobre et novembre 1840, et janvier et février 1841.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Dizè lit un rapport sur un composé de graisse économique à l’usage de la cuisine, présenté par M. Brusick.
- Le comité pense que cette graisse pourrait offrir, à la marine , aux grands établissements publics et aux classes indigentes, les moyens de remplacer, avecxéconomie, le beurre -, et, pour ne laisser aucun doute sur ses qualités, il demande l’autorisation d’acheter une quantité suffisante de cette substance, pour être embarquée et constater son état de conservation après un voyage de long cours. Le comité propose, en outre, de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin.
- Après une discussion, le conseil décide, sur la proposition de M. Francœw'j que le comité des arts économiques est autorisé à demander l’allocation de fonds pour les expériences à faire pour constater les propriétés de la graisse de M. Brusick. L’adoption des conclusions du rapport est ajournée jusqu’au moment où la Société aura connaissance des résultats de ces expériences.
- Au nom du même comité, M. Dizè lit un rapport sur des couverts en métal dits ’Alger présentés par M. Lesgent.
- L’auteur a eu l’idée de couvrir des couverts en forte tôle de fer avec un alliage d’étain et d’antimoine, pour donner à ces ustensiles la solidité nécessaire.
- , Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin.
- Après quelques observations sur le prix de ces couverts et sur ceux de ferétamé, généralement en usage, et qu’on fabrique dans le département des Vosges, le conseil ajourne l’adoption des conclusions du rapport jusqu’à ce que de nouveaux renseignements aient été recueillis par le comité.
- Au nom du même comité, M. Vallot lit un rapport sur les fermetures de croisées de
- M. Andriot.'
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur des échantillons d’indigo extrait du polygonum tinctorium, par M. Bèbert} pharmacien à Chambéry.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de remercier l’auteur de sa communication. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. le baron de Silvestre lit un rapport sur les résultats des travaux des élèves nommés par la Société à l’école royale d’arts et métiers de Chàlons.
- Après avoir rendu compte des motifs qui ont fait renvoyer de cette école quatre des élèves qui y avaient été admis sur la présentation de la Société et des résultats satisfai-
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- sants des études des quatre qui y ont été maintenus, M. le rapporteur propose de décider qu’il sera ouvert, le 5 septembre prochain, un concours à l’elfet de nommer cinq élèves à l’école de Châlons pour remplacer les quatre qui en sont sortis et un cinquième qui, à cette époque, aura terminé sa troisième année d’étude. (Approuvé.)
- Communications. M. Âlkan, ingénieur civil, lit, au nom de M. Pêligot et au sien, une notice sur l’emploi de i’acide oléique pour le graissage de la laine.
- Après avoir rappelé la méthode de dégraissage des laines dans les fabriques de drap et leurs inconvénients, iis signalent les avantages que leur a procurés l’emploi de l’acide oléique qui, indépendamment d’une économie notable sur le prix des huiles d’olive et même sur les huiles de graine, offre cet avantage très-important, qu’il est immédiatement soluble dans les alcalis carbonatés avec lesquels ils se combine pour former un savon. L’emploi de la terre à foulon se trouve donc entièrement supprimé ; le dégraissage devient une opération chimique prompte, certaine et économique.
- Pour faire apprécier les avantages offerts par l’emploi de cette matière grasse, MM. Pêligot et Alkan annoncent que, depuis le deuxième semestre 4839, il en a été consommé 460,000 kilogr. pour le dégraissage des laines.
- M. Guèrin-Vary fait observer que l’acide oléique a acquis une grande valeur et que trois fabriques ont livré de l’oléate de soude qui sert au blanchissage. Le savon préparé avec cette matière est dur, légèrement jaune, et a très-peu d’odeur.
- M. le président adresse à MM. Âlkan et Pêligot les remercîments du conseil pour cette communication, qui est renvoyée à la commission du Bulletin.
- M. Chevallier annonce que M. Appert, auquel on doit l’art de conserver les substances alimentaires, vient de mourir dans un âge très-avancé. M. le président fait un exposé des travaux de cet industriel qui ont donné naissance à plusieurs établissements d’une grande utilité pour l’économie domestique et les voyages de long cours.
- Séance du 30 juin 1841.
- Correspondance. M. Huau, mécanicien, à Brest, adresse, avec un mémoire sur un système de ridage destiné à roidirles haubans et galhaubans des navires, des appareils qu’il a imaginés pour atteindre ce but.
- M. Bresson, ingénieur civil, à Rouen, adresse un rapport fait à la Société libre d’émulation de cette ville sur la filature de M. Chesnëe, au Petit-Quevilly.
- Objets présentés. M. Nèvil, passage Saulnier, 19, présente une machine qu’il a construite pour le dévidage des soies grèges à long guindage, qui sont employées pour la fabrication des cordonnets, soies floches à coudre et autres;
- M. Mourey, fabricant de bijouterie, rue de l’Homme-Armé, 2, des procédés de repoussé des métaux après dorure, qui lui permettent de donner au doré un fini dans tous les ornements aussi fin et aussi vif que si le burin les avait coupés ;
- M. Clément, rue Neuve-Notre-Dame, 2, un métier à tapisserie d’un nouveau modèle; M. Vigneux, rue du Faubourg-Saint-Antoine, 75, une machine propre à faire des cannelures torses ;
- Quarantième année. Juillet \ 841.
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- PROCES-VERBAUX.
- M. Charbonnier, rue des Francs-Bourgeois, 6, au Marais, un nouveau système de ferrure applicable à la fermeture des croisées, persiennes, volets et portes;
- M. Contamine, rue Geoffroy-l’Asnier, un système de crémones pour lequel il esfe breveté ; . *
- M. Robert, architecte, à Bordeaux , le modèle d’un nouvel appareil calorifère applicable aux cheminées des appariements et à celles de cuisine.
- M. de Bernardière, rue Bellcfond, 22, transmet une note sur la fabrication des tresses en paille indigène propres à faire des chapeaux de femmes, fabrication qu’il a perfectionnée et introduite dans les départements do l’Orne et de la Mayenne.
- M. Duchesne, membre de la Société, linnéenne, rue Ménilmonlant, 34, présente un ouvrage intitulé Guide de la culture des bois ou Herbier forestier, dont il est l’auteur.
- Il est fait hommage à la Société,
- l°ParM. Ch. Chevalier, ingénieur-opticien , deson Manueldcs myopes et des presby tes;
- 2° Par M. de Labaume, président de la Société d’agriculture du Gard, d’une brochure intitulée De l’égrenage des céréales;
- 3° Par M. Darblay, membre du conseil, du discours qu’il a prononcé, le 6 juin> dans la réunion du comice agricole de Seine-et-Oise ; i
- 4° Par M. Amans Carrier, d’une lettre adressée par lui à M. Matthieu Bonafous sur la culture du mûrier et sur l’éducation des vers à soie dans le département de l’Aveyron;
- 5° Par M. Laignel, d’une note publiée par lui et intitulée Chemins de fer courbes ;
- 6° Par la Société d’agriculture et des arts de l’arrondissement de Dôle (Jura), de l'a lre livraison de son journal ;
- 70 Par la Société d’émulation du département des Vosges, du cahier de mai 1841 de sonjournal des Connaissances usuelles.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M, Héricart de Thury lit un rapport sur les scieries mécaniques à pierres dures de M. Hutin.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, de faire insérer le rapport au Bidlelin , d’en délivrer 500 exemplaires à M. Hutin et de le renvoyer à la commission des médailles afin d’examiner s’il ne conviendrait pas d’accorder à cet industriel une nouvelle médaille à raison des améliorations qu’il a introduites dans son établissement. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Àmédée Durand lit un rapport sur le tour à portrait de M. Contamine.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Calla lit un rapport sur les travaux de M. Mariotte, ingénieur-mécanicien, à Paris.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.),
- Au nom du même comité, M. Amédée Durandïit un rapport sur les outilsrde charronï*-nage de M. Martin.
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- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur les modifications apportées aux pianos par M. Mercier.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, avec une description et une figure du nouveau mécanisme de piano, et d’exprimer, dans le compte rendu des tra* vaux du conseil qui sera présenté dans la prochaine assemblée générale, que l’auteur se montre de plus en plus digne de la médaille dont la Société a récompensé ses travaux. (Approuvé.)
- M. Francœur, continuant de porter la parole au nom du comité des arts mécaniques, lit un rapport sur la machine à broyer le chocolat de M. Hermann.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin et de mentionner M. Hermann dans le compte rendu des travaux du conseil, comme continuant de se rendre digne de la médaille qui lui a été accordée en 1839. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Dumas lit un rapport sur les verreries décorées à la manière véniîienne, par M. Tissot.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de Tinsé-rer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur la fabrique de couleurs de M. Vannier.
- Le comité propose le renvoi du rapport à la commission des médailles et son insertion m. Bulletin. (Approuvé.)
- M. Dumas, continuant de porter la parole au nom du comité des arts chimiques^ lit un rapport sur les nouveaux procédés de tannage de 3VL Vauquelin.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles et de -Fin* sérer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Chevallier lit un rapport sur le plâtre aluné de MM. Greenwood et Savoie.
- Le comité propose de remercier les auteurs deleur communication, d’inséeer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles.
- M. le rapporteur fait observer qu’il serait de la plus haute importance que la .Société fil examiner quels seraient les résultats de l’application du procédé de MM. Greenwood et Savoie stvas. gypsesetaox plâtres qui > dans certains départements, ne donneub après la cuisson, que des plâtres peu résistants et qui se détruisent à l’air avec la plus grande rapidité.
- M. Dumas fait remarquer que lé plâtre aluné absorbe juste là quantité d’eâu qu’Ë contenait avant sa préparation j qu’il ne perd pas de son volume par la dessiccation et conserve à peu près son poids, propriétés que ne possède pas le plâtre non préparé.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Pêligot lit un rapport sur le procédé de dorure par la voie humide de M. Elkmgton.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer îe rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles..
- M. le baron Sëguier ne pense pas qu’on puisse regarder comme un progrès cette malheureuse tendance de détériorer les produits pour les livrer à des prix très-bas ; il déplore que la science soit appelée à fournir les moyens de priver nos draps, nps papiers, notre horlogerie, etc., des qualités qui les faisaient rechercher.
- M. Dumas , tout en reconnaissant que ces observations sont fondées pour quelques industries, ne les croit pas applicables au procédé de dorure de M. Elkington, qu'on peut considérer comme un véritable vernis à bon marché, susceptible d’être employé pour des objets de bijouterie, et pour la conservation des parties délicates des appareils de physique, d’astronomie et de précision. Les objets sont ainsi recouverts d’une couche d’or qui, quoique extrêmement mince, est sans solution de continuité et d’une épaisseur uniforme sur tous les points; de cette manière, le cuivre se trouve parfaitement préservé de l’oxydation.
- M. Chevallier fait connaître que des chaînes, des boutons dorés par le procédé de M. Elkington ont résisté longtemps aux influences de l’atmosphère et au frottement, au moins autant que des objets de même genre dorés au mercure; qu’en considérant ce procédé sous le point de vue hygiénique, il acquiert une grande importance, puisqu’il soustrait aux effets des vapeurs mercurielles, non-seulement les ouvriers, mais encore les habitants des maisons où sont établis les ateliers de dorure ; enfin qu’il ne peut pas être mis en comparaison avec la dorure employée pour les objets d’art en bronze, sur lesquels on applique autant de couches d’or que l’on veut, tandis que M. Elkington n’en applique qu’une seule.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Vaïlot lit un rapport sur le four à double voûte destiné à sécher les fruits, présenté par M. Durand, à la Sauvetat-du-Drot (Lot-et-Garonne).
- Ce rapport, ayant donné lieu à une discussion, est renvoyé au comité des arts économiques, auquel M. Payen est adjoint.
- Communications. M. le vicomte Héricart deThury donne quelques renseignements sur l’état actuel du puits foré de l’abattoir de Grenelle. L’eau continue de surgir avec une grande abondance ; pour régler son émission, M. Mulot va descendre dans le puits un tube en cuivre étamé, qui produira l’effet voulu lorsqu’ilaura atteint le fond.
- M. Héricart de Thury a remarqué, dans certains puits, une intermittence qui s’est prolongée quelquefois pendant plusieurs mois; ainsi, dans celui de la Rochelle, l’eau, descendue à 50 mètres au-dessous du sol, a repris son niveau primitif, après un temps déterminé, pour s’abaisser de nouveau, et ainsi alternativement.
- M. le président adresse à M. Héricart de Thury les remercîments du conseil pour cette communication.
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de l’ÉperoH, 7.
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- quarantième année. ( N° CCCCXLYI. ) août mi.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 11 août i84-i*
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 11 août 1841, en assemblée générale, à l’effet d’entendre la lecture du compterendu des travaux du conseil d’administration pendant l’année 1840, et celle du rapport sur les recettes et dépenses pendant le même exercice. Indépendamment de trente médailles d’encouragement, accordées pour des inventions nouvelles ou des perfectionnements utiles, dont trois en or, trois en platine, quinze en argent et neuf en bronze, dix-neuf médailles ont été décernées à des contre maîtres de fabriques qui se sont distingués par leur bonne conduite et leur amour du travail.
- Cette solennité avait attiré un concours très-nombreux de manufacturiers et de sociétaires ; M. le ministre de l’agriculture et du commerce a bien voulu l’honorer de sa présence et remettre lui-même les médailles à ceux qui en ont été jugés dignes. .
- Des produits industriels, remarquables par leur élégance et leur parfaite exécution, étaient exposés dans les salles de la Société, et attiraient tous les regards. Parmi ces produits, les suivants méritent une mention particulière :
- 10 Des broches, bracelets, boucles d’oreilles, pommes de cannes et autres objets de bijouterie, ciselés et repoussés après dorure, par les procédés de M. Mourey, rue de l’Homme-Armé, 2 : ce fabricant donne au cuivre doré tout le fini désirable, et une ressemblance parfaite avec l’or; les ornements sont fouillés comme si le burin les avait coupés dans toute leur profondeur;
- 2° Un métier de haute et basse lisse propre à la fabrication delà tapisserie, parM. Rouget de Vlsle, rue du Faubourg-Poissonnière, 8 : à l’aide de ce métier, des enfants peuvent tisser ou broder une tapisserie réunissant tous les motifs d’un dessin colorié et les avantages des tapisseries des Gobelins;
- Quarantième année. Août 1841. 40
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- 310 conseil d’administration.
- 3° Des échantillons de bois de peuplier et de pin-laricio pénétrés par infiltration , du peuplier imprégné de résine par pression, préparés d’après les procédés de conservation de M. Payen;
- 4° Un appareil pour dessiner la perspective, par M. le capitaine Burnier, rue Saint-Dominique, 34 ;
- 5° Des objets en verrerie filigranée façon de Venise, tels que verres à boire, coupes, pots à lait, etc., par M. Tissot, passage de l’Opéra, 15 ;
- 6° Des montures de rouleaux d’imprimerie, par M. Monturié, rue Saint-Jacques-la-Boucherie, 15;
- 7° Un appareil dit garde-lait, par M. Joumard, rue Richer, 34;
- 8° Le modèle d’un nouveau système de numérotage des maisons éclairées pendant la nuit, par M. Gilles, rue du Temple;
- 9° Des applications de l’apprêt pour les chapeaux préparé par M. Ber-taccioli, rue du Parc-Royal, 1 ;
- 10° Des patins-nageoires, par M. Delatour, rue Jean-Goujon, 6;
- 11° Des couleurs fines propres à la miniature, à l’aquarelle, etc., par M. Panier, vieille rue du Temple, 78;
- 12° Des échantillons de plâtre durci par l’alun, par MM. Greenwood et Savoie, rue d’Angoulême-Saint-Honoré, H ;
- 1 3° Des châles teints en réserve, par M. Frick, rue de la Paix, 9;
- 14° Des modèles d’espagnolettes de croisées dites crémones, parM. Andriot, rue Rochechouart ;
- 15° Des modèles de calorifères portatifs pouvant servir à brûler, à volonté, de la houille ou du bois, par M. Victor Chevalier, rue Montmartre, 140 ;
- 1 6° Un mouvement d’horlogerie, muni d’un moyen d’empêcher les pendules de mécornpter, par M. Robert Houdin, rue de Vendôme, 11 ;
- 17° Des instruments de précision et une machine à essayer la force des bouteilles destinées à contenir des vins mousseux, par M. Desbordes, rue Ménilmontant, 3;
- 18° Un appareil propre au ridage des haubans des navires, et un cric à soulever les fardeaux, parM. Huau, mécanicien, à Brest;
- 19° Des pendules portatives à secondes fixes et à remontoir, dans lesquelles le barillet de sonnerie remonte celui du mouvement, chaque fois que la pièce sonne, parM. Charles Leroy, horloger, au Palais-Royal;
- 20° Un régulateur applicable aux roues hydrauliques et aux machines à vapeur, par M. Molinié, rue des Trois-Bornes, 15;
- 21° De nombreux objets dorés sans mercure, des couverts en argent doré, des flambeaux, etc., argentés par les procédés de M. Elkingtori, rue du Temple, 34;
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- OBJETS EXPOSÉS-,
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- 22° Des conserves alimentaires préparées d’après les procédés d’Appert, par MM. Feydeau et compagnie, à Nantes;
- 23° Un modèle de ventilateur construit sur le principe de la vis d’Archimède, par M. le général Sabloukoff
- 24° Des creusets de toutes les dimensions et des appareils de chimie en terre réfractaire, par M. Pinon, à Sens (Yonne);
- 25° Une collection d’ustensiles et de vases en grès propres aux opérations chimiques, dont plusieurs de grandes dimensions et de formes très-variées : la Société d’encouragement a fait venir cette collection d’Angleterre pour servir de modèle aux fabricants qui désirent prendre part au concours ouvert pour des produits semblables ;
- 26° Un modèle de grue hydraulique construite par M'. Philippe, ingénieur-mécanicien, rue Château-Landon, 49, et faisant partie de la belle collection qu’il a exécutée pour le Conservatoire des arts et métiers;
- 27° Des maroquins, façon du Levant, de nuances variées et de couleurs éclatantes, de la fabrique de MM. Faiiler frères, à Choisy-le~Roi, qui ont obtenu la médaille d’or à l’exposition de 4 839 ;
- 28° Divers appareils pour prendre des bains de vapeur sèche, bains aromatiques par la voie humide, douches locales et fumigations aromatiques, par M. Dm al jeune, rue du Temple, 4 05 ;
- 29° Plusieurs pièces d’orfèvrerie mixte d’un travail délicat et qui se distinguent sous le rapport de l’art et sous celui de la bonne exécution, par M. Gan-dais, rue du Ponceau, 42;
- 30° Des montres marines simplifiées, marchant plus de deux jours sans être remontées, et d’un prix modique, par M. Henrj Robert, horloger, rue du Coq, 8 ;
- 31° Des lampes mécaniques de diverses formes dont le prix a été réduit à 25 fr., par M. Caveau} rue Croix-des-Petits-Champs;
- 32° Une collection de vases façon du Japon, remarquables par la pureté de leurs formes, la vivacité de leurs couleurs et leurs dimensions, par M. Tinet, rue du Bac;
- 33° Un plan en relief, colorié et gaufré de la ville de Londres, par MM. Bauerkeller et comp., rue St-Denis, 380;
- 34° Enfin, diverses pièces d’anatomie élastique, par M. Auzou.
- La séance a été ouverte, à 7 heures du soir, sous la présidence de M. le baron Thénard, pair de France.
- M. le baron de Gérando, secrétaire, a donné lecture du rapport suivant sur les travaux du conseil d’administration depuis la séance générale du 4 2 août 4840.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Compte rendu des travaux du conseil d administration de la Société dJ encouragement, depuis le 12 août 1840 jusqu’au 11 août 1841 j par M. le baron de Gérando, secrétaire.
- Messieurs, depuis la décision prise, en 1816, par la Société de décerner, chaque année, des médailles d’encouragement, le nombre de ses récompenses a suivi une progression croissante; de douze médailles décernées la première année de cette fondation, il s’est élevé jusqu’à 40 en 1839; et cependant la Société n’a cessé d’apporter, dans l’examen des titres de ceux qui ont aspiré à ces honorables distinctions, une juste sévérité qui doit en rehausser le mérite.
- Indépendamment des médailles qui vont être distribuées, dans cette séance, aux industriels qui en ont été jugés dignes, la Société va être appelée à faire, pour la quatrième fois, l’application de l’arrêté qu’elle a pris, en 1831 , en faveur des contre-maîtres qui se sont distingués par leur moralité, leur amour du travail et par les services rendus à l’industrie.
- M. le président a fait connaître, dans la séance du 16 juin dernier, qu’un des fondateurs de la Société, M. le comte de Lasteyrie, après avoir été, pendant 2T ans, l’un de ses vice-présidents, a exprimé le désir de cesser de remplir cette fonction. Il a exposé, dans la lettre suivante, les motifs de cette détermination :
- « Messieurs, la Société d’encouragement a bien voulu me faire rhonneur, il « y a vingt-sept ans, de me choisir pour l’un de ses vice-présidents; ce choix u trop flatteur pour moi, renouvelé pendant un si long espace de temps, m’a « souvent fait regretter qu’il ne fût pas réparti successivement sur les mem-« bres qui, parleur zèle, leurs lumières et leurs travaux, ont rendu de si à grands services à la Société d’encouragement et à l’industrie française. Je e crois avoir rempli assez et trop longtemps cette fonction, et je désire la voir « partagée entre ceux des membres du conseil que vous jugerez les plus capa-« blés de contribuer au succès de vos importants travaux.
- « Je vous prie donc, messieurs, de recevoir ma démission de vice-président, (( et d’être convaincus que mes vœux pour la prospérité de la Société, et que mon (( estime et mon attachement pour les membres de son conseil, seront toujours (( présents à mon esprit et ne cesseront d’être gravés dans mon cœur. »
- Signé : le comte de Lasteyrie.
- Paris, 10 avril 1841.
- Les membres de votre conseil d’administration, en accédant, avec regret, au vœu de M. le comte de Lasteyrie , se sont empressés de lui témoigner les sentiments dont ils sont pénétrés pour son noble caractère, en lui conférant le titre de vice-président honoraire.
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
- Il nous reste, messieurs, à mettre sous vos yeuxun exposé rapide des travaux du conseil d’administration depuis la période qui s’est écoulée du 12 août 1840 jusqu’à ce jour.
- Communications des membres du conseil.
- Toutes les fois que les membres du conseil jugent que des faits industriels méritent d’être signalés à l’attention de leurs collègues, ils les exposent avec les développements qui peuvent en faire ressortir l’utilité.
- Nous devons, 1 ° à M. Th. Olivier,des détails intéressants sur l’école polytechnique fondée à Carlsruhe, sur le plan de l’école centrale des arts et manufactures, et sur l’industrie et la construction des machines dans le grand-duché de Bade. 11 a fait connaître le principe d’un compas à tracer les ellipses qui lui avait été communiqué par le capitaine d’artillerie Ludwig, et qu’il a reconnu d’origine française, d’après l’indication de M. Gauthier de Latouche, et que son invention appartient à M. Baradelle.
- 2° A M. le baron A. Se'guier, la connaissance des machines de l’invention de M. Wheatstone, dont l’agent principal est un conducteur galvanique. Ce savant étranger en a fait d’ingénieuses applications pour obtenir la vitesse des projectiles, pour faire marquer à l’aide d’une seule pendule les heures, minutes, secondes, sur des cadrans placés dans les divers appartements d’une maison; il a construit ainsi un télégraphe électrique qui indique sur un cadran éloigné toutes les lettres d’un mot qu’on veut transmettre. M. JVheatstone se propose d’employer son conducteur galvanique pour indiquer le départ des convois sur les chemins de fer.
- Des renseignements sur l’explosion d’une machine à vapeur établie dans une distillerie, près Liège; sur les travaux de M. Scott Russel pour modifier la forme des bateaux, et sur le nouveau système d’écluses de M. Smith.
- • 3° A M. le vicomte Héricart de Thury, des documents sur le puits foré dans l’abattoir de Grenelle et sur l’intermittence des eaux de plusieurs puits forés.
- 4° A M. Chevallier, une note sur le nettoiement des conduites employées pour amener les eaux à Bourbonne-les-Bains. Le conseil municipal de cette ville, voulant y faire arriver les eaux d’une source éloignée de près de 4,000 mètres, a fait établir une conduite en fonte ; les tuyaux s’étant engorgés par suite de dépôts calcaires, on fit usage, pour désobstruer ces tuyaux, d’après les conseils de M. B asti en, pharmacien, de l’acide hydrochlorique étendu d’eau, moyen indiqué et employé par M. d’Arcet. Cette opération a eu un plein succès, et a offert une économie considérable.
- M. Gaultier de Claubry avait présenté au conseil, de la part de M. d1 A r cet, des documents qui confirment de plus en plus les effets utiles de l’emploi de l’acide hydrochlorique dans de semblables occasions.
- 5° A MM. Chevallier, Gaultier de Claubry et Payai, des faits qui se sont
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
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- passés lors de l’explosion de l’appareil de M. Thilorier pour solidifier l’acide carbonique. i .
- 6° A M. E. Péligot, et à M.. AU an, ingénieur civil et membre de la Société, une notice sur l’emploi de l’acide oléique au graissage des laines. L’emploi de l’acide oléique, outre l’économie de prix notable qu’il présente sur les huiles d’olive et même sur les huiles de graine, offre cet avantage très-important qu’il est immédiatement soluble dans les alcalis carbonatés avec lesquels il se combine pour former du savon. L’emploi de la terre à foulon se trouve donc entièrement supprimé et en même temps les nombreux inconvénients que présente son emploi. Le dégraissage est devenu une opération chimique, prompte, certaine et économique.
- M. Jomard a informé le conseil que, par suite d’une explosion de gaz-light arrivée nie de Richelieu, les ouvriers plombiers ont découvert la cause de la fuite qui avait eu lieu dans une ouverture très-grande pratiquée dans la conduite de plomb; les plombiers croient que c’était l’ouvrage des rats.
- Conservation des bois.
- Par suite de la communication faite par M. Vallot, et que nous avons relatée dans le compte rendu des travaux pendant l’année 1839, 1e conseil a compris toute l’importamce des questions qui se rattachent aux altérations des bois et aux moyens de prévenir les immenses dommages qui en résultent.
- Une commission spéciale a recueilli un grand nombre de documents, des faits nouveaux sur les ravages occasionnés par les insectes, la pourriture sèche et humide.
- Depuis, des mémoires sur la composition immédiate des bois ont appris la cause principale de toutes les altérations et donné une direction certaine aux recherches sur les agents de conservation à essayer. D’un autre côté, des procédés de notre collègue M. Bréant, de M. le docteur Boucherie, de Bordeaux, ont fait concevoir l’espérance d’obtenir économiquement la pénétration des réactifs dans toute la masse ligneuse des arbres les plus volumineux.
- M. Payen, de concert avec ses collègues, a commencé des essais qui promettent de rendre plus faciles et plus simples encore les moyens d’imprégner les arbres en végétation, peut-être même les arbres anciennement abattus.
- Le conseil a pensé que, dans la vue de hâter la solution d’un problème aussi important, d’assurer les débouchés de nos plantations d’arbres verts en garantissant la durée des constructions, d’améliorer les conditions de succès de nos grandes industries, il était temps que des expériences sur une grande échelle fussent entreprises et suiyies par une commission spéciale. Le roi a désiré faciliter ces expériences, etM. le comte de Montalivet a donné les instructions nécessaires pour qu’il soit mis à la disposition de la Société diverses essences d’arbres.
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- Au moment où l’administration supérieure s’occupe des applications utiles à faire des procédés de conservation des bois, le conseil a cru devoir porter à sa connaissance une expérience comparative faite, depuis 1834, sur le tablier dupont Louis-Philippe, avec des planches en sapin, les unes imprégnées d’huile, d’après le procédé de M. Bréant, et les autres à l’état normal ; il en est résulté que les premières sont exemptes de détérioration et les secondes mises hors de service.
- Le conseil n’a pas eu à comparer le procédé de M. Bréant avec les moyens de pénétration de M. Boucherie, car ceux-ci utilisent la force d’aspiration d’arbres vivants sur pied , tandis que l’appareil de M. Bréant doit être employé pour traiter les pièces de bois déjà équarries et/façonnées.
- Table des principaux ouvrages.
- Les membres de vos comités, chargés de faire connaître les résultats de l’examen des produits sur lesquels on a appelé l’attention de la Société, ont témoigné le regret de n’avoir pas à leur disposition des tables récentes qui indiquassent les ouvrages qu’ils pourraient consulter avec fruit, soit pour donner une appréciation plus exacte des produits, soit pour assigner aux procédés ou appareils une date précise.
- Votre conseil a pris en considération la proposition qui lui a été faite de pourvoir à la confection de tables qui remplissent le but d’utilité qu’on y recherche.
- Vases et ustensiles en grès.
- Far suite des concours ouverts par la Société afin de provoquer des perfectionnements dans la fabrication des divers ustensiles en grès, poterie commune , mais solide, le conseil a considéré que l’un des meilleurs moyens pour atteindre le but était de mettre sous les yeux des concurrents les produits les plus remarquables fabriqués en Angleterre. En conséquence, il a alloué la somme nécessaire pour contribuer, avec la manufacture royale de Sèvres, à l’acquisition de ces produits, qui sont maintenant exposés dans le local de la Société, et qui, après un an, seront placés dans le musée céramique formé à Sèvres par les soins de M. Brongniart.
- Sociétés étrangères.
- Les relations de la'Société avec les associations formées à l'étranger, pour encourager l’industrie et le commerce, ont acquis une plus grande importance.
- Le rapport sur les travaux de la Société impériale d’économie rurale de Moscou , pendant les années \ 838 et \ 839, est écrit en français avec une concision remarquable ; il renferme un grand nombre de résultats d’un haut intérêt, et fait apprécier les sages dispositions qui ont dirigé les travaux de cette Société ainsi que les avantages qui ont été obtenus pour l’agriculture du pays.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Les mémoires de la Société pour l’encouragement de l’industrie dans les États pr ussiens, rédigés par des fabricants instruits et des savants distingués, exercent une heureuse influence sur le développement des diverses branches d’industrie, et sont de précieux documents pour notre Bulletin.
- M. Robison, faisant hommage au nom de la Société royale d’Edimbourg, dont il est l’organe, d’un volume de ses Transactions, a communiqué un procédé qu’il a imaginé pour dessiner des petits objets.
- Le conseil a entendu, avec un vifintérêt, un rapport sur l’annuaire des mines de Russie, dontM. le général Tchefkine, chefd’état-inajor du corps des mines, a fait don à la Société. Ce rapport fait ressortir tout le mérite d’une publication qui renferme, pour les arts, les sciences et le commerce, d’importantes observations, et où l’on voit que l’exemple de l’organisation du corps des mines de France n’a pas été sans influence sur celle qui vient de s’établir en Russie.
- Le conseil a senti de quelle utilité il serait pour la Société d’avoir, en Russie, un correspondant qui, par ses connaissances et ses relations, la mît à mémo de suivre les développements de l’industrie et du commerce de ce pays. En inscrivant le nom du général Tchej’kine sur la liste de ses correspondants étrangers, elle a la conviction de trouver en lui un savant zélé, dont les lumières lui seront très-précieuses.
- Sociétés nationales. •
- Un grand nombre de Sociétés savantes dans les départements coopèrent aux travaux de votre conseil d’administration, en insérant dans leurs publications les instructions qui accompagnent vos programmes de prix; elles en répandent ainsi la connaissance, et en font ressortir l’esprit et le but.
- Écoles.
- Écoles cl’agriculture. — L’institution royale agronomique de Grignon étant maintenant sous le patronage direct du gouvernement, la Société, tout en lui portant un vif intérêt, devait diriger ses encouragements sur des institutions créées dans nos départements, et dont l’influence se fait sentir d’une manière heureuse pour l’agriculture des contrées où elles sont situées : sous ce rapport, les établissements de MM. de Dombasle et Rieffel méritaient de fixer de préférence l’attention de la Société.
- Le conseil n’a donc conservé qu’une place dans l’école de Grignon, et a consacré une somme de 850 francs pour payer une seconde année d’études à l’élève Pagey il a employé 425 francs pour la pension d’un élève dans l’institution de Roville, et une pareille somme pour une demi-bourse à Fécole agricole de Grand-Jouan.
- Ecole royale d’arts et métiers de Châlons. — M. le ministre de l’agriculture et du commerce a informé la Société que, par suite de graves désordres
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
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- qui ont éclaté, le 21 janvier dernier, à l’école d’arts et métiers de Châlons , il s’est vu dans la nécessité de prononcer le renvoi de soixante élèves qui lui ont été signalés comme les plus coupables. Parmi eux se trouvaient quatre jeunes gens nommés sur la présentation de la Société, et dont les examens^ semblaient promettre des sujets dignes de son patronage ; les études des quatre élèves qui sont restés à l’école donnent des résultats satisfaisants.
- École centrale clés arts et manufactures. —M. Lavallée ^ directeur de cette école, a adressé son rapport annuel sur les cinq élèves boursiers de la Société. Les notes de mérite obtenues par ces élèves, pendant leur première année d’études, font présager des hommes d’une aptitude remarquable pour la carrière de l’industrie. M. Lavallée fait remarquer qu’ils sont placés tous dans les premiers rangs de la première classe de leur division.
- Mention de travaux.
- Nous appellerons maintenant votre attention sur les travaux des industriels qui ont mérité d’être mentionnés, soit qu’ils soient la continuation de ceux qui ont déjà reçu des récompenses dans les séances précédentes, soit que, pour être jugés dignes de médailles, ils aient besoin de la sanction du temps, ou de recevoir de plus grands développements.
- M. Henry Robert, auquel la Société a accordé plusieurs médailles, continue ses recherches, ses études d’horlogerie, avec autant de persévérance que de succès.
- Le comité des arts mécaniques a vu avec un vif intérêt les diverses dispositions et combinaisons que M. Robert cherche à introduire dans la construction des chronomètres. Ses récents travaux, qui ont pour objet de nouveaux perfectionnements et simplifications, promettent d’importants résultats pour l’horlogerie.
- La Société a déjà récompensé, il y a, deux ans, d$une de ses médailles d’argent les machines à broyer de M. Hermann, qui sont employées dans un grand nombre d’industries. Ces machines ont reçu, depuis, de nombreuses applications. et M. le ministre de la marine vient de les adopter pour les ports de mer.
- Depuis la médaille d’argent qui a été décernée, en 1840, àM. Mercier pour les modifications qu’il a apportées aux pianos droits, cet habile fabricant a fait de nouveaux efforts en simplifiant son invention et en la préservant con tre les influences que l’atmosphère exerce sur les petits bois qui la composent et sur les faibles ressorts qui servent à précipiter la chute du marteau.
- M . Michaux, de la Société royale et centrale d’agriculture, convaincu des avantages d’un meilleur système de détermination du niveau de l’eau des rivières, et sollicité par ies commerçants qui transportent par bateaux leurs produits à Paris, a imaginé un appareil très-simple qu’il nomme hydromètre et Quarantième année. Août 1841. 41 ;
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- qui est propre à indiquer lhilévation et l’abaissement des eaux des fleuves.
- Depuis que la Société a décprné à M. Discry sa plus haute récompense, il a ajouté des perfectionnements à la fabrication et à la décoration des produits céramiques. Il est parvenu à résoudre un problème d’une grande importance, celui de la cuite des objets sans support, quelle que soit la délicatesse des formes.
- M. Discry, après s’être occupé de la production, sur porcelaine, de diverses couleurs au grand feu, a étudié et vaincu, par un nouveau mode d’application, des difficultés qui semblaient jusqu’alors insurmontables, et. qui consistaient à ne pouvoir produire ces couleurs que sous la moufle. • ;
- M. Gaudin a çherché à tirer parti des propriétés du gaz hydrogèhe d’acquérir une plus torte intensité de lumière lorsqu’il est mêlé avec diverses substances huileuses, volatiles, etc. Le procédé de M. Gaudin pourra offrir des avantages marqués par la facilité avec laquelle il permet d’accroître le pouvoir éclairant du gaz-light, sans modifier les appareils existant dans les usines. Ce savant s’est occupé, avec une grande persévérance, d’essais pour l’application de la lumière produite par le mélange de l’oxygène et de la vapeur d’éther, et on connaît les résultats remarquables auxquels il est parvenu en soumettant au jet de ce gaz le quartz et un grand nombre de substances.
- M. Gaudin a pensé que ce moyen pourrait être utilement appliqué à éclairer les bateaux à vapeur, pour les préserver des accidents si funestes qui résultent des abordages pendant la nuit ou en temps de brouillards.
- Le conseil a l’intention de multiplier les essais auxquels ses commissaires ont pris part, prévoyant toute l’importance de l’éclairage des bateaux à vapeur, surtout pour la navigation fluviale ; en attendant, il mentionne de la manière la plus honorable les travaux de M. Gaudin.
- M. Vichenot a perfectionné la fabrication des plaques de faïence pour cheminées, par le choix, des tgrres mieux entendu, qui, en se combinant avec l’émail, le garantit du tressaillement.
- M. Filliol vous a présenté des sièges d’aisance de son invention, et l’examen qu’en a fait le comité des arts économiques l’a convaincu que, si ces appareils n’ont pas encore en leur faveur la garantie d’une longue expérience, ils paraissent fondés sur une idée ingénieuse qui doit en faire augurer ,1e succès.
- Le conseil leur accorde une mention.
- Depuis \ 832, époque à laquelle M. Josselin reçut une récompense de la Société, il a, par ses soins et sa persévérance, apporté, dans la fabrication des corsets, des améliorations et de nouvelles dispositions mécaniques. ,
- Le conseil a vu avec intérêt 1° le mode de tenue du journal sur les bateaux à vapeur, proposé par M. L. du Parc, capitaine de corvette; 2° les échantillons d’indigo extrait du polygomnn tinclorium, par M. Bébert, pharmacien a Chambéry; 3° les travaux de M. Bourbon-Leblanc, pour adoucir le fer fondu ;
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
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- 4° les tubes, les sondes, bouts de sein confectionnés en ivoire rendu flexible, en le traitant par l’acide bydroehloi ique j 5° la cafetière atmopneumatique de M. Soleil; 6° les caractères en relief pour les inscriptions des enseignes, de M. Perlot, élève de M. Mole; 7° les chaussures à cambrure flexible de MM. Qniquerez et Courtot ; 8° enfin les semelles chevillées de M. Jurisch.
- Bulletin.
- Votre commission du Bulletin consacre ses soins à porter, dans toutes les parties de celte publication, les améliorations successives qui tendent à la rendre le répertoire le plus complet des faits industriels ; M. Daclin, votre rédacteur, ne cesse de la seconder avec zèle dans la tâche qu’elle s’est imposée.
- Depuis queM. Millet, votre graveur, a été placé, sur votre recommandation, dans une maison de santé, par M. le préfet du département de la Seine, le dessin et la gravure des planches ont été confiés à M. Ad. Leblanc, qui s’acquitte de ce travail avec une intelligence et un talent que vous avez appréciés.
- Ouvrages offerts.
- M. le comte de Montalivet vous a informés que sa Majesté a bien voulu destiner à la Société d’encouragement un exemplaire de l’ouvrage imprimé par ses ordres sous le titre de Galerie historique de Versailles.
- M. le ministre de l’agriculture et du commerce continue à vous adresser les volumes de la publication des brevets expirés.
- M. le préfet de police a enrichi votre bibliothèque d’un volume des rapports du conseil de salubrité, qui comprennent la période qui s’est écoulée de 1829 à 1839.
- M. Chevallier, membre du conseil, vous a fait hommage de l’ouvrage périodique qu’il publie sous le titre de Journal des connaissances nécessaires;
- M. Bouchard-Huzard, de celui intitulé Annales de ï agriculture française;
- M. Boret, de la publication mensuelle le Technologiste-
- Le conseil se fait d’ailleurs un devoir de mentionner, dans les procès-verbaux de ses séances, les ouvrages que leurs auteurs déposent dans votre bibliothèque. ^ . i*
- En 1840, le conseil a perdu l’un de ses membres, M. le vicomte Posuel de Verneauoc, qui faisait partie de la commission des fonds, et que tant de titres recommandent au souvenir et aux regrets de ses collègues.
- Signé baron de Gérando.
- Approuvé en séance générale, le 11 août 1841.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Rapport sur les recettes et les dépenses de la Sociétédencouragement pendant lexercice 184.0; parM. le baron de Ladoucette.
- Les recettes et les dépenses antérieures à 184-0, celles dé l’exercice qui vient de s’écouler; le legs de Mme Jollivet, ceux de M. le marquis d’Argenteuil et de M. Bapst ; enfin l’état des] valeurs que possédait la Société d’encouragement au 1er janvier 1841 : telle est la division du compte présenté par M. Agasse, votre honorable trésorier, et quenous allons suivre dans ses détails.
- PREMIÈRE PARTIE.
- Exercice antérieur à 1840.
- Recette. 1° Recouvrement de 28 souscriptions arriérées.. . 1,008 f. »
- Dans la liste des retardataires ,|nous remarquons quelques noms pour lesquels il devrait suffire d’un simple avis qui vienne en aide à leur mémoire ;
- 2° Vente d’exemplaires du Bulletin. . ................... 1,352 65
- Un état régulier est tenu des exemplaires qui restent disponibles sur chaque année.
- 3° Vente de la table générale des matières............... 418 »
- Il en reste 1897 exemplaires ; M. le trésorier provoque une délibération de la Société sur les moyens de les faire écouler..
- Tirée à 2,000 exemplaires , cette table a coûté pour rédaction et impression, 7,948 fr. 68 c., elle n’a encore produit que 652fr.; l’excédant de dépenses est donc de 7,296 fr. 68 c.
- Ceci fait sentir [quelle réserve il faut apporter dans les impressions extraordinaires.
- 4° Vente d’exemplaires delà Magnanerie salubre de M. d’Ar-
- cet. ... ................................................141 75
- Il reste 184 exemplaires de la 3e édition de cet ouvrage.
- 5° À-compte payé par M. Vincentfds sur l’avance que la Société a autorisée en 1836................................. 150 »
- Nota. Une délibération de la Société a suspendu le recouvrement de l’avance faite à M. Millet pour prix d’une machine à graver, et une autre l’a portée au chapitre des Secours. (Article 14 des dépenses de 1840.)
- Total de la recette..............* .
- 3,070 f. 40
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- RECETTES ET DEPENSES.
- Dépense. 1° Balance passive du compte de 1839. . . ... 5,558 f. 15
- 2® Remise à l’agent de la Société pour le recouvrement d’anciennes souscriptions........*....................... . 40 32
- 3° Idem au rédacteur du Bulletin sur 81 années postérieures à 1833, comprises dans la vente faite par l’imprimeur.. . . 81 »
- 4° Dépenses diverses, 1° à M. Bouchard-Huzard pour bro-
- chage et pour forcement en recettes non motivé.............16T 30
- 2° Au trésorier, pour erreur de 100 francs à son préjudice et pour deux exemplaires du compte de 1839................. 147 75
- Dépense. . . . . . 5,994 f. 52
- Recette................ 3,070 40
- Excédant de dépense qui sera employé dans la 2e partie du compte, article 21......................................... 2,924 f. 12
- DEUXIEME PARTIE.
- Exercice 1840.
- Recette. 1° Allocation annuelle du Roi...................... 2,400 f. »
- 2° Souscriptions particulières de Mgr le duc d’Orléans. 300 I
- De Mme la princesse Adélaïde. ....................... 200 I
- 3° Abonnement du ministre de l'agriculture et du commerce. 4,000 »
- 4° 730 souscriptions recouvrées............................. 26,280 »
- En 1837, 25,668 fr.; en 1838, 25,848 f.; en 1839, 26,460 f.
- Même observation sur les retardataires qu’à la première partie.
- 5° Trois quarts libres des arrérages des 12,597 francs de rente
- 5 pour o/o provenant du legs de Mme Jollwet.................... 9,4 47 60
- 6° Dividende de 200 actions de banque........................ 27,800 »
- En 1837, il a produit 25,200 fr. ; en 1838, 22,800f.; en 1839, 28,800 fr.
- 7° Intérêts des placements à la caisse des dépôts volontaires. . 256 85
- M. le trésorier y dépose les fonds oisifs. -
- Total de la recette. . . . . . 70,684 f. 45
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- 322 conseil d’administration.
- Dépense. 1° Bulletin. Rédaction. . 3,377 ol) \ >
- Papier et impression. . ^ . • . . 5,912 16 I . ;
- Dessins............... 1,455 » S .
- Gravures. . . . . . . . . 2,475 » !
- Cuivres, papier, impression, gravure >. . . . 20,663f. 54
- en lettres des planches. ... . 4,787 55 1
- Affranchissement. ...... 2,120 58 I
- Remises à des libraires...... . . 232 « |
- Annonces d’articles.. . . . . . 303 75 J
- Cette dépense, la plus importante de la Société , consacrée à répandre la connaissance de ses travaux et un grand nombre de découvertes utiles à l’industrie, sur laquelle votre commission des fonds exerce une surveillance spéciale, est couverte et au delà par le montant des souscriptions. Un compte exact est tenu des dessins et gravures mis en réserve par l’effet d’une mesure qui contribue essentiellement à régulariser les époques de publication du Bulletin.
- 2° Programmes de prix....................................... 75 »
- Cette somme se rapporte à la distribution des programmes imprimés en 1839.
- 3° Impressions diverses, outre celles qui figurent pour encouragement à l’article 5. . . ................: . . . 1,194 90
- 4° Médailles et prix....................... . . . ... 8,991 50
- Il reste disponibles une médaille d’or, deux de platine, deux d’argent , huit de bronze , plus quelques boites , valant en tout 928 francs 58 centimes.
- 5° Impressions de rapports, accordées à quelques auteurs. . 98 »
- Si Ton n’usait pas avec mesure de cette nature d’encouragement , on serait entraîné à des dépenses considérables.
- 6° Pensions d’élèves........................ 2,997 50
- L’objet de cette dépense est utile, mais il fallait en empêcher l’abus ; car, de 360 francs, elle s’était élevée, dans l’intervalle de neuf ans, à 3,847 fr. ; le conseil d’administration en a fixé le maximum à 4,000 francs. On voit qu’on ne profite de cette autorisation qu’avec sagesse.
- 7° Expériences et objets d’art. . ........................... 817 35
- Même observation que ci-dessus sur les avantages que cette dépense peut présenter, et sur les inconvénients qui résulteraient d’un emploi trop peu motivé ou trop fréquent.
- A reporter. . . . 34,837 f. 79
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- RECETTES ET DEPENSES.
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- * Ci-contre. . . . 34,837 f. 79
- Le conseil d’administration a décidé, le 7 avril dernier,. que les comités feraient connaître le temps pendant lequel les crédits demeureraient ouverts.
- Il restait sur ces crédits, au 1er janvier 1841, une somme de
- 1,770 fr. 29 c. savoir :
- 1 ° Au comité du Bulletin. . . . . 534 f. 90
- 2° Au comité des arts chimiques. . 720 »
- 3° A la commission spéciale de chauffage de la Société. ....... 68 34
- 4° Pour expériences sur la conservation des bois.. . . * . J . .. 447 5
- Total. ..... . 1,770 f. 29
- 8° Frais des séances générales......................... . 297
- En 1837, 259 fr. ; en 1838, 304 fr. ; en 1839 , 347 fr. (Il y avait eu une troisième séance générale. ) L’agent est invité à se rapprocher le plus possible du chiffre de 1837, qui paraît suffisant.
- 9° Abonnements. ...................................
- En 1837, 451 fr.; en 1838,454fr.; en 1839, 392 fr. Précédemment, l’abonnement à un journal politique se faisait par échange; la plus grande économie est recommandée; il faut se borner aux abonnements indispensables.
- 10° Affranchissements...................................
- En 1837,499 fr.; en 1838, 548 f. 15c.; en 1839,586 f. 10 c.
- Cette dépense va toujours croissant ; appel est fait à la vigilance connue de l’agent.
- 11° Loyer. . ...................................6,080
- 12° Agent; appointements réglés par délibération du 15 janvier 1840, 1°.................. . 3,000 f. f
- 2°Remises sur les souscriptions. 1,327 20 c. \
- 4 3° Employés. . .................... 3,400
- Ainsi répartis, MM. Vincent père. . . 1,200 fr.
- Vincent fils. ... 1,400
- Durney.......... 800
- Total. . . 3,400~~
- 14° Pensions et secours.................................... 1,400
- La veuve Larousse est décédée ; il ne reste en pension que
- 481 80
- 829 15
- 4,327 20
- A reporter. . . . 51,652 f. 94
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- 324 conseil d’administration.
- * ^ D’autre part. . . . 51,652 f. 94
- 1,200 fr. à madame veuve de Senainville; un secours de 200 fr., une fois payé, a été accordé au sieur Millet, ancien graveur.
- 15° Chauffage et éclairage........... . . . . . . .1,152 20
- On avait prévu, pour 1840, la diminution de cette dépense ; les dernières provisions ayant été effectuées en décembre 1839 , le chiffre de 1837 était de 1,358 fr. 13 c. ^ l
- 16° Bibliothèque. . . . . . . . . . : . ... v.. 330 50
- En 1837, 277 fr. 75c.; en 1838, 42 fr.; en 1839, 270fr. 35 c.
- 17° Mémoires d’ouvriers et fournisseurs. ..... . 1,102 30
- Cette dépense était autrefois très-élevée ; nous avons signalé la progression décroissante pour l’année 1837; en 1 838 elle a été de 654 ; en 1839, de 697 f. 15 c.; en 1840, il faut y ajouter
- 225 fr. pour l’achat d’un poêle destiné à la salle des comités.
- 18° Dépenses diverses.. ... . . . . . . . . 642 40
- En 1837, 515fr. 35c.; en 1838, 579 fr. 25 c.; en 1839, 697 f.
- L’agent doit, veiller particulièrement sur cet article.
- 19° Jetons de présence. . . . . . . . ... . 4,186 >r
- Il y,en avait en réserve 181 , au 1er janvier 1841.
- 20° Placement à la caisse des dépôts volontaires. . . . . 4,000 »
- Nous avons dit que c’étaient des fonds oisifs; il y en avait déjà 12,000 fr. Le total de ces fonds déposés est donc de 16,000 fr.
- 210 On a vu que l’excédant des dépenses de la première partie
- du compte se montait à ........... 2,924 12
- Total de la dépense. . . . 65,990 f. 46
- .v Balance.
- La recette s’élève à la somme de......... 70,684 f. 45
- La dépense à........ ........ 65,990 46
- Excédant de recette . . . . . . 4,693 f. 99
- Toutes les pièces à l’appui ont été produites. Il est juste de dire , messieurs, que l’exactitude, la clarté, la prévoyance distinguent les comptes de M. Âgcisse, et peut-être encore celui de 1840, plus spécialement.
- Nous allons passer à l’examen des comptes particuliers.
- 1° Fonds d’accroissement.
- C’est le quart mis en réserve, pendant soixante ans, à partir du 30 janvier 1822, des revenus du legs fait par madame Jollivet, et du placement de ces revenus.
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- RECETTES ET DEPENSES.
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- Recette. Le quart des arrérages de l’inscription de 12,597 francs, pour l’année échue le 22 septembre 1840. . 3,149 f. 40 J
- Arrérages de renies déjà acquises.. . 3,591 50 f ............*
- Dépense. Balance du dernier compte. » 24 i
- Achat d’une inscription de 147 fr. . . 3,330 50 > . ... 6,716 24
- Idem...........de 158 fr.............. 3,385 50 |
- Excédant de recette....................................... 24f. 66
- Ces détails sont suivis d’un tableau utile et curieux dont MM. les censeurs ne manqueront certainement pas de parler : il indique les époques d’acquisition des rentes depuis 1829 jusqu’à la fin de 1840 , et les prix d’achat; il fait voir la progression des placements, et que, depuis le décès de madame Jollivet, on a employé, sur le fonds d’accroissement, 76,729 francs 20 cent., avec lesquels on a acheté 3,823 francs de rente 5 pour 100.
- Ces opérations attestent les bons soins apportés par M. Drugeon, ancien notaire, qui a opéré la liquidation de la succession Jollioet, et par M. Agasse, votre trésorier.
- Ces placements doivent être continués pendant quarante-deux ans, et ils augmenteront d’importance au fur et à mesure qu’on se rapprochera de ce terme.
- 2° Legs de M. le marquis d’Argenteuiî.
- Ce legs de 40,000 francs, fait le 2 avril 1836, a produit 1,830 fr. en rente 5 pour 100, destinés adonner, tous les six ans, un prix pour la découverte que la Société jugera la plus utile ; le premier sera décerné en 1844.
- Recette. 1 ° Balance du dernier compte. 42 95
- 2° Année d’arrérages au 22 septembre 1840.................................. 1,830 » )........... 1,983 f. 95
- 3o Produit du placement à la caisse i
- des dépôts volontaires................111 » J
- Dépense. Placement fait à cette caisse. .................1,830
- Excédant de recette...........................
- 153 f. 95
- A la fin de 1840, on avait en dépôts volontaires 4,575 fraûcs.
- 3° Legs de M. Bapst.
- Recette. 1° En caisse, lors de l’arrêté
- de compte de 1839................... 878 80
- 2o Arrérages au 22 septembre 1840. 1,400 3° Intérêts de 1,500 francs à la caisse
- des dépôts volontaires.............. 33 85
- Dépense. Placé dans ladite caisse...........
- Excédant de recette.........................
- Quarantième année. Août 1841.
- 2,312 f. 65
- 2,200 » 112 f. 65
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- La fondation deM. Bapst était, originairement, d’une haute importance; mais la déconfiture de la Société des fonderies de Baigorry, qui en avait presque tous les fonds , a r.éduit pour nous le bénéfice du legs ; le conseil aura à délibérer sur son application.
- Le compte de M. Agasse est terminé par l’état de votre actif au 1er janvier 1 841.
- Valeurs appartenant à la Société d’encouragement.
- 1° 200 actions de la banque de France ;
- 2° 19,650 francs en rentes 5 pour 100;
- 3° La nue propriété de 1,000 francs en 5 pour 100 dont l’usufruit repose sur la tête de M. et Mme Bapst Meniere;
- 4° 22,775 francs placés à la caisse des dépôts volontaires;
- 5° L’excédant de recette du "compte général et des comptes particuliers ;
- 6° Le reliquat dû par M. Vincent fils et M. Millet;
- 7° La valeur des dessins, gravures, médailles, jetons dont nous avons parlé ci-dessus.
- Vous voyez, messieurs, que la situation financière de la Société est dans l’état le plus prospère, et que l’ordre et l’économie président à l’emploi de vos ressources.
- Baron de Ladoucette , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 11 août 1841. •
- B.APPOB.T sur le legs de madame la comtesse Jollivet • par M. le
- duc de Montmorency.
- Un arrêté de votre conseil d’administration du 8 avril 1829 m’ayant nommé commissaire à l’effet de surveiller l’exécution du testament de madame Jollivet, à la charge d’en faire un rapport à l’assemblée générale, je crois devoir rappeler que la partie qui doit s’augmenter jusqu’au 30 janvier 1882 est formée du quart du revenu du legs, et par les placements successifs faits tant de ce quart que des revenus des revenus.
- Il résulte de ce compte, dont la régularité ne laisse rien à désirer, qu’à la fin de l’exercice 1840 il existait, dépendant de ce fonds, une inscription de rente 5 pour 100 de 3,823 francs.
- Votre trésorier considérant que ce qui a rapport à la formation de cette inscription est disséminé, tant dans les comptes rendus par M. Drageon, ancien administrateur de la succession de madame Jollivet que dans les comptes annuels faits à la Société, a pensé qu’il serait utile de réunir tous ces documents épars, dans le tableau suivant.
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- RECETTES ET DEPENSES.
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- Tableau indiquant les différentes époques d’acquisition des rentes dépendant du fonds d’accroissement, à la fin de l’exèrcice 1 840, et les prix d’achat.
- Pli IX FRACTIONS I
- d’achat- tuiub. de rentes. |
- f. c. f. C. f.
- 16,464 61 105 50 782
- 1,379 1 84 107 80 64
- 2,079 5 108 15 96
- 1,937 10 106 30 91
- 306 4 109 30 14
- 1,819 20 94 75 96
- 2,028 60 80 50 126
- 214 63 82 55 13
- 2,236 47 88 5 127
- 2,276 70 9.6 35 118
- 2,280 4 95 80 119
- 2,289 94 101 32 1/2 113
- 2,352 32* 102 27 1/2 115
- 3,003 84 104 30 144
- 250 10 104 20. 12
- (30 114 on
- 2,368 85 107 67’l/2 110
- 2,934 90 107 90 136
- 2,924 .107 50 136
- 2,841 75 105 25 135
- 2,920 84 106 60 137
- 2,965 36 108 221/2 137
- 3,042 78 107 90 14!
- 3,(05 109 20 142
- 3,208 60 109 147
- 3,265 t 110 } 110 75 80 \ m
- 3,330 50 113 12 1-/2
- 3,385 50 107 } .158 !
- 79,729 16 1. 3823 |
- ÉPOQUES D’ACQUISITION.
- Suivant le compte présenté par M. Drugeon, devant MeMoi-sant, notaire, le 9 janvier 1829, il avait déjà acheté 782 fr. de
- rente, qui avaient coûté ................................
- Suivant un autre compte de M. Drugeon , compris dans un acte du 21 juillet, môme année , il avait encore acheté 64 fr
- de rente, qui avaient coûté..............................
- Semestre de septembre 1829.............................
- Id de mars 1830....................................
- Suivant un autre compte rendu par M Drugeon , dans un acte du 26 juillet 1830, il avait encore acheté 14 fr. de rente,
- qui avaient.coûté........................................
- Semeslre de septembre 1830.............................
- Id. de mars 1831.............•.....................
- Suivant acte du 4 mai 1831, en suite de ceux ci-dessus, M. Drugeon avait acquis 13 fr de rente , qui avaient coûté..
- Semestre de septembre 1831.........................
- Id- de mars 1832...................................
- Id- de septembre 1832..............................
- Id. de mars 1833 .................................
- Id. de septembre 1833..............................
- Id de mars 1834 ...................... .............
- Suivant acte du 10 avril 1834, ensuite de ceux ci-dessus, M. Drugeon avait acheté 12 fr. de rente qui ont coûté.
- Semestre de septembre 1834.......................... .
- Id. de mars 1835...................................
- Id. de septembre 1835..............................
- Id. de mars 1836...............................
- Id. de septembre 1836....................... ......
- Id de mars 1837....................................
- Id. de septembre 1837..............................
- Id. de mars 1838 .............................
- Id. de septembre 1838 ...............,.........
- Id. de mars 1839...............................
- Id. de septembre 1839..,
- Id. de mars 1840.
- Id. de septembre 1840...
- Totaux.
- Il résulte, du tableau ci-dessus , que, pendan t les dix-huit années écoulées depuis le décès de madame Jollivet, il a déjà été employé , au Fonds d’accroissement, une somme.de 79,729 fr. 16 cent., avec laquelle il a été acheté 3,823 fr. de rente 5 pour 100.
- Il reste encore à continuer, pendant quarante-deux ans, les placements tels qu’ils ont eu lieu jusqu’à présent ; il est superflu de faire remarquer que plus on avancera, plus l’importance de chaque placement augmentera.
- Votre commissaire vous propose, messieurs , de donner votre approbation au compte du fonds d’accroissement.
- Signé : le duc de Montmorency.
- Jpprouvé en séance générale, le 11 août 1841.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Rapport fait au nom des censeurs sur la comptabilité de M. le trésorier; par M. le duc de Montmorency.
- La Société a perdu, dans M. le duc de Praslin, lin de ses administrateurs dont elle aimait à entendre et à suivre les conseils, dictés par une longue expérience et par le zèle qui l’animait pour la prospérité d’une institution qui a tant fait, depuis quarante ans, poür le progrès de nos arts industriels.
- M. le duc de Praslin, mon honorable collègue dans les fonctions de censeur, n’est plus, et, par une détermination digne de lui, il a voulu que son titre de sociétaire lui survécût.
- Privé de son utile concours, je viens exprimer une satisfaction qu’il avait toujours partagée sur la gestion de vos finances.
- M. le baron de Ladoucette, au nom de votre commission des fonds, a mis sous vos yeux l’état des recettes et des dépenses de l’exercice 1 840, et ce document peut être regardé comme un exposé complet de la judicieuse répartition des ressources dont la Société peut disposer.
- , Votre commission des fonds, en présentant, en 1838, un tableau comparatif de. chaque chapitre de dépenses, depuis 1828 inclusivement jusques et y compris 1837, nous a mis à même de juger que les dépenses des exercices 1838 , 1839 et 1840 n’ont pas dépassé lés moyennes de ce tableau décennal ; il nous reste à exprimer le vœu que ce travail reçoive son complément par la formation d’un tableau qui donne l’état, des diverses natures de recettes.
- Les comptes rendus par M. Amasse, votre trésorier, qui, sous tous les rapports, sont des modèles d’ordre et de clarté, fournissent les moyens d’établir le tableau de toutes les sommes qui sont consacrées à provoquer et a récompenser, dans toute les branches de notre industrie, des perfectionnements qui en hâtent les progrès.
- Signé : le duc de Montmorency.
- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
- M. le président annonce que, conformément à l’ordre du jour, il va être procédé à une distribution de médailles d’encouragement que M. le Ministre de ragriculture et du commerce a bien voulu consentir à présider. Données par lui, ajoute M. le baron Thénard, les médailles auront plus de valeur encore pour ceux qui en ont été jugés dignes. Us savent que M. le Ministre, de qui ils vont avoir l’honneur de les recevoir, est un industriel lui-même qui, dans les grands concours, a su toujours se placer au premier rang, et qu’aujourd’hui, chargé des intérêts de l’industrie, il en est à la fois le protecteur le plus éclairé et le plus puissant.
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- MÉDAILLES d’eNCOURAGEMENT.
- 329
- Monsieur le Ministre a prononcé le discours suivant :
- « Messieurs, en assistant à cette solennité, je suis heureux de donner à la « Société d’encouragement pour l’industrie nationale une preuve de mes sym-« pathies, et de pouvoir rendre un éclatant hommage à tout ce qu’elle fait « dans l’intérêt du travail national. ;
- « En concourant aux progrès du travail qui est Tunique et légitime source « de la considération, des honneurs et de la richesse, comme de toutes les u vertus sociales, vous participez à la tâche du gouvernement, à une de ses a plus belles attributions, et vous lui en facilitez l’accomplissement. Je saisis a avec plaisir cette nouvelle occasion de vous exprimer toute sa reconnaissance.
- « Votre Société atteint de plus en plus le but modeste et si utile qu’elle « assigne à son activité. Vos distributions de prix et de médailles, en excitant ce dans tous les rangs de travailleurs ou d’hommes livrés aux sciences d’ap-a pîication une féconde rivalité, donnent en même temps, aux découvertes « qu’elles récompensent, cette publicité qui fait la vie de l'industrie ; car, et « c’est en cela surtout que votre institution présente un caractère éminent de (f générosité, aucune vue de spéculation n’est le mobile de vos. sacrifices : « jamais aucune de vos paisibles conquêtes ne reste secréte et ignofée ; vous « les ajoutez à l’instant au domaine toujours croissant des sciences'et des (f arts. Toutes les inventions, les méthodes, les procédés utiles que vous u provoquez sont mis en lumière , répandus , popularisés, et.vous concentrez a ainsi comme en un foyer les efforts de chacun pour les faire servir au bien-« être de tous.
- « Mais vous ne vous bornez pas à faire éclore par des récorn pences solen-ff nelles la solution des problèmes les plus élevés de l’industrie et à faire « connaître les résultats obtenus ; vous n’êtes pas moins attentifs et scrupu-« leux à vérifier, par des expériences, par des essais nombreux, la valeur et cc la légitimité des méthodes et des découvertes produites hors de votre sein; « souvent même vous les rappelez, vous les faites revivre, lorsque les habi-. « tudes de la routine tendent à les faire-rentrer dans l’oubli.
- cc Le Bulletin mensuel qiie vous publiez et qui constate ainsi presque office ciellement les progrès de notre industrie tend à répandre dans toutes les « classes l’intérêt qui s’attache au perfectionnement des arts utiles et à les ce mettre de plus en plus à îa portée de toutes les intelligences.
- (( Enfin vous embrassez dans votre prévoyance jusqu à l’avenir de notre (( industrie, en acheminant vers cette carrière des jeunes gens choisis dans les cc rangs de la population laborieuse et que vous entretenez comme élèves dans « nos principales écoles d’arts et métiers, d’agriculture et de commerce.
- « Le gouvernement se plaît à proclamer ce noble usage que vous savez K faire de l’influence que vous donnent vos lumières et votre position sociale;
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- « il y voit une heureuse intelligence de notre époque et de ses besoins. Le u repos de la France, après les longues agitations intérieures et extérieures (< qui ont servi à asseoir au dedans ses institutions et au dehors son indépen-« dance, ne saurait être un repos stérile et oisif. Notre patrie doit trouver u dans les arts , dans le perfectionnement des sciences et de l’industrie, des (( palmes nori moins glorieuses peut-être que celles dont elle s’est couronnée « dans la guerre, et du moins ses lauriers nouveaux ne coûteront pas de « larmes à l’humanité. Vous avez pressenti cette carrière de gloire pacifique, a vous y marchez même, et vos premiers pas sont déjà des succès. Le goûte vernement regarde comme un devoir de vous assurer son appui et d ap-« plaudir à vos efforts. »
- MÉDAILLES DE BRONZE.
- Rapport sur les verreries décorées a la maniéré vénitienne, de M. Tissot ; par M. Dumas.
- La Spciété a renvoyé à l’examen de son comité des arts chimiques des échantillons de verreries décorées de filigranes intérieurs, à la manière des belles et curieuses gobelèteries vénitiennes. Ces échantillons proviennent d’une fabrication nécessairement un peu bornée, mais pourtant suivie, à laquelle se livre
- Les produits de M. Tissot, par la pureté des filigranes, la variété des couleurs, l’élégance générale des dessins, la netteté des formes, laissent peu de chose à désirer et soutiennent la comparaison avec les produits des verreries vénitiennes.
- Mais nous devons dire que, à la dernière exposition, la verrerie de Choisy avait déjà exposé quelques pièces de ce genre, et que, peu de temps après, elle en a déposé de fort belles au musée de Sèvres.
- Nous devons ajouter que la verrerie de Plain-de-Yalch s’est aussi livrée aux mêmes essais de fabrication et avec le même succès, comme le témoignent des échantillons également déposés dans le musée de Sèvres.
- Ainsi, votre comité croit devoir réserver les droits de MM. Bontems et Fontenay, qui dirigent les verreries de Choisy et de Plain-de-Valch ; mais, ce devoir rempli, considérant la position élevée que ces deux habiles verriers se sont faite dans leur industrie, et tenant compte des hautes récompenses qu’ils ont reçues des mains de la Société en diverses occasions, il croit pouvoir aussi vous proposer de faire la part de M. Tissot dans ce concours d’efforts qui viennent de porter les verreries françaises à un degré de perfection que la Société d’encouragement tiendra toujours à honneur d’avoir produit par ses prix.
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT. 331
- Tels sont les motifs qui ont décidé votre conseil à décerner à M. Tissot une médaille de bronze pour sa verrerie façon vénitienne.
- Signé Dumas, rapporteur.
- La Société, dans sa séance générale du 11 août 1841 , a décerné une médaille de bronze à M. Tissotainsi qu’aux industriels dont les noms suivent :
- 2. A M. Martin, pour ses outils de charronnage. ( M. Amédée Durand, rapporteur. ) (1)
- 3. A M. Burnier, capitaine d’artillerie ., pour son appareil à dessiner la perspective. (M. Francœur, rapporteur.) (Voyez Bulletin de juillet, p. 281.)
- 4. A M. Monturié, pour sa monture de rouleau d’imprimerie. (M. Amédée Durand, rapporteur. ) ( Voy. Bulletin dé juin, p. 204. )
- 5. A M. Baincelin, pour ses ressorts de porte. ( M. Amédée Durand, rapporteur. ) ( Voy. Bulletin de décembre 1840, p. 461. )
- 6. A M. Delatour, pour ses patins-nageoires. ( M. Trébuchet, rapporteur.) ( Voy. Bulletin d’avril 1841, p. 125. )
- 7. AM. Joumard,pour son garde-lait. (M. Labarraque, rapporteur.) (2)
- 8. A M. Bertaccioli, pour son apprêt pour les galettes de chapeaux. ( M. Labarraque, rapporteur. ) (3)
- 9. A M. Gilles, pour son nouveau système d’éclairage des numéros des maisons. ( M, Gourlier, rapporteur, ) (4)
- MÉDAILLES D’ARGENT.
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1841 , a décerné des médailles d’argent aux personnes ci-après nommées.
- 10. AM. Corberon, pour son système de sondage d’après la méthode chinoise. (M. Héricart deThury, rapporteur.) (Voy. Bulletin de juin, p. 185.)
- 11. AM. Desbordes, pour ses instruments de précision. (M* Théod. Olivier, rapporteur. ) (Voy. Bulletin de 1840, p. 124. )
- 12. A M. Bobert Houdin, pour son mécanisme d’horlogerie propre à empêcher les pendules de mécompter, ( M. Francœur, rapporteur,) (Voyez Bulletin de juillet 1841, p. 285, )
- (1) Le rapport sera inséré dans le Bulletin du mois prochain.
- (2) Le rapport paraîtra avec le Bulletin d’octobre.
- (3) Le rapport sera publié prochainement.
- (4) Le rapport sera inséré dans le cahier d’octobre,
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- CONSEIL d’ADMINISTRATION.
- 13. AM. Huau, mécanicien à Brest, pour son nouveau système de ridage des haubans des navires. (M. de la Morinière, rapporteur. ) (1)
- 14. AM. Rouget de Vlsle, pour son métier à haute et basse lisse, propre à fabriquer la tapisserie. ( M. Calla, rapporteur. ) (2)
- 15. A M. Contamin, pour son tour à portrait. ( M. Arnédée Durand, rapporteur. ) (3)
- 16. AM. Hutiti, pour ses scieries mécaniques à pierres dures, jaspes ? agates, etc. ( M. Héricart de Thury, rapporteur.) (4)
- 17. A MM. Greenwood et Savoy e, pour leur fabrication de plâtre aluné. ( M. A. Chevallier, rapporteur. ) (5)
- 18. A M. Victor Chevalier, pour son calorifère portatif. (M. Dumas, rapporteur. ) ( Yoy. Bulletin de février 1841, p. 150. )
- 19. A M. FricA, pour ses châles teints à la Réserve. (M. Bussy, rapporteur. ) (6) .
- 20. A M. Proeschel, pour ses procédés propres à préserver les constructions de l'effet de l’humidité. ( M. Payen, rapporteur. ) (7)
- 21. .A, JéL panier, pour sa fabrique de couleurs. ( M. Dumas , rapporteur. ) (8)
- 22. AM. Andriot, pour ses espagnolettes /.lit es panloclines. (M.~Vullotr rapporteur. ) (9)
- 23. AM. Magnin-Jonard, pour ses pâtes -françaises, façon dTtalie. ( M. Herpin, rapporteur. ) ( Voy. Bulletin de mars 1840, p. 96. )
- 24. A M. Gibus, pour ses chapeaux ployants. ( M. Labarraque, rapporteur. ) ( Voy. Bulletin, année 1839, p. 26 et 358. )
- MÉDAILLES DE PLATINE.
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 1 î août 1841, a décerné trois médailles de platine, savoir :
- 25. A M. Mariette, ingénieur-mécanicien, pour son établissement -de construction de machines. (M. Calla, rapporteur.)(10)
- 26. AM. Charles Leroy, horloger, pour ses nouveaux mécanismes d’horlogerie. ( M. Francœur, rapporteur.) ( Voy. Bulletin de février 1841, p. 32.)
- 27. A M. Ch. Dietz, ingénieur-mécanicien, pour les perfectionnements qu’il a apportés aux machines à vapeur. ( M. Théod. Olivierr rapporteur.) (Voy. Bulletin de 1840, p. 328. )
- (1) Le rapport sera inséré au Bulletin d’octobre.
- (2) (3) 0) (5) (6} (7) (8) (9) (10) Les rapports seront publiés prochaioément.
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- MÉDAILLES'D’ENCOURAGEMENT. 333
- . MÉDAILLES d’0R.' V r- V
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1841 , a décerné des médailles d’or aux personnes dont les noms suivent :
- 28. A M. Molinié, pour son régulateur à insufflation applicable aux roues hydrauliques et aux machines à vapeur. (M. Combes, rapporteur. ) (1)
- 29. A M. Elkington, pour ses procédés de dorure par la voie humide.
- ( M. Péligot, rapporteur. ) (2) A r,
- 30. A M. Fauquelin, pour ses nouveaüx procédés de tannage. (M. Dumas , rapporteur. ) (3)
- MÉDAILLES DÉCERNÉES AUX CONTRE-MAÎTRES DES ATELIERS.
- M. le baron Thénard, président, a adressé l’allocution süivante aux contre-maîtres qui ont mérité les récompenses de la Société.
- Messieurs les contre-maîtres,
- « Vous allez recevoir des mains mêmes de M. le Ministre de l’agriculture cc et du commerce les médailles dont vous avez été jugés dignes, après une cc sévère enquête; vous les conserverez comme un bien précieux, comme le « plus bel héritage à transmettre à vos enfants.
- cc Dans la prospérité comme dans le malheur, vous pourrez en invoquer (( le témoignage ; elles attesteront votre honorable conduite,, votre zèle à rem-<( plir vos devoirs, votre reconnaissance envers vos chefs, votre dévouement « à l’ordre public, sans lequel il n’existe point de véritable liberté, en un « mot vos vertus civiques et morales.
- cc Mais , en les acceptant, sachez bien que vous contractez l’engagement ce d’en rester toujours dignes : désormais tous les regards seront fixés sur « vous ; vous devrez servir d’exemple aux plus simples ouvriers comme aux ce contre-maîtres eux-mêmes : si vous persistez dans la voie honorable où cc vous êtes entrés, vous obtiendrez leur estime et leur confiance ; ils cherche-« ront à vous imiter. Sur vous pèse donc une grande responsabilité : vous cc saurez la supporter.
- cc S’il arrivait que, dans un mauvais jour, vous fussiez prés de faillir, cc regardez cette médaille, effigie de l’honneur, elle sera pour vous comme cc une égide qui vous sauvera de tous les dangers. En vous éclairant et vous cc rendant à vous-mêmes, elle vous inspirera les plus nobles sentiments; vous
- (1) (2) (3) Les rapports paraîtront prochainement.
- Quarantième année* Août \ 841, “ 43
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- 33 V conseil d’admini&tratioîï.-
- « ne voudièi plus démentir votre vie passée; vous frémirez à la seule idée ce que vous auriez pu plonger dans le deuil vos familles que vous comblez « aujourd’hui d’espérance, de joie et de bonheur.-! •>- s, . ,,Vh * ‘ y-**’ ; i.
- ce Messieurs les contre-maîtres, la Société/d’encouragement compte sur « vous ; comptez sur toute sa soïlicitudeb» : iv.*?. -tirv .chûkùe. J' /. ,-y/
- •r;:'* t ' - ' i iViXïik SU.Ifi .VugVUpobîti’lL rl
- Rapport sur les méckiilles h décerner aux* contre-maîtres des
- ateliers ,* par M. Delàm-breï’ -d. ;
- - ’ - • . y- : •<- ; y é/:-r nu'n -urj.j <•, Vyr^ni^'V.I/t /• ;:-b
- La Société d’encouragement vient aujourd’hui, par mon ôrgahéyfp'rOcîa-mer, après un concours ouvert pendant quatre ans (\), le nom,de dix-neuf contre-maîtres qui, dans cet intervalle, lui ont paru mériter,* par leur moralité, leur dévouement à leurs devoirs et par les services rendus à l’industrie , les médailles que la Société a fondées en faveur des coutre-maitres..
- C’est une pensée heureuse et juste que celle de récompenser dans la même enceinte les hommes qui ont doté l’industrie de perfectionnements nouveaux et-utiles, et les contre-maîtres qui, par leur zèle, leur application et leur moralité, ont souvent pris une grande part à ces perfectionnements.
- Tous les titres qui ont passé sous nos yeux ont été examinés avec une sérieuse attention, et c’est avec confiance et bonheur que la Société décernera ses médaillés, en regrettant, toutefois, de n’avoir pas eu à en distribuer un plus grand nombre.
- Les contre-maîtres dont les noms suivent ont été, d’après l’avis unanime de vos commissions des médailles et de révision, jugés dignes de vos honorables récompenses : - •
- A . M. Bonnejoj (Auguste) dirige depuis six ans, à Bièvre, la grande fabrique de lampes de M. Careau; c’est non-seulement un contre-maître plein d'activité,..mais c’est encore un homme connaissant et pratiquant avec succès l’horlogerie; c’est à son concours que M. Careau attribue en grande partie le développement qu’a pris son atelier, et les encouragements dont il a été l’objet de la part de la Société.
- 2. M. Brouard (François) remplit, depuis quatorze ans, les fonctions de contre-maître chez M. Cochât, constructeur de bateaux à vapeur : c’est un homme d’ordre et d’intelligence , qui réunit à une instruction pratique une
- (i) La dernièra distribution des médailles aux contre-maîtres a m lieu dans la séance générale du S juillet i&37 (voy; Bulletin delà Société, 36e année, 1837, p. 350).
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- Médailles d’encouragement . S3S
- instruction théorique plus étendue que celle que Fon rencontre d’ordinaire dans la classe des contre-maîtres.
- 3. M. Carabasse travaille, depuis quinze ans, soit comme ouvrier, soit comme contre-maître, chez M. Klein, teinturier, auquel vous avez accordé , en 1837, une médaille d’argent pour divers procédés de nettoyage et d’apprêt d’étoffes. L’établissement de M. Klein s’est toujours fait remarquer par la bonne direction que lui a imprimée M. Carabasse, qui a puissamment contribué à donner, par son exemple, les habitudes d’ordre et de travail qui distinguent les ouvriers attachés à cet établissement : les connaissances spéciales deM. Carabasse ont aussi contribué aux perfectionnements que vous avez récompensés; c’est un témoignage que M .Klein s’est empressé de rendre à son contre-maître.
- 4. M. Chaix (Alban-Napoléon)est, depuis dix ans, prote chez M. Dupont, imprimeur à Paris. M. Dupont a déclaré n’avoir jamais rencontré, depuis vingt-cinq ans qu’il est dans l’imprimerie, un prote qui remplit ses fonctions avee plus de zèle et de dévouement queM. Chaix.
- Un certificat non moins honorable avait été délivré à M. Chaix par M. Bayvct, imprimeur à Châteauroux, chez lequel il avait travaillé pendant six ans.
- 5 et 19. MM. Chauvet (Jacques) et Villemin (Henri) sont recommandés par M. Nys, fabricant de cuirs vernis. Le premier compte déjà quinze années de bons et utiles services dans cette importante manufacture, et le second douze années. Les titres de ces deux contre-maîtres ont paru tellement égaux, que M. Nys n’a pas pensé, et la Société a partagé cette opinion, qu’il dût être fait aucune distinction entre eux; car, si l’un à plus spécialement contribué à perfectionner les beaux vernis de la®maison Nys, l’autre a imprimé an travail de tous une utile , et sage direction.
- 6. M. Dusert (Juste), contre-maître de M. Philippe, mécanicien à Paris, a rendu de grands services à cet établissement; c’est à la fois un homme capable et appliqué. M. Chaussenot, qui avait occupé précédemment M. Dusert, a donné sur ce contre-maître les renseignements les plus 'favorables.
- 7. M. Feutry (Joseph) est, depuis neuf ans, chezM. Changarnier fils, meunier à Duvy. L’établissement dont il s’agit est très-considérable ; aussi la Société, qui en connaît l’importance, n’a-t-elle pas hésité à assimiler les fonctions de M. Feuiry, garde-moulin, à celles de contre-maître dans un grand titelier. Feutry est d’ailleurs un homme qui s’est fait remarquer par sa bonne conduite envers ses maîtres et envers ses parents, auxquels il abandonnait, dès son bas âge, une partie de son salaire : il a toutê la surveillance de cette usine, et s’en acquitte avec tant de succès, que M. Changarnier déco re qu; les ouvriers de la trempe de Feutry sont rares.
- 8. M. Guerlepied (Pierre-Daniel) est un de ces ouvriers qui, abandonnés,
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION;
- dès leur enfance, a eux-mêmes, ont su , à force de travail ; d’application et d’ordre, pourvoir d’abord à leur existence , et prendre plus tard une position honorable dans l’industrie ; c’est, en effet, à une grande assiduité, à une conduite exemplaire et à beaucoup d’intelligence que Guerlepied a dû, depuis onze ans, la confiance de M. Duvcil, fabricant de plaqué, dont il dirige les ateliers, confiance bien méritée, puisque Guerlepied & constamment refusé les offres avantageuses qui lui étaient faites pour quitter son maître.
- 9. M. Hebting (Joseph) est, depuis douze ans, soit comme ouvrier, soit comme contre-maître, chez M. Gandais, fabricant de plaqué, et s’y est fait remarquer par une grande loyauté et par une aptitude particulière à saisir et pratiquer les perfectionnements imaginés par M. Gandais. Les ouvriers habiles dans cette partie de l’industrie sont trop rares pour que la Société ne s’empresse pas de récompenser ceux qui lui sont signalés comme dignes de ses encouragements, sous le double rapport de la capacité et de la moralité.
- 4 0. M. Hector (Louis-Philogène) est contre-maître, depuis dix ans, chez MM. Deshouillons et Josson, fabricants de toiles à voiles à Rennes : c’est à cet ouvrier que l’on doit en grande partie, dit le maire de Châteaugiron, les perfectionnements introduits dans ce genre de fabrication. Non-seulement c’est un ouvrier habile et plein d’expérience, mais c’est encore un homme d’une grande moralité. •
- 11. M. Menu (Pierre-Joseph) dirige, depuis huit ans, la fabrique de tissus pour bluterie que possède M. Hennecartdans le département de la Somme: c’est à lui que l’on doit les perfectionnements qui ont donné à ces toiles un plus grand degré de finesse ; il a aussi puissamment contribué, par son intelligence et par diverses améliorations, au développement de cette fabrique.
- 42. M. Noël {Nicolas) dirige à Roville la fabrique des instruments aratoires; il est auteur d’un grand nombre d’améliorations : c’est, dit M. Mathieu de Dombasle, un ouvrier tout à la fois habile, capable et instruit.
- Ce témoignage me dispense d’entrer dans d’autres détails. •
- 4 3. M. Pointaux (Auguste), contre-maître depuis dix ans et, en cette qualité, à la tête de la fabrique d’horlogerie de M. Charles Leroy, s’est fait remarquer par une grande intelligence, par une conduite régulière, et a imaginé quelques effets en horlogerie qui ne sont pas sans intérêt pour cette partie de la science mécanique.
- 14. M. Poytruiaut(Michel-Mathurin), d’abord cantonnier en 1820, puis cantonnier en chef en 1836, et enfin piqueur en 1837, n’a dû son avancement dans le service des ponts et chaussées qu’à sa conduite et à son intelligence : il est, déplus, auteur d’un instrument propre au nettoiement des routes, et dont l’usage est adopté déjà dans quelques départements.
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- NECROLOGIE.
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- 45. M. Richard (Louis) est, depuis trente ans, chez MM. Voisin, qui possèdent aux Batignolîes-Monceaux, près Paris, une fabrique de plombs coulés. Cet ouvrier, aujourd’hui contre-maître, a rendu de longs et d’utiles services à MM. Voisin, qui s’empressent de le reconnaître e.tde déclarer, en outre, que c’est à son expérience qu’ils doivent diverses améliorations.
- ‘ 4 6. M. Simon, entré d’abord comme ouvrier dans l’établissement lithographique de M. Sennefelder, est devenu plus tard contre-maître dans le même établissement, qui a passé depuis en plusieurs mains. Mais tous les divers propriétaires ont été unanimes pour rendre hommage à lamoralité età la capacité de Simon; tous reconnaissent,en outre,qu’on lui doit quelques perfectionnements dans les procédés de contre-épreuve connus dans le commerce sous le nom de transporta
- 47 et 4 8. MM. Taurin (Augustin) et Taurin (Félix), placés aujourd’hui à la tête de l’établissement qu’a fondé, à Saint-Aubin-de-Crosville, M. Auzou, pour la fabrication des pièces anatomiques, sont tous deux de'simples paysans qui, à force d’application, d’étude et d’intelligence, se sont rendu familière la connaissance de l’organisation humaine, à ce point qu’ils font, deux fois la semaine, une leçon aux ouvriers qu’ils occupent, et qui, comme eux, appartiennent à la classe des cultivateurs.
- M. Auzou déclare qu’il doit à l’intelligence et au dévouement de ces deux hommes une grande partie de ses succès.
- Signé Delàmbre, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 4 4 août 1 844.
- NÉCROLOGIE.
- Notice sur M. le duc de Doudeauville j par M. le baron de
- Gërando.
- Messieurs, elle vous est présente encore, et vous vous la retracez avec une juste émotion, l’image de l’homme de bien qui, pendant près d’un quart de siècle, siégea ici, à votre bureau, sur l’un des fauteuils de la présidence, que vous aimiez à y voir, que vous entouriez de vos respects, lorsque, assidu à vos solennités, il semblait les orner par le charme naturel d^ son aménité et de'son exquise politesse, en accroître la dignité par l’élévation de son caractère ; vous le voyez encore, notre bon duc de Doudeauville, à cette place à laquelle le rappelèrent tant de fois vos suffrages; vous lisez sur ses traits, dans ses regards l’expression de la douce bienveillance dont il était animé, le vif intérêt qu’il prenait aux choses utiles et la jouissance qu’il éprouvait en concourant à rémunérer les promoteurs de notre industrie : vous vous rappelez cette belle vie dont tous les instants ont été marqués par de bonnes actions, cette vertu si sincère et si
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- pure que, par un rare privilège, elle a réuni les suffrages’ les plus unanimes, et que l’envie elle-même s’est trouvée désarmée eu sa présence- Nul ne s’approcha jamais de lui sans être touché de son inépuisable bonté ; nui ne prononça son nom sans éprouver un.sentiment de respect. A une époque où tant de circonstances ont fait éclater des dissensions de tout genre, dans une position qui pouvait l’exposer, sous plusieurs rapports, aux préventions des partis, il né trouva pas un détracteur. Sa longue carrière s’est écoulée Gomme une de ees journées sereines qui répandent la fécondité sans être obscurcies par aucun nuage, que le ciel accorde comme un bienfait à la terre.
- Personne jamais n’eut à se plaindre de lui* Le nombre est immense de ceux qu’il a obligés et servis en mille manières.
- Vossouvenirs, messieurs, et le concert de tant de voix quis’éièvent pour bénir sa mémoire sont pour elle de bien plus dignes tributs.
- Honoré de son affection depuis la fin du siècle dernier, lui en ayant offert le retour avec un mélange de vénération et de reconnaissance, j’éprouve une précieuse consolation en pensantqu’une commune sympathie répond parmi vous à mes sentiments et supplée à l’insuffisance de mes paroles, lorsque je viens vous entretenir de lui, lorsque je voudrais rendre un hommage à sa mémoire.
- Porteur de l’un des plus beaux noms de notre .histoire nationale, le duc de Doudeauvtlle {Ambroise-Poljcarpe de la Rochefoucauld) recueillit à ia fois dans sa famille les traditions de l’amour de l’humanité, du dévouement au pays et du goût pour les lettres : sa mère avait fondé l'hospice qui conserve le nom de la Rochefoucauld et qui est situé à Montrouge ; il suça en quelque sorte avec le lait cette tendre affection pour les pauvres qui a été la passion dominante de sa vie. Comme homme privé, l’étude elles actes de bienfaisance se partagèrent ses heures ; appelé aux fonctions publiques les plus élevées, il n’y marqua son passage que par la modération, la sagesse, le désir constant du bien public et le zèle pour les améliorations utiles. Président du conseil supérieur de l’école polytechnique, en 1816, il concourut à maintenir cette belle institution dans la voie des progrès et à la diriger vers les plus larges-applications à tous les services publics. Ministre de la maison du roi, il ne s’occupa qu’à soulager les in fortunes, encourager les arts. Entrant au ministère, il abandonna, pour être distribués en secours pour les pauvres, les vingt-cinq mille francs qui lui .étaient alloués pour son installation. Pendant les deux ans de son exercice, plus de seize millions de pensions et de secours furent accordés sur sa demande, et payés par ses soins sur la liste civile, aux Français malheureux de toutes les conditions et de toutes les opinions. Il s’attacha surtout à ces fonctions généreuses qui ne comérenkque le pouvoir de servir avec dévouement les intérêts du malheur et ceux de la morale publique,* il y
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- ISTÉCRÛLOGIE.
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- fut convié de toutes parts par le vœu des gens de bien ; il se multiplia pour les accomplir avec une fidélité scrupuleuse et infatigable. Le conseil général des hospices de Paris, qui se Félicita de le posséder pendant longtemps dans son sein, fut le confident et le témoin de sa vive sympathie pour tous les genres d’infortunés, de son ardeur à les soulager. On le vit, pendant les désastres du choléra, avec une santé débile, se multiplier pour porter dans tous les asiles de la souffrance les consolations et les secours. Membre du conseil d’adrni* .nistration de l’institution royale des sourds-muets, il en chérissait les élèves comme ses enfants adoptifs, et il a voulu leur en donner une preuve de plus en fondant de ses'deniers un prix annuel pour celui d’entre eux qui aura le mieux mérité par sa bonne conduite. L’institntion des jeunes, aveugles a recueilli également les bienfaits de son administration toujours sage et tutélaire. La plupart de ces associations libérales qui se forment dans un but d’utilité publique ou de bienfaisance, dont s’honore^i justement aujourd’hui la capitale de la France, le comptèrent au nombre de leurs premiers fondateurs, de leurs collaborateurs les plus assidus ; un grand nombre voulut l’avoir pour chef et poyr guide. Dans la Société philanthropique, il satisfit la passion dominante de son noble cœur, en contribuant à répandre sur les divers points de cette grande cité les secours les mieux entendus en faveur de l’infortune. Dans la Société pour l’amélioration des prisons, dont l’existence a été trop peu durable, il concourut à répandre les premières semences de ces grandes améliorations sur le régime des établissements de répression, dont les amis de l’humanité sont aujourd’hui si vivement préoccupés, et que nous commençons à voir éclore. D’ans la Société pour l’enseignement élémentaire, il vint l’un des premiers imprimer le mouvement à Fimporlanle rénovation de nos écoles populaires, coopérer à la propagation des nouvelles méthodes qui ont étendu, facilité, perfectionné l’enseignement. Les œuvres de charité semblaient se placer naturellement sous son patronage : ami intime du saint abbé Legris-Du*-val, auquel il eut le bonheur de donner longtemps l’hospitalité, il coopéra activement aux diverses fondationsaussi ingénieuses que libérales qu’a conçues et provoquées ce digne successeur des Vincent de Paul etrdes Fénelon. Sous les yeux et avec le conseil de cet ami,-comme avec le concours de madame la ductiesse de Doudeauville, sa digne compagne et la mère des pauvres, il fonda, à Montmirail, un hospice, des écoles gratuites, dans les lieux mêmes où jadis saint Vincent de Paul avait déjà marqué sa présente par des créations pieuses.
- . Atteint, depuis plusieurs années, d’infirmités cruelles qui vinrent se joindre, dans un âgé déjà avancé, à une santé délabrée, il supporta cette longue et dure épreuve avec une patience inaltérable , avec un calme parfait, avec une résignation chrétienne qui ont excité l’admiration « de tous ceux dont il était entouré. Dans june situation semblable, il a su conserver-encore une activité
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- NÉCROLOGIE.
- bienfaisante et se créer des moyens pour la satisfaire. Prévoyant sa fin prochaine, il semblait rédoubler de soins pour faire fructifier encore ses derniers jours, comme aussi il se montrait toujours plus aimable pour ceux qui étaient l’objet de ses affections. Sur son lit de douleur et peu de temps avant sa mort, il s’occupait encore de lectures et même d’exercices littéraires. Nous permettrez-vous de vous lire ici quelques vers détachés d’une composition de ce genre, qui, à cette époque, échappa de sa plume, et où se peint fidèlement son caractère? ,
- Si je soDge à la terre, ainsi qu’à ses plaisirs,
- Si ses biens sont l’objet de mes constants désirs,
- Je suis, on l’avoura, passablement à plaindre,
- J’ai lieu de m’affliger et j’ai sujet de craindre.
- Mais si mes yeux levés se tournent vers le ciel,
- Si je pense avec joie au séjour éternel, ' .
- Où, dans le sein de Dieu, dans une sainte ivresse,
- Tout est charme, bonheur et pieuse tendresse,
- Si je sais que la route, afin d’y parvenir,
- Est pénible, épineuse et rude à parcourir,
- Je souffre avec courage et douce confiance, * ; >
- Je supporte mes maux presque avec jqgissance.
- Oui, ces maux sans relâche, oui, ces maux douloureux,
- Devraient rendre inquiet non moins que malheureux ;
- Mais ils sont un motif, selon mon habitude,
- De satisfaction comme de gratitude.
- Chaque jour, je demande à ce Dieu de bonté,
- / - Pour tout ce qui m’est cher, la vie et la santé,
- Aux dépens de la mienne, aux dépens de moi-méme;
- S’il daigne m’exaucer, mon bonheur est extrême.
- Voici ce que, peu de jours avant sa mort, il écrivait encore à notre Société. €e sont, messieurs, en quelque sorte ses derniers adieux ; nous aimons à les Recueillir :
- Montmirail, le 31 mars 1841.
- Monsieur le président,
- Une longue et grave maladie me retient depuis longtemps à la campagne ; elle m’impose bien des sacrifices, entre autres de ne pouvoir assister à toutes lés Sociétés qui ont bien voulu m’admettre dans leur sein? surtout aux séances de la Société d’encouragement. .
- J’en éprouve un vif regret, que je vous prie de vouloir bien exprimer à mes honorables collègues. •
- Je lui ai voué, depuis bien des années, un intérêt que j’ai cherché à lui prouver, et je lui voue, depuis un an, une profonde reconnaissance pour la place de vice-président honoraire qu’elle a bien voulu m’accorder.
- Veuillez, monsieur le président, être l’interprète de mes sentiments, de
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- NÉCROLOGIE.
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- mes regrets, et recevoir l’assurance de la considération très-distinguée avec laquelle j’ai l’honneur d’être votre très-humble et très-obéissant serviteur,
- Le duc de DoudeauVILLE.
- Né le 2 avril 1765, il a fermé les yeux à Montmirail, le 2 juin 1841.
- Vous vous rappelez, messieurs, qu’en sentant ses forces décliner il vous pria, naguère, d’accepter sa démission de la vice-présidence qu’il avait occupée pendant vingt-quatre ans ; toutes nos instances pour l’y retenir furent inutiles, et dès lors ont commencé pour vous les regrets qui deviennent aujourd’hui si amers et si irréparables.
- Vous m’excuserez si, dans cette esquisse imparfaite et rapide, j’ai trop peu retracé les services qu’il a rendus à l’industrie française; j’aurais eu cependant beaucoup à dire; j’aurais pu rappeler la part essentielle qu’il a prise à la fondation de l’établissement agricole de Grignon, établissement modèle qui, sous une habile direction, renferme le germe de tant d’améliorations précieuses pour l’économie rurale; celle qu’il a prise aussi à l’exploitation et à la colonisation des landes du département de la Gironde; l’empressement qu’il mit à fixer M. Camille Beauvais dans la bergerie royale de Senart; les soins qu’il prit aGn de procurer à la France, au prix de bien des fatigues et au poids de l’or, et pour faire répartir dans des établissements ruraux, ces moutons à longue laine provenant d’un pays voisin, qui procurent aux manufactures françaises les moyens de confectionner avec succès un genre de tissus, apanage exclusif jusqu’alors de l’industrie étrangère. Je pourrais le suivre dans le Cercle agricole, dont il était l’un des administra-' teurs; au Conservatoire des arts et métiers, dont le conseil de perfectionnement le comptait parmi ses membres ; mais surtout je me plairais à le retrouver au sein de notre Société, révéler les nombreuses démarches qu’il a faites souvent pour servir ses intérêts, répéter quelques-unes des paroles qu’il prononçait dans nos réunions, et rendre témoignage au zèle avec lequel il se plaisait à coopérer à nos travaux. Du moins, en essayant de reproduire quel-aues traits d’un caractère si justement vénéré, j’espère avoir acquitté une dette envers notre Société elle-même, qui tient à honneur d’avoir compté parmi ses chefs des hommes dont la mémoire se recommande à la vénération publique ; et certes les encouragements qu’elle s’efforce de répandre sur le champ de l’industrie ne tirent-ils pas un prix éminent, une valeur singulière du mérite moral des hommes qui ont concouru à les distribuer, et qui les ont secondés de tous leurs efforts?
- Quarantième année. Août 1841.
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- Notice sut M. le duc de Praslin } par M. le baron de Gérando.
- 11 y a une noble et salutaire ambition, c’est celle d’être utile aux hommes ; il y a un honneur supérieur à tout autre honneur, c’est de réussir à leur être en effet utile. Le duc de Praslin connut cette ambition, n’en connut pas d’autre ; il obtint cet honneur qui ne s’achète que par le dévouement. Appelé à jouir de Tune des situations les plus élevées, les plus opulentes de notre pays, loin de se prévaloir de ces avantages pour goûter le repos, il y vit une obligation «de plus pour se livrer au travail avec la plus infatigable persévérance. La fortune avait épuisé envers lui toutes ses faveurs, et il a semblé répondre à la fortune : « Je n’accepte rien de toi; je veux devoir tout u à moi-même. » L’étude était à ses yeux de tous les travaux le plus fécond; aussi la cultiva-t-il pendant sa vie entière; il embrassa avec ardeur le cercle presque entier des connaissances positives, s’appliquant de préférence à celles qui lui paraissaient les plus sérieuses, quoique les plus difficiles. Il avait iS ans lorsque la grande création de l’école polytechnique vint, en 1796, ouvrir à la jeunesse française, sous les plus illustres professeurs, le sanctuaire des sciences physiques et mathématiques dans leur sphère la plus relevée ; il y.accourut l’un des premiers; il se plaça sur ces bancs d’où sont sortis tant d’hommes éminents pour servir leur pays dans la carrière publique, comme sous nos drapeaux; il y puisa ces connaissances étendues et solides qu’il n’a cessé d’appliquer aux diverses branches de l’économie sociale. L’amour qu’il avait pour les lumières 11e se montrait pas moins par son zèle pour les propager que par son ardeur pour les acquérir : il aspirait aussi à les faire fructifier ; il leur demandait de prêter leur flambeau à l’administration publique, de féconder l’agriculture, de perfectionner les arts, et lui-même a souvent payé directement son tribut pour préparer les progrès dus à cette salutaire influence des sciences sur les arts. Portant autant d’intérêt que d’estime à la classe laborieuse qui peuple nos ateliers, il s’est appliqué avec un soin particulier à lui faciliter l’accès des connaissances diverses qui peuvent, en perfectionnant ses labeurs, améliorer son sort. On lui est essentiellement redevable d’une création généreuse dirigée vers ce but : je veux dire de celte dissociation polytechnique qui, depuis dix ans, a institué, pour les ouvriers de la capitale, des cours gratuits de Galcul, de dessin, d’éléments des sciences physiques, de chant, etc.; école qui remplit une des lacunes les plus sensibles et les plus regrettables de notre système d’enseignement public ; école qui, depuis sa naissance, n’a cessé de rendre les plus grands services. Aussi avons-nous vu ces bons ouvriers, dans le mouvement d’une juste et touchante reconnaissance, se presser autour de son cercueil, et accompagner ses dépouilles mortelles jusqu’à uxA>arrières de la capitale, lorsqu’on les a transportées à
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- SÉGROROGIE. 343
- Praslin, lieu qu’il avait désigné pour sa sépulture. Les mêmes motifs avaient animé le duc de Praslin dans son active coopération aux efforts qui ont été faits pour améliorer en France l’éducation populaire. La Société qui, la première, en a donné l’exemple avec un si généreux dévouement, l’a appelé quatre fois à présider ses travaux. 11 aimait à visiter les écoles; il applaudissait à toutes les institutions d’une bienfaisance éclairée; il s’empressait d’y prendre part. L’institution royale des sourds-muets de Paris a eu le bonheur de Le compter au nombre des membres de son conseil d’administration. Grâce à lui, la commune du département de Seine-ut-Marne, où est située la résidence historique de Praslin, a été dotée de plusieurs établissements d’instruction et de charité. Sa place, messieurs, était naturellement marquée au milieu dé vous ; pendant quatorze ans de suite, vous lui avez conféré, dans le sein de votre Société, les fonctions de censeur, et vous vous rappelez les rapports, préparés avec une attention si scrupuleuse, qu’il vous a soumis dans vos assemblées. Il a voulu perpétuer, en quelque sorte, les liens qui l’unis-' saient à nous en léguant à la Société, par son testament, une rente qui représente sa souscription annuelle.
- La famille des Ghoiseul avait réuni tous les genres d’illustration : en recueillant cet héritage, revêtu lui-même de hautes dignités, possédant la plus éminente de toutes, celle du mérite personnel, le duc de Praslin se montra toujours aussi simple, aussi modeste que bienveillant. Son commerce était facile autant que sûr ; s’oubliant toujours lui-même, sa vie était austère jusqu’à la rigidité; le sentiment du devoir présidait à toutes ses actions; et c’est sans doute à cette disposition de son âme qu’il a dû cette égalité de caractère, ce courage dans la douleur qu’il a conservés pendant le cours prolongé des infirmités qui ont éprouvé la fin de sa vie. Nous l’avons vu, sous le poids de ces infirmités, remplir encore avec persévérance ses fonctions législatives et administratives. Lui-même, prévoyant et marquant avec précision, d’avance, son heure dernière, prescrivait avec calme, avec une résignation vraiment religieuse , des dispositions relatives à son départ de ce monde; lui-méine il prenait soin de recommander qu’on évitât dans ses funérailles toute espèce de faste et d’appareil qui pût rappeler l’image des vanités humaines. Un hommage plus vrai et plus durable lui sera, en effet, rendu par le souvenir du bien qu’il a fait, des vertus qu’il a pratiquées. Sa vie entière est comme un miroir dans lequel reluit un grand enseignement : c’est que tes grandeurs de Fa terre, les positions sociales les plus élevées, ne doivent être considérées, par ceux qui les occupent, que comme une mission conférée par la Providence pour servir plus efficacement les intérêts de l’humanité.
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- LISTE
- Des Membres 3 Adjoints et Membres honoraires composant le Conseil dadministration de la Société d encouragement ^ au ii août i84i.
- BUREAU.
- MM.
- Président.
- Le baron Thénard ( G. pair de France, membre de l’Académie royale des sciences, place Saint-Sulpice , n° 6.
- Ticc-Pj'ésidents.
- Francoeur (^), professeur à la Faculté des sciences, rue de l’Université, n° 10.
- Dumas (0. ^), membre de l’Académie royale des sciences, rue Cuvier, n° 35.
- Ticc-Président honoraire.
- Le comte de Laste yrie (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture , rue de Gre-nelle-Saint-Germain, n° 5g.
- Secrétaire.
- Le baron de Gérando ( G. ^ ), pair de France, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, rue de Vaugirard, n° 52 bis.
- S ecrétaires-A djo ints.
- Cl.-Ànth. Costaz, ancien chef de la Division des arts et manufactures au Ministère de l’Intérieur, rue du Mont-Blanc , n° io.
- Jomard (0. membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, conservateur des plans et cartes à la Bibliothèque royale, rue Neuve-des-Petit s-Champs , n° 12.
- Trésorier.
- Agasse ('^), notaire honoraire, rue de l’Université, n° 7. . . *
- Censeurs.
- Le duc de Montmorency ( C. ^ ) , pair de France, rue de Grenelle-St-Germain, n° 87.
- Le vicomte Héricart de Thury (0. ^), membre de l’Académie royale des sciences, inspecteur général des Mines, rue de l’Université, n°2g.
- COMMISSION DES FONDS. Bordier-Dubignon ($$), peintre d’histoire, rue de Granunont, n° i3.
- MM.
- Le baron de Ladoucette (0. ^), membre de la Chambre des Députés et de la Société royale et centrale d’agriculture, rue St-Lazare, n° 7.
- Le duc de Mirepoix ({^), rue de la Planche, n° 17.
- Michelin (Hardouin), conseiller référendaire à la Cour des comptes, trésorier de la Société géologique de France, .rue d’Orléans, n° 5, au Marais.
- Molinier deMontplanqua (^), doyen des avocats à la Cour de cassation et aux conseils du Roi, vice-président de la Société philanthropique, rue de Grammont, n° ig.
- Le baron de Montmorency (^), rue Saint-Dominique-Saint-Germain, n° m.
- Morin de Sainte-Colombe , membre de la Société royale et centrale d’agriculture , rue de Grenelle-Saint-Gennain, n° g8.
- Le comte de Perrochel , quai Voltaire, n° i5.
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES.
- Âmédée Durand, ingénieur-mécanicien, rue de l’Abbaye-Saint-Germain, n° 10.
- Francoeur (^), professeur à la Faculté des sciences, rue de l’Université, n° 10.
- Gambe y (^), membre de l’Académie des sciences, ingénieur en instruments de mathématiques, rue Pierre-Levée, n° 17, faub. du Temple.
- Le comte Lambel (C. , maréchal de camp du
- Génie, rue Saint-Dominique-St-Ger., n° 37.
- Mallet (Ch.) (0. ^), inspecteur général honoraire des Ponts et Chaussées, rue Tarai! ne, n° 27.
- Olivier ( Théodore) (^), professeur à l’Ecole royale polytechnique, au Conservatoire des arts et métiers et à l’École centrale des arts et manufactures, rue des Fossés-Monsieur-le-Prince, n° 8.
- Saulnier ( Jacques-Franç. ) (H), ingénieur-mécanicien, membre du conseil général des manufactures, rue Notre - Dame - des - Champs, n° 5i.
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- LISTE DES
- MM.
- Le baron A. Séguier (^), conseiller à la Cour royale, membre de l’Académie royale des sciences, rue Garancière, n° i3.
- Adjoints.
- Calla, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-Poissonnière, n° 92.
- Combes ({^), ingénieur en chef des mines, professeur à l’École royale des mines, rue de Yau-girard, n° 22.
- de la Morinière (^), ancien ingénieur de la Marine , membre du comité consultatif des arts et manufactures , rue des Beaux-Arts, n° 5.
- Vauvilliers (O. §!), inspecteur divisionnaire des Ponts et Chaussées, rue Duphot, n° 23.
- Membres honoraires.
- Baillet de Belloy (^), ancien inspecteur divisionnaire des mines , à Abbeville (Somme).
- Humrlot-Conté (^), pair de France , place St-Sulpice, n° 6.
- COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- Bréant (^), vérificateur général des essais, à la Monnaie.
- Bussy ( ^ ), professeur de chimie à l’École de pharmacie, rue de l’Arbalète, n° i3.
- Chevallier (-^), membre de l’Académie royale de médecine, professeur à l’École de pharmacie, quai Saint-Michel, n° 2.5.
- d’Arcet (O. g§), membre de l’Académie royale des sciences, inspecteur général des Essais, à la Monnaie.
- Dumas (O. ^), membre de l’Académie royale des sciences, professeur à la Faculté de médecine, rue Cuvier, n° 35.
- Gaultier de Claubry (^), membre du Conseil de salubrité, professeur à l’École de pharmacie, rue Descartes, n° 1.
- Payen (^)), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, professeur au Conservatoire royal des arts et métiers et à l’Ecole centrale des arts et manufactures, rue Saint-Martin, n° 208.
- Pelletier (^|), pharmacien, membre de l’Académie royale des sciences et de l’Académie royale de médecine, rue Jacob, n° 43.
- Péligot , professeur de chimie au Conservatoire royal des arts et métiers, rue Mézières, n° 8.
- MEMBRES. 345
- MM.
- Adjoints.
- Boullay (^D), membre de l’Académie royale de médecine, rue du Helder, n° 5.
- Fremy, répétiteur de chimie à l’Ecole polytechnique, quai Napoléon, n° 27.
- Guérin-Vary, maître des conférences des sciences chimiques à l’École normale, quai Saint-Michel, n° 17.
- Magendie ({^), membre de l’Académie royale des sciences , professeur au Collège royal de France, quai Malaquais, n° 5.
- Membre honoraire.
- Dartigues (^), rue du Faubourg-Poissonnière, n° 3o.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES,
- Bouriat, membre de l’Académie royale de médecine , rue du Bac, n° 39.
- Le baron Cagniard de Latour (^), rue du Rocher, n° 36.
- Derosne (Charles) ({^), chimiste-manufacturier, membre de l’Académie royale de médecine, rue des Batailles, n° 7, à Chaillot.
- Gourlier ( ^ ) , inspecteur général, membre et secrétaire du Conseil des bâtiments civils, rue de Seine, n° 6.
- Herpin , docteur en médecine, rue de l’Abbaye, n° 10.
- Labarraque (^), pharmacien, membre de l’Académie royale de médecine, rue St-Martin , n° 69.
- Péclet (^), inspecteur de l’Université, professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures , quai Saint-Michel, n° 25.
- Pouillet , membre de la Chambre des Députés et de l’Académie royale des sciences, directeur du Conservatoire des arts et métiers, rue St-Martin, n°2o8.
- Yallot (Ü), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, rue de Lille, n° 36.
- Adjoints.
- Dizé, chimiste, boulevard Beaumarchais, n° 85.
- de Silvestre fils, ancien élève de l’Ecole polytechnique, rue du Bac, n° 36.
- Trébuchet (t||), chef de bureau à la préfecture, membre du Conseil de salubrité , rue de l’Ouest, n° 42.
- Membre honoraire.
- Le baron Delessert (O. ^), membre de la
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- MM.
- USEE DES: MEMBRES.
- MM.
- Chambre des Députés, régent de la Banquc de
- France, rue MontmaitEev n? 176.
- COMITÉ D’AGRICULTURE.
- Daili.y ( %v), membre delà Société royale et centrale d’agriculture, rue Pigalle, nf 2.
- Darblay (^'), propriétaire, membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Lille, n° 82.
- Le comte de Gtaspariiv(G. O. pair de France,; membre de l’Académie royale des sciences , rue de Lille, n° 79.
- Hüzarû (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture et de l’Académie royale de médecine, rue de l’Eperon, n° 5.
- Le comte de Lasteÿrie (^).
- Leclerc-Thouin (Oscar), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, professeur au Conservatoire royal des arts et métiers, rue Jacob, n° 48.
- Le baron de Silvestre (^), membre de l’Âcar-démie royale des sciences, secrétaire perpétuel de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Taranne, n° i3.
- Soulange Bodin (i||), membre de la Société: royale et centrale d’agriculture, rue du Mont-
- Blanc, n° 44*
- Tilmorin aîné (-§f)> pépiniériste , membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue: de Seine, n° 10.
- Adjoint.
- Le comte de Rambuteau (C. ^), pair de France, préfet du département de la Seine, membre de la Société royale et centrale d’agriculture. COMITÉ DE COxMMERCE.
- Bottin (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue J.-J. Rousseau, n° 20.
- Le baron Busche (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, me des Saints-Pères ,.n° 5.
- Le baron L. Costaz (0. ^), membre de l’Académie royale des sciences , rue du Mont-Blanc, n° 10.
- Del ambre, chef du bureau des arts et manufactures au Ministère du commerce, rue de Vaugirard, n<> 38.
- Desgranges (^), négociant, rue de Grammont, n° 19.
- Leuentil (*$*),- manufacturier, membre de la Chambre des Députés . rue Bleue , n° 3-.
- De Marivàult (^), ancien secrétaire d’ambas-
- " sade, rue Càumartin , n° 9.
- Thomas (^ ), directeur de l’entrepôt du Marais,
- ' à l’entrepôt.
- Warden, ancien consul des États—Unis, membre correspondant de l’Institut, rue du Pot-de-Fer, n° 12.
- Membres honoraires.
- Bérard ( ^ ), conseiller d’Etat, receveur général du département du Cher, rue Joubert, n° 45*
- Delessert (François) (0. ^), banquier, membre delà Chambre des députés, rue Montmartre, n° 176.
- Yincens (Émile) (0. ^), conseiller d’État, rue Thiroux, n° 8.
- COMMISSION DU BULLETIN.
- Francoedr, Amédée Durand, Chevallier, Payen,
- Bouriat,
- Péclet,
- I Arts mécaniques.
- | Arts chimiques.
- | Arts économiques.
- De Lasteÿrie, Agriculture. Bottin,
- Desgranges,
- Michelin,
- Molinier de Montplanoua,
- | Commerce.
- k F onds.
- Rédacteur du Bulletin de la Société.
- M. Daclin (^), chef de bureau à l’Administration des eaux et forêts, rue de Su rênes, n° 37.
- Agent de la Société.
- M. Théophile Delacroix , rue du Bac, n° 42.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- . Extrait des procès-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d'encouragement.
- Séance extraordinaire du 7 juillet 1841.
- . -Rapports des comités. Ail nom du comité des arts économiques, M. Labarraque fait un rapport sur le garde-lait de M. Joumard.
- Le comité, convaincu que cet appareil pourra recevoir d’utiles applications dans les arts industriels, notamment pour la fabrication des savons, propose de faire insérer le rapport dans le Bulletin, accompagné d’une gravure, et de le renvoyer à la commission des médaillés. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur l’apprêt de M. Bertac-cioh destiné à l’encollage des galettes pour chapeaux.
- Le comité propose d’insérer le rapport dans le Bulletin, de le renvoyer à la commission des médailles et d’accepter le dépôt cacheté du procédé de M. Bertaccioli, lequel sera publié dans quinze ans.
- M. Bréant ftfit connaître qu’en appliquant, sons la garniture de cuir qu’on met dans l’intérieur des chapeaux, une lame mince d’étain de 8 à 9 centimètres de largeur, l’humidité ou la transpiration nepeuvent pénétrer à travers le feutre.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions, et décide que le moyeu indiqué par M. Bréant y sera ajouté.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. le vicomte Hêricart de Tkury lit un rapport sur les travaux d’horlogerie de M. Henri Robert.
- Le comité propose de déclarer, en séance publique, que, par ses recherches, ses études et ses travaux, M. Robert se montre de plus en plus digne des médailles que la Société lui a accordées, et de constater ainsi les titres que le comité se réserve de faire valoir lorsque M. Robert aura terminé les travaux auxquels il se livre en ce moment, et qui promettent d’importants résultats pour la haute horlogerie. (Approuvé.)
- Au nom d u comité des arts économiques, auquel il avait été adjoint, M. Héricartde Tkury lit un rapport sur les procédés et appareils hygiéniques et orthopédiques de M. Josselin.
- Le comité, considérant que, depuis 5 ans que les brevets de hl. Josselin sont tombés dans le domaine public, ilsont donné naissance à plusieurs fabriques de même genre qui sont en voie de prospérité, et que celle de M. Josselin continue à les primer toutes, propose de faire constater, parla commission des médailles, ies nombreux perfeetionne-men fs et améliorations qui sont dus à M. Josselin, et de faire imprimer le rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les nouveaux procédés d’éclairage par le gaz de M. Gaudin.
- Le comité, considérant l’utilité des travaux de M. Gaudinj prôpose de le remercier de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M.-CallaMt un rapport sur le métier de haute et basse lisse, propre à la fabrication de la tapisserie, présenté par M. Rouget de Vlsle.
- Le comité propose l8 de remercier l’auteur de sa communication; 2° d’insérer le rapport au Bulletin, avec la description du métier; 3° de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Séance du 14 juillet 4841.
- Correspondance.'MM. Dahnier etBenezechyOn Vig-an (Gard), annoncent qu’après de longues recherches ils sont parvenus à découvrir une carrière de pierres lithographiques dans les montagnes des Cevennes.
- M. le général Sabloukoff, à Francfort, fait hommage d’un modèle de ventilateur construit sur le principe de la vis d’Archimède.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Rouget de VJsle dépose un paquet cacheté qui renferme diverses pièces sur l’impression avec des planches de zinc.
- M. Turk, ingénieur-mécanicien, rue Moreau, 8, qui a soumis à la Société un nouvel appareil de vaporisation avec pompe alimentaire et une soupape manométrique de sûreté, annonce avoir fait des expériences qui ont constaté les avantages de ces appareils.
- Objets présentés. M. Girault, rue Descartes, 13, adresse le dessin et la description d’un système d’alimentation des chaudières à vapeur ;
- M. Lebrun, relieur, rue de Grenelle-Saint-Germain, 126, un nouveau mode de reliure de livres ;
- M. Bottin, membre du conseil, l’extrait d’une lettre de M. Bayard-Solosse, sur l’extension que prend la filature du lin dans le département du Nord.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. le vicomte Héricart de Thury, d’un exemplaire de son rapport à la Société royale et centrale d’agriculture sur le concours pour la pratique des irrigations; du compte rendu des travaux de cette Société pendant l’année 1840; d’une lettre à M. Naville de Gbâleauroux sur le degré de possibilité de succès des puits artésiens qui seraient forés dans la vallée de la Saône, entre Auxonne et Saint-Jean-de-Losne ;
- 2° Par M. P. de Valcourt, d’un ouvrage intitulé Mémoires sur Vagriculture, les instruments aratoires et d’économie rurale, avec un atlas de 37 planches;
- 3° Par M. À. Chevallier, membre du conseil, du numéro de juillet 1841 du journal des Connaissances nécessaires.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. de la Morinière fait un rapport sur un système de ridage des haubans des navires, basé sur l’emploi d’un levier d’un nouveau genre, présenté par M. Uuau, mécanicien à Brest.
- Le comité propose 1° de faire connaître, par la voie du Bulletin, le nouveau système de ridage de M. Uuau; 2° de renvoyer le rapport à la commission des médailles. Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Bussy lit un rapport sur les châles teints à la réserve par M. Frick.
- Le comité propose de renvoyer à la commission des médailles les produits présentés par l’auteur. (Approuvé.)
- , Au nom d’une commission spéciale, M. Payen lit un rapport sur les briques imprégnées de bitume présentées par M. Proeschel.
- Le comité propose de renvoyer le rapport à la commission des médailles. (Approuvé.)
- Au nom des comités des arts chimiques et des arts économiques réunis, M. Dumas lit un rapport sur le calorifère portatif de M. Victor Chevalier.
- Les comités proposent 1® de faire connaître, par la voie du Bulletin, les nouvelles modifications apportées à cet appareil; 2° de renvoyer les titres de M. Chevalier à la commission des médailles.
- Après une discussion, le conseil approuve le rapport.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Dizè lit un rapport sur divers modèles de caractères en relief pour les inscriptions des enseignes, fabriqués par M. Perlot.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- M. Combes fait un rapport verbal sur les cinq premiers volumes de VAnnuaire des mines de Russie, dont M. le général Tchefkine a fait hommage à la Société.
- M. le rapporteur propose de remercier l’auteur de cette intéressante communication et de renvoyer le rapport à la commission du Bulletin. (Approuvé.)
- Imprimerie BOUCHAIID-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N° CCCCXLVII. ) SEPT. 1841.-
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- _:— ... mi --
- ARTS MÉCANIQUES. — machines.
- Rapport fait par M. Combes, au nom du comité des arts mécaniques, sur un régulateur a insufflation présenté par M. L. Molinié, manufacturier de Saint-Pons> département de l Hérault, rue des Trois-Bornes, i5 bis, à Paris.
- M. L. Molinié a présenté à la Société un régulateur qu’il a appliqué aux machines à vapeur et aux roues hydrauliques.
- On sait que la fonction du régulateur est de maintenir les variations de vitesse des machines et des mécanismes qu’elles font mouvoir, entre des limites très-rapprochées, dans les circonstances où le rapport d’égalité entre le travail des forces mouvantes et le travail des forces résistantes vient à être troublé momentanément, soit par un débrayage qui supprime tout à coup une partie des résistances, soit par un embrayage qui en ajoute de nouvelles, soit par des variations accidentelles de la puissance motrice.
- La première application d’un régulateur aux machines est due à l’illustre PFatt. Il se servit du pendule conique, si connu depuis sous le nom de gouverneur de Watt, ou régulateur à boules, et qui était usité déjà dans les moulins à blé et d’autres usines, comme simple indicateur de la vitesse de la machine, ou des mécanismes. Il établit, entre les tiges auxquelles sont attachées les boules de cet appareil et une valve placée dans l'intérieur du tuyau qui conduit la vapeur de la chaudière au cylindre, une liaison telle, que la position de la valve dépendit du degré d’écartement des boules, qui est lui-même déterminé par la vitesse de l’arbre du volant, ou d’un autre arbre qui reçoit de lui son mouvement de rotation. La transmission du mouvement est établie de telle sorte que , pour la limite supérieure de la vitesse que la Quarantième année. Septembre 1841. N 45
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- &RTS MÉCANIQUES.
- machine ne doit jamais dépasser , la valve, entièrement fermée, empêche à peu près complètement l’entrée de la vapeur, et qu’au contraire, pour la limite inférieure de la même vitesse, cette valve laisse l’ouverture complètement libre. Le gouverneur de Watt fut bientôt appliqué à toutes les machines à vapeur des grands ateliers de filature, de tissage, etc.; il est devenu un organe habituel, et l’on peut même dire indispensable de ces machines.
- Le même appareil fut appliqué aux roues hydrauliques. Ici, au lieu d’agir sur une valve tournante, facilement mobile, l’on avait à mouvoir des vannes généralement lourdes, et présentant, même dans le cas où leur poids est bien équilibré, une grande résistance de frottement due à la force avec, laquelle l’eau les presse contre les bords des coulisses dans lesquelles elles se meuvent. Pour mouvoir directement ces vannes par l’action du régulateur, il aurait fallu augmenter démesurément le poids des boules ou la longueur des tiges. On imagina donc de faire manœuvrer la vanne par la machine elle-même, et de faire agir le régulateur sur une griffe d’embrayage, placée entre deux roues d’angle engrenant toutes deux aux deux extrémités d’un diamètre, avec une troisième roue qui reçoit un mouvement de rotation de la machine. C’est l’arbre sur lequel sont placées la griffe et les deux premières roues qui est lié à la vanne, et la fait monter ou descendre, suivant que l’une ou l’autre de ces roues est rendue fixe par la griffe poussée par le régulateur.
- On trouve, dans l’architecture hydraulique de Prony, dans Nicholson et d’autres ouvrages de mécanique, la description d’un régulateur fondé sur un autre principe et qui a été souvent appliqué à des roues hydrauliques. La vanne est ici liée à un flotteur établi dans un bassin qui reçoit constamment de l’eau par une pompe ou un système de pompes menées par la machine, et en perd par un orifice dont la grandeur est réglée par un robinet, de façon que le niveau demeure constant pour la vitesse normale de la machine. Si celle-ci augmente ou diminué, le volume d’eau versé dans le bassin est plus grand ou plus petit que celui qui est débité par l’orifice; le flotteur s’élève ou s’abaisse et entraîne un mouvement en sens contraire de la vanne. On fait agir le flotteur sur la griffe de l’appareil que nous avons décrit précédemment, lorsque son action directe sur la vanne pourrait être empêchée par les frottements.
- Le régulateur présenté par M. Molinié est fondé sur le même principe que celui que nous venons de décrire; maisilen diffère en plusieurs points essentiels, qui sont entièrement à son avantage. La machine qu’il s’agit de régler foule de l’air atmosphérique dans un espace prismatique, dont les parois latérales en cuir, maintenues par des cercles en fil de fer, sont extensibles et permettent au plateau supérieur un mouvement d’abaissement ou d’élévation dans le sens vertical.
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- MACHINES*
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- La plate-forme supérieure est chargée d’un poids qui détermine une compression de l’air intérieur d’environ un vingtième d’atmosphère; l’air foulé dans la capacité du régulateur s’écoule par deux , quelquefois même par trois orifices d’un petit diamètre. L’un d’eux est muni d’une soupape dont les excursions, dans les deux sens, sont limitées par deux vis que l’on peut enfoncer plus ou moins, de manière à faire varier, d’une part, l’orifice maximum que la soupape peut découvrir, et d’autre part le degré de fermeture, quand elle est soulevée par la pression de l’air intérieur. La grandeur de l’autre orifice est réglée d’abord au moyen d’une vis ou d’un petit appareil faisant fonction de robinet; elle est, en outre, ordinairement Variable avec la position du plateau supérieur, parce qu’elle est traversée par une tige conique qui en obstrue une portion de plus en plus étendue, à mesure que lé plateau supérieur s’élève.
- Dans la plupart des régulateurs appliqués aux roues hydrauliques, ce dernier orifice d’écoulement est situé autour d’une tige carrée en bois qui traverse le plateau supérieur; une petite pièce en cuivre glisse le long de cette tige, à laquelle elle est, pour ainsi dire, suspendue par la pression légère de ressorts intérieurs, qui lui permettent cependant de glisser sous un effort très-petit. Quand le plateau supérieur se soulève, par suite d’un accroissement de vitesse pris parla machine, les rebords inférieurs de cette pièce en cuivre viennent masquer l’ouverture, en tout ou en partie. L’orifice d’écoulement est donc en partie ou tout à fait fermé, et le plateau monte plus vite qu’il ne le ferait sans cela. L’air continue néanmoins de s’écouler par le second orifice. Quand le plateau est arrivé à la partie supérieure de sa course, il retombe un peu, et l’orifice est démasqué, parce que le fourreau en cuivre reste fixé à la tige en bois par les ressorts ; d’ailleurs, le plateau, en descendant, entraîne le fourreau, par un système de boulons rigides, qui limitent l’écartement maximum du plateau et du fourreau. On comprend que cette pièce, appelée Vétouj-foir, a pour but d’augmenter la sensibilité du régulateur.
- Dans l’application aux machines à vapeur, le mouvement du plateau supérieur est transmis, par un mécanisme très-simple, au manche de la valve modératrice ; ce mouvement est encore transmis, par des fils ou des tringles légères en fer, à une valve pivotante sur un axe vertical, établie dans le conduit de la fumée qui est à la base de la cheminée, et à une aiguille mobile sur un cadran placé en vue du chauffeur, qui indique à celui-ci si les deux valves précédentes ouvrent ou ferment plus ou moins les passages, et, par conséquent, s’il doit activer ou ralentir le feu.
- Dans l’application aux roues hydrauliques, le plateau du régulateur agit toujours directement sur une vanne en tôle particulière, soigneusement équili-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- brée et facilement mobile, installée le plus près possible de la vanne ordinaire que l’on laisse entièrement ouverte. . •
- La disposition de la vanne menée par le régulateur varie avec celle de la roue hydraulique. En principe, elle doit avoir la forme d’une portion de surface cylindrique à base circulaire, retenue par des tiges rigides qui convergent vers l’axe de cette surface, autour duquel la vanne tourne pour s’abaisser ou s’élever, et laisser arriver plus ou moins d’eau sur la roue ; elle ne joint pas exactement, par scs bords latéraux, les parois du chenal qui amène l’eau à la roue, de sorte que la pression de l’eau sur elle ne donne lieu qu’a un frottement sur le contour de l’axe fixe, autour duquel tourne le système de la vanne et de ses tiges, frottement que l’action du régulateur surmonte très-bien.
- Pour bien apprécier le régulateur de M. Molinié, votre comité des arts mécaniques a chargé deux de ses membres de visiter les établissements où l’application en a été faite, dans les départements de la Seine-Inférieure et de l’Eure. M. Saulnier et moi avons, en conséquence, visité plusieurs ateliers, situés à Bolhec, à Fleury-sur-Andelle et à Rouen.
- Yoici à quoi se bornaient nos moyens d’observation : nous mesurions, avec une montre à secondes, la durée de plusieurs périodes consécutives du mouvement de la machine marchant avec sa charge et sa vitesse habituelles; l’on supprimait ensuite, tout d’un coup, par un débrayage, les résistances d’un quart, d’un tiers, de la moitié, ou même de la totalité des me'canismes ou outils, et nous constations, avec la montre à secondes, la durée du même nombre de périodes de mouvement pendant et après ces débrayages.
- Nous observions en même temps les positions du plateau du régulateur qui entraînaient celles de la valve, ou vanne régulatrice. En opérant ainsi sur un nombre de périodes dont la durée totale embrassait un intervalle de 8 à 14 secondes, nous ne pouvions évidemment pas déterminer les degrés de vitesse variée que prenait la machine immédiatement après le débrayage, et pendant le temps qui s’écoulait, jusqu’à ce que la vitesse se fut réglée de nouveau. Nous obtenions seulement la durée moyenne d’une période du mouvement pendant les 8 à 9 secondes qui suivaient le débrayage. Pour avoir la loi des vitesses variables à chaque instant, il aurait fallu construire et installer des appareils analogues à ceux dont se sont servis MM. Ejtelwein, Poncelet et Morin, ce qui nous était tout à fait impossible. Nous savions exactement le temps pendant lequel la vitesse avait été variable, après la suppression des résistances, et enfin nous avions la mesure de la nouvelle vitesse de régime qui, après ce temps, avait succédé à la première.
- Ces observations nous ont paru suffisantes pour asseoir un jugement sur le
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- MACHINES.
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- régulateur présenté à la Société, parce que tous les appareils de ce genre sont incapables de limiter à eux seuls, quelle que soit d'ailleurs leur sensibilité, le degré de vitesse de la machine, pendant un temps très-court, immédiatement après le débrayage ou l’embrayage simultané d’une grande partie des mécanismes.
- Le seul modérateur efficace dans ces instants-là est le volant, qui tempère la variation de vitesse résultant de la rupture momentanée d’équilibre avant que l’action du régulateur, destiné à ramener cet état d’équilibre, ait pu se faire sentir. Le régulateur ne peut, en effet, que diminuer l’affluence du liquide ou du fluide moteur, par l’ouverture de la valve ou vanne régulatrice, et n’a absolument aucune action sur la portion de fluide qui a déjà traversé cette ouverture et se trouve emmagasinée dans la machine ou en route pour y arriver.
- Les ateliers que nous avons visités à Bolbec sont la filature de coton de M. Fauquet Lemaître, de 16 à 17,000 broches, avec tous les accessoires, ayant pour moteur une machine du système de TVoolj, de 30 chevaux ; l’atelier de tissage de M. Huet fils, mû par une machine à haute pression, sans condenseur, de 1 5 chevaux ; les ateliers de MM. Jacques Fauquet, Manouiy Lamy et Rondeauæ Pouchet, où se trouvent des roues hydrauliques.
- La machine de M. Fauquet Lemaître est pourvue d’un volant dont l’anneau a 0m,13 de largeur, 0m,185 de hauteur dans le sens du rayon, et un rayon extérieur de 2m,69 ; il fait 48 révolutions par minute, dans la marche habituelle de la machine. On voit, d’après cela, que le poids de l’anneau est d’environ 2,825 kilogrammes, et sa vitesse moyenne de 13 mètres par seconde. La demi-force vive correspondante à ces données équivaut à un travail moteur de 24,340 kilogr. élevés à 1 mètre de hauteur, tandis que le travail moteur correspondant à une course du piston de la machine est seulement de 3,214 kilogrammes à 1 mètre ( la machine est donnée pour avoir 30 chevaux de force, et le piston fait 42 excursions simples par minute , lorsque le volant fait 48 révolutions ). Il résulte de là que la demi-force vive du volant est égale à 8 fois le travail moteur d’une course de piston, et qu’en conséquence il a une énergie beaucoup plus grande que celle qui est assignée par les règles données dans la plupart des ouvrages publiés sur les machines à vapeur. La vitesse de cette machine doit donc être très-facile à régler.
- Le débrayage simultané de tous les métiers contenus dans une salle n’a produit sur la durée de 5 révolutions consécuîives de la manivelle, comprenant un intervalle de 14 secondes y4, aucune variation appréciable à nos moyens d’observation. Il en a été de même du débrayage des métiers d’une seconde salle. On a ensuite débrayé les deux dernières salles, de sorte que la
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- machine ne menait plus que les transmissions de mouvement. La vitesse a augmenté, et, après avoir varié pendant un intervalle qui n’a pas été de 30 secondes, elle est devenue de nouveau régulière et plus grande (dans le rapport de 14 à 13 que la vitesse primitive.
- Cet écart, quoique modéré, a pu être réduit par le changement de la tringle conique qui rétrécit l’un des orifices d’écoulement de l’air. Le contremaître de M. Molinié changea en effet eette tringle, et le lendemain de notre première visite, nous fîmes débrayer à la fois la totalité des métiers mis en mouvement par la machine. La durée de 5 révolutions de la manivelle était, avant le débrayage, d’un peu plus de 14 secondes, à peu près 14 secondes lfh. Cette durée n’a été au-dessous de 14 secondes , à aucune époque , après le débrayage. Les variations de vitesse ont été aussi très-peu marquées, bien que l’excursion du plateau du régulateur ait eu beaucoup d’amplitude , et que la valve ait été et soit demeurée presque entièrement fermée après le débrayage.
- La machine de M. Fauquet Lemaître a été réglée auparavant par un pendule conique. Son contre-maître nous a déclaré que le nouveau régulateur fonctionnait beaucoup mieux que l’ancien, et qu’on en était très-satisfait.
- Dans l’atelier de tissage de M. Huet fils, nous avons observé la durée de 5 révolutions du volant ; elle était de 9 secondes dans la marche habituelle de la machine chargée. Le débrayage simultané de 68 métiers à tisser, représentant à peu près un tiers des résistances totales, a déterminé un léger accroissement de vitesse; car la durée des 5 révolutions du volant qui ont suivi immédiatement le débrayage n’a été que de 8 secondes. Les 5 suivantes ont duré 9 secondes,, et la vitesse primitive, qui s’était déjà rétablie, s’est maintenue. Ainsi la durée pendant laquelle la vitesse de la machine a varié, avant de se fixer de nouveau, a été moindre que 17 secondes, et la nouvelle vitesse uniforme n’a pas différé de l’ancienne. On a débrayé tous les métiers d’une seconde salie exigeant à peu près la même force que les 68 premiers métiers. La vitésse a paru osciller pendant un intervalle de 2 ou 3 minutes, pendant lequel les durées de 5 révolutions consécutives n’ont jamais été inférieures à 8 secondes, et ont exigé à très-peu près 8 secondes 73. Enfin, on a eu invariablement des durées de 8 secondes lf<l> de sorte que la nouvelle vitesse de régime était plus grande de 7n que la vitesse primitive.
- Le réembrayage simultané de tous les métiers a déterminé l’abaissement très-rapide du plateau du régulateur. La valve s’est ouverte rapidement, s’est un peu refermée, rouverte de nouveau ; la durée de ces oscillations n’a pas dépassé 30 secondes. La durée de 5 révolutions consécutives du volant a toujours été trouvée invariablement de 9 secondes, de sorte qu’il paraît que les variations de vitesse qui ont eu lieu et qui décelaient les oscillations du plateau du régulateur se sont compensées exactement. Ces variations n’ont
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- pas été, du reste, assez fortes pour occasionner des ruptures, ni pour nuire à la perfection du travail fait.
- M. Huet est très-satisfait du régulateur ds M. Molinié, qu’il a substitué à l’ancien pendule conique, et il ajoute qu’il est résulté de l’application de ce régulateur au fourneau une économie de combustible notable.
- Nous avons visité, à Rouen, les établissements de MM. Crépet, Harel et Ducastel, Théodore Legrand, Foulogne Lecoq, et celui de M. Bataille, 'à Déville. Nous citerons les observations faites chez M. Crépet, avec l’assistance du directeur, M. Foulon. L’établissement est une filature de coton , ayant pour moteur une machine à vapeur du système de FFoolfdont la force est évaluée à 16 chevaux. La durée de quatre révolutions consécutives de manivelle, dans la marche de la machine chargée, est de 8 secondes 3/4. Nous avons fait débrayer successivement tous les métiers d’une salle ; il a été impossible d’apercevoir, avec nos moyens d’observation, la plus légère modification dans cette durée de 8 secondes 3/4. On a ensuite débrayé simultanément tous les mécanismes, de façon que la machine ne menât plus que la transmission. Immédiatement avant ce débrayage, nous avions observé que la vitesse de la machine avait augmenté, de sorte que la durée de 4 révolutions de la manivelle n’était que de 8 secondes. Aussitôt après le débrayage, il y a eu accélération, puis ralentissement de la vitesse, et ces oscillations se sont continuées pendant 81 secondes. Dans cet intervalle, on a eu des durées de 4 révolutions de 7, de 8, de 9 et même de 10 secondes, une seule fois, après quoi la vitesse est devenue bien régulière, et 4 révolutions consécutives ont duré 8" J/2* Nous avons observé la marche du manomètre pendant ces expériences ; il a constamment monté ; il indiquait au commencement 3 at. Jÿ6, et à la fin 3 at. ‘/3. Les soupapes de sûreté n’ont point été soulevées, et le chauffeur n’a point chargé de houille sur la grille.
- La machine de la filature de M. Crépet se règle évidemment moins vite et moins bien que celle de M. Fauquet Lemaître; mais nous pensons que cette différence provient du volant, qui est, proportion gardée, beaucoup moins puissant dans le premier établissement.
- Les autres machines à vapeur que nous avons visitées à Rouen étaient réglées par l’appareil de M. Molinié, avec un degré de précision au moins égal à celle que nous venons de citer : c’est pourquoi nous jugeons inutile de rapporter les observations détaillées dont elles ont été l’objet.
- Tous les régulateurs de M. Molinié appliqués à des machines à vapeur sont construits sur un modèle uniforme. L’air est foulé dans la capacité principale par un plateau qui reçoit un mouvement rectiligne alternatif d’une manivelle qui fait à peu près 30 tours pour 25 révolutions de la manivelle prin-
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- cipale. L’air est foulé pendant la course ascendante et la course descendante de ce plateau ; mais le jet, qui d’ailleurs n’est pas uniforme , est interrompu aux extrémités de la course. Il e*i résulte que le plateau supérieur ne se tient pas à une hauteur invariable, et oscille en dessus et en. dessous d’une position moyenne dont il s’écarte toutefois très-peu ; ce plateau est d’ailleurs lié au manche de la valve par un balancier et deux tiges verticales en fer attachées à ses deux extrémités. Le manche de la valve est engagé dans une entaille assez longue pour qu’il ne participe pas complètement aux oscillations du plateau. Cependant il est atteint aux deux limites de ces oscillations, de telle sorte que la valve tourne chaque fois d’une très-petite quantité ; ce mouvement a trop peu d’amplitude pour influer d’une manière notable sur la grandeur de l’ouverture, et pour donner lieu à une perturbation nuisible dans le mouvement de la vapeur qui la traverse ; il est avantageux de le conserver, parce qu’il servirait à faire reconnaître, au besoin, les obstacles accidentels qui pourraient diminuer la mobilité de la valve.
- M. Molinié a pu rendre le plateau du régulateur presque tout à fait fixe, en lançant l’air au moyen de trois petits soufflets placés sous la capacité principale et menés par une manivelle triple ; l’expérience l’a conduit à revenir à l’appareil plus simple qu’il a définitivement adopté.
- Les établissements où nous avons vu le régulateur appliqué à des roues hydrauliques sont ceux de MM. Manoury Lamy, Rondeaux Pouchet et Jacques Lemaître, à Bolbec, Damilaville, à Charleval, Lachèvre et Ricord, à Badepont, près Eleury-sur-Andelle.
- La filature de M. Damilaville a pour moteur deux roues de côté, à aubes planes, établies sur la rivière d’Andelle ; ces deux roues sont rendues solidaires par un manchon qui réunit leurs arbres, et font ainsi le même nombre de tours ; elles ont, l’une 4m, 40, l’autre 4m,90 de diamètre. La chute est de 1m,l0 à lm,15. La hauteur verticale de l’arc chargé d’eau est de moins d’un mètre ; la puissance est évaluée à 20 chevaux. Elles sont réglées par un seul appareil de M. Molinié, qui agit à la fois sur les deux vannes mobiles en tôle placées immédiatement au-dessus des vannes ordinaires.
- La filature contient 5,000 broches n° 24 en continue, et nos 26 et 28 en mull-jenny. ,
- Nous avons observé la durée de 5 pulsations consécutives de l’un des soufflets qui lancent de l’air dans la capacité du régulateur ; cette durée était de 8 ‘/2 secondes pour la roue chargée et marchant régulièrement.
- On a débrayé simultanément 600 broches-. Immédiatement, le plateau du régulateur s’est élevé de 32 millimètres. Les durées observées de 5 pulsations consécutives ont été de 8 secondes, pendant les 32 secondes qui ont suivi le
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- débrayage ; puis cette durée s’est mâintenue exactement à 8 secondes !/3.
- On a réembrayé les 600 broches. Le plateau du régulateur s’est abaissé de 15 millimètres. On a eu trois intervalles de 9 secondes, auxquels ont succédé des intervalles bien réguliers de 8 secondes
- Nous avons fait débrayer simullanément 1 ,312 broches. Le régulateur s’est élevé de 70 millimètres. La durée de 5 pulsations consécutives n’a jamais été au-dessous de 8 secondes. Le réembrayage simultané des 1,312 broches a produit un ralentissement beaucoup plus marqué de la vitesse. Nous avons eu, en effet, un intervalle de 11 secondes, auquel ont succédé des périodes bien régulières de 8 secondes1^.
- On a débrayé simultanément 2,600 broches. La perturbation du mouvement qui a suivi le débrayage a embrassé un intervalle de 30 secondes, tout au plus. Pendant ce temps, les durées de 5 pulsations consécutives ont été successivement de 8 secondes, 6 secondes, 7 secondes, 8 secondes; après quoi, la nouvelle vitesse de régime exactement égale à l’ancienne s’est rétablie.
- Au réembrayage, le mouvement varié a duré à peu près le même temps, pendant lequel on a eu successivement les intervalles de S'7, 10", 9".
- On a débrayé successivement tous les métiers de la filature, par salle entière à la fois, de façon qu’à la fin la roue ne menait plus que les transmissions de mouvement. A la suite de chaque débrayage, il y a eu accélération très-marquée; car la durée de 5 pulsations, qui, dans la marche régulière, est de 8 secondes J/2, est tombée à 6. Mais la durée du mouvement troublé n’a jamais dépassé 40 secondes, et la vitesse régulière qui succédait à cette perturbation a toujours été égale, à l[m près, à la vitesse primitive. *
- La filature de MM. Lachevre et Ricord, à Radepont, est mue par une roue de côté, de 6 mètres de diamètre, 5,n,20 de largeur, établie sous une chute de 1m,30. La force est évaluée à 24 chevaux. La vitesse de la roue chargée était sensiblement irrégulière, ce qui, probablement, est dû au défaut d’équilibre ontre les parties de la roue ou delà transmission. Le débrayage simultané de tous les mécanismes et le réembrayage successif par salle entière à la fois nous ont fait voir que la durée des perturbations de la vitesse ne s’étendait jamais au delà de 30 à 40 secondes, et la vitesse de régime de la roue tournant à vide a été d’environ plus grande que la vitesse de régime de la roue chargée.
- A Bolbec, dans l’établissement de M. Jacques Fauquet le régulateur à insufflation appliqué à une roue hydraulique de 4 mètres, placée sous une chute de 2 mètres de hauteur, a réglé la vitesse de cette roue dans un intervalle de temps qui n’a pas dépassé 20 secondes. La roue, qui marchait d’abord très-lentement parce qu’elle était surchargée au point que le régulateur ne fonctionnait plus, le plateau étant tout à fait au bas de sa course, Quarantième année. Septembre 1841. 46
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- ayant, été déchargée dë lâ'phis grande partie des résistances; est arrivée' à lâ' vitesse dè régime dans ^intervalle de temps ci-dessns fixé.
- La roue- hydraulique de rétablissement de M; Rondeauæ-Poucfiet, à Bolbec, est une roue à augets de Bunèlres de hauteur, prenant l’eau en dessus? elle met en. mouvement deux roues à laver (dâshwheel), une machine à empeser, un train dé cylindres sécheurs, une pompe qui élève l’eau dansun réservoir, et un ventilateur qui souffle le foyer d’une machine à vapeur. Le régulateur adapté à la* roue réglait assez mal sa vitesse, lorsque l’on supprimait tout à coup une partie considérable des résistances. Ainsi, quand on débrayait à la fois les deux roues à laver, la vitesse subissait des variations rapides et considérables, augmentant d’abord, puis se ralentissant, et oscillant ainsi pendant plusieurs minutes avant de revenir à la vitesse de régime. Nous devons cependant ajouter que le-directeur de rétablissement nous a déclaré que le régulateur à insufflation fonctionnait encore mieux que l’ancien pendule conique:auquel on l’avait substitué. On comprend d’ailleurs très-bien l’insuffisance du régulateur appliqué à une roue à augets de cette dimension, tournant avec une petite vitesse. Le poids de l’eau, dont la roue est chargée au moment ou l’on vient à supprimer les résistances, suffit pour imprimer une très-grandé vitesse à la roue, qui n’a d’autre volant qu’elle-même, volant très-peu énergique, en raison de là petite vitesse dont elle est animée. Lé régulateur monte donc très-vite, ferme complètement, ou presque complètement, la vanne; quand une quantité d’eau suffisante s’est vidée au bas de la roue, la vitesse se ralentit, la vanne se rouvre plus qu’il ne convient à la vitesse de régime, la vitesse s accélère de nouveau; et ces alternatives peuvent’ se continuer ainsi pendant un temps très-long, car la vitesse ne peut se régler qu autant qu’il y a équilibre entre le poids de l’eau dont la roue est chargée et les résistances, au moment même où l’ouverture de la vanne laisse arriver un volume d’eau capable de maintenir exactement cet état d’équilibre.
- Les régulateurs appliqués par Mi Molinié aux roues hydrauliques sont construits sur un modèle uniforme, et différent de celui qui est adapté aux machines à vapeur. Dans les premiers; l’air est foulé par deux petits soufflets placés au-dessous de la capacité principale, et soulevés alternativement par des cames fixées * sur un arbre qui reçoit de la machine un mouvement de rotation. Chacun de ces soufflets fait ordinairement 40 à 45 pulsations par minute. Le plateau supérieur est dans un état d’oscillation continuel, qui se transmet en partie à là vanne régulatrice, ainsi que cela a lieu pour l’appareil adapté aux machines à vapeur.
- Les observations nombreuses quenous avons faites par nous-mêmes; lés déclarations et les certificats délivrés par un grand nombre dé propriétaires
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- de filatures.et autres établissements, ont protivé.à votre comité des arts mécaniques que les appareils de M. Molinié.quand ils sont établis avec intelligence, règlent aussi bien que possible la vitesse des machines auxquelles ils sont adaptés. On peut dire que l’expérience.a prononcé à cet égard : il y a, en effet, en ce moment plus de 400 régulateurs semblables établis en France, en Suisse et en Piémont. Dans ce nombre, 438 sont appliqués à des roues hydrauliques, et le surplus à des machines à vapeur,, où on les a substitués au gouverneur de ffatt.-QQS derniers sont presque tous établis dans le département delà Seine-Inférieure,principalement à Rouen et à Bolbec. La Seine-Inférieure, Y Hérault, l’Aude, le Tarn, les Ardennes sont les départements où l’application aux roues hydrauliques a pris le plus d’extension. D’après les conditions de la vente, qui sont établies dans des polices imprimées, le prix d’un régulateur n’est du que lorsque l’acheteur a délivré un certificat constatant que ee régulateur a bien fonctionné dans les .essais qui ont suivi sa mise en place. En cas de non-succès, l’appareil reste pour le compte de M. Molinié f .ainsi que les dépenses des constructions faites pour la mise en place. Ges conditions offrent, comme on le voit , toute sécurité aux acheteurs.
- Dans l’application aux machines à vapeur, on doit louer M. Molinié d’avoir fait agir son régulateur sur le foyer au moyen d’une valve pivotante qui modère ou active le tirage, et sur une aiguille mobile devant un cadran,placé en vue du chauffeur. On sait que //««avait imaginé de lier le registre de la cheminée à un flotteur, dont la position dépendait delà pression de la vapeur, dans l’intérieur de la chaudière ; mais il n’est .pas à notre connaissance que personne ait essayé de manœuvrer ce registre au moyen du régulateur, ce qui est évidemment préférable. Nous ne sommes.pas étonnés que cette application ; ait donné lieu à une économie notable de combustible dans quelques établissements, principalement dans ceux où les résistances appliquées à la machine à vapeur sont variables dans des limites étendues., où leur action demeure suspendue pendant de longs intervalles de temps., où la conduite du feu est abandonnée à un chauffeur peu soigneux ou peu intelligent. Quelques certificats délivrés à ,M. Molinié attestent, en effet, une économie de combustible. Dans d’autres cas, cette économie a été nulle ou insensible.
- Le succès dansda régularisation des roues hydrauliques est dû certainement, pour la plus grande.partie, à la suppression de la, griffe d’embrayage, intermédiaire ordinaire entre les régulateurs et les vannes des roues hydrauliques, et à l’addition de vannes particulières facilement mobiles, manœuvrées directement par le régulateur. Ces vannes, ainsi que nous l’avons déjà dit, ne ferment pas exactement, et. ne joignent pas les bords du pertuis; il en résulte une fuite d’eau qui agit peu utilement sur la machine, mais qui , dans une construction soi-
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- gnée, est une fraction insignifiante du volume total de l’eau motrice. Nous devons dire ici que la description de vannes établies sur le même principe et dans le même but que celles dont M. Molinié fait usage a été insérée dans le numéro de mars 1837 du Journal de VInstitut de Franklin , publié à Philadelphie. Personne ne croira que cet article, qui n’a été traduit, à notre connaissance, dans aucun journal, ait été connu de M. Molinié, qui a fait connaître ses appareils à peu près à la même date.
- Enfin nous savons aussi qu’un régulateur à soufflet existe depuis une dizaine d’années dans l’usine de Fourchambault, où il est adapté, comme régulateur, à une des machines de la forge. Un appareil à soufflet avait été importé d’Angleterre, pour être joint, comme cataracte, à une machine soufflante; on l’a imité pour construire un véritable régulateur à insufflation, dont la description n'a point été publiée. Nous ne connaissons son existence que par la déclaration de M. Dufau, et nous ne savons pas jusqu’à quel degré il ressemble aux régulateurs construits par M. Molinié.
- Votre comité des arts mécaniques a jugé que l’article du journal américain et l’existence du régulateur établi à Fourchambault ne diminuaient en rien le mérite de M. Moliniéqui, très-vraisemblablement, ne les connaissait pas, et ses droits aux récompenses de la Société, pour avoir construit et rendu usuel un bon appareil régulateur. Il doit faire aussi remarquer que la forme des vannes mobiles des roues hydrauliques a été variée par M. Molinié, suivant celle des roues auxquelles elles devaient s’adapter, et que plusieurs diffèrent de celle qui est décrite dans \e Journal de Philadelphie, quoique le principe soit le même. Quant aux droits particuliers que M. Molinié a acquis par les brevets d’invention qu’il a pris à diverses époques, le comité n’a point à s’en occuper, et il a désiré que cette déclaration fut insérée dans le rapport, pour que celui-ci ne pût être invoqué par personne, en cas de contestations judiciaires. •
- Nous ne pouvons terminer ce rapport, quoiqu’il soit déjà bien étendu, sans revenir au pendule conique.
- Le gouverneur de Watt a été,dans ces derniers temps, l’objet de beaucoup de critiques, cjui ne paraissent pas fondées à votre comité des arts mécaniques. Il n’hésite pas à dire que le gouverneur de Watt fonctionne bien, toutes les fois qu’il est convenablement établi. Les conditions du bon établissement peuvent se résumer ainsi qu’il suit :
- 1° Les communications du mouvement entre l’axe du gouverneur et la machine doivent être établies par des engrenages, et non par frottement, ou par des courroies qui peuvent ne pas transmettre complètement le mouvement.
- 2° Les limites des excursions possibles des boules doivent correspondre
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- exactement à la fermeture et à l’ouverture complètes de la valve ou vanne régulatrice.
- 3° La valve ou vanne doit être manœuvrée directement, sans mécanisme intermédiaire, parle gouverneur; elle doit être à peu près également mobile dans toutes les positions. Les pièces qui lient le gouverneur à la valve doivent avoir assez de force pour ne pas fléchir sensiblement sous l’action des forces, d’ailleurs très-petites, qui leur sont appliquées.
- 4° Les boules doivent se tenir à peu près au milieu de leur excursion, pour la vitesse normale de la machine ; elles doivent arriver à la limite supérieure, en entraînant la fermeture complète de la valve, par une faible augmentation de ‘/20 ou ^ de la vitesse normale, et retomber à la limite inférieure à laquelle correspond l’ouverture complète de la valve ou vanne, par une diminution également faible de la même vitesse.
- Il est possible de satisfaire à toutes ces conditions, ainsi que M. Poncelet l'a démontré, dans un article très-développé qu’il a consacré au gouverneur de Walt, dans son cours lithographié de mécanique appliquée; mais il est nécessaire, pour cela, de déterminer convenablement lepoidsdes boules, les dimensions et la vitesse moyenne de rotation imprimée à l’axe du gouverneur. Or, il faut le dire, cette détermination n’est pas exempte de difficultés ; il paraît certain que les règles pratiques de construction ne sont point ou sont mal établies, et que le gouverneur n’a pas été bien étudié par la plupart des constructeurs. On doit attribuer à cette cause les mauvais résultats obtenus dans beaucoup de circonstances, résultats qui ont provoqué des critiques que l’on a fait remonter mal à propos, suivant nous, jusqu’au principe même de l’appareil.
- En principe, cependant, il y a une différence entre le gouverneur de Wait *et le régulateur à insufflation. Elle consiste en ce que l’écartement des boules du gouverneur de Watt, dans l’état d’équilibre, et par conséquent le degré d’ouverture de la valve régulatrice, dépendent entièrement de la vitesse de la machine, tandis que, dans le régulateur à insufflation, la position du plateau supérieur et, par conséquent, le degré d’ouverture de la valve peuvent être très-différents, quoique les vitesses de la machine soient les mêmes. Le plateau, une fois arrivé à une position déterminée, s’y maintiendra par l’action des soufflets injecteurs, quelle que soit, d’ailleurs, cette position, si la machine possède sa vitesse normale; il ne changera de place que si la vitesse est anormale : ainsi il est rigoureusement impossible de ramener, avec le gouverneur de Watt, une machine à vapeur ou une roue hydraulique à la vitesse normale, après qu’une partie des résistances ont été supprimées, si la pression
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- de la vapeur dans la chaudière et la hauteur d’eaudans le réservoir alimen-mentaire sont supposées invariables. La vitesse de régime de la machine déchargée dépassera nécessairement la vitesse primitive, tandis que le régulateur à insufflation pourra donner lieu à l’établissement d’une nouvelle vitesse de régime rigoureusement égale à la vitesse primitive, on même, si on règle convenablement les dimensions de la tringle conique, plus petite que celle-ci.
- D’un autre côté, on peut croire que les boules de l’appareil de Watt, dans leur mouvement d’écartement ou de rapprochement de l’axe, dépassent la position d’équilibre qui correspond au moment où la vitesse variable de la machine passe par un maximum ou un minimum, et reste, par conséquent, invariable pendant l’instant très-court où les forces mouvantes et résistantes se font équilibre, tandis que le plateau du régulateur à insufflation, s’élevant ou s’abaissant par une suite de mouvements oscillatoires, ne possède jamais une vitesse acquise capable de l’écarter sensiblement de la position ou il est arrivé, au moment où l’équilibre s’est établi entre les puissances et les résistances, de sorte qu’il reste dans cette position et maintient la valve au même degré d’ouverture, si la vitesse possédée en ce moment par la machine ne diffère pas sensiblement de la vitesse normale. '
- Mais ce n’est pas là que nous trouverions une cause réelle et marquée ’de supériorité du régulateur Molinié, puisqu’il est possible de réduire, avec le gouverneur de Watt, les écarts définitifs de la vitesse, à des fractions fort petites de‘‘/ao °il V30 tle la vitesse normale.
- Si le comité des arts mécaniques regarde le rëgulateurà insufflation comme préférable au gouverneur de Watt, c’est surtout parce que le premier est plus facile à établir et à régler, et parce qu’il a été bien étudié par M. Molinié.
- Tous ses régtilateurs à insufflation sont, en effet, construits sur des modèles uniformes, dont l’un s’applique aux machines à vapeur,-l’autre aux roues hydrauliques, quelles que soient leurforme et leur puissance. Les vannes mobiles des roues, les transmissions de mouvement qui sont d’ailleurs toujours très-simples, changent seules avec les localités. L’appareil une fois placé, on le règle, en modifiant par tâtonnement les grandeurs des orifices d’écoulement de l’air, et le mode de rétrécissement de l’un de ces orifices, ce qui est très-facile pour tout mécanicien intelligent. Les moyens ingénieux adoptés par M. Molinié, Tétouffoir ou la soupape donnent à l’appareil une sensibilité suffisante, ainsi que le prouvent nos observations. "Quand l’équilibre vient à être rompu entre les forces mouvantes et résistantes, le plateau se dénlaec, et ne rétrograde ordinairement qu’une seule fois et d’une très-petite quantité,
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- quand, il, est arrivé à la limite de son excursion; le plateau oscillé; et la perturbation de la vitesse se prolonge dans les cas seulement où l’inertie du volant et des masses mises en mouvement par la machine est tout à fait insuffisante, en même temps que la quantité de fluide moteur accumulée dans la machine est considérable; c’est le cas de presque toutes les roues à augets prenant l’eau en dessus : nous avons cité l’exemple de la roue de M. Rondeaux-P o uchet. Ces effets ne peuvent être prévenus que par l’emploi de freins-ou de régulateurs analogues à celui que M. Poncelet a proposé dans son cours de mécanique appliquée, dont le jeu serait déterminé non par la vitesse de la machine,, mais par l’intensité des forces résistantes dont elle demeurerait chargée. . , - Y; j * ^ ‘
- Votre comité des arts mécaniques a-d honneur de vous proposer w j
- 1° D’accorder: votre approbation au régulateur à insufflation présenté par M. Molinié, et-;aux appareils accessoires de ce régulateur applicables aux foyers des machines à vapeur et aux vannes des roues hydrauliques; ?
- 2° D’ordonner la publication du présent rapport dans le Bulletin, avec la gravure des deux modèles de régulateur adoptés par M. Molinié, et des principaux systèmes de vannes mobiles qu’il a imaginés, pourTapplication aux roues hydrauliques;
- 3° De renvoyer le rapport à la commission des médailles (1).
- Signé Ch. Combes , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 juin 1&4Î. f
- Dæscriptiojy du, régulateur a insufflation de M,: Molinié, * applicable aux roues hydrauliques et aux machines a vapeur.
- La fig. \re de là pi. 837 représenté une élévation extérieure et une coupe verticale, sur la ligne A B , fig. 2, du régulateur cylindrique à insufflation; construit en fer.
- Fig* 2, Plan du même appareil, pris au niveau de la ligne G D , fig. 1 »
- Fig. 3.’-Autre-section verticale du régulateur muni d’un appareil pour régler la sortie de Pair ; cette figure est prise sur la ligne E F^, fig. 4, qui est une section horizontale au niveau du plateau inférieur. '
- Fig. 5. Partie du régulateur dessinée sur une plus grande échelle, et montrant la nouvelle disposition pour régler là sortie dé rair.
- (i) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné la médaille d’orà M. Molinié. (Yoy. Bulletin d’août,p. 333.) _
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- « Fig. 6. Section verticale du contre-poids adapté à la tige du régulateur.
- Fig. 7. Coupe verticale, sur la ligne G H, fig. 8, du plateau supérieur.
- Fig. 8. Plan du même.
- Fig. 9. Plateau fixe intermédiaire, coupé sur la ligne I K, fig. 10, représentant le plan de ce plateau.
- Fig. 1 !. Plateau inférieur ou mobile, coupé sur la ligne L M, fig. 12, qui est une section horizontale de ce plateau.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Base en fonte formant un disque circulaire posé sur quatre pieds ou patins a a, qui l’élévent à peu de distance au-dessus du sol.
- B, Pilastres ou montants rectangulaires, adaptés à égale distance sur les bords du disque et surmontés d’un chapiteau C. Cette carcasse cylindrique est fermée par des panneaux en tôle D, qu’on peut enlever à volonté.
- E, Plateau cylindrique et creux en fonte, représenté séparément, fig. 9, et portant des pattes b b, au moyen desquelles il est fixé aux pilastres B, et des oreilles br b', qui donnent passage aux guides F. Le fond de ce plateau est percé de deux orifices couverts par des clapets en cuir c d, qui, en s’ouvrant* donnent entrée à Pair des soufflets dans le récipient supérieur.
- Sur le contour de la base inférieure du plateau E est fixé le cuir du pre^ mier soufflet G, et sur le bord supérieur de ce même plateau le cuir qui doit former le récipient flexible IL
- Au-dessous du premier soufflet est un second soufflet semblable I; l’un et l’autre sont réunis par un diaphragme J, fig. 11, mû par les bielles K K, qui y sont attachées; celles-ci sont articulées avec les manivelles de l’arbre de couche L, muni d’une roue d’angle M, qui communique avec le moteur principal. De cette manière , le diaphragme J fait agir les deux soufflets, et l’air est alternativement aspiré et refoulé, par chacun des soufflets, dans T intérieur du récipient H.
- La base du premier plateau A est percée, à son centre, d’une ouverture circulaire e, donnant entrée à l’air extérieur, et sur laquelle est placé un clapet en cuir qui, pendant l’aspiration, se soulève pour se fermer aussitôt que le diaphragme J commence à descendre ; celui-ci est percé latéralement d’un orifice rectangulaire/, fig. 11 et 12, donnant accès à l’air extérieur et débouchant vers le centre. L’air est refoulé dans le récipient flexible H, toutes les fois que le diaphragme mobile s’élève, parce qu’il fait ouvrir le clapet g, qui recouvre l’orifice de communication avec le soufflet G. De même, l’air aspiré par le second soufflet I est aussi refoulé dans le récipient H, parce que, étant conduit par le boyau en cuir élastique h, il fait ouvrir le deuxième clapet^, cloué sur le plateau fixe : ainsi chacun des soufflets en-
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- a oie successivement tout l’air qu’il aspire de l’extérieur dans le récipient H; mais il faut, pour qu’il ne puisse s'y accumuler, pratiquer, sur le plateau supérieur N, une ou plusieurs ouvertures par lesquelles il trouvera une issue suffisante. Pour cet effet, ce plateau est percé d’un orifice/, fig. 7 , qui peut être plus ou moins fermé par une soupape en cuivre k , donnant issue à l’air et servant à favoriser la sensibilité de l’appareil. On détermine le rapprochement plus ou moins grand de la soupape contre l’ouverture j, à l’aide de deux vis de rappel II, dont la tête est maintenue au moyen de la lame de ressort ra, qui les empêche de se détourner. , - ; : , , - ?
- Indépendamment de cette disposition, M. Molinié emploie un système de robinet àtringle dont nous allons nous occuper. ; .
- Ce système, représenté séparément, fig. 5, consiste en une tige conique n, adaptée, par sa partie supérieure, à l’aide de deux écrous, au plateau N : cette tige glisse librement dans un tube coudé en cuivre o, qui s’applique à vis contre le plateau fixe E ; il est fermé dans le bas, mais percé, à son sommet, d’une ouverture égale au plus fort diamètre de la tige; de sorte que, quand celle-ci est descendue comme le montre la fig. 5, il reste entre elle et le bord de l’ouverture un espace suffisant pour donner issue à l’air du récipient H; mais, lorsque la tige est élevée, l’orifice supérieur du tube est fermé, et l’air du récipient ne peut s’échapper. On conçoit dès lors que, à mesure que le plateau N s’élèvera par l’effet d’une plus grande affluence d’air dans le récipient, la tige n montera avec lui et rétrécira de plus en plus l’ouverture du tube ; de cette manière, il s’établira une espèce d’équilibre entre l’entrée et la sortie de l’air.
- ,, p, Petit tube horizontal renfermé dans le tube o, et percé à son extrémité et latéralement, afin de permettre à l’air du récipient de s’échapper par le passage étroit laissé entre la tige conique et l’extrémité supérieure du tuyau o. i - :"Ni
- q, "Vis qui règle la position du tube p et, par suite , son ouverture dans le récipient, proportionnellement à la vitesse que l’on veut donner à l’appareil.
- Le mouvement du régulateur se transmet à la vanne des roues hydrauliques ou au tiroir et aux registres de la machine à vapeur/ par l’intermédiaire d’une tige O, dont la verticalité est maintenue par des traverses r, et par la boule r', qui surmonte le chapiteau G : cette tige, qui se visse dans un écroui, adapté au sommet du plateau N, est divisée en deux parties assemblées par un écrou t, lequel, étant fileté d’un pas à droite et d’un pas à gauche, permet de rapprocher ou d’écarter ces deux parties au besoin.
- P, Contre-poids sphérique que l’on attache à la tige O, et qui est destiné à contre-balancer les frottements et le poids de la vanne en tôle ou de la sou-Quarantième année. Septembre 1 841. 47
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- pape d’admission delà vapeur, et à comprimer 4’air dans le récipient mobile H. ' ,
- Q, Crochet qui s’engage dans un œil de tige O, et auquel S’attache la chaîne ou la tringle rigide qui transmet le mouvement du régulateur.
- La fig. 13 est une élévation, la fig» 14 le plan et la fig. 15 la coupe verticale d’un régulateur en bois, construit sur les mêmes principes que le précèdent, mais de forme différente. Il se compose d’une boîte carrée R, dans laquelle sont renfermés deux soufflets rectangulaires SS, qui envoient l’air qu’ils aspirent dans un récipient T, dont le plateau U monte et descend le long des tringles VVce plateau est surmonté d'un bouchon à vis conique u, servant à graduer l’ouverture d’un orifice qui laisse échapper une quantité d’air plus ou moins grande , afin de pouvoir ralentir ou précipiter à volonté la vitesse de la machine soumise au régulat eur. ; ^
- Les deux soufflets SS sont alternativement pressés de bas en haut par deux cames XX., montées sur l'arbre carré Y, qui reçoit son mouvement d’un moteur quelconque , par l’intermédiaire de la poulie Z : le fond de ces soufflets est percé d’un orifice carré couvert par un clapet tqdont la tige entre dans une rainure de la came. Il résulte de celte disposition que, à chaque levée du soufflet, le clapet se fermé, èt que l’air est refoulé dans le récipient T, et que, lorsque le soufflet s’abàisse, le clapet s’ouvre pour donne!' entrée à l’air; un ressort à boudin x, emmanché sur une tringle, / sert à modérer le choc du soufflet quand il retombe sur les cames.
- , Un parallélogramme A’ A’, fixé sur le plateau mobile U, transmet le mouvement du régulateur. 1 (
- Pour adoucir le frottement des cames contre les galets z, elles sont garnies d’un cuir qui plonge dans des cuvettes B’B’, contenant de l’huile, et qu’on rapproche plus ou moins des cames à l’aide du levier a : on les voit dessinées séparément, fig. 16. , '
- Application du régulateur à insufflation aux vannes des roues hjdrauliques ; et aux machines à vapeur. . • ,r
- . La fig. 1 delà planche 838, représente, en élévation, une partie d’une machine à vapeur et d’un fourneau auxquels le régulateur est appliqué.
- ; j La tige centrale de l’appareil s’attache à une corde 1, qui passe sur une poulie de renvoi 2, eteagit directement sur le secteur 3, lequel, par son mouvement d’ascension et d’abaissement alternatif, opère l’ouverture ou la clôture du robinet de distribution de la vapeur monté sur le tuyau contourné 4, aboutissant à la chaudière. Une seconde chaîne ou corde 5 se prolonge pour embrasser les poulies 6, 7, 8 et 9,-^et transmettre à l’arbre vertical 10 et, par
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- suite, au registre 4 i l’impulsion alternative du régulateur, tendant à donner plus ou moins d’activité au fourneau, proportionnellement à la dépense de vapeur..- •> . -—.é?-ï ••'•a r i é - "n/-’
- On peut remplacer les cordes et les poulies par un système de leviers et de tringles indiqués fig. 2 et. 3, représentant l’élévation et la section horizontale du fourneau et d’une partie de la machine à vapeur. On voit que le piston du cylindre à vapeur 12 fait agir à la fois la pompe à air 43 et le régulateur 14, ’ par l’intermédiaire du balancier 15 et de la tringle 16 ; de son côté, le régulateur opère, d’une part, l’ouverture et la fermeture alternatives du robinet de distribution de vapeur, à l’aide du balancier 17, et de l’autre celles des registres 48 du fourneau, par l’équerre 4% attachée à la tringle 2Ü‘, qui prend un mouvement de va-et-vient dams le sens horizontal. Les aiguilles qu’on voitdans le plan, fig. 3, indiquent sur un limbe gradué le degré d’ouverture des . registres.- - -, e.: — -ri r : ' . -A - - ' ' v - : !
- Les fig. 4, 5 et 6 représentent l’application du régulateur à des vannes^ d’une roue hydraulique frappée de côtél ^ < > ^ ! ' e , ’ r* ^ ; f - ;
- On fait passer sur les poulies de renvoi 24 et 221a corde qui réunit la tige du régulateur 23 à la vanne courbe en tôle 24, placée derrière la vanne motrice en bois 25, qu’on fait mouvoir à la main. Les tirants où crochets en fer 26, qui s’engagent dans des pitons attachés à la vanne, servent à maintenir celle-ci*; ils ont leur point d’appui le plus éloigné possible. La queue de la; vanne en bois est taillée en crémaillère commandée par un pignon en fonte 27.
- La fig. 6 représente un mécanisme qui dispense de l’emploi des cordes et des poulies. Le mouvement du régulateur se transmet directement à la vanne par un levier à bascule 28, armé d’un contre-poids 29, et à l’extrémité duquel ÆSt attachée la chaîne qui s’accroche à la vanne.
- La fig. 7 est une application du régulateur à une roue à la Poncelet, prenant l’eau en dessous ; et la fig. 8 celle à un réservoir supérieur laissant écouler l’eau sur une roue à augets. Dans ce dernier cas, la vanne est dans une position horizontale, et ouvre plus ou moins l’orifice d’écoulement du réservoir: pour cet effet, elle est attachée à un balancier 30, qui est réuni à la tige du régulateur par une chaîne 31. ( D. )' '
- -;y '- '4 ' OUTILS. ‘ ’v" "
- Rapport fait par M. Amédée Durand, au nom du comité tics arts mécaniques, sur les outils de charronnage de M. Martin, rue du Faubourg-Saint-Martin, il. i
- Les outils qu’a présentés M. Martin, pouvant recevoir en grande partie leur action d’un moteur inanimé, se trouvent rentrer dans la classe des ma-
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- 363 . ARTS MECANIQUES'.
- chines : ils ont pour objet, 1° le perçage de tous les trous que comporte un moyeu, par des moyens connus en mécanique; 2° l’exécution des tenons des rais. Cette dernière opération, qui résulte de quelques combinaisons particulières et simples, est d’une précision très-satisfaisante ; les différents degrés d’écuage sont faciles à obtenir. La machine, qui a pour organes des scies circulaires conjuguées avec intelligence, se manœuvre facilement; le bois à travailler s’y place avec promptitude et fixité, par l’emploi d’un levier très-bien disposé, et il en sort, portant son tenon entièrement terminé. Sans doute que ces machines laissent encore à désirer, surtout sous le rapport de la solidité, leurs bâtis étant en bois, genre de construction presque aussi dispendieux que la fonte de fer et qui n’est plus admis dansles machines qui exigent de la précision.
- Mais, malgré ces observations, il n’en.reste pas moins à M. Martin le mérite d’être entré dans une voie où il serait très-utile de semer des encouragements. Les petites machines, accessibles par leur prix aux ouvriers qui ne possèdent qu’un faible capital, deviennent un des besoins de notre époque. L’indépendance de l’homme, les intérêts de la vie de famille et sa moralité y sont atta- -cbés. Les grandes entreprises, les grandes machines absorberaient l’un et l’autre, et leur protection réside dans le genre d’outillage qu’a entrepris M. Martin et que la Société ne saurait trop encourager. ; ’ . * >
- Par ces motifs, le comité des arts mécaniques propose, 1° que le présent rapport soit renvoyé à la commission des médailles; 2° qu’il soit inséré au Bulletin (i). r:'-'- • v :
- , - r. • Signé Amédee Durand, rapporteur.
- Jpprouvé en séance, le 30 juin 1841. . . : c , ^
- TOURS. - ,v- • ( . , .
- Rapport fait par M. Amédee Durand, àu nom du comité des arts mécaniques, sur un tour a portrait de M. Conta min , rue du Temple,74* ....v,./:.. < /; '
- Le tour à portrait, originairement destiné à l’exécution des médailles dans toutes les dimensions, d’après un modèle donné en sculpture, a reçu, dans ces derniers temps^ des applications qui lui présagent un avenir industriel de quelque importance. Indépendamment de cette considération, il n’est pas horsde propos de rappeler que la Société d’encouragement s’était déjà occupée de cette machine dès 1816, époque à laquelle elle avait accordé un encourage-
- (i) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1S41, a décerné une médaille de bronze à M. Martin. ( Voyez Bulletin d’août, p. 331.) '
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- tours. f,,v. . 369
- ment de 1,200 fr. à feu Poterat, pour avoir substitué l’emploi de la fraise à l’outil fixe, et avoir obtenu, par ce moyen, une rapidité très-grande dans l’exécution del’ébauche des coins soumis à ce genre de gravure. M. Contamin, qui a également poursuivi le même résultât, et l’obtiendrait d’une manière complète, si les modèles employés jusqu’à ce jour lui avaient présenté une résistance suffisante, a porté plus spécialement son attention sur un défaut que renfermait le tour à portrait, et qui limitait son application à la reproduction identique du modèle, sauf la proportion. ~ :
- Le perfectionnement qu’il a réalisé s’applique à l’exécution de la contrepartie d’un modèle donné, comme serait la gravure d’une tête ayant le profil à droite, d’après un modèle qui présenterait ce même profil à gauche Ordinairement, cette opération s’obtient en donnant deux mouvements inverses aux deux mandrins du tour qui portent le modèle et la copie , et en cela il n’y a rien que de parfaitement rationnel ; mais ce qui ne l’est pas et ce qu'a judicieusement changé M. Contamin, c’est qu’en face de ces deux mouvements inverses on laissait toujours agir la barre qui porte l’outil, comme lorsque la copie s’exécute dans les conditions de la ressemblance avec le modèle. De cette façon d’opérer il résultait des copies .déformées, à l’emploi desquelles on n’avait recours que le plus rarement possible, et qu’on ne pouvait utiliser qu’à, l’aide de retouches laborieuses et généralement peu efficaces. r .
- La déformation dont il s’agit était due à ce que le porte-louche et le porte-outil continuaient à décrire les arcs de cercle par lesquels ils parcourent le demi-diamètre de la médaille mise en exécution, toujours sur un centre com-^ mun, alors que les deux arbres du tour venaient apporter à leur contact dés points qui, géométriquement, n’étaient pas correspondants. La déformation 3’ésultant de cette disposition présentait dans son ensemble une courbure constituant des erreurs qui étaient égales à la somme des deux flèches des deux arcs décrits par la touche et l’outil.
- Dans un cas particulier, où on avait eu besoin d’une reproduction exacte d’un modèle en contre-partie, il avait fallu avoir recours au savoir d’un mécanicien habile pour construire un système de parallélogrammes qui encore n’avait pu opérer que sur une matière tendre. De cette opération il n’était ainsi résulté qu’un modèle qu’il avait fallu ensuite soumettre au tour à portrait ordinaire. Ainsi, avant M. Contamin, aucun moyen n’existait d’obtenir, avec exactitude et sur acier, la contre-partie d’un modèle donné.
- Si, dans les beaux-arts et surtout dans la gravure en médailles, on n’a que rarement besoin de la reproduction en contre-partie d’un mpdèle quelconque, il n’en est point de même dans l’industrie, où tous les objets de décoration, qu’ils appartiènnent plus ou moins au talent de l’artiste, ont toujours besoin
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- 3?$ ARTS MECANIQUES. *
- dé symétrie. C’est donc principalement sons le point de-vne industriel que le comité des arts mécaniques recommande à l’attention du conseil le perfec- • tionnement apporté, par M. Contamin, dans le tour à portrait. ;
- Ce perfectionnement consiste à avoir donné à chacun des deux organes, l’outil et la touche; un mouvement qui lui est propre et qui est en rapport avec l’opposition de mouvement qui existe entre la poupée qui porte Te* 1 modèle et celle qui porte la copie. Dans cette disposition, la touche et l’outil ne restent plus, entre eux, à des distances constantes, comme dans le tour ordinaire; ils ont leur centre de mouvement en deux points opposés et proportionnellement distants des deux poupées. 1 r ' o ;
- La translation de la touche sur la surface du modèle est commandée par la barre porte-outil usitée et par l’emploi des mêmes moyens; seulement cette touche ne pouvant, comme il vient d’être dit, rester à une distance constante de l’outil, se trouve, dans la disposition adoptée par M. Contamin, montée sur un manchon qui glisse sur la barre de manière à décrire un arc de cercle opposé à celui que parcourt le porte-outil. ; y;
- La déformation signalée plus haut n’était pas la seule qui résultât du mode ’ d’opérer que permettait l’ancien tour à portrait; il y avait, en outre, la déformation due aux petits arcs de cercle décrits par la touche obéissant aux différentes saillies du modèle. Par une seule et même combinaison, M. Contamin a remédié à ces deux défauts, et son tour à portrait présente aujourd’hui autant dé facilité et de promptitude pour l’exécution de la contre-partie d’un modèle donné que pour la reproduction identique de ce même modèle.
- Il est à regretter que ce tour à portrait, qui a figuré avec distinction à la -dernière exposition des produits de l’industrie, ne puisse pas être exposé dans les salles de la Société. Son absence, toutefois, n’a rien que d’honorable pour son auteur; car cette machine, d’une exécution très-recommandablç, a été acquise pour les besoins de la monnaie de Munich. ’’
- Le comité des arts mécaniques charge son rapporteur d’avoir rhonneur de soumettre au conseil les propositions suivantes :
- 1° Renvoyer à la commission des médailles les titres que peut avoir M. Contamin aux récompenses de la Société ;
- 2° Insérer le présent rapport au Bulletin (1).
- ! Signé Amédée Durand, rapporteur,
- approuvé en séance, le 33 juin 1841.
- * ' ' ' - /
- (i) Là Soeiété d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaille
- d’argent à M. Contamin. ( Yoyez Bulletin d’août, p. 332. )
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- ‘ • MÉTIERS. i • * 371
- Rapport fait par M-, Gaila, au nom du comité des arts mécaniques, sur le métier de haute et basse lisse, propre à la fabrication de la tapisserie; présenté par M. Rouget de Lisle, rue du F'aiibourg-Poissonnière, 8.
- 4 \ N
- Messieurs, M. Rouget de Liste a soumis à votre examen un ensemble de travaux relatifs à la fabrication de la tapisserie, qui ont été renvoyés à la commission de lithographie. . *
- Cette commission, en exprimant tout l’intérêt qu’elle attachait aux divers * documents présentés par M. Rouget de Lisle, vous a proposé de renvoyer au comité des arts chimiques tout ce qui avait trait à la composition des couleurs et à leur application, et au comité des arts mécaniques le métier à tapisserie de haute et basse lisse; elle vous a annoncé en même temps que, lors de son rapport sur le concours relatif à la lithographie, elle exposerait en détail les travaux de M. Rouget de Liste pour la substitution du zinc à la pierre lithographique. . ~
- C’est, en conséquence, du métier à haute et basse lisse, propre à la fabrication de la tapisserie, que je viens vous rendre compte, au nom du comité des arts mécaniques.
- Nous ne devons pas omettre de vous faire connaître les circonstances qui ont amené M. Rouget de Liste à construire ce métier. •
- Dès 1837, il avait commencé des expériences sur l’application de la vapeur à la température de 100° à l’apprêt de la laine destinée à la fabrication de la tapisserie des Gobelins. . ... . .
- - Ces expériences furent commencées aux Gobelins avec la bienveillante assistance de M. Lavoccit et de M. ChevreuL . ! -, .
- ^ v M. Rouget de Lisle forma le projet de créer, en dehors de la manufacture' royale, un établissement ayant pour but de populariser la fabrication de la tapisserie à l’instar des Gobelins. . ,
- Cet établissement devait embrasser l’apprêt et la teinture des laines, la composition des dessins et l’exécution de la tapisserie ; on se proposait d’y appliquer en grand la belle théorie de M. Chevt eul sur la loi du contraste simultané des couleurs. . ; .. . . ; ' • •• 7
- M. Rouget de Lisle lit, pendant plusieurs années, des dépenses très-consi- „ dérables pour atteindre ce but; il fit construire un assez grand nombre d’appareils extrêmement ingénieux, dont nous ne pourrions faire la description sans excéder les bornes d’un rapport et sans sortir de notre spécialité. ^
- - Nous ne pouvons cependant passer sous silence l'heureux emploi qu’il a fait du kaléidoscope pour la composition des dessins de tapisserie. Un kaléi-^ doscope d’un diamètre d’environ 16 centimètres est muni d’une lampe à réflec-
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- teur et d’une lentille qui projette la figure sur un verre dépoli. Un cercle denté,, mu par un pignon, permet de varier la-position de l’élément de dessin placé vers l’objectif, et l’image vient se peindre entière sous les yeux du dessinateur, qui n’a plus qu’à la copier, et qui peut même en décalquer les contours au moyen du papier transparent.
- Nous avons vu cet appareil dans l’établissement de M. Rouget deLisleyet nous ne doutons pas qu’il puisse rendre de véritables services.
- Le métier à tapisserie qui vous est présenté a été combiné dans la pensée d’en faire un instrument à la portée des femmes : en y ajoutant quelques variantes et certain luxe dans sa construction, M. Rouget de Lisle en a fait un meuble qui approche de la forme d’un piano droit, et qu’une dame peut très-bien placer dans son salon.
- Le châssis sur lequel est tendue la chaîne, au moyen de deux rouleaux garnis de roues à rochet, articule sur deux charnières, qui terminent deux montants; ce châssis peut, par conséquent, être placé verticalement comme le métier de haute lisse, horizontalement comme le métier de basse lisse, et prendre toutes les positions intermédiaires.
- Cette disposition est extrêmement utile. Des différences dans l’âge, la force, la taille, la vue de l’ouvrière peuvent exiger que l’ouvrage soit placé sous divers angles, et le métier présenté offre toute facilité à cet égard.
- La moitié des fils de la chaîne doit être soulevée alternativement pour le passage de la trame, et ce mouvement s’effectue au moyen des pédales ; mais, afin d’éviter un trop grand effort de la part de l’ouvrière, la chaîne est divisée en trois parties, et par conséquent chaque mouvement de pédales n’opère à la fois que sur un tiers de la largeur et sur la sixième partie du nombre total des fils de la chaîne.
- j ' La traction des cordes des pédales est toujours verticale, et cependant le soulèvement des fils de la chaîne doit rester constamment perpendiculaire, ou à peu près, au plan de l’ouvrage, quel que soit, son degré d’inclinaison sur l’horizon ; une série de poulies de renvoi très-bien disposées combine ces deux conditions d’une manière satisfaisante.
- Les modèles qui doivent guider l’ouvrière dans son travail sont de deux espèces : l’un ne donne qu’un dessin au trait et détermine seulement les contours, l’autre est la représentation complète, avec toutes ses nuances, du dessin â reproduire.
- Le premier se place sous la chaîne sur une planchette et se voit au travers des fils; l’autre se place dans un petit appareil qui ne peut mieux se comparer qu’à la réunion de deux de ces écrans à cylindre qu’on place au bord des cheminées d’appartement. '
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- MÉTIERS. ; ; 373
- Les deux cylindres, bien parallèles, portent chacun une roue dentée , et le mouvement est transmis à l’un et à l’autre par une roue intermédiaire.
- Le dessin est enroulé sur un des cylindres et attaché sur Fautre; il suffit que l’ouvrière tourne une manivelle fixée sur la roue intermédiaire, pour que ce dessin passe du premier cylindre sur le second et se présente successivement à la vue. Nous n’avons point connaissance que ce petit appareil, qui est très-ingénieusement disposé et remplit parfaitement son but, ait été employé jusqu’à présent dans aucune circonstance analogue.
- En résumé, messieurs, M. Rouget de Lisle a fait des efforts inouïs, il a apporté un zèle et une persévérance infatigables à populariser, à mettre à la portée de plusieurs classes de la société l’exécution de la tapisserie à l’instar des Gobe-lins. Le métier qu’il vous a présenté nous paraît tendre à ce but d'une manière très-heureuse; il est d’un volume peu embarrassant ; la facilité qu’il offre de fonctionner sous toutes les inclinaisons est précieuse pour l’exécution du travail, et surtout pour la santé des ouvrières ; plusieurs de ses parties présentent des combinaisons neuves, et si on peut désirer un peu plus de solidité dans quelques détails peu importants du mécanisme, que M. Rouget de Lisle saura bien améliorer, on doit reconnaître un ensemble de dispositions très-bien entendues et dignes de vos encouragements. , ^ ,
- Nous vous proposons, en conséquence, ; - !
- 40 De remercier M. Rouget de Lisle de sa communication ;
- 2° D’insérer le présent rapport au Bulletin, avec la description du métier qu’il vous a présenté; •<
- 3° De renvoyer lé rapport à la commission des médailles (1).
- e n . .. Signe'F. Calla fils, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 7 juillet 4841.
- Description du métier de haute et basse lisse de M. Rouget de Lisle, propre à la fabrication de là tapisserie.
- Ce métier est représenté sur ses différentes faces et avec tous ses détails, pi. 839. ‘ : v - • :
- Fig. 4. Élévation latérale et coupe verticale du métier dressé pour le
- travail. * ‘ è
- Fig. 2. Élévation, vue de face, du même.
- ~ (i) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du II août 1841, a décerné une médaille d’argent à M. Rouget de Lisle. (Yoyez Bulletin d’août, p. 332.)
- Quarantième année. Septembre 4844. ’ - - 48
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Fig. 3. Le métier, vu de profil et abaissé pour faciliter l’inspection de Fourrage.
- Fig. 4. Plan horizontal de la partie supérieure du métier.
- Fig. 5. Élévation latérale des engrenages de la pièce nommée écran conservateur. i ,
- Fig. 6. Section verticale et transversale des rouleaux, montrant le mécanisme qui maintient leur écartement et permet de les séparer pour déployer le dessin.
- Outils pour la tapisserie„ ¥
- Fig. 7. Flûte sur laquelle est enroulé le fil de laine.
- Fig. 8. Peigne en ivoire.
- Fig. 9. Grattoir en ivoire.
- Fig. 10. Aiguille à presser et pince servant à enlever les boutons de la laine ou de la soie.
- Outils pour les tapis façon de la Savonnerie.
- Fig. 11. Broche à tapis.
- Fig. 12. Tranche-fil. \ _
- Fig. 13. Ciseaux à ébarber. '
- Fig. 14. Peigne en acier.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures. aa, Patins ou pieds du métier. * bb, Montants ou supports.
- ce, Poignées en fer pour faciliter le déplacement du métier. dd, Deux ensouples munies de rochets avec cliquet. e e, Boîtes à recouvrement pour le classement des laines nécessaires à la fabrication de la tapisserie.
- f Jumelles maintenues par deux traverses en fer rond, taraudées aux deux bouts et ployant chacune parallèlement aux montants, fig. 3, an moyen d’un tenon en bois enfourché sur le montant et retenu par un écrou à oreille.
- g, Traverse en fer dite de derrière ou support des têtes des pédales, boulonnée en g'.
- h, Traverse dite d’en bas ou support du milieu des pédales, boulonnée en hf.
- i, Traverse à T dite d’en haut, marchant horizontalement sur la tête des jumelles, de/'et j". *
- y, Deux supports en fer dits des jumelles, mobiles à charnière en j’.
- /i, Poulies en cuivre ou en bois montées sur le devant de la traverse d’en
- bas h. ........ ' *...............k
- l II, Deux rangées de poulies montées sur pivot de chaque côté de la traverse i. , .
- X
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- METIERS, v 375
- m my Deux boutons de mentonnets à bascule q, fîg. 3, pour chasser et retenir les supports des jumelles. ~ > *
- 72, Table ou porte-traits dessinée sur une plus grande échelle, fig. \ bis. o o, Deux arrêts à pivots, mobiles à l’aide des vis de rappel à oreilles o'. p7 Verrou de soutien du porte-traits. f
- qf Mentonnets basculant de bas en haut lorsqu’ils sont poussés par les boutons 772 7?2 ; on les voit ponctués dans la fig. 3. * #
- r rr, Six pédales. .
- s s, Six poulies à double gorge pour la direction des cordes de tirage, fig. î. t, Vis de rappel et de tension des cordes de tirage avec crochet mobile en t'. u u, Deux rangs de poulies dites d’en bas fixées sur les deux montants M, à six divisions chacune, servant à guider les cordes de tirage dans toutes les directions. ^
- v o, Deux rangs de poulies parallèles, placées de champ, à trois divisions chacune, servant de guide dans le mouvement d’abaissement, ou vertical (fig. 3. )- - - ' - •
- se x, Six bâtons, dits porte-lisses, formant deux rangs de lisses ou demi-lames qui permettent de monter trois ouvrages différents. jrj, Lisses ou espèces d’anneaux de ficelles. z z, Six cordes de tirage, fig. 4 et 2.
- a'ci, Huit crochets de prise des lisses avec œil pour l’attache des cordes de tirage, parmi lesquels les# quatre du milieu seulement sont à double croc pour accélérer la marche de deux bâtons contigus sur l’impulsion donnée par une seule pédale, V'
- ~ Écran conservateur, fig. 5 et 6.
- b' b*, Deux rouleaux parallèles ouverts en c' pour le passage du dessin. d'd', Tringles en fer recouvertes d’un galon sur lequel on coud le dessin; ces tringles portent, à l’une de leurs extrémités, des roues dentées eV, qui sont mises en mouvement par une roue intermédiaire j1 à l’aide delà manivelle g", fig. 2. *
- h'. Carré faisant mouvoir le petit verrou k', fig. 6, qui, engagé dans Fen-coehe 772' par le ressort Z', letient les deux rouleaux parallèles b1 b'.
- Mécanisme du métier. Ce métier a pour système de croisure deux rangs de lisses yj, ou demi-lames, que Ton fait mouvoir par Faction des pieds, à F aide des pédales r, qui ramènent alternativement les fils delà chaîne les uns au-dessus des autres, et laissent ainsi entre euxjhin espace libre qui permet à Fouvrier de passer facilement le brin de laine roulé sur une broche ou flûte, fig, 7, de gauche à droite lorsque la première croisure de devant est levée, et de droite à gauche lorsque la deuxième croisure ou celle de derrière est levée.
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- 376 ARTS CHIMIQUES. '
- L’ensemble des duites tassées par le peigne en ivoire, fig. 8, constitue le tissage proprement dit.
- Marche du métier. Pour faciliter le travail il convient de donner aux jumelles^ une pente plus ou moins sensible comme celle d’un pupitre à écrire. Le mélier étant incliné, le jour frappe sur le modèle mis en carte, et roulé sur l’écran conservateur, sur l’envers de l’ouvrage, sur la chaîne, et par conséquent sur le trait ou dessin fixé sur la table n, que la chaîne voile légèrement. Le modèle colorié que l’on peut placer par derrière se trouve ainsi en pleine lumière. " ;
- Toutes les fois qu’on voudra voir l’endroit de l’ouvrage, on fera basculer le métier (fig. 3) en poussant les boutons mm, et on déploiera en même temps perpendiculairement sur les fils de la chaîne la table 7z, soutenue sur le devant par deux verroux que l’on repousse. *
- Marche de Vécran conservateur. Le dessin est cousu sur les deux tringles d'd!, et enroulé sur l’un d’eux, de manière à ne laisser voir entre les deux cylindres b'b' que la partie destinée à servir de modèle.
- Lorsque cette partie du dessin est exécutée, l’artiste tourne la manivelle g”, qui le fait enrouler sur l’autre cylindre libre, et déploie en même temps sous ses yeux la partie qu’il veut imiter, et ainsi de suite jusqu’à l’entière reproduction du dessin.
- Toutefois, si l’artiste désirait examiner l’ensemble du modèle placé sur l’écran, il lui suffira d’engager une clef de montre site* le carré h'1 et de le faire tourner, ce qui dégagera le verrou k' et permettra d’écarter les deux cylindres, comme on le voit fig. 6, et de déployer le dessin dans toute son étendue. (D.)
- ARTS CHIMIQUES.— plâtre.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques, sur la fabrication du plâtre aluné de MM. Greenwood et Savoye, rue d} Angoulême-Saml-Honoré, 11.
- Messieurs, vous avez chargé le comité des arts chimiques et un membre du comité des arts économiques (M. Gourlier) de vous rendre compte des procédés nouveaux importés d’Angleterre, à l’aide desquels MM. Greenwood, Savoye et compagnie sont parvenus à donner au plâtre préparé avec le gypse, qui n’offrait que très-peu de solidité, une dureté qui permet de le comparer au ciment et d’en faire usage dans un grand nombre de cas dans lesquels il ne pourrait être employé. Nous venons vous rendre compte de la mission qui nous a été confiée.
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- PLATRE
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- Avant d’examiner les procédés de MM. Greenwood et Savoy e, nous avons dû rechercher ce qui avait été fait sur le même sujet. Nous avons trouvé, dans divers ouvrages, 1° qu’on durcissait le plâtre en le gâchant avec de l’eau dans laquelle on avait fait dissoudre soit de la colle de Flandre, soit de la gomme, ou bien encore en faisant tremper ou en enduisant les plâtres avec des solutions obtenues avec ces mêmes substances : c’est en suivant ces procédés que M. d’Arcet notre collègue était parvenu à donner de la solidité au plâtre et à durcir les moules faits avec ce produit (voir, le t. 4 du Bulletin de la Société d’encouragement, p. 206); 2° qu’on pouvait durcir le plâtre, soit à l’aide d’un mastic dit hydrofuge, composé de cire jaune, d'huile de lin, de litharge, soit en se servant d’un mastic résineux composé de résine et d’huile de lin lithargée, soit enfin avec un savon métallique mêlé h de la cire et dissous dans de l’huile de lin cuite, appliquant à chaud et avec des précautions particulières ces mastics (voir le Bulletin, t. 25, p. 287); 3°qu’on pouvait durcir les bustes et statues en plâtre, leur donner de la solidité et l’apparence du marbre en suivant le procédé de M. Penware, de Londres, qui consiste à préparer une solution de sulfate d’alumine, en prenant 6 hectogrammes d’alun, 3 litres d’eau, faisant dissoudre, plongeant ensuite les objets en plâtre qui ont été séchés dans le liquide encore chaud, les y laissant séjourner pendant l’espace de 15 à 30 minutes, les retirant, les laissant égoutter, versant sur l’objet, lorsqu’il est refroidi, la solution d’alun de manière à ce que l’objet en plâtre soit recouvert d’une couche cristallisée, laissant sécher, polissant avec du papier sablé et finissant de donner le poli à l’aide d’un linge légèrement mouillé avec de l’eau pure : d’après M. Penware, les objets en plâtre ainsi traités sont recouverts d’un enduit qui a la blancheur et la transparence du marbre, et ils ont une résistance presque égale; ils bravent les attaques de l’humidité, ils sont moins sujets à se salir et ils sont aussi faciles à nettoyer quelle marbre (jwir les Annales des arts et manufactures, t. 45, p. 104); 4°; qu’on pouvait durcir les plâtres en suivant.le procédé de M. Tissot jeune, qui consiste à prendre un bloc de plâtre tel qu’il sort de la carrière, à lui donner la forme que l’on veut, à le soumettre pendant 24 heures dans un four dont la chaleur sert aussi à le cuire, à le laisser refroidir, ale tremper dans de l’eau de rivière pendant 30 secondes, à l’exposer, à l’air pendant quelques secondes, à le tremper de nouveau dans l’eau pendant une ou deux minutes, à l’exposer à l’air, où il acquiert de la dureté, enfin à lui donner le poli par les moyens ordinaires. (Description des brevets d’invention, t. XIII, p. 349.)
- On verra, par la description que nous allons donner des procédés de MM. Greenwood et Savoye, que ces procédés ne rentrent pas dans ceux que nous venons de décrire, et qui sont les seuls que nous ayons trouvés décrits
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- dans les ouvrages imprimés , malgré les recherches nombreuses auxquelles nous nous sommes livrés. ' î * < ‘
- Les procédés suivis par MM.' Greenwood et Savoye, dans leur fabrique d" Al fort, consistent à prendre le gypse de Lagny, la pierre à plâtre , le sulfate de chaux pur} qui, comme on le sait, fournit un plâtre statuaire qui a moins de solidité que le plâtre amorphe; à faire un choix, 1° des morceaux de gypse purs qui sont destinés à fournir du plâtre d’une grande blancheur f 2° des morceaux de gypse qui contiennent une petite quantité de parties terreuses et qui sont destinés à fournir du plâtre mi-blanc, du plâtre de deuxième qualité; 3° des morceaux de gypse contenant des substances étrangères qui sont destinés , par une addition de sulfate de fer, à fournir un plâtre d’une nuance plus tranchée et qui tire sur le rouge brique.
- Lorsque le choix de ces qualités diverses est fait, on donne au gypse une première cuisson afin de le priver de son eau de cristallisation, employant une température semblable à celle qui sert ordinairement à la cuisson du plâtre ; ce gypse, lorsqu’il est cuit, est immédiatement immergé dans un bain d’eau saturée d’alun, où l’on le laisse pendant six heures environ (1 ); il est ensuite retiré du bain, exposé à l’air libre pour le faire sécher, puis porté au four pour subir une deuxième cuisson, cuisson dans laquelle l’alun qui a été absorbé par le gypse paraît être décomposé en grande partie ; car, lorsqu’on traite le plâtre ainsi obtenu par l’eau, on obtient à peine des traces de sulfate d’alumine. Cette cuisson du gypse aluné n’est complète que lorsque ce gypse est arrivé au rouge brun. - • .
- Le gypse qui a subi la deuxième cuisson est ensuite pulvérisé; mais, avant de le soumettre à l’action de la meule, on a soin, pour le plâtre très-blanc, de détacher, des morceaux de gypse qui ont été soumis à la cuisson, les parties colorées qui pourraient altérer la blancheur de ce plâtre. Ce nettoiement des fragments de gypse se fait à l’aide d’un couteau fixé par l’une de ses extrémités sur une table, et dont la lame peut être dirigée en tout sens.
- Le plâtre est ainsi débarrassé des substances étrangères , de même que les plâtres des deuxième et troisième qualités (ces plâtres ne diffèrent du plâtre de première qualité que parce qu’ils sont colorés). Les morceaux de gypse, après avoir subi toutes ces préparations, sont broyés à l’aide de meules, puis tamisés pour être amenés à un degré de finesse convenable. Toutes ces opérations sont faites avec intelligence, et le moteur employé consiste en une machine à vapeur qui fait tourner les meules, porte le plâtre pulvérisé dans les blutoirs et met enjeu ces appareils. *
- (1) La quantité d’aîun absorbée s’élève de 2 à 2 1/2 pour 100.
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- Après avoir examiné le mode de fabrication du plâtre par la méthode de MM. Greencvood et Savoye, nous avons porté notre attention sur des applications faites avec ce produit. Nous avons examiné de ces plâtres appliqués sur des murs exposés à l’ouest et au sud, et nous avons reconnu, \ ° que ces applications étaient d’une grande dureté et solidité, et qu’elles avaient parfaitement résisté aux injures de l’air; 2° que ce plâtre, appliqué sur une partie d’un mur pendant la gelée, avait acquis une telle dureté, qu’un coup de fusil â plomb tiré sur cet enduit ne l’avait pas détérioré ; que le plomb s’était aplati en le frappant et sans causer de dégradations sensibles^ (Nous avons enlevé une portion du plâtre sur lequel on avait ainsi tiré; nous le déposons avec le présent rapport.) ; ‘ - -
- Nous nous sommes ensuite rendus, rue d’Angoulême-Saint-Honoré, 11, dans la maison habitée par M. Savoye; là nous avons vu, 1° des stucs de la plus grande beauté et dureté, qui avaient été préparés avec le plâtre aluné; 2° des statuettes, bustes, médailles, etc., moulés avec ce plâtre : ces objets ont une'physionomie toute particulière qui les rapproche du marbre; leur dureté doit les faire préférer aux objets obtenus avec le plâtre fin employé par les mouleurs; 3° une pièce entière décorée en stuc, dont les panneaux imitent le marbre blanc, les encadrements le marbre jaune et les moulures le marbre noir; 4° des compositions de plâtre aluné et de sable, compositions qui sont d’une très-grande dureté, quoique le plâtre alunén’y entre que dans la proportion de 50 pour 100. * r j - ‘v -
- De la rue d’Angouîême nous nous sommes transportés au ministère de l’intérieur; là nous avons pu voir l’emploi qui avait été fait du plâtre aluné de MM. Greenwood et Savoye pour revêtir des murs, faire des chambranles de portes avec moulures, des carrelages de couleur rouge dans lesquels sont intercalés des carreaux faits avec le plâtre aligné et coloré en noir : nous avons examiné aussi un pavé, placé au milieu d’autres, dans la cour du ministère même. Nous avons vu des maçons employant ce plâtre lors de notre visite; nous avons reconnu que les moulures se poussaient aisément et que des maçons ordinaires employaient le plâtre aluné avec une très-grande facilité, v*. , En ce qui concerne la durée probable des carrelages avec le plâtre aluné de MM. Greenwood et Savoye, nous ne pouvons nous prononcer; il faut attendre, pour juger cette durée, que le temps nous ait instruits à ce sujet.
- Le plâtre aluné, ainsi que nous nous en sommes assurés, ne prend pas de là même manière que le plâtre ordinaire : en effet, il exige, pour se solidifier, de f à 2 heures (1); une fois pris, même en couches très-minces, on éprouve
- 0) La quantité d'eau à employer pour gâcher ce plâtre est d’une partie d’eau pour 4 part, de plâtre .
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- : les plus grandes difficultés pour le séparer des corps sur lesquels on l’a étendu, i* Une question que nous avons cru devoir traiter est celle du prix du plâtre aluné; ce plâtre se vend :* **, « { -, v v
- ^ ? r ' * Leblanc, ? 20 fr. les 100 kil. ' » • -
- * Le demi-blanc, 10 fr...* • — • ^ .
- , Le rouge brique, 9 fr. — -
- On voit que ces prix sont différents de ceux du plâtre ordinaire. En effet, le plâtre de Montmartre se vend 50 c. le sac de 25 kil. environ, ce qui porterait les 100 kil. à 2 fr. : mais il faut faire observer, 1° que le plâtre payé ce prix ne s’emploie qu’après avoir subi un second battage, puis un tamisage, lorsqu’on veut s’en servir pour enduire et pour pousser des moulures; 2° que le plâtre ordinaire prend avec une très-grande promptitude et que le maçon en perd une certaine quantité pendant le travail. Le battage et la perte qu’on éprouve en plâtre qui s’est solidifié trop vite et qui n’a pu être employé augmentent le prix du plâtre ordinaire; mais il nous est impossible de déterminer le prix de revient dans ce cas. . ? „
- Le sac de plâtre aluné ne pèse que 20 à 22 kil. : sa prise, comme nous l’avons déjà dit, se fait lentement, et tout le plâtre aluné gâché peut être employé sans perte, puisque, si on laisse tomber de ce plâtre gâché, on peut le relever et en . faire usage ; ce qui ne peut se faire avec le plâtre ordinaire.
- Le plâtre aluné peut encore, 10 en raison de sa solidité, être appliqué en couches très-minces, et ces couches sont plus résistantes que celles faites avec le plâtre ordinaire, quoiqu’elles soient plus épaisses; 2° en raison de ce qu’il ne prend pas vite et n’est pas perdu, si l’ouvrier est forcé de suspendre son travail, puisqu’il peut être employé 1 et même 2 heures après qu’on l’a mêlé avec l’eau. ‘ .
- Si l’on compare le prix du plâtre aluné avec le prix du plâtre fin destiné au moulage des objets d’art, on voit que la différence n’est pas la même que pour le plâtre destiné .aux bâtiments; en effet, le prix du plâtre ordinaire est plus élevé dans certains cas, car on sait qu’il est des plâtres destinés au moulage qui sont payés de 1 fr. 50 jusqu’à 10 fr. le sac de 25 kil.
- .Le prix assez élevé du plâtre aluné de MM. Greenwood, et Savoye tient à des circonstances particulières, qui disparaîtront avec le temps; ces circonstances sont le prix de la matière première (du gypse), qui, peu employée jusqu’à présent, ne s’exploitait pas en grande quantité. L’élan donné par la fabrication de MM. Greenwood et Savoye, l’usage frauduleux qu’on paraît faire de ce gypse pulvérisé dans la fabrication du papier, semblent avoir fixé l’attention des propriétaires de carrières de gypse. Déjà des propositions ont été faites à MM. Greenwod et Savoye à ce sujet, et, au lieu d’une seule carrière ex-
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- ploitée, on en compte déjà quatre en exploitation : il est donc probable que
- la concurrence fera baisser le prix de ce produit, et que la baisse du prix de la matière première amènera une économie dans la fabrication et, par conséquent, une baisse dans le prix du produit lui-même. * > §
- Il résulte des recherches que nous avons faites,® ;
- -, 1° Que le plâtre provenant du gypse préparé par les procédés importés par
- ^ MM. Greenwood et Savoye peut être facilement mis en usage par le premier maçon venu; • ',* ^ 5
- 2° Qu’il peut servir à faire des enduits qui acquièrent une grande dureté et qui résistent parfaitement à l’action de l’air et de l’eau, dans les constructions exposées aux alternatives de sécheresse et d’humidité; -
- 3° Qu’on peut l’employer pour faire des stucs d’une très-grande beauté, et qui sont plus durs, plus homogènes et plus faciles à polir que les stucs préparés avec le plâtre ordinaire; ^ ® .
- 4° Que ce produit convient parfaitement pour mouler des objets d’art, statuettes, bustes, bas-reliefs, médailles, etc., qu?il fournit des produits qui résistent mieux que les plâtres moulés et qui ont l’aspect du marbre (1 );
- ’ 5° Que ce plâtre, mêlé avec des proportions diverses de sable, puis gâché, fournit une composition particulière qui se durcit et qui prend une très-grande solidité. * ^
- En résumé, le comité des arts chimiques, auquel M. Gourlier, membre du comité des arts économiques, s’est réuni, est d’avis que les produits présentés àja Société par MM. Greenwood et Savoye peuvent être employés avec succès dans un grand nombre de travaux.
- En conséquence, il vous propose \0 de remercier les auteurs de leurs communications; 2° de faire imprimer le présent rapport dans votre Bulletin, et de le renvoyer à la commission des médailles. ; , ^
- Le rapporteur ne terminera pas ce travail sans vous faire observer qu’il serait de la plus haute importance que la Société fit examiner quels seraient les résultats de l’application des procédés de MM. Greenwood et Savoye aux gypses et aux plâtres qui, dans nos départements, ne donnent, après la cuisson, que des plâtres peu résistants et se détruisant rapidement à i’air. Si ces plâtres pouvaient être employés avec le même avantage que ceux préparés à
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- (1) Les mouleurs qui ont employé le plâtre de MM. Greenwood et Savoye sont MM. Mercier, avenue de Clichy, 13, aux Batignolles; Vincent, rue Neuve-Saint-François, 14, au Marais ; et le mouleur de M. Barre, sculpteur, rue des Marais-Saint-Germain, 14. m .
- Quarantième année. Septembre 1841. y * 49 *
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- la fabrique d’Alfort, cette application du procédé de MM. Greenwood et Savoje serait d’une grande importance (1 )% *- {• * r
- ^ -- ’ /*j ♦ Signé-. Kj Chevaje-uer^ ^apporteur, v
- Approuvé en séance, le 30 juin \ » *’ ». ^ - 'v,~-
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- DORURE.
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- R jpport fait p ar M * Péligost * cm nom du comité des étrts-
- chimiques, sur le procédé de dorure par la voie humide de ".M- ElkingtOR? rue du Temple, u 34.
- * f. M. -Elkington a soumis au jugement de*la Société des bijoux eu cuivre et
- en laiton, dorés par le nouveau procédé pour lequel il.a pris un brevet d’importation en 1836. - ^ ^ e ^ ..
- Gn sait que la dorure du cuivre, du laiton et du bronze s’exécute, en généra!, par l’intermédiaire du mercure; la pièce à dorer étant chauffée jusqu’au rouge, on la/ décape au moyen de l’aeide nitrique ou de l’acide sulfurique étendu d’eau : lorsque le métal est bien nettoyé, lor squ’il offre un éclat métallique bien.“uniforme, on le lave à grande eau et on le fait sécher en le frottant avec de la sciure de bois. v ï ^ ^
- Après ces opérations préliminaires, on applique sur la pièce, mouillée d’une dissolution de nitrate acide de mercure, un amalgame d’or, fait ordinairement avec une partie d’or et huit de mercure : l’ouvrier, à l’aide de la gratte-bosse, espèce de pinceau fait avec des fils de laiton, répartit cet amalgame le plus également possible ; puis la pièce, lavée de nouveau et séchée % est chauffée peu à peu à la température nécessaire pour volatiliser tout le mercure. *j * " --
- * Arrivée à ce point, la pièce dorée offre une couleur jaune sale, et est prête à recevoir à volonté, par de nouvelles opérations, le mat ou le bruni. .
- L’emploi du mercure, dans l’art du doreur comme dans les autres arts dans lesquels on fait usage de ce métal, occasionne aux ouvriers exposés à sa vapeur de très gra ves affections : on se rappelle que,, en 1 816, M. Ravrio, poussé par un noble sentiment d'humanité, fonda un prix en faveur de celui qui rendrait plus salubre cet art qu’il avait lui-même pratiqué longtemps avec distinction; on sait avec que! bonheur les intentions de M. Ravrio furent remplies par M. d’Jrcet, auquel l’ïnstitut décerna le prix : bien que tous les
- (îj t,a .Société d'encouragement, dans sa séance générale d». i l août 1&41, a décerné une médaille d’argent à MM. Greemoood et Savoye. (Yoye&Jïullêtw d’août, p. 331.)
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- ' DOfcURÏféV’
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- doreurs ne profitent pas des appareils de ventilation indiqués par ÎVL cïArcet, on peut dire que les travaux de notre collègue ont exercé une heureuse
- influence sur cet art éminemment insalubre. * *' ; 'V ’**/ v‘
- Néanmoins, tel qu’il a existé jusque dans ces derniers temps, l’art de dorer le bronze et le laiton réclamait encore d’importantes améliorations : le procédé par le mercure exige un temps et une main-d’œuvre considérables'; le mercure qui sert à transporter l’or sur le métal se trouve perdu; l’application de l’amalgame ne peut se faire que sur des pièces d’une certaine épaisseur', offrant une résistance convenable an frottement qu’elles doivent subir ; l impossibilité d’obtenir un amalgame parfaitement homogène obligea employer, pour couvrir uniformément la surface du métal, une quantité d’or assez forte pour que" les objets dorés ne puissent pas toujours remplir une des conditions de débit les plus importantes aujourd’hui, le bon marché. Enfin la volatilisation du mercure offre, pour le voisinage des ateliers de dorure, deS cbaftces d’insalubrité qui •rendent difficile et souvent onéreuse l’installation de ces -établissements. ‘ Les divers inconvénients que nous venons de rappeler ont provoqué depuis longtemps des tentatives pour dorer soit par des procédés mécaniques qui dispensent de l’emploi du mercure, soit par des dissolutions d’or : la propriété bien connue que possède For d’être précipité de sa dissolution par presque tons les métaux a été mise à prolit pour dorer le fer et l’acier au moyen du chlorure d’or dissous dans l’éther; mais les essais qu’on a faits pour dorer le laiton par voie humide avaient été jusque dans ees derniers temps sans aucun succès. :"V y •- 'r , ' 'y -y-'--
- Il était réservé à M. Elkington de créer ce nouvel art et de le porter immédiatement à un remarquable degré de perfection : son procédé de dorure par voie humide présente déjà un grand développement; il est surtout applicable à des pièces de bijouterie trèsMninces, estampées ou à réseau, qu’il serait sinon impossible, au moins très-difficile, de dorer par tout autre procédé : ces pièces, dorées par M. Elkington, Forment désormais comme une nouvelle et importante branchedecommercey t , < : s --:y
- Ge procédé repose sur la propriété qüe possède l’oxyde d’or de fournir avec les alcalis une combinaison saline soluble dans l’eau, combinaison dont l’existence â été mise hors de douté par les importantes recherches faites sur ce métal par nôtre collègue Péil&tïev : les pièces de cuivre ou de laiton immergées dans ce liquide, après avoir été bien décapées , se recouvrent, à rinstant; d-fime couche frèSHiniferme d’or doué de tout l’éclat propre à ce métal.
- ! Gomme dans le procédé de dorure par lé mercure, l’opération pratiqué^ par M. Elkington présente trois périodes distinctes : 1e le décapage; 2° le dorage; 3° la mise en couleur* y ^ v ; juo j : V "
- - Lé décapage s’exécute à l’àidè des ffloyèris conmié et usités par les doreurs
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- et par les estampeurs : les pièces étant recuites dans des caisses en tôle, on les déroche en les faisant bouillir avec de l’acide sulfurique faible ; puis on lçs dessèche avec soin. * ® ^ * ' * <.'* *-v, •...
- On les décape ensuite avec de l’acide nitrique concentré, puis avec le même acide auquel on a ajouté de la suie et du sel; après les lavages convenables, on les desséche de nouveau au moyen de la sciure de bois un peu chaude.
- La préparation du bain de dorure constitue la partie nouvelle et délicate du procédé : on dissout l’or dans l’eau régale, et on étend la dissolution produite d’une assez forte proportion d’eau ; puis on y ajoute peu à peu un grand excès de bicarbonate de potasse cristallisé. La liqueur alcaline, contenue dans un vase de fonte ou de porcelaine, est portée à l’ébullition pendant deux heures environ ; au bout de ce temps, on essaye le liquide en y trempant quelques pièces : quand le dorage réussit bien, on y plonge successivement, pendant quelques secondes, les pièces décapées. Cette immersion dans le liquide bouillant est précédée d’une première immersion dans l’acide nitrique fort,* d’un nouveau lavage à l’eau, puis d’une seconde immersion dans une eau tenant en dissolution une très-petite quantité de nitrate acide de mercure, f j
- En sortant du bain de dorage, les pièces sont de nouveau lavées; puis on procède & leur mise en couleur, qui se pratique avec les mélanges usités dans les autres ateliers de dorure au mercure. On sait que cette opération consiste à tremper les pièces dans divers mélanges salins, notamment dans un mélange de nitre, d’alun, de sulfate de fer et de sulfate de zinc; puis à chauffer presque jusqu’au rouge les pièces mouillées de cette dissolution :> elle a pour objet de rehausser la couleur et l’éclat de l’or, que ces pièces
- présentent uniformément.' / ' , „
- On voit, en résumé, que tout le procédé de M. Elkington consiste dans la précipitation de l’or de la dissolution alcaline par le métal qu’on y introduit pour qu’il réussisse, il est indispensable que les pièces à dorer soient parfaitement bien dérochées, décapées et nettoyées. Les opérations qui précèdent et, qui suivent le dorage sont les mêmes que celles qui sont pratiquées dans les ateliers de dorure par le mercure; elles offrent à tous les doreurs la même importance et les mêmes difficultés. ^ ; ^ h >. miu cilf j! : sr.1
- Dans le procédé de M. Elkington, les objets dorés sont recouverts d’unef couche d’or infiniment mince, tellement mince que le poids de }’or qui recouvre, une surface de 1 décimètre carré varie, d’après les analyses qui ont été faites, de 2 à 4 centigrammes : cette quantité d’or superposée ne pouvant pas être augmentée à volonté, comme dans la dorure au mercure, il serait à craindre que les objets dorés par la voie humide ne présentassent pas la solidité qu’on peut obtenir ou qu’on obtient parles anciens procédés. , ;5 rj;,-;
- Cette crainte ne serait pas fondée ; car, s’il est vrai que l’application suc-
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- cessive d’un grand nombre de couches d’or amalgamé offre la faculté de produire une dorure solide et durable, il est vrai aussi que, à moins de circonstance s exceptionnelles, la concurrence et, par suite, la nécessité de produire à bas prix font que les doreurs modernes usent peu de cette faculté : ils se contentent presque toujours d’appliquer la quantité d’or strictement nécessaire pour que la surface du cuivre ou du bronze paraisse uniformément dorée ; mais le procédé par voie humide offre cet avantage, que les objets dorés sont recouverts d’une couche d’or parfaitement régulière et homogène, l’or étant transporté sur ces objets à l’aide d’un liquide qui mouille et pénètre dans toutes leurs parties, quelles que soient leurs formes : on évite donc complètement ces solutions de continuité, qui sont la cause de cette oxydation par places, de ces piqûres qu’on remarque si souvent sur les bronzes dorés par l’intermédiaire du mercure. , . # « • -
- Une expérience bien simple prouve toute la perfection qu’offre, sous ce rapport, le nouveau procédé : si on trempe pendant quelques instants, dans de l’acide nitrique dilué, une pièce dorée par voie humide, le cuivre disparait peu à peu, tandis que l’or qui le recouvrait reste et conserve la forme primitive de l’objet dans toute sa pureté. > » w ^
- L’existence même de cette couche d’or si mince montre avec quelle uniformité ce métal était réparti sur tous les points de l’objet doré ; de plus, cette possibilité d’employer une aussi petite quantité d!or permet de remplir la condition de bas prix, essentielle surtout pour la bijouterie dorée, à laquelle convient si bien le procédé de M.Elkington. Ainsi la dorure de douze douzaines déboutons de gilets n’est payée, à M. Elkington, quel fr.75c. ; celle de douze douzaines de coulants de bourse, 5 francs...; etc.: de telle sorte qu’on peut dire que, de tous les 'vernis qu on peut appliquer sur le cuivre et le laiton pour empêcher leur oxydation, celui-là qui consiste à les recouvrir d’or sur toutes leurs surfaces est le plus parf ait et le moins coûteux. ;
- : Nous avons dit déjà que le procédé de M. Elkington n’était applicable qu’à des pièces assez minces; ainsi les bronzes pour les pendules, les flambeaux, etc., ne peuvent pas être jusqu’ici dorés facilement parla voie humide : il faut probablement, pour que cette dorure réussisse, que l’objet à dorer prenne immédiatement la température du bain dans lequel on le plonge ; ce qui né peut pas avoir lieu pour ces derniers objets, parce qu’ils offrent une trop forte masse métallique. La dorure au mercure continuera donc à être employée pour les bronzes dorés, à moins, toutefois, qu’on ne rende entièrement pratique le procédé électro-chimique pour dorer l’argent et le laiton, qu’on doit à M. le professeur de la Rive. On sait que cet illustre physicien de Genève est parvenu , à l’aide d’un courant électrique, à transporter l’or en couche adhérente et uniforme sur des objets en cuivre ou en argent, offrant des dimensions assez grandes ;
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- il serait bien a : désirer que cè procédé reçut promptement Téxlénsion qu’iP paraît devoir acquérir.-' v-;T -'"'«U'-' =tt ;-tt ?" 'UTu-ttvvîK'ü 'Tt;.< .
- En résumé, votre comité a suivi avec le; plus vif intérêt les diverses opérations de dorure par voie humide-pratiquées sous ses yeux par le procédé de M. Elkington : il a été frappé de l’importance, de la régularité, de la facilité d’exécution de cette nouvelle méthode de dorure.: * = c ; frurt-h, »
- 11 vous propose, en conséquence, de remercier M. Elkington de sa coranui-, nication et de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (1).
- ’ VK>’?‘ " ; *é.;. ; : « k»p : * Signé Eugène Péligot, rapporteur. '•
- Approuve en séance, le 30 juin ,4844 -up .4- -fr /
- ",, ' '“h A Ht;.. t ' V-'5 * ; *,<
- r'.. '/ . -------—--------—---------------------:-
- NOTICES INDUSTRIELLES
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- V--ul; T'/Il-V!-K Î.-’. J:
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères. •
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- T'; Jfur \W'
- ?
- ...t# . ABJFS. MECANIQUES.; >
- , - 1- •;
- Moyen de remédier aux accidents causés par Vexplosion dm chaudières à vapeur à bord ' Ti . T;- : '-t. ! des bateaux • par M. le baron Séguier. 1 t a:’ : = . : , -
- Pour établir des appareils qui puissent expîosionner , sinon sans préserver la vie dès hommes placés dans leur voisinage, du moins sans endommager le navire qui les renferme, il suffit, suivant Fauteur, d’adopter, dans là Construction d%n générateur, Iè principe de la division , tant pour la masse de liquide à vaporiser que pour la vapeur formée, tin générateur composé d’une série de capacités d’fin faible diamètre, toutes distinctes, quoique toutes solidaires, s'exécutera par fractions-; avec une extrême eom*> modité de main-d’œuvre 5 de la tôle minee pourra être employée dans sa construction : la transmission du calorique, plus rapide au travers d’une minces paroi de fer ou de cuivre, assurera à des générateurs ainsi exécutés une plus grande production ; ils jouir ront encore d’une plus longue durée. L’expérience a depuis longtemps prouvé que les plaques minces, recouvertes d’eau, résistent bien plus longtemps à;l’action du feu que les plaques épaisses. Les réparations dans de tels appareils s’opèrent en substituant des parties neuves aux parties usées : le producteur de vapeur n’est pas raccommodé; il est remis à son premier état; une permutation même dans la position des parties permet de les user toutes également, eu les soumettant, chacuneà leur tour, à Faction destructive du foyer. En cas d’avarie partielle , la vaporisation peut être continuée après une simple suppression de communication avec les parties avariées. 1 ~ Jl~- ' '
- L’auteur a mis en expérience pratique un appareil s vapeur de la force de vingt chevaux, construit d’après cette pensée. L’eau et la vapeur étaient renfermées dabs dix-
- (1) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné la médaille d’or à M. Elkington. (Voyez Bulletin d’août, p. -332.)
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- ..Si
- NOTICES INDUSTRIÊTLTÈS.
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- sept.bouilleurs de 56 centimètres de diamètre et de 4 mètres de long. Il a pu faire déchirer, par l’action de la tapeur, une de ces capacités : l’explosion, ainsi réduite À tj, n’a présenté d’autres risques que ceux de la brûlure par l’eau et la vapeur. ' s
- Plusieurs constructeurs ont mis en pratique avec succès les principes de construction dont il s’agit. {Acad, des sciences, 26 juillet 1841.) '
- .yvi:., :,Nom ems système de pavage et de dallage; par M. Polouceau. “ 1
- Après avoir reconnu le peu de solidité du pavage ordinaire en pierre, et les inconvénients qui en résultent pour le roulage, par les cahots qu’il fait éprouver aux voitures, l’auteur a été conduit à employer des pavés en terre cuite, auxquels il donne la forme qui les rend les plus propres à résister à îâ destruction. Au moyen de l’argile plastique combinée avec des sables, des ciments et des charbons pulvérisés, il assure être parvenu à obtenir des poteries de forte dimension, qui sèchent bien sans se fendre, supportent un feu très-fort sans se vitrifier et se déformer. Ces poteries sont d’une pâte grenue et non glissante , font feu au briquet, résistent aux chocs et aux frictions du fer et de la fonte, de la même manière que la roche de bon grés, et sont beaucoup plus imperméables. “
- Les pavés qu’il forme de cette pâte sont des prismes à six pans dont les joints sont ou perpendiculaires ou obliques au mouvement des roues , et n’ont pas l’inconvénient des pavés placés en diagonale, parce que les angles de l’hexagone sont plus forts que ceux du rectangle, avantage qui a été augmenté en abattant les arêtes du prisme par autant de petits pans coupés de 3 à 4 centimètres de largeur : le vide triangulaire qui résulte de cette résection des arêtes est utile pour le coulage du bitume avec lequel l’auteur soude ces pavés entre eux. ® : :i * . .. . ,
- Chaque pavé est percé, au centre, d’un trou vertical, et porte sur le pourtour, â moitié de sa hauteur , une demi-gorge dans laquelle se loge le bitume de soudage, qui agit ainsi plus efficacement pour rendre les différents pavés solidaires entre eux et prévenir les abaissements partiels -, pour rendre ce soudage plus aisé, les faces verticales du pourtour des pavés sont biluminées au sortir du four et avant le refroidissement. *
- Les pavés sont d’une si grande précision de forme, que leur assemblage est très-facile; et leurs joints sont si étroits, que les roues ne peuvent jamais s’y engager. Malgré cette absence de sillons, le pied des chevaux prend bien sur ces pavés, dont la surface ne devient jamais polie , et, comme elle ne s’arrondit pas, il y a beaucoup moins de disposition au glissementÿ d’ailleurs, les trous des centres des pavés et les cavités triangulaires du pourtour, étant remplis de gravier garni de bitume, offriront autant de points d’arrêt pour les pieds* des chevaux. ( Aead. des-sciences > 26 juillet 1841. )
- . s ARTS CHIMIQUES. .. \ '
- Affinage de là fonte, au. moyen de. la chaleur perdue des hauts fourneaux ; par
- M. d’Andelarre. ] ; n
- L’auteur a obtenu da fer en travail régulier au moyeu d’un nouveau four à puddler uniquement chauffé par le gaz- du gueulard d’ün haut fourneau au charbon de bois.
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- Ce four peut affiner 3,000 kil. de fonte par jour, quantité plus grande que celle produite parle haut fourneau lui-même : ce résultat montre que la chaleur perdue d’un haut fourneau suffit pour transformer en fer en barre toute la fonte qui en provient. * t Les avantages obtenus de ce système sont les suivants : 5g ? v uv . !
- 1° Économie totale du combustible d’affinage; 2° qualité de fer améliorée ; 3° le * déchet est nul (5 p. 0/0 au lieu de 20 p. 0/0); 4° enfin la marche du fourneau est améliorée.
- ( Acad, des sciences, i6 août 1841. ) ,• : ... ... . . . . .
- , . . .• , ..: .u U‘- u uv i.ü . ; •* ' *. - «'
- Réduction de la fonte en fer doux, par le procède de M. Faber-Dufaur, directeur de l’usine , , de Wasseralfngen (royaume de Wurtemberg'). : ,v:<v
- L’auteur, frappé de la perte considérable qui résultait de l’expulsion des gaz combus-. tibles produits dans le travail des hauts fourneaux, s’est occupé, depuis plusieurs années,., des moyens d’appliquer ces gaz à l’affinage de la fonte et au travail du fer. L’usine qu’il dirige s’alimente de 3/4 de minerai de fer oxydé hydraté, provenant d’une couche située à la base des terrains jurassiques, et d’un quart de minerai en grains.L’influence du premier minerai donnait aux fontes de cette usine une qualité si mauvaise pour l’affinage , que l’on était obligé de les convertir exclusivement en objets moulés. . ,
- M. de Faber, sans altérer en rien la marche de ses hauts fourneaux, a obtenu de ces fontes un fer qui se travaille parfaitement à chaud et à froid, se soude bien, n’offre ni pailles ni gerçures, est, en un mot, d’une qualité supérieure. .
- Le premier four à gaz mis en activité, en 1837, par M. de Faber est un four à mazer, dit four de finerie, dans lequel la fonte est coulée rouge, au sortir du haut fourneau, el où l’affinage se fait à l’air chaud. , ^ v ;
- En 1838, M. de Faber a monté et conduit à bien un four à puddler; enfin, en 1839, il a complété ce système de fabrication du fer par un four à réchauffer et à souder au gaz.
- Ces divers fours marchent constamment, et produisent annuellement, en roulement régulier, 500,000 kil. de fer de tous échantillons,.'. ,
- C’est pour obtenir une puissance motrice plus forte que celle fournie parles roues hydrauliques, et travailler en même temps les fontes d'un troisième haut fourneau quèl’on construit d’après le système Faber, que l’on monte en ce moment des machines à vapeur. Ainsi le travail complet de l’affinage du fer par les procédés les plus parfaits s’opère, à Wasseralfingen, par la combustion des gaz, sans aucun autre emploi de combustible; et ce qu’il y a de remarquable, c’est que, en améliorant considérablement la qualité du fer, M. de Faber a, par ses procédés, réduit des 3/4 au moins la somme des déchets que donne la fonte dans les procédés ordinaires d’affinage et de puddlage; ce résultat tient sans doute à l’accélération du travail, due à la grande intensité delà température obtenue par la combustion des gaz, et à la puissante action réductrice qu’exerce le chalumeau à gaz, et aussi à la facilité avec laquelle on règle, au moyen de robinets et de vannes, suivant les besoins de la fabrication, la proportion relative d’air et de gaz combustibles injectés dans les fours. (Acad, des sciences, 16 août 1841.) s 4 f
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- f PROCES-VERBAUX. 389
- ' - I .
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- , Séance extraordinaire du 4 août 1841. .
- Correspondance. M. îe ministre de l’agriculture et du commerce, en faisant connaître qu’un congé définitif a été délivré par le directeur de l’école d’arts et métiers de Châ-lons au jeune Louyot, qui occupait l’une des places à trois quarts de bourse affectée à la Société d’encouragement, invite la Société à lui présenter un candidat pour remplacer cet élève .
- M. Benoît, ancien membre-adjoint du comité des arts mécaniques, rappelle qu’il a soumis au jugement de Société, 1° un nouveau procédé de foulage du drap par percussion -, 2° des foulons à percussion modérables qui réalisent ce procédé. Il annonce avoir installé des appareils de ce genre dans la fabrique de draps feutre de MM. De-pouilly, Gouin et compagnie, à Puteaux, où les commissaires de la Société pourront les voir fonctionner. - .
- M. Careau, lampiste, rue Croix-des-Petits-Champs, annonce que, tout en améliorant la fabrication de scs lampes mécaniques, il est parvenu à en baisser considérablement le prix j il demande que la Société fasse examiner ces produits.
- M. Àubugeau, au Havre (Seine-Inférieure), adresse un mémoire avec dessins sur quelques modifications qui peuvent être facilement introduites dans la construction des machines actuelles des bateaux à vapeur, et qui procureront une grande économie de combustible.
- M. Delevaux, directeur des mines de Sully (Saône-et-Loire); rappelle qu'il a adressé à la Société, en 1839, des renseignements sur un nouveau système de chemin, destiné à l’exploitation des mines de houille, et qui fonctionne avec succès depuis cette époque.
- MM. Bertrand et Feydeau, fabricants de conserves alimentaires à Nantes, adressent qqatre modèles de bouteilles, avec bouchons de verre, destinées à contenir des substances alimentaires conservées par l’action de la chaleur de l’eau bouillante.
- M. Lacroix, imprimeur-lithographe, à Melun, adresse les résultats d’un procédé qui permet de graver, avec une grande célérité, sur pierre, marbre et tous les métaux, soit en relief, soit en creux.
- Objets présentés. M. Winnerl, horloger, rue Notre-Dame-des-Champs, 52 bis, présente une modification qu’il a ajoutée aux échappements des pendules, et fait connaître les divers mécanismes qu’il a employés pour ses compteurs d’observation de précision:
- M. Nodier, rue Montholon, 20, présente des dessins donnant des détails de son système à moudre le blé j
- M. Lange de Beaujour, rue Bellefond, 20, un nouveau fusil;
- M. Perrin, du Havre, des échantillons de savons composés par un nouveau moyen, et d’huile de baleine, épurée et désinfectée, propre à tous les usages auxquels ou emploie l’huile de colza ;
- Quarantième année. Septembre 1841. 50
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- 390 PROCÈS-VERBAUX.
- M. Desche fils, rae du Faubourg-Saint-Martin, 18. des objets de sellerie, en alliage, imitant l’argent, et des planches pour l’impression en relief des tissus ;
- M. Garcenot, de Dijon, un nouveau système de cheminées propre à économiser le combustible.
- M. Cordhomme, rue des Saints-Pères, 22, annonce avoir découvert un moyen de rendre l’eau de mer salubre et potable, sans emploi de feu ni d’alambic.
- ' H est fait hommage à la Société, i ;
- 4° Par MM. Leblanc et Raulin, d’une planche lithographiée montrant les coupes géologiques et topographiques des environs de Paris;
- 2° Par M. Aubaine, architecte, à Beauvais, d’un ouvrage intitulé Traité du mesurage des bois d’après le système décimal et métrique, concilié avec les anciens usages et les besoins du commerce; -
- 3° Par la Société royale d’agriculture de Lyon, de la lre livraison du tome IY des Annales des sciences physiques et naturelles, d’agriculture et d’industrie;
- 4° Par la Société d’horticulture, de la 165e livraison (juillet 1841) de ses Annales;
- 5° Par la Société d’agriculture et de commerce du département du Yar, du numéro de juin.1841 de son journal,-
- 6° Par la Société d’agriculture et des arts de l’arrondissement de Dôle, du n° 2 de son journal;
- 7° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro d’août 1841 du Journal des connaissances nécessaires,*
- 8° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro d’août 1841 des Annales de Vagriculture français?. s
- Rapports des comités. M. Chevallier expose que les commissions des fonds et du Bulletin ont délibéré sur la proposition, qui leur a été renvoyée, de joindre à la lettre de remercîments qui sera adressée à M. le général Tchefkine, chef d’état-major du corps des mines de Russie, pour le don qu’il a fait à la Société de VAnnuaire des mines de Russie, soit un nombre d’exemplaires du rapport de M. Combes sur cet intéressant ouvrage, soit un exemplaire du Bulletin.
- Les commissions ont considéré qu’un tirage à part du rapport offert à M. le général Tchefkine prouvera le prix que la Société d’encouragement attache à une publication renfermant de précieux documents pour les arts, les sciences et le commerce, et qui montre que l’exemple de l’organisation du corps des mines en France n’a pas été sans -influence sur celle des ingénieurs russes. -
- Les commissions ont pensé qu’il serait utile pour la Société d’avoir en Russie un correspondant qui, par sa position et ses connaissances, fût à même de lui faire connaître le développement que l’industrie et le commerce ont acquis dans ce pays. Sous ce rapport, elle trouvera dans M. Tchefkine un savant zélé qui s’empressera de concourir à ses vues.
- En conséquence, les commissions proposent 1° d’adresser à M. le général Tchefkine 200 exemplaires du rapport de M. Combes sur VAnnuaire des mines de Russie; 2° èe nommer cet honorable étranger correspondant de la Société en Russie.
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- PROCÈS-VERBAUX. . 391
- Ces propositions sont adoptées.
- Communications. M. le baron Thénard donne communication d’une lettre que lui â adressée M. le marquis d’Harcourt, et par laquelle, en annonçant le décès de M. le duc de Praslin, il fait connaître l’intérêt que son beau-père portait à la Société d’encouragement. Dans un acte de dernière volonté, M. le duc de Praslin s’est exprimé ainsi : « Je lègue à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale une rente « de 40 fr. sur le grand livre, afin que cette somme représente toujours ma souscrip-« tion à cette Société si utile et qui a rendu tant de services à la France. Je dé-« sire que cet exemple puisse être suivi, afin que cette institution, si éminemment na-<c tionale, voie ses ressources s’accroître, au lieu de diminuer, à la mort des membres « qui imiteraient mon exemple. »
- M. le président propose de consigner cette partie de la lettre au procès-verbal, et d’inviter M. le baron de Gèrando à la relater dans la notice qu’il doit lire, dans la prochaine séance générale, sur la vie et les travaux de M. le duc de Praslin. (Approuvé.)
- Séance générale du 11 août 1841.
- Nous avons donné dans le Bulletin d’août les détails de cette séance, qui s’est terminée par le renouvellement du bureau et des comités. Le président, l’un des vice-présidents, le secrétaire, les secrétaires adjoints et le trésorier ont été réélus, ainsi que les membres sortants des divers comités, à l’exception de M. le vicomte Héricart de Thury, membre du comité des arts mécaniques, nommé censeur, en remplacement de M. le duc de Praslin, décédé. ,
- M. Dumas, membre de l’Institut, succède, dans les fonctions de vice-président, à M. le comte de Lasteyrie, démissionnaire, maintenu comme vice-président honoraire.
- Séance du 25 août 18 41.
- Correspondance. M. Lavallée , directeur de l’école centrale des arts et manufactures, annonce que cinq élèves internes à l’école, en partie aux frais de la Société d’encouragement, viennent de terminer leurs études de l’année scolaire 1840 à 1841, et que le conseil des professeurs, d’après les examens subis et les travaux de ces élèves, les a déclarés aptes à passer dans la première division. M. Lavallée pense que la Société verra avec satisfaction que ces élèves continuent de se montrer dignes de ses bienfaits, et qu’elle s’applaudira d’avoir si utilement placé ses encouragements, puisque trois d’entre eux sont les premiers sur la listé par ordre de mérite de leur division.
- Objets présentés. M. Journel, mécanicien, rue des Trois-Paviîlons, 11, demande que la Société fasse examiner une nouvelle turbine, qu’il appelle veine virtuelle.
- M. Mallet, rue des Yieux-Àugustins, 45, présente un nouveau système de pavage des rues et des routes, sous le nom de pavage solidaire ;
- M. John Mille, rue Bayard, 19, un instrument de mathématiques imaginé par
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- 392 PROCÈS-VERBAUX. ^ '
- ' ^ / - *
- MM. Coyen, Leblanc et lui, et propre à rapporter, copier et réduire des plans, à trouver les contenances de toutes les surfaces, etc.; ;
- M. Combes (Jean), aux Champs-Elysées, un appareil propre à être adapté aux
- bateaux; _
- M. Hurez, rue du Faubourg-Montmartre, 42, un appareil de chauffage domestique,
- dans lequel on peut utiliser l’anthracite ;
- M. Vogt, rue delà Roquette, 74, un poêle çt une cheminée en terres de diverses natures, qui prennent, à la cuisson, des couleurs différentes et combinées, de manière que le résultat de ce travail ressembleà une marqueterie faite sur faïence ;
- M. Bastien, rue Neuvc-de-la-Fidélité, 26, des modèles de verres à double paroi.
- II est fait hommage à la Société, ' '
- 1° Par M. Giovanni Adorni, d’une notice en langue italienne sur la vie et les travaux de M. le comle Stefano Sanvitale;
- 2° Par M. de la Chauvinière, d’une notice historique sur M. le duc de Doudeau-ville; . • _
- 3° Par M. Flaugergues, professeur des sciences appliquées à l’école d’artillerie navale, d’un mémoire sur les machines électro-dynamiques^;
- 4° Par la Société d’encouragement de Berlin, de plusieurs cahiers de ses publications comprenant le 2e semestre de 1840, janvier et février 1841 ;
- 5° Par M. Roret, du. d’aoùl 1841 du journal le Teehnologiste $
- 6° Par M. Jules Desportes, du n° 31 du journal le Lithographe -7° Par la compagnie hollandaise, d’un exemplaire du rapport fait, en 1832, à l’Académie des sciences sur le bouillon de viande.
- Rapports des comités. M. Guérin Vary fait connaître qu’il aurait soumis à la délibération du conseil le rapport sur les creusets envoyés par M .Binon, de Sens, si cefabri-cant n’avait point été inscrit au concours pour l’établissement d’une fabrication de creusets réfractaires. Les essais auxquels ses produits ont été soumis ont fait désirer au comité des arts chimiques de les multiplier. M. Pinon venant d’envoyer de nouveaux échantillons de creusets et de cornues de grande et de petite dimension, les essais vont être repris, et il en sera rendu compte ultérieurement.
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de FÉperon , 7.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. (N° CCCCXLVIII.) OCTOB. 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — marine.
- Rapport fait par M. de la Morinière, au nom du comité des arts mécaniques , sur un nouveau système de ridage pour les haubans des navires, présenté par M. Huau.
- M. Huau, mécanicien à Brest, a présenté à la Société un système de ridage pour les haubans des navires, basé sur l’emploi d’un levier d’un nouveau genre, dont il est l’inventeur. %
- On sait qu’en général la tension qu’on doit donner aux diverses manœuvres, autrement dit cordages, s’obtient au moyen de moufles, appelées en terme de marine palans; mais pour celles de ces manœuvres qui sont appliquées aux mâts, dont la position ne doit pas varier, et qu’on appelle, par cette raison , manœuvres dormantes , on supprime ordinairement les poulies ou rouets. Le cordage qui sert à opérer lajxaction, et porte le nom de ride, passe alors simplement dans les trous annulaires d’un bloc de bois appelé cap de mouton, ou dans une sorte d’anneau de bois ou de fer nommé mocque ou cosse.
- Le ridage constitue l’opération au moyen de laquelle on tend la manœuvre par l’intermédiaire de la ride. L’énorme frottement qu’éprouve cette ride rend le travail difficile, même dans le port ; elle exige un assez grand nombre d’hommes qu’elle expose fréquemment à des accidents graves, indépendamment de ce que ce grossier moyen mécanique ne permet pas d’obtenir, pour chaque hauban, l’uniformité de tension qu’il serait convenable de leur donner, pour qu’ils concourussent également au soutien de la mâture.
- Il n’est pas besoin d’être marin pour comprendre toute l’importance d’un bon ridage, puisque de lui dépend la tenue des mâts qui, s’élevant jusqu’à 50 mètres de hauteur, doivent résister à la fois aux oscillations du roulis et du tangage, aussi bien qu’aux efforts du vent sur la voilure.
- Quarantième année. Octobre \ 841. 51
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- 394 '.arts; MÉCANIQUES. ' U’: J
- Les cordages sont susceptibles de s’allonger, surtout quand ils sont neufs , par suite des efforts qn’ils ont à supporter et des variations hygrométriques de l’atmosphère; il faut alors se hâter de les ramener à une tension convenable, sans attendre le calme pour celte importante opération. Il faut s’en occuper au milieu des coups de mer et par de gros temps, pour ne pas courir le risque de compromettre la mâture.
- Ce que nous venons de dire suffit sans doute pour, faire voir combien est imparfait l’appareil tel que nous l’avons décrit. Nous ajouterons encore que les rides en cordage sont alternativement soumises à l’action de l’humidité et de la sécheresse, d’où il résulte une détérioration rapide ; qu’enfin celles qui appartiennent aux bas haubans, se trouvant près des sabords, sont fréquemment atteintes par le feu des pièces d’artillerie.
- Malgré des inconvénients si frappants, il n’v a guère plus de dix ans qu’on a songé à remplacer Je ridage en corde par un autre appareil. Les Anglais avaient déjà publié un mécanisme fort simple, lorsqu’on est venu à employer dans la marine royale un système particulier qui, laissant encore beaucoup à désirer, a donné lieu à l’établissement d’un concours à la suite duquel plusieurs mécanismes, plus ou moins ingénieux, ont été proposés et en partie exécutés. Les choses étaient dans cet état lorsque M. Huau a imaginé ses appareils, qui, présentant évidemment des avantages sur ce qui a été fait avant lui, ont reçu l’approbation de plusieurs officiers de marine.
- Ce nouveau système se compose d’une sorte de tige dentée liée par une manille à un point fixe qui sert d’appui au hauban ; elle peut glisser dans une gaine en métal appliquée au hauban. Cette gaine doit, jusqu’à un certain point, préserver la tige dentée de Faction corrosive de l’eau de mer; elle est munie d’un ïinguet à ressort d’une formé appropriée à la denture de la tige.
- Pour opérer le ridage, on place dans un appendice qui fait partie de la boîte, un levier dont l’extrémité porte deux ou trois dents qui peuvent s’engager dans celles de la tige dentée, et opérer par là même son mouvement dans la boîte; mais, pour continuer l’opération, il faut désengrener ce levier afin de lui permettre d’attaquer les dents contiguës à celles qui viennent d’agir. Le moyen ingénieux que M. Huau a employé pour cela nous paraît tout à fait neuf : voici en quoi il consiste.
- L’œil dans lequel doit passer le boulon qui sert d’appui au levier est composé de deux coches demi-cylindriques d’un même diamètre que le boulon, communiquant entre elles par une entaille que ce boulon peut parcourir librement. Le levier a donc, en quelque sorte, deux points d’appui correspondants entre eux. Lorsqu’on élève la queue du levier pour le mettre en prise , le glissement des dents l’une sur l’autre l’oblige à reculer, et le boulon qui lui sert d’appui occupe alors la coche la plus rapprochée de son extrémité, tandis
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- que, au moment ou il doit agir sur la tige dentée, son poids seul devient plus que suffisant pour lui faire reprendre la deuxième position.
- On comprend sans doute que l’appareil de ridage qui vient d’être décrit a une course limitée par la longueur de la tige et de la boîte, qui doit être proportionnée à rallongement que le hauban pourra prendre. On conçoit également que, si cette tige venait à être faussée par suite des chocs auxquels elle est exposée, elle ne pourrait plus rentrer dans sa boîte, et l’appareil serait hors d’état de fonctionner.
- M. Huau a remédié à ces inconvénients en remplaçant la tige dentée par une chaîne à engrenage, connue dans le commerce sous le nom de chaîne Galle. Rien ne limite alors la course qu’on peut donner à la machine; la boite n’a plus, dans ce cas, que la longueur rigoureusement nécessaire à l’établissement du point d’appui du levier et du linguet.; il en résulte que, à égalité de course, ce second système doit être beaucoup plus léger, et cette considération est d’une grande importance.
- Le levier qui constitue l’invention de M. Huau, essentiellement différent du levier de Lagarousse, est un nouvel organe mécanique susceptible de recevoir d’autres applications que celle qui vient d’être décrite ; il l’a déjà lui-même employé dans la composition d’un nouveau cric, dont la monture est à~îa fois plus solide et plus légère que celle des crics ordinaires, en même temps qu’elle écarte les dangers auxquels on est exposé dans leur manœuvre, puisque les hommes, au lieu d’être placés en quelque sorte sous le fardeau qu’ils doivent enlever, se trouvent, lorsqu’on fait usage des crics de M. Huau, éloignés de toute la longueur du levier moteur.
- On pourrait encore appliquer ce nouvel agent au mouvement des guindeaux ou treuils qui servent à lever les ancres, et sont presque exclusivement employés à bord des bateaux à vapeur. L’essor que prend cette nouvelle navigation rend cette question fort importante.
- En résumé, messieurs, nous pouvons dire que M. Huau a doté l’industrie d’un nouvel organe qui peut recevoir d’utiles applications, et que par ce seul fait il s’est rendu digne de votre approbation ;
- Que déjà son procédé est employé avec avantage dans un appareil de ridage incontestablement préférable à la plupart de ceux qui ont été essayés jusqu’à présent.
- Il serait peut-être convenable, avant de décerner une récompense' à M. Huau, pour les applications de son heureuse invention, d’attendre la sanction de l’expérience relativement à la durée de ses divers appareils; ainsi, pour ce qui regarde les applications à la marine, il serait important de connaître si le système de ridage à chaîne, auquel nous donnons la préférence, pourra résister longtemps à l’action corrosive de l’eau de mer.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Cependant, bien que nous ne soyons pas encore édifiés sur la durée des appareils de M. Huau, il n’est pas moins vrai qu'ils sont dès à présent appliqués avec avantage, et qu’il est l’auteur d’un nouvel agent mécanique. En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer :
- \° De donner connaissance, par la voie du Bulletin, des nouveaux appareils de cet inventeur ;
- 2° De renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (1 ).
- Signé de la Morinœre, rapporteur.
- Approuvé en séance, le \ 4 juillet 1 841.
- Description- du nouveau système de vidage pour les haubans des navires y inventé par M. Huau.
- La fig. 1 de la pl. 840 représente une élévation latérale de la tige dentée renfermée dans sa gaine.
- Fig. 2. Vue de champ de la même.
- Fig. 3. Coupe verticale de la tige dentée. On y voit la boîte ouverte pour l’introduction du levier moteur.
- Fig. 4. Section horizontale de la boîte.
- Fig. 5. Elévation, vue de face, d’une chaîne dite de Galle, appliquée au système.
- Fig. 6. La même, vue de profil.
- Fig. 7. Section d’une partie de la chaîne, du levier et de la boîte dont le couvercle est rabattu pour engager le levier. •
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, Boîte en fer dans laquelle le levier appelle la tige dentée. Cette boîte est munie d’un couvercle.
- B, Tige dentée en fer forgé dont les dents sont légèrement inclinées.
- C, Gaine faisant corps avec la boîte A et s’attachant au hauban ; elle est destinée à garantir la tige dentée des effets corrosifs de l’eau de mer.
- D , Couvercle de la boîte A s’ouvrant à charnière pour l’introduction du levier, et portant intérieurement un anneau a, traversé par le boulon E, qui sert de point d’appui au levier.
- E, Boulon avec tête à clef de violon, qu’on passe à travers la boîte après que le levier y a été engagé, et sur lequel il se meut ; ce boulon est retend par une clavette.
- F, Levier moteur terminé par des dents 3, qui s’engagent successivement
- (I) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaille <i argent à M. Huau. (Voyez Hullelin d’août, p. 332.J
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- SCIERIES
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- dans chacune des dents de la tige B. Ce levier est percé d’un œil c d’une forme particulière qui lui permet de prendre, sur le boulon E, deux positions différentes, l’une destinée à engager les dents b dans celles de la tige B pour la faire rentrer dans la boite, l’autre de s’élever au-dessus des dents de cette tige quand, après avoir fourni sa course dans un sens, il est ramené en sens inverse. La lig. 3 montre le levier dans la première de ces positions,* on lui imprime un mouvement alternatif comme celui d’une brimbale de pompe. Quand la tige dentée , dont la longueur est réglée sur la tension qu’elle est appelée à exercer, a été amenée au point voulu et que, par conséquent, le hauban auquel elle est attachée est suffisamment ridé, on retire le levier et on ferme le couvercle de la boite.
- G, Linguet mobile sur un petit axe d et pressé par un ressort e, qui le fait entrer dans une des dents de la tige B, afin d’empêcher tout mouvement rétrograde de celle-ci. Ce linguet est muni d’une pièce saillante/, sur laquelle appuie le couvercle de la boîte quand celle-ci est fermée ; cette pression contribue à tenir engagé dans les dents de la tige le linguet qui s’appuie contre la petite traverse g, quand on le dégage pour dérider.
- h, Mentonnet faisant corps avec la boite et servant de guide à la tige dentée. HH', Manilles dont l’une H, attachée à la gaine C, est fixée au hauban que l’on veut rider, et l’autre IL, liée avec la tige dentée, s’acelxiclie au point de résistance.
- I, Chaîne articulée et à engrenage dite Galle, dont on trouve la description et la figure dans la 31e année du Bulletin de la Société d’encouragement, page 359, et qui remplace avantageusement la tige dentée ; dans cette application, on se dispense de l’emploi de la gaine C , et on peut exercer une traction indéfinie sur les haubans.
- Les fig. 8 et 9 montrent l’application du nouveau système à un cric pour soulever les fardeaux. Le levier étant très-long, on obtient un développement de force plus considérable que par le cric ordinaire, et les ouvriers, étant placés à une certaine distance des fardeaux, sont garantis des accidents qui résultent de leur chute par l’effet de la rupture de l’appareil. (D.)
- SCIERIES.
- Rapport fait par M. Héricart de Thury, au nom du comité des arts mécaniques, sur les scieries mécaniques h pierres dures, jaspes y agates y etc., de M. Hutin, rue Saint-Honoré, 94.
- Messieurs, le 5 février 1836, nous eûmes l’honneur de vous faire connaître l’important service rendu, par M. Hutiny aux différentes industries des do-
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- reurs, des relieurs, des porcelainiers, des orfèvres, des bijoutiers, des metteurs en œuvre, etc., par l’établissement de sa fabrique de brunissoirs et de molettes à lisser, en silex de France (1). L’Allemagne, jusqu’alors, avait eu le privilège exclusif de fournir, à ces différentes professions, les pierres à brunir et les molettes, à des prix très-élevés. M. Hutin est parvenu à réduire ces prix de plus de moitié, en présentant, en outre, aux ouvriers l’avantage de trouver les brunissoirs et molettes à leur usage dans les formes et dimensions qu’ils demandent; tandis que, auparavant, ne pouvant les obtenir comme ils les voulaient, iis étaient obligés de prendre ceux qui arrivaient d’Allemagne, tels qu’ils étaient et souvent même très-défectueux.
- Sur le rapport de votre commission et vu l’importance de cette nouvelle industrie due à M. Hutin, vous lui avez décerné une médaille d’argent dans votre séance générale du 5 juillet 1 837.
- Depuis cette époque, M. Hutin a successivement apporté, dans sa fabrication de brunissoirs et de molettes, de notables perfectionnements et améliorations, et, en vous les faisant connaître dans notre rapport du 26 avril 1839, nous vous avons annoncé que, après nous avoir affranchis du tribut que nos professions de doreurs, de relieurs et lisseurs payaient à l’étranger, aujourd’hui, M. Hutin fournissait l’Angleterre et l’Amérique, concurremment avec l’Allemagne, et que .ses brunissoirs et ses molettes de grandes dimensions, à raison de leur forme et de leur précieux fini, obtenaient même la préférence sur ceux de Saxe et du Palatinat.
- Le succès qu’a obtenu M. Hutin, dans ,1e travail des pierres dures, l’a engagé à créer une scierie mécanique pour une autre industrie qui nous manquait également, celle du sciage des pierres précieuses, jaspes, agates, jades, etc., que nos minéralogistes, nos curieux, amateurs et joailliers-lapidaires étaient autrefois obligés de faire travailler à la main, ou d’envoyer débiter dans les usines du Palatinat, sur les bords du Rhin.
- Dans cette intention, M. Hutin s’est adressé à M. Delamotte, propriétaire des quatre usines du canal Saint-Martin, et, par intérêt pour cette branche d’industrie, M. Delamotte s’est empressé de lui accorder, dans son usine de la Bastille, une courroie de la force de deux hommes environ, à prendre sur la roue de cette usine.
- Au moyen de cette courroie, M. Hutin a établi 1° une scierie mécanique» horizontale pour scier les pierres dures en plaques de 0m,50 de longueur sur 0m,30 de largeur; son porte-lame descend seul, suivant un poids déterminé
- (1) Yoyez Bulletin de la Société d’encouragement, 35e année ( 1836), page 45.
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- SCIERIES.
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- par le nombre de lames et la dureté de la pierre à scier; une bricole met en mouvement une vis d’Archimède, qui élève à 0m,50 et verse sur toutes les lames, au moyen d’un excentrique, l’émeri, sans cesse agité, délayé dans l’eau et mêlé en parties égales avec du grès égrugé fin (savouré), qui, reçu dans un bassin inférieur, est repris et élevé de nouveau par la vis d’Archimède. Ce procédé, dont il est facile d’apprécier les avantages et qui aura certainement d’utiles et nombreuses applications, nous paraît mériter de fixer votre attention.
- Cette scierie, qui pourra comporter jusqu’à vingt lames au besoin, débite des tranches d’agates, de jaspes, de bois agatisés, de palmiers pétrifiés, etc., etc., dans toutes les épaisseurs, ainsi qu’on peut le voir dans les galeries de minéralogie du Muséum d’histoire naturelle.
- Et 2° une scierie à lames circulaires pour couper et détailler en plaques de moins d’un demi-millimètre d’épaisseur les agates, les jaspes, les jades et autres pierres précieuses.
- Comme dans la précédente, l’émeri est élevé, par une vis d’Archimède barboteuse de 0m,50 de longueur, sur la pierre, qui, au fur et à mesure de l’entrure des lames, avance sur un chariot au moyen d’un poids d’appel. Cette scierie est d’autant plus avantageuse et plus économique que, une fois l’appareil monté, la scie marche toute seule pendant cinq à six heures et même davantage, sans avoir besoin de personne pour la diriger, jusqu’à ce que tous les traits de scie soient entièrement terminés.
- Au moyen de ses deux scies, M. Tlutin fait, pour les minéralogistes, les curieux et les joailliers-lapidaires, tous les traits de scie qu’ils désirent, à plus de moitié du prix que demandaient anciennement les scieurs lithoglyptes, et elles ont, en outre, l’immense avantage d’éviter le grave inconvénient que présentaient les sciottes à la main, dont les traits se rencontraient rarement, au point qu’il en résultait presque toujours un noyau ou une saillie sur l’une des surfaces, et sur l’autre, au contraire, un creux ou une cavité, qui exigeaient un long travail de planissage et de perte de matière pour les faire disparaître entièrement.
- Nous vous rappellerons, messieurs, ainsi que nous vous l’avons dit dans notre premier rapport, que M. Hutin est un ancien militaire, sans fortune, qui s’est formé de lui-même, sans jamais avoir eu aucun maître; que c’est lui qui fait entièrement et qui monte ses appdlcils; que c’est lui qui nous a affranchis du tribut que nous payions anciennement à l’Allemagne pour les brunissoirs de nos doreurs et les pierres à lisser de nos papetiers et cartonniers ; que par son travail il est parvenu à faire donner la préférence aux brunissoirs et molettes faits en silex, sur ceux d’agate des bords du Rhin ; que cette industrie est devenue, entre ses mains, un objet important d’exportation;
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- ARTS MECANIQUES.
- enfin que nos minéralogistes, nos lapidaires et joailliers ne sont plus obligés d’envoyer aux scieurs lithoglyptes des bords du Rhin les pierres précieuses qu’ils veulent faire débiter et travailler.
- D’après ces considérations, nous avons l’honneur de vous proposer, 1° de remercier M. Hulin de la communication qu’il vous a donnée de tous ses appareils et procédés, sans réserve et avec le plus entier abandon ; 2° de faire insérer le présent rapport dans le Bulletin; 3° d’en faire remettre 500 exemplaires à l'auteur; 4° de le renvoyer à la commission des médailles pour examiner s’il ne convient pas d’accorder à M. Hulin une nouvelle médaille pour laquelle il s’est acquis des droits par tous les perfectionnements, les améliorations et nouvelles industries qu’il a introduits dans son établissement depuis nos premiers rapports (1). .
- Signé Héricart de Thury_, rapporteur. Approuvé en séance, le 30 juin 1 841.
- MACHINES.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur les ateliers de construction de machines de M. Ma-riotte, ingénieur-mécanicien, rue de la Roquette, 4r •
- Messieurs, votre comité des arts mécaniques vient appeler votre attention sur les travaux de M. Mariotte.
- Une visite que le comité a faite de ses ateli* ° saet à même de vous rendre compte aujourd’hui des titres qu’il peut avoir aux récompenses que vous aimez à décerner aux hommes habiles et modestes dont les efforts sont consciencieusement dirigés vers l’amélioration de l’industrie.
- L’établissement de M. Mariotte est, quant à présent, spécialement affecté à la construction des machines-outils.
- La marine royale, qui a apprécié depuis longtemps le soin scrupuleux que met M. Mariotte à l’exécution des travaux qui lui sont confiés, l’a chargé récemment d’établir pour les ateliers des ports un assez grand nombre de machines à planer de diverses grandeurs.
- Nous avons vu ces machines en cours d’exécution, et elles nous ont paru réunir toutes les conditions nécessaires pour un parfait usage.
- (ij La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaille &argent à M. Hulin. (Voyez Bulletin d’août, p. 332.)
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- MACHINES.
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- Le système adopté par M. Mnriotte pour ses machines à planer est différent de celui employé dans les machines de Fox, Halley, Whitworth, etc.
- Dans les machines anglaises, le porte-outil est fixe, tandis que la pièce à planer est mobile. M. Mariotte, au contraire, laisse la pièce à planer fixe, et fait glisser le porte-outil sur le banc de la machine.
- Ce système est évidemment préférable pour planer des pièces de grande dimension, et, dans tous les cas, il offre l’avantage de ne pas exiger des machines aussi longues; c’est une économie de place, d’argent et souvent de force motrice.
- Nous avons remarqué 1° une machine à tailler les écrous à 4, 6 et 8 pans, qui peut opérer sur un grand nombre d’écrous à la fois et donner des résultats très-satisfaisants;
- 2° Une machine de plus petite dimension, qui n’opère que sur un seul écrou à la fois, mais qui a le mérite de pouvoir être livrée à un prix très-modéré ;
- 3° Une scierie circulaire sur le banc de laquelle se trouve également montée une petite scierie verticale alternative, destinée à débiter, sous divers angles, les bois courbes : ces deux machines-outils se recommandent par une très-bonne exécution et par les ressources nombreuses qu’elles offrent pour débiter et chantourner les pièces de forme si variée qu’on doit établir dans un atelier de modeleur;
- 4° Une belle machine à fendre les dents des engrenages dont le banc est combiné de telle manière qu’elle sert aussi de machine à fileter et de tour parallèle;
- 5° De petites machines à planer marchant à la main et pouvant néanmoins planer des pièces de 0ra,55 de longueur sur 0ra,15 de large et 0m,10 de hauteur.
- Cet outil sera précieux, sans aucun doute, pour le très-grand nombre de mécaniciens qui n’ont point de moteur mécanique, et nous ne doutons pas que son emploi devienne prochainement général.
- M. Mariotte possède en outre, dans un local dépendant de son établissement, une fabrique de baguettes et rouleaux recouverts de cuivre et destinés à l’ameublement, dans laquelle une série de machines, très-bien disposées, débite et arrondit les bois, les enduit de l’apprêt nécessaire, puis enfin les recouvre d’une feuille de cuivre. Des laminoirs préparent les feuilles de métal, tandis qu’une machine dans laquelle M. Mariotte a très heureusement combiné la scierie alternative avec une série de lames circulaires débite en languettes des madriers de bois blanc.
- Les ateliers et l’habitation de M. Mariotte sont éclairés au gaz, au moyen d’un appareil très-simple qu’il a établi et dans lequel la houille est distillée
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- ARTS MÉCANIQUES.
- dans une cornue chauffée par le foyer même de sa machine à vapeur. Le coke sortant de cette cornue est très-peu cuit; on J’emploie ail chauffage du générateur à vapeur en le mêlant avec laffiouille crue, et telle est la faible proportion du coke ainsi employé avec la quantité totale du combustible, que M. Mariotle nous a assuré qu’il s’éclaire par ee moyen sans augmenter sensiblement sa dépense ordinaire de houille.
- Entre autres travaux de M. Mariotte, nous citerons principalement ceux qu’il a confectionnés déjà pour la marine royale, tels que des tours, des scieries circulaires, plusieurs grandes machines à planer; c’est lui aussi qui a été chargé d’exécuter la collection de filières mères et tarauds, au moyen de laquelle M. de la Morinière, notre collègue, se proposait d’établir pour tous les ateliers de la marine une série de pas de vis uniforme : il s’est parfaitement acquitté de celte importante opération.
- La bonne exécution de ces divers travaux lui a valu l’approbation complète des officiers chargés de les recevoir et la continuation des commandes de l’administration.
- Nous vous dirons, messieurs, en terminant cet exposé, que nous avons reconnu dans l’ensemble des machines exécutées par M. Mariotle une exécution soignée et une direction très-intelligente, et nous vous proposons, 1° d’insérer le présent rapport au Bulletin, 2° de le renvoyer à la commission des médailles (1).
- Signe Calla fils, rapporteur.
- Approuve en séance, le 30 juin 1841.
- INSTRUMENTS DE PRECISION. ^
- Description d’un instrument nommé plani mètre, propre a
- évaluer graphiquement V étendue des surfaces agraires y par
- M. Ernst, ingénieur-mécanicien, rue de Lille, 11 (2).
- Cet instrument, dont l’idée première est due à M. Opikoffer, a été construit avec un talent remarquable par M. Ernst, qui a obtenu, en 1836, une partie du prix de mécanique fondé par M. de Montyon à l’Académie des sciences.
- (1) La Société d’encouragement, dans sa séancegénérale du 11 août 1841, a décerné une médaille de platine à M. Mariotle. (Voyez Bulletin d’août, p. 332.)
- (2) Le comité des arts mécaniques de la Société, en rendant compte, par l’organe de M. de Lambel, dans la séance du 10 mars 1841, du résultat du concours relatif à la construction des dynamomètres, a proposé de publier, dans le Bulletin, le planimètre de M. Ernst.
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- • INSTRUMENTS DE PRÉCISION.
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- Le jury de l'exposition de 1839 lui a décerné une médaille d’argent, tant pour cet instrument que pour d’autres également remarquables par leur parfaite exécution et leurs combinaisons ingénieuses.
- Le planimètre représenté en plan et en élévation, et vu de face, fig. 1 et 2, pl. 841, jouit de la propriété de donner, par des opérations mécaniques d’une extrême simplicité et sans décomposition de figures, les aires planes terminées par des contours quelconques, rectilignes ou curvilignes. 11 est principalement utile pour l’évaluation des planes parcellaires, des superficies de déblai et de remblai, en un mot de toutes les aires planes qu’on a à mesurer.
- Il se compose d’un cône a, dont Taxe est incliné sur le plan de la table qui porte l’instrument, de façon que son arête supérieure soit parallèle à ce plan. Ce cône est monté à pointes sur deux supports fixés à un plateau b, et sur son axe prolongé est une roulette c, qui est pressée contre une bande dd, parallèle aux guides suivant lesquels peut glisser le plateau b. 11 résulte de cette disposition que, quand on pousse le plateau b en avant ou en arrière dans le sens de la bande dd, la roulette et le cône tournent et font un nombre de tours proportionnel au chemin parcouru.
- Un compteur , dont la pièce principale est une roulette e verticale et perpendiculaire à l’arête horizontale supérieure du cône, tournant autour d’un axe parallèle à cette même arête, est monté à pointes sur une pièce à cou-lissej^ qui se meut avec le plateau b ; cette pièce reçoit, en outre, un mouvement perpendiculaire à la bande d, de façon que la roulette peut se rapprocher ou s’éloigner à volonté du sommet du cône. Comme le compteur repose sur la surface du cône, par son propre poids, on conçoit que, quand ce cône tourne, la roulette en fait autant; dès lors il est évident que le nombre des tours du cône est égal 1° à la longueur du chemin parcouru dans le sens de d, 2° à la distance de la roulette au sommet du cône ou au produit de ces deux quantités. .
- Cela posé, supposons que, la roulette étant au sommet du cône, une pointe g, placée sur la coulisse j\ corresponde à une ligne RS parallèle au guide d, et soit sur le point R. Il est évident que, si Ton pousse le plateau b de façon que cette pointe suive exactement la ligne PS , la roulette ne tourne pas, puisque la vitesse du sommet du cône est nulle ; mais si la pointe g est en M et la roulette à une distance égale à MR = NS, et que celte même pointe soit poussée de M en N, alors le nombre de tours de la roulette sera proportionnel à la longueur RS, qui est la base du rectangle MNRS , et à la hauteur MN du même rectangle. De même, si l’on fait parcourir à la pointe g la ligne OP, le nombre de tours de la roulette sera proportionnel à la surface du rectangle ORSP. * !
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- Mais, dans l’exécution de l’instrument, On ne peut faire arriver la roulette jusqu’au sommet du cône, et il faut modifier un peu la manière d’obtenir la surface du rectangle à mesurer.
- Supposons , par exemple, qu’il s’agisse de calculer la surface du rectangle OMNP. On amène d’abord la pointe g au-dessus de la ligne MN en -s’assurant qu’elle la suit bien exactement dans le mouvement de translation du plateau b. On pousse alors l’instrument de façon que la pointe se dirige de M en N ; la roulette du compteur fait alors, dans un certain temps, un nombre de tours proportionnel à la surface du rectangle RMSN; on tire ensuite la coulisse fft on conduit la pointe g au-dessus du point P, et on ramène le plateau b en arrière, de manière que la pointe g suive la ligne PO. Dansce mouvement rétrograde, la roulette tourne en sens contraire et fait un nombre de tours proportionnel à la surface du rectangle OMNP.
- Le mouvement de la roulette se transmet par des engrenages égaux aux aiguilles de deux limbes h dont l’un donne les unités, dixièmes, centièmes de millimètres carrés , et l’autre les mille et dixièmes de mille de millimètres carrés.
- Ce que nous venons de dire pour un rectangle s’applique exactement à la quadrature d’une surface terminée, comme dans les courbes tracées par le style du dynamomètre, par une ligne courbe ondulée op ; chaque élément de cette surface uvocy peut être regardé comme un petit rectangle dont la.base est ux et la hauteur la moyenne arithmétique entre uv et xy.
- Pour procéder au relèvement d’une courbe ou à la quadrature de la surface MNpo, on opère ainsi qu’il suit. On fixe la feuille de papier sous la planchette du planimètre, de façon que, la pointe g étant reculée au plus près de cette planchette, elle suive exactement la ligne MN du zéro des efforts, quand on pousse le plateau b dans la direction de M en N. Cela fait, on ramène à la main les aiguilles des deux limbes au zéro, on pose doucement la roulette sur le cône, et on pousse le plateau b de façon que la pointe g suive la direction de M en N. On tire alors la coulisse^ pour amener la pointe g sur le pointp, puis , à l’aide du double mouvement qu’on peut lui imprimer, on suit exactement, avec cette pointe, toutes les sinuosités de la courbe jusqu’à ce que la pointe g- soit parvenue en o. On lit alors sur les deux limbes le nombre de millimètres carrés contenus dans la surface carrée, et, en la divisant par la longueur de la base MN exprimée en millimètres, on a pour quotient l’ordonnée moyenne ou la hauteur du rectangle de même surface, et par suite l’effort moyen exercé.
- L’exactitude de l’opération que nous venons de décrire exige que la roulette, dans son double mouvement de transport, ne glisse jamais sans rouler;
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- car, s'il en était autrement, la surface indiquée par les limbes serait plus faible que la surface réelle : or, on y parvient en remplaçant le cône en métal par un cône en bois dur et bien sec, sur lequel le frottement de glissement de la roulette est beaucoup plus grand que sur un cône de métal poli. La comparaison des relèvements de courbes très-rapidement ondulées et, pai* conséquent, les plus défavorables pour l’usage de cet instrument, faite successivement avec la glace et le pîanimètre, a prouvé que l’exactitude de ce dernier appareil était aussi parfaite qu’on pouvait le désirer.
- La substitution d’un cône en bois au cône de métal poli en usage dans le pîanimètre a été le seul moyen d’obtenir des résultats exacts avec cet instrument, dans ses proportions ordinaires. En effet, il est indispensable pour l’exactitude que la roulette ne glisse pas sans rouler, ou que le frottement de glissement soit toujours plus grand que le frottement de roulement. Or, dans la proportion habituelle, la résistance au roulement éprouvée par la roulette du compteur est assez grande pour que le frottement de glissement de cette roulette en cuivre sur un cône de fonte ou d’acier poli lui soit inférieur; il arrive alors que la roulette glisse en partie sans tourner, d’où il résulte que le nombre de tours qu’elle fait n’est plus proportionnel à la surface carrée. La différence est d’autant plus sensible que la courbe présente des inclinaisons plus grandes par rapport à la base ou a la ligne de zéro.
- PIANOS.
- Happort fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniquessur une modification apportée au mécanisme des pianos droits, par M. Mercier, boulevard Bonne-Nouvelle ^ 3i.
- Messieurs, dans un rapport que j’ai eu l’honneur de vous faire l’an dernier (1), sur un nouvel échappement de M. Mercier, pour les pianos droits, et qui a t’eçu votre approbation, j’ai décrit ce mécanisme qui est très-simple et fonctionne bien : l’auteur a reçu de vous comme récompense une médaille d’argent à la dernière distribution.
- Depuis, il a apporté plusieurs changements a cette invention pour la simplifier et en assurer les effets, contre les influences que l’atmosphère exerce sur les petits bois qui la composent, et sur les faibles ressorts qui servent à précipiter la chute du marteau, ressorts qui, en s’oxydant par l’humidité,
- (.1) Voyez Bulletin de la Société, juin 1810, page 21 G.
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- ARTS MÉCANIQUES. -- PIANOS.
- deviennent paresseux; et finissent par produire, à la longue, un petit cri désagréable, selon l’expression généralement usitée. •
- M. Mercier substitue à ce ressort un petit crochet qui reçoit un segment de peau fenestré et adhère à l’échappement. Le poids de la touche motrice est plus que suffisant pour entraîner le marteau, même lorsqu’il est gêné dans son mouvement par une trop forte pression de la vis qui sert à régler, ou Lorsque l’humidité gonfle un peu les petits bois. En effet, l’humidité, si fréquente dans la plupart des appartements, est l’ennemi le plus redoutable pour la noix, pièce principale qui reçoit les garnitures de peau et de drap destinées à éviter les bruits. La touche se relire avec la plus grande facilité, le jeu en est doux et énergique, les réparations en sont simples et peu coûteuses.
- Au moyen du segment de peau dont l’échappement est pourvu à son extrémité, on pare sa chute sous le nez de la noix, et on excite la reprise en réglant invariablement l’effet. * .
- Nous avons vu, dans l’atelier de M. Mercier, des pianos construits sur ce principe ; ils nous ont paru fonctionner d’une manière satisfaisante. Il ne faut pas, messieurs, juger avec dédain une modification qui semble de si peu d’importance : les plus légers changements, lorsqu’ils ont pour but de faciliter les fonctions, d’assurer la durée des instruments et d’empêcher les bruits étrangers aux sons qu’on veut produire, ont des avantages précieux.
- Le comité des arts mécaniques pense que la modification apportée au mécanisme des pianos droits, par M. Mercier, mérite votre approbation , et a l’honneur de vous proposer de le décrire au Bulletin, et d’exprimer, dans le rapport des travaux qui sera fait à la prochaine assemblée générale, que l’auteur se. montre de plus en plus digne de la médaille dont vous avez récompensé ses travaux. •
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 juin 1841.
- Desciîiptiojy d une modification apportée aux pianos droits;
- par M. Mercier.
- Pour l’intelligence de cette modification, nous prions nos lecteurs de se reporter à la description et à la figure du mécanisme de piano publié p.-218 du Bulletin de 1840.
- La fig. 1, pl. 842, est une section verticale du mécanisme simplifié, dessiné au tiers de grandeur naturelle.
- Fig. 2. Élévation, vue par devant, du même.
- a, Touche, b, Pièce d’échappement vissée sur la touche et avec laquelle est
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- ARTS CHIMIQUES-----COULEURS.
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- articulé un bras vertical c, mobile sur la goupille d, et dont l’extrémité supérieure est garnie d’un petit morceau de peau fenestré c, dans lequel s’engage un crochety’, attaché à la noix g- du marteau h. Ce bras c, en soulevant la noix dont l’encoche est garnie d’un tissu moelleux recouvert de peau, fait basculer et échapper le marteau.
- i Est le régulateur dont la lige taraudée traverse le bras c de l’échappement. La tête de ce régulateur s’appuie et glisse contre le plan incliné k, couvert de plombagine pour faciliter le mouvement.
- I, Equerre soulevée et basculant par l’effet du pilote in, implanté à l’extrémité de la touche, n, Levier de l’élouffoir. o, Cordes du piano, p q, Pièces destinées à amortir la vibration du marteau. fü.)
- ARTS CHIMIQUES. — couleurs.
- Rapport fait par M. Dumas, au nom du comité des arts chimiques, sur la fabrique de couleurs de M. Panier, vieille rue du Temple, qS.
- Votre comité des arts chimiques vient vous rendre compte de l’examen auquel il s’est livré, tant à l’égard de la fabrique de couleurs appartenant à M. Panier qu’en ce qui concerne les produits qu’elle fournit au commerce.
- M. Panier, successeur d’un homme justement célèbre dans cette branche d’industrie, M. Lambertye, s’est appliqué, avec autant de syccès que de zèle, à agrandir le cercle de ses relations, à diminuer le prix de vente de ses produits, tout en leur conservant leur bonne qualité, ou plutôt même en les améliorant.
- Sans parler ici de toutes les fournitures nécessaires, aux artistes, dont M. Panier dirige la fabrication, et qui sont pour lui l’objet d’un important commerce, votre comité s'attachera à vous faire connaître les particularités qui recommandent ce fabricant pour la production des couleurs elles-mêmes.
- Tout le monde sait combien les couleurs anglaises sont estimées des artistes, et il faut ajouter qu’en général cette préférence qu’on' leur accorde est méritée; mais, ce qu’on ne remarque pas assez, c’est qu’on les paye bien plus cher que les couleurs françaises qu’on veut leur comparer, et que, à prix égal et même avec une différence notable, nos fabricants savent maintenir la concurrence.
- Tel est le cas de M. Panier, qui, en France comme à l’étranger, a vu peu à
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- ARTS CHIMIQUES.
- peu ses produits se présenter en concurrence d'abord, puis prendre la place des produits anglais analogues. Une légère différence de prix déterminait bien la préférence au premier instant, mais, pour la rendre durable, il fallait maintenir les produits dans un état convenable et constant sous le rapport de la qualité. A cet égard, M. Panier paraît avoir réussi d’une manière digne de l’intérêt de la Société. ,
- Votre comité n’a pas voulu se contenter, tout satisfaisants qu’ils ont été, dés renseignements fournis par le commerce, quoiqu’il en mette bien haut la valeur; car, dans ces sortes de matières, il est facile de tromper les juges, en fabriquant pendant quelques jours, à leur intention, des coftleurs mieux travaillées que celles qu’on livre habituellement à la consommation. Il n’a pas cm non plus devoir attacher une valeur trop haute à une circonstance qui a bien son importance, nous voulons parler de l’obligation où semblent s’ètre trouvés quelques confrères de M. Panier, de fabriquer leurs couleurs en pains exactement semblables à ceux que M. Panier livre depuis longtemps, non-seulement pour la forme générale, mais aussi pour les insignes dont ces pains sont décorés. ^
- Votre comité a voulu juger par lui-même les moyens de fabrication et les produits de M. Panier.
- Comme moyens de fabrication, M. Panier emploie des moulins, des machines à cylindres, construits par M. Hermann, des porphyres à molettes. Les couleurs lavées et décantées sont broyées dans ces divers appareils, puis mises en pains par une trentaine d’ouvriers : il y a vingt ans, M. Panier n’en employait qu’un seul.
- Tous les appareils de la fabrique de M. Panier ont paru bien disposés à votre comité.
- Restait juger les couleurs. Pour cela, nous avons pris des échantillons au hasard et nous avons laissé le soin de les apprécier à des personnes exercées dans la pratique des arts du dessin.
- Tous les avis se sont accordés pour attribuer une véritable et absolue perfection aux couleurs qui sortent des ateliers de M. Panier, sous le nom de laques de Smjrne, et qui ont pour base les belles laques de garance de madame Gobert.
- Les couleurs que M. Panier prépare pour l’aquarelle ont paru généralement très-bien broyées ; la plupart possèdent la vivacité et l’éclat que les dessinateurs recherchent tant dans ce genre de dessin, et, si d’autres ne satisfont pas à toutes les exigences, c’est à la nature même de la couleur qu’il faut l’attribuer.
- Les couleurs en disques que M. Panier fournit ont paru très-bonnes pour
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- le paysage; elles ont une opacité qui permet d’obtenir, à leur aide, des effets qu’on ne produirait pas autrement.
- L’emploi des couleurs dites au miel, des couleurs moettes, des couleurs destinées à la miniature a également fourni des résultats satisfaisants aux artistes qui ont bien voulu se charger de les essayer. Si quelques légères remarques à leur sujet nous ont été soumises, il nous a été facile de nous assurer que M. Panier était parfaitement en mesure de faire disparaître ces petites imperfections parfielles.
- D’après l’ensemble des renseignements réunis par votre comité, il croit devoir vous proposer de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (1).
- Signé Dumas, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 juin 1 841.
- TANNAGE.
- Rapport fait par M. Dumas, au nom du comité des arts chi-. miques, sur les nouveaux procédés de tannage deM. Vauquelin,
- boulevard de Y Hôpital^ 4o.
- L’art de tanner les cuirs et les peaux constitue une industrie dont tout le monde connaît et apprécie l’importance, mais dont les procédés sont demeurés jusqu’ici à peu près ce qu’ils étaient il y a longues années.
- Les peaux nettoyées passent dans un lait de chaux qui favorise la chute du poil, puis dans des cuves où elles sont soumises à l’action des dissolutions de tanin plus ou moins acidulées. Le tannage commence donc à s’opérer de la sorte pour se terminer dans des fosses où les peaux sont exposées, pendant des mois et même des années entières, à l’action lente du tanin, qui leur est fourni par l’écorce de chêne employée en nature et entremêlée par couches avec les couches de peau.
- Le tannage constitue donc une opération très-longue; il exige l’emploi de grands capitaux; il expose à des chances très-fâcheuses, car on peut difficile^ ment prévoir à quel prix on vendra un produit, lorsqu’on est obligé de l’acheter deux ans avant l’époque où il pourra être mis en vente.
- Le tannage constitue donc plutôt un commerce qu’une industrie ; il exige de la part de celui qui l’exerce toutes les qualités du commerçant , tandis que
- (l) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 18il, a décerné une médaille d'argent à M. Panier. ( Voyez Bulletin d’août, p. 332. )
- Quarantième année. Octobre 1 841. 53
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- celles de l’industriel lui sont moins nécessaires, les dépenses de combustible ou de force, qui dans la plupart des industries jouent un si grand rôle, étant ici remplacées par des dépenses de temps et d’argent.
- A la dernière exposition, parmi divers essais qui s’étaient produits et qui avaient pour but d’obtenir un tannage plus rapide, votre rapporteur avait remarqué une peau exposée par M. V^auquelin : l’opiniomfavorable qu’il en avait conçue, ayant fixé l’attention de la Société d’encouragement, elle estvenue en aide à M. Vauquelin, qui aurait pu difficilement par lui-même poursuivre le système d’essais dans lequel il était engagé.
- Grâce à l’appui de la Société, M. T^auquelin a pu terminer ses essais et opérer sur une masse de peaux suffisante pour former l’opinion de votre comité, aussi bien que celle des tanneurs ou commerçants de cuirs.
- L’objet que s’est proposé M. J^auquelin est très-net et très bien déterminé; il consiste à remplacer dans les tanneries la perte d’intérêts occasionnée par la lenteur des opérations, par une dépense de force empruntée à un moteur quelconque : il s’agit donc de tanner vite en mettant des moteurs à profit, au lieu de tanner lentement en abandonnant les peaux à elles-mêmes.
- Dès lors la Société comprendra sans peine que son comité des arts chimiques ne vienne pas lui proposer de sanctionner de son suffrage une révolution de cette nature sans y porter la plus grande réserve et le plus scrupuleux examen.
- Si le système de procéder dans lequel est entré M. Vauquelin réussit, on voit bien vite, en effet, quelles en seront les conséquences. Au lieu de rester dans les villes, les tanneries iront* comme les papeteries, chercher des cours d’eau, et mettre à profit des moteurs naturels, économiques, choisis, autant que possible, à proximité des forêts qui fournissent l’écorce de chêne, ou liés à celles-ci par des voies de communication à bon marché, comme les canaux ou les fleuves navigables.
- Ainsi, tant que le tannage se fera avec lenteur, il constituera un véritable commerce, où le maniement des fonds l’emportera de beaucoup sur la part faite à l’industrie ; les tanneries se placeront sous la main des capitalistes, dans les villes elles-mêmes; la tannée et la main-d’œuvre viendront se rapprocher des abattoirs où se produisent les peaux.
- Qu’au contraire le rôle des capitaux dans cette industrie vienne à s’atténuer, que les chances commerciales y soient réduites par la rapidité même des opérations,, et dès lors les peaux iront chercher loin des villes les écorces et les forces naturelles à bon marché qui doivent effectuer le tannage.
- H est donc permis d’être prudent et réservé, quand il s’agit d’une innovation qui ne tend à rien moins qu’à renverser toute l’économie d’une industrie aussi considérable ; et le premier devoir de votre comité consistait précisément à
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- TANNAGE,
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- vous soumettre les doutes que ce côté de la question a fait naître dans son esprit.
- En vous les exposant, le comité vous fait assez pressentir l’opinion favorable qu’il a conçue des procédés de M. Vauquelin et des produits qu’ils fournissent.
- Voici, en résumé, en quoi consistent les appareils imaginés ou perfectionnés par M. Vauquelin:
- 4° Une espèce de foulon dont la caisse se déplace par un mouvement de va-et-vient, qui amène successivement toutes les peaux sous le foulon, et qui empêche les chocs d’atteindre plusieurs fois de suite la même portion de peau, ce qui l’altérerait en l’échauffant ; les marteaux du foulon sont armés de che-vilfes à tête arrondie qui produisent une véritable manipulation des peaux.
- 2° Une grande cuve traversée par un axe armé de longues cames ou bras. La cuve est fixe, et l’axe, en tournant, soulève, à l’aide de ses cames, toutes les peaux placées dans la cuve, renouvelle leur contact avec le liquide et favorise ainsi la pénétration et l’action des réactifs que la liqueur tient en dissolution.
- Cette cuve sert à préparer les peaux au débourrage, en remplaçant les étuves à vapeur qu’on applique à cet objet; elle sert aussi à tanner les peaux, qui y sont soumises à l’action des jus concentrés de tanin.
- 3° Une machine spéciale , qui a quelque analogie avec la tondeuse, et dont l’effet consiste à dépouiller la peau des parties qui doivent en être enlevées, travail qui s’exécute ordinairement à la main avec le couteau à drayer; cette machine est surtout destinée à préparer les peaux aux opérations de la corroierie.
- Sans prétendre que les procédés que M. Vauquelin emploie soient tous absolument neufs, votre comité a vu leur ensemble avec un vif intérêt.
- Il n’ignore pas, et il se fait un devoir de le dire, que MM. Ogereau et Ster-lingue ont, chacun de leur côté, obtenu des résultats intéressants sous le point de vue de l’accélération des procédés de tannage ; il réserve tous leurs droits pour l’époque où ces habiles industriels croiront convenable de les faire valoir.
- Mais, en ce qui concerne M. Vauquelin en particulier elles procédés qu’il emploie, trois principaux faits résument les expériences sur lesquelles votre comité fonde son opinion :
- 4° Une peau présentée à l’exposition de 4839 et conservée à l’air dans un grenier, exposée au soleil pendant près de deux ans par votre rapporteur, n’a subi aucune altération sensible, et a pu, étant préparée, soutenir la comparaison avec des peaux neuves.
- 2° Les peaux préparées sous les yeux de votre comité et consacrées en partie •à la consommation des sergents de ville ont fait un excellent usage.
- 3° Une partie assez considérable de peaux de la côte d’Afrique, que leur état n’a permis d’être travaillées par aucun tanneur et par aucun autre procédé,
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- a été mise en œuvre avec la plus grande facilité et au grand étonnement de tous les tanneurs de Paris.
- D’ailleurs, par des visites fréquentes, quelques-uns des membres de votre comité ont pu s’assurer que les procédés de M. Fauquelin ont toujours produit de bons résultats sur les peaux qu’il a eu l’occasion de travailler.
- Votre comité n’hésite pas à considérer comme résolues les questions relatives à l’introduction possible des procédés mécaniques dans l’art du tanneur. Considérées comme des expériences scientifiques, les expériences dont M. Fauquelin l’a rendu témoin ne lui laissent aucun doute. Il est bien convaincu qu’à l’aide des procédés et appareiis de ce tanneur on peut faire bien, vite et avec économie d’écorce.
- Mais votre comité laisse toujours en dehors la question d’économie absolue, car il manque des éléments nécessaires pour juger si la dépense de force qu’exigent les nouvelles méthodes sera au-dessus ou au-dessous de la dépense d’intérêts que les procédés actuels rendent inévitable.
- Votre comité croit la question industrielle complètement résolue; il conserve des doutes sur la question commerciale qui vient s’y mêler dans la pratique.
- Cependant, et malgré, toute sa réserve, votre comité est d’avis que la Société doit accorder à M. Fauquelin sa plus haute récompense. La persévérance de cet industriel, son zèle, la sagacité dont il a fait preuve dans la combinaison de ses procédés, lui méritent cet encouragement, qui aura très-probablement pour effet de perpétuer en France une industrie nouvelle que les premières marques d’intérêt de la Société y ont fait naitre.
- En conséquence, nous vous proposons d’insérer le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles (1).
- . Signé Dumas, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 30 juin 1841.
- BRIQUES.
- Rapport fait par M. Payen, au nom du comité des arts chimie que s y sur les procédés de M. Proescliel pour préserver les
- constructions des effets de Vhumidité.
- Vous avez chargé vos comités des arts économiques et des arts chimiques d’examiner les procédés de M. Proescliel.
- (îj La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1841, a décerné la médaille d’or à M. Fauquelin. (Yoy. Bulletin d’août, p. 333.)
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- BRIQUES.
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- L’un de ces procédés, applicable à préserver les constructions des effets de l’humidité, a surtout frappé votre commission, et elle l’a déjà soumis à des épreuves précises.
- 11 consiste à imprégner de bitume, à chaud, les briques de construction, plus ou moins poreuses, celles surtout dont le type se trouve à Sarcelles.
- Les briques, légèrement chauffées, sont immergées dans une chaudière à moitié remplie avec du goudron de houille, substance dont la valeur commerciale était très-faib]e avant qu’on l’utilisât au chauffage et qui, maintenant, se vend 7 à 8 fr. les 100 kil.
- Complètement imprégnées de ce goudron, les briques en absorbent 350 kil. par millier; admettant pour déchet, évaporation et pertes accidentelles, l’em-
- ploi au maximum de 50 kil., la quantité totale s’élèverait à 400 kil.; portant le prix au plus haut aussi, ce serait une dépense de 32 fr.
- Le millier de briques vaut 32
- Admettant, pour les frais de chauffage et de main-d’œuvre, 6
- Mille briques imprégnées coûteraient ‘ 70 fr.
- Prix de 10 fr. au-dessous de celui des briques de Bourgogne de première qualité.
- En cet état, les briques de Sarcelles ont acquis une plus grande consistance; elles résistent mieux au choc et à l’écrasement; elles sont sensiblement imperméables à l’eau, et un revêtement soigneusement fait et cimenté au mastic de bitume, soutenu d’ailleurs entre un terrain solide et une maçonnerie stable, interdirait tout passage à l’humidité extérieure ; un tel revêtement, à 5 centimètres d’épaisseur, coûterait 5 fr. le mètre carré, et, à 10 centimètres environ, 9 fr.
- De tous les moyens proposés jusqu’ici contre les infiltrations capillaires de l’eau, aucun n’a paru aussi économique pour d’égales chances de succès.
- Votre commission, dans le but de provoquer des applications en grand* qui, seules, résoudront complètement l’important problème pour lequel vous avez ouvert un concours, et trouvant juste d’ailleurs d’offrir, à l’auteur du procédé qui lui paraît le plus digne d’intérêt, un témoignage de toute votre satisfaction pour ses nombreux et constants efforts, vous propose de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (1).
- Signé Paye n, rapporteur,
- Àpprouvé en séance, le 14 juillet 1841.
- (I) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaillé d’argent à M. Proeschel. (Yoyez Bulletin d’août, page 332. )
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- TEINTURE.'. ‘ .... • ' ' - . - .
- Rapport fait par M. Bussy,, au nom du comité des arts chimiques, sur les châles teints a la réserve par M. Frick, rue de la Paix , 9.
- Le comité des arts chimiques a déjà signalé à votre attention les châles à dessin, reteints partiellement par M. Frick. Depuis le premier rapport qui vous a été fait à ce sujet (1 ), cet industriel n’a cessé de faire des applications nouvelles du procédé qu’il a imaginé et qu’il exécute aujourd’hui avec toute la précision désirable. Ce procédé, qui est analogue à ceux qu’on emploie pour l’impression sur étoffe, est d’une exécution sûre, facile, prompte, et permet l’application de couleurs qu’on n’avait pas pu fixer jusqu’ici. On peut donc considérer ce procédé comme tout à fait industriel et fournissant le moyen de pouvoir, pour un prix modéré, changer sur un châle quelconque telle ou telle couleur, et la remplacer par une autre couleur différente : avantage inappréciable lorsque, par l’effet du temps, une couleur ou un dessin ont été altérés ou sont passés de mode.
- D’après ces motifs, votre comité vous propose de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (2).
- 1 a U; * ’ î , Signé Bussy, rapporteur.
- 4 Approuvé eny séance, ie hA U juillet \ 841.
- ARTS ÉCONOMIQUES.—cafetières.
- Description de la cafetière atmopneumatique de M. Soleil,
- rue de VOdéon, Z5.
- Dans un rapport inséré au Bulletin d’avril dernier, page 124, M. Herpin a rendu un compte favorable de la cafetière de M. Soleil, qui réunit divers avantages sur les appareils actuellement en usage pour la préparation du café.
- La cafetière de M. Soleil, représentée en coupe verticale, fig. 3, pl. 842, est en fer-blanc; elle se compose de deux vases ab, soudés ensemble, mais séparés par un diaphragme c. La communication entre les deux vases a lieu au moyen d’un petit tube c?, qui plonge presque jusqu’au fond du vase inférieur b. Ce dernier étant rempli d’eau aux trois quarts, on ferme le bec e avec
- TÎ5 Voyez Bulletin de la Société, année 1840, p. 295.
- (2) La Société d’encouragerhent, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaille d'argent à M. Frick. (Voyez Bulletin d’août, page 332.)
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- LAIT. 4f&
- un bouchon de liège, et on place l’appareil sur le feu, après avoir jeté dans le vaseula quantité decafé nécessaire, qui repose surlediaphragmec. La vapeur qui se forme par l’effet de l’ébullition de l’eau dans le récipient b pénètre d’abord par un petit trou latéral dans le tube d, d’où elle passe à travers le filtre dans le café, qu’elle humecte, pour favoriser l’infusion; puis elle presse la surface du liquide, et le force à s’élever dans le vase a, en traversant la couche de café. Alors on retire l’appareil de dessus le feu , la vapeur contenue dans kaVàse b se condense, le vide se forme , et, par l’effet de la pression atmosphériqefe, le liquide s’y précipite avec force après s’être chargé des principes aromatiques du café ; on ôte ensuite le bouchon du bec e, et on verse dans les tasses l’infusion qui a conservé une chaleur suffisante. : 1
- La figure 4 représente un appareil en verre construit sur le même principe, et qu’on peut placer sur la table en chauffant l’eau du récipient inférieur h l’aide d’une lampe à esprit-de-vin. * (D.) .
- LAIT.
- Rapport fait par M. Labarraque, au nom du comité des arts économiques, sur le garde-lait de M. Joumarcl.
- Messieurs, sous le nom de garde-lait, M. Joumard a soumis à votre exa-men un appareil propre à faire bouillir le lait aussi longtemps qu’on le juge convenable, sans avoir besoin de le surveiller, attendu qu’il ne peut pas, en se boursouflant par l’ébullition, se répandre en dehors du vase, et se brûler sur les charbons ardents en produisant, comme chacun sait, une fumée extrêmement désagréable.
- Faire cuire le lait est une opération de chaque jour, et trop souvent il arrivé que le lait s’envole, comme disent les bonnes femmes, tombe sur le feu et brûle. L’odeur de matière animale brûlée est persistante et insupportable pour des personnes d’un tempérament impressionnable, et désagréable pour toutes. Rendre cet accident impossible était une chose désirable, et M. Joumard a eu l’avantage de réussir par un moyen fort simple.
- Cet industriel a eu la pensée de faire un couvercle en fer-blanc portant une petite soupape de deux centimètres d’ouverture, et un tube de cinq centimèt. de hauteur sur quatre de diamètre. Ce couvercle se place, en pressant un peu, sur une casserole de forme ordinaire offrant toutefois, à quatre centimètres de son bord supérieur, un renflement qui permet au couvercle de se placer sur un rebord en plongeant de quatre centimètres dans la casserole.
- Quand on veut faire cuire le lait, on met ce liquide dans la casserole jus-
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- qu’à deux centimètres au-dessous du bord qui reçoit le couvercle, on place ce dernier, on met l’appareil sur le feu, et, quand le liquide entre en ébullition, 'la soupape s’applique sous le couvercle, et le liquide s’élève dans le tube avec assez de force, il retombe sur le couvercle, et, par la pression, fait ouvrir la soupape ; le lait retombe dans la casserole après avoir été frappé par l’air extérieur pour remonter de nouveau dans le tube, et ainsi successive-menjHant que l’ébullition a lieu. La pellicule du lait a été brisée en montant par tube, et pas une goutte de ce liquide n’a pu approcher des bords de la casserole, par conséquent n’a pu se répandre sur le feu.
- Le couvercle en fer-blanc, armé d’une soupape et d’un tube, est d’un poids trop faible pour ne pas être soulevé par l’ébullition du liquide, si on néglige de presser ledit couvercle ; aussi, pour éviter cet inconvénient, et de crainte qu’on oublie de nettoyer la soupape, M. Joumard a-t-il eu soin de faire exécuter ce couvercle avec son tube en fonte, et, au lieu d’une soupape , il a fait faire à ce couvercle quatre trous d’un centimètre de diamètre. Le succès a été le même, et le seul poids de ce couvercle le maintient en place. Pour les personnes qui redoutent la fonte, il fait construire des couvercles en porcelaine commune.
- L’appareil de M. Joumard sera d’un usage journalier, et il deviendra populaire, nous en avons la conviction, fondée sur le succès constant que nous avons obtenu dans nos expériences ; il pourra recevoir d’utiles applications dans les arts industriels, notamment pour la fabrication des savons, etc. Le dépôt de l’appareil de M. Joumard est établi au magasin de fonte de M. Muel de Thuzy, rue Richer, 34.
- Le comité des arts économiques, dont j’ai l’honneur d’être l’organe, a été unanime pour vous proposer de faire insérer le présent rapport dans le Bulletiny en faisant graver l’appareil de M. Joumard: cet industriel est pourvu d’un brevet d’invention; il vous propose, en outre, le renvoi du présent rapport à la commission des médailles (1 ).
- Signé Labarraçue, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 7 juillet \ 841.
- Explication des figures de la pl. B/p.
- Fig. 5. Section verticale du couvercle de casserole, dit garde-lait, sur la ligne AB, fig. 6.
- Fig. 6. Le couvercle vu en dessus.
- (l) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août. 1841, a accordé une médaille de bronze â M. Joumard. ( Yoyez Bulletin d’août 1841, page 331. )
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- ECLAIRAGE.
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- a, Casserole indiquée par les lignes ponctuées ; elle porte un rebord b, sur lequel s’appuie le couvercle en fer-blanc ou en porcelaine c. d, Tuyau s’élevant au centre du couvercle et à travers lequel passe le lait lorsqu'il se bour-soufïle par l’effet de l’ébullition pour se répandre sur le couvercle, d’où il retombe dans la casserole par les trous e. (D.)
- ÉCLAIRAGE.
- Rapport fait par M. Gourlier, au nom du comité des arts économiques , sur la lampe-réflecteur de M. Gille, destinée a éclairer en même temps l extérieur et l in térieur des passages des portes cochères, d’allées, etc.., et sur ses cheminées en porcelaine.
- M. Gille jeune, fabricant de porcelaine, rue de Paradis-Poissonnière, 28, a présenté à la Société des lampes-réflecteurs qui n’ont rien de nouveau en elles-mêmes, mais dont il a fait une application nouvelle et qui nous a paru être d’.un avantage évident.
- Remarquant que, le soir et malgré l’éclairage public des rues, il est difficile de distinguer les numéros de la plupart des maisons, M. Gille a eu l’idée de percer, dans l’un des panneaux de la porte d’entrée, une ouverture d’environ 1 2 à 15 centimètres de diamètre, qu’il remplit d’un verre dépoli recouvert d’une plaque métallique dans laquelle il découpe le numéro de la maison, et, s’il y a lieu, le nom de l’établissement qui peut y exister, tel que hôtel garni, bains, etc.; il place derrière une lampe à mèche plate qui éclaire non-seulement ce transparent, mais aussi, à l’aide du réflecteur, le passage et môme les localités au delà, cour, escalier, etc.
- La lampe est montée sur une tringle à coulisse de façon à pouvoir être facilement descendue et enlevée pour son nettoyage, etc. L’appareil, compris ses divers accessoires, ne coûte que de 16 à 25 fr., et brûle, par heure, environ 15 grammes d’huile valant 2 à 3 centimes. Il a été posé de ces sortes d’appareils dans un certain nombre de maisons à Paris, notamment rue Jacob, hôtel de l’Elysée; rue du Faubourg-Montmartre, 78; etc., etc. : ils nous ont paru être d’un usage facile et commode et d’un effet non moins utile pour l’intérieur que pour l’extérieur.
- Indépendamment de cette intéressante communication, M. Gille, qui a une manufacture importante et qui s’est trouvé dans la nécessité de créer de nouveaux débouchés à la fabrication de porcelaine, a également appelé notre attention sur diverses applications qu’il propose d’en faire pour la décoration Quarantième année. Octobre 1841. 54
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- de nos habitations, et principalement pour des devantures de cheminées en porcelaine peinte et dorée, qui nous ont semblé mériter d’être distinguées. Indépendamment de ce qu’il peut les composer de parties assez grandes, il les réunit avec beaucoup d’intelligence et de manière à en dissimuler parfaitement les jonctions ou par des filets saillants, ou même par des recouvrements. Ces devantures peuvent, d ailleurs, être plus ou moins riches, soit parleurs formes mêmes, soit par leurs peintures et dorures ; et, dans tous les cas, ils sont d’un prix beaucoup moindre que ne le seraient des chambranles en marbre d’une richesse équivalente. Nous regardons ces sortes de chambranles comme pouvant être d’une application fort heureuse, sinon dans les principales pièces des grands appartements, du moins dans des pièces moins importantes, telles que chambres à coucher, boudoirs, etc.
- Nous vous proposons, en conséquence, 1° d’écrire à M. Gille pour le remercier de sa communication, le féliciter sur le but utile de ses recherches et lui exprimer l’intérêt que la Société prendra à leur succès; 2° de les faire connaître par la voie du Bulletin, en y insérant le présent rapport ainsi qu’un dessin de la lampe ; 3° enfin de renvoyer le rapport à votre commission des récompenses (1). ' •
- Signé Gourlier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 juin 1841.
- Description de Vappareil dit transparent réflecteur^ pour
- éclairer V intérieur et T extérieur des maisons ; par M. Gille.
- Fig. 7, pl. 842. L’appareil monté de toutes ses pièces, vu de face.
- Fig. 8. Section verticale du même.
- a, Tringle en fer adaptée dans l’intérieur de la porte eochère ou du panneau b, à l’aide de brides et de pattes, c, Douille glissant le long de cette tringle et arrêtée par la vis de pression d, quand la lampe est en place ; cette douille sert à monter et à descendre l’appareil pour faciliter le service, e, Lampe à mèche plate attachée à la douille, y, Réflecteur, g, Lentille de verre placée au fond du réflecteur, et recouverte d’une plaque métallique dans laquelle est découpé le numéro de la maison ou toute autre inscription; cette partie de l’appareil est engagée dans un trou percé dans le panneau, de manière à pouvoir lire extérieurement l’inscription éclairée par la lampe. (D.)
- (1) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1841, a décerné une médaille de bronze à M. Gille. ( Vbyez Bulletin d’août, page 331.)
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- ESPAGNOLETTES.
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- Rjpport fait par M. Vallot, au nom du comité des arts économiques, sur les espagnolettes, dites pantoclines, de M. Andriot,
- rue Rochechouart, 23.
- Au commencement de 1838, M. Andriot a soumis à votre approbation un système de fermeture de croisées : d’après le renvoi que vous en aviez fait à votre comité des arts économiques, nous avons eu l’honneur de vous présenter un rapport pour vous faire connaître en quoi consistait ce système, et quelle était l’utilité dont il paraissait susceptible (1).
- Le système dont il s’agit a pour objet, ainsi que nous l’avons fait remarquer, de substituer aux espagnolettes une fermeture que l’auteur nomme pantocime,exempte des inconvénients que présentaient les anciennes crémones, avec lesquelles elles ont beaucoup d’analogie, et de ceux qui tiennent essentiellement à l’usage des espagnolettes. L’examen du modèle que vous présenta M. Andriot, son application déjà effectuée dans quelques édifices, firent penser à votre comité que les pantoclines étaient de nature à mériter votre attention; néanmoins,com me l’expérience faite jusqu’alors ne lui avait pas paru suffisante pour confirmer l’opinion avantageuse qu’il s’en était formée, il ne crut pas devoir vous proposer de décerner une récompense à M. Andriot avant que des expériences plus concluantes eussent complètement justifié une pareille proposition.
- M. Andriot, n’ayant rien négligé pour profiter de nos observations et de celles des constructeurs habiles avec lesquels son moyen de fermeture a pu le mettre en relation, est parvenu à donner une très-grande extension à la fabrication et à l’emploi des pantoclines. Il se présente aujourd'hui muni d’échantillons remarquables de ses produits, pour solliciter de nouveau votre approbation, appuyé des témoignages les plus honorables de M. le préfet de la Seine et de M. le directeur des monuments publics, sur l’utilité et les avantages des pantoclines, reconnus par les commissions et conseils d’architectes consultés par ces administrateurs.
- Les expériences demandées par votre comité ont été faites et très-multipliées par l’emploi des pantoclines dans plusieurs beaux édifices publics de la capitale et dans beaucoup d’édifices particuliers, où elles contribuent à l’embellissement des différentes pièces dans lesquelles elles sont employées, tout en satisfaisant aux conditions de solidité, de sûreté et de très-grande facilité de manœuvre.
- D’après ces considérations, votre comité est d’avis d’accorder à M. Andriot
- (1) Voyez Bulletin de la Société d’encouragement, 37e année ( 1838 ), p. 303.
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- un témoignage de votre satisfaction, et de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles (1). ^
- Signé Vallot, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 juin 1 841.
- APPRÊT.
- Rapport fait par M. Labarraque , au nom du comité des arts économiques, suri apprêt destiné à Vencollage des galettes pour chapeaux, présenté par M. Bertaccioli, rue du Parc-Royal, i.
- Messieurs, M. Bertaccioli, réfugié italien , a soumis à votre jugement un apprêt de son invention, qui a la propriété de rendre la peluche de soie, les galettes ou carcasses pour chapeaux, ainsi que tous autres tissus ou étoffes en laine, coton , ou en fil, imperméables à la transpiration et a l’humidité. Cet apprêt remplace la colle de peau que les fabricants de chapeaux de soie doivent indispensablement étendre sur les galettes avant de les enduire d’une couche de vernis de laque plate à l’alcool. Quand celui-ci est sec, on fait adhérer la peluche au moyen d’un fer chaud. Il arrive parfois que la colle de peau ressue, et surtout par l’effet de l’humidité ou de la pluie, et, dans ce cas, la peluche se détache, la transpiration pénétre la colle de peau, et le chapeau, sur ses points de contact avec la tête, prend un aspect graisseux.
- Avec l’apprêt de M. Bertaccioli, la peluche ne se détache pas de la forme du chapeau par l’effet de l’humidité, et même quelle que soit la force avec laquelle l’eau peut tomber sur les chapeaux. Enfin, dit M. Bertaccioli, ce procédé a l’avantage de remplir tous les pores du feutre, ce qui donne en même temps du nerf et de l’élasticité à la galette. La quantité nécessaire d’apprêt pour une galette augmente le prix du chapeau de trois centimes.
- Pour vérifier les faits mentionnés ci-dessus, nous nous sommes rendus chez M. Bertaccioli, que nous croyions trouver à la tête d’une fabrique ; mais ce réfugié nous a prouvé qu’il avait été abandonné par deux fabricants au moment de signer un acte de société avec eux, et ce qui semble prouver que ce projet de société a existé , c’est un prospectus imprimé que nous joignons à notre rapport et qui porte après les signatures : « Nota. Chaque chapeau sera revêtu dit nom de Bertaccioli, nom de l’inventeur. »
- (î) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du il août 1841, a décerné une médaille d’argent à M. Andriol. (Voyez Bulletin d’août, page 332. )
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- M. Bertaccioli a proposé ensuite son apprêt à tous les autres fabricants de chapeaux; mais il a éprouvé une résistance presque générale, fondée, sans examen, sur l’abandon dont il venait d’être victime. Toutefois un fabricant des plus honorables, M. iSzrerfey, demeurant rue Beaubourg, 14, emploie depuis plusieurs mois le procédé Bertaccioli, et il en a fait sentir tous les avantages au comité des arts économiques. Cet industriel a consigné son opinion dans une lettre qu’il a adressée à l’un de nous. Ce témoignage était suffisant sans doute pour nous fixer sur la bonté du procédé de M. Bertaccioli , et pourtant nous avons voulu nous livrer nous-mêmes à des expériences nombreuses que nous avons prié un fabricant de chapeaux, demeurant rue Beaubourg, 50, de faire* sous nos yeux. Cet industriel était prévenu contre le nouveau procédé, mais il est honnête homme et habile ouvrier. M. Siredej a bien voulu assister à une de nos expériences. M. Bertaccioli a appliqué, sur trois galettes, son encollage, et, au même moment, un ouvrier a passé à la colle de peau trois autres galettes pour les faire sécher toutes à la même température. A moitié sèches, l’un de nous a eu la pensée de faire plonger dans l’eau une des galettes apprêtées par M. Bertaccioli, afin de s’assurer si l’encollage serait enlevé, ou si le vernis pénétrerait le feutre. Le fabricant a déclaré que semblable opération ne serait pas supportée par la galette recouverte de colle de peau, qui serait infailliblement gâtée, et qu’il doutait que celle qui avait éprouvé l’immersion dans l’eau pût supporter le vernis.
- Le lendemain nous nous sommes réunis pour faire vernir les six galettes, et toutes ont bien pris le vernis. L’ouvrier a observé que le vernis à la gomme laque s’étendait plus uniformément sur les galettes qui étaient préparées par le nouveau procédé, excepté, toutefois , sur celle qui avait été trempée dans l’eau; celle-ci offrait, étant sèche, quelques aspérités. Le vernis étant suffisamment sec, nous avons fait placer la peluche, et l’ouvrier chargé de ce travail a déclaré qu’il n’éprouvait aucune difficulté , qu’il lui semblait même qu’il ne piquerait pas facilement la peluche. On nomme piquer le chapeau quand, ail passage du fer chaud, le vernis traverse la peluche, et alors pour enlever ce vernis on a recours à l’alcool, qui le dissout; mais la colle remonte, et on a une tache blanche; dans ce cas , le chapeau doit être refait. La galette qui avait été trempée dans l’eau ne donnait aucune confiance aux ouvriers ; cepcndantM. Siredej croyait qu’elle prendrait la peluche, et nous avons insisté pour que le chapeau fût terminé. Le succès a été complet. Pour nous assurer de son état, nous avons fait décoller, au moyen du fer chaud, la peluche, que nous avons ensuite fait réappliquer; l’opération a parfaitement réussi. Enfin les galettes ont paru supérieures à celles qui avaient été apprêtées avec la colle de peau.
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- On avait dit que l’apprêt Bertaccioli ne permettait pas que le chapeau pût être retourné sur ses bords pour lui donner la tournure, comme disent les ouvriers, parce que la peluche se décollait. M. Siredey affirmait le cen-> traire, et, au grand étonnement du fabricant qui exécutait nos expériences, on a vu que la tournure pouvait être donnée avec la plus grande facilité. Actuellement il est convaincu de la bonté de l’apprêt de M. Bertaccioli, et il le prouve en faisant exclusivement usage de cette composition depuis plus d’un mois, et à sa grande satisfaction, ce qu’il nous a répété plusieurs fois.
- M. Bertaccioli fait un secret de la composition de son encollage; c’est pour lui un moyen d’existence, et elle est bien chétive; mais il consentirait volontiers à déposer la formule vérifiée de son apprêt dans nos archives, si la Société d’encouragement le jugeait digne de son honorable suffrage.
- Le comité des arts économiques , dont j’ai l’honneur d’être l’organe, est d’avis que les travaux de M. Bertaccioli méritent votre approbation, et il vous propose de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles pour y faire droit ; il vous propose, en outre, d’insérer le rapport au Bulletin, et d’accepter le dépôt, sous le cachet de l’inventeur, de son procédé, lequel cachet sera brisé dans quinze années à dater de ce jour, et le procédé pourra alors être rendu public (1).
- Signé Labarraque , rapporteur.
- Approuvé en séancef le 7 juillet 1841.
- OUVRAGES NOUVEAUX. *
- Rapport de M. Combes sur /"Annuaire des mines de Russie, dont les cinq premiers volumes ont été adressés a la Société par M. le général Tchefkine, chef dJétat-major du corps des mines de Russie.
- Le corps des mings de Russie publie, chaque année, par les soins de son comité, réuni à Saint-Petersbourg, sous le titre de Journal des mines de Russie, un recueil d’articles choisis dans les rapports adressés par ses membres. S. M. l’empereur, animé du désir d’étendre de plus en plus la sphère des relations entre la Russie et les autres peuples de l’Europe, a voulu que
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- (1) La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 11 août 1841, a décerné unè médaille de bronze à M. Bertaccioli. ( Voyez Bulletin d’août, page 331. )
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- Ton donnât une plus grande publicité aux travaux des ingénieurs, et le ministre des finances, comte de Cancrine, a décidé qu’à l’avenir le corps des mines de Russie ferait traduire en langue française, comme étant la plus répandue, les articles du Journal des mines qui étaient d’un intér êt plus général, et que ces articles seraient publiés annuellement sous le titre d'Annuaire du Journal des mines.
- L’année 1835, qui a suivi celle où le corps des mines a été réorganisé, est le point de départ de cette publication. Les Annuaires de 1336, 183T et 1838 paraissent en même temps ; une introduction, formant le premier volume de cette collection, contient des détails historiques et statistiques sur la composition du corps des mines de Russie, la nature, la situation, l’organisation et les produits des mines et usines minéralogiques de l’empire.
- M. le générai Tchejkine, chef d’état-major du corps des mines de Russie, a adressé à la Société les volumes de XAnnuaire déjà publiés, sur lesquels votre président m’a chargé de vous faire un rapport.
- Le territoire embrassé par les explorations du corps des mines de Russie, depuis les rives de la mer Noire et de la Caspienne jusqu’à celles de la Baltique, de la mer Glaciale, des mers d’Ochotsk et de Behring, se présente comme une immense plaine que sillonnent trois chaînes de montagnes principales : le Caucase, au sud, entre la mer Noire et la mer Caspienne ; les monts Ourals, qui se dirigent du sud au nord, entre l’Europe et l’Asie, depuis les steppes des Kirguis jusqu’à l’océan Glacial; et les monts Altaïs, qui, courant de l’ouest à l’est, séparent au sud la Sibérie de la Mongolie chinoise, se perdent à l’ouest dans les steppes des Kirguis, et se prolongent à l’est sous le nom de monts Savanes, monts de la Daourie et monts Stanovoys, jusqu’à la mer d’Ochotsk. Dans Cette immense étendue, le connu est encore dans une proportion bien faible avec l’inconnu; mais on doit dire que les résultats obtenus jusqu’ici, dans un temps bien court, au milieu des difficultés offertes par la rigueur du climat, le défaut de population et de toute espèce de ressources, laissent concevoir de grandes espérances pour l’avenir.
- Le premier volume, l’introduction à l'Annuaire, renferme des documents historiques d’un haut intérêt sur le développement de l’industrie des mines en Russie, et particulièrement dans la Sibérie, depuis la conquête de ce pays en 1580. Dès cette époque, l’industrie minière commençait à prendre du développement sur le versant occidental de l’Oural, dans le bassin de la Kama, où 15,000 ouvriers travaillaient, pour les Strogonoffs, à l’exploitation du sel, des bois et des métaux. En 1631 et 1632, les premières usines à fer furent établies dans l’Oural et le gouvernement d’Olonetz; des usines à cuivre furent fondées dans le gouvernement de Perm; enfin, vers la fin de ce siècle, on découvrit
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- des indices de minerais d’argent a Nerlchinsk, dans la Daourie, indices qui ont été l’origine des mines que possède la couronne dans la Sibérie orientale, aux confins de la Chine. • •
- L’industrie minière prit un grand essor sous le règne de Pierre le Grand ; ce monarque supprima le droit régalien, qui attribuait au tzar, comme propriété exclusive, les métaux précieux renfermés dans le sol; il promulgua un code de lois et règlements pour les mines; enfin il sut distinguer et associer à ses œuvres des hommes habiles, parmi lesquels on distingue Nikita Demidoff, maître de forge à Toula, et M. de Henning, Hollandais de naissance, officier d’artillerie à son service.
- Nikita Demidoff, envoyé dans l’Oural, établit sur la Neïva l’usine de Né-viansk, dont l’empereur lui fit don deux ans après : ce fut le point de départ de l’immense fortune dont jouit la famille Demidoff. Les usines de Kamensk, Ouktousk, Polefsk et Alapaïefsk s’élevèrent bientôt après.
- M. de Henning construisit l’usine et le fort d’Ekaterinenbourg, qui devint le» chef-lieu du gouvernement des mines, dont l’action s’étendait jusqu’à Nertchinsk. Sous l’administration de cet homme habile, toutes les dépenses furent couvertes par les produits des établissements, qui s’élevèrent à 10,000 pouds (163,807 kilog.) de cuivre et 150,000 pouds (2,457,100 kilog.) de fer en barres.
- Les explorations dans l’Oural et l’Altaï continuèrent pendant tout le xvmc siècle : l’usine de Kolyvan, dans l’Altaï, fut fondée en 1726, par Akeuji Demidoff, dont les établissements dans l’Oural produisaient déjà des fers d’une réputation supérieure à tous les autres; en 1733, le mont magnétique de Bla-godat fut découvert dans l’Oural ; vers la même époque fut fondée la ville d’Orernbourg, sur le fleuve Oural.
- Plus tard, les mines et usines de la couronne déchurent, par suite d’une mauvaise administration, et furent restaurées seulement par les soins et l’habileté du général Gascoigne, venu d’Ecosse en 1786. Celui-ci explora, dans le midi de l’empire, le bassin houiller de Donetz et fonda, en 1796, l’usine à fer de Lougan.
- L’exploitation des minerais de cuivre et de fer, dans les monts Ourals, remonte ainsi au xvie siècle , sans compter les petites exploitations antérieures faites par les anciens habitants du pays, que l’on désigne aujourd’hui sous le nom vague de Tchoudes (étrangers), et dont l’histoire est entièrement inconnue. ; . • . ...
- La découverte des mines d’or dans l’Oural remonte seulement à l’année 1745 ; les premiers indices des alluvions aurifères, qui constituent aujourd’hui les exploitations les plus importantes de la Sibérie, furent découverts par hasard
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- en 1771, dans le creusement d’une galerie decoulement, entreprise entre le ruisseau de Bérézofsk et la mine du même nom. Les sources sortant des argiles sableuses traversées par cette galerie charriaient du sable aurifère, qui fut soumis au lavage. Cette découverte n’excita l’attention qu’en 1804, époque où l’officier des mines llmann, qui explorait ces contrées, indiqua l’existence de sables aurifères près de Klutchefsk. En 1810, deux pépites d’or pesant ensemble 3 livres, envoyées par Hermann au ministre des finances, qui les présenta à l’empereur, attirèrent l’attention du gouvernement. En 1814, on examina de nouveau les sables de Klutchefsk, et en 1816 on retira des sables de l’Oural 5 pouds|35 liv. (à peu près 100 kilog.ï d’or : on prescrivit alors à tous les chefs d’arrondissement des mines de l’OuraLde rechercher les gisements de sables aurifères. ,
- Déjà, dans le premier semestre de 1823, la production de l'or retiré des alluvions du seul gisement de Bérézofsk fut de 12 pouds (prés de 200 kilog.). Le platine accompagnant l’or fut découvert la même année, dans les terres de M. Demidoffy enfin la production d’or , dans toute la chaîne de l’Oural, s’éleva, dans cette même année 1823, à 100 pouds (1,638 kilog.), et bientôt cette production atteignit annuellement le chiffre de 360 pouds (5,897 kilog.), qui, à quelques variations près, est. demeuré constant jusqu’à présent.
- Le succès obtenu dans l’exploitation des sables aurifères a contribué à faire explorer avec plus de soin, soit par des particuliers, soit par le gouvernement, la chaîne ouralienne. Elle est aujourd’hui bien connue, depuis sa limite méridionale, dans les steppes des Kirguis, vers le 51,e degré de latitude, jusqu’au 60e degré de latitude nord, entre Orembourg et Bogoslofsk. Sur cette longueur de 19 degrés de latitude se trouvent les fameux monts magnétiques de Blago-dat, Katch-Kanar, Nijni-Taguilsk, qui sont analogues aux amas entrelacés, stockwerks des géologues allemands. Ce sont des veines de minerai de fer, plus ou moins épaisses, qui traversentren se croisant irrégulièrement, des masses de feldspath et d’augite. Le mont de Nijni-Taguilsk se distingue par la présence, à sa base, de minerais de cuivre des plus riches, dont les autres masses de fer oxydé magnétique n’offrent jusqu’ici que de faibles indices. Les minerais de fer, de cuivre, et les alluvions aurifères, avec quelque peu de platine, se trouvent sur les deux versants de la chaîne ouralienne ; mais le versant oriental est beaucoup mieux partagé que le versant occidental.
- La partie où les alluvions aurifères ont le plus d’importance est l’arrondissement de Zlataoust, comprenant la partie la plus méridionale de la chaîne de l’Oural. Au nord de l’arrondissement de Bogoslofsk, la chaîne ouralienne est encore inexplorée sur une distance de 800 verstes (environ 900 kilomètres), jusqu’à la mer Glaciale; d’épaisses forêts couvrent la partie de la chaîne voi-
- Quarantième année. Octobre 1841. ¥ 55
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- sine de Bogoslofsk. La rigueur du climat, la défiance des rares habitants de ces contrées, les Wogades et les Ostiaques, les marais nombreux qui se trouvent sur les accotoirs de la chaîne ont rendu excessivement pénibles et difficiles les expéditions de recherches entreprises de ce côté, qui, quoique peu suivies, semblent annoncer qu’il y a peu de chances d’y découvrir de nou^ veaux gisements métallifères. ,
- La découverte des alluvions aurifères de l’Oural engagea à faire des recherches dans le système de l’Altaï. Des mines de fer, d’argent, et de cuivre étaient déjà en exploitation dans la partie de la chaîne appelée les montagnes de Kholzoun, qui sépare le bassin de l’Ob de celui de l’Irtitsch. L’origine de ces mines remontait à l’année 1726, où Àkeufi Demidoff, ayant appris que des paysans russes établis sur les bords de l’Ob avaient trouvé des minerais de cuivre, fonda l’usine de Ko! y van ; plus tard il découvrit la fameuse mine d’argent de Zméionogorsk ou Zmëioffsk, achetée en 1747 par la couronne, dont elle est demeurée là propriété. Les mines de Niddersk, Krioukofsk, Zéria-nofsk furent découvertes plus tard, et leurs produits suppléent aujourd’hui à ceux de la mine de Zmëioffsk, qui s’épuise. .
- Des minerais de fer abondants dans la chaîne qui sépare la vallée supérieure du Tom et le lac de Télezko de celle de l’Ob donnèrent lieu à la fondation des usines à fer de Tomsk et de Gourieffsk.
- Ce fut dans la chaîne de Kholzoun, déjà peuplée de mineurs, que se portèrent les premières recherches d’alluvions aurifères : les résultats furent complètement négatifs. L’or se trouvait, dans.les mines de ce district, non à l’état natif, mais à l’état de combinaison avec l’argent, et les sables provenant de la désagrégation des roches préexistantes ne pouvaient dès lors en contenir.
- Un ingénieur, le major général Begger, aujourd’hui directeur de la circonscription de l’Altaï, qui avait dirigé l’arrondissement de Bogoslofsk dans l’Oural, guidé par l’analogie de composition des roches, fit abandonner les recherches dans la chaîne de Kholzoun et les dirigea sur celle qui sépare la vallée du Tom de celle de l’Ob. Ici fut découverte, en 1830, la première aliu-vion aurifère appartenant à la couronne ; on découvrit encore d’autres alluvions, mais aucune ne se montra assez riche pour être exploitée.
- Pendant ce temps, un autre rameau de l’Altaï, Y Alataou, dont la ligne de faîte limite la circonscription des mines de l’Altaï, était exploré par des particuliers. Le conseiller de commerce Popojf, ayant obtenu la permission d’explorer le versant oriental de ce rameau, obtint des succès tellement importants, que les recherches faites pour le compte de la couronne se portèrent aussi vers la même chaîne, mais sur son versant occidental, qui demeurait libre. Les résultats ont été des découvertes d’alluvions aurifères, mais beaucoup
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- moins riches que celles du versant oriental, abandonné aux explorations des particuliers : cette inégalité de richesse des deux versants existe également dans la chaîne ouralienne. Aujourd’hui, quelques-unes des alluvions aurifères du versant oriental de l’Alataou ne le cèdent en rien aux plus riches alluvions de l’Oural.
- Le produit de toutes les exploitations réunies, qui n’était que de 1 poud 11 livres en 1829, a été, en 1838, de 135 pouds (2,220 kilog.). Le produit des exploitations entreprises par la couronne sur le versant oriental a été, dans l’année 1838, de 37 pouds 30 livres (628 kilog.). Quelques recherches faites dans les monts Sayanes, entre l’Alataou et le Jenissei, et jusque dans le gouvernement d’Irkoutsk, ont encore indiqué l’existence d’alluvions aurifères dans la vaste étendue qui sépare la circonscription de l’Altaï de celle de Nert-chinsk. Ce dernier district, situé à l’extrémité sud-est de la Sibérie orientale, entre 49 et 53° de latitude nord, et 109 et 116° de longitude est du méridien de Paris, dans le bassin du fleuve Séghalien ou Amour, qui va se jeter dans l’Océan oriental,*renferme les exploitations les plus anciennes de la Sibérie. L’époque de la plus grande prospérité de ces mines a été l’année 1765 : elles produisirent alors 500 pouds (8,000 kilog. ) d’argent aurifère; elles ne produisent plus aujourd’hui la moitié de cette quantité. Les anciennes exploitations d’étain du territoire d’Ouane sont tout à fait abandonnées. Le climat de Nertchinsk est fort rude, quoique la latitude ne soit pas très-élevée, et la température moyenne de l’année est de 2° 33 Réaumur. Il y a 3,000 forçats occupés aux travaux des mines de ce district; tandis qu’il n’y en a pas un seul dans l’Altaï, où l’on n’envoie pas même d’exilés.
- Indépendamment des gîtes métallifères, la Sibérie renferme, d’après les rapports des ingénieurs russes, plusieurs dépôts de houille, et notamment un bassin houiller d’une grande étendue et dont le combustible est de très-bonne qualité, dans la vallée du Tom. La réunion de ce combustible précieux et des minerais de fer existants dans le voisinage permet d’augmenter beaucoup la production de ce métal : elle n’aura d’autres limites que les besoins de la Sibérie et ceux de l’exportation, qui, malheureusement, sera toujours très-faible; car cette partie de la Sibérie n’est entourée que de déserts, et l’océan Glacial, dans lequel débouchent les grands fleuves qui arrosent cette immense plaine, est inaccessible à la navigation.
- Des gisements de houille ont été aussi indiqués dans le district de Nert-chinsk et dans le voisinage d’Irkoutsk.
- Les articles de Y Annuaire qui contiennent les documents analysés ci-dessus, sur l’exploitation des mines de la Sibérie, renferment, en outre, des détails d’un grand intérêt sur la constitution géologique des chaînes ouraliennes
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- et altaïques, la géographie physique de la contrée, les mœurs de quelques-unes des peuplades, Wogades, Ostiaques, Kirguis, Kalmouks, Tatars et Téléoutes, qui vivent dans le voisinage des établissements russes.
- Je signalerai encore dans ce recueil les articles sur la fabrication du fer en Finlande, un essai sur la géologie de l’arrondissement d’Olonetz, et la description des usines de fer du même arrondissement, dans lesquelles on traite les minerais de lacs ou de marais ; deux mémoires sur le bassin houiller du Donelz, dans la Russie méridionale; enfin un article sur la constitution géologique de la rive orientale de la mer Caspienne, renfermant des détails intéressants sur l’exploitation du sel gemme et du naphte, par les Tourkmènes, et l’exportation de ces produits en Perse. Le produit des exploitations de naphte de l’île de Tchéléken serait, d’après cet article, de 136,000 pouds (2,179,000 kilogrammes), annuellement. i*
- Enfin je signalerai à Pattention de la Société la fondation de sept observatoires permanents, destinés aux observations magnétiques et météorologiques, dont la direction a été confiée au corps des mines de Piussie. 1° L’observatoire normal a été établi à Saint-Petersbourg, à l’institut du corps des mines. 2° Trois observatoires pour les observations magnétiques et météorologiques ont été placés à Ekaterinenbourg, dans l’Oural, à Barnaoul, dans l’Altaï et à Nertchinsk, dans la Daourie. 3° Trois observatoires destinés aux observations météorologiques ont été établis à Bogoslofsk, dans l’Oural septentrional, à Zlataoust, à l’extrémité méridionale de la chaîne, et enfin à Lou-gan, près de la mer d’Azoff. Les observatoires de la première classe étaient déjà établis en 1836; ceux de la troisième classe devaient être ouverts sous peu de temps. Les observations sont faites d’après un mode uniforme indiqué par M. Kupfer, et sont transmises, tous les mois, au directeur de l’observatoire normal de Saint-Petersbourg, qui en fait le résumé général, destiné à la publication dans le Journal des mines^ et qui sera sans doute traduit pour être inséré dans XAnnuaire, publié en français : cependant les années 1837 et 1838 de la collection ne le contiennent pas encore.
- U Annuaire des mines, offert à la Société par M. le général Tchejkine, renferme, comme on le voit par l’analyse très-suceincte que j’ai dû soumettre à la Société, un grand nombre de faits nouveaux ou peu connus jusqu’ici, et d’un haut intérêt pour la géographie, la géologie, l’exploitation des mines et le commerce des métaux. Ces faits mettent en évidence les efforts de l’empereur, pour explorer toutes les parties du vaste territoire sur lequel s’étend sa domination; ils témoignent à la fois des vues élevées du souverain, du zèle et des lumières du corps des ingénieurs des mines de Russie, de l’habileté des hommes d’Etat qui ont imprimé à leurs travaux une bonne direction.
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- NOTICES INDUSTRIELLES. 429
- Votre rapporteur a l’honneur de vous proposer d’adresser desVemercîments àM. le général Tchefkine, pour l’envoi des premiers volumes de XAnnuaire, et de faire connaître ces faits par la voie du Bulletin.
- Signé Combes, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 14 juillet 1841.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- . . ARTS CHIMIQUES.
- Nouveau procédé de purification du gaz de Véclairage ; par M. Mallet.
- Tout le monde connaît les inconvénients que la présence des pyrites dont la houille est toujours accompagnée amène dans la fabrication du gaz. Le soufre de celte pyrite produit du gaz hydrogène sulfuré, qui, combiné à l’ammoniaque, rend le gaz très-infect, chose facile à constater partout où quelques fuites de gaz se déclarent. Quand le suif-hydrate d’ammoniaque arrive avec le gaz jusqu'au bec où la combustion s’effectue, on conçoit que le soufre doit se convertir en gaz sulfureux, d’où résultent de nouveaux et graves inconvénients. En effet, le gaz sulfureux exerce sur les étoffes une action fâcheuse en détruisant certaines couleurs, et il produit à la poitrine une irritation qui, à la longue, peut devenir sérieuse dans ses conséquences.
- Jusqu’ici on s’est contenté d’absorber l’hydrogène sulfuré, au moyen d’un lait de chaux : ce procédé est coûteux pour les usines, car le produit qui en résulte est sans valeur. Il s’ensuit tout naturellement que les usines qui veulent marcher avec économie renouvellent trop rarement leur lait de chaux, et laissent passer, par cela même, une portion de l’hydrogèqp sulfuré sans l’absorber.
- M. Mallet emploie un procédé qui produit un bénéfice. L’auteur, s’étant bien convaincu, d’une part, que le gaz brut renferme du sulfhydrate et du evanhydrate d’ammoniaque, et, de l’autre, que , lorsqu’on l’épure par la chaux, celle-ci ne fixe que les acides, ce qui laisse l’ammoniaque libre, il a pu diriger plus convenablement son système d’épuration. En effet, ce qui rend très-difficile la séparation des dernières traces d’hy-drogéne par la chaux, c’est précisément l’existence, dans le gaz, de l’ammoniaque en grand excès, à laquelle elles sont combinées : aussi l’auteur a-t-il renversé le système d’épuration -, il commence par s’emparer de l’ammoniaque, au moyen d’un sel de fer ou de manganèse, et la portion d’hydrogène sulfuré qui échappe à cette première condensation est ensuite très-facilement retenue par un lait de chaux.
- Le sel ammoniacal formé dans les premiers laveurs, étant recueilli, constitue un véritable bénéfice pour l’usine. La dépense en chaux est d’ailleurs excessivement affaiblie, la majeure partie du soufre se retrouvant à l’état de sulfure de fer ou de manganèse.
- Ce procédé est eu pleine activité à Saint-Quentin : le gaz de houille qui s’y fabrique parvient aux becs, entièrement exempt d’hydrogène sulfuré ou d’ammoniaque ; il ne conserve que l’odeur des huiles volatiles quedéveloppe la distillation. (Acad, des sciences, 16 août 1841.) *
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 8 septembre 1841.
- Correspondance. M. Ouvière, à Marseille, annonce avoir imaginé 1° un nouveau système de transport par mer, au moyen du halage, sur 12,000 mètres environ de la Camargue inférieure, inaccessible à aucun moyen de la navigation intérieure ; 2° un chariot à deux cylindres vides, qui, chargé de plus de 50 quintaux et traîné par quatre mules ou deux bœufs, traverse les terrains humides, sablonneux et marécageux compris entre les deux embouchures du Rhône.
- M. Bossin, grainier-pépiniérisle, quai aux Fleurs, 5, communique l’extrait d’une lettre qu’il a reçue de M. Philippe Earmel, directeur de la ferme modèle de Kérignaü, sur différentes cultures que cet agronome a nouvellement introduites en Bretagne.
- Objets présentés. M. Sajou, rue Michel-le-Comte, 21, annonce qu’il est parvenu à produire des dessins de tapisserie qui égalent ceux de Berlin, et il fait observer que, jusqu’alors, la France était tributaire de la Prusse pour cette industrie.
- Il est fait hommage à la Société, "
- 1° Par M. Francœur, d’une notice qu’il a publiée dans les additions à la connaissance des temps pour 1844, sur le calendrier des mahométans;
- 2° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro de septembre 1841 du Journal des connaissances nécessaires;
- 3° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de septembre 1841 des Annales de Vagriculture française; 4
- 4° ParM. Amans Carrier, du numéro de juillet 1841 du Propagateur de Vindustrie delà soie; . .
- 5° Par M. Roret, du numéro de septembre 1841 du journal le Technologiste;
- 6° Par M. Viollet, du 1er numéro d’un journal mensuel dont il a entrepris la publication sous le litre de Journal des usines;
- 7° Par la Société d’agriculture et des arts de l’arrondissement de Dôle, du numéro d’août 1841 de son journal;
- 8° Par la Société d’agriculture, sciences et arts du département de la Sarlhe, du 4e trimestre de son Bulletin. '
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. le baron Silvestre lit un rapport sur l’examen des candidats qui se sont présentés pour obtenir les places d’élèves actuellement vacantes à l’école d’arts et métiers de Châlons, et qui sont à la disposition de la Société.
- Des douze candidats qui se sont présentés, six ont le mieux répondu à presque toutes les questions; ce sont MM. RichardGuéroult, Messager, Raffard, Brondeljeune et Lafaurie. La commission propose de désigner les quatre premiers pour la bourse entière, et les deux autres pour les trois quarts de bourse, et, en outre, de demander la
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- PROCES-VERBAUX. 43|
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- cinquième bourse entière pour M. Brondel aîné , déjà élève à l’école à trois quarts de Bourse, qui mérite cette faveur par sa conduite et ses travaux. (Approuvé.)
- Communications. M. Grouveïle, ingénieur civil, présente des échantillons de toiles de lin remarquables par leur régularité et fabriquées à la mécanique par MM. Bourgoin et Jules Dorcy, à Gerville, près le Havre. Ces manufacturiers se servent de lins récoltés dans le pays, qu’ils filent et tissent avec des machines partie anglaises partie françaises.
- Séance du 22 septembre 1841.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que, parmi les huit places d’élèves accordées à la Société d’encouragement, dont six à bourse entière et deux à trois quarts de bourse, il s’en trouve en ce moment, de vacantes, cinq delà première catégorie et deux de la seconde; mais, comme, par l’ordonnance royale du 19 juillet dernier, le nombre des élèves de l’école de Châlons a été réduit de 400 à_300 et celui des élèves de l’école d’Angers porté de 200 à 300, M. le ministre a jugé convenable de partager entre les deux écoles les candidats nommés sur la présentation de la Société, de manière qu’il y ait, pour chacun de ces établissements, trois placera bourse entière et une place à trois quarts de bourse.
- M. le ministre, ayant reconnu que le résultat de l’examen des candidats présentés par la Société pour remplir les places vacantes prouve que ces jeunes gens possèdent les connaissances exigées, a nommé MM. Richard, Guèroult et Raffard aux trois places gratuites à l’école d’Angers, Messager à la bourse entière à l’école de Châlons, et Brondel jeune à celle à trois quarts à la même école, devenue vacante par la nomination de Brondel aîné à la place entièrement gratuite. L’admission de Lafaurie n’est point autorisée.
- M. le directeur de l’école d’arts et métiers de Châlons adresse le tableau et les notes du résultat des examens du deuxième semestre de l’année scolaire 1840 à 1841, concernant les élèves admis à cette école sur la présentation de la Société.
- M. Marceschau, consul de France, à Dublin, annonce qu’il communiquera prochainement à la Société le résultat d’expériences propres à faire connaître en quoi consiste le nouveau système de locomotion rapide et économique pour lequel il a pris un brevet d’invention. _
- Objets présentés. M. Gourdin, horloger-mécanicien à Mayet (Sarthe), présente le dessins et la description des perfectionnements qu’il a apportés aux horloges publiques;
- MM. Miller, Coyen et Leblanc, une description supplémentaire de leur appareil à dessiner;
- M. Moreau, rue des Yieux-Augustins, une pompe à incendie munie d’une échelle de sauvetage ;
- M. Monière, rue de la Coutellerie, 2, un nouveau système de pompe.
- M. Knecht annonce qu’il s’est livré à de nombreux essais pour trouver une encre réellement indélébile j il soumet à la Société, de concert avec M. Gord, rue Saint-
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- PR OCÈS-VERB AU X .
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- Denis, 303 , une encre qu’il assure résister aux agents chimiques, quelle que soit la
- qualité du papier qu’on emploie.
- M. Calasse, contre-maître dans l’établissement de teinture de M. Klein, expose qu’il est parvenu à détruire complètement la couleur bleue des tissus de laine teints par MM. Merle, Malartic et compagnie, mais sans altérer l’étoffe, et de manière à y produire, après l’avoir mise à blanc, dès couleurs bleu céleste, rose, etc.
- M. Lecoq, fabricant d’ornements en cuivre estampé, soumet à la Société un calorifère pour lequel il a pris un brevet d’invention.
- M. Rouget Delisle, rue du Faubourg-Poissonnière, 8, en rappelant la présentation faite par M. Sajou, dans la séance du 8 de ce mois, de dessins de tapisserie coloriés, à l’imitation de ceux de Berlin, fait observer qu’en 1839 et 1840 il a soumis à la Société des dessins originaux de l’espèce, composés avec des couleurs nouvelles, dont il est l’auteur, et qui sont employées aujourd’hui par les fabricants de Paris et de Berlin.
- M. Maurial Griffoid, docteur en médecine, rue du Faubourg-Sainl-Marlin, 44, présente un bandage dit constricteur herniaire, et une brochure intitulée Observations sur le régime actuel des bureaux de charité, et les moyens de Vaméliorer.
- M. Chevalier, ingénieur-opticien, rappelle qu’il a présenté à la Société, en 1840 , un daguerréotype perfectionné dont il signale les principaux avantages 5 aujourd’hui il soumet des épreuves obtenues avec son objectif à deux verres achromatiques, et annonce qu’il présentera prochainement des portraits de grandeur naturelle produits à l’aide du même appareil.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Camus, d’une brochure intitulée Organisation générale ou véritables conditions d’avenir et de bonheur de tous les hommes de travail,*
- 2° Par M. Magendie, membre de l’Institut, d’un exemplaire du rapport qu’il a lu à l’Académie des sciences sur l’emploi de la gélatine ;
- 3° Par M. Viollet, du numéro d’août 1841 du journal des usines ;
- 3° Par M. César Daly, du numéro d’août de la Revue générale de ïArchitecture ;
- 4° Par la Société d’instruction élémentaire, du numéro d’août de son Bulletin.
- Rapports des comités. Au nom du comité d’agriculture, M. Soulange Bodin lit un rapport sur un ouvrage intitulé Guide de la culture des bois ou herbier forestier, par M. Duchêne.
- Le comité propose de faire l’acquisition d’un exemplaire de cet ouvrage, qui remplit bien son titre et pourra être consulté avec fruit par les personnes qui concourent aux prix proposés par la Société.
- Cette proposition est renvoyée à la commission des fonds.
- Imprimerie BOUCHARD-HlJZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N° CCCCXLIX. ) NOV. 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- -------- i.TiagiagLuyii -
- / ARTS MÉCANIQUES. — chocolat.
- Rapport fait par M. F rancœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur la machine a broyer le chocolat de M. Hermann, ingénieur-mécanicien, rue de Charenton, 102.
- Messieurs, déjà vous avez récompensé, il y a deux ans^ de l’une de vos médailles d’argent les machines à broyer exécutées par M. Hermann; ces machines sont employées avec succès dans un grand nombre d’industries. Celles qui fonctionnent chez les frères Lejranc, à Grenelle, pour triturer la céruse, les ocres, le vert-de-gris, les couleurs les plus dures, telles que le brun Van-Dyck, etpourréduire la terre de Sienne en poudre impalpable, celles qui servent dans plusieurs ateliers de Paris à broyer l’encre d’imprimerie, et qui sont fréquemment employées à cet usage dans les départements, en Suisse et en Allemagne, sortent des ateliers de la fabrique deM. Hermann. Les parfumeurs les emploient à triturer le savon et la vanille; les potiers s’en servent au broyage des terres; le sucre de fécule de pommes de terre, les couleurs pour les papiers peints, etc., sont aussi traités par ces machines dont les cylindres sont soit en granit, soit en fonte. Le ministre de la marine vient de les adopter pour les ports de mer.
- Votre comité des arts mécaniques a été invité à visiter plusieurs de ces machines destinées à broyer le cacao pour la fabrication du chocolat; il a, entre autres, examiné celles qui fonctionnent chez M. Perron, rue des Amandiers-Popincourt, 3, où sont aussi établies plusieurs machines de M. Hermann, pour réduire le sucre en poudre et pour le mêler au cacao. Votre comité a reconnu l’excellente confection de ces divers appareils; il a aussi vu avec satisfaction les ateliers de M. Perron, dans lesquels le chocolat de diverses qualités est fait avec un soin particulier. M. Chevallier, membre du comité des arts chimiques, a
- Quarantième année. Novembre 1841. 56
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- 434 ' i . ARTS MECANIQUES.----HORLOGERIE. . .............
- bien voulu nous donner son avis sur la nature des produits qu’on y obtient, et cet avis a été très-favorable. La machine de M. Pelletier a cessé d’y être mise en usage, parce que les dimensions ne suffisaient pas au débit du fabricant, et maintenant tous les appareils dont il se sert sortent des ateliers de M. Hermann. La consommation du chocolat est décuplée en France depuis que ces nouvelles machines ont donné ce produit à plus bas prix et de meilleure qualité. M. Ménier, qui se sert également de ces machines, livre, lui seul, 250,000 kilogr. par an dans le commerce.
- D’après cet exposé, messieurs, le comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer qu’il soit exprimé, dans le rapport qui sera fait à la prochaine assemblée générale de vos travaux dans le cours de l’année, l’opinion que M. Hermann continue à se rendre digne de la médaille dont vous l’avez honoré, et il propose, en outre, que le présent rapport soit inséré au Bulletin.
- Signé Francoeur, rapporteur. Approuvé en séance, le 14 juin 1841.
- horlogerie.
- Rapport fait par M. Héricart de Thury, au nom du comité des arts mécaniquesj sur les travaux d horlogerie de M.. Henri Robert^ horloger, rue du Coq, 5. 7
- M. Henri Robert, auquel vous avez déjà accordé plusieurs médailles, continue ses travaux d’horlogerie avec autant de persévérance que de succès.
- Votre comité des arts mécaniques a vu avec un vif intérêt les diverses dispositions et combinaisons nouvelles que M. Henri Robert cherche à introduire dans la construction des chronomètres, et il se serait même empressé de vous proposer de faire examiner, par votre commission des médailles, s’il ne conviendrait pas de lui décerner une médaille de première classe, si les nouvelles combinaisons que M. Robert vous a présentées avaient été plus avancées, et si leur exécution avait permis de les soumettre à un examen approfondi que M. Robert avait lui-même demandé.
- Dans cet état de choses, votre comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer, messieurs, de déclarer en séance publique que, par ses recherches et ses travaux, M. Henri Robert se montre de plus en plus digne des médailles que vous lui avez accordées, et de constater les titres et motifs que le comité se réserve de faire valoir lorsque M. Robert aura terminé les travaux auxquels il se livre en ce moment, et qui promettent d’importants résultats pour la haute horlogerie.
- Signé Héricart de Tkury, rapporteur. Approuvé en séance, le 7 juillet 1841.'
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- ARTS CHIMIQUES. — éclairage. 435
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du comité
- des arts chimiques, sur les procédés pour léclairage par le gaz9
- de M. Gaudin, rue Neuve-Breda0 17.
- Messieurs, vous avez chargé le comité des arts chimiques d’examiner les procédés d’éclairage de M. Gaudin; plusieurs séances ont été consacrées par le comité à des expériences dont il me charge de vous rendre compte.
- On sait, depuis longtemps, que le gaz hydrogène, à peine éclairant par lui-même, peut acquérir un pouvoir éclairant plus ou moins considérable en se mêlant à diverses substances huileuses volatiles ; la Société a récompensé les travaux faits par M. Selligue dans cette direction. La lumière très-vive que produit le gaz comprimé, provenant des huiles fixes, paraît bien évidemment appartenir à des carbures d’hydrogène liquides, dont on doit la connaissance à Faraday.
- M. Gaudin a cherché à tirer parti de ces propriétés et a en régulariser l’action, et votre comité a vu, à diverses reprises, fonctionner des lampes alimentées par le gaz hydrogène obtenu de la décomposition de l’eau, dont le pouvoir éclairant avait été déterminé par le moyen de l’essence de térébenthine ; mais, malgré la facilité avec laquelle on peut se procurer ce gaz, M. Gaudin a bien senti qu’il convenait mieux de chercher à tirer parti du gaz de l’éclairage lui-même.
- Il est à peine nécessaire de faire remarquer les avantages qui résultent de l’accroissement du pouvoir éclairant d’un gaz; ils sont relatifs, à la fois, à la production et à la consommation; obtenir la plus belle lumière avec la moindre proportion de gaz possible, tel est le problème qui occupe depuis longtemps tous ceux qui ont fait des travaux dans cette direction.
- Le gaz quelconque obtenu par les moyens convenables, et réuni dans un gazomètre, M. Gaudin augmente son pouvoir éclairant en lui faisant traverser un réservoir renfermant de l’essence de térébentine, d’où il arrive ensuite au bec dans lequel il doit être brûlé. Ce réservoir, d’une dimension proportionnée à la quantité de gaz qui doit être consommée, est placé au-dessus de la flamme qui l’échauffe^ et favorise le mélange de la vapeur avec le gaz. Par suite de cette disposition, les appareils d’éclairage se prêtent à toutes celles que l’on veut donner à la lumière, dont les jets peuvent être projetés latéralement ou de haut en bas, de manière à produire des effets très-favorables au bon éclairage d’un salon ou d’un théâtre.
- La lumière est très-blanche, d’un grand éclat, bien uniforme à partir du moment où elle est parvenue à son maximum, ce qui a lieu alors que le réservoir d’huile est échauffé, et complètement inodore.
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- 436 ARTS CHIMIQUES.
- Ces résultats, qui offrent beaucoup d’intérêt sous le rapport scientifique, ne peuvent en fournir industriellement que si la consommation du gaz est diminuée. Votre comité à dû se livrer, pour déterminer cette dernière donnée, à des essais dont nous allons vous rapporter les résultats ; ils ont été faits sur deux gazomètres.
- L’un d’eux était plein de gaz ordinaire, et un second en contenait une faible quantité. Ces deux gazomètres communiquaient entre eux par des tuyaux munis de robinets qui permettaient d’établir ou d’intercepter la communication à volonté. La communication a été établie en notre présence, et l’on a fait passer plusieurs fois le gaz de l’un des gazomètres dans l’autre; lorsqu’on a jugé que les gaz devaient être entièrement mélangés et homogènes, on a fait passer le gaz en égale quantité dans les gazomètres, et l’on a procédé à une première expérience.
- Première expérience. On a placé sur l’un des gazomètres le bec contenant de l’essence de térébenthine, et sur l’autre gazomètre un bec d’éclairage ordinaire, dit à éventail. Le bec contenant de l’essence avait été allumé quelques instants avant l’expérience pour échauffer l’essence de térébenthine, et faciliter son évaporation et son entraînement par le gaz. Au commencement de l’expérience, lorsque l’on a allumé simultanément les deux becs, l’échelle du gazomètre à essence marquait 1225 litres, et à la fin de l’expérience 1345 litres, ce qui, pour la durée de l’expérience, qui a été d’une heure, indique une dépense de 1345—1225—120 litres.
- Au commencement de l’expérience, le gazomètre portant le bec à éventail marquait, à son échelle, 1230, et à la fin 1417, d’où il résulte une dépense de 1417—1230—187 litres.
- La distance du bec à essence au photomètre était de 4 mètres 93 ; celle du bec à éventail, de h mètres.
- Les intensités des deux lumières étant proportionnelles aux distances, il en résulte que l’intensité du bec à essence au bec à éventail est comme 1,43 : 1.
- Il suit de la que, si l’on veut comparer le pouvoir éclairant de ces deux gaz, le rapport de ces deux pouvoirs est proportionnel à l’intensité des lumières qu’ils donnent, et en raison inverse des quantités de gaz dépensées dans le même temps; donc, si l’on désigne par P le pouvoir éclairant du gaz à essence, par P’ celui du gaz ordinaire, par I l’intensité de la lumière du premier et par I' celle du second, par V le volume du gaz dépensé par le premier et V' le volume dépensé du second, l’on aura la formule
- p __ y_
- P’ — p- X
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- ÉCLAIRAGE.
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- qui donnera le rapport des pouvoirs éclairants des deux gaz; on aura donc, d’après l’expérience,
- P___*,43 X 187___ 267,41 _ 2,228
- .P’ i ^ 120 120 120 1 ’
- c’est-à-dire que le pouvoir éclairant du bec à essence est plus que double du bec ordinaire.
- Deuxième expérience. Cette expérience s’est faite immédiatement après la précédente; on a seulement changé les deux becs de place, c’est-à-dire que le bec à essence a été porté à la place du bec à éventail, et vice versa. On a réglé la position du photomètre, et l’expérience a duré une heure comme la-précédente.
- L’échelle du gazomètre portant le bec à essence marquait au commencement 1435, et à la fin 1560, ce qui fait une dépense de 1560—1435= 125 litres.
- L’autre gazomètre marquait au commencement 1370, et à la fin 1590, ce qui fait une dépense de 1590—1370—220 litres. ,
- La distance du bec à essence au photomètre était de 5m 10,
- Celle du bec à éventail de 3m 99.
- Les intensités, étant proportionnelles aux carrés des distances, sont (5,1 0)a ou (3,99)2 : : 26,01 : 15,92 ou comme 1,63 : 1.
- Pour avoir le pouvoir éclairant, on aura, d’après la formule,
- P __ I ^ V __ i,63 220 P _____ i,63x 220__ 358,6 _ 2,86
- F — p X 'ÿ7 — —“ 7^5 F ~ ^^5~'“'T~,
- donc le pouvoir éclairant du gaz contenant l’essence serait presque triple de celui du gaz ordinaire; mais ce résultat ne paraît pas devoir être si avantageux. En effet, les gazomètres n’étant pas placés symétriquement par rapport à l’axe de la pièce, il en est résulté que, dans la deuxième expérience, il a fallu rapprocher beaucoup plus le photomètre du bec à éventail pour obtenir les ombres de même teinte; mais alors l’influence de la couleur des flammes s’est fait sentir ; l’ombre portée par le bec à essence était bleue, tandis que celle provenant de l’éventail était rouge, ce qui a rendu difficile l’appréciation exacte de leur intensité; et, comme l’ombre bleue a dû nécessairement paraître plus foncée que l’ombre rouge, il est probable que, malgré le soin qu’on a apporté à se mettre en garde contre les intensités apparentes des ombres, cependant on n’y aura pas réussi complètement : c’est ce qui rendrait compte de la différence des résultats obtenus dans les deux expériences. Il faut aussi ajouter qu’au dire de l’inventeur l’intensité de la lumière croît avec le temps pendant lequel le bec a brûlé, et que même la dépense du gaz diminue pendant que
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- ARTS CHIMIQUES.
- celle de l’essence augmente ; mais cette augmentation dans le pouvoir éclairant ne semble pas devoir être aussi grande que celle qui est constatée par la deuxième expérience.
- Quant à l’essence employée, elle a été de 60 et quelques grammes pour les deux heures. On avait oublié de peser l’essence après la première heure, ce qui aurait servi à constater si, dans la deuxième heure, la dépense en essence diminue en même temps que l’intensité de la lumière augmente. Cependant on peut évaluer la dépense d’essence à 30 grammes par heure, ce qui ferait un excédant de dépense de 0 fr. 03 par heure pour un bec à éventail ; cet excédant de dépense serait couvert par l’économie provenant de l’emploi d’une quantité de gaz qui serait moitié moindre. En outre, la lumière de la flamme avec l’essence est plus blanche que celle du bec à éventail, et cette flamme est beaucoup plus fixe, moins vacillante, et ne fume pas, quel que soit le degré d’ouverture du robinet du gaz.
- On voit, par ces faits, que le procédé de M. Gauclin pourra offrir des avantages marqués par la facilité avec laquelle il permet d’accroître le pouvoir éclairant du gaz de l’éclairage sans modifier les appareils existants dans les usines, et par une addition très-simple aux appareils de consommation ; il mérite, sous ce rapport, de fixer l’attention de la Société.
- M. Gaudin s’est occupé avec une grande persévérance d’essais sur l’application de la lumière produite par le mélange de l’oxygène avec la vapeur d’éther, et tout le monde connaît les résultats remarquables auxquels il est parvenu en soumettant au jet de ce gaz le quartz et un grand nombre d’autres substances.
- On sait, depuis les expériences de Davy sur la flamme, quelle intensité de lumière on obtient en projetant un mélange d’oxygène et d’hydrogène sur de la chaux. L’oxygène saturé d’éther et la magnésie fournissent encore une lumière plus vive en faisant disparaître les dangers du mélange explosif. En plaçant la magnésie au foyer d’un miroir parabolique, on obtient un effet dont il est difficile de se faire une idée quand on n’a pas vu l’expérience. M. Gaudin a pensé que ce moyen pourrait être utilement appliqué à éclairer les bateaux à vapeur pour les préserver des accidents si funestes et qui, depuis quelque temps, se sont reproduits d’une manière si déplorable dans le cas d’une rencontre. ,
- Votre comité a assisté à une expérience faite sur l’un des bateaux à vapeur de la basse Seine, mais qui, à l’époque de l’année où nous nous trouvons, n’a pu fournir des résultats aussi positifs qu’il l’aurait désiré à cause de la longueur des jours; mais il lui a semblé que ces essais méritaient d’être encouragés, et qu’ils étaient de nature à faire espérer une* amélioration bien dési-
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- LAINES.
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- rable dans les moyens de préserver les navires à vapeur de l’abordage.
- L’appareil placé sur le bateau à vapeur consistait en un réservoir en cuir construit par M. Enjer, et un petit miroir parabolique placé à l’avant du bateau , et mobile sur un axe donné, de telle sorte qu’en projetant la lumière sur les points que l’on veut distinguer on peut les éclairer à distance de manière à les distinguer parfaitement.
- Ces essais doivent être répétés par des temps obscurs, le brouillard, la pluie, afin que l’on puisse savoir si la dépense à laquelle ce mode d’éclairage donnerait lieu serait compensée par les avantages qu’il fournirait : le comité se réserve de vous faire une proposition à ce sujet.
- Le comité, considérant l’utilité des travaux de M. Gaudin, vous propose de le remercier de sa communication, d’insérer le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer au comité des médailles.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- approuvé en séance, le 7 juillet \ 841.
- LAINES.
- Notice sur ïemploi de Vacide oléique au graissage de la laine; par MM. Péligot et Alcan (i).
- L’intérêt que la Société d’encouragement apporte à tous les perfectionnements industriels nous fait un devoir d’appeler son attention sur un procédé dégraissage des laines que nous cherchons à propager depuis deux années; cette attention, nous la réclamons avec d’autant plus de confiance qu’il s’agit en même temps d’une impulsion nouvelle donnée à la fabrication des bougies stéariques, industrie toute nationale, à laquelle les encouragements de la Société n’ont jamais manqué.
- On nous permettra, pour faire comprendre les avantages sur lesquels repose l’emploi de notre procédé, de rappeler en peu de mots les méthodes de graissage et de dégraissage usitées dans les fabriques de draps.
- On sait que, pour obtenir au cardage une nappe aussi homogène que possible, on est obligé d’enduire la laine d’une certaine quantité de matière grasse : l’addition de cette graisse est nécessaire, car, sans elle, la torsion et l’étirage de la laine marcheraient mal à la fûature, et les déchets y seraient plus onéreux : le fil inégal qu’on obtiendrait n’offrirait pas, en outre, au tissage, le degré de résistance nécessaire à la bonne confection de l’étoffe.
- Jusque dans ces derniers temps, on s’était servi exclusivement des huiles végétales pour faire ce graissage. Dans les principaux centres du travail de la
- CO Celte notice a été lue dans la séance du 16 juin 1841.
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- ARTS CHIMIQUES.
- laine, à Elbeuf, à Louviers, à Sedan, à Reims, et dans les fabriques du midi, les huiles d’olive étaient presque seules employées à cet usage, tandis que, dans les fabriques du centre, de l’est, des environs de Paris, dans celles où l’on travaille les laines les plus communes, on employait de préférence les huiles de graine, dont le prix est toujours moins élevé, ou bien des mélanges économiques d’eau et d’huile maintenues à l’état d’émulsion par la présence d’une petite quantité de potasse.
- La quantité d huile dont on imprègne la laine à carder varie un peu dans les différentes fabriques : généralement, les huiles d'olive sont employées dans la proportion de 20 pour 100 du poids de la laine, et les huiles de graine dans celle de 25 pour 100.
- Quelles que soient d'ailleurs les proportions et la nature de l’huile dont on a fait usage, celle-ci ne doit rester sur la laine que jusqu’après la filature ou le tissage; il faut ensuite l’enlever, dégraisser le fil ou le tissu.
- L’opération du dégraissage varie avec la nature de l’étoffe qu’on se propose de fabriquer : pour les draps et pnur les étoffes à poils feutrées et foulées, elle s’exécute après le tissage et généralement avant le foulage; pour les étoffes rases et légères, elle se pratique toujours sur le fil avant le tissage.
- Le dégraissage en pièces s’exécute à Elbeuf, à Louviers, etc., sur les draps déjà teints, au moyen de l’argile délayée dans l’eau (terre à foulon). On fait passer le tissu imprégné de cette substance entre deux cylindres de pression qui le mettent en contact avec la matière grasse ; celle-ci se trouve mécanique-' ment déplacée et entraînée par l’eau qui afflue en grande quantité. Cette opération dure huit à douze heures; elle compromet la solidité du tissu et des couleurs; en outre, la présence accidentelle de quelques pierres dans la terre à foulon occasionne des déchirures assez fréquentes, que les fabricants désignent sous le nom de tares. Elle est d’ailleurs peu sûre, comme toutes les opérations qui se font en tâtonnant; aussi le dégraissage est-il l’écueil le plus habituel contre lequel viennent échouer la plupart des fabriques secondaires. La dernière exposition en offrait une preuve. Nous pourrions citer des maisons qui, malgré tous les soins, ont été obligées d’exposer des draps gras nonobstant un dégraissage plusieurs fois répété. On conçoit d’ailleurs que cette opération, manquée pour la première fois, devient beaucoup plus difficile ensuite à cause de la formation des sels insolubles provenant de l’eau. Tous les fabricants savent très-bien qu’un dégraissage imparfait empêche les couleurs de bien s’appliquer, diminue leur vivacité, donne un aspect terne et très-défavorable aux étoffes; cela est si vrai, que la plupart des teinturiers qui reçoivent des fils tout dégraissés pour les teindre les soumettent à un nouveau dégraissage, assez onéreux, et qui, d’après eux, laisse encore à désirer lorsque le graissage a été fait par les huiles végétales.
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- LAINES.
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- L’huile qui a servi au graissage se trouve entièrement perdue, car, d’après nos calculs, les 8 kilogr. d’huile que renferme ordinairement un drap de 40 kilogr. de laine sont délayés dans plus de 1 3,000 litres d’eau.
- Néanmoins dans le midi, où l’on fait beaucoup de draps communs pour la troupe ou pour l’exportation , on ne perd pas entièrement l’huile végétale qui sert au graissage ; on se sert, pour l’enlever, d’une eau chargée de savon et d’alcali, qu’on concentre ensuite par la chaleur et qu’on emploie pour le foulage de l’étoffe dégraissée ; ce dégraissage, à la vérité, est très-imparfait, mais il est plus économique que celui que nous venons de rappeler;
- A Sedan, dans la fabrication des draps noirs et des draps qu’on teint seulement en pièces, on a l’habitude de faire le dégraissage et le foulage en même temps : on se sert, pour l’opérer, d’une dissolution de savon, ou bien d’urine, et quelquefois de ces deux substances mélangées.
- Enfin, quand il s’agit de dégraisser la laine en fils ou en échets, on emploie des dissolutions savonneuses assez concentrées. Ici les résidus sont faciles à recueillir. La Société connaît l’heureuse application , faite à Reims par M. Houzeau-Muiron, des procédés indiqués par M. d Arc et pour utiliser les résidus du dégraissage de la laine.
- Nous avons cherché à remédier aux inconvénients nombreux .que présentent les divers procédés que nous venons de rappeler, en remplaçant les huiles végétales par un corps gras d’une origine et d’une nature toutes différentes, par l’acide oléique des fabriques de bougies stéariques. On sait que, dans cette intéressante et nouvelle industrie, le suif saponiüé se transforme n deux acides gras : l’un solide, l’acide stéarique, qui sert à faire les bougies; l’autre liquide, l’acide oléique. Ce dernier n’avait, jusqu’ici, aucun usage bien spécial ; son emploi à la confection des savons n’avait pas offert les avantages qu’on en attendait, et il peut à peine lutter, sous le rapport des prix, avec les huiles communes dans les années où la récolte de ces dernières vient à manquer : en l’appliquant à la grande industrie de la laine, nous lui avons offert un débouché tellement vaste, tellement certain, que nous ne craignons pas de dire que son placement est désormais plus facile et plus assuré que celui de l’acide stéarique lui-même.
- L’emploi de l’acide oléique, outre l’économie notable de prix d’achat actuel qu’il présente sur les huiles d’olive et même sur les huiles de graine, offre cet avantage très-important qu’il est immédiatement soluble dans les alcalis car-bonatés avec lesquels il se combine pour former un savon. L’emploi de la terre à foulon se trouve donc entièrement supprimé, et en même temps les nombreux inconvénients que présente cet emploi. Le dégraissage devient une opération chimique, prompte, certaine, économique; car il consiste à immerger Quarantième année. Novembre 1 841. 57
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- l’étoffe pendant quelques instants dans une eau alcaline, puis à la laver ensuite au moyen des appareils ordinaires. ,
- Le dégraissage des fils offre, par notre procédé, un avantage encore plus grand, puisqu’il peut se faire au moyen d’une eau alcaline en supprimant l’emploi coûteux d’une quantité considérable de savon, tout en employant ces nouveaux résidus au moins aussi économiquement que par le passé.
- L’économie que présente ce procédé est d’autant plus importante qu’il fournit lui-même le savon qui èst employé dans l’opération qui suit ordinairement le dégraissage, dans le foulage. L’acide oléique ayant en effet la propriété de former directement un savon véritable par son contact avec les alcalis carbonatés, propriété que, comme tout le monde le sait, rie possèdent en aucune façon les huiles végétales dont on fa isait jusqu’à présent un usage exclusif, on obtient, comme produit nécessaire du dégraissage, le liquide savonneux et alcalin qu’on préparait auparavant de toutes pièces pour fouler l’étoffe.
- En outre, les déchets du cardage, presque sans valeur quand on fait usage des huiles ordinaires, deviennent très-faciles à dégraisser et à utiliser par suite de l’emploi de l’acide oléique; ces déchets ne présentent plus les dangers de combustion spontanée offerts par la laine graissée par les huiles végétales. On sait combien sont fréquents, malgré les précautions qu’on prend pour les éviter, les incendies provoqués par l’action de l’air sur la laine graissée avec les huiles végétales. De nombreuses expériences semblent prouver que la laine graissée à l’acide oléique ne s’échauffe pas, ne brûle pas alors même qu’elle est placée dans les circonstances les plus favorables à la combustion. Get avantage de l’emploi de l’acide oléique, que nous avions déjà signalé comme très-probable dans la demande de notre brevet, nous paraît aujourd’hui incontestable.
- L’introduction de l’acide oléique dans le travail de la laine, toute rationnelle et toute simple qu’elle est, n’a pas été sans avoir eu à surmonter des difficultés réelles dans la pratique. Sans parler du mauvais vouloir que la routine oppose si souvent à ce qui est nouveau, nous avons eu à combattre et à faire disparaître des inconvénients positifs dont nous ne nous étions pas rendu d’abord un compte suffisant ; ces inconvénients tenaient presque tous à l’état très-variable d’impureté dans lequel se trouve l’acide oléique livré par les diverses fabriques de bougies. Ce produit, considéré jusqu’alors comme un résidu de fabrication, était coloré, trouble, épais, souvent rendu très-acide par l’acide snlfurique qui y reste après des lavages imparfaits.
- Nous avons eu besoin de faire subir à ce produit une purification complète, afin de le transformer en une substance homogène constamment douée des mêmes caractères. Aujourd’hui, l’acide oléique que nous faisons employer dans les fabriques de draps peut être comparé, par sa nuance et sa
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- limpidité , aux plus belles huiles d olive employées dans ces mêmes fa-briques.
- Les chiffres de consommation que nous allons citer montreront d’ailleurs que les fabricants apprécient désormais les avantages offerts par l’emploi de
- cette matière grasse. . - .
- Depuis le deuxième semestre de 1839, époque à laquelle notre brevet nous a été délivré, il a été consommé en acide oléique, pour le graissage des laines,
- A Elbeuf et dans la Normandie, Dans les départements du Centre, A Sedan,
- A Paris et dans ses environs,
- Dans le Midi,
- Dans l’Est et le Nord,
- 250,000 kiiogr. 130,000 75^000 30,000 100,000 15,000
- Total, 600,000 kiiogr.
- On peut prévoir, par l’extension rapide prise par ce procédé, l’avenir qui lui paraît réservé; et l’espoir, sinon la certitude, que nous avons d’avoir apporté désormais à deux grandes industries d’importantes améliorations, nous fait penser que la Société accueillera avec bienveillance la communication que nous venons de lui faire.
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- Sur Vacide borique des sujfionide la Toscane;par M. Payen (l).
- Les usines fondées pour l'extraction de l’acide borique, en Toscane , excitent vivement l’intérêt des observateurs ; leur aspect général présente des terrains en pente, désagrégés continuellement par des courants de gaz et de vapeurs qui soulèvent, au milieu de petites mares d’eau, des cônes liquides, et s’élèvent ensuite dans l’air en tourbillons blanchâtres.
- Au bas de ces 'collines se trouvent les bâtiments d’exploitation.
- On rencontre, à des distances de 1 à 2 kilomètres les unes des autres, neuf fabriques semblables ; on les nomme Larderello , Monte-Cerboli, San-Fre-derigo, Castel-Nuovo, Sasso, Monle-Rotundo, Lustignano, Serrazzano et La go.
- Dans ces établissements, où se manifeste sans cesse une énorme puissance mécanique, où s’exécute une évaporation qui dépasse 80,000,000 kilog., où l’on réalise une production annuelle de 750,000 kilog. d’acide cristallisé, on n’aperçoit ni machines, ni matières premières, ni combustible ! C’est que les
- (I) Extrait des Annales de chimie et de physique, cahier de février 1841.
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- suffioni fournissent tout : pour en obtenir et la solution brute et le chauffage, *il suffit de diriger convenablement leur souffle puissant.
- Des difficultés de plus d’un genre ont longtemps entravé cette industrie ; M. Larder elle est parvenu à vaincre l’une des plus graves en remplaçant le dispendieux chauffage au bois par une heureuse application de la vapeur surabondante qui de toutes parts s’échappe du soi.
- Avant de décrire les procédés actuels de fabrication , d’en exposer une théorie probable et les améliorations possibles, nous donnerons les résultats de nos recherches sur la nature des gaz et des substances qu’ils entraînent dans les 1 agoni.
- Voici l’appareil que nous parvînmes à disposer sur l’une des bouches des suffioni dans la vue de recueillir les gaz.
- Il se composait : 1 ° d’un cylindre A en plomb, vu en coupe fîg. 1, pl. 843, et épais de 8 millim. (1); un tube à robinet B servit d’abord à expulser l’air par un grand excès de vapeur; fermé alors, il fut mis en communication avec un baril en bois G muni d’une cannelle D et communiquant par des tubes avec un flacon E, un premier gros tube Liebig F contenant une solution de potasse caustique, un deuxième tube^barboteur G renfermant de l’acide sulfurique, enfin un deuxième baril en bois H plein d’eau et muni d’une cannelle I.
- Le premier baril G fut aussi rempli d’eau que l’on soutira en la remplaçant par la vapeur modérément introduite à l’aide du robinet B. Lorsque la vapeur sortit de la cannelle D, on ferma celle-ci, puis on fit passer régulièrement les gaz dans les autres parties de l’appareil en réglant l’ouverture des robinets B et I.
- Trois flacons de gaz furent ensuite extraits du dernier baril, en introduisant dans le fond supérieur un tube J, qui conduisait dans le .flacon plein d’eau le gaz appelé par l’écoulement du liquide dans le deuxième tube K.
- Les produits noii condensés directement ayant été ainsi obtenus soit dans les solutions des tubes à boules, soit dans les flacons remplis avec les gaz du dernier baril, leur analyse et celle des liquides recueillis dans le premier baril ou dans les lagoni donnèrent les résultats suivants :
- Acide carbonique. . . . 57,30
- Azote..................34,81
- Oxygène.. ....... 6,57
- Acide sulfhydrique. . . 1,32
- Gaz non condensés.
- (l) Malgré son poids et une surcharge de madriers et blocs de pierres, il fut deux fois soulevé par la vapeur; une sorte de scellement et une plus forte charge le maintinrent à peine durant le temps de l’expérience, qu’un éboulement et une pluie d’orage faillirent encore compromettre. ,
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- ; Les produits condensables et les substances charriées par les courants de vapeur sont variables; ils comprennent généralement de l’eau, de l’argile, des sulfates de chaux, d’ammoniaque, d’alumine eide fer, de l’acide.chlorhydrique, des matières organiques à odeur de marée, enfin peu ou point d’acide borique; ils déposent du soufre dans toutes les étroites fissures et les corps poreux qu’ils traversent. : ~ ‘
- La température de ces vapeurs, prise avec des thermomètres à déversement plongés dans plusieurs bouches des suffioni, n’a varié que de -}- 97 a 100° centésimaux.
- Sans doute, malgré tous nos soins, on ne saurait compter sur l’entière exactitude des résultats d’opérations que la connaissance des localités nous permettrait maintenant de mieux préparer; toutefois, en rapprochant ces premières données des observations suivantes, on pourra présenter une théorie probable de la production de l’acide borique.
- Cet acide ne peut pas être obtenu en condensant, dans des tubes même très-larges et d’une grande longueur, les vapeurs des suffioni ; il faut, pour le faire surgir, que les embouchures de ceux-ci soient immédiatement recouvertes par le liquide des bassins ; on remarque souvent qu’une partie de l’eau absorbée au moment où l’on remplit ces lagoni est ensuite ramenée avec les jets de vapeur. » - '
- Ainsi la cause des courants de gaz et de l’élévation de la température paraît constante depuis longues années, tandis que la production, ou du moins l’arrivée de l’acide borique à la superficie du sol, serait subordonnée à l’introduction de l’eau dans les suffioni.
- Si l’eau de la mer, filtrant par quelque fissure jusqu’à une grande profondeur, y était portée à une très-haute température, et qu’elle trouvât dans les suffioni une issue pour les vapeurs, on s’expliquerait tous ces phénomènes ; car la vapeur, mêlée d’eau projetée, passant sur des dépôts d’acide borique, entraînerait celui-ci, et, par ta réaction de sa propre matière organique sur les sulfates qu’elle contient, elle produirait des sulfures d’où l’acide borique chasserait de l’hydrogène sulfuré.
- Ces faits peuvent aussi recevoir une explication plus chimique.
- Supposons, en effet, avec M. Dumas, qu’un dépôt de sulfure de bore très-profondément situé fût atteint par l’eau de la mer, une vive réaction aurait lieu : il en résulterait de l’acide borique , de l’hydrogène sulfuré, une haute température qui entraînerait ces produits avec l’eau, l’acide chlorhydrique provenant de la décomposition des chlorures terreux et l’ammoniaque produite par les matières organiques. Si la réaction est peu distante de la masse calcaire^ l’acide borique porté dans le courant de vapeur décomposera le car-
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- bonate de chaux, et l’équivalent en acide carbonique se joindra aux autres gaz ; à une certaine distance, l’acide borique sublimé pourra former des dépôts, et, suivant que l’eau des lagoni descendra jusque vers ce point ou qu’elle n’y pénétrera pas , le courant entraînera de nouveau l’acide borique ou passera sans le volatiliser.
- L’air fourni par l’eau de la mer, ou bien appelé par les gaz en mouvement, s’engagera dans les fissures des terrains, déterminera, en présence de l’hydrogène sulfuré , la formation de l’acide sulfurique : celui-ci produira à son tour des sulfates de chaux, d’ammoniaque, d’alumine et de fer en empruntant la chaux au calcaire , l’ammoniaque aux vapeurs, l’alumine et le fer à l’argile. Ces divers sels, qui se forment ou qui se dissolvent dans les eaux près de la surface du sol, expliquent la désagrégation de celui-ci. L’apparition du soufre et la présence d’un peu d’oxygène qui accompagnent les diverses substances contenues dans les suffioni et dans les eaux bourbeuses des lagoni seraient la conséquence de l’introduction accidentelle de l’air (1).
- Les dispositions adoptées dans les neuf fabriques sont, à de légères modifications près, les mêmes ; elles consistent à construire, à Laide de maçonneries grossières, des bassins glaises, autour de chacun des centres d’irruption où viennent spontanément aboutir deux ou plusieurs des forts suffioni, puis à diriger dans le plus élevé de ces bassins ou lagoni A , fig. 2 , l’eau des sources environnantes. Après vingt-quatre heures d’un séjour pendant lequel ces eaux ont été agitées continuellement par les courants des vapeurs souterraines, on ôte la bonde d’un ajutage o, qui laisse écouler tout le liquide par un caniveau dans un bassin inférieur B , où il séjourne le même temps et se charge un peu plus d’acide borique et des substances qui l’accompagnent. On continue à faire passer successivement la solution dans les lagoni G , D, et l’on remplace immédiatement le liquide écoulé d’un bassin inférieur par celui que contient le bassin supérieur (-2).
- Quant à la solution la plus chargée, parvenue au dernier des lagoni D, elle est interposée dans un réservoir E, appelé vasque, de 6 mètres en carré sur 1 mètre de profondeur, où la plus grande partie de la vase dépose durant vingt-quatre heures.
- (1) Il se pourrait qu’une autre cause eût une grande influence dans la production de l’acide borique, ce serait la réaction de l’acide sulfurique, si abondant parmi les masses de terrains désagrégés, sur le borate de chaux formé primitivement; on parviendrait peut-être à découvrir quelques-uns de ces dépôts de borate calcaire au moyen de sondages et d’analyses convenablement dirigés.
- (2) Tous les essais tentés dans la vue d’obtenir directement l’acide borique par la condensation des vapeurs dans des conduites ont été infructueux : on ne recueille alors qu’une eau acidulée ne contenant pas d’acide borique.
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- Le liquide surnageant est décanté, soit dans une seconde vasque F, soit directement dans deux batteries de chacune sept chaudières en plomb G, G, ayant 2m,90 en carré sur 0m,35 de profondeur, supporlées par de forts chevrons en bois au-dessus d’une maçonnerie en pente qui laisse la vapeur de quelques suffioni, enfermée dans des rigoles, s’introduire en H pour monter librement sous les chaudières ( caldaï ) disposées en gradin jusqu’à la partie supérieure d’où l’excès se répand au dehors de l’atelier. La solution d’acide borique dans les vasques marque ordinairement \0 à 4 °,5 à l’aréom. Baumé.
- On en remplit les quatre premières chaudières de chaque double rangée, en soutirant par le tampon supérieur p le liquide éclairci.
- Auboutde vingt-quatre heures, la solution, rapprochée à moi tiède son volume environ, est transvasée, à l’aide de siphons i, dans les deux chaudières suivantes de chaque rangée ; elle est remplacée par le produit d’une nouvelle décantation de la vasque." Vingt-quatre heures plus tard, la solution, réduite encore à demi-volume, est tirée au siphon dans chacune des dernières chaudières des deux rangées ; la charge des chaudières supérieures est remplacée comme précédemment. L’évaporation dans les deux dernières chaudières dure encore vingt-quatre heures ; on y réunit les eaux mères d’une cristallisation précédente : le mélange marque alors de K)0 à 11° à la température de 78° à 85°. On soutire toute cette solution, que l’on porte dans les cristallisoirs A représentés en coupe , fig. 3. Ce sont des cuviers en bois doublés de plomb, ayant 0m,78 de diamètre sur \ mètre de hauteur.
- La cristallisation s’opère, et le produit de soixante-douze heures d’évaporation, tiré chaque jour d’une batterie de quatorze caldaï, donne 90 kilogram. d’acide borique vendable. Ce produit diminue dans les temps de pluie. ïl se forme , pendant l’évaporation , d’abondants dépôts de sulfate de chaux dont on débarrasse les chaudières.
- Lorsque la cristallisation est à son terme, on soutire l’eau mère pour la verser dans les dernières chaudières évaporatoires ; on place l’acide dans des paniers, où il s’égoutte, puis on le porte aux séchoirs D, fig. 4; on l’étend en une couche de 8 centimètres, et de temps en temps on le retourne à la pelle : lorsqu'on le pressant dans la main il n’humecte plus la peau, on le met en tas, puis on l’ensache pour le transporter à Pomerance, où se fait l’embarillage des produits, qui sont ensuite envoyés à Livourne.
- Le séchoir, construit en briques, présente un double fond sous lequel la vapeur d’un suffioni circule.
- Les différentes fabriques contiennent depuis une jusqu’à cinq batteries de quatorze à seize chaudières, et depuis trois jusqu’à trente-cinq lagoni chacune. Il y a quatre-vingts chaudières évaporatoires dans la fabrique de Lar-derello, la plus considérable de toutes.
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- Les plus grands lagoni, irrégulièrement arrondis, ont de 15 à 20 mètres de diamètre, et les plus petits de 4 à 5 mètres; leur profondeur varie entre 1 m,5 et 2m,5 ; le liquide y acquiert une température de 93 à 95° centésimaux.
- Les opérations de ces fabriques s’enchaînent avec une méthode parfaite. Malheureusement l’impureté des acides s’accroît chaque année; peut-être cela tient-il à l’altération progressive des terrains bouleversés par les courants des vapeurs et les infiltrations des eaux (1). Les premiers produits contenaient 90 à 92 centièmes d’acide cristallisé pur; ils renferment aujourd’hui 18 à 25 pour 100 de substances étrangères.
- Ces impuretés nuisent à plusieurs applications ; elles occasionnent une dépense inutile en frais de transport ; on pourrait les éliminer en soumettant à une forte pression l’acide égoutté, épurant le produit par des lavages méthodiques et traitant à part les eaux mères, qui donneraient de l’alun à utiliser et des résidus de sulfate de chaux, argile, etc., à rejeter.
- Est-on parvenu d’ailleurs à obtenir le maximum de production? Cela n’est pas probable; il faudrait, pour s’en assurer et reconnaître les conditions favorables à un plus fort rendement, rechercher s’il existe des dépôts accessibles de borate de chaux, soumettre à de nombreuses analyses les eaux des lagoni après un temps déterminé de contact avec les vapeurs : on constaterait ainsi les proportions d’acide correspondantes aux circonstances modifiées. Peut-être de fréquentes additions d’eau froide sur les suffioni mis à sec seraient-elles favorables à une extraction plus abondante de l’acide contenu dans les dépôts souterrains.
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- Fabrication et raffinage du borax ; par M. Payeo (2).
- Autrefois le borax brut, produit par l’évaporation de petits lacs salés, se tirait, pour les besoins des arts, de l’Inde, de la Chine, de la Perse, de l’île de Ceylan, de la Tartarie méridionale, de la Saxe et du Pérou; parfois, incomplètement épuré sur les lieux et expédié en petits cristaux, il arrivait en Europe sous le nom de borax demi-raffiné.
- (1) Le travail des ouvriers n’est pas sans danger : obligés de travailler à remplir et vider les lagoni, réparer les dommages fréquents dans les maçonneries et les conduites, sur un sol afïouillé,, changeant sans cesse, il leur arrive de faire ébouler le terrain sous leurs pas, et d’être plus ou moins atteints de-brûlures graves par la vapeur ou les eaux bouillantes. Dans nos visites aux lagoni, M. Brugnelli faillit être victime d’un accident de ce genre.
- (2) Extrait des Annales dechimie/ii de physique, cahier de juillet 1841.
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- L’industrie du raffinage, longtemps secrète à Venise, puis concentrée en Hollande, fut importée à Paris par les frères Lécuyer; elle offrait des difficultés qui ne furent bien, appréciées et vaincues que dans ces derniers temps. Jusqu’en 1815 le borax raffiné se vendait de 7 à 8 francs le kilogramme : à cette époque commença en France la fabrication au moyen de l’acide borique de Toscane et de la soude artificielle. Dans les premiers temps du raffinage de ce borax, le petit volume et le peu de solidité des cristaux obtenus formèrent un obstacle sérieux à sa vente, firent croire à l’influence de quelques corps particuliers sur la cristallisation, et entretinrent un préjugé tel en faveur du borax hollandais, qu’il fallut, pour placer le nouveau produit, imiter non-seulement la teinte brunâtre du borax et les emballages hollandais, mais encore émousser les arêtes des cristaux, afin de produire un aspect semblable h celui que donnaient au sel étranger les frottements dus aux transports par terre. Ce dernier ne put soutenir la concurrence, qui bientôt lit abaisser de 0,50 l’ancien cours. .
- Alors nous étions parvenus, M. Cartier et moi, à préparer régulièrement le borax en cristaux volumineux, solides, dans des conditions bien déterminées et à l’aide d’appareils que je vais décrire, en y ajoutant les perfectionnements plus récemment introduits, de concert avec M. Buran. J’indiquerai d’ailleurs la cause longtemps ignorée des variations remarquables du rendement en borax pour d’égales quantités d’acide borique et de soude employées, soit dans les fabriques, soit dans les laboratoires.
- Matières premières. -— Nous avons vu comment l’acide borique de Toscane était devenu graduellement plus impur : les produits expédiés en France ne contiennent maintenant que de 0,74 à 0,83 d’acide cristallisé; les proportions plus fortes de matières étrangères paraissent tenir à ce que l’acide de Monte-Rotundo , moins impur, reste dans le pays pour la fabrication du borax établi à Livourne.
- Les 17 à 26 centièmes de substances étrangères comprennent, dans les acides actuellement importés, de l’eau, des sulfates d’ammoniaque, de magnésie, de chaux et d’alumine; du chlorure de fer, du chlorhydrate d’ammoniaque, des traces d’acide sulfhydrique, de l’argile, du sable, du soufre, une matière colorante jaune et une substance organique azotée, soluble dans l’alcool; les sulfates et chlorures contenus dans l’acide borique occasionnent aux fabricants de borax une dépense notable en soude ; il en résulte du sulfate de soude et des carbonates de magnésie et de chaux. Les traces d’alumine et d’oxyde de fer forment avec les autres substances insolubles un dépôt volumineux qu’on ne peut complètement épuiser avec économie de la solution qu’il recèle.
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- La dépense en carbonate de soude et la perte du borax engagé dans les dépôts, les sels étrangers et les eaux mères, déprécient d’autant plus l’acide borique déjà surchargé de frais pour le transport de ces corps étrangers. ,
- Aux moyens que nous avons indiqués de parer à ces inconvénients, en épurant l’acide sur les lieux mêmes de la production , nous ajouterons ici qu’une dessiccation soutenue à 100°, enlevant la moitié de l’eau contenue dans l’acide humide, porterait de 0,56 à 0,72 la proportion d’acide réel dans le produit expédié, et amoindrirait dans un même rapport tous les frais d’importation. En ajoutant les économies réalisées par ces simples améliorations , on doublerait la quantité d’acide réalisable expédiée sous le même poids , ou l’on diminuerait de plus de moitié les frais d’emballage, transport, réparations, droits, emmagasinages, etc., qui s’élèvent à environ 16 francs par 100 kilogr. au moment de l’arrivée à Paris.
- La plupart des usages de l’acide borique exigent qu’il soit conver ti en borax ; la formation même et la cristallisation de ce sel offrent d’ailleurs le moyen le plus sûr d’éliminer économiquement les corps étrangers. Enfin la forme et les caractères des cristaux donnent aux consommateurs toutes les garanties désirables.
- Préparation du borax brut.
- Pour traiter 1000 kilogr. d’acide borique, on emploie 1,200 kilogr. de carbonate de soude cristallisé, ou l’équivalent en carbonate sec ou sel de soude du commerce, et environ 2,000 kilog. d’eau, moins la quantité qui peut être fournie, soit par les eaux mères d’une précédente opération, soit par la condensation de la vapeur appliquée au chauffage.
- On fait d’abord dissoudre le carbonate de soude dans une cuve A représentée en coupe, fig. 5 , pî. 843, doublée en plomb, et chauffée au moyen de la vapenr que produit un générateur C, et que l’on introduit à volonté, en tournant un robinet, dans un tube c qui plonge jusqu’au fond de la cuve , où il se contourne en cercle horizontal.
- C’est dans cette partie inférieure que sont percés les trous destinés à livrer passage à la vapeur, en la dirigeant autour du fond. Lorsque la dissolution du carbonate est faite et que la température s’est élevée à près de 100 degrés, on commence à projeter, par doses de 4 à 5 kilogr., l’acide borique pulvérulent. La disposition de la cuve couverte permettrait de diriger les gaz par un tube d vers un condenseur D, contenant de l’acide sulfurique, ce qui pourrait être utile pour recueillir l’ammoniaque dégagée à l’état de carbonate, si l’acide de Toscane devait être longtemps encore expédié aussi impur qu’il 1’ est aujourd hui.
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- BORAX. ' ‘ Ao\
- Dans tous les cas, il est utile dé tenir la-’-cuve“couverte, afin de prévenir une grande déperdition de chaleur ; on doit ajouter peu à peu l’acide, pour éviter qu’une trop grande effervescence ne fasse déborder le liquide. Lorsque tout l’acide est versé, la solution doit marquer environ 21° à l’aréomètre Baumé, et la température être portée à l’ébullition, c’est-à-dire à environ 105 degrés.
- On arrête alors l’introduction de la vapeur ; on recouvre l’ouverture a, par laquelle le carbonate et l’acide ont été introduits, puis on laisse déposer pendant dix ou douze heures.
- Le liquide se trouvant assez éclairci, on le soutire par la cannelle r, pour le faire couler dans des cristallisoirs B en bois, doublés de plomb épais, et dont la profondeur ne dépasse pas 50 centimètres.
- Lorsque la cristallisation est achevée, on soutire l’eau mère dans des réservoirs en fonte F à l’aide d’une bonde i en bois doublée de plomb.
- On détache alors les cristaux, agglomérés en plaques tout autour des parois, à l’aide de ciseaux en fer et de marteaux ; Jes plaques cristallines sont mises a égoutter sur un plan incliné G, garni de plomb, et dont la pente dirige les eaux mères dans un bassin qui correspond à la gouttière/.
- Les eaux mères et le lavage des dépôts d’une opération précédente servent à recommencer une autre saturation (1); les plaques cristallines égouttées constituent le borax brut qu’il s’agit de raffiner.
- Les dépôts formés dans la cuve A sont, après la décantation du liquide, extraits par une large cannelle b ; ils tombent dans un réservoir en fonte E, d’où on les tire pour les soumettre à des lavages.
- Raffinage du borax.
- Nous avons dit que la principale difficulté de cette opération tenait à la nécessité d’obtenir des cristaux volumineux et solides : le volume dépend de la masse de solution, de. la lenteur et surtout de la régularité du refroidissement; la solidité ne peut s’obtenir qu’en évitant que les cristaux tressaillent par Faction de l’air froid au moment où l’on soutire l’eau mère ; voici coin-ment on réunit ces conditions. . ,
- La solution se prépare dans une cuve A, fig. 6, doublée en plomb, et dont les dimensions suffisent pour contenir environ 9,000 kilogr. de borax ; la dissolution s’opère à chaud, au moyen de la vapeur amenée du générateur au fond de la cuve par un tube en plomb K,, < . . ,
- - (l) Lorsque les eaux .mères sont trop chargées de sulfate de soude, chlorure de Sodium, matière organique , etc., on les évapore à sec après avoir laissé cristalliser le borax à 33°, puis le sulfate de soude au-dessous de cette température.
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- Le borax brut et les menus cristaux des précédents raffinages sont placés dans un panier en tôle P, percé de trous, suspendu à l’aide d’une chaîne passant sur une poulie; on a le soin de faire immerger le panier un peu au-dessous du niveau du liquide, et comme la solution tend à se précipiter en devenant plus dense, il s’établit des courants qui facilitent la dissolution, la régularisent et évitent la manipulation pénible de l’agitation du liquide.
- On ajoute à chaque quintal métrique de borax environ 8 kilogr. de carbonate de soude cristallisé, et l’on porte la dissolution à la densité que représentent 21° Baumé ; on fait écouler alors tout le liquide bouillant dans un crîstallisoir B , construit en bois solidement assemblé, garni de plomb épais et fermé par un couvercle I également doublé de plomb.
- Ces grands cristallisoirs doivent être isolés les uns des autres, afin d’éviter que les chocs, nécessaires pour enlever les cristaux, ne communiquent un ébranlement qui troublerait la cristallisation. Quelques précautions encore doivent être prises pour mieux graduer rabaissement de la température. C’est dans cette vue que l’on revêt les côtés d’une double enveloppe en planches jointives, et que l’on emplit de charbon en poudre H l’intervalle entre le cristal-lisoir et sa double enveloppe ; enfin que l’on garnit de deux ou trois épaisseurs d’étoffe grossière en laine le dessus du couvercle.
- Au-dessous du cristallisoir se trouve, comme l’indique la figure, un dal lage en pierres dures ou briques vernissées, dont la pente conduit dans un petit bassin E le liquide provenant de quelques fuites dans les soudures : celles-ci sont d’ailleurs rendues plus solides, moins pesantes, et laissent toute la doublure en plomb plus librement dilatable lorsqu’on les a confectionnées en plomb même, suivant le procédé dit de la soudure autogène3 imaginé par M. Desbassayns de Richemont.
- La cristallisation s’achève en vingt-cinq ou trente jours, suivant la température extérieure. On reconnaît qu’elle est arrivée à son terme lorsque le thermomètre ne marque plus dans la solution que 25 à 30°. On se hâte alors de vider par un large siphon toute l’eau mère ; on enlève rapidement à l’éponge le liquide retenu au fond entre les sommets des cristaux, puis on abaisse le couvercle, et l’on attend de cinq à dix heures que la masse cristalline se soit mise à peu près en équilibre de température avec les corps environnants.
- Alors deux hommes entrent dans le cristallisoir entièrement ouvert et détachent successivement du haut en bas, au ciseau et à coups de marteau, les cristaux appliqués contre les parois; les plus blancs se trouvent à la partie supérieure, sur toutes les parois verticales. Ils sont, vers le fond, plus volumineux, troubles et grisâtres : cette teinte ne déplaît pas aux consommateurs; toutefois on met à part les cristaux du fond, afin de les nettoyer en les séparant les uns des autres et les criblant dans une eau mère reposée.
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- BORAX.
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- Tous les cristaux doivent d’ailleurs être séparés, à l’aide d’une petite hachette, sur une table où se fait le triage; on les passe ensuite dans un panier à clayonnage qui élimine tous les menus cristaux destinés à la refonte.
- Les cristaux choisis sont emballés dans des caisses semblables à celles de Hollande, contenant net 60 kilogr.
- La préparation du borax raffiné sous la forme octaédrique diffère en ce que yla solution doit être chargée au point de marquer 30° à l’aréomètre Baumé pour la température de 100°; elle est mise alors dans le cristallisoir : le borate octaédrique commence à se former lorsque la température s’abaisse à 79°; elle se termine à -f- 56°. Il faut alors se hâter d’enlever l’eau mère au siphon, pour éviter que le borate prismatique ne se superpose au premier.
- L’opération s’achève comme dans le premier cas, mais les cristaux restent tellement soudés entre eux, que, loin de s’isoler au moindre choc, ils restent réunis en plaques sonores et très-dures ; il est donc facile d’en obtenir des morceaux résistants et de toutes dimensions. On sait que ce borate diffère du premier, parce qu’il contient 5 équivalents d’eau au lieu de 10, qu’il s’effleu-rit dans l’air humide, et que son poids spécifique est égal à 1815 au lieu de 1705.
- L’eau mère, soutirée dans de grands bassins, laisse déposer une abondante cristallisation de borax prismatique qui, égoutté et desséché, est applicable à la préparation des couvertes, émaux, et aux autres usages pour lesquels on doit dissoudre ce sel ou le mettre en poudre; toutefois, ses formes cristallines n’étant pas assez facilement discernables pour offrir les garanties habituelles dans ce genre de commerce , on ne le livre ainsi qu’aux grands consommateurs et notamment aux fabricants de faïences fines dites porcelaines opaques.
- Le borax octaédrique se vend en plaques dont les faces n’offrent aucune apparence de facettes ni d’arètes appartenant à des cristaux réguliers; cela tient à un ancien préjugé des consommateurs, qui désignent sous le nom de borax fondu ce borate octaédrique, et croiraient recevoir du borax prismatique ordinaire si on leur envoyait des plaques offrant sur une face les saillies cristallines. On est donc dans l’usage de rompre à coups de hachette toutes ces saillies qui, cependant, eussent présenté le véritable cachet de la pureté de ce produit.
- On conçoit que la formation d’un borate contenant 0,70 de sel sec au lieu de 0,47 que renferme le borax ordinaire a dû occasionner bien des mécomptes relativement aux rendements de l’acide dans la fabrication en grand, et même dans les essais de laboratoire, lorsque les circonstances et la nature de la formation de ces deux cristallisations différentes étaient inconnues.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.—enseignes.
- Rapport fait par M. Dizë, au nom du comité des arts économiques. sur divers modèles de caractères en relief fabriqués pour les inscriptions des enseignesy par M.. Per lot, rue Saint-Pierre-Popinçourtj 18. -
- Messieurs, pendant longtemps on n’a fait assez généralement usage, pour les enseignes, que de lettres peintes de diverses couleurs ; mais l’industrie s’est exercée à leur substituer des lettres en relief de différentes matières, dont les résultats ont laissé beaucoup à désirer sous le rapport de la solidité. Cependant, si les lettres en fonte de cuivre méritent une exception en raison de leur solidité, il n’en serait pas de même pour leur prix de revient; de plus, le zinc façonné et refondu perd les deux tiers de sa valeur intrinsèque.
- M. Perlot s’est occupé de ce genre d’industrie sous les rapports de solidité, d’économie et d’art; il vous offre aujourd’hui les fruits de ses essais. Élève de M. Maté, dont le nom est si distingué dans l’art typographique, il est parvenu à former des caractères fondus en creux et légers avec l’alliage de plomb et de régule, dont la propriété est d’être légèrement flexible.
- Les caractères des alphabets en usage, soit gaulois et autres, ou des écritures cursives, nous ont paru exécutés, dans toutes les proportions, ^avee des formes les plus élégantes. La flexibilité de l’alliage permet de les fixer solidement sur les pièces de bois ; elle facilite l’enlèvement des caractères et leur replacement sans aucun dommage.
- M. Perlot fait observer que l’alliage de ses caractères, fondus creux et légers, et chaque lettre contenant la moitié de sa valeur intrinsèque, sera, par lui et les marchands de métaux, racheté à 30 centimes au moins; en outre, les caractères de fantaisie ne subissent pas d’augmentation avec ceux de lettres ordinaires, comme on peut s’en assurer par son tarif : ses moyens d’exécution lui permettent, d’ailleurs, de fournir les caractères divers à un tiers au-dessous du prix de ceux en zinc. .
- Les magasins, les boutiques et les bazars en tous genres se multiplient chaque jour par l’effet des progrès de l’industrie ; c’est aussi en raison de leur grand nombre et de leur variété que les enseignes sont plus que jamais indispensables. La fabrication des caractères en relief de M. Perlot peut, avec grande économie, satisfaire tous les goûts en lettres de fantaisie, aujourd’hui si recherchées par la plupart des marchands, afin de frapper la vue des consommateurs.
- En résumé, votre comité pense que les caractères fabriqués par M. Perlot offrent les avantages suivants : \ ° ils réunissent à la solidité assez de flexi-
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- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
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- bilité pour ne pas être endommagés par le déplacement ; 2° leur prix est inférieur à celui des caractères de différentes espèces employés précédemment; et, en définitive, ils ont une valeur intrinsèque que l’on peut, dans tous les cas, réaliser en grande partie.
- En conséquence, le comité m’a chargé d’avoir l’honneur de vous proposer d’adresser des remercîments à M. Perlot pour sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Dizé, rapporteur.
- approuvé en séance, le 14 juillet 1841.
- INDUSTRIE ÉTRANGÈRE.
- Rapport sur les mémoires de la Société pour lencouragement de Vindustrie dans les Etats prussiens; par M. Daelin.
- Messieurs, la Société fondée à Berlin en 1820 pour l’encouragement de l’industrie nationale en Prusse, et qui compte aujourd’hui près de 1000 membres, poursuit le cours de ses importants travaux ; elle a redoublé d’efforts pour naturaliser dans ce pays des branches d’industrie qui ont procuré d’immenses avantages à la France et à l’Angleterre. Des chemins de fer sillonnent la Prusse dans tous les sens ; d’autres, en cours d’exécution, relieront entre eux les points les plus reculés du royaume, depuis la Baltique jusqu’au Rhin. La fabrication des draps, des toiles et des tissus de coton, celle du sucre de betterave, des fers, des aiguilles, etc., ont fait de notables progrès. L’éducation des vers à soie, celle des moutons, les systèmes de culture perfectionnés sont également en progrès ; enfin, grâce à l’association des douanes allemandes, le commerce prend un grand essor.
- La Société de Berlin a secondé, avec un zèle digne des plus grands éloges, le gouvernement prussien dans l’accomplissement du bien qu’il a procuré au pays, soit par ses conseils, soit en s’associant à des entreprises utiles. Par ses prix, qui sont nombreux, elle appelle l’attention des industriels sur les progrès qui restent encore à faire dans diverses branches d’industrie. Parmi ceux qu’elle a proposés pour 1841 et années suivantes, nous avons remarqué une question qui est du plus grand intérêt pour le pays, celle de la substitution d’une matière végétale quelconque à l’écorce de chêne pour le tannage. Une médaille d’or et une somme de 4000 francs ont été consacrées à ce prix, dont le programme donne la nomenclature de toutes les plantes contenant une plus ou moins grande proportion de matière tannante.
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- Un autre prix de 4,000 fr. a été proposé pour un procédé propre à dorer par des agents chimiques la soie filée, en y faisant adhérer l’or sans l’altérer, et de manière à pouvoir l’employer au tissage des brocarts.
- Un prix de 3,500 francs pour la fabrication des verres filigranés dits de Venise.
- Un prix de 3,500 francs pour un moyen d’éviter les dangers qui résultent, pour les villages traversés par les chemins de fer , des étincelles lancées par les cheminées des locomotives.
- Un prix de 4500 francs pour un moyen de priver la mélasse et le sirop de betterave de leur saveur désagréable.
- Les mémoires publiés par la Société de Berlin continuent d’offrir un puissant intérêt pour toutes les classes de lecteurs ; ils sont enrichis de planches qui ne laissent rien à désirer tant sous le rapport de la correction du dessin que sous celui de la perfection de la gravure.
- On trouve, dans les cahiers publiés en 1840, entre autres documents importants, dont plusieurs sont relatifs à des inventions étrangères,
- 1° Description d’une pompe à incendie fonctionnant à l’aide d’une machine à vapeur;
- 2° Mémoire sur le conditionnement des soies;
- 3° Description d’une machine propre à la fabrication des futaines;
- 4° Mémoire sur des rouleaux destinés à aplanir les routes;
- 6° Sur l’emploi de la saponaire pour le nettoyage des laines ;
- 6° Description d’une nouvelle vanne pour les grands coursiers des moulins ;
- 7° Sur l’émoudage des couteaux et autres instruments tranchants;
- 8° Description de nouvelles cheminées pour les fourneaux des chaudières à vapeur;
- 9° Description d’une petite machine à vapeur à haute pression, construite par M. Braithwaitej
- \ 0° Sur le procédé de dorure par la voie humide, par M. Elsner;
- 11° Description d’un nouveau métier à tisser mécanique, construit en Amérique;
- 12° Rapport sur l’emploi du verre fusible pour garantir diverses matières de la combustion ;
- 13° Tableau comparatif de l’accroissement des productions métallurgiques et minéralogiques en Prusse pendant les treize dernières années, par M. le professeur Schubarth.
- IL en résulte que la fabrication du fer, celle des objets en cuivre, laiton, zinc, etc., a doublé. Les produits chimiques ont augmenté dans la même
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- proportion. Les houillères ont fourni, en 1837, 52,000,000 de quintaux.
- J’ai l’honneur de vous proposer de remercier la Société d’encouragement de Berlin de l’envoi de ses mémoires et d’insérer le présent rapport au Bulletin. :
- Approuvé en séance, le 6 octobre 1841.
- Signé Ch. Daclin, rapporteur.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS CHIMIQUES. ,
- Appareils pour extraire et concentrer les matières colorantes et le tanin contenus dans diverses substances végétales et animales,• par MM. Mallby et Cuerton.
- Pour extraire les matières colorantes de diverses substances végétales et animales, telles que les bois de teinture, la cochenille, le tanin, etc., on fait ordinairement bouillir celles-ci dans de l’eau, et lorsqu’elles sont totalement épuisées, on les enlève pour les remplacer par de nouvelles quantités, jusqu’à ce que l’extrait ait acquis le degré de force nécessaire. 1
- Ce procédé, long et fatigant, a été perfectionné par les auteurs, qui font successivement passer l’eau pressée par la vapeur dans la chaudière, sur les substances contenues dans des cuves séparées ; celte eau rentre ensuite dans la. chaudière, repasse sur les substances ou sur de nouvelles quantités placées dans les cuves, jusqu’à parfait épuisement. Les auteurs emploient aussi un réfrigérant pour condenser les vapeurs qui se produisent pendant l’opération.
- La fig. t, pl. 844, représente une section verticale de la chaudière du fourneau et du système de tuyaux qui y est adapté. , ,
- a, Chaudière de cuivre engagée dans une seconde chaudière ou bain-marie 6, établie sur un fourneau en briques c. d, Porte du fourneau, e, Robinet pour soutirer l’eau de la chaudière, f, Autre robinet au moyen duquel on retire l’eau conienue entre les chaudières a et h. g, Soupape de sûreté du bain-marie, h, Soupape de sûreté de la chaudière. h, Trou d’homme. I, Tuyau vertical plongeant dans la chaudière a. m, Sphère creuse en cuivre montée sur un tuyau qui glisse dans le tuyau l, en passant à travers une boîte à éloupes. o, Petit tuyau coudé pour le dégagement de l’air contenu dans la sphère m. p, Tuyau en cuivre.roulé au fond de la chaudière, dans lequel circule la vapeur pour chauffer l’eauj il est criblé de petits trous, q, Bouchon à vis de la chaudière, r, Tuyau muni d’un robinet communiquant delà sphère m à l’un des récipients contenant la substance dont on veut obtenir l’extrait. »
- Fig. 2 cl 3, Cuves carrées placées sur des tréteaux et munies chacune d’un faux fond r' percé de trous, s, Tuyau pour le dégagement de l’air du fond des cuves. Quarantième année. Novembre 1841. 59
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- NOTICES INDU STRIELLES. :
- tt, Tuyaux qui font rentrer le liquide dans la chaudière a. uu, Tuyaux communiquant avec les serpentins plongés dans les bâches fig. 4-et 5. • < i» •< !s : » • : , ,
- Fig. 6. Deux auges eu cuivre placées dans des auges en fer remplies d’eau, v. v, Auges en cuivre, x x, Auges en fer. y, Tuyau de trop-plein des auges en cuivre, z, Tuyau de trop-plein des auges en fer. • • ' . '
- Les tig. 7 et 8 représentent les cuves de concentration garnies de faux fonds a a' criblés de trous, b' b', Tuyaux montant à l’extérieur des cuves et munis de robinets c. d', Robinets d’évacuation, e' e', Tuyau alimentaire. ^
- Fig. 9, Bâche carrée sur laquelle est établie une pompe foulante g' qui fait monter l’eau parle tuyau h' garni de robinets i' i'.
- Les fig. 10 et 11 représentent des cuves fixes. '
- Pour faire usage de l’appareil fig. 1, on commence par remplir d’eau la chaudière b jusqu’au niveau du robinety. Ensuite ou met dans les cuves carrées du bois de teinture, soit en copeaux, soit en poudre, après avoir couvert le faux fond r d’un drap ou d’une toile métallique. Les cuves étant ainsi chargées, on les remplit d’eau, laquelle, après avoir traversé la matière tinctoriale, passe dans la chaudière par les tuyaux 11. Alorson allume le feu dans le fourneau y et On place le tuyau à vapeur p ; le liquide ayant acquis la chaleur suffisante, ce dont on s’assurera en insérant un thermomètre dans le trou fermé par le bouchon à vis q, on ferme le tuyau à vapeur et le robinet de sûreté Y. La pression de la vapeur sur le liquide le fera monter par le tuyau l dans la sphère creuse m, d’où il retournera, dans la cuve fig. 2, par le tuyau r ; on ouvre alors le robinet du tuyau et le liquide, après avoir passé sur les matières, rentre dans la chaudière. Cette opération est répétée pour de nouvelles quantités placées dans les cuves jusqu’à ce que le liquide soit suffisamment saturé départies colorantes.
- . Le tuyau rpeut être successivement dirigé vers l’une ou l’autre cuve, ce qui permettra d’en employer un certain nombre; mais il faudra avoir soin de bien boucher les cuves afin que la vapeur qui se forme dans l’intérieur puisse passer par les tuyaux u u dans le réfrigérant. Les produits de la condensation sont ensuite ramenés sur les matières.
- Au lieu d’élever le liquide contenu dans la chaudière par la pression de la vapeur, on peut l’élever à l’aide d’une pompe.
- La liqueur ayant acquis le degré de concentration nécessaire par ses passages successifs sur les matières tinctoriales, on la met à part; et on répète l’opération avec de nouvelle eau qui est versée sur les matières restées dans les cuves jusqu’à ce qu’elles soient en tièrement épuisées. Cette liqueur, ne contenant pas assez de principes colorants, devra être concentrée par le procédé suivant
- Ou la verse d’abord en totalité dans la bâche fig. 9 , d’où elle est portée parla pompe foulante g', dans les cuves fig. 7 et 8, par l’intermédiaire du tuyau alimentaire/r, dont on ouvre les robinets i' i'.
- Après avoir couvert le faux fond a' a avec une étoffe fine ou du calicot, on verse la liqueur, et on précipite la couleur par des agents chimiques suivant les matières employées; ainsi, par exemple, la cuve fig. 7 étant remplie d’une solution de bois de Brésil, on y ajoute une quantité d’acétate de plomb suffisante pour la décolorer ou la
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- rendre d’une couleur jaune-paiile ; on ouvre ensuite le robinet et on laisse couler le liquide clair : le précipité formera la matière colorante réduite en pâte épaisse, à laquelle on ajoute, en la remuant continuellement, 76 grammes d’acide sulfurique concentré, préalablement dilué dans une pareille quantité d’eau pour chaque demi-kilogramme d’acétate de plomb. On répète la même opération et on laisse la liqueur claire couler dans les récipients fixes fig. 12 et 13. On neutralise alors l’excès d’acide, s’il est nécessaire, au moyen delà soude du commerce ou autres carbonates alcalins. Si l’on veut avoir un extrait solide, on évapore, dans des bassines de terre qu’on fait chauffer au bain-marie, ou bien dans les bassines représentées fig. 6. (Repertory of patent inventions, janvier 1841.) .... .„r, , .• ,, , ,.i v,-.; ;v.
- o- G""Nouveau procède de fabrication du blanc de plomb;par M. Sevvelî. ’
- Ce procédé embrasse quatre opérations distinctes, savoir : 1° un moyen perfectionné de fabriquer l’oxyde de plomb; 2° la production d’une qualité supérieure de blanc de plomb, contenant moins d’acide carbonique qu’un poids équivalent de carbonate de plomb du commerce; 3° l’emploi de l’acide carbonique obtenu par un moyen différent de celui par la combustion à l’air libre; 4° enfin un moyen de laver le blanc de plomb pour le séparer des matières avec lesquelles il peut se trouver mélangé. * ;*
- 1° On prend le plomb en partie oxydé, au point qui précède immédiatement son introduction dans le fourneau pour être converti en oxyde; il contient , outre une certaine portion de plomb métallique, du protoxyde de plomb et un peu de minium. On introduit ces matières dans un fourneau semblable à celui employé pour la préparation du minium ; on chauffe au rouge pendant trois ou quatre heures, en remuant continuellement avec un râteau de fer, afin d’exposer toutes les parties également à l’action du feu ; le tout se trouvera amené à l’état de protoxyde de plomb, qu’on retire promptement du four et qu’on jette dans un vase soigneusement bouché pour le garantir de l’iufluenee de l’air extérieur. rii > r. , '
- 2° La seconde opération a pour objet la précipitation du blancde plomb, de la solution d’oxyde de plomb, soit par un alcali combiné en certaines proportions avec de l’acide carbonique, soit par l’acide carbonique seul, obtenu j^ar le moyen qui sera ci-après indiqué. Pour précipiter le blanc de plomb par le premier moyen, on prend une certaine quantité de protoxyde de plomb dissous dans de l’acide nitrique ou acétique dilué ; on y ajoute de la potasse, de la soude ou de l’ammoniaque en quan tité suffisante pour neutraliser l’acide. En employant le gaz d’acide carbonique, on le fait passer à travers la solution d’acétate de plomb, qu’on agite continuellement; maison arrête le passage du gaz dès qu’il se manifeste une réaction acide. * ; ; < ;f ; » U r ~ m^ y.uan s ^ i
- ,3° L’acide carbonique, peut être obtenu soit en mêlant une partie de charbon, de coke ou de poussier, avec 7 parties de sulfate de chaux bien broyé, ou 10 parties de sulfate de baryte, ou 8 parties de sulfate de strontiane. Ces divers mélanges sont placés dans une cornue semblable à celle employée pour la production du gaz d’éclairage, chauffée au rouge-cerise et entretenue à cette température tant que le gaz se dégage ; ces gaz est conduit dans un tuyau plein d’eau, et delà dans un gazomètre d’où il passe dans
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- un réservoir d’eau , et est amené finalement en contact avec les matières destinées à être converties en blanc de plomb.
- Un autre moyen de générer le gaz acide carbonique consiste à placer du charbon ou du coke réduit en petits fragments, dans une cornue de poterie, et, lorsque cette cornue est chauffée au rouge-cerise, d’y faire passer un courant de vapeur; cette vapeur se décompose , et il se produit du gaz acide carbonique mêlé avec d’autres gaz qu’on recueille dans un gazomètre et qu’on applique de la manière ci-dessus indiquée.
- 4° Le lavage du blanc de plomb s’effectue à l’aide de la pression dans un appareil que nous allons décrire. Le blanc de plomb est fréquemment mêlé avec des acides et autres matières dont il faut le débarrasser par les lavages, avant de le sécher et l’amener à l’état marchand, lavage qu’on opère sous une pression pneumatique ou hydrostatique.
- Explication des figures de la pi. 844.
- Fig. 12. Section transversale d’un récipient en fonte a a, doublé de cuivre, afin d’éviter le contact du blanc de plomb avec le fer. b, Couvercle attaché par des vis. Cj, Espace dans l’intérieur du récipient occupé par le blanc de plomb destiné à être lavé.
- Fig. 13. Section du même récipient garni de son couvercle; il est représenté dans une position renversée.
- Fig. 14. Section longitudinale du même, monté dans un bâti en bois.
- Fig. 15. Autre section, représentant le récipient renversé , position qu’il conserve pendant l’opération du lavage. Une rainure pratiquée en d d reçoit de l’étoupe, afin d’assurer la fermeture hermétique du récipient, lorsque le couvercle est placé; une épaisse plaque de cuivre e e, percée de trous, représentée en plan et en coupe verticale, fig. 16 et 17, est attachée à ce couvercle. On voit que les trous sont évasés du côté du couvercle, disposition qui établit une communication entre eux et forme un passage étroit entre la plaque et le couvercle. Des tubes de cuivre /'/‘engagés dans le couvercle communiquent avec le passage étroit derrière la plaque e e, et sont destinés à éconduire l’eau passant à travers les trous de la plaque, pendant le lavage du plomb.
- Le récipient a est supporté dans son bâti par des axes creux g et h, doublés de cuivre. L’axe g est bouché par une bonde pendant l’opération; l’axe h reçoit, dans son intérieur, un tube k qui conduit un courant d’eau arrivant par le tuyau /,• ces deux tuyaux sont réunis par une boîte à étoupe ni. L’extrémité du tube k est courbée pour diriger le courant d’eau.
- Le récipient ayant été rempli de blanc de plomb et le couvercle attaché comme on le voit fig. 14, on retourne l’appareil dans la position représentée fig. 15, ce qui s’opère à l’aide d’une roue dentée engrenant dans un pignon et tournée par une manivelle.
- L’eau, étant introduite parle tuyau ihl’aide d’une pompe foulante, sera dirigée par le tuyau courbe k sur la surface du blanc de plomb, et forcée de le traverser ainsi qu’une étoffe filtrante o étendue sur la plaque e-, cette eau se rendra par les trous dont la plaque est percée dans l’étroit passage qui se trouve derrière, et s’échappera
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- finalement par les tubes/'/’. On continuera de faire passer le courant d’eau à travers le blanc de plomb jusqu’à ce que cette eau sorte claire. ~
- Pendant cette opération, le blanc de plomb aura été fortement comprimé dans le fond du récipient à l’aide du couvercle -, il ne reste plus alors qu’à retirer la bonde du tuyau g et de laisser couler l’eau qui se trouve au-dessus du plomb. Le récipient est alors ramené dans sa première position, fig. 14; le couvercle est élevé au moyen de la vis p qu’on y attache, et en tournant l’écrou q; puis on enlève le blanc de plomb. (Repertory of patent inventions, avril! 841. )
- Nouveau procédé de filtration des liquides ,• par il/. Bear t.
- L’objet de cette invention consiste dans la construction et la combinaison d’appareils propres à filtrer les liquides, offrant une surface filtrante très-étendue, renfermée dans un espace comparativement resserré, et la faculté d’enlever et de nettoyer promptement lesdiltres.
- La fig. 18, pl. 844, représente deux appareils filtrants vus en plan et placés dans un récipient de forme prismatique A.
- Fig. 19. Section transversale des mêmes. ,
- Fig. 20. L’un des filtres vus séparément.
- Fig. 21. Section horizontale du même.
- Fig. 22. Vue par le bout et section verticale d’un des appareils filtrants, composé de deux plaques de zinc ou d’étain, criblées de trous, servant de châssis au tissu'du filtre.
- a a, Plaques percées, soudées par leurs bords, mais tenues légèrement écartées au milieu par des broches en fil d© fer b b ; c, Tuyau de décharge qui permet au liquide filtré de s’échapper de l’intérieur de l’appareil, d, Châssis pour retenir le filtre et empêcher le liquide de pénétrer par les bords dans l’intérieur de l’appareil filtrant. Ce châssis est réuni par des charnières e et arrêté par des vis f.
- Lorsque le filtre est composé de papier Joseph, on couvre la plaque «d’une feuille de ce papier, dont les bords sortiront de trois côtés, et seront retenus par le châssis d qui arrêtera en même temps la plaque a. On peut retenir, de la même manière, les divers tissus du filtre. En employant ces appareils, on en réunit plusieurs dans un récipient A, et quand le liquide à filtrer est épais, l’espace dans lequel on place l’appareil doit être étroit, afin que l’appareil filtrant soit noyé dans le fluide.
- Quoique les appareils longs et rectangulaires, tels que ceux qu’on vient de décrire, offrent des avantages réels à cause de la grande étendue de surface filtrante qu’ils présentent, on peut cependant en varier la forme.
- Ainsi la fig. 23 représente un appareil filtrant circulaire.
- Fig. 24. Section du même.
- Fig. 25. Le châssis filtrant a vu séparément ; il est semblable à celui décrit plus haut.
- Fig. 26. Vue extérieure du châssis recouvert de son filtre.
- Fig. 27. Section du même.
- a, Châssis couvert de chaque côté d’un tissu de laine pour la filtration de l’eau,
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- quoique d’autres tissus puissent être également employés. L’objet de cette disposition est d’obtenir un filtre portatif à l’usage des troupes. • i , • ? -o • *
- g, Tuyau flexible ou boyau adapté au tuyau c. De cette manière, un soldat ou toute autre personne peut se procurer un filtre léger et commode; pour en faire usage, il suffit d’avoir un récipient plein d’eau placé dans une situation élevée; on y plonge le filtre; ensuite, en aspirant fortement l’air du tuyau b, on produit le vide dans l’intérieur du filtre ; l’eau filtrée suivra immédiatement. On obtiendra ainsi, sans embarras et avec la plus grande facilité, de l’eau bien filtrée. * > ^ >
- Une autre partie de l’invention de M. Beart est relative à la construction de filtres en pierre poreuse, au moyen desquels on obtiendra une surface filtrante plus étendue dans un espace donné. On emploiera la pierre filtrante ordinaire qu’on divise en deux moitiés par un trait de scie ; on Iule les bords avec du ciment après avoir introduit un tuyau dans l’intervalle pour laisser écouler l’eau filtrée, ou bien on réunit deux plaques de pierre & avec du plomb, laissant entre elles un étroit espace et mastiquantles bords afin de forcer l’eau à traverser la pierre. Ces filtres ainsi disposés sont alors placés dans uu tonneau B, fig. 28, dont le fond est muni d’un tuyau i garni d’un robinet pour laisser écouler l’eau. »
- La fig. 29 représente les pierres filtrantes vues de face, la fig. 30 de profil et la fig. 31 en coupe. (Repertory of patent inventions, janvier 1841.) . .. ' , \
- /. f.>r Nouveau procédé de coupellation de l'or s par M. L. Thompson. . ;
- Ce procédé est fondé sur ce principe, que l’or chauffé au rouge n’a aucune affinité pour le chlore, et qu’il s’en sépare lorsqu’il s’y trouve combiné, tandis que le chlore exerce une forte action sur les métaux ordinairement alliés avec l’or. ;
- L’application de ce principe à la pratique a produit des résultats satisfaisants. ':i Le fourneau qu’emploie l’auteur, et qui ressemble a ceux en usage pour fondre l’acier, est composé d’argile et de coke ; il est percé, près de son fond , de quatre trous également distants l’un de l’autre ; une seconde rangée de trous est pratiquée à 5 centimètres plus haut ; enfin deux trous de 2 centimètres et demi de diamètre, opposés l’un à l’autre, donnent passage à un tube en argile réfractaire. Après avoir chargé le fourneau d’un mélange de charbon de bois ët de côke, on allume le feu. Le tube étant chauffé à blanc, on y introduit une petite coupelle contenant l’or allié qu’on veut essayer; on pousse cette coupelle jusqu’au centre du fourneau, à l’aide d’une broche en fil de fer ; puis ou place à l’autre extrémité un flacon rempli de chlore liquide composé d’un mélange de peroxyde de manganèse et d’acide muriatique; on réunit ce flacon au tube par un ajutage. Le chlore gazeux, à mesure qu’il se dégage, passe dans le tube chauffé, où il rencontre l’alliage d’argent, cuivre, etc. ; il se combine promptement avec ces métaux et laisse l’or pur au fond de la coupelle. Pendant l’opération, des vapeurs denses remplissent le tube, et quand elles cessent dé se produire, on retire la coupelle.- r -Ce procédé, pour la communication duquel M. Thompson a reçu une récompense de 500 fr, de la Société d’encouragement de Londres, a été répété avec succès par M. Aikin, chimiste distingué.- su un n îîôj v.q.t.?,.-} \u* .n^nurj wkw,j
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- Fig. 32, pl. 844. Le fourneau A, vu en élévation. B, Trous percés vers son fond pour favoriser le tirage. C, Tube en argile réfractaire. D, Coupelle engagée dans le
- tube. E, flacon contenant du chlore liquide. (Transactions de la Société d’encouragement 1
- de Londres, vol. LUI, 1re partie.)
- • . . ; . ARTS ÉCONOMIQUES. ; '
- Perfectionnements dans la construction des lampes à gaz et autres; par M. Henri Smith.
- Cette invention consiste dans un moyen de rétrécir et d’activer le courant d’air qui alimente la combustion du gaz et de le faire in fléchir vers la flamme dont l’éclat se trouve ainsi augmenté. Pour cet effet, l’auteur place au-dessus du point de l’ignition un anneau ou diaphragme en métal qu’il nomme déflecteur.
- La fig. 33, pl, 844, représen te le bec d’une lampe à gaz, garni de sa cheminée de verre, f
- et de l’appareil pour contracter la flamme. j
- Fig. 34. Bec vu en plan. |
- Fig. 35. Élévation, et fig. 36, vue en dessous du déflecteur détaché.
- g, Bec à double courant d’air. 5, Cheminée de verre coudée, c, Déflecteur dont la H
- par lie inférieure est en verre et la partie supérieure eu métal -, il est placé dans l’in téieur jl,
- de la cheminée. Les flèches indiquent la direction du courant d’air qui alimente la corn- jj!
- bustion àl’exlérieur delà flamme. L’orifice du déflecteur, à travers lequel passe la flamme, I:
- étant beaucoup plus étroit que le diamètre de la partie supérieure de la cheminée,
- il s’ensuit que le courant d’air, en traversant le déflecteur, s’infléchira vers la flamme j
- qui se trouvera ainsi étranglée. [;
- La fig. 37 représente un bec d’Argand muni de son déflecteur. '
- Fig. 38. Elévation du déflecteur supporté par un pied en fil de fer d, réuni à la galerie et coiffe par la cheminée de verre.
- Fig. 39. Bec de gaz avec un déflecteur différemment disposé. !
- Fig. 40. Plan du même. j;
- Fig. 41. Profil. Ij
- Fig. 42. e, Ressort en fil de fer au moyen duquel le déflecteur est retenu en place dans la cheminée de verre fig. 39. j
- Le déflecteur étant en cuivre poli, toute la partie de la flamme qui se trouve au-des- j|
- sous et qui était perdue dans la lampe dite solaire de Bynner est rendue à l’éclairage.
- Ce système, qui procure une lumière plus vive et plus éclatante, est applicable aux lampes à huile comme aux lampes à gaz. (Repertory of patent inventions, janvier 1841.)
- Système d’éclairage au gaz chaud; par M. Samuel Smith.
- L’auteur a eu l’idée de chauffer le gaz avant qu’il arrive au bec et qu’il soit lancé dans la flamme ; par ce moyen, le gaz se trouve dans un état propre à donner immédiatement de la lumière et tout prêt à entrer en incandescence. !
- La fig. 43, pl. 844, représente une élévation vue de face et la fig. 44 une élévation i
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- latérale d’un bec de lampe à double courant d’air surmonté de l’apparciî pour chauffer le gaz. ' . ;
- Fig. 4-5. Plan de la partie supérieure de l’appareil. ;
- Fig. 46. Élévation latérale d’une lampe de forme différente avec un bec dit en éventail.
- Fig. 47. Plan de la partie supérieure de l’appareil à chauffer le gaz.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, Bec de lampe ordinaire. b3 Tuyau d’alimentation.
- Le gaz, au lieu d’ariver directement dans le bec, s’élève jusqu’au point c, où il pénètre dans un anneau creux d; de là il descend par le tuyau e jusqu’au bec. Les flèches indi--quent sa direction. Dans ce passage, il est fortement échauffé par la flamme frappant contre l’anneau d. Il résulte de cette disposition que, les matières hétérogènes du gaz étant brûlées pendant sa circulation dans les tuyaux, il arrive au bec dans un grand état de pureté, et donne une lumière dont l’éclat est supérieur à celui des lampes à gaz ordinaires. Cet avantage est surtout frappant dans les becs dits en éventail, qui sont principalement employés pour l’éclairage public. (Repertory ofpatent inventions, février 1841.)
- Moyen de dorer certains métaux-par M. Elkington.
- Ce nouveau procédé de dorure est destiné à remplacer celui en usage et qui consiste à employer un amalgame de mercure et d’or.
- On commence par faire dissoudre du platine dans l’acide nitro-muriatique, tenu à une chaleur modérée jusqu’à ce que la dissolution soit complète. On réduit ensuite le liquide à moitié de son volume par l’évaporation, et on y ajoute 1 litre et demi d’eau et 93 grammes de bi-carbonate de soude, qu’on fait bouillir jusqu’à ce que la soude soit entièrement dissoute; puis on y jette 373 grammes de bi-carbonale de potasse ejt on continue l’ébullition pendant une demi-heure.
- Une lame de cuivre ou de laiton plongée dans la solution n’éprouvera aucun changement ; mais, si l’on y jette de 1 à 5 deniers d’or, aussitôt cet or et le platine s’attacheront au métal. -
- La solution doit être tenue constamment en ébullition, pendant l’opération; le métal prendra d’abord une couleur bronze, qui passera finalement à l’éclat de l’or le plus pur.
- Un autre procédé de dorure consiste à recouvrir d’abord les objets avec du platine à l’état métallique, puis à les plonger dans la solution bouillante de l’or et à les y laisser pendant quelque temps. r
- Pour recueillir le platine et l’or qui restent dans la solution, après la dorure, l’auteur évapore dans un vase clos, où le vide est produit par une pompe pneumatique. (Lond. journ,, mai 1841.)
- Appareil pour ïévaporation des liquides ; par M. Edwards.
- Ce nouveau système d’évaporation, qui n’est autre que celui de M. Pelletan, dont nous avons parlé page i 68 du Bulletin de mai dernier, est fondé sur ce principe qu’en
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- aspirant, par une pompe ou tout autre moyen, la vapeur qui se forme à la surface d’un liquide chauffé, l'envoyant dans l’appareil de chauffe plongé dans la chaudière, et la comprimant, on entretient indéfiniment l’ébullition, et, par conséquent, l’évaporation du liquide, avec une notable économie de combustible. A l’aide d’une pression d’un sixième d’atmosphère, on obtient ainsi une élévation de température de 4 degrés.
- L’appareil d’évaporation est formé d’une bassine plate en cuivre au fond de laquelle est placé un système de tuyaux continus et recourbés en forme de serpentin. Celte bassine est munie d’un couvercle dont les bords plongent dans une rigole pleine d’eau, ce qui assure une fermeture hermétique. Le couvercle est surmonté d’une soupape qui s’ouvre aussitôt que la pression intérieure excède celle de l’atmosphère. One pompe, disposée près de l’appareil, aspire la vapeur à mesure qu’elie se produit et la lance dans l’appareil de chauffe muni d’une soupape qui règle la tension, laquelle ne doit point excéder un douzième ou un sixième d’atmosphère.
- La vapeur lancée dans l’appareil de chauffe suffirait seule pour entretenir l’ébullition, s’il était possible d’éviter les pertes de chaleur par la radiation. Pour parer à cet inconvénient, il faudra envelopper l’appareil de matières non conductrices du calorique.
- L’appareil pourrait aussi être composé d’un cylindre vertical garni intérieurement de chambres disposées en losange et placées l’une au-dessus de l’autre : cette forme est très-convenable pour la distillation de l’eau de mer.
- Lorsque le liquide à évaporer est susceptible de former un dépôt qu’on devra enlever, l’appareil de chauffe, réuni au tuyau à vapeur, sera rendu mobile sur un axe, afin de pouvoir être relevé pour nettoyer le fond de la bassine. Si, au contraire, la précipitation de matières solides doit être le résultat de l’évaporation, comme dans le raffinage du sel, alors l’appareil de chauffe sera attaché au couvercle et s’enlèvera en même temps que lui, à la fin de l’opération.
- L’auteur remplace la pompe, par une disposition qui consiste à employer de la vapeur d’une tension de 3 à 5 atmosphères. Les fig. 1 et 2 de la pl. 845 montrent le plan et l’élévation d’un appareil de ce genre. La vapeur, étant lancée dans un tujau dont l’aire est plus grande que le jet, produira une forte pression à l’un des bouts du tube et un vide partiel à l’autre. En introduisant, dans la bassine au-dessus du liquide, le bout où se forme le vide, il y aura aspiration de la vapeur, qui sera fortement comprimée à l’autre bout réuni avec l’appareil de chauffe. Le diamètre du jet étant au diamètre du tube comme 1 est à 5, il en résulte que, pour un volume de vapeur provenant de ce jet, 5 volumes de vapeur seront lancés dans l’apparèil de chauffe ; une partie passera non condensée dans les tuyaux, et s’échappera par la soupape desortie, avec la vapeur condensée, pour être conduite à travers le liquide à évaporer, qui sera ainsi chauffé jusqu’à l’ébullition.
- En variant les proportions indiquées entre le diamètre du jet et celui du tuyau, on obtient une pression plus ou moins forte.
- Fig. 1, pl. 845. Section longitudinale et verticale de la chaudière d’évaporation et
- de l’appareil de chauffe.
- Fig. 2. Plan de la même.
- Quarantième année. Novembre 1 841. 60
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Fig. 3. Section transversale.
- Fig. 4. Section d’un appareil ayant un plus grand nombre de tuyaux pour augmenter la surface de chauffe.
- a, Chaudière. b3 Couvercle dont les bords entrent dans une rigole c pleine d’eau. d, Robinet pour vider l’eau de cette rigole, e, Corde passant sur des poulies f f et munie d’un contre poids g pour soulever le couvercle, h, Appareil de chauffe composé d’une série de tuyaux contournés placés au fond de la chaudière, i, Tuyau d’arrivée de la vapeur, jj, Tuyaux pour aspirer la vapeur produite par l’évaporation, k, Boîte qui lance le jet de vapeur. I, Tuyau dans lequel passe la vapeur comprimée, m m,, Soupapes de sûreté, n, Robinet pour soutirer le liquide. (Repertory ofpatent inventions, août 1841.)
- Nouveau système de ventilation du papier continu; par M. Barratt.
- L’objet de ce perfectionnement consiste dans l’application d’un.courant d’air au papier, d’abord pour contribuer à le sécher, puis pour le rafraîchir, quand, après avoir été collé, il passe sur les cylindres sécheurs.
- La fig. 5 de la pl. 845 est une coupe des cylindres sécheurs chauffés par la vapeur, tels qu’on les emploie maintenant dans la fabrication du papier continu. A A, Cylindres sécheurs. B B, Tuyaux conducteurs de l’air munis de branches C C, dont l’embouchure forme une fente étroite qui règne sur toute la longueur des cylindres, afin que l’air se répande uniformément sur la surface du papier, à mesure de son passage : on voit cette embouchure fig. 6. Ces tuyaux sont disposés au-dessus et au-dessous des cylindres A. D, Rouleau sur lequel le papier s’enroule après le séchage. Dans chaque branche C est disposée une soupape manœuvrée extérieurement pour régler le courant d’air qui peut être produit par un ventilateur quelconque.
- Le papier est collé en pâte ou dans un appareil particulier ; on le fait passer, au sortir du rouleau D, sur un autre rouleau, et de là sur les cylindres sécheurs; mais, avant d’y arriver, on le conduit sur un tambour ouvert E, fig. 7, dans l’intérieur duquel tourne un ventilateur F, qui, ayant un mouvement de rotation très-lent, de 30 tours à la minute, projette sur le papier un courant d’air frais qu’on peut tirer d’un tuyau au dessous du sol. G G, Petits rouleaux qui conduisent le papier sur les cylindres chauffés par la vapeur, auxquels s’appliquent également les tuyaux B et C ; les rouleaux H H sont destinés à opérer le satinage.
- L’auteur assure que ce système de ventilation du papier, à mesure du séchage, produit des résultats avantageux. (Repert. of patent invent., juillet 1841.)
- Procédé pour polir et préparer l’ardoise et ses applications à Véconomie domestique; par
- M. Magnus.
- L’auteur a construit en ardoise des baignoires, des tables de billards d’une seule pièce ainsique les bandes et les pieds; des mangles ou machines à calandrer le linge; des
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- récipients pour le grain; des bassins munis de couvercles également en ardoise, et dans lesquels l’eau se conserve parfaitement pure et à l’abri de la gelée.
- Yoici le procédé qu’il indique pour polir l’ardoise : on incorpore dans 2 kil. et demi d’huile de lin 373 gr. de terre de Sienne bien broyée, et on y ajoute 1 kilog. d’esprit de goudron et 373 gr. d’asphalte. Celte composition, bien mélangée et chauffée à 93° centig. ou plus, est étendue sur l’ardoise à l’aide d’un pinceau. Après refroidissement, on polit avec de la pierre ponce ou de la pierre pourrie, et on applique sur l’ardoise les dessins et ornements voulus. (Lond. journ., mai 1841.)
- BEAU SKART5.
- Prisme employé pour redresser les images dans la chambre obscure; par M. Ch. Chevalier.
- Depuis que l’on a reconnu combien il est difficile de construire des glaces parfaitement parallèles, on a substitué à ces dernières des réflecteurs prismatiques qui ont encore l’avantage d’être plus lumineux ; mais il restait à faire disparaître un grave inconvénient, celui de la bande colorée qui se montre dans le point où la réflexion partielle se change en réflexion totale. L’auteur a reconnu qu’en étamant l’hypoténuse du prisme on fait complètement disparaître cette bande.
- En combinant le prisme étamé avec la lentille achromatique simple ou avec son nouvel objectif à deux verres, M. Chevalier est parvenu à redresser des images daguer-riennes qui ne le cèdent en rien aux anciennes épreuves.
- Les avantages de cette combinaison sont aujourd’hui bien reconnus par toutes les personnes qui s’occupent de photographie. (Académie des sciences, 26 juillet 1841.)
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- Nouvel instrument de musique; par M. Isoard.
- L’auteur, qui avait soumis au jugement de l’Académie des sciences des instruments de musique, dans lesquels il substituait à l’archet un courant d’air pour maintenir la vibration des cordes sonores, a présenté un instrument qui offre une application complète et perfectionnée de cette invention. C’est un piano dans lequel les vibrations des cordes sont d’abord déterminées, comme dans le piano ordinnaire, parle choc d’un marteau, et ensuite entretenues aussi longtemps qu’on le veut par un courant d’air. Le son ainsi prolongé peut même, par le jeu d’une pédale, être affaibli ou enflé suivant le besoin. (Académie des sciences, 4 octobre 1841.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 6 octobre 1841.
- Correspondance. M. Vanzwoll, rue du Marais-du-Temple, 42, annoncé que sa machine à creuser des moulures dans le bois, pour laquelle la Société lui a accordé une médaille de platine en 1840, et qui a été détruite par un incendie, est aujourd’hui rétablie et qu’elle est en pleine activité.
- Objets présentés. M. DaOlmi, ancien professeur des sciences physiques, rue de Sèvres, 55, dépose un mémoire sur la conservation de l’eau douce en mer.
- M. Bossin, grainier-pépiniériste, adresse une série de nouvelles observations sur le madia sativa, plante oléifère.
- M. Champollion transmet, de la part de M. Gandolfi de Chiavara, un ouvrage sur le puceron lanigère du pommier.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par l’institut de Franklin, à Philadelphie, des numéros d’avril à décembre 1840 de son recueil ;
- 2° Par M. Silliman, des volumes 40 et 41 du journal américain des sciences et des arts, comprenant le 1er trimestre 1841.
- Rapports des comités. M. Daclin fait un rapport sur les travaux de la Société pour l’en-couragement de l’industrie dans les États prussiens et sur le recueil de ses mémoires pour l’année 1840.
- M. le rapporteur prépose de remercier cette Société de l’envoi de ses mémoires et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom des commissions des fonds et du Bulletin, M. Molinier de Montplanqua propose de consacrer une somme de 80 fr. pour l’acquisition de l’ouvrage de M. Duchêne, intitulé Guide de la culture des bois. (Approuvé.)
- Le même membre propose, au nom de la commission des fonds, d’ouvrir un crédit de la somme de 1,000 fr. pour subvenir aux dépenses qu’entraîneront les expériences à entreprendre pour constater l’efficacité du nouveau système d’éclairage de M. Gaudin, surtout dans son application aux bateaux à vapeur naviguant sur les fleuves et rivières. (Approuvé.)
- M. Molinier de Montplanqua expose que M. Pigalle, sculpteur, à Paris, a mis sous les yeux de la commission un buste de M. le duc de Doudeauville, et a demandé que la Société en fit l’acquisition.
- La commission a pensé que le conseil accueillerait avec empressement cette demande, et tiendrait à honneur de placer, dans la salle d’assemblée, le buste de son vénérable vice-président. La dépense est évaluée à 80 fr.
- La proposition de la commission est adoptée.
- Communications. M. Payen annonce que M. Rottermund , ingénieur civil, a été
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- PROCÈS-VERBAUX. 469
- appelé à s’occuper du nettoyage des formes d’imprimerie, opération qui offre souvent de grandes difficultés, qu’il a surmontées en employant, indépendamment des dissolutions alcalines et de la brosse , un jet de vapeur comprimée. Ce mode de lavage ayant donné des résultats satisfaisants, M. Rottermund demande que la Société nomme une commission pour en constater les résultats. ~ ,
- Le même membre entretient le conseil des procédés imaginés par M. Mallet, professeur de chimie, à Saint-Quentin, pour l’épuration du gaz de la houille -, il rappelle que ce procédé a été l’objet d’un rapport favorable à l’Académie des sciences, et fait connaître qu’il vient d’être, appliqué dans l’usine d’éclairage à la barrière de Fontainebleau. Après quelques développements sur les moyens imaginés par M. Mallet, M. Payen ajoute que, par la mise en pratique de ce procédé, à Saint-Quentin, on a reconnu que la flamme du gaz est plus belle et plus blanche, et que les fuites n’exhalent pas l’odeur infecte du gaz hydrogène sulfuré.
- M. Payen demande que le conseil nomme une commission pour examiner ce nouveau mode d’épuration du gaz-light. * .
- Séance du 20 octobre 1811.
- Correspondance. M. Lelellier, à Saint Leu-Taverny, transmet une note sur un accordéon contenant quatre octaves avec quinze touches, et qui donne le même son soit en tirant, soit en poussant.
- M. le vicomte Héricart de Thury communique des résultats d’expériences sur la cuisson du plâtre parla dessiccation du bois, suivant le procédé de MM. Valerius et compagnie, qu’il a été appelé à suivre et constater, et qui, d’après leur importance pour diverses professions, et notamment pour Fart du plâtrier, lui paraissent devoir fixer l’attention de la Société.
- M. Laignel, rue du Cimetière-Saint-André-des-Arcs, 1, adresse quelques observations sur le système de chemin de fer de M. Ârnoux.
- Objets présentés- M. Rosseletj rue Yiviennc , 49, annonce qu’il vient de trouver un nouveau moyen de suspension applicable aux ponts et aux constructions des bâtiments, en remplacement du bois de charpente.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Chevallier, membre du conseil, du numéro d’octobre 1841 du Journal des connaissances nécessaires; •
- 2° Par M. Viollet, du numéro de septembre du Journal des usines ;
- 3° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro d’octobre 1841 des Annales de Vagriculture françaisr- “
- 4° Par M. Isidore Niepcej d’un historique de la découverte improprement appelée daguerréotypie; •
- 5° Par M. Beaudemoulin, d’un mémoire sur quelques procédés employés à la construction des radiers en béton du pont de Tours ;
- 6° Par l’Académie royale de Metz, du recueil de ses mémoires pour les années 1839 et 1840 -, i ^ '
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- FROCE S—VERBAUX*
- 7° Par la Société d’émulation d’Abbeville, de ses mémoires pour 1838,1839 et 1840;
- 8° Par l’Académie de Bordeaux, des deux trimestres 1841 de ses actes ;
- 9° Par la Société d’agriculture de Dôle, du numéro de septembre 1841 de son journal. '
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur le système de pavage en grès des voies publiques présenté par M. Mallet, et qu’il appelle pavage solidaire. L’auteur a cherché les moyens 1° de fermer les interstices qui séparent les pavés ordinaires; 2° de serrer les pavés les uns contre les autres; 3° de faire en sorte que les roues des voitures ne puissent jamais enfiler les interstices des pavés ; 4° de rendre les pavés solidaires; 5° de diminuer la surface totale qu’occu-r pent les joints d’un pavage ; 6° de s’opposer au tassement du sol et de l’aire du pavage.
- M. le rapporteur, après avoir exposé les observations auxquelles ont donné lieu ces différents moyens, propose de remercier M. Mallet de sa communication, et de lui faire connaître que plusieurs de ses vues ont été remarquées avec intérêt et concourent avec des pratiques connues et employées, dont il serait à désirer que quelques-unes devinssent générales; mais que la Société ne peut donner un avis favorable pour des pavés de plus grande dimension que ceux employés jusqu’ici, taillés en forme de coin, sous prétexte de leur donner plus d’assiette et de les rendre solidaires, parce que ces dimensions et formes paraissent tout à fait contraires aux effets que l’auteur en attend.
- M. Chevallier attribue la malpropreté des rues de Paris au dépôt des matières, sur le pavé, qu’étalent les chiffonniers, les piétons, les roues des voitures et au surchargement des tombereaux qui en répandent sur le sol dans leur parcours. Il croit qu’il serait utile, ainsi que cela se pratique dans quelques pays, que les ordures ne fussent pas déposées sur la voie publique, mais conservées pour être versées dans les tombereaux aux heures qu’indiquerait une ordonnance de police.
- M. Vallot observe qu’aux causes énoncées de celte malpropreté il faut joindre le bouleversement des rues pour la pose des tuyaux de conduite du gaz, des eaux, et au sable écrasé.
- Les conclusions du rapport sont adoptées.
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur un niveau imaginé par M. Cousinery.
- Le comité propose au conseil d’accorder son approbation à cet instrument, de féliciter l’auteur sur son ingénieuse invention et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- M. Francœur fait un rapport verbal sur un opuscule deM. Ch. Chevallierj intitulé Manuel des myopes et des presbytes.
- L’auteur a voulu mettre chacun en état de raisonner l’emploi qu'il doit faire des verres pour l’organe qu’il veut aider, afin de faire un choix judicieux de la nature et de la force des verres dont il a besoin. * *
- M. le rapporteur présente une analyse rapide de cet ouvrage, et il pense qu’il est utile et à la portée des lecteurs pour lesquels il est écrit.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Vallot Ut un rapport sur les moyens,
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- PROCES—"VERBAUX.
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- proposés par M. Goult, de rendre les rues de Paris propres, salubres et moins périlleuses pour les piétons. / i v* ' '
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.) ^ ,
- Au nom du comité de commerce, M. Marivault fait un rapport verbal sur une brochure publiée par M. Camus, membre delà Société, sous le titre de : Organisation générale ou véritables conditions d’avenir et de bonheur de tous les hommes de travail.
- L’auteur, devenu successivement, de simple ouvrier, contre-riiaître et directeur de plusieurs manufactures , annonce s’être proposé de réunir tous les hommes de travail dans une seule et même famille, et de leur procurer, par cette union, emplois, secours, récompenses, etc., ainsi que de leur assurer des retraites en cas d’infirmités et de vieillesse. . *
- M. le rapporteur donne un aperçu du projet de M. Camus, et annonce que le comité de commerce a pensé qu’il ne devait ni engager de discussion sur la conception et les moyens d’exécution de ce projet, ni émettre d’opinion sur le règlement dont il est accompagné. Le comité a été d’avis que, si la Société jugeait à propos de faire connaître au gouvernement comment elle envisage la question, il y aurait lieu de confier des recherches préparatoires à une commission spéciale. Au surplus, la Société d’émulation des Ardennes ayant provoqué, par un de ses programmes, l’écrit dont il est rendu compte, il lui appartient de juger si l’auteur a bien rempli ses intentions.
- M. de Marivault fait un autre rapport verbal sur nue brochure de M. Landoux, intitulée Précis de l’influence de la mobilisation de la ‘propriété sur la prospérité nationale.
- L’auteur présente 1° un projet de loi sur la réforme du système hypothécaire -, 2° l’application d'un nouveau système aux emprunts publics et à la conversion des rentes.
- L’examen et l’appréciation de ces projets ayant paru étrangers aux attributions de la Société, le comité se borne à proposer de déposer l’écrit de M. Landoux à la bibliothèque. (Approuvé.) • y
- Le même membre, continuant de porter la parole au nom du même comité, rend compte d'un écrit de M. Bresson, ingénieur civil, à Rouen, ayant pour litre: Point de vue sous lequel, en France, on doit examiner la réforme des lois céréales en Angleterre, et intérêt de notre industrie dans cette question.
- M. le rapporteur entre dans de nombreuses considérations sur l’importance qu’on doit attacher à la question des céréales ; il fait connaître ensuite la partie du travail de l’auteur qui traite de la situation industrielle, et termine en proposant, au nom du comité, de remercier M. Bresson de sa communication.
- Après une discussion, le conseil, considérant que le rapport contient d’importants documents qu’il est utile de publier, le renvoie à la commission du Bulletin.
- Communications. M. Jomard rend compte des faits par lui recueillis pendant un voyage qu’il a entrepris en Hollande et dans les provinces rhénanes.
- Plus de cinquante bafeaux à vapeur appartenant e des compagnies prussiennes et néerlandaises naviguent sur le Rhin, faisant le service depuis Bâle jusqu’à Rotterdam.
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- Les anciennes machines sortent des fabriques anglaises; les nouvelles ont été construites en Prusse et en Hollande. o j
- Cinq chemins de fer, dont deux ouverts en septembre dernier, sont en activité sur les bords du Rhin, et un en Hollande. L’installation laisse peu à désirer, il en est de même pour la ponctualité du service ; plusieurs locomotives ont été confectionnées dans le pays : Francfort et Wisbaden communiquent journellement six à sept fois avec Mayence. Le parcours est aussi très-fréquent sur lachemin de Cologne à Aix-la-Chapelle ; on traverse, entre ces deux villes, à Duren, un tunnel d’une grande étendue. Le chemin de Dusseldorf à Elberfeld comprend un plan incliné de 2,000 mètres de long. On voit marcher, à Francfort, un modèle de la machine électro-magnétique de M. Wagner 3 qui a été acheté par la diète germanique. ^ :
- Utrecht possède un musée renfermant des instruments aratoires perfectionnés, classés selon les travaux agricoles; d’autres collections analogues se trouvent dans d’autres villes de la Hollande. On remarque, à Amsterdam, une usine de premier ordre pour la construction de toutes sortes de machines. Le polissage des diamants est pratiqué à l’aide d’un grand manège qui met en mouvement 60 tours et occupe un égal nombre d’ouvriers juifs. , v
- Des écoles industrielles ont étéétablies à Carlsruhe, à Darmstadt et dans d’autres lieux. L’exposition des produits des manufactures belges, qui a eu lieu à Bruxelles , a fait voir que l’industrie est en progrès dans le pays. On a distingué surtout les locomotives, le travail du fer, les draps feutrés, les vitraux colorés, les cristaux, les glaces et les imitations des verres de Bohême. /-
- On ne s’occupe plus de photographie en Allemagne.
- M. Jomard termine en annonçant qu’il vient de s’élever, dans le département des Vosges, une fabrique de porcelaine alimentée avec du kaolin dont on a nouvellement découvert le gisement $ on a trouvé aussi, à quelque distance, un filon d’anthracite.
- Imprimerie BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTIÈME ANNÉE. ( N° CCCCL. ) DÉCEMB. 1841.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE. n
- ____... i *.rnmwmmaggSBSSBBamm—— - —-
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur un niveau de réflexion imaginé par M. Cousinery.
- M. Cousinery, ingénieur en chef des ponts et chaussées, vous a présenté, messieurs, un niveau de réflexion de son invention, d’une grande simplicité et d’un usage très-facile. Cet instrument se compose d’un cylindre en acier fondu et poli, de 3 à 5 centimètres de longueur sur environ un centimètre de diamètre : on suspend ce cylindre par une des extrémités de son axe, à la manière d’un fil à plomb, à l’aide d’un cordon qui entre dans un œil pratiqué au sommet de l’axe; de telle sorte qu’à l’état de repos les génératrices de ce cylindre soient parfaitement verticales.
- Pour niveler avec cet instrument, on tient à la main une carte ou un papier rectangulaire, dont on s’assure d’abord que les angles soient exactement droits. 11 est bon que l’une des faces de la carte soit rouge et l’autre blanche, pour que cette diversité de couleurs détache mieux l’image, qu’on fera réfléchir sur la surface du cylindre, qui, comme il a été dit, est brunie et fait fonction de miroir; c’est la face rouge qu’on présente en avant vers le miroir et qui se réfléchit.
- On suspend ce cylindre à un corps fixe, et l’observateur se tient en avant à quelques décimètres de distance, selon la portée de sa vue, et de manière à voir le cylindre et le signal plus ou moins éloigné, sur lequel on veut marquer un trait au niveau de l’œil, la ligne qui va de l’œil au signal arasant le cylindre. La carte qu’on tient à la main est présentée devant ce cylindre, de manière qu’un bord soit horizontal, ce dont on juge en voyant si le bord du cylindre se confond avec l’autre bord de la carte, qui est par conséquent vertical.
- Dans cet état, l’image, réfléchie par la surface cylindrique, a la figure d’un
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- segment de cercle, quand l’œil n’est pas de niveau avec le bord supérieur de la carte; mais cette image se présente comme une ligne droite, quand l’œil est à ce niveau. Il suffit donc d’abaisser peu à peu l’œil, ou d’élever lentement la -carte, pour reconnaître la disposition d’un plan horizontal mené par l’œil, puisqu’on voit le segment s’aplatir peu à peu, jusqu’à ce qu’enfin il devienne rectiligne et se confonde avec le bord même de la carte. Alors il suffit de prolonger la vue au delà , sur le plan horizontal ainsi déterminé, pour faire marquer le point de niveau sur le signal.
- Si la construction du cylindre était défectueuse, ses génératrices ne seraient plus verticales et parallèles ; un défaut d’homogénéité dans le mêlai produirait le même effet; mais on vérifiera l’instrument par le retournement sur l’axe, et lorsqu’on aurait reconnu le vice, on le corrigerait en le lestant convenablement par un petit culot de cuivre. On pourrait aussi marquer celle des génératrices qui se trouve verticale dans la suspension , et ne s’aligner que sur celle-ci.
- Le vent, en faisant osciller le cylindre, peut s’opposer à toute observation régulière, et cet inconvénient se rencontrera fréquemment. On l’évite en suspendant au bas de l’instrument un fil à plomb qu’on fait plonger dans un verre d’eau ; ce fil maintient le cylindre et l’empêche d’osciller. M. Cousinery a même imaginé de perforer le cylindre selon son axe, et de suspendre ce fil à plomb en haut du cylindre, le fil traversant ce canal intérieur. C’est un excellent moyen de donner de la stabilité à l’instrument.
- On voit combien ce niveau est simple et facile à employer; il n’exige pas l’usage d’un pied pour support, puisque la suspension peut se faire à une branche d’arbre, à un échalas, à la canne de l’équerre d’arpenteur, etc.; le petit cylindre est enfermé dans une boîte qu’on porte dans la poche; on n’a besoin que du seul aide qui tient le signal. Le prix de cet instrument est très-modique, et on peut même le remplacer par un petit tube de verre rempli de mercure, et bouché aux deux bouts.
- Quelques expériences que j’ai faites avec ce niveau, m’ont fait reconnaître qu’il est susceptible de la même exactitude que le niveau d’eau, celui des maçons et celui des paveurs, mais que l’usage et le transport en sont bien plus commodes. Comme on peut le tenir suspendu d’une main, tandis que de l’autre on tient la carte, le niveau de M. Cousinery peut être employé à une foüle d’explorations, telles quetravaux de mines, de carrière, de conduited’eau,etc., partout où l’on ne peut niveler qu’aux flambeaux, et là où l’exiguïté de l’espace ne permet pas l’emploi d’un instrument volumineux ; du reste, il ne faut pas attendre du niveau de M. Cousinery une exactitude du genre de celle qu’on eblient avec le niveau à bulle d’air.
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- J’ajouterai que l’idée ingénieuse de se servir d’une carte pour obtenir, par la réflexion, la position d’un plan horizontal s’applique parfaitement au niveau de M. Burelj perfectionné par M. Le Blanc, et le rend même plus exact.
- Le comité des arfs mécaniques vous propose, messieurs, d’accorder votre approbation au niveau de M. Cousinery, d’écrire à ce savant une lettre de félicitation sur cette ingénieuse invention et d'insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Francoeur, rapporteur. Approuvé en séance, le 20 octobre 1841.
- TYPOGRAPHIE.
- Rapport fait par M. Francœur, au nom du comité des arts mécaniques, sur les procédés inventés par M. Busset pour typographier la musique.
- On a longtemps cherché les moyens de remplacer la gravure de la musique par la typographie. Les frais de main-d’œuvre pour graver et imprimer les compositions, l’incorrection des textes parlés ou chantés, les frais de tirage, la nécessité de conserver un immense matériel de planches d’étain pour les diverses œuvres musicales, enfin le temps nécessaire pour mettre au jour toute publication de ce genre, sont des difficultés qui font désirer que les mêmes procédés employés par la typographie suffisent à la publication de toutes les compositions littéraires et musicales.
- Breitkopf a le premier réussi dans ce genre d’industrie; il a eu des imitateurs en France, en Angleterre et en Allemagne : des brevets ont même été pris par différentes personnes, parmi lesquelles nous citerons Bouvier en 1800, Reinhard et Morton en 1801, Olivier en 1802, Carlotti en 1825, etc. Les résultats qu’on a obtenus n’étaient guère que des essais fort imparfaits, et cette industrie n’obtint aucun succès, jusqu’à ce qu’en 1828 M. Duverger imagina l’ingénieux procédé de clichage que vous avez récompensé d’une médaille d’or en 1834. Le temps a consacré votre suffrage, et c’est un fait reconnu que cet habile imprimeur peut publier toute œuvre musicale à l’aide de procédés typographiques.
- Cependant il convient d’avouer, comme nous l’avons déjà déclaré, que ces procédés sont dispendieux et ne sont applicables qu’à des ouvrages spéciaux; qu’ils ne peuvent être mis en pratique que par des ouvriers d’élite dressés à ce genre de travail; que la correction des épreuves est très-difficile, parce
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- que les portées ne sont placées sur les notes qu’aprês la correction, lorsqu’on les trace sur le plâtre destiné à former les clichés. Aussi le procédé de M. Duverger n’a-t-il servi qu’à publier des solfèges, des livres d’école, les chansons de Béranger, et autres productions tirées à grand nombre; et on sait que les compositions éphémères, ou d un succès limité ou incertain, sont celles qui se répandent le plus souvent dans le commerce ; tandis que des compositions anciennes d’un mérite éminent, où le génie de l’auteur offre mille beautés, ne sont plus goûtées, faute de cet attrait que leur donnent un goût et une mode qui varient sans cesse. Cette musique qui enchantait nos pères, et dont les artistes admirent encore la conception, n’est plus propre à nos oreilles séduites par un autre genre de beautés.
- La gravure de la musique n’est pas extrêmement coûteuse, et si le tirage l’est beaucoup plus que celui de la typographie, on a du moins l’avantage de ne tirer qu’au fur et à mesure des besoins; tandis que les procédés typographiques exigent l’impression de l’édition entière. Les clichés de M. Duverger remédient à cet inconvénient ; mais la formation de la planche est, pour lui, très-dispendieuse, ce qui limite beaucoup l’emploi de son procédé. Ce qu’on gagne sur le tirage est perdu par la composition des formes.
- Pour que la typographie musicale soutienne la concurrence avec la gravure, il faut donc que la composition des formes ne soit pas très-coûteuse, et c’est ce résultat que M. Busset s’est proposé d’obtenir, par des moyens absolument semblables à ceux de toutes les imprimeries ; de sorte qu’il ne soit pas nécessaire de former des ouvriers spéciaux pour ce genre de travail, ou du moins qu’il soit très-facile de les y dresser.
- Chaque note, chaque signe, chaque clef est fondue à part sur un cadratin ; la note n’a pas de queue, mais cette queue, formant une pièce séparée, porte des deux côtés des filets saillants, destinés à se joindre entre eux bout à bout pour former les portées : cette queue se juxtapose à la note. Les clefs sont construites sur ce même principe ; les barres des croches et doubles ou triples croches sont, sous diverses inclinaisons, pourvues aussi de ces courts filets, aussi bien que les barres de mesure. Tous ces commencements de filets, ainsi réunis bout à bout, forment la portée, sans qu’on puisse apercevoir aucune solution de continuité, précisément comme si toute la portée était faite par cinq filets continus.
- Chacune de ces pièces se place dans son cassetin, où l’ouvrier va la prendre, comme il prend les lettres d’un mot ; il les assemble sur le composteur, çomme il fait les parangonnages ordinaires. Les cadratins ont une dimension qu’on prend pour unité de mesure, et toutes les pièces fondues en sont des multiples ou des sous-multiples. Dans un brevet de perfectionnement pris en 1838,
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- l’auteur a évilé ces fractions d’unités. La grande difficulté qu’ont rencontrée tous ceux qui ont voulu typographier la musique, c’est que les lignes de portée n’étant pas continues, les caractères laissaient entre eux de très-petits intervalles, qui, par leur réitération, donnaient à l’impression une sorte de papillotage qui fatiguait la vue; mais les caractères de M. Busset, étant fondus au typomètre, ne laissent aucun espace libre entre eux; on croirait que l’ensemble de tous ces filets n’en forme qu’un seul, et il faut presque une loupe pour apercevoir des disjonctions.
- Pour conserver à Y œil de chaque corps la pureté que le burin lui a donnée, il est indispensable de mettre cet œil à l’abri des atteintes de la pierre, de la lime et du carrelet, dans l’opération appeléeJlotterie. Tous les filets portés latéralement par les notes étant à une distance rigoureusement égale, on obtient, par leur réunion, des lignes aussi droites que si elles n’eussent pas été fractionnées à la fonte; et il n’est pas difficile à l’ouvrier d’aller choisir ses caractères à la casse et de les assembler sur son composteur.
- Dans la musique gravée, pour y insérer des paroles récitées ou chantées, on est dans l’usage de frapper chaque lettre à part sur la planche d’étain, avec un poinçon; il en résulte qu’en général ces paroles sont incorrectement reproduites, même par d’habiles ouvriers, sans parler des fautes d’orthographe et de la difficulté de corriger ces fautes. Dans le procédé de M. Busset, les textes sont aussi beaux que ceux des ouvrages littéraires : on en trouve la preuve dans l’intéressant et savant ouvrage qu’il a publié sous le titre de la Musique simplifiée, où les phrases musicales sont sans cesse mariées au texte.
- Si l’on a bien compris ce que je viens d’exposer, on voit que le procédé de M. Busset est, de tout point, conforme à la typographie ordinaire, et peut être mis en pratique par les ouvriers les moins habiles. L’ouvrage que je viens de citer, où les exemples sont parlouc mêlés au texte, a été exécuté, en grande partie, par l’un des derniers apprentis de M. Douiller. Deux grandes et belles épreuves qui ont été mises sousrvos yeux n’ont exigé chacune qu’un jour de travail d’un homme payé 1 fr. 50 c. Ainsi la facilité et la promptitude de l’exécution sont incontestables ; il est d’ailleurs très-aisé d’assembler les caractères d’une pièce de composition musicale, de les disjoindre pour les distribuer dans leurs cassetins, et de les faire servir de nouveau à l’impression d’une romance, d’une partition, ou d’un ouvrage didactique.
- Si l’on veut se reporter à ce que nous avons dit, en \ 834, des procédés de M. Duverger, pour typographier la musique, on reconnaîtra qu’ils sont tout différents de ceux de M. Busset; que ceux-ci n’exigent pas de frais considérables, ni la main d’un ouvrier d’élite; que la correction des épreuves en première et en seconde est facile; que l’on peut cîicher la forme, si l’on veut.
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- Ainsi M. Busset a complètement résolu le problème si souvent et si inutilement attaqué avant lui, de la typographie musicale, en ne se servant absolument que des procédés ordinaires : fonte de caractères, distribution dans des cassetins, composition, tirage, tout est semblable. Ce beau résultat nous permet d’espérer que ce procédé soutiendra la concurrence avec la gravure, donnera des épreuves au moins aussi belles et plus correctes, et étendra le nombre des publications d’ouvrages didactiques sur la musique.
- Une difficulté a été faite, dans le comité, au procédé de M. Busset : comme l’avantage le plus remarquable qu’il présente est la continuité des filets de portée, lorsque l’usage aura altéré les caractères, ce qui devra promptement arriver aux filets de portée, ces traits ne se juxtaposeront plus, et la continuité, si nécessaire à ce genre d’impression, aura cessé de subsister. Mais M. Busset fait remarquer que c’est moins l’action de la presse qui pourra produire ce défaut, que le choc des caractères entre eux lorsqu’on les distribue dans la casse; il propose donc de ne pas les jeter, mais de les poser dans les cassetins, l’œil tourné eu haut. Il y aura un peu de perte de temps, mais les caractères se conserveront très-longtemps ; au reste, c’est à l’expérience à juger de la valeur de ce procédé, et M. Busset fait observer que l’ouvrage qu'il a publié a été composé avec une très-petite quantité de caractères, et qu’à l’aide de la précaution indiquée aucun n’a éprouvé la plus légère altération, quoiqu’il ait été fréquemment remis en œuvre.
- La Société d’encouragement doit honorer de son suffrage un art nouveau, aussi industriel que remarquable. M. Busset, directeur du cadastre à Dijon (Côte-d Or), occupe ses loisirs à perfectionner un bel art et les moyens d’en répandre les produits. En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer, messieurs, d écrire à M. Busset, pour le féliciter de son ingénieuse invention, d’insérer le présent rapport au Bulletin et de le renvoyer au comité des médailles.
- Signé Francoeur, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 novembre \ 841.
- DESSIN.
- Description d’un instrument applicable au dessin de la perspective line'aire, et en général a la mesure approximative des angles; par M. de la Morinière.
- Il existe un grand nombre de machines à dessiner plus ou moins ingénieuses; mais les applications utiles qu’on peut en tirer sont tellement bornées,
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- DESSIN
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- qu’elles 11e sont pas généralement employées : le principal motif qui les fait exclure, c’est que, malgré l’importance qu’on doit attacher à la détermination exacte du contour apparent des objets qu’on veut reproduire, il ne suffit pas, pour faire un dessin ou un tableau, d’avoir un simple trait, il faut encore donner à ces objets leur relief au moyen des ombres, de la lumière, du reflet, etc., rendre leur couleur et opérer la dégradation de tons résultant de la perspective aérienne pour laquelle la mécanique ne peut rien. En un mot, pour reproduire la nature, il faut savoir dessiner; les machines les plus parfaites ne dispensent pas l’artiste de cette condition impérieuse. A quoi bon alors se charger d’un appareil embarrassant, qui exige un établissement fixe et qui oblige à recommencer le travail au moindre dérangement?
- Ces considérations ont conduit M. de la Morinière à se borner à l’emploi d’un appareil beaucoup plus simple, et dont le but est seulement de venir au secours de l’œil pour les parties du dessin qui présentent le plus d incertitude.
- Pour peu que l’on soit exercé, on ne se trompe guère sur les grandeurs relatives des lignes que l’on mesure d’ailleurs avec une approximation suffisante dans la pratique, au moyen du crayon porté à une certaine distance de l’œil ; mais il est plus difficile d’apprécier la valeur des a-ngles que forment les lignes fuyantes avec l’horizon, ou, ce qui revient au même, avec la verticale.
- L’instrument dont il s’agit, et qui est représenté lig. 1 et 2, pl. 846, résout assez bien cette difficulté; voici en quoi il consiste :
- ITn petit carrelet creux a, lesté en plomba sa partie inférieure, est suspendu librement au moyen d’un levier b terminé par deux pointes émoussées. En prenant ce levier entre le pouce et l’index, comme on le voit fig. 1, sans trop serrer, pour permettre à l’instrument d’osciller librement, on a déjà une sorte de fil à plomb qu’on peut facilement faire coïncider avec toutes les lignes verticales qui se trouvent dans le tableau.
- La petite règle est, en outre, traversée par une lame d’acier e, tournant à frottement sur une goupille placée en son milieu.
- Lorsqu'on veut obtenir l’angle d’une ligne fuyante avec la verticale, il suffit donc d’incliner la lame suivant cette ligne; cette valeur angulaire se rapporte ensuite immédiatement sur le papier; le concours de plusieurs lignes parallèles se détermine, par conséquent, avec la plus grande facilité, en même temps que l’horizon du tableau. Il n’esl plus possible alors de commettre des erreurs, qui font souvent tort aux plus belles productions de l’art. Il faut ajouter que, pour faciliter les mesures relatives des longueurs des diverses lignes, on a gradué la règle de manière à lier les distances au moyen des nombres qui y sont inscrits.
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- Il est bien Évident qu’un instryment qui n’est point assujetti à une position fixe ne peut donner que des valeurs angulaires approchées. Cependant l’expérience fait voir que les erreurs résultant de la mesure du même angle, à plusieurs reprises, sont à peine sensibles; on obtient, en conséquence, une approximation bien suffisante dans le dessin pittoresque.
- Cette similitude des résultats tient à une disposition qu’il est bon de faire remarquer : c’est que tous les angles se mesurent dans un plan perpendiculaire au plan vertical, passant par le rayon visuel qui concourt à la ligne verticale par rapport à laquelle on opère. En effet, on peut s’assurer que les deux doigts qui tiennent l’instrument suspendu se placent naturellement, à très-peu près, dans la direction du rayon visuel; il faut donc que la petite lame d’acier, dont l’axe est perpendiculaire à celui du levier, se place suivant un élément du plan du tableau.
- Un membre du comité des arts mécaniques a fait remarquer, lors de la présentation de cet instrument, qu’il pourrait être employé utilement pour relever l’inclinaison des filons de mines (1).
- CHARIOTS.
- Rapport fait par M. Mallet, au nom du comité des arts mécaniques y sur un mémoire de M. Ouvière, concernant divers moyens de transport employés dans la construction du phare de Faramans3 département des Bouches-du-Rhône.
- Le phare deFaramans, destiné à signaler les approches dangereuses de la plage basse de la Camargue, est situé sur la rive orientale de l’embouchure du vieux Rhône.
- Les pierres et autres objets relatifs à l’établissement de ce phare, après avoir été transportés par les bateaux du Rhône jusqu’à un entrepôt formé au lieu dit Piemançon, devaient y être repris, et de là conduits au chantier de construction, à 9 ou 10 mètres environ de distance.
- Mais il est bon d’observer que la plage qui longe cet espace est inaccessible à la navigation ordinaire ; d’un autre côté, la nature marécageuse du sol, qui s’étend de Piemançon à Faramans, ne permettant pas d’employer les moyens de
- (1) M. Roger, mécanicien, demeurant place du Panthéon , au coin de la rue d’Ulm f construit cet instrument, qu’il pourrait livrer à un très-bas prix, si son usage venait à se répandre.
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- CHARIOT?.
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- charriage ordinaires, ainsi que l’avait prouvé un essai que l’on fit de ce système, essai dans lequel un cheval fut sacrifié, et l’on perdit quelques mètres cubes de pierre qui restèrent embourbés dans le marais ; d’où force fut de tenter la voie de mer.
- C’est ici que M. Ouvière, s’armant de courage et faisant un appel à l’esprit entreprenant et plein de ressources qui le distingue, prit les mesures que nous allons décrire avec cet entrepreneur, et suivant l’ordre de son mémoire, en nous aidant, en outre, d’une note que nous devons à l’obligeance de M. Fresnel, ingénieur en chef, directeur chargé du service des phares.
- M. Ouvière commença donc par faire exécuter un certain nombre de bateaux plats de 25 mètres de longueur, dérasés sur l’arrière, et garnis en ce point d’un tablier, ou pont mobile à charnière, bateaux dont le tirant d’eau n’excédait pas 30 ou 40 centimètres, sous une charge de 9 à 10 mètres cubes de pierre; il construisit ensuite une trentaine de petits chariots bas à quatre roues, qui pouvaient recevoir chacun un bloc de pierre, et devaient être placés sur le large pont-tillac des bateaux plats pontés; il établit de plus un débarcadère à partir de l’emplacement assigné au phare jusqu’au point où, en basses eaux, la profondeur pouvait être de 60 centimètres, point éloigné du premier de 600 mètres environ : ce débarcadère fut formé de vieilles pièces de charpente, et garni d’un plancher à claire-voie sur lequel étaient fixés deux cours parallèles de rails en bois espacés suivant la voie des chariots.
- Enfin il eut l’idée d’appliquer le halage à la tension des bateaux en choisissant les temps de calme plat, système de transport à la mer qui, s’il ne convenait peut-être qu’à la localité, a le mérite de la nouveauté, et a été couronné d’un plein succès; ce halage se faisait au moyen de huit bœufs.
- Tout étant disposé comme il vient d’être dit plus haut, les petits chariots, chargés chacun d’un bloc de pierre, étaient roulés sur le pont du bateau plat destiné à les recevoir.
- Ce bateau était ensuite halé jusqu’au débarcadère, auquel on le rattachait après l’y avoir ancré et avoir jeté dessus la partie mobile de l’arrière; Jes petits chariots passaient alors du pont-tillac sur le railway en bois, le long duquel ils étaient conduits rapidement jusqu’à pied d’œuvre.
- On avait ainsi transporté en 1839 la presque totalité des matériaux nécessaires, et l’on touchait à la fin de l’année, époque à laquelle on avait espéré que la construction du phare serait terminée ; mais il restait encore à conduire au chantier 9 à 10 mètres cubes de pierre destinés au couronnement du phare, et de plus l’appareil lenticulaire, ainsi que la lanterne, objets qu’il n’était pas prudent de confier à la mer dans la saison à laquelle on était arrivé ; d’un autre
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- côté, la voie de terre par/le marais qui sépare Piemànçon du chantier était absolument impraticable pour les voitures.
- Il fallait donc, dans cette conjoncture, aviser à un système de transport qui fût approprié aux circonstances ; problème que M. Ouvière a résolu avec la sagacité dont il avait déjà fait preuve, malgré les difficultés que présentait sa solution. C’est sur ce système, qui forme le second objet de son mémoire, que Fauteur appelle l’attention particulière de la Société. Voici en quoi consiste le procédé qu’il a employé.
- Deux cylindres creux de 60 centimètres de diamètre, sur 1 mètre 50 centimètres de longueur, ont été formés de douves parfaitement jointives, et solidement chevillées autour de trois doubles fonds circulaires composés chacun de deux plateaux formés eux-mêmes de planches assemblées à rainure et languette, et dans la superposition desquels on a croisé les fibres du bois; chacun de ces cylindres était percé, le plus près possible delà douve, d’un petit trou muni d’une cheville, et destiné à donner issue à l’eau qui s’y serait infiltrée.
- Ces cylindres ont été montés sur des axes parallèles éloignés entre eux de 2 mètres environ, de manière à remplacer les quatre roues d’un train ordinaire; ils ont été réunis au moyen d’un cadre d’assemblage sur lequel on a établi un plancher; enfin on y attelait quatre mulets ou quatre bœufs largement sabotés.
- M. Ouvière avait pressenti les avantages qu’offrirait la substitution de ces cylindres à des roues ordinaires; en effet, ils tendaient à pénétrer bien moins les terrains mous, et ils devaient alléger le fardeau dans les cas où il se rencontrerait de l’eau; aussi c’est au moyen de cet équipage que l’on a fait, à diverses reprises, le trajet de Piemançon à Faramans, et que l’on est parvenu à terminer les travaux en temps voulu. Il est bon d’observer que le même équipage est destiné à devenir d’une grande utilité pour tous les genres de transports civils, et particulièrement pour les transports militaires, chaque fois qu’ils auront à traverser des terrains mous et marécageux.
- D’après ces considérations, messieurs, votre comité des arts mécaniques â l’honneur de vous proposer
- 1° D’écrire à M. Ouvière une lettre de remerciaient et de félicitations;
- 2° D’insérer au Bulletin le présent rapport accompagné d’une figure du chariot à cylindre ;
- 3(> De le renvoyer à la commission des médailles.
- Signé Mallet, rapporteur.
- approuvé en séance, le 3 novembre \ 841.
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- ©OUTEILLES.
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- Description du chariot à cylindres de M. Ouvière.
- La fig. 1, pl. 847, représente l'élévation latérale du chariot.
- La fig. 2 est le plan du même ; l’un des cylindres est vu en coupe.
- Le chariot est monté sur deux cylindres AA, formés de doue!les bien jointes et chevillées autour de trois doubles fonds circulaires BB, composés chacun de deux fonds circulaires superposés, en planches assemblées à languettes. Un essieu carré C, arrondi à chaque bout en D, traverse le cylindre dans toute sa longueur ; il est solidement fixé aux trois doubles fonds par six plaques EE, boulonnées de chaque côté des doubles fonds.
- Deux brancards prolongés FF, armés de crapaudines G, reposent sur les quatre bouts d’essieu formant tourillon. Deux forts crochets de traits sont fixés sur l’avant des brancards, en H. On aura soin de ménager 5 à 6 centimètres de jeu entre les cylindres et les brancards _, afin de faciliter le mouvement d’ondulation du chariot, c’est-à-dire l’inclinaison alternative des deux essieux, lorsqu’on passe sur un terrain inégal.
- Le chariot, ainsi monté, peut recevoir un fardeau de plus de 2500 kilogr. sur des planches volantes posées en travers sur les brancards. Pour laisser écouler l’eau qui a pu pénétrer dans l’intérieur des cylindres à travers les joints des douelies, les doubles fonds extrêmes sont percés d’un trou I, qu’on bouche avec une cheville. (D.)
- BOUTEILLES.
- Appareil pour éprouver la résistance des bouteilles de verre; par M. Desbordes, ingénieur en instruments de précision, rue Mén Union tant, 3.
- Cet appareil, qui a été employé par le comité des arts chimiques, pour essayer la résistance des bouteilles présentées au concours pour le prix relatif à la fabrication des bouteilles destinées à contenir des vins mousseux, se distingue par son exécution soignée ; il a quelque analogie avec celui de M. Collardeau, dont on trouve la description page 341 du Bulletin de la Société, 28e année ( 1829 ).
- La fig. 1, pl. 848, est une élévation latérale de l’appareil.
- Fig. 2. Élévation, vue de face, du même.
- Fig. 3. Coupe verticale de la pompe d’injection.
- Fig. A. Section verticale de la soupape d’injection. -Fig. 5. Section du manomètre.
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- ARTS MÉCANIQUES.---BOUTEILLES.
- Fig. 6. Les soupapes d’injection et le^ tuyaux de communication, vus en plan.
- Les quatre dernières figures sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- AA, Bâti en bois sur lequel est établi l’appareil.
- B, Pompe aspirante et foulante au fond de laquelle est placée une soupape d’piration ci ouvrant intérieurement.
- B', Branche latérale de la pompe munie d’une soupape d’injection b ouvrant à l’extérieur, et logée dans une petite boîte C, fig. 4, que l’on assujettit au moyen d’une brideyj serrée par une vis de pression D.
- E , Tige du piston de la pompe passant dans’un guide de la potence P ; elle monte et descend à l’aide d’une manivelle F, fixée sur l’axe d’une roue dentée G, menée par un pignon H. Ce pignon est fixé sur l’arbre de la manivelle I, munie d’une poignée.
- Sur l’extrémité de l’axe de la manivelle F est enfilé un galet ovoïde qui chemine dans une pièce à coulisse U, qu’on voit de face, fig. 2. Cette disposition est destinée à maintenir la verticalité de la tige du piston et à faciliter son mouvement d’ascension et de descente.
- J, Volant pour régulariser le mouvement.
- K, Tuyau d’aspiration plongeant dans une bâche L remplie d’eau.
- M, Tuyau d’ascension aboutissant à une capsule N, terminée par un tuyau court qu’on introduit dans le col de la bouteille ,* une rondelle en cuir, placée dans l’intérieur de cette capsule, empêche l’eau refoulée de sortir de la bouteille.
- O, Griffe à trois branches supportée par une potence P, fixée sur le bâti A. Cette griffe à articulations se réunit en une pièce Q surmontée d’une vis R terminée en boule, avec une pointe en dessous, qui s’engage dans une petite cavité de la capsule N. Cette disposition est nécessaire pour que la pression de la vis s’exerce, quelle que soit l’inclinaison que pourrait prendre la bouteille.
- S S, Branches inférieures de la griffe, coudées dans leur partie supérieure pour embrasser et serrer le col de la bouteille au-dessous de la bague.
- T, Manomètre pour indiquer la pression de l’eau ; il se compose d’une eu vette dans laquelle on place un godet de verre <?, fig. 5, contenant du mercure, et d’un tube gradué en verre d plongeant dans le mercure du godet. L’eau, en arrivant dans le manomètre, passe à côté du godet, le remplit, et en pressant sur le mercure, le fait monter dans le tube d. Un robinet à trois ouvertures e, dont la clef i est masquée par le corps du manomètre, fig. 5, sert à ouvrir ou à intercepter le passage de Peau arrivant par le petit tuyau k.
- La pompe B est munie d’une soupape de sûreté g, sur laquelle appuie un levier h chargé d’un poids.
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- ARTS CHIMIQUES. --- SUCRE.
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- U, Pièce à coulisse dans laquelle circule le galet de l’axe de la manivelle F.
- Y, Boite à soupape communiquant, avec le manomètre par un tuyau court et remplissant les mêmes fonctions que la boîte C.
- X, Vis de pression de cette boîte, semblable à la vis D.
- Les fonctions de cet appareil sont très-simples. La bouteille étant pleine d’eau, on ouvre le robinet e, puis on fait agir la pompe B en tournant la manivelle I. L’eau est alors refoulée jusqu’à ce que le manomètre indique la pression à laquelle la bouteille doit résister. Lorsqu’elle a supporté l’épreuve ou qu’elle s’est brisée, on la remplace immédiatement, ce qui se fait très-facilement.
- Pour éviter d’être atteint, par les éclats du verre et par l’eau qui jaillit au moment de la rupture, on engage la bouteille dans un seau de fer-blanc accroché à la potence P. ( D. )
- ARTS CHIMIQUES. — sucre.
- Rapport fait par M. Payen, au nom du comité des arts chimiques , sur la fabrique de sucre de fécule de MM. Fouschard 3 a Neuilly.
- Les membres du comité des arts chimiques ont examiné avec un vif intérêt les procédés nouveaux àl’aide desquels MM. Fouschardsont parvenus à mettre sous forme pulvérulente et cristalline la glucose, vulgairement dite sucre de fécule.
- Ces procédés consistent en six opérations distinctes : la cristallisation granulée, l'égouttage, l’absorption du sirop, la dessiccation, le broyage et le tamisage.
- On obtient la cristallisation spéciale en rapprochant à 30° bouillant les sirops et laissant les cristaux se former par le refroidissement jusqu’à un certain terme, passé lequel le liquide se pourrait prendre en masse.
- Les cristallisoirs sont, munis de fossets qu’on retire pour commencer l’égouttage; celui-ci terminé, on étend dans une étuve, sur d’épaisses tablettes en plâtre, la substance humide ; le sirop, énergiquement absorbé, reste d’ailleurs en partie adhérent et desséché sur les cristaux.
- Quelques agglomérations se forment, il faut les détruire, résultat que MM. Fouschard obtiennent à l’aide d’un moulin à cylindres et d’un tamisage.
- La glucose est alors pulvérulente, très-facile à embarilier et à doser dans ses différentes applications.
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- ARTS CHIMIQUES»
- JMulle part ailleurs votre comité n’a vu obtenir des résultats semblables par d’aussi ingénieux moyens : il vous propose de renvoyer le présent rapport à la commission des médailles.
- Signé Payen, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 novembre 1841,
- DORURE.
- Extrait (Vun rapport fait a VAcadémie des sciences, par
- M> Dumas, sur les nouveaux procédés introduits dans Vart du doreur, par MM. Elkington et de Ruolz.
- Un art nouveau de la plus haute importance vient sinon de naître en France, du moins d’y recevoir des développements inattendus ; c’est l’art d’appliquer à volonté les métaux les plus résistants ou les plus beaux, en couches minces comme celles d’un vernis, ou en couches plus épaisses, sur des pièces façonnées avec d’autres métaux moins chers et plus tenaces que ceux-ci. Ainsi, des objets en fer, en acier, c’est-à-dire tenaces, durs ou tranchants, mais oxydables à l’air, peuvent, tout en conservant leurs anciennes propriétés, devenir inaltérables au moyen d’un vernis dor, de platine ou d’argent, vernis si léger et si mince que leur prix s’en ressent à peine.
- Les ustensiles en cuivre, laiton ou étain, peuvent recevoir la même préparation en couches plus épaisses, et en devenir inaltérables à l’air, inodores et d’un emploi salubre. Ce n’est pas seulement For, le platine et l’argent qu’on peut appliquer sur quelques métaux, mais le cuivre, le zinc, le nickel, le cobalt, etc.
- L’agent qui détermine ces précipitations métalliques n’est autre que la pile galvanique appliquée à des dissolutions d’une nature convenable.
- Après quelques considérations sur les dangers de la dorure au mercure, M. le rapporteur décrit le procédé de dorure par voie humide, introduit en France par M. Elkington, et qui, suivant lui, ne peut remplacer la première, à cause de la mince couche d’or déposée sur les objets (1). M. Elkington emploie aussi le procédé à l’aide de la pile galvanique, qui consiste à faire bouillir, pendant une demi-heure, 31 grammes 25 centigr. d’oxyde d’or et 5 hectogr. de prussiate de potasse, dans 4 litres d’eau. Le liquide bouillant dore très-vite ; froid, il dore plus lentement. Dans l’un et l’autre cas, on y plonge les deux
- (1) On trouve les détails de ce procédé dans le rapport de M. Péligot, inséré au Bulletin du mois de septembre dernier, p. 382.
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- pèles d’une pile à courant constant, l’objet à dorer étant suspendu au pôle négatif où le métal de la dissolution vient se rendre.
- Dans les essais de ce procédé, auxquels s’est livré M. Dumas, il a doré du laiton, du cuivre et de l’argent, et il a reconnu que l’épaisseur de la couche d’or est en raison de la durée de l’immersion. Ainsi une cuiller en argent, à peine plongée dans la liqueur portée à 60° centigrades, s’est immédiatement couverte d’or, et on s’est assuré que par chaque minute il s’en déposait environ 5 centigrammes.
- M. E/kington fait usage de cyanure de potassium simple ; ce sel est coûteux, difficile à conserver en dissolution, et il serait douteux qu’en l’employant la dorure se fit à plus bas prix que par la méthode actuelle au mercure.
- M. de Ruolz, qui avait adressé à l’Académie des sciences un mémoire sur le même objet, combinant l’emploi de la pile galvanique et celui des dissolutions d’or dans des cyanures alcalins, est parvenu à obtenir, sur tous les métaux, une dorure à la fois adhérente et solide, et d’une épaisseur susceptible de se modifier à volonté, depuis des pellicules infiniment minces jusqu’à des lames de plusieurs millimètres. Il applique ce procédé à l’or, à l’argent, au platine et à nombre d’autres métaux plus difficiles à réduire.
- 1° Dorure. Pour appliquer l’or, M. de Ruolz emploie la pile comme le font MM. Delarive et Elkington, et il se sert 4 ° du cyanure d’or dissous dans le cyanure simple de potassium ; 2° du cyanure d’or dissous dans le eyano-ferrure rouge; 3° du chlorure d’or dissous dans les mêmes cyanures; 4° du chlorure double d’or et de potassium dissous dans le cyanure de potassium ; 5° du chlorure double d’or et de sodium dissous dans la soude ; 6° du sulfure d’or dissous dans le sulfure de potassium neutre.
- Ces procédés réussissent bien, et les trois derniers en particulier permettent de dorer tous les métaux en usage dans le commerce et même des métaux qui, jusqu’ici, n’y ont pas été employés. On peut dorer le platine soit sur toute sa surface, soit sur certaines parties de manière à obtenir des dessins d’or sur un fond de platine. L’argent se dore si régulièrement, si aisément, et avec des couleurs si pures et si belles, qu’il est permis de croire qu’à l’avenir tout le vermeil s’obtiendra de la sorte. On varie à volonté l’épaisseur de la couche d’or, sa couleur même. On peut faire sur la même pièce le mélange de mat et de bruni ; enfin on dore avec une égale facilité les pièces de grandes dimensions, les pièces plates ou à relief, les pièces creuses ou gravées et les filaments les plus déliés.
- Tout ce qu’on vient de dire de l’argent se rapporte au cuivre, au laiton, au bronze. Rien de plus aisé., de plus régulier que la dorure des objets dé diverse nature que le commerce fabrique avec ces trois objets. Tantôt l’or, appliqué
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- ARTS CHIMIQUES.
- en pellicules excessivement minces, constitue un simple vernis propre à garantir ces objets de l’oxydation; tantôt, appliqué en couches plus épaisses, il est destiné à résister en outre au frottement et à l’usage. Par un artifice très-simple, on peut varier l’épaisseur de la couche d’or, la laisser mince partout où l’action de l’air est seule à craindre, l’épaissir, au contraire, là où il importe d’empêcher les dégradations dues au frottement.
- Le packfong prend très-bien la dorure par ce procédé, ainsi que le fer et l’acier; seulement il faut commencer par mettre sur ces deux derniers métaux une pellicule cuivreuse.
- L’étaiÙ ne se dore pas très-bien par lui-même; mais, vient-on à le couvrir d’une pellicule extrêmement mince de cuivre au moyen de la pile et d’une dissolution cuivreuse, dès lors il se dore aussi aisément que l’argent.
- La précipitation de l’or sur les métaux qu’on vient de mentionner est régulière et exactement proportionnelle au temps de l’immersion, ce qui permet de juger de l’épaisseur de la dorure par la durée de l’opération et de la varier à volonté.
- 2° Argenture. L’argent s’applique également bien sur le cuivre, le laiton, le bronze, l’étain, le fer et l’acier, soit en minces pellicules, comme cela se pratique pour garantir de l’oxydation une foule d'objets de quincaillerie, soit en couches aussi épaisses qu’on voudra, de manière à, résister à l’usure.
- L’argent s’applique très-bien sur l’étain ; il fournit ainsi le moyen de faire disparaître à peu de frais l’odeur désagréable des couverts d’étain, en. leur donnant d’ailleurs l’aspect et toutes les propriétés extérieures des couverts d’argent ; mais il est plus convenable aux intérêts du consommateur de faire des couverts en fer ou fonte argentée, et de réserver l’étain pour des pièces destinées à des maniements moins fréquents, et surtout pour des pièces obtenues par des moulages délicats.
- Ainsi que pour l’or, l’argent s’applique avec régularité en poids proportionnels à la durée des immersions, et sans que la nature du métal qu’on argente exerce une influence appréciable. La précipitation de l’argent est un peu plus lente que celle de l’or.
- 8° Platinure. L’application du platine a offert de graves difficultés par la lenteur avec laquelle il obéissait à l’action de la pile; une plaque qui aurait reçu 0 gr. 3T8 d’or n’a pris, dans les mêmes circonstances, que Ogr. 003 de platine; mais en faisant usage de chlorure double de platine et de potassium dissous dans la potasse caustique, on obtient une liqueur qui permet de platiner avec la même facilité et la même promptitude que lorsqu’il s’agit de dorer ou d’argenter.
- Les chimistes trouveront dans ce procédé un moyen de se procurer de grandes capsules de laiton platinées, qui, au bon marché, réuniront toute la
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- DORURE.
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- résistance nécessaire aux dissolutions salines ou acides. La bijouterie pourra faire entrer le platine dans ses décorations ; l’horlogerie y trouvera un excellent agent pour couvrir d’un vernis très-durable les pièces dont elle redoute l’altération; l’expérience prouve qu’à une épaisseur moitié moindre il préserve aussi bien. Avec un milligramme de platine on couvre uniformément une surface de 50 centimètres carrés.
- 4° Cuivrage. La tôle, le fer, la fonte naturelle ou doucie peuvent recevoir par le cuivrage toutes les propriétés du cuivre en ce qui concerne la couleur, le poli, la résistance à l’air. On cuivre comme on argente, au moyen du cyanure de cuivre dissous dans les cyanures alcalins ; mais la précipitation du cuivre est plus difficile que celle des métaux précieux.
- Le cuivrage appliqué sur tôle donne le moyen de faire à meilleur marché le doublage des navires, si l’expérience vient confirmer les idées qu’on peut së faire sur la résistance de ce produit.
- 5° Plombage. En agissant sur la dissolution d’oxvde de plomb dans la potasse, au moyen de la pile, on plombe la tôle, le fer et, en général, tous les métaux. La fabrication des produits chimiques tirera parti de cette découverte, en obtenant ainsi des chaudières en tôle, plombées à l’intérieur et où la solidité de la tôle se trouvera unie à la résistance du plomb aux actions chimiques des dissolutions salines et des acides faibles.
- 6° Étamage. Le nouveau procédé donne un moyen facile et prompt d’éta-mer le cuivre, le bronze, le laiton, le fer, la fonte elle-même , en opérant à froid et sur toutes sortes d’ustensiles.
- 7° Zincage. M. de Ruolz est parvenu à zinquer économiquement le fer, l’acier, la fonte, au moyen de la pile avec la dissolution de zinc, en opérant à froid et en respectant conséquemment la ténacité du métal, en l’appliquant en couches minces, et en conservant ainsi les formes générales des pièces et même l’aspect de leurs moindres détails.
- Rien n’empêche donc de zinquer le fil de fer, employé à une foule d usages, et qui, loin de se rouiller, se conservera pendant longtemps. Ainsi les cordes des ponts suspendus, les conducteurs des paratonnerres, les toiles métalliques employées pour faire les tamis, les blutoirs, les lampes de sûreté pourront être faits en fil de fer zinqué. La tôle la plus mince peut recevoir cet apprêt sans devenir cassante, ce qui permet de produire des ardoises artificielles en tôlczinquée, applicables avec une grande économie à la toiture des bâtiments.
- On peut zinquer la fonte, et en particulier les boulets, qui s’altèrent avec une telle rapidité en mer, que leurs dimensions sont bientôt modifiées d’une manière nuisible à la fois à la justesse du tir et à la durée des pièces.
- Enfin le zincage du fer et celui de la fonte sont d’une grande importance
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- arts Économiques.
- pour l’architecture et les arts d’imitation. On sait avec quelle promptitude les clous, les barres de fer employées dans les constructions s’oxydent et perdent conséquemment leur ténacité ; il est donc du plus grand intérêt de préserver à peu de frais toutes les pièces de fer disséminées dans l’épaisseur des murs d’un bâtiment. De même les grilles, les balustrades en fonte, recevant un zincage au lieu d’une peinture qui exige de fréquents renouvellements , se trouveront ainsi bien mieux garanties de l’action de l’eau et de l’air.
- Les procédés de M. de Ruolz pour le zincage peuvent s’appliquer non-seulement sur des objets petits et libres, mais on pourrait encore en faire usage pour des monuments en place et de grande dimension, en prenant quelques précautions faciles à prévoir.
- 7° Cobaltisage, nickélisage. Le cobalt, dont la teinte se rapproche assez de celle du platine, a été employé à recouvrir des instruments de musique de cuivre, et il fournit en pareil cas un vernis métallique durable et d’un prix peu élevé. L’expérience a prouvé qu’en changeant ainsi la surface des instruments de musique, et en recouvrant le métal qui les forme, on ne modifie en rien leurs propriétés. Le nickel a été essayé sur des objets de serrurerie et de sellerie; il peut aussi s’appliquer sur des pièces de grosse horlogerie en fer, et comme il est à bas prix, qu’il en faut peu et qu’il résiste assez bien à l’air, il pourra devenir d’une certaine importance. (Compte rendu des séances de ïAcadémie des sciences, n° 22, 29 Novembre 1841.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.—salubrité.
- Rapport fait par M. Vallot, au nom du comité des arts économiques j sur les moyens proposés par M. Goult, de rendre les rues de la ville de Paris propres, salubres et moins périlleuses pour les piétons.
- Le précieux état de paix dont nous jouissons depuis 27 ans a permis à l’administration de la ville de Paris, toujours empressée de satisfaire aux vœux et aux besoins des habitants de cette ville opulente, de s’occuper d’un objet qui depuis longtemps réclamait sa sollicitude ; celui, sinon de faire disparaître entièrement, du moins d’atténuer, autant que possible, les embarras si dangereux des voitures, et surtout l’état de malpropreté des rues, si nuisible à la salubrité publique et très-incommode pour les piétons.
- L’impulsion des améliorations à cet état de choses, et dont les bons effets sont justement appréciés, a été donnée, vous le savez, par notre honorable
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- SALUBRITE.
- m
- collègue M. le comte de Chabrol, lors de l’exercice de ses fonctions de préfet delà Seine; elle a été suivie avec empressement, activité et succès par ses successeurs et notamment par M. le comte de Rambuteau, que nous nous félicitons également de compter parmi les membres de notre conseil d’administration. Des trottoirs dont il n’existait, pour ainsi dire, d’autres exemples, à Paris, que sur les ponts, le long de quelques quais, à l’hôtel des monnaies, et dont le célèbre Mandar eut l’heureuse idée, au commencement de ce siècle, et en fit une application utile au passage ensuite devenu la rue portant le nom de cet habile architecte, ont depuis peu d’années été construits et s’étendent maintenant dans la plus grande partie des rues de la capitale : ils assurent, concurremment avec la sage mesure prise par l’autorité de faire disparaître les égouts si incommodes des toits, qui versaient dans les rues les eaux pluviales; ils assurent, dis-je, la facile circulation d’une population devenue extrêmement active par les progrès toujours croissants de l’industrie.
- La commodité des piétons n’a pas été le seul objet des soins de l’administration. Les embarras occasionnés par la rencontre des voitures étaient des causes d’accidents auxquelles il s’agissait de remédier, et c’est aussi ce qui a surtout fixé son attention. Déjà la longueur des essieux, l’une des causes principales de ces embarras, avait été réduite, par ordre de l’autorité supérieure, de manière à les rendre beaucoup moins fréquents; mais la disposition du pavage dans la plupart des rues, surtout dans celles de moins de 10 mètres de largeur, où les ruisseaux étaient placés au milieu, donnait encore lieu à des rencontres fâcheuses, par la tendance qu’ont toujours les voitures de se rapprocher de la partie la plus basse du sol, malgré la force d’impulsion qui semble devoir les empêcher de dévier de la ligne suivant laquelle elles sont dirigées.
- Pendant longtemps, on avait fait à cet égard des essais dans les rues les plus fréquentées, où, sur la demande des habitants, l’on transforma souvent la chaussée de creuse qu’elle était en chaussée bombée avec ruisseau sur les côtés, et alternativement de chaussée bombée en chaussée avec ruisseau au milieu. A cette époque, le bombement de la chaussée causait effectivement de véritables incommodités pour les piétons et de réels dommages pour les boutiques, par la quantité des eaux qui, lors des grandes pluies , interceptaient le passage le long des maisons et qui se répandaient dans les rez-de-chaussée et les caves. La chaussée fendue avait également des inconvénients, dont les principaux étaient l’impossibilité d’y maintenir la propreté et d’en faire disparaître l’insalubrité. Il fallait, pour arriver à un résultat satisfaisant, des dispositions préalables; celles d’établissements d’égouts et de fontaines, de dimensions et en nombre suffisants, étaient indispensables. C’est précisément
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- ce dont l’administration s’est occupée sans relâche, et c’est par suite de l’exécution de ces ouvrages utiles qu’elle a pu adopter définitivement, pour les chaussées, un système dont le public est généralement satisfait, et que le simple bon sens indique comme le meilleur à suivre pour éviter les embarras et pour maintenir la propreté dans les mes de la capitale, autant que peuvent le permettre les besoins et les habitudes d’une grande population^
- C’est au sujet de ce nouveau système de chaussées que M. Goult, ancien fabricant, l’un de nos sociétaires, vous a adressé des observations et vous a proposé des moyens qu’il juge plus efficaces de rendre les rues de la ville de Paris propres, salubres et moins périlleuses pour les piétons.
- M. Goult signale les inconvénients qui résultent de la substitution de deux ruisseaux à celui du milieu de la rue. Ces inconvénients, dit-il, sont les émanations des ruisseaux qui tendent à rendre insalubres les habitations dont ils sont trop rapprochés; le danger auquel sont exposés les piétons, par le déversement sur le trottoir de la partie haute des roues, occasionné par l’inclinaison des jantes et par les pentes latérales des ruisseaux; l’incommodité des éclaboussures sur ces mêmes trottoirs, qui les rendent glissants et dangereux dans les temps humides, principalement lors des gelées, et qui, jaillissant jusque sur les devantures décorées à grands frais des boutiques et magasins, les détériorent promptement; enfin l’encombrement des ruisseaux pendant l’hiver, très-périlleux pour le public et très-dispendieux pour l’enlèvement des glaces et des immondices qui s’y accumulent.
- Les moyens proposés par M. Goult, pour remédier à ces inconvénients, seraient de rendre une cavité modérée à la chaussée; de substituer aux deux ruisseaux extérieurs un seul ruisseau souterrain, ou petit égout en maçonnerie, avec bouches continues ou très-rapprochées ; et de faire aboutir à cet égout, et toujours sous terre, les conduits particuliers de chaque maison, afin de faire disparaître de la voie publique toutes les eaux tant pluviales que ménagères, au fur et à mesure de leur production.
- Ces moyens sont-ils préférables à ceux employés actuellement, seraient-ils d’une exécution plus facile, c’est ce qu’il s’agit d’examiner.
- Nous ferons observer d’abord qu’en substituant aux ruisseaux latéraux un seul ruisseau souterrain ou petit égout en maçonnerie on retomberait nécessairement dans le système des chaussées fendues ou creuses au milieu, et par suite dans les inconvénients qui en résultaient pour la circulation sur la chaussée.
- Nul doute que le rapprochement des ruisseaux des habitations n’y cause des incommodités; mais le lavage de ces ruisseaux, qui a lieu deux fois par jour avec les eaux des bornes-fontaines, les atténue considérablement. Une pareille disposition d’ailleurs est infiniment préférable à celle de l’établisse-
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- SALUBRITÉ.
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- ment d’un seul ruisseau au milieu de la chaussée, ainsi qu’il l’était précédemment. Le ruisseau alors était exposé à des dégradations continuelles qui y formaient une suite de cloaques remués sans cesse par les roues des voitures, parle piétinement des chevaux, et dont les émanations étaient bien autrement incommodes et malsaines que celles des ruisseaux actuels reportés contre les trottoirs, vers lesquels les voitures et les chevaux n’arrivent que rarement.
- M. Goult, à la vérité, ne laisse point son ruisseau apparent; il l’établit au-dessous du sol dans l’égout qu’il pratique à cet effet; mais, ainsi que nous l’avons fait observer, les voitures, constamment ramenées au milieu de la chaussée creuse, ne tarderaient pas à y causer les dégradations dont nous venons de parler.
- Chaque jour, au surplus, les inconvénients signalés par M. Goult tendent à disparaître. Les troitoirs, au fur et à mesure de l’élargissement des rues, prennent une dimension suffisante pour pouvoir y circuler librement, et pour permettre de remédier entièrement au rapprochement des ruisseaux des habitations , tant par l’augmentation des bouches d’arrosage et les règlements de pente, que par la disposition si bien appréciée de recouvrir ces ruisseaux par des encorbellements de bordures, ainsi qu’on en voit déjà de nombreux exemples dans plusieurs rues Irès-fréquentées.
- Nous ajouterons que, par cette nouvelle disposition des ruisseaux, on pourrait obtenir, tout aussi facilement et à moins de frais qu’avec l’égout proposé, l’écoulement des eaux pluviales et ménagères des maisons, si toutefois, ce qui est une grave question, les abus auxquels les embranchements souterrains pourraient donner lieu étaient faciles à réprimer.
- Quant à l’encombrement des neiges et des glaces, qui, par le bombement de la chaussée, sont rejetées sur les côtés, il se formerait nécessairement au milieu de la chaussée, où il occasionnerait des accidents plus fréquents et tout autant de dépenses pour les enlèvements ; car la temoérature de l’égout, sur laquelle compte M. Goult, serait d’un faible secours pour la fonte des neiges et des glaces.
- D’après le système de M. Goult, dont il existe, à la vérité, des exemples dans quelques villes d’Italie, notamment à Milan, les ruisseaux ne seraient plus apparents; mais aussi leur nettoiement par le balayage, qui seconde si puissamment le lavage, deviendrait impossible.
- M. Goult ne donne qu’une idée très-superficielle de la forme et des dimensions de l’égout qu’il propose; il n’en fait pas même approximativement connaître la dépense. Nous ne pouvons donc que vous faire remarquer, à cet égard, qu’il ne s’agirait pas moins d’opérer sur une longueur de 800,000 mètres (environ ‘260 lieues anciennes).
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- En résumé, malgré les efforts de l’administration, l’assainissement des rues de Paris n’a point encore atteint le degré de perfection que l’on pourrait désirer ; mais le système dont nous venons d’avoir l’honneur de vous entretenir, loin de remédier entièrement aux inconvénients qui existent, en produirait d’autres, qu’il importe de ne plus voir reparaître. Néanmoins, nous nous plaisons à reconnaître que les observations de M. Goult sont dictées par un bon esprit, et nous ne pouvons qu’applaudir aux bonnes intentions qui les lui ont inspirées. Ces observations peuvent mettre sur la voie d’obtenir de nouvelles améliorations et de satisfaire plus complètement, tant sous le rapport de la salubrité que sous ceux de la sûreté et de la facilité des communications, aux besoins nouveaux qui résultent de l’accroissement journalier et du mouvement obligé de l’immense population de la capitale.
- Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer de remercier M. Goult des observations qu’il vous a adressées, d’en faire le dépôt dans vos archives et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- Signé Vallot, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 20 octobre 1841.
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
- Rapport fait par M. Francceur sur un opuscule de M. Ch. Chevalier, intitulé Manuel des myopes et des presbytes.
- Un grand nombre de personnes sont obligées de se servir de besicles pour voir distinctement, soit à raison d’un vice de conformation de l’organe de la vue, soit par l’effet d’un affaiblissement causé par l’âge ou la fatigue ; mais il n’est pas rare, dans les relations ordinaires de la vie, que l’on ait une très-fausse idée du secours qu’on peut retirer des verres optiques pour faciliter la perception des objets; faute d’une instruction spéciale, on se méprend étrangement sur un usage aussi indispensable, et on risque de s’altérer la vue par un mauvais emploi.
- Lorsque cette ignorance n’a d’autre effet que d’apparaître ridiculement dans la conversation par des propositions fausses, l’inconvénient n’est pas dangereux : on laisse volontiers les discoureurs confondre l’usage des verres concaves qui servent aux myopes avec les verres convexes des presbytes, et on sourit lorsqu’on voit des gens étonnés que les premiers lisent sans lunettes, et ne peuvent s’en passer pour distinguer les objets à distance, tandis que c’est
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- OUVRAGES NOUVEAUX.
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- le contraire pour les autres. Mais ordinairement cette ignorance conduit à se servir de verres défectueux ou mal conformés pour l’organe qu’on veut aider, et on nuit d’une manière irréparable à cette précieuse faculté.
- M. Ch. Chevalier, bien connu du public comme habile constructeur de beaux instruments d’optique, auteur de plusieurs traités relatifs a cette science, a voulu, dans l’opuscule que nous analysons, mettre chacun à même de raisonner l’emploi qu’il doit faire des verres, pour l’organe qu’il veut aider, afin de faire un choix éclairé de la nature et de la force des verres dont sa vue l’oblige à faire usage.
- Dans une première partie, consacrée à la théorie de la vision, l’auteur donne l’histoire de l’invention des besicles, qu’il attribue à Salviato Armati et à Alexandre Spina; il expose la marche de la lumière à travers les verres convexes ou concaves; la structure de l’œil analogue à celle de la chambre obscure ; l’explication, donnée par M. le docteur Gerdy, du fait qui consiste à voir droites et directes des images qui sont peintes renversées sur la rétine ; il décrit les affections des yeux qui obligent de recourir à l’usage des verres, et la cause qui les rend myopes ou presbytes ; les premiers ne voient nettement que les objets rapprochés, ils ont la vue plus ou moins basse; c’est le contraire pour les presbytes.
- La seconde partie expose les qualités que doivent avoir les verres relativement à la vue de la personne qui veut s’en servir, la construction des verres, des besicles et des diverses espèces de lunettes ; les conseils à suivre pour en faire un choix judicieux; ce qu’on entend par les numéros distinctifs des verres, les modifications qu’on a apportées dans leur construction, etc.
- En définitive, le Manuel des myopes et des presbytes estun ouvrage utile, clairement écrit, et à la portée de tous les lecteurs pour lesquels il est composé. Nous félicitons M. Chevalier d’avoir fait cet utile traité, qui ne renferme de science que ce qu’il était indispensable d’en donner pour l’intelligence du sujet.
- Signé Francoeur , rapporteur.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCAMQUftS.
- Sur Y électricité dans le jet de vapeur sortant de la soupape d'une chaudière,* par M. le baron Séguier.
- L’auteur, s’étant placé sur un tabouret isolé, à environ 1 mètre de distance de l’orifice d’une soupape de sûreté d’une chaudière à vapeur, a pu, en plongeant dans le jet de vapeur une tringle de métal terminée par un faisceau de pointes, se charger très-rapidement du fluide électrique. Quelques secondes suffisaient pour faire dresser tous les cheveux sur sa tête^ en même temps il avait accumulé assez d'électricité pour permettre à des étincelles de jaillir à plusieurs centimètres de distance sur les corps conducteurs qui lui étaient présentés.
- La durée de l’accumulation du fluide dépend du point d’insertion des pointes dans le jet de vapeur; la brièveté de l’expérience n’a pas permis à M. Séguier d’en varier assez de fois les circonstances pour établir sûrement l’endroit du jet où le maximum d’effet était obtenu. ( Académie des sciences, 20 septembre 1841.)
- Nouvel appareil de sauvetage ; par M. Longchamp.
- Cet appareil, que l’auteur nomme nautile de sauvetage, se compose d’une caisse de zinc recouverte de'douelles de bois, dont la coupe, perpendiculaire à la longueur, est elliptique et terminée en bas par une sorte d’appendice. Sa longueur est de 3m,5, sou cubage d’environ 1600 litres. Son dessus est couvert, dans toute sa longueur, d’une selle garnie d’autant de paires d’étriers que le nautile est destiné à porter d’hommes, en sorte qu’ils sont, sur cet appareil, comme un cavalier sur son cheval. Six hommes y sont placés ; trois manœuvrent des roues à palettes en bois ou en toile, qui trouvent leur résistance non dans l’eau, mais dans l’air. A l’arrière du nautile est une corde qu’on file du bâtiment naufragé. Lorsque les hommes sont arrivés à terre, ils attirent, à l’aide de cette corde, un câble qu’ils amarrent sur le rivage, et ce câble donne ensuite à l’équipage la possibilité de gagner la plage.
- Les hommes qui montent le nautile ne sont point exposés à être submergés; car ils sont tous solidement assis, et les pieds posés sur des étriers; mais, de plus, il y a trois hommes dont les mains saisissent fortement les manivelles des rames-palettes, et les trois autres, en cas de besoin, peuvent facilement s’accrocher aux vestes de rameurs. (Acad, des sciences, 20 septembre 1841.) X
- Nouveau bateau à vapeur ; par M. Faulcon.
- L’auteur a soumis au jugement de l’Académie des sciences un nouveau système de roues pour les bateaux à vapeur, principalementpour ceux qui doivent naviguer sur la mer. Dans ce système, les roues, au lieu d’être dans deux plans verticaux parallèles entre eux et extérieurs à la coque du navire, sont dans un même plan horizontal,
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- placé assez bas au-dessous de la ligne de flottaison, et elles ne dépassent les flancs du bâtiment que d'un tiers environ de leur diamètre.
- Les principaux avantages que l’auteur attribue à celte disposition sont : 1° de permettre de garnir d’artillerie toute la longueur des flancs du navire ; 2° de dérober, jusqu’à un certain point, les roues à l’action des boulets ennemis ; 3° de permettre aux roues d’agir même quand le bâtiment est assez fortement incliné d’un côté. {Acad, des sciences, 25 octobre 18H.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Sur Vaimantation des feuilles de tôle pendant Vopération du zincage ; par M. Peyron.
- Tous les objets en tôle galvanisée agissent sur l’aiguille aimantée à la manière de véritables aimants dans lesquels les forces magnétiques seraient irrégulièrement distribuées ; c’est pendant l’opération du zincage que cette propriété se développe.
- Si, après s’être mis à l’abri de l’influence terrestre, on s’assure qu’une lame ou un tuyau de tôle n’agit sur l’aiguille qu’à la manière des substances magnétiques, on verra que ces objets ont persisté, dans cet état, après le décapage; mais, après avoir été retirés du bain de zinc, on les trouvera transformés en aimants. {Acad, des sciences, 2 novembre 1841.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Sur les causes de dégradation du pavage des rues de Paris et sur les améliorations qui y
- ont été introduites.
- Les dégradations des pavages en grès résultent surtout de la grande circulation des voitures lourdes, rapides et nombreuses qui parcourent la surface; de l’insuffisance relative et de l’inégale résistance de la matière des pavés, qui sont usés inégalement par les fers des roues des véhicules et ceux qui arment les pieds des animaux montés ou attelés. Les chocs de toute espèce que produisent les aspérités des pavés, même tout neufs, les mieux posés, agissent constamment pour enfoncer les uns, pour user les autres sur leur tête et pour égruger la matière près des arêtes.
- La malpropreté de la surface des rues est jusqu’à un certain point la suite des aspérités du pavage du débrutissement trop grossier des pavés, de leur usure inégale et du bris des arêtes.
- Cependant ce sont les détritus de toute espèce que le mouvement de la population rejette sur la voie publique et y malaxe sans cesse qui l'occasionnent réellement. Les trottoirs ainsi que les dallages sont couverts d’une boue épaisse à chaque pluie, parce qu’il s’y attache, en temps humide, comme sur les pavés, une couche assez puissante de détritus que les pieds des passagers y laissent et y dessèchent successivement.
- Depuis plusieurs années on s’est beaucoup occupé, à Paris, de l’amélioration des pavages. Un assez grand nombre d’essais ont été tentés : ainsi, dans une certaine longueur de l’avenue des Champs-Elysées, on a posé sur une forme de sable des pavés très-régulièrement taillés -, on a fait des coulis de sable fin dans les joints, de manière à ce qu’il ne pût rester aucun vide entre les pavés et la forme ; on a coincé ces pavés entre Quarantième année. Décembre 1841. 64
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- eux avec des éclats de pierre dure, poussés au ciseau de calfat et au marteau, pour serrer les pavés entre eux; on a coulé les joints en bitume, et afin que celui-ci pût se souder, pour ainsi dire, aux pavés, on avait, préalablement à la pose, enduit ceux-ci de bitume à chaud sur tout le pourtour de la face supérieure et des faces latérales répondant aux arêtes. Ce pavage n’a pas offert d’avantages sensibles, et a coûté beaucoup plus que le pavage ordinaire.
- Sous le régime impérial et l’administration de M. Frochot, préfet de la Seine, la rue des Fossés-Saint-Victor et une partie de la rue de la Montagne-Saintc-Geneviève furent pavées en rangées obliques. Ces rues, et plusieurs autres, le sont encore aujourd’hui. Ce système, appliqué à des pavés oblongs, mais de moindre dimension que ceux usités à Paris, offrirait de notables avantages pour la commodité des piétons, le roulage lent ou rapide, l’économie des dépenses et la propreté de la voie publique.
- Parmi les projets présentés à la Société d’encouragement pour l’amélioration du pavage des rues, il en est un qui consisterait dans l’emploi de pavés oblongs de grandes dimensions, posés en diagonale, dont les interstices seraient fermés par des coins en zinc, en fer, en bois brûlé ou carbonisé à la surface, du plomb fondu, du bitume, du ciment romain battus et coulés dans les joints. Pour rendre ces pavés solidaires, on donnerait, à deux des faces latérales opposées, une inclinaison du quart ou du sixième de l’épaisseur. On poserait alternativement sur l’aire à paver les pièces d’une même rangée, tantôt sur la face la plus étendue, tantôt sur celle qui l’est le moins. On diminuerait la surface totale qu’occupent les joints d’un pavage, en donnant aux pavés des dimensions au jour de 30 à 40 centimètres de longueur sur 20 centimètres de largeur; enfin on emploierait de la menue pierraille pour s’opposer au tassement du sol et de Faire du pavage. Pour cet effet, on commencerait par damer fortement le sol, on lui donnerait une disposition concave, et oa le tapisserait d’un corroi de glaise de 5 centimètres d’épaisseur, interrompu au plus bas de la concavité sur toute la longueur, dans la vue de laisser infiltrer dans le sol, au droit de cette espèce de canal, et le plus loin possible des maisons et des, caves, les eaux absorbées par les joints du pavage.
- Ce système a donné lieu à plusieurs objections. La forme dômaigrie ou en coin, proposée, aurait l’inconvénient de faire ressortir les pavés par l’effet de l’ébranlement qu’éprouve le sol, et leur plus grande dimension à la surface nécessiterait une augmentation d’épaisseur, car il existe un certain rapport entre la surface au jour et ce qu’on appelle la queue du pavé. En effet, plus les pavés sont étendus en superficie de pose, plus ils sont facilement ébranlés parles cahots des voitures et par suite du broiement des arêtes, plus la calotte devient grande, enfin plus il est difficile aux chevaux, dans les parties inclinées surtout, de prendre pied pour tirer ou pour retenir.
- II est inutile de remplacer le sable par la pierraille, qui ne serait pas meilleure, et la couche de glaise n’a aucun but Utile et serait souvent nuisible par ses boursouflements.
- Enfin, quoiqu’on doive tailler les faces des pavés avec soin, il ne faut pas cependant que la dureté et l’uni deviennent un danger pour les chevaux; d’ailleurs, l’exiguïté des joints empêché les réparations.
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- Déplacement et transport du phare de Sunderland, en Angleterre; par M. Murray.
- Un phare, en pierres de taille, de forme hexagonale et de 25 mètres de hauteur totale, fut érigé en 1803 sur une. jetée à l’entrée du port de Sunderland. Cette entrée étant trop étroite, on résolut de construire une nouvelle jetée sur la rive septentrionale de la rivière de Wear ; mais, en démolissant l’ancienne jetée, il fallait sacrifier le phare ou bien trouver un moyen de le transporter à 150 mètres de distance. M. Murray offrit d’exécuter cette translation qui présentait de nombreuses difficultés, à cause de la hauteur et du poids de l’édifice, évalué à plus de 280,000 kilogr. Lorsque la nouvelle jetée fut achevée , on procéda aux travaux de translation du phare. On l’entoura d’abord, de la base au sommet, d’une forte armature en fer, puis on éleva tout autour un échafaudage en forts madriers, appuyé sur un traîneau reposant sur 250 rouleaux de 16 centimètres de diamètre, roulant sur six rails en fonte de fer. Ces préparatifs étant achevés, on étama la maçonnerie du phare près de sa base, et oa glissa dessous de forts madriers qui formaient saillie de plus de 2 mètres de chaque côté de la base de l’édifice, et qui reposaient sur le traîneau. Alors commença le travail de la translation, qui s’effectua à l’aide d’énormes verrins attachés à de fortes chaînes qui s’accrochaient sur le devant du traîneauj quatre autres verrins étaient disposés en arrrière pour pousser le traîneau. Quarante hommes employés à ce travail firent avancer l’édifice, qui est aujourd’hui arrivé à l’emplacement qu’il doit occuper, et établi sur de nouvelles fondations, sans qu’il soit résulté le moindre accident de la translation de cette énorme masse de pierres. (Civil Engineers Journal. Novembre 1841.)
- BEAUX-ARTS.
- Modifications apportées aux procédés photographiques,* par M. Gaudin.
- L’auteur a mis sous les yeux de l’Académie des sciences des épreuves photographiques obtenues sans verre continuateur, bien que l’une d’elles n’ait été soumise à la radiation lumineuse que pendant un dixième de seconde. C’est une vue du Pont-Neuf où l’on aperçoit distinctement les voitures et les piétons en marche.*Les autres épreuves sont des portraits qui ont exigé d’un quart à trois quarts de seconde de radiation lumineuse, suivant la clarté du jour. Ces portraits diffèrent complètement de ceux faits en un temps plus long, à cause de la supériorité avec laquelle ils rendent la vie, l’expression et la ressemblance.
- M. Gaudin annonce être arrivé à cette sensibilité au moyen du bromure d’iode qu’il prépare et emploie de la manière suivante :
- Dans une dissolution alcoolique d’iode, on verse, goutte à goutte, du brôme jusqu’à ce que le mélange devienne d’un beau rouge ; puis on l’étend d’eau de manière à obtenir un liquide d’un beau jaune-paille. Dans cette composition, l’iode tend toujours à dominer, et, par suite, à diminuer sa sensibilité} e’est pourquoi il faut de temps en temps y remédier en versant quelques gouttes d’eau brômée.
- Après avoir iodé la plaque d’argent jaune clair, on la tient exposée à la vapeur du liquida jaune jusqu’à ce qu’elle montre une teinte rose décidée. -
- Tout Je reste de l’opération se fait comme d’ordinaire,; sauf pour la manière d’ouvrir le diaphragme. (Acad, des sciences, 18 octobre, 1841.)
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- * / • ^ Livres français.
- Sur les chambres consultatives d’agriculture ; par Puvis. In-8, Bourg, Bottier.
- Des chenilles en agriculture , par le même. In-8.
- Cours d’agriculture et d’économie rurale ; par Raspail. Deuxième Édition. In-18, Paris, Hachette.
- De l’amélioration des prairies naturelles, dans l’arrondissement de Morlaix ; par Querret. Iu-12.
- De la nécessité de former des colonies agricoles et industrielles pour les condamnés libres ; par M. Appert. In-8, Paris, Guilbert.
- De l’établissement des chemins de fer sur les berges des canaux. In-8, Paris, Mathias.
- Essai sur les instruments et sur les tables de navigation et d’astronomie \ par Richard. In-8, Brest, Anner.
- Mémoire sur le canal des Grandes-Landes, établissant la jonction définitive de l’Adour et de la Garonne; par Sinot. In-8, Paris, Didot. ;
- Traité de mécanique; par Gaubert. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury. .
- Bibliothèque des arts et métiers. In-18, Paris, Roret.
- Traité de géométrie descriptive; par Adhémar. 1 yol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Calculs sur la sortie de la vapeur dans les machines locomotives; par Jeanneney. In-8, Paris, Mathias.
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention dont la durée est expirée. Tom. XLI et XLII, 2 vol. in-4, avec pl., Paris, Bouchard-Huzard.
- Du mûrier, des éducations de vers à soie faites en 1840 ; par Robinet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Principes de dessin linéaire et de géométrie pratique ; par Jacque. Paris, Yayret de Surey. , - y - 5 : -
- Des progrès de l’industrie dans leurs rapports avec la moralité de la classe ouvrière ; par le baron de Gèrando. ^vol. in-8, Paris, Renouard.
- De l’état des ouvriers, et de son amélioration par l’organisation du travail; par A. Boyer. In-8. Paris, rue de la Harpe, 32.
- Traité de l’application du fer, de la fonte et de la tôle, dans les constructions civiles, industrielles et militaires; par Eck. In-folio, Paris, Carilian-Gœury.
- Aérage des mines; par Combes. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Considérations agricoles sur l’importation des bestiaux étrangers ; par Herpin, In-8, Paris, Bouchard-Huzard. y i y y «
- Description du pont suspendu de la Roche-Bernard ; par P. Leblanc. In-4, Paris, Carilian-Gœury. Y r- . ; . ! . •: ; •>
- Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique publiés par la Société royale d’agriculture ; année 1840. 1 vol. in-8, Paris,. Bouchard-Huzard. * j
- Notice sur la machine hydrodynamique. In-4, Paris, Bourgogne. ! '
- Recherches sur les grandes voies de communication nécessaires à la région comprise entre la Garonne et l’Ebre; par Colonies de Jullian. In-4, Paris, Carilian-Gœury.- 1
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Du système d’entretien des chaussées d’empierrement 5 par E. Duguê. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Notice sur l’exploitation du fer en Belgique et sur la torréfaction du bois ; par Ba-lascheff. In-8, Paris, Bachelier.
- Nouveau traité élémentaire, théorique et pratique d’horlogerie; par Moinet. In-8, Paris, rue Meslay, 34.
- Premiers éléments d’agriculture ; par Bentz et Chrétien. In-18, Paris, Delloye.
- Manuel des myopes et des presbytes; par Ch. Chevallier. Tn-8, Paris, Baillière.
- Traité élémentaire d’agriculture ; par Seringe. In-8, Paris, Hachette.
- Théorie de l’horticulture; par Lindley. ln-8, Paris, Cousin.
- Notice sur la fabrication des eaux minérales gazeuses; par Savaresse. In-8, Paris, rue du Petit-Carreau, 15.
- Principes fondamentaux de la science forestière; par H. Cotta. 1 vol. in-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Théorie et pratique de la machine à vapeur ; par Hodge. 1 vol. in-8, Paris, Firmin-Didot.
- Description de nouveaux daguerréotypes perfectionnés; par Buron. ïn-8, Paris, Bachelier.
- Mémoire sur l’agriculture, les instruments aratoires et d’économie rurale; par M. F. de Valcourt. 1 vol. in-8, avec atlas iu-4, Paris, Bouchard-Huzard.
- Calculs faits à l’usage des industriels ; par Lenoir. In-12, Paris, Mathias.
- De l’influence des irrigations dans le midi de la France. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Mémoire sur la poussée des voûtes ; par Paul Laurent. In-8, Nancy, Grimblot.
- Mémoires de la Société des sciences, lettres et arts de Nancy. In-8.
- Mémoires de la Société d’agriculture, sciences et arts du département du Nord. In-8.
- Documents relatifs à l’emploi de l’électricité pour mettre le feu aux fourneaux des mines, et à la démolition des navires sous l’eau. In-8, Paris, Corréard.
- Du nouveau système de ventilation des magnaneries; par Laure. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Recueil des travaux de la Société d’agriculture, sciences et arts du département de l’Eure. In-8.
- Traité général de la culture du pommier ; par Berniau. In-8, Orléans, Pélisson.
- Mémoire sur les froments cultivés dans le département de la Loire-Inférieure ; par Leboterf. In-8, Nantes, Mellinet.
- Notice sur l’horlogerie ; par Martial Rousset. In-8, Amiens, Duval.
- Mémoire sur l’amélioration de l’agriculture en France; par Decque. Paris, rue Vivien ne, 20.
- Traité pratique du mesurage des surfaces planes et cylindriques ; par Ducorneau. In-8, Paris, Carilian-Gœury. .
- Art de lever les plans ; par L.-J. Georges. In-8, Paris, Delloye.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE «
- Mécanique des travaux publics; par MM. Mougel et Michelet. In-fol., Paris, Carilian-Gœury.
- Mémoire sur la question proposée par la Société royale et centrale d’agriculture : « Quels sont les moyens les plus propres pour mettre à la disposition de l’agriculture les terres en friche du royaume;» par Charles Ladoucette. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Première exposition des produits de l’industrie et des arts à Saint-Quentin. In-12, Saint-Quentin, Gottenet.
- Traité élémentaire de chimie générale appliquée aux arts. In-18, Paris, rue de Bussy, 15.
- Considérations générales sur les voies de transport appliquées aux villes de Nantes et du Havre. In-8, Paris, Schwartz et Gagnot.
- Dictionnaire de l’industrie manufacturière ; par Baudrimont, Blanquij, etc. Tom. X, in-8, Paris, Baillière.
- Instruction pour l’usage du îacto-densimètre; par Quevenne. In-8, Paris, Chevalier, Palais-Royal.
- Moyen de doubler en quantité et en volume les fumiers ordinaires ; par Nozabic. In-8.
- Esquisse de la science agricole; par Ed. Lecouteux. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Exposition des produits de l’industrie et des arts à Tours. In-8, Tours, Marne.
- Notice sur divers appareils dynamométriques propres à mesurer le travail développé par les moteurs animés ; par A. Morin. In-8 avec pl., Paris, Mathias.
- Notice sur la fabrication des vins et vinaigres d’airelle myrtille. In-8, Paris, Saintin.
- Bulletin des travaux de la Société industrielle de Saint-Quentin; années 1838, 1839 et 1840. In-8, Saint-Quentin, Cottenet.
- Du sucre et de sa fabrication ; par A. Baudrimont. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Baillière.
- Mémoire sur la culture des abeilles dans des ruches à ventilation ; par E. Thierry Mieg. In-8, Mulhouse, Barret.
- Note sur le chemin de fer de Paris à Lyon par la Bourgogne. In-8, Paris, Malteste.
- Éléments théoriques et pratiques de la filature du lin et du chanvre; par N. Choimet. Iu-8, Paris, Mathias.
- Rapport sur le télégraphe de jour et de nuit de M. Villalongue. In-4, Perpignan, Tastin.
- Science pratique des chemins de fer; trad. de l’anglais de C. Brees. In-4, Paris, Mathias.
- Traité élémentaire de physique, application de la chaleur d’après Grouvelle, Peclet et autres. In-8, Paris, rue de Bussy, 15.
- Traité élémentaire des réactifs ; par Payen et Chevalier. In-8, Paris, Baillière.
- Pratique raisonnée de la taille du pécher; par Al. Lepère. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Rapport annuel sur les progrès des sciences physiques et chimiques, présenté à l’Aca-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- démie des sciences de Stockholm; parM. Berzelius. 1 vol. in-8, Paris, Fortin et Masson.
- L’art de mesurer et de diviser les champs ; par Jarlot. In-8, Charleville, Lhuyer.
- Essai sur les lois du mouvement de traction et leur application au tracé des voies de communication ; par Favier. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Instruction pratique sur la culture forestière ; par M. J. de Saint-Félix. In-12, Toulouse, Douladoure.
- Traité pratique des prairies et des fourrages; par le même. In-12.
- Quelques renseignements sur l’état et les productions des forges du Berry. In-8, Paris, Mathias.
- Résumé des leçons de mécanique données à l’École polytechnique; par Navier. 1 vol. in-8, Paris, Carilian-Gœury.
- L’art de toiser selon le système métrique; par Lajoux. Iu-18, Stenay, Renaudin.
- Influence qu’est appelée à exercer l’agriculture sur la société moderne ; Pi tit Lafitte. In-8, Bordeaux, Lafargue.
- Leçons de statique chimique ; par M. Dumas. In-8, Paris, Fortin et Masson.
- Manuel du fabricant d’engrais; par Berlin. In-18, Nantes, Mellinet.
- Mémoire sur les travaux publics; par/. Cordier. 1 vol. in-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Observations sur les comices et les Sociétés d’agriculture. In-8, Louhans.
- Historique de la découverte improprement nommée daguerréotype ,• par M. Niepce. In-8, Paris, Astier.
- Précis élémentaire de physique;par Soubeiran. 1 vol. in-8 avec pl., Paris, Fortin et Masson.
- Traité élémentaire sur les machines à vapeur; par Âjasson de Grandsagne. In-18, Paris, rue de Bussy, 15.
- Annales delà Société d’agriculture du Puy, pour 1839-1840. 1 vol. in-8, le Puv, Gandelet.
- Cinquième exposition des produits des arts et de l’industrie à Bordeaux. In-12.
- De la nécessité du boisement des Landes; par Pinondel de la Bertoche. In-4, Péri-gueux, Dupont.
- Mémoire sur le dessèchement des marais de Castel-Jaloux. In-4, Nérac, Villeneuve.
- Annales agricoles de la Saulsaie; par C. Vivien. 1 vol. in-8, Paris , Bouchard-Hu-zard.
- Tyaité succinct de l’éducation dupêcheren espalier; par Félix Malot. In-8, Paris, Bou~ ehard-Huzard.
- Mémoires de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon; in-8, Dijon, Lamarche. . .
- Cours théorique et pratique delà taille des arbres fruitiers ; par d’Albrel. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Dictionnaire usuel d’agriculture pratique. In-8, Paris, Dupont.
- Éléments de comptabilité rurale; par Amand Malo. In-12, Paris, Hachette.
- Physique élémentaire; par Desdom'ts. In-18, Paris , Dezobry.
- Cours des sciences physiques; par Bouchardat. In-12, Paris, Baillière.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Mémoires de la Société d’horticulture du département de Seine-et-Oise. 1 vol. in-8, Versailles.
- Société d’agriculture, sciences et arts de Meaux. In-8, Meaux, Dubois.
- Recherches sur l’industrie verrière de l’ancienne Lorraine $ par Beaupré. In-8, Nancy, Hinzelin.
- Compte rendu des travaux de la Société royale et centrale d’agriculture ; par M. le vicomte Hêricart de Thury. In-8.
- Rapport sur le concours des puits artésiens ; par le même. In-8.
- Chromographie ou l’art de composer un dessin à l’aide de lignes et de figures géométriques, et de l’imiter avec des matières colorées ; par M. Rouget de l’Isle. In-4.
- Nouveau système de chauffage public et particulier ; par Pariset. In-8, Lyon.
- Mémoire sur l’emploi de la gélatine comme substance alimentaire; par Donné. In-8.
- Rapport sur le dessèchement et la mise eu culture des terres et marais de la vallée de l’Authion (Maine-et-Loire); par M. Hêricart de Thury. In-8.
- Mémoires de l’Académie de Metz, 21e année, 1839-1810. In-8.
- Du mouvement des projectiles applique aux armes à feu ; par Avcne. In-8, Nice.
- Mémoire sur la résistance des solides chargés verticalement; par Padula* In-4, Naples (en italien).
- Tableau général du commerce de la France avec les colonies et les puissances étrangères, pendant l’année 1840; publié par l’administration des douanes. In-4.
- Le puits de Grenelle, son historique , ses accidents, etc. ; par Azaïs. In-8, Paris, rue de l’Ouest, passage Laurette.
- Des moyens d’établir, dans l’espace de six à sept années, un réseau complet de rail-ways en France ; par Miller et. In-8, Paris, Mathias.
- Essai d’un traité d’artillerie; principes de construction de bouches à feu ; par Tim-merhans. 1 vol. in-8, Paris, Leneveu.
- Influence de la culture en général et de certains procédés de culture en particulier ; par Philïppar. In-8, Paris , Bouchard-IIuzard.
- Mémoire sur la construction et l’emploi du sulfbydromètre ; par Dupasquier. In-8, Paris, Baillière.
- Mémoire sur les travaux de fondation à h mer, au moyen de blocs de béton; par Poirel. 1 vol. in-4 avec pl., Paris, Carilian-Gœury.
- Dictionnaire universel du commerce, de la banque et des manufactures; par Mont-hrion. In-8, Paris, Pillet.
- Propagande des sciences agricoles; par Longchamp. In-8.
- Recherches sur l’Histoire de la peinture sur émail; par Dussieux. 1 vo\ in-8, Paris, Leleu.
- Petit livre des commerçants. In-32, Paris, Dupont.
- Publications périodiques.
- Revue progressive d’agriculture, de jardinage, etc. In—8.
- Bulletin agricole du Puy-de-Dôme. In-8.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Bulletin de la Société d’horticulture d’Orléans. In-8.
- Le Cultivateur. Journal mensuel des produits agricoles de l'arrondissement de Semur (Côte-d’Or).
- Revue des cultures et des sciences auxquelles elles se rattachent. In-8.
- Revue scientifique et industrielle. In-8.
- Bulletin des séances de la Société royale et centrale d’agriculture ; par M. Soulange Bodin. 1 vol. in-8.
- Journal des usines; par M. Viollet. In-8.
- Le Technologiste -, par Malpeyre. In-8.
- Livres allemands.
- Maschinenkunde und maschinenzeichnung. Science et dessin des machines; par Haindl. In-8.
- Form und konstruckzion der feuer esparungs oefen. Forme et construction des fourneaux économiques; par Romberg. 1 vol. in-8.
- Geschichte der glassmalerei. Traité de la peinture sur verre; par Gessert. In-8.
- Anleitung zum pracktischen Akerbau. Eléments d’agriculture pratique; par Schwerz. 2 vol. in-8.
- Grossbrittaniens gesezgebung fur gewerbe und handel. Jurisprudence anglaise sur l’industrie et le commerce; par Kleinschod. 1 vol. in-8.
- Die mechanik fester koerper. Mécanique des corps solides; par Rust. 1 vol. in-8.
- Lehrbuch der speciellen technologie. Manuel de technologie; par Poppe. 1 vol. in-8.
- Lehrbuch fur forster. Manuel du forestier; par Hartig. 1 vol. in-8.
- Der bauder flachen daecher. Construction des toitures plates; par G. Linke. 1vol. in-8.
- Geschichte der denkwurdigsten erfindungen. Histoire des découvertes les plus remarquables ; par Vogel.
- Dielehrevom steinschnitt. Traité delà gravure sur pierre; par Adhèmar. 1 vol. in-8.
- Handbuch der buchdruckerkunst. Manuel de typographie; par Neuburger. 1 vol. in-8, avec pl.
- System einer vollstaendigen Lufterneuerung. Système complet de ventilation pour les salles des hôpitaux ; par Haeberl. 1 vol. in-8.
- Das eisenbahn bauwesen in England und Westindien. De la construction des chemins de fer en Angleterre et en Amérique ; par Zimpel. 2 vol. in-8.
- Livres anglais.
- The Mining Journal-. Journal des Mines. In-4. : , ; y
- Theprocess of blasting Rocks by galvanism. Moyen de briser les rochers par le galvanisme; par M. Roberts. In-8. f'
- The practice of turning. L’Art du tourneur;. ^ar.-Holtzapfel.ln-S. '
- Combustion of coal. De la combustion de la houille ; par Wye Williams. In-8.
- Engineers Pocket Book. Manuel des ingénieurs pour 1841; par Adcock. In-8. Quarantième année. Décembre 1841, 65
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- 506 BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- On the improvement of navigation of river s. Sur le perfectionnement de la navigation des rivières; par Brooks. 1 vol. in-8.
- On mill work and other machinery. De la construction des moulinset autres machines^ par Buchanan. In-8-*
- Âpractical treatise on the manufacture and distribution of coal gas* Traité pratique de la fabrication et de la distribution du gaz de houille; par Glegg.
- Practical rules for the management of a locomotive engine. Règles pratiques pour la construction et l’entretien des locomoteurs; par Hutton Gregory. 1 vol. in-4.
- À treatise on the adaptation of atmospherical pression to the purposes of locomotion on rail-ways, by Samuda. Application de la pression atmosphérique à la locomotion sur les chemins de fer. 1 vol. in-4-.
- Transactions of the royal Society of Edinburgh. Mémoires de la Société royale d’Edimbourg, 14 vol. in 4.
- .Transactions of the royal Society of London t Mémoires de la Société royale de Londres. 1 vol. in-4.
- The rail-ways of Great Britain and Ireland. Les chemins de fer de la Grande-Bretagne et de l’Irlande; par Whisham. In-4.
- lheory, practice and architecture of bridges. Théorie, pratique et architecture des ponts. In-8.
- A description of Whitelaw’s and Stirrat’s patent mater, mill. Description de la roue hydraulique de TVhitelaw et Stirrat. In-8. , .
- A practical treatise on rail-roads and interior communication. T raité pratique sur les chemins de fer et sur les communications intérieures ; par Wood. In-8.
- Repertory of patent inventions (Répertoire des inventions brevetées). Juin 1841. In-8 avec planches. Patentes délivrées 1° à M. Ravies, nouveaux métiers à tisser; 2° à M. Poole, perfectionnements dans la construction des armes à feu portative»; 3° à M. Halpin, application de l’air à la combustion de l’huile dans les lampes; 4°à M. Boy-dell, nouvel arrêt pour les locomotives, et moyen d’empêcher qu’elles sortent des rails; 5° à M. Trewhitt, application de la puissance des machines à vapeur aux roues des bateaux à vapeur; 6° à M. Taylor, moyen de couper et de façonner le bois pour la boissellerie; 7° à M. Maugham, perfectionnements dans la construction des véhicules à roues; 8° à M. Patterson, moyen de creuser et de courber les bois; 9° à M. Foudri-nier, perfectionnements dans la construction des machines à vapeur, applicables à la navigation; 10° à M. Stocker, confection de tubes pour la conduite du gaz; 11° èt M. Nyren, procédé de fabrication de l’acide oxalique; 12° à M. Curson, machine à vapeur perfectionnée.
- Même journal. Juillet 1841. Patentes délivrées !0 à M. Forrester, perfectionnements dans lé parage;, l’encollage et la préparation des chaînes des tissus ; 2° à M. Gilbert, appareil pour produire de la puissance motrice ; 3° à M. Williams, moyen de mesurer le sillage des navires et la vitesse avec laquelle les corps se meuvent dans les fluides; 4° à M. Home, perfectionnements dans la fabrication des couplets et charnières de portes; 5° à M. moyen ; de sécher et de ventiler le papier; 6*‘à M. Hirst, nouveau
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- bibliographie industrielle.
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- procédé de feutrage des draps et autres tissus de laine; 7® à M. Jefferies, moyen de retirer le cuivre et le laiton de leurs minerais; 8° à M. Rapson, nouvelles roues à palettes pour les bateaux à vapeur; 9° à M. Talbot, moyen de produire de la puissance motrice; 10° à M. Aubè, emploi de l’oléine en remplacement de l’huile pour graisser la laine servant à la fabrication des draps; 11° à M. Martin, procédé pour gaufrer et orner le papier ; 12° à M. Hill, nouveau moyen de préparation du pain et du biscuit ; 13° à M. Mac-Gauran, fabrication du papier avec une matière non encore employée pour cet usage (les tiges de houblon).
- Même journal. Août 1841. Patentes délivrées 1° à M. Walton, perfectionnements dans la confection des couchers, matelas, coussins, oreillers et autres objets de même genre; 2°à M. Wickes, perfectionnements dans les métiers à bas; 3oà M. Unsworth, appareil pour lisser, sécher, brosser et garnir les tissus de laine; 4° à M. Smith, moyen de production de la chaleur en économisant le combustible; 5° à M. Edwards, appareil pour évaporer les fluides; 6° à M. Bromivich, nouveaux étriers ; 7° à M. Holland, perfectionnements dans la confection des parapluies et ombrelles; 8° à M. Descott, nouvelles cheminées de verre pour les lampes; 9° à M. Heath, perfectionnements dans la fabrication du fer et de l’acier; 10o à M. Seott, nouvelle préparation de l’encre à écrire; 11°à MM. Richardson et Braithwaite, procédé d’étamage des vases; 12° à M. Clay, perfectionnements dans la fabrication du fer; 13® à M. Freeman, système de pavage des rues et des routes; 14° à'M. Troubet, préparation perfectionnée du vinaigre.
- Même journal. Septembre 1841. Patentes délivrées 1° à M. Dickinson, perfectionnements dans la fabrication du papier; 2° à M. Wall, composition pour prévenir la corrosion des métaux ; 3° à M. Orme, fabrication de pelles et bêches à encaissement; 4° à M. Nash, métier à étirer, filer et organsiner la soie; 5° au même, perfectionnements dans la construction des ponts et viaducts ; 6° à M. Orange, appareil pour réunir par la couture des câbles et des cordages; 7° à M. Hood, système de transmission des signaux; 8° à M. Parker, perfectionnements dans la construction des lampes; 9« à M. Baillie, serrures et verrous perfectionnés ; 10° à M. Talbot, moyen d’obtenir des images de la nature sur papier iodé, à l’aide de la chambre noire; 11°à M. Emmerson, moyen de recouvrir d’un enduit préservateur les tuyaux de fer; 12° à M. Johnston, nouveau moteur; 13° à M. Ragg, perfectionnements dans la typographie; 14° à M. Gunter, moyen de conserver les substances animales et végétales.
- Même journal. Octobre 1841. Patentes délivrées 1° à MM. Myers et Stores, perfectionnements dans la construction des pianos, accordéons et autres instruments à cordes ; 2° à MM. Cutler et Hancock, machine à tailler les bouchons ; 3° à MM, Ransom et May, nouveaux supports ou chaises des rails des chemins de fer, et moyen de les attacher; 4° à M. Perkins, appareil pour chauffer par la circulation de l’eau ; 5° à M. Drake, instrument pour niveler les terrains et pour dessiner ; 6° à M. Clark, procédé pour clarifier et épurer les eaux, et les priver de leur crudité; 7° à M. Elkington, moyen de plaquer et de couvrir certains métaux ; 8° à M. Edwards, moyen de conserver les pommes de terre et autres végétaux.
- Même journal. Novembre 1841. Patentes délivrées 1° à M. Poole, perfectionnements
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- dans le tannage et le corroyage des peaux; 2<> à M. Dodd, nouveau piano droit; 3° à M. Lowe, moyen de remplacer le gaz dans certaines circonstances, et d’ajouter à sa pureté et à l’intensité de sa lumière; 4°à M- Morall, perfectionnements dans la fabrication des aiguilles, et machines employées pour cet usage ; 5° à M. Dashwood, pompes perfectionnées ; 6° à MM. Guest et Evans, nouveau procédé de fabrication du fer-, 7° à M. White, étaux perfectionnés; 8° à M. Spencer, cadres métalliques avec ornements en relief pour tableaux, dessins, etc.; 9° à M. Cutten, nouveaux pots de fleurs; 10° à M. Dordoy, perfectionnements dans la préparation de la gélatine et des colles animales.
- Même journal. Décembre 1841. Patentes délivrées 1° à M. Mac-Nab, nouvelle machine à faire les briques; 2° à M. Condie, moyen d’appliquer les ressorts aux locomotives et autres véhicules ; 3° à M. Williams, nouveau moyen de générer la vapeur, applicable à l’évaporation et à la distillation ; 4° à M. Rand, procédé pour préserver les couleurs en liqueur de toute altération ; 5° à M. Parkes, perfectionnements dans la fabrication des boutons de corne façonnés; 6° à M. Vaux, nouveaux fers à cheval ; 7° à M. Montmirail, modifications dans la préparation du pain: 8° à M. Pope, moyen de détacher les locomotives et autres véhicules ; 9" à M. Finch, perfectionnements dans la navigation des bateaux ; 10° à M. Vandeleur, nouveau pavage en bois des rues et des routes; 11° à M. Bethell, moyen de rendre imperméables et ininflammables le cuir, le linge, le bois, les tissus, cordages, la pierre et le plâtre, etc.; 12° à M. Hervey, préparation et épuration de l’alun, de l’alumine et des mordants alumineux.
- London Journal and repertory of arts, sciences and manufactures (Journal des sciences, des arts et des manufactures, publié à Londres, par M. W. Newton). Mai 1841. Avec planches. Articles contenus dans ce cahier. Patentes accordées 1° à M. Aitkin, métier à étirer et renvider le coton ; 2° à M. Upton, nouvelles chaudières pour générer la vapeur; 3° à M. Sheridan, procédé perfectionné pour fabriquer la soude ; 4° à M. W. Newton, machine mue par l’air ou autres fluides; 5° à M .Fischer, machines à vapeur perfectionnées; 6° à M. Salter, tarare pour nettoyer le blé; 7° à M. Harvey, procédé de fabrication et d’épuration de l’alun; 8° à M. Magnus, nouvelle préparation de l’ardoise; 9° à M. Bachelard,couchers et matelas perfectionnés; 10° à M. Wallon, pour le même objet.
- Note sur la nature et les propriétés du soufre.—Séance de la Société des ingénieurs civils.—Sur le daguerréotype; par Roberts.
- Même journal. Mai 1841. Supplément. Patentes accordées 1° à M. Hick, appareil propre à sécher le coton, la laine et autres matières filamenteuses; 2° à M. White, étaux perfectionnés ; 3° à M. Rouquette, nouvelle matière remplaçant le blanc de plomb; 4° à M. Dirks, machine à vapeur perfectionnée; 5° à MM. Sertie et Gibbons, métier à dentelles; 6° à M. Williams, nouvelle matière pour toiture, remplaçant les tuiles et les ardoises; 7° à M. Ralston, système de laminage et d’étirage du fer; 8° à M. Elkington, procédé de dorage des métaux; 9° à M. Vaux, système de culture et de fertilisation des champs; 10° à M. Home, couplets et charnières de portes; 11° à MM. Whytock et Chnk,
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- moyen de teindre les fils de coton, laine, etc.; 12° à M. Hall, moyen de rendre les tissus imperméables ; 13° à M. Stone, préparation du vin de rhubarbe.
- Même journal. Juin 1841. Patentes accordées 1° à M. Williams, serrures et clefs perfectionnées; 2o à M. Adcock, nouvelle machine hydraulique; 3° à M. Harcourt, roulettes de lit et de meubles; 4° à M. Trewhilt, perfectionnements dans la fabrication de la porcelaine; 5° à M. Hébert, bêches à encaissement; 6° à M.. Dodd. perfectionnements dans la fabrication du verre en table; 7° à M. Moody, moyen de préparer les racines et les pommes de terre pour la nourriture des animaux; 8° à MM. Campbell et White, charrues, herses et autres instruments aratoires perfectionnés ; 9° à M. Wall, moyen d’empêcher l’oxydation des métaux; 10° à M. le comte de Dundonald, nouveaux locomoteurs ; ll°àM. Whitworth, système de nettoyage et de réparation des routes; 12° à M. Jones, couteau de table de nouvelle forme.
- Sur les travaux hydrauliques des anciens Égyptiens ; par M. Perring.
- Même journal. Juillet 1841. Patentes accordées 1° à M. Williams, perfectionnements dans la construction des chaudières; 2° à M. Hoare, moyen de catir les draps; 3° à M. Kollman, perfectionnements dans la construction des chemins de fer et des locomoteurs; 4° àM. Noone, pompe pour soutirer la bière; 5° à M. Jones, nouvelle poêle à frire; 6° à M. Williams, loch pour mesurer la vitesse des navires, etc.; 7° à M. Hornsby, système de culture et d’ensemencement des terres; 8°à M. Armstrong, nouvelles herses; 9° à M. Newberry, plantoir et semoir perfectionnés; 10° à M. Montmirail, nouveau mode de panification; 11° à MM. Campbell et Gibson, perfectionnements dans la filature et le doublage de la soie, soit pure, soit mélangée avec d’autres substances; 12° à MM. Blair ci Watson, fabrication de l’acide sulfurique.
- Application de la chimie aux relations commerciales. —Séances de l’institution des ingénieurs civils.
- Même journal. Août 1841. Patentes accordées 1° à M. Rostrom, métiers à tisser mécaniques; 2° à M. Haie, nouveau système de navigation; 3° à M. Pidding, colliers de chevaux perfectionnés; 4° à M. Hébert, pour le même objet; 5° à M. Kelle, nouveau mode de fermentation de la bière; 6° à M. Slade, matière pour doublage des vaisseaux; 7° à M. Smith, préparation du lin et du chanvre ; 8° à M. Davies, moteur applicable à l’élévation des liquides; 9° à M. Turner, machine à vapeur perfectionnée; 10°à M. Yates, chaudières de machines à vapeur; 11° à M. Crosley, mode d’évaporation des fluides ; 12° à M. Dain, nouvel encrier; 13° à M. Daft, pour le même objet; 14° à M. Fuller, nouvelle forme de clous ; 15° à M. Bush, appareil pour sécher et imprimer le calicot; 16° à M. Milner, caisses pour garantir les papiers de l’incendie; 17° à M. Newberry, moyen de rendre les tissus imperméables.
- Séances de l’institution des ingénieurs civils. — Suite du mémoire sur les travaux hydrauliques des anciens peuples de l’Égypte; par M. Perring.
- Même journal. Septembre 1841. Patentes accordées 1° à M. Elkington, procédé pour dorer et argenter les métaux; 2° au même, moyen de couvrir et de colorer lés métaux; 3° à M. Shore, procédé électro-galvanique pour couvrir de cuivre ou de nickel le fer, le plomb et divers alliages ; 4° à MM. Spencer et Wilson, gravure sur métaux à l’aide de
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Pèleclro-galvanisme; 5° à M. Lockitt, moyen de graver les cylindres pour l’impression des calicots; 6° àM. Mabley, procédé pour produire des dessins en relief pour l’impression des tissus ; T à M. Jones, tubes et bassines de cuivre fabriqués par l’électro-galvanisme; 8° à M. Roberts, nouvel échafaud mobile pour la réparation des façades d’édifices, applicable eu cas d’incendie; 9° à M. Atkinson, machine à battre et vanner le blé; 10° a i. Harvey, extraction du soufre des pyrites; 11° à M. Palmer, nouvelle charrue; 12° à M. Leese, perfectionnements dans l’impression des calicots; 13° à M. Handcock, plateaux tournants pour les chemins de fer; 14° à M. Loach, nouvelles roulettes de meubles.
- Séances de l’institution des ingénieurs civils.—Tunnel sous la Tamise.
- Même journal. Octobre 1841. Patentes accordées 1° à M. Ravies, machines à vapeur à rotation directe; 2° à M. Williams, moyen de générer la vapeur; 3° à M. Fourdrinier, machines à vapeur perfectionnées; 4° àM. Gilbert, nouveau moteur; 5° à M. Richardson, préparation du sulfate de plomb; 6° à M. Bill, préparation du pain et du biscuit ; 7°à MM. Young et Delcambre, machines pour composer les pages typographiques; 8° à M. Potier, perfectionnements dans l’impression des calicots et de la mousseline ; 9° à M. Larves, appareil pour nettoyer et assainir les plumes; 10° à M .Hall, moyen de favoriser la combustion, en évitant la fumée; 11° à M. Talbot, papier photographique; 12° à M. Laming, fabrication du carbonate d’ammoniaque.
- Séances de la Société des ingénieurs civils.-?-Sur les travaux hydrauliques des anciens peuples de l’Égypte (suite); par M. Perring.
- Même journal. Novembre 1841. Patentes accordées 1° à M.Gaubert, appareil pour composer des pages typographiques et distribuer les caractères; 2° à M. Jefferies, moyen de retirer le cuivre des minerais; 3° à M. Verdure, procédé de préparation de l’amidon; 4° à M. Miller, grilles pour les fourneaux des chaudières à vapeur et autres; 5° à M. Unsworth, appareil pour sécher et apprêter les tissus ; 6° à M. W. Newton, procédé pour sculpter le marbre et la pierre; 7° à M. Hanson, compteurs pour le gaz; 8° à M. Àsh, nouvelles tarières; 9° à M. Berry, moyen de faire naviguer des bateaux; 10° à M. Ryder, machine pour faire des broches et chevilles de métal; 11° à M .Farina, moyen d’obtenir une matière fermentescible du grain; 12° à M. Leigh, procédé de fabrication du carbonate de plomb; 13° à M. Lee Pattison, pour le même objet.
- Mechanics magazine (Magasin du mécanicien). In-8, avec planches. Mars 1841. Principaux articles contenus dans ce cahier : Appareil pour retirer, du fond des mines, des pompes qui y sont abandonnées; par MM. Arthur et Eddy. — Moyen de faire fonctionner les soupapes à tiroir des machines locomotives; par Pearce. —Pompe à incendie nouvelle ; par Baddeley. — Moyen de se garantir de la fumée dans les habitations. — De se préserver des accidents sur les chemins de fer. — Nouvel appareil optique pour dessiner ; par Taylor. — Appareil pour soutirer la bière des tonneaux ; par Ernest. — Sur la roue à réaction de MM. Whitelaw et Siirrat.— Roue hydraulique à godets; par Walker. — Machines à vapeur à rotation directe; par Craig. — Expé-riencesfaitesparl’Institution polytechnique, sur des appareils destinés à faire naviguerdes bateaux. —Supériorité des machines à mouvement alternatif employées dans les mines
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- du Cornouailles* sur les machines à rotation directe. — Nouvel établi de menuisier* par Carpenter.—Extrait des nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Avril 1841. Appareil sous-marin pour accélérer la marche des naviresr à voile; par le capitaine Carpenter. — Démonstration mécanique de la perte de force résultant de l’emploi des manivelles coudées dans les machines. — Nouveau tire-bouchon ; par Sharpnell. — Mémoire sur l’action de la lumière et de l’air, et la distribution de l’atmosphère sur la surface de la terre. — Bateau de sauvetage pouvant servir de bac et de bateau de pilotage : par Sait. — Rapport sur l’emploi des appareils à circulation d’eau pour le chauffage des édifices ; par Ryder. —• Propellaleur sous-marin ; par Mill.
- — Sur la construction des vélocipèdes; par Baddeley. — Nouveau foyer de forge; par Bellum.— Contrôleur pour les convois sur les chemins de fer; par MM. Hancock et Pettit. — Appareil pour extraire la matière colorante des bois de teinture ; par Williams.
- — Moyen d’éviter le choc des navires à la mer; par Newenham. — Extrait des nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Mai 1841. Moyen de désembrayer les arbres des roues des bateaux à vapeur d’avec la machine motrice ; par, Holebrohe. — Sur la supériorité des machines à vapeur employées pour l’exploitation des mines du Cornouailles ; par Baddeley. — Application et emploi de la force de la vapeur auxiliaire, pour abréger le temps nécessaire pour des voyages maritimes de long cours ; par Seaward. — Modérateur pour les machines à vapeur et les roues hydrauliques; par Hick. — Appareil pour élever l’eau; par Walker. —Nouvelle fontaine filtrante ; par Sait. — Système de chauffage par la circulation de l'eau chaude ; par M. Perkins. — Ressort pour amortir le recul des bouches à feu.; par Berney. — Observations sur les effets du vent sur les ponts suspendus, principalement sur celui de Lamenay et les dommages qu’il a éprouvés par l’ouragan du mois de janvier 1839 ; par Provis. — Extrait de nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Juin 1841. Machines à vapeur à condensation et à double cylindre; par Pilbrow. — Pompe pour l’épuisement des mines; par Adcock. — Télégraphe électrique de Cooke et Wheatstone.—Nouveau fusil à percussion par Cririck. — Mesureur de. gnz, par Botten.— Moyen de faire passer les bateaux d’un biez inférieur à un biez supérieur; par Sait. Extrait des nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Juillet 1841. Modérateur pour les machines; par Davies.—Machines à vapeur à réaction ; par Burstall.—Frein pour les locomoteurs ; par Montgomery.
- — Mémoire sur les causes de l’attraction magnétique ; par Higginson. — Bateau à vapeur présenté en 1808 au président de la Société royale; par M. Oxley. — Nouveau baromètre; par Bursill. — Système de mouvement des machines à vapeur; par Urwin. — Extrait des nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Blême journal. Août 1841. Nouvelle capote de calèche; par Holloway. — Lampe pneumatique. — Machine électro-magnétique de Tate. — Moyen de faire naviguer les bateaux par l’injection de l’eau. —Nouvelle disposition des machines à vapeur pour la navigation.—Sur la nature, les propriétés et l’application de la vapeur à la navigation ; par Scott Russel. —Symington, premier inventeur de la navigation à la vapeur.—Voiture
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- à vapeur pour les roules ordinaires ; par Hill.—Sur l’explosion des chaudières à vapeur, moyens de la prévenir 5 par Schafhautl.—Charrue perfection née ; par Smith. — Roues en bois pour les chemins de fer.— Extrait des patentes délivrées en Angleterre.
- Même journal. Septembre 1841. Système de signaux pour les chemins de fer; par Curtis. — De l’admission de l’air dans les fourneaux; par Williams. — Propellaleur sous-marin; par Blaxland. — Sur les bateaux à vapeur de la Tamise et de la-Olyde. — Nouveau filtre; par May.— Perfectionnements daus la construction des pianos.— Chemins de fer passant sur un pont livré à la circulation des voitures. — Action de la vapeur et autres fluides.— Extrait des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Octobre 1841. Moulin pour extraire le jus de la canneàsucre.— Nouvelle soupape desûreté; par Young. — Sur les pavages en bois; par Lomax. — Nouveau fourneau pour chaudières à vapeur; par Williams. —Sur le doublage des vaisseaux avec du plomb ; par Wilkinson. — Appareil pour assembler et désassembler les waggonsdes chemins de fer; par Kendall. — Céphaloscope; par Curtis. — Instrument pour retailler les plumes métalliques; par Ilancok. — Soupape de sûreté pour les machines à vapeur. — Moyen d’empêcher les accidents sur les chemins de fer. — Chaudières perfectionnées par Williams. — Nouveau fourneau dit solaire; par Mollett. — Machiue à calculer, de Roth.
- Même journal. Novembre 1841. Nouvelle jetée flottante; par le capitaine Tayler.— Emploi du papier pour la photographie; par Edwards.—Machine à faire les briques et les tuiles ; par White.—Théorie de la force percutante de la vapeur; par Parkes.— Nouveau mode de déblai applicable aux chemins de fer; par Harvey.— Nouveau pro-pellateur applicable à la navigation ; par Joest.—Nouvelles chaudières pour l’évaporation des liquides ; par Williams. — Machines à vapeur stationnaires établies dans le nouveau tunnel du chemin de fer de Manchester à Liverpool. — Navigation à vapeur sur la rivière de Shannon.—Nouvelle soupape de sûreté; par Williams.—Transport du phare de Sunderland; par Murray.—Extrait de nouvelles patentes délivrées en Angleterre et eu Amérique,
- The civil engineers and architects journal (Journal des ingénieurs et des architectes). Mars 1841. In-4 avec planches en bois. Principaux articles. Description d’un pont en bois établi sur la rivière de Calder, dans le comté d’York ; par Bull. — Description des bâtiments du jardin botanique de Derby. — Style d’architecture adopté pour les édifices publics de Liverpool. — Tables indiquant la force de résistance des bois. — Nouvelles chaises pour assujettir les rails sur les chemins de fer. — Sur la construction des ponts en fer. — Instruction sur l’emploi des signaux sur les chemins de fer. — Machines à vapeur de Parkins. — Outils de sondage. — Machine pour couper et façonner le bois, de Bennett. — Nouvelles couvertures d’édifices.
- Même journal. Avril 1841. Nouveaux essieux pour les waggons des chemins de fer. — Observations sur les forces centrales des corps tournant sur des axes immobiles ; par Martin. — Compte rendu des travaux de l’institution des ingénieurs civils. — Machine à vapeur perfectionnée; par Trewhitt. — Nouvelles roues pour les waggons des chemins de fer ; par Smith. — Procédé de préparation de la chaux et du ciment ; par
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Smith. — Modérateur pour les machines à vapeur; par Hick. — Appareil pour prévenir les naufrages; par Page.
- Même journal. MailSH. Ouvrages, ornements et décoration en pierre artificielle; par MM. Austinet Scoley.—Sur l’architecture de Wisby dans l’île de Gothland ; par White. — Notice sur les bateaux à vapeur en fer construits par Fairhairne, à Londres. — Nouveaux signaux pour les chemins de fer. — Appareil pour prévenir l’explosion des chaudières à vapeur; par Ewen. —; Nouvelle roue hydraulique. — Propellateur pour les navires; par Carpenter. —Contrôleur pour les convois des chemins de fer; par i?«w-cock et Peltit. — Nouvelles ancres de vaisseaux ; par Porter. — Sur l’expédition du Niger.— Appareils de chauffage et de ventilation ; par Price.
- Même journal. —Juin 1841. Sur le bâtiment appelé Kursaal, à Bruckcnau, en Allemagne. — Travaux publics des anciens. — Cheminées en ardoise. — Sifflet d’avertissement pour les chaudières à vapeur. — Travaux en ardoise, à Pimlico. — Sur le moyen de brûler le gaz pour l’éclairage ; par Robison. —Perfectionnements dans la construction des chemins de fer et des locomotives ; par Andrews\ — Sur le fer et l’acier; par Bïuschett.—Sur la navigation à la vapeureu Amérique.—Sur le chauffage des édifices par la circulation de l’eau; par Perkins.—Sur les locomoteurs en Amérique. — Perfectionnements dans la construction des machines à vapeur; par Fourdrinier. — Observatoire et échafaud volant ; par Simpson. — Nouveau locomoteur ; par Boydell. — Nouveau combustible pour les bateaux à vapeur ; par Grant.—Application de l’électro-magnétisme aux machines. — Sur le forage des puits artésiens, d’après la méthode chinoise.—Nouvelles roues hydrauliques; par Rennie. — Appareil de chauffage et de ventilation de Price.
- Même journal. Juillet 1841. Nouvelle forme de viaducts; par Spencer. — Application du procédé de sculpture et de creusure du bois. — Expériences sur l’économie de combustible obtenue dans différents fourneaux. — Machines pour couper et tailler les métaux; par Whitworth. —Nouvelle rame à palettes; par Daubeny.—Robinets perfectionnés; par Cowell. — Télégraphique électrique de Wheatstone. — Navigation au moyen de la vis d’Archimède.
- Blême journal. Août 1841. Toiture en_fer de l’embarcadère du chemin de fer de Paris à Versailles (rivegauche).— Théorie de l’action percussive de la vapeur; par Parkes. — Mémoire sur le fer et l’acier ; par Muschett. — Sur les matériaux qui servent aux constructions en Amérique; par Stevenson. — Papier caiotype; par Talbot.
- Blême journal. Septembre 1841. Sur la construction des voûtes obliques. —Tubage en fer des puits forés.—Sur la forme et la construction des bateaux à vapeur. —Pavage en bois; par Rankin. — Machine à vapeur à cylindres condenseurs ; par Pilbrow.
- Blême journal. Octobre 1841. Sur un phare en fonte de fer construit à la Jamaïque; par A. Gordon. — Pistons et soupapes pour retenir et évacuer les liquides ; par Palmer et Perkins. — Sur le zincage du fer.— Moyen de prévenir l’oxydation du fer; par Alla-mand. — Appareil de distillation de l’eau de mer ; par Robison.
- Blême journal. Novembre 1841. Nouvelle machine à vapeur applicable à la navigation ; parBlaudsley. —Instrument pour niveler; par Stevenson. —Déplacement et transport du phare de Sunderland. — Soupapes pour les tuyaux à gaz. Nouveaux cous-
- Quarantième année. Décembre 1841, 66
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- PROCES-VERBAUX.
- sinets pour les rails des chemins de fer. — Pont suspendu de Dredge. — Ventilation des bâtiments de la chambre des communes, à Londres. — Sur les machines à calculer.
- Même journal. Décembre 1841. Sur les couleurs appliquées dans la décoration ; par Clarke.—Sur l’économie du combustible dans les locomoteurs; par Lawrie.—Sur l’évaporation de l’eau ; par Edwards. —Sur les déblais et remblais de la terre; par Morris.— Sur les instruments de nivellement ; par Townsend.—Mesure des distances à l’aide du télescope; par Bowman.—Papier calot}'pe de Talbot.—Signaux pour les chemins de fer. —Machine à draguer.— Moyen de préparer et appliquer une composition pour peindre à la manière des anciens Grecs; par Hooker.—Sur les routes et les canaux de l’Inde.— Moyen d’augmenter l’évaporation des liquides dans les chaudières ; par Williams.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d’encouragement.
- Séance du 3 novembre 1841.
- Cotrespondance. M. Nollet, géomètre-arpenteur des forêts à Toul, adresse un dendro-mètre-tarif rendu facile par la simple connaissance des nombres pour déterminer, sans calcul, les hauteurs, diamètres et largeurs inaccessibles.
- M. Jules Rieffel, directeur de la ferme modèle de Grand- Jouan, annonce que, conformément à la décision de la Société, il a accordé la place d’élève à l’institut agricole pour 1841 à M. André Liton, d’une famille d’excellents cultivateurs et l’aîné de dix enfants. Cet élève s’est distingué par une très-bonne conduite et par son assiduité au travail.
- Objets présentés. M. Chopelet, rue d’Enfer, 44, soumet à la Société un nouveau système de remorquage à la vapeur dont il est l’auteur.
- M. Lebel, mécanicien, rue Saint-Jacques, 264, présente un instrument qu’il nomme gravimétre ou balance d’Archimède à l’usage des bijoutiers ;
- M. Kettenhoven, une nouvelle fermeture de porte à coulisse de son invention.
- II est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Numa Conte, horloger à Périgueux, du compte rendu de la situation de l’école théorique et pratique d’horlogerie qu’il a fondée sous le patronage de l’administration supérieure et du conseil général du département de la Dordogne;
- 2° Par M. Bouchard-Huzard, du numéro de novembre 1841 des Annales de Vagriculture française,*
- 3° Par la Société d’agriculture, commerce et arts du département de la Marne, du procès-verbal de la séance publique qu’elle a tenue à Châlons, le 30 septembre 1841 ;
- 4° Par la Société industrielle de Mulhausen, du n° 71 de son Bulletin;
- 5° Par la Société d’agriculture de Lyon, des deuxième et troisième livraisons, année 1841 de ses Annales.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen lit un rapport sur les procédés à l’aide desquels MM. Fouchard sont parvenus à mettre sous forme pulvérulente et cristalline la glucose ou sucre de fécule.
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- Le comité propose dé renvoyer le rapport à la commision des médailles et de l’insérer au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Mallet lit un rapport sur un mémoire de M. Ouvière concernant divers moyens de transport auxquels il a eu recours dans la construction du phare de Faramans.
- Le comité propose, 1° de remercier l’auteur de sa communication; 2° d’insérer le rapport au Bulletin, avec la gravure du nouveau système de transport ; 3° de le renvoyer à la commission des médailles. (Approuvé.) x
- Au nom du même comité, M. Francœur lit un rapport sur les procédés inventés par M. Busset pour typographier la musique.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin et de le renvoyer à la commission des médailles.
- Après une discussion , les conclusions du rapport sont adoptées.
- Propositions. M. le comte de Lasteyrie expose qu’il serait utile que la Société fit paraître, sous son patronage, des médailles rappelant les services rendus à l’industrie par Papin et Fulton. Les travaux du premier sur les machines à vapeur sont un titre de gloire pour la France, et le second a ouvert, à la navigation à vapeur, la roule des perfectionnements et de l’extension qu’elle a prise de nos jours.
- M. de Lasleyrie fait connaître qu’un artiste s’occupe de réaliser celte pensée, et il ne doute pas de l’intérêt qu’elle inspirera au conseil.
- Cette proposition est prise en considération et renvoyée à une commission spéciale.
- Communications. M. Payen annonce que le comité des arts chimiques s’est transporté à Vimeux, dans une sucrerie de betterave pour examiner les résultats du procédé de M. Mathieu de Dombasle. On a remarqué que le traitement des betteraves par voie de macération présentait des anomalies qui peuvent provenir du mode d’emploi. M. Payen a fait connaître ces particularités à M. de Dombasle, et, aussitôt qu’il aura fourni les explications demandées, elles seront communiquées au conseil.
- Séance du 17 novembre 1841.
- Objets présentés. MM. Bédouin Stères, mécaniciens, rue de Richelieu, 74, présentent une nouvelle presse typographique ;
- M. Fusz, une voiture à 4 roues et à un cheval construite sur un nouveau plan ;
- M. Wollenriez, rue du Marché-Saint-Honoré, 33, un instrument pour tracer les ellipses de diverses grandeurs ;
- M. Francisque Bousseau, rue Meslay, 54, des procédés pour faire les fonds de couleurs dorés sur porcelaine;
- M. Fenoux, ruedeGrenelle-Saint-Honoré, 51, un serre-papiers qui rend mobiles tes feuilles d’un grand registre de 5 à 600 pages, dont l’usage a été adopté par la banque de France.
- M. Goult, rue Neuve-Saint-Roch, 45, adresse un mémoire sur l’insalubrité du chauffage au moyen des calorifères.
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- M. Bossin, grainier-pépiniériste, quai aux Fleurs, transmet une nouvelle notice sur le seigle multicaule, contenant quelques considérations sur la culture de celte céréale dans quelques parties de l’Allemagne : il met sous les jeux des membres du conseil, 1° une poire Bolivar du poids de 750 grammes, venant de Lorient, cueillie sur un sujet de trois ans de greffe et envoyée par M. Kermel, secrétaire du comice agricole de Lorient j 2° une pêche vineuse de semis, cueillie sur l’arbre il y a huit jours; 3° deux pommes provenant d’un pommier obtenu de, pépins de pommes à cidre.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par la Société d’agriculture, sciences et arts de la Sarthe, du 1er trimestre, année 184*1, de son Bulletin;
- 2° Par M. A. Chevallier, du numéro de novembre 1841 du journal des Connaissances nécessaires;
- 3° Par M. Viollet, du numéro d’octobre 1841 du journal des Usines ;
- 4° Par MM. Cavaillé Coll père et fils, d’un exemplaire du procès-verbal de réception du grand orgue qu’ils ont construit et établi dans l’église royale de Saint-Denis ;
- 5° Par M. le comte de Massin, des statuts de la banque agricole de France.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit un rapport sur les portes à coulisses convergentes de M. Kettenhoven.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné d’une gravure. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les fontaines à thé en cuivre et en métal anglais, de M. Pieren.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. M. Jomard entretient le conseil d’une application à la géographie du procédé de M. Collas, qui consiste à produire mécaniquement des gravures ombrées, d’après des reliefs. Cette application est due aux Anglais qui, dans un ouvrage sur la campagne des Pyrénées, y ont intercalé des gravures faites d’après des reliefs. Les Américains ont revendiqué la priorité de ce procédé de gravure -, mais il est dû à feu Collard, qui a eu l’idée de substituer aux tailles du guillochage celles pratiquées dans la gravure au burin ; ces (ailles, portées sur une planche en cuivre, donnèrent, par l’impression , des épreuves qui figurèrent en 1816 dans la deuxième édition de VÀrt du tour, publié par Bergeron : on y lit, page 4*22, que non-seulement ce moyen est propre à figurer le plan des sujets qu’il représente, mais qu’il a l'avantage de figurer les bas-reliefs par l’illusion des reflets de la lumière.
- M. Jomard fait ressortir l’utilité des plans en relief et rappelle que des propriétaires d’une mine de houille en Irlande ont fait confectionner trente cartes en relief de leur exploitation.
- M. Francœur pense que les cartes en relief serviraient très-bien à représenter les voies navigables. M. Jomard cite, à cette occasion, une carte en relief du cours du Rhin exécutée par M. Bauerkeller, qui met tousses soi ns,à introduire cette méthode en France.
- A l’occasion de la présentation qui vient d’èlre faite par M. Bossin, d’une poire d’un
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- poids et d’un volume considérables, M. Jomard rappelle les circonstances d’une végétation analogue. Il existait, dans un jardin, près d’un mur de 3 mètres de haut, un poirier âgé de 30 ans qui, depuis longtemps, était stérile; abandonné à lui-même, il a poussé, au delà du mur, des branches qui, en deux années, avaient atteint 2 mètres 50 centimètres ; en 1841 elles ont produit des fruits de 17 centimètres de longueur et du poids de 990 grammes.
- M. Dumas entretient le conseil des procédés au moyen desquels M. de Ruolz applique divers métaux les uns sur les autres, et produit ainsi la dorure, l’argenture, la platinurc et le zincage, etc., d’une manière solide, adhérente, qui offre une grande économie et sera d’une immense utilité dans les arts.
- Séance du 1" décembre .
- Correspondances. M. Martin, rue et place de Lille, à la Yillette, expose que, depuis le prix qui lui a été décerné par la Société pour la fabrication de l’amidon, il a apporté de notables améliorations dans ses procédés de fabrication, telles que lo l’invention d’une machine qui sépare l’amidon du gluten, facilement et avec toute la promptitude désirable -, 2° les nouvelles manipulations^ tendent à purifier en peu de jours l’amidon obtenu, de toutes les substances colorantes ou fermentescibles qui en empêcheraient le dépôt,en en altérant la qualité ; 3° l’emploi effectif du gluten pour l’alimentation.
- M. Martin demande que la Société charge des commissaires de visiter l’établissement qu’il a fondé à la Yillette, dans lequel on peut voir entrer le froment, le suivre dans sa préparation en semoules et farines, puis en pâtes diverses et en amidon, avec utilisation de toutes ses parties.
- Objets présentés. M. Soleil (François), rue des Poissonniers, 24, près et hors la barrière Poissonnière, prie la Société de nommer des commissaires à l’effet d’examiner les machines qu’il a inventées pour la fabrication de la partie optique des phares lenticulaires du système de M. A. Fresnel et des lentilles ardentes à échelons.
- M. Deshayes, rue Bleue, 2, présente une petite machine à faire les bourses à filet;
- M. Dujardin, rue de Bondy, 26, les fruits d’un mimosa très-riche en tanin nommé en Amérique dividivi; il rend compte des expériences satisfaisantes faites avec ces fruits pour le tannage des peaux, et il demande que la Société nomme des commissaires pour examiner la richesse tannante du dividivi et s’assurer si son emploi ne serait pas utile en France. #
- MM. Muzio, Muzzi et Gruaz, mécaniciens, rue de la Calandre, 54 , soumettent à la Société les résultats qu’ils annoncent avoir obtenus d’un nouveau système de navigation aérienne inventé par le premier.
- M. Hollender informe la Société qu’il vient d’inventer un système de sonnerie à répétition dont il signale les avantages.
- M. Raulin, rue Grange-aux-Belles, 15, appelle l’attention de la Société sur son système de ressorts à bandelettes d’acier trempé et cintrés, et sur les applications qu’il en a faites aux meubles et aux voitures.
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- M. Farge, passage des Panoramas, présente une canne-parapluie de son invention ;
- M. Carpentier, rue St-Marc, 70, un mannequin de cheval en bois qui peut prendre toutes les positions de l’animal.
- M. Lebrun, architecte àMontauban, adresse un supplément à son mémoire sur les constructions en béton.
- . Il est fait hommage à la Société ,
- 1° Par M. d’Arcet, membre du conseil, de plusieurs exemplaires d’une lettre qui lui a été adressée par M. Freeste, administrateur des hospices civils de Metz, sur le succès obtenu par l’emploi de la gélatine, pour l’alimentation des malades de l’hospice St-Nicolas de cette ville ;
- 2° ParM. Bouchard-Huzard, du numéro de décembre 1841 des Annale» de l’agriculture française ;
- 3° Par la Société d’horticulture, de la cent-soixante-huitième livraison de ses Annales, comprenant les mois d’octobre et novembre 1841;
- 4° Par M. Choimet, d’un ouvrage intitulé Éléments théoriques et pratiques de la filature du lin et du chanvre y
- 5° Par MM. Grouvelle et Mathias, d’un ouvrage de M. Lenoir, intitulé Calculs faits à Vusage des industriels, augmentés par MM. Grouvelle et Championnière.
- Communications. M. Jomard communique des détails sur l’institut des aveugles à Amsterdam.
- Cet établissement est entretenu aux frais d’une Société de bienfaisance; quarante à cinquante jeunes gens, garçons et filles, tous élevés et instruits gratuitement, y sont réunis. La maison appartient à la Société; elle est tenue avec cet ordre et ce luxe de propreté qu’on admire en Hollande. Les sujets les moins capables d’entre les élèves font des ouvrages manuels qui se vendent très-bien, tant ils sont réguliers: ce sont des corbeilles à ouvrage, des bourses, etc.; les plus intelligents sont chargés de l’imprimerie. En trois mois les enfants apprennent à lire et à écrire passablement, par des moyens très-simples. Les élèves écrivent dans un composteur en puisant les lettres dans les casses aussi vite que les ouvriers imprimeurs, et presque aussi rapidement que les clairvoyants avec la plume. Les livres ne diffèrent pas de ceuxqu’on compose en France pour les aveugles.
- La leçon de mathématiques est digne d’attention : les élèves font les calculs, soit de mémoire, soit à l’aide de l’abaque ; ils exécutent avec facilité toutes les règles de l’arithmétique et résolvent des problèmes ; ils élèvqnt les nombres à la 2e et à la 3e puissance à l’aide de la formule algébrique connue ; ils somment les termes et donnent promptement le cube même, la 4e puissance d’un nombre de 2 ou 3 chiffres. L’abaque sur lequel ils travaillent est dirigé d’une manière ingénieuse en plusieurs ordres de tranches.
- L’exercice de la musique n’est pas moins remarquable ; pendant qu’un des élèves, sous la direction du maître, exécute la leçon sur un piano sonore, les autres suivent la même leçon instantanément et sans intervalle sensible sur des pianos à touches muettes.
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- La géographie est enseignée avec le même succès. Les élèves travaillent sur de cartes ordinaires couronnées de fils d’archal et de laiton plus ou moins élevés, expri-mantles rivières et les fleuves, les canaux et les roules, les crêtes de montagnes, etc.; ils s’orientent au moyen du méridien et des parallèles et résolvent les problèmes de géographie avec une incroyable rapidité; il est surprenant qu’onne leur donne pas de cartes en relief comme on le fait maintenant en Allemagne et ailleurs.
- M. le président adresse à M. Jomard les remercîments du conseil pour celte intéressante communication.
- M. de Buolz dépose sur le bureau de nombreux échantillons d’objets en bronze, en étain, en fer, en fonte, dorés, argentés, zinqués par de nouveaux procédés relatifs à l’application de divers métaux les uns sur les autres, à l’aide de l’action de la pile galvanique sur des dissolutions particulièrement propres à cet usage.
- Après avoir établi les conditions à remplir pour parvenir à supprimer l’emploi du mercure dans les ateliers des doreurs, l’auteur entre dans quelques considérations sur les procédés exécutés avant lui, et décrit ceux qui lui sont propres; il en montre l’application à l’argenture, au platinage, au cuivrage, au cobaltisage, à l’étamage, au zincage, etc.
- M. de Ruolz appelle l’intérêt de la Société sur les résultats de ses longs efforts, qui offriront des ressources nouvelles à l’industrie et amèneront une amélioration réelle pour la classe des ouvriers doreurs, exposés aux émanations délétères des vapeurs mercurielles.
- M. le président, en remerciant M. de Buolz de sa communication, charge le comité des arts chimiques d’examiner le nouveau procédé et de lui en rendre compte.
- M. Dumas ne doute pas que ce procédé ne reçoive une importante application, pour la préparation des planches métalliques destinées au doublage des navires. On sait que l’action de l’eau de mer forme avec le doublage en cuivre des chlorures qui en hâtent la détérioration. On a remarqué que cette altération est plus prompte dans certaines mers, notamment 'sur les côtes d’Afrique. L’analyse de ces eaux a démontré que leur faculté corrosive était due à l’hydrogène sulfuré qu’elles contiennent et dont la présence est pour les pays dont elles baignent les rivages une cause incessante d’insalubrité. Les planches en métal zinqué neutralisent cet effet. Les Anglais, dans leurs expéditions sur le Niger, ont obtenu d’heureux résultats, pour la santé des équipages, de l’emploi du chlorure de chaux.
- M. Dumas ajoute que l’insalubrité des marais de la Toscane provient des sulfates et des matières organiques mêlées à l’eau, qui sont ensuite converties en sulfure; le même effet a été remarqué dans certaines localités de l’Ecosse baignées par la mer, dont les eaux contiennent de l’hydrogène sulfuré. Ainsi la présence de cet agent altère profondément, la salubrité de l’air et amène la destruction du doublage en cuivre des navires cinq à six fois plus promptement que dans toute autre circonstance.
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- LISTE
- des Membres de la Société admis pendant Vannée 184
- Arnheiter, mécanicien , me Ghildebert, 13 , à Paris
- Aubrée, pharmacien au Loroux-Bottereau, près Nantes (Loire-Inférieure).
- Barbier (^), sous-bibliothécaire du Louvre , rue Furstemberg, 6, à Paris.
- Barou{A.), libraire, à Lyon.
- Baudon dcMony {C.-F.) conseiller référendaire à la cour des comptes , rue Neuve-des-Ma-thurins , 92, à Paris.
- Bayard (//.), docteur en médecine, rue des Bons-Enfants, 28, à Paris.
- Bergeron, chirurgien -orthopédiste, passage de l’ancien Grand-Cerf, 8, à Paris.
- Bouté, quincaillier, rue Saint-Honoré, 290, à Paris.
- Boulin, ingénieur civil, rue de Deux-Ecus, 24, à Paris.
- Bricaille , manufacturier, à Saint - Quentin (Aisne).
- Le marquis de Canillac-Montboisier, rue de Varennes , 10, à Paris.
- Caumartin, juge au tribunal civil, à Amiens (Somme).
- Chapelet, propriétaire, rue d’Enfer, 44? à Paris
- De Colmont (O. %), inspecteur général des finances, rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 152 , à Paris.
- Coyen et Leblanc, fabricants d’instruments de précision, à Trou ville, près Ligny (Meuse).
- Le baron de Damas, au château d’Hautefort, près Périgueux (Dordogne).
- Decoster, ingénieur-mécanicien, rue Stanislas, 9, à Paris.
- Dcspeyroux, ingénieur civil, rue Jacob, 48, à Paris.
- Didier, libraire, quai des Auguslins, 35, à Paris.
- Ducrocq, libraire, rue Hautefeuille, 22, à Paris.
- Dulong, ancien capitaine d’artillerie, rue de Seine-Saint-Germain, 6 bis, à Paris.
- Dutertre, propriétaire, quai des Auguslins, 20, à Paris.
- Duvoir (Léon), fabricant d’appareils de chauffage, rue Notre-Dame-des-Champs, 2.4, à Paris.
- Empeytaz(O. {^), commandant d’artillerie^ rue de Verneuil, 29, à Paris.
- Faucher (E.), commissaire des poudres et salpêtres à la raffinerie de Lille (Nord).
- Fauveau (O.-^), ingénieur de la marine, à Brest.
- Favre (Léon), négociant, rue des Jeûneurs, 4; à Paris.
- Fleschelle, de Vitry et comp., fabricants de chapeaux de paille, rue de Richelieu, 76, à Paris.
- De Fontenay (Eugène), directeur de la verrerie de Plain-de-Yalch (Meurtlre).
- Froment Meurice, orfèvre, rue Lobau, 1, à Paris.
- Froment, propriétaire, rue du Cimetière-Saint-André, 9, à Paris.
- Furia, ingénieur civil, aux verreries de Saint-Joseph, près Lectours (Gers).
- Ge/vais, fabricant de sucre de betterave, â Provins (Seine-et-Marne).
- Gobley, pharmacien, rue du Bac, 56, à Paris.
- Godillot et fils, layetiers, rue Saint-Denis, 278, à Paris.
- Guillot, régisseur des domaines de M. Morel de Findc, à Sezanne (Marne).
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- % &
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- Herbé, fabricant de canevas, lue Saint-Denis 160, à Paris. |§
- Huau, ingénieur-mécanicien, à Brest.
- Hubert (Hippolyte), ingénieur civil, rue de l’Ouest, 28, à Paris. .
- D'Hurcourt, ancien capitaine d’artillerie, rue de Vendôme, 1 r lis,' à Paris.
- Kriab, ingénieur civil, rue des Grands-Augus-tins, 20, à Paris.
- Rappelai, imprimeur-lithographe, quai Voltaire, i5, à Paris.
- La borde (Léon de), quai Voltaire, 1, à Paris Laurent et de Bernj, fondeurs et graveurs en caractères, rue des Marais-Saiut-Germain, 17, à Paris. • y
- Lechatcllier, ingénieur des mines , à Angers (Maine-et-Loire). ^
- Lecœuvre, ingénieur civil, rue Neuve-Popin court, 17, à Paris. ^
- Ijerebours fils, ingénieur-opticien, quai de l’Horloge, à Paris. .
- Levât, ingénieur civil, cité d’Orléans, 8, à Paris. Le Maire de Montluçon (Allier).
- Le Maire de Périgueux (Dordogne).
- Malagutti, professeur de chimie, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
- Mangeon, ingénieur civil, à Châteauroux (Indre).
- Marcescheau (^), consul de France, à Dublin, rue Jacob, 12, à Paris. * *.
- Martin et Reymondon, ingénieurs-mécaniciens, rue Saint-Denis, 3oo, à Paris. «
- Mazclini, ingénieur-mécanicien , au Havre (Seine-Inférieure).
- Millet, employé à l’administration des forêts,
- » rue Neuve-de-Luxembourg, 2 ter, à Paris. Molinié (Z/), ingénieur-mécanicien, rue des Trois-Bornes , i5 bis, à Paris.
- Monneron et comp., propriétaires de fonderies de fer, à Limoges (Haute-Vienne).
- Mourey, fabricant de bijoux, rue de l’Homme-Armé, 2, à Paris.
- Neuburger, horloger, rue Vivienne, 4j à Paris. Nicod,fabricant, à Annonay (Ardèche).
- Olivier, propriétaire, à Besançon (Doubs).
- Quarantième année. Décembre 1841.
- Perrc-Pieron et fils, propriétaires-gérants des fonderies de Saint-Roch, près Avignon (Vau-%luse). .
- Petit, professeur des sciences physiques, à Orléans. ?
- Philippart, professeur d’agriculture, à Saint-Quentin (Aisne). |gi* ‘
- Prévost (Constant) (-^), professeur de géologie à la faculté des sciences, à la Sorbonne, à Paris. . . -
- Proeschel, tapissier, boulevard Saint-Martin, 4 5 à P.u-is. ^
- Requicn, administrateur du muséum,à Avignon (Vaucluse).
- Ringard (/J.), orfèvre, rue Micliel-le-Comte, 24, à Paris. ' . # # '
- Robert Lefevre, inspecteur des douanes, à l’entrepôt du Marais, à Paris. ,
- Rollet (O. ^), directeur des subsistances de la marine, à Rochefort (Charente-Inférieure). Société d’agriculture de Moulins (Allier).
- Société libre pour concourir au progrès du commerce et de l’industrie, à Rouen (Seine-Inférieure). *
- Suarce (le baron de), colonel, rue Laffitte, 10, à Paris. €
- Thénard (Paul), place Saint-Sulpice, 6, à Paris. § Tissot, fabricant de cristaux, passage de l’Opéra, i5et 17, à Paris.
- Treuttel et TVurtz, libraires, rue de Lille , 17, à Paris.
- Thomas, propriétaire, rue de Bourgogne, 38, à Paris. * t
- Van Leempoel, de Nieuw-Munster , propriétaire des verreries de Quiquengrogne, près Vervins (Aisne). #
- Vilmorin (Louis), rue de Seine-Saint-Germain, 10, à Paris. *
- Vimort-Maux, manufacturier, à Perpignan (Py rénées-0 rientales).
- Visilin, pharmacien, à Gray (Haute-Saône). TVerly, propriétaire, à Bar-le-Duc (Meuse). TVingens, fabricant de couleurs et de produits chimiques, rue de l’Echiquier, t4, à Paris. 4
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- Correspondants étrangers.
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- Borrosch (André), libraire, à Prague (Bohême). Calvo Mariano, à Madrid. ; , '
- Duptain, à Londres.
- Echanove, ingénieur des ponts et chaussées, à * Madrid. *"
- 2?co/e des ponts et chaussées, à Madrid.
- Prias (Antonin de), propriétaire, à la Havane. Gregorio Leopoldo, médecin, à Madrid. Herosé-Gabriel, manufacturier, à Constance (Suisse). è
- Hoste, libraire, à Gand (Belgique).
- Je ni et Gassmann, libraires, à Soleure (Suisse). Lima da Cunha, propriétaire, à Porto (Portugal).
- Malamara Santiago, propriétaire, à Madrid.
- Moukanow (Paul r/e)., membre de plusieurs Sociétés d’économie rurale en Russie.
- Mauro-Trebbi, professeur de chimie, à Bologne (Italie).
- Rottermund ( Edouard* de), ingénieur civil, à Bruxelles. ^ *' ♦
- Sabloukoff\ lieutenant général au service de S. M. l’empereur de Russie.
- Spies (le comte de), secrétaire d’ambassade de Russie, place Vendôme, 12.
- JPizmanos (de), propriétaire, à Madrid.
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- TAÎ3LE ALPHABÉTIQUE
- V
- DES NOMS DES AUTEURS MENTIONNES DANS LA QUARANTIEME ANNEE DU BULLETIN.
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- . Albert, sur le seigle dit Vierland, ?4*
- Alcan, emploi de l’acide oléique, 3o5, 43g. Andraud et Tessie Dumotay, voiture mue par l’air comprimé, 206. &$"-+ * u
- Andriot, espagnolettes dites pantoclincs, 3o4 ( méd. d’argent ), 332, 4*9* % ‘
- D’Argenteuil, legs en faveur de la Société, 325. Armstrong, électricité dans le jet de vapeur d’une chaudière, 28.% * . r* *
- " ' ’ V B. ' *L ; • ' " ^
- Baradelle, compas â ellipse, 117, ng. ^
- ^Barrait, système de ventilation du papier, 466. Boucher, bateau souleveur, i84-Bauerkeller, cartes géographiques en relief, 5i 5. Beart, procédé de filtration des liquides, 461. Bebert, extraction de l’indigo du polygonum tinctorium, 29 3.
- Becquerel, sur le rayonnement chimique de la J lumière solaire et de la lumière électrique, 6g. Bertaccioli, apprêt pour les galettes de chapeaux (méd. de bronze), 331, 420.
- Beulard, bouchons de liège imperméables, 216. Biot, recherches sur la dextrine, 8g. — Prépa-.. ration des papiers photogéniques, 3oi. Blondeau de Corolles , éclairage au gaz de houille, 3i. ^
- Bocquillon, procédés électrotypiques, 10.
- De Bondy, recherches ordonnées pour amener des eaux souterraines à Paris, qg.
- Bonnefoy, contre-maître chez M. Car eau i^méd. de bronze), 334-
- * Bonniot, drague rocheloise, 167. '
- Bonlems, habit sans couture, 109. \
- Bor, extraction de l’indigo du polygonum tinctorium j 84 (méd. d’argent), 87.
- *
- B os s in, seigle dit Vierland, 24*—Fruits d’une grosseur extraordinaire , 5i4«' . ' •
- Boucherie, conservation des bois, 12g. Bouillon-Lagrange, conversion de 4a fécule torréfiée en une matière soluble dans l’eau, 88. Bourbon Leblanc, fonte affinée, 42, 72. - ^
- Bourdon d’Aiguisy, pain économique, 184. Bréant, procédés de conservation des bois, 20. —Moyen d’empêcher la transsudation des liquides à travers le feutre, 347.
- Br es son, sur la réforme des lois céréales en Angleterre, 471 • **
- Breton, papier de Chine, g4 (prix), g5. Brouard, contre-maître chez M. CochoiïÇ xnèà.
- de bronze), 334- ’
- Brusick, graisse économique, 3o4*
- Burnier, appareil pour dessiner la perspective) 213, 281, 284 ( méd. de bronze ), 331. Busset, moyen de typograpliier la musique, 4^5.
- C. . # . *
- Cadet de Vcux^appareil pour détruire l’alu-cite des blés, i8q>^ . „
- Camus, organisation générale ou conditions d’avenir et de bonheur de tous les hommes de travail, 47 *• •# ^
- Carabasse, contre-maître chez M. Klein (méd.
- de bronze ), 335. <
- Caron, machine à sécher les étoffes, 27. -
- Caroille, machine à fabriquer les brigues , 29, i53, i56. * *
- Chaix, prote d’imprimerie chez M. Dupont (méd. de bronze ),.335.
- Championnière, foyer à flamme renversée, 184. Chaptal, fabrication du papier de paille, 297. Charrière, objets en ivoire flexible, i63. ^
- Chauoet et Villemin , contre - maîtres chez M. Nys ( méd. de bronze % 335.
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- t 524 )
- Chevalier ( Ch. ) , prisme pour redresser les . images photogéniques, 4^7 • — Manuel des myopes et des presbytes, 494-* Chevalier ( Victor ), calorifère portatif, 5o , 54 ( méd. d’argent ), 332. ,
- Chevallier ( A.), tables indiquant les ouvrages , traitant des découvertes industrielles, 67.'
- Sur la saline et la fabrique de produits chi-. iniques de Dieuze ( Meurtlie ) -, i5g. —- Sur des appareils de chimie en grès, 180.
- Clark, émaillage des vases de fonte, 61. 4
- Ctaudet, nouveau procédé d’iodage des planches photographiques, 3oi.
- Clegg, compteur à gaz, 3g. ’ ’
- Collas, application de son procédé de gravures ombrées aux cartes géographiques, 5i5. Combes, sur les roues à réaction ou à tuyaux, ** 2o5. —•> Anémomètre pour le jaugeage des courants d’air, 288. ♦
- Contamin , tour à portraits (méd. d’argent), 332, 368.
- Corberùn, sonde française, i85, ig3, ig8 (méd.
- d’argent), 331. *
- Cousinery, niveau de réflexion, 473. --
- Coussin, sur le tannage Vauquelin, 48.
- Crépet, emploi du régulateur Molinié, 355. Cunin-Gridaine, ministre du commerce, discours à l’assemblée générale du 11 août 1841, 32g. ^ *:
- , d. ^ : \
- Daguerre, nouvelles découvertes photographique^, 3o2.
- Daillot, indicateur du niveau de l’eau dans les
- -g? . - *
- chaudières, 12g. ** > •* 1
- Dalmenesche, cause de la colique de plomb, chez les tisserands, 216, 2g8.
- Dainilaville, emploi du régulateur Molinié, 356. Dandelarve, affinage de la fonte, 38y.
- D'Arcet, sur les changements à faire dans les procédés de saponification, 12.—Fabrication du papier de paille , 2g7. — Construction et emploi des silos, 2g8. •— Moyen de * durcir le plâtre ,877. — Moyen d’utiliser le résidu du dégraissage des laines, 441*
- De Gérando, notice nécrologique sur M. le duc
- de Doudcauville , 337. — Sur M. le duc de Prashn, 34?.. ' ~ v ’
- Degousée, tiges de sondages en bois, 18g.
- De la Morinicre, instrument applicable à la perspective linéaire, 478.
- Delapierre, papier de Chine, g3.
- Delarive, application à la gravure des procédés de dorage, 3an . #>. ' . ®
- Delatour, patins-nageoires, 125, 128 ( méd. de bronze), 331.
- Demidoff, premier exploitateur de mines en Iiussie, 42.4, 4?6.
- Desbordes, compas à ellipse, 120. — Instruments de précision ( méd. d’argent ), 331. — Machine à essayer la résistance des bon-' teilles, 483. ’ • " • •
- Dieiz \ remorqueur à vapeur marchant sur les routes ordinaires, 5. — Perfectionnements des machines à vapeur (méd. de platine), 332. Disert, cuite des objets en porcelaine sans support, 72. —Porcelaine colorée en bleu, 216. Dive, enduit liydrofuge, 60. &?>
- Doudeauville ( notice nécrologique sur M. le duc de ), 337. ^
- Dreger, portraits obtenus au moyen du daguerréotype, 171. * • *
- Dubois, café en liqueur, 216. .
- Duchêne, Guide de la culture des bois, 432. ^
- Dumas, sur le procédé de dorure et d’argenture de M. de Ruoh, 5i5T— Causes de l’insalubrité des eaux et de la destruction du doublage des navires, 51 g. * *
- Duparc {Léon), tenue d’un journal sur les bâ-ments à vapeur, 10g.
- Durand, teinture des étoffes, i3o. " Durand ( Jean ), four à dessécher les fruits, 72, ^ 3o8. ‘ «A?» ' -
- Dussert, contre-maître chez M. Philippe (méd.
- de bronze ), 335. *
- Duverger, typographie musicale, 476. *
- Duvoir ( Léon ) , système de chauffage établi * dans les bâtiments du quai d’Orsay, 182.
- * - E. ...... '
- Edwards, appareil évaporatoire des liquides,
- 464. - ' ' fff- > -
- Elkington, procédé de dorure par la voie hu-
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- ( 525 )
- mide, 3o8 ( méd. d’or ), 333, 382. — Moyen de dorer certains métaux, 4^* -
- Ernst, planimètre , instrument pour évaluer graphiquement l’étendue des surfaces agraires, 402.,.„s -v Ettinghausen, perfectionnement de la photo-, gaphie, 170.
- Eude, mesureur de gaz, 37. vf ,
- f. ,7 • "
- Eal>er-Dufaur, réduction de la fonte en fer doux, 388. . , . , *
- Earel, extraction de l’indigo du polygonum tinctorium, 84 (méd. de platine), 87.
- Faulcon, nouveau système de roues pour bateaux à vapeur, 496. . ,
- Fauquet-Lcmaitre, emploi du régulateur Molinié, 353. ***
- Feutry, garde moulin , chez M. Changarnier (méd. de bronze), 335.
- Fizeau , perfectionnement de la photographie, 17.1. — Emploi du brome en remplacement de l’iode, 3oi.
- Fouchard, fabrication du sucre de fécule, 485. Frick, châles teints en réserve (méd. d’argent), 332, 4I4- ' i ?
- Gannal3 conservation des viandes alimentaires,
- i69- î
- Garnier, Manuel du fontenier-sondeur, 98.
- G au din, procédés d’éclairage par le gaz, 318 , 435. — substitution du brome à l’iode dans les opérations photographiques, 499* -Gavoty, sur le tannage Fauquelin, 47. ^
- Gengembre, machine à vapeur simplifiée, . Gibus, chapeaux ployants (méd. d’argent, 332. Gille, nouveau système d’éclairage, 216 ( méd.
- de bronze), 331, 417, 4*8.
- Gillet, sur l’emploi du tannage Fauquelin, 47. Girard, filature du lin, 133.
- Gif nti, carreaux de vitres en mica, 170.
- Goult, nouveau système de pavage des rues, 490. Granger, chauffage des serres, 184.
- Greenwood et Savoye, plâtres alunes (med. d’argent), 332, 376.
- Gvouvelle, foyer à flamme renversée, fourneau de cuisine, chauffage des serres, i84-
- Guerlepied, contre-maître chez M. Durai (méd. de bronze), 826.
- Gueymard, sondage dans le département dé l’Isère, 186. . , * s ,
- H. . , i(1. „7 /
- Hebting, contre-maître chez M. Gandais (méd.
- de bronze), 336. . m 0$-- •
- Hector, contre-maître chez MM. Desbouillons et Jossort (méd. de bronze), 336. ^
- Héricart de Thury, sur le puits foré de l’abattoir de Grenelle, 98.
- Hermann, machine à broyer le chocolat, 317, 433.
- Hervy, extraction de l’indigo du polygonum tinctorium (méd. d’argent), 87. . - . \
- Heuzé, fabrication de la dextrine, 89, 90 (prix),
- M
- 92. - : :
- Hombres Firmas (d’), voyage en Belgique et en Hollande, 55. > ,«
- Houzeau-Muiron ,moyen d’employer les résidus
- du dégraissage des laines, 44r*
- Huau , nouveau sytème de ridage des haubans (méd. d’argent), 332, 893, 396.
- Hubbard, moyen de purifier les puits, mines , etc., 3o.
- Huet, emploi du régulateur Molinié, 354- ^ Hutin, scieries mécaniques à pierres dures, 3o6 (méd. d’argent), 332, 397.
- '7- I. \'
- Ilmann, indique l’existence de sables aurifères dans l’Oural, 4^5. **
- fsoard, nouvel instrument de musique, 467.
- J. .
- •• • ,
- Jacob, fabrication de la dextrine, 89.
- Japy, appareil pour empêcher les pendules de mécompter, 286.
- Jobard, forage des terrains à la corde, 187. ’ Jollivel (madame), sur le legs de, 326^
- Jomard, cause de l’explosion des tuyaux conducteurs de gaz, 108 ;— sur l’industrie de la Hollande et des pays limitrophes du Rhin, 47 2; — sur le travail des aveugles à Amsterdam, 518 ; —cartes géographiques en relief, 515. ' Josselin, appareils hygiéniques, 347. **
- Joumard, garde-lait (méd. de bronzfc), 331,415.
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- " Jv.
- Karmely culture du seigle multicaule, 24. Kettenhoven, portes à coulisses, 518.
- Kobell, procédé galvano-plastique appliqué à la reproduction des gravures, 10.
- Kuhlmann, sur les chaux hydrauliques et les ciments, 208. ^ *
- f- :;;i- L- v'r: .
- Labouherie, machine à filer le chanvre et le lin,
- ' 112.^i •' : 10 " ’ •. '•* :
- Lachèvre et Ricord, emploi du régulateur Molinié, 35^. !
- Landoux, influence de la mobilisation de la propriété sur la prospérité nationale, 4?1 -Laplanche, forage entrepris à Randan, 188. Larderclle, exploitation des suffioni en Toscane, 444. • '
- Làsteyrie, proposition de publication de médailles à la mémoire de Papin et de Fui ton, 5i3. V
- Lciurens, marbrure du savon , 14.
- Lebrun, pont monolithe en béton, 207.
- Leduc, emploi des eaux des féculeries (méd.
- d’argent de 5oo fr.), g3. - «â
- Lehodey, appareil pour remplacer les seringues, 216.
- Lemoine, sur le tannage Fauquelin, 48. Lerebours, construction de la loupe Stanhope, 4o ; — portraits photographiques, 3oi. Leroy (Ch.), mécanismes de pendules perfectionnés, 34 (méd. de platine), 332.
- Lesgent, couverts en métal dit d’Alger, 3o4* Levasseur, pupitre à dessiner, 108.
- Long champ, appareil de sauvetage, 496. ^
- Lorgeril (de), culture du seigle multicaule, 24. Loyd Margery, procédé pour préserver les matières végétales et animales, 209. *
- Loyer et Dartois, chaudières à vapeur, 77.
- m*. ' m.
- *Mac Culloch et Brunei, apprêt des tissus de co-, ton et autres, 58.
- Macneil, halage par la vapeur sur les canaux , - 57. f
- Magnien Jonard, pâtes françaises façon d’Italie (méd. d’argent), 332. " ;
- Magnus, procédé pour polir l’ardoise, 466.
- <526)
- Mallet ( Ch.), halage par la vapeur sur les canaux, 57. > -
- Mallet, purification du gaz de l'éclairage, 429, 46g. r A^' : m
- Maltby et Cuerton, appareils pour extraire et concentrer les matières colorantes, 4^7 -
- Marcescheau, nouveau système de locomotion,
- k - . A
- 29 ,
- Mariotte, établissement de construction de machines (méd. de platine), 332,4oo.
- Marioault {de), sur les réserves des grains, 108. Martin, emploi du gluten pour l’alimentation,
- 617. ‘ yei*
- Masquelier, dendromètre ou instrument pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres,
- 113, 116. &V ; *
- Martin, outils de charronnage (méd. de bronze), 33i, 367.
- Mathieu de Dombasle, traitement de la betterave, 514.
- Mauduit, appareil pour dessiner la perspective,
- 131.
- Menu, contre-maître chez M. Hennecart (méd. de bronze), 336.
- Mercier, modification apportée au mécanisme des pianos droits, 4°6> 4°6'
- Michaux (André), appareil pour mesurer les s variations du niveau de l’eau des rivières, i83, 201, 2o3.
- Mignard-Billinge, cordes de pianos en acier, 7 5. Milch, nouvelle pompe, 28.
- Molinié, régulateur à insufflation, 2i5 (méd. d’or), 332, 34g, 363.
- Monturiè, nouvelle serrure, 204 (méd. de br.), 331. * »
- Mulot, forage du puits de Grenelle, 98, toi, 3o8. *. $
- Murray, transport d’un phare, 499-
- ‘ « N.
- Noël, contre-maître chez M. Mathieu de Dombasle ( méd. de bronze), 336.^
- Noremberg, inventeur de la cafetière atmopneu-matique, 124.
- O. *'
- Oeynhausen, sondages à la corde, 189.
- Ollivier (Théod.), compas à ellipse, 117, 118,
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-
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- { 527 )
- 120; — sur l’école polytechnique de Carls-ruhe, 3i3. / ' v •'
- Owicre, nouveaux moyens de transport, 48°*
- % P.
- Panier, fabrique de couleurs (méd. d’argent), 332,407. *
- Payen, expériences sur la conservation des bois, & j3o; —sur l’acide borique des suffioni de ; la Toscane, 44^>— fabrication et raffinage du borax, 448- •
- Péligot et Alkan, note sur l’emploi de l’acide * oléique, 3o5, 4^9- ^ ^
- Pelletan, appareil pour vaporiser l’eau, 168. Penot, fabrication du gaz d’éclairage, 168. Penware, procédé de durcissement du plâtre, 377. ” - 1 -1 1 •
- Perlot, caractères en relief pour inscriptions d’enseignes, 454.
- Perron , emploie les machines à triturer de M. Hermann, 433. ‘ n-/ ...y*.-.
- Peyron, aimantation de la tôle zinquée, 497 • Pichenot, poêles de faïence ingerçable, 22.
- P ter en, fontaines à thé en métal anglais, 5i5. Pinon, creusets réfractaires, 392.
- Pironneau, four à cuir le pain, 3i.
- Pointaux, contre-maître chez M. Leroy (méd. 5 de bronze), 336. * v
- Polonceau, nouveau système de pavage et de dallage, 387. *" •
- P°P°ff1*découvre des mines d’or dans l’Altaï, 4 26.
- Poytruiaut, piqueur dans les ponts et chaus-*• sées (méd. de bronze), 336.
- Praslin, notice sur M. le duc de, 342. Proeschel, moyen de préserver les constructions de l’effet de l’humidité (méd. d’argent), 332, 412.
- Prony (de), moyen de mesurer la hauteur des eaux en rivière, 183, 202.
- Q.
- Quiquerez et Courtot, chaussure à cambrure flexible, 122.
- * ’ R. * , -
- Raincelm, ressorts de portes (méd. de bi\), 331. Rcverony-Saint- Cyr, application de l’électricité à la calligraphie, 213.
- Richard, contre-maître chez MM. Vvsin (méd.
- de br.), 337. fi ? *
- Ricard, moyen d’empêcher la rupture des essieux, 212, 292.
- Robert (Henri), ses travaux sur l’horlogerie,
- 317, 347, 434. •
- Robert-Houdin, moyen d’empêcher les pendules de mécompter, i83,285,287 (méd. d’argent), 33 x..
- Robison, appareil pour dessiner les petits objets, %2i3, 284.
- Roederer, préparation des acétates, 58. Rondeaux-Pouchet, emploi du régulateur Molinié, 358. - „
- Rouget, équipage de sauvetage en cas d’incendie, 109. ^ , '
- Rouget de l’Isle, métier à tapisserie (méd. d’argent), 332,371, 373. 4 ** • "
- Rotlermund, nettoyage des formes d’imprimerie,
- 469.
- Ruolz (de), dorage et argenture des métaux, 486, 519.
- .8. . ,• Scott Russe!, modification de la forme des bateaux à canal, 69. • -a# .
- Séguier, moyen de donner le tranchant aux corps durs, 112;—de remédier aux accidents causés par l’explosion des chaudières à vapeur, 386; — sur l’électricité de la vapeur, 496-Selligue, sondages d’après la méthode chinoise, 187.
- Sewell, procédés de fabrication du blanc de plomb, 459.
- Simon, contre-maître chez M. Senefelder (méd. de bronze), 337.
- Smith, nouveau système d’écluses des canaux, 69. ‘
- Smith (H.), nouvelles lampes à gaz, 463.
- Smith (S.), système d’éclairage au gaz chaud, 463. * . ÿ
- Soleil, cafetière atmopneumatique, 124, 4*4* Sorel, zincage par la voie humide, 3o.
- Stains, ressorts de voitures en fil d’acier, 166. Stancovitch, procédé pour dépouiller les noyaux des olives de leur pulpe, 181.
- Stanhope, loupe microscope, 4<>.
- *
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- *, , , ( 528 )
- Strada, sur la réforme des ateliers de magnane-ries, 164. ^
- ; Szymanski, sièges de garde-robes, 162, 294.
- T.
- Talbot, procédé photographique, 61 ; — papier photographique, 299.
- Taurin frères, contre-maîtres chez M. Âuzou (méd. de brouze), 337. m
- Tchefkine, annuaire des mines dé Russie, 316, 422.
- Teyssiev-Dücros , filature de la soie, 96 (méd. d’or), 97. A
- Thénard, sur les causes des progrès de l’industrie française, j 33 ; —allocution aux contremaîtres dans la séance générale du 11 août, ' 1841, 333.
- Thilorier, danger de son appareil pour solidifier l’acide carbonique, 68. '
- Thompson, procédé de coupellation de l’or, 462.
- Tissot, verreries décorées à la manière vénitienne, 33o (méd. de bronze), 331.
- Tissot jeune, moyen de durcir le plâtre, 377.
- - - « - / =V. V,.V: V.--
- Vallet et Morgan, dioraina portatif, 180. ? Vallot, recherches à faire sur l’altération des bois, 314* # {T
- Vàrennes (de), moyen de fixer les dessins au
- pastel, 210J ...4 <
- Vauqüelin, cause de la marbrure du savon, r 4î — sur le sucre et la gomme, 88.
- Vauquelin, nouveaux procédés de tannage, 44 (méd. d’or), 333,409. . , • '
- Vertel, carbonisation du bois, 213. - f -
- Vicat, cuisson des pierres à ciment, 5g. 1
- Vilmort-Maux, séchoir volant pour chaînes des tisSUS, 3. * *
- , , ' ... W; - f
- TT ait, régulateur à boules pour les machines, 349,36o. . , . •
- TVeld, nouveau système pour la chargedes armes à feu, 168. * ; > *
- TVerdet, teinture en garance des draps, 296. TVheatstone, appareils mus par un conducteur galvanique, 213.-
- Wilson, fabrication des mosaïques et des camées, 210. ; - ^ -• •
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- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA QUARANTIEME ANNEE DU BULLETIN.
- A. !
- Acétate île plomb, de sa préparation, par M. Rœderer, 58.
- Acide acétique employé sous forme de vapeur pour produire l’acétate de plomb, 58.
- — borique des suffioni de la Toscane, par M. Payen, 443. — Moyen de le recueillir,
- 444 (pl• 843). — De sa cristallisation, 447*
- — carbonique , explosion d’un appareil pour le solidifier d’après le procédé de M. Thilo-rier, 68. — Causes de cet accident, ibid. — De son emploi pour la production du blanc de plomb, 4Ô9.
- — oléique, de son application au graissage de la laine, par MM. Péligol et Alcan, 3o5, 439-
- Aiguilles à coudre, fabrication des, prix retiré du concours ,82.
- Aimantation de la tôle zinquée, parM. Peyron,
- 497*
- Air, de son emploi comme moteur, 206. — Moyen de mesurer sa vitesse, par M. Combes, 288 (pl. 835).
- Allocution aux contres-maîtres, par M. Thénard, 333.
- Alucite des blés, moyen de la détruire, par M. Cadet de Vaux, 180.
- Alun, sa dissolution employée pour conserver les viandes. 169; — durcit le plâtre, 378. Amidon, — se convertit en une substance sucrée, 88 ; — en une substance gommeuse connue sous le nom de dextrine, 89 ;— purification de 1’, par M. Martin, 517. Anémomètre propre au jaugeage des courants
- Quarantième année* Décembre 1841
- d’air, par M. Combes, 288 (pl. 835). — Théorie de cet instrument, 200.— Ses divers usages, 292.
- Angles, instrument pour mesurer les, par M. de la Morinière , 479*
- Annuaire des mines de Russie, par M. Tchef-kine, 422.
- Appareil pour dessiner, parM. Burnier, 284;— pour dessiner les petits objets, parM. Ro-bison, ibid.
- Appareils hygiéniques et orthopédiques de M. Josselin, 347
- Appartements, moyen de les chauffer avec le calorifère portatif de M. Chevalier, $3.
- Apprêt pour les chaînes des tissus, 3; — pour les étoffes de coton, parM. Mac Culloch, 58; —fait avec la dextrine préférable à la gomme et à l’amidon, 91; —pour encoller les galettes des chapeaux , parM. Bertaccioli, 420 (méd. debr.), 331.
- Arbres, instrument pour mesurer la hauteur et le diamètre des, par M. Masquclier, n3.
- Ardoise, moyen de la polir et préparer, par Ma g nus, 466.
- Argent, moyen de le dorer, par M. de Ruolz,
- 487.
- Argenture des métaux, par les procédés de M. de Ruolz, 488.
- Argile, de son broyage pour la fabrication des briques, par M. Carville, 153.
- Arithmétique enseignée aux aveugles, 519.
- Armes à feu, nouveau moyen de les charger, par M. JVcld, 168.
- Aveugles ; travail des, à Amsterdam, 5i8.
- 68
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- ............._ _ B....................
- Bateau souleveur de M. B au cher, i84-Bateaux, moyen d’accéléi'er leur maiche sur les canaux, 57 ; — leur forme modifiée , par M. Scott Russel, 69; —pour le transport des pierres, par M. Ouvière, 481.
- Bateaux à vapeur, tenue d’un journal par les, par M. Duparc, 109.. ; Nouyequ^ gar
- M. Faulcon, 49^>
- Baguettes et rouleaux l’ecouverts en cuivre pour ameublement fabriqués par M. Mariotte, i\o 1. Besicles, invention des, 49$. -Béton employé à la construction des ponts, 206. Betterave, son analyse à diverses époques de sa maturation, résultat du concours, 77, 78. — De son traitement par la méthode de M. Mathieu de Dombasle, 518.
- Bibliographie industrielle. — Livres français , 62, 172, 5oo. — Publications périodiques, 64, 175? 5o4- —Livres anglais, 64, 175, 5o5. — Livres italiens, 66. — Livres allemands, 66, 5o5.
- Bicarbonate de potasse, de son emploi pour la dorure par la voie humide, 384-Blanc de plomb, procédés de fabrication du, par M. Sewell, 469 (pi. 844)•
- Blé, machine poitative à battre-le, résultat du concours* 79...
- Bois, sa puissance calorifique, 5i. — Pi’océdé de conservation, par M. Bvêant, 20; — par M. Loyd Margery, 209; — par MM. Boucherie et Payen , 314. — Expériences sur les, par M. Payen, 129, x3o.,.ynn Bois de teinture, moyen d’en extraire la couleur, par MM. Mallby et Cuerton, 4^7 (pl. 844)"' Borax, fabrication et raffinage du, par M. Payen, 446. — Sa préparation, 45o.—Son raffinage, 451 (pl. 843). — Sa cristallisation, 462. Bouchons de liège imperméables, par M. Beu-lard, 216. , JO .Ç
- Bourbonne-les-Bains, nettoiement des .conduits pour y amener.les eaux, 3i 3, .. -t) U\ Bouteilles, appareil pour éprouver la résistance des, par M. Desbordes, 483 (pl. 848);— destinées à contenir des vins mousseux , fabx’i-cation des, résultat du concours,,82. ; / ;
- Brevets d’invention délivi’és en Fi’ance pendant l’année x84o, 217 ;— en Angleterre en 1840, i34.
- Briques, machines à faire les, par M. Carville, 29, 153. — Quantités produites, 154- — Description , i56 (pl. 827). —Démoulage et transport, 167', i58.— bituminées, hydro-; fuges, par M. Proeschel, 4i3.
- Brome, de son emploi dans la photographie, par M. Fizeau, 3oi ; —par M. Gaudin, 499. G.
- Café en liqueur, par M. Dubois, 216.
- Cafetièi’e atmopneuinatique de M. Soleil, 124,
- 44 (pi* 842).
- Caloi’ifère portatif, par M. Ficlor Chevalier, 5o. —Expériences faites avec cet appareil, 51,52. — Ses avantages, 53. —Sa description, 54 (pl. 823) (méd. d’argent), 332.
- Camées, de leur fabi'ication en Italie, 211. Canaux, moyen d’accélérer la navigation sur les, 54.
- Caractèies de musique, par M. Basset, 477*
- — en relief pour les inscriptions des enseignes, par M. Perlot, 454*
- Carreaux de vitres en mica, par M. Glynn, 170. Cartes géographiques en relief, 515.
- Casserole cle M. Joumard, pour empêcher le lait de se boursoufler par l'ébullition,
- '4*5 (pl. 842). ,
- Censeurs, rapport des, sur la comptabilité du trésorier, 328.
- Chaînes des tissus, moyen de les sécher, 3. Châles teints à la l’éserve, par M. Frick (méd.
- d’argent), 332, 4*4- !
- Chambre claire, simple et économique , par M. Robison, 284 (pl. 833).
- — obscure, moyen de l’edresser les images photographiques de la, par M. Ch. Chevallier,
- 467. - -
- Chapeaux , moyen d’empèçher la transpiration de pénétrer à travers les , par M. Bréant, 347.
- — Apprêt pour les, par M. Bertaccioli, 420;
- — ployants, parM. Gibus (méd. d’argent),
- 332. . , ?
- Charbon incandescent détruit le gaz acide carbonique.dans les mines, 3i. , ..
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- Chariot à cylindres, par M.Ouvière, 483 (pi. 847).
- Chaudières à vapeur, moyen de remédier aux accidents causés par l’explosion des , par M. Séguier, 386 ; — d’indiquer le niveau de l’eau dans les , par M. Daillot, 129.
- Chauffage, nouveau système de, par M. Léon Duvoir, 182.
- Chaussures à cambrure flexible de MM. Qui-q lierez et Courtot, 122.
- Chaux hydraulique sur la, par M. Kuhlmaiin, 208. — De sa cuisson, par M. Hieat, 60.
- Cheminées en porcelaine, par M. Gille, 418.
- Chemins de fer réunis à un canal pour accélérer la navigation des bateaux, 67. — Leur nombre en Hollande, 4;72-
- Chocolat, machine à broyer le, par M. Hermann, 433.
- Ciments, effet de la cuisson sur les, par M. Vi-eat, 60.
- Clysoléide, appareil propre à remplacer les seringues, par M. Lehodey, 216.
- Cobalt, moyen de l’appliquer sur divers métaux, par M. de Ruolz, 4qo.
- Colique de plomb chez les tisserands , par M. Dahnenesche, 216, 298.
- Compas à ellipse, par M. Théodore Olivier, 117. — Théorie de cet instrument, 118. — Sa description, X20 (pi. 82.5). — Description de celui de feu Baradelle, 119 (pl. 825).
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration depuis le 12 août 1840, 312.
- Compteur à gaz mécanique, par M. Eude (pl. 821), 3g.
- Concours ouverts pour l’année 1840, rapport sur les, par M. le baron de Gérando, 76 ; '— dont la clôture a été prononcée, 83.
- Conducteur électrique, ses diverses applications, par M. JTheatstone, 213.
- Conduites pour amener les eaux à Bourbonne-les-Bains, nettoiement des, 3132 (
- Conseil d’administration, ses travaux»(depuis le 12 août 1840, 312.
- Constructions, moyen de les préserver de l’humidité, par M. Proesckel (médaille d’argent), 332.
- Contre-maîtres, médailles décernées aux, 333.
- Corde, de son emploi pour les sondages, 190.
- Couleurs, moyen de les extraire des bois de teinture par MM. Maltby et Cuerton, 4^7.
- -t-fabriquées, par M. Panier, 407 (méd- d’argent), 332. ,
- Couverts en métal dit d’Alger, parM. Lesgent, 3o4*
- Creusets réfractaires, par M. Pinon, 392.
- Cuirs tannés d’après le procédé de M. Hauque-lin, 44, 4°9- '
- Cuivre, moyen de le précipiter à l’état solide, par la galvanoplastie, 10. — Inconvénients de sa dorure au mercure, 383 ; — doré par la voie humide, ibid. — De son argenture par la pile galvanique, 487 .-'—Moyen de le dorer et de l’appliquer sur le fer et la fonte , par M. de Ruolz, 489.
- Cyanure de potassium employé pour la dorure et l’argenture des métaux, 486.
- Cylindre broyeur de la machine à briques de M.. Car ville, i56 (pl. 827, 828).
- I).
- Daguerréotype , perfectionnements du , par M. Ettinghausen, 170.
- Dendromètre, ou instrument pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres par M. Mas-quelier, 113, 116 (pl. 824)-
- Dépenses de la Société pendant .Tannée 1840, 322.
- Dessins au pastel, moyen de les fixer, 210.
- Dessin des petits objets, parM. Robison, 284 (pl. 833) ;— de la perspective, par M. Mau-duit, 13r; — par M. Burnier, 282 (méd. de bronze), 331.—Appareil de M .de la Morinière,
- 479 (P1- 846)-
- Dessins, moyen de les former sur les étoffes, par M. Durand, i3o.
- Dextrine, fabrication de la, résultat du concours, 87. — Prix décerné à MM. Heuzé frères, 92. — Ses divers emplois, 91.
- Diorama portatif par MAlj| Halle t et Morgan, 180.
- Discours prononcé par M. le ministre du commerce dans la séance générale du 11 août 1841, 329^ — par M. Thénard, dans la séance générale du 24 mars 1841, x 33.
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- Dorure parla voie humide employée en remplacement du vernis pour les planches des graveurs, 32.—Parle procédé de M. Elkington, 3o8, 382.—Sa préparation, 382;—applicable aux objets de bijouterie, 385 (méd. d’or), 333 ;—au moyen de la pile galvanique, par MM. Elkington et de Ruolz, 485, 436.
- Doublage des vaisseaux , causes de l’altération du, 619.
- Drague rocheloise, par M. Bonniot, 167.
- Draps, teinture en garance des, par M. TVerdet, 296. — feutrés, fabrication des, 208.
- Dynamomètres propres à mesurer la force des machines et applicables à l’agriculture, résultat du” concours, 81.
- E. ;
- Éau chauffée, sa circulation employée pour le chauffage desbâtiments du quai d’Orsay, 182. — Moyen de vaporiser de grandes masses, par M. Pelletan, 168. — Son poids appliqué à la locomotion, par M. Marcescheau, 295. — Instrument pour mesurer sa hauteur dans les rivières, par M. Michaux, 201 (pl. 832).
- Eau de mer, cause de son insalubrité, 519.
- Eaux des amidonneries et des féculeries, résultat du concours ,92. — Leurs précipités peuvent être employés comme engrais, 92. —Médaille d’encouragement à M. Leduc,(g 3.
- Echafaudage volant employé en Hollande, pour la réparation des maisons, 56.
- Éclairage des numéros des maisons, par M. Gi7/e(méd. de bronze), 331, 417î — au gaz de houille, par M. Blondeau de Carolles, 3i;—parM. Gaudin, 435;— au gaz chaud, par M. Samuel Thompson, 463 (pl. 844)-
- Écluses pour les canaux, par M. Smith, 6g.
- Écoles d’agriculture de MM. de Dombasle et Rieffel, élèves placés aux, 316; —d’arts et métiers deChâlons, élèves nommés, 43o;—des arts et manufactures, progrès des élèves, 317.
- Écorces propres à 1a fabrication du papier, nettoiement des, résultat du concours, 81.
- Écran conservateur appliqué au métier à tapisserie de M. Rouget de l’Isle, 3^5.
- Électricité développée dans un jet de vapeur, par M. Armstrong, 28; par M. Séguier, 4g6;
- — appliquée à la calligraphie, par M. Rever ony Saint-Cyr, 213.
- Electrotypie, par M. Bocquillon, 10.
- Ellipses, moyen de les tracer, 118, 119.
- Email pour les vases de fonte, par M. Clark, 61.
- Empatage, opération pour combiner l’alcali aux corps gras dans la fabrication du savon, i3.
- Enduit hydrofuge, par M. Vive, 60.
- Enseignes perfectionnées , par M. Perlot, 454-
- Essieux de voitures, moyen d’empêcher leur rupture , par M. Ricord, 212, 292.
- Espagnolettes dites pantoclines, parM. Andriol (méd. d’argent), 332, 419.
- Essence de térébenthine, son mélange avec le gaz augmente l’intensité de la lumière, 435;
- — employée pour affiler les instruments tranchants, 112.
- Etain, moyen de le dorer et l’argenter par M. de Ruolz, 487; — de l’appliquer sur fer, bronze ou laiton, 489.
- Etamage du cuivre et du fer, par M. de Ruolz,
- . 48g-
- Etoffes, moyens ordinaires de les sécher, 27. — Avantages de la machine de M. Caron, ih. — Moyen de former des dessins sur les, par M. Durand, i3o; — de prévenir leur altération, par M. Lloyd Margery, 209; — de coton, moyen de les apprêter, par MM. Mac Culloch et Brunei, 58.
- Evaporation des liquides, parM. Pelletan, 168. F.
- Farines, procédé pour apprécier la qualité de celles destinées à la panification, résultat du concours, 78.
- Faïence ingerçable pour poêles, par M. Piche-
- not, 22.
- Fécule, moyen de reconnaître son mélange avec la farine de blé, résultat du concours, 81. — De sa conversion en matière sucrée, 88.
- Fer zinqué à froid à l’aide de la pile galvanique, par M* Sorel, So.—Argenture, dorure et étamage du, par MM. Elkington et de Ruolz,
- 486, 489.
- Filtres nouveaux de M. Beart, 461 (pl. 844)-
- Fonds d’accroissement, situation du, 32.5.
- Fontaines à thé de M. Pieren, 5i8.
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- ( 533 )
- Fontaines jaillissantes creusées en divers pays, J Gouverneur des machines de TVaii, conditions 187.
- Fonte de fer, ses inconvénients dans la construction des appareils ayant à supporter une forte pression, 58. — De son émaillage, par M. Clark, 61 ;—affinée, par^M. Bourbon Leblanc, 42' —par M. Dandelarre, 167. — Sa réduction en fer doux , par M. Faber Du-faur, 88. — Moyen de l’argenter et de l’éta-mer, par M. de Ruolz, 488, 489.
- Forages opérés à l’aide de la sonde Corberon,
- I9l,:93-
- Formes d’imprimerie, moyen de les nettoyer, par M. Rottermund, 469.
- Four à briques de M. Cannlle, 15g (pl. 829);— à pain pour les vaisseaux, par M. Pironneau, 31 ; —à gaz pour la réduction de la fonte en fer doux, par M. Faber Dufaur, 388;—pour la dessiccation des fruits, par M. Durand, 72, 3o8. Fourneaux, perfectionnement de la construction des, résultat du concours, 77.
- Fourrage en vert obtenu du seigle multicaule, 25. Foyers à flamme renversée, adaptés à un four à pain , par M. Grouvelle, 184.
- G.
- Galettes de chapeaux, apprêtées par M. Bertac-cioli, 4^1.
- Galvano-plastique par M. Kobell, io. Garde-lait, par M. Joumard (méd. de bronze), 331,4*5 (pl* 842).
- Garde-robes, siège de, par M. Szymanski, 162, 294 (pl. 836).
- Gaz acide carbonique moyen de le détruire dans les mines, par M. Hubbard, 3o.
- — de houille, moyen de l’épurer pour l’éclairage, par M. Blondeau de Carolles, 31 ; — de mesurer sa consommation dans un temps donné, par M. Eude, S'] ; — de sa fabrication, par M. Penot, 168. — Emploi de celui provenant des hauts fourneaux, 388. — Nouveau procédé de purification du, par M. Mallet, 429, 469; — parM. Gaudin, 318, 435.—Expériences sur l’intensité de lumière du, 436, 437. — Ses avantages, 438. Géographie enseignée aux aveugles, 519. Glucose,fabrication de la,par M. Fouchard,485. Gluten, emploi du, par M. Martin, 5in.
- qu il doit remplir, 361.
- Grains, moyen de conserver les, par M. d’Arcet, 299-
- Graisse économique, par M. Brusick, 3o4*
- Gravure en relief applicable aux cartes géographiques, 5i5.
- Guide de la culture des bois, par M. Duchene, 432,468.
- Gypse, moyen de le durcir, par MM. Greenwood et Savoie, 378.
- H.
- Halage par la vapeur sur les canaux, par M. Mallet, 57.
- Haubans, des navires, système de ridage des, par M. Huau, 3g3.
- Hauts fourneaux , emploi de la chaleur perdue des, par M. Dandelarre, 387.
- Hollande, souvenirs d’un voyage en, par M. d’Hombres Firmas, 55. — Propreté des habitations, ib. — Echafaudage pour les réparer, 56. — Industrie de la , par M. Jo-mard, 472.
- Hommes employés comme moteurs dans la drague rocheloise, 167.
- Homographe, instrument pour dessiner la perspective , par M. Burnier , 283 , 284 (pl. 833).
- Horlogerie, ateliers d’, de M. Leroy, 35.— Mécanisme d’, perfectionné par M. Robert Houdin , 287 ( pl. 834 ). — Travaux d’, de M. Henri Robert, 434-
- Houille, de son emploi pour la cuisson du pain, 31. — Quantité de gaz qu’elle donne pour l’éclairage, ièid. — Manière de l’épurer, ibid.
- Humidité, moyen de faire cesser ses effets sur les constructions, résultat du concours, 80.— 1,000 francs consacrés à des expériences sur cetobjet, 179.—ProcédédeM. Proeschel,413.
- Hydro-extracteur ou machine à sécher les étoffes, par M. Caron, 27.
- Hydrogène sulfuré, cause de l’insalubrité des eaux et de l’altération du doublage des vaisseaux, 5ig.
- Hydromètre, appareil pour mesurer la hauteur de l’eau des rivières, par M. Michaux, 2o3 ( pl. 832 ).
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- ( 534 )
- I.
- Incendie, appareil de sauvetage de M. Rouget,
- I09*
- Indicateur du niveau de l’eau dans les chaudières à vapeur, par M. Daillot, 12g.
- Indigo, extrait du polygonum tinctorium, résultat du concours, 84. — Essais de M. B or, ib. y — de M. Hervy, 86. — Travaux de M. Farel, 85 ( méd. de platine), 87. ( Méd. d’argent à MM. B or et Hervy, ib.)—Nouveau programme, ib. — Essais de M. Bébert, 2g3.
- Influence de la mobilisation de la propriété , ouvrage de M. Landoim, 471 •
- Instrument pour mesurer les arbres, par M. Mas-quelier,ii3.
- — pour évaluer graphiquement l’étendue des surfaces agraires, par M. Ernst,, 402.
- Instruments de précision de M. Desbordes (méd. d’argent ), 331.
- Ivoire rendu flexible, par M. Charrière, ï63.
- L.
- Laine, de son graissage par l’acide oléique, 3o5, 43g. — De son dégraissage, 44°*
- Lait,moyen d’éviter son boursouflement quand on le fait bouillir, par M. Joumard, 4i5.
- Lampe réflecteur de M. Giüe, 216,4* 7 (ph 842) (méd. de bronze), 331.
- Lampes à gaz perfectionnées, par M. H. Smith,
- 463 (pi. 844).
- Legs de M. d’Argenteuil ,32 5; — de madame la comtesse Jollivet, 826.
- Levier d’un nouveau genre pour opérer le ri-dage des haubans, par M. Huau, 3g5.
- Lin , peignage du , par machines , résultat du concours, 80. — Moyen d’introduire sa filature dans les petits ménages, par M. Labou-herie, 112.
- Liquides, moyen de les évaporer, par M. Pelle-tan, 168; — par M. Edwards, 464 (pi- 845); — de les filtrer, par M. Beart, 461.
- Loupe dite de Stanhope / introduite en France, par M; Lerebours, 4o.
- Locomoteur rapide et économique, par M. Mar-cescheau, 2g5.
- Lumière solaire, sur le rayonnement chimique de la, par M. Becquerel, 6g.
- M.
- Machine à battre les sondes, de M. Corberon, 200 ( pl. 831 ).
- Machines, moyen de régler leur vitesse, par M. .Watt, 34g; — par M. Molinié , 35o. — Ateliers de construction des, par M. Mariotte (méd. de platine), 332, 4°°- •
- — à vapeur simplifiées, par M. Gengembre ( pl. 822), 4i;—par M. Dielz (méd. de platine), 332. — Leur mouvement réglé par l’appareil de M. Molinié, 355, 35g.
- Magnaneries, sur les, par M. Strada, 164.
- Maisons, leur propriété en Hollande, 55. — Echafaudage pour les réparer, 56.— Moyen de les éclairer, par M, Gille, 4*7*
- Manuel des myopes et des presbytes, par M. Ch. Chevalier, 494-
- Médailles d’encouragement décernées dans la séance générale du 11 août 1841, 328; — décernées aux contre-maîtres, 335.
- Membres du conseil d’administration au 11 août 1841, 344 ; — de la Société admis pendant l’année 1841, 5ao.
- Mérinos, de leur multiplication en Russie, io5.
- Mesureur de gaz, par M. Eude, (pl. 821), 3g.
- Métaux, dorure et argenture des, par M. Ellington, 382, 464 i ~~ par M. de Ruolz, 466,
- 487.
- Métier pour tapisserie de haute et basse lisse, par M. Rouget de l’Isle (méd. d’argent), 332, 371, 376 (pl.-83g).
- Mines, moyen de détruire les gaz dans les, par M. Hubbard, 3o. — De leur exploitation en Russie, 424.
- Montres fabriquées par M. Leroy, 34.
- Mosaïques, de leur fabrication en Italie, par M. Wilson, 210.
- Moules à briques de M. Carville, i56 (pl, 827).
- Mousseline, apprêt et séchage de la, par MM. Brunei et Mac Culloch, 5g.
- Musique, moyen de l’imprimer par procédés typographiques, par M. Basset, 4y5; — de l’enseigner aux aveugles en Hollande, 519-
- N.
- Natation facilitée par l’emploi des patins-nageoires de M. Delatour, 126.
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- ( 535 )
- .Naufrages, moyen de les sauver, par M. Long-champ, 4g6*
- Navires, haubans d’un nouveau système pour les tendre ou rider, par M. Huau, 3g3.
- Nécrologie, M. le duc de Doudeauville , 337. — M. le duc de Praslin, 342.
- Nickel, moyen de l’appliquer sur le fer, 4go.
- Niveau de réflexion imaginé par M. Cousinery,
- 47 3 •
- Notices industrielles, 27,57,12g, 166,2o5,294, 386, 429, 437? 496-
- O.
- Objets exposés dans la séance générale du 24 mars 1841, 73; — dans la séance du 11 août 1841, 309.
- Observatoires pour les recherches magnétiques et météorologiques établis en Russie, 428.
- Olives, moyen de dépouiller les noyaux des, de leur pulpe, par M. Stancovitch, 181.
- Or, moyen de le porter sur les métaux parla voie humide , par M. Elkington, 384; — par Ie procédé galvanique de M. de Ruolz, 486. — Procédé de coupellation de 1’, par M. L. Thompson, 462 (pl. 844)*
- Organisation générale, ou véritable condition d'avenir des hommes de travail, ouvrage de M. Camus, 471.
- Outillage par machines des grands ateliers de mécanique, résultat du concours, 76.
- Outils de sondages à la corde de M. Corberon, 198 (pl. 83o). — Appareil pour les manœuvrer, 200 (pl. 831); — de charronnage de M. Martin (méd. de bronze); 331, 367 ; —pour la tapisserie, par M. Rouget de l’Isle, 3y4.
- Oxyde de fer mêlé avec l’essence de térébenthine sert à la peinture galvano-plastique, 10.
- P.
- Paille, de sa préparation pour la fabrication du papier, 297.
- Pain économique par 3VI. Bourdon d’Aiguisy,
- 184.
- Pantoclines , nouvelles espagnolettes, par M. Andriot, 4I9-
- Papier continu , nouveau système de ventilation du, par M. Barrait, 466 (pl- 845).
- Papier de paille fabriqué par MM. d'Arcet, Chap-tal et Bronzac, 297; — de Chine, fabrication du, résultat du concours , g3. — Prix décerné à M. Breton , de Grenoble, g5.— Photographique, moyen d’augmenter sa sensibilité à la lumière, par M. Talbot, 61. — Effets des rayons solaires sur le, 70.— De sa préparation, 299. — De son emploi, 300.
- Pâtes françaises façon d’Italie de M. Magnien Jonard (méd. d’argent), 332.
- Patins-nageoires de M. Delalour, 125, 127 (pl. 826) (méd. de bronze), 331.
- Pavage, nouveau système de, par M. Polon-ceaul387.—Inconvénients de celui en chaussée creuse, 491 • — Améliorations introduites dans celui de Paris, 497-
- Pavés en terre cuite, par M. Polonceau, 387.
- Peaux tannées parles procédés de M. Vauque-lin, 47, 411-
- Peinture galvano-plastique, par M. Kobell, 10.
- Pendules à secondes mortes de M. Leroy (pl. 820), 35; — à remontoir et à force constante, par le même, 36 (méd. deplatine), 332. — Moyen d’empêcher leur sonnerie de mé-compter, par M. Robert Houdin , 285, 286 (pl. 834) (m^d. d’argent), 331.
- Perspective, instrument pour dessiner la, par M. Burnier, 281, 284 (pl. 833).
- — linéaire, instrument applicable à la, par M. de la Morinière, 479 (pl. 846).
- Pétrole découvert dans le département du Bas-Rhin , 129 ; — sert au graissage des machines , ibid.
- Phare de Sunderland, transport du, par M. Murray ? 499‘
- —de Faramans, moyens de transport des pierres pour la construction du, 480.
- Photographie perfectionnée, par M. Talbot, 6i ; — par M. Gaudin, 499. — Emploi du brome dans la, par M. Fizeau, 171, 3oi. — Nouvelles découvertes par M. Daguerre, 302.
- Piano nouveau , par M. Isoard, 467.
- Pianos droits perfectionnés par M. Mercier, 4o5, 4o6(pl. 842).
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-
- Pierres artificielles, de leur fabrication, par M. Kuhlmann, 20g. — Propres à remplacer les pierres lithographiques , résultat du concours, 79.
- — à ciment, propriétés qu’elles acquièrent par une cuisson incomplète, par M. Ficat, 5g.
- — dures, moyen de les diviser à la scie, par M. Hutin, 3g8.
- Pile galvanique, de son usage pour la dorure et l'argenture des métaux , 486, 5ig.
- Planches gravées, dorées , au heu d’être vernies, 32 ; — imitant le lavis, obtenues par M. Kobell, 1 o.
- — destinées à la photographie, iodage des, par M. Claudet, 3oi;—par M. Gaudin, 499-
- Planimètre, instrument pour évaluer graphiquement l’étendue des surfaces agraires; par M. Ernst, 4o2 (pl. 840-
- Plaques photographiques électrisées par les procédés de M. Daguerrc, 3o2.
- Platine, de son application sur divers métaux, par M. de Ruolz, 488.
- Plâtre, divers moyens employés pour le durcir, 377;—aluné, par MM. Greenwood et Savoie (méd. d’argent), 332 , 3^6. — Procédés de préparation , 378. — Son prix , 38o. — Ses avantages, 381.
- Plomb des métiers à tisser, cause de maladie chez les ouvriers, 298.
- Plombage des métaux, par M. de Ruolz, 489.
- Poêles de faïence ingerçable, par M. Pichenot, 22.
- Point de vue sous lequel, en France, on doit examiner la réforme des lois céréales, par M. Bressan, 471 •
- Poire d’une dimension et d’un poids extraordinaires, par M. Bossin, 514*
- Polygonum tinctorium, prix pour l’extraction de l’indigo du, résultat du concours, 84. — Médaille de platine à M. Farel ; médailles d’argent à MM. Bor et Hervy, 87. — Procédé d’extraction de l’indigo du, par M. Farel, 85.
- Pompe à jet continu et à un seul corps, par M. Mile h, 28. .f v
- Pont monolithe en béton, par M. Lebrun, 207.
- Porcelaine, perfectionnements de la fabrication delà, par M. Discry, 72; — colorée en bleu, parle même, 216.
- Portes à coulisses de M. Kettenhcven, 518.
- Prix dont les concours ont été prorogés, 82 ; — décernés dans la séance générale du 24 mars,
- 1841,84.
- Procès-verbaux des séances du conseil d’administration, extrait des,—séance du 1 3 janvier, 67,—du 27 janvier, 7 1,—du 10 février, 106,
- — du 24 février, 108 , — du 10 mars , : og,
- — du 17 mars, i32, - du24 mars, 133,—du 7 avril, 178, —du2i avril, 180,—du 5 mai, 182, — du ig mai, 211, — du 2 juin, 214, du 10 juin, 3o2, — du 3o juin, 3o5, —du 7 juillet, 317, — du 14 juillet, ibid: , -— extraordinaire du 4 août, 38g, — séance générale du 11 août, 391, — séance du 2Ô août, ibid.,— du 8septembre, 43o,— du 22 septembre, 431 ? — 8u 6 octobre, 468, — du 20 octobre, 469, —du 3 novembre, 514— du 17 novembre, 5i4—du icr décembre, 5i7.
- Produits chimiques de la saline deDieuze, 161.
- Puits de mines, moyen de les aérer , par M. Hubbard, 3o.
- Puits forés , encouragements accordés par la Société pour perfectionner le percement des, 98. — Le conseil municipal de Paris décide que des sondages seront faits dans l’intérieur de la capitale, 99.—Localités indiquées, 100. — Choix du bassin de l’abattoir de Grenelle, 101. — Avis de M. Héricart de Fliury, 102.
- <—Travaux de M. Mulot, 3o8; — creusés en Chine, 187.
- Pupitre de dessinateur , de M. Levasseur, 108.
- R.
- Rayons solaires, leur effet sur le papier de M. Talbot, 70.
- Recettes de la Société avant 1840, 820; — en 1840,321. •
- Régulateur à boules, de TValt, 349 ; — appliqué aux machines à vapeur, 35o. — Conditions qu’il doit remplir, 36o. —Ses inconvénients, 362.
- —à insufflation, par M. Molinié, 34g-—Ses diverses applications, 35i. — Épreuves aux-
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- quelles il a été soumis, 35a, 353.—Ses avantages, 362.—Sa description, 363 (pl. 837).— Appliqué aux vannes des roues hydrauliques et aux machines à vapeur, 366 (pl. 838), méd. d’or à M. Molinié, 333.
- Remorqueur à vapeur sur routes ordinaires, par M. Dietz (pl. 8-1.6, 817, 818), 5. — Mécanisme des roues du, 7.
- Ressorts de portes, par M. Raincelin (méd. de bronze), 331.
- — de voitures en fil d’acier, par M. S tains, 166.
- Ridage pour les haubans des navires , nouveau
- système de, par M. Huait, 3qd (pl. 8^0) (méd. d’argent), 33a.
- Rivières, appareil pour mesurer le niveau de l’eau des, par M. Michaux, 20 f.
- Roues du remorqueur de M. Dietz, mécanisme pour leur donner la direction convenable, 7.
- — hydrauliques, moyen de régler leur mouvement , 35o ; —- réglées par l’appareil de M. Molinié , 3=58 * — à réaction et à tuyaux, par M. Combes, 205-
- Rouleau typographique, par M. Montm'ié, 204 (méd. de bronze), 331.
- Rues de Paris, moyen de les assainir et de les rendre plus propres, par M. Goult, 49m — Amélioration du pavage des, 496.
- S.
- Sables aurifères, de leur découverte dans la Russie asiatique, ^2.5 ; — leur produit, 427.
- Saline de Dieuze, notice sur la, par M. Chevallier, i5g.
- Sauvetage , nouvel appareil de, par M. Long-champ, 496.
- Savon, changements à faire aux procédés de fabrication du, par M. d’Arcet, 12.— Empâtage, t3. — Liquation et madiage, 1 —
- Marbrure, ib,-,—ce qui la produit, 16, 17.— Inconvénients de la fabrication actuelle, x8. Améliorations à y introduire , 1 g.
- Scieries mécaniques à pierres dures , par M. Hutin, 397 (méd. d’argent), 33?..
- Scies de sondages, par AI. Corberon, 198 (p). 83o).
- Séance générale du 2 | mars 184 * 7 3^ — du
- 11 août 3qq.
- Quarantième aimée. Décembre 1.841
- Séchoir volant pour les chaînes des tissus, par M. Vilmorl-Maux, 3.
- Seigle multicaule, présenté par M. Bossin, 24;
- — donne un fourrage fauchable, ib. — Avantages de sa culture dans certaines localités, 26 ; — ne produit pas davantage de grain que le seigle ordinaire, 26.
- Sel gemme de Dieuze, statistique, de la mine de, 160.
- Semelles inflexibles, inconvénients des, 1225 — flexibles, par MM. Quiquerez et Çourtot, 123.
- Serrure simplifiée, parM. Monturié, 204.
- Sièges de garde-robes, par M. Szymanski, 294 (pl, 836).
- Silos pour conserver les grains, nouveau mode de construction des, par M. d’Arcet, 298.
- Société impériale d’économie rurale de Moscou, ses travaux pendant les années i838 et 1839, 1 o3.—Influence qu’elle a exercée sur diverses branches d’industrie, ioô.
- Société pour rencouragement de l’industrie dans les Etats prussiens, ses travaux, 455.
- Soie, filature de là, dans les départements où elle existe depuis longtemps , résultat du concours, ç)5. — Méd. d’or à AI, Tcyssier-Ducros, 97.
- Sondages ordinaires, difficultés qui les accompagnent i88, — Moyens d’y remédier, 189;
- -— exécutés par AI. Degousée, 129 ; — par AI. Corberon, 194 (méd. d’argent), 33 t.
- Sondes à tiges, leurs inconvénients, 190; — leur prix comparé au système à cordes, 197.
- — à cordes, terrains dans lesquels elles peuvent fonctionner, 190 ; — leurs avantages, 19,1;
- — perfectionnées , par AI. Corberon, j85,
- 186.—Divers outils dont elles se composent, 195. — Leur prix comparé à celui des, à tiges, 197.—Leur description, iqS^pl. 83o). —- Appareils pour les manœuvrer , 200
- (pl. 831) (méd. d’arg. à AI. Corberon), 33=1 •
- Sonnerie des pendules , moyen de l’empêcher de mécomptes, par AI. Robert Iloudin, 286,
- 287 (pl. 834).
- Sucre de betterave fabriqué en Russie, 104.
- — de dextrine, prix pour la fabrication du, 78.
- Sucrede fécule, fabriqué par M. Fousehard, 485.
- G9
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-
- ( sas )
- Suffîoni de la Toscane, produisent de l’acide borique, 44^-
- Sulfate de cuivre employé pour conserver les substances animales et végétales, 209.
- — de fer, employé par M. Bréant pour conserver les bois, 21.
- Surfaces agraires, moyen de les mesurer, par
- M. Ernst, 4°4*
- T.
- Tachymètre, nouvel appareil de locomotion, par M. Marcescheau, 295.
- Table des ouvrages traitant des découvertes industrielles, nécessité d’une, 67;— générale des matières du Bulletin , son prix diminué, 215; —pour déliter les vers à soie, par M. Strada , 165.
- Tannage des cuirs abrégé, par le procédé de M. Eauquelin, 44? 4°9-—Certificats attestant la bonté de ce procédé, 46 ? 47 5 4$- — Appareils employés, 4 * ï (méd. d’or), 333.
- Tapisserie, métier pour la fabrication de la, par M. Rouget de VIsle, 37 1 ( pi. 83g ).
- Tarières de sondage, par M. Corberon, 198 (pl. 83o).
- Teinture en garance des draps, parM. Werdet, 296 ; — des étoffes, par M. Durand, i3i.
- Télégraphe électrique de M. TVheatstone, 2t3.
- Tender à articulation , par M. Dietz, 5, 9 (pl. 819).
- Terrains en pente, plantation des, résultat du concours, 81.
- Terre à briques, manière de la comprimer dans les moules de M. Candi le, 29, i5n.
- Terrains traversés par la sonde Corberon, 192,
- *94-
- Tiges desondes, difficultés de leur emploi, 188.
- t— Avantages des, en bois, 189.
- Toiles , blanchiment des, propres à l’impression et préparation des couleurs, résultat du concours, 81.
- — de lÿi fabriquées à lit mécanique , par MM. Bourgoin et Dorcy, 431.
- Tôle de fer zinquée, par M. de Ruolz, 488. — aimantation de la, par M. Pcjron, 496.
- Tour à portrait, par M. Contamin, 368 (méd. d’argent), 332.
- Train articulé du tender de M. Dietz {pl. 819)59.
- Transparent réflecteur, appareil pour éclairer l’intérieur et l’extérieur des maisons, par
- AI. Cille, 418.
- Trottoirs, de leur établissement dans les rues de Paris, 491 -
- Tubes de sondages, moyen de les enfoncer, par M. Corberon, ig3, 199.— Machine pour les contenir, 200 (pl. 831).
- Tuyaux de plomb pour la conduite du gaz , causes de leur rupture , 108.
- Typographie musicale, par Al. Busset, ^5.
- U.
- Ustensiles en grès pour la fabrication de produits chimiques, provenant d’Angleterre, 180.
- V.
- Vannes des roues hydrauliques, leur ouverture réglée par l’appareil de M. Molinié, 366.
- Vapeur, développe de l’électricité lorsqu’elle est lancée d’une chaudière, 28, 49^- -—De son emploi pour filer la soie, 96.
- Vases propres à conserver les substances alimentaires, résultat du concours, 81.
- — culinaires, moyen de les émailler, par AI. Clark, 61.
- Ventilateur oscillant, pour sécher les chaînes des tissus, par Al. Vilmort-Maux, 3.
- Verreries décorées à la manière vénitienne, par M. Tissot (méd. de bronze), 33o.
- Verres de lunettes, sur le choix des, par AI. Chevalier, 496.
- Verrou de sûreté, par AI. Monturié, 204.
- Vers à soie, de leur éducation, par AL Strada, 164. — Alanière de les déliter, i65.—De leur éducation en Russie, 104.
- Viandes alimentaires , moyen de conserver les, par AI. G annal, 169. x
- Voitures, ressorts de, en fil d’acier par AI. S tains, 167; — mises en mouvement par le ressort de l’air, par AIM. Andraud et Tessié du Motay, 206.
- Voyage en Hollande, par AI. d’Hombres Firmad,
- 55.
- Z.
- Zinc, moyen de l’appliquer sur le fer et la fonte, par M. de Ruolz, 48g.
- Zincage du fer par la voie humide, par AI. So-rel, 3o.
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- PLANCHES
- PI. 816 triple. Remorqueur à vapeur marchant sur les routes ordinaires, par M. Dietz, en regard de la page 5. f f ; ’ !
- PI. 817 triple. Coupe du remorqueur à vapeur pour les routes ordinaires, par M. Ch. Dietz,
- p- :• : - "y'1 . . / ' ’ V ' :
- PI. 818 triple. Mécanisme des roues du remorqueur à vapeur pour les routes ordinaires, pav:M. Dietz, p. 8. ,
- PI. 81 9 triple. Train articulé du tender et des voitures pour les voyageurs, pâr M. Dietz, p. 9.
- PI. 820 simple. Nouveaux mécanismes de pendules, par M. Lèrof, p. 36.
- PI. 821 double. Nouveau compteur pour le gaz d’éclairage, par M. Eüde, p. 3g. ‘ " ^
- PI. 822 triple. Machiné à vapeur simplifiée , applicable à la navigation , par M. Ph, Gen-gembre, p. 4r•
- PI. 823 triple. Calorifère portatif, par M. V. Chevalier, p. 54-
- PI, 824 double. Dendromètre, instrument pour mesurer la hauteur et lé diamètre des arbres, par M. Masquelier, p. 116.
- PI. 825 double. Compas à ellipse, par feu Baradelle fds. — Compas à ellipse , par M. Th. Olivier, p. 11g.
- PI. 826 simple. Patins-nageoires, par M. Delatour, 128.
- PI. 827 triple. Machine à fabriquer les briques , les tuiles et les carreaux , par M. Carville aîné, p. 156.
- PI. 827 triple. Suite de la machine à fabriquer les briques, les tuiles et les carreaux, par M. Carville aîné, p. i5q.
- PI. 829 triple. Four à briques, à tuiles et à carreaux, par M. Carville aîné, p. i5g.
- PL 83o triple. Outils de sondage à la corde perfectionnés par M. Corberon, p. 198.
- PI. 831 triple. Appareil de sondage à la corde, d’après la méthode chinoise, par M. Cor-beron,-p. 200.
- PL 832 double. Hydromètre ou indicateur du niveau des eaux dans les rivières, par M. André Michaux, p. 2o3.
- Pl. 833 double. Homographe, instrument pour dessiner la perspective, par M. Burnier.— Chambre claire applicable au dessin des petits objets, par M. J. Robison, p. 284.
- Pl. 834 simple. Mécanisme pour empêcher la sonnerie des pendules de mécompter, par M. Robert Houdin, p. 287.
- PL 835 double. Anémomètre propre à jauger les courants d’air, par M. Combes, p. 288.
- PL 836 simple. Sièges de garde-robes fixes et inodores, par M. Szymanski, p. 294.
- Pl. 837 triple. Régulateur à insufflation, applicable aux moteurs hydrauliques et à vapeur, inventé par M. Molinié, p. 363.
- PL 838 triple. Application du régulateur à insufflation, de M. Molinié, aux roues hydrauliques et aux machines à vapeur, p. 366. ^
- PL 83g double. Métier de haute et basse?lisse; propi$ A jla: fabrication f;dé la tapisserie, par M. Rouget de VTsle, p. 373.
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- 1
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- X
- PI, 84o triple. Nouveau système de ridage pour les liaubans des navires, par M. Huau, p. 3g6. PI, 841 double. Planimètre , instrument pour évaluer graphiquement l’étendue des surfaces agraires, par M. Ernst, p. 402.
- PI. 842 double. Mécanisme de piano, par M, Mercier. — Cafetière atmopneumatique , par M. Soleil. — Garde-lait, par M. Joumard. — Lampe réflecteur pour éclairer l’extérieur el l’intérieur des maisons, par M. Cille, p. 4o6.
- PL 843 double. Acide borique des suflioni de la Toscane. —Fabrication et raffinage du borax, par M. Payen, p. 444* -î <g, ; ;
- FL 844 double. Appareils pour extraire les matières colorantes des substances végétales, par MM. Maltby et Cuerton. — Fabrication du blanc de plomb, par M. Seivell. — Procédé de filtration des liquides* par M. MçftrÇ, Nouveau procédé d’essai ' de.. For, par ' M. L. Thompson. — Nouveaux becs de lampe à gaz, par M. E. Smith. Système d’é-r cîairage au, gaz chaud, par M* S. Çmith, p. 457- 7 ' ’
- Pt. 845 double. Appareil pour l’éyftppratipn des, liquides, par M. Edwards. *r-,Noiiveau système de ventilation du papier continu, par M. p. 4^5. . - H .1
- W, 84@. ^mple. Instrurpent, poqr dessiner la perspective linéaire, par M. de la Morinièreç,
- P 479* " ‘ ’ " - - ' Y^u/p •
- M. 847 simple. Chariot à cylindres, par ÎM. Oiwière, p. 483.
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