Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR
- L’INDUSTRIE NATIONALE.
- Publié avec l approbation de M. le Ministre de VAgriculture
- et du Commerce.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE.
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- A PARIS,
- MADAME VEUVE BOUCHARD-HUZ|ARD,
- IMPRIMEUR DE LA SOCIÉTÉ ,
- RUE DE L’ÉPERON-SAmT-AlYDRÉ-DES-ARCS, W° 7.
- S. E. 8. N.
- Bibliothèque
- 1845.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE.(N° CCGGLXIII.)JANV. 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — instruments de précision.
- Description d’un nouveau dendrometre pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres} inventé par M. Th. Olivier, et exécuté par M. Desbordes, fabricant d’instruments de mathématiques.
- Théorie. Concevons un cylindre de révolution, fig. \, pl. 882, ayant pour base, sur le plan horizontal, un cercle C, et ayant dès lors son axeoo' vertical.
- Coupons ce cylindre par un plan horizontal mené à la distance oo' de la base C, on aura un cercle Cde même rayon que le cercle C.
- Prenons, sur le plan horizontal qui conlient la base C du cylindre, un point S, et menons par ce point deux plans tangents au cylindre.
- Le premier plan aura pour trace horizontale la droite a S, et touchera le cylindre suivant la génératrice droite ad.
- Le second plan aura pour trace horizontale la droite dS , et touchera le cylindre suivant la génératrice droite dd .
- Concevons le rayon ao du cercle C, ce rayon sera perpendiculaire à la droite aS, et de même le rayon do' du cercle C' sera perpendiculaire à la droite dS.
- Si, par la droitea'S et par le rayon dd du cercle C', on conçoit un plan, ce plan coupera le plan horizontal suivant une droite Sp parallèle au rayon oa, ou, en d’autres termes, perpendiculaire aux deux droites «S et d S. Ce même plan coupera le cylindre vertical suivant une ellipse E, qui aura son centre en o', centre du cercle C', et cette ellipse aura pour petit axe le diamètre aoe du cercle C', et son grand axe m'o'd sera parallèle à la droite a'S. Ce même plan coupera le second plan tangent au cylindre suivant une
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- 4 arts mécaniques.
- droite b'd"S, laquelle coupera la génératrice de contact dd', en un point d" situé au-dessous du point d'. Et cela doit être, parce que la droite ci'S est une ligne de plus grande pente du plan de l’ellipse E. L’angle * formé par les tangentes «S, dS, au cercle C, sera la projection horizontale ou la réduction à l’horizon de l’angle «' formé par les tangentes a S, d"S à l’ellipse E.
- La droite ab côté du triangle haS rectangle en a sera égale à la droite a'b' côté du triangle b’a'S rectangle en d.
- Si l’on joint le point o centre du cercle C avec le point S, la droite oS divisera en deux parties égales l’angle ; mais si l’on joint le point or, centre du cercle C', avec le point S, la droite o'S ne divisera pas en deux parties égales l’angle a!; et en effet, les deux tangentes «S et dS au cercle C sont égales, les rayons oa et od sont égaux , les deux triangles oaS et odS sont tous deux rectangles, l’un en a et l’autre en d, par conséquent les angles oSd et oSa sont égaux.
- Mais les tangentes a'S et d"S à l’ellipse E ne sont point égales entre elles, puisque les droites a S et d'S sont évidemment égales et que le point d" est au-dessous du point d’. De plus, le côté o'd" étant un demi-diamètre de l’ellipse sera toujours plus grand que le demi-petit axe do'. Ainsi, en comparant les deux triangles oVS et o'd"S , on voit que le côté o'd" est plus grand que o'd, et que le côté d"S est plus petit que a'S; mais, quoique les côtés homologues des triangles o'd S et o'd" S ne soient pas tous égaux entre eux, la droite o'S pourrait cependant diviser l’angle d"Sa' en deux parties égales.
- Il est facile de démontrer que l’angle formé par deux tangentes à une ellipse n’est pas divisé en deux parties égales par la droite qui unit le centre de l’ellipse et le sommet de l’angle, lorsqu’une de ces tangentes a pour point, de contact l’un des quatre sommets de la courbe.
- Et, en effet, soient l’ellipse E son centre en o', et edd son petit axe, fig. 4.
- En d, extrémité du petit axe, menons la tangente d S, et d’un point S arbitrairement pris sur cette tangente, menons une seconde tangente d"S. Joignons le centre o' et le point de concours S des deux tangentes.
- Abaissons du centre o' une perpendiculaire o'f sur la tangente d"S.
- Si les angles o'S/et o'Sd sont égaux, les deux triangles rectangles o'f S et o'd S seront égaux ; on devra donc avoir o'a = o'f.
- Or, évidemment, o’j est plus grand que o'g, et comme dg est un demi-diamètre , et que dès lors il est plus grand que o'e' ou o'd, qui est le demi-petit axe, on a of> o'd. Donc les deux triangles ne sont pas égaux ; donc la droite o'S ne divise pas en deux parties égales l’angle des deux tangentes, à l’ellipse.
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Ainsi, quoique l’angle d se projette horizontalement suivant l’angle u, la moitié de cet angle ne se projettera pas suivant la moitié de l’angle
- Tout ce qui précède étant compris, supposons que l’on veuille connaître le rayon dd de la section circulaire faite à la hauteur od au-dessus du plan horizontal.
- Concevons l’œil de l’observateur placé en S sur le plan horizontal.
- On dirigera deux rayons visuels Sa' et Sd" tangents au cylindre CC', ces rayons étant dans le plan o’dS dont la trace horizontale sera Sp perpendiculaire à Sa' et à Sa.
- On réduira à l’horizon l’angle d"Sd des rayons visuels, et l’on aura l’angle dSay on prendra la moitié de l’angle dSa, et l’on aura l’angle oSa dont la tangente oa, calculée dans le cercle du rayon aS, sera égale au rayon dd du cercle C'.
- Le nouveau dendromètre est construit d’après la théorie que je viens d’exposer.
- Cet instrument est composé de la manière suivante :
- 1° Une règle zB, fig. 2, divisée en millimètres à partir du point z ;
- 2° Une règle NM divisée en millimètres à partir du point N, et pouvant glisser parallèlement à elle-même et perpendiculairement à la première règle zB;
- 3° Un quart de cercle PQ divisé en degrés à partir du point P.
- Les deux règles zB, NM et le quart de cercle PQ, sont dans un même plan.
- 4° Une alidade zD, divisée en millimètres à partir du point z, et tournant autour d’un axe placé en z, de manière que cette alidade pourra faire un angle quelconque avec la règle zB , tout en glissant sur le quart de cercle PQ et la règle mobile NM.
- On se servira de l’instrument de la manière suivante :
- On placera le point z en S, fig. 1, et le plan de l’instrument dans le plan vertical a'aS, dirigeant la règle zB horizontalement et suivant Sa , puis l’alidade zD suivant Sa'.
- Ayant mesuré Sa et sachant que cette ligne est égale à 12 mètres par exemple, on placera la règle mobile NM en la faisant glisser le long de la règle zB , de manière que zN soit égal à 12 centimètres , alors on opérera à l’échelle de 1 centimètre pour 1 mètre.
- Dans cette position de l’instrument, on lira , 1° au point x le nombre de millimètres contenus dans N-%1, et l’on aura le nombre de décimètres contenus dans la ligne ad ( ou hauteur de l’objet ) ; et 2° on lira au point x le nombre de millimètres contenus dans zx, et l’on aura le nombre de décimètres contenus dans la distance du point S ( ou station ) au point d ( ou extrémité de la hauteur de l’objet ).
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Cela fait, on retournera l’instrument, on replacera le point z en S, et on placera le plan de l’instrument dans la direction du plan Sa'b', Pour cela, on dirigera zB suivant S a', et l’on s’arrangera pour qu’en même temps la règle NM soit horizontale.
- L’instrument étant en cette position, on prendra, fig. 3, sur la règle zB un point x\ tel que zx soit égal à zx, fig. 2, et l’on fera glisser la règle NM de sa position primitive en la position x'W. Ensuite, on fera tourner l’alidade jusqu’à ce qu’elle passe par Sd", et elle prendra alors la direction zD', en laquelle elle coupera la règle x'M' au point y.
- On lira au point y le nombre de millimètres contenus dans xy, et l’on connaîtra le nombre de décimètres contenus dans a'b' ou son égal ab.
- Ensuite, on enlèvera l’instrument de dessus son pied, et l’on calculera, au moyen de l’instrument, et de la manière suivante , le rayon do de la section C', section faite horizontalement dans l’objet à la hauteur ad.
- On fera glisser la règle mobile x'W en sa position primitive NM ( zN étant égal à 12 centimètres ). Le point y viendra enyf on fera tourner l’alidade pour l’amener à la position zD" en laquelle elle passe par le point y'; l’alidade zD" coupera le quart de cercle PQ en un point R ; on lira en ce point le nombre de degrés contenus dans l’arc PR , on en prendra la moitié, et l’on fera passer l’alidade de la position zD" en la position zD* en laquelle elle coupera l’arc PR en son milieu R'. L’alidade zD'" coupera la règle mobile NM en un point/', et on lira en ce point le nombre de millimètres contenus dans Ny"; on connaîtra dès lors le nombre de décimètres contenus dans ao ou son égal do' ( ou dans le rayon cherché de la section C' ) (1).
- (i) On voit que le quart de cercle PQ sert à prendre la moitié de l’angle a, réduction à l’horizon de l’angle et par suite à permettre à l’observateur d’obtenir le rayon o'a de la section C' sans avoir besoin de recourir au calcul.
- Si l’on supprimait dans l’instrument le quart de cercle PQ, on ne pourrait obtenir le rayon o'a' qu’au moyen d’une formule, qui est très-simple.
- En effet, fig. 3, Nj" représente le rayon o'a cherché.
- Les deux triangles Nzj" et Nz/ donnent, puisque la droite zy" divise en deux parties égales l’angle Nz/,
- W ff
- zN zy ’
- et en représentant par é, l et h le nombre de millimètres contenus dans zN, zy’ et N/, et qui sont lus sur l’instrument, on aura :
- b.h
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- Observations relatives à la construction et à l’usage de Vinstrument.
- L’instrument auquel on donne le nom de dendromètre sert à mesurer la hauteur des arbres et leurs diamètres à diverses hauteurs. Cet instrument est employé par les forestiers pour l’estimation des forêts.
- On conçoit qu’il peut être aussi employé pour connaître la hauteur des édifices, et surtout pour déterminer la hauteur et le diamètre des colonnes des édifices dont on voudrait faire l’élévation, tout en restant sur le sol, sur le terrain environnant. Dans les dendromètres employés jusqu’à présent et fondés sur la similitude des triangles rectangles, on se borne, pour obtenir le diamètre, à chercher la longueur de la droite a!b', fig. 1.
- Or on conçoit que l’erreur commise et qui est égale à e'b' diminuera d’autant plus que le point S ou le point de station sera plus éloigné de Y objet, puisque cette différence ebr serait nulle, si on supposait le point S situé à l’infini par rapport à Y objet.
- Mais , lorsque les forestiers emploient le dendromètre, ils ne peuvent pas s’éloigner beaucoup de l’arbre à mesurer ( 10 à 20 mètres au plus); dès lors on conçoit que l’erreur commise ( e'b' ) doit toujours être assez notable.
- Dans ces sortes d’instruments, il est important de prendre l’échelle la plus grande possible ; ainsi, pour calculer la hauteur, on pourra prendre l’échelle de 1 décimètre pour 1 mètre, parce que la hauteur à mesurer est toujours de quelques mètres.
- Mais, pour mesurer le rayon ou le diamètre de la section faite horizontalement à une hauteur donnée , il faudrait prendre une échelle plus grande, parce que le rayon cherché ne contient ordinairement qu’un certain nombre de décimètres. Il est donc important de faire les règles zB, NM, zD le plus longues possible, sans rendre toutefois l’instrument embarrassant.
- Il me semble que le nouvel instrument est composé de telle manière, qu’on reconnaîtra sans peine que l’on a eu égard aux observations précédentes, lorsque l’on a songé à sa construction.
- Ainsi, en donnant aux trois règles zB , NM , zD une longueur suffisante , on pourra, lorsqu’il s’agira de calculer le rayon ao ou a'o, fig. 1, prendre pour échelle, non 1 centimètre pour 1 mètre , mais 2 ou 3 centimètres pour 1 mètre, en sorte que, fig. 3, on prendra zæ égal à deux ou trois fois la longueur zx obtenue fig. 2 , et l’on prendra aussi zN, de la fig. 3 , égal à deux ou trois fois le zN de la fig. 2. Et dés lors, les opérations terminées, on lira, fig. 3, en y1 le nombre de millimètres contenus dans Nj", et ce nombre, divisé par 2 ou par 3, donnera le nombre de décimètres contenus dans le rayon du cercle €’, rayon dont on cherchait la grandeur. En un mot, en faisant les règles assez longues, on pourra opérer, à volonté, à l’échelle de 1, de 2 ou de 3 décimètres pour 1 mètre.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Lorsqu’il s’agira de mesurer la hauteur aa’, on pourra opérer à l’échelle de 1 décimètre pour 1 mètre, parce que, si l’on commet une erreur d’un demi-millimètre en estimant sur l’instrument la longueur N.r, fig. 2, on ne commettra qu’une erreur d’un demi-centimètre sur la mesure de la hauteur, qui est toujours de plusieurs mètres.
- Mais, lorsqu’il s’agira de mesurer le rayon do’ de la section faite à la hauteur ad, il faudra prendre l’échelle de 3 centimètres pour 1 mètre, parce que, si l’on commet une erreur d’un quart de millimètre en estimant sur l’instrument la longueur Ny", on ne commettra qu’une erreur d’un douzième de décimètre sur la mesure du rayon , et ce rayon peut n’être que de plusieurs décimètres.
- Explication clés figures de la planche 882.
- Fig. 5. Élévation du dendromètre reployé et monté sur son pied.
- Fig. 6. Le même, vu de profil et en opération.
- Fig. 7. Section de la règle verticale glissant sur la règle horizontale.
- Fig. 8. Partie de la même règle.
- A, douille de l’instrument qu’on monte sur un pied ; B, vis pour arrêter l’instrument sur la douille ; C, règle plate horizontale portant une division graduée; D, alidade tournant à charnière par l’un de ses bouts sur la règle horizontale ; E, règle verticale glissant le long de la règle horizontale ; F, quart de cercle arrêté sur la règle horizontale par la vis G ; H, pinnule portant les fils croisés et montée à l’une des extrémités de la règle D; 1, pinnule fixée à l’autre extrémité et percée d’un trou c pour viser.
- ( 10 mai 1842. ) Théodore Olivier.
- DYNAMOMÈTRES.
- Description d’un dynamomètre totaliseur propre a établir les rapports des forces vives employées à mettre en mouvement les charrues, les voitures et les diverses machines d’agriculture et de transport ; par MM. Martin et R ey mon don.
- On trouve, p. 177 du Bulletin de mai 1842, la description d’un appareil dynamométrique, laissant les traces précises de l’intensité et de la durée des forces de pression qui correspondent aux forces vives employées par les moteurs dont on se sert pour obtenir un travail quelconque opéré par un tirage en ligne droite. Ces traces sont développées sur une bande de papier qui, au moyen d’un chronomètre, se meut sous un style d’un mouvement uniforme. Cet instrument porte en outre un totaliseur dont le même chronomètre
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- DYNAMOMETRES.
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- est la base, et l’on trouve dans le rapport relatif au concours ouvert par la Société pour la construction d’un dynamomètre , publié p. 1 00 du Bulletin de mars 1842, le degré d’exactitude que l’on peut espérer du totaliseur, d’après les expériences précises qui ont été faites. Ce degré d’exactitude ayant paru suffisant pour l’agriculture, MM. Martin et Rejmondon, qui avaient obtenu le premier prix, ont présenté, à la même époque, un dynamomètre totaliseur n° 2, établi sur les mêmes principes que celui n° 1.
- Cet instrument eût remporté le deuxième prix si les inventeurs avaient trouvé, en le présentant, le moyen de le fabriquer pour 300 fr. ( condition du programme ), comme ils l’ont trouvé depuis. C’est de ce dynamomètre totaliseur qu’on va donner la description détaillée.
- PI. 883, fig. 1. Coupe verticale de l’instrument suivant la ligne AB, fig. 2.
- Fig. 2. Plan du dessus du dynamomètre, placé dans son enveloppe.
- Fig. 3. Coupe verticale suivant la ligne CD, fig. 2.
- Fig. 4. Projection horizontale du dessus de l’instrument quand la première platine est enlevée.
- Fig. 5. Autre projection quand les deux platines sont enlevées.
- Fig. 6. Coupe horizontale de l’assemblage à couteau de l’extrémité des ressorts.
- Fig. 7. Les ressorts, vus en élévation.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A A, pièce en fer terminée en A' par un anneau par lequel l’instrument s’attache à la résistance. Sur cette pièce est fixée inférieurement la boîte C C qui renferme le milieu du ressort F, maintenu supérieurement par une petite vis indiquée au plan.
- D D, boîte mobile qui embrasse par son milieu le ressort F et porte à son extrémité le crochet d’attelage.
- B B, lame supérieure qui maintient la boîte fixe et règle le mouvement de la boîte mobile.
- E E, rouleaux qui maintiennent la boîte mobile et sa tige dans la même direction avec un minimum de frottement.
- G, rouage du dynamomètre.
- H, plateau tournant.
- I, roulette perpendiculaire ou plateau tournant dont la circonférence est divisée en 100 parties.
- J, grand cadran du totaliseur.
- K, touche qui, en agissant sur la détente L , élève la roulette , l’isole du plateau tournant, et arrête le mouvement du chronomètre , quand même le moteur continuerait son action.
- M, fig. 2, détente qui rend le mouvement au chronomètre et à la rouletter Quarante-deuxième année. Janvier 1843. 2
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- ARTS MECANIQUES.
- N, cadran des secondes. 0, aiguille des secondes. P, cadran des minutes.
- R, tig. 3, barillet du ressort du chronomètre.
- S, rouage. X, volant à ailes plates, à deux bras filetés portant deux petites masses taraudées, que l’on rapproche ou que l’on éloigne de l’arbre du volant pour régler le chronomètre.
- U, fig. 4, roue des secondes dont l’arbre reçoit le canon central du plateau tournant et l’entraîne dans son mouvement par le frottement seul.
- Fig. 6 et 7. b b, petits boulons qui retiennent les couteaux de l’extrémité des ressorts dans les gouttières a a. ( D. )
- Note du rapporteur du concours relatif aux dynamomètres.
- La substitution des frottements à couteau à ceux sur tourillons a augmenté la sensibilité des ressorts de telle sorte, que l’augmentation d’un kilogramme sur 100 kilog. suspendus verticalement au crochet de tirage des ressorts de l’instrument dont on vient de donner la description produit une flexion sensible, ce qui n’existait pas avant cette substitution.
- Pour faire usage de cet instrument, on met, au moyen de la détente L , le chronomètre et le totaliseur au repos ; on remonte le ressort du chronomètre, on amarre l’anneau A7 à la résistance et le moteur au crochet de tirage ; on met le système en mouvement, mais on ne rend leur action au chronomètre et au totaliseur, par le moyen des détentes, que quand le mouvement est devenu régulier, et on la leur ôte quand on veut arrêter l’opération.
- Alors on voit, sur le cadran P des minutes et sur celui U des secondes, le temps exact pendant lequel l’opération a duré.
- On voit de même sur le cadran J le nombre de tours qu’a faits la roulette, et la fraction du dernier tour, s’il n’a pas été complet, sur la roulette même dont la circonférence est divisée en 100 parties , et dont le point de contact avec le plateau tournant doit correspondre à zéro au commencement de l’opération.
- Le cadran J peut indiquer cent mille tours de roulette au moyen d’une vis sans fin tracée sur l’axe de la roulette qui s’engrène dans deux roues dentées, dont l’une est divisée en 100 parties et l’autre en 101. Les canons de ces roues portent chacun une aiguille que l’on ramène au zéro des cadrans au commencement de chaque opération.
- Les divisions de l’aiguille du premier cadran indiquent le nombre des tours de la roulette jusqu’à 100, et le nombre des divisions dont les deux aiguilles se trouvent séparées après l’opération indique le nombre des cent tours faits. Enfin, les fractions de tours de roulette se trouvent indiquées sur sa circonférence qui est divisée en 100 parties, dont le zéro est en contact avec le plateau au commencement de l’opération.
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- DYNAMOMÈTRES.
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- Pour déduire de ces indications la somme des forces de pression, on a besoin de connaître la vitesse du plateau tournant et la flexion des ressorts correspondants à une quantité de kilogrammes connue ; soit cette flexion de 10 millimèt. par 100 kilogrammes et un diamètre de roulette tel qu’elle fasse un tour entier sur son axe, en parcourant sur le plateau un cercle de 10 mil-lim. de rayon dans l’espace de 120 secondes ; en admettant que l’intensité de la pression est égale au produit de la pression par le temps pendant lequel elle s’exerce, cette intensité sera égale à 100 kif. X "120 secondes = 12,000.
- Soit la force de pression égale à 200 kilog., le rayon du cercle décrit sur le plateau par la roulette, ainsi que sa circonférence, sera double de celui de la supposition précédente ; le tour de la roulette aurait lieu en 60 secondes : l’intensité de la pression serait de 200 kil. X 60 secondes , quantité égale à celle que l’on a trouvée précédemment. Ce résultat serait le même pour la valeur des tours de roulette dans toutes les suppositions que l’on pourrait faire.
- Ainsi, on peut déduire les tours de roulette du dynamomètre, l’intensité totale de la pression. Pour pouvoir comparer cette intensité avec celle des forces vives qui l’ont produite, on adoptera une nouvelle unité de mesure.
- L’unité de mesure des forces dynamiques est 1,000 kilogrammes élevés à un mètre en une seconde ; celle des forces de pression serait de 1,000 kilog. tenus en suspens pendant une seconde. La flexion des ressorts qui sont tarés par des poids agissant verticalement ne peut donner que des unités de pression ou statiques.
- D’après le principe que l’on vient de poser, en multipliant le nombre des tours de roulette par 12,000 et en divisant par 1,000 kilog., on a l’intensité totale de la pression , c’est-à-dire la quantité d’unités statiques qui y correspond, et en divisant cette quantité par le nombre de secondes qu’a duré l’expérience, on a la quantité moyenne de la pression en unités statiques à chaque seconde.
- Bien que, dans l’état actuel de la science, on ne puisse déduire d’une quantité donnée d’unités statiques celle des unités dynamiques qui l’ont produite, parce que les premières manquent d’un élément essentiel aux secondes, c’est-à-dire de l’espace parcouru par la force dans la direction de sa puissance, cependant il semble évident que ces quantités doivent être proportionnelles, toutes choses égales d’ailleurs. On a donc, dans cette hypothèse, le moyen de comparer entre elles les résistances des diverses machines, surtout de celles qui ont les mêmes fonctions à remplir, comme les charrues, les voitures, etc.
- Le problème ne sera complètement résolu que quand on aura établi par l’expérience le rapport exact des unités statiques et des unités dynamiques dans toutes les circonstances. On doit reconnaître cependant qu’il y a un pas immense de fait. Lambel.
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- ARTS MÉCANIQUES. --- SONDAGES.
- Extrait d’un mémoire sur le sondage entrepris a Cessingen, près Luxembourg, pour la recherche du sel gemme et des sources salées (ï).
- Ce sondage, qui fut commencé le 6 février 1837, par une Société formée à Bruxelles, sous la direction de MM. Rost et Biver, avait principalement pour objet la recherche du sel de roche dans le pays de Luxembourg. On employa, pour cet objet, des instruments agissant par la percussion.
- Le profil du terrain étant reconnu, on jugea nécessaire de pousser le sondage à environ 500 mètres de profondeur.
- Le puits de Cessingen fut creusé dans un terrain argileux mêlé de mine de fer oxydé et de petits rognons de calcaire roulés avec la mine. On disposa au centre, dans une position parfaitement verticale, un tube en bois de O111,30 de diamètre intérieur, et de 3 mètres de longueur, dont l’extrémité supérieure fut munie d’un cercle en fer auquel on adapta un couvercle en forte tôle afin de pouvoir fermer l’ouverture ; l’extrémité inférieure fut garnie d’un sabot tranchant en fer pour pouvoir enfoncer, à l aide du mouton, le tube qui était placé à 7 mètres de profondeur. Le 27 février, on était descendu à 43m,1, lorsque la rupture de la tige nécessita l’emploi de la cloche à reprises, fig. 5, pl. 884; la tige fut retirée en trente minutes, et, depuis, cet instrument n’a jamais manqué son effet.
- Quand on veut se servir de cette cloche, on remonte l’anneau carré a' avec, les ressorts d'd! jusqu’à la cheville é; on engage ensuite un petit morceau de bois entre les extrémités inférieures de ces ressorts pour les tenir écartés et remontés , et on introduit l’instrument qui rencontre l’extrémité supérieure de la partie rompue, laquelle s’engage dans l’anneau ; cette extrémité fait sortir le petit morceau de bois, et les ressorts tombés saisissent la tige que rien ne peut plus leur arracher.
- Le 24 mars, le puits avait acquis une profondeur de 60ra,74 dans des argiles schisteuses et bitumineuses, lorsque le trépan resta pris. Des mouvements oscillatoires continués, au moyen de petits coups de marteau donnés alternativement de haut en bas et de bas en haut, sur la pièce de sûreté en fer, ont dégagé le trépan, que les plus grands efforts n’avaient pu ébranler.
- Le 17 mai, le sondage, parvenu à 89m,60 dans le grès de Luxembourg, s’était rétréci en bas par suite de l’usure du trépan, qui s’élait engagé avec une force extraordinaire dans le trou. Ce fut encore au moyen de mouvements
- fl) Extrait de la deuxième livraison du JSuïlelin du musée de l’industrie de Bruxelles, publié par M. Jobard.
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- SONDAGES.
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- oscillatoires qu’on parvint à le dégager ; on rendit au sondage son diamètre primitif, et la manœuvre reprit son cours.
- Le 29 mai, à 102®, 71, toujours dans le même grès dur, le trépan, qui avait perdu sa petite vis de sûreté, s’était dévissé et était resté au fond du puits ; on fit descendre la tige conductrice jusqu’au-dessus de la croix de Malte, fig. 4, et on réussit, au moyen de la manivelle, à la visser sur le trépan qui fut ainsi relevé.
- Le 20 juin, à 115m,82, dans le même grès, la vis d'assemblage du trépan s’étant brisée dans la tige conductrice, les coups redoublés frappés sur la croix de Malte avec la grosse tige avaient complètement rivé la croix sur le trépan et élargi les branches de la croix ; une pièce à reprises, dont on engagea les crochets sous les quatre branches de la croix, saisit et releva le trépan.
- Le 31 juillet, à 139®,68 , on avait atteint la fin du grès de Luxembourg , et le A 1 août, à 152m,69, on obtint le premier échantillon de marnes grises.
- Le 3 octobre , le puits parvenu jusqu’à 230m,82 , au milieu des gypses et des marnes, malgré les éboulements continuels, on fut obligé de placer une série de tubes, ce qui eut lieu le 17 novembre suivant.
- Le 4 décembre, à 238m,70, les éboulements étant de nouveau tellement considérables que la manœuvre était devenue impossible, on releva les tubes pour les allonger, afin de conserver un certain diamètre au trou déjà réduit par les tubages à 0m,23. Pour faire cette opération, on introduisit la navette, fig. 7, attachée aux tiges, jusque dans la pièce inférieure des tubes; on versa dessus un panier de gravier de rivière bien lavé et tamisé; ce gravier, s’engageant entre la navette dans laquelle il s’incrustait et la surface du tube, forma un encliquetage parfait que rien ne put ébranler. Ainsi furent relevés , sans les démonter ni déclouer, 90 mètres de tubes, malgré les éboulements immenses qui les serraient. Un obstacle inconnu ayant empêché les tubes de descendre jusqu’au fond, on fit usage de la tête de dragon, fig. 8, qui enleva les portions de roche qui faisaient saillie par suite des éboulements, et les tubes arrivèrent au fond.
- Le 19 janvier 1838, à 243m,15, on fit encore un tubage.
- Le 17 février, à 246™,61, le trépan resta pris sous un éboulement de grosses pierres qui étaient tombées dessus ; ce furent encore les oscillations qui réussirent à le dégager.
- Le 8 mars, à 258™,25, on dut poser une nouvelle série de tubes , les argiles salifères de Dieuze et les rognons de gypse anhydre ramenant des éboulements incessants.
- Le 17 mars, à 264m,72, nouveau tubage.
- Le 5 avril, à 277®,90, encore un tubage qui réduisit le diamètre à 0°yl6«.
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- ARTS MECANIQUES.
- Le 18 avril, à 294ro,91, il arriva un accident qui faillit tout perdre; il y eut une rupture de tige à la profondeur de 197 mètres ; on descendit la cloche à reprises qui saisit les 97 mètres restés au fond du trou ; ils furent relevés d’autant de mètres, lorsque la vis supérieure se désassembla; toute la série de 290 mètres environ de tiges retomba au fond avec toute la rapidité activée par un poids de plusieurs milliers de kilog. On descendit la cloche de rechange , et on saisit une à une à peu près toutes les pièces ; on les redressa l’une après l’autre, on les repassa au feu , et le lendemain on descendit de nouveau la cloche, et on parvint à saisir les tiges qui se trouvaient encore sur la grosse ; on les dévissa afin de parvenir à reprendre celles qui s’étaient enchâssées à côté de la conductrice, et on parvint à les retirer jusqu’aux sept et demie dernières et une pièce de la cloche à reprises dont l’anneau et une des branches restaient enclavés dans le fond entre les parois du trou et la conduite. Là toutes les peines furent inutiles ; il fallut aviser à retirer l'anneau de la cloche brisée avant de pouvoir ramener la travaillante : après maints essais, on y parvint à l’aide d’un fer en forme de lance à ailes mobiles; on réussit à introduire cette lance dans l’anneau de la cloche brisée, et à la reprendre ; ensuite on retira la grosse tige, et tout fut ainsi heureusement relevé.
- Le ,12 mai, à 315m,6l , les fréquents et grands éboulements obligèrent à introduire une nouvelle série de tubes ; les terrains étaient toujours les mêmes avec 2 pour 100 de salure; les tiges réparées se brisèrent à chaque instant parce que la chute les avait toutes détériorées. Pour ne pas trop rétrécir le trou, on releva les deux dernières séries de tubes avec la navette, et on replaça la plus large jusqu’au fond.
- Le 21 juin, à 343ra,77, on atteignit un banc de grès rouge sur lequel on posa les tubes; le diamètre de 0m,16 fut ainsi conservé, malgré 40 mètres d’éboulement qu’on parvint à vider.
- Le 26 juin, on put recommencer la frappe dans des roches quartzeuses très-dures qui détériorèrent tous les trépans ; toutefois , le travail marcha lorsqu’on eut changé la trempe des ciseaux pour les approprier à la dureté du terrain.
- Le 3 septembre, à 373m,29, on dut, à cause de forts éboulements, poser des tubes de 0m,13,75 de diamètre; il fallut alors renoncer aux grosses tiges et fjss remplacer par une autre plus mince de 0m,02 à laquelle on donna une plus grande largeur pour conserver la force de la frappe , en maintenant le même poids ; mais cette tige fléchissant dans son milieu à cause de sa longueur excessive, on imagina de lui donner la forme d’un poinçon ; on la fit plus grosse dans le milieu, ce qui l’empêcha de marcher avec facilité, parce
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- que l’eau du puits s’opposait à ses mouvements de haut en bas. La salure s’était élevée à 3 pour 100.
- Le 9 octobre , à 402m,18, on dut poser des tubes de O^l 1 de diamètre ; là travaillante dansait à chaque coup sur des anhydres d’une dureté excessive ; les trépans s’émoussaient après Une demi-heure de frappe; on releva la dernière série de tubes qu’on replaça après avoir élargi le fond du püits. Oft trouva de l’ohlorite et du sel en feuillets. ;
- Le 30 , le trépan se brisa et resta sous de grands' éboülemenls ; oii put néanmoins, après une certaine perte de temps, le relever.
- Le 15 novembre , à 422™,87, une rupture étant survenue aux tiges pendant qu’on voulait extraire le trépan, celui-ci, surmonté de plusieurs tiges, retomba au fond ; on crut avoir à remédier aux graves accidents déjà survenus en pareille circonstance, mais on rencontra l’extrémité supérieure des tiges à leur véritable hauteur. Après avoir réfléchi sur les causes de cet heureux hasard, on résolut déplacer dorénavant sur la tige mince inférieure un ovoïde en bois en guise de parachute ( voy. fig. 9, pl. 884 ). On essaya cette invention qui réussit complètement, et dés lors le parachute fut continuellement employé avec le plus grand succès ; mais la fréquence des ruptures des tiges en fer fit faire des essais incessants pour les remplacer par des tiges en bois; on s’arrêta enfin à l’assemblage indiqué fig. 11. Les tiges en fer furent peu à peu remplacées par des tiges en bois, ce qui réduisit la force motrice nécessaire au tiers de ce qu’elle avait du être pour faire danser 7 à 8,000 kilog. de fer quinze fois par minute : une seule de ces tiges éclata, mais sans inconvénient ; seulement elles se dévissaient assez souvent, ce qui fut attribué au mouvement bélieoïde de la colonne d’eau ascendante dont la chaleur progressait régulièrement d’un degré centigrade sur 12 mètres et demi de profondeur.
- Le 12 mars 1839, le forage de Cessingen, marchant avec des tiges en bois, était parvenu à 535 mètres dans les anhydres salifères qui recouvrent le sol de Dieuze et de Vie. Le traité de paix fit bientôt cesser les travaux qui furent abandonnés par suite de l’établissement du monopole du commerce du sel dans le grand-duché et d’un traité conclu à cet effet avec la Société de Dieuze.
- La dépense des travaux de Cessingen n’a coûté que 116,000 fr., ou 218 fr. par mètre, malgré soixante-sept ruptures, des éboulements incessants, et huit tubages successifs jusqu’au fond, dont plusieurs ont été deux et trois fois relevés et replacés.
- Il est reconnu que l’accident le plus difficile à réparer dans les sondages est la rupture du trépan, dont la partie supérieure peut être insaisissable aux instruments ordinaires. On peut remédier à cet accident par la disposition
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- ARTS MÉCANIQUES.
- indiquée fig. 12. t' est un trou de sonde pratiqué dans la roche u'ur; des éboulements ont lieu sur la ligne v, et le trépan parvenu en x se brise en zf ; il tombe dans la position où la figure le représente. Il est évident que son extraction devient difficile, 1° parce que, étant incliné, le trépan ne présente point son extrémité à la cloche de reprises; 2° parce que , placé én haut dans un angle de roche , il s’arc-boute contre quand on veut le relever ; 3° parce qu’on ignore s’il est droit ou non quand on est parvenu à le saisir; 4° parce que là l’accroche destinée à le reprendre ne peut le saisir que dans sa moitié inférieure, et qu’elle doit par conséquent tendre à le placer en travers ; 5° parce que très-souvent les instruments que l’on fait descendre pour le saisir le font reculer vers la paroi x, de sorte qu’il s’accroche en v' quand on veut le redresser.
- Plusieurs tentatives ayant été faites inutilement, on ne doit pas s’obstiner à vouloir arracher le trépan , mais on doit prendre l’empreinte du fond, ce qui se fait en attachant à l’extrémité des tiges une boule d’argile bien pétrie avec du chanvre et de l’huile et que l’on serre sur le bris dont on voit la position dans la boule qu’on a relevée; et ainsi on peut raisonner le moyen d’en réaliser l’extraction si on préfère le refouler en x .
- Explication des figures de la planche 884.
- Fig. 1. Coupe du bâtiment et mécanisme de sondage.
- Le mécanisme qui communique la frappe à la corde consiste en un tambour aa dont les deux extrémités de l’arbre de couche reposent sur des coussinets solidement fixés dans la charpente du bâtiment. Cette roue-tambour est construite de manière à pouvoir placer dans son intérieur six hommes de front, lesquels, marchant sur des traverses b,b disposées à cette fin, mettent en mouvement cette dernière. Sur le même arbre est fixée une lanterne c, qui communique le mouvement d’élévation au balancier d, environ quinze fois par minute.
- Le balancier d est pourvu, à l’une de ses extrémités, d’un essieu reposant dans des coussinets en cuivre e, et, à l’autre, d’un bec en fer forgé f qui est soulevé par les alluchons g g-de la lanterne ; il est, en outre percé d’un trou en h exactement au-dessus du centre du puits ; cette ouverture sert à y fixer solidement tout l’appareil de la sonde.
- Pour arrêter le mouvement de la roue-tambour en cas d’accident ou dans la descente des tiges, on a élevé une coulisse en bois i /, munie de freins 4,4, qui,,au moyen d’un mécanisme //, serrent la roue-tambour. La manœuvre de ce mécanisme est à la portée du maître sondeur, qui se tient constamment
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- SONDAGES.
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- près de la manivelle m de l’appareil pour assurer les vis d’assemblage et pour changer la direction du trépan.
- Le treuil n, muni d’une corde, est destiné aux curage et nettoyage à l’aide de la cloche à soupape.
- La poulie o, avec sa corde plate, dont l’un des bouts est attaché à un tourillon à anses /?, et dont l’autre descend librement jusqu’au sol, est destinée à retirer tout l’appareil de sonde.
- La communication entre les étages est facilitée par des escaliers q,q.
- Fig. 2. Tige conductrice ou travaillante de 6 mètres de longueur et 0m,14 d’équarrissage ; elle pèse 500 kilog. L’une de ses extrémités est aplatie de deux côtés opposés et percée d’un trou de 0m,35 de longueur répondant par ses dimensions à celui des deux branches de la fourchette r, laquelle est fixée à la tige conductrice au moyen d’une clavette s, de manière à laisser un jeu de 0m,25 qui est indispensable et d’une grande importance. L’autre bout est percé d’un trou taraudé pour recevoir la vis du trépan t. Cette tige est munie d’une conduite composée de quatre demi-cercles en fer u u retenus par deux anneaux carrés v v ; elle représente exactement un diamètre égal à la largeur du trépan et, par conséquent, au diamètre du trou de sonde. Cette disposition empêehe le balancement de la tige conductrice et assure sa direction.
- Fig. 3. Trépan vu de face et de profd. Sa partie supérieure reçoit la croix de Malte x x. La partie inférieure est en acier fondu et a la forme d’un ciseau tranchant j de 0m,30 de largeur ; elle est pourvue de deux oreilles 2 z également en aeier fondu et tranchantes, mais qui, étant trop faibles pour soutenir la frappe, doivent être plus courtes de 0n,,04 que le ciseau. Cette forme de trépan est propre à faire éclater la roche en forts fragments et l’empêche d’être pris dans les fentes , crevasses et failles des roches ; il arrondit, en outre, le trou et laisse peu de chose à faire à la croix de Malte.
- Fig. 4. Croix de Malte vue en plan et de profil. Elle présente le même diamètre que le trépan, et se compose de quatre fortes lames x x disposées en croix dont les extrémités sont munies de ciseaux tranchants dépassant l’épaisseur du métal de 0m,02, afin de rayer le trou de sonde dans toute sa longueur, de l’arrondir et de lui assurer son diamètre.
- Fig. 5. Cloche à reprises. Elle se compose d’une forte pièce en fer terminée à l’une de ses extrémités par une vis d’assemblage, et à l’autre par une fourche dont les deux bouts des branches b'b' sont soudés à un fort anneau a. L’ouverture de cet anneau présente la forme d’un cône renversé. Deux forts ressorts dentelés d'd ' et aciérés aux extrémités inférieures sont soutenus en haut par une bride mobile c\ qui, glissant sur une partie de la verge, permet aux ressorts de descendre dans l’ouverture de l’anneau. Cette bride est re-
- Quarante-deuxième année. Janvier 1843. 3
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- IB ARTS MECANIQUES.
- tenue en haut par une cheville é placée de manière â ne pas permettre aux parties aciérées des ressorts de quitter entièrement l’ouverture supérieure de l’anneau.
- Fig. 6. Cloche à reprises munie d’un entonnoir j' et d’un crochet g', servant à redresser les bris des tiges engagées dans les parois argileuses, sablonneuses ou fendillées du trou de sonde.
- Fig. 7. Navette, instrument qui sert à retirer du trou de sonde le tube en tôle hil se compose d’un morceau de bois de chêne / ayant la forme d’une navette fortement cerclée au milieu et traversée par une tige en fer jr. La navette est fixée à la tige au moyen de deux écrous k' k'. La partie supérieure de la tige est munie d’une vis d’assemblage.
- Fig. 8. Tête de dragon, instrument destiné à élargir le trou de sonde au-dessous d’une série de tubes qu’on veut enfoncer davantage. Il est formé de deux branches en fer V I' fixées à articulation à une tringle m! surmontée d’une vis d’assemblage ; aux extrémités inférieures des branches articulées il existe un angle tranchant ri, qui attaque les parois chaque fois qu’on relève l’instrument ; un coin o', qu’on remonte entre les deux branches à l’aide d’une corde fixée à une petite tringle, sert à les écarter à volonté.
- Fig. 9. Demi-navette serrée par un fort cercle en fer p et fixée sur une tige comme la navette fig. 7. Cet instrument sert à enfoncer les tubes dans des terrains mouvants, en le frappant du mouton lorsqu’il est placé dans le tube supérieur.
- Fig. 4 0. Tige en fer pourvue d’une navette ovoïde mobile de r en s'; cet ovoïde a reçu le nom de parachute, attendu que, placé sur la tige qui suit immédiatement la conductrice, il empêche, en cas d’aecident, la série des liges avec le trépan d’aller se briser par une chute rapide au fond du puits.
- Fig. 11. Tige en bois armée de ses pièces d’assemblage.
- La fig. 12 représente la coupe d’un trou de sonde dans lequel il y a eu des éboulements d’un côté ; au fond se trouve couché un trépan dont la vis d’assemblage a été brisée. ( D.)
- POIDS.
- Rapport fait par M. Cal la, au nom du comité des arts mécaniques , sur le système de poids métriques, en cuivre, de M. Parent, balancier-mécanicien, rue des Arcis, 33.
- Messieurs, la forme des godets coniques donnée aux poids en cuivre de 500 grammes et au-dessous est, pour un très-grand nombre de cas, la meilleure; elle offre l’avantage de réunir, sous le plus petit volume possible, toutes les divisions nécessaires pour l’usage , et cette disposition est presque
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- POIDS
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- indispensable pour les opérations de vérification que doivent souvent faire, au dehors, les agents de diverses administrations et les officiers publics.
- M. Parent, habile balancier-ajusteur, qui s’était déjà signalé par des recherches et des perfectionnements dans la confection des poids en cuivre, cylindriques et à bouton, a apporté, dans l’établissement et la forme des poids à godets, des améliorations importantes. ,
- Vous avez pu remarquer que les séries de poids à godets employées ordinairement offraient une anomalie assez étrange et qui donnait quelque facilité à la fraude.
- Les premiers fabricants de poids à godets s’étaient principalement attachés à ce que la grandeur des divers éléments de la série suivît une progression croissante, et fût tellement combinée que ces poids fractionnaires vinssent s’emboîter presque exactement les uns dans les autres. Mais comme, d’un autre côté , les règlements exigeaient que la réunion de ces fractions formât un total de 500,100 , ou 50 grammes ,. on se trouvait obligé de faire entrer, dans chaque série, des poids de pesanteur égale et de dimension différente.
- C’est à détruire cette irrégularité que s’est appliqué M. Parent, et if y est parvenu par une disposition très-convenable que le dessin que nous avons l’honneur de mettre sous vos yeux fait parfaitement comprendre.
- Dans lo système de M. Parent, les fractions égales en poids sont parfaitement égales en dimensions, et, toutefois, l’ensemble des éléments est combiné de telle sorte que , lorsque la série est complète, elle ne présente aucun vide apparent, et que l’absence d’une fractionau contraire, est très-facile à reconnaître.
- M. Parent a aussi supprimé, de l’enveloppe extérieure de la série, la charnière et le mentonnet en saillie, qui présentaient à la fois peu de solidité, et une certaine facilité pour la fraude ; il les a remplacés par une charnière noyée dans l’épaisseur du métal et par une drageoire mieux exécutée.
- Ajoutons que la commission des poids et mesures, au ministère du commerce, ayant examiné le système de poids présenté par M. Parent, l’a adopté, et que ce système a servi de type pour ceux que le ministère a expédiés aux bureaux de vérification des poids et mesures.
- Nous sommes heureux de vous signaler le zèle et le très-grand soin que M. Parent a apportés dans ses recherches pour le perfectionnement des poids décimaux.
- Le but qu’il s’est proposé nous paraît complètement atteint, et nous avons l’honneur de vous proposer d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Calla fils, rapporteur.
- Approuvé en séancey le 11 janvier 1843.
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- AGRICULTURE. — chevaux.
- Rapport fait par JM, Huzard, au nom du comité d'agriculture, sur un moyen d empêcher les chevaux de s'emporter, proposé par M. Leuliette, cultivateur à Hervelinghem (Pas-de-Calais ).
- De jeunes chevaux sont parfois sujets à s’emporter ; ils occasionnent alors des accidents plus ou moins graves.
- M. Leuliette, cultivateur à Hervelinghem, près de Boulogne-sur-Mer, a pensé qu’on pouvait arrêter les chevaux de voiture ayant ce défaut, au moyen d’un collier en cuir fixé au haut du cou, près de la tête. Ce collier serait attaché à la têtière de la bride, et il pourrait être tiré fortement en arrière au moyen d’une rêne quelconque très-solide : cette rêne passerait d’abord dans un anneau fixé au collier, et ensuite dans un autre anneau fixé à la sellette ; un moulinet à cliquet, placé dans la voiture, servirait à tirer fortement cette rêne en arrière et à la détendre à volonté.
- De cette manière, le cheval qui s’emporterait aurait la trachée-artère comprimée aussi fortement que le conducteur le voudrait; il serait forcé de s’arrêter, ou bien il s’abattrait tout à fait par suite de la suffocation.
- Il est certain que les chevaux dont on gêne la respiration par la compression de la trachée-artère s’arrêtent d’abord avant de s’abattre. Le moyen proposé par M. Leuliette est donc bon.
- Déjà M. Zilgès, loueur de voitures à Paris, avait présenté au conseil de la Société une bride destinée au même usage, et l’essai de cette bride a mérité à l’inventeur une médaille. M. Leuliette n’est donc pas le premier qui ait songé à arrêter les chevaux fougueux au moyen d’un instrument qui comprime la trachée. La bride de M. Zilgès s’adapte aux chevaux de voiture et aux chevaux de selle : elle est déjà, sous ce rapport, préférable au collier dont il s’agit; mais encore son effet est plus puissant en ce qu’il est celui d’un nœud coulant. (Voyez Bulletin de la Société d’encouragement, 29e année, p. 275, 278. )
- M. T^euliette parait désirer une récompense pour son procédé, puisqu’il l’envoie, dit-il, pour le concours. Le comité d’agriculture, tout en proposant de remercier l’auteur, ne pense pas qu’il y ait lieu de renvoyer le procédé au comité des médailles ; cependant, comme il est toujours utile d’indiquer un moyen de maîtriser les chevaux emportés et comme il est bon de rendre à chacun justice, le comité a l’honneur de vous proposer de mentionner, dans le Bulletin, le procédé de M. Leuliette, en rappelant la bride de M. Zilgès.
- Signé Huzard* rapporteur. Approuvé en séance, le 30 novembre 1842.
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
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- Rapport fait par M. Amédée Durand, au nom de la commission du Bulletin 5 sur des figures ou dessins destinés aux démonstrations dans Venseignement des sciences, présentés par M. Knab, rue de Vendôme ^ 11 ter.
- M. Knab s’est proposé de construire des figures, sur grande échelle et coloriées, pour suppléer les dessins que les professeurs sont obligés de tracer sur les tableaux dans les cours, ou d’y faire disposer à l’avance ; ces figures sont exécutées par le procédé du papier peint, et l’une d’elles, représentant la machine à vapeur de Watt, a été exposée dans cette salle pendant l’une des dernières séances.
- La commission du Bulletin , à laquelle le conseil d’administration a renvoyé l’examen de cette entreprise , l’a jugée être d’une haute portée par l’efficacité de son action sur l’enseignement, et elle la considère comme pouvant devenir l’objet des plus hautes récompenses de la Société, en même temps que très-digne de son appui le plus étendu ; elle a chargé son rapporteur d’avoir l’honneur d’exposer les considérations sur lesquelles se fonde cette opinion.
- Les figures employées comme auxiliaires de l’enseignement oral ou écrit sont une nécessité dont personne ne saurait nier la réalité ; mais ce qui paraît moins généralement admis, c’est l’importance de ne présenter ces figures que dans un état de perfection. A cet égard , presque tout est à faire , et ce n’est pas une œuvre sans valeur qu’entreprend M. Knab, dans l’intention où il est de suivre les voies d’exactitude et de ponctualité dans lesquelles seules la Société d’encouragement devra l’accompagner et le soutenir. 11 s’agit ici d’idées nouvelles à faire prévaloir. Généralement toute l’attention des auteurs se concentre dans la correction des textes, comme si tout l’enseignement était exclusivement renfermé dans la pensée écrite. Les figures semblent n’avoir qu’une importance tellement secondaire, que la plupart du temps on les voit passer successivement d’un ouvrage à un autre, traînant avec elles des incorrections presque identiques ; il paraît suffire qu’elles puissent indiquer, de si loin que ce soit, le principe dont elles doivent reproduire l’application. C’est ainsi que toutes ces figures erronées sont incapables d’exprimer les propriétés de la matière qu’elles représentent, d’en faire sentir la résistance dans tous ses degrés , ou l’élasticité suivant qu’elle est réclamée dans les fonctions qui lui sont assignées. De là ces transmissions de mouvements par des organes dont les proportions se refuseraient à tout effet utile ; ces éléments de machines
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- ENSEIGNEMENT INDUSTRIEL.
- réunis sans solidité possible et toute cette masse d’idées fausses qui, par la suite, rendent si difficile le passage de la théorie à la pratique.
- Si ce principe est admis, que toute image infidèle est une erreur enseignée, on doit en tirer cette conséquence que la correction des figures n’est pas moins importante que celle des textes.
- C’est donc à l’obtenir que doivent tendre tous les efforts de M. Knab, dans l’importante entreprise qu’il forme. Examinons maintenant si le procédé qu’il emploie est le plus propre à atteindre le but proposé. A cet égard , l’approbation de la commission du Bulletin lui est entièrement acquise. Voici ses motifs : le procédé du papier peint donne, en une seule opération , la forme linéaire, la couleur locale et l’effet, c’est-à-dire l’application des ombres , de manière à exprimer toutes les formes et à accuser tous les plans successifs que peut offrir l’objet représenté. Ces ombres se trouvent, par un effet naturel et même inévitable du procédé, être exécutées d’une manière entièrement conforme avec le système de lavis d’après lequel s’exécutent les dessins de machines , de telle manière que, si les conditions que nous avons posées plus haut sont remplies , l’élève pourra tout à la fois enrichir sa mémoire de notions précises et correctes sur la construction des machines ou appareils, et en même temps , presque sans s’en apercevoir, former sa pensée à les exprimer par le dessin, suivant la méthode adoptée pour le lavis. Il se rencontre donc là un double enseignement à distribuer, et par la voie la plus simple, la plus facile, celle qui se proportionne à tous les degrés de l’intelligence ; s’offrant avec instantanéité à la plus vive, et pouvant attendre indéfiniment l’acceptation de la plus lente , nous voulons dire l’exposition prolongée à la vue des objets de l’étude.
- Par suite des considérations qui viennent d’être exposées, la commission du Bulletin pense que la Société d’encouragement doit tout son intérêt à l’entreprise de haute utilité industrielle que forme M. Knab , et qu’en attendant qu’elle soit à même d’en apprécier de nouveaux résultats, sur la présentation qu’en fera son auteur, elle doit, par l’insertion au Bulletin du présent rapport, en signaler le début et l'importance.
- Signé Amédée Durand , rapporteur.
- , Approuvé en séance, le \\ janvier 1843.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, construite par M. Schwilgué.
- La première horloge de la cathédrale de Strasbourg date de 1352 ; fort remarquable pour l’époque de sa construction, elle était placée en face de celle établie par M- Schwilgué. On tenta, deux cents ans plus tard, l’établissement d’une nouvelle horloge, à laquelle devaient présider des mathématiciens distingués, mais la mort de quelques-uns d’entre eux vint interrompre et rendre inachevé ce second appareil; enfin en 1571 parut la troisième horloge, dont la construction fut confiée aux frères Habrecht, de Schafhouse. Tobias Stimmer, de Strasbourg, fut chargé de la décoration , et c’est au talent de cet artiste que nous devons les peintures et les statuettes qui ornent encore diverses parties du buffet actuel. Terminée en 15 74, puis restaurée en 1669 par Michel Habrecht, en 1732 par Jacques Straubhar, cette horloge cessa de fonctionner en 1789. Aucune des pièces qui composaient son mécanisme n’a pu être ulilisée’par M. Schwilgué -, il a seulement compris dans son travail quelques peintures et celle des statuettes qui n’avaient pas à jouer un rôle dans le mouvement. Les unes ont reçu une pose plus naturelle, ou des attributs plus justes et distincts; un grand nombre d’autres ont été ajoutées.
- C’est le 24 juin 18 3 84queM. Schwilgué s’est mis à l’œuvre, et son horloge a été achevée le 2 octobre 1842. Elle s’applique à la fois à la mesure du temps, au calendrier et à la marche des corps célestes. Un moteur central, qui est à lui seul une horloge d’une grande précision, sert à indiquer, sur un cadran placé à l’extérieur de l’église, les heures et leurs subdivisions ainsi que les jours de la semai ne ; il sonne les heures et les quarts et met en mouvement diverses figures allégoriques. Le cadran, qui a 9 mètres de circonférence, indique les mois et les jours et fait une révolution en 365 jours pour les années communes et en 366 pour les années bissextiles , en reproduisant toutefois l’irrégularité qui a lieu trois fois de suite sur quatre pour les années séculaires. Les fêtes mobiles, qui ne semblent réglées par aucune loi, sont obtenues par un mécanisme ingénieux dans lequel les éléments du comput ecclésiastique, le millésime, le cercle solaire, le nombre d’or, la lettre dominicale et les épactes se combinent et produisent, pour un temps illimité, le résultat qu’on a cherché à obtenir. C’est le 31 décembre, à l’heure de minuit, que le jour de Pâques et les autres fêtes mobiles viennent prendre, sur le calendrier, la place qu’ils occupent ensuite jusqu’à la fin de l’année.
- La troisième partie du mécanisme renferme la solation des problèmes les plus importants de l’astronomie ; on y voit un planétaire construit d’après le système de Copernic, qui présente les révolutions moyennes de chacune des planètes visibles à l’œil nu. La terre, dans ce mouvement, comporte avec elle son satellite, la lune, qui accomplit sa révolution dans la durée du mois lunaire. En outre, les différentes phases de la lune sont représentées par un globe particulier. Une sphère indique le mouvement apparent
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- du ciel ; elle fait une révolution dans la durée du jour sidéral, son mouvement subit l’influence presque insensible connue sous le nom de précession des équinoxes.
- Des mécanismes particuliers produisent les équations du soleil, l’anomalie et l’ascension droite ; d’autres produisent les principales équations de la lune, qui sont l’érection, l’anomalieet les variations, l’équation annuelle, la réduction de l’ascension droite ; d’autres, enfin, sont relatifs aux équations du nœud ascendant delà lune. Ces mécanismes ont permis d’arriver à la représentation des mouvements apparents du soleil et de la lune avec une précision remarquable et pour un temps indéfini. Ainsi, le lever et le coucher du soleil, son passage au méridien, les éclipses de soleil et de lune sont représentés sur le cadran du temps apparent et complètent l’horloge de la manière la plus heureuse.
- Les autres moteurs qui dirigent cet ensemble si remarquable ont pour but de faire connaître les fractions de l’heure sonnées par les quatre âges de la vie humaine représentés par autant d’automates qui paraissent alternativement pendant toute la durée du jour. Dans cette sonnerie, composée de deux coups successifs, un génie frappe le premier et les quatre âges le second ; un petit génie, placé en pendant du premier, retourne dans ses mains un sablier.
- A midi, à la sonnerie des heures succède une procession de douze apôtres qui, s’inclinant d’une manière particulière à chacun d’eux, viennent saluer le Christ 5 en même temps un coq d’une vérité frappante chante trois fois en agitant ses ailes et sa queue.
- A ces indications il faut joindre celles des jours delà semaine, représentés par diverses figurines : Apollon paraît le dimanche, Diane le lundi, Mars le mardi, et ainsi de suite. Le mouvement de translation des chars de ees divinités a lieu sur un petit chemin de fer.
- Nouvelle machine à forger le fer ; par M. Ryder.
- Cette machine,-destinée à forger le fer, l’acier et autres métaux, est très-portative, et occupe seulement un espace de 3 pieds sur 4 ; elle peut être mue par la vapeur ou par l’eau. Comme son action ne consiste pas dans le choc d’un marteau, mais dans une pression transmise par un excentrique, elle ne produit pas le moindre bruit, quoique le nombre des pressions atteigne 650 par minute; elle contient plusieurs assortiments de ce qu’on peut appeler des enclumes ou des étampes. La rapidité et la régularité avec lesquelles elle exécute le travail sont très-grandes ; on peut en juger par un seul fait : on l’a employée à forger un cylindre portant un carré d’assemblage et destiné à être ensuite tourné et cannelé; ce travail a été achevé en cinquante secondes, par conséquent en une mise au feu , et le carré produit par la machine même s’est trouvé si régulier, qu’aucun autre moyen n’aurait permis de le mieux faire. Dans une autre épreuve, une pièce de fer rond de 43 millim. dediamètre a été réduite, en une seule chaude, à l’état de barre carrée de 9 millim. de côté.
- Cette machine exécute le travail de trois forgerons avec une extrême perfection.
- ( Civil engineer s journal, octobre 1842.)
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- Machine à percer les pierres,• par M. Hunter.
- Cette machine se compose de deux montants verticaux portant un écrou traversé par une lige filetée, au bout de laquelle est attachée une tarière formée de lames en hélice et passée dans un guide. Cette tige est armée d’une manivelle à quatre bras, destinée à la faire tourner ; l’équipage est monté à l’aide de deux douilles sur un châssis horizontal, de manière à pouvoir glisser en avant ou en arrière pour pereer des trous de distance en distance. Deux doubles crampons, surmontés d’une tige filetée, servent à arrêter solidement l’appareil sur la pierre que l’on se propose de percer.
- La tarière, en tournant, s’enfonce à chaque tour d’une profondeur égale au pas de ris. Les débris remontent par les hélices et ressortent par le haut du trou; la forme particulière de la pointe l’empêche de s’altérer trop vite par le frottement, attendu qu’elle coupe la matière au lieu de l’user. Cette disposition, jointe à la facilité de presser le tranchant con Ire la pierre, constitue, suivant l’auteur, la nouveauté de la machine qui peut être employée à forer des trous de différents diamètres. Elle avance beaucoup plus vile et opère plus régulièrement que l’aiguille ordinaire des carriers, et procure des trous parfaitement droits, cylindriques et uniformes. Elle convient parfaitement pour pereer les dés employés à la construction des chemins de fer. (Civil engineer’s journal, octobre 1842.)
- Établissement pour la filature du lin de MM. Marshall et comp., àLeeds.
- Ce bâtiment consiste en un vaste atelier de 396 pieds (120 mètres) de long sur 216 pieds (65 mètres) de large qui occupe environ 2 acres de terrain. Le toit est formé par des voûtes en briques de 21 pieds de haut et 36 pieds d’ouverture, reposant sur des piliers en fonte ; ces voûtes sont recouvertes par une couche de goudron de houille et de chaux en poudre reposant sur un lit en plâtre ; on a étendu par-dessus un lit de terre dont on a formé un jardin. Cet immense atelier est éclairé par des vitrages placés au sommet de chaque pénétration des voûtes.
- Sous le bâtiment règne un cellier voûté soutenu par des piliers en briques ; c’est là que se trouvent les arbres de couche de deux machines à vapeur de la force de 100 chevaux , et les appareils de chauffage, d’éclairage et de ventilation.
- La ventilation s’effectue par le moyen de conduits situés sous le plancher et dont la partie supérieure est percée d’un grand nombre de petits trous; l’atelier est chauffé par la vapeur circulant dans des tuyaux de tôle étamée; la température est parfaitement régulière et peut être modifiée à volonté.
- La dépense de ce bel établissement s’est élevée à 27,443 livres sterling (686,075 fr.).
- (Civil engineer’s journal, octobre 1842.)
- Élargisseur mécanique pour les tissus, par M. Huguenin.
- La règle divergente, qui est d’un usage général pour défaire les plis dans les lisières des toiles, n’est autre chose qu’une règle un peu arrondie sur un de ses côtés plats, et sur lequel on a pratiqué des cannelures divergentes qui partent du milieu de la règle, Quarante-deuxième année* Janvier 1843. 4
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- une partie à droite et l’autre partie à gauche. Ces règles, en bois ou en métal, sont solidement fixées sur la machine, et la toile passant dessus tend à s’élargir par la disposition des cannelures qui cherchent à la ramener sans cesse du milieu vers les bords ; mais la durée du contact et l’adhérence de la toile sur la règle sont insuffisantes pour défaire tous les plis.
- M. Huguenin a eu l’idée de faire un tambour formé par des règles divergentes mobiles, lesquelles, par un mouvement de rotation du tambour produit par la toile même et guidées par les gorges d’un certain nombre de poulies inclinées, décrivent un mouvement de va-et-vient ; c’est-à-dire que chacune des règles engagées au moyen de tenons dans ces poulies inclinées ou excentriques décrit un mouvement alternatif dans le sens de sa longueur et qui s’accomplit du milieu vers les bords du tambour, pendant la moitié d'une révolution, et vice versâ pendant l’autre moitié. L’appareil est de plus disposé de manière à ce que, pendant qu’une règle se meut vers l’un des cotés, la règle opposée est poussée en sens contraire. On comprend dès lors que la toile enveloppant la moitié de la circonférence du tambour, et se trouvant d’ailleurs fortement tendue, est comme adhérente aux règles et en suit le mouvement divergent. Cet effet est tellement prononcé et l’étoffe tellement tirée en largeur, qu’on parviendrait facilement à la déchirer si l’on poussait la tension dans le sens de la longueur, au delà de celle qui est nécessaire pour faire tourner le tambour. ( Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, n° 76.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Fabrique de produits chimiques de M. Tennant, à Saint-Rollox, près Glasgow.
- Cet établissement est monté sur une très-grande échelle; on y trouve vingt chambres de plomb pour la production de l’acide sulfurique, chacune de 23 mètres de long, 5 mètres de large et 6 mètres de hauteur; elles sont munies de condensateurs, afin d’éviter la perte de l’acide qui serait entraîné par le courant. Le minerai contenant le soufre provient d’Irlande; il est brûlé avec un mélange de nilre dans des fourneaux d’une construction particulière. Les gaz, qui s’échappent de fourneaux établis au devant des chambres de plomb, s’élèvent, par un tuyau, jusqu’au faîte du bâtiment, et, ayant été refroidis dans leur trajet, pénètrent dans les chambres de plomb remplies de vapeur. Les dernières concentrations s’opèrent dans deux cornues en platine, munies d’un appendice pour amener l’acide déjà concentré à moitié dans les bassines d’évaporation.
- La quantité d’acide sulfurique fabriquée annuellement par M. Tennant est de 8,000 tonneaux (8,000,000 de kilogr.).
- Indépendamment de l’acide sulfurique, on prépare, dans cet établissement, du chlorure de chaux et de la soude. On dégage le chlore dans trente-quatre grands appareils en plomb, garnis, en dessous, de faux fonds en fonte de fer : l’espace intermédiaire est rempli de vapeur. Chaque appareil peut contenir 500 kilogr. de manganèse, outre la quantité nécessaire de sel, d’acide sulfurique et d’eau. Le chlore est dirigé dans des chambres spacieuses très - basses construites en maçonnerie, et contenant de l’hy-
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- drate de chaux réduit en poudre. Le résidu de la production du chlore* qui contient de l’acide sulfurique libre, est conduit à l’aide de tuyaux dans des fourneaux où, additionné de sel, il est évaporé à siccité. Le gaz acide muriatique qui se dégage est dirigé dans des condensateurs souterrains entourés d’eau courante. Le résidu solide est moulu, calciné et lavé, pour décomposer les sels de manganèse et de fer. Les solutions sont concentrées dans de grandes bassines en maçonnerie et mêlées avec de la craie et du charbon, pour faire disparaître les dernières traces de sulfate de soude. La soude est vendue sous forme de cristaux ou à l’état pulvérulent sec.
- A la fabrique de soude est réunie une fabrique de savon, composée de cinq grandes cuves, dans lesquelles on prépare du savon de suif résineux et du savon résineux d’huile de palme.
- L’établissement de M. Tennant consomme, par semaine, 600,000 kilogr. de houille. (Mémoires de la Société d’encouragement de Berlin, lre livraison de 1842.)
- Expériences faites avec la cloche de plongeur; par M. Payerne.
- Les cloches de plongeur employées dans la marine pour la recherche d’objets submergés sont de grandes caisses quadrangulaires en fer, suffisamment lestées pour descendre au fond de l’eau, et dans lesquelles on renouvelle l’air à l’aide d’un tuyau communiquant avec une pompe foulante placée dans un bateau. Cet appareil offre des embarras dans sa manœuvre, et, si le tuyau n’est pas suffisamment étanche, le plongeur est exposé à une prompte submersion.
- M. Payerne a cherché à remédier à cet inconvénient en embarquant une quantité d’air suffisante pour respirer pendant un temps donné, et des substances propres à absorber l’acide carbonique formé dans l’intérieur de la cloche. Les expériences qu’il a entreprises dans ce but tant à Londres qu’à Plymoulh paraissent avoir eu du succès, mais l’application pratique de ce nouveau moyen laisse des doutes sur son efficacité et sur son économie.
- Le système de M. Payerne, qui a été l’objet d’éloges outrés et de quelques critiques de la part de la presse anglaise, n’est pas nouveau : déjà il avait été indiqué par M. Coes-sin, dans son mémoire sur la navigation sous-marine, inséré dans la 10e année (1811) du Bulletin de la Société, pag. 80. Récemment, l’Académie des sciences a reçu un mémoire de M. Sondalo sur le même sujet ; on a aussi proposé l’eau oxygénée pour renouveler l’air vicié dans l’intérieur de l’appareil.
- Quoi qu’il en soit, voici les renseignements que nous avons pu recueillir sur les expériences de M. Payerne.
- La cloche ou caisse en fer employée avait 5 pieds anglais (lm,60) de hauteur, 4 pieds de long et 2 pieds 1/2 de large; l’intérieur était muni, indépendamment des sièges pour les plongeurs, de quatre cylindres en fer contenant chacun 3 pieds cubes d’air comprimé à huit ou neuf atmosphères, destiné à remplacer celui absorbé dans l’acte de la respiration ; mais il fallait en même temps détruire le gaz acide carbonique exhalé par les poumons. M. Payerne emploie, pour cet effet, de la potasse pure qui absorbe environ
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- moitié de son poids d’acide carbonique, et du chlorate de potasse qui, étant chauffé, restitue à l’air une notable quantité d’oxygène. L’auteur ne fait pas connaître les proportions de ces substances ; mais nous espérons pouvoir donner des détails à cet égard, lorsque la patente qu’il a prise à Londres sera publiée.
- M. Payerne, vêtu de ses habits ordinaires, est resté dans la cloche pendant trois heures, au bout desquelles il a été remonté; il ne paraissait nullement avoir souffert et assurait qu’il aurait pu séjourner plus longtemps dans l’appareil. Dans quelques expériences, il s’est fait accompagner par des ingénieurs de la compagnie des Indes, qui lui ont témoigné leur satisfaction au sujet des résultats remarquables qu’il a obtenus.
- M. le major général Pasley, qui a entrepris de débarrasser la rade de Plymoulh du vaisseau de ligne le royal Georges, lequel a sombré, il y a cinquante ans, avec tout son chargement, a manifesté des doutes sur la possibilité d’employer utilement le système de M. Payerne, pour les travaux sous-marins, parce que l’eau occupe un trop grand espace dans la cloche, ce qui gène les ouvriers. L’auteur prétend remédier à cet inconvénient en exerçant sur l’eau une pression capable de maintenir dans la cloche un vide suffisant. (Mech. Magaz., octobre et novembre 1842.)
- Enduit contre ïhumidité; par M. Pecholier.
- Première opération. On mêle ensemble 10 kilogr. d’huile de lin, pareille quantité de résine, 20 kilogr. d’huile de résine et 20 kilogr. de litharge.
- Deuxième opération. On prend 60 kilogr. d’huile de résine et 20 kilogr. de litharge.
- lYoisième opération. On mêle les substances ci-dessus avec du sulfate de baryte en poudre extrêmement ténue.
- Par la première opération, l’auteur annonce pouvoir obtenir un effet identique de l’huile de lin , de l’huile de résine et de la résine, en les soumettant simultanément à l’action de la litharge, au bain-marie.
- Par la deuxième opération, on dispose l’huile de résine, en la faisant chauffer avec de la litharge également au bain-marie, à se combiner avec les matières qui entrent dans la première opération.
- Par la troisième opération, on obtient un mastic, qui est l’effet du mélange des matières employées dans les deux premières opérations, avec le sulfate de baryte.
- Pour employer le mastic avec avantage, il faut le délayer dans moitié de son poids d’huile de lin non litbargiréc.
- Cet enduit, appliqué sur les murs, est assez sec au bout de vingt-quatre heures pour pouvoir peindre par-dessus ou coller du papier de tenture. (Descript. des brevets, t. 44.)
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Livres français.
- Cours de géométrie et de trigonométrie ; par^/. Mutel. 1 vol. in-8, Paris, Périsse, rue du Pot-de-Fcr, 8.
- Dissertation sur la métrologie et l’optique ; par Oriol. In-8, Paris, Firmin Didot.
- Mémoire sur le thrips de l’olivier et sur les moyens de prévenir les ravages de cet insecte; par Tamburini. In-8, Draguignan, Bernard.
- Méthode classique de sténographie; par J. Potel. In-8, Paris, Dupont, rue de Gre-nelle-Saint-Honoré, 55.
- Notice sur l’éducation des vers à soie, faite, en 1841 , dans le département de la Vienne; par MM. Millet et Robinet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Le conservateur, contenant le livre de tous les ménages d’Appert, des procédés de conservation et la monographie des vins de Joubert. In-8, Paris, Denlu, Palais-Royal.
- De la culture du mûrier dans le centre de la France ; par Chavannes de la Giraudière. In-8, Tours, Marne.
- Eléments de statique; par Poinsot. 8eédit., 1 vol. in-8, Paris, Bachelier, quai des Augustins.
- Leçons élémentaires d’arithmétique pratique; par Guerret. In-8, Vannes, Lamarzelle.
- Mémoire sur l'aréométrie; par Francœur. In-4, Paris, Bachelier.
- Nouveau traité d’arithmétique décimale. In-12, Tours, Marne.
- Traité de chimie appliquée aux arts; par Damas, de l’Institut. 7 vol. in-8, avec pl., Paris, Béchet.
- De l’action du calorique sur les corps organiques ; par le même. In-4, Paris, Béchel.
- Traité de législation et de jurisprudence des chemins de fer; par Nogent Saint-Laurens. In-8, Paris, Colomb de Batines, rue d’Àujou-Dauphine, 7.
- Traité analytique des ondes et des eaux, et indication de la marche des alluvions de la mer et de la Seine ; par Degenetais. Paris, Renard, rue Sainte-Anne, 71.
- Mémoire sur les moyens de faire cesser le blanchiment du papier timbré et la reproduction des timbres; par P. Leveillê, de Nantes. In-4, Paris, Delacombe.
- Comptabilité commerciale, industrielle et manufacturière; par Mezières. 1 vol. in-8, Paris, Mathias, quai Malaquais, 15.
- Éléments de géométrie descriptive ; par Lambert et Picqué. In-8, Paris, Hachette , rue Pierre-Sarrasin, 12.
- Nouveau manuel complet du tourneur. In-18, Paris, Roret, rue Hautefeuille, 10 bis.
- Leçons sur la culture des racines fourragères ; par le docteur Bonnel. In-8, Besançon,
- Bintot.
- Mémoires de la Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy. In-8, Nancy, Grimblot.
- Notice sur les projets de chemins de fer de Paris à Lyon, par la vallée de la Seine ; par Lhoste. In-8, Troyes, Anner André.
- Théorie de la grêle; par Goguely. In-8, Besançon, Déis.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Traité de physique considérée dans ses rapports avec la chimie et les sciences naturelles j par Becquerel. 1 vol. in-8, Paris, Firmin Didot, rue Jacob, 56.
- Traité de statique ; par A. Faure. In-12, Paris, Bachelier.
- Chimie organique appliquée à la physiologie animale; par J. Liebig. 1 vol. in-8, Paris, Fortin, Masson, place de l’Ecole-de-Médecine, 1.
- Dictionnaire universel des arts et métiers; 2« édit., 6 vol. in-8, Paris, Leroy, place du Louvre, 8.
- Éléments d’algèbre; par S.-F. Lacroix. 1 vol. in-8, Paris, Bachelier.
- Géométrie usuelle et trigonométrie rectiligne; par F. Olivier. 1 vol. in-8, Paris, Delalain, rue des Mathurins-Saint-Jacques.
- Nouveau syllabaire des arts et métiers. In-18, Paris, Derche, rue du Marché Neuf, 34.
- Traité de la fabrication du fer et de la fonte ; par Flachet, Barrault et Petiet. 1 vol. in-4, avec pl., Paris, Mathias, quai Malaquais, 15.
- Le vignole des ouvriers; par Ch. Normand. 1 vol. in-4, avec pl., Paris, Carilian-Gœury, quai des Augustius.
- Moyen de faire, dans le nord de la France, des récoltes de soie; par Garnier Combe. ln-8, Lyon, Aymé.
- Géométrie élémentaire ; par H. Vernier. In-12, Paris, Hachette, rue Pierre-Sarrasin, 12.
- Guide pratique pour dorer et argenter les métaux; par Mayer. Lyon Dumoulin.
- Rapport sur le projet d’un établissement métallurgique à fer, sur l’Aude, à Carcassonne; par Foncés.
- Nouveau tarif pour la réduction des bois en grume; par Cordoin. In-8, Paris, Cari-lian-Gœury.
- Traité élémentaire d’agriculture pratique ; par Giraud. In-12, Angers, Crosnier.
- Mémoire sur la mesure théorique et expérimentale de la réfraction terrestre; par Biot. In-8, Paris, Bachelier.
- Mémoires de la Société d’horticulture du département de Seinc-et-Oise , année de 1841 à 1842. In-8. Versailles, Monlalant-Bougleux.
- Réflexions sur la production et la population des bestiaux en France; par Pinteux. In-8, Paris, rue de Touraine-Saint-Germain, 5.
- De l’amélioration de la navigation de la Marne, depuis le canal de Saint-Maur jusqu’à la Seine. In-8, Paris, Ducessois.
- Instruction pour l’usage de l’additionneur automate du doeteur Roth. In-8, Paris, Cosson.
- Mémoires delà Société des sciences naturelles de Seine-et Oise, de 1835 à 1842. In-8, Paris, Crochard.
- Art de l’indigotier, ou traité des indigofères tinctoriaux et de la fabrication de l’indigo ; par Perroltet. Iu-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Considérations sur les frais d’entretien des routes ; par Dupuit. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Tables pour abréger les calculs relatifs à la rédaction des projets de routes et de chemins de toutes largeurs ; par Lalanne. In-4.
- Histoire de la chimie, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours; par F. Hoefer. 1 vol. in-8, Paris, Fortin et Masson.
- Notice sur les greniers de réserve et la conservation des grains chez les anciens et les modernes; par Schan. In-4.
- De l’emploi du chalumeau dans les analyses chimiques; par Berzëlius. In-8, Paris, Méquignon-Marvis.
- Manipulations électrotypiques, ou traité de galvano-plastie ; traduit de l’anglais de V. Walker. In-18, Paris, Méquignon-Marvis, rue de PEcole-de-Médecine, 3.
- Éléments de planimétrie et de stéréométrie pratiques; par Bernardet. In-8, Chàlons-sur-Saône, Duchêne.
- Le rapporteur de précision ; par Cousinenj. In-18, Paris, Carilian-Gœury.
- Mémoire sur le gisement de la houille, dans le bassin de Saône-et-Loire; par Bural. In-8, Paris, Langlois et Leclercq.
- Cours d’économie politique du collège de France, 1841-1842 ; par Michel Chevalier. In-8, Paris, Capelle, Gosselin.
- Traité de statique, d’après le principe des vitesses virtuelles ; par Faure. In-8, Paris, Bachelier.
- Art du nivellement; par Dubreuil. In-8, Paris, Mathias.
- Architecture, d’après les principes des meilleurs auteurs qui ont traité de la bâtisse; par une Société d’architectes et d’entrepreneurs. In-8, Paris, Roret.
- Publications périodiques.
- Publications industrielles des machines, outils et appareils les plus perfectionnés; par M. Armengaud amè. 9 et 10e liv,, in-8, avec atlas, Paris, rue duPont-Louis-Philippe, 13.
- Le chemin de fer, revue périodique; par Huard. In-8, Paris, Marc-Aurel, rue Saint-Honoré, 152.
- Livres allemands.
- Geschichte der Brittischen Baumwollen manufactur. Histoire des manufactures de colon de l’Angleterre, de Baines,• traduit de l’anglais, par Bernoulli. 1 vol. in-8, Tu-bingen, Cotta.
- System einer Vollstaendigen Lufterneuerung in Kranken anstallten. Système de ventilation des hôpitaux ; par Haeberl. In-8.
- Âllgemeine maschinen Encyclopédie. Encyclopédie des arts et métiers ; par llulse. 1 vol. in 8.
- Lehrbuch der Schlosserbaukunst. Manuel du serrurier; par Naegel. 1 vol. in-8.
- Bie TVarmicasserheizung. Traité du chauffage par la circulation de l’eau ; par Schmidt. 1 vol. in-8.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Handbuch der pulver Fabrication. Manuel du fabricant de poudre à canon. 1 vol. avec planches.
- Der bur.sten und pinsel Fabricant. Traité de la fabrication des brosses et des pinceaux; par Hoppe. 1 vol. in-8 avec planches.
- Livres anglais.
- An introductory lecture on the principles and practice of architecture ; by Hosking. Introduction aux principes et à la pratique de l’architecture, 1 vol. in-8, Londres, Whcal.
- Hand book for mapping and engineering drawing. Manuel du dessin de la carte et de l’art de l’ingénieur. 4 e livraison. Londres, Weal. "
- An elementary course of lectures on electricity. Cours élémentaire d’électricité ; par Siurdgeon. In-8, Londres, Sherwood, Gilbert.
- A familiar explanation of the theory and practice of electro-silvering. Exposé de la théorie et de la pratique de la dorure et de l’argenture sur métaux par l’électricité; par Sturdgeon. 1 vol. in-8, Londres, Gilbert et Sherwood.
- The London journal and repertory of arts, sciences and manufactures. Journal des arts, des sciences et des manufactures, publié à Londres; par M. W. Newton. In-8, avec planches. Juillet 1842. Articles contenus dans ce cahier. Patentes accordées 1° à M. Bham, nouveau semoir : 2° à M. White, nouveau fer à cheval ; 3° à M. J. Beale, machines à vapeur perfectionnées ; 4° à M. B. Beale, machines mues par la vapeur, le gaz, l’eau, etc. ; 5° à M. Tayler, locomotives perfectionnées; 6° à M. Freeman, nouveau système de pavage; 7° à M. Claudet, daguerréotype perfectionné; 8° à M. G. Bar-nett, moyen d’attacher diverses parties du vêtement; 9°à M W. Barrait, perfectionnement dans les procédés de la précipitation des métaux sur d’autres métaux, par le galvanisme. —Description de diverses patentes délivrées en 1834. — Transactions de l’institution des ingénieurs civils de Londres. — Sur le sucre de fécule; par M. Ure.
- Même journal. Août 1842. Patentes acccordées l°à MM. Smith et Hacking, perfectionnements dans la filature du coton ; 2° à M. A. Jeffrys, moyen de garantir le doublage des vaisseaux; 3° à M. H. Bentall, nouvelles charrues; 4° à M. Reynolds, nouveau système de pavage; 5° à M. Wood, pour le même objet; 6° à M. Mortimer, construction des voûtes et pavage en bois; 7° à M. Gurney, système perfectionné de pavage en bois ; 8° à M. Williams, bandages herniaires perfectionnés; 9° à M. Sharpnel, nouveaux lire-bouchons ; 10° à M. Crosfield, fabrication du verre en table ; 11° à M. Scott, préparation d’une encre indélébile; 12° à M. Swindells, fabrication de pierres artificielles ; 13° à M. Kirck, production d’une surface lisse, ayant l’apparence de la glace, propre à faciliter l’exercice du patin ; 14° à M. Perkins, nouvelle fabrication du savon ; 1 ü° à M. Brown, préparation de l’acier ; 16° à MM. Powell et Ellis, fabrication du fer ; 17° à MM. Gregory et Green,procédé de fabrication du fer et de l’acier; 18° à M. Dyer, production d’une nouvelle couleur. — Description de plusieurs patentes délivrées en 1834. — Séances de l’institution des ingénieurs civils.
- Même journal. Septembre 1842. Patentes accordées l°à M. Lawson, métier à filer le
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- bibliographie industrielle.
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- coton 5 2° à M. Trams, préparation du coton pour la filature ; 3° à MM. Nuttal et Holden, sous-pieds pour pantalons; 4° à M. Toole, système de production de la chaleur ; 5° à M. Starkey, capsules pour armes à feu; 6° à M. Defries, nouveaux régulateurs à gaz; 7° à M. Mertens, système de parquet à mosaïque ; 8° à M. Berry, procédé de fabrication du prussiate de potasse; 9° à M. Harlow, système de pavage en bois; 10° à M. Duclos, préparation du soufre; 11° à M. Payne, procédé de salaison des substances animales; 12° à M. Brown, grillage et affinage du cuivre; 13°àM. Clarke, nouveaux filtres clari-ficateurs de l’eau; 14° à M. Booker, préparation du fer; 15° à M. llulchinson, fabrication des pains d’huile ou de graine. — Sur le pont suspendu de M. Dredge.— Transactions de l’institution des ingénieurs civils de Londres.
- Même journal. Octobre 1842. Patentes accordées 1° à M. Henson, métier à tricot; 2° à M. Berry, perfectionnement dans la construction des serrures; 3° MM. Harrison et Mannering, moyen d’élever l’eau ; 4° à M. Allarton, perfectionnements dans le for-geage et le martelage du fer ; 5° à M. Davis, nouvelle fabrication de la cire à cacheter; 6° à M. Colman, procédé de préparation de l’amidon ; 7° à M. Henshall, nouveaux tapis; 8° à M. Grant, râteau à cheval pour ramasser le foin ; 9° à M. Haley, nouveau cric ; 10° à M. Boccius, perfectionnements dans la construction des becs de gaz; 11° à M. Robinson, moyen de faire sécher la laine, le coton, etc. ; 12° à M. Ratcliffgonds et fiches déportés; i3°àM. Rodway, fers à cheval 514°àM. Poole, procédé de fabrication de la soude; 15° à M. de Charlieu, éclairage par le gaz hydrogène liquide; 16°à M. üzielli, moyen de garantir de toute altération le bois et les pièces de charpente • 17° à M. Kurtz, composition d’un combustible artificiel; 18° à MM. Newton et Schmoll, moyen d’obtenir un extrait concentré de houblon ; 19° à M. Warrington, nouveau procédé de tannage; 20° à M. Newton, composition d’un nouveau combustible. — Transactions de l’institution des ingénieurs civils.
- Même journal. Novembre 1842. Patentes délivrées 1° à M. Knowles, nouveau métier à filer le coton ; 2° à M. Ermen, filature du coton perfectionnée; 3° à M. Miller, nouveau procédé d’impression des toiles peintes; 4° à M. Clarke, nouveau métier à tisser ; 5® à M. Fairbairn, préparation et peignage du chanvre, du lin, etc.; 6° à M. Gwynne, nouvelle fabrication des chandelles; 7° à M. Bethel, préparation de l’huile de baleine et autres matières grasses; 8° à M. Berry, traitement et épuration de l’huile; 9° à M. Palmer, nouvelle fabrication des chandelles; 10° à M. Molineux, fabrication des chandelles sans mèche; 11° à M. Ash, appareil pour fixer les bougies dans les chandeliers ; 12° à MM. Stevens et King, nouveaux flambeaux ; 1 3° à M. Sweetapple, machine perfectionnée pour fabriquer le papier; 14° à M. Crosley, même objet; 15° à M. JVin-terbottom, nouvelle échelle à incendie; 16° à M. Dumont, fabrication de caractères typographiques; 17° à M. Orme, nouvelles bêches à rebord et autres instruments aratoires; 18° à M. Ruthven, moyen d’augmenter la puissance des ventilateurs à ailes; 19° à M. Brewer, nouvelles poulies pour les navires; 20° à M. Daniell, préparation d’une nouvelle nourriture pour les animaux.
- Sur une nouvelle machine à composer et distribuer les pages typographiques.
- Rapports faits à l’institution des ingénieurs civils de Londres.
- Quarante-deuxième année. Janvier \ 843. 5
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Même journal. Décembre 1842. 1° à M. Fairbairn, nouvelle machine à vapeur ; 2° à M. Berry, moyen de nettoyer les caractères d’imprimerie; 3° à M. Jons, procédé de grillade du minerai de cuivre; 4° à M. Gall, nouvel encrier ; 5° à M. Bichards, perfectionnements dans la construction des armes à feu; 6° à M. Soûlas, régulateur des fluides ; 7° à M. Gurney, nouvelles lampes; à MM. Gaucy et B aine, nouveaux encriers et écri-toires; 8° à M. Freeman, même objet; 9° à M. Smith, moyen de régler la chaleur des fourneaux pour fondre le fer ; 10° à MM. Bradley, Barrow et Hall, perfectionnements dans le traitement du fer; ll°àM. Schafhautl, nouveau procédé de grillage du minerai de cuivre ; 12° à M. Bowe, procédé de fabrication du sulfate de soude ; 13° à M. Tayler, nouvelle coustruction de bateaux à vapeur; 14° à M. Pieren, perfectionnements dans la préparation de la laine; 15° àM .Lamb, nouvelle machine à vapeur; 16° à M. Player, perfectionnement dans la construction des fourneaux et des foyers; 17° à M. Talbot, nouveau procédé pour couvrir ou plaquer les métaux ; 18° à M. Beard, images photographiques coloriées; 19° à M. Andrew, perfectionnements dans la préparation des fils pour chaîne de tissus; 20° à M. Watson, nouvel apprêt pour tissus de coton ; 21° à M. Clay, nouveau traitement du fer; 22° à M. Banks, pour le même objet.
- Transactions de l’institution des ingénieurs civils de Londres.
- Bepertory of patent inventions. Répertoire des inventions brevetées. In-8 avec planches. Octobre 1842. Patentes délivrées 1° à M. Monk, construction des navires et bateaux, et moyen de les faire marcher ; 2° à M. Atkinson, machine à battre le blé et tarare perfectionnés ; 3° à M. Law, moyen de faire évaporer l’eau de mer et autres liquides, et de fabriquer du sel; 4° à M. Booth, préparation d’une nouvelle matière propre à remplir les matelas, coussins, couvertures et autres ; 5a à M. Coopland, nouvelle construction de fourneaux; 6° à M. Prowett, signaux pour les chemins de fer; 7°àM. Fuller, moyen d’enrayer les voitures ; 8° à M. Grant, perfectionnements dans la construction des houes à cheval et des râteaux mécaniques ; 9° à M. Wornum, nouveau mécanisme de pianos ; 10° à M. Bould, perfectionnements dans'la construction des machines à vapeur à condensation ; 11° à MM. Benjamin et Grafton, moyen de garantir de l’altération les matières animales et végétales. — Sur la composition et l’emploi des gaz qui se dégagent des fourneaux; par M. Ebelman.
- Même journal. Cahier de novembre 1842. Patentes délivrées 1° à M. Beech, nouvelles presses typographiques ; 2° à M. Bussel, fabrication des tubes de fer étiré; 3° à M. Smith, perfectionnements dans la construction des roues et des freins pour les voitures; 4° àM. Rousseau, nouveaux fusils de chasse et de guerre; 5° àM. Faulkner, système de mouvement des pompes et des soupapes, applicable aux pompes à incendie ; 6° à M. Seybel, procédé de fabrication du sulfate de chaux et du chlore; 7° à M. Bod-way, nouveaux fers à cheval ; 8° à M. Brokedon, composition d’une matière fibreuse, imprégnée de caoutchouc, propre à boucher les bouteilles; 9° à M. Gillott, nouveau système de chauffage et de ventilation ; 10° à M. Baker, confection des bottes et des souliers. — Suite du mémoire de M. Ebelman, sur la composition et l’emploi des gaz dégagés des fourneaux.
- Même journal. Décembre 1842. Patentes délivrées 1° à M. York, perfectionnements
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- bibliographie industrielle.
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- clans la construction des essieux des voitures roulant sur des chemins de fer ; 2° à M. Baggs, moteur obtenu de l’emploi du gaz acide carbonique et application de l’air chaud; 3° à M. Haden, appareils propres à chauffer et ventiler les édifices; 4° à M. Newton, moyen de régler le courant de l’air ou des gaz ; 5° à M. Reynolds, pavage en bois des rues et des routes; 6° à M. Mark Freeman, nouveaux encriers; 7° à MM. Tenables et Tunniclif, construction des poêles et des foyers; 8° à M. E. Hall, chaudière à vapeur d’un nouveau système.
- Mechanics’ Magazine. Magasin du mécanicien. In-8, avec planches en bois. Septembre 1842. Principaux articles contenus dans ce cahier. — Cuisine nouvelle de Bur-bidge et Healy. —Moyen de brûler la fumée; par Samuel Hall. — Rapports faits à l’institution des ingénieurs civils. — Description du grand bâtiment à vapeur le Great* Britain. — Sur les phares en fer. — Expériences faites avec la cloche du plongeur; par M. Payerne. — Moyen d’augmenter la sécurité dans les voyages sur les chemins de fer; par M. Bnnnett. — Locomoteur brûlant sa fumée; par M. S. Hall. —Nouvelle garde-robe hydraulique ; par M. Smith. —Système de construction navale des Chinois.
- — Nouveau baromètre; par M. Readman. — Rapport sur la lampe de Boccius. — Extrait des spécifications des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Octobre 1842. Perfectionnements dans la construction et l’application des machines à rotation directe ; par Biram. — Description du bâtiment à vapeur le Great-Northern, muni de propulseurs hélicoïdes. — Sur la navigation par la vapeur.
- — Nouveaux cabestans et stopeurs pour les câbles des navires; par Grilly. — Appareil pour lubrifier les arbres tournants des machines. — Comparaison entre les effets de l’éclairage des systèmes de Gurney et de Boccius.— Locomotive marchant par l’électromagnétisme. — Travaux de l’institution des ingénieurs civils. — Système de condensation et d’expansion de la vapeur; par Zander. — Sur les perfectionnements imaginés par M. Biram, pour la construction des roues à palettes. — Métier à tisser les tapis; par Calderhead. — Comparaison entre les divers systèmes de mitres de cheminées et de ventilateurs; par Eubank.—Progrès de la fabrication du fer, au moyen de l’anthracite, dans l’Amérique du Nord. — Tambour à frottement élastique, applicable aux roues à palettes; par James White.—Nouvelle clef pour tourner les écrous; par Fenn. — Expériences faites à Portsmouth sur de nouveaux conducteurs de paratonnerres. — Compositeur et distributeur mécanique; par Rosenberg. — Sur le siîlomètre, le thermomètre marin et le thermomètre à vapeur de M. Clément. — Extrait des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Novembre 1842. Perfectionnements ajoutés à la machine hydraulique à réaction de MM. Whitelaw et Stirrat.—Sur les roues à palettes de M. Zander.—Nouvelle batterie pour opérer l’explosion des rochers, par le galvanisme; par Martin. — Locomoteur mû par le gaz acide carbonique; par Bagg.—Nouveau locomoteur à quatre roues de MM. Bury, Curtis et Kennedy. — Nouvelle construction des réservoirs d’eau.
- — Filière perfectionnée; par Whitworth. —Progrès du système de pavage en bois. — Sur la thermographe, ou l’art de transporter sur plaques métalliques des gravures et des caractères imprimés sur papier ; par Hunt. — Rapport sur le nouveau condenseur de
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Hall. —Nouvelle disposition des soupapes à tiroir des machines à vapeur à haute pression. — Sur la dépense comparative de l’éclairage par le gaz, l’huile, le suif, etc.; par Fife. — Extrait des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Décembre 1842. Nouvelles machines à vapeur à haute pression et à double révolution ; par Roll. — Sur l’élasticité et la ténacité des métaux. — Nouveau foyer à grilles; par King. —Progrès en Amérique de la navigation parla vapeur.— Nouveau semoir ; par Irving.— Sur les locomotives à quatre roues ; par Bury el Curtis.
- — Nouveau système de ventilation des mines ; par Biram. — Sur les instruments de musique à cordes ; par Savage. — Sur les fourneaux de fusion du fer, alimentés avec de l’anthracite et de l’air froid. — Nouveau système de locomotive ; par Hindley. — Appareil pour représenter les phénomènes astronomiques ; par Enderson. — Extrait des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- The civil engineer and architectes journal. Journal des ingénieurs civils et des architectes. In-4, avec planches. Octobre 1842. Principaux articles relatifs aux arts industriels.— Sur les expériences faites avec la cloche de plongeur; par M. Payerne.— Construction de bâtiments incombustibles. — Nouveau ciment par M. Martin. —Travaux de l’institution des ingénieurs civils. — Appareil pour comprimer les gaz. —Etablissement pour la filature du lin, de M. Marshall, à Leeds. — Machine à percer les pierres, par Hunter. —Papiers de tenture, avec ornements en relief. — Sur la navigation à la vapeur.
- Même journal. Novembre 1842. —Observations sur les volants et leur application aux machines à vapeur; par Edwards. — Aqueduc du canal construit en Pen-sylvanie. — Nouvelle filière; par Whitworth.—Travaux de l’institution des ingénieurs civils. —Sur le doublage des vaisseaux; par Wilkinson. — Purification de l’air vicié; par M. Payerne. — Perfectionnements dans la construction des bâtiments à vapeur. — Expériences pour s’assurer de la résistance des bâtiments à vapeur dans un combat naval.
- Même journal. Décembre 1842. — Nouveau pont suspendu, à grande portée, construit par M. Green. —Sur la navigation par la vapeur. — Propulseur hydraulique sur les chemins de fer. — Expériences avec la cloche de plongeur ; par M. Payerne. — Appareil pour la cuite des sucres. — Comparaison entre le traitement du fer par l’air chaud et par l’air froid ; par Hartop. — Travaux de l’institution des ingénieurs civils.
- — Nouvelle méthode pour creuser des puits; par Davidson. —Signaux pour les chemins de fer. — Machine à faire les briques ; par Ainslie. — Appareil pour chauffer et ventiler ; par Gillott.
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- PROCÈS-VERBAUX. 37
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d'encouragement.
- Séance du 28 décembre 1842.
- Correspondance. M. Warden, membre du conseil d’administration , adresse les tableaux des importations des marchandises aux États-Unis d’Amérique pendant l’année 1840.
- M. G. de Gérando fait hommage d’un exemplaire des discours prononcés sur la tombe de M. de Gérando père.
- M. Rousseau, médecin à Épernay, adresse une notice sur le brise-bouteille , appareil qu’il a imaginé pour l’essai des bouteilles à contenir les vins mousseux.
- M. Hederich, pharmacien , à Moritzbourg, envoie un mémoire sur les questions po-sées dans les programmes relatifs à la multiplication des sangsues.
- M. Henri Gustave, à Grandjouan (Loire-Inférieure), demande à prendre part au concours pour la construction des machines à battre le blé.
- M. Brébisson, à Falaise, transmet la description d’un photographe à compensateur suivi de quelques notes sur des procédés photographiques simplifiés.
- Objets présentés. M. Beullard, rue du Rocher, 36, présente un nouveau moyen de préserver les tableaux sur toile et sur bois des effets de l’humidité ;
- M. Durand, rue Charenton, 111 bis, des procédés d’imitation d’agate, bois et marbre sur papier, etc.;
- M. Léotard de heure , des images photographiques coloriées dans la vue de prendre part au concours pour le perfectionnement de la photographie.
- M. Victor Meunier, rue de Seine, 37, adresse le 1er numéro de la Revue synthétique dont il demande l’échange avec le Bulletin de la Société.
- Il est fait hommage à la Société,
- l°Par la Société d’agriculture et des arts de l’arrondissement de Dôle, dun°2, deuxième année de la Revue agricole et industrielle,•
- 2° Par M. Ÿiollet, du numéro de novembre 1842,du Journal des Usines ;
- 3° Par l’Athénée royal, du programme de ses cours pour 1843.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Guérin Vary fait un rapport sur un mémoire relatif aux moyens de reconnaître et d’apprécier les qualités panifiables de la farine, présenté par M. Boland. Ce mémoire est divisé en deux parties : la première est consacrée à établir une théorie de la panification ; la seconde contient le résultat de diverses expériences entreprises par l’auteur au moyen d’un appareil nommé aleuromèlre, qui fait juger de la dilatation du gluten par le nombre des degrés qu’une tige laisse apercevoir ; car, suivant l’auteur, la farine est d’autant plus propre à la panification que le gluten s’est plus dilaté.
- M. le rapporteur décrit cet appareil, la manière de s’en servir, et relate les expériences auxquelles il a été soumis.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Le comité regrette, d’après la manière dont M. Boïand construit son instrument, que les degrés indiqués par la tige ne soient pas comparables entre eux ; ils ne marquent que les maxima et minima de dilatation du gluten des diverses farines. Le comité exprime le désir que M. Boland vérifie s’il y a concordance entre son instrument et les résultats obtenus dans un four. Il propose de voter des remerciments à M. Boland pour son intéressante communication, et de l’engagera faire les expériences comparatives indiquées dans le rapport et à perfectionner son aleuromètre.
- Après une discussion, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit un rapport sur le nouveau système de parquet dit parquet mobile horizontalement, présenté par M. Haumont.
- M. le rapporteur, après avoir énuméré les inconvénients inhérents au mode actuel de construction des parquets, fait connaître les principes sur lesquels est fondé le système de M. Haumont.
- 1° Fixer aux solives les lambourdes, à l’aide de vis, en remplacement des scellements en augets de plâtre, ce qui, en évitant l’humidité qui en provient, fait disparaître une des causes de disjonction ; 2° remplacer la fixité ou le clouage des feuilles ou frises sur les solives ou tout autre moyen de réunion fixe, des feuilles entre elles et de celles-ci aux lambourdes, par un assemblage mobile dans le sens horizontal, produit par une liaison à coulisse ou à conducteur, en employant des agents qui, tout en les reliant et les maintenant dans le sens vertical, permettent et facilitent leur jeu horizontal, afin de leur donner la possibilité de se dilater sans occasionner de boursouflement et de se rapprocher en cas de retrait du bois ; 3° employer, pour maintenir des feuilles disjointes, des ressorts qui produisent cet effet sans que la main de l’homme soit nécessaire, ressorts qui permettent en même temps au bois dilaté par l’humidité d’augmenter, pour ainsi dire, sa surface sans occasionner de boursouflement. Tel est le but que M. Haumont s’est proposé d’atteindre.
- M. le rapporteur, après avoir développé les moyens qu’il emploie pour y parvenir, fait connaître que l’auteur a obtenu les résultats qu’il attendait de son système dans un parquet d’essai de 3 mètres en carré.
- Le comité ne pense pas que ce produit soit plus économique que le système ordinaire, et il regrette qu’aucune application n’en ait encore été faite. Il propose 1° de remercier M. Haumont de sa communication, de le féliciter sur ce qu’elle offre d’ingénieux, et de l’engager à prendre les mesures nécessaires pour la mettre en œuvre ; 2° d’écrire à M. le ministre des travaux publics, en le priant d’examiner s’il pourrait être fait, dans les bâtiments civils qui sont dans ses attributions, un essai de ce système de parquetage ; 3° d’insérer le rapport au Bulletin avec les dessins et les détails descriptifs nécessaires.
- Après une discussion, le conseil adopte les deux premières propositions, et ajourne la troisième.
- Séance du 11 janvier 1843.
- Correspondance. La Société avait recommandé à M. le ministre secrétaire d’État de la guerre M. Yauquelin, auteur d’un nouveau procédé de tannage des cuirs, qui avait
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- PROCES-VERBAUX»
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- sollicité du département de la guerre une fourniture de cuirs, et l’autorisation d’établir en Algérie une tannerie sous les auspices du gouvernement.
- Dans sa réponse à M. Vauquelin, M. le ministre fait observer que l’administration n’intervient et ne saurait intervenir que pour constater la bonne qualité des cuirs employés; qu’il ne peut confier à aucun entrepreneur de tannage une fourniture quelconque de cuir. Quant au second chef de la demande, M. le ministre , avant de prendre aucune détermination à cet égard, invite M. Vauquelin à lui adresser un mémoire sur la nature et l’étendue de la protection qu’il souhaite obtenir de M. le gouverneur général de l’Algérie.
- M. Nollet, géomètre arpenteur forestier à Toul, annonce qu’il a apporté à son appareil dendrométrique la modification indiquée dans le rapport de M. Théod. Olivier.
- M. Willaume, confiseur à Lunéville, transmet l’exposé des recherches qu’il a faites sur la fermeture des bouteilles et la fabrication des vases métalliques pour en conserver les substances alimentaires.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Molinier de Montplanqua, d’un exemplaire des rapports faits à la Société philanthropique de Paris pendant l’année 1841;
- 2° Par M. de Boullenois, de plusieurs exemplaires du compte rendu des travaux de la Société séricicole pendant l’année 1842 ;
- 3° Par la Société royale et centrale d’agriculture, du n° 1 dutom. III du Bulletin de ses séances;
- 4° Par la Société pour l’instruction élémentaire, du n° de décembre 1842 de son journal ;
- 5° Par mad. veuve Bouchard -Huzard, du n° de janvier 1843 des Annales de Vagriculture française.
- Rapports des comités. Au nom de la commission du Bulletin, M. Amédée Durand lit un rapport sur des figures ou dessins destinés aux démonstrations dans l’enseignement des sciences, présentés par M. Knab.
- La commission propose d’insérer le rapport au Bulletin, en signalant le début et l’importance de l’entreprise industrielle que forme M. Knab. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Calla fait un rapport sur la fabrication de poids cylindriques de M. Bourgeois.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur le système de poids métriques en cuivre de M. Parent.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Caüa fait un rapport sur la machine à tailler les bouchons de M. Saillet.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer Je rapport au Bulletin.
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- PROCES-VERBAUX.
- Après une discussion relative à l’économie de liège résultant de l’emploi des machines comparativement au travail à la main, le conseil adopte les conclusions du rapport.
- Au nom du comité d’agriculture, il est donné lecture, pour M. Leclerc-Thoüin, d’un rapport sur le résultat du concours ouvert pour l’introduction en France et la culture de plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures.
- Un seul concurrent s’est présenté -, il a adressé de beaux échantillons de spergula maxima, mais les expériences qu’il a entreprises sont trop récentes et faites sur une trop petite échelle pour pouvoir prononcer. Il n’y a donc pas lieu de décerner le prix. Toutefois, le concurrent est digne d’une mention honorable pour son zèle et les premiers succès qui en ont été les conséquences.
- Le comité propose de là lui accorder et de remettre au concours pour 1850 les prix pour l’introduction en France et la culture de plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures, en ajoutant, à l’exposé des conditions à remplir pour l’introduction d’une ou de plusieurs plantes, ces mots étrangères à VEurope, et en modifiant de la manière suivante le paragraphe commençant par ces mots : Les concurrents devront prouver, etc. « que ces plantes ont été cultivées en pleine terre assez longtemps et « assez en grand pour constater leur naturalisation en France et qu’elles ont reçu un « emploi utile à l’agriculture ou aux arts. »
- Après une longue discussion, le conseil renvoie au comité d’agriculture la rédaction du programme en l’invitant à prendre en considération les modifications proposées par plusieurs membres.
- Communications. M. Artur, membre de la Société, pensant que la suppression de la fabrication du sucre de betterave est digne de fixer l’attention de la Société, propose de nommer une commission qui serait chargée d’examiner ce que, dans l’intérêt de l’agriculture et de l’industrie, la Société pourrait faire à l’occasion de la présentation aux chambres du projet de loi sur les sucres.
- M. de Lasteyrie annonce que la Société royale et centrale d’agriculture a formé dans son sein une commission pour présenter les motifs à faire valoir en faveur du maintien de cette industrie.
- Après une discussion, le conseil décide qu’il sera nommé une commission composée de deux membres de chaque comité, qui sera chargée de présenter ses vues sur la question de la suppression de la fabrication du sucre indigène et d’en faire l’objet d’un rapport.
- Imprimerie de M®e Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE.(N‘CCCCLX1V.) FÉV. 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — horlogerie.
- Rapport fait par M. le baron Seguier, au nom du comité des arts mécaniques, sur une modification apportée à Véchappement à ancre pour les pendules, par M. Winnerl, horloger-mécanicien , rue de Lorette , 7 , près celle Notre - Dame - des -Champs.
- M. Winnerl est justement convaincu que l’honorable récompense qu’il a obtenue de vous lui impose le devoir de s’occuper avec persévérance des progrès de l'art qu’il exerce avec tant de succès ; il a pensé qu’il se montrerait digne de votre intérêt s’il parvenait à faire approcher les pendules de commerce de cette haute précision qui ne semble réservée qu’aux pièces établies avec un soin rigoureux dans toutes leurs parties.
- L’échappement lui a paru, dans la pendule commune, la pièee sur laquelle il devait fixer toute son attention, pour obtenir le résultat qu’il s’est proposé. Le but de ses efforts a été de rendre cet organe principal de la pendule plus parfait, d en assurer les fonctions sans augmenter son prix , en diminuant même la main-d’œuvre.
- Une pendule bien établie conserve la régularité de sa marche tant qu’aucune perturbation ne survient dans les fonctions de toutes ses parties. Le soin apporté à l’exécution de chacune d’elles, la fidélité des engrenages, la perfection des pivots, le choix scrupuleux des huiles, l’emploi des pièces fixées aux derniers mobiles, assurent la continuité de l’action. Une pendule de commerce, exécutée avec rapidité au moyen d’outils qui, souvent, ne donnent pas à chaque pièce ce dernier fini si nécessaire à la conservation des organes, est vendue trop bon marché pour être grevée d’un travail manuel d’autant plus Quarante-deuxième année. Février 1843. 6
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- 42 ARTS MÉCANIQUES.
- cher qu’il doit être entrepris par un artiste fidèle et consciencieux, qui ne peut opérer sûrement qu’avec une certaine lenteur.
- C’est dans le but de soustraire les pendules de commerce à ces inconvénients trop réels, que M. Winnerl a eu la pensée de supprimer les pivots de l’échappement. Par l’effet de cette suppression, la machine se trouve, d’un même coup, débarrassée du soin qu’exigeait la construction deces pivots, des perturbations résultant de leur usure, même de toutes celles provenant de la modification de l’huile dont ils sont lubrifiés.
- En attachant les leviers de l’ancre au balancier lui-même, M. Winnerl a obtenu encore d’autres avantages ; il s’est débarrassé des anomalies résultant du jeu plus ou moins grand, suivant la limpidité des huiles, des pivots de l’échappement dans leurs trous , durant l’oscillation , à mesure que la roue d’échappement tombe sur le levier rentrant ou sortant.
- Il a ainsi combattu victorieusement l’influence des huiles sur la marche; c’est au dernier mobile, en effet, que les changements de viscosité dans l’huile deviennent influents, car, la force motrice étant à ce point à sa plus grande division , la plus petite modification dans la nature du contact des métaux prend de l’importance pour la régularité de la marche.
- La disposition adoptée par M. Winnerl annul e toute espèce de frottements de la tige du balancier dans la fourchette ; la nécessité d’une rigoureuse exactitude de la pointure des pivots de l’échappement sur la ligne du centre d’oscillation du pendule n’existe plus ; les frottements inévitables de la tige d’un balancier suspendu à une lame faisant ressort, qui décrit, à cause de la flexion de la suspension, une espèce de cycloïde, tandis que la fourchette, qui oscille sur des pivots, opère un arc de cercle parfait, se trouvent annihilés.
- Le défaut de parallélisme entre l’axe de l’échappement auquel la fourchette est liée et le point d’attache de la lame de suspension n’est plus à craindre, grâce à une disposition qui réunit l’ancre au balancier et supprime la fourchette et les pivots.
- Une objection, cependant, pourrait être faite : comment être certain de placer les bras de l’ancre dans un rapport convenable avec la roue d’échappement, puisque le balancier qui porte les leviers est lui-même suspendu à une lame faisant ressort, dont le point de courbure est lui-même indéterminé?
- Il suffit de regarder attentivement la pendule présentée par M. Winnerl pour reconnaître qu’il ne pourrait résulter même d’un défaut considérable de position de cette nature qu’un léger recul dans la roue d’échappement, sans influence sur la marche de la pendule.
- La meilleure preuve que les prévisions de M. Winnerl étaient justes et que l’objection n’est pas fondée est fournie par l’expérience pratique : des pendules
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- HORLOGERIE.
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- de commerce ainsi modifiées ont été déposées à votre secrétariat ; elles ont, par la régularité de leurs fonctions, levé tous les doutes. L’une d’elles, munie d’un balancier à tige de sapin, a été placée depuis chez M. Nanteuil, et M. Winnerl a eu au bout de trois mois la satisfaction de reconnaître que sa précision était telle que, pendant cette période, sa variation totale ne s’élevait encore pas à plus d’une minute.
- En appelant votre bienveillante attention sur cette modification de l’échappement dans les pendules de commerce, M. Winnerl s’est, par-dessus tout, proposé de faire faire un pas à l’une des branches de la chronométrie , à laquelle il se livre avec une véritable passion. Son but est tellement désintéressé, qu’il a fait graver à ses frais le tracé de l’échappement modifié, et qu’il le distribue volontiers à ses confrères qui lui en font la demande.
- Son désir de propager les choses utiles en ne gardant rien pour lui seul est tel, qu’il vous demande encore de faire publier dans votre Bulletin le mécanisme de ses compteurs, les plus complets de tous ceux qui, jusqu’ici, ont été exécutés. Ces ingénieux appareils donnent des appréciations de durée de secondes, de minutes, d’heures même, sur trois cadrans distincts, à l’aide de doubles aiguilles dont l’une arrêtée au moment où l’observation commence, remise en marche à l’instant où elle finit, ne va rejoindre celle qui a toujours continué à marcher que lorsque la durée de l’expérience a été perçue, et alors que l’observateur veut rétablir la concordance des aiguilles pour se préparer à une observation nouvelle.
- En échange d’un désintéressement si digne d’éloges et en retour de son offre par vous acceptée, nous vous proposons de déclarer que M. Winnerl continue à bien mériter la plus haute des récompenses qu’il a reçue de vous à si juste titre, et nous vous demandons l’insertion du présent rapport dans le Bulletin, ainsi qu’un tirage de 500 exemplaires au profit de l’auteur.
- Signé baron Seguier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 2 novembre 1842.
- Description (Tun nouvel échappement à ancre pour les pendules, par M. Winnerl.
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- La pendule dont lafig. 1, pl. 885, est une vue de face, dessinée de grandeur naturelle, et la fig. 2 une vue de côté, est solidement fixée, ainsi que la pièce de suspension du balancier à demi-secondes, sur le marbre A. L’ancre a est vissée sur la pièce de suspension b portant le balancier B, et le point d’oscillation de l’ancre est pris au milieu des ressorts de suspension c. La distance de la roue d’échappement d est telle, que les points de repos se trou-
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- vent à angle droit avec le centre de la roue et le point d’oscillation. Cette disposition, en éloignant Tinfluence de l’épaississement des huiles sur les pivots de l’ancre et les frottements résultant de l’emploi de la fourchette, pourra être appliquée avec avantage aux pendules astronomiques.
- M. TVinnerl l’a employée avec succès pour les pendules ordinaires du commerce, sans y apporter aucun changement notable.
- La fig. 3 est une élévation vue de face et la fig. 4 le profil d’une pendule à demi-secondes.
- Les fig. 5 et 6représentent une pendule simple; l’une et l’autre portent un balancier en tige de sapin C. Le centre de la roue d’échappement étant donné par la disposition du rouage, l’auteur aplacé la pièce portant la suspension à la distance convenable, d’après les principes précédemment indiqués, en prenant le milieu du ressort de suspensions c pour centre d’oscillation de l’ancre; il a vissé l’ancre derrière la pièce à laquelle le balancier est accroché, et en marquant le milieu des ressorts de suspension, il a percé, à ce point, un trou dans l’ancre, et il l’a posée avec la roue sur une plaque, à une distance égale du centre de la roue et du centre d’oscillation des ressorts de suspension , en la faisant lever d’un degré.
- Le centre d’oscillation des ressorts de suspension varie légèrement, suivant le poids du balancier, mais ne descend jamais au-dessous du centre qu’on prend pour terme moyen, et, quoique la trempe des ressorts opère souvent un changement dans les cercles de repos, il n’en résultera aucun frottement susceptible d’altérer la marche de la pièce.
- En posant ces pendules verticalement dans leurs boîtes, l’auteur s’est dispensé de l’emploi du moyen ordinaire de les mettre d’échappement. On pourrait, s’il est nécessaire, appliquer au balancier la disposition représentée fig. 7 et 8, dont on fait ordinairement usage pour la fourchette. Sur la pièce pendante e du crochet on adapte à frottement la pièce f du balancier, munie de deux talons traversés par une vis g taraudée dans la pièce e, qui le fait mouvoir à droite ou à gauche suivant le besoin. (D.)
- BOUCHONS.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, sur la machine à tailler les bouchons , de M. de Saiilet, place Saint-Germain-hAuxerrois_, 29.
- Messieurs,, dans la machine que votre comité des arts mécaniques a visitée chez M. de Saiilet, un appareil reçoit un morceau de liège préalablement
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- BOUCHONS.
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- taillé en prisme quadrangulaire, de la longueur que l’on veut donner au bouchon ; il le présente entre deux petits arbres qui portent des mandrins armés de pointes et qui, par un mouvement longitudinal, viennent le saisir par les deux extrémités.
- Ces deux arbres reçoivent alors un mouvement de rotation d’une vitesse modérée, tandis qu’une longue lame, douée d’un mouvement rectiligne alternatif, enlève avec beaucoup de netteté les quatre angles du prisme, et le transforme en un tronc de eône d’une précision tout à fait suffisante pour la pratique, et qu’on ne pourrait pas obtenir à la main.
- Une disposition particulière permet de modifier le degré de conicité des bouchons pour l'es approprier à leurs différentes destinations. La lame qui taille les bouchons est montée sur son châssis, de manière à pouvoir être remplacée avec beaucoup de promptitude et de facilité ; cette disposition est très-utile en ce sens qu’elle permet de faire fonctionner la machine presque sans interruption; car, lorsqu’une lame se trouve assez émoussée pour qu’elle doive être remplacée, on peut en moins d’une minute la démonter, et en placer une autre sans déranger en aucune manière les autres éléments de la machine.
- Du reste, la nécessité de renouveler la lame ne se présente pas très-souvent , car nous devons reconnaître qu’une lame maintenue par des organes mécaniques, très-fermes, comme ceux de la machine de M. de Saillet, peut fonctionner utilement pendant un plus long espace de temps que ne pourrait le faire la même lame dans la main d’un ouvrier fabricant par les procédés ordinaires.
- Tous ces mouvements s’opèrent par des combinaisons mécaniques bien entendues et rationnelles. Nous regrettons que l’exécution ne réponde pas complètement à la bonne entente de l’ensemble et au bon choix des moyens qui distinguent cette machine ; mais nous devons espérer que, confiée au soin d’un bon praticien, elle deviendra un instrument tout à fait usuel, et dont les résultats devront être avantageux, puisque la consommation de Paris s’élève, dit-on, à 300,000 bouchons par jour.
- En résumé, la machine présentée par M. de Saillet repose sur des principes mécaniques qui nous ont paru très-bons, et qui promettent une application usuelle et utile. Nous vous proposons , en conséquence ,
- 1° De remercier M. de Saillet de sa communication ;
- 2° D’insérer le présent rapport dans le Bulletin.
- SignéY. Calla., rapporteur.,
- Approuve’ en séance, le 11 janvier Î843.
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- POIDS.
- Rapport fait par M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques ^ sur des poids cylindriques présentés par M. Bourgeois,
- balancier-mécanicien, quai Jemmapes, 202.
- Messieurs, M. Bourgeois était d’abord un simple ouvrier tourneur et monteur, et, depuis le commencement de \ 840, il fabrique, par des agents mécaniques, les poids cylindriques employés dans le système décimal. Nous avons visité son atelier, et nous avons reconnu que les dispositions prises par M. Bourgeois sont trés-recommandables parleur exactitude et leur simplicité.
- Il emploie un tour dont le banc , en fonte , est dressé avec soin ; une baguette de laiton, bien cylindrique et dont le diamètre excède de très-peu le diamètre que doit avoir le poids fini, est montée d’un bout dans un mandrin appartenant à l’axe du tour, et son autre extrémité tourne dans une lunette en acier trempé.
- Cette lunette est fixée sur un support à chariot qui reçoit en même temps un porte-outil à glissière dont la partie mobile est liée à un petit levier qu’on fait mouvoir à la main.
- C’est dans la glissière mobile qu’est monté un outil à profil dont la forme répond exactement à celle qu’on veut, donner au poids à établir. La baguette de cuivre recevant du moteur la vitesse voulue, chaque coup de levier enlève tout l’excédant de métal et détache un poids dont toutes les dimensions sont celles requises, car la forme de l’outil détermine rigoureusement les dimensions dans le sens de la longueur de l’axe, et une vis de contre-bute, qui limite la course de la glissière du porte-outil, règle aussi d’une manière invariable les dimensions perpendiculaires à l’axe. Nous avons vu fonctionner cet appareil avec une précision très-remarquable.
- Les poids, ainsi préparés, passent dans les mains d’un autre ouvrier qui les ajuste au moyen d’un plateau de tour à taille de lime.
- Il est important d’ajouter, d’après des renseignements qui nous sont parvenus, que, depuis que M. Bourgeois a pris un poinçon de balancier, le bureau de vérification des poids et mesures n’a pas eu à refuser un seul des poids présentés par lui.
- M. Bourgeois applique les mêmes procédés à la fabrication des glands et autres accessoires pour les lampistes, des boutons doubles pour bufflete-ries, etc., et il y a trouvé l’occasion d’appliquer encore un perfectionnement au système d’outil-profd à glissière qu’il employait déjà.
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- MACHINES-OUTILS.
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- Plusieurs glands ou boutons présentent des profils tels qu’ils ne peuvent être achevés par le même outil, quelques-unes de leurs dimensions diamétrales étant si exiguës, que la pièce se détacherait de la baguette avant d’être entièrement achevée.
- Cette difficulté a été très-heureusement vaincue par l’emploi successif de deux outils placés de chaque côté de l’arc du tour : l’un des outils finit la pièce dans ses parties d’un plus grand diamètre; l’autre, qui manœuvre comme le premier au moyen d’un petit levier, achève au contraire les éléments de petite dimension et détache enfin la pièce de la tige de laiton sur laquelle elle a été enlevée.
- Afin d’éviter la nécessité de renverser le sens du mouvement de la baguette, un des outils présente son biseau en dessus et l’autre en dessous.
- Cet ensemble de combinaisons est disposé avec beaucoup d’intelligence, et votre comité des arts mécaniques a l’honneur de vous proposer, messieurs,
- 10 De remercier M. Bourgeois de sa communication ;
- 2° D’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé F. Calla fils, rapporteur. Approuvé en séance, le 11 janvier 1843.
- MACHINES-OUTILS.
- Description dune machine à outil mobile destinée à raboter de grandes pièces métalliques, employée dans les ateliers de M. Cave, ingénieur-mécanicien, rue du Faubourg-St.-Denis-y 2ï4.
- En publiant, dans le Bulletin du mois de juillet 1842, la description d’une machine à planer et raboter les pièces métalliques, d’invention anglaise, nous avons rappelé les divers systèmes de ces machines employées dans nos ateliers, dont les unes sont à outil fixe et les autres à outil mobile. On a reproché à ces dernières de ne pouvoir y fixer l’outil assez solidement pour obtenir un travail satisfaisant, parce que les surfaces seraient dressées avec moins de précision que lorsque l’outil est invariable pendant la marche des pièces. Les résultats remarquables obtenus par M. Cavé détruisent cette objection , car non-seulement les surfaces rabotées sur sa machine sont bien droites et bien unies, mais encore les. copeaux de fonte enlevés sont très-forts et très-épais comparativement à ceux qu’on obtient habituellement sur le tour ou sur d’autres machines.
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- ARTS MECANIQUES.
- Dans plusieurs circonstances les machines à outil mobile sont préférables aux machines anglaises à outil fixe ; ainsi elles n’occupent pas plus d’espace en longueur que celle de la pièce à raboter, tandis que quand on a des pièces extrêmement lourdes, comme il s’en est présenté chez M. Cave, qui a eu à raboter des plaques de fortes dimensions et du poids de 12 à 14,000 kil., il est aisé de concevoir qu’il est bien plus simple défaire mouvoir l’outil qu’une masse aussi considérable. Enfin, par ce système, on peut augmenter la longueur et la largeur de la machine sans un accroissement trop sensible de la dépense.
- La machine dont nous nous occupons est établie sur de grandes dimensions, ayant 13 mètres de longueur sur près de 3 mètres de largeur; elle sert principalement à dresser et raboter de grandes plaques métalliques destinées pour les bateaux à vapeur transatlantiques que M. Cave' est chargé de construire. Nous nous sommes principalement attaché à faire connaître le porte-outil et le mécanisme à l’aide duquel on lui imprime ses divers mouvements, les moyens de fixer la pièce à dresser sur le banc étant connus.
- La fig. 1, planche 886, représente une élévation de l’un des chariots du porte-outil, vu du côté droit ou du côté du mécanisme qui lui communique le mouvement.
- Fig. 2. Autre chariot porte-outil vu du côté opposé.
- Fig. 3. Section verticale prise à travers le milieu du chariot.
- Fig. 4. Autre section prise à travers le mécanisme qui fait monter et descendre l’outil.
- Fig. 5. Développement du passage des courroies sur les poulies, pour la transmission du mouvement aux chariots du porte-outil.
- PL 887, fig. 6. Section transversale du chariot du porte-outil, et vue du mécanisme qui donne le mouvement de va-et-vient à ce chariot.
- Fig. 7. Le porte-outil et le banc vus en plan.
- Fig. 8. Extrémité postérieure du chariot et mécanisme qui opère le mouvement de translation latéral de l’outil.
- Fig. 9. Le levier d’embrayage vu séparément.
- Fig. 10 et 11. Le porte-outil détaché, vu de face et de profil.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures des deux planches.
- AA, deux bancs en fonte verticaux et parallèles, assujettis sur une maçonnerie renfermée en grande partie dans le sol de l’établissement. Ces bancs, qui présentent toute la solidité désirable, sont fondus en plusieurs partiesrap-
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- MACHINES-OUTILS.
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- portées les unes à la suite des autres, et boulonnées intérieurement par des oreilles ménagées à cet effet; elles sont, d’ailleurs, maintenues dans leur écartement par des entretoises de fonte, qui servent en même temps à porter les pièces de charpente sur lesquelles on fixe solidement les pièces à raboter.
- B, châssis en fonte sur lequel sont adaptés les deux porte-outil, qui peuvent s’y promener sur toute sa longueur, a, bords saillants du châssis; leurs faces sont dressées pour recevoir les pièces principales du porte-outil.
- C, joues verticales en fonte, boulonnées aux deux extrémités du châssis précédent, et ajustées sur les bords des deux bancs ; elles sont coudées à leur partie inférieure pour être solidement retenues sur les bords du bâti, et pouvoir cependant y glisser facilement.
- D, bords supérieurs des deux bancs, dressés sur leurs faces horizontales et leur face verticale extérieure, pour permettre aux chariots d’y cheminer avec facilité et sans jeu.
- E, deux crémaillères en fonte fixées en dedans, du côté du banc, par des boulons à écrous. Ces crémaillères sont invariables de position; par conséquent, les pignons qui engrènent avec elles ont nécessairement le double mouvement de rotation et de translation.
- F, corps du porte-outil.
- G, plateaux circulaires en fonte appliqués contre les faces verticales du double châssis B; leurs parties supérieure et inférieure sont à fleur avec les surfaces horizontales des bords du châssis.
- 4, équerre en fer faisant corps avec les plateaux précédents et destinée à les maintenir contre les bords saillants a, afin que les plateaux ne prennent pas de jeu en glissant le long du châssis.
- HH, longues vis de rappel en fer bien corroyé, servant à faire marcher le porte-outil transversalement, et qu’on manœuvre à l'aide de poignées c c fixées sur un plateau circulaire, d, écrous dans lesquels passent ces vis.
- I I, disques mobiles appliqués et ajustés sur les plateaux G; ils sont évidés circulairement sur les côtés pour permettre de les changer de position, et par suite incliner les outils.
- e e, vis de rappel verticales, que l’on manœuvre à la main à l’aide de poignées yy montées sur des disques pour faire monter et descendre le porte-outil, et le régler à la hauteur convenable au-dessus de la pièce à dresser; ces vis passent dans des écrous g g.
- J J, pièces à coulisse ajustées verticalement sur les disques 11 ; elles portent sur leurs faces antérieures des oreilles h h traversées par un boulon pour y suspendre le porte-outil.
- Quarante-deuxième année. Février 1843. ; 7
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- K K, les deux porte-outil formés chacun d’une platine ajustée entre les nervures saillantes des pièces à coulisse 11.
- L L, burins en acier fondu, trempés au degré convenable, suivant la nature du métal à travailler ; ils sont liés au porte-outil par les vis i i.
- MM, fig. 5, grand tambour en bois monté sur deux croisillons en fonte, ajustés et fixés sur l’un des arbres de couche de l’établissement.
- N N, deux rouleaux de pression librement suspendus et abandonnés à leur propre poids pour tenir tendue la courroie O, qui passe successivement entre ces rouleaux et sur les poulies d’écartement P P, pour de là faire marcher les poulies motrices Q Q, qu’elle enveloppe sur les deux tiers de leur circonférence.
- R R, supports en fonte, portant les poulies d’écartement, élevées à la hauteur convenable ; ils sont fixés chacun aux extrémités de l’un des côtés du banc de la machine.
- Les deux poulies Q Q recevant la courroie Q, qui les commande, tournent sur elles-mêmes en sens inverse.
- Il, arbres à l’extrémité desquels sont montées ces poulies; ils portent aussi les manchons d’embrayage m, fig. 7, à gorges cylindriques et à joues, retenus sur les arbres par des clefs à demeure, qui les empêchent de tourner sans eux , mais leur permettent de glisser librement dans le sens de leur longueur.
- nnr fourchettes d’embrayage fixées sur l’arbre incliné S, par lequel elles reçoivent un mouvement d’oscillation, à chaque extrémité de la course du chariot.
- L’arbre S porte les fourchettes n zz, l’une en dessus et l’autre en dessous, comme on le voit fig. 9. Cet arbre est supporté d’un côté par un montant o.
- T, tige droite s’ajustant au milieu de l’arbre S à sa partie supérieure ; elle forme fourchette pour s’assembler à charnière avec la tringle horizontale U, placée au-dessus du chariot, réunie par un boulon à clavette à la lige T, et se terminant par une boule ou poignée, que l’ouvrier tire ou pousse quand il veut débrayer ou interrompre le travail.
- Y V, pignons droits en fonte ajustés libres sur les axes p, et munis de goujons ou prisonniers qui s’engagent alternativement, dans des trous correspondants formés aux manchons d’embrayage, afin de se trouver entraînés dans leur mouvement de rotation.
- X, roue droite en fonte avec laquelle engrènent les deux pignons précédents ; elle tourne tantôt dans un sens, tantôt dans le sens opposé.
- Y, arbre portant d’une part la roue X et de l’autre les deux pignons Z Z,
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- qui tournent alternativement à droite ou à gauche, et engrènent avec les crémaillères fixes E.
- A' A'-, roues dentées retenues par des clefs à l’extrémité des vis de rappel H.
- B' B', deux autres roues dentées semblables ajustées libres sur des goujons en fer et engrenant avec les pignons G'.
- On voit sur le devant de la fig. 8, adapté à la machine, un mécanisme pour aléser les trous des balanciers des machines à vapeur ou de toute autre pièce. Ce mécanisme, représenté séparément fig. 12, 13, 14 et 15, s’adapte sur le porte-outil en remplacement du burin ; il se compose de deux colonnes verticales D' D'le long desquelles monte et descend l’arbre porte-outil E', qui reçoit une poulie F dont la gorge porte une denture inclinée engrenant avec un manchon en forme de vis sans fin, qu’on ne peut voir dans la figure. Ce manchon glisse ainsi que tout l’équipage le long de l’arbre tournant G', où il est arrêté à l’endroit convenable. Un manchon d’embrayage H' sert à interdire ou à rendre libre le mouvement de l’arbre G'.
- Le porte-outil E' est muni d’une languette qui glisse dans une rainure de la poulie F’ de manière à pouvoir descendre pour appuyer sur la pièce tout en conservant son paouvement de rotation. Celte descente de l’outil s’opère à l’aide d’un système d’engrenages 1', qu’on fait manœuvrer à la main au moyen d’une tringle q, munie d’une manivelle.
- La fig. 12 est une élévation vue de face de l’alésoir, et la fig. 13 une élévation latérale.
- Les fig. 14 et 15 sont des vues en dessus du même mécanisme.
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- On adapte quelquefois au porte-outil fig. 10, en remplacement de l’un des burins , un petit plateau circulaire S' portant un burin r pour former les biseaux sur les bielles ou autres pièces des machines à vapeur. Ce plateau est entaillé, sur sa circonférence, d’une denture dans laquelle engrène une vis sans fin v, qu’on fait tourner à l’aide d’une manivelle t ; par cette manœuvre on donne à l’outil l’inclinaison nécessaire, suivant la forme qu’on veut obtenir.
- Mouvement du chariot. En se reportant à la fig. 5 on voit que la grande courroie motrice O, enveloppant le tambour M, transmet aux poulies Q Q un mouvement de rotation en sens opposé; c’est-à-dire que l’une tourne à gauche et l’autre tourne à droite, quel que soit l’avancement du chariot avec lequel elles sont transportées d’une extrémité à l’autre du banc. Il est aisé de comprendre qu’en faisant embrayer alternativement avec les pignons ajustés sur les axes des poulies Q les manchons mobiles, pour les rendre tantôt solidaires avec leurs axes, tantôt mobiles sur ceux-ci, ces pignons feront tourner la roue X, avec laquelle ils engrènent, soit dans un sens, soit dans l’autre,
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- et par suite les pignons Z, qui restent constamment engrenés avec les crémaillères E. Ces pignons tournent donc à droite ou à gauche suivant le sens du mouvement de la roue X, et par conséquent le chariot sera transporté de la même manière à droite ou à gauche, avec une vitesse relative.
- Le mouvement transversal du chariot porte-outil s’effectue à l’aide de deux longues vis de rappel H, que l’ouvrier fait manœuvrer à la main en saisissant les poignées ce.
- Les fdets de ces vis ont un pas très-lin pour qu’à chaque course du chariot l’outil ne puisse avancer transversalement que d’une petite quantité, que l’on détermine suivant la nature du métal à couper, et le travail que l’on veut obtenir. Cet avancement transversal se règle aussi par un système de roues dem tées adapté à l’extérieur du chariot.
- Le châssis B du chariot est double, comme on le voit Gg. 7, étant destiné à recevoir deux porte-outil qui peuvent marcher simultanément, c’est-à-dire l’un travaillant en allant, et l’autre en revenant, ou bien on n’en fait opérer qu’un seul.
- L’assemblage à charnière K, Gg. 4, permet au porte-outil de s’incliner quand il revient sur lui-même et qu’il ne travaille pas;. aGn que l’outil ne puisse frotter sur le sillon qu’il vient de raboter; mais il l’oblige à s’appliquer sur toute la surface de la plaque pendant l’action du rabotage.
- Lorsqu’on rabote des pièces de fonte douce, on compte généralement sur une vitesse de translation de l’outil de 0m,10 par seconde ou 6 mètres par minute; maison peut aisément la modifier pour la proportionner avec la vitesse de rotation de l’arbre de couche, ou bien quand on a des pièces très-dures à dresser; on conçoit qu’elle doit sensiblement diminuer avec l’accroissement des difficultés d’exécution. (D.)
- AIGUILLES.
- Description dun appareil préservateur de la poussière qui se produit par Tempointage a sec des aiguilles sur les meules de grès , employé par M. Pastor , fabricant d’aiguilles à Bor-cette , près Aix-la-Chapelle.
- On sait combien est dangereuse, pour la santé des ouvriers,. la poussière qui se produit dans l’empointage à sec sur les meules de grès des aiguilles à coudre. Dans la vue de remédier à cet inconvénient, feuM. Molard, administrateur du Conservatoire des arts et métiers , avait eu l’idée de remplacer les meules de grès par des meules en fonte de fer oxydée.
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- AIGUILLES.
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- Des tentatives analogues ont été faites en Angleterre, il y a vingt-cinq ans. Nous rappellerons un appareil dû à M. Prior, et dont la description se trouve page 75 de la 15e année du Bulletin; c’est une espèce de soufflet mû par le pied de l’ouvrier et dont le vent, chassé à travers un tube percé de fentes longitudinales qui embrasse la meule, produit un courant assez fort pour entraîner la poussière.
- Un autre appareil construit sur le même principe fut présenté, en 1 816, à la Société d’encouragement de Londres, par M. Thomas Roberts; il est décrit page 233 du 4e volume des Transactions de cette Société.
- Enfin M. Abraham obtint, en 1822, la grande médaille d’or, pour un appareil très-simple qui avait le double avantage d’entraîner la poussière de grès, et de préserver les ouvriers des particules fines d’acier qui s’élèvent pendant le travail, par l’emploi d’un masque composé de barreaux aimantés qui attirent et arrêtent ces particules. Cet appareil a été décrit et figuré page 157 de la 22e année du Bulletin de la Société.
- Le moyen imaginé par M. Pastor, fabricant d’aiguilles à Borcette , près Aix-la-Chapelle, et qu'il emploie avec succès dans ses ateliers, consiste en un appareil représenté pl. 888, et qui entraîne au dehors, sans le secours d’un ventilateur, la poussière de grès qui se détache des meules, et que la force centrifuge chasse dans toutes les directions.
- La fig. 1 est le plan, la fig. 2 l’élévation latérale, la fig. 3 une vue de face, et la fig. 4 une section verticale de l’appareil.
- La grande poulie, qui reçoit son mouvement d’un moteur quelconque, fait de quarante-cinq à cinquante révolutions par minute, plus ou moins, suivant la finesse des aiguilles. Le mouvement de cette poulie est transmis, par une corde, à la poulie a, montée sur un axe à pointes b, portant la meule c. Les bouts de cet axe tournent dans des pièces de bois dur dd, fixées de chaque côté de la meule. Les vis ee, qui traversent librement des trous pratiqués dans les pièces de bois, servent à régler la position de la meule en la faisant avancer ou reculer ; d’autres vis ff sont destinées à serrer les pièces de bois contre les pointes de l’axe; elles sont arrêtées dans leur position par les vis g g. L’enveloppe h de la meule est arrêtée par une broche i ; elle est en forte tôle, ainsi que le couvercle k; cette boite est montée sur un bloc de bois Z, où elle est solidement assujettie par des vis mm. L’appareil est établi sur un fort patin en bois n.
- L’ouverture o, percée dans la boîte, est rétrécie par une plaque de fer qu’on y ajuste, de telle sorte qu’il ne reste qu’un petit trou par lequel l’ouvrier passe les aiguilles pour les appuyer contre la meule; il observe les pro-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- grès du travail à travers la plaque de verre p. Des rainures pratiquées dans le couvercle livrent passage à la corde; elles sont recouvertes de plaques percées de deux petits trous garnis de feutre, comme la rainure du couvercle.
- Le tuyau ç, qui aboutit à une cheminée , attire l’air qui se précipite sur la meule, par l’orifice o, avec une telle rapidité, que la poussière de grès et les particules d’acier, d’abord arrêtées par la brosse r, tombent dans la boîte i1 ou sont entraînées dans la cheminée, sans pouvoir s’échapper par l’orilice o. Pour augmenter le tirage, on adapte au tuyau q un petit tuyau d’appel t qu’on chauffe.
- B esc ri p t ion dun appareil propre a dresser le fil propre à la fabrication des aiguilles a coudre, par M. Pastor.
- Après que le fil destiné à la fabrication des aiguilles à coudre a été déroulé de dessus la bobine, il est coupé en bouts de la longueur voulue, et mis en paquet, pour être dressé; à cet effet, on engage le paquet dans deux anneaux, où il est assujetti avec toute la régularité possible; puis on le fait chauffer au rouge foncé, dans un fourneau alimenté avec du charbon de bois; et on dresse le fil dans la machine que nous allons décrire, au moyen d’une pression convenable et d’un mouvement de va-et-vient continu.
- La fig. 5 de la pl. 888 est une élévation vue de face, la fig. 6 le plan, et les fig. 7 et 8 des sections verticales et horizontales de la machine. La fig. 9 est le profil, et la fig. 10 une section transversale.
- Les fig. 11 , 12 et 13 représentent des pièces détachées.
- Les deux anneaux a a (fooy. fig. 12 qui montre le fer mobile en plan, dessiné sur une plus grande échelle ) embrassent le paquet de fil b placé sur le milieu d’une plaque cj on abaisse dessus le fer mobile d, suspendu à la partie inférieure d’un balancier e, par des boulons ff; ce fer a la forme d’une grille composée de trois barres qui, en embrassant les anneaux a, appuient fortement sur le paquet b; pour mieux le saisir , elles sont légèrement dentelées en dessous. La partie supérieure du balancier e porte une tige g , qui glisse dans une boîte A, et prend un mouvement d’oscillation sur deux tourillons /y, de manière que l’équipage puisse être tiré et poussé à l’aide des poignées ii adaptées à la traverse pendant que le fer appuie fortement sur le paquet b. L'équipage étant abandonné à son propre poids, il en résulte que la pression sur le paquet est constante. Quand on veut retirer le fil dressé, et le remplacer par un nouveau paquet, on relève l’équipage à
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- faide d’un levier k attaché à la tige g et d’une corde /, dont l’anneau m est alors engagé dans le crochet n.
- Anciennement le dressage du fil se faisait, chez M. Pastor, à la main, au moyen d’ün fer semblable à celui fig. 12. Dans ce travail, l’ouvrier, courbé sur le fer, était forcé de respirer les particules d’acier qui s’échappaient du paquet de fil pendant qu’il était roulé, ce qui offrait du danger pour sa santé. Pour remédier à cet inconvénient, on a imaginé la machine dont nous venons de parler, et qui permet aux ouvriers de travailler dans une position moins gênante, et sans être exposés à respirer les particules d’acier. Pour mieux remplir ce but, la plaque c est recouverte d’une seconde plaque o en forme de grille, au-dessous de laquelle est placée une boîte en tôle p, d’ou part un tuyau q qui passe sous l’atelier et s’ouvre en dehors; le courant d’air qui s’établit dans ce tuyau entraîne à travers la grille les particules d’acier qui se détachent du fil. Les parties les plus lourdes qui tombent au fond de la boîte sont retirées par la porte r, et celles qui resteraient sur la plaque sont poussées dans la boîte, afin qu’elles ne se répandent pas dans l’atelier.
- La plaque c est placée librement sur la grille , et sert pour tous les numéros d’aiguilles à coudre ou à tricoter, tandis que la force et les dimensions du fer sont proportionnées à ces numéros ; celui représenté fig. 12 est destiné pour les aiguilles à coudre n° 1.
- Appareil pour compter les aiguilles à coudre.
- Pour obvier au comptage fatigant et très-in certain des aiguilles à coudre, qui se fait ordinairement à la main, on emploie dans les ateliers de M. Pastor une disposition qui, par une manœuvre très-simple , opère le comptage mécaniquement. Cet appareil, vu en plan fig. 14, pl. 888, en élévation latérale fig. 15, et en sections longitudinale et transversale fig. 16,17 et 18, se compose d’une règle en fer a, dont le bord supérieur porte des cannelures proportionnées à la grosseur des aiguilles ; ces cannelures sont assez larges et profondes pour qu’en jetant dessus une certaine quantité d’aiguilles que l’ouvrier lient entre le pouce et l’index il ne s’en loge qu’une à la fois dans chaque cannelure. Le nombre de ces cannelures est en rapport avec la longueur de la règle; elles sont tantôt de 25 , tantôt de 50 ou de 100. La règle représentée fig. 16 porte 100 cannelures divisées en 4 parties de 25 chaque. Cette règle se loge entre deux pièces de bois bb, serrées par les coins cc.
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Au-dessous de la régie cannelée a , est une règle en bois d, qui, à l’aide des poignées ee, glisse en avant et en arriére; elle passe sur le plan incliné^', placé au fond de l’appareil.
- En commençant le comptage, l’ouvrier tire à lui les poignées ee, et amène par là la règle dans la position indiquée fig. 15, un peu au-dessus du niveau des pièces de bois b ; il jette ensuite sur la règle une certaine quantité d’aiguilles , en ayant soin qu’il ne s’en loge qu’une à la fois dans chaque cannelure. Pour enlever les aiguilles ainsi comptées, il pousse, à l’aide des poignées e, la règle inférieure d sur les deux plans inclinés ; la règle a descend alors, et les aiguilles s’appuient par leur bout sur les châssis b b, d’où elles sont facilement enlevées. (D.)
- ARTS ÉCONOMIQUES. — reliure.
- Rapport fait par M. Dizé, au nom du comité des arts économiques, sur la percaline façon an glaise pour reliure de M. Aubert, rue de la Calandre, 5o.
- Messieurs, M. Aubert a présenté à la Société divers échantillons de percaline façon anglaise, à laquelle il donne une préparation préliminaire , et qu’il fabrique par brevet d’invention et de perfectionnement acquis de son prédécesseur, M. Chdliat.
- L’emploi de la toile percaline dont il est question a été d’abord indiqué par l’industrie anglaise pour la reliure des livres; aujourd’hui elle est préparée pour le même objet, avec un grand perfectionnement, par M. Aubert.
- Les échantillons divers exposés sous vos yeux ont été jugés d'un tissu plus fort et d’un prix inférieur à la percaline anglaise. Cette toile, vernie, peut recevoir la dorure sans les préparations qu’exige ordinairement la dorure sur cuir.
- Votre comité s’est assuré, d’après l’avis des relieurs, que l’emploi de la percaline française offrait pour la reliure une économie réelle.
- Par conséquent, les libraires, les relieurs, les gaîniers pourront trouver dans l’emploi de cette percaline la solidité et l’élégance réunies au bon marché.
- M. Aubert a aussi présenté à la Société uue série très-variée d’échantillons de papier à fond d’or et d’argent de sa fabrique, pour la reliure.
- Depuis l’invention de l’imprimerie, qui donna naissance à l’art du relieur,
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- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
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- l’industrie chinoise fut la première qui couvrit les livres d’une espèce de papier lissé fort, d’un taffetas souvent orné de fleurs d’or et d’argent, et qui coûtait fort peu. Cettemanière de couvrir les livres ne laisse pas d’avoir son agrément, et semble prendre faveur aujourd’hui pour le papier de fantaisie et donner aussi a la reliure et au cartonnage un certain luxe.
- D’où il résulte : 10 que la percaline perfectionnée peut être employée avec grand avantage de prix dans l’art de relier les livres dont la quantité s’accroît chaque jour; 2° que le papier de fantaisie de M. Aubert peut aussi fournir aux relieurs et à l’art du cartonnier des ornements de fantaisie très-variés pour satisfaire tous les goûts.
- Le comité des arts économiques a l’honneur de vous proposer d’adresser des remercîments à M. Aubert pour sa communication et d’insérer le présent rapport dans le Bulletin de la Société.
- Signé Dizé, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 25 janvier 1843.
- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- Observations adressées, par la Société d’encouragement pour Vindustrie nationale, a MM. les membres des deux chambres, sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre.
- La fabrication en grand du sucre de betterave a pris naissance alors que le système du blocus continental était en vigueur, alors que l’empire français avait à combattre l’Europe entière.
- A cette grande et utile fabrication se rattache le nom de Chaptal, et comme chimiste et comme homme d’État, de Chaptal, savant manufacturier et qui fut, pendant trente-deux ans, le président de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale dont il était l’un des premiers fondateurs.
- En 1814, la fabrication du sucre de betterave commençait à peine à sortir de l’état de solution scientifique d’un problème industriel important, malgré tous les efforts tentés pour rendre la France indépendante des sucres coloniaux.
- Ce n’est que depuis 1814 que la paix générale s’étant établie en Europe, les progrès de l’industrie du sucre de betterave ont été croissants d’année en année, toutes les intelligences s’étant tournées vers les arts et les sciences.
- Ces progrès furent excités, on doit le reconnaître, par les programmes des prix proposés par la Société d’encouragement et sont dus, en grande partie, aux récompenses qu’elle a si souvent décernées, aux découvertes que
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- LÉGISLATION INDUSTRIELLE.
- l’industrie française a faites successivement dans l’art d’extraire le sucre que contient la betterave.
- Depuis cette époque (1814), la fabrication en grand du sucre de betterave a passé le Rhin, et les divers États de T Allemagne ont établi de nombreuses fabriques de sucre indigène.
- Cette grande conquête de l’industrie et de la science, l’Europe la doit à la France ; mais à la Prusse revient l’honneur d’avoir démontré, en 1747, que la betterave contenait du sucre. La Prusse a donné le fait scientifique, la France a établi sur ce fait une grande et belle industrie.
- Le projet de loi récemment présenté aux chambres pour la suppression du sucre de betterave a vivement ému la Société d’encouragement.
- En pouvait-il être autrement ?
- Cette industrie, d’origine française , que le gouvernement et la Société s’étaient plu à encourager, venait enfin d’atteindre le plus haut degré de perfection possible, en arrivant à produire un pain de sucre cristallisé du premier jet; elle était une des gloires du pays, comme application de la science et comme attestant que nous savions enfin apporter dans nos entreprises cette persévérance qui seule peut mettre la France à même de lutter avec succès contre sa rivale l’Angleterre.
- Cette industrie devenait, dans l’exposé du projet de loi, non-seulement inutile, mais nuisible aux véritables intérêts nationaux.
- Inutile, car les colonies étaient et devaient être les seules fabriques de sucre pour la métropole ;
- Nuisible, car les colonies périssaient si le sucre indigène continuait à exister. Et, sans colonies, la France pouvait-elle avoir une marine respectable et respectée ?
- La Société d’encouragement a dû examiner si, pendant un si grand nombre d’années, elle avait marché en sens inverse des véritables intérêts de la France et méconnu d’une manière aussi étrange son titre de Société d'encouragement pour Vindustrie nationale.
- Les divers comités de l’agriculture , du commerce , des arts chimiques , des arts mécaniques, des arts économiques et des fonds, qui composent la Société, se sont réunis et ont examiné, sous toutes ses faces, la grave question qui leur était soumise ; chacun d’eux a délégué deux de ses membres (1), qui, par
- (î) Ces délégués étaient 1° pour la commission des fonds, MM. Michelin et Baudon de Mony ; 2° pour le comité des arts mécaniques, MM. Calla, Combes et Tbéod. Olivier ; 3° pour le comité des arts chimiques, MM. Payen et E. Péligot ; 4° pour le comité des arts économiques, MM. Herpin et Yallot; 5° pour le comité d’agriculture, MM. Huzard et O. Leclerc-Thoiiin ; 6° pour le comité de commerce, 31M. de Colmont et Desgranges.
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- leur réunion, ont formé une commission spéciale, dans le sein de laquelle chaque délégué a exposé les opinions et exprimé les vœux de son comité spécial.
- Après une discussion générale, où tous les motifs pour et contre ont été également débattus, la commission a chargé un de ses membres de résumer dans un rapport et son opinion et ses vœux , ce rapport devant être discuté et approuvé par la commission, pour être ensuite soumis à la discussion et à l’approbation de la Société d’encouragement, et enfin présenté aux chambres.
- Tous les comités de la Société d’encouragement sont unanimes pour repousser l’indemnité, comme un précédent dangereux, et pour demander le maintien de la fabrication du sucre indigène.
- Ils fondent leur opinion et leurs vœux sur les considérations suivantes ;
- Développer et perfectionner l’agriculture, c’est augmenter la richesse et la puissance des peuples d’une manière positive et impérissable.
- Favoriser tout ce qui tend à développer l’agriculture et les industries agricoles doit donc être le premier et le plus grand devoir d’un gouvernement.
- Tous les agronomes et les agriculteurs sont unanimes pour reconnaître que la culture de la betterave est une des meilleures écoles de culture des champs. Aucune plante ne peut contribuer davantage à élever la puissance productive du sol, soit par elle-même, en le fouillant à une profondeur considérable, soit par les façons qu’elle exige et qui nettoient la couche labourable, tout en la rendant plus perméable aux agents divers de la végétation.
- La culture de la betterave a enseigné de plus celle des plantes sarclées, en introduisant l’emploi de nouveaux instruments d’agriculture, instruments perfectionnés, tels que houes à cheval, eætirpateurs , etc. La culture de la betterave a contribué surtout à augmenter celle des pommes de terre dans les assolements réguliers de la grande culture ; et qui ignore que la culture des pommes de terre, qui est avantageuse dans tous les climats de la France, vient, dans les années de disette , suppléer par ses produits au manque des céréales ?
- Avec le blé et les pommes de terre une année de disette est-elle à craindre maintenant pour le peuple ?
- Aucune plante ne peut se prêter plus facilement que la betterave aux combinaisons parfois si difficiles des assolements modernes; tantôt parce qu’elle n’occupe le sol qu’aux approches ou dans le courant de l’été; tantôt parce qu’elle peut, sans perte réelle, faire place en temps opportun à une céréale d’automne.
- Qui ignore qu’en Angleterre la culture des navets a augmenté de près de moitié la production brute du sol labouré, et cela dans l’espace de trois quarts de siècle?
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- En France, les navets ne peuvent prospérer que dans les climats occidentaux; dans les climats humides presque toute l’année ou, au moins, pendant les nuits. La culture des betteraves doit être à l’agriculture française ce que la culture des navets est à l’agriculture anglaise, en vertu de l’heureuse propriété que possède la betterave de résister assez longtemps aux chaleurs sans périr, et de se développer avec une remarquable rapidité.sous l’influence des premières pluies.
- La culture de la betterave ne diminue point celle des céréales, comme l’ont avancé quelques personnes sans doute étrangères aux choses agricoles ; elle augmente, au contraire, la quantité des céréales, comme l’a fait l'introduction des prairies artificielles, en donnant le moyen de mieux fumer la terre et en faisant produire au même champ le double, sinon davantage, de ce qu’il produisait en grain dans l’assolement triennal.
- Il est hors de doute que, dans le voisinage des fabriques de sucre indigène, l’instruction agricole s’est rapidement propagée, et que l’économie rurale a été fécondée non-seulement par de nouvelles forces matérielles et physiques, mais encore par de nouvelles forces intellectuelles.
- L’extraction du sucre est un puissant encouragement à la propagation des betteraves dans l’agriculture française : cette extraction diminue à peine la valeur nutritive de ces racines pour les bestiaux, et ne paraît rien enlever à la masse totale des engrais du sol ; car le sucre qui est déposé dans la bet^ terave ne provient point des sucs de la terre, puisque, étant un composé de carbone et des éléments de l’eau, il emprunte à l’acide carbonique de l’air son carbone, et n’emprunte au sol que de l’eau.
- Nos colonies fournissent, annuellement à la métropole 75 à 85 millions de kilog. de sucre.
- D’après des documents authentiques, la quantité de sucre obtenue du produit en betterave d’un hectare de terre est évaluée, dans des conditions favorables, de 2,500 à 3,000 kilogr., et un hectare de terre, cultivé en canne à sucre, dans les colonies françaises, ne produit que de 2,500 à 3,500 kilogr.; mais la betterave ne contient que 10 pour 100 de sucre, et la canne en contient 18 pour 100.
- La fabrication du sucre indigène vient de recevoir de nouveaux perfectionnements qui amèneront un abaissement dans le prix de revient; ainsi le problème difficile de la transformation directe du sucre de betterave brut en sucre raffiné, sans le sortir de la forme, problème qui a été proposé, il y a quelques années, par la Société d’encouragement, est aujourd’hui complètement résolu. M. Boucher, fabricant, à Pantin, près Paris, qui a remporté le prix, a livré et livre au commerce une très-grande quantité de sucre de bette-
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- rave purifié dans la forme même qui a reçu le jus évaporé, et purifié de telle manière, qu’il sort de cette forme avec toutes les qualités du sucre raffiné.
- Il n’est pas douteux que cette amélioration dans le travail ne soit beaucoup plus facile à réaliser sur la canne que sur la belterave. Elle aurait pour conséquence immédiate de faire produire une plus grande quantité de sucre aux colonies sans augmenter leur culture; car la canne contient 18 parties de sucre : par les procédés que les colons emploient, ils n’en tirent que 6 parties ; par les nouveaux procédés, ils pourraient facilement en extraire 12 parties, en sorte que le produit de la fabrication du sucre exotique, qui est actuellement de 80 millions de kilogram., s’élèverait à 160 millions de kilog. par an.
- La législation actuelle (1 ) est un des plus grands obstacles apportés aux améliorations , soit dans la fabrication coloniale, soit dans les sucreries indigènes ; il arrive souvent qu’entre le sucre brut et le sucre brut blanc, et qu’entre le sucre brut blanc et le sucre terré, il n’y a pas de différence réelle quant à la proportion du sucre cristallisé qu’ils contiennent. Il est d’ailleurs certain que, quand cette différence existe, elle n’est pas proportionnelle à la valeur de ces sucres sur le marché, et à la surtaxe qui frappe les sucres blancs; celle - ci équivaut à une véritable prohibition.. Or , comme il est démontré que la coloration qui sert à distinguer ces sucres est la conséquence d’un travail vicieux, que le sucre qui préexiste dans la canne est blanc, qu’on l’obtient blanc lorsqu’on n’en détruit pas une partie, que la proportion qu’on en tire est, par conséquent, d’autant plus forte qu’il est moins coloré , il est évident que la législation actuelle est une des causes principales qui. s'opposent aux perfectionnements de la fabrication du sucre.
- Nos colonies se sont presque exclusivement adonnées à la culture de la canne à sucre ; il faut donc leur permettre de placer leur sucre en France , puisqu’elles sont pour nos fabriques de divers genres un marché utile.
- Les échanges qui se font entre les sucres coloniaux et les divers articles fabriqués en France emploient utilement le dixième de notre marine marchande; car la navigation emploie annuellement au commerce avec les colonies, 450 navires jaugeant de 90 à 100 000 tonneaux, et montés par 6,000 hommes d’équipage, ce qui est le dixième de la navigation française.
- La pêche de la morue place le dixième de ses produits aux colonies françaises, et elle emploie annuellement 450 navires et 10,000 marins.
- Nous reconnaissons que la métropole ne doit pas négliger les intérêts de ses colonies, mais elle ne doit pas non plus oublier ses propres intérêts.
- (i); Voir le tableau du tarif ci-annexé.
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- Les colons, tout en demandant avec justice aide et protection à la métropole, doivent aussi s’aider eux-mêmes, se livrer plus activement au travail, et profiter des découvertes nouvelles qui doubleront leur fabrication lorsqu’ils le voudront.
- La métropole doit conserver la fabrication du sucre indigène , car elle lui est utile dans tous les temps et lui deviendrait indispensable dans le cas d’une guerre maritime.
- Un grand nombre de fabriques de sucre de betterave n’ont, en ce moment, qu’une existence fictive; elles continuent à travaillera perte dans l’espoir de l’indemnité, et tomberont infailliblement si les chambres la repoussent.
- Il ne subsistera plus qu’un certain nombre de fabriques placées dans de bonnes conditions eu égard au prix du combustible et à la nature des terres propres à la culture de la betterave destinée à l’extraction du sucre.
- On pense que ces fabriques pourront fournir au plus 30 millions de k. par an.
- On aurait donc 190 mill. de kilog. de sucre (en supposant que les colonies soient arrivées à améliorer les procédés actuels de leur fabrication), pour la consommation de la métropole : la France n’en consomme maintenant que 120 mill. de kilog. par an; mais il est à désirer, dans l’intérêt hygiénique de la population, que cette consommation s’accroisse.
- L’indemnité demandée par le projet de loi profiterait aux propriétaires de certaines fabriques qui travaillent à perte, tandis qu’elle n’irait pas trouver les personnes réellement lésées, notamment les contre-maîtres dont la carrière serait perdue, et les ouvriers qui seraient forcés d’abandonner leur travail.
- Le sucre est une denrée éminemment imposable; le gouvernement, ne pouvant pas se passer des impôts, doit toujours les établir ainsi qu’une sage politique le lui indique; et, dès lors, il est à désirer que la surtaxe sur les sucres bruts blancs ou terrés soit supprimée, ou réglée de façon à encourager les perfectionnements de la fabrication, au lieu de les entraver comme cela a lieu maintenant. Ne doit-on point aussi reconnaître que le gouvernement peut imposer le sucre indigène? Il l’a déjà fait sans amener la ruine de l’industrie sucrière indigène , et il paraît à peu près certain que le sucre indigène peut subsister en présence du sucre colonial en étant frappé du même droit que ce dernier.
- Toutefois l’équilibre entre les droits à établir sur les sucres des deux provenances ne devrait arriver qu’après un délai tel que la fabrication du sucre indigène, placée dans de bonnes conditions, ne fût point compromise.
- Si la guerre éclatait entre la France et l’Angleterre, nos communications
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- avec les colonies seraient entravées. Ce que l’on doit donc vouloir tout au moins , c’est qu’en cas d’une guerre maritime, au moyen des fabriques qui, placées dans de bonnes conditions, subsisteront malgré l’impôt, la France ait sous sa main comme une grande école établie sur de larges bases qui lui permette au besoin d’étendre en deux ans sur son sol la fabrication du sucre de betterave et d’arriver dès lors, aussi promptement que possible, à se passer des sucres étrangers.
- La suppression immédiate des fabriques de sucre indigène, par une loi prohibitive ou par une brusque augmentation de l’impôt, livrerait le marché de la métropole , à peu près sans concurrence, au produit des colonies. Le résultat serait une augmentation du prix du sucre, et les habitants des colonies, protégés par la destruction du sucre indigène, pourraient se dispenser d’améliorer leur mode de fabrication; l’apathie qui leur est si naturelle ne pourrait-elle pas les déterminer à persister dans les anciennes méthodes qu’ils ont conservées jusqu’à ce jour ?
- Il est évident au contraire que , si les colons veulent se donner la peine d’appliquer à leur fabrication les procédés perfectionnés, ils lutteront contre les fabriques de sucre indigène avec un avantage tel que celles de ces dernières fabriques qui ne seront pas dans une position particulièrement favorable succomberont. La concurrence aura pour résultat certain la diminution du prix du sucre sur les marchés de la métropole et pour résultat probable la diminution de la quotité du produit des sucreries indigènes. Les colonies, à l’aide des perfectionnements introduits dans la fabrication, pourront alors continuer à livrer le sucre à un prix plus bas, et seront à même de soutenir la concurrence avec les sucres des colonies étrangères, soit sur les marchés de la métropole, soit sur les marchés étrangers. La diminution de prix du sucre sera suivie d’un accroissement dans la consommation de celte denrée et, par une conséquence forcée, d’un accroissement de recette pour le trésor.
- De plus, l’égalité des droits, au bout d’un temps déterminé, sur le sucre de betterave et le sucre de canne aurait pour résultat important de clore le débat entre les sucres colonial et indigène, et, la question se trouvant fixée, les spéculateurs se détermineraient à introduire dans nos colonies les améliorations désirées.
- Peut-être même plus tard serait-il possible, tout en conservant les recettes du trésor et même en les augmentant, de diminuer le taux de l’impôt sur le sucre.
- Quels que soient les besoins du trésor, la création ou l’augmentation d’un impôt ne peut jamais être une raison suffisante pour entraver la liberté d’une industrie qui, jusqu’à présent, surtout, a reçu les encouragements du gouverne-
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- ment, et encore moins \me bonne raison pour établir un monopole en faveur des colonies.
- D’ailleurs, si les colonies, ainsi que le demande le projet de loi, avaient le monopole de la fabrication du sucre, elles ne pourraient, de plusieurs années, fournir à la consommation totale de la France, même en supposant que les colons perfectionnassent leur fabrication; pendant plusieurs années, le monopole créé en faveur de nos colonies tournerait au bénéfice des étrangers et au préjudice des consommateurs français.
- Établir l’équilibre entre les droits que peuvent supporter les fabrications du sucre colonial et du sucre indigène, c’est ce que le gouvernement doit faire; n’est-il pas parvenu à établir cet équilibre dans une question analogue, alors qu’il s’agissait tout à la fois de favoriser l’agriculture et de ménager les intérêts des consommateurs, alors qu’il s’est agi de régler l’importation et l’exportation des céréales?
- L’indemnité pour cause d’expropriation dans l’intérêt public est équitable. Mais, dans la question des sucres, l’utilité publique n’est pas intéressée à ce que nos colonies aient le monopole. Au contraire, ce monopole causera un préjudice très-grave à la population de la France; préjudice tout voisin, par l’augmentation, pendant plusieurs années, du prix du sucre ; préjudice éloigné, mais qu’il faut prévoir, car, si la guerre maritime éclate, le prix du sucre sera considérablement augmenté.
- N’est-il pas reconnu que toute nation , pour arriver à un état prospère, doit avoir pour règle de sa conduite ;
- Ne jamais vendre à l’étranger les produits bruts de son sol ;
- Ne les vendre que manufacturés ;
- Ne laisser entrer chez elle les produits manufacturés par l’étranger que nour établir l’équilibre entre sa consommation intérieure et ses produits de même nature ;
- Devenir assez habile pour manufacturer tous les produits de son sol ?
- Puisque la betterave contient du sucre en quantité telle que la fabrication peut être utile au pays, pourquoi le gouvernement interdirait-il cette fabrication ?
- Et s’il l’interdit, en achetant par l’indemnité le monopole en faveur du sucre de canne, jusqu’où peut-il être conduit? peut-être jusqu’à cantonner la culture de la betterave comme il a cantonné la culture du tabac ; car la chimie ne pourra-t-elle pas arriver à enseigner aux cultivateurs l’art d’extraire économiquement et en petit le sucre de la betterave ? et alors le gouvernement, pour donner force à la loi, ne sera-t-il pas amené, ou à cantonner
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- la culture de la betterave ou à proscrire sur le sol de la France la culture d’une des plantes les plus utiles à l’agriculture du pays ?
- Le projet de loi paraît confondre la glucose, improprement nommée sucre de fécule, avec le sucre cristallisé. Cette confusion aurait pour résultat la suppression des nombreuses fabriques de glucose, substance utile dans beaucoup d’arts industriels, et qui, d’ailleurs, ne possède pas les propriétés du sucre et ne saurait servir aux mêmes usages.
- Après avoir entendu les réflexions présentées par les divers comités, la commission spéciale, après une discussion générale, a formulé ainsi qu’il suit les vœux que la Société d’encouragement devait présenter aux chambres, au sujet du projet de loi qui demande l’interdiction de la fabrication du sucre indigène.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale désire :
- Dans l’intérêt de l’agriculture, qui a un besoin indispensable de la culture de la betterave ;
- Dans l’intérêt, bien entendu, des colonies, qui, en présence du sucre de betterave, seront amenées à perfectionner l’extraction du sucre de canne et, dès lors, à doubler les produits de leur fabrication sans augmenter leur culture ;
- Dans l’intérêt du commerce intérieur et extérieur ;
- Dans l’intérêt du consommateur, de l’hygiène publique et du travail national ;
- Dans l’intérêt de la France, si une guerre maritime venait à éclater,
- 1° Que la fabrication du sucre indigène soit maintenue ;
- 2° Que l’on arrive à l’égalité des droits sur le sucre de betterave et le sucre colonial dans un délai qui ne compromette pas l’existence de l’industrie sucrière indigène ;
- 3° Que la surtaxe sur les sucres bruts blancs, les sucres terrés et les différents types de sucre indigène soit réglée de manière à permettre les perfectionnements de la fabrication du sucre colonial et du sucre indigène ;
- 4° Que la glucose ne puisse, dans aucun cas, être imposée.
- Siejné Francoeur, ) . • i ,
- ^ Dumas i vlCe”Presl(*ents;
- le comte de Lasteyrie, vice-président honoraire;
- Costaz, ) secrétaires-adjoints; jomard, ) J 7
- duc de Montmorency, \ ___„
- vicomte Héricart de Thury, ( r 9
- Théodore Olivier, rapporteur.
- Quarante-deuxième année. Février 1843. 9
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- LOI SUR LES SUCRES.
- ( 3 juillet 1840. )
- TARIF DES SUCRES A L’IMPORTATION.
- Sucre..
- des
- colonies
- françaises
- étranger..
- autre que blanc
- blanc.......
- terré de toutes nuances..................
- brut autre que blanc................
- brut blanc ou terré, sans distinction de nuances ni démodé de fabrication....
- d’Amérique. ...................... 52 50
- français
- par 100 kil.
- 38 f. 50
- 45 00
- 46 00
- 52 50
- 60 00
- 66 50
- 60 00
- e. 65 00
- 75 00
- 85 00
- 80 00
- B. 85 00
- 95 00
- 105 00
- Observations de la Société d’encouragement pour Vindustrie nationale
- au sujet de ce tarif .
- La législation actuelle est un des plus grands obstacles apportés aux améliorations , soit dans la fabrication du sucre colonial, soit dans les sucreries indigènes. En effet, l’analyse nous apprend qu’entre le sucre brut et le sucre brut blanc la différence maximum entre la proportion du sucre cristallisé ne s’élève pas au delà de 5 pour 100 : cette différence est encore plus petite entre le sucre brut blanc et le sucre terré , puisqu’elle atteint au plus 2 pour 100. D’après le tarif des sucres à l’importation , le sucre brut provenant de Bourbon paye 38 fr. 50 par 100 kilog., le sucre brut blanc de la même provenance paye 46 fr. , enfin le sucre terré de Bourbon paye 60 fr. En partant de ces chiffres et en cherchant ce que payent 100 kilog. de sucre réel cristallisé contenus dans chacune de ces diverses espèces de sucre, on arrive aux résultats suivants :
- Le sucre brut paye 40 fr. 52, le sucre brut blanc 46 fr. 93, et le sucre terré 60 fr.
- Ces nombres démontrent clairement que les droits sont loin d’être proportionnels aux quantités de sucre cristallisé renfermées dans les diverses espèces de sucre soumises à l’impôt; ils font voir que 100 kilog. de sucre blanc réel cristallisé provenant du sucre brut de Bourbon payent les deux tiers environ de l’impôt qui frappe le sucre terré de la même provenance : d’où il suit que les colons ont intérêt à fabriquer du sucre de qualité inférieure.
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- Opinion du comité de commerce du conseil d’administration de la Société dencouragement, sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre.
- Le comité de commerce, considérant que la fabrication du sucre de betterave a fait depuis vingt ans de tels progrès en France, que les fabriques placées dans les meilleures conditions produisent aujourd’hui le sucre à moitié meilleur marché qu"alors, et qu’en même temps les sucres indigènes ne sont pas sensiblement inférieurs en qualité à ceux des eolonies;
- Considérant que de nouveaux perfectionnements dans la fabrication du sucre indigène sont encore non-seulement possibles, mais probables, et que ces perfectionnements pourront amener ou un nouvel abaissement dans le prix, ou une amélioration dans la qualité, ou même ces deux résultats à la fois;
- Considérant que, d’après des documents authentiques, la quantité de sucre obtenue du produit en betterave d’un hectare de terre est évaluée, dans des conditions favorables, de 2,500 à 3,000 kil., et que l’hectare de terre cultivé en canne à sucre dans les colonies françaises ne produit que de 2,500 à 3,500 kil. (1); considérant que l’on peut dès lors espérer que la production indigène, placée dans les meilleures conditions, ne sera pas, dans un temps plus ou moins prochain, notablement plus coûteuse que la production exotique;
- Considérant que le prix de revient du sucre aux colonies s’augmente, sur le marché de la métropole, de tous les frais nécessaires pour amener le sucre colonial sur ce marché, et que ces frais , qui s’élèvent à environ 29 fr. 30 c. par quintal métrique, deviennent ainsi une prime en faveur du sucre de betterave ;
- Considérant que la production du sucre à la Martinique, h la Guadeloupe, à Cayenne et à File Bourbon, ne fournit annuellement à la métropole qu’environ 75 à 85 millions de kiiogr. de sucre, tandis que l’on peut évaluer la consommation du sucre en France de 115 à 120 millions de kiiogr.;
- Considérant que si la production du sucre indigène a atteint, en 1841 et 1842, à 40 ou même 50 millions de kiiogr., quantité excédant de 15 à 20 millions de kiiogr. l’insuffisance de la production coloniale pour approvisionner le marché métropolitain , cette production indigène est due en grande partie à des fabriques placées dans de mauvaises conditions, et qui n’ont continué de fabriquer, pendant ces deux dernières années, qu’en vue d’autres avantages que ceux qu’elles pouvaient tirer directement de leur activité ;
- (i) Notes sur la production du sucre, à la Martinique et à la Guadeloupe, publiée s par le ministère de la marine. Juillet 1841.
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- Considérant que, dans la possibilité d’nne guerre maritime , que l’on doit toujours prévoir, quelque éloignée qu’en puisse être l’époque, il importe beaucoup au pays de conserver tous les établissements où le sucre indigène se fabrique , ou peut se fabriquer à un prix assez modéré pour entrer en concurrence avec le sucre colonial, et fournir, en cas de guerre, à une portion importante, si ce n’est alors à la totalité de la consommation, par la rapide extension que prendraient dans ce cas les fabriques;
- Considérant que l’émulation entre les fabriques de sucre indigène et colonial est la plus sûre garantie des progrès de la fabrication sur le continent et aux colonies;
- Considérant qu’il semble contraire au principe de la liberté du commerce et de l’industrie de frapper d’interdiction une fabrication quelle qu’elle soit;
- Que l’oubli de ce principe pourrait avoir pour conséquence d’arrêter dans son essor une fabrication dont les avantages seraient peut-être un jour de la plus haute importance pour le pays :
- Par ces différents motifs, le comité du commerce est d’avis, à l’unanimité, qu’il n’y a pas lieu d’adopter une mesure ayant pour effet l’interdiction de la fabrication du sucre de betterave sur le continent français.
- Mais, dans l’incontestable nécessité où se trouvent le gouvernement et les chambres de prendre une mesure qui fasse cesser l’état de souffrance et de ruine où se trouvent à la fois les colonies françaises, et aussi une partie des fabriques indigènes, par l’effet de l’excédant de la production du sucre, tant en France qu’aux colonies, sur la consommation :
- Considérant que cet excédant de production a été, en 1 841 et 1842, de 45 à 50 millions de kilog. chaque année , et qu’il est évident que l’avilissement du prix de la denrée, par l’effet de sa surabondance sur le marché, ne peut cesser que par une augmentation de la consommation, ou une diminution de la production.
- Quant au premier moyen : attendu que le gouvernement et les chambres ne pourraient favoriser l’augmentation de la consommation que par un abaissement du chiffre de l’impôt actuellement fixé à 49 fr. 50 sur les sucres des colonies bruts autres que blancs (1) ; mais que ces sucres ne se vendent actuellement sur le marché de Paris que de 120 à 125 fr., attendu l’avilissement du prix, et qu’il y a lieu de penser avec certitude que ce prix s’élèverait dès que la denrée serait plus recherchée par l’effet de l’augmentation de la consommation.
- Considérant qu’un abaissement dans le chiffre de l’impôt qui n’excéderait
- (1) Le droit, en Angleterre, est de 59 fr. 05 cent.
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- pas le cinquième de ce chiffre serait dès lors sans effet, puisqu’il se compenserait, s’il y avait augmentation dans la consommation, avec l’enchérissement de la denrée, résultant de cette augmentation ;
- Considérant que, par la même raison, une diminution de deux cinquièmes dans le chiffre de l’impôt, ce qui le réduirait à 30 fr. et causerait au trésor public un préjudice de 18 millions de francs , ne procurerait cependant au consommateur qu’une diminution de prix de 10 cent, par kilogr., diminution dont on ne pourrait attendre des résultats de quelque importance sur la consommation (1);
- Considérant qu’abaisser le chiffre de l’impôt au-dessous de 30 fr., qui est le taux de l’impôt sur le sel, serait évidemment une mesure onéreuse pour le pays, puisqu’il faudrait reporter sur d’autres contributions beaucoup plus pesantes pour les contribuables que la taxe sur le sucre, ce que celle-ci cesserait de produire au trésor public :
- Par ces différents motifs , le comité de commerce est d’avis, à l’unanimité, qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter à la pensée de réduire le droit sur les sucres dans le but d’augmenter considérablement la consommation de cette denrée, attendu que cette mesure serait évidemment inefficace.
- Le comité de commerce pense, en outre, qu’il y aurait un très-grave inconvénient à chercher à augmenter par des mesures énergiques, en supposant que cela fût possible, la consommation du sucre en France. Cette augmentation de consommation, si elle avait lieu, ne pourrait s’opérer que par un usage beaucoup plus général des boissons chaudes, et par conséquent au profit du commerce anglais , qui nous fournirait nécessairement le thé et le café, au détriment delà production vinicole. Le comité rappelle, à celte occasion, que toute augmentation rapide d’une consommation qui serait due à des mesures gouvernementales ne pourrait avoir lieu qu’au détriment d’une consommation d’une autre nature; car la richesse du consommateur ne serait évidemment pas accrue par l’effet de la mesure que le gouvernement pourrait prendre.
- Sur le second moyen, celui qui aurait pour effet la diminution de la production du sucre, soit sur le continent français, soit dans les colonies :
- Attendu que la production du sucre a toujours été de beaucoup la plus importante industrie des Antilles françaises;
- Que si elle a augmenté, principalement à la Guadeloupe, il faut cependant admettre, d’après les documents les plus certains, qu’elle ne s’est accrue à la Martinique et à la Guadeloupe, de \ 825 (2) à 1837, que dans la proportion de 44 millions de kil. à 45,500,000 de kil.; augmentation inférieure, et même
- (1) Voir page 19 d’une note de M. le ministre du commerce, de janvier 1836.
- (2) En 1828, la sucrerie indigène ne produisait que 4 à 5 millions de kilo.
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- dans une forte proportion, à l’augmentation de la consommation en France, qui s’est élevée, dans le même espace de temps, de 48,546,683 kil., à environ 100 millions de kil. (1) ;
- Attendu, d’ailleurs, qu’après le sucre, la seule production qui ait quelque importance aux colonies françaises est celle du café, et que les causes de destruction auxquelles les caféières ont été exposées n’ayant pas été combattues avec succès, on ne peut espérer que la culture du café remplace aux colonies la culture de la canne ;
- Que, dans tous les cas, une pareille substitution d’une culture à une autre, sur la majeure partie des terres cultivées dans nos colonies, serait manifestement impossible sans entraîner la ruine des colonies françaises ;
- Considérant que les colonies françaises achètent annuellement de la métropole pour 44 millions de francs de denrées ou de marchandises, tandis que la valeur de la production en sucre indigène n’est que de 20 à 25 millions tout au plus;
- Considérant que la navigation emploie annuellement au commerce avec les colonies 450 navires, jaugeant 90 à 100,000 tonneaux et montés par 6,000 hommes d’équipage, ce qui est le dixième de l’ensemble de la navigation française ;
- Considérant que la pêche de la morue place le dixième de ses produits aux colonies françaises, et qu’elle emploie annuellement 450 navires et 10,000 marins ;
- Considérant ainsi que la ruine ou même l’affaiblissement du commerce des colonies françaises porterait un fort grave préjudice à notre commerce intérieur et à notre marine;
- Considérant que le sucre indigène n’est soumis qu’à un droit de 25 fr., tandis que le sucre colonial paye un droit de 45 fr.;
- Que, outre cette énorme différence, il est établi, parla déclaration même gouvernement, qu’une portion considérable de la production indigène échappe à la perception de l’impôt ;
- Considérant que le sucre de betterave, en supposant qu’il fût affranchi de la concurrence du sucre colonial, se trouverait en présence du sucre étranger, et que ces sucres ne sont aujourd’hui repoussés du marché que par une taxe de 60 fr. lorsqu’ils arrivent par navires français, et de 95 fr. lorsqu’ils arrivent par terre ou par navires étrangers ;
- Qu’admettre que les sucres indigènes dussent ne payer qu’un droit de 25 fr., tandis que les sucres étrangers payeraient une taxe de 95 fr., importés par navires étrangers, ou de 60fr. importés par navires français, c’est dé-
- fi) Évaluation de M. Dumon, rapporteur du projet de loi de 1837, page 8.
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- mander au consommateur de payer le sucre indigène 70 cent, par kilog., dans le premier cas, et 35 cent, par kilog., dans le second cas, plus cher qu’il ne le payerait en s’approvisionnant des mains de l’étranger;
- Considérant qu’une pareille protection serait évidemment exorbitante; que déjà elle peut paraître considérable, relativement aux colonies dont les sucres acquittent le droit de 45 fr., et qu’elle ne peut être justifiée que par cette raison que le marché des colonies est exclusivement ouvert aux produits de la métropole;
- Concluant, de ce qui précède, que la fabrication du sucre indigène en France ne peut être utile au pays qu’autant que cette fabrication produira à un prix qui lui permette de soutenir la concurrence des sucres coloniaux en acquittant le même impôt que ceux-ci ;
- Considérant que l’exemption d’impôt dont le sucre indigène a joui depuis vingt ans a suffi pour mettre les fabricants en état d’acquitter aujourd’hui, ou au moins dans un temps très-prochain, le même droit que payent les colonies;
- Considérant que, sous l’empire de la loi de 1840, qui a fixé le droit sur le sucre indigène à 25 fr., la fabrication a augmenté dans la proportion de 22,749.000 kil. à 31,235,000 kil., indépendamment de la quantité de sucre soustraite aux droits.
- Dans le but de réduire la fabrication du sucre indigène à la quantité de ce sucre qui se produit sur le marché au même prix que le sucre colonial ;
- Le comité de commerce est d’avis, à Vunanimité, d’imposer dans un assez court délai le sucre indigène aux mêmes droits que le sucre des colonies , et, si ce délai était porté à cinq ans, de fixer immédiatement à 35 fr. le droit sur le sucre indigène.
- Le comité de commerce ajoute que la fraude du droit étant à la fois un détournement des deniers publics et surtout une prime que le fabricant de mauvaise foi s’assure sur le marché, au détriment du fabricant honnête, il lui paraît que les amendes infligées par la loi de 1840 sont de beaucoup trop faibles, et devront être portées, même en minimum, à un taux énergiquement répressif de la fraude.
- Quant à la proposition faite, dans la séance du conseil d’administration de la Société du 8 du courant, de réimposer la glucose à aucun droit, le comité de commerce réserve son opinion jusqu’à ce qu’il ait été fourni, par les comités des arts chimiques et de l’agriculture, des renseignements sur les différents emplois de cette substance.
- Fait en comité, à Paris, le 15 février 1843.
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- CORRESPONDANCE.
- Lettre adressée, par M. Fréd. Kuhlmann, a M. Dumas, vice-président de la Sociétéd* encouragement, au sujet du projet de loi sur les fabriques de sucre.
- Lille, 5 février 1343.
- Monsieur,
- Ma santé, un peu altérée, ne me permettra pas de me rendre à Paris pour assister à la discussion de la Société d’encouragement, et je le regrette infiniment, non parce que j’eusse pu espérer jeter des lumières nouvelles sur la question des sucres, au sein d’une réunion déjugés les plus compétents, mais parce que j’eusse été heureux devoir l’attitude de la Société d’encouragement en présence de cette opinion si légèrement accréditée, que quarante ans d’applaudissements et d’encouragements de tout ce que la France possède d’hommes éclairés ne devaient conduire qu’à cette conclusion, que l’industrie du sucre indigène est une industrie parasite qui ne peut vivre qu’aux dépens du trésor, qui ne donne rien au pays en échange de la protection qui lui est accordée ; une industrie qui paralyse le développement de notre marine et de notre commerce d’échange sans être utile à l’agriculture, qui appauvrit la terre d’engrais et ne saurait venir en aide à l’engraissement des bestiaux.
- Telles sont les assertions qui trouvent du retentissement dans la presse, et qui sont habilement propagées par les hommes qui ne voient la prospérité de la France que dans l’excitation de nos spéculations maritimes et dans le chiffre élevé des recettes du trésor, sans s’occuper du prix auquel ces avantages, souvent éphémères, sont acquis. Et ces injustes accusations ne sont déjà plus repoussées par un certain nombre de fabricants de sucre qui, sans courage en présence d’une lutte dont aucune industrie n’est affranchie, et fascinés par la promesse d’une large indemnité, désertent la cause du travail national et, avec des airs de victimes, calculent avec complaisance le prix qui doit payer leur désertion.
- La Société d’encouragement, qui a montré tant de sympathies à la nouvelle industrie, ne pouvait pas rester spectatrice indifférente d’une situation périlleuse que vient aggraver encore le découragement ou la fascination des industriels eux-mêmes ; elle le pouvait d’autant moins que l’interdiction de la sucrerie serait une véritable protestation contre tout progrès industriel, contre toute découverte scientifique qui tendrait à substituer quelque produit nouveau aux productions tropicales. Et déjà, ne voyons-nous pas que dans la proscription du sucre de betterave se trouverait entraîné le sucre de fécule dont la fabrication si économique, dont les emplois si variés, promettent à l’Europe des améliorations heureuses dans le système alimentaire de la classe indigente?
- À côté de ses gloires scientifiques, la France montrait avec orgueil ses progrès industriels dans l’application eu grand des découvertes de Margraff et de Kirchhoff\ et l’on proposerait à la France de briser l’une de ses couronnes, d’accuser de mensonge tous ses encouragements publics ! cela n’est pas possible.
- L’industrie du sucre de betterave n’a-t-elle donc pas répondu aux encouragements qui lui ont été accordés? n’a-t-elle pas résolu un des problèmes les plus difficiles de
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- CORRESPONDANCE.
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- l’économie sociale ? Elle a attiré dans nos campagnes les capitaux, l’intelligence et l’esprit de calcul qui appartiennent à l’industrie de nos villes; en offrant du travail dans la saison morte, elle a puissamment contribué à détruire les habitudes de fraude qui démoralisent la classe ouvrière de nos frontières -, elle a propagé chez nos cultivateurs l’emploi des instruments les plus perfectionnés; elle a familiarisé l’ouvrier campagnard, jusqu’alors si ignorant, avec le maniement des instruments les plus compliqués, avec la conduite des opérations chimiques les plus délicates. En dix années, la sucrerie a fait plus pour l’agriculture que l’expérience de siècles entiers. Et, d’un autre côté, que de progrès se sont accomplis dans l’industrie elle-même; que d’applications de la chimie et de la physique; que de procédés et d’appareils nouveaux sont venus rendre le travail plus économique et plus parfait! Est-elle sans avenir cette industrie qui, dans le court espace de temps de dix années, est arrivée au résultat inespéré de diminuer d’un tiers le prix de revient de ses produits?
- Faudra-t-il donc reconnaître que la protection n’a été acquise à nos établissements métropolitains que tan t que l’industrie sucrière n’était qu’à l’état d’essai, que sa réussite était problématique, que quarante années de sacrifices de toute nature, capitaux, intelligence, travail, devaient conduire dès les premiers jours de la réussite à une agonie de l’industrie, sous le poids de charges disproportionnées à ses forces, ou à une véritable immolation ?
- L’industrie du sucre de betterave et celle du sucre de fécule constituent des annexe s précieuses pour nos exploitations agricoles. Ce sont les brasseries, les distilleries qu^ ont fait la richesse agricole de la Belgique, de l’Allemagne. La France peut trouver les mêmes avantages dans ses sucreries et ses féculeries, et peut amener ainsi à une heureuse solution la question des bestiaux qui préoccupe bien légitimement nos économistes.
- Mais que répondre au reproche qu’on ne craint pas de faire à la sucrerie, qu’elle enlève au sol ses principes fécondants, qu’elle ne peut venir en aide à l’engraissement des bestiaux?
- Laissons parler nos cultivateurs-fabricants qui ne consultent que les faits :
- Il était important, pour notre agriculture, de trouver un emploi lucratif de plantes sarclées pour leur faire tenir une plus grande place dans nos assolements. La betterave est d’une production trop coûteuse pour devenir l’objet d’une grande culture en vue de l’engraissement des bestiaux ; mais il s’est heureusement trouvé que la fabrication du sucre indigène rend à l’agriculture 20 à 25 pour 100 de la betterave sous forme de pulpe.
- Dans une exploitation de 80 hectares à laquelle se trouve jointe une sucrerie traitant, chaque année, 2,000,000 à 2,500,000 kil. de betteraves, cette pulpe permet d’engraisser par campagne quatre-vingt-dix à cent bêtes à cornes et douze cents à quinze cents moutons. Les bêtes à cornes fournissant 150 à 200 kil. de viande nette et les moutons environ 25 kil., c’est donc au moins 50,000 kil. de viande grasse fournis à la consommation, et de là résulte évidemment une masse d’engrais qui ne laisse pas la terre stérile.
- Il est vrai que la pulpe n’est pas donnée comme seule nourriture, qu’on y joint, sui-van t les circonsta nces, du trèfle, de lapaille, des tourteaux, des céréales à bon marché, des Quarante-deu xi'eme année. Février 1843. 10
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- CORRESPONDANCE.
- graines de légumineuses, etc.; mais il n’est pas moins vrai qu’une ferme de même contenance, dépourvue de pulpe, produirait» peine une quantité moitié moindre de viande grasse et de fumier. Ainsi, en admettant même que la mise en fabrication de 2 millions dekil. de betterave ne donne lieu qu’à la production de 25,000 kil. de viande grasse, sur les 800 millions de kil. de betterave destinés à produire les 40 millions dekil. de sucre demandés à la production métropolitaine pour suffire, avec la production coloniale, aux besoins de la consommation de la France, la quantité de viande grasse obtenue à la faveur de l’industrie est de 10 millions dekil., ou 1 kil. par 4 kil.de sucre.
- Or l'on ne saurait prétendre que ces avantages pourraient être acquis par la culture de la betterave, indépendamment de l’existence des fabriques de sucre, car le cultivateur, pour livrer de la betterave au fabricant, doit être payé à raison de 16 à 18 fr. les 1,000 kil., tandis que la pulpe lui est vendue par le fabricant de sucre , qui ne l’utilise pas lui-même, à raison de 6 à 8 fr.; c’est moins que la moitié du prix de la betterave. Il est du reste reconnu que celte pulpe a, par l’engraissement des bestiaux, une valeur plus grande que la betterave elle-même ; elle a, en outre, sur la betterave l’immense avantage de se conserver des années entières dans des silos, sans rien perdre de sa qualité nutritive, et de permettre ainsi au cultivateur d’assurer l’existence de son bétail, par une nourriture à l’abri de l’intempérie des saisons.
- Les feuilles et les collets des betteraves restent sur le champ qui les a produits et servent à la nourriture des moutons, ou sont enterrés pour servir d’engrais ; quand les feuilles sont enterrées, elles remplacent une petite fumure et assurent la réussite du blé semé à l’époque convenable.
- Outre la pulpe et les feuilles, l’industrie sucrière fournit à l’agriculture une autre matière fertilisante.
- La fabrication donne un poids égal à celui du sucre en écumes de défécation, qui consistent dans la combinaison des matières azotées que contient le sucre de betterave avec de la chaux. Cet engrais, dont j’ai fait moi-même l’examen chimique et que j’ai appliqué depuis plusieurs années à différentes cultures, contient plus d’azote et produit des résultats plus énergiques que les résidus de noir animal que donnent nos raffineries et qui sont payés à raison de 6 à 7 fr. l’hectolitre.
- Ces résultats sont du reste confirmés par un récent travail de MM. Boussingault et Payen, sur les engrais. Or nos cultivateurs achètent ces écumes à raison de 1 fr. à 1 fr. 25 les 100 kil.
- Tant que la mélasse a été recherchée par les distilleries, elle n’a pas accru la production d’engrais ; mais, depuis que le prix de l’alcool s’est abaissé, on en donne une grande quantité aux bestiaux, dissoute dans le breuvage, et l’on s’en sert également pour fertiliser les terres. Lorsque ces mélasses servent à la distillation, l’extraction des matières salines qu’elles contiennent devient encore une nouvelle source de travail.
- Ainsi le cultivateur reçoit de l’industrie du sucre de betterave, avec ses conditions et son importance actuelle, près de 200 millions de kil. de pulpe de betterave,
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- qu’il achète à 6 et 8 fr. les 100 kil., tandis que la betterave lui est payée de 16 à 18 fr.
- Il y trouve une demi-fumure dans les collets et dans les feuilles.
- Il trouve dans les écumes un engrais puissant et économique; il trouve enfin dans la mélasse une ressource nouvelle.
- En résumé, tout le produit de la végétation, à l’exception du sucre, qui est une matière non azotée, ne retourne-t-il pas à la terre? où est la culture qui amène pour le maintien de la fertilité du sol de meilleurs résultats?
- Ainsi la sucrerie n’a pas seulement enseigné à cultiver une plante sarclée : elle en a extrait tout d’abord un produit qui a de la valeur, et a, de celte manière, procuré aux bestiaux une nourriture à bon marché, aux terres un engrais abondant. Elle a accru la fécondité du sol partout où elle a pu résister aux charges qui lui ont été imposées : cela est évident pour tous ceux qui ont des yeux pour voir et n’examinent pas la question des sucres avec des idées préconçues, auxquelles ils font à plaisir plier tous les faits en les dénaturant.
- Vous m’excuserez, Monsieur, d’être entré dans des détails qui n’ajouteront rien à vos convictions sur l’utilité de la conservation de la sucrerie indigène ; mais , ne pouvant assister à la réunion de la Société d’encouragement, j’ai voulu vous prier de suppléer à mon absence en donnant à cette honorable compagnie lecture des observations qui précèdent, si vous pensez que cette lecture puisse être écoutée avec quelque intérêt.
- Agréez, etc. Signé Fréd. Kühlmaniv.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d‘administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 25 janvier 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce, en réponse à une lettre qui lui a été écrite pour appeler son intérêt sur les jeunes Geoffroy et Weinberyer, nommés élèves à demi-bourse à l’école centrale des arts et manufactures, fait observer que Geoffroy n’a point satisfait à la condition du concours imposée aux jeunes gens prétendant aux bourses aux frais de l’Etat. M. le ministre ne peut donc le comprendre parmi les élèves entretenus en tout ou en partie, par son département, à l’école centrale des arts et manufactures. Quant au jeune Weinberyer, déclaré admissible par un jury spécial, M. le ministre examinera ultérieurement ce qui sera possible de faire en sa faveur.
- M. Hussenot, directeur du musée de la ville de Metz, appelle l’attention de la Société sur les résultats de son procédé de peinture en feuilles, applicable aux arts et à l’industrie.
- M. A. Dupont, à Périgueux, adresse le premier volume de 1 '‘Estât del’éylisede Péri-
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- PROCÈS-VERBAUX.
- gord, par le père Dupuy, ouvrage imprimé en 1629 et qui a été reproduit par le procédé de transport sur pierre, que la Société a encouragé par une médaille d’argent.
- Objets présentés. M. Thomas présente un nouveau manomètre à air libre;
- MM. Mignard-Billinge et fils, propriétaires de tréfileries à Bellcville, des tubes en fer non soudés, propres à la construction des manomètres à air libre; ces tubes étant tirés sur mandrin offrent l’avantage d’être aussi lisses intérieurement qu’extérieure-ment.
- M. Faure, mécanicien , envoie la description d’une pompe alimentaire pour les machines à vapeur.
- M. Durai, boulevard Beaumarchais, adresse un exposé de ses travaux pour prévenir ou faire cesser les effets de l’humidité sur les murs.
- M. Brisset père soumet à l’examen de la Société une machine à faire sur pierre lithographique les grisés au tire-ligne et à la pointe sèche;
- MM. Bouyonnet et Dupuy, rue des Beaux-Arts, 13, une nouvelle presse lithographique qui fonctionne chez M. Lemercier.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Jomard, d’une brochure intitulée, Second voyage à la recherche des sources du Bahr-el-Abiad ou Nil Blanc, ordonnèpar Mohammed- Aly, vice-roi d'Égypte;
- 2° Par M. Humbert, rue de Paradis-Poissonnière, 48, d’une notice sur un chasse-pierre à ressort pour chemins de fer , de son invention ;
- 3° Par M. Boquillon, bibliothécaire du Conservatoire des arts et métiers, d’une brochure ayant pour titre, De V èlectrotypie;
- 4° Par M. Belloc, du compte rendu de la distribution des prix aux élèves de l’école gratuite de dessin, de mathématiques, d’architecture et de sculpture d’ornement ;
- 5° Par la Société royale et centrale d’agriculture, du n° 2, t. III, du Bulletin de scs séances ;
- 6° Par la Société d’agriculture du département du Yar, du n° de décembre 1842 de son journal ;
- 7° Par M. Viollct, du n° de décembre 1842 du Journal des usines;
- 8° Par M. Jules Desportes, du n° 37 du journal le Lithographe;
- 9° ParM. Amans Carrier, du n°dc novembre 1842 du Propagateur de l'industrie de la soie en France ;
- 10° Par M. lloret, du n° 40, janvier 1843, du journal le Technologiste;
- 11° Par M. César Daly, de la Bevue générale de l'architecture et des travaux publics.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Combes lit un rapport sur un manomètre à air libre et à flotteur, à tube en fer, présenté par M. Thomas, professeur à l’école centrale des arts et manufactures.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin, avec la description et la gravure du manomètre. [Approuvé.)
- Au nom du comité des arts économiques, M. Trèbuchet lit, pour M. Dizé, un rapport sur la percaline ou toile française pour reliure et les papiers de fantaisie de M. Aubert.
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- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et de publier le rapport dans le Bulletin. (.Approuvé.)
- Au nom du comité de commerce, M. de Colmont a la parole pour une proposition de prix relative à la question des assurances.
- Le comité propose de fonder un prix de la valeur de 2,000 fr., à décerner en 1844, pour la solution des questions suivantes:
- 1° Déterminer théoriquement le but économique des assurances;
- 2° Rechercher quelle a été l’origine des contrats de celle nature, et donner un précis historique des principales compagnies d’assurances;
- 3° Exposer la législation des assurances en Europe et en Amérique, quels que soient les risques auxquels elles sont destinées à pourvoir ;
- 4° Faire connaître l’organisation des principales compagnies d’assurance à primes ou mutuelles, anonvmes, en commandite sous une raison sociale, ou même placées sous l’autorité du gouvernement, et qui sont actuellement en activité chez les différents peuples ;
- 5° Présenter un résumé des opérations de ces compagnies-, faire connaître le montant des assurances qu’elles ont effectuées , celui des sinistres qu’elles ont couverts et celui des bénéfices qu’elles ont réalisés ; discuter ces divers résultats et déterminer les avantages qu’on en a obtenus pour les assurés et pour les assureurs ;
- 6° Examiner quels sont les risques de diverses natures auxquels peut s’appliquer le système des assurances, avec avantage pour le pays ;
- 7o Rechercher, selon la nature des risques, quel est le système d’assurances et l’organisation des compagnies qui paraissent offrir le plus d’avantages et le moins d’inconvénients ;
- 8° Déterminer la part d’intervention que les gouvernements peuvent prendre utilement pour le pays dans les assurances de diverses espèces ;
- 9° Examiner spécialement si en France l’administration des assurances mutuelles contre l’incendie ne pourrait pas être remise aux mains de l’autorité publique, avec sécurité et économie pour les assurés ;
- 10° Dans l’affirmative, présenter un système complet d’organisation de cette branche d’administration.
- Après une discussion, ce programme de prix est approuvé.
- Séance du 8 février 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse, pour être déposés dans la bibliothèque de la Société, deux exemplaires du 46e volume des brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M. de la Mol'ère, membre de la Société, à Châtenudun (Eure-et-Loir), annonce que, depuis quatre ans, il fait usage à Sours , près Chartres, d’un moteur de son invention qui, d’après les expériences faites par plusieurs ingénieurs, et particulièrement par M. lïïoline-Sarnt-Yonj donne le maximum de la force qu’on peut obtenir d’une chute
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- d’eau. M. de la Molêre demande que la Société se fasse rendre compte de cet appareil.
- M. Ducal, à Billancourt, près Sèvres, annonce avoir fait la découverte d’une carrière de pierres lithographiques et sollicite l’appui de la Société pour surmonter les obstacles qu’il rencontre dans son exploitation.
- Objets présentés. M. Girault, à Paris, appelle l’attention de la Société sur un système de charpente rigide qu’il a imaginé et qui est applicable aux ponts, voûtes et planchers;
- M. Bernage, impasse de l’École, 4, faubourg Montmartre, présente une machine à vapeur fonctionnant sans volants, marchant à droite et à gauche;
- M. Molinier, rué Coquenard , 5 , une machine à faire les bouchons.
- M. Fremy, rue Beautreillis, 21, adresse la description d’un procédé de fabrication du papier à polir et des divers perfectionnements qu’il y a introduits.
- M. Montenot, bourrelier, à Dammartin (Seine-et-Marne), présente une selle pour les chevaux limoniers.
- M. Bossin, grainier-pépiniériste, quai aux Fleurs, 5, adresse une note sur les résultats obtenus dans scs cultures de Limours (Seine-et-Oise) sur diverses espèces de céréales.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par la Société des sciences et arts de Boulogne-sur-Mer, du compte rendu de la séance publique tenue par elle le 24 septembre 1842 ;
- 2° Par madame veuve Bouchard-Huzard, du n° 38 ( février 1843 ) des Annales de l’agriculture française;
- 3° Par la Société royale et centrale d’agriculture, des observations adressées par elle aux membres des deux chambres sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre indigène;
- 4° Par M. Degrand3 ingénieur civil, d’une brochure intitulée, Solution de la question des sucres ;
- 5° Par M. César Daly3 de la Revue générale de l’architecture, cahiers de septembre et octobre 1842;
- 6° Par M. Philippe Mathieu, des observations sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention présenté à la chambre des pairs.
- Rapports des comités. M. Théod. Olivier rend compte des délibérations de la commission chargée de présenter des observations sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre.
- Cette commission, après une discussion approfondie de la question, conclut à ce que la Société d’encouragement présente aux deux chambres le vœu que l’industrie du sucre indigène soit maintenue dans l’intérêt 1° de l’agriculture, qui a un besoin indispensable de la culture de la betterave; 2° des colonies, qui, en présence du sucre de betterave, seront amenées à employer les perfectionnements et les appareils que la science et la pratique indiquent, et pourront doubler les produits de leur fabrication du sucre de canne; 3° du commerce intérieur de la France, si une guerre maritime venait à éclater. Elle demande, en outre, 1° qu’on arrive à l’égalité des droits sur le sucre de betterave et le sucre colonial dans un délai qui ne compromette pas l’existence de l’in-
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- dustrie sucrière indigène ; 2° que la glucose, qui n’est pas du sucre, ne puisse, dans aucun cas, être imposée.
- Avant d’ouvrir la discussion sur ces diverses propositions, M. Dumas, vice-président, donne lecture d’une lettre qui lui a été adressée par M. Kuhlmann, de Lille, et dans laquelle l’auteur expose les motifs qui lui paraissent militer en faveur du maintien des sucreries indigènes.
- Le conseil arrête que cette lettre sera insérée au Bulletin.
- M. le baron de Silvestre, pour faire valoir les considérations qui doivent déterminer à maintenir la fabrication du sucre indigène, s’appuie sur l’augmentation de la consommation de celte denrée provoquée par rabaissement du prix ; il s’attache à démontrer que la fabrication du sucre diminue dans les colonies à cause du travail des nègres engagés, et que la quantité de ce sucre ajoutée à celle du sucre indigène ne pouvant encore suffire à la consommation, il importe qu aucune perturbation ne vienne entraver l’extraction du sucre de betterave.
- M. Francœur ajoute que nos colonies ne fournissent que 60 millions de kiîogr. de sucre , tandis que la consommation est évaluée à 120 millions , et que, si la fabrication du sucre indigène est interdite, le complément de la consommation sera fourni par les sucres étrangers, sans profit pour nos colonies.
- M. de Colmont observe que , dans l’état actuel de la culture et de la fabrication, les colonies fournissent les sept onzièmes de la consommation, et que les quantités de sucre qui sont en entrepôt ne semblent pas prouver que l’augmentation de la consommation ait suivi l’affaiblissement du prix.
- M. Payen pense que la production exagérée du sucre indigène tient à l’incer-titudede la législation; des fabriques, dans de mauvaises conditions, n’ont continué de travailler que dans l’attente de l’indemnité. Du moment que cette incertitude aura cessé, les sucres actuellement en entrepôt trouveront leur placement.
- ï! appelle ensuite l’attention du conseil sur les droits divers qui frappent le sucre des colonies, d’où il résulte qu’elles sont dans la triste nécessité de fabriquer des produits inférieurs; il serait donc juste d’établir une taxe unique.
- Une discussion s’engage sur les difficultés qu’on rencontre dans l’établissement du tarif des sucres. Le mode actuel favorisant dans les colonies la fabrication du sucre de basse qualité, il serait nécessaire que l’impôt ne fût prélevé que sur la quantité réelle de sucre cristallisable contenue dans le produit.
- Le conseil exprime le vœu que la surtaxe sur les sucres bruts blancs et sucres terrés et sur les divers tvpes de sucre indigène soit établie de manière à permettre les perfectionnements dans la fabrication coloniale et dans celle du sucre indigène.
- M. Francœur pense qu’une diminution de l’impôt ne causerait aucune perte au trésor, parce qu’il en résulterait une augmentation dans la consommation, et qu’elle aurait l’avantage de hâter l'instant où les deux sucres seraient frappés d’un droit égal.
- Pour atteindre ce but, il conviendrait, suivant M. Herpin, de diminuer les droits dont sont actuellement frappés les sucres colonial et indigène, de telle sorte que l’un et l’autre pussent être livrés, dans nos ports et sur les marchés de Paris, au prix
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- de 1 fr. 20 c. le kilog'. Cet abaissement de prix doublerait la consommation en peu d'années-, les colonies trouveraient alors un débouche facile et avantageux de leurs produits; nos fabriques de sucre, placées dans de bonnes conditions, continueraient leurs travaux, et le trésor conserverait et augmenterait ses revenus.
- M. Dumas appelle l’attention du conseil sur l’industrie du raffinage. Il fait observer que, d’après la loi en vigueur, un raffineur n’a droit au remboursement de la taxe sur 100 kilog. de sucre brut que s’il réexporte 75 kilog. de sucre raffiné. Ce rendement, trop considérable, le place dans une condition fâcheuse vis-à-vis des raffmeurs étrangers ; car, si, en France, on paye 75 fr., en Angleterre on ne paye que 60 fr., en Belgique 63 fr., et en Hollande 60 fr. seulement. Ce serait donc un acte de bonne administration que de diminuer dans le tarif le rendement du sucre ; il produirait l’avantage de mettre à la portée des classes peu fortunées des vergeoises cassonades, ce qui répandrait le goût du sucre et permettrait d’exporter l’excédant des sucres raffinés sur le littoral de la Méditerranée.
- M. le président, après avoir résumé la discussion, met aux voix les trois propositions suivantes de la commission, qui sont adoptées : 1° maintenir la fabrication du sacre indigène ; 2° arriver à l’égalité des droits sur le sucre de betterave et sur le sucre colonial, dans un délai qui ne compromette pas l’existence de l’industrie sucrière indigène; 3que la glucose, qui n’est pas du sucre, ne puisse, dans aucun cas, être imposée.
- Le conseil prend ensuite en considération les propositions suivantes : 1° favoriser le raffinage cl la production des bas produits ; 2° diminuer l’impôt. Ces propositions seront examinées par les comités, pour être soumises à la délibération de la commission.
- Le conseil arrête ensuite qu’une séance extraordinaire, qui aura lieu le mercredi 15 février, sera consacrée à discuter le rapport de la commission et les diverses observations qui viennent d’être présentées.
- Au nom du bureau et de la commission des fonds, M. Molinier de Montplanqua lit, pour M. Àgasse, un rapport sur la distribution annuelle, à des artistes peu fortunés, des sommes provenant du legs fait, en faveur de la Société, par M. Bapst. La somme actuellement disponible s’élève à 3,260 fr. La commission, après avoir discuté les titres des divers concurrents qui se sont présentés, propose de la décerner aux artistes dont les noms suivent, savoir : 1° à M. Favreau, 800 fr.; 2° à M. Grégoire, 800 fr.; 3° à M. Vauquelin, 500 fr.; 4° à M. Arnaud, de Lyon, 500 fr.; 5° à M. Rouget de Lisle, 330 fr.; 6° à M. Fusz, 330 fr.
- Après avoir adopté les conclusions du rapport, le conseil arrête, 1° qu’il sera ajouté aux programmes de prix une note sur la fondation du legs de M. Bapst; 2° qu’une semblable note sera insérée, chaque année, au Bulletin du mois de juillet, avec indication des pièces à fournir à l’appui des demandes.
- Séance extraordinaire du 15 février 1843.
- M. Théodore Olivier donne une nouvelle lecture des observations à adresser aux deux chambres sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre ; il expose qu’il n’a
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- point relaté les tableaux statistiques sur la question des sucres, parce que la commission a jugé que la note fournie par le comité de commerce trouvera sa place dans 1 e Bulletin; il demande quelle soit imprimée à la suite du rapport. Cette proposition est adoptée.
- M. le comte de Larnbel, tout en rendant hommage au travail présenté par M. Olivier, pense qu’il a besoin de quelques rectifications. Ainsi il est dit : « Jusqu’en 1814 « la fabrication du sucre de betterave resta presque à l’état d’une solution science tifique d’un problème industriel important, etc. »
- M. de Lambel observe qu’avant 1814 l’extraction du sucre de betterave avait acquis une certaine importance, puisque, à cette époque, M. de Dombasle avait à récolter plus de 1,000,000 de kilog. de betteraves; que les alliés lui ayant enlevé ses chevaux et tous ses moyens de fabrication, il n’a pu se livrer à aucun travail.
- Parmi les instruments d’agriculture propres à la culture de la betterave, on cite à tort, suivant M. de Lambel, les scarificateurs, qui, dans cette circonstance, ne peuvent être d’aucune utilité. Il pense, d’ailleurs, que le projet de loi n’aura pas pour résultat d’interdire la culture de la betterave ; elle conservera toujours une grande importance.
- Le conseil, après avoir entendu plusieurs de ses membres sur l’emploi du scarificateur, décide que le nom de cet instrument sera supprimé, et que le paragraphe sera rédigé de la manière suivante : « En 1814, la fabrication du sucre de betterave com-« mençait à peine à sortir de l’état de solution scientifique d’un problème industriel « important, etc. »
- M. Guérin Vary appelle l’attention du conseil sur les tarifs des sucres; il a reconnu que, quant à la proportion du sucre cristallisé contenu dans le sucre brut et le sucre brut blanc, il n’y a pas de différence réelle dans l’un et l’autre ; qu’il en est de même entre le sucre brut blanc et le sucre terré. En supposant néanmoins une différence de 5 pour 100 entre ces deux qualités, M. Guérin Vary démontre, d’après les tarifs fixés par la loi du 3 juillet 1840, que l’impôt est de 14 pour 100 au lieu de 7 et demi ; il fait voir de même que, en estimant à 1 et 1 1/4 pour 100 la différence entre le sucre brut blanc et le sucre terré, la plus-value du droit est de 23 pour 100 : il pense qu’il est nécessaire de faire ressortir cette énorme différence.
- M. Dumas expose que la commission dont il faisait partie, et qui avait pour but d’établir le rendement des sucres, avait admis en principe que le tarif devait être établi sur la quantité réelle de sucre cristallisable contenue dans un produit. Le tarif, tel qu’il existe, a été fixé par le comité consultatif, de concert avec des raffineurs; ce tarif est insuffisant, puisqu’il n’est pas en rapport avec la richesse saccharine : il est probable qu’on n’a pas suivi ce principe, faute de moyens pratiques d’appréciation.
- M. Payen pense que persévérer dans les tarifs actuels, c’est encourager les colons dans leur mauvaise fabrication, les obliger à des transports inutiles de la mélasse contenue dans leur sucre brut, produit qui, par sa fermentation, peut vicier toute la masse.
- Le conseil décide qu’on ajoutera aux observations le tarif des sucres, avec les opinions qui viennent d’être émises.
- Quarante-deuxième année. Février 1843.
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- M. Herpin demande la suppression de la phrase : « Le sucre est une denrée éminemment imposable. )> Il fait observer que la Société d’encouragement s’est toujours opposée à l’établissement d’un impôt spécial et aux exigences du fisc sur le sucre indigène. Aujourd’hui plus que jamais, on peut contester la nécessité et la moralité de cet impôt. D’un autre côté, ajoute M. Herpin, le sucre est une matière alimentaire indispensable pour les classes pauvres, surtout dans l’état de maladie. Selon lui, le sucre ne doit pas plus être imposé que ne l’est le pain, car c’est le pain de l’ouvrier, de l’artisan, du cultivateur malades. Enfin, dit-il, en augmentant le prix des denrées de première nécessité , on augmente d’une manière factice les salaires, et finalement le prix de revient de toutes les marchandises manufacturées sur notre sol. C’est par suite de l’exagération des impôts chez nous, que la plupart de nos industries ne peuvent plus soutenir la concurrence étrangère qu’au moyen des prohibitions et des droits protecteurs.
- M. Herpin propose la rédaction suivante de l’art. 2 :
- « 2° Que l’on arrive à l’égalité proportionnelle des droits sur les deux sucres, d’une « manière et dans un délai qui ne compromettent pas, etc. »
- Demander l’égalité absolue des droits, dit-il, c’est demander formellement l’anéantissement du sucre indigène, ce qui est en contradiction avec le vœu exprimé par l’art. 1.
- La betterave ne contenant que 8 à 10 pour 100 de sucre tandis que la canne en contient près du double, et la fabrication indigène étant écrasée d’ailleurs par les impôts tant directs qu’indirects qui grèvent le sol, le combustible et tous les agents animés et matériels qui concourent à cette fabrication, ce qui, en définitive, augmente considérablement le prix de revient du sucre indigène , il est de toute évidence qu’en frappant d’un même droit les deux sucres, l’industrie indigène se trouvera placée dans des circonstances tellement défavorables, qu’elle sera infailliblement anéantie.
- La rédaction proposée par M. Herpin n’est point adoptée.
- Quelques membres présentent des observations sur d’autres passages du rapport -, les unes sont adoptées, les autres rejetées.
- M. Payen demande qu’on ajoute aux conclusions déjà adoptées par le conseil que le rendement du sucre soit abaissé de manière à augmenter l’exportation, abaissement qui aurait le grand avantage de faciliter nos exportations, et de fournir ainsi un nouvel aliment à notre marine.
- M. de Colmont développe les motifs qui lui font désirer l’ajournement de cette proposition, qu’il ne considère pas comme devant être traitée à l’occasion du projet de loi sur les sucres soumis aux chambres.
- Après une discussion, le conseil prononce l’ajournement de cette proposition, et décide que les observations à présenter aux chambres seront imprimées à mille exemplaires et insérées au Bulletin.
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZAR.D, me de l’Éperon, 7*
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- UA R ANTE-DEUXIÈME ANNÉE.(N°'CCCCLXV.) MARS 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- PRIX FONDÉ PAR M. LE MARQUIS d’ArGENTEUIL.
- Feu M. le marquis dé Argenteuil a légué à la Société d’encouragement, par son testament olographe en date du 2 avril 1836, une somme de 40,000 fr., dont le revenu, accumulé pendant six années, est destiné à récompenser la découverte la plus utile au perjectionnement de l'industrie française; et la Société a été autorisée à accepter ledit legs, par ordonnance royale du 29 juin 1838.
- Le premier terme de cette libéralité écherra à la fin de l’année 1844, et formera une somme de douze mille francs au moins, qui sera délivrée à celui qui, au jugement de la Société, aura fait la découverte la plus utile au per-fredonnement de l’industrie nationale et dont le succès aura été constaté par Vexpérience.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 1 "janvier 1844, et le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de la même année.
- ARTS MÉCANIQUES. — manomètres.
- Rapport fait par M. Combes , au nom du comité des arts mécaniques y sur un manomètre a air libre et à flotteur pour chaudières à vapeur présenté par M. Thomas.
- M. Thomas, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, a présenté à la Société un manomètre à air libre et à flotteur, à tube en fer_, construit par M. Boigues, chaudronnier, rue Neuve-des-Mathurins, 27, sur ses indications.
- Le manomètre présenté par M. Thomas se compose d’un siphon à deux branches égales formées de tubes en fer creux, de 6 millimètres de diamètre intérieur, assemblés entre eux au moyen de brides fort larges, avec interposition d’une petite quantité de mastic au minium ; chacune des branches est Quarante-deuxième année. Mars 1843. 12
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- ARTS MÉCANIQUES.
- terminée, à sa partie supérieure, par un tube en fer creux dont la section est égale à cinq fois celle de la partie inférieure du siphon. La longueur des tubes larges est d’ailleurs la cinquième partie de celle des tubes étroits.
- Un flotteur en verre d’environ 2 décimètres de longueur est contenu dans la partie supérieure de la seconde branche de l'instrument, et soutient, par un cordon passant sur une poulie de renvoi, un index qui se meut devant une échelle divisée en atmosphères et dixièmes d’atmosphère, tracées sur la monture en bois de l’instrument.
- Il résulte des sections différentes que présente le siphon contenant le mercure, premièrement, que l’excursion du niveau du mercure dans la branche ouverte, pour indiquer des pressions variables, depuis une jusqu’à six atmosphères, n’est qu’une assez petite fraction de la hauteur de la colonne de mercure qui correspond à l’intervalle de ces pressions; et, d’un autre côté, que la hauteur de la colonne d’eau qui presse sur la surface du mercure contenu dans la branche du siphon mise en communication avec la chaudière varie entre des limites peu étendues et altère peu l’exactitude de l’instrument.
- Un réservoir latéral, adapté à la partie supérieure de la branche ouverte du manomètre, sert à recueillir le mercure qui pourrait être expulsé dans une oscillation ou par un excès de tension de la vapeur.
- Un robinet placé au bas du siphon permet de vider la totalité du mercure de l’instrument et de le peser. Le poids du mercure est d’ailleurs écrit sur la planche en bois qui sert de monture; on écrit aussi, sur cette même planche, la longueur du fil auquel est suspendu l’index soutenu par le flotteur. Il résulte de là que si une partie du mercure venait à être perdue à la suite du déversement dans le réservoir latéral , ou si le fil qui joint l’index au flotteur venait à se rompre, un individu tant soit peu intelligent pourrait remettre en ordre l’instrument, de manière que ses indications fussent aussi exactes qu’elles l’étaient avant le dérangement.
- Tout le monde sait que les manomètres à air comprimé, que l’on applique habituellement aux chaudières à haute pression, ont le très-grave inconvénient d’être fort sujets à se détériorer, par diverses causes bien connues, qu’il est inutile d’énumérer ici. Il en résulte que beaucoup de chaudières sont pourvues de manomètres complètement faux, et pour la forme seulement. Le manomètre à air libre est le seul dont les indications soient certaines ; il ne peut se détériorer que par la déperdition du mercure. Pour les pressions élevées, ces instruments doivent avoir une grande longueur ; l’usage des tubes en verre présente alors de graves inconvénients, et on leur a généralement substitué des tubes en fer, en se servant d’un flotteur lié à un index, pour accuser le niveau du mercure et la pression de la vapeur.
- On donne, la plupart du temps, au tube en siphon un diamètre uniforme, qui doit être assez grand, à cause de la nécessité de mettre un flotteur dans
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- manomètres.
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- son intérieur; il faut alors beaucoup de mercure pour remplir l’instrument; et au prix où se vend ce métal, l’instrument revient à un prix élevé.
- Le manomètre présenté par M. Thomas, et fabriqué par M. Boigues, pouvant indiquer jusqu’à six atmosphères de pression, ne contient que 2kil',50 de mercure et coûte 150 fr.; on le gradue directement, par comparaison avec un manomètre à air libre et à tube en verre, au moyen d’une pompe de pression.
- Cet instrument a paru à votre comité réunir toutes les conditions convenables pour être d’un bon service dans les ateliers industriels; son prix n’est pas excessif ; il n’est pas fragile, il est très-peu sujet à se déranger, facile à remettre en état, quand il se dérange. On peut le vérifier par le poids du mercure et la longueur du fil. Il est d’ailleurs très-désirable que l’usage des manomètres à air libre se répande parmi les propriétaires de chaudières à vapeur.
- En conséquence, le comité me charge de vous proposer
- 1° De remercier M. Thomas de sa communication ;
- 2° De faire insérer le présent rapport dans le Bulletin, avec la description et la gravure du manomètre à air libre.
- Signé Ch. Combes , rapporteur.
- dpprouvé en séance, le 25 janvier 1843.
- Explication des figures de la pi. 889.
- Fig. 1. Le manomètre à air libre vu de face et dans tout son développement.
- Fig. 2. Le même, dessiné sur une plus grande échelle.
- Fig. 3. Section verticale du réservoir à mercure et de la partie supérieure de l’une des branches du siphon.
- Fig. 4. Section de la partie inférieure du siphon et de la réunion des deux tubes.
- Fig. 5. Section horizontale du réservoir à mercure et des deux tubes supérieurs du siphon.
- Fig. 6. Flotteur vu séparément.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a a, tubes en fer creux formant siphon à deux branches égales; a a, autres tubes d’un plus grand diamètre réunis aux précédents par des brides; 4, réservoir pour recueillir le mercure expulsé du siphon; c, flotteur en verre entrant dans l’une des branches du siphon; d, cordon auquel il est suspendu; e, poulie de renvoi sur laquelle passe le cordon; /, index attaché au cordon, et montant et descendant le long de l’échelle graduée tracée sur la planchette g; h, bouchon à vis adapté au bas du siphon, pour le vider de mercure; i, autre bouchon pour vider le réservoir h ; k, tube communiquant, avec la chaudière; Z, orifice ménagé dans le couvercle de la branche droite du siphon, pour établir la communication avec l’air libre.
- Si la colonne de mercure s’élève accidentellement jusqu’à la partie supé-
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- ARTS MECANIQUES.
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- rieure du tube, le flotteur vient s’appliquer contre l'orifice et prévient la sortie du mercure qui tombe dans le réservoir latéral. . (D.)
- LEVIERS.
- Rapport fait par M. Yauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques, sur le levier-frein présenté par M. Huau, ingénieur-mécanicieny a Brest.
- Le levier-frein imaginé par M. Huau est proposé pour remplacer les barres-levier employées ordinairement dans la manœuvre des treuils ou cabestans à axe horizontal et vertical.
- Les barres ordinaires s’emmanchent dans l’arbre des treuils au moyen de mortaises ouvertes de part en part. Dans la manœuvre des treuils adaptés aux chèvres ou autres engins analogues, on a besoin d’embarrer et de débarrer , au moins à chaque tiers de tour de l’arbre ; la puissance des hommes agit obliquement sur les barres, si ce n’est au moment de leur passage sur la ligne horizontale. La longueur des barres est limitée par le poids qu’elles ne doivent pas dépasser pour rester maniables. Leur emploi n’est pas sans hésitation ni sans danger.
- Au lieu de barres, M. Huau emploie des leviers, à l’un des bouts desquels est attaché un collier en fer à charnière enveloppant le cylindre du treuil. Le collier est attaché au levier au moyen de deux autres charnières ayant des arrêts qui limitent leur mouvement possible autour de leurs axes, au moment où ceux-ci forment, avec la première, les sommets d’un triangle déterminé.
- Quand un levier-frein est placé de manière à envelopper le treuil, les axes des charnières occupant les sommets du triangle choisi, on peut le faire mouvoir librement de bas en haut; le collier tourne aussi, il n’existe point de pression, on n'éprouve qu’un frottement léger. Si l’on veut mener au contraire le levier de haut en bas , l’axe de la charnière du dessous demeure dans une position fixe par rapport à l’axe de la charnière du collier-frein, et celui de la charnière du dessus est sollicité à s’éloigner de celui-ci, avec une force mesurée par la valeur abolue de la puissance agissant à l’extrémité du levier, multipliée par le rapport entre la longueur du levier, prise depuis l’axe de la charnière du dessous et la perpendiculaire abaissée de l’axe de la charnière du dessus, sur la ligne du bras du levier.
- Il en résulte sur la circonférence du treuil une pression qu’on peut rendre considérable et un frottement qui oblige le cylindre à tourner dans le sens du levier; l’oscillation achevée, on agit de nouveau de bas en haut, le collier-fiein se meut autour du cylindre sans résistance, et l’on peut recommencer une oscillation de haut en bas.
- On comprend que, pour ne pas laisser la résistance détruire le produit de la
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- LEVIERS.
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- puissance par une action précédente, il faut deux leviers-frein semblables, agissant alternativement, ou bien un cliquet ou tout autre moyen d’arrêt.
- L’auteur ayant adapté ses leviers-frein à un treuil, dont l'axe est horizontal, a employé, pour son modèle, deux bras et deux déclics.
- On conçoit que le système peut servir pour faire tourner des treuils à axe vertical ; son emploi cependant est plutôt réservé aux treuils horizontaux.
- L’un des colliers-frein du modèle de M. Huau frotte sur une fretle unie, enfer, enveloppant le treuil; l’autre engrène, au moyen d’un mentonneî, dans des cannelures peu prononcées que présente une des freites du cylindre; ces deux dispositions sont équivalentes. La frette cannelée offre pourtant plus d’apparence de bonne tenue , dans les cas d’actions intenses à exercer pour vaincre une grande résistance.
- L’installation des leviers-frein est simple; leur emploi dispense de perdre du temps à embarrer et à débarrer. La longueur des leviers étant arbitraire, on peut ainsi agir sur le treuil, avec un grand avantage pour la puissance, qui sera aussi toujours à très-peu près perpendiculaire aux bras du levier.
- L’appareil de M. Huau parait nouveau, heureusement imaginé et propre à devenir usuel. Il produit, par des dispositions qui sont propres à M. Huau, les effets du levier dit de la Garousse. Le comité croit pouvoir lui donner son approbation et propose d’insérer au Bulletin de la Société le présent rapport, ainsi que la description et la gravure de la machine.
- Signé Yauvilliers, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 22 février 4 843.
- Explication des figures de la pi. 890.
- Fig. 1. Treuil horizontal auquel sont adaptés les leviers-frein, vu de face.
- Fig. 2. Élévation latérale du même.
- Fig. 3. Levier assemblé avec la frette cannelée, vu séparément.
- Fig. 4. Le même vu en plan.
- Fig. 5. Levier assemblé avec la frette unie, vu en élévation.
- Fig. G. Le môme vu en plan.
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, treuil horizontal ; B B, deux leviers assemblés sur ce treuil; C C, colliers en fer à charnière, enveloppant le treuil et attachés aux leviers par deux charnières à arrêts DD; E, frette unie enveloppant le treuil ; F, frette cannelée disposée à l’autre bout du treuil; G, mentonnet engrenant dans les cannelures de cette frette; II, roues à rochet montées sur les tourillons du treuil en dehors du bâti; I, cliquets qui s’engagent dans les dents du rochet pour empêcher le mouvement rétrograde du treuil; K, bâti du treuil; L, semelle en bois sur lequel il est monté.
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- COMMERCE
- Tableau des importations et des exportations des Etats-Unis d’Amérique pendant Vannée 1840(1).
- VALEUR. des importations. VALEUR DES EXPORTATIONS.
- PAYS. Produits indigènes. Produits étrangers. Totaux.
- Russie dollars (2). 2,572,427 dollars. 234,856 dollars. 934,625 dollars. 1,169,481
- Prusse. Suède et Norwége 59,304 1,217,913 43,353 435,092 43,115 115,134 86,468 550,220
- Indes occidentales suédoises 57,545 98,710 3,610 102^320
- Danemark. 7,501 76,183 17,868 94,051
- Indes occidentales danoises 969,177 918,931 180,518 1,099^449
- Villes hanséaliques 2,521,493 3,367,963 830,496 4,198,459
- Hollande.... 1,074,754 3,345,264 511,046 3,856,310
- Indes orientales hollandaises. SI 7,897 132,751 202,552 335,303
- Indes occidentales hollandaises 396,479 259,438 42,916 302,354
- Guyane hollandaise 37,766 52,118 » 52,118
- Belgique 274,867 1,834,229 486,426 2,320,655
- Angleterre 33,114,133 51,951,778 5,096,882 57,048,660
- Ecosse 525,217 2,022,636 28,304 2,050,940
- Irlande 98,349 217,762 >1 217,702
- Gibraltar 32,567 643,344 257,110 900,454
- Malte 28,471 14,610 45,386 59,996
- Ile Maurice )) 8,319 153 8,472
- Cap de Bonne-Espérance 32,324 35,816 197 36,0131
- Indes orientales anglaises 1,952,461 280,404 351,791 632,195
- Indes occidentales anglaises 1,048,165 2,907,584 58,000 2,965,584
- Colonie anglaise de Honduras 158,353 132,095 58,371 190,466 j
- Guyane anglaise 10,973 118,896 538 119,434
- Colonies américaines anglaises 2,007,767 5,889,215 204,035 6,093,250
- Australie 122,141 84,847 6,022 90,S69
- France 17,572,876 18,919,327 2,922,227 21,841,554
- Indes occidentales françaises. 335,251 483,595 30,656 514,251
- Guyane française M )> 100 100
- Haïti 1,252,824 945,365 81,849 1,027,214 1
- Espagne 1,684,665 353,419 8,874 362,293
- Ténérifle et autres îles Canaries 150,522 11,816 11,579 23,395 1
- Manille et les Philippines 450,251 90,589 30,927 121,516
- Cuba 9,835,477 5,331,471 979,044 6,310,515
- Autres Antilles espagnoles 1,898,732 770,420 29,208 799,628
- Portugal 222,884 97,341 5,724 103,065
- Madère 309,524 93,819 22,858 116,677
- Faval et autres îles Açores 38,138 10,471 5,623 16,094
- Iles du cap Vert 29,348 82,611 2,809 85,420
- Italie 1,157,200 1,189,838 283,347 1,473,185
- Sicile 649,525 303,217 33,923 337,140 I
- Iles Ioniennes 43,027 » )> )) I
- Grèce 5,138 » )) »
- Trieste 373,365 1,590,356 196,264 1,786,620 §
- A reporter 85,146,791 105,379,849 14,120,107 119,499,956 |
- (1) Ce tableau a été communiqué à ia Société par M. fEarden , membre du comité de commerce.
- (2) Le dollar vaut 5 fr. 40 c.
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- COMMERCE
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- VALEUR des importations. valeur DES EXPORTATIONS.
- PAYS. Produits indigènes. Produits étrangers. Totaux.
- dollars. dollars. dollars. dollars.
- Report Turquie 85,140,791 563,476 105,379,849 119,745 14,120,107 156,873 119,499,956 276,618
- Maroc 62,138 J) » »
- Texas 303,847 937,072 281,199 1,218,271
- Mexique 4,175,001 969,938 1,545,403 2,515,341
- Venezuela 1,355,166 554,267 229,605 783,872
- Nouvelle-Grenade 217,382 57,922 77,329 135,251
- Amérique centrale 189,021 130,661 87,285 217,946
- Brésil 4,927,296 2,145,863 360,711 2,506,574 j
- République Argentine 293,562 280,144 89,132 369,276
- République de la Plata 494,402 82,102 67,628 149,730
- Chili 1,616,859 1,372,254 356,575 1,728,829
- Pérou 438,495 » » )>
- République de l’équateur 28,685 » )> »
- Amérique méridionale, généralement » 96,042 28,291 124,333
- Chine 6,640,829 409,186 540,780 1,009.966
- Europe, généralement » 63,976 » 63,976
- Asie, idem 284,452 170,734 138,092 308,826
- Afrique, idem. 372,537 511,215 43,048 554,263
- Antilles, idem » 376,71 5 2,514 379,229
- Mers du Sud 13,762 177,229 05,200 242,429
- Iles Sandwich . 16,293 » » 7)
- Côte nord-ouest d’Amérique .9 720 540 1,260
- Autres pays 1,525 » )> )>
- Totaux 107,141,519 113,895,634, 18,190,312 132,085,946
- Exportation des produits indigènes des Etats-Unis en 1840.
- Produits de la mer.......
- Idem des forêts.......
- Idem de l'agriculture...
- Tabac....................
- Cotou....................
- Autres produits agricoles Produits de l'industrie. .
- 3,198,370 dol!. 5,323,085 18,593,091 9,883,957 03.870,307 177,384 12,848,840
- Total....................... 113,895,034
- Il a été importé, par vaisseaux américains, une valeur de. 92,802,352 dollars.
- Et par vaisseaux étrangers................................... 14,339,107
- Total des importations......................... I07,i4i,5i9 dollars.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MECANIQUES.
- Moyen de mesurer le travail des machines à vapeur servant de moteurs aux navires et d'évaluer la résistance que ces navires éprouvent dans leur marche; par M. Colladon.
- Le moyen imaginé par Fauteur consiste à évaluer la force produite par Faction des palettes d’une roue motrice, par la tension d’un câble qui le retient amarré à un point üxe. En adaptant un dynamomètre à ce câble, pendant que le mouvement des roues tend à pousser le navire en avant, on mesure, avec précision, la tension de cette corde, c'est-à-dire la somme des composantes horizontales des résistances ducs au choc des palettes ; cette tension différant très-peu de la somme des forces qui agissent normalement aux palettes, on n’a plus qu’à la multiplier par la vitesse que prennent ces palettes pendant la marche du bâtiment pour avoir le travail de la machine.
- Pour opérer sur un bateau amarré, la machine, éprouvant alors la même résistance et prenant la même vitesse que pendant la marche, Fauteur relève les palettes et diminue la hauteur de la partie plongée dans le fluide pour compenser, par celte diminution de superficie, l’accroissement de résistance qui résulte de ce que le bateau n’a plus de vitesse.
- Après avoir amarré le bâtiment à un câble attaché à un dynamomètre et mis la machine en mouvement, on diminue la hauteur de la partie des palettes qui plonge dans Feau jusqu’à ce que la machine à vapeur donne, par minute, le nombre de coups de piston qu’elle doit rendre pendant la marche du navire. La hauteur plongée, pendant l’expérience, doit être, à celle qui l’est quand on navigue, dans un rapport qui dépend de la section du bâtiment, multipliée par le coefficient de résistance et de Faire de la partie plongée des palettes multipliée par leur coefficient de résistance. M. Coïïadon a trouvé ce rapport de deux cinquièmes pour les bateaux sur lesquels il a opéré. Le déplacement des palettes nécessaire au mode de mesure de Fauteur s’opérera très-facilement, en faisant glisser ces palettes le long des bras des roues, après avoir desserré les écrous qui en fixent la position. La tension du câble est accusée avec une grande précision par le dynamomètre dont l’aiguille n’oscille presque pas; elle est si peu variable, qu’une fois la machine en train , on pourrait la mesurer, sinon en totalité, du moins en partie, avec un contre-poids.
- L’auteur indique une autre application fort utile de son procédé; c’est la mesure de la résistance comparative des différentes formes de navires à vapeur prise sur les bâtiments mêmes. Voici comment Fauteur procède à cette détermination : après avoir fait marcher le bâtiment avec la vitesse pour laquelle on veut mesurer la résistance, et avoir constaté celle de la machine qui lui correspond, il le ramène au port où ou l’amarre. En diminuant la hauteur de la partie plongée des palettes, il parvint à faire marcher le piston de la machine avec la même vitesse, en ayant soin de maintenir l’état des soupapes,
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- B, .ui/TKu./-: nurn/kn/: ./ /.//w/V)’, /un .ir: /../ rr/sso.v df .srr/u;. r.n; uj:stiu.m.i.w.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- de soutenir le feu et par suite la tension de la vapeur à la même intensité , afin d’être sûr que, dans les deux circonstances, la machine produit et transmet le même travail.
- Le dynamomètre attaché au câble qui retient le bâtiment amarré au port ne donne que la composante horizontale des efforts normaux aux palettes; celle composante constitue la résistance à mesurer ; seulement elle diffère un peu de ce qu’elle est au repos, parce que ces deux forces proviennent de résistances normales qui ne sont pas tout à fait égales ; le rapport de ces dernières est à très-peu près celui des composantes horizontales ; et de la force que donne le dynamomètre, on conclut ainsi celle qui a lieu pendant la marche et qui est la résistance à mesurer. {Acad, des sciences, 16 janvier 1843.)
- Taraudplaniformepour tailler des écrous dans le bois; par M. A. Desbordeaux, à Caen.
- L’auteur a adressé à la Société d’encouragement la description et le dessin d’un taraud planiforme, composé d’une plaque métallique A, fig. 1 et 2, pl. 891, présentant de chaque côté des dents B, et offrant l’apparence d’une vis qu’on aurait aplatie, de manière à ne lui conserver qu’une très-faible épaisseur. Pour tailler celte plaque on trace sur une de scs faces des lignes parallèles espacées suivant la largeur du pas qu’on veut donner à la vis; et, à l’aide d’une lime triangulaire, on forme des dents légèrement inclinées, en appliquant l’arête de la lime d’un côté sur les lignes parallèles elles-mêmes, et de l’autre, dans l’intervalle qui les sépare; cette plaque, une fois limée exactement d’après l’indication des lignes, est fixée sur un cylindre métallique C d’une grosseur égale au trou dans lequel doit agir le taraud, et percé, vers son extrémité, d’une mortaise dans laquelle cette plaque est maintenue au moyen de deux goupilles. Le cylindre est taillé dans la partie correspondante à la plaque, de manière qu’il y ait assez de dégagement pour que le bois puisse facilement s’échapper à mesure qu’on fait tourner l’outil.
- On peut aussi obtenir le taraud planiforme d’une seule pièce. Il est représenté en élévation et en section horizontale sur la ligne a b, fig. 3 et 4.
- M. Desbordeaux attribue à ce taraud les avantages suivants : 1° on peut le former à volonté de toutes les dimensions, et lui donner le pas qu’on a choisi d’avance, sans avoir besoin, ni de filières, ni de tour en l’air ; on peut le faire avec la même facilité pour obtenir des pas de vis à gauche ou à droite; 2° il est d’un service facile, peu sujet à s’engorger, et coupe le bois assez nettement; 3° il conserve facilement sa direction au moyen de sa portion de cylindre, ménagée au delà de la plaque dentée; 4° enfin, pour bien couper le bois et faire un écrou bien vidé, il n’est pas nécessaire que le taraud soit en acier, puisqu’on obtient le même résultat avec des plaques en cuivre.
- Nouvelle chaudière à vapeur ; par M. E. Hall.
- L’auteur a eu pour but, dans la construction de cette chaudière, d’augmenter la surface de chauffe, sans que l’appareil exige un plus grand emplacement que celui Quarante-deuxième année. Mars \ 843. 13
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- qu’elle occupe ordinairement. Pour cet effet il a placé de chaque côté et le long de la chaudière deux tubes additionnels qui communiquent avec les bouilleurs inférieurs et avec la chaudière elle-même.
- La fig. 5 de la pl. 891 est une section verticale et longitudinale d’une chaudière cylindrique et de son fourneau, a a, tubes additionnels engagés dans les conduits latéraux des fourneaux; ils sont alimentés d’eau par le tuyau b. L’eau arrêtée par la soupape d remplit les tubes a d et passe de là dans les tuyaux e, pour se mêler avec celle de la chaudière cylindrique g; ce mélange s’opère au point e , vers le fond de la chaudière.
- La partie antérieure d a! des tubes additionnels est alimentée d’eau par les bouilleurs inférieurs ffj, qui reçoivent l’action directe du feu et communiquent avec la chaudière g3 par les bouts des tubes ce.
- La fig. 6 est une section transversale de la chaudière, montrant la disposition des tubes additionnels a d et leur réunion avec les bouilleurs f f.
- Fig. 7. Section horizontale du fourneau et vue en dessus de la chaudière. Les tubes a d sont chauffés par la flamme qui circule le long des conduits latéraux du fourneau ; l’eau contenue dans ces tubes passe par les tuyaux e e, dans la grande chaudière g.
- Fig. 8. Section longitudinale de la chaudière, des tubes additionnels et des bouilleurs, détachés du fourneau.
- La soupape d est disposée de manière à pouvoir être avancée ou reculée dans le tube a à l’aide de la tige m, afin de le débarrasser de son dépôt. Pendant cette manœuvre, l’eau de la chaudière descend à travers les tubes c c, et remonte par les tuyaux h h. Il résulte de cette disposition que l’eau d’alimentation, au lieu d’arriver froide dans la chaudière, comme cela se pratique ordinairement, s’y introduit déjà chauffée bien près do degré de l’ébullition , ce qui procure, suivant l’auteur, une économie notable dans la consommation du combustible. ([Repert. of patent inv., décembre 1842.)
- Machine pour faire les clous des fers à cheval.
- M. J. Christian vient d’établir une machine pour la fabrication des clous qui sont destinés à fixer les fers sur les sabots des chevaux. On sait que ces clous sont d’une forme tout à fait différente de ceux en usage dans l’industrie; ils présentent une plus grande longueur de tige à section rectangulaire et une forte tête pyramidale.
- L’auteur a eu l’idée de forger ces clous au mouton, à chaud, et par un seul coup de balancier. Le principe de sa machine repose sur un phénomène assez curieux : si l’on perce un trou très-petit au centre d’une enclume ou d’un marteau, et qu’on présente à l’entrée, préalablement évidée, un petit cylindre de fer chauffé au rouge blanc, tout ce fer passe, après le choc, dans la petite ouverture. L’auteur assure qu’avec les dispositions qu’il a adoptées pour couper le métal, le présenter à l’action du mouton et chasser le clou, il peut confectionner quinze à vingt fois plus de clous très-doux et d’une malléabilité parfaite, que le forgeron, qui n’en fait tout au plus que cinquante à soixante par heure. (Publication industrielle de M. Armengaud, 3 vol., 2e liv.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES,
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- ARTS CHIMIQUES.
- Préparation d’une colle végétale dite colle marine; par M. Jeffery.
- Cette colle, qui est frès-adhésive, élastique et insoluble dans l’eau, et sert principalement à réunir les pièces de bois employées dans les constructions navales, se prépare de la manière suivante :
- 1° On fait dissoudre dans 4 gallons (18 litres) de naphte de houille ou naphte brut, i livre (453 grammes) de caoutchouc de bonne qualité divisé en petits fragments. On agite de temps en temps, jusqu’à complète dissolution du caoutchouc, et lorsque le mélange a acquis la consistance de crème épaisse, ce qui a lieu au bout de dix à douze jours, on y ajoute delà gomme laque, ou, mieux encore, de la laque en écailles, dans la proportion de deux parties en poids de laque pour une partie de la dissolution ; on verse ensuite le mélange dans une chaudière de fer munie à sa partie inférieure d’un tuyau de décharge, et qu’on place sur le feu. Pendant que la matière chauffe, on la remue constamment pour rendre la combinaison bien intime. Le composé qui en résulte est la colle marine au caoutchouc, qu’on retire chaude du vase de fer, par le tuyau de décharge, et qu’on étend ensuite sur des dalles pour refroidir, après quoi on la brise et on la conserve pour l’usage.
- 2° L’auteur prépare une seconde espèce de colle sans caoutchouc, en mêlant ensemble une partie en poids de naphte brut, et deux parties aussi eu poids de gomme laque ou plutôt de laque en écailles, et en opérant comme ci-dcssus.
- Quand on veut se servir de cette colle, on la fait chauffer dans un vase de fer à la température de 121° centigr. environ, et on l’applique chaude à l’aide d’une brosse sur les surfaces qu’on se propose de réunir, en ayant soin de l’étendre en couche bien uniforme. On rapproche ensuite les pièces de bois et on les serre fortement ; comme la température de la colle s’abaisse aussitôt qu’elle est étendue et qu’elle durcit, il faut la ramollir en la ramenant à 60° centigr., ce qui se fait en passant dessus des fers chauds ; on doit alors saisir le moment pour rapprocher les surfaces et les serrer à l’aide de frelies chassées par des coins.
- Lorsque les surfaces de contact sont bien dressées, l’auteur applique une couche mince de colle sur chacune ; mais, si elles présentent des inégalités, la couche de colle doit être assez épaisse pour remplir ces inégalités.
- M. Jeffery emploie sa colle marine non-seulement pour la réunion des pièces de mâture et autres, mais aussi pour la réparation des pièces fendues en remplissant les crevasses de colle portée à 121° centigr. Il fait observer qu’on peut varier la proportion des ingrédients suivant les circonstances. Ainsi, en employant une plus grande quantité de laque, la colle prendra plus de consistance, sera plus dure et résistera mieux aux intempéries de l’air; tandis qu’en augmentant les doses de naphte ou de caoutchouc, la colle acquerra plus de douceur et d’élasticité. (Report, of patent inventions, janvier 1843.)
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- < :
- 94 NOTICES INDUSTRIELLES.
- Soudure de Vacier fondu avec le fer.
- M. Mariotte fait usage, pour souder l’acier fondu avec du fer, d’un procédé qui consiste dans l’emploi du grès réduit en poudre fine ; il suffit d’en répandre sur tout le contour de la partie à souder, après avoir chauffé les deux métaux superposés jusqu’au rouge noir ; cette poudre de grès se fond et forme une espèce de pâte sur toute la soudure. On forge ensuite les deux pièces adhérentes, comme si on forgeait un simple morceau d’acier fondu.
- M. Mariotte annonce avoir appliqué ce procédé à la confection des tarauds de grande dimension, qui ne pouvaient pas être tout en acier fondu, parce qu’ils auraient présenté plus de chance de casse à la trempe ou au travail. Pour cet effet, il composait le corps des tarauds en fer forgé, et il les enveloppait de plusieurs lames d’acier fondu qu’il ajustait préalablement dans le sens de la longueur ; il présentait alors ces tarauds au feu, mais, commele fer était très-gros et qu’il était chauffé plus fortement que l’acier, on avait soin de le chauffer d’abord jusqu’au cœur ; puis on le garnissait de ses lames d’acier en chauffant lentement, et saupoudrant toute la pièce de grès pilé très-fin. (Püblication industrielle de M. Armengaud, 3 vol. 2elivr.)
- Nouvelle disposition des bassines à cuire le sucre ; par M. Stillmann.
- M. Stillmann, ingénieur américain, chargé de monter des machines à vapeur pour les sucreries dans l’île de Sainte-Croix, a eu l’idée d’utiliser la chaleur perdue du fourneau établi sous les bassines à sucre pour générer la vapeur ; pour cet effet, il a placé la chaudière derrière l’équipage des bassines, et il a profité ainsi du même feu, sans augmenter la consommation du combustible. Ce résultat économique a été obtenu de la manière la plus complète.
- L’auteur a également appliqué la vapeur à la cuisson du sucre dans le vide; il a employé des bassines de tôle à double fond traversées par une série de tuyaux en cuivre dans lesquels on fait circuler la vapeurprovenant de la chaudière. En adaptant une soupape desûreté au tuyau desortie, il est parvenu à maintenir une pression modérée dans l’intérieur de l’appareil et à évaporer et concentrer la totalité du jus, en supprimai! tune partie de l’équipage des bassines en cuivre.
- C’est un point admis en pratique que plus l’évaporation du jus de canne se fait à une basse température et plus on donne d’étendue aux surfaces de chauffe, moins on a à craindre l’altération de la matière sucrée; et comme la cristallisation est alors plus parfaite, on obtient une plus grande quantité de sucre et de meilleure qualité. Ces avantages sont obtenus en opérant la cuisson du jus dans le vide, à l’aide de la circulation de la vapeur.
- La fig. 9 de la pl. 891 est une coupe longitudinale du fourneau, de l’équipage des bassines en cuivre, de l’appareil de concentration et des bouilleurs de la chaudière à vapeur.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- *15
- A, fourneau; B, conduit de la flamme qui règne sous les bassines en cuivre C et les deux bouilleurs DD ; E E, appareil d’évaporation du jus, composé de deux récipients en tôle superposés traversés par des tuyaux a a, dans lesquels circule la vapeur amenée par le tuyau b $ c est le tuyau qui verse le jus dans le récipient supérieur; d, autre tuyau établissant la communication entre ce récipient et celui placé au-dessous; e, troisième tuyau qui verse le jus concentré dans les bassines de cuivre.
- Cet appareil marche depuis deux ans avec succès dans une sucrerie de l’üe de Sainte-Croix et dans celle de Don Gaspar Hernandez, «à Cale. ('Civil engineers journal, septembre 1842.)
- Destruction d'un rocher au moyen de la pile galvanique.
- On s’occupe actuellement de l’établissement d’un chemin de fer entre Douvres et Folkslone. Ce chemin, après avoir traversé deux tunnels, côtoiera les bords de la mer et sera garanti contre l’invasion des eaux par un mur solide en maçonnerie garni d’un parapet. Pour éviter un détour qui aurait exigé des travaux considérables et conduire le chemin directement d’un tunnel à un autre , il devenait indispensable de faire disparaître une partie d’un rocher calcaire de 375 pieds de hauteur, qui barrait le passage en s’avançant dans la mer. M. Cubilt, habile ingénieur, a eu l’idée de le détruire au moyen de la poudre enflammée par la pile galvanique. Pour cet effet il a fait les dispositions suivantes.
- On creusa à la base du rocher une galerie de 91 mètres de longueur, de laquelle partaient trois galeries transversales ; on y pratiqua des puits ayant chacun une chambre de 3m,344 de long, lm,523 de hauteur et lm, 219 de large; on introduisit dans ces chambres 18 milliers de poudre renfermée dans des sacs placés dans des boîtes; on laissa ouvert le col de ces sacs et on répandit de la poudre autour , puis on boucha la galerie à l’aide d’un tampon de sable. Gela fait, on construisit au côté opposé du rocher un hangar dans lequel on monta trois batteries électriques composées chacune de 18 cylindres de Daniell et de deux batteries ordinaires de 20 plaques. On attacha à ces batteries des fsls métalliques recouverts de près de 305 mètres de longueur, terminés par des fiis de platine très-déliés aboutissant au centre delà charge. L’étincelle électrique, en chauffant les fils au rouge, devait procurer l’inflammation de la poudre.
- Les batteries ayant été chargées, le feu se communiqua rapidement à la poudre; aussitôt on vit le rocher s’affaisser vers la mer, sur une étendue de 150 mètres, mats sans explosion violente; on ressentit seulement une légère secousse et on entendit un bruit sourd. Le rocher se détacha ensuite, divisé en fragments qui remplirent plusieurs grandes flaques d'eau, formées par le retrait de la marée. L’opération, qui dura environ 4 à 5 minutes, réussit complètement ; les travaux pourront être achevés dans la direction voulue. (Civil engineer s journal, février 1843.)
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- NOTICES INDUSTBIELLES»
- Nouveau procède de purification de Y air ; par M. Payer ne.
- En parlant, p. 28 du Bulletin de janvier, des expériences faites avec la cloche de plongeur par M. Payerne, nous avons promis de faire connaître le procédé qu’il emploie pour purifier l’air dans l’intérieur de la cloche.
- La patente qui lui a été accordée pour ce procédé, le 7 juillet 1842 , sous le nom de M. Vigers, vient d’être publiée ; nous y avons trouvé les détails suivants :
- 1° Pour priver l’air renfermé du gaz acide carbonique produit par la respiration, on emploie un mélange de chaux vive et d’alcali caustique, ou seulement de la chaux qu’on fait dissoudre dans 8 parties en poids d’eau. On force l’air à travers cette solution caustique, en se servant d’un soufflet, dont la tuyère descend presque jusqu’au fond du récipient; l’air vicié étant ainsi mis en contact avec la chaux , l’acide carbonique se trouvera absorbé.
- 2° Pour remplacer l’oxygène absorbé, l’auteur emploie du chlorure de potasse; ou bien il dégage l’oxygène du peroxyde de manganèse par la chaleur.
- 3° Pour renouveler l’air contenu dans l’intérieur de la cloche et remplacer l’oxygène absorbé, l’auteur attache à la cloche un récipient dans lequel l’oxygène a été préalablement comprimé ; il permet aussi l’air de s’échapper de deux récipients où il a été comprimé à plusieurs atmosphères, et qu’on place à chaque extrémité de la cloche. Les récipients sont munis de robinets pour régler l’émission de la quantité d’air nécessaire. (.Mech. Mag.j février 1843.)
- Nouvelle pile galvanique remarquable par ses effets énergiques; par M. Bunsen.
- Dans cette pile à effet constant, formée de 40 éléments et occupant très-peu d’espace, un cylindre de charbon remplace les lames de platine de la pile de Grovc. Chaque couple se compose de quatre pièces solides de forme cylindrique qui s’emboîtent les unes dans les autres, sans frottement. Yoici l’ordre dans lequel ces pièces sont disposées, en commençant par la pièce extérieure qui renferme toutes les autres ; 1° un bocal en verre, plein d’acide nitrique; 2° un cylindre creux qu'on prépare en calcinant convenablement dans un moule de tôle un mélange intime de coke et de houille grasse finement pulvérisés ; ce cylindre, percé de trous, ouvert aux deux extrémités, pion ge dans l’acide nitrique jusqu’aux trois quarts de sa hauteur quand la pile est en action ; 3° une celluie ou diaphragme en terre poreuse qui s’introduit dans l’intérieur du cylindre de charbon, de manière à laisser un intervalle de 2 millimètres environ. Cette cellule reçoit de l’acide sulfurique étendu ( une partie d’acide du commerce pour 7 ou 8 parties d’eau); 4° un cylindre creux en zinc amalgamé qui plonge dans l'acide sulfurique de la cellule. Le bord supérieur de ce cylindre est surmonté d’une patte de zinc propre à établir le contact avec le pôle contraire.
- La réunion de ces pièces constitue un couple de la nouvelle pile; le cylindre de charbon muni de son anneau et plongeant dans l’acide nitrique du bocal joue le rôle
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- d’élément électro-positif ; le cylindre de zinc amalgamé, plongeant dans l’acide sulfurique de la cellule, joue le rôle d’élément électro-négatif.
- Pour réunir plusieurs couples en batterie, on fait communiquer le cylindre de zinc avec le cylindre de charbon. Cette communication s’effectue en appliquant l’une contre l’autre les pattes ou lames recourbées qui dépassent le bord supérieur de ces cylindres, et en les maintenant serrées au moyen d’une petite pince de cuivre munie d’une vis de pression.
- Les extrémités ou pôles de la batterie sont représentés d’un côté par la queue d’un anneau de zinc embrassant le collet du cylindre de charbon (pôle électro-positif) et de l’autre par la queue du cylindre de zinc amalgamé (pôle électro-négatif).
- Un seul couple suffit pour fondre un fil de fer mince et peut servir utilement aux expériences de galvanoplastie et de dorure. ( Académie des sciences, 27 fév. 1843.) (1)
- Pépite d’or natif trouvée dans l’Oural.
- Les mines de Zarevo-Nicolaefsk et de Zarevo-Alexandrofsk , situées dans la partie méridionale de l’Oural, pente asiatique, ont déjà fourni plus de 6,500 kilog. d’or. C’est dans les alluvions aurifères de Miask que, en 1826, la grande pépite de 10 kilog. et plusieurs autres d’un poids de 4 et 6 1/2 kilog. ont été trouvées à une profondeur de quelques pouces sous le gazon. Dès l’année 1837, les mines de Nicolaefsk et d’Alexan-drofsk semblaient épuisées, et l’on tenta de nouvelles exploitations dans le voisinage, surtout le long du ruisseau Tachkou-Targanka. On réussit très-bien dans cette plaine marécageuse, et déjà, au commencement de 1842 , toute la vallée avait été exploitée à l’exception de la seule partie occupée par les usines de lavage d’or. Pendant l’été de 1842, on résolut de démolir les édifices des usines ; on trouva des sables d’une richesse immense, et, enfin, sous l’angle même de l’usine, à une profondeur de 3 mètres, une pépite du poids de 36 kilog. Celle trouvée à Haïti, en 1502 , dans les lavages d’or du Rio-Hayna, et tombée au fond de la mer dans le naufrage où périrent Bobadilla, Bol dan et le cacique belliqueux Guarionex, pesait 14 à 15 kilog.; celle découverte en 1821, aux Etats-Unis, dans le comté d’Anson, était de 21 kilog. 70.
- (1) M. Becquerel signale un inconvénient de cette pile, c’est que l'acide nitrique est décomposé en d’autant plus grande quantité que Faction est plus vive, de sorte qu’il y a un dégagement continuel de gaz nitreux qui finit par incommoder les expérimentateurs. Pour parer à cet inconvénient, M. Becquerel a ajouté à l’acide nitrique une solution saturée de sulfate de cuivre, et à la solution de potasse employée dans les piles à courant constant une solution d’eau salée.
- La séparation entre les deux liquides fut établie , soit avec un diaphragme en porcelaine, soit avec de Fargiie humide. Dans le sulfate de cuivre plongeait une lame de cuivre , et dans l’eau salée une lame de zinc amalgamé. Douze éléments de cette pile ont produit les plus grands effets d’incandescence, de fusion et de décomposition chimique.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- La masse d’or natif trouvée, en novembre 1842, dans les couches d’alluvion, reposant sur le diorite, surpasse de plus du double le poids du grano de oro d’Haïti.
- Tel est le prodigieux accroissement du produit de l’or de lavage en Russie, surtout en Sibérie, à l’est de la chaîne méridienne de l’Oural, que la masse totale de l’or, se sera élevée, dans le courant de l’année 1842, à 16,000 kilog., dont la Sibérie seule, à i’est de l’Oural, a fourni plus de 7,800 kilog. [Académie des sciences, 9 janvier 1843.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Perfectionnements dans la fabrication des chandelles ; par M. Palmer.
- On emploie actuellement dans la fabrication des chandelles et des bougies stéariques deux espèces de mèches qui s’inclinent à mesure de la combustion et dispensent du soin de les moucher, tout en empêchant les chandelles de couler. Les unes sont nattées, les autres sont contournées en spirale autour d’un fil de fer qu’on relire quand la chandelle est coulée.
- Les mèches, préparées par l’auteur, ont la même propriété, mais au lieu de les natter il les enduit sur une face seulement d’une pâte composée d’amidon, qu’il applique à l’aide d’une brosse. Pour cet effet, il prend des brins de coton d’une longueur proportionnée à celle de la mèche , et les passe dans une gouttière creusée dans une plaque recouverte d’une autre plaque, percée d’une rainure correspondante, et sur laquelle il passe la brosse enduite de la colle préparée ; il fait ensuite sécher ces mèches et les en-gagedans le moule à l’aide d’un fil de fer, portant une encoche à sa partie inférieure pour recevoir la mèche, laquelle est retenue par ses deux bouts à la partie supérieure. Celle mèche double est tenue ainsi séparée pendant que la chandelle est coulée; on retire ensuite le fil de fer. Pendant la combustion, les deux bouts de la mèche s’inclinent chacun dans des directions opposées et brûlent en donnant une flamme vive et brillante.
- L’auteur enfile sur ces mèches un petit anneau qui descend à mesure de la combustion ; mais, au lieu de faire ces anneaux pleins, il les divise par de petites entailles sous la forme d’un peigne circulaire pour permettre au suif fondu de tenir la mèche constamment humectée.
- M. Palmer a imaginé aussi des chandelles creuses, à la partie supérieure desquelles il place un cône métallique, portant un bout de mèche circulaire comme celle des lampes ; ce cône est entaillé pour donner passage au suif fondu sur la mèche ; il descend avec celle-ci à mesure de la combustion ; sa forme conique empêche le suif de s’introduire dans le canal ménagé au centre de la chandelle. [Rep. ofpatent inv., février t843.)
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 22 février 1843.
- Objets présentés. MM. Reymondon et Martin, membres delà Société, passage Bas-four, 15, présentent une armature applicable au système de dynamomètre qui leur a valu le prix proposé pour la construction d’un appareil de ce genre. Cette armature permet de constater, avec des ressorts dont le maximum de flexion a lieu sous une pression de 500 kilogr., une pression dont le maximum pourrait être de 4,000 kilogr.
- M. de Grandpré, rue de Seine, 63 , adresse le plan et la description d’une boîte et d’une fusée d’essieu de nouvelle construction.
- M. Duvoye, horloger, rue Neuve-Saint-Martin, 3 , présente un nouveau modèle de suspension à lame, avec avance et retard dit à chariot;
- M. Prieur, serrurier, à Saint-Germain en Lave, une nouvelle serrure de sûreté5
- M. Lupin, ingénieur, deux collections de polyèdres en carton ;
- M. Porcheron, fabricant de légumes cuits, à Dijon, la description de ses procédés ;
- MM. Galy et Pierrugues, rue Notrc-Dame-des-Yictoires, un procédé qu’ils ont imaginé pour rendre les cuirs imperméables ;
- M. Dausse aîné, pharmacien, un appareil à faire le café, à flotteur compteur -,
- M. Bastien, rue de la Fidélité, 24, une cafetière-alambic en cristal -,
- M. Hébert, rue Saint-Louis, 9, des perfectionnements qu’il a apportés dans la confection de diverses chaussures
- M. Warden, membre du comité de commerce, communique une note sur la pêche de la baleine par les bâtiments des États-Unis, pendant l’année 1842.
- 11 est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Thomas, rue de Monceau-du-RouIe, 13 , 1° du 1er volume d’un journal intitulé, le Moniteur des eaux et forêts ; 2° d’un ouvrage sur la statistique, la culture et l’exploitation des bois -,
- 2° Par la Société royale et centrale d’agriculture, du Bulletin de ses séances., t. III, n° 3;
- 3° Par la Société d’horticulture, du numéro de janvier 1843 de ses Annales ;
- 4° Par M. Viollet, du n° de janvier 1843 du Journal des usines;
- 5° Par M. Jules Desportes, du n° 35, 4e année, du journal le Lithographe;
- 6° Des nos 355 et 356 du journal VAncre de Saint-Dizier (Haute-Marne) ;
- ' 7° Par M. Perpigna, d’une brochure intitulée, Observations sur le projet de loi concernant les brevets d’invention.
- A cette occasion, M. Francœur rappelle qu’en 1829 M. de Saint-Cricg, alors ministre des manufactures et du commerce, adressa à la Société une série de questions relatives à la loi sur les brevets d’invention, avec invitation d’indiquer les moyens de résoudre ces questions, tant dans l’intérêt particulier des inventeurs que dans l’intérêt général de l’industrie. Plusieurs séances des comités furent consacrées à dis-Quarante-deuxième année. Mars 1843. 14
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- PROCES-VERBAUX.
- cuter les divers changements indiqués, et M. Payen fut chargé de soumettre au conseil la rédaction définitive des réponses aux questions proposées et des motifs à l’appui.
- M. Francœur pense qu’il conviendrait d’examiner si le projet de loi, actuellement soumis aux chambres, ne pourrait pas donner lieu à des observations tendantes à modifier les dispositions qu’il renferme. Il propose, en conséquence, décharger chaque comité de délibérer à ce sujet et de nommer deux de ses membres pour former une commission qui, de concert avec le bureau, présentera un rapport à la délibération du conseil.
- Celte proposition est adoptée. Le projet de loi et l’exposé des motifs seront imprimés à 100 exemplaires, pour être distribués aux membres du conseil.
- M. Delambre offre de mettre à la disposition du conseil un exemplaire du projet de loi dans lequel il a indiqué les articles correspondants de la législation actuelle.
- Cette offre est acceptée.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur le levier-frein présenté par M. Huau.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, et d’insérer le rapport au Bulletin, avec la description et la gravure de l’appareil. (Approuvé.)
- Séance du 8 mars 1843.
- Correspondance. M. le préfet du département de la Loire appelle f attention de la Société sur une amélioration introduite dans l’art typographique, par M. Bernard, imprimeur à Montbrison ; il a imaginé un appareil qui a pour objet de procurer, sans frais, avec des presses ordinaires de petite dimension, le moyen d’obtenir le tirage d’affiches ou placards de toute grandeur.
- M. Ormieres, rue des Trois-Borncs, 13, propose l’ouverture d’un concours sur l’analyse des forces de l’eau, comme moteur en remplacement de la vapeur, etc.
- M. Boutigny, d’Évreux, rue de Chabrol, 40, adresse une note sur l’état sphéroïdal de l’eau considéré comme cause de l’explosion des chaudières à vapeur -, il offre de faire des expériences, en présence des commissaires que la Société désignera, pour prouver sa théorie.
- Objets présentés. M. Husson, rue de Montholon, 38, présente un appareil qui donne un moyen sûr et prompt d’atteler et de dételer un cheval ;
- Mademoiselle Beroise, rue de la Tour, a Passy, un moyen de conservation des substances alimentaires;
- M. Jollain, rue du Faubourg-Saint-Denis, 24, une machine à rebattre les carreaux, briques, etc.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par la Société d’encouragement de Berlin, de la livraison des mois de septembre et octobre 1842 de ses mémoires;
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- 2° Par la Société des sciences, de l’agriculture et des arts de Lille, d’un mémoire sur la question des sucres adressé à MM. les membres de la chambre des députés;
- 3° Par la chambre de commerce de Lille, de considérations sur le meme sujet, adressées aux chambres ;
- 4° Par M. Thomas, du numéro de février 1843 du Moniteur des eaux et forêts;
- 5° Du 54e cahier du Propagateur de Vindustrie de la soie;
- 6° D’un prospectus deM. Gandillot sur ses calorifères.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry rend compte du résultat du concours pour le perfectionnement des poteries.
- La Société a consacré une somme de 13,000 fr. pour cet objet, savoir :
- 1° 5,000 fr. pour la fabrication de la faïence fine, dure ou lithocérame, analogue à Yiron stone des Anglais ;
- 2° 2,000 fr. pour la fabrication des grès-cérames fins, poterie de grès fin analogue au stone ware des potiers anglais;
- 3° 3,000 fr. pour la fabrication des grès-cérames ordinaires, pour instruments de laboratoires et d’usines (hrown stone des Anglais);
- 4° 3,000 fr. pour la fabrication de la porcelaine tendre anglaise.
- Le comité avait espéré que l’appel delà Société serait entendu et qu’elle recevrait des mémoires et des produits, qui viendraient attester que des travaux avaient été entrepris dans le sens du programme.
- Les lre, 2e et 4e questions n’ont donné lieu à l’envoi d’aucun mémoire.
- Un seul concurrent s’est présenté à l’effet de prendre part au concours pour la fabrication des grès-cérames ordinaires, pour instruments de laboratoires et d’usines. Le comité aurait proposé de récompenser ses efforts, mais il ne doute pas que, lors du prochain concours, de nouveaux perfectionnements ne le placent à un rang distingué. Il appelle l’attention de la Société sur la voie que l’auteur a ouverte par l’application des grès-cérames aux objets d’art, et propose de remettre au concours pour l’année 1844 les quatre questions, en réservant les droits du concurrent inscrit. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Pag en lit un rapport sur le résultat du concours ouvert pour le perfectionnement de la carbonisation du bois.
- Après avoir rappelé les conditions imposées aux concurrents, M. le rapporteur fait connaître que plusieurs mémoires ont été adressés, et que de nouveaux concurrents se sont présentés depuis la clôture du concours; mais, comme ils n’ont traité que la question relative à la première application du charbon roux, il ne voit aucun inconvénient à les admettre.
- Le comité, n’ayant pu, en temps utile, recueillir tous les renseignements sur les travaux des concurrents, propose de prononcer la clôture du concours, et de décider qu’il en sera rendu compte en même temps que des concours pour 1843. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre rappelle que la Société s’était réservé de continuer son influence sur la fabrication des colles fortes en gélatine, en destinant, après le concours, des médailles de tous les ordres pour les manufacturiers qui feraient de nouveaux progrès ou dont la fabrication acquerrait plus d’importance.
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- L’époque de la clôture de ce concours n’ayant pas été déterminée, le comité propose delà fixer au 31 juillet prochain, afin que les résultats de cet appel puissent être jugés en même temps que ceux du concours de 1843. (Approuvé.)
- M. Payen a ensuite la parole au nom du comité des arts chimiques, pour donner lecture de deux propositions de prix :
- 1° Pour l’extraction économique de la matière tinctoriale du bois de santal;
- 2° Pour un moyen de rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table, sans lui enlever ses qualités combustibles et sans nuire à ses applications a l’éclairage.
- M. le baron Thénard, président, fait observer, au sujet de cette dernière question, qu’en ajoutant même 25 parties d’essence de térébenthine à l’alcool, il est possible, par l’eau et par des distillations successives, de le rendre potable, quoiqu’il conserve encore un léger goût d’essence.
- M. Payen répond que le comité n’a eu en vue que le mélange d’alcool et de térébenthine pour remplacer l’huile dans l’éclairage, mélange qui a déjà reçu d’utiles applications, tant pour l’usage des lampes que pour le chauffage des voitures, etc.
- M. le baron Seguier fait ressortir l’importance de la question proposée, qui est un des moyens les plus efficaces de venir au secours des provinces méridionales de la France, où le prix de l'alcool est inférieur à celui des huiles d’olive de basse qualité. On sait que les alcools sont infectés pour servir à certains usages dans les arts; il sera donc nécessaire de rédiger les conditions du programme, de manière que l’alcool présenté soit infecté au point de ne pouvoir servir qu’à l’éclairage.
- M. Seguier ajoute que l’éclairage à l’huile est en voie de progrès, et que plusieurs brevets ont été pris pour employer l’huile ordinaire dans les mêmes conditions que le mélange d’alcool et de térébenthine.
- Le conseil prend en considération les deux propositions de prix et charge le comité des arts chimiques d’en rédiger les programmes.
- Il est donné lecture des tableaux qui faisaient suite au programme pour le perfectionnement de la construction des fourneaux et que le comité des arts chimiques propose de reproduire. Quelques lacunes ayant été signalées dans ces tableaux, ils sont renvoyés au comité pour y faire les additions nécessaires.
- M. Francœur demande que la Société s’occupe de l’examen du calorifère à eau chaude importé d’Angleterre, par M. Gandillot.
- Une commission spéciale, composée de MM. le baron Seguier, Combes, Gourlier et Gaultier de Claubry, est chargée d’examiner cet appareil et d’en rendre compte.
- Au nom d’une commission spéciale, M. Huzard lit un deuxième rapport sur le résultat du concours ouvert pour des moyens de rendre propres à une nouvelle succion les sangsues qui ont déjà servi. 11 rappelle que, dans la séance du 14 décembre dernier, le conseil, considérant que les expériences de l’un des concurrents pouvaient être répétées, avait ajourné sa décision sur les propositions de la commission.
- M. Huzard fait connaître le résultat des essais qui ont été faits de concert avec M. Soubeiran, directeur de la pharmacie centrale.
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- La commission, considérant que le moyen de ponctuer les sangsues, tel que l’indique l’auteur du mémoire, est efficace pour faire servir ces animaux, dans le plus grand nombre de cas, à une seconde succion, propose de décerner une médaille de la valeur de 300 fr. à l’auteur du mémoire n° 12, M. Olivier, médecin, à Pont-de-l’Arche (Eure), et de faire insérer le mémoire dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité d’agriculture, M. Iluzard donne lecture d’une nouvelle rédaction du programme de prix, 1° pour l’introduction en France et la culture en grand de plantes étrangères à l’Europe, utiles à l’économie rurale, aux arts et aux manufactures ; 2° pour la culture en grand de plantes indigènes en Europe et même en France, qui n’auraient point été , jusqu’à présent, introduites dans les grandes cultures, et qui présenteraient des avantages nouveaux à l’économie rurale, aux arts et aux manufactures; 3° pour l’emploi économique et durable de ces plantes.
- La rédaction du programme est approuvée.
- Communications. M. le baron Seguier présente, de la part de M. Silbermann, un nouveau héliostat, exécuté par M. Soleil.
- Cet instrument, qui est d’une grande précision et d’une manœuvre facile, est conçu sur un plan très-ingénieux; il offre la possibilité de diriger le rayon réfléchi vers tous les points de l’espace, et d’être orienté sans recourir à une ligne méridienne tracée d'avance.
- M. Seguier en décrit succinctement les diverses parties et démontre le mode de s’en servir. Son prix de 350 fr. est bien au-dessous de celui des instruments de même genre actuellement en usage.
- La séance a été terminée parla nomination, comme membre adjoint au comité d’agriculture, de M. Philippar, professeur d’agriculture à l’école normale de Versailles, directeur du jardin des plantes de la même ville, professeur de cultures forestières, d’horticulture et de botanique appliquée à l’institut agronomique de Grignon, membre de la Société royale et centrale d’agriculture.
- Quarante-deuxième année. Mars 1843.
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- LISTE, PAR ORDRE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION, DE PERFECTIONNEMENT ET D’IMPORTATION
- délivrés en Angleterre pendant Vannée 184^•
- Nota. La duree des brevets est de quatorze ans. Les brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- ALLUMETTES.
- 1. M. Reuben Partridge, à Londres; machine ou appareil pour fendre et diviser le bois propre à faire des allumettes. ( i4 mars. — Pub. Rep. of patent inv., février 18^3, p. 109.)
- 2. M. Rush (H. S.), à Londres; boîte pour renfermer les allumettes. (29 décembre.)
- ALUN.
- 3. M. Kagenbusch ( P. ), à Lytli ( York ) ; traitement de l’alun de roche ou du schiste alumineux. (i3 octobre.)
- ARMES A FEU.
- 4- M. Rousseau {A.), à Londres; perfectionnement dans la construction des armes à feu. (i5 février.” — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842, p. 278.)
- BALANCES.
- 5. M. Newton ( TV. ) , à Londres ; appareil pour peser diverses marchandises. (7 mars.”— Pub. Mech. Mag., septembre 1842, p. 319.)
- 6. M. Cotton ( TV.), à Leytonstone( Essex); nouvelle balance. (i3 juin.)
- 7. M. Herbert ( G. J. ), à Londres; machine ou appareil pour peser diverses marchandises. ( 8 septembre.)
- BANDAGES.
- 8. M. Green (A.), h Slieffield ; bandages herniaires. (14 mars.)
- BAROMETRES.
- 9. M. Readnian{J.), à Islington ; nouveaux baromètres. (7 mars.—Pub. Mech. Mag., septembre 1842, p. 289.)
- BATEAUX.
- 10. M. Wake (/.), à Coole (York ); moyen
- de faire marcher les bateaux. (9 septembre.— Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 49-)
- 11. M. Moreau ( G. H.) ; moyen d’accélérer la marche des bateaux. (21 décembre.)
- BATEAUX A VAPEUR.
- 12. M. Dover Chatterton , à Derby; moyen de faire marcher les bateaux à vapeur. (11 janv. —Pub. Mech. Mag., août 1842, p. 129.)
- 13. M. Hazard (R ), à Glifton, près Bristol; procédé de ventilation des cabines des bateaux à vapeur. (3 septembre.)
- BEURRE.
- i4- M. Williams (Th.), à Bangor; baratte à beurre. (17 mai. —Pub. Lond. journal, lévrier 1843, p. 20.)
- BIÈRE.
- 15. M. Stead (P. ), à Ifalesworth (Sufîolk); procédé de préparation de la drêclie. (22 sept.)
- BITUME.
- 16. M. le comte de Hompesch , à Aix-la-Chapelle ; moyen de retirer de l’huile des matières bitumineuses et d’épurer ces huiles. (22 avril.)
- BOIS.
- 17. M. Allan (M. ), à Higlibech (Essex); moyen de produire des surfaces raboteuses sur le bois. (2 mars.)
- 18. M. Roubillac Couder, à Londres ; moyen de couper et de raboter le bois, et machine employée pour cet usage. (9 novembre.)
- BOISSELLERIF.
- 19. M. Greyson {M. ), à Liverpool; machine à scier et diviser la boissellerie. (2 novembre.) *
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- BOISSONS.
- 20. M. Searle ( C. ), à Bath ; préparation du thé, du café, du cacao et du lait, (g juin.)
- BONNETERIE.
- 21. M. Stubbins (/.), à Nottingham ; coin-binaison de machines employées pour produire certains articles de bonneterie. (3 décembre.)
- 22. M. Keene {C. ), à Londres ; confection d’objets de bonneterie, tels que bas, gilets, bonnets, etc. (i5 décembre.)
- BOUCHONS.
- 23. M. Brokedon {TV.), à Londres; préparation d’une matière filamenteuse entourée de caoutchouc et propre à former des bouchons pour boucher les bouteilles et autres vases. (21 mars.—Pub. Rep. of patent inv., novemb. 1842, p. 294.)
- BOUTEILLES.
- 24. M. Bath (J. T. ), à Londres ; capsules pour couvrir les bouchons et le col des bouteilles. (11 août.)
- BOUTONS.
- 25. M. Sanderson { TV.), à Aldermanbury; tissu pour couvrir les boutons, (g mai.)
- 26. M. Moss (J.), à Macclesfield; confection des boutons façonnés, et moyens d’attacher les vêtements. (i3 juin.)
- 27. M. Chatwin (J.), à Birmingham; fabrication de boutons couverts en tissu. (16 juillet.)
- 28. MM. Rowley { C. ) et Turner ( /. ) , à Birmingham ; fabrication de boutons métalliques perforés. (i5 novembre.)
- 29. M. Bridges (TV.), à Birmingham ; nouvelle fabrication de boutons. (21 décembre.)
- BRIQUES.
- 30. M. Hunt ( J.), à Londres; fabrication de briques perfectionnées. (3i janvier.)
- 31. M. TVye Williams, à Liverpool; nouvelles briques et combustible artificiel. (3i janv.)
- 32. M. Smith (C.), à Londres; fabrication et application des briques , des tuiles et autres produits céramiques, et ciment employé à leur usage. (17 novembre.)
- 33. M. Elheridge {F. TV. ), à Findsbury; fabrication des briques, tuiles et autres produits analogues. (3 décembre.)
- BROSSES.
- 34. M. Cole (J.) , à Londres ; brosses nouvelles. (i5 janvier.— Pub. Mech. Mag., juillet
- 1842, p. 123.)
- 35. M. Insole (/.), à Birmingham; fabrication perfectionnée des brosses. (8 septembre. )
- CABESTANS.
- 36. M. Robinson (J.), à Londres ; nouveaux cabestans et treuils. (3 mai.—Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 60.)
- 37. M. Betleley (/.), à Liverpool; construction de cabestans et autres machines à soulever des fardeaux. (11 août.)
- CADRES.
- 38. M. Cléments { J, ), à Liverpool ; ornements pour cadres de tableaux, de glaces et autres objets de décoration intérieure. (4 mars. —Pub. Rep. of patent inv., janv. 1843, p. 43.)
- CALCULS.
- 3g. M. Marslon {F.), à Ashton (Salop); instrument propre à faire des calculs. (27 janvier.)
- CARDES.
- 40. M. Birkby(J.), à Upper-Rawford(York); fabrication des cardes métalliques. (25 février. —Pub. Repertory of patent inv., février 1843, p. 82.)
- 41. M. TValerhouse ( Th.), à Edgely (Ches-ter) ; machines à carder le coton , la laine , le lin, la soie et autres matières filamenteuses. ( 24 mai. — Pub. Repert. of patent inv., mars
- 1843, p. 160.)
- 42. MM. Brown ( H. ) et Walker ( T. ), à Selkirk ; machine à carder la laine. (i3 octob.)
- CHANDELIERS.
- 43. M. Clive ( Th. ) , à Birmingham ; nouveaux chandeliers. (7 avril.—Pub. Mech. Mag., octobre 1842, p. 4I4-)
- 44* MM. Olfried TVard et Mark Freeman, à Londres; confection des chandeliers et autres appareils pour recevoir les chandelles et les veilleuses. (25 novembre.)
- CHANDELLES.
- 45. M. Kempton {TV.), à Pentonville ; nouvelle fabrication des chandelles. (ierjuin.— Pub. Lond. journal, février 1843, p. 2g.)
- 46. M. Tuck ( H. ), à Londres ; machine ou
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- appareil pour fabriquer les chandelles. ( 8 septembre.)
- 47. M. Smith ( TV. ), à Camberwell ; traitement de certaines matières animales pour la fabrication des chandelles. (2g septembre.)
- 48. M. Coley Jones , à Londres ; traitement de certaines substances grasses pour la fabrication des chandelles. (8 novembre.)
- 4g. Le meme et M. Ferguson TVilsonj traitement de certaines matières organiques pour eu retirer une substance propre à la fabrication des chandelles. (3 décembre.)
- 50. M. Palmer {TV.), à Londres; fabrication perfectionnée des chandelles. (i5 décembre.)
- CHARRUES.
- 51. M. TVarren ( J.), à Heibridge (Essex ); nouvelles charrues, (g mai.—Pub. Mech. Mag., novembre 1842, p. 4ll-)
- CHAUDIÈRES A VAPEUR.
- 52. M. Hall ( Écl. ) , à Dartford ; nouvelle chaudière à vapeur. (11 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1842, p. 352.)
- 53. M. S quire (J.), à Pongill (Cornouailles); construction des chaudières à vapeur. (21 nov.)
- 54- M. Winchester {J.), à Londres; construction des chaudières à vapeur et application de la vapeur au mouvement des locomotives. ( 15 décembre.)
- 55. M. Moreau (G. H.), à Londres; nouveaux générateurs à vapeur. (21 décembre.)
- CHAUFFAGE.
- 56. M. Haden {G.), à Trowbridge; appareil pour chauffer et ventiler les édifices. (15 février. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 1842, p. 333.)
- 57. M. Hazard (/?.), à Clifton (Sommerset); appareil de chauffage des maisons et édifices publics (21 mars.)
- 58. M. Rothwell («/.), à Great-Bolton (Lancaster ) ; moyen d’accélérer l’ignition du coke, de la houille et autre combustible dans les foyers, fourneaux et grilles. (5 novembre.)
- 5g. M. Beaan (R.) , à Liverpool ; moyen de faire circuler la vapeur dans des tuyaux pour produire de la chaleur. (3 novembre.)
- CHAUSSURES.
- 60. M. Baker {TV.), à Londres ; confection des bottes et des souliers. (27 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842 , p. 29g.)
- 61. M. Mason 65\), à JNorthamptoii ; confection des socques et claques applicables aux bottes et aux souliers. (27 janvier.)
- 62. M. Car lot ti {N.), à Londres; confection des bottes , bottines, souliers , galoches et socques. (8 avril. * — Pub. Mech. Mag., décembre 1842, p. 604.)
- 63. M. Noël {TV.), à Londres ; confection des bottes et des souliers. (21 avril.)
- 64. M. Browne (J.), à Brigliton ; confection des bottes pour marcher dans les marais. ( 12 mai )
- 65. M. Barber {R.), à Leicester ; confection des bottes, souliers et claques. (8 décembre.)
- CHEMINÉES.
- 66. MM. Dessanges (F.) et Durant {A.), à Londres ; appareil pour nettoyer et ramoner les cheminées et y éteindre le feu. (7 mars.)
- 67. M. Harae {G.), à Manchester ; machine ou appareil pour ramoner et nettoyer les cheminées. (g mai.)
- 68. M. de Varroc (£.), à Londres ; appareil pour empêcher le feu de prendre dans les cheminées et pour éviter de les ramoner (23 juillet.)
- CHEMINS DE FER.
- 6g. M. Guitard{C. F.), h Londres ; nouveau système de chemin de fer. (3i août.)
- 70. M. James {TV. H.), à Londres ; construction des chemins de fer et moyen d’y faire circuler les voitures. (16 septembre.)
- 71. M. Heard TVild, à Birmingham ; nouvelle tringle pour les chemins de fer. (3 décembre.)
- 72. M. Victor de TVydorff, à Old Brakneîi (Berkshire); construction des chemins de fer , appareil pour les nettoyer, et roues des voitures circulant sur ces chemins. (2g décembre.)
- CIMENT.
- 73. M. Deutsch{E.), à Londres ; combinaison de matériaux pour former un ciment imperméable. (8 octobre.)
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- CLOUS.
- ?4- M. Marley (TV'. T.), à Londres ; machine a faire les clous. (2.3 mai.)
- COMBUSTIBLE.
- 75. M. Kurtz (A.), à Liverpool ; combustible artificiel (27 janvier. — Pub. Lond. journal of arts, octobre 1842, p. 195.)
- 76. M. Holcombc (C. T.), à Londres ; préparation et emploi d’un nouveau combustible. (i5 février.)
- 77. Le meme; combustible artificiel et moyen de recueillir la suie provenant de sa combustion. (13 octobre.)
- 78. M. Bell (E.), à Puteney ; moyen d’appliquer la chaleur à la production d’un combustible artificiel, applicable à la préparation de l’asphalte. (29 septembre.)
- 79. M. Newton (TV.), à Londres; combustible artificiel. (i3 octobre.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES.
- 80. M. Robinson Palmer, à Londres; construction des toitures et autres parties des édifices , et application de plaques ou feuilles métalliques à certains usages pour lesquels elles n’ont point encore été employées. (26 avril.)
- 81. M. Reid (J.), à Bishop Slortford ; fabrication de tuiles, ardoises, des joints imperméables et des toitures de bâtiments. (2 juin.)
- 82. M. Williams (D.), à Oxford ; système de couverture des édifices. (i3 juin.)
- 83. M. Heard TVild, à Birmingham; mode de construction des planchers dans les bâtiments à l’épreuve du feu. (25 novembre.)
- CONSTRUCTIONS HYDRAULIQUES.
- 84. M. Taylor (J.), à Glasgow ; machine pour enfoncer les pilots et les pilotis. (7 janvier.)
- COULEURS.
- 85. M. Rocbe ( W.), à Princessend (Stra-ford) ; procédé de fabrication de couleurs minérales. (3 septembre.)
- CUIRS.
- 86. M. New ber y {G.-J.), à Londres; moyen de gaufrer les cuirs et les tissus. (18 août.)
- 87. M. Mansell (Th), à Birmingham; ma-
- chine à couper et raser le cuir, le papier, les tissus, etc. (3 décembre.)
- CUISINE.
- 88. M. Jubber (H.), à Oxford ; cuisine et appareil pour cuire les aliments. (2 juin.—Pub. Mecli. Mag., juillet 1842, p. 125.)
- CUIVRE.
- 89. M. Jons (J.), à Newcastle ; perfectionnement dans la fonte des minerais de cuivre. (11 janvier.—Pub. Lond. journ., décembre 1842, p- 327.)
- 90. M. Bell ( Th. ) , à Saint-Austel (Cornouailles); fabrication du cuivre. (29 juillet. —Pub. Rep. of patent inv., mars i84-3, p. 12g.)
- DENTELLES.
- gi. M. Cutlford (TV.), à Chard (Sommer-set) ; métier pour fabriquer la dentelle et autres tissus réticulaires. (8 mars.)
- 92. M. Grofts (TV.), à New-Radford (Not-tingliam) ; fabrication de dentelles unies et façonnées. (8 septembre.)
- g3. MM. Nickels (C.), à Londres, et Cale b Bcdells, à Leicester ; fabrication des tissus réticulaires obtenus sur le métier à dentelles. (i5 septembre.)
- DESSÈCHEMENT.
- g4- M. TVatson(R.), à Londres; système de dessèchement des terres et de travaux pour l’établissement des chemins de fer. (3i mai.)
- EAUX GAZEUSES.
- g5. MM. Part (G.) et Haie (TV.), à Wool-wicli ; fabrication des eaux gazeuses. (8 décembre.)
- ÉCLAIRAGE.
- 96. M. Poole (TV.), à Londres; préparation de matières donnant de la lumière et construction de becs pour les brûler. (7 janvier.)
- 97. M. Tindall {TV.), à Londres; procédé pour retirer de certaines substances végétales une matière applicable à l’éclairage. (19 janvier.)
- 98. M. Boccius (G.), à Londres; nouvelle disposition des brûleurs à gaz propres à l’éclairage. (27 janvier. —Pub. Rep. of patent inv., janvier 1843, p. 33.)
- 99. M. Cocking (S.), à Birmingham ; moyen
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- de produire de la lumière en brûlant de l’huile, du suif et de la cire, et appareil pour régler et éteindre cette lumière. (26 avril. > *
- 100. M. Punie TValker, à Manchester; chandelles et chandeliers nouveaux. (9mai. — Pub. Mecli. Mag., novembre 1842, p. 5io.)
- xoi. M. Young {TV.}, à Londres; construction des lampes et des mèches de chandelles. (28 mai. — Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 60.)
- 102. M. Keyser (J.), à Londres; nouvelles lampes. (3i mai.)
- 103. M. Gurney, à Londres; appareil pour produire, régler et répandre la lumière et la chaleur. (18 août.)
- 104. M. Pelletan (P.), à Londres ; perfectionnement dans la production de la lumière. (2 novembre.)
- 105. M. Baggs (J.), à Londres; nouveau système d’éclairage. (25 novembre.)
- ÉCRITEAUX.
- 106. M. Haugton (G.), à Liverpool ; moyen d’attacher des écriteaux et enseignes. (21 mars.)
- ÉCRITURE.
- 107. M. Cobbold (£".), à Melford (Suffolk) ; instrument pour écrire, applicable aux pinceaux pour les aquarelles. (3 décembre.)
- ENCRIERS.
- 108. M. Freeman (M.), à Londres; nouveaux encriers. (21 mars. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 184?., p. 34 * •)
- 109. M. Schlesinger (G.), à Birmingham ; encriers et instruments pour renfermer du papier et autres objets. (16 juillet.)
- ENGRAIS.
- 110. M. Bcne.lt Lawes, à Rotherhampstead (Hertford) ; nouvel engrais. (23 mai. — Pub. Mech. Mag., novembre 1842, p. 5i 1.)
- 111. M. Murray (/.), à Dublin, combinaison de diverses substances propres à former de l’engrais. (23 mai. — Pub. Mech. Mag., septembre 1842, p. 317.)
- 112. M. Albert (D. F.), à Cadishead, près Manchester ; combinaison de certaines matières pour composer une poudre fertilisante. (10 août.)
- ESSENCES.
- 11'3. M. Oxley English, à Kingston-upon-Hull ; procédé d’épuration de l’essence de térébenthine, de l’essence de goudron et de la naphte. (8 décembre.) *
- ESSIEUX.
- 114. M. Gibson (/.), à Birmingham; construction des essieux et des boîtes de roues. (23 mai.)
- FARINE.
- 115. M. Bowles (F.), à Londres; procédé de préparation de la farine de blé ou de pommes de terre, pour la fabrication du pain, du biscuit et de l’amidon. (i5 septembre.)*
- FER.
- 116. M. Sydney Jessop, à Sheffield ; mode de fabrication du fer forgé, pour en faire des rails et autres objets. (21 mars.)
- 1 17. M. Meckenheim (A.), à Londres; perfectionnement dans la fabrication du fer. (3i mai. — Pub. Civil engineer’s journal, février
- 1843, p. 4°-)
- 118. M. Nasmyth (/.), à Manchester; machine ou appareil pour forger, écrouir et couper le fer et autres métaux, (g juin.)
- 1 ig. M. Palmer Budd, à Swansea ; fabrication du fer. (20 octobre.)
- 120. M. Beaman (J.), à Smethwicli (Stafford) ; fabrication du fer malléable. (22 décembre.)
- FERS DE CHEVAUX.
- 12T. M. Barron Jxodwey, à Birmingham; confection des fers de chevaux. (7 mars.—Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842, p. 291.)
- FIL.
- 122. M. Thakeray (J.), à Nottingliam ; préparation et grillage du fil. ( 15 janvier.)
- FILATURE.
- 123. M. Montagu Macdonogk, à Londres; construction des broches, ailettes, bobines pour la filature, le doublage et l’étirage du coton, et de toute espèce de matières filamenteuses ou textiles. (6 janvier.) *
- 124. M. Addison {TF. B.), à Beadford; métiers à filer la laiue peignée. (10 février.)
- 125. M. Bodmer {J. G.), à Manchester; nié-
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- tier à nettoyer, carder, étirer, et filer le coton et autres matières filamenteuses. (7 mars..— Pub. Mech. Mag., octobre 1842, p. 4r4*)
- 126. MM. Smith ( J, ) , à Deanstonworks (Pertli), et Buchanan (J.), à Glasgow ; préparation et filature du coton, de la laine, du lin, du chanvre et autres matières filamenteuses. (6 avril.)
- 127. M. Rotton (O.), à Londres; métier pour filer le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (26 avril.)
- 128. Le meme ; machines et appareils pour filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (14 juin.)
- 129. M. Potier (J.), à Manchester; métier à filer le coton, la laine, le lin, etc. (24 mai.)
- 130. M. Hyde {J.), à Dirchinfield (Chester); métier pour préparer et filer le coton, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (29 septembre.)
- 1.31. M. S coi/le (T.), à Royton (Lancaster) ; métier à préparer et filer le coton, le lin et autres matières filamenteuses. (20 octobre.)
- 132. M. Howard {Th.), à Hyde (Chester); métier pour préparer et filer le coton, la soie, la laine, le lin, etc. (3 décembre.)
- 133. M. Fothergill(/>.), à Manchester ; construction des mull-jennys et autres métiers pour filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (8 décembre.)
- FILIÈRES.
- 134- M. Bodmer {J. G.), à Manchester; perfectionnement dans la construction des filières et tarauds. (i3 janvier.)
- FILTRES.
- i35. M. Marras {A. E.), à Londres ; appareil de filtration de l’eau et autres fluides. (i5 novembre.) *
- *36. M. Stuckey {TV.-H.), à Londres ; appareil pour filtrer l’eau et autres fluides. (3 déc.)
- FLACONS.
- 107. M. Carter-Haseler, à Birmingham ; bouchons pour les flacons à sel ou odeurs. (3 mars.)
- fourneaux.
- i38. M. TVye Williams, à Liverpool ; con-
- struction et perfectionnement des fourneaux, et moyen d’effectuer la combustion du gaz in -flammable. ( 11 janvier.)
- i3g. MM. Hedley {Th.), àNewcastle-upon-Tyne, et Cutbert Rodham, à Gateshead (Durham); appareil pour détruire la fumée et les gaz délétères dans les foyers et fourneaux. (7 mars. — Pub. Rep. of patent inv., janvier i843, p.i.)
- 14°« M. Suc Clarke (G.), à Londres ; moyen de régler l’admission de l’air dans les fourneaux des locomotives. (6 avril*. —Pub. Rep. of patent inv., janvier 1843, p. 3i.)
- 141 - M. Jukes {J.), à Putney (Surrey) ; perfectionnement dans la construction des fourneaux. (22 septembre.)
- FOURRAGE.
- 14?.. M. ClisildDaniel, àTwerton-Mills, près Bath ; préparation de fourrages pour les bestiaux. (3i mars. —- Pub. Rep. of patent inv., janvier 1843, p. 12).
- i43. M. Gardner {J.), à Banbury ; machine à couper la paille, le foin et autres fourrages pour la nourriture des bestiaux. (27 octobre.)
- FOURRURES.
- 144* M. Turner {A.), à Leicester; confection des manchons, pelisses, pèlerines, boas , etc., en fourrures. (3 août.)
- FOURS.
- 145. M. Ridgway {TV.), à Northwood ; moyen de conduire et de distribuer la chaleur dans les fours à porcelaine et à poterie. ( 18 août.)
- FUMÉE.
- 146. M. Hall {S.), à Basford; moyen de brûler la fumée et d’activer la combustion. (9 mai.—Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 60.)
- 147. M.Richard{TV.), à Burley-Mills (Leeds); moyen de brûler la fumée et d’économiser le combustible dans les fourneaux des machines à vapeur. ( 7 juillet. — Pub. Mech. Mag., novembre 1842, p. 477-)
- GANTS.
- 148. M. Falconer {TV.), à Clepham-Common (Surrey) ; appareil pour attacher des boutons et brides aux gants et autres parties du vêtement. (i3 avril.)
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- HUILE.
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- GARDE-ROBES.
- 149. M. Smith ( T. ), à Northampton ; nouvelles garde-robes hydrauliques.' (ier mars. — Pub. Mecli. Mag., septembre 1842, p. 278.)
- gaz d’éclairage.
- 150. M. Hearne Lepetit { S. ), à Londres; perfectionnements dans la fabrication et l’alimentation du gaz. (11 janvier.)*
- 1 51. M. Newton ( TV. ), à Londres; moyen de régler le courant de l’air et des fluides gazeux. (2.5 février. * — Pub. Rep. ofpatentinv., décembre i84?-,p. 336.)
- i5a. M. JVarwick (J.), à Londres; appareil nommé gazoscope, destiné à annoncer la présence du gaz hydrogène propre à l’éclairage dans les mines , maisons et établissements publics, pour prévenir les explosions produites par ce gaz. (7 mars.)*
- i53. M. Edge (Th.), à Londres; appareil pour mesurer et régler le gaz, l’eau et autres fluides. (9 mai.—Pub. CiviLengineer’s journal, mars 1843, p. io5.)
- i54- M. Philippe {H-), à Exeter; procédé d’épuration du gaz propre à l’éclairage. (31 mai.)
- i55. M. Crulchelt (J.), à Londres; fabrication du gaz et appareil pour le brûler. (12 juillet.
- —Pub. Rep. of patent inv., mars i843, p. i38.)
- i5ô. MM. Defrics (N.) et Taylor (N. F.), h Londres ; régulateur du gaz et autres fluides.
- (18 août.)
- GONDS.
- 157. M. Frampton (/!.), à Londres ; nouveaux gonds de portes. (7 mars.)
- HORLOGERIE.
- 158. M. DentJE. G.), à Londres; nouveaux chronomètres. (21 mars.)
- 159. M. Perrin {JL. H.), à Londres ; construction de certaines parties du mécanisme des montres et des chronomètres. (8 août.)
- 160. M. Ingold (F.), à Londres; machines pour fabriquer certaines parties des montres et des chronomètres. (8 novembre.)
- HORTICULTURE.
- 161. M. Broivn (R.), à Kingston; fabrication des pots à fleurs. (i5 novembre.)
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- )
- 162. M. Poole (M.), à Londres; raffinage et épuration des huiles. (21 février.) *
- images.
- 163. M. Beard (/L), à Londres ; moyen d’obtenir des images de la nature et d’autres objets. (10 mars. — Pub. Mecli. Mag., décembre 1842, p. 604.)
- INCENDIE.
- 164. M. Tirnmins (E.), à Birmingham; appareil pour arrêter les progrès du feu et l’éteindre. (3 décembre.)
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 165. M. Atkinson (J.), à Ëraliamhall (York); machine à battre le blé et à nettoyer le grain. (4 mai.)
- 166. M. Garrett (R.), à Leiston Works (Suffolk) ; houes à cheval, scarificateurs, semoirs, etc., pour la culture des terres. (13 juin.)
- 167. Mme F avasour , à Melbourne-Hall (York) ; instrument pour labourer la terre. (7 juillet.)
- 168. M. Hall (J.), à Cambridge ; instrument à labourer la terre. ( 7 juillet. — Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 33.)
- 169. M. Dry (J.), à Beverley; machine abattre le blé. (2 août.—Pub. Mech. Mag., janvier i843, p. t.)
- 170. MM. Sonder s, TVilliams, Taylor et Armstrong, à Bedford ; machines pour labourer, herser et rouler les terres, et pour couper le fourrage. (22 septembre.)
- INSTRUMENTS DE PHYSIQUE.
- 171. M. Clément (•£.), à Londres; appareil pour indiquer la température des fluides et la pression de la vapeur. (12 juillet. —Pub. Rep. ofpatentinv., mars 1840, p. 154-)
- LAINE.
- 172. M. Preller (A.), à Londres; machine à peigner et étirer la laine et le poil de chèvre. (7 juillet.)
- 173. M. Donistorpe (E.), à Bradford (York) ; machine à peigner et étirer la laine. (7 juillet.)
- 174. M. Partridge (/.), à Bowbridge (GI011-cester) ; procédé pour nettoyer la laine. (23 juillet.)
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- ( 1
- 1^5. M. Hendry {Th.), à Glasgow ; machine pour préparer et peigner la laine et autres matières filamenteuses. (25 août.)
- LAMPES.
- 176. M. Palmer {TV.}, à Londres; lampes-chandeliers. (4 mars.)
- 177. M. Roberts (G.), à Islington ; nouvelles lampes. (i5 août.)
- LIÈGE.
- 178. M. Geeoes {TV.), à Londres; machine à couper et façonner le liège (24 mai. —Pub. Rep. of patent inv., février i843, p. 65.)
- LIN ET CHANVRE.
- 179. MM. Jarman {G.) et TVordsworth (/.), à Leeds, et Cook {R.), à Hatherage (Derby) ; machines à filer le lin, le chanvre et les étoupes. (i4 février.)
- 180. MM. Marsden {Th.) et Robinson (5.), à Salford ; machine à teiller et peigner le chanvre et le lin. (8 septembre.)
- LITS.
- 181. M. Miller (J.), à Londres; appareil pour placer des personnes malades dans le lit. (21 décembre.)
- LOCOMOTIVES.
- 182. M. Bischop {J.), à Londres; appareil à frein pour les locomotives. (28 mai.)
- 183. M. Henson {S.), à Londres; perfectionnements dans les locomotives et dans les véhicules pour transporter des marchandises et des voyageurs. (29 septembre.)
- 184. M. TVilson {R.), à Manchester ; machines à vapeur locomotives et autres. (22 décemb.)
- iS5. M. Morris (J.), à Londres; nouveau système de locomotives. (22 décembre.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 186. M. Barnes {J.), à Church, près Acring-ton (Lancaster) ; nouveau mode d’impulsion des machines à vapeur. (i3 janvier.)
- 187. M. Journet (P.), à Londres; nouvelles machines à vapeur. (27 janvier.) *
- 188. M. Biram {B.), à Wantwortli (York); construction et application des machines à vapeur à rotation directe. (8 février.—Pub. Mecli. Mag., octobre 1842, p. 321.)
- 189. M. Letvthwaite (/.), à Londres; machines Quarante-deuxième année. Mars 1 £
- < )
- à vapeur perfectionnées et bouilleurs nouveaux. (i5 février.)
- 190. MM. Russel, Cromplon et Coope Haddcn, à Londres ; construction des machines à vapeur et des locomotives. (i5 février. — Pub. Mecli. Mag., octobre 1842, p. 349*)
- 191. M. Newton {TV.), à Londres; perfectionnements dans les machines à vapeur, les bouilleurs et les fourneaux. (10 mars.) *
- 192. M. Varley, à Colne (Lancaster); nouvelle machine à vapeur. (28 avril.)
- 193. AI. Pilbroto (/.) . à Tottenliam ; construction des machines à vapeur. (20 mai.) *
- 1 g4- M* TVoodcock {J.), à Manchester; nouvelles machines à vapeur. (7 juin.)
- 195. Al. Dickson {J.), à Londres ; machine à vapeur à rotation directe , applicable aux locomotives, et mécanisme pour faciliter la marche des bateaux. (21 juin.)
- 196. AI. Jouannin {J. B.), à Londres; appareil pour régler la vitesse des machines mues par la vapeur, l’air ou l’eau. (9 juillet.) *
- 197. M. Fox {E.), à Londres; machine à vapeur perfectionnée. (18 juillet.) *
- 198. M. Napier { D. ), à Alillwall; nouvelle construction des machines à vapeur et des chaudières. (9 août.—Pub. Alech. Mag., février 1843, p. 157.)
- 19g. M. Thirlwall { Th.), à Lowfelling (Durham); moyen de lubrifier les tiges des pistons et les arbres tournants des machines à vapeur et autres. (8 septembre.)
- 200. AI. Lânder {H.), à Londres ; construction des machines à vapeur, des chaudières et des fourneaux. (8 novembre.)
- 201. M. Brown {J.), à Birmingham ; construction des machines à vapeur et des mécanismes propres à accélérer la marche des bateaux. (8 décembre. )
- 202. AI. Parsons {M. P.), à Londres ; machines à vapeur et autres moteurs. ( 8 décembre.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 203. AI. Tresahar Jeffree, à Blackwall; moyen d’élever l’eau, applicable aux machines à vapeur. (11 janvier.)
- 204. M. Bird {J.), à Alancliester; appareil
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- pour élever l’eau et autres fluides, applicable à
- la marche des bateaux. (7 juillet.)
- 205. M. Else (R.), à Londres; appareil pour élever l’eau. (18 août.)
- 206. M TVorclsworih Robson, à Londres; machines et appareils pour élever les fluides. ( 8 septembre.)
- MÉDICAMENTS.
- 207. M. Palmer {TV.), à Londres; mode de préparation de pilules et autres médicaments. (21 mars.)
- 208. M. Beuley (H.), à Dublin; composition d’une nouvelle eau ferrugineuse. (2,3 juin. ~ Pub. Mech. Magaz., décembre 1842, p. 606.)
- 20g. M. Grandisson Hull, à Londres; appareil électrique applicable à la guérison des maladies. (28 décembre.)
- MESURES.
- 210. MM. Cheslerman (J.) et Bottom (J.), à Sheiïield ; rubans pour mesures linéaires et boîtes pour les contenir. (11 janvier. — Pub. Mech. Mag., juillet 1842., p. 126.)
- MÉTAUX.
- 211. MM. Galloway et Haley, à Manchester; instrument pour couper, percer et comprimer les métaux. (27 janvier.)
- 212. M. Beaumont Leesort, à Greenwich; procédé de traitement des métaux par l’électro-galvanisme. ( 1er juin.—Pub. Mech. Mag., janvier i843, p. 5g.)
- 213. M. TVoolrich (J. S.), à Birmingham ; moyen de recouvrir les surfaces métalliques avec d’autres métaux. (ier août.— Pub. Mech. Mag., février 1843, p- i47-)
- 214. M. Fox Talbot, à Locok Abbey (Wilt) ; procédé pour recouvrir des métaux avec d’autres métaux. (25 novembre. — Pub. Bep. of patent inv., janvier 1843, p. 4?0
- MÉTIERS A TRICOT.
- 215. M. Tielens (J. A.), à Londres; métiers à tricoter. ( 7 avril.) *
- 216. M. B aller (B.), àLeicester; métier pour la fabrication des bas, des gants et autres tricots. (29 décembre.)
- MEUBLES.
- 217. M. Cane {F.), à Londres; moyen d’as-
- sembler les châssis des bois de lit et autres meubles. (7 mars.)
- 218. M. Hall (/.), à Gloucester ; lits, matelas et fauteuils perfectionnés. (3o mars.)
- 219. M. Wilson, à Londres, nouvelle construction des bois de lit. (9 mai.)
- 220. M. Cook (P.), à Birmingham ; construction de lits en bois et en fer. (22 mai.)
- MEULES.
- 221. M. Poole (M.), à Londres; moyen de rhabiller les meules. ( 15 décembre.) *
- MINERAIS.
- 222. M. Brunton ( W. ), à Meatli (Glamor-gan ) ; système de hocardage du minerai pour en séparer les métaux. (19 mai.)
- 223. M. Longmaid {TF.), à Plymouth ; traitement des minerais pour en retirer les métaux. (20 octobre.)
- MINES.
- 22.4. M. Booth (C.), à Cork (Irlande;, machine ou appareil pour travailler dans les mines, applicable à l’élévation et au transport des fardeaux et à la ventilation des mines. (9 juillet.)
- MORS.
- 225. Lord Thurlow, à Exworth ( Suffolk ); nouveau mors de bride. (29 décembre.)
- MOTEURS.
- 226. M. Baggs (J.), à Londres ; moyen d’obtenir une force motrice par l’emploi du gaz acide carbonique et l’application de l’air chaud. (9 février.— Pub. Rep. of patent inv., décembre
- 1842, p. 328.)
- 227. M. Lamb (/.), à Kidderminster ; machines mues par la vapeur, l’air , le gaz , applicables aux pompes foulantes et aspirantes. (i5 avril. — Pub. Rep. of patent inv., février
- 1843, p. 98.)
- 228. M. Gaunt (Th.), à Londres; moyen d’appliquer un nouveau moteur pour faire marcher les bateaux et les locomotives. (21 juin.)
- 229. M. Stucky (W. H.), à Londres ; machine pneumatique propre à produire du mouvement. (12 juillet.)
- 230. M. Bar/ing (J.), à Maidstone ; moyen de produire un mouvement de rotation dans
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- les machines mues à bras d’homme. (16 juillet.)
- 231. M. Pilbrow {/.), à Tottenbam-Green (Middlesex); application de la vapeur , de l’air et des gaz à la production d’une force motrice. (7 novembre.)
- 232. M. Hancock (TV.), à Londres; lanièreset cordes pour les machines motrices. (3 décembre. )
- 233. M. Purser Voile, à Londres ; moyen mécanique pour produire de la puissance. (22 décembre.)
- MOULINS.
- 234. M. Parités (Z.), à Birmingham; appareil pour moudre et préparer le grain et toute espèce de graines. (21 mars.)
- MUSIQUE.
- 235. M. Richault {G. S.), à Londres ; appareil pour exercer les doigts à toucher du piano et d’autres instruments. (i5 décembre.)*
- MUSIQUE (INSTRUMENTS DE).
- 236. M. Word (C.), à Londres ; nouvelles flûtes traversières. (18 janvier.)
- 237. M. Fowler Broadwaod, à Londres; tables sonores pour pianos et autres instruments de musique. (2 février.)
- NATATION.
- 238. M. Cobbold {E.), à Metford (Suffolk) ; moyen de soutenir des personnes sur l’eau et de les faire mouvoir. (28 juillet.)
- NAVIGATION.
- 2.39. M. Firchild (C. TF.), à Northfield (Wor-cester), propellateur applicable à la navigation et à d’autres objets. (14 mars. — Pub. Meeli. Mag., novembre 1842, p. ^5.)
- 240. M. Dover Chatterton , à Derby ; nouveau moyen de faire marcher les bateaux. (22 avril.)
- 241. M. Melville (J.), à Londres ; moyen d’accélérer la marche des bateaux. (11 mai. —: Pub. Mech. Mag., novembre 1842, p. 5n.)
- OURDISSOIR.
- 242. MM. Smith Harris et Septinms Hamel, à Leicester ; ourdissoir pour ourdir le cotou et le lin. (18 décembre.)
- OUTILS.
- 243. M. Barclay (//.), à Londres ; composition applicable aux outils pour couper, user et,
- polir le verre, la porcelaine, des pierres, métaux et autres matières dures. (3o avril.)
- 244. M. Raybold (TF.), à Londres ; nouveau fer à souder. (18 août.)
- PAIN.
- 245. M. Alzard (G. C.), à Londres ; confection du pain , du biscuit, du macaroni, du vermicelle, etc. (22 octobre.)
- PAPIER.
- 246. M. Hughes { J. ), à Whitchell-Mills (Derby), nouveau système de fabrication du papier. (29 janvier.)
- 247. M. Middleton {Ch. ), à Londres ; préparation d’une colle végétale pour l’encollage du papier. (23 mai.)*
- 248. M. TVrigley {Th.), à Bury (Lancaster) ; machine à fabriquer le papier. (8 novembre.)
- PARAPLUIES.
- 249. M. Rubery (/.), à Birmingham ; construction des montures de parapluies. (i3 janvier. — Pub. Rep. ofpatentinv., janvier 1843, p. 22.)
- PASTILLES.
- 250. M. Dreiu{J.), au port St.-Pierre (Guer-nesey); moyen de rouler et de couper les pastilles et les bourres de fusil. (7 mars.)
- PASSEMENTERIE.
- 251. MM. jbornas {TV.) et Shimwell {J.), à Manchester ; fabrication des franges , galons et autres objets de passementerie. (8 décembre.)
- PAVAGE.
- 3.52. M. Mertens {A.), à Londres ; système de pavage en bois. (22 janvier. * — Pub. Lond. journal, septembre iSf?., p. g4-) *
- 253. M. Harlow {F.), à Rotlerhithe; système de pavage des rues et des routes, et machine pour tailler les matériaux employés à ce pavage. (9 février. — Pub. Rep. of patent inv., janvier 1843, p. 18.)
- 254- M. Osborne Reynolds, à Belfast (Irlande), système de pavage en bois des rues, des routes et autres voies de communication , et moyen de faciliter aux chevaux la circulation sur ces routes. (25 février. — Pub. Rep. of patent inv., décembre 184®» P* 338.)
- 255, M. Bunnett {J.), à Deptford ; système
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- de pavage des rues, routes, etc., et machine poulies réparer. (21 juin.)
- 256. M. Perring (J.), à Londres ; nouveau système de pavage en bois. (7 juillet.)
- 257. M. Phipps (J.), à Londres ; nouveau système de pavage des rues et des routes. (ier août.)
- 2.58. M. Poole {M.), à Londres ; nouveau système de pavage des rues et des routes. (11 août. —Pub. Rep. of patent inv., mais i843, p. 147.)
- 259. M. Dotchin (S.), à Hoxton ; nouveau système de pavage des routes. (i3 octobre.)
- PEIGNES.
- 260. M. Baggaly {J.), à Sheffield ; peignes à cheveux applicables au peignage des matières filamenteuses. (29 janvier.)
- 261. M. Hancock {TV.), à Londres; fabrication des peignes et des brosses. (21 mars. — Pub. Lond. journal, février ï843,p. 22.)
- PHOTOGRAPHIE.
- 262. M. Hodgson (R.), à Londres; moyen d’obtenir des images par le procédé photographique. (7 juillet.)
- PIANOS.
- 26j. M. Lambert {Th.), à Londres; mécanisme de piano. ( i5 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., février 1843, p. io5.)
- 264. M. TVomum, à Londres; mécanisme de pianos perfectionné. (i5 février. —Pub. Rèp. of patent inv., octobre 1842, p. 225.)
- 265. M. Steivart {J.), à Londres; gonds et fiches pour les pianos. (24 mai.)
- PINCEAUX.
- 266. M. Rigby {£•), à Londres ; fabrication de pinceaux et de brosses composés de soies de porc. (21 décembre.)
- PLAQUÉ.
- 267. M. Tuck {£.), à Londres; procédé de fabrication du plaqué. (4 juin.)
- 268. M. Sturges {R. F.), à Birmingham; fabrication du plaqué et des alliages métalliques, (loaoût.)
- PLONGEUR.
- 269. M. Vigers {TV. R.), à Londres; moyen de conserver l’air dans des lieux clos à l’état
- pur ou propre à être respiré, et de permettre aux personnes de travailler sous l’eau sans une nouvelle alimentation d’air pur. (7 juillet. — Pub. Mech. Mag., février 1843, p. i43.)
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 270. M. Mitchell {J.), à Birmingham ; plumes métalliques et porte-plume. (8 novembre.)
- POELES.
- 271. M. TValk • ( Th.), à Birmingham ; nouveaux poêles. (9 août.)
- 272. M. Pope {TV.), à Londres ; poêle perfectionné. (3 décembre.)
- POMPES.
- 273. M. Emslîe{J. A.), à Newcastle ; nouvelles pompes. (9 juin. —Pub. Mech. Mag., décembre 1842, p. 604.)
- PORTES.
- 274» M. Redmund {D.), à Londres; gonds et fiches de portes et autres fermetures. (25 août.)
- PRESSES.
- 275. M. de Troisbrioux {A.), à Londres ; presse lithographique nouvelle (21 avril.) *
- 276. M. Cardwell {Th.), à Bombay (Indes orientales) ; presse pour imprimer le coton et autres objets. (i5 décembre.)
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 277. M. Seybel {J.), à Londres; préparation du sulfate de soude et du chlorure de chaux. (3i mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842, p. 285.)
- 278. M. Mullins {J.), à Battersea , préparation du blanc de plomb et autres sels de plomb, et des oxydes métalliques. (27 octobre.)
- 279. M. Sauller (C. M.), à Londres; fabrication de l’acide sulfurique. ( 1 3 décembre.) *
- 280. M. Kneller {TV.), à Wimbledon; fabrication de la soude, évaporation des eaux salées et concentration de l’acide sulfurique. (22 déc.)
- RASOIRS.
- 281. M. Edwards {J.), à Londres ; cuir à rasoir et composition pour le couvrir. (2 novembre.)
- RELIURE.
- 282. M. Richards {Th.), à Liverpool ; perfectionnements dans l’art du relieur et dans les instruments employés pour cet objet. (15 avril.)
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- a83. M. Gye (F.), à Londres ; système de ! tème de flotteurs de sauvetage par l’emploi de
- brochage des livres. (21 juin.)
- ROBINETS
- 284. M. Chattvin (J.), à Birmingham ; sys tème de construction des robinets (9 juin.)
- ROUES.
- 285. M. Slaughter (E.), à Bristol 5 roues en fer pour les locomotives et autres voitures. (4 mars. —Pub. Rep. of patent inv., janvier 1843, p. 10.)
- 286. M. Smith (jH.), à Liverpool ; construc tion des roues et des freins de voitures. ( 10 mars. —Pub. Rep. of patent inv., no vembre 1842, p. 273.)
- 287. M. Los h (TV.), à Newcastle-upon-Tyne ; construction de roues de voitures et de locomotives. (28 avril.—Pub. Rep. ofinv., février 1843, p. 72.)
- M. Bancks ( T.), à Manchester ; construction des roues et leur assemblage dans les locomotives. (i3juin.)
- 289. M. Lee (J.), à Bermondsey ; construc tion des roues et des essieux des locomotives et des chariots sur les chemins de fer, et moyen d’arrêter ces chariots. (3 août.)
- 290. M. York (O.), à Londres; essieux poulies roues des locomotives. (8 octobre.)
- 291. M. Bodmer (J. G.) à Manchester ; nouvelles jantes et rais de roues et appareil pour les assembler. (8 décembre.)
- certaines barrières flottantes applicables à la formation des brise-lames , des embarcadères flottants, des phares et des bouées, etc. (8 février.— Pub. Mecli. Mag., avril 1842, p. 218.)
- SAVON.
- 297. M. Farine (C.), à Londres; procédé de fabrication du savon, de la chandelle et de la cire à cacheter. (15 avril.)
- SEL.
- 298. M. TVaterton (H.), à Winford Lodge (Cliester); nouvelle préparation du sel (i3 janvier.)
- SELLERIE.
- 29g. MM. Read (G.), Putland (H.) et TVoods ( C. ), à Londres ; rênes, brides et autres objets de harnachement. (6 avril. —Pub. Rep. of patent inv. , janvier 1843 , p. 6. )
- 300. M. Bencrafl ( S. ) , à Barnstaple ; nouvelles montures de selles. (9 juin.—Pub. Rep. of patent inv., février 1843, p. 87.)
- 301. M. Deakin (T.), à Sheffield; confection de certains objets de harnachement et de sellerie. ( 12 juillet.)
- 302. M. Rolt (J.), à Londres; confection des selles. ( 15 septembre. )
- 303. M. Shipley (J. G.), à Londres; confection des selles de chevaux. ( 6 octobre. )
- SEMOIR.
- 3o4- M. Irving ( TV.), à Londres; nouveau
- 292. M. Nctvton (TV.), à Londres; construc-
- tion et montage d’essieux employés pour les semoir* (7 Jum>) voitures et les locomotives sur chemins de fer. serrures.
- (8 décembre.) * 3o5. M. Poole (M.), à Londres ; serrures
- routes. perfectionnées. ( i5 janvier. )*
- 293. M. TVhitworth (/.), à Manchester ; ma- 3o6. M. Greenjield (D.), à Birmingham;
- chine pour nettoyer les routes, applicable à fabrication des boutons et poignées de serrures d’autres usages. (2 août.— Pub. Mech. Mag., en métal creux. (21 février.—Pub.Mecli. Mag., janvier 1843, p. 21.) septembre 1842, p. 232.)
- 294. M. Scott Lillie, àChelsea ; nouveau sys- 307. M. Duce (J.), à Wolverliampton ; nou-tème d’établissement des routes. (2 novembre.) velle serrure et clef qui s’y adapte, et verrou
- rubans. de sûreté. ( 24 mai. )
- 295. M. Smith (J.), à Coventry ; fabrication 3o8. M.Morrett Williams ( TV. ), à Londres;
- des rubans et autres tissus. (25 novembre.) nouvelles serrures et clefs. ( 13 juin.)
- sauvetage. 3og. M. Rock (J.), à Birmingham; nouvelles
- 296. M. Wilcock S Icigh, à Manchester; sys- J serrures. (29 décembre.)
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- SIGNAUX.
- 3io. M. Fothergill Cooke, à Londres ; moyen de transmettre l’électricité à des signaux placés à de grandes distances entre eux. (8 septembre.)
- SOUFFLETS.
- 31 t . M. Lejeune {J. ), à Londres ; appareil pour accélérer la combustion en remplacement des soufflets actuellement en usage. (29 juillet.)
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 312. M. Saunders ( TV. ), à Brighton ; appareil pour griller et cuire au four les substances animales. (25 février. )
- 313. M. Green. {J. ), à Newtown (Worces-ter); machine pour couper et diviser les tur-neps, betteraves, carottes et autres racines pour la nourriture des bestiaux et des chevaux. (7 mars. — Pub. Mech. Magaz., septembre 184?, p. 237.)
- 314. M. Bevan{J.), à Chelsea ; moyen de purger d’air les vases renlermant des substances alimentaires. ( 6 avril. — Pub. Repert. of patent inv., janvier 1843, p. 24. )
- 315. M. Car son (S. ) , à Londres; moyen d’épurer et de conserver les substances alimentaires. ( 3 août. )
- SUBSTANCES VEGETALES ET ANIMALES ( CONSERVATION DES ).
- 316. MM. Benjamin et Graflon , à Londres ; procédé pour conserver les substances animales et végétales. (27 janvier. — Pub. Rep. of patent inv., octobre 1842 , p. 233.)
- SUCRE.
- 317. MM. Target {F. ), Castelain (L.) et Aabrie (A.),h Londres ; procédé de raffinage du sucre. ( 25 novembre. )
- 318. M. Pouchant ( D. P.), à Glasgow; appareil pour la fabrication du sucre. ( 3 décembre. )
- 319. MM. Crosley ( H.), à Londres, et Ste-oens ( G. ), à Limheouse ; perfectionnements dans la fabrication du sucre et des produits sucrés. (28 décembre.)
- SUIF.
- 320. M. Hough TVatson, à Bolton-le-Moors; moyen de blanchir, épurer et raffiner le suif et autres matières grasses. ( 21 juin.—Pub. Land. journ., février 1843, p. 36.)
- TANNAGE.
- 321. M. Bordier (J. ), à Londres ; préparation des cuirs et des peaux. ( : 3 janvier .)
- TAPIS.
- 322. M. TVood( TV.), àWilton; nouveaux tapis et autres tissus brochés. ( 26 avril. )
- TÉLÉGRAPHES.
- 323. M. Hughes ( J. G.) , à Londres ; application des signaux télégraphiques, (g juin. )
- TEINTURE.
- 324. M. Kagenbusch (P.), à Whitby (York) ; procédé de teinture de la laine , des draps , du coton, de la soie, etc. ( 2.4 mai. )
- 325. M. Poole {M. ) , à Londres; moyen d’extraire la matière colorante des laines teintes avec de l’indigo. ( i3 juin. )
- TENTURES.
- 326. MM. le comte de la Chastre , Claridgc (P.) et Hodgson, à Londres ; fabrication de tentures pour couvrir les murs des appartements. (26 avril.* — Pub. Mech. Mag., novembre
- 1842, p. 476.)
- TERRASSEMENTS.
- 327. M. Duncan ( J. ) , à Londres ; machine pour creuser le sol et faire les déblais, ^mars.)*
- 328. M. Newton ( TV. ), à Londres ; machine à creuser et déblayer les terres et les pierres pour la construction des chemins de fer, canaux, pour le curage des rivières, etc. ( 25 juillet. )*
- TISSAGE.
- 329. M. 'Osbaldiston, à Blackburn ; nouveaux métiers à tisser. ( i5 février.)
- 330. M. Andrew {J. ), à Manchester ; préparation des chaînes de tissus. ( i5 février.)
- 331. M. Marc Larioiere , à Londres ; métier pour tisser les étoffes façonnées et brochées en soie et autres. ( 1" mars.)
- 332. M. LiversidgeTrippet, à Gharlton-upon-Medlock ( Lancaster ) ; métiers à tisser mécaniques et métiers fonctionnant à la main. (3r mars. )
- 333. M. Railton ( J. ) , à Blackburn ; nouveaux métiers à tisser. (3 mai. )
- 334. M. Goos ( F. ), à Manchester ; métiers à tisser à la Jacquart. ( 23 mai. )
- • 335. M. Ridsdale (•/„) , â Leeds ; préparation
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- des matières filamenteuses pour le tissage, et encollage des chaînes des tissus. ( 29 septembre.)
- 336. M. Sievicr (R. TV.), à Londres ; métiers pour produire des tissus unis et façonnés. ( i3 octobre. )
- 337. M. Bullough (J.), à Blackburn ; construction de métiers à tisser. (3 novembre.)*
- 338. M. Thompson {Th.), à Coventry; fabrication de tissus brochés et façonnés. (28 déc.)
- TISSUS.
- 33g. M. Nickels ( C.), à Londres ; nouvelle fabrication de tissus laineux ou à poil. (10 fév. —Pub. Rep. of patent inv., fév. i843,p. 94.)
- 340. M. Morand ( S. ) , à Manchester; machine à tendre et élargir les tissus. (26 février.)
- 341. M. Poole ( M. ), à Londres ; perfectionnements dans la fabrication des tissus croisés ( 29 mars.) *
- 342. M. Rowland TVilliams, à Manchester ; machine à tondre et apprêter les velours et autres tissus à poil. (27 octobre.)
- TISSUS ÉLASTIQUES.
- 343. M. Caleb Bedells, à Leicester; fabrication de tissus élastiques. (i3 janvier.)
- 344. M. Newton ( TV. ), à Londres ; mécanisme adapté au métier à tulle, pour produire un nouveau tissu élastique de soie, laine ou coton. ( 8 février. ) *
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 345. M. TVezlar , h Londres ; procédé pour rendre les étoffes imperméables. (7 mai.)*
- tissus (impression des).
- 346. M. Palmer ( Ed. ) , à Londres ; perfectionnements dans l’impression et le gaufrage des tissus. ( i5 janvier. )
- 347. M. Baggaly (/.), à Sheffield ; planches gravées pour l’impression et le gaufrage des tissus. (27 janvier. — Pub. Mech. Mag., décembre 1842, p. 6o3. )
- 348. M. Hancock ( C. ) , à Londres ; impression des tissus de coton , de soie , de laine et autres. (8 février.— Pub. Mech. Mag., octobre 1842, p. 4i3.)
- 34g. M. Kent Kingdon, àExeter; impression et gaufrage des tissus desoie, de coton, laine et
- autres. (21 avril. — Pub. Mech. Mag., janvier 1843, p. 5g.)
- 350. MM. Barnes (J.) et Mercer {J. ), à Church ( Lancaster ) ; mode d’impression et de teinture des tissus de coton. de laine et de soie. (8 novembre .)
- 351. M. Bourlicr ( /. S. ), à Londres; machine pour imprimer les calicots , la soie, les tentures et autres objets. (29 décembre.) *
- TUILES.
- 352. M. Sealey {J.), à Bridgwater ; nouvelles tuiles. ( 3 décembre. — Pub. Rep. of patent inv., mars i843,p. i63.)
- TUYAUX.
- 353. MM. Russell (Ii.) et TVhitehouse (C.), fabrication de tuyaux en fer forgé. ( 7 mars. — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842 , p. 268.)
- 354. M. Ilarrison Scott, àSomerstown; fabrication des tuyaux métalliques. ( 6 juillet. — Pub. Mech.sMag., février 1843, p. 104.)
- TYPOGRAPHIE.
- 355. M. Sperry Beach, à Londres ; presse typographique et fonte de caractères d’imprimerie. (23 mars. * — Pub. Rep. of patent inv., novembre 1842, p. 257.)
- 356. MM. Clay(J.), à Cotingham (York), et Rosenberg {F. ) , à Sculcoates; perfectionnements dans la composition et la distribution des caractères typographiques. ( 3 novembre. )
- VAISSEAUX.
- 357. M. TVard Trent , à Londres ; préparation des étoupes pour calfater les navires. (21 mars. )
- 358. M. Jeffery [H. ), à Londres ; procédé de préparation des mâts , vergues et autres pièces de bois employés dans la marine. ( i5 avril. — Pub. Rep. patent inv. , janvier i843, p. 44-)
- 35g. M. Boydell («/.), à Hope-farm-Works,
- ( Stafford) ; plaques pour les quilles des navires et pour les grilles en fer. ( 24 mai. —-Pub. Rep. of patent, inv., janvier 1843, p. 27).
- 360. M. TVilkinson ( H. ), à Londres; système d’arrimage des navires. ( 3i mai. )
- 361. M. Howe Holdsworth, à Brookhill (De-von) ; construction de certaines parties des
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- vaisseaux , de manière à les assainir et à les garantir de l’incendie. ( 11 juin. — Rep. of patent inv., mars i843, p. i33.)
- 362. M. Fairbairn ( JF. ) , à Manchester; construction des navires et bateaux en fer , et préparation de plaques métalliques propres à cet usage. (7 juillet. — Pub. Mecli. Mag., février î843, p. 142.)
- 363. M. Grantham ( J. ), à Liverpool ; construction et disposition des machines employées pour accélérer la marche des bateaux. (8décembre. )
- VAPEÜR.
- 364. M. Bishop, à Londres ; appareil pour régler l’impulsion de la vapeur, et robinets employés pour cet usage. (29 décembre.)
- VASES.
- 365. M. Palmer (TV.), à Londres , vases pour faire des infusions et des décoctions. ( 4 mars. )
- 366. M. Raad ( J. ), à Londres ; moyen de boucher les vases métalliques. ( 2g septembre.)
- verre.
- 367. M. Byron Dawes, à Londres; composition chimique employée dans la fabrication du verre. ( 15 avril. )
- 368. MM. Carr{J. ) et Ryles {A.)-, nouveau mode d’ornementation du verre. (6 mai. )
- 36g. M. Aingworth (B.), à Birmingham ; procédé de fabrication du verre en table. (4 juin.)
- 370. M. Timmins Chance, à Birmingham ; nouvelle fabrication du verre. (7 juillet. — Pub. Mech. Mag., février i843,p. ifô.)
- 371. M. Ayers (C. R. ) , à Londres ; procédé pour décorer le verre , la porcelaine et les métaux. (23 juillet. )
- VÊTEMENTS.
- 372. M. Mege, à Londres; nouvelles taille et confection des pantalons. (26 avril. ) *
- 373. M. Kempson ( TF. ) , à Leicester ; con-
- fection des fourrures , des chapeaux , bonnets , chaussures et autres parties du vêtement. (8 décembre. )
- VIN.
- 374. M. Haï vis, à Londres ; nouveau procédé de fermentation vineuse. ( 8 novemb )
- vis.
- 375. M. Newton ( TV. ) , à Londres ; machine ou appareil pour fabriquer des vis , des écrous et des rivets. ( 8 septembre. )*
- VOITURES.
- 376. M .Pape (H.), à Londres ; nouvelle construction des voitures et des roues. (28 avril.)
- 377. M. Benlon (R.), à Birmingham ; mécanisme pour accélérer la marche , retarder ou arrêter les voitures sur les chemins de fer. ( 16 juillet. )
- 378. M. Johnston {A. ), à Edimbourg ; construction des voitures , applicable aux vaisseaux et bateaux qui exigent de la locomotion. ( 23 juillet).
- 37g. M. 'rhalcher ( C. ) à Midsomer-Norton (Sommerset) ; frein applicable aux roues des voitures. ( 31 août. )
- 380. M. TVzrburton ( TV. ), à Londres ; construction des voitures et appareil pour retarder leur marche. (8 septembre. )
- 381. M. TVilkcy (J. F.), à Mount-Ver-non ( Exeter ) ; nouvelles voitures. ( 29 sept.)
- 382. M. Hazeldine ( G. ), à Londres ; nouvelle construction des omnibus. (27 octobre. )
- 383. M. Statham ( J. ) , à Londres ; verrous pour les stores des voitures. ( 2g octobre. )
- 384- M. Spinks ( J. ), à Londres ; appareil pour donner de l’élasticité à certaines parties des voitures roulant sur les chemins de fer et autres. ( 8 novembre. )
- 385. M. Ralli ( Th. ), à Londres ; voitures pour chemins de fer et autres. ( 25 novembre. )*
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- ftUAR ANTE-DEUXIÈME ANNÉE.(N° CCCCLXYI.)AVRIL 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 19 avril 1843.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 19 avril \ 843, en assemblée générale, à l’effet de procéder à la distribution des prix mis au concours pour l’année 1842, et d’entendre la lecture de deux nouveaux programmes de prix proposés pour l’année 1843, savoir :
- 1a Pour un procédé destiné à rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table sans lui ôter ses qualités combus-
- tibles. ............................................................ 2,000 fr.
- 2° Pour l’introduction en France de plantes étrangères à l’Europe et la culture en grand de plantes indigènes....................3,000
- Total. . . . . . 5,000 fr.
- Cette solennité avait attiré un nombreux concours de sociétaires et d’industriels. Parmi les nouveaux produits de l’industrie exposés dans les salles de la Société, nous citerons :
- \° Un appareil que son auteur, M. Chuard, professeur de physique , désigne sous le nom de gazoscope , et qui est destiné à prévenir les explosions du gaz hydrogène carboné.
- 2° Un grand candélabre en cuivre estampé et embouti, par M. Fugère, rue Amelot, 2 ; il se distingue par sa légèreté, ses belles proportions et sa bonne exécution. Un riche encensoir du même, doré par immersion, d’après les procédés de M. de Ruolz.
- 3° Un nouvel appareil pour faire le café et d’autres infusions, par M. Galy-Cazalat, rue Folie-Méricourt, 23. C’est un vase en cristal servant de sup-
- Quarante-deuxième année* Avril 1843. 47
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION,
- port à lin ballon en verre renversé, dont le col porte une cuvette à alcool et un tube plongeur.
- 4° Un appareil de M. Bastien, rue Neuve-de-la-Fidélité, 26, destiné au même usage et composé de deux vases en verre indépendants l’un de l’autre et joints par un tube courbe.
- 5° Un hélioslat, par M. Silbermann aîné , préparateur de physique au Conservatoire des arts et métiers, exécuté par M. Soleil, rue de l’Odéon. L’auteur a cherché à combiner cet instrument de manière à le garantir de toutes les difficultés d’orientation, de calcul ou de tracé géométrique sans s’écarter de la précision.
- 61 Un appareil propre à essayer la résistance des bouteilles de verre, par M. Rousseau, médecin à Epernay.
- 7° Un manomètre à air libre et à flotteur, par M. Thomas, professeur à l’école centrale des arts et manufactures. (Voy. Bulletin de mars \ 843, p. 84.)
- 8° Un modèle de bateau pliant, par M. Medinger.
- 9° Des instruments de chirurgie, par M. Bourdeaux, de Montpellier.
- 10° Des pièces artificielles d’anatomie pathologique très-bien exécutées, par M. le docteur Tibert.
- 11 ° Une machine au moyen de laquelle un aveugle peut écrire avec promptitude et facilité , par M. Foucaud, aveugle-né, membre des Quinze-Vingts.
- \ 2° Des tubes inoxydables à double paroi pour la conduite des liquides et du gaz , pouvant supporter une très-haute pression et remplacer le fer plein dans la confection des grilles , etc, par M. Hector Ledru.
- 13° Des tubes en fer sans soudure, par MM. Mignard-Billinge père et fils, à Belleville.
- 14° Des peaux de bœuf tannées d’après le procédé de M. Ogereau, rue de Buffon, 5.
- 15° Un filtre à pression ascendante par M. Tard, quai de Billy, 2. Par une nouvelle combinaison de matières filtrantes dont la pâte à papier forme la base, ce filtre donne une clarification rapide et abondante.
- 16° Un appareil culinaire perfectionné, par M. Sorel, ingénieur civil, rue de Lancry, 6.
- 47° Des appareils en grès-cérame, des vases, cruchons, etc., qui se distinguent par une grande pureté de formes et la délicatesse des ornements, de la fabrique de M. Ziégler, à Yoisinlieu, près Beauvais.
- 18° Des bijoux en cuivre doré et des ornements argentés au moyen du procédé galvanoplastique, par M. Mourej, rue de l’Homme-Armé, 2.
- 19° Une série de poids en forme de godets, par M. Parent, balancier-ajusteur, rue des Arcis, 33.
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- OBJETS EXPOSÉS.
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- 20° Des poids métriques, cylindriques, parM. Bourgeois, balancier-mécanicien, quai Jemmapes, 202.
- 210 Des dessins de machines et appareils industriels sur grande échelle et coloriés, par M. Knab, rue de Vendôme, 21 ter.
- 22° Une carte géologique imprimée en couleur, au moyen de la lithographie, par M. Kœppelin, quai Voltaire, 15.
- 23° Des cartes en relief en couleur, gaufrées et imprimées par la presse typographique de M. Bauerkeller, rue Saint-Denis, 380.
- 24° Un mécanisme imaginé par MM. Bejmondon et Martin, pour être ajouté au dynamomètre et propre à détermin er des forces octuples de celles qu’indique la plus grande flexion des ressorts.
- 25° M. Laignel, rue du Cimetière-Saint-André-des-Arcs, 1, a vait exposé 1» un frein à pression latérale pour les convois des chemins de fer, employé à descendre, sans câble, le plan incliné d’Ans à Liège, sur une longueur de 4,000 mètres, avec une pente de 0m,03. Le gouvernement belge a accordé à l’auteur un prix de 3,000 fr. pour cet utile appareil ; 2° des chariots à un seul essieu, proposés pour obvier aux dangers qui résultent de la rupture et de la perte des roues; 3° un système d’essieux composé d’un axe central et de huit tiges qui l’entourent; 4° des rails solidaires; 5° un instrument pour connaître le fléchissement des extrémités des rails et l’élasticité du terrain au passage des convois ; 6° des brancards d’union entre toutes les voitures; 7° un mode de rail-parapet qu’il applique au passage des courbes à petit rayon.
- La séance a été ouverte à sept heures et demie du soir. M. le baron Thé-nard, pair de France, qui occupait le fauteuil, a prononcé le discours suivant :
- co La Société d’encouragement poursuit sa glorieuse carrière. En voyant ce qu’elle a fait depuis sa création, en considérant combien, chaque année, ses progrès ont été croissants , il est facile de prévoir les hautes destinées qui l’attendent.
- « On a dit d’elle qu’elle avait contribué puissamment à l’heureuse révolution qu’ont éprouvée les arts pendant les quarante dernières années qui viennent de s’écouler ; on doit ajouter que rien d’utile, rien de grand ne s’y fera désormais, qu’elle ne l’ait provoqué ou encouragé ou quelquefois même accompli.
- « Déjà elle est la protectrice la plus active et la plus éclairée de l’industrie; elle en deviendra bientôt la régulatrice la plus sûre, si elle ne l’est encore.
- « Elle hâtera l’époque mémorable où, nous ne saurions trop le redire, il y aura des siècles industriels, c’est-à-dire des siècles auxquels l’industrie imprimera son caractère, comme il y a eu des siècles guerriers , des siècles littéraires, des siècles artistiques.
- « Cette époque si désirée, messieurs , sera marquée par un grand événe-
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- ment ; c'est que la guerre, qui est le fléau et la honte du genre humain, fera place à la paix, qui en sera la gloire et les délices.
- « Les nations continueront à lutter entre elles, non plus pour s’entre-déchirer, non plus pour verser des flots de sang, non plus pour piller, ravager, incendier des villes puissantes et des provinces tout entières; elles lutteront pour faire des recherches, des entreprises, des travaux utiles au bonheur des hommes ; guidées par leurs intérêts mieux compris , comme aussi par des sentiments généreux , elles consacreront tous leurs efforts , toute leur puissance à l’honneur pur et sans tache d’inventer, de découvrir, de savoir, de produire, de se civiliser.
- k II ne vous sera pas donné, messieurs , de vivre en cet heureux temps , mais du moins vous l’aurez aperçu dans un lointain avenir et vous serez fiers de l’avoir préparé.
- cr Grâces soient donc rendues aux hommes honorables qui ont fondé la Société d’encouragement, et dont je n’aperçois plus malheureusement que de trop rares représentants parmi nous. Leurs noms seront conservés avec respect dans nos*archives, et la reconnaissance gravera le souvenir de leurs services dans nos cœurs.
- (f Ils ont compris que pour rendre leur œuvre durable et atteindre le but, il fallait asseoir la Société sur des bases que l’esprit de parti ne pût attaquer; ils en ont donc banni la politique, qui divise tout, jusqu’à l’amitié même, et ont pris pour devise : Tout pour les arts, rien que pour les arts.
- tf Vous y êtes restés fidèles, messieurs, elle a fait votre union et votre force, ff Vos discussions peuvent être parfois animées, mais toujours inspirées par l’amour du bien public; et, lorsque les opinions semblent être les plus divergentes, bientôt la vérité se fait jour et vient éclairer tous les esprits.
- cf Aussi qu’est-il arrivé, messieurs? que la Société d’encouragement a traversé jusqu’à six révolutions sans avoir reçu le moindre ébranlement : au milieu de ces révolutions qui ont causé tant de troubles , qui ont renversé des trônes et mis la patrie en danger, la Société est restée debout, poursuivant paisiblement sa marche rapide et progressive ; elle la poursuivra toujours de même, puisqu’elle a su résister aux plus rudes secousses.
- ce Toujours, dans ses séances solennelles, elle aura des encouragements à donner, des médailles à distribuer, des prix noblement mérités à décerner; par conséquent, des questions d’un haut intérêt seront constamment résolues, sous son inspiration par l’impulsion qu’elle imprimera, par l’émulation qu’elle fera naître : et ainsi s’accompliront les destinées qui lui sont réservées et que l’on peut résumer en disant que par elle l’industrie sera toujours en progrès.»
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- B apport sur les résultats des concours ouverts pour Vannée 1842; par M. Jomard, Vun des secrétaires.
- Messieurs, en commençant le compte rendu des concours ouverts par la Société, nous ne pouvons passer sous silence la douloureuse perte qu’elle a essuyée depuis sa dernière séance publique.
- L’un de ses premiers et de ses plus illustres fondateurs, celui qui remplissait depuis l’origine les fonctions de secrétaire général, celui qui avait coopéré pendant quarante ans avec tant de zèle et d’ardeur aux affaires de la Société, soutenu ses intérêts et contribué par là aux progrès de l'industrie française, le baron de Gérando nous a été ravi en peu de jours, au milieu d’une carrière pleine de force et d’activité. Rendre un solennel hommage à sa mémoire , pour tant de services que la Société a reçus de lui, est une dette sacrée qu’elle a contractée; cette dette sera acquittée dans la prochaine assemblée générale.
- Le conseil d’administration avait à juger, en 1842, huit questions mises au concours, et devait statuer sur trois sujets de prix pour lesquels la clôture avait été prononcée ; ces questions sont les suivantes :
- 1° Construction d’une pompe d’alimentation des chaudières des machines à vapeur;
- 2° Moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation ;
- 3° Perfectionnements dans la carbonisation du bois;
- 4° Perfectionnements dans la fabrication des faïences fines dures, des grès-cérames fins et ordinaires, et de la porcelaine tendre ;
- 5° Moyens de prévenir ou de faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions ;
- 6b Multiplication des sangsues ;
- 7° Introduction en France et culture de plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures ;
- 8° Fabrication des bouteilles de verre destinées à contenir les vins mousseux ;
- 9° Construction de vases propres à contenir et à conserver, pendant plusieurs années, des substances alimentaires;
- 10° Établissement d’une fabrication en grand de creusets réfractaires;
- 11° Mémoire sur l’association des douanes allemandes.
- Les sommes affectées à la solution de ces divers problèmes s’élèvent à 56,000 fr.
- Nous allons mettre sous vos yeux les résultats de l’examen auquel s’est li-
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- vré votre conseil d’administration pour apprécier les travaux des concurrents. Construction d’une pompe d’alimentation des chaudières des machines à
- 'vapeur. — Moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation.
- Les pièces adressées depuis le dernier rapport ont été nombreuses ; les droits de plusieurs concurrents antérieurs à ce rapport avaient , en outre, été réservés.
- Le grand nombre des pièces et l’importance de plusieurs d’entre elles n’ont pas permis au comité des arts mécaniques de terminer l’examen approfondi sur lequel seront établies les propositions qu’il doit soumettre au conseil.
- Perfectionnements dans la carbonisation du bois.
- 1° Un prix de la valeur de 3,000 francs devait être décerné au concurrent qui aura décrit le procédé le plus économique , applicable dans toutes les usines travaillant au bois, pour réaliser le plus grand effet utile du charbon roux, et au moins autant qu’en produiraient 30 kilogrammes de charbon ordinaire pour 100 kilogrammes de bois séché à l’air.
- 2° Un prix de la valeur de 1,500 francs au concurrent qui réalisera les mêmes effets par les procédés les plus économiques , mais applicables seulement dans les localités où le bois peut, sans trop de dépense, être apporté au pied des hauts fourneaux.
- 3° Enfin une médaille d’or à celui qui sera reconnu être l’auteur de la première application économique, en France, du charbon roux au traitement des minerais de fer dans les hauts fourneaux.
- Plusieurs mémoires ont été présentés à ce concours ; le comité des arts chimiques en a pris connaissance ainsi que des lettres adressées postérieurement à la clôture , par des personnes qui ont pensé qu’il y avait eu erreur dans l’indication de l’époque de la remise des pièces.
- Ces demandes n’ayant rapport qu’à la troisième proposition de prix relative à la première application économique, en France , du charbon roux, le conseil d’administration n’a vu aucun inconvénient à admettre la validité de ces demandes.
- Le comité des arts chimiques, n’ayant pu en temps utile, obtenir tous les renseignements sur les travaux des concurrents, importants d’ailleurs, il sera rendu compte du résultat de ce concours , en même temps que de ceux qui sont ouverts pour 1843.
- Perfectionnement des poteries.
- La Société a consacré une somme de 13,000 francs pour hâter le perfec^ tionnement des poteries dites :
- 1° Faïences fines; dures; analogues à Yiron-stone des potiers anglais, ou
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- CONCOURS.
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- demi-porcelaines, porcelaines opaques, lithocérames, etc., des potiers français.
- 2° Grès-cérames fins, poterie de grès fin analogue au stone-ware des potiers anglais.
- 3° Grès-cérames ordinaires pour instruments de laboratoires et d’usines, brown stone des Anglais.
- 4° Porcelaines tendres anglaises.
- M. Brongniart, de l’Académie royale des sciences , directeur de la manufacture royale de Sèvres , avait appelé l’attention de la Société sur l’état des arts céramiques en France.
- Les fabricants de poterie français ont prouvé qu’ils savaient faire les poteries qu’on vient de désigner, presque aussi belles et aussi bonnes qu’en Angleterre ; mais ils semblent s’être contentés d’avoir prouvé qu’ils avaient les moyens matériels de faire ces poteries.
- La Société a pensé que l’honneur attaché à un prix décerné par elle , et, d’autre part, la publicité qui en résultera, pourraient être un moyen d’excitation très-efficace pour engager les fabricants de poteries à faire de nouveaux efforts, afin d’atteindre complètement le but.
- Dans la vue de faciliter les recherches des concurrents au prix de la fabrication des grès-cérames ordinaires pour instruments de laboratoires et d’usines, la Société , de concert avec la manufacture royale de Sèvres, a fait l’acquisition d’une collection d’appareils et de vases chimiques en grès-cérame , provenant de la fabrique de M. Stephen Green , à Lambeth , près Londres , et pour répandre la connaissance de ces appareils, elle les a publiés dans son Bulletin.
- Là ne se sont point arrêtés les efforts de la Société : convaincue qu’il serait utile de connaître quels sont en Angleterre les gisements des argiles bonnes à être employées à la fabrication des grès-cérames, elle s’est mise en rapport avec la Société géologique de Londres.
- M. Murchison , président de cette Société , a bien voulu nous donner des renseignements que nous consignons ici.
- a Les argiles plastiques de Dorsetshire appartiennent ( la partie inférieure « comme dans le bassin de Paris ) aux terrains tertiaires et recouvrent «( la craie. Elles sont généralement connues sous le nom de pipe-clap, terre « de pipe, et sont d’une couleur blanche et blanchâtre. C’est la terre dont se « font les pipes de tabac et les grès-cérames connus sous le nom de queeris « ware.
- ce D’autres argiles employées dans le même sens proviennent de diverses « formations géologiques, et celle de Stourbridge et de Worcestershire est tirée « d’une des couches inférieures du terrain bonifier de Dudley, dont l’extré-
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- 126 conseil d’administration.
- « mité méridionale s’étend jusqu’à Stamhide. Cette terre est nommée fire-« clay, à cause de ses qualités réfractaires. »
- En communiquant ces faits, M. Murchison regrette de ne pouvoir s’expliquer sur les signes caractéristiques qui accompagnent ces argiles, attendu qu’on les retrouve dans les formations très-anciennes, et en même temps dans les terrains tertiaires ; il est donc démontré que l’expérience seule et une connaissance exacte de la composition lithologique de chaque pays peuvent amener à quelques résultats utiles.
- Le comité des arts chimiques avait espéré que l’appel de la Société serait entendu , et qu’elle recevrait des mémoires sur des travaux entrepris dans le sens des programmes.
- Les première, deuxième et quatrième questions n’ont été traitées par aucun concurrent.
- Un seul s’est présenté à l’effet de prendre part au concours pour la fabrication des grès-cérames ordinaires pour instruments de laboratoires et d’usines.
- Il a donné, dans une lettre, une simple exposition des matières et des moyens qu’il emploie.
- Propriétaire de la fabrique de Voisinlieu, près Beauvais, c’est d’après les modèles déposés dans le local de la Société qu’il s’est guidé pour les formes à donner aux appareils ; il en est plusieurs qu’il n’a pas confectionnés , mais tout prouve que, sous le rapport des formes, il a vaincu les difficultés qui se rencontrent dans une fabrication de cette nature. Les essais auxquels le comité des arts chimiques s’est livré font désirer que l’auteur applique sur ses produits une couverte dont la dilatation soit égale à celle de la pâte, et qu’il recherche dans le mélange des terres une composition plus réfractaire.
- Dès à présent, le comité aurait pu proposer de récompenser les efforts tentés par le concurrent ; mais il ne doute pas que, dans le prochain concours, de nouveaux perfectionnements ne le placent à un rang distingué.
- Moyens de prévenir ou défaire cesser V humidité sur les constructions.
- En 1840, treize concurrents s’étaient fait inscrire.
- Les moyens proposés par plusieurs d’entre eux paraissaient de nature à fournir des résultats avantageux. 1
- Dans cet état de choses, la Société a pensé que ce concours devait être prorogé à l’année 1842, en réservant les droits des auteurs des mémoires inscrits.
- Depuis, le nombre des concurrents s’est étendu de treize à vingt et un.
- M. Gourlier rendra compte des travaux entrepris dans la vue de résoudre cette importante question de salubrité.
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- CONCOURS.
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- Multiplication en grand des sangsues. — Moyens économiques de faire
- dégorger les sangsues ayant servi une première fois à la succion, et de
- les rendre propres à un nouvel usage.
- Dans le but de multiplier les sangsues pour les besoins nombreux et fréquents de la médecine , et d’affranchir la France de la nécessité de recourir à l’étranger, la Société a ouvert plusieurs concours ; les résultats ont été satisfaisants; ils seront exposés par M. Huzard.
- Introduction en France et culture de plantes utiles à Vagriculture, aux arts et aux manufactures.
- Un seul concurrent s’est présenté.
- Au printemps de 1839, un cultivateur obtint de M. Ohm, directeur du jardin botanique de Brunswick, sous le nom de spergula maxima, une plante regardée comme nouvelle pour l’agriculture française. Plus élevée, plus vigoureuse que notre spergule ordinaire, et pouvant réussir en des conditions de terrains et de culture analogues, elle semblait présenter, comme fourrage, des avantages plus grands.
- Ce cultivateur se hâta, dès lors, d’en envoyer des graines à diverses Sociétés d’agriculture et à plusieurs propriétaires qui lui firent successivement connaître le résultat de leurs essais.
- En 1841, il adressa à la Société une note comprenant des extraits de cette correspondance, et quelques échantillons fort beaux de spergule géante, et il annonça qu’il était dans l’intention de concourir pour l’un des prix relatifs à l’introduction dans nos campagnes de plantes utiles à l’agriculture, aux arts et aux manufactures.
- En fondant ces prix, la Société avait eu principalement pour but l’introduction de plantes exotiques ; sous ce premier point de vue , le concurrent semblait naturellement exclu. De plus, les attestations présentées par lui ne sont que le simple extrait d’une correspondance, et ne peuvent être suffisantes aux yeux de la Société.
- u D’ailleurs, a dit le comité d’agriculture, l’introduction d’une plante « quelconque dans un pays ne peut être considérée comme vraiment utile « jpie lorsqu’elle s’est propagée dans l’économie rurale. Or, sous ce point de « vue, les essais entrepris sur la spergule géante sont à la fois trop restreints a et trop récents pour permettre de prononcer. En agriculture , le meilleur c< indice de la qualité d’un végétal nouveau n’est pas le prestige dont sa nou-« veauté même parvient trop souvent à l’entourer ; c’est la persévérance que « les cultivateurs mettent à le reproduire. Jetez les yeux sur le passé , voyez <r ce que sont devenues une foule de merveilles qui devaient, tout au moins, « décupler les produits de notre sol et changer la face de nos assolements.
- Quarante-deuxième année. Avril 1843. , 18
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- 128
- CONSEIL D’ADMINISTRATION .
- « Chacune à son tour n’a manqué ni de prôneurs de bonne foi, ni de dupes ; « mais le temps fait justice des exagérations. Le froment géant de Sainte-« Hélène est devenu un humble poulard, à peine aussi productif que plusieurs u variétés indigènes ; le blé miracle n’a gardé, de sa première réputation, que « le nom ; le seigle de la Saint-Jean, presque oublié malgré des qualités spé-« ciales, n’a pu renaître de ses cendres que sous un nouveau nom ; le chou « monstre est redescendu aux modestes proportions du chou branchu de « Poitou, elc. » -
- Le conseil d’administration n’a pas jugé que l’importation en France de la spergula maæirna dût mériter un prix ; cependant les éloges dont elle a été l’objet de la part d’expérimentateurs désintéressés ; les essais tentés en petit par M. O. Leclerc-Thoüin, en 1841 et 1842, et qui lui ont démontré sa supériorité sur la spergula arvensis; enfin l’utilité dont pourra devenir cette plante, surtout dans le nord et une partie de l’ouest du royaume, ont engagé le conseil à accorder une mention honorable à son introducteur qui s’en est rendu digne par son zèle et ses premiers succès.
- Le programme a paru au conseil susceptible de recevoir plus d’extension et d’utiles modifications dontM. Huzard donnera connaissance.
- Fabrication des bouteilles de verre destinées à contenir les vins mousseux.
- Les bouteilles envoyées par les concurrents ont été soumises à des essais multipliés au moyen des divers appareils de MM. Collardeau et Desbordes, que la Société a publiés dans son Bulletin , et, en dernier lieu , de celui de M. le docteur Rousseau, d’Épernav. La commission a vu avec satisfaction que le brise-bouteilles de M. Rousseau lui permettait non-seulement d’essayer comparativement les bouteilles de différentes verreries à des pressions graduellement croissantes jusqu’à ce qu’elles cassent, et de noter l’effort que chacune d’elles a supporté, mais encore d’essayer les bouteilles à une seule pression pour casser seulement les plus mauvaises.
- Tous les essais qui doivent éclairer le jugement du conseil sont terminés ; dans la séance consacrée à faire connaître les résultats des concours de 1843, il sera rendu compte de la manière dont chaque concurrent a accompli les prescriptions du programme.
- Construction de vases propres à contenir et à conserver les substances
- alimentaires.
- Pour statuer sur le résultat de ce concours, le conseil a recueilli des documents qui le mettront à même de juger si les concurrents ont satisfait aux conditions énumérées dans le programme.
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- CONCOURS*
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- Établissement en grand d3une fabrication de creusets réfractaires.
- Le prix de 3,000 francs proposé pour la solution de cette question est remporté.
- Le comité des arts chimiques s’est livré à de nombreuses expériences qui ont constaté que les concurrents ont rempli les conditions sévères imposées par le programme.
- M. Guérin-Vary fera le rapport sur ce concours.
- Mémoire sur l3association des douanes allemandes ( Zoll-verein).
- Il y avait, dans cette importante question économique , trop peu connue en France, des faits nombreux à exposer et des conséquences à déduire pour l’enseignement de notre industrie.
- M. Delambre exposera les résultats de cet appel de la Société, et le haut intérêt qui ressort des mémoires soumis par plusieurs concurrents.
- Fabrication de la colle forte.
- La Société prend , depuis longtemps , un vif intérêt au perfectionnement des colles fortes en France ; ce sont ses programmes qui ont amené des améliorations telles que nos produits, les derniers autrefois, occupent aujourd’hui le premier rang en Europe.
- La Société s’était réservé de continuer ses encouragements et de conserver son influence sur cette branche des arts, en destinant des médailles de tous les ordres aux manufacturiers qui feraient de nouveaux progrès, ou dont la fabrication acquerrait plus d’importance.
- Le conseil d’administration, pour se mettre à même de juger comparativement les produits de plusieurs compétiteurs, a été d’avis de faire un appel aux fabricants qui voudraient se présenter à ce concours nouveau.
- L’époque de la clôture du concours n’ayant pas été alors déterminée, le conseil a cru devoir la fixer au 31 juillet prochain, afin que ses résultats puissent être jugés en même temps que ceux des concours ouverts pour 1843.
- Prise extraordinaire fondé par M. le marquis d’Argenteuil.
- On sait que feu M. le marquis d’Argenieuil a légué à la Société une somme de 40,000 francs, dont le revenu accumulé, pendant six années, est destiné à récompenser la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française.
- Le premier terme de cette libéralité devant échoir à la fin de l’année 1844 et former une somme de 12,000 francs, le conseil d’administration prend les mesures nécessaires pour que cette libérale disposition du testateur reçoive la plus grande publicité.
- Quelque soin qü’appopte la Société dans la distribution de scs programmes, quelque publicité qu’elle donne aux sujets de prix qu elle propose, il arrive
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- trop souvent que ceux qui par leurs travaux pourraient résoudre les questions n’en ont pas connaissance.
- Le conseil a pris les mesures qu’il a jugées les plus utiles pour parer à cet inconvénient ; il ne doute pas que leur exécution ne fasse entreprendre des travaux qui combleront, dans les arts industriels, les lacunes signalées dans les programmes de la Société.
- Conclusions.
- Le conseil d’administration propose :
- 10 De proroger à l’année 1844 les prix suivants :
- Pour des perfectionnements dans la fabrication des poteries, quatre questions, savoir :
- 10 Fabrication de la faïence fine, dure ou lithocérame, analogue à l’irow-stone des Anglais, 5,000 francs.
- 2° Fabrication des grès-cérames fins, poterie de grès fin analogue au stone-ware des potiers anglais, 2,000 francs.
- 3° Fabrication des grès-cérames ordinaires pour instruments de laboratoires et d’usines ( brown stone des Anglais), 3,000 francs.
- 4° Fabrication de la porcelaine tendre anglaise, 3,000 francs.
- 2° De prononcer la clôture des concours suivants :
- 1 ° Pour la construction d’une pompe d’alimentation des chaudières de machines à vapeur, 1,500 francs.
- 2° Pour des moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation, 24,000 francs.
- 3° Pour des perfectionnements dans la carbonisation du bois, trois questions, 5,000 francs.
- 3° De maintenir la clôture des concours :
- 10 Pour la fabrication des bouteilles de verre destinées à contenir les vins mousseux, 3,000 francs.
- 2° Pour la construction des vases propres à contenir et à conserver les substances alimentaires, 3,000 francs.
- 4° De décider que les droits des concurrents aux médailles pour la fabrication des gélatines et colles fortes seront examinés en même temps que les concours de 1843.
- Les propositions relatives aux autres sujets de prix à remettre au concours seront faites par les membres des comités chargés d’en présenter les rapports.
- La Société entendra, aujourd’hui, la lecture d’un programme de prix pour la découverte d’un moyen de rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table, sans lui ôter ses qualités combustibles et sans nuire à ses applications à l’éclairage.
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- CONCOURS.
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- Enfin, dans celle séance, la Société aura à décerner
- 10 Des médailles d’argent et de bronze pour récompenser les efforts heureux de plusieurs concurrents pour les prix proposés sur le moyen de prévenir ou de faire cesser l’humidité dans les constructions;
- 2° Deux médailles, de la valeur de 300 fr. chacune, pour le concours ouvert sur la multiplication des sangsues, et les moyens de les rendre propres à une nouvelle succion;
- 3° Une médaille de la valeur de 1,000 fr. et une de 500 fr., pour la manière distinguée dont deux concurrents ont traité la question de l’influence des douanes allemandes par rapport à notre industrie;
- 4° Un prix de la valeur de 3,000 fr. pour l’établissement d’une fabrication en grand de creusets réfractaires.
- Ce prix est partagé entre deux concurrents.
- Quoique la Société ne distribue, cette année, qu’une somme de 5 à 6,000 fr., l’approche de la clôture de plusieurs concours fait espérer que plusieurs questions sont, ou résolues, ou près de l’être, et qu’à une époque prochaine notre industrie s’enrichira de moyens et procédés propres à en reculer les limites et à ouvrir à ses produits de nouveaux débouchés. Dans tous les cas, la Société continuera avec persévérance de provoquer, par des prix, la solution des problèmes les plus importants ; elle serait heureuse de les voir résoudre et d’avoir à les récompenser généreusement. C’est ainsi qu’elle n’a pas hésité à affecter à cette destination une somme de 216,000 fr. répartis de la ma-
- nière suivante :
- Arts mécaniques.............................. 71,000 fr.
- Arts chimiques. . ...... . 106,000
- Arts économiques. .......................... 23,000
- Agriculture. .... . . . . . 46,000
- 216,000
- Dans aucun pays, une Société n’a pu consacrer une telle somme au progrès de l’industrie nationale ; c’est là un des plus beaux exemples que puisse offrir la puissance de l’association, surtout lorsque ses efforts portent le cachet d’une réelle et grande utilité.
- Signé Jomard , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 19 avril 1843.
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- ARTS CHIMIQUES. — creusets.
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- Rapport sur le concours pour V établissement d’une fabrication en grand de creusets réfractaires ; par M. Guérin-Vary. !
- Messieurs, dans votre séance générale du 30 décembre 1835, vous avez proposé un prix de 3,000 francs pour l’établissement d’une fabrication en grand de creusets réfractaires. Peu de temps après que ce problème fut mis au concours, quelques concurrents se sont présentés, mais aucun d’eux n’ayant rempli les conditions essentielles exigées par votre programme, votre comité passera leurs travaux sous silence. Aujourd’hui deux concurrents remarquables se mettent sur les rangs; ce sont MM. Tesson, de Paris, qui a obtenu une mention honorable à l’exposition de 1839, et Pinon, de Sens.
- Parmi les conditions imposées, la plus importante, sans aucun doute, est que les creusets soient tellement fabriqués qu’on puisse y fondre du fer doux, Votre comité s’est procuré dans le commerce des creusets de diverses dimensions de chacun des concurrents, et il les a soumis comparativement à diverses épreuves.
- Un creuset Pinon, d’une hauteur de 0m,25 et d’une largeur de 0m,12, contenant 1 kilogramme de pointes de Paris et muni de son couvercle, a été exposé au feu d’une bonne forge; au bout de 50 minutes d’une chaleur blanche très-intense, on l’a retiré du feu : un examen très-attentif a montré qu’il n’avait pas subi la moindre altération ; on l’a remis au feu, et on a continué à chauffer au rouge blanc pendant 2 heures 10 minutes, ce qui fait en somme 3 heures. Alors on a retiré le creuset du fourneau; il était un peu déformé, mais il n’avait pas éprouvé la moindre fusion dans aucune de ses parties. Au moment où ce creuset était encore au rouge blanc, on l’a plongé dans un bain d’eau froide où il est resté environ 3 minutes, on l’a retiré nullement altéré. Alors on l’a brisé, et on a trouvé le culot que le comité a l’honneur de mettre sous les yeux de la Société. Il est à remarquer que la partie supérieure présente des pointes partiellement fondues, tandis que tout le reste est dans un parfait état de fusion. Il n’est pas douteux que, si on eût prolongé l’action de la chaleur blanche encore pendant 3 heures, toutes les pointes eussent été fondues, car votre rapporteur a mis en pleine fusion, en 5 heures 30 minutes, 1 kilogramme de ces pointes.
- Désirant avoir une fusion complète dans laquelle il ne restât aucune pointe non fondue, nous avons recommencé l’expérience ci-dessus en maintenant le creuset pendant 4 heures 30 minutes au rouge blanc; après ce temps, on l’a retiré du feu ; il n’était nullement altéré.
- On pourrait objecter qu’il s’est introduit du carbone pendant l’opération, et que le culot n’est que de l’acier ou de la fonte. Pour répondre à cette objec^
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- CREUSETS.
- 183
- tion, votre comité s’est assuré, à l’aide de la trempe, d’une lime et d’un burin, que le produit obtenu ne présentait pas les propriétés de la fonte ni celles de l’acier, mais bien tous les caractères du fer le plus doux, car on en a détaché des copeaux.
- Comme ces expériences pourraient laisser quelques doutes dans l’esprit, votre rapporteur a analysé comparativement, parla méthode de M. Régnault, les pointes de Paris qui ont servi aux essais, un morceau de la partie inférieure et un morceau de la partie supérieure du culot, et il a trouvé 0,0025 de carbone dans les pointes, 0,0029 de carbone dans le morceau de la partie supérieure, enfin 0,0027 de carbone dans le morceau de la partie inférieure. On voit, d’après ces résultats, que les différences entre ces diverses quantités de carbone sont dans les limites des erreurs qu’on peut commettre dans les analyses. Ainsi donc le culot obtenu est bien du fer semblable, sous le rapport de la composition chimique, à celui qui constitue les pointes avant leur fusion. Ces nombres s’éloignent peu de ceux que M. Gaj-Lussac a obtenus par une méthode différente de celle de M. Régnault, et en employant les meilleurs fers doux de Suède et de France.
- Toutes les expériences dont nous venons d’avoir l’honneur de vous entretenir ont été répétées avec des creusets de M. Tesson, et nous avons obtenu des résultats identiques à ceux rapportés ci-dessus.
- Votre comité a voulu voir jusqu’à quel point les creusets des deux concurrents résisteraient à l’action d’une température à la fois très-élevée et très-brusque.
- A cet effet, on a rempli un creuset Tesson avec un kilogramme de pointes de Paris; on l’a placé dans un fourneau chauffé au rouge, puis on l’a porté au rouge blanc; après une exposition de 35 minutes à cette température, le fond du creuset s’est attaché au fromage sur lequel il reposait ; il s’est produit des fentes de bas en haut, alors on a retiré du feu le creuset et le fromage qui adhéraient tellement ensemble que le creuset avait pénétré l’intérieur du fromage; on a obtenu un rudiment de culot de fer.
- Un creuset Pinon soumis à la même épreuve s’est comporté comme le creuset Tesson.
- Ces derniers résultats, comparés à ceux obtenus dans les expériences précédentes, montrent combien la manière de chauffer un creuset a d’influence sur sa résistance aux températures les plus élevées.
- Votre comité aurait pu se contenter des épreuves ci-dessus, mais il a encore fait des essais pour connaître l’action de certains produits chimiques sur les creusets présentés au concours.
- Une des épreuves les plus fortes auxquelles on puisse soumettre cette sorte
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- ARTS CHIMIQUES. — CREUSETS.
- de vases est d’y fondre du sulfure de fer. Tous les creusets fabriqués jusqu’à ce jour laissent passer facilement la pyrite de fer en éprouvant la fusion, tandis que ceux de M. Pinon, après deux heures d’un feu violent, ne sont que difficilement traversés par ce sulfure.
- On sait que la baryte préparée dans les creusets généralement employés dans les laboratoires est toujours très-colorée, et que ces vases sont fortement attaqués. Ceux de M. Pinon donnent de la baryte rjon colorée très-belle, et sont à peine attaqués. En outre, tous les émaux qui ont été faits dans ces creusets ont conservé leurs couleurs propres sans aucune altération.
- Ces trois dernières expériences, répétées avec les creusets de M. Tesson, ont donné des résultats un peu moins satisfaisants que ceux obtenus avec les creusets de M. Pinon.
- Nous avons la certitude que MM. Tesson et Pinon livrent au commerce, depuis plusieurs années, une quantité considérable de creusets; nous avons visité la fabrique de M. Tesson, établie, à Paris, sur une grande échelle, et votre rapporteur est allé à Sens voir celle de M. Pinon, qui en fabrique de grandes quantités.
- Pour rendre hommage à la vérité, votre comité déclare que les creusets anciennement fabriqués parM. Deyeux fils étaient plus réfractaires que ceux de MM. Tesson et Pinon, puisque votre rapporteur a fondu les creusets des deux concurrents dans un creuset de M. Deyeux. Mais ces derniers creusets se cassent facilement au feu, et absorbent rapidement l’humidité; leur fabrication, qui n’a jamais été régulière, a cessé depuis quelques .années parce qu’ils revenaient à un prix trop élevé.
- En résumé, les creusets de MM. Tesson et Pinon se sont comportés de la même manière dans les diverses épreuves de la fusion du fer, mais ceux de M. Pinon ont montré une légère supériorité dans quelques essais.
- Votre comité, convaincu que les deux concurrents ont fait tout ce qu’il était possible de faire, dans l’état actuel de la science, pour améliorer la fabrication des creusets réfractaires, a l’honneur de vous proposer de partager le prix de 3,000 francs par moitié entre chacun d’eux, et d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Qu’il nous soit permis, en terminant, d’adresser des remercîments à notre honorable collègue, M. Calla, qui a mis, avec une extrême obligeance, ses ouvriers et ses ateliers de fonderie à la disposition de votre comité.
- Signé Guérin, rapporteur.
- Approuvé en séance générale , le 19 avril 1843.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — salubrité. >135
- Rapport sur le concours relatif aux moyens de prévenir ou de faire cesser les effets de lliumidité sur les constructions; par M. Goût lier.
- Messieurs, dès 1834, sur la proposition spéciale de M. Jomard, et d’après le programme qui vous a été soumis par vos comités des arts chimiques et économiques réunis, vous avez ouvert un concours, d’abord pour 1837 et ensuite pour 1839, relativement aux moyens de prévenir ou de faire cesser les effets de l’humidité sur les constructions.
- Après avoir rappelé la gravité, pour nos habitations en général, des inconvénients de l’humidité, et l’insufhsance de la plupart des préservatifs indiqués jusqu’ici, le programme provoque d’abord la rédaction d’une Instruction théorique et pratique 1° sur les diverses causes de l’humidité et de ses in-convénienis, 2° sur les moyens ou de les prévenir ou de les faire cesser, et propose
- 1° Un premier prix de 2,000 fr. et un deuxième prix de 1,000 fr.;
- 2° Des médailles d’accessit ;
- 3° Enfin des mentions honorables.
- Il annonce, en outre, que la Société accueillera la communication de toute matière première ou fabriquée, ou de tout procédé relatif au même sujet, et institue, à cet égard,
- 1° Un premier prix de 1,000 fr. et un deuxième prix de 500 fr. ;
- 2° Et des médailles d’accessit.
- Ainsi qu’il en a été rendu compte, dans la séance générale du 24 mars 1841, par le rapport sur les concours, treize concurrents s’étaient fait inscrire; douze avaient présenté diff érentes pièces ; et celui inscrit sous le n° 11 avait fourni, dans un mémoire très-étendu, un grand nombre de documents sur les matériaux employés dans les constructions, et proposé, notamment, de former, à la partie inférieure des habitations, une assise en briques pénétrées de bitume, qui empêchent la transmission de l’humidité aux parties les plus élevées; mais la commission n’ayant pu suivre les essais sur ce procédé d’une manière assez étendue pour que la Société pût prendre une décision relative à la récompense qu’aurait pu mériter ce concurrent, et les moyens proposés par plusieurs autres concurrents paraissant d’ailleurs de nature à fournir des résultats avantageux, le concours fut prorogé à l’année 1842, en réservant les droits des auteurs inscrits.
- Depuis, le nombre des concurrents s’est élevé de treize à vingt et un ; mais celui inscrit sous le n° 1 n’a produit aucune pièce, ce qui réduit à vingt le nombre de ceux qui se sont effectivement présentés au concours; un vingt-
- Quarante-deuxième année. Avril 1843. 19
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- ARTS ECONOMIQUES.
- deuxième a seulement adressé quelques renseignements sur l’ancienneté de l’emploi du bitume dans les constructions.
- Le nombre des concurrents témoigne de l’intérêt qu’a excité votre programme, et les travaux de plusieurs d’entre eux répondent à l’importance du sujet; mais cette importance même n’a pas permis à vos comités de porter sur la totalité de ces travaux un jugement tout à fait définitif. Des expériences ont dû être entreprises au moyen du crédit spécial que vous avez accordé à ce sujet dans votre séance de 1841 ; des essais, des applications même assez en grand faits par plusieurs des concurrents ne peuvent, par leur nature même, être jugés en toute connaissance de cause qu’au bout d’un temps assez long. Toutefois, vos comités ont pensé qu’il était de leur devoir de faire connaître, dès à présent, le zèle avec lequel un si grand nombre de concurrents ont répondu à votre appel, et les recherches utiles que contiennent une grande partie des pièces présentées, ainsi que de vous proposer les récompenses qui peuvent être données immédiatement; ils m’ont chargé d’avoir l’honneur de vous soumettre, à cet effet, l’exposé suivant :
- Nous avons dû chercher à classer les concurrents d’après le double objet et la double série de récompenses indiqués au programme; mais cette classifica-tion n’était pas sans quelque difficulté, ce double objet se trouvant plus où moins abordé par la plupart des concurrents.
- Nous distinguerons donc les concurrents suivant qu’ils se sont occupés ou uniquement de Y Instruction théorique et pratique, ou en même temps de cette Instruction et de divers procédés et produits, ou enfin seulement des procédés et produits.
- 1re série. Instruction théorique et pratique.
- N° 2. Épigraphe : Pour dire la vérité, il nejaut que consulter ses souvenirs, etc.
- L’auteur donne son opinion 10 sur les causes de l’humidité à Paris, en raison de la situation de cette ville, de sa configuration, etc. ; 2° sur les améliorations matérielles à y apporter; 3° sur la formation du salpêtre; 4° sur les moyens d’éviter ou de pallier l’humidité, notamment à l’aide de la ventilation; 5° enfin sur les dispositions à adopter pour les maisons de ville et de campagne, les bâtiments d’exploitation, etc.
- Ce mémoire renferme sans doute quelques idées utiles, par exemple, quant à la préférence que l’auteur donne aux constructions en mortier sur celles en plâtre, notamment à rez-de-chaussée, comme s’opposant davantage à la formation du salpêtre, à la transmission de l’humidité du sol, et, enfin, quant
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- SALUBRITÉ.
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- aux avantages d’une bonne ventilation, etc. Mais il ne contient, au surplus, que des idées vagues et en grande partie étrangères au but du concours, ou difficilement exécutables ; telle est, par exemple, la proposition qu’il fait d’établir, dans chaque maison, un seul tuyau qui servirait en même temps à la ventilation et à l’émission de la fumée. A notre avis, le moindre inconvénient d’une telle disposition serait de mettre en communication, au moins orale, les diverses parties d’une maison, ce qui serait intolérable.
- Nous ne pensons donc pas qu’il y ait aucunement à s’arrêter à ce mémoire.
- N" 13. Épigraphe : Sans la santé que nous procure une habitation salubre, etc.
- Ce mémoire est divisé en 4 chapitres : le premier traite plus spécialement de la salubrité des habitations en général ; le deuxième, des causes de Vhumidité, que l’auteur distingue en humidité de compression, de pénétration, A'aspiration et de remblai y le troisième, des jauæ préservatifs employés jusqu'ici; et, le quatrième, des préservatifs que V auteur indique comme certains.
- Au milieu de quelques idées utiles, de quelques remarques justes, on regrette de trouver dans ce mémoire un grand nombre de considérations ou de récriminations vagues, et qui ont peu de rapport avec le but du concours; enfin l’indication presque exclusive, comme préservatifs de l’humidité, de terrasses établies en solives de fer laminé et recouvertes en terre, et même de planchers aussi enfer laminé pour remplacer les voûtes de cave.
- Nous pensons que ce mémoire ne répond aucunement aux conditions proposées par le programme.
- N° 18. Épigraphe : T aurai du moins le mérite de V avoir entrepris.
- Ce mémoire est un des plus importants qui aient été présentés. Après avoir exposé les différentes causes de l’humidité et ses divers inconvénients, ainsi que l’imperfection des moyens employés ordinairement pour les combattre, l’auteur s’occupe d’abord de ceux employés lors de l’exécution même des constructions, et il signale principalement
- 1° La nécessité de bien chausser le pied des murs de face, soit en les élevant sur une feuille de plomb ou sur un lit de briques bituminées ou même émaillées, soit en établissant au devant des faces de soubassement un revêtement en dalles isolées ou même une banquette creuse, avec courant d’air;
- 2° L’avantage de caves bien disposées, et les précautions à prendre, dans tous les cas, pour l’assainissement des rez-de-chaussée en en isolant convenablement les planchers ou les dallages ;
- 3° La possibilité de rendre, par des moyens analogues, les étages souterrains mêmes salubres et habitables ;
- 4° Les précautions particulières applicables aux bâtiments adossés à un terre-
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- 138 arts économiques.
- plein, aux habitations rurales et industrielles, aux terrasses, aux tuyaux de descente, etc.
- Passant ensuite aux moyens de faire cesser l’humidité, ou de s’en préserver dans les constructions existantes, il insiste sur le danger qu’il y a toujours à renfermer l’humidité dans l intérieur des murs, et il signale comme le meilleur préservatif à employer des revêtements isolés et avec courant d’air.
- Répondant à une des demandes du programme, il déclare qu’il ne croit pas qu’il y ait aucun moyen d’éviter les inconvénients de l’humidité dans une construction trop récente. •
- Enfin, envisageant quels en sont les inconvénients sur les œuvres de l'art, telles que peintures murales et sculptures, tout en reconnaissant les avantages de la préparation qu’on doit à MM. d’Arcet et Thénard, il propose de n’exécuter les peintures que sur un revêtement isolé et en avant des murs mêmes; il signale, pour les sculptures, les avantages de la peinture à la cire.
- Ce mémoire est accompagné 1° de séries de prix; 2° de plusieurs figures aussi simples que correctes ; 3° enfin de l’indication d’un grand nombre d’expériences sur le degré d’absorption de différentes natures de pierre.
- On voit que, de tout ce travail, résulte l’indication moins de procédés nouveaux que des dispositions les plus sages employées dans les constructions antiques et nouvelles les mieux entendues. Nous sommes loin d’en faire un reproche à son auteur; s’il importe de rechercher des procédés nouveaux pour tous les besoins auxquels il n’a pas été satisfait, il n’est pas moins utile de colliger ainsi les dispositions déjà employées avec succès, et, par conséquent,, sanctionnées par l’expérience; et ce mérite nous paraît être principalement celui du travail dont nous nous occupons. Il est présenté, du reste, non-seulement avec talent, mais aussi avec modestie; et l’auteur annonce, en terminant, qu’il est loin de prétendre avoir résolu toutes les questions qui se rattachent à un sujet aussi important ; et que, si son travail méritait Vattention de la Société, il le reverrait et le compléterait en tenant compte des observations* quon voudrait bien lui faire.
- Nous présenterons, en conséquence, sur quelques points de cet intéressant travail, les observations qui suivent :
- C’est, si nous ne nous trompons, en Amérique qu’on a d’abord proposé et emplové des feuilles de plomb sous les assises inférieures des murs, pour s’opposer à la transmission de l’humidité; mais, si nous ne nous trompons aussi, on a reconnu la possibilité du déchirement du plomb par la charge qui repose dessus ou de son oxydation, ce qui, le cas échéant, rendait cette précaution illusoire. Nous pensons donc qu’il faut préférer l’emploi, pour les lits et les joints des assises, de bon mortier ou ciment hydraulique, et plus encore
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- du bitume, dont les membres de vos comités ont été à même de reconnaître les excellents effets, ainsi que nous le dirons ci-après.
- Les revêtements en dalles isolées, et avec courants d’air au devant des soubassements des murs, peuvent, sans aucun doute, avoir d’excellents résultats,* mais la saillie assez considérable qu’ils occasionnent les rendra nécessairement inexécutables dans plusieurs circonstances, par exemple, au devant des soubassements établis à l’alignement voulu pour la voie publique; et, dans tous les cas, il importe que ces dalles aient une épaisseur suffisante pour résister aux chocs auxquels elles seraient nécessairement exposées.
- Aux précautions indiquées pour la construction des terrasses, il importe d’ajouter que, si elles sont établies sur planchers en bois, il est indispensable de ménager des courants d’air qui empêchent ces bois de s’échauffer et de se pourrir, et qu’il est de beaucoup préférable de ne les établir que sur des planchers en fer, et mieux encore sur des voûtes en maçonnerie.
- Au devant des murs déjà pénétrés d’humidité, l’auteur conseille avec raison des cloisons d’isolement avec courants d’air extérieur; mais il est indispensable aussi que la cloison elle-même, surtout dans ses parties inférieures, soit établie en matériaux qui ne soient pas susceptibles d’être attaqués par l’humidité.
- Peut-être enfin quelques-uns des prix indiqués dans la série qui accompagne ce mémoire sont-ils susceptibles d’être revus et modifiés, soit en plus, soit en moins.
- Du reste, ce peu d’observations ne détruisent en rien le mérite incontestable, à notre avis, du travail dont nous nous occupons ; et nous ne doutons pas que, lors du jugement définitif du concours, vous ne le jugiez digne d’un des prix que vous avez institués. En attendant, nous avons l’honneur de vous proposer de lui allouer, dès à présent, une médaille d’argent.
- 2e série. Instructions et procédés ou produits.
- N° 3. En allemand, sans épigraphe..
- Nous avons regretté que la rédaction de ce mémoire dans une langue étrangère ne nous ait pas permis d’en juger par nous-mêmes ; et nous exprimerons, à ce sujet, le vœu que, par une clause générale applicable à tous vos programmes, vous exigiez que tout mémoire présenté dans vos concours soit écrit en français.
- Du reste, d’après une traduction sommaire qui a été faite de ce mémoire, il contient, d’une part, des considérations générales assez vagues et qui ne nous ont paru offrir rien d’important; et, d’autre part, la mention d’un brevet pris en Allemagne pour un ciment ou mastic, dont la composition n’est pas
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- indiquée, dont il n’a pas été produit d’échantillon, et qui ne semble, d’ailleurs, avoir rien de particulier.
- Ce concurrent n’a donc aucunement satisfait aux conditions du programme : rien n’empêche, du reste, qu’il ne vous soumette ultérieurement son ciment, et que, s’il était reconnu mériter quelque récompense, elle lui soit accordée dans la forme ordinaire.
- N° 4. Épigraphe : Les couronnes destinées aux fronts des Fourçroy, des Gay-Lussac 'valent bien celles des Michel-Ange.
- Ce mémoire ne présente guère que des considérations générales, du reste assez: bien rédigées, sur la manière d’établir les fondations, ainsi que sur les descentes d’eau, les toitures, les terrasses, etc.
- L’auteur conseille principalement de recouvrir tout le sol des caves, ainsi que les surfaces extérieures des fondations par un enduit général, soit en as-r phalte, soit en ciment ou mortier hydraulique, de façon à isoler entièrement la construction du sol sur lequel elle repose. On ne peut mettre en doute Futilité de cette précaution, qui rentre d’ailleurs dans ce qui esFindiqué par plusieurs autres concurrents.
- Comme moyen de neutraliser le salpêtre dans les constructions anciennes, l’auteur annonce avoir employé avec succès , pendant un assez grand nombre d’années, un mélange d'un tiers d'acide suljurique et de deux tiers d'eau de fontaine filtrée, dont il lave les murs après avoir détruit l’ancien crépissage salpêtré, et avant d’établir le nouveau, préférablement en mortier hydraulique. Nous pensons qu’il ne doit résulter de là que l’effet momentané que procurerait un simple lavage à l’eau pure.
- Nous ne saurions partager l’opinion émise par l’auteur 1° contre les toitures en tuiles en général, qu’il prétend être reconnues les plus désavantageuses de toutes, tandis qu’on ne saurait leur refuser le mérite de la plus grande solidité et de la plus longue durée; 2° et en faveur des terrasses, et particuliérement des terrasses en bitume, genre de construction qui peut sans doute avoir son avantage et son agrément, mais sujet aussi à beaucoup d’inconvénients, et nécessitant des précautions dont le détail ne peut trouver sa place ici.
- En résumé, nous sommes portés à croire que ce mémoire est l’ouvrage d’un homme expérimenté ; mais nous ne pensons pas qu’il atteigne le but indiqué par votre programme.
- N° 10. Trois mémoires sans épigraphe.
- Ces trois mémoires, indépendamment de plusieurs remarques et idées utiles, contiennent principalement l’indication de dalles hydrojuges, en pierre factice, d’une faible épaisseur, portant sur l’une de leurs faces des tenons d’attache et d’isolement, et au moyen desquelles on forme des cloisons en avant des murs
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- imprègnes d’humidité, eii mettant l’espace d’isolement en communication avec l’extérieur par des trous percés au travers des murs et formant courants d’air, hauteur annonce qu’il parvint ainsi à rendre immédiatement habitables, non-seulement des rez-de-chaussée, mais encore des étages souterrains, des constructions toutes récentes, etc. 11 est en effet à la connaissance de plusieurs membres de votre comité que, depuis la remise de ses mémoires, ce concurrent a formé à cet effet un établissement et a fait plusieurs applications remarquables de ses procédés.
- Nous n’hésitOnS donc pas à le regarder, dès à présent, comme ayant un droit notable aux récompenses indiquées dans votre programme pour des procédés sûrs et faciles ; et, en attendant qu’une plus longue expérience des applications qu’il a déjà faites nous ait mis à portée d’en reconnaître toute la valeur, nous avons l’honneur de vous proposer de lui accorder une médaille d’argent. Nous pensons également qu’il sera utile d’insérer dans votre Bulletin des extraits des mémoires qu’il vous a remis. L’auteur est M. Duval.
- N° 41. Ce concurrent avait d’abord présenté un mémoire très-détaillé; il l’a remplacé depuis par un travail encore plus étendu intitulé, Traité théorique et pratique sur l’art d’empêcher les constructions nouvelles de devenir humides, et de combattre, neutraliser et même enlever celle qui a lieu dans les constructions existantes. Ce travail est divisé en deux parties; la première est entièrement composée de notions scientifiques sur l’eau, l’air et les différentes especes de sol et de matériaux, que l’auteur a considérés comme préliminaires indispensables de la deuxième partie, dans laquelle il expose successivement 4° les causes et les effets de l’humidité ; 2° l’insuffisance des moyens employés jusqu’ici pour la combattre ; 3° ceux qu’il regarde comme infaillibles, dans les différents cas que peuvent présenter les constructions neuves et anciennes y 4° enfin des aperçus de la dépense que ces moyens peuvent occasionner.
- Il nous a paru d’abord regrettable qu’en s’imposant la tâche de réunir un si grand nombre de notions scientifiques, dont une partie n’a qu’un rapport plus ou moins éloigné avec le sujet qu’il avait à traiter, Fauteur se soit nécessairement éloigné de la concision, qui était Une des conditions du programme, et qui est en effet une des données indispensables de toute instruction pratique. Ou ces connaissances ne sofit pas étrangères au lecteur, et dès lors il est superflu de les lui reproduire aussi en détail ; ou elles lui sont étrangères, et alors il lui est insuffisant de les trouver ainsi séparées du corps de doctrines dont elles font partie. D’ailleurs, d’après l’examen qui a été fait de cette partie du travail par plusieurs des membres de votre comité des arts chimiques, toutes ces notions ne sont pas également exactes ni puisées aux meilleures sources,
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- et un certain nombre d’erreurs se sont glissées dans les énonciations que l'auteur en a faites.
- En ce qui, dans ce Traité, lui appartient en propre, il remarque d’abord que les mortiers et les ciments hydrauliques sont, il est 'vrai, insolubles et solidifiables dans l’eau, mais non entièrement imperméables ni incapables d’absorption; et il en conclut qu’ils ne peuvent être complètement hydrofuges.
- Sans contester la perméabilité des meilleurs ciments, nous remarquerons que le mode de leur emploi doit avoir, à cet égard, une grande influence, et que, par exemple, tel ciment perméable en assez grande masse devient imperméable employé en enduit fortement comprimé et lissé , ainsi que le prouve l’usage fréquent qui en est fait pour des citernes, des réservoirs, des fosses d’aisances, etc.
- L’auteur fait connaître, en outre, qu’après de longues recherches pour s'opposer à la faculté d’absorption de ces matériaux, faculté qu’il regarde avec raison comme la cause la plus générale de l’humidité des constructions, il a été conduit à considérer comme un remède entièrement efficace de contenter cette faculté même à l’aide d’une matière elle-même hydrojuge et inattaquable par teau et l’humidité, et, par suite, à proposer l’emploi de briques pénétrées de bitume, et, dès lors, hydrojuges et inhygrométriques.
- Appliquant particulièrement ce moyen aux constructions neuves , il propose d’en former, suivant les divers résultats qu’on veut obtenir, ou des lits horizontaux, soit sous les premières assises des fondations, soit entre la partie supérieure des fondations et des premières assises à fleur de sol, ou des revêtements verticaux appliqués aux faces soit extérieures, soit intérieures des fondations et des murs de caves, ou enfin des revêtements horizontaux, des carrelages sur le sol même, soit des caves, soit des rez-de-chaussée, en réunissant, dans tous les cas, ces briques entre elles par du bitume.
- Bien qu’aucune application de ces procédés n’ait eu lieu à notre connaissance, nous sommes portés à en admettre en principe la convenance et Vefficacité ; mais, en même temps , nous sommes frappés de quelques difficultés pratiques qu’ils nous paraîtraient pouvoir éprouver dans l’exécution. Ainsi, quelque adhérence qu’on suppose aux lits de briques ainsi disposés dans le fond des tranchées en fondations, ne serait-il pas à craindre que la maneeur vre des libages volumineux à placer au-dessus ne vînt quelquefois désunir ces briques, et, par conséquent, donner passage à l’humidité qu’on veut intercepter ? Les revêtements proposés s’appliqueraient-ils et se maintiendraient-ils aussi bien que l’auteur l’a supposé contre les faces des fondations qui, la plupart du temps, sont loin d’être bien dressées, et ne pourraient l’être qu’avec une plus grande dépense, surtout quand elles sont exécutées en pierres ? De plusj
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- l’auteur propose de ne pas faire adhérer ces revêtements aux fondations mêmes, afin de les rendre indépendants des tassements qu’elles peuvent éprouver; mais, dès lors, les eaux de pluie ne s’introduiraient-elles pas dans l’intervalle et n’y occasionneront-elles pas et la destruction des revêtements et la pénétration des murs ? Enfin, en quelques cas, l’auteur indique rencastrement de ces revêtements dans les premières assises de retraite ; mais il y aurait là affaiblissement nuisible de ces assises, etc.
- En présentant ces observations, nous ne prétendons pas repousser les indications de l’auteur, nous voulons seulement faire comprendre que, pour être aussi généralement applicable qu’il l’a pensé, il ne suffit pas qu’un moyen soit bon en lui-même, mais qu’il faut encore qu'il soit d’une exécution et d’une surveillance faciles, d’un succès indépendant de la négligence et de l’inattention des exécutants, et surtout qu’il ne donne lieu à aucune objection sous le rapport de la solidité.
- Quant aux moyens à employer dans les constructions existantes, l’auteur indique, pour les cas les moins graves, indépendamment des enduits déjà connus, quelques autres sur la composition desquels nous devons suspendre tout avis jusqu’à ce que des expériences ou des applications en grand aient pu en faire juger les résultats; et, pour les cas les plus graves, l’emploi des briques ci-dessus indiquées, soit en revêtements appliqués contre les murs ou sur le sol, soit en cloisons d’isolement, avec courants d’air. Ainsi employées, elles ne nous paraissent susceptibles d’aucune objection, d’autant plus que nous avons été à même de reconnaître que les enduits en plâtre adhèrent parfaitement sur ces briques.
- En résumé, tout en craignant qu’une partie des moyens proposés par ce concurrent ne soient pas d’une application aussi facile, aussi générale qu’il l’indique, nous pensons qu’indépendamment du zèle que prouvent ses recherches, il y a certainement un parti plus ou moins avantageux à en tirer, et qu’il a, dés à présent, des droits incontestables aux diverses récompenses que vous avez proposées. Mais , d’un côté, son travail demande des modifications et surtout des simplifications, et, de l’autre, un examen plus approfondi, des expériences longues et multipliées sont indispensables pour prononcer en parfaite connaissance de cause sur plusieurs de ses procédés. Il a, du reste, déjà reçu, à la suite du concours de 1839, une médaille d’argent. En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer de lui témoigner votre satis-r faction pour ses nouveaux travaux, en vous réservant de fixer ultérieurement, sur de nouvelles propositions de notre part , les récompenses qu’il y aurait lieu de lui accorder.
- N° 16. Sans épitaphe.
- L’auteur, dans une note très-succincte, après quelques indications générales Quarante-deuxième année. Avril 1843. 20
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- assez vagues, fait connaître une composition destinée à former un enduit sur une cloison d'isolement avec courant d’air, etc. Nous ne pensons pas que ce travail ait rien d’assez précis pour qu’il y ait lieu de s’y arrêter.
- N° 19. Épigraphe : Une des plus belles puissances de Vhomme de bien, c est d'être utile au bonheur de ses semblables.
- Bien que l’auteur de ce travail paraisse s’occuper principalement de la peinture en bâtiments et qu’il y traite surtout des hydrofuges les plus convenables considérés sous ce dernier rapport, il a cependant traité la question générale avec assez d’étendue pour que nous devions le rangerdans cette deuxième série.
- Les moyens généraux qu’il indique sont l’emploi, soit seulement sous les murs, soit sur toute la surface du sol d’un bâtiment, ou de toiles trempées dans un bain chaud de cire jaune, avec addition de térébenthine communey ou de plaquettes de pierre, marbre, etc., non poreuses et entre lesquelles serait coulée la même composition; ou enfin de feuilles de plomb. On voit que, à part cette composition, il n’y a rien là de particulier que l’indication de toiles hydrofuges ; mais nous pensons qu’elles ne sauraient être de longue durée, pouvant être promptement détruites par une foule de causes.
- Quant aux divers procédés de peinture hydrojuge indiqués par l’auteur, ils rentrent en partie dans les moyens pratiques employés par les entrepreneurs instruits et intelligents; mais , en même temps , ils annoncent une longue et consciencieuse étude et une habile pratique des hydrofuges gras. Sous ce rapport, il nous paraîtrait d’abord désirable de donner connaissance, par la voie de votre Bulletin, d’un certain nombre de passages de ce mémoire. Nous croyons, en outre, qu’après que l’auteur vous aurait mis en mesure de reconnaître le bon effet de ses prescriptions par l’indication de plusieurs des applications qu’il a pu en faire, et après les expériences auxquelles on pourrait, en outre, se livrer à ce sujet, il y aurait lieu de lui accorder une récompense dont l’importance serait déterminée sur les propositions ultérieures que nous aurions l’honneur de vous faire.
- N° 20. Épigraphe : L’industrie dune nation peut suppléer à la petitesse de son territoire.
- L’auteur de cette courte instruction annonce qu’ayant exécuté des constructions importantes dans des plaines marécageuses du département des Bouches-du-Rhône , il a eu de fréquentes occasions d’étudier et d’appliquer les divers moyens de prévenir ou de faire cesser l’humidité dans les constructions, selon qu'elle résulte ou du phénomène capillaire, ou de la pression latérale des fd-trations du terrain extérieur, dont le niveau est supérieur à celui de l’intérieur, ou enfin de l’eau du zénith. Il indique successivement, comme moyens préservatifs qui lui ont parfaitement réussi :
- 1° Une couche de 10 à 12 centimètres de poudre de chaux vive régnant sur
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- toute la surface intérieure de Façon à préserver, pendant un certain temps, le sol de toute humidité de filtration, mais non pas les murs de l’humidité par suite des effets capillaires;
- 2° Une couche de ciment bitumineux de 12 millimètres d’épaisseur sur toute la surface du sol des bâtiments, y compris les murs de refend et de face jusqu’à l’arête extérieure des fondations;
- 3° Pour les constructions en pente, ou dont le sol est inférieur à celui des terrains environnants , indépendamment de la couche générale ci-dessus indiquée, des revêtements intérieurs sur les murs, aussi en enduit bitumineux;
- 4° Enfin, pour faire cesser l’humidité dans les constructions existantes, l’introduction en sous-œUvre de plaques d’asphalte sous les murs, etc.
- Il indique, en outre, la supériorité, sous le rapport qui nous occupe, des chaux maigres aux chaux ordinaires pour l’exécution des fondations, et, comme moyen de faire évaporer l’humidité dans les constructions récentes, le chauffage à l’aide de brasiers , en répandant, contre les murs, de la sciure de bois sèche.
- Ces divers moyens sont sans doute tous plus ou moins convenables, mais ils n’ont, en général, rien de nouveau et de particulier. Toutefois, indépendamment de ce que la rédaction de ce mémoire indique un homme instruit, bon observateur, l’indication d’une couche de chaux vive est utile, d’abord en ce qu’elle exige un sol qui, seul, s’opposerait à la transmission de l’humidité; elle peut, d’ailleurs, être efficace par elle-même dans certaines circonstances, surtout en faisant en sorte de pouvoir la renouveler facilement.
- Nous pensons qu’il y a lieu 1° d’accorder à l’auteur une mention honorable; 2° d’insérer son mémoire par extrait dans le Bulletin.
- N° 21. Notice sans épigraphe.
- Indépendamment de quelques notions générales trop vagues pour être rappelées ici, l’auteur indique une composition pour laquelle il annonce avoir pris un brevet d’invention, et consistant en un mélange de 1 00 parties de bitume > de la Trinité distillé, et 2 à 5 parties de stéarine , d’huile de baleine ou de tout autre corps combustible non métallique à bon marché, qu’il propose d’employer en enduit, jointoiement, etc.
- Cette indication ne nous semble pas pouvoir être d’une application assez avantageuse ni assez générale pour être distinguée.
- 3e série. Produits et procédés.
- N° 5. Épigraphe : Guttula magnapotest, quam pondéra magna coercent.
- L’auteur s’est proposé de rendre imperméables les enduits des terrasses, citernes, etc., de construction récente ou détériorées par le temps, en saturant ces enduits, soit d’un lait de chaux hydraulique, soit par des liniments
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- gras. Il avait d’abord pensé à employer) à cet effet, la presse hydraulique; mais, en raison de ce que cet appareil a de coûteux et d’embarrassant, il s’est borné à en imiter les effets par l’action d’une simple colonne d’eau, au moyen d’appareils dont il donne les dessins, de façon à les appliquer tant aux surfaces horizontales qu’à celles inclinées ou même verticales.
- Une pareille saturation ne pourrait avoir qu’un effet avantageux, et les appareils, considérés en eux-mêmes, sont simples et ingénieusement disposés; mais la manœuvre en serait-elle facile dans les constructions? l’emploi n’en serait-il pas très-long et par cela seul très-dispendieux ? Ce sont des questions que la pratique seule pourrait résoudre, et il ne paraît pas qu’aucun de ces appareils ait été employé, ni même établi.
- Nous pensons que tout ce qu’on peut faire dans cet état de choses, c’est de remercier l’auteur de sa communication, de le féliciter de ce qu’elle a d’ingénieux, et d’en donner une indication dans votre Bulletin. Si, plus tard, ces appareils recevaient une application utile, l’auteur aurait certainement droit à vos récompenses.
- N° 6. Epigraphe : La civilisation et Vencouragement à l’industrie sont aux peuples ce que le soleil est à la terre.
- Ce mémoire contient bien quelques indications relatives à l’instruction qui fait l’objet de la première partie du programme ; mais, en raison de ce que ces indications ont de vague et de peu nouveau, nous avons cru ne devoir le classer que dans cette troisième série.
- Exerçant la profession de peintre en batiments, l’auteur a exécuté, dans des localités plus ou moins humides, des peintures dont les bons effets sont attestés par un grand nombre de certificats de plusieurs architectes et propriétaires connus, et ont été également constatés par une partie des membres de vos comités.
- Les procédés employés pour ces peintures n’ont, du reste, rien de très-particulier, et leur succès nous parait tenir plus expressément aux soins et à l’intelligence avec lesquels ils ont été dirigés et exécutés ; nous pensons qu’il y a lieu d’en féliciter le concurrent, et de lui accorder, à ce sujet, une médaille de bronze.
- N° 7. L’auteur transmet le prospectus imprimé d’un ciment naturel fusible inventé par lui dès 1824, suivi de l’attestation de diverses expériences et applications qui en ont été faites par plusieurs architectes et autres personnes tant à Hambourg, où il parait que s’en fait la fabrication, que dans plusieurs autres villes d’Allemagne, de Prusse, de Suède et même d’Angleterre. Nous ne pouvons que regretter qu’il n’ait pas été transmis des échantillons de ce ciment, dont l’expérimentation aurait pu seule nous mettre à même de prononcer en
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- toute connaissance de cause sur son mérite particulier. Rien n’empêchera, du reste, si ces échantillons vous sont transmis ultérieurement, qu’ils soient examinés et récompensés s’il y a lieu.
- N° 8. Sans épigraphe.
- L’auteur indique qu’ayant à habiter un logement très-humide et connaissant, par quelques notions de chimie, la force d’attraction de l’acide sulfurique pour l’eau, après avoir fait décrépir les murs, il avait formé un mélange de 80 centilitres de cet acide et de 6 ou 8 parties d’eau, et en a lavé ces murs qui ont ensuite été recrépis et n’ont plus donné de trace d’humidité; ce qui est certifié par le maire et l’adjoint de sa commune.
- Mais le certificat ne date que de deux mois après l’opération , et nous ne pouvons que répéter, sur le peu de durée probable des effets de ce lavage, ce que nous en avons déjà dit en parlant du n° 4.
- N° 9. Epigraphe : ln civitatem quis doceat status curât.
- L’auteur propose, dans une note succincte, d’établir un lit de bitume mélangé de sable sous le pied des murs, un peu au-dessus du sol, ou d’enduire également en bitume, recouvert de plâtre, l’intérieur des murs déjà construits.
- On voit que ces indications rentrent dans celles plus développées, faites par plusieurs autres concurrents. Nous ne croyons avoir à vous faire aucune proposition spéciale à ce sujet. a
- N° 12. Note sans épigraphe.
- Après l’indication d’un mortier que l’auteur reconnaît lui-même rentrer plus ou moins dans ceux connus, il mentionne l’emploi qui paraîtrait être fait avec succès en Russie de revêtements en liège, et qui lui semblerait pouvoir être également appliqué en France et donner occasion de multiplier chez nous la culture de cet arbre.
- Cette indication est bonne sans doute, et nous vous proposons d’en remercier l’auteur et de la propager par la voie du Bulletin; mais le liège devient de plus en plus rare, même pour les besoins ordinaires en France et dans les pays voisins ; et il vous sera proposé prochainement d’ouvrir un concours sur les moyens d’y suppléer. Ce nouvel emploi pourra être indiqué dans le programme à rédiger à ce sujet. Nous vous proposerons également d’inviter votre comité d’agriculture à examiner s’il aurait quelques propositions à vous faire à cet égard.
- N° 14. L’auteur, en reconnaissant qu’on a déjà proposé l’emploi d’une couche mince d’asphalte sôus le pied des murs, fait remarquer qu’il y a à craindre que cette couche soit rompue par le tassement, et il indique, pour obvier à cet inconvénient, le mode de construction suivant qu’il a adopté pour plusieurs bâtiments.
- Sur les murs en fondation arasés un peu au-dessous du sol ; il établit un
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- encaissement qu’il remplit préférablement en meulière ou en bonne brique (à l’exclusion de tous matériaux calcaires), en garnissant tous les intervalles en bitume. Si la construction ne doit pas rester apparente, il la revêt, à l’extérieur, par des dalles également coulées en bitume, et à l’intérieur, par des enduits en plâtre ou en mortier, en ayant soin de ne pas les descendre tout à l'ait jusque sur le sol intérieur, l’espace pouvant facilement être recouvert par une plinthe en bois. Il annonce 1°que, d’après expérience, un feu assez violent n’attaque le bitume qu’extérieurement et fait, en définitive, moins de tort à la construction que si elle était établie en matériaux calcaires; 2° que l’excédant de dépense sur l’ensemble d’un bâtiment n’est que d’environ 1/40 à 1/50.
- Plusieurs membres de vos comités ont, depuis longtemps, reconnu les bons résultats obtenus dans plusieurs des constructions ainsi exécutées par ce concurrent. Nous avons, en conséquence, l’honneur de vous proposer, 1° de lui accorder une médaille d’argent ; 2° de faire connaître, par la voie de votre Bulletin, les indications écrites et graphiques fort bien entendues qu’il vous a communiquées.
- N® 15. Un industriel, dont vous avez récompensé les beaux travaux dans une partie tout autre, propose de placer sur les murs en construction ou déjà construits des lames de verre entre deux légères couches de mortier ou de plâtre ; il annonce en avoir reconnu l’efficacité dans une maison à Poissy.
- Nous ne doutons pas de ce fait; mais cette indication n’est pas nouvelle, et elle est mentionnée dans les mémoires de plusieurs autres concurrents : d’ailleurs, elle ne nous paraît aucunement susceptible de pouvoir être rendue généralement et facilement applicable.
- N° 17. Ce concurrent donne l’indication de deu-x mixtions qui ne nous ont pas paru pouvoir être d’une application assez générale et assez avantageuse pour devoir être distinguées.
- En résumé :
- Nous avons l’honneur de vous proposer, d’abord, de clore définitivement le concours.
- Nous vous soumettons ensuite les diverses propositions spéciales qui suivent :
- 1re série. Instruction théorique et pratique.
- Accordera l’auteur du n° 18 (1)une médaille d’argent, en réservant tous ses droits pour une récompense ultérieure plus importante, après examen définitif.
- (l) M. Léon Faudoyer, ancien pensionnaire de l’Académie royale de France, à Rome, actuellement architecte du Conservatoire royal des arts et métiers.
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- 2 e série. Instructions et procédés ou produits.
- Accorder à l’auteur du n° 10 (1) une médaille d’argent, en signalant à l’attention publique l’établissement qu’il a formé pour la fabrication et l’application de ses cloisons hydrojuges, et en réservant également tous ses droits pour une récompense plus importante, après qu’une expérience plus prolongée aura permis de la juger en toute connaissance de cause. Publier en outre, dans votre Bulletin, des extraits du mémoire de ce concurrent.
- Témoigner de nouveau votre satisfaction du zèle et des efforts de l’auteur du n° 11 (2) , en réservant également ses droits pour une récompense supérieure à la médaille d’argent qu’il a déjà reçue, d’après l’examen qui serait fait ultérieurement, tant de son travail que de divers moyens et procédés qui y sont indiqués.
- Témoigner également votre satisfaction à l’auteur du n° 19 (3), pour l’étude approfondie et l’application habile qu’il paraît avoir faite des procédés de peinture hydrofuge en général et principalement des hydrojuges gras, en réservant ses droits pour la récompense dont il serait jugé digne d’après l’examen de ses procédés et des applications qu'il serait invité à vous en faire connaître; publier, en outre, dans votre Bulletin, des extraits de son mémoire.
- Accorder à l’auteur du n° 20 (4) une mention honorable et insérer son mémoire par extrait dans votre Bulletin.
- 3e série. Produits ou procédés.
- Remercier l’auteur du n° 5 (5), pour la communication qu’il vous a donnée des moyens qu’il indique, de rendre les enduits imperméables en les saturant d’un lait de chaux hydraulique ou de Uniment s gras, à l’aide de la pression de l’eau, et faire connaître ces moyens par la voie du Bulletin, sauf, s’ils recevaient une application avantageuse , à déterminer ultérieurement la récompense dont ils pourraient être l’objet.
- Accorder à l’auteur du nfc 6 (6) une médaille de bronze, pour le bon succès des peintures exécutées par lui, dont vos comités ont pris connaissance.
- Remercier l’auteur du n° 12 (7) de l’indication qu’il fait des revêtements en liège, la propager à l’aide du Bulletin, et engager votre comité d’agriculture à examiner s’il aurait quelque proposition à vous faire à ce sujet.
- Enfin accorder à l’auteur du n° 14 (8) une médaille d’argent, pour le bon succès de ses soubassements en matériaux non calcaires hourdés en bi-
- (l) M. Duval, rue du Pas-de-la-Mule, à Paris.— (2) M. Proeschel. — (3) M. Letillois. — (4) M. Ouvière, ingénieur civil, à Marseille.—(5) M. Burel, lieutenant-colonel du génie. — (6) M. Beu-vard. — (7) M. Cadilhon. — (8J M. Valadon, architecte, à Paris.
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- ARTS ÉCONOSI1QUES. — SANGSUES.
- tume, et en donner l’indication et les dessins dans votre Bulletin> Vos comités se réservent, en outre, de continuer activement les examens indiqués dans le cours du présent rapport, et de vous soumettre ultérieurement les propositions auxquelles ces examens pourront donner lieu.
- Signé Gourlier , rapporteur. Approuvé en séance générale} le 19 avril 1843.
- SANGSUES.
- Rapport sur le concours relaiif aux moyens i0 de rendre les sangsues propres a plusieurs succions successives ; 2° de les multiplier en grand ; par M. Huzard.
- Messieurs, douze personnes se sont présentées à ce concours, soit d’une manière ouverte, soit en envoyant leurs noms sous billets cachetés , et le résumé de leurs travaux dans des mémoires.
- Quatre de ces concurrents se sont retirés, ou au moins n’ont pas donné suite à leur demande de concourir, après avoir pris connaissance des conditions à remplir; ce sont ceux inscrits sous les nos 1, 2, 3 et 11.
- Le concurrent inscrit sous le n° 5 est un médecin qui a publié un mémoire sur la dyssenterie et la colite aiguë, mémoire dans lequel il propose de substituer les saignées générales plus ou moins répétées à l’emploi des sangsues ; il prétend qu’en indiquant ainsi un moyen de diminuer la consommation des sangsues, son mode de médication contribuera à faire baisser le prix de ces annélides, etqu’ainsi il aura contribué à remplir le but philanthropique de la Société d’encouragement.
- Le comité n’a point pensé, d’abord, que la Société pût être juge de la quesT tion médicale soulevée par l’auteur ; et ensuite qu’en supposant même que son mode de médication fût approuvé par tou$ les hommes compétents, la diminution dans la consommation des sangsues qu’il apporterait ne pouvait, en aucune manière, être rangée parmi les faits qui devaient motiver une des récompenses promises par la Société. Le comité a donc cru qu’il n’y avait pas lieu de s’occuper des travaux de ce concurrent.
- UnM. Pietro Zenobi, domicilié à Jeramo (Abruzzes ultérieures), est inscrit sous le n° 10. Sa communication est en italien; il est marchand de sangsues depuis plusieurs années, et possesseur d’un dépôt qui est alimenté par la province qu’il habite et par celles qui l'avoisinent. Il a eu, dit-il, le bonheur de trouver un moyen très-facile, que tout le monde, la personne même la tnoins intelligente pourra pratiquer aussitôt qu’elle l’aura vu mettre en usage,
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- SANGSUES.
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- de purger les sangsues et de les rendre aptes à la succion pour plusieurs fois consécutives ; il parle d’après une expérience d’au moins trois années, pendant lesquelles il a eu l’occasion d’appliquer les sangsues un grand nombre de fois. Son moyen est tel, selon lui, que sur cinquante sangsues qui auront servi et qui seraient purgées de la manière qu’il peut indiquer, une portion sera immédiatement apte à recommencer la succion , et l’autre le deviendra de jour en jour.
- M. Zenobi est prêt à partir pour Paris, pour communiquer son procédé, si l’on veut lui payer ses frais de voyage, comme on doit le faire pour un artiste. Dans ce cas, il donnerait encore un procédé éprouvé pour la bonne conservation à la maison des sangsues qui ont servi, comme de celles qui n’ont pas été employées.
- M. Zenobi, sachant qu’il existe plusieurs moyens différents du sien de purger les sangsues, désirerait connaître ceux dont on entretiendra la Société afin de voir en quoi ces moyens s’approchent du sien ou en diffèrent, bien qu’il pense qu’ils y sont inférieurs, puisque le sien donne une longue vie aux animaux.
- Telle est la substance de la lettre de M. Zenobi ; la Société voit, par cette analyse, que ce concurrent est, comme le précédent, tout à fait en dehors du concours; ce que la Société pourra faire, ce sera de lui envoyer le présent rapport dans lequel il trouvera les documents qu’il cherche.
- Le concurrent inscrit sous le n° 4 a envoyé son nom sous billet cacheté; il annonce que, depuis 1835, il a huit réservoirs à sangsues; que les première et seconde qualités du commerce ont dépéri dans ces réservoirs, tandis que la troisième qualité et celles dites filets ou les plus jeunes ont prospéré, au point même d’y être devenues aptes au bout de quatre ans à la reproduction. Un certificat du maire de l’endroit et placé dans le billet cacheté certifie ces faits.
- D'après cet exposé, les tentatives du concurrent rentrent dans la catégorie de celles demandées par la Société sous le n° 1er de son programme; mais elles ne sont point accompagnées des détails exigés par le programme. Gomme ce concours est pour l’année 1844, le concurrent a le temps de compléter les documents exigés, et de rendre encore ses essais plus probants. Le comité pense qu’il y a lieu de décacheter le billet et d’envoyer le pro^ gramme à l’auteur, en l’invitant à compléter ses expériences et à les renvoyer à la Société, en temps opportun et sous les formes voulues.
- M. Van Marie, à Zutphen (Hollande), est inscrit sous le n° 6 ; il annonce qu’il est possesseur de vingt étangs qu’il a fait construire pour l’élève des sangsues médicinales. Il dit qu’il n’est pas possible de tenir ces animaux dans l’eau courante; qu’il est très-difficile de les multiplier, soit qu’on emploie
- Quarante-deuxième année♦ Avril 1843. 21
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- ARTS ECONOMIQUES.
- les vieilles ou les jeunes. Il dit que, si, pendant là saison des cocons, ils sont atteints par l’eau, ils pourrissent, que, si la terre se sèche, ils meurent; il ajoute que dans l’hiver, par les temps déglacés, s’il n’y a pas d’eau entre la glace et les sangsues, celles-ci meurent en totalité. Il est donc absolument nécessaire, suivant lui, de construire les étangs de sorte que la source de l’eau soit, dans l’été, plus basse que l’eau dans les étangs (je copie littéralement), et pour cela, il faut une espèce particulière d’étangs pour tenir l’eau dans les viviers, et des pompes pour les remplir contre le soleil.
- Il faut, ajoute-t-il, nourrir les sangsues qui ont beaucoup d’ennemis, mais il n’indique ni la manière de les nourrir, ni les ennemis dont il faut les garantir; enfin qu’il ne peut divulguer ses procédés de multiplication pour une somme de 2,500 fr., et qu’il nous engage à nous méfier de ceux qui, pour avoir le prix, pourraient nous donner des paroles au lieu de faits.
- Il termine sa lettre en annonçant qu’il peut bien indiquer un moyen de faire servir plusieurs fois les sangsues; mais, dit-il, je suppose que l’armée française ait besoin, par an, de deux millions de sangsues qui, à raison de 20 fr. le cent, coûtent 400,000 fr. à l’État; en donnant à la France un moyen de faire servir les sangsues une seconde fois, et même plusieurs fois, la moindre dépense que je lui épargne est de 200,000 fr. par an; eh bien, si la France veut mon secret, je ne lui demande que 100,000 fr. de récompense. Il offre encore de se placer, si mieux aime le gouvernement, à la tête d’une entreprise qui fournirait à l’État un million de sangsues par année.
- Vous voyez, messieurs, par cette analyse, que M. Fan Marie est tout à fait en dehors du concours. Le comité propose donc de le remercier du peu de documents qu’il vous a communiqués.
- On sait qu’en plaçant les sangsues qui viennent de se gorger sur une assiette garnie de cendre de bois non lessivée, ces animaux se contractent et rendent immédiatement presque tout le sang qu’ils ont avalé; on sait aussi que le sel de cuisine en poudre jeté sur leur corps produit le même effet, que l'eau salée a le même résultat; et c’est parce que la Société est convaincue que l’emploi de ces substances rend la plupart des sangsues impropres à une nouvelle succion immédiate et en fait périr un trop grand nombre, qu’elle a proposé un concours, pour savoir s’il en existait de moins nuisibles aux animaux.
- L’auteur de la lettre inscrite sous le n° 9 propose l’emploi de la cendre de bois lessivée; il ne se serait certes pas mis sur les rangs s’il avait connu le programme de la Société; mais le plus grand nombre des personnes qui se présentent à vos concours n’ont point pris connaissance de ce programme; il n’est donc pas étonnant que beaucoup se trouvent dans le cas
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- d’en être écartés» Le Comité vous propose de remercier l’auteur de sa com^ munication.
- 11 n’en est pas tout à fait de même du concurrent inscrit sous le n° 7; il propose un moyen que peu de personnes connaissent et qui consiste à prendre , par leur disque, les sangsues aussitôt qu’elles sont tombées de la morsure qu’elles ont faite, et d’opérer sur elles entre deux doigts, du disque à la bouche, une pression successive assez forte pour les obliger à rendre de suite, par la bouche, le sang qu’elles viennent d'avaler; on les place immédiatement après, dans des bocaux remplis en partie d’eau fraîche.
- Mais ce moyen n’est pas très-facile à pratiquer, il demande de l’adresse; il est des Sangsues chez lesquelles le sphincter de l’estomac est si serré, si contracté , qu'on ne peut forcer le sang à rétrograder de l’estomac dans l’œsophage; et le moyen non-seulement est inutile alors , mais encore il occasionne presque toujours la mort des sangsues; de plus, un grand nombre d’animaux en souffrent tellement qu’ils ne se rétablissent pas assez bien pour redevenir propres à la succion, ou au moins pour pouvoir se livrer à cet acte immédiatement.
- Sous ce rapport, le moyen n’est pas celui que la Société désirait avoir; elle le connaissait d’ailleurs; votre rapporteur l’avait cité dans sa note sur la muh tiplication des sangsues. D’autres personnes en avaient parlé, avant votre rapporteur : l’année passée, M. Derheims, pharmacien à Saint-Omer, qui s’occupe, depuis longtemps, de l’histoire naturelle des sangsues, avait envoyé, à l’Académie royale de médecine, un mémoire dans lequel il disait que cette manière de faire dégorger les sangsues était la moins mauvaise, comparée à celles déjà connues. Par ces considérations, votre comité ne croit pas devoir vous proposer de récompense en faveur de l’auteur.
- Le mémoire inscrit sous le n° 12 est le seul qui ait été rédigé d’après les indications de votre programme; il est relatif au prix proposé pour le meilleur moyen de rendre les sangsues aptes à une seconde succion; l’auteur a fait des expériences directes, et c’est bien l’histoire de ces expériences qu’il relate : il est donc , sous ce rapport, dans les conditions du concours.
- Exerçant la médecine dans une campagne, où le peu de fortuite de ses clients ne lui permettait pas d’user largement des sangsues, il a cherché comment il pourrait les employer d’une manière économique. Il s’est d’abord servi des moyens qu’on connaît généralement pour les faire dégorger : la cendre lessivée, le vinaigre, l’eau-de-vie, la compression du corps de la sangsue d’arrière en avant, telle que nous l’avons déjà indiquée, etc.; mais il a trouvé que ces méthodes ne remplissaient pas son but, en ce qu’elles rendaient le plus grand nombre des sangsues tellement malades, qu’on ne pouvait s’en
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- servir que longtemps après la première saignée, quand toutefois elles ne les tuaient pas tout à fait.
- Or, quand on emploie les sangsues, il faut le faire le plus souvent coup sur coup, deux, trois fois de suite; il faut de nouvelles sangsues chaque fois, parce que les premières ne sont plus aptes à la succion; comment donc faire plusieurs applications de sangsues à des habitants des champs, assez à l’aise à peine pour payer les animaux nécessaires à la première application? 11 fallait renoncer à ce moyen ou trouver une méthode d’employer les animaux à plusieurs succions successives.
- L’auteur s’était aperçu que quelques-uns avaient eu des blessures très-graves , que certaines de ces blessures avaient même percé le corps de part en part, que cependant la guérison avait eu lieu; il avait appris, il avait vu que quelques sangsues étaient parfois sucées par d’autres, et qu’elles ne mouraient cependant pas toujours de cette sorte de blessure; enfin il savait que des sangsues auxquelles on coupait la partie postérieure du corps pouvaient continuer à tirer du sang sans paraître d’abord souffrir de cette terrible plaie.
- II fut amené ainsi à essayer si on ne pouvait pas faire une blessure à la sangsue pour la vider du sang qu’elle avait pris, et la rendre ainsi apte à une nouvelle succion.
- Le succès a couronné ses tentatives au delà de ses espérances; car il peut ainsi non-seulement faire servir à une seconde succion presque immédiate la sangsue qui vient de quitter le malade, mais encore il a constaté que la sangsue guérissait de plusieurs plaies faites ainsi successivement quand l’endroit a été bien choisi.
- L’anatomie seule pouvait indiquer cet endroit; une partie du mémoire est consacrée à décrire la position des organes de la sangsue, afin de bien faire voir la place qu’il faut choisir.
- Les expériences sont bien relatées jour par jour; elles sont bien décrites et ne laissent rien à désirer sous ce rapport.
- Restait à savoir si le concurrent avait rempli les autres conditions du concours de manière à avoir droit au prix.
- La Société, en le proposant pour un moyen économique, entendait que ce moyen fut facile, sans aucun doute; or le procédé n’est pas facile; il faudra toujours une certaine habileté pour, en poncturant les sangsues, ne pas les blesser grièvement, mortellement peut-être, et si la première personne venue, douée d’une dextérité ordinaire, ne peut employer ce moyen, il n’est pas celui que demandait la Société.
- De plus, le programme exige que ces expériences aient été faites sur quatre cents sangsues; or les tentatives n’ont roulé que sur soixante-quinze.
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- Enfin on exigeait que des certificats authentiques constatassent les rësulats obtenus; et il n’y en a pas à l’appui.
- Il n’y avait donc pas lieu de décerner le prix à l’auteur.
- Mais, en considérant la difficulté de tentatives semblables à celles relatées par le concurrent, en considérant que les résultats qu’il dit avoir obtenus sont importants, que., dans un grand hôpital, un infirmier habile pourra rendre un nombre considérable de sangsues propres à de nouvelles succions; que dans les campagnes, que parmi des populations pauvres, les médecins, les pharmaciens, les sages-femmes, tant soit peu exercés à manier le bistouri ou même des ciseaux fins, pourront pratiquer le moyen indiqué par l’auteur; que le mémoire est bien rédigé, très-clair, très-positif; que le programme permettait de fractionner le prix en médailles de différentes valeurs, le conseil a pensé qu’il y avait lieu de décerner une médaille à l’auteur.
- Mais l’absence des certificats demandés pouvait encore, malgré toutes les apparences de la réalité des résultats obtenus, jeter de l’incertitude dans les esprits, fet motivait sans aucun doute un refus. Dans cette position, le conseil a invité la commission à faire des expériences semblables à celles rapportées par l’auteur.
- Celle-ci s’est adressée à M. Soubeyran > directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux, qui non-seulement s’est empressé de mettre à notre disposition les sangsues dont nous avions besoin, mais qui a fait les expériences lui— même avec nous ; et, comme il en avait déjà fait sur le dégorgement des sangsues par la pression, il pouvait mieux que toute autre personne juger comparativement du mérite de la nouvelle méthode.
- Nous avons opéré d’abord de la manière indiquée par l’auteur du mémoire, en perçant les sangsues sur la partie latérale du dos vers le milieu du corps ; mais la réflexion nous fit bientôt penser qu’en les perçant vers l’extrémité d’un des cæcums, nous obtiendrions un dégorgement beaucoup plus facile; c’est ce qui est arrivé : une seule incision nous permettait même de ponc-turer simultanément la membrane qui sépare les deux cæcums au-dessous de l’intestin et du rectum, et, par conséquent, de vider complètement et d’une manière instantanée les deux poches les plus grandes de toutes celles de l’estomac.
- Nous n’avons pas borné là nos expériences : la manière dont sont placées les ouvertures des sacs de l’estomac, c’est-à-dire vers la partie antérieure, nous avait fait juger qu’il serait difficile de vider ces sacs par une pression exercée d’avant en arrière, et l’expérience nous a bientôt prouvé que nous ne nous étions pas trompés. Cela nous a conduits de suite à essayer s’il ne serait pas possible; sans de graves lésions pour l’animal, de poncturer à la partie an-
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- térieure du corps près le sphincter de l’estomac, entre ce sphincter et les organes génitaux. Nous l’avons essayé, et l’expérience nous a prouvé que le dégorgement était bien plus facile. En effet, en pressant l’animal d’arrière en avant on refoule le sang contenu dans les sacs ou poches de l’estomac vers l’ouverture de ces poches, et on les vide bien plus facilement que par la pression inverse; sur les grosses sangsues bien gorgées, il nous est arrivé d’avoir un véritable jet de sang.
- Mais, malgré notre intention de ne point blesser les organes génitaux, il nous est arrivé de le faire, et, en suivant la marche de la mortalité sur les sarig-sues opérées de cette façon, ce sont celles qui ont été blessées sur ces parties qui sont mortes les premières et en plus grand nombre.
- Ce qu’il importait de savoir, c’était quelle serait la mortalité sur les sangsues opérées à ces diverses places, et si les sangsues seraient réellement aptes à une nouvelle succion.
- Nous avons été surpris du petit nombre de sangsues que ces opérations diverses faisaient périr et de la guérison assez rapide qui avait lieu sur un grand nombre.
- Ce premier fait était de bon augure pour l’emploi à nouveau des sangsues; ces animaux, ainsi vidés, ont en effet mordu sur les malades et ont fait de nouvelles saignées; il est vrai que sur quelques sujets ils ont refusé de prendre, mais ils ont bien pris sur d’autres. Sur un malade, toutes celles employées par une sœur de l’Hôtel-Dieu ont pris. Il n’y a donc pas de doute que le procédé ne soit bon.
- Pourquoi, dans quelques cas, n’a-t-il pas été suivi du succès qu’il a eu dans d’autres? nous l’ignorons* Nous ferons observer seulement que les sangsues, après avoir été opérées, n’ont pas toujours été aussi bien soignées qu’il serait à désirer qu’elles le fussent, et enfin que ce n’est souvent qu’après quelques jours passés depuis leur succion qu’elles ont été piquées, ce qui a rendu l’opération beaucoup moins efficace, parce que les sangsues avaient eu le temps de tomber malades par suite de la digestion difficile du trop de sang qu’elles avaient pris.
- Quelques-unes des sangsues ont été percées par nous après une seconde succion : elles sont bien guéries actuellement et paraissent très-aptes à un troisième emploi.
- Ces tentatives de la commission ont décidé le conseil à vous proposer de décerner au concurrent inscrit sous le n° 42, M. Olivier, médecin à Pont-de-l’Arche (Eure), une médaille de 300 fr., et de faire imprimer son mémoire dans le Bulletin. Les faits sont fort intéressants pour les personnes qui voudront concourir aux prix proposés par la Société à ce sujet.
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- Le concurrent inscrit sous le n° 8 a envoyé à la Société un manuscrit intitulé, Traité des sangsues, et ayant pour épigraphe : JSisi utile est quod facùnas, nihil facimus.
- C’est avec un grand intérêt qu’on lit ce manuscrit. Avant de vousen parler, le comité doit rappeler l’esprit du concours, afin que vous puissiez juger ses conclusions sur le travail dont il s’agit.
- Pour le prix de 2,500 francs, la Société voulait l'histoire dJexpériences faites sur les moyens de peupler en sangsues les mares et les étangs, et des certificats authentiques de la réalité des résultats de ces expériences.
- Or, le concurrent n’a point rempli cette condition ; il a envoyé un travail qui paraît être plutôt le fruit de recherches faites sur les expériences d’autrui que le fruit d’expériences propres, et aucun certificat ne vient constater des expériences entreprises par lui ; il ne se trouve donc pas dans les conditions prescrites. D’ailleurs le concours ouvert ne l’était que pour l’année 1844.
- Néanmoins le travail rentre tellement dans les vues de la Société que le conseil a cru devoir vous proposer de décerner une récompense à son auteur et de publier dans le Bulletin un extrait de son mémoire, ce qui nous dispense d’en rendre ici un compte sommaire. Nous nous bornerons à dire que ce n’est pas l’histoire d’expériences faites par l’auteur lui-même que le mémoire contient, et, sous ce point de vue, il se trouve tout à fait hors du concours. Mais il a adressé un traité sur le sujet de ce concours ; il y donne des détails intéressants qui pourront servir très-avantageusement aux personnes qui voudront entreprendre les expériences demandées par la Société. Il s’y est glissé des erreurs , sans aucun doute, provenant d’observations mal faites, d’inductions tirées de faits mal éclaircis; mais il y a beaucoup de vérités basées sur des expériences.
- Le style indique que l’auteur est étranger ; c’est une raison de plus pour être reconnaissant de sa communication. Le conseil a l’honneur de vous proposer de le récompenser par une médaille de la valeur de 300 fr., et de lui conserver ses droits au prix à décerner en 1844, s’il remplit, à cette époque, les conditions imposées par votre programme. Cet auteur est M. Faber, ancien ministre du saint Évangile à Copenhague. Il vous propose, en outre, de proroger à l’année 1844 la deuxième question de prix et les médailles à décerner, conformément aux troisième et quatrième articles du programme.
- Signé Huzard, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le \ 9 avril 1843,
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- Rapport sur le concours pour la rédaction d’un mémoire sur l association des douanes allemandes ; par M. Delamhre.
- La Société d’encouragement, en fondant un prix d une valeur importante en faveur d’un mémoire complet sur l’origine, l’histoire et les progrès de l’association des douanes allemandes, n’a pas eu seulement pour but de porter à la connaissance du commerce et de l’industrie les changements survenus dans le système des douanes en Allemagne, mais encore de faire apprécier les conséquences que ces changements avaient eues et devaient avoir dans nos rapports avec cette contrée, et d’étudier dans quelles conditions nouvelles la France serait placée, dans un avenir plus ou moins prochain, vis-à-vis des pays qui sont sollicités d’entrer dans l’association.
- La France doit-elle laisser grandir, à son préjudice, cette association? doit-elle, au contraire, s’efforcer d’étendre ses lignes de douanes, et, dans cette dernière hypothèse , quelle devrait être la base des nouvelles transactions, quels intérêts seraient à ménager , quels articles de nos tarifs seraient à modifier?
- Il y avait donc, dans la question mise au concours, une partie purement historique, l’origine de l’association, une partie économique, ses conséquences, et enfin une partie à la fois politique et économique, les relations que la France aurait à établir avec ceux des États qui, par leur position géographique, par leurs anciens rapports avec nous, pouvaient utilement jouir du marché français, en nous livrant le leur; de telle sorte qu’en créant des intérêts commerciaux communs on préparât, pour l’avenir, des intérêts politiques qui fussent un jour les mêmes en se rapprochant de plus en plus des résultats obtenus en Allemagne.
- Les mémoires qui ont été produits sur cette grave question sont au nombre de trois, deux d’entre eux ont seuls été jugés dignes d’un sérieux examen; ils portent les nos 1 et 2.
- Nous croyons devoir faire précéder ce compte rendu d’un exposé qui mette à même ceux d’entre vous qui n’auraient qu’une faible connaissance de l’asso" ciation, de connaître son origine, ses efforts et ses résultats.
- Quant à son origine, les auteurs des mémoires 1 et 2 l’ont exposée avec clarté et précision ; ils ont parfaitement fait comprendre que la Prusse, l’État le plus important de l’Allemagne, sous le rapport politique et sous le rapport de sa population et de son industrie, avait un intérêt immense à voir abaisser les barrières qui, partout, mettaient obstacle à la libre circulation de ses produits; car, il faut bien le dire, les trente-trois États indépendants qui avoisinent la Prusse, qui la cernent en quelque sorte, et dont plusieurs sont placés presque au centre de ses possessions, avaient chacun leur système
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- particulier de douanes; non-seulement il fallait partout, et d’intervalle en intervalle, acquitter des droits qui, par leur nombre, devenaient onéreux, mais encore se soumettre à une foule d’exigences, de visites et de prescriptions qui variaient d’Etat à État. Ce système, il faut le reconnaître, était intolérable; car il était une entrave à la libre circulation et favorisait la fraude. La Prusse avait plus à souffrir qu aucun autre, puisque son marché était plus grand et son tarif plus élevé. On peut regretter, à ce sujet, que les auteurs des mémoires aient négligé de donner en chiffres l’importance des droits qu’une marchandise venant de la mer Baltique et destinée au duché de Saxe-Cobourg, par exemple, avait à acquitter aux diverses lignes de douanes, en comparant la somme de ces droits divers à celle du droit unique actuel. En effet, le tarif prussien étant le plus élevé, il n'était pas sans intérêt d’apprécier les conditions actuelles dans lesquelles se trouveraient placés la plupart des États associés.
- Les négociations de la Prusse avec ces divers États ont été entreprises et conduites avec une admirable prudence et une suite qu’on ne saurait trop louer. La pensée d’un système unique de douanes substitué à un morcellement extrême était grande; mais, bien que simple en apparence, bien que sage en elle-même, elle devait rencontrer des difficultés de plus d’un genre, et ces difficultés vous ont été bien présentées par les auteurs des deux mémoires. D’une part les intérêts privés, d’autre part les intérêts politiques ; les premiers étaient plus faciles à vaincre, puisque les petits États, en s’associant à la Prusse, conquéraient un marché de 13 millions d’habitants, et ne donnaient souvent en retour qu’une population qui, en moyenne, n’atteignait pas 100,000 âmes. Sous le rapport politique, les princes allemands craignaient de voir la Prusse acquérir, dans un temps plus ou moins rapproché, une importance qui tendrait de jour eu jour à détruire la leur : leurs craintes à cet égard étaient partagées par d’autres États jaloux devoir la Prusse s’agrandir. Aussi les rois de Bavière et de Wurtemberg hésitèrent-ils avant d'entrer dans l’association; mais l’intérêt des peuples était ici trop évident pour n’être pas écouté et entendu : tout le monde comprit enfin qu’il fallait se réunir pour profiter des avantages réciproques qu’offrait une grande association. Par là, les intérêts matériels étaient satisfaits, et l’unité, en imprimant à ces intérêts jusque-là fractionnés et divisés un intérêt commun, servait à donner à l’association une unité politique, depuis si longtemps le vœu de l’Allemagne. On faisait plus, on se mettait en état de traiter avec les grandes puissances sur un pied d’égalité qu’on n’aurait pu espérer. Ces faits prévus se sont réalisés, l’Angleterre en a ressenti vivement les effets, et c’est peut-être plus contre elle que contre aucune autre puissance qu’est due l’origine de l’association ; car tous les auteurs semblent être d’accord pour déclarer que les bills successifs quelle a rendus contre
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- COMMERCE.
- les céréales, en nuisant à l’exportation des grains, ont excité un mécontente-ment d’autant plus vif en Allemagne, que l’Angleterre trouvait, dans ce pays, un immense débouché pour ses produits manufacturés ; c’est donc par un sentiment de représailles qu’on a été conduit à s’unir contre l’Angleterre.
- Protégés par un tarif plus élevé, maîtres d’un marché plus étendu, les États sont devenus à leur tour fabricants, et ont pu, à l’aide d’une main-d’œuvre moins élevée que partout ailleurs, se livrer à l’industrie avec plus de sécurité; ce fait prévu s’est accompli, et, bien qu’il soit difficile d’en produire des preuves officielles, il n’est mis en doute ni par les auteurs allemands qui ont écrit sur cette matière, ni par les auteurs des mémoires dont nous avons l’honneur de vous rendre compte. A défaut de documents officiels, ils ont fourni des détails sur les foires de Leipsick, d’Offenbach et de Franefort-sur-l’Oder; il résulte de ces documents que la masse des produits fournis par l’association y a été plus considérable qu’à aucune autre époque.
- Les lois et les conventions qui ont préparé et suivi ces changements ont été analysées par les deux auteurs, qui ont mis en évidence et l’économie du tarif prussien et l’organisation de l’association. Après avoir rendu compte des principes qui ont guidé le législateur, un d’eux a fait remarquer combien, dans la pensée de tous, l’idée politique et d’unité dominait; chaque nouvel associé prend l’engagement d’user de toute son influence pour déterminer d’autres Etats à entrer dans l’association. On dirait qu’il s’agit ici d’une question vitale, d’une foi non pas religieuse, mais nationale, et qu’il faut convertir à cette religion nouvelle ceux qui persistent dans leur isolement et qui se refusent ainsi à la germination, pour me servir d’une expression qui rende la pensée allemande.
- Quelle a été, pour l’Allemagne, l’influence de ces lois ? Nous l’avons fait pressentir en disant plus haut que l’Allemagne tendait de jour en jour à devenir plus industrielle; il nous reste à dire quelle a été cette influence sous le point de vue financier et économique. On comprend déjà que les petits États, obligés d’entretenir, à leurs frais, un personnel de douanes d’autant plus dispendieux que ces États avaient moins d’importance, ne retiraient, du produit des droits ainsi grevés des frais d’une administration coûteuse, que peu de profit ; depuis leur accession à la Prusse, la ligne de douanes a été reportée plus loin, les frais en ont été supportés en commun, et les produits ont été répartis en prenant pour base la population de chaque État, en sorte que tous ont gagné plus que la Prusse, qui trouve, dans cet état de choses, des compensations d’un ordre plus élevé.
- Quant à l’influence de ces changements par rapport à la France, les auteurs sont d’accord pour déclarer que nos exportations ont perdu de leur importance;
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- elles ont particulièrement frappé les tissus de soie et de laine, les porcelaines, la quincaillerie, les papiers de tenture, les vins et les eaux-de-vie. Cette diminution tendra-t-elle à devenir chaque année plus sensible, ou bien l’aisance qui croît dans un pays qui se fait industriel ne devra-t-elle pas, dans un temps plus ou moins éloigné, accroître la masse de nos importations? C’est là, messieurs, un aperçu qui n’a pas été suffisamment traité par les auteurs des mémoires, et qui, cependant, se rattachait à la question qu’ils avaient à examiner. Quant aux produits manufacturés en laine et en coton, des établissements nombreux se sont fondés, et ont pris un tel développement que le coton brut importé de 1833 à 1837 s’est élevé de 92,212 quintaux à 240,000 ; l’importation du coton filé, de 150,280 quintaux à 368,151 ; la soie brute en 1833, de 110,330 livres à 250,140 livres en 1837. Dans la même période, l’importation de l’indigo a doublé ; en général, les exportations ont été en rapport avec ces augmentations.
- L’extraction de la houille, qui netait, en 1829, en Prusse, que de 6 millions détonnes, avait doublé en 1839; tout ici témoigne de l’activité des fabriques.
- En ce qui concerne la France, si nous devons prendre quelque confiance dans l’avenir, c’est de conserver, en Allemagne, la supériorité pour les articles de goût, que la richesse et la variété de nos dessins et de nos impressions nous donnent à l’étranger. Quelques chiffres ont été fournis par les auteurs des mémoires ; mais, en général, ces chiffres ne sont ni assez nombreux, ni assez officiels pour qu’il soit possible d’en tirer, avec quelque certitude, des conséquences utiles; cela tient à ce que l’Allemagne ne livre pas à la publicité, comme l’Angleterre et la France, les documents nombreux qui seuls pourraient permettre d’apprécier, avec quelque certitude, les faits déjà réalisés et ceux qu’on peut prévoir : c’est une lacune que nous aurions été heureux de voir combler par les auteurs des deux mémoires.
- Par l’exposé qui précède, vous devez voir déjà, messieurs, que les concurrents ont, sur plusieurs points, répondu au programme que vous aviez rédigé. Nous avons le regret de dire, en ce qui concerne la dernière question, celle relative à la conduite que la France aurait à tenir dans le cas où elle entrerait dans l’association, ou dans le cas où elle formerait elle-même une association avec d’autres États que ceux de l’Allemagne, que les concurrents n’ont pas donné à cette question tous les développements qu’elle comportait, et qu’ils se sont bornés à exposer des vues et des considérations générales, sans entrer dans l’examen des faits qui pouvaient éclairer la Société et le gouvernement. La tâche était sans doute difficile à remplir, mais elle avait un intérêt si grand, qu’on pouvait espérer que cette difficulté, loin de décourager des esprits laborieux et sagaces, aurait dû les porter au contraire, soit qu’ils fussent favorables
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- COMMERCE.
- à une association, soit qu’ils lui fussent contraires, à indiquer les causes, les considérations qui, dans leur opinion, devaient faire admettre ou écarter toute transaction à cet égard, sans craindre de mettre en évidence les intérêts divers engagés dans la solution d’une aussi vaste question , intérêts matériels, intérêts politiques. Ces deux points de vue, nous le répétons, étaient dignes d’être médités et exposés; et nous devions d’autant plus attendre et espérer des concurrents, qu’ils ont fait preuve, l’un et l’autre, à des degrés différents, de connaissances et de talent. Si cette dernière question avait été résolue, votre comité de commerce n’aurait pas hésité à vous proposer d’accorder le prix entier; mais elle se borne à vous demander de décerner à l’auteur du n° 2 une médaille de la valeur de 1,000 fr., et à l’auteur du n° 1 une médaille de 500 fr.; elle doit justifier ces propositions.
- Le manuscrit de l’auteur du premier mémoire se compose de 364 pages. 11 a divisé le sujet qu’il avait à traiter en deux parties : la première s'occupe de l’origine, des progrès et des conséquences de l’association au sein des États d’Allemagne; la seconde, de la conduite que la France devrait tenir, soit qu’elle accédât à l’association, soit qu’elle en formât une sous son protectorat; c’est l’ordre du programme que la Société avait elle-même tracé.
- La première partie se prêtait à de nombreuses subdivisions qui forment chez l’auteur du mémoire autant de chapitres séparés. Le premier de ces chapitres est consacré à l’exposition du sujet et aux considérations préliminaires qui servent d’introduction au second chapitre. Suivant l’auteur, l’associaîion est née de la force des choses, de la situation géographique et politique de cette contrée. Que ce soit la force des choses qui ait amené les changements survenus en Allemagne, on peut le croire, mais on peut se demander pourquoi ce fait ne s’est pas produit plus tôt ; pourquoi, dans d’autres pays qui sous certains rapports sont placés dans les mêmes conditions, les intérêts restent isolés, sans lien et sans force; si l’on compare, comme on l’a fait, l’état de l’Allemagne â la France avant 1789, il faut établir les différences qui existaient géographiquement et politiquement.
- L’auteur répète , en plusieurs endroits de son mémoire, que l’union douanière est née d’un besoin de communication plus intime entre des peuples de même race et de même langage, séparés par des barrières artificielles. N’est-ce pas trop réduire la pensée qui a présidé au système de l’union, et serait-il vrai que la Prusse n’a pas eu en vue de donner à l’Allemagne, vis-à-vis des puissances qui repoussaient ses produits, les moyens de traiter à des condL tiens plus avantageuses, dans l’intérêt de ces populations qui ont vu les produits naturels de leur sol rejetés de l’Angleterre, par la loi des céréales, et de la France, par le tarif qui élevait tout à coup le droit sur les bestiaux, de 3 fr.
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- à 50 fr. par tête ? Enfin l’idée d’une nationalité n’a-t-elle pas été entrevue soit par les auteurs du système, soit par les écrivains et les hommes d’Etat qui s’en sont faits les défenseurs et les propagateurs? Quant à nous, nous ne ferons aucune difficulté de penser que la question politique s’est rencontrée avec la question économique, que ces deux grandes idées se sont prêté un mutuel secours, et qu’elles ont eu une influence immense sur les esprits.
- Dans le second chapitre se trouve exposé l’historique de l’union, son début» ses difficultés , ses défiances, etc. Cette dernière partie est iraitée avec clarté, avec étendue, et, dès le début, on s’aperçoit que l’auteur de ce mémoire , s’il n'est pas un écrivain supérieur, possède du moins un esprit calme , appliqué et réfléchi. Sa rédaction est en général sage et convient parfaitement au ton d’un mémoire ; les faits sont bien exposés, les conséquences que l’auteur en a tirées n’ont rien de forcé, et ce qui semble leur donner plus d’autorité, c’est qu’il est d’accord avec les divers auteurs qui l’ont précédé et qui ont éclairé sa marche. Nous pourrions, par quelques citations,, appuyer cette opinion, mais ce serait donner à ce travail trop d’étendue; nous pouvons d’ailleurs espérer et nous devons même désirer que l’auteur, récompensé par vos encouragements, se déterminera à livrer à la publicité son travail en le complétant.
- Il expose, dans le troisième chapitre, quelle est l’importance » en population et en industrie, des divers Etats qui sont entrés dans l’union et donne des chiffres qu’il a empruntés soit au docteur Bowring, dans le rapport que ce dernier a été chargé de faire au gouvernement anglais, soit à Dietrich. Les renseignements statistiques, en ce qui touche l’industrie, sont plutôt des généralités que des faits, et sous ce rapport on ne peut apprécier, ni quant à présent, ni plus tard, avec de tels éléments, quelle était la situation agricole et manufacturière des Etats qui sont entrés dans l’union, et ce qu’elle est depuis que ce grand fait s’est accompli ; c’est une lacune dont l’auteur de ce mémoire a compris l’importance, mais qu’il était difficile, impossible même de combler; car ces États ne possèdent peut-être pas eux-mêmes ces renseignements, du moins les concurrents dont nous avons lu les écrits ne paraissent avoir fait à cet égard aucune recherche.
- Après avoir fait connaître l’importance des États entrés dans l’association, l’auteur recherche pour quelles causes d’autres États sont restés en dehors et paraissent vouloir conserver leur isolement. Les uns, qui touchent la mer, sont sous un régime de liberté commerciale qui fait leur force et leur richesse; les autres, qui les avoisinent, sont plus agricoles que manufacturiers, et paraissent avoir moins d’intérêt, tandis que les États entrant dans l’association ont, au contraire, un intérêt immense à posséder des ports et un jour une
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- marine. Plus les changements les sollicitent à produire, plus on sentira la nécessité de chercher au dehors des débouchés et les moyens de s’approvisionner de matières premières aux lieux de production. Tous les efforts des États réunis tendront sans cesse, au nom des intérêts généraux, au nom de la nationalité, à vaincre des résistances qui semblent élever devant les ports de mer une ceinture de murailles qui les condamne à n’être pas, quant à présent, une puissance maritime.
- Dans un quatrième chapitre, l’auteur fait connaître les bases de Punion, le tarif et son économie ; comment on a pu concilier un intérêt général en réservant les droits de chaque État; comment est réglée la vaste administration douanière, substituée aux lignes diverses qui existaient ; comment et par qui sont nommés, dans chaque État, les agents; comment sont organisés la surveillance et le contrôle, la répartition des recettes ; par quels tribunaux sont jugées les infractions ; enfin comment doivent être délibérées les propositions faites pour introduire des modifications aux tarifs existants. Toute cette partie est exposée très-clairement et semble ne rien laisser à désirer ; cette clarté est le plus bel éloge que l’on puisse faire d’un système qui, dès son début, est aussi facile à saisir qu’à expliquer, et c’est sans doute cette simplicité qui n’a pas peu contribué à généraliser son adoption.
- Le tarif, dans son économie, a été étudié avec soin; les critiques ou plutôt les reproches qui ont été faits à plusieurs de ses dispositions sont présentés avec mesure, et l’on a très-bien apprécié les motifs qui ont pü conduire les auteurs de ce tarif à préférer la simplicité à des complications plus rationnelles, mais qui auraient multiplié les exceptions et les difficultés. Ainsi le poids sert à régler les droits à percevoir, d’où il résulte que les objets manufacturés grossièrement payent plus que les objets dont le travail a exigé une main-d’œuvre plus perfectionnée. Les produits de qualité commune et dont l’usage est plus généralement répandu dans ces États se trouvent protégés contre ceux d’une qualité supérieure, et, s’adressant à des consommateurs moins nombreux et plus riches, semblent hors d’état de soutenir la concurrence avec nos produits.
- Les bases de l’association et le tarif étant connus, l’auteur passe à ses conséquences. Ici encore on regrettera sans doute que les États de l’Union ne livrant jamais aucun fait à la publicité, on manque d’éléments de comparaison pour apprécier par des chiffres les conséquences de l’union,
- 10 Quant aux recettes des divers États, avant et depuis leur accession ;
- 2° Quant à la prospérité matérielle et manufacturière.
- On conçoit aisément qu’en l’absence de documents officiels ? l’auteur du mémoire que nous analysons se soit borné à comparer entre eux les chiffres
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- qui se rapportent soit au mouvement commercial intérieur, soit ati commerce extérieur.
- Pour apprécier le mouvement commercial intérieur, on s’est appliqué à voir quelle avait été l’importance des produits fabriqués qui ont successivement paru dans les grandes foires qui se tiennent à Leipsick, Francfort, Offenbach; il résulte des faits cités que les produits des États associés y ont figuré pour des valeurs chaque année plus considérables ; d’où l’on conclut qu’en voyant le marché s’agrandir on a pu tenter d’accroître la production. On sait d’ailleurs que ce fait n’est pas isolé en le rapprochant du nombre des métiers qui a également beaucoup augmenté ; ainsi nul doute que de jour en jour les États de l’Union ne se laissent aller à la tendance qui les porte à devenir manufacturiers; mais la lutte existe entre ces États qui sont placés aujourd’hui sous l’empire d’un tarif unique, et entre l’étranger. A l’intérieur des États, on a à souffrir de l’abaissement des barrières, la Prusse particulièrement, car elle n’a pu soutenir la concurrence de la Saxe plus avancée qu’elle en industrie; mais les capitalistes prussiens ne se sont pas découragés, et c’est un exemple qu’il faut citer ; ils ont compris que, s’ils étaient obligés de cesser chez eux une fabrication coûteuse, il fallait la transporter au sein même de la Saxe, pour y jouir des mêmes conditions que leurs concurrents. C’est ainsi, messieurs, que dans les luttes de l’industrie, et lorsque de grands faits sociaux se produisent, comme ceux de l’association, il faut savoir faire tourner à son avantage ce qui semblait une cause de ruine. Qu’il nous soit permis d’offrir aux méditations de notre pays de semblables exemples, de semblables enseignements, si un jour nos intérêts ou la force des choses associaient à nous un peuple voisin.
- La seconde partie du programme avait un intérêt tout particulier, car elle devait traiter le fait de l’association par rapport à ses conséquences avec la France ; et les concurrents avaient à signaler la conduite que nous avions à tenir, soit en entrant dans l’association, soit en formant des associations avec un ou plusieurs des peuples qui nous environnent.
- Il est à regretter que l’auteur de ce mémoire, qui avait consacré 347 pages à la première partie de votre programme, n’en ait consacré que 17 à l’examen d’une question qui comportait tant de développements ; il indique bien, il est vrai, que le temps seul a manqué, mais cette excuse ne peut ni diminuer nos regrets, ni faire oublier à votre commission ses devoirs. Nous reconnaissons combien cette dernière question était difficile, et sous le rapport politique et sous le rapport des intérêts matériels qui y sont engagés ; mais, plus il y avait de difficultés, plus on devait espérer qu’un esprit laborieux et sage ferait d’efforts pour les signaler et accomplir la tâche qui lui était proposée.
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- Sous ce dernier rapport, le mémoire n° l est imparfait; mais la première partie de son travail est trop consciencieusement étudiée, faite avec trop de soin pour que nous n’ayons pas cru devoir demander qu’une médaille de 500 fr. lui soit accordée.
- L’auteur du mémoire n° 2 est un écrivain plus exercé; il voit et juge plus rapidement : si on ne trouve pas chez lui autant de détails que dans le premier, on voit cependant qu’il les connaît, et qu’il en signale les conséquences avec non moins de justesse mais plus de décision que son concurrent.
- Dans une très-courte introduction, il fait connaître l’ordre qu’il adopte; il réduit son travail à 5 chapitres.
- Le 1er est un coup d’œil jeté sur la situation des Etats allemands antérieurement à l’association, sur son origine et ses causes.
- Le 2e contient son histoire, ses développements successifs jusqu’en 1841.
- Le 3e est consacré aux conséquences de l’association relativement à l’industrie, au commerce intérieur et aux finances des Etats associés.
- Le 4e traite de ses conséquences vis-à-vis des puissances qui ont des relations commerciales avec l’Union et particulièrement vis-à-vis de la France.
- Le 5e est consacré tout entier à des considérations sur l’influence actuelle et ultérieure de l’association sous le rapport politique des États associés de l’Allemagne.
- Pour rendre facile l’intelligence des changements survenus, l'auteur du mémoire n° 2 rappelle les vues exprimées dans les cahiers présentés aux états généraux de France, qui demandaient avec force, en 1789, que d’odieuses barrières de l’invention du fisc ne fissent plus d’un même royaume plusieurs royaumes étrangers l’un à l’autre, et quelles fussent à jamais reculées jusqu’aux frontières.
- Le besoin de circulation libre s’étant fait sentir en Allemagne, on a dû, à l’exemple de la France de 1789, abaisser les barrières, encore que les divers États qui les avaient élevées ne fussent pas régis par une meme loi. Ainsi, à l’intérieur, l’activité industrielle développée par la paix rendait un changement nécessaire pour se soustraire à la guerre intestine que se faisaient les États entre eux à l’aide de tarifs sans nombre ; à l’extérieur, les produits étaient repoussés par l’étranger; et, dans l’état d'isolement où ils vivaient, ils étaient sans force pour se défendre par voie de représailles ; enfin la pensée d'une unité nationale, telles sont les diverses causesNqui ont contribué à affaiblir les résistances et qui ont fait adopter le principe d’une douane unique.
- En reconnaissant dans le second chapitre tout ce que ces causes diverses avaient de fondé pour réaliser l’association, l’auteur examine les intérêts divers en présence qui pouvaient s’alarmer d’un système d’association qui tendait ou
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- pouvait tendre à porter un jour atteinte à la souveraineté de tant de princes allemands; il expose ensuite quels sont les États qui les premiers se sont réunis à la Prusse et par quels motifs ils y ont été déterminés ; les associations semblables qui se sont formées en opposition avec les premières, les engagements pris par d’autres États de ne s’associer ni avec l’Union du Nord, ni avec celle du Midi, restant, en quelque sorte, spectateurs d’un fait social dont ils ne comprenaient encore ni l’importance sous le rapport financier, ni l’importance sous le rapport politique; c’était ou de la défiance ou de la prudence. Cette neutralité, cimentée par des actes, constituait les États qui l’avaient signée en une association. La Prusse ne pouvait voir ces résistances ou ces défiances sans déplaisir; mais elle parvint à rassurer tous les intérêts et par les faits accomplis et par les représentations officieuses ou officielles.
- Toute cette partie du développement de l’association est exposée rapidement et avec une grande netteté; si on n’y trouve pas tous les détails qui sont dans le mémoire n° 1, on y trouve les causes et leurs résultats très-bien présentés.
- Quant à l’organisation de l’association, l’auteur la fait connaître en disant qu’elle consiste dans l’adoption d’un tarif commun et le partage proportionnel du revenu qui résulte de l’application de ce tarif ; et à cette occasion il rapporte et analyse les dispositions qui servent de charte à cette grande association, et le caractère du tarif; mais il n’entre, à ce sujet, dans aucun détail, et ne se livre à aucun examen raisonné de l’esprit qui l’a dicté ; on peut s’étonner d’un semblable silence. Cette partie du travail est traitée non-seulement avec moins d’étendue que dans le premier mémoire, mais on peut dire que l’économie du tarif n’y est étudiée ni avec le même soin, ni avec le même esprit de critique que par l’auteur du mémoire n° 1. Si, dans le premier mémoire, l’auteur, par la marche qu’il a suivie, s’est exposé à des redites, il a du moins le mérite incontestable d’avoir cherché à ne rien négliger de ce qui pouvait nous initier à un travail trop peu connu en France, malgré les écrits qui ont été publiés dans, ces derniers temps.
- Sur les conséquences relatives à l’industrie, au commerce intérieur et aux finances des États associés, l’auteur n’hésite pas à déclarer que ces conséquences ont été favorables ; il appuie cette assertion de l’unanimité des témoignages qui se sont produits en faveur de l’Union, soit dans la presse, soit dans les assemblées provinciales, soit lors du renouvellement des traités qui récemment ont été prorogés à douze années, soit enfin de chiffres statistiques qui établissent que, de 1832 à 1836, par exemple, les objets de fabrique étrangère qui ont paru à la foire de Francfort-sur-l'Oderont diminué graduellement, et que ceux de fabrique allemande ont successivement augmenté; que les mêmes
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- faits se sont produits à Offenbach, à Leipsick; il ajoute que, dans ces foires, on a pu être frappé non-seulement de la quantité des articles, mais de leur qualité, ce qui attestait à la fois activité et perfection; il ajoute encore qu’il est venu à la foire de Cassel des acheteurs des pays les plus éloignés, ce qui indique, suivant lui, que les diverses parties de ce vaste territoire commencent à être en relations réciproques.
- Il n’est pas douteux que l’abaissement des barrières n’ait produit ce résultat, qui doit prendre un jour plus d’importance.
- Quels sont les Etats qui ont le plus profilé, au moins quant à présent, de ce fait? L’auteur du mémoire les signale et passe en revue les industries qui ont grandi; il examine ensuite l’influence de l’association sur les finances des Élats, et il démontre les avantages divers qui en sont résultés : les differentes lignes de douanes, qui avaient autrefois tant d’étendue, favorisaient la contrebande et étaient une dépense considérable pour chacun des Etats; elles sont aujourd’hui moins étendues, coûtent moins, produisent plus, et ont fait disparaître ou du moins diminuer la fraude. Les chiffres donnés par l’auteur à l’appui de cette assertion confirment ce fait, pour tous les Etals associés, la Prusse exceptée, qui demande, mais en vain, une nouvelle base de répartition.
- Après avoir signalé les faits qui se sont produits au sein des Etats associés, l’auteur examine quelle a été leur influence sur les relations de ces Etats avec les puissances étrangères, et particulièrement avec la France ; il reconnaît tout d’abord que, dans les rapports qui existent aujourd’hui de nation à nation, il est impossible qu’un changement s’opère chez l’une d’elles sans que le contre-coup s’en fasse sentir vivement : quel a été ce résultat? il le résume ainsi :
- 10 Augmentation dans l’importation des articles qui n’ont pas d’analogues dans la production des États associés; augmentation dans l’importation des matières premières, le pays étant devenu plus industriel ;
- 2° Décroissance dans l’importation des produits manufacturés.
- 11 appuie ces conséquences de chiffres empruntés à des documents officiels; ils établissent que l’Angleterre aurait eu plus particulièrement à souffrir non-seulement de la concurrence qu’elle trouvait en Allemagne, mais encore de celle que la Saxe lui faisait déjà chez elle pour les articles de bonneterie. Cette opinion, pour être empruntée à un journal anglais, ne nous paraît pas moins digne, comme à l’auteur du mémoire, d’être signalée; mais il faut reconnaître aussi que les cotons-filés anglais sont reçus en Allemagne avec faveur et très-demandés.
- La France aurait vu également, mais d’une manière moins sensible, dimi-
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- îiuer ses importations; ses articles deluxe sont toujours recherchés ; ses laines soutiennent la concurrence, mais l’importation des vins, qui s’était élevée à 40 millions de litres, en 1832, est descendue, en 1840, à 5,436,600 litres (1). Cette réduction est attribuée d’une part a l’élévation des droits, et de l’autre à la plus grande extension donnée à la culture de la vigne dans le midi de l’Allemagne; le même fait s’est produit pour nos eaüx-de-vie et le vinaigre.
- Toute cette partie du travail de Fauteur du n° 2 a été traitée avec soin, clarté et méthode ; il a pensé que cette revue serait incomplète, s’il iie jetait un coup d’œil sur les intérêts de la Belgique, qui, comme pays industriel, cherche partout des débouchés, et qui, si elle entrait dans l’Union, trouverait un vaste marché et lui donnerait en retour le port d’Anvers. L’auteur semble porté a croire que c’est vers l’Allemagne que la Belgique doit diriger tous ses efforts; cette alliance il la verrait avec d’autant plus de crainte que déjà la Belgique étend ses voies de communication vers la frontière allemande, et qu’elle exécute un chemin de fer d’Anvers à Cologne.
- Portant plus loin ses vues, et examinant les progrès déjà faits par l’Allemagne, sa tendance, son empressement à se faire industrielle, il ne doute pas que, une fois lancée dans cette voie, elle ne grandisse, et ne doive, dès à présent, être considérée comme une puissance avec laquelle il faut faire un traité d’autant plus facile à effectuer aujourd’hui que l’Allemagne, grâce à son unité, ne présente qu’un seul intérêt, qu’un tarif unique. Elle offre 26 millions de consommateurs et une population qui crée et développe chaque jour l’aisance par l’industrie.
- Et comme si l’auteur eût voulu donner plus d’autorité à ses paroles, il oppose les intérêts allemands aux intérêts autrichiens qui doivent se combattre; il passe en revue et reproduit, dans un résumé général, tous les faits et toutes les conséquences qui ont donné à l’Union une si grande importance, et qui doivent la conduire de l’unité commerciale et industrielle à l’homogénéité politique; il rappelle ce qu’elle a été à diverses époques de son histoire, depuis le temps où elle était divisée entre trois cents souverainetés; ce qu’elle est aujourd’hui, ce qu’elle ne peut manquer de devenir un jour.
- Toute cette dernière partie du travail de l’auteur est pleine des plus hautes considérations; elles sont présentées dans un style en rapport avec l’importance du sujet. L’auteur du mémoire a, sous le point de vue politique, montré plus d’élévation, plus de portée que son concurrent; mais, comme ce dernier, il n’a pas traité suffisamment, quoiqu’il Fait indiqué cependant d’une manière
- fl) Nous donnerons à la suite de ce rapport les importations de France dans les États associés et les exportations de ces États en France de 1820 à 1841 inclus.
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- plus nette, la seconde partie de la question que vous aviez posée. Votre commission n’a pas cru devoir, malgré le talent dont l’auteur a fait preuve, vous proposer, par ce motif, de lui décerner la totalité du prix que vous avez fondé.
- La Société doit se féliciter cependant d’être entrée dans une voie nouvelle; elle a mis deux hommes de talent à même de jeter un grand jour sur la question des douanes allemandes, et elle a lieu de croire et d’espérer que les auteurs qui ont répondu à l’appel qu’elle avait fait livreront à la publicité des mémoires qui contiennent d’utiles renseignements et des considérations d’une véritable valeur.
- Nous avons l’honneur de vous proposer, 10 de retirer le prix du concours ; 2° d’accorder une médaille de la valeur de 1,000 fr. à M. Faugère, à Paris, auteur du mémoire n° 2, et une médaille de la valeur de 500 fr. à M. Henri Richelot, auteur du mémoire n° 1, pour le talent dont ces concurrents ont fait preuve.
- Signé Delambre , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 19 avril 1843.
- N. B. Le ministère de l’agriculture et du commerce vient de publier des documents sur le mouvement commercial de la France avec les États de l’association, de 1820 à 1841 inclusivement.
- Nous avons emprunté à ces documents des tableaux d’un haut intérêt et qui serviront de complément au précédent rapport.
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- TABLEAU DU COMMERCE DE LA FRANCE AVEC LA PRUSSE ET L ALLEMAGNE , PENDANT LES ANNÉES 1820* 1821 ET 1822.
- I. IMPORTATIONS EN FRANCE.
- DENRÉES ET MARCHANDISES. Prusse. 1820. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1821. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1822. Allemagne. TOTAL. MOYENNE GÉNÉRALE pi in* les deux pays 18*0-21-22.
- /Chevaux k • i Bœufs et taureaux, etc.. A?™ux 1 Moutons . vivants. \Foros \ Cochons de lait Peaux brutes Pelleteries Laines en niasse Soies de porc et de sanglier Poils propres à la chapellerie Plumes à écrire . Colle de poisson et colle forte Beurre Perles et diamants Froment Fruits... j?lé'’8ineux Huiles de graines grasses là brûler Bois.. .. / à construire f mcrrains Lin et chanvre teilles et peignés... Garance verte et sèche Houblon Houille Fonte brute, acier naturel en barres ou tôle Plomb sulfuré et métal brut Cuivre pur brut, allié et ouvré de toute sorte Verres et cristaux Fils de lin et de chanvre 1 de lin et de chanvre.... Tissus... j de laine 1 de soie Chapeaux de paille Outils et instruments Mercerie Autres articles Total fr. 602,640 140,360 145,571 » )> )> )> 368,116 167,071 » » » 3,135,000 233,415 » » )> » 119,080 » )) » » 311,741 95,658 165,555 » » 227,748 1,071,240 365,304 854,470 » 769,653 917,587 2,724,696 fr. 151,560 1,003,170 585,429 309,480 135,600 p » 660,420 » » » « 100,348 » « » » » 349,842 » » 361,375 103,318 115,227 » » 178,666 677,330 185,622 » 506,938 » m 188,517 345,639 446,433 5,018,466 fr. 754,200 1,143,530 731,000 309,480 135,600 » » 1,028,536 167,071 » » » 100,348 3,135,000 233,415 » )) » 349,842 119,080 » 361,375 103,318 115,227 311,741 95,658 344,221 677,330 185,622 227,748 1,578,178 365,304 854,470 188,517 1,115,292 1,364,020 7,743,162 fr 894.520 1,067,460 579,550 60,445 45,690 54,545 152,725 526,320 280.908 162,264 64,912 164,419 » 568,100 56 661 1,528 3,006 )) 242,860 » 42,636 45 1,450 636,930 517,215 217.908 75,577 61,968 394.520 1,023,594 141,309 234,891 » 1,164,670 1,066,256 1,960,909 fr. 137,220 3,151,060 1,618,566 560,455 76,810 20,583 20,680 2,260,202 106,768 16,704 71,908 196,003 160,644 63,160 168 35,158 5,114 180,619 619,704 1,292,000 147,485 692,544 215,521 227,068 39,422 66,222 52,850 501,009 3(5,044 318,047 1,530,742 38,356 16,803 129,349 272,745 142,512 3,778,802 fr. 1,031,740 4,218,520 2,198,116 620,900 122,500 75,128 173,405 2,786,522 387,676 178,968 136,820 360,422 160,644 631,260 224 35,819 6,642 183,625 619,704 1,534,860 147,485 7 35,180 215.566 228,518 676,352 583,437 270,758 576,586 377,012 712.567 2,554,336 179,665 251,694 129,349 1,437,315 1,208,768 5,739,7 1 1 fr. 893,220 757,040 299,008 60,480 34,350 43,124 111,825 1,626,608 128,752 132,460 108,012 132,327 » 388,870 » 231 5,182 2,032 » 307,101 1,495,205 2,921 » 5,166 570,003 538,858 253,329 83,700 69,688 2,475,450 876,728 186,993 503,064 U 1,124,120 1,211,459 1,428,298 fr. 531,640 1,815,902 2,324,049 346,500 50,035 38,416 541,402 2,238,882 172,268 75,906 69,330 232,017 209,232 82,410 » 50,048 20,716 100,275 480,225 1,676,790 137,050 614,376 505,795 302,518 43,780 96,888 52,113 291,385 283,330 1,049,945 1,954,108 39,010 34,391 106,669 682,516 126,349 2,454,050 fl*. 1,424,860 2,572,942 2,623,057 406,980 84,385 81,540 653,227 3,965,490 301,020 208,366 177,342 364,344 209,232 471,280 » 50,279 25,898 102,307 480,225 1,983,891 1,632,255 617,297 505,795 307,684 613,783 635,746 305,442 375,085 353,018 3,525,395 2,830,836 226,003 537,455 106,669 1,806,636 1,337,808 3,882,348 fr. 1,070,000 1 0 ! 2,645,000 / § : 1,851,000 o 446,000 l 2 1 14,000 ' « 52,000 276,000 2,593,000 ® . 286,000 t o i 129,000? ;fj 105,000 242,000 157,000 1,412,000 78,000 29,000 11,000 | 95,000 g 483,000 j © 1 1,213,000' g 593,000 «V 571,000 wl 275,000 | 217,000 B 534,000 g 438,000 \ 307,000 » 543,000 ' n. 305,000 " | 1,489,000 ©; 2,321,000 1®-' 257,000 ? £ 548,000 142,000 1,453,000 1,304,000 5,788,000
- 12,414,905 11,423,380 23,838,285 12,409,747 19,078,047|31,487,794|15,£55,604 19,930,316 35,785,920 30,371,000 j
- 2,578,000 1,288,000___________________________________________________________________________________________________________________________________________2,289,000 414,000 G,120,000
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- II. EXPORTATIONS DE FRANCE.
- DENRÉES ET MARCHANDISES. Prusse. 1820. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1821. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1822. Allemagne. TOTAL. MOYENNE GÉNÉRALE pour les deux pays 1820-21-22.
- fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- ^ de la Gironde... 2,872,761 1 1,144,769 14,017,530 1,053,542 3,156,047 4,209,589 580,609 \
- lYins. \ d’ailleurs 1,429,678 729,574 2,159,252 1,010,311 1,119,731 2,130,042 291,594 1}1 ( 8,104,475
- Boissons. { / de liqueur » » 9 1,150 » 1,150 27,602 15 27,617 (
- 1 Eau-de-vie de vin 407,604 283,394 690,898 386,263 175,276 561,539 65,542 91,106 156,648 469,695
- Bois à construire 669,243 9 659,243 611,574 )> 611,574 617,449 28,540 645,989 638,935
- Tabac en feuilles » 304,744 304,744 20,438 984,268 1,004,706 92,421 650,714 743,135 684,195
- Chardons cardières » 9 9 10,837 1,042 11,879 99,374 1,286 100,660 112,539
- Garance moulue 414,883 245,778 661,661 813,894 517,546 1,331,440 1,004,345 1,062,509 2,066,854 1,353,318
- Huiles volatiles )) » 9 4,523 138,874 143,397 19,930 82,214 102,144 81,847
- Huiles d’olive et autres de graines grasses 239,110 169,679 408,789 179,779 212,565 392,344 96,703 383,905 480,608 427,247
- Safran )) 168,700 168,700 )) 109,360 109,360 3,200 597,520 600,720 292,927
- Laines de toute sorte et déchets... * 9 » 39,450 153 39,603 414,186 546 414,732 151,445
- Mélasse 732,019 214,796 946,815 542,072 169,604 711,676 449,562 326,736 776,298 811,596
- Fruits de table secs et frais )) 917,850 917,850 58,063 95,892 153,955 49,514 27,405 76,919 382,908
- Sel marin 642,389 221,067 863,456 167,895 141,963 309,858 80,541 143,103 223,644 465,653
- Produits chimiques » » « 208,693 203,904 422,597 150,241 • 394,139 544,370 352,322
- f de soie 169,650 46,221,700 46,391,350 224,836 30,301,159 30,525,995 634,423 20,477,224 21,111,647 32,678,331
- TÎW11« ) de lin 215,624 1,788,320 2,003,944 183,697 1,279,079 1,462,776 80,541 1,025,598 1,106,139 1,524,253
- i issus.. • \ de coton.... 697,855 630,492 1,328,347 407,592 418,039 825,631 141,473 534,517 675,990 946,656
- (de laine 282,474 2,161,231 2,443,705 192,229 610,285 802,514 62,791 503,214 566,005 1,270,741
- Fil de coton )) 9 9 59,712 47,922 107,634 19,224 54,498 73,722 60,452
- Peaux ouvrées » 1,144,232 1,144,232 34,590 563,325 597,915 78,769 794,324 873,093 871,747
- Gravures et lithographies )) )) )) 23,450 197,995 221,445 19,880 218,155 238,035 153,160
- Livres et papiers 149,945 953,779 1,103,724 186,557 959,275 1,145,832 137,216 804,615 941,831 1,063,795
- Horlogerie » 582,700 582,700 45,900 662,600 708,500 41,900 545,465 587,365 626,188
- Orfèvrerie et bijouterie d’or et d’arg. )) 37,400 37,400 76,494 615,474 691,968 238,181 613,951 852,132 527,167
- Plaqués 9 881,000 881,000 14,581 750,701 765,282 45,458 561,192 606,650 750,977
- Or battu, tiré et laminé 9 a 9 800 86,293 87,093 1,100 170,800 171,990 86,331
- Meubles )) » )) » 252,489 252,489 15,474 79,434 94,908 115,799
- Tabletterie 879,240 2,067,600 2,946,840 53,700 65,554 119,254 31,164 89,388 120,552 1,062,215
- Modes 9 671,134 671,134 )) 783,876 783,876 68,755 574,296 643,031 699,347
- Perles fines, pierreries et diamants.. 9 788,000 788,000 )) 875,000 875,000 5,500 387,037 392,537 685,179
- Plumes de parure brutes et apprêtées 9 685,390 685,390 4,025 188,050 192,075 2,670 252,385 255,055 377,507
- Mercerie, 9 780,858 780,858 327,666 989,929 1,317,595 155,298 763,449 918,747 1,005,766
- Parfumerie » » )) 29,659 245,220 274,879 33,583 200,646 234,229 169,703
- Linge et habillements » 592,680 592,680 158,200 202,040 360,240 30,970 157,600 188,580 3S0,500
- Porcel., poterie, verrerie et cristaux. 78,690 668,660 747,350 157,342 1,591,759 1,749,101 170,681 1,468,907 1,639,588 1,378,679
- Autres articles 4,746,594 6,429,002 11,175,596 1,197,819 5,107,351 6,305,160 863,356 2,980,473 3,843,829 7,108,198
- Totaux 14,617,659 .81,484,529 96,102,188 8,487,323 53,829,740 62,317,063 ^6,921,000 37,942,959 44,863,959 67,761,070
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- DÉVELOPPEMENT PAR PRINCIPAUX ARTICLES POUR LES ANNÉES 1852, 1855, ET MOYENNE.
- IMPORTATIONS ET EXPORTATIONS.
- DENRÉES ET MARCHANDISES. 1832. 1833. MOTEWNB des deux pays réunis
- Prusse. Allemagne. TOTAL. Prusse. Allemagne. TOTAL. années 1832-33.
- PRINCIPALES MARCHANDISES IMPORTÉES|EN FRANCE. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- Laine 3,000 317,000 320,000 30,000 1,199,000 1,229,000 774,000
- Poils à ouvrer 17,000 1,328,000 1,345,000 40,000 1,894,000 1,934,000 1,639,000
- Peaux brutes 89,000 314,000 403,000 69,000 494,000 563,000 483,000
- Bois 1,086,000 1,728,000 2,814,000 1,068,000 2,446,000 3,514,000 3,164,000
- Graines oléagineuses 1,350,000 92,000 1,442,000 1,633,000 812,000 2,445,000 1,943,000
- Chevaux et bestiaux. 631,000 2,789,000 3,420,000 761,000 2,929,000 3,690,000 3,555,000
- Houille 711,000 38,000 749,000 1,081,000 49,000 1,130,000 939,000
- Zinc 519,000 )> 519,000 1,125,000 » 1,125,000 822,000
- Outils, mercerie, bimbeloterie 2,031,000 982,000 3,013,000 2,251,000 1,227,005 3,478,000 3,245,000
- Valeur totale de l’importation 18,484,000 19,686,000 38,170,000 12,506,000*21,658,000 34,164,000 36,167,000
- PRINCIPALES MARCHANDISES EXPORTÉES DE FRANCE.
- f de soie 227,000 22,057,000 22,284,000 237,000 17,761,000 17,998,000 20,141,000
- 1 de lin Tissus j ] de coton 462,000 1,214,000 1,676,000 129,000 971,000 1,100,000 1,388,000
- 201,000 3,420,000 3,621,000 254,000 2,667,000 2,921,000 3,271,000
- { de laine 145,000 1,641,000 1,786,000 104,000 1,390,000 1,494,000 1,640,000
- Vins 2,810,000 532,000 3,342,000 1,678,000 742,000 2,420,000 2,881,000
- Poterie et verrerie Meubles, tabletterie, plaqués 187,000 690,000 877,000 293,000 676,000 969,000 923,000
- Orfèvrerie, horlogerie, mercerie et modes 209,000 1,218,000 1,427,000 224,000 1,150,000 1,374,000 1,400,000
- Valeur totale de l’exportation. 9,038,000 43,236,000 52,274,000 6,749,000 37,823,000 ! 44,572,000 48,423,000
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- DÉVELOPPEMENT PAR PRINCIPAUX ARTICLES POUR LÉS ANNÉES 185», 1859, 1840, ET MOYENNE.
- IMPORTATIONS EN FRANCE.
- ! DENRÉES ET MARCHANDISES. Prusse. 1838. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1839. Allemagne. TOTAL. Prusse. 1840. Allemagne. TOTAL.
- ^Chevaux fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- '446,760 330,920 777,680 276,300 604,800 881,100 544,700 670,500 1,215,200
- Animaux 1 Bœufs et taureaux 479,225 593,690 1,072,915 455,800 767,400 1,223,200 402,600 988,700 l,39l'300
- vivants. \ Moutons 15,395 1,009,802 1,025,197 24,500 1,201,200 1,226,700 15,200 1,291,900 1 307,100
- /Cochons de lait 210,030 225,000 444,030 224,500 218,900 443,400 73,100 150,700 ’223'800
- Beurre 22,617 366,514 389,131 1,900 435,700 437,600 3,500 587,700 591,000
- Bimbeloterie 1,336 243,886 245,222 1,700 231,400 233,100 900 197,100 198,000
- là brûler 14,659 362,676 377,335 1,600 340,600 342,200 9,300 420,800 430,100
- Bois. ... < à construire 1,162,042 1,205,219 2,367,261 813,000 1,818,700 2,631,700 602,600 1,828,400 2,431,000
- | merrains 399,571 23,004 422,575 368,900 12,700 381,600 585,300 14,300 599,600
- Carton, papier, livres et gravures... 2,522 298,212 300,734 5,000 395,900 400,900 9,100 369,800 378,900
- {Chapeaux de paille 666,428 466,428 400 414,800 415,200 3,000 393,000 396,000
- iFil de lin et de chanvre 361,915 248,835 610,750 318,600 122,700 441,300 83,300 200,100 283,400
- 1 Fruits .. j oléagineux 1,835,484 446,995 2,282,479 967,400 307,300 1,274,700 2,200,000 373,300 2,573,300
- | là ensemencer 81,231 178,682 259,913 48,000 76,800 123,800 63,200 166,900 230,100
- Grains. — Froment 316,620 558,546 875,166 501,000 2,217,800 2,719,300 2,159,000 1,044,500 3,203,500
- {Horloges en bois 15 398,770 398,785 )) 397,800 397,800 )> 354,200 354,200
- i Houblon 4,085 320,925 325,010 500 342,000 342,500 40,500 449,400 489,900
- jHouille 1,337,367 22,756 1,360,123 2,083,800 73,000 2,156,800 2,071,500 72,100 2,143,600
- Laine en masse 188,515 8,976,041 9,164,556 133,700 6,991,700 7,125,400 78,000 8,660,200 8,738,200
- Matériaux à bâtir 42,229 130,527 172,756 90,700 249,700] 340,400 128,700 '397,400 526,100
- Mercerie 1,130,545 374,444 1,504,989 1,019,300 345,200 ! 1,364,500 737,900 286,900 1,024,800
- /Cuivre allié de zinc 14,572 503,757 518,329 1,700 408,200 409,900 10,600 611,700 622,300
- i Fer et acier 349,816 253,942 603,758 289,700 255,600 545,300 259,600 271,300 530,900
- Métaux bruts. < Etain 43,218 52,434 95,652 107,100 15,600 122,700 203,200 1,073,600 582,000 62,300 1,000 63,300
- j Plomb | \Zinc Nattes ou tresses de paille 135,951 2,537,431 49,829 31,856 15 398,600 167,807 2,537,446 448,429 184,800 1,075,500 29,500 18,400 » 552,500 163,900 1,21 1,400 428,700 12,600 600 490,900 176,500 1,212,000 919,600
- Peaux brutes 251,176 771,344 1,022,520 134,700 805,700 940,400 217,600 809,300 1,026,900
- Pelleteries 458 593,198 593,656 302,500 564,400 866,900 116,300 601,900 718,200
- Plumes à écrire et à lit 98,878 382,358 481,236 20,000 371,900 391,900 69,000 503,000 662,000
- Poils propres à la chapellerie 118,840 4,063,600 4,182,440 » 2,702,400 2,702,400 » 2,593,200 i ?93 7on 2,593,200 i ant 9no
- .Regrets d’orfévre 192,360 1,943,910 887,767 2,136,270 1,121,324 23,000 210,900 1,713,600 885,700 1,736,600 1,096,600 7,500 194,600
- Ti«n<! ( *‘n et de chanvre.... 233,557 745,400 940,000
- | 1 de soie 244,200 29,175 273,375 276,100 43,300 319,400 333,200 40,200 373,400
- 'Autres articles 1.546,781 6,748,255 8,295,036 1,508,700 6,088,200 7,596,900 2,014,600 6,197,900 8,212,506
- Totaux 13,878,230j 33,442,083 47,320,313 11,499,300 31,990,600 43,489,900 14,890,500 33,090,600 47,981,100
- MOYENNE GÉNÉRALE des deux pays réunis
- 1838-89-40.
- flY
- 958,000 \ 1,229,100f 1,186,000 ( 370,400/
- 472.600
- 225.400
- 383.200 i
- 2.476.700 (
- 467.900
- 360.200
- 425.900
- 445.200 2,043,500
- 204.600 2,226,000
- 383.600 385,800
- 1,886,800
- 8.342.700
- 346,700
- 1,298,100, 516,800' 560,000
- 93,900 182,5001
- 1,607,600 650,000'
- 996.600 726,300
- 478.400 3,159,300
- 1.724.700 1,052,600
- 322,100
- 8,034,800
- 2,9.60,800_________ 3,328,000 3,744,000
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-
-
-
- Quarante-deuxième aimée. Avril 1843.
- EXPORTATIONS DE FRANCE.
- 1838. 1839. 1840. MOYENNE TRIENNALE
- DENRÉES ET MARCHANDISES.
- — <838-39-40.
- Prusse. Allemagne. TOTAL. Prusse. Allemagne. TOTAL. Prusse. Allemagne. TOTAL.
- fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- n . | Vins Boissons. j Eaux-de-vie 2,001,483 438,706 2,440,189 1,719,800 415,500 2,135,300 1,802,900 369,500 2,172,400 1 2 948 Qftfi
- 64,886 19,041 83,927 37,200 21,100 58,300 57,000 18,700 75,700
- Bois à construire 598,148 250,461 848,609 678,100 176,700 854,800 911,000 202,700 1,113,700 939,036
- Chapeaux de paille 36,310 320,183 356,493 28,800 117,800 146,600 26,200 157,900 184,100 229,064
- Chardons cardières 54,130 263,662 317,792 116,700 342,400 459,100 169,100 253,000 422,100 399,664
- Garance 2,604 2,928,907 2,931,511 18,000 1,340,100 1,358,000 47,500 1,394,700 1,442,200 1,910,570
- Huiles volatiles 9,400 520,700 530,100 5,000 516,400 521,400 30,900 452,700 483,600 511,700
- Safran 4,350 318,750 323,100 16,600 446,600 463,200 19,200 285,900 305,100 363,800
- Soies 350,876 1,125,687 1,476,563 435,700 971,100 1,406,800 360,100 1,103,000 1,463,100 1,448,821
- Sel marin 104,919 » 104,919 166,900 0 166,900 119,000 )) 119,000 130,273
- Produits chimiques I de soie 102,204 480,995 583,199 241,257 524,498 765,755 134,014 361,032 495,046 614,666
- 619,020 13,296,709 13,915,729 497,000 12,598,000 13,095,000 760,100 13,983,700 14,743,800 13,918,176
- tissus... de coion 137,643 1,142,128 1,279,771 123,800 1,037,600 1,161,400 133,800 1,051,700 1,185,500 1,208,890
- 316,688 4,833,660 5,150,348 294,000 5,551,000 5,845,000 646,900 6,252,600 6,899,500 5,964,949
- i de laine 366,113 3,240,743 5,606,856 381,400 3,384,100 3,765,500 422,900 2,906,300 3,329,200 3,567,185
- Peaux préparées et ouvrées 199,152 660,312 859,464 123,400 796,400 919,800 156,600 1,081,400 1,238,000 1,005,755
- Pelleteries 1,268 14,588 15,856 34 800 314,400 349,200 30,500 429,600 460,100 499,250
- Gravures et lithographies 121,450 323,590 445,040 98’l00 336,400 434^500 104'600 297,700 402,300 427,280
- Papier et livres 102,495 650,355 752,850 138,200 784,000 922,200 182,700 894,400 1,077,100 917,383
- Horlogerie 58,748 434,866 493,614 27,800 133,900 161,700 26,000 188,900 214,900 290,071
- Orfèvrerie 150,87,5 242,728 393,603 79,300 240,500 319,800 68,200 313,300 381,500 364,968
- Plaqués 41,780 411,322 453,102 38,400 390,300 428,700 46,800 300,700 347,500 409,767
- Or battu, tiré, laminé et filé ..... 31,938 528,485 560,423 42,500 376,400 418,900 60,100 257,700 317,800 432,374
- Ouvrages en cuivre, laiton et bronze. 6,610 118,780 125,390 22,400 209,800 232,200 34,100 281,000 315,100 224,230
- Meubles 12,679 93,556 106,235 25,600 100,200 125,800 26,200 84,500 110,700 114,245
- Modes 138,623 472,744 611,367 156,300 478,600 634,900 211,700 494,700 706,400 650,889
- Industrie parisienne 59,160 442,620 501,780 97,000 530,260 627,200 124,900 599,500 724,400 617,793
- Mercerie 95,284 427,876 523,160 274,700 535,600 810,300 123,400 697,100 820,500 717,987
- Parfumerie 17,195 22,599 39,794 16,753 75,256 92,009 17,360 71,750 89,110 73,638
- Linge et habillements 149,920 842,820 992,740 166,300 853,700 1,020,000 150,500 947,600 1,098,100 1,036,947
- Machines et mécaniques 107,139 1,135,074 1,242,213. 61,600 746,600 808,200 77,900 804,800 882,700 977,704
- Objets de collection' 57,225 86,959 144,184 130,700 165,200 295,900 79,400 188,700 268,100 236,061
- Verres, cristaux et poterie 347,113 608,697 955,810 333,300 533,900 867,200 418,200 628,900 1,047,100 956,703
- Autres articles 694,532 3,361,509 4,056,041 406,090 3,125,946 3,932,036 939,726 2,786,818 3,726,544 3,704,874
- Total 7,161,960 40,059,812 47,221,772 7,033,500 37,970,100 45,003,600 8,519,500 40,142,500 48,662,000 46,962,000
- -ï
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- (178 )
- RÉCAPITULATION DES MOYENNES PORTÉES DANS LES CINQ TABLEAUX PRÉCÉDENTS, ET FAITS DE 1841.
- 1° VALEURS. ;
- ANNÉES. Importations. Moyennes. Exportations. Moyennes.
- 1820 fr. 23,838,000 31,488,000 34,786,000 38,170,000 i 34,164,000 47,320,000 43,490,000 47,981,000 52,164,000 fr. fr. fr.
- 1821 30,037,000 uUj 1 Uü jlMJU 62,317,000 44,864,000 52,274,000 LL ^79 nnn 67,761,000
- 1822
- 1832
- 1833 36,167,000 48,423,000
- 1838 47,222,000 45,003,000 48,661,000 47,997,000
- 1839 - 46,264,000 46,962,000
- 1840
- 1841 •
- 2° PRINCIPALES MARCHANDISES.
- DENRÉES ET MARCHANDISES. 1820-21-22. MOYENNES 1832-33. 1838- 39-40. 1841 .
- IMPORTATIONS EN FRANCE. fr. fr. fr.. fr.
- Laine 2,593,000 774,000 8,343,000 13,944,000
- Poils à ouvrer 414,000 1,639,000 3,159,000 831,000
- Peaux brutes 328,000 483,000 1,523,000 1,312,000
- Bois 2,289,000 2,164,000 3,328,000 5,423,000
- Graines oléagineuses - • 29,000 1,943,000 2,044,000 2,247,000
- Chevaux et bestiaux 6,126,000 3,555,000 3,744,000 5,529,000
- Houille • • • 534,000 939,000 1,887,000 2,554,000
- Zinc )) 822,000 1,608,000 696,000
- Outils, mercerie, bimbeloterie 1,523,000 3,245,000 2,326,000 1,763,000
- Valeurs totales importées 30,037,000 36,167,000 46,264,000 52,154,000
- EXPORTATIONS DE FRANCE.
- ( de soie 32,678,000 20,141,000 13,918,000 13,138,000
- rp. ) de lin 1,524,000 1,388,000 1,209,000 1,110,000
- T,ssus--{ de coton 947,000 3,271,000 5,965,000 5,368,000
- ( de laine 1,271,000 1,640,000 3,587,000 3,655,000
- Vins 8,104,000 2,881,000 2,249,000 1,995,000
- Poterie et verrerie 1,379,000 923,000 957,000 993,000
- Meubles, tabletterie, plaqués, orfèvrerie, 2,941,000
- horlogerie , mercerie et modes 4,787,000 1,400,000 2,548,000
- Valeurs totales exportées 67,761,000 48,423,000 46,962,000 47,997,000
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- PRIX PROPOSÉS.
- 179
- Prix pour un moyen de rendre Valcool impropre h entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table, sans lui ôter ses qualités combustibles * et sans nuire h son application à l’éclairage.
- En plusieurs circonstances, l’administration supérieure, en France, a manifesté l’intention de favoriser la consommation de l’alcool, en réduisant les droits sur toutes les quantités appliquées aux arts.
- Cette mesure promettait des résultats avantageux et d’une grande importance, dans l’intérêt de nos départements vinicoles et de plusieurs branches de notre industrie manufacturière.
- Un commencement d’exécution eut lieu; on imposa la condition de mélanger avec l’alcool exempt de droits une substance qui s’opposât à son emploi dans les boissons et liqueurs alcooliques.
- L’essence de térébenthine fut indiquée; malheureusement, on découvrit ultérieurement, les moyens d’éliminer cette essence et de rendre l’alcool applicable aux boissons : il suffisait d’étendre d’eau, de décanter, puis de soumettre, à deux distillations, le liquide ainsi débarrassé d’une partie de l’essence.
- On voit déjà que ces opérations sont coûteuses : il est donc permis d’espérer qu’en cherchant des mélanges plus difficiles encore ou plus coûteux à épurer, on parviendrait à offrir les garanties désirables à l’administration, c’est-à-dire à rendre l’épuration des alcools ainsi infectés tellement dispendieuse que le prix de revient dépasserait celui des alcools qui auraient supporté l’impôt.
- Tel est le problème que la Société d’encouragement met au concours ; il acquiert une nouvelle importance depuis que l’alcool est employé dans un nouveau système d’éclairage; car cette innovation est entravée par des droits de deux à trois fois plus élevés que ceux qui frappent les huiles de graines.
- En conséquence, un prix de 2,000 fr. sera décerné, dans la séance générale du second semestre de 1844, au concurrent qui aura indiqué le meilleur moyen de rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons alcooliques, sans nuire â ses qualités dans les applications à l’éclairage et au chauffage; à la condition expresse que les frais d’épuration de l’alcool infecté soient supérieurs aux droits actuels sur les alcools.
- Celui qui aura obtenu le prix abandonnera la propriété de sa découverte à la Société, qui se réserve de la publier.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 31 décembre 1843.
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- PRIX PROPOSES.
- Prix pour Vintroduction en France et la culture de plantes
- étrangères à T Europe et pour la culture en grand de plantes
- indigènes a VEurope.
- Les relations des voyageurs et les recherches des botanistes ont indiqué un assez grand nombre de plantes qui, -abandonnées à la seule nature, donnent cependant des produits qui peuvent être appliqués soit à notre nourriture, soit à nos vêtements, soit aux besoins des arts. Il existe aussi des plantes autres que celles que nous cultivons et que certaines nations ont su approprier à leurs besoins en les soumettant à une culture réglée.
- L’Inde, la Chine, le Japon, les deux Amériques produisent une grande variété de végétaux dont quelques-uns, transportés dans nos régions, pourraient ainsi augmenter nos richesses. Peut-être en existe-t-il en Europe et même en France, dont les produits, négligés jusqu’à présent, pourraient être dans le même cas.
- C’est d’après ces diverses considérations que la Société d’encouragement croit devoir proposer deux prix :
- 1° L’un de 2,000 fr. pour l’introduction et la culture en grand, en France, des plantes étrangères à l’Europe , utiles à l’économie rurale, aux arts et aux manufactures.
- 2° L’autre de 1,000 fr. pour la culture en grand de plantes indigènes à l’Europe et même à la France qui n’auraient point été, jusqu’à présent, introduites dans les grandes cultures, et qui présenteraient des avantages nouveaux à l’économie rurale , aux arts et aux manufactures.
- 3°. Des médailles pour l’emploi économique et durable du produit de ces plantes.
- La Société demande l’introduction, dans la grande culture, d’une ou de plusieurs plantes étrangères pouvant être cultivées en pleine terre, soit dans le midi, soit dans le nord de la France, et aussi pour la simple introduction en grand, dans nos cultures, d’une plante indigène jusqu’ici non cultivée, dont les produits trouveraient un emploi important dans l’agriculture, ou dans un art quelconque.
- Les concurrents devront prouver que ces plantes ont été cultivées en pleine terre assez longtemps pour constater leur naturalisation définitive en France; ils devront prouver aussi qu’elles ont reçu un emploi utile et durable à l’agriculture ou aux arts. La Société, en accordant ces prix, distribuera des médailles aux personnes qui se livreront d’une manière plus spéciale à l’emploi des produits de ces plantes.
- . Si les prix n’étaient point remportés , la Société pourrait, néanmoins,
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- décerner des médailles de différentes valeurs aux personnes qui auraient tenté des essais utiles sur le sujet du concours.
- Les prix ou médailles seront décernés dans la séance générale du second semestre de 1844; le concours sera fermé le 31 décembre 1843.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 22 mars 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse la description et les dessins d’une machine propre h baitre le blé, inventée par le sieur Masson, mécanicien à Simanche, département de l’Ain.
- M. Bonafous, à Turin, annonce qu’une souscription a été ouverte dans les États de S. M. le roi de Sardaigne, à l’effet d’ériger une statue à Berthollet, dans la ville d’Annecy, non loin du village de Tailoire, où est né l’illustre chimiste. L’exécution de cette statue est confiée aux talents de M. le baron Marochetti.
- Les membres du comité de souscription, représentés par M. Bonafous, espèrent que la Société d’encouragement, qui a apprécié les éminents services que Berthollet a rendus à l’industrie nationale, voudront bien concourir à l’érection d’un monument qui tend à honorer la mémoire d’un de ses plus illustres fondateurs.
- Objets présentés. M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, rue des Petits-Augustins, 4, annonce avoir inventé et fait exécuter un nouveau système de barrage mobile qui fonctionne sur la rivière d’fsle, département de la Dordogne, avec l’approbation du gouvernement; il demande à soumettre au conseil un modèle de ce barrage, accompagné d’une notice, du dessin et de l’opinion du conseil général des ponts et chaussées.
- M. Valdeiron, de Marseille, présente une machine destinée à élever les eaux ;
- M. Delhomme, rue d’Enfer, 39, un mémoire sur les moyens de prévenir les accidents sur les chemins de fer par suite d’arrêts subits des convois, etc.;
- M. Masset, rue de la Bibliothèque, un nouveau système de serrure.
- M. Mourey, fabricant de bijoux, rue du Temple, un procédé pour blanchir les pièces argentées par le procédé électrochimique, et qui jaunissent quelque temps après; ce procédé a pour but de les mettre dans le même état que les objets en argent pur.
- M. Muller, rue Saint-Honoré, 159, annonce avoir imaginé une forge portative pour préserver les doreurs des effets des vapeurs mercurielles.
- M. Clèdat3 chapelier, rue du Bac, 51, présente un chapeau imperméable à la transpiration ;
- M. Aubarède, rue Montmartre, 131, un pupitre à musique qui se renferme dans une canne.
- M. Moisson, à Auleuil, demande que la Société nomme des commissaires pour examiner un engrais dont il est l’inventeur, et qu’il appelleperazotè concentré.
- M. Damnon, au port Lesney (Jura), transmet les dessins et la description d’une Quarante-deuxième année. Avril 1843. 25
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- machine portative abattre le blé, pour prendre part au concours pour la construction d’une machine de ce genre.
- M. Gandillot, rue Bellefond , 32 , ayant appris que, dans sa dernière séance , le conseil s’était occupé du calorifère à eau chaude qu’il a importé d’Angleterre, demande qu’une commission soit chargée d’examiner cet appareil, sauf à ajourner, s’il est nécessaire, les expériences à l’hiver prochain.
- M. Rouget de Liste dépose les statuts et règlements d’une école spéciale d’apprentissage pour les jeunes demoiselles; il appelle l’attention et l’intérêt de la Société sur cet établissement.
- Il est fait hommage à la Société des ouvrages suivants :
- 1 °Mè moi res delà Société d'encouragement de Berlin pour les mois de septembre et d’octobre 1842 ;
- 2° Bulletin du musée de l’industrie de Bruxelles, par M. Jobard, 4e livraison ;
- 3° Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen, n° 77 ;
- 4o Compterendu de la séance publique tenue, le 24 novembre 1842, par la Société d’agriculture du département de la Seine-Inférieure ;
- 5° Question des sucres, par M. Jules Petit-Jean, conseiller référendaire à la cour des comptes ;
- 6° De l’industrie du sucre de fécule et des conditions de la coexistence de cette industrie et de celle des autres sucres d’origine métropolitaine et coloniale, par M. Frëd. Kuhlmann (août 1841);
- 7° Pétition à la chambre des députés sur le projet de loi relatif aux sucreries indigènes, par M. Lainé, négociant droguiste ;
- 8° Notice sur le gérotype, ou machine à distribuer et à composer en typographie ;
- 9° Notice et coupe géologique du premier sondage de Decize, exécuté par ordre de l’administration des mines, par M. Sauvage ;
- 10° Journal des usines, publié par M. Viollet, février 1843 ;
- 11° Propagateur de l’industrie de la soie en France, par M. Amans Carrier-, 54e cahier.
- M. Mallet annonce que la Société apprendra avec regret la perle que les sciences viennent de faire dans la personne de sir John Robison, secrétaire de la Société royale d’Edimbourg, décédé le 7 mars dernier.
- M. le président rappelle que la Société doit à ce savant estimable d’utiles communications et l’envoi des Transactions de la Société dont il était le secrétaire ; il ne doute pas que le conseil se fasse un devoir de consigner dans le procès-verbal de cette séance le témoignage de ses vifs regrets. Le conseil partage cette opinion.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen a la parole pour lire le programme d’un prix , pour un moyen de rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table, sans lui ôter ses qualités combustibles et sans nuire à ses applications à l’éclairage.
- Après une discussion sur les conditions à imposer aux concurrents, entre autres celle d’abandonner la propriété de leur découverte dans le cas où le prix serait remporté, le conseil adopte la rédaction du programme.
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- Au nom d’une commission spéciale, M. Gourlier lit un rapport sur les résuliats du concours pour des moyens de prévenir ou de faire cesser rhumiditédanslesconstructions.
- Dans la classification qu’elle a faite des concurrents qui se sont présentés au nombre de vingt et un, la commission les a distingués suivant qu’ils se sont occupés de l’instruction théorique et pratique, ou en même temps de cette instruction et de divers procédés et produits, ou seulement de procédés ou produits.
- M. le rapporteur, après avoir analysé les divers mémoires présentés et exposé les droits des concurrents, propose , au nom delà commission, de clore définitivement le concours et de décerner les récompenses suivantes :
- lre série. Instruction théorique et pratique. A l’auteur du mémoire inscrit sous le n° 18, une médaille d’argent, en réservant ses droits à une récompense plus importante aprèsexamen définitif. Cet auteur cstM. Léon Yaudoyer, architecte, à Paris.
- 2e série. Instruction, procédés et produits. 1° Une médaille d’argent à l’auteur du mémoire n° 10, M. Durai, en appelant l’attention publique sur l’établissement qu’il a formé pour la fabrication et l’application de ses cloisons hydrofuges, en réservant ses droits à une récompense plus importante, après qu’une expérience plus prolongée aura permis de juger en toute connaissance de^cause. Publier dans le Bulletin un extrait du mémoire de ce concurrent.
- 2° Témoigner la satisfaction de la Société pour le zèle et les efforts du concurrent inscrit sous le n° 11, M. Proeschel, en réservant ses droits à une récompense supérieure à la médaille d’argent qu’il a obtenue en 1841 , d'après l’examen qui serait fait ultérieurement soit de son travail, soit des divers moyens et procédés qui y sont indiqués.
- 3° Témoigner également la satisfaction de la Société à M. Letillois, auteur du mémoire n° 19, pour l’étude approfondie et l’application habile qu’il paraît avoir faite des procédés de peinture hvdrofuge en général, et principalement des hydrofuges gras, en réservant ses droits pour la récompense dont il serait jugé digne d’après l’examen de ses procédés et de ses applications. Publier dans le Bulletin un extrait de son mémoire.
- 4° Accorder à l’auteur du mémoire n° 20, M. Ouvière, une mention honorable et insérer son mémoire par extrait dans le Bulletin.
- 3e série. Produits ou procédés. 1° Remercier l’auteur du mémoire n° 5, M. le lieutenant-colonel du génie Burel, pour la communication qu’il a donnée des moyens de rendre les enduits imperméables, en les saturant d’un lait de chaux hydraulique ou de liniments gras, à l’aide de la pression de l’eau, et faire connaître ces moyens par la voie du Bulletin, sauf, s’ils recevaient une application avantageuse, à déterminer ultérieurement la récompense dont ils pourraient être l’objet.
- 2° A l’auteur du mémoire n» 6, M. Beulard, une médaille de bronze pour le bon succès des peintures exécutées par lui et dont la commission a pris connaissance.
- 3° Remercier l’auteur du mémoire n° 12, M. Cadilhon, de l’indication qu’il a donnée des revêtements en liège, les faire connaître par la voie du Bulletin et inviter le comité d’agriculture à examiner s’il aurait quelques propositions à faire à ce sujet.
- 4° Enfin décerner à l’auteur du mémoire n° 14, M. Valadon, une médaille d’argent pour le bon succès de ses soubassements en matériaux non calcaires hourdés en bitume, et en donner l’indication et les dessins dans le Bulletin.
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- Après une discussion sur la proposition de clore le concours, et sur la question de savoir si les auteurs dont les droits sont réservés pourront ajouter des documents nouveaux à ceux déjà produits, le conseil décide que le concours est clos et que les concurrents ne pourront compléter leur travail ; il adopte ensuite les diverses propositions de la commission.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Combes rend compte de l’état des concours: 1° pour le perfectionnement des moyens desûreté contre l’explosion des machines à vapeur ; 2° pour l’invention d’une forme et d’une construction de chaudières qui préviennent ou qui annulent tout danger d’explosion ; 3° pour la construction d’une pompe d’alimentation des chaudières à vapeur.
- Le grand nombre de pièces adressées parles concurrents et l’importance de plusieurs d’entre elles n’ont pas permis au comité de terminer l’examen approfondi des motifs sur lesquels seront basées les propositions qu’il devra soumettre au conseil; il propose, en conséquence, de clore le concours et d’ajourner à six mois la présentation du rapport. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Guérin Vary lit un rapport sur le résultat du concours pour l’établissement de fabriques de creusets réfractaires.
- Deux concurrents se sont présentés, MM. Tesson, de Paris, et Pinon, de Sens, qui ont livré au commerce, depuis plusieurs années, une quantité considérable de creusets de bonne qualité.
- Ces concurrents ayant rempli toutes les conditions du programme, le comité propose de partager le prix de 3,000 fr. par moitié entre chacun d’eux, et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé).
- Séance du 5 avril 184-3.
- Correspondance. M. Bourdeaux, fabricant d’instruments de chirurgie à Montpellier (Hérault), adresse une notice sur les progrès et les perfectionnements que les instruments de chirurgie ont subis en province. Il accompagne cet envoi d’une nouvelle monture de scie opératoire et d’une boite à rasoirs.
- Objets présentés. M. Ginot, rue d’Ulm, 24, appelle l’altendon de la Société sur une machine à fendre le bois destiné à la confection des allumettes.
- M. Medinger> rue de l’Université, 90, présente un bateau modèle pouvant se réduire sous un petit volume;
- M. Audenelle, rue Geoffroy-l’Àsnier, 25, les essais et applications qu’il a faits de la pression atmosphérique en remplacement des ressorts;
- M. Bailly, rue Sainte-Avoie, 16, un nouvel apprêt pour les chapeaux;
- M. Bertin, rue de Provence, 67, des brosses pour laver les voitures, dont les poils, au lieu d’être montés sur bois, le sont sur cuir.
- M. Thibert, rue du Mont-Parnasse, 8, expose qu’il a donné depuis cinq ans un grand développement à sa fabrication de pièces artificielles d’anatomie pathologique ; il demande que la Société nomme des commissaires pour examiner ce travail, qui se recommande sous le rapport industriel et scientifique.
- M. Brosson, membre de la Société, quai Saiut-Sabiu, 22, rappelle qu’il a déposé, en 1840, le dessin et la description d’un séchoir de son invention, pour prendre part
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- au concours ouvert pour la dessiccation de la betterave. Ce prix ayant été retiré, il sollicite l’examen de son appareil et sa publication dans le Bulletin.
- Le même membre demande que le comité des arts chimiques veuille bien faire connaître son opinion sur l’échantillon de carbonate de baryte obtenu de la décomposition du sulfure de baryum qu’il a présenté.
- M. Koeppelin, imprimeur-lithographe, quai Voltaire, 15, expose que les géologues désireraient trouver des moyens moins dispendieux que le coloriage à la main, pour désigner sur les cartes, par des couleurs et des signes conventionnels, les différentes natures géologiques : il annonce avoir tenté l’application sur grand format de la lithographie à l’impression en couleur des cartes géographiques ; c’est le premier résultat obtenu et livré au public que présente M. Koeppelin.
- II estffait hommage à la Société ,
- 1° Par M. Dumas, vice-président, du tome VI de son Traité de chimie appliquée aux arts, accompagné d’un atlas de planches ;
- 2° Par M. à’ Arcet, 1° d’une note sur la nécessité d’augmenter le diamètre des prises d’air et des bouches de chaleur des poêles et calorifères, afin que ces appareils servent le mieux possible au chauffage, à la ventilation et à l’assainissement des maisons; 2°( d’une brochure intitulée, Latrines inodores, construites sous un colombier, ventilées au moyen de la chaleur des pigeons et servant à la préparation del’engrais;
- 3° Par M. Bonafous, membre correspondant à Turin, 1° des deux premiers volumes dé la nouvelle publication des Mémoires de la Société royale d’agriculture de Turin; 2° d’une notice agronomique sur diverses cultures et expériences exécutées dans le jardin de ladite Société par M. Bonafous; 3° d’un rapport sur le jardin expérimental d’agriculture créé à Saint-Jean de Maurienne par M. Bonafous et dirigé par M. le docteur Moltard; 4° du Discours d’inauguration lu le 29 août 1842 à l’assemblée générale de la Société instituée à Bielle, pour le progrès de l’agriculture et des arts utiles, par M. Bonafous; 5° du rapport sur le concours aux prix proposés parla Société royale de Turin, pour une seconde éducation de vers à soie, par MM. Bonafous, Bertalazone, Villa de Montpascal, etc.; 6° des statuts organiques de l’association agricole établie à Turin pour le progrès de l’agriculture, des arts et de l’industrie qui s’y rattachent directement ; cette association, fondée sur les mêmes bases que celles de la Société d’encouragement, se compose de plus de 1,200 membres;
- 4° Par M. Brunet de la Grange, de l’extrait du rapport qu’il a adressé, en 1842, à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, sur la situation de l’industrie séricicole dans les départements du Nord, de l’Aisne, de la Seine-Inférieure, du Loiret, d’Eure-et-Loir, de Maine-et-Loire, des Deux-Sèvres, de la Charente-Inférieure, de la Charente, de la Gironde, des Landes, des Basses-Pyrénées, des Hautes-Pyrénées , du Gers et de Lot-et-Garonne;
- 5° Par M. Ch. Pichat, professeur à l’institution agronomique de Grignon, d’une brochure intitulée, Pratique des semailles à la volée;
- 6° Par M. Delacour, fabricant, à Bresles (Oise), d’une brochure sur la question des sucres;
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- 7° Par M. Lebrun, architecte, à Montauban, de son Traité pratique de l’art de bâtir en béton;
- 8° Par M. Emile Jaquemin, de VInstruction agricole de la population des campagnes, plan d’enseignement soumis à la chambre des députés et au gouvernement ;
- 9° Par la Société d’agriculture et des arts de l’arrondissement de Dôle, de sa Revue agricole et industrielle, cahier de février 1843 ;
- 10° Par la Société d’agriculture et de commerce de Caen , du procès-verbal de sa séance du 21 janvier 1843 ;
- 11° Par madame Bouchard Huzard, du n° d’avril 1843 des Annales de Vagriculture française;
- 12° Par M. Amans Carrier, des noS de janvier et février 1843 du Propagateur de T industrie de la soie en France.
- Rapports des comités. Au nom des commissions des fonds et du Bulletin, M. Michelin lit un rapport au sujet de la demande faite à la Société, d’une souscription pour contribuer à élever un monument à la mémoire de Berthollet.
- Les commissions pensent qu'il serait plus convenable que la Société fît elle-même une souscription 5 en conséquence, elles proposent de renvoyer la question au bureau et à la commission des fonds réunis. (Approuvé.)
- Au nom de la commission des fonds, M. Baudon de Mony lit un rapport sur les sommes demandées pour la fondation de nouveaux sujets de prix.
- ïl rappelle que, dans la séance du 8 février dernier, le conseil a adopté, sur la proposition du comité de commerce, le programme d’un prix à mettre au concours pour l’étude de diverses questions historiques et pratiques relatives aux assurances; mais il a décidé aussi que la commission des fonds serait consultée préalablement, pour savoir si la situation financière de la Société permettait d’y affecter la somme de 3,000 fr. qui était réclamée.
- M. le rapporteur annonce que ia commission a été informée d’un fait qui s’est révélé depuis la décision du conseil ; c’est l’existence d’un concours, ouvert pour le même sujet, par l’Académie des sciences morales et politiques, et qui peut avoir pour effet d’avancer la solution du problème ; le délai fixé pour la présentation des mémoires à l’Académie est déjà expiré et le résultat du concours sera proclamé dans le courant du mois d’avril.
- Dans cette situation, la commission a considéré que la connaissance de ce résultat pourrait déterminer le conseil à modifier utilement et peut-être même à supprimer quelques-unes des questions indiquées dans le programme; elle propose, en conséquence, d’ajourner l’adoption définitive de ce programme et la fixation de la valeur du prix qui y serait attaché.
- Après une longue discussion sur les attributions des comités, la présentation de nouveaux sujets de prix et leur mode d’adoption par le conseil, M. le président déclare qu’il ne pourra être délibéré sur la proposition de la commission des fonds qu’aprés que les formalités voulues par l’art. Jcr du titre VI du règlement, et qui paraissent n’avoir pas été suivies, auront été remplies.
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- Le comité de commerce, par l’organe de M. de Colmont, déclare qu’il retire le sujet de prix sur les assurances.
- M. Delambre lit, au nom du comité de commerce, un rapport sur le résultat du concours relatif à un mémoire sur l’association des douanes allemandes.
- M. le rapporteur expose la manière dont les concurents qui se sont présentés ont traité les questions posées dans le programme ; il fait ressortir les travaux des concurrents inscrits sous les numéros 1 et 2, et propose 1° de retirer le sujetde prix du concours ; 2° de décerner à l’auteur du mémoire n° 2, M. Faugère, de Paris, une médaille de la valeur de 1,000 francs et une médaille de 500 fr. à M. Henri Richelot, auteur du mémoire n° 1. (Approuvé).
- Séance extraordinaire du 12 avril 1843.
- Correspondance. M. Chauffard . pharmacien , au Havre, adresse un mémoire sur la composition imaginée par lui pour le calfatage des navires.
- Objets présentés. M. Morin, rue des Magasins, 4, appelle l’attention de la Société sur les perfectionnements qu’il a apportés aux pétrins mécaniques.
- Il est fait hommage à la Société,
- 1° Par M. Thomas, du numéro de mars 1843 du Moniteur des eaux et forêts;
- 2° Par M. Roret, du numéro d’avril 1843 du journal intitulé, le Technologiste;
- 3° Par MM. Thomas Jones et James Mirpec, du journal de l’Institution de Franklin , cahiers d’août, septembre, octobre et novembre 1842.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Herpin lit un rapport sur des peintures imitant les diverses sortes de marbres, les bois exotiques ou indigènes, parM. Maurin jeune, peintre-décorateur.
- Cet artiste a raisonné la composition de ses couches, le degré d’épaisseur ou de fluidité qui leur convient le mieux, ainsi que le mode le plus avantageux d’application des couleurs; il est parvenu à les fondre entre elles d’une manière si parfaite, à donner aux veines de ses marbres une teinte et une transludicitési naturelles, une surface si unie, un poli si brillant, qu’un œil exercé pourrait quelquefois s’y tromper. Il a obtenu une médaille de bronze h l’exposition de 1839.
- M. Maurin a remis une note explicative de ses procédés; toutefois, le comité fait observer que le talent personnel de cet habile artiste entre pour beaucoup dans le degré de perfection des imitations faites par lui.
- Le comité propose de remercier M. Marin de sa communication et de lui témoigner la satisfaction de la Société sur ses belles peintures imitant les bois et les marbres.
- Après une discussion, le conseil adopte les conclusions du rapport.
- 11 est donné lecture, pour M. le comte de Lambel, d’un rapport fait, au nom du comité des arts mécaniques, sur l’armature à résistance variable applicable aux ressorts des dynamomètres, présentée par MM. Martin et Reymondon.
- Le comité propose 1° d’insérer le rapport au Bulletin avec la gravure de l’appareil ; 2» de témoigner aux inventeurs la satisfaction de la Société. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Th. Olivier lit un rapport sur une collection de 26 polyèdres réguliers et irréguliers en carton, pour l’enseignement de la géométrie, présentés par M. L. Dupin, ingénieur.
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- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication ; 2° d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre Ut un rapport sur un compas à ellipses deM. Wolonwicz.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication; 2° d’insérer le rapport au Bulletin ,• 3° de faire graver le compas de M. Wolonwicz, celui de M. Fary et celui décrit par Biou. (Approuvé.)
- M. Olivier, continuant de porter la parole au nom du comité des arts mécaniques, lit un rapport sur une machine imaginée par M. Foucaud, aveugle-né, membre des Quinze-Yingts, au moyen de laquelle un aveugle peut écrire avec promptitude et facilité.
- Le comité propose 1° de remercier M. Foucaud de sa communication, 2° d’insérer le rapport au Bulletin, avec la gravure des deux machines à écrire présentées par M. Foucaud.
- Après une discussion, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusion s.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. VauviUiers lit un rapport sur un système de barrage pour les cours d’eau, avec hausses mobiles, inventé par M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, et exécuté par lui sur la rivière de l’isle, département de la Dordogne.
- Le comité pense que les barrages mobiles, tels que ceux exécutés à Saint-Antoine , fout honneur à l’esprit inventif de M. Thénard, et paraissent susceptibles de nombreuses et importantes applications \ il propose d’approuver ces appareils et de faire insérer le rapport au Bulletin, avec la gravure de ces appareils et un extrait du mémoire de M. Thénard.
- Après une discussion sur l’importance des appareils de ce genre pour la navigation et les irrigations, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Communications. M. Chevallier, membre du conseil, pense qu’il serait utile, à l’occasion du programme de prix pour la découverte d’un moyen de rendre l’alcool impropre à entrer dans les boissons usuelles et les liqueurs de table, sans lui ôter ses qualités combustibles et sans nuire à ses applications à l’éclairage , de faire connaître ce qui a été tenté dans cette voie; il ne doute pas que M. Audouard, pharmacien, à Montpellier, ne s’empresse de donner d’intéressants détails à ce sujet.
- Ces renseignements seront demandés.
- Séance générale du 19 avril 1843.
- Voyez plus haut pour les détails de cette séance.
- ERRATA.
- Bulletin de mars 1842, page 84, ligne 20 du bas, au lieu de Le premier terme de cette libéralité écherra à la fin de 1844, et formera une somme de 12,000 fr. au moins qui sera délivrée. Lisez : Le prix formant une somme de 12,000 fr. sera délivré en 1844 à celui, etc.
- Imprimerie de Mrae Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, T.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE.^N” CCCCLXYII.) MAI 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAQ EMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — dynamomètres.
- Rapport fait par M. de Lambel, au nom du comité des arts mécaniques, sur /'armature à résistance variable, applicable aux ressorts des dynamomètres, présentée par MM. Martin et Rey mondon, rue Saint-Denis, no 3oo.
- MM. Martin et Reymondon, auxquels vous avez décerné le premier des prix que vous avez proposés pour la construction d’un dynamomètre remplissant toutes les conditions du programme, vous ont présenté un mécanisme à ajouter à cet instrument, propre à déterminer des forces dont le maximum serait octuple de celle qu’indique la plus grande flexion des ressorts, c’est-à-dire qu’en supposant celle-ci de 500 kilogrammes, ce mécanisme permet de trouver les rapports de forces qui ne dépasseraient pas 4,000 kilogrammes de pression.
- Ce mécanisme ou armature consiste en un parallélogramme qui, d’un côté, embrasse le crochet d’attache et, de l’autre, celui de tirage, tous deux correspondant au milieu des ressorts.
- Du côté du crochet de tirage, le côté de l’armature est brisé, sans cesser d’embrasser ce crochet, et les deux branches que forme alors ce côté sont mobiles, au moyen d’une barre parallèle qui porte à son milieu le crochet de tirage de l’armature.
- La barre et les deux branches, qui sont, comme toute l’armature, en fer, sont unies par des brides qui portent des rainures propres à recevoir de petites saillies ayant la forme de couteaux.
- Ces saillies, qui se trouvent dans des plans parallèles, sur la barre et sur les branches, sont éloignées du centre de rotation des branches d’un huitième, du quart et de moitié de la longueur de ces branches.
- Quarante-deuxième année. Mai 1843. 26
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- Les brides étant mobiles, en les faisant glisser à ces différentes distances du centre de rotation des branches, le crochet de tirage placé au milieu de la barre agit alors sur le crochet de tirage de l’instrument avec des bras de levier qui sont moitié, le quart ou le huitième de celui de ^instrument, non armé.
- Cette armature peut donc éprouver une force de traction dont le maximum est huit fois plus fort que celui qui est indiqué par la plus grande flexion des ressorts, sans que ceux-ci la dépassent.
- Quatre membres du comité des arts mécaniques ont assisté à l’expérience de cette armature : ils ont vérifié d’abord si le cadran indicateur était exact; ils ont remarqué que de 250 à 500 kilogrammes il se trouvait des inexactitudes toujours croissantes de 2 à k kilogrammes. Elles pouvaient provenir de la tare des poids, ou de quelques frottements irréguliers, et elles ont paru laisser encore à l’instrument une exactitude suffisante pour la pratique.
- Ils ont ensuite fait placer l’armature, ils l’ont soumise à une pression de 20 à 500 kilogrammes, et ils ont trouvé qu’elle exprimait des pressions multiples de celles du cadran, avec une exactitude plus grande que celle qui avait été donnée par la première expérience, c’est-à-dire que les indications données par l’aiguille ne différaient de celles que donne la théorie que de 2 à 3 kilogrammes.
- C’est donc un nouveau service très-important rendu à l’emploi du dynamomètre par ceux à qui vous avez décerné le prix.
- Le comité a l’honneur de vous proposer
- 1° D’insérer le présent rapport au Bulletin, avec le dessin de l’instrument ;
- 2° De témoigner votre satisfaction aux inventeurs.
- Signé de Lambel , rapporteur.
- Approuvé en séance, le 12 avril 1843.
- Explication de figures de la planche 892.
- Nous avons décrit, page 8 du Bulletin de janvier dernier, un dynamomètre totaliseur de MM. Martin et Rejmondon, applicable aux voitures, charrues, etc.
- Cet instrument est réglé de manière à mesurer le plus grand elfort que peuvent développer quatre chevaux, en donnantunfort coup de collier; mais, pour déterminer des efforts plus énergiques, il faudrait augmenter l’épaisseur des ressorts, ce qui présente des inconvénients : pour y remédier, les auteurs ont imaginé l’armature dont il est parlé dans le précédent rapport ; on la
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- rend à volonté indépendante du dynamomètre, et elle permet de mesurer de$ forces oetuples de celle qu’indique la plus grande flexion des ressorts.
- Cette armature, représentée sur ses diverses faces, pi. 892, se compose d’un parallélogrammee,ff, gg, fig. 1 , dont les angles sont taillés en couteau et qui porte du côté du tirage deux leviers gg, ayant un point d’appui sur une gouttière h, formée de deux pièces qui se placent sur le crochet D", fig, 2, pl. 883. Le côté opposé e reçoit dans une mortaise l’anneau A', qui y est retenu par un boulon ; il porte en n un piton destiné à l’attacher à la résistance. ff, chapes à gouttières qui assemblent les parties e, gg, et leur servent de point d’appui. De pareilles chapes r, fig. 2, mais plus courtes, forment avec la pièce i deux systèmes de point d’appui. Lorsqu’elles portent sur le couteau q, elles mesurent une force qui sera huit fois celle du dynamomètre, tandis que, placées sur le couteau o, cette force ne sera que double,
- La fig. 3 représente la gouttière vue en plan, avec les deux bouts du levier gg.
- Fig. 4 Section de la même avee le crochet qui y est engagé.
- Fig. 5. Section horizontale de la même.
- Fig. 6. Section horizontale du piton et de la mortaise qui reçoit l’anneau A\
- Fig. 7. Élévation latérale de l’armature. (D.)
- GÉOMÉTRIE.
- Rapport fait par M. Thëod. Olivier, au nom du comité des arts
- mécaniques, sur les polyèdres en carton présentés par M. Dupin.
- M. L. Dupin, ingénieur, a présenté à la Société une boîte contenant une collection de vingt-six polyèdres réguliers et irréguliers en carton, pour l’enseignement de la géométrie. Le comité des arts mécaniques m’a chargé de vous faire le rapport suivant.
- Il est très-utile, dans l’enseignement de la géométrie à trois dimensions, de mettre sous les yeux des élèves des reliefs qui leur permettent de concevoir la forme des corps dont on doit leur démontrer les propriétés.
- Plusieurs artistes ont exécuté des collections nombreuses de reliefs en bois, dont le fini et la précision sont remarquables; les procédés mécaniques employés par ces artistes pour couper le bois sont aussi dignes d’éloges.
- Mais une collection en bois occupe beaucoup de place, et elle est toujours d’un prix élevé.
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- M. L. Dupin a exécuté en carton mince les modèles des solides, en effectuant les développements et à la suite les unes des autres de toutes les faces qui composent un polyèdre.
- En tranchant à mi-épaisseur le carton le long de l’arête droite, suivant laquelle deux faces planes du polyèdre s’assemblent, il a pu facilement plier le développement plan et reformer le polyèdre en relief.
- Par ce moyen il a construit une collection peu coûteuse et très-nombreuse.
- L’idée de développer les faces planes d’un polyèdre et d’arriver ainsi à représenter avec facilité un solide au moyen du carton n’est point nouvelle.
- M. John Lodge-Cowlej a publié à Londres, en 1758, une géométrie qui était accompagnée de cartons découpés pour former les reliefs ou polyèdres.
- M. Marie, professeur de mathématiques, a publié à Paris, en 1835, une géométrie stéréographique dans laquelle il a reproduit les idées et les moyens pratiques de Cowley.
- Votre comité pense que M. L. Dupin a rendu un service réel en facilitant l’enseignement de la géométrie des solides dans les écoles élémentaires.
- En conséquence, il a l’honneur de vous proposer
- 1° De remercier l’auteur de sa communication;
- 2° D’insérer le présent rapport dans le Bulletin, pour faire connaître la publication utile pour l’enseignement de la géométrie des solides, de M. L. Dupin.
- Signé Théodore Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 12 avril 1843.
- horlogerie.
- Description de plusieurs compteurs de secondes , par M. Winnerl, horloger, a Paris.
- Compteur simple.
- La fig. 1 de la planche 893 est une section longitudinale et verticale, sur une échelle amplifiée, d’un compteur de secondes, que l’auteur a imaginé en 1831. La fig. 2 est une élévation du pivot de la roue de secondes de ce compteur.
- La roue de secondes A est fixée sur un pignon percé B, dont le petit pivot est rapporté. Le pivot C, du côté de la platine, qui porte habituellement l’aiguille des secondes, est formé par un canon se terminant en deux plans inclinés a, au fond desquels est pratiquée une petite coche a'. La tige qui glisse dans le canon porte une virole terminée par un bec qui s’engage dans la
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- HORLOGERIE.
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- petite coche a , quand cette tige est descendue au fond du canon. Un pont en acier c, fixé sur la platine, est percé d’un trou dans lequel tourne librement le pivot de la tige d, portant l’aiguille des secondes e. Au-dessous de ce pont, le pivot est renforcé jusqu’à la portée /, pour que cette partie puisse entrer librement et sans jeu dans le trou du pont. Il résulte de cette disposition qu’en élevant la tige jusqu’à ce que la portée f s’appuie sous le pont, la<pointe des plans inclinés a passe dessous le bec de la virole b sans le loucher.
- Lorsqu’on veut arrêter l’aiguille des secondes, on appuie sur un poussoir qui, par l’intermédiaire d’un piton g, fait remonter subitement le ressort h, fixé sur la platine; l’extrémité de ce ressort taillé en fourchette relève et appuie sous le pont c la portée f; alors la roue A continue de marcher indépendamment de l’aiguille ; mais, dés que le poussoir est retiré, le ressort h, rendu libre, s’appuie sur la virole b, dont le bec, en glissant sur les plans inclinés a, fera tourner la tige avec l’aiguille des secondes, jusqu’à ce qu’elle rencontre la coche a , pour continuer de marcher ensemble; en même temps l’extrémité du ressort h s’appuie sur un petit talon qui se trouve au-dessous du pont c, de sorte qu’il ne touche plus ni la virole b, ni la portée f.
- Compteur garde-observation.
- La fig. 3 est la vue du mécanisme placé sous le cadran d’un compteur garde-observation que M. TVinnerl a imaginé en 1838.
- Ce compteur porte sur trois cadrans séparés pour les heures, les minutes et les secondes des aiguilles doubles, dont les unes peuvent être arrêtées, en pressant sur un bouton, pour indiquer exactement le point de départ de l’observation, pendant que les autres continuent de marcher, jusqu’à ce quune pression sur un second bouton les remette en marche pour indiquer le point final, en conservant le temps écoulé entre les deux observations, quelle que soit sa durée, jusqu’à ce que les observations soient notées. En retirant ce bouton, la juxtaposition des aiguilles se rétablit pour commencer une observation nouvelle.
- Le mécanisme pour arrêter l’une des deux aiguilles des secondes et pour les remettre en marche, en conservant le temps écoulé entre les deux observations, est le même que celui pour les aiguilles des minutes et. des heures. La roue des secondes a de 80 dents est fixée sur une tige qui porte l’aiguille supérieure b en acier bleui. Sur cette tige est ajusté librement et retenu par une goupille, tournant dans une rainure de la tige, un plateau c, sur le canon duquel est fixée une aiguille en or d (voj. fig. 5). Ce plateau porte une
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- plaque en acier e, fig. 6, avec deux plans inclinés, en forme de cœur. Sur la roue des secondes, fig. 7, est ajusté sur une goupille un cliquet /, pressé par un ressort g, de manière que, lorsque le plateau est libre, ce cliquet, en glissant sur les plans inclinés du cœur e, fig. 6, le ramène jusqu’au point le plus rapproché du centre et rétablit aussitôt la juxtaposition des deux aiguilles.
- Du côté opposé de la roue des secondes a est fixé un ressort 4, fig. 8, muni de deux bras portant, à leurs extrémités, des talons qui traversent la roue des secondes et s’appuient sur le plateau c. Sur la tige de ce côté tourne librement une étoile i, qui, par l’un de ses deux leviers/, montés sur le canon de l’étoile, est retenue dans une coche du ressort h, représenté séparément et en dessous, fig. 9, muni d’un plan incliné, de manière que, pendant que l’étoile tourne, le levier glisse sous le plan incliné du ressort, le relève et rend le plateau libre.
- La fig. 3 montre la position des pièces pendant que les doubles aiguilles des trois cadrans marchent simultanément. En pressant le bouton k au commencement de l’observation, les trois plateaux c, qui jusqu’alors étaient libres, se trouvent retenus avec leurs aiguilles en or d, par l’effet de la pression des ressorts l contre les bords de ces plateaux. Voici comment cet effet se produit : la pièce m, en tournant autour de son pivot n, entraîne une pièce o, à trois branches, avec laquelle elle est articulée, qui dégage les ressorts 11 des plateaux d’heures et de minutes. Pendant ce mouvement, cette même pièce m, à l’aide des deux tétons p p, dont elle est munie, dégage également les ressorts 11 du plateau de secondes (voyez fig. 4). En même temps le plan incliné r de l’encoche de la pièce m fait reculer la pièce à deux branches s s et dégage la pièce t, qui pourra être alors poussée à son tour à l aide du second bouton q. La pression exercée sur la pièce t, par le bouton, soit directement au moyen de la goupille z dont elle est munie, soit par l’intermédiaire de la pièce u, avec laquelle elle est articulée, amène le changement de position des pièces Vf dont les bouts forment ressort et entraînent les étoiles i; de cette manière, les leviers y s’engagent dans les coches des ressorts 4, et ces ressorts s’appuient à leur tour par leurs deux talons sur les plateaux c, pour les unir, chacun avec sa roue propre soit de secondes, soit de minutes x, soit des heuresj. En même temps la goupille 2 de la pièce t, passant dans un trou de la pièce m, la recule et relève les ressorts /1 pour permettre aux plateaux unis avec leurs roues de continuer à marcher, en gardant leurs rapports réciproques de position, correspondant à la durée de l’observation.
- Pendant que ces fonctions s’accomplissent, les branches s s', faisant ressort et comprimées par le plan incliné de l’encoche r de la pièce m, se débandent
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- et se placent sous le talon de la pièce m pour paralyser ses mouvements.
- En tirant la pièce t par le bouton <7, pour effacer l’observation, le mouvement des pièces v v se fait en sens inverse pour entraîner les étoiles i dans le sens opposé. Les petits leviers /, en glissant sous les plans inclinés, relèvent les ressorts /z, et les plateaux, redevenus libres, sont entraînés par les cliquets J, jusqu’à ce que les aiguilles en or se trouvent au-dessous de celles en acier, pour continuer de marcher avec elles. La pièce s, poussée par son ressort, reprend sa position, et la plus courte branche se place en face de la coche r, de la pièce m, pour rendre possible une observation nouvelle.
- La fig. 10 représente un compteur que l’auteur a imaginé et exécuté en 1840. Il est muni de deux aiguilles de secondes, qu’on peut arrêter successivement l’une après l’autre en poussant le bouton, pour lire avec plus de facilité le nombre de secondes et de fractions de secondes écoulées entre le commencement et la fin d’une observation ; elles demeurent toutes deux arrêtées en conservant leur différence jusqu’à ce qu’une troisième pression sur le bouton les ramène subitement à la position qu’elles occuperaient si elles n’avaient pas cessé démarcher.
- Pour composer ce mécanisme, M. TVinnerl a employé successivement les deux effets des plans inclinés des deux compteurs, fig. 1 et 3, avec la différence que le cliquet a' est ici adapté directement sur le plateau fig. 14, tandis que la pièce avec les deux plans inclinés en forme de cœur c', fig. 13, est unie avec l’axe d\ portant l’aiguille des secondes en acier d. Le plateau b' est ajusté librement sur la tige «P, au-dessus de la pièce d, par son canon portant l’aiguille des secondes en or f, tandis que de l’autre côté tourne librement la roue des secondes g, retenue par une goupille qui entre dans une rainure del’axe.
- L’extrémité du canon en acier de la roue des secondes gf est taillée en deux plans inclinés i', semblables au pivot a, fig. 2 ; au-dessous de ces plans inclinés et sur la tige dr est fixé un ressort h\ portant un petit plateau f, avec un bec qui entre dans le fond des plans inclinés ï du canon de la roue des secondes g; ce plateau peut être relevé de manière que la roue des secondes tournera librement sur Taxe c?', sans que l’extrémité de son canon vienne toucher le bec du ressort.
- En pressant le bouton A:', fig. 10, au commencement d’une observation, le plateau b', avec son aiguille en or f, sera arrêté, tandis que l’axe d', portant l’aiguille en acier er, unie à la roue des secondes g, par la pression du bec du ressort h' au fond des plans inclinés z", continuera de tourner jusqu’à ce qu’une nouvelle pression sur le même bouton k\ à la fin de l’observation, relève le ressort h' par son plateau /, pour l’arrêter à son tour avec son aiguille en acier d.
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- La roue des secondes gr continuera sa marche jusqu’à ce qu’une troisième pression sur le bouton fasse retomber la pointe du ressort h1 sur le plan incliné i\ lequel ressort tournera alors avec l’axe jusqu’à ce que sa pointe soit parvenue au fond des plans inclinés. En même temps le plateau b* étant devenu libre avec son aiguille en or f, la pression de son cliquet a le fait tourner sur le plan incliné de l’axe d jusqu’à ce qu’il rencontre la petite coche du cœur d.
- De cette manière, la juxtaposition des deux aiguilles sera rétablie, et, guidées par les plans inclinés ï de la roue de secondes g', ces aiguilles se trouveront placées comme si elles n’avaient point été arrêtées, et continueront de marcher ensemble.
- Nous allons décrire maintenant le mécanisme qui fait fonctionner les aiguilles.
- En pressant le bouton k' au commencement d’une observation, la pièce fig. 10, fait avancer par son cliquet m' le rochet en acier n! d’une dent; en même temps la pièce o' retombe dans la coche d’un plateau p' vissé sur le rochet n'j les deux ressorts q q , devenus libres, s’appuient contre le plateau b\ pour le retenir avec son aiguille en or f. Par une seconde pression sur le bouton k' à la lin de l’observation, la pièce l' fait de nouveau avancer le rochet ri, et les trous avec plan incliné dont il est percé font sortir le piton r', fig. 12, qui par le ressort s', dont l’extrémité fourchue s’appuie sur le petit plateau/, relève le ressort h'; et c’est ainsi qu’à son tour l’aiguille en acier e est arrêtée pendant que la roue de secondes continue à faire ses révolutions. Par une nouvelle pression sur le bouton, le piton d s’engage dans un autre trou du rochet ri et fait baisser le ressort h' ; en même temps la pièce d est sortie de sa coche; elle écarte les ressorts qq pour dégager le plateau, après quoi les aiguilles reprendront leur place et continueront de marcher ensemble.
- Dans le compteur fig. 15, M. Winnerl a employé une partie du mécanisme fig. 10, et il l’a adaptée à des montres à secondes ayant une hauteur suffisante au-dessous du cadran. En augmentant un peu la grosseur du nouveau pivot des secondes et rendant plus conique son prolongement, il y ajuste à frottement la pièce en acier en forme de cœur i, aune distance convenable pour que l’huile du pivot ne puisse pas l’atteindre; sur le surplus du pivot, il fait tourner librement le plateau 2 avec son cliquet 3 muni d’un ressort, comme dans la fig. 1 4; le canon de ce plateau porte l’aiguille de secondes en or 4. A l’extrémité du pivot est montée l’aiguille en acier 5, avec une légère portée qui permet le jeu du canon du plateau. Les deux ressorts 6,6, de même force, s’appuyant simultanément contre le plateau, donnent une liberté suffisante au pivot de la roue des secondes; il ne reste qu’un léger frottement du cliquet autour du cœur dont le bord est arrondi.
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- FEU.
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- Le cliquet 7 , vissé sur la pièce 8, est terminé par deux dents correspondant à la moitié de la distance qui sépare les dents du rochet 1 0. En pressant le poussoir 9, le cliquet fera avancer le rochet de la moitié d’une dent, et le ressort-sautoir 11, dont l’extrémité est également double, retiendra le rochet soit par une, soit par deux dents; de cette manière, les dents du rochet se présenteront successivement devant la pièce 12, qui, en relevant le ressort 6, dégage le plateau 2. Le cliquet 3, en glissant sur le plan incliné du petit cœur, ramènera l’aiguille en or 4 sous celle en acier 5.
- FER.
- Description d’une machine propre a cingler les loupes de fer, inventée par M. Henri Burden, directeur des forges de Troy, près GlascoWy en Ecosse.
- Cette machine, construite entièrement en fonte de fer, est représentée vue sur ses différentes faces, pl. 894.
- Fig. 1. Élévation de la machine vue par devant.
- Fig. 2. La même vue en dessus.
- Fig. 3. Section verticale prise par le centre de la machine.
- Fig. 4. Section horizontale au niveau de la plaque de fondation.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- ABCDE, cinq piliers ou colonnes portés par des patins F, solidement boulonnés sur une plaque de fondation G.
- Ces piliers sont reliés entre eux par des arcs-boutants HH, qui concourent tous au centre, où ils reçoivent l’extrémité d’un arbre vertical I, tournant par sa base dans une crapaudine a.
- J, châssis excentrique portant intérieurement des cannelures pour saisir la loupe de fer; il est solidement établi au milieu des piliers par un assemblage à queue-d’aronde, et par de longues vis latérales b b, et repose sur un cercle qui lui sert de point d’appui. K K, pièces latérales qui s’appuient contre le châssis et le consolident.
- L, cylindre intérieur portant des cannelures verticales; il est solidement assemblé sur l’axe J, et coudé en équerre à sa base, où il forme un rebord saillant c, sur lequel repose la loupe.
- M, pièce mobile qui monte et descend le long de l’arbre I. Son poids sert à comprimer par son rebord d la face supérieure de la loupe.
- N, crochet servant à délivrer la masse de fer de l’étreinte des cylindres, à la fin de l’opération.
- Quarante-deuxième année. Mai 1843.
- Ï 'J* /: 3'
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- ARTS MECANIQUES.
- FER.
- O, racle pour enlever les scories qui restent sur le bord saillant c du cylindre L.
- P, loupe de fer engagée entre ce cylindre et le châssis excentrique J, et suivant le mouvement indiqué par la flèche, fig. 4. L’espace compris entre les deux cylindres compresseurs allant toujours en diminuant, la loupe P prend à sa sortie la forme Q et se trouve ainsi réduite au tiers de son épaisseur sans pouvoir s’allonger, étant chargée du poids de la pièce M.
- R, roue dentée dont l’arbre communique avec le moteur et qui commande une roue d’angle S, solidement fixée sur l’arbre I, qu’elle entraîne en même temps que le cylindre L. La vitesse du mouvement varie suivant les circonstances ; elle est ordinairement de 5 à 15 révolutions par minute de l’arbre I.
- La loupe de fer, en sortant du fourneau, est saisie avec des pinces et placée sur le reborde du cylindre L, à l’entrée du large espace compris entre ce cylindre et le châssis excentrique. Après avoir fait descendre le châssis M, qui la comprime fortement en dessus, par son rebordé, on imprime le mouvement au cylindre L, qui par ses cannelures saisit la loupe retenue également par les cannelures du châssis excentrique J, et l’entraîne; elle se trouve ainsi fortement comprimée jusqu’à sa sortie du côté opposé, non-seulement latéralement, mais aussi en dessus, en même temps qu’elle est débarrassée de ses scories.
- Avantages de cette machine. M. Burden annonce que la méthode imaginée par lui remplace avec avantage les martinets employés pour cingler les loupes, et procure une économie notable dans le travail. En effet, la loupe étant saisie au moment où elle est prête, pour être portée immédiatement à la machine, on évite le déchet qu’elle éprouve dans le fourneau et on abrège considérablement l’opération du cinglage.
- Les loupes, étant fortement comprimées, deviennent très-compactes et prennent une forme carrée sans arêtes vives; et comme, par l’action de la machine, elles sont entièrement purgées de leurs scories, et qu’on est dispensé de l’emploi des pinces pour les retourner sous le martinet, il y a également une économie considérable de matière. On évite ainsi le salaire de l’ouvrier chargé de retourner la loupe; il suffit d’un ouvrier pour l’engager dans la machine et d’un autre pour la retirer et la porter immédiatement au laminoir. Le cinglage se faisant très-promptement, la loupe est encore assez chaude pour être laminée sans qu’il soit nécessaire de lui donner une nouvelle .chaude.
- En raison de la simplicité de sa construction cette machine n’est pas susceptible de se déranger; elle n’éprouve aucune secousse, dure aussi longtemps
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- ARTS ÉCONOMIQUES. — SANGSUES. 199
- que les martinets actuellement en usage, et offre une économie notable ; de plus, les bâtiments de la forge n’éprouveront plus ces trépidations résultant des chocs du marteau, et qui compromettent leur solidité.
- Cette machine, du poids de 13 tonneaux (13,200 kilogrammes), coûte environ 5,000 fr. ; elle n’a pas besoin d’être établie sur une maçonnerie, son poids seul suffisant pour lui donner la stabilité nécessaire. (D.)
- «s«aSSSaôi&s*»*
- ARTS ÉCONOMIQUES. — sangsues.
- Extrait d un mémoire sur les moyens de rendre propres à un nouvel usage les sangsues qui ont déjà servi; par M. J. B. Olivier, docteur-médecin , a Pont-de-ïArche ( Eure) (i).
- L’emploi des sangsues a, depuis une vingtaine d’années, augmenté considérablement, et leur prix s’est élevé de plus en plus en proportion de leur rareté. Une observation suffisamment éclairée a démontré qu’elles ne pouvaient pas être toujours remplacées avec avantage par d’autres évacuations sanguines. L’immense usage qu’on en fait a amené promptement leur destruction dans une partie de la France, au point de nous rendre aujourd’hui tributaires de l’étranger pour cet article. La Société d’encouragement pour l’industrie nationale, en proposant un prix pour leur multiplication et la recherche de moyens propres à les rendre à un nouvel usage, remplit donc à la fois un but de patriotisme et d’humanité.
- Depuis longtemps les personnes peu aisées des campagnes conservent les sangsues qui leur ont servi en les changeant souvent d’eau, et peuvent s’en servir une seconde fois; mais, en général, ce n’est qu’au bout de six semaines ou de deux mois qu’elles sont propres à un nouvel usage, et encore elles ne prennent pas toutes, tirent moins de sang que la première fois , et les plaies qu’elles laissent donnent un écoulement de sang moins abondant. Il faut ensuite plusieurs mois pour s’en servir, et si, en attendant, on néglige de renouveler leur eau, on en perd beaucoup. D’autres les mettent dans de la cendre ou de l’eau salée, afin de leur faire rendre une partie du sang qu’elles ont pris La première se délaye avec les mucosités qu’elles exhalent, et forme
- (1) L’auteur de ce mémoire a obtenu une médaille de la valeur de 300 fr. au concours relatif à la multiplication des sangsues (voy. Bulletin d’avril 1843, p. 156).
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- ÂfcTS ÉCONOMIQUES.
- une boue qui s’accumule dans leurs f>lis, gêne leurs mouvements, les rend malades en excitant trop abondamment cette sécrétion muqueuse, soit par son simple contact, soit par l’action des sels que contient la cendre, et elles meurent. La seconde, ou est trop concentrée et les fait aussi périr, ou est trop peu chargée de sel et reste sans effet. Le tabac les tue ; l’alcool, même affaibli, coagule le sang dans leur corps et excite très-abondamment la sécrétion de leur humeur muqueuse. Le vinaigre affaibli leur fait quelquefois rendre une assez grande quantité de sang; mais celles qui en rendent le plus, ou en étaient excessivement gorgées et n’en rendent encore qu’une faible partie, ou bien elles étaient déjà affaiblies et succombent bientôt. Plusieurs sangsues qui avaient servi et qui étaient renfermées dans un bocal à moitié plein d’eau se sont trouvées diminuées de moitié par la mort, à la suite d’un temps orageux et d’une température très-élevée : il ne faudrait pourtant pas attribuer cet effet à l’orage ou à la chaleur, car on a observé la même chose après des nuits très-fraîches.
- Pour pouvoir opérer leur dégorgement en grand, sans nuire à leur santé, il faudrait une substance qui n’agît que sur les sphincters de leur œsophage en les relâchant ; il semble qu’il n’y aurait que des narcotiques capables de produire cet effet; et il faudrait les employer en dissolution, à une dose certaine; être sûr qu’ils seront absorbés et qu’ils U’agiront que sur l’œsophage. 11 sera probablement difficile de trouver un agent qui remplisse toutes ces conditions.
- Après avoir tenté , sans succès , différents moyens de dégorgement pour les sangsues qui avaient déjà servi, l’auteur en remarqua une qui avait une plaie assez grande de la forme caractéristique de la morsure de la sangsue. Inaperçue avant l’application , elle parut beaucoup plus large quand l’animal fut gorgé de sang. Il suivit, jour par jour, les progrès de la cicatrisation de cette plaie. Elle fut complète le neuvième jour. Il observa ce fait vers la fin du mois d’août, à une époque où l’élévation de la température pouvait favoriser la guérison. Il pensa, dès lors, que les plaies faites aux sangsues pouvaient n’être pas dangereuses quand elles ne sont pas trop grandes et trop nombreuses.
- Il tenta alors le dégorgement des sangsues qui avaient déjà servi, à l’aide d’une petite plaie ou ponction faite sur une partie de leur corps , où on serait sûr de ne blesser aucun organe important. Mais, voulant mettre de son côté toutes les chances favorables, il résolut de ne point prendre de sangsues du commerce, parce que presque toujours elles sont nourries artificiellement avec du sang d’animaux morts qu’on enveloppe dans un nouet et qü’on jette
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- ensuite dans leur réservoir. Ce sang, quoique pris sur des animaux livrés à la boucherie, n’en est pas moins privé de vie, et dans un commencement de décomposition au moment où elles s’en nourrissent ,* il peut donc contribuer à la perte qu’éprouvent souvent les pharmaciens quand ils en font de trop grandes provisions. D’un autre côté, quand ces sangsues sont ainsi remplies, elles sont beaucoup plus grosses, et, si on ne les examine bien attentivement , on croit expérimenter sur de forts sujets quand , au contraire, on n’agit que sur de très-faibles. M. Olivier a donc pris ses sangsues dans un étang où on en élève de fortes et de moyennes. Les espèces dont il s’est, servi sont la verte et la grise.
- La première fois, il en appliqua quarante à un homme jeune et vigoureux, pour une inflammation intestinale ; il leur fit, après leur chute , une ponction sur le dos à un endroit également distant de la partie moyenne du dos et de leurs bords ou côtés ; il les pressa un peu d’arrière en avant pour en faire couler le sang, et, afin que cet écoulement fût plus facile et plus prompt, il les tenait plongées dans l’eau. Mais, avant de dire pourquoi on doit préférer pour la ponction le lieu qu’on vient d’indiquer, l’auteur décrit succinctement l’organisation de la sangsue.
- Dépourvue de système osseux , elle a un appareil de locomotion qui enveloppe les autres, un appareil digestif, un appareil circulatoire, un appareil sensitif , un appareil sécréteur et excréteur et un appareil reproducteur. Excepté le toucher, les autres sens sont difficiles à démontrer.
- 1° Vappareil de locomotion est formé par l’enveloppe extérieure du corps ou la peau, modifiée aux deux extrémités de l’animal, et composée de fibres contractiles, les unes longitudinales, les autres transversales et circulaires. C’est par ces dernières que sont formés les plis et les anneaux dont la série successive s’étend de la lèvre supérieure au disque terminal. On les trouve au nombre de 98 sur le dos et de 92 sous le ventre, la lèvre supérieure en comprenant 6 ; l’organe mâle se rencontre constamment dans ces espèces, dans le 24e pli ventral^ en procédant d’avant en arrière, et l’orifice de l’organe femelle 5 plis plus en arrière, c’est-à-dire dans le 29e.
- Dans les forts sujets, on observe, sur les anneaux, les orifices de conduits exhalants au nombre d’environ 24, moitié sur le dos et moitié sous le ventre. D’autres orifices de conduits exhalants se trouvent aussi sous le ventre, de 5 en 5 plis. C’est dans la peau qu’existent les différentes couleurs ou nuances de la robe.
- Les fibres longitudinales, par leur contraction, raccourcissent l’animal et servent à sa progression, lorsqu’il est fixé par sa ventouse antérieure. Elles sont plus fortes et plus épaisses sous le ventre, où elles forment plusieurs
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- faisceaux, un, entre autres, très-épais et blanchâtre sur lequel se fixent les fibres circulaires. En dehors de ce faisceau moyen , on en remarque, de chnque côté, trois autres de forces et de nuances différentes. Les fibres longitudinales du dos, moins fortes, ne sont pas, comme celles du ventre, partagées en faisceaux. Les efforts que fait l’animal pour s’échapper de la main qui le retient, et la résistance qu’on éprouve quand, fixé par son disque postérieur, on veut l’enlever, donnent une idée de la force de ces fibres.
- Les autres fibres sont circulaires et adhérentes aux longitudinales; elles s’insèrent par leurs extrémités sur les côtés du faisceau moyen de ces dernières. Quand elles se contractent, les fibres longitudinales se relâchent et le corps de l’animal s’allonge, de sorte que ces deux espèces de fibres sont antagonistes dans la progression. Cette fonction s’opère un peu différemment, suivant qu’elle s’exerce sur des corps durs ou dans l’eau. Dans le premier cas, c’est un allongement et un raccourcissement successifs qui s’exercent à l’aide de la ventouse buccale et du disque qui se fixent alternative ment. L’animal, après avoir allongé son corps, applique sa bouche aussi largement qu’il le peut sur le corps où il s’avance, la contracte un peu comme pour y opérer un vide, se raccourcit, puis fixe son disque à peu près de la même manière que sa ventouse buccale. Dans le second cas, c’est-à-dire , quand la progression se, fait dans l’eau, elle lient un peu de la natation et un peu de la reptation : l’animal s’aplatit en forme de ruban, et avance son corps par un mouvement d’ondulation ou de reptation antéro-postérieure, entretenu par les mouvements successifs d’extension et de relâchement du disque qui, en s’étendant à la manière de la queue du paon, frappe le liquide et pousse ainsi le corps en avant. L’action de la ventouse buccale est nulle dans ce genre de progression dont le disque fait presque tous les frais; seulement la lèvre supérieure s’aplatit et s’allonge en pointe pour écarter plus facilement le liquide.
- 2° L’appareil digestif commence à la ventouse antérieure et s’étend jusqu’au disque, où il s’ouvre sur le dos dans le dernier pii. Des deux lèvres, la supérieure, beaucoup plus large que l’inférieure, s’étend et s’élargit sur la peau au moment où l’animal veut mordre, et bientôt, par un mouvement d’aspiration, un petit mamelon de cette peau se trouve attiré entre les mà choires qui sont écartées par le fait de la dilatation des lèvres, ou de leur application à la peau. Lorsque la peau se trouve ainsi engagée, l’animal fait exécuter à ses mâchoires un petit mouvement de rotation d’avant en arriére, et la divise par trois incisions qui se réunissent par une de leurs extrémités. Au moment où s’opère cette division, on remarque une légère contraction des lèvres qui coïncide avec une douleur quelquefois assez vive de la part du malade, et ensuite on peut observer d’autres contractions qui ne sont autres
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- que des mouvements de succion et de déglutition. La disposition des mâchoires, placées à égale distance, imprime a la morsure une forme constante et caractéristique. En arrière des mâchoires se trouve l’œsophage, petite cavité assez peu étendue, mais composée de fibres très-fortes dans les espèces officinales, et à chaque extrémité de laquelle se trouve un rétrécissement appelé sphincter, qui s’oppose au retour du sang de l’estomac dans la bouche. Après l’œsophage vient l’estomac, cavité très-étendue et offrant deux rangées de petites loges, une de chaque côté. Chaque cloison a un bord libre flottant dans la cavité de l’organe qui, dirigé en avant, forme l'entrée de chaque cellule. Toutes ces cellules sont remplies de sang quand l’individu a déjà servi, et, s’il s’en est gorgé, la cavité de l’estomac est distendue au point que le sang paraît y être contenu comme dans un sac ou une petite outre; c’est ce dont on peut s’assurer en examinant, parmi des sangsues qui viennent de servir, celles qui sont fixées verticalement dans le vase et hors de l’eau ; tout le sang se porte vers la partie du corps la plus déclive qu’il distend, tandis que la plus élevée n’a qu’à peine le volume naturel. Le sang peut séjourner plusieurs mois dans cette cavité : il s’y épaissit, y devient plus noir et comme poisseux. La plus grande partie est employée à la sécrétion de ces matières muqueuses blanchâtres qui s’attachent si souvent au corps de l’animal, et l’autre passe dans l’intestin et dans le rectum, deux organes bien décrits et dans lesquels une partie du sang destiné à être rejeté prend un aspect bourbeux et est évacuée sous la forme d’un filament noirâtre, quelquefois de plusieurs centimètres de longueur. Les mucosités qu’on voit si souvent attachées à la sangsue n’ont aucun rapport avec ce résidu de la digestion, ni par leur nature, ni par leur origine, les premières étant le produit d’une sécrétion qui s’opère à l’aide d’organes particuliers.
- 3° Appareil circulatoire. lise compose surtout de trois gros vaisseaux principaux, deux artères et une veine. Les artères sont placées, l’une à droite et l’autre à gauche, dans les parties latérales du corps de l’animal, et s’étendent de la lèvre supérieure au centre du disque. Ces vaisseaux, sur le trajet desquels on ne distingue ni cœur, ni organe qui paraisse en remplir les fonctions, se contractent tantôt simultanément, tantôt alternativement ; ils sont blancs et le liquide qui les parcourt est blanchâtre , quoique les sujets sur lesquels on les examine aient contenu du sang dans leur estomac. Leurs contractions sont visibles à l’œil nu, et à la loupe on peut voir circuler un liquide dans leur intérieur ; on le voit même passer dans leurs divisions latérales, et leurs ramifications, qui ont la même apparence et presque le même volume que le tronc principal.
- La veine se remarque au milieu de la région dorsale, s’étend de la partie
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- centrale du disque à la lèvre supérieure, s’amincit en traversant les fibres de l’œsophage , et semble se terminer vers la dent supérieure. Contrairement aux artères, elle renferme du sang rouge et reçoit à angle droit des rameaux qui viennent des cellules du tube digestif ; ces rameaux, qui sont presque aussi gros que le tronc principal, renferment comme lui du sang rouge et ne présentent point de pulsations.
- 4° Appareil nerveux. Depuis la dent ou mâchoire supérieure jusqu’au centre du disque, on aperçoit un filament nerveux, brunâtre, correspondant à la ligne médiane du ventre et qui, examiné à la loupe, paraît formé de trois lignes ou fibres; deux latérales noires séparées par une blanche médiane. A des intervalles plus rapprochés des extrémités que du milieu du corps de l’animal, on voit de petits renflements ou ganglions sur le trajet de ce nerf, au nombre de vingt et un , en comptant celui du disque et celui de la dent supérieure. Le sixième se trouve caché sous l’organe du sexe masculin. De chacun de ces petits ganglions, on voit se détacher quatre petits filets nerveux, deux à droite et deux à gauche, qui vont se distribuer aux petites poches du canal digestif et à leurs ouvertures.
- 5° Appareil de sécrétion. Sur les côtés du nerf qui vient d’être décrit, et dans l’intervalle de chaque ganglion, existent, par paires, une série de petits organes arrondis, blanchâtres, au nombre de dix paires, dont la première se trouve au delà de l’organe du sexe féminin, ou autrement en arrière du septième ganglion nerveux. De la partie externe de ces petits corps qui semblent de nature glandulaire, part un petit conduit blanchâtre qui se bifurque à son origine (ou bien deux filaments ou vaisseaux qui vont se rendre l’un au ganglion qui est au devant de lui, et l’autre au ganglion qui est en arrière), et forme ainsi une espèce d’arcade qui passe sous une cellule du canal intestinal. Indépendamment de cet appareil de sécrétion qui semble appartenir à la digestion, il en est un autre qui fournit principalement les mucosités qu’on voit si souvent attachées au corps de la sangsue. Il consiste en un certain nombre de petites glandes situées en dehors des précédentes, sous les cellules de l’estomac, plus grosses dans la sangsue grise que dans la verte, et correspondant aux taches d’un blanc jaunâtre qui contribuent à former les marbrures du ventre de la première. Si on la comprime un peu au sortir de l’eau, après l’avoir débarrassée de l’humidité qui la couvre, on voit sous le ventre un conduit excréteur fournir abondamment un liquide blanchâtre comme lactescent dans la sangsue grise, moins coloré dans la verte; ce conduit s’ouvre dans un pli, et on peut en observer un semblable de chaque côté et de cinq en cinq plis; ils existent par paires, et le même pli reçoit le liquide des deux conduits excréteurs. Cette humeur visqueuse, qui est ainsi
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- exhalée, semble destinée à Faciliter les mouvements de l’animal et à l’aider à se débarrasser des obstacles qui entraveraient sa marche et 5 aider son glissement. C’est ce qu’on peut reconnaître aisément quand on veut retenir une sangsue avec les doigts. Mais cette humeur n’est pas la seule destinée à cet usage; elle est exhalée plus abondamment sous le ventre, parce que c’est sur cette partie que l’animal s’avance : il en est encore une autre qu’exhalent de petits cryptes muqueux placés sur chaque anneau, au nombre d’environ vingt-quatre, moitié sur le dos et moitié sous le ventre. Dans les forts sujets, et surtout dans la variété grise, on les distingue facilement, et ils donnent au corps de l’animal un aspect âpre et rugueux. L’humeur qu’ils laissent couler tombe dans les plis, et elle est augmentée par la progression (1).
- ' 6° Appareil reproducteur. La sangsue réunit les deux sexes sur le même individu.L’organemâleesten avant; le pénis, désigné aussi sous le nom d’organe excitateur, sort vers le quart antérieur du corps. Sa longueur varie suivant la force du sujet sur lequel on l’examine : il est d’un blanc nacré qui tranche sur la couleur du reste de l’animal, et paraît formé d’une série d’anneaux ou de spirales. Dans l’état ordinaire, il est rentré à l’intérieur, où il paraît replié. 11 prend son origine à un petit corps ovoïde dur, d’un tissu fibreux, situé en avant de lui sur la ligne médiane du corps, d’un blanc grisâtre, d’une largeur de 3 à 5 millimètres, ou de l’étendue de 7 ou 8 plis : ce petit organe semble remplir les fonctions de vésicules séminales. Sur les côtés de ce corps piriforme et un peu en arrière, on voit à droite et à gauche un autre petit corps ovoïde blanc ou blanc-jaunâtre de l’apparence d’un globule de graisse, qui est le testicule. En arrière, en dedans et au-dessous sort de la propre substance de ce testicule un petit conduit qui se rend au corps piriforme et semble être le conduit excréteur du testicule. Il s’avance de bas en haut , d’arrière en avant et de dedans en dehors, de manière à ceindre obliquement le petit testicule, et va se rendre dans la partie antérieure et inférieure du corps piriforme , le droit passant au devant du pénis, car le pénis naît de l’extrémité postérieure du corps piriforme dont il est en quelque sorte le prolongement , puis il se recourbe d’abord de gauche à droite , puis d arrière en avant en passant sous le testicule gauche , et sort à l’extérieur en formant une autre courbure de haut en bas, au niveau à peu près de l’extrémité antérieure du corps piriforme, dans le vingt-quatrième pli.
- L’organe femelle apparaît à l’extérieur, cinq plis plus en arrière; il est beaucoup plus simple que le précédent et paraît composé d’une espèce de
- (1) Il est bien entendu qu’en publiant le mémoire de M. Olivier, la responsabilité de ses opinions sur les fonctions des divers organes de la sangsue lui reste tout entière. ( Note de M. Huzard.j Quarante-deuxième année. Mai 1843. 28
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- petit sac en avant duquel sont deux petits appendices qui ont quelque analogie avec les ovaires : placés ainsi en avant et sur les côtés, ils tiennent à l’utérus par deux petits filaments qui les fixent à sa partie antérieure et inférieure vers le fond. L’utérus lui-même ressemble assez bien, pour la forme, à une cornemuse dont l’extrémité la plus grosse est tournée en avant, et la plus petite repliée un peu d’avant en arrière et de haut en bas, pour s’ouvrir à l’extérieur dans le 29e pli, où elle apparaît sous la forme d’un petit orifice arrondi dont le pourtour semble comme froncé.
- 7° Sens. Il n’y a guère que le toucher dont l’existence soit indubitable dans la sangsue, car les yeux ou les points décrits sous ce nom sont à l’état rudimentaire et ne paraissent pas servir au sens de la vue, quoique cet animal ait un instinct, tout particulier pour se diriger vers l’eau quand il en est éloigné.
- L’appareil nerveux qui se trouve sous le ventre et au centre du corps de l’animal, les artères des deux côtés et entre ces organes, ceux de la sécrétion semblent indiquer qu'il faut éviter de pratiquer la ponction dans cette partie; la veine qui se trouve au centre de la région dorsale doit aussi être ménagée. C’est donc entre cette veine et l’artère, sur les côtés du dos où il n’y a point d’organe essentiel, qu’on peut faire une petite ouverture. Il faut aussi éviter les organes reproducteurs, qui, comme on sait, sont placés à la fin du quart antérieur du corps ; et, pour que la plaie ne frotte pas contre les corps extérieurs, il faut la faire dans un pli et parallèlement à ce pli. Il sera bon de choisir le tiers moyen du corps, parce qu’en cet endroit il est plus distendu par le sang, et qu’une fois dégorgée la plaie se rétrécit beaucoup par la rétraction de la peau qui revient sur elle-même. On enfonce perpendiculairement ou un peu obliquement, d’avant en arrière, la lame d’un petit instrument tranchant, comme scalpel, lancette ou canif, et on fait une ouverture d'environ 2 millimètres, suivant la force de la sangsue qu’on contient bien , et dont on facilite le dégorgement par une légère pression : pour bien la contenir, il faut la saisir avec un linge sec ou mouillé dans l’étendue de son tiers postérieur, ou environ, avec le pouce et l’indicateur delà main gauche, et retenir l’extrémité antérieure de l’animal qui cherche à s’échapper, avec le doigt médius croisé sur l’extrémité du pouce et de l’index, et on tient plongée dans l’eau la petite plaie; le sang en coule plus facilement, surtout si la température en est douce , de 20 à 30° centigrades. Le sang que contient la sangsue étant presque toujours noir et épais , le dégorgement à l’air en serait plus difficile et plus long, et la pression plus désagréable. Cette pression peut s’opérer d’avant en arrière ou d’arrière en avant. On peut en une minute, au plus, dégorger facilement et complètement une sangsue. Il arrive souvent que, par l’effet de la
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- pression , on voit paraître dans l’ouverture extérieure une petite bulle membraneuse blanche qui la bouche : elle est formée par la paroi libre et flottante d’une cellule de l’estomac ; on l’incise aussi, et l’écoulement du sang recommence. Une fois dégorgées et bien lavées, on remet les sangsues dans un bocal avec de l’eau de pluie ou de rivière et un peu d’herbes fraîches , pour qu’elles puissent, dans leurs mouvements, se débarrasser facilement des mucosités qu’elles rendent quelquefois abondamment, et qui s’enlacent autour de leur corps. La plante qui semble le mieux leur convenir est la renoncule aquatique quand elle est jeune ; elles paraissent s’en nourrir, car au bout de huit ou dix jours on voit une grande quantité de petits fragments des feuilles de cette plante détachés et précipités au fond du vase sous forme d’une boue verdâtre, mais dans laquelle on distingue aisément la nature de ces fragments. Il est important que la plaie ne soit pas trop grande, afin qu’elle ne donne pas entrée à l’eau dans l’estomac de la sangsue, et cet accident a rarement lieu si cette ouverture est bien parallèle au pli, parce que, dans ce cas, la rétraction de la plaie est considérable. Quand il est sorti une cellule de l’estomac par la plaie, on y voit quelquefois encore un petit point blanc, le cinquième ou le sixième jour , mais en général la plaie est tout à fait fermée du huitième au dixième, et ne laisse qu’un petit enfoncement ou cicatrice plus visible dans ce cas, et très-remarquable quand la sangsue s’est gorgée une nouvelle fois. On peut même, quand une sangsue est ainsi gorgée de nouveau, voir par le nombre de ses cicatrices combien de fois elle a été dégorgée.
- Les quarante premières sangsues sur lesquelles l’auteur pratiqua cette ponction parurent un peu souffrantes les deux ou trois premiers jours ; leurs mouvements étaient gênés comme s’ils avaient été douloureux ; les plaies se rétrécirent chaque jour et se fermèrent complètement aux unes le sixième jour , aux autres depuis cette époque jusqu’au neuvième; sur plusieurs il était très-difficile de reconnaître la cicatrice de la piqûre, sur d’autres on trouvait un petit enfoncement correspondant à cette plaie. Ces sangsues survécurent toutes à l’opération , et furent employées de nouveau sur deux personnes différentes quinze ou dix-huit jours après, et elles prirent comme la première fois; On fut dès lors certain que, par ce moyen, on pouvait les appliquer de nouveau; mais combien de fois, et à quel intervalle?
- L’auteur voulut appliquer les sangsues lui-même, et il ne pouvait le faire que sur des personnes qui ne répugneraient pas à employer celles qui avaient déjà servi ; il en prit à l’étang et il résolut de les faire servir autant de fois que l’occasion de les appliquer se présenterait dans des circonstances favorables.
- Le 1 5 septembre 1842, dix de ces sangsues fortes sont appliquées à la jambe d’un homme robuste et sanguin pour un engorgement survenu à la suite d’une
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- contusion; le lendemain 16, au moyen d’une ponction faite à la réunion à peu prés du tiers antérieur avec le tiers moyen du corps on en opère le dégorgement en l’aidant un peu par la pression ; on les remet dans de l’eau de rivière, et. vers le septième ou le huitième jour les plaies sont fermées. Huit jours après ce premier dégorgement, cinq de ces sangsues appliquées au cou d’un enfant pour une tumeur flegmoneuse se gorgent de sang et laissent de larges morsures qui saignent huit ou neuf heures. Le lendemain on les dégorge de la même manière que la première fois, elles se rétablissent de même. Il y a neuf jours entre chaque dégorgement.
- Le 29 septembre, vingt-cinq sangsues prises au même étang sont appliquées pour la première fois à une femme qui éprouvait quelques symptômes de pléthore. On les dégorge le lendemain 30' par une légère ponction.
- Le 3 octobre , cinq des sangsues dégorgées le 16 septembre, et cinq dégorgées le 25 du même mois, sont réunies aux vingt-cinq dégorgées le 30, et appliquées à une femme , pour un lumbago. Les plaies des sangsues dégorgées en dernier n’étaient pas encore cicatrisées, et entre les lèvres de quelques-unes on voyait encore des points blancs formés par la partie libre et flottante des cellules de l’estomac engagée dans la plaie au moment du dégorgement; néanmoins elles étaient assez vigoureuses. Ces trente-cinq sangsues ont toutes pris, une exceptée, et ont fait de larges morsures dont quelques-unes saignaient encore le lendemain matin. Le 4 octobre, les trente-quatre autres subissent, savoir : vingt-neuf leur second dégorgement, et cinq le troisième. Lavées ensuite à grande eau, elles sont placées dans un bocal avec de jeunes tiges de renoncule aquatique.
- Pour vingt-cinq de ces sangsues il n’y avait eu que quatre jours entre deux dégorgements, et leurs plaies n’avaient pas eu le temps de se cicatriser.
- Le 10 octobre, six jours après ce dégorgement, une de ces sangsues parut moins vive que les autres; les jours suivants, elle présenta un rétrécissement circulaire d’environ 14 à 15 millimètres de longueur, et plus en arrière un gonflement sensible. De jour en jour les mouvements devinrent plus lents, elle tomba dans une espèce de torpeur, et elle mourut le 16. Tout son corps paraissait infiltré ; le disque était gonflé et plus volumineux que dans l’état sain; les deux lèvres et surtout la supérieure étaient dans un état semblable. Cette sangsue (verte) renfermait à l’intérieur un peu de sang noir et épais au-dessus duquel les cellules du tube digestif paraissaient blanchâtres ; ce dernier offrait un rétrécissement correspondant à celui de l’extérieur. La plaie résultant de la dernière piqûre était incomplètement cicatrisée et placée en avant du rétrécissement, ce qui fit supposer qu’elle était morte par une cause étrangère à son dégorgement.
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- Le 18 octobre, deux autres sangsues qui avaient paru, les joursprécé* dents, débiles et comme engourdies moururent.
- Dans le même temps on trouva trois sangsues mortes parmi celles qui n’avaient pas encore servi et que l’auteur conservait comme objet de comparaison. Elles étaient infiltrées, ne contenaient à leur intérieur qu’une sanie grisâtre; une seule présentait une tache rouge, quoiqu’elle ne contînt pas de sang.
- Le 30 octobre, vingt-six jours après le second dégorgement, les trente et une sangsues restantes sont appliquées à une personne bien constituée, pour une douleur épigastrique; elles ont fort bien pris, et le lendemain 31 elles ont été dégorgées pour la troisième fois , avec les mêmes succès que précédemment.
- Le 2 novembre, c’est-à-dire deux jours après le dernier dégorgement, ces 31 sangsues et celle qui ne prit pas le 30 octobre furent appliquées à une femme pour un gonflement inflammatoire de la glande parotide gauche. Elles ont assez bien pris toutes, mais ne sont pas restées longtemps; elles se sont peu gorgées et paraissaient molles, engourdies et souffrantes; la plaie faite pour le dernier dégorgement n’était pas cicatrisée ; chez quelques-unes elle a laissé couler du sang, d’autres en ont rendu par la bouche : ces dernières étaient flasques et dépourvues de leur contractilité habituelle, ce qui annonce presque toujours un état de maladie. Deux ont été perdues en les rapportant, de sorte que le nombre s’en trouvait réduit à 30. Le 3 novembre, elles sont dégorgées pour la quatrième fois. Le lendemain, on en trouva les deux tiers détachées du vase, immobiles, renversées sur le dos et courbées en demi-cercle, suivant l’eau dans les mouvements de rotation imprimés au vase ; l’auteur les crut mortes. Supposant que le froid avait pu favoriser cet engourdissement, le bocal qui les contenait fut placé sur un poêle peu chauffé ; au bout de quelque temps, on en vit quelques-unes se fixer par leur disque et exécuter avec le reste de leur corps des mouvements ondulatoires, d’autres nager faiblement; six restèrent immobiles, elles étaient mortes.
- Les vingt-quatre qui vivaient encore furent mises dans une cuvette avec de l’eau à peine tiède, et aussitôt on les vit s’y remuer et y nager avec une agilité surprenante, et tant qu’elles furent à la même température elles conservèrent leur même vigueur. Le lendemain matin, elles parurent encore engourdies comme la veille, au point que les trois quarts étaient tombées au fond du vase, immobiles et suivant les mouvements imprimés à l’eau. L’élévation graduelle de la température de l’eau leur rendit encore leur vigueur. Celles qui étaient mortes présentèrent ouvertes les deux piqûres qui leur avaient été faites récemment, et en les pressant du disque, vers la tête, on en faisait sor-
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- tir de l’eau mêlée de petits grumeaux de sang qui y paraissaient comme des grains d’un sable noirâtre.
- Le 25 novembre, vingt-deux jours après avoir été dégorgées, l’auteur appliqua à un homme, pour une douleur pleurétique, les vingt-quatre sangsues qui restaient ; elles prirent, se gorgèrent de sang, et firent des morsures qui laissèrent couler le sang pendant neuf heures. Elles avaient repris leurs forces. Le lendemain, 26 novembre, on les dégorgea pour la cinquième fois en les tenant plongées dans de l’eau tiède pour faciliter l’écoulement du sang, et on les conserva dans un appartement où la température n’est pas descendue au-dessous de 7° ou 8° centigrades. Chaque fois qu’on les changeait d’eau, on faisait un peu tiédir celle dans laquelle on les mettait, et, grâce à ces soins, on n’en perdit que deux.
- Le 12 décembre, seize jours après leur dégorgement, les voyant assez vigoureuses et bien guéries, M. Olivier appliqua de nouveau au cou d’une jeune fille, pour une inflammation violente de l’œil droit, les 22 qui restaient ; elles se sont encore remplies et ont fait des morsures dont le sang a coulé pendant plusieurs heures. Plongées ensuite dans l’eau, on distinguait chez quelques-unes cinq petits enfoncements ou rétrécissements correspondant chacun à une cicatrice des plaies faites pour les dégorger. Enfin, le lendemain 13, elles furent dégorgées pour la sixième fois; et, le 24 décembre, vingt restaient encore vivantes.
- Ainsi, sur trente-cinq sangsues dégorgées six fois, quatre ont été perdues , onze sont mortes, et celles qui ont survécu ont pu faire le service de cent quatre-vingt-trois. Resterait à savoir quel usage peuvent encore faire les vingt qui ont. résisté à cette épreuve. L’auteur se proposait d’abord de soumettre dix fois les mêmes sangsues au dégorgement, mais cela lui a été impossible; en le pratiquant trop souvent il les aurait perdues toutes. Ainsi, du 16 septembre au 13 décembre, c’est-à-dire dans l’espace de trois mois, on a pu faire servir six fois vingt sangsues sur trente-cinq, ou mieux sur trente et une, puisque quatre ont été perdues, et on en a encore conservé presque les deux tiers. Le tiers qui a été perdu a démontré le danger de les dégorger trop souvent, et la nécessité d’attendre leur guérison pour les employer à un nouvel usage. Mais cette nécessité n’existe que dans le but de conserver les sangsues; car, en ce quia rapport au malade, elles peuvent être appliquées avec avantage trois jours après avoir servi, si elles sont fortes et bien portantes.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Machines à èhouer et à balayer les routes,• par M. Ducroc,
- Ces machines, qui sont employées avec succès sur la route du Havre à Honfleur, où le passage des voilures de roulage, des omnibus , des malles-postes et des diligences est très-fréquent, consistent 1° en une machine à ébouer ou enlever les boues, 2° en un balayeur mécanique.
- La première se compose de sept racloirs étroits et jointifs, armés de sabots en fer, encadrés dans un châssis, attachés au moyen de charnières et pressés par des ressorts et par le poids de tout le système sur la surface du sol. Ces racloirs sont isolés et indépendants les uns des autres ; chacun d’eux , lorsque le châssis vient à se mouvoir, s’élève ou s’abaisse selon que l’exigent les irrégularités de la surface, entraînant avec lui tout ce qui n’y demeure pas solidement attaché. Ce système est porté sur une paire de petites roues et conduit par un ouvrier marcheur.
- Quand les racloirs fonctionnent. les petites roues ne portent pas, tout le poids de la machine se trouve rejeté sur l’arrière et met en action les ressorts ; quand, au contraire, l’ouvrier veut cesser son travail, il laisse porter les roues, abaisse les deux brancards et produit ainsi un mouvement de bascule qui laisse en un tas toute la boue qu’avait entraînée la machine, et il le déplace en poussant ou tirant sur les roues.
- La machine à balayer est formée de deux cerceaux en fer placés l’un au-dessus de l’autre, soutenant une série de dix balais presque contigus ; ces cerceaux forment l’arrière d’un petit chariot qu’on traîne à la main au moyen de deux brancards. En soulevant ces brancards et les petites roues de l’équipage, toute la pression se reporte sur les balais, et alors ils entraînent tout ce qui se trouve sur leur passage ; en laissant, au contraire , retomber les roues et en abaissant les brancards , les balais se soulèvent et laissent en tas, sur le sol, la boue qu’ils ont amoncelée.
- On peut allonger ou raccourcir chaque balai eu particulier et tous les balais ensemble.
- Tout le système est en fer, le châssis, les roues et l’essieu; les brancards seuls sont en bois.
- Pour faire fonctionner cette machine, l’ouvrier marche en travers de la chaussée; arrivé sur l’accotement, il dépose son tas, pivote sur l’une des roues, et commence le nettoyage d’une seconde zone ; il fait ainsi un nouveau tas sur l’accotement opposé ; à cette zone succède une troisième, puis une quatrième , et ainsi de suite en laissant un tas de boue alternativement à droite et à gauche de la chaussée.
- Lorsque la boue est tout à fait liquide et qu’il y a lieu d’adjoindre le balai au racloir, ce dernier commence la manœuvre, puis, lorsqu’il est avancé de quatre ou cinq zones en avant du point de départ, le balai repasse sur les mêmes points , et alors il entraîne tout ce que les lames du racloir ont laissé échapper.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- On sait que dans le balayage il y a une limite à laquelle l’ouvrier nuit plus aux chaussées qu’il ne leur est utile. Cela tient à ce que les chaussées ont besoin de conserver , en tout temps, un épiderme qui amortit le choc des roues et des pieds des chevaux, et qui sert de défense au corps des empierrements. Or il est fort difficile que la main de l’ouvrier agisse d’une manière assez régulière pour ne pas dégrader cette couc he de détritus. Avec la machine à balayer, au contraire , la pression est uniforme, et il n’y a aucun frottement violent, la chaussée demeure intacte, et il reste à sa surface une couche de menus débris telle que rien ne manque pour sa conservation, sans nuire toutefois à sa propreté. ( Annales des ponts et chaussées, novembre et décembre 1842. )
- Moyen d'assembler les plaques servant à l'entretien des bateaux en fer.
- On prépare ces plaques par le laminoir, en ménageant sur chaque bord et à l’intérieur un renflement ou bourrelet d’une épaisseur double de la plaque qui reste parfaitement unie à l’extérieur. On perce les bords de la plaque d’une rangée de trous qui ont une cavité à l’extérieur pour recevoir la tête des rivets qui s’y trouve ainsi noyée ; on prépare ensuite une bande percée d’une double rangée de trous correspondant à ceux des plaques qu’elle recouvre. Lorsque la rivure est terminée, cette réunion par juxtaposition est d’une extrême solidité et à l’épreuve des infiltrations de l’eau; elle est bien préfé rable aux moyens ordinairement employés. (Civil engineers Journal, avril 1843.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Appareil pour prévenir les explosions du gaz dans les appartements et dans les mines
- de houille; par M. Chuard.
- Nous avons publié, page 27 du Bulletin de janvier 1842 , une note sommaire sur le moyen annoncé par M. Chuard pour prévenir l’explosion du gaz; nous ne connaissions pas alors l'appareil employé par l’auteur pour atteindre ce but. Nous trouvons dans le rapport fait à PAcadémie des sciences, par M. Régnault, quelques détails qui compléteront notre premier article.
- L’appareil auquel l’auteur a donné le nom de gazoscope se compose d’un grand ballon en verre très-mince, soufflé à la lampe d’émailleur, et que l’auteur appelle ballon aérien; il nage dans l’air dont il doit indiquer les variations de densité , et porte à sa partie inf érieure une tige en métal très-mince qui attache ce ballon à un second ballon plein d’aire! hermétiquement fermé appelé flotteur. Ce second ballon flotte dans l’eau d’un réservoir. Pour maintenir tout l’appareil dans une position verticale stable, on a attaché, au-dessous du flotteur, une masse de plomb qui sert de lest.
- Le ballon aérien porte, à sa partie inférieure, un très-petit trou qui permet à l’air intérieur de se mettre continuellement en équilibre de tension avec l’air extérieur; mais l’ouverture est trop petite pour permettre un mélange rapide des gaz intérieur et extérieur.
- Supposons le gazoscope placé près du plafond d’une chambre dans laquelle se détermine une fuite de gaz d’éclairage, et admettons que l’eau dans laquelle nage le flot-
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- leur conserve indéfiniment la même température. Le gaz carboné, en vertu de sa faible pesanteur spécifique, tendra à monter dans les parties supérieures de la chambre, c’est-à-dire dans celles où se trouve l’appareil, et diminuera d’une manière sensible la densité de l’air. Le ballon aérien qui était en équilibre dans l’air, avec sa densité primitive, tendra nécessairement à descendre dans l’air vicié qui a pris une densité moindre ; le mouvement descendant sera d’autant plus prononcé que le ballon aérien aura une capacité plus grande, et que la tige qui le relie au flotteur aura un plus faible diamètre.
- Pour rendre le mouvement descendant du ballon aérien sensible , M. Chuard fixe sur la tige un petit disque en acier, et il place sur le couvercle du réservoir renfermant l’eau du flotteur et immédiatement autour du trou qui laisse passer la tige de l’instru -ment un aimant en fer à cheval. Cet aimant tend à attirer le disque fixé sur la lige, et par suite à faire descendre tout l’appareil. Dans la position d’équilibre du ballon aérien, le disque de fer se trouve hors de la sphère d’activité de l’aimant 3 mais, lorsque ce ballon descend par suite du mélange du gaz d’éclairage avec l’air extérieur, le disque pénètre bientôt dans la sphère d’activité de l’aimant, son mouvement descendant s’accélère , et il vient se fixer sur l’aimant. A une petite distance de l’aimant, le disque descendant rencontre un levier qu’il fait tourner -, ce levier fait partir un petit carillon qui donne l’éveil et prévient qu'il y a danger. ( Acad, des sciences, 24 avril 1843. )
- Sur la production et V emploi des gaz combustibles dans les arts métallurgiques
- par M. Ebelmen.
- L’auteur a cherché à reconnaître s’il n’y aurait pas avantage, dans un grand nombre de cas, à transformer le combustible solide en gaz, pour brûler ensuite celui-ci par des moyens analogues à ceux déjà employés pour les gaz des hauts fourneaux.
- Les expériences faites par l’auteur concernent particulièrement le charbon de bois, le bois et la tourbe. Voici les principales conséquences qu’il en déduit :
- 1° On peut utiliser les menus charbons, les braises , les débris de halle, pour produire des gaz qui sont essentiellement formés d’un mélange d’oxyde de carbone et d’azote, et qui peuvent développer dans un four à réverbère les températures les plus élevées dont on ait besoin dans la métallurgie du fer.
- 2° En employant, pour alimenter la combustion dans le générateur à gaz, un mélange d’air et de vapeur d’eau, on obtient des résultats qui prouvent que la décomposition de la vapeur d’eau s’opère au contact du charbon incandescent en déterminant une grande absorption de chaleur latente. La quantité de vapeur qu’on peut introduire avec l’air dans le générateur est, par ce fait, nécessairement limitée 3 elle dépend de la température de l’air et de la vapeur. En employant celle-ci un peu eu excès on trouve qu’une portion passe à travers les charbons, sans décomposition , tandis que l’autre donne constamment un mélange d’hydrogène et d’acide carbonique.
- 3° La composition des gaz produits avec l’air et le bois en nature paraît mettre hors de doute l’avantage qu’aurait sur la combustion directe la combustion des gaz du bois après condensation des produits liquides de la distillation. Ceux-ci abaissent considérablement la température de combustion et déterminent par suite une consommalioa Quarante-deuxième année. Mai 1843. 29
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- bien plus grande de combustible ; on obtiendrait, en outre, des produits accessoires, tels que le goudron et l’acide acétique, dont l’importance doit être prise en considération.
- En brûlant le bois dans un fourneau spécial que l’auteur appelle générateur à combustion renversée, on le change aisément en un gaz contenant 37 pour 100 d’hydrogène et d’oxvde de carbone, et dans lequel les produits qui constituent la fumée ont complètement disparu. Cet appareil est construit de façon à forcer les produits de la distillation à passer sous le vent de la tuyère et à traverser une assez longue colonne de charbon incandescent.
- 4° La composition des gaz produits par la tourbe dans un générateur à combustion directe diffère du gaz des bois en ce que le charbon de tourbe ne transforme pas l’oxygène de l’air en oxyde de carbone aussi rapidement que le charbon de bois ; il existe, à cet égard, des différences entre les diverses espèces de charbon.
- En résumé, les principaux avantages que présente la transformation des combustibles en gaz paraissent à M. Ebelmenêire les suivants :
- 1° On peut utiliser, dans les appareils décrits par l’auteur, des combustibles très-chargés de matières terreuses et en obtenir des gaz dont la composition et la puissance calorifique sont à peu près indépendantes de la proportion des cendres.
- 2° Les combustibles à longue flamme, comme le bois et la tourbe, peuvent être transformés en gaz dont la combustion, après la condensation des produits liquides de la distillation , développera une température bien supérieure à celle produite par la combustion directe.
- 3° Enfin l’emploi des gaz permet de chauffer le combustible et l’air comburant à la chaleur perdue des fours, d’obtenir ainsi des températures beaucoup plus élevées qu’avec un combustible et de l’air froid , et, partant, d’utiliser dans les appareils métallurgiques une proportion bien plus considérable de la chaleur produite. ( Acad, des sciences, 10 avril 1843.)
- Recherches sur la carbonisation du bois; par M. Ebelmen.
- Les méthodes suivant lesquelles on exécute la carbonisation du bois peuvent se diviser en deux classes. Dans l’une on opère la distillation en vase clos, dans l’autre viennent se ranger tous les procédés de carbonisation par combustion incomplète';, où l’on sacrifie une portion du combustible pour distiller l’autre. La presque totalité du charbon de bois est préparée en France par un procédé qui appartient à cette classe et qui est connu sous le nom dq procédé de la carbonisation en meules. Le bois est rangé en las coniques d’un volume variable, qui sont recouverts d’une couche épaisse de terre ou de fraisil ; on allume la meule en ménageant au centre une cheminée qui descend jusqu’à sa base et dans laquelle on place du charbon embrasé , du menu bois, et on laisse pénétrer l’air par des évents pratiqués à la base et sur toute la circonférence de la meule. Après quelques heures pendant lesquelles la cheminée reste ouverte pour déterminer une combustion plus active, on ferme l’orifice supérieur et l’on dirige la carbonisation de haut en bas, en perçant, dans la couverture, des trous dont le plan se rapproche de plus en plus de la base de la meule, à mesure que l’opération avance.
- En examinant la composition des produits gazeux des évents de dégagement et la
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- comparant à celle des gaz obtenus dans la carbonisation en vases clos, l’auteur est arrivé aux deux conclusions suivantes qui lui paraissent fondamentales pour la théorie de l’opération.
- 1° L’oxygène de l’air introduit par les évents d’admission se change complètement en acide carbonique sans mélange d’oxyde de carbone.
- 2° Cet oxygène se porte en entier sur le charbon déjà formé , et son action est tout à fait nulle sur les produits de la distillation.
- La comparaison des résultats de la carbonisation en meules avec ceux qu’on obtient en lançant de l’air froid dans un fourneau à cuve, alimenté avec du bois à l’état naturel, a conduit l’auteur à vérifier le fait d’une absorption de chaleur latente par la transformation de l’acide carbonique en oxyde de carbone. Le bois se carbonise dans une certaine zone du fourneau à cuve, et l’auteur a constaté que l’oxygène de l’air se changeait complètement en oxyde de carbone avant d’arriver dans la région où la distillation a lieu. La température propre des gaz et des produits de la distillation qui sortent du fourneau est trés-peu supérieure à 100 degrés, et l’on peut en déduire cette conclusion que la distillation du bois absorbe une quantité de chaleur latente à peu près égale à la chaleur développée par la transformation du carbone restant en oxyde de carbone. Les résultats obtenus en brûlant du bois en nature, dans un fourneau à cuve, donnent une explication satisfaisante des circonstances observées dans le roulement des hauts fourneaux qui ont essayé l’emploi de ce combustible à l’état cru. ( Acad, des sciences, 10 avril 1843. )
- Sur l’application des gaz des hauts fourneaux aux traitements métallurgiques ; par MM. Thomas et Laurens.
- La généralisation de l’emploi des gaz combustibles en remplacement des combustibles a fait naître la crainte sérieuse d’exposer les ouvriers à des dangers nouveaux -, ces gaz, eu effet, sont inflammables, et ils contiennent d’assez fortes proportions d’oxyde de carbone. Ainsi, à la possibilité d’explosions se joiut celle plus grave peut-être des asphyxies. Toutefois, si l’application des gaz dans un grand nombre d’usines a déjà occasionné des accidents, ces accidents n’ont jamais eu de suites fâcheuses.
- Un utile préservatif contre les asphyxies consiste dans l’odeur que possèdent toujours les gaz, odeur qui ne permet pas que l’on s’expose, sans le savoir , à leur action. On a vu souvent des ouvriers, après avoir respiré imprudemment des gaz contenant 15 à 20 pour 100 d’oxyde de carbone, tomber évanouis ; mais le traitement le plus simple que l’on emploie en pareille circonstance leur rend bientôt l’usage des sens , et, après quelques heures de repos, ils sont en état de reprendre leur travail.
- Les explosions se produisen t dans les fours, principalement au moment de l’allumage, et dans les conduites quelques instants après l’extinction des foyers à gaz. Au moyen de précautions convenables apportées dans ces deux opérations, on parvient, avec certitude, à éviter les explosions. Si les ouvriers négligent ces précautions, l’effet nuisible de la détonation du gaz se trouve annulé par le jeu de nombreuses soupapes de sûreté qu’il est nécessaire d’adapter aux fours et aux conduites de gaz.
- La nature des gaz a une grande influence sur l’intensité des explosions -, ainsi un
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- mélange d’oxyde de carbone, d’acide carbonique et d’azote , le premier de ces gaz, y entrant dans le rapport de i5 à 25 pour 100, ne donne jamais d’explosion violente ; mais l’addition de l’hydrogène, même à la faible dose de 2 à 3 pour 100 , suffit pour augmenter beaucoup l’énergie des détonations.
- L’échauffement des gaz dans des tuyaux portés au rouge, avant leur admission dans les foyers de combustion, exige quelques soins particuliers à l’aide desquels les explosions ne sont ni plus fréquentes ni plus dangereuses.
- Dans la production des gaz on doit éviter, autant que possible, la formation de l’acide carbonique. Les auteurs ont remarqué que la proportion de ce gaz était d’autant plus faible que la pression sous laquelle on injectait l’air dans le générateur à gaz était plus élevée. Si l’on n’introduit pas l’air avec pression et qu’on l’appelle par le tirage d’une cheminée, il se produit, au contraire, une quantité notable d’acide carbonique, quoique la couche de combustible soit épaisse. En augmentant l’énergie du tirage par une action mécanique, la majeure partie du carbone passe à l’état d’acide carbonique. Au lieu d’injecter l’air avec pression par une machine soufflante , on peut obtenir son insufflation à l’aide de la vapeur ; il sera toujours wtile de suréchauffer celle vapeur, c’est-à-dire de la porter, après sa formation, à une température plus élevée que celle correspondante k sa pression. Cet échauffement de la vapeur n’occasionne pas la destruction rapide des tuyaux en fer ou en fonte dans lesquels on l’effectue. Quoique la vapeur soit portée à 350°, elle n’est pas décomposée par le métal des tuyaux, ou du moins elle ne l’est qu’en très-petites proportions, tant que son courant est continu et que le chauffage est régulier.
- Un résultat intéressant que l’on obtient de la vapeur suréchauffée, c’est qu’en la fai -saut agir seule à une température qui atteint à peine 300°, on carbonise complètement la houille, le bois et la tourbe ; il se dégage des gaz combustibles applicables k divers usages après leur passage dans un condenseur. Le résidu ou charbon est considérable, et ce charbon présente une assez grande dureté lors même qu’il provient de la tourbe. ( Acad, des sciences, 24 avril 1843. )
- Nouveau procédé de fabrication du blanc de cèruse qui ne compromet pas la santé des
- ouvriers ; par M. Gannal.
- Ce procédé consiste 1° à diviser le plomb en grenaille ; 2° à le diviser indéfiniment en le frottant sur lui-même dans un cylindre de plomb; 3° à faciliter l’oxydation du plomb divisé, par l’introduction de l’air atmosphérique dans l’appareil ; 4° à carbona-ter immédiatement cet oxyde de plomb en employant de l’air plus chargé d’acide carbonique; 5° à hâter l’oxydation du plomb en introduisant dans l’appareil de l’acide azotique ou de l’azotate de plomb; 6° à laver le produit obtenu par ce procédé ; 7° à hâter sa dessiccation en soumettant le résultat à la plus forte pression possible ; 8° à diviser par pains carrés la pâte pressée ; 9° à sécher le produit divisé dans une étuve à courant d’air chauffé. (Académiedes sciences, 22 mai 1843.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Pavage céramique ; par M. Prosscr.
- L’auteur a trouvé qu’en soumettant un mélange de feldspath pulvérisé et d’argile
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- PROCES-VERBAUX.
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- fine à une forte pression entre deux matrices d’acier, la poudre est réduite au quart de son volume, et devient un corps compacte beaucoup plus dur et moins poreux que le biscuit de porcelaine ordinaire. La première application de ce procédé fut faite à la fabrication des boutons d’habits, qui sont plus solides et moins chers que les boutons ordinaires ; ensuite on a songé à l’appliquer au pavage dos rues en formant des carreaux ou pavés. La machine destinée à faire ces carreaux est très-simple. Une vis verticale, mue par un levier horizontal de0m,610de longueur, est munie d’une matrice en acier de la dimension du carreau qu’on veut obtenir ; celte matrice, qui est saillante, entre dans une autre matrice creuse placée immédiatement au-dessous, et qui est remplie de la poudre de feldspath aussi sèche que possible; cette poudre, fortement comprimée par l’action de la presse, se réduit au quart de son épaisseur et devient très-dure. A mesure que les carreaux sont formés, on les fait sortir du moule en poussant le fond qui est mobile à l’aide d’une tige verticale mue par une pédale. Ensuite on porte les carreaux au four ; ils deviennent alors d’une excessive dureté et supportent, sans s’altérer, les passages brusques du chaud au froid et réciproquement.
- On les colore à l’aide d’oxydes métalliques avant de les porter au four.
- On peut aussi en former des briques très-dures et réfracturées; mais, dans ce cas, il faut employer la presse hydraulique. (Civil engineers Journal, avril 1843. )
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d encouragement.
- Séance du 3 mai 1843.
- Correspondance. M. Mosnier, directeur de l’école royale d’arts et métiers de Châlons, adresse le tableau des notes et du résultat des examens du 1er semestre de l’année scolaire 1842 à 1843, concernant les élèves qui ont été admis à l’école sur la présentation de la Société d’encouragement.
- M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées , adresse, comme supplément aux pièces relatives à son système de barrage mobile , une feuille de dessin représentant 1° une disposition générale du barrage sur une rivière, avec écluse de 20 mètres d’ouverture à côté ; 2° les manœuvres nécessaires pour faire passer les bateaux descendants par une brèche qu’on ouvre subitement dans le barrage, sans qu’ils s’arrêtent et de manière qu’ils profitent de la force du courant descendant ; 3° les manœuvres pour que les bateaux montants passent par l’écluse en 50 ou 60 secondes, attendu que les grands clapets qui seront ouverts dans la moitié inférieure de chaque porte de la tête d’amont permettront à l’eau d’y passer en abondance et d’v courir d’abord avec assez de vitesse pour relever les portes d’amont de la tête d’aval de l’écluse et remplir bientôt celle-ci, après quoi ces portes de la tête d’amont se recoucheront d’elles-mêmes dans une eau tranquille et les bateaux continueront leur marche; 4° les manœuvres pour que les bateaux descendants puissent aussi passer par l’écluse en 50 ou 60 secondes, en cas de besoin, lorsque la vitesse sera petite.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Carreau, docteur-médecin à Bièvre (Seine-et-Oise), adresse un mémoire intitulé, Examen expérimental de divers procédés de dorure galvanique, suivi de Vexposition d'une nouvelle méthode, terminé par un parallèle entre la dorure au mercure et la dorure galvanique.
- M. Willaumez, à Lunéville, transmet un mémoire accompagné d’échantillons sur l’emploi de la dilatation pour la conservation dans le vide et son application aux différents vases propres à cet usage.
- Objets présentés. M. Chaussenot aîné, ingénieur civil, rue de Chaillot, 19, présente avec un nouvel instrument qu’il nomme équerre à ligne parallèle, et dont l’emploi doit perfectionner suivant lui l’art du dessin linéaire, un mémoire descriptif et un tableau représentant quelques séries de lignes comme exemple des résultats qu’il permet d’obtenir;
- M. Daurignac, rue Gît-le-Cœur, 9, une filière, une vis de 600 filets formant 600 millimètres, faite avec une filière du même genre ; une clef d’un nouveau système, une mesure métrique tracée en hélice; un décimètre cône;
- MM. Lefèvre et Sautereaux, rue Saint-Honoré, 58, le plan et la description d’un mécanisme de dételage instantané des chevaux ;
- M. Banasiewicz, ledessin et un mémoire descriptif d’un moyen de prévenir les accidents causés par les chevaux qui s’emportent ;
- MM. Besson, Dumaurier et Rouen, rue Neuve-Saint-Martin , 17, des appareils pour l’éclairage par les hydrocarbures liquides employés seuls;
- M. Ledru, rue d’Angoulême-du-Temple, 40, des tubes en fer galvanisé, à double paroi, pouvant supporter une pression considérable et qui sont principalement destinés à la conduite des gaz et des liquides et à remplacer le fer plein dans la confection des meubles, grilles, etc.;
- M. Tesson, rue Saint-Maur-du-Temple , 63, des creusets réfractaires capables de contenir 20 kilog. d’acier en fusion , présentant une force de résistance telle que les parois du creuset ne cèdent pas à ce poids ;
- M. Dennebecq, rue des Récollets, 18, des procédés pour remettre les tapis à neuf.
- M. Sorel, ingénieur civil, rue de Lancry, 6, prie la Société de nommer des commissaires pour examiner, 1° plusieurs appareils iculinaires qu’il a perfectionnés d’après son ancien système; 2° l’ensemble de ses travaux industriels parmi lesquels il cite sou appareil pour prévenir l’explosion des chaudières à vapeur, son alliage métallique destiné à remplacer le cuivre dans beaucoup de cas, ses appareils de chauffage fumi-vore et à foyers découverts. Il demande aussi à soumettre aux mêmes commissaires plusieurs perfectionnements qu’il a apportés à ses inventions depuis les derniers rapports dont ils ont été l’objet, tels que ses procédés de galvanisation du fer, son régulateur du feu et son siphou thermostatique.
- Il est fait hommage à la Société, 1° par la Société d’agriculture et du commerce de Caen, du compte rendu de sa séance du 17 février 1843 ;
- 2° Par la Société royale et centrale d’agriculture, du n° 5, tom. 3, du Bulletin de ses séances ;
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- 33 Par la Société d’agriculture du département du Var, du cahier de février 1843 de son journal ;
- 4° Par l’Académie de Rouen, du compte rendu de ses travaux pendant l’année 1842 ;
- 5° Par la Société d’émulation des Vosges, du Bulletin de ses séances, cahiers de janvier, février et mars 1843 ;
- 6° Par M. Viollet, ingénieur civil, du n°de mars 1843 du Journal des usines,-
- 7° Par M. Thomas, du n° d’avril 1843 du Moniteur des eaux et forêts $
- 8° Par M. César Daly, du n° de décembre 1842 de la Revue générale de Varchitecture
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur des dispositions ajoutées par M. Huau à ses treuils à levier-frein.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin avec la description et le dessin de l’appareil. (Approuvé.)
- Au nom d’une commission spéciale, M. de Colmont donne lecture d’un rapport sur deux propositions relatives, l’une à la forme à adopter pour le renvoi des titres des auteurs aux commissions des médailles, l’autre au mode à suivre pour dessaisir les comités d’objets ne pouvant donner lieu à aucun rapport utile.
- Le conseil, sur les observations de plusieurs membres, considérant que les propositions de la commission sont très-importantes, décide que le rapport sera autographié, distribué aux membres, et que sa discussion aura lieu dans la séance du 17 de ce mois.
- M. de Colmont appelle l’attention du conseil sur l’interprétation à donner à l’art. 1er du titre VI du règlement, qui s’exprime ainsi : « Lorsqu’une proposition tendant à occasionner une dépense quelconque est faite au conseil, elle est renvoyée à l’examen du comité ou des comités qu’elle regarde, conjointement avec la commission des fonds. »
- M. de Colmont exprime le désir que le conseil délibère sur l’exécution de cet article.
- Après une discussion, le conseil décide qu’une commission composée du bureau cl d’un membre nommé par chaque comité examinera cette question et présentera son rapport.
- Séance du 17 mai 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que, depuis quelques années, le commerce des cuirs entre la France et l’étranger a pris une assez grande extension, à l’avantage de notre navigation, qui trouve dans ce commerce pour ses retours un élément de fret avantageux; mais le développement de ce commerce rencontre des difficultés par suite de la détérioration des peaux pendant la traversée, ce qui tient à la piqûre d’une sorte de larve appelée poulie. Tous les moyens employés pour détruire ces insectes sont jusqu’à présent restés sans succès.
- En appelant sur cet objet l’attention de M. le ministre du commerce, M. le ministre de la marine lui a transmis l’extrait d’une lettre qui lui a ôté adressée par M. Delaporte, capitaine du navire le Courrier de la Seine-Inférieure, lequel exprime le désir que la science s’occupe des recherches nécessaires pour arriver à la conservation des cuirs pendant le trajet.
- M. le ministre du commerce a pensé que la Société d’encouragement voudrait bien, dans finlérêt d’une branche d’industrie importante et des industries qui s’v rattachent,
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- diriger vers ce but quelques-uns des travaux qu’elle recommande à nos chimistes ; peut-être jugera-t-elle h propos d’en faire le sujet d’un concours pour un des prix qu’elle distribue.
- Le conseil décide que M. le ministre sera remercié de cette communication et prié de faire adresser, à la Société, des cuirs et des larves qui les piquent, afin que le comité des arts chimiques puisse se livrer à des essais susceptibles de conduire, soit à indiquer des moyens efficaces, soit à fixer les conditions à remplir dans un programme, dans le cas où il serait reconnu utile de mettre cette question au concours.
- M. Fabre, à Yalencc (Drôme), adresse un petit appareil pour purger la soie des bouchons, colonnage, gros bouts, etc., en lui conservant l’élasticité, le brillant et toutes les qualités qu’elle possède en sortant de la filature.
- Objets présentés. M. de Passon, colonel d’infanterie en retraite, à Neuilly, appelle l’attention de la Société sur un mémoire intitulé, De la navigation transatlantique par la vapeur, examinée sous le point de vue commercial.
- M. Gengembre, rue de Bondy, 70, présente une machine propre à la fabrication des agrafes rondes, entièrement plates et plates seulement du bout, dites lyonnaises;
- M. Berendorff, rue Mouffetard, 300, une nouvelle machine à battre les cuirs forts ;
- M. Joseph Blanc, rue deTracy, 1, deux nouveaux systèmes de parapluie à canne et ordinaire 5
- M. Delacour, rue de la Pépinière, 20, un appareil k placer dans les cheminées pour mieux utiliser la chaleur 5
- M. Roux Duremère, rue Michel-le-Comte, 33, le spécimen d’un système de sellerie dans lequel les rembourrures de crin, bourre, laine, etc., sont remplacées par l’air, et qui ont été l’objet de nombreux essais à l’école d’Alfort;
- M. Grégoire, rue de Charonne, 57, 1° un spécimen de fabrication de velours chinés; 2° un exemplaire de sa théorie des couleurs appliquée à la pratique des arts industriels.
- M. Renou, rue Sainte-Placide, 4, faubourg Saint-Germain, en rappelant que la Société lui a décerné, en 1836, une médaille de platine pour ses procédés de tannage des peaux de lapin, annonce que, depuis cette époque, il les a appliqués aux cuirs de boeuf, etc. Il demande que la Société fasse examiner ses procédés, ainsi que des poils de lapin filés, inattaquables par les insectes.
- M. Koch, rue Lafayette, 2, représentant M. Weschniakoff, adresse des procès-verbaux constatant le bou emploi d’un nouveau combustible désigné sous le nom de carboléi ne.
- M. Francœur offre, de la part de M. le baron de Ladoucette, un rapport présenté à la chambre des députés, dans la séance du 29 avril 1843, sur des pétitions relatives au défrichement des bois.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau ,
- 1° Extrait des séances delà Société d'agriculture et de commerce de Caen, année 1842, parM. Mancel, vice-secrétaire ;
- 2° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, mars 1843 ;
- 3° Journal d’agriculture du département du Var, mars 1843;
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- 4° Annales de Vagriculture française, mai 1843 ;
- 5° Propagateur de l’industrie de la soie en France, mars 1843 ;
- 6° Le technologiste, mai 1843;
- 7° Moniteur des eaux et forêts, avril 1843;
- 8» Annales des mines, 5e livraison de 1842 ;
- 9° Revue générale de l’architecture et des travaux publics . par M. César Daly, janvier 1843.
- Rapports des comités. Au nom d’une commission spéciale, M. Jomard lit un rapport sur la souscription pour le monument à élever à la mémoire de Berthollet.
- La commission propose de décider qu’il sera souscrit pour une certaine somme, au nom de la Société, à l’érection de ce monument à Annecy ; elle a pensé en même temps que les principaux titres de Berthollet à cet honneur devaient être mis sous les yeux du conseil.
- M. Jomard, après avoir rappelé les nombreux services rendus par Berthollet aux sciences et aux arts, ajoute que les comités réunis ont pensé qu’en présence de tant de titres à l’estime publique, la Société d’encouragement acquitterait une dette en s’associant à l’bommage que rend à Berthollet sa première patrie, et en prenant part à la souscription qui vient d’être ouverte. Persuadés que cette mesure, fondée sur des motifs tout exceptionnels, ne peut entraîner aucun inconvénient, ils ont jugé que la somme à affecter à la souscription devait être sagement limitée, et aussi que le litre de fondateur de la Société pour ïencouragement de l’industrie nationale devait être inscrit sur le monument à côté du nom de Berthollet. La somme pour laquelle ils proposent de faire contribuer la Société est de 500 francs.
- Cette proposition est adoptée. Le rapport et la notice qu’il renferme seront insérés au Bulletin.
- L’ordre du jour appelle un rapport de M. Payen, au nom d’une commission spéciale, sur les modifications qu’il serait utile d’introduire dans le projet de loi sur les brevets d’invention.
- M. le rapporteur n’étant point prêt à présenter ce rapport, le conseil décide, vu l’urgence, qu’il tiendra, le mercredi 24 mai, une séance extraordinaire qui sera spécialement consacrée à la discussion de ce rapport.
- Le conseil se forme en comité secret pour délibérer sur le rapport présenté à la dernière séance parM. de Colmont, sur les mesures à prendre pour le renvoi des titres des auteurs à la commission des médailles, et sur le mode à suivre pour dessaisir les comités d’objets ne pouvant donner lieu à aucun rapport utile.
- Séance extraordinaire du 24 mai 1843.
- Objets présentés. M. Combes fait hommage à la Société, au nom de M. le général Sabloukoff, du modèle d’un appareil pour retirer d’un trou de sonde un outil ou une tige qui aurait été brisée. M. Combes décrit cet appareil, dont la construction lui paraît bien entendue; il ignore si M. Sabloukoff en est l’auteur, ou s’il est analogue à celui employé pour le sondage du puits de Cessingen, en Belgique; il .pense qu’il est utile Quarante-deuxième année. Mai 1843. r 30
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- de le décrire dans le Bulletin, et propose d’adresser à M. Sabloukoff des remercîments pour son offre.
- Cette dernière proposition est adoptée. L’appareil est renvoyé à l’examen du comité des arts mécaniques.
- Rapports des comités. M. Payen donne lecture du rapport qu’il a été chargé de présenter, au nom d’une commission spéciale, sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention.
- M. Costaz pense que les modifications que la commission propose d’apporter à la loi, telle qu’elle a été présentée à la chambre des députés, sont d’une utilité réelle ; mais il regrette que la législation ne fasse plus mention des brevets d’importation. Il rappelle les motifs qui avaient fait assimiler ces sortes de brevets à ceux d’invention et de perfectionnement.
- M. le rapporteur fait sentir qu’à l’époque actuelle, où aucun perfectionnement ne peut être apporté à une industrie sans que la publicité ne le signale, les brevets d’importation ne peuvent être considérés que comme le prix de la course. Leur suppression était désirée-, la législation répond à un vœu exprimé de toute part. La justice voulait que les auteurs français ou étrangers pussent s’assurer de la jouissance de leurs découvertes selon leur convenance et leurs intérêts.
- M. Amédée Durand appelle l’attention du conseil sur la rédaction du 1er § de l’art. 6, ainsi conçu : La demande sera limitée à un seul objet ; elle ne contiendra ni restriction, ni condition, ni réserve. Il lui paraît nécessaire que la loi, pour ne laisser aucun doute, explique ce qu’on doit entendre par un seul objet; car dans la machine à vapeur, par exemple, il y a non-seulement le mécanisme, mais la chaudière, etc. Faudra-t-il que celui qui modifierait chacune de ces parties prenne autant de brevets qu’il y a d’éléments, ou qu’il ait la faculté de comprendre dans le même brevet les modifications dans leur ensemble ?
- M. Payen fait observer que les difficultés signalées par M. Amédée Durand ont frappé la commission, qui a pensé qu’un grand nombre de brevets ne seraient point valables, parce que dans les descriptions on ne peut distinguer le point qui constitue l’invention ou le perfectionnement ; aussi la commission est d’avis qu’en ajoutant au § 1er de l’art. 6 les dispositions suivantes , on évitera une partie des difficultés : « Son « litre (celui du brevet) désignera exactement l’objet brevetable; il contiendra l’indi-« cation précise du point sur lequel porte l’invention, et une description assez claire et « complète pour que l’exécutiou puisse avoir lieu sans le secours de l’inventeur. » Suivant M. Combes, on doit entendre, par les mots objet unique, une série de pièces ou de combinaisons pour produire un résultat. Il prend pour exemple une lampe mécanique dans laquelle, pour obtenir le plus grand effet de lumière, on emploie une pompe, un mouvement d’horlogerie, et le moyen d’élever ou d’abaisser la cheminée de verre pour opérer la combustion la plus complète. L’ensemble ou la combinaison de ces différents moyens lui paraît constituer le brevet ; mais, si l’auteur voulait appliquer un de ces moyens à un autre résultat, il devrait demander un nouveau brevet ; dans le cas contraire, les applications autres seraient du domaine public.
- M. de Colmont demande que, si, comme paraît l’autoriser la loi, l’auteur peut com-
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- prendre dans sa spécification tous les éléments qui lui servent à atteindre son but, ce titre peut conférer le droit d’appliquer chacun de ces éléments à un autre usage.
- M. Amédée Durand exprime l’opinion que le breveté doit avoir la jouissance, non-seulement des éléments qui composent son invention dans un but spécial, mais encore de chaque élément appliqué à toutes autres destinations, pourvu qu’elles aient été spécifiées dans le brevet.
- M. Delambre fait remarquer que le paragraphe en discussion n’est que la reproduction du titre 1er, art. 4 de la loi du 25 mai 1791 , portant : « Les directoires des départements, non plus que la direction des brevets d’invention , ne recevront aucune demande qui contienne plus d’un objet principal avec les objets de détail qui pourront y être relatifs. »
- M. Dumas observe que, d’après la législation actuelle, lorsqu’un brevet est demandé, le comité consultatif est appelé à examiner s’il n’a pour but qu’un seul objet, et, dans le cas où il contiendrait plusieurs objets distincts, l’impétrant est averti.
- M. Payen pense qu’il est préférable que l’auteur soit averti des formalités qu’il aura à.remplir, et que sa demande contienne l’indication précise du point sur lequel porte son invention. On éviterait ainsi le plus grand nombre des contestations qui entraînent des procédures longues et dispendieuses.
- M. Vauvilliers est d’avis qu’en substituant le mot sujet au mot objet on rendra le paragraphe plus clair.
- M. le baron Busche fait sentir la nécessité de forcer les auteurs à s’expliquer d’une manière précise dans leurs descriptions, car la plupart sont vagues.
- M. Amédée Durand reproduit les motifs d’après lesquels le breveté doit avoir lajouissance, non-seulement des éléments qui composent son invention dans un but spécial, mais encore de chaque élément appliqué à toutes autres destinations, pourvu qu’elles aient été spécifiées dans le brevet. Si, après la délivrance du titre, le brevete faisait une application non indiquée des éléments de son invention, il ne serait passible que de la taxe d’un certificat d’addition et de perfectionnement.
- M. Trebuchet ne croit pas que les droits des auteurs puissent recevoir une telle extension; il insiste sur l’exécution du paragraphe qui veut que la demande indique un titre contenant la désignation sommaire et précise de l’objet de l’invention.
- Le conseil, après avoir entendu MM. Amédée Durand, Combes, Jomard etVauvilliers sur la rédaction du 4e § de l’art. 6, qui demande que les dessins soient tracés à l’encre et à l’échelle métrique, décide que le rapport deM. Payen sera imprimé et distribué aux membres, et qu’il y sera joint un exposé des deux opinions qui ont été produites sur l’interprétation du 1er § de l’art. 6 ainsi conçu : La demande sera limitée à un seul objet; elle ne contiendra ni restriction, ni condition, ni réserve.
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- RECTIFICATION.
- Description fournie, par M. Winnerl lui-même, de sa modification de l’échappement a ancre.
- (Pour remplacer celle insérée au Bulletin de février 1843, à la suite du rapport de M. le baron Seguier.)
- « Le pendule fig. 1, pl. 885, comme la pièce de suspension du balancier à demi-se-<i condes, sont fixés séparément, mais solidement, sur un marbre. L’ancre est vissée sur « la pièce desuspension portant le balancier, et le point d’oscillation de l’ancre est pris au « milieu des ressorts de suspension. La distance de la roue d’échappement est telle, que a les points de repos sont en angle droit avec le centre de la roue et le point de l’oscil-« lation, en prenant ces angles sur un nombre de dents de manière que la distance du « point d’oscillation et le centre de la roue ne dépassent pas son diamètre. Cette dispo-<> sition, éloignant l’influence de l’épaississement de l’huile sur les pivots de l’ancre, « comme tous les autres frottements dans l’emploi habituel de la fourchette, serait aussi « avantageusement employée pour des pendules astronomiques.
- « Voyant la simplicité avec laquelle ces dispositions peuvent être appliquées, j’ai « pensé qu’on pourrait en faire usage dans le commerce; j’ai donc pris deux pendules « de la fabrique de M. Pons, telles qu’on les emploie habituellement, et j’ai appliqué « cette disposition d’échappement sans faire aucun autre changement. Fig. 3 est une « pendule avec demi-secondes au centre, et fig. 5 une simple pendule. Le centre de « la roue d’échappement était donné par la disposition du rouage ; j’ai donc posé la « pièce portant la suspension à la distance convenable, d’après les mêmes principes in-« diqués fig. 1, prenant le milieu des ressorts de suspension pour centre d’oscillation « de l’ancre. J’ai vissé l’ancre derrière la pièce de suspension après laquelle le balan-« cier est accroché, et en marquant le milieu des ressorts de suspension j’ai percé un « trou à cet endroit dans l’ancre, et j’ai terminé en la posant avec la roue sur une « plaque, comme on fait habituellement, à une distance égale à celle du centre de la « roue et du centre d’oscillation des ressorts de suspension. Je ne la fais lever que d’un « degré, l’expérience m’ayant prouvé que cela suffisait malgré l’emploi des ressorts « moteurs plus faibles que ceux dont on se sert ordinairement. Le centre d’oscillation « des ressorts de suspension varie légèrement suivant le poids du balancier, mais ne « descend jamais au-dessous du centre, et en prenant celui-ci comme terme moyen, « on ne s’en écartera jamais d’une quantité plus grande que celle dont souvent la « trempe fait changer les cercles du repos, qu’on sera toujours libre de réparer, ce « qui, du reste, ne produit aucun frottement qui pourrait changer la marche.
- « Dans l’emploi de ces pendules, en les posant verticalement daus leurs boîtes, j’ai « trouvé inutile de faire usage d’un moyen pour les mettre d’échappement; mais , au « besoin, on pourrait adapter au balancier celui des fig. 7 et 8 qu’on emploie habituel-« lement pour les fourchettes. Sur la pièce descendante du crochet e est vissée àfrotte-« ment celle du balancier f, qui a deux talons; dans ces pièces se tourne une vis ta-« raudée g dans la pièce du crochet qui la fait mouvoir à droite ou à gauche, suivant « la nécessité. »
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. ^ N° CCCCLXYIII.) JUIN 1843.
- BUL
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — écluses
- Rapport fait par M. Vauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques, sur un système de barrages pour les cours d’eau, avec hausses mobiles, inventé par M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, et eæéenté sur la rivière de l’Isle, dans les départements de la Dordogne et de la Gironde.
- La navigation, l’irrigation et l’industrie exigent que presque partout les eaux courantes soient soulevées, dans le lit qui les contient, surtout aux époques où elles sont le moins abondantes. Dans les moments de surabondance, il importe beaucoup aussi que les eaux soient rendues promptement à leur libre cours naturel.
- Pour les petits cours d’eau, ces conditions sont bien remplies par les ven-telleries, vannages et les déversoirs dont les compositions variées et les effets sont connus.
- Quand il s’agit de grandes rivières, le problème est plus difficile à résoudre et devient du plus grand intérêt. Les glaces, les débâcles, les corps entraînés par les courants , exigent que les obstacles opposés au libre passage disparaissent tout à coup, en laissant à la disposition des hommes les moyens de les rétablir à volonté pour le service de la navigation, des irrigations, etc., etc.
- M. Thénard, chargé en chef, depuis 1828, des travaux de canalisation de la rivière de l’Isle, sur laquelle les conditions ci-dessus avaient grand besoin d’être remplies, s’est occupé avec persévérance de la recherche et de l’expérimentation des moyens d’arriver à ce résultat.
- Quarante-deuxième année. Juin 1843. 31
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- ARTS MECANIQUES.
- Il est successivement parvenu à combiner et à exécuter des dispositions telles, qu’il peut soutenir les eaux de la rivière de l’Isle à deux mètres vingt-cinq centimètres au-dessus de leur niveau d’étiage pour procurer en amont, aux bateaux, un tirant d’eau convenable, pendant les temps de sécheresse, les maintenir à ce niveau autant de temps que le débit de la rivière libre ne serait pas suffisant pour le dépasser; et, à partir de ce point, rendre les eaux à leur cours naturel, afin de ne pas exposer les vallées à des submersions qui puissent être préjudiciables aux établissements qui ont pour objet la retenue des eaux et la navigation.
- Les premiers rapports adressés à l’administration des ponts et chaussées, sur les tentatives faites par M. Thénard, datent de 1831, et annoncent l’idée avantageuse que M. l’inspecteur de la division en avait conçue. En 1839, ainsi que le constate un rapport d’une commission composée d’inspecteurs généraux et divisionnaires des ponts et chaussées désignés par l’administration, M. Thénard, ayant profité, avec habileté et succès, d’une idée heureuse de barrage provisoire, à lui suggérée par M. l’inspecteur divisionnaire Mes-nager, dans l’inspection duquel se trouve !a navigation de l’Isle, était parvenu à rendre son système de barrage plus complet et applicable à beaucoup d’autres rivières. Cette commission conclut à ce qu’une visite et des manœuvres fussent faites et exécutées par une commission, assistée par M. Thénard et formée de l’inspecteur de la division et de plusieurs ingénieurs des localités voisines.
- Le 4 juillet 1841 , cette commission fit ses expériences dont elle rendit compte.
- Jusqu’alors, M. Thénard n’avait eu l’occasion d’appliquer son système qu’à des barrages fixes existants, et pour les surmonter d’une retenue d’eau de 80 centimètres ou plus au-dessus de leur crête. L’administration centrale avait manifesté l’intention qu’il cherchât à porter cette retenue à 1 mètre, à 1 mètre 15 centimètres et même à 1 mètre 30 centimètres.
- Confiant dans les propriétés de son système, M. Thénard obtint l’autorisation de tenter un essai, dont les résultats importants sont l’objet de sa communication actuelle à la Société, et du présent rapport, et dans lequel la retenue d’eau au-dessus de la face supérieure d’un barrage et la chute qui en résultent sont portées à 1 mètre 70 centimètres de hauteur.
- Les dispositions auxquelles les expérimentations et les études ont successivement conduit M. Thénard sont les suivantes :
- Des volets que M. Thénard appelle hausses sont attachés, à couplets ou à charnières, sur la surface horizontale supérieure de la partie fixe ou radier du barrage, et en nombre suffisant pour égaler sa longueur; on leur donne environ 1 mètre 18 centimètres de longueur commune dans le sens horizontal
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- et \ mètre 70 centimètres dans la dimension perpendiculaire à l’axe des charnières.
- Sur la face d’aval, on assemble à charnière un arc-boutant en fer analogue aux arcs-boutants qui sont adaptés à certains miroirs de toilette et pupitres pour la lecture, et qui vient buter contre un arrêt fixé sur le radier.
- Quand les hausses sont levées et arc-boutées, elles forment une cloison ou un barrage qui arrête les eaux et les oblige à s’élever en amont, jusqu’à dépasser son niveau ; si l’on abaisse les hausses, l’eau s’écoule et reprend son cours naturel.
- Pour produire cet effet, on a placé, sur toute la longueur du barrage et du dessus du radier, une barre de fer plat qui court en amont et le long du pied des arcs-boutants. Cette barre porte à l’une de ses extrémités un bout de crémaillère engrenée par le pignon inférieur d’un axe vertical qu’on peut faire tourner de dessus le bajover. Cette crémaillère peut aller et venir d’autant de fois 3 centimètres qu’il y a de hausses à manœuvrer. La barre porte en saillie sur sa largeur, du côté d’aval, autant de dents ou mentonnets qu’il y a d’arcs-boutants et qui y sont répartis de telle sorte que, par la translation de la barre, le pied de chaque arc-boutant, à qui sa charnière permet un léger mouvement giratoire, est successivement entraîné à côté de sa butée, et que les hausses abandonnées sans appui tournent sur l’axe des charnières et s’abattent une à une à volonté, de l’amont à l’aval, sur le radier du barrage; les arcs-boutants s’étendent en même temps vers l’aval.
- Quand la surabondance des eaux a cessé et qu’il faut relever les hausses, le courant s’oppose à ce qu’on les ramène de l’aval à l’amont. Cela serait facile si les eaux étaient arrêtées. Pour y parvenir, on fait usage d’un système de contre-hausses de même longueur que celui des hausses, mais d’une hauteur moindre de 6 centimètres, et pouvant aussi tourner de l’amont vers l’aval pour se relever. Pendant tout le temps que les hausses sont dressées ou abattues, les contre-hausses restent couchées sur le radier, où un loquet à ressort pris sous un mentonnet retient chacune d’elles contre l’action du courant qui tend à les relever.
- Il existe un intervalle de 30 centimètres environ, entre les axes des charnières du rang des hausses et ceux des charnières du rang des contre-hausses.
- Une barre de fer plat du genre de celle déjà indiquée court aussi sur toute la longueur du radier, munie de mentonnets et recevant d’un autre axe avec pignon un mouvement de translation, ayant autant de fois 3 centimètres d’amplitude qu’il y a de contre-hausses.
- A chaque progression de 3 centimètres, un mentonnet comprime le ressort d’un loquet, et la contre-hausse correspondante soumise à l’effort du courant
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- tourne autour de ses charnières, et vient se placer dans une position verticale qu’une chaîne bifurquée scellée au massif du radier l’empêche de dépasser.
- Par ce moyen qui produit un effet très-prompt, on forme un véritable barrage en amont de celui qui subsistait avant l’abattage des hausses; le courant demeure suspendu, le bief supérieur entrepose le produit du cours d’eau et l’on peut procéder hors de l'eau au relèvement des hausses.
- Pour faciliter cette opération, M. Thénard a disposé à la partie supérieure de chaque contre-hausse un garde-corps en fer qui supporte un pont de service en tôle affleurant à peu près le niveau auquel on veut faire monter la retenue.
- L’éclusier se place sur le pont armé d’un petit treuil portatif qu’il appuie sur le garde-corps; il saisit la hausse avec le croc d’une gaffe près lequel est attachée une corde dont un bout entoure le treuil; il enroule cette corde sur le cylindre, par un jeu de manivelle, et amène à lui la hausse dont il fait appuyer l’arc-boutant devant la butée; en même temps il accroche la hausse à la contre-hausse. 11 procède ainsi pour toutes les hausses successivement. Quand toutes sont relevées, il accélère le remplissage de l’espace compris entre le rang des hausses et des contre-hausses, en ouvrant à la main de petites ventelles pratiquées dans les contre-hausses. Cela fait, celles-ci se trouvent en équilibre dans une masse d’eau sans vitesse; l’éclusier décroche alors successivement chaque contre-hausse et l’abandonne à son poids qui dépasse celui du volume d’eau qu’elle occupe. Celle-ci s’abat de l’aval à l’amont, reprend sur le massif du barrage la position qu’elle y occupait, s’y loquètede nouveau, et la retenue est complètement rétablie.
- Ces manœuvres se font avec précision et prestesse. Le rapport de juillet 1841 constate qu’au barrage de Coly, qui a 48 mètres 20 centimètres de longueur, avec des hausses de 80 centimètres de hauteur, deux hommes, en huit minutes, ont abaissé les hausses, relevé les contre-hausses, puis redressé les hausses et recouché les contre-hausses. Dans cette durée de temps, 16 secondes ont suffi pour abattre les hausses et faire disparaître le barrage, et l’on a employé 20 secondes seulement pour relever les contre-hausses et pour rétablir une retenue.
- Le rapport des commissaires délégués par l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, du 10 janvier 1843, constate qu’au barrage de Saint-Antoine, qui a 8 mètres 30 centimètres de longueur, formé par 7 hausses, de 1 mètre 18 centimètres de longueur chacune et 1 mètre 70 centimètres de hauteur, et par 7 contre-hausses, on a fait en 30 minutes deux fois la manœuvre du barrage, c’est-à-dire en 1 minute par mètre linéaire de hausses ou de contre-hausses. M. Thénardse flatte que la hauteur de I mètre 70 centimètres n est
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- pas une limite pour l’application de son système ; il a été obligé de se borner à cette hauteur pour le pertuis du barrage de Saint-Antoine, attendu les circonstances locales; il pense qu’il pourra porter à 3 et 4 mètres la hauteur des hausses.
- Déjà, par l’expérience pratiquée, il a résolu, d’une manière neuve et fort ingénieuse, un beau problème de construction hydraulique quia souvent occupé les ingénieurs et dont il n’existe encore qu’une autre solution, toute différente et due à M. Poirée, inspecteur divisionnaire des ponts et chaussées.
- M. Thénard a combiné dans sa construction plusieurs dispositions qui facilitent les manœuvres et préviennent les inconvénients que les corps flottants et les matières déposées par les eaux pourraient occasionner, et dont l’effet serait d’entraver le jeu des hausses et contre-hausses. Il a adapté des ventelles aux parois des hausses pour faire chasse, en aval, au droit de la butée et de la coulisse des arcs-boutants et entraîner par là les corps qui s’y seraient arrêtés ou déposés. Les crémaillères des barres à mentonnets se meuvent dans des re-fouillements dont il ferme l’entrée par des trappes à coulisse qui rendent les dépôts le moins abondants qu’il est possible. 11 peut chasser ceux qui se seraient cependant formés, par une pression et un courantqu’il produit en versant de l’eau par l’orifice supérieur du vide où se meut l’axe du pignon et de dessus le bajoyer. Pour éviter la perte d’eau qui pourrait avoir lieu par les interstices de 1 centimètre de largeur environ, qui ne peuvent manquer d’exister entre deux hausses consécutives ou entre les hausses et le parement des bajoyers, on y place une planchette qui couvre le joint et intercepte l’écoulement.
- L’expérience a prouvé que l’abatage se fait sans secousse nuisible, parce qu’il se fait sur une nappe d’eau qui s’est écoulée avec plus de vitesse encore et qui amortit tout à fait les chocs.
- Les contre-hausses, de leur côtéj sous la tranche d’eau qui les recouvre, semblent hésiter un instant à se relever sous l’impulsion du courant. Elles n’ont de vitesse, sensiblement accélérée, que dans le dernier quart de leur mouvement. L’accélération en est très-modérée par la masse d’eau que les contre-hausses déjà relevées renvoient latéralement à leur rencontre.
- Jusqu’à présent on n’a éprouvé aucune difficulté sérieuse dans les manœuvres; les branchages, les herbes, les graviers et les sables qui ont pu s’interposer ont été facilement entraînés ou enlevés.
- On conçoit qu’entre certaines limites on pourra employer et manœuvrer des hausses et des contre-hausses de plus de \ mètre 70 centimètres de hauteur.
- 11 appartient à l’expérience et au temps de prononcer sur la conservation, sur l’entretien, sur le remplacement des organes mobiles sous l’eau et hors de l’eau qui entrent dans la composition de l'appareil des barrages de M. Thénard. C’est à l’épreuve des glaces formées de fond, soulevées à la surface et
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- charriées par le courant, c’est à celle des débâcles, qu’on jugera définitivement du degré de résistance des constructions actuelles et des modifications à y apporter. On peut avoir confiance dans l’ingénieuse persévérance de M. Thénard pour parer aux inconvénients qui ne se seraient pas encore présentés.
- En attendant, les barrages mobiles, tels que celui exécuté à Saint-Antoine, font honneur à l’esprit inventif de M. Thénard. Ils paraissent susceptibles de nombreuses et importantes applications, et motiver l’approbation que le comité des arts mécaniques croit pouvoir leur donner et proposer au conseil d’administration de leur décerner.
- Le comité propose, en outre, d’insérer au Bulletin de la Société le présent rapport, ainsi que les dessins et les légendes qui accompagnent le mémoire de M. Thénard.
- Signé C. Vauvilliers, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 12 avril 1843.
- Explication des figures des planches 895 et 896.
- PI. 895, fig. 1. Les barrages mobiles vus en plan avec tout leur attirail ; une partie des hausses est couchée.
- Fig. 2, pl. 896, section transversale des mêmes, sur l’axe d’une hausse.
- Fig. 3, autre section transversale, les hausses et contre-hausses étant couchées.
- Fig. 4, section de l’un des patins sur lequel glisse l’arc-boutant.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans les figures des deux planches.
- A, culée gauche sur laquelle se place l’éclusier qui fait la manœuvre.
- B, radier en maçonnerie ou partie inférieure et fixe du barrage.
- CD, cours de fortes longrines en chêne encastrées dans ce radier sur lequel elles sont fixées par autant de crampons en fer qu’il y a de portes ou hausses mobiles.
- EFG, trois portes ou hausses mobiles levées par un quart de révolution autour des trois paires de charnières inférieures et horizontales a a, fixées sur les longrines. Ces trois portes, légèrement inclinées sur l’aval, comme l’indique la fig. 2, sont soutenues dans cette position par trois jambes de force à charnières b b b.
- H I, deux portes ou contre-hausses mobiles couchées sur le radier.
- b b b b b, cinq jambes de force fixées à charnière sur la face d’aval des hausses EFG, pour soutenir celles-ci lorsqu’elles sont levées contre la poussée de l’eau de la retenue formée par ces portes.
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- c c c c cf cinq patins cramponnés sur le radier en maçonnerie, et dans chacun desquels est creusé un cran de butée des pieds des jambes de force b b, à côté d’une coulisse par laquelle ces pieds glissent et s’échappent, pour laisser tomber les portes, lorsque les dents de la barre longitudinale J, mises en mouvement par un cric d’appel e, viennent les pousser de côté.
- J, barre longitudinale plate, fixée sur le radier au-dessus des patins, et en amont des pieds des arcs-boutants qui soutiennent les hausses levées. Cette barre porte autant de crans d d' d" qu’il y a d’arcs-boutants , afin que chaque mouvement horizontal qu’elle fait vers le cric e, qui l’attire, fasse glisser d’abord de côté, puis en avant, et tomber successivement sous la poussée de l’eau l’arc-boutant d b ; puis le second d'b', enfin le troisième d!' b", selon l’ordre déterminé par la distance de chaque cran au pied de l’arc-boutant qu’il pousse.
- K K K, trois contre-hausses mobiles levées, semblables et correspondant aux portes ou hausses EF G ; chaque contre-hausse est retenue, dans sa position verticale, contre la poussée de l’eau , par une double chaîne.
- Les contre-hausses, couchées sur les chambres inférieures de leurs chaînes, sont retenues, dans cette position, contre les efforts du courant qui tend à les relever, par un verrou à manivelle et à ressort, pris sous un mentonnet solidement fixé sur le cours des longrines reliant les pieux L L L.
- jjff trois chaînes doubles attachées à la partie d’amont du radier; chacune a un anneau boulonné sur l’un des pieux L L, afin de retenir, contre la poussée de l’eau, les contre-hausses qui sont levées.
- Les pieux L L, en chêne, sont reliés entre eux par un cours de moises horizontales, afin de les rendre solidaires ; ils traversent le radier et sont boulonnés inférieurement sur un grillage établi sous ce radier, comme on le voit dans la section fig. 2.
- MM, cinq autres pieux semblables, réunis avec les précédents par des liens en fer gg.
- N, barre de fer plate qu’un cric h peut appeler ou repousser longitudinalement, au moyen de dents taillées à l’extrémité de la barre. Celle-ci porte autant de saillies supérieures qu’il y a de verrous des contre-hausses ; elle les dégage successivement, dans un ordre quelconque, par chaque mouvement d’appel que le cric lui fait subir, en sorte que le courant de l’eau soulève successivement les contre-hausses et les range à côté les unes des autres, pour former un barrage provisoire et faciliter le relèvement des hausses abattues.
- 0 O 0', trois ponts de service en forte tôle suspendus à charnières; et par deux petites chaînes, à deux chandeliers en fer fixés et boulonnés sur le bord
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- ARTS MÉCANIQUES.
- supérieur de chaque contre-hausse, relevée et retenue par sa double chaîne. Ces ponts se relèvent par le courant avec les contre-hausses, et il suffit de tourner un petit treuil avec une gaffe ou à la main pour les mettre en place. L’un d’eux O' est relevé et agrafé le long des chandeliers , qui le supportent comme il doit l’être au moment où l’éclusier va recoucher les contre-hausses.
- P P, deux ponts de service couchés sous les chandeliers qui les supportent; ces chandeliers sont boulonnés sur les deux contre-hausses H I.
- i if deux plus hauts des quatre chandeliers auxquels sont suspendus les deux ponts de service en tôle des contre-hausses couchées.
- k k, deux autres chandeliers plus courts, afin que la manivelle du petit treuil portatif de relèvement des hausses puisse tourner sans les rencontrer.
- l, trou dans la maçonnerie par lequel on fait une chasse au moyen d’un grand entonnoir plein d’eau, dont la douille est adaptée sur ce trou. On débonde cette douille après que l’entonnoir a été rempli, et l’on chasse tous les sables fins et les vases qui peuvent passer momentanément dans la cavité de la maçonnerie, formant la chambre du cric; cette chambre est d’ailleurs ordinairement fermée par une petite ventelle en tôle, que l’on soulève avant de faire chasse; cette ventelle s’oppose à l’introduction des graviers dans la chambre du cric, et, néanmoins, elle est échancrée inférieurement pour laisser passer librement l’extrémité dentée de la barre de fer N.
- Q, escalier ménagé dans l’épaisseur de la culée pour descendre sur le pont de service des contre-hausses ; il est muni d’une rampe en fer.
- R, grillage en bois sous la partie d’amont du radier en maçonnerie; c’est sur ce grillage que sont fixés les pieux d’amarre des contre-hausses.
- S S, coulisses pratiquées dans la culée gauche , ou passant les axes montants des crics, logés eux-mêmes dans cette culée. Ces axes sont mus par l’éclusier, tournant une forte croix horizontale; il appelle ou repousse ainsi les barres de fer horizontales J N.
- T, Cavité dans laquelle se loge la chaîne lorsqu’elle est ployée par l’effet de l’abatage de la contre-hausse.
- V, palplanehes jointives.
- m, pentures à charnière inférieure, au nombre de deux sur chacune des hausses ou contre-hausses.
- n, crampon portant, à côté du cran de butée du pied de l’arc-boutant &, une rainure dans laquelle ce pied glisse lorsque la dent correspondante de la barre de fer J l’a poussé vis-à-vis de cette rainure.
- o o, barres latérales du patin c, servant de directrices au pied de l’arc-boutant des hausses, lorsque celles-ci tombent.
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- ÉCLUSES.
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- p, chaînes pour soutenir le pont de service O.
- q, anneau en fer fixé sur chaque hausse, pour la relever avec le crochet d’une gaffe directrice de la corde d’un petit treuil monté sur deux chandeliers en fer à fourches inférieures, qui coiffent et embrassent les contre-hausses.
- r, crochet qui attache provisoirement chaque hausse à la contre-hausse correspondante, avant de lever la petite ventelle en tôle placée au bas de chaque contre-hausse, attendu que l’eau qui passe par cette ventelle, pour remplir l’intervalle compris entre les hausses et les contre-hausses levées, repousserait celles-ci et les coucherait dans une eau morte, en détruisant le pont de service avant le moment où l’éclusier le jugerait convenable, si ce crochet ne les retenait.
- Il existe, au bas de chaque hausse, des ventelles en tôle ss, fig. \ , qui correspondent à celles des contre-hausses ; elles servent 10 à faire chasse en aval des contre-hausses, au pied des arcs-boutants b b, afin que rien ne remplisse les crans d, dans lesquels ils doivent buter; 2° à vider provisoirement l’eau qui peut passer par les joints des contre hausses, ou même par-dessus, afin que cette eau ne fasse pas obstacle au relèvement de celles d’aval.
- Détails de quelques ferrures des barrages mobiles.
- Fig. 5, pl. 896, la manivelle à ressort qui retient les contre-hausses couchées, vue en plan. Cette figure et les suivantes sont dessinées sur une échelle double. Fig. 6, élévation de la même, sur la ligne a £du plan.
- Fig. T, coupe sur la ligne c d.
- 1,1, lien de fer réunissant les deux lignes de pieux d’amarre ou de retenue des chaînes des contre-hausses ; il est désigné par la lettre g, fig. 1.
- 2, barre de fer longitudinale, formant un cours sur toute l’étendue de la longrine a b.
- 3, manivelle à ressort de retenue des contre-hausses couchées.
- 4, mentonnet sous lequel est prise cette manivelle.
- 5 5, boulons à écrous inférieurs et à anneau supérieur pour retenir la queue de la manivelle.
- 6, petite barre de fer fixée sur la longue barre 2, destinée à pousser la manivelle du côté du mentonnet.
- 7, plan incliné qui fait monter ou descendre cette manivelle.
- 8, boulons d’assemblage des planches à joints croisés composant les contre-hausses.
- 9, gros boulons d’amarre des chaînes bifurquées des contre-hausses.
- 10, autres boulons consolidant l’amarre.
- 11, ressort de la manivelle.
- Quarante-deuxième année. Juin 1843. 32
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Fig. 8, pl. 895, plan d’un loquet à ressort qui aurait pu remplacer la manivelle pour retenir les portes d’amont couchées. Cette espèce de retenue est employée, depuis plusieurs années, aux barrages à hausses mobiles établies sur la rivière de l’Isle, à Colly Melette, Fontpeire, et Caillade.
- Fig. 9, élévation du même loquet sur la ligne e f du plan.
- Fig. 10, section sur la ligne g h.
- 12, loquet à ressort de retenue des portes d’amont couchées.
- 13, mentonnet sous lequel est pris le loquet.
- 14,14, boulons à écrou et à bride inférieure, pour retenir la queue du loquet.
- 15, petite barre de fer fixée sur la longue barre de fer 2, et destinée à pousser le loquet du côté du mentonnet, afin que l’eau courante puisse ensuite soulever la porte retenue par ce loquet.
- 16, plan incliné qui fait monter ou descendre le loquet dans son mouvement de va-et-vient.
- 17, ressort du loquet.
- TREUILS.
- Rapport fait par M. Vauvilliers , au nom du comité des arts
- mécaniques, sur des dispositions ajoutées par M. Huau à ses
- treuils à leviers-frein.
- La Société d’encouragement, sur le rapport de son comité des arts mécaniques et dans sa séance du 8 février 1843, a donné son approbation au système des treuils à leviers-frein présenté par M. Huau (1).
- Depuis cette époque, M. Huau a imaginé des dispositions propres à rendre l’application des treuils en général, et du sien en particulier, plus commode sous certains rapports.
- Premièrement il a pratiqué sur le développement du pourtour du cylindre un refouillement qui forme exactement le moule d’une série de chaînons des chaînes-câbles , dont l’usage se généralise dans la marine. Il en résulte une sorte d’engrenage au moyen duquel les chaînes-câbles sont entraînées dans le sens du mouvement de rotation du treuil, sans qu’il soit besoin de faire sur le cylindre plusieurs tours de chaînes.
- Secondement, il a rendu mobile, autour d’un axe horizontal fixé au pont, une des flasques du patin du treuil, pour pouvoir, à volonté, l’abattre sur le
- (i) Foyez Bulletin de la Société, mars 1843, p. 86.
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- TREUILS.
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- pont, en lui faisant décrire un quart de tour par un mouvement giratoire. Le treuil reste alors enarbré comme la poupée d’un tour en l’air.
- Si l’on veut passer sur le treuil un ou plusieurs tours de câble ou de chaîne, il suffit d’élonger, de mollir suffisamment, de former un anneau composé du nombre de tours convenable et d’en $çvêtir le cylindre. On relève alors la flasque, on la fixe de nouveau, et le câble est prêt à être attiré par la rotation du treuil.
- Quand il s’agit de treuils ordinaires, il faut étirer le câble ou la chaîne de toute leur longueur, saisir un bout et faire les enroulements nécessaires, ce qui est une manœuvre longue, pénible et incommode, attendu la longueur des câbles d’amarrage. Pour les chaînes-câbles on peut se dispenser d’étirer toute la longueur, attendu qu’on les divise ordinairement par bouts, réunis au moyen de maillons à brides boulonnées; mais il faut toujours disposer d’un bout de quelque division et démonter, puis remonter un des maillons d’assemblage.
- Le moyen imaginé par M. Huau tend donc à rendre la manœuvre des câbles plus rapide et plus facile, surtout pour les vaisseaux.
- Il n’est peut-être pas inutile de faire remarquer que les leviers-frein donnent des moyens très-faciles de laisser filer les câbles, de modérer la vitesse avec laquelle ils seraient disposés à filer et de l’arrêter à volonté, sans mouvement brusque et sans choc.
- Le comité des arts mécaniques est d avis que la nouvelle communication de M. Huau est digne d’intérêt; il propose d’en insérer la description et le dessin dans le Bulletin, à la suite du présent rapport.
- Signé C. Vauvilliers, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 3 mai \ 843.
- Explication des figures de la planche 897.
- Fig. 1re. Élévation du treuil à supports articulés de M. Huau.
- Fig. 2. Le même vu en plan.
- AA', corps du treuil; B B, tourillons sur lesquels il tourne; C, leviers pour le faire manœuvrer; DD, colliers en fer faisant corps avec les leviers et enveloppant le treuil ;EE, frettes dentées en forme de rochet; F F, cliquets engrenant dans les dents de la frette dentée intermédiaire; G, partie évidée du treuil dans laquelle se logent les maillons de la chaîne; H H, supports fixes; I J, supports articulés tournant par leurs tourillons sur des patins en fer solidement vissés sur la semelle pour se rabattre comme le montrent les figures, quand on passe la chaîne; K, semelle en bois sur laquelle le treuil est monté.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- Rapport fait par M. Th. Olivier, au nom du comité des arts
- mécaniques, sur un compas h ellipse présenté par M. Wollon-
- vicz.
- M. Wollonvicz vous a présenté un compas à ellipse dont la construction est fondée sur la propriété connue de la différence des axes.
- Depuis longtemps on a exécuté des compas de ce genre ; ils ont été décrits par Bion, ingénieur du roi pour les instruments de mathématiques, dans son ouvrage intitulé, Traité de la construction et des principaux usages des instruments de mathématiques, dont une nouvelle édition fut faite à la Haye en 1723.
- MaisM. fRollonvicz a apporté, dans la construction de certaines parties de l’instrument, des modifications heureuses qui doivent être signalées.
- Chacun des deux pivots, dont les axes répondaient aux points qui déterminaient la longueur de la différence entre les axes, était terminé, dans l’ancien compas, par une base prismatique qui glissait dans une rainure en coulisse pratiquée dans une règle. Cette règle avait la forme d’une croix et était en métal; les deux bases cheminaient dans deux rainures dont les directions étaient rectangulaires entre elles et dirigées suivant les axes de l’ellipse à tracer. 11 était difficile de placer cette croix de manière à ce que le compas traçât rigoureusement l’ellipse et sur les axes et sur le centre donnés sur le papier. De plus , ces bases ayant une certaine longueur et assez grande pour leur permettre de glisser dans les rainures, en même temps que les pivots tournaient autour de leurs axes, on ne pouvait pas tracer des ellipses dont la différence entre les axes fût très-petite.
- C’est pour arriver à tracer des ellipses, dont la différence entre les axes puisse être au moins de 4 millimètres, et aussi pour que l’on puisse plus facilement tracer une ellipse sur des axes donnés, que M. Wollonvicz a imaginé les modifications suivantes.
- 11 a remplacé la règle en croix par une équerre en bois et les rainures par des fentes de 1/2 millimètre de largeur et de 2 millimètres de profondeur. Il a substitué aux embases des pivots des roulettes de forme lenticulaire d’environ 2 millimètres et demi de rayon. Par cette disposition il a atteint le but proposé, et il a considérablement diminué le frottement qui existait dans l’ancien instrument, et qui avait lieu lors du glissement des embases dans les rainures.
- En remplaçant par une équerre en bois la croix en métal et les embases par des roulettes lenticulaires, le prix de l’instrument a pu être diminué ; le
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- nouveau compas coûte 1 5 francs. Il est probable que plus tard , par suite de la vente, on pourra en abaisser le prix jusqu’à 10 francs.
- Le principe de la différence des axes, pour tracer une ellipse, est employé avec avantage par les dessinateurs, et de la manière suivante :
- On trace spr le papier les deux axes rectangulaires de l’ellipse, on prend une bande de papier que l’on plie dans sa longueur , pour avoir une arête nette et assez solide; on fixe sur cette arête trois points a , b , c.
- ac est le grand axe de l’ellipse , bc est le petit axe , et ab la différence entre les axes.
- On fait ensuite mouvoir, à la main et sur le dessin, la petite règle construite ainsi qu’on vient de le dire, de manière à ce que, le point a se mouvant sur le petit axe de l’ellipse, le point, b se meuve sur le grand axe; et, à chaque position donnée à la règle, on pique un point sur le dessin en la position occupée par le point c. On unit ensuite , par un trait continu , tous les points c ainsi obtenus, et on a l’ellipse demandée ; mais il n’est pas un dessinateur qui ne sache, par expérience, que cette méthode ne peut réussir qu’autantque la différence a b est assez grande pour que l’œil puisse placer, d’une manière exacte, les points a et b de la règle sur les lignes des axes de l’ellipse.
- Lorsque cette différence est trop petite, on commet des erreurs très-graves sur la position des divers points c, qui doivent donner le tracé de l’ellipse.
- 11 n’v a donc qu’un instrument qui puisse tracer rigoureusement une ellipse, quelque petite que soit la différence entre les axes.
- Or le compas décrit par Bion, tout comme celui de M. Wollonvicz , ne peuvent permettre de tracer des ellipses presque circulaires, ou, en d’autres termes, dont la différence entre les axes serait de 1/10e, de 1 /5e de millimètre, par exemple , et cela, parce que l’on est obligé, dans le mode de construction adopté, de matérialiser les points a et b , de leur donner du corps, et ainsi de remplacer un point mathématique par un pivot tournant autour d’un axe; et l’on ne peut pas donner à ce pivot la forme d’une pointe , parce que l’on aurait deux pointes glissant dans deux rainures à angle droit, l’une de ces pointes se rapprochant du point d’intersection des deux rainures, pendant que l’autre pointe s’éloigne de ce point, et que dès lors, lorsque l’on ferait tourner le levier auquel sont fixés les points a, b etc, le point b intermédiaire tendrait à devenir un point fixe, et l’instrument ne pourrait fonctionner.
- C’est ce qui a engagé un constructeur anglais, M. Farty, à inventer un compas à ellipse dans lequel les points a et b du levier restent des points mathématiques, de sorte qu’au moyen de son compas on peut tracer des ellipses dont la différence entre les axes est aussi petite que l’on veut, nulle même, et ainsi tracer un cercle.
- Ce compas existe au Conservatoire des arts et métiers; il a été décrit dans
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- un ouvrage anglais qui a pour titre, Transactions de la Société pour Vencouragement des arts et manufactures, année 1813, tome XXXI, pag. 118; mais, comme il est peu connu en France, il n’est pas sans intérêt de le décrire.
- Toute l’invention consiste à remplacer les pivots fixés aux points a et b du levier par des cercles évidés, et de faire glisser chacun de ces cercles qui ont des rayons égaux, sur deux coulisses parallèles entre elles et à l’un des axes de l’ellipse à tracer. On relie les deux cercles entre eux, de manière à ce que la différence entre leurs centres puisse varier, ce qui s’obtient au moyen d’un pignon et d’une crémaillère.
- Cette idée est heureuse et peut servir dans beaucoup de cas ; on peut l’utiliser dans d’autres machines.
- Le comité des arts mécaniques a l’honneur de proposer au conseil les conclusions suivantes :
- 1 ° Piemercier M. TVollonvicz de sa communication ;
- 2° Faire décrire et graver dans le Bulletin le compas de M. TVollonvicz, celui de M. Farej et celui décrit par Bion, pour que l’on puisse les comparer entre eux.
- On pourra faire le dessin du compas décrit par Bion , d’après celui que Baumé , l’inventeur de l’aréomètre, a exécuté lui-même , et que j’ai l’honneur de mettre sous les yeux de la Société.
- Signé Théodore Olivier , rapporteur.
- Approuvé en séance , le 12 avril 1843.
- Description de différents compas à ellipse.
- 1° Compas à ellipse de M. Wollonvicz. Fig. 1, pl. 898. Elévation du compas posé sur une table et prêt à fonctionner.
- Fig. 2. Le même compas vu en plan.
- Fig. 3. Planchette en bois dans les rainures de laquelle roulent les roulettes du compas pour tracer des demi-ellipses plus ou moins allongées.
- Fig. k. Autre planchette carrée en bois, dont les angles sont abattus, et servant à tracer des ellipses entières.
- a a, règle ou tige carrée du compas, b b, branches ou pieds terminés par de petites roulettes c c', qui roulent dans les rainures des planchettes en bois, fig. 3 et 4. d d, boîtes attachées aux branches b b, et dans lesquelles passe la tige a. e e, vis de pression pour arrêter les boîtes sur un point quelconque de la tige a.
- f \ planchette en bois qu’on pose sur le dessin et qui s’y fixe par deux petites vis à pointes g g', h h, rainures rectangulaires creusées dans la planchette et dans lesquelles cheminent les petites roulettes c c.
- z, tire-ligne ou traçoir glissant sur la tige a.j, boîte de ce tire-ligne, dans
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- INSTRUMENTS DE PRECISION.
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- laquelle passe la tige, k, vis de pression qui arrête le traçoir sur un point quelconque de la tige. /, table sur laquelle se pose le dessin.
- ra, planchette pour tracer des demi-ellipses plus ou moins trés-allongées. o, rainures rectangulaires pratiquées dans cette planchette, p, rainures horizontales équidistantes pour tracer des ellipses plus ou moins allongées. q q, vis à pointes pour fixer la planchette sur le dessin.
- Fonctions de Vinstrument. On commence par poser sur le dessin la planchette/, comme on le voit fig. 1, et, en appuyant dessus, les petites pointes la fixent sur le papier. On ajuste alors le tire-ligne suivant les dimensions de l’ellipse à tracer, et on tient l’instrument bien verticalement en engageant la roulette c dans la rainure g, et la roulette c' dans celle g', puis on fait tourner en saisissant l’instrument par les deux boîtes d d.
- Pendant que la roulette c chemine dans la rainure g, en partant de 1, la roulette c'parcourt une égale distance dans la rainure g'. La première étant arrivée au point d’intersection, la seconde a terminé sa course en 2. On continue de tourner et, à mesure que la roulette c avance vers 3, la roulette c' rétrograde jusqu’au point d’intersection; lorsqu’elle y est parvenue, la roulette c rétrograde à son tour jusqu’au point d’intersection; pendant ce temps, la roulette c1 a cheminé jusqu’en 4, et l’ellipse se trouve tracée par le crayon. On conçoit qu’on peut augmenter ou diminuer le petit axe de l’ellipse en faisant glisser la boîte j, pour rapprocher ou éloigner le tire-ligne du point 3 de la planchette.
- Lorsqu’on a besoin de tracer des ellipses plus ou moins allongées, on se sert de la planchette m et on procède de la manière suivante : on commence par tracer sur le dessin une verticale et une horizontale qui correspondront avec les rainures o n, puis on place la roulette c dans la rainure n au point d intersection, et la roulette c' dans celle horizontale p; on fait glisser le tire-ligne jusqu’à l’extrémité de la rainure n au point r, et on fait tourner l’instrument qui trace alors la moitié d’une ellipse dont les deux extrémités se trouvent en s et t; on retourne la planchette en la plaçant exactement sur les lignes tracées à l’avance sur le dessin; on recommence l’opération et on obtient ainsi la seconde moitié de l’ellipse.
- 2» Compas décrit par Bion. Ce compas, représenté en élévation et en plan, fig. 5 et 6, ressemble au précédent, avec cette différence, toutefois, que, au lieu d’être armés de roulettes, les pieds sont terminés par des embases taillées en queue-d’aronde, qui glissent dans les coulisses d’une croix en fer.
- a1, règle horizontale. bf b', pieds ou pointes du compas. cJ c1, embases à queue-d’aronde attachées à ces pieds, d! d1,boîtes glissant le long de la règle a!. d e, vis de pression pour arrêter les boîtes et leurs pieds./', croix en fer. g g', cou-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- lisses creusées dans cette croix, h', traçoir adapté au bout de la règle. k\ bouton muni d’un ressort i et sur lequel ou appuie pour que le crayon marque sur le papier. Z', table portant l’instrument.
- 3° Compas de M. Farey. La lîg. 7 représente le compas à ellipse de M. Farcj, composé de deux cercles roulant excentriquement l’un sur l’autre.
- Fig. 8. Le même instrument vu en élévation.
- Fig. 9. Coupe du même sur la ligne A B du plan.
- Fig. \ 0. Section verticale du double bouton qui arrête la branche à coulisse.
- A A' A', cadre en cuivre dans l’intérieur duquel se meuvent les deux cercles qui sont d’égal diamètre; ce cadre est muni, en dessous, de pointes pour le fixer sur le dessin.
- B, règle qui peut glisser latéralement sur les branches A' A' par ses coulisses C, et longitudinalement dans les coulisses DD, dont ses deux bouts sont percés.
- E, bouton cordonné engagé sur une tige ta raudée a, pour arrêter la règle B sur la branche A' du cadre.
- F, autre bouton enfilé sur la tige taraudée b, munie d’une embase à pointes; il est destiné à arrêter la règle dans son mouvement longitudinal et à fixer l’instrument sur le dessin.
- G, cercle inférieur pris entre les branches A A du cadre, contre lesquelles il roule par sa périphérie saillante.
- H, cercle supérieur roulant excentriquement sur le précédent entre les branches A' A' du cadre. Deux vis c c implantées réciproquement dans les coulisses parallèles d d des cercles, et servant à guider leur mouvement.
- I, crémaillère fixée sur l’une des coulisses de ce cercle.
- K, bouton muni d’un pignon qui engrène dans la crémaillère.
- K', autre bouton pour fixer le pignon.
- L, douille tournant par ses tourillons entre les deux coulisses d d du cercle supérieur; elle sert à recevoir la pointe d’un compas ordinaire, dont l’autre branche est armée d’un traçoir ou d’un tire-ligne qu’on éloigne ou qu’on rapproche suivant les dimensions de l’ellipse à tracer.
- M, Poignées pour faire tourner les cercles.
- La manœuvre de cet instrument est très-simple. Après avoir écarté les deux cercles latéralement au moyen de la crémaillère, et les avoir arrêtés ensuite en serrant le bouton K', on fait tourner, par l’intermédiaire des poignées M, le cercle supérieur qui entraîne le cercle inférieur G et le traçoir du compas dont l’autre branche est enfilée dans la douille L, et on forme ainsi l’ellipse indiquée par les lignes ponctuées fig. 7. Le petit diamètre de cette ellipse est augmenté ou diminué suivant qu’on écarte ou qu’on rapproche latéralement les cercles.
- Le compas de M. TVollonvicz se trouve chez M. Baraban, rue Saint-Honoré, n. 285.
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- Rapport fait parM. Vallot, au nom du comité des arts économiques sur les dessins de tapisserie présentés par M. Sajou, rue Michel-Lecomte,- 21.
- Messieurs, pendant très-longtemps nous avons été tributaires de la Prusse pour une industrie qui, au premier coup d’œil, semble peu importante, mais qui nous semble, cependant, en l’examinant particulièrement, devoir mériter toute votre attention.
- Cette industrie consiste à confectionner des dessins pour servir à exécuter, sur canevas, des sujets de figures, des paysages ou des ornements en couleur, soit en laine , soit en soie. Ses produits sont connus sous le nom de point de Berlin. La mode, et principalement les agréments qu’offre cette espèce de travail, lui ont donné une telle extension, que l’on ne compte pas moins de douze à quinze mille personnes employées, en Prusse, aux modèles qui servent à la confection des tapis, et d’une infinité de petits ouvrages qu’une foule de dames aiment à exécuter elles-mêmes, pour charmer leurs loisirs et y trouver un agréable moyen de satisfaire à leurs souvenirs de famille et d’amitié.
- Il y aurait lieu de s’étonner qu’une industrie fondée sur l’art du dessin, sür le goût qui nous donne une supériorité si marquée parmi tous les autres États de l’Europe, ait été négligée en France, si l’on ne remarquait que les bénéfices que l’on pouvait en tirer n’y avaient pas été, jusqu’à présent, en rapport avec le travail qu’elle exige pour l’amener à un état de perfection désirable, afin de vaincre le préjugé alors généralement répandu, qu’aucun de nos dessins coloriés ne pouvait remplacer ceux de Berlin.
- Ce n’est point la difficulté des opérations quia pu mettre obstacle à l’introduction, en France, de cette espèce d’industrie : rien de plus simple, en effet, que les procédés sur lesquels elle se fonde.
- Il s’agit d’abord de composer ou de copier un dessin colorié, puis de le mettre en carte, c’est-à-dire de le reproduire en points carrés sur un papier quadrillé, avec des tons dégradés suivant la nature du dessin original, mais non fondus, comme cela a lieu pour les mosaïques où l’adoucissement obligé des teintes ne peut s’opérer que par une suite de teintes plates dégradées.
- Cette opération faite, il faut graver la mise en carte sur une planche en cuivre, en indiquant les contours du dessin et tous les tons par autant de signes différents; les épreuves de cette planche sont ensuite données aux coloristes ayant connaissance de l’indication des signes, et à l’aide de ces repères elles reproduisent exactement le dessin sans avoir aucune connaissance de l’art de dessiner ni de peindre.
- Il est essentiel de faire le coloris beau, net, de manière à être vendu à bas prix. Pour cela, il ne faut pas créer ni former des artistes que l’on payerait nécessairement fort cher, mais bien employer des espèces de manœuvres dont les Quarante-deuxième année. Juin 1843. 33
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- facultés soient bornées, et dont le salaire ne puisse dépasser certaines limites; mais la condition la plus importante et sans laquelle cette industrie ne peut prospérer, c’est qu’il faut, en outre, que le directeur soit lui-même bon dessinateur et excellent coloriste, pour diriger des opérations de gravure et de coloris, sans être obligé d’avoir recours à des artistes qu’il serait forcé, ainsi que nous venons de le dire, de rétribuer très-largement pour les attacher à son établissement.
- Plusieurs tentatives ont été faites pour doter notre pays de cette utile industrie, et, depuis quelques années, M. Sajou, frappé de l’état d’imperfection dans lequel se trouvait la fabrication des dessins et persuadé de l’avantage qu’il y aurait à s’en occuper spécialement, s’est livré à la confection des modèles qui sont indispensables à l’exécution de la tapisserie sur canevas.
- M. Sajou, tout en citant avec éloges les personnes qui s’en étaient occupées avant lui, a mis sous vos yeux une collection de dessins faits sous sa direction et qui ne diffèrent en rien, pour la beauté et la netteté des couleurs, de ceux de Berlin.
- On ne peut disconvenir de quelle importance sont les dessins de tapisserie pour le commerce des laines et des soies à broder et des canevas. Les progrès de l’art de la tapisserie ne sont dus qu’à leur influence, car c’est souvent la vue d’un dessin qui décide à faire un ouvrage de telle ou telle espèce sur canevas. On ne peut disconvenir non plus que l’art de la tapisserie ne soit devenu, pour toute société civilisée, un besoin, soit pour ameublement, soit comme occupation agréable et utile pour les jeunes personnes et même pour les mères de famille, quel que soit leur âge, puisqu’il y a des canevas à portée de toutes les vues.
- Outre les difficultés que M. Sajou a éprouvées pour former des ouvrières suffisamment habiles et à bon compte, pour le genre de travail dont il s’agit, il a eu à surmonter, pour l’écoulement de ses produits, d’autres obstacles, dont le plus grand a été de vaincre le préjugé dont nous avons parlé, que l’on ne pouvait parvenir, en France, à confectionner et fournir des modèles aussi beaux que ceux de Berlin. Aussi a-t-il été forcé de recourir, non pas au nom de quelques fabricants allemands, ce qui lui aurait répugné, mais bien à la langue allemande, pour les inscriptions, afin de donner à ses dessins l’apparence d’une origine étrangère. Ainsi ce n'est qu’en indiquant en allemand le genre d’ouvrage auquel se rapportent ses modèles , qu’il est parvenu à surmonter les craintes des commerçants de ne pouvoir s’en défaire.
- Les travaux dont nous venons de parler sont en pleine activité; ils forment une nouvelle industrie dont la France se trouve dotée et qui a le mérite de procurer une existence convenable à une classe nombreuse, peu intelligente et trop souvent exposée aux vices qu’engendre l’oisiveté.
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- M. Sajou, par ses efforts et ses sacrifices pécuniaires, par sa constance à suivre les différentes opérations que nécessitait la réussite de l’industrie dont il s’agit, est parvenu, tout en .fixant ses prix de vente de 40 à 50 pour 100 au-dessous de ceux de Berlin, à établir des prix de façon de 2 fr. en moyenne par jour pour chaque ouvrière.
- Indépendamment des personnes employées chez elles, M. Sajou a formé un atelier dans une succursale des jeunes économes, où trente à quarante jeunes ouvrières sont employées, dans ce moment, au coloriage. Nous avons visité cet atelier ; nous avons été très-satisfaits de son organisation pour la distribution du travail et surtout de l’ordre admirable qui y règne, tant pour une parfaite tenue que pour l’habileté que ne tardent point à acquérir les jeunes apprenties, au moyen des encouragements accordés, chaque semaine, à celles qui se distinguent plus particulièrement par la perfection de leur travail et par le meilleur emploi de leur temps.
- Votre comité des arts économiques, auquel vous avez fait le renvoi des dessins de M. Sajou, les a examinés avec intérêt : ils lui ont paru devoir soutenir avec d’autant plus d’avantages la concurrence avec ceux de Berlin, que non-seulement ils les égalent en beauté, mais encore que les prix en sont beaucoup moins élevés.
- Votre comité pense donc que ces dessins méritent votre approbation et vous propose, en conséquence, de donner un témoignage de votre satisfaction à M. Sajou, en faisant connaître, par la voie du Bulletin , le genre d’industrie auquel il s’est avantageusement livré.
- Signé Vallot, rapporteur.
- approuvé en séance, le 31 mai 1843.
- Rapport sur la souscription au monument à élever a Annecy, en Savoie, a la mémoire de Berthollet \ par M. Jomard.
- La commission des fonds, réunie au comité du Bulletin, s’est assemblée pour délibérer sur une proposition faite par M. Matthieu Bonafous, au nom d’un comité créé [dans les Etats sardes, d’ériger un monument, à Annecy, en l’honneur de Cl. L. Berthollet, l’un des principaux créateurs de la chimie moderne et l’un des fondateurs de la Société d’encouragement.
- Après avoir pris en commun une décision affirmative, ces deux comités ont cru devoir provoquer une nouvelle séance à laquelle assisterait le bureau de la Société : c’est du résultat de cette dernière réunion que j’ai à rendre compte au conseil.
- Une souscription a été ouverte dans les États sardes, pour ériger une statue dans la ville d’Annecy, à peu de distance de Talloire, village où est né le savant illustre : le monument a été confié à un habile statuaire, M. le baron
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- Marochetii. Le comité chargé de ce monument, en propageant la souscription en France, a présumé que la Société d’encouragement, surtout, s’associerait à cette pensée de reconnaissance, parce que l’industrie nationale avait retiré de grands avantages des. découvertes de Berthollet j et son représentant M. Bonafous , notre correspondant à Turin , aujourd’hui présent dans la capitale, a été chargé d’exprimer ce vœu officiellement devant la Société.
- La question de savoir comment on s’associerait à l’érection du monument a reçu une première solution dans le sein des comités des fonds et du Bulletin; ensuite elle a de nouveau été agitée par ces comités réunis au bureau, et elle a subi l’épreuve d’une révision. Après avoir été considérée sous toutes les faces et à la suite d’une discussion approfondie, la question a été résolue dans le même sens, et nous venons vous proposer, messieurs, de décider qu’il sera souscrit pour une certaine somme, au nom de la Société , à l’érection du monument d’Annecy; en même temps, la réunion a pensé que les principaux titres de Berthollet à cet insigne honneur, bien que présents , sans doute, à la mémoire de tous les membres du conseil d’administration, devaient être remis sous les yeux de cette assemblée : c’est ce que nous allons faire en peu de mots.
- Personne n’ignore la part qu’a eue Cl. L. Berthollet à une des plus grandes révolutions que présente l’histoire des sciences, la naissance de la chimie pneumatique. Mais ce qui importe le plus à la Société d’encouragement, ce sont les découvertes qui font avancer l’industrie ; c’est surtout le perfectionnement de l’industrie nationale. Sous ce rapport les découvertes de Berthollet ont rendu d’importants services. Le traité du grand chimiste, intitulé, Éléments de Vart de la teinture , qui remonte à 1790, résumait tous ses travaux antérieurs sur cette industrie, qui n’était guère, avant lui, qu’une véritable routine, et dont il a fait une science positive : le commerce et les arts industriels doivent d’immenses progrès à cette publication (1). L’expérience aussi bien que les idées théoriques l’avaient conduit à ces résultats ; ce qui caractérise la plupart de ses travaux , c’est qu’ils ont eu la science pour base, et, pour but, l’utilité générale , l’application usuelle au besoin des arts.
- Le service rendu, à cette époque, par Berthollet mérite qu’on insiste sur ce travail, remarquable entre tous ses travaux de chimie pratique. Macquer avait laissé vacante, par sa mort, la place de directeur des teintures ; celui à qui elle échut était heureusement l’homme le plus capable de faire d’une routine aveugle un art méthodique. Berthollet, nommé à cette place en 1784, porta le flambeau de l’expérience au milieu de faits incohérents ; et bientôt, du chaos des procédés confus, du mystère des recettes empiriques, il tira une véritable théorie, où chaque effet, rapporté à sa cause, pouvait toujours être reproduit
- (1) Eléments de l’art de la teinture, ouvrage communiqué à l’Académie des sciences le 28 août 1790, publié en 1791 ; 1 vol. in-8.
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- ou modifié d’après des règles certaines. On n’a pas assez remarqué le service que la chimie philosophique rendit aux arts dans celte circonstance. Trouver des pratiques nouvelles, enrichir le commerce de produits nouveaux , était peu en comparaison de la pensée même qui animait l'auteur; il voulait encore donner un guide à l’industrie , un modèle à tous les perfectionnements. C’est en effet de l’époque où l’art de teindre est devenu en France une opération savante que date l’amélioration de tous les arts chimiques, et même celle des arts mécaniques. Depuis, tout le monde a voulu se rendre compte des pratiques et des procédés : tout opérateur a pu en être juge, et toute invention, bonne ou mauvaise, a été appréciée sur-le-champ à sa juste valeur; enfin l’esprit d’observation et de mesure, appliqué aux arts industriels, les a tirés du néant et les a élevés au rang des sciences exactes.
- Jusqu’à Berthollet, le blanchiment des fils et des tissus s’opérait par des moyens longs et dispendieux; il fallait étendre les toiles sur les prés pendant plusieurs mois, et les soumettre à des lessives multipliées. Dès 1792, il y substitua l’emploi de l’acide muriatique oxygéné; un demi-siècle a consacré cette découverte, qui fera époque dans les annales des arts. Qui ignore qu’à l’aide de ce procédé on blanchit également le chanvre, le lin , le coton, les tissus, sans les altérer, et qu’on peut remettre à blanc les anciennes étoffes peintes ? Toute l’Europe l’a admiré, elle en jouit comme d’un bienfait, et l’auteur de la découverte n’a pas même songé à la faire tourner à son profit ; de toute part des ma-factures florissantes se sont élevées; un ballot de toiles blanchies est tout ce qu’il voulut accepter de ceux dont il faisait la fortune. Son nom a été donné quelque temps à l’art du blanchiment chimique, et aurait dû y rester attaché (1).
- Les études des propriétés du gaz hydrogène auxquelles Berthollet s’est livré n’ont pas été sans quelque influence sur l’adoption de l’éclairage au gaz; l’on doit à ses recherches sur les propriétés du carbone le procédé qui sert à la mer pour conserver l’eau potable. Jamais il ne perdit de vue l’application tfe la science aux besoins de la société, et même, pendant le séjour qu’il fit en Egypte, il s’occupa de sujets analogues; je citerai comme témoin la clarification des eaux du Nil et l’emploi des matières tinctoriales indigènes, telles que l’indigo, le henné, le carthame. Il expliqua alors la formation du carbonate de soude naturel au pays (le natron). Il dirigea avec Conté le travail du fer, pour le besoin de l’établissement français. C’est aussi là, c’est dans ses lectures à l’Institut du Caire qu’il jeta les fondements de la statique chimique et qu’il trouva sa théorie des affinités proportionnelles aux masses (2). La direction de la commission
- (1) Description du blanchiment des toiles et des fils par l’acide muriatique oxygéné, et de quelques autres propriétés de cette liqueur relatives aux arts; 1795, in-8. ( La découverte de l’acide, 1792.)
- (2) Recherches sur les lois de l’affinité, etc. ; 1799 , 1800 et 1801. Essai de statique chimique; 1803, 2 vol. in-8.
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- des sciences, les fonctions de commissaire près le divan, les conférences quotidiennes avec le général en chef Bonaparte pour le succès d’une entreprise aussi difficile que l’administration et la civilisation de l’Égypte, ne l’empêchaient pas de passer la majeure partie du temps à son laboratoire, et d’en faire sortir des procédés, des pratiques, des conseils pour la prospérité de la colonie française.
- Nous n’avons pas parlé des applications à la médecine et à l’économie domestique , de la part qu’il a prise (à l’époque où il fallait repousser l’ennemi du territoire) aux travaux du tannage, au départ du métal des cloches, à la fabrication du salpêtre, de la soude et de la potasse, au travail du fer (en commun avec Monge et Vandermonde). Il serait trop long d’entrer dans tous ces développements : ce qui précède suffit pour montrer que jamais il ne perdit de vue l’utilité publique, et que le praticien ne fut jamais séparé du savant. Il n’est pas moins superflu de le montrer sous ce dernier aspect ; personne n’ignore ce qu’il a fait pour la nouvelle théorie chimique avec ses autres créateurs, pour la nomenclature avec Lavoisier, Fourcroj et Guy ton de Morveau, et encore pour la théorie de l’acier (1); puis ses idées neuves sur la nature des acides, sa découverte de l’argent fulminant, sa décomposition de l’ammoniaque, et bien d’autres travaux scientifiques. Nous devons également passer sous silence d’autres titres à la reconnaissance publique pour avoir professé à la célèbre école normale, à l’école centrale des travaux publics, depuis école polytechnique, et, ce qui est plus glorieux encore, pour avoir été un de ses fondateurs ; pour avoir coopéré à la fondation du comité de vaccine, de la Société philanthropique, de la Société philomathique, de celle de l’instruction primaire; pour avoir établi chez lui la Société d’Arcueil; pour avoir donné l’impulsion à toutes sortes d’institutions consacrées au bien public; enfin pour avoir noblement dépensé toute sa fortune en expériences dispendieuses et au profit des sciences (2). Ce qu’il faut rappeler cependant, c’est qu’il fut, en 1800, l’un des premiers fondateurs de cette Société de l’industrie nationale, aujourd’hui florissante et renommée par ses services, mais alors un faible germe, qui avait besoin, pour éclore, de l’appui de grands noms, comme les Berihollet, les Chaptal, les Bonaparte, les Laplace et les Fourcroj. Conservons un respect religieux pour celui dont la gloire orna et féconda notre berceau ; souvenons-nous aussi qu’au génie des découvertes il joignait les plus excellentes qualités du cœur et de l’esprit, la bonté généreuse, l’égalité d’humeur, la fermeté et la noblesse des sentiments, la ponctualité la plus rigide, l’affection pour ses élèves, le dévouement à ses amis; qu’il soit permis d’en citer un seul exemple. Il était en
- fi) Précis d’une théorie sur la nature de l'acier; 1789, in-8.
- (2) Berthollet a été membre du comité consultatif des arts et manufactures.
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- Syrie, au camp devant Saint-Jean d’Acre; la fortune était contraire à nos armes; des assauts répétés avaient enlevé au général Bonaparte ses meilleurs officiers et de grands hommes de guerre; la peste ravageait les débris de l’armée. C’est alors que Monge est atteint d’une fièvre violente et d’une dyssenlerie mortelle; que faitBerthollet? Il oublie tous les périls, mais il se souvient que jadis il avait exercé la médecine ; il se constitue, à la fois, le médecin et le garde-malade de son ami ; pendant trois semaines il s’établit dans sa tente; il ne quitte pas son chevet de jour ni de nuit, et, à force de soins, de fatigues et de générosité, il parvient à le sauver, à le conserver pour les sciences. Pourquoi ne citerais-je pas ici un exemple peu commun de courage et de fermeté? En 1793, le comité de salut public accusait les fournisseurs d’avoir empoisonné l’eau-de-vie destinée aux soldats; il fut chargé d’en faire l’analyse, il la trouva pure, et conclut en conséquence. Aussitôt il est mandé par l’homme farouche et tout-puissant qui dominait le comité de salut public. Comme ce dernier lui adressait de vifs reproches , Berthollet apporte la liqueur; puis, avec le plus grand sang-froid, il en boit un verre entier et dit : Je nen ai jamais tant bu. L’admiration succède à la menace : Il faut que vous ayez bien du courage, s’écrie Robespierre. — Ilinen a fallu bien davantage pour faire mon rapport. Paroles hardies, bien dignes de l’action ! Ainsi furent sauvés des innocents.
- Je pourrais rapporter d’autres traits de courage du savant qui assista au combat de Chebreis et à la bataille des Pyramides ; mais ce n’est pas en si peu de mots qu’on peut peindre une si belle vie, elle sera retracée ailleurs. Le patriarche de la chimie, le philosophe d’Arcueil a été loué dignement. Ses amis, ses contemporains, ses disciples reconnaissants, tous ceux qui ont marché sur ses traces, au dedans et au dehors du royaume, lui ont depuis longtemps tressé une glorieuse couronne, et les hommages des étrangers, comme ceux de ses compatriotes, ont consacré son nom, qui doit aller à la dernière postérité. Hâtons-nous donc de clore cette faible esquisse et de vous soumettre, messieurs, la proposition des comités réunis au bureau.
- Ils ont pensé, messieurs, en présence de tant de titres, que la Société d’encouragement acquitterait une dette en s’associant à l’hommage que rend à Berthollet sa première patrie, et en prenant part à la souscription qui vient d’être ouverte, persuadés d’ailleurs que cette mesure, fondée sur des motifs tout exceptionnels, ne peut entraîner aucun inconvénient ; ils ont pensé, en même temps, que la somme devait être sagement limitée, et aussi que le titre de fondateur de la Société pour Vencouragement de Vindustrie nationale devait être inscrit sur le monument, à côté du nom de Berthollet. La somme pour laquelle nous vous proposons de contribuer est de 500 fr.
- Signé Jomard , rapporteur.
- Approuvé en séance , le 17 mai 1843.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur la frégate à vapeur la Pénélope.
- La Pénélope était une frégate de 46 canons, construite d’après un ancien modèle, et qui serait aujourd’hui hors d’état de se mesurer avec les grandes frégates que toutes les puissances maritimes ont adoptées : pour en tirer parti, l’amirauté anglaise a décidé qu'elle serait convertie en bateau à vapeur, et, à cet effet, après l’avoir coupée par le milieu, on l’a allongée de 17m,740; c’est dans cet espace additionnel que sont placés les chaudières, les machines à vapeur et un magasin pouvant contenir 600 tonneaux, de charbon.
- Les deux machines à vapeur sont établies sur le système désigné sous le nom de machines à action directe, inventé par Seaword; elles développent une force collective de 680 chevaux, qui pourrait être portée à 750 chevaux s’il était nécessaire. Les cylindres à vapeur, de 2m,336 de diamètre, sont munis chacun de quatre soupapes à détente, deux d’entrée et deux de sortie, au moyen desquelles la vapeur peut être portée au degré de tension voulu : un mécanisme ingénieux, adapté à tige excentrique, produit cet effet. La course du piston est de 2m,133, donnant 17 coups par minute.
- Les condenseurs sont construits d’après le système tubulaire de Samuel Hall, déjà décrit dans le Bulletin,,année 1838, p. 351.
- Les chaudières, au nombre de quatre, sont disposées dans le sens de la longueur du navire. La flamme, après avoir fait de nombreuses circonvolutions dans les tuyaux, se rend dans une cheminée unique placée au centre des quatre chaudières, qui sont pourvues de soupapes de sûreté, de pompes à air et de tout l’attirail nécessaire.
- Le tuyau de Ja cheminée diffère des tuyaux ordinaires en ce qu’il peut se développer et rentrer sur lui-même comme un tube de lunette.
- Un mécanisme est disposé pour pouvoir embrayer ou désembrayer instantanément l’arbre des roues à palettes, lesquelles ont 9m,143 de diamètre.
- La Pénélope sera gréée comme elle l’était dans l’origine ; son armement se composera de 2 obusiers à pivot de 10 pouces, de 8 canons de 64 dits à la Paixhans, et de 14 canons longs de 32, donnant un total de 24 bouches à feu du plus fort calibre.
- Des expériences publiques faites sur la Tamise ont prouvé que ce navire était d’une marche supérieure et se gouvernait avec la plus grande facilité. (Civil engineers Journal , mai 1843.)
- Débourrage mécanique des chapeaux des cardes à coton; par M. Dannery.
- L’appareil imaginé par l’auteur est mû par un pignon monté à une extrémité de l’axe de l’un des cylindres cannelés, afin de suivre sans interruption le mouvement imprimé à la carde ; il présente les caractères distinctifs suivants :
- 1° Le mouvement lève alternativement et bien parallèlement les chapeaux par les deux bouts.
- 2° Chaque chapeau arrivé à la hauteur convenable est maintenu solidement et de manière à être débourré librement.
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- NOTICES INDUSTRIELLES,
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- 3° La carde à débourrer, froissant les chapeaux à son passage, force la débourrure à descendre sur le talon de la carde.
- 4° Quand le débourrage est effectué, chaque chapeau reprend sa position primitive.
- 5° L’appareil opère son second débourrage en continuant son mouvement sur lui-même.
- 6° La carde, en s’avançant pour opérer son deuxième mouvement, se trouve nettoyée et repassée.
- 7° La débourrure se trouve refoulée et tassée dans une boite de fer-blanc ou autre, laquelle, selon sa capacité, n’a besoin d’être nettoyée et vidée qu’une ou deux fois par jour.
- 8° Lorsque le nettoyage des dix-huit ou vingt chapeaux de la carde est effectué, l’appareil revient sur lui-même pour recommencer celui du premier chapeau, et ainsi de suite. (Publication industrielle de M. Armengaud aîné, 3 vol., 4e liv.)
- Échelle de perspective; par M. Jump.
- Concevons sur le plan du tableau les projections verticales de l’œil et d’un point de l’objet que l’on veut mettre en perspective. La perspective de ce point se trouve sur la ligue qui joint ces deux projections verticales; elle partage cette ligne en deux parties, qui sont entre elles comme les distances au tableau de l’œil et du point.
- L’échelle de M. Jump donne la distance de la perspective du point à sa projection verticale quand on connaît le rapport entre les distances de l’œil et du point au tableau, et la longueur de la ligne qui joint les projections verticales de l’œil et du point. Dans cette échelle, la distance de l’œil au tableau est divisée en vingt-quatre parties égales, et l’on suppose que la distance de l’objet derrière le tableau est exprimée par un certain nombre de ces parties.
- On obtient ainsi la perspective de tous les poin ts 0°un objet sur des lignes faciles à construire et toujours comprises dans le plan du tableau, puisqu’elles sont toutes menées de la projection verticale de l’œil aux proportions verticales des divers points dont on cherche la perspective.
- Pour avoir la perspective d’une ligne droite verticale, on peut déterminer séparément les perspectives de ses deux extrémités et les réunir ensuite par une ligne droite, ou bien chercher seulement la perspective du point inférieur et porter verticalement au-dessus la hauteur perspective de la droite, telle qu’elle est donnée par une autre partie de l’échelle de M. Jump.
- Cette échelle pourra servir à former, avec une précision suffisante pour les besoins ordinaires des arts, la perspective des objets, surtout quand on aura souvent occasion d’en faire usage. {Académie des sciences, 12 juin 1843.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Procédé de fabrication du carbonate de soude par la décomposition du chlorure de sodium (sel marin); par MM. Blanc et Gervais Bazille.
- Ce procédé consiste à décomposer le sel marin par la silice et l’eau, sous l’influence d’une forte chaleur.
- La calcination du sel marin et du sable siliceux s’opère dans des cylindres de fonte Quarante-deuxième année. Juin 1843. 34
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- placés dans un fourneau, de manière que la flamme les enveloppe de toute part. La disposition de ces cylindres est analogue à celle des cornues à gaz : dans leur intérieur règne un tube criblé de trous et qu’on fait entrer par un bout, tandis que l’extrémité opposée est occupée par un tuyau en poterie, par où s’échappe le gaz chlorhydrique. On introduit dans chaque cylindre un mélange bien intime de sel marin et de sable, qu’on tasse légèrement. Quand la masse est chauffée au rouge-cerise, on fait passer de la vapeur dans le tube criblé, mais lentement et en petite quantité à la fois, afin de ne pas abaisser la température de la masse. L’eau est aussitôt décomposée dans l’appareil, et le sel marin et le sable sont transformés en silicate de soude neutre. Les proportions les plus convenables pour le succès de l’opération sont 280 parties de sel et 200 parties de sable.
- L’acide hydrochlorique ayant une certaine valeur dans le commerce et étant employé en grande quantité pour la fabrication des chlorures, il importe de le recueillir. A cet effet, le tube de sortie de ce gaz, qui doit être très-large à son embouchure, est dirigé dans une chambre vide, où le sel volatilisé se dépose ; cette chambre communique avec un grand récipient de bois ou de pierre , dont le fond est couvert d’eau. Au moyen de cette disposition et en employant des récipients d’une capacité suffisante, le gaz acide est recueilli, sans qu’il soit nécessaire de le soumettre à une forte pression, comme cela a lieu dans l’appareil de Woolf.
- Avant de procéder à la transformation du silicate neutre en sous-silicate, la masse doit être lessivée, afin d’en extraire les portions non décomposées de sel marin. Le silicate neutre de soude obtenu dans celte première opération étant insoluble, il faut le transformer en sous-sel soluble, en le combinant avec une certaine portion de soude qu’on y ajoute : les proportions sont de 60 parties de carbonate de soude pour 100 parties de silicate neutre à convertir en sous-silicate. On calcine, soit dans un fourneau à réverbère, soit dans un grand creuset de Hesse. La vitrification commence h la chaleur rouge-cerise, et, dans cet état, la masse est soluble dans l’eau chaude. On peut employer le silicate insoluble pour la fabrication du verre, en l’additionnant de chaux et d’alumine. (London Journal of arts, juin 1843).
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Moyen de conserver les substances animales ,• par M. Dusourd.
- Pour conserver les substances animales, l’auteur emploie une combinaison de sucre et de fer qui ne s’altère, üe cristallise et ne fermente pas, quelle que soit la température à laquelle on l'expose -, elle conserve les matières animales sans altérer leur tissu.
- Les viandes, en sortant de cette espèce de sirop ferrugineux, sèchent sans diminuer beaucoup de volume, résistent, sans se gâter, aux agents les plus actifs de la putréfaction, reprennent en un instant dans l’eau froide le volume, la couleur et l’odeur de celle des boucheries, et peuvent être converties en mets agréables et sains. (Académie des sciences, 5 juin 1843.)
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- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 31 mai 1843.
- Objets présentés. M. Passot, ingénieur civil, rue des Postes, 15, appelle Patteiition de la Société sur la roue hydraulique ou turbine qu’il a imaginée et dont il a fait une application en grand ; il joint à sa lettre un rapport présenté à la cour royale de Bourges par MM. d’Haranguier de Quincerot, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur du canal de Berry; Vauquelin, ingénieur en chef du département du Cher; Fabre, géomètre, et Dubois, meunier, sur les expériences ordonnées pour connaître l’effet utile de cette turbine.
- M. Faure (Louis), rue Saint-Nicolas, 13, faubourg Saint-Antoine, adresse un mémoire sur les explosions des machines à vapeur, dans lequel il donne la description, avec figure, d’une chaudière de nouvelle construction.
- M. F. Philippe, ingénieur civil, rue Château-Landon, 19, présente un appareil pour monter les formes à sucre et les seaux à glaise aux divers étages d’une raffinerie;
- M. lluot, barrière d’Italie, 69, route de Fontainebleau, un moyen mécanique pour obvier aux accidents qui peuvent résulter de la vitesse des waggons sur les chemins de fer-,
- M. Debain (Alexandre), rue de Bondy, 76 et 78, un orgue à anches libres, dont il a fait un instrument nouveau qu’il nomme orgue harmonicon •
- M. Tessers, impasse du Maine, 8, un nouveau mode pour accorder les pianos;
- M. Mahiet, rue de Provence, 55, une huile ayant la propriété de ne point oxyder le cuivre, et destinée aux usages de l’horlogerie;
- M. Rosselet, rue de la Tour-d’Auvergne, 5 bis, un modèle de plancher en fil de fer, et poterie en plâtre pour remplacer les bois de charpente dans les constructions;
- M. Dieudonné jeune, rue de Bondy, 2, un système de siège d’aisance portatif et complètement inodore;
- M. Bossin, quai aux Fleurs, 15, de nouvelles pierres artificielles à aiguiser les faux et faucilles.
- M. Renaud de Wilback, rue Castellane, 3, annonce qu’il se propose de publier, sous le titre dArchives de VIndustrie au xixe siècle, un ouvrage dans lequel il donnera l’analyse des Bulletins de la Société d’encouragement ; il demande que son travail soit soumis à l’examen d’une commission nommée par la Société.
- M. Pèclet, inspecteur général de l’université et membre du conseil d’administration, fait hommage de la 2e édition d’un ouvrage qu’il a publié sous le titre de : Traité de la chaleur et de ses applications. 1 vol. in-4 avec un atlas de planches.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Bulletin du comice agricole de l’arrondissement d’AIais, département du Gard, pour les années 1841 et 1842;
- 2° Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, année 1843;
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- 3° Bulletin des séances de la Société royale et centrale d’agriculture, tome 3, n° 6;
- 4° Revue de ïOrient, bulletin de la Société orientale fondée, à Paris, en 1841, 1er cahier;
- 5° Journal d’agriculture du département du Var, avril 1843;
- 6° Recueil de mémoires sur les étangs de Lindre, département de la Meurthe ; par M. Masson.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts économiques, M. Vallot lit un rapport sur les dessins de tapisserie présentés par M. Sajou.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- L’ordre du jour appelle la suite de la délibération sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention.
- TITRE PREMIER.
- Dispositions générales.
- « Art. 1er. Toute nouvelle découverte ou invention dans tous les genres d’industrie confère à son auteur, sous les conditions et pour le temps ci-après déterminés, le droit exclusif d’exploiter à son profit ladite découverte ou invention.
- « Ce droit est constaté par des titFes délivrés par le gouvernement, sous le nom de brevets d’invention. »
- Cet article ne donne lieu à aucune observation.
- « Art. 2. Sont susceptibles d’être brevetées : l’invention de nouveaux produits industriels; l’invention de nouveaux moyens ou l’application nouvelle de moyens connus, pour l’obtention d’un résultat ou d’un produit industriel. »
- Après une discussion, cet article est adopté.
- « Art. 3. Ne sont pas susceptibles d’être brevetés: 1° les compositions pharmaceutiques ou remèdes spécifiques, lesdits objets demeurant soumis aux lois et règlements spéciaux sur la matière, et notamment au décret du 18 août 1810 relatif aux remèdes secrets ;
- « 2° Les principes, méthodes, systèmes, et généralement toutes découvertes ou conceptions purement scientifiques ou théoriques, ainsi que les plans et combinaisons de crédit ou de finances, d
- La commission propose d’ajouter au § 1er, après ces mots, remèdes spécifiques, les compositions alimentaires solides ou liquides, les mixtures cosmétiques.
- Cette addition est adoptée.
- « Art. 4. La durée des brevets sera de cinq, dix ou quinze années.
- « Chaque brevet donnera lieu au payement d’une taxe, qui est fixée ainsi qu’il suit, savoir :
- « 500 fr. pour un brevet de cinq ans ;
- « 1,000 fr. pour un brevet de dix ans;
- « 1,500 fr. pour un brevet de quinze ans. »
- La commission propose de rédiger ainsi qu’il suit le § 2 de cet article :
- Chaque brevet donnera lieu d me taxe de 1,500 fr., payable, savoir : cent francs
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- «m moment de la demande, et cent francs avant la fin de chacune des quatorze années suivantes.
- M. Amédée Durand expose les motifs qui lui font désirer que la taxe des. brevets soit supprimée et réduite aux seuls frais d’enregistrement.
- M. Combes observe que la faculté de prendre des brevets, soit en payant un simple droit d’enregistrement, soit en payant une taxe faible, est loin de favoriser le véritable esprit d’invention; elle donne lieu à des abus qui entravent les progrès de l’industrie; elle fait que des demandes de brevets ne reposent que sur des procédés connus et décrits, et quoique ces faits soient de notoriété publique , dans la crainte d’un procès, on se dispense d’en faire usage. La taxe actuelle ne lui paraît pas trop élevée; car il est utile de parvenir à diminuer le nombre des brevets et d’empêcher des personnes de s’attacher à des inventions stériles, par la facilité d’obtenir des brevets.
- M. Payen3 rapporteur, défend la proposition de la commission. Le mode de payement par quinzième, en même temps qu’il rend l’impôt du brevet plus moral, est dans l’intérêt des inventeurs, qui ne payeraient alors que le temps pendant lequel ils voudraient proGler des droits que la loi leur confère.
- Après une discussion, le mode proposé par la commission est adopté.
- M. Payen est invité à ajouter au rapport une explication qui fasse comprendre qu’on entend que, si l’inventeur n’acquittait pas son annuité à l’échéance, il sera déchu de son droit.
- TITRE IL
- Des formalités relatives à la délivrance des brevets. section première. — Des demandes de brevets.
- « Art. 5. Quiconque voudra obtenir un brevet d’invention devra déposer sous cachet, au secrétariat de la préfecture, soit de son département, soit de tout autre, en y élisant domicile :
- « 1° Sa demande au ministre de l’agriculture et du commerce;
- « 2° Une description de la découverte, invention ou application faisant l’objet du brevet demandé ;
- « 3° Les dessins ou échantillons qui seraient nécessaires pour l’intelligence de la description ;
- « 4° Un bordereau des pièces déposées. »
- Cet article ne donnant lieu à aucune observation est adopté.
- M. le président donne lecture du § 1er de l’article 6, ainsi conçu :
- « La demande sera limitée à un seul objet; elle ne contiendra ni restriction, ni condition, ni réserve. »
- Il rappelle que, dans la dernière séance, la discussion a porté principalement sur l’interprétalion de ce paragraphe, et que le conseil a décidé que les deux opinions qui ont été développées dans cette séance seraient imprimées et distribuées aux membres du conseil. a
- La première, que le breveté doit avoir la jouissance non-seulement des éléments qui composent son invention dans un but spécial, mais encore de chaque élément appliqué
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- à toutes autres destinations, pourvu qu’elles aient été spécifiées dans le brevet : dans le cas où, après la délivrance du titre, le breveté ferait une application non indiquée des éléments de son invention, il ne serait passible que de la taxe d’un certificat d’addition et de perfectionnement.
- La deuxième, que le demandeur ne pouvait avoir droit de jouissance que pour l’ap-plicatiou d’éléments destinés à produire un effet unique ou donné; et lorsque l’inventeur d’un appareil composé de plusieurs parties et destiné à un usage déterminé, qui est alors l’objet spécifié du brevet, n’a pas pris un second brevet pour une des parties de l’appareil considéré à part et comme objet spécifié de ce second brevet, quel que soit d’ailleurs l’usage de cette partie de l’appareil, nulle autre personne que l’inventeur lui-même ne peut prendre pour cette partie d’appareil un brevet valable.
- M. Payen expose les raisons qui lui font penser que la première opinion n’a pas de chances d’obtenir l’assentiment de la chambre des députés; le mot objet a besoin, suivant lui, d’être interprété, et il pense que, si l’on rédigeait le paragraphe ainsi qu’il suit, il ne pourrait donner lieu à aucune fausse interprétation.
- « La demande sera limitée à un seul objet et pourra comprendre seulement les moyens, développements et améliorations qui s’y rattachent directement. »
- M. le baron Seguier fait sentir la nécessité de rendre parfaitement claire l’interprétation de ce paragraphe ; il désirerait qu’on mît : La demande sera limitée à un seul objet et aux applications qui en découlentdécrites et spécifiées dans le brevet.
- M. Combes partage cette opinion; mais il ne croit pas nécessaire d’ajouter une explication à ces mots, à un seul objet,- ils ne peuvent avoir d’autre signification que celle qui vient d’être donnée.
- M. Gourlier est d’avis que le mot objet est trop vague; il propose d’y substituer le mot invention.
- M. Jomard pense que le paragraphe pourrait être rédigé ainsi : « La demande du brevet sera limitée à un objet principal ; toutefois elle pourra comprendre toutes les applications de l’invention et de la découverte, mais à la condition que toutes ces applications seront définies et spécifiées dans le brevet. »
- M. Delambre pense que le mot objet doit comprendre les accessoires concourant à un but spécial.
- M. Payen donne une nouvelle lecture du § 1er de l’art. 6, avec une addition :
- « La demande sera limitée à un objet, et pourra comprendre seulement les moyens, développements et applications qui s’y rattacheront directement. »
- Cette rédaction est adoptée.
- Les autres paragraphes de l’art. 6 sont également adoptés en ces termes :
- « Elle ( la demande ) indiquera un titre contenant la désignation sommaire et précise de l’objet de l’invention.
- « La description sur papier timbré de 1 fr. 50 c. devra être écrite en français, sans altération ni surcharges ; les mots rayés nuis comptés ; les pages et les renvois paraphés. Elle ne devra contenir aucune dénomination de poids où de mesures autres que celles qui sont portées au tableau annexé à la loi du 4 juillet 1837.
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- « Les dessins seront tracés à l’encre et à l’échelle métrique.
- « Un duplicala de la description et des dessins sera joint à chaque demande.
- « Toutes les pièces seront signées par le demandeur ou son représentant dont le pouvoir restera annexé à la demande. »
- Séance du 14 juin 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse deux exemplaires du 47e volume des brevets d’invention expirés.
- M. Serveille, ingénieur civil , annonce qu’il vient d’établir, dans le parc de Montrouge , un chemin de fer d’après le système qu’il a soumis à la Société. Ce chemin est destiné à transporter les matériaux extraits des carrières ouvertes dans le parc -, des waggons chargés de blocs de pierres de 1 mètre et demi à 2 mèt. cubes, pesant environ 5,000 kilog., parcourent des courbes de 15, 10, et jusqu’à 8 mètres de rayon.
- Objets présentés. JVIM. Chemeau et Billiet, rue de Navarin, 7, présentent un nouveau système de suspension applicable aux voitures , et ayant pour effet de les rendre inver-sables ;
- M. Doyen , rue Saint-Guillaume, 5, un serre-joints d’un nouveau système, et une serrure à deux pênes, l’un vertical et l’autre horizontal ;
- MM. Bouteiller et Berjot, pharmaciens-droguistes à Caen, un appareil de M. Vemaut, pour fabriquer les eaux minérales, auquel ils ont apporté des perfectionnements qui en rendent l’emploi moins dispendieux ;
- M. Gilbert Labry, lieutenant des pompiers de la commune de Maringues, arrondissement de Thiers ( Puy-de-Dôme ), un appareil pour éteindre des feux de cheminée ;
- M. Desjardins ( Constant), un ouvrage géographique, composé de huit feuilles imprimées en couleur sur zinc.
- Sont déposés sur le bureau les ouvrages suivants :
- 1° Examen du projet de loi sur les brevets d’invention adopté par la chambre des pairs et soumis à la chambre des députés, par M. Thèod. Régnault, avocat à la cour royale de Paris ;
- 2° Journal des usines, par M. Viollet, mai 1843 -,
- 3° Le technologiste, juin 1843j
- 4° Annales de Vagriculture française, juin 1843 ;
- 5° Bulletin mensuel des séances et des progrès agricoles de la Société d’émulation des Vosges, première année, mai 1843 ;
- 6° Rapport de M. Ernoult, à la Société de Falaise, sur les inconvénients du bracon* nage et sur le remède qu’il conviendrait d’y appliquer -,
- 7° Rapport à la Société de Falaise sur le mode le plus avantageux d’acquisition des chevaux de remonte de l’armée -,
- 8° Revue horticole, juin 1843.
- M. le président, en annonçant que le conseil d’administration vient de perdre un de ses membres, M. Morin de Sainte-Colombe, qui depuis longtemps faisait partie de la
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- commission des fonds, paye à sa mémoire un juste tribut de regrets, et propose que le témoignage en soit consigné au procès-verbal.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Thèod. Olivier lit un rapport sur une équerre à lignes parallèles présentée par M. Chaussenot aîné, ingénieur civil.
- Le comité propose, 1° de remercier l’auteur de sa communication ; 2° de faire graver et décrire, dans le Bulletin, l’instrument de M. Guenet et celui de M. Chaussenot.
- ( Approuvé. )
- On reprend la délibération sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention.
- « Art. 7. Aucun dépôt ne sera reçu que sur la production d’un récépissé constatant le versement d’une somme de 200 fr. à valoir sur le montant de la taxe du brevet.
- « Un procès-verbal dressé sans frais par le secrétaire général de la préfecture et signé par le demandeur constatera chaque dépôt, en énonçant le jour et l’heure de la remise des pièces.
- « Une expédition dudit procès-verbal sera remise au département, moyennant le remboursement des frais de timbre et d’enregistrement. »
- Cet article est adopté en mettant que le versement sera de 100 fr. au lieu de 200 fr. par suite du changement apporté à l’art. 4.
- « Art. 8. La durée des brevets courra du jour de leur signature par le ministre ; néanmoins les droits de priorité des brevets et la faculté de faire tous actes conservatoires leur appartiendront à partir de la date du procès-verbal de dépôt ci-dessus mentionné. »
- Cet article est adopté sans modification.
- section deuxième. — De la délivrance des brevets.
- « Art. 9. Aussitôt après l’enregistrement des demandes, et dans les cinq jours de la date du dépôt, les préfets transmettront les pièces sous le cachet de l’inventeur, au ministre de l’agriculture et du commerce, en y joignant le procès-verbal du dépôt, le récépissé constatant le versement de la taxe, et, s’il y a lieu, le pouvoir mentionné dans l’art. 6. »
- « Art. 10. A l’arrivée des pièces au ministère de l’agriculture et du commerce, il sera procédé à l’ouverture, à l’enregistrement des demandes et à l’expédition des brevets dans l’ordre de la réception desdites demandes. »
- Ces deux articles ne donnent lieu à aucune observation.
- « Art. 11. Les brevets dont la demande aura été régulièrement formée seront délivrés, sans examen préalable, aux risques et périls des demandeurs et sans garantie, soit de la réalité, de la nouveauté ou du mérite de l’invention, soit de la fidélité ou de l’exactitude de la description.
- « Un arrêté du ministre constatant la régularité de la demande sera délivré au demandeur et constituera le brevet d’invention.
- « A cet arrêté sera joint le duplicata certifié de la description et des dessins mentionnés dans l’art. 6, après que la conformité avec l’expédition originale en aura été reconnue et établie au besoin.
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- « La première expédition des brevets sera délivrée sans frais. »
- « Toute expédition ultérieure demandée par le breveté ou ses ayants cause donnera lieu au payement d’une taxe de 50 fr.
- « Les frais de dessin, s’il y a lieu, demeureront à la charge de l’impétrant. »
- La commission propose de fixer à 15 fr., au lieu de 50 fr., la taxe pour toute expédition ultérieure.
- Cette modification est adoptée.
- « Art. 12. Toute demande dans laquelle n’auraient pas été observées les formalités prescrites par les numéros 2 et 3 de l’art. 5 et par les paragraphes 1,2 et 6 de Part. 6 sera considérée comme nulle. La somme versée restera acquise au trésor, mais il en sera tenu compte au demandeur s’il reproduit sa demande dans un délai de trois mois à compter de la date de la notification du rejet de sa requête. »
- Les modifications apportées aux articles précédents rendent inutile la fin de cet article commençant par ces mots : La somme versée, etc. Cette partie de l’article est supprimée.
- « Art. 13. Lorsque, par l’application de l’art. 3, il n’y aura pas lieu à délivrer un brevet, la taxe sera restituée. »
- Cet article est adopté.
- « Art. 14. Après la délivrance du brevet, et dans les deux années qui suivront sa date, les brevetés déclareront, au secrétariat de la préfecture qui aura reçu le dépôt, la durée qu’ils entendent assigner à leur brevet dans les limites fixées par l’art. 4.
- « Cette déclaration devra être accompagnée d’un récépissé constatant le payement du complément de la taxe du brevet, et elle sera constatée par un procès-verbal qui sera dressé et délivré ainsi qu’il a été dit pour le procès-verbal de dépôt.
- « Les brevets à l’égard desquels cette formalité n’aura pas été remplie avant l’expiration du délai ci-dessus seront de nul effet pour l’avenir , et l’invention qui en était l’objet sera acquise au domaine public. »
- Cet article n’ayant plus d’objet, d’après les changements adoptés précédemment, est supprimé.
- « Art. 15. Une ordonnance royale insérée au Bulletin des lots proclamera, tous les trois mois, les brevets provisoirement accordés, ainsi que ceux dont la durée aura été déterminée par la déclaration indiquée à l’article précédent. Un extrait de cette ordonnance sera délivré à chaque breveté, en ce qui le concerne. »
- Après une discussion sur le sens à donner au mot accorder et sur la nécessité de lui en substituer un autre plus en rapport avec l’esprit de la loi, le conseil décide que le mot délivrer est préférable, et, pour mettre cet article d’accord avec ceux précédemment modifiés et adoptés, il approuve la rédaction suivante :
- « Une ordonnance royale insérée au Bulletin des lois proclamera, tous les trois mois, les brevets délivrés. Un extrait de cette ordonnance sera délivré à chaque breveté en ce qui le concerne.
- « Art. 16. La durée des brevets définitifs ne pourra être prorogée que par une loi.»
- Cet article est adopté avec la suppression du mot définitif.
- Quarante-deuxième année. Juin 1843. 35
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- section troisième. — Des certificats d’addition.
- « Art. 17. Le breveté ou ses ayants droit au brevet agissant ensemble, ou l’un d’eux agissant séparément au profit de tous, auront, pendant toute la durée du brevet, le droit d’apporter à l’invention des changements, perfectionnements ou additions, en remplissant, pour le dépôt de la demande , les formalités déterminées par les articles 5, 6 et 7.
- « Ces changements , perfectionnements ou additions seront constatés par des certificats délivrés dans la même forme que le brevet principal, et qui produiront, à partir des dates respectives des demandes et de leur expédition, les mêmes effets que ledit brevet principal avec lequel ils prendront fin.
- « Chaque demande de certificat d’addition donnera lieu au payement d’une taxe de 20 fr. »
- Adopté sans changement.
- « Art. 18. Nul autre que le breveté ou ses ayants droit, agissant comme il est dit ci-dessus, ne pourra, pendant la durée du brevet provisoire, obtenir valablement un brevet pour un changement, perfectionnement ou addition à l’objet du brevet primitif.»
- Le conseil, considérant que tout auteur peut prendre un brevet pour une découverte, invention ou application se rattachant à l’objet d’un autre brevet, en se conformant aux dispositions de l’art. 20, est d’avis de supprimer l’art. 18.
- « Art. 19. Tout breveté qui, par un changement, perfectionnement ou addition, voudra prendre un brevet principal de cinq, dix ou quinze années , au lieu d’un certificat d’addition expirant avec le brevet primitif , devra remplir les formalités prescrites par les art. 5, 6 et 7, et acquitter la taxe mentionnée dans l’art. 4, suivant la durée qu’il assignera audit brevet. »
- Le conseil adopte cet article avec la suppression des mots cinq, dix ou quinze années, et ceux-ci : suivant la durée qu’il assignera audit brevet.
- « Art. 20. Quiconque aura obtenu un brevet pour une découverte, invention ou application se rattachant à l’objet d’un autre brevet n’aura aucun droit d’exploiter l’invention déjà brevetée, et, réciproquement, le titulaire du brevet primitif ne pourra exploiter l’invention objet du nouveau brevet. »
- Adopté.
- section quatrième. — De la transmission et de la cession des brevets.
- « Art. 21. Tout breveté pourra céder la totalité ou partie de la propriété de son brevet.
- « La cession totale ou partielle d’un brevet, soit à titre gratuit, soit à titre onéreux, ne pourra être faite que par acte notarié.
- « Aucune cession ne sera valable, à l’égard des tiers, qu’après avoir été enregistrée au secrétariat de la préfecture du département où chacune des parties a son domicile.
- <c L’enregistrement des cessions et de tous autres actes emportant mutation sera
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- fait sur la production et le dépôt d’un extrait authentique de l’acte de cession ou de mutation , et donnera lieu, par chaque enregistrement, au payement d’une taxe de 20 fr.
- « Une expédition de chaque procès-verbal d’enregistrement, accompagnée de l’extrait de l’acte ci-dessus mentionné, sera transmise par les préfets au ministre de l’agriculture et du commerce, dans les cinq jours de la date du procès-verbal. »
- Après une discussion, le conseil adopte la rédaction suivante de l’art. 21 :
- « Tout breveté pourra céder la totalité ou partie de la propriété de son brevet.
- « La cession totale ou partielle d’un brevet, soit à titre gratuit, soit à titre onéreux, ne pourra être faite que par acte notarié et donnera lieu à un droit fixe d’enregistrement de vingt francs.
- « Aucune cession ne sera valable à l’égard des tiers qu’après avoir été transcrite au secrétariat de la préfecture du département où chacune des parties a son domicile.
- « U inscription des cessions et de tous autres actes emportant mutation sera faite sur la production et le dépôt d’un extrait authentique de l'acte de cession ou de mutation.
- « Une expédition de chaque procès-verbal d’enregistrement, accompagnée de l’extrait de l’acte ci-dessus mentionné, sera transmise par les préfets au ministre de l’agriculture et du commerce, dans les cinq jours de la date du procès-verbal.
- « Art. 22. Il sera tenu, au ministère de l’agriculture et du commerce, un registre sur lequel seront inscrites les mutations intervenues sur chaque brevet, et tous les trois mois une ordonnance royale proclamera, dans la forme déterminée par l’art. 15, les mutations enregistrées pendant le trimestre expiré. »
- Adopté.
- « Art. 23. Les cessionnaires d’un brevet et ceux qui auront acquis d’un breveté ou de ses avants droit une licence pour l’exploitation de la découverte ou de l’invention profiteront de plein droit des certificats d’addition qui leur seront ultérieurement délivrés; ils pourront en lever une expédition au ministère de l’agriculture et du commerce, moyennant un droit de 20 fr. »
- Après une longue discussion sur les droits des brevetés et ceux des cessionnaires, le conseil adopte la rédaction suivante de l’art. 23 :
- « Les cessionnaires d’un brevet et ceux qui auront acquis d’un breveté ou de ses ayants droit une licence pour l’exploitation de la découverte ou de l’invention profiteront de plein droit des certificats d’addition qui seront ultérieurement délivrés à Vinventeur ,• ils pourront en lever une expédition au ministère de l’agriculture et du commerce, moyennant un droit de vingt francs; et réciproquement tout cessionnaire pourra faire breveter des additions ou perfectionnements au brevet principal; dans ce cas, le premier propriétaire du brevet profitera des additions et perfectionnements. »
- Le conseil décide qu’il tiendra, le mercredi 21 juin, une séance extraordinaire consacrée à la continuation de l’examen du projet de loi sur les brevets d’invention.
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- Séance extraordinaire du 21 juin 1843.
- Rapports des comités. L’ordre du jour appelle la suite de la délibération sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention.
- section cinquième. — De la communication et de la publication des descriptions et
- dessins des brevets.
- « Art. 24. Les descriptions, dessins, échantillons et modèles des brevets délivrés resteront déposés au ministère de l’agriculture et du commerce, où ils seront communiqués sans frais, à toute réquisition.
- « Il ne pourra être pris, pendant la durée du brevet provisoire, aucun calque, croquis ou notes sur ces pièces, échantillons ou modèles.
- « A l’expiration du brevet provisoire, toute personne pourra obtenir, à ses frais, copie desdites descriptions et dessins, suivant les formes qui seront déterminées dans le règlement rendu en exécution de l’art. 47. »
- M. Gourlier fait quelques observations sur le mode de communication des brevets d’invention en voie de jouissance, mode qui, suivant lui, est incomplet, puisqu’il se borne à une simple lecture des pièces ; il ne voit pas futilité de cette communication.
- M. Payen fait ressortir les graves inconvénients qui résulteraient du retard apporté à cette communication ; il lui semble nécessaire de donner connaissance au public, dans un court délai, des titres des brevets demandés et délivrés.
- M. Dumas fait observer que la loi a voulu que les personnes qui croiraient avoir imaginé une disposition ayant de l’analogie avec l’objet d’un brevet pussent s’assurer de l’identité; mais en même temps elle a voulu éviter que les brevets subissent des altérations ou qu’un dessin pût être substitué à un autre; c’est pourquoi la loi défend de prendre des calques, croquis ou notes sur les pièces communiquées.
- Le conseil adopte l’art. 24 avec la suppression du mot provisoire dans le second paragraphe, et celle du dernier paragraphe, commençant par ces mots : A l’expiration du brevet provisoire, etc.
- « Art. 25. Les descriptions et dessins des brevets d’invention devenus définitifs conformément à l’art. 14, ainsi que les descriptions et dessins des inventions tombées dans le domaine public, aux termes du même article, seront publiés soit textuellement, soit par extrait.
- « 11 sera, en outre publié, au commencement de chaque année, un catalogue contenant les titres délivrés dans le courant de l’année précédente. »
- La commission propose de rédiger cet articleainsi qu’il suit :
- « Les descriptions et dessins des brevets tombés dans le domaine public seront publiés textuellement ou par extraits qui devront être approuvés par délibérations spèciales du comité consultatif des arts et manufactures.
- Il sera en outre publié, au commencement de chaque année, un catalogue contenant les titres des brevets délivrés dans le courant de l’année précédente.
- Les brevets originaux seron t communiqués au public après leur publication ou déchéance; celte communication aura lieu au Conservatoire des arts et métiers. »
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- Après une discussion, l’art. 25, ainsi amendé, est adopté.
- « Art. 26. Le recueil des descriptions et dessins et le catalogue, publiés en exécution de l’article précédent, seront déposés au ministère de l’agriculture et du commerce, et au secrétariat de la préfecture de chaque département, où ils pourront être consultés sans frais. »
- Cet article ne donne lieu à aucune observation.
- TITRE III.
- Des droits des étrangers.
- « Art. 27. Les étrangers pourront obtenir en France des brevets d’invention. »
- a Art. 28. Les formalités et conditions déterminées par la présente loi seront applicables aux brevets demandés ou délivrés en exécution de l’article précédent. »
- Ces deux articles sont adoptés.
- TITRE IV.
- Des nullités et déchéances et des actions y relatives. section première.—Des nullités et déchéances.
- a Art. 29. Seront nuis et de nul effet les brevets délivrés dans les cas suivants, savoir :
- « 1° Si la découverte, invention ou application n’est pas nouvelle;
- « 2° Si la découverte, invention ou application n’est pas, aux termes de l’art. 3, susceptible d’être brevetée ;
- « 3°Si la découverte, invention ou application estreconnuecontraire à l’ordre ou à la sûreté publique, aux bonnes mœurs et aux lois du royaume, sans préjudice, dans ce cas et dans celui du paragraphe précédent, des peines qui pourraient être encourues pour la fabrication ou le débit d’objets prohibés;
- « 4° Si le titre sous lequel le brevet a été demandé est faux, ou indique frauduleusement un objet autre que le véritable objet de l’invention;
- « 5° Si la description jointe au brevet n’est pas suffisante pour l’exécution de l’invention, ou si elle n’indique pas d’une manière complète et loyale les véritables moyens de l’inventeur;
- « 6° Si le brevet a été obtenu contrairement aux dispositions de l’art. 18;
- a Seront également nuis et de nul effet les certificats comprenant des changements, perfectionnements ou additions qui ne se rattacheraient pas au brevet principal. »
- M. Payen propose, au nom de la commission, de joindre aux causes de nullité la salubrité et de rédiger ainsi le commencement du § 3 : « Si la découverte, invention ou application est reconnue contraire à l’ordre, à la salubrité ou à la sûreté publique, etc. »
- La commission propose de supprimer le § 6, l’art. 18, dont il est le corollaire, ayant été supprimé.
- M. Amèdèe Durand appelle l’attention du conseil sur le paragraphe 5, dont la rédaction ne lui paraît pas assez explicite, et qui pourrait laisser croire que, si le breveté a,
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- PROCÈS-VERBAUX.
- depuis la délivrance de son titre, ajouté des améliorations ou des perfectionnements, il devra en donner connaissance pour ne pas encourir la déchéance.
- Le conseil, après avoir entendu, sur l’art. 29, MM. Combes et Gourlier, le renvoie à la commission.
- « Art. 30. Ne sera pas réputée nouvelle toute découverte, invention ou application qui, en France ou à l’étranger, et antérieurement à la date du dépôt de la demande, aura reçu une publicité suffisante pour pouvoir être exécutée. »
- M. Amèdëe Durand fait remarquer que cet article a plus d’étendue que le § 3 de l’article 16 de la loi du 7 janvier 1791, qui signalait seulement comme n’étant pas nouvelles les découvertes déjà consignées et décrites dans les ouvrages imprimés et publiés.
- M. Payen pense qu’on a eu raison d’en agir ainsi, car on doit considérer, par exemple, comme une publicité suffisante les descriptions données dans les cours publics ou tracées sur le tableau.
- L’art. 30 est adopté.
- « Art. 31. Sera déchu de tousses droits 1° le breveté qui n’aura pas mis en exploitation sa découverte ou invention en France, dans le délai de deux ans, à dater du jour de la signature du brevet, ou qui aura cessé de l’exploiter pendant plus d’une année, à moins que, dans l’un ou l’autre cas, il ne justifie d’empêchement de force majeure;
- 2° Le breveté qui aura introduit en France des objets fabriqués en pays étranger et semblables à ceux qui sont garantis par son brevet. »
- M. Amêdêe Durand ne comprend pas ce qu’on a voulu entendre par le mot exploitation,• ce sujet lui paraît digne d’être pris en considération.
- M. Payen pense qu’il est de l’intérêt du breveté de mettre en exploitation son industrie, et que la loi, en lui accordant deux ans, a posé une limite suffisante ; car, s’il en était autrement, un propriétaire de brevet pourrait, pour un motif quelconque, arrêter, pendant toute la durée de son titre, la marche et les progrès d’une industrie. Lorsqu’une personne a obtenu de la préfecture de police l’autorisation d’établir une fabrication, il perd cette autorisation s’il reste six mois sans fabriquer.
- M. Dumas appelle l’attention sur la cause de déchéance résultant de la cessation de l'exploitation pendant plus d’une année. Ne pourrait-il pas arriver que des individus formassent une coalition contre le breveté, et prissent des mesures pour le forcer à interrompre sa fabrication pendant un an, afin de demander ensuite la déchéance du brevet?
- M. Gourlier pense que l’article a prévu le cas où , pour une cause quelconque, un breveté n’encourrait pas la déchéance, faute par lui de mettre en exploitation dans le délai de deux ans ou de cesser d’exploiter pendant plus d’un an, puisqu’il l’admet à justifier d’un empêchement de force majeure.
- L’article 31 est renvoyé à la commission.
- section deuxième. — Des actions en nullité et en déchéance.
- « Art. 32. L’action en nullité et l’action en déchéance pourront être exercées par toute personne y ayant intérêt.
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- « Ces actions, ainsi que toutes contestations relatives à la propriété des brevets, seront portées devant les tribunaux civils de première instance. »
- M. Costaz s’élève contre cette juridiction qui, suivant lui, devrait être rendue aux juges de paix.
- M. Dumas pense que les contestations en matière de brevets devraient être déférées à un jury spécial annexé aux tribunaux de commerce, lesquels , d’après le verdict de ce jury, appliqueraient la loi.
- M. Combes partage cette opinion, les tribunaux de police correctionnelle lui paraissant tout à fait incompétents pour prononcer sur des causes de cette nature.
- M. Amèdèe Durand voudrait que ces affaires fussent renvoyées devant des arbitres-juges qui motiveraient leur jugement par écrit.
- Les articles 32 à 46 sont renvoyés à la commission.
- TITRE YI.
- Dispositions particulières et transitoires.
- « Art. 47. Des ordonnances royales portant règlement d’administration publique arrêteront les dispositions nécessaires pour l’exécution de la présente loi, qui n’aura effet que trois mois après sa promulgation. »
- « Art. 48. Des ordonnances rendues dans la même forme pourront régler l’application de la présente loi dans les colonies, avec les modifications qui seront jugées nécessaires.»
- « Art. 49. Seront abrogés, à compter du jour où la présente loi sera devenue exécutoire, les lois des 7 janvier et 25 mai 1791, celle du 20 septembre 1792, l’arrêté du 17 vendémiaire an YII, l’arrêté du 5 vendémiaire an IX, les décrets des 29 novembre 1806 et 24 janvier 1807, et toutes les dispositions antérieures à la présente loi, relatives aux brevets d’invention, d’importation et de perfectionnement. »
- « Art. 50. Les brevets d’invention, d’importation et de perfectionnement actuellement en exercice, délivrés conformément aux lois antérieures à la présente, ou prorogés par ordonnance royale, conserveront ieur effet pendant tout le temps qui aura été assigné à leur durée.»
- « Art. 51. Les procédures commencées avant la promulgation de la présente loi seront mises à lin, conformément aux lois antérieures.
- « Toute action, soit en contrefaçon, soit en nullité ou déchéance de brevet, non encore intentée , sera suivie conformément aux dispositions de la présente loi, alors même qu’il s’agirait de brevets délivrés antérieurement. » <
- L’art. 50 donne lieu à une observation de la part d’un membre qui pense que des brevets de perfectionnement, pour d’anciens brevets, doivent être soumis à la nouvelle législation.
- Cette question est renvoyée à l’examen de la commission.
- Les articles 47, 48 , 49 et 51 , n’ayant paru susceptibles d’aucune objection , sont adoptés.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- M. Amèdèe Durand signale une omission dans la loi. Rien , suivant lui , ne protège ceux qui, inventeurs désintéressés, se livrent à de longues études, à des travaux successifs avant d’atteindre le but, tels que les études de chemins de fer, de sondages, de la canalisation des rivières, etc.
- M. Combes ne pense pas que celle question offre de la gravité , surtout par le mode de payement de la taxe des brevets par quinzième; il fait observer que la plupart des grands projets qu’on a cités pour exemples sont peu susceptibles d’être brevetés, car ils sont le fruit du temps, de perfectionnements successifs dus non-seulement aux idées de l’auteur, mais aussi à celles dés personnes qui en ont connaissance.
- M. Dumas voudrait que la loi spécifiât quelle est la validité d’un brevet pris pour des procédés déjà imaginés et pratiqués dans une manufacture. Ainsi, une invention avait été faite à la manufacture de Sèvres; plus tard elle devint l’objet d’un brevet, et le titulaire se croyait en droit d’empêcher la manufacture de faire usage du procédé dont il s’agit.
- Il peut arriver aussi que deux usines, l’une dans le nord et l’autre dans le midi de la France, inventent simultanément le même procédé; l’une d’elles sera-t-elle obligée de cesser d’employer le procédé ?
- Le conseil invite la commission à examiner les diverses questions soulevées par MM. Amèdèe Durand et Dumas.
- Erratum.
- Bulletin d’avril, p. 149, dans la note au bas de la page, lisez Beullard au lieu de Beuvard,
- Imprimerie de M“‘e Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, T.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. ( N° CCCCLXIX.) JUILLET 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — aveugles.
- Rapport fait par M. Th. Olivier^ au nom du comité des arts mécaniques, sur une machine propre à faire écrire les aveugles , présentée par M. Foucauld, aveugle-né, membre des Quinze-Vingts.
- M. Foucauld, aveugle-né, membre des Quinze-Vingts, vous a présenté une machine au moyen de laquelle un aveugle peut écrire avec promptitude et facilité.
- Je ne puis mieux vous faire concevoir le principe sur lequel repose la construction de la machine qu’en vous rappelant que dans votre enfance vous avez sans doute pris plaisir à travailler des bagues en crin sur le pourtour desquelles vous écriviez des devises au moyen de sept mèches de cheveux.
- Vous réunissiez par leurs extrémités les sept mèches, composées chacune de cinq ou six cheveux, en y faisant un nœud.
- Vous appliquiez et étaliez ces mèches de cheveux sur une bande de parchemin enroulée en cercle, et vous les y fixiez au moyen d’un crin blanc que vous enrouliez trois ou quatre fois sur la bande de parchemin. Vous aviez donc, d’une part, la bande de parchemin, sur laquelle devait s’étaler la mèche totale et qui devait être complètement enroulée du crin blanc.
- Pour faire une lettre vous preniez votre alphabet, et, si par hasard vous vouliez écrire la lettre E, vous lisiez sur votre alphabet et successivement 1.7 | 1.2.3.4.5,6.7. | 1.2.3.4.5.6.7 | 1.4.7 | 1.3.4.5.7 | 1.7 | 1.2.6.7 | .
- Et vous opériez de la manière suivante : vous leviez les mèches partielles Quarante-deuxième année. Juillet 1843. 36
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- ARTS MÉCANIQUES.
- n° 4.7; vous enrouliez la bague par un tour du crin blanc, vous abaissiez les mèches 4.7 et vous faisiez un second tour avec le crin blanc : alors apparaissaient sur le pourtour de la bague deux points noirs ou blonds, donnés par les cheveux et placés sur la bague en une certaine position; en continuant de la môme manière vous aviez tracé la lettre E sur votre bague, et ainsi écriviez-vous et écrit-on encore les légendes sur les bagues en crin.
- Cette manière d’écrire les légendes sur les bagues en crin est bien ancienne. C’est aussi d’après le même principe que l’on est parvenu à tisser une légende dans une étoffe; la Société en a sous les yeux un exemple remarquable, c’est le testament de Louis XVI, qui lui a été envoyé par M. Maiziat de Lyon; c’est encore d’après le même principe que l’on marque le linge employé à nos usages domestiques.
- Je suis porté à croire que ce sont ces divers exemples qui ont indiqué aux premiers professeurs comment devaient être fabriqués les livres destinés aux aveugles, et qui plus tard les ont conduits au mode d’écriture que les aveugles pourraient employer d’une manière réellement utile.
- Evidemment, pour les aveugles, il fallait remplacer le sens de la vue par celui du toucher.
- Les lettres devaient donc être en relief.
- Le toucher juge mieux la disposition d’une suite de points saillants que la disposition de lignes saillantes, surtout lorsque ces lignes ont une certaine étendue.
- De plus, il faut que, dans une étendue donnée, le nombre des points ne soit pas trop multiplié pour que le sens du toucher permette de bien saisir et de bien comprendre les relations de position qui existent entre ces points.
- Aussi une lettre de l’alphabet, qui est une forme indiquée par un certain nombre de points saillants, ne peut être lue au moyen du toucher et par un aveugle qu’autant qu’elle occupe sur le plan où elle est tracée un espace d’une étendue au moins d’environ 4 à 5 millimètres carrés.
- On conçoit dès lors combien doivent être volumineux les ouvrages imprimés pour les aveugles et combien peu de matières ils doivent contenir sous un volume énorme.
- Ce sont les aveugles qui impriment dans l’école des jeunes aveugles les ouvrages dont leurs confrères ont besoin. Toutes les lettres sont formées en points saillants.
- M. Foucaulda imaginé une machine à écrire, fondée sur les principes employés pour la confection des lettres. Seulement, a-t-il dit, il faut que mes lettres soient de petites dimensions, des dimensions dites cicéro dans l’imprimerie ordinaire, car je veux qu’un aveugle puisse écrire à un clairvoyant et que
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- AVEUGLES.
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- le clairvoyant qui ignore nos moyens de lecture lise cependant ma lettre comme si elle était imprimée et sortant des presses de tel ou tel imprimeur, et puis, il faut qu’elle passe par la poste, et à la poste on pèse les lettres.
- M. Foucauld a donc supposé 10 touches (1 ) portant chacune à son extrémité un poinçon qui était terminé ou par une pointe ou par un crayon, et il jouait sur ses dix touches comme sur un clavier ; et ainsi, pour faire un E, il posait les doigts sur les touches 1.7, puis il faisait, au moyen d’une vis, reculer le papier d’une certaine quantité; il plaçait les doigts sur les touches \ .2.3.4.5.6.7, puis il faisait, au moyen de la vis, reculer le papier de la même quantité que précédemment et ainsi de suite, et il avait tracé par points piqués en noir la lettre E, et il continuait de la même manière pour pointer les diverses lettres qui successivement entraient dans la ligne.
- Et, au moyen du premier instrument que je mets sous les yeux de la Société, un aveugle, qui est exercé, peut écrire environ cinquante vers alexandrins dans une heure et demie.
- Lorsque les lettres sont tracées au moyen de points formés par un crayon, l’aveugle ne peut se relire, puisque aucune des lettres n’est en relief ;
- Et, lorsque les lettres sont tracées au moyen d’un poinçon, quoique chaque jettre soit en relief, l’aveugle ne peut encore se relire, parce que les points sont trop peu proéminents et parce que chaque lettre occupe un espace trop petit, puisqu’on a le caractère cicéro, pour que le toucher puisse, quelque grande que soit l’habitude de l’aveugle, apprécier la forme indiquée par les points.
- M. Foucauld s’est alors dit : Ma machine est bonne pour écrire un billet à un clairvoyant, billet que je ne pourrai relire, mais pour la composition duquel je ne puis craindre des erreurs commises, puisqu’il est court; mais, si je voulais écrire une longue lettre d’affaires, il faudrait pouvoir me relire; alors M. Foucauld a imaginé la seconde machine qui est sous vos yeux.
- Il écrit, au moyen de points noirs donnés par un crayon, le caractère cicéro qu’il ne peut relire, et il écrit, en même temps et au moyen d’un poinçon, des lettres en relief sur une large feuille de papier qui s’enroule sur un cylindre en se déroulant sur un autre cylindre, et ces lettres formées de points en relief occupent chacune un espace de 4 à 5 millimètres carrés.
- Eu sorte que l’aveugle peut lire sur le papier enroulé successivement sur le rouleau et à mesure qu’il a écrit une ligne, et lire du doigt s’il n’a pas fait une faute d’orthographe ou omis un mot, et de plus il peut reprendre, quand il le veut, son travail, parce qu’il peut se relire sur sa copie en grand. C’est le prin-
- (1) Dis touches suffisent pour tracer toutes les formes de lettres employées en imprimerie. Les touches 4,5,6,7 servent à écrire les lettres qui sont renfermées dans la ligne comme les a, les m, les n, etc.; les touches (t ,2,3) servent à placer les accents et à tracer les parties supérieures des l, des h, des b, etc.; les touches (8,9,10) servent à tracer les parties inférieures des g, des y, des p, des q, etc.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- cipe du pantographe que M. Foucauld a employé dans la construction de sa machine; on ne peut bien faire comprendre cette machine très-ingénieuse dans sa construction, et qui doit être si utile aux aveugles, qu’au moyen d’un dessin. Mais ce que je viens de dire suffit, je crois, pour bien faire comprendre les principes sur lesquels repose l’invention de M. Foucauld.
- M. Foucauld a modifié son procédé et successivement.
- D’abord il a écrit en caractères cicéro en piquant le papier; alors il ne pouvait écrire que sur le recto de la feuille de papier; pour pouvoir écrire et sur le recto et sur le verso, il a employé un crayon.
- Puis il a songé qu’il faudrait tailler le crayon fort souvent, et à chaque instant rajuster la machine pour que les pointes des dix crayons fussent en ligne droite et de manière à ce que, en pressant chaque touche du doigt, chacun des crayons abaissé par sa touche ou levier pressât le papier de la même manière : il a donc remplacé les crayons par des poinçons émoussés, et placé, entre eux et la feuille de papier blanc sur laquelle on veut écrire, un papier enduit de plombagine; il a ainsi employé, pour écrire, le moyen connu, dans les arts du dessin, sous le nom de déc aie âge.
- L’invention de M. Foucauld est on ne peut plus ingénieuse et on ne peut plus utile.
- Autrefois l’aveugle qui recevait des nouvelles de ses parents ou amis éloignés se faisait lire leur lettre parmi clairvoyant; il pouvait, il est vrai, leur écrire en se servant d’un écrivain public, mais maintenant il peut écrire lui-même; et s’il reçoit une lettre, au moyen d’un signe en relief placé sur cette lettre, il peut savoir qu’elle est confidentielle et ne doit lui être lue que par un ami, par un confident de ses pensées, par un homme sûr et qui ne trahira jamais un secret.
- M. Foucauld a rendu à ses confrères les aveugles un immense service ; car les aveugles pourront maintenant écrire eux-mêmes et corriger eux-mêmes ce qu’ils auront écrit. L’aveugle-né n’aura plus besoin de dicter ses pensées comme des improvisations; il pourra se relire, il pourra modifier l’expression de sa pensée, il pourra écrire et composer comme tous les clairvoyants; et il ne serait pas difficile de modifier la machine inventée par M. Foucauld, de manière à la rendre apte à écrire de la musique.
- Le comité des arts mécaniques vous propose donc
- 1° D écrire à M. Foucauld pour le remercier de sa communication, qui est si utile et si ingénieuse ;
- 2° De faire décrire et graver dans le Bulletin les deux machines à écrire présentées par M. Foucauld.
- Signé Th. Olivier , rapporteur.
- Jpprouvé en séance, le 12 avril 1843.
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- Description de deux machines propres a faire écrire les aveugles, inventées par M. Foucauld.
- La première machine imaginée par M. Foucauld est destinée à écrire, sans que l’aveugle puisse se rendre compte de ce qu'il a écrit; elle est représentée, fig. 1 à k, pl. 899.
- La fig. 1 est une élévation latérale , la fig. 2 une élévation vue de face, la fig. 3 le plan, et la fig. h- une section transversale des rouleaux sur lesquels s’enroule le papier.
- a, bâti de la machine fixé sur une planchette en bois b. 11 est divisé en deux parties : celle #, assujettie sur la planchette, et la partie a qui s’ouvre â charnière, pour enlever les rouleaux cc, et les charger de la feuille de papier d; cette feuille passe sur une cloison e, garnie en dessus d’une bande de drap, pour recevoir l’impression des poinçons dont nous allons parler.
- Les rouleaux sont divisés, sur toute leur longueur, en deux parties égales réunies à charnières, et entre lesquelles est pincé le bord du papier : on referme ensuite le rouleau, et on réunit ses deux moitiés en engageant à côté de son tourillon une petite broche armée d’un bouchon. On procède de la même manière avec l’autre rouleau, puis on les place par leurs tourillons, dans les échancrures du bâti.
- Pour tendre le papier, on pousse contre le tourillon du rouleau de gauche une pièce de bois/, dont l’échancrure embrasse la moitié de sa circonférence, et qu’on serre avec une vis à oreille g, afin de produire un frottement dur sur ce tourillon ; ensuite on fait tourner le rouleau de droite, au moyen du bouton h, et le papier se trouve ainsi tendu sur la cloison e; pour éviter que le rouleau se détourne, on l’arrête par un cliquet i, qui s’engage dans les dents d’une roue k, montée sur son axe.
- L’appareil pour marquer sur le papier se compose d’un parallélogramme en fer l, muni d’une vism, le long de laquelle chemine un châssis en cuivre n, portant dix poinçons convergents o, qui marquent autant de points sur le papier placé au-dessous, lorsqu’on appuie sur les boutons p ; des ressorts à boudin q remontent les poinçons quand ils sont abandonnés à eux-mêmes. Le châssis porte un écrou r, dans lequel passe la vis.
- Aussitôt que la première rangée de points est marquée, on fait reculer le châssis d’un, de deux ou de plusieurs pas de la vis, en tournant la manivelle 5, munie d’un bras de levier t. A chaque tour , ce bras de levier et celui de la manivelle viennent heurter un toc «, qui avertit l’aveugle que le châssis est avancé d’un pas de vis ; ainsi il entend deux chocs pour un tour entier, et un seul pour un demi-tour.
- La lettre étant formée par points, l’aveugle passe à la composition de la
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- ARTS MÉCANIQUES.
- seconde lettre : à cet effet, il fait reculer le châssis n , de l’espace nécessaire entre chaque lettre; la rangée de lettres étant ainsi formée sur toute la longueur des rouleaux, ou plutôt de la cloison e , l’aveugle fait avancer le papier pour procéder à la formation de la seconde ligne ; à cet effet, il tourne la roue k à l’aide du bouton h, après avoir soulevé le cliquet /. L’épaisseur des dents de la roue k est égale à l’espace ménagé entre chaque ligne.
- Quand le papier est entièrement couvert de lettres, on le dégage des rouleaux après avoir enlevé le parallélogramme qui s’appuie sur le châssis, où il est retenu seulement par deux broches qui s’implantent dans des trous ménagés à cet effet.
- Pour se rendre compte de ce qu’il a écrit, M. Foucauld emploie une seconde machine, de plus grande dimension que celle dont nous venons de parler et qui reproduit les lettres formées à l’aide d’un pantographe.
- La fig. 5 est une élévation latérale de cette machine, la fig. 6 le plan , et la fig. 7 une élévation vue par derrière.
- Les fig. 8 à 14 représentent les pièces détachées de la machine, savoir: la fig. 8 une section transversale des rouleaux supérieurs sur lesquels est tendu le papier; fig. 9, portion de l’un des rouleaux ouverts; fig. 10 et 11 , le timbre qui avertit l’aveugle qu’une ligne est terminée, vu de face et de côté; fig. 12, section longitudinale du clavier et de la touche: fig. 13, les mêmes pièces vues par le bout; fig. 14, châssis qui reçoit la feuille de papier inférieure.
- A, table portant l’appareil; elle repose sur quatre pieds B.
- C, châssis inférieur maintenu sur la table par des vis à oreilles D D.
- E, châssis supérieur soutenu par quatre colonnes F F.
- GG, rouleaux supérieurs sur lesquels est tendue la feuille de papier.
- H , cloison qui sépare ces rouleaux.
- I, roue à rochet montée sur le tourillon de l’un des rouleaux.
- J , cliquet qui s’engage dans les dents du rochet.
- K K, douilles de l’équipage des rouleaux, glissant le long de la tringle L.
- M , vis supérieure au moyen de laquelle on fait avancer ou reculer l’équipage des rouleaux.
- N, rochet adapté à l’axe de cette vis.
- O, demi-écrou embrassant la vis.
- P , équipage des touches.
- Q, vis inférieure qui fait avancer ou reculer cet équipage.
- R, demi-écrou embrassant cette vis.
- S , rochet monté sur la vis, et dans les dents duquel s’engage un cliquet T, articulé avec un levier U, mobile sur une tige a. Avec ce levier est articulé un second cliquet Y, pressé par un ressort ù, et qui s’engage dans les dents
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- MACHINES-OUTILS.
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- du rochet N. Une manivelle X fait agir simultanément ces deux cliquets, dont l’un tire le rochet inférieur, et dont l’autre pousse le rochet supérieur.
- Y, châssis portant la feuille de papier inférieure; il est muni d’une crémaillère Z, poussée par un cliquet c, qu’on manœuvre à la main, et qui est pressé par un ressort d.
- A', clavier composé de dix touches B', qui sont armées d’une rangée de poinçons inférieurs et émoussés C', qui pressent contre le papier tendu sur le châssis Y une feuille couverte de plombagine; et d’une rangée de piquoirs D', placés en sens inverse, et qui piquent de bas en haut le papier tendu par les rouleaux G G. Ces pièces sont semblables à celles que nous avons déjà décrites. Ainsi, en appuyant sur la touche dont le centre de mouvement est en e, on trace sur le papier inférieur les mêmes points piqués par les piquoirs sur le papier supérieur ; mais la disposition des pointes inférieures et supérieures est telle, que les premières comprennent une longueur de 1 millimèt. et demi et que les secondes comprennent une longueur de 4 millimètres.
- Lorsqu’une lettre est formée, on fait avancer l’équipage en tournant simultanément les vis inférieure et supérieure, à l’aide du double cliquet TV. L’aveugle est averti que l’équipage est arrivé au bout de la ligne, par un timbre E', sur lequel frappe alors un petit marteau /, qu’une touche g fait partir. On ramène ensuite l’équipage en dégageant les demi-écrous des vis, et on recommence une seconde ligne, après avoir fait tourner à la main le rouleau supérieur G, et le châssis Y , dont on dégage le cliquet c, qui pousse la crémaillère. Pendant que la vis inférieure fait avancer de 1 millimèt. et demi l’équipage qui écrit le caractère cicéro pour le clairvoyant, la vis supérieure fait avancer de 4 millimèt. le papier sur lequel ce même équipage pique des points, de sorte que les lettres piquées occupent chacune un espace de 4 millimètres carrés, sur le papier enroulé sur les rouleaux supérieurs.
- Les points piqués sur la feuille de papier supérieure étant saillants sur le verso, l’aveugle, en passant les doigts dessus, lit facilement les lettres ainsi formées, et peut s’assurer qu’elles sont parfaitement identiques avec celles marquées par les poinçons inférieurs. (D.)
- MACHINES-OUTILS.
- D esc ri l'Tioiv dune machine propre à percer les pièces métalliques, dite machine radiale, employée dans les ateliers de M. Cave, rue du Faubourg-Saint-Denis, 214
- Nous avons donné, p. 489 du Bulletin de décembre 1842, la description d’une machine destinée, non-seulement à percer verticalement les trous dans
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- ARTS MECANIQUES.
- les pièces métalliques, mais encore à aléser ces trous , et qui peut se trans porter sur tous les points de l’atelier.
- La machine dont nous nous occupons aujourd’hui présente les mêmes avantages, mais avec cette différence que, sans déplacement, elle peut atteindre avec une grande facilité tous les points d’une surface très-étendue , au moyen d’une potence formant rayon et tournant en même temps qu’une colonne centrale, à la manière des grues. Le porte-outil peut prendre un mouvement de translation horizontale le long de cette potence ; c’est cette disposition ingénieuse qui lui a fait donner le nom de machine radiale. Elle sert à différents usages , et principalement à percer les brides des cylindres des machines à vapeur.
- Les deux planches qui accompagnent notre description feront suffisamment connaitre la composition et les détails de cette utile machine.
- PI. 900 , fig. 1. Élévation latérale de la machine, montée de toutes ses pièces.
- Fig. 2. Section verticale, prise par le milieu de la colonne, sur la ligne A B, fig. 5, pi. 901.
- Fig. 3, plan ; et fig. A, section verticale d’un système d’engrenage adapté au porte-outil, et destiné à régler la vitesse de rotation du foret, par l’arbre lui-même.
- Fig. 5, pl. 901. Section horizontale de la machine, au niveau de la ligne C D , fig. 1.
- Fig. 6. Plan pris à la hauteur de la ligne E F, fig. 1, et montrant le 'mécanisme destiné à faire pivoter l’arbre.
- Fig. 7. Plan de la partie supérieure de la machine, et des communications de mouvement pour faire fonctionner l’outil.
- Fig. 8. Elévation, vue par derrière, delà douille ou partie mobile de l’appareil , faisant corps avec la potence qui porte l’équipage de l’outil.
- Fig. 9 et 10. Elévation latérale et vue de face du porte-outil et de la chaise sur laquelle il est boulonné.
- Fig. 11. La chaise vue en plan.
- Fig. 12 Élévation et plan de la plaque sur laquelle la chaise est établie.
- Fig. 13. Partie de l’arbre du porte-outil et du genou de la tige du foret.
- Fig. 14 et 15. Élévation latérale et section verticale de la chaise portant l’axe des poulies motrices.
- Fig. 16 et 17. Élévation et plan du chapeau qui recouvre le sommet de la colonne.
- Fig. 18 et 19. Collier embrassant la partie supérieure de la colonne, et sur lequel est solidement boulonnée la chaise, fig. 14.
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- MACHINES-OUTILS.
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- Fig. 20. Vue de face et de côté du levier au moyen duquel on fait monter et descendre, le long de la colonne, la potence et l’équipage du porte-outil.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A , colonne verticale en fonte, munie, par le bas, d’une embase B, tournant sur un pivot C, lequel est fixé sur un large patin D, servant de plaque d’assise.
- E, douille qu’on peut faire monter ou descendre le long de l’arbre, au moyen d’un pignon engrenant dans une crémaillère.
- F , potence solidement fixée sur la douille E, et portant l’équipage de l’outil.
- G , plate-forme fixe, reposant, par sa partie antérieure, sur une colonne H, et solidement attachée, par sa partie postérieure, au mur de l’atelier.
- I, chaise adaptée également contre le mur de l’atelier, au haut de la colonne, et recevant l’arbre L , qui porte les deux poulies motrices M.
- N, roue d’angle verticale, montée sur l’arbre L, et engrenant avec une roue d’angle horizontale O, montée sur l’axe d’une roue dentée P , qui commande un pignon Q. Ce dernier est fixé sur la tête d’une longue tige R , portant , à son autre extrémité , une poulie S, autour de laquelle passe une courroie sans fin T, qui enveloppe les poulies de renvoi U et V, et embrasse finalement la poulie X, montée sur l’arbre du porte-outil, qu’elle fait tourner.
- Y , châssis du porte-outil, glissant le long de la potence F.
- Z, arbre du porte-outil.
- A', forêt. B', tige taraudée de l’arbre du porte-outil.
- C', système d’engrenage au moyen duquel on fait appuyer le foret sur la pièce à percer.
- D', tringle armée d’une manivelle, que l’ouvrier tourne pour opérer la descente du foret.
- E', autre tringle portant à son extrémité une pointe recourbée , pour marquer exactement sur la pièce la place où le trou doit être percé.
- F', crémaillère adaptée au-dessous de la potence F.
- G', pignon monté sur l’arbre H', et engrenant dans la crémaillère, pour imprimer un mouvement de translation latéral au porte-outil.
- F, pignon creux à dents obliques, monté à l’extrémité inférieure de l’arbre H', et que commande une vis sans fin, qu’on fait manœuvrer à l’aide de la manivelle K'.
- L', crémaillère adaptée à la colonne A, et au moyen de laquelle on fait monter ou descendre, le long de cette colonne, la potence et le porte-outil.
- M', pignon engrenant dans cette crémaillère.
- N', roue dentée fixée sur l’arbre de ce pignon.
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- ARTS MÉCANIQUES. — MACHINES-OUTILS.
- (V, vis sàtns fin qui fait tourner cette roue.
- F', levier terminé par une fourchette servant à manoeuvrer le système d’engrenage précédent.
- Qf y fig. 6, grand plateau circulaire dont la périphérie creuse porte des dents obliques. Ce plateau, serré contre la colonne A', par des clavettes, est destiné à la faire tourner sur son pivot C.
- R/,, vis sans fin engrenant dans les dents du plateau précédent.
- S', manivelle destinée à faire tourner cette vis.
- T',, chapeau solidement boulonné sur la tête de la colonne A et qui reçoit l’axe des roues dentées O et P.
- a, pignon fixé sur la fusée de l’arbre du porte-outil Z , et engrenant dans une roue dentée qui se trouve en avant et qu’on n’a pu représenter dans la coupe fig., 2. Cette roue commande une autre roue dentée b, dont l’axe porte un pignon qui mène une roue dentée c, montée sur la tige taraudée B'; cette dernière roue est surmontée d’une roue dentée dans les dents de laquelle engrène un cliquet e (fig. 3).
- Au moyen de ce système d’engrenagé, l’arbre du porte-outil règle lui-même la vitesse de rotation que doit avoir le foret, pour percer la pièce soumise à son action.
- f y pointe attachée à la tringle E', et qu’on fait descendre sur la pièce pour marquer le trou à percer.
- g, levier qui arrête la tringle dans sa position.
- h, rochet monté sur l’axe de la vis sans fin O', et dans les dents duquel s’engage un cliquet i , adapté à la fourchette du levier P'.
- j, pignon monté sur l’axe de la manivelle S' et engrenant dans une roue dentée k, fixée sur l’axe de la vis sans fin R'.
- 11, clavettes pour serrer le plateau Q' contre la colonne A.
- m m, fig. 5, mortaises percées dans la plate-forme G et à l’aide desquelles on arrête, sur cette plate-forme, les pièces à soumettre à l’action du foret.
- n , tige du foret, dont la tête, formant genou de cardan, joue dans la partie renflée o de l’arbre Z du foret {yoy. fig. 13).
- /?, plaque adaptée au-dessous du support Y' du porte-outil, et qui sert à le maintenir sur la potence F.
- Fonctions de la machine. La manœuvre de cette machine est simple et facile, pour l’amener sur les différents points où elle doit agir.
- Après avoir solidement établi la pièce à percer sur la plate-forme G, à 1 aide de coins traversant les mortaises m > on la centre convenablement, puis on amène le porte-outil au-dessus du trou à percer, en faisant tourner tout le système au moyen de la manivelle S'; ensuite on descend l’équipage du porte-outil, en faisant agir le levier P'.
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- a.rts économiques. — salubrité.
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- Pour marquer avec régularité la distance entre chaque trou à percer, on fait agir la pointe f, qu’on détourne ensuite.
- A ce moment, les poulies motrices doivent donner l’impulsion au foret, que l’ouvrier fait appuyer sur la pièce à percer , en tournant la manivelle adaptée à la tringle D'. La roue dentée q, fixée sur la tête de cette tringle, entraîne une autre roue dentée C', dont l’écrou fait descendre la partie taraudée r de l’arbre B' du porte-outil.
- Lorsque le trou est percé, on remonte le foret en détournant la manivelle de la tringle D'.
- S’agit—il de percer des trous sur le bord d’une grande pièce circulaire, ou de toute autre forme, on fait avancer l’équipage du porte-outil jusqu’à l’extrémité de la potence F, en tournant la manivelle K', puis on fait pivoter successivement tout le système, d’une distance égale entre chaque trou à percer. (D.)
- ARTS ÉCONOMIQUES. — salubrité.
- Extrait dune notice sur un moyen de rendre imperméables les enduits des terrasses, des citernes et des constructions quelconques y récentes ou détériorées par le temps ; par M. Burel, lieutenant-colonel du génie, ingénieur en chef à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ( i ).
- Pour rendre imperméables à l’eau les enduits des terrasses, des chapes de voûte, des citernes et des constructions quelconques, on emploie des procédés variés et nombreux : tantôt on les massive avec la die, couche par couche, ou bien on les frappe à la baguette ; tantôt on les frotte à diverses reprises avec la truelle, ensuite on les lisse en les humectant, pendant l’opération, soit avec le lait de chaux rendu hydraulique, soit avec des liniments gras. Quelquefois on les chauffe fortement pour en chasser l’air et l’humidité, et les ayant ainsi disposés à l’absorption, on étend sans délai, sur leur superficie, une composition grasse et chaude , que l’air froid de l’atmosphère tend à y faire pénétrer en peu d’instants ; le plus souvent on se borne à couvrir ces enduits d une peinture mordante ou siccative, ou bien d’une couche de bitume.
- Ces procédés étant dispendieux et souvent inefficaces, l’auteur a pensé qu’on pourrait y suppléer par un moyen dont le succès serait assuré d’avance,
- (1) Le comité des arts économiques a jugé que le moyen indiqué par M. Burel pourrait avoir des effets avantageux, et que, s’il recevait une application utile, l’auteur aurait droit à une récompense; en attendant, il a proposé de le remercier de sa communication et d’insérer le mémoire au Bulletin,
- (Foy. Bulletin d’avril 1843, p. 149..)
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- arts Économiques.
- c’est-à-dire en employant sur l’enduit nouveau , ainsi que sur celui que le temps ou des accidents quelconques auraient détérioré, l’action puissante de la presse hydraulique, pour l'imprégner à fond d’une substance demi-liquide; mais cet appareil étant coûteux et d’une manœuvre assez difficile, M. Burel s'est borné à imiter ses effets, par l’action d’une simple colonne d’eau, qu’on peut élever indéfiniment et mesurer avec précision.
- 11 propose en conséquence l’équipage suivant, en commençant son application économique sur une terrasse plane et horizontale à peu près. Dès qu’on aura compris son effet sur une pareille localité, on verra combien il est aisé de l’établir contre une surface inclinée, verticale, anguleuse, et même d’une courbure quelconque, en variant ses formes et dimensions selon la diversité des circonstances.
- Dans cette première disposition , on ne portera la pression liquide que jusqu’à 5 mètres de hauteur ou de puissance, pour représenter celle d’une demi-atmosphère , parce qu’elle est la plus forte qu’on puisse ordinairement désirer, puisque les citernes les plus profondes n’ont pas même cette hauteur d’eau à comprimer, et qu’elles seront parfaitement préservées d’infiltrations, si elles ont résisté d’avance sans suintement 5 cette force divergente : à plus forte raison sera-t-on rassuré, s’il ne s’agit que de repousser les eaux pluviales ou celles qui arriveraient à travers 2 mètres d’épaisseur de terre. Cependant, si l’on voulait obtenir une plus forte pression, rien n’empêchera d’augmenter l’élévation de la colonne d’eau, ainsi que le poids dont il faudra la surcharger, sous forme de lest additionnel.
- 1° Saturation des enduits par le lait de chaux hydraulique. Une plaque de tôle CD, fig. 1, pl. 902, qu’on peut appeler plastron, ayant un peu plus de 1 mètre en carré et 3 millimètres d’épaisseur, repose sur un cadre évidé A B, tiré d’une plaque de plomb, ou formé d’un bourrelet en feutre redoublé, afin d’éloigner un peu le plastron du sol qu’il s’agit d’imbiber par compression. Sous ce cadre de plomb ou de feutre, on étendra une couche de résine fondue, capable de se mouler parfaitement sur les inégalités que pourrait avoir l’enduit, lequel se trouvera définitivement éloigné du plastron de 20 ou 30 millimètres. Sur le plastron, on posera un plancher' M N, de 2 mètres de longueur sur 1 mètre de largeur, afin de tenir le plastron bien plan, et de porter le lest additionnel de l’équipage ; la résine du lutage devra être mêlée d’un peu de suif ou de cire, pour être moins cassante. Sur le milieu du plastron C D s’élève une colonne en tôle ou en plomb , de 5 mètres de hauteur, percée, suivant son axe, d’un trou E F, de 2 ou 3 centimètres d'ouverture; ce tube se termine, en haut, par un entonnoir G, destiné à recevoir et tenir la colonne comprimante toujours pleine d’eau de chaux hydraulique, pendant l’opération.
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- SALUBRITÉ.
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- Comme l’action de cette colonne liquide ( quelque mince qu’elle soit) tendra à soulever tout l’appareil avec un effort, de 1m,00 X 5m,00, on chargera le plancher MN, de 5,000 kil. au moins de pierres, ou plutôt de 50 sacs pleins de terre, du poids de 100 kilogrammes chacun, atin qu’il n’y ait aucun danger pour les hommes, ou pour l’enduit, pendant les fréquentes manœuvres de ce lest.
- On remplira ensuite le tube E F d’un lait de chaux rendue hydraulique par son mélange avec la poussière impalpable de pouzzolane; on tiendra le tube EF constamment rempli de ce mélange liquide, pendant 2 ou 3 heures, afin que les fissures du sol aient le temps de se saturer momentanément jusqu’aux limites marquées par la courbe a b cd, déterminées par la largeur du plastron. Ce délai étant expiré, on enlèvera les sacs pleins de terre, pour transporter l’équipage à 1 mètre de la position précédente, afin d’imbiber sans interruption le sol entier, en opérant de proche en proche. Dans cette seconde station on remettra le lest, on fera une saturation forcée pendant 3 heures, après quoi on s’établira à la station attenante. Pendant qu’on soumettra ainsi toute la plate-forme à la pression hydraulique, de mètre carré en mètre carré, avec 5,000 kilogrammes de poids ou de puissance, les premiers mètres carrés saturés d’abord se seront desséchés, et se trouveront d’autant mieux disposés à recevoir une infusion nouvelle, mais moins chargée que la première, qu’on y refoulera dans le même ordre et de mètre en mètre, pendant 3 heures chacune , temps suffisant pour chaque saturation partielle.
- On devra faire attention de laisser le plancher MN, qui pose sur le plastron, détaché de lui et mobile, afin de pouvoir l’y appliquer commodément le long des murs ou de tout obstacle imprévu , de manière que le lest qu'il porte corresponde toujours au milieu de ce plastron ; c’est pour cela qu’on lui a donné 1 mètre de largeur seulement, sur une longueur double : on aura aussi l’attention que tous les carrés abreuvés du sol soient tangents les uns aux autres, sans qu’aucune partie de son enduit puisse être privée du lait de chaux, tenu longtemps, comme on l’a dit, sous forme de nappe, entre le plastron et le sol.
- Le procédé qu’on vient de décrire ayant paru à l’auteur d’un effet certain , il a fait quelques expériences, à la suite desquelles il en a proposé l’emploi, pour étancher deux lézardes formées dans un mur de citerne : cinq ingénieurs (1), dont quatre sont anciens élèves de l’école polytechnique, ont été consultés séparément et l’ont approuvé.
- (1) MM. Guiraud , colonel, directeur du génie; Abeille, colonel, directeur d’artillerie ; Trtéou, ingénieur en chef des Pyrénées-Orientales; Richer, lieutenant du génie; et Amiel, ingénieur, architecte de la ville de Perpignan.
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- ARTS ECONOMIQUES.
- On voit qu’il suffira que l’enduit ait été simplement fouetté en plusieurs couches , sans être trop fortement serré à la truelle, mais seulement retroussé et uni soigneusement.
- On observera que ce qui recommande particuliérement ce procédé, c’est que par son usage on évitera les saccades et les froissements, qu’on sait être si nuisibles à l’agrégation et au durcissement des enduits. On ne connaît presque aucun enduit bien étanche; tous les pavés, qu’on dit hydrauliques, sont plus ou moins poreux ; toutes les citernes perdent un peu de leur eau, et les vernis végétaux dont on les recouvre ne sont que des palliatifs.
- Il n’en sera pas de même, si l’on resserre les pores de ces enduits par la pression hydraulique, avant de les livrer à leur usage; car, outre la douceur de cette compression puissante, on portera dans le cours de ces enduits , qui sont de nature minérale, des mélanges ou des sels qui sont aussi de nature minérale , et conséquemment incorruptibles et susceptibles d’agrégation intime avec eux ; le temps la rendra parfaite , et l’on aura, par ce moyen, imité le jeu naturel des eaux chargées de sels calcaires , qui sont poussés dans les moindres fissures et suintent même à l’extérieur des conduites de ces eaux , où le contact de l’air atmosphérique les force à se concréter par l’évaporation du liquide.
- Ce travail de la nature est tous les jours copié par les ouvriers , quoique d’une manière bien imparfaite ; ils versent dans les joints des pierres de taille, des laits de chaux qui s’y solidifient médiocrement, ils coulent du plomb fondu dans les gîtes des ferrures , mais sans s’apercevoir que la hauteur de la colonne liquide contribuerait à rendre leur ouvrage bien plus compacte. C’est par ces moyens qu’on a étanché les infiltrations du bassin Grognart, à Toulon, et de la digue du réservoir de Lampi, en y versant, pendant quelques semaines, du lait de chaux hydraulique, qu’on a vu ensuite ressortir en stalactite sur les parois extérieures de cette digue.
- 2° Saturation, des enduits par des Unimexts gras. Non-seulement la pression hydraulique peut pousser dans l’intérieur des enduits des mélanges ou des sels calcaires, mais encore elle fait pénétrer dans ces enduits^ ainsi que dans la pierre poreuse, et même dans le bois, des peintures et des liniments qu'on peut avoir grand intérêt d’économiser; tels sont la cire fondue, le bitume, l’huile siccative, ou toute autre substance d’un prix élevé. Pour cela, on devra se servir du même appareil, auquel on aura ajouté un diaphragme qui prévienne le mélange du Uniment avec la colonne d’eau comprimante, et fempêche d’v venir surnager. Ce diaphragme devra être en même temps assez mince et flexible pour s’affaisser sous le grand poids de cette colonne d’eau.
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- On formera donc d’abord sur le sol un bourrelet de résine en fusion, de même largeur, en carré, que le cadre A' B', fig. 2, et l’on y posera ce cadre, qui deviendra adhérent à l’enduit, par suite du refroidissement de la résine ; ensuite on versera dans l’intérieur évidé du cadre, c’est-à-dire sur la partie du sol qu’il embrasse, le iiniment ou vernis alcoolique qu’on veut y faire entrer par compression, et l’on étendra sur le plan de ce cadre une grande feuille mince ou diaphragme de plomb c d> sur laquelle on placera un second et dernier cadre a1 b1 , qu’on recouvrira du plastron c' d!, en tôle forte ; le plancher M' N' et son lest seront enuite placés, et il ne restera plus, entre l’enduit et le plastron, de fissure perméable à l’eau, le poids de l’équipage étant supérieur à l’effort qu’elle ferait pour y pénétrer ou pour s’y faire joui-.
- L’appareil étant ainsi disposé, et le tube E' F' y étant implanté, on le remplira d’eau bouillante, qu’on renouvellera à mesure de son refroidissement, en ouvrant le robinet Pi de temps en temps ; le diaphragme c d s’affaissera sous le grand poids de la colonne d’eau , et pressera avec force le Iiniment qui pénétrera dans le sol jusqu’aux limites marquées par les lettres X Y Z, la chaleur de l’eau comprimante l’entretenant toujours sous forme liquide. Dès que la compression aura produit son effet (ce qu’on reconnaîtra quand la colonne d’eau E' F ne baissera plus), on démontera l’appareil pour le poser à 1 mètre de distance, c’est-à-dire tangenliellement au carré qu’on vient de saturer, et l’on pourra recueillir sans perte tout ce qui sera resté Iiniment que la feuille flexible de plomb c d n’aura pu atteindre , et qui aura dû se concréter par le contact de l’air froid de l’atmosphère.
- On a indiqué , par une courbe pointillée, l’inflexion que prendra la feuille de plomb c d, sous le poids de la colonne d’eau chaude E'F'.
- En jetant les yeux sur la figure 3, on comprendra facilement comment on peut appliquer le plastron c d contre une pente rapide , en l’y retenant par des étançons p q, et en chargeant de lest son plancher , qu’on aura établi bien horizontalement.
- S’il s’agit d’opérer contre la paroi verticale d’une citerne, on saura également l’y tenir pressée par les étançons p q. Il est vrai qu’ici le voisinage de la voûte ne permettra pas de donner partout 5 mètres de hauteur à la colonne d’eau comprimante; mais aussi l’eau de la citerne ne devant s’élever que jusqu’à la hauteur de la ligne ordinaire de flottaison xj, ses parois seront exemptes de toute infiltration ultérieure, si la colonne d'eau de l’appareil a pu recevoir une hauteur qui soit de quelques décimètres seulement au-dessus delà ligne x j.
- Si le plastron doit être appliqué dans un angle ou contre une surface fortement ondulée , on devra lui donner, pour chaque station , un cadre spécial ;
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- ARTS ECONOMIQUES.
- pour l’exécuter avec précision, on présentera d’abord le plastron de tôle forte c ci, à la distance convenable de la surface inégale qu’on juge à propos de lui assigner , ainsi qu’on le voit figure 4 ; ensuite on construira en sous-œuvre les quatre côtés d’un cadre en bois ou en métal a b, a b, ce qui n’est pas difficile à un bon ouvrier ; on enduira et l’on fera adhérer ce cadre au sol; on montera l’appareil avec les précautions précédemment indiquées, pour opérer d’une manière analogue aux procédés déjà décrits.
- Il est indispensable de répondre ici à une objection majeure : c’est qu’il serait possible que l’enduit à abreuver par compression fût trop friable pour supporter un poids de plus de 5,000 kilogrammes sans se briser sous le cadre et son lut.
- Pour parer à cet inconvénient, on aura soin de ne charger d’abord le plastron que du tiers de son lest, par exemple , et de ne remplir le tube E F que jusqu’au tiers de sa hauteur, après quoi on ajoutera le second tiers du lest et le second tiers de la hauteur d’eau comprimante; enfin on posera le dernier tiers du lest, et on achèvera de remplir le tube E F. Par cette succession du chargement (qui ne sera pas toujours nécessaire), la nappe d’eau qui s’étendra sous le plastron distribuera uniformément la pression sur un mètre carré , et la rendra d’autant moins dangereuse sous la surface trop étroite du cadre et de son lut.
- Mode de construction prévenant les effets de ïhumidité dans les habitations, par M. Valadon, architecte y rue de Qre-nelle-Saint-Germain , 186 (i).
- Lorsque les fondations sont élevées jusqu’à 20 centimètres en contrebas du sol extérieur, on les met parfaitement de niveau , et on établit dessus un enduit en plâtre ; ensuite on trace très-exactement le plan de tous les murs, pans de bois et cloisons. Après cette opération, on construit des caisses en bois, d’une hauteur qui varie suivant l’élévation du sol intérieur, en les faisant monter de 20 centimètres au-dessus de ce dernier sol. On approche le plus possible des encaissements les matériaux qui doivent servir à la construction, afin d’éviter les pertes de temps qui nuiraient à la réussite de l’opération.
- Les choses étant ainsi disposées, on commence la construction dans les caisses.
- (1) L’auleur de ce mémoire a obtenu une médaille d’argent au concours pour un moyen de prévenir l’humidité dans les constructions. (Voyez Bulletin d’avril, p. 148.)
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- Un ouvrier, servi par deux manœuvres, étend sur l’enduit en plâtre une couche d’asphalte de 1m,50 de longueur environ, afin de pouvoir ranger, tasser, et faire adhérer avec soin les pierres à l’asphalte : puis il garnit le tout. 11 continue ainsi la première assise dans les caisses préparées, et il agit de même pour toutes les autres assises jusqu’à ce qu’il ait atteint le haut des caisses.
- Ce travail fini, on laisse refroidir avant d’enlever les planches qui forment les encaissements; ce refroidissement, pour être complet, exige, suivant l’épaisseur des murs, de douze à vingt-quatre heures. Après le refroidissement , on peut continuer la construction au-dessus, suivant le mode qu’on veut adopter.
- La pierre qui convient le mieux à ce genre de construction est la meulière , à cause de ses aspérités et de son imperméabilité.
- De toutes les pierres artificielles, c’est la brique de Bourgogne qu’on emploie avec le plus d’avantage.
- Cependant, si l’exécution est bien dirigée, on peut employer des matériaux poreux, comme la brique tendre par exemple, mais non les pierres calcaires.
- Il est indispensable que les matériaux qui doivent être hourdés en asphalte soient parfaitement secs.
- Comme il n’est pas toujours possible de laisser à découvert les parties de construction hourdées en asphalte, à cause de la couleur de cette matière, on les revêt à l’extérieur et à l’intérieur de l’habitation. A l’extérieur, on emploie avec succès les dalles en pierre dure coulées en asphalte , en relevant ce mastic jusqu’à 8 centimètres au-dessus de ces dalles, pour former un solin en gorge recouvert par l’enduit ou la pierre qui vient au-dessus. A l’intérieur, l’opération est plus simple ; il suffit d’arrêter les enduits en plâtre ou mortier, à 10 centimètres au-dessus du sol et de clouer les plinthes au-dessus de l’asphalte : de cette manière, l’humidité ne peut s’élever.
- Pour éviter l’humidité provenant du sol sous les parquets et carrelages, il suffira de faire une aire en asphalte, soudée avec les parties construites, comme il a été dit précédemment.
- Ce genre de construction est d’une grande solidité ; il est moins sujet aux tassements que ceux hourdés en mortier de chaux ou de plâtre.
- Le dommage causé par l’incendie est moins considérable avec la construction en bitume, qu’il ne le serait avec de la pierre calcaire, dont la calcination serait plus prompte.
- Le moyen proposé, dont plusieurs expériences faites en grand ont démontré l’efficacité, est simple, puisqu’il consiste uniquement dans l’emploi de l’asphalte comme mortier, en ayant soin de choisir les matériaux et en prenant, pour bâtir, les précautions indiquées.
- La dépense de ce genre de construction comparativement à celle des
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- bibliographie industrielle.
- constructions ordinaires est peu élevée : ainsi, dans une construction de 45,000 fr., la différence en plus a été de 1,000 fr. L’asphalte a été fabriqué sur place, au fur et à mesure de l’emploi. Dans une construction de 10,000 fr., la différence a été de 400 fr. L’asphalte a été acheté tout préparé, et a coûté le double de celui fabriqué sur place.
- Explication des figures de la planche 902.
- Fig. 5. Plan d’un trumeau en asphalte et meulière.
- Fig. 6. Coupe verticale sur la ligne A B du plan.
- Fig. 7. Plan d’un encaissement.
- C, mur de fondation en moellon.
- D, mur en asphalte et pierre meulière.
- E, mur en moellon en élévation.
- F, dalle de revêtement couvrant l’asphalte.
- G, Asphalte coulé entre la dalle de revêtement et le mur.
- H, enduit en plâtre ou mortier de chaux couvrant le mur en moellon à l’extérieur.
- I, enduit en plâtre ou mortier de chaux couvrant le mur en moellon et une partie du mur en asphalte à l’intérieur.
- J, plinthe en bois clouée sur un tasseau attenant à l’asphalte.
- K, parquet posé sur des lambourdes.
- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Livres français.
- Notice sur les chasse-pierres, nouvelle invention pour chemins de fer. In-4, Paris, Renard, rue Sainte-Anne, 71.
- Les édifices circulaires et les dômes, classés par ordre chronologique ; par Isabelle. In-fol,, Paris, Firmin Didot, rue Jacob, 56.
- Expériences faites à Cherbourg, en décembre 1842, sur l’emploi de la marine-glu (colle marine). In-8, Paris, Jarry, rue Pavée-Saint-André-des-Arcs, 1.
- Rapport fait à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, sur le prolongement du chemin de fer de Bourges à Clermont; par M. Martha-Becker. In-8, Clermont, Thibaut-Landriot.
- Statistique annuelle de l’industrie. Almanach-Bottin du commerce de Paris et des départements de la France, pour 1843. 1 vol. in-8, de 1800 pages, Paris, rue Jeau-Jacques-Rousseau, 20.
- Annuaire agricole perpétuel du propriétaire et du cultivateur; par Anfauvre jeune. Itt-16, Moulins, Desroziers.
- Considérations sur les céréales et principalement sur les froments ; par M. Loiseleur-Deslongchamps. In-8, Paris, Bouchard-Huzard, rue de l’Éperon, 7.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Nouveau manuel complet de la galvanoplastie ; par Smee. In-8, Paris, Roret, rue Hautefeuille, 10 bis.
- Nouveau manuel complet du dateur; par MM. Jullien et Lorentz. In-8, Paris, Roret.
- Chimie expérimentale et raisonnée; par Édouard Robin. In-8, Paris, rue de la Harpe, 90.
- Tableau général du mouvement du cabotage pendant l’année 1841, publié par l’administration des douanes. In-4.
- Almanach de la fabrique de Paris ; par Émile Leriche, 39e année. In-12, Paris, place Bertin-Poirée, 3.
- Almanach des fabricants de bronze de la ville de Paris pour l’année 1843. In-8, Paris, rue Aumaire, 51.
- Chemin de fer du nord de la France, ligne de Paris à Londres, par C. Podevin. In-8, Paris, Proux.
- Description des machines et procédés consignés dans les brevets d’invention dont la durée est expirée, t. XLVI et XLVII, 2 vol. in-4, avec planches, Paris, Bouqhard-Huzard.
- Géométrie stéréométrique, ou collection de figures en carton, pour faciliter l’étude de la géométrie ; par M. L. Dupin. In-4 obi.
- Méthode de dessin sans maître; par Levasseur, de la Rochelle. In-8.
- Almanach de l’agriculteur, de l’industriel et des ménages; par Blismon. In-8, Paris, Delorme, quai des Augustins, 11.
- Des hypothèses sur la lumière et de l’éther; par Nougarède de Fayet. In-8, Paris, Bachelier, quai des Augustins, 55.
- Encyclopédie élémentaire du xixe siècle, ou résumé des connaissances; par Vanderest. In-12, Paris, Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12.
- Histoire anecdotique des professions en France, depuis le xme siècle jusqu’à nos jours; par Joigneaux. In-8, Paris, Pilout, rue de la Monnaie, 24,
- Nouveau manuel complet du fermier, ou l’agriculture simplifiée; par de Lepinois. In-18, Paris, Roret.
- Recueil de mémoires, expériences, observations et procédés relatifs au service de l’artillerie. In-8, Paris, Bachelier.
- Traité d’arithmétique pratique ; par Tagnard jeune. In-18, Paris, Didier, quai des Augustins, 35.
- Traité théorique et pratique de vinification ; par Dubief. In-8, Paris, Maison, quai des Augustins, 29.
- Annuaire commercial et industriel pour la ville de Toulon. In-8, Toulon, Baume.
- Collection de mémoires relatifs à l’assainissement des ateliers, des édifices publics et des habitations particulières ; par M. d’Arcet. In-4 avec atlas, Paris, Mathias, quai Ma-laquais, 15.
- Latrines modèles construites sous un colombier, ventilées au moyen de la chaleur des pigeons et servantà la préparation de l’engrais ; par le même. In-4, Paris, Mathias.
- Considérations sur les services de guerre de la marine à vapeur ; par Ûumalle. In-8, Toulon, Aurel.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- De la navigation des colonies ; par le comte de Vaublanc. In-8, Paris, Fournier.
- Documents relatifs à la culture du cotonnier et aux procédés de récolte du coton; imprimés par ordre du ministre de la guerre. In-8, Paris, Maulde.
- Quelques idées sur la production, l’élève et le perfectionnement des chevaux de montagne; par Bergasse de Laziroules. In-8, Paris, Gauthier-Laguionie, passage Dauphine, 36.
- Études de chimie philosophique; par E. N. Martin. In-8, Paris, Méquignon-Marvis, rue de l’École-de-Médecine, 3.
- Exercices des bouches à feu en usage dans la marine. In-8, Toulon, Laurent.
- Nouveau manuel complet du peintre en bâtiment, du fabricant de couleurs, du doreur, du vernisseur, etc.; par Biffault et Vergnaud. Iu-8, Paris, Roret.
- Mémoire sur la culture du poivrier dans la Guyane française; par le général L. Bernard. In-8, Paris, Blondeau.
- Notice relative à des télégraphes de jour et de nuit ; par Chatau. Paris, Blondeau.
- Observations de la Société royale et centrale d’agriculture sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre. In-4, Paris, Bouchard-Huzard.
- Annales historiques de l’agriculture et de la législation rurale du pays de Lorraine. In-12, Nancy, Dard.
- Études historiques sur la marine militaire. In-8, Toulon, Laurent.
- Mélanges d’agriculture et d’économie politique ; par le comte André de Bonneval. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Note sur le roulage et les routes d’Angleterre et de France ; par Berthauld-Ducreux. In-8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont, quai des Augustins, 39.
- Semailles des blés et de toutes les céréales ; moyen de doubler les récoltes. In-8, Toulouse, Senac.
- Traité de la chaleur considérée dans ses applications; par E. Péclet. 2 vol. in-4, avec atlas de planches. Paris, Hachette, rue Pierre-Sarrazin, 12.
- Du projet de loi sur les brevets d’invention; par Philippe Mathieu. In-8, Paris, Bruneau.
- Mémoire à la commission supérieure des chemins de fer; parM. L. Bellel. In-8, Paris, Lange-Lévy.
- Observations sur le projet de loi concernant les brevets d’invention; par A. Perpi-gna. In-8, Paris, rue Choiseul, 2 ter.
- Guide de mécanique pratique ; par Armengaud jeune. 1 vol. in-12, Paris, Mathias.
- Pétition des fabricants des sucres de pommes de terre à la chambre des députés. ïn-4, Paris, Maulde.
- Recherche théorique des lois d’après lesquelles la lumière est réfléchie et réfractée; par Neumann. Iu-4, Paris, Bachelier.
- Traité analytique de la fabrication du sucre indigène ; par Jéronnez. In-8, Anzin, Boucher-Moreau.
- Annuaire du bureau des longitudes, pour l’année 1843. In-12, Paris, Bachelier.
- Des améliorations à apporter dans le sort des ouvriers peintres en bâtiments; par M. Leclaire. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Mémoires de la Société d’agriculture, sciences et belles-lettres de Bayeux. 1 vol. in-8, Bayeux, Groult.
- Notice sur la peinture sur verre ancienne , la fabrication des couleurs, etc.; par Meunier. In-18, Paris, Rousseau, rue Richelieu, 108.
- Rapport annuel sur les progrès de la chimie, présenté à l’Académie des sciences de Stockholm; par Berzèlius, traduit par Plantamour. In-8, Paris, Fortin et Masson, place de l’École-de-Médecine, 1.
- Alphabet des arts et métiers. In 12, Montbelliard, Deckher.
- Question vinicole; par M. de la Myre-Mory. Bordeaux, Balarac.
- Cours de chimie inorganique appliquée; par M. Payen. ln-8, Paris, au Conservatoire des arts et métiers.
- Cours élémentaire de dessin linéaire, d’arpentage, d’architecture; par M. J. B. Henry. In-S, Paris, Pesron.
- De l’influence de l’air atmosphérique sur la vie et de ses rapports avec l’industrie, l’agriculture; par B. G. In-8, Paris, quai Pelletier, 32
- llydrométrie; par Lanier. In-8, Nantes, Hérault.
- Nouveau manuel complet des jardiniers. In-18, Paris, Roret.
- Projet de loi sur les brevets d’invention. Observations par la commission des pharmaciens. In-8, Paris, Fain.
- Rapport sur des expériences relatives à la fabrication du sucre et à la composition de la canne à sucre ; par E. Pèliyot. In-8, Paris, Mathias.
- Notice sur le gérotype ou machine à distribuer et à composer en typographie ; par Gaubert. ln-8, Paris, rue Servandoni, 16.
- Traité pratique des abeilles; par Esnault-Peltrie. In-8, Vimoutiers, Chauvin.
- De l’industrie française de Pondichéry et de la métropole, dans ses rapports avec le Sénégal, l’ile Bourbon et l’étranger ; par Buchon-Doris junior. In-8, Paris, Wittersheim.
- Le l’industrie avignonaise; par Léon de Teste. In-8, Avignon, Jacquet.
- Observations sur l’exécution de la loi du 11 juin 1842, relative à l’établissement des grandes lignes de chemins de fer; par F. Bartholony. In-8, Paris, Blondeau, rue Rameau, 7.
- Guide du voyageur sur les chemins de fer de la Belgique; par Duplessy. In-8, Paris, Proux.
- Notice sur les conserves alimentaires ; par Colin. In-12, Nantes, Masson.
- Observations sur les projets de loi concernant les brevets d’invention ; par Truffaut. Paris, rue Favart, 8.
- Statistique annuelle de l’industrie, almanach du commerce du Havre. In-8, Havre, Lemale.
- Le sucre indigène dans ses rapports avec les progrès de l’agriculture; par Mathieu de Dombasle. In-8 , Nancy, Raybois.
- Traité encyclopédique et méthodique de la fabrication des tissus; par Falcot et Pétard. In-4, Elbeuf, Levasseur.
- Considérations générales sur l’amélioration des chevaux en France, par M. Hamont. In-8, Paris, Ledoyen, Palais-Royal, 31.
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- bibliographie industrielle.
- Guide du colon et de l’ouvrier en Algérie. In-18, Paris, Dauvin et Fontaine, passage des Panoramas.
- Précis analytique des travaux de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, pendant l’année 1842. In-8, Rouen, Périaux.
- Essais de politique industrielle. Souvenirs de voyage : France, république d’Andorre, Belgique, Allemagne; par Michel Chevalier. In-8, Paris, Gosselin, rue Jacob, 30.
- Histoire et description des voies de communication aux Etats-Unis et des travaux d’art qui en dépendent; par le même. 2 vol. in-8, Paris, Gosselin.
- L’instruction agricole de la population des campagnes. In-8, par Jacquemin.
- L’agriculture de l’Allemagne ; par le même. In-8, Paris, quai Malaquais, 15 et 17.
- Notes économiques sur l’administration des richesses et la statistique agricole de la France; par E. Royer. In-8, Paris, au bureau du Moniteur de la propriété, quai Voltaire, 21 bis.
- Notice sur l’héliostat deM. Silbermann aîné. In-8.
- Nouvelle législation sur les patentes. In-8, Paris, François.
- Annales de l’institution royale agronomique de Grignon. In-8 , Paris, Bouchard-Huzard.
- Guide pratique sur l’éducation des vers à soie et sur le choix que l’on doit faire de la feuille du mûrier pour les élever; par Lions. In-8, Lyon, Dorier.
- Du commerce de transit et de la navigation du haut Rhône; par J. Ferrary. In-8, Lyon, Marie aîné.
- De la muscardine, des causes de celte maladie et des moyens d’en préserver les vers à soie ; par Robinet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Notice sur les machines applicables à la filature et h l’appréciation de la soie ; par le même. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Des chemins de fer et de l’application de la loi du 11 juin 1842 ; par M. Dam, pair de France. In-8, Paris, Mathias.
- Description de plusieurs machines exécutées pour le service de l’artillerie française ; par Parizot. Paris, Bachelier.
- Essais sur le bananier et sur ses applications à la fabrication du papier, à la filature et au tissage: par Gabalde. In-8, Paris, Guillaumin, passage des Panoramas.
- Navigation à vapeur, transport direct des marchandises entre Paris, Rouen et le Havre. In-8, Paris, Fournier.
- Observations sur les moyens de remédier à la détresse de l’industrie vinicole en France. In-8, Paris, Belin-Leprieur.
- Traité de chimie appliquée aux arts ; par M. Dumas, de l’Académie royale des sciences. T. VI. In-8, et atlas de pi., Paris, Béchet, place de l’Ecole-de-Médecine, 4.
- Traité de l’éducation des abeilles; par de Frarière. In-18, Paris, quai Malaquais, 19.
- De la fabrication du sucre aux colonies, et des nouveaux appareils propres à améliorer cette fabrication ; par MM. Ch. Derosne et Cail.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Projet d’une colonisation agricole et industrielle à fonder à la Guyane française ; par Leblond. In-8, Paris, Vinchon.
- Chemin de fer de Paris à Dijon par Troyes et la haute Seine. In-4, Paris, Lange-Lévy.
- Traité de géométrie descriptive ; par Lefêbure de Fourcy. 2 voL in-8, Paris, Bachelier.
- Traité élémentaire de géométrie analytique ; par A. Comte. In-8, Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
- De l’importation en France du bétail étranger ; par Félix, ln-8, Morlaix, Guilmer.
- Des canaux d’arrosage de l’Italie septentrionale ; par Nadault de Buffon. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- Éléments de chimie ; par Orfila. 2 vol. in-8, Paris, Fortin et Masson.
- Manuel populaire pour l’éducation des vers à soie; par Courrech du Pont, ln-8, Tarascon, Aubanel.
- Rapport sur l’état actuel des foins dans le Finistère; parle capitaine Pelletier. In-8, Morlaix, Guilmer.
- Traité élémentaire d’agriculture pratique; par Grabias. In-18, Auch, Brun.
- Clef du tableau analytique des mouvements mécaniques. In-8, Lyon Vigozzi.
- Des sociétés commerciales; par M. Delangle. 2 vol. in-8, Paris, Joubert, rue des Grès, 14.
- Documents scientifiques et administratifs concernant l’emploi du chlorure d’oxyde de sodium; parLecanu. In-8, Paris, Baillière, rue de l’Ecoie-de-Médecine, 17.
- Nouveau manuel pour l’usage pratique du daguerréotype; par Richebourg. In-8, Paris, quai de l’Horloge, 69.
- Théorie de l’aménagement des forêts; par Noirot-Bonnet. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Traité de géométrie ; par Adhèmar. In-8, Paris, Carilian-Gœury.
- De la réforme des abus du compagnonnage et de l’amélioration du sort des travailleurs; par P. Moreau. In-18, Paris, Prévôt.
- Description du chemin de fer de Paris à Rouen, des stations, tunnels, ponts, etc. In-12, Paris, Stahl.
- Dictionnaire moderne des termes de marine et de la navigation à vapeur; par Le-melhoyer. In-8, Havre, Lamy.
- Guide du voyageur sur le chemin de fer de Paris à Orléans. In-18, Paris, Havard, rue des Mathurins-Saint-Jacques, 24.
- Introduction à l’étude de l’économie politique, avec des considérations sur la statistique, la liberté du commerce et l’organisation du travail; par Garnier aîné. Paris, Guillaumin, galerie de la Bourse, 5.
- Notice sur la fabrication des eaux minérales artificielles; par Soubeiran. In-12, Paris, Fortin et Masson.
- Traité pratique de l’art de bâtir en béton ; par Lebrun. In-4, avec pl., Paris, Carilian-Gœury et Dalmont.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Barème trigonométrique, ou l’arpentage rendu facile ; par Gallet. In-12, Paris, Bachelier.
- Indicateur annuaire de la fabrique des étoffes de soie de Lyon pour l’année 1843. In-18, Lyon, Dumoulin.
- Mémoire sur la culture des abeilles dans des ruches à ventilation en paille; par Thierry Mieg. In-8, pl., Mulhouse, Baret.
- Le chemin de fer de Paris à Orléans, itinéraire descriptif, etc. ; par Tavard. ïn-18, Paris, Gervais, rue de la Gare.
- Considération sur les octrois en général et dans leurs rapports avec les boissons ; par le marquis de Lagrange. In-8, Bordeaux, Lavigne.
- De l’importation en France du bétail étranger; par Félix. In-8, Morlaix, Guimer. Documents relatifs à la concession du chemin de fer d’Orléans à Tours. In-4, Paris, Locquin.
- Des grands travaux à exécuter pour la navigation du Léman à la mer ; par Vallée.
- 1 vol. in-8, pl., Paris, Mathias.
- Histoire des chemins de fer ; par Darnis. In-8, Paris, rue du Faubourg-Montmartre, 25.
- Nouveau manuel complet du menuisier, de l’ébéniste et du layetier; par Nosban.
- 2 vol. in-18, Paris, Roret.
- Appendice au manuel du tourneur; par Bergeron. In-4, Paris, Joliot, rue de la Barillerie.
- Etudes chimiques, physiologiques et médicales faites de 1835 à 1840, sur les matières albumineuses ; par Denis de Commercy. In-8, Commercy, Denis.
- Enquête parlementaire sur les colonies anglaises, publiée en septembre 1842; par Jollivet. In-8.
- Cours élémentaire de dessin linéaire, d’arpentage et d’architecture; par Henri. In 8, Paris, Pesron.
- La France statistique d’après les documents officiels les plus récents; par Legoyt. In-8.
- Cours élémentaire de chimie générale; par Louyet. 2 vol. in-8.
- Mémoires présentés par divers savants à l’Académie royale de l’Institut de France, et imprimés par son ordre. Sciences mat hématiques, t. VIII, in 4.
- Développements de géométrie descriptive; par M. Théod. Olivier. 1 vol. in-4 avec atlas.
- Statistique du département du Gard; par Rivoire. In-8.
- Nouveaux procédés de calculs fondés sur les propriétés des compléments numériques-, par Merpaut. Nantes, 1842, in-8.
- L’art de brasser, ou manuel donnant les moyens de fabriquer la bière; par Godard. In-12, Paris, chez l’auteur, rue Saint-Sébastien, 44.
- Le daguerréotype rendu facile; par Queslin. In-8, Paris, rue de la Bourse, 1.
- De la fabrication du fromage ; par le docteur Géra de Conegliano. Traduit de l’italien. In-8, Paris, Roret.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- Études du dessin linéaire, appliquées aux ordres d’architecture, d’après Vignole; par Thiollet fils. In-4, Besançon, Sainte-Agathe.
- Manuel d’agriculture pratique à l’usage des départements du sud-ouest ; par le comte Louis de Villeneuve. 2 vol. in-8, Toulouse, Senac.
- Manuel du fabricant des bleus et carmins d’indigo ; par Capron. In-18, Dôle, Pillot.
- Nouveau procédé de fabrication du blanc de céruse ou carbonate de plomb ; par Gannal. In-8, Paris, Lenormant.
- Mémoire sur l’amélioration des troupeaux et des produits des abeilles dans les Landes; par Housset. Bordeaux, Lafargue.
- Précis sur Part de soigner les vins et de les servir à table. In-32, Paris, rue Mont- 1 martre, 171.
- Recherches sur la puissance motrice et l’intensité des courants de l’électricité dynamique; par Haldat. In-8, Nancy, Raybois.
- Second mémoire sur l’importance du parcours partiel sur les chemins de fer ; par Minard. In-8, Paris, Fain.
- Statistique agricole de la commune de Vensal (Puy-de-Dôme); par le docteur Jus-serand. In-8, Clermont, Perol.
- Tenue des livres des maîtres de forges et des usines à fer; par E. Desgranges. In-8, Paris, Langlois et Leclercq, rue de la Harpe, 81.
- Agriculture française; par MM. les inspecteurs de l’agriculture. Département du Nord. In-8, imprimerie royale.
- Collection de tableaux polytechniques ; par A. Blum. In-4, Paris, Carilian-Gœury.
- Traité de la recherche et de l’exploitation des minéraux utiles ; par A. Durât. In-8, Paris, Mathias.
- Procédé pour le battage des cocons. In-8, Paris, Bouchard-Huzard.
- Recherches sur l’or et l’argent; par Léon Faucher. In-8, Paris, Paulin, rue de Seine, 33.
- Cours d’agriculture; par le comte de Gasparin. 1 vol. in-8, Paris, quai Manquais, 19.
- Essais de statistique agricole du département de la Meurthe; par Monnier. In-8, Nancy, Trop.
- Nouveau manuel complet pour l’exploitation des mines; par Blanc. In-18, Paris, Roret.
- Nouvelles formes à sucre; par Huard. In-8, Paris, rue du Faubourg-Saint-Martin, 102.
- Publications périodiques.
- Guide des cultivateurs, recueil mensuel d’agriculture, janvier 1843. In-8, Paris, rue Grange-aux-Belles, 10.
- Journal général de l’administration publique, janvier 1843. In-4, Paris, Legrand, quai des Augustins, 59.
- Quarante-deuxième année. Juillet 1843,
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- BIBLIOGRAPHIE industrielle.
- Journal d’horticulture pratique et de jardinage ; par V. Pâquet. In-12, Paris, Cousin, rue Jacob, 21.
- Revue horticole ,* par Neumann, Pépin et Audot. In-4, Paris, Àudot, rue du Paon, 8.
- Le voyageur, journal de l’office universel de la navigation et du commerce, ln-4, Paris, place de la Bourse, 27.
- Ministère de l’agriculture et du commerce. Documents sur le commerce extérieur ; n° 1 à 7 (janvier 1843).
- La publicité, journal de l’industrie, de la littérature et des beaux-arts. In-4, Paris, rue Saint-Sauveur, 22.
- Bulletin de la Société des sciences et arts de Grenoble. In-8, Grenoble, Prudhomme.
- Bulletin agricole de la Société des sciences, agriculture et arts du département du Bas-Rhin. In-8, Strasbourg, veuveBerger-Levrault.
- Le propagateur agricole du Cantal. In-8, Aurillac, Picut.
- Portefeuille de l’ingénieur des chemins de fer; par Perdonnet et Polonceau. Paris, Mathias.
- Livres anglais.
- Âncient and modem architecture ; by Gailhabaud. Architecture ancienne et moderne. In-4, pl., Londres, F. Didot.
- An encyclopedia of architecture ; by Gwilt. Encyclopédie de l’architecture. Londres, Longman et Brown.
- Accidents in coalmines. Des accidents qui surviennent dans les houillères. Londres, Longman et Brown.
- Principles of land engineering and surveying; by Burns. Principes de lever des plans, etc. Londres, Ollivier.
- Complété practical treatise on gaz lithing,- by Peckston. Traité pratique et complet de l’éclairage par le gaz. Londres, Ilebert.
- Turning and mechanical manipulation, by Hollzapfel. Procédés de l’art du tourneur et du mécanicien. Londres, Hollzapfel.
- A dictionary practical, theoretical and historical of commerce and commercial navigation-, by Mac Culloch. Dictionnaire pratique, théorique et historique du commerce et de la navigation commerciale. Londres, Longman, Brown.
- The Smith, founder and ornemental métal workers director,• by Coltingham. Guide du forgeron, du fondeur et du fabricant d’ornements métalliques. In-4, Londres, Taylor.
- An account ofthe method of draining land; by Elkington. Méthode du dessèchement des terres. In-8, avec pl., Londres, Taylor.
- Repertory of patent inventions. Répertoire des inventions brevetées. In-8, avec pl. janvier 1843. Patentes délivrées 1° à MM. Hedley et Rodham, appareils pour neutraliser la fumée, les gaz et les vapeurs nuisibles qui se dégagentdes foyers, fourneaux, etc.; 2° à MM. Read, Putland et Woods, nouvelle confection des brides , rênes et autres objets de sellerie ; 3° à M. Slaughter, construction des roues en fer pour voitures roulant sur chemins de fer et autres ; 4° à M. Daniell, nouveau fourrage pour les bestiaux ; 5* à M. Har-
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- low, nouveau système de pavage des rues et des routes, et machine pour tailler les pavés; 6° à M. Rubery, nouvelle forme de parapluies et d’ombrelles; 7° à M. Bevan, moyen d’extraire l’air des vases employés pour la conservation des substances alimentaires; 8° à M. Boydel, nouvelle construction des quilles de vaisseaux, des grilles en fer, etc. ; 9° à M. Clarke, moyen de régler l’air dans les fourneaux des locomotives; 10° à M. Boccius, perfectionnements dans la production du gaz d’éclairage et des becs employés pour cet usage ; 11° à M. Mertens, fabrication des rubans tressés et objets de passementerie; 12° à M. Soûlas, appareil pour régler l’émission des fluides; 13° à M. Clément, moyen d’orner les verres, les cadres des tableaux et autres objets de décoration intérieure; 14° à M. Jeffery, préparation des mâts et vergues et autres objets d’architecture navale; 15° à M. Talbot, moyen de couvrir ou plaquer des métaux avec d’autres métaux et de colorer les surfaces métalliques.
- Même journal. Février 1843. Patentes délivrées 1° à M. Geeves, machine pour couper le liège ; 2° à M. Losh, nouvelle construction de roues propres à être adaptées aux voitures roulant sur les chemins de fer et autres ; 3° à M. Nickel, moyen d’accélérer la marche des voitures ; 4° à M. Birkby, nouvelles cardes à coton et à laine.; 5° à M. Ben-craft, perfectionnements dans la construction des selles de chevaux; 6° à M. Palmer, nouvelle fabrication des chandelles ; 7° à M. Nickel, fabrication des tresses et autres objets de passementerie ; 8° à M. Larnb, machine propre à être mue par la vapeur, l’air, le gaz, etc. ; 9° à M. Lambot, nouveau mécanisme de piano ; 10° à M. Partridge, appareil pour diviser le bois propre à faire des allumettes.
- Même journal. Mars 1843. Patentes délivrées l°à M. Bell, perfectionnements dans le travail du cuir; 2° à M. Holdsworth, moyen d’empêcher les progrès du feu dans les navires, et de régler la température; 3° à M. Crutchett, perfectionnements dans la fabrication du gaz d’éclairage et des appareils pour le consumer ; 4° à M. Warren, machine à faire les vis ; 5° à M. Phipps, nouveau système de pavage des rues et des routes; 6» à M. Poole, nouvelle construction des mâts et vergues des navires ; 7° à M. Clément, appareil pour déterminer la température des fluides et la pression de la vapeur ; 8° à M. Waterhouse, machine à, carder le coton, la laine et autres matières filamenteuses ; 9° à M. Sealy, nouvelles tuiles.
- Même journal. Avril 1843. Patentes délivrées 1° à MM. Marsdene t Robinson, machine pour tailler et préparer le lin et le chanvre ; 2° à M. Napier, nouvelles machines à vapeur et bouilleurs ; 3° à M. Varroc, appareil applicable aux cheminées pour empêcher l’incendie et dispenser du ramonage; 4° à M. Chatwin, nouvelle fabrication de boulons de soie façonnés ; 5° à M. Ridgway, moyen de conduire et de distribuer la chaleur dans les fours à porcelaine, à poteries, à briques et à tuiles ; 6° à M. Woolrich, moyen de couvrir ou plaquer les métaux ou alliages avec d’autres métaux; 7° à M. Chance, perfectionnement dans la fabrication du verre; 8°àM. Beard, nouveau procédé photographique ; 9° à M. Searle, appareil pour la préparation du café, du thé et autres boissons ; 10° à M. Poole, moyen d’épurer les huiles et autres matières analogues; 11° à M. Hancock, nouveau système d’impression du colon, de la soie, de la laine et autres tissus.
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- Même journal Maj 1843. Patentes délivrées 1° à M. Henson, nouvel appareil aérostatique pour le transport des lettres, marchandises et voyageurs, applicable aux locomoteurs ; 2° à M. Taunton, nouvelle machine à élever les fardeaux; 3° à M. Belts, moyen de boucher les bouteilles, et capsules pour les couvrir; 4° à M. Jecker, perfectionnements dans la construction des fourneaux ; 5° à M. Barre, nouveau tissu applicable à la confection des voiles de navires ; 6° à M. Trent, préparation de l’étoupe pour calfatage de navires; 7° à M. Carr, procédé pour décorer le verre; 8° à M. Mallet, moyen de garantir de la corrosion et de l’oxydation le fer forgé, la fonte et l’acier, ainsi que le doublage des navires; 9° à M. Stewart, nouveaux couplets pour les tables de pianos; 10° à M. Hazard, moyen de ventiler les voilures et les cabines des bateaux à vapeur.
- Même journal. Juin 1843. Patentes délivrées 1° à M. Band, moyen de fabriquer et de boucher hermétiquement des vases métalliques minces ; 2° à M. Budd, perfectionnements dans la fabrication du fer; 3° à M. Preller, machine à préparer, étirer et pei~ gner la laine et les poils; 4° à M. York, nouveaux essieux pour les roues des locomotives; 5° à M. Dotchin, nouveau système de pavage des rues et des routes; 6° à M. Bol-combe, nouveau combustible et appareil pour brûler la fumée ; 7° à M. Bevan, nouveau mode de circulation de la vapeur dans des tuyaux destinés au chauffage des édifices ; 8° à M. Belteley, perfectionnements dans la construction des cabestans et des machines à mouvoir les fardeaux; 9° à M. Hyde, métier à filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses.
- Mémoire sur l'amidon ; par M. Brande.
- Mechanics> Magazine. Magasin du mécanicien. In-8°,avec planches en bois. Janvier 1843. Principaux articles contenus dans ce cahier. Machine à battre le blé; par M. Dry. — Nouvelle théorie de la photographie; par M. Moser. — Explosion du bateau à vapeur américain Medora. — Bouée de sauvetage; par M. Beadon. — Machine à balayer les rues, par M. Whitworth. — Machine pour écraser les mottes de terre; par M. Hall. — Roue à palettes; par M. Wake. —Appareiléleclrotypique; par M. Wynn.
- — Extrait des patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Février 1843. Principaux articles. Régulateur dugaz; par M. Clegg.
- — De la lumière artificielle pour l’éclairage des édifices publics. — Nouvelle pompe à rotation; par M. Worth. — Accidents dans les mines de houille. — Expériences faites avec des régulateurs de gaz dans la galerie d’Adélaïde. — Appareil à haute pression de vapeur pour la ventilation des mines; par M. Gurney. — Procédé de fabrication des tuyaux en fer forgé, en fonte et autres métaux ; par M. Scott. — Régulateur rotatif pour l’émission du gaz d’éclairage; par MM. Peckstonet Lecaplain.—
- — Sur les explosions des chaudières à vapeur. — Sur les compteurs à gaz ; par M. JVright. — Appareil pour plaquer les métaux à l’aide de l’aimantation ; par M. Woolrich. — Extrait des patentes délivrées en Amérique et en Angleterre.
- Même journal. Mars 1843. Principaux articles. Nouvel appareil d’éclairage au gaz ; parM. Gurney. — Incendies à Londres eu 1842. — Sur le grand incendie de Hambourg. — Chaudière à vapeur et condenseur, de M. Craddock. — Sur les propulseurs
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
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- à vis d’Archimède pour les bateaux à vapeur. — Bouée de sauvetage ; par le capitaine Beadon.—Nouvelle balance à bascule ; par M. James. — Méthode employée en Amérique pour faire reculer les maisons construites.—Sur le système des locomoteurs à quatre roues,* par M. Bury. — Sur le brise-lame de Porlland. — Sur les essieux pleins et creux. — Appareil magnéto-électrique de grande dimension ; par M. Clarke. —Nouvelle machine à rotation directe, à réaction et à injection ; par M. Bilbrow. — Pavé céramique; par M. Prosser. —Extrait des patentes délivrées en Amérique et en Angleterre.
- Même journal. Avril 1843. Principaux articles. Appareil aérostatique; par M. Hen-son.— Perfectionnements dans la construction des machines à vapeur ; par M. Pilbrow.
- — Voilure aérienne, de sir Georges Cayley. — Nouvel échappement de pendules; par M. Hunt. — Manière de diriger les ruches; par M. Brown. — Moyen de voler en Pair à l’aide d’un mécanisme. — Pont suspendu de Tiverton. — Voiture locomotive; par M. Williams. —Chaudière à vapeur; par M. Henson. —Application du régulateur des machines à vapeur pour déterminer la quantité de combustible qui tombe dans le fourneau ; par M. Johnston. — Sur la combustion sur des grilles ordinaires et sur des grilles de cheminées d’appartement. — Travaux de l’institution des ingénieurs civils de Londres. — Machine à vapeur de la frégate à vapeur Virago; par MM. Boulton et Watt. —Nouveau métier à la Jacquarl; par M. Iarivière. — Machine à naviguer dans les airs, de construction ancienne. —Extrait des patentes américaines et anglaises.
- Même journal. Mai 1843. Principaux articles. Nouvelle voilure manumotive ; par M. Griffith. — Echappement double pour les pendules; par M. Hunt. — Machine à élever l’eau; par M. Walker.—Nouveaux pots à fleurs; par M. Brown. — Voiles et roues à palettes applicables aux bateaux ; par le capitaine Woodley. — Moyen de brûler la houille menue. — Nouveaux essieux pour les locomoteurs; par M. York. — Pneu-modromon, nouvelle machine aérostatique; par M. Partridge. — Sur la ventilation des mines d« houille; par M. Fourness. — Pompe pour épuiser l’eau de la cale des navires; par M. Jeffrie. — Fourneau elliptique à réflecteur; par M. Wall. — Expériences sur la force des machines à vapeur. — Expériences et observations sur la découverte photographique de Moser. — Nouvelle cannelle pour les tonneaux. — Progrès des propellateurs en hélice pour bateaux à vapeur.—Travaux delà Société des ingénieurs civils de Londres. — Nouvelles patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- Même journal. Juin. Principaux articles. Nouveau poêle fumivore ; par M. Pope.
- — Moyen perfectionné de faire sonner les cloches. — Des mesures prises en différents pays pour l’encouragement des manufactures et des arts mécaniques. — Nouveau producteur de lumière ; par M. Bagg. — Nouveau procédé de tannage des cuirs et peaux employé en Amérique. — Chemin de fer atmosphérique; par MM. Kingston et Dalkey. — Appareil galvanique propre à être employé aux explosions; par M. Roberts. — Machine à vapeur à piston horizontal applicable à la navigation et employée en Amérique. — Nouvelle voilure manumotive. — Nouveau procédé photo-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- graphiquej par M. Palmer. — Travaux de l’instilut des ingénieurs civils. — Patentes délivrées en Angleterre et en Amérique.
- London journal and Repertory ofarts, sciences and manufactures ; Journal et Répertoire des arts, des sciences et des manufactures, publié à Londres par M. W. Newton. In-8 avec planches. Janvier 1843. Articles contenus dans ce cahier. Patentes accordées 1° à M. May, machine à couper la paille, le foin, etc. ; 2° à M. Kerr, nouveau ciment; 3° à M. Hay, charrues perfectionnées ; 4° à M. Cooper, charrue pour les terrains à défricher ; 5° à MM. Sanders, Williams et Taylor , charrues perfectionnées; 6° à M, Edwards, moyen de conserver les pommes de terre; 7° h M. Makelean, machine à battre le blé; 8° à M. Pryor, pour le même objet ; 9° à M. Croskill, nouvelle houe à cheval ; 10° à M. Lawes, nouvel engrais; 11° à sir J. Murray, nouvelle composition pour amender les terres; 12° à M. Howard, perfectionnements dans la construction des chaudières et des fourneaux; 13° à M. Ingram , nouveaux ciseaux ; 14° à. M. Goldner, moyen de conserver les substances animales et végétales; 15° à M. Kort-right, moyen de comprimer les baleines pour corsets et autres usages; 16° à MM. Guest 4ît Evans, perfectionnements dans la fabrication du fer ; 17oà M. Furnival, nouveau procédé de tannage; 18° à MM. Stocker et Heeley, nouveaux boutons et agrafes pour vêtements; 19° M. Johnston, nouveau moteur; 20° à M. Kington, moyen de gaufrer les draps.
- Même journal. Février 1843. Patentes accordées 1° à M. Williams, fabrication des draps feutrés; 2° à M. Newton, pour le meme objet; 3° à M. Lowe, moyen d’épurer et d’augmenter l’intensité du gaz d’éclairage ; 4° à M. TVorth, machine pour couper les substances végétales; 5° à M. Duncan, machine à faucher le blé et l’herbe; 6°àM. Williams, touraille nouvelle; 7° à M. Hancock, perfectionnements dans la fabrication des peignes et des brosses; 8° à M. Evans, nouveaux bandages herniaires; 9° à M. Hulme, moyen d’aiguiser les peignes à laine; 10° à M. Kempton, perfectionnements dans la fabrication des chandelles; 11° à M. Thompson Clough, perfectionnement dans la fabrication du carbonate de soude et de potasse; 12° à M. Duncan, machine pour enfoncer les pilotis; 13° à M. Shanks, nouvelle fabrication du carbonate de soude; 14«M. Water-ton , perfectionnements dans la fabrication du carbonate de soude; 15° à M. Watson, nouveau moyen de blanchir la cire, le suif, etc.; 16° à M. Baggaly, moyen de fabriquer des matrices métalliques; 17°à M. Wilson, nouvelle fabrication du carbonate de soude; i8° M. Drake, nouvelles règles pour tracer des plans.
- Notice sur les machines à creuser la terre, applicables aux travaux de terrassement.
- Même journal. Mars 1843. Patentes accordées 1° à M. Tielens, machine à tricoter; 2° à M. Hughes, perfectionnements dans la fabrication du papier; 3° à M. Hard-mann, nouveau métier à filer le coton ; 4° à M. Waterhouse, machine à carder le coton; 5° à M. Wilkes, étaux perfectionnés; 6° au même, fabrication des vis; 7° à M. Edward, moyen d’allumer instantanément du feu dans les foyers; 8° à M. de Gournay, nouveaux fers de chevaux; 9° à M. Harris, pour le même objet; 10° à M. Vaux, pour le même objet; 11° à M. Reynolds, système de pavage en bois; 12°à M. Bunnet, pour le même objet; 13° à M. Perring, pour le même objet; 14° à
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- M. Hodgson, nouveau procédé photographique; 15° à M. Clivé, nouveaux flambeaux et bougeoirs; 16° à M. Haden, système de ventilation et de chauffage ; 17° à M. Fans-hato, appareil pour la préparation des tissus imperméables; 18° à M. Carton, claques et socques de nouvelle forme; 19° à M. W. Mason, pour le même objet; 20° à M. Baker, nouvelle forme de souliers et de bottes; 21° à M. Carlotti, pour le même objet; 22° à M. Noël, pour le même objet; 23° à M. Schroth, moyen de faire des ornements en relief. — Nouveau système de pavage en bois. — Moyen d’augmenter la sensibilité de plaques photographiques ; par M. Barnard. — Dessins photographiques ; par M. Le-chi. — Travaux de l’institution des ingénieurs civils.
- Même journal. Avril 1843. Patentes accordées 1° à M. S. Hall, système perfectionné de brûler le combustible dans les foyers et de consumer la fumée; 2° à M. Nasmyth, nouveau moyen de cingler et de forger le fer; 3° à M. Jukes, nouveaux foyers et chaudières à vapeur; 4° à M. J. Smith, serrures et verrous; 5° à M. Dodds, moyen de remplacer le gaz dans l’éclairage; 6° à M. Green, bandages herniaires; 7° à M. Newton, procédé de nettoyage et de teinture de la laine; 8° à M. Hancok, perfectionnements dans l’impression du colon, de la soie, etc.; 9° à M. Albert, nouveau combustible; 10° au même, préparation d’une substance pouvant servir d’engrais; 11° à M. Phipps, nouveau système de pavage en bois; 12° à M. Poole, pour le même objet; 13° à M. le comte de Lachastre, MM. Claridge et Hogdson,• nouveaux tapis vernis pour corridors, escaliers, etc.; 14° à M. Cook, nouveaux bois de lit ; 15° à M. Newton, fabrication de l’ammoniaque; 16° à M. Stirling, nouveau combustible artificiel.
- Machine à creuser et déblayer les terres, mue par la vapeur. — Sur le tunnel de la Tamise. — Voiture à vapeur aérienne. — Travaux de la Société des ingénieurs civils de Londres.
- Même journal. Mai 1843. Patentes accordées 1° à M. Withworth, machine à nettoyer et ébouer les routes ; 2° à M. Bedford, nouveau métier à tricot ; 3° à M. Par-tridge, machine à couper le bois propre à faire des allumettes ; 4° à MM. Ckasterman et Bottom, mesures à rubans; 5° à M. Hancock, brosses, étrilles et autres objets; 6° à M. Baggaly, peignes perfectionnés; 7° à M. Newton, nouvelle fabrication de la chaux; 8° à M. Palmer, moyen d’obtenir des surfaces métalliques en relief ; 9° à M. Nickels, perfectionnements dans la fabrication des objets de passementerie; 10° à M. Farina, fabrication du savon, de la chandelle et de la cire à cacheter; 11° à M. Grounsell, nouveau semoir; 12° à M. Newton, régulateur des courants d’air et des fluides gazeux ; 13° à M. Leeson, perfectionnements flans le procédé électrotypique ; 14° à M. Kagens-buseh, procédé de teinture de la laine; 15° à M. Sentie, moyen de conserver le lait; 16° à MM. Garnett et Williams, procédé de fabrication du sel ; 17° à M. Biggs, brides élastiques applicables aux chapeaux et autres coiffures; 18° à MM. Benjamin et Graf-ton, moyen de conserver les substances animales.
- Sur la législation des brevets en Autriche.
- Même journal. Juin 1843. Patentes accordées 1° à M. Partridge, perfection nemen ts dans le nettoyage de la laine ; 2° à MM. Golden et Hanson, nouveau système d’armes k feu, de balles, etc.; 3° à M. Gye, procédé de reliure des livres; 4° à M. Bidgway, nou-
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- BIBLIOGRAPHIE INDUSTRIELLE.
- velle construction des fours à poterie; 5° à MM. Blanc et Bazille, perfectionnements dans la fabrication de la soude, etc.; 6° à M. Dotchin, nouveau système de pavage en bois; 7° à M. MullinSj, fabrication des oxydes métalliques, du blanc de plomb, etc.;:. 8° à M. Palmer, fabrication des chandelles; 9° au même, lampes de voitures perfectionnées ; 10° à M. Banks, construction des jantes des roues des wagons pour chemins de fer; 11° à M. Poole, nouveau procédé d’épuration des huiles; 12° à M. Philippin fabrication du sel ammoniac; 13° à M. le comte de Hompesch, moyen d’extraire de l’huile des matières bitumineuses et de la purifier; 14° à M. Bevan, moyen de faire le vide dans des vases ; 15° à M. Hazard, procédé de ventilation de l’intérieur des voitureset des cabines des bateaux «à vapeur; 16° à M. Bowles, fabrication de l’amidon, du pain, etc.; 17° à M. Talbot, moyen de couvrir les métaux d’autres métaux par le procédé électro-typique ; 18° à M. Ayer, procédé pour colorer et décorer le verre; 19tt à M. Bordier, préparation des cuirs, peaux, etc.
- Sur la loi des brevets en Russie.
- Transactions de l’institution des ingénieurs civils.
- The civil engineers and architects journal. Journal des ingénieurs civils et des architectes, in-4 avec planches. Janvier 1843. Principaux articles relatifs aux arts industriels. — Sur l’inventeur de la machine à draguer. — Machine à vapeur américaine servant à la navigation. — Sur l’art de copier des gravures. — Sur les terrassements et les remblais à exécuter pour les travaux des chemins de fer. — Moyen de détruire la fumée. — Sur la force des bois de charpente. — Câbles en fil de fer; par M. Smith. Ciment de marbre de Ketne.—Sur le nouveau sillomèlre de M. Clément. — Travaux de barrage et d’endiguement du Nil entrepris par Mèhémet-Ali. — Nouveau locomoteur.
- — Dépense comparative des travaux des chemins de fer en France et en Angleterre.
- Même journal. Février 1843. De la vitesse de l’eau dans des tuyaux verticaux. —
- Nouveau martinet de forge mû par la vapeur; par M. Nasmyth. — Sur les essieux en fer forgé. — Soupape à tiroir des machines à vapeur fonctionnant d’elles-mêmes. — Sur les canaux des Etats-Unis d’Amérique. — Falaise près de Douvres, détruite par la poudre à canon enflammée au moyen de conducteurs électriques.
- Même journal. Mars 1843. Machine à vapeur établie à bord du bateau à vapeur le Vautour; par M. Fairbairn. — Sur le pont du Carrousel, à Paris. — Sur les soupapes de sûreté des locomotives. — Sur les grands bateaux à vapeur de l’Angleterrre. — Théorie des puits artésiens. — Sur les travaux de terrassement et déblai et de remblai des chemins de fer.— Travaux de l’académie d’architecture de Londres et de la Société des ingénieurs civils. — Nouveau régulateur du gaz; par M. Edge. — Sur le pavage en bitume.
- Même journal. Avril 1843. Machine à river; par M. Fairbairn. — Sur la force explosive de la poudre à canon. — Sur le pavage céramique des anciens et des modernes.
- — Nouveau pont suspendu de Dredge. — Perfectionnements dans la construction des cheminées. — Machine à balayer les rues; par Whitworth. — Description de quelques pouveaux bateaux à vapeur.
- #<fme journal. Mai 1843. Machine américaine propre h creuser et déblayer les
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- ferres. — Nouveau locomoteur ; par M. Johnson. — Sur les machines aéroslatiques.— Destruction de la falaise d’Àbbot, près de Douvres. — Nouvelle pompe à incendie ; par M. Roe.
- Même journal. Juin 1843. Sur les nouvelles machines aéroslatiques.— Établissement de filature du lin, à Cassano, en Lombardie. — Moyen de ventiler les becs de gaz. — Machine à faire les briques et les tuiles j par M. Tweedale. — Nouveau fourneau fumivore j par M. Williams. — Sur l’emploi du mercure sublimé et du sulfate de zinc pour la conservation des bois. — Nouveau procédé de fabrication de la chaux. — Moyen d’obtenir directement du fer malléable du minerai ; par M. Clay. — Nouveau télégraphe électrique; par M. Whishaw.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur une nouvelle machine à vapeur anglaise à mouvement direct, dite machine à
- disque ; par M. d’Hennezel.
- Dans cette machine, construite par MM. Davies e l eomp., à Birmingham, l’espace dans lequel agit la vapeur est le volume engendré par une portion de secteur tournant autour d'un axe horizontal ; il est limité par deux surfaces coniques, par une surface annulaire, et par une sphère qui est mobile et porte un disque auquel la vapeur imprime un mouvement tel que la tige perpendiculaire à ce disque décrit une surface conique et communique, par l'intermédiaire d’une manivelle, un mouvement de rotation à l’axe principal. La distance entre les deux cônes est déterminée par l’épaisseur du disque, de manière que celui-ci soit toujours tangent aux deux cônes. Dans le mouvement qui se produit, chaque rayon d’une face du disque vient, à chaque révolution, s’appliquer sur la même arête du cône, du même côté. Une cloison fixe placée entre les deux cônes et la surface annulaire traverse le disque, lequel présente, à cet effet, une fente laissant assez de jeu, de part et d’autre de la cloison, pour qu’il y ait communication entre les espaces situés de chaque côté du disque. Des orifices ménagés dans l’enveloppe annulaire servent respectivement à l’introduction et à l’émission de la vapeur.
- Afin d’empêcher le passage de la vapeur au delà des arêtes de contact, la surface du disque est armée, dans le sens des rayons, de cannelures saillantes qui engrènent avec des saillies de même forme placées à la surface des deux cônes. De cette manière, le contact a toujours lieu suivant deux ou trois dents à la fois. Sur la circonférence du disque, une garniture métallique à ressorts établit le contact avec la surface annulaire par une disposition analogue à celle des garnitures de piston ordinaires. Des boîtes à étoupes qu’on lubrifie constamment, et dans lesquelles agissent des vis de pression, empêchent les fuites de vapeur à la surface des joints sphériques. Quarante-deuxième année. Juillet 1843. 40
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- En comparant la machine à disque aux machines ordinaires, l’on reconnaît quer dansdes circonstances données, la première pourra mériter la préférence par les qualités suivantes qui lui sont propres:
- 1° Elle est d’un poids faible, ce qui permet de la déplacer et de la transporter facilement et à peu de frais, et rend son usage commode pour les travaux temporaires d’extraction et d’épuisement ; 2° elle occupe peu de place ; 3° la grande vitesse qu’elle peut imprimer directement à l’arbre de couche sera, dans beaucoup de cas, très-favorable pour le travail auquel on l’appliquera, et évitera alors l'emploi des roues d’engrenage; 4° le prix des machines à disque est très-inférieur à celui des machines ordinaires; il est de 10 liv. slerl. (250 fr.) par force de cheval pour les machines sans condenseur de plus de 10 chevaux de force, et de 20 liv. sterl. avec condenseur.
- Quant aux frottements que la machine éprouve, ils sont de trois espèces : 1° celui qui a lieu dans lejoint sphérique; 2° celui qu’exerce la garniture du disque sur la surface annulaire; 3° les frottements qui s’exercent au contact des dents. Si les pertes de force qui résultent de cette dernière cause et de l’obliquité de l’action de la vapeur par rapport à la direction du mouvement tendent à faire considérer la machine à disque comme inférieure pour l’économie de la force aux machines à piston , celles-ci ont de leur côté le désavantage d’occasionner d’autres pertes par les changements de direction du mouvement de la tige, par l’espace nuisible que le piston laisse à la fin de chaque course et par une grande complication nécessaire pour la transmission de la force motrice. (Ann. des mines, 5e liv. de 1842.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Moyen de fabriquer et d’affiner immédiatement le fer; par M. Clay.
- Ce procédé, qui est employé à l’usine de Shirva, près de Kirkillintoch, en Ecosse, a pour objet de fabriquer immédiatement le fer, en mêlant au minerai une proportion de carbone qui excède 28 pour 100, et en puddlant le mélange dans un four à réverbère, sans avoir fait passer préalablement le fer à l’état de fonte dans un haut fourneau.
- L’auteur prend du minerai de fer en roche, grillé ou non, contenant 45 pour 100 de fer; il le broie entre deux meules et le passe à travers un tamis dont les fils sont au nombre de 14 au centimètre : il mêle alors le minerai avec 30 ou 40 pour 100 de houille, de coke, de charbon de bois, d’anthracite, ou de toute autrevmatière charbonneuse réduite au môme degré de finesse, et verse ce mélange dans une trémie disposée au-dessus d’un four à puddler. Le mélange est brassé, toutes les cinq minutes, jusqu’à ce qu’on le voie prendre l’aspect métallique et que les parties les plus chaudes commencent à devenir adhérentes. On donne alors un violent coup de feu, on forme la balle et on la porte au martinet.
- L’auteur recommande d’employer, pour le mélange de la matière charbonneuse, 30 parties de cette matière pour 100 parties de minerai contenant 50 pour 100 de fer. Lorsque le minerai est encore plus riche, il ajoute une demi-partie de matière charbonneuse pour chaque centième de fer en sus de 50 pour 100.
- Il conseille de faire passer la cheminée du four à puddler dans une chambre où l’on
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- chauffe la charge qui doit être puddlée après le traitement de celle qui est sur la sole.
- Il propose aussi de fabriquer le fer en combinant le procédé qui précède avec l’emploi d’une certaine quantité de fonte qu’il mêle à dosés égales avec le minerai.
- Si l’on emploie un four à puddler simple, on doit ajouter la fonte au moment où le mélange se trouve parfaitement échauffé ; si le four est à deux soles, on doit faire cette addition au moment où l’on attire le minerai sur la sole de travail.
- M. Clay assure que ce traitement est plus facile que le puddlage pratiqué sur du fine métal ordinaire, et il ne faut pas plus d’une heure et demie pour obtenir du fer prêt à être cinglé ou passé dans les laminoirs. On le réchauffe, on le cingle et on le lamine une seconde fois, et l’on obtient, après celte nouvelle opération, des barres de qualité supérieure. La fonte que fournissent les scories est aussi de meilleure qualité, en ce qu’elle est exemple de la portion de phosphore qui est souvent apportée par la casline qu’on emploie.
- On dit aussi que le fer ainsi obtenu est susceptible de fournir de l’acier d’une qualité supérieure, en le traitant par la méthode de Heath, c’est-à-dire en le combinant avec du manganèse, pour obtenir un acier fondu facilement soudablc avec le fer; ce qui permettrait, par conséquent, de fabriquer en acier fondu toute la coutellerie qu’on établit aujourd’hui en acier de cémentation. (Civil engineers Journal, juin 1843.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d’encouragement.
- Séance du 28 juin 1843.
- Correspondance. M. Parmentier neveu, secrétaire du comité de la guerre et de la marine au conseil d’État, adresse plusieurs exemplaires du prospectus d’un monument que la ville de Monldidier a l’intention d’élever à la mémoire de Parmentier, membre de l’Institut, qui fut aussi membre du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- M. Decoster, ingénieur-mécanicien, rue Stanislas, 9, appelle l’attention de la Société sur sa fabrication de machines à liler le chanvre et le lin , sur celle des machines-outils, et sur l’appareil qu’il a imaginé pour remplacer les plates-formes et les roues des machines à fendre les engrenages.
- M. Vallarini transmet un supplément au mémoire qu’il a déposé sur un système de chaudière à vapeur munie d’une chambre de sûreté.
- M. Dhomme, ingénieur civil, rue de Trévise, 15, expose que des contestations survenues entre M. Romagny jeune et lui ont amené, en 1839, la dissolution de la société qu’ils avaient formée pour l’exploitation de leur métier Jacquart perfectionné. Comme seul auteur des inventions brevetées et possesseur de la médaille d’or que la Société d’encouragement lui a accordée conjointement avec M. Romagny, M. Dhomme désirerait que son nom seul fût conservé sur la médaille.
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- PROCES-VERBAUX.
- M. Bobine, membre de la Société, rue de l’Arcade, 33, annonce qu’on a saisi dernièrement, à Marseille, des farines contenant 5,25 pour 100 d’une poudre provenant de cailloux blancs qui, concassés, pulvérisés et blutés, donnent une poudre analogue, pour la blancheur et la finesse, à la farine de froment. La farine a été expédiée pour l’Algérie. Chargé, par l’autorité, de découvrir cette falsification, M. Bobine s’en est occupé activement, et il demande si la Société désire, dans l’intérêt général, une note à cet égard.
- M. Costaz pense qu’il y aurait de graves inconvénients à initier le public dans les manipulations frauduleuses dont la farine pourrait être l’objet.
- Le conseil, après avoir entendu des observations présentées par M. Payen et les explications données par M. Bobine, invite ce dernier à remettre une note dont le comité des arts chimiques fera l’objet d’un rapport.
- M. Levasseur, à Louviers, adresse un biberou dont il sollicite l’examen.
- M. Pasquier, mécanicien, à la Ferlé-sous-Jouarre, transmet un modèle de son système de rouleau pour l’agriculture.
- Objets présentés. M. Lemarchand, mécanicien, rue des Gravilliers, 42, demande des commissaires pour examiner une nouvelle branche d’industrie de son invention, celle de la fabrication mécanique des manches de couteau.
- M. Fusz, rue des deux Portes-Saint-André, 4, présente un nouveau mode d’enrayage graduel et de dételage subit à volonté ;
- M. Cotelle (J.), rue du Bac, 39, une matière plastique, en bois, destinée à remplacer la sculpture dans ses divers usages ;
- M. Poulet, rue Fonlaine-auRoi, 16, des fils en plomb pour remplacer le jonc, l’osier et toute espèce de liens dans le jardinage;
- M. Uhring, rue Mauconseil, 7, un procédé chimique propre à garantir contre l’humidité et contre l’incendie.
- MM. Bauerkeller et compagnie, rue Saint-Denis, 380, font hommage d’un exemplaire de la carte en relief de la France.
- M. Guy, au Vigan, envoie trois pierres lithographiques provenant d’une carrière qu’il a découverte et mise en exploitation.
- M. Seybert, rue du Grand-Saint-Michcl, 9, faubourg Saint-Martin, annonce avoir imaginé un procédé pour multiplier des tableaux par la presse lithographique ordinaire.
- Sont déposés sur le bureau les ouvrages suivants :
- 1° Le n° 7 du Bulletin des séances de la Société royale et centrale d’agriculture;
- 2° Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, mai 1843;
- 3° De la vis et autrespropelleurs pour les bâtiments à vapeur, par M. Léon Duparc, capitaine de corvette ;
- 4° Annales de l’agriculture française, n° 43.
- Bapports des comités. M. Payen a la parole pour la suite de la discussion sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention; il donne lecture de l’art. 31, ainsi conçu :
- « Sera déchu de tous scs droits,
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- « 1° Le breveté qui n’aura pas mis en exploitation sa découverte ou invention, en France, dans le délai de deux ans, à dater du jour de la signature du brevet, ou qui aura cessé de l’exploiter pendant plus d’une année, à moins que, dans l’un et l’autre cas, il ne justifie d’empêchement de force majeure;
- « 2° Le breveté qui aura introduit en France des objets fabriqués en pays étranger et semblables à ceux qui sont garantis par son brevet. »
- MM. Amèdée Durand,• Trèbuchet et Gourlier proposent de rejeter le § 1er : MM. Payen, Delambre et Molinier de Montplanqua se prononcent pour son maintien.
- Le § 1er est conservé.
- M. Gourlier propose une nouvelle rédaction, en ces termes : Le breveté dont la découverte ou invention n’aura pas été mise en exploitation, en France, dans le délai de deux ans, à dater du jour de la signature du brevet, ou aura cessé de l’être pendant plus d’une année, a moins que cela ne soit reconnu résulter, soit d’un empêchement de force majeure, soit d’un autre motif susceptible de justifier la non-exploitation ou son interruption momentanée.
- Cette rédaction n’est point adoptée.
- M. Trèbuchet propose d’ajouter au § 2 : Le breveté qui aura transporté à l’étraDger l’industrie qui fait l’objet de son brevet, et qui, par suite de ce transport, aura cessé d’exercer cette industrie en France, ou n’y aura pas fait usage de son brevet.
- Cette addition est prise en considération.
- La discussion est interrompue pour procéder â la nomination d’un membre adjoint du comité de commerce. M. Gautier, pair de France, candidat présenté à la dernière séance, ayant réuni l’unanimité des suffrages, est élu.
- Le conseil continue la discussion sur le projet de loi des brevets d’invention.
- SECTION DEUXIÈME.
- Des actions en nullité et en déchéance.
- M. Payen expose les diverses opinions qui ont été émises sur cette partie importante du projet de loi.
- M. Gourlier ne pense pas que le conseil puisse délibérer sur un exposé verbal ; il fait observer que la loi ne sera mise en discussion dans la chambre des députés qu’à la session prochaine, et qu’alors la commission pourra présenter un rapport écrit. Il propose d’ajourner la discussion jusqu’à la présentation de ce rapport.
- L’ajournement est mis aux voix et adopté.
- Séance du 12 juillet 1843.
- Correspondance. M. Majocchi, professeur de physique et de mécanique au lycée impérial et royal de Milan, adresse quelques numéros d’un journal qu’il publie sous le titre de Annali di fisica e matematiche, auxquelles il a joint le Bolletino per Vin-dustria mecanica e chimica.
- Il demande à échanger ce journal contre le Bulletin de la Société d’encouragement.
- Objets présentés. M. Bouchon, négociant, à la Ferté-sous-Jouarre (Seiue-et-Marne),
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- PROCÈS-VERBAUX.
- présente trois modèles de moulins à bras portatifs, qui peuvent être employés pour moudre ou concasser le blé, le maïs, l’orge et les graines de moutarde, la pierre ponce, les minerais, etc.;
- M. Dulchè, rue du Faubourg-du-Temple, 40, un soufflet de forge portatif;
- M. Place, rue de Seine-Saint-Germain, 49, un régulateur pour le gaz d’éclairage, qu'il appelle régulateur discoïde ;
- M. Caban, lampiste, rue de la Grande-Friperie, 21, une nouvelle lampe en forme de lyre;
- M. Menu (Louis), rue du Faubourg-Montmartre, 17, un petit appareil, nommé abat-jour, applicable aux bougies et chandelles;
- M. Léotard de Leuze, rue Vivienne, 48, un appareil qu’il a imaginé pour faciliter le polissage des plaques photographiques d’une manière plus prompte, plus sûre et plus économique que par le passé.
- MM. Coûtant et compagnie, rue Montmartre, 67, demandent que la Société veuille bien nommer des commissaires pour apprécier les résultats qu’ils obtiennent d’un nouveau mode de préparation de réactifs chimiques, appliqué à la désinfection permanente des fosses d’aisances.
- Il est fait hommage à la Société des ouvrages suivants :
- 1° De la conservation des meubles, des gravures, des livres, etc., dans les maisons qui ne sont point habitées pendant l’hiver, par M. d’Arcet;
- 2° Compte rendu des travaux de la Société d’horticulture depuis Vexposition de 1842, par M. Bailly de Merlieux, secrétaire général ;
- 3° Des bases qui doivent servir à asseoir la taxe du pain, par la Société d’émulation et d’agriculture du département de l’Ain;
- 4° Le Livre de tous les ménages, de feu Appert,• 5e édition par MM. Prieur -Appert et Gannal ;
- 5° Traité de photographie, par M. Lerebours, opticien de l’observatoire et de la marine;
- 6° Annales de la Société d’horticulture de Paris, 187e livraison 5
- 7° Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts du département de la Sar-the, 4e trimestre 1842 et 1er trimestre 1843;
- 8° Annales de l’institution agronomique de Grignon, 12e livraison ;
- 9° Le Propagateur de l’industrie de là soie en France, par M. Amans Carrier, 59e cahier;
- 10° Le Technologiste, par M. Malpeyrej n° 46, juillet 1843;
- 11° Le Lithographe, par M. Jules Desportes, n° 39;
- 12° Revue générale de Varchitecture et des travaux publics, par M. César Daly, juillet 1843.
- Rapports des comités. Au nom du jury d’examen, M. le baron de Silvestre lit un rapport sur les notes semestrielles des élèves entretenus à l’école royale d’arts et métiers de Chàlons, sur la présentation de la Société.
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- Examen fait du tableau envoyé par M. le directeur relativement aux quatre élèves admis dans cette école sous les auspices de la Société, la commission pense qu’il n’y a aucune mesure particulière à proposer et qu’il suffit d’accuser réception de cet envoi à M. le directeur, et de l’inviter à renouveler à ces élèves l’assurance du vif intérêt que la Société prend à leurs progrès et à leur bonne conduite. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur les projets présentés par M. Thénard,, ingénieur en chef des ponts et chaussées, pour la combinaison de son système de barrages mobiles, avec de grandes écluses à sas, de 20 mètres d’ouverture, et de larges passes, de 20 mètres aussi d’ouverture, à déboucher instantanément dans ses barrages.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné du dessin et de la description de la nouvelle application proposée par M. Thénard, pour servir de complément à son système, déjà publié et décrit. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Théod. Olivier fait un rapport verbal sur la demande de M. Dhomme, tendant à obtenir l’autorisation de faire effacer sur la médaille d’or que la Société lui a décernée le nom de M. Romagny jeune, son ancien associé.
- Le comité ne pense pas que cette demande puisse être accueillie, malgré la production d’une sentence arbitrale constatant que M. Romagny jeune est complètement étranger aux inventions brevetées.
- M. le rapporteur fait sentir l’inconvénient qu’il y aurait de donner ainsi aux décisions de la Société un effet rétroactif.
- Le conseil partage cette opinion.
- Le même membre, au nom du même comité, fait un rapport sur une disposition imaginée par M. Bernard, imprimeur, à Montbrison, ayant pour objet d’obtenir sans frais, avec des presses ordinaires de petite dimension, des tirages d’affiches ou placards de toute grandeur.
- Le comité propose d’insérer le rapport au Bulletin, avec la gravure et la description de l’appareil. (Approuvé.)
- M. Théod. Olivier, continuant de porter la parole au nom du comité des arts mécaniques, lit un rapport sur deux machines présentées par M. le docteur Roth : l’une est un compteur, et l’autre une machine à additionner.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de son intéressante communication ; 2° de faire graver et décrire dans le Bulletin les instruments présentés par lui; 3° de publier également le rapport, suivi d’une notice chronologique sur les instruments à calculer. (Approuvé.)
- Communications. M. Combes présente un appareil dynamométrique, applicable aux machines à vapeur, dû à Macnaught, et qu’il a rapporté d’Angleterre lors d'un voyage qu’il fit dans ce pays en 1834.
- Cet instrument, qui sert à mesurer la force développée par les machines à vapeur^ indique la tension de la vapeur dans le cylindre et le degré de vide opéré à chaque coup de piston.
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- M. Combes décrit l’instrument qui a été exécuté avec soin par M. Martin, et qu’il peut livrer à raison de 130 fr.; il pense qu’il serait utile de le faire connaître par la voie du Bulletin.
- Le conseil vote l’insertion demaudée, et prie M. Combes de vouloir bien se charger de faire la description de l’appareil.
- Il est donné lecture d’une lettre par laquelle M. Mandet, pharmacien, à Tarare (Rhône), fait connaître un procédé pour dénaturer les alcools propres à l’éclairage.
- A cette occasion, M. le baron Thénard, président, entre dans quelques développements sur les moyens qui ont été proposés et essayés pour atteindre le même but. On avait proposé d’infecter l’alcool avec de l’essence de térébenthine ; mais, en traitant successivement le mélange par l’eau et par l’huile, on en effectue la séparation.
- Le même procédé s’applique au mélange avec l’alcool de l’huile de Dippel, de la créosote, du goudron provenant de la distillation de la houille et de certaines huiles âcres. L’éther sulfurique introduit dans l’alcool peut en être séparé.
- La coloquinte employée en faible dose donne à l’alcool une amertume qui persiste après le traitement à l’eau et à l’huile ; mais ce mélange fait charbonner les mèches des lampes et obstrue les conduits.
- Le camphre reste uni à l’alcool, même après le traitement par l’eau et par l’huile, et après la distillation -, mais ce moyen n’atteint pas complètement le but.
- On a aussi essayé l’emploi de l’éther chlorhydrique chloruré.
- La loi réservant au gouvernement l’adoption des moyens qui lui paraîtront préférables pour rendre l’alcool impropre aux usages ordinaires, la Société a cru devoir appeler, parla voie du concours, l’attention sur la solution du problème.
- M. Payen ajoute aux renseignements donnés par M. le président un moyen qui a pour base l’emploi des huiles essentielles; il annonce qu’une compagnie s’est formée à Béziers, et offre un prix de 3,000 fr. pour la solution de la même question.
- Le comité des arts chimiques est chargé d’examiner la communication de M. Mandet, qui sera jointe aux pièces du concours.
- Erratum.
- Bulletin d’avril 1843, p. 277, ligne 39, au lieu d’épitaphe, lisez épigraphe.
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, T.
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- quarante-deuxième année. (N° CCGCLXX. ) août ms.
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- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- Feu M. le marquis d’Argenteuil a légué à la Société d’encouragement une somme de 40,000 fr., dont le revenu, accumulé pendant six années, est destiné à récompenser la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française.
- Le prix, formant une somme de douze mille francs, sera délivré, dans la séance générale du deuxième semestre de 1844, à celui qui, au jugement de la Société, aura fait la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie nationale et dont le succès aura été constaté par l’expérience.
- Le concours sera fermé le 31 décembre 1843.
- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Séance générale du 6 septembre i843.
- La Société d’encouragement pour l’industrie nationale s’est réunie, le mercredi 6 septembre 1843, en assemblée générale, à l’effet d’entendre la lecture du compte rendu des travaux du conseil d’administration, pendant l’année 1842, et celle du rapport sur les recettes et les dépenses pendant le même exercice. Vingt et une médailles d’encouragement, dont trois en or, six en platine, six en argent et six en bronze, ont été décernées, dans cette séance, à divers artistes ou industriels, pour des découvertes nouvelles ou des perfectionnements ajoutés à des procédés utiles.
- On remarquait, dans les salles de la Société, quelques produits nouveaux , parmi lesquels nous citerons :
- 1° Une cheminée en faïence ingerçable décorée de figures en relief et d’ornements de bon goût ; un poêle de grande dimension, et une baignoire aussi en faïence blanche d’une seule pièce et destinée à prendre des bains sulfureux, par M. Pichenot, rue des Trois-Bornes , 5 (voyez page 22 du Bulletin de 1841);
- Quarante-deuxième année. Août 1843.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- 2° Des assiettes et autres objets en émail dit ombrant, par MM. le baron Bourgoing, Trélat et Dutramblay, à Rubelles près Melun (Seine-et-Marne);
- 3° Un coffret richement décoré de ciselures argentées obtenues par le procédé électrochimique; une grande coupe en verre rouge enrichie d’ornements de bon goût argentés par les mêmes moyens, et autres objets de ce genre, conservant leur éclat aussi bien que l’argent, à l’aide des procédés imaginés par M. Mourey, rue du Temple ;
- 4° Un fusil à charges superposées, par M. Lange de Beaujour, rue de Bellefond, 14 (voyez Bulletin de janvier 1842);
- 5° Des canons de fusil façonnés de manière à avoir une solidité bien plus considérable dans les soudures, par MM. Gastine et Rennelle, rond-point des Champs-Elysées ;
- 6° Des papiers de verre et des papiers émerisés, par M. Frémy, rue Beau-treillis, 13;
- 7° Des pièces artificielles d’anatomie pathologique, imitant parfaitement la nature, par M. le docteur Thibert, rue du Mont-Parnasse, 8;
- 8° Divers objets en cuivre estampé, d’une extrême légèreté et d’une exécution parfaite , par M. Fugere, rue Amelot, 52 (voyez Bulletin, année 1839 , p. 173 et 210);
- 9° Une nombreuse collection de vases en grès-cérame de formes élégantes et enrichis d’ornements en relief, de la fabrique de M. 7Jéglev, à Voisinlieu prés Beauvais ;
- 10° Un phare conslruit, d’après le système de Fresnel, en cercles concentriques de verre à échelons, et au foyer duquel se place une lampe qui jette un vif éclat à de grandes distances, par M. François jeune, opticien, gendre et successeur de M. Soleil, à la Chapelle-Saint-Denis;
- 11° Un ventilateur-soufflet, par M. Dulché, rue du Faubourg-du-Temple, 40 ;
- 12° Une bride dite orléanaise, pour dompter les chevaux fougueux, par M. Collinet, rue Saint-Denis, 78;
- 13° Un modèle de pont à ressorts, par M. Prévaust, à Bordeaux ;
- 14° Un compas à tracer les ellipses, par M. Wollonwicz (voy. Bulletin de juin 1843, p. 236) ;
- 15° Une machine à calculer et un compteur, par M. le docteur Roth, boulevard des Capucines, 21 ;
- 16° Deux machines imaginées par M. Foucauld, aveugle-né, et destinées à faire écrire les aveugles (voy. Bulletin de juillet 1843, p. 267) ;
- 17° Du sucre en pain moulé d’après le procédé de M. Penaud, à la Grande-Villette (voy. Bulletin d’octobre 1842, p. 412);
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- 18° Une serrure de sûreté, par M. Faublanc, rue Saint-Iïonoré;
- 19° Une machine à faire les eaux gazeuses, par MM. Bouteiller et Berjot, à Caen ;
- 20° Un poêle à brûler l’anthracite , par M. Hurez;
- 21° Un fourneau et un poêle en fonte, par MM. Rogeat, père et fils, à Lyon;
- 22° Un égrappoir, par M. Milhias, de Bordeaux;
- 23° Un moulin portatif, par M. Bouchon, à la Ferté-sous-Jouarre ;
- 24° Un appareil à faire la vidange des fosses d’aisance, par M. Frédéric, à Lyon ;
- 25° Une fermeture de porte et de croisée, par M. Masset, rue de la Bibliothèque.
- La séance a été ouverte à sept heures du soir, sous la présidence de M. le baron Thénard, pair de France.
- M. CL. Jnth. Costaz, l’un des secrétaires, adonné lecture du compte rendu des travaux du conseil d’administration depuis la séance générale du 24 août 1842.
- Compte rendu des travaux du conseil d3administration de la
- Société d3encouragement, depuis le mois d3août 1842 jusqu au mois d3août i843; par M. Cl. Anth. Costaz, lun des secrétaires.
- Le conseil d’administration, pénétré de la haute pensée qui a présidé à la fondation de la Société d’encouragement, poursuit avec zèle ses investigations dans toutes les branches de notre industrie.
- Pendant la période qui vient de s’écouler, sa sollicitude a été excitée par des questions générales d’une haute importance.
- Les délibérations auxquelles elles ont donné lieu n’ont point ralenti l’examen approfondi auquel se livrent les comités sur les divers objets qui leur sont soumis.
- Dans cette séance, la Société pourra se convaincre avec quel esprit d’impartialité, de sévérité même sont jugés les travaux de ceux pour qui ses médailles sont la récompense méritée de longs et laborieux efforts pour ouvrir des voies nouvelles à notre industrie, ou apporter dans les procédés des améliorations qui en rendent les résultats plus sûrs et plus économiques.
- Nous allons, messieurs, vous exposer les questions qui ont plus particulièrement fixé l’attention et les délibérations du conseil d’administration.
- Legs de M. Bapst. — Le conseil d’administration a examiné les titres des auteurs peu fortunés jugés aptes à profiter de la disposition faite en leur faveur par M. Bapst; après avoir recueilli tous les renseignements propres à
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- former son opinion, il a partagé la somme de 3,260 francs, laissée disponible pour l’exercice 1842, entre
- 1° M. Favreau, âgé de 92 ans, qui se recommandait par des travaux commencés en 1772 , dont l’utilité est incontestable, et auquel on doit des améliorations d’un grand intérêt dans les métiers à filer le coton et dans l’art de la bonneterie.
- 2° M. Grégoire (Gaspard), âgé de 91 ans. La Société a été, depuis 1805, mise à portée d’apprécier l’importance et l’utilité de ses procédés de fabrication de velours chinés imitant la peinture, les métiers à confectionner les tissus circulaires, ingénieuses combinaisons qui ont exercé une heureuse influence sur l’industrie du tissage.
- 3° M. Arnaud, mécanicien à Lyon, auteur d’un procédé propre à reconnaître les soustractions faites par les teinturiers infidèles sur les soies qui leur sont confiées; d’aunes à aiguilles qui évitent les grands trous et les déchirures aux lisières. C’est lui qui a établi l’uniformité du perçage, du lisage et du repiquage dans les métiers à la Jacquart.
- 4& M. Vauquelin, dont les procédés de tannage ont été l’objet de plusieurs rapports favorables du comité des arts chimiques; il a résolu les questions relatives à l’introduction possible des procédés mécaniques dans l’art du tanneur.
- Le conseil s'est assuré que les travaux de M. Fauquelin ont excité de l’émulation parmi ceux qui exercent cette industrie.
- 5° M. Rouget de Liste; il a coordonné, non sans succès, tous les éléments nécessaires à la fabrication méthodique des tapisseries, et rendu aptes les jeunes filles aliénées et aveugles à pratiquer des industries lucratives.
- 6° M. Fusz, inventeur d’un système de ressorts de voiture à feuilles d’acier superposées, et de plusieurs dispositifs ingénieux qui offrent autant de moyens de sûreté contre les accidents fréquents et graves auxquels sont sujettes les voitures qui marchent avec une grande rapidité.
- Sucre de betterave. — C’est â la France qu’est due la fabrication du sucre de betterave, cette grande conquête de l’industrie et de la science j mais à la Prusse revient l’honneur d’avoir démontré, dès 1747, la possibilité d’extraire du sucre de cette précieuse racine.
- La Société d’encouragement a attaché son nom aux progrès de cette industrie, par les nombreuses récompenses,qu’elle a décernées aux perfectionnements apportés successivement en France à fart d’extraire le sucre de la betterave.
- Aussi le projet de loi qui avait été présenté aux chambres pour la suppression de cette importante fabrication a vivement ému la Société d’encouragement.
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- Les divers comités qui composent son conseil d’administration ont examiné, sous toutes ses faces, cette grave question, dans 1’iniérêt de l’agriculture, qui a un besoin indispensable de la culture de la betterave; dans l’intérêt bien entendu des colonies, qui, en présence du sucre de betterave, seront amenées à perfectionner l’extraction du sucre de canne, et dès lors à doubler les produits de leur fabrication sans augmenter leur culture; dans l’intérêt du commerce intérieur et extérieur ; dans l’intérêt du consommateur, de l’hy-giène publique et du travail national; dans l’intérêt de la France, si une guerre maritime venait à éclater.
- La Société d’encouragement a formulé ses vœux pour le maintien du sucre indigène.
- Construction des grandes machines à vapeur et des locomotives. — M. Calla, au nom du comité des arts mécaniques, a fait un rapport sur plusieurs établissements qui se livrent à la construction des grandes machines à vapeur et des locomotives.
- Ce document est d’un trop grand intérêt pour ne pas être mentionné ici.
- Dans la session de 1840, les chambres délibéraient sur le projet de loi relatif à l’établissement de grands paquebots transatlantiques; quatorze machines de 450 chevaux chacune et plusieurs machines de moindre force devaient être installées à bord de ces bâtiments; quelques membres de la chambre des députés inclinaient pour que toutes ces machines fussent demandées à l’Angleterre ; on disait que nos ateliers ne présentaient aucune garantie pour l’exécution de machines de cette puissance, qu’ils ne pourraient pas les construire, et que, s’ils y parvenaient, ce ne serait que dans des délais qui compromettraient l’importante mesure proposée par le ministère.
- Ces allégations rencontrèrent des contradicteurs dans le sein même des chambres.
- M. Salvandy, rapporteur de la commission des paquebots; M. Arago, qui, dans le courant de cette session , saisit plusieurs occasions de défendre énergiquement l’honneur et les intérêts de l’industrie nationale; M. le baron Thé-nard, président de la Société, et plusieurs autres membres, tirent valoir les motifs qui devaient déterminer l’administration à donner la préférence aux ateliers français.
- Les constructeurs s’émurent en présence de celte grave discussion; ils revendiquèrent pour la France l’honneur de produire, avec ses propres ressources, ces armes puissantes de l’avenir, et ils s’engagèrent à faire aussi bien et plus promptement que les ateliers anglais.
- Aujourd’hui, messieurs, nous sommes fiers de pouvoir dire qu'ils ont tenu parole.
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- Le gouvernement, comptant sur l'émulation de nos principaux constructeurs de machines, dont les travaux antérieurs donnaient la mesure de ce que leurs efforts pourraient produire à l’avenir, leur a confié l’exécution de onze de ces grands appareils de 450 chevaux chacun, et de plusieurs machines de 120, 160, 220, 340 chevaux, etc.; quelques autres appareils ont été réservés pour l’usine royale d’Indret. Ces constructeurs sont MM. Cavé, de Paris, Schneider frères, duCreuzot, Hailette , d’Arras, Pauwels, de Paris, Bennett et compagnie , de la Ciotat, près Marseille, Stehelin et Huber, de Bitschwiller, etc.
- Ces appareils sont exécutés avec un soin , une rapidité dont le comité des arts mécaniques a pu voir un bel exemple dans la visite qu’il a faite à l’établissement de M. Cavé.
- Un ingénieur anglais très-distingué, M. Richard Roberts, de Manchester, a déclaré que les appareils construits dans cet établissement ne le cédaient en rien aux meilleures machines anglaises, et les surpassaient même sous plusieurs rapports.
- Il y a peu de temps encore, M. Fawcett, de Liverpool, était forcé de reconnaître que la marine se trouvait maintenant en mesure de recevoir des ateliers français d’excellentes machines de navigation, et que le seul espoir qui lui restait pour obtenir des commandes du gouvernement français reposait sur les perfectionnements qu’il s’efforcait d’apporter dans le système de ses appareils.
- JNos ingénieurs, déjà expérimentés dans cette matière, n’attendront pas les perfectionnements étrangers pour les imiter, et sauront, au contraire, les devancer dans les machines applicables à la navigation, comme ils le font déjà pour certaines machines à vapeur employées dans les établissements industriels.
- Les faits importants que renferme le rapport étaient dignes d’être portés à la connaissance des membres des deux chambres et des autorités.
- Le conseil d’administration ne doute pas que cette manifestation de la Société d’encouragement ne contribue puissamment à éclairer les discussions qui pourraient encore s’élever sur la puissance de nos moyens de parfaite exécution des grandes machines.
- Dendromètre de M. Théodore Olivier. — M. Th. Olivier a mis sous les veux des membres du conseil un nouveau dendromètre imaginé par lui et qui donne la mesure exacte de la hauteur et du diamètre des arbres.
- Le Bulletin renferme les documents les plus complets sur les instruments destinés au même usage; indépendamment de ceux de MM. Sanlaville et Nolletle conseil a fait décrire et graver l’appareil de Kirchener qui existe dans les collections du Conservatoire des arts et métiers.
- Machine à diviser de M. Savart père. — M. Olivier a fait connaître qu’en 1812 M. Savart père, chargé de la construction des instruments de préci-
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- sion à l’école d’application de Metz, imagina et exécuta une machine à diviser qui repose sur un principe nouveau. Le Bulletin donnera la description et la gravure de cette intéressante machine, ainsi que la méthode employée par M. Savart pour établir un peigne à fileter d’une rigoureuse précision.
- Conservation des substances alimentaires, par M. d’Arcet. — L’année dernière, M. Dizé a fait part de ses procédés de conservation de la viande de bœuf, de mouton et de porc. M. d’Arcet les a répétés; d’après les résultats avantageux qu’il a obtenus, il émet le vœu que le gouvernement les fasse étudier en grand.
- Le même membre, après de nombreuses recherches sur l’auteur de la première application de la gélatine concentrée à la conservation des viandes, des substances animales et des comestibles, a établi la priorité du procédé de M. Fillaris sur celui d’un auteur anglais. Poursuivant avec persévérance la tâche qu’il s’était imposée, M. d’Arcet a fait des expériences sur la conservation des viandes destinées à l’alimentation, en prenant dans chaque procédé ce qu’il lui paraissait y avoir de meilleur. Si le gouvernement se décidait à faire examiner à fond la question de la conservation des viandes de boucherie par la dessiccation, le procédé de M. d’Arcet pourrait être pris pour point de départ ; on aurait aussi des chances de réaliser enfin les grands avantages que les procédés de Fillaris avaient fait espérer.
- Moulins à cannes. — Fabrication de l’huile de baleine. — M. Payen a remarqué, dans l’établissement de M. Nillus, au Havre, plusieurs dispositions économiques apportées dans les moulins à écraser la canne à sucre, qui offrent le moyen d’introduire, dans certaines localités des colonies, des perfectionnements dans les machines et appareils pour la fabrication du sucre.
- M. Payen a également décrit les chaudières à fondre la graisse de baleine,, construites dans le même établissement, et indiqué les améliorations dont elles sont susceptibles. Pour être fixé sur les perfectionnements possibles dans une industrie si importante pour notre marine, il serait utile que l’on pût examiner les matières brutes telles qu’on les obtient par un simple dépècement.
- La Société apprendra d’ailleurs, avec intérêt, qu’à Grasville, près le Havre, un habile fabricant, M. Maehard3 a monté une usine où se sont perfectionnés notablement les procédés d’épuration et de désinfection des huiles de baleine.
- Sociétés étrangères. — Les hommes qui, à l’étranger, sont mus parles sentiments les plus élevés du bien public ont senti la nécessité de former, dans leur patrie, des associations qui, comme la nôtre, impriment à l’industrie une marche sûre et progressive.
- C’est ainsi qu’aux nombreuses institutions que nous avons déjà mentionnées nous ajouterons l’association agricole établie à Turin pour le progrès de
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- l’agriculture, des arts et de l'industrie qui s’y rattachent directement, et la Société fondée à Vienne, en Autriche, pour l’encouragement des arts et métiers, dont les premiers travaux sont les prémisses de tout le bien qu’elle est appelée à opérer.
- Sociétés nationales. — Votre conseil d’administration continue de trouver dans les Sociétés départementales un utile et précieux concours.
- Écoles. — 1° Ecole (Tagriculture. — M. Page , élève boursier de la Société, à l’école royale agronomique de Grignon, après des études interrompues par une grave maladie et reprises avec autant de zèle que d’intelligence, vient d’obtenir son diplôme à la suite d’un examen sur toutes les parties de renseignement. G’est un sujet distingué qui fera honneur à la Société.
- 2° Ecoles royales d’arts et métiers. — Les huit élèves qui ont été nommés sur la présentation de la Société se sont généralement montrés dignes de ce bienfait; lorsque tous les documents qui les concernent seront parvenus, le conseil pourra vous faire connaître leur aptitude et leurs progrès.
- 3° École royale de dessin et de mathématiques. — M. Belloc, directeur de cette école, a donné, sur les travaux et les études des six boursiers de la Société, des renseignements satisfaisants.
- 4° Ecole centrale des arts et manufactures.— Les cinq élèves entretenus à l’école centrale des arts et manufactures, en partie aux frais de la Société, ont terminé leur troisième et dernière année d'études.
- MM. Barroux, Berlin de Blagny, de Bauge et Lucquet oui obtenu le diplôme d’ingénieurs.
- « On sait, écrit M. Lavallée, directeur de cette école, combien les épreuves (c que le conseil fait subir aux élèves pendant les trois années d’études sont «• multipliées et difficiles, et combien de connaissances d’aptitude pratique « il faut y développer, surtout à l’épreuve du concours , pour mériter le di-a plôme qui donne le titre d’ancien élève de l’école centrale. Le succès très-« remarquable de la Société causera, comme à nous-mêmes, une vive <( satisfaction.
- « La Société d’encouragement sera heureuse de reporter son souvenir à <( l’époque du concours de 1839, où des sujets dignes d’intérêt, ne possédant « rien, n’ayant rien à attendre de leurs familles, n’étant plus, un seul « excepté, dans les èonditions d’âge exigées des candidats aux encourage-« ments de l’État ou des départements, sont venus mériter sa haute protection, « unique moyen, pour eux, d’entrer à l’école centrale et d’y devenir l’objet « de la sollicitude du gouvernement.
- « La Société leur a fait l’avenir qui s’ouvre devant eux ; s’il nous est per-
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- «
- COMPTE RENDU DES TRAVAUX. 313
- (( mis de le dire, à nous qui les avons formés, c’est un grand service dont (c l’industrie sera reconnaissante envers la Société. »
- La Société d’encouragement a fait, dans l’intérêt des jeunes gens dont les études sont dirigées vers les applications industrielles, tout ce que ses moyens lui permettaient d’accomplir; elle a créé quatre demi-bourses annuelles dans cette école, et cette dépense n’est dépassée que dans des circonstances exceptionnelles.
- Le conseil d’administration de la Société a nommé, aux quatre demi-bourses vacantes, MM. Geoffroy, Weinberger, de la B lèche et Guérard, et, dès leur première année d’études , ils ont justifié les espérances que leur examen avait fait concevoir.
- La Société apprendra avec regret que l’un d’eux, le jeune de la Brèche, doué des qualités qui font l’excellent élève, a succombé à une congestion cérébrale , suite malheureusement probable de son ardeur au travail et d’une trop forte contention d’esprit pour son âge. Cet élève a été remplacé par Léon Farcot.
- Armature de dynamomètre. — MM. Martin et Reymondon, auxquels la Société a décerné le prix pour la construction d’un dynamomètre propre à mesurer la force des machines, ont ajouté à cet instrument un mécanisme destiné à déterminer des forces dont le maximum serait octuple de celles qu’indique la plus grande flexion du ressort. C’est un service très-important que ces mécaniciens ont rendu à l’emploi du dynamomètre.
- Horlogerie. — M. Winnerl, convaincu que l’honorable récompense qu’il a obtenue de la Société lui impose le devoir de s’occuper avec persévérance de l’art qu’il exerce avec tant de succès, a pensé qu’il se montrerait digne de son intérêt, s’il parvenait à faire approcher les pendules du commerce de cette haute précision qui ne semble réservée qu’aux pièces établies avec un soin rigoureux dans toutes leurs parties. L’échappement lui a paru , dans la pendule commune, la pièce sur laquelle il devait fixer toute son attention pour obtenir le résultat qu’il s’est proposé. Le but de ses efforts a été de rendre cet organe principal de la pendule plus parfait et d’en assurer les fonctions sans en augmenter le prix.
- Son désir de propager les choses utiles , en ne gardant rien pour lui, est tel qu’il a demandé de faire publier dans le Bulletin le mécanisme de ses compteurs d’une si rigoureuse exactitude.
- Appareils relatifs à Vinstallation des vaisseaux. — M. Huau, mécanicien de la marine, à Brest, auquel la Société a décerné, en 1841, la médaille d’argent, pour avoir doté l’industrie d’un nouvel organe mécanique qui peut
- Quarante-deuxième année. Août 1843. 42
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- recevoir d’utiles applications, a dirigé son attention sur les modifications dont étaient susceptibles plusieurs appareils relatifs à l’installation des vaisseaux; c’est ainsi qu’il a cherché à résoudre le problème de la construction des mâts de hune d’assemblage qui ont jusqu’à 25 mètres de longueur ; son système paraît dénaturé à procurer des avantages réels à la marine. Son stoppeur à compression pour les chaînes-câbles des ancres généralement usités dans la marine est exempt des inconvénients justement reprochés aux appareils actuels. Ses chaînes de porte-hauban rendent les suites des démâtages moins graves et moins dangereuses, et le système de ridage qu’il propose donne à toutes les manœuvres une tension uniforme et constante.
- Les appareils de M. Huau sont bien conçus et susceptibles d’attirer l’at-tention de la Société ; c’est à l’expérience à apporter par la suite les éléments d’un jugement définitif, qui sera, comme on l’espère, favorable aux inventions de M. Huau, inventions que le ministre de la marine a soumises et soumet aux épreuves. L’importance des objets sur lesquels M. Huau exerce son imagination est très-grande ; le fruit de ses veilles, qu’il a offert à la Société, mérite des éloges.
- Manomètre à air libre. — Les manomètres à air comprimé que l’on applique ordinairement aux chaudières à haute pression sont sujets à se détériorer; le manomètre à air libre est le seul dont les indications soient exactes. L’instrument présenté par M. Thomas, professeur à l’école centrale, a paru réunir toutes les conditions convenables pour un bon service; il n’est pas fragile, très-peu sujet à se déranger et facile à remettre en état.
- Polyèdres. — Par sa collection de vingt-six polyèdres réguliers et irréguliers en carton, M. Dupin, ingénieur, a rendu un service réel en facilitant l’enseignement de la géométrie des solides dans les écoles élémentaires.
- Bronzes en feuilles et en poudre. — Les fabriques de Nuremberg étaient en possession de fournir au commerce les produits désignés sous le nom de bronzes en feuilles et en poudre. Les efforts de MM. Hingens et Gillebert, pour importer parmi nous cette industrie, ont été couronnés par le succès.
- Agriculture. — M. le comte de Lachastre avait indiqué l’emploi qu’il a fait avec succès des produits vaseux des fossés, sinon pour détruire, mais pour éloigner le ver blanc , si nuisible aux arbres fruitiers. M. Gaultier de Claubrj a été à portée de vérifier ces faits, qui sont dignes d’attention.
- Cartes en relief de M. Bauerkeller.— M. Jomard, qui, l’année dernière, avait signalé au conseil l’utilité et l’importance des cartes en relief, a tracé 1 historique des travaux entrepris dans cette voie , en exprimant le vœu qu’on découvrît un nouveau mode d’exécution.
- Ce but a été atteint par M. Bauerkeller, artiste laborieux et intelligent, que
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- COMPTE RENDU DES TRAVAUX.
- 3î 5
- la Société a déjà récompensé pour son gaufrage en couleur. Il a trouvé le moyen d’appliquer le même procédé mécanique à la reproduction des cartes en relief.
- MM. Bauerkeller et compagnie se sont rendus dignes des suffrages de la Société en imaginant des procédés nouveaux pour construire des reliefs qui, par leur bas prix et par le soin de l’exécution, permettent de propager un genre de cartes éminemment utiles pour le relief du globe et pour les diverses branches de la géographie physique.
- Tableaux de démonstration pour les cours publics. — M. Knab s’est proposé de représenter des figures sur une grande échelle et coloriées pour suppléer les dessins que les professeurs sont obligés de tracer sur le tableau dans les cours, ou de faire disposer à l’avance. Ces figures sont exécutées par les procédés des papiers peints. C’est une entreprise d’une haute portée par l’efficacité de son action sur l’enseignement, qui par la suite pourra mériter les récompenses de la Société.
- Imitations de bois et de marbres. — M. Maurin, dans ses peintures imitant diverses sortes de marbres, de bois exotiques ou indigènes, est parvenu à fondre ses couleurs d’une manière tellement parfaite, à donner aux veines de ses marbres une teinte et une translucidité si naturelles, une surface si unie, un poli si brillant , qu’un œil exercé pourrait quelquefois s’y tromper.
- La percaline ou toile françaisë de M. Aubert peut être employée avec un grand avantage dans l’art du relieur. Les papiers de fantaisie du même fabricant ont aussi fourni à la reliure et au cartonnage des ornements de fantaisie très-variés pour satisfaire tous les goûts.
- Ouvrages offerts. — Parmi les ouvrages dont s’est enrichie la bibliothèque de la Société, nous citerons :
- Le 1er volume des Mémoires de M. d3Arcet sur l’industrie.
- Le tome VI du Traité de chimie appliqué aux arts, par M. Dumas.
- Le Traité de la chaleur, par M. Péclet.
- La 2e édition des Éléments de technologie, par M. F rancœur.
- La 2e édition de l’ouvrage de M. Iluzard aîné, sur les haras domestiques et ceux de l’État.
- De l’estât de l’église du Périgord, par le père Dupuy, ouvrage qui avait été imprimé en 1629 et qui a été reproduit, par M. Dupont, à Périgueux, au moyen de son procédé de transport sur pierre, que la Société a encouragé, l’année dernière, par une médaille d’argent.
- Les deux premiers volumes des Mémoires de la Société d’agriculture de Turin, donnés par M. Bonafous, qui a aussi fait hommage, à la Société, de publications d’un haut intérêt sur l’éducation des versa soie, l’agriculture, etc.
- Le rapport fait à M. le ministre de l’agriculture et du commerce, par
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- M. Brunet de la Grange, sur la situation de l’industrie séricicolé dans plusieurs départements, etc.
- Souscription au monument à élever à Berthollet. —Une souscription a été ouverte dans les Etats sardes pour ériger une statue à Berthollet dans la ville d’Annecy, à peu de distance de Talloire, village où est né ce savant illustre.
- Le monument a été confié à un habile statuaire, M. le baron Marochetti.
- Le comité chargé de l’exécution, en propageant la souscription en France, a présumé que la Société d’encouragement s’associerait à cette pensée, l’industrie nationale ayant retiré de grands avantages des découvertes de Berthollet. M. Matthieu Bonafous, correspondant de la Société à Turin, a exprimé ce vœu à la Société, au nom du comité.
- M. Jomard, collègue et ami de Berthollet, a retracé les principaux titres de Berthollet à cet hommage.
- <c Ce qu’il faut rappeler, dit, en terminant, M. Jomard, c’est que Ber-« thollet fut, en 1800, l’un des premiers fondateurs de cette Société de l’in-« dustrie nationale, aujourd’hui si florissante et renommée par ses services, « mais alors un faible germe, qui avait besoin, pour éclore, de l’appui de « grands noms comme les Berthollet, les Chaptal, les Bonaparte, les Four-« croy, etc. Conservons un respect religieux pour celui dont la gloire orna (( et féconda notre berceau ; souvenons-nous aussi qu’au génie des décou-« vertes il joignait les plus excellentes qualités du cœur et de l’esprit, la « bonté généreuse, l’égalité d’humeur, la fermeté et la noblesse des sentier ments, la ponctualité la plus rigide, l’affection pour ses élèves, le dévouées ment à ses amis. »
- Le conseil d’administration a pensé, messieurs, que la Société d’encouragement acquitterait la dette de la reconnaissance en s’associant à l’hommage que rend à Berthollet sa première patrie, et en prenant part, pour une somme de 500 fr., à la souscription qui vient d’être ouverte; il a pensé aussi que le titre d q fondateur delà Société dJencouragement pour Vindustrie nationale devait être inscrit sur le monument, à la suite du nom de Berthollet.
- La Société apprendra avec regret la perte que les sciences ont faite dans la personne de sir John Robison, secrétaire de la Société royale d’Édimbourg, décédé le 7 mars dernier. Nous devons à ce savant d’utiles communications, et les transactions de la Société dont il était secrétaire.
- La Société a encore à déplorer la perte de M. Morin de Sainte-Colombe, que son conseil d’administration s’estimait heureux de compter parmi ses membres. Dans une prochaine séance, M. le secrétaire fera ressortir les travaux qui ont honoré une longue existence tout entière vouée au bien.
- M. Warden_, l’un des membres du comité de commerce, après avoir rendu pendant longtemps à la Société de nombreux services, l’a priée d’accepter sa
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- RECETTES ET DEPENSES
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- démission, motivée sur l’état de sa santé, qui ne lui permet plus de quitter son appartement. Le conseil a cédé avec regret à ce désir, et s’est empressé de conférer à M. Warden le titre de membre honoraire.
- L’éloignement de M. Soulange Bodin ne lui permet plus de prendre part aux travaux de la Société; elle gardera le souvenir de l’utile coopération qu’elle a due au zèle et aux talents de cet agriculteur savant et distingué.
- Conformément à ses statuts, la Société aura à procéder à l’élection de membres dans la commission des fonds, dans le comité d’agriculture et dans celui du commerce, en remplacement de MM. Morin de Sainte-Colombe, Soulange Bodin et Warden.
- Les rapports qui vont présenter l’état financier de la Société, les motifs des médailles qui vont être décernées sont un témoignage de l’esprit d’ordre qui préside à l’emploi de ses fonds, et de la satisfaction qu’éprouve le conseil d’administration de proclamer de nouveaux progrès, de nouvelles améliorations.
- Signé Cl. Anth. Costaz.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport sur les recettes et les dépenses de la Société d’encouragement pendant Vexercice de 1842 ; par M. le baron de Ladoucette.
- Messieurs, nous allons vous présenter le rapport de la commission des fonds sur le compte rendu par M. Agasse, votre honorable trésorier, qui comprend les recettes et les dépenses antérieures à 1842, celles de ce dernier exercice, les trois legs qui ont été faits à la Société d’encouragement ; enfin l’état des valeurs qu’elle possédait au 1er janvier 1843.
- PREMIERE PARTIE.
- Exercice antérieur à Vannée 1842.
- Nota. La balance du compte de 1841 donnait un excédant de dépense de 760 fr. 24 c.: mais on y avait compris 8,000 fr. placés à la caisse des dépôts volontaires, qui forment réellement un actif pour la Société.
- Recette.
- 1° Recouvrement de vingt-sept souscriptions arriérées. 972 fr. »
- 2° A-compte payé par M. Vincent fils................. 150 »
- Il ne reste plus devoir que 262 fr. 50 c. sur 1,500 fr. qui lui avaient été prêtés.
- Total de la recette. . .
- 1,122 fr. »
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Dépense.
- 10 L’excédant de dépense du précédent compte, ainsi que
- nous l’avons fait observer ci-dessus, monte a............. 760 fr. 24
- 2° Payé à l’agent de la Société pour son droit sur des
- souscriptions arriérées recouvrées................................. 38 88
- 3° Payé à des libraires pour remises............................. 8 »
- 4° Pension de l’élève Page à l’école de Grignon pour un
- trimestre de 1841................................................ 212 50
- 5° Dépenses diverses pour mise au net du compte de 1841, pour reliure de l’exemplaire du Bulletin du roi, pour papier serpente sur les gravures du dernier trimestre de 1841. 133 15
- Ce dernier objet ne se représentera plus, par suite du nouveau marché passé avec madame veuve Bouchard-Huzard.
- Total de la dépense. . . 1,152 fr. 77
- Balance.
- Dépense. . . . 1,152 fr. 77
- Piecette.. . . . 1,122 »
- Excédant de dépense. 30 fr. 77
- Qui formeront le dernier article de la dépense de 1842.
- DEUXIÈME PARTIE.
- Exercice de 1842. — Recette. ,
- 1° Allocation annuelle du roi. . 2,400 fr. »
- 2° Souscription de madame la princesse Adélaïde. . . 200 »
- Nota. La mort déplorable de monseigneur le duc d’Orléans a empêché de toucher la somme de 300 fr. pour sa souscription, au sujet de laquelle une lettre a été écrite par M. le président.
- 3° Abonnement du ministre de l’agriculture et du commerce pour deux cents exemplaires du Bulletin. . . . 4,000 »
- 4° 755 souscriptions recouvrées. 27,180 »
- En 1840, 26,280 fr.; en 1841, 27,324 fr.
- On voit que la moyenne se maintient.
- Au sujet des retardataires, nous ferons remarquer, 1° que des personnes sont habituées à ne payer que deux années à la fois; 2° que, lors des décès, il convient de ne pas laisser tomber les souscriptions, de les réclamer aux héritiers.
- 5° Produit de la vente du Bulletin..................... 1,156 25
- A reporter. . . . 34,936 25
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- RECETTES ET DEPENSES.
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- D'autre part.
- La vente est moins forte que dans les années antérieures, parce qu’un grand nombre de journaux industriels prennent des articles dans notre recueil : en Russie, par exemple, on publie un Bulletin dans le genre du nôtre, et l’on y reproduit un grand nombre de nos articles et de nos planches, en indiquant les sources auxquelles on puise ; on semble regarder la Société d’encouragement comme un centre où les diverses associations françaises et étrangères viennent prendre leurs matériaux.
- 6° Vente de la table des matières, quinze exemplaires, à raison de 5 fr. chaque....................................
- On avait vivement sollicité la publication de cette table, qui a entraîné une dépense considérable ; on voit cependant que son produit a été très-faible.
- 7° Vente de la Notice de M. d'Arcet sur les magnaneries.
- La Société fit imprimer pour la première fois cette notice, qui est à sa 3e édition; son écoulement a été facile, quoiqu’elle ait été reproduite dans les Annales de la Société sé-ricicole et dans les Bulletins des Sociétés départementales.
- Nous regrettons qu’il n’ait pas été vendu d’exemplaires des notices des travaux de la Société; il en reste 604 exemplaires. Cela tient à ce qu’elles n’embrassent que les seize premières années de la fondation de la Société.
- Nous pensons que cet exemple doit servir à mettre la plus grande circonspection dans le tirage à part de notices qui ont trouvé place dans le Bulletin, ou qui ne sont que le résumé des travaux de la Société.
- 8° Trois quarts libres des arrérages de l’inscription de douze mille cinq cent quatre-vingt-dix-sept francs de rente 5 pour 1 00 provenant de la succession de M. et Mme Jollivet.
- 9° Dividendes des actions de la banque de France. . .
- Ils varient selon le plus ou moins d’avantage des opérations de la banque.
- 10° Intérêts de placements à la caisse des dépôts involontaires....................................................
- C’est le moyen indiqué par M. le trésorier de tirer parti des fonds oisifs.
- Total de la recette. . .
- 34,936 25
- 75
- 81
- 9,447 60
- 27,200 »
- 811 35
- 72,551 fr. 20
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Dépense.
- 1° Dépense de la publication du Bulletin..
- Savoir :
- Rédaction. . ................ 3,477 fr. »
- Impression et papier............ 6,016 40
- Dessins......................... 1,910 »
- Gravure des planches............ 2,845 »
- Papier et impression des planches. 4,023 60
- Gravure de lettres............... 518 »
- Reliure et brochure.............. 176 80
- Affranchissement du Bulletin. . . 2,267 97
- Remise à des libraires........... 272 »
- 21,506 fr. 77
- Le Bulletin avait coûté,
- En 1840. . . 20,663 fr. 54
- En 1841. . . 19,887 79
- La moyenne des dix dernières années est de 21,077 fr. 61 c. L’excédant de 1842 provient de la réimpression, ordonnée par la Société, des planches de deux années épuisées. Quoique le mémoire du planeur n’ait point encore été produit, la moyenne établie ne sera probablement pas dépassée.
- 2° Programmes de prix...........................
- Cette dépense est variable ; elle résulte du nombre plus ou moins grand de feuilles d’impression.
- La moyenne de dix années est de 1,989 fr. 32 c.
- 3° Impressions diverses..............................
- Même observation.
- La moyenne est de 1,198 fr. 77 c.
- 4° Médailles et prix..................................
- Nous remarquerons qu’à une année où la Société a eu l’heureuse occasion de décerner des prix pour une valeur élevée, a succédé une année où la distribution a été presque toujours moindre ; ainsi
- La Société a consacré à cet objet,
- En 1828, 18,806 fr. — en 1829, 8,807 fr.
- En 1831, 16,816 — en 1832, 7,329
- 21,506 fr. 77
- 1,379 50
- 643 75
- 7,218 23
- A reporter. . . . 30,748 25
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- RECETTES ET DEPENSES.
- 321
- D’autre part. .
- En 1841, 20,191 — en 1842, 7,218 fr.
- Tout fait espérer que les prix à distribuer en 1843 atteindront un des chiffres élevés des années 1828 et 1830.
- Jamais, à cet égard, pour de justes récompenses, la commission des fonds ne proposera d’économies.
- Il reste disponible , médailles d’or........1
- — de platine. . . 2
- — d’argent. ... 4
- — de bronze. . . 17
- 5° Encouragements...................................
- Pour impression de rapports accordés à quelques auteurs.
- 6° Pensions d’élèves................................
- Pour cinq élèves à l’école centrale des arts et manufactures, un à l’école de Grignon et six bourses à l’école gratuite de dessin.
- 7° Expériences et objets d’art......................
- On peut attribuer l’augmentation de 1842 au nombre des concours ; nous sommes persuadés que les divers comités feront tout ce qui dépendra d’eux pour concilier, autant que possible, l’économie avec les moyens de constater les avantages des inventions et découvertes.
- La moyenne de cette dépense est de 991 fr. 04 c.
- 8° Frais des séances générales......................
- La moyenne est de 436 fr.
- Nous devons des éloges à l’agent pour la diminution de cette dépense.
- 9° Abonnements..................................
- La commission des fonds a souvent recommandé l’économie sur cet objet qui précédemment était plus élevé.
- 10° Affranchissements divers et ports de lettres adressées
- au secrétariat.........................................
- La moyenne est de 523 fr. 92 c.
- Nous recommandons cet objet à la sollicitude de l’agent.
- 11° Loyer...........................................
- 12° Agent. — Traitement fixe et remises.............
- 13° Employés........................................
- A reporter. . . ,
- Quarante-deuxième année. Août 1843.
- 30,748 fr. 25
- 67 50
- 2,997 50
- 1,612 90
- 302
- 452 90
- 651 90
- 6,080 » 4,351 20
- 3,633 30
- 50,897 45
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- D'autre part.
- Il y a un léger accroissement, à cause de l’augmentation de traitement accordée à M. Vincent fils.
- Toutefois on se trouve encore au-dessous de la moyenne , qui est de 4,124 fr. 80 c.
- 14° Pension à madame veuve Gaillard Senainville. . .
- 15° Chauffage et éclairage.............................
- En 1840, cette dépense n’était portée que pour 1,152 fr. 20, et, en 1841, pour 1,331 fr. 10 c.
- L’augmentation paraît provenir de deux causes : 1° du renchérissement du bois et de l’huile; 2° de ce que l’approvisionnement pour 1843 a été fait en partie dans le dernier trimestre de l’exercice que nous examinons.
- 16° Bibliothèque.......................................
- Cette dépense comprend la reliure des livres et l’achat de quelques ouvrages.
- 17° Mémoires d’ouvriers et fournisseurs................
- Cette dépense a beaucoup diminué depuis plusieurs années.
- 18° Dépenses diverses. . . .........
- Elles comprennent 192 fr. 75 c. pour extraits d’actes relatifs à la succession Jollivet.
- 19° Jetons..............................................
- Cette dépense est au-dessous de la moyenne, montant à 5,954 fr. 40 c.
- 20° Placements à la caisse des dépôts volontaires. .
- Nota. Les placements à cette caisse , au 1er janvier 1843, montent à 28,000 fr.
- 21° Excédant de dépense de la première partie. . . .
- Total de la dépense.
- Balance.
- La recette s’élève à. . 72,551 fr. 20 c.
- 50,897 fr. 45
- La dépense à. . Excédant de recette.
- 63,429 42 c.
- 9,121 fr. 78 c. qui seront reportés à l’exercice 1843.
- Votre trésorier termine son travail par les comptes particuliers.
- 1,200 »
- 1,788 60
- 284 75
- 357 55
- 733 95
- 4,136 35
- 4,000 »
- 30 77
- 63,429 fr. 42
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- RECETTES ET DEPENSES.
- 323
- 1° Legs fait par M. le comte et madame la comtesse Jollivet. Fonds et accroissement.
- C’est le quart mis en réserve, pendant soixante ans, à partir du 30 janvier 1822, des revenus du legs fait par
- M. et madame Jollivet et du placement de ces revenus.
- Recette. — 1° La balance du dernier compte était de. , . . 20 fr. 06
- 2° Le quart des arrérages des 12,597 fr. au 22 septembre 1842..................................... 3,149 40
- 3° Arrérages des rentes déjà acquises......... 4,211 50
- Total. . . 7,380 fr. 96
- Dépense. Achat de deux inscriptions montant ensemble à
- 311 francs.............................................. 7,354 »
- Excédant de recette. . . 26 fr. 96
- Nota. Il en résulte que le fonds d’accroissement possède une inscription de 4,445 fr. 85 c.
- 2° Legs fait par M. le marquis d’Argenteuil.
- Il est destiné à décerner, tous les six ans, un prix à l’auteur de la découverte la plus utile à l’industrie française.
- La première distribution aura lieu en 1844.
- Recette. . . 2,284 55
- Dépense. . . 2,000 «
- placés à la caisse des dépôts volontaires.
- Excédant de recette. . . 284 fr. 55
- Nota. A la fin de 1842, on avait, pour l’emploi indiqué par M. le marquis d’Argenteuilj 8,774 fr. 55 c.
- 3° Legs fait par M. Bapst.
- Ce legs, par l’effet de deux circonstances dont il a été rendu compte, se trouve réduit à une inscription de rente 5 pour 100 de 1,400 fr. et à la nue propriété de 1000 fr. de pareille rente.
- Le conseil a décidé, le 15 décembre 1841 , d’après les dispositions du testament de M. Bapst, que, sur les 1,400 fr. , 1,014 fr. 50 c. seraient affectés, dès 1842, aux moins fortunés des auteurs français pour les inventions et découvertes à Vutilité générale des Français, et qu’on capi-
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- CONSEIL D ADMINISTRATION.
- taliserait 385 fr. 50 c. pour en employer les intérêts à favoriser, par des prix, les progrès de l’industrie. Dès lors votre trésorier a établi deu^ parties de compte dont voici le résultat :
- Première partie.
- 1° Recette d’arrérages 2° Dépense 3,850 fr. » 2,760 »
- Excédant de recette. à déduire c 1,090 » 500 »
- qui sont dus à M. Arnaud pour sa quote-part dans la distribution.
- Reste libre 590 »
- Deuxième partie.
- 10 Recette d’arrérages 2° Placé à la caisse des dépôts volontaires. . 1,463 02 1,400 »
- Reste. . . 63 fr. 02
- Nous terminerons ce rapport par l’indication des valeurs appartenant à la Société.
- 1° 200 actions de la banque de France.
- 2° 20,272 fr. de rente 5 pour 100 en toute propriété; — savoir :
- 1° Provenant du legs de madame Jollivet. . . . 12,597 fr. »
- 2° Dépendant du fonds d’accroissement.............. 4,445 »
- 3° Provenant du legs de M. le marquis d’Argen-
- teuil............................................ 1,830 »
- 4° Provenant de celui de M. Bapst.................. 1,400 »
- Total. . . . 20,272 »
- 3° La nue propriété d’une autre inscription de rente 5 pour 100 de 1,000 fr. dont l’usufruit appartient à M. et à madame Bapst-Menière;
- 4° 28,000 fr. placés à la caisse des dépôts volontaires, au compte des fonds généraux ;
- 5° 262 fr. 50 c. restant dus par M. Vincent fils ;
- 6° La créance de 730 fr. sur M. Millet, dont il est fait mention aux précédents comptes ;
- 7° 1,425 fr. en valeur de dessins ;
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- RECETTES ET DEPENSES.
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- 8° 1,060 fr. en valeur de gravures;
- 9° 1 ^006 fr. 75 e. en valeur de médailles;
- 10° Soixante-dix jetons;
- 11° 26 fr. 96 c. formant la balance du compte relatif au fonds d’accroissement ;
- 12° 8,774 fr. 50 c. en placement à la caisse des dépôts volontaires ou en espèces, applicables au prix fondé par M. dJ A rgenteuil;
- 13° 1,090 fr. au compte de la première partie des fondations faites par M. Bapst, sur quoi il reste dû 500 fr. à M. Arnaud pour sa quote-part dans une distribution faite dernièrement, ce qui réduit à 590 fr. la somme applicable à la distribution ultérieure;
- 14° 1,463 fr. 02 c., tant en placements à la caisse des dépôts volontaires qu’en espèces applicables à la deuxième partie des dispositions de M. Bapst.
- Messieurs, vous voyez quel ordre et quelle économie président à Teinploi de vos ressources; ils ne peuvent que contribuer à l’amélioration de votre situation financière, qui offre toutes les garanties de la prospérité, surtout avec un trésorier aussi habile que M. Agasse.
- Signé baron de Ladoucette , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport sur le legs de madame la comtesse Jollivet, par M. le duc de Montmorency.
- Messieurs, nommé commissaire par un arrêté du conseil d’administration du 8 avril 1829, pour surveiller l’exécution du testament de madame Jollivet, je viens remplir aujourd’hui la mission qui m’est confiée.
- La partie de ce legs, qui doit s’augmenter jusqu’au 30 janvier 1882, est formée du quart du revenu du legs et des placements successifs faits tant de ce quart que des revenus des revenus.
- Vous savez, messieurs, qu’à la fin de 1840 il existait, dépendant de ce fonds, une inscription de rente 5 pour 100 de 3,823 fr. qui ont coûté 79,729 fr. 16 c.
- En 1841, il a été acheté deux inscriptions de rentes, l’une de 106 fr. et l’autre de 155 fr., qui ont coûté ensemble 5,055 fr.
- En 1842, il a été fait emploi d’une somme de 7,354 fr. pour l’achat de deux autres inscriptions ; la première de 155 fr., la seconde de 156 fr.
- De sorte que, au 1er janvier 1843, la Société possédait, sur le fonds d’ac-
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- croissement, 4,395 fr. de rente, qui ont demandé l’emploi d’une somme de 84,138 fr. 16.
- Ainsi, messieurs, par la sage prévoyance de sa bienfaitrice, la Société est appelée à exercer un jour, sur la marche de l’industrie, une influence sinon plus heureuse, du moins plus étendue.
- Votre commissaire vous propose, messieurs, d’approuver le compte du fonds d’accroissement.
- Signé duc de Montmorency, rapporteur. Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport fait > au nom des censeurs , sur la comptabilité de M. le trésorier ; par M. le duc de Montmorency.
- Le rapport de M. le baron de Ladoucette, au nom de votre commission des fonds, vous a fait connaître que les ressources dont la Société pouvait disposer se maintiennent dans un état prospère.
- La constante sollicitude du conseil d’administration , guidée par l’ordre et la précision introduits dans la comptabilité par M. Agasse, lui ont donné les moyens, sans nuire à la régularité du service, d’augmenter les allocations de fonds imputables aux prix, aux médailles , aux écoles et aux expériences.
- Vos censeurs ont examiné le compte des recettes et des dépenses de la Société, pendant l’exercice de 1842; c’est avec satisfaction qu’ils viennent vous exprimer leur approbation pour sa parfaite régularité et le judicieux emploi des finances de la Société.
- Signé duc de Montmorency, rapporteur. MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
- MÉDAILLES de bronze,
- Rapport sur un appareil de M. Bernard, imprimeur, à Montbrison (Loire), ayant pour objet de procurer, sans fraisavec des presses ordinaires de petite dimension, le moyen d obtenir le tirage d’affiches ou placards de toute grandeur; par M. Théod. Olivier.
- Les imprimeurs des départements sont rarement appelés à fournir des affiches de grandes dimensions ; d’ailleurs ils se trouvent dépourvus des presses dispendieuses que nécessite un pareil travail.
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
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- Ils y suppléent, au besoin, en divisant l'affiche en plusieurs planches, qu’ils réunissent ensuite en les collant les unes à côté des autres.
- Mais, indépendamment des frais et du temps qu’exige l’emploi de ce mode d’opération, il ne peut pas toujours se concilier avec la nature du travail demandé.
- L’appareil que M. Bernard ajoute à une petite presse permet d’obtenir le résultat que donnerait une grande presse (1).
- Nous devons mentionner ici que M. Rouget de l'isle s’est aussi, de son côté, occupé de la solution de cette question, et qu’il a construit une presse qu’il a appliquée à la zincographie, et sur laquelle la commission de lithographie présentera un rapport très-prochainement.
- Le conseil d’administration est d’avis que l’appareil de M. Bernard mérite la médaille de bronze.
- Signé Theod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Extrait dé un rapport sur un fusil à cinq et six coups, présenté par M. Ph. Mathieu comme une nouvelle arme pour la chasse ; par M. Theod. Olivier.
- Ce fusil rentre dans la classe des armes à feu à plusieurs coups.
- M. Ph. Mathieu a cherché une nouvelle solution du problème. Les moyens qu’il a imaginés pour atteindre le but qu’il s’était proposé sont simples et en effet nouveaux.
- L’arme de chasse inventée par M. Ph. Mathieu est digne d’approbation. Le comité des arts mécaniques ne place cette arme ni au-dessus, ni au-dessous des armes nouvellement inventées et qui reposent sur d’autres principes. Le comité a examiné l’arme en elle-même et sans la comparer à aucune autre; il trouvexqu’elle est bien construite et très-ingénieuse. Le conseil d’administration a voté une médaille de bronze en faveur de M. Ph. Mathieu (2).
- Signé Théod. Olivier, rapporteur. Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- (1) Cette disposition sera gravée et décrite dans le Bulletin.
- (2) Ce fusil a été décrit et gravé dans le Bulletin de la Société, cahier de novembre 1842, p. 435 et 441.
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Extrait d’un rapport sur un fusil à quatre charges superposées présenté par M. Lange de Beau jour; par M. Théod. Olivier.
- L’idée de placer plusieurs charges les unes sur les autres dans le canons d’un fusil est ancienne, mais on n’avait point encore pu se rendre maître du feu d’une manière complète et sûre.
- L’arme nouvelle diffère essentiellement de toutes celles qui ont eu pour but de se procurer plusieurs coups à tirer successivement sans avoir besoin de recharger l’arme. Avec le fusil de M. Lange de Beaujour, on est maître du feu; on peut tirer le quatrième coup et recharger sur les trois autres aussi souvent que l’on veut ; on peut tirer deux coups de suite et recharger sur les deux coups restant dans le canon, et cela sans craindre que le feu de la charge supérieure se communique à la charge inférieure; on peut tirer les quatre coups les uns après les autres et avec rapidité.
- Le problème de la superposition des charges a été résolu par M. Lange de Beaujour, au moyen d’une cartouche d’une construction particulière et d’une bourre qui est incompressible (1).
- Le conseil d’administration décerne à M. Lange de Beaujour la médaille de bronze.
- Signé Théod . Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Extrait d’un rapport sur un compas à tracer les ellipses , présenté par M. Wollonvicz ; par M. Théocl. Olivier.
- M. Wollonvicz a présenté un compas à ellipse dont la construction est fondée sur la propriété connue de la différence des axes.
- Depuis longtemps on a exécuté des compas de ce genre ; ils ont été décrits, en 1723, par Bion> ingénieur du roi pour les instruments de mathématiques.
- Mais M. Wollonvicz a apporté dans la construction de certaines parties de l’instrument d’heureuses modifications, que votre conseil a jugées dignes de la médaille de bronze (2),
- Signé Théod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- (1) Le fusil de M. Lange de Beaujour a été décrilet gravé dans le Bulletin de janv. 1842, p. 3 et 5s,
- (2) Ce compas a été décrit et gravé dans le Bulletin de juin 1843, p. 236.
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- MÉDAILLES D’ENCOURAGEMENT.
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- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 6 septembre 1843, a décerné deux autres médailles de bronze, l’une à M. Bourgeois pour sa fabrication de poids métriques (voy. le rapport de M. Calla, p. 46 du Bulletin de février 1843);
- L’autre à M. Frémj pour sa fabrication de papiers verrés et émerisés. ( L’abondance des matières nous force à renvoyer au prochain Bulletin le rapport de M. Chevallier sur cette fabrication.)
- MÉDAILLES D’ARGENT.
- Rapport sur un nouveau système de waggons roulant sur chemin
- de fer et propres a l exploitation des mines et des carrières, de M. Serveille aîné; par M. Théod. Olivier.
- M. Serveille a pris, en 1837, un brevet d’invention pour des roues coniques à jantes très-larges et dont le rebord est distant du rail de plusieurs centimètres, en sorte que le waggon peut, pendant sa marche , faire le lacet avec la plus grande facilité et sans que le rebord de la roue vienne toucher le rail.
- Le système de M. Serveille est basé sur un principe connu, mais dont, avant lui, on n’avait point tiré tout le parti utile dont il est susceptible : en sorte que l’on peut dire que le principe mis en application par M. Serveille est nouveau dans la théorie des chemins de fer.
- L’emploi que l’auteur a fait de son système dans l’exploitation des carrières soit à Meudon, soit à Montrouge, ne laisse aucun doute sur les avantages réels que l’industrie peut en retirer.
- Le conseil a donné son approbation au système Serveille, en le restreignant, quant à présent, à son emploi dans les travaux de terrassement et dans l’exploitation des mines.
- Quant aux avantages que pourrait présenter pour les grandes voies de communication l’adoption du principe mis en pratique par M. Serveille, le conseil ne peut se prononcer encore. Sans doute ce système peut, dans beaucoup de cas, être efficace contre le déraillement, surtout dans les courbes, mais il faut des expériences faites en grand, avec soin et répétées pendant un temps assez long pour pouvoir se prononcer et avoir la conscience que ce que l’on affirmera sera la vérité.
- Mais, dès à présent, le conseil n’a pas voulu laisser sans récompense le système ingénieux de M. Serveille; il lui décerne la médaille d’argent pour l’application qu’il a faite de son système à l’exploitation des carrières (1).
- Signé Théod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- (1) Le système de M. Serveille a été décrit et gravé dans le Bulletin d’octobre 1842, p. 401.
- Quarante-deuxième année. Août 1843. 44
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- CONSEIL D’ADMINISTRATION.
- Rapport sur le système de M. Serveille destiné au transport des bois/ par M. Thëod. Olivier.
- Lorsque l’on emploie sur un chemin de fer des waggons dont les essieux sont parallèles, il est indispensable, pour que l’on puisse cheminer avec facilité sur les courbes , que la distance entre les deux essieux soit assez petite ou, en d’autres termes, il faut que les essieux soient très-rapprochés l’un de l’autre.
- On peut donc employer de semblables waggons dans l’exploitation des carrières , puisque la matière à transporter a un poids considérable sous un petit volume.
- Mais, si l’on voulait se servir d’un chemin de fer dans l’exploitation d’une foret, on ne pourrait plus employer avec avantage le même système de waggons, et M. Serveille, ayant reconnu les difficultés qu’il y avait à surmonter dans ce cas, a imaginé un nouveau système de waggon pour le transport des longues pièces de bois.
- Ce système est composé de deux trains séparés, indépendants l’un de l’autre, sur lesquels repose la pièce de charpente à charrier sur le chemin de fer; dans chaque train l’essieu solidaire avec les deux roues coniques qu’il porte peut tourner autour d’une cheville ouvrière verticale, pendant qu’il tourne lui-même sur ses coussinets horizontaux (1).
- Dès lors, quand chaque train arrive dans une courbe, l’essieu se place dans la direction du rayon de la courbe, et cela avec facilité, et il conserve cette direction pendant tout le temps que le train auquel il appartient chemine sur la courbe.
- Cet effet se produisant presque instantanément sous une petite vitesse de 2 à 3 lieues à l’heure, on peut parcourir des courbes de très-petits rayons, en sorte que l’établissement d’un chemin n’offre aucun travail dispendieux, puisque l’on peut suivre toutes les sinuosités du terrain , transporter des pièces de charpente de toute longueur, et que les deux trains peuvent être éloignés l’un de l’autre à volonté et autant que cela est nécessaire.
- La disposition des deux châssis superposés, dont l’inférieur porte les coussinets de l’essieu et dont le supérieur porte la cheville ouvrière, est très-ingénieuse, et montre que M. Serveille entend très-bien l’art des assemblages dans les constructions en bois.
- Pour cette nouvelle application du principe de la conicité des roues , le conseil n’a pas hésité à décerner une médaille d’argent à M. Serveille.
- Signé Théod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- (l) Ce chariot sera décrit et gravé dans le Bulletin.
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- Extrait d’un rapport sur un compteur et une machine a additionner de M. Roth; par M. Thëod. Olivier.
- L’additionneur de M. Roth est composé de roues dentées comme celui que Pascal a donné en 1642, mais les roues ne se conduisent pas de la même manière dans les deux machines.
- Ce n’est qu’après des essais nombreux que M. Roth a imaginé le mécanisme du compteur fondé sur le principe de la transmission successive et non, comme l’avait fait Pascal, sur le principe de la transmission simultanée.
- Le principe adopté par M. Roth permet d’additionner des nombres composés de 100 chiffres, si l’on veut; l’instrument fonctionne toujours avec précision, quel que soit le nombre des roues placées à la suite les unes des autres, tandis qu’en employant le principe de Pascal, non-seulement l’instrument exige un grand emploi de force pour donner un nombre composé de 8 chiffres, mais il fonctionne mal lorsqu’on arrive aux derniers chiffres d’un pareil nombre.
- Le compteur de M. Roth a été adopté en France par le département de la marine.
- Le conseil d’administration, appréciant dès à présent les efforts que M. Roth a faits pour populariser des instruments utiles et dont le mécanisme, qui lui est dû, est neuf et ingénieux , lui décerne la médaille d’argent (1).
- Signé Théod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport sur un appareil propre à tailler les dents des engrenages hélicoïdes, de MM. Bréguet fils et Boquillon; par M. Calla fils.
- Messieurs , l’ingénieur White présenta à l’exposition des produits de l’industrie française, en 1801 , un nouveau système de roues à denture héli-coïde, dont les propriétés sont de transmettre le mouvement d’une manière uniforme et de travailler sous un frottement de roulement. Ces roues offrent aussi cette particularité que, dans le cas où leur exécution première n'aurait pas été parfaite, soit dans la forme des dents , soit dans l’exactitude de leur division, l’usure corrige les imperfections, rétablit la denture dans ses conditions normales, et qu’ensuite elles travaillent pendant un temps indéfini
- (1) Nous donnerons, dans le prochain n° du Bulletin, une description, avec gravure, de l’instrument de M. Roth. *
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- sans éprouver d’usure sensible , si des circonstances étrangères à leur construction et à leur service régulier ne viennent pas déterminer cette usure.
- On a fait des essais nombreux , de fréquentes applications de ce système de roues dentées , et aucun inconvénient n’est venu , à notre connaissance, démentir les promesses de l’auteur.
- Cependant l’usage en est peu étendu, et nous sommes disposés à croire que la cause doit en être attribuée principalement aux difficultés que présentait l’établissement de l’appareil combiné par TVhite pour l’exécution de sa nouvelle denture.
- Cet appareil a été décrit dans son ouvrage intitulé, A new century of inventions, publié à Manchester en 1822. Ses principes sont très-simples en théorie; mais , quelque légères que soient ses difficultés pratiques , elles se sont trouvées suffisantes pour arrêter les développements auxquels on devait s’attendre.
- Nous devons dire toutefois que M. Farcot, ingénieur-mécanicien à Paris , a exécuté, au moyen des procédés mêmes de TVhite, un grand nombre de roues dentées hélicoïdes ; il emploie même encore aujourd’hui une machine à fileter les pas de vis dont les rouages sont de cette nature et témoignent, par leur long usage sans usure sensible, du mérite des propriétés du système de TVhite.
- Toutefois, nous le répétons, la conslruetion de l’appareil de TVhite n’était pas de nature à devenir familière à la généralité des mécaniciens ; aussi MM. Bréguet et Boquillon se sont-ils attachés à le simplifier et à le rendre plus pratique.
- Dans un mémoire accompagné de dessins , ils ont présenté plusieurs systèmes qui ont paru à votre comité des arts mécaniques remplir les conditions désirables. Ce mémoire avait été présenté par ces messieurs au concours pour le prix que vous aviez proposé au sujet de l’outillage des ateliers de construction; mais vous avez pensé qu’il ne rentrait pas dans les conditions du programme de ce concours, qui ne demandait pas la communication de systèmes nouveaux, mais bien la description des instruments actuellement employés.
- Cependant votre comité, ayant reconnu, dans ce mémoire, des combinaisons très-intéressantes, vous a proposé d’en faire l’objet d’un rapport spécial; vous avez, dans votre séance générale du 23 mars 1842, adopté cette proposition, et nous venons vous rendre compte de notre examen.
- Pour l’intelligence de ce qui va suivre , il suffit de rappeler que le principe des engrenages de TVhite, appliqué aux roues droites, consiste à substituer, à la denture ordinairement employée et qui est parallèle à l’axe de la roue, une denture inclinée par rapport a cet axe, de,telle manière que, si cette roue
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- avait une très-grande dimension dans le sens de la longueur de l’axe, elle deviendrait une véritable vis à plusieurs fdets, fdets dont le nombre serait égal au nombre de dents qu’on a voulu tailler dans la roue.
- L’angle de cette inclinaison peut varier; TVhite a adopté l’angle de 1 5 degrés : MM. B réguet et Boquillon l’ont adopté également, et les expériences de ces auteurs ont démontré que cet angle remplissait bien le but dans la pratique.
- Deux systèmes différents sont présentés par MM. B réguet et Boquillon pour l’exécution de cette denture.
- Dans le premier système, la roue à tailler est fixe dans le sens de la longueur de l’axe, et reçoit seulement un mouvement de rotation pendant que la fraise ou l’outil taillant descend parallèlement à l’axe de la roue.
- Dans le second système, l’outil taillant est fixe, et la roue reçoit à la fois un mouvement de translation dans le sens de la longueur de l’axe et un mouvement de rotation.
- C’est dans la relation entre l’amplitude de chacun de ces deux mouvements que consiste l’élément de l’exécution de la denture hélicoïde. Dans le premier système, MM. B réguet et Boquillon établissent cette relation par les moyens suivants :
- lis prennent une machine ordinaire à tailler les dents d’engrenage; derrière la hache ou porte-outil qui doit exécuter la denture par son mouvement vertical, ils établissent un arbre horizontal qui porte deux disques que nous désignerons par les lettres A et B , et dont l'un A est exactement d’un diamètre triple de celui B : une lame de ressort fort mince est attachée d’un bout «à la hache porte-outil, et de l’autre à la surface cylindrique du disque A; une autre lame de ressort enveloppe le disque B, et un troisième disque C , fixé sur l’axe de la plate-forme divisée, axe commun à la roue à fendre. Cette seconde lame est attachée d’une manière invariable sur le disque B; mais, au moyen d’une espèce de pince avec vis de pression, on peut, à volonté, la rendre solidaire avec le disque C, ou permettre à ce disque de glisser dans la lame qui l’enveloppe. Le disque C est d’un diamètre exactement égal au diamètre de la roue à fendre.
- D’après ce qui précède, on conçoit facilement que, lorsque la hache porte-outil descend pour opérer la fente d’une dent, elle fait parcourir à la circonférence du disque A un espace égal à celui qu’elle parcourt elle-même ; que le disque B, dont le diamètre est trois fois plus petit que A, ne donne à la deuxième lame et par conséquent au disque C, auquel le ressort est dans ce moment fixé, qu’un mouvement trois fois moindre que celui de la hache.
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- Or, si le mouvement circulaire de la surface cylindrique à tailler était égal au mouvement vertical de la hache, on produirait une denture inclinée à 45 degrés. Le mouvement de cette surface étant, au contraire, au mouvement vertical de l’outil dans le rapport de 1 à 3, il en résulte nécessairement que la denture sera à l’inclinaison voulue de 15 degrés.
- Lorsqu’une dent a été ainsi taillée , on desserre la pince pour rendre le disque C libre dans la lame qui l’enveloppe, on change la position de la roue à fendre au moyen de la division de la plate-forme et de l’alidade ordinairement employée à cet effet, on serre la pince pour rendre de nouveau la lame solidaire avec le disque C, et on recommence l’opération pour une autre dent.
- Le second système d’exécution présenté par MM. Bréguet et Boquillon consiste, comme nous l’avons dit, à rendre l’outil taillant entièrement fixe, et à donner à la fois à la roue à tailler un mouvement de translation rectiligne et un mouvement de rotation; voici comment ils ont réalisé cet autre système en l’appliquant à une machine ordinaire à planer ou à canneler.
- Sur une plate-forme qui peut se mouvoir sur les glissières de la machine, on établit une espèce de poupée de tour, dont l’arbre porte à l’une de ses extrémités la roue à tailler, et à l’autre un disque que nous désignerons par la lettre D. Sur la même plate-forme et parallèlement à l’axe de la roue à fendre, est un autre arbre tournant dans deux collets ; cet arbre reçoit d’un bout un disque E, d’une grandeur égale au tiers du disque D , et de l’autre une roue d’angle. Un troisième arbre perpendiculaire aux deux premiers porte une roue d’angle égale à la première et engrenant avec elle ; il reçoit aussi un disque F, dont le diamètre doit toujours être égal à celui de la roue à fendre ; une lame de ressort combinée avec une pince à vis de pression, comme dans le premier système, unit les deux disques E et D, ou les laisse indépendants au choix de l’opérateur; une autre lame à ressort fixée à demeure par une de ses extrémités sur un point fixe de la machine est également invariablement attachée par l’autre bout au disque F.
- Enfin une plate-forme divisée ou une roue dentée ordinaire est fixée sur l’axe portant la roue à fendre pour déterminer la quantité et la distance des dents hélicoïdes qu’on veut tailler.
- Un cadre en fonte assujetti sur les parties fixes de la machine est ouvert de manière à livrer passage à la roue à fendre , et il porte à sa partie supérieure le burin fixe qui doit tailler les dents.
- De la combinaison de disques que nous venons d’expliquer résultent les effets suivants :
- Lorsque l’on imprime à la plate-forme mobile un mouvement rectiligne
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- horizontal pour amener la roue à fendre sous le burin, la lame métallique qui est attachée à un point fixe, en se développant sur le disque F, détermine dans ce disque un mouvement de rotation qui est transmis, par les deux roues d’angle et par les disques E et D, à l’axe de la roue à fendre et à cette roue elle-même; nous avons dit que la grandeur du disque F était toujours déterminée par la grandeur de la roue à fendre et égale à cette dernière.
- Si les disques E , D étaient aussi égaux entre eux, il en résulterait que le mouvement donné au disque F, par le développement de la lame fixe, serait intégralement transmis à la roue à fendre , que cette roue à fendre recevrait un mouvement de rotation égal à son mouvement de translation rectiligne, et que la denture serait inclinée à 45 degrés; mais, comme le disque moteur E n’a pour diamètre que le tiers du disque commandé D, le mouvement rotatoire imprimé à la roue à fendre n’a pour amplitude que le tiers de son mouvement rectiligne, et l’inclinaison de la denture n’est, comme dans le premier système, que de 15 degrés. '
- Lorsqu’une dent a été taillée, on dégage la lame métallique mobile en desserrant la pince, et on change la position de la roue comme cela a lieu pour le premier système.
- Vous le voyez, messieurs, les combinaisons de MM. Boquillon et Bréguet sont simples ; elles offrent ce mérite particulier que, quelles que soient les dimensions en diamètre ou en longueur de la roue à fendre ( entre les limites, toutefois, que comporte la machine qu’on emploie), aucun changement n’est nécessaire dans les organes du mécanisme , si ce n’est un disque à substituer à un autre; aucun calcul, aucune opération graphique n’est nécessaire; il suffit de mesurer exactement le diamètre de la roue sur laquelle il s’agit d’opérer, et de placer sur l’appareil un disque d’un égal diamètre. La simplicité de celte opération est d’une grande importance et nous paraît propre à généraliser l’emploi des roues à denture hélicoïde : qui ne sait, en effet, combien peu d’ouvriers se détermineraient à prendre la peine de tracer une épure, quelque simple qu’elle soit, pour l’exécution d’une roue dentée, travail qui se fait, depuis tant d’années sans aucune opération géométrique? et cependant le système employé par TVhite exige ce travail préliminaire. Ce n’est pas le lieu de donner ici une reproduction complète de ce dernier système; mais nous pouvons dire cependant que son exécution matérielle offrait, par ses combinaisons, plusieurs inconvénients pratiques.
- Ces inconvénients n’étaient pas graves, sans doute; mais nous sommes très-disposés à croire qu’ils ont suffi pour détourner les praticiens de tenter l’emploi de ce système d’engrenages ou d’y persévérer.
- Nous sommes donc d’avis qu’il y a lieu de féliciter MM .préguet et Bo-
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- quillon de s’être attachés à rendre plus facile l’exécution des dentures héli-coïdes, et nous pensons aussi qu’ils ont rendu un véritable service à l’industrie. Ils ne se sont pas bornés d’ailleurs à de simples combinaisons de cabinet; les deux systèmes que nous venons de décrire ont reçu des applications, et nous avons vu , dans deux ateliers différents , des appareils construits sur leur principe.
- L’un, établi sur le premier système, a été d’abord appliqué à l’exécution des engrenages qui font partie d’un appareil construit par M. Arago, pour servir à des expériences sur la vitesse de la lumière ; l’autre est une application du second système , et existe dans les ateliers de M. Pihet. Nous avons vu ces appareils et leurs produits , et nous en avons conçu l’espoir de les voir bientôt répandus dans l’industrie de l’horlogerie et de la construction des machines.
- Lors de l’examen du procédé de MM. Bréguet et Boquillon par le comité des arts mécaniques, notre collègue M. Théod. Olivier, qui s’est spécialement occupé de la théorie des engrenages, nous a fait remarquer que, dans l’un et l’autre système employé par MM. Bréguet et Boquillon pour tailler les engrenages cylindriques à dents hélicoïdales, on pourrait très-facilement, dans le premier où l’outil se meut, diriger cet outil, non-seulement parallèlement à l’axe du cylindre à tailler, comme ces messieurs le font, mais que l’on pourrait le diriger de manière à ce qu’il parcourût une droite coupant l’axe de la rondelle à tailler, sous un angle dont l’amplitude pourrait être aussi petite ou aussi grande qu’on voudrait, et alors on taillerait un engrenage conique.
- Si l’on faisait parcourir à l’outil une ligne qui , tout en formant avec l’axe de la rondelle à tailler un angle dont la grandeur pourrait varier à volonté, ne couperait pas l’axe de la rondelle, on pourrait exécuter un engrenage hyper-bolo'idique.
- Dans le deuxième système où l’outil est fixe, et où le chariot porte la rondelle à tailler qui a un mouvement de translation, on pourrait très-facilement construire ce chariot et placer l’axe de la roue à fendre de manière que l’outil agît dans ce second système comme nous l’avons dit ci-dessus.
- C’est la facilité de compléter les systèmes de MM. Bréguet et Boquillon qui doit les faire distinguer de celui employé par Wliite, car pour chaque espèce d’engrenage il faudrait, d’après le système de FFhiie, une machine spéciale; tandis qu’une seule machine peut être facilement disposée dans les systèmes présentés par MM. Bréguet et Boquillon, de manière à denter des engrenages ou cylindriques, ou coniques, ou hyperboloïdiques.
- En résumé, messieurs, le conseil d’administration, considérant que MM. Bréguet et Boquillon ont fait une utile application du système d’en-
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- grenage de PFhite, dont ils ont rendu l’exécution plus facile par l’invention d’un appareil propre à tailler les dents'hélicoïdes, leur a décerné la médaille d'argent.
- Signé Y. Calla fils, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Indépendamment de ces quatre médailles d’argent, la Société d’encouragement en a décerné une cinquième à M. Parent, pour ses poids métriques à godets (yoy. Bulletin de janvier 1843, p. 18); et une sixième à MM. le baron Bourgoing, Dutremblajret Trélat, pour leur émail ombrant. Nous donnerons, dans le prochain Bulletin, le rapport de M. Gaultier de Claubry sur cette fabrication.
- MÉDAILLES DE PLATINE.
- Rapport sur les pièces d’anatomie pathologique présentées par M. le docteurThibert; par M. Bussy.
- Messieurs, les découvertes , les améliorations qui se rapportent à des objets de consommation journalière et dont ehacun peut apprécier les avantages ou le mérite , portent en général avec elles-mêmes leur récompense, et la faveur du public ne tarde pas à dédommager leurs auteurs des frais qu’ils ont pu faire, des peines qu’ils ont prises. Il est d’autres découvertes, au contraire, qui, sans être moins importantes, sont cependant d’une utilité et d’une application moins immédiates, et qui ont besoin, pour produire les avantages qu’on est en droit d’en attendre , de l’appui éclairé des corps savants, de l’encouragement des Sociétés instituées pour hâter le progrès et le développement des conceptions utiles.
- Telle est la méthode imaginée par M. le docteur Thibert pour la reproduction des pièces d’anatomie pathologique. La connaissance approfondie des altérations que subissent nos organes dans les diverses maladies est, sans contredit, l’un des éléments les plus essentiels pour le traitement rationnel de ces mêmes maladies ; aussi l’étude de l’anatomie pathologique est-elle devenue l’une des bases de l’enseignement médical.
- Mais cet enseignement est singulièrement restreint par la difficulté de pouvoir présenter en temps convenable les pièces qui font le sujet de l’enseignement , pièces qui ne se produisent qu’accidentellement et d’une manière passagère. 1
- Il n’en est pas de même dans l’étude de l’anatomie normale ; ici l’on a toujours l’occasion et la facilité de préparer les muscles, les vaisseaux et les autres parties qui doivent faire le sujet des démonstrations : lorsqu’il s’agit,
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- au contraire, de décrire les altérations morbides d’un tissu, altérations quelquefois fort rares, il faut non-seulement trouver un sujet qui présente ces altérations, il faut encore que les dissections puissent être faites en temps ulile ; il faut que la mort, que la putréfaction toujours rapide n’aient point fait disparaître les caractères essentiels sur lesquels il importe de fixer l’attention des auditeurs.
- Ces difficultés dés long-temps senties ont déterminé à imaginer divers moyens de conservation des pièces, afin de pouvoir suppléer à l’insuffisance des descriptions orales.
- Ils consistent particulièrement dans l’emploi de l’alcool ou de dissolutions qui rendent les tissus imputrescibles ; mais il suffit d’avoir jeté les yeux sur une collection d’objets de ce genre pour apprécier toute l’imperfection de ce mode de conservation par lequel non-seulement les formes sont altérées , mais aussi les couleurs , élément si important pour l’objet qui nous occupe.
- C’est en vain que l’on demanderait à la gravure, même à la gravure coloriée, une représentation fidèle des pièces pathologiques , l’obligation d’indiquer par des teintes brunes les ombres portées, les contours des objets, afin de leur donner le relief convenable , modifie d’une manière trop sensible et préjudiciable pour l’étude la teinte propre à chaque partie.
- Quelle description, quel dessin pourraient remplacer ce fac-similé, que vous avez sous les yeux, des altérations produites parla morve chez l’homme. On trouve, il est vrai, dans les cabinets richement dotés, des pièces en cire qui ne laissent que peu de choses à désirer sous le rapport de la représentation fidèle de la nature; mais ces objets d’un prix toujours élevé n’ont pas, en général, une solidité suffisante pour être confiés à ceux qui auraient intérêt à les observer dans tous leurs détails, et leur prix élevé les rendra toujours trop rares pour qu’on puisse s’en servir habituellement dans les cours ou pour l’étude particulière.
- M. Thibert a cherché à suppléer à tous ces inconvéniens. Les pièces d’anatomie pathologique qu’il présente à la Société sont coulées dans un moule étudié et fait avec soin sur nature; la matière qu’il emploie est une composition solide et résistante, analogue au carton-pierre : les couleurs sont fixes et, pour ainsi dire, inaltérables par le temps. Cette fabrication, quia exigé, de la part de l’inventeur, des connaissances approfondies d’anatomie et une grande habileté comme dessinateur, comme peintre et modeleur, s’exécute aujourd’hui par la main de simples ouvriers, qui peuvent être facilement dressés à ce genre de travail; elle a acquis assez d’importance pour employer journellement de douze à quinze ouvriers. Nous ne parlerons pas du mérite des pièces pathologiques] de M. Thibert sous le point de vue de l’art
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- médical ; leur exactitude ainsi que leur utilité scientifique ont été appréciées par des juges compétents , MM. Andral, Bréchet et Cruveilhier, dans un rapport fait à l’Académie de médecine , le 22 octobre 1839.
- « La tâche de votre commission, dit le rapporteur, sera facile et par la « nature du sujet qui permet à chacun des membres de l’Académie d’apprécier « d’un coup d’œil l’importance de ce mode de représentation des lésions mor-« bides, et par le mérite de ces modèles qui fournit à votre commission « l’occasion rare de distribuer l’éloge sans rien donner à l’obsession et à la « complaisance. »
- Nous ajouterons que M. le ministre de l'instruction publique, sur l’avis favorable du conseil royal, a autorisé et encouragé l’adoption des pièces d’anatomie pathologique de M. Thibert, pour l’enseignement médical.
- Déjà un grand nombre de ces pièces sont répandues en France dans les facultés et dans les écoles secondaires de médecine ; elles le sont également à l’étranger.
- Ainsi le monde médical et la science, qui doivent à un Français, Guillaume Denon, les premières pièces en cire, devront encore à un de nos compatriotes le dernier perfectionnement dont cette partie de l’art paraisse susceptible.
- D’après ces considérations, le conseil d’administration a décerné à M. Thibert une médaille de platine.
- Signé Bussy, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport sur les procédés de M. Mourey pour conserver Véclat de Vargenture obtenue par la voie électrochimique ; par M. d’Arcet.
- Il est malheureusement très-rare de voir un inventeur donner à son œuvre toute la perfection à laquelle elle peut atteindre, et il arrive trop souvent qu’entre ses mains l’invention ne parvient pas même au point où il faudrait qu’elle fût portée pour prendre rang dans l’industrie et pour devenir productive; aussi voyons-nous tous les jours de brillantes inventions, d’abord avortées , recevoir, en dehors de l’influence de l’inventeur et presque toujours à son détriment, le complément nécessaire pour qu’elles puissent être utilisées. S’il était nécessaire de citer des exemples à l’appui de cette observation, nous en trouverions un bien remarquable dans les travaux de M. Mourey qui font le sujet de ce rapport.
- A l’époque à laquelle furent établis les procédés électrochimiques de dorure et argenture, on crut d’abord avoir tout fait en obtenant l’application solide
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- d’une feuille d’or ou d’argent brillante et continue à la surface du cuivre ou du laiton; mais l’on reconnut bientôt que, par suite d’inconvénients inhérents à ces nouveaux procédés, les pièces dorées et argentées, étant seulement lavées et séchées, perdaient bientôt leur brillant par leur exposition à l’air, ce qui dut retarder les premiers développements de cette nouvelle industrie.
- Cependant les objets dorés , devant être immédiatement soumis à l’action de diverses compositions salines pour être mis en couleur ou au mat, afin de satisfaire à toutes les exigences de la mode, résistèrent bien à l’action de l’air quand on eut régularisé ces opérations accessoires, et le procédé de dorure par la voie humide reçut ainsi tout naturellement la perfection désirable ; mais il n’en fut pas de même pour l’argenture électroehimique ; les objets argentés par ce procédé furent d’abord, comme de coutume, livrés au commerce sans leur faire subir, après l’argenture, d’autres opérations qu’un faible dérochage , qu’un lavage à grande eau et qu’une prompte dessiccation dans de la sciure de bois. Or cette argenture brillante et si parfaite sous tant d’autres rapports changeait bientôt de couleur lors de son emploi, prenait une teinte brune fort désagréable à l’œil et qui s’opposait à l’établissement de cette branche d’industrie. Ce mal provenait de la formation et de la précipitation des sous-sels d’argent et de cuivre pendant l’opération et au mélange de ces sels basiques avec l’argent pur déposé sur la surface du cuivre, par suite de l’action électrochimique. Les choses étaient encore en cet état quand M. Mourej, bijoutier distingué, fixa son attention sur cet inconvénient qui occasionnait un grand préjudice au commerce, et parvint à y parer complètement par une opération, des plus simples dont voici la description :
- M. Mourej prend la pièce de cuivre ou de laiton argentée par le procédé électrochimique ; il la lave à grande eau, la fait sécher, la trempe dans une dissolution de borax concentrée et l’expose sur des charbons ardents , ou mieux sous une moufle, en l’y chauffant de manière à dessécher la dissolution de borax sans aller jusqu’au point de faire fondre ce sel à la surface de la pièce (\) : cela fait, il plonge la pièce dans de l’eau acidulée par l’acide sulfurique; il la fait chauffer dans cette eau jusqu’à ce que toute la surface y ait pris un mat blanc parfait; il lave alors la pièce à grande eau et termine l’opération en la séchant dans de la sciure de bois, et ensuite en l’exposant, soit sur des charbons ardents , soit sur une plaque de tôle convenablement chauffée,
- (1) Plus la couche d’argent est épaisse, plus on peut chauffer la pièce argentée, couverte de borax; mais nous pensons qu’il y aurait, dans tous les cas, un grave inconvénient à élever la température jusqu’à vitrifier le borax sur la surface de la pièce ; en opérant de cette manière, nous avons remarqué que Ja feuille d’argent se boursouflait dans beaucoup d’endroits, et il nous paraîtrait à craindre, si l’on opérait ainsi sur du cuivre pur argenté, qu’en faisant entrer le borax en fusion on ne globalisât tout l’argent à la surface du cuivre, comme on sait que cela a lieu en chauffant un peu trop fortement le galon fabriqué avec de l’argent doré.
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- pour achever l'entière dessiccation de la pièce , ce qui en rehausse le ton et lui donne tout à fait l’aspect du plus bel argent pur.
- La pièce de cuivre argentée à laquelle on a fait subir cette espèce de mise en couleur imite alors les plus beaux produits de l’orfèvrerie et n’a plus, ainsi qu’eux, à redouter, quant à la beauté de leurs surfaces, que l’action de l’air chargé d’émanations sulfurées.
- Votre comité des arts chimiques a fait opérer M. Mourey en sa présence , et a constaté, à plusieurs reprises et par lui-même, la réussite complète du procédé dont il s’agit. Il pense que M. Mourey a rendu un grand service à notre industrie en ajoutant ce perfectionnement au procédé primitif d’argenture électrochimique. Considérant, en outre, que M. Mourey n’a pas voulu s’assurer la jouissance exclusive de ce perfectionnement par un brevet, et qu’il en a généreusement rendu publique la description , votre conseil d’administration a été unanimement d’avis d’accorder une médaille de platine à M. Mourey en récompense du service qu’il a rendu en perfectionnant l’argenture électrochimique et du noble désintéressement avec lequel il a fait tomber dans le domaine public l’heureux résultat de ses travaux.
- Signé d’Arcet, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Extrait d’un rapport de M. Dizé sur la fabrication de faïence ingerçable de M. Picbenot (i).
- M. Pichenot est parvenu, après de nombreuses observations sur le mélange des différentes terres , à réunir celles dont les qualités sont propres à recevoir l’émail, par une combinaison plus intime et qui le garantit de la gerçure.
- Les pièces fabriquées par M. Pichenot réunissent à la propriété de ne plus se gercer la faculté de pouvoir être travaillées à volonté sans s’écailler, de former des joints presque imperceptibles et de résister à la chaleur la plus forte qu’aient pu supporter les terres employées jusqu’à ce jour pour cet usage.
- Mais l’amélioration faite à un procédé, d’après un bon principe , contribue à le perfectionner dans toutes ses parties ; aussi l’application heureuse que M. Pichenot en a faite dans la composition de la terre dont il se sert a non-seulement rendu l’émail ingerçable , mais encore elle lui a donné les moyens de fabriquer des pièces de poêles , des baignoires et des garnitures de cheminées d’une dimension qu’on n’avait pu obtenir jusqu’à ce jour, et de conserver dans leur cuisson la régularité exacte des formes.
- Le conseil, prenant en considération les efforts que ce fabricant a faits et ne
- 0) Voyez Bulletin de la Société, année 1841, p. 22.
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- cesse de faire pour amener et maintenir la fabrication des pièces de faïence de grande dimension à un degré inusité de perfection , lui a décerné une médaille de platine.
- Signé Dizé , rapporteur.
- approuvé en séance générale, le 6 septembre \ 843.
- Extrait d’un rapport sur une machine, au moyen de laquelle
- les aveugles peuvent écrire, inventée par M. Foucauld,
- aveugle-né, membre des Quinze-Eingts; par M. Th. Olivier.
- Cependant il fallait apprendre à lire aux aveugles-nés, et ensuite il fallait leur apprendre à écrire.
- On composa des livres à leur usage, dans lesquels les lettres étaient en relief; elles étaient dessinées par des points saillants, dont la forme était reconnue par le toucher.
- Chacune des lettres doit occuper un espace carré de 4 millimètres de côté au moins, pour que le sens du toucher puisse, sans hésitation, distinguer la forme de la lettre.
- Que les livres que l’on met entre les mains des aveugles soient plus ou moins volumineux, peu importe; mais il était à désirer, lorsqu’ils écrivent non pour se faire lire par des aveugles, mais par des clairvoyants, que leur écriture occupât moins de place.
- M. Foucauld a inventé une machine qui est maintenant entre les mains de tous les aveugles, et au moyen de laquelle ils écrivent à leurs parents et à leurs amis des missives dont le caractère est le môme que celui dit cicéro en imprimerie : ils peuvent écrire cinquante vers alexandrins en une heure.
- Ainsi, on le voit, ils peuvent écrire presque aussi vite que les clairvoyants; mais l’exéeution de cette première machine ne suffisait point à M. Foucauld. Je ne puis me relire, disait-il, et si je fais des fautes, comment me corriger? Si j’ai une longue lettre à écrire et qui exige plusieurs journées, comment reprendre mon travail précisément au point où je l’ai laissé?
- Alors il inventa une machine double et tellement combinée, que, pendant qu’il jouait sur son clavier pour écrire le caractère cicéro sur la feuille de papier à expédier par la poste, la seconde partie de la machine fonctionnait à l’unisson, mais comme un pantographe, et venait écrire, en points saillants et en gros caractères lisibles au toucher, sur une seconde feuille de papier quadruple en dimension de la première, écrire, dis-je, précisément ce qu’il avait écrit en très-petits caractères sur la lettre à envoyer par la poste.
- C’est une aussi belle et aussi utile invention que la Société d’encourage-
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- ment récompense aujourd’hui. Tout ce qui a été essayé jusqu’à présent est bien au-dessous de ce que M. Foucauld a inventé.
- On perfectionnera, sans nul doute, la machine de M. Foucauld; son exécution deviendra plus parfaite, mais ce sera toujours la machine Foucauld; car il a trouvé le principe vrai sur lequel doit reposer la machine au moyen de laquelle les aveugles peuvent écrire et relire ce qu’ils ont écrit.
- Mais chose non moins digne de remarque , par qui M. Foucauld a-t-il fait exécuter sa machine? Par un aveugle, M. Jackarie, comme lui aveugle-né et membre des Quinze-Vingts, et cela ne peut surprendre.
- En effet, qui peut mieux comprendre un aveugle qu’un autre aveugle? Ils parlent la même langue, éprouvent les mêmes sensations et voient les objets de la même manière.
- M. Foucauld ne pouvait faire un dessin de sa machine; un ouvrier ordinaire n’aurait pu exécuter sur de simples descriptions verbales : dès lors il s’est adressé à son confrère, pour qui les paroles et certains signes remplacent un dessin.
- La Société est heureuse d’avoir aujourd’hui à décerner à M. Foucauld sa médaille de platine (1).
- Signé Th. Olivier , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Extrait d’un rapport sur le procédé démoulage du sucre de M. Perraud; par M. Payen.
- Les derniers perfectionnements dans la fabrication et le raffinage du sucre laissaient une difficulté grave à résoudre.
- En effet, toutes les personnes qui ont étudié ces arts difficiles de l’épuration d’un principe immédiat très-altérable savent qu’après une première cristallisation les sirops ne donnent plus un sucre en grains assez gros et nets pour supporter un blanchiment complet par le terrage, à moins d’opérer dans des formes volumineuses.
- Mais ce mode de travail donne des pains trop spongieux pour être vendables comme sucre blanc. L’intérêt et les dispositions naturelles des consommateurs doivent d’ailleurs encourager la fabrication des plus beaux produits en ce genre, et en général le perfectionnement de tous les produits commerciaux dont les caractères extérieurs, solidité, cristallisation, blancheur, garantissent la pureté.
- Toutes ces conditions étaient loin d’être réalisées lorsqu’on ne parvenait
- (i) Les deux machines à écrire inventées par M. Foucauld ont été décrites et gravées dans le Bulletin de juillet dernier, p. 269.
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- en prand à agglomérer le sucre pulvérulent ou grenu que par le procédé dit du sucre tapé : les pains formés ainsi étaient ternes, d’une solidité inégale, sujets à se déliter en plusieurs couches, peu propres à l’exportation ; la difficulté de les fendre et couper en morceaux rectangulaires, sans trop de déchet, les faisait repousser du commerce de détail et de la vente aux limonadiers.
- M. Perraud a imaginé un procédé simple qui obvie à ces inconvénients et offre plusieurs résultats remarquables dignes de tout votre intérêt (1).
- L’auteur, ancien élève en pharmacie et raffîneur habile, pensa qu’il fallait opérer en une seule fois le tassement du sucre pour le bien mouler, puis favoriser une sorte de cristallisation dans les interstices du pain ; enfin dessécher suivant les conditions les plus favorables de l’étuvage perfectionné.
- Témoins des opérations qui réalisent cette heureuse idée, nous avons été unanimement d’avis que le procédé nouveau atteignait son but.
- Il nous a paru de nature à simplifier une partie importante des opérations du raffinage, et à accroître la valeur réelle et commerciale des produits secondaires.
- Considérant, en outre, que l’application de ce nouveau moyen offrira Fune des voies les plus économiques et sûres de produire, dans les fabriques indigènes et coloniales, des sucres directement applicables à la consommation la plus exigeante, nous avons l’honneur de vous proposer de donner votre approbation à cet ingénieux procédé et d’y ajouter un témoignage particulier de votre satisfaction en décernant à M. Perraud une médaille de platine.
- Signé Payen , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 6 septembre, a décerné une médaille de platine à M. Fugère pour ses procédés d’estampage du cuivre. Nous donnerons, dans le prochain Bulletin , le rapport de M. Amédée Durand sur cette fabrication.
- MÉDAILLES d’oR.
- Rapport sur T établissement de M. François jeune, opticien; par
- M. Calla jïls.
- Messieurs, le système d’éclairage de Fresnel pour les phares est depuis longtemps connu du monde savant; dès l’année 1823 vous avez décerné à son auteur votre première récompense (2), et depuis cette époque l’expérience a consacré le mérite de ce système et constaté les immenses résultats que vous en attendiez.
- (1) Ce procédé est décrit, page 413 du Bulletin d’octobre 1842.
- (2) Voyez 22e année du Bulletin, p. 115.
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- Nous venons vous entretenir aujourd’hui d’un homme aussi habile que modeste, M. François jeune, qui, par la hardiesse et l’exactitude qu’il a apportées dans l’exécution de ces appareils, a puissamment contribué aux développements et aux améliorations dont ils ont été l’objet depuis leur création.
- Déjà vous avez donné vos éloges à M. Soleil père, habile opticien , pour les soins qu’il a apportés à l’exécution des premiers appareils de Fresnel, en employant des procédés indiqués par ce dernier. Vous le savez , la mort nous a enlevé depuis longtemps Fresnel encore jeune et plein d’avenir; quelques années plus tard M. Soleil, frappé d’une maladie grave, s’est vu dans l’impossibilité de continuer ses intéressants travaux.
- M. François jeune, son gendre, n’était alors (en 1838) que marchand de fournitures d’horlogerie ; il se plaça résolument à la tête de l’établissement que M. Soleil se voyait forcé d’abandonner.
- Doué d’un esprit exact et droit, il reconnut bientôt que les appareils construits par son prédécesseur pour la taille des verres, premier jet d’une combinaison nouvelle, laissaient beaucoup à désirer sous le rapport de la solidité des organes du mécanisme et de l’exactitude des produits ; il y introduisit immédiatement de notables améliorations.
- Ce qui distingue particulièrement M. François, c’est sa manière absolue d’envisager les travaux dont il est chargé par les ingénieurs qui lui accordent leur confiance. Il reçoit des épures calculées avec une précision mathématique ; il n’admet pas que l’exécdtion puisse n’être qu’approximative ; il ne recule devant aucune tentative, devant aucun progrès, pour mettre cette exécution à la hauteur de la conception.
- M. Soleil reculait d’abord devant l’exécution d’un prisme courbe en verre de plus de 50 centimètres de longueur.
- M. François améliore les lingotières destinées au coulage des prismes, sollicite les administrateurs de la manufacture de Saint-Gobain de l’aider à atteindre son but, et, grâce à l’intervention bienveillante et éclairée de M. Gaj-Lussac, grâce au zèle et à l’habileté de M. Nallj, agent général de cette manufacture, il obtient des prismes courbes de 1m,40 de corde et d’à peu près 20 centimètres de flèche, des segments d’anneaux sphériques de 80 centimètres de corde sur 28 centimètres de hauteur.
- Ces résultats obtenus, il fallait que la taille de pièces de cette dimension fut irréprochable. M. François remplace les instruments imparfaits qu’il avait trouvés dans l’établissement par des tours à cristaux , montés sur de solides bâtis en fonte dont les plateaux ont 1m,30, 2ra et jusqu’à 2m,30 de diamètre.
- Les pièces de verre n’étaient fixées, avant lui, que sur des mandrins en Quarante-deuxième année. Août 1843. 46
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- plomb coulés pour chaque opération et d’une exactitude douteuse; il remplace ces mandrins par des cylindres en fonte très-rigides et d’une exactitude rigoureuse ; enfin une machine à vapeur vient remplacer le manège qui servait de moteur à l’établissement.
- De tels efforts devaient être et ont été couronnés de succès. Grâce au zèle et à l’activité de M. François , les ingénieurs français ont pu développer sans crainte toutes les conséquences de l’admirable système d’éclairage de M. Fres-nel, et les produits de cet habile opticien sont aujourd’hui placés sur plusieurs des principaux phares de la France et de l’étranger.
- Ajoutons encore une circonstance à l’honneur de notre industrie. Le bureau des ingénieurs des phares de l’Ecosse, frappé de la puissance des derniers appareils construits par M. François sur les dessins de M. Léonor Fresnel, frère de celui dont nous déplorons la perte, veut en établir de semblables sur les cotes de l’Écosse. Ils obtiennent de l’administration française tous les renseignements nécessaires , s’adressent vainement aux plus habiles opticiens de leur pays, et viennent charger M. François de cet important travail.
- Déjà plusieurs appareils ont été expédiés par lui en Angleterre ; nous avons vu des lettres de M. Stevenson, ingénieur du bureau des Northern-Lights; il exprime hautement à M. François la satisfaction qu’ont éprouvée tous ses collègues pour la parfaite exécution de ses travaux.
- Le succès de M. François dans les premiers appareils livrés à l’Angleterre détermina M. Stevenson à lui demander l’exécution d’un appareil catadiop-trique pour un phare de premier ordre, sans lentilles additionnelles et sans miroirs réflecteurs.
- Cette combinaison, qui a pour effet de réduire dans une grande proportion la perte de lumière, n’avait jamais été tentée parce qu’on avait cru que l’exécution en était matériellement impossible ; mais le mot impossible ne paraît pas exister dans le vocabulaire de M. François • il s’en est chargé, et n’a pas hésité à construire les machines nécessaires à l’exécution de cet appareil,
- Ces machines, dans lesquelles M. François a fait entrer toutes les conditions d’exactitude et de solidité désirables, ont été fort coûteuses ; mais le résultat a dépassé toutes les espérances , et les premiers anneaux de l’appareil catadiop-trique déjà terminés, ayant été examinés par M. Léonor Fresnel, ne lui ont laissé que des éloges à donner. Votre comité des arts mécaniques a visité avec le plus grand intérêt les ateliers de M. François.
- Le temps nous manque pour entrer dans de plus amples détails sur ses beaux travaux ; mais nous n’avons pas voulu tarder davantage à appeler votre attention sur un établissement qui rend de si grands services et dont le pays doit s’honorer.
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- Vous avez sous les yeux un bel exemple de la perfection des produits de l’établissement dans la lentille à échelons de grande dimension que M. François, à notre invitation , a soumise à votre examen et dont l’exactitude est si grande que, pour une surface de 70 centimètres de diamètre, l’image solaire est réduite à un diamètre de 4 millimètres.
- D’après ces considérations, votre conseil d’administration n’a pas hésité à décerner à M. François la médaille d’or, comme une récompense justement méritée pour les succès remarquables qu’il a obtenus dans ses travaux.
- Signé Calla fils , rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- Rapport sur les grès-cérames de la fabrique de M. Ziegler} par M. Gaultier de Claubry.
- A une époque où les arts ont brillé d’un éclat tout particulier , des hommes d’un mérite distingué n’ont pas dédaigné de travailler de leurs propres mains au sein des ateliers, et l’histoire est là pour redire tout ce que leurs efforts ont produit de remarquables résultats : les noms de Ben-venuto Cellird et de Bernard Palissp, parmi beaucoup d’autres, prouvent ce que nous ne faisons ici que rappeler.
- Eloignés le plus souvent, par la nature de leurs travaux, des ateliers où ils pourraient apporter de si utiles enseignements, les artistes d’un mérite supérieur ne se décideraient qu’avec peine à s’occuper de fournir à des fabricants le résultat de leur conception et quelques traits échappés à leur crayon.
- Une circonstance que nous devons signaler comme heureuse pour les arts céramiques a conduit M. Ziegler à porter son attention sur la fabrication des poteries; nous allons voir quel en a été le résultat.
- Les grès-cérames sont restés en France uniquement consacrés à la fabrication d’une foule d’objets utiles, tels que fontaines, cruches, bouteilles, vases de toute espèce pour les usages domestiques, et même pour quelques usages industriels; mais on n’a jamais songé à les appliquer à la confection d’objets d’ornement et de luxe, comme on l’avait fait en Hollande, en Allemagne et en Flandre dans le seizième siècle.
- Il y avait même d’autant moins lieu de penser que l’on songeât à ce genre d’application, que, si les grès-cérames dont nous venons de parler offraient, sous le point de vue artistique, un intérêt si mérité, la fabrication de la porcelaine , importée en France et y ayant acquis une si grande importance et de si grands perfectionnements, semblait ne laisser que peu de chances à celle du grès pour lutter avec cette belle espèce de poterie.
- Il en a été tout autrement depuis que M. Ziegler a fondé la fabrique de
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- grès-cérames de Voisinlieu, près de Beauvais, et les objets placés sous les yeux du conseil rendront facile la tâche que nous avons à remplir.
- Pour bien faire comprendre au conseil la nature du rapport que lui présente aujourd’hui le comité, nous avons besoin de quelques courtes explications.
- Pour la fabrication de grès-cérames destinés aux usages industriels et analogues à ceux dont quelques fabriques d’Angleterre fournissent les laboratoires de chimie, la Société a proposé un prix qui, n’ayant pas été gagné au dernier concours, a été proposé de nouveau. Il ne s’agit ici, en aucune manière, de ce genre de fabrication qui sera jugé dans les formes et aux époques indiquées par les programmes, mais d'une fabrication de vases de toute espèce destinés à servir comme ornements dans les habitations.
- Le comité a pensé que, lorsqu’il s’agissait d’une fabrication spéciale, il ne pouvait mieux faire, comme dans tant d’autres circonstances il en avait eu l’occasion, que de prier de lui apporter le tribut de sa longue expérience un savant dont il suffit de prononcer le nom pour que chacun soit assuré de l’utilité de sa conviction. M. Brongniart a, dans cette circonstance comme dans beaucoup d’autres, fourni au comité des renseignements d’un haut intérêt, et dans ce que nous allons dire nous lui emprunterons des idées et même l’expression de son opinion, partagée par le comité.
- M. Ziegler, peintre habile, homme d’un goût varié, mais connaissant bien les limites que le bon goût doit assigner aux dérèglements de l’inspiration, a appliqué ses connaissances artistiques à la fabrication d’une espèce de poterie, consacrée seulement, en France, aux usages les plus vulgaires, et ouvert l’entrée des plus riches salons aux grès-cérames, qui s’y trouvaient si abondamment répandus au xvie siècle, lorsqu’ils n’avaient pas à lutter contre un concurrent si redoutable, la porcelaine.
- Si les objets sortis de la fabrique de M. Ziegler sont d’un prix un peu élevé relativement à la nature de la matière première, il faut considérer que la nécessité de tout créer et la destination de ces objets comportent cette condition, et que, d’ailleurs, les prix, déjà fortement abaissés, diminueront encore la concurrence, que ne pouvait manquer de soulever une fabrication aussi remarquable ; mais nous devons ajouter que, dépourvues des ornements qui en augmentent le prix, ces poteries, avec les formes pures et élégantes imposées par leur habile auteur à ce genre de produits, redescendront dans la fabrication ménagère, en conservant ces caractères de pureté de formes et de commodité qui ne sont pas plus chers que les autres quand on a pris l’habitude de s’en servir, résultat heureux qui sera entièrement dû à M. Ziegler.
- Les produits dont nous nous occupons sont remarquables sous tous les rapports comme absolument nouveaux pour la France et distincts des grès, fort beaux aussi, qu’on fabrique en Angleterre, et comme ne trouvant de
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- comparaison que dans ceux que l’on fabriquait en Flandre, en Hollande et en Allemagne au xvie siècle, et dont diverses collections de produits d’arts nous présentent un certain nombre d’échantillons.
- L’essor remarquable imprimé à la fabrication de cette belle et solide poterie ne peut manquer de s’étendre loin en France et même en Europe; cette opinion ne sera pas regardée comme une utopie, quand nous dirons que déjà trois fabriques au moins se sont formées pour confectionner des grès du genre de ceux que vous avez sous les yeux. Le rapporteur de votre comité peut ajouter que les grès de M. Ziegler sont recherchés à l’étranger et que, dans un voyage en Italie qu’il vient de faire, il en a rencontré dans ce pays, où abondent les objets d’un goût pur, que ne peut manquer d’inspirer la vue habituelle des précieux objets que l’on y rencontre à chaque pas.
- Le conseil d’administration, prenant en considération le mérite de l impor-tante fabrication créée par M. Ziegler et la perfection qu’il a apportée dans ses produits, lui a décerné la médaille d’or.
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance générale, le 6 septembre 1843.
- La Société d’encouragement, dans sa séance générale du 6 septembre 1843, a décerné la médaille d’or à M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, pour son système de barrages mobiles appliqués à la navigation. (Voy. Bulletin de juin dernier, p. 225.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d administration de la Société d encouragement,.
- Séance du 26 juillet 1843.
- Correspondance. M. Maréchal, notaire^rue des Fossés-Montmartre, 11, adresse un extrait du testament par lequel M. le baron d’Aboville lègue à la Société d’encouragement une somme de 10,000 fr. dont 1,000 fr. seront distribués chaque année, pendant dix ans, à ceux qui emploieront des personnes amputées ou infirmes.
- M. Bailly de Merlieuxy secrétaire de la Société d’horticulture, transmet des observations sur la législation relative aux brevets d’invention.
- M. Posson, colonel eu retraite, adresse la deuxième partie de son traité intitulé, De la navigation transatlantique par la vapeur examinée sous le point de vue commercial.
- M. Bigot aîné, à Elbeuf (Seine-Inférieure), soumet à l’examen de la Société l’application d'un système de tubes générateurs ajoutés aux appareils ou chaudières propres à vaporiser les liquides.
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- M. Peppel annonce qu’il vient de fonder à Metz une fabrique d’aiguilles à coudre.
- M. Nicod, à Annonay (Ardèche), rappelle que la Société, sur la proposition de M. le baron Costaz, a décidé qu’elle prendrait les mesures nécessaires pour provoquer la fabrication mécanique des filets de pêche; il demande que la Société veuille bien lui indiquer le métier le plus propre à cet usage.
- M. Grange, membre correspondant de la Société d’agriculture de Nancy, adresse un mémoire sur l’état de son exploitation agricole.
- Objets présentés. MM. Jacomy, Rigal et comp., rue Fonlaine-au-Roi, 54, demandent que la Société nomme des commissaires pour examiner leur établissement de pompes et autres appareils hydrauliques.
- M. Malo, quai Valmy, 33, présente une horloge qu’il appelle polygnomone, ayant pour objet de mettre en action d’un point unique à des distances considérables un nombre presque illimité de cadrans de toutes grandeurs.
- M. Oubriot, horloger-mécanicien à Revigny (Meuse), auquel la Société a décerné, en 1837, une récompense pour la part qu’il a prise au concours relatif aux dynamomètres propres à l’agriculture, présente plusieurs modèles de machines et appareils qu’il a imaginés, et demande h être inscrit sur la liste des candidats au legs Bapst.
- M. Salomon, rue et route de Romainville, 5, annonce avoir imaginé une nouvelle méthode de calcul instrumental avec un cycle arithmographe.
- M. Chaillot, facteur de harpes, rue Saint-Honoré, 336, présente une notice sur un nouvel outil propre k la fabrication des cordes filées pour les instruments de musique ;
- M. Akermann, rue Constantine, 3, un nouveau harpon pour la pêche de la baleine;
- M. Pieault, rue Dauphine, 52, un nouveau genre de tranchant de son invention qu’il nomme tranchant-scie, et propre à être adapté aux couteaux de table à découper et aux serpettes de jardinage;
- MM. Mirabal et Moreau, rue Fontaine-au-Roi, 39 , un procédé simple et économique pour assainir les pièces d’une habitation détériorées par l’humidité ou le salpêtrage des murs, et qui consiste en une peinture verte qu’il suffit d’appliquer sur les murailles.
- M. Theret, rue des Saints-Pères, 38, annonce qu’il vient d’établir une fabrication de mosaïques à plat et en relief k l’imitation de celles de Florence.
- Il est fait hommage k la Société
- 1° Du numéro 80 du Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen ;
- 2° Du numéro de juin 1843 du Journal d’agriculture du département du Yar ;
- 3° Du numéro dejuin du Journal des usines, publié par M. Viollet;
- 4° De la 4e livraison de 1842 des Annales des mines.
- Rapports des comités. M. Payen a la parole pour une proposition.
- L’époque de la remise des pièces pour prendre part au concours que la Société a ouvert pour la découverte d’un procédé propre à rendre l’alcool impropre k entrer dans la consommation ne permettra peut-être pas de proclamer en temps utile les résultats des moyens qui seront proposés. M. Payen pense qu’il serait utile d’examiner dès à présent les procédés qui ont été déposés, en tenant compte de leur priorité, et, k mesure
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- que des pièces nouvelles seraient adressées à la Société, le comité apprécierait l’efficacité des procédés.
- M. le baron Thénard, président, entre dans quelques considérations sur l’économie de la loi qui vient d’être rendue sur la diminution des droits dont seront frappés les alcools rendus impropres à entrer dans la consommation. Jusqu’ici les moyens proposés sont incomplets, M. le président les énumère : nul doute que M. le ministre des finances n’appelle sur ce sujet l’attention du comité consultatif des arts et manufactures, et la Société a, par de justes motifs, fondé un prix pour la solution de la question ; mais il est à craindre que l’époque de la remise des pièces du concours, fixée au 31 décembre prochain, ne permette de faire connaître les résultats de l’examen que dans un an. M. le président ne pense pas que l’on puisse prendre connaissance des procédés des divers concurrents qui se sont présentés avant la clôture du concours. Pour hâter la solution du problème, la Société, ainsi qu’elle l’a fait en plusieurs circonstances, pourrait mettre à la disposition du comité des arts chimiques les fonds nécessaires pour procéder à des expériences.
- Après une discussion, cette dernière proposition est adoptée, et le conseil décide que le comité des arts chimiques sera invité à se livrer à des expériences sur les moyens de dénaturer l’alcool de manière à ne pouvoir entrer dans la consommation sans cesser d’être propre à l’éclairage.
- Communications, M. de Marivault rappelle qu’il a remis à la Société, de la part de M. Porter aîné, à Bruxelles, les dessins et la description d’un nouveau métier à tisser. L’auteur a demandé à M. le ministre de l’agriculture et du commerce de faire procéder à une enquête sur son nouveau système de lissage; il a offert d’envoyer à Paris un métier à lisser deux toiles à la fois et un métier simple, afin de les faire fonctionner sous les yeux de la Société.
- M. de Marivault dépose sur le bureau les documents et échantillons que M. Porter lui a envoyés; il pense qu’ils pourront éclairer le comité des arts mécaniques sur le mérite du nouveau métier.
- Le même membre fait connaître que, pendant son séjour à Naples, il a assisté aux réunions de l’institut royal d’encouragement ; M. Cantarelli, secrétaire de la correspondance , l’a prié d’offrir h la Société d’encouragement les rapports qu’il a faits, en 1840 et 1842, sur les expositions de l’industrie napolitaine.
- M. Carfora l’a également chargé de faire hommage d’une brochure qu’il a publiée sur la Sicile.
- M. le président remercie M. de Marivault de ces communications.
- Dans cette séance, M. Valois, banquier, a été nommé, au scrutin, membre adjoint à la commission des fonds. ‘
- Séance du 9 août 1843.
- A l’ouverture de la séance, M. Francœur, vice-président, qui occupe le fauteuil en l’absence de M. le baron Thénard, président, annonce que M. Palmstedt, l’un des professeurs des sciences les plus distingués de Stockholm , et ami de Berzèlius, est présent à la séance ; il l’invite à prendre place au bureau.
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- Correspondance. M. Frédéric, fabricant à Lyon, envoie un nouvel appareil inodore pour le curage des fosses d’aisances.
- M. Ferez, exploitant des mines de bitume, à Saint-Martin de Hinx (Landes), transmet des échantillons de bitume qui, selon lui, réunit des qualités qui ne se trouvent pas dans les produits de ce genre.
- M. Lebreton, bottier à Meaux, annonce avoir trouvé un procédé pour rendre les cuirs imperméables à l’eau sans nuire à la transpiration.
- Objets présentés. M. Waldeck, rue des Tournelles, 54, prie la Société de faire examiner les perfectionnements qu’il vient d’apporter à ses appareils de filetage.
- M. Gouetz, barrière du Combat, 10, présente un nouveau système de ressorts pour la suspension des voitures légères et à lourdes charges -,
- M. Combes (Jean), jardin du Chalet, aux Champs-Elysées, un système de locomotion et un appareil pour élever l’eau;
- M. Prévaust, chezM. Valois, rue Montmartre, 173, le modèle d’un système de pont à ressorts;
- M. Brown, rue des Fossés-du-Temple, 20, des modifications qu’il a fait subir à l’instrument de musique appelé mëlophone ;
- M. Locatelli, à Charonne, prés Paris, deux appareils photométriques ;
- M. Allier, au Petil-Charonne, route de Montreuil, le modèle d’un mors de bride qu’il a imaginé pour arrêter le cheval le plus indocile ;
- M. Colinet, rue du Faubourg-Saint-Denis, une bride, dite orléanaise, pour dompter les chevaux fougueux.
- M. Donnadieu de Montpellier, rue Joqueiet, 8, ayant appris que M. Guy avait transmis à la Société des échantillons de pierres lithographiques pour prendre part au concours pour l’exploitation d’une carrière de ce genre, dépose des documents tendant à prouver qu’il est l’auteur de cette découverte, et annonce l’envoi de pierres revêtues du cachet de l’ingénieur des mines.
- M. Loisel (/l.), rue du Jardin-du-Roi, 14, demande que la Société fasse constater et suivre, sur une grande échelle, des essais ayant pour but un tannage complet sans addition d’écorce de chêne et dans un délai qui n’excédera pas six mois.
- M. Grouvelle, ingénieur civil, rue du Regard, 19 , revendique pour M. d’Arcet la priorité de l’emploi du bain-marie pour la cuisson des aliments; il rappelle que dans son mémoire il a décrit les applications, faites par lui, du bain-marie, sur grande et petite échelle, pour les usages culinaires.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau ;
- 1° Création de la propriété intellectuelle, de la nécessité et des moyens d’organiser l’industrie, démoraliser le commerce ; par M. Jobard, directeur du musée de l’industrie belge ;
- 2° Réfutation du mémoire critique sur la direction de l’institut agricole de Grignon ; par M. Bella, directeur ;
- 3° Bulletin de la Société d’agriculture de l’Aveyron, année 1842 ;
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- 4” Concours pour la prime départementale instituée en faveur de T agriculture en 18 41, par M. le préfet de l’Aveyron j
- 5° Annales de la Société d’horticulture, juillet 1843 ;
- 6'J Annales de Vagriculture française, août 1843;
- 7° Moniteur des eaux et forêts, juillet 1843.
- Rapports des comités. Au nom du bureau et de la commission des fonds, M. Michelin lit un rapport sur le prospectus d’un monument que la ville de Montdidier se propose d’élever à la mémoire de Parmentier.
- La commission, considérant que des hommes tels que Berthollet et Parmentier se rencontrent rarement et qu’élever des monuments à leur mémoire est encore donner un encouragement à l’industrie , propose de voter une somme de 100 francs pour la statue à ériger à Parmentier.
- Quoique l’un des plus anciens membres de la Société et de son conseil d’administration , aucune notice nécrologique h’a été lue, dans l’une des séances publiques, sur la vie et les travaux de ce savant, lors de son décès en 1813. M. Michelin, pour motiver la proposition de la commission, cite quelques faits extraits d’une notice lue à la Société philanthropique par M. Huzard père, confrère et ami de Parmentier.
- Après une discussion sur la quotité de la somme à allouer, le conseil décide, sur Sa proposition de M. Molinier de Montplanqua, que la souscription sera portée à 300 fr.
- Au nom du bureau et de la commission des fonds, M. Agasse lit le rapport suivant sur le legs fait à la Société par M. le baron d’Aboville :
- « Messieurs, M. le général baron d’Aboville, qui suivait avec assiduité vos travaux, a donné à la Société d’encouragement, dont il était membre, une preuve de l’intérêt qu’il lui portait eu lui confiant l’exécution d’une disposition très-utile à l’humanité.
- « M. d’Aboville, qui avait perdu le bras droit à la bataille de Wagram, avait réfléchi sur le malheur que peut causer la privation de quelque membre et aussi celle de la vue ; il savait que, par suite de cette privation, beaucoup de gens n’étaient que trop souvent réduits à la plus profonde misère -, il a voulu encourager les manufacturiers à employer de malheureux amputés ou aveugles, malgré la moindre quantité de travail que ceux-ci pourraient produire. En conséquence, par son testament du 24 janvier 1840, il a chargé ses neveux, ses légataires universels, de payer à.la Société d’encouragement, pendant dix ans, mais seulement à partir de l’expiration de cinq années de son décès, une somme annuelle de 1,000 fr., pour être remise, à titre de prix, à un manufacturier employant dans ses ateliers cinq personnes, hommes, femmes ou enfants privés d’un membre ou de la vue, cette dernière privation comme celle de deux membres chez la même personne devant compter pour deux, tant la perte de la vue ou celle de deux membres rend tout travail difficile et mérite de récompense pour celui qui sait employer des personnes dont les facultés sont ainsi réduites.
- « La Société aura le choix entre les manufacturiers qui rempliront la condition ci-dessus s’il s’en trouve plusieurs.
- « M. d’Aboville est décédé le 19 janvier dernier ; ses héritiers attendent, pour consentir l’exécution du legs, que la Société ait exprimé son intention de l’accepter. Quarante-deuxieme année. Août 1843. 47
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- « La commission pense que la Société doit s’associer aux intentions généreuses de M. d’Aboville, en acceptant d’être l’organe par lequel passera son bienfait ; elle se fonde sur ce que l’exécution du legs n’a rien de contraire au but de notre institution et sur ce que le concours de la Société ne peut qu’encourager des dispositions utiles à l’industrie sous quelques formes qu’elles soient faites.
- « En conséquence, la commission pense que la Société doit exprimer l’intention d’accepter le legs aussitôt que vous y aurez été autorisés par le gouvernement, en remplissant à cet effet toutes les formalités nécessaires ; M. le président donnera ensuite au trésorier le pouvoir de recevoir la somme léguée, pour en être fait emploi conformément aux intentions du testateur. »
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit pour M. Bussy un rapport sur les pièces d’anatomie pathologique présentées par M. le docteur Thibert.
- Le comité propose d’accorder son approbation à l’exécution de ces pièces anatomiques, qui ne laissent rien à désirer, tant sous le rapport de la vérité de l’imitation que sous celui delà solidité des couleurs -, il propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit pour M. d’Arcet, un rapport sur le procédé de M. Mourey, ayant pour objet la conservation de l’éclat des pièces argentées par le procédé électrochimique.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Gaultier de Claubry lit un rapport sur les grès-cérames de la fabrique de M. Ziegler.
- Le comité propose de remercier l’auteur de son intéressante communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, le même membre lit un rapport sur la faïence à émail ombrant de MM. Dutremblay et Trèlat.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer au Bulletin le rapport, ainsi qu’un extrait du mémoire de M. Trèlat, qui renferme des faits intéressants pour la pratique des arts céramiques.
- Après une discussion, le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions, et décide qu’une notice historique y sera jointe.
- Au nom du comité des arts mécaniques, M. Calla lit un rapport sur un appareil propre à tailler les dents des engrenages hélicoïdes, par MM. Bréguet fils et Boquillon.
- . Le comité propose 1° de remercier les auteurs de leur intéressante communication ; 2° d’insérer le rapport au Bulletin, accompagné de la description et de la gravure des appareils. (Approuvé.)
- M. le baron Seguier, pour compléter l’historique du système d’engrenage de White, fait observer que M. Farcot emploie depuis longtemps dans ses tours universels des roues de 30 à 40 centimètres de diamètre et de 5 à 6 centimètres d’épaisseur, dont les dents sont taillées d’après ce système -, ces roues font partie du mécanisme d’une ma-
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- chine à diviser importée d’Amérique par M. le comte Réal, et dont M. Mariolte s’est rendu acquéreur.
- Au nom du môme comité, le même membre lit un rapport sur l’établissement de M. François jeune, pour la construction des instruments d’optique et principalement des phares à verres prismatiques de M. Fresnel.
- Le comité propose l’insertion du rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du même comité, M. Amédée Durand lit uu rapport sur les perfectionnements ajoutés par M. Fugère à ses procédés d’estampage du cuivre.
- Le comité propose de transmettre à M. Fugère le témoignage de la satisfaction de la Société pour ses intéressants travaux et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Chevallier lit un rapport sur la fabrique de papier de verre et d’émeri de M. Fremy, et sur le mémoire descriptif adressé par ce fabricant.
- Le comité propose 1° de remercier M. Frèmy de sa communication -, 2° d’insérer au Bulletin le rapport ainsi que le mémoire. (Approuvé.)
- Communications. M. le baron Seguier donne communication de deux procédés de photographie, l’un de MM. Belfield-Lefèvre et Léon Foucauld sur la préparation de la couche sensible qui doit recevoir l’image de la chambre noire, l’autre de M. Choiselat sur l’emploi du brôme.
- Les faits signalés par ces expérimentateurs devant intéresser tous ceux qui s’occupent de photographie, M. Seguier promet de remettre une note sur cet objet pour être insérée au Bulletin.
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- LISTE
- des membres, adjoints et membres honoraires composant le conseil d administration de la Société dencouragement, au 6 septembre i843.
- BUREAU.
- MM.
- Président.
- ]83a
- 1839
- 1841
- 1841
- 1802
- 1816
- 1827
- j 827
- »84i
- Le baron Thénard (G. O. pair de France, membre de l’Académie royale des sciences, vice-président du conseil royal de l’instruction publique, place Saint-Sulpice, 6.
- Vice-présidents.
- Francoeur (^), membre de l’Académie des sciences et de la Société royale et centrale d’agriculture, professeur à la faculté des sciences, rue de l’Université, 10.
- Dumas (0. ^), membre de l’Académie royale des sciences, professeur à la faculté de médecine -, rue Guvier, 35.
- Vice-président honoraire.
- Le comte de Laste yrie (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Grenelle-Saint-Germain, 5g.
- S ecrétaires-a d) 0 ints.
- Cl. Anth. Costaz, ancien chef de la division des arts et manufactures au ministère de l’intérieur, rue des Trois-Frères, 7.
- Jomard (O. ^ ), membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, conservateur des plans et cartes à la bibliothèque royale, rue Neuve-des-ipe-tits-Chainps, 12.
- Trésorier.
- Agasse ('^), notaire honoraire, rue du Bac, 80.
- Censeurs.
- Le duc de Montmorency (C. ^ ), pair de France, rue de Grenelle-Saint-Ger-main, 87.
- Le vicomte Héricart de Thury (0. ^),
- 1819
- 1825
- 1827
- 1827
- 1827
- 1832
- i835
- 1842
- 1843
- 1823
- MM.
- membre de l’Académie des sciences et de la Société royale et centrale d’agriculture, inspecteur général des mines, rue de l’Université, 29.
- COMMISSION DES FONDS.
- Le bai’on de Ladoucette ( O. ^ ), ancien préfet, député, membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Saint-Lazare, 7.
- Michelin (Hardouin) (^), conseiller référendaire à la cour des comptes, trésorier de la Société géologique de France, rue d’Orléans, 5, au Marais.
- Bordier-Dubignon ( ^ ), peintre d’histoire, rue de Grammont, i3.
- Le due de Mirepoix (^), rue de la Planche, 17.
- Molinier deMontplanqua(0. ^), ancien . maire de Paris, doyen des avocats aux conseils du roi et à la cour de cassation, vice-président de la Société philanthropique, rue de Grammont, 19.
- Le baron de Montmorency (^), rue Saint-Dominiquè-Saint-Germain, 111.
- Le comte de Perrochel, quai Voltaire, „
- i5.
- Baudon de Mony ( Charles-Victor-Auguste ), conseiller référendaire à la cour des comptes, rue Neuve-des-Ma-thurins, 92.
- Valois ( ^), négociant, rue de l’Echiquier, 19.
- COMITÉ DES ARTS MÉCANIQUES.
- Mallet (Ch. ) (0. ^), inspecteur général honoraire des ponts et chaussées, rue Taranne, 27.
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-
- LISTE DES MEMBRES.
- 357
- fi
- <
- i832
- 1832
- 1833
- 1834
- 1834
- 1.842
- 1842
- 1842
- <
- MM.
- Lecomte Lambel (C.^), maréchal de camp du génie , rue Saint-Dominique-Saint-Germain, 3^.
- Olivier (Théodore) (^), professeur à l’école polytechnique, au Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures , rue de l’Observance, 2.
- Amédée Durand, ingénieur-mécanicien, rue de l’Abbaye-Saint-Germain, 10.
- Saulnier (Jacq.-Franç. ) ({§)), ingénieur-mécanicien de la Monnaie, membre du conseil général des manufactures, rue Notre-Dame-des-Champs, 5i.
- Le baron A. Seguier (O. ^), conseiller à la cour royale, membre de l’Académie des sciences et du comité consultatif des arts et manufactures , rue Garan-cière, i3.
- Vauvilliers (O. ^), inspecteur général des ponts et chaussées, rue Dupliot, 23.
- Combes ( £^)), ingénieur en chef des mines, professeur à l’école des mines, rue de l’Ouest, 24*
- Calla(^),ingénieur-mécanicien,membre du conseil général des manufactures , rue du Faubourg-Poissonnière, .92.
- i8j9
- 1824
- 1827
- 1832 i832
- 1837
- 1842
- 1842
- Membres honoraires.
- 1:816
- Baillet de Belloy (^), ancien inspecteur divisionnaire des mines, à Abbeville (Somme).
- Gambey (^), membre de l’Académie royale des sciences, ingénieur en instruments de précision, artiste du Bureau des longitudes, rue Pierre-Levée, 17, faubourg du Temple.
- Humblot-Conté (O. ^), pair de France-, place Saint-Sulpice, 6.
- COMITÉ DES ARTS CHIMIQUES.
- d’Arcet (O. ^), membre de l’Académie
- 1806
- 1823
- 1827
- MM.
- royale des sciences, inspecteur général des essais à la Monnaie.
- Bréant (^), vérificateur général des essais à la Monnaie.
- Gaultier de Claubry ( ^), professeur à l’école polytechnique et à l’école de pharmacie , rue Descartes, 1.
- Payen (^), membre de l’Académie des sciences et de la Société royale et centrale d’agriculture, professeur au Conservatoire des arts et métiers et à l’école centrale des arts et manufactures, rue Saint-Martin, 208.
- Bussy (% ), professetu' à l’école de pharmacie, rue de l’Arbalète, 13.
- Chevallier (^), membre de l’Académie de médecine, professeur à l’école de pharmacie, quai Saint-Michel, 2.5.
- Péligot (E. ), professeur au Conservatoire royal des arts et métiers , boulevard Saint-Denis, cité d’Orléans, 5.
- Frémy , répétiteur de chimie à l’école polytechnique, quai des Augustins, 09.
- Guérin-Vary, maître des conférences des sciences chimiques à l’école normale , quai Saint-Michel, 17.
- Adjoints.
- Boullay (O. ^ ), membre de l’Académie de médecine, rue duHelder, 5.
- Magendie (O. ^), membre de l’Académie des sciences , professeur au collège deFrance, quai Malaquais, 5.
- COMITÉ DES ARTS ÉCONOMIQUES.
- Bouriat, membre de l’Académie de médecine , rue du Bac, 39.
- Labarraque (^), membre de l’Académie de médecine , rue Pavée Saint-Antoine, , 4-
- Gourlier ( ^ ) , inspecteur général, secrétaire et membre du conseil des bâtiments civils, rue de Seine, 6.
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- 358
- LISTE DES MEMBRES.
- « fl
- I-S ï i”5 s
- MM.
- 1827 Pouiixet (^), député, membre de l’Académie des sciences, professeur à la fa-
- culté des sciences , administrateur du Conservatoire royal des arts et métiers, rue Saint-Martin ,208. i832
- 1827 Vallot (^|), ingénieur en chef des ponts et chaussées , professeur à l’école des ponts et chaussées, rue de Lille, 36. 1839
- 1827 Péclet ( , inspecteur de l’université, professeur à l’école centrale des arts et
- manufactures, quai Saint-Michel, 2.5. 0 '•3- 00
- i834 Herpin, docteur en médecine, rue de
- l’Abbaye, 10. 0 CO
- 00 -P*N N Dizé, chimiste-manufacturier, boulevard Beaumarchais, 85.
- l842 Trébüchet (^), chef de bureau à la pré-
- fecture, membre du conseil de salubrité, rue de l’Ouest, 42» Adjoint. de Silyestre fils, ancien élève de l’école polytechnique, rue de Lille, 71. Membres honoraires. 1843
- Le baron Cagniard de Latour ( ^ ), rue du Rocher, 36. Le baron B, Delessert (0. ^), membre de l’Académie des sciences, régent
- de la banque de France, rue Mont- *
- martre, 176. COMITÉ D’AGRICULTURE. 1826
- l802 Le comte de Lasteyrie ( ^ ), membre de
- la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Grenelle-St.-Germain, 59. 1827
- 1 802 Le baron de Silvestre (^), membre de
- l’Académie des sciences et de la Société royale et centrale d’agriculture , rue i83i
- Taranne, i3. i832
- 1810 Vilmorin aîné (^}, pépiniériste, membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Seine-Saint-Genn., 10.
- i83i Huzard ( ijfè ), membre de la Société i832
- royale et centrale d’agriculture et de .
- MM.
- l’Académie de médecine, rue de l’Eperon, 5.
- Darblay (^), député, membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Lille, 82.
- Leclerc-Thouin ( Oscar) (^), secrétaire perpétuel de la Société royale et centrale d’agriculture, professeur au Conservatoire royal des arts et métiers, rue Jacob, 48.
- Dailly ( i|), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Pigalle, 2.
- Le comte de Gasparin (G. O. ^), pair de France, membre de l’Académie des sciences et de la Société royale et centrale d’agriculture, rue de Lille, 82.
- Philippar ( Fr. H. ), membre de la Société royale et centrale d’agriculture , directeur du jardin des plantes de Versailles, professeur de l’institution royale agronomique de Grignon, à Versailles (Seine-et-Oise).
- Adjoint.
- Le comte de Rambuteaü ( C. ^ ), pair de France, préfet du département de la Seine , membre de la Société royale et centrale d’agriculture,
- COMITÉ DE COMMERCE.
- Bottin (^), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue Jean-Jac-
- ' ques-Rousseau, 20.
- Le baron Busche ( ^ ), membre de la Société royale et centrale d’agriculture, rue des Saints-Pères, 5.
- Legentil ( ^ ) , manufacturier, rue Bleue, 3.
- Delambre , chef du bureau des arts et manufactures au ministère du commerce et de l’agriculture, rue de Gre-nelle-Saint-Germain, 29.
- Desgranges (^), négociant, rue de Gram-mont, 19.
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- LISTE DES MEMBRES.
- 359
- <
- i835
- 1837
- 1842
- 1843
- MM.
- De Marivault ( ^ ) , ancien secrétaire d’ambassade, rue Caumartin , 9.
- Thomas (^), directeur de l’entrepôt des douanes du Marais, à l’entrepôt.
- De Colmont (O. , inspecteur général
- des finances, rue Saint-Dominique, 182, au Gros-Caillou.
- Gautier (O. , pair de France, sous-
- gouverneur de la banque de France, rue de la Vrillière, 8.
- Membres honoraires.
- JBérard (0.$), conseiller d’Etat, receveur général du département du Cher, rue Joubert, 45.
- Delessert (François) (O. ^), banquier, membre de la chambre des députés, rue Montmartre, 176.
- Vincens (Émile) (O. ^), conseiller d’É-tat, rue Thiroux, 8.
- Warden (^), ancien consul des Etats.-Unis, membre correspondant de l’Institut , rue du Pot-de-Fer, 12.
- COMMISSION DU BULLETIN.
- MM.
- Th. Olivier,
- Amédée Durand,
- Chevallier,
- Payen,
- Bouriat,
- Péclet,
- De Lasteyrie,
- Bottin,
- Desgranges ,
- Michelin,
- MolinierdeMontplanqua, $runaS'
- Rédacteur du Bulletin de la Société.
- M. Daclin (^), chef de bureau à l’administration des eaux et forêts, rue de Suresne, 37. Agent de la Société.
- M. Théophile Delacroix , rue du Bac, 42.
- jArts mécaniques.
- jArts chimiques.
- jArts économiques. Agriculture, j Commerce.
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- ( 360 )
- LISTE, PAR ORDRE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES,
- DES BREVETS D’INVENTION, DE PERFECTIONNEMENT ET D’IMPORTATION délivrés en France pendant Vannée 1842.
- Nota. Les brevets d’importation sont indiqués par un astérisque.
- AÉROSTATS.
- 1. M. Muzzj (M.), rue de l’Hôtel-de-Ville, i4 ; machine aérostatique pouvant, à volonté , traverser tous les courants atmosphériques, en se servant de la force d’ascension et de descension pour faire marcher la machine sur une ligne mixte horizontale, moyennant quelques plans qui décomposent les deux forces. ( io mars. — 5 ans.)
- AGRAFES.
- 2. MM. Stocker {A.) et Roivley (C. ), de Birmingham, chez M. Coutan, rue Beautreillis, 78 ; perfectionnements apportés aux agrafes de vêtements. ( 19 avril. —5 ans. ) *
- 3. M. Daval ( S. J.), rue Amelot, 52 ; fabrication des agrafes plates par procédé mécanique. ( 19 avril. — i5 ans. )
- 4- M. Labouriau (P. C.) rue Saint-Honoré, 34o ; nouveau système d’agrafes. ( 23 mai. — 5 ans. )
- 5. M. Ognard ( C. J. ), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; système d’agrafes dit cliquet-fermoir. ( 26 septembre. — 10 ans. )
- ALAMBICS.
- 6. M. Durand ( J. P. ), à Bordeaux (Gironde) ; alambic propre à prévenir les dangers qu’offrent les alambics ordinaires et à économiser le combustible. ( 26 février. — 10 ans.)
- ALBATRE.
- 7. M. Monrosier (J. B. ), à Entrechaux ( A aucluse ) ; perfectionnements de la poudre impalpable de sulfate de chaux ou albâtre. ( 7 mai. — 5 ans. )
- ALIMENTS.
- 8. M. Stone jeune ( G. ), de Londres, chez
- M. Trujfaut, rue Favart, 8 ; perfectionnements dans la préparation des aliments des bestiaux.
- ( 9 novembre. — 10 ans. )*
- ALLAITEMENT.
- 9. M. Duquesnoy (J. B.), rue du Faubourg-Saint-Denis, 85; genre de biberon qu’il nomme biberon régulateur. ( 28 juin. — 10 ans. )
- 10. M. Autier ( J. B. ), à Amiens ( Somme); appareil d’allaitement. ( 12 septembre. — io ans. )
- ALLUMETTES.
- 11. M. Guedet{P. J.), rue du Ponceau, 47; machine propre à la fabrication des allumettes.
- ( 5 avril. — 5 ans.)
- 12. M. Leroy ( L. F. ), à Rouen ( Seine-Inférieure); machine propre à découper les allumettes, qu’il nomme découpeur mécanique. ( 24 septembre. — 10 ans. )
- 13. M. Dasseville ( B. J.). & Rouen ( Seine-Inférieure) ; allumettes chimiques dites inaltérables et infaillibles. ( 28 septembre. — 5 ans.)
- 14. M. Ginot ( L. A. ), rue du Mouton, 9; machine à fendre le bois propre aux allumettes. ( 2 décembre. — 5 ans. )
- 15. M. Fosse (P. A. ), à Rouen ( Seine-Inférieure) ; machine destinée à couper le bois pour faire des allumettes. ( 21 décembre. — 5 ans. )
- AMIDON.
- 16. M. Colman ( J. ), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8 ; améliorations apportées dans la fabrication de l’amidon. (5 avril. — 10 ans. )
- APPRETS.
- 17. M. Cahaist (L. E.), rue Saint-Denis, 16:
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- moteur applicable aux métiers destinés à apprêter les étoffes de toute nature. ( 26 septembre. — 5 ans. )*
- ardoises.
- 18. M. Denis (L. A. ), rue des Gravilliers,
- 1 o ; procédé de fabrication d’ardoises factices.
- ( 9 août. — 5 ans. )
- aréomètres.
- 19. M. Vidal ( H.), à Toulon < Var ) ; instrument pour reconnaître la richesse alcoolique des boissons spiritueuses, qu’il appelle ébullio-scope alcoomélrique. ( 2. décembre. — 5 ans )
- ARMES.
- 20. M. Blehée (P.), rue de Boui’gogne, 7; système d’armement pour l’infanterie. ( 5 octobre. — 10 ans. )
- ARMES A FEU.
- 21. M. Lange de Beaujour ( J.), rue de Bellefond, i4; armes à feu à plusieurs charges superposées dans le même canon. ( 24 janvier.
- — t o ans. )
- 22. MM. Bonnefoy (C.) et Murat (J.), à St.-Etienne ( Loire ) ; machine propre à faire, sur les canons de fusil et pistolet, les dessins factices, damas ondé dit croisé, rubans et autres analogues. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 23. M. Gaudon Aubry, h Reims (Marne); fusil à percussion à coulisse ou bascule, et tirant plusieurs coups dans un canon. ( 19 avril.
- — i5 ans. )
- 24. M. Pidault ( M. ) , aux Batignolles -Monceaux, près Paris ; perfectionnements apportés aux fusils qui se chargent par la culasse.
- ( 13 juin. — 5ans. )
- 25. M. Thibert ( A. P. ), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16 ; perfectionnements apportés au fusil koptypteur, et à la composition de son amorce continue. ( 9 août. — i5 ans. )*
- 26. M. Gonon(A. ), à Perpignan (Pyrénées-Orientales); nouveau fusil. (3i octobre. «— 10 ans. )
- ASPHALTE
- 27. M. Landgraber ( C. ), de Munster, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 terj asphalte artificiel. ( ier juin. — i5ans.)*
- \
- ;
- BALANCES.
- 28. M. Pollet fils ( P. ), à Beaune ( Côte-d’or); crochet-bascule propre au pesage. ( 24 janvier. — 5 ans. )
- 29. MM. Lafourcade (J. B.) et Fouque), à Pau (Basses-Pyrénées); mode de construction de balances-bascules indiennes. (23 mai. — 5 ans.)*
- BANDAGES.
- 30. M. Tesini ( L. ), rue de Ponthieu, 9 ; nouveau genre de bandage herniaire. ( 28 septembre. — 10 ans.)
- 31. M. Auphan (F. ), à Marseille ( Bouches-du-Rhône ) ; nouveau bandage-pessaire. ( 3o septembre. — 5 ans. )
- 32. Levy (S.), à Haguenau (Bas-Rhin); bandage herniaire (7 octobre. — 5 ans. )
- BATEAUX.
- 33. M. Medinger (J.), rue d’Aguesseau, x 1 ; genre de bateau à charnières. (8 septembre. —- 10 ans. )
- BATEAUX A VAPEUR.
- 34. MM. Raymond ( J.) et Sauset (E. A.), rue de Bondy, 8 ; changement apporté au système de bateaux à vapeur, avec la roue à l’arrière. ( 24 janvier. — 5 ans.)
- 35. M. Cartier (P. C.), à Lyon (Rhône); système de bateaux en fer destinés à naviguer sur les rivières de peu de profondeur. ( 19 avi’il. — 5 ans. )
- 36. M. Stopford ( rP. P. ), de Londres, chez M. Landron, rue des Fossés-Montmartre, 3 ; améliorations dans les machines propres à faire marcher des vaisseaux au moyen de la vapeur ou autre force motrice. ( 7 mai. — 10 ans. )*
- 37. MM. Lame (E.) et Palmer (H. ), au Havre (Seine-Inférieure); système de ponts défensifs pour les bâtiments à vapeur ou autres. ( 3o septembre. — 10 ans. )*
- 38. M. Sicardo (F. G.), à Marseille ( Bouches-du-Rhône) ; roue à palettes pivotantes pour bateaux à vapeur. ( 7 octobre. —- i5 ans. )
- BIJOUTERIE.
- 3q. M. Renaud ( F. M.), rue Montmorency, 18 ; procédé dit stéréotype, propre à enchâsser
- 48
- Quarante-deuxieme année. Août 1843.
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- les pierres dans la bijouterie en composition. ( i o mars. — 5 ans. )
- 40. M. Abot (E.), à Etampes (Seine-et-Oise ) ; brisure à crochet applicable aux boucles d’oreilles. ( 7 octobre. — 5 ans.)
- BILLARDS.
- 41. M. Bruand ( C. ), à Yesoul (Haute-Saône) ; billard dit billard-loge. (10 mars.— 5 ans.)
- 42. MM. Barrai (A. ) et Gabet (P. ,/.), à Lyon ; application des métaux pour produire l’élasticité des bandes de billard. (7 octobre. — 5 ans. )
- 43. M. Soltier (F. )} à Lyon ( Rhône); fabrication de liteaux mobiles de bandes en caoutchouc pour billards. ( 3i octobre. — 5 ans. )
- 44- MM. Rousset frères, à l’Isle ( Vaucluse); marque de billard. ( 2 décembre. — 5 ans. )
- BITUME.
- 45. MM. Baudouin frères , chez M. Rey-naud, rue Bleue, 16; perfectionnements apportés à l’industrie des produits bitumineux, et application du bitume à l’amélioration des voies publiques et à l’art de la construction. ( 2g avril. — 5 ans. )
- 46. M. Guillard-Meynier ( A. ), à Lyon ; traitement des asphaltes, pissasphaltes, résines et autres matières bitumineuses et huileuses, et leur application à divers arts. ( 29 avril. — 10 ans. ) *
- BLANCHIMENT.
- 47. MM. Cliff et fils, à St.-Quentin (Aisne ); procédé perfectionné propre à opérer le blanchiment des tissus, des filés et en général des matières filamenteuses travaillées et non travaillées. (24 janvier. — 10 ans. )*
- 48. M. Dewaret ( E. ), rue St.-Antoine-Po-pincourt, 3 bis ; machines et procédés propres au blanchiment et au lavage des tissus de laine. (28 mars. — 10 ans. )
- 4g. M1Ie Mercier ( S. ), rue Bleue, 16 ; perfectionnements apportés dans les appareils et procédés propres au blanchissage ou lessivage et au lavage du linge. ( ig juillet. — 10 ans. )
- 5o. M. Bosredon aîné (F.), à St.-Mandé près Paris; procédés de'fabrication d’une eau
- de cendres propre au lessivage du linge. (8 septembre. — 5 ans. )
- 51. M. Beaujeu (A. L. ), rue des Filles-dü-Calvaire, 27; mode de lessivage par coulage continu. ( 12 septembre. — 5 ans. )
- BLUTOIRS.
- 52. M. Oudinot (C. L.), rüe St.-Joseph, 3 ; bluterie et tamis decrin et cheveux, qu’il nomme bluterine. ( 12 septembre. — 10 ans.)
- BOIS.
- 53. M. Guibal (P.), au Vigan (Gard); procédé au moyen duquel il donne plusieurs couleurs au bois, sans en employer aucune, et imite tout dessin d’incrustation sans placage. ( 5 avril. — 5 ans. )
- 54. M. Meeus ( J. ), de Bruxelles, chez M. Rattier, rue des Fossés-Montmartre, 4 ; procédé propre à étendre et améliorer l’emploi du bois. ( ig avril. — i5 ans. ) *
- 55. M. Durot (H. F. ), chez M. Armen~ gaud, rue du Pont-Louis-Philippe, i3 ; machine propre à travailler et façonner le bois et autres matières. (12 octobre. — i5 ans.)
- 56. M. Turck (S. ), rue Laffitte, 34 ; procédé de carbonisation du bois, de la houille et autres substances, avec un moyen de recueillir l’acide pyroligneux de la carbonisation du bois. ( 31 octobre. — 15 ans. )
- 57. M. Prince ( J. P. ), à Steige ( Bas-Rhin); four à carboniser le bois. (2 décembre. — 10 ans. )
- 58. M. Laligant (P. E.), à Bettaincourt ( Haute-Marne) ; nouveau mode de carbonisation du bois. ( i4 décembre. — 5 ans. )
- BOIS DE TEINTURE.
- 5g. M. Berendorff (J.), rue Mouffetard, 3oo; machine propre à réduire en poudre et effiler toute espèce de bois de teinture. ( 7 mai. — i5 ans.)
- BOISSONS.
- 60. MM. Barrai ( N. ) et Rafelis de Br00es, à Marseille ( Bouches-du-Rhône); préparation de fleurs de bergamote qu’ils appellent thé d’Afrique. ( 8 décembre. — 10 ans. )
- BOUCHONS.
- 61. M. Bacon ( G. ), à Épernay (Marne);
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- ( 363 )
- préparation de bouchons propres à éviter les re-couleuses. ( 24 janvier. — 5 ans. )
- 62. M. Molinié ( L. ), chez M. Armengaud, rue St.-Louis, 34; système de machines propres à la fabrication des bouchons de liège. ( 19 avril. — i5ans. )
- 63. M. de Saillet ( G. ), rue du Faubourg-St.-Honoré, 1 ; machine destinée à tailler les bouchons de liège. ( 23 mai. — 10 ans. )
- 64. Mlle Moreau ( A. ), au Mans ( Sarthe ), machines et moyens destinés à fabriquer des bouclions de liège. ( 14 juillet. — 5 ans. )
- 65. M. Tieyres (*/.), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8 ; perfectionnements apportés dans la construction des machines propres à fabriquer les bouchons de liège. (9 août. — i5 ans.)*
- 66. M. Poole(M.), de Londres, chez M. Trn/-faut,* rue Favart, 8; procédés propres à fabriquer des trognons avec des matières fibreuses pour en faire des bouchons de bouteilles et autres vases. (24 septembre. — i5 ans. )*
- BOUCLES.
- 67. M. Leriche {P. A.), rueSt.-Martin, 156; perfectionnements dans la fabrication des boucles. ( 24 septembre. —- 5 ans. )
- BOUGIES.
- 68. M. Comers ( J. M. ), à Dole ( Jura ) ; procédés propres à la fabrication des cierges et bougies. ( 4 juillet. — 10 ans. )
- 69. M. Daviron (F.), rue du Faubourg-St.-Martin, 84; mécanique propre à frotter la bougie. ( 19 octobre. — 5 ans. )
- BOUTEILLES.
- 70. M. Gra&sal ( M. A. ), rue Grange-aux-Belles, 11 ; vases ou bouteilles à bouchons à vis et à siphons mobiles à soupapes. (9 août. — i5 ans. )
- BOUTONS.
- 71. M. Borie ( A. ), à Rodez ( Aveyron ) ; boutons se plaçant sans fil et se boutonnant sans boutonnière, et outils nécessaires à la pose desdits boutons. (28 septembre. —5 ans. )
- 72. MM. Chambes ( Th. ) et Mack Franc-klyn., de Londres , chez M. Truffaut, rue Favart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication
- des boutons. ( 24 octobre. — 5 ans. ) *
- BRETELLES.
- 73. M. Coiret {J.), rue St.-Denis, 35o ; coulant servant pour bretelles, ceintures, jarretières, etc. ( 3i janvier.— 5 ans.)
- 74. M. Arnault ( P. C. ), chez M. Perpignan rue de Choiseul, 2 ter ; nouveau système de bretelles. ( 28 mars. — 10 ans. )
- 75. M. Heilmann (F. G. ), rue Geoffroy-l’Angevin, 11; système de monture de bretelles ou porte-pattes mobiles, comprenant un bouton fixé sans fil et sans couture. ( 7 mai. — 5 ans. )
- 76. MM. Andrieux (J.) et B s cher (A.), rue du Maure, 8; ressorts métalliques à double spirale , applicables notamment aux bretelles, sous-pieds , corsets , gilets , ceintures , etc.
- ( 2 décembre. — 5 ans. )
- BRIDES.
- 77. M. Susse (M. R. ), chez M. Monceny, rue Feydeau, 26; espèce de poignée débridé pour les chevaux de selle ou de voiture. ( i5 octobre. — 5 ans. )
- 78. M. Moue ( h. A. ), au Havre ( Seine-Inférieure); espèce de bride pour arrêter les chevaux qui s’emportent. ( 19 octobre. — 5 ans. )
- 79. M. Pellier (J. G.), rue du Faubourg-St.-Martin, ï 1 ; système de bridon ayant pour objet d’arrêter immédiatement les chevaux qui s’emportent. (19 octobre. — 5 ans. )
- BRIQUES.
- 80. M. Carville (G. L.), à la ferme des Mou-lineaux, près Issy ; machine à fabriquer les briques , tuiles, carreaux, tuiles-pannes, briques de chaux hydraulique, formées de craie et de glaise, briques de marne, et tous produits de terre cuite, briques de poussier de coke, briquettes, mottes, briques de tourbe. ( 16 mars. —15 ans.)
- 81. M. Courtois (A. J.), rue St.-Lazare, 144 J système de briques pour tuyaux de cheminée. ( 16 mars. — i5 ans. )
- 82. M. Aygaleng-Blanquet, à Arras (Pas-de-Calais) ; système complet de machines propres à la fabrication des briques, tuiles-pannes, mo-
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- ( 364 )
- saiques, carrelages, etc. ( 5 avril. —- i5ans. )
- 83. M. Doguée jeune r de Liège , chez M. Teste fils, au ministère des travaux publics; machine et accessoires propres à la fabrication d’une brique dite brique supérieure. ( 29 avril. — io ans. ) *
- 84- M. Burke (J. G.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; machine propre à fabriquer les briques. ( 7 octobre. — 10 ans. )*
- BRODERIE.
- 85. Mme Horrer ( L. ) , à Nancy ( Meurthe); genre de broderie qu’elle nomme broderie Horrer. ( 1 o mars. — 5 ans. )
- BROSSES.
- 86. M. Badin ( J. C. ), rue des Ecouffes, 12 ; machine propre à remplacer le crin, le sanglier et tout ce qui entre dans la brosserie en général. ( 29 avril. — 5 ans.)
- 87. M. Casella ( E. ), rue St.-Martin, i3o ; brosse-démêloir. ( 21 septembre. — 5 ans. )
- 88. M. Frappier ( G. J.), rue Ste.-Croix-de-la-Bretonnerie, 2.5 ; genre de brosses à frotter. ( 12 octobre. 5 ans.)
- 8g. M. Cox ( TF.) de Londres, chez M. Per-pigna, rue de Choiseul, 2 ter ; perfectionnements apportés aux brosses, (ig octobre. — i5 ans. )*
- BROYAGE. -
- go. M. Dessaulle (N. A.), rue du Faubourg-St.-Martin, 66 ; machine à broyer les couleurs, le chocolat et toute espèce de substances. ( ig avril. — 5 ans. )
- CABLES,
- gi. M. Hubert ( M. ), à Briolay ( Maine et -Loire) ; système de câbles en fil de fer, avec mèches en chanvre ou autre matière filamenteuse. ( 1 g octobre. — 5 ans. )
- 92. M, Pivert (G. ), à Chalonnes-sur-Loire, (Maine-et-Loire); moyen de préserver de la rouille les câbles en fil de fer, avec mèches en chanvre ou autres matières. ( 3t décembre. — 5 ans. )
- CADRES.
- 93. M. Fan Nees (J. A.), rue Montmartre,
- 14$; machine et presse à moulures, et genre d apprêt propre à la construction des cadres et
- toutes sortes d’ornements. ( 16 mars. — xo ans. ) *
- g4- M. Jouin (P. A.), rue Beautreillis, 10 ; pâte pour la confection des cadres et autres objets d’art. ( 1 g octobre. — 10 ans.)
- CAFÉ.
- g5. M. Burlet (F. ), à Lyon (Rhône); améliorations et changements apportés dans la composition du café indigène de santé. ( 24 janvier. — 10 ans. )
- 96. MM. Chausson (F. L.) et Leduc ( C. ), barrière d’Enfer, route d’Orléans, 70 ; fabrication de café-chicorée dit moka de Chartres. ( 31 décembre. — 5 ans. )
- CAFETIÈRES.
- 97. M!Ie Galy-Cazalal , rue Folie-Méri-court, 2.3 ; appareil destiné à préparer les infusions de thé ou de café, qu’elle nomme café théière à vapeur. ( 5 avril. — 5 ans.) *
- 98. M. Lepeut {J. B. ), à Belleville, près Paris ; appareil pour faire le café, qu’il nomme vaporisateur Lepeut. (26 septembre. — 5 ans. )
- gg. M. Rey de Morande ( A. J. ), rue du Paon-St.-André, 1; appareils propres à la fabrication du café. ( 15 octobre. —5 ans. )
- 100. M. Tiesset ( A.), à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais); améliorations apportées à la cafetière fonctionnant par l’application du filtrage par le vide, et à pression atmosphérique.
- ( i5 février. — 10 ans. ) .
- 101. M. Portant (J. B.), rue du Petit-Thouars, 21 ; perfectionnements apportés aux cafetières hydropneumatiques. (7 mai. — 5 ans. )
- 102. M. Gosse {J. J. ), rue J.-J.-Rousseau, 16 ; cafetières à siphon. (7 octobre. — 10 ans. )
- 103. M. Bastien ( J. C.). rue de la Fidélité, 24; genre de cafetière en cristal, pour café et thé. ( 3i octobre. — 5 ans. )
- 104. M. Feyron(P.), rue Neuve-Coque-
- nard, cour St.-Guillaume, 11; genre de cafetière en verre et en fer-blanc. (28 décembre.— 5 ans.) -
- CALCULS.
- xo5. MM. Bonnes {M. A.) et Foch (J.), h Toulouse (Haute-Garonne); machine mathé-
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- madque qu’ils nomment additionneuse. (12 septembre. — 10 ans. )
- 106. M. Maurel {T. Z.), place du Palais-Royal, 22g; machine à calculer. (3x décembre.
- — i5 ans. )
- CALORIFÈRES.
- 107. M. F'ernus (P.), à Valenciennes (Nord) ; calorifère à foyer économique à l’usage domestique , pour brûler le coke provenant de l’éclairage au gaz ou autre , et cheminée ouverte à foyer mobile perfectionné, à ventilateur et courant d’air, propre à brûler toute espèce de charbon de terre et coke. ( 12 septembre. —5 ans.)
- xo8. M. Mikulski (J.), rue Grange-Bate-li ère, x ; calorifère dit poele ou calorifère polonais. (21 septembre. •— 10 ans.)*
- 109. M. Duroir(R. M.), rueNeuve-Coque-nard , 11 ; système de calorifère à air chaud et à eau chaude. (5 octobre. — 10 ans. )
- i 10. M. Amandiot (E. Z7.), à St.-Quentin (Aisne); calorifère économique. (24 octobre.
- — 5 ans. )
- 111. M. Benoît (J. V. ), à Avi’anches ( Manche); calorifèi’e à air. ( i4 décembi’e.— 5 ans.)
- CARDES.
- 112. M. Fiimière ( V.), - à Rouen ( Seine-
- ïnféi’ieure ); pi’océdé propre à remplacer le cuir des cardes par un tissu composé. ( 12 avril. — 5 ans. )
- ïi3. M. Myevre (J. B.), h Lyon (Rhône); système de fabiication de cardes à carder. ( 29 avril. — 10 ans. )
- xi4* MM. Pradine et comp. , à Reims ( Mai'ne); machine dite plogueuse, propre à i'e-cevoir, conduii’e et souder les plaques, à l’effet de supprimer le ti’avail des petits enfants dans les.ateliei’s de cardes. (8 septembi’e. — 5 ans.)
- x i5. M. Lister ( G. ), à Rouen (Seine-Infé-îùeure); mécanisme propre à poser les l'ubans de cardes sur les cylindi'es. (12 octobre. — 5 ans.)
- CARREAUX.
- t 16. M. Lemire (J. A.), rue Hauteviile, i5 ; système de carrelage en bois qu’il nomme lignés t al. ( 24 janvier. — i5 ans.)
- CARTON.
- 11 7. MM. Cometti (L.) et Galrani (C.), rue Neuve-des-Capucines, 8; pi’océdé de fabrication du carton-toile en relief. ( 16 mars. — 5 ans. )
- CENDRES MÉTALLIQUES.
- 118. M. Lecarpentier ( A. ), rue St.-Pierre-Popincourt, 18; application de la chaleur au mercui-e dans le lavage des cendres et résidus métalliques. ( 19 avril. — 5 ans.)
- cercueils.
- 119. M. Roussel Agnus ( C.), à Gondre-coui't (Meuse); confection de cercueils en fonte. (4 mars. — 10 ans.)
- CHANDELIERS.
- 120. M. Cochrane ( A.) , de Londi'es , chez M. Duret, rue Vide-Gousset, 4; améliorations dans la consti’uction des chandeliei’s et porte-chandelles. ( 7 mai. — 5ans. )*
- 121. M. Dantin ( J.), à Auxei're (Yonne) ; chandelier à souche et réflecteur mobile. ( 1er juin. — 5 ans.)
- CHANDELLES.
- 122. M. Taurin (J. P.), rue du Mont-Blanc, 5o ; cylindres à mèches indépendantes, n’ayant jamais besoin d’être mouchées , ou chandelles sans mèche. (xErjuin. —5 ans.)
- 123. M. Poole (31.), de Londx’es , chez M. Bouy, à Belleville ; améliox'ation dans la fabi’ication des chandelles.'(ig aoxxt.—10 ans.)*
- 124. MM. Dupuis ( C. A. ) et Boriglione (J. F.), chez M. Armengaud, rue Saint-Louis, au Marais, 34; moyens mécaniques pi’opres à améliorer la fonction des chandelles de toute nature. ( 7 octobi'e. — 5 ans.)
- 125. M. Newton ( TV. ), de Londres , chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter-, peifec-tionnenxents aux machinesouappareils employés pour la fabrication de la chandelle. ( 15 octobre. — i5 ans.)*
- 126. M. Kessler (J. N.), à Perpignan ( Pyrénées-Orientales ) ; système de fabrication de chandelles à la plonge. (3i décembi’e. — 10 ans. )
- CHAPEAUX.
- 127. MM. Dawers (L. A.) et Lyon ( C. ), chezM. Reynaud, rue Bleue, 18; peifection-
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- nements apportés aux chapeaux mécaniques. (28 mars. — 5 ans.)
- 128. M. Jay [st•), rue des Fossés-Montmartre, 5; instrument qu’il nomme jayotype, propre à prendre la mesure de la tête et à constater son mode de conformation, applicable à la chapellerie. (2g avril. — 5 ans.)
- 12g. Le même, améliorations importantes faites à l’instrument précédent (28 décembre.— 10 ans.)
- 130. M. Biggs ('/’.) , de Londres , chez M. Bouy, à Belleville près Paris ; moyens perfectionnés de retenir sur la tête les chapeaux, casquettes ou bonnets. (2g avril. — 5 ans.)*
- 131. M. Benini (R.), galerie Colbert, 18; fonds de chapeaux de dames , composés de linon, gaze et mousseline. (12 mai. —5ans.)
- 132. M. Lejeune fils (L. JP.), rue Saint-Honoré, g^j procédés de fabrication des chapeaux en soie. ( i3 juin. — 5 ans.)
- ï33. MM. Raymond (F. E.)e t Bastien (.J.L.), rue des Juifs, 11 ; machine propre à donner la tournure aux chapeaux d’hommes. ( 8 septembre. — 10 ans.)
- i34- M. Cabirol (J. N.), h Bordeaux (Gironde) ; chapeau doublé de caoutchouc, à ventouse, à l’épreuve de l’eau et delà transpiration. (3o septembre.— 10 ans.)
- 135. MM. Brouillaud (E.), Duaerl jeune {A-) et Filliol (J. B.), rue Pagevin, 4 5 genre de chapeaux qu’ilsi appellent zéphyr, (gnovembre. —5 ans.)
- 136. M. Gallay (A.), à Bordeaux (Gironde); apprêt à froid pour la fabrication des chapeaux, (g novembre. — 5 ans.)
- 137. M. Biget (J.), rue de Rivoli ; armature de chapeaux de soirée et de voyage, se repliant sur elle-même, et s’ouvrant avec la plus grande facilité. (2 décembre. — 5 ans.)
- 138. MM. Frappa (C. A.) et Boizard ( V. L.), chez M. Perpîgna, rue de Choiseul, 2 ter; système perfectionné de chapeaux de paille en plusieurs pièces. (21 décembre. — io ans.)*
- i3g. M. Baudinet (H,), rue de Braque, 7; procédé de fabrication des chapeaux sans colle. (3i décembre. —5ans.)
- CHARBON.
- 140. M. Wurmser {A.), passage Saulnier, g; mode de fabrication du charbon de bois dit charbon refait. ( 2g avril. — i5 ans. )
- 141. M. Lebarbier (A.), à Valenciennes (Nord); procédé propre à l’emploi de l’anthracite ou charbon maigre dans le chauffage des machines à vapeur de toute espèce, fixes ou locomotives, et à activer la combustion de ce charbon dans les foyers servant à toute espèce d’industrie. ( 7 mai.— 10 ans. )
- CHARPIE.
- 142. MM. Gagnage (C. M.) et Very{J.), rue de l’Est, 33 ; procédé de fabrication de charpie artificielle. (3i octobre.—5 ans.)
- CHARRUES.
- 143. M. Lemaire, à Fresnes-lès-Moutauban (Pas-de-Calais); perfectionnements apportés à la charrue dite brabant. (ig avril. — 5 ans.)
- CHAUDIÈRES.
- 44. M. Delaroche {J. J.), rue du Bac, 4°; chaudière à vapeur propre aux usages de la cuisine. ( 5 avril. — 5 ans. )
- 145. MM. Romancé, Barraudet comp., chez M. Perpîgna, rue de Choiseul, 2 ter; chaudière perfectionnée offrant une grande surface de chauffe et présentant des garanties réelles contre l’explosion. (28 juin.— 5 ans. )
- 146. M. Boyd {J.), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; perfectionnements apportés dans la construction des chaudières à vapeur. ( 1 g octobre. — 1 o ans. ) *
- CHAUFFAGE (APPAREILS DE ).
- 147- M. Dromery (G. JP.), chez M. Perpi-gna, rue de Choiseul, 2 ter; appareils propres à chauffer l’air avant de l’introduire dans les fourneaux des locomotives, des chaudières à vapeur et dans ceux employés aux usages domestiques. ( 24 janvier. —: 15 ans ) *.
- 48. M. SiscojA. D.), rue des Vinaigriers, 25; perfectionnements apportés aux calorifères et aux cheminées. ( i5 février. — 10 ans. )
- 49- M. Luchaire {V.), à Orléans (Loiret) ; appareil propre à utiliser tout le calorique des foyers, fourneaux , etc. ( 28 mars. — 1 o ans. )
- i5o. M. Minich (J. F.), chez M. Perpigna,
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- rue de Choiseul, 2 ter: calorifèrepyrométrique à feu visible. ( 19 avril. — 10 ans. )
- 151. M. Fournier {L.) chemin de ronde de la barrière des Martyrs ; nouveau système de foyers. (23 avril. — 10 ans. ) *
- 152. M. Ficherai fils (/. B.), à Saint-Cloud, près Paris; boîte calorifère portative. (12 mai. — 5 ans. )
- 153. Mm<e de Raincourt, chez M. Legrand, au Fourneau de Fallon (Haute-Saône) ; fourneau à colonne propre au chauffage des appartements au bois ou à la houille. ( 12 mai. — 5 ans. )
- 154. M. André (F.), h Sedan ( Ardennes ) ; appareils de chauffage économique des chaudières. ( ier juin. — 5 ans. )
- 155. MM. Fontaine-Perrier (N.) et N andin (J. ), rue Chapon, 7; appareil propre à chauffer les pieds , qu’ils nomment caloripède. ( 28 juin. — 5 ans. )
- 156. M. Pivant (A. ), chez M. Armengaud, rue Saint-Louis, 34 ; bouches de chaleur en tôle sans soudure. ( 28 juin. —5 ans. )
- i5^. M. Deroux (L.), à Lille (Nord); système de soles de foyers à courants forcés, renfermant la grille ( 24 septembre. — 5 ans. ) *
- r58. M. Auzolle {P. J. M.), rueduCaire, 19; perfectionnements ajoutés aux appareils de chauffage. ( 12 octobre. — 5 ans. )
- i5g. MM. Béraull (B.) eiMéry(E. P.), rue du Faubourg-Saint-Antoine, 325 ; appareils de chauffage qu’ils no m m en 0 e/epyro-ca lo riform e.
- ( 9 novembre. — 5 ans. )
- 160. M. Sorel (S. T.), rue de Lancry, 6; perfectionnements apportés aux appareils de chauffage. ( 9 novembre. — 10 ans. )
- 161. MM. Hommais (P. F.) et Lepre-vost (B. N.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin, 285 ; chauffage à circulation d’air applicable aux cheminées et aux calorifères. (2 décembre. —5 ans.)
- 162. M. Borrani (J. D. ), rue des Messageries, 18; appareil de chauffage pouvant se placer dans tous les calorifères , poêles sur place et portatifs, et chauffer une ou plusieurs pièces.
- ( 21 décembre. — 5 ans. )
- CHAÜSSÜRES.
- 163. M. Duaal jeune ( J. ), rue du Temple , io5 ; appareil propre à chauffer la chaussure quil nomme forme calorifère. ( 17 janvier.
- — 5 ans. ) *
- 164. M. Guilleminot(P.), à Autun (Saône-et-Loire) ; chaussure qu’il nomme sabot-soulier. ( i5 février. — Sans. )
- 165. M. Marchai (J.), à Amiens (Somme) ; genre de chaussure imperméable. (4 mars. — 5 ans. )
- 166. M. Sisco {A. D.), rue des Vinai-griers, 25; procédé de fabrication des socques, claques, souliers, bottes, bottines, etc. (10 mars.
- — i5 ans. )
- 167. MM. Aubaric {J. ) et Conmer ( S. ), à Montpellier (Hérault); système de chaussure d’hiver avec un degré de chaleur continu. (7 mai. — 10 ans. )
- 168. M. Baudouin ( H. ), à Franconville-la-Garenne (Seine-et-Oise) ; procédé propre à rendre imperméables toutes sortes de chaussures. ( 13 juin. — 5 ans. )
- 169. M. Birch ( A. ), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; améliorations apportées dans la fabrication des chaussures. (20 juin. — to ans. ) *
- 170. M. Morel (A.), à Vienne (Isère); socques sans brides dits à crampon et vis de pression. (28 juin. — 5 ans. )
- 171. M. Delhomme (P.' A.), rue Saint-Jacques , 44 '> nouveau genre de chaussure et de sous-chaussure. (9 août. — 5 ans.)
- 172. MM. Thomas (C. A.) et Hairiort {L. J.), rue de la Fidélité, 10; procédé de fabrication de toutes chaussures montantes, sans cambrure.
- ( 12 septembre. — 10 ans.)
- 173. M. Poole ( M. ), de Londres, chez M .Truffant, rue Favart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication des socques, applicables, en certaines parties, aux bottes, souliers et patins.
- ( 15 octobre. — 1 o ans. ) *
- 174* M. Desjardins (J. L.), rue Coque-nard, 12 ; nouveau genre de socques. (3i octobre. — 5 ans. )
- 175. M.Fottc/jer(iV.),ruedelaBûcherie, 18;
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- métier à faire la chaussure de tresses. ( 28 décembre.—5 ans. )
- 176. M. Bcllavène (P.), à Montpellier (Hérault) ; système de chaussure d’hiver échauffée à la vapeur. ( 3 1 décembre. — 5 ans. )
- CHEMINÉES.
- 177. M. Grenier {F. A.\rueSaint-Germain-l’Auxerrois, 43 ; système de cheminées culinaires. (24 janvier. — 10 ans. )
- 178. M. Gas (M.), à Ruch (Gironde) ; appareil propre à empêcher le refoulement de la fumée dans les cheminées. (23 avril.— 5 ans.)
- 17g. MM. Guyon frères, à Dole (Jura); appareils se plaçant au-dessus des cheminées et propres à garantir les appartements de la fumée. ( 23 mai. — 10 ans.)
- 180. M. Corbie (A.), àBelleville, près Paris; système de manchon propre à la communication des tuyaux de poêles et calorifères avec les cheminées. (28 juin. — 5 ans.)
- 181. M. Gautier (J.), rue Ménilmontant, 53 bis; cheminée perfectionnée. (8 septembre.
- — 5 ans. )
- 182. M. Strickler (N. F.), à Senlis (Oise); combinaison et disposition de poêles et cheminées calorifères. (8 septembre. — 5 ans. )
- 183. MM. Laurens(P. A.) et Raymond (P. J.), à Grenoble (Isère); système de cheminée sans fumée, économique et préservant de l’incendie. ( 24 septembre. — 5 ans. )
- 184. M. Bebb (J.), de Londres, chez M. Tac-keray, rue Royale-Saint-Honoré , 10; système de nettoiement et de ramonage des cheminées. ( 3o septembre. '— i5 ans. )
- 185. M. Gillet {L. F.), rue Ménilmontant, 8; procédés pour garnir en cuivre les croissants de cheminée. ( 5 octobre. — 5 ans. )
- 186. M. Muller {F. J.), rue du Faubourg-Saint-Antoine, 271 ; divers appareils propres à empêcher les cheminées de fumer. (3i octobre.
- — 5 ans. )
- 187. M. Genot {A.), passage du Yigan, rue des Yieux-Augustins , 63 ; système de trappes destinées à empêcher la fumée provenant des cheminées voisines, qui correspondent au même
- tuyau, de se répandre dans un appartement. ( 8 décembre. — 5 ans. )
- CHEMINS DE FER.
- 188. M. Durand de Monestrol, rue de Rivoli , 3o bis ; système de chemin de fer à petites courbures. ( 23 avril. — 15 ans. )
- 189. MM. Bosc{J. M.) et; Thillier (E. M.), rue Montorgueil, 17 ; procédé propre à faire parcourir, aux locomotives fonctionnant sur les chemins de fer et aux waggons qu’elles traînent, les surfaces planes, les lignes courbes et les plans inclinés avec une vitesse égale, sans surcroît de force motrice et sans danger , lesquels procédés reposent principalement sur des rails et des roues dentés, et, par conséquent, sur un système d’engrenage. ( 13 juin. — 10 ans. )
- xgo. MM. Férpilleux frèi'es, à Rive-de-Gier (Loire); système de remorque des waggons sur les chemins de fer à plans inclinés. ( 26 septembre.— 5 ans.)
- 1 g 1. M. Marchai [S. J.), de Bruxelles, chez M. Claviere, rue de Trévise, 2 ; système de billes applicables à la construction des chemins de fer. (3o septembre. — i5 ans.)
- 192. M. Franchol ( C. L. ), rue des Magasins , 15 ; appareil propre à préserver des chocs sur les chemins de fer, qu’il appelle parachute articulé. (3o septembre. —5 ans.)
- ig3. MM. Feray ( E. ) et Minich ( P. H. ), à Essonne ( Seine-et-Oise ) ; système perfectionné propre à éviter, sur les chemins de fer, les accidents résultant de la rupture des essieux et des chocs quelconques. ( 5 octobre. — i5 ans. )
- 1 g4* M* Rosselet (G.)', rue Vivienne , 49 5 disposition de ressorts à boudin principalement applicables aux chemins de fer pour éviter les accidents, ( 9 novembre. — 5 ans. )
- ig5. Hcdiard {A.), rue Taitbout, 19; système de rails pour les chemins de fer. ( 2 décembre. — i o ans. )
- 196. M. Henry (J. S.), rue de Chabrol, 63; waggon de sûreté applicable aux chemins de fer. ( 8 décembre. — 10 ans. )
- 197. MM. Schneider frères , à Bazeilles (Ardennes); procédé de cémentation de bandages de
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- CIRAGE.
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- roues, tenders , rails, etc. , pour chemins de
- fer. (21 décembre.— 10 ans. )*
- CHEVAUX.
- 198. M. Ducimetière (G.), aux Batignolles-Monceaux, près Paris ; moyen de ferrer les chevaux. ( 2.4 septembre. — 5 ans. )
- 199. M. Maldant (A.), à la Chapelle-Saint-Denis , près Paris; appareil destiné à remplacer les anneaux et les billots dans les mangeoires des chevaux , qu’il nomme guide-longe. (28 septembre. — 10 ans. ) '
- CHEVEUX.
- 200. M. Deschamps (JE.), à Orléans (Loiret) : taffetas chevelu propre à l’implantation des cheveux. (24 mars. — 5 ans. )
- 201. M. François , rue Vivienne, 4; pommade dite pommade du lion, propre à faire croître les cheveux et la barbe. (28 mars. —5ans.)
- CHIRURGIE.
- 202. M. Michel (A.), rue delà Madeleine, 7; machine propre à confectionner les bandes roulées pour les pansements. ( 4 mars. — 5 ans. )
- 203. M. Martin (F.), rue des Vieux-Augus-tins, 18; système de jambe artificielle. (28 mars. — 5 ans. )
- 204 M. Filhol (J. B.), rue de Rohan , 24 ; instrument de chirurgie , dit antlimakyste. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 205. M. Bergeron (B. P.), passage du Grand-Cerf, rue Saint-Denis, 44 > appareil qu’il nomme obturateur uléro-vaginal à support artificiel, propre au traitement des déplacements de l’utérus et du vagin. (ier juin. — 5 ans. )
- CHOCOLAT.
- 206. M. Blanchet (J. L.), rue Saint-Louis, 42; procédé mécanique propre à la fabrication, au pesage et au moulage du chocolat. ( 7 mai. — 5 ans. )
- 207. M. Durand (J. B.), rue Mauconseil, 12; nouveau genre de chocolat. ( 14 décembre. — 5 ans. )
- CIGARES.
- 208. M. Schlose (H. ), chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter; nouveau porte-cigare. 3o septembre. — 5 ans. )
- 209. M. Trarieux (C. J. ), à Lyon (Rhône) ; fabrication d’un cirage formé de moelle et d’huile de pied de bœuf. ( 24 septembre. — 5 ans. )
- CIRE A CACHETER.
- 210. M. Davin ( M. ) , de Londres , chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à la fabrication des cires à cacheter. ( 26 février. — i5 ans. ) *
- CLEFS.
- 211. MM. Somborn et comp., à Boulay (Moselle) ; clef à ressort et à crémaillère ( 28 décembre. — 5 ans. )
- CLEFS A ÉCROUS.
- 212. M. Perret (L.), à Saint-Louis ( Haut-Rhin ) ; clef à serrer et à desserrer les écrous et boulons. ( 16 mars. — 5 ans. )
- CLOUS.
- 21 3. M. Guimbal (J. B.), à Issoire (Puy-de-Dôme) ; machine qu’il nomme laxilindréotype, propre à la fabrication des clous. (23 mai. — 5 ans.)
- 214. M. Butt (G.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 67; machine propre à la fabrication des clous. (24 septembre. — 5 ans.)
- cocons.
- 215. M. de Buros, à Bagnols (Gard) ; bassine à double fond pour le filage des cocons (19 octobre. — 5 ans.)
- COIFFURE
- 216. M. Mathieu (F.), rue Chabrol, 4*>; pro cédé décarcassé en toile métallique, applicable à toute espèce de coiffure, civile et militaire. (24 janvier. — 10 ans.)
- 217. M. Croisât (G.), rue de l’Odéon , 33 ; système de postiche en cheveux , perméable au peigne. (7 octobre. — 5 ans.)
- COLLE.
- 218. M. Loba (F.), de Zurich, chez M. Rey-naud, rue Bleue, 18; perfectionnements apportés dans la préparation de la colle pour le collage du papier, et dans les appareils destinés à mélanger la colle de pâte. ( 23 avril. — 5 ans. )*
- 219. M. Dory (G. L.), à Marseille (Bouches-
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- Quarante-deuxième année. Àoût 1843.
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- * du-Rhône) ; produit chimique dit colle élastique, propre à la confection des rouleaux pour typographie, lithographie, tampons et toile métallique. (28 mars. — 10 ans.)
- 220. M. Lakemann (V. C.), de Londres, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; composition d’une colle appelée colle marine. ( 2 décembre. — i5 ans.) *
- COLS.
- 221. MM. Fournier fils et Pontremoli, rue Saint-Denis, 2^0 ; tissu propre à la fabrication des cols. (7 mai. — 5 ans.)
- COMBUSTIBLE.
- 222. M. Marsais (E.), à St.-Etienne (Loire) ; procédé pour convertir la menue houille en charbon dur. (24 septembre. — i5 ans.)
- 223. M. Hummel (^.),rue Bourdaloue-Laf-fitte y 7 ; procédé de distillation de la houille , afin d’obtenir du coke. (5 octobre. — 10 ans.)
- 224. MM. Coré (F.) et Bonjour (A.), rue de Vaugirard, 116; moyens et procédés pour la fabrication des mottes à brûler. ( 31 octobre. — i5 ans. )
- 226. M. Staun{S.), ù Thann (Haut-Rhin); procédé ayant pour objet d’utiliser la sciure de bois comme combustible actif, et de la substituer à la houille, à la tourbe et au bois. (21 décembre. — 5 ans.)
- COMESTIBLES.
- 226. M. Berlin {J. J<), rue de Richelieu, g; moyens et procédés propres à confectionner des glaces dites au four. (12 octobre. — 5 ans.)
- COMPAS.
- 227. MM. Hamman (F. E.) et Hempel (O.), rue Folie-Méricourt, 18; construction d’un compas à ellipse. (i5 février. — 5 ans.)
- CONSTRUCTIONS CIVILES,
- 228. M. ,/acyife/raa/7(G.iV.),rueduFaubourg-Saint-Denis, passage du Désir; combles à arba-létriei's triangulaires en fer, dont le système est applicable aux planchers, ponts , etc. ( 7 février. - 5 ans )
- 22g. M. Leroy (JL. F.), rue d’Anjou, 11, au Marais ; système de croisées avec des persiennes ou des volets extérieurs, se développant dans
- les ébrasements intérieurs des baies. (7 mai. —• ïo ans.)
- 230. M. Girault ( H. ),, rue Descartes , i3 ; système de charpente applicable aux ponts , voûtes et planchers d’une grande portée. ( 23 mai.— i5ans.)
- 231. M. Georges (H. J.), à Montmartre près Paris; abris portatifs. (12 septembre. — 5 ans.)
- 232. Le même; constructions mobiles propres à être placées sur les terrains vagues. (12 septembre.— i5 ans.)
- 233. M. Klein {V.), à Saint-Vit (Doubs) ; système de toiture en tuile. ( 5 octobre. — i5 ans. )
- 234. M. Poole ( M. ), de Londres, chez M. Truffaut, rueFavart, 8; perfectionnements ajoutés aux appareils employés dans la construction des bâtiments pour monter et descendre les matériaux et autres objets. ( 7 octobre. — 10 ans. )*
- 235. M. Rosselet (G.), rue Neuve-Vivienne, 49; système de construction de planchers, applicable aux voûtes et terrasses ainsi qu’aux cloisons et ouvrages faits ordinairement en pans de bois. (2 décembre. — 5 ans.)
- 236. M. Bellin (G.), à Lyon ; confection de planchers et de couvertures sans bois. (14 décembre. — 5 ans.)
- 237. M. Boilleau (N.), rue des Lions-Saint-Paul, 6; disposition d’alcôves et de fermetures d’alcôves. (21 décembre. — i5 ans.)
- CONSTRUCTIONS NAVALES,
- 238. MM. Couran fils et Arman, à Bordeaux (Gironde) ; bassin de carénage propre à recevoir les navires, à les visiter, les doubler et les réparer. (12 avril. — ioans.)>('
- COQUETIER.
- 23g. MM. Josselin (J.), et Bertrand (A.), rue du Ponceau, 2 ; système de coquetier calorifère à eau bouillante, à esprit-de-vin, ou coquetier amené à une haute température par toutes espèces de combustibles ou vapeur, et appareils à faire cuire les œufs à la coque. (3i janvier. —
- 5 ans.)
- CORNE.
- 240. M. Pascal (E.), auTheil (Ardèche); ma-
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- chine propre à râper la corne. ( 26 juillet. — 5 ans. )
- CORSETS.
- 241. M. Milot (G. N.), rue Neuve-des-Petits-Ghamps, 77; buse à coulisse pour corsets. ( 19 avril. — 5 ans.)
- 242. MHe Charrasson (E.), rue du Dauphin,
- 11 ; corsets, corsage de robes, tournures, sous-jupes, coussins, etc., dits aériformes. (29 avril.— 5 ans.)
- 243. M. Josselin (/.), rue du Ponceau, 2 ; procédé propre à rendre les buses des corsets élastiques dans le sens de leur largeur. (12 septembre. — 5 ans.)
- COSMÉTIQUES.
- 244. M. Janissot(A.), rue Neuve-des-Petits-Champs,55; composition d’un cosmétique utile à la toilette, qu’d nomme crème du, Liban. ( 19 avril. — 5 ans.)
- 245. M. Dus 1er {A.)^ rue du Coq-St.-Honoré, 13 ; composition d’un cosmétique épilatoire. (2 décembre. — 5 ans.)
- 2.46. M. Vincent (F. /).), rue du Bac, 45 ; pâte pour adoucir les mains et les préserver des engelures. (3i décembre. — 5 ans.)
- COTON.
- 247. M. Sidebottom{J.), de Waterside, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter • perfectionnements dans les machines ou appareils employés pour préparer le coton et autres substances filamenteuses. ( 10 mars. — 10 ans.)*
- 24B. M. E ber lé (J.), à Nay ( Basses-Pyrénées) ; machine propre à nettoyer les déchets de coton , batteur-éplucheur pour toute espèce de coton et de laine. (23 mai. — 10 ans.)
- 249. M. Andriel (P.), rue de Londres, 7, appareil propre à décortiquer la graine du cotonnier, et qu’il appelle décortiqueur. (3o septembre. - 5 ans.)*
- COULEURS.
- 250. M. Déperais(C. A.), à Bercy, près Paris; application d’une matière colorante à la peinture et à la teinture. (8 décembre. — 10 ans.)
- 251. M. Moreau (L. O.), rue Traînée-Saint-Eustache, i5; composition d’un genre de couleur verte, fixe, simple. (8 décembre. — 5 ans.)
- COUÎELLERIE.
- 2.52. M. Figuier (J. F.), rue Saint-Martin, 84; procédé de fabrication mécanique de couteaux , de divers instruments tranchants, et d’autres analogues , à l’aide d’applications nouvelles du découpoir, du mouton, du laminoir à parties excentriques, et d’une nouvelle machine à émoudre et à polir. ( 26 septembre. —
- 15 ans. )
- 253. M. Pieault (G. F.)y rue Dauphine, 52; genre de tranchant qui ne s’émousse pas, et qu’il appelle tranchan'-scie. ( 28 septembre. — 5 ans. )
- 254. M. Lemarchand (L. F.), rue des Gra-villiers, 29; système de machine propre à la fabrication mécanique des manches de couteaux unis et façonnés. (5 octobre. — 10 ans.)
- CRAYONS.
- 255. M. May et (G.), passage Yéro-Dodat, 24; nouveau taille-crayon. (2 décembre. — 5 ans. )
- CROISÉES.
- 256. M. Jardin , à Quimper (Finistère) ; appareil qu’il nomme croisée à système, ayant pour but d’empêcher l’infiltration des pluies et le passage de ï’air dans l’intérieur des appartements. (21 septembre. — 10 ans.)
- CUIRS.
- 257. M. Yonge ( J. ), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; procédés mécaniques propres à laver, nettoyer et tanner les cuirs et peaux, et autres matières analogues. (7 mai. — 10 ans.) *
- 258. M. Berendorff (J. F.), rue Mouffetard, 3oo ; machine à comprimer les cuirs, remplaçant le marteau (14 décembre. — i5ans.)
- 25g. MM. Truffaut{L. H.) et Robert de Bruce, rue Favart, 8 ; moyens de préparer le cuir tanné et de le rendre propre à remplacer la chaussure des chevaux, et applicables à divers autres usages. (28 décembre. — 10 ans.)
- 260. M. Farcot {N. J.), rue Moreau , 1 ; système de machines à lisser et écrouer les cuirs. (2,8 décembre. — 5 ans.)
- DÉSINFECTION.
- 261. M. Saint-Simond Sicard {P. A.), rue
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- Saint-Dominique-Saint-Germain, 55; procédés de désinfection des matières fécales. (3o septembre. — 5 ans.)
- DESSIN.
- 262. M. Mauduit [C. L.), rue du Faubourg-du-Temple, 60 ; instrument à l’usage des dessinateurs et des peintres. (4 mars. — 5 ans.)
- 263. M. Perds (C.), à Mulhausen (Haut-Rhin); fabrication d’une eau incolore et incorruptible propre à fixer le pastel, à corriger la mauvaise qualité du papier et à réparer toute rature. (3o septembre. — 5 ans.)
- DÉVIDOIR.
- 264. M. Duchamp (P.), à Lyon (Rhône); machine à dévider la soie et le coton , pouvant être superposée et mise en mouvement sur une canelière. (3o septembre. —5 ans.)
- 205. M. TFyttenbach, à Lille (Nord); dévidoir mécanique. (14 décembre. — 5 ans.) *
- DISTILLATION.
- 266. M. Cha/nbardel, à Poitiers (Vienne); perfectionnements apportés à l’appareil distilla-toire. (16 mars. — i5 ans.)
- 267. M. Mareste (J.), à Cognac (Charente) ; appareil distillatoire continupropre à la fabrication des eaux-de-vie et autres liqueurs spiri-tueuses. (29 avril..— 10 ans.)
- 268. M. Aygobère [h. E.), à Sarran (Gers); appareil distillatoire continu, fixé sur charrette, pour les trois-cinq et les trois-six. (5 octobre.— 10 ans. )
- 269. M. Huguenet (/.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; perfectionnement dans les procédés et appareils de rectification des alcools et des liquides spiritueux en général. (i5 octobre.
- -— 10 ans. )
- 270. M. Mimard (/. A. ), à Villeneuve-le-Roi (Seine) ; appareil à distillation continue (i4 décembre. -—5 ans.)
- DRAGUES.
- 271. M. Rolt ( P. ) , de Londres , chez M. Truffaut, rue Favart , 8; appareil destiné à etre mis en jeu par une machine à vapeur, placé sur un bateau, et propre à enlever et déplacer le sable , vases et autres matières qui
- se trouvent au fond des rivières, bassins, ports.? rades, etc. ( 24 janvier. — 1 o ans. ) *
- 272. M. Diot (F.), à Lyon (Rhône); système de dragage sur terre et sur eau, avec enlèvement de terre et terrain sec, dans le creusement des canaux , fossés et nivellement de terre, à l’aide de machines et moyens mécaniques. ( 12 octobre.
- — 10 ans.)
- 2^3. M. Halletie {A.), à Arras (Pas-de-Calais) ; système de machine à draguer les rivières, les fleuves et les ports de mer. (21 décembre.
- — 10 ans. )
- DRAPS.
- 274. M. Rowley (R.), à Lille (Nord); machines propres à la fabrication des draps, des tapis , etc. , en laine, poil, duvet, etc. (26 juillet. — 10 ans.) *
- 276. M. Blerzy (C. E.), à Rozoy (Seine-et-Marne); séchoir de drap qu’il appelle dessiccateur ventilocalorique. ( 12 septembre. — i5 ans. )
- 276. M. Chabert (J. P. ) , à Labastide-Rouairoux (Tarn) ; machine propre à fouler les draps. ( 19 octobre. — 5 ans. )
- 277. M. Rowley (R.), de New-York, chez M. Emerson, boulevard Poissonnière, »4; machine pour la fabrication des draps , tapis et autres tissus en laine. ( 19 octobre. 10 ans. )
- DROGUES.
- 278. M. Forgues (J. ), à Toulouse (Haute-Garonne) ; machine propre à préparer les drogues pharmaceutiques et autres qu’il appelle dro-gueuse. ( 9 novembre. — 10 ans. )
- 279. M. Figuier ( P. 0. ), à Montpellier (Hérault) ; composition d’une pâte pectorale et d’un sirop pectoral d’escargot. ( 3i décembre. — 1 o ans. )
- EAU.
- 280. M. Lentaigne(A.), à Seiches (Maine-et-Loire) ; procédés propres à la clarification des eaux. ( 12 septembre. — 5 ans. )
- 281. Mme Fracet, à Lyon (Rhône); fabrication d’une eau dépurative. ( 3o septembre. —
- 5 ans. )
- EAU DE MER.
- 282. MM. Leriche (/. E. ) et Pasquier (J.) , à Fécamp (Seine-Inférieure) ; procédé propre à
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- épurer l’eau de mer et la rendre gazeuse. ( 3o août. — 5 ans. )
- EAUX AROMATIQUES.
- 283. M. Batilliat (P.), à Mâcon (Saône-et-Loire ) ; composition aromatique qu’il nomme orientale, produisant dans la bouche une sensation salutaire, agréable et prolongée. (29avril. — 10 ans.)
- EAUX GAZEUSES.
- 284. M. Savaresse fils (P.), rue des Marais-du-Temple, 4° '> appareil propre à fabriquer les liquides gazeux , et dont le cylindre saturateur peut servir à débiter lesdits liquides et à remplir des vases en verre, en grès ou en métal; lesquels vases sont munis d’un appareil de fermeture pour les remplir ou les vider sans l’usage des bouchons de liège ordinaires. ( 4 mars. — i5 ans.)
- ÉCLAIRAGE.
- 285. M Lambert {J. S.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 187; appareils qu’il nomme repoussoirs brule-tout à piston, à pas de vis ou spirale , appliqués dans le corps des flambeaux ou simplement des bobèches. ( 24 janvier. —
- 5 ans. )
- 286. M. Guyot (J.) , rue de la Victoire, 11 ; instrument de combustion de l’hydrogène liquide. ( i5 février. — i5 ans. )
- 287. Le meme ; perfectionnements apportés à la préparation de l’hydrogène liquide propre à l’éclairage. ( 29 avril. — i5 ans. )
- 288. M. Lombardoudol {A.), rue Montmo-rencv, 44> liquide propre à l’éclairage qu’il nomme antigaz. (4 mars. — i5 ans. )
- 289. MM. deMilly{L. A.) et Parisel L V.), chez M. Fasse , rue de Rocbechouart, 40 ; procédés de fabrication relatifs à la production des substances solides et liquides propres à l’éclairage, à la fabrication des savons, au graissage des machines et pouvant se rattacher à la fabrication des acides gras, des chandelles et bougies en général ; à la fonte des suifs et graisses , et enfin à celle de l’acétate de chaux et de l’acétate de plomb. (10 mars. — i5ans.)
- 290. M. Couget (H.), à Lyon (Rhône); liquide
- qu’il appelle gaz hydrolumineux, et confection d’un bec destiné à faire brûler ledit gaz. (7 octobre. — 10 ans.)
- 291. MM. Rohault elBauby, rueMandar, 16; bec à gaz qu’ils nomment bec à niveau constant. ( 5 avril. — 5 ans. )
- 292. M. Ducret( J. A.), à Cainbray (Nord); système d’éclairage au gaz extrait de la suie. (12 avril. — 5 ans. )
- 293. M. Jean (J. B.), rue Saint-Denis , passage Basfour, 7 ; appareil d’éclairage nommé appareil solaire. ( 12 avril. — 5 ans. )
- 294. M. Smith ( H. ), de Birmingham , chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter ; perfectionnements apportés à la construction des becs de gaz ( 12 avril. — i 5 ans. ) *
- 295. M. Hanriot (F. C. ) , à Dijon (Côte-d’Or) ; divers appareils d’éclairage au gaz et à l’huile. ( 7 mai. — 5 ans. )
- 296. M. Lelreton (E. ) , chez M. Perpigna , rue de Choiseul , 2 1er ; système d’appareil à courant d’air accéléré propre à la combustion de toute espèce d’huiles résineuses et bitumineuses surcarburées. (12 mai. — i5 ans )
- 297. M. Gouvernon (L. J. ), à Berne, en Suisse, chez M. Jacquet, au Conservatoire des arts et métiers ; procédés propres à extraire de la plupart des corps gras, solides ou liquides, tels que suifs, beurre, huiles, etc., l’acide oléique lampant, et une huile dite huile-gaz, une chandelle dite économique , et par suite les acides stéarique et margarique , qui, soumis à certaines opérations connues et variables, se transforment aisément en bougies stéariques de diverses qualités. ( 19 juillet. — 5 ans.)
- 298. M. Guérin de Bruslard {J.) , rue d’Ari-tin, 8; perfectionnements aux becs de gaz. (21 septembre. — 5 ans. )
- 299. M Fergniais (J. L.), à Lyon (Rhône) ; système d’éclairage embrassant un liquide et des dispositions dans les becs de lumière.
- ( 24 septembre. — 15 ans. )
- 300. M. Scott Lillie, chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter; système perfectionné d’éclairage et de ventilation. ( 26 septembre. —
- 10 ans. )
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- 301. M. Bomme, à Lille ( Nord); appareil gazifère applicable à l’éclairage et au chauffage des appartements. ( 5 octobre. — 5 ans. )
- 302. MM.Hébert (P.), Parisot (F.) et Ca-uelier (.h. A.), rue Saint-Jacques, 38; genre de robinet à gaz. ( 7 octobre. — 5 ans. )
- 303. M. Marini ( F. ), rue des Marais ,11, faubourg du Temple ; lustres de théâtres. ( 7 octobre. — 5 ans. )
- 3o4- M. Nagy Je Galantha (J. E. ), chez M. Malpeyre , rue Saint-Honoré, 2g3 ; bec d’éclairage à gaz s’alimentant lui-même sans gazomètre et sans mèche. ( 25 novembre. — 10 ans. ) *
- 305. M. Rousseau ( C. P.), rue d’Ulm, 18 ; composition d’un liquide propre à l’éclairage. (2 décembre. — 5 ans. )
- 306. M. Bonnet (J. J.), rue du Marché-Sainî-Honoré , 2 ; composition de liquide propre à l’éclairage. (2 décembre. — 10 ans.)
- 307. MM. JFyatl [M.) et Richardson {H. J.), chez M. 'Truffant, rueFavart, 8; perfectionnement dans l’éclairage au gaz. ( 28 décembre.
- — 1 o ans. ) *
- ÉCRITEAUX.
- 308. M. Mercier jeune {A), à Lyon (Rhône); plaque perpétuelle d’indication de rues, places, quais , etc. (24 mars. — 5 ans. )
- ÉCRITURE.
- 3og. M. Beau (R. J. ), rue Saint-Pierre-Montmartre, 12 ; principes, moyens et procédés ou modes d’emploi et d’application qui constituent un système de copie instantanée des écritures par le seul contact et à l’exclusion de toute presse ou autre machine à copier, système qu’il nomme copiste électrochimique. (29 avril.
- — 5 ans.)
- 310. MM. Boulon frères, rue Saint-Honoré , 345 ; appareil propre à copier toutes écritures sans presse, qu’ils nomment géno-graphe. ( i3 juin. — 5 ans. )
- 311. M. Lachaoe (/. J.), rue Fontaine-Saint-Georges ,11; tablette d’écriture destinée à l’enseignement primaire et qu’il appelle tablette cristalline. ( 12 septembre. — 5 ans. )
- 312. M. Fillemot(L.), à Champlitte (Haute-
- Saône) ; procédé servant à doubler les écritures, qu’il appelle copiste simultané. ( 5 octobre. — 5 ans. )
- ÉMAIL.
- 3 13. MM. André fils aîné et Baury (77), rue Lafayette, 55 ; composition d’un émail dit émail opaque, pouvant recevoir toutes couleurs, et application de cet émail sur verre et sur porcelaine. ( 4 mars. — 10 ans. )
- 314- MM. Bourgoing et Dutremblay, rue du Chemin-de-Versailles , 8; procédé d’émail ombrant et de vernis ombrant. ( 29 avril. —
- 15 ans. )
- ENCRE.
- 315. M. Goyneau{C.J.), avenue des Champs-Elysées , 129 ; procédé propre à fabriquer de l’encre d’imprimerie. (12 avril. — i5ans.)
- ENCRIER.
- 316. MM. Delamarche (C. L.) et Sebille(C.), rue des Blancs-Manteaux, 16; nouvel encrier. (24 janvier.— 10 ans.)
- 317. M. Perry (J.), de Londres, chez M, Per-pigna , rue de Choiseul, 2 ter ; perfectionnements apportés aux encriers. ( 26 février. — i5 ans.)*
- 3 18. M. Auxenfans ( J. F. ), rue Corbeau , 12 bis, faubourg du Temple ; perfectionnements apportés aux encriers. (2 décembre. — 5 ans.)
- ENDUIT.
- 319. M. Guery (/?.), rue Saint-Maur, ig ; enduit contre l’humidité, servant aussi à la destruction des punaises et autres insectes qui se trouvent dans les murs. ( 24 octobre. — 5 ans. )
- ENGRAIS.
- 320. M. Salmon ( L. J. ), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; engrais qu’il nomme végéto-salin-azolé. (7 mai i5 ans. )
- 321. M. TVilkins ( C.), de Londres, chez M. 'Pruffaut, rue Favart, 8; procédés pour préparer, traiter et appliquer certaines substances propres à amender les terres. ( 20 juin. — ! o ans. ) *
- 322. Esmein fils {M.), à Nantes (Loire-Inférieure) ; procédé de fabrication de toute espèce d’engrais composés. ( 28 juin. — 5 ans. )
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- 323. M. Faucon (H.), à Bordeaux (Gironde); nouvel engrais. (i4 juillet. — 5 ans. )
- 324. MM. Nicolas ( F. ) et Robichon (J.), à Marseille ( Bouches du-Rhône ) ; machine servant à la fabrication d’engrais. (2 décembre. — to ans.)
- ENSEIGNES.
- 325. M. Millot {J, J-), à Lyon (Rhône); lettres à fdets et à facettes versiculaires pour enseignes. ( 12 septembre. — 5 ans. )
- éperons.
- 326. M. Morel (N.), à Vienne (Isère); éperon à crampon, ( 16 mars. — 5 ans. )
- ÉQUIPEMENT MILITAIRE.
- 327. M. Bachelet {L. H.), rue Favart, 12; système d’équipement militaire. (i5 octobre. 5 ans. )
- 32.8. MM. Labat {P.) et Tesniere (A. T.), rne du Grand-Chantier, 1 ; système de petit et grand équipement militaire, à l’usage de l’armée. (14 décembre. — 10 ans. )
- ESCALIERS.
- 32q. M. Delalande (G. /.), à Angers (Maine-et Loire) ; nouveau système d’escalier. (15 octobre. — 10 ans. )
- ESPAGNOLETTES.
- 330. M. Boutté (P. J.), rue Saint-Honoré , 299 ; système d’espagnolette-crémone. (5 octobre. — 10 ans.)
- ESSIEUX.
- 331. M. Saulnier aîné ( P. ), rue Saint-Am-broise-Popincourt 5 ; essieu mobile à fusées concentrées. (21 septembre. — i5ans. )
- 332. M. Hcrland {A. M.), à Brest (Finistère) ; nouveau système d’essieux. (28 septembre. — 5 ans. )
- 333. M. Constant {J. B. ), à Bordeaux (Gironde ) ; système d’essieux brisés, croisés et à trains articulés , applicables à toute espèce de voitures sur routes ordinaires et à tous waggons et locomotives sur chemins cle fer. (3o septemb. — 15 ans.)
- 334. M. Chamboredon, à Bordeaux (Gironde); essieu en deux pièces et à manchon , tournant avec les roues. (3i décembre. — 5 ans. )
- J
- ÉTOFFES.
- 335. M. Gamand(J. B.J, à Amiens (Somme), fabrication et apprêt d’une étoffe en lin qu’il nomme kanguroo. ( 5 octobre. —5 ans. )
- 336. M. Laval (H.), à Nîmes (Gard) ; étoffe qu’il appelle némausus, s’appliquant aux tapis de pieds, meubles et tentures portières. (7 octobre. — 10 ans. )
- 337. M. Collet (/. B. ), à Amiens ( Somme) ; moyen de confectionner des étoffes dites pannes. (12 octobre. — 5 ans.)
- 338. MAI. Coumert, Carreton et Chardonneau, à Nîmes (Gard) ; étoffe et procédés de fabrication s’appliquant aux tapis de pieds , tentures et portières. ( 12 octobre. — 10 ans. )
- 339. MM. Monfourny frères , à Saint-Quentin (Aisne) ; fabrication d’un linon renforcé propre à la confection des calottes pour chapeaux de dames. ( i5 octobre. — 5 ans. )
- 340. M.Charnelcl (J.), rueMénilmontant, 86; moyen d’appliquer le courant d’air au tondage des étoffes. ( 3i octobre.— i5 ans.}
- 341. MM. Richard {J. B. ) et Gaj(P.) , à Lyon (Rhône) ; machine propre à moirer le satin et toute espèce d’étoffes. ( 9 novembre. — 10 ans. )
- ÉTUIS.
- 342. M. Fano (J.), rue Pastourelle, 24 ; fabrication d’un étui à compartiments applicable à divers usages. (19 avril. — 5 ans. )
- 343. M. De kernel (L. F.), à Cires-lès-MelIo (Oise); étui ovale en cuivre repoussé par compression de vis. ( 19 octobre. — 5 ans. )
- ÉVAPORATION.
- 344. M. Bigot aîné , à Elbeuf ( Seine-Inférieure) ; tubes générateurs ajoutés aux appareils à évaporer ou vaporiser les liquides. (12 avril. — 10 ans. )
- 345. M. Renette-Rombaux , à Valenciennes (Nord); évaporation des liquides dans le vide avec circulation. ( 12 mai. — 5 ans. )
- 346. M. Erhard (C.), à Saint-Louis (Haut-Rhin) ; système d’évaporation des liquides comportant une grande économie de combustible. ( 23 mai. — 10 ans. )
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- ÉVENTAILS.
- 347. M. Duvelleroy{J. P.), boulevard Bonne-Nouvelle , 9 ; procédés de fabrication des bois d’éventails. ( 26 septembre. — i5 ans. )
- FARINE.
- 348. MM. Changarnier fils ( P. ) et Corrige {A.), rue de l’Ouest, 4° ; appareil propre à empêcher l’évaporation des farines et la formation de la pâte dans les archures des moulins à farine. (i5 février. — 5 ans.)
- 349- M. Comnau (J. N.), à Vienne (Lot-et-Garonne) ; appareil propre à étuver les farines. (21 septembre. — 10 ans.)
- FÉCULE DE POMMES DE TERRE.
- 350. MM. Vallon {P. V.) et Petel (P. M.), chez M. Cavé, rue Saint-Martin, 147 ; système de blanchissage et séchage de la fécule de pommes de terre, par divers moyens mécaniques et continus. (29 avril. — 10 ans.)
- 351. M. Bronikowsky (X.), à Versailles (Seine-et-Oise) ; procédé de fabrication de la farine toute sèche de pommes de terre. (12 mai. — 10 ans.)
- fer.
- 352. M. Leconr (J. /.), à Bouquier, commune de Decazeville (Aveyron) ; procédé propre à réduire immédiatement et à volonté toute espèce de minerais de fer en fer malléable, en acier naturel ou en acier fondu, au moyen du charbon de terre et du coke. (24 mars. — i5 ans.)
- 353. M. Marneur (J. F.), à Senonches (Eure-et-Loir) ; moyen de polir la fonte de première fusion. (ier juin. — 5 ans.)
- 354. MM. Hililebrand (A.) et de Buyer (S.), à Senones (Vosges) ; procédé d’affinage de la fonte et de réduction des minerais (19 août.— 5 ans.)
- 355. M. Lunde (B. F.), de Copenhague , chez M. Delong, rue de Trévise, 3 ; système de moule et moulage pour la fonte de fer. (21 septembre. — 5 ans.) *
- 356. MM. Théry, Claes et compagnie, rue Pavée-Saint-Sauveur , i4; système de toute espèce de fonte de fer et d’acier. ( 3o septembre. — i o ans.) *
- 357. M. Claudot {A.), à Chaussenay (Haute-
- Marne) ; procédés de fabrication de la fonte et du fer. (3i octobre. — 5 ans.)
- 358. MM. Lombardoudot (A.) et Vallauri (J. B.), à Passy, près Paris ; procédés propres à aciérer le fer sans employer cl’acier. (i4 décembre.— 5 ans.)
- FERS A REPASSER.
- 359. MM. Hugonenc père et fils, rue du Rocher, 19; nouveau genre de fers à l’epasser à poignée mobile. (i4 décembre. — 5 ans.)
- FERS DE CHEVAUX.
- 360. M. Allen (J.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8 ; perfectionnements apportés dans la fabrication des fers de chevaux. (12 octobre. — 10 ans.) *
- FEUTRE.
- 361. M. Windsor (J.) , à Lille (Nord) ; machine à adhérer et entrelacer pour un genre de feutre. (1 o mars. — 1 o ans.)
- 302. MM. Longeaux frères, à Angoulême (Charente) ; changements apportés dans la fabrication des feutres connus sous le nom de sécheurs montants et boyaux, à l’usage des papeteries mécaniques.*(15 octobre. — 10 ans.)
- 363. M. Tavcrnier {A.), rue des Batailles, 21 ; genre de feutre, pour rouleau d’impression, sans couture, et amélioration dans la fabrication des feutres. (i5 octobre. — 10 ans.)
- FILATURE.
- 364. M Fourneyron (B.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés aux machines et appareils propres à carder et filer en gros et en fin le coton , le lin, la laine, la soie et autres matières filamenteuses. (24 janvier. — i5 ans.) *
- 365. M. Chauoiert (H. J.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; métier continu à filer le coton. (24 janvier. — 5 ans.)
- 366. MM. Schlumbcrger (JV.) et compagnie, à Guebwiller (Haut-Rhin) ; métier dit mull-jenny, propre à filer le coton, la laine et autres matières filamenteuses. (7 février. i5 ans.)
- 367. MM. Ringuenel {A. D.) et Helan (H.), à Louviers (Eure) ; chasse destinée à employer des boudins de carde continus pour la fa-
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- brication des fils à drap. (4 mars. — 5 ans.)
- 368. M. Caron (P. J.), rue du Faubourg-Saint-Martin, 157 ; détente ou débrayage de broches marchant par engrenage et applicable, comme perfectionnement, aux métiers continus à filer, à retordre et à couvrir les cotons, laines, chanvres, lins, etc. (4 mars. — 5 ans.)
- 369. MM. Henriot frères, à Reims (Marne) ; corde à ploques continues. (16 mars.— 5 ans.)
- 370. M. Chapsal (F.), à Corbeil (Seine-et-Oise) ; genre de fabrication permettant d’exécuter en un ou plusieurs morceaux les cylindres ou tambours métalliques qui servent à la transmission du mouvement dans les métiers de filature. (28 mars. — 5 ans.)
- 371. M. Picquot fils (/. B.), à Rouen (Seine-Inférieure) ; perfectionnements apportés dans la composition du métier continu à filer le coton. (5 avril, — 5 ans.)
- 372. M. Ricard (F.), à Rouen (Seine-Inférieure); métier mull-jenny propre à la filature du coton et de la laine. (12 avril. — 10 ans.)
- 373. M. Brosson (A. £>.), à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) ; système de broche-ailette en bobine, à différents degrés progressifs ascendants, applicable à 3a filature de toutes sortes de substances textiles animales ou végétales sur des métiers mécaniques. (12 avril. — i5 ans.)
- 374. M. Lemesre (J. B.), à Roubaix (Nord) ; système de supports et chapeaux applicables aux métiers à filer. (23 mai. — 5 ans.)
- 375. M. Cadet (F.), à Reims (Marne) ; ren-videur mécanique pour la laine et pour le coton. (4 juin. — i5 ans.)
- 376. M. Colhère (O.), à Angecourt (Ardennes); machine propre à bobiner sur des canettes les fils provenant des fusées de filature en laine cardée ou peignée, et emploi de ces canettes à la confection des fils retors, doubles ou jaspés sur les métiers mull-jennys. (19 juillet. — 5 ans.)
- 377. M. Jacquet (L.), à Falaise (Calvados); mécanisme servant à dévider, doubler et retordre le coton, le fil ou la laine sur la quille ou fuseau employé au métier. (28 septembre. —
- 378. MM. Flint (J. J.) et Pihet (.A.), rue Bourbon-Villeneuve, 26 ; procédé pour filer les substances animales filamenteuses. (3o septembre. — i5 ans.)
- 379. M. de Jongh (<?.), à Lautenbacli (Haut-Rhin) ; améliorations à la machine à filer dite mull-jenny, et métier en gros pour les gros filés ou mèches destinés à fonctionner sans l’assistance d’un fileur. (3o septembre. — i5 ans.)
- 380. M. Dietch (J. G.), à Strasbourg (Bas-Rhin) ; machine à boudins continus. (5 octobre. — 5 ans.) *
- 38/. M. Ztérarrf (if. Æ.), à Mirinande (Drôme); purgeoir en filature. (5 octobre. — 5 ans.)
- 382. M. Deregnancourt, à Roubaix (Nord); nouvelle machine à retordre. (7 octobre. — 5 ans.)
- 383. M. Armengaud (Ch.), rue Saint-Louis, au Marais, 34 ; machine à nettoyer et éplucher la laine et le coton. (12 octobre. — i5 ans.) *
- 384- M. Masson (F. N.), à Rouen ( Seine-Inférieure) ; système propre à régulariser et alléger la marche du chariot dans les grands métiers mull-jennys. (2 décembre. — 5 ans.)
- FILIÈRE.
- 385. M. Fourneyron ( B. ), chez M. Perpi-gna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés aux filières, aux tarauds et aux outils propres à découper les tarauds. ( 4 mars. — 5 ans. )
- 386. M. Daines (./. ), de Manchester, chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à la construction des filières. (23 avril. — 10 ans. )*
- FILIGRANES.
- 387. M. Quinet (A. M.), rue du Coq-St.-Honoré, 6; application du filigrane à diverses branches d’industrie. ( 23 avril. —- 5 ans. )
- filtres.
- 388. M. Bonnard (C.), à Grenade (Landes) ; appareil de filtrage applicable aux puits, aux fontaines et aux usages? domestiques. ( 24 janvier. — i5 ans. )
- 389. M. Longuet (J.), à St.-Quenlin (Aisne); filtre et ses accessoires, destinés à la clarifica-
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- 1 o ans,)
- (Juavante-dcuxieme année. Août 1843
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- tion des extraits des plantes, gommes, etc. (24 janvier. — 5 ans. )
- 3go. M. Klotz fils (L.J.), à Strasbourg (Bas-Rhin); appareil propre à la filtration et à la clarification des huiles. ( 28 mars. — 5 ans.)
- 391. M. Béranger {P. L.), à St.-Quentin ( Aisne); procédé propre à la filtration et à l’épuration de toute espèce de liquides ( l\ juillet
- — 5ans.) - ’ -
- 3g?.. M. Renard(J. E.), rue Buffault, 11 ; filtre à café en verre, avec cannelle en bois. ( 19 juillet.—5 ans. )
- 3g3. M. Jeolas (F.), boulevard Bonne-Nouvelle, 10; appareil propre à filtrer à travers le noir fin et le noir en grain. ( 28 décembre.
- — i5 ans. )
- FILS MÉTALLIQUES.
- 3g4- M. Robert (J. C.), à Lyon; machine composée d’un moulin pour battre le trait or ou argent, et d’un rouet pour filer avec la soie. ( 15 octobre. — iSans. )
- ‘ ! FLEURS ARTIFICIELLES. M .
- 3g5. M. Constantin (J. M.), chez M. Perjn-gna , rue de Choiseul, 2 ter; feuillage pour fleurs artificielles. ( 12 mai. — 5 ans.)
- 3g6. M. Grinfeld(A. iV.), rue St.-Denis, 270; procédé de fabrication de fleurs artificielles. ( 4 juillet. — 5 ans. )
- 397. M. Bobœuf (P, A.), rue St.-Fiacre, 20; procédépourvelouter et ombrer en couleur, etc., toutes sortes de feuillages artificiels. (2,5 novembre. — 5 ans. ) . ; j ..
- . FOSSES D’AISANCES.
- 3g8. M. Houssard (M..), rue des Écuries-d’Artois, 3o ; perfectionnements apportés aux fosses inodores et portatives, moyen d’employer les matières fécales et les urines à la fabrication des engrais, et procédé de désinfection de ces matières. ( 4 mars. — i5 ans. )
- 399. M. Latour Arlet (F.), rue de Trévise, 5 , procédé pour l’extraction des matières fécales des fosses d’aisances. (3i décembre. — 5 ans. )
- FOURNEAUX. •
- 4°°- M. Faucille (A.), rue du Faubourg-Poissonnière, 106 bis;fourneau potager écono-
- mique, à un ou deux foyers renversés, utilisés à volonté, l’un chauffé par le bois et l’autre chauffé par la bouille. ( 24 janvier. —5 ans. )
- 4°ï. M. Hofos (F.), place du Palais-Royal, 241 ; système de fourneaux économiques. ( i5 février. — joans. )r " • '
- 4°2. M. Letestu (J. M.), rue de Vendôme ,
- 9 ; fourneau cylindrique rotatif, applicable aux
- chaudières des machines à vapeur. (i:5 février. — 5 ans. ) • i.
- 4°3- M. Lecoinle (/.), à St.-Quentin (Aisne) ; système de fourneaux fumivores, à calorique rayonnant et concentré, applicables aux générateurs des machines à vapeur, et susceptibles d’autres applications. (12 avril. — r5 ans. )
- 4°4- MM.' Escoffier et Campislron , à Aix ( Bouches-du-Rhône ) ; système de fourneau propre au chauffage des fers à repasser, qu’ils nomment chauffe-fers français. ( 12 avril. — 5 ans. )
- 4o5. M. Maides ( JF.), de Londres , cbev M. 'Fruffaut, rue Favart, 8; perfectionnements apportés dans la construction des foyers et fourneaux, applicables à divers usages. (7 mai. “
- 10 ans.)* - ’ ! :i ' ’
- 4°6- MM. Guyon frères, à Dole ( Jura); fourneau de cuisine à deux ustensiles, à renvoi de chaleur, fixe ou mobile. (23 mai. — i5 ans.)
- 4°7- MM. Rogeat frères, à Lyon ( Rhônè ) ; système de fourneaux dé cuisine tout en fdfite et portatifs, l’un appelé fourneau cl’été, Ou réchaud économique, destiné à ne brûler que du charbon de bois, et l’autre nommé fourneau â ornement pour brûler de la houille ou du bois, à volonté. ( 13 juin. — 5 ans.)
- 408. M. Robinson (JF.), de Londres; chez M. Bouy, à Bellevilîe ; améliorations dans les fourneaux. ( 19 août. — 10 ans. ) *
- 409. M. Sautelet jeune, à Orléans ( Loiret ); fourneau à l’usage de la cuisine. ( 3o septembre. — 5 ans.)
- FOURRURES.
- 41 o. M. Gautier (J. II.), à Amiens (Somme); moyens mécaniques propres à reproduire exactement, sur des tissus, le tigrage des peaux de
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- léopard et autres animaux. ( 3o septembre. — 5 ans.)
- FOURS.
- 4-ii. MM. Ven cibles (J.) et Tunniclif(J.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; perfectionnements dans la construction des fours à poterie. (9 novembre. — i5 ans.) *
- 412. M. Chamblant (P. M.), à la Briche, près St.-Denis (Seine) ; nouveau four de verrerie! ( g novembre.— i5ans. )
- GANTS.
- 413. M. Jué (P. J.), rue du Faubourg-St.-Denis, i3; collection d’outils propres à accélérer, abréger et perfectionner le travail de la gante-l'ie, système qu’il nomme métro-g ante rie. ( 17 janvier. — 5 ans. )
- 44. M. Véron (J, A.), rue du Dauphin, 7 ; boutons dits boutons à porte, spécialement applicables aux gants. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 415. M. Poirier ( P. ), rue du Pont-aux-Ghoux, ig; substance propre au nettoyage des peaux glacées et des gants de toutes couleurs. (23 avril.—5 ans.)
- 416. M. Herr (/.), passage Choiseul, 23; nouvelle coupe de gants. (24 octobre.—5 ans.)
- 4* 7- M. Preville ( D. L. ), passage du Saumon, 5o; application d’un procédé d’impression et autres perfectionnements apportés à la fabrication des gants. ( 24 octobre. — 5 ans. )
- . 4_i8. MM. Aubry frères, à Chaumont( Haute-Marne); machine destinée à la coupe des gants. (8 décembre. — 5 ans.)
- 4ig. M. Cheilley (P. A.) rue de la Feuillade, 6; application aux gants d’un bouton sans couture, dit bouton double rivé. ( 3i décembre. — Sans.)
- GARDE-ROBES.
- 420. M. Dalmont (P. M.), rue St.-Nicolas-d’Antin , 63 ; garde-robe inodore, séparant les eaux et urines des matières solides. ( 7 mai. — 5 ans. )
- GAZ D’ÉCLAIRAGE.
- 4at. M. Lowe{G.), chez M. Bouy, à Belle-ville, près Paris; moyens améliorés de fournir le gaz dans certaines circonstances, et d’augmen-
- ter sa pureté et son intensité de lumière. ( 7 février. — 10 ans.) ’''
- 422. M. Marge (7".), à Wazemmes-lès-Lille ( .Nord ) ; procédé de fabrication d’un gaz économique. ( 16 mars. — 5 ans. )
- 423. M .Luchaire (V.), à Orléans (Loiret ) , améliorations apportées dans la construction des usines à gaz. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 42.4. M. Chuard (M!),rue d’Enfér, 2.5; appareil dit gazoscope, destiné à prévenir l’explosion du gaz d’éclairage, ainsi que l’aspliyxie, soit dans les houillères, soit dans les appartements. (5 avril.— i5 ans.)
- 425. M. Rigollet (P.) , à Lyon (Rhône) ; modérateur servant à régler la pression du gaz d’éclairage, et de tout autre fluide aériforme. (12 avril. — ! 5 ans.)
- 426. M. Deslandes (J. B.), rue du Petit*-Lion-Saint-Sauveur, 12; régulateur à gaz, à vapeur et fluide. (28 juin. — i5 ans.)
- 427. M. Chameroy (E. A.), rue du Faubourg-Saint-Martin , 136 ; système de cornue rotative, applicable à la fabrication du gaz et à la cuisson des matières insalubres, sans produire d’odeur. (21 septembre. — 5 ans.)
- 428. M. Fortin-Hermann (L.), chezM. Perpignan rue de Choiseul, 2 ter ; système perfectionné pour comprimer les gaz et les liquides gazeux et en régulariser l’émission. (21 septembre.— i5 ans.)
- 42g. MM. Barillot (A. M.) et Jeanne {V.), rue de la Cité, 76 ; fourneau propre à la production du gaz d’éclairage. (12 octobre. — 5 ans.)
- 43o. M. Mamelle {F. jE.), rue de la Madeleine, 22 ; procédés d’extraction du gaz hydrogène de la tourbe, gaz qu’il nomme végétal. (ig octobre.— i5 ans.)
- 43 f. M. Schwebach ( B. E.) , rue de la Rochefoucauld, 21 ; procédé pour la fabrication du gaz. (3i octobre.— i5 ans.) *
- 432. M. James Martin, de Londres, chez M. Adelbert-Gaulet, rue de Lancry, 7 ; perfectionnements dans les méthodes en usage pour la combustion ainsi que pour la purification du gaz, et dans la forme des réflecteurs. (2 décembre.-— i5ans.)*
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- GLACE.
- 433. M. Kirk(H.), de Londres, chez M. Truffant , rue Favart, 8 ; composition d’une substance propre à remplacer la glacepour patiner et glisser, et qu’il appelle glace jactice. (28 septembre.— 10 ans.) *
- GOMME.
- 434. MM. Fouschard frères, chez M. Perpignan rue de Choiseul, 2 ter ; procédé de fabrication d’une gomme artificielle. (21 septembre. — 10 ans.)
- GRAINES.
- 435. M. Venet (F. IV".), rue Traversière-Saint-Antoine, 9 bis; machine à moudre les graines oléagineuses et autres. (5 avril. — 5 ans.)
- GRAINS.
- 430- M. Escudej jeune, à Langon (Gironde); machine à bras propre à égrener les épis, qu’il nomme égreneuse. (5 octobre.—10 ans.)
- 437. M. Guenard {F.), à Foulzy (Ardennes); procédé pour le vannage des grains , qu’il appelle tarare. (12 septembre. — 5 ans.)
- 438. M. Chebardy, h Aigre (Charente); tarare ou crible horizontal à vent, propre à nettoyer tous les grains, et employant moitié moins de force motrice que tous ceux faits jusqu’ici. (28 septembre. — 5 ans.)
- GRAV0RE.
- 439. MM. Rémond {A. F.)etAnnevel!e (J M.), à Lyon (Rhône) ; procédé de décalque et de reproduction de sujets et de planches gravées sur porcelaine, métaux, pierres lithographiques, en gravures des mêmes objets sur verre , cristaux, etc. (26 juillet. — i5 ans.)
- 440. M. Rémon (J. A/.), rue Bourbon-Villeneuve, 3q ; procédé pour obtenir de nouvelles gravures en relief. (21 septembre.—10 ans.)
- GRUES.
- 441 - M. Capitout (A.), à Strasbourg (Bas-Rhin) ; grue tournante à volée mobile , pouvant servir de chèvre et de sonnette à déclic. (12 septembre. — 10 ans.)
- 442. M. Huau (Z).), à Brest (Finistère); levier appelé levier-frein ou grue, pour servir au levage des ancres de la marine, etc., et au le-
- vage des fardeaux dans les diverses constructions. (26 septembre.— i5ans.)
- 443. MM. Lasseron (C.) et Legrand {A.), à Niort (Deux-Sèvres); grue bascule de navigation intérieure. (9 novembre. — 5 ans.)
- 444- Les mêmes ; grue dynamométrique. (2 décembre. —• 5 ans.)
- GUÊTRES.
- 445. MM. Armand {A.) et Brossard (H.), k Lyon (Rhône) ; confection de guêtres en cuir pour militaires, avec suppression d’œillets et cordons, remplacés par des agrafes en cuir. (13 juin. — 5 ans.)
- HORLOGERIE.
- 446. M. Rabiet(P. L.), à Cbâlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; mouvement perpétuel de transmission et simplification d’engrenage apportés aux horloges de toute espèce, pendules et autre grande sonnerie. (24 janvier. — 10 ans.)
- 447- M. Fabreguctte {A. P.), rue Grenier-Saint-Lazare, 6; procédés à secondes fixes indépendantes applicables aux pendules. (31 janvier. —10 ans.)
- 448. M. Bienaymé (H.), à Dieppe (Seine-Inférieure) ; quantième perpétuel bissextile et séculaire, marquant, sur un même cadran, les jours du mois, de la semaine et le nom des mois. (29 avril. — 10 ans.)
- 449. M. Fermer {A. /.), à Morez (Jura) ; confection d’une pendule marchant huit à dix jours avec une chute de poids de 4<> à 46 centimètres , et ayant, en outre, un mode de perfectionnement dans sa sonnerie. (24 septembre.— 10 ans.)
- 450. M. Boquet (C. F.), rue Notre-Dame-de-Nazareth, i3; diverses applications d’un réveil et d’un avant-retard à pas comptés. (24 septembre. — 5 ans.)
- 451. M. Delor {J.) , à Mont-de-Marsan (Landes) ; échappement de roues de rencontre à repos , applicable aux montres. (28 septembre. — 5 ans.)
- 452. MM. S aileron {A.) et Wagner (L. Z?.), à Melun (Seine-et-Marne) ; machine qu’ils nomment compteur photographe, applicable à la
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- médecine, chimie, etc., par secondés fixes et trotteuses. (7 octobre. — 5 ans.)
- 453. M. Deschamps (J. M.), chez M. Ar-mengaud, rue Saint-Louis, 34, au Marais; suspension à lame roulée, propre à l’horlogerie (7 octobre. — 5 ans )
- 454. MM. Bérolla frères, rue de la Tour, 2; mécanisme marquant les secondes fixes indépendantes , dans les balanciers de pendule. (15 octobre. — 5 ans.)
- 455. M. Cailleaux (J. A.), rue delà Poterie-Saint-Honoré, 19; différents systèmes d’amélioration applicables aux mouvements des pendules. (2 décembre. —5 ans.)
- 456. M. Pescheloche (J. A.), à Epernay (Marne); système pour modérer la force des ressorts moteurs et la rendre constante. (2 décembre.— 5 ans.)
- 45n. M. César (M. H.), à Lorient (Morbihan); pendule à grande sonnerie, (^décembre.
- — 5 ans.)
- 458. M. Perrin ( C. H. ), de Neuchâtel ( Suisse ), chez M. Perpigna, rue de Clioi-seul, 2 ter; perfectionnements apportés dans la construction des chronomètres, montres et pendules. (14 décembre.— 15 ans.) *
- 459. M. Redier (J. A.), place du Châtelet, 2; perfectionnements apportés aux montres et aux chronomètres de poche. ( 14 décembre. — 5 ans.)
- HUILES.
- 46c>. M. Legrand {P. JE.), rue Vivienne, 5; procédé propre à l’épuration de l’huile de baleine. (12 avril.— 5 ans.)
- 461. M. Laurot {A.), rue Sainte-Opportune, 4; procédé propre à reconnaître la pureté des huiles et la nature des mélanges. (29 avril.
- — t o ans.)
- 462. MM. Kaull, Ficard et comp., à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; procédés d’épuration de l’huile extraite du fruit du cotonnier. 0 2 mai.— 10 ans.)
- 463. M. Machard (P.), rue Grange-Batelière , 26 ; procédés d’épuration des huiles de poisson. (19 juillet. — i5 ans.)
- 464. MM. Lévy (N.) et Martres (J.), rue
- Meslay, 37 ; procédés et appareils propres à épurer les huiles, graisses, bitumes, résines, le suif et le goudron, et à opérer la combustion des moins coûteuses de ces substances, soit pour l’éclairage, soit pour le chauffage. (12 octobre.
- — i5 ans.)
- 465. MM. Rampai (J.), Perrin (F.) et André (C.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); procédé de blanchiment des huiles colorées. (8 décembre. —10 ans.)
- huîtres.
- 466. M. Gras se-Briançon (A. J.), chez madame Sainte-Marguerite, rue Royale-Saint-Ho-noré, 6 ; procédés de conservation des huîtres pendant un long trajet maritime. (19 octobre.
- — 10 ans.)
- HUMIDITÉ.
- 467. MM. Lecoq et comp., rue de Harlay, 2; système d’application ou pose de plaques hy-drofuges ornementées ou unies, contre l’humidité, ou pose d’ornements en général, pour décors de maisons. (23 mai. — »o ans.)
- HYGIÈNE.
- 468. MM. Lebrun père et fils , à Belleville , près Paris ; appareil hygiénique destiné aux enfants et aux malades, qu’ils appellent tuteur hygiénique. (26 septembre. — 10 ans.)
- IMPRESSION DES TISSUS, DU PAPIER, ETC.
- 469. M. Perrot (L.J.), à Rouen; machines et appareils propres à l’impression des tissus, papiers, toiles cirées, et en général de toutes substances susceptibles d’impression. ( 3i janvier. —15 ans.)
- 470. M. Auber (D.) , chez M. Fauquet, à Bolbec (Seine-Inférieure); machine à imprimer et à rentrer des rayures en long et aussi des bandes de cravates en long. ( 26 février. — (5 ans.)
- 471. M. Châlel (C.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin, 285; impression à l’avance des fonds de dessins d’étoffes unies ou à soubassements, en conservant aux dessins des marges blanches , afin de leur donner exactement l’esprit des dessins faits à la main. (10 mars.— 5 ans.)
- 472. M. TVagner (P.), de Carlsruhe, chez
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- M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; procédé propre à imprimer sur la toile cirée et le cuir, en or, argent ou couleur, en employant la lithographie. (23 avril. — 5 ans.) *
- 4y3. M. Rénaux (J. J.), à Darnetal (Seine-Inférieure) ; appareil propre à fixer les couleurs sur l’indienne et sur les étoffes de laine. (a3 avril.— 5 ans.)
- 474- M* Fauquet (J. D.), à Bolbec (Seine-Inférieure) ; moyens et appareils propres à imprimer au rouleau, avec tous les dessins gravés pour indienne, les fonds de cravates de plusieurs dimensions, avec des bordures de toutes largeurs, préservées par ces moyens et appareils. (7 mai.—> 5 ans.)
- 4y5. Le même; perfectionnements apportés à riinpression des cravates à la perroline. (23 mai. — 5 ans.)
- 476. M. Tougard (-£.), à Canteleu (Seine-Inférieure) ; machine à imprimer, appropriée à toute espèce d’impression, tant sur calicot que sur laine, soie et papier , à une , deux ou trois couleurs, avec des rouleaux gravés en relief ou en creux. (26juillet.— 5ans.)
- 477. MM. Baron {A.), Jaupet (C.) et Du-quaire (C. A.), à Lyon (Rhône); mécanique propre à imprimer toute espèce d’étoffes et papiers de tenture, à un nombre de couleurs indéterminé, sur plan horizontal et mobile continu , avec accrochage en chaînette et pression élastique. (3o septembre. — 10 ans.)
- 478. MM. Knecht (F. J.) et Zuber (J.), rue Paradis-Poissonnière, 4o ; procédé propre à imprimer sur pierre , métaux et bois, plans ou cylindriques, avec des encres et mordants aqueux , sans épaisseur. ( 3o septembre. —
- 15 ans.)
- 479. M. Lopegrope, de Londres, chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à l’impression des étoffes de coton , de soie, de laine et d’autres tissus. (19 octobre. — 5 ans.) *
- INSTRUMENTS ARATOIRES.
- 480. M. Bernard (Dà Échirolles (Isère); herse à trois roues, économisant le temps et la force. (24 janvier. — 10 ans.)
- 481. M. P rat fils (P.), à Pillac (Charente) ; nouveau semoir. (24 janvier. — 5 ans.)
- 482. M. Tranchaud (F. S.), à Bonneuil-sur-Yienne (Charente); instrument aratoire, qu’il nomme râteau-brouette, destiné au râte-lage des fourrages et des blés coupés à la faux. (24 janvier. — 10 ans.)
- 483. M. Laur (J. A.) , rue du Four-Saint-lîonoré, io ; machine propre au labourage, qu’il nomme atelier rural Laur. (12 avril. — 10 ans.)
- 484. M. Hain Lesnel (/.), rue de l’Hôtel-de-Yilîe, 12; machine propre à faucher et moissonner tout ce qui est susceptible de l’être. (9 août.— 10 ans.)
- 485. M. P roux. (C. //.), à Livet (Cher) ; machine qu’il nomme froisseur, servant à extraire de leur capsules toute espèce de grains, et particulièrement les graines fines de prairies artificielles et autres. (3o août. — 5 ans.)
- 486. M. Bergerie (J. A.), à Bordeaux (Gironde) ; machine à battre et vanner le blé. (3o août. — 5 ans.)
- 487. MM. Lambert (P.) et Signoret (J.), à Bégadan (Gironde); herse propre à donner le guérct aux terres et râteler le blé. (8 septembre. — 5 ans.)
- 488. M. Janet, rue Neuve-Saint-Georges, 20; machine à faucher. (7 octobre. — 5 ans.)
- 489. MM» Larclause, de J7illenon et Wells frères, à Vivonne (Tienne) ; machine fixe ou portative à battre les grains. (i5 octobre. — 5 ans.)
- INSTRUMENTS d’oPTIQUE.
- 490. M. Colombi (C.), à Brest (Finistère) ; instrument qu’il nomme horizon artificiel au mercure. (21 septembre. — 5 ans.)
- INSTRUMENÎS DE PHYSIQUE.
- 4gi. M. Thomas (C,), à Rouen (Seine-Inférieure) ; aéromètre et gravimètre métriques. (3i décembre. — 5 ans.)
- INSTRUMENTS DE PRECISION.
- 4g2. MM. Laurent (C. P.) et Perrin Gott-pion, à Nancy ( Meurthe) ; instrument qu’ils nomment nipeaugraphe. (7 février. — 5 ans.)
- 4g3. M. Lemie (P.), à Mont-Saint-Jean ,
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- chez M. Deforge, à Sillé-le-Guillaume (Sartiie'l ; mécanisme en bois qu’il nomme système hyh-eomélrique, ou manière d’enseigner matériellement le système métrique. (10 mars — 5 ans.)
- 4q4* MM. Dumont (C. B.) et Journet (P.), rue de Grenelle-Saint-IIonoré, 8 ; instrument destiné à relever toute espèce de profils. (23 avril. — 5 ans.)
- 4g5. M. Gigon (A.), à Metz (Moselle); procédé propre à mesurer les marchandises avec précision et sans avarie. (8 septembre.—5 ans.)
- 4g6. M. Bonin (P. A.), à Savonnières, près Tours (Indre-et-Loire) ; instrument de géométrie qu’il appelle compas quadrateur. (12 septembre.— io ans.)
- 497. M. Richer (L. jF.), chez M. Armen— gaud, rue Saint-Louis, 34 ; tire-ligne à palettes changeantes. (21 septembre. — 10 ans )
- 498. M. Chaussenot aîné (H. B.), passage Violet, 2 ; instrument pour le dessin linéaire, qu’il nomme équerre à lignes parallèles. (26 septembre.— 10 ans.)
- 499. M. Betoulle (Æf.), rue Traversière-Saint-Honoré, 8; niveau de pente à pinnule, et niveau de pente à lunette. (i5 octobre. —15 ans.)
- 500. MM. Delamarre (J. B.) et Ladois [V.); Marché-Neuf, 48 : nouveau système de méridien. (15 octobre. — 5 ans.)
- IRRIGATIONS.
- 501. M. Libault (F.), rue des Lombards, i4; irrigateur à double courant continu et à réservoir (12 mai. — 10 ans.)
- JEUX.
- 502. M. Loysel (E.), me Bretonviiliers ; perfectionnements apportés dans la configuration du jeu d’échecs. (12 avril. — 5 ans.)
- 503. M. Hermier, à Monteux ( Vaucluse ); petite mécanique propre à marquer simultanément les points des joueurs de billard et les parties à payer au billardier. ( 2 décembre. — 5 ans.)
- 5o4- M. Théaulon (G. L.), rue Cassette, 17; nouveau jeu. (28 décembre.— 5 ans.)
- LAINES.
- 505. M. Semât F.), à Saint-Pons (Hérault); machine propre à laver les laines et autres filaments. (16 mars. — i5 ans.)
- 506. M. Cabaret (A.), à Mazamet (Tarn); procédé propre au graissage des laines. (19 avril.
- — 5 ans.)
- 507. M. Pion (J. B.), dit Léon, à Elbeuf (Seine-ïnfér:eure) ; système de machines à laver les laines. (19 avril. — 10 ans.)
- 508. M. C retenter (P .A.), àÉpernay (Marne); application des tubes tortillonneurs à la préparation de la laine peignée et cardée , c’est-à-dire de la laine qui ne subit pas le peignage manuel ou mécanique , bien qu’elle soit destinée à produiredu fil peigné. (23 mai. —10 ans.)
- 509. Le meme; procédés perfectionnés appliqués au cardage, au dégraissage et à la préparation des laines destinées à produire du fil peigné, sans peignage proprement dit, au moyen de la chaleur etdes tubes tortillonneurs. (23 mai.
- — 1 o ans.)
- 510. M. Poolc {M.) , de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés aux machines propres à nettoyer et purifier la laine et autres matières filamenteuses de toutes leurs impuretés. (28 juin. — 10 ans.) *
- 511. M. Flin t (J. J.), rue Bourbon-Villeneuve, 26 ; machine propre à dresser les laines peignées de toute espèce. ( 8 septembre. — 10 ans.)
- 512. Le meme; système de bobinoir propre à préparer les laines peiguées. ( 21 décembre.—-1 o ans.)
- 513. M. Tlusquin de Rhéaille (L. //.), à Cha-ronne , près Paris ; procédé de dégraissage à froid des laines et des tissus. (3o septembre. — 10 ans.)
- 5i4- M. Ross (H.), de Londres, chez M, Truf-faut, rue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés aux machines propres à peigner la laine et autres matières filamenteuses. (28 septembre. — 10 ans.) *
- 5i5. M. Bruneaux (J. L.), à Relhel (Ar-
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- tiennes) ; nouvelles machines et appareils applicables au peignage de la laine et autres substances filamenteuses. (4 juillet. — i5 ans.)
- 5i6. M. Lof sus [Ph.), de Londres, chez M. Lnndron, rue Yide-Gousset, 4 ; appareil propre à peigner la laine, (i 2 octobre.—i o ans./
- laminoir.
- 5i 7. M. Paylor (P.), de Londres, chez M. Perpigna , rue de Choiseul, 2 ter; laminoir propre à laminer les cercles des roues, tant des locomotives et autres voitures marchant sur les chemins de fer, que des voitures roulant sur les routes ordinaires. (14 décembre. — 5 ans.)*
- LAMPES.
- 518. M. Bouin (L. P.), à Monchamps (Vendée) ; système de lampe qu’il nomme lampe à air sans renversement. (12 avril. — i5 ans.)
- 519. M. Roeckel (L.), à Metz (Moselle); perfectionnements apportés aux lampes dites à piston en cuir embouti. (12 avril. — 5 ans.)
- 5ao. M. Cockshead (T.), de Londres, chez M. Lefort, rue Neuve-des-Mathurins, 42; système de lampe à flamme d’esprit étlîéré. (19 avril. — i5 ans.) *
- 521. MM. Bellan frères, à Toulouse (Haute-Garonne); système de lampe à pompe. (29 avril. — 5 ans.)
- 522. M. Passenger (R.), de Londres, chez M. Pruffaut, rue Favart,8 ; perfectionnements ajoutés à la fabrication des lampes. ( 7 mai. —
- 1 o ans ) *
- 523. M. Briet (J. C.), rue Notre-Dame-de-Nazareth , 29 ; nouveau système de verres de lampe. (icr juin. —5 ans.)
- 524. MM. Coltiau fils et Boissard, rueSainte-Croix-de-la-Bretonnerie , 8 ; lampe mécanique dite photogénique. (ier juin. — 10 ans.)
- 525. MM. Jac (H. N.) et Hadrot (L.), rue du Faubourg-Saint-Martin , 3g; lampe mécanique. (19 juillet. — i5 ans.)
- 526. M. Blevanus (C.), rue Païenne, i4 et >6; perfectionnements ajoutés aux lampes astrales. (12 septembre. — 5 ans.)
- 527. M. Perret {F.), rue du Faubourg-Pois-
- sonnière, 49 ; genre de coupe-mèches. (21 septembre. — 5 ans.)
- 5?.8. M. Gauthier de Latouche (L.), rue Ste.-Avoye, 63; appareil pour absorber la fumée des lampes et augmenter la lumière, qu’il appelle fumivore lucidonne. (26 septembre. — 5 ans.)
- 529. M. Boussard (F.), à Toulouse (Haute-Garonne); système de lampe mécanique à mouvement d’horlogerie. (5 octobre. — 10 ans.)
- 530. M. Châtel (F.), rue desTrois-Pavillons, 18 ; réflecteur mobile pour lampes. (7 octobre. — 5 ans.)
- 53 1. MM. Cap y (L. F.) et Normand (J. F.), rue Saint-Denis, 271; améliorations apportées dans la fabrication des lampes. (19 octobre. — 5 ans. )
- 53?.. M. Pauvray (J. B.), rue Phélippeaux, 25; améliorations apportées à la lampe à régulateur. (3i octobre. — 5 ans.)
- 533. M. Acolis (L. ), à Montpellier (Hérault ) ; lampe à alcool. ( 9 novembre. — 10 ans. )
- 534 MM. Pilliot ( F. X. ) et M arrêt (P.), rue du Faubourg-St.-Martin, 52; système de lampes Carcel consistant dans plusieurs perfectionnements. ( i5 novembre. — 10 ans. )
- 535. M. Poupinel ( F. H. ), rue Michel-le-Comte, 17; lampe à piston. { 2 décembre. —
- 5 ans. )
- 536. M. Scrrurot (B.), rue de Richelieu, 8g; lampe à réservoir supérieur. ( 8 décembre. —
- 5 ans. )
- LETTRES. •
- 537. MM. Maquel frères, rue de la Paix, 20; machine propre à confectionner des enveloppes de lettres. ( 17 janvier. — 5 ans.)
- 538. M. Marion (C. ), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; machine propre à découper les enveloppes de lettres et à en marquer les plis. ( 26 septembre. — 5 ans. )
- LIMES.
- 53g. M. Platen (J. G.), à Mulhausen(Haut-Rhin); procédés de fabrication et de retaillage des limes-rabots. ( 12 avril. — 10 ans. )
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- LIN ET CHANVRE.
- 540. M. JVoàpolÇS.), àSaumur (Maine-et-Loire); machine à broyer et écarguer le lin et le chanvre. ( 29 avril. — 15 ans. ) *
- 541. M. Scrioe Labbé, à Lille (Nord) ; perfectionnements apportés dans les métiers à filer le chanvre, le lin et les éloupes de lin. (12 septembre. — 5 ans. )
- LITHOGRAPHIE.
- 542. M. Remercier {F. M. ), à Épernay (Marne); presse mécanique à lithographier, à râteau fixe et à excentrique volute. (4 mars.
- — 1 o ans. )*
- 543. M. Labarussias {A. L.), à Rouen ( Seine-Inférieure ) ; presse mécanique lithographique. ( Ier juin. — 10 ans. )
- 544- M. Bougonnet {A.), rue des Beaux-Arts , 13 ; nouvelle presse lithographique. ( 28 décembre. — 5 ans. ) liqueurs.
- 545, M. Gaillard (J.), rue du Petit-Carreau, 17 ; liqueur apéritive propre à remplacer l’absinthe, etqu’il appelle stoughton-madère. (3o septembre. — 10 ans. )
- LIQUEURS FERMENTÉES.
- 5/\& M. Armet (J. M. ), à Saulieu ( Côte-d’Or ) ; manière de fabriquer des liqueurs mousseuses. ( 31 décembre. — i5ans. )
- LITS.
- 547. M. Raynal (J.), rue Neuve-St.-Denis, 42 ; application de ressorts à boudin et autres à la suspension des lits, ce qui permet de placer facilement deux lits dans l’espace occupé ordinairement par un seul, ( 23 mai. — 10 ans. )
- 548. M. Hébert ( L. ), chez M. Crousse, à Roubaix (Nord); perfectionnements apportés aux lits en fer ou autre métal. ( 23 mai.
- — io ans.)5''
- 549- M. Baudry ( F. ), rue Neuve-Saint-Roch, 10 ; genre de lit double. (5 octobre. — 15 ans. )
- locomotives.
- 55o. M. Riollé (B. M.), à St.-Chamond ( Loire ) ; roue de traction destinée à faciliter la remonte des locomotives sur les plans incli-
- nés des chemins de fer, ( 5 avril. — 15 ans. )
- 551. M. Stcplienson{R.), de Newcastle, chez M. Martin, rue Chaptal, 11; perfectionnements apportés aux machines locomotives. ( 19 avril
- — 15 ans. ) *
- 552. M. Taylor (TV. //.), de Londres, chez M. Pcrpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à la locomotion. (29 avril.
- — 10 ans. ) *
- 553. MM. Dufeu de St.-Hilaire (A.) et Olzevjski (J. F.), rue St.-Sébastien, 20 ; système de locomotives applicables au transport de toute espèce de matières solides ou liquides, et plus spécialement aux travaux de terrassement. ( 26 septembre. — i5 ans.)
- 554. MM. Tourasse et Hadery, à Lyon (Rhône); système de machines locomotives propres à fonctionner utilement sur les chemins de fer en rampes, et sur les courbes d’un petit rayon. ( 3o septembre. — 10 ans. )
- 555. M. Dietz (Ch. ), rue Marbœuf, 11; machine locomotive dans laquelle la force animale est substituée à celle de la vapeur, et qui est principalement destinée à l’usage des chemins de fer. ( 12 octobre. — 10 ans. )
- 556. M. Huau (L.), à Brest (Finistère); mécanisme appliqué aux locomotives , wag-gons , etc., des chemins de fer. ( 19 octobre,— 5 ans.)
- 557. M. Reooltella (P.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à la construction, tant des locomotives, tenders et voitures marchant sur les routes de fer, qu’à celle des voitures, chariots et charrettes employés sur - les routes ordinaires. ( 31 octobre. — 10 ans. ) *
- 558. M. Thomassin (F.), rue de Ciichy, 35 ; genre de locomotion économique et à grande vitesse. (9 novembre. — i5 ans. )
- 559. M. Leroy (D. F.), chez M. Barbet, aux Batignolles-Monceaux, près Paris; appareil de circonvolution applicable aux locomotives et aux trains qui les suivent, et leur permettant de circuler dans les courbes du plus petit rayon. r i5 novembre. — 10 ans. )
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- Quarante-deuxième année. Septembre 1843.
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- MACHINES.
- 560. MM. Sanford (H.) et Varral (TV.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; système de levier à bascule appliqué à l’embrayage et au débrayage des arbres de toute espèce de machines ou d’appareils. (24 janvier.— 10 ans.)
- 561. M. Montvignier-Monnet (Th.), rue de la Corderie-du-Temple, i5 ; crapaudine hermétique. (i5 octobre. — 10 ans.)
- MACHINES A VAPEUR.
- 562. MM. Legavrian, Dequoy et compagnie, à Lille (Nord) ; modifications dans la construction des machines à vapeur. (17 janvier. — 5 ans.)
- 563. M. Maudsley (7%.), de Londres, chez M. Perpigna, rue de Clioiseul, 2 fer; perfectionnements apportés à la construction et à la disposition des machines à vapeur, et moyen île lier à ces machines ou d’en affranchir l’arbre de travail ou de couche quand cela est nécessaire. (17 janvier. — i5 ans.) *
- 564. M. Legendre (A. P.), rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, 16, machine à vapeur à tige oscillante. (4 mars. — 5 ans.)
- 565. M. Espilla (P. /.), à Bordeaux (Gironde); machine à vapeur circulaire et à.détente, dont tous les frottements sont élastiques. (16 mars. — i5 ans.)
- 566. M. Miller (J. ), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; perfectionnements ajoutés aux machines à vapeur applicables à la navigation et aux usines. (5 avril. — 10 ans.) *
- 567. M. Colladon (D.) , de Genève, chez M. Dassier, rue Bergère, 7; moyen de mesurer la force des machines à vapeur navales, et ins-trument destiné à faciliter cette mesure. (23 avril. — 10 ans.)
- 568. M. Staile (TV.), de Londres , chez M. Perpigna, rue de Clioiseul , 2 ter; machine à vapeur à émission. (23 avril.— 10 ans.) *
- 56g. M. TVood (H.), à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais); perfectionnements apportés aux soupapes, applicables aux machines à vapeur et pouvant aussi recevoir d’autres applications. (23 avril.—15 ans.)*
- 570. MM. Meyer (J. J.) et compagnie, à Mulhausen (Haut-Rhin) ; application de la détente de la vapeur aux machines à vapeur, et spécialement aux locomotives. ( 23 avril. — i5 ans.)
- 57 t. M. Enderby (T.), de Londres ; perfec^-tionnements apportés aux machines mises en activité par la vapeur d’eau ou d’autres vapeurs ou gaz, et pouvant aussi servir à l’élévation des eaux. (29 avril. —15 ans.) *
- 672. M. Fourneyron (/>.), chez M. Perpigna, rue de Clioiseul, 2 ter; perfectionnements apportés aux machines à vapeur fixes ou locomotives. (12 mai.— 5 ans.) *
- 5^3. MM. Darbois (H. C.) et David (O.), rue de la Roquette, 55 ; système de machines à vapeur rotatives. (ier juin.—10 ans.)
- 574. M. Bois (T.), chez M. Reynaud, rue Bleue , 16 ; machine rotative perfectionnée. (i3 juin.— i5 ans.) *
- 5r5. M. Dewilde (L.), à Arras (Pas-de-Calais); condenseur distillateur applicable à toute espèce de machines à vapeur. (20 juin.—5 ans.)
- 576. MM. Andral(J. Pi) et Courbebaisse (A.), à Cahors (Lot) ; machine à vapeur susceptible de différentes applications, dont la principale est la marche des navires. (3o septembre. — i5 ans.)
- 577. M. Hunimel (A.), rue Bourdaloue, 7; genre de barreaux applicables aux machines à vapeur. (7 octobre.—10 ans.)*
- 578. M. Puissant, de Bruxelles, chez M. Delacroix, à Lille (Nord) ; appareil destiné à utiliser les vapeurs perdues dans les machines à haute et moyenne pression. (i5 octobre. — 10 ans.) *
- 579. M. Pimor (P. A.), à Bernay (Eure) ; système de machines à vapeur. (i5 octobre. — 5 ans.)
- 580. M. Benet (L.), à la Ciotat (Bouches-du-Rhône) ; nouveau système de machines à vapeur. (3i octobre.—15 ans.)
- 581. M. Fletcher (M.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les machines à vapeur, applicables à i’éléva-
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- tion des eaux et à la propulsion des navires. (i5 novembre.—15 ans.)*
- 582. MM. Sirey (J. A.), Rlaquière (G.) et Lapeyrouse (L.), rue Neuve-des-Mathurins, 20; mode d’alimentation et de construction des machines à vapeur. (25 novembre. — i5 ans.)
- 583. M. Veillon (/.), à Alais (Gard) ; machine à basse, moyenne et haute pression, à laquelle on peut adapter le système à détente. (3i décembre.— 10 ans.)
- MACHINES HYDRAULIQUES.
- 584- MM. Rouannet (G.) et Molinier, à Olar-gues (Hérault) ; machine hydraulique à mouvement continu. (3i janvier.— 10 ans.)
- 585. MM. Mellet frères et Sarus, à Lodève (Hérault); rouet hydraulique enveloppé (i5 février. — 15 ans.)
- 586. M. Schmitz (J. //".), à Arras (Pas-de-Calais); roues hydrauliques propres aux bateaux, moulins et autres usines. (12 avril. — 5 ans.)
- 687. M. Mayettc (</.), à Jasming (Meurthe); machine hydraulique fonctionnant par un mouvement de va-et-vient, à l’instar des machines à vapeur. (19 juillet.—15 ans.)
- 588. M. Vallauri (J. B.), à Grenoble (Isère); procédés au moyen desquels on peut faire jaillir l’eau des puits par un jet continu ou par intermittence, sans employer aucune espèce de pompe, avec l’application d’un système de machine à vapeur. (19 août.— 10 ans.)
- 589. M. JVhitelaw (G.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; machine hydraulique perfectionnée, à mouvement rotatif. (8 septembre.— i5 ans.) *
- 590. M Chatterton (J.), chez M* Croasse, à Roubaix (Nord); perfectionnements apportés aux roues à palettes. (8 septembre.—15 ans.) *
- 591. M. Renaud (F.), à Thervav (Jura); roue horizontale versant son échappée d’eau pour les usines. (12 septembre. —10 ans.)
- 592. M. Chapelle (A. S.), rue du Chemin-Vert, 3; mécanisme hydraulique pour dégager les roues hydrauliques quand elles sont immergées par suite des crues d’eau ou autrement. (3o septembre. — 5 ans.)
- 593. M. Smith {TV.) , de Londres , chez M. Hazebrouck, à Roubaix (Nord); perfectionnements apportés à la manière d’élever, de comprimer et de refouler l’eau et autres liquides. (7 octobre — 5 ans,) *
- 594. MM. Humbert père et fils, à Soultz (Haut-Rbin) ; roues horizontales dites turbines. (i5 octobre. — 10 ans.)
- 5g5. M. Arson (L. F.), rue Rochechouart, 56 bis; mode de construction des turbines (i5 novembre. — 5 ans.)
- 5g6. M. Baudelol (J. F.), rue Richelieu, 3; genre de régulateur pour les machines hydrauliques et à vapeur. (i5 novembre. —10 ans.)
- MACHINES ET MÉCANISMES DIVERS.
- 597. M. Leprince (L ), rue Dauphine , 18 ; machine propre à mélanger, broyer, triturer toutes les matières. (17 janvier. — 5 ans.)
- 598. M. Caron (A.), place des Victoires, 5; construction d’un contrôleur de ronde. (i5 février.— 5 ans.)
- 599. MM. Collins (G. G.), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; appareil destiné à indiquer le nombre des voyageurs qui montent dans un omnibus ou autre voiture du même genre, et en descendent. ( 4 mars. — 10 ans.) *
- 600. M. Pape ( H. ) , rue des Bons-Enfants, 19 ; machines propres à couper du feutre, des cuirs, peaux, bois, ivoire, etc. (12 mai.
- — 10 ans.) *
- 601. M. Decostcr etcomp., rue Bleue, 16; perfectionnements apportés dans les machines à percer, tailler, tourner et découper les bois et métaux. (26 juillet.— 5 ans.)
- 602. MM. Fritz (M.) et Soustron (A.), rue des Grands-Augustins, 20; machine propre à découper des boîtes en carton de forme qua-drangulaire ou rectiligne. (19 août.— 5 ans.)
- 603. M. Durand de Monestrol, marquis d’Esquille (J. A), rue Monsigny, 5; appareil destiné à vérifier les sommes perçues par les conducteurs d’omnibus, les cochers de voitures de place et les préposés au passage des ponts, appareil qu’il nomme compteur à voyageurs. (21 septembre. — 5 ans.)
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- 6o4- M. Pourer Heltouin {J.), à Saint-Van-drille-Rençon (Seine-Inférieure) ; appareil qu’il nomme aspirateur Pouyer. (24 septembre.
- 5 ans.)
- 605. M. Loy sel {E. ), rue de Vendôme, 1 1 ter; mode de publicité qu’il nomme annonciateur universel. (24 septembre. — 5 ans.)
- 606. M. Gaudry {L. A.), à Rouen (Seine-Inférieure); appareil tubulaire et alimentaire. (26 septembre. — 5 ans.)
- 607. M. Brocard [h. IV.), rue Neuve-Saint-Gilles, 8: machine à moulures. (28 septembre. — 5 ans.)
- 608. M. Cottiau (A. G.), à Belleville, près Paris ; appareil de sûreté contre les vols. (28 septembre. — 10 ans.)*
- 609. M. Pierquin (J. T7.), à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; porte-journal perfectionné. (28 septembre. — 5 ans.)
- 610. M. Rollet (J. B.), chez M. Armengàud, rue Saint-Louis, au Marais, 34 ; machine à rouleaux à mouvement circulaire, alternatif et continu, propre à broyer diverses substances et à fabriquer du chocolat. (7 octobre. — 5 ans.)
- 611. M. Laneuville (J. B.), rue de la Vieille-Draperie, 4 j mécanique propre à solidifier les blancs d’œufs, les crèmes fouettées et les mayonnaises. (ig octobre. — 5 ans.)
- 612. M. Fouard ( J. B. ), à Nay (Basses-Pyrénées) ; machine à lainer les bérets béarnais. (3i octobre.— 5 ans.)
- 613. M. Maurand (E.), à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; machine à cylindre propre à casser les amandes. (2 décembre. — io ans.)
- 614- M. Douaissé (F. A.), rue de Bondy, 76; machine propre à hacher les viandes, herbes et légumes, etc. (8 octobre. — 5 ans.)
- 615. MM. Fenéon-Damotte et Chevolot, à Dijon (Côte-d’Or); machine à tailler et guil-locher la pierre, le bois et les métaux. (i4 décembre.—15 ans.)
- MANÈGES.
- 616. MM. Letestu et compagnie, rue de Vendôme , 9; nouveau manège. (12 octobre.— 5 ans.)
- 617. M. Houy au {V.)r à Cheffes (Maine-eG
- Loire); système de manège isolé. (3i octobre.' — 5 ans.)
- MARBRES.
- 618. MM. Leviel et Mondion, aux Mori-nières (Vienne) ; procédés de fabrication d’un marbre factice sans vernis, ayant la même solidité que le marbre naturel. (28 septembre. — 5 ans.)
- 619. M. Bouisson (G.), à Bordeaux (Gironde) ; moyen de faire avec du plâtre en pierre des marbres factices auxquels il donne le nom de gjpsum-marbre. (\b\ décembre. — 5 ans.)
- 620. MM. Poucet (J. F.), Guillaume (L. S.) et Chatoux (L.), à Lyon (Rhône); fabrication d’un marbre qu’ils appellent plâtre-stuc. (28 décembre.—10 ans.)
- MARTINETS.
- 621. MM. 5cA/2ei<5?e/-frères,auCreuzol(Saône-et-Loire) ; machine dite marteau vertical à, vapeur. ( 19 avril. — 5 ans. )
- MASTIC.
- 622. M. ZieglerÇJ.), à Scheîestadt ( Bas-Rhin) ; mastic à l’abri de l’air, de la pluie et de la gelée. ( 22 septembre. — 5 ans. )
- 623. M. Marchai (S. G.) , de Bruxelles , chez M. Clavier, rue deTrévise, 2; application, à plusieurs branches d’industrie, du mastic provenant de la dissolution de la tourbe. (12 octobre. — 5 ans. )
- MATELAS.
- 624. MUe Chillot {P. ), aux Batignolles-Mon-ceaux ; matelas et coussins dont l’intérieur est composé de liège, de tubes, de vessies, et dont l’extérieur est une étolfe rendue imperméable.
- ( 7 mai. — 5 ans. )
- MÉDICAMENTS.
- 625. M. Laroche(F. Z'.), à Bergerac (Dordogne); procédé propre à prévenir les méprises dangereuses dans la distribution et la vente des médicaments. ( 24 mars. — 5 ans. )
- 626. M. Thomas, à Rouen (Seine-Inférieure) ; préservatif contre le mal de mer. ( 29 avril. — 10 ans. )
- 627. M. Friou (J.), à Haroué ( Meurthe) -r. procédés propres à guérir l’épilepsie. ( 23 mai.. — Sans.)
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- 628. M. Barthélemy (./. D.), rue Mandat, 8 ; composition de plaques métalliques antiélectriques propres à la guérison de toutes les douleurs qui affectent le système nerveux. (?.3 mai.
- — 15 ans. )
- 629. M. Llorens (J. ), de Barcelonne , chez M. de Sepleuil, rue Neuve-des-Capucines, ïi ; médicament applicableàla fièvre tierce. (13 juin.
- — 5 ans.)
- 630. M. Aubergier fils, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme); procédé d’extraction du lactucarium. ( 5 octobre. — i5 ans. )
- 631. M. Verdé de Lisle (N. M.), rue Lepel-letier, i5; composition d’une poudre pectorale fumigatoire. ( 7 octobre. — i5 ans. )
- 632. M. Petit (S.), rue de Bondy, 23 ; appareils bémospasiques ou pneumatiques pour pratiquer l’hémospasie. ( 28 décembre. — 5 ans. )
- MÉTAUX.
- 633. MM. Champollion père et comp. , rue du Grand-Hurleur, 2 ; composition d’un nouveau métal imitant l’argent et qu’ils nomment maillechorl-platine. (24 janvier. — 5 ans. )
- 634. MM. Grondard frères, rue Jean-Robert, 17 ; procédé propre à appliquer la tôle sur le bois. ( 31 janvier. — 5 ans. )
- 635. MM. Delahaye,Munch Specht et Reich, rue de l’Echiquier, 12; système de machines propres à réduire en feuilles les métaux et faire les bronzes en poudre. (23 avril. — i5 ans. )
- 636. M. Jappyfils(L.),kSéloncourt(Doubs); système d’emboutissage des métaux au mouton mécanique. ( 7 mai. — 10 ans.)
- 637. M. Dopter ( G. V• ), rue Saint-Jacques, 21; système de machines propres au lusti’age de tous les objets bronzés, dorés ou argentés au moyen d’une impression avec mordant. ( 4 juillet. — 10 ans. )
- 638. M. Charrière (J. F.), rue de l’École-de-Médecine, 9; procédé pour déposer sur un métal quelconque une couche d’autre métal, comme pour la dorure , Fargenture , le platinage , etc. ( 21 septembre. — 5 ans. )
- 639. M. Chaventré ( M. ), rue Saint - Denis , 254 ; métal propre à faire des couverts.
- ( 5 octobre. — 5 ans. )
- 1 64o. MM. Morel (G. V.) et Duponchel(H.),
- rue Neuve-Saint-Augustin, 3g ; procédé de damasquinage et incrustation sur toute espèce de métaux. ( 7 octobre. — 5 ans'. )
- 641. MM. Legris (J. B.) et Dénoyer (F. M.), place du Vieux-Marché-Saint-Martin, 16 ; procédé propre à couler les métaux bien ciselés sans soufflure, et qu’ils nomment métallotypie. ( 12 octobre. — 1 o ans. )
- 642. M. Rome (J. ), de Manchester , chez M. Crousse, à Roubaix (Nord) ; perfectionnements apportés aux machines pour couper , percer et comprimer les métaux. ( 3i octobre. — 10 ans. )*
- 643. M. Guy et (/. A. ), à Lyon (Rhône) ; appareil et procédés électrochimiques pour la superposition de tous les métaux , dorure, argenture , platinure, etc. (28 décembre. — 5 ans. ),*
- MEUBLES.
- 644- M- Laude (H. G.), chez M- Perpigna, rue de Choiseul , 2 ter ; perfectionnements apportés à la confection des sommiers , sièges , dossiers et coussins élastiques. (7 octobre. — 5 ans. )
- 645. M. Finet ( C. ), impasse Cendrier, 6 ; nouveau genre de sommiers élastiques à ressorts végétaux. ( i5 octobre.— 10 ans. )
- 646. M. Valentin (F. B.), rue du Faubourg-Saint-Antoine, 129 ; machine propre à fabriquer les compas pour meubles. (21 décembre. — 5 ans. )
- 647. M. Contarnin ( G..), rue Salle-au-Comte , 24; genre de sièges à l’usage des pianistes et fauteuils rotatifs pour bureaux, comp--toirs, magasins, etc. (24 septembre.— ioans.)
- 648. M. Hermand (E.), chez M. Truffaul, rue Favart , 8 ; construction de meubles garnis dans l’intérieur, destinés à serrer des objets de toilette et autres, et pouvant se reployer sur eux-mêmes. (3i décembre. -— 10 ans. )
- MEULES.
- 649- M. Legrand ( J. B. ), à Bar-sur-Aube (Aube); machine propre au rhabillage des meules de moulins. ( 7 mai. — 10 ans. )
- 65o. M. Gosmes (L.), rue duBouloi, 19.;,
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- genfe de meules de moulin qu’il appelle meules annulaires. ( 7 octobre. — 5 ans. )
- 651. M. Ligmil (P. E.), à Caen (Calvados) ; machine propre à repiquer les meules de moulins. (g novembre.— 10 ans. )
- 652. M. Dard {A. P.), à Proverville (Aube); machine propre à rhabiller les meules de moulins à farine. ( i4 décembre. — 10 ans.)
- 653. M. Train (B.), place de Thorigny, 4 ; disposition des meules de moulins à farine, permettant d’introduire de l’air froid entre les deux surfaces coïncidentes , et qu’il appelle meules aérifères. (28 décembre. — 5 ans.)
- MINES.
- 654. M. Arnox (H.), à Bourges (Cher) ; construction d’un panier en fil de fer servant au lavage des mines. ( i3 juin. —5 ans. )
- 655. M. Lagrange (F.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul , 2 fer ; système perfectionné propre à l’exploitation des mines de houille, de lignite , cl’anthracite et de carrières de pierre , de marbre , d’ardoise ; pouvant, en outre, recevoir plusieurs autres applications. ( 20 juin. — i5 ans. )
- 656. MM. Bickford ( J.), Smith (G.) et Da-aey(Th.), du comté de Cornouailles, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter ; fusées de mineur préservant des accidents, et mécanismes et procédés propres à les confectionner. (3o septembre. — 10 ans.) *
- MONNAIES.
- 657. M. Précorbin (J.), rue Castiglione, 12 ; procédés et machines propres à la fabrication des monnaies et des médailles. (i3juin. — 5 ans. )
- 658. M. Z>ouj(J.), rue de la Bienfaisance, 5; presse monétaire à mouvement continu. (28 septembre. — 10 ans.)
- MOSAÏQUES.
- 65g. M. Monot ( P. ), à Dijon (Côte-d’Or ) ; système demosaïquesou incrustation de diverses matières applicables sur un fond d’asphalte. ( 10 mars. — 5 ans. )
- 660. MM. Berlon (L. H.) et Couturier (P.), rue J. J. Rousseau , 3 ; moyen de produire des
- mosaïques sur cartonnage et sur bois. (28 juin.
- — 5 ans.)
- MOTEURS.
- 661. M. Terdat du Tremblay (P.), à Lyon (Rhône) ; appareils propres à opérer la substitution de la vapeur des éthers et des gaz liquéfiés à l’action de la vapeur d’eau pour la production de la force motrice, et en faisant reservir les mêmes agents d’une manière continue et sans perte. (17 janvier. — i5ans.)
- 662. M. Rosay (A.), à Roquefort, arrondissement d’Yvetot (Seine-Inférieure); moteur dit à pendule, applicable à toute espèce de mécanisme , susceptible d’avoir telle force ou telle puissance qu’on voudra lui donner , capable de mettre en mouvement les plus fortes machines, et de nature à remplacer la vapeur sans en avoir les inconvénients. ( 16 mars. — 10 ans. )
- 663. M. Rex (S,), de Philadelphie, chezM.Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements ayant pour objet d’emprunter une puissance motrice aux vents et aux vagues et d’appliquer la force ainsi obtenue à faire marcher des navires ou à activer des machines. ( 12 avril. — i5 ans. ) *
- 664- M. Debergue (C. L.), de Londres, chez M. Debergue , quai Jemmapes , 228 ; machine au moyen de laquelle on obtient une force motrice par l’effet de l’électricité voltaïque. (23 mai.
- — 10 ans. ) *
- 665. M. Barrabé (C. A.), à Domfront (Orne); procédé propre à faire mouvoir, parla seule force du levier, toutes sortes de machines, les voitures , etc. ( ier juin. — 5 ans. )
- 666. Sawicki (J.), rue Saint-Joseph, 8; perfectionnements apportésaux moyens et appareils propres à obtenir une puissance motrice quelconque et une meilleure application de forces connues. (4 juillet. — i5ans. )*
- 667. M Deniau ( P. R.), rue Saint-Martin , 48 ; premier moteur mécanique à l’aide de la pesanteur et de la percussion. (28 septembre. — i5ans. )
- 668. M. Challiot (/.), à Lyon (Rhône) ; mécanisme destiné à transmettre l’action du moteur aux bateaux, et diverses modifications ap-
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- portées à l’appareil moteur et aux générateurs. ( 3o septembre. — 5 ans. )
- 669. M. Bergeron à Maast(Aisne); levier susceptible de remplacer la vapeur. ( 3o septembre. — 5 ans. )
- 670. M. Moindron (P. M ), de Londres, chez M. Jacquet , rue Saint-Martin , 208; système de moteur applicable à la navigation à la vapeur et autres, propre à remplacer avantageusement les divers systèmes de puissance motrice ou impulsive dont l’application a pu être faite jusqu’à ce jour dans un but semblable ou analogue. ( 3o septembre. — 5 ans. ) *
- 671. MM. Allègre {P. ), Bonnefond ( A. ) et David (P. J.), place du Carré-Sainte-Gene-viève , 4 ; moteur hydraérodynamique. ( 19 octobre. -— 10 ans.)
- 672. M. Boisragon {Th.), de Londres, chez M. Armengaud, rue Saint-Louis, au Marais, 34; puissance motrice obtenue par l’acide carbonique et par une application particulière d’air chaud. ( 19 octobre. — 10 ans. )*
- 673. M. Bernard {U.), chez M. Périaux, aux Batignolles-Monceaux , près Paris; machine à air et à eau servant comme premier moteur.
- ( 3i octobre. — 10 ans. )
- 674. M. Robinson ( A. D. ), de New-York , chez M. Guillaumin , passage des Panoramas , galerie de la Bourse, 5 ; nouveau moteur.
- ( 31 octobre. — 5 ans. )
- 675. M. Chrétien (J. ), à Saint-Denis , près Paris ; système de premier moteur perpétuel.
- ( 28 décembre. — i5 ans. )
- 676. M. Queyrens{D.),h Bordeaux (Gironde); moteur pneumatique. (14 décembre. — i5 ans.)
- MOUCHOIRS.
- 677. M. Legrand-Caille {T. L.), à Saint-Quentin (Aisne); mouchoirs de batiste avec bordures à points à jour et brochures .au plumetis, (3o août.— 5 ans.)
- MOULINS.
- 678. M. Robinson (H.), de Londres, chez M. Landron, rue des Fossés-Montmartre, 3; améliorations dans la construction des moulins à canne à sucre. (17 janvier.— 5 ans )
- 679. M.y Schmil, à Valenciennes (Nord);
- moulin à concasser et triturer le grain , à cylindres polychrones. (7 mai.— 5 ans.)
- 680. M. Garnier {A.), à Valenciennes (Nord); système de cylindres et de plaques à dents, applicable aux moulins à moudre les grains. (3i octobre.— 5 ans.)
- 681. M. Braumvald (G.), à Strasbourg (Bas-Rhin) ; perfectionnements apportés au mécanisme des moulins à café. ( 8 décembre. — 5 ans.)
- MOUSSELINES.
- 682. M. Guilbert ( L. A. ), à Saint-Quentin (Aisne) ; machine à découper les mousselines brochées. (12 avril.— 5 ans.)
- MOUTURE.
- 683. M. Lécuyer {E.), à Neufmoulin (Oise) ; sasserie mécanique, qu’il nomme sasserie Lè-cuyer. (i5 octobre.— 5 ans.)
- MUSIQUE (INSTRUMENTS De).
- 684. M Seytre {C. F.), à Lyon (Rhône) ; pianos et orgues qu’il nomme autopanphones, qui jouent toutes sortes d’airs , au moyen de cartons percés à la Jacquart. (24 janvier.—5 ans.)
- 685. MM. Reverchon fils et Merlavaud (/.), à Saint-Etienne (Loire); instrument de musique qu’ils nomment odeslrephedon. (7 février. — 5 ans.)
- 686. M. Lebihan (S. J.) , à Carheix (Finistère) ; instrument qu’il nomme chrononomc, servant à lire la musique. (7 mai.— 5 ans )
- 687. M. Montai {C.), rue Dauphine, 36; différents systèmes de mécaniques propres à faire répéter la note à toutes les hauteurs de la touche, au moyen d’un levier dit receveur. (7 mai.— jo ans.)
- 688. M. Maroky (E.), à Lyon (Rhône) ; piano et orgue expressif réunis en un seul instrument, et pouvant être mis en jeu ensemble ou séparément. (2 juin. — 5 ans.)
- 689. MM. Gomel (N. D.) et Boqutl {G. A.), cloître Saint-Honoré, 4 ; clavier pour orgues et pianos, qu’ils nomment clavier harmonique„
- ( 15 octobre. — 5 ans. )
- 690. M. Huber {J.), rue de l’Hirondelle, 22 ; système de pistons applicables aux cornets et
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- autres instruments en cuivre à pistons. (24 octobre. — 5 ans.)
- 69t. M. TVender (E. G.), rue Saint-Martin, 199 ; instrument de musique appelé par lui floetina. (8 décembre. —5 ans.)
- NATATION.
- 692. M. Prince {A.), de Londres, chez M. Duret, rue Yide-Gousset, 4 j moyens perfectionnés de supporter des corps humains et autres dans l’eau. (2 3 mai. — 5 ans.)
- NAVIGATION.
- 693. M. Haily (P. /.), à Aix (Bouches-du-Rhône) ; nouveau système de navigation à vapeur. (3 1 octobre.—10 ans.)5''
- NAVIRES.
- 694. ' M. TValsh ( J. ), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8 ; moyens et procédés propres à garantir les navires des dégradations occasionnées par l’eau de la mer ou par les insectes. (23 avril.— i5 ans.)
- 695. M. Huau (L. F.), à Brest (Finistère) ; système de ridage élastique pour haubans de navires. (26 février.— 10 ans.)
- 696. M. Villain {A. C.), au Havre (Seine-Inférieure); hublot de navire. (29 avril. — 5 ans.) *
- 697. M. Beleguie (J. G.), à Douarnenez (Finistère); ridage bi-mode, destiné à roidir à bord des bâtiments les haubans et étais. (23 mai. — i5 ans.)
- NOIR.
- 698. M. Dumont (J. J.), à la Villetle, près Paris ; fabrication d’un noir ou charbon propre à la décoloration des sirops et autres liquides. (23 mai. —- 10 ans.)
- 699. M. Lavalleye (P. F.), rue des Fossés-Saint-Jacques, i4; composition d’un noir minéral. (28 décembre.— 10 ans.)
- OBJETS DIVERS.
- 700. M. Bouillant (H. C. A.), à Saint-Ouen-l’Aumône (Seine-et-Oise) ; procédés de fabrication de plaques pour les voitures et pour l’inscription du nom des rues. (5 octobre.—5 ans,)
- 701. M. Deshayes (A.), rue Bleue, 2; point de bourse dit point de renaissance, applicable
- aux mitaines , sacs de dames et autres objets analogues. (2 décembre. — 5 ans.)
- 702. M. Gauthier (J.), chezM. Reynaud, rue Bleue, 16 ; perfectionnements dans les fermoirs à cliquet. (i4 décembre. —5 ans.)
- 703. Madame veuve Falconer (E.), chez M. Joanni, rue Meslay, 41 ; améliorations dans les moyens de fixer les boutons et attaches aux gants, vêtements, etc. (14 décembre. — 5 ans.) *
- 704. M. Agnelet (J. L.), rue du Caire, 7; perfectionnements apportés aux calottes de chapeaux de dames. (21 décembre.— 5 ans.)
- 705. M. Gaebel ( C. ) , rue Michel-le-Comte , 3o ; cave à liqueur dont le système de développement diffère essentiellement de ceux qui ont été adoptés jusqu’à ce jour. (26 septembre.
- — 5 ans.)
- ORGUES.
- 706. M. Dehain {A. F.), rue de Bondy, 76; changements et perfectionnements apportés à la fabrication des orgues à anches libres et à cylindres. (3o septembre.— 5 ans.)
- OUTILS.
- 707. M. Perrot {L. J.), à Rouen (Seine-Inférieure); machines et outils propres à travailler les métaux, les bois, les pierres et, en général, les substances susceptibles de recevoir diverses formes. (23 mai.— i5 ans.)
- 708. M. Colas (E.), rue Saint-Honoré, 102; sécateur dit à engrenage. (i3 juin.— 5 ans.)
- 709. M. David (J. G.), rue de la Roquette , 27 ; rabot mécanique propre à donner la forme cylindrique ou conique aux cannes, queues de billard, bondes , chevilles, etc. (19 août. — 5 ans.)
- PAIN.
- '710. M. Verniorel {E.), rue Neuve-des-Pe-tits-Champs, 11; procédé de fabrication d’un pain dit pain chinois. (24 janvier.— 5 ans.)
- 711. M. Zang (C. A.), îue Richelieu, 92; nouveaux procédés de panification. (5 avril.— 15 ans.)
- 712. M. Colin {P. J.) rue Saint-Lazare, 37 ; nouveau système de panification. (i5 octobre.
- — i5 ans.)
- 713. MM. Moret(A. F.) et Muuchot frères,
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- rue des Magasins, 4 ; machine propre à faire le pain. (21 décembre.—- 10 ans.)
- PANIERS.
- 714. M. Collard-Noiron, à Pierry, près Éper-nay (Marne); métier perfectionné propre à confectionner les paniers d’emballage pour des vins de Champagne et autres. ( 12 avril. — 10 ans.)
- PAPIERS.
- 715. MM. Genoux et Bader, rue des Vignes-Saint-Marcel , 8 ; procédé chimique propre à polir et fixer les couleurs sur les papiers peints pour tentures, colorés, dorés, argentés et bronzés, et papiers de fantaisie en feuilles et autres. (17 janvier. — 10 ans.)
- 716. M.Montgolfier(A.), àBeaujeu (Rhône); système de collage continu appliqué à la machine à papier. (26 février. — 5 ans.)
- 717. M. Kuhner (G), à Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin) ; procédé de fabrication d’un papier imperméable. (12 avril. — 5 ans.)
- 718. MM. Ristroph et comp., chez M. Vive-not, à Nancy (Meurthe); espèce de papier qu’ils nomment papier à reflet métallique. (29 avril. — 5 ans.) *
- 719. M. Leistenschneider (F.),à Poncey-lès-Pellerey (Côte-d’Or) ; machine propre à fabriquer le papier sans fin. (7 mai. — 10 ans.)
- 720. MM. Laroche, Joubert et Dumergue, à Nersac, près Ângoulême (Charente); rouleau égoutteur vergé, propre à fabriquer le papier vergé à la mécanique. (19 août.— 5 ans.)
- 721. MM. Bouquet (J. A.) et Goubin (L.), rue Contrescarpe-Saint-Antoine, 70 ; machine propre à foncer le papier de tenture et à imprimer les rayures en détrempe, en doré et en velouté , à plusieurs couleurs à la fois; impression applicable aussi aux étoffes et tissus. (21 septembre.— 10 ans.)
- 722. MM. Lacroix frères et Gaudry, à An-goulême (Charente) ; application du collage à la gélatine au papier mécanique continu, au moyen d’une machine, sans qu’il soit besoin de le couper avant le collage. (26 septembre.— 5 ans )*
- 723. M. Moutel {E. N.), rue du Bouloi, 19; .moyens de produire les cordes et tissus et plus
- particulièrement les papiers avec une matière qui remplace les chiffons. (26 septembre. — 5 ans.)*
- 724. MM. Coré (F.) et Baillet de Sondalo {J. Z?.), rue de Vaugirard, 116; système de réglure du papier, qu’ils appellent réglure omnibus. (26 septembre. — 5 ans.)
- 725. M. Ancelin (G. T.), rue de Cléry, 21; genre de papier imperméable, qu’il nomme cuir-papier. (12 octobre.— 10 ans.)
- 726. MM. Prat-Dumas et comp., à Couse fDordogne); procédé de fabrication d’un papier à filtre qu’ils appellent filtre rond. ( 12 octobre. — 10 ans.)
- 727. M. Uatterer (F. /.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin, 285 ; moyen de faire évacuer l’eau des cylindres ou piles à papier. (31 octobre. — 5 ans.)
- 728. MM. Boucher (A\) et Keller (G.), rue Saint-Merri, 46 ; machine à régler le papier, qu’ils nomment régleuse parisienne à chemin de fer. (2.5 novembre. — 5 ans.)
- 729. MM. Massue (L.) et Josse (J. M.), passage du Saumon, 19; composition d’un genre de papier dit papier perpétuel. (2 décembre. — 5 ans.)
- 730. M. Bouchet {H. ) , chez M. Reynaud , rue Bleue ,16; procédés perfectionnés destinés à rendre possible l’emploi seul des déchets ou résidus d’étoupes de lin et de chanvre pour la fabrication du papier en les réduisant en pâte blanche et privée entièrement de cliènevotte. ( 28 décembre. — i5 ans. )
- n3i. M. Artru (G.), chez M. Reynaud , rue Bleue, 16 ; perfectionnements dans les machines à fabriquer le papier. (28 décembre. — 5 ans.)
- PARAPLUIES.
- 732. MM. Paysse (E.) et Deymarie (E.), rue du Vieux-Colombier, 5 ; coulant applicable aux parapluies et aux ombrelles. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 733. M. Marcadée ( J. B.), rue du Mont-Blanc , 4 ; parapluie à noix tournante et ressort pivotant en tous sens. ( 29 avril. — 10 ans. )
- 734. M. Gibus ( A. ), rue Vivienne , 20 ;
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- Quarante-deuxieme année. Septembre 1843.
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- disposition de canne-parapluie. (12 septembre. — 1 o ans. )
- PARQUETS.
- 735. Mme TVacrerder (P.), de Bruxelles, chez madame TFacrenier, à Roubaix (Nord) ; système de parquet en bois debout teint de diverses couleurs , qui , par leur assemblage , permet d’exécuter des dessins en mosaïque et marqueterie et d’imiter le genre de broderie sur canevas et tapis. ( 7 mai. — 5 ans. ) *
- 736. M. Terzuolo (F. P.), rue Madame, 3o; genre de parquet mobile sur lambourdes. ( j 2 octobre. — i5 ans. )
- PAVAGE.
- 737. M. TFestmacolt (A. B.), rueduMont-Tliabor, 9 ; pavé en bois nommé pané textile en bois de Pinkins , et perfectionnements dans les méthodes de combiner des matériaux aptes à la construction des chemins. (17 janvier.— 5 ans. ) *
- 7 38. M. Farcol ( M. J. ), rue Moreau , 1 ; système de machines à confectionner les pavés solidaires en bois debout. (10 mars. —5 ans.)
- 73g M. Miller Théry {P. B.) , à Nancy (Meurthe); carrelage ou pavé de marbre incrusté de bitume et d’échantillons de marbres de toutes couleurs. ( 16 mars. — 10 ans. )
- 740. M. Benoît - Dulaurier ( J. P. ) , rue Bayard, 4 ; système de pavage en bois incliné.
- ( 21 septembre. — i5 ans. )
- 741. M. Daly ( C. ), rue Furstemberg , 6; nouveau système de pavage. (i3juin. — 5 ans.)
- 742. MM. Sorel (S. T.) et Lamanière (G.), rue des Trois-Bornes , 11 ; système de pavage en bois debout. (26 septembre. — 5 ans.)
- 743. M. Hediard (A. ), rue Taitbout, 19; système de pavage en bois debout. ( 26 septembre. — 10 ans. )
- 744- M. Lepage ( C. F. ) , aux Batignolles-Monceaux , près Paris ; système de pavage en bois et grès appelé parage mixte. (3o septembre. — i5 ans.)
- 745. M. Mazeron{M. G.) , à Neuilly, près Paris ; système de pavage solidaire en bois debout. ( 3o septembre. — i5 ans. )
- 74b. M. David (C.), à Grenelle, près Paris;
- système de pavage en bois debout combiné et de machines propres à la confection de ce pavage. (5 octobre. — i5 ans. )
- 747- M. Baraban ( J. E. F'.), rue Saint-Honoré, 285; système de pavage en bois debout et incliné. ( 7 octobre. — 5 ans. )
- 748. M. Magnan (P. F.) , à Âix (Bouches-du-Rhône) ; système de pavage en bois incliné dans plusieurs sens. (3i octobre. - i5 ans. ) *
- 749. M. Bellu (A.), rue du Faubourg-Saint-Denis, 178; système de pavage en bois. (14 décembre. — 10 ans.)
- PEAUX.
- 7Ôo. M. Brau.ssier (A. /.), rue Bleue, 17 ; procédés rationnels et expéditifs applicables à la fabrication et à la préparation des peaux. (24 janvier. — i5 ans. )
- 7 51. M. Sallet (F'.), à Nîmes (Gard) ; machine destinée à délambourder et enlever toutes les saletés contenues sur les peaux et laines.
- ( 26 septembre. — 5 ans. )
- 752. M. Duvignau (J ), rue deRichelieu, 6G; composition propre à décrasser les peaux glacées et les gants de peau glacés de toutes couleurs, sans aucune altération. (3o septembre.— 10 ans.)
- PÊCHE.
- 753. M. Fideau (/. ), à Sainte-Terre (Gi -ronde ) ; système de pêche. ( 7 octobre. —
- 10 ans. )
- PEIGNES.
- 754. M. May et (C.), passage Véro-Dodat, 24 ; outil propre au nettoyage des peignes. (4 mars.
- — 5 ans.)
- 755. M. Amiot (G. J.), h Chartres (Eure-et-Loir) ; machine qu’il appelle actif nettoyeur, propre à nettoyer les peignes. ( 26 juillet. —
- 1 o ans. )
- 756. M. Noël (F. J.) y rue de Laucry, 33 outil propre à décrasser les peignes. ( 28 septembre. — 5 ans. ) *
- 757. M. Legavre ( J. G. ), chez M. Armen-gaud, rue Saint-Louis , au Marais , 34 ; mécanisme nommé fixateur, destiné aux mêmes usages que le peigne à papillotes. ( 7 octobre.
- — 5 ans. )
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- 758. M. Koch (J.), chez M. Revnaud, rue Bleue , 16; perfectionnements apportés dans la fabrication des peignes et brosses de toilette. ( 7 octobre. — 5 ans, )
- 759. M. Paddy ( TV. ), de Londres , chez M. Perpigna , rue de Choiseul , 2 ter ; perfectionnements apportés aux peignes et aux brosses pour la tête. ( 15 octobre. — i5 ans. ) *
- 760. M. Kerkhove (C.), à Turcoing (Nord) ; chauffage des peignes à deux appareils. (28 décembre. — 5 ans. )
- PEINTURE.
- 761. MM. Vielcocq (L. G.) et Dureuille (J.), rue Neuve- Saint- Augustin , 7; procédés de peinture et de dorure sur ciment. ( ig avril. — 5 ans. )
- 762. M. Evrot (C. N.), à Charmes (Vosges) ; procédé de perfectionnement de peintures qui imitent le marbre. ( 24 octobre. — 5 ans. )
- 763. M. Simon (J. J. ), à Blois (Loir-et-Cher) ; composition et emploi d’un genre de peinture qu’il nomme peinture unique. ( 8 décembre. — 5 ans. )
- PELLES.
- 764. M. Lamotte-Gautier , à Daigny ( Ardennes) ; procédé de fabrication des pelles à terre dites escoupes. (29 avril. — 10 ans )
- perruques. ,
- 765. M. Vauris {A.), h Lyon (Rhône) ; montures de perruques à ressort qu’il nomme perruques invariables. ( 7 mai. — 5 ans. )
- 766. M. Broise (JH.), à Lyon (Rhône) ; perruques et toupets inaltérables en tissu en coin.
- ( 12 mai. — 5 ans. )
- PERSIENNES.
- 767. M. Petit (N. V.), chez M. Armengaud, rue Saint-Louis, 34, au Marais ; moyens mécaniques destinés à l’ouverture et à la fermeture des persiennes, portes , volets , etc. (5 octobre. —10 ans.)
- 768. M. Montangerand, à Joigny (Yonne) ; procédé de fabrication de pattes dites marionnettes , servant à mouvoir les lames des persiennes. ( 31 décembre. — 5 ans. )
- PHARMACIE.
- 769. M. Chegut (/.), à Livry, chez M. Gour-
- let, faubourg Saint-Martin , 171; composition et emploi d’une pâte de guimauve au beurre de cacao. ( 12 mai. — 5 ans. )
- 770. M. Arrault (H.), rue Neuve-Breda, 27 ; système d’ambulance portative de l’armée. ( 24 mars. — 5 ans. )
- PHOTOGRAPHIE.
- 771. MM. Belfield Lefevre (H.), Deleuil(L.) et Collas (M.), me du Pont-de-Lodi, 8; moyen d’obtenir des plaques photographiques galva-nogènes, supérieures à celles fabriquées jusqu’à ce jour. ( 26 juillet. — 1 o ans. )
- 772. M. Léotard de Leuze (P. G.), rue Poissonnière , 31 ; procédé propre à la coloration des épreuves obtenues par le daguerréotype sur la plaque même. ( 21 septembre. — 10 ans. )
- 773. M. Plagniol (A.), rue Pastourelle, 5o ; perfectionnements ajoutés aux têtes objectifs des appareils de photographie dites têtes parallèles mobiles. ( 3o septembre. — 5 ans. )
- 774- M. Lecocki (E.), rue du Coq-Saint-Ho-noré , 2 ; procédé propre à colorer à l’aquarelle les épreuves obtenues par le daguerréotype. ( 2 décembre. — 5 ans. )
- PIANOS.
- 775. M. Stewart (J.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; perfectionnements ajoutés à la construction des pianos droits. ( 24 mars. — 1 o ans.) *
- 776. M. Jelmini (J.), rue Saint-Louis, 89, au Marais ; application d’agrafes à chevalet aux pianos droits et aux pianinos. ( 12 octobre. — 5 ans )
- 777. MM. Becker (J. B.) et Chemin (F.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin, 285; disposition verticale de pianos ornés d’une glace ou non , ayant la puissance de son d’un piano à queue, et n’occupant que la place d’une armoire ordinaire. ( 3 r octobre. — 5 ans. )
- PIERRES.
- 778. M. Monier (C. M.), rue Bayard, 18; machine propre à casser, refendre et tailler les pierres dures. ( 7 octobre. — 5 ans )
- 77g. M. Siegfried (C.), h Strasbourg ( Bas-Rhin ) ; machine propre à fendre et tailler les
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- pierres de construction. (21 décembre. — 10 ans. )
- PIERRES FACTICES.
- >j8o. MM. Perrot ( H. ) et Malbec ( A. ), rue de la Barillerie , 1 ; composition d’une pierre artificielle propre à être employée comme meule ou pierre à aiguiser et comme lime. (31 octobre. —10 ans. )
- PIPES.
- 781. M. G éré (B.), passage Tivoli, 17; tuyau de pipe à condensateur. (2 décembre. —5 ans.)
- PLATRE.
- 782. M. Sapey {L. C. ), rue Saint-Domi-nique-Saint-Germain, 52 ; mode de cuisson du plâtre de construction à l’anthracite. (10 mars. — 5 ans.)
- 783. M. Mothereau (R. T. ) , me Roche-chouart, 64 bis ; procédés propres à la cuisson du plâtre. ( 19 octobre. — 5 ans. )
- PLUMEAUX.
- 784. M. Pros (J. B.), rue Quincampoix, 11 fabrication de plumeaux en toute espèce de plumes. ( 24 janvier. — 5 ans. )
- PLUMES.
- 785. M. Charbonnier ( L. A. ), rue Marie-Stuart , 24 ; procédé d’application et d’impression de couleurs sur plumes. ( 3i décembre. — 5 ans. )
- PLUMES A ÉCRIRE.
- 786. M. Dorville (A. T.), rue des Fossés -Montmartre, 6 ; système de fabrication de plumes naturelles bronzées. (26 juillet. — 5 ans.)
- 787. M. Mallat (J. B. ), rue Neuve-Saint-François , 5 ; genre de plume à écrire inaltérable. ( 3o septembre. — 10 ans. )
- poêles .
- 788. M. Michaud {A. ), à Luxeuil ( Haute-Saône) ; poêle de cuisine économique en fonte de fer. ( 19 avril. — 5 ans. )
- 789. M. Lobstein (T7.), à Strasbourg ( Bas-Rhin) ; poêles en faïence dans lesquels on brûle delà houille ou du coke. ( 12 mai. — 5 ans. )
- 790. M. Fenouil {P.), à Versailles (Seine-et-Oise); poêle chauffeur et éclaireur. ( 28 septembre. — i5 ans.)
- genre de poêle calorifère dit pneumatique. (8 décembre. — 15 ans. ) *
- POMPES.
- 792. MM. Tisseront (J.) et Charles {C.) , à Orléans (Loiret); pompe sans frottement de piston. (3i janvier. — i5 ans.) •
- 793. M. Gouthière (N.), à Vaucouleurs ( Meuse ) ; système de pompe à incendie. ( 28 mars. — 5 ans. )
- 7g4- M. Tisserand {F.), à Auxonne (Côte-d’Or); pompe hydraulique. ( 12 avril. — 10 ans. )
- 795. MM. Lemarquière ( C. A.) et Re~ dus (J. A.), rue Montpensier, 34 ; système de jets continus, sans saccades ni soubresauts, pouvant s’appliquer généralement à tout appareil qui a besoin d’un jet continu et uniforme, comme pompes, jets d’eau portatifs, tuyaux de conduite, appliqué plus particulièrement aux seringues. ( ig avril. — 5 ans. )
- 796. M. Redigoli (D. A.), au Havre ( Seine-Inférieure); pompe à l’usage des navires de commerce. ( 19 avril. — 5 ans. )
- 797. Mlle Chiris (M.), à Troyes (Aube); perfectionnements apportés à la pompe Rramah, et application de cette pompe employée comme moteur, qu’elle nomme hydraé-rolique. ( 12 mai. — 10 ans. )
- 798. M. Chiffareit (J. B.), rue du Faubourg -St.-Martin, .126; pompe qu’il nomme soufflet hydraulique. (9 août. — 10 ans. )
- 799. M. Marin aîné, à Bordeaux (Gironde); pompe aspirante et foulante dite industrielle et de sauvetage. ( 3o septembre. — 10 ans. )
- 800. M. Perrier (E.), à Avignon (Vaucluse); pompe hydraulique à double effet. ( 5 octobre. — 5 ans. )
- 801. M. Augelby (A.), à Bordeaux (Gironde ) ; pompe hydraulique qu’il nomme pompe Augelby. ( 7 octobre. — i5 ans.)
- 802. M. Miannay (C. T.), rue des Gravil-liers, 3g ; nouveau genre de pompe. ( 28 décembre. — 10 ans.)
- 803. M. Sarrazin de Monljerner [A. ), rue
- 791. M. Paulin (J. C.), quaides Orfèvres, 20; j Furstemberg, 3; pompe rotative pouvant s’ap-
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- pliquer à l’eau et à la vapeui*? ( 31 décembre.
- — i5 ans.)
- 8o4- M. Lebrun ( J. P. ), à Belleville, près Paris ; manière de faire fonctionner les palettes dans les capacités curvilignes à l’usage des pompes. ( 3i décembre. — 5 ans. )
- PONTS.
- 805. MM. Petit (J.) et Flachat (E.), rue Ste.-Croix-d’Antin, 4; joints en fer forgé employés à l’assemblage des câbles ou rubans de fer laminés pour ponts suspendus et autres usages. ( 24 janvier. — 10 ans. )
- 806. M. Rosselet (G.), rue Neuve-Vi-vienne, 49; système de ponts suspendus en fils ou bandes de fer, principalement applicable aux constructions architecturales des planchers, voûtes, terrasses, cloisons, etc. ( 28 mars.
- — 5 ans. )
- 807. M. Bédouin {J. M.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); système de pont-levis en fer creux martelé. ( 12 avril. — 5 ans. )
- 808. M. Chaley (J.), rue Louis-le-Grand, g; système de tablier en fer pour ponts suspendus.
- ( 28 septembre. — 10 ans. )
- 809. M. Prévault {A. C.), à Bordeaux ( Gironde) ; système de ponts suspendus à ressorts.
- ( i4 décembre. — 10 ans. )
- PORCELAINES.
- 810. M. Vieillard {J.), à Bordeaux (Gironde); appareil propre à la décantation et à la dessiccation des pâtes à porcelaine, faïence, grès fin, etc. ( 19 juillet. — 5 ans. )
- POUDRE A CANON.
- 811. M. Hall {TV.), de Woolwich, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; caisse perfectionnée propre à la conservation de la poudre à canon et pouvant aussi servir à la conservation des provisions de bouche. ( 12 avril.
- — 5 ans. ) *
- 812. M. Key {Th.) , de Londres, chez M.Brieusset, place des Victoires,4; améliorations dans les boîtes pour contenir la poudre à canon. ( 25 novembre. — 5 ans. )*
- PRESSES.
- 813. M. Schuyten, à Lille (Nord) ; système de presse à copier. ( 5 mars. — 5 ans, ) *
- 814- M. Rossignol {N.), à Lyon ( Rhône ) ; confection et Bxation d’écrous de bronze filetés, à l’extérieur comme à l’intérieur, dans les arcs de presse en fonte de fer de toute dimension.
- ( 4 juin. — 5 ans. )
- 8i5. M .Collas {A.), rue Notre-Dame-des-Champs, 25 bis; production de cylindres pleins ou creux, prismes de toutes formes, pleins ou creux, moulures, etc., avec toutes les matières plastiques, céramiques et autres, par le moyen mécanique de la presse à caisse. (12 septembre. — 10 ans. )
- PRESSOIRS.
- 8.6. M. Bernard {H.), à Montmorot ( Jura); système de lanterne à rochet pour pressoir à vin. ( 14 décembre. — 5 ans. )
- 817. M. Robert (Z.), à Colmar ( Haut-Rhin); pressoir en fer. ( 14 décembre. — 10 ans. )
- PRODUITS CHIMIQUES.
- 818. M. Pitay (ZL), à la Villette, près Paris; procédé propre à la condensation des vapeurs acides qui se dégagent des fours à décomposer le sel marin, et application de l’acide qui en provient à la fabrication du chlorure de chaux et du chlorate de potasse, de soude et d’ammoniaque. ( i5 février. — 5 ans. )
- 819. M. Pelouze (71.), à la Monnaie, à Paris ; procédé de fabrication de l’acide hydrochlori-que, en décomposant par l’eau les chlorures de manganèse et de magnésium. ( 10 mars. — 10 ans. )
- 820. MM. Hubert et Rouhier, à la Rochelle (Charente-Inférieure); procédés propres à la fabrication des crèmes de tartre. ( 28 mars. — 10 ans. )
- 821. M. Lee (/.), de Londres, chez M. Truf-faut, rue Favart, 8; diverses améliorations apportées dans la fabrication du sulfate de soude et delà chlorine. ( 7 mai. — 10 ans. )*
- 822. M.Barruel {E. F.), à la Sorbonne, à Paris; procédé pour rendre la magnésie liquide. ( ier juin. — 10 ans. )
- 823. MM. Lacroix {A.) et Gay-Lussac, à Chauny ( Aisne ) ; procédés de fabrication de l’acide sulfurique. (7 octobre. — )5 ans. )
- 824 M. Seybel (J.), chez M. Crcpy, rue de
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- va.s. ^ mt\*..-.üî, ^ ^
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- Paradis-Poissonnière , 3g ; perfectionnements dans la fabrication du sulfate de soude et du chlorure ou chlorine. ( 25 novembie. — i5 ans. )
- 825. M. Paquereau ( C. A.), rue du Fau-bourg-St.-Denis, 5g; procédé de fabrication de l’iode* ( 8 décembre. — 5 ans. )
- 826. M. Mallet (E. M.), au Mans ( Sarthe); procédé perfectionné pour la fabrication du sous-carbonate de magnésie hydraté, lequel procédé est susceptible d’autres applications.
- ( 21 décembre. — 10 ans. )
- 827. MM. Boissière(A. C.)et Possoz(L. A.), rue de l’Arbre-Sec , bp ; procédé de fabrication du cyanogène et de tous ses composés. (21 décembre. — 15 ans. )
- PUITS.
- 828. M. Rolland (h.), à Tours ( ïndre-et-Loire ) ; système de forage de puits ayant principalement pour but d’obtenir en tout temps de l’eau claire et purifiée. ( 12 avril. — 5 ans. )
- PUPITRE.
- 82g. M, Aubarède ( A. P. ), à Bordeaux (Gironde);, canne-pupitre. ( 5 octobre. — 5 ans. )
- RAISINS.
- 830. MM. Philippe {E.) et Villeseque{L. D.), rue Château-Landon, 1 g ;' machine propre à égrapper la vendange et fouler le raisin. (12 mai. — 10 ans )
- 831. MM. Jaloux (J.) et Molinary (J. ), à Sommail ( Aude) ; fouloir mécanique propre à fouler le raisin et à l’élever dans la cuve. ( 12 septembre. — 5 ans. ) *
- RASOIRS.
- 832. M. Signard (J. B. ), rue du Four-St.-Germain, 32; composition d’une pierre propre à aiguiser les rasoirs. ( i4 juillet. —5 ans.)
- RÉCHAUDS.
- 833. M. Çhaussenot aîné (H. Z?.), passage Violet, 2 ; appareil qu’il nomme réchaud à foyers concentriques, destiné à chaulfer les liquides par la combustion de l’alcool. ( 24 janvier, — 5 ans. )
- RÉCIPIENT.
- 834. MM. Loba (F.) et Bourret (M,), chez
- M. Beynaud, rue Bleue, 16; système de récipient régulateur propre au transvasement et à l’écoulement régulier des liquides ou matières quelconques. ( i5 novembre. — 10 ans. )
- RÉGULATEUR.
- 835. MM. Destigny fils aîné et Langlois [A. F.), à Rouen (Seine-Inférieure); régulateur destiné à régler la vitesse des pompes à feu et des machines hydrauliques, quelque variables que soient les résistances qu’elles auraient à vaincre. ( 8 septembre. — 10 ans. )
- RELIURE.
- 836. M. Supot {L. A.), rue Coquenard, 27 ; application du caoutchouc au dos des registres. (12 octobre.— 5 ans.)
- 837. M. Poullain (J. H.), rue du Cloître-Saint-Jacques-l’Hôpital, 3 ; fermeture de livres religieux, (g novembre.— 5 ans.)
- ROBINETS.
- 838. MM. Labre (.J. F.) et Blin (J. A.), à Belleville, près Paris ; appareil qu’ils appellent robinets de sûreté pour le gaz. {i/\ décembre. — 5 ans.)
- ROUES.
- 83g. M. TVay ( B. ), de Londres , chez M. Yhujfaut, rue Favart, 8; perfectionnements dans la construction des appareils propres à enrayer les roues de voitures et à les désenrayer. (7 février.— 5 ans.) *
- 840. MM. Gobert (J. F.) et ChapeliniP. G.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin, 285; application de plans inclinés cylindriques ou surfaces gauches, placés devant ou derrière les roues de voitures, de manière à chasser de leur voie tous les corps qui pourraient s’y trouver. (12 avril.— i5 ans.)
- 841. M. Pétrie (J.), de Rochdale, chez M. Perpigna, rue de Ghoiseul, 2 ter; perfectionnements apportés à la construction des roues et des cercles de roues employés sur les chemins de fer. (28 septembre.— « 5 ans.) *
- 842. M. Poole (M. ), de Londres, chez M. J’ruffaut, rue Favart, 8 ; perfectionnements apportés à la fabrication des essieux et roues de voitures et autres employés dans les chemins de fer. (5 octobre. — 10 ans.) *
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- 843. MM. Roullicl {C.) et Gascuel, à Lyon; système de rouleaux disposés en forme de manchon et destinés à remplacer les roues dans les locomotives, dans les voitures de toute espèce et dans les vannes des bateaux à vapeur. (i5 octobre.— i5 ans.)
- 844* MM. Jackson frères, à Rive-de-Gier (Loire); application de l’acier fondu à la confection des barres destinées à ferrer les roues des locomotives et waggons des chemins de fer. (i4 décembre. — 5 ans.)
- 845. M. Herbault fils aîné, à Poitiers (Vienne); système de boîtes de roues de voitures. (28 décembre.— 5 ans.)
- ROUTES.
- 846. M. Vénitien {J. N.) , à Sorgues (Vaucluse) ; machine destinée à rompre les cailloux pour l’entretien des routes. (26 juillet. — 10 ans.)
- RUBANS.
- 847. M. Sigant-Houilleux { L.), à Saint-Etienne (Loire) ; instrument dit clécoupoir cylindrique pour les rubans. (26 septembre. — 5 ans.)
- SAUVETAGE.
- 848. M. Viau (J. B.), à Harfleur (Seine-Inférieure) ; appareil de sauvetage qu’il nomme hydrostat. (24 janvier.— 10 ans.)
- 849. MM. Godde et Lebrun, rue Neuve-des-Mathurins, 31 ; ceinture de sauvetage dite nautile. (29 avril. —10 ans.)
- 850. M. Barré (,/'.), à Grasville-l’Heure ( Seine - Inférieure); machine de sauvetage. (24septembre. — 5 ans.)
- SAVON.
- 851. M. Tanneur {P.), à Marseille (Bouches-du-Rhône); appareil servant à la cuisson et au madrage des savons dits de Marseille. (24 janvier. — 15 ans.)
- 862. M. Cottan {J. F.), à Passy, près Paris; application, à la fabrication du savon, de matières non employées à cet usage jusqu’ici. (24 janvier. — 10 ans.)
- 853. M. Levai (J.), passage Choiseul, 55; savon dit savon au lichen. (7 février.—5 ans.)
- 854. M. Michel {J. L.), à Marseille ( Bou-
- ches-du-Rhône) ; procédé propre à la décoloration des huiles de palme et à les rendre propres à la fabrication du savon. (4 mars.— i5 ans.)
- 855. M. Lemire (P. C.), rue des Martyrs, 52; procédés de fabrication des savons. (7 mai. — 10 ans.) *
- 856. M. Chabot (P. /.), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; perfectionnements apportés dans la fabrication du savon. (8 septembre.— 10 ans.) *
- 857. M. Cojfîgnon (C. L. J.), rue Vieille-du-Temple, 24 ; moyens et procédés propres à fabriquer du savon avec des matières animales, végétales et minérales, qu’il appelle savon extra-minéral. (12 octobre.— 5 ans.)
- SCIES.
- 858. M. Thouard (G. J. ), rue Montho-lon, 19; scie rotative. (3o septembre. — i5ans.)
- SCULPTURES.
- 85q. M. Souty (P.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; procédé de composition et de fabrication de sculptures, applicable à la confection de boi'dures, ornements et autres objets de moulage destinés principalement à être dorés à l’eau ou à l’huile. (19 avril.— 10 ans.)
- SEL.
- 860. M. Ellis{Q.), de Broomsgrave, en Angleterre, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 1er; perfectionnements apportés dans la fabrication du sel. (3i janvier. —.5 ans.) *
- SELLERIE.
- 861. M. Jouassard (J.), à Lyon (Rhône); fabrication d’œillères métalliques des chevaux. (28 mars. — 5 ans.)
- 862. M. Roux Duremère (J. B.), rue Michelle-Comte, 33; application du caoutchouc et de l’air à la fabrication des objets de sellerie. (23 mai.— i5ans.)
- 863. M. Clément {F.), rue du Faubourg-Saint-Antoine, 190; genre de colliers à ressorts propres à faciliter la guérison des chevaux blessés au cou. (8 septembre. — 5 ans.)
- SERRURES.
- 864. M. Newton {TF.), de Londres, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans la construction des serrures,.
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- loquets et fermetures de ce genre, applicables aux portes, grilles, et susceptibles d’autres applications. (io mars. —i5 ans.) *
- 865. M. Grciff (P.), rue du Renard-Saint-Sauveur , 9 ; système de serrure incrochetable. (28 mars. — 5 ans.)
- 866. M. Doudet (A. /?.), à Orival (Somme) ; nouveau système de serrures. (8 septembre. — 5 ans.)
- 867. M. Manessier-Poultier (L. P.) à Abbeville (Somme) ; serrure à pêne mobile. (24 septembre.— 5 ans.)
- 868. M. Paillette (L.), rue de la Montagne-Sainte-Geneviève , 52 ; serrure mécanique. (28 septembre. — 5 ans.)
- 869. M. Doyen (A. T.) , rue Saint-Guillaume, 5; améliorations ajoutées aux serrures. (28 septembre.— 5 ans.)
- 870. M. Picard (A.) , à Bourg-la-Reine (Seine) ; genre de loqueteau applicable à toute espèce de fermeture, et plus particulièrement aux volets et persiennes. (5 octobre.— 5 ans.)
- SIGNAUX.
- 871. M. Fyfe (Th.), de Londres, chez M. Landron, rue des Fossés-Montmartre, 3; code de signaux pour des chemins de fer, navires en mer et autres lieux. (7 mai. — 5 ans.)
- SOIE.
- 872. M. Pihen (E.), à Lyon (Rhône) ; machine propre à mettre en flottes, à tours comptés, au nombre de mètres illimités, toute espèce de fils dont on voudrait le flottage régulier, notamment pour les soies grèges et ouvrées. (12 mai.— 10 ans.)
- 873. MM. Tardy père et compagnie, à Valence (Drôme) ; filières et boutons socles destinés à faciliter le filage et l’ouvraison de la soie. (4 juin.— 5 ans.)
- 874. M. Perlet (/.), à Salernes (Var); tours à filer la soie. (24 septembre.— 5 ans.)
- 875. M. Monteilhet (F. X.), à Saint-Paul-
- Trois-Châteaux (Drôme) ; mécanismes propres à faciliter l’ouvraison de la soie. (3o septembre. — 5 ans.) .
- 876. M. Perinetti (C.), chez M. Montaitd, à
- Lyon ; fuseau mécanique propre au moulinage de la soie. (5 octobre. — 5 ans.)
- 877. MM. Férand père et fils, à Nyon (Drôme); purgeoir en verre et à mécanique pour les soies. (7 octobre.— 5 ans.)
- 878. MM. Martin (P. J.) et Milon (J. F.), à Vaucluse (Vaucluse) ; bobine et courannelle propre à l’ouvraison des soies. (7 octobre. — 5 ans )
- 879. M. Locatelli (L. M. ) , à Charonne, près Paris ; système d’étirage de la soie. (12 octobre.— i5 ans.)
- 880. M. Combier ( C. F. ), à Charenton-Saint-Maurice, près Paris ; métier à retordre à la main les soies à coudre et autres fils. (24 octobre. — i5 ans.)
- 881. M. Lapeyrouse ( R. M. ) , au Vigan (Gard) ; procédé qui convertit en fil de soie la majeure partie soyeuse des cocons qui passent aux frisons. (2 décembre.— 5 ans.)
- 882. M. Arnaud (J. A.), à Lyon (Rhône) ; moyens propres à apprécier les fraudes qui peuvent se commettre sur les soies à l’ouvraison et à la teinture. (28 décembre.—10 ans.)
- SONNETTES.
- 883. M. Déglise (G.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 18; pose des sonnettes et jeu des indicateurs, (24 janvier. — 5 ans.)
- SOUDE.
- 884. M. Blanc (L. A.), rue Papillon, 8; procédés et appareils propres à la fabrication de la soude et au blanchiment du sable. (24 janvier. —15 ans.)
- SOUFRE.
- 885. Mme Larguier, à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ; procédé propre à l’épuration du soufre, et fabrication des allumettes chimiques. (3o septembre.— 10 ans.)
- SOUS-PIEDS.
- 886. M. Maillot (P. D.). rueMontmartre,i35; nouveau genre de sous-pieds (12 octobre. — 5 ans.)
- 887. M. Monnet (J.) rue de Bussy, 6; nouveau genre de sous-pieds. (8 décembre. — 5 ans.)
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- 888. M. Belloc (/.), à Bordeaux (Gironde) ; sous-pieds à agrafes. (4 mars. — 5 ans.)
- SPARTERIE.
- 88g. M. Agnellet (P.), rue du Caire, 7 ; espèce de sparterie dite sparterie carte. (24 mars. — 5 ans. )
- SUBSTANCES ALIMENTAIRES.
- 890. M. Abaulret (D. C.), rue Sainte-Anne, 4g bis; composition d’une substance alimentaire dite farine arabique. (28 mars. — 5 ans.)
- 891. M. B Ion (F.), à Nantes (Loire-Inférieure) ; confection de boîtes en fer-blanc propres à recevoir les conserves alimentaires. ( i4 juillet. — 5 ans.)
- substances animales (conservation des).
- 892. MM. Gagnage (C. M.) et Baud (F.), rue Neuve-Saint-Étienne-du-Mont, 17; procédés de conservation des substances animales. (19 octobre.— i5 ans.)
- 8g3. M. Fontainemoreau (P.), de Londres, chez M. Falade, rue Montholon, 17; méthode pour purifier et préserver de la corruption toute espèce de matière animale. ( 31 octobre. — 5 ans.) *
- substances végétales (conservation des).
- 8g4- M. Fruffaut (H.), rue Favart, 8; procédés propres à préserver les substances végétales qui en sont susceptibles de la combustion ou d’autres avaries, avec des solutions de matières métalliques ou terreuses. (5 octobre. —
- 1 o ans.) *
- sucre.
- 8g5. M. Harly Perraud, à la Grande-Vil-lette, près Paris ; procédé de moulage des sucres en pain. (16 mars. —15 ans.)
- 896. M. Nasmith (7.), à Bordeaux (Gironde); perfectionnements dans le raffinage des sucres.
- ( 16 mars.— 10 ans.)
- 897. M. Barbaux (L. P.), à Lambres (Pas-de-Calais) ; procédé propre à cristalliser le sirop provenant de la betterave, sans mélasse. (19 avril.— 10 ans.)
- 898. M. Laubry (F. M.), rue des Fossés-du-Temple, 64 ; fabrication d’un agent de décoloration et épuration des sirops de sucre, des vi-
- naigres et de tous autres liquides colorés ou impurs. (23 avril.—15 ans.)
- 899. M. Abribat (F.)f à Bordeaux (Gironde); appareil destiné à la fonte, la clarification et la cuisson des sucres. (28 juin.—10 ans.)
- 900. M. Bor (J. B.), à Bordeaux (Gironde) ; système de cristallisation et de blanchiment du sucre par lui-même, en moins de temps et avec plus d’économie. (19 juillet, — 5 ans.)
- 901. M. Dubrunfaul (A. P.), rue Contrescarpe-Saint-Antoine, 70 ; procédés propres à la fabrication d’un sucre de fécule. (9 août. — 10 ans.)
- 902. M. Robert de Massy (P. L.), à Saint-Quentin (Aisne); procédés propres à l’extraction du sucre de la betterave et de la canne à sucre. (19 août.— 5 ans.)
- go3. M. Fandenbroech (J. B.), à Lille (Nord); procédé servant à ôter aux produits sacchari-fères de la betterave leur goût et leur odeur sui generis. (12 septembre.— 5 ans.) *
- 904. M. Baudin (G.), à Bordeaux (Gironde) ; condensateur adapté à une machine à cuire dans le vide pour la concentration des sirops. (26 septembre. — 5 ans.)
- go5. MM. Cessât frères, à Bordeaux ( Gironde); moyen accéléré de blanchiment du sucre en pain. (5 octobre. — 5 ans.)
- 906. M. Daugereau (P ), à Bordeaux ( Gironde) ; procédé pour blanchir le sucre sans terrage. (7 octobre. — 10 ans.)
- 907. M. Huard (R. N.), rue du Faubourg-Saint-Martin, io3; nouvelles formes à sucre. (3i octobre.—- 10 ans.) *
- 908. M. Leroux Dufié ( J. B. A. ) , chez M. Reynaud, rue Bleue, 16 ; application et disposition des réservoirs dits planchers lits de pain dans les raffineries cl sucreries. (2 décembre. — 10 ans.)
- 90g. MM. Aygalencq , Raulin et Nicolle, à Roclincourt (Pas-de-Calais) ; procédé au moyen duquel on ne fait plus de mélasse dans les fabriques de sucre indigène. (8 décembre. —
- 5 ans.)
- SUIF.
- 910. M. Delaunay (A. T7.), à Marseille (Bou-
- 53
- Quarante-deuxième année. Septembre 1843.
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- ches-du-Rhôné ) ; glissage qu’il nômmë suif oxygène. (12 avril.— 5 ans.)
- 911. M. Pochon (P.), à la Chapelle-Saint-Denis, près Paris; procédés poür la fonte des suifs. (3i dctobi-é.—10 ans.) *
- 912. M. Battue ( C. P. ) , tué de Yaügi-ràrd, 91 ; procédés propres à déterminer la séparation du suif en deux parties distinctes. (8 décembre. — 5 ans.)
- TABLEAUX.
- 913. M. Ferry (M. ), rue de Beaune, 3i ; procédés chimiques propres à faire des tableaux diaphanes et coloriés, devant servir à des écrans, garde - vue, réflecteurs et tableaux de croisées , etc. (29 avril. — 5 ans. )
- TABLETTERIE.
- 914. M. ^efr/ié(.7..P»),rue du Plâtre-Sainte-A voye, 5 ; application du marbre à la confection des nécessaires de toute espèce, caves à liqueur, boîtes à thé , à tabac et autres. ( 24 mars. — 5 ans. )
- TANNAGE.
- 915. MM. Looi de Schelestàdt (J. J.) et Bérenger Roussel (L.) , rué Poissonnière , 37 ; moyens, principes et procédés d’un système de tannage accéléré , économique , complet et rationalisé des cüii-s et peaux en général. ( 26 février. — 15 ans. ) *
- 916. M. Pithay (H.), à la Villette, près Paris ; procédés propres à remplacer le tannage dans la fabrication des cuirs et à les rendre imperméables à l’eau. — {12 avril. — 1 o ans. )
- 917. MM. Sterlingue et comp., rue Poissonnière , 37 ; procédés propres à battre mécaniquement les cuirs forts. ( 4 juin. — 15 ans. )
- 918. M. Leroy (J. F.), rué des Arcis , 12 ; procédés relatifs à l’application dü bablah au tannage des cuirs et peaux , à la teinture en général , à la fabrication de l’encre et à tous les usages de la noix de galle. (4 juillet. — i5ans.)
- 919. MM. Flotard (J.) et Delbut (L. F. ), rue du Renard-Saint-Sauveur -, 11; système d’appareils pour le battage des cuirs qu’ils appellent batteur élastique à table roulante.
- ( 24 septembre. — 5 ans. )
- 920. MM. Chaux (J.) et Gagnage (C. M.), à Châlons-sur-Saône (Saône-et-Loire) ; composition d’une liqueur dite d’engallage. ( 24 septembre. — 10 ans. )
- 921. M. Pernet («7. A. ), à Salins (Jura) ; machine à pression remplaçant le battage à la main des cuirs tannés. ( 3o septembre. — 5 ans. )
- 922. M. Cox(G.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8; procédés employés pour tanner et apprêter les cuirs et les peaux. ( 7 octobre. — i5 ans. )*
- 923. MM. Abram (J. F.) et Coste ( T.), à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; procédé de fabrication de tannerie. ( 28 octobre. — 5 ans. )
- 924. MM. Berenger(L. M.) et S ter lingue (E.), rue Poissonnière, 37 ; moyens pour le tannage des cuirs et peaux. (3i octobre. — i5 ans.)
- TAPIS.
- 925. M. Berlay (C. F.), rue Neuve-Popin-court , 17 ; procédés de fabrication des tapis et tentures vernis à dessins de tous genres par incrustation. ( 12 avril. — i5 ans. )
- 926. M. Guillonet (C. A.), àVaugirard, près Paris ; machine à battre et à brosser les tapis d’appartements. (12 mai. — 1 o ans. )
- 927. MM. Redarès frères, à Nîmes (Gard) ; tissu de tapis d’appartements, portières, tentures , foyers, descentes de lit» (8 décembre. — 5 ans.)
- TEINTURE.
- 928. M, Pimont (P.), à Bolbec (Seine-Inférieure ) ; moyen de recueillir et d’utiliser la chaleur perdue des bains de teinture et autres, après qu’ils ont servi, et appareil propre à cet usage dit caloridor. ( 15 février. — 5 ans. )
- 929. M. TVilson Brown, de Glascow, chez M. Crousse, à Roubaix (Nord) ; perfectionnements apportés dans la teinture des étoffes ainsi que dans la préparation des couleurs à l’usage des peintres. ( 19 juillet. — i5 ans. ) *
- 930. MM. Dumoye {F.) et Denis (J. ), rue de la Chopinette , 1 bis ; amélioration dans la teinture des peaux chamoisées. (26 septembre. — 5 ans.)
- 931. MM. Coste (E.) et Aubry (L.), rue de
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- Buffon, 19 bis ; procédé de teinture applicable à toutes les peaux. ( 7 octobre. -?- 5 ans. )
- g32. M. Screpel Louage, à Roubaix (Nord); procédé de teinture en bleu solide de diverses nuances, et sans indigo , du fil et du coton, de manière à obtenir une couleur qui résiste à la lessive du savon. ( i5 octobre. — 5 ans. )
- 933. M, Vizard {TV.), chez M. Okey, faubourg Saint - Honoré , 35 ; mordant pour la teinture, ( 19 octobre, -r- 10 ans. )
- 934. M. Dufayel ( J. B. ), à Rouen ( Seine-Inférieure) ; procédé très-prompt et économique pour la cuisson et la dépuration des bois et au^ très articles de teinture ainsi que pour faire le café. ( 24 octobre. — 5 ans. )
- 935. M. Martin Brun , de Saint - Péters -bourg, chez M, Truffaut, rue Favart, 8 ; procédés propres à obtenir diverses nuances de couleurs, et notamment le jaune et le bleu sur les étoffes, les fils et toute autre espèce de matières filamenteuses, ( 25 novembre, — 15 ans. )
- TENTURES.
- 936. M. Micon {A.), rue de Meaux, 12, barrière du Combat, extra-muros; tentures mobiles applicables à tous intérieurs d’appartements, et en général à toute espèce de localité. (23 avril. — 5 ans.)
- TERRASSEMENT.
- 937. M. Constantin ( J.), aux Batignolles, près Paris; machine dite française jumelle à levier bascule, propre à l’enlèvement des terres avec deux hommes. ( ier juin. — 5 ans. )
- 938. MM. Ceriziaux et comp. , nie Ménil-montant, 64 ; machine propre aux terrassements. ( j 3 juin. — 5 ans. )
- 939. M. George (H.), à Montmartre, près Paris ; machine propre aux terrassements et à l’enlèvement de toute espèce de fardeaux. ( 13 juin, rrr- 5 ans. )
- 940. M. Tourneux (P.), rue du Bac, passage Sainte - Marie ; machine propre à élever les terres et les fardeaux et à les transporter horizontalement. ( 4 juillet. — 5 ans. )
- g4i. M. JVebster Cochrane (J.), chezM. Perpignan rue de Choiseul, 2 ter} machine propre
- à opérer les terrassements, les déblais et autres travaux de ce genre. (4 juillet, —r- i5|aps. )*
- 942. M, Joanne(B.)n chezM. Rcynaitd, rue Bleue , 16; système perfectionné de transport des terres pour déblais et remblais, par l’application d’une combinaison de câbles et de wag-gons. ( 3o septembre. 5 ans. )
- 943. M. Delamarre {J. F.), chez M. Leblanc, rue Saint-Martin , 285 ; appareil deT terrassement, (21 décembre. — 10 ans.)
- TISSAGE.
- 944. M. Smith ( G. ), à Bolbec ( Seine-Inférieure); procédé perfectionné propre à préparer les fils de la chaîne et à les encoller, ( 29 avril. i5 ans. )
- 945. MM. Cote (G.) et Tissot {A.), à Lyon (Rhône) ; machine propre à la fabrication des canettes à défiler et à dérouler pour les étoffes de soie. ( 29 avril. — 10 ans. )
- 946. MM. Auiy (C.) et Fayard (Z,.), à Lyon (Rhône) ; machine à armure illimitée propre à exécuter les dispositions les plus simples comme les plus compliquées dans la fabrication des étoffes de soie unie et pour tout autre genre de tissu. ( 29 avril, — 5 ans. )
- 947. M. Croutelle neveu , à Reims (Marne) ; procédé de dégraissage, d’encollage et de teinture des fils en fusée , en bobines , etc,, au moyen du vide et de la pression de la fusée sur son axe, complété par un dévidoiivsécheur. ( 7 mai. — 15 ans.)
- 948. M. Marin (/. ), à Lyon (Rhône) ; système de lisage sans corde propre à lire les dessins destinés à la fabrication des étoffes façonnées. ( 9 août. — 5 ans. )
- 949. M. Jourdain (X.), à Altkirch ( Haut-Rhin) ; templet mécanique à cylindre denté et fonctionnant sous le tissu, de manière à maintenir ses lisières à une tension voulue. ( 12 septembre. —- 10 ans.)
- 950. M. Larioière (M.), chez M. Berton, rue J.-J.-Rousseau , 3 ; nouveau procédé de lisage accéléré. (12 septembre. — 10 ans.) *
- 95i . M. Gloquet (J. V. ) , à Rouen ( Seine-Inférieure ) ; flèche ou broche de navette pour tissage jnéçaniqqe. ( 24 septembre.-?—5 ans. )
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- gÔ2. M. Vincent {J. A.), à Lyon (Rhône); mécanisme dit battant—lanceur destine a remplacer les lanceurs ou les à-côté employés à recevoir et à rejeter les navettes. ( 3o septembre.
- — 5 ans. )
- g53. M. Gonon fils ( G. ), à Saint-Étienne (Loire) ; mécanisme propre à la fabrication des rubans brodés et autres étoffes de soie avec économie de matière et de main-d’œuvre sur les procédés employés jusqu’à ce jour. ( 7 octobre.
- — i5 ans. )
- g54- M. Bompard (N. B.), à Nancy (Meur-thc) ; machine qu’il nomme templage mécanique à pinces mobiles. ( 12 octobre. — 5 ans. )
- g55. MM. Ollat ( P. ) et Desvernay (R.), à Lyon (Rhône) ; fabrication du fil frisé dit crêpé destiné aux chaînes et aux trames pour les étoffes et tissus. (i5 octobre. — 5 ans. )
- g56. M. Tiret {G. L.), rue des Fossés-Montmartre, xg ; procédé propre à brocher deux châles simultanément. (2 décembre. — 10 ans.)
- g5r. M. Herrmann (J.), à Wattviller (Haut-Rhin ); pointes et fuseau applicables à toutes les navettes à tisser. (8 décembre. — 5 ans. ) g58. M. Passavant (P. 7'.), à Lyon (Rhône); application directe de la machine à la Jac-quart aux battants brodeurs. (21 décembre. — 10 ans.)
- g5g. M. Prissonnel ( P. ), à Bergerac ( Dordogne); nouveau pousse-navette. (28 décembre.
- — 5 ans.)
- g6o. M. Kœchlin (A.), à Mulhausen (Haut-Rhin) ; système de boîtes à parement et de machines propres à parer deux pièces de chaînes à la fois ( 24 janvier. — 5 ans. ) tisser ( métiers à ).
- gfii. M. Hue (H. S.), à Rouen ( Seine-Inférieure) ; chasseur de métier à tisser ( 1 7 janvier.
- — ô ans.)
- gÔ2. M. Matravers {TT.), de Londres, chez M. Truffant, rue Favart, 8 ; perfectionnements ajoutés au montage des chaînes et aux métiers à tisser les étoffes de laine brochées et façonnées ou autres matières filamenteuses. ( 24 janvier.
- — 10 ans. ) *
- g63. M. Gancel {A.), à Rouen (Seine-Infé-
- rieure) ; métier à tisser à bras avec pareur et régulateur mécanique. (26février. — i5 ans. ) g64> MM. Gonnet, Audras et Valansot, à Lyon (Rhône) ; battant-brodeur. ( 28 mars. — 5 ans. )
- g65. Les memes j battant - brodeur applicable aux métiers à tisser les étoffes de tous genres et propre à y exécuter des broderies enrichies et soutenues par des liages d’armures et étoffes de fabriques variées (12 octobre. — ro ans. )
- g66. M. Huet {J. A.), à Rouen (Seine-Inférieure); métier à tisser les bretelles et toutes étoffes façonnées. ( 23 avril. — 10 ans. )
- gô1}. M. Kessler Nancy (Meurthe) ;
- substitution, dans les métiers nfécaniques ou à la main, de cylindres métalliques évidés à ceux en bois dit rechargeoirs, destinés à recevoir l’enroulement de la toile. ( 2g avril. — 5 ans. )
- g68. M. Mathey [J. F. ), à Thann ( Haut-Rhin) ; système de mouvement perfectionné de clnsse-navette applicable à tous les métiers mécaniques à tisser. (7 mai. — 10 ans )
- g6g. MM. Chemery {V.) et Girardot {P.), à Sedan (Ardennes); machine qu’ils désignent sous le nom de m'tier Jacquart perfectionné.
- ( 7 mai. — 5 ans. )
- g7o. MM. Lehoult et comp., à Saint-Quentin (Aisne); perfectionnement dans l’emploi du métier à la Jacquart. ( 7 mai. — 5 ans. )
- g7 1. M. Poelman ( G. ) , de Gand , chez M. Digweed, rtie du Faubourg - Saint-Honoré , 35 ; perfectionnements apportés au métier Jacquart pour le tissage des étoffes façonnées en coton, en soie, en laine, en lin et autres substances filamenteuses, au moyen de la vapeur ou de toute autre force motrice. (12 mai. — 10 ans. ) *
- g72. M- Saint-Gilles (C.), rue Saint-Nicolas-Saint-Martin , 22; mécanique rendant inutiles les marches des métiers à haute lisse. (20 juin. — 7 ans. )
- g73. MM. Haut in {J. B.) et Masson (J. F.), à Lyon (Rhône); fabrication d’élastiques en métal destinés à remplacer les plombs employés
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- aux métiers à tisser et pour le lisage. ( 3o août. *— 5 ans. )
- 974- M. Brin(P. L.), à Homblières (Aisne) ; genre de montage à la Jacquart qui permet de faire alternativement avec le même métier, et sans y rien changer que les dessins, du taffetas, du satin , de la gaze , etc. ( 21 septembre. — 5 ans. )
- 975. M. Bompcirt (N. B.), à Nancy ( Meur-the) ; machine qu’il nomme frein d’arrêt ou préservateur à njouter aux métiers à tisser mécaniques. ( 26 septembre. — 5 ans. )
- 976. M Macafgne{P J.}, rue de Cléry, 15; métier système Jacquart et mode de fabrication et de découpage devant apporter une grande économie sur la matière employée dans la fabrication des châles et tissus brochés. ( 3o septembre. — i o ans. )
- 977. MM. Scheibel et Loos , à Thann (Haut-Rhin); perfectionnements ayant pour objet de supprimer les taquets et lanières dans le métier à tisser et d’établir une navette d’un nouveau genre pour ce métier. ( 7 octobre. — 5 ans. )
- 978. M. Ducis (C. S. ), à Lyon ( Rhône ) ; moyen mécanique ajouté aux métiers de tulle à la chaîne. ( 24 octobre. — 10 ans. )
- 979. M. Gillet (F.), à Troyes (Aube); métier circulaire propre à la fabrication des tissus. ( 9 novembre. — 5 ans. )
- TISSUS.
- 980. M. Lefrançois (L.), rue Saint-André-des-Arcs, 72; composition qu’il nomme eau-de-vie végétale savonneuse, propre à enlever les taches de corps gras sur toute espèce de tissus sans altérer la couleur. (19 avril. — 5 ans.)
- 981. M. Aroux (G. F.), à Elbeuf (.Seine-Infé-(rieure); étoffe en tissu de coton et laine peignée. (7 mai.— 10 ans.)
- 982. MM. Boas frères , rue Bourbon-Yille-neuve, 5; mode de fabrication de châles et tissus brochés de laine , sans déchet. (7 mai. — 10 ans.)
- 983. M. Méeus (J.), de Bruxelles ; chez M. Lemoyne, à Wazemmes (Nord) ; étoffes rentrées, plissées et refrognées au moyen du caoutchouc. (23 mai.— i5 ans.)
- 984. M. Bralley (L. A.), rue Hauteviile, 14; tissus pour broderies et tapisseries, qu’il nomme canevas des Gobelins. (28 juin.— 5 ans.)
- 985. M. Brin {P. L.), à Homblières (Aisne); genre de bordures spécialement à l’usage des rideaux. (8 septembre. — 5 ans.)
- 986. M. Martin-Üachat, à Troyes (Aube); procédé à l’aide duquel on obtient un nouveau genre d’étoffe, qu’il appelle mousselinetle-pelu-che (12 septembre. — 5 ans.)
- 987. M. Truffaut (L. A.), rue Favart, 8; perfectionnements apportés dans la fabrication des étoffes plissées. (12 septembre.—10 ans.) *
- 988. MM. Daudville et comp., chez M. Pel-let, rue Bergère, 23 ; nouveau genre d’étoffes. (26 septembre. - 5 ans.)
- 989. MM. Plon (H. P.) et fharpentier (G.)• procédés de fabrication des étoffes. (26 septembre. — 5 ans.)
- 990. M. Gros (J. N.) , à Lyon (Rhône); machine à friser les franges de châles. (28 septembre. —- i5 ans.)
- 991. M. Orban (M. A.), rue des Rosiers, 11; tissu asphaltique sans fin et par immersion et système de machines propres à le produire. (3o septembre. — 15 ans.)
- 992. MM. Manoury et Lo'seau, à Saint-Quentin (Aisne) ; tissu double à lisières adhérentes et attaché de distance en distance , propre à la fabrication, en soie, fd, laine ou coton, des calottes et chapeaux , et des chapeaux de dames. (3o septembre. — 5 ans )
- TISSUS IMPERMÉABLES.
- 993. M. Chauffard (J. B.), au Havre (Seine-Inférieure) ; composition d’une teinture ou peinture propre à rendre imperméables à l’eau les tissus en général, les bois et les murs. (3o septembre. — i5 ans.)
- TOILES.
- 9g4- M. Vallé {P. A.), rue de l’Arbre-See, 3; procédé propre à la fabrication des toiles et panneaux à la cire destinés à recevoir des peintures dites encaustiques, et à remplacer les préparations à l’encollage employées jusqu’à ce jour. (ier juin. — 10 ans.)
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- TOILES MÉTALLIQUES.
- 995. M. Martin (F. /.), à Jouhe (Jura); procédés propres à confectionner les treillis ou grillages en fil de fer. (7 février.— 10 ans.)
- TOITURES.
- 996. M. Boutinot (F. L.), chez M. Perpignan rue de Choiseul, 2 ter; système d’ardoises en zinc. (28 septembre.— 5 ans.)
- TONNEAUX.
- 997. M. Tussaud (F.), rue Neuve-de-Lappe, 4î procédés de fabrication débondés et de faussets, applicables à divers usages. (28 mars — 5 ans.)
- TOURS.
- 998. M. Begué fils aîné , à Bordeaux (Gironde) ; tours pour ajuster les bouclions en verre de toute qualité aux bouteilles, bocaux et flacons de tout genre et de toute espèce. (3o septembre. — 5 ans.)
- 999. MM. Davesne (P. IV. ) et Fanhamme (J.), rue du Cherche-Midi, 5i; perfectionnements apportés aux tours mécaniques. (8 décembre.— 5 ans.)
- tricot ( métiers à ).
- 1000. M. Caird (/.), de Dumfries (Ecosse), chez M. Landon, rue des Fossés-Montmartre, 3; perfectionnements apportés aux métiers à tricoter. (3i octobre.— i5 ans.)
- 1001. M. Jouve, de Bruxelles, chezM. De-ledicque, à Lille (Nord); métier tricoteur simple. (ÿ novembre. — i5ans.)
- 1 002. M. Lechocq (F.), à Saint-Maur (Oise); plaque mécanique applicable aux métiers à bas. ( 14 juillet. — 5 ans. )
- TUBES.
- 1003. MM. Bergeron, Hutter et comp., à Rive-de-Gier (Loire) ; fabrication de tubes en verre servant de conduits à l’eau et au gaz (28 décembre.— 10 ans.)
- TUILES.
- 1004. M. Jpparuti, à Seurre (Côte-d’Or); machine propre à la fabrication de la tuile à couvrir les maisons et à carreler les appartements. (7 février. — 10 ans. )
- 1005. MM. Desvignes et Raison, à Épinac
- (Saône-et-Loiie) ; genre de tuiles économiques. (4 mars.— 1 o ans.)
- 1006. M. Chibon (P.), rue de Cliaronne, 5i ; espèce de couverture d’édifice en tuile , en grès et en terre cuite, vernissée ou non vernissée, qu’il nomme tuile système Chibon. (19 octobre.
- — 5 ans.)
- TULLE.
- 1007. MM. Biddle (R.) et Birkin {R.), de Nottingliam, chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; perfectionnements dans les mécanismes ou appareils employés pour fabriquer des tulles unis ou brodés , lesquels perfectionnements sont applicables aux métiers à tulle-bobin et à mechlin, ou à warp. (17 janvier.
- — 15 ans ) *
- 1008. M. Barley (PF.), rue Saint-Fiacre, 3 ; moyen d’appliquer le rouleau Jacquart aux métiers à tulle-bobin. (29 février. — 10 ans.) *
- 1009. M. Manigot (/.), à Lyon (Rhône), machine dite barre mécanique, propre à la confection du tulle à la chaîne, qui contient, à la fois, quatre rangs de platinettes flexibles. (12 avril. — 5 ans.)
- ioio M. Kirk (D.), à Caen (Calvados); perfectionnements apportés au métier à mechlin ou à warp, à l’aide desquels on peut fabriquer du tulle-valenciennes sur ce métier. (23 avril. — 5 ans.)
- ion. MM. Herbelot et Genet Dufay, à Calais (Pas-de-Calais) ; procédés propres à la fabrication des tulles -bobins et lastings, quel que soit le système des métiers employés à cette fabrication. (7 mai. — 5 ans )
- 1012. M. Marion (C.), à Lyon (Rhône); procédé propre à exécuter sur les métiers dits circulaires et Leavers, du tulle-bobin façonné ou brodé, en soie ou coton. (4 juillet.— 10 ans.)
- 1013. M. Keenan (J ), à Caen (Calvados) ; perfectionnements apportés aux métiers à tulle-bobin, système Leavers, et série de mouvements propres à produire, sur ce métier, du tulle-malines, dit tulle-tresse-plal-net , lesquels perfectionnements pourront être adaptés aux autres métiers à tulle. (28 septembre.— 5 ans.)
- 1014. M. Morel (N.), à Saint-Pierre-lès-Ca-
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- lais (Pas-de-Calais) ; rouleaux inflexibles propres à la fabrication du tulle. (3i octobre. — 5 ans.)
- TUYAUX.
- :oi5, M Russell (T. H.) de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8 ; perfectionnements dans la fabrication des tubes de fer brasés. (g novembre. — io ans.) *
- 1016. M. Grual (F.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; perfectionnements apportés dans les moyens et appareils propres à fabriquer, d’une manière continue des tuyaux en plomb sans soudure, et d’une longueur indéterminée. (2 décembre.— Sans )
- TYPOGRAPHIE.
- loi']. MM, Fi licier oze (L. M.) Deffieux, marquis de Lagrange et Gonoré, à Montmartre, près Paris ; procédés de fabrication de caractères en relief. ( 24 janvier. *— i5 ans.)
- 1018. M. Panckoucke (C. Z#.), rüe des Poitevins, 14 î procédés d’abréviation dans l’art typographique, qu’il nomme impression Panckoucke. (15 février.— i5 ans.)
- 101g. M. Constance {F.), rue de l’Éperon, g; système de reproduction de lettres typographiques, celles dites d’affiches, fleurons, vignettes, et avec des pieds ou supports économiques. (7 mai. — 1 o ans.)
- 1020. M. Gaubert ( E. jR. ), me Servan-doni, 16 ; machine propre à composer et à décomposer les caractères ée typographie. (4 juillet.— 10 ans.) *
- 1021. M. Sperry-Beach (M.), de New-York, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; perfectionnements ajoutés aux machines propres à l’impression typographique. (26 juillet.— 10 ans.) *
- 1022. M. Radenez (E. L.), rue des Grands-Augustins, 1 g ; procédé de gravure typographique. (26 septembre.— 5 ans.)
- 1023. M. Dutarire ( A. B. ), avenue de Saxe, 24 ; dispositions mécaniques applicables aux presses typographiques. (3o septembre. — r5 ans.)
- 1024- M. Terzuolo{F. P.), rue Madame, 3o; presse typographique dite presse à tiroirs. (12 octobre.— 5 ans.)
- VAISSEAUX.
- 1025. M. Huau {L. F.), à Brest (Finistère) ; procédé d’assemblage des mâts de vaisseaux. (3i janvier. — i5 ans.)
- 1026. M. Poole (M.), de Londres, chez M. Truffaut, rue Favart, 8; perfectionnements apportés à la construction de certains vaisseaux Ou navires pour arrêter les progrès du feu en cas d’incendie , et pour régler la température dans l’intérieur. (3o septembre.— 10 ans.) *
- vapeur.
- 1027. M. Fassin (D ), chez M. Delcroix, à Lille (Nord); appareil qu’il nomme électrojuge, servant à prévenir les explosions électriques des générateurs à vapeur. (28 mars.— 5 ans.) *
- 1028. M. Boigues (J.), rue Neuve-des-Ma-thurius, 27 ; instrument propre à mesurer la pression de la vapeur dans les chaudières, qu’il nomme manomètre à air libre. (23 avril. — 5 ans.)
- 102g. M. Barthélemy (P. C.), rue de Tivoli , 1 g ; procédés et appareils propres à produire la vapeur, et à donner à cette vapeur une force plus considérable. (2g avril. — i5ans.)
- VASES.
- 1030. MM. Pechenart-Nanquelte et comp. , à Fumay (Ardennes) ; moyen propre à retrein-dre les vases en métal, de manière que l’orifice soit d’un diamètre inférieur aux autres parties.
- ( 15 octobre. — 5 ans )
- VELOURS.
- 1031. M. Ollat (A.), à Lyon (Rhône) ; procédés propres à moirer les velours et autres étoffes non susceptibles de moirer par elles-mêmes. (7 mai — 5 ans.)
- VENTILATION.
- 1032. MM. Constant, Peugeot et comp., à Audincourt (Doubs) ; ventilateur à tension multiple. (7 mai.— i5 ans.)
- 1033. M. Nanteuil (A. E.), chez M. Jacquet, au Conservatoire des arts et métiers ; appareil et procédés propres à purifier et à rendre frais et respirablel’air des lieux clos. (i5 octobre. — 10 ans.) *
- io34- MM. Biehler (A.) et Disse (Z/.), à
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- Guebwiller (Haut-Rhin) ; fourneau à roue centrifuge, mû par l’air chaud et propre à renouveler l’air dans les appartements, hôpitaux, séchoirs et autres ateliers. (3i décembre. — 10 ans.)
- VERRE.
- io35- MM. Dumas (J.) et Godard (/?.), à Lyon (Rhône) ; moyen de vitrification propre à imiter la mousseline brodée sur le verre à vitre ordinaire. (3i janvier.—10 ans.)
- 1036. M. Roches ter (/.), de Londres, chez M. Rieusset, place des Victoires, 4; procédés perfectionnés pour orner le verre. (24 septembre. — 10 ans.) *
- VERS A SOIE.
- 1037. M. Richard (J. £.), à Tournon (Ardèche) ; appareil de magnanerie propre à l’éducation des vers à soie. (26 février. —10 ans.)
- VETEMENTS.
- 1038. MM. Southwood, Stocker et Rowley, de Birmingham, chez M. Truffaut, rue Fa-vart, 8 ; appareil élastique propre à être adapté à certaines parties des vêtements ou objets de toilette. (3i janvier.— 10 ans.) *
- 1039. MM. Ducarpe de Lozère, Laronde et Boudon, à Périgueux (Dordogne) ; procédé de fabrication de toute espèce de vêtements pour hommes et de jupes pour femmes, en drap, feutre, laine, et sans coutures , applicable notamment à la confection des vêtements des troupes de terre et de mer. (7 février.—15 ans.)
- 1040. MM. Maguet (J.) et Payât {A.), à Valence (Drôme); instrument, dit métromètre, propre à l’indication des mesures à prendre pour la confection des vêtements. (29 avril.— 5 ans.)
- 1041. M. Servieu (F.), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; système d’ouverture et de fermeture des pantalons. (a3 mai.— i5 ans.)
- 1042. M. Schmidt (Fc), à Strasbourg (Bas-Rhin) ; moyen de prendre la mesure du corps, dit corsage centimétrique. (20 juin. — 5 ans.)
- 1043. M. Bouvet (/.), passage Saucède, 28; agrafe cylindro-hennétique, à l’usage des pantalons civils et militaires ( 12 septembre. — 5 ans.)
- 1044. M. Parissot (P. J.), chez M. Perpigna, rue de Choiseul, 2 ter; dos élastiques perfectionnés pour gilets et pantalons. (21 septembre.
- — 5 ans.)
- 1045. M. Oudinot (C. L.), rue Saini-Jo-seph, 3; plastrons et garnitures de devants d’habits en tissu de crin dit tricot Oudinot. (3o septembre. — 10 ans.)
- 1046. M. Leclaire (N ), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; système de tracé pour la coupe des habillements, au moyen d’un appareil dit patron-type. (z5 novembre.— 5 ans.)
- VIANDES.
- 1047. M. Foulquié (A.), rue Caumartin, 4; machine propre à hacher les viandes et légumes, qu’il nomme hachoir expéditif. (5 avril.
- — 5 ans )
- 1048. MM. George (J.) et Clerc (H.), rue Papillon, 10; machine propre à hacher la viande. (14 juillet.—5 ans.)
- io4g. M. Renard (J. P ), chez M. Reynaud, rue Bleue, 16; perfectionnements dans, les machines à hacher la viande et autres substances. (7 octobre.— 5 ans.)
- VIDANGE.
- to5o. M. Huguin (E. J.), rue de Bondy, 23; système de vidange inodore. (7 mai. — i5 ans.)
- VIN,
- io5i. M. Gautier (L. H.), au Havre (Seine-Inférieure) ; moyen de préparer des vins mousseux. (24 janvier. — 5 ans.)
- ! ioÔ2. M. Ozanne (P. A), rue d’Orléans-Saint-Marcel, 11; procédés propres à transformer les vins jeunes en vieux. (12 avr. —10 ans.)
- io53. M. Nicolle (M.) , à Bercy, près Paris; outil propre aux marchands de vin pour percer les pièces de vin, les marquer et déguster le vin. (2 décembre. — 5 ans.)
- VINAIGRE.
- io54 M. Potier (A. J.), rue de Vaugi-rard, 5g; procédé propre à la fabrication d’un vinaigre de grains. (28 mars. — 5 ans )
- 1055. M. Pelletan (F'.), à Bordeaux (Gironde); moyen de fabriquer le vinaigre. (24 septembre.— 10 ans.)
- 1056. M. Quenay (F. H.) et Houel (M. A.),
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- rue Mouffetard, 247 5 composition d’une espèce de vinaigre. (3o septembre. — 5 ans.)
- 1057. MM. Cottan et comp., rue J.-J.-Rous-seau, 5; composition d’un vinaigre qu’ils nomment vinaigre cosmétique et sanitaire, (g novembre. — 5 ans.)
- vis.
- 1058. M. TVarren (ZU), de Londres, cliez M. Croasse, à Roubaix (Nord); perfectionnements apportés dans les machines servant à faire des vis. (7 mai.— i5 ans.) *
- io5g. M. Duméry ( G. J. ) , rue Saint-Merri, 46; système de machines pour la fabrication des vis en bois. (21 septembre. —10 ans.)
- VOITURES.
- 1060. Madame veuve Keay, aux Batignolles-Monceaux ; perfectionnements dans la construction des voitures et des essieux de roues. (24 mars.— 5 ans.) *
- 1061. M. Haddan (£>.), de Londres, chez M. Duret, rue Vide-Gousset, 4; améliorations dans la construction des voitures, des roues, des essieux en usage sur les chemins de fer. (5 avril. — 10 ans.) *
- 1062. M. Carr ( TV. ), de Londres, chez M. Bouy, à Belleville , près Paris ; appareil propre à retarder et arrêter les voitures sur les chemins de fer. (7 mai.— 10 ans.) *
- 1063. M. Magnus (F.), à Besançon (Doubs); appareil qu’il nomme voiture-cheval, ayant un point d’appui sur le sol , et marchant, soit à la vapeur, soit par l’application d’une autre force. (ier juin. — i5 ans.)
- 1064. M. De/cambre (E.) , à Chamarande (Seine-et-Oise), et Bressy {A.), à Lardy; nouveau genre de ressort de voitures. ( 12 septemb. — 5 ans.)
- 1065. M. Niepce (/. il/.), rue de l’Université, 5o ; appareil pour empêcher les voitures de verser, d’empêcher les piétons d’êtc& écrasés sous les roues et de servir de garde-crotte (24 septembre. —10 ans.)
- 1066. M. Bebb (J.) , de Londres, chez M. Fâcher ay, rue Royale Saint-Honoré, 10; construction d’omnibus funèbres. (3o septembre. — i5ans.) *.
- Quaraute-deuxieme année. Seplembi
- 1067. M. Delhomme (A.) , rue d’Enfer, 3q ; mode de transport des voyageurs par des voitures. (3o septembre.—5 ans.)
- 1068. MM. Armengaud aîné (J. A.) et Cartier (N. G.), rue du Pont-Louis-Philippe, 13 ; construction de voitures. (5 octobre.—15 ans.)*
- 1069. M. Prince (A.), de Londres, chez M. Brieussel, rue Vide-Gousset, 4 ; améliorations dans les voitures des chemins de fer. (22 octobre. — 5 ans.) *
- 1070. MM. Curaillet (P. J.) et Macé {P. R.), rue et île Saint-Louis, 1 ; mécanique applicable aux voitures omnibus, pour servir à enregistrer le nombre des voyageurs qui y entrent. (12 octobre.— 5 ans.)
- 1071. M. Robert (C. V.), chez M. Armen-gaud, rue Saint-Louis, 34, au Marais ; appareil propre au chauffage par contact de l’intérieur des voitures de toute espèce. (i5 octobre. — 5 ans.)
- 1072. M. Baranowski (J. J. ), rue de la Chaussée-d’Antin , 33 ; voiture de transport. (19 octobre.— 5 ans.)
- 1073. MM. Miltenhoff (L. C.), Nori{L. A.) et Labouré (.A. L.), rue Bleue , 16 ; système de construction de voitures propres au transport des marchandises sur les routes ordinaires et sur les chemins de fer. ( 19 octobre. — § ans. )
- 1074. MM. Félix (A. L.), Boquet (L. H.) et Moreau (G. H.), rue Lepelletier, 11; appareil mécanique applicable à l’attelage , au dételage et à l’enrayage des voitures de toute espèce. ( 19 octobre. — i5 ans. )
- 1075. MM. Lefèvre (A. C.) et Sautereau {A. C.) , à Orléans (Loiret) ; mécanique propre à être adaptée aux voitures à quatre et à six roues , consistant en un train de sûreté dételant les chevaux et enrayant la voiture à la minute. (24 octobre. — 5 ans. )
- 1076. M. demain (J.), à Bordeaux (Gironde); charrette qu’il nomme cylindrique, destinée à fonctionner sur les terrains mouvants , chemins de sable et autres où le transport est difficile. ( 3 1 octobre. — 1 0 ans. )
- 1077. M. Lafont-Caillot{E. J.), rue du Mar-
- ’e 1843. 54
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- ché-Popincourt, 102; machine qu’il nomme blérieme, marchant sans chevaux ni vapeur, et par l’emploi de la force humaine. (3i octobre. —« 5 ans. ) -
- 1078. M. Perpigna {A.)t rue de Choi-seul , 2 ter ; système de freins propres aux
- voitures marchant sur les routes de fer et servant à modérer la vitesse des convois et à les arrêter à volonté. ( 9 novembre. — 10 ans. ) * 1079. M. Reich (J. C. ), petite rue de R,euil-ly, 3, faubourg Saint-Antoine; nouveau système de voitures. (9 novembre. — i5 ans. )
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. ( N° CCCCLXXI.) SEPTEMB. 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — calcul.
- ft
- Rapport fait par M. Théodore Olivier, au nom du comité des arts mécaniques y sur des machines h calculer présentées par M. le docteur Roth, boulevard des Capucines, 21.
- M. Roth, docteur en médecine, vous a présenté, il y a déjà plusieurs niois, deux machines : l’une est un compteur; l’autre est une machine à additionner.
- Au nom de votre comité des arts mécaniques, j’ai l’honneur de vous soumettre le rapport suivant.
- De tous temps, on a cherché les moyens de faciliter l’opération des longs calculs et d’en vérifier l’exactitude.
- Uabacus des Romains et les cadrans à calcul des Chinois, dont les Russes modernes font encore usage, furent imaginés pour faciliter les calculs de tête.
- Plus tard, on imagina les logarithmes pour simplifier les opérations et remplacer la multiplication et la division par l’addition et la soustraction : en même temps on chercha à construire des machines à calculer qui n’exigeassent de la part de l’homme d’autre connaissance que la lecture des chiffres.
- Ces machines doivent être nommées machines automates pour les distin- • guer d’autres machines qui exigent plus de savoir de la part de celui qui s’en sert, et qui sont destinées à abréger les calculs tout en laissant une part de travail à l’intelligence de l’homme.
- M. le docteur Roth a recherché dans les collections scientifiques tout ce qui avait été imaginé en ce genre de machines : la nomenclature placée à la
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- fin de ce rapport et que j’ai extraite de son mémoire n’est point complète ; mais elle peut déjà servir à nous prouver que diverses inventions, données pour nouvelles, étaient déjà connues et que certains instruments modernes ne différent des anciens que par des modifications de peu d’importance.
- L’additionneur de M. Roth est fondé sur le même principe que celui que Pascal a donné en 1642; mais les roues ne se conduisent pas de la même manière dans les deux machines.
- Supposons huit roues à la suite les unes des autres ; plaçons le n° 9 de chacune des premières roues sous le guichet qui lui correspond, et le n° 0 de la dernière et huitième roue sous son guichet.
- Si je fais tourner la première roue d’un cran, j’ajouterai une unité au chiffre 9, et j’aurai une dizaine; cette dizaine devra repasser sur la seconde roue et s’ajouter aux 9 dizaines qu’elle marque, et ainsi de suite ; de sorte que les huit roues devront, au lieu du nombre [ 09999999 ] qui avait été primitivement écrit, montrer le nombre [ 10000000 ] qui provient de l’addition d’une unité.
- Or cette transmission de l’unité de la première roue à la dernière peut s’opérer de deux manières différentes, en supposant que les huit roues marchent ensemble comme huit roues dentées formant engrenage, ou que chaque roue ne marche qu’après que celle qui la précède aura accompli son mouvement. • . ; ' . - . ' : : :
- On conçoit sans peine que, daiîs le premier cas, il faudra appliquer à la première roue une force d’autant plus grande, pour la faire tourner d’un cran, que le nombre des roues sera plus considérable, et que, dans le second cas, au contraire, la force à employer sera toujours la même, quel que soit le nombre des roues. -.'h / >
- Le mécanisme employé par Pascal fonctionne précisément comme nous l’avons dit pour le premier cas, tandis que le mécanisme imaginé par M. Roth se trouve être dans le second cas indiqué ci-dessus. , ^
- . Aussi M. Roth, pour faire sentir la différence qui existe entre son méca-; nisme et celui de Pascal, se sert d’une expression pittoresque et exacte, en disant : La machine de Pascal fait un feu de bataillon, et la mienne un feu de fie.
- * Toute l'invention de M. Roth consiste donc dans la disposition du mécanisme, qui est tel, qu’il peut placer à la suite les unes des autres autant de roues qu’il voudra sans craindre d’avoir à employer une force considérable pour faire manœuvrer son additionneur.
- D’ailleurs le mécanisme de M. Roth est tel qu’il ne peut se déranger; les ressorts ne peuvent être faussés, une roue ne peut faire volant, ce qui arrive
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- CALCUL.
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- souvent dans la machine de Pascal : on dit qu’une roue fait volant, dans ces sortes de machines, lorsque, mue par une force considérable, elle tourne sans agir sur la roue suivante. Ainsi, par exemple, si la dizaine de la première roue ne passe pas sur la seconde roue, on dit : la première roue a fait volant.
- M. Roth a apporté dans son instrument une modification qui peut être comparée à celle que les horlogers qnt introduite dans les montres lorsqu’ils ont transformé la montre ancienne, si épaisse et si lourde, en montre à cylindre si plate et si commode.
- Aussi, en voyant la machine de Pascal et celle de M. Roth, il est impossible de ne pas faire cette réflexion.
- Ce n’est qu’après des essais nombreux , tous fondés sur le principe de la transmission simultanée, que M. Roth a imaginé le mécanisme qui vous est soumis et qui est fondé sur le principe de la transmission successive, transmission qui s’effectue de la manière suivante :
- Des roues portant chacune vingt dents également espacées sont montées horizontalement sur des axes ou des broches verticales et fixées en ligne droite ou circulaire sur une platine.
- Sur le dessus de chaque roue on a gravé deux fois et à la suite la série des nombres 0, 1,2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, de manière à ce que chaque chiffre corresponde à une dent de la roue, chaque couple de chiffres 2 et 2, 3 et 3, etc., se trouvant dès lors et respectivement située aux extrémités d’un même diamètre de la roue. Chaque roue est munie d’un ressort-sautoir qui fait office de cliquet.
- On a fixé sous chaque roue, et faisant corps avec elle, une double came de forme excentrique : le point de l’excentrique le plus rapproché du centre de la roue correspond au chiffre zéro, et le point le plus éloigné ou l’extrémité de l’excentrique correspond au chiffre 9 (ces deux chiffres appartenant à la même série).
- Dans l’intervalle qui existe entre deux roues consécutives se trouve une détente montée sur une broche perpendiculaire au corps de platine et munie d’un ressort.
- Cette détente, de forme rectangulaire, porte à son extrémité droite un petit rouleau et à son extrémité gauche un petit cliquet.
- Lorsque la roue dentée se trouve à zéro , la détente étant pressée par son ressort, son extrémité, munie du rouleau , se trouve au point de la came le plus rapproché du centre.
- Au fur et à mesure que l’on fait marcher la roue dentée, la détente glisse
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- ARTS MÉCANIQUES.
- à l’aide du rouleau sur la came et arrive enfin au point le plus éloigné du centre et qui correspond au chiffre 9 marqué sur le cadran.
- Si, à cet instant, on fait marcher la roue d’une unité, la détente cesse d’être écartée du centre par la came, puisque aussitôt elle cesse d’être en prise et échappe à l’excentrique, et, pressée par son ressort, elle vient reprendre sa position initiale, celle où elle se trouvait placée avant le mouvement et vis-à-vis le chiffre zéro de la seijonde série marquée sur la roue dentée, et, en retombant, elle fait marcher la roue suivante d’une division ou d'une unité.
- Le petit cliquet placé à l’autre extrémité de la détente est destiné à laisser passer la deuxième roue lorsqu’elle vient à tourner et à empêcher que la première roue ne soit dérangée de la position qu’elle a prise après avoir tourné sur son axe ou broche.
- Cette description succincte suffit pour démontrer que le mécanisme imaginé par M. Roth est d’une très-grande simplicité et que l’on peut placer autant de roues que l’on voudra à la suite les unes des autres, fussent-elles au nombre de cent; car l’on n’aura jamais à vaincre, en faisant tourner une roue, que la résistance d’un seul ressort.
- Dans ses premiers essais, ceux où il employait la transmission simultanée, M. Roth a exécuté divers mécanismes. Avec les uns, il ne pouvait faire marcher que quatre roues, la cinquième fonctionnait mal; avec les autres, il allait à six, sept et huit roues ; mais il n’a jamais pu, quelque soin qu’il apportât à l’exécution, faire marcher plus de neuf roues, et ainsi écrire un nombre qui ait plus de neuf chiffres, et alors il était obligé d’employer une force de plusieurs kilogrammes pour faire mouvoir la première roue autour de son axe, de sorte que la main était très-fatiguée et en très-peu de temps.
- Pour employer l’additionneur de M. Roth, on additionne toutes les unités en se servant de la première roue de droite, puis toutes les dizaines avec la seconde roue, puis les centaines avec la troisième roue, et ainsi de suite en marchant de droite à gauche.
- Mais, lorsque la somme est écrite, pour faire une seconde opération, il faut effacer les chiffres écrits, et, pour cela, on fait tourner chaque roue sur son axe pour la ramener à zéro, en commençant par la première de gauche et marchant vers la droite.
- Si l’instrument portait douze roues et pouvait dès lors écrire une somme composée de douze chiffres, l’opération de ramener l’instrument à zéro serait longue et fastidieuse : M. Roth a imaginé un mécanisme très-simple, au moyen duquel il ramène de suite à zéro toutes les roues. Ce perfectionnement donnera plus de prix à ses instruments et servira à en répandre l’usage.
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- CALCUL.
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- Le compteur de M. Roth est construit sur les mêmes principes que Vadditionneur; il se ramène à zéro par le même mécanisme : la marine l’a adopté.
- En conséquence, nous avons l’honneur de vous proposer 1° de remercier l’auteur de son utile et intéressante communication; 2° de faire graver jet décrire dans le Bulletin les instruments que M. Roth a soumis à votre examen; 3° d’imprimer le présent rapport et la nomenclature chronologique des instruments à calcul (1).
- * Signé Th. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 12 juillet 1843.
- Nomenclature chronologique des instruments à calcul.
- Nous diviserons les instruments à calcul en deux séries :
- La première série comprendra les instruments qui abrègent ou facilitent les calculs, mais qui exigent une certaine application de l’esprit et l’emploi de l’intelligence humaine;
- La seconde série comprendra les instruments qui opèrent sans l’emploi de l’intelligence de l’homme, et que nous désignerons par le nom de machines automates.
- Première série.
- 1° En 1624, Edmond Gunther eut l’heureuse idée de transporter les logarithmes sur une échelle linéaire, au moyen de laquelle on pouvait, par une seule ouverture de compas, obtenir le résultat d’une multiplication ou d’une division.
- 2° En 1668, Gaspard Scholt fut le premier qui colla les bâtons de Néper sur plusieurs cylindres oblongs et mobiles autour de leur axe, et qui les enferma dans une boîte. Plusieurs personnes l’ont imité depuis cette époque, et notamment M. Hélie (séance de l’Académie des sciences de Paris, 28 octobre 1839).
- L’invention de Schott est une modification de la Rahdologie de Néper. (Voyez Organum rnathemaiicum a P. Gasparo Schotto e societate Jesu; Herbipoli, 1668, p. 134), et aussi [Nova cistula pro tabulis neperianis faci-lisque ac jucundus ejusdem usus; bibliothèque royale, v. 880).
- 3° En 1673, Grillet soumit au jugement du public parisien un nouvel instrument à calcul. (Voyez Curiosités mathématiques du sieur Grillet, horlogeur du roi. Chez l’auteur, au cloître Saint-Jean-de-Latran.)
- On trouve bien dans cette brochure la description de l’extérieur de la ma-
- (l) Dans sa séance générale du G septembre dernier, la Société d’encouragement a décerné à M. Roth la médaille d’argent pour ses instruments à calcul. ( Voy. Bulletin d’août 1843, p. 331.)
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- 416 arts mécaniques.
- chine, mais elle laisse le lecteur dans une ignorance complète relativement à sa construction intérieure.
- D’après le Journal des scavants, année 1678, page 162, Grillet avait mis les lames de la table de Pjthagore sur de petits cylindres qui remplissaient le même office que les bâtons de Néper.
- 4° En 1678, M. Petit exécuta un cylindre arithmétique, connu sous le nom de tambour de Petit, autour duquel il plaça des lames de carton portant les tables de Pjthagore, lames qu’il faisait glisser sur le cylindre parallèlement à l’axe, au moyen d’un bouton que chacune d’elles portait. Cette machine n’était donc, à proprement parler, autre chose que les bâtons de la Rabdologie de Néper, mais autrement disposés. (Voyez Journal des scavants, année 1678, page 162.)
- 5° En 1696, Biler donna à la règle à calculer de Gunther une forme semi-circulaire, et l’appela instrumentum mathematicum universale.
- 6° En 1727, Leupold donna au tambour de Petit une forme décagonale, au lieu de la forme cylindrique que le premier auteur lui avait donnée. (Voyez Theatrum arithmetico-geometricum, année 1727, page 25.)
- 7J M. Clairaut a inventé un instrument trigonométrique ayant la forme d’une planchette et destiné à remplacer les tables des logarithmes et à résoudre les triangles sans calculs. (Voyez Machines de l’académie des sciences de Paris, vol. 5, page 3.)
- , 8° En 1728 , Michael Poetius, dans son introduction à V4rithmétique allemande, page 495, décrit une mensula pjthagorica , qui n’est autre chose qu’une nouvelle application et modification de la Rabdologie de Néper, son instrument étant composé de cercles concentriques mobiles.
- 9° En 1731, M. de Méan disposa la table de Pjthagore de manière à la faire servir à plusieurs calculs. Pour opérer, on prend les cases en différents gens. (Voyez Machines de l’Académie des sciences de Paris, vol. 5, p. 165.)
- 10° En 1750, Ch. Leadbetter donne la description de l’échelle à coulisse (sliding rule), invention qui, depuis, a été attribuée, et à tort, à M. Jones. (Voyez Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, août 1815.)
- 1 l° En 1 789, M. Prahl soumit au public un instrument qu’il appela arith-metica portatilis, et qui n’est autre chose que la mensula pjthagorica de Poetius ; seulement les cercles mobiles sont beaucoup plus grands et portent les chiffres de 1 à 100, de sorte que, au moyen de cet instrument, on peut additionner et soustraire jusqu’au nombre 100.
- 12° En 1790, M. Gruson publia une brochure ayant pour titre, Machine à calcul inventée par M. Gruson. Magdebourg, 1790. (Cet ouvrage a eu une 2e édition en 1795.) Cette machine consiste en un disque de carton avec
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- CALCUL.
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- un index au milieu, et n’est dès lors qu’une imitation de la mensula py-thagorica de Poetius.
- 13° En 1797, Jordans publia une brochure sous le titre suivant : Description de plusieurs machines à calcul inventées par Jordans. Sluttgard, 1798. On ne trouve dans celte brochure qu’une simple modification du Promptuarium de Néper.
- 14° En 1798, Gattey modifia la règle de Gunther, en lui donnant une forme circulaire. (Voyez Bulletin de la Société d’encouragement, 15e année, p. 49. )
- 15° En 1828, M. Lagrous présenta à la Société d’encouragement une machine à additionner composée de plusieurs cercles concentriques. Elle est décrite et gravée p. 394 du Bulletin de la Société, 27e année (1828).
- 16° La machine pour laquelle M. Briet a pris un brevet le 8 décembre 1829, et qu’il appelle additionneur, a quelque analogie avec la précédente. Elle est décrite et figurée p. 336 du tome 29 de la Description des brevets dont la durée est expirée.
- 17° En 1834, M. Nuisement inventa deux instruments à calcul : l’un repose sur le principe de la balance, et l’autre sur celui des triangles semblables. (Voyez Recueil de la Société dagriculture, sciences et arts du département de VEure, année 1834, et Archives des inventions et découvertes, armée 1835, page 200.)
- 18° En 1839, M. Bardach, de Vienne en Autriche, mit en vente deux tables à calculer, dont l’une n’est qu’une modification de Yabacus de Perrault pour l’addition et la soustraction, moins la transmission mécanique des dizaines, transmission dont elle laisse le soin à l’opérateur; et dont l’autre, qui sert à la multiplication et à la division, n’est encore qu’une modification du Multiplicationis et divisionis Promptuarium de Néper.
- 19° Le 2 septembre 1839, M. Léon Lalanrie présenta à l’Académie des sciences de Paris une balance arithmétique, et, le 16 décembre suivant , un instrument pour faciliter les calculs, et qu’il désigne sous le nom d'arithmo-planimètre. ( Voy. Archives des découvertes, année 1839, p. 166. )
- 20* En 1840, M. Lapejre a pris un brevet d’invention pour un instrument qui n’est autre qu’un abacusj les fils de fer y sont remplacés par des coulisses dans lesquelles glissent de petits bâtons népériens.
- Deuxième série. — Machines automates.
- 10 En 1642, Biaise Pascal donna le premier essai en ce genre.
- (Voyez grande Encyclopédie de Diderot, vol. 1er, page 681, et Recueil des machines de l’Académie des sciences de Paris, vol. 4 e, page 137, et les
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- œuvres complètes de Pascal, édition de la Haye, année 1779, vol. 4e, p. 34.) Cette machine peut servir à l’addition et à la soustraction.
- 2° En 1673, Leibnitz soumit à la Société royale de Londres le plan d’une machine automate qui devait servir à exécuter les quatre règles de l’arith« métique. Quelque temps après, il présenta sa machine à l’Académie des sciences de Paris; son exécution était fort imparfaite et son jeu peu sûr, malgré les dépenses considérables faites par l’auteur. Leibnitz dépensa environ 100,000 fr. à ses essais. (Voyez Ludovici, Essai historique sur la philosophie de Leibnitzj ouvrage imprimé en allemand, vol. 1er, pages 237 et 238.)
- On trouve le dessin de cette machine dans les Miscellanea berolinensia , année 1710, vol. 1er, page 317. Le mécanisme intérieur n’a jamais été connu.
- 3° En 1673, Samuel Moreland publia, à Londres, un petit volume sous le titre : Description et usage de deux instruments d’arithmétique.
- 4° En 1700, M. Perrault présenta à l’Académie des sciences de Paris une machine arithmétique composée de petites règles, contenant chacune deux séries de chiffres placées l’une à la suite de l’autre et formant une seule colonne ; la première série était dans l’ordre de 0 à 9, et la seconde dans l’ordre renversé de 9 à 0. On opérait en faisant glisser ces règles dans les rainures qui les maintenaient. Dès qu’une règle arrivait au bas de sa course, un cliquet placé dans l’épaisseur de chaque règle trouvait une ouverture qui lui permettait de s’engrener dans un cran placé sur la règle voisine, et faisait dès lors avancer cette règle d’un pas pour marquer une dizaine des unités de la première règle. (Voyez le dessin et la description de celte machine dans le 1er-vol. des Machines de l’Académie des sciences de Paris, page 55.)
- ; 5° En 1709, Jean Polenius essaya de construire une machine arithmétique; on en trouve la description et le dessin dans ses Miscellanea. Venetiis , année 1709, page 27. C’est une grande machine en bois, d’un usage fort incommode, et dans laquelle les ressorts sont remplacés par des poids. Cette invention est, sous tous les rapports, bien inférieure à celle de Pascal.
- Voyez bibliothèque royale, vol.
- 6° En 1725, M. Lépine inventa une machine qui n’était autre que celle de Pascal, simplifiée dans sa construction. (Voyez Machines de lJAcadémie des sciences de Paris, vol. 4e, page 131.)
- 7° En 1730, la machine de M. Lépme suggéra à M. Hillerin de Boistis-s and au l’idée d’une machine nouvelle et du même genre; mais les frottements étaient si considérables, qu’on ne pouvait s’en servir : il la modifia à deux reprises, espérant diminuer les frottements, mais sans succès. ( Voyez Machines de VAcadémie des sciences de Paris, vol. 5e, page 103 à 124.)
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- 8° Jacques Leupold, dans son ouvrage intitulé Theatrum arithmelico-geometricum. Leipsick, 1727, page 38, publia quelques mots sur une machine à calcul de son invention, en promettant de donner plus tard tous les détails nécessaires à ce sujet; mais il mourut sans avoir pu mettre son dessein à exécution et sans faire connaître d’une manière nette et précise sa machine.
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- Voyez bibliothèque royale, vol. —
- 9° En 1735, M. Gorsten soumit au jugement de la Société royale de Londres une machine arithmétique pour l’addition et la soustraction ; elle était composée d’une suite de crics, dont chacun était mû par une étoile / chaque cric, dans son mouvement ascendant ou descendant, poussait Vétoile suivante d’un dixième. De l’aveu de l’auteur, un certain nombre d’étoiles et de crics exigerait une très-grande dépense de force. (Voyez le dessin et la description de cette machine dans les Philosophical Transactions, vol. 9e, n° 438.)
- 10° En 1750, M. Pereire présenta à l’Académie royale des sciences de Paris une nouvelle machine arithmétique, consistant en petites roues de buis ou cylindres très-courts enfilés sur un même axe. La circonférence de chacune de ces roues est divisée en trente parties égales. Sur le pourtour de chaque roue, on écrit des chiffres qui sont disposés de la manière suivante : trois fois et à la suite, on inscrit les chiffres 1—0; puis trois fois et à la suite, on inscrit les chiffres 0—1. Toutes ces roues sont enfermées dans un coffre; le dessus du coffre est ouvert par autant de rainures que de roues, chaque rainure ayant en longueur le tiers du diamètre de la roue qui lui correspond; et, au moyen d’une aiguille passée dans la rainure, on peut faire tourner la roue. (Voyez Journal des savants, 1751, page 508.)
- 11° En 1776, lord Mahon, comte de Stanhope, inventa deux machines à calcul; l’une pour l’addition et la soustraction, l’autre pour la multiplication et la division.
- 12° En 1777, Matthieu Ilahn, pasteur de Kornwestheim, près de Lud-wigsburg, après plusieurs années de travail et de grandes dépenses, montra une machine à calcul qui excita l’étonnement général, mais que sa construction vicieuse rendait peu exacte; on en trouve la description extérieure dans le Mercure allemand de Wieland. 1779, mai, page 137. On n’a jamais
- connu la structure intérieure de cette machine.
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- 13° On trouve dans le Mercure allemand du mois de t«cirri784, page 269,
- l’annonce d’une nouvelle machine, inventée par le capitaine du génie Muller, n’offrant point les inconvénients de celle de Hahn. L’inventeur a donné la description de la forme extérieure de sa machine et les indications sur la
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- manière de s'en servir, dans une brochure- intitulée Description d’une nouvelle machine. Franc fort, 1786 (en allemand).
- Il s’éleva une discussion entre Hahn et Muller, pendant laquelle chacun d'eux fit connaître les défauts de la machine de son adversaire. (Voyez le Mercure allemand du mois de juin 1785.) Le temps a prononcé sur l’une et l’autre de ces machines ; elles sont tombées dans l’oubli. On ne connaît pas le mécanisme intérieur de la machine de Muller.
- 14° En 1814, M. Abraham Stem, de Varsovie, soumit à l’examen d’une commission nommée par la Société royale des sciences de Varsovie, une machine nouvelle. Cette commission, composée de MM. Gutskovsky, chef du corps du génie, Dabrowsky, professeur de mathématiques, et Bystazcky, fit un rapport des plus flatteurs pour l’auteur. (Voyez la G azetter littéraire de Leipsick., février 1814, et Archives des inventions et découvertes, t. 8, p. 264.)
- 15° En 1821, M. Babbage, de Londres, fut chargé, par le gouvernement anglais, de construire une machine qui pût calculer des tables mathématiques et astronomiques. Une partie de cette machine fut achevée en 1833 ; mais tout à coupM. Babbage cessa d’ytravailler.
- (Voyez la note qu’il a insérée dans le Neuvième traité de Brïdgewater. Londres, 1838, 2e édition, page 186.)
- Au sujet de la machine de M. Babbage> M. le docteur Roth s’exprime de la manière suivante dans son mémoire.
- « Lors de mon séjour à Londres, au mois d’août 1841, M. Babbage -m’ex-« pliqua avec la plus aimable bienveillance le mécanisme de sa machine ; « elle donne les différents termes d’une suite qui procède par différence; « mais elle n’est exécutée que pour trois colonnes. Dans la première co-« lonne, à gauche, on place la deuxième différence, qui,, dans ce cas, doit « être un nombre constant; dans la seconde colonne paraît la première dif— « férence, et dans la troisième colonne chaque terme de la série.
- « Pour chaque nouveau terme de la progression, on doit faire faire au « levier qui domine la machine deux mouvements semi-circulaires, jusqu’à « ce qu’on lise sur le barillet dé la colonne moyenne (circulatïng complété).
- « Mais le mouvement excessivement lent de la machine, mais la somme u de 17,000 livres sterling qu’elle a déjà coûté, mais les dépenses plus « considérables encore qu’il faudrait faire pour l’exécuter sur une grande « échelle seront cause sans doute qu’on ne l’achèvera jamais.
- u Depuis le mois d’octobre 1834, M. Babbage s’occupe sans cesse à per-« fectionner les plans de sa machine et à ramener à faire toutes les opérait: tions du calcul différentiel et intégral. J’ai vu, Tannée dernière, le trentième u projet de cette mécanique : si on l’exécutait un jour, ce qui est douteux,
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- « vu qu’il faudrait dépenser pour cela au moins 20,000 livres sterling, ce « serait un chef-d’œuvre de conception humaine.
- « Je ne puis entrer dans plus de détails à ce sujet, n’y étant point auto-« risé par M. Babbage. »
- (Voyez Lettre à sir H. Dctvj sur Vapplication de la mécanique aux projets de tables mathématiques. — Mémoires de la Société astronomique, juin 1822, vol. 1er, page 309 (en anglais). — Sur les principes théoriques de la mécanique appliquée aux tables de calculs. — Journal des sciences d’Edimbourg, vol. 8e, pages 122 et 123 (en anglais).
- 16° En 1822, M. Thomas, de Colmar, présenta à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale une machine à calculer. (Voyez Bulletin de la Société d’encouragement. Paris, 21e année, pages 33 et 354.)
- 17° En septembre 1838, M. Scheutz, de Stockholm, annonça, dans une note adressée à l’Académie des sciences de Paris, qu’il avait inventé une machine pour la formation des séries, machine, suivant lui, bien supérieure à celle de M. Babbage. Cette machine, faute d’argent, n’est pas exécutée, et l’auteur n’a pas fait connaître son mécanisme. • .
- Enfin, en 1840, 1841 et 1842, plusieurs brevets ont été délivrés en France pour des machines à calculer, à additionner et à abréger les quatre règles de l’arithmétique. Théod. Olivier.
- Description du compteur et de la machine h calculer inventés
- par M. le docteur Roth.
- La fig. 1, pl. 903, représente l’instrument vu extérieurement.
- Fig. 2. Le même, la platine supérieure étant enlevée, pour montrer le mécanisme intérieur. Les cinq roues de gauche et la roue de droite ne sont point figurées, afin de mettre à découvert les pièces qui se trouvent au-dessous.
- Fig. 3. L’une des roues dentées, vue de face, garnie de son cadran couvert de deux séries de chiffres , chacune de zéro à 9v Fig. 4. La même, vue de profil.
- Fig. 5. Roue montée de toutes ses pièces , vue de face.
- Fig. 6. La même en élévation latérale.
- Fig. 7. La double came excentrique, vue en plan et de profil.
- Fig. 8. La pièce d’arrêt, vue à plat et de profil.
- Fig. 9. Rondelle vissée au-dessous de la platine inférieure et portant la broche sur laquelle s’enfile le canon de la roue.
- Fig. 10. Portée ou pont qui sépare la double came excentrique de la. pièce d’arrêt.
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- Fig. 1 \. Détente de forme rectangulaire placée entre chaque cadran , vue1 de face et de profil. Ses fonctions seront indiquées plus bas.
- Fig. 12. Broche qui reçoit le canon de cette détente.
- Fig. 13. Sautoir vu de face et de profil.
- Fig. 14. Levier vu en élévation et de profil, servant à faire tourner la première roue de droite.
- Fig. 15. Style à pointe mobile qu’on engage entre les dents des roues pour amener les chiffres des cadrans sous les lunettes.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- L’instrument, renfermé dans une boîte oblongue en acajou, se compose d une platine supérieure en cuivre A percée de rainures ou fentes curvilignes B correspondant aux roues, et de fenêtres G sous lesquelles on amène les chiffres. Les diverses pièces du mécanisme que nous allons décrire successivement sont montées sur la platine inférieure D ; ces deux platines, qui forment la cage de l’instrument, sont séparées par des piliers.
- Les roues E, fi g. 3 et 4, sont au nombre de huit ; elles portent sur leur circonférence vingt dents, correspondant à un pareil nombre de chiffres marqués sur un cadrân. Au centre de cette roue est fixé un canon F et une pièce de recouvrement G, sur laquelle s’appuie une double came H; cette pièce est séparée par une portée I de la pièce d’arrêt J qui y est attachée par deux vis : de cette manière toutes les pièces sont solidement réunies à la roue, comme on le voit fig. 5 et 6.
- La roue s’adapte par son canon F sur une broche K implantée dans la platine inférieure et consolidée par une rondelle L (fig. 9) vissée à l’extérieur de cette platine. Cette broche forme l’axe autour duquel se meuvent librement la roue et ses cames.
- Des sautoirs M, qui s’engagent dans les intervalles des vingt dents des roués, arrêtent leur mouvement à chaque dent. Ces sautoirs, représentés séparément fig. 13 et composés d’une lame de ressort mince a, sont montés par leur axe b sur la platine inférieure.
- Entre chaque paire de roues se trouve une détente rectangulaire N qu’on voit séparément fig. 11. Sa longue branche porte une petite goupille c; l’autre branche, munie en dessous d’une goupille plus longue d, est terminée par une pièce en équerre e, portant deux goupilles 1, 2, entre lesquelles est prise l’extrémité d’une petite lame de ressort y, dont l’autre bout est fixé sur la pièce g. La détente tourne librement, par son canon 4, sur une broche à vis i fixée dans la platine inférieure, et qu’on voit en élévation fig. 12. ; . ;
- Pour arrêter le mouvement de la détente, un ressort O, pris dans une petite
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- pelote k implantée dans la platine inférieure, s’appuie par son extrémité contre la goupille inférieure d.
- Après avoir décrit les principales pièces de l’instrument, nous allons en faire connaître les fonctions.
- La goupille c de la détente est constamment en contact avec la double came H ; lorsque cette détente se trouve au point le plus rapproché de l’axe delà roue, si l’on fait tourner cette roue de droite a gauche, à chaque dent qui passera la goupille s’éloignera d’un dixième du centre de l’axe ; au neuvième temps elle sera le plus éloignée ; alors, en faisant avancer une nouvelle dent, le ressort O qui s’appuyait contre la goupille d, ne trouvant plus de résistance, par l’effet de la came excentrique, échappe et reprend sa première position. Pendant ce temps le ressort/de la détente est tendu; la roue étant parvenue à la dixième dent, cette tension Cesse, et le ressort reprend sa première position. Si la roue décrit la moitié de sa circonférence, la détente sera en prise pendant neuf temps, et s’échappera au dixième, en poussant la roue suivante d’un dixième. C’est l’imitation de la marche ordinaire du calcul, où l’excédant des unités est transporté sur la colonne des dizaines, celui des dizaines sur les centaines, et ainsi de suite.
- Pour commencer une opération, toutes les roues doivent être amenées à zéro; pour cela on place les goupilles c des détentes N le plus près possible du centre de l’axe de la roue; mais, comme cette opération serait trop longue si l’on agissait sur chaque roue successivement, l’auteur a imaginé un mécanisme qui l’abrège. Ce mécanisme se compose des pièces suivantes.
- La platine inférieure est entaillée de trois rainures curvilignes P sur lesquelles passe une tringle plate Q. Des vis à tête traversant les rainures unissent la tringle à la platine inférieure, de manière qu’elle peut se mouvoir en suivant la courbe que décrivent ces rainures. Sur cette tringle sont fixées, à des intervalles équidistants, des goupilles l qui, lorsqu’on fait mouvoir cette tringle, agissent sur les pièces d’arrêt J, et placent simultanément toutes les roues à 9; en ajoutant alors une unité à la première roue de droite, c’est-à-dire, en faisant tourner cette roue d’un vingtième de sa circonférence , on amène toutes les roues successivement à zéro, et cela avec tant de rapidité que l’œil ne peut suivre ce mouvement.
- Pour diriger la tringle Q dans son mouvement curviligne dans les rainures, elle est unie à une autre tringle plate R adaptée derrière la platine inférieure où elle est retenue par une bride m; cette tringle est munie d’un bouton et porte un petit cran qui la retient dans la bride ; en dégageant la tringle de la bride et la tirant par son bouton, elle entraîne la tringle Q avec laquelle elle est solidaire. '
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- Comme dans un mouvement rapide les roues pourraient faire volant, c’est-à-dire amener par la force des ressorts un chiffre autre que le chiffre 9, ce qui ferait manquer l’opération, M. Roth a disposé pour chaque roue un ressort butoir S qui rend cet accident impossible. Dès que la roue arrive à 9, ce ressort s’appuie contre la pièce d’arrêt J et interdit tout mouvement à la main ; mais, aussitôt qu’on a fait rentrer la tringle R, les goupilles l écartent les ressorts butoirs et rendent à la roue la liberté de ses mouvements.
- Les roues sont munies de cadrans portant une double série de chiffres de zéro à 9 (voy. fig. 3) ; en perçant à travers la platine supérieure des lunettes ou fenêtres C, fig. 1, correspondant aux chiffres des cadrans et dans lesquelles ils apparaissent, on aura le premier élément d’une machine à calcul ou compteur. Pour faire tourner les roues on se sert d’un style à pointe mobile, fig. 15, qu’on engage à travers la rainure dans l’espace ménagé entre les dents de la roue.
- Le mécanisme de l’additionneur est semblable à celui du compteur; mais le levier de ce dernier est remplacé par une bascule T, fig. 14, mobile par son canon n sur une broche fixée sur la platine inférieure. Cette pièce, qui porte deux longues goupilles 3, 4, est retenue par un ressort à boudin o; lorsqu’on l’abaisse, elle fait mouvoir la détente de la première roue de droite.
- Pour se servir de la machine et poser un nombre quelconque de chiffres, il faut d’abord amener tous les cadrans à zéro. A cet effet, on attire à soi le bouton de la tige R; par ce mouvement, la tige se trouve dégagée de la bride qui la retenait; on la fait sortir alors horizontalement, mais sans tirer trop fort, jusqu’à ce que l’on sente de la résistance. Par cette manœuvre, les chiffres qui apparaissent à travers les fenêtres seront des 9, soit 999,999 fr. 99 ; ensuite on repousse la tige dans l’intérieur de l’instrument jusqu’à ce qu’elle soit saisie par la bride, précaution qui est indispensable , et on fait avancer d’une dent la dernière roue de droite; aussitôt apparaissent des zéros sur toute la ligne des fenêtres.
- Si dans cette situation on veut additionner deux nombres, par exemple, 6,107 avec 7,998, on procède de la manière suivante :
- On commence par engager verticalement la pointe du style, fig. 15, dans le cran de la roue des mille correspondant au chiffre 6 ; on conduit ce cran de droite à gauche jusqu’à l’extrémité de la rainure où l’on se trouvera arrêté; on répète la même opération pour le chiffre 1 sur le cadran des centaines, et on passe immédiatement à celui des unités où l’on amène le 7, attendu que la lunette du cadran des dizaines indique déjà le 0; les quatre fenêtres font ainsi apparaître 6,107. Pour ajouter le second nombre, on commence par les chiffres de droite comme dans le calcul ordinaire ; on engage donc le style dans le
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- écluses.
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- cran 8 delà roue des unités, on le fait tourner jusqu’au point d’arrêt, et on amènera le chiffre 5 résultant de l’addition des chiffres 7 et 8 avec retenue d’une unité qui s’ajoute d’elle-même au produit des dizaines; après avoir placé le style dans le cran 9 de la roue des dizaines, on tourne et on amène le zéro premier chiffre du produit de 9 et 1; une nouvelle unité se transporte aussitôt sur la roue des centaines; on place le style dans le cran 9 de cette roue, on tourne et on amène 1 chiffre de droite du nombre 11, provenant de l’addition des chiffres 9 et 1 et de l’unité retenue, qui se transporte de nouveau à la roue des mille qu’on fait tourner en enfonçant le style dans le cran 7; on obtiendra ainsi le chiffre 4, résultat de l’addition du 6 et du 7 et de l’unité retenue, laquelle se transporte finalement sur le cadran des dix mille; on aura de cette manière 14,105, qui est en effet le produit de l’addition des deux nombres.
- Avec un peu d’habitude, cette opération se fera très-promptement et avec une précision telle que jamais le résultat ne peut manquer, à moins qu’on ne se trompe dans la position des chiffres.
- On peut ajouter à un premier nombre tous ceux qu’on voudra, et toujours l’addition exacte se fera en même temps qu’on écrira.
- Quand une addition est terminée et qu’on veut en commencer une autre, on efface tous les chiffres en amenant les cadrans à zéro, comme il a été expliqué plus haut. (D.)
- ÉCLUSES.
- jRapport fait par M. Vauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques, sur les projets présentés par M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, pour la combinaison de son système de barrages mobiles, avec de grandes écluses a sas de 20 mètres d’ouverture, et de larges passes, aussi de 20 mètres d ouverture , à déboucher instantanément dans ses barrages.
- M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, a présenté à la Société d’encouragement des mémoires, des dessins, des procès-verbaux d’expériences et un modèle ayant pour objet la description des barrages mobiles qu’il a inventés et perfectionnés dans le service de la canalisation de la rivière de l’Ile, dont il est chargé.
- Le comité des arts mécaniques a fait sur ce système un rapport dont le conseil d’administration a approuvé les conclusions dans la séance du 12 avril 1843. ( Voy. Bulletin de la Société, cahier de juin 1843, p. 225.) Quarante-deuxième année. Septembre 1843.
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- M. Thénard a soumis plus récemment à la Société des projets qu’il a conçus pour donner une plus grande extension à l’application de son système, et qui consistent à aeeoler, à des barrages ayant hausses et contre-hausses, une écluse à sas de grande largeur, 20 mètres par exemple. Il établit la manœuvre des écluses au moyen de trois rangs de portes qui tournent sur des axes horizontaux fixés en contre-bas du radier. >
- Il peut ainsi soutenir à volonté les eaux dans l’écluse, ou au niveau supérieur de la retenue, ou à celui du bief inférieur.
- Il place en amont un rang de portes installées, comme ce qu’il appelle contre-hausses, dans ses barrages; en aval du sas, il place deux autres rangs de portes parallèles et rapprochées qui ont le même jeu que les contre-hausses et les hausses de ses barrages. ,
- Pour faire passer des bateaux du bief supérieur dans le bief inférieur, les contre-hausses d’amont étant relevées, il forme retenue en aval du sas au moyen des portes, hausses et contre-hausses. Les bateaux entrent dans le sas dès que les contre-hausses d’amont sont abattues ; on les relève ensuite ; on couche celles d’aval, et l’on fait basculer les hausses d’aval. L’eau du sas s’abaisse au niveau du bief inférieur, et les bateaux sortent.
- Pour faire passer des bateaux du bief inférieur dans le bief supérieur, il les fait entrer dans le sas, les portes d’amont étant levées ; il relève alors les contre-hausses d’aval et remplit le sas au moyen de ventelles pratiquées sur celles d’amont. Quand le niveau entre les deux biefs est établi, il recouche les portes d’amont, et les bateaux sortent de ce côté.
- M. Thénard fait aussi remarquer qu’il peut ouvrir à volonté, dans ses barrages, des pertuis de 20 mètres de largeur, pour laisser franchir leur emplacement par les bateaux descendants, qui n’éprouveraient aucun temps d’arrêt. Il est certain que leur disposition permet des ouvertures partielles momentanées de ce genre, pour donner passage aux bateaux, lorsque la cataracte produite par la chute existant du bief supérieur sur le bief inférieur est suffisamment effacée et devient franchissable par l’effet de l’allongement de la nappe d’écoulement des eaux.
- M. Thénard assure que toutes les manœuvres se feront avec une grande promptitude, et que 40 à 50 secondes suffiraient pour le passage d’un bateau à travers un sas.
- Les pertuis à déboucher dans un barrage et à reboucher n’entraîneraient aucun emploi de temps de la part des bateaux descendants. :
- Le remplissage ou la vidange des sas auraient besoin d’un temps plus long que ne le suppose M. Thénard y mais qui cependant ne serait pas considéra-
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- ble. Dans un état favorable du débit de la rivière, on pourrait coucher toutes les portes et faire remplir au sas l’office d’un simple pertuis.
- Les idées de M. Thénard sont exprimées au moyen d’un croquis de plan coté, accompagné d’une légende. .... . .. '
- Le comité des arts mécaniques considère ces idées comme méritant d’être étudiées en détail; il reconnaît que le succès de leur application en grand serait d’un véritable intérêt pour la navigation des rivières.
- En conséquence, et en maintenant les réserves que renferme son rapport en date du 1 2 avril 1 843, il regarde comme utile d’insérer dans le Bulletin de la Société le présent rapport, avec le croquis de plan et la légende de M. Thénard, pour servir de complément aux développements du système, dont la ^publication a précédemment été décidée.
- Signé C. Vauvilliers, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 12 juillet 1843. ,
- Description des barrages mobiles avec écluse à sas de 2.0 mètres d’ouverture ; par M. Thénard.
- PL 904. Plan général du système.
- a b, barrage mobile s’appuyant d’un côté contre le bajoyer de l’écluse , et de l’autre contre la culée. Ce barrage, à portes d’aval et d’amont , rachète une chute d’un mètre ayant elle-même 2m.50 de hauteur, et faisant gonfler les eaux de 2 mètres au-dessus de l’étiage.
- c, bajoyer du large de l’écluse à sas, de 20 mètres de largeur sur 30 mètres de longueur.
- d, lignes de portes d’amont.
- e, barrage mobile avec deux lignes de portes parallèles.
- /, guideau d’amont.
- g-, guideau d’aval.
- h, i, Æ, trois culées.
- I, m, perrés revêtant les deux rives en forme de pavé sur le talus de 2 de base pour 1 de hauteur.
- 72, 0, P, q, rives revêtues d’enrochements de gros moellons mêlés de gros graviers sur le même talus.
- r, bateau descendant qui va passer dans la brèche s t des portes d’aval ouvertes en 8 ou 10 secondes, puis refermées dans le même temps pâr les portes d’amont correspondantes à st.
- Si un autre bateau descendant se présente pour passer après que cette brèche a été refermée, on lui ouvre une autre brèche de 20 mètres u s à côté
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- de s t; on pourrait même en ouvrir une troisième entre les points t et b.
- v, bateau montant qui va entrer dans l’écluse à sas dont les portes d’amont d sont seules debout, les deux lignes des portes e étant couchées.
- Aussitôt que la corde xy de ce bateau est attachée à un poteau d’amarre, on ouvre facilement et promptement dans chacune des portes d, armées d’un petit pont de service fixe et qui soutiennent la chute de l’eau, un clapet inférieur tournant autour d’un axe horizontal supérieur. Le loquet de ce clapet est décroché par le jeu d’une barre de fer longitudinale inférieure qui court sur le radier dans toute sa longueur, immédiatement en aval de ces portes. Le courant s’établit dans l’ouverture de ce clapet soulevé par la pression de l’eau, et lève les portes d’amont de la ligne double e, après quoi le sas de l’écluse se remplit de manière que les portes dr, ayant la tête un peu inclinée vers l’amont, retombent au fond de l’eau et se couchent lorsque le bateau reprend sa marche après un temps d’arrêt de 40 à 50 secondes environ.
- Dans cette situation, un bateau descendant qui ne serait pas animé d’assez de vitesse pour passer dans la brèche s t sans se mettre en travers entrerait dans l’écluse ; on lèverait des clapets dans les portes d’amont de la ligne d’aval e qui seraient debout, et le courant relèverait celles d’amont d dont les clapets se seraient loquetés d’eux-mêmes par leur propre poids; puis, le courant étant arrêté, l’écluse se viderait promptement, et les portes d’aval e se recoucheraient et se loquèteraient d’elles-mêmes, de manière que le bateau descendant ne les soulevât point par son flot antérieur ; mais, pour tous les passages des bateaux montants, les portes d’amont d et e ne se loquèteraient point, leurs barres de fer étant portées à l’extrémité de leur amplitude de mouvement possible.
- Ainsi, en descendant, les bateaux passeraient sans s’arrêter, et, en montant, ils s’arrêteraient pendant une minute.
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- Rapport fait par M. Amédee Durand , au nom du comité des arts mécaniques, sur la fabrication des cuivres estampés de M. Fugère, rue Amelot, 52. <
- Il y a treize ans que les premiers travaux d’estampage de M. Fugère ont été présentés à la Société d’encouragement et récompensés par l’une de ses médailles d’argent sur le rapport fait au nom du comité des arts mécaniques (1). H y a quatre ans que le comité des arts économiques, chargé d’examiner ses produits nouveaux et de les apprécier sous le point de vue de leur application
- (1) Yoyez Bulletin de la Société, 30* année (1831), p. 72 et 266.
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- à la décoration architecturale, domestique et mobilière, vous fit un rapport entièrement favorable (1'. C’est sous la recommandation de ces précédents que M. Fugère se représente devant la Société, rappelant le témoignage rendu de ses succès en 1830 et tenant à justifier par la preuve de leur réalisation les espérances consignées dans ce rapport.
- On y lisait : « Cette entreprisep résente les caractères d’une industrie nouvelle, illimitée dans ses ressources et susceptible d’une extension immense. » C’est d’après l’ordre d’idées présenté par ces mots que nous tâcherons de rendre compte des produits exposés aujourd’hui devant vous.
- L’art de l’estampage, porté au degré de puissance qu’attestent les grandes dimensions et les effets vigoureux de ces objets, est sans doute une industrie nouvelle; mais, pour qu’elle ait un avenir assuré et se fonde ainsi des droits aux premières récompenses de la Société, il faut qu’elle réponde à des besoins réels et étendus, et de plus qu’elle n’ait pas à craindre que des industries similaires à différents degrés puissent satisfaire ces besoins à des conditions plus avantageuses; il faut enfin qu’elle soit une industrie à part, ayant ses caractères distincts. Tel est l’objet de l’examen dans lequel nous allons entrer.
- En première ligne se présente l’industrie ou l’art de fabriquer les bronzes ; comparé commercialement à l’estampage, cet art ne peut qu’être l’objet d’une mention, car la quantité de matière qu’il emploie, la consommation de temps inévitable dans ses procédés, surtout pour produire â grand nombre, lui interdiraient seules toute concurrence, sans que son haut caractère de supériorité artistique pût toutefois en recevoir aucune atteinte. Un art nouveau encore, la galvanoplastie, dont les résultats ont par leur merveilleuse et irréprochable exactitude satisfait entièrement, chez les artistes, des désirs qu’on devait croire à jamais irréalisables, ne pourra évidemment en aucun temps envahir le terrain qu’occupe aujourd’hui l’estampage; le temps qui lui est nécessaire, la quantité ainsi que le haut prix des matériaux qu’elle emploie le lui ferment à toujours. La fonte de fer, par son prix comparativement élevé et son poids inévitable, ne pourra jamais, malgré sa supériorité incontestable sous quelques rapports particuliers, faire une concurrence fatale à l’estampage.
- Ainsi donc, celui-ci est certain de voir ses produits employés préférablement à tous autres là où il faudra, avec le moins de temps, d’argent et de poids, produire ces ornements à surfaces métalliques et achevées qui se prêtent si bien à l’application de la peinture et de la dorure ; cette industrie a donc une existence assurée.
- Nous passerons maintenant à l’examen de ses procédés.
- (1) Yov. Bulletin de la Société, 38e année (1839), p. 173 et 210.
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- Dès 1830 ainsi que nous venons de le rappeler, l’art de l’estampage se présentait à votre comité des arts mécaniques comme un art illimité dans ses ressources; quelques mots sur les procédés qu’il a conquis justifieront cette prévision. Tout le monde sait que, pour transformer en un objet donné de sculpture une feuille plane de cuivre, c’est de sa malléabilité qu’on obtient ce résultat. La malléabilité, c’est la propriété que possède le métal de s’étendre et de s’accourcir; mais ces deux effets, même avec l’auxiliaire des recuits, ne peuvent s’obtenir que dans des conditions de progression dont on ne peut franchir les limites sans s’exposer à voir le métal se déchirer dans quelques parties, et dans d’autres se plisser, comme le fait un papier à filtre placé dans un entonnoir. Pour maîtriser ces deux effets, la pensée concevrait l’idée d’un moule dont les formes se prononceraient progressivement et proportionnellement, et arriveraient ainsi à ces beaux reliefs de sculpture à fortes saillies que vous avez sous les yeux; mais un tel moule est irréalisable dans l’état actuel de notre industrie; c’est à des équivalents que l’estampage a eu recours. Voici en quoi ils consistent : un moule en fonte de fer est placé sur le tas du mouton; on sait que le poinçon qui entre dans ce moule est un morceau de plomb qui y a été coulé; rien n’est plus simple que d’atténuer, avec un outil, les saillies de ce poinçon, trop fortes pour qu’elles ne déchirent pas la feuille de cuivre; mais d’un autre côté les creux du moule correspondant à ces saillies n’offrant plus au glissement sur elles-mêmes des molécules du plomb, qui forme le poinçon, une résistance suffisante, la feuille de cuivre se trouverait sollicitée à l’extension dans des proportions qui dépasseraient ses limites de malléabilité. Pour obvier à cet inconvénient., on a encore recours au plomb et on en verse en fusion dans les creux du moule dont on redoute la trop grande profondeur, pour le commencement de l'opération. On voit dès lors que progressivement les creux du moule arriveront à présenter à la feuille en estampage toute leur profondeur par la substitution de nouveaux morceaux de plomb graduellement moins épais, et finalement par leur suppression. Les moyens qui viennent d’être indiqués, et qui sont fondamentaux dans cette industrie, ne sont pas les seuls employés, et, sans parler encore de celui de tous qui mérite au plus haut point d’être signalé en raison de son importance et de sa nouveauté, nous dirons qu’un auxiliaire est fourni au plomb par le cuivre lui-même qu’il est destiné à façonner.
- Ces combinaisons de plomb coulé, atténué dans sa forme et frappé au mouton, ne satisferaient pas à la condition essentielle d’une fabrication industrielle, la célérité. 11 a fallu recourir à un moyen plus économique de rendre la résistance du cuivre décroissante à mesure que deviennent plus petits les détails des surfaces non encore façonnées; pour cela on commence par placer sous le mouton plusieurs feuilles superposées, puis on en diminue le nombre;
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- puis encore on a recours à un autre moyen pour augmenter partiellement la résistance du métal dans les places où les ruptures sont le plus à craindre; il réside dans la superposition momentané© de quelques morceaux de feuilles de cuivre. Ces doublures, qui n’ont quelquefois que des dimensions très-restreintes, ont reçu le nom de chemisesy elles ont pour effet d’opposer une résistance efficace à ces déchirures, et de former une transition indispensable pour obtenir certains détails de relief auxquels le métal se refuserait de prime abord.
- Ce que nous avons dit des effets obtenus dans l’industrie de l’estampage, de la plasticité du plomb, serait incomplet si nous ne parlions de l’application fort remarquable qu’on en a faite pour assembler le poinçon de plomb avec le mouton, qui est en fonte de fer, et l’y fixer de la manière la plus solide. Ici point de vis de pression ni de clef/ ni aucun de ces moyens qu’on emploie avec les matières résistantes; le plomb s’y refuse; ce n’est pâs trop de le saisir par toute l’étendue de surface que les besoins du travail laissent disponible. Voici ce qui a lieu : le mouton, qui, comme nous venons de le dire, est en fonte de fer, a sa partie inférieure terminée par une surface plane; cette surface reçoit, au moyen du tour, des rainures circulaires concentriques plus larges au fond qu’à l’entrée et présentant ainsi la partie creuse de l’assemblage nommé queue-d’aronde; pour compléter cet assemblage, il suffit de laisser tomber le mouton sur le plomb coulé dans le moule et refroidi pour que, par la plasticité de ce métal, la seconde moitié de l’assemblage soit produite et que des languettes circulaires à queue-d’aronde viennent se mouler dans les rainures indiquées précédemment. Si un seul coup de mouton suffit à produire cet assemblage, on conçoit que tous ceux qui lui succèdent ne font que le consolider.
- Tout ce que nous venons de dire se rapporte aux principes fondamentaux de l’industrie de l’estampage et ne dépasse pas ce que peut produire une seule matrice, si étendue qu’elle soit; cependant on obtient aujourd’hui des bandes d’ornements d’une longueur indéfinie et de forme variée dans leur étendue. Ce résultat mérite d’autant plus d’être remarqué qu’il n’est atteint que par des transitions dans le travail qui, au début, ont présenté de sérieuses difficultés. 11 s’agissait d’obtenir qu’alors qu’une partie du cuivre s’estampait, celle qui devait à son tour venir recevoir sa forme dans la même matrice ou une toute autre différente reçût en même temps une ébauche qui lui ménageât un rapport, un lien avec celle qui s’exécutait ; c’est par un système d’enchevêtrures assez délicates à régler, entre les ornements et les matrices, qu’on parvient à obtenir ces bas-reliefs, ces longues frises qui ne présentent de solution de continuité ni dans le métal ni dans sa forme. Ces enchevêtrures n’ont pas-lieu seulement dans la longueur de la pièce estampée, elles sont quelquefois
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- nécessaires dans sa largeur, et c'est pour les obtenir que M. Fugère a, ainsi que le consigne le rapport du comité des arts économiques, imaginé de dévier les barres de ses moutons en les coudant à leurs bases, afin de donner à la matrice la latitude nécessaire pour se déplacer suivant le travers des pièces qu’il exécute.
- Cet aperçu peut donner une idée du système que suit l’estampage, mais ne peut nullement mettre sur la voie du moyen éminemment remarquable, de l’expédient tout à fait imprévu qui est employé dans cette industrie pour donner à ses produits une netteté qui peut arriver jusqu’à présenter l’aspect que donne aux médailles l’action du balancier. L’expérience avait prouvé que, quel que fût le poids des moutons, quelque répétés que fussent leurs coups, la feuille de cuivre poussée dans les détails de la matrice par le poiuçon en plomb ne pouvait en reproduire toute la finesse et toute la fermeté. Il s’agissait donc de découvrir une matière propre à fabriquer un poinçon qu’on retrouvât toujours le même à tel nombre que pussent s’élever les coups de mouton et quelque variées que fussent les formes qu’il aurait à produire. C’est ici le lieu de signaler particulièrement celte puissance infinie que révèlent si fréquemment les explorations industrielles, et qui réside dans l’observation des phénomènes de la nature que certains hommes savent faire avec une sagacité si profonde, et qui non-seulement leur tient lieu de science, mais souvent la précède. Le poinçon dont nous venons d’indiquer les principales conditions et qui les remplit avec la plus complète exactitude est l’eau. Nous regrettons vivement que nos recherches n’aient pu nous mettre à même de connaître celui qui, le premier, voyant le poinçon de plomb en quelque sorte las et manquant du dernier degré de ductilité nécessaire pour imprimer la feuille de cuivre dans les détails les plus délicats de la matrice, eut l’idée de construire une espèce de poinçon d’eau dont la fluidité compléta ce qu’il demandait vainement à la plasticité du plomb. En effet, il suffit, et cela est devenu un procédé usuel, de verser un peu d’eau sur la feuille de cuivre à bout d’estampage par le plomb, pour qu’aussilôt cette eau, comprimée par le poinçon qui la frappe, pousse le cuivre dans les détails les plus délicats de la matrice et lui donne presque entièrement l’aspect qu’on ne croyait pouvoir attendre que du balancier.
- L’application de moyens aussi efficaces, secondée de toute cette intelligence industrielle et de tout cet enthousiasme d’artiste qui animent les travaux de M. Fugère, a eu les résultats les plus frappants. Toujours placé à la tête de cette industrie, il en a élevé les produits jusqu’à la hauteur des hauts ornements de l’architecture monumentale; c’est ainsi que le Théâtre Italien offre, dans la construction de sa première galerie, une rampe composée de consoles
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- TOURS.
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- que, malgré leur grande dimension et le relief de leurs formes, l’estampage a pu produire; d’autres salles de la capitale lui doivent des parties importantes de leur décoration. Là ne se sont point bornés les succès de M. Fugère, et Lisbonne est venue prendre à la même source l’ornementation d’un nouveau théâtre où elle fait reproduire la rampe de notre salle des Italiens.
- La décoralion sévère de nos temples a admis les produits de cet habile industriel, et, sous la direction de M. Debret, de l’Institut, la cathédrale de Saint-Denis lui en a fourni d’heureuses applications. Quant aux objets consacrés au culte et dans lesquels la légèreté et l’absence de grande valeur intrinsèque, unies à une grande pompe de formes, sont des conditions très-importan tes, l’estampage tel qu’il vient d’être décrit est d’une utilité de premier ordre ; aussi la fabrication s’en développe-t-elle avec une grande rapidité.
- Par suite des considérations qui ressortent de l’exposé qui précède, le comité des arts mécaniques charge son rapporteur de soumettre au conseil la proposition de transmettre à M. Fugère le témoignage de la satisfaction de la Société, et en outre d’insérer le présent rapport au Bulletin.
- Signé Amédee Durand, rapporteur. Approuvé en séance, le 9 août 1843.
- Dans sa séance générale du 6 septembre 1843 , la Société a décerné une médaille de platine à M. Fugère. ( Voy. Bulletin d’août dernier, p. 344.)
- TOURS.
- Description d’un gros tour a chèvre articulée pour le montage des pièces de grandes dimensions, employé dans les ateliers de M. Saulnier aîné, rue S a i n t-Am bro is e-Popinco urt.s 5.
- Lorsque dans les ateliers de construction il est nécessaire de tourner et d’aléser des pièces de grandes dimensions, telles que des cylindres de machines à vapeur, des roues d’engrenage, etc., on les monte ordinairement à l’aide d’une poulie attachée à la charpente et sur laquelle passe une corde qui soutient la pièce et l’amène au-dessus du tour; mais ce moyen ne permettant pas de régler d’une manière invariable la position de la pièce, avant de la fixer sur le plateau, M. Saulnier aîné, habile constructeur, a imaginé de le remplacer par une chèvre articulée qui, adaptée au banc du tour, peut prendre diverses inclinaisons pour amener la pièce sans secousses et sans balancement directement au-dessus de l’endroit destiné à la recevoir.
- Le tour en lui-même n’a rien de particulier dans sa construction ; il se distingue cependant par ses fortes dimensions et par une disposition qui Quarante-deuxième année. Septembre 1843. 57
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- ARTS MÉCANIQUES.
- permet de faire tourner la grande vis qui dirige la course du chariot du porte-outil, à l’aide des communications de mouvement établies par la machine à vapeur, au lieu de la faire tourner par une manivelle.
- M. Saulnier ayant présenté à la Société d’encouragement un dessin représentant la nouvelle disposition de son tour, elle a décidé qu’il serait gravé et publié dans le Bulletin.
- Une simple explication des figures suffira pour en donner une idée suffisamment exacte.
- PL 905, fi g. 1. Élévation longitudinale du tour muni de sa chèvre; ce tour sert à aléser et à tourner en même temps.
- Fig. 2. Le même, vu en plan.
- Fig. 3. Élévation latérale.
- Fig. 4. Banc du chariot du porte-outil, vu en élévation.
- Fig. 5. Le même, vu en plan.
- Fig. 6. Extrémité du banc montrant la disposition qui communique le mouvement à la grande vis.
- Ces trois dernières figures sont dessinées sur une plus grande échelle.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- «, maçonnerie sur laquelle est établi le tour, b, arbre du tour, c c , paliers sur lesquels tourne cet arbre, d, grand plateau circulaire solidement monté sur le nez de l’arbre, et percé de mortaises pour recevoir des tenons qui servent à fixer la pièce à tourner et à aléser. Ce plateau, denté à sa circonférence , est mené par un pignon e, adapté à l’extrémité de l’arbre f. L’autre extrémité de cet arbre porte une poulie g, sur laquelle passe la courroie qui communique le mouvement.
- 7?, chèvre composée de deux montants qui pivotent sur des patins 7, fixés sur la maçonnerie, et sont consolidés par des traverses k en forme de croix de Saint-André. Ces montants se réunissent par le haut, où ils sont traversés par un axe portant une forte poulie /, sur laquelle passe la corde qui tient la pièce suspendue. L’autre bout de cette corde est enveloppé sur un treuil m muni d’une roue dentée n commandée par un pignon qu’on manœuvre à l’aide d’une manivelle o.
- p, arc-boutant de la chèvre, fourchu à sa partie supérieure et terminé à sa partie inférieure par une chape q , dans laquelle passent deux fortes vis r, dont Tune à filets taillés de droite à gauche fait corps avec l’arc-boutant, et dont l’autre, filetée en sens opposé, est taillée sur un levier à deux bras s pivotant sur des patins l. Ces vis passent dans des écrous correspondants de la chape; l’une d’elles est munie de bras de manivelles sf, que l’ouvrier fait tourner pour allonger ou diminuer l’arc-boutant, ce qui produit l’inclinaison
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- CONSTRUCTIONS.
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- ou le redressement de la chèvre. Ainsi la pièce à tourner ou à aléser étant élevée par le treuil au-dessus du plateau o?, on fait incliner la chèvre en allongeant son arc-boutant, et la pièce est amenée sans secousse et sans balancement contre la face de ce plateau, où elle est ensuite attachée à l’aide de tenons, manoeuvre qui est aussi prompte que facile.
- t\ banc de l’alésoir et du chariot porte-outil glissant dans des coulisses u u fixées sur la maçonnerie v.
- x, arbre de l’alésoir auquel on attache l’outil destiné à percer des trous dans la pièce montée sur le plateau d; il glisse dans les poupées y y et est poussé en avant au moyen de la poulie z dont l’axe réuni à l’arbre par deux tenons est fileté sur une partie de sa longueur et passe dans un écrou. Il résulte de cette disposition qu’indépendamment du mouvement latéral que prend l’alésoir en cheminant avec son banc sur les coulisses u u, il est constamment pressé contre la pièce à travailler.
- a’y chariot du porte-outil qui prend un mouvement de translation le long du banc t' par l’intermédiaire d’une longue vis h' passant dans un écrou adapté sous le chariot. Cette vis tourne, soit à l’aide d’une manivelle qu’on a chaussée sur son carré c', comme on le voit fîg. 5, ou plus simplement par une roue dentée d'montée à son extrémité, et qui est menée par une vis sans fin e', dont l’axe est muni d’une poulie f\ sur laquelle passe la courroie. ( Hoy. fig. 6.)
- g', porte-outil dont le talon taillé en queue-d’aronde glisse dans une rainure correspondante du chariot a!, à l’aide d’une vis A' qu’on fait tourner à la main. Par ce moyen, le burin ï est constamment tenu appuyé contre la pièce à travailler.
- k'y plateau percé de mortaises qui reçoivent des tenons serrés par des écrous pour arrêter solidement le chariot du porte-outil lorsque sa position a été déterminée. (D.)
- CONSTRUCTIONS.
- Description d’une charpente en fonte de fer construite pour la toiture des ateliers et magasins de M. Hallette, ingénieur-mécanicien à Arras.
- Après avoir eu, en 1837, la plus grande partie de son établissement détruite par un incendie , M. Hallette , pour se soustraire à un pareil désastre, conçut le projet de construire en fonte de fer la charpente des bâtiments de ses ateliers et magasins.
- A cet effet, il essaya d’abord de construire une ferme destinée à couvrir un atelier de 12 mètres de largeur, et il la composa de trois pièces en fonte dont
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- les sections perpendiculaires présentent une croix. Un tirant en fer qui règne dans toute la longueur de la ferme est supporté par des barres de fer rond qui passent au-dessus de la ferme et dont la partie milieu, formant plaque, se trouve enfermée entre deux semelles en fonte servant à assembler les arbalétriers. Entre les deux supports, les tirants de ferme sont encore soutenus par deux autres -barres de fer plat qui, après les avoir enveloppés par le bas , se replient sur elles-mêmes pour être fixées à l’arbalétrier au moyen d’un boulon.
- Le montage de ces fermes est très-facile. Elles sont assemblées entièrement à terre dans la même position qu’elles occupent sur le mur; ensuite on les élève jusqu’à la hauteur voulue à l’aide de la corde d’une grande chèvre, puis on les descend sur les sablières, de manière à donner à toutes la même flèche et le même alignement. Quand deux fermes sont placées bien parallèlement, on les unit entre elles au moyen de trois chevrons dont les extrémités, reployées d’équerre, entrent dans des encoches pratiquées au sommet des fermes. Sur ces chevrons on fixe une volige destinée à recevoir la couverture en zinc.
- Ces fermes pèsent tout assemblées 670 kil. Soumises à des épreuves rigoureuses, elles ont résisté à des charges considérables sans avoir éprouvé la moindre altération.
- Encouragé par le résultat de cette première tentative, M. Hallette n’a pas hésité à employer ce mode de charpente pour couvrir des ateliers de 15 mèt. de largeur dans œuvre pour les parties droites, et de 22 mèt. pour les fermes en diagonale des parties en retour.
- Les fermes de 16 mèt. d’envergure qui couvrent les parties droites de ces ateliers, et qu’on voit en élévation et en coupe, fig. 7 et 8, sont composées de quatre pièces a a, deux pour chaque arbalétrier; ceux-ci sont formés d’une lame verticale fortifiée par deux lames formant équerre.
- Les tirants b, en bon fer corroyé rond, sont d’une seule pièce taraudée par les deux bouts; des écrous logés dans une entaille pratiquée dans la douille qui termine les arbalétriers servent à tendre le tirant.
- La jonction des parties qui se raccordent à angle droit avec la portion principale des ateliers a nécessité des fermes doubles, fig. 0 et 10, placées en diagonale, et ayant une envergure de plus de 22 mètres. Les quatre arbalétriers s’assemblent sur un poinçon octogonal d en fonte.
- La longueur totale de chaque arbalétrier a est de 11m.20 ; la partie supérieure de e en/a 5 mèt., celle de^/"en g 6m.20. Ces arbalétriers sont formés, comme ceux des autres fermes , d’une lame verticale dont la partie vers le poinçon est évidée afin de compenser son élargissement et diminuer son poids.
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- ARTS CHIMIQUES.
- PAPIER,
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- Deux lames d’équerre avec la lame verticale la roidissent comme dans les autres fermes ; la lame supérieure porte les chevrons en fer i.
- Les tirants b sont renflés vers la partie taraudée; l’une de leurs extrémités est solidement attachée au poinçon d par des écrous et des contre-écrous ; l’autre à l’extrémité inférieure de l’arbalétrier par un écrou percé de trous à sa circonférence et logé dans une entaille qui traverse la douille cylindrique qui termine l’arbalétrier. C’est par l’intermédiaire de ces écrous que l’on règle la tension des tirants quand on les pose. Pour accorder facilement une force considérable à un poinçon faisant clef, les quatre principaux arbalétriers sont disposés comme nous venons de le dire. M. Hallette ne les a jamais soumis à des épreuves qui pussent s’évaluer à plus de 10,000 kilog.; mais ils supporteraient un poids double sans fléchir.
- Les fermes pèsent environ \ ,173 kii., y compris le tirant et les étriers h qui le soutiennent. La ferme diagonale, composée de son poinçon et des quatre arbalétriers, avec les tirants, étriers, etc., pèse 4,379 kil. La dépense, surtout pour la grande ferme d’angle, est bien moindre que ce que coûterait une charpente en bois de chêne bien assemblée.
- Ce système de toiture, remarquable par sa légèreté, sa hardiesse et sa simplicité , et qui a l’avantage d’être incombustible, conviendrait pour les magasins, les salles d’armes, etc. M. Hallette P a employé à couvrir des ateliers qui occupent une surface de près de 25 ares; il pense qu’il serait possible de l’appliquer à des manèges de 33 à 34 mètres de large sur telle longueur que l’on voudra, en les entourant de galeries de 22 mètres de large dont les supports seraient des colonnes de fonte placées de distance en distance.
- La grande difficulté à vaincre, dans des constructions de ce genre, consiste à placer les métaux dans les conditions les plus favorables à leur maximum de résistance, c’est-à-dire celle de pression pour la fonte, et celle de cohésion pour le fer forgé ou laminé. (D.)
- ARTS CHIMIQUES. — papier.
- Rapport fait par M. Chevallier, au nom du comité des arts chimiques _, sur la fabrique de papier verré et émerisé de M. Frëmy, et sur un mémoire adressé par ce fabricant a la Société d’encouragement.
- Messieurs, vous avez chargé le comité des arts chimiques de visiter la fabrique de papier verré de M. Frémy, située rue Beautreillis, \ 3, et de vous
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- ARTS CHIMIQUES.
- rendre compte d’on mémoire que ce fabricant vous a adressé; nous venons remplir la mission qui nous a été confiée.
- L’examen du’mémoire qui vous a été remis nous a paru présenter de l'importance; en effet, dans ce mémoire l’auteur décrit l’industrie qu’il exerce de manière à nous faire connaître un art qui n’est point décrit dans les ouvrages de technologie les plus récemment publiés. M. Frémj, après avoir fait l’historique de la fabrication première du papier verré, fait connaître les procédés à l’aide desquels on peut obtenir ce papier : il traite 1° de la nature de ce papier et de ses emplois; 2° de la dimension des feuilles, de la qualité et du choix du papier; 3° du choix de la colle employée à sa confection; 4° du choix des poudres nécessaires pour le préparer; 5° de l’apprêt du papier; 6° de l’apprêt des poudres; 7° de la fabrication de la colle; 8° de la préparation du papier verré, de son étendage, de son séchage, soit en été, soit en hiver; 9° du deuxième encollage que l’on doit donner au papier; 10° enfin des opérations que l’on fait subir à ce produit pour le détendre, le redresser, le couper, le marquer, le comptery toutes ces descriptions sont simples, faciles à comprendre et susceptibles d’être mises en pratique. En résumé, le mémoire de M. Frémy est une description fidèle de l’art de préparer le papier recouvert de verre et d’émeri.
- L’examen du mémoire étant fait, vos commissaires ont du visiter la fabrique de M. Frémj, et ils ont vu mettre en pratique les opérations décrites dans le travail qui vous a été soumis. Par suite de cette visite, ils ont reconnu 1° que l’on prépare deux sortes de papiers, l’un qui est confectionné avec de vieux papiers forts, papiers à registre, l’autre avec du papier colorié en bleu dans la pâte ; que ces papiers sont, les uns, recouverts de poudre de verre et de sable , les autres de poudre d’émeri naturel ou artificiel; 2° que le choix du papier est d’une certaine importance, par la raison qu’il est indispensable que le papier soit souple et flexible, pour qu’il puisse se plier dans tous les sens sans se déchirer, parce que les papiers qui ont subi l’impression présentent des parties imprimées à l’encre grasse , parties qui ne sont pas susceptibles de prendre la colle, de façon que telle partie est garnie de la colle et de la poudre destinée à polir, tandis que telle autre ne l’est pas ; parce que ces registres présentent, par suité de négligence, des taches dues à des matières grasses, taches qui produisent les mêmes inconvénients; parce que ces papiers ont été battus et prennent la colle avec difficulté; enfin parce que ces papiers, souvent exposés à l’humidité, ont moisi et ne prennent l’encollage qu’avec difficulté ; 3° que le bon choix de la colle est aussi une des nécessités de la profession. M. Frémj a si bien senti cette nécessité, qu’il prépare lui-même dans ses ateliers la colle qu’il emploie; celle-ci est préparée avec les débris de peaux
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- de lapins et de lièvres; 4° que le choix des poudres doit fixer l’attention du fabricant, par la raison que le papier qui doit agir sur des corps tendres doit être fabriqué avec des poudres qui participent tout à la fois du verre pilé et du sable. Le sable est destiné à empêcher Faction trop vive du verre.
- La finesse des poudres a aussi attiré l’attention du fabricant. M. Frémj a reconnu que pour le papier employé dans Fébénisterie, papier fabriqué avec le sable et le verre, il fallait que la poudre du verre fût plus fine que celle du sable et que la poudre de grès fût prédominante à la surface du papier, par la raison qu’elle adoucit le frottement et empêche le verre de rayer.
- M. Frémj, qui prépare aussi les papiers d’émeri, a vu que le papier préparé avec l’émeri naturel, l’émeri vrai est préférable à celui qu’on prépare avec l’émeri factice, tiré des scories de fer; il indique les moyens de reconnaître les papiers faits avec ces deux sortes d’émeri. 5° Vos commissaires ont vu avec, intérêt le soin avec lequel M. Frémj fait choisir le verre qui doit servir à la fabrication du papier verré ; ce fabricant, guidé par la pratique, fait trier les verres qui doivent être pulvérisés, rejetant les verres provenant de bouteilles qui ont contenu de l’huile , des essences, faisant mettre de côté les goulots des bouteilles qui sont enduits de goudron , de cire, toutes ces substances étrangères étant nuisibles à la confection du papier de verre de bonne qualité.
- Les substances pulvérisées doivent être blutées, pour séparer les parties les plus ténues de celles qui le sont moins. M. Frémj fait usage, dans ce cas, d’un blutoir ayant la forme cylindrique ; ce blutoir est formé de toiles de différents numéros ; ces toiles sont disposées de façon que la toile la plus serrée, qui doit donner la poudre la plus ténue, se trouve à la partie la plus élevée du cylindre , et celle qui doit donner la plus grosse à la partie inférieure. 6° M. Frémj nous a fait voir le local où il fabriquait la colle qu’il emploie, et il a, dans son mémoire, décrit toutes les phases de l’opération de manière à rendre pratique ses procédés.
- 7° Passant ensuite dans d’autres ateliers, nous avons suivi les manipulations à l’aide desquelles on fixe le verre, l’émeri, le grès sur le papier ; nous avons reconnu que d’abord on recouvre le papier à l’aide d’une brosse d’une couche de colle chaude et convenablement liquide, que sur ce papier, qui est encollé diversement selon la finesse des produits qu’on veut préparer, on répand une couche de la poudre à fixer en se servant d’une passoire et en ayant soin d’en recouvrir toute la feuille ; la feuille ainsi recouverte de poudre est secouée légèrement pour faire tomber la portion de poudre qui n’a pas été fixée par l’encollage; le papier ainsi préparé est étendu sur des cordes : ce papier, lorsqu’il est séché, est redressé, puis il reçoit une
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- deuxième couche de colle qui sert à fixer la poudre qui sans cela n’adhérerait pas d’une manière convenable au papier; le papier ainsi encollé est séché, redressé, coupé, marqué, compté, soumis à la presse, et porté dans les magasins pour être livré au commerce. 8° Le séchage du papier a fixé l’attention des membres du comité des arts chimiques, parce que ce séchage a une influence marquép sur la qualité des papiers à polir : en effet, s’il est séché trop promptement, il devient roide et cassant ; s’il est séché trop lentement, la colle s’altère, la poudre se détache alors facilement du papier. M. Frémj a vu, par suite d’études pratiques, que le séchage le plus convenable en toute saison est celui qui s’opère en douze ou dix-huit heures. M. Fre'mj nous a dit qu’en été on peut sécher à la température ordinaire de l’atmosphère; cependant on doit, lorsqu’il y a trop d’air (trop de haie), ne pas -ouvrir toutes les croisées, afin d’éviter un séchage trop prompt qui fournirait un mauvais papier.
- En hiver, M. Frémj sèche les papiers en se servant de calorifères munis de ventilateurs dont il a décrit les fonctions dans le mémoire qu’il vous a adressé.
- Pensant qu’il y avait avantage à connaître quelle était l’importance de la fabrique de papier de M. Frémj, nous avons demandé des détails à cet égard, et ce fabricant nous a démontré qu’il avait fabriqué, en 1842, 2,550,100 feuilles : 10 2,376,100 feuilles de papier de verre, grand registre verre pur, grand registre verre mêlé, petit registre verre mêlé ; 2° 175,000 feuilles de papier d'émeri, papier d émeri pour l'horlogerie, papier d'émeri naturel, papier d’émeri factice.
- Outre le papier, M. Frémj a aussi préparé des toiles recouvertes de verre et d’émeri; ses registres nous ont démontré qu’en 1842 il avait préparé 1,599 mètres de toile verrée, 420 mètres de toile émerisée; total, 2,019 mèt..
- Tout le papier préparé par M. Frémj est revêtu de lettres indiquant l’ouvrière qui a préparé ce papier, sa nature, son degré de finesse; ces indications sont utiles en ce sens que nul ne peut se tromper sur le papier ou sur la toile dont il a fait l’acquisition.
- Les membres du comité ont été frappés de l’ordre qui règne dans la fabrique de M. Frémj, du mode de faire employé pour l’apprentissage des ouvrières, des soins qui sont pris pour qu’elles ne se démoralisent pas comme le font un grand nombre de femmes qui travaillent dans les manufactures. Nous allons en quelques mots vous faire connaître le mode qui a été mis en pratique par M. Frémj, mode qui lui a réussi.
- La fabrication du papier verré et émerisé n’étant pas une de ces industries
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- pour laquelle on trouve des ouvriers ayant fait un apprentissage et connaissant assez la profession pour pouvoir travailler indistinctement dans les ateliers, on est donc forcé de faire l’apprentissage des ouvriers qu’on veut employer (1).
- Voici le système mis en pratique par M. Frémjr : quand il prend une ouvrière destinée à faire l’apprentissage du métier, il lui fait connaître quels sont les avantages et les désagréments de la profession; il l’admet ensuite pendant huit jours à l’essai; si au bout de ce laps de temps elle reconnaît qu’elle peut se livrer à ce genre de travail et s’assujettir aux mesures d’ordre établies dans la maison, elle est tenue de contracter un engagement de six mois, après lesquels elle sera libre de rester ou de quitter l'établissement.
- Aussitôt qu’une ouvrière travaille, son ouvrage lui est payé au même prix qu’aux autres ouvrières; mais, comme elle ne sait pas travailler, elle fait beaucoup de rebut dont elle est obligée de tenir compte, ce qui diminue son gain. M. Frémy nous a dit avoir eu des ouvrières qui travaillaient d’abord si mal, qu’elles étaient en retour dans les premiers jours; plus tard , ces ouvrières étaient devenues très-habiles.
- Pour faciliter l’apprentissage d'une nouvelle ouvrière, une des anciennes ouvrières est chargée de lui apprendre à travailler ; mais, pour que le temps de cette dernière ne soit pas perdu, M. jFrein/ paye à cette maîtresse ouvrière une somme égale au gain qui a été fait par son élève ; la maîtresse est donc intéressée à bien démontrer à l’élève.
- L’ouvrage, comme on le voit lors de l’apprentissage, est payé deux fois; c’est pour cela que M. Frémy n’admet dans ses ateliers une ouvrière qui commence que lorsque celle-ci après les huit jours d’essai contracte un engagement de six mois.
- Chaque ouvrière reçoit en entrant un livret; ce livret, en tête duquel sont les règlements de la fabrique, sert à inscrire la nature, le numéro et la quantité de papier qui est demandée à l’ouvrière, quand elle a fini son ouvrage et qu’elle le livre; on inscrit sur ce livret la quantité du papier livré.
- Chaque ouvrière confectionne le papier qui lui est commandé; elle ne le porte au magasin que lorsqu’il est tout à fait terminé.
- M. Frémy nous a dit avoir essayé du système de la division du travail , affectant chaque ouvrière à une spécialité ; mais il a été forcé d’abandonner ce mode de faire, 1° parce qu’il y avait production d’une très-grande quantité de feuilles de rebut et qu’on ne pouvait savoir par quelle ouvrière les feuilles
- (1) Il y a d’autres ateliers où l’on fabrique le papier verré, mais la fabrication se fait par l'industriel lui-mème, par sa famille, faisant faire les travaux qui ne nécessitent pas des soins journaliers. Quarante-deuxième année. Septembre 18/f3. 58
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- avaient été gâtées ; 2° parce que les ouvrières travaillant quatre ensemble, il arrivait que l’absence de l’une entravait le travail des autres; 3° parce qu’il v avait un désavantage pour l’ouvrière habile qui, obligée d’attendre les autres, perdait du temps et une partie du gain qu’elle aurait pu faire par suite de son habileté.
- Les ouvrières employées par M. Frémy sont en grande partie des jeunes fdles qui arrivent de la province, et qui n’ont d’autres moyens d’existence que leur travail. Ces ouvrières sont au nombre de dix-sept : douze sont nourries et logées chez M. Frémy, les cinq autres sont des ouvrières externes. Outre ces dix-sept femmes, deux hommes sont employés, l’un pour faire la colle destinée à l’établissement (celle-ci est employée en de très-grandes quantités, 225 kilogr. par jour), l’autre à diverses occupations.
- M. Frémy nous a aussi fait connaître le prix qu’il paye à ses ouvrières externes : ainsi le grand registre, première qualité, est payé 3 fr. 25 le mille; le grand registre, qualité inférieure, 3 fr.; le petit registre et le papier bleu, de qualité inférieure, 2 fr. 75.
- Voulant savoir ce que pouvaient gagner les ouvrières employées par M. Frémy, nous lui avons demandé des renseignements à cet égard. Du relevé fait sur son registre il résulte que, pour 1842, le gain des ouvrières externes a été, terme moyen, de 49 fr. 05 par mois, ce qui porte la journée à 1 fr. 96 , le nombre des journées de travail étant de vingt-cinq par mois ; il est bien entendu que cette somme de 49 fr. 05 est nette et déduction faite du papier de rebut et des malfaçons, qui sont au compte des ouvrières.
- Les ouvrières qui, au nombre de douze, sont logées et nourries par M. Frémy reçoivent, pour le papier grand registre première qualité, 1 fr. 75 par mille,
- 1 fr. 50 pour le grand registre qualité inférieure, 1 fr. 50 pour le papier bleu et le petit registre première qualité, enfin 1 fr. 40 pour le petit registre et bleu de qualité inférieure. Leur gain a été en 1842 de 26 fr. 70 par mois, toute déduction faite pour rebuts et malfaçons , c’est-à-dire qu’en comptant vingt-cinq jours de travail, chaque ouvrière a gagné, outre sa nourriture et son logement, 1 fr. 07 par journée de travail.
- La nécessité de coucher douze ouvrières présentait de graves difficultés sous le rapport de l’ordre et de la morale. M. Frémy, par un règlement strictement exécuté, a su maintenir dans le devoir les ouvrières qu’il emploie, et* il leur a rendu de grands services en les préservant de la débauche et du libertinage qui malheureusement sont la suite de l’accumulation et du contact dans les fabriques des ouvriers des deux sexes.
- En résumé, le mémoire de M. Frémy nous a paru présenter de l’intérêt ; la visite que nous avons faite de sa fabrique nous a démontré que dans toutes '
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- les professions, même celles qui paraissent les plus simples, il est une foule de détails pratiques qui doivent être étudiés pour arriver à obtenir des produits de bonne qualité.
- Le comité des arts chimiques est d’avis
- 10 Qu’une lettre de remercîments soit adressée à M. Frémy pour ses communications; 2° que son mémoire soit renvoyé au comité du Bulletin (1).
- Signé Chevallier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 9 août 1843.
- Dans la séance générale du 6 septembre dernier, une médaille de bronze a été décernée à M. Frémy. ( Voy. Bulletin d’août, p. 329. )
- FAÏENCE.
- Rapport fait par M. Gaultier de Claubry, au nom du comité des arts chimiques, sur la faïence à émail ombrant de MM. le
- baron de Bourgoing, le baron Dutramblay et Trélat.
- Les remarquables effets produits par la lithophanie sont encore présents à la pensée de tous ceux qui ont suivi les progrès des arts industriels, et l’on ne saurait trop regretter que cette ingénieuse invention, due à M. le baron de Bourgoing, n’ait pas reçu en France, comme elle l’a acquis en Allemagne, une importance commerciale en rapport avec sa nature.
- Quoi qu’il en soit, ce n’est plus que dans des collections que l’on rencontre en France des objets de lithophanie.
- Partant du point de vue des effets obtenus par M. de Bourgoing, M. le baron Dutramblay a depuis peu d’années créé une industrie toute nouvelle, en appliquant le principe de la lithophanie à la confection de pièces de faïence, pour lesquelles il a pris un brevet d’invention et qu’il a désignées sous le nom d'émail ombrant. Quelques mots suffiront pour faire comprendre cette application, qui est parvenue maintenant à une grande importance industrielle par la coopération d’un élève de l’école centrale, M. Trélat, qui dirige avec une grande intelligence l’établissement formé à Rubelles, près Melun, pour l’exploitation de ce procédé.
- Dans la lithophanie, tous les effets étaient obtenus par l’inégalité des reliefs qui produisaient des ombres et des clairs d'une remarquable harmonie : en recouvrant ces plaques d’un émail transparent coloré, on a réalisé des dégra* dations de teintes remarquables par leurs effets, comme on peut s’en convaincre en examinant les pièces déposées sur le bureau.
- (1) Le mémoire de M. Frémy paraîtra dans un prochain numéro du Bulletin.
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- Des objets offrant en apparence quelque analogie avec Yémail ombrant ont été fabriqués à diverses reprises et pourraient sembler à quelques personnes ôter à ceux dont nous nous occupons le caractère de nouveauté pour lequel nous les signalons à l’attention du conseil : il sera très-facile de faire comprendre la différence qu’ils présentent.
- Dans les objets fabriqués avant Y émail ombrant, des dessins variés, mais plus par ticulièrement des feuilles de végétaux étaient dessinés en relief sur la pâte, qu’après la dessiccation on passait dans l’émail convenable pour l’espèce de poterie que l’on confectionnait, et que l’on cuisait à la manière accoutumée. Il résultait de ce mode de fabrication, dans lequel l’émail avait une mince épaisseur dans toutes ses parties, des effets dus en entier au relief de la pâte.
- Dans l’invention de M. de Bourgoing, exploitée par M. le baron Du-tramblay-, la fabrication est entièrement différente, et les effets sont obtenus par une tout autre cause : les plaques, préparées comme pour la lithophanie, sont remplies d’émail et cuites dans des fours convenables. Dans ce procédé, l’épaisseur de la couche d’émail est proportionnelle à la profondeur des cavités pratiquées dans la pâte, de sorte que, d’autant plus grande que ces cavités sont plus profondes, cet émail ne forme sur les reliefs les plus élevés qu’une couche très-mince. On peut par ce moyen obtenir des dégradations de teintes extrêmement variées et harmonieuses-
- Mais, quelque ingénieuse que l’on puisse supposer une idée, quelque simple que puisse paraître son application, il existe une immense distance entre sa conception et sa réalisation industrielle ; on ne sera donc pas surpris d’apprendre que de nombreuses difficultés se sont offertes quand il a fallu transporter dans l’atelier le procédé imaginé par M. de Bourgoing.
- Dans un grand nombre de circonstances, les meilleures choses restent inappliquées alors que les inventeurs ne rencontrent pas cette assistance indispensable que peuvent offrir des hommes favorisés par la fortune et doués de la patience nécessaire pour réussir. Sous ce point de vue, M. de Bourgoing a trouvé dans le propriétaire de la fabrique de Rubelles, M. le baron Dutramblaj, une persévérance de volonté et d’efforts que l’on ne saurait trop louer dans l’intérêt de l’industrie, et pour l’exécution et la direction du travail. M. Dutramblaj a rencontré à son tour dans M. Trélat tout ce qui était nécessaire pour assurer des résultats importants de fabrication.
- Les pièces de lithophanie étaient fabriquées avec de la pâte à porcelaine, indispensable pour offrir la translucidité qui devait en assurer les effets. Le prix élevé de la matière première aurait probablement rendu plus difficile la réalisation industrielle de Yémail ombrant, et comme ici la translucidité
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- b’est pas nécessaire, c’est avec de la terre à faïence commune que sont fabriqués les produits à émail ombrant, dont le prix peut alors s’accorder avec leur destination.
- Les difficultés qu’a offertes la fabrication qui nous occupe se présentent, quoique souvent à un moindre degré, dans tous les arts céramiques; mais il s’y est joint des difficultés nouvelles que l’on a assez heureusement surmontées. M. Trélat les a signalées dans le mémoire qu’il vous a adressé et qui renferme des faits intéressants pour la pratique des arts céramiques. Quoiqu’il diffère d’opinion avec M. Trélat sur quelques points relativement aux causes qui lui paraissent influer sur les résultats obtenus, le comité pense que la publication de ce mémoire serait une chose très-utile et sans inconvénient, puisqu’un brevet a été pris et assure les droits de l’inventeur : c’est dans ce but que, pour éviter un double emploi, il se borne aux seules indications renfermées dans ce rapport.
- Au reste, depuis que M. Trélat a présenté à la Société le mémoire qui nous occupe, la fabrication a acquis une grande importance, et ses produits destinés à une foule d’usages, appréciés comme le mérite l’ingénieuse idée qui a présidé à leur confection, sont recherchés et figurent d’une manière distinguée au milieu de tant de beaux produits que fournissent chaque jour les arts céramiques.
- Le comité a l’honneur de vous proposer d’ordonner l’insertion, au Bulletin, de ce rapport et du mémoire de M. Trélat, en même temps que l’auteur sera remercié de son intéressante communication (1).
- Signé Gaultier de Claubry, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 9 août 1843.
- Dans la séance générale du 6 septembre dernier, la Société a décerné la médaille d’argent à MM. le baron de Bourgoing, Dutratnblaj et Trélat. ( Voy. Bulletin d’aout 1843, p. 337.)
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur les bateaux à vapeur naviguant au moyen de l’impulsion reçue par une vis en hélice.
- Nous avons parlé, daus le Bulletin de la Société de 1840 , p. 347, des premières applications faites en Angleterre de là vis d’Archimède au mouvement des bateaux à
- (ïj Le mémoire de M. Trélat paraîtra dans le prochain numéro du Bulletin.
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- vapeur. Depuis cette époque, ce système a reçu de nombreux perfectionnements, et les expériences faites dernièrement avec le bateau à vapeur le Napoléon ne paraissent laisser aucun doute au sujet des avantages que possède la vis en hélice sur les roues à aubes généralement employées.
- 3VI. Léon Duparc, capitaine de corvette, a publié récemment, sous le titre De la vis et autres propelleurs pour les bâtiments à vapeur, une brochure renfermant des détails intéressants sur les divers essais tentés en Amérique et en Angleterre , avec la vis substituée aux roues à aubes : nous allons en extraire quelques passages.
- La première idée de l’application de la vis d’Archimède à la navigation paraît être due à Paucton. Il s’exprime ainsi dans sa théorie de la vis d’Archimède, publiée en 1768.
- « Pour remédier à l’emploi de la rame pour les grands navires, il faudrait substituer un organe dont l’application fût, s’il était possible, uniforme. Je crois la trouver parfaitement dans le ptèrophore, instrument composé d’une circonvolution de sciadique autour d’un cylindre. On peut en adapter deux horizontalement et parallèlement à la longueur du vaisseau, un de chaque côté, ou bien un seul à la partie du devant. Le ptèrophore sera entièrement noyé sous l’eau, ou bien jusqu’à l’axe seulement. Sa grandeur dépendra de celle du vaisseau, et la courbure de la sciadique de la vitesse avec laquelle on se propose de voguer. »
- En 1802, John Shorter fit, en rade de Malte et de Gibraltar, des expériences pour faire évoluer un navire dans tous les sens au moyen d’un appareil composé d’une hélice sous chaque hanche de navire.
- Quelques années après, M. David Napier fit des essais au moyen d’un système semblable à celui de Shorter.
- En 1819, M. TVhy stock , d’Edimbourg, annonça avoir employé, sur une embarcation légère, deux vis ayant chacune 5 mèt. de long et lm.52 de diamètre; elles étaient à 3 pas et demi avec une inclinaison de l’hélice sur l’axe de 45°.
- M. Delisle, capitaine du génie, proposa au gouvernement français, en 1823, pour faire marcher les navires en mer, l’emploi de l’invention brevetée plus tard en Angleterre, sous le nom depropelleur transversal d’Ericson; cette proposition n’eut pas de suite.
- En 1823, MM. Debergue et Dubois, de Paris, prirent un brevet pour un système appelé archimédien, consistant en deux vis à double filet renfermées entre les côtés et les bouts du bâtiment de manière à être à l’abri de tout accident. Des essais ayant été faits sur la Seine avec un petit modèle de bateau, on ne fut pas satisfait de l’invention et on l’abandonna. ( Voy. brevets expirés, t. 18, p. 244.)
- En 1824, MM. Bourdon frères, de Mâcon, prennent un brevet pour une vis rallongée à trois pas tournant sous l’eau ; on en établit deux sous la poupe. Les circonvolutions de la vis sont de plus en plus écartées à mesure qu’elles s’approchent de l’arrière pour que la vitesse imprimée à l’eau par les premières hélices de la feuille ne la dérobe pas à l’action des dernières. ( Voy. brevets expirés, t. 40, p. 165.)
- Une compagnie anglaise ayant offert un prix de 2,500 fr. pour le meilleur moyen de faire marcher les navires sans roues à aubes, Samuel Brown imagina, en 1825, un
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- propelleur qui fonctionne étant entièrement plongé. Ce propelleur se compose de deux feuiiles de tôle placées suivant un diamètre de l’axe sous un angle de 90% l’une par rapport à l’autre, et à 45° d’inclinaison sur l’axe. Ce système est placé droit devant et extérieurement ; il est réuni à l’arbre de communication de mouvement par un joint universel 5 quand on ne veut pas en faire usage , il est relevé et couché le long du bâtiment ; l’application en a été faite sur un navire qui a marché avec une vitesse de 6 à 7 nœuds à l’heure.
- Le colonel Maceroni soumit, en 1 827, à l’amirauté anglaise un modèle de navire marchant par le moyen d’une vis. Son plan fut refusé parce que l’on prétendit que le bâtiment ne pourrait acquérir une vitesse convenable.
- M. Lyttleton a fait uue expérience sur une grande échelle; il a fixé à l’étambot d’un bateau pilote une grande hélice en cuivre qui, par un treuil que deux ou trois hommes faisaient tourner, prenait un mouvement de rotation ; mais, malgré tous les efforts des hommes, la vitesse qu’il acquit n’excédait pas 1 nœud 3;4 par heure.
- En 1831, M. Salichon, ingénieur à Paris, a pris un brevet pour un nouveau mode de navigation, où il fait usage de toute espèce de vis qui peuvent se placer partout ; il fait la remarque que pour les bâtiments de mer il vaut mieux les placer sur les côtés et à l’arrière , et que l’on pourra , par l’emploi de son système , faire route à volonté avec les deux moteurs ( le vent et la vapeur ) agissant simultanément, ou bien avec chacun d’eux séparément. M. Salichon dit avoir fait des essais avec un bateau de 37m.36 de long, 6 mètres de large et lm.8 de tirant d’eau. Sa vis est dite vis composée. ( Voy. brevets expirés, t. 31, p. 294.)
- M. Sauvage a pris , en 1832 , un brevet pour un appareil destiné à remplacer les roues des bâtiments à vapeur. Son système, qu’il a présenté à l’Académie des sciences en 1842, consiste en une vis en hélice à une seule révolution autour de l’axe. Il annonce avoir fait un grand nombre d’expériences avec ce système. ( Yoy. Bulletin de la Société d’encouragement, année 1812, p. 455.)
- M. Woodcroft, dans sa patente de 1832 , indique onze manières d’appliquer la vis; dans l’uue d’elles, il en place quatre à l’arrière, deux fonctionnant eu sens inverse des deux autres.
- M. Burh, Américain, a pris, en 1835, une patente pour une vis à plusieurs filets qui peut se placer à différents endroits du navire.
- Le propelleur du capitaine Ericsonse compose de deux courts cylindres en fer battu, soutenus par des rayons d une forme particulière qui sont placés entièrement sous l’eau à l’arrière de chaque côté de l’étambot, et qui sont destinés à tourner dans des directions contraires. Au contour extérieur de chaque cylindre sont attachés six plans spiraux ayant un centre commun et qui peuvent être placés suivant un angle quelconque par rapport à l’axe, selon que l’on veut acquérir ou plus de vitesse de marche ou plus de puissance pour la remorque. L’appareil propelleur peut être embrayé ou désembrayé instantanément. Ce système , qui a reçu en Amérique une utile application , offre un plus grand développement de surface que la vis ordinaire.
- M. P. Smith a été patenté en Angleterre, en 1836, pour un moyen de faire mar-
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- cher les bâtiments par l’emploi de la vis en hélice. Une compagnie s’étant formée pour l’exploitation de ce système fit construire un navire auquel elle donna le nom à"1 Archimède, et qui fut destiné à des expériences sur une grande échelle. Les résultats de ces expériences sont consignés dans un rapport du capitaine Chapett, fait en 1839.
- La vis employée à bord de ce navire consiste en deux demi-héliccs , ayant chacune lm.22 de hauteur et lm.75 de diamètre ; elle est entièrement en fer forgé ; seize forts bras en fer forgé sont d’abord fixes solidement à l’arbre suivant une hélice, après avoir reçu la forme convenable. Sur ces bras on pose des deux côtés un revêtement formé de plaques de tôle tenant par des rivets, et dont les bords doivent se juxtaposer sur le milieu de chaque bras, de manière à présenter une surface bien unie.
- L’Archimède n’a qu’une seule vis motrice placée à 0m.61 au-dessous de la surface de l’eau, dans une ouverture longitudinale pratiquée dans le massif, immédiatement devant le gouvernail, la quille se continuant le long et au-dessous de la vis. Sa vitesse pour chaque tour de l’arbre de la machine à vapeur étant de 5 révolutions et demie, et le nombre de coups de piston étant de 26 par minute , il en résulte que la vis fait 138 deux tiers de révolution par minute.
- La plus grande vitesse de VArchimède marchant à la voile a été de 7,S nœuds et 8,5 nœuds à l’heure; et, dans les circonstances les plus favorables, avec l’emploi simultané de la vapeur et des voiles , cette vitesse ne s’est pas élevée au delà de 9,4 nœuds. Il est évident, d’après cela, que, lorsqu’un navire, à l’aide de la voile seulement, peut acquérir une vitesse de 7,8 nœuds, il serait extrêmement contraire à l’économie de recourir à l’emploi de la vapeur et de supporter les frais de combustible qui en résultent pour obtenir la faible accélération de vitesse de 1,6 nœuds par heure.
- Un des faits les plus remarquables qui résultent de cette invention est la force additionnelle que la vis ajoute au pouvoir ordinaire du gouvernail. Au moment où elle commence à tourner, elle lance en arrière une colonne d’eau qui frappe le gouvernail, maintient la barre parfaitement droite et diminue la résistance de la poupe dans l’eau ; mais c’est surtout lorsqu’on fait tourner le navire sur lui-même que l’effet de la vis sur le gouvernail devient plusévident.
- L’Archimède a accompli le voyage autour de la Grande-Bretagne en 52 jours, y compris les temps des relâches dans les principaux ports, pour faire connaître les qualités du navire et recueillir les opinions des officiers de marine sur le mérite d’une machine jusqu’ici peu connue.
- Depuis, VArchimède a exécuté le trajet de Plymouth à Oporto en 69 heures, vitesse que n’ont pu atteindre les navires a vapeur; il a mis 88 heures dans son voyage de retour, ayant rencontré des vents contraires et une grosse mer.
- La compagnie du vaisseau à vapeur le Great-Western, qui a fait construire le navire colossal en fer, le Great-Britain, dont nous avons fait connaître la construction, P- 455 du Bulletin de novembre 1842, voulant lui appliquer un système de propulsion autre que les roues à aubes, a loué VArchimède pour plusieurs mois, et l’a soumis à divers essais : le résultat de ces essais a été qu’on pouvait obtenir, avec la vis, presque la même force et la même rapidité qu’avec l’ancien système de roues à aubes, et que la vis
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- en hélice possédait un grand avantage lorsque le bâtiment marchait contre un veut debout très-fort. La compagnie a donc décidé qu’elle munirait le Great-Britain d’une hélice en y apportant tous les perfectionnements signalés pendant le cours des essais.
- Les résultats avantageux obtenus par Ericson et Smith engagèrent bientôt un grand nombre de personnes à se livrer a de nouveaux essais avec des propelleurs sous-marins, en en faisant varier la forme.
- Des patentes furent délivrées en 1836 et 1837 à M. Haie, pour une vis enfermée dans un cylindre, afin d’éviter les pertes latérales, et à W. Gillet pour des nageoires sous-marines.
- M. Schwartz, Suédois, prend à Paris un brevet pour un nouveau système de navigation à vapeur au moyen d’hélices. Sa vis d’un, de deux ou de trois pas se place devant ou sur les côtés du navire.
- En 1838, des patentes furent accordées 1° à M. Ong , Américain, pour un système ayant de l’analogie avec celui à’Ericson; seulement l’arbre d’une roue est creux pour que celui de l’autre puisse passer à travers. Les roues doivent marcher dans des sens différents, l’obliquité des aubes étant en sens opposé.
- 2° Au capitaine Smith, pour l’application de deux vis, une de chaque côté du massif arrière.
- 3° A M. Taylor, pour un système composé d’un arbre horizontal passant au-dessous du pont inférieur, traversant l’étambot et muni, à son extrémité, de deux lames semblables à des pelles d’avirons qui sont fixées à un angle de 22o à la perpendiculaire de l’étambot. En arrière de ce mécanisme est établi un faux étambot pour supporter le gouvernail.
- 4° A M. Lowe, pour un système composé de deux ou quatre palettes recourbées fixées sur un arbre : ce sont des segments de vis qui formeraient la vis entière s’ils étaient continués. On a trouvé qu’il était préférable de ne point attacher les palettes à l’arbre suivant la ligne du diamètre d’un même cercle, mais de les placer dans deux plans latéraux différents et de les alterner d’un plan à l’autre. Indépendamment de l’inclinaison donnée aux palettes d’après leur position par rapport à l’arbre, elles en ont une seconde par la position de la roue.
- Le propelleur conoïde pour lequel M. Rennie a pris une patente en 1839 consiste en deux ou un plus grand nombre de lames curvilignes ou recourbées attachées à un axe. Les courbes des lames qui composent le conoïde sont obtenues par la trace d’un point descendant le long d’un cône ou d’une surface conoïde tournant sur son axe. Ce système, qui peut être placé à l'arrière ou à tout autre endroit du navire , doit, par sa * forme, maintenir constamment la pression sur l’eau, et par conséquent avoir un effet continu sans perte.
- Le propelleur du capitaine Carpenter se compose de deux trapèzes plats attachés par des bras à l’arbre moteur ; il n’y a donc aucune portion de vis, quoique le mouvement soit héiicoïde. Un arrangement pareil est placé de chaque côté du navire. On emploie comme moyen de réunion du mécani me moteur avec l’arbre du propelleur un joint universel, ce qui donne la faculté de le retirer de l’eau à volonté. Dans une première Quarante-deuxième année. Septembre 1843. 59
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- expérience faite avec ce système, on a obtenu 7 milles de vitesse à l’heure 5 dans un second essai, on a remorqué, avec la môme vitesse, une chaloupe canonnière montée par cinquante hommes et ayant sa pièce abord. Le moteur était une machine dite à disque, dont nous avons donné la description dans le Bulletin de juillet dernier.
- Le propelleur Blaxland, patenté en 1841 , a été appliqué à un bâtiment qui avait navigué jusqu’alors muni de roues à aubes. Le changement de propelleur a causé une réduction de poids de 8 tonneaux , et les expériences comparatives qui ont pu être ainsi exécutées ont fait reconnaître un avantage de marche de 1 mille et demi à l’heure, la vitesse étant passée de 7 milles et demi à 9 milles. Ce propelleur consiste dans l’établissement de plusieurs plans inclinés à angle droit sur un arbre de révolution horizontal, placé à l’arrière du navire et au-dessous de la flottaison en avant de l’étambot.
- Le propelleur transversal de Napier n’est que partiellement immergé. Sa disposition consiste dans deux roues de même diamètre placées à l’arrière du bâtiment et dont l’une est un peu en avant de l’autre. Les axes sont au-dessus de l’eau. Les aubes d’une des roues se trouvent agir dans les entre-deux de celles de l’autre ; ces aubes sont placées obliquement par rapport aux axes, et les roues fonctionnent à angle droit avec le plan longitudinal du navire. M. Napier a obtenu 11 milles à l’heure sur un navire en fer construit pour l’application de ce système.
- Les avantages attribués à la vis sont les suivants :
- 1° La constance de son action, quelle que soit l’inclinaison du navire ; 2° la faculté de ne marcher qu’à la voile dans les cas ordinaires et de pouvoir, en peu d’instants, convertir le bâtiment à voiles en navire à vapeur ; 3° la position de la vis qui permet de placer la machine entièrement au-dessous de la flottaison ; 4° la suppression des tambours qui offrent tant de prise au vent et à la mer; 5° une grande économie sur le combustible, en n’employant la vapeur qu’en calme ou avec des vents contraires ; 6» une moindre largeur du navire , ce qui donnera plus de facilité pour entrer dans un port ou passer dans une écluse; 7° la suppression des ondulations qui endommagent les berges des canaux ; 8° enfin la facilité de son transport, de son établissement et un poids moindre que celui des roues à aubes.
- On a reproché à la vis, 1° d’avoir deux effets, un direct faisant avancer le navire, et un latéral inutile; 2° d’employer un grand nombre de roues et de pignons, ce qui cause une perte considérable de force par les frottements, un bruit désagréable et une trépidation que l’on sent à l’arrière ; 3° d’opposer une résistance à la marche lorsqu’on n’a pu la retirer en mettant sous voile ; 4° d’être difficile à placer et à retirer; 5° de voir son mouvement arrêté par des corps étrangers ou d’être brisée par la rencontre des hauts fonds.
- Pour remédier au double inconvénient de laisser la vis en place lorsqu’elle 11e fonctionne pas et à celui de la retirer par l’extérieur du navire, M. le lieutenant de vaisseau Labrousse propose de loger la vis dans un puits où on la manœuvre verticalement lorsqu’on la relire ; quand elle est élevée de la quantité convenable , un panneau circulaire tournant vient se loger au-dessous d’elle : une manœuvre inverse remet l’hélice à sa place.
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- Pour éviter le bruit, on a proposé de remplacer les engrenages par une vis sans fin, et pour faciliter la construction de la vis on en fait le moule et on la coule.
- Par suite des faits précités , il a été reconnu que la vis serait d’une grande utilité, du moins comme auxiliaire, dans plusieurs cas; les gouvernements anglais et français ont donc résolu d’entreprendre des expériences sur une grande échelle.
- Pour atteindre ce but, on construit en Angleterre un bâtiment de 800 tonneaux et de 200 chevaux de force qu’on essayera comparativement avec un bâtiment semblable muni de roues à aubes. ;
- On a construit au Havre un navire, le Napoléon, ayant une machine de la force de 120 chevaux, et muni d’une vis en hélice placée à l’arrière; les essais faits avec ce bâtiment au mois de juin dernier ont donné des résultats très-satisfaisants. Avec l’hélice à trois filets, les vitesses absolues, dégagées de toute influence de vent et de courant, ont été de 10 nœuds par un temps calme et à la vapeur seule. Contre une grande brise du nord et une mer dure, le Napoléon, avec sa haute mâture, filait 8 à 9 nœuds, résultat remarquable qui prouve toute la supériorité du propelleur sous-marin sur les roues à aubes; car dans des conditions semblables le meilleur bâtiment à roues n’aurait pas filé plus de 5 à 6 nœuds.
- L’emploi de la voile comme auxiliaire de la machine accroît la vitesse dans des proportions extraordinaires. Par une petite brise et à mi-vapeur, le Napoléon dépasse 11 nœuds ; à toute vapeur et par une brise fraîche, il atteint immédiatement 12 nœuds et demi et 13 nœuds. A la voile seule, l’hélice étant désembrayée et rendue folle sur ses tourillons, et dans les mêmes circonstances de vent le Napoléon filait 9 nœuds au plus près du vent, et avec un quart plein dans la voile la vitesse a été trouvée de 10 nœuds 5 dixièmes.
- Ces essais démontrent d’une manière péremptoire les avantages des moteurs sous-marins sur les autres ; moins affectés par l’agitation de la mer, ils permettent d’économiser le combustible toutes les fois que le vent est favorable; dans des circonstances données de chasse ou des missions pressées, il parait évident que les bâtiments à hélice atteindront, par la combinaison des deux moteurs, des vitesses inconnues jusqu’ici sur mer. - ;• -,
- Dans les derniers essais qui ont eu lieu au Tréport, en présence du roi et sous l’inspection du prince de Joinville , le Napoléon a été mis en lutte avec le Pluton et V Archimède, bâtiments à vapeur de la marine royale de la force de 220 chevaux et qui ont une réputation de bons marcheurs. En calme et à la vapeur seule, le Napoléon a dépassé d’un demi-nœud seulement le Pluton, qui lui-même a un avantage de près d’un nœud sur l’Archimède. A la voile et à la vapeur, par une petite brise, mer calme, le Napoléon avait un avantage d’au moins 2 nœuds sur les deux autres navires.
- Note sur le battage mécanique des cuirs forts.
- L’opération du battage des cuirs forts tannés, avant de les livrer au commerce, n’avait lieu, jusqu’à présent, que d’une manière imparfaite, ce qui mettait le consomma-
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- teur dans la nécessité de les battre de nouveau avant de les employer, pour en resserrer les pores et leur donner la consistance nécessaire. Pour éviter cette seconde main-d’œuvre, M. Sterlingue a eu l’idée de soumettre les cuirs à un véritable martelage, au moyen d’un marteau dont la disposition est la même que ceux des forges, sauf qu’il est garni d’une fausse panne en bronze et frappe sur une plaque également en bronze. Le manche de ce marteau est placé verticalement de manière à en faire une espèce de pilon qui, après avoir été enlevé par la machine motrice, retombe par son propre poids. On place sous le marteau, au lieu de l’enclume ordinaire sur laquelle est enchâssée une pièce de cuivre, une enclume à rotule composée de plusieurs pièces disposées et attachées de manière à assurer le parallélisme constant de la plaque de cuivre de l’enclume avec la fausse panne en cuivre, et obtenir ainsi un battage régulier et normal ; on chauffe cette enclume au moyen d’un poêle circulaire qui l’enveloppe et empêche par ce moyen la plaque de cuivre de s’encrasser.
- M. Berendorff a conçu l’idée d’une machine qui diffère essentiellement de la précédente dans sa structure et dans ses principaux moyens d’action. Dans cette machine, un cylindre ou fouloir supérieur garni de cuivre à son extrémité est attaché par une articulation à un levier qui ne le quitte pas et le fait mouvoir de bas en haut et de haut en bas ; ce levier, après avoir enlevé le cylindre, le ramène en bas progressivement et sans chute ni choc, et vient opérer une pression sur le cuir, qui se trouve ainsi, non pas battu, mais comprimé entre le cylindre et l’enclume ou las. Cette enclume se compose d’un cylindre ou fouloir inférieur en cuivre qui, engagé à frottement libre dans une douille eu fonte, peut être élevé ou abaissé suivant la différence d’épaisseur des cuirs soumis à l’action de la machine ; il repose sur une poutre horizontale disposée de telle manière qu’elle peut fléchir à un certain degré d’intensité de pression et empêcher ainsi l’irrégularité de la pression.
- Le principe de cette machine est la pression, tandis que dans celle de M. Sterlingue c’est la percussion ; la première est une machine à comprimer, et l’autre une machine à battre. i
- Nouveau procédé de façonnage des canons de fusilj par MM. Gastine et Rennette.
- Le ruban qui compose ces canons, au lieu d’être formé d’une lame plate roulée en hélice et soudée bord à bord, résulte de la juxtaposition de deux prismes triangulaires superposés de façon que le sommet de l’un s’insère à la base de l’autre -, les points de contact des soudures ainsi pratiquées dans des plans obliques à l’axe du canon se trouvent augmentés, et l’inconvénient des défauts de soudures est plus sûrement évité.
- Les canons forgés suivant cette méthode ont été soumis à diverses épreuves dont voici le résultat.
- Un canon de 72 centimètres de long, de 17 millimètres de diamètre intérieur, de 5 millimètres d'épaisseur à la culasse, et lmm.50 à la bouche, a été soumis à cinq épreuves faites successivement, eu ajoutant chaque fois une nouvelle quantité de poudre et de plomb égale a la première, qui était de 11 gr. 13 pour la poudre et de 62 gr. 50
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- pour le plomb ; le canon n’a cédé que sous la charge de 44 gr. de poudre et de 250 gr. de plomb. Sa rupture s’est opérée sans projection d’aucune de ses parties.
- Un second canon semblable au précédent a donné les mêmes résultats. Un troisième canon, soumis à trois épreuves commencées avec une charge de 39 gr. de poudre et de 218 gr. de plomb, après avoir supporté une charge de 44 gr. 54 de poudre et de 250 gr. de plomb, a cédé sous la charge de 50 gr. de poudre et de 281 gr. de plomb.
- Un canon forgé par les mêmes procédés, suivant les dimensions de ceux destinés à l’armement de l’infanterie, a supporté diverses épreuves commencées avec 33 gr. de poudre et deux balles, et terminées avec 66 gr. 80 de poudre et deux balles, en n’éprouvant pour toute détérioration qu’un léger gonflement d’environ huit dixièmes de millimètre au-dessus du tonnerre. ( Acad, des sciences, 11 septembre 1843.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Poudre désinfectante,• par M. Sirel.
- Les gaz fétides qui émanent des fosses d’aisances sonf en grande partie de l’ammoniaque et de l’acide hydrosulfurique, libres ou combinés. L’auteur propose de neutraliser ou de détruire ces principes par l’emploi d’une poudre composée d’un mélange de charbon et de sulfates métalliques dans lesquels domine le sulfate de fer. Déjà le sulfate de fer a été employé dans un but semblable de désinfection; mais ce qui est un perfectionnement réel, c’est l’intervention d’un charbon rendu plus léger par l’adjonction d’une substance bitumineuse. En effet, la poudre désinfectante acquiert par là une énergie toute particulière ; elle reste plus longtemps en suspension au milieu des liquides infectés; elle les recouvre d’une pellicule huileuse qui gène, si elle ne l’intercepte pas totalement, leur communication avec l’air ambiant.
- Les commissaires de l’Académie des sciences ont cherché à constater l’efficacité de celte poudre.
- Les observations ont été faites sur des latrines peu ventilées. Les vapeurs ammoniacales y étaient tellement intenses, qu’elles provoquaient le larmoiement au plus haut degré. 1 kilogr. de poudre désinfectante a été délajé dans 4 litres d’eau, dont une partie a servi à asperger le sol; l’autre partie a été jetée dans la fosse. Immédiatement après cette première opération , l’odeur d’abord si infecte est devenue très-tolérable. Depuis celle époque, on a introduit dans la fosse, chaque malin, 500 à 600 grammes de poudre délayés dans 2 litres d’eau : l’expérience a été continuée pendant quinze jours, et, malgré les fortes chaleurs, l’odeur était peu perceptible.
- L’auteur estime la dépense de désinfection, par son procédé, à 2 centimes par ménage composé de trois ou quatre personnes. (Acad, des sciences, 10 juillet 1843.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Conservation des meubles, gravures, livres , etc., dans les maisons de campagne $
- par M. d’Arcct.
- Au moment de quitter une maison de campagne qu’il n’habite que pendant la belle
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- PROCÈS-VERBAUX.
- saison, l’auteur réunit dans une grande pièce, au premier étage, toiis les meubles, ustensiles, gravures, livres, etc., pour lesquels l’action destructive de l’humidité est à craindre pendant l’hiver ; il avait fermé ensuite les volets, persiennes et fenêtres de cette chambre, collé des bandes de papier sur tous les joints des croisées et fermé bien exactement la trappe de la cheminée.
- Ces précautions étant prises, M. d’Arcet plaça au milieu de la pièce une petite table chargée d’une caisse en plomb à bords relevés, remplie de chlorure de calcium fortement desséché (muriate de chaux sec) et munie d’un bec ou déversoir, au-dessous duquel on plaça un seau ou une terrine en grès. Cela fait, il ferma la porte et colla à l’extérieur des bandes de papier sur tous les joints, et même sur le trou de la serrure.
- En arrivant à la campagne, au printemps suivant, M. d’Arcet décolla toutes les bandes de papier appliquées sur la porte, en les humectant avec une éponge mouillée. Après être entré dans la pièce, il ouvrit promptement les fenêtres et la cheminée, fit enlever tout ce qui n’y était .qu’en magasin , et la pièce se trouva alors d’autant mieux en état d’être habitée, que les papiers de tenture, les livres, les meubles, etc., étaient parfaitement secs.
- Quant au chlorure de calcium, on réunit ce qui en restait à l’état solide, au fond de la caisse de plomb, avec le liquide qui s’était écoulé peu à peu de la caisse par le déversoir dans la terrine j on plaça le tout dans un pot de grès, qu’on recouvrit avec soin et que l’on garda jusqu’au commencement de l’hiver suivant. Alors on rétablit le chlorure à l’état sec et pulvérulent par évaporation dans une chaudière de fonte de la liqueur épaisse contenue dans le pot. De cette manière, le même chlorure pouvait servir plusieurs fois.
- En achetant une fois pour toutes 20 kilogr. de chlorure de calcium desséché et en se servant de ce sel qui est presque sans valeur commerciale, comme il a été dit plus haut, on peut facilement conserver en bon état à la campagne, pendant tout l’hiver, les portions les plus précieuses de son mobilier. (.Annales d’hygiène publique, t. XXX, lre partie.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
- Séance du 23 août 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que MM. Brondel et Tabouret, ayant terminé leurs études, ont quitté l’école d’arts et métiers de Châlons. Gomme ces élèves étaient titulaires des deux places entières qui sont spécialement affectées à la Société d’encouragement, M. le ministre invite la Société à lui présenter des sujets pour les remplacer au commencement de l’année scolaire. eu se conformant aux dispositions de l’ordonnance royale du 23 septembre 1832.
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- M. le ministre, en adressant plusieurs exemplaires d^une circulaire relative à l’organisation des écoles d’arts et métiers de Châlons, d’Angers et d’Aix, fait observer que l’âge d’admission des élèves a été fixé à quinze ans au lieu de quatorze, et, quoique cette condition d’âge ne soit pas obligatoire pour l’année scolaire 1813-1844, M. le ministre exprime le désir que les candidats qui seront présentés aient atteint cet âge.
- M. Lavallée, directeur de l’école centrale des arts et manufactures, adresse un rapport favorable sur les études des élèves entretenus dans cette école en partie aux frais de la Société. Sur cette liste ne figure pas un nom qui aurait été cité avec un grand éloge, celui du jeune Labrèche, doué des qualités qui font l’excellent élève, et qui a succombé, le 25 mai dernier, à une congestion cérébrale, suite probable de son ardeur au travail et d’une trop forte contention d’esprit pour son âge.
- M. Lavallée annonce qu’il a appelé à succéder à M. Labrèche, dans la jouissance de la demi-bourse dont il était titulaire, le jeune Farcot (Joseph-Léon), placé le cinquième sur la liste par ordre de mérite des candidats qui se sont présentés au concours du mois d’octobre 1842.
- Le conseil de l’école d’enseignement pratique pour l’exécution des outils et machines nécessaires à la fabrication de l’horlogerie, sous la direction de M. Armand Clerc, appelle, par l'organe de son président, M. Bréguet fils, l’intérêt de la Société sur cette institution industrielle et philanthropique destinée aux orphelins.
- Objets présentés. M. Jeannest, rue Saint-Sébastien, 44, présente un compas statuaire qu’il a imaginé pour la mise au point des objets de sculpture *,
- M. Bonnet, rue Grenelai, 16, un cordon dendrométrique pour le cubage des bois.
- M. Dumas , l’un des vice-présidents, adresse un flacon d’outremer artificiel de la fabrique de M. Courtial, Besançon.
- . jVJ. Frêmy, rue Beautreillis, 21, donne connaissance d’un nouveau mode de séchage qu’il soumet à des essais.
- M. Colleau, aux Batignolles, transmet quelques documents sur les moyens employés pour dénaturer l’alcool destiné à l’éclairage.
- Mad. veuve Lemare, quai Conti, 3, demande que la Société se fasse rendre compte des appareils de chauffage et d’économie domestique de feu son mari.
- L’association industrielle fondée à Vienne, en Autriche, fait hommage de la collection des mémoires qu’elle a publiés -, elle y joint le programme d’un prix qu’elle propose pour le meilleur traité indiquant les dispositions et les dimensions les plus avantageuses à donner aux cheminées et aux parties principales des grands appareils de combustion.
- M. Bonafous fait hommage d’une édition annotée par lui d’un ouvrage intitulé, La cveillete de la soye pour la nourriture des vers gui la font, échantillon du Théâtre d’agriculture d’Olivier de Serres.
- Le même membre dépose le résultat des recherches sur la fabrication des fils de fer dans les États sardes, sous la direction du conseil des mines du royaume.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Séances et travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, juin 1843 ;
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- PROCES-VERBAUX.
- 2° Bulletin des séances de la Société royale et centrale d'agriculture, t. III, n° 7;
- 3° Bulletin mensuel des séances de la Société des Vosges, juin 1843 ;
- 4,0 Bulletin de la Société d'agriculture du département du Cher, n° XXIX, t. IV;
- 5° Journal des usines publié par M. Viollet, juillet 1843 ;
- 6° Le lithographe, par M. Jules Desportes, 4e année, n° 40 ;
- 7° L’ouvrier mécanicien, par M. Armengaud jeune, 2e édition ;
- 8° Rapport fait à la Société libre d’émulation de Rouen sur un ouvrage de M. Bou-tigny, intitulé, Base d’une nouvelle physique ou découverte d’un quatrième corps, par M. Bresson;
- 9° Rapport fait à la même Société sur la fabrication des bretelles, à Rouen , par M. Bresson;
- 10° Introduction à T étude de l’économie politique, par M. Garnier aîné , directeur de l’école spéciale du commerce et des manufactures;
- 11° Notice sur la morve chronique et le farcin des chevaux, et traitement préservatif de ces deux maladies, par M. Moutonnet, médecin-vétérinaire.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur le nouveau système d’assemblage rigide applicable à la formation des poutres de ponts, de planchers, etc., par M. Girault.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication , d’insérer le rapport au Bulletin, ainsi que le mémoire de M. Girault, accompagné des dessins nécessaires, et de lui délivrer 300 exemplaires du rapport. (Approuvé. )
- Le conseil se forme en comité secret pour entendre le rapport de la commission des médailles, et délibérer sur les récompenses à décerner dans la prochaine séance générale.
- Séance générale du 6 septembre 1843.
- Après la distribution des médailles dont nous avons rendu compte dans le Bulletin d’août, l’assemblée a procédé au renouvellement du bureau et des différents comités , d’après le mode prescrit par le règlement.
- MM. tes président, vice-présidents, secrétaires-adjoints, trésorier et censeurs ont été réélus.
- Au comité d’agriculture , M. Soulange Bodin, qui n’habite plus Paris, a été remplacé par M. Philippar, membre de la Société royale et centrale d’agriculture.
- Au comité de commerce, M. Gautier, pair de France, a remplacé M. Warden, nommé membre honoraire.
- M. Valois, banquier, a succédé, dans la commission des fonds, à M. Morin de Sainte-Colombe, décédé.
- La Société procédera, dans une prochaine assemblée générale, à l’élection d’un secrétaire général, place devenue vacante par le décès de M. le baron de Gèrando.
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. £ N° CCCCLXXII.) OCTOBRE 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — engrenages.
- Extrait d’un mémoire de MM. Bréguet fils et Boquillon, sur de nouvelles dispositions mécaniques ayant pour objet Vexécution des engrenages hélicoïdes de White, sous tous les angles et pour toutes les formes de dentures (i).
- ....... L’exécution des engrenages hélicoïdes de White, dont la forme est
- représentée fig. 1, pl. 906, exige encore trop d’instruction et d’intelligence, de la part de l’ouvrier obligé de rechercher les combinaisons d’engrenage, pour déterminer l’angle choisi sur une roue d’un diamètre donné, pour qu’on puisse considérer le problème comme suffisamment résolu, quant à la pratique courante des ateliers (2).
- Les auteurs annoncent être parvenus à une solution complète du problème, au moyen de cette considération que, l’angle que doivent former les dents
- (1) Les auteurs de ce mémoire, qui se sont présentés en 1840 au concours relatif à l’outillage des grands ateliers de mécaniques, ont obtenu une médaille d'argent dans la séance générale du 6 septembre dernier. ( Voyez le rapport de M. Calla, Bulletin d’août, p. 331. )
- (2) On trouve dans l’ouvrage intitulé, Technica curiosa sive mirabilia artis, Gaspari Schotti, 1687, t. 2, p. 62, la phrase suivante d’où l’on pourrait inférer que les engrenages hélicoïdes étaient connus à cette époque : Cochleata vel helicoides rota est, in cujus ambitu efformantur striœ quœdam eerta anguli quantitate ad axern rotæ inclinatœ, quamcumque tandem figuram habeant ; quœ tamen ad quatuor commodissime reducuntur, semicylindricam ut in areu A F, trigonalem ut in areu GH, quadrilateram ut in areu K L, et trapezoidem ML. Toutefois, la figure qni accompagne cette phrase ne donne aucune indication au sens qu’on suppose ici. On n’y voit en effet que des dents dont les faces ne sont pas sur le prolongement du rayon de la roue ; celles de l’axe GH, par exemple, ont la forme d’un triangle, et composeraient ce qu’on appelle aujourd'hui une roue en étoile. Il y a donc tout lieu de présumer que l’auteur n’a eu en vue que la forme des dents dont les faces sont inclinées par rapport aux rayons de la roue, et non par rapport à l’axe ou à l’arête de cette même roue.
- Quarante-deuxième année. Octobre 1843. 60
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- 458 . / V ; ARTS MECANIQUES.
- avec les arêtes de la roue une fois déterminé (1), il suffirait, pour reproduire cet angle sur des roues d’un diamètre quelconque, de faire en sorte que pour une même épaisseur de roue parcourue par l’outil, la circonférence de la roue à tailler fût douée d’un mouvement dont la grandeur serait constante; en d’autres termes, qu'un point de cette circonférence, quelle qu’elle fût, parcourût le même espace pendant la fente de chaque dent, ou, ce qui revient au même, que la quantité de mouvement de la circonférence fût égale à la tangente de l’angle choisi.
- Prenant par exemple l’angle de 15 degrés choisi par TVhite, soit le rectangle a b c d, fig. 2, la surface développée de l’arc de la roue occupé par une dent a c et qui aurait pour hauteur la ligne a b ; la tangente b c représentera le chemin parcouru par la circonférence de la roue pendant la fente de la dent a c. Or, d’après les tables, le rayon a b étant 1000, la tangente b c de l’angle de 15 degrés sera 268 à peu près ; ou, si l’on fait b c — 1, on aura a b = 3. 7.
- Le problème sera donc résolu si, pour une descente de la hache ou de l’outil égale à ab, épaisseur de la roue, la circonférence de celle-ci a parcouru un arc de cercle égal abc.
- On obtiendra pratiquement ce résultat au moyen des dispositions suivantes : •
- Derrière la hache F d’une machine à fendre ordinaire, fig. 3, est disposé nu axe D sur l’une des extrémités duquel est fixé un cylindre B, dont le diamètre = 1, celui de la plate-forme P étant 3. 7, ou, si l’on veut, le diamètre de la plate-forme étant 1000, celui du cylindre B sera 268.
- La plate-forme et le cylindre B sont rendus solidaires dans leurs mouvements par un ressort très-mince G, qui s’enroule sur leur circonférence. L’épaisseur de ce ressort, peut n’être prise en considération que dans la fente de très-petites roues.
- Il est évident qu’un mouvement quelconque du cylindre B déterminera de la part de la plate-forme, un mouvement correspondant qui, pour la circonférence de cette plate-forme sera exactement de la même grandeur que celui de la circonférence du cylindre B.
- Maintenant, supposons que la roue à fendre ait le même diamètre que la plate-forme; plaçons sur l’axe D un autre cylindre A, de ce même diamètre, sur lequel s’enveloppe un autre ressort dont une extrémité est fixée à une projection du coulisseau mobile F' de la hache, de manière que, pendant la
- (1) L’angle choisi par TFhile était de 15 degrés ; c’estaussi celui que les auteurs adoptent dans la pratique courante, sans toutefois exclure, surtout pour les engrenages de force, des angles plus grands qui permettraient de diminuer l’épaisseur des roues, la poussée parallèle aux axes pouvant facilemenl, dans presque toutes les machines, être supportée par des contre-pivots.
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- ENGRENAGES.
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- descente de celui-ci, le cylindre A reçoive un mouvement de rotation dont la grandeur est par conséquent égale à cette descente.
- Ce mouvement du cylindre A ne peut avoir lieu sans produire un mouvement correspondant du cylindreB et delà plate-forme; mais, comme dans l’exemple choisi, le rapport des diamètres des cylindres A et B est comme 3. 7 : 1, si l’on représente par 3. 7 l’arc parcouru par la circonférence du cylindre A , l’arc parcouru par le cylindre B, sera représenté par 1 , ainsi que celui qu’aura parcouru la circonférence de la plaie-forme ou de la roue à fendre ; par conséquent la dent fendue sur cette roue formera un angle de 15 degrés, puisque l’épaisseur de la roue ou la descente de la hache étant égale à 3. 7, la circonférence de la roue aura parcouru un arc égal à 1 ou à la tangente de l’angle de 15 degrés dont le rayon serait 3. 7.
- Si maintenant on suppose le diamètre de la roue à fendre de la moitié de celui de la plate-forme, et si l’on donne au cylindre A le même diamètre qu’à cette roue, on obtiendra encore sur la roue à fendre l’angle de 15 degrés; car pour une même épaisseur de roue ou pour une même descente de la hache, le cylindre B et la plate-forme parcourront un arc double de l’arc parcouru dans l’exemple précédent; mais aussi le diamètre de la roue à fendre n’étant que la moitié de celui de la plate-forme , la vitesse angulaire de sa circonférence sera moitié moindre, et l’angle de 15 degrés sera conservé.
- Il est évident que le même raisonnement s’applique à tous les diamètres de roues et que la solution pratique du problème consiste uniquement à donner au cylindre A le même diamètre que celui de la roue à fendre.
- Toutefois, si le diamètre de la roue à fendre était très-petit, il deviendrait difficile de placer sur l’axe D un cylindre patron A de même diamètre, et l’entraînement de toutes les pièces mobiles par ce petit cylindre pourrait devenir également difficile. Dans ce cas, on donnera au cylindre patron un diamètre beaucoup plus grand, mais multiple exact de celui de la roue à fendre, et l’on augmentera dans le même rapport celui du cylindre B, ce qui rétablira la proportionnalité du mouvement de toutes les pièces mobiles. C’est ainsi, par exemple, que si l’on donne au cylindre patron A un diamètre dix fois plus grand qu’à la roue à fendre, celui du cylindre B devra être aussi dix fois plus grand que dans les cas ordinaires où le diamètre du cylindre A est égal à celui de la roue à fendre.
- On obtiendrait encore le même résultat par l’effet des dispositions suivantes : un cylindre B ', monté sur l’axe D, est susceptible de glisser le long de cet axe et d’y être fixé par un moyen quelconque; son diamètre = 1. Le cylindre A, fixé à demeure sur le même axe, aura un diamètre = 3. 7 Enfin le ressort G', s’enroulant sur le cylindre B', est fixé par la circonférence de la roue à fendre C au moven d’une pince H qui serre les deux plans de cette roue, ou par
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- tout autre moyen. Il est donc évident que, dans ces conditions, les dents fendues le seront aussi sous l’angle de 15 degrés, puisque la descente de la hache ou l’épaisseur de la roue étant considérées comme 3.7, diamètre ou circonférence du cylindre A , l’arc parcouru par la circonférence du cylindre B' et par conséquent par la roue C, sera 1. . •>
- On peut encore simplifier cette dernière disposition de la manière suivante pour tous les cas, et ce seront les plus fréquents où les dents devront avoir la forme carrée.
- Le ressort G ne s’enroule que sur le cylindre et s’attache par son autre extrémité à une espèce de râpe en acier qu’un galet, aidé d’un ressort et d’un contre-poids suffisant, presse fortement contre la roue à fendre C, dans la circonférence de laquelle les dents de la râpe pénèlrent assez profondément pour entraîner cette roue lorsque le ressort s’enroule sur le cylindre B'. Lorsque la hache se relève, un contre-poids tire la râpe en sens contraire, et ramène la roue à sa position primitive. Alors on fait cesser la pression de la râpe sur la roue à fendre pour changer le point de division de la plate-forme; on rétablit ensuite cette pression, et une nouvelle dent est prête à fendre.
- Ces dernières dispositions offrent l’avantage de supprimer fa nécessité de faire un cylindre patron Dour chaque diamètre de roue à fendre ; mais elles présentent des inconvénients pratiques que l’expérience fera disparaître.
- Dans le premier cas se trouve la difficulté de tendre convenablement le ressort G' à chaque nouvelle dent à fendre, en le fixant parla pince H, à la circonférence de la roue. On y parviendrait a,u moyen d’une vis de rappel placée sur cette pince et qui servirait à tendre le ressort; mais la nécessité de faire cette opération pour chaque dent ajouterait à la durée de la fente des roues et ferait perdre un temps précieux. 4 ;
- La seconde disposition présente l’inconvénient de picoter la circonférence de la roue à fendre et par conséquent d’altérer la propreté du travail qu’on ne pourrait rétablir qu’en enlevant sur le tour une certaine quantité de matière. ^
- Les auteurs donnent la préférence à la première disposition, celle où l’entraînement de la roue se fait par la plate-forme , ou mieux encore par un disque d’un diamètre constant et qui serait concentrique à la plate-forme avec laquelle une pince le rendrait solidaire pendant la fente d’une dent, et qui en deviendrait indépendant à chaque changement de division.
- Les auteurs entrent ensuite dans quelqus détails, soit sur la construction de l’appareil, soit sur la fente des roues lorsque l’entraînement se fait par la plate-forme.
- Un levier I, dont l’axe est concentrique à l’arbre de la plate-forme , s’avance du centre à la circonférence de celle-ci, où il se termine par une pièce J qui
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- se retourne jusqu’à une certaine distance sous la plate-forme, comme le montre la fig. 4, en laissant toutefois à la plate-forme la liberté de son mouvement. L’alidade K est articulée avec le levier I et la pièce J, qui est traversée par une vis buttante L dont la pointe vient heurter le bâti de la machine. C’est aussi à cette pièce J qu’on attache le ressort G, et la corde d’un contrepoids M qui ramène constamment la vis L au buttage, et par conséquent toutes les pièces dans leur position primitive après la fente de chaque dent. 11 sulïit alors pour changer de division de soulever l’alidade K du trou où sa pointe est engagée, et la plate-forme devenue libre peut tourner pour permettre d’engager la pointe de l’alidade dans un autre trou , ce qui rend de nouveau toutes les pièces solidaires et les met dans les conditions nécessaires à la fente d’une nouvelle dent.
- La vis buttante L est nécessaire pour l’exécution des engrenages dont la fente se fait en deux fois; elle remplit alors les mêmes fonctions que la vis de rappel dans les alidades des machines ordinaires, et permet l’exécution de la première dent sur un point déterminé de la roue à fendre.
- Une des conditions des engrenages hélicoïdes est que, dans deux roues qui s’engrènent, l’inclinaison des dents de l’une soit en sens inverse de cette inclinaison dans l’autre , mais en conservant le même angle.
- On obtiendra ce résultat en transportant, pour faire la seconde roue, le cylindre B à l’autre extrémité de l’axe D et en renversant la position des pièces I J K et M, de manière que le ressort G s’enroule sur la portion opposée de la plale-fôrme qui, tournant alors en sens contraire, renversera l’inclinaison de la dent.
- Si les conditions actuelles de la machine ne permettaient pas de changer de place le cylindre B, il suffirait de disposer convenablement un galet sous ce cylindre pour y ramener le ressort, comme on le voit en G".
- Les conditions qui viennent d’être énoncées permettent la fente en hélice de toute espèce de roues droites et sous tel angle qu’on le voudra , puisqu’il suffira de faire varier le diamètre du cylindre B dans le rapport convenable avec l’angle choisi; mais il n’en sera pas de même pour la fente des roues d’angle qui exigent l’accomplissement de deux conditions essentielles; la première que l’outil, au lieu de descendre verticalement, suive une ligne inclinée déterminée par l’inclinaison même de la roue d’angle. Au lieu de faire pencher le bâti de la hache comme dans les machines ordinaires, les auteurs ont préféré monter l’axe de la fraise a, celui du crochet ou le burin fixe sur un coulisseau horizontal F", et par conséquent perpendiculaire au coulisseau vertical F', et de pousser le premier en avant au moyen d’un ressort intérieur qui, dans la fente des roues droites, fait butter un galet b fixé sur le coulisseau F"
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- contre une règle verticale c qui maintient par conséquent Toutil à la même distance de l’axe de la roue pendant la fente de la dent; une vis de pression empêchant le mouvement horizontal du coulisseau F" peut suppléer à la règle verticale c.
- Dans la fente des roues d’angle, on remplace cette règle verticale par un plan incliné du même angle que la roue, de sorte qu’à mesure que la hache descend, le coulisseau F", repoussé parle plan incliné, recule de la quantité convenable à la forme de la roue à fendre.
- Mais le problème est plus compliqué quanta la seconde condition, dont on se rendra facilement compte, si l’on remarque qu’une roue d’angle peut être considérée comme composée d’un nombre infini de roues très-minces, dont chacune est plus grande ou plus petite que sa voisine d’une quantité infiniment petite, de sorte que le cylindre patron A, qui serait bon pour une de ces roues, ne le serait nécessairement pour aucune des autres. 11 faut donc que le rayon de ce cylindre patron augmente dans le même rapport qu’a lieu l’augmentation du rayon de la roue d’angle à fendre, condition qui produira un arc de volute dont les ordonnées seront déterminées par le plan incliné de la roue à fendre.
- Mais cette disposition présenterait un inconvénient pratique résultant de la nécessité de faire marcher d’une quantité proportionnelle le point d’attache du ressort du patron au coulisseau mobile F' de la hache, pour que la direction de ce ressort fut toujours tangente au rayon horizontal du patron.
- La disposition qui a paru la plus convenable pour la solution de ce problème est la suivante, représentée fig. 5.
- Sur l’axe D, au lieu du disque A, on place un bras de levier courbe O dont la concavité est tournée en haut et formée avec les éléments de la volute convenable ; sur cette courbe repose un galet d adapté à l’extrémité inférieure d’une pièce en équerre N dont la branche horizontale est fixée au coulisseau mobile horizontal F '. On conçoit qu’à mesure que la hache s’abaisse, le galet déprime la courbe O, mais se trouve en même temps sur un rayon plus grand; d’où il résulte par conséquent pour l’axe D, une différence de vitesse proportionnelle à la différence des diamètres successifs de la roue à fendre.
- On obtiendra le même résultat si, en plaçant le patron dans la direction verticale, on fixe l’équerre N au coulisseau vertical, de manière que, dans sa descente, son galet rencontrant constamment la courbe du patron, force l’axe D à tourner avec la vitesse variable déterminée par la courbe du patron. ;
- La machine à fendre ordinaire avec les modifications qu’on vient de décrire n’est pas le seul appareil au moyen duquel on puisse obtenir les résultats
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- qu’elle a donnés. Si ion s’est bien rendu compte du principe sur lequel sont fondées ces modifications, on reconnaîtra qu’il est un nombre infini de dispositions mécaniques rentrant dans le même principe qui peuvent produire, avec plus ou moins de facilité, les résultats pratiques qu’on a en vue.
- L’angle de 15 degrés choisi par W^hite est assez aigu pour permettre des dentures hélicoïdes, soit sur une seule roue à la fois, soit sur un cylindre plein ou formé de plusieurs roues fixées les unes sur les autres en employant, dans ce but, la machine à canneler les cylindres de filature.
- On sait que cette machine consiste en une plate-forme horizontale A A, fig. 6, mobile sous une espèce de pont B au devant duquel se trouve un burin fixe G. Deux poupées, l’une à pointe D, l'autre à toc ou mandrin E, portent entre leurs pointes le cylindre à canneler qui, pendant le mouvement longitudinal imprimé par une manivelle à pignon et une crémaillère à la plateforme A, reçoit l’action du burin fixe G. Un disque F, fixé sur l’arbre de la poupée E, divisé comme la plate-forme d’une machine à fendre et armé de son alidade, permet après chaque cannelure opérée de changer la position du cylindre pour exécuter la cannelure suivante.
- On conçoit que si pendant le mouvement de translation de la plate-forme A, on peut faire faire au cylindre à canneler G, un mouvement proportionnel à son diamètre et à l’angle choisi, on obtiendra une cannelure hélicoïde remplissant les conditions de l’engrenage de White.
- Voici comment les auteurs sont parvenus à déterminer ce mouvement de rotation dans les conditions requises.
- Sur un axe H, parallèle à la poupée E, est fixé un cylindre I dont le diamètre pour l’angle de 15 degrés est à celui de la plate-forme divisée F : .1 : 3. 7. Sur le même axe H est fixée une roue d’angle J commandant une roue d’angle K du même nombre de dents, fixée sur un axe L perpendiculaire à l’axe H ; enfin sur ce même axe L est monté le cylindre patron M sur lequel s’enroule un ressort R dont une extrémité est attachée à un point fixe Q sur le hâti. Un ressort P réunit également le cylindre I et la plate-forme F.
- Il est évident que ces dispositions réunissent les mêmes conditions que celles décrites précédemment. Pendant la marche de la plate-forme A, qui peut être comparée à la descente de la hache de la machine à fendre, le cylindre patron M se déroule d’une longueur de ressort égale à la course de la plate-forme A; par l’intermédiaire des roues K et J, il communique un mouvement à la circonférence du cylindre I, dont le rôle est ici le même que celui du cylindre B dans la machine précédente, et qui transmet un mouvement égal au sien à la circonférence de la plate-forme divisée F, ayant avec
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- le cylindre I le même rapport de diamètre que la plate-forme P avec le cylindre B, dans la machine précédente.
- Cette disposition se rapproche davantage de la machine inventée par White, en ce que, comme dans cette machine, l’axe de la plate-forme est doué d’un double mouvement de translation et de rotation.
- Les causes d’erreur provenant de la rigidité des ressorts employés pour déterminer le mouvement des diverses pièces mobiles de ces deux machines ont engagé les auteurs à chercher à supprimer ces ressorts.
- La disposition qui leur a paru préférable est représentée en plan fig. 7, et en élévation fig. 8.
- Le contour de la plate-forme P est taraudé comme dans toutes les plates-formes à vis tangente. Une vis S, du même pas que ce taraudage, y engrène et est maintenue contre la circonférence de la plate-forme par un galet T, également taraudé, que presse un ressort d’une force suffisante pour que, quel que soit le sens du mouvement longitudinal de la vis, elle engrène avec la circonférence de la plate-forme. Le cylindre B est également taraudé et engrène avec la vis S, qu’un galet U presse pour empêcher tout temps perdu, quel que soit le sens du mouvement du cylindre.
- En faisant ainsi jouer le rôle d’une crémaillère à la vis S, on s’affranchit des causes d’erreur produites par la rigidité du ressort, et on peut obtenir la plus grande précision dans le mouvement des pièces ainsi commandées.
- Cette description suffira pour faire comprendre que les mêmes dispositions de crémaillère peuvent s’appliquer aux deux machines décrites plus haut, pour rendre solidaires, dans leurs mouvements, la plate-forme et le cylindre d’entraînement; mais que la nécessité de changer le cylindre patron pour chaque diamètre de roue à fendre ne permet pas cette application à l’entraînement de ce cylindre patron, dont le prix deviendrait trop élevé, si l’on n’avait à fendre que quelques roues de même diamètre; mais cette application deviendrait utile du moment qu’on aurait à en exécuter un certain nombre en fabr ique.
- On pourrait encore simplifier ce système, soit sur la machine à fendre ordinaire, soit sur tout autre appareil, en remplaçant, soit le ressort de traction , soit la vis crémaillère, par des roues dentées dont les diamètres auraient entre eux le rapport convenable à l’angle choisi.
- C’est ainsi par exemple que, dans l’application faite à. la machine à can-neler, on peut supprimer l’axe H parallèle à l’arbre de la poupée E en plaçant sur ce dernier une roue d’angle dont le diamètre est 3. 7 engrenant avec la roue d’angle de Taxe L et dont le diamètre est 1, dans le cas de l’angle de 15 degrés, ou dont les diamètres auraient le rapport convenable avec l’angle choisi.;
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- Extrait d’un rapport de M. Yauvilliers sur un appareil gazo-pneumatique propre a faire le vide.
- La communication, soit directe, soit par l’intermédiaire des machines, du mouvement entre les solides et les solides, et entre les solides et les fluides, est le principal objet de la dynamique et de l’hydrodynamique. La communication de mouvement entre les solides ou les gaz ou vapeurs n’a jusqu’ici été considérée que dans les machines à vent et les machines à vapeur.
- Quoique les fluides aériformes se comportent comme les liquides pour communiquer leur mouvement, la compressibilité qui est leur attribut semblait les exclure de tout emploi comme moteur, tandis que leur élasticité présentait, au contraire, des moyens puissants de reproduire la force qui les avait comprimés ou dilatés.
- Dubuat a observé les effets de la communication du mouvement de l’eau sur le sable fin dans les cours d’eau (1786).
- M. l’inspecteur général des ponts et chaussées, Brémontier, a observé les effets des vents sur les sables des dunes. Il a combiné en conséquence les procédés proposés par lui en 1780 pour préserver les ensemencements des dunes, et qu’il a mis en pratique avec le plus brillant succès en 1787.
- La communication du mouvement de l’eau à l’eau se manifeste par le remous que produit dans un bief inférieur l’écoulement de l’eau à travers un pertuis, dans les remous qui accompagnent les épis en saillie sur les rives des cours d'eau et par les érosions latérales et les affouillements de fond qui en résultent.
- Venturi publia à Paris, en 1797, un mémoire sur la communication latérale du mouvement des fluides.
- M. Girault, ingénieur des ponts et chaussées, a répété et varié les expériences de Venturij il a consigné le résultat de ses investigations dans un mémoire qui date de 1825. ^
- Les remous en aval des piles des ponts et des autres corps opposés au libre cours des eaux, ce que les mariniers de la Seine nomment aïs, les dénivellations de la surface d’une eau courante, d’autant plus appréciables que ce cours d’eau a plus de largeur, débite plus d’eau, a plus de rapidité et offre plus d’inégalités dans la vitesse des courants d’un bord à l’autre, ou du thalweg aux bords, offrent des exemples de communications latérales du mouvement de l’eau sur l’eau.
- La communication du mouvement de i’eau à l’air s’observe prés des jets d’eau des cataractes, etc., etc.
- Les trompes fréquemment employées comme souffleries, dans les pays de
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- montagnes, forment une application industrielle de cette communication. Les tambours des écluses du canal de Briare, établies en 1638, et les puits des réservoirs du canal de Bourgogne, par lesquels s’écouiei\t les eaux qu’on dirige dans les rigoles d’alimentation, en sont d’autres exemples remarquables.
- Les cheminées sont des espèces de trompes renversées qui produisent la communication du mouvement des gaz produits par la combustion, à la masse de l’air des appartements.
- Ce qu’on appelle le vent du boulet est un effet de l’air entraîné par le mouvement rapide du projectile, etc., etc.
- M. Brunier, mécanicien, s’est livré, depuis 1823, à un grand nombre d’essais pour appliquer mécaniquement la communication des mouvements de la vapeur sur l’air atmosphérique; il a composé plusieurs appareils pour lesquels il a pris des brevets d’invention et de perfectionnement en 1830, 183T, 1838, 1839 et 1840,
- Les machines de M. Brunier sont fondées sur cette observation qu’en faisant écouler rapidement de la vapeur d’eau dans un espace communiquant à un volume d’air isolé d’ailleurs de l’atmosphère, cet air est entraîné en partie par le courant de la vapeur et par conséquent raréfié sous son enveloppe ; la différence de pression entre l’air raréfié et l’air atmosphérique donne ainsi un agent mécanique qui a été appliqué par M. Brunier à élever l’eau.
- Les différentes espèces de pompes aspirantes, les machines de Detrouville, de MM. FCilliams Close, Niepce, Brown, Pelletan, etc., etc., élèvent l’eau par le moyen de la différence de pression entre l’air raréfié et l’air atmosphérique.
- Les machines de M. Brunier, que M. le rapporteur a eu occasion d’examiner, fonctionnent convenablement; leur construction n’exige ni leviers, ni rouages, ni volants, ni pistons ; il n’y a de mobiles dans leur constitution qu’un robinet et un petit nombre de soupapes. L’air est raréfié très-promptement par l’appareil pneumatique ; par kilogramme de charbon brûlé en une heure, elles élèvent 27 mètres cubes d’eau à 1 mètre de hauteur avec de petits foyers, et 33 mètres avec de grands foyers; pour de petites asceusions, de 2, 4, 6 mètres de hauteur, par exemple , l’effet utile serait, en kilogramme de charbon brûlé, 32 mètres cubes pour les petits foyers, et 44 pour les grands foyers.
- Ces machines sont simples de construction, économiques de premier établissement, et permettent un entretien facile, ainsi qu’une longue durée.
- M. Bibjr, mécanicien , collaborateur de M. Brunier, a pensé que l’appareil gazopneumatique, dont le principe vient d’être développé, s’appliquerait avec
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- avantage à la propulsion des embarcations. Une partie de l’eau dans laquelle flotte l’embarcation s’élève jusqu’à un récipient dont l’appareil gazopneumati-que aspire l’air. Cette eau fait monter un flotteur qui parvient à soulever des soupapes, par suite de l’ouverture desquelles l’air atmosphérique rentre pour presser sur l’eau du récipient ; cette eau s’écoule alors avec une vitesse fonction de la hauteur où elle était parvenue dans le récipient, et s’élance dans la masse du fluide, où surnage l’embarcation, par un orifice à base verticale, ouvert près la surface supérieure, dans le sens opposé à celui du mouvement de translation qu’il s’agit de produire ; elle exerce ainsi une pression et un choc qui chassent l’embarcation en avant; on opère successivement l’aspiration de l’air du récipient et sa réintroduction alternative pour une succession de chocs sur l’eau, et une force qui pousse l’embarcation; on peut aussi avoir une action de propulsion continue, en disposant deux ou plusieurs récipients, de manière qu’il y ait toujours quelque part aspiration d’air et chute d’eau ailleurs.
- Cette application pourrait paraître défectueuse à priori, attendu la perte que doit comporter un mécanisme qui emploie la force motrice à faire naître un produit qui devient force motrice à son tour, et perd de sa valeur dans l’exercice de la fonction qu’on lui attribue.
- Mais, comme l’appareil gazopneumatique qu’emploie M. Ribj et dont il a présenté les dessins à la Société est Un germe curieux de mécanismes qui auraient des avantages spéciaux d’économie et de simplicité, sur lesquels il peut être utile de diriger l’attention des mécaniciens et du public, le comité des arts mécaniques a été d’avis de remercier M. Ribj de sa communication et d’insérer un extrait du présent rapport dans le Bulletin.
- Ces conclusions ont été adoptées dans la séance du 4 octobre 1843.
- TRANSPORTS.
- Descri p tion d’un système de trains articulés destinés au transport des bois, dans ï exploitation des forêts; par M. Sef veille, ingénieur civil, rue d’Amboise, 4.
- Ce système, dont M. Théod. Olivier a rendu compte dans la séance générale du 6 septembre dernier, et qui a valu à M. Serveille une médaille d’argent, se compose essentiellement de deux trains articulés séparés l’un de l’autre, sur lesquels repose la pièce de charpente à charrier ; ces trains roulent
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- sur un chemin de fer ou plutôt de bois établi à demeure dans l’intérieur des forêts pour l’exploitation des coupes.
- La fig. 1, pl. 907, représente le train articulé vu en élévation.
- Fig. 2. Section verticale et longitudinale du même , sur la ligne a h du plan fig. 3.
- Fig. 4. Le train vu par devant.
- Fig. 5. Section transversale du même, sur la ligne c d, fig. 3.
- Fig. 6. Deux trains séparés sur lesquels est posée une pièce de bois de grande dimension, marchant sur une ligne droite.
- Fig. 7. Deux trains semblables marchant sur une ligne courbe.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- Le train, fig. 1, est composé d’un châssis en bois A dont les deux côtés latéraux B B sont entaillés pour recevoir les plaques de garde a a qui tiennent suspendus les coussinets &&dans lesquels tourne l’essieu. Ces plaques de garde sont plus larges par le bas que par le haut afin d’avoir la solidité nécessaire pour résister au poids de la charge. Les côtés A A du châssis sont ouverts au milieu pour donner passage au madrier ou timon C servant à diriger la course du train et qui pivote sur une cheville ouvrière D, laquelle passe dans deux traverses c c fixées à tenons dans le châssis A.
- Les roues E E, de forme conique et à jantes très-larges, sont généralement construites en bois ainsi que l’essieu F qui les traverse et les rend solidaires. Cet essieu tourne dans les coussinets b b également en bois. L’enveloppe d, qui sert de bandage aux roues, est en fonte de fer avec rebord intérieur.
- Aux deux extrémités du timon C sont fixées deux hausses G G qui par leur épaisseur dépassent la hauteur des côtés A A du châssis , comme on le voit fig. 2, afin que la pièce de bois qui y est solidement attachée ne s’appuie pas sur le châssis, ce qui l’empêcherait de tourner sur la cheville ouvrière dans le parcours des courbes.
- La pièce de bois ainsi établie sur les hausses y est fixée par des cordes ou des cbaines e, et consolidée par la torsion des leviers ou garrots I passés dans ces cordes, comme on le voit fig. 6 et 7.
- Les coussinets b b sont divisés en deux parties engagées dans les plaques de garde a a; la partie supérieure s’appuie au-dessous de la partie B du châssis; la partie inférieure n’est soutenue qu’au moyen d’une corde qui la suspend au châssis ; on peut l’y attacher aussi par des chevilles traversant les plaques de garde.
- Le chemin sur lequel roulent ces trains est composé de longrines en bois L solidement fixées par des chevilles aussi en bois sur des traverses M, et réunies bout à bout par des tenons à demi-bois.
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- La pièce de bois étant chargée et fixée sur les deux trains séparés par une plus ou moins grande distance , le mouvement s’opère avec autant de facilité en ligne courbe qu’en ligne droite. Dans les lignes droites, fig. 6, les quatre roues tournent sur des sections de même diamètre, et les essieux restent perpendiculaires à la ligne et parallèles entre eux. Dans les courbes au contraire la foi ce centrifuge faisant porter les roues des rails extérieurs sur une plus grande section que celle de l’intérieur, elles se placent perpendiculairement à la courbe à parcourir et convergent de manière qu’elles forment un cône dont le sommet est au centre de la courbe.
- Pour diminuer le frottement du timon sur les traverses c c, on peut placer dans l’épaisseur de ce timon un galet conique qui facilitera la convergence dans les courbes. ( D. )
- ARTS CHIMIQUES. — faïence.
- Note sur la fabrication de l émail ombrant y par M. Emile Trélat, directeur de la fabrique de Ru belles > près Melun , (Seine-et-Marne) (i).
- Uémail ombrant n’est qu’une modification d’une invention due à M. de Bourgoing , et qu’il nomma la lithophanie. Il est nécessaire que je montre d’abord clairement ce qu’était cette première industrie dont les applications cependant n’ont aucune analogie avec celle de l’émail ombrant.
- Qu’on suppose une plaque de matière translucide, de porcelaine, par exemple , et qu’on imagine plane l’une de ses faces, l’autre inégale et possédant des reliefs et des creux : il est évident que si l’on interpose cet objet entre l’œil et l’espace, les parties creuses laisseront abondamment passer la lumière, parce qu’elles seront minces; les parties en relief paraîtront au contraire sombres, parce qu’elles seront épaisses. En somme on aura un assemblage de clairs et d’ombres, dont on pourra augmenter à volonté la variété et les contrastes, par la différence plus ou moins grande des reliefs et des creux. On sera à même en outre de disposer ces ombres et ces clairs, suivant les lois artistiques de tous les dessins imaginables. On obtiendra ainsi des effets de lumière remarquables et des dégradations d’une grande douceur (2). On
- (f) Voyez le rapport de M. Gaultier de Claubry sur cette fabrication, Bulletin de septembre, page 443.
- (2) Les détails du procédé de la lithophanie sont décrits dans le 47e volume des Brevets dont la durée est expirée.
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- conçoit que par ce procédé les plus beaux dessins, de la pureté la plus parfaite, pourront être reproduits, une fois le modèle donné, aussi facilement que les reliefs et les creux disposés au hasard sur la plaque dont nous venons de parler. C’est de cette manière qu’on obtenait les abat-jour de porcelaine qui ont été livrés au commerce de France il y a quelques années et les plaques lithophaniques que les Allemands emploient en si grande quantité, comme carreaux d’ornement de leurs croisées et qui sont dans ce pays l’objet d’une branche d’industrie en prospérité. Je n’ai pas à dire ici pourquoi un produit de curiosité et de goût plutôt que d’utilité réelle obtient un succès marqué chez nos voisins, tandis qu’il n’a rien rapporté sur le sol de l’invention.
- La lithophanie était comme on le voit l’application d’une idée fort simple, et de plus elle avait l’immense avantage d’être immédiatement et essentiellement pratique. Il n’en est pas de même del'émail ombrant; et d’abord, examinons ses rapports avec la lithophanie.
- Supposons cette fois une plaque en matière quelconque, mais blanche et ayant encore des reliefs et des creux; plaçons-la horizontalement et versons dessus un liquide coloré, de l’encre par exemple, ou de l’eau rougie. Supposons que le liquide ayant pris son niveau recouvre de l’épaisseur d’une carte les reliefs les plus saillants. Qu’arrivera-t-il ? Nous obtiendrons encore des ombres et des clairs , mais les ombres seront produites par les creux , les clairs par les reliefs, puisqu’aux creux correspondront de fortes épaisseurs de liquide coloré, tandis que les reliefs seront recouverts seulement d’une légère couche de ce corps. Ainsi, quoique nous arrivions ici au même but que par la lithophanie, le procédé semble être le contraire du premier. Il n’en est rien cependant. Si au lieu de s’occuper de la plaque blanche qu’on désigne sous le nom de base, on considère la couche de liquide qui lui est superposée; si l’on remarque que celte couche à sa partie supérieure est plane, tandis qu’elle est accidentée de l’autre côté par des reliefs et des creux tout contraires à ceux de la base , on concevra facilement que cette même base jouant le rôle de l’espace , la couche de liquide remplace parfaitement la plaque lithophanique, puisque les ombres et les clairs sont produits de la même manière. L’idée théorique de la lithophanie est donc identiquement la même que celle de Y émail ombrant ; mais dès qu’on arrive aux applications tout change de nature.
- L’emploi de l’émail ombrant qui a semblé le plus raisonnable â été de faire la base en argile cuite , et de remplacer le liquide coloré par de l’émail transparent coloré , c’est-à-dire de recouvrir la faïence ordinaire de cet ornement. C’était relever considérablement son prix que de pouvoir aisément mettre de beaux dessins et de riches peintures sur une matière assez vile de
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- sa nature, et qui cependant possède des propriétés si utiles aux usages de 1 homme. Outre que sa valeur augmentait, la faïence se créait ainsi de nouvelles et importantes applications. On est en mesure de l’employer sous cette forme au revêtement des murailles dans les lieux humides où les peintures, les autres enduits et même les boiseries durent si peu de temps , surtout à l’extérieur. Quelle que soit la richesse des ornements du jour, Vémail ombrant offre des modèles si doux et des effets si remarquables qu’il n’est pas permis de douter un seul instant que si la fabrication de ce produit prenait une extension convenable, les applications que nous venons de citer ne lui réservassent un succès complet. Que si l’on y ajoute les nombreux débouchés que procureraient tous les appareils de chauffage si indignement recouverts, même dans les lieux tenus avec une certaine élégance, d’une faïence blanche hideuse à voir à cause de son fendillement général; les guéridons et autres meubles recherchés ; les ornements de portes intérieures, tels que les appliques ; les lettres d’enseignes de boutiques ornées et dorées aujourd’hui avec tant de soin, on aura une industrie qui réunira deux conditions rarement d’accord, le luxe et le bon marché.
- Il ne m’appartient pas de dire la série ingénieuse de procédés dus à M. de Bourgoing, et à l’aide desquels il s’est procuré ses modèles, surtout la représentation des roches précieuses qui devront être employées comme revêtement.
- Je n’approfondirai pas non plus la théorie de l’émail ombrant ; je dois arriver le plus promptement possible aux difficultés de fabrication qu’on a rencontrées, tout en indiquant celles qui ont été vaincues , et qui permettent aujourd’hui de compter sur un heureux succès, grâce à la persévérance qu’a toujours montrée M. Dutremblay qui s’est chargé de fonder celte industrie, et qui y a mis toute son ambition et toute son activité.
- Les difficultés qui se présentent sont en général l’exagération de celles des autres fabrications. Cependant il en est de nouvelles que nous allons examiner une à une.
- Si l’on prend une plaque d’émail ombrant et qu’on la casse, on est frappé tout d’abord de la grande épaisseur d’émail qu’on peut évaluer à environ quatre ou cinq fois celle des faïences ordinaires. C’est là la cause de presque tous les obstacles qu’on rencontre.
- Gouttes de gondolement. — Lorsque l’émail est en fusion sur les pièces, pendant la cuisson, il tend à descendre dans les parties les plus basses, de sorte qu’il vient faire dans les creux de gondolement, des ombres accidentelles qui n’avaient pas été calculées dans les modèles. Ce premier obstacle nécessite une attention extrême dans le soin qu’on apporte au séchage
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- des pièces pour qu’elles ne gauchissent pas. Les autres faïences ne sont pas sujettes aux mêmes inconvénients, d’abord parce que la pellicule d’émail y est tellement mince qu’il y a adhérence entre elle et le biscuit ; ensuite, parce que si par hasard une semblable goutte se formait, elle serait imperceptible, leur couverte étant incolore.
- Tressaïllure. — Tout le monde sait que le verre et en général les silicates sont des corps qui, à très-mince épaisseur, jouissent d’une élasticité considérable; on sait aussi que l’argile, quand elle n’a pas été privée de toute son eau, peut encore travailler sous l’influence des changements de température. C’est pour cette raison que des couches d’émail très-minces peuvent permettre que le biscuit ne soit pas complètement cuit, sans que la tressaillure se produise ; tandis que Yémail ombrant ne pourra s’appliquer que sur des pièces qui auront été complètement privées de leur humidité, son élasticité étant trop faible pour que l’argile qui n’est pas entièrement cuite puisse impunément prendre du retrait. On est donc condamné à pousser plus loin que partout ailleurs la température du biscuit. Mais alors on court la chance de rougir considérablement les pièces ; car dans un four malgré les plus grandes précautions , on n’est jamais sûr d’une flamme constamment réductrice ; et le fer que contient toujours l’argile, étant plus longtemps exposé à une chaleur plus forte, est d’autant plus sujet à se peroxyder. Il est vrai que dans toutes les fabriques on cherche à éviter l’influence de la flamme en lutant hermétiquement les cazettes, et alors l’oxydation du fer semble impossible. Il n’en est rien , et les influences du lut ne peuvent être que très-peu efficaces, je dirai même qu’elles sont nuisibles. En effet, que la cuisson ait pour but, ou simplement d’enlever toute l’humidité de la terre, ou de réunir les molécules d’argile par un commencement de vitrification, il est certain (et nous en avons fait l’épreuve ) que lorsque les vases ne sont pas clos l’action du feu produit des résultats plus certains et plus expéditifs, et que par conséquent le temps des mauvaises influences diminue. Ceci est tellement vrai qu’une pièce peut parfaitement cuire et ne plus tressailler, lorsqu’elle a subi à nu un simple feu d’émail, tandis qu’elle n’est souvent pas cuite et qu’elle tressaille lorsqu’elle a été soumise en vases clos au feu de biscuit, dont la température est beaucoup plus élevée que la première. Les effets du lut ont donc pour résultat de prolonger le temps de cuisson, et d’exiger une plus forte chaleur , sans empêcher l’influence de la flamme. Car la pression intérieure des étuis augmente constamment, tandis que celle du four reste fixe, et il arrive un moment où le lut est obligé de céder et de laisser sortir l’humidité qui avait été retenue jusqu’alors si mal à propos. Dès cet instant nous rentrons dans les conditions dans lesquelles nous nous serions trouvés
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- si nous avions cuit à feu nu, seulement nous avons déjà du combustible et de la chaleur inutilement dépensés à briser la fermeture des cazettes. Ce n’est pas là qu’il faut chercher le remède qui empêchera le fer de se peroxyder. Un moyen qui semble déraisonnable et qu’on a essayé déjà consiste en un dégagement de gaz réducteurs dans la terre elle-même ou autour d’elle, dans les cazettes ; des débris de matières organiques peuvent remplir ce but. Nous avons la plus grande confiance en ce remède; mais comme en industrie l’expérience en grand est la seule convaincante, les petits essais que nous avons faits ne prouvent rien d’une manière certaine.
- Horizontalité pendant la cuisson.—On conçoit facilement que les ombres accidentelles dont il a déjà été question peuvent se reproduire par le manque d’horizontalité pendant la cuisson, et ici on ne voit d’autre remède que dans le soin et l’habitude des ouvriers.
- Souvent une goutte n’a pour cause ni le gondolement ni l’inclinaison pendant la fusion de l’émail. Lors de l’émaillage il se trouve entre les molécules de la couverte de l’air et quelquefois de l’eau, quand les pièces ne sont pas bien sèches avant d’être mises au four. Lorsque l’émail commence à s’échauffer, c’est la pellicule supérieure qui entre la première en fusion, et qui englobe toute la quantité d’air ou d’eau dont nous venons de parler. Bientôt la fusion supérieure devient assez grande pour que quelques parties de cette pellicule supérieure s’infdtrent à travers les couches inférieures, et forment ainsi des séparations irrégulièrement verticales, qui déterminent des espèces de cellules retenant les gaz emprisonnés. La température augmentant encore , la pression et le volume de ces fluides augmentent toujours ; alors les globules se forment et viennent percer plus ou moins vite à la surface. On conçoit que certains globules peuvent résister jusqu’à la cuisson complète, et alors leur dilatation fait refluer l’émail tout autour et quelquefois laisse le biscuit presque à nu au centre des globules; il se produit encore ainsi des ombres accidentelles fâcheuses.
- Capillarité.—Lorsque les reliefs du biscuit déterminent entre eux des creux qui ne sont pas trop larges , le niveau d’émail s’établit très-difficilement pendant la cuisson, à cause de la capillarité qui tend à faire remonter le corps en fusion aux parties les plus élevées du dessin. Les remèdes de ces obstacles doivent être apportés dans les modèles plutôt que dans les moyens d’exécution.
- Réduction des oxydes colorants au four. —Comme les couches d’émail ombrant sont plus épaisses que celles des autres faïences, il faut une chaleur plus considérable pour les cuire, en supposant qu’on veuille seulement une dureté égale à la leur. Mais si l’on élève la température, comme on ne peut
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- jamais être sûr d’une flamme constamment oxydante, on se trouve dans de mauvaises conditions de succès, puisqu’on augmente la durée des fâcheuses influences sur les pièces. Il y a ici d’autres moyens à mettre en usage, et ceux-ci on peut les citer comme certains, parce qu’ils ont été employés sur une grande échelle, et parce qu’ils ont donné des résultats concluants. Je n’ai pas besoin de répéter que, de même que pour la cuisson de la terre, le lut est un moyen sans effet pour empêcher l’influence de la flamme. Nous en avons déjà dit la raison; c’est la pression intérieure des étuis, qui finit toujours par mettre les pièces en contact avec les gaz qui ont servi à la combustion. Il faut mettre une barrière inaltérable entre l’émail et l’intérieur du four; pour cela il suffit de faire que la tension intérieure ne soit pas susceptible d’augmenter, mais au contraire que ses variations suivent la même marche que la pression de la fumée. Le moyen employé pour arriver à ce but consiste en un courant d’air venant de l’extérieur, et qui baigne constamment les objets pendant la cuisson. Ce courant d’air a aussi un autre avantage non moins important que le premier : il entretient les métaux colorants dans l’état d’oxydation convenable, et empêche les réductions accidentelles qu’on a tant à craindre. C’est par ce moyen qu’on est parvenu à cuire les émaux colorés, avec des résultats convenables et satisfaisants. Au reste , cette introduction d’air est bien simple, et si elle n’a pas été employée jusqu’ici , c’est que les faïenciers cuisent à des températures peu élevées : de plus on a déterminé par une longue pratique quelques places dans un four, places les moins chaudes, et qui reçoivent le moins de flamme réductrice. C’est là qu’on place les couleurs ; mais il y a de grands déchets et des déceptions par l’influence du bois et des charbons plus ou moins réducteurs.
- Telles sont les principales difficultés que comporte en elle la fabrication de Y émail ombrant. La plupart d’entre elles étaient des problèmes dont quelques-uns sont résolus.
- séchoir.
- Description d’un séchoir destiné aux matières pulvérulentes et aux matières adhérentes; par M. F. Brosson.
- La Société d’encouragement proposa , en 1838 , un prix de 4,000 fr. pour la dessiccation économique de la betterave. Ce prix , qui devait être décerné en 1839, ne fut point remporté ; remis au concours pour 1841, il donna lieu à l’envoi de plusieurs mémoires; mais la question ayant perdu dès lors l’intérêt qu’elle semblait offrir quand elle fut présentée, la Société décida qu’elle serait retirée du programme.
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- SECHOIR.
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- Parmi les personnes qui s’étaient mises sur les rangs pour disputer le prix se trouvait M. Brosson, qui avait déposé les dessins et la description d’un séchoir de son invention, qu’il proposait d’employer non-seulement à la dessiccation de la betterave, mais aussi à celle de toutes les substances végétales ou minérales adhérentes ou en poudre.
- Le comité des arts chimiques ayant reconnu que cet appareil renfermait plusieurs dispositions neuves susceptibles de recevoir d’utiles applications, a proposé, par l’organe de M. Payen , dans la séance du 4 octobre dernier, de le faire graver et décrire dans le Bulletin.
- M. Brosson commence par faire remarquer que jusqu’ici tous ceux qui se sont occupés de la disposition d’un appareil pour la dessiccation de la betterave ou de toute autre matière, ont placé celles-ci sur des tablettes ou châssis superposés, ou sur des toiles sans fin d’une assez grande dimension; mais dans tous les cas une vaste étendue de bâtiments était nécessaire : il fallait aussi pour le déplacement et le rangement des matières, un personnel nombreux; enfin une grande quantité de chaleur était perdue dans la partie supérieure des salles , car la température n’atteignait le degré d’élévation nécessaire au niveau des tables qu’autant qu’il y avait excès au-dessus.
- Frappé de ces inconvénients , M. Brosson reconnut qu’il devait y avoir dans l’application d’un système général de dessiccation des modifications de formes nécessitées par la nature même des corps à dessécher. Ainsi, par exemple, les matières pulvérulentes telles que la fécule, le bi-carbonate de soude, pour lesquelles le déplacement serait une cause de déchet ou d’altération, ne peuvent être traitées dans les mêmes récipients et de la même manière que les substances à molécules adhérentes, qui doivent être continuellement remuées et agitées pour être mieux et plus promptement desséchées. De là deux grandes divisions qui, tout en se rattachant au principe général, demandent des modifications de détail. L’auteur s’est efforcé de satisfaire à cette double condition. Ainsi, dans son système, les produits pulvérulents sont placés dans des paniers mobiles, dans lesquels ils occupent et conservent toujours la position horizontale, et les produits qu’il nomme adhérents sont introduits dans des cylindres fixes dans lesquels, par suite du mouvement général de rotation, ils se meuvent sur eux-mêmes et arrivent ainsi plus promptement à une parfaite dessiccation.
- Description d’un séchoir destiné aux matières pulvérulentes.
- Cet appareil représenté en coupe verticale, fig. 1, pl. 908, passant par la ligne AB, et en section horizontale, fig. 2, sur la ligne CD, est composé d’une
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- ARTS CHIMIQUES.
- SÉCHOIR.
- enveloppe AA , en maçonnerie ou en toute autre matière propre à empêcher la déperdition du calorique. La partie inférieure de l’appareil ou la base B est plane, mais la forme circulaire pourrait être continuée tout autour.
- Les caniveaux C D sont des conduits d’air; ils sont recouverts par des planches, dalles ou plaques métalliques E percées de trous.
- Au centre de l’appareil se trouve maintenu, dans des paliers à coussinets, un arbre F en fer sur lequel sont montés des plateaux G recevant des croisillons H dont les autres bouts sont fixés sur un cercle I; le milieu de ce cercle reçoit aussi le cercle J, de manière que l’arbre F et les plateaux G, les croisillons H et les cercles I et J, forment un corps très-solide.
- Les cercles sont traversés par des tiges cylindriques portant, de distance en distance et à chacune de leurs extrémités, des supports K. Les tringles et ces rapports peuvent être montés à tourillons, de manière qu’en tournant l’arbre et mettant tout le système en mouvement, ces supports restent toujours horizontaux; d’où il résulte que si l’on place des paniers L sur les tiges réunissant les supports K deux à deux, ces paniers seront constamment maintenus dans une position horizontale.
- Pour pénétrer dans l’appareil, on a disposé une porte divisée en deux parties M N, lesquelles peuvent s’ouvrir ensemble ou séparément. Pour placer les paniers, on n’ouvre que la partie N, dont la longueur est suffisante pour le service ; la partie M est faite pour pénétrer dans l’intérieur de l’appareil , et peut être disposée pour s’ouvrir avec celle N, afin de rendre l’entrée plus facile. Ces deux parties doivent être garnies ou rembourrées, de manière à éviter toute perte de calorique.
- Marche de Vappareil. En supposant une certaine quantité d’air chaud élevé à la température nécessaire, et lancé dans le conduit C, cet air, en pénétrant dans l’appareil par les trous pratiqués dans les plaques de recouvrement E des caniveaux, et qui vont en augmentant de diamètre au coté opposé à l’entrée, rencontrera le dessous des paniers chargés des matières à dessécher, et enlèvera une partie de l’humidité. Chaque panier sera successivement soumis à cette action, et recevra à sa partie inférieure une nouvelle masse d’air chaud au moyen du mouvement circulaire imprimé à tout le système dans le sens de la flèche noire.
- L’autre caniveau ou conduit D, produisant son effet utile, établit un appel constant par le fait de sa mise en communication avec le tuyau de la cheminée du générateur, de sorte que les paniers reçoivent en montant l’air chaud sur leur partie supérieure, et en descendant sur leur partie inférieure; ces deux effets étant continués aussi longtemps qu’il est nécessaire, complètent la dessiccation. .
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- arts economiques. — fils de plomb.
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- On a indiqué par des flèches ponctuées la direction de l’air chaud dans l’appareil. Pour retirer les paniers ou surveiller la marche de l’opération, il suffit d’ouvrir la partie N de la porte ; on pourra les enlever et les remplacer par d’autres contenant de nouvelles matières à dessécher.
- Séchoir pour les matières adhérentes.
- Dans cet appareil, les paniers suspendus L sont remplacés par des cylindres fixes montés sur des croisillons remplaçant les supports K du séchoir pour les matières pulvérulentes, de manière qu’en tournant l’appareil les matières soient constamment agitées par un double mouvement général et partiel jusqu’à parfaite dessiccation. Les cylindres représentés par le bout et en coupe longitudinale , fig. 3 et 4, sont entourés de toile métallique et munis de portes par lesquelles ont lieu l’introduction et la sortie des matières.
- Le double appareil dont on vient de donner la description occupe peu de place ; ses diverses parties peuvent être exécutées en bois, et on peut y appliquer toute espèce de moteur; il est non-seulement utile pour la dessiccation de la betterave, de la fécule, mais encore de toute autre espèce de matières végétales et minérales. (D.)
- ARTS ÉCONOMIQUES. — fils de plomb.
- Rapport fait par M. Silvestre fils , au nom du comité des arts économiques, sur les fils de plomb de M. Poulet, rue I on-taine-au- Roi, 16.
- Messieurs v vous avez chargé le comité des arts économiques de vous faire un rapport sur une industrie nouvelle que l’on doit à M. Poulet, fabricant de fils de plomb.
- Les échantillons des fils métalliques déposés sur le bureau vous font voir à quel degré de ténuité M. Poulet est parvenu à étirer un des métaux les moins tenaces.
- L’inventeur du nouveau procédé destine particulièrement ses produits aux besoins du jardinage ; ils forment, selon lui, des liens de beaucoup supérieurs à ceux employés jusqu’à ce jour, à cause de leur flexibilité, de leur inaltérabilité, de la facilité avec laquelle ils s’allongent en proportion du développement des plantes, et enfin de l’avantage qu’ils ont de pouvoir servir plusieurs fois.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. -- FILS DE PLOMB.
- Pour remplir les intentions du conseil, le comité des arts économiques ne pouvait mieux faire que de s’étayer de l’expérience des personnes de l’art qui déjà avaient soumis les fils de plomb de M. Poulet à des essais assez prolongés pour paraître concluants.
- Les renseignements obtenus ont été, sous plusieurs rapports essentiels, très-avantageux à l’auteur; ses produits sont surtout reconnus d’une utilité incontestable dans les lieux clos ou suffisamment abrités du vent , comme serres, espaliers, etc. Il faut toutefois en excepter certaines serres chaudes à plantes exotiques , dans lesquelles l’état de l’atmosphère exerce rapidement sur tous les genres d’attache une action destructive. Les fils de plomb non plus que ceux de fer et de cuivre , n’ont pu résister jusqu’ici à cette influence; ils ne tardent pas à devenir cassants, et à perdre par là comme liens leurs qualités essentielles.
- Dans quelques serres de ce genre, au jardin des plantes , le fer galvanisé, dont on a essayé de faire des serrures, semblerait devoir résister à ce genre d’action.
- M. Poulet a divisé ses fils métalliques en cinq classes comprises sous les numéros 1, 2, 3, 4, 5.
- Le numéro 1 est formé d’un fil dont la longueur est de 166 mètres pour un poids d’un demi-kilog. de matière. Il est livré au commerce à raison de 3 fr. le demi-kilogramme.
- Le numéro 2, dont le prix est de 2 fr., contient, sous le même poids , une longueur de 81m,50.
- Le numéro 3, qui revient le demi-kilog à 1 fr. 50, a de longueur 61 mét.
- Le numéro 4...............................1 fr. , . . . . 43m.75.
- Le numéro 5, enfin, qui est livré à raison de 75cent., a de longueur 25 mèt.
- Ainsi le numéro 1 reviendrait à près de 2 centimes, et le numéro 5 à 3 centimes le mètre.
- A cause de ce prix un peu élevé des fils de plomb fabriqués par M. Poulet, joint à l’inconvénient qu’ils ont de ne pouvoir aisément servir dans les jardins en plein vent, les cultivateurs et les jardiniers des campagnes n’en tireront que peu de profit. Dans presque tous les cas, ils préféreront continuer à se servir des liens dont ils ont fait jusqu’ici un usage habituel, et qu’ils se procurent à très-peu de frais.
- M. Poulet est parvenu à étirer le plomb au moyen d’un artifice qui lui est propre, et dont il désire garder le secret. Cependant il avoue que le métal, pour être façonné d’après sa méthode , ne doit pas être entièrement sans mélange. Il dit qu’une des conditions pour pouvoir le faire passer à la filière
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- est d’y incorporer une très-petite quantité d’une substance étrangère qui le rend plus ductile sans rien lui enlever de sa flexibilité.
- En résumé , considérant que l’auteur du procédé pour réduire le plomb en fils, a rendu un véritable service à l’art du jardinage, que de plus il est le premier qui soit parvenu à faire de l’étirage du plomb une industrie spéciale qui n’est pas sans avenir, le comité des arts économiques a l’honneur de vous proposer 1° de remercier M. Poulet de sa communication; 2° de donner à sa nouvelle industrie une publicité méritée en ordonnant l’insertion, au Bulletin, du présent rapport.
- Signé Silvestre fils, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 4 octobre 1843.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MECANIQUES.
- Sur les indicateurs de la pression dans les machines à vapeur ,• par M. Morin.
- L’auteur fait voir, par l’examen et le relèvement des courbes de pression obtenues avec l’indicateur de Watt, à Indret et à Toulon, et avec celui qu’il a fait construire sur des machines établies à Amiens et à Paris,
- 1° Que malgré la diversité des modes de communication du mouvement aux soupapes distributives en usage dans les machines bien réglées, la pression qui s’établit dans le cylindre pendant l’admission de la vapeur est sensiblement constante, et que, pour obtenir cette pression constante dès l’origine de la course du piston , il suffit de donner un peu d’avance à l’admission;
- 2° Que dans les machines bien proportionnées, c’est-à-dire dans celles dont les orifices, tuyaux, etc., ont une section dont l’aire est 1/25 environ de celle du piston pour les machines à basse pression, et 1/18 à 1/20 ou même moins pour celle à haute pression marchant à orifices complètement ouverts à une vitesse de piston comprise entre 0m,80 et lm,50 en une seconde, la pression dans le cylindre diffère peu de celle de la chaudière;
- 3° Qu’il importe beaucoup de donner, par une réglementation convenable des tiroirs, une cerlaiue avance à l’émission, afin de diminuer, dès les premiers instants de la course, la pression résistante;
- 4° Que pour les détentes ordinairement employées dans les machines et qui atteignent rarement la proportion de 1/6, le travail de la détente, estimé d’après la loi de Ma-riotte, excède généralement un peu le travail réel, mais d’une quantité assez faible, tandis que pour les détentes très-proîongées, la loi de Mariolte donne des résultats un peu plus faibles que ceux de l’expérience. {Acad, des sciences, 23 octobre 1843.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Machine à faire les biseaux sur les planches de cuivre.
- Cette machine consiste en une fraise conique montée sur un axe de rotation recevant son mouvement par des engrenages de manière à pouvoir faire trois à quatre cents tours par minute ; la feuille de cuivre, dont le bord doit être raboté par la fraise, est posée sur une table horizontale dont un côté, celui qui correspond à ce bord, présente une saillie en équerre, mais dans une direction inclinée par rapport à la ligne d’axe de la fraise : il résulte de cette disposition que, lorsque la fraise tourne et que la feuille avance, celle-ci est obligée de marcher obliquement tout en restant horizontale, et se trouve ainsi constamment attaquée par les dents de la fraise sur le bord même qui doit être chanfreiné,
- Cette machine remplace avec célérité et économie le travail manuel qui se fait à l’aide de limes. (Publication industrielle de M. Armengaud, 3e vol., l,e livr.)
- Tireur mécanique pour V impression à la planche des toiles peintes ,- par MM. ï)upasquier,
- Itoulet.
- Ce tireur mécanique se compose essentiellement de deux racles en bois qui se meuvent par un mouvement de va-et-vient-, ces racles, qui sont brisées et se plient suivant la marche qu’on leur imprime, sont attachées par des charnières à deux lattes fixées à une traverse munie de quatre galets qui roulent sur deux rails fixés des deux côtés du baquet ; celui-ci contient la fausse couleur, et un châssis en toile cirée, dans l’intérieur duquel se place un autre châssis en drap de laine, fixé aux quatre côtés du baquet, ce qui le maintient dans sa position. C’est dans ce châssis que fonctionnent les racles dont l’une, tirant la couleur pour l’impression, est recouverte, dans quelques cas, d’un morceau de drap de laine -, elles sont disposées de manière à s’appuyer sur le drap du châssis, et sont tirées en avant à l’aide de cordes passant sur des poulies qui communiquent par une autre corde avec une pédale sur laquelle l’ouvrier appuie le pied. Un contre-poids attaché aux côtés opposés ramène la traverse et les racles, aussitôt qu’on cesse de faire agir la pédale.
- Pour faire fonctionner ce mécanisme, on verse dans lechâssis une certaine quantité de couleur qui, après quelques mouvements du tireur, s’accumule entre les deux racles et laisse la surface des châssis imbibée et chargée de la quantité de couleur que l’imprimeur aura réglée en élevant ou abaissant la racle.
- Avant de commencer son travail, l’ouvrier doit étudier la pose convenable des racles, de manière à n’avoir ni trop ni trop peu de couleur et de la distribuer également dans le châssis ; celui-ci ayant été convenablement disposé, les couleurs s’y tirent parfaitement et s’y distribuent très-également.
- Le mouvement du tireur produit par la pose du pied sur la pédale doit avoir lieu en » même temps que l'imprimeur frappe avec la main ou le maillet sur la planche gravée au moment de l’impression.
- Le tireur mécanique est d’une utilité réelle pour certaines impressions ; il présente une économie de main-d’œuvre en dispensant de l’emploi des enfants et produit un travail plus régulier que celui fait à la main. ( Bullet. de la Soc. ind, de Mulhouse, n° 80.)
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Machine à écraser le noir et à concasser les graines ; par M. Cambray.
- Celle machine se compose fie trois cylindres de fonte dont deux , placés parallèlement sur un même plan horizontal, tournent en sens contraire pour agir comme un laminoir. La surface extérieure de ces cylindres est formée de plusieurs douves circulaires en fonte, rapportées et fixées par des boulons; leur contour est garni de cannelures angulaires sur toute la longueur. Les cylindres sont montés sur des axes en fer forgé et se communiquent le mouvement de rotation l’un à l’autre par deux roues droites de même diamètre. L’axe de l’un de ces cylindres se prolonge en dehors du bâti de la machine pour porter un volant armé d’une manivelle adaptée à l’un de ses bras; par ce moyen, deux hommes peuvent manœuvrer l’appareil.
- Le cylindre supérieur est cannelé à sa circonférence, et reçoit son mouvement d’une roue droite montée sur son axe et commandée par un pignon.
- Les substances à écraser ou à concasser jetées dans une trémie tombent d’abord sur le cylindre supérieur entraînées par la rotation de celui-ci ; elles tendent à s’échapper par le petit espace laissé entre sa circonférence et le bord inférieur de la trémie, d’où elles se projettent en petite quantité entre les deux cylindres comprimeurs. L’un des plans inclinés de la trémie est mobile, afin de régler à volonté l’écartement par rapport au cylindre alimentaire. Les substances réduites par l’action des cylindres tombent sur un plan incliné disposé au-dessous et qui les conduit en dehors de la machine. (Puhl. indust. de M. Àrmengaud, 3e vol., 4e cahier.)
- Machine à couper les écorces de chêne et à les réduire en poudre pour la fabrication du tan.
- Les premières machines qui ont été mises en usage pour couper et réduire en poudre plus ou moins fine les écorces de chêne qu’on emploie en grande quantité dans les tanneries sont des moulins à pilon. Depuis dix à douze ans, M. Farcot a introduit, dans cette fabrication, les hachoirs à hélices et les moulins à cloche qui opèrent mieux et surtout avec plus de rapidité; mais ces moulins exigent toujours l’emploi des hachoirs, qui ont pour but de couper les écorces en petits morceaux avant de les soumettre à leur action.
- La nouvelle machine est destinée à réunir les deux opérations en une seule : ainsi les écorces de chêne sont couchées, telles qu’elles arrivent de l’usine, sur une toile sans fin qui les amène entre des cylindres de fonte cannelés, où elles sont comprimées, puis elles reçoivent l’action de couteaux en acier ajustés sur des disques de fonte de manière à couper successivement; leur tranchant forme des portions d’hélice ; ces disques sont montés sur un tambour animé d’un mouvement de rotation très-rapide. Les écorces sout ainsi divisées en parcelles qui ont à peine 1/2 millimètre de longueur.
- On estime que le travail d’une telle machine peut s’élever de 100 à 120 kilogr. d’écorces réduites par heure. (Pub. ind. de M. Armengaud, 3e vol., 3e livr.)
- Machine à sécher les tissus par l’action de la force centrifuge ; par M. Pentzoldt.
- Nous avons donné, page 31 du Bulletin de 1839, une note succincte sur cette ma-Quarante-deuxième année. Octobre 1843. 63
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- chine qui, depuis, a subi plusieurs modifications importantes. Ainsi, le double tambour entre lequel on introduit les étoffes à sécher, est monté sur un axe reposant par sa partie inférieure sur une crapaudine, et maintenu, vers le haut, par une enveloppe élastique ou un ressort annulaire, lequel lui permet de dévier suivant l’impulsion donnée par la charge inégale des tissus contenus dans le tambour. Celui-ci est en cuivre, fermé, à sa partie supérieure, par un couvercle et réuni, à son fond, à un cylindre inférieur ouvert à son sommet et percé d’un grand nombre de trous sur tout son pourtour. Le tambour est entièrement renfermé dans une enveloppe fixe en cuivre qui reçoit toute l’eau dégagée des tissus pendant l’opération.
- La vitesse imprimée au tambour est de quinze cents à dix-huit cents révolutions par minute; mais on conçoit qu’on ne pouvait, sans danger de rupture, passer de l’étal de repos à une vitesse aussi considérable ; on commence donc par une rotation faible de trois à quatre cents tours par minute, puis on augmente successivement, au moyen d’une combinaison de mouvements due à M. Caron, mécanicien.
- Dans les machines à essorer les étoffes de laine, comme celle établie chez M. Bouta-rel, on donne au tambour une vitesse de quinze cents tours par minute, cl on obtient en sept ou huit minutes au plus un séchage suffisamment complet, c’est-à-dire que les étoffes se trouvent dans un état de moiteur convenable pour la fabrication.
- La machine doit être assez solidement construite pour résister à la pression énorme du dedans au dehors que le tambour mobile éprouve après quelques instants de rotation. Les tissus tendent à s’appliquer avec force contre la paroi intérieure, et lorsque ce sont des pièces de colon , elles laissent peu de liberté à l’air pour sortir. Pénétrant toujours par l’ouverture centrale, il s’y accumule de plus en plus, et sa pression s’ajoute continuellement à celle des tissus.
- Cette machine est non-seulement applicable dans les teintureries pour laines, cotons, soies ou autres matières filamenteuses, mais encore dans les blanchisseries, dans les fabriques d’indiennes, de soieries, etc.
- On a remarqué que les laines séchées par ce moyen sont plus douces que celles qui sont exposées dans les séchoirs ordinaires ; elles ne sont pas écrasées comme cela a lieu en les soumettant à l’actiou des cylindres, ni fatiguées comme quand on est obligé de les tordre fortement pour les égoutter avant de les essorer. (Pub. indust. de M. Armen-gaud, 3e vol., lre livr.)
- ARTS CHIMIQUES.
- Nouvelle préparation du schiste alumineux et produits que l’on en obtient ;
- par M. Kagenbusch.
- On commence par réduire le schiste alumineux en petits fragments et on eu forme des tas qu’on arrose continuellement avec de l’eau, et qu’on recouvre ensuite avec de l’argile, afin de prévenir la fuite des gaz qui se dégagent par la décomposition des pyrites.
- On laisse les tas ainsi disposés pendant troisàhuitmois, suivantla quantilédeschisteem ployée; celui qui est très-riche en pyrites doit rester plus longtemps en (as et bien couvert.
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- Le schiste ainsi préparé, et dans lequel se sont formés le sulfate d’alumine et d’autres sels, est lessivé selon la méthode usuelle ; on le calcine ensuite dans un four ayant 2m,50 de large, 2 mèt. de haut et 12 met. de longueur. Le fond de ce four et ses parois latérales sont percés de carneaux à 1 mètre de distance entre eux. On peut employer toute espèce de combustible ; l’auteur préfère cependant la tourbe comme plus économique; on la place sur la sole du fourneau, où elle forme une couche de 0m,30 d’épaisseur; les mottes sont placées de champ pour favoriser la circulation de l’air dans le four; on charge ensuite le schiste pour en former une couche de 0m,30 à 0m,90 d’épaisseur, puis on allume. La combustion est réglée de manière à être aussi lente que possible; à mesure qu’elle avance, les matières contenues dans le four s’affaissent et on voit les gaz s’échapper. A cet instant on ajoute une nouvelle charge qui se calcine par son contact avec celle qui est au-dessous, et on continue ainsi jusqu’à ce que le four soit rempli ; alors on le ferme et on bouche les carneaux avec de l’argile pour empêcher la fuite des gaz; on laisse le four dans cet état pendant trois jours, et si en l’ouvrant aucun gaz ne s’échappe, l’opération est terminée. Le schiste calciné est ensuite lessivé et traité selon la méthode ordinaire.
- L’auteur propose d’employer le schiste épuisé à la fabrication de la pouzzolane artificielle et du ciment hydraulique; à cet effet, il le réduit en fragments assez petits pour passer à travers un crible dont les mailles ont 6 millimètres d’écartement ; il est calciné ensuite à l’air libre sur une plaque de fer chauffée au rouge; enfin on le pulvérise et on l’emploie comme pouzzolane (1). (Repert. ofpatent inventions, octobre 1843.)
- Action de l’eau de mer sur les bétons,• par M. Vicat.
- Jusqu’ici personne n’avait mis en doute que les pouzzolanes qui conviennent à l’eau douce ne dussent aussi convenir à l’eau salée; et, partant de là, M. Baffeneau-Delile avait proposé de grandes économies sur les travaux du port d’Alger en substituant à la pouzzolane d’Italie une pouzzolane artificielle produite par une cuisson modérée d’une argile marneuse employée en Afrique comme terre à briques; mais il résulte d’expériences faites contradictoirement à Toulon et à Grenoble que, si l’on eût donné suite à cette proposition, la digue d’Alger aurait pu disparaître en peu d’années sans laisser de traces, parce qu’il a été reconnu que l’eau salée transforme en sulfate et hydrochlorate de chaux toute la chaux encore libre ou faiblement combinée dans certaines classes de bétons. On parviendra à parer à ce danger sans renoncer à l’économie que promettent les pouzzolanes artificielles, en se conformant selon la nature de l’argile à certaines exigences de cuisson et d’emploi.
- Ayant informé quelques ingénieurs attachés aux travaux de nos ports de ces phénomènes chimiques, M. Vicat fut fort surpris d’apprendre que sur la Manche, par exemple, et notamment à Cherbourg, où l’on fait une assez grande consommation de pouzzolane artificielle, jamais rien de pareil n’a été remarqué ni soupçonné. Cette
- (1) L’emploi des schistes alumineux calcinés pour la préparation de la pouzzolane artificielle a été indiqué en 1805 par M. Gratien Lepère, ingénieur des ponts et chaussées. (Voy. Bulletin de la Société, 4e année, p. 13.)
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- circonstance l’a conduit à comparer les eaux de l’Océan avec celles de la Méditerranée, et à reconnaître que , sur 1,000 parties, ces dernières contenaient 7,02 de sulfate de magnésie, pendant que les eaux de l’Océan n’en contenaient que 2,29; la quantité d’hydrochlorale de magnésie y .est aussi beaucoup moindre. C’est donc à cette différence que M. Vicat attribue la manière d’agir des deux eaux; de là cette conséquence que, de deux digues composées des mêmes bétons et construites simultanément l’une sur les côtes de l’Océan, l’autre sur celles de la Méditerranée, la première pourrait subsister indéfiniment tandis que la dernière disparaîtrait en quelques années.
- Les divers mélanges de cbaux et de pouzzolane, de chaux hydraulique et de sable sur lesquels l’auteur a étudié l’action de Peau de la mer ont donné lieu à des faits remarquables. La lutte qui s’établit entre la tendance des pouzzolanes à se combiner avec la chaux et la tendance des dissolutions salines à s’emparer de cette chaux produit des résultats variés : dans certains cas, la masse attaquée se résout en bouillie ; dans d’autres, elle se divise en petits éclats individuellement très-cohérents ; dans d’autres enfin, elle s’exfolie : très-souvent elle conserve sa forme tout en s’imprégnant de magnésie et de sulfate de chaux. (Acad, des sciences, 11 septembre 1843.)
- Perfectionnements ajoutés au procédé photographique par MM. Bclfield-Lefèvrc
- et Léon Foucault.
- On sait qu’une des principales difficultés de l’opération daguerrienne consiste dans la préparation des plaques; les soins infinis qu’on prenait jusqu’à ce jour pour nettoyer la surface de l’argent et pour la purger de toute matière étrangère n’aboutissaient souvent qu’à produire des résultats imparfaits.
- Les auteurs ont démontré que la couche de matière organique à la surface d’une plaque d’argent polie et desséchée par les procédés usuels est loin d’exercer, sur la formation de l’image, l’influence fâcheuse que lui attribue M. Daguerre, qu’eile contribue au contraire au perfectionnement de l’image si bien, qu’en introduisant dans la préparation un élément organique, on arrive à la simplifier au point de la rendre si facile et si précise, que l’image arrive presque à coup sûr du plus beau ton et d’une pureté parfaite.
- Voici le procédé de MM. Belfieldet Foucault.
- Un premier nettoyage de la plaque se fait avec un mélange de poudre de ponce desséchée et d’essence de térébenthine; puis une goutte d’essence mêlée d’alcool absolu est étendue sur la plaque avec une petite quantité de poudre; on laisse sécher celte poudre sur la plaque, puis on l’enlève avec un tampon de coton. La préparation est terminée, et la plaque est ainsi disposée à recevoir la couche de substance sensible à l’action de la lumière ; cette couche se comporte exactement comme la couche indurée obtenue par les méthodes usuelles; l’image s’y produit de la même manière et dans le même temps. (Acad, des sciences, 7 août 1843.)
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- Sur la vent;lut on des lampes à huile et à gaz ; par M. Faraday.
- Ce mode de ventilation des lampes consiste à adapter au tube de la lampe un tube en métal de trois quarts de pouce de diamètre et de 3 à 4 pieds de long; on dispose
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- ensuite le support qui soutient la cheminée de verre de manière à porter un second tube en verre fermé par le haut, plus long et plus large que le premier, et qui le recouvre en entier. Le support a une ouverture latérale qui établit une communication entre le canal ventilateur et le tube en verre extérieur; tout l’air brûlé qui s’élève de la cheminée de verre intérieure redescend dans l’espace compris entre celte cheminée et le tube extérieur d’où il pénètre dans le canal ventilateur; celui-ci suit le bras qui soutient l’appareil, et suivant la position qu’occupe la lampe il remonte le long du mur pour emmener au dehors l’air vicié, ou bien il va rejoindre un canal central si la lampe est suspendue au milieu de l’appartement.
- Un des résultats intéressants que présente la lampe renfermée, c’est l’augmentation dans la quantité de lumière qui est produite 5 on peut, dans certains cas, l’obtenir plus vive d’un quart pour une quantité de gaz donnée.
- Ce système, qui n’offre pas d’obstacle à l’emploi des réflecteurs ni au service des lampes, a été appliqué avec succès aux phares dans lesquels il a fait disparaître, non-seulement l’eau qui se condense sur les vitres et obscurcit beaucoup la lumière, mais aussi l’acide carbonique provenant de la combustion de manière à rendre l’atmosphère de la lanterne d’un phare aussi salubre que l’air extérieur. Le même effet se produit dans les appartements. ( Bibl. unie., août 1843. )
- Procédé de préparation de l’huile de coco pour la fabrication des bougies stéariques ,•
- par M. Jones.
- L’objet de celte invention est de saponifier l’huile de coco et de décomposer le savon ainsi obtenu pour retirer, parla distillation, les acides stéarique et margarique.
- Pour saponifier l’huile, on en verse la quantité d’une tonne (1,000 kil.) dans un vase dont le fond est occupé par un tuyau en fer ou autre métal reployé en spirale, et percé d’un grand nombre de trous par lesquels on fait pénétrer dans la matière, de la vapeur provenant d’une chaudière voisine. Lorsque l’huile en est complètement saturée, on y ajoute un lait de chaux dans la proportion de 16 à 20 livres de chaux par quintal d’huile; on maintient l’ébullition à l’aide de la vapeur pendant six à huit heures au bout desquelles le mélange se trouve converti en une matière concrète.
- Pour le convertir en acide stéarique, on le place dans un vase semblable au précédent et on y ajoute de l’acide sulfurique étendu de vingt foi* son poids d’eau, dans la proportion de 2 livres d’acide dilué par chaque livre de chaux; on fait bouillir, à l’aide de la vapeur comme dans la première opération, pendant quatre heures, au bout desquelles l’acide se sera emparé de la chaux et l’aura précipitée au fond du vase. Le mélange est ensuite retiré et versé dans un troisième vase également muni de tuyaux cribiés, et on le fait bouillir pendant uue heure avec 100 gallons d’eau, puis ou le laisse reposer. Après avoir retiré l’eau qui se rassemble au fond du vase, on réitère la même opération avec une nouvelle quantité d’eau.
- Le mélange est saponifié par l’addition de 20 livres de chaux pour 100 livres du mélange, et ce savon est distillé dans une cornue semblable à celles employées dans la fabrication du gaz d'éclairage. Les produits de la distillation sont mis à bouillir
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- pendant six à huit heures, avec addition d’eau légèrement acidulée avec de l’acide sulfurique; puis on laisse refroidir et on décante dans un vase où le produit est mis à cristalliser. Ou le divise ensuite en portions d’environ 14 livres chaque , qu’on place entre deux morceaux de toile ; on en forme un las pour qu’elles durcissent en les exposant à une température de 50° Fahrenheit (10° centigrades) pendant six à douze heures; enfin on les soumet à une pression lente et graduée de la presse hydraulique, en maintenant une chaleur de 58° Fahrenheit; on répète cette pression une seconde fois sur une autre presse, mais en procédant plus lentement et à une température de 110° Fahrenheit (43° centigrades). Le fluide exprimé par ce procédé est soumis à une seconde épuration, avec de l’eau mêlée d’acide sulfurique, et peut être alors employé pour brûler mêlé avec d’autres huiles. Le produit concret, après une dernière épuration est employé à faire des bougies stéariques. (Lond. Journal, juillet 1843.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil dadministration de la Société d encouragement.
- Séance du 20 septembre 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce informe la Société qu’une place à trois quarts de bourse gratuite, à sa nomination , est actuellement vacante à l’école royale d’arts et métiers de Châlons.
- L’association industrielle fondée k Vienne, en Autriche, en adressant huit livraisons de ses mémoires, demande à en faire l’échange avec le Bulletin de la Société.
- Les membres du bureau de la Société centrale des architectes annoncent que, par décision du 27 mai dernier, M. le ministre de l’intérieur a approuvé les statuts qui lui avaient été soumis pour la constitution légale de cette Société.
- M. Salmon fils, rue de la Chanverrerie, 15, transmet une notice sur un appareil de son invention, qu’il appelle aérodynamètre, propre à remplacer la vapeur dans les locomotives.
- Objets présentés. M. Faure, rue Saint-Nicolas-Saint-Antoine, 13, présente les plans et la description de divers systèmes propres à employer la vapeur comme force motrice.
- M. Tiefenbrunner. rue du Cimetière-Saint-Nicolas, 19, demande des commissaires pour visiter ses ateliers de fabrication de meubles et d’objets d’ébénisterie, dans lesquels la plupart des outils sont remplacés par des machines de son invention.
- M. Breton, rue des Anglais, 8, présente des serrures et verrous de sûreté qui se posent sans endommager le bois ; *
- M. Ferrand, rue Saint-Antoine, 124, un nouveau système de four pour la cuisson du pain, qui fonctionne dans le local de la manutention des vivres des hospices de Paris;
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- M. Millot, rue Neuve-des-Petits-Champs, 77, des modifications qu’il a apportées à la fabrication des corsets;
- M. Eveillard, propriétaire au grand Charonne ( Seine ), le modèle d’un appareil destiné à mettre les objets précieux à l’abri d-s tentatives des voleurs ;
- M. Filliard, avenue Chateaubriand, 4, une machine pour égrapper le raisin, imaginée et construite par M. Milhias, à Bordeaux;
- M. Langlois, à Meudon, un modèle de pressoir.
- MM. Billiet et Chesnaux, en rappelant qu’ils ont soumis à la Société un moyen de rendre les voitures inversables, annoncent qu’il sera fait, le 22 septembre,aux Champs-Elysées, une expérience complète de leur système. ..
- M. Gris, secrétaire du comité d’agriculture de Châlillon-sur-Seine, adresse un ouvrage intitulé, De Vaction des composés ferrugineux solubles sur la végétation, et de leur application au traitement de diverses altérations maladives de la plante.
- L’auteur pense que ce travail amènera d’utiles résultats, tant sous le rapport de la culture en général que sous celui de l’industrie, en donnant un nouvel essor à la préparation des composés ferrugineux, et surtout à celle du chlorure de fer.
- M. Kuhn, cité d’Orléans, 6 , boulevard Saint-Denis, annonce avoir résolu le problème de l’encrage mécanique en lithographie.
- Il est fait hommage à la Société des ouvrages suivants :
- 1° Mémoires de la Société d’encouragement de Prusse, cahiers de mars et avril 1843;
- 2° Compte rendu des travaux de l’Académie des sciences morales et politiques, juillet 1843;
- 3° Bulletin des séances de la Société royale et centrale d’agriculture, n° 8;
- 4° Société d’agriculture et de commerce de Caen, séance du 16 juin 1843;
- 5° Bulletin de la Société d’agriculture, sciences et arts du Mans, 2* trimestre 1843;
- 6° Annales de la Société d’horticulture, août et septembre 1843;
- 7° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, juillet et août 1843;
- 8° Journal d’agriculture du département du Yar, juillet et août 1843;
- 9° Mémoires sur les plantes sarclées à racines alimentaires, et détermination des meilleures variétés à cultiver dans chaque espèce de sol, par MM. Girardin et Dubreuil)
- 10° Musée industriel de Bruxelles, par M. Jobard, 2e livraison de 1843;
- 11° Annales des mines, t. 3, 3e série;
- 12° Le technologiste, septembre 1843;
- 13° Le propagateur de l’industrie de la soie en France, par M. Amans Carrier, juin et juillet 1843;
- 14° Annales de l’agriculture française, n° 45;
- 15° Moniteur des eaux et forêts, sous la direction de M. Thomas, septembre 1843;
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 16° Journal des usines} publié par M. Viollet, août 1843^
- 17° Revue générale de Varchitecture et des travaux publics, sous la direction de M. César Daly, août et septembre 1843.
- Rapports des comités. Au nom du jury d’examen des écoles d’arts et métiers, M. Sil-vestre fils lit un rapport sur les résultats du concours ouvert pour la nomination à trois places vacantes dans les écoles d’arts et métiers.
- Parmi les bourses dont la Société peut disposer en faveur des jeunes gens qui aspirent à entrer dans les écoles d’arts et métiers, deux sont devenues vacantes à l’école de Chàlons, par suite de la sortie des élèves Tabouret et Brondel admis en 1840 , et une à trois quarts de pension gratuite à l'école d’Angers, qui était occupée par le jeune Raffard, admis en 1841.
- M. le rapporteur, après avoir fait connaître le degré d’instruction de chacun des candidats qui se sont présentés, propose, au nom du jury, 1° de décider que MM. Bor-di es} Chevillon et Levy seront proposés pour remplir les trois places vacantes ; 2° de déclarer admissibles MM. Garibal, Berendorff et Salandrin , en leur réservant, dans l’ordre de leur nomination , leur droit d’admission; 3° d’écrire à M. le ministre du commerce que le jeune Duquesnoy, qui a été examiné sur sa demande, peut être admis à suivre, aux frais de ses parents, les cours de l’école d’arts et métiers. (Approuvé.)
- Communications. M. Payen, après avoir fait connaître les divers moyens qui ont été employés, soit pour enlever les incrustations dans les chaudières à vapeur, soit pour en prévenir la formation, rappelle qu’en 1821 M. Clémentet lui importèrent d’Angleterre un procédé qui y était en usage alors pour empêcher les incrustations, etqui fut accueilli avec empressement. Ï1 consiste à jeter dans les générateurs une certaine quantité de pommes de lerre qui, en se dissolvant, donnent à l’eau assez de viscosité pour que la matière boueuse y reste en suspension et ne s’attache point aux parois (voy. Bulletin de la Société, 20e année (1821), p. 87). On a essayé aussi d’autres substances, telles que les sons, remoulages et débris tégumentaires farineux ; mais ces matières organiques, par cela même qu’elles rendaient le liquide visqueux, le firent souvent monter en mousse qui, s’engageant dans les tubes ou les cylindres, les obstruait. On eut recours ensuite à la ferraille, aux verres, aux carbonates de soude, à l’argile. M. Roard vient d’employer avec succès la sciure de bois d’acajou pour prévenir les incrustations. L’expérience a été faite avec une machine de la force de 10 chevaux et munie de deux bouilleurs. Au bout de trois mois de service on a ouvert la chaudière, et on n’y a trouvé qu’un magma facile à enlever ; on n’a employé que 2 décalitres de sciure de bois d’acajou. M. Payen fait remarquer l’économie de ce moyen, l’hectolitre de sciure coûtant à peine 2 francs.
- M. Gaultier de Claubry entretient le conseil des procédés d’extraction de la matière colorante de la garance dus à M. Robiquet, et de eeux qui sont mis en usage à Mulhouse pour traiter les résidus de garance par l’acide sulfurique concentré.
- Il parle ensuite des tentatives faites pour retirer le plomb du sulfate de plomb provenant du sulfate d’alumine, en le traitant par de la limaille de fer. On obtient ainsi du plomb très-doux et de bonne qualité.
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- M. Guérin Vary annonce qu’à Rouen on est parvenu à remplacer l’alun par du sulfate d’alumine qui ne contient qu’un quart de millième de fer ; c’est un fait qui peut donner lieu à une industrie importante.
- M. Gaultier de Claubry fait connaître que daus l’établissement de M. Kœcfilin, h Mulhausen, on a remplacé la roue à laver (dash wheel) par un plateau horizontal, circulaire et tournant, sur lequel on place les toiles qui sont déterrées à l’aide de battoirs. Cet appareil, qui exige moins de force motrice que la roue à laver, a l’avantage de ne point altérer les tissus (1).
- On emploie dans l’établissement de M. Dollfus-Mieg, pour sécher les étoffes, un tambour à force centrifuge dont on a augmenté l’épaisseur et la solidité depuis un accident arrivé par l’effet de sa rupture. \
- Séance du 4 octobre 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture "et du commerce annonce que le président de la Société des arts et métiers fondée à Milan vient de lui faire parvenir, par l’intermédiaire de M. le ministre des affaires étrangères, des exemplaires d’une brochure contenant les actes de cette Société pour 1843 et le programme des prix qu’elle met au concours pour les années 1844 à 1850.
- M. Mochson, capitaiue du génie au service des Etats-Unis d’Amérique, prie la Société de faire examiner l’excavateur qu’il vient de construire, et dont l’objet est d’exécuter des travaux de’terrassement à l’aide d’un mécanisme mû par une machine à vapeur.
- M. Grégoire, rue de Charonne, 47, en faisant hommage h la Société de ses tableaux numériques pour la détermination des teintes et des tons de couleurs, la prie de le maintenir sur la liste de ceux qui peuvent avoir droit au legs Bapst.
- M. Gouet, mécanicien, aux Thernes, adresse la même demande.
- Objets présentés. M. Dizè, membre du conseil, dépose une boîte reufermant quatre biscuits alimentaires pour les navires, principalement dans les voyages de long cours. Ces biscuits sont composés de farine de blé, avec addition d’une proportion déterminée de viande de bœuf pulvérisée et préalablement desséchée par un procédé qu’il a imaginé.
- M. Dizè, voulant donner de l’extension h cette préparation alimentaire en établissant une manutention sur une grande échelle, prie la Société de vouloir bien recevoir le dépôt du premier produit de ses essais en ce genre.
- M. Faure, mécanicien, présente un nouveau système d’enrayement pour les voitures de tout genre, suspendues et autres.
- MM. Callon et fils, boulevard Beaumarchais, 57, font hommage d’une notice relatant les expériences sur une turbine hydraulique qu’ils ont établie aux moulins de Montigny-sur-Avre (Eure), en exprimant le désir que les résultats de ces expériences soient consignés dans le Bulletin.
- (1) On trouve, dans le Bulletin de la Société, 20e année (1821), p. 63, une description du plateau à laver employé depuis longtemps à Jouv.
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- M. Calmels, horloger, rue Neuve-des-Bons-Enfants, 21, présente une pendule dans laquelle il a substitué un balancier horizontal au balancier vertical, modification qui consiste en une roue de champ fixée à la tige de l’ancre et engrenant ayec le pignon qui porte le balancier horizontal 5
- MM, Couvert et Lucas, rue Saint-Louis, 34, au Marais, un sjstème d’échelle à incendie;
- MM. Niepce et Étoffe, rue Guy-la-Brosse, 10, un système d’œillères de sûreté pour arrêter les chevaux emportés, maîtriser leur fougue, etc.;
- M. Labordesrrue du Faubourg-du-Temple, 50, un calorifère à circulation d’eau.
- M. Lignières, cour de la Juiverie, 6, place Saint-Antoine, annonce avoir apporté, aux appareils photographiques, des modifications qui en rendent l’emploi plus facile et plus sûr.
- Il est fait hommage à la Société des ouvrages suivants :
- 1° Journal de l’institut de Franklin de l’Etat de Pcnsylvanie, pour les mois de mars, avril, mai, juin et juillet 1843 ;
- 2° Annales des mines, 2e livraison 1843 ;
- 3° Bulletin des travaux de la Société libre d’émulation de Rouen pour 1842-1843.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Vauvilliers lit un rapport sur un appareil gazopneumatique propre à faire le vide, présenté par M. Ribg.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer la partie historique du rapport dans les notices industrielles qui accompagnent le Bulletin,
- Après une discussion, le conseil décide, en approuvant le rapport, qu’il sera inséré par extrait dans le Bulletin.
- Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen fait un rapport verbal sur un séchoir de M. Bros son.
- Le comité rappelle que la Société avait ouvert un concours pour la dessiccation de la betterave, mais que ce sujet de prix fut ensuite retiré. M. Brosson, qui avait pris part à ce concours, déposa dans le temps le dessin et une note explicative d’un séchoir de son invention.
- Le comité, sur la demande de M. Brosson, a examiné la construction de ce séchoir qui renferme plusieurs dispositions neuves, susceptibles de recevoir d’utiles applications; il pense que l’industrie retirerait des avantages de la publication de cet appareil. En conséquence, il propose d’insérer dans le Bulletin une notice descriptive de l’appareil, accompagnée d’une gravure. (Approuvé.)
- Au nom du comité des arts chimiques, le même membre fait un rapport sur une communication de M. le ministre de l’agriculture et du commerce.
- M. le ministre expose que, depuis quelques années, le commerce des cuirs entre la France et l’Amérique du Sud a pris une grande extension, mais que ce commerce éprouve des difficultés par suite de la détérioration des peaux pendant la traversée, provenant de la piqûre d’une sorte de larve appelée poulie. Tous les moyens employés pour détruire cet insecte étant restés jusqu’à présent sans succès, M. le ministre a pensé que la Société jugera sans doute, dans l’intérêt d’une branche d’industrie importante
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- et des industries qui s’y rattachent, devoir diriger vers ce but quelques-uns des travaux qu’elle recommande à nos chimistes, et en faire l’objet d’un concours.
- Le comité a examiné la question sur laquelle M. le ministre appelle l’attention delà Société; il a reconnu que plusieurs procédés ont été proposés pour garantir les cuirs de la piqûre, mais rien n’indique qu’ils aient été employés sur une grande échelle-, il pense que l’ouverture d’un concours conduirait à la découverte de moyens efficaces.
- En conséquence, le comité propose de mettre au concours la conservation des cuirs pendant leur trajet d’Amérique en France. Si celte proposition est accueillie, le comité soumettra au conseil un programme renfermant les principales conditions à remplir. C’est alors seulement qu’on pourra déterminer la somme à affecter à cep rix et l’époque à laquelle il serait décerné.
- Le conseil adopte en principe la proposition de ce prix et invite le comité à en présenter le programme.
- Au nom du comité des arts économiques, M. Silvestre fils lit un rapport sur des fils de plomb préparés par M. Poulet et destinés spécialement aux besoins du jardinage.
- Le comité propose 1° de remercier l’auteur de sa communication ; 2° de donner à sa nouvelle industrie une publicité méritée, en ordonnant l’insertion du rapport dans le Bulletin. (Approuvé.)
- M. Francœur annonce qu’il se sert depuis dix ans dans son jardiu de fils de plomb étirés, provenant de la tréfilerie de M. Mignard-Billinge, à Belleville.
- Communications. Pour faire apprécier combien le plomb peut se prêter aux diverses formes qu’on veut lui donner, M. Dumas, vice-président, rapporte que, lors de la visite qu’il vient de faire à l’arsenal de Woolwich, en Angleterre, il a vu des balles de fusil fabriquées par compression au moyen d’un appareil qui étire le plomb en cylindres. Une machine portant des cavités sphériques saisit ces cylindres et moule ainsi les balles. Les bavures sont enlevées à l’aide d’un emporte-pièce, et l’opération s’achève en jetant les balles dans un tonneau qu’on fait tourner, et où elles prennent la forme sphérique par leur frottement les unes contre les autres.
- M. Payenhh observer qu’on évite ainsi les soufflures produites en coulant les balles dans un moule. M. Amédée Durand ajoute que, dans une balle qui n’a point de cavités, le tir a toute la force et toute la justesse possibles. Il exprime le désir que l’on puisse se procurer un dessin de l’appareil employé en Angleterre.
- M- Dumas parle ensuite des expériences récentes faites par le général Harding, qui donnent un exemple frappant de la ductilité du plomb. Dans des obus en fonte remplis de balles de plomb et de poudre de guerre, ces balles n’éprouvent aucune déformation lors de l’explosion du projectile; mais si l’on met ces balles dans l’obus sans y ajouter de la poudre, on remarque apres le tir, dans l’intérieur de l’obus, que ces balles se sont soudées contre ses parois, et que la masse présente une figure polyédrique. Cet effet est dû probablement aux différences de vitesse qui animent le projectile et les balles qu’il renferme au moment où il se met en mouvement.
- M. Laignel donne lecture d’un mémoire dans lequel il rapporte les expériences qu’il a faites pour déterminer la vitesse des eaux à diverses profondeurs; il a imaginé dans
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- PROCES-VERBAUX.
- ce but un appareil nommé compteur universel, qui a l’avantage d’opérer pendant quinze à trente minutes et plus, de pouvoir être placé en arrière, en avant, sur les côtés et au-dessous de la quille d’un navire, de servir à connaître les courants sous-marins et de faire des éludes sur le mouvement du flux et du reflux de la mer dans les rivières.
- M. Dumas rapporte les détails des expériences dont il a été témoin à Londres, sur les effets de l’électricité produite par la vapeur d’eau. Il résulte de ces expériences que l’intensité considérable de l’électricité qui accompagne le dégagement de la vapeur d’une chaudière, où elle subit une forte pression, paraît être due au frottement des globules d’eau mélangées avec la vapeur contre les parois du canal qui donne issue à celte vapeur. Les étincelles obtenues de cette manière sont d’une grande longueur, durent longtemps et ont une intensité telle qu’elles ont enflammé des copeaux de bois.
- M. Dumas donne ensuite communication des applications faites par M. Wheatstone de l’électromagnétisme à la télégraphie. Par une disposition ingénieuse, l’auteur a établi une communication entre deux points distants de 32 kilomètres (8 lieues). Des cadrans placés à chaque extrémité portent les lettres de l’alphabet ou autres signes ; en faisant tourner une petite roue, un carillon donne un premier avertissement, et en amenant une lettre ou un signe à un point déterminé de l’appareil, cette lettre ou ce signe est reproduit sur le cadran placé à l’extrémité de la ligne. M. Wheatstone a modifié de la manière la plus heureuse ce mode de transmission ; les lettres ou signes transmis sont imprimés sur un cylindre à une distance de plus de 8,000 mètres au moyen d’un mécanisme composé d’un marteau qui vient frapper sur la tête d’un poinçon et imprime le signe qu’il porte sur un cylindre.
- M. Wheatstone a appliqué son système aux indications météorologiques. M. Dumas entre dans quelques développements pour faire sentir l’importance de cette application qui permettra de faire des observations dans des lieux où on ne peut séjourner : ainsi des instruments de météorologie placés sur le Mont-Blanc, par exemple, transmettraient les variations de leur marche sur un cylindre mis en mouvement par un appareil chronométrique, et les résultats qui seraient recueillis donneraient le moyen de généraliser les observations météorologiques.
- Imprimerie de Mrae Ve BQUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. fN° CCCCLXXIII.) NOVEMBRE 18-U3.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE.
- ARTS MÉCANIQUES. — ponts.
- B apport fait par M. C. Vauvilliers, au nom du comité des arts mécaniques y sur le nouveau système d’assemblage rigide applicable à la formation des poutres de pon ts , de planchers, etcpar M. Girault.
- L’auteur décrit son système à peu près comme il suit :
- C’est, dit-il, un assemblage particulier de demi-poulies en fonte de fer ou en toute autre matière, et qu’il nomme voussoirs. Il place bout à bout ces voussoirs demi-circulaires ou demi-elliptiques, et en compose des rangées comprises entre deux plans verticaux parallèles, distants de l’épaisseur des pièces; il place à côté les unes des autres plusieurs rangées de voussoirs, de façon que les bouts des voussoirs d’une rangée correspondent au milieu ou au centre de ceux de la rangée contiguë.
- Il enveloppe chaque voussoir d’un lien de fer formé d’une bande unique ou d’un nombre convenable de lamelles ou de fds de fer : les bouts des liens sont terminés par un œil de bride ou une boucle. La disposition alternative des rangées juxtaposées de voussoirs fait que les boucles des liens de deux voussoirs consécutifs répondent au milieu des voussoirs de la rangée latérale. On place sur ces points des brides en fer croisant les rangées de voussoirs, et que traversent les liens dont les boucles surgissent; on chasse dans les boucles des deux voussoirs qui se suivent des clefs à mentonnet, qui sont serrées entre les brides et les boucles au moyen de coins-clavettes à goupille. Il naît de ces assemblages une poutre armée et rigide. On imagine facilement les moyens à mettre en usage pour relier entre elles, à des distances fixes, Quarante-deuxième année. Novembre 18A3. 05
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- 494 arts mécaniques.
- autant de poutres qu’on voudra, afin de composer un plancher de pont et de tout autre édifice où il s’agit de couvrir et de franchir des espaces plus ou moins étendus.
- Dans le système de M. Girault, tout le fer forgé est employé à résister aux efforts de traction ; toute la fonte est employée à résister à la pression ou à l’écrasement.
- M. Girault a soumis aux calculs tous les efforts supportés par une poutre de son système, et en tous ses points sous l’action de pressions agissant verticalement sur elle.
- Ces efforts offrent des questions de statique que M. Girault a bien résolues en s’appuyant sur les principes d’une bonne théorie. Son analyse l’a conduit à une règle susceptible d’être énoncée d’une manière simple et qui mérite d’être introduite dans les cours d’application de la mécanique à l’art des constructions; savoir, que si, comme cela a lieu le plus ordinairement, la pression est distribuée uniformément sur la longueur des poutres, les tractions des liens croissent depuis les points d’appui jusqu’au milieu, comme les ordonnées d’une parabole, et que l’effort maximum, en ce milieu, est exprimé trés-approximativement par le poids total accumulé sur la poutre, multiplié par le quart du nombre des voussoirs, d’où il suit qu’il est proportionnel au poids d’un voussoir et au carré de leur nombre.
- M. Girault a exécuté des modèles de sa construction ; ils ont été soumis, par M. Coriolis, membre de l’Académie des sciences, à des épreuves qui ont confirmé la théorie et les calculs qu’on en déduit, pour exprimer les efforts supportés et les résistances offertes par les diverses pièces.
- Les rapports présentés à l’Institut en 1841 (1) et au conseil des ponts et chaussées en 1842 ont été favorables à l’invention de M. Girault; elle y est présentée comme se prêtant au calcul facile et exact des efforts qui agissent sur tous les points, comme étant nouvelle et ingénieuse, comme satisfaisant à des conditions spéciales, par exemple de ne produire ni poussée, ni traction sur les points d’appui, de réserver sous les poutres le plus grand espace possible ; comme de pouvoir être appliquée à des constructions instantanées et rapides de ponts, au moyen de pièces de dimensions très-facilement transportables, qu’on pourrait assembler très-vite où l’on en aurait besoin. Il serait utile que l’application de ce système fût tentée; elle doit être encouragée et l’invention portée le plus possible à la connaissance du public.
- M. Girault n’est pas constructeur; il exprime lui-même l’opinion que, dans l’exécution, les formes de ses pièces pourront recevoir des modifications, que les nécessités et les procédés de fabrication exigeront probablement.
- (î) Voy. Bulletin de la Société, 41e année (1S42), p. 25.
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- PONTS.
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- En conséquence , le comité des arts mécaniques propose d’exprimer à M. Girault l’intérêt que son travail a soulevé, et de lui en donner la preuve en ordonnant l’insertion du présent rapport, ainsi que du mémoire et des dessins de M. Girault, dans le Bulletin de la Société, et d’en faire tirer 300 exemplaires à part pour les remettre à l’auteur.
- Signé C. Vauvilliers, rapporteur. Approuvé en séance, le 2 août 1843.
- Nouveau système de charpente rigide applicable aux ponts , voûtes et planchersy par M. Girault, rue d ZJlm, 12, a Paris.
- 1. Ce système, représenté fig. 1 et 2, pl. 909 , est un assemblage particulier de demi-roues ou de demi-poulies en fonte de fer, ou en toute autre matière ; leur forme est circulaire ou elliptique : je nommerai ces pièces voussoirs.
- 2. Je place ces voussoirs bout à bout, dans le même plan, la courbe en dessous et le diamètre en dessus, de manière à former des rangées d’un certain nombre de pièces : toutes ces rangées peuvent avoir un égal nombre de voussoirs , ou les unes une pièce de plus que les autres. Je dispose ensuite ces rangées de voussoirs les unes à côté des autres , en nombre impair, de manière que les centres des voussoirs des rangées d’ordre impair correspondent aux extrémités des voussoirs des rangées d’ordre pair : d’où il résulte que, réciproquement, les centres des voussoirs de ces dernières rangées se trouvent correspondre aux extrémités des voussoirs des premières. Je place ensuite sous chaque voussoir un lien en fer formé d’une simple bande ou par la réunion d’un certain nombre
- - de lamelles ou de fils; les extrémités de ce lien portent un œil de bride et surgissent au-dessus de chaque voussoir entre deux poutrelles placées transversalement sur les centres des voussoirs et sur les supports destinés à recevoir les deux bouts de la poutre ou ferme qui est en construction ; des contre-clavettes longitudinales à mentonnet, placées sur les poutrelles dans les deux brides des deux abouts de deux liens consécutifs dans le même cours de voussoirs, sur lesquelles sont chassées deux clavettes à goupille, une pour chaque about, attachent chaque lien sur les poutrelles , et fixent ainsi les extrémités des voussoirs de chaque cours sur les centres des voussoirs des cours adjacents, et, pareillement, les deux extrémités de la ferme sur ses supports ou appuis.
- Calcul des efforts qu’ éprouvent les diverses pièces d’une ferme de ce système, quand elle est pressée par clés forces qui agissent sur les poutrelles, normalement à la longueur de la ferme et dans le plan qui divise son épaisseur en deux parties égales.
- 3. Nous désignerons par Pi, P2, etc., P« les N forces qui agissent sur les poutrelles qui reposent sur les centres des N voussoirs, comptés dans la longueur de la ferme d’une extrémité à l’autre, et par fa, fa, etc..., tn les sommes partielles des tensions des liens qui supportent les voussoirs des ordres 1, 2, etc., n.
- Du mode particulier adopté pour lier les pièces entre elles résultent les équations suivantes :
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- ARTS MECANIQUES.
- (A) 2ti — Pi 4- h
- %t‘2 — Pa 4- ti 4- h Zh == P3 4- t2 4- ti
- 2t,n—l P,n—l 4~ t,n—2+ tm
- 2tn—l --- P/i—1 4~ tn—2 4~ tn.
- Et l’équation (B), ti 4- tn = Pi 4- Po -h etc. 4- P„. Des équations (A) on déduit :
- (G) t2 = 2h — Pi
- — 3b — 2P, — P2 h = ib — 3Pi — 2P2 — Pu
- tm = mti — (m—1) Pi — [m—2) P2 — (m—3) P3 — etc.—P,„-i
- tn —nti —(n—1) Pi —(n—2) P2 —(n—3) P3 —etc.—(n—m-h 1) P,„_i — etc.—P„_t. Et l’équation (D),
- b 4-tn —(n-hi)ti —(w-l)Pi —(w-2)P2 —(w-3)P3 —etc.—(n-m-bl)Pm-i— etc.—P„_i. Des équations (B) et (D), on déduit la valeur de b, qui est
- (E) b =z | nPt 4- [n—1)P2 4- (w—2)P3 4- etc. 4-(«—m-hi) P,„ 4- etc. 4-P» j -
- La valeur de b représente évidemment la composante générale des forces Pi, P2, etc., Pw, par rapport à une des extrémités de la ferme : par conséquent, on aurait pu l’écrire immédiatement.
- Il ne reste plus qu’à substituer cette valeur de tt dans les équations (G), pour avoir la valeur de toutes les tensions, ce qui donne pour le terme général tm :
- ^ -~r(nPi 4- [n—1) P2 4“ etc. 4- [n—m 4- 1) P,» 4- etc. 4-P« } (
- (F) C= in+U II.
- ' —(m—l)Pi —(m—2)Pî, etc., etc...............—P,»-J
- k. Si toutes les forces Pi, P2, etc., P„ se réduisaient à une seule , à Pm par exemple, les valeurs des tensions des liens situés d’un côté de P,„ seraient :
- n-m+i n-m±\ n-m+i _
- 1. r,„ , u—£i. rm , f3—o. , etc., tm -
- et celles des tensions des liens situés de l’autre côté de Pm seraient :
- n-m-h 1,.
- -m.----,-7-r„
- «4-1
- tm+, — (n—m)
- m 1
- n+iJ
- m
- tmj,2= (n—m—1) . Pm, etc..., tn—3
- m
- «4-1
- ta-
- nt
- tn-1 = 2
- m
- tn =1
- m
- «4-1 ’ «4-1 ’ «4-1
- Dans ce cas , les tensions des liens situés de chaque côté de Pm croissent à partir des extrémités de la ferme comme la suite naturelle des nombres, en sorte que la tension de chaque lien est égale à la composante de Pm par rapport à l’extrémité de la ferme située ainsi que le lien du même côté de Pm , multipliée par le nombre de voussoirs comptés depuis cette extrémité jusqu’au lien inclusivement.
- 5. Quand toutes les forces appliquées sont égales entre elles et représentées par P, la valeur de la tension générale tm devient :
- t,n = { Pm[n — m 4- 1).
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- PONTS.
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- Cette valeur croît depuis les extrémités de la ferme jusqu’au milieu, comme les ordonnées d’une parabole à axe vertical ; et l’effort maximum qui correspond à ce milieu est exprimé très-approximativement par la demi-somme des forces appliquées sur la ferme multipliée par le quart du nombre des voussoirs comptés dans la longueur de la ferme, et, par conséquent, est proportionnel à la force qui presse les poutrelles sur les voussoirs du même ordre et au carré du nombre des voussoirs.
- 6. Si l’on fait la somme T des tensions t,, U, etc., tn du n° 3, on a T = {wP- -h 2(w—1)P* H- 3(n—2)P3 + etc. -h 3(w—2)P„_2 -b 2(n—l)P„_i -h nP « }, expression parfaitement symétrique par rapport aux forces situées à égale distance des deux extrémités de la ferme, ce qui doit être. Quand toutes les forces sont égales à P, comme dans le n° 5, on a
- T _ i P n(n -+- !) (« H- 2)
- 2 6
- Des effets qui tendent à déformer les voussoirs.
- 7. Les forces qui pressent les poutrelles sur le centre de chaque voussoir ne transmettent leur action aux liens que par l’intermédiaire des bras et des jantes des voussoirs : de là il résulte des pressions dans le sens des bras, qui tendent à les comprimer, et des pressions normales sur le contour extérieur des voussoirs, qui tendent à fléchir de dehors en dedans chaque partie de la jante, comprise entre deux bras consécutifs. La tension de chaque lien pouvant être déterminée d’après ce qui précède ( nos 3, k, 5 ), il est facile d’obtenir avec elle la grandeur des effets qui tendent à fléchir chaque ai% de la jante sur lequel le lien s’appuie et les pressions que chaque bras supporte.
- 8. Nous supposerons chaque voussoir demi-circulaire : nous désignerons son rayon par r, et par & chacun des angles que les axes de deux bras consécutifs font entre eux; nous désignerons par t la tension du lien qui étreint le voussoir.
- Nous considérons dans chaque voussoir la jante comme seulement appuyée aux deux extrémités du grand axe, et encastrée aux extrémités des autres bras.
- En appliquant ici la théorie exposée dans le traité d’application de la mécanique à l’établissement des constructions et des machines, par M. Navier, qui donne les conditions d’équilibre d’une pièce élastique supportée par plusieurs appuis, nous trouvons 1° que la pression supportée par le grand axe du voussoir est
- t _____sin | et_____.
- ' 2 COS 7 et COS j eu ’
- que la pression supportée par chacun des deux bras adjacents au grand axe est
- 2 sin | a. -f- 3 sin \ au #
- 2 cos ; «t cos ± «. ’
- que la pression supportée par chacun des autres bras est
- +- 2 sin 7. «t
- t ^ S^n
- -, ou 21 . tang k et.
- 2 cos a cos j a
- 2° Que le moment qui tend à fléchir chacun des deux arcs adjacents au grand axe est
- 2rt sin2 j n ;
- que le moment qui tend à fléchir chacun des autres arcs est
- •5 rt sin2 { et.
- 9. Nommons* w le nombre des secteurs contenus dans chaque voussoir, n -f-1 sera le nombre des bras.
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- ARTS MECANIQUES.
- La somme des pressions que supportent les bras d’un même voussoir est
- %>it tang -j a..
- Représentons par t la mesure de deux angles droits, nous avons
- nu — w, d’où cl "= —.
- n
- Mettant cette valeur de a dans l’expression précédente, il vient
- 2w*tang^.
- La valeur de cette expression diminue à mesure que n augmente, c’est-à-dire à mesure qu’on augmente le nombre des bras de chaque voussoir ; elle devient égale à ir.t quand le nombre des bras est supposé infini, c’est-à-dire quand chaque voussoir est un demi-disque circulaire plein.
- Ce résultat est en effet conforme à l’hypothèse ; car il représente comme on sait la somme des pressions normales exercées par un fil tendu sur un demi-cylindre circulaire, ce qui est précisément notre cas.
- 10. La grandeur des moments 2rt sin2 ^ a et f rt sin2 \ u qui tendent à fléchir les jantes des voussoirs est proportionnelle au carré du sinus du quart de l’angle que les bras consécutifs font entre eux ; par conséquent, elle diminue aussi à mesure que le nombre des bras de chaque voussoir augmente. Donc, il est avantageux de donner à chaque voussoir le plus grand nombre de bras possible, sans toutefois en réduire l’épaisseur au delà de la limite nécessaire à la résistance qu’il doit offrir perpendiculairement à son plan.
- Des moments qui tendent à fléchir les poutrelles , les contre-clavettes et les clavettes.
- 11. Ces pièces, du moins leurs parties sollicitées par les tractions des liens, sont dans le cas de pièces prismatiques reposant, les unes sur deux appuis, où elles sont encastrées et chargées en leur milieu, les autres encastrées à une de leurs extrémités, supportées à l’autre et chargées à leur milieu ; d’autres sont simplement supportées à leurs extrémités et chargées à leur milieu, d’autres enfin sont encastrées à une extrémité et chargées à l’autre.
- Nommons c la moitié de l’intervalle des appuis dans les trois premiers cas, et la distance du point d’application de la charge à l’extrémité encastrée dans le quatrième; t la traction du lien dans les quatre cas.
- Le moment qui tend à fléchir chaque partie encastrée à ses deux extrémités et chargée en son milieu est
- k
- Le moment qui tend à fléchir chaque partie encastrée à une extrémité, supportée à l’autre et chargée en son milieu, est
- Le moment qui tend à fléchir chaque partie supportée à ses extrémités et chargée en son milieu est
- 2
- Le moment qui tend à fléchir chaque partie encastrée à une seule extrémité et chargée à l’autre est et.
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- PONTS.
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- Calcul de la résistance de chaque pièce.
- 12. Ie Des liens. — Les liens ne sont soumis qu’à la traction. Nommons R l’effort qu’on peut faire supporter à une barre d’un mètre carré de section , a leur section . et t leur tension absolue; nous aurons, pour exprimer leur résistance, l’équation
- aR = t, d’où a = 1 .
- La section de chaque lien est proportionnelle à sa tension; si tous les liens ont même longueur, leur poids est proportionnel à leur section ; donc leur poids est proportionnel à leur tension et à leur résistance.
- 13, 2° Des bras. — Les bras des voussoirs font office de supports. Nommons a leur section individuelle, et A la somme de leurs sections pour un même voussoir; R la pression qu’on peut faire supporter à un prisme de leur substance, d’un mètre carré de section.
- La pression que supporte chaque bras étant (n° 8)
- t.
- sin | g.
- 2 COS { et COS 7 et
- pour le grand axe , t .
- •2 sin j u -+- 3 sin { et
- 2 COS 7 et COS 7 et
- pour les deux bras ad-
- jacents au grand axe, et 21 tang f- & pour les autres bras ; la somme des mêmes pressions pour un même voussoir étant ( n° 9 j
- 2nt tang ~ , nous aurons, pour exprimer les résistances individuelles des bras d’un même voussoir et leur somme, les équations
- 2 sin f et -+- 3 sin 7 et
- aR
- t .
- sin f a,
- 2 COS 7 et COS 7 et
- aR
- t .
- 2 COS 7 U COS 7 et
- aR = 21 tang 7 et et AR = 2nt tang
- 2 n sin
- De ces équations on obtient , a — . -------—ï—^—-— ;
- M R 2 cos 4 et cos f et
- t 2 sin f et -f- 3 sin 7 et R ' 2 cos f et cos 7 et ’
- . 2 tang 7 «t et A =
- t_
- R
- 2n tang
- 2 n'
- pour la section du grand axe, pour la section de chaque bras adjacent au grand axe, pour celle de chacun des autres bras, et pour la somme des sections de tous les bras d’un même voussoir. Toutes ces sections individuelles et leur somme sont proportionnelles à la tension du lien du voussoir : la longueur des bras étant la même dans chaque voussoir ainsi que dans tous, le poids de chaque bras, ainsi que la somme des poids de ces bras dans chaque voussoir, est proportionnel à leur section réciproque ; donc aussi ces poids individuels et leur somme sont proportionnels à la tension du même lien, à la résistance particulière de chaque bras, ainsi qu’à la somme des résistances de tous ces bras.
- 14. 3° Des jantes. — Les jantes résistent à la flexion: supposons leur section rectangulaire; nommons a leur épaisseur, b leur hauteur que nous supposons constante et la même pour tous les voussoirs , R le coefficient de là résistance de leur substance à la flexion.
- Le moment de la résistance à la flexion d’une pièce rectangulaire étant R .
- ab2 6
- celui
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- -500
- ARTS MECANIQUES.
- qui tend à fléchir chacun des deux arcs adjacents au grand axe étant ( n° 10 )
- 2ri sin2 ^ a, et celui qui tend à fléchir chacun des autres arcs étant f-. rt sin2 ~ . a, nous avons, pour exprimer la résistance à la flexion des deux premiers arcs, l’équation
- / 2 ab2
- R . a~- = 2rt sin2 { a, et pour exprimer celle des autres arcs R . -g-
- rt sin2 x a.
- De la première équation on obtient ab = 8 rt sin2 x a
- 12rt sin2 x a Rb ’
- et de la seconde
- ab
- Ré
- Les sëctions de ces arcs sont, pour chaque voussoir, proportionnelles à la tension du lien qui en presse la jante. Ces arcs ayant même longueur et étant en même nombre dans chaque voussoir, leurs poids sont proportionnels à leurs sections, et par suite aux tensions des liens qui les pressent et à leur résistance à la flexion; enfin le poids de chaque jante entière est proportionnel à la tension du lien qui la presse, et à sa résistance à la flexion.
- 15. Le poids de la jante, celui des bras étant, pour chaque voussoir, proportionnels à la tension du lien du voussoir, il s’ensuit que le poids total des bras et de la jante, ou le poids du voussoir, est proportionnel à la tension du lien qui presse la jante et à la résistance absolue du voussoir.
- 16. 4° Des poutrelles, contre-clavettes et clavettes. — Toutes ces pièces résistent à la flexion : ce sont des prismes rectangulaires, ayant pour épaisseur « et pour hauteur b. Nous supposerons cette hauteur la même pour toutes les pièces du même nom. Nommons R le coefficient de la résistance de leur substance à la flexion. Nous avons , d’après n° 11 , pour exprimer la résistance à la flexion des parties encastrées à leurs deux extrémités et chargées â leur milieu, l’équation
- & b2 et r
- R . = -y-; pour la résistance des parties encastrées à une extrémité, supportées à
- l’autre et chargées à leur milieu, l'équation R =.
- a b’1 __ 3et
- 6 — ~8“
- Pour la résistance des parties simplement supportées à leurs extrémités et chargées à ci b2 et
- leur milieu, l’équation R. -g- = —;
- Pour la résistance des parties encastrées à une seule extrémité et chargées à l’autre,
- r- r x> ab2 ,
- 1 équation R . -g- — et.
- Set
- De ces quatre équations, on déduit que la section des premières parties est ab —
- Que la section des deuxièmes parties est ab =
- 1 kR b
- Que la section des troisièmes est
- Que la section des dernières est
- ab
- ab —
- Set Ré 6 et RF
- La section de chacune de ces quatre parties est proportionnelle à la tension du lien qui les presse et à leur résistance : ces diverses parties ont toutes la même longueur,
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- par conséquent leurs poids sont proportionnels à leur section. Donc aussi leurs poids sont proportionnels aux tractions des liens qui les sollicitent et à leurs résistances.
- 17. Donc, puisque les poids des diverses pièces, liens, voussoirs, poutrelles , contre-clavettes et clavettes , relatives à l’ensemble des voussoirs de chaque ordre, sont proportionnels à la résistance de ces pièces et aux tensions des liens, la somme de ces poids, c’est-à-dire, le poids de toutes les pièces qui correspondent au même ensemble de voussoirs, est, pour chaque ordre , proportionnelle à la résistance de cet ensemble et à la somme des tensions des divers liens qui le supportent.
- 18. Si, dans la ferme dont nous venons de calculer l’effort et la résistance de chaque pièce, le poids de ces pièces est constamment proportionnel à la tension du lien qui correspond à chacune d’elles, leur résistance sera aussi proportionnelle à la tension réciproque de ce même lien ; et, si le rapport entre le poids de chaque pièce et la tension du lien qui lui correspond est constant pour toutes les pièces de chaque espèce, leur résistance sera aussi la même dans toute l’étendue de la ferme, qui, à résistance égale, renfermera moins de matière que dans le cas où la constance de ce rapport ne se trouverait pas exister.
- Pour résoudre cette question d’économie, nous dirons comment on peut trouver les dimensions qu’il faut donner à chaque pièce pour qu’elle possède une résistance proportionnelle à l’effort qu’elle est destinée à supporter. Pour cela nous remarquerons que le rapport entre le poids de chaque pièce et la tension du lien qui lui correspond ne dépend que de la résistance de la matière de la pièce, de sa densité, et de certaines dimensions assignées d’avance à la pièce, éléments connus qui permettent de déterminer facilement ce rapport. Ce rapport connu, il reste encore à déterminer la tension de chaque lien eu égard au poids inconnu des pièces qui entrent dans la ferme, et aux forces connues qui doivent la solliciter, pour arriver à la connaissance des dimensions et du poids de chaque pièce laissée inconnue , et par suite à la détermination de leur effort.
- Tension des liens dans le cas où toutes les pièces sont également résistantes.
- 19. Nous supposerons que le poids des pièces, qui précédemment était compris dans les forces qui sollicitaient la ferme, en soit séparé. Ce poids devra être, pour chaque pièce, proportionnel à l’effort absolu que la pièce éprouve de la part de son propre poids, de celui des autres pièces, et de la part des forces qui agissent sur la ferme.
- Nous continuerons de désigner par Pt, Ps, etc., P„ les forces qui sollicitent la ferme, et par C, U, etc., tn les sommes partielles des tensions des liens qui supportent les vous soirs des ordres 1, 2, etc., n.
- En donnant à tous les liens et à tous les voussoirs la même projection verticale, et aux poutrelles, contre-clavettes et clavettes une hauteur constante pour chaque espèce, nous savons que la résistance de ces pièces est proportionnelle à leur épaisseur et à leur poids, et que le rapport du poids total des liens, voussoirs, poutrelles, contre-clavettes et clavettes du même ordre à la somme des tensions des mêmes liens doit être constant dans toute l’étendue de la ferme. Nommons K ce rapport. Le poids total de toutes les pièces de chaque ordre sera égal à la somme des tensions des liens de cet ordre multipliée par K. Si, dans les équations A et B du n° 3 , nous ajoutons les poids relatifs aux Quarante-deuxième année. Novembre 1843. 66
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- 5Q2 arts mécaniques.
- liens, voussoirs, poutrelles, contre-clavettes et clavettes de chaque ordre, nous obtenons les équations suivantes :
- (A') 2£1=K.J1-bP1+J2,
- 2£2=K£2-bP2-f ,
- 2£3—K£3-l-P3+£2+£4,
- 24-1 =K4-1 -f-P,„_I + 4-2 +4 ,
- 24—t---Kin—t+P«— t+4—2+4 >
- et (B’ ) fjH— 4 —^Pi-etc. +Pn +K.ÆJ—(—KÆ2+ etc. +K4.
- Des équations (A') on obtient,
- (A") ^2=(2—K)^—Pt, t3={ 2—K) 4—P2—tl9 <4=(2-K)*3-P3-*2,
- 4» (2 K) 4i—1 P m—1 tm—2 ,
- 4 =(2—K) 4-t—P»-x—tn-2.
- Pour qu’il soit possible de construire une ferme qui satisfasse aux conditions énoncées, il faut d’abord que K soit moindre que 1. 2 — K, étant moindre que 2, peut être représenté par le produit de 2 par le cosinus d’un certain arc x : nous écrirons donc 2—K—2 cos x. Si nous substituons cette expression à 2 — K dans les équations (A"), nous aurons, après les éliminations de tf3,..., de leur second nombre,
- (c>) h— {sin 2xtx sin a?.P, j,
- to= |sin Sx.t*—sin 2#.?.—sina?.P2j,
- d . sma?( •' )
- sin#
- [sin kx.ti—sin 3#.Pt—sin 2#.P2—sin a?.P3j,
- 4 = sin ma?.^—sin(m-l)#.P1-sin(îw-2)#.P2-sin(m-3)#.P3—etc.— sina?.P,„~i j , t \ L
- ” ~ sïn#l s*nJU;‘^—s*n(n—1)^1—sin(w—2)#.P2—sin(w—3)#.P3—etc.— sin(w—m-}-l)#P,n_i—etc.— sina?.P„_i j.
- Et l’équation
- (D') £x+4 (sin#+sin.n#)^-7-sin(w—l)x.Vx—sin(n—2)#.P2—sin(n—3)#.P3—etc.
- —sin [n—m+l)#.P,„_i —etc.—sin a?.P„_i |.
- Si nous représentons par T la somme des tensions tx, £2,...,4, nous aurons l’équation
- (H) KT L } [sin #+sin nx—sin (w-t-1)#]^—[sin aH-sin (w—1)#—sin wa^Pj— j
- sin a? ([sin aH-sin (n—2)x—sin(n—l)a?]P2—etc.—[sinaH-sin aH-sin 2a?]Pfi_1 \ ‘
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- PONTS.
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- Des trois équations (B'), (D'), (H), on obtient, après les éliminations de tfhtn et de KT la valeur de tt qui est
- (E1) tt— -—, 1 .v- sin nx.P.-F-sin (n—l)a?.P2+etc.H-sin 2a?.Prt_i -f-sin x.V„ î. v ' 1 sin )
- Cette valeur de tt étant mise dans les équations (C') et (H), on obtient, pour la valeur de la tension générale,
- i ( sin tïioo »
- (F') tm = -— i -—-,——rr- [sinna?.P.-l-sin(n—l)a?.P2+etc.-4-sin2a?.Pn_i +sin x.Vn 1 1 ' sina?<sin (n-f-lja?L 1 ' ;J >
- ( —sin (m—l)a;.P1—sin(m—2)a?.P2—etc.—sin2a?.Pm_2—sina?.Pm_i )
- et pour le poids total de la ferme,
- T__ 2_____j sin j x sin ?-nx.Pt4- sin f- 2a?. sin f- (n—l)a?.P2-h etc. i
- ' ' cos l(n+ l)a? j H-sin j {n—l)a? sin | 2a?.P„_i H-sin\nx sin { a?.Pn )’
- 20. Quand toutes les forces sont égales à P, la tension générale devient
- __ t p sin f mx sin { (n — m+i)x
- m 2 • gifl2 l x cos j [n + l)a? *
- et le poids de la ferme, KT = P[tang { (n + l)a? cotang — [n + 1) ]•
- 21. Nous avons déjà fait connaître une première condition pour qu’une ferme également résistante soit possible ; c’est que K <C 1 : elle ne suffit pas, il faut encore que la valeur des diverses tensions et du poids de la ferme soit finie et positive, ce qui exige que l’arc | ( n + 1 )x soit moindre qu’un quart de circonférence. Ces deux conditions sont nécessaires et suffisantes.
- Calcul approximatif de la déformation qu’éprouve la ferme sous l’action des forces qui la ' sollicitent.
- 22. Les éléments qui concourent à déformer la ferme, lorsque des forces données agissent sur elle, sont les déformations partielles que chaque pièce éprouve sous l’action de ces mêmes forces, en vertu de l’élasticité; les liens s’allongent, les jantes des vous-soirs s’affaissent, les bras s’accourcissent, les poutrelles, contre-clavettes et clavettes fléchissent. Comme nous savons déterminer à l’avance l’effort que chacune de ces pièces doit subir dans la ferme, nous pourrions, en nous servant d’éléments connus sur l’allongement et la compression du fer et de la fonte, déterminer approximativement les allongements des liens, les variations de longueur des jantes des voussoirs, les accourcissements de leurs bras, les flèches des poutrelles, des contre-clavettes et des clavettes ; mais, à cause de l’incertitude de quelques-uns de ces éléments, tels que ceux relatifs à la compression de la fonte, nous supposerons qu’on détermine d’abord par l’expérience certaines quantités qui résument ces variables et qui suffisent à la détermination complète du problème en question. Supposons, par exemple, que l’on ait suspendu un vous-soir entre deux points fixes, comme il le sera dans la ferme et avec ses mêmes pièces; qu’on le charge au centre du poids qu’il supportera dans la ferme ; admettons que l’on détermine alors l’abaissement du centre au-dessous de l’horizontale qui passe par les deux points d’appui; de plus, qu’une expérience analogue ait été faite sur les autres voussoirs; désignons ces abaissements par /j, f2, f3, etc. , fn, 1,2, 3, etc., n étant relatifs au rang des voussoirs dans la ferme ; désignons par Ft, F2 , F3, etc., F„ les abaissements du centre des voussoirs dans la ferme construite , par rapport à l’horizontale qui passe par les deux points d’appui de la ferme.
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- ARTS MÉCANIQUES.
- Admettons que les rangées qui doivent composer la ferme soient formées , et que ces rangées soient placées les unes à côté des autres de manière que le centre des voussoirs des unes corresponde aux extrémités des voussoirs qui composent les autres ; supposons, en outre, les liens placés sur leurs voussoirs, et les extrémités de ces liens fixées sur des lignes perpendiculaires aux rangées; supposons que ces lignes et les centres soient situés dans le même plan ; réduisons la largeur de la bande formée par la juxtaposition des diverses rangées à une simple ligne droite ; appliquons actuellement au centre de chaque voussoir, dans son plan et perpendiculairement à sa longueur, une force égale en intensité à la somme des tensions des liens attachés en ce point : alors les centres des voussoirs s’abaisseront en vertu de cette force, de l’élasticité des liens et de celle des voussoirs, etc., etc., absolument comme s’ils étaient sollicités par les tractions mêmes des liens. Si l’on remplace ensuite ces forces par les actions des liens, il est évident qu’on ne changera pas l’état d’équilibre des diverses pièces. Si l’on détermine le changement que chaque substitution successive introduira dans la forme précédente de la ferme, on arrivera ainsi à connaître le changement que doit éprouver la ferme lorsqu’elle sera abandonnée à elle-même et sollicitée par l’action des forces qui doivent la presser.
- N’oublions pas qu’actuellement les extrémités des liens sont toutes fixées sur la même ligne droite, et que les centres des divers voussoirs sont éloignés de cette droite des quantités /'„ /2,..., fn.
- Nommons A et B les deux points de cette droite qui coïncident avec les deux extrémités de la ferme fictive; cq, a2,..., a;îj les points d’attache des liens sur cette droite correspondant aux centres C4, C2,..., C„ des voussoirs 1, 2,..., n.
- Pour ramener successivement les points d’attache situés en cq, a2,..., an sur les centres correspondants Cj, C2,..., C„, considérons d’abord la ferme fictive entière, et supposons qu’on la fasse tourner autour de son extrémité A : il est évident que la ferme atteindra, dans son mouvement, une position où les centres Cj occuperont la première position de cq ; si nous arrêtons le mouvement alors, l’extrémité B de la ferme fictive aura décrit un arc de cercle dont la longueur sera très-sensiblement (n + 1 )fv Dans cette nouvelle position, les points d’attache situés en cq seront encore éloignés des centres Ct des voussoirs du premier ordre de la quantité fv Pour ramener les points d’attache situés en cq sur les centres Ct ou le point eq à sa première position, considérons en second lieu la portion cqB de la ferme fictive, et supposons qu’on la fasse tourner autour de cq ; quand cq sera revenu à sa première position, c’est-à-dire aux centres Cj, l’extrémité B aura encore décrit, toujours en s’éloignant de plus en plus de sa position , un arc de cercle dont la longueur sera très-approximativement (n — 1) /j ; de sorte que la longueur de la ligne totale décrite par l’extrémité B à partir de sa position initiale sera (w-|-l) f\-h(n—1) f\, ou 2w/j, quand les points d’attache situés en cq seront ramenés sur les centres Cr
- Pour ramener les points d’attache situés en a2, a3,..., an sur les centres correspondants C2, C3,.. , C„ , il suffit de répéter sur les portions de la ferme fictive, cqB, cqB,..., etn-jB, les mêmes opérations que sur la ferme entière AB, et l’on trouvera que la longueur très-approchée de la ligne décrite par l’extrémité B à partir de sa position initiale sera successivement
- 2«/i -h 2(n — 1) f2,
- 2nft -t- 2 (n — 1) f2 H- 2[n — 2) f%,
- inf, h- 2(n - 1) f% + 2(» - 2) + %x.
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- À mesure que les points d’attache situés en a2, a3,..., an seront ramenés sur les centres correspondants C2, C3,..., C„, pour avoir la longueur approchée de la ligne totale décrite par les centres G,„ des voussoirs de l’ordre m, à partir de leur position initiale sur la ferme fictive, quand tous les points d’attache av a2, a3,..., an des liens sont ramenés sur les centres Ct, C2, C3,..., C„ des voussoirs des ordres correspondants, c’est-à-dire quand la ferme a repris son état et sa forme réels , il suffira d’écrire, dans la dernière expression, m—l à la place de n, ce qui donnera, pour la longueur de cette ligne,
- 2[m — 1) /i -b 2(m — 2) f2 H- 2(m — 3) /3 -b etc. H- 2/;,1_i.
- Concevons maintenant une nouvelle droite menée par les deux extrémités de la ferme réelle, et représentons-nous la droite sur laquelle nous avons supposé tous les voussoirs d’abord suspendus, replacée dans sa position initiale ; ces deux droites formeront, avec la ligne totale décrite par l’extrémité B, un secteur sensiblement circulaire et que nous envisagerons comme tel. Supposons qu’on décrive du point A, comme centre, un arc de cercle passant par les centres C,„ des voussoirs de l’ordre ; la portion de cet arc comprise entre les deux droites sera égale à
- ...+ | • 2[w/i+(n—l)f2~h{n—2)f3-+-etc.-hfn ] ,
- et la partie du même arc comprise entre les centres C,„ et la droite qui passe par les deux extrémités de la ferme réelle sera égale à
- w _l_ 2[w/i+(w-l)/2+(w-2)/3+etc...+/« ]—2.[(m-l)f1-b(m-2)f2-b(m-3)/3-b etc. ].
- La longueur de cet arc est évidemment plus grande que la véritable distance des centres Cm des voussoirs de l’ordre m à la droite qui passe par les deux extrémités de la ferme; mais la différence entre ces deux lignes étant généralement très-petite, nous pourrons prendre la première pour la seconde sans craindre de commettre d’erreur sensible et d’obtenir un résultat trop avantageux.
- Nous avons représenté par F,„ la distance des centres C,„ des voussoirs de l’ordre dans la ferme, à la droite qui passe par ses deux extrémités : nous aurons donc
- F,„ =-^-T2(nf1+(w-l)/'2+(n-2)f34-etc...+/:i ]-2[(rn-l)/'1+(m-2)/;-|-(m-3)/‘3+etc.+/m_1 ].
- n —f— i
- Si dans cette formule on fait successivement m=1, 2, 3,..., n, on obtiendra les abaissements F,, F2, F3,..., F„, que les centres des voussoirs des ordres 1, 2, 3,..., n éprouveront lorsque la ferme sera soumise à l’action des forces qui doivent la presser.
- 23. Dans le cas où toutes les pièces de la ferme sont également résistantes, les dépressions partielles fv /2,..., sont toutes égales entre elles : nommons f leur valeur commune ; la flèche correspondante aux centres des voussoirs de l’ordre m est
- F m = fm(n — m + 1 ).
- La valeur de cette expression croît comme les ordonnées d’une parabole à axe vertical dont m représente les abscisses ; donc, dans le cas où toutes les pièces qui composent la ferme sont également résistantes, les flèches relatives aux centres des voussoirs des différents ordres vont en croissant depuis chaque extrémité de la ferme jusqu’à son milieu, sensiblement comme les ordonnées d’une parabole à axe vertical : la flèche maximum qui correspond à ce milieu est exprimée très-approximativement par la flèche partielle relative au centre de chaque voussoir multipliée par le carré de la moitié du nom-
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- ARTS MECANIQUES.
- bre des voussoirs comptés dans la longueur de la ferme, et par conséquent est sensiblement proportionnelle à cette flèche partielle et au carré du nombre des voussoirs.
- Il ne faut pas oublier que l’expression Fm = f.m[n — m -h 1 ) n’est, comme nous l’avons déjà fait remarquer pour celles qui précèdent, qu’une expression approchée : car, dans ce cas particulier, la courbe réelle qu’affecte la ferme est un arc de cercle et non un arc de parabole comme paraît l’indiquer l’expression Fm = f.m(n — m-f-1) ; mais la différence entre les ordonnées de ce dernier arc et les ordonnées correspondantes de l’arc de cercle qu’affecte la courbure de la ferme reste très-petite dans les cas les plus ordinaires d’application, en sorte que la formule F,„ = fm( n —m-f-1 ) donne presque toujours une approximation suffisante.
- 24. Nous sommes partis de la forme primitivement droite pour déterminer la forme nouvelle que doit prendre la ferme sous l’action des forces données ; mais les résultats que nous avons obtenus sont tout à fait indépendants de cette hypothèse, et conviennent également quelle que soit la courbure de la ferme d’où l’on parte : en effet, nous n’avons pas déterminé la forme particulière que doit affecter la ferme sous telles ou telles conditions données, mais bien son changement de forme quand elle est soumise à de nouvelles conditions qui sont parfaitement connues.
- Application à un exemple des principaux résultats obtenus ci-dessus.
- 25. Supposons qu’on veuille connaître la quantité de chaque espèce de matière qui entre dans les fermes d’un pont, et les dimensions de chacune de ses pièces déduites du calcul, dans le cas où toutes les pièces sont également résistantes, en ayant égard à leur propre poids, à celui des pièces accessoires, au poids du tablier et à la surcharge.
- Dans le pont pris pour exemple, la distance entre les culées est supposée de 30 mètres dans œuvre ; la largeur de la chaussée est de 5 xnèt. 40 ; celle de chaque trottoir est de 1 mèt. 30 : ce qui fait une distance de 8 mètres entre les garde-corps. La hauteur du plancher, au-dessus de l’étiage , est de 7 mètres ; le cours d’eau est supposé navigable, ce qui nécessite la construction d’un chemin de halage sous le pont.
- Explication des figures des pl. 909 et 910.
- PI. 909, fig. 1. Elévation du pont et coupe des culées et du chemin de halage. Cette figure et la suivante sont brisées par le milieu.
- Fig. 2. Plan du pont. Dans une partie de ce plan le pont est complètement terminé ; dans la suivante on a supprimé le deuxième plancher et les trottoirs, et dans la dernière on n’a plus fait voir que les fermes , les poutres , les longrines qui supportent les trottoirs et les contrevents.
- Pl. 910. Détails du pont.
- Fig. 1. Elévation d’une partie de ferme.
- Fig. 2. Plan de la même partie de ferme.
- Fig. 3. Coupe suivant GII, fig. 1. Elle fait voir comment les voussoirs des cours d’ordre impair reposent sur les voussoirs des cours d’ordre pair.
- Fig. 4. Coupe suivant EF de la fig. 1. Elle fait voir comment les voussoirs des cours d’ordre pair reposent sur les voussoirs des cours d’ordre impair.
- Fig. 5. Coupe suivant IK de la fig. 1. Elle fait voir comment les poutres reposent sur les voussoirs des cours d’ordre impair.
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- Fig. 6. Coupe suivant LM de la fig. 1. Elle fait voir comment les poutres reposent sur les voussoirs des cours d’ordre pair.
- Fig. 7. Elévation du raccordement de deux fermes qui se croisent à angle droit.
- Fig. 8. Plan du même.
- Fig. 9. Plan du lien de raccordement.
- Fig. 10. Elévation d’une partie de ferme à bras articulés.
- Fig. 11. Plan de la même.
- Fig. 12. Coupe transversale de la même.
- Fig. 13. Vue latérale d’un bras.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures des deux planches
- A B, culées du pont. C, mur de soutènement du chemin de halage D. E, voussoirs en forme de demi-cercle. F, Jongrines portant le tablier G. H, poutres sur lesquelles s’appuient les longrines. I, pièces croisées reliant les poutres entre elles. J J, trottoirs. K, partie du pont entièrement terminée. L, partie du pont montrant le premier plancher. M, partie du pont entièrement à jour. N, jante extérieure des voussoirs reliée à une jante intermédiaire O par un certain nombre de bras P. Q, autres bras qui relient la jante O au centre R du voussoir. S , liens en fer au moyen desquels les voussoirs reposent sur le milieu des voussoirs collatéraux. T, voussoirs polygones. U, bras de ces voussoirs articulés au centre sur un demi-moyeu V.
- a a, clavettes qui attachent les liens au centre des voussoirs ; des tenons situés aux extrémités des voussoirs servent à fixer les liens sur leur voussoir; des boulons passant dans des trous ovales percés dans les jantes N , aux points où elles se croisent, serrent convenablement les cours des voussoirs les uns contre les autres, d, plaque de fonte boulonnée sur les poutres H et portant sur sa face inférieure une saillie en forme de tourillon qui s’appuie sur une autre plaque e fixée sur la jante N.
- Mode de construction.
- Dans ce pont, le tablier est supporté par deux fermes servant de garde-corps, placées l’une d’un côté du pont, l’autre de l’autre côté : sur ces fermes reposent les poutres , et sur ces poutres un tablier analogue à celui des ponts suspendus. Les poutres reposent sur la partie inférieure des fermes. Chaque ferme est formée de sept cours de voussoirs; il y en a quatre dont les extrémités reposent sur des supports en fonte placés sur les culées, et trois placés de manière que les extrémités des voussoirs qui les composent correspondent au milieu des voussoirs qui composent les quatre premiers cours, d’où il résulte que les extrémités des voussoirs de ceux-ci correspondent aux centres des voussoirs des trois autres cours.
- Chacun des quatre cours des voussoirs qui aboutissent aux culées se compose de sept voussoirs placés bout à bout, et les trois autres cours de six voussoirs seulement
- Les voussoirs sont en fonte et ont la forme d’un demi-cercle dont la circonférence est une jante reliée par un certain nombre de bras à une jante intermédiaire qui se relie directement au centre par un moindre nombre de bras.
- Chaque voussoir est entouré d’un lien en fer au moyen duquel il repose sur le milieu des voussoirs collatéraux. A cet effet, les extrémités de chaque lien portent un œil destiné à recevoir une contre - clavette à mentonnet, commune à deux liens successifs dans le même» cours, et une petite clavette à goupille pour chaque lien. Les contre-clavettes reposent sur des poutrelles en fér communes à toutes les contre-
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- ARTS MÉCANIQUES.
- clavettes d’un même assemblage ; elles reportent uniformément la traction des liens sur toute la largeur de la ferme. Chaque poutrelle porte à ses extrémités un petit retour d’équerre qui permet, au moyen d’une petite clavette, de serrer convenablement les cours des voussoirs les uns contre les autres.
- Des boulons servent aussi à produire ce serrement aux points où les jantes des voussoirs se croisent. Les trous de ces boulons sont allongés afin que les voussoirs puissent prendre un certain jeu de glissement sans s’écarter.
- Pour que les liens ne puissent pas quitter le centre de la jante, elle porte à son pourtour et à l’extérieur des petites saillies qui maintiennent le lien dans sa position.
- Après avoir enroulé le lien sur la jante , on l’y fixe au moyen d’une petite clavette et d’un tenon qui pénètrent dans un œil fait à l’extrémité du lien.
- Pour éviter le gauchissement des fermes qui pourrait être produit par la flexibilité ordinaire des poutres qui reportent toujours une partie plus ou moins grande de la surcharge sur l’arête interne de leurs supports, on fixe aux extrémités de chaque poutre une plaque de fonte d , fig. 5 et 6, pl. 910 , qui porte sur sa face inférieure une saillie en forme de tourillon, et l’on fait reposer la poutre, par ce tourillon, sur une autre plaque de fonte e fixée sur la jante des voussoirs. Par cette disposition , la poutre repose toujours, à très-peu de chose près, sur le milieu de la ferme, et par conséquent ne tend pas à la gauchir. Chaque tourillon est relié à la plaque inférieure sur laquelle il repose par deux boulons qui compriment un chapeau analogue à ceux des tourillons des machines, mais disposé de manière à permettre au tourillon un certain jeu dans le sens de la longueur de la poutre.
- Le même moyen pourrait être employé dans les constructions ordinaires puur soustraire les murs à la poussée produite par la flexibilité des poutres.
- ( La suite au numéro 'prochain. )
- FILIGRANES.
- Rapport fait par lM. Th. Oli vier, au nom du comité des arts
- mécaniques ) sur les filigranes pour la fabrication du papier,
- présentés par M. Durieux, rue des Moulins^ i6, a Belleville.
- M. Durieux, employé par la banque de France pour la fabrication de ses billets, vous a présenté de nouveaux filigranes, que vous avez renvoyés à l’examen de votre comité des arts mécaniques.
- Chaque fabricant de papier a une marque particulière; elle se place sur la toile métallique, et, formant dès lors une épaisseur, la feuille de papier se trouve avoir en cet endroit une épaisseur moindre, en sorte que la marque se présente à l’œil sous la forme d’un clair lorsque l’on interpose la feuille de papier entre l’œil et la lumière.
- M. Durieux a perfectionné les filigranes, en les construisant au moyen Tune matrice que l’on frappe sur une plaque mince de métal, et en décou-
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- fin fit'lut </(' ht ttot'fvh' J A n rn.-trn ,jr/n en !, :\ ( I ( Y '/..-I J ill, ,>ûo
- n. m.
- mue. m s ne systkmk ne. eu n:ne:\ en meme .i/’r/./e.iru.e .ie.\ /‘nues, me \r: euueee
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- FILIGKANI2S.
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- pant ensuite l’empreinte. Autrefois et avant lui, on se bornait à plier un fil suivant le dessin donné et à le coudre sur la toile métallique.
- M. Durieux a ensuite imaginé de remplacer les filigranes par des dessins ombrés : le procédé qu’il a employé est celui qui est connu sous le nom de lithophanie. . ;
- Il presse entre deux coins gravés, l’un en creux, l’autre en relief, la toile métallique, de sorte que lorsque la pâte est étendue sur la forme son épaisseur est variable en les divers points du creux que présente la toile métallique. ; ' !ÎΑ ; fi-/'-.
- Lors donc que la feuille de papier est interposée entre l’œil et la lumière, on voit apparaître un dessin ombré. Les clairs sont donnés par les moindres épaisseurs, les ombres parles fortes épaisseurs du papier.
- Si M. Durieux, après avoir interposé la toile métallique entre les deux coins, imprimait immédiatement une forte pression, il couperait les fils de la toile, et s’il agissait par une pression faible d’abord , mais de plus en plus intense, il arriverait toujours au même résultat fâcheux.
- Il est évident que les fils de la toile pris entre les coins doivent s’allonger plus ou moins, suivant la profondeur des creux de la gravure, et que cela doit s’effectuer sans que les parties des mêmes fils qui se trouvent hors de la matrice s’allongent ou se raccourcissent, puisqu’ils doivent rester tels qu’ils forment toujours une surface plane.
- Pour obtenir l’extension des parties des fils métalliques serrés entre les deux coquilles, M. Durieux a imaginé de chauffer progressivement la coquille inférieure, et de presser en même temps les deux coquilles l’une contre l’autre : cette opération exige une manipulation prudente et exercée.
- La gravure des matrices qui doivent s’emboîter l’une dans l’autre en y interposant la toile métallique offre aussi des difficultés. On ne peut pas graver le creux ainsi qu’il devrait être pour obtenir une médaille ; on ne peut pas graver le creux ainsi qu’on le fait pour les pierres fines.
- Pour les médailles comme pour les pierres gravées, les formes sont identiquement les mêmes ; elles sont réellement ce que la nature des objets veut qu’elles soient, nettes, pures, vraies, tout en se conformant d’ailleurs aux règles du bas-relief; mais les matrices appliquées à la lithophanie ne peuvent plus être gravées de manière à donner un relief vrai. La lumière doit jouer un rôle dont on devra tenir compte, en sorte que lorsqu’on a fait un creux on y coule une légère épaisseur de cire, que l’on enlève avec soin , et en plaçant entre l’œil et la lumière cette feuille de cire, on juge de l’efïet :
- Quai ante-deuxième année. Novembre 1843. 67
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- on voit dés lors où l’on doit laisser plus de matière et augmenter les creux, où l’on doit laisser moins de matière et diminuer les creux.
- Ce n’est donc que par des tâtonnements successifs que l’on peut parvenir à graver une matrice qui permette à la toile métallique de recevoir une empreinte telle que le dessin ombré produit sur la feuille de papier, au moyen d’épaisseurs variables, soit bien celui que l’on voulait présenter à l’œil. j
- Ainsi, dans les travaux de M. Durieux il y a à la fois habileté comme ouvrier et intelligence comme artiste. M. Durieux présente ses filigranes ombrés comme étant un moyen d’empêcher la contrefaçon ; le comité des arts mécaniques n’a point voulu les examiner sous ce rapport; des objections pourraient être faites, des questions à résoudre pourraient être proposées à ce sujet ; mais il est inutile de les énumérer ici, puisque ce n’est que comme filigrane perfectionné que le comité a examiné et voulu examiner la présentation faite à la Société d’encouragement par M. Durieux.
- En conséquence, le comité a l’honneur de vous proposer ;
- 1° De remercier l’auteur de son intéressante communication;
- 2° D’insérer le présent rapport au Bulletin pour faire connaître tout l’intérêt que vous inspirent les travaux de M. Durieux.
- Signe' Tiiéod. Olivier, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 octobre 1843.
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- Extrait d’un' mémoire sur les sangsues chirurgicales ; par
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- Quoique les sangsues soient encore assez abondantes dans plusieurs contrées de l’Europe, cependant la consommation en a tellement augmenté, qu’elles sont devenues rares, et que leur prix s’est considérablement élevé : les maladies qui les affectent, quand elles sont en captivité, en font périr un
- - : -, U ‘ï f rr ? T K'iV-îi i.l '• -,
- (l) La Société d’encouragement a décerné, dans la séance générale du 19 avril dernier, une médaille de la valeur de 300 li\, à l’auteur de ce mémoire, qui a concouru pour le prix proposé pour la multiplication des sangsues. ( Yoy. Bulletin d’avril 1843, p. 167. )
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- grand nombre, en sorte qu’il esî des lieux où il est presque impossible de s’en procurer. ; > ... -,
- La Pologne et d’autres pays du nord de l’Europe sont visités chaque année par des Anglais, des Français et des Allemands qui s’approvisionnent de sangsues et les expédient par la voie de mer : ce commerce procure d’importants bénéfices. En Pologne, les sangsues coûtent de 4 à 8 fr. la livre, selon leur grosseur : les marchands les vendent le double. En Prusse, leur prix est de 27 à 40 fr. le millier, et, en Russie, d’un rouble d’argent pour la même quantité. En Danemark, on les vend dans les pharmacies à raison de 30 centimes la pièce. ; ; ^
- La Pologne, la Russie et la Gallicie, en raison des vastes marais qu’on y rencontre, sont des pays très-propres à la multiplication des sangsues , et le commerce pourra pendant quelques années encore s’y approvisionner. La Hongrie nourrit aussi beaucoup de sangsues, mais elles sont moins estimées, parce qu’il s’en trouve dont la morsure laisse souvent des blessures difficiles à guérir. Les Hongrois s’occupent beaucoup de l’entretien des sangsues ; mais il est à craindre qu’un jour les réservoirs de ce pays ne soient épuisés, à cause de l’énorme quantité qu’on en exporte, de la mauvaise méthode de conservation qu’on suit habituellement, et aussi du mauvais traitement pendant le transport, qui en fait périr plus de moitié.
- Cet état de choses nécessite donc qu’on économise les sangsues en les faisant servir plusieurs fois, et qu’on les conserve dans des réservoirs propres à leur multiplication. Déjà M. Scheele en a fait construire à Kalisch; mais ils ne suffisent pas à la consommation toujours croissante. De son côté, M. Mehrer possède, à Leiriingen, dans le royaume de Wurtemberg, des réservoirs qui suffisent non-seulement à la consommation locale, mais fournissent encore à l’exportation. . - r; ;
- La France et l’Angleterre consomment chacune de 20 à 30 millions de sangsues par an, et les autres pays en proportion du nombre de leurs habitants. Ce serait donc une spéculation très-lucrative que celle de l’établissement de vastes réservoirs de sangsues. Quelques essais ont été tentés, dans ce but, en France; mais ils n’ont pas réussi, probablement par l’effet des mauvaises méthodes de conservation qu’on y a suivies. Cependant le climat y est favorable à la multiplication de ces animaux, et rien ne serait plus facile que d’établir des étangs alimentés de sangsues au milieu.des marécages que l’on y rencontre.
- \<> De la sangsue bâtarde. — On connaît plusieurs espèces de sangsues. Il ne s’agit dans ce mémoire que de la sangsue chirurgicale; il en est cependant une espèce ou variété qui s’accouple avec elle, se nourrit comme elle,
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- arts Économiques.
- mais qui croît plus vite et meurt plus tôt; c’est à cette variété qu’on attribue l’inconvénient assez grave de produire une plaie plus grande et plus profonde. M. Scheele en a fait l’expérience; sur huit sangsues par lui employées, trois étaient bâtardes, et leurs morsures furent si fortes, qu’on eut de la peine à arrêter le sang, et qu’il s’v déclara une abondante suppuration après l’application de l’amadou et de compresses de vinaigre. Ce motif détermina M Scheele à détruire les sangsues de cette espèce, afin d’empêcher leur multiplication dans ses étangs (1).
- 2° Habitation} genre de vie et aliments des sangsues. — La sangsue habite les régions tempérées; elle se plaît dans les eaux stagnantes, surtout dans celles où croît l’acore (acorus calamus), et se nourrit de sang chaud; cependant elle se contente aussi du sang des grenouilles et de celui des poissons en attaquant ces derniers aux endroits du corps dépourvus d’écailles, ou du moins où les écailles sont petites et fines. La grenouille éprouve le même sort quand elle ne peut pas se délivrer de son ennemi en sautant à terre et en se frottant sur l’herbe. En général, l’animal attaqué a beau se débattre, la sangsue ne lâche pas prise.
- Pendant l’été, à chaque mouvement causé dans l’eau par des chevaux ou des bestiaux, la sangsue arrive en nageant et s’attache aux jambes ou au ventre de l’animal ; elle se gorge alors tellement de sang, qu’elle ne peut plus nager, va au fond ou cherche à arriver au bord en rampant sur le limon : là elle reste longtemps presque au niveau de l’eau et y dégorge une grande partie du sang qu’elle a avalé. En suçant celui des grenouilles et des poissons, la sangsue en prend une moins grande quantité, elle ne s’enfonce pas dans la terre molle et nage avec plus de vivacité.
- Elle cherche sa nourriture au printemps et en automne, saisons pendant lesquelles les grenouilles et les poissons, en s’enfonçant dans le limon, lui offrent une proie facile ; elle s’attache de préférence aux goujons et autres petits poissons qui peuplent les mares et étangs. La sangsue digère fort lentement et rend même par la bouche une partie de sa nourriture; le reste sort par la partie postérieure sous forme d’un filet mince d’un vert sale. C’est à cause de cette lente digestion qu’elle peut se priver si longtemps d’aliments sans diminuer sensiblement de volume et même de poids.
- (t) Il est probable que cette sangsue est Yhirudo sanguisuga de Linné, la sangsue chevaline, la sangsue noire, ainsi dite à cause de sa couleur, que le commerce rejette à cause des inconvénients que nous venons de signaler.
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- En été, la sangsue habite le fond de l’eau et ne paraît à la surface que quand l’eau se trouble ; elle résiste assez bien aux variations de la température, mais une trop forte chaleur lui est nuisible; elle périt lorsqu’elle est exposée sur la terre sèche, soit au froid, soit au soleil. Elle s’engourdit vers la fin d’octobre, en se pelotonnant dans la terre humide, où elle reste pendant cinq mois; elle se ranime vers le commencement d’avril.
- 3° Accouplement et reproduction des sangsues. —: On aperçoit sous le ventre de la sangsue, environ au 25e ou 26e anneau, une petite protubérance blanchâtre et, à cinq anneaux plus bas, une ouverture qui pénètre dans le corps; ce sont les organes de la génération, qui deviennent plus apparents et se gonflent au moment où les sangsues se recherchent et s’accouplent, ce qui a lieu de la manière suivante : deux sangsues s’attachent par le disque à quelque objet, pour que leurs têtes se trouvent en face l’une de l’autre; l’une d’elles s’attache alors au-dessous des parties sexuelles de l’autre, et chacune enfonce son organe saillant dans l’ouverture située plus bas : on voit donc que les sangsues sont hermaphrodites et ont chacune les deux parties sexuelles. Leur accouplement, qui dure une demi-heure à une heure, se fait rarement plus de deux fois par jour, le matin et le soir.
- La propension à s’accoupler dure depuis le commencement de mai jusqu’à la fin de juin. Le temps froid et humide interrompt l’accouplement; le vent et le mouvement de l’eau exercent la même influence : la multiplication plus ou moins considérable des sangsues dépend de ces circonstances. Lorsque l’accouplement est terminé, la sangsue se creuse dans la terre molle et humide au-dessus du niveau de l’eau un gîte pour y pondre ses œufs, qui ont la forme et la grosseur d’un gland. Il est assez remarquable que ces œufs soient plus gros que l’animal lui-même, mais cette disproportion s’explique lorsqu’on connaît la manière dont se forme l’œuf.
- (Ici l’auteur donne sur la formation de l’œuf de la sangsue des explications qui, ne paraissant pas exactes, ont besoin d’être vérifiées; c’est pourquoi nous nous dispensons de les reproduire.)
- La ponte et la formation de l’œuf durent environ vingt-quatre heures. La chaleur du soleil développe le^ frai qu’il renferme, et finit par en former des petites sangsues qui, jusqu’au moment de leur sortie, se nourrissent de la matière qui les entoure ; il faut ordinairement neuf à onze semaines, suivant la température, pour développer le frai et en faire naître la jeune couvée; chaque œuf produit ordinairement dix, douze et jusqu’à seize sangsues qui s’enfoncent immédiatement dans la terre molle, au niveau de l’eau, ou resten sur le bord, sous les plantes aquatiques; elles s’engourdissent pendant Thi-
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- ver; au printemps elles reparaissent, mais elles ne se nourrissent encore que de petits poissons ou de petites grenouilles ; si l’eau monte au-dessus de l’endroit où se trouvent les œufs, et que ceux-ci y restent longtemps plongés, ils pourrissent; c’est par cette raison que les sangsues ne multplient qu’autant qu’elles peuvent pondre dans la terre humide au niveau de l’eau.
- 4° De la croissance, des dimensions et de V âge des sangsues. —Les jeunes sangsues, en sortant de l’œuf, sont très-déliées, transparentes et d’une couleur cendrée tirant sur le blanc ; le long du dos on remarque une raie foncée et de chaque côté de petites taches ou raies longitudinales qui, après la première année, prennent une couleur verte et jaune. Les sangsues grossissent très-lentement, et n’atteignent une dimension moyenne qu’au bout de cinq à six ans; on en trouve quelquefois qui ont jusqu’à 20 à 25 centimètres de longueur, lorsqu’elles sont tout à lait étendues. Ce n’est qu’à l’âge de sept ou huit ans que leur instinct de reproduction s’éveille ; cependant, à cette époque, elles ne possèdent que la faculté de féconder d’autres sangsues, sans pouvoir être fécondées elles-mêmes, ce qui n’arrive qu’une ou deux années plus tard; elles pondent chacune un œuf par an. Celles qui prennent souvent du sang chaud s’accouplent à la cinquième ou sixième année; elles sont même plus fécondes que les sangsues moins bien nourries de même âge; aussi leurs œufs produisent la couvée la plus nombreuse. On peut avancer la croissance des sangsues et augmenter leur fécondité en les nourrissant de sang chaud plusieurs fois dans l’année et en les faisant dégorger immédiatement; mais cette pratique est nuisible. • *
- L’âge exerce son influence sur le corps des sangsues; à mesure qu’elles vieillissent, le nombre des taches noires augmente, et la couleur verte du dos devient de plus en plus foncée.
- Quant à leurs dimensions, les marchands les divisent en trois espèces : 1° les petites dites filets, ou celles âgées d’un à cinq ans; 2° les moyennes de six à douze ans; 3° les mères sangsues, qui sont les plus grandes.
- Les sangsues se dépouillent de temps en temps d’une peau mince et glaireuse, de couleur blanchâtre ; ce changement est un indice de santé, et plus il est fréquent, plus on est assuré que l’animal est bien nourri.
- ’ 5° Ennemis des sangsues. —* Les accidents auxquels sont exposées les sang-
- sues dans leur état de liberté sont nombreux et fréquents; sans eux les mares et les étangs en seraient tellement peuplés, que les bestiaux ne pourraient paître dans leur voisinage sans être mordus. A peine la moitié des sangsues atteint l’âge d’un an, ce qui provient surtout de ce qu’elles ne trouvent pas assez de nourriture, à moins que la nature ne la place à leur portée;
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- d’autres périssent pour avoir avalé trop de sang chaud ou froid. Cette mortalité serait de peu de conséquence, parce que les sangsues multiplient prodigieusement, si elles n’avaient pas à craindre des ennemis qui leur font une guerre acharnée, tels que la taupe, la courtilière ou taupe-grillon, et la musaraigne d’eau (sorex jodiens, sorex Daubentonii); ces dernières surtout sont très-dangereuses et détruisent souvent des réservoirs entiers de sangsues.
- 6° De la pèche des sangsues, de leur transport et de leur conservation. — , La méthode ordinaire de prendre les sangsues présente peu de difficultés; l’homme chargé de ce travail entre dans l’eau les jamhes nues, et la trouble à l’aide d’une baguette : s’il s’y trouve des sangsues, elles arrivent aussitôt en nageant, et il les saisit avec la main; celles que le pêcheur n’aperçoit pas s’attachent à ses jambes, qu’il lève de temps en temps pour les enlever. Cependant, si elles avaient commencé à sucer, il ne faudrait pas les arracher trop tôt, car elles en souffriraient. On pêche aussi les sangsues avec un petit filet, après avoir agité l’eau. ! -
- Le transport des sangsues se fait plus facilement et à moins de frais par eau que par terre. Pour les longs voyages, on les met dans des sacs de cuir ou dans de petits tonneaux, par couches séparées par de la mousse. Ce dernier moyen a l’inconvénient que, si les maladies attaquent les sangsues > elles périssent toutes j et que celles qui échappent ne peuvent pas être employées immédiatement. En les gardant dans, des sacs de toile, on évite cette perte, parce qu’on peut enlever les animaux malades et préserver le, surplus des effets de la putréfaction des corps de celles qui sont mortes. :i; i)M. -.'s - H vn?
- Il faut transporter les sangsues dans des sacs de toile contenant chacun deux mille individus ; mais on ne doit point entasser ces sacs, les sangsues ne pouvant résister à la compression. Pendant le transport, on visite les sacs et on lave les sangsues deux fois par semaine , et même plus souvent s’il fait chaud. Quelques précautions sont nécessaires pour diminuer les perles causées par les maladies épidémiques qui attaquent les sangsues, et qui proviennent, soit des blessures qu’elles ont reçues au moment d’être prises, soit* de l’excès de la chaleur. Ainsi, avant de les mettre dans les sacs, on séparera soigneusement les individus malades, qu’on gardera dans des sacs à part ; on divisera le surplus en trois classes : les petites , les moyennes et les grosses. Après les avoir lavées à plusieurs reprises avec de l’eau prise dans un étang, on placera chaque catégorie dans un sac particulier. Pendant la première semaine du transport, on les lavera chaque jour, quelle que soit la température, dans une eau mêlée de charbon et de craie pulvérisés, dans la proportion d’une cuillerée de chacune de ces substances pour 2 litres d’eau.
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- Par ce moyen on débarrassera les sangsues des mucosités qu’elles laissent dans le sac, et dont la décomposition produirait des maladies contagieuses; ensuite on ne les lavera que tous les deux jours : enfin, si le voyage dure au delà de quinze jours, les lavages ne seront répétés que tous les trois jours, et l’addition du mélange de charbon et de craie une fois par semaine. * ^
- A l’époque des grandes chaleurs ou lorsque le temps est à l’orage, il faudra transporteries sangsues pendant la nuit ; le jour on les placera dans des endroits frais et à l’ombre, mais non dans des écuries ou dans des caves humides. Si l’on est surpris en route par un orage, on plonge les sacs dans l’eau dormante, ou, si l’on n’en trouve pas, on les couvre d’orties en les tenant dans un lieu où ils ne seront pas exposés à la lueur des éclairs , parce qu’on a remarqué que les sangsues redoutent la lumière.
- Si le transport se fait par voitures, celles-ci seront bien suspendues et couvertes d’une toile. .;h
- Les sacs doivent être changés chaque fois qu’on lave les sangsues, ou bien on lave les sacs, afin d’enlever les mucosités qui bouchent les pores de la toile et de permettre à l’air d’y pénétrer plus facilement ; opération qui se fera avec de l’eau très-propre. ; < ^
- Les sangsues, parvenues au lieu de leur destination, seront lavées à plusieurs reprises; on les laisse ensuite en repos, et, quand on veut les mettre dans l’étang, on les secoue doucement. Sj, au contraire, on veut les conserver dans des vases, on les lave d’abord, puis on les plonge pendant vingt-quatre heures dans de l’eau fraîche mêlée de la poudre susmentionnée, composée de deux tiers de charbon de bois blanc bien pilé et d’un tiers de craie blanche réduite en poudre. —: : ••••
- 1 Les sangsues destinées pour l’usage seront conservées dans des bocaux de verre qu’on placera en été dans une chambre fraîche et en hiver dans un lieu faiblement échauffé. On ne renouvellera l’eau de ces bocaux que lorsqu’elle aura été salie par les mucosités que les sangsues y déposent ou par le sang qu’elles rendent par l’anus; il ne faut pas réunir plus de soixante sangsues dans un vase de la capacité de 4 litres. Tous les mois, on les transvase dans un nouveau bocal bien lavé. Les sangsues déjà employées ne doivent pas être réunies à celles qui n’ont point encore servi ; cette réunion engendrerait des maladies. ; ^' ^ ^ ^ '>'• ^ ; {La suite au numéro prochain.)
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- AGRICULTURE. — enseignement.
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- Rapport fait par M. Philippar, au nom du comité dagriculture, sur le concours omert par la Société pour une bourse
- h Vinstitut royal agronomique de Grignon.
- Messieurs, votre comité d’agriculture s'est réuni le 4 de ce mois pour procéder à l’examen des candidats aspirant à la bourse que vous accordez pour l’entretien d'un élève à l’institut royal agronomique de Grignon.
- Trois candidats s’étaient fait inscrire; deux seulement se sont présentés au concours, et ont subi toutes les épreuves propres à éclairer votre comité ; ce sont MM. Boitel et Courtois.
- La première épreuve consistait en dessin linéaire et académique, la seconde en une composition écrite, dont le sujet était ainsi déterminé, « Quel serait le meilleur moyen de perfectionner Vagriculturefrançaise. » Cette composition a permis d’apprécier l’écriture des candidats et leur force en orthographe; on a procédé ensuite aux questions sur l’arithmétique et sur la géométrie : jusque-là, les deux candidats se sont assez bien défendus.
- Mais en poussant l’examen au delà, et en abordant la physique, la mécanique, la chimie, l’histoire naturelle et l’agriculture, l’un des candidats, M. Courtois, a déclaré ne jamais s’ètre occupé de ces objets, et n’a pu répondre à aucune des questions qui lui ont été adressées sur ces matières.
- M. Boitel, au contraire, interrogé sur ces différentes parties, a parfaitement répondu, et même avec une remarquable facilité et un savoir qui découle de bonnes études.
- Ainsi M. Boitel a bien traité les questions qui lui ont été posées sur le baromètre, les leviers, la nature et la propriété des corps, sur l’histoire naturelle du cheval et du mouton, sur l’organisation des végétaux et sur les fonctions organiques des plantes, sur la germination et sur l’alimentation des plantes, sur la constitution et la nature des terres, sur les charrues et sur le labour.
- Tout nous a prouvé que M. Boitel, qui l’a emporté sur son concurrent après une heure et demie d’examen, était un sujet remarquable. Il avait remis au comité deux diplômes de l’université; l’un de bachelier es lettres, obtenu en août 1839, et l’autre de bachelier es sciences, obtenu en mai 1843, et une lettre dans laquelle, en s’adressant au comité, il fait connaître qu’il est le fils d’un cultivateur du département de l’Aisne, et que, jusqu’à l’âge de quatorze ans, il a suivi les travaux de l’exploitation chez son père; qu’il fut nommé, par M. le ministre de l’instruction publique, professeur à Dinan, en Bretagne, et que son goût prononcé pour l’agriculture l’avait conduit à désirer faire des Quarante-deuxième année. Novembre 1843. 68
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- AGRICULTURE.
- études spéciales pour suivre celte carrière, dans laquelle il fera sûrement des progrès rapides.
- Votre comité a l’honneur de vous proposer, en conséquence des résultats du concours, d’accorder la bourse à M. Boitel (Amédée-Louis), âgé de 22 ans, né à Villers-Saint-Christophe (Aisne).
- Signé Philippar, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 15 novembre 1843,
- Il apport fait, par M. Michelin , au nom des commissions
- réunies des fonds et d’agriculture, sur la fondation , aux frais de la Société y d’une bourse a V institut agronomique de
- Grignon.
- Messieurs, conformément à la décision du conseil du 18 octobre dernier, les commissions d’agriculture et des fonds se sont réunies le 24 du même mois pour discuter sur l’opportunité qu’il pouvait y avoir à nommer un élève à l’institution royale agronomique de Grignon; après s’être prononcées pour l’affirmative, quant à la demande faite par le directeur de l’établissement , elles ont pensé que ce serait une œuvre utile que de fonder une place gratuite dans cette institution et de la donner au concours lorsqu’elle viendrait â vaquer.
- Nous allons vous rappeler brièvement la marche que le conseil a suivie pour les divers élèves que la Société a entretenus à Grignon et les résultats que vous avez obtenus.
- Dans la séance du 16 septembre 1835, le comité d’agriculture proposa de décider que chaque année la Société d’encouragement nommerait et entretiendrait à ses frais, à la suite d’examens approfondis , deux élèves internes à l’école d’agriculture de Grignon déjà fondée depuis 1829, et exprima le vœu que le concours fût ouvert le plus tût possible. Après avoir pris cette proposition en considération , le conseil la renvoya à la commission des fonds, qui y donna son assentiment.
- Dans la séance du 11 novembre 1835, M. le baron de Silvestre, au nom du Jury d’examen, rendit compte du résultat du concours pour les deux places. Un seul candidat s’était présenté et il fut nommé; c’était M. Lœuilliet qui précédemment avait été reconnu admissible pour l’école polytechnique.
- En 1836 cinq candidats se présentèrent pour la deuxième place restée vacante. Le jury d examen proposa 1° de nommer M. Buisson; 2° de ren-* voyer à la commission des fonds la proposition d’affecter à l’entretien de
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- ENSEIGNEMENT.
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- M. Charpentier, l’un des concurrents , et ce pendant l’année 1836, les fonds qui étaient destinés à un élève de l’école de Grignon et qui n’avaient pas eu d’emploi en 1835.
- La nomination de M. Buisson reçut l’approbation du conseil, et la commission des fonds fut invitée à examiner la deuxième proposition.
- Dans la séance du 23 novembre 1836, M. le duc de Mirepoix, au nom de la commission des fonds, fit observer que, par son arrêté du 14 octobre 1835, le conseil, en décidant qu’il y aurait deux bourses entièrement gratuites pendant deux ans et à titre d’essai à l’école de Grignon , n’avait pas statué que ces deux places seraient remplies par un même concours; qu’il avait voulu consacrer une somme à l’instruction de deux éteves dans cette école, et qu’en décidant que ce serait pendant deux ans et à titre d’essai il ne s’était pas engagé pour l’avenir, le but qu’il voulait atteindre pouvant ne pas se trouver rempli après cette épreuve.
- Dans la séance du 7 décembre suivant, le conseil adopta l’opinion de la commission des fonds, et la somme demandée ne fut pas accordée.
- En 1838, le conseil ayant pensé que l'essai fait pouvait être continué, quatre candidats subirent l’examen , et sur le rapport du jury MM. Blanche et Page obtinrent d’être placés aux frais de la Société à l’école de Grignon.
- M. Bla?iche resta à l’école pendant les années scolaires 1838 à 1839,
- 1840 à 1841, et ne sortit qu’en 1842, ses études ayant été interrompues par une maladie.
- M. Page , malade aussi pendant longtemps, n’a terminé ses études qu’en mai 1843.
- Pendant le cours de leurs études, ces jeunes gens, tous sujets distingués, ont été l’objet de la sollicitude de la Société. Ainsi M. Lœuilliet en 1837 a reçu un encouragement de 250 Fr., et MM. Blanche et Page ont vu se prolonger le temps de leurs bourses, leurs travaux ayant été interrompus par des circonstances de force majeure.
- En résultat et pour faire apprécier à la Société que ses encouragements ont été bien placés, nous lui annoncerons que M. Lœuilliet est aujourd’hui professeur de constructions rurales à l’école de Grignon ;
- Que M. Buisson, après avoir élevé une fabrique d’instruments d’agriculture dans le département de l’Eure , vient de la transporter dans celui de l’Orne en y annexant une école d’économie rurale;
- Que M. Page s’est mis à la tête de l’exploitation des propriétés de sa famille, après avoir obtenu à sa sortie 719 points lorsqu’il ne lui en aurait fallu que 474 pour obtenir son diplôme ;
- Enfin que M. Blanche est également retiré dans sa famille près Loudéac,
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- département des Côtes-du-Nord, et qu’il se prépare à y fonder une école
- agricole pour le département. .
- Le conseil ayant décidé, dans sa séance du 18 octobre dernier, qu’il enverrait un élève à Grignon, les commissions réunies d’agriculture et des fonds, après avoir rempli, ainsi que M. Philippar vient de vous en rendre compte, les devoirs dont vous les aviez chargées, ont pensé, d’après les bons résultats qui avaient été obtenus, que la Société devait déclarer que les essais d’élèves faits à Grignon étant très-satisfaisants, elle entretiendrait dorénavant une bourse à celte institution, si recommandable sous tous les rapports, c’est-à-dire qu’elle y payerait pendant deux ans la pension d’un élève ayant satisfait aux conditions d’examen imposées par la Société, en acquittant pour la première année 1,000 fr. et 800 fr. pour la deuxième.
- Signé H. Michelin, rapporteur, approuvé en séance y le 15 novembre 1843.
- NOTICES INDUSTRIELLES
- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Note sur le chemin de fer dit atmosphérique établi en Irlande.
- L’attention publique est excitée depuis quelque temps par les essais faits sur le chemin de fer établi par MM. Clegg et Samuda, entre Kingstown et Dalkey.
- Avant d’entrer dans les détails de construction de ce système dont nous avons déjà parlé , p. 95 du Bulletin de 1838, nous allons rappeler les premiers projets qui ont été présentés pour la suppression des locomotives sur les chemins de fer. >
- On sait que ce système se compose d’un tube de fonte placé entre les rails, et dans l’intérieur duquel agit un piston. Une pompe pneumatique mise en mouvement par une machine à vapeur est disposée de manière à enlever l’air contenu derrière le piston. La pression atmosphérique sera ainsi diminuée d’un côté du piston proportionnellement à la quantité d’air enlevée, et, comme la pression sur l’autre face restera la même, le piston avancera, mû par une force égale à la différence de ces pressions multipliée par la surface, avec une vitesse précisément égale à celle avec laquelle on fait le vide derrière lui. Cette vitesse est réglée par la puissance de l’appareil pneumatique et par le degré de raréfaction à l’intérieur du tube.
- Pour communiquer le mouvement à des véhicules convenablement chargés, il suffit donc de les relier au piston qui se meut dans le tube, et c’est là qu’apparaît dans toute son étendue la difficulté pratique de ce nouveau mode de locomotion. Comment, en effet, lier le piston aux véhicules sans offrir à l’air des moyens de rentrer dans le tube vide? Pour résoudre ce problème, M. Pinkus proposa en 1834 la disposition suivante:
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
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- Le tube de fonte a, fig. 1, pi. 911, qui occupait toute la largeur de la voie, était percé, à sa face supérieure, d’une rainure longitudinale, dans laquelle passait un bras attaché d’une part au véhicule g, et de l’autre au piston i. Cette rainure était fermée, en avant du piston et à mesure qu’il avançait, par un câble flexible sur lequel appujait une roulette adaptée au véhicule.
- La fig. 1 est une section longitudinale du tube et du véhicule placé à l’extérieur.
- La fig. 2 représente le même tube vu en plan, montrant la rainure dont il est percé en dessus.
- Fig. 3. Section transversale.
- Fig. 4. Section transversale de la rigole faisant corps aven le tube, et dans laquelle s’engage le câble flexible qui bouche la fente ou rainure.
- Le tube de fonte «, qui a 40 pouces anglais (lm,216) de diamètre intérieur et 25 millimètres* d’épaisseur, est solidement encastré dans une maçonnerie sur laquelle il est assujetti par des oreilles. Ce tube, qui occupe toute la largeur de la voie, porte avec lui les rails b, b, sur lesquels chemine le véhicule; il est percé, en dessus et sur toute sa longueur, d’une rainure c, surmontée d’une rigole d, faisant corps avec le tube, et qui reçoit un câble flexible e, qu’une roulette f, montée sur le bras du véhicule#, fait entrer dans la rigole, de manière à boucher la rainure. Ce câble est soutenu par une poulie h, disposée au-dessus et au milieu du véhicule.
- Le diaphragme ou piston «, qui chemine dans l’intérieur du tube, est composé des pièces suivantes :
- Au fond du tube a 1 et parallèlement à la rainure est fixée une languette longitudinale k, sur laquelle cheminent deux poulies à gorge l, /, attachées par leur axe à un arbre m, muni d’un bras n passant à travers la rainure. Ce bras, composé d’une forte plaque en fer forgé, entre dans le fond du véhicule auquel il est relié par un boulon ; il porte une tringle horizontale rigide munie de deux roulettes o, o, fig. 2, qui guident le bras dans son passage à travers la rainure, de manière à empêcher qu’ilen touche les bords afin d’éviter le frottement.
- Le prolongement de l’arbre m est formé par une tige p, qui doit être assez solide pour ne pas fléchir sous le poids du diaphragme ou piston. Ce piston en forme d’écran est composé d’un châssis solide en fer, sur lequel est clouée une plaque de tôle qui s’ajuste dans l’intérieur du tube, de manière, toutefois, à y passer librement et sans frottement. L’auteur a pratiqué dans la partie inférieure de ce piston un clapet qu’une chaîne r, passant sur des poulies, fait ouvrir. Ce clapet est destiné à faire rentrer l’air dans le tube, lorsqu’il est nécessaire d’arrêter le convoi. Pour maintenir la verticalité du piston, son cadre est soutenu par des tringles fixées à la tige p.
- A l’essieu de devaut du véhicule sont attachées des lames de ressorts en fer plat, réunies à un cadre portant des roulettes de friction horizontales s s, qui roulent contre les parois extérieures de la rigole, au-dessous des rebords t, t, cl sont destinées à tenir écartées du tube les roues du véhicule , afin qu’elies n’exercent aucun frottement contre ce tube. Des roulettes semblables seront attachées à tous les waggons du convoi.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Le câble flexible qui entre dans la rigole pour boucher la rainure règne sur [toute la longueur du tube ; il est assez lourd pour n’avoir besoin que d’une légère pression de la roulette f, pour descendre au fond de la rigole et s’appuyer sur la rainure.
- Ce système, breveté en France le 20 décembre 1834, sous le nom de M. Hosktng, fut essayé près de Londres j mais, soit vice de construction des appareils, soit la difficulté d’opérer le vide dans un tube d’un aussi grand diamètre, le projet fut abandonné, comme n’offrant pas les avantages que l’auteur s’en était promis.
- Quelques années plus tard, MM. Clegg et Samuda reprirent les choses au point où les avait laissées M. Pinkus, mais en apportant à son système de notables améliorations.
- Nous allons nous occuper maintenant de ce dernier système, qui a été breveté en France sous le nom de M. Bonfil, le 29 septembre 1838 ; nous en puiserons les détails dans l’intéressant rapport sur les chemins de fer, présenté à M. le ministre des travaux publics, par M. Edmond Teisserenc.
- Le tube, placé au milieu de la voie à égale distance des rails, reçoit dans le sens de sa longueur une ouverture assez large pour donner passage à la tige verticale qui est liée au piston j une soupape en cuir, plaquée de lames de fer, recouvre cette ouverture lorsqu’on veut faire le vide, s’ouvre pour donner passage à la tige verticale et se referme aussitôt que la tige est passée. Une sorte de mastic serré sur le bord de la soupape par un organe spécial que porte la première voiture rend le contact de la soupape plus parfait et la rentrée de l’air plus difficile ; le tube se trouve ainsi toujours prêt à fonctionner.
- Le piston, simple rouleau de fonte, d’un diamètre inférieur à celui du tube, armé, à ses deux extrémités, d’une mâchoire pinçant une lame de cuir, est plaeéà lm,40 eu avant de la tige de connexion, avec laquelle il est invariablement uni par un châssis en fer. Ce châssis se compose de deux plaques de fer verticales reliées par des boulons ; il est fixé à la fois au piston voyageur, à la tige de connexion et à un rouleau placé à l’arrière de l’axe de la tige pour former contre-poids au piston ; il sert en même temps de support à quatre galets placés les uns à droite, les autres à gauche de la tige de connexion, construits avec des rayons différents et dont la fonction consiste à soulever progressivement la soupape de manière à ouvrir un passage à la tige. Dès que la tige est passée, la soupape tombe par son propre poids ; elle est au même instant pressée contre le tube par une roulette que porte la première voilure et scellée par le: mastic de cire et de suif.
- Par cette disposition, la pression de l’air qui s’exerce sur le piston force les lames de cuir dont il se compose à s’appliquer exactement contre les parois du tube, rend le contact parfait et prévient la rentrée de l’air. La portion de la soupape à soulever par l’action des galets est également comprimée sur ses deux faces, et ne pèse plus sur les galets que par son propre poids. Cette soupape, ouverte au point où traverse la tige, est cependant tout à fait close au point où traverse le piston. Le mouvement a lieu régulièrement et sans effort.
- Quelque parfait que soit le contact de la soupape longitudinale et du piston sur
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- le tube, l’air extérieur trouve des iuterstices nombreux par lesquels il rentre. L’aeliou de l’appareil pneumatique devant à la fois contre-balancer l’effet de ces prises d’air et enlever successivement l’air primitivement contenu dans le tube pour produire le mouvement, on comprend qu’une môme machine ne peut desservir qu’une longueur de tube limitée.
- Or, au moment où un convoi se met en mouvement sur le chemin de fer atmosphérique, l’air du tube de propulsion doit se trouver au degré de raréfaction convenable pour produire immédiatement la vitesse et la puissance d’impulsion que l’on a voulu réaliser. Quand on sort de la sphère d’action d’une machine pneumatique pour entrer dans la sphère d’action de l’appareil pneumatique suivant, il faut que l’air du tube dans lequel on entre soit déjà raréfié ; mais alors le tube est fermé à ses deux extrémités : ici se présente une nouvelle difficulté qui consiste à éviter le choc du piston arrivant avec toute sa vitesse acquise , contre la soupape de clôture, pour ouvrir cette soupape avec un petit effort, de manière à donner passage au piston, sans permettre l’entrée de l’air extérieur et sans arrêter le convoi.
- MM. Clegg et Samuda ont surmonté cette difficulté par une disposition très-ingénieuse. La soupape s’ouvre au moment où le piston ferme déjà le tube, et par l’action même du piston; l’effort est presque nul, la rentrée de l’air n’en est pas augmentée. Quant à la sortie du piston d’un tube, elle ne donne lieu à aucun choc, bien qu’une soupape de clôture se trouve aussi à l’extrémité du tuyau. Yoici le moyen employé par les inventeurs*, l’appareil pneumatique y, fig. 16, placé sur le côté du chemin, communique avec le tube de propulsion par un tube aspirateurz.il a suffi de placer ce tuyau aspirateur à quelques mètres en deçà de l’extrémité fermée par la soupape de sortie pour rendre toute rencontre entre le piston et cette soupape impossible. Dès que le piston a dépassé le tube aspirateur, l’air n’étant plus enlevé devant lui sa comprime de plus en plus, augmente progressivement de densité jusqu’au moment où, la pression intérieure étant supérieure à la pression atmosphérique, la soupape s'ouvre d’elle-même.
- Description de Y appareil. La fig. 5, pl. 911, représente l’ensemble de l’appareil vu en élévation.
- Fig. 6. Plan du même.
- Fig. 7. Section longitudinale du tube et du chariot de tête, sur la ligne A, B, fig. 8.
- Fig. 8. Élévation, vue par devant, de l’appareil et du véhicule.
- Fig. 9. Section transversale du tube de propulsion , avant l’arrivée du piston voyageur; cette figure est dessinée sur une plus grande échelle afin de montrer le mode d’assujettissement de la soupape longitudinale qui est ici fermée, et le couvercle rabattu.
- Fig. 10. Section transversale du tube de propulsion, dans un point où la soupape longitudinale est fermée, et immédiatement après le passage de la tige de propulsion.
- Fig. 11. Section transversale du tube, au moment du passage de la tige verticale.
- Fig. 12. Yue de profil et de face de la soupape de sortie; elle se compose d'un simple couvercle à charnière en bois garni de cuir.
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- Fig. 13. Section horizontale delà boîte renfermant la soupape d’entrée, le couvercle étant enlevé.
- Fig. 14- La même vue en plan et couverte.
- Fig. 15. Section verticale de la boîte et du tiroir placé au-dessus, sur la ligne C, D, fig. 14.
- La lîg. 16 représente la situation réciproque du tube et des machines servant à faire le vide.
- Les memes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- a, tube de propulsion en fonte, dont chaque série a 2m,743 de longueur et 45 centim. de diamètre; ce tube est revêtu, à l’intérieur, d’une couche de cire et de suif de 2 à 3 millimètres d’épaisseur, pour parer aux inégalités de la fonte et faciliter le mouvement du piston ; il se termine en entonnoir, comme on le voit fig. 6, afin que le piston voya-geur puisse s’y introduire de lui-même par l’effet de la vitesse acquise et que le mouvement continue sans interruption ; b, b, oreilles au moyen desquelles le tube est fixé sur les traverses de la voie ; c, c, manchons d’assemblage des tubes entre eux ; d, lige verticale de connexion : elle est coudée, comme on le voit fig. 11 , afin de passer h travers la rainure, en soulevant la soupape le moins que possible ; e, système d’attache de cette tige au chariot de tête ; f, piston voyageur; g, g, galets attachés à la tige de ce piston et destinés à soulever la soupape longitudinale : h, contre-poids adapté à l’extrémité de la tige ; i, plaques de fer qui lient ensemble le piston, la tige d est le contrepoids.
- Détails de la soupape, j, soupape longitudinale avec les deux armatures de fer qui la fortifient (fig. 9); k, roulette en fer qui ferme la soupape après le passage de la tige; l, couvercle destiné à abriter la soupape contre les intempéries de l’air : il est composé de plaques en fer et retombe par son propre poids après le passage du piston ; m, galet qui soulève ce couvercle ; n, boîte en fer percée de trous sur les côtés et que l’on emplit de charbon incandescent au moment du départ : tenu en tout temps à une température élevée, le tuyau qui forme le prolongement de la boîte fond la composition de cire et de suif placée dans la gouttière o. .
- Le côté 1 de la soupape lient au tube avec lequel il est fondu. Le cuir de la soupape étant mis en place, on applique dessus la barre de fer 2, que l’on recouvre avec la plaque métallique 3 ; on serre alors fortement 3 sur 2 et 1, au moyen de l’écrou 4 ; puis on règle par un second écrou 5 l’écartement de 1 et 2.
- p est la soupape de sortie : elle se compose d’un clapet à charnière garni de cuir; g, boite demi-cylindrique en fonte placée sur le côté du tube : eile renferme une double soupape d’entrée s et t, mobile autour de la charnière r.
- Au-dessus de ce demi-cylindre parfaitement fermé en tout point se trouve une glissière u, mobile sur les deux ouvertures t;, v', percées dans le couvercle de la boîte, et qui, lorsque la soupape s ferme la communication de l’espace A avec l’espace B, peut rétablir cette communication à la manière ordinaire des tiroirs des machines à vapeur.
- . Manœuvre de ïappareil atmosphérique. Pour commencer le vide on ferme la soupape la plus rapprochée de la machine. La soupape s est amenée dans la position qu’elle
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- occupe dans la figure 13, le tiroir ferme l’ouverture v et laisse v' en communication avec l’air extérieur. On met l’appareil pneumatique en mouvement.
- Dès que le tube barométrique indique le degré sous lequel on veut marcher et qui est ordinairement de 18 pouces de la colonne mercurielle, on insère le piston dans l’intérieur du tube de progression, et l’on pousse le tiroir de manière à mettre en communication les ouvertures v, v'. La soupape s s’ouvre aussitôt et la soupape t vient s’appliquer contre le tube j rien ne s’oppose donc plus au mouvement du piston qui avance immédiatement.
- Cet effet se produit de la manière suivante. Les soupapes s et t reçoivent des diamètres différents. Le plus grand diamètre est celui de t-, par conséquent, quand la pression est égale sur s et t, c’est t qui doit l’emporter et régler la position de s.
- D’abord les soupapes s et / sont soumises à la pompe pneumatique du côté B et C. La pression atmosphérique agit sur les deux faces A et D. Que l’on pousse maintenant le tiroir de manière à établir la communication entre les ouvertures v et v\ l’air contenu dans la partie A se mettra immédiatement en équilibre de densité avec l’air contenu dans la partie B, ou, ce qui est la même chose, dans le tube de propulsion $ la pression qui existait sur t deviendra inférieure à la pression atmosphérique qui agit sur s, et la force dominante passant à cette dernière soupape, un mouvement de rotation de s vers B commence, amène la soupape s dans le prolongement du tube et applique t le long de sa paroi.
- Dans les chemins de grande longueur composés de plusieurs tubes successifs, c’est le convoi en mouvement qui pousse la glissière u aussitôt que le piston est inséré dans l’extrémité du tube, et l’ouverture de la soupape est d’autant plus rapide que le piston arrivautavec sa vitesse acquise comprime davantage l’air contenu en D, et rend ainsi la différence de pression plus considérable.
- Sur le chemin qui est construit entre Kingstown et Dalkey en Irlande, sur une longueur de 2,722 mètres, la machine à vapeur, avec l’appareil pneumatique qui en dépend , est placée sur le point culminant du chemin, c’est-à-dire à Dalkey. Cette machine à condensation et a expansion, de la force de 100 chevaux-vapeur, appartient à la classe des machiuesà action directe, sans balancier ; elle communique avec le tube de propulsion par un tube aspirateur de 5 centimètres de diamètre. Le tube de propulsion est formé d’une série de tuyaux de fonte encastrés les uns dans les autres à la manière ordinaire des tuyaux à gaz - seulement pour rendre le joint parfaitement étanche on garnit l’intervalle compris entre le manchon et le tube avec trois couches successives de cordes imbibées d’huile de lin, de mastic formé de cire et d’huile, puis de cordes imbibées de goudron.
- L’ouverture longitudinale pratiquée à l’extrémité supérieure du tube est faite après coup avec la machine à planer ; sa largeur est de 31 millimètres.
- Le chemin atmosphérique part de la station de Kingstown, du chemin de fer qui conduit de cette ville à Dublin; il passe en tunnel les abords du port, reste de niveau pendant 800 mètres, s’élève ensuite par une pente uniforme de 9 millimètres par Quarante-deuxième année. Novembre 1843. 69
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- mètre jusqu’auprès de Dalkey, où il se termine par une pente de 17 millimètres et demi.
- MM. Clegg et Samuda se sont engagés à livrer un appareil capable de traîner 26 tonnes à la vitesse de 48 kilomètres à l’heure.
- L’expérience préliminaire du principe qui sert de base au chemin de fer atmosphérique a eu lieu le 19 août dernier ; elle a complètement réussi ; on a obtenu une vitesse de 2 kilomètres en 4 minutes ou 30 kilomètres à l’heure. D’autres expériences qui ont suivi celle-ci assurent le succès de l’entreprise. Un grand nombre de passagers ont parcouru la ligne sans le moindre accident, malgré de nombreuses courbes qui ont été franchies avec facilité.
- M. Mallet, inspecteur divisionnaire adjoint des ponts et chaussées, envoyé par M. le ministre des travaux publics pour examiner le chemin de fer atmosphérique, est de retour de sa mission. L’essai auquel il a assisté a complètement réussi. Des pentes beaucoup plus roides qu’on n’est dans l’usage d’en admettre sur les chemins de fer n’y gênent aucunement le service. Des courbes dont le rayon est le quart de celui prescrit en France comme minimum n’ont opposé aucun obstacle. La vitesse a été de 12, 16 et même 18 lieues à l’heure ; le mécanisme fonctionne bien ; toute rencontre est impossible.
- Les avantages du nouveau système de chemin de fer atmosphérique sont, l°une économie assez considérable dans les frais de premier établissement et d’entretien : 2° augmentation de vitesse ; 3° garantie contre les accidents qui sont si fréquents aujourd’hui, tels que ruptures d’essieux, incendies, déraillements, etc.; 4° enfin possibilité d’établir la voie le long de nos grandes routes et d’éviter ainsi des acquisitions de terrains et des travaux de terrassement fort dispendieux.
- Machine à écraser la canne à sucre; par M. Nillus.
- On trouve, dans le Bulletin de la Société de l’année 1819, p. 334 , la description d’une machine à écraser la canne à sucre qui fut importée d’Angleterre et dont l’usage s’est répandu dans les colonies. Cette machine, à trois cylindres horizontaux, dans lesquels les carines passent successivement d’un cylindre à l’autre, occupait peu d’emplacement et était d’un service facile.
- Depuis cette époque, M. Nillus a créé au Havre un établissement dans lequel, indépendamment de divers appareils propres à la fabrication du sucre, il a construit plus de trente moulins à trois cylindres qui donnent 15 à 20 pour 100 de plus de jusque les anciennes presses. Cet habile constructeur conçut l’idée qu’on pourrait parvenir à augmenter ces résultats en multipliant le nombre des cylindres et par suite le nombre des pressions des cannes soumises à leur action, au lieu de faire une seconde passe entre ces mêmes cylindres. Ainsi il a construit un nouveau moulin portant cinq cylindres horizontaux disposés de telle sorte, qu’il s’en trouve trois inférieurs sur un même plan horizontal et les deux autres plus élevés. De celte manière il Lfait subir à la canne quatre pressions consécutives au lieu de deux, cl il obtient encore une plus grande quantité de jus. Entre la 2e et la 3e pression , il amène un filet d’eau ou de vapeur perdue pour attendrir la canne.
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- M. Payen avait proposé de son côté un moulin semblable , dont les cylindres seraient chauffés par la vapeur passant par de petits trous dont ces cylindres sont percés.
- L’expérience n’a point encore prononcé sur le mérité de ce nouveau moulin -, mais tout fait présumer que les résultats annoncés seront obtenus. (Pub. ind. deM. Armen-gaud, 2e vol., 6e liv.)
- Trempe des laminoirs d’acier; par M. Griset.
- Lorsqu’on trempe des pièces en acier dépassant une certaine grosseur, le retrait provenant de la trempe occasionne souvent la rupture des pièces, soit au moment, soit quelques jours après.
- L’auteur fait usage depuis quelques années d’un procédé qui prévient cet accident.
- Ce procédé consiste à tasser ou plutôt à écrouir, à l’aide d’une forte compression dans tous les sens, les pièces qui doivent être soumises à la trempe. Ce tassement ou écrouissage peut être obtenu suivant la nature des pièces par un choc souvent répété, au moyen d’un marteau ou d’un martinet, ou bien par une pression opérée soit à l’aide d’une presse quelconque, soit par l’action du laminage.
- Ce procédé de préparation de l’acier, avant de le soumettre à la trempe, est applicable à plusieurs industries, notamment à la fabrication des cylindres entièrement en acier pour le laminage des métaux ou autres matières. Dans ce cas, c’est par le laminage qu’on écrouil les cylindres pour les tremper d’une manière plus sûre. On en place deux à cet effet dans une cage de laminoir, et une machine à vapeur ou autre moteur leur imprime un mouvement rapide de rotation -, on fait passer entre eux des bandes d’acier ou autres corps durs, de manière à faire des raies très-rapprochées sur leur circonférence. Lorsqu’ils ont été soumis pendant quelque temps à ce travail , on les trempe après avoir régularisé leur surface. (Bulletin du musée de Vindustrie de Bruxelles, par M. Jobard, 3e liv., 1843.)
- Machine hydro-électrique; par M. Armstrong.
- Celle machine, dont la construction est fondée sur la propriété de la vapeur d’eau de développer de l’électricité, consiste en une petite chaudière isolée par le moyeu de supports en verre. Deux tubes partant du sommet de cette chaudière débouchent dans un tuyau horizontal d’où partent quarante-six tuyaux courbes terminés par des obturateurs en bois percés de trous d’un millimètre de diamètre, par où s’échappe la vapeur à haute pression mêlée d’une forte proportion d’eau condensée. Cette vapeur se rend dans un condenseur formé de quatre rangées de pointes de cuivre renfermées dans une boîte de zinc. L’étincelle électrique dégagée est remarquable par son abondance et son grand volume; on eu a obtenu qui avaient jusqu’à 0m,550 de longueur et qui ont enflammé des copeaux de bois avec une extrême rapidité (1).
- Cet appareil est actuellement exposé dans les salles de l’institut polytechnique de Londres. (Civil engineer journal, novembre 1843.)
- (1) Voy. Bulletin de la Société, année J841, page 28 , les premières expériences de M. Armstrong sur l’électricité développée par un jet de vapeur.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil fl’administration de la Société d encouragement.
- Séance du 18 octobre 1843.
- /
- Correspondante. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que, conformément aux propositions de la Société, il a nommé MM. Bardies et Chevillon aux deux places à bourse entière, vacantes à l’école d’arts et métiers de Châlons, et M. Lévy à celle également gratuite à l’école d’Angers.
- M. Warden, en regrettant que sa santé ne lui permet plus d’assister aux réunions du comité de commerce, prie la Société d’agréer l’hommage de neuf volumes sur le commerce des États-Unis d’Amérique et sur les brevets d’invention qui ont été délivrés dans ce pays.
- M. Philippar, en remerciant la Société de sa récente nomination en qualité de membre titulaire du comité d’agriculture, rappelle que la Société entretenait à l’école agronomique de Grignon trois élèves qui en sont sortis après avoir obtenu leur diplôme. Si la Société reconnaissait l’utilité de nommer un nouvel élève à l’école de Grignon, M. Philippar pense qu’il conviendrait de prendre une prompte décision à cet égard, afin que le candidat qui sera choisi puisse assister à l’ouverture des cours qui aura lieu dans les premiers jours de novembre.
- Après une discussion le conseil décide qu’un concours sera ouvert pour la nomination d’un élève aux frais de la Société à l’école agronomique de Grignon, qu’il sera donné toute publicité à cette décision, et qu’attendu l’urgence, le jury dVxamen est autorisé à envoyer à cette école le candidat dont il aura fait choix, sauf à rendre compte, à la prochaine séance, du résultat du concours.
- Le conseil invite la commission des fonds à présenter un rapport sur la somme A affecter à l’entretien de cet élève.
- Objets présentés. M. de Caligny, rue Bellechasse, 36, demande des commissaires pour examiner un nouveau moteur hydraulique.
- M. Camuzet, sellier à Auxerre, présente un mors de bride destiné à arrêter les chevaux fougueux et emportés ;
- M. Faure, mécanicien à Paris, le dessin et la description d’un appareil de distillation -,
- M. Desch, rue de Chabrol, 28, un vasistas à graduation qu’il vient d’exécuter d’après les données qui lui ont été fournies parM. le docteur Petit de Maurienne ,•
- M. Lelogey , rue Neuve-Saint-Etienne, 15, des tables de billard en pierre absorbante pour remplacer celles en marbre, ardoise et bois ;
- M. Mellin, rue Frépillon, 10, une cafetière à siphon concentrique.
- M. Villaumez, à Lunéville (Meurthe), envoie un deuxième mémoire sur l’emploi de la dilatation pour la conservation des substances alimentaires dans le vide.
- MM. Granier et comp., faubourg du Roule, 68, demandent que la Société se fasse
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- PROCÈS-VERBAUX.
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- rendre compte des expériences qui ont lieu à l’institution agronomique de Grignon, sur un nouvel engrais de leur composition.
- M. le docteur Bayard annonce qu’ayant eu occasion de faire usage, pendant plusieurs années, d’une gelée de viande avec laquelle on prépare très-facilement et à bon marché du bouillon, la longue conservation de ce bouillon semi-solide et son inaltérabilité le déterminent à soumettre à l’examen de la Société une boîte de cette préparation alimentaire de la part du sieur Joseph, domicilié à Bourg.
- M. Gernelle, jardinier à l’école de pharmacie de Paris, fait connaître que M. Chevallier ayant reçu de Marseilledes graines de sésame qui fournissent une huile propre à être employée dans les usages alimentaires, dans l’éclairage etdausla fabrication du savon, il a tenté des essais sur la culture de cette plante, dont il adresse les produits.
- M. Leduc, rue Saint-Nicolas-du-Ghardonnet, 15, dépose un mémoire pour prendre part au concours que la Société a ouvert pour la découverte d’un moyen de rendre l’alcooi impropre à entrer d'ans les boissons , sans lui ôter ses qualités combustibles et sans nuire à ses applications à l’éclairage.
- M. Henri, notaire à Briey (Moselle), adresse un mémoire sur les plantations de mûrier cl l’éducation des vers à soie, pour participer au prix proposé par la Société.
- Sont déposés surlebureau les ouvrages suivants :
- I °* Des rapports de distance qu il est utile de maintenir entre les fabriques insalubres et les habitations qui les entourent, par M. d?Arcet;
- 2° Journal des usines et des brevets d'invention publié par M. Viollet, octobre 1843 ;
- 3° Le lechnologiste, octobre 1843.
- 4° Journal d’agriculture du département du Var, septembre 1843;
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Amèdèe Durand lit un rapport sur une serrure du système de Chubb, modifiée par M. Doyen.
- Le comité propose d’insérer un extrait du rapport au Bulletin accompagné de la description et de la gravure de la nouvelle serrure. ( Approuvé.)
- M. Da lin lit un rapport sur les mémoires de l’association industrielle de la basse Autriche.
- Après avoir cité les diverses institutions fondées en Allemagne pour rencourage-ment de l’industrie, M. le rapporteur fait connaître les travaux delà Société qui existe depuis trois ans à Vienne sous le nom à?Association industrielle de la basse Autriche. Celle compagnie désire entrer en relation avec la Société d’encouragement de Paris et demande l’échange de ses mémoires avec le Bulletin.
- M. Daclin fait observer que ces sortes d'échanges, dont la Société est en général très-sobre, ne sont autorisés que lorsque les publications offertes ont un degré d’utilité réelle et peuvent être consultées avec fruit. Sous ce rapport les mémoires de l’association autrichienne lui paraissent dignes de figurer dans la bibliothèque de la Société.
- II propose de renvoyer la demande à la commission du Bulletin. (Approuvé.)
- Communications. Pendant un récent voyage fait en Italie , M. Jomard a visité l’emplacement où doit être érigée la statue de Berthollet daus la ville d’Annecy : son piédestal
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- est en granit. Il a visité aussi le village de Talloireoù est né ce savant et où tout est disposé dans la maison natale pour recevoir le buste de Berthollet.
- M. Jomard entretient ensuite le conseil de l’état de l’industrie en Savoie, de la fondation à Turin d’une Société pour l’encouragement de l’agriculture, de l’état florissant de l’agriculture en Lombardie, de l’école d’agriculture fondée à Pise par M. le marquis Ridolfi. Il entre dans quelques détails sur le chemin de fer actuellement en construction entre Milan et Venise; cette grande et belle entreprise dont la dépense est évaluée à 50 millions de francs sera achevée dans cinq ans.
- M. Jomard fait observer qu’en Egypte la culture du sésame a pris une extension telle que la production du coton en sera diminuée. Les habitants de ce pays emploient rhqile extraite des graines de cette plante, tant pour les usages culinaires que pour l’éclairage; elle convient également à la fabrication du savon; Marseille en reçoit des quantités considérables.
- Séance du i 5 novembre 1843.
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- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce annonce que M. le directeur de l’école d’arts et métiers d’Angers l’ayant informé que les médecins de l’école avaient déclaré que le jeune Lévy était trop faible de complexion pour être admis au nombre des élèves, il l’a remplacé par le jeune Garibal, porté sur la liste présentée par la Société immédiatement après M. Lévy.
- M. le ministre adresse, pour être déposés dans la bibliothèque, deux exemplaires du 48e volume de la Description des brevets d’invention dont la durée est expirée, ainsi que deux exemplaires de la Table générale des matières contenues dans les 40 premiers volumes de cet ouvrage.
- M. Serveille aîné, ingénieur civil, en rappelant que la Société lui a décerné, dans la séance générale du 6 septembre dernier, deux médailles d’argent, l’une pour l’application de son système de waggonsaux exploitations des carrières, l’autre pour des trains articulés propres aux transports des bois , demande que la Société fasse examiner de quelle utilité ces systèmes pourraient être dans les lignes de chemins de fer et pour l’exploitation des forêts.
- M. le vicomte de Baruel-Beauveri, membre correspondant de la Société dans l’Amérique centrale, envoie de Grenade une notice sur la culture du riz, accompagnée de prés de 40 kilog. d’une espèce de riz cultivé en Amérique sur des terrains secs.
- M. Rouget de ïlsle, passage des Petites-Ecuries, 20, adresse un mémoire sur les moyens de reconnaître et d’apprécier la qualité de la laine propre à la fabrication de la tapisserie à l’aiguille. Il annonce en même temps que M. Seybert, Bavarois, inventeur d’un procédé destiné à produire des impressions coloriées, étant décédé avant d’avoir pu soumettre à la Société toutes les ressources de ce nouvel art, M. Rouget del’Isle est resté dépositaire de la plus grande partie des moyens de M. Seybert. Il demande d’exposer les procédés dont il s’agit devant les commissaires qui seront nommés.
- M. Vauquelin, boulevard de l’Hôpital, transmet ampliation d’un rapport favorable
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- Fait par le conseil d’administration du 8e régiment de lanciers sur les diverses espèces de cuirs tannés d’après le nouveau système dont il est l’inventeur.
- M. Willaumez, à Lunéville ( Meurthe ), transmet un appendice au mémoire qu’il a soumis à la Société sur la conservation des viandes au moyen du vide.
- M. Gillet, membre de la Société, signale les efforts faits par M. Lavaud, aveugle, membre des Quinze-Yingts, pour procurer du travail à ses compagnons d’infortune.
- Objets présentés. M. Dufour, administrateur de l’entreprise des voitures des environs de Paris, rue du Faubourg-Sainl-Dcnis, 50, appelle l’attention de la Société sur un système de voitures doubles composé de deux voitures à quatre roues chacune, accrochées l’une derrière l’autre et traînées par un seul attelage.
- M. Mironde,k Rouen, présente une machine à bouter les cardes à pointes dites cardes à Un ,•
- M. Rouget de Vlsle, la description sommaire des nouveaux moyens mécaniques qu’il a imaginés pour la production des dessins et tapisseries à l’aiguille ;
- MM. Georg es père et fils, rue de l’Orme, 9, une grue-balance avec laquelle on élève les fardeaux à la manière ordinaire et on les pèse en même temps dans leur état de suspension ;
- M. Faure, mécanicien, les dessins et la description d’un perfectionnement qu’il a apporté à son appareil hydrodynamique ;
- M. Fremy, rue* Beau treillis, 21, de nouveaux agitateurs d’air pour accélérer le séchage des papiers ;
- M. Loysel, galerie Richer, 1, une nouvelle cafetière dite parisienne;
- MM. Foret et Blanchard, des robinets de sûreté pour les tuyaux de conduite du gaz d’éclairage.
- M. Gastine Renette , armurier aux Champs-Elysées, en adressant le procès-verbal des épreuves faites sur ses canons de fusil à doubles rubans triangulaires, prie la Société de faire examiner le mode de fabrication de ces canons.
- M. Huelly, rue Saint-Bernard-Saint-Anloine, 19, adresse une notice sur un procédé mécanique consistant dans l’emploi d’un levier à ressort par le moyen duquel il annonce pouvoir effectuer la rotation d’un arbre ou d’une roue quelconque.
- M. Delhomme adresse une pétition signée par plusieurs manufacturiers sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Mémoire de la Société d’agriculture de la Marne sur la question des laines;
- 2° Annales de la Société d’horticulture, 191e livraison ;
- 3° Annales de la Société d’émulation du département des Vosges, t. Y, 1er cahier, 1843 ;
- 4° Bulletin de la Société pour l’instruction élémentaire, septembre et octobre 1843;
- 5° Rapport fait à la Société d’agriculture et de commerce de Caen sur les huit concours agricoles qui ont eu lieu dans l’arrondissement de Caen ;
- 6° Annales de l’agriculture française, novembre 1843;
- 7° Ljjj propagateur de l’industrie de la soie en France, août 1843;
- 8° Lertechnologiste, povembre 1843;
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- 90 Journal de l’institut Franklin, 1er semestre 1843, sis cahiers ;
- 10° Rapport fait à l’Académie des sciences sur la roue hydraulique de M, Passot.
- ]V1. Jomard fait hommage du discours qu’il a prononcé à l’assemblée générale de la Société pour l’instruction élémentaire, le 20 avril 1843, sur la vie et les travaux de M. le baron de Gèrando.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts mécaniques, M. Th. Olivier lit un rapport sur les filigranes de M. Durieux.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication et d’insérer le rapport au Bulletin. (Approuvé.)
- Au nom du jury d’examen, M. Huzard lit, pour M. Philippar, un rapport sur le concours ouvert pour une bourse à l’institut agronomique de Grignon.
- Le jury propose d’accorder cette bourse à M. Boitel (Amëdée-André), né à Villers-Saint Christophe (Aisne). (Approuvé.)
- Au nom de la commission des fonds et du comité d’agriculture, M. Michelin lit un rapport sur la fondation d’une bourse aux frais de la Société à l’école agronomique de Grignon.
- Les comités ont pensé que la Société devait déclarer que les essais d’élèves faits à Grignon étant très-satisfaisants, elle entretiendrait dorénavant une bourse à cette institution, c’est-à direqu’elley payerait pendant deux ans la pension d’un élève ayant satisfait aux conditions d’examen imposées par la Société, en acquittant pour la première année 1,000 fr. et 800 fr. pour la seconde. (Approuvé.)
- Communications. M. de Colmont entretient le conseil d’un mémoire que vient de publier la chambre de commerce de Bordeaux sur l’utilité que la France peut retirer d’une alliance douanière avec la Belgique, mais dans lequel plusieurs faits importants ont été omis.
- M. le président, en remerciant M. de Colmont de cette communication , l’invite à remettre une note pour être insérée au Bulletin.
- Imprimerie de M®* V* BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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- QUARANTE-DEUXIÈME ANNÉE. ( N° CCCCLXXIV. ) DÉCEMBRE 1843.
- BULLETIN
- DE LA
- SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE
- ----T-HfQfMi 1 --- :
- ARTS MÉCANIQUES. — machines a vapeur.
- Description de Vindicateur ou dynamomètre pour les machines a vapeur, de M. Macnaugbt, modifié par M. Combes , et construit par M. Martin.
- M. Combes, ingénieur en chef des mines , a rapporté d’Angleterre, en 1833, et décrit dans les Annales des mines (3e série, tome XVI, année 1839), l’indicateur ou dynamomètre de Macnaught, qui est destiné, comme l’indicateur de Watt, à accuser la tension de la vapeur et le degré de vide en chaque point de la course du piston d’une machine à vapeur. Cet instrument consiste en un cylindre alésé dans lequel joue un petit piston de 1 centimètre de diamètre environ. Lorsqu’il est vissé sur le couvercle d’une machine à vapeur et que l’on a ouvert le robinet de communication, la vapeur vient presser la face inférieure du petit piston qui est exposé en dessus à la pression atmosphérique. Un ressort à boudin placé en dessus du piston et lié avec lui le comprime ou se dilate, suivant les différences de pression exercées sur ses deux faces, de manière à ce que la position du petit piston, dans le cylindre, dépend de ces différences. Un crayon lié à la tige du piston et qui suit tous ses mouvements trace la courbe des tensions variables de la vapeur sur une feuille de papier enroulée autour d’un cylindre qui reçoit un mouvement de rotation sur son axe, en rapport avec le chemin décrit par le pislon de la machine. Dans l’instrument anglais, le mouvement est communiqué au cylindre qui porte la feuille de papier par une corde à boyau qui s’enroule autour de la base du cylindre et dont l’autre extrémité est accrochée à l’une Quarante-deuxième année. Décembre 1843. 70
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- des tiges qui lient à un point fixe une des articulations du parallélogramme.;v ri^ Cette disposition présente quelques inconvénients : ainsi le mouvement angulaire du cylindre sur son axe n’est point exactement proportionnel au chemin parcouru par un point de la tige du piston. L’appareil ne peut s'adapter qu’à des machines qui ont un balancier et un parallélogramme ordinaires, et si l’on veut le placer sur des machines sans balancier ou à cylindre oscillant, il faut avoir recours à des dispositifs particuliers plus ou moins compliqués, pour transmettre au cylindre le mouvement de la tige.
- L’instrument représenté planche 912, qui a été construit par M. Martin , à la demande et sur les indications de M. Combes, est exempt de ces inconvénients et porte avec lui le mécanisme propre à transmettre directement le mouvement du piston de la machine au cylindre qui porte la feuille de papier, quel que soit d’ailleurs le système de construction de la machine qui est le sujet des expériences.
- Fig. 1. Élévation de l’indicateur.
- Fig. 2. Section verticale sur la ligne C D, fig. 3.
- Fig. 3. Section horizontale sur la ligne A B de l’élévation. -
- Fig. 4. Divers calibres des douilles qui s’enfilent sur l’axe de la poulie motrice.
- Fig. 5. Section verticale de l’axe de la poulie.
- La fig. 6 représente, sur une échelle beaucoup plus petite, l’instrument mis en place et prêta fonctionner,.....
- Les diagrammes représentés fig. 7 ont été obtenus avec cet indicateur.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, cylindre de l’indicateur; B, tige du piston; C, boîte à étoupes traversée par cette tige ; D, piston ; E, corps de pompe dans lequel monte et descend le piston : il est vissé, ainsi que le cylindre A, sur une tubulure F qui s’adapte au sommet du cylindre à vapeur, comme on le voit fig. 6; G, ressort à boudin fixé par le haut au couvercle H du cylindre A et par le bas à l’embase I, vissée sur la tige du piston. Ce ressort est comprimé lorsque la tige s’élève au-dessus du zéro de l’échelle et détendu quand cette tige s’abaisse au-dessous. Le zéro de l’échelle correspond à une tension nulle du ressort.
- J; robinet de l’indicateur servant à ouvrir ou fermer la communication entre l’intérieur du cylindre à vapeur et le dessous du piston D.
- K, cylindre mobile placé latéralement au cylindre A et autour duquel on roule la feuille de papier destinée à recevoir le diagramme.
- L, support sur lequel est établi ce cylindre; M, cuvette dans laquelle il tourne ; N, collier faisant corps avec le support L et qui enveloppe le cylindre A.
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- MACHINES A VAPEüR.
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- 0, poulie qui porte une rainure formant plusieurs spires d’une hélice , et dans laquelle est logé le cordon P qui s’enveloppe autour de la poulie, et vase rattacher par une agrafe Q à la tige du piston de la machine; R, axe de cette poulie ; S , douilles qui s’enfilent sur la partie arrondie de cet axe, et sont destinées à obtenir des rapports divers de vitesse entre la course du piston D et le mouvement du cylindre K ; T, cordon qui s’attache à l’axe R, après avoir passé dans le trou a de la douille et s’étre enroulé sur celle-ci ; ce cordon enveloppe le cylindre par le bas où est ménagée une gorge, et sert à le faire tourner par l’intermédiaire du cordon P.
- U, barillet renfermant un ressort de montre en spirale, fixé dans l’intérieur du cylindre K, sur une douille Y, faisant corps avec le cylindre qui est enfilé sur un axe vertical X, autour duquel il tourne. Ce ressort, qu’on peut-remonter à l’aide d’une clef engagée sur le carré Y de l’axe, sert à faire rétrograder le cylindre, et à tenir le cordon P constamment tendu pendant la course descendante du piston de la machine à vapeur.
- Z, pointe du traceur qui participe au mouvement vertical du piston D étant attaché à l’embase l ; elle marque sur le papier c, qu’on enroule autour du cylindre K, où il est retenu par ses bords au moyen de bandes métalliques minces b b faisant ressort.
- A', fente longitudinale ménagée suivant une génératrice du cylindre A, dans laquelle passe le bras B', articulé avec le porte-crayon.
- C', échelle graduée fixée sur le cylindre par deux vis passant dans des fentes longitudinales. Ses divisions représentent chacune la pression d’un kilogramme sur un centimètre carré. Quand les robinets sont fermés, l’index correspond au zéro de l’échelle; quand ils sont ouverts, la pression de la vapeur sera marquée par les degrés de l’échelle supérieurs à zéro, et le vide par les degrés inférieurs.
- Usage de l’instrument. Pour se servir de l’indicateur, il faut le visser sur le robinet à graisse du cylindre ou sur toute autre ouverture. Quand il est bien mis en place, on enveloppe le cylindre mobile K d’une bande de papier c en pinçant ses bords sous les ressorts b b , ayant soin qu’elle soit lisse et bien tendue ; après avoir replié les bords pour bien l’assujettir, on enfile un crayon bien taillé à pointe fine dans la douille e,• on écarte la pointe du papier en faisant tourner en dehors la tige du porte-crayon autour de son articulation. Quand tout est bien disposé, le petit ressort d, qui presse le crayon, peut être fixé de manière que la pointe du crayon exerce seulement une pression légère sur le papier dont elle touche la surface. On attache le cordon P à la tige du piston de la machine, ou à un appendice invariablement fixé à eette tige ; on amène la pointe du crayon sur le papier, et on laisse donner à
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- la machine quelques coups de piston sans ouvrir le robinet de l’indicateur, pour que le crayon trace la ligne qui correspond au zéro de l’échelle. On relève le crayon, et on ouvre le robinet. Le piston suit alors les tensions de la vapeur. Au bout de quelque temps, sans rien déranger d’ailleurs à l’instrument, on amène le crayon au contact de la feuille de papier, et le crayon trace une figure représentant exactement la tension de la vapeur et le degré de vide pour chaque position du piston.
- Quand le diagramme est tracé, on enlève la feuille de papier et on suit, avec une plume très-line, le tracé du crayon ; on divise la ligure par des lignes équidistantes perpendiculaires à la ligne atmosphérique ou celle de zéro de l’échelle; on prend les longueurs des ordonnées moyennes dans chaque division à l’échelle de l’instrument, on en fait la somme, on divise par le nombre de parties formées dans la figure et on aura pour quotient la pression motrice moyenne.
- Si l’on veut avoir la puissance d’une machine en chevaux , on calculera faire du piston en centimètres carrés; on multipliera cette aire parla pression motrice moyenne donnée par l’expérience, exprimée en kilogrammes sur 1 centimètre carré (chaque division de l’instrument exprime 1 kilogramme), et par le nombre de mètres parcourus par le piston dans une minute. On divisera le produit obtenu par 4,500; le quotient exprimera la puissance de la machine en chevaux-vapeur de 75 kilogr. élevés à 1 mètre par seconde, ou 4,500 kil. élevés à 1 mètre par minute. En plaçant l’instrument sur la machine marchant à vide, et réglant l’ouverture de la soupape à gorge de manière à ce que le piston prenne la même vitesse que dans le cas de la machine chargée, on aura la puissance absorbée par le frottement seul des différentes parties de la machine et des transmissions de mouvement que l’on aura conservées.
- On poura mesurer de même la puissance absorbée par telle ou telle partie des mécanismes.
- On reconnaîtra si le vide se fait bien dans la machine, si le jeu des soupapes ou du tiroir de distribution est convenablement réglé, si les passages sont assez grands, etc. •»
- Les trois diagrammes représentés par la fig. 7 ont été relevés par M. Combes sur une machine à vapeur à détente et à condensation, établie au Pectj, pour élever les eaux de la Seine dans le réservoir de la ville de Saint-Ge rmain. Ces diagrammes montrent quelle est la position du piston au moment où, la vapeur de la chaudière étant interceptée, la détente commence. On reconnaît que le vide se fait lentement dans le cylindre, quoiqu’il se fasse très-bien dans le condensateur; ce qui paraît indiquer que les passages qui met-
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- îhtilr/'/n i/r h; ,i'ûrtr/f // f'.iuvurtuiifiit'nf. . tA //', «
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- PONTS
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- lent le cylindre en communication avec le condensateur devraient être plus larges qu’ils ne le sont dans cette machine.
- L’instrument, construit avec beaucoup de soin parM. Martin, rue Saint-Denis, 300, se vend 130 francs.
- PONTS.
- Mémoire sur un nouveau système de charpente rigide applicable aux ponts y voûtes et planchers ; par M. Girault. (Suite et fin.) ( i )
- Détermination du coefficient K et de l’angle { x qui entrent dans les formules des n*s 19 ,
- 20, 21, qui donnent les tensions des liens, la quantité de matière qui entre dans les
- fermes, etc..., dans le cas où les pièces de chaque espèce sont également résistantes.
- 26. Nous admettons que l’on peut exposer les liens qui supportent les voussoirs à une tension maximum de 10,000,000 kilogrammes par mètre carré de section transversale. Si, dans la formule du n° 12 qui donne la section totale des divers liens qui supportent les voussoirs du même ordre, on fait R = 10,000,000 kilog., on obtiendra , pour cette section , 0 mèt. car. 0000001.t. La longueur totale de chaque lien est de 7 mèt. 50 environ ; chaque about s’élève normalement au-dessus de la partie supérieure du grand axe de chaque voussoir de 0 mèt. 30, et porte, dans une étendue de 0 mèt. 45, un renfort dont la section est le tiers de la section du corps du lien.
- Le volume des deux renforts des abouts est équivalent à celui d’un prisme de 0 mèt. 30 de hauteur, et d’une section égale à celle du lien.
- Ajoutons 0 mèt. 30 à7mèt. 50, etmultiplionsla somme7 mèt. 80par 0 mèt. car. 000000!. t, le produit 0 mèt. cube 00000078.t sera le volume de ces liens.
- Un mètre cube de fer pèse 7,788 kilog.; par conséquent, le poids total de ces liens sera 0 kilog. 0061. t.
- 27. Les voussoirs qui entrent dans les fermes ont pour rayon r — 2 mèt. 15. Nous
- supposons, conformément aux hypothèses qui servent de base à nos calculs, que la section de chaque jante est un rectangle au lieu d’ètre un double T. ( Du reste, cette dernière section est, comme on sait, à hauteur égale et à surface égale, plus avantageuse à la résistance à la flexion qu’un rectangle.) La hauteur b commune à toutes les jantes est égale à 0 mèt. 20. Chaque jante est supportée par 10 bras ; l’angle a que les bras font entre eux est de 20° ancienne division. .
- Et le nombre des angles que les bras font entre eux est n — 9. Nous prendrons pour la résistance R des bras à la compression R = 8,000,000 kilog. , et pour le coefficient R de la résistance de la fonte à la flexion R — 7,000,000 kilog. ; en introduisant ces données dans les formules des n0s 13 et 14, nous obtenons 0 mèt. car. 0000000165.t pour la section totale des grands axes, 0 mèt. car. 0000000496.t pour la section des bras adjacents à ces grands axes, 0 mèt. car. 0000000441.J pour la section des autres bras, et 0 mèt. car. 0000004.t pour la somme des sections de tous les bras des voussoirs du même ordre, t étant la somme des tensions des liens qui supportent ces voussoirs ; le volume
- (î) Voyez le Bulletin de novembre, p. 508.
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- total de tous ces bras est de 0 mèt. cube 0000008.t. La section totale des arcs adjacents aux grands axes est de 0 mèt. car. 00000014.?, celle des autres arcs est Omèt. car. 000000093.?, le volume total de ces arcs est 0 mèt. cube 00000067.?; enfin le volume total des voussoirs du même ordre est de 0 mèt. cub. 00000147. ?.
- Un mètre cube de fonte de fer pèse 7,207 kilog. Le poids total de ces voussoirs est donc de 0 kilog. 0106 J. *
- 28. Les poutrelles ont une hauteur commune de b = 0 mèt. 10, les contre-clavettes ont une hauteur commune 6 = 0 mèt. 13, et les clavettes une hauteur commune 6 = 0 mèt. 03.
- Nous admettrons, pour la simplification, que les différentes parties des poutrelles et contre-clavettes qui supportent les extrémités des liens soient encastrées à une de leurs extrémités et simplement supportées à l’autre , et qu’elles soient sollicitées à leur milieu par 1^6 ?. L’intervalle 2 G entre chaque appui est de 0 mèt. 10; toutes ces pièces sont en fer corroyé uni à une certaine portion de bas acier. Ce mélange, qu’on nomme étoffe, a plus de nerf que le fer seul.
- Nous prendrons, pour le coefficient de la résistance de cette étoffe à la flexion, le coefficient relatif au fer qui est R = 10,000,000 kilog.
- Substituant ces valeurs numériques dans les formules du n° 16, qui donnent la résistance à la flexion de ces différentes pièces, nous obtenons 0 mèt. car. 00000001875J pour la section des poutrelles,
- Omèt. car. 00000001442.? pour la section des contre-clavettes,
- Omèt. car. 00000000333J pour la section des clavettes.
- La longueur commune de chaque poutrelle est de 0 mèt. 75.
- La longueur de chaque contre-clavette est de 0 mèt. 40, ce qui donne 0 mèt. 20 pour la moitié.
- La longueur des clavettes est de 0 mèt. 14.
- D’où le volume des poutrelles est de 0 mèt. cub. 00000001406. t ;
- Le volume des demi-contre-clavettes, 0 mèt. cub. 000000002884. ?.
- Le volume des clavettes est de 0 mèt. cub. 0000000004662. U
- C’est-à-dire des poutrelles, de chaque demi-contre-clavette et de chaque clavette qui attachent dans chaque ferme, au centre des voussoirs, une des extrémités des liens du même ordre. Le volume total des mêmes pièces qui attachent les deux extrémités des liens du même ordre dans les deux fermes est de 0 mèt. cub. 000000056.? pour les poutrelles,
- De 0 mèt. cub. 0000000346.? pour les demi-contre-clavettes,
- De 0 mèt. cub. 0000000056.? pour les clavettes.
- - Un mètre cube de fer pèse 7788 kilog., d’où le poids des poutrelles ci-dessus égale 0 kilog. 00044.?; celui des demi-contre-clavettes égale 0 kilog. 00027.?, et celui des clavettes égale 0 kilog. 00004.?.
- 29. Le poids total des liens, voussoirs, poutrelles, demi-contre-clavettes et clavettes, ' relatif aux liens du même ordre dans les deux fermes, est donc
- 0,0061.? + 0,0106.? + 0,00044.? + 0,00027.? -+- 0,00004.? = 0,01745.? kilog.
- Dans nos calculs, nous avons représenté ce poids par K? ( voy. n° 19 ),, nous aurons donc K? = 0,01745.?, et par conséquent K = 0,01745.
- Nous avons de plus représenté 2 — K par 2 cos x (voy. n° 19), l’équation 2 cos x — 2 — K nous donne 2 sin2 ~ x — K = 0,01745, d’où l’on déduit que l’are i x — 3°47'13",56 à 0'',01 près ( ancienne division ).
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- PONTS.
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- Poids supporté par les voussoirs de chaque ordre dans les deux fermes.
- 30. Ce poids, représenté dans nos formules par P [voy. n° 20), se compose 1° du ~ du poids des pièces accessoires qui entrent dans les deux fermes; 2° du poids d’une des pièces de pont ; 3° du J* du poids total des planchers et de la charge d’épreuve Les poutrelles sont fixées sur le centre de chaque voussoir par deux brides prisonnières de 0®,01 d’épaisseur, de 0ra,10 de largeur et de 0m,45 de longueur, y compris la partie noyée dans la fonte qui est de 0,n,055 pour chaque extrémité, par une contre-clavette à mentonnet commune aux trois poutrelles de chaque assemblage ; cette contre-clavette a 0m,30 de longueur, 0ra,055 de hauteur, et 0m,025 d’épaisseur ; par deux clavettes à goupille de 0m,14 de longueur, de 0m,025 de hauteur et d’épaisseur. Le poids des deux brides, de la contre-clavette et deux clavettes est, pour chaque voussoir, de 13 ki-
- Iog., et, pour les 92 voussoirs, de................• .........................1196 k.
- Les clavettes qui servent à serrer les cours des voussoirs les uns contre les autres, au niveau de chaque assemblage, ont 0m,30 de longueur, 0m,04 de largeur et 0m,02 d’épaisseur ; le poids de ces 28 clavettes est de................. 52
- Les boulons qui produisent le même serrement au point où les voussoirs se croisent ont 0m,04 de diamètre et 0m,80 de longueur ; le poids des 32 boulons
- est de..................... .............................................. 251
- Les plaques de fonte qui reposent sur la partie inférieure des voussoirs de chaque ordre ont 0œ,75 de longueur, 0®,40 de largeur et 0m,03 d’épaisseur; le
- poids total des 26 plaques est de.............................................1686
- Les étriers qui relient ces plaques sur les voussoirs ont 1®,30 de développe- , ment, 0®,04 de largeur et 0®,03 d’épaisseur ; le poids de ces 26 étriers est de. . 317
- Les tourillons de fonte placés sous chaque extrémité des pièces de pont ont
- 0m,05 de diamètre et 0m,50 de longueur; le poids des 26 est de................ 368
- Les boulons qui relient ces tourillons aux pièces de pont ont 0m,025 de diamètre et 0m,70 de longueur ; le poids des 52 est...................................140
- Les boulons qui relient les tourillons sur les plaques ont 0®,025 de diamètre
- et 0®,15 de longueur ; le poids des 104 est de................................ 60
- Le poids des 64 sabots de fonte qui emboîtent les extrémités des contrevents est de..............................................................., 1280
- Le poids des 160 boulons qui fixent les sabots aux extrémités des contrevents et aux poutres est de. ..... «. ................................... 136
- Chaque assemblage est recouvert d’un chapeau en tôle de 0®,004 d’épaisseur; deux des faces ont chacune 0®,34 de hauteur et 0ra,78 de longueur ; deux autres ont chacune O^O de longueur et de largeur; une autre a 0m,40 de largeur
- et 0®,78 de longueur ; le poids des 30 chapeaux est. , 1086
- Le dessus de chaque ferme est recouvert d’une glissière en tôle de 0m,004 d’épaisseur et de 0m,72 de largeur; le poids des glissières dçs deux fermes est.. 1195 Chaque pièce de pont a 9 mètres de longueur, O"1,65 de hauteur et 0®,35 de largeur; elle est formée par la superposition de deux poutres : le volume des 13 pièces de pont est de 26 mèt. cub. 6175. En prenant pour le poids moyen .. d’un mètre cube de bon bois de chêne 1000 kilog., le poids des 13 pièces de
- pont est de. . . . ... . . . . . . ............... ,. . . 26618
- Total. . . . . . . . . . 34384 k'
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- 540
- ARTS MÉCANIQUES.
- Le yV de 34,384 kilog. est de 2,645 kilog. ’
- Le premier plancher de la chaussée est composé de 20 longrines de 30™,60 de longueur, de 0™,25 de largeur et de 0™,16 d’épaisseur, espacées les unes des au- mcu (u,,.
- très de 0ra,02. Le volume de ce premier plancher est de........, ... 24,48
- Le second plancher a 0™,06 d’épaisseur; son volume est de. . . . ... 9,9144
- Les 4 longrines des trottoirs ont chacune 30m,60 de longueur, 0™,28 de hauteur et 0m,24 d’épaisseur ; le volume de ces 4 longrines est de. . . . . . . 8,2253
- Le plancher de chaque trottoir a 0™,08 d’épaisseur, 1™,30 dé largeur, 30™,60 de longueur; le volume des deux planchers des trottoirs est de. . . . . . . 6,3648
- Les 8 contrevents qui maintiennent le tablier du pont dans le sens transversal ont 0™,20 de côté et 11 mèt. de longueur; le volume de ces 8 contrevents est de. .................. . . . ... 3,52
- Total. . . . . . . . ... 52,5045
- Le poids de ces 52 mèi. cub. 5045 de bois de chêne est de. . . c .
- Portant la charge d’épreuve à 200 kilog. par mètre carré, la surface de la chaussée et des trottoirs est de 240 mèt. car., la charge d’épreuve qui correspond à cette superficie est de. .............. . .
- Total. . . . . ! . . 100505
- Le y* de 100505 kilog. est de 7179 kilog.
- Nous aurons donc P = 2645 kil. -b 7179 kil., ou 9,824 kil.
- L Réduction en nombre des résultats précédents.
- 31. Nous avons trouvé, n° 20, que la somme des tensions des liens qui supportent les voussoirs de l’ordre m, dans le cas où la charge est uniformément répartie, est _ , p sin I sin j ( n — m -h 1 )x "* 2 sin2 j x cos f (n -h 1 )#
- Pour avoir les sommes partielles des tensions des liens qui supportent les voussoirs des ordres successifs dans les deux fermes depuis chaque culée jusqu’au milieu de l’arche, il nous suffit de remplacer, dans cette expression, P par 9824 , l’arc f # par 3°47'13", 56, n par 13 qui représente le nombre des voussoirs comptés dans la longueur de chaque ferme, et m par 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, successivement ; les valeurs que donnera cette expression représenteront les sommes partielles demandées, exprimées en kilogrammes, et nous avons ti — 93632 k., 12 = 175807 k., t3 — 245090 k., tA = 300272 k., f5 = 340390 k., t6 = 364745 k., tn — 372910 k. Chacun des ordres impairs, 1, 3, 5, 7, contient 8 liens ; chacun des ordres pairs, 2, 4, 6, contient 6 liens : nous admettrons que tous les liens du même ordre éprouvent la même tension. -
- D’après cela , la tension partielle de chaque lien sera , pour les ordres successifs 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 11704 kilog., 29301 k., 30636 k., 50045 k., 42549 k., 60791 k., 46614 k., et leur section Omèt.car. 00117, Om.c.00293, 0 m. c. 003064, 0m. c. 005005, Om.c. 004255, 0 m. c. 006079, 0 m. c. 004661.
- La section des jantes de chaque voussoir sera, successivement,
- ( 0 m. car. 001639 ; 0m.car. 001093 ), ( 0m. car. 004102; 0m.car.002735 ),
- ( 0, 004289; 0, 002859 ), (0, 007006; 0, 004671 ),
- ( 0, 005957; 0, 003971 ), ( 0, 008511; 0, 005674 ),
- (0, 006526; 0, 004351).
- 52505 kil.
- 48000
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- PONTS.
- 541
- Le premier nombre de chaque parenthèse représente la section des arcs de jante qui aboutissent aux deux extrémités du grand axe de chaque voussoir; le second représente la section des autres arcs.
- La section des bras des mêmes voussoirs sera
- m. c.
- m. c.
- m. c.
- m. c.
- (0, 000193; 0, 000581; 0, 000516), (0, 000483; 0, 001454; 0, 001292),
- (0, 000505; 0, 001521; 0, 001351), (0, ,000825; 0, 002484; 0, 002206),
- (0, 000702; 0, 002112; 0, 001876), (0, 001002; 0, 003005; 0, 002680),
- (0, 000769; 0, 002314; 0, 002055).
- Le premier nombre de chaque parenthèse représente la section du grand axe, le deuxième celle des deux bras contigus au grand axe , le troisième celle des autres bras.
- 32. Nous avons trouvé, n° 20, que le poids des deux fermes qui supportent le tablier du pont quand la charge est uniformément répartie est
- KT — P [ tang j ( n -f- 1 )x cotang f- x — ( n -f- 1 ) ].
- La substitution de 9824 kil. à la place de P, de 3°47'13", 56 à la place de æ, de 13 à la place de n, dans cette équation, donne, pour ce poids, KT = 59,553 kilog.
- Si de ce poids total on extrait les poids relatifs à chaque espèce de pièce, on trouve que ces poids sont :
- Pour les liens. .............................20,818 kilog.
- Pour les voussoirs. .........................36,176
- Pour les poutrelles...................... . 1,502
- Pour les contre-clavettes. ...... 921
- Pour les clavettes..................... 136
- Total...... 59,553
- 33. Chaque support en fonte placé sur les culées à chaque extrémité des deux fermes a 2m,20 de hauteur; son patin est formé de deux traverses en croix qui portent des nervures convenablement disposées ; la longueur de ces traverses est de 2 mètres , l’épaisseur de la fonte est de 0>«,015 pour le montant vertical, et de 0m,03 pour le patin ; le poids des 4 supports est de 2400 kilog.
- Résumé de la quantité de chaque espèce de matière contenue dans l'arche.
- Fer.
- Liens.................................................. ... 20818 kil.
- Pièces accessoires, brides, boulons, etc............................ 2151
- Total.
- 22969
- Fonte.
- Voussoirs. ..................................................... 36,176
- Plaques supportant les pièces de pont.............................1,686
- Tourillons placés entre les plaques et les pièces de pont...... 368
- Sabots des contrevents.............. . . . . ...... 1,280
- Supports des deux fermes........................ 2,400
- Total.. ................... 41,910
- Étoffe.
- Poutrelles, contre-clavettes et clavettes. . . ................2,559
- Quarante-deuxième année. Décembre 1843. 71
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- ARTS MECANIQUES.
- 542:
- Tôle.
- Chapeaux, glissières................. ................................2,281
- Bois.......................... 79,122 m. cub.
- 34. Nous devons faire observer que nous avons simplement rapporté les résultats que donne la théorie ; quelques-uns de ces résultats sont peut-être incompatibles avec les moyens ordinaires d’exécution. Les sections , par exemple, des voussoirs situés aux extrémités de chaque ferme sont peut-être trop petites pour que ces pièces puissent être coulées commodément avec leur longueur ; les sections des liens situés au milieu de chaque ferme sont peut-être fortes pour que ces liens, s’ils sont d’une seule pièce, puissent être forgés avec facilité.
- Il se présente quand on passe à l’exécution un ensemble de considérations qu’on ne peut introduire dans des formules générales : car, dans tels cas, on préfère l’économie à une certaine symétrie de formes ; dans tel autre cas, c’est à la symétrie des formes, à l’élégance qu’on donne la préférence ; aussi nous nous sommes moins appliqué à donner le devis exact d’un pont particulier qu’à fournir les moyens d’assurer une bonne exécution pour chaque cas donné.
- Nous donnons ci-après un tableau indicateur des poids de fer, d’étoffe et de fonte que donnent nos formules pour des fermes composées des mêmes pièces, dans des ponts de diverses longueurs et de 8 mètres de largeur entre les garde-corps. Dans ces ponts, les poutres , les planchers, la charge d’épreuve sont supposés les mêmes que dans notre exemple. *
- — Longueur de Chaque arche dans oeuvre. Voussoirs comptés dans la longueur de chaque ferme. Fer. Poids des liens. Étoffe. Poids des poutrelles, contre-clavettes 1 1 et clavettes. Fonte. Poids des voussoirs.
- 18 mèt. 7 2839 kilog. 349 kilog. 4934 kilog.
- 20 8 4197 516 7293
- 22 9 6000 738 10427
- 24 ; 10 8380 1030 14562
- 26 11 11483 1412 19954
- 28 12 15529 1909 26984
- S 30 13 20818 2559 36176
- Les nombres des trois dernières colonnes montrent que les différentes quantités de matière qui entrent dans des fermes composées de pièces de même grandeur croissent très-rapidement à mesure que le nombre de ces pièces augmente. L’examen des formules fait voir aussi qu’il est plus avantageux, sous le rapport de l’économie de matière, d’augmenter les dimensions des pièces que leur nombre quand on augmente la longueur des fermes.
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- PONTS.
- 543
- Quand les fermes doivent avoir une très-grande longueur, il est avantageux de remplacer les voussoirs circulaires ou elliptiques par des voussoirs polygones représentés fig. 10 à 13, pl. 910 : ces voussoirs T diffèrent des précédents en ce que leurs jantes sont supprimées ; leurs bras U sont articulés au centre sur une espèce de demi-moyeu Y qui sert, dans chaque cours, de point d’appui pour fixer les liens des cours adjacents, comme dans les fermes composées des premiers voussoirs : les liens sont des chaînes à la Yaucanson , ou bien des chaînes ordinaires, ou des câbles en fil ou en lame dé fer ; ces liens sont articulés à l’extrémité des bras ; dans cette disposition , la fonte est exclusivement soumise à la compression, ce qui permet de diminuer considérablement le poids de cette matière, et par suite le poids des liens, celui des poutrelles, des contre-clavettes et clavettes.
- 35. Dans le cas où le pont devrait avoir une largeur excédant la longueur ordinaire des poutres, on remplacerait les pièces de pont par des fermes composées de voussoirs, comme les deux fermes qui supportent le tablier; seulement ces voussoirs auraient des dimensions moindres que dans les fermes du pont.
- On pourra facilement faire croiser les fermes et les pièces de pont; pour cela, on les composera de trois cours seulement; les voussoirs du cours médiaire et leurs liens porteront, au point de croisement, autant de branches qu’il devra y avoir de raccordements.
- ( Voy. fig. 8 et 9, pl. 910. )
- 36- La faculté de pouvoir croiser les fermes ne change rien dans les assemblages ; elle permet de donner au tablier une très-grande rigidité dans le sens transversal.
- Il est clair qu’on peut également faire servir ces fermes à la construction des planchers ordinaires, dans le cas surtout où il est nécessaire de leur donner de très-grandes dimensions en largeur, qu’on ne peut obtenir avec les poutres.
- On peut également employer le même système pour la construction des voûtes et de charpentes quelconques. Il a l’avantage de ne produire ni poussée, ni traction , sur les points d’appui, quel que soit le genre de construction auquel il est appliqué. Dans les ponts , il laisse toute la hauteur possible pour le passage des bateaux , et ceux qui sont composés de voussoirs non articulés sont susceptibles d’une très-grande rigidité : à cause de cela, on peut les appliquer aux chemins de fer sans craindre le déraillement auquel la grande élasticité des ponts suspendus expose et qui en fait proscrire l’emploi dans cet usage.
- Dans les fermes composées de cinq, sept, ou d’un plus grand nombre de cours de voussoirs , on a l’avantage de pouvoir remplacer très-facilement une pièce quelconque, sauf les poutrelles , sans être obligé d’établir de charpente pour supporter la ferme au moment du chargement, et l’on satisfait ainsi à une question d’économie et de réparation importante ordinairement très-laborieuse , de sorte qu’avec quelques pièces de rechange on a un pont entier en réserve.
- Le mode de liaison des pièces entre elles permet, à cause de sa simplicité, de monter, en cas d’urgence , les fermes en très-peu de ternes. Aussi M. Coriolis, dans son rapport à l’Institut, a-t-il conseillé l’emploi de ce système dans les expéditions militaires.
- Le jugement porté sur ce système par MM. les commissaires de l’Institut, et celui d’une commission du conseil général des ponts et chaussées composée de MM. Defon-taine, Poirée, et Vauvilliers, rapporteur, me dispensent d’entrer dans des détails sur le degré d’importance que peut offrir ce système dans les différentes applications où il est susceptible d’être employé.
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- 544 arts mécaniques.
- Extrait d’un rapport fait par M. Amédëe Durand, au nom
- du comité des arts mécaniques, sur une modification apportée,
- par M. Doyen, à la serrure de sûreté de Chubb. ^
- La différence essentielle des gorges introduites par M. Doyen dans la construction des serrures de Chubb réside dans le moyen de faire jouer ces gorges nouvelles. On sait que , dans la serrure originelle, ces gorges sont soulevées par le panneton de la clef. Dans celle de M. Doyen, les gorges qu’il a introduites, au lieu d’être soulevées, sont appelées en contre-bas par le mouvement du panneton. Ainsi, pendant qu’une des gorges est soulevée, l’autre est abaissée et concourt, par suite d’évidements appropriés à cette fonction nouvelle, tantôt à retenir le pêne, tantôt à le mettre en liberté; il suit de là que le panneton a également subi une modification, ce qui lui donne la faculté d’accrocher les nouvelles gorges par certains de ses éléments, tandis que les autres fonctionnent suivant le système primitif.
- Le comité des arts mécaniques a pensé que la disposition adoptée par M. Doyen procurera aux serrures de Chubb, déjà difficiles à ouvrir, une nouvelle garantie de sûreté; il a proposé, en conséquence, de faire graver et décrire à la suite du rapport, dont un extrait sera inséré au Bulletin, les éléments de serrure qui ont été combinés par M. Doyen.
- Ces propositions ont été adoptées dans la séance du 18 octobre 1843.
- Description de la serrure de sûreté de Chubb, modifiée par M. Doyen, serrurier, rue Saint-Guillaume, 5.
- Ayant donné, page 111 de la 29e année du Bulletin de la Société, une description de la serrure de Chubb, nous n’entrerons pas dans de nouveaux détails sur ce système, aujourd’hui bien connu.
- Nous nous bornerons donc à indiquer les modifications dues à M. Doyen, en donnant une simple explication des figures.
- La fig. 1 , pl. 913, représente une serrure de porte d’appartement à tour et demi, découverte pour montrer les diverses parties qui la composant ; elle est dessinée aux deux tiers de grandeur naturelle.
- Fig. 2, la serrure vue en dessus; le palastre est coupé au niveau de la ligne A B, fig. 1.
- Fig. 3, l’une des gorges mobiles, vue séparément, de face et en coupe ticale.
- Fig. 4, clef pleine.
- ver-
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- SERRURES.
- 545
- Les mêmes lettres désignent les mêmes objets dans toutes les figures.
- A, palastre de la serrure; B, pêne fourchu percé d’une rainure B' qui guide son mouvement sur la broche a implantée dans le palastre ; C, taquet faisant corps avec ce pêne; D, bec-de cane dont la tige est entourée d’un ressort à boudin qui le pousse constamment en dehors ; E , bouton au moyen duquel on tire le bec-de-cane sans le secours de la clef; F, équerre mobile autour d’une vis G implantée dans le pêne. La plus longue branche b de cette équerre passe dans un trou carré percé dans le bec-de-cane , tandis que la branche courte c est soulevée par le panneton de la clef. De celte manière, après que la serrure est ouverte, on fait reculer le bec-de-cane.
- II H, garniture vissée sur le palastre et portant l’entrée I de la clef ; elle est indiquée par des lignes ponctuées afin de ne point masquer les pièces du mécanisme.
- J, gorges évidées dans leur intérieur, pour livrer un passage longitudinal au taquet C; elles sont mobiles sur la broche a et portent des encoches d d qui viennent embrasser et arrêter le taquet du pêne , lorsque celui-ci doit rester dans une position fixe ; ces gorges, au nombre de quatre, sont exactement semblables; la quatrième porte, dans son intérieur, des plans inclinés e, fig. \ , qui glissent sur des rainures correspondantes pratiquées dans le taquet, afin de ne point dévier de sa direction. m
- Les quatre gorges sont soulevées par le panneton afin de livrer passage au taquet; mais, lorsque la clef ne fonctionne pas, elles retombent par leur propre poids et pressées par les lames de ressorts K, de manière à emprisonner le taquet dans l’une des encoches d.
- L, deux autres gorges mobiles sur la broche/ ; elles sont percées d’un trou ovale g qui leur permet de jouer, sans éprouver d’obstacle par la broche <7* Ces gorges, dont le bord inférieur s’engage dans les entailles h h du panneton, s’abaissent en même temps que les autres sont soulevées pour le passage du taquet; leur talon est pressé par le ressort M.
- N, pièce nommée détecteur, qui bascule sur la broche i; elle est semblable à celle de la serrure de Chubb et destinée à déjouer les tentatives des voleurs : pour cet effet, elle est munie d’un crochet 4, qui s’engage successivement dans les encoches l ou m du pêne, dans le cas où l’on chercherait à crocheter la porte , et rendrait ainsi le pêne entièrement immobile.
- O, ressort contre lequel s’appuie le bout du détecteur qu’on ne peut déga-
- ger qu’en continuant de tourner la clef, lorsque la serrure est fermée, ce qui amènera le taquet dans l’encoche n en faisant avancer le pêne d’une petite quantité; alors le crochet glissera sur le plan incliné des encoches / m, et le détecteur relevé par le ressort prendra la position indiquée fig. 1. (D.)
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- 546 arts mécaniques.
- Note sur le chemin de fer du Nord; par M. Jomard.
- Le 23 novembre 1836, au retour ci’un voyage en Belgique, un membre du conseil d’administration de la Société s’exprimait en ces termes : « On s’étonne à Bruxelles de la lenteur que l’on met ici à réaliser le projet de chemin de fer du Nord, projet déjà ancien. Le nombre toujours croissant des voyageurs qui viennent de l’autre côté du détroit est une source indéfinie de prospérité pour
- un chemin de fer.... C’est à cause de tous ces avantages qu’on a pu dire
- avec fondement que, de tous les grands chemins de fer projetés en France , celui qui avait le plus de chances d’une prompte et facile exécution était la ligne du Nord, comme aussi il paraît devoir être le plus productif : c’est encore la plus importante ligne, puisqu’elle joint trois grandes capitales (1).
- « La Belgique se promet, de son côté, de grands avantages de l’ouverture de cette ligne, et fait des vœux pour sa prompte réalisation. J’en ai entendu plus d’une fois l’expression à Malines , à Anvers, à Mons et à Bruxelles ; ils
- sont partagés à Gand et à Liège....... On est en mesure de commencer la
- ligne depuis Courtrai jusqu’à la frontière de France. Une compagnie belge s’est présentée non-seulement pour l’exécution de cette ligne , mais encore pour coopérer à la ligne française, et elle offre des capitaux bien plus que suffisants pour la part qu’elle auraitji fournir (2).
- « Dès qu’une portion quelconque de cette ligne sera faite, les dépenses seront productives. »
- A l’époque que je viens de rappeler, le chemin transversal du réseau belge n’était pas encore poussé vers l’ouest jusqu’à Gand ; il ne conduisait qu’à Termonde ; et, du côté de l’est, il ne passait guère Louvain. Alors on était bien loin de l’Océan et du Rhin. Les voyageurs anglais d’un côté , les Allemands de l’autre, osaient à peine espérer de communiquer ensemble par chemin de fer sans sortir de la Belgique.
- L’année suivante, le même membre , annonçant la prodigieuse activité donnée au réseau belge, disait : « Tout cet immense réseau de l’Océan à Cologne et d’Anvers à Mons....sera terminé au grand préjudice de la France,
- si elle tardait à diriger une ligne semblable sur Lille ou sur Valenciennes(3).»
- Plus tard , la ligne belge transversale , dirigée vers l’Angleterre et vers l’Allemagne, continua de faire des progrès, mais assez lentement pour donner le temps à la France de commencer sa ligne. D’année en année, jusqu’en 1843, le railway parvint à Gand , puis à Bruges et enfin à Ostende, et de l’autre côté à Ans, puis à Liège, à Yerviers, et enfin à la frontière prussienne.
- (i) "Voy. Bulletin de la Société, 36e année (1837), p. 18 et 19. (2) P. 21. (3) P. 157.
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- CHEMINS DE FER.
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- Nous avons eu ainsi tout le temps nécessaire pour répondre aux avances de nos voisins du Nord. Ce qui a suivi, on le sait.
- Voyons maintenant quelles sont les conséquences de notre apathie, ou des résistances mal entendues. Aussitôt la ligne belge transversale achevée , les résultats ne se sont pas fait attendre.
- Dès avant que la ligne atteignît Ostende, un steam-boat anglais y amenait chaque jour, de la côte opposée , un grand nombre de voyageurs qui , pour arriver sur le continent par Bruxelles , consentaient à faire en voiture ordinaire le court trajet d’Ostende à Bruges , et renonçaient ainsi à la voie de Boulogne et de Calais; mais, depuis que Bruges est reliée à Ostende, ce nombre a bien augmenté. Aujourd’hui la Belgique est sur le point d’organiser elle-même un service rapide entre Ostende et Douvres pour multiplier les communications, et cela sur bâtiments à vapeur belges. On sait que le mouvement entre Douvres et les ports de Boulogne et Calais est quelquefois d’environ 6,000 personnes par mois; il est à craindre qu’une partie notable de ces voyageurs, pour gagner Bade, la Suisse et même la haute Italie, ne se rendent directement sur le Rhin, à travers la Belgique. Par là la France se trouverait privée d’une partie du transit.
- Mais un autre danger encore nous menace. L’Angleterre songe sérieusement à communiquer avec l’Orient, non plus par Marseille , mais par Cologne. Ainsi, à peine a-t-elle changé la marche de ses courriers dirigés sur les Indes et substitué la voie de Marseille et d’Alexandrie à celle du cap de Bonne-Espérance, que déjà elle trouve une combinaison plus rapide et plus avantageuse ; c’est celle que lui offre l’exécution complète du chemin de fer rhénan, depuis Cologne jusqu’à Liège et Ostende. On établit ainsi le calcul du temps : de Londres à Ostende , 13 heures,; à Cologne, 10 heures ; à Trieste, 87 heures ; à Alexandrie , 5 jours ; en ajoutant 5 heures employées aux stations du railway, c’est 9 jours 19 heures de Londres à Alexandrie. Or, aujourd’hui, les dépêches de Londres jusqu’à Alexandrie, en traversant la France, mettent 14 jours et demi à 15 jours environ. L’avantage pour la voie de Cologne est donc à peu près d’un tiers.
- Il est évident, sur le premier point , que le péril est pour nous, que les voyageurs de l’autre côté du détroit se déshabituent peu à peu de la voie de Calais et de Boulogne, laquelle oblige à un long trajet sur chemin ordinaire , et qu’ils préfèrent la voie d’Ostende et Bruxelles; or, ne trouvant pas à Lille ou à Valenciennes de voie ferrée sur Paris, beaucoup aimeront mieux aller directement sur le Rhin. Rien de tout cela ne serait arrivé si la ligne de Calais à Lille et Paris eût été commencée dès 1835 ou 1836, car elle aurait pu être finie avant la ligne de Cologne. Sur le second point, il est très-probable que les communications de l’Angleterre avec le Levant seraient restées sur la voie
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- ARTS MÉCANIQUES. — MACHINES A CALCULER.
- de Marseille. En troisième lieu , tout l’accroissement dans le nombre des voyageurs aurait été au profit de la France : peut-être n’aurait-on pas rejoint, du moins de sitôt, Bruxelles avec Ostende , et Cologne avec Liège , surtout à cause des énormes frais qu’ont coûté la descente à la Meuse, et les tunnels p-igantesques entre Bruxelles et Cologne. Les habitudes des voyageurs n’auraient point changé comme elles commencent à le faire.
- S’il n’est pas possible de réparer le temps perdu pendant six années, il faut du moins tirer du passé quelque utile leçon. Il s’est élevé des objections contre le chemin du Nord, ici même dans le conseil. A cette époque, on a vu les obstacles s’accumuler et les intérêts s’unir contre les offres de la Belgique, et l’on a retardé une importante et utile amélioration. Aujourd’hui enfin les yeux se sont ouverts, les esprits se sont éclairés, et la ligne du Nord est votée en principe ; mettons donc à présent autant de diligence et d’activité dans l’exécution que nous avons mis de maturité dans la délibération. L’activité qu’on y mettra aura pour effet, premièrement d’offrir promptement à nos voisins d’outre-mer une voie rapide pour arriver à la capitale, ensuite de faire accélérer chez nous la ligne du Midi, peut-être enfin (espérons-le du moins), de maintenir la direction ancienne sur Calais ou Boulogne.
- Cette expérience nous disposera sans doute à accueillir mieux les bonnes innovations et les grandes vues d’utilité publique.
- MACHINES A CALCULER.
- Note sur la liste chronologique des instruments h calculer; par M. Joniarcl.
- Un rapport sur la machine à calculer de M. Roth a été présenté à la séance du 12 juillet (1) : je viens seulement d’en prendre connaissance, et je l’ai lu avec l’intérêt qu’inspirent tous les travaux du savant rapporteur ; le sujet par lui-même est d’ailleurs d’une réelle importance. Mais, à la suite du rapport, est une nomenclature chronologique des instruments à calcul, ouvrage, non du rapporteur, mais de M. Roth. Cette liste est généralement exacte ; toutefois, je demande la permission d’y signaler quelques lacunes. Ces remarques n otent rien au mérite de l’invention propre à M. Roth, machine ingénieuse, quoiqu’un peu compliquée, et n’empêchent pas non plus de reconnaître l’utilité de son catalogue.
- C’est en 1795 que les divisions logarithmiques des règles de Gunter ont été
- (î) Bulletin de septembre 1S43, p. 414.
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- transportées sur un cadran; l’auteur de cette invention est M. Leblond; le cadran et l’arithmographe de M. Gattey ne sont venus qu’après ; ils datent, l’un de 1798, l’autre de 1810.
- Bien avant ces époques on avait perfectionné à Londres les règles logarithmiques ; Mountain en 1778, et Makay en 1802, ont décrit des règles mieux divisées que les anciennes, et donné des applications à la navigation et à la géométrie en outre des calculs arithmétiques. Quant à la forme circulaire, elle remonte elle-même à l’an 1696. Les règles de Scheffelt et la double règle de Lambert ont également été omises dans la liste chronologique.
- C’est vers 1814 que l’ingénieur anglais Jones a produit des régies logarithmiques, sliding raies, parfaitement exécutées, d’une dimension portative, et très-commodes pour l’usage. J’ai trouvé ces règles dans beaucoup d’ateliers d’Angleterre; j’ai vu non-seulement les contre-maîtres, mais les ouvriers eux-mêmes en faire un fréquent emploi. Le perfectionnement de Jones méritait d’être consigné dans la liste des instruments de calcul.
- C’est cette même règle de Jones que j’ai importée en France en 1815, et que j’ai fait reproduire par Lenoir , en l’appliquant à divers calculs , en l’assujettissant aux mesures décimales; je lui ai même donné plus de précision que n’en a la règle anglaise (1). On trouvera dans la 14e année du Bulletin, août 1815, page 179, la description détaillée que j’ai publiée de cette règle et de ses usages , avec une figure. La règle française malheureusement s’est répandue assez lentement dans nos ateliers, au grand dommage des arts, selon moi ; elle méritait de devenir tout à fait populaire, tant à cause de son utilité que de son bas prix et de sa bonne exécution.
- Note de plusieurs anciens ouvrages relatifs aux instruments à calculer.
- Michael Scheffelt, Ulm. — Instrumentum proportionum, oder unterriclu vom proportionnai zirkul durch welchen so wohl mathematisehe als mecha-nische unter die proportion gehoerige fragen in theoria und praxi, mit beson-der und accurater fertigkeit aufzuloesen seyn, etc.; Ulm, 1708, 4°.
- Beschreibung undGebrauch der logarithmischen Rechenstaebein aufloesung aller zur proportion gemeinen und sphærischen trigonométrie gehoerigen rechnungen und in vorstellung unzaehliger mathematischen tabellen als eine verbesserung des Scheffelt ischen pes mechanicus und des Bilerischen universal instrumentes entworfen von J. H. Lambert, Augsburg, 1761; 1 vol. 8°.
- W. Mountain, l’auteur de Mathematical examiner, etc., ihe Seamans Vade-mecum, in-12, 1778, a publié aussi un petit traité sur la Sliding rule.
- (l) Notre honorable collègue M. Francœur avait bien voulu me seconder dans ce travail, ainsi que M. le colonel Corabœuf.
- Quarante-deuxième année. Décembre 1843. 72
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- ARTS ÉCONOMIQUES.—sangsues.
- Extrait du mémoire de M. Fa ber sur les sangsues chirurgicales
- ( suite et fin) (i).
- 7° Conservation, des sangsues. La pêche des sangsues ne pouvant avoir lieu dans toutes les saisons , il est nécessaire de s’en pourvoir, afin de n’en point manquer pendant le cours de l’année.
- Pendant l’été, on place les sangsues dans des cuves de bois blanc, qu’on aura soin de bien laver et d’enduire ensuite d’une pâte composée d’argile, de charbon et de craie; cet enduit étant bien sec, on applique sur les parois de la cuve des couches de tourbe et de mousse, en laissant un espace vide au milieu; ou emplit cet espace d’eau jusqu’au tiers environ de la capacité , de manière qu’il y ait 6 pouces de tourbe au-dessus de l’eau. Un robinet adapté au fond de la cuve, et dont la cannelle est couverte d’un tissu de crin, pour empêcher les sangsues de s’échapper, sert à soutirer l’eau de la cuve.
- Les sangsues non-seulement se conserveront dans ces cuves, mais s’y multiplieront, pourvu qu’elles ne soient pas exposées au froid. On couvre la cuve, placée dans une cave bien sèche , d’une grosse toile, qu’on enlève chaque matin, pendant une ou deux heures. Pendant les premiers jours on renouvelle souvent l’eau, mais il suffira ensuite de le faire une fois par semaine. Chaque cuve de la capacité de 200 litres peut contenir 2,000 sangsues, et même davantage.
- Il faut éviter de troubler les sangsues, et retirer à la fois la quantité nécessaire pour un long usage. Il est inutile de visiter les sangsues pour reconnaître celles qui sont malades; ces dernières abandonnent toujours l’eau pour venir se coucher sur la tourbe.
- Les animaux qui ont déjà servi peuvent être conservés de la même manière pendant l’été et l’hiver, quand on veut les employer de nouveau.
- La conservation des sangsues pendant l’hiver est plus économique et se fait différemment. Les cuves employées à cet usage sont semblables aux précédentes, on les enduit de même d’un mélange de charbon, d’argile et de craie; mais, lorsque l’argile est assez sèche, on jette au fond de la cuve quelques cuillerées de poudre de charbon; on y répand des parcelles de tourbe humide ou de terre marécageuse, jusqu’à la hauteur de 8 cenlim. ; on couvre cette couche de racines d’acore fraîches, et on y répand quelques cuillerées de la même poudre, puis une seconde couche de tourbe; enfin on y place les sangsues, et, lorsqu’elles ont pénétré dans la terre humide, on ajoute une nouvelle couche de tourbe, d’acore et de poudre de charbon, dans le même ordre qu’auparavant, ensuite une seconde quantité de sangsues, et, dès que celles-
- (i) Yoy. Bulletin de novembre, p. 516.
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- SANGSUES.
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- ci se sont logées, on continue de la même manière jusqu’à ce que les trois quarts de la cuve soient remplis.
- Cette opération ne peut se faire toutefois très-promptement, les sangsues étant lentes à pénétrer dans la tourbe : pendant les premiers jours, elles s’attachent à la toile qui couvre les cuves ; on les enlève avec précaution, et on les place sur la tourbe , après quoi on recouvre la cuve et on la place près d’une fenêtre ouverte; le courant d’air forcera les sangsues d’entrer dans la tourbe. De cette manière on mettra tous les deux jours un sixième des sangsues dans la cuve, qui au bout de quinze jours sera remplie; quand elle l’est aux trois quarts, on la découvre tous les jours pendant quelques heures, afin de donner accès à l’air frais; on la place dans un endroit où la température soit assez basse, mais il faut éviter les caves humides, où les sangsues périraient inévitablement.
- En suivant la méthode qu’on vient d’indiquer on pourra conserver, dans une cuve de la capacité de 100 litres, 2,000 à 2,500 sangsues. L’opération devra se faire à la fin de septembre, et on laissera les sangsues en repos jusqu’au mois d’avril suivant : avant de les transporter dans les cuves d’été, on les visitera et on les lavera ; celles dont on veut faire usage seront aussi lavées et plongées pendant 24 heures dans une eau mêlée de poudre de charbon. Les sangsues ainsi conservées pourront être transportées par mer, depuis le mois d’octobre jusqu’au mois d’avril.
- Ce mode de conservation se pratiquera en petit dans des bocaux de verre enduits de vernis, sans employer de l’argile à l’intérieur. Ces bocaux seront placés près delà fenêtre qu’on, ouvrira chaque jour pendant une heure pour procurer de l’air frais aux sangsues.
- Le déplacement des bocaux ne sera pas nuisible aux animaux, pourvu qu’on évite de les secouer.
- 8° Maladies des sangsues. Plusieurs maladies affectent les sangsues à l’état de captivité ; elles reçoivent des blessures lorsqu’on les arrache trop brusquement de la plaie qu’elles ont faite ; au bout de quelque temps il se manifeste des tumeurs à l’intérieur de la bouche, et elles meurent bientôt de la tête au disque; celles qui se sont gorgées de trop de sang sont exposées à la même maladie, qui peut devenir contagieuse si on les laisse parmi les sangsues saines; il suffit, dans tous les cas, que les mortes pourrissent pour infecter l’eau et l^air des bocaux, et causer une mortalité générale.
- Dans la maladie noueuse, la partie postérieure de la sangsue se rétrécit complètement depuis le disque; dans l'intérieur, surtout vers la région du disque, on sent de petits nœuds qui roulent sous les doigts. Cette maladie, qui amène la mort au bout de quelques semaines, se manifeste principalement
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- ARTS ÉCONOMIQUES.
- pendant le temps de l’accouplement, depuis la mi-avril jusqu’au mois de juin ; cependant on l’a observée aussi en hiver : on peut l’attribuer à l’indigestion ou au défaut de mouvement causé par la captivité, ou bien à un excès de nourriture et de chaleur.
- Les sangsues sont aussi exposées à une maladie glaireuse ou muqueuse, pendant laquelle leur corps est flasque et couvert de mucosités; elles s’affaiblissent de plus en plus, et meurent au bout de trois jours.
- De toutes les maladies qui attaquent les sangsues, l’affection putride est la plus dangereuse. L’animal commence par enfler aux deux extrémités, l’enflure gagne successivement tout le corps; le sang se décompose et l’animal périt au bout de quelques heures dans les sacs, et au bout de 18 heures dans les bocaux de verre.
- Les deux premières maladies dont nous venons de parler n’ont pas de suites dangereuses pour les sangsues renfermées dans des sacs , quand au moment du lavage on a soin d’enlever celles qui sont mortes ou malades; mais, si on laisse les sangsues mortes parmi celles qui sont saines, ces dernières contracteront la maladie putride. Les animaux qui échappent resteront faibles et ne seront d’aucune utilité.
- On a essayé plusieurs moyens de guérison, entre autres des bains d’eau tiède mêlée de lait ou de vinaigre; mais les soins préservatifs sont préférables aux remèdes , ils consistent à séparer les animaux faibles et malades d’avec ceux qui sont sains : pour cet effet, on pressera les sangsues avec les doigts avant de les mettre dans l’eau; si elles se contractent, c’est un indice de bonne santé.
- Les sangsues saines seront placées dans un bocal de verre au nombre de 400 par un temps frais, et de 200 seulement s’il fait chaud; on y verse ensuite 4 litres d’eau additionnée de deux cuillerées d’une poudre de charbon mêlée de craie. Les sangsues resteront dans ce bain pendant 24 heures, au bout desquelles l’eau est renouvelée ; si elle se trouble, on la retire pour la remplacer par une nouvelle quantité, après quoi les sangsues bien lavées seront placées dans les bocaux de verre. Ces précautions , qu’on répétera chaque mois, préserveront les sangsues de la plupart des maladies.
- 9° Moyen de faire servir les sangsues plusieurs fois. En prenant les précautions qu’on vient d’indiquer les sangsues pourront servir plusieurs fois; mais il faut éviter, en les appliquant, de les toucher avec les doigts; il suffit de les mettre dans un verre qu’on renversera sur la partie où les sangsues doivent mordre. On obtiendra ainsi i’avàntage de voir prendre les sangsues toutes à la fois : il est bon, avant de les employer, de les laisser quelques heures dans une température chaude hors de l’eau; elles prendront mieux et plus promptement.
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- On fera ordinairement usage des sangsues moyennes ; cependant il est des cas où il est préférable d’employer des grosses. Pour ceux qui ne règlent pas l’usage des sangsues d’après l’état de la maladie ou l’âge du malade, on observera qu’une sangsue de douze ans avale quatre ou cinq fois plus de sang qu’une autre de trois à quatre ans : la quantité de sang écoulé, après que les sangsues auront lâché, est à peu près dans la même proportion.
- Les sangsues qu’on n’aura point fait dégorger pourront rarement servir la même année; pour les rendre aptes à un nouvel emploi , on les saisira par la tête à l’aide d’un linge lin et on les frottera ensuite doucement de la tête à la queue ; de cette manière on fera sortir le sang peu à peu, puis on les mettra dans une cuvette remplie d’eau sucrée; on renouvelle cette eau à plusieurs reprises, et, quand la sangsue sera bien lavée, elle pourra servir de nouveau tous les trois jours, et cela pendant plusieurs années; on a même remarqué qu’elles prennent alors plus vite et qu’elles sucent plus avidement.
- Cette pratique est d’une exécution longue et difficile , lorsqu’on a à opérer sur un grand nombre de sangsues, parce que le sang sera coagulé avant que le tour de la dernière soit arrivé. Si donc on est obligé d'appliquer des sangsues à plusieurs malades à la fois, on procède de la manière suivante :
- A mesure que les sangsues lâchent, on les met dans une cuvette et on les y laisse jusqu’à ee que toutes soient tombées; on les place alors sur une assiette chauffée et couverte de carbonate de soude cristallisé et pulvérisé. Les sangsues rendent ainsi, sous de fortes contractions, la plus grande partie du sang qu’elles ont avalé; il faut les remuer souvent. Dès qu’on s’aperçoit qu’elles ont diminué de volume, on les lave dans de l’eau tiède, après quoi on les place sur une assiette et on les saupoudre de sucre, en les remuant de nouveau; on les lave une seconde fois dans une eau moins tiède où l’on a fait fondre un peu de sucre.
- En employant cette méthode, les sangsues seront moins exposées à contracter des maladies. Si néanmoins le carbonate de soude exerçait sur quelques-unes une influence nuisible, on s’en apercevrait dès le premier bain, à des rétrécissements dans quelques parties du corps; dans ce cas, il faudrait les séparer des autres.
- Les succions trop souvent répétées nuisent aux sangsues, quels que soient les soins qu’on apporte à leur traitement ; il faut donc ne les employer qu’une fois par semaine, et les faire dégorger en les frottant. Pendant l’été, on rendra la liberté aux sangsues qui ont déjà servi, et on les remplacera par celles nouvellement pêchées ; si on désire qu’elles se multiplient, on les remettra dans l’étang au mois de mars ou d’avril, et sans les faire dégorger.
- 10° Établissement de réservoirs ou étangs propres à multiplier les sang-
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- sues. Le commerce éprouvant des difficultés à s’approvisionner de sangsues et leur prix augmentant chaque année, il importe d’aviser aux moyens de les multiplier dans les pays qui en consomment une grande quantité. L’établissement de réservoirs sera, par conséquent, d’une grande utilité et d’un bénéfice assuré, surtout dans les localités où il y a beaucoup de tourbières ou d’étangs.
- On commence par choisir des tourbières ou des étangs qui ne soient pas exposés à être inondés ; l’eau qui y est amenée par des conduits souterrains , ou fournie par des sources ou par les eaux pluviales, doit conserver à peu près le même niveau. S’il en était autrement, les œufs que les sangsues déposent dans la terre humide , au-dessus de la surface de l’eau, pour que la chaleur du soleil les fasse éclore, seraient entièrement perdus; il faut avoir soin que l’eau ne traverse pas des terrains imprégnés d’oxyde de fer ou de toute autre substance minérale.
- Le terrain le plus propre à l’établissement de ces réservoirs est celui dont le fond est de l’argile douce, et dont les premières couches sont composées de sable, de terre molle ou tourbeuse et même de gazon ; la couche supérieure doit bien retenir l’eau. C’est dans des réservoirs qui se trouvent dans ces conditions que les sangsues prospèrent et montrent la plus grande fécondité ; il ne faut pas les creuser trop profondément, car il serait alors difficile d’en apercevoir le fond , et de réunir les sangsues quand on veut leur donner de la nourriture.
- L’étendue de ces réservoirs sera de 25 à 30 mètres de longueur sur autant de largeur; s’ils sont plus grands, il conviendra de former, au milieu, une petite île. où l’on nourrira les sangsues, et qui offrira l’avantage de préserver les œufs des attaques de leurs ennemis.
- L’étang où l’on veut conserver les sangsues sera mis à sec, puis débarrassé des racines des végétaux qui y croissent et des sangsues noires s’il s’en trouve; on creusera, au milieu , un enfoncement où les animaux se retireront pendant les temps de sécheresse, pour y trouver de l’eau, et où ils s’enfonceront pendant l’hiver. Le fond de l’étang sera en forme d’entonnoir à talus peu inclinés.
- La couche supérieure de la terre qui entoure l’étang sera au niveau de l’eau la plus basse, de manière à former un terre-plein de 1 ou 2 mètres de largeur, qu’on entourera d’une cloison en planches bien jointes, de 0m,75 de hauteur, qui empêche les sangsues de s’échapper en même temps qu’elle les protège contre les taupes, les musaraignes et les courtilières.
- On chargera ce terre-plein d une couche de tourbe ou de terre tourbeuse, qu’on battra un peu et où les sangsues viendront pondre leurs œufs : pour les
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- SANGSUES.
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- garantir, pendant l’été , de l’ardeur du soleil et leur procurer le repos nécessaire à l’accouplement, on y cultivera des plantes aquatiques, telles que l’acore (acorus calamus), le souci d’eau (lotonia palustris, L.), le fenouil aquatique (phellandrium aquaticum, L.), etc. Au bout de quelque temps, ces plantes occuperont le fond de l’étang et diminueront ainsi la quantité d’eau ; mais, si elles sont trop multipliées, on les enlève à l’aide de râteaux ou de crochets. Ces plantes seront placées au bord de l’étang afin que les sangsues qui s’y seraient attachées puissent redescendre dans l’eau. Un petit escalier facilitera le service et évitera d’écraser les œufs déposés dans la couche de tourbe ; à défaut d’une cloison, on plantera une haie d’épines autour de l’étang pour procurer aux animaux un abri contre le vent pendant leur accouplement, et les garantir des atteintes du bétail; une digue d’argile de 2 mét. d’élévation serait préférable.
- La construction de l’étang étant achevée, on y mettra les sangsues, qu’on choisira grosses et vieilles. Un étang de 6 à 700 mètres carrés de superficie pourra recevoir de 20 à 30,000 sangsues. Quels que soient les soins qu’on apporte à les bien nourrir, ce n’est qu’au bout de cinq ans qu’on pourra les livrer au commerce; ensuite on en pêchera, chaque année, des quantités considérables. On choisira de préférence pour la vente les sangsues de grosseur moyenne; les petites seront placées dans un autre étang, et deux ans après on les vendra avec bénéfice. Pour ne pas troubler la fécondation pendant les premiers mois de l’étéon pêchera les sangsues depuis le commencement d’août jusqu’à l’entrée de l’hiver seulement.
- Pour conserver dans un étang des sangsues de même âge , on recueillera, pendant trois ans, à la fin du mois de juillet, les œufs pondus sur le bord, et on les mettra immédiatement sur la terre tourbeuse d’un autre étang.
- \\° De la nourriture des sangsues. Les étangs dont on vient de parler contenant, en général, beaucoup plus de sangsues qu’ils n’en peuvent nourrir, on y jettera des grenouilles et des petits poissons, dont les sangsues écloses pendant l’été suceront le sang; mais cette nourriture ne suffisant pas, l’auteur conseille de prendre le sang des moutons, veaux, chèvres et autres animaux nouvellement tués, et de le faire coaguler. On répand ce sang sur des planches creusées au milieu et entourées d’un petit bord ; on les fait flotter sur l’eau après les avoir bien assujetties pour qu’elles ne s’affaissent pas sous le poids du sang et des sangsues qui y montent. Pour attirer ces animaux on répandra autour des planches un peu de sang et on troublera l’eau; aussitôt les sangsues accourent et grimpent sur les planches. Pendant l’été, cette nourriture est donnée une fois par semaine, matin et soir; mais aussitôt que la jeune couvée est éclose, au mois de septembre, on cesse de la donner, parce qu’elle ferait périr les jeunes sangsues. (D.)
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- ARTS ÉCONOMIQUES. --- TAPISSERIES.
- Rapport fait par M. Val lot , au nom du comité des arts économiques, sur les travaux de M. Rouget de l.isle, relatifs a l'art
- de la tapisserie sur canevas.
- Messieurs, nous vous avons entretenus, dans la séance du 31 mai dernier, de l’industrie à laquelle s’est livré avec succès M. Sajou; industrie formant l une des branches de l’art dont les produits sont connus généralement sous le nom de point de Berlin.
- M. Sajou ne s’est livré qu’à la seule confection des dessins qui peuvent servir à l’exécution de divers objets, tous dépendant de l’art de la tapisserie sur canevas , appliqué à une infinité de grands ou petits ouvrages de ce genre.
- M. Sajou ne s’est point donné comme inventeur de la méthode qu’il a suivie pour l’exécution de ses dessins; cette méthode était connue depuis fort longtemps , mais il s’agissait de l’employer fructueusement, et tel a été l’objet de ses recherches.
- En citant, dans la lettre d’envoi qu’il vous a adressée avec ses dessins , les personnes qui s’étaient occupées avant lui, de leur confection, il insistait particulièrement sur les services rendus à l’art dont il s’agit, par M. Rouget de Liste, qui, en effet, s’en était occupé d’une manière très-remarquable.
- Voici comment s’exprimait M. Sajou : Je ne puis m’empêcher de citer le courage et les beaux travaux de M. Rouget de Liste, élève de M. Chevreul; certes, jamais cette industrie n’avait été aussi bien attaquée, jamais aussi bonne direction ne lui avait été donnée, etc., etc. Un pareil éloge ne pouvait être mieux mérité.
- M. Rouget de Lisle, d’après les observations que sa position précédente dans les douanes lui avait suggérées, frappé des grands avantages qui résulteraient de l’introduction en France de l’industrie relative à l’art de la tapisserie sur canevas, a cherché à nous soustraire au monopole exercé jusque-là par quelques Etats du Nord.
- En conséquence, il ne s’est point borné à perfectionner,à exécuter la seule branche relative aux dessins, à leur tracé, à leur mise en couleur; il a considéré l’art de la tapisserie dans tout son ensemble, sans négliger aucune des parties dont il se compose.
- Son but, nous devons nous empresser de le dire, était non-seulement de doter notre pays d’une nouvelle et riche industrie, mais encore de garantir de la misère une classe malheureuse et qui ne peut se livrer à des travaux fatigants.
- Nous n’insisterons pas davantage sur l’importance de l’art de la tapisserie
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- TAPISSERIE.
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- sur tissu; nous vous en avons suffisamment entretenus dans notre rapport sur les dessins de M. Sajou (1); nous ajouterons seulement qu’il a fallu tous les efforts, toute l’activité, toutes les recherches et toutes les connaissances de M. Rouget de Liste pour faire apprécier les avantages d’un art considéré pendant longtemps, dans le commerce, comme article très-secondaire d’ameublement et de luxe.
- M. Rouget de Liste, avons-nous dit, a considéré fart de la tapisserie dans son ensemble; cet art, en effet, ne consiste pas seulement à composer et à confectionner les modèles, à former manuellement, à l’aide de l’aiguille , un dessin quelconque en couleur sur canevas ou étoffes, avec différentes matières colorées, mais encore il exige de la part du fabricant la connaissance raisonnée des laines, des soies, de leur aptitude à prendre telle ou telle teinture, à subir telle ou telle préparation , à couvrir entièrement le tissu, à fournir enfin aux exigences d’un travail déterminé.
- La fabrication de la tapisserie exige en outre la connaissance des dessins, des couleurs, l’art et legoût de les assortir toutes, l’aptitude enfin des choses nouvelles, et des moyens de les exécuter d’une manière agréable à l’œil et surtout économique. *
- Telles sont les conditions principales que M. Rouget de Liste s’était proposé de remplir :Ventreprise était vaste , elle exigeait, pour sa réussite, de très-grands sacrifices d’argent; elle exigeait de plus des études longues et suivies, de nombreuses expériences, une foule de démarches et de peines. Ii n’a reculé devant aucune de ces conditions ; mais il fallait vaincre des habitudes et des préjugés fortement enracinés, résister aux détracteurs toujours jaloux de toute espèce de mérite et de bien-être dans les autres; il fallait même persuader les personnes intéressées au succès d’une entreprise du profit qu’elles sont appelées à en retirer, etc. ; tous obstacles auxquels il était difficile de résister et contre lesquels M. Rouget de Liste a eu à lutter pendant sept années.
- Nous avons visité ses ateliers, nous avons examiné les produits de sa fabrication, notamment le beau meuble et les tapisseries de M. Tardivauoc, rue du Faubourg-Poissonnière. M. Rouget de Liste nous a fait voir ses divers instruments de composition et de fabrication, et nous a expliqué, jusque dans les plus petits détails, ses moyens d’exécution : tous nous ont paru fort ingénieux; mais, dans l’intérêt de M. de Liste, nous avons éprouvé de vifs regrets de ce que, livré à ses propres forces, il n’a pas pu retirer de ses fructueuses recherches, de ses nombreux perfectionnements tout le profit qu il avait
- (1) Yovez Bulletin de la Société, juin 1843, p. 241. Quarante-deuxième année. Décembre 1843.
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- ARTS ÉCONOMIQUES. --- TAPISSERIE.
- droit d’en attendre. Cependant les efforts et les sacrifices de M. Rouget de Lisle ne sont pas perdus pour la France; ce qui est au-dessus des forces d’un seul de cultiver avec fruit un champ trop étendu, après l’avoir entièrement défriché, plusieurs peuvent y parvenir. C’est ainsi que déjà nous avons vu un industriel, M. Sajou, exploiter avec succès la branche du dessin, la clef pour ainsi dire de l’œuvre complète. Nous avons tout lieu d’espérer qu’il en sera de même, lorsque la fabrication des canevas et des tissus, lorsque la filature des laines , des soies, la plus convenable à la tapisserie, lorsque les impressions , les teintures formeront autant de branches spéciales de l’art, de la tapisserie sur tissus ; alors cette industrie ne pourra .que prospérer et devenir aussi profitable à la France qu’elle l’est à l’étranger.
- En résumé, l’art de la tapisserie sur tissus et à l’aiguille a été considéré pendant longtemps, dans le commerce , comme un article très-secondaire d’ameublement et de luxe; mais, depuis le commencement de ce siècle, cet art a donné lieu à une industrie considérable en Prusse et dans quelques États de l’Allemagne, où l’on s’est spécialement livré à la fabrication des dessins qui servent à la confection des différents objets dépendants de l’art de la tapisserie. Une pareille industrie devenait précieuse pour la France : M. Rouget de Lisle l’a parfaitement senti. Il a cherché avec ardeur et avec un entier dévouement les moyens de vaincre les difficultés, à rendre faciles et à perfectionner toutes les opérations qui dépendent de cet art.
- Nous ne pouvons donc nous refuser de reconnaître que c’est principalement à ses connaissances et à ses talents qu’une impulsion sérieuse a été donnée à l’art de la tapisserie ; nous ne pouvons qu’applaudir à ses efforts, sous le rapport précieux d’une philanthropie éclairée, pour procurer, par un de ces travaux assez rares que la mécanique n’a point encore envahis, une modeste existence à une classe laborieuse, nombreuse et la plus malheureuse de la société.
- Votre comité est en conséquence d’avis de témoigner votre satisfaction à M. Rouget de Lisle, par l’insertion du présent rapport dans votre Bulletin, et de recommander cet estimable fabricant à MM. les ministres du commerce et de l’intérieur, auxquels appartient la noble tâche de venir au secours des artistes qui, comme M. Rouget de Lisle, se sont livrés, avec de grands efforts, avec persévérance et avec talent, à l’exploitation de toute espèce d’industrie, de nature à répandre en France et à procurer aux travailleurs de nouveaux moyens d’occupations utiles et faciles.
- Signé Vallot, rapporteur.
- Approuvé en séance, le 27 décembre 1843.
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- NOTICES INDUSTRIELLES
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- extraites de diverses publications périodiques françaises et étrangères.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Sur l’électricité développée par la vapeur; par M. Faraday.
- L’auteur démontre que le dégagement de l’électricité qui accompagne l’expansion de la vapeur rentre dans le cas du développement de l’électricité par frottement : il s’est assuré qu’elle n’est jamais provoquée par le passage de la vapeur seule, mais qu’elle ne se manifeste qu’autant qu’il se trouve de l’eau mêlée avec la vapeur; il conclut de ce fait que l’électricité est produite par le frottement des globules d’eau coqlre les parois du canal ou contre les substances qui s’opposent à leur sortie quand elles sont rapidement entraînées par ce courant de vapeur. Aussi le dégagement d’électricité devient-il plus intense lorsqu’on augmente la pression et la force de projection de la vapeur. L’effet immédiat du frottement est de rendre la vapeur ou l’eau positive et les solides négatifs.
- La chaleur qui empêche la condensation de la vapeur ne s’oppose pas au développement de l’électricité, qui se manifeste promptement lorsqu’on refroidit le canal d’une manière suffisante pour obtenir la condensation ; le développement de l’électricité dépend aussi de la qualité du fluide en mouvement, relativement surtout à la faculté conductrice. L’eau ne développe pas d’électricité, à moins qu’elle ne soit pure. ( Bulletin du musée industriel de Bruxelles, par M. Jobard, 3e liv., 1843.)
- Fabrication du tournesol en drapeaux,• par M. Joly.
- Les chiffons désignés dans le commerce sous le nom de drapeaux du Graud-Gal-largues, tournesol en drapeaux, doivent la couleur qui les distingue au suc de la mo-relle (chrozophora tinctorià).
- Le lendemain du jour où l’on a recueilli la plante, ou la soumet pendant un quart d’heure ou 20 minutes à l’action d’une meule verticale qui tourne dans une auge circulaire à parois évasées ; quand la plante est suffisamment triturée, on la place dans des cabas formés de joncs tressés. On porte ces cabas au pressoir et l’on reçoit le suc dans un grand vase. Ce suc paraît d’un vert foncé, presque bleu, et devient très-visqueux lorsque l’eau qu’il contenait est en partie évaporée. Le marc qui l’a fourni est ensuite retiré du cabas, émietté, mélangé avec une quantité d’urine égale à la moitié du suc présumé qu’il peut encore contenir et soumis de nouveau à l’action du pressoir.
- On verse une certaine quantité de suc dans un baquet et on y trempe des lambeaux de toile d’emballage très-grossière; on les imbibe du suc en les froissant ; quand la liqueur a pénétré d’une manière égale dans toutes les mailles du tissu, on cesse de pétrir et ou porte à l’étalage les chiffons ainsi préparés, dans un endroit exposé au soleil et au vent, afin de les faire sécher le plus promptement possible.
- On expose ensuite les drapeaux sur ce qu’on appelle Valuminadou , qui n’est autre chose qu’une couche de fumier de cheval, qui a subi un commencement de fermentation, et développe par conséquent un certain degré de chaleur et d’abondantes vapeurs
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- ammoniacales; on répaud par-dessus quelques poignées de paille fraîche et hachée, et sur cette paille on étend les chiffons qu’on recouvre d’une couche de paille ou d’un drap grossier, afin de concentrer la vapeur du fumier : il suffit de les laisser ainsi pendant une heure ou une heure et demie, en ayant soin de les retourner de temps en temps. \
- Les chiffons ainsi préparés sont souples, moites et d’un bleu magnifique : il paraît que l’usage en est borné à donner aux croûtes des fromages de Hollande cette teinte rouge qui les distingue; il suffit pour cela de tremper le fromage dans un baquet d’eau bleuie par les chiffons et de les en retirer presque aussitôt pour les faire sécher. (Ann. de chimie, t. 6.)
- Sur la glu marine de M. Jeffery.
- Nous avons donné, p. 93 du Bulletin de mars dernier, la composition d’une colle proposée par M. Jeffery pour réunir des pièces de bois employées dans les constructions navales. • # -
- Des expériences récemment faites en Angleterre et à Cherbourg, dans le but de s’assurer de la force adhésive de cette substance, ont constaté qu’elle réunit en effet les propriétés que l’auteur lui attribue, qu’elle est plus solide que les fibres du bois de sapin sur lequel on l’a employée, qu’elle forme un excellent enduit hydrofuge et peut ser-virau calfatage des navires.
- M. Brunei, ingénieur du tunnel de Londres, déclare s’être servi avec beaucoup de succès de la glu marine dans une partie des voûtes du tunnel , et avoir soumis aux épreuves les plus rigoureuses divers objets réunis par celte substance dans le but d’en opérer la disjonction.
- Dans les expériences faites à l’arsenal de Woolwich, plusieurs obus ont été tirés contre une pièce de bois formée de deux parties réunies par la glu marine; un coup avant porté sur le milieu même du joint, le bois a été déchiré en tout sens, sans qu’il y ait eu séparation dans les points de jonction.
- L’amirauté anglaise s’est également convaincue que la glu marine est propre à assembler solidemeut et économiquement les diverses pièces dont se composent les mâts des vaisseaux de guerre.
- A Cherbourg les mêmes résultats ont été obtenus; un mât scié en quatre parties et recollé a été soumis aux plus fortes flexions jusqu’à rompre, sans qu’on ait remarqué aucun déplacement dans les parties collées (1). (Bibl. unir., septembre 1843.)
- Sur Vhuile de maïs.
- On fabrique aux Etats-Unis une liqueur fermentée avec la farine de maïs et d’autres graines. Depuis quelques années les fabricants se sont aperçus que, lorsqu’on employait dans ce but le maïs seul, sans le mélanger avec du seigle, comme c’est la
- (î) Un établissement vient d’être formé récemment à Paris, rue Lafiyette, 61, pour la préparation de cette colle, par M. Lakeman, qui a pris, le 2 décembre 1842, un brevet d’importation de 15 ans.
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- pratique ordinaire , on obtenait une huile grasse qui" vient surnager à la surface des cuves de fermentation, et se retrouve mêlée à l’écume. On l’enlève et on la laisse déposer ; elle se clarifie, on la décante et elle devient immédiatement propre à l’usage. Elle est limpide, a une teinte jaune d’or légère, et n’a ni mauvais goût ni mauvaise odeur ; elle est très-bonne à brûler dans les lampes, et peut être aussi utilement employée à graisser les machines (1). (Bibl. univ., septembre 1843.)
- Sur Vemploi de Vinjection de la vapeur d’eau dans les fourneaux; par M. Fyfe.
- L’auteur a trouvé que, dans les appareils les mieux construits, une livre de houille d’Écosse pouvait évaporer 6,6 livres d’eau à 0°; M. Parkes a trouvé 8,68 livres d’eau à 0° pour chaque livre de houille de Newcastle de la meilleure qualité -, mais, si tout le carbone fixe et tout le gaz inflammable que contient la houille étaient consumés, uue livre devrait pouvoir évaporer 9,34 livres d’eau à 0°.
- Un des moyens proposés pour diminuer la perte de chaleur dégagéepar un combustible est l’introduction de la vapeur d’eau dans l’appareil caléfacleur : on l’introduisait jusqu’ici à travers le combustible enflammé ; M- Ivison, d’Edimbourg, la fait passer au-dessus, et par ce moyen non-seulement le pouvoir évaporateur est augmenté, mais encore on obtient la complète destruction de la fumée (2).
- M. Fyfe s’est livré à des expériences sur ce nouveau mode de chauffage. L’appareil pour l’introduction de la vapeur d’eau dans le fourneau consistait en un tube de 0m,014 de diamètre, dont l’extrémité taillée en éventail projetait la vapeur dans la partie supérieure du fourneau là où se dégageaient la flamme et les produits gazeux de. la combustion, c’est-à-dire au-dessus du combustible. L’accès de l’air a été laissé libre par une porte ou des trous placés tout près du tube qui introduit la vapeur. Le tube était garni d’un robinet pour régler la quantité de vapeur nécessaire. Le fourneau était de construction ordinaire, la chaudière était cylindrique, de 5m,500 de long et de 0m,980 de diamètre. .
- Lorsqu’on introduisait la vapeur, la partie supérieure du fourneau occupée par la flamme et par les produits gazeux de la combustion présentait un aspect tout particulier ; la fumée disparaissait, la flamme devenait plus brillante et la chaleur paraissait plus intense. S’il se dégageait de la fumée à la partie supérieure de la cheminée, elle disparaissait à l’instant et l’on n’en voyait plus tant que le jet de vapeur continuait. En même temps la suie qui se formait à la surface inférieure de la chaudière lut immédiatement détruite et le métal redevint, brillant. Il résulte des expériences de •l’auteur que pour chaque livre de houille d’Écosse la quantité d’eau à 0° évaporée a été de 10,76 livres. La consommation de la houille a été en moyenne de 537 livres pendant 5 heures et demie; mais, lorsqu’on arrêtait l’admission de la vapeur, il en ‘allait 812 livres dans le même temps, ce qui constitue en faveur du nouveau système une économie de 34 pour 100.
- (1) D’après les expériences de M. Payen, le maïs contient de 7 1/2 à 9 pour 100 d’huile.
- (2) Voyez la description de ce procédé, Bulletin de la Société, 38* année (1839), p. 59.
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- NOTICES INDUSTRIELLES.
- Quelques précautions sont nécessaires pour obtenir ce résultat : dés que la vapeur est introduite dans le fourneau, on remarque que l’entrée de l’air par le cendrier cesse ; si l’on ne supplée pas à ce défaut par des trous ou par une porte placée près du tube, la combustion est incomplète par manque d’une suffisante proportion d’air. D’un autre côté, par l’admission de la vapeur dans le fourneau, le tirage est fort accru, et, lorsque la cheminée est élevée, la chaleur produite par la combustion est si rapidement entraînée, que la chaudière n’a pas le temps de se l’approprier. Pour remédier à ces inconvénients, il faut abaisser les cheminées ou même les supprimer entièrement, ou refroidir le canal par des ouvertures pratiquées à sa base et par lesquelles on fait arriver Pair froid. Enfin il est important que le nouveau combustible, introduit dans le foyer à mesure de la consommation, le soit dans la partie supérieure, afin que les produits volatiles dégagés se trouvent en contact avec la vapeur d’eau et Pair atmosphérique.
- La consommation de la vapeur d’alimentation du fourneau s’est élevée à 4 pour 100 de la quantité totale de vapeur générée dans la chaudière. Les barreaux de la grille sont moins corrodés par l’usage de la vapeur que lorsque Pair, passant dans le combustible en s’introduisant par le cendrier, rend la combustion plus active autour d’eux et en augmente ainsi l’oxydation. (Bibl.univ., novembre 1842.)
- AGRICULTURE.
- Emploi de Vengrais liquide et des sels ammoniacaux pour fertiliser diverses cultures,-
- par M. Schattenmann.
- Nous avons fait connaître, p. 55 du Bulletin de la Société, année 1842, les résultats des premiers essais entrepris par l’auteur pour déterminer le rôle que joue l’ammoniaque dans la végétation.
- Ces essais, qui ont été renouvelés pendant les mois d’avril et de mai dernier, avaient pour objet 1° de rechercher quelle doit être la force des dissolutions des sels ammoniacaux ; 2« de trouver la quantité convenable de cette dissolution pour fertiliser diverses cultures.
- Des dissolutions de sulfate d’ammoniaque, d’hydrochlorate d’ammoniaque et de phosphate d’ammoniaque de 1 et 2 degrés de force d’après l’aréomètre de Baumè, répandues sur des prés, des champs de froment, d’orge et d’avoine, à raison de 2, 4 et 6 litres par mètre carré, ont produit, au bout de quinze jours, et même avant, une végétation d’autant plus active que les dissolulions employées étaient plus fortes en degrés ou en quantité. L’auteur s’est arrêté à la dissolution de 1 degré de force et à la quantité de 2 litres par mètre carré de surface, comme étant suffisants pour fertiliser les champs et les prés. L’action de l’hydrochlorate d’ammoniaque a paru plus forte que celle du phosphate et du sulfate.
- Des plantes potagères arrosées, pendant qu’elles étaient en pleine végétation , avec des dissolulions de sels ammoniacaux et des eaux de fosses d’aisances de 1 degré, ont parfaitement prospéré-, ces dissolutions n’ont produit aucun effet sur la luzerne et sur le trèfle, mais elles ont donné des résultats avantageux sur les prés naturels, quand elles ont été répandues dès que la végétation devenait active. Ainsi, par exemple, l’au-
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- leur a récolté, sur la partie d’une prairie haute et sèche, arrosée avec 2 litres de sulfate d’ammoniaque de 1 degré par mètre carré, 89 kilog. de foin par are, tandis qu’à côté l’are n’a donné que 51 kilog.
- Les sels ammoniacaux paraissent exercer sur le froment une influence plus sensible que sur les herbes ; mais il ne faut pas les employer à trop forte dose, parce qu’ils provoqueraient une végétation trop vigoureuse et produiraient moins de grain et plus de paille que les parties non arrosées.
- La végétation des orges et des avoines plantées dans un bon terrain arrosé avec une dissolution de sels ammoniacaux a été tellement active, que, ne pouvant espérer que ces plantes arrivassent à maturité, l’auteur a dû les couper vertes.
- Deux kilogrammes de sulfate et d’hydrochlorate d’ammoniaque cristallisés suffisent pour saturer 100 litres d’eau ; l’hectolitre de cette dissolution coûte 1 fr. 20 au prix commercial de 60 c. le kilog. de ces sels. En employant 1 litre par mètre carré, il faudrait 100 hectolitres pour fertiliser 1 hectare de froment ; la dépense serait donc de 120 fr.
- Les sels ammoniacaux étant très solubles, on peut facilement les faire dissoudre à froid sur le lieu même de leur emploi, s’il y a de l’eau.
- Les urines, les eaux des fosses à fumier et les eaux des usines à gaz pour l’éclairage, en les saturant, soit avec de l’acide sulfurique ou hydrochlorique, soit avec du sulfate de fer, fournissent des eaux ammoniacales à très-bon marché, qui pourront être utilisées avec beaucoup d’avantage et qui se perdent aujourd’hui.
- L’engrais liquide offre l’avantage de pouvoir en régler la force et l’emploi en dose convenable, en temps opportun pour fertiliser la culture d’une seule année ; on est ainsi maître de la distribuer dans une juste mesure. {Acad, des sc., 13 novemb. 1843.)
- Compression des champs de froment et des près avec le rouleau des chaussées ; par
- le même.
- Au mois d’octobre 1842, l’auteur a fait passer une seule fois son rouleau compresseur de 1 mèt. 30 de longueur et de 1 mèt. 30 de diamètre, et du poids de 3,100 kilogrammes, sur un champ de froment de 230 ares, de médiocre qualité. Le froment était levé, et la compression a été uniforme et complète. Dans cette opération l’auteur a eu en vue de comprimer le sol pour empêcher qu’il ne contracte trop d’humidité ; il a pensé de plus que la compression du terrain conserverait mieux l’humidité pendant la belle saison et que les racines mieux affermies dans le sol pousseraient des tiges plus vigoureuses.1 Ses prévisions se sont réalisées; le champ est demeuré uniformément garni, la plante s’est bien développée au printemps et est restée constamment belle jusqu’à la récolte.
- Les 230 ares ainsi roulés ont produit 7,750 litres de froment et 12,202 kilogram. de paille, soit par hectare 3,366 litres de froment et 5,305 kilog. de paille.
- M. Schattenmann estime que la compression a augmenté le produit de son champ d’un quart : il se sert aussi avec succès du rouleau des chaussées pour comprimer ses prés au printemps ; un seul passage suffit pour produire un tassement convenable
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- utile à la végétation de l’herbe, et pour obtenir une surface plane facile à faucher ras. [Académiedes sciences, 13 novembre 1843.)
- Nouvelle machine à battre le blë;par M. Ransome, d’Jpswich.
- Dans cette machine , qui est déposée au Conservatoire des arts et métiers, l’auteur a cherché à éviter les cylindres alimentaires et à faire passer la paille à travers l’appareil comme on l’a fait jusqu’ici dans toutes les machines en usage. 11 donne au tambour batteur 0m,48 de diamètre et le compose de quatre battes placées parallèlement sur des bras en équerre montés sur un arbre en fer carré auquel il fait faire plus de huit cents tours par minute ; ces battes, qui ont 0m,80 de longueur, frappent ainsi plus de trois mille fois dans ce court espace de temps, ou cinquante fois par seconde. Pour arriver à celte excessive vitesse, il emploie des engrenages assez multipliés qui compliquent le mécanisme.
- Les battes frappent en remontant -, un homme assis sur une chaise placée en tête de la machine étend les gerbes de blé sur une table très-inclinée, en les présentant du côte des épis, et serre la paille le plus possible par une barre sur laquelle il doit appuyer fortement^
- Le tambour est surmonté d’un couvercle qui l’enveloppe sur 1;6 de sa circonférence et qui, à l’intérieur, est garni de dents angulaires en fonte de peu de saillie. Sur le prolongement du couvercle et toujours autour du tambour est une enveloppe fixe demi-circulaire formée de barres de bois et de fil de fer qui laissent entre eux un espace libre pour donner issue aux pailles légères qui se détachent des épis pendant l’opération avec d’autant plus de facilité que le tambour produit ici l’effet d’un ventilateur. (Publ. indust. de M. Armengaud, 3e vol., 4ë livr.)
- Description d’une machine à couper la paille , le foin et autres matières végétales ,•
- par M. Gardner.
- Cette machine se distingue des hache-paille ordinaires par la simplicité et la solidité de sa construction, et par la rapidité avec laquelle elle opère la section des matières soumises à son action ; cette section se fait le plus près possible du centre de mouvement des couteaux, de bas en haut pour l’un des côtés, et de haut en bas pour l’autre. La paille, saisie par des cylindres alimentaires cannelés, et sans avoir besoin d’être pressée , traverse des cadres carrés en fer où elle se trouve emprisonnée ; la longueur de la coupe est réglée par un simple changement d’engrenage.
- Explication des fig. de lapl. 914.
- Fig. 1. Élévation longitudinale de la machine; une partie de l’axe des couteaux est enlevée afin de faire mieux comprendre les autres pièces du mécanisme.
- Fig. 2. La machine, vue en plan.
- Fig. 3. Élévation, vue par devant, au niveau des couteaux.
- Fig. 4. Le double cadre en fer dans lequel s’engage la paille, vu de face.
- Fig. 5. Le même, vu en plan , avec une partie de l’arbre des couteaux.
- F4g. 6. Le cadre et les cylindres alimentaires, vus de profil.
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- PROCES-VERBAUX.
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- Fig. 7. Élévation latérale du cadre.
- Fig. 8. Les quatre rouleaux cannelés alimentaires entre lesquels la paille est prise, vus de face, avec les engrenages qui les font tourner.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les figures.
- aa, bâti qui supporte la machine, b, caisse qui reçoit la paille; elle est divisée par une cloison c en deux compartiments, dans l’intervalle desquels passe l’arbre d des couteaux ; sur cet arbre est fixée une vis sans fin e qui engrène dans des pignons f, f, à denture oblique, et sur Taxe de ces pignons sont montés les rouleaux alimentaires g, g, au nombre de quatre, deux pour chaque cadre. En remplaçant la vis sans fin par une autre à pas plus ou moins obliques , on peut faire varier la longueur de la coupe.
- Sur l’arbre d tournant dans des coussinets d’, d', est fixé un volant h portant une manivelle i qui imprime le mouvement aux diverses parties de la machine.
- j, jj armatures munies de lames tranchantes courbes, au nombre de trois, qui entament la paille par leur talon, et opèrent une section régulière et nette qui a lieu de bas en haut pour le cadre de gauche, et de haut en bas pour celui de droite, fig. 3 ; elles font deux coupes pour chaque révolution de l’arbre d auquel on peut adapter un plus ou moins grand nombre de couteaux.
- k, k, deux cadres carrés en fer à travers lesquels passent la paille ou le foin qui leur sont fournis par les rouleaux alimentaires g, g.
- Au lieu d’un simple équipage de couteaux on peut en avoir deux, ainsique le montre la fig. 9, qui les représente montés sur un bâti de plus forte dimension. Sur l’axe du milieu d qui fait tourner les rouleaux alimentaires, est fixée une roue dentée l qui engrène dans les roues m, m que portent les axes d", d" des équipages des couteauxj, j.
- Dans ce système, les cadres, fig. 10, sont munis de deux coussinets n, n pour recevoir l’extrémité des axes d".
- Les rouleaux alimentaires g, g sont cannelés, afin de pouvoir mieux saisir et entraîner la paille qui passe entre eux et l’engager dans les cadres Æ, k. ( Repertory of patent inventions, juillet 1843.)
- Extrait des proces-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société d'encouragement.
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- Séance du 29 novembre 1843.
- Objets présentés. M. Richard (Félix), mécanicien, à Lyon , soumet à l’examen de la Société une machine à brocher les étoffes de soie, laine et coton en nombre de lacs ou couleurs indéterminés, suivant le diamètre des rondelles composant le chemin.
- M. Robine, rue de l’Arcade, 33, ayant apporté de nouveaux perfectionnements dans sa fabrication de biscuits de gluten, dépose deux échantillons de ce biscuit.
- M. Houyot aîné, à Lille (Nord), appelle l’attention de la Société sur sa fabrique de légumes décortiqués.
- Quarante-deuxième année. Décembre 1843.
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- M. Kopczynski, aux Batignolles-Monceaux, présente un mémoire sur le poêle polonais.
- Sont déposés sur le bureau les ouvrages suivants :
- 1° /Jnnales des mines, h* série, 1 Ie livraison ;
- 2° Bulletin du musée de l’industrie de Bruxelles , publié par M. Jobard, 3e livraison, 1843;
- 3° Essai sur les huiles, notice explicative pour l’emploi de l’oléomètre à froid, par M. Lefèvre, à Amiens.
- Rapports des comités. Au nom du comité des arts chimiques, M. Payen expose les motifs qui ont fait désirer au comité, dans les questions qui lui sont soumises, l’utile coopération de M. Balard, professeur à la faculté des sciences, et de M. Cahours, répétiteur à l’école polytechnique ; il propose, en conséquence, de les nommer membres adjoints.
- Cette proposition est prise en considération. Le conseil invite le comité à lui présenter, dans la prochaine séance, les titres de ces candidats.
- Au nom de la commission des fonds et de celle du Bulletin, M. Michelin lit un rapport sur la proposition d’échange du Bulletin avec les Mémoires de l’association industrielle de la basse Autriche.
- M. le rapporteur rappelle que la Société d’encouragement avait, dès son origine, compris l'importance qu’elle devait attacher à la marche de l’industrie étrangère, soit en réunissant les publications qui lui ont paru offrir de l’intérêt, soit par le choix de ses correspondants; il fait connaître les hases sur lesquelles est établie l’association industrielle de la basse Autriche, d’après le compte que M. le rédacteur du Bulletin a rendu de ses travaux.
- Cette association ayant exprimé ledésir d’échanger ses publications contre le Bulletin, des commissions réunies ont pensé que la Société ferait une chose utile en accueillant cette demande. Elles ne doutent pas que les relations qui s’établiront entre les deux Sociétés ne deviennent profitables à l’industrie de la France et de l’Autriche.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
- Communications. M. Gaultier de Claubry présente un manomètre hyperbolique en verre, imaginé par M. A. Delavelaye, appareil qui lui a été confié par M. Jobard, directeur du musée de l'industrie, à Bruxelles. 11 donne la description de cet instrument et en fait connaître l’usage. M. Gaultier de Claubry pense que cet instrument est digne de fixer l’attention de la Société.
- Le conseil, après avoir entendu les observations de M. Payen, considérant qu'il serait utile de faire connaître les diverses constructions de manomètres, charge le comité des arts mécaniques d’en faire l’objet d’un rapport. M. Baclin est invité à recueillir les documents sur cet objet et à les communiquer au comité.
- M. Jomard donne lecture d’une note sur le chemin de fer du Nord ; il rappelle que, dès le mois de novembre 1836, il a fait connaître l’étonnement où l’on était à Bruxelles de la lenteur que l’on mettait à réaliser le projet déjà ancien de ce chemin.
- M. Jomard énumère les avantages dont la France a été privée par la non-exécution
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- de celte voie de communication , et ajoute que, s’il n’est pas possible de réparer le temps perdu, il faut du moins tirer du passé quelque utile leçon. Il exprime le vœu qu’on mette aujourd’hui autant d’activité dans l’exécution qu’on a apporté de maturité dans la délibération. Il en résultera que nos voisins d’oulre-mer y trouveront une voie rapide pour arriver à la capitale, et que l’établissement de ce chemin hâtera celui de la ligne du midi de la France.
- M. le président remercie M. Jomard de cette communication, qui sera publiée dans le Bulletin.
- Le même membre ayant pris connaissance de la nomenclature chronologique des instruments h calcul, qui se trouve à la suite du rapport sur la machine de M. Roth, propose de remplir quelques lacunes qu’il y a remarquées.
- M. Théod. Olivier fait observer qu’en proposant de publier la nomenclature donnée par M. Roth, le comité ne l’avait point jugée complète, et que les renseignements donnés par M. Jomard rendront celle nomenclature plus utile.
- M. Olivier saisit cette occasion pour signaler un travail remarquable de M. Lalanne sur la substitution de plans topographiques à des tables numériques à double entrée; sur un nouveau mode de transformation des coordonnées et sur ses applications à ce système de tables topographiques. Il a l’intention d’engager cet ingénieur à adresser à la Société un mémoire sur cet objet.
- M. Laignel entretient le conseil des applications qu’il a faites de la théorie du cerf-volant à la navigation et au sondage. Il cherche à démontrer qu’elle est la base de systèmes et des faits inconnus et propres à produire des résultats d’un grand intérêt.
- Le conseil charge le comité des arts mécaniques d’examiner le mémoire de M. Laignel.
- M. de Colmont appelle l’attention du conseil sur une question qui intéresse à un haut degré notre commerce et notre industrie ; elle est relative aux fraudes et falsifications qui se commettent. Il rappelle succinctement les moyens qui ont été employés ou proposés pour remédier k cet abus, et il pense que le conseil ferait une chose utile en chargeant une commission spéciale de rechercher les moyens de prévenir et réprimer les altérations qu’on fait éprouver aux matières premières, et aux produits fabriqués de toute nature.
- M. Chevallier appuie la proposition par le motif qu’il est peu de produits dans lesquels on ne puisse signaler l’introduction de matières étrangères. Pour en citer quelques exemples, M. Chevallier annonce qu’on a saisi de la farine dans laquelle on avait introduit 7 à 10 pour 100 d’albâtre; que du thé recueilli par suite d’un sauvetage a été reconnu avoir été verdi avec de l’indigo et du chromate de plomb, etc.
- M. Dumas observe que ce travail présentera de nombreuses difficultés , et que la commission, après avoir posé les bases de ses recherches et de ses investigations, jugera peut-être devoir proposer des prix dont les programmes devront être élaborés avec beaucoup de soin.
- Le conseil prend ia proposition de M. de Colmont en considération, et la renvoie à l’examen d’une commission spéciale composée d’un membre nommé par chaque
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- PROCÈS-VERBAUX.
- comité, et du comité de commerce, qui examinera ce que la Société devra faire pour arriver à la répression des fraudes qui se commettent dans le commerce et dans l'industrie.
- Séance du 13 décembre 1843.
- Correspondance. M. le ministre de l’agriculture et du commerce adresse, pour être déposés dans la bibliothèque de la Société, deux exemplaires du 49e volume des brevets d’invention dont la durée est expirée.
- M. René du Colombier, rue de la Pépinière, appelle l’attention de la Société sur un projet tendant à prévenir les accidents qui peuvent résulter, pour les voyageurs, du déraillement de la locomotive et du tender.
- Objets présentés. M. Pellerin , rue Meslay, 58, présente divers perfectionnements qu’il a apportés à l’instrument de musique nommé mèlophone-,
- M. Contamin , rue Salle-au-Comte, 14, un tabouret pour les pianistes et un fauteuil rotatif 5
- M. André 3 rue Neuve - Sain t-Merri, 6, une machine pour la fabrication des papiers épispastiques à l’usage des pharmaciens ;
- MM. Laville et Voumaroux, rue Simon-le-Franc, 8, des chapeaux en feutre teints par un nouveau procédé ;
- M. Rouget de Lisle, des épreuves imprimées directement et par transport sur papier, bois, tissus, à l’aide de planches de zinc, afin de corroborer ses preuves et ses titres à la solution du problème de l’impression zincographique.
- Les ouvrages suivants sont déposés sur le bureau :
- 1° Annales de la Société d’agriculture de Turin , pour les années 1841 et 1842 ;
- 2° Compte rendu des travaux du comité de Vunion des constructeurs, du 1er août 1841 au 1er août 1843 ;
- 3° Annales de la Société d’horticulture , novembre 1843 ;
- 4° Annales de l’agriculture française, décembre 1843;
- 5° Le 1er numéro de l'Union, bulletin des ouvriers, rédigé et publié par eux-mêmes -,
- 6° Le numéro 20 d’un journal intitulé, les Intérêts matériels.
- M. de Colmont rappelle que dans la dernière séance le conseil a renvoyé à une commission spéciale la proposition qu’il a faite de rechercher les moyens propres à prévenir et à réprimer les fraudes qui se commettent dans le commerce et l’industrie -, que celte commission devait être composée d’un membre nommé par chaque comité, et du comité de commerce tout entier, mais que cette décision n’a point encore reçu d’exécution.
- M. le président fait observer que les comités se sont réunis aux jours où le plus grand nombre de leurs membres pouvaient être présents; qu’ils ont délibéré sur la proposition de M. de Colmont, et qu’ils ont ensuite procédé à la nomination des membres de la commission spéciale.
- Rapports des comités. M. Payen expose, au nom du comité des arts chimiques, les titres de MM. Balard et Cahours, proposés comme membres adjoints de ce comité.
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- PROCÈS-VERBAUX.
- 569
- Au nom du comité des arts économiques, M. Gourlier lit, pour M. Dizé, un rapport sur la cafetière à siphon concentrique présentée par M. Melin, ferblantier.
- Le comité propose d’adresser des remercîments à l’auteur, et d’insérer le rapport au Bulletin, avec la gravure de l’appareil. ( Approuvé. )
- Au nom du même comité, M. Silvestre fils lit un rapport sur les mosaïques en relief de M. Theret.
- Le comité propose de remercier l’auteur de sa communication, d’insérer le rapport au Bulletin, et d’en adresser des copies à MM. les ministres de l’intérieur, de l’agriculture et du commerce, ainsi qu’à M. l’intendant général et de la liste civile, afin d’appeler leur attention sur une fabrication qui, considérée sous un point de vue général , mérite d’être importée en France et d’y exciter tout l’intérêt du gouvernement.
- M. Jomard pense qu’il conviendrait de transmettre une ampliation du rapport à M. le ministre des travaux publics. Il rappelle les travaux de ce genre qui ont été exécutés en France par M. Belloni, et cite les mosaïques recueillies en Algérie, et les échantillons qui font partie de plusieurs musées; il ajoute qu’il a vu à Florence des tables en mosaïque en relief, d’un prix très-élevé.
- Cette dernière proposition est approuvée. M. Jomard est invité à rédiger une note sur l’avantage qu’il y aurait d’encourager la confection et la restauration des grandes mosaïques, pour l’ornement et la décoration des monuments.
- M. de Colmont ajoute qu’il a vu à Munich des mosaïques exécutées par des procédés mécaniques.
- Le conseil approuve le rapport et en adopte les conclusions.
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- ( 570 )
- LISTE
- des Membres de la Société admis pendant l’année i843.
- MM.
- Barrai, ancien elève de l’écoie polytechnique, professeurde chimie, passage Sainte-Marie, 8.
- Barruel-Beauuert (le vicomte de), directeur de cultures, membre correspondant de plusieurs Sociétés savantes, à Grenade (Amérique).
- Béranger, balancier-ajusteur , à Lyon (Rhône).
- Bonnet, fabricant de mesures linéaires, rue Grenetat, 16.
- Boudier et comp., négociants, rue Neuve-Vi-vienne, 26.
- Bourgeois, fabricant de poids métriques à la mécanique, quai Jemmapes, 202.
- Brunton, directeur de la compagnie française d’eclairage par le gaz, rue du Houssave, 5.
- Chauffard, pharmacien , au Havre ( Seine-Inférieure).
- Codrosy {de), inspecteur des finances, rue du 29 Juillet, 4-
- Costes , à l’ecole des mines de Saint-Étienne (Loire).
- Dunkere , chez M. Rcnouard, rue de Tour-non, 8.
- Durand ( Adolphe-Nicolas ), fabricant d’agates, bois et marbres, a la main, rue de Charen-ton, 111 bis.
- Duval, chimiste, boulevard Beaumarchais, 57.
- Engelmann fiis, lithographe, cité Bergère, 7.
- Gastine-Renette , armurier, rond-point des Champs-Elysées , 1.
- Gautier (0.(§), pair de France, sous-gouverneur de la banque de France, rue de la Vril-lière, 3.
- Gontaut (le vicomte de), rue Saint-Dominique, 65.
- Grangou-, serrurier mécanicien, rue de Clérv ,
- 80. J
- Guimer, fabricant de garde-robes, rue de Gre-nelle-Saint-Honoré, 38.
- Hardy, médecin du ministère des finances, rue Cadet, 19.
- Hébert, bottier-cordonnier, rue Saint-Louis, 9, au Marais.
- Hervé-Mangeon, élève ingénieur des ponts et chaussées, rue Hillerin-Bertin, 10.
- Lacretelle, ingénieur civil, directeur des mines de Roujan , près Pézenas (Hérault).
- Traîné {Armand), mécanicien, ingénieur civil, chez M. Hallette, à Arras (Pas-de-Calais).
- Leclerc {Alexandre), manufacturier, à Limoges (Haute-Vienne).
- Leger, propriétaire, au château de Mailly, par Chavignon , arrondissement de Soissons (Aisne).
- Lemaître , fabricant de chaudières à vapeur , rue Cave, à la Chapelle-Saint-Denis (Seine).
- Lemonnier, artiste, rue du Coq-St.-Honoré, i3.
- Lepaul, serrurier mécanicien, rue de la Paix, 2.
- Mailand, notaire, rue Saint-Marc, i/j.
- Menu {Louis), fabricant d’abat-jour, rue du Faubourg-Montmartre, 17.
- Merlhiot {Paul), manufacturier, rue Loriî-lon, 27.
- Michel, mécanicien, à Saint-Hippolyte (Ga»d).
- Mi Ilot, fabricant d’appareils hygiéniques , rue Neuve-des-Petits-Champs, 77.
- Moret {Arsène), mécanicien, rue des Magasins,4-
- Poppel {Maximilien), d’Aix-la-Chapelle, fabricant d’aiguilles à coudre, à Metz (Mosellej.
- Parent, balancier-ajusteur, rue des Arcis, 33.
- Peyrac-Cousins, ingénieur-mécanicien, directeur des ateliers du Mourillon, à Toulon (Var).
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- 571
- Picault, fabricant de coutellerie , rue Dauphine, 52.
- Poionié, négociant, membre de plusieurs Sociétés commerciales, rue Neuve-Saint-François, 5.
- Raffeneau-Delile fils, fabricant de sucre indigène, à Arras (Pas-de-Calais).
- Rogeat et fils, fabricants d’appareilsde chauffage et d’économie domestique, à Lyon (Rhône).
- Roth, docteur en médecine , boulevard des Capucines, 21.
- S chmersahl, chimiste, quai Saint-Michel, 7.
- Silhermann aîné, préparateur de physique au j Conservatoire des arts et métiers et à la fa- |
- culté des sciences de Paris , rue Saint-Martin, 208.
- Six, propriétaire, à Lille (Nord).
- Société d’émulation du département du Doubs, chez M. Martin, libraire , à Besançon.
- Tard, propriétaire breveté d’un nouveau filtre, quai de Billy, 2.
- Thénard (^g), ingénieur en chef des ponts et chaussées, à Abzac- sur-l’Isle, par Coutras, arrondissement de Libourne (Gironde).
- Tiby, capitaine d’artillerie, au val Fleury, près Meudon.
- Turner ( Oswald), rue de Clichy, 74.
- Vidal, négociant, à Milhau (Aveyron).
- ASSOCIÉS ÉTRANGERS.
- Artin-Bey, premier secrétaire, interprète du vice-roi d’Egypte, à Alexandrie.
- Beil, conseiller aulique , directeur du chemin de fer , à Francfort-sur-Mein.
- Berli-Pichat, à Bologne, Etats de l’Eglise (Italie). Jsakoff, libraire, à Saint-Pétersbourg.
- Kronauer, ingénieur, à Winterthur, canton de Zurich (Suisse).
- ! Leemel (Léopold), directeur de la Société d’encouragement pour l’industrie en Bohême , à Prague.
- : Mazhar-Effendi , ingénieur égyptien, ancien élève de l’école égyptienne et de l’école polytechnique de France.
- Souterre, docteur en médecine, à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis d’Amérique).
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- ( 572 )
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES NOMS DES AUTEURS MT3NTI0NNES DANS LA QUARANTE-DEUXIEME ANNEE DU BULLETIN.
- MM. , -
- A.
- Abooille(d'),legs en faveur de laSociété, 353.
- Abraham, appareil pour éviter la poussière dans l’empointage des aiguilles, 53.
- Argenteuilid’), prix fondé pour une découverte utile, 83, 12g.
- Armstrong, machine hydro-électrique, 627.
- Arnaud, encouragement de 5oo fr. sur le legs Bapst, 80, 3o8.
- Aubert, percaline pour reliure, 56.
- B.
- Babbage, machine à calculer des tables mathématiques et astronomiques, fao.
- Bapst, legs en faveur de la Société, distribution du, 80, 307, 323.
- Bardach, tables à calculer, 417 •
- Becquerel, surla pile galvanique de Bunsen , 97.
- Belfield-Lejèvre et Léon Foucault, procédé photographique perfectionné, 4^4’
- Berendorff, machine à comprimer les cuirs forts, 452.
- Bernard, impression des affiches et placards, 3o3 (méd. de bronze), 327.
- Berthollet, monument à élever à sa mémoire , 221, 243, 53o.
- Beulard , peinture hydrofuge , 146 (méd. de bronze), i4g-
- Biler, règle à calculer, 416.
- Bion, compas à ellipse, 23g.
- Blanc et Gervais Bazille, fabrication du carbonate de soude, 2.49.
- Blanche, élève à l’école agronomique de Grignon, 519.
- Blaxland, propelleur pour les bateaux, 45o.
- Boistissandeau, machine à calculer, 416.
- Boitel, élève nommé à l’institut agronomique de Grignon, 517.
- Boland, moyen de reconnaître les qualités pa-nifiables de la farine, 37.
- Boquillon, dentures hélicoïdes. ( Voy. Bré-guet. )
- Boucher, fabrication du sucre de betterave, 60.
- Bourdon frères, vis rallongée applicable aux bateaux, 44^.
- Bourgeois , poids cylindriques , 46 ( méd. de bronze), 32g.
- Bourgoing, Dutramblay et Trelat, émail ombrant (méd. d’argent), 337, 443, 47°*
- Breguet fils et Boquillon , machine à tailler les dentures hélicoïdes, 331 (méd. d’argent), 337, 458.
- Brémonlier, effet des vents sur les sables, 465.
- Briet, additionneur, 4*7-
- Brongniart, sur les arts céramiques en France, 123.
- Brosson, séchoir pour les matières pulvérulentes, 474, 49°•
- Brunei, essai de la glu marine de Jeffery, 56o.
- Brunier, communication du mouvement de la vapeur sur l’air atmosphérique, 466.
- Buisson, élève à l’école agronomique de Grignon, 519.
- Bunsen, nouvelle pile galvanique, 96.
- Burden, machine à cingler les loupes de fer, 197.
- Burel, moyen de rendre imperméables les enduits des terrasses et des constructions, i55 , 275.
- Burk, vis applicable à la marche des bateaux ,
- 447*
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- c.
- Cadilhon, revêtements en liège des murs humides, 147, i49*
- Cambray, machine à écraser le noir, 481.
- Cantarelli, secrétaire de la Société industrielle de Naples, 351.
- Carpenter, propelleur pour les bateaux, 449-
- Cacé, machine à raboter les pièces métalliques, 47; — à percer les pièces métalliques , 271.
- Chapell, expériences sur le bateau à vapeur L’Archimède , 44^*
- Chaussenot, équerre à lignes parallèles, 256.
- Christian, machine à faire des clous de fer à cheval, 92.
- Chuard, appareil pour prévenir les explosions du gaz dans les appartements, 212.
- Chubb, serrure de sûreté, 544*
- Clairaut, instrument trigonométrique, 4*6.
- Clay, fabrication et affinage du fer, 298.
- Clegg et Samuda, chemin de fer atmosphérique, 5?. 1.
- Colladon, moyen de mesurer le travail des machines à vapeur, 90.
- Colmont {de), proposition de prix relative à la question des assurances, 77; — sur l’alliance douanière avec la Belgique , 532; — sur les fraudes qui se commettent dans le commerce et dans l’industrie, 567.
- Combes, observations sur la loi relative aux brevets d’invention, 222, 223, 254 > — indicateur de la force développée par les machines à vapeur, 3o3 ; —modifications apportées à l’indicateur de Macnaught, 534-
- Cubitt, destruction d’un rocher au moyen de la pile galvanique, g5.
- D.
- Dannery, débourrage des chapeaux de cardes à coton, 248.
- Darcet, conservation des meubles, 453.
- Davies, machine à vapeur à mouvement direct,
- 297*
- Debergue et Dubois, système dit archimédien , applicable aux bateaux, 44^-
- Delaporte, sur la conservation des cuirs, 219.
- Delaveleye, manomètre hyperbolique, 566.
- (Juara nie-deuxième année. Décembre 1843.
- 573 )
- Delisle, emploi de la vis pour faire marcher des bateaux, 446-
- Derheims, multiplication des sangsues, 1 ^3. Desbordeaux, taraud planiforme, 91.
- Deyeux, creusets réfractaires, 134-Dizé, biscuits alimentaires, 489.
- Doyen, nouvelle serrure, 529, 544-Dubuat, communication du mouvement de l’eau sur le sable, 465.
- Ducroc, machine à ébouer et à balayer les rou-tes, 2ii.
- Dumas, observations sur la loi relative aux brevets d’invention, 260, 262,264.
- Duparc, application de lavis en hélice au mouvement des bateaux, 446-Dupasquier et Roulet, tireur mécanique pour l’impression des toiles, 48o.
- Dupin, polyèdres en carton, 191.
- Durand {Amédée), observations sur le projet de loi relatif aux brevets d’invention, 222, 223 , 2.53, 261,262, 264.
- Durieux, filigranes pour la fabrication du papier, 5o8.
- D usourd, conservation des substances animales, 25o.
- Dutramblay, émail ombrant, 470.
- Duval, dalles hydrofuges en pierre factice , 14. (méd. d’argent), 149.
- E
- Ebelmen, production et emploi des gaz combustibles, 2i3 ; — recherches sur la carbonisation du bois, 214.
- Ericson, vis en hélice applicable aux bateaux,
- 447-
- F.
- Faber, multiplication des sangsues, 157 (méd. de 3oo f.), 157 ; — mémoire sur les sangsues chirurgicales, 510, 55o.
- Faraday, ventilation des lampes à huile et à gaz, 484 ; — électricité développée par la vapeur, 55g.
- Farcot, construction de dentures hélicoïdes , 332,354.
- Farey, compas à ellipse, 240.
- Faugère, mémoire sur l’association des douanes allemandes, 168(méd. de 1000f.), 172.
- 75
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- Favreau, encouragement de 800 F. sur le legs Bapst, 80, 3o8.
- Foucauld, machine pour faire écrire les aveugles, 265, 269 (méd. de platine), 34^.
- François jeune, établissement pour la taille des verres d’optique, 345 (méd. d’or), 347.
- Fremy, fabrication de papiers verres et éme-risés (méd. de bronze), 329, 437.
- Fresnel, éclairage des phares, 344»
- Fugère, estampage de cuivre (méd. de platine),
- 344? 42®-
- Fusz, encouragement de 3oo fr. sur le legs Bapst, 3 08 '
- Fyfe, emploi de l’injection de la vapeur d’eau dans les fourneaux, 561.
- G.
- Gandillot, calorifère à eau chaude, 102.
- Gannal, fabrication du blanc de céruse, 216.
- Gardner, hache-paille, 564-
- Gastine et Renette , façonnage des canons de fusil, 452.
- Gattey> instruments à calcul, 417 *
- Gautier, nommé membre du comité des fonds, 456.
- Girault, système d’assemblage rigide applicable aux ponts, 456,493» 49^» 537.
- Girault, ingénieur des ponts et chaussées, sur le mouvement des eaux, 465.
- Gorsten, machine à additionner, 4x9-
- Gourlier, observations de la loi relative aux brevets d’invention, 254, 260, 282, 3oi.
- Grégoire, encouragement de 800 fr. sur le legs deM. Bapst, 80, 3o8.
- Grillet, instrument à calcul, 4< 5.
- Griset, trempe des laminoirs d’acier, 527.
- Gruson* machine à calcul, 4I6.
- Guenet, instrument pour tracer des lignes parallèles, 256.
- Gunther, règle à calcul, 4i5.
- H.
- Habrecht, auteur de l’horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, 23.
- Hahn, machine à calculer, 419*
- Haie, vis en hélice appliquée à la marche des bateaux, 449-
- Hall, chaudière à vapeur, 91.
- Hallelte, charpente de toiture en fonte de fer» 435.
- Harding, expériences sur la ductilité du plomb,
- I9I-
- Haumont, nouveau système de parquet, 38.
- Hennezel (dmachine à vapeur à mouvement direct, 297.
- Huau, levier-frein, 86;—dispositions ajoutées au levier-frein, 234.
- Huguenin, élargisseur mécanique pour tissus, 25.
- Hunter, machine â percer les pierres, 25.
- J.
- Jeffery, colle marine, 93, 56o.
- Jollivety legs, 323, 325.
- Joly, fabrication du tournesol en drapeaux,55g.
- Jomard, sur un monument à élever à la mémoire de Bertliollet, 221,243, 53o ; — renseignements sur l’industrie en Italie et sur la culture du sésame en Egypte, 53o; — sur le chemin de fer du Nord , 546; — sur les machines à calculer, 548.
- Jones, préparation de l’huile de coco, 485.
- Jones, règle à calculer, 54g.
- Jordans, machines à calcul, 417*
- Jiunp, échelle de perspective, 249-
- K.
- Kagenbusch , préparation du schiste alumineux, 483.
- Knab, dessins destinés aux démonstrations dans l’enseignement des sciences, 21.
- Kœppelin, cartes coloriées, i85.
- Kuhlmann, observations sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre, 72.
- L.
- Labrousse, modifications au système de propel-leur des bateaux, 45o.
- Lagrous, machine à additionner, 4*7-
- Laignel, frein à pression latérale pour chemin de fer, 121; — moyen de déterminer la vitesse des eaux à diverses profondeurs, 492 î — application de la théorie du cerf-volant à la navigation et au sondage, 567.
- Lakemann, glu marine, 56o.
- Lalanne, balance arithmétique, 41? > — substi-
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- tution de plans topographiques à des tables numériques, 567.
- Lambel, observations sur le dynamomètre de MM. Martin et Reymondon, 10.
- Lambert, double règle logarithmique, 54g.
- Lange de Beaujour, fusil à quatre charges superposées (méd. de bronze), 328.
- Lapeyre, instrument à calcul, 4*7*
- Lavallée, sur les élèves de l’école centrale des arts et manufactures, 312, 455.
- Leadbetter, règle à coulisse, 416.
- Leblond, cadran à divisions logarithmiques,54g.
- Leclerc-Thoüin, culture du spergula maxima , 128.
- Leibnitz, machine à calculer automate, 4*8.
- Lepine, machine à calculer, 4'8.
- Letillois, peinture hvdrofuge, i44> x49‘
- Leuillette, moyen d’empêcher les chevaux de s’emporter, 20.
- Leupold, cylindre à calculer, 4'8.
- Læuilliet, élève à l’école agronomique de Grignon, 5ig.
- Lowe, système de navigation des bateaux, 449•
- Lyltleton, bateau avec vis en hélice, 447 •
- M.
- Macnaught, indicateur de la force développée par les machines à vapeur, 3o3, 533.
- Mahon (lord), machine à calcul, 4*g*
- Makay, règles logarithmiques, 54g.
- Mandet, procédé pour dénaturer l’alcool, 3o4-
- Màriotte, soudure de l’acier fondu, g4-
- Marshall, filature du lin, 25.
- Martin et Reymondon , dynamomètre, 8 ; — armature à résistance variable applicable aux ressorts des dynamomètres, i8g.
- Mathieu, fusils à cinq et six coups ( méd. de bronze), 327.
- Maurin jeune, peintures imitant le marbre, 187.
- Mean (de)* instrumenta calculer, 4»8.
- Mehrer, multiplication des sangsues, 5i 1.
- Melin, cafetière, 56g.
- Molard, meule de fonte pour l’empointage dés aiguilles, 52.
- Moreland, instrument d’arithmétique, 418.
- Morin, indicateur de la pression dans les machines à vapeur, 479-
- Mountain, règles logarithmiques, 54g.
- Mourey, moyen de conserver l’éclat de l’argenture obtenue par la voie électrochimique , 33g (méd. de platine), 34* -
- Muller, machine à calcul, 4ig.
- Murchison, sur les gisements des argiles plastiques en Angleterre, 125.
- N.
- Napier, propelleur transversal pour bateaux, 45o.
- Néper, machines à calculer, 415.
- Nillus, moulin à écraser les cannes à sucre, 526.
- Nuisement, instrument à calcul, 4*7*
- % O.
- Ohm, culture du spergula maxima, 127.
- Olivier (Th.), nouveau dendromètre, 3 ; — Observations sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre, 57 , 78,7g; —sur les dentures hélicoïdes de White, 336.
- Olivier (J. B.), moyen de rendre les sangsues propres à plusieurs succions, 153 (méd. de 3oo f.), i56, igg.
- Ong, système de vis applicable aux bateaux,
- 449-
- Ouvière , moyen de faire cesser les effets de l’humidité sur les murs, 144 (mention honorable), 149.
- P.
- Page, élève à l’école agronomique de Grignon,
- 5ig.
- Palmer, fabrication des chandelles, g8.
- Parent, poids métriques en cuivre, 18 (méd. d’argent), 337.
- Parles, production de la vapeur par une quantité donnée de houille, 561.
- Parmentier, souscription pour un monument à lui élever, 353.
- Pascal, machines à calculer, 4I2> 41?-
- Pasley , observations relatives aux expériences de M. Payerne sur la cloche de plongeur, 28.
- Pastor, appareil préservateur de la poussière qui se produit dans l’empointage des aiguilles sur les meules de grès, 52 ; — appareil pour
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- dresser le fil propre à la fabrication des aiguilles à coudre, 54> — appareil pour compter les aiguilles à coudre, 55.
- Paucton, application de la vis d’Archimède au
- mouvement des bateaux, 44^*
- Payen, observations sur la loi relative aux brevets d’invention, 222, 260, 261, 262 ; — sur le prix pour un procédé destiné à rendre l’alcool impropre à entrer dans la consommation, 35o.
- Payerne, expériences avec la cloche de plongeur, 27 ; — purification de l’air, 96. Pecholier, enduit contre l’humidité, 28 Pcnlzoldt , machine à sécher les tissus , 482. Pereire, machine arithmétique, 4*9-Perraud, moulage du sucre, 343 (méd. de platine), 344.
- Perrault, machine arithmétique, 418.
- Petit, cylindre arithmétique.
- Philippar, membre du comité d’agriculture ,
- 1 o3, 456.
- Pichenot, faïence ingerçable, 341 (méd. de platine), 342.
- Pinkus, chemin de fer atmosphérique, 521... Pinon, creusets réfractaires (prix), 134-Poelius, instrument à calculer, 4i6.
- Polenius, machine arithmétique, 4>8.
- Porter, métier à tisser, 351.
- Poulet, fils de plomb, 477» 491-Prahl, cercles à calculer, 416.
- Prior, appareil pour éviter la poussière qui se dégage dans l’empointage des aiguilles, 53. Proeschel, moyens de faire cesser les effets de l’humidité sur les murs, 141 -Prosser, pavage céramique, 216.
- R.
- Ransome, machine à battre le blé, 564»
- Rennie, propelleur conoxde, 449*
- Riby, appareil gazo-pneumatique, 46o-
- Richelot, mémoire sur l’association des douanes allemandes, 164 (méd. de 5oo fr.), 172. Roard, moyen de prévenir les incrustations dans les chaudières, 488.
- Roberts, appareil pour éviter la poussière dans l’empointage des aiguilles, 53.
- Robine, falsification des farines, 3oo.
- Rosi et Bioer, sondages entrepris à Cessingeh , en Belgique, 12.
- Roth, machines à calculer, 3o3 miéd d’argent), 331, 411,421.
- Rouget de Lisle, encouragement de 33o fr. sur le legs de M. Bapst, 80, 3o8 ; —1 tapisseries sur canevas, 555.
- Rousseau, brise-bouteilles, 128.
- Ryder, machine à forger le fer, 24.
- S.
- Sabloukoff, appareil pour retirer une tige ou un outil d’un trou de sonde, 221.
- Saillet, machine à tailler les bouchons, 44-Sajou, dessins de tapisserie, 241,556.
- Salichon, vis en hélice applicable aux bateaux,
- 447 •
- Saulnier aîné, gros tour à chèvre articulée, 433. Sauvage, système en hélice applicable aux bateaux, 447 -
- Savart, machine à diviser, 310.
- Schaltenmann, emploi de l’engrais liquide et des sels ammoniacaux pour fertiliser les terres, 562 ; — compression des prés avec le rouleau des chaussées, 563. i.
- Scheèle, multiplication des sangsues, 5i 1. Schejfelt, règle logarithmique, 54g.
- Schott, machine à calculer, 4'5 ; — engrenages hélicoïdes, 4^*7-
- Schwartz , navigation au moyen de vis en hélice, 449-
- Schwilgué, horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg, 23.
- Seaward, machine à vapeur à action directe,
- 248. .
- Serveille, waggons pour l’exploitation des carrières (méd. d’argent), 329; — trains articulés pour le transport des bois (méd. d’argent), 33o, 467.
- Shorter, bateau mtj par une vis en hélice, 44^-Silbermann, héliostat, io3.
- Siret, poudre désinfectante, 453.
- Smith , vis en hélice applicable aux bateaux,
- 447-
- Soleil, construction des appareils de Fresttel pour l’éclairage des phares, 345.
- Stephen Green, grès-cérames, 125.
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- Sierlingue, battage des cuirs forts, 4^2.
- Stern, machine à calculer, 420.
- Stevenson, appareils pour l’éclairage des phares, 346.
- SlUmann, bassines à cuire le sucre, g4*
- T.
- 'Taylor, système de navigation des bateaux, 449*
- ’Teisserenc, chemin de fer atmosphérique, 59.2.
- 7’ennant, fabrique de produits chimiques, 26.
- ‘Tesson, creusets réfractaires, i32, 133 (prix), i34-
- J 'Iienard, président de la Société, discours prononcé dans l’assemblée générale du 9 avril i843 , 121 ; — observations sur les procédés pour dénaturer l’alcool, 3o4-
- 'Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, barrages mobiles applicables aux écluses, 2 ! 7,225 (méd. d’or), 3^9;—système de barrage mobile, combiné avec, de grandes écluses à sas, 42.5, 427 .
- Thibert, pièces d’anatomie pathologique, 33^ (méd. de platine), 33g.
- Thomas, manomètre à air libre et à flotteur,
- 76, 83.
- Thomas et Laurens, application des gaz des hauts fourneaux aux traitements métallurgiques, 215.
- Trébuchet, observations sur la loi relative aux brevets d’invention, 3oi.
- Trélat, fabrication de l’émail ombrant, 469.
- y.
- Valadon, emploi de l’asphalte pour prévenir les effets de l’humidité sur les murs (méd. d’argent), 149» 280.
- Van Marie- moyen de multiplier les sangsues , i5i.
- Valois, nommé membre de la commission des fonds, 456.
- Vaudojer, moyens de faire cesser les effets de l’humidité sur les murs, 137 (méd. d’argent),
- 48.
- Vauquelin, encouragement de 5oo f. sur le legs Bapst, 80, 3o8.
- Vauvilliers, sur un appareil gazo-pneumatique,
- 465.
- Venturi, communication latérale du mouvement des fluides, 465.
- Vicat, action de l’eau de mer sur les bétons ,
- 483.
- Vigers, purification de l’air dans la cloche de plongeur, 96.
- W.
- TVheatstone, application de l’électromagnétisme à la télégraphie, 492.
- White, dentures de roues hélicoïdes, 33 r, 332, 458.
- Whystock, application de lavis au mouvement des bateaux, 446-
- JVingens et Gillebert, bronze en feuilles et en poudre, 314-
- Winnerl, échappement à ancre pour pendules, 4i, 43, 224 , — compteurs de secondes, 192. TVollonvicz, compas à ellipse, 236, 238 (méd. de bronze), 328.
- Woodcroft, emploi de la vis pour faire marcher les bateaux, 447*
- Z.
- Zenobi, moyen de rendre les sangsues propres à plusieurs succions, i5o.
- Ziegler, grès-cérames, 347 (méd. d’or), 349. Zilges, bride d’arrêt, 20.
- -T-rr. 1 iinûü» »e>C)Q95)C)€>co<
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- 1
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- —igKffiMBg——BS—I—1—MB————ü
- TABLE
- ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
- DES MATIÈRES
- CONTENUES DANS LA. QUARANTE-DEUXIEME ANNEE DU BULLETIN.
- A.
- Abacus , instrument pour faciliter le calcul ,
- 4tï.
- Acide sulfurique, de sa préparation, par M. Tennant, 26.
- Additions, instrument à faire les, par M. Roth, 3o3(méd. d’argent), 331, description, 4«2.
- Aiguilles à coudre, appareil pour préserver de la poussière qui se dégage dans l’empointage des, par M. Pastor, 52 ( pl. 888) ; — instrument pour dresser le fil d’acier propre à la fabrication des, par le même, 55 ; — appareil pour compter les , 56.
- Air, moyen de le renouveler dans la cloche de plongeur, par M. Payer ne, 27, 96; — de son application au mouvement des bateaux ,
- 466, 467.
- Alcool, prix pour un moyen de le rendre impropre à entrer dans la consommation, 102 -,— programme de ce prix, 179 divers moyens de le dénaturer, 3o4; expériences à faire, 351 -
- Aleuromètre, instrument pour reconnaître et apprécier les qualités des farines , par M. Roland, 37.
- Ammoniaque, ce sel fertilise les terres, expériences de M. Schattenmann, 562.
- Anatomie pathologique, par M. l'hibert (méd. de platine), 337.
- Appareil gazo-pneumatique, par M. Riby, 465,
- 49o.
- Arbres, instrument pour mesurer leur hauteur et leur diamètre, par M. Théod. Olivier, 3.
- Archimède, bateau à vapeur, sa vitesse, 44^-
- Argenture obtenue par la voie électrochimique, moyens de conserver son éclat, par M. Mourey (méd. de platine), 339.
- Argiles plastiques, leur gisement en Angleterre, 126.
- Armature à résistance variable applicable aux ressorts des dynamomètres, par MM. Martin et Reymondon, 187, 189, 190 (pl. 892).
- Asphalte, de son emploi pour empêcher l’humidité sur les murs, par M. Valadon, 146, 281.
- Assemblage rigide applicable à la formation des poutres des ponts, par M. Girault, 493, 537.
- Association industrielle de la basse Autriche ; ses travaux, 53o ; échange de ses mémoires contre le Bulletin de la Société, 566.
- Association des douanes allemandes, mémoire sur T, résultat du concours, 160 ; — États qui y ont successivement accédé, 161 ; — avantages qu’ils en ont retirés, 162, i63. — analyse du mémoire de M. Richelot, 163 ; — deM. Faugère, i65, 166 (méd. de 1000 fr. à M. Faugère, 172 ;—id. de 5oo fr. à M. Richelot, ib. ; —prix retiré, ib.).
- Assurances, proposition d’un prix relatif à la question des, 77;—opinion de la commission des fonds, 186 ;—la proposition est retirée, 187.
- Aveugles , moyen de faciliter l’écriture aux , par M. Foucauld, 188 ; — description de la machine destinée à cet usage, 266, 269 (pl. 899) (méd. de platine à M. Foucauld), 342.
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- B.
- Balayer les routes, machine à, par M. Ducroc, 211 {voy. routes).
- Balles de fusil fabriquées par compression, 4g * ; — leurs effets quand elles sont placées dans un obus, ib.
- Barrages à hausses mobiles, par M. Thénard, 188, 225, 23o (pl.895,896) (méd. d’or), 34g; combinés avec de grandes écluses à sas ,
- 425, 427 (pl* 9°4)-
- Bassines à cuire le sucre, par M. Stillmann, 94 (pl. 891).
- Bateaux à vapeur naviguant au moyen de l’impulsion reçue par une vis en hélice, 44^ ; — mus par l’appareil gazo-pneumatique de M. Riby, 467 ; — assemblage des plaques en fer des, 212.
- Bestiaux engraissés avec la pulpe de betterave, 7 3.
- Bétons, action de l’eau de la mer sur les, par M. Vient, 483.
- Betterave, importance et avantages de sa culture, 59, 73, 74; — quantité de sucre qu’elle fournit, 67 ; — sa pulpe, employée à la nourriture des bestiaux, 73.
- Bibliographie industrielle, livres français, 29, 282 ; publications périodiques, 31, 289;—livres allemands, 31 ;—livres anglais, 32,290.
- Biscuits alimentaires, par M. Dizé, 489.
- Blanc de céruse, nouveau procédé de fabrication du, parM. Gannal, 216.
- Blé, machine à battre le, parM. Ransome, 564-
- Bois, résultat du concours pour la carbonisation du , 1 o 1, 124 ; — recherches sur la carbonisation du, par M. Ebelmen, 214 ; — nouveau mode de transport des, par M. Ser-veille, 33o, 468.
- Bois d’acajou, sa sciure enlève les incrustations dans les chaudières à vapeur, 488.
- Bois de santal, prix pour extraire la matière tinctoriale du, 102.
- Borax, de son emploi pour conserver l’argenture obtenue par l’électrochimie, 34o. Bouchons,machineà tailleries, parM.,5’m7/e/,44*
- Bougies stéariques fabriquées avec l’huile de coco, 485*
- Bouteilles de verre destinées à contenir des vins
- mousseux, fabrication des, résultat du concours, 128.
- Brevets d’invention délivrés en Angleterre pendant l’année 1842, io4; — en France pendant la même année, 36o; — Observations et discussion sur la loi relative aux, 222, 3oo, 3o 1.
- Bride d’arrêt, par M. Zilges, 20.
- Briques bituminées pour empêcher l’humidité sur les constructions, parM. Proeschel, 142.
- Bronze en feuilles, par MM. Wingens et Gille-bert, 3i4»
- C.
- Cabestans, moyen de faciliter la manœuvre des, par M. Huau, 86.
- Câbles des vaisseaux, moyen de faciliter la manœuvre des, par M. Huau, 235.
- Calculs, instruments à ; — nomenclature chronologique , 4ï5 ; — description de la machine de M. Roth, 4n, 4^i (pl. 9<>3); — manière d’opérer, 424 5 — observations de M. Jomard, 548.
- Canalisation des rivières perfectionnée par M. Thénard {voy. rivières).
- Canneà sucre, machineà écraser la, parM. Nil-lus, Ô26.
- Canons de fusil à rubans , par MM. Gasline et Renette, 453.
- Caoutchouc, de son emploi dans la préparation de la colle marine de Jeffery, g3.
- Carbonate de soude, procédés de fabrication du, par MM. Blanc et Germais Bazille, 249.
- Carbonisation du bois, résultat du concours, 124; —Recherches de M. Ebelmen , 214 {voy. bois).
- Cardes à coton, débourrage des chapeaux de, par M. Dannery, 248.
- Carreaux en poterie employés au pavage des rues, par M. P rosser, 217.
- Cartes en relief, par M. Bauerkeller, 314 ;—coloriées parM. Kœppelin, i85.
- Cathédrale de Strasbourg, horloge de la, par M. Schwilg ué, 23.
- Cendres de bois, de leur emploi pour faire dégorger les sangsues, 153.
- Cerf-volant, application de sa théorie à la navi-
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- ( 580 )
- gation et au sondage , par M. Laignel, 567. Chandelles stéariques, perfectionnements dans la fabrication des, par M. Palmer, 98; — creuses, par le même, ib.
- Charbon, de ses applications à la formation d’une pile galvanique, 96 ; — employé comme désinfectant, par M. Siret, 453.
- Chariot porte-outil de la machine à raboter de M. Cavé, son mouvement, 5i.
- Charpente rigide applicable aux ponts, voûtes et planchers, par M. Girault, 495? 537 (pl- 9°9’
- 910).
- Charpente en fonte de fer pour toiture, par M. Hallette, 435 (pl. 905).
- Charrues, instrument pour mesurer les rapports des forces vives employées à les mettre en mouvement, 8.
- Chaudières à vapeur, moyen d’empêcher l’explosion des ; résultat du concours, 124? 184 >
- — inventées par M. E. Hall, 91 (pl. 891);
- — moyens d’enlever les incrustations dans les, par M. Roard, 488; — manomètre à air libre pour les, par M. 'I homas, 83.
- Chemins de fer, chariots roulant sur les, par M. Laignel, 121 ; — de Milan à Venise, 53o;
- — note sur celui du Nord, par M. Jomard,
- , 546; atmosphérique, par M. Pinkus,
- 520 ; — par MM. Clegg et Samuda, 624 (pl 911).
- Chevaux, moyeu de les empêcher de s’emporter, par M. Leulielte, 20.
- Chlorure de chaux , de sa fabrication, par M. 7’ennant, 26 ; — de son emploi pour la conservation des meubles, par M. Darcet,
- 454.
- Ciment bitumineux pour empêcher l’effet de l’humidité sur les constructions, par M. Ou-vière, i45.
- Cloches à reprises employées dans les sondages de Cessingen , 17 (pl- 884).
- Cloché de plongeur, expériences faites avec la, par M. Payerne, 27 ; — purification de l’air dans la, 96.
- Cloisons d’isolement avec courant d’air pour empêcher l’humidité sur les murs, par M. Proeschel, 143.
- Clous des 1ers à cheval, machine à faire les, par M. Christian, 92.
- Colle marine, préparation d’une, par M. Jeffe-ry, 93, 56o.
- Colle forte, époque de la clôture du concours pour la fabrication delà, 102, 129.
- Collier en cuir pour empêcher les chevaux de s’emporter, 20.
- Colonies, importance de la production du sucre dans les, 61.
- Comité de commerce, son opinion sur le projet de loi relatif aux fabriques de sucre, 67.
- Commerce de la France avec la Prusse et l’Allemagne ; —importation, i «73 ; — exportation, 174; — principaux articles importés , 176;
- — exportés, 177.
- Compagnies d’assurances, proposition d’un prix relatif aux, 77.
- Compas à tracer les ellipses, parM. Wollonvicz, 188, 236 (méd. de bronze), 328; — décrit par Bion, 239 ;— de M. Farey, 240 (pi. 898;,
- Comptabilité de M. le trésorier, sur la , 326.
- Compte rendu des travaux du conseil d’administration depuis le mois d’août 1842, 307.
- Compteur, instrument inventé par M. Roth, 3o3 (méd. d’argent), 331 ; — description , 4*2, 421 (pi- 9°3)-
- Compteurs de secondes, par M. TFinnerl, 192 (pl. 893).
- Concours ouverts pour l’année 1842,— résultat des, 123; — clos, i3o.
- Constructions, moyen de les préserver de l’humidité; résultat du concours, 126, i35;
- — instruction théorique et pratique, i36;
- — instructions et procédés ou produits, 189, i45 ; — méd. d’argent à M. Faudoyer, 148; id. à M. Durai, 149; id. à M. Fa/adon , ib. ; — méd. de bronze à M. Beulard, ib. ; mention honorable à M. Ouvière, ib. ; — procédé de M. Burel, 2^5; de M. Faladon, 280.
- Cours d’eau, barrages mobiles de M. Thénard, applicables aux, 226.
- Creusets réfractaires, résultat du concours pour rétablissement en grand d’une fabrication de, i32; -- prix partagé entre MM. Pinon
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- et 'Tesson, 134 î — épreuves auxquelles ont résisté ceux de M. Pinon, i32; —ceux de M. Tesson, 133.
- Cuirs, de leur battage et compression par MM. Sterlingue et Berendorff, 452;—provenant de l’étranger, attaqués par un insecte nommé poulie, 219, 490.
- Cuivre, estampage du, par M. Fugère (méd. de platine), 344, 428, 4^°*
- Cylindre de charbon pour la formation d’une pile galvanique, par M. Bunsen, 96.
- D.
- Dalles hydrofuges en pierre factice pour empêcher l’humidité des murs, par M. Duval, i4o.
- Dendromètre pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres, par M. Théod. Olivier, 3 ; — théorie, 4; — description ,6 (pl. 822). Dents des engrenages hélicoïdes, machine propre à tailler les, par MM. Bréguet et Boquil-lon (méd. -l'argent), 331, 334, 335, 459. Dépenses de la Société antérieurement à 1842,
- 318 ; — pendant l’exercice 1842, 320, 321. Désinfection, procédé de, par M. Siret, 453. Dessiccation des matières pulvérulentes, par M. Brosson, ^5.
- Dessins destinés aux démonstrations dans l’enseignement des sciences; par M. Knab, 21 ; — de tapisserie, par M Sajou, 24 «. I
- Discours de M. le baron Thénard, président, à l’ouverture de la séance générale du 19 avril i843, 120.
- Disque, sa construction dans la machine à vapeur de MM. Davies et compagnie, 297. Diviser, machine à, par M. Savart père, 310. Douanes allemandes, mémoire sur l’association des, résultat du concours, 129.
- Droits sur les sucres, nécessité d’établir leur égalité, 65 ; — tarif des, 66.
- Dynamomètre de MM. Martin et Reymondon, pour mesurer le rapport des forces vives employées à mettre en mouvement des charrues, voitures, etc., 8 (pl. 883); — observations de M. Lambel sur le, 10;— applicable aux machines à vapeur, parM. Mamaught,3o3, 533.
- E
- Eau, de son application à l’estampage du cuivre, 432;.— communication de son mouvement sur les sables et sur l’air, 465 ; — moyen de déterminer sa vitesse dans les rivières, à diverses profondeurs, par M. Lai-gnel, 491.
- Eau de mer, de son action sur les bétons, 484-Echappement à ancre pour les pendules, modifié par M. TVinnerl, 41» 43 (pl. 885), 224. Echelle de proportion, par M. Jump, 249. Ecluses à sas combinées avec les barrages mobiles de M. Thénard, 425, 427.
- Ecole centrale des arts et manufactures, élèves admis , 455.
- — d’arts et métiers, sur les élèves entretenus à P, 3o2 ; — élèves nommés, 488.
- — agronomique de Grignon, bourse à fonder, 5i8.
- Ecorces de chêne, machine à couperet à pulvériser les, 481 •
- Ecriture des aveugles, nouveau système d’, par M. Foucauld, 266.
- Elargisseur mécanique pour les tissus , par M. Huguenin, 25.
- Electricité produite par un jet de vapeur, expériences sur P, 492, par M- Armstrong • — par M. Faraday, 55g.
- Elèves à l’école d’arts et métiers de Châlons , 3o2 ; —à l’institut agronomique de Grignon, 517.
- Email ombrant, par MM. Trélat et Dutram-blay (méd. d’argent), 33^, 443, 444; — sur sa fabrication, par M. Trélat, 449, 4l1, 473-
- Eméri, de son application sur le papier, par M. Frémy, 43g.
- Empointage des aiguilles, moyen de se garantir de la poussière qui se produit dans P, par M. Pastor, 52 (voy. aiguilles).
- Enduit contre l’humidité, par M. Pecholier, 28; —par M. Burel, i45, 275, 277, 278 (pl. 902).
- Engrais préparés avec les écumes de la fabrication du sucre de betterave, 74; — liquide , parM. Schattenmann, 562.
- 76
- (Quarante-deuxième (innée. Décembre 1843.
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- ( 582 )
- Engrenages hélicoïdes de TVhile, appareil pour tailler les, par MM. Bréguet et Boquilloa (méd. d’argent), 331, 333; — construits par
- - M. Farcot, 354; — mémoire de MM. Bré-guet et Boquillon sur les, fôq, 4^8 , 46° (PI. 906).
- Enseignement des sciences, dessins pour T, par ; M. Knab, 21. • - 'il-: ’
- Equerre à lignes parallèles, par M. Chaussenot,
- Essence de térébenthine proposée pour infecter l’alcool, 3o4-; 1 ;
- Estampage du cuivre, par M. Fugère (méd. de platine),; 344» 428, 4^0. r r i ;
- Etats-Unis d’Amérique, importations et exportations des, en 1840, 88. v >
- Exportation de la France en Prusse et en Allemagne des produits manufacturés, pendant les années 1820, 1821 et 1822, 194» 177; des Etats-Unis d’Amérique en 1840, 88,89.
- F.
- Faïence ingerçable, par M. Pichenoi (méd. de platine), 34* • ;
- — à émail ombrant, de MM. Bourgoing, Trélat et Dutramblay, 44^» 47°» 47
- Farines, moyen de reconnaître et d’apprécier les qualités panifiables des, parM. Boland; — sur la falsification des, par M. Bobine, 3oo.
- Fer, machine à forger le, par M. Ryder, 24 : — à cingler les loupes, par M. Burden(p\. 89^) ; -rr moyen de le fabriquer et affiner immédiatement par M. C/ay, 298.
- Fermes du pont de M. Girault, efforts qu’elles éprouvent, 496 ; — calcul de leur déformation, 5o3; — quantité de matière qui entre dans leur construction, 53-j?. ;; •
- Feuilles de plomb, de leur emploi pour empêcher l’humidité dans les constructions, 138.
- Fil d’acier propre à la fabrication des aiguilles, appareil pour le dresser, par M. Püsior, 54 (pl. .888). >
- Filature du lin, par MM. Marschall et compagnie, 25. v'- : I : -
- Filigranes pour la fabrication du papier, par M. Duri euxy 5o8. '
- Fils de plomb étirés, par M. Poulet * 4771 491 •
- Fluides, communication du mouvement des, 465.
- Foin, machine à couper le, par M. Gardner,564-
- Forêts, nouveau mode d’exploitation des , par M. Serveille, 468.
- Fosses d’aisances , moyen de les désinfecter, par M. Siret, 453.
- Fourneaux, moyen de les rendre fumivores, par M. Fyje, 56i.
- — pour la cuite des sucres, moyen d’utiliser la chaleur perdue des, par M. Stillman, 94.
- Frégate à vapeur la Pénélope, 248.
- Fusil à cinq et six coups, par M. Mathieu{méd. de bronze), 327 ; — à quatre charges superposées, par M. Lange de Beaujour (méd. de bronze), 328.
- G.
- Garance, extraction de la matière colorante de la, 488.
- Gaz des hauts fourneaux, de leur application aux traitements métallurgiques,par MM. Thomas et Laurens, 21 5.
- — combustibles, sur la production et l’emploi des, dans les arts métallurgiques, parM.Æ’^e/-inen, 213.
- — hydrogène, appareil pour éviter ses explosions dans les appartements et les mines; de houille, par M. Chuard, 212.
- Gazoscope, appareil pour prévenir l’explosion du gaz, par M. Chuard, 212.
- Glu marine de Jeffery, expériences sur la, 56o (yojT: colle).
- Graines, machine à concasser les, par M. Cam-bray, 481.
- Grès’cérames, résultat du concours pour la fabrication ^Le s, 125, méd. d’or à M. Ziegler, 34y.
- Grignon, élèves nommés à l’institut agronomique de, 517.
- H.
- Hache-paille par M. Gardner, 564. ;
- Hausses mobiles des barrages de M. Thénard,
- leur manœuvre, 228.
- Héliostat par M. Silbermann, io3.
- Horloge astronomique de la cathédrale de . Strasbourg, par M. Schwilgué, 23.
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-
- ( 583 )
- Huile de baleine, fabrication de 1’, 3i i.
- Huile de coco, de sa préparation pour la fabrication des bougies stéariques, par M. Jones, 485.
- Huile de maïs, de sa préparation en Amérique, 56o.
- Humidité, enduit contre 1’, par M. Pecholier, 28; — moyen de la faire cesser sur les constructions, résultat du concours, 1 26, 135 ;— revêtements en dalles isolées proposées par M. Vaudoyer, i38 {yoy. constructions).
- I
- Importations des Etats-Unis d’Amérique en 1840,88.
- — en France des produits de la Prusse et de l’Allemagne en 1820, 1821 et 1822, 1 ^3, 176.
- Impôt sur les sucres des colonies et indigènes, moyen de le régler, 69.
- Impression des toiles peintes, tireur mécanique pour P, 480.
- Indicateur ou dynamomètre pour les machines à vapeur, par M. Morin, 479 ; -— de M. Mac-naughl , modifié par M. Combes, 533 (pl. 912); son usage, 535.
- Institut royal agronomique de Grignon, élèves nommés, 517.
- Institut royal d’encouragement de Naples, 35i.
- L.
- Lait de chaux hydraulique, moyen d’en saturer les enduits hydrofuges, par M. Burel, 276.
- Laminoirs d’acier, trempe des, par M. Griset, 527.
- Lampes à huile et à gaz, ventilation des, par M. Faraday, 484.
- Laque, de son emploi dans la préparation de la colle marine de Jeffery, 93.
- Legs J 0 Ilia et, compte du, 325 ; —id. de Bapst, 323 ; — id. du marquis d’Argenteuil, ib. ; — distribution du — de M. Bapst, 80, 3o8.
- __fait par M. d’Aboville en faveur des amputés
- et des aveugles, 353.
- Lettres, manière de les former par les aveugles sur la machine de M. Foucauld, 267.
- Levier-frein par M. Huau, 86, 87 (pl. 890); — dispositions ajoutées au , par le même , 234 (pl. 897).
- Liège, de son empS oi pour garantir les murs de l’humidité, par M. Cadilhon, 547
- Lin, filature du, par MM. Marshall et compagnie, 25.
- Lithophanie, de son application à la production de l’émail ombrant, 44^ 4^9* 47°-
- Logarithmes transportés sur une échelle linéaire, par Gunther, 415.
- Loi sur les brevets d’invention, observations et discussion sur la, 222 , 223 , 252 ; modifications aux articles 3, 4> 6, 253; aux articles 7 et i 1, 256; aux articles 21 et 23, 2.69 ; aux articles 24 et 2.5, 260 ; à l’art. 29, 261. — Les articles 32 à 4^ et l’art. 5o sont renvoyés à la commission, 263, 3oo : — discussion ajournée, 3oi.
- — relative aux fabriques de sucre indigène, observations de la Société d’encouragement sur la, 57 ; — opinion du comité de commerce, 67 ; inconvénients de la, 68; —- règlement des droits , 69; — observations de M. Kuhlmann sur la, 72; — discussion, 79, 80, 81, 82.
- Loupe de fer , machine à la cingler , par M. Burden, 197 (pl. 8g4).
- M.
- .Machine hydro-électrique par M. Armstrotig,
- 527.
- — dite radiale, pour percer les métaux* 27 1 (pl. 900, 901).
- Machines à vapeur* moyen de mesurer le travail des* par M. Colladon, 90 ; — à mouvement direct, par M. d’Hennezel, 297 ; — indication de la pression dans les, par M. Morin, 479 ; - indicateur de Macnaughl poul-
- ies, 533 (pl. 912) ; — moyen de déterminer leur puissance, 536 ; — construction en France des grandes, 309.
- Manomètres, inconvénients de ceux à air comprimé, 84 ; à air libre et à flotteur* par
- M. Thomas, 76, 83, 85 (pl. 889); —hyperbolique, par M. Delaaelaye.
- Marbres, imitation des, par M. Maurin, 3i5.
- Marchandises exportées et importées de France en Allemagne depuis 1820 jusqu’en 1841 ,
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- ( 584 )
- 178 ; — moyens à rechercher pour prévenir leur falsification , 567.
- Martinets, de leur remplacement pour le cin-glage des loupes de fer, 198.
- Matières pulvérulentes, moyen de les dessécher, par M. Brosson, 476.
- Mâtures des vaisseaux , de leur réunion par la colle marine de Jeffery, 93.
- Mèches de chandelles préparées par M. Palmer, 98 (voy. chandelles).
- Médailles d’encouragement décernées dans la séance générale du 6 septembre 1S43, 326 ; de bronze, ib. ; — d’argent, 829 ; — de platine , 331; ; — d’or, 344-
- Membres de la Société admis pendant l’année i843, 570.
- Métaux, machine à raboter les, par M. Cavé, 47 (pl. 886, 887); —à percer les, par M. Cavé, 271 (pl. 900, 901).
- Métier à tisser, par M. Porter , 351.
- Meubles, conservation des, par M. Darcet, 453.
- Meules de grès pour l’empointage des aiguilles, moyen d’éviter la poussière qui se dégage des, par M. Pastor, 52 (voy. aiguilles).
- Monument à élever à Berthollet, 221,243,3i6, 53o ; —à élever à la mémoire de Parmentier, 353.
- Morelle ; le suc de cette plante fournit la couleur du tournesol, 559.
- Murs, moyen de les garantir de l’humidité, par M. Pecholier, 28; — résultat du, concours ouvert pour un procédé propre à les préserver de l’humidité, 1 35 ; —procédé de M. Valadon, 280, —de M. Burel, 275.
- N.
- Napoléon, bâtiment à vapeur mû par une vis en hélice, 45 * *
- Navigation à la vapeur au moyen de la vis en hélice , 448, 449 > — facilitée par l’appareil gazo-pneurnatique de M. Riby, 467.
- Navires à vapeur, moyen de mesurer la résistance qu’ils éprouvent dans leur marche, par M. Colladon, 90.
- Noir, machine à écraser le, par M. Cambray,
- 48i.
- Notices industrielles, 23, qo, 211, 248,207, 445, 497. 520, 559.
- O.
- Objets exposés dans la séance générale du 19 avril i843, 120; — dans la séance générale du 6 septembre, 3o6.
- Obus remplis de balles de plomb, effets qu’ils produisent, 49 i.
- Or, quantité fournie par les mines de Sibérie , 97 ; — natif trouvé dans les montagnes de l’Oural, ibid.
- P.
- Paille, machine à couper la, par M. Gardner,
- 564 (P1- 9*4)-
- Papier de verre et d’émeri, parM. Fremy (méd. de bronze), 329, 437 ; — manière de l’encoller et de le sécher, 44° > —filigrane, par M. Durieux, 5o8.
- Parquets mobiles, par M. Haumont, 38.
- Pavage céramique, par M. Prosser, 216.
- Peinture imitant diverses sortes de marbres, par M. Mauriti, 187.
- — hydrofuge pour empêcher l’effet de l’humidité sur les murs, par M. Pétillais, 144 i — par M. Beulard, 146, 149*
- Pendules, échappement à ancre pour les, modifié par M. TVinnerl, 43 (pl- 885).
- Pépite d’or trouvée dans les montagnes de l’Ou-ral, 97.
- Percaline, de son emploi dans la reliure, par M. Aubert, 56.
- Percer les pièces métalliques, machine à, Ipar M. Cavé, 271 (pl. 900, 901).
- Phares, appareils pour L’éclairage des, construits par M. François (méd. d’or), 345.
- Photographie , perfectionnement de la , par MM. Belfield-Lefèvre et Léon Foucault,4^4-
- Pierres, machine à percer les, parM. Hunier, 25.
- Pile galvanique appliquée à la destruction d’ua rocher, 95; — à cylindre de charbon, par M. Bunsen, 96.
- Planches de cuivre, machine à faire les biseaux sur les, 480.
- Planchers, assemblage rigide applicable aux, par M. Girault, 493-
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- Plantes utiles à l'agriculture, aux arts et aux manufactures , résultat du concours pour l’introduction et la culture des, f\o, 127 ; — nouveau programme, io3.
- Plantes étrangères à l’Europe, prix pour l’introduction en France et la culture de ( programme), 180.
- Plaques daguerriennes, moyen de les nettoyer, par MM. Belfield-Lefèvre et Foucault, 4^4-
- Polyèdres en carton, par M. Dupin, 187, 191.
- Pompe d’alimentation pour les chaudières à vapeur, résultat du concours, 124, 184.
- Ponts, assemblage rigide applicable à la formation des poutres de, par M. Girault, 456, 493, Son, 537.
- Poteries en grès-cérames, résultat du concours pour le perfectionnement des, 101, i?,5, méd. d’or à M. Ziegler, 346.
- Poudre désinfectante, par M. Siref, 453.
- Poulie , insecte qui attaque les cuirs ,
- 2iq
- 4q°-
- Poutrelles du pont de M. Girault, mouvements qui tendent à les faire fléchir, 496.
- Pouzzolane artificielle fabriquée avec le schiste alumineux, 483.
- Prés fertilisés par l’engrais liquide de M. Schattenmann, 562.
- Presse typographique perfectionnée par M. Bernard, 3o3 (méd. de bronze), 327.
- Pression hydraulique, de son application à des enduits hydrofuges, par M. Burel, 276.
- Prismes courbes en verre pour l’éclairage des phares, construits par M. François, 345.
- Prix proposés dans la séance générale du ig avril 1843, 1 19 ; — prorogés à l’année 1844 » t3o.
- Prix fondé par M. le marquis d!Argenteuil, 83, 129.
- Piateau horizontal et tournant, à battoirs pour le nettoyage des tissus, 469.
- Plomb, de son emploi dans l’estampage du cuivre, 43o; —son extrême ductilité, 491 ; — son étirage en fils déliés, par M. Poulet,
- 477’ 478.
- Poids métriques en cuivre, par M. Parent, 19 (méd. d’argent), 337 > — cylindriques, par
- ( 585 )
- M. Bourgeois, 46 (méd. de bronze), 32g. Procès-verbaux des séances du conseil d’administration de la Société (extrait des), 37; — séance du 28 décembre 1842, ib. : — du 11 janvier 1843 , 38; —du 25 janvier, 75;
- — du 8 février, 77 ; - du i3 février, 80; — du 22 février, 99; —du 8 mars, ioo;
- — du 22 mars, 181 ; —du 5 avril, 184- ; — du 12 avril, 187 ; — du 3i mai,25ï ; — du 14 juin, 255;—du 21 juin 260; — du 28 juin, 299 , — du 12 juillet, 3oi ; — du 26 juillet, 34g;—du 9 août, 351;—du 23 août, 454 ;—du 6 septembre, 456; - du 20 septembre , 486; — du l\ octobre , 489; — du 18 octobre, 528; — du *5 novembre, 53o; — du 29 novembre, 565; — du i3 décembre, 568.
- Produits chimiques, fabrique de, par M. 'J'en-nant, 26.
- Propelleurs pour les bâtiments à vapeur, par
- M. Duparc, 446, 449*
- Puits creusés à Cessingen pour la recherche du sel gemme, 12.
- Pulpe de betterave, ses avantages pour l’engraissement des bestiaux, 73.
- R.
- Raboter (machine à) les grandes pièces métalliques, par M. Cave, 47 (pi. 886, 887). Recettes de la Société, antérieurement à l’année 1842, 317;—pendant l’année 1842, 3i8. Règles arithmétiques de Perrault, 4 1 8.
- Reliures perfectionnées par M. Aubert, 56. Ressorts des dynamomètres, armature applicable aux, par MM. Martin et Reymondon, 187, I9°(pl. 892).
- Revêtements en liège contre l’humidité des murs , par M. Cadilhon, 147, i49*
- Rivières , canalisation des, perfectionnée par M. Thénard, 226.
- Rocher détruit au moyen de l’inflammation de la poudre par la pile galvanique, g5.
- Roues à denture hélicoïde de TFhue, 331 ; — principes sur lesquels elles sont construites , 333.
- Roues du compteur de M. Roth, manière dont elles agissent, 4»2*
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-
- Rouleau de M. Schatlenmann, employé à la compression des champs de froment, 563.
- Routes, machine à ébouer et balayer les, par M. Ducroc, 211.
- S.
- Sangsues, résultat du concours pour la multiplication des, 102, 127, i5o; méd. de la valeur de 3oo fr. à M. Olivier, 156 ; — même méd. à M. Faber, i5y ; — divers moyens de les faire dégorger, 152, 153 ;—procédé de M. Olivier, 154, i55, i56;—extrait du mémoire de cet auteur sur le moyen de les rendre propres à une nouvelle succion , 199 ; — appareil de locomotion des, 201 ;—appareil digestif, 202; —appareil circulatoire, 2o3; — appareil nerveux, 2o4; — appareil de sécrétion, ih.; — appareil reproducteur, ao5 ; — moyen de les poncturer, 207 ; — expériences sur celles qui ont déjà servi, 208 , 209 ; — extrait du mémoire de M. Faber sur les, 510; — pays où il s’en trouve en grande quantité , 5i 1 ; — variétés. 5i2; — habitation, genre de vie, aliments, ib.; - accouple-
- ment, 5i3; — faculté reproductive, ib.; — dimensions, 5x4; ennemis des, ib.; —pêche, transport et conservation, 5i5, 5i6.
- Schiste alumineux, préparation du, par M. Kagenbusck, 482.
- Sciure de bois d’acajou , enlève les incrustations dans les chaudières à vapeur, 488.
- Séance générale du 19 avril 1843, 1x9; — du 6 septembi'e, 315.
- Séchage des tissus par la force centrifuge, par M. Pentzoldl, 482 ( voy. tissus).
- Séchoir pour les matières pulvérulentes, par M. Brosson, ^5 {pl. 908) ; — pour les matières adhérentes, 4771 49°’
- Sel gemme, sondages pour la îecherche du,
- . dans le pays de Luxembourg, 12.
- Sésame, de sa culture en Égypte, 53o.
- Serrure du système Chubb , modifiée par M. Doyen, 529 (pl. 913).
- Société d’encouragement, influence de ses travaux sur les progi’ès de l’industrie, 121.
- Sondages entrepris à Cessingen, en Belgique, 12, .6.
- 16 ;
- Sondes pour la recherche du sel gemme dans le pays de Luxembourg, 12 (pl. 884); — appareil pour les retirer du trou, par M. Sablou-koff, 221.
- Sources salées, recherches des, dans le pays de Luxembourg, 12.
- Spergula maxima, introduction en Finance du, 4o, 127.
- Substances animales , moyen de conserver les, par M. Dusourd, 25o.
- Sucre, application de la vapeur à sa cuisson ; par M. Stillmann , 94; —moulage du, par M. Perraud ( méd. de platine), 343; —obstacles apportés à l’amélioration de sa fabrication dans les colonies, 61; — tarif à l’importation, 66, 67 ; — moyen de le régler, 59.
- Sucie de betterave, importance de cette industrie, 57 , 58; — ses avantages , 5g; —nouveaux perfectionnements ajoutés à la fabrication du, 60; — quantité fournie annuellement, 62,67 ; — inconvénients de la suppression des fabriques de, 63, 3o8.
- Sulfate d’ammoniaque, fertilise les terres, 563.
- Sulfate de fer pulvérisé, employé comme désinfectant, par M. Siret, 453.
- T.
- Tableau des importations et des exportations des Etats-Unis .d’Amérique en 1840, 88.
- Tables mathématiques et astronomiques, calcul des, par M. Babbage, 420.
- Tables de Pythagove transportées sur des cylindres, 4*6.
- Tapisseries sur canevas , par M. Rouget de Lisle, 556.
- Tai’aud planifonne pour tailler des écrous dans le bois , par M. Desbordeaux , 91 (pl. 891);
- — de grande dimension , enveloppé de lames d’acier fondu soudées par le procédé de M. Mariette, 94.
- Tarif à l’importation du sucre des colonies, 66;
- — observations de la Société d’encouragement sur le, ib., 70, 71.
- Télégraphe électromagnétique de M. Wheat-stone, ses applications à la météorologie, 492.
- Terres fertilisées par l’engrais liquide de
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- M. Schatlenrnann, 56? ; — leur compression avec le rouleau des chaussées, 563.
- Théoi ie du dendromètre de M. Théod. Olivier, 4.
- Tireur mécanique pour l’impression des toiles peintes, par MM. Dupasquier et Roulet, 480.
- Tissus, moyen de les élargir, par M. Huguenin, 25 ; - de les sécher par la force centrifuge, par M. Pentzoldt, 481 ; —nettoyés à l’aide ilu plateau horizontal à battoirs, 489.
- Toiles peintes, tireur mécanique pour les, par MM. Dupasquier et Roulet, 480.
- Toiles verrées et émerisées, par M. Frémy, 44°*
- Toiture en fonte de fer , par M. Hallette, 435 (pl. 905).
- Tour à chèvre articulée pour le montage des pièces de grande dimension , par M. Saul-nier aîné, 433 (pl. 9o5).
- Tourbe, son emploi pour la cuisson du schiste alumineux, 483.
- Tournesol, fabrication du, parM. Joly, 55g.
- Trains articulés pour le transport des bois , par M. Serveille ( méd. d’argent) , 33o , 4^7 ( pl- 9°7>*
- Trépan employé pour les sondages de Cessin-gen, 17 (pl. 884;.
- Treuil horizontal, manière d’y appliquer le levier-frein de M. Huau, 86; — à supports articulés, 235.
- Y.
- Vapeur, de son action dans les machines à mou-
- vement direct de MM. Davies, 297 ; — communication de ses mouvements sur l’air, 466; — électricité développée par un jet de, 492> 52.8, par M. Faraday, 559 »— effet de son injection dans les fourneaux, par M. Fyfe,561.
- Vases propres à conserver les substances alimentaires, résultat du concours, 128.
- Ventilation des lampes à huile et à gaz, par M. Faraday, 485.
- Verre, de son emploi pour empêcher l’humidité des murs, 148 ;—pulvérisé, son application sur le papier, 43g.
- Verres prismatiques pour les phares, construits par M. François (méd. d’or), 345.
- Vide, moyen de le produire par l’appareil gazo-pneumatique, 465.
- Vis à’Archimède, de son application à la navigation des bateaux, 446* 4^°-
- Voiles, de leur emploi dans les bateaux à vapeur mus par une vis en hélice, 45i.
- Voitures, instrument pour mesurer les rapports des forces vives employées à les mettre en mouvement, 8.
- Voussoirs, de leur composition dans le système d’assemblage de M. Girault, 493 ;t— effets qui tendent à les déformer, 497 ; — calcul de leur résistance, 499*
- W.
- Waggons roulant sur les chemins de fer, nouveau système, par M. Seiveille ( méd. d’argent), 329.
- ------------ ------------------------
- Planches.
- Pl 882, double. Nouveau dendromètre pour mesurer la hauteur et le diamètre des arbres, par M. 7’h. Olivier, p. 4-
- Pl, 883, triple. Dynamomètre totaliseur avec chronomètre pour mesurer la résistance des voitures, locomotives, charrues, etc., par MM. Martin et Reymondon, p. 9.
- Pl. 884, triple. Instruments de sondage employés à Cessingen, près Luxembourg, pour la recherche du sel gemme et des sources salées, p. 12.
- Pl. 885, triple. Nouvel échappement à ancre pour les peudules, par M. TVmnerl, p. 44-
- Pl. 886, triple. Machine à outils mobiles destinée à raboter et dresser les grandes pièces métalliques, employée dans les ateliers de M. Cavé, p. 48.
- Pl. 887, triple. Suite de la machine à dresser et à raboter les grandes pièces métalliques , parlVI. Cavé, p. 5o.
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-
- PI. 888, triple. Appareil préservateur de la poussière qui se produit dans l’empointage des aiguilles à coudre , par M. Pastor;—machine à dresser le fil pour les aiguilles à coudre ; — instrument pour compter les aiguilles, p. 53.
- PI. 88g, simple. Manomètre à air libre et à flotteur, par M. Thomas, p. 85. 1 '
- PI. 8go, double. Levier-frein pour la manœuvre des treuils ou cabestans, par M. Huau, p.'87.
- 1 PI- 891, double. Taraud planiforme, parM. Desbordeaux ; — nouvelle chaudière à vapeur, par M. F. Hall ; — appareil pour l’évaporation et la cuisson du sucre, par M. Stillmann, P 91-
- 1*1. 89?, simple. Armature à résistance variable applicable aux ressorts des dynamomètres , par MM. Martin et Reymondon, p. igi.
- PI. 8g3, triple. Compteur simple et compteur garde-observation, par M. TVinnerl, p. 192.
- PL 8g4, double. Machine propre à cingler les loupes de fer, par M. Burden, p. 197.
- PI. 8g5, triple. Barrages mobiles construits sur la rivière de l’Isle, départements de la Gi-
- : ronde et de la Dordogne, par M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées , p. 23o.
- PL 896, triple. Sections transversales et détails des barrages mobiles, construits sur la rivière de l’Isle, par M. Thénard, ingénieur en chef des ponts et chaussées, p. 233.
- PL 897, simple. Treuil à supports articulés, par M. Huau, p. 235.
- PL 898, double. Compas propre à tracer des ellipses, par M. TVollonvicz ; — compas à ellipse décrit par Bion; — compas à cercles mobiles, par M. Farey, p. 238.
- PL 899, triple. Machines à écrire à l’usage des aveugles, inventées par M. Foucauld, aveugle-né, p. 270.
- P1 qoo, triple. Grande machine à percer les pièces métalliques, dite machine radiale, employée dans les ateliers de M. Cave, p. 272.
- PL 901, triple. Détails de la grande machine à percer les pièces métalliques, dit e machine radiale, employée dans les ateliers de M. Cave. p. 274.
- PL 902, double. Moyen de rendre les enduits imperméables à l’eau, par M. Burel; — système de construction pour préserver les habitations de l’humidité, par M. Taladon, p. 276.
- PL 903, triple. Compteur et machine à calculer, par M. le docteur Roth, p. 421.
- PL 904, simple. — Système de barrages mobiles avec écluse à sas, par M. Thénard, p. 427.
- Pl. 9o5, triple. Gros tour à chèvre articulée pour le montage des pièces de grande dimension, par M. Saulnier aîné; — charpente en fonte de fer pour la toiture des ateliers et magasins deM. Hallette, à Arras, p. 4^4-
- PL 906, double. —Dispositions mécaniques pour l’exécution des engrenages hélicoïdes de TVhite, par MM. Bréguet fils et Boquillon, p. 458.
- PL 907, double. Système de trains articulés destinés au transport des bois, par M. Serveille,
- p. 488.
- Pl. 908, triple. Séchoir pour les matières pulvérulentes et les matières adhérentes, par M. Brosson, p. 47^-
- PL 909, double. Système d’assemblage rigide applicable à la formation des poutres de ponts, de planchers, etc., par M. Girault, p. 5o6.
- PL 910, triple. Détails du système d’assemblage rigide applicable à la formation des poutres de ponts, de planchers, etc., par M. Girault, p. 507.
- Pl. 911, triple. Chemin de fer atmosphérique, par M. Pinkus ; — chemin de fer atmosphérique, par MM. Clegget Samuda, p. 521.
- Pl. 912, triple. Indicateur ou dynamomètre pour les machines à vapeur par M. Macnaught, modifié par M. Combes et construit par M. Martin, p. 534-
- Pl. gi3, simple. Serrure de sûreté du système de Chubb , modifiée par M. Doyen, p. 544 •
- PL 914, double. Machine à couper la paille, le foin et autres matières végétales, par M. Gardner, p. 564*
- Imprimerie de Mme Ve BOUCHARD-HUZ ARU , rue de l’Éperon, 7.
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- LA SOCIETE D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE,
- pour être décernés en 1842, 1843, 1844, 1846 et 1847.
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-
-
- NOTE SUR L’ORGANISATION
- DE LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT POUR L’iNDUSTRIE NATIONALE, SÉANT A PARIS,
- RUE DU BAC, N° 42«
- Cette Société, fondée en 1802, a pour but l’amélioration de toutes les branches de l’industrie française ; voici les principaux moyens dont elle fait usage :
- i° Distribution de prix et médailles pour des inventions et des perfectionnements dans les arts utiles ;
- 2° Expériences et essais pour apprécier les nouvelles méthodes ou pour résoudre des problèmes d’art ;
- 3° Publication d’un Bulletin mensuel distribué exclusivement aux Membres de la Société, et renfermant l’annonce raisonnée des découvertes utiles à l’industrie , faites en France on à l’étranger;
- 4° Entretien d’élèves dans les Écoles vétérinaires et dans d’antres établissements.
- La Société distribue en outre , tous les quatre ans , des médailles aux ouvriers contre-maîtres qui se distinguent par leur bonne conduite et par leurs talents.
- Elle a huit places .gratuites, à sa môminatiofi ÿ..'dang l’Ecole d’fflrts et métier# $e Châlons ; tous les Sociétaires ont le droit dp présenter 4eg candidats. / ^ # ï' 4
- Les Membre» de la Société peuvent concourir pour les prix qu’elle propose , mais non les Membres du Conseil d’administration.
- Le Bulletin est adressé, franc de port, tous!§&mois, à MM. les Sociétaires , quel que soit le lieu de leur résidence.
- Chaque numéro de ce Bulletin forme un cahier in~4° de 4 à 5 feuilles d’impression , ©t contient trois ou quatre planpheg gravées avec le plus grand soin. - i'
- Les personnes qui deviennent Sociétaires peuvent se procurer les volumes des années précédentes, à raison de 6 francs chaque volume.
- La collection des Bulletins de la Société forme aujourd’hui ( en 1841 ) 3g volumes in-4°, et peut être regardée comme une encyclopédie progressive des arts et métiers. Le Bulletin offre aux personnes qui veulent l’acquérir cet avantage, qu’elles peuvent acheter l’ouvrage volume par volume , au prix porté au tarif, sans s’engager à prendre les autres.
- La Société d’encouragement tient ses assemblées générales deux fois par an.
- La première a lieu dans le courant du premier semestre ; elle est consacrée
- i° A la reddition du compte général des travaux de la Société , par le Secrétaire, et du compte général des recettes et dépenses, par la Commission des fonds et les Censeurs ;
- 2° Au renouvellement du Conseil d’administration;
- 3° À la distribution des médailles d’encouragement.
- La deuxième a lieu dans le courant du deuxième semestre ; elle est consacrée à la distrh» bution des prix.
- Le Conseil d’administration s’assemble de deux mercredis l’un , de quinzaine en quinzaine, pour entendre les rapports sur les objets soumis au jugement de la Société.
- Les Sociétaires peuvent assister aux séances ; ils y ont voix consultative.
- Pour être reçu dans la Société d’encouragement, il suffit d’être présenté par un de ses Membres, admis par le Conseil , et de s’engager pour une contribution annuelle de 36 fr.
- Toute demande d’admission peut d’ailleurs, et pour plus de facilité, être adressée directement au Président de la Société.
- Lorsqu’une invention est approuvée par la Société , le rapport est inséré au Bulletin , avec gravure, si l’objet l’exige, sans que l’inventeur ait rien à débourser ni pour l’examen, ni pour l’insertion.
- Les programmes des prix se distribuent gratuitement au Secrétariat de la Société, rue du Bac, n° 42.
- La correspondance a lieu sous le couvert de M. le Ministre du commerce et de l’agriculture. "
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- I
- programmes
- DES
- PRIX PROPOSÉS
- TA*
- LA SOCIÉTÉ D’ENCOURAGEMENT
- POUR L’INDUSTRIE NATIONALE,
- pour être décernés en 1842, 1843, 1844, 1846 et 1847.
- ARTS MÉCANIQUES.
- - ^ PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1842. *
- ; ; w ..s - -V ‘ < . I.’ > - * * '
- Prix pour la construction d’une pompe dalimentation des chaudières des machines : ' ‘ à vapeur. *
- La Société d’encouragement propose un prix de la valeur de quinze cents francs pour la construction d’une pompe d alimentation à l’usage des chaudières des machines à vapeur, tant à haute qu’à basse pression. Les organes obturateurs de ces pompes, soit à l’aspiration, soit à la refoulée, devront être tellement disposés que leurs fonctions ne puissent, en aucun cas, être paralysées, lorsque des corps étrangers seraient entraînés par le liquide.
- Le prix sera décerné , s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre 1842. » .
- Les mémoires descriptifs, accompagnés des dessins nécessaires et des certificats des autorités locales, constatant l’existence et l’emploi de ces pompes, ou les machines elles-mêmes, seront adressés avant le 31 décembre 1841 «
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- Prix pour des moyens de sûreté contre les explosions des machines à vapeur et r- ^ f f- des chaudières de vaporisation. *>• ^ r
- La Société d’encouragement a décidé qu’elle accorderait deux prix de douze mille francs chacun, 1 un pour celui qui perfectionnera ou complétera les moyens de sûreté employés ou proposés jusqu’ici contre les explosions des machines à vapeur et des chaudières de vaporisation, ou qui en indiquera de meilleurs 5 l’autre pour celui qui trouvera une forme et une construction de chaudières qui préviennent ou qui annulent tout danger d’explosion.
- Chacun de ces prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre 1842, à tout Français ou étranger qui en aura été jugé le plus digne et qui aura rempli les conditions suivantes :
- i° Les moyens que présenteront les concurrents seront simples, faciles, peu coûteux et d’un usage général pour toutes les machines à vapeur, soit fixes, soit locomotives, soit appliquées à la navigation, et pour les chaudières de vaporisation ;
- Ces moyens devront avoir été confirmés par une expérience continuée pendant six mois, sur une machine à vapeur à haute pression, de la force de dix chevaux au moins, ou sur une chaudière de vaporisation aussi à haute pression, et produisant au moins la quantité de vapeur nécessaire pour une machine de la force qui vient d’être désignée;
- 3° L’efficacité de ces moyens et la durée de leur épreuve seront constatées par des certificats authentiques, que MM. les préfets seront invités à délivrer sur les rapports de MM. les ingénieurs des ponts et chaussées, ou de MM. les ingénieurs des mines ;
- 4" Les concurrents devront renoncer à prendre un brevet d’invention, et abandonneront la propriété de leurs découvertes à la Société d’encouragement, qui se réserve de les publier ; ....... .
- 5® Les mémoires, dessins ou modèles, rapports et certificats seront envoyés avant le 3i décembre i84i-
- ARTS CHIMIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1842.
- III.
- ' Prix pour des perfectionnements dans la carbonisation du bois.
- On sait que les bois ordinaires, destinés à la carbonisation et desséchés à l’air, contenant alors o,a5 d’eau hygrométrique, renferment sensiblement o,38 de car-
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- ' .... ('5 ) bone. Les procédés généralement en usage dans les forges pour carboniser le bois
- ne donnent que 16 à 18 de charbon pour ioode bois employé ; il y a donc perte de
- plus de o,5 de carbone, déperdition due au dégagement de plusieurs gaz dont ce
- dernier fait partie. ; . * O . ; . - - ; . ;
- On trouve, dans des articles du Dictionnaire de F industrie et dans le Dictionnaire technologiquedes indications utiles sur la carbonisation per descensum, procédé qui régularise les opérations et diminue les pertes.
- , Plusieurs mémoires et travaux en grand,«dus à MM. Dufournel, Houzeau-Muiron, Thomas et Laurent, Virlet. et autres, démontrent la possibilité d’employer dans les hauts fourneaux le bois incomplètement carbonisé ou même seulement desséché au point d’acquérir une nuance brune fauve ; ce produit est alors désigné sous le nom de charbon roux ou de fumerons. ' ' *
- Il paraît que c’est en cet état qu’il sera le plus avantageux d’employer le charbon ; mais quel est le moyen le plus économique pour obtenir le charbon roux? Jusqu’ici on ne le pourrait dire : beaucoup d’essais et même d’opérations en grand, plus ou moins perfectionnés, ont amené le bois à l’état convenable, sans démontrer quel est le meilleur moyen d’y parvenir.
- En conséquence , la Société d’encouragement propose trois prix pour la solution complète du problème, savoir :
- i° Un prix de la valeur de trois mille francs au concurrent qui aura décrit exactement le procédé le plus économique applicable, dans toutes les usines travaillant au bois, pour réaliser le plus grand effet utile du bois, et, au moins, autant qu’en produiraient 3o kilog. de charbon ordinaire pour 100 kilog. de bois séché à l’air; ‘
- 20 Un prix de la valeur de quinze cents francs au concurrent qui réalisera les mêmes effets par les procédés les plus économiques, mais applicables seulement dans les localités où le bois peut, sans trop de dépense, être apporté au pied des hauts fourneaux; ,
- 3° Enfin une médaille d'or à celui qui sera reconnu être l’auteur de la première application économique, en Fiance, du charbon roux au traitement des minerais de fer dans les hauts fourneaux.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 31 décembre 1841.
- Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre 184^.
- IV.
- Prix pour le perfectionnement dans la fabrication des faïences fines, dures, des grès cérames et de la porcelaine tendre.
- i6 Pour la fabrication de la faïence fine, dure ou lithocérame, analogue à Z’iron-
- ^ slone des Anglais.
- On demande, sous le nom de lithocérame, une poterie à biscuit dense, dur et sonore, égal par ses qualités à celui de Viron-stone des Anglais, dont un des élé-
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- méats est le kaolin ; cet élément n'est point une condition de rigueur si le biscuit a
- les qualités exigées. ...... : j : ; - - .
- La glaçure de cette faïence doit être un vernis dur résistant a l'action de l’acier du couteau, glaçant bien et ne tressaillant jamais dans les limites des températures auxquelles les théières, assiettes et plats peuvent être exposés dans les usages domestiques. 5 ;
- La présence de l’acide borique paraissant un des éléments nécessaires aux qualités de cette glaçure, il faudrait que les concurrents qui croiraient pouvoir s’en passer prouvassent que leur glaçure, malgré l’absence de ce corps, a toutes les qualités qu’on lui demande -, et, en outre, le prix de cette poterie devra être en dernier résultat, c’est-à-dire remises, escomptes déduits, et sur le lieu de fabrication, au plus de io pour ioo supérieur à celui des poteries anglaises de même sorte et dans les mêmes conditions.
- Les qualités devront être établies et prouvées,
- i° Par des essais comparatifs avec les meilleures qualités d'iron-stone anglais y
- 2° Par l’usage que plusieurs consommateurs connus auront fait, pendant un an, de celte poterie achetée au hasard dans les dépôts des fabriques concurrentes, ou chez les marchands détaillants.
- 3° Il est nécessaire que cette poterie ait été répandue dans le commerce et dans la consommation pendant au moins un an, aux prix portés sur les tarifs, à dater de la publication de ces tarifs.
- Ce prix, de la valeur de cinq mille francs, sera décerné dans la séance générale du deuxième semestre de 1842.
- Les mémoires devront être envoyésavant le 3i décembre 1841.
- 20 Pour la fabrication des grès cérames fins, poterie de grès fin, analogue au
- stone-ware des potiers anglais.
- Ces poteries de grès devront avoir un biscuit fin, dur et dense, au point den’ètre pas entamé parle meilleur acier ni pénétré par l’huile chaude. Leurs pâtes doivent présenter des couleurs variées et des ornements en relief, tels que les font voir les poteries de grès anglais de Wedgwood.
- Ils doivent pouvoir être agréables et propres, sans aucune glaçure, ou recevoir, soit partiellement, soit sur toute leur surface, des vernis plombifères et durs, ou des couvertes par le sel 5 enfin il faut qu’ils soient, comme les grès de Wedgwood ou comme les grès chinois, susceptibles de recevoir des ornements en couleur' vilrifiable. ; A
- Les conditions relatives aux prix, au jugement des qualités, sont les mêmes que celles qui ont été établies pour les lilhocérames.
- Ce prix, dont la valeur est de deux mille francs, sera distribué, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre 1842. _ v
- Les mémoires et pièces devront être envoyés avant le 3i décembre 1841. y
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- 3° Pour la fabrication des grès cérames ordinaires pour instruments de laboratoires ' \ : 1 * et dusines (brown-stone des Anglais).
- Il mangue, dans le commerce des grès français, des vases et ustensiles propres à contenir des acides et à transmettre des liquides et des gaz sans altération, semblables à ceux qu’on trouve dans un grand nombre de fabriques et de magasins de poteries de grès, en Angleterre.
- La Société d’encouragement propose donc un prix de la valeur de trois mille francs pour la fabrication de ces objets..
- Les concurrents devront présenter des dames-jeannes, des bouteilles, des terrines de différentes formes et dimensions, des pots cylindriques à tubulures et à couvercles fermant hermétiquement, des robinets appropriés, des serpentins d’environ 5 décimètres de diamètre sur 6 de hauteur, dont les tuyaux auraient environ 5 centimètres de diamètre intérieur. -, < . , r
- Ces grès devront être très-denses, très-homogènes, ne laisser transsuder ni les liquides, acides ou huileux, ni les gaz -, ils devront être assez bien faits, surtout les robinets, pour pouvoir être employés sûrement et commodément.
- Les mémoires et les échantillons devront être envoyés avant le3i décembre i84r, pour le prix être décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de. 1842. . . -
- 4° Pour la fabrication de la porcelaine tendre anglaise.
- Le biscuit doit être dur au point de résister à l’action de l’acier ; il doit être d’un beau blanc et translucide.
- Les pièces doivent avoir une grande ténuité, par conséquent être légères, et conserver la pureté des contours qu’on a voulu leur donner.
- Le phosphate de chaux est la base de cette porcelaine: mais cet élément n’est pas exigé si cette porcelaine, faite par des procédés qui n’aient rien d’insalubre, a toutes les qualités exigées.
- La glaçure est un vernis cristallin moins dur que le biscuit, par conséquent susceptible d’être attaqué, quoique difficilement, par les instruments d’acier. Il doit être transparent, presque incolore, glaçant parfaitement et ne tressaillant jamais dans les changements de température auxquels les usages ordinaires peuvent l’exposer.
- Les pièces doivent résister sans se casser ni se fêler à ces changements de température.
- Enfin cette porcelaine doit recevoir la dorure et la peinture avec facilité, succès et solidité. ' • : 1 "
- Les conditions relatives aux prix et aux moyens de jugement sont les mêmes que pour les lithocérames. - ’ ’ “• ‘ ;
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- Ce prix, de la valeur de trois mille francs, sera décerné dans la séance générale du deuxième semestre 184^. . . , »
- Les mémoires et échantillons seront adressés avant le 3i décembre 1841.
- La collection céramique de la manufacture royale de Sèvres fournira des pièces authentiques pour la comparaison et les essais de toutes les poteries qui sont les objets des prix proposés. . , ,
- Prix pour le perfectionnement delà fabrication du sucre de de xtrine.
- Divers essais de laboratoire et des applications en grand ont démontré qu’il était possible dé convertir, à l’aide de la diastase , la fécule en un sucre plus blanc, plus pur et d’un meilleur goût que les produits de la saccharification par l’acide sulfurique. On reproche, en effet, à ces derniers, une saveur styptique et une odeur désagréable ; ils contiennent, d’ailleurs, une proportion notable d’un sel de chaux uuisible à certaines applications. Plusieurs motifs peuvent faire désirer, en outre, que l’emploi d’un acide puissant ne soit pas indiqué pour une industrie qu’il convient de propager dans les campagnes.
- Les sirops et sucres de dextrine obtenus au moyen des céréales germées sont ordinairement exempts de ces défauts; mais leur préparation exige plus de soins, surtout pour développer dans la germination les maxima du principe actif et pour éviter ses altérations. 11 y a aussi quelques difficultés à vaincre pour bien clarifier et filtrer les solutions sucrées; enfin pour éviter, par une rapide évaporation, que ces liquides ne se colorent.
- La Société d’encouragement, désirant mettre à la disposition des fermiers et rendre facilement usuelle, dans les fabriques, la conversion de la fécule en sucre, sans l’intervention de l’acide sulfurique, offre un prix de la valeur de trois mille francs à celui qui aura atteint complètement le but proposé et mis en pratique des procédés sûrs ef faciles qui permettent d’y arriver constamment. ; .
- Le sucre préparé ainsi devra être blanc , solide ou grenu, d’une saveur franche et douce, immédiatement applicable à la fabrication ou à l’amélioration des bières diverses, des cidres et des vins, à la confection des pâtisseries et pâtes sucrées, à la conservation des fruits, à la préparation des raisinés, de l’alcool droit en goût, à édulcorer les tisanes communes, et mériter incontestablement, à cet égard, la préférence sur les solutions de réglisse. On ne demande pas, d’ailleurs, que le produit obtenu puisse remplacer par sa qualité saccharine le sucre de canne ou de betteraves, ce qui ne saurait avoir lieu en raison même de la nature toute spéciale du sucre de raisin ou de dextrine.
- Une fabrique préparant au moins 3oo kilog. par jour devra être en activité, afin
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- que les commissaires de la Société puissent suivre les opérations et constater U bonne et constante qualité des produits.
- La Société se réserve de décerner des médailles de prix à ceux des concurrents qui auraient le plus approché du but, soit dans la préparation des sucres ou sirops, soit dans leurs applications.
- Le prix sera distribué, s’il y a lieu , dans la séance générale du second semestre 1842.
- VI.
- Prix pour T analyse de la betterave à diverses époques de sa maturation.
- La Société d’encouragement, considérant qu’il serait du plus haut intérêt pour l’industrie sucrière, déjà si belle et à qui semblent promis des développements si remarquables, de lui fournir des bases qui lui manquent pour la discussion de ses procédés, désire provoquer une analyse de la betterave, mais une analyse-modèle digne de servir de type pour les recherches agricoles de même nature.
- Elle demande, en conséquence, qu’il soit exécuté une analyse comparative de la betterave, de mois en mois, à partir des premiers temps de la végétation jusqu’à la récolte, et à partir de la récolte jusqu’à l’altération complète de la racine.
- La Société désire que cette analyse soit faite sur des betteraves de divers départements pouvant représenter les conditions météorologiques du nord, du centre et du midi de la France; elle désire, en outre, que les betteraves provenant de divers sols ou du même sol, dans les diverses circonstances de fumure, soient comparées entre elles.
- Elle demande que les concurrents mettent bien en évidence la nature du produit ou des produits qui précèdent le sucre et qui disparaissent à mesure que celui-ci se forme; elle signale aussi à leur élude les produits qui prennent naissance quand le sucre se détruit.
- La Société verrait avec plaisir les concurrents mettre à profit le résultat de leürs recherches pour expliquer et discuter les procédés employés dans les divers systèmes qu’on a mis en usage pour l’extraction du sucre de betterave ; mais elle n’entend pas se lier d’avance en exprimant ces conditions, convaincue qu’on peut lui adresser un travail qui la satisfasse et mérite le prix sans répondre entièrement à toutes les questions qu elle vient de poser. Il n’en est qu’une sur laquelle elle ne peut pas admettre la moindre omission : c’est l’analyse de la racine de la même localité aux diverses époques de sa végétation et de sa décomposition.
- Un prix de la valeur de trois mille francs est proposé pour le meilleur mémoire sur celle question.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre 1842.
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- Vil.
- Pl •ix pour dos moyens de prévenir ou défaire cesser les effets de l’humidité sur
- les constructions.
- On sait combien sont graves, pour nos habitations en général, et surtout pour leurs parties inférieures, les inconvénients de l'humidité; et, par conséquent, on ne saurait trop désirer qu’on s’occupât d’une manière plus générale, plus complète et plus suivie qu’on ne l’a fait jusqu’ici, des moyens, soit de prévenir, soit de faire cesser ces inconvénients.
- Di vers moyens ont déjà été proposés et meme employés avec plus ou moins de succès, et plusieurs sont dus aux travaux et aux recherches de savants, membres de la Société ; mais, en général, ce sont moins des préservatifs que des palliatifs, et ils ne peuvent guère s’appliquer, avec un succès non douteux, que dans quelques cas particuliers.
- . Dans ces circonstances et en raison de l’immense intérêt que procurerait la solution des différentes questions qui se rapportent à ce sujet, soit pour la conservation des constructions mêmes, ainsi que du mobilier déshabitations, soit pour l’agrément et la santé des habitants, la Société d’encouragement croit d’abord devoir provoquer la rédaction d’une Instruction théorique et pratique, i° sur les diverses causes de Fhumidité, et de scs inconvénients quant aux constructions en général et aux habitations ; -ï.° sur les différents moyens, soit de prévenir ces inconvénients, lors de T exécution même des constructions, soit de les faire cesser ou de s'en préserver dans les constructions existantes.
- Cette instruction , claire, méthodique et aussi concise que possible , devra néanmoins embrasser tous les cas généraux et particuliers qui sont le plus susceptibles de se présenter, soit dans les constructions urbaines, soit dans des constructions rurales; dans les habitations de la classe peu aisée, ainsi que les paysans, non moins que dans celles de la classe riche; et, enfin, darfs les circonstances diverses qui peuvent résulter , ou de la manière dont les constructions peuvent être situées , oualu climat et de la température mêmes.
- On ne devra pas manquer d’y comprendre les circonstances particulières aux divers genres de constructions industrielles.
- Tout en se fondant sur les principes posés par la science, celte instruction devra s’appuyer, en outre, sur des faits pratiques bien constatés, et, toutes les fois qu’il sera possible, sur des expériences spéciales non susceptibles d’être contestées , et qu’il soit facile de vérifier : enfin , surtout, elle devra rester à la portée de tout le monde , notamment des ouvriers constructeurs et d’autres personnes peu instruites.
- Dans l’indication des diverses causes d’humidité et des différents moyens d’en prévenir les inconvénients, on devra envisager principalement i° la-nature diverse des sols sur lesquels les constructions peuvent être établies; 2° la disposition des constructions mêmes, soit quant à la hauteur des sols intérieurs par rapport aux sols exlé-
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- rieurs, soit quant à l’établissement des courants d’air nécessaires pour assainir et assécher ces constructions et les localités intérieures 5 3° le choix des matériaux employés à l’exécution des constructions, et particulièrement des fondations et des parties qui reposent immédiatement sur le sol ; 4° les précautions à prendre dans l’emploi de ces matériaux-, 5° enfiu les données à l’aide desquelles on pourrait éviter les dangers que présente l’habitation dans des constructions trop récemment exécutées, ou hâter, sans inconvénient pour les constructions memes , l’évaporation de l’humidité dont ces dangers proviennent.
- On devra, en outre, ne pas négliger de. donner des renseignements au moins généraux sur la dépense qu’occasionneraient les dispositions ou les procédés indiqués. •
- Dans l’élude des moyens de préserver de l’humidité les constructions existantes, on devra s’attacher à ce que ces moyens ne soient pas susceptibles de nuire, sous d’aiitres rapports, à la salubrité ou même à l’agrément des habitations, soit par l’odeur qu’ils y répandraient, soit en s’opposant à l’exécution des boiseries, peintures on tentures dont on voudrait les décorer, etc.
- On devra, en outre, chercher à éviter, s’il est possible, l’inconvénient qui a été reconnu inhérent à la plupart des moyens qui ont été indiqués jusqu’ici, et qui consiste en ce que ces moyens, au lieu de détruire ou, au moins , neutraliser l’humidité , ne font que l’éloigner d’un point pour la reporter sur un autre.
- Les mémoires, manuscrits ou imprimés, devront être adressés avant le 31 décembre 1841 -
- La Société d’encouragement se réserve, d’après l’examen qui en sera fait et suivant les différents degrés de mérite qu’ils seront reconnus présenter, de délivrer à leurs auteurs, savoir :
- i° Un premier prix de deux mille francs et un second prix de mille francs, pour, ceux de ces mémoires dans lesquels le sujet aura été traité assez complètement et d’une manière assez satisfaisante pour remplir suffisamment les différentes conditions du programme, et notamment celle qui est relative aux faits pratiques et aux expériences spéciales nécessaires 5
- 20 Des médailles d’accessit pour ceux qui, sans embrasser l’ensemble de la matière ou sans traiter cet ensemble d’une manière satisfaisante, en auraient, au moins, traité complètement une partie distincte;
- 3° Enfin des mentions honorables pour ceux qui, sans remplir l’une ou l’autre de ces conditions, offriront cependant des indications de détails utiles.
- Les auteurs des ouvrages récompensés auront droit d’en faire telle publication qui leur semblera convenable - mais la Société se réserve expressément de les publier, soit en entier, soit par extrait ou dans son Bulletin ou séparément.
- La Société accueillera, en outre, avec satisfaction la communication de toute matière première ou fabriquée ou de tout procédé dont l’emploi pourrait être jugé susceptible, soit de prévenir, soit de faire disparaître les inconvénients de l’humidité, ou d’une manière générale, ou dans tel ou tel cas particulier.
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- Cette communication devra être accompagnée d’abord de renseignements aussi authentiques que possible sur l’emploi qui aura pu déjà être fait de ces matières ou procédés, sur les résultats qui en auraient été obtenus, sur le temps depuis lequel cet emploi a eu lieu, sur la dépense qu’il occasionne, etc. . • '
- Elle devra, en outre, être de nature à mettre la Société à même de faire faire par ses commissaires, et, s’il y a lieu, avec le concours des auteurs des procédés, tels essais et expériences qui seraient jugés nécessaires.
- A cet elfe!, les communications de cette nature devront également être adressées à la Société avant le 3i décembrs 184* -
- D’après l’examen qui aura eu lieu suivant les différents degrés de mérite des procédés communiqués, la Société d’encouragement se réserve d’accorder
- i° Un premier prix de mille francs et un second de cinq cents francs pour les procédés qui seraient reconnus d’une application sûre, facile et plus ou moins générale^ • " * .
- 5° Des médailles d’accessit pour les procédés dont l’application serait également reconnue sûre et facile, mais qui seraient de natureà n’êlreemployés quedans certains cas particuliers. . *
- Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre iBij'V •’
- PRIX PROPOSES POUR L’ANNÉE 1843*
- VIII.
- Prix pour la découverte cl un procédé propre à utiliser les eaux des amidonneries
- et des féculeries. .
- Les eaux qui proviennent de la fabrication de l’amidon, soit par le moyen du blé, soit par celui de la pomme de terre , présentent de très-graves inconvénients, lorsqu’elles ne peuvent se répandre immédiatement dans une masse d’eau ayant un cours rapide.
- Trouverai! procédé pour utiliser les eaux de cette fabrication, en extraire leglulen ou la matière albumineuse qu’elles renferment, ce serait rendre à la fois un grand service à d’importantes induslries et à toutes les localités où elles se trouvent exercées. Chaque jour, la fabrication de la fécule de pomme de terre prend plus d’extension, et rien n’a encore pu remédier aux inconvénients qu’elle présente.
- Pour la solution de cette question , la Société propose un prix de la valeur de deux mille cinq cents francs.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 31 décembre 1842-
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du 2 e semestre r843.
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- ( 13 )
- IX.
- Pi ix pour le perfectionnement de la construction des fourneaux.
- La Société d’encouragement propose
- i° Un prix de la valeur de trois mille francs à l’auteur du mémoire qui aura amené à un haut degré de perfection la construction des fourneaux propres à l’oxydation des métaux $
- a0 Un semblable prix de trois mille francs au concurrent qui aura enseigné les moyens de parfaitement établir les fourneaux destinés à la fonte des métaux et à la réduction des oxydes métalliques.
- La Société d’encouragement, désirant hâter et faciliter, le plus possible, la solution de ces questions, si importantes pour les progrès de notre industrie manufacturière, a , de plus, pensé qu’un puissant moyen d’arriver à ce but serait d’obtenir r des fabricants qui ne voudraient pas concourir pour ces prix, le tableau exact des dimensions, de la dépense en combustible et des effets des différents fourneaux construits dans leurs ateliers,- elle a , en conséquence , décidé qu’il serait ac cordé , indépendamment des prix dont il est question, des médailles d’encouragement aux fabricants qui lui auront fait connaître les résultats les mieux constatés, les plus complets et les plus avantageux.
- Les prix seront décernés, s’il y a lieu, dans la séance générale du deuxième semestre de l’année i843. x
- X.
- Pt ix pour le nettoiement des écorces ou de toute autre substance propre à la
- fabrication du papier.
- La Société d’encouragement propose un prix de la valeur de douze cents francs pour celui qui trouvera un procédé meilleur que celui décrit par Kœmpfer, de séparer les parties intérieures des écorces du mûrier-papyrier de l’épiderme et de la matière verte qui le recouvre.
- L’épiderme est ce qu’il importe particulièrement d’enlever. La couche herbacée disparaît dans l’opération du blanchiment et dans celle de la trituration $ mais l’épiderme ne peut être séparé par aucun de ces moyens, et la plus petite quantité qui en resterait gâterait le papier.
- Le procédé ne doit pas seulement être applicable à l’écorce du mûrier-papyrier, mais à toute autre qui pourrait être employée avec succès dans la papeterie.
- Le dépouillement des écorces, dans les premiers temps de la sève, pouvant, dans quelques cas, nuire à la végétation, ou ne pas être placé à l’époque la plus commode pour les agriculteurs, il faut que le procédé puisse être employé au nettoiement des écorces adhérentes au boi>.
- Le prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du second semestre iSzp.
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- ( « )
- XI.
- Prix pour la fabrication de l'indigo au moyen du polygonum tinctorium.
- La Société d’encouragement propose un prix de la valeur de trois mille francs pour la personne qui aura fabriqué la plus grande quantité d’indigo au moyen du polygonum tinctorium : cette quantité ne devra pas être moindre de 3oo kil., d’une qualité marchande obtenue en fabrique, dans un travail en grand5 il devra, pour le prix, soutenir la concurrence avec les qualités analogues du commerce.
- La production et le prix de revient devront être constatés par les registres de fabrication et de culture.
- Le terme du concours est fixé au ier janvier 1843.
- Le prix sera délivré, s’il y a lieu, dans la séance du second semestre de la même année. •
- ARTS ÉCONOMIQUES.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1842. .
- XII.
- Prix pour la multiplication en grand des sangsues.
- La Société d’encouragement, considérant qu’il importe de multiplier les sangsues pour les besoins nombreux et fréquents de la médecine, et d’affranchir la France de la nécessité d’aller chercher cet objet à l’étranger, propose les prix suivants :
- i° Un prix de la valeur de deux mille cinq cents francs pour des expériences sur les moyens de peupler en sangsues les mares et les étangs, soit à eau stagnante, soit îu eau courante qui, en îB/jo, n’avaient point encore nourri de ces animaux.
- Les concurrents non-seulement devront décrire les moyens dont ils auront fait usage, mais encore indiquer soigneusement quels sont les ennemis dont il faut garantir les sangsues, et quelles sont les circonstances de localité où laréussite aura eu lieu.
- Les expériences devront être faites sous les yeux de Sociétés scientifiques ou industrielles, et certifiées par des commissions chargées de suivre ces expériences : elles ne sauraient donc être trop minutieusement décrites.
- Il faudra, de plus, que les livraisons de sangsues annoncées avoir été faites dans le. commerce ne laissent aucun doute sur leur réalité, et que la quantité de sangsues livrées soit de deux mille au moins.
- Si les expériences n’avaient point été suivies de succès, et si la Société jugeait
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- qu’elles mettaient cependant sur la voie d’arriver à la réussite, les efforts des concurrents pourront être récompensés par des médailles. '
- Ce concours aura lieu en 1844* ! '
- La somme afFectée à ces encouragements sera fractionnée en prix suivant l’importance des résultats obtenus.
- a0 Un prix de la valeur de quinze cents francs sera décerné aux expérimentateurs qui auront trouvé des moyens économiques de faire dégorger les sangsues ayant servi une première fois à la suécion , et de les rendre propres à un nouvel usage.
- Pour avoir droit au prix, il faudra que les procédés soient bien décrits.
- Il faudra, de plus, que le nombre des sangsues sur lesquelles les expériences auront été faites soit de quatre cents et qu’il y en ait moitié, au moins, de rendues propres à un nouvel emploi. .
- Il sera bon que les expériences roulent sur des sangsues de différents âges et d’es. pèces diverses, et que les expérimentateurs constatent quelles sont celles sur lesquelles les procédés ont eu le plus de succès; c’est-à-dire quelles sont, par rapport à l’âge et aux espèces, les sangsues que l’on peut rendre ainsi le plus de fois propres à une nouvelle succion. %
- L’appel de la Société, comme on le voit, s’adresse plus spécialement aux pharmaciens et aux personnes qui, dans les hôpitaux, peuvent avoir en nombre à leur disposition de pareilles sangsues; mais il s’adresse aussi à toutes autres personnes. La Société rappelle seulement qu’il faut que les expériences soient constatées de manière qu’il n’v ait pas le moindre doute sur leur authenticité : qu’il faut, par conséquent, qu’elles aient été faites sous les yeux de personnes notables, et de manière que les personnes elles-mêmes aient tout vu et tout constaté. Les certificats à l’appui des mémoires ne sauraient donc contenir trop de détails sur la manière dont les expériences auront été suivies.
- Ce concours aura lieu en 1842.
- La somme affectée à ce prix sera fractionnée en diverses récompenses, suivant l’importance des expériences et des résultats obtenus.
- 3° Des médailles seront décernées aux expérimentateurs qui auront, à partir de 1840, introduit et multiplié dans nos contrées des variétés nouvelles de sangsues médicinales.
- Les variétés devront être bien décrites ou, au moins, bien dessinées en couleur. De plus, des individus devront être envoyés à la Société. Enfin il faudra prouver que ces sangsues n’avaient point encore été multipliées dans la contrée.
- Ce concours aura lieu en 1842 et pourra être prorogé.
- 4° Enfin des médailles seront distribuées aux personnes qui auront prouvé, par des faits bien positifs, quelles sont les variétés de sangsues les plus rustiques dans nos climats.
- Comme dans le cas précédent, les variétés devront être décrites ou, au moins, bien figurées en couleur. De plus, des individus devront être envoyés à la Société.
- Ce concours aura lieu en 1842 et pourra être aussi prorogé aux années suivantes.
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- ( 16 )
- Pour avoir droit à ces médailles, il faudra que les expériences soient authentiques et certifiées parles personnes les plus notables. ,
- Les personnes qui voudront concourir au prix, ou s’instruire seulement sur l’hL-toire naturelle des sangsues et sur leur reproduction, consulteront avec fruit les ouvrages suivants : ' , ,
- i° Essai médical sur les sangsues, par G. Rochelle, médecin 5 Paris, i8o3 (an xi), in-8. '
- a0 Mémoires pour servir à l’histoire naturelle des sangsues, par P. Thomas ,* 1806, in-8.
- 3° Traité de la sangsue médicinale, par Louis F'itet; Paris, 1809, in-8.
- 4° Monographie du genre Hirudo, ou description des espèces de sangsues, par le professeur Hyacinthe Caréna (extrait des Memorie délia reale jLccadetnia deile scienze di Torino, tom. XXV); in-4, 1820, fig.
- 5° Notice sur les sangsues, par M. Noble, lue à la Société centrale d’agriculture et des arts de Seine-et-Oise, dans sa séance du 6 mars 1822, et imprimée par ses ordres ; Versailles, 1822, in-8.
- 6° Journal de pharmacie, numéro de décembre 1824. —Notice sur les sangsues, par M. Rayer. — Ce même travail se trouve dans le quatrième volume du Dictionnaire des sciences naturelles.
- 70 Histoire naturelle et médicale des sangsues, par J.-L. Derheims; 1825, in-8,
- fis•
- 8° Recherches sur le genre Hirudo, par MM. Pelletier et Huzard fils (extrait du Journal de pharmacie, numéro de mars 1825); 1825, in-S, fig.
- 90 Observations sur la conservation et la reproduction des sangsues, par M. Châtelain, pharmacien 5 25 septembre 1825.
- io° Monographie de la famille desHirudinées, par Alfred Moquin-Tandon ; 1827, in-4, fig.
- 11° Essai d’une monographie de la famille des Hirudinées, par H.-D. de Blainwille (quarante-septième volume du Dictionnaire des sciences naturelles) ; 1827, in-8,j%.
- AGRICULTURE.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1842.
- XIII.
- Prix pour ïintroduction et la culture en France de plantes utiles à l'agriculture,
- aux arts et aux manufactures.
- Les relations des voyageurs et les recherches des botanistes ont indiqué un assez grand nombre de plantes qui, abandonnées à la seule nature, donnent cependant des produits qui peuvent être appliqués, soit à notre nourriture, soit à nos vêtements et aux besoins des arts. Il existe même des plantes que certaines nations ont
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- ( 17 )
- su approprier à leurs besoins, en les recevant immédiatement des mains de la nature ou en les soumettant à une culture réglée.
- L’Inde , la Chine et surtout la vaste contrée de l’Amérique méridionale produisent une grande- variété de végétaux qui, transportés dans notre climat ou sur notre sol, pourraient augmenter considérablement la variété de nos produits, enrichir notre agriculture, nous procurer de nouveaux moyens de subsistance, et fournir à nos manufactures, à notre industrie de nouveaux perfectionnements et une bien plus grande extension.
- C’est d’après ces considérations que la Société d’encouragement croit devoir proposer deux prix, l’un de deux mille francs et l’autre de mille francs, pour l’introduction d’une ou de plusieurs plantes pouvant être cultivées en pleine terre, soit dans le midi, soit dans le nord de la France, et dont les produits trouveraient un emploi important dans l’agriculture ou dans un art quelconque.
- Les concurrents devront prouver que ces plantes ont été cultivées en pleine terre, assez longtemps pour constater leur naturalisation en France, et qu’elles ont reçu un emploi utile à l’agriculture et aux arts. La Société, en accordant aux importateurs le prix qu’elle propose, distribuera des médailles aux personnes qui se livreront d’une manière plus spéciale à la culture ou à la fabrication des produits de ces plantes.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 3i décembre 1841 ; le prix sera décerné, s’il y a lieu , dans la séance générale du second semestre 1842.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1845.
- ' XIV.
- Prix pour le perfectionnement et /’extension des filatures de soie dans les départements où cette industrie existe depuis longtemps, la Touraine comprise.
- MÉDAILLES.
- La Société d’encouragement décernera des médailles d'or, de platine et d'argent aux personnes ou aux associations qui auront établi ou perfectionné, d’après les meilleurs procédés, des filatures de soie dans les départements où l’industrie de la soie existait déjà depuis longtemps.
- Le minimum de la soie grége produite par année, pendant les années i84i et 1842, devra être environ de 3oo kilogrammes de soie.
- Si un grand nombre de concurrents sé présentent, la Société prendra en considération, pour la répartition des médailles, non-seulement la quantité de soie filée , mais surtout la nature des procédés perfectionnés.
- Ces procédés devront donc être soigneusement décrits, et l’époque de leur introduction authentiquement constatée par les maires ou par des membres des Sociétés d’agriculture du département. * —
- Le concours sera fermé le 31 décembre 1842.
- 3
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- ( « )
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1844.
- . ' • • ’ ' 1 ' XV. ' ’ ' .. V.’: ”"./
- Prix pour Iintroduction de T élève des vers à soie dans les départements où cette industrie n existait pas avant i83o. *
- MÉDAILLES. . ?
- Des médaillés d’or, de platine et d'argent seront décernées, dans la séance générale du second semestre 1844? aux cultivateurs ou propriétaires qui, dans les départements où l’industrie de la production de la soie grège n’existait pas en i83o, auront obtenu le plus grand nombre de cocons pendant les années 184 ï? 184^01 i843.
- Dans la répartition de ces médailles, la Société prendra en considération surtout la bonté des procédés de culture des mûriers et d’éducation des insectes.
- Ces procédés devront donc cire soigneusement décrits, et l’exactitude des faits avancés par les concurrents authentiquement constatée par les maires ou par des membres des Sociétés d’agriculture.
- Le concours sera fermé le 3i décembre i843.
- ; ; - XVI. ---r >-— '• -:i •<, n:
- Pi ’ix pour T introduction de filatures de soie dans les départements où cette industrie
- n existait pas avant x83o'. .
- Un premier prix de deux mille francs, un second prix de quinze cents francs et un troisième prix de mille francs seront décernés, dans la séance générale du second semestre 'x844? aux associations ou aux particuliers qui, dans les départements où l’industrie de la soie n’existait pas avant i83o, auront établi, d’après les meilleurs procédés, une filature de soie, et qui, dans les années 184r, 1842 et i843, auront filé le plu&desoie.
- Le concours restera ouvert jusqu’au 31 décembre i843.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1846..
- ' • ' • ’ XVII. . ;
- Prix pour la culture des arbres résineux,
- La Société d’encouragement propose deux prix pour la culture de chacune des espèces d’arbres résineux ci-après désignées, savoir :
- i° Le pin sylvestre (pinus sylvestris, L.) ou pin d’Ecosse et ses meilleures variétés 5
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- • - (19)
- 2° Le pin-laricio (pim/s altissima , L.), connu en Corse sous le nom de iariciodel monte "
- 3° Le mélèze (Icnix europœa') ; • .
- 4° Le §apin de Normandie (abies taxifolia, L.), sapin argenté;
- 5° L’épicéa (abies et piniis picea') ; -
- 6° Le cèdre (larix cecfy-us') , cèdre du Liban.
- Chacun de ces prix consistera, l’un, en une médaille d’or de la valeur de cinq cents francs, et l’autre en une médaille d’argent de la valeur de trois cents francs.
- Ces prix seront accordés aux cultivateurs qui auront; à partir de la publication du présent programme, semé ou planté les espèces de conifères ci-dessus indiquées dans la plus grande étendue de terrain inculte et de mauvaise qualité, soit calcaire, soit de sable siliceux ou siliceux-calcaire, soit enfin de sable argileux, etc., sans que , toutefois, cette étendue puisse être moindre de i5 hectares pour les semis et plantations, t° de pin sylvestre et de ses meilleures variétés, 2° de pin-laricio, et .3° de mélèze; de io hectares pour le sapin de Normandie et pour l’épicéa, et de 5 hectares pour le cèdre du Liban. . . . • • •.
- Ces semis ou plantations, Faits après la publication du présent programme, devront avoir au moins cinq ans depuis l’ensemencement pour les semis faits sur place, et depuis la mise en place pour les plants transplantés; ils devront présenter un état satisfaisant sous le rapport de la végétation, de l’entretien et du nombre des plants ; et, pour ce qui concerne le pin sylvestre et ses variétés, la préférence sera donnée, toutes choses égales d’ailleurs, aux plantations et semis faits dans des localités où la culture de ces pins n’était pas encore introduite. : - ,
- Les concurrents justifieront qu’ils ont satisfait aux conditions du programme par des rapports des Sociétés d’agriculture et des Comices agricoles les plus voisins, et ces rapports seront, en outre, vérifiés et certifiés par les autorités locales; ils contiendront aussi l’indication du nombre de plants bien venants existant par hectare. Il est, de plus, fortement recommandé aux concurrents de faire déterminer exactement, par l’ingénieur des mines du département, l’aspect et la constitution physique des terrains plantés, en indiquant la nature du sol et celle du sous-sol, avec les pentes ou versants vers tel ou tel point, condition essentielle pour le succès, puisque tel conifère demande essentiellement l’exposition du nord, tandis que tel autre vient de préférence au midi, sur les pentes les plus arides et les plus escarpées.
- Les prix ci-dessus seront décernés dans la séance générale du second semestre 1846, et les concours seront continués de plein droit pendant les cinq années consécutives, de manière à ce que les planteurs voient, dès ce moment, une récompense assurée offerte aux travaux qu’ils pourront entreprendre pour satisfaire aux conditions du programme. -
- Le dépôt des pièces devra être fait au secrétariat de la Société avant le 31 décembre i845* '
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- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1847.
- XVIII. .
- Prix pour la plantation des terrains en pente.
- *
- Le déboisement progressif des montagnes a été reconnu depuis longtemps, par ses influences générales comme par ses effets locaux, pour un des maux les plus funestes à l’agriculture j et, pour en arrêter le cours, autant qu’il était en son pouvoir, la Société d’encouragement avait ouvert, depuis plus de dix ans, un concours qui, successivement prorogé, n’a point encore complètement atteint son but, ou mal compris, ou trop étroitement appliqué.
- - Ce concours, elle doit le proroger encore, puisque le mal ne s’est point arrêté ; et
- tout en reconnaissant combien Caction des lois humaines serait ici désirable et nécessaire, pour assurer à l’agriculture les avantages de la plus simple application des lois physiques, elle se trouverait heureuse si la considération de ses prix avait, dans le délai assignépour leur délivrance, créé quelque part une plantation véritablement utile, raffermi et préservé la moindre parcelle de ces terrains escarpés et déclives, qui, dans les régions montagneuses, continuellement battus par les tempêtes et dégradés par les pluies, ne sont arrachés des flancs des rochers, devenus à jamais stériles, que pour enlever à la culture des sols successivement encombrés par leurs stériles débris. - ; ' •
- A ces causes, la Société d’encouragement, en prorogeant, quant à son objet, le concours anciennement ouvert pour la plantation des terrains en pente, mais en le modifiant quant à l’application des encouragements qui y sont offerts, propose, pour
- être décernés en l’année 1847, ’
- Un prix de la valeur de deux mille francs pour celui qui aura replanté, en toute espèce d’arbres qu’il jugera le plus appropriés au sol, sans distinction, dans des sites escarpés et déclives, incultes, appartenant à des parties élevées des régions montagneuses, et ayant au moins 45 degrés d’inclinaison, une étendue de terre ayant, aù moins, a5 hectares, composée soit d’une seule pièce, soit de plusieurs morceaux contigus ou rapprochés, faisant ainsi une partie, compacte et non éparse, du même domaine j ' ' •
- 20 Un prix de la valeur de mille francs, pour une plantation au-dessus de i5 hectares, dans les mêmes conditions relatées pour le prix précédent;
- - 3° Trois médailles d’or, de 5oo fr. chacune, pour ceux qui auront fait, dans des terrains pareillement situés, des plantations semblables, mais sur une étendue moindre, laquelle ne pourra, toutefois, être au-dessous de dix hectares.
- Les plantations, pour être admises à concourir, devront avoir été commencées postérieurement à la publication du présent programme, mais avoir précédé d’environ cinq ans l’époque de la délivrance des prix; les concurrents en feront constater la contenance, l’état, le gisement et l’inclinaison, par des procès-verbaux ou
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- ( 21 )
- certificats légalisés des autorités locales, des Sociétés d’agriculture et des ingénieurs de l’arrondissement. La Société recevra, en outre, avec intérêt, les renseignements qu’elle les invite à ÿ joindre sur la nature et la consistance des terrains, ainsi que de leur sous-sol, leur exposition, les effets de leurs éboulements sur les terrains inférieurs, le danger des terrains supérieurs d’être entraînés à leur tour, l’action locale la plus constamment observée des vents, des pluies, des gelées et des dégels, et autres circonstances semblables; et ils indiqueront, s’ils le peuvent, d’après l’état de leurs jeunes plantations, par quelles espèces de grands végétaux le problème du reboisement leur paraît pouvoir être, dans leur localité, plus avantageusement résolu.
- COMMERCE.
- PRIX PROPOSÉ POUR L’ANNEE 1842.
- , • . XIX. « ' •
- Prix en faveur de V auteur du meilleur mémoire sur T origine et les progrès de T association des douanes allemandes.
- Il y a, dans cette grande question, trop peu connue en France, des faits à exposer et des conséquences à déduire pour l’enseignement de notre industrie. L’auteur devra s’appliquer d’abord à donner l’historique de l’association, de manière à bien faire comprendre son origine, son but, dire quels sont les Etats qui les premiers en ont fait partie, pourquoi et comment ce nombre, d’abord-restreint, s’est accru jusqu’en i833, époque à laquelle des bases générales ont été posées et acceptées d’un commun accord. On fera connaître les principaux points de ce grand traité, et les divers intérêts des Etats à l’association et leur position respective.
- L’auteur, après avoir donné cet historique, établira, en s’appuyant sur des chiffres et des documents officiels, la valeur des échanges faits par chaque Etat dans les années qui ont précédé l’association, afin de mieux apprécier quel a été depuis, pour chacun d’eux, le chiffre des importations et des droits perçus; quels sont les Etats qui ont le plus gagné ou perdu; enfin, si l’on a observé un développement sensible d’industrie dans les pays que l’association a le plus favorisés ; si, au contraire, la production a été sensiblement et successivement ralentie dans les pays qui l’ont été le moins, pourrait on dire également si, là où la concurrence n’a plus été possible, l’industrie y a été détruite, ou s’il en a été créé de nouvelles ; enfin quels sont les avantages que la Prusse a recueillis ou serait appelée à recueillir du nouveau système.
- Après avoir répondu à ces diverses questions, on dira quels ont été, jusqu’à ce jour, les effets de l’association sur nos transactions avec ces Etats, en comparant nos importations pendant les cinq années qui ont précédé et suivi l’association; quels sont ceux de nos produits qui , autrefois reçus dans ces marchés, en sont aujourd’hui
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- C 22 )
- repoussés, et ©eux qui, dans un avenir plus ou moiwsèloigné, ne pourront plus sou-tenir la concurrence. . ;,-j . v.ivo ' • *. c-
- L’auteur indiquera, en terminant, quelle serait la conduite à tenir par le gouvernement français dans le cas où il entrerait en traité avec ^association, et quelles modifications seraient à apporter à nos tarifs. Dans le cas contraire, on devra rechercher si la France ne devrait pas, dans son intérêt, former elle-même une association sous son protectorat avec d’autres puissances, et, si l’auteur adoptait cette dernière opinion,, il examinerait quels seraient les articles du tarif à modifier par nous et par les puissances qui s’uniraient à nous. v .
- Les mémoires écrits en langue française ou allemande seront adressés avant le 3i décembre 184 t, pour le prix être décerné en 1842.
- • ^ f
- , \ XX. ;;
- Prix extraordinaire fondé par M. le marquis d’Argenleuil.
- Feu M. le marquis c£Argenteuil a légué àia Société d’encouragement, par son testament olographe, en date du 2 avril iS36, une somme de 4o,ooo fr., dont le revenu, accumulé pendant six années, est destiné à récompenser la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie française^ et la Société a été autorisée à accepter ledit legs par ordonnance royale du 29 juin i838. .
- Le premier terme de cette libéralité écherra à la fin de l’année i844> et formera une somme de douze mille francs au moins, qui sera délivrée à celui qui, au jugement de la Société, aura fait la découverte la plus utile au perfectionnement de l’industrie nationale, et dont le succès aura été constaté par l’expérience.
- Le concours sera fermé le i*r janvier i844) el Ie prix sera décerné, s’il y a lieu, dans la séance générale du 2e semestre de la' même année. . • . .
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- C 23 )
- ' CONDITIONS GÉNÉRALES A REMPLIR PAR LES CONCURRENTS.
- i° Les modèles, mémoires, descriptions, renseignements, échantillons et pièces destinés à constater les droits des concurrents seront adressés francs de port au secrétaire de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, rue du Bac, n° } hôtel de Boulogne ils devront être remis avant le 3i décembre de l’année qui précédera celle de la distribution des prix : ce terme est de rigueur.
- a9 Les procédés ou machines seront examinés par des commissaires que la Société désignera. /• .. : .;,>/ •• - .
- 3° Les membres du Conseil d’administration et les deux censeurs sont exclus du
- A . . •
- concours.
- 49 Les autres membres de la Société sont admis à concourir- les étrangers le sont également. • •
- 5® Les concurrents sont avertis que la communication qu’ils font à la Société de leurs procédés ne peut leur tenir lieu d’un brevet d’invention, et que , s’ils veulent prendre le brevet, il faut qu’ils le fassent avant de se présenter au concours.
- 6° Les brevets d’invention n’étant délivrés que sur la description détaillée des procédés, et chacun, d’après les lois des 7 janvier et 25 mai 1791 , pouvant eu prendre connaissance (1), la Société se réserve expressément la faculté de publier, en totalité ou en partie, les découvertes qui auront obtenu les prix et médaillés; mais lesconcurrents ne pourront user decette faculté, sous quelque prétexte que ce soil(2).
- 70 La Société conservera les mémoires descriptifs et les dessins qui n’aüronl point été couronnés; mais elle permettra aux auteurs d’en prendre copie, et elle leur rendra les modèles.
- 8° Les concurrents ne mettront pas leurs noms à leurs mémoires; ils y mettront seulement une devise, et ils joindront aux modèles, mémoires ou échantillons un
- (1) Loi du 7 janvier 1791.
- « Art. il. Il sera libre à tout citoyen d’aller consulter, au secrétariat de son département, le catalogue des inventions nouvelles ; il sera libre de même à tout citoyen domicilié de consulter, au dépôt général établi à cet effet , les spécifications des différentes patentes actuellement en exercice. »
- (2) On peut consulter, pour la législation des brevets d’invention , l’annce i83i du Bulletin de la Société d’encouragement; le tome Ier de la Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d’invention, de perfectionnement et d’importation, et l’ouvrage de M. Régnault, De la législation et de la jurisprudence des brevets d’invention , 1825, in-8. — Histoire de l’administration en France de l’agriculture, des arts utiles, du commerce, des manufactures, des subsistances, des mines et des usines, par M. Cl.-A. Costaz. '2 vol. in-8, i832.
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- (24)
- billet cacheté, renfermant la même devise, leur nom, et l'indication de leur domicile.
- Les concurrents qui auraient traité plusieurs des questions mises au concours sont invités à envoyer des mémoires séparés sur chacune d’elles.
- io° Les médailles ou la somme seront remises à celui qui aura obtenu le prix, ou à son fondé de pouvoirs. , . ', i, . T
- Approuvé en séance générale, le ^4 mars 1841. . , : , ^ / iiV ’
- ; • > \ •' - ' : ; : . V '
- ,t •. • Le Baron THENARD, Président',
- Le Comte DE LASTEYRIE, FRANCOEUR, Fice-P résidents;
- Le Baron DE GÉRANDO, Secrétaire ; CL.-ANTHELME COSTAZ, JOMARD, Secrétaires-Adjoints,
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- (25)
- TABLEAU
- des Prix proposés par la Société d encouragement pour Vindustrie nationale7 pour être décernés
- dans les années 1842, 1843, 1844, 1846 et 1847. '
- NUMEROS
- des
- PROGRAMMES.
- I.
- II.
- III.
- IV.
- V.
- VI.
- VII.
- VIII.
- IX. X.
- XI.
- XII.
- XIII.
- XIV.
- DESIGNATION DES SUJETS DE PRIX.
- ARTS MÉCANIQUES.
- Prix proposés pour t'armée i84a.
- Pour la construction d une pompe alimentaire des chaudières des
- machines à vapeur...................................
- Pour des moyens de sûreté contre les explosions des machines à tapeur et.des chaudières de vaporisation; deux prix de j 2,000 f. chacun, ci..... ..........
- ARTS CHIMIQUES.
- Prix proposés pour l’année 1M1.
- Pour des perfectionnements dans la carbonisation f 1" prix..
- du bois. ................................. ( 2e prix...
- Pour des perfectionnements dans la fabrication des faïences fines dures, des grés cérames fins et ordinaires et de la porcelaine
- tendre, quatre questions de prix, ensemble de...........
- Pour le perfectionnement de la fabrication du sucre de dextrine. Pour l’analyse delà betterave à diverses époques de sa maturation. Pour des moyens de prévenir ou de fairecesser les effets de l’humidité sur les constructions, quatre prix, ensemble de...
- Prix proposés pour Vannée iS43.
- Pour un procédé propre à utiliser les eaux des féculeries et des amidonneries................................
- Pour le perfectionnement de la construction des fourneaux;
- deux prix, ensemble de.....................................
- Pour le nettoiement des écorces ou de toute autre substance
- propres à la fabrication du papier.........................
- Pour la fabrication de l’indigo au moyen du polygonum tinc-torium...........................................
- ARTS ECONOMIQUES.
- Prix proposés pour l’année i842.
- Pour la multiplication des sangsues ; deux questions de prix ensemble de..............................
- AGRICULTURE.
- Prix proposés pour l'année i842.
- Pour l’introduction en France] et la culture de plantes utiles à
- l’agriculture, aux arts et aux manufactures.. j Pr}x*
- I 2e prix.
- Prix proposés pour l’année i842.
- Pour le perfectionnement de la filature de la soie dans les départements où cette industrie existe depuis longtemps; des médailles d’or, de platine et d’argent.....................
- A reporter. .................
- PALEUR des PRIX. ÉPO< DE i’ëSÏOI des Mémoires, Machines , , Modèles ou Echantillons. JUES de la DISTRIBUTION des Prix. Observations.
- 1,500 3i déc. i84i. 2e sem. i842.
- 24,000 id. id. -
- 3,000 id. id.
- 1,500
- id
- 3,000 id.
- 3,000 id. id.
- 4,500 id. id\
- 2,500 3r déc. i84a. 2e sem. i843. Ce prix a été
- réduit
- 6,000 id. id. de 5oo fr.
- 1,200 id. id.
- 3,000 id. id.
- 4,000 id. id. >
- 2,000 id. id.
- 1,000 id. id.
- id. id•
- 73,200 .... - .
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-
- ( 26 )
- NUMÉROS ÉPOQUES
- VALEUR
- des DÉSIGNATION DES SUJETS DE PRIX. des DE L’ENVOI de la Observations.
- PRIX. Machines, J&lotlèJes, ou Échantillons. DISTRIBUTION
- des prix.
- D’autre part 73,200
- Prix proposés pour l’année 1844.
- XV. Pour l’iutroductÎQD et l’élève des vers à soie dans les departements
- où cette industrie n’existait pas avant i83o; des médailles d’or, de platine et d'argent. 3i déc. 1843. 2e sem. iS44.
- XVI. Poür l’introduction de filatures de soie dans les departements où id.
- l»erprix. 2,000 . id.
- cette industrie n’existait pas avant i83o.. < se prix. 1,500 id. id.
- f 3e prix. 1,000 id. id.
- j Prix proposés pour l’année 1846. 4
- XVII. Pour la culture des arbres résineux ; six sujets de prix consistant 2e sem. i846. il
- chacun en deux médailles d’une valeur de 8oo f., ci. 4,800 3i déc. i845. if \
- Prix proposés pour l’année xM"!. 2e sem. 1847. ill
- XVIII. 1 ieT prix. 2,000 3i déc. i84G.
- Pour la plantation des terrains en pente. ! 2e prix. 1,000 id. id, . ij
- 1 f Médailles 1,500 id. id. î |
- COMMERCE.
- XIX. Pour un mémoire sur l’association des douanes allemandes...... 2,000 3i déc. i84i. 2e sem. i842« j
- Prix extraordinaire fondé par M. le marquis d’Argenteuil. ||
- XX. Pour la découverte la plus utile au perfectionnement dé l’industrie française , 12,000 3i déc. 1843. 2e sem. i844. 1
- TOTAL....... 101,000 • LJ ’ i : 1
- RÉCAPITULATION.
- PRIX PROPOSES POUR L’ANNEE 1842.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNEE 1843.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1844.
- PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1846. PRIX PROPOSÉS POUR L’ANNÉE 1847.-
- 2. Arts mécaniques. . 5. Arts chimiques.
- 1. Arts économiques.
- 1. Agriculture. .
- 1. Commerce. . -.
- 4. Arts chimiques. . .
- 1. Agriculture. . . .
- 2. Agriculture. . . .
- 1. Prix extraordinaire.
- -1. Agriculture.. . .
- 1. Agriculture. . . .
- 20* Total.
- 25,500
- 28,000
- 4,000
- 3,000
- 2,000
- 62,500
- 12,700 \
- 4,500
- 12,000
- 16,500
- 4,800
- 4,500
- 101,000
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- ♦
- ( 37.)
- Prix proposés pour l’année 1841 et dont le terme du concours
- est expiré.
- ARTS MÉCANIQUES.
- 1. Pour le perfectionnement du système de navigation des canaux ; deux questions de prix, i’un de
- 12,000 fr., l’autre de 6,000 fr., ci.............. .>.......................................... 18,000 fr.
- 2. Pour la fabrication des tuyaux de conduite des eaux, en fer, en bois et en pierre ; cinq
- questions de prix ensemble de.............................................................. 13,500
- 3. Pour la fabrication des briques , tuiles , carreaux et autres produits en terre cuite ; sept
- questions de prix ensemble de............................................................... 4,500
- 4. Pour la détermination expérimentale de la résistance des métaux soumis à diverses tem-pératures et la recherche de l’influence de la chaleur sur la cohésion de leurs molécules.... 6,000
- * ; ARTS CHIMIQUES. .
- 5. Pour le perfectionnement de l’extraction du sucre de betterave........ ........... ,. . 10,000
- 6. Pour la dessiccation de ia betterave................................................. 4,000
- 7. Pour le traitement de la betterave desséchée............................................ 4,000
- 8. Pour la conversion du sucre brut de betterave en sucre raffiné sans le sortir de la forme. 4,000
- . 9. Pour un moyen saccharimétrique propre à faire connaître promptement la quantité de ;
- sucre cristallisable contenue dans la betterave ou tout autre produit sucré................. 3,000
- 10. Pour la découverte et l’exploitation de nouvelles carrières de pierres lithographiques.... 1,500
- 11. Pour la désinfection économique des urines et des eaux vannes des fosses d’aisances.. 3,000
- .12. Pour la préparation économique du blanc d’ablette...................................... j,ooo
- 13. Pour les meilleurs procédés propres à remplacer le rouissage du chanvre et du lin..... 6,000
- 14. Pour la panification des pommes de terre; trois questions de prix ensemble de........... 6,000
- 15. Pour l’établissement en grand d’une fabrication de creusets réfractaires............ , 3,000
- 16. Pour le transport dés anciennes gravures sur la pierre lithographique-----.......... 1,000
- 17. Pour des transports sur pierre de dessins, gravures et épreuves de caractères typographiques. 3,000
- 18 . Pour l’encrage des pierres lithographiques.............................................. 1,500
- 19. Pour un procédé propre à rendre les substances organiques incombustibles................ 1,500
- 20. Pour le perfectionnement de la photographie......................................... 10,000
- 21. Pour une substance propre à remplacer la colle de poisson dans la clarification de la bière. 2,000
- 22. Pour remploi du brome et de lMode dans les arts..................................... 2,000
- Total....................................... 66,500
- . ARTS ÉCONOMIQUES.
- 23. Pour le perfectionnement des appareils et procédés destinés au blanchissage du linge.... 4,000
- 24. Pour le meilleur procédé propre à la conservation des grains dans les fermes et les magasins. 4,000
- 25. Pour lé meilleur mode de nettoyage des grains attaqués par les insectes et infectés de
- carie............................... ••••?♦•*> • • •• • ..................... 1,500
- 26. Pour la .fabrication des bougies économiques.-............................ 4,000
- 27. Pour l’établissement de grandes glacières dans les localités où il n’en existe pas; des
- médailles d’argent. *
- Total------........................... 13,500
- RÉCAPITULATION. ?5^====
- 4 Arts mécaniques.............................................r........... 42,000
- v 1S Arts chimiques, ----------...............................,...,: _«4,500
- 5 Arts économiques......................... ...13,500
- 27 Total............................ 122,000
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- / . ' (28)
- Concours pour Vannée 1840 actuellement clos> et dont il sera rendu compte a la séance générale du 2e semestre de 1841.
- ARTS MÉCANIQUES.
- 1. Peignage du lin par machines................................................ 12,000 er
- 2. Construction d’un dynamomètre propre à mesurer la forcé des machines..... ....... 2,500
- 3. Construction d’un appareil dynamométrique applicable à l’agriculture................ 1,000
- 4. Rédaction de mémoires descriptifs et raisonnés sur l’outillage , par machines, des grands
- ateliers de mécaniques.................................................................. 8 ,ooo
- Tour.'.*..............23,500
- ARTS CHIMIQUES. * •
- 5. Description du procédé du blanchiment des toiles destinées à la fabrication des toiles peintes, de la préparation des couleurs, de leur application et de toutes les machines qui servent à ces diffé-
- rents usages...........................-............................................. 5,000
- 6. Procédé propre à reconnaître le mélange de la fécule avec la farine de blé.... 2,400
- 7. Procédé propre à apprécier, d’une manière sûre , facile et prompte, la qualité des farines
- applicables à la panification......................................................... 3,00(t
- 8. Fabrication de pierres artificielles ou de plaques métalliques propres à remplacer les
- pierres lithographiques............................................................... 2,ooo
- Total................................. 12,400
- ARTS ÉCONOMIQUES. v
- 9. Fabrication des bouteilles destinées à contenir les vins mousseux............ . 3,000
- 10. Construction des vases propres à conserver les substances alimentaires..,..... 3,ooo
- • Total................................,. 6,ôoo
- ‘ : AGRICULTURE.
- 11. Machine portative ou mobile à battre le blé. ................ w... ^......... 3,000
- RÉCAPITULATION.
- 4. Arts mécaniques............................................................. 23,500
- 4. Arts chimiques...................... • • •................................. 12,400
- 2. Arts économiques.......................;................................... 6,000
- l. Agriculture................................................................. 3,000
- lT* . ' ............ Total..................... 44,900
- RÉCAPITULATION GÉNÉRALE.
- Prix réservés
- Prix proposés pour 1841
- Prix proposés pour 1842
- Prix proposés pour 1843. ... .
- Prix proposés pour 1844......
- Prix proposés pour 1846......
- Prix proposés pour 1847 .....
- 4. Arts mécaniques........
- 4. Arts chimiques..............
- 2. Arts économiques............
- 1. Agriculture................
- 4. Arts mécaniques............
- 18. Arts chimiques........
- 5. Arts économiques. ........
- 2. Arts mécaniques.........
- 5. Arts chimiques.............
- l. Arts économiques. ........
- 1. Agriculture.
- l. Commerce. ................
- 4. Arts chimiques.....
- 1. Agriculture................
- 2. Agriculture................
- 1. Prix extraordinaire.......
- 1. Agriculture...............
- 1 Agriculture..........
- 58 Total général
- 23.500 A 12,400 t
- 6,000 fc
- 3,000 *
- 42,000 \
- 66.500 >
- 13.500 )
- 25.500 ) 28,000 I
- 4,000 \
- 3,000 l 2,000 } 12,700 ' \ - » ! 4,500 i
- 12,000 I
- 44,900
- 122,000
- 62,500
- 12,700
- 16,500
- 4,800
- 4,500
- 267,900
- IMPRIMERIE BOUCHARD-HUZARD, rue de l’Éperon, 7.
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